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05 octobre 2007
Demain
Demain
Alors, comme ça, Sauver Les Lettres et quelques autres n’aiment pas que Xavier Darcos supprime les heures du samedi matin dans le Primaire…
C’est une logique comptable, chère aux syndicats les plus bornés, qu’il faudrait peut-être reconsidérer.
Admettons un instant que l’Education se prête aux raisonnements commerciaux. Dans toute opération,on regarde ce que l’on paie, et ce que l’on a en échange. Trois heures de moins pour tout le monde, côté débit. Mais deux heures de plus pour tous les élèves en vraie difficulté (et une réforme à terme des RASED), huit heures de français pour tout le monde, l’abolition des « cycles » dans le Primaire (on fixera désormais des objectifs précis à chaque classe, et chaque instituteur devra y parvenir, sans plus pouvoir passer le bâton souillé à celui de l’année suivante, « tiens, mes CP ne savent pas vraiment lire en juin, débrouille-toi avec eux en CE1… »), et l’abandon de l’Observation Réfléchie de la langue.
Comment ? Vous n'avez pas encore vu tout cela noir sur blanc ? Eh bien croyez-moi c'est dans les tuyaux.
Bref, on remet les élèves au travail.
Du coup, on peut sans doute alléger leur semaine, parce qu’elle sera bien plus intense. Là encore, une logique qualitative doit l’emporter sur le « raisonnement » quantitatif des demi-habiles, Aschieri et consorts. Dans une école où pas une demi-heure n’est perdue, dans une école où on en a fini avec les « koa-2-9 » des freinétistes enragés, dans une école où on bâtit des progressions régulières, dans une école où les chères têtes blondes ou brunes n’ont pas trois minutes à elles pour dériver (1), et où on aura supprimé ces enseignements accessoires et futiles qui mangent aujurd’hui tant de temps, y a-t-il encore matière à exiger des heures, encore des heures, toujours plus d’heures ? Mais vous voulez donc qu'ils crèvent ?
Moi, j'aimerais qu'ils rêvent.
Que ce soit en Primaire ou en Secondaire, tout ce qui n’est pas essentiel est mortel. D’aucuns l’ont dit ici même, et fort éloquemment : les élèves, au fond, ne sont guère friands de ces sorties, débats, TPE et autres fariboles qui ont patiemment, deuis quinze ou vingt ans, désorganisé les cours et la transmission verticale des savoirs. Les élèves aspirent à plus de tenue, et à tous les niveaux. C’est cela l’objectif de Darcos — je l’affirme ici, et je vous promets que ce n’est pas une vue de l’esprit : cet homme a une vraie ambition pour l’école, l'ambition de restaurer la volupté d'apprendre, et il y parviendra, par des voies parfois obscures, parce qu’il connaît la maison et ses traquenards — et qu’il a lu Machiavel, peuchère… Alors on fait semblant de donner des gages même à l’ennemi, qui prend ses désirs pour des réalités : Darcos propose à Gaby Cohn-Bendit d’imaginer un (un seul !) établissement hors système dans quelque lieu pédagogiquement misérable, et le Café pédagogique se croit en mesure d’affirmer qu’il faut des armées de volontaires pour aller évangéliser les banlieues — et le plus beau, c’est qu’il y a ici même des gens intelligents pour le croire ! Mais bon sang, vous n’avez jamais fait de politique ?
Sans doute certaines décisions surprendront. Sans doute certains arbitrages éconoiques décevront. Il est peu de bonheur sans mélange. Mais il faut savoir, parfois, jouir de ce que l'on vous donne, sans exiger la lune, que personne ne vous aurait donnée.
Après le Primaire, les autres. Vous voudriez que tout se fasse en même temps ? Mais quelle idée vous faites-vous du pouvoir d’un ministre ? Richelieu a mis vingt ans à bâtir un Etat, et encore en coupant son lot de têtes. Il faut au moins cinq ans au ministre pour réformer ce que les autres ont mis vingt ans à installer. Le Primaire est une priorité, parce que ce que l’on a fait à deux générations déjà ressemble fort à un crime, et qu’il est hors de question de le laisser se perpétuer. Le Secondaire, c’est une autre paire de manches, parce qu’il faut dans un premier temps gérer l’existant, comme on dit. On ne peut pas rétablir la dissertation dans son ancienne splendeur avec des élèves qui ne savent plus écrire. On ne peut pas rétablir le calcul mental pour des élèves dont la calculatrice est devenue l’appendice indispensable pour les opérations de base — et à qui on a pratiquement interdit d’apprendre par cœur quoi que ce soit, à commencer par les tables de multiplication Le Collège et le Lycée doivent être l’objet de réformes successives, à petites touches — tant pis si le but final est connu du seul artisan responsable.
Et vous voudriez que tout se passe en même temps ! Et ceux d’entre vous qui se sont abstenus de voter pour Ségolène (2) sont déjà des déçus du sarkozysme (par parenthèse, je ne suis pas bien sûr qu’il existe quelque chose que l’on puisse identifier comme « sarkozysme », et en tout cas je suis bien persuadé que la politique de Darcos ne mérite pas ce qualificatif). Mais qui mesure vraiment les résistances de l’appareil grenellien à toute modification — à toute fonte des glaces ?
La raison d’être de ce blog est d’attirer ceux qui ont des propositions, des suggestions, des témoignages. Rouspéter n’est pas une attitude très constructive, même si elle est assez typiquement française. Alors, ne soyez pas si pressés. Pour le moment, il faut déconstruire le constructivisme, avant de rebâtir. Ça prendra du temps. Les bonnes idées ne viendront pas des commissions que le ministre a installées parce qu’il faut bien donner un os à ronger à tout un tas d’incapables (3), qui sinon deviendraient hargneux. Les bonnes idées viendront de nous.
Jean-Paul Brighelli
(1) Voilà que je pratique l’anaphore, comme un quelconque Guaino — je devrais me faire embaucher pour écrire les discours de qui vous savez…
(2) Pour qui n’aurait pas pris le temps d’analyser les causes de la déroute de la Gauche, je ne saurais trop recommander « En quête de gauche », le dernier ouvrage signé Jean-Luc Mélenchon (chez Balland). Une analyse magistrale de l’impasse dans laquelle la social-démocratie jospinienne ou le modèle démocrate américain (mâtiné d’interventions papales — savez-vous que « l’ordre juste » a été emprunté par Ségolène au cardinal Ratzinger, aujourd’hui Benoît XVI ?) ont entraîné le peuple de gauche.
(3) J'ai reçu un témoignage accablant d'une audition de la commission Pouchard, sur la revalorisation du métier d'enseignant. Qu'on se fie à ma parole : ces gens nous prennent pour des zozos — mais pas le ministre, je peux le certifier.
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Commentaires
"la DELICIEUSE directrice de Normale Sup ..."
Euuuh... il est bien sûr, le camarade ? Si cette femme est "délicieuse", ce ne peut être Mme Canto-Sperber. Et si c'est Mme Canto-Sperber, elle n'est pas "délicieuse" : voir sa photo échevelée dans "Vogue" il y a quelques mois ("Les Femmes qui comptent en France", sic) ; on aurait dit Glenn Close interprétant Cruella dans "Les 101 dalmatiens"...
Ecrit par : Dulcamara | 05 octobre 2007
Heu… Dulcamara, vu ce qui suit, j'ai dans l'idée que le "délicieuse" était ironique…
JPB
Ecrit par : brighelli | 05 octobre 2007
Pour signer la pétition...
http://www.touchepasamonadn.com/
Autrement, au sujet du rêve, il y avait un message assez sympa de Lucile, je crois, dans le dernier "topic". Sur la faculté de rêver vers laquelle un cours magistral un peu ennuyeux peut conduire. :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 octobre 2007
C'était celui-là Christophe :
Pendant que le maître transmettait ses connaissances de façon frontale, quel plaisir de rêvasser en regardant par la fenêtre tomber la neige ! Sa voix devenait un doux murmure... qui soudain nous ramenait à la dure réalité : "Et nous en étions où Untel ... ?"
Tout en l'écrivant je pensais à mon maître de CM1 et CM2 avec sa blouse grise : je lui dois de savoir les verbes à tous les temps tous les modes. Chaque vendredi : un verbe à conjuguer sur le cahier à tous les temps et modes existants même l'imparfait du subjonctif, pendant 2 ans !!
Et si nous nous évadions parfois (c'est humain à cet âge), je me souviens aussi qu'en début d'après-midi, lorsqu'il nous écoutait réciter nos poésies, adossé au radiateur, ses paupières devenaient parfois très, très lourdes, mais c'était le sommeil léger du chat !!
Ecrit par : lucile | 05 octobre 2007
Bonjour,
Il est vrai que Darcos est une bonne surprise et que ses projets de réformes sur le collège unique, le bac et le primaire vont dans le bon sens. On pourrait dire, pour reprendre la formule de Boileau, "enfin, Darcos vint". Cela dit, j'espère qu'il s'attaquera au noyau dur des pédagogols qui tiennent encore la position stratégique des IUFM. J'ai, par chance, obtenu un report de stage pour l'agrég, cette année, mais je crains la rentrée 2008 où je retournerai à l'IUFM. Même si Sarkozy et Darcos, veulent nous garantir la liberté pédagogique, je crains que les formateurs d'IUFM n'en ait cure. Vu que la plupart des jeunes profs veulent faire table rase du constructivisme et des séquences pédagogiques, certains formateurs, par esprit revanchard, voudront le faire payer aux fortes têtes si les garanties de liberté ne sont pas suffisantes.
Ecrit par : Marius | 05 octobre 2007
"Chaque vendredi : un verbe à conjuguer sur le cahier à tous les temps et modes existants même l'imparfait du subjonctif, pendant 2 ans !!"
Il nous avait donné un jour le verbe vaincre !
Sinon j'ai un doute (le CM2 est loin ) : temps et modes EXISTANTS ou EXISTANT ?
Ecrit par : lucile | 05 octobre 2007
"Sans doute certaines décisions surprendront. Sans doute certains arbitrages économiques décevront. Il est peu de bonheur sans mélange. Mais il faut savoir, parfois, jouir de ce que l'on vous donne, sans exiger la lune, que personne ne vous aurait donnée."
En vous lisant ce matin M. Brighelli et en lisant les réactions à tous les projets (ADN, horaires du samedi,...), je me suis demandé si la différence entre la France (et les pays latins ?) et les pays anglo-saxons et scandinaves ne résidait pas dans l'idée en France que tout devrait être "parfait", idéal, sans ombre alors que chez nos voisins du nord de l'Europe, on est plus pragmatiques : il y a un problème, il faut trouver une solution, même si cette solution n'est pas parfaite ?
L'idéal français est beau et généreux, mais en contrepartie, il empêche parfois d'avancer sur certains dossiers.
Une expérience professionnelle avec un patron américain a été très instructive à cet égard !
Pensez-vous que parfois pour certaines causes urgentes, les français sont capables de laisser de côté l'idéal pour le principe de réalité ?
C'est un avis de parent de base, qui se mêle peut-être de choses trop grandes et difficiles pour elle, mais qui regrette parfois certains blocages de la société française ! :-)
Ecrit par : lucile | 05 octobre 2007
Comme je vois venir les coups de bâton, je précise que parfois il est bon de garder son idéal noble et généreux ! Par exemple, le refus des tests ADN au nom de valeurs profondément humanistes est légitime.
Mais dans d'autres cas !
Ecrit par : lucile | 05 octobre 2007
au royaume des aveugles les borgnes sont rois...
Ecrit par : saperlipopette | 05 octobre 2007
Le souci, c'est qu' "ils" traitent toujours les "effets", pas les "causes".
Ca coûte moins cher, en apparence...
Ecrit par : toto | 05 octobre 2007
Bonjour,
Fidèle lecteur de ce blog (et de toutes les interventions, un vrai travail de Bénédictin !) depuis qu'il existe ou presque, je me permets aujourd'hui une première intervention (eh oui, il faut se lancer, dans la vie).
Je résume le message de JPB : "il y aura des heures en moins, mais soyez patients, les autres seront consacrées à de l'enseignement et non à des foutaises, donc au final, vous y gagnerez". Soit. Mais n'est-ce pas un peu mettre la charrue avant les bœufs ?
La diminution des horaires, je la verrais plutôt comme une chose rendue possible par le retour à un enseignement sérieux. En étant annoncée en premier, elle donne à penser avec angoisse : "j'avais déjà du mal à faire passer des connaissances au milieu des balivernes que l'on m'impose de faire, si j'ai moins de temps, ce sera encore plus difficile". Sans compter les hauts-cris de nos rentiers du syndicalisme dont le leitmotiv pourrait être : "qu'importe ce que l'on fait pourvu qu'il y ait plus de moyens".
Je veux donc bien croire que, en rendant l'enseignement plus efficace, en le débarrassant des scories de "l'animation" et de la dispersion à outrance, notre ministre puisse améliorer le système tout en diminuant son coût (encore faudrait-il le débarrasser aussi de la pléthore de ronds-de-cuir qu'il nourrit, et cela ne semble pas être au programme). Mais commencer par s'attaquer (doucement) aux enseignements avant de toucher aux horaires (au lieu de faire l'inverse) aurait peut-être été une meilleure tactique.
Ecrit par : Moot | 05 octobre 2007
D'abord, les réformes que Darcos que nous concocte pour le primaire n'empêchent en rien de conserver les 2h existantes. Nous ne sommes pas morts d'autant d'heures de cours. Nos chers petits sont aussi résistants que nous. Ne les méprisons pas.
Espérons que ces futures réformes seront appliquées ensuite ce qui n'est pas le cas actuellement pour l'apprentissage de la lecture qui est une vaste galéjade sur le terrain.
Ensuite, tout le monde ne fricotte pas avec des conseillers du ministère et, pauvres de nous, nous en sommes réduits à commenter les infos dont on dispose. D'où nos doutes, compréhensibles. D'ailleurs, Cadichon qu'on ne peut soupçonner de méfiance à l'égard du gvernt actuel a eu des doutes lors de l'épisode Cohn-Bendit.
Enfin, nous ne vivons pas tous au même endroit. Il faut savoir qu'il y a des académies et des établissements qui vivent en ignorant totalement les instructions ministérielles ou qui les contournent joyeusement ou qui ne prennent que ce qu'elles veulent. Jamais le constructivisme ne s'est aussi bien porté dans certains lieux. Et l' autonomie croissante des établissements n'est pas un gage de réussite de ces réformes futures. Or cette volonté d' autonomie est bien une décision qui émane du ministère.
Par conséquent, on est en droit d'émettre des doutes quand on lit la presse et qu'on voit tous les jours les conneries pédagos se renforcer sur son lieu de travail.
Si j'en juge par la dernière leçon donnée ici, il faut attendre, pieusement, faire confiance, croire en un avenir meilleur qui serait "dans les tuyaux". Bien.
Il y a des petites bougies prévues devant le ministère de l'EN?
Ecrit par : Thalie- Thalie | 05 octobre 2007
Eh bien croyez-moi c'est dans les tuyaux.
Ecrit par : brighelli | 05 octobre 2007
Si vous le dites ...
Je ne demande qu'à vous croire. Prions ensemble, mes frères (et soeurs).
Ecrit par : yann | 05 octobre 2007
Réduire le nombre d'heures de cours en intensifiant et améliorant la qualité est bien sûr raisonnable. Pour l'amélioration de la qualité, on verra si c'est vrai.
Mais tout ça est bien surprenant et en contradiction avec ce qu'on veut demander aux travailleurs adultes qui est, si j'ai bien compris Jacques Marseille, augmenter la durée de travail de façon à réduire la productivité par travailleur, ce qui permettrait de réduire de façon justifiée le salaire horaire (ça, ce n'est pas clairement énoncé mais il faudrait être idiot pour ne pas le comprendre) et de créer une offre de travail supplémentaire, apte à résorber le chômage.
Pourquoi, alors, apprendre la rentabilité horaire aux élèves? C'est stupide!
Petite note sur les tests ADN: il y a, ne nous voilons pas la face, des cas très suspects et le traitement que subissent ces enfants achetés à vil prix pour gonfler une fratrie en vue d'allocations familiales plus conséquentes n'est certainement pas très enviable. Certains sont probablement de petits esclaves. J'avoue que si je devais émigrer avec mes enfants et qu'on me demande un test ADN, ça ne me dérangerait nullement. Je suis certaine qu'il n'y a pas eu échange à la maternité et on ne peut pas dire que j'ai rêvé lesaccouchements ou alors c'était un cauchemar et non un rêve.
En réponse à Brighelli et à ses commentaires sur les échecs de la gauche, ce qui lui a coûté le plus cher ces vingt dernières années, c'est son angélisme obstiné mâtiné d'un idéalisme à la con, le même qu'elle a appliqué à l'école, persuadée qu'elle était qu'un enfant avait naturellement le désir d'apprendre le subjonctif et la multiplication et tout en lui pour le réaliser seul ou, pire, que c'était ce qu'il fallait dire et faire pour drainer les électeurs. Si les socialo suivent Mélenchon, il ne reste plus à tous les gens sensés qu'à s'investir à fond au MoDEM et la "vraie"gauche que vous regrettez tant JPB, toutes tendances confondues, réussira peut-être à avoir 10% des voix aux présidentielles.
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
Manifestement, JPB tient ses informations de l'intéressé en propre personne. Nous pouvons donc nous reprendre à espérer. Mais quelques signes concrets feraient du bien aussi. Par exemple, la réouverture d'une section de grec en 3ème fermée en 2000 dans un collège où elle avait existé depuis 1986 à la satisfaction générale et où les élèves sont preneurs!
Ecrit par : Jean | 05 octobre 2007
Manifestement, JPB tient ses informations de l'intéressé en propre personne. Nous pouvons donc nous reprendre à espérer.
Ecrit par : Jean
Je sais bien que c'est de la politique-fiction, mis si les Forestier, Meirieu et autres allaient jeter un œil à ce blog (et s'ils ne le font pas eux-mêmes, n'ont-ils pas des âmes damnées, des espions ?), ne serait-ce pas nuire à la politique subtile dont on nous informe ici ?
Brrrr, j'ai le frisson, je sens que je viens de m'inscrire à une société secrète !
Ecrit par : Moot | 05 octobre 2007
Brrrr, j'ai le frisson, je sens que je viens de m'inscrire à une société secrète !
Ecrit par : Moot | 05 octobre 2007
Je trouve aussi Brighelli bien imprudent et bien bavard pour quelqu'un qui serait dans le vrai secret des Dieux. J'avoue me poer des questions sur le rôle qu'on lui fait jouer. Mais, peut-être Darcos est le chef des dindons et Brighelli un ... pintadeau?
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
Pendaries, avez-vous reçu mon mail? J'ai du m'y reprendre à dix fois et je ne sais pas s'il est finalement passé??
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
Dobolino, les tests ADN, c'est un peu comme la peine de mort. Il me semble qu'on ne puisse pas être pour dans certains cas. Quels que soient les excès de l'autre côté. La peine de mort n'a jamais dissuadé qui que ce soit de quoi que ce soit.
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 octobre 2007
Je trouve bien étrange que l'on puisse penser que je dévoile la pensée d'un homme aussi secret que Darcois. Ce que j'annonce là est déjà décidé, voire même écrit dans des arrêtés publiés ou en instance de l'être. Rien de très secret. Au pire, cela permet de tester les réactions… des espions éventuels, pas celles des vrais amis, Dobolino…
JPB
Ecrit par : brighelli | 05 octobre 2007
Dobolino, les tests ADN, c'est un peu comme la peine de mort. Il me semble qu'on ne puisse pas être pour dans certains cas. Quels que soient les excès de l'autre côté. La peine de mort n'a jamais dissuadé qui que ce soit de quoi que ce soit.
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 octobre 2007
C'est un test couramment pratiqué en zootechnie. Maintenant, si vous préférez encourager le marché noir de gamins, c'est votre problème. Pour ma part, une fois les amendements des sénateurs mis en place, ça tourne: gratuité, décision d'un magistrat et filiation uniquement avec la mère, pas de quoi fouetter un chat.
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
Ce que j'annonce là est déjà décidé, voire même écrit dans des arrêtés publiés ou en instance de l'être.
Ecrit par : brighelli | 05 octobre 2007
Où? Je n'ai rien vu passer de ce type et, pour mes enfants, à part une heure de sport supplémentaire, rien. On ancre toujours des situations d'énonciation. On apprend l'allemand et l'anglais par imprégnation et, en latin, je n'ai pas vu la moindre déclinaison à apprendre. En allemand non plus d'ailleurs. Voilà pourtant cinq semaines que ma fille l'étudie!
J'espère que je ne fais pas partie des espions! J'espère aussi que je ne suis pas espionnée en venant ici car aujourd'hui je ne suis pas politiquement correcte avec mon ADN.
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
D'ailleurs, le Pintadeau de la Drôme, avec des petits pois, c'est quasi aussi bon que le pigeonneau.
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
En allemand non plus d'ailleurs. Voilà pourtant cinq semaines que ma fille l'étudie!
J'espère que je ne fais pas partie des espions! J'espère aussi que je ne suis pas espionnée en venant ici car aujourd'hui je ne suis pas politiquement correcte avec mon ADN.
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
Dans ce cas Dobolino, vous n'êtes pas seule! Votre fille a bien de la chance avec sa prof d'allemand...la mienne qui débute l'allemand n'a pas vu sa prof depuis 10 jours, étant en mission en Allemagne! Quant à l'anglais - je l'ai mise en sixième "bilangue", si je n'étais par derrière elle pour lui faire répéter et écrire ce qu'elle a appris en cours elle serait déjà coulée.
Une consolation, elle manifeste de réelles dispositions pour apprendre et parler le russe.
Quant à l'avenir forcément radieux de l'éducation, il est dans la multiplication des officines et des cours particuliers sur Internet...Les réclames pour ce genre de marchands privés se multiplient en ce moment.
Ecrit par : buntovchik | 05 octobre 2007
"Cet homme-là a une vraie ambition pour l'école, celle de restaurer la volupté d'apprendre".
Ce n'est pas dévoiler sa pensée que de le rappeler, car un tel homme est bien le Darcos que nous avons connu, qui s'est largement exprimé dans ses livres, et dont nous espérons la refondation de l'école.
Ecrit par : Jean | 05 octobre 2007
Dépêches de l'Education du Mardi 2 octobre 2007
Commission sur les profs: "rendre le métier d'enseignant plus agréable" (Meirieu)
Le pédagogue Philippe Meirieu a plaidé devant la commission sur les enseignants pour que l'institution passe un "deal" avec les enseignants: moins d'heures de cours et de meilleures conditions de travail contre moins de redoublements ou plus d'investissement dans les activités hors les cours.
"Une majorité des enseignants vivent leur métier comme très difficile, si on leur montre que les propositions qu'on fait sont là pour rendre le métier plus agréable, et non plus difficile, on a une chance de concrétiser" les "bonnes idées qu'on a été incapables de faire passer jusque-là", a déclaré à l'AFP mardi le pédagogue.
"J'ai proposé de garder un horaire de 15 heures devant les élèves", contre 18 aujourd'hui, et, en échange, de demander aux enseignants de consacrer quatre heures, soit une heure supplémentaire par rapport au temps de service actuel, "à une multitude d'activités éducatives aujourd'hui assumées par le bénévolat ou par les enseignants mais non reconnus", a expliqué M. Meirieu.
De même a-t-il défendu devant la commission l'idée de décharger en partie de leurs cours les professeurs principaux de 6e, 3e et seconde, et de leur fournir bureau, téléphone et ordinateur pour "en faire des coordonnateurs, une interface avec la famille et avec l'équipe enseignante".
"En échange, on leur propose de supprimer le redoublement", a-t-il argumenté. "Ca coûtera cher la première année, mais comme il y aura moins de redoublements, on aura une meilleure gestion du système dans la durée", a-t-il certifié.
Parmi ses multiples propositions, il a également évoqué la possibilité d'offrir aux professeurs qui le souhaitent une "respiration dans leur carrière", par le biais "un semestre sabbatique pour une formation universitaire dans une autre discipline, à l'issue duquel, le professeur accepte d'enseigner deux matières" (bivalence).[/b]
"La bivalence permet d'optimiser le fonctionnement du système éducatif et de faire diminuer l'échec scolaire" en réduisant le nombre d'enseignants des élèves de 6e et 5e, souvent perdus par la dispersion des matières après le primaire, a-t-il expliqué.
Ecrit par : buntovchik | 05 octobre 2007
"J'ai proposé de garder un horaire de 15 heures devant les élèves", contre 18 aujourd'hui, et, en échange, de demander aux enseignants de consacrer quatre heures, soit une heure supplémentaire par rapport au temps de service actuel, "à une multitude d'activités éducatives aujourd'hui assumées par le bénévolat ou par les enseignants mais non reconnus", a expliqué M. Meirieu.
Ecrit par : buntovchik | 05 octobre 2007
C'est sur les enseignants choisissent ce métier pour enseigner le moins possible ! Transformons les en animateurs/éducateurs, ils ne demandent que ça !
:-(
Ecrit par : lucile | 05 octobre 2007
chère lucille j'ai rencontré hier la réincarnation de votre maître en blouse grise sous les traits d'une charmante jeune prof de français qui a fait ce coup là à ses 4ème l'an dernier ; deux verbes à tous les temps et tous les modes chaque lundi...elle a entendu des hurlements et des grincements de dents pendant un mois...après les gamins ont compris, et ils lui en ont demandé jusqu'à la dernière semaine de juin (manière facile de glaner des points sur la moyenne...) ! et cette année pour les ex-4ème nouveaux 3ème la première question du premier jour a été "madame vous allez nous donner des verbes ?" petits malins...mon second qui vient d'intégrer cette école se paye des sueurs froides devant la différence de niveau (dernière question cette semaine "c'est quoi une proposition subordonnée" il est en 3ème donc) ; la jeune prof se demande ce qui fait que "chez eux" -dans le privé- ils en passent par ce type d'exercice et pas "ailleurs" alors que les programmes sont les mêmes ??? c'est vrai ça, pourquoi c'est si différent, ils ne sont pas inspectés dans le privé ????
ne fanfaronnons pas quand même, dans le même établissement en seconde, les livres sont devenus des "objets d'études" on marche par séquence et tout est à l'avenant, un vrai cauchemar pour jean !!!
Sinon quelques signes d'embellie dans notre sud ouest : notre école vient de toucher une nouvelle maitresse de CE2 toute mince, toute effacée qui est une pub ambulante pour le SLECC : pas une seule feuille collée dans les cahiers, on écrit TOUT, on fait plein d'exercices d'application des leçons et on attaque l'histoire CHRONOLOGIQUE....c'est bête ça se passe dans "l'autre" CE2, mon fiston, lui, a un magnifique livre d'ORL, colle des textes à trous dans ses cahiers et révise pour la 3ème année consécutive les tables d'addition et les mots invariables, pas de bol.
En ce moment sa maîtresse est absente (jusqu'aux vacances quand même) il a un remplaçant syndicaliste (aie aie) qui est...remplacé depuis hier par un maître qui lui aussi en tient pour l'écriture de tout ; du coup la leçon de maths sera écrite et non collée et mon fils m'a parlé de ce qu'il a fait ce matin en classe avec un grand sourire...d'habitude j'ai le compte rendu du match à la récré...les enfants aiment travailler, ce qu'ils détestent c'est venir à l'école pour rien....
Ecrit par : fabienne | 05 octobre 2007
un peu de patience, Dobolino, en allemand, la déclinaison, c'est important certes, mais bien moins que la place du verbe (verbe conjugué, à ce stade de l'apprentissage)!
Ecrit par : annieclaire | 05 octobre 2007
Ce que j'annonce là est déjà décidé, voire même écrit dans des arrêtés publiés ou en instance de l'être. Rien de très secret. Au pire, cela permet de tester les réactions… des espions éventuels, pas celles des vrais amis, Dobolino…
JPB
Ecrit par : brighelli
Bon, eh bien, on attend de voir. Et on laisse les Meirieu pérorer. Dites-donc, tant que j'y pense, pour ce genre d'individu, une cure "tomates/œufs hors d'âge" ne serait-elle pas toute indiquée ?
Ecrit par : Moot | 05 octobre 2007
..., pas de quoi fouetter un chat.
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
Dis donc, ici, à la ville, ça fait longtemps qu'on ne fouette plus les chats.
On les endort pour les châtrer proprement. ;o)
Ecrit par : yann | 05 octobre 2007
En politique, je fais confiance à Chevènement… Cela m'a amené à voter "SÉGOLÈNE" !
Dans le domaine de l'école, je fais confiance à Brighelli… Est-ce que je dois voter DARCOS ? ? ?
PS : que ceux qui contestent la notion de "confiance" se dispensent d'ajouter leur grain de sel. Il s'agit de "confiance armée".
Ecrit par : Roger Felts | 05 octobre 2007
En tous cas, Jean-Paul, merci pour le "Intolérances", hier soir, sur Arte. Sans vous, je l'aurais raté. Griffith est définitivement un maître immense (et un visionnaire) du cinéma et, je pense, injustement méconnu! (Et la musique était extraordinaire).
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 octobre 2007
"Du coup, on peut sans doute alléger leur semaine, parce qu’elle sera bien plus intense. Là encore, une logique qualitative doit l’emporter sur le « raisonnement » quantitatif"
JPB
Pour avoir fait travailler (c'était ma première année de retraite) un ancien élève cloué à la maison par une mauvaise fracture de la jambe qui lui avait valu 2 mois d'éviction scolaire, je peux attester que la qualité des résultats n'a pas forcément à faire avec la quantité d'heures passées en classe.
Deux heures chaque matin nous ont permis de lire, d'étoffer le vocabulaire, d'avancer en grammaire- conjugaison...
Quant aux maths, le gamin m'a tanée pour que nous abordions les fractions "dans le livre, là-bas à la page 87 ..." et nous avons avancé à grands pas, sans oublier la géométrie qui l'attirait nettement moins.
Bien sûr, tout le monde ne peut bénéficier d'un enseignement ainsi personnalisé et le préceptorat n'est pas à l'ordre du jour,
mais dans ce cas les 2 heures quotidiennes très denses ont été fort bénéfiques et le retour à l'école lui a permis de se reposer sur ses lauriers !!!
Ecrit par : Maminou | 05 octobre 2007
Roger (bien content de vous revoir parmi nous…), il n'y a de cnfiance qu'armée. En politique comme dans le couple — écho discret de problèmes périphériques, mais tellement en dessous des vôtres que je ne les articule qu'avec une certaine honte…
Ou tout au moins attentive, la confiance. Nus voulons bien preter — mais sur gages.
Le monde n'étant pas parfait, nous espérons le mieux du pire — personne n'est en droit d'espérer davantage.
JPB
Ecrit par : brighelli | 05 octobre 2007
Mélenchon, homme estimable pour avoir été un des premiers à gauche à dénoncer le collège unique.
Concrètement, il a mis en place l’ECJS, qui remplace des cours d’histoire géographie par des exposés et débats plutôt foireux.
Nobody’s perfect
Ecrit par : georges | 05 octobre 2007
Puisqu'il semble de bon ton et goût de faire généralité d'exemple, suivons la mode, et parlons d'exemples personnels.
Ceci est un hommage à professeurs, professeurs d'aujourd'hui, rencontrés, connus, constatés.
- Mon fils est en 4°, et a une grande page de vocabulaire à apprendre en latin chaque semaine.
- Mon fils est en 4° et a appris toutes les déclinaisons et une bonne partie de la conjugaison latine en 5°.
- Mon fils est en 4° et a appris un répertoire complet de vocabulaire latin en 5°.
- Mon fils est en 4° et a un énorme cahier de vocabulaire anglais, qu'il doit réviser tous les 15 jours depuis plus de deux ans.
- Mon fils est en 4° et connaît parfaitement ses tables de multiplication - il les a apprises à l'école primaire, et il doit se servir de ses connaissances en classe.
- Mon fils est en 4 et sait très bien compter de tête - grâce à son année de CE2. Merci au maître.
- Mon fils est en 4° et comme il doit comprendre et rédiger en français des démonstrations mathématiques, il doit connaître par coeur toutes les propriétés qui vont lui permettre d'effectuer ses démonstrations.
- Mon fils est en 4° et a eu en 5° un professeur de français qui l'a fait tomber en amour pour la littérature, tout en lui permettant d'écrire presque sans faute - le fait est que ce professeur travaillait avec les séquences, qu'il le faisait de façon tout à fait remarquable, qu'il ne sacrifiait jamais un texte pour de la grammaire, et qu'il est parvenu à monter ses cours de façon à enseigner progressivement la grammaire, - tout ça parce qu'il travaillait ses cours, je pense.
- Mon fils est en 4° et se met à s'ennuyer mortellement en français, parce que son professeur est d'un ennui mortel et leur fait faire des choses sans intérêt - elle pense, dit-elle, qu'ils n'ont pas le niveau ( et nous l'a écrit dans le carnet de correspondance ). Cela justifie aux yeux de cette pétasse noire le fait de ne rien leur faire faire d'intéressant. Depuis un mois, ils ont écrit et ré-écrit et sur-écrit une lettre officielle. C'est tout à fait le genre de professeur que je voudrais voir virer à grands coups de pied au cul, d'autant plus que cette dame n'a pris la peine de les faire écrire pour se faire son avis - elle se base sur leur participation orale, qui est nulle d'après ce que m'a dit mon fils, parce que, du moins lui, ils n'ont pas envie de lui parler et de l'aider à faire son cours...
- Mon fils connaît la situation d'énonciation - ses camarades aussi. Ca leur permet, imaginez-vous cela, de lire un texte du moyen-âge en n'oubliant pas que c'est un texte du moyen-âge.
Ca permet à mes élèves de ne pas s'étonner trois heures quand il faut plonger dans un manuel d'histoire et dans une biographie lorsqu'ils ont à monter un départ de commentaire de texte. Curieusement, dans le fond, c'est fort utile. Et on peut l'apprendre sans faire dans le pompeux funèbre.
- Mon fils est en 4° et lit parfaitement depuis le CP.
- Le professeur de latin de mon fils a 33 ans. Celle de 5° avait 40 ans tout au plus.
- Les professeurs d'anglais de mon fils arrivent vers les 30 ans.
- Les maîtresses de primaires étaient assez jeunes, sauf une.
- Le professeur des élèves de 1 S que j'ai corrigés au bac l'an dernier leur a permis d'écrire des commentaires au-dessus du niveau des commentaires qu'on peut lire sur le net, et largement, d'une dizaine de pages, commentaires sans faute pour la plupart - ça ils l'avaient appris avant. Elèves campagnards et normands, je le précise pour être bien claire.
- Au moins 5 enseignantes de collège de français, dans le nord de la France, font réviser les conjugaisons quotidiennement à tous leurs élèves - je dis 5, parce que je parle d'enseignantes que je connais personnellement. Et obtiennent ainsi d'excellents résultats.
- Ces au moins 5 professeurs, jeunettes, faut-il le dire, mettent un point d'honneur à faire lire de la littérature jeunesse exclusivement tirée des textes fondamentaux.
Tous ces enseignants sont des enseignants du Public. La plupart du Public-Zep. Ils ne sont pas vieux. Ils se contrefichent des guerres. Ils font leur travail de leur mieux et le font bien, je trouve. Ils ne sont sûrement pas bien notés par l'inspection, et s'en foutent.
Prenant donc leurs exemples pour des généralités, je tiens ici à rendre hommage aux jeunes et sérieux professeurs du public, qui se cassent un peu la tête pour apprendre des choses à leurs élèves.
Aussi, chère Lucille, ou chère Fabienne, ou chères Lucille et Fabienne, n'est-il pas forcément utile de préciser, pique ultime, dans vos posts, que tout ce qui se fait de sérieux se fait dans le privé, parce que, voyez-vous, ça n'est pas une vérité générale. Le pire se trouve partout. Le meilleur aussi.
Merci à tous ces enseignants, en particulier à ceux de mon fils, qui lui permettent d'avoir un niveau tout à fait honorable, mesdames messieurs, à lui et à tous ses camarades, élèves du public d'un quartier pas trop chic, maman ne gagnant pas des max de thunes...
Ecrit par : Milady | 05 octobre 2007
Ah, oui, pour terminer :
Il a eu des professeurs de Physique et SVT nuls à pleurer - pas parce qu'ils sont pédagos, mais parce qu'ils sont incapables de tenir leurs classes.
Des professeurs d'H-G insipides, pas parce qu'ils sont pédagos, mais parce qu'ils sont insipides.
Une maîtresse issue d'un dérivé du mouvement Freinet, qui a fait des sottises à mes yeux, mais qui n'a pas oublié le leur lire : La Grammaire est une chanson douce; et qui d'ailleurs n'a jamais oublié de leur faire la lecture pendant les longues heures du midi, et pendant ces heures de fin d'après-midi où plus personne ne parvient à se concentrer sur un travail personnel. Donc une maîtresse dont il garde un excellent souvenir, malgré son idée saugrenue d'afficher au mur les compétences ceinturées des uns et des autres....
Ecrit par : Milady | 05 octobre 2007
Meirieu devant la commission sur les enseignants!
C'est invraisemblable! Ce type qui n'a jamais enseigné ou de façon symbolique, qui n'a ni CAPES ni agrég, qui hait profondément les enseignants, est consulté par la commission!
Ecrit par : Jean | 05 octobre 2007
Bon, votre fils est en 4eme. Mais il n'est pas le seul non plus.
Vous êtes un million de profs ! Un million !
Alors forcément, les généralités ...
Si vous voulez, je vous fais trois pages sur les profs du privé que je connais, et dont une proportion honorable et probablement assez proche de celle du public, est nulle à chier.
Mais ça prend de la place...
Ecrit par : yann | 05 octobre 2007
franchement milady j'aimerais mieux que mes gosses soient dans le public, ça me couterait moins cher, et ça serait plus pratique de les mettre dans les établissements de secteur à deux pas de chez nous, MAIS j'ai arrêté de faire confiance à la chance ; petit exemple pour le latin mes enfants ont eu la chance d'avoir un prof inspecté deux fois en deux ans pour cause de plaintes des parents sur le contenu de son cours c'est pas du bol ça ? je n'ai pas de piston, je refuse de demander au directeur du primaire de mettre mon dernier avec telle ou telle maitresse, je n'ai pas les bonnes connexions pour savoir quelles options il faut choisir pour être dans la "bonne" classe bien cachée du collège etc etc ; donc j'en ai marre que mes gamins se retrouvent dans des classes où ils sont censés servir de locomotive à des mômes qui les traitent d'intellos et les méprisent parce qu'ils font leurs devoirs...c'est ça que je reproche au public, c'est qu'il faut soit avoir du pot, soit être pistonné....en tout cas c'est comme ça que je l'ai vécu jusqu'à maintenant
les bons profs du public n'ont pas été pour nous, à des exceptions notables près; malheureusement ces exceptions n'ont pas suffi à nous rassurer sur l'avenir de nos enfants...dont acte.
et puis désolée de n'être pas statisticienne, je parle de ce que je connais et ça n'engage que moi.
Ecrit par : fabienne | 05 octobre 2007
là je vous suis.
cordialement.
Ecrit par : sachmo | 05 octobre 2007
Meirieu devant la commission sur les enseignants!
C'est invraisemblable! Ce type qui n'a jamais enseigné ou de façon symbolique, qui n'a ni CAPES ni agrég, qui hait profondément les enseignants, est consulté par la commission!
Ecrit par : Jean | 05 octobre 2007
Absolument d'accord. C'est de ces gens qu'on ne veut plus, pas davantage dans la commission sur les enseignants que dans les IUFM, ni même dans sa télévision pédago. N'y aurait-il pas un placard doré où on pourrait le caser (ambassadeur en Birmanie, par exemple...) afin de l'empêcher de pontifier partout avec la même immarcescible arrogance ?
Ecrit par : FGuichard | 05 octobre 2007
Ben ouais, les généralités à partir d'exemples privés, tout le monde fait ça.
Fabienne, mon fils est en classe anglais-latin-espagnol, il n'y a pas de piston ou de filière, je n'ai pas triché avec la carte scolaire, et des collèges privés de merde, il y en a autant que de collèges publics, - d'ailleurs le privé est souvent plus pédago que le public, si on en croit les témoignages divers d'enseignants du privé. D'ailleurs, ce n'est pas tant le côté pédago qui me gêne, moi, comme parent d'élève, que l'incompétence ignoble de certains enseignants qui se refusent à enseigner, sous les prétextes les plus foireux. Et ceux-là sont répartis fort équitablement.
Ecrit par : Milady | 05 octobre 2007
Dans le domaine de l'école, je fais confiance à Brighelli… Est-ce que je dois voter DARCOS ? ? ?
Ecrit par : Roger Felts | 05 octobre 2007
Je crois que l'ami Felts (qu'on embrasse fort) a magnifiquement résumé la question.
Ecrit par : FGuichard | 05 octobre 2007
Au fait, pour éclaircir, le fond de mon message, c'est ça:
" Merci à tous ces enseignants, en particulier à ceux de mon fils, qui lui permettent d'avoir un niveau tout à fait honorable, mesdames messieurs, à lui et à tous ses camarades, élèves du public d'un quartier pas trop chic, maman ne gagnant pas des max de thunes..."
Mais c'est plus chic de cracher sur les profs, à ce qu'on dirait. Suffit de rajouter pédago derrière et la messe est dite, c'est ça la nouvelle mode ? Sympatoche.
Ecrit par : Milady | 05 octobre 2007
un peu de patience, Dobolino, en allemand, la déclinaison, c'est important certes, mais bien moins que la place du verbe (verbe conjugué, à ce stade de l'apprentissage)!
Ecrit par : annieclaire | 05 octobre 2007
C'est pas des sixièmes! Des quatrièmes avec un an de latin derrière eux, ça va. A ma lointaine et forcément sublime époque, les LV2 étaient à peu près au niveau des LV1 en fin de troisième. Vous me direz que maintenant c'est hélas vrai aussi...
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
..., pas de quoi fouetter un chat.
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
Dis donc, ici, à la ville, ça fait longtemps qu'on ne fouette plus les chats.
On les endort pour les châtrer proprement. ;o)
Ecrit par : yann | 05 octobre 2007
Pour l'instant, Mariani et Hortefeux n'ont pas encore préconisé la castration comme condition obligatoire à l'obtention d'un visa de plus de trois mois pour les ressortissants africains! Si on s'inspire de l'expérience sur les chiens dangereux, on réalise bien que c'est passablement inutile. Nous, à la campagne, on fouette et on teste ADN. Vous en ville, vous châtrez. Vous êtes très en avance sur nous.
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
C'est pas des sixièmes! Des quatrièmes avec un an de latin derrière eux, ça va. A ma lointaine et forcément sublime époque, les LV2 étaient à peu près au niveau des LV1 en fin de troisième. Vous me direz que maintenant c'est hélas vrai aussi...
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
vous avez un métro de retard, on ne doit plus parler de LV1 ni LV2 mais de palier ainsi les ex LV2 de 4ème auront le même cours qu'un LV1 de 6ème et on parlera de cours palier 1 .
quoiqu'il semble que l'enseignement d'une langue étrangère va devenir obligatoire dés le CP...
on peut espérer qu'au niveau bac les élèves sauront aligner au moins trois mots dans une autre langue que le français où ils ne savent même pas en aligner deux correctement
il semble que rue de grenelle on aime jouer avec les petits rats de laboratoires...
Ecrit par : serpent à plumes | 05 octobre 2007
Bonjour cher collègue,
Je suis professeur en fle qui exerce dans un centre de formation de professeurs destinés à l'école primaire marocaine.
Je viens de découvri votre blog qui est trés riche.
Nous aurons l'occasion de nous recontacter pour une éventuelle collaboration.
Cordialement,
ahmed
Ecrit par : El yaagoubi ahmed | 05 octobre 2007
C'est de ces gens qu'on ne veut plus, pas davantage dans la commission sur les enseignants que dans les IUFM, ni même dans sa télévision pédago. N'y aurait-il pas un placard doré où on pourrait le caser (ambassadeur en Birmanie, par exemple...) afin de l'empêcher de pontifier partout avec la même immarcescible arrogance ?
Ecrit par : FGuichard
Meirieu ambassadeur ? Peut-être ne résisterait-il pas à la tentation, bigre, se faire appeler tous les matins "votre excellence", lui qui a tant contribué à la destruction de la susdite !
Blague à part, "dans l'ancien temps", un pontifieur de sa trempe était tôt ou tard voué à l'essai balistique des fruits et légumes de l'année précédente. Ça manque à son curriculum vitae, pas vrai ? À moins qu'il y ait un entarteur patenté par ici ?
Ecrit par : Moot | 05 octobre 2007
Pour l'instant, Mariani et Hortefeux n'ont pas encore préconisé la castration comme condition obligatoire à l'obtention d'un visa de plus de trois mois pour les ressortissants africains!
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
Tais-toi, malheureuse, tu vas leur donner des idées !
Vous êtes très en avance sur nous.
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
C'est ben vrai, ça.
Ecrit par : yann | 05 octobre 2007
Aussi, chère Lucile, ou chère Fabienne, ou chères Lucile et Fabienne, n'est-il pas forcément utile de préciser, pique ultime, dans vos posts, que tout ce qui se fait de sérieux se fait dans le privé, parce que, voyez-vous, ça n'est pas une vérité générale.
Ecrit par : Milady | 05 octobre 2007
Bonsoir Milady,
Je dis peut-être des bêtises sur ce blog, mais dire que c'est mieux dans le privé, j'aurais du mal. Je n'ai jamais franchi les portes d'une école privée, ni comme élève, ni comme parent d'élève.
Mais je peux admettre que des personnes y aient recours, c'est leur droit.
Si c'est autre chose qui vous a mise en colère dans mes propos, dites-le moi et j'essaierai d'éclaircir ma pensée.
J'ai découvert ce blog l'an dernier au moment où j'ai découvert ce qui arrivait à l'école publique que j'apprécie tant : lorsque notre dernier fils est arrivé en 6e dans un collège de petite ville de province sans problème, le professeur de français a déclaré "il y a deux lecteurs efficaces dans ma classe". Ca m'a fait un choc et j'ai voulu comprendre ce qui arrivait à l'Education nationale.
Maintenant il me semble que s'il y avait moins de défiance réciproque parents/enseignants, les choses n'iraient pas plus mal.
Ecrit par : lucile | 05 octobre 2007
Salut à l'ami Felts!
Heureux de vous savoir armé de confiance
Ecrit par : Pedro Cordoba | 05 octobre 2007
Milady, vous écrivez tellement bien, en disant des choses si fortes que, comme vous dites, je pourrais bien tomber en amour, comme vous dites, hé, pseudo-Québécoise…
Toute plaisanterie mise à part, vous avez raison de dire que l'enseignement est fortement dépendant de la personnalité de l'enseignant — mais les programmes, aucun enseignant n'y peut rien. Parce que lorsque vous faites la liste des bons et mauvais points, vous essayez de l'équilibrer — par instinct rhétorique. Mais ça ne se passe pas comme ça, vous le savez bien. Beaucoup plus de mauvais boulangers que de grands artistes.
Ecrit par : Abraxas | 05 octobre 2007
AFP
Le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos présentera fin octobre, après "concertation" avec les syndicats, des "objectifs de simplification" des programmes en primaire, resserrés autour de l'enseignement des disciplines fondamentales, a annoncé le ministère jeudi à l'AFP.
"La concertation a commencé sur ce sujet. Dès la fin de ce mois-ci, nous pourrons proposer une première maquette qui sera une base de discussion", a déclaré le ministre, répondant à une question de la sénatrice Catherine Morin-Desailly (UC-UDF, Seine-Maritime).
Interrogé sur cette "maquette", le ministère a précisé à l'AFP qu'il s'agirait, après "concertation avec les syndicats d'enseignants", de présenter "des objectifs de simplification des programmes" en primaire, qui feront suite "à la nouvelle donne, à savoir la suppression du samedi matin et donc de deux heures de cours" par semaine.
Il ne s'agira pas de présenter les programmes simplifiés eux-mêmes, a-t-on ajouté.
"Le ministre souhaite des programmes simplifiés qui puissent être utilisés facilement par les enseignants, compris par les parents et qui devront permettre à tous les élèves d'entrer au collège en sachant lire, écrire, compter", a-t-on ajouté.
"Alléger la charge scolaire, c'est bien, mais il faut que nous nous mettions d'accord sur les objectifs pédagogiques que nous assignons à l'école primaire", a déclaré M. Darcos devant les sénateurs, espérant que la concertation avec les syndicats permette de se "mettre d'accord sur les fondamentaux que nous voulons enseigner à l'école".
"Je pense qu'en recentrant les programmes sur des objectifs nets, clairs et précis, nous pourrons faire (en sorte) que les petits Français qui ne sont pas plus bêtes que les petits européens, avec 800 heures (de cours annuels, ndlr), avec des programmes bien reconcentrés, aient cependant une année scolaire pleine et utile pour tous".
Le ministère n'était pas en mesure de dire à quelle date ces nouveaux programmes entreraient en application.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 05 octobre 2007
A Dobolino : sauf erreur de ma part, vous avez écrit "voilà pourtant 5 semaines que ma fille l'étudie!" : elle est donc bien en début d'apprentissage. Je maintiens qu'à ce stade il est plus important de bien connaître les règles de la place du verbe. Qu'elle soit latiniste ne change pas grand-chose à l'affaire et de toute façon, j'ai l'impression que l'enseignement du latin n'est plus vraiment centré sur la langue elle-même.
Ecrit par : annieclaire | 05 octobre 2007
Merci, Pedro…
Vous voyez bien que c'est dans les tuyaux… Nul besoin d'être ou d'être supposé dans les petits papiers du ministre. j'avais quelques heures d'avance, c'est tout.
JPB
Ecrit par : brighelli | 05 octobre 2007
les enfants aiment travailler, ce qu'ils détestent c'est venir à l'école pour rien....
Ecrit par : fabienne | 05 octobre 2007
Petite révision: Avant les vacances, j'avais posté ici ce texte intemporel d'Alain (Propos s/éducation, II) qui dit la même chose que Platon sur la barbarie qui sommeille en chaque enfant qu'on laisse en friche.
Il y a seulement 75 ans ( 1932), il fustigeait les "pédagogues" et souhaitait "donner un bon coup de pied dans le système d'instruire en amusant", idée sotte entre toutes. Ou, comme dit Belinda Canonne, "La bêtise s'améliore" .
"L'attention facile n'est pas l'attention, ou le chien qui guette un sucre fait attention", et Alain trouve ridicule "la coupe
amère dont les bords sont enduits de miel. J'aime mieux rendre amers les bords d'une coupe de miel. ... je ne promettrai donc pas le plaisir, mais je donnerai comme fin la difficulté vaincue....L'homme ne compte que par ce qu'il obtient de lui-même selon la méthode sévère; et ceux qui refusent la méthode sévère ne vaudront jamais rien...""
Il y a aussi ce passage où il dit qu'il faut appliquer à la culture de l'esprit les mêmes principes que pour enseigner la culture physique.
"'Demain"", comme dans tomorrow is another day..
Ce titre du dernier message de JPB résume bien le propos.
Les adversaires ou les déçus-bien-vite du "sarkozysme" ne s'accordent pas sur ce terme qu'ils sont bien en peine de définir de manère univoque, mais ce qui les unit est une curieuse immaturité politique qui leur fait croire au Père Noël, s'imaginant qu'un gouvernement élu pour 5 ans et qui a commencé à s'attaquer il y a moins de 5 mois à 50 ans de rigidités devrait leur apporter tous les cadeaux qu'ils ont mis sur leur liste....Même au Pere Noel il faut le temps de les construire avec ses elfes...
Alors, malveillance à ras le bitume, ou coup de pied de l'âne devant l'impuissance de la Gauche à nettoyer les écuries d'Augias, ( ou sa pétaudière) ce qui devrait quand même être infiniment plus facile et rapide que de remettre la France sur pieds. Où se cache donc cet Hercule, car pour l'instant elle n'a que ses vieux briscards, Mélanchon , Allègre ou Jospin à se mettre sous la dent.
Bel exemple de cette incapacité à affronter le réel qui est décrite plus haut par L.
Voir J-Cl Michéa,( à qui l'on doit L'enseignement de l'ignorance) dans l'Empire du moindre mal, chez Climats et dont Marianne2.fr publie les bonnes feuilles.
Je change de sujet, enfin pas vraiment, disons que je passe de la théorie à l'anecdote.
Au sujet des études primaires et secondaires aux USA, pas besoin de vous poster les liens innombrables qui expliquent comment fonctionnent "School choice" et "education freedom", il suffit d'aller sur Wikepedia, et de lire les journaux pour voir leur impact, mais surtout pour contraster cette intitiative qui vient d'en bas avec celle, systématiquement vouée à l'échec qui vient d'en haut quand elle n'est pas pour instaurer la liberté.
La loi No Child Left Behind de 2001, comme toutes les tentatives de dirigisme, et pas seulement en matière d'éducation, est pétrie de bonnes intentions mais elle a moins d'impact que la liberté de choix, pour sortir un système scolaire de la faillite.
Juste une anecdote qui est en droite ligne avec les limites de l'apprentissage ludique aussi abordé ici mais qui leur donne quelque supériorité sur pas d'apprentissage du tout.
À quelques encâblures de la Maison Blanche, dans la petite ville de Clinton, Maryland, se trouve la petite maison d'un des conspirateurs qui armèrent le bras de l'assassin de Lincoln. Elle abrite un petit musée avec une exposition permanente sur la guerre de Sécession, petite elle aussi mais extrêmement bien faite. Y débarquaient, bon an mal an, plus d'un millier d'élèves des écoles environnantes. Les professeurs d'histoire de la région avaient trouvé avec cette excursion un moyen commode que leur élèves demeurent éveillés suffisament longtemps pour apprendre un épisode capital de leur histoire nationale. Jusqu'ici pas vraiment de quoi faire une manchette.
Sauf que, brusquement, et cela dure maintenant depuis quelques années, le petit musée a vu sa fréquentation chuter de plus de la moitié, raconte Laurie Verge, la directrice et ancien professeur d'histoire. Il ne lui a pas fallu bien longtemps pour comprendre la cause de cette désertion soudaine.
La loi No Child Left Behind est passée par là (2001) une grande première dans ce pays qui appliquait à l'éducation le principe de subsidiarité, en la laissant aux états et municipalités.
Elle met l'accent, avec des tests à l'échelle nationale sur le niveau de connaissances de base en anglais et en maths, mais un de ses nombreux effets pervers, celui qui met notre petit musée de Clinton sur la paille, fut de mettre le paquet sur ces deux disciplines au détriment notamment de l'histoire.
Je vous quitte pour aller à un séminaire justement sur ce sujet NCLB and tax credits, autrement dit education freedom. Je tiendrai à la disposition de P. Cordoba les dernières études en la matière.
Pour savoir s'il faut ou non continuer de financer NCLB le Congrès étudie en ce moment son bilan. On se prend à rêver ce qui se serait passé si en 1995 on avait fait un vrai bilan de la Loi Jospin avec sanctions budgétaires?
Rien, puisque des douzaines de rapports négatifs sont restés lettre morte.
Ecrit par : Cadichon | 05 octobre 2007
IN VITIUM…
Je ne suis sans doute pas un grand stratège mais ce que dit JPB semble tenir la route. Le Nyaka n’est pas une politique : il n’y a qu’à faire ceci, il n’y a qu’à faire cela, et patati et patata. L’un de nous serait-il ministre, il ne tiendrait pas 24 heures dans les rizières de l’EducNat avec tous ces khmers rouges embusqués.
Ce n’est pas parce qu’il a écrit un bon livre qu’on peut avoir une certaine confiance en Darcos. Bayrou aussi avait écrit « La décennie des malappris » – excellent – et on a vu ce que ça a donné par la suite. Une fausse manœuvre au début pour une question sans intérêt et patatras, il a dû s’écraser devant les syndicats jusqu’à la fin de son ministère. Il a même empêché Fillon de supprimer les IUFM, ce qui à l’époque aurait pu être fait d’un trait de plume. Je ne lui pardonnerai jamais ça. Mais le Bayrou de l’époque était trop timoré, pas encore assez couillu (j’en profite puisque l’adjectif vient d’entrer dans le Petit Robert). Non seulement Darcos est plus coriace mais il a été obligé de ronger son frein sous l’Ectoplasme (je veux dire Luc Ferry, qui porte si mal son nom). Il a donc eu le temps de mûrir ses idées – patiemment, avec rage – et il a maintenant le pouvoir de les appliquer – prudemment, avec ruse.
Qui plus est, les temps ont changé. Allègre est passé par là et il y a aujourd’hui des assocs qui n’existaient pas en 93. Fragiles, absurdement divisées (mais c’est toujours comme ça au début) mais c’est un contre-pouvoir anti-pédago. Il était bien seul Milner quand il écrivit De l’Ecole (1984). Son éditeur lui avait dit : « Vous voulez vraiment publier, ça ? Mais ça n’intéresse personne ! Qui va vous lire ? » Aujourd’hui les livres sur l’école font un tabac et même le Nouvel Obs fait son mea culpa. Mais surtout, c’est le tempo historique et générationnel qui implique – au-delà même des volontés humaines – un changement. Je l’ai dit à plusieurs reprises et je le répète. L’étape du « collège unique » est finie. Elle aura duré de 1975 à 2005. Trente ans. C’est sur ce rythme là que l’école évolue en France depuis la Révolution. Il n’y a pas de raison pour que ça change, ça ne peut pas changer. Où nous conduira cette nouvelle étape ? Il est beaucoup trop tôt pour le savoir. Mais même si nous sommes tous, ici, sans péchés attendons un peu avant de jeter à Darcos la première pierre (belle scène dans Intolérance, hier soir : merci JPB).
Quand à nos amis de SLL, à qui il sera quand même beaucoup pardonné, je leur dis avec le vieil Horace : « In vitium ducit culpae fuga ».
Et puis encore une fois : Salut à l’ami Felts, heureux de vous savoir armé de confiance.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 05 octobre 2007
Merci pour le détail Pedro Cordoba. Espérons que ces nouveaux programmes seront appliqués et ne resteront pas couchés sur le papier sans effet pratique. La force d'inertie est telle dans l'EN.
Ecrit par : Thalie- Thalie | 05 octobre 2007
"il faudrait trouver des tâches permettant de travailler également le type de discours prégnant
au niveau B2"
je délire? non, je cite le rapport du Jury du CAPES d'italien...
Choix de la classe
L’idéal en l’occurrence serait une classe de L (dimension culturelle) avec option cinéma
(richesse et complexité des procédés filmiques)
C’est le critère de maturité qui conduit, à niveau langagier égal, à écarter la classe de 3e LV1
au profit de celle de 1ère LV2 ou de 1ère LV1. Inversement les élèves de 1ère LV3 s’ils
possèdent la maturité requise, ne disposent pas encore à ce stade des moyens langagiers
nécessaires (Le niveau A2 est en voie d’acquisition).
Nous choisissons ici la LV2 car l’exploitation des thèmes envisagés amène à travailler
essentiellement des savoir-faire qui caractérisent le niveau B1. Pour une exploitation en LV1
il faudrait trouver des tâches permettant de travailler également le type de discours prégnant
au niveau B2, à savoir le discours argumentatif.
Ce choix de classe permet de prendre en compte également la dimension
interdisciplinaire puisque le moment de l’histoire italienne concerné est en correspondance
avec le programme d’histoire de la classe de première.
Ecrit par : tanto tanto stufo | 05 octobre 2007
Pour l'instant, Mariani et Hortefeux n'ont pas encore préconisé la castration comme condition obligatoire à l'obtention d'un visa de plus de trois mois pour les ressortissants africains!
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
Tais-toi, malheureuse, tu vas leur donner des idées !
Vous êtes très en avance sur nous.
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
C'est ben vrai, ça.
Ecrit par : yann | 05 octobre 2007
Je suis en retard parce que ma clientèle me bride avec sa légendaire radinerie paysanne, mais pour les idées novatrices, décoiffantes et révolutionnaires, tu peux compter sur moi! A l'époque où j'avais du relais, ça chauffait fort.
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
JPB a écrit : "Le Secondaire, c’est une autre paire de manches, parce qu’il faut dans un premier temps gérer l’existant, comme on dit."
Vrai au sens où les élèves massivement "sleccisés" arriveront au lycée au plut tôt dans 5 à 10 ans.
"On ne peut pas rétablir la dissertation dans son ancienne splendeur avec des élèves qui ne savent plus écrire. On ne peut pas rétablir le calcul mental pour des élèves dont la calculatrice est devenue l’appendice indispensable pour les opérations de base — et à qui on a pratiquement interdit d’apprendre par cœur quoi que ce soit, à commencer par les tables de multiplication"
Pour la dissertation, je ne sias pas mais pour le calcul mental, il est parfaitement possible de le rétablir ! C'est ce que font un assez grand nombre de collègues. Il s'agit avant tout de techniques qu'on ne doit pas s'excuser d'imposer aux élèves même si on ne peut pas intégralement en exprimer le "Sens".
"Le Collège et le Lycée doivent être l’objet de réformes successives, à petites touches — tant pis si le but final est connu du seul artisan responsable."
Alors là j'hallucine ! Laissez donc faire l'Homme : il sait lui ! Il connaît le Sens ! Aie confiance !
Brighelli a-t-il pris un coup de Chardin sur le Teilhard ??
Ecrit par : dugong | 05 octobre 2007
Milady, vous écrivez tellement bien, en disant des choses si fortes que, comme vous dites, je pourrais bien tomber en amour, comme vous dites, hé, pseudo-Québécoise…
Toute plaisanterie mise à part, vous avez raison de dire que l'enseignement est fortement dépendant de la personnalité de l'enseignant — mais les programmes, aucun enseignant n'y peut rien.
Ecrit par : Abraxas | 05 octobre 2007
Parfois, il me semble que si les enseignants médiocres ou somnifères avaient un programme très précis et très strict à accomplir, ils ne feraient peut-être pas mieux, mais ils feraient moins de dégats. De l'ORL fait par un dormitif ou un nul, c'est la nullité assurée. Avec un prof génial, ça tire forcément du sens. La méthode globale avec un abruti, c'est 100% d'échec garanti, la sullabique avec un abruti, ça fait du dégat mais un peu moins moins. Je dirais que le pire défaut des Sciences de l'Educ, c'est de partir du principe que tous les enseignants sont des aigles.
Au Royaume-Uni, il y a des cliniques vétos franchisées où on ne fait plus que les vaccins et les castrations, à prix "discount". Dès qu'un chien ou chat est malade pour le rendez-vous vaccinal ou castrateur, il est évacué sans soins vers des vétos qui ont envie de se prendre la tête, de passer éventuellement des nuits blanches et de se bouffer les nerfs pour médor. Il parait que ça attire plein de jeunes vétos, ces structures! T'es salarié ou t'es aux pièces, pour un temps prédéfini, tu castres, tu piques et basta! J'espère que ma petite histoire vous inspirera.
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
A Dobolino : sauf erreur de ma part, vous avez écrit "voilà pourtant 5 semaines que ma fille l'étudie!" : elle est donc bien en début d'apprentissage. Je maintiens qu'à ce stade il est plus important de bien connaître les règles de la place du verbe. Qu'elle soit latiniste ne change pas grand-chose à l'affaire et de toute façon, j'ai l'impression que l'enseignement du latin n'est plus vraiment centré sur la langue elle-même.
Ecrit par : annieclaire | 05 octobre 2007
De toute façon, elle n'apprend pas la place du verbe non plus... Pour me situer, je ne suis pas germaniste mais j'en ai deux dans ma famille dont un ancien président de jury d'agreg d'allemand, mon papa. Bon, ils sont fachés à mort avec moi depuis quatre mois parce que fiston est en première L mais,ça va, l'art d'enseigner l'allemand, j'en ai soupé à satiété depuis le berceau. Alors, on se tait ou c'est lui qui vous répondra à ma place!
NB: ne le prenez pas en mauvaise part, c'est une blague mais c'est vrai pour le président de jury d'agreg!
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
Et puis encore une fois : Salut à l’ami Felts, heureux de vous savoir armé de confiance.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 05 octobre 2007
Je suis étonnée que des lettrés comme vous et JPB (cf plus haut) ne fassent pas de distinction entre "être armé de confiance" et "une confiance armée".
Moi, je suis trop armée pour être en confiance. J'attends, sans m'opposer, et je verrai bien ce qui en sort.
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
Puisque Annie Claire est de nouveau dans les parages, j’aimerais savoir si elle avait lu ma réponse dans un fils précédent. L’expérience prouve qu’il est impossible d’avoir une discussion approfondie sur l’enseignement des langues dans le cadre du blog de JPB. Nous sommes trop peu nombreux à nous intéresser à la question et la forme-blog elle-même, si elle permet des échanges passionnants (ou parfois désespérants) sur des problèmes d'ordre général, se prête mal à des débats spécialisés. Est-ce que vous seriez d’accord pour mettre en place une petite structure ad hoc ? Ma question s’adresse évidemment aussi à Maria, tanto tanto stufo (que je découvre) et quelques autres. Dont le papa de Dobolino :-)
Ecrit par : Pedro Cordoba | 05 octobre 2007
Pour dobolino:
Ce n'est pas une confusion mais un jeu avec deux expressions. Il s'explique par l'état de santé de Roger Felts. Nous espérons tous qu'il se rétablira très vite et qu'il nous reviendra avec toutes ses armes et toute sa méfiance.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 05 octobre 2007
Pour la dissertation, je ne sias pas mais pour le calcul mental, il est parfaitement possible de le rétablir ! C'est ce que font un assez grand nombre de collègues. Il s'agit avant tout de techniques qu'on ne doit pas s'excuser d'imposer aux élèves même si on ne peut pas intégralement en exprimer le "Sens".
Ecrit par : dugong | 05 octobre 2007
Je suis bien d'accord avec Dugong! Il y a des réfomes efficaces applicables dès la rentrée 2008/2009 aussi bien au collège qu'au lycée, et particulièrement en sixième et cinquième: enseignement de la grammaire, calcul mental, vocabulaire à apprendre par cœur en langues vivantes et en latin; Y'a déjà, comme le soulignait plus haut Milady, plein de professeurs de collège qui le font (j'en suis témoin pour le calcul mental et ça fonctionne très bien), alors c'est que ce n'est pas insurmontable.
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
Le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos présentera fin octobre, après "concertation" avec les syndicats, des "objectifs de simplification" des programmes en primaire, resserrés autour de l'enseignement des disciplines fondamentales
Ecrit par : Pedro Cordoba
Vous remarquerez qu'il a été dit "simplification" et non "allégement". C'est ce qui change tout par rapport aux proclamations de certains prédécesseurs de M. Darcos. On peut effectivement espérer qu'il y aura du mieux, mais en attendant, la machine infernale tourne toujours et les IUFM lavent toujours plus blanc le cerveau des jeunes aspirants profs.
Ecrit par : Moot | 05 octobre 2007
Vous imaginez des profs en grève parce que on veut les forcer à faire apprendre par cœur les conjugaisons: ils se feraient une sacré publicité auprès des parents qui ne demandent pas mieux à 80%...
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
Ma question s’adresse évidemment aussi à Maria, tanto tanto stufo (que je découvre) et quelques autres. Dont le papa de Dobolino :-)
Ecrit par : Pedro Cordoba | 05 octobre 2007
pour le lui demander, ne comptez pas sur moi! Je ne suis pas très grata ces temps-ci mais Catmano est en odeur de sainteté, passez par elle. Je précise que si ce brave homme a pris sa retraite à soixante ans, c'est aussi (outre le fait qu'il en avait largement sa claque)parce que ses publications devaient être sur disquette et qu'il refusait d'être soumis à la dictature informatique ou à l'obligation d'utiliser les secrétaires de Paris IV comme bonnes à tout faire du titulaire de chaire: pour lui (il a quand même des qualités et, particulièrement, une intransigeance très républicaine à ne jamais user de passe-droits), c'était quasi de l'abus de pouvoir et un délit d'abus de biens sociaux, les secrétaires n'étant aucunement payées pour ce genre de tâches.
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
"Vous imaginez des profs en grève parce que on veut les forcer à faire apprendre par cœur les conjugaisons"
Ainsi, ils (elles) les sauront ! Entre République et la rue de Chateaudun, on peut se farcir tout le 3ème groupe. A l'aise !
Ecrit par : dugong | 05 octobre 2007
Pour dobolino:
Ce n'est pas une confusion mais un jeu avec deux expressions. Il s'explique par l'état de santé de Roger Felts. Nous espérons tous qu'il se rétablira très vite et qu'il nous reviendra avec toutes ses armes et toute sa méfiance.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 05 octobre 2007
Alors, que monsieur Felts s'arme de patience, effectivement, avec tous mes vœux de prompt rétablissement dont il n'a rien à cirer.
J'en profite, dans le même ordre d'idée, pour présenter mes condoléances à Sandra Wagner qui n'en a aussi rien à battre, d'où le fait que je m'étais abstenue. Mais partie pour partie, autant allez au bout et être, deux fois plutôt qu'une, importune. Vous voudrez bien m'en excuser.
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
Ainsi, ils (elles) les sauront ! Entre République et la rue de Chateaudun, on peut se farcir tout le 3ème groupe. A l'aise !
Ecrit par : dugong | 05 octobre 2007
C'est un peu optimiste, surtout aux heures de pointe! J'ai vu des gars jouer au tarot entre la Gare du Nord et Beauvais et je trouvais déjà la performance admirable entre le tacatac des rails, le brouhaha ambiant et l'odeur pestilentielle. Alors, tout le troisième groupe, quand même, c'est fort!
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
Dobolino, si votre papa était pilote d'avion, vous sauriez sans doute piloter un avion!
Ecrit par : annieclaire | 05 octobre 2007
"Alors, tout le troisième groupe, quand même, c'est fort!"
Qui relève le défi ?
Exemple avec courir au futur : "courras tu camarade quand le nouveau monde sera devant toi ?"
Tout ça sur fond de mots d'ordre tonitruants style : "Plus d'Aschieri, des services !"
Ecrit par : dugong | 05 octobre 2007
Bonsoir à tous,
Avant que la petite structure de Pedro ne se mette en place (moi, je suis partante pour cette petite structure), je vous livre un petit morceau choisi du rapport de jury 2007 de l'agrég interne d'espagnol, pour l'épreuve de préparation d'un cours (eh oui, Jean, je vais vous décevoir mais l'externe, pour une mère de famille comme moi, vivant au fin fond de sa campagne, c'est too much, trop pharaonique comme vous dîtes!):
"Il est important qu'ils (les profs) indiquent concrètement les activités langagières (pour moi, c'est pas encore trop clair ce concept!) qu'ils souhaitent leur faire travailler, dans quel but et surtout de quelle façon. Les élèves doivent être acteurs de leur apprentissage et ne pas seulement être sollicités par un questionnement magistral de la part du professeur: de nombreuses prestations se sont faites exclusivement à la première personne: "je lis le texte, je demande..."Au contraire, au lieu d'être instrumentalisés (les pauvres chéris!! et quels méchants profs ces candidats!), ce qui est un facteur de démotivation extrême (sortez vos mouchoirs!), les élèves doivent avoir le sentiment que leur intervention en classe comporte un enjeu et qu'ils vont avoir la possibilité d'exprimer un peu d'eux mêmes. Plusieurs situations de classe peuvent favoriser l'autonomie: la mise en place de l'autocorrection ou de l'intercorrection (j'imagine l'ambiance avec mes 3èmes, entre mes primo-arrivants et mes anglophones par exemple!); la réalisation de tâches simples dans lesquelles l'élève doit imaginer une stratégie même modeste; la mise en scène d'un scénario dans lequel l'élève aura un rôle à jouer, dans tous les sens du terme...
Plus loin, pour le travail personnel: "pas d'exercices structuraux et systématiques, mais plutôt une tâche à préparer" (Tiens, c'est curieux, mes élèves me réclament ce genre d'exercices, "l'année dernière, on a fait des jeux et des chansons toute l'année, c'était sympa mais maintenant, dans notre tête, rien n'est clair").
Dernier point: le vocabulaire.
"Les candidats devront évoquer le problème de l'introduction du vocabulaire nouveau: comment éviter la liste de mots avec ou sans traduction?". Même la liste de vocabulaire, si modeste soit-elle, a l'air de poser problème!!! Le bug, c'est que moi, je ne vois pas trop le problème...Je dois être une pauvre nulle.
Beaucoup de sujets seraient à aborder sur l'enseignement actuel des LV, je ne vais pas m'étendre mais deux points seraient néanmoins à développer: la place de l'écrit en LV (en voie de disparition) et de la littérature (presque déjà disparue).
Bon, il faut que je vous laisse, je file bosser, j'ai pris du retard. Merci JPB pour les bonnes nouvelles concernant le primaire, j'espère avoir un jour le bonheur d'enseigner à ce futur "cru".
Hasta luego!
Maria
Ecrit par : maria | 05 octobre 2007
Pour tous, mais surtout pour mon "cher confrère" s'il ne la connait pas déjà:
« Les techniques d'observation directe et vidéo, notamment pendant les périodes d'expression libre dans la salle de judo, ont permis d'objectiver un besoin d'attachement groupal compulsif dont la forme et le déroulement sont spécifiques des classes difficile de collège. On assiste durant ces périodes de jeu spontané a une véritable chorégraphie de groupe où chaque acteur est l'objet de contacts corporels successifs, distribués dans l'espace intime de chaque membre du groupe (...) Ainsi, dans un intervalle de temps limité, chaque élève est contacté plusieurs fois par l'ensemble des élèves de la classe selon une distribution précise et régulière. Ces contacts sont saturés en interactions motrices de percussion agressives simulées, de contacts préhenseurs enveloppants, de fantaisies ludomotrices, de postures inversées et contorsionnées, associées souvent à des phénomènes d'entassement et de grappes groupales. Cet attachement groupal compulsif diffuse souvent dans les parties structurées des séances, et notamment pendant les périodes d'attente ou d'apprentissage de l'activité judo. Ce comportement groupal est atténué ou absent durant les périodes d'apprentissage de la gymnastique sportive, en début de séance. Cette chorégraphie de groupe est souvent sanctionnée par les enseignants, car elle est vécue comme un véritable délire moteur (1) (...) Ces manifestations groupales ne s'accompagnent jamais de plaintes, de refus ou d'accidents, malgré les importantes prises de risque. Cet attachement groupal n'est pas violent, il est compulsif. Cette compulsivité groupale s'accompagne en effet d'un accordage interactif collectif dont la précision du fonctionnement surprend. La comparaison des données étho-cliniques montre que plus l'attachement groupal compulsif est fréquent et intense, moins l'accordage interactif codé nécessaire à la pratique du judo est intériorisé par les élèves. »
Heureusement la pédagogie de terrain a le mode traduction : " c'est le bordel au début du cours de judo".
C'est-y pas génial les termes univoques des sciences de l'éducation, phare éclairant de l'humanité !
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
@ Maria et aux profs de langue
En fait la petite structure en question est déjà presque prête. Il faudrait simplement que je trouve le temps de restructurer un forum que j'avais mis en place au moment de l'affaire Lafforgue et qui est assez vite devenu inactif : les participants - signataires de la pétition - venaient d'horizons trop différents et, après quelques engueulades, tout est retombé.
J'attends néanmoins d'autres réactions. Car le temps dont je dispose est minime et si c'est pour sortir du four un nouveau soufflé raté, je préfère m'abstenir.
Hasta siempre!
Ecrit par : Pedro Cordoba | 05 octobre 2007
Ah mais moi aussi, je serais intéressé par la "petite structure" pour parler des langues, dont parle Pedro !
Je dirai exactement pour quelle(s) raison(s) quand on aura notre petite structure à nous. Et je pense pouvoir apporter des choses au débat.
Pour en revenir à Xavier Darcos, il y a une réforme dont on n'a pas parlé : le maintien des cours de seconde pendant le bac. Ce n'est pas une urgence absolue, mais évidemment les médias se sont emparés de ce problème secondaire, et en plus je fais partie des heureuses académies pilotes sélectionnées par le ministère. Je prévois un beau bazar, car on ne sait pas encore qui surveillera. En tout cas, je ne corrigerai pas mes copies la nuit, apres avoir préparé mes cours pour le lendemain.
Ecrit par : Jérémy | 05 octobre 2007
Dobolino, si votre papa était pilote d'avion, vous sauriez sans doute piloter un avion!
Ecrit par : annieclaire | 05 octobre 2007
Et voilà comment on fout inéluctablement parents d'élèves et enseignants en phase...
Difficile pour moi de surveiller l'avion, certes! Pas difficile pour mon papa de surveiller la progression de l'enseignement reçu par ma fille en allemand, pas plus que difficile pour Catmano de surveiller l'enseignement de la lecture de la même gamine en CP. Alors, Annieclaire, au lieu de semer la merde entre parents d'élèves impliqués, non pas en tant que parents, mais en tant que citoyens intéressés à l'instruction de tous, et professeurs, collaborez!
A titre d'info, ma fille n'a pas la moindre idée de la place du verbe dans la phrase allemande, ni anglaise, ni latine!
Le problème, c'est pas ma FILLE mais TOUS. Ça sert à quoi qu'un éminent Pedro Cordoba vous donne l'exemple? Arrêtez de m'agresser, je viens ici en tant que citoyen et non en tant que maman poule. Mes enfants ne sont qu'un grain de sable du rocher. On fait avec! Et, ce n'est pas vous, personnellement, qui êtes ici accusée par mes exemples de terrain.
En tant que praticien, je me base toujours sur des exemples de terrain. C'est une habitude. Et, mon terrain, ce sont, pour le cas, souvent, mais pas toujours, mes propres enfants.
D'ailleurs, à ce sujet, mon employée, dont le fils puîné est dyslexique et, en quatrième, étudie l'espagnol en seconde langue, n'a pas de problème orthographique en Espagnol, et nous discutions à midi, toutes deux, de savoir s'il ne serait pas plus judicieux de faire des classes d'espagnol première langue que des classes d'anglais, pour cette invasion de "dyslexiques/dysorthographiques".
Pour en revenir à des données personnelles, ma fille ne fait, bien sûr, aucune faute d'orthographe en latin alors qu'elle en truffe ses devoirs d'anglais et, déjà, à un moindre degré, d'allemand.
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
"Le Collège et le Lycée doivent être l’objet de réformes successives, à petites touches — tant pis si le but final est connu du seul artisan responsable."
Alors là j'hallucine ! Laissez donc faire l'Homme : il sait lui ! Il connaît le Sens ! Aie confiance !
Brighelli a-t-il pris un coup de Chardin sur le Teilhard ??
Ecrit par : dugong | 05 octobre 2007
Oui, moi aussi, là, je trouve cela un peu gros!
Darcos sait, lui, donc, attendons... Le saint homme!
Et quand Cadichon nous dit que ceux qui ont osé exprimé des doutes étaient dans une attente "type Père Noël", je trouve cela curieux.
Franchement, je n'attends pas des " cadeaux" mais au moins des signes qui ne soient pas négatifs. Or selon moi, une suppression d'heures en primaire est négative ( et l'argument du qualitatif pour faire passer la suppression des heures, on nous l'a fait déjà, dans le secondaire et c'est grâce à cela que les élèves n'ont plus que 2h de langue ridicules au lycée! et 3h au collège et 4h en français. Et même 2h bien programmées seront toujours insuffisantes pour apprendre une langue vivante!!
La remise en cause des concours n'est pas non plus positive à mes yeux. Et surtout l'autonomisation des établissements fait froid dans le dos.
Alors ce ne sont pas des "cadeaux" que j'attends mais au moins des positions qui ne vont plus dans le sens de la pente prise par les pédagos.
Enfin, il me semble qu'on peut avoir quelques doutes quant à la réalisation d'une quelconque réforme d'envergure.
Où sont les relais du ministère pour faire appliquer une réforme? Ces relais sont tous gangrenés, tous. Tous aux mains des constructivistes de tous bords. Sur qui, sur quoi le ministère va-t-il s'appuyer? Sur qui s'est-il appuyé pour faire en sorte que la méthode syllabique passe? Est-elle passée?
Non, pas vraiment. Alors on est en droit d'avoir des doutes. Et puis, je ne vois pas pourquoi on se remettrait pieds et poings liés entre les mains d'une personne sans surveiller ce qui se passe et se dit et se fait. C'est simplement avoir de l'esprit critique, et ce n'est quand même pas un défaut que je sache.
Ecrit par : Thalie- Thalie | 05 octobre 2007
Vous avez raison, Dobolino, difficile d'apprendre l'allemand correctement sans passer par une grammaire solide. Et le latin c'est la même chose; ceux qui disent l'inverse sont des démagos. Les gamins qui ne passent pas par une grammaire solide traîneront toujours derrière eux un allemand ou un latin de cuisine...
Ecrit par : Thalie- Thalie | 05 octobre 2007
Je suis instit depuis 25 ans et, du coup, je vais dire un truc qui va peut-être choquer certains lecteurs de ce blog.
Les élèves aiment(en vrac):
-les dictées
-l'écriture
-les exercices (n°x, page y)
-la copie
-la lecture orale
-les tables de multiplication
-les opérations
-les problèmes
-la géométrie
-l'orthographe, la grammaire, la conjugaison(à condition de les différencier et de dire aux élèves à quoi ça sert)
-les récitations
-les cartes(surtout celle de la France)
-Vercingétorix et ceux qui le suivent
-la morale
-les pommes qu'on coupe en deux pour voir ce qu'il y a dedans
-le chant
-(...)
Pourquoi?
D'une part, parce que ça les rassure.
D'autre part, parce qu'ayant des parents qui ont encore connu toutes ces merveilleuses horreurs, ils en entendent parler chez eux. Et pour eux, l'école, c'est ça! Quand mon papa et ma maman allaient à l'école...
Alors, quand en plus, ils peuvent en parler à la maison et se faire comprendre, et bien, c'est vraiment super!
Parce qu'ils sont alors à leur place!
Ecrit par : Alph | 05 octobre 2007
Avant de me coucher.
Maria nous donne un extrait du rapport de l'agreg interne d'espagnol. L'agreg externe n'est pas encore colonisée par les pédagos. Voici deux extraits du rapport de version 2006 (au début et à la fin) :
------
C’est l’espagnol le plus usuel qui désormais pose problème. […] D’où le vertige qui a saisi les correcteurs lorsqu’ils tombaient à longueur de copie sur des phrases insensées et des aberrations monstrueuses dont on donnera plus bas quelques exemple, le tout écrit dans une langue effarante, passée à on ne sait trop quelle centrifugeuse : « l’aveil » pour « la veille », « je me arrêtais », « sagissant » écrit en un seul mot, comme le participe présent d’un invraisemblable « sagir » ou « sagisser », « effroiement », « le vois-ci là », « j’entendus » et, bien sûr, des « je marchas » et des « je m’éveillas » à tire-larigot. Et, comme d’habitude, des copies gribouillées au point qu’elles en étaient par endroits illisibles, une ponctuation trop souvent fantaisiste, des fautes d’accents sidérantes : « le répos », « se léver », « je réculais », « un lièrre »… On finit par se demander si toute langue écrite – qu’il s’agisse de la langue maternelle ou d’une langue étrangère – n’est pas déjà devenue une sorte d’anomalie dans le monde actuel, un phénomène en voie de disparition et qui, plus vite que l’homme lui-même selon Foucault, est déjà en train de s’effacer des mémoires « comme à la limite de la mer, un visage de sable ». […]
....................---
Répétons pour finir que nous n’entendons pas ici accabler les candidats ni les décourager par avance devant l’épreuve de traduction. Nous souhaitons au contraire les encourager à combler patiemment des lacunes qui concernent aussi bien le français que l’espagnol et dont ils ne sont pas personnellement responsables. C’est seulement au prix de ce grand effort que beaucoup d’entre eux pourront acquérir le niveau minimal qui permet de présenter l’agrégation avec quelque chance de succès. Car ce niveau n’a pas changé de façon significative au cours des trente dernières années alors que l’enseignement primaire et secondaire a subi une catastrophe sans précédent dans notre histoire. Et le fossé ne fait que s’élargir d’année en année entre les exigences d’un concours qui reste de très haut niveau et celles d’une école en perdition. Les agrégés d’aujourd’hui sont aussi bons que ceux d’autrefois. Il en va de même des admissibles. Mais il y a parmi les candidats à l’écrit un nombre croissant d’agrégatifs qui se trouvent, sans qu’ils en soient peut-être eux-mêmes conscients, totalement « hors-concours » : incapables de traduire un texte littéraire parce qu’ils ne maîtrisent ni la langue étrangère qu’ils sont censés connaître ni leur propre langue maternelle. Le constat est assez terrifiant pour la valeur de nos licences et de nos masters ; assez terrifiant aussi pour la qualité globale de l’enseignement secondaire car la boucle est en train de se boucler sur elle-même : des bacheliers n’ayant pas le niveau requis pour entreprendre des études universitaires finissent pourtant par « réussir » et par devenir à leur tour « enseignants ». C’est pourquoi il est impératif de préserver le niveau du recrutement en abandonnant une fois pour toutes cette thèse qu’on entend encore trop souvent et qui veut que les concours soient un « bachotage inutile » et qu’une licence suffise, le reste étant affaire de « mémoires professionnels » et d’« innovations pédagogiques ».
------
PS. J'étais l'auteur de ce rapport. Il m'a valu quelques commentaires peu amènes de la part des pédagos de l'hispanisme. Certains ont même exigé - en pure perte - que je le modifie
Ecrit par : Pedro Cordoba | 05 octobre 2007
Je suis instit depuis 25 ans et, du coup, je vais dire un truc qui va peut-être choquer certains lecteurs de ce blog.
Les élèves aiment(en vrac):
.../...
Alors, quand en plus, ils peuvent en parler à la maison et se faire comprendre, et bien, c'est vraiment super!
Parce qu'ils sont alors à leur place!
Ecrit par : Alph | 05 octobre 2007
Vous ne choquerez pas grand monde ici, ni parents, ni enseignants, avec ce genre de propos.
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
Les gamins qui ne passent pas par une grammaire solide traîneront toujours derrière eux un allemand ou un latin de cuisine...
Ecrit par : Thalie- Thalie | 05 octobre 2007
Et un français fortement connoté aussi, qu'il soit de cuisine, d'arrière-boutique ou de bas-fond!
Le latin de cuisine, après tout, ce n'est jamais qu'une frustration très personnelle, pour le commun des mortels, mais le français de cuisine, ça coûte cher, au quotidien. Et, qu'on se batte pour savoir si tel ou tel a eu ou aurait eu le certif, il faut reconnaître que nombre d'anciens, même patoisants de souche et n'ayant pas été présentés au certif', malmènent cent fois moins le français parlé que certains "bacheliers" d'aujourd'hui.
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
« Les techniques d'observation directe et vidéo, notamment pendant les périodes d'expression libre dans la salle de judo, ont permis d'objectiver un besoin d'attachement groupal compulsif dont la forme et le déroulement sont spécifiques des classes difficile de collège.
[patati, patata, patonton, etc.]
La comparaison des données étho-cliniques montre que plus l'attachement groupal compulsif est fréquent et intense, moins l'accordage interactif codé nécessaire à la pratique du judo est intériorisé par les élèves. »
Cité par : dobolino
On l'avait déjà lu, pourtant (enfin, soyons honnête : tenté de lire est plus exact), et on a toujours autant envie de vomir. C'est grave, docteur ?
Ecrit par : Moot | 05 octobre 2007
On l'avait déjà lu, pourtant (enfin, soyons honnête : tenté de lire est plus exact), et on a toujours autant envie de vomir. C'est grave, docteur ?
Ecrit par : Moot | 05 octobre 2007
Non! Vomir après absorption d'un (h!)émétique n'est signe que de bonne santé et de corps réactif et exempt d'anergie. C'est signe d'un excellent état de santé.
Ecrit par : dobolino | 05 octobre 2007
L'agreg externe n'est pas encore colonisée par les pédagos.
PS. J'étais l'auteur de ce rapport. Il m'a valu quelques commentaires peu amènes de la part des pédagos de l'hispanisme. Certains ont même exigé - en pure perte - que je le modifie
Ecrit par : Pedro Cordoba
Voilà en tout cas un air qu'il est bon de respirer, à défaut d'un constat plus réjouissant quant au niveau général de certains étudiants , ceux-là qui répondent bien, à quelques détails mineurs près, à l'idée reçue : "portent des pantalons à la hussarde, fument la pipe et n'étudient pas", sans doute.
Puisse l'agrégation (externe), malgré les coups de boutoir des pédagogols meirieutisés, rester le bastion du savoir, le vrai !
Ecrit par : Moot | 05 octobre 2007
Bah, mince alors ! J'avais posté mon emploi du temps de cette année pour que, les uns et les autres, vous puissiez me conseiller afin que je supprime les temps morts et réduise en 24 heures ce que je fais actuellement en 26. J'ai tapé le petit code, on m'a affirmé que mon message allait apparaître... Et rien !
Ben zut alors, j'avais vraiment besoin de conseils, moi. Je vous le reposte ?
Ecrit par : catmano | 05 octobre 2007
Il va arriver, je pense.
Ecrit par : Jérémy | 05 octobre 2007
je ne suis pas bien sûr qu’il existe quelque chose que l’on puisse identifier comme « sarkozysme »
Ecrit par : brighelli | 05 octobre 2007
Le paquet fiscal, le "travailler plus pour gagner plus", la dépénalisation du droit des affaires, des peines plancher pour les délinquants, des tests ADN à la fois inutiles et humiliants, la chasse aux sans-papiers : rien que des mesures humanistes, en somme.
Darcos ne mange sans doute pas de ce pain-là, mais il se trouve qu'il est dans ce gouvernement : voilà ce qui coince, c'est tout -- mais c'est énorme.
Ecrit par : FGuichard | 06 octobre 2007
Mon emploi du temps actuel :
Tous les jours :
9 h 00 – 9 h 20 : mise en route
- rangement du cartable, copie des leçons pour le lendemain (CE1),
- écriture de la date au tableau (GS et CP, certains CP très immatures ont encore de la peine, ce sera long)
- lecture d’une petite phrase d’amorce de la journée : les GS cherchent des lettres connues , certains montrent des syllabes, d’autres commencent à déchiffrer des mots, les CP déchiffrent les mots, les CE1 aident au déchiffrage en donnant les sons inconnus aux CP ( e+ r, ça fait [é], par exemple) et donnent la catégorie grammaticale des mots. Chacun des plus petits peut intervenir dans l’exercice des niveaux supérieurs s’il s’en sent capable.
9 h 20 – 9 h 40 : EPS / rythme / spatialisation
Les exercices pratiqués lors de cette séance sont choisis en fonction du programme de graphisme des GS (par exemple, écrire la lettre en suivant un parcours au sol) ou du programme de mathématiques des GS /CP /CE1 (compter en rythme, se déplacer sur un quadrillage, grouper, dégrouper des objets, construction en volumes) ;
9 h 40 – 10 h : Leçon de français collective (orthographe, grammaire, conjugaison, vocabulaire)
Les GS et CP analysent l’oral, les compléments écrits sont traités par les CE1 pour le moment. Les plus jeunes peuvent intervenir dans l’écrit (cela a eu lieu à de nombreuses reprises dans la leçon sur les pluriels réguliers ou sur la conjugaison des verbes du 1° groupe au présent de l’indicatif) ;
10 h - 10 h 20 : Français
Les CE1 sont sur le cahier du jour (écriture : les majuscules + français : exercices d’application)
GS/CP : leçon de lecture (déchiffrage de la page du jour du manuel, exercices collectifs de reconnaissance du son, écriture grâce aux lettres de bois, compréhension du texte lu par les CP : mime, expression orale) ;
10 h 20 – 10 h 45 : Français
CE1 : fiche de compréhension de texte (sur le texte lu la veille à haute voix)
CP : écriture (la lettre, les syllabes ou les mots déchiffrés lors de la séance précédente) + dictée (syllabes, mots ou courte phrase)
GS : graphisme (travail collectif) + fiche d’application
10 h 45 – 11 h : Récréation
11 h – 12 h : Mathématiques
CE1 : calcul mental + leçon + exercices d’application ou problèmes
CP : leçon et calcul mental + écriture (les chiffres, les signes) + exercices d’application
GS : leçon commune avec les CP + exercices d’application + jeux mathématiques
13 h 30 – 13 h 50 : Chant
13 h 50 – 14 h 15 : EPS
14 h 15 – 14 h 30 : langue étrangère (ou bibliothèque le vendredi)
14 h 30 – 15 h 30 : Histoire / Géographie / « Leçon de choses » (en alternance) (ou Arts Plastiques le jeudi)
15 h 30 - 15 h 45 : Récréation
15 h 45 – 16 h 15 : Français / Motricité fine
CE1 : lecture à haute voix, compréhension de texte
CP : fiche de lecture silencieuse (la lettre du jour, reconnaissance auditive, écriture, syllabes, mots)
GS : laçages, piquages, coloriages ou découpages, algorithmes de perles
16 h 15 – 16 h 30 : Heure du conte
Lecture suivie magistrale, compréhension du texte.
Samedi (un sur deux) :
9 h – 9 h 15 : Mise en route (voir autres jours)
9 h 15 – 10 h 45 : Poésie
- récitation (CE1 + CP)
- écoute de la nouvelle poésie, explication du texte, du vocabulaire, exercices de diction
- illustration de la poésie
10 h 45 – 11 h : Récréation
11 h – 12 h : « Vivre ensemble » (avec la classe de cycle 3)
Petite question : l’année prochaine, la « polésie », où dois-je la mettre s’il vous plaît ? Que me suggérez-vous de supprimer ? Où ne suis-je pas assez efficace (rentable) et que pourrais-je compresser ?
Ecrit par : catmano | 06 octobre 2007
Cixi Sylcat
Ecrit par : Cixi Sylcat | 06 octobre 2007
Retour sur l'université d'été de SLL : ci-dessous, le lien avec le texte de l'intervention de Michel Jarrety, que je recommande à tous et à chacun, tant elle met l'accent sur les inerties, les pesanteurs et les blocages souvent évoqués ici :
http://www.sauv.net/univ2007_jarrety.php
Ecrit par : FGuichard | 06 octobre 2007
Voilà la confirmation sans appel par Michel Jarrety de ce que je déplorais plus tôt, l'incapacité à la fois de l'EN à se remettre en cause, et de la France à lui demander des comptes. Celle-ci présente ce paradoxe d’être à la fois un pays obsédé par la réforme et un pays qui résiste au changement. C'est le "mal francais" dont voici un bel exemple:
"Ce qui est apparu très vite, c’est que nos collègues inspecteurs généraux étaient réticents à l’idée de profondément réformer les choses, et il leur semblait par exemple impossible de supprimer la transversalité sans qu’une évaluation solide en eût été conduite, ce qui revenait à attendre que le désastre soit accompli alors que l’évidence s’impose que cette transversalité est une aberration pédagogique. De manière générale, l’inertie est considérable rue de Grenelle, et ce qui a sauté à nos yeux d’universitaires une fois de plus, c’est que, dans ce microcosme où tout le monde se connaît, l’esprit de corps demeure un frein considérable, et que les réticences sont très fortes lorsqu’il s’agit, pour des inspecteurs, de mettre en cause les réformes accomplies par d’autres inspecteurs, ou parfois par eux-mêmes".
Que pensez-vous qu'un ministre puisse faire quand les plus hauts échelons de sa bureaucratie sabotent systématiquement ses efforts? C'est ce qui se passe avec la directive sur la globale. Il est clair qu'à moins d'une résistance individuelle des parents et des enseignants, la cuvée du CP 2007 est d'ores et déjà condamnée à l'illettrisme et/ou à la dyslexie...
Ecrit par : Cadichon | 06 octobre 2007
Un petit coucou amical à Sandra, et un clin d'oeil un peu humoristique, lu dans le "Charlie hebdo" de cette semaine; (avez-vous signé la pétition?)
"Modem
Une automobiliste survit six jours sans boisson ni nourriture dans sa voiture accidentée ; « ce qui m’a aidée à tenir, c’est l’idée que François Bayrou allait se représenter en 2012 »."
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 octobre 2007
…"Alors, que monsieur Felts s'arme de patience, effectivement, avec tous mes vœux de prompt rétablissement dont il n'a rien à cirer…"
(Dobolino - 5 octobre 2007)
Mais non, Dobolino, je n'en ai pas rien à cirer. Quand on m'envoie un message amicale comme G. Guichard, P. Cordoba, J.P. Brighelli… Dobolino, et d'autres encore, c'est comme une perfusion d'anti-mitotique. Mais sans les désastreux effets secondaires de ce dernier… Pour moi, c'est aussi une preuve que j'existe. Sur ce blog, évidemment, c'est à travers le combat contre la CONSTRUCTITUDE SPICHIO -PÉDALOGIQUE. Je m'y emploie de temps en temps ici, un peu plus sur mon blog.
Ecrit par : Roger Felts | 06 octobre 2007
Cher Jean-Paul,
Vous avez confiance en Xavier Darcos. Il est votre ami et, de ce fait, c'est votre droit et même votre devoir de ne pas lui faire de procès d'intention. Ainsi, vous tentez de nous convaincre que le ministre roule les disciples de Meirieu dans la farine. Soit.
Le problème, c'est qu'au dessus du ministre, il y a un Président (je n'ose parler du Premier ministre, de peur faire hurler de rire tous les lecteurs de ce blog). Et ce Président a lu Machiavel aussi.
Depuis qu'il est élu, il ne cesse de faire le contraire de ce qu'il avait annoncé dans sa campagne électorale :
- Il nous dit que la constitution européenne était morte, et il nous la ressert avec un autre nom pour la faire adopter par les parlementaires, dans le dos du peuple qui l'avait rejetée,
- Il nous dit qu'il n'est pas atlantiste et que, juré craché, Chirac avait bien fait de ne pas aller en Iraq, puis il nomme le très pro-américain Kouchner au quai d'Orsay et se précipite chez les Bush pour faire allégeance,
-Il nous dit que, contrairement à ces deux principaux adversaires, il ne souhaite pas de VIe République, mais il assassine la Ve par sa pratique quotidienne.
Comprenez que nous doutions encore un peu. Peut-être Machiavel inspire Darcos mais les principales mesures prises pour l'instant témoignent davantage du nécessaire remboursement du paquet fiscal que d'autre chose. J'espère que vous avez raison. J'ai plutôt une bonne opinion de Darcos.
Mais ce n'est pas lui le maître à bord. Qu'un sondage vienne lui donner tort sur un point ou un autre et les docteurs es communication de l'Elysée le débarqueront, implicitement ou explicitement. Il doit donc faire un sans-faute.
Espérons tous qu'il y parvienne
Ecrit par : David Desgouilles | 06 octobre 2007
Lors de la réunion de rentrée (classe de CE1 de mon fils, 1 mois après la rentrée ), remarque étrange de la maîtresse: "cela a été un peu difficile au début, car ils ont très envie qu'on leur apprenne beaucoup de choses" - autrement dit, les enfants ont plus envie de travailler que ce que l'institution prévoit.
Je ne sais pas si cela s'est arrangé depuis parce que les enfants ont fini par comprendre qu'il était vain d'attendre qu'on leur apprenne quelque chose, ou parce que l'école s'est mise à leur niveau - je crains que le premier terme de l'alternative soit le bon.
Je subodore qu'il y a largement de quoi supprimer 2 heures sans rien perdre en contenu à condition d'éliminer les activités absurdes à cet âge (informatique...) et d'aller un peu plus vite en maths et en français en leur donnant tout de suite certaines des clés nécessaires à la résolution des problèmes plutôt que de les laisser chercher longtemps par des "méthodes personnelles": certaines de celles que j'ai vues dans le cahier de mon fils (où étaient recopiées toutes les méthodes utilisées par les élèves de la classe) m'ont laissé rêveur.
Ecrit par : Jesse | 06 octobre 2007
Petite question : l’année prochaine, la « polésie », où dois-je la mettre s’il vous plaît ? Que me suggérez-vous de supprimer ? Où ne suis-je pas assez efficace (rentable) et que pourrais-je compresser ?
Ecrit par : catmano | 06 octobre 2007
Merci Catmano. Les faiseurs de programmes tiendront peut-être un jour compte de ce qui se passe "en classe" "en cours"!
Ecrit par : Thalie- Thalie | 06 octobre 2007
Que pensez-vous qu'un ministre puisse faire quand les plus hauts échelons de sa bureaucratie sabotent systématiquement ses efforts? C'est ce qui se passe avec la directive sur la globale. Il est clair qu'à moins d'une résistance individuelle des parents et des enseignants, la cuvée du CP 2007 est d'ores et déjà condamnée à l'illettrisme et/ou à la dyslexie...
Ecrit par : Cadichon | 06 octobre 2007
Nous sommes d'accord, Cadichon, voilà pourquoi on est en droit de douter. Les "relais", disais-je hier; on en a quelques -uns que l'on voit tous les jours sous la forme de personnel de direction et vous croyez que certains se gênent pour critiquer ouvertement les mesures du ministre? Il suffit d'aller dans une salle de profs. Malheureux Darcos! s'il savait comment ses discours sont parfois relayés par les échelons de sa bourreaucratie!
Ecrit par : Thalie- Thalie | 06 octobre 2007
« De la sixième à la fin de la troisième, conjointement à l’apprentissage de la langue, l’enseignement sera centré sur ce qui est fondamental, c’est-à-dire la littérature : si la mission du collège est en effet de faire lire aux élèves de telles œuvres, c’est justement qu’ils ne sont pas armés pour les découvrir seuls. Et dès lors que l’idée même de socle conduit à recentrer l’enseignement sur les connaissances indispensables, il est clair que le maintien de ce qui a présentement trait à l’étude de « textes documentaires », à la littérature de jeunesse ou encore à la bande dessinée, ouvrirait à une dispersion préjudiciable à l’essentiel : devenu apte à lire les textes littéraires, l’élève sera naturellement capable de parfaitement comprendre des formes d’écrit moins exigeantes. Quant à la « lecture de l’image » qui ne relève pas de la compétence des professeurs de français, elle doit être réservée, avec une plus haute exigence, à l’enseignement artistique. » (extrait de la communication de Michel Jarrety)
Il me paraîtra toujours étonnant que l'on ait à réinventer l'eau tiède. Hélas, d'autres ont si "bien" réussi à évacuer le bon sens commun, qu'il est devenu nécessaire de le ramener à la surface, merci donc à Michel Jarrety pour ses remarques.
D'autres matières peuvent, elles aussi, profiter de ces principes. On a lâchement profité du fait que la science se remet sans cesse en question et qu'elle évolue. D'accord, mais ses fondements ne changent pas, et c'est eux qui doivent être enseignés, pas la dernière découverte à la mode ! Les choses simples, bêtes, et surtout universelles d'abord !
Alors, entre autres, exit l'informatique à tout-va, exit cette doctrine qui faisait reprocher par un inspecteur général (un bon bougre pourtant, formé à la vieille école et qui avait enseigné selon les vieilles méthodes), à un ami, prof de maths en hypotaupe, de ne pas avoir fait installer de vidéoprojecteur dans sa salle de cours. Exit surtout les véritables "marchands du Temple" dont l'an dernier j'allai voir, horrifié, la parade au salon "EducaTice".
Ecrit par : Moot | 06 octobre 2007
"la DELICIEUSE directrice de Normale Sup ..."
Euuuh... il est bien sûr, le camarade ? Si cette femme est "délicieuse", ce ne peut être Mme Canto-Sperber. Et si c'est Mme Canto-Sperber, elle n'est pas "délicieuse" : voir sa photo échevelée dans "Vogue" il y a quelques mois ("Les Femmes qui comptent en France", sic) ; on aurait dit Glenn Close interprétant Cruella dans "Les 101 dalmatiens"...
Ecrit par : Dulcamara
On évoque ici une personne dont le physique est certes agréable, mais dont le reste est bien mal assorti. Je l'ai vue une fois, très peu de temps après sa nomination "surprise" à la tête de l'ENS de la rue d'Ulm. C'était encore la période du "serrage de louches" et du soulagement général quant aux projets calamiteux de son prédécesseur.
Depuis, dixit un vieux camarade, elle a achevé de couler le navire. Ce n'est pas qu'elle ait continué le sabordage financier causé par la "cavalerie" rendue incontournable suite à l'étranglement budgétaire amorcé par le ministère Allègre (ce dernier ayant gardé une dent contre la vénérable école), non, mais elle a instauré un climat délétère, poussant certains à la démission, intentant même des procès à d'autres. Autant dire que l'esprit de cette "abbaye de Thélème", comme on disait dans l'ancien temps, a été étouffé. Rien à voir avec l'époque pas si lointaine (quinze ans) où un autre camarade, mécontent d'une décision prise par un sous-directeur, lui adressait une missive commençant par : "monsieur, vous êtes un imbécile".
L'école qui, en deux siècles, a discrètement (comment peut-on à ce point s'alarmer de son rang dans le classement de l'université de Shanghai ?) formé de nombreuses personnalités universellement connues, est devenue tout au plus une boîte pour fils-à-papa forts-en-thème.
Ecrit par : Moot | 06 octobre 2007
Que pensez-vous qu'un ministre puisse faire quand les plus hauts échelons de sa bureaucratie sabotent systématiquement ses efforts? C'est ce qui se passe avec la directive sur la globale. Il est clair qu'à moins d'une résistance individuelle des parents et des enseignants, la cuvée du CP 2007 est d'ores et déjà condamnée à l'illettrisme et/ou à la dyslexie...
Ecrit par : Cadichon | 06 octobre 2007
Certes mais que peut-on proposer? Pour que les parents et que les enseignants résistent, ils faudraient déjà qu'ils aient envie de résister, qu'ils soient convaincus du bien-fondé d'une résistance et qu'il n'y est qu'un seul, au maximum deux mouvements de résistance bien organisés ayant une forte audience.
Il faudrait déjà que parents et professeurs puissent s'entendre!
Nous sommes quelques parents ici et c'est pour nous un travail difficile et sans cesse renouvelé de nous faire accepter par les professeurs comme des interlocuteurs dont l'opinion peut avoir quelque valeur et dépasse l'intérêt personnel de leur exceptionnelle et méconnue progéniture.
En moyenne une fois par mois à présent, il se trouve un intervenant pour me renvoyer à mes casseroles et mon balai. Je ne m'en offense plus. Les premiers mois, ce fut pour moi très instructif car j'avais un bon ménage à faire. A présent, c'est stérile.
Au sujet de la place du verbe dans la phrase allemande, d'ailleurs, j'aimerais bien comprendre comment on l'enseigne si on ne peut pas parler de déclinaisons, donc pas de compléments du verbe.
"Ich bin müde": place du verbe? Soljénitsyne a dit ça en débarquant de l'avion sur je ne sais plus quel aéroport allemand quand il a réussi à être expulsé d'URSS en février 1974! Ce qui était marquant, c'était sa difficulté à prononcer ce ü: il mettait la bouche en cul de poule et l'a démesurément allongé. Ce moment m'est resté dans la mémoire.
Y'avait de quoi être müde, je n'en suis pas à ce point là mais, des fois, je suis aussi très fatiguée de me faire sacquer même si je comprends bien que nous sommes aussi là pour servir d'exutoire à des rancœurs et des exaspérations plus que justifiées à l'égard de certains parents d'élèves.
Ceci dit, sur les blogs vétos ouverts au public, si nous envoyions balader les visiteurs avec aussi peu de ménagements et sans explications claires, nous serions vite rappelés à l'ordre (à l'Ordre?) par notre confrérie.
Donc, la place du verbe dans la phrase allemande: soit, je veux bien le croire, mais encore? S'il n'y a même pas de COD dans la phrase, y'a plus que sujet et verbe...
Ecrit par : dobolino | 06 octobre 2007
Tenez, je vous amène, avec autorisation de l'auteur, un témoignage de prof de mathématiques sur un autre forum:
Le 05-10-2007 à 15:24:13, pg73 a écrit :
En faisant remonter de tels sujets tu vas te faire encore pleins de nouveaux amis sur le forum (si ce n'est déjà fait) Ttoo...
Remarque, tant qu'à faire c'est toujours plus intéressant que tes problèmes d'alcoolisme ou mes problèmes urinaires révélés par Kador le pédagogue hier soir...
Retour du calcul mental ?
Si cela pouvait être vrai je signerais tout de suite pour que cette directive soit appliquée car comme toi je crois que les bonnes méthodes pédagogiques sont celles qui fonctionnent devant et avec les classes et non pas devant un quarteron de didactitiens...
Toutefois aucune des directives et consignes ministérielles n'arrive jamais sur le terrain sans avoir été outrageusement déformée.
Exemple vécu : j'ai été inspecté l'an dernier par mon IPR (garanti 100% pédagogo mégalo) au moment des sorties de De Robien sur le retour aux apprentissages fondamentaux.
L'IPR s'est étranglé sur place en voyant que mes élèves de 6ème faisaient du calcul mental, que je les obligeais à connaître les tables (méthode fasciste !) et qu'ils n'avaient pas droit à la calculatrice bien que le ministre encourage clairement ce type de pratique.
Elle m'a fait la leçon et expliqué que l'interdiction de la calculatrice pouvait perturber gravement l'épanouissement des élèves, que le manque d'activités de groupe bordélisantes ne permet pas aux petits chéris de mettre du sens sur leurs apprentissages, que les tables de multiplication c'était dépassé à l'heure du tableur et autre "outils raisonnés de calculs" sans parler du couplet sur "l'enseignement spiralé" (culture du zapping)qui fait bander les formateurs IUFM depuis 2 ans(grâce sans doute aux conseils de Kador, mais avec moi ça marche pas ) et qui est comme tout ce qu'ils disent à ne jamais tenter.
Pour me soigner elle m'a conseillé d'emmener au moins une fois par semaine mes élèves faire mumuse en informatique sur tableur, de faire des groupes de travail de 4 élèves (car l'adulte n'est pas un référent pour l'apprenant)et de lire en guise de pénitence quelques BO passionnants sur les thèmes de convergence qui m'attendent toujours d'ailleurs.
Pour mon plus grand bien cette inspection a marqué mon entrée en résistance et je sais maintenant qu'il n y a que des parents et des élèves dont on peut espérer du soutien et eux au moins m'ont vivement encouragé à ne rien lâcher pour réparer certains dégâts du primaire.
Tout cela pour dire que le ver est dans le fruit et que, volonté ministérielle de Darcos ou non, rien ne changera de sitôt.
Les ministre ont souvent des idées claires et de bon sens mais elles sont torpillées 2 ou 3 échelons en dessous par la brillante technostructure de l'administration... et les consignes claires partant du haut arrivent tout en bas sous forme de BO indigestes et incompréhensible de 100 pages!
Ecrit par : dobolino | 06 octobre 2007
À propos de "dlicieuse" — j'ai du mal à comprendre que l'on n'ait pas saisi le caractère antiphrastique de l'expression…
Pour David Desgouilles, que je salue : Je sais bien que les conseillers de l'Elysée ont des sympathies pour les pédagogistes (j'ignore en revanche pourquoi — question de relations ou d'affinités, peut-être). Ils semblent croire que le laxisme leur achètera la paix des banlieues (l'expérience que Darcos consentirait peut-être à Gaby Cohn-Bendit va dans le même sens).
Qui ne sait pourtant que les gosses les plus déshérités, au niveau intellectuel ne se laissent pas acheter avec des sourires, et qu'ils aiment au fond avoir accès à la même langue et à la même culture que leurs homologues des quartiers chics ? C'est à peu près comme si on disait que l'enseignement rigoureux des années 60 a conduit à 68, et qu'il faut donc y renoncer, sous peine d'une seconde explosion de la jeunesse — aussi rigoureux que si l'on prétendait que la croissance ininterrompue des Trente glorieuses a amené la révolution. Ce qui peut faire exploser les banlieues demain, c'est le chômage, l'absence de perspective, et le fait de ne même pas avoir les mots pour le dire. Donnez-leur de la culture, ils commenceront à s'en sortir — ou au moins, ils verbaliseront, au lieu de s'exprimer avec des allumettes.
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 octobre 2007
C'est ce qu'explique Marc Le Bris, dobolino: la résistance aux volontés du ministre et la déformation de ses décisions commencent "à l'étage juste en-dessous de son bureau de la rue de Grenelle, et elles sont le fait de la "Nomenklatura" qui tient le ministère de l'Education".
Je ne demande qu'à croire, avec JPB, que Xavier Darcos a décidé de sonner pour de bon la fin de la récré, mais c'est vrai que pour l'instant on voit et on entend surtout un lobby "pédago" triomphant.
J'espère que la commission de réflexion sur le métier d'enseignant est bien, comme il l'écrit, un hochet destiné à amuser et à abuser des "incapables", mais la seule consultation de Meirieu, toujours aussi inepte mais toujours aussi terriblement habile et démagogue, et toujours aussi résolu à "faire enfin passer de bonnes idées qui avaient été repoussées jusque-là" par ces crétins d'enseignants qui ne se rendent même pas compte qu'il veut leur bien, a quand même de quoi inquiéter!
Sur le blog de David Desgouilles (post ci-dessus), un excellent petit texte tout court: "Ce matin, âne parlait dans mon poste".
Ecrit par : Jean | 06 octobre 2007
"Nous sommes quelques parents ici et c'est pour nous un travail difficile et sans cesse renouvelé de nous faire accepter par les professeurs comme des interlocuteurs dont l'opinion peut avoir quelque valeur et dépasse l'intérêt personnel de leur exceptionnelle et méconnue progéniture."
Ecrit par : dobolino | 06 octobre 2007
Merci, Dobolino, de dire si bien les choses.
Ecrit par : lucile | 06 octobre 2007
À propos de "délicieuse" — j'ai du mal à comprendre que l'on n'ait pas saisi le caractère antiphrastique de l'expression…
Ecrit par : brighelli
Mais si, ne vous inquiétez pas, Jean-Paul ! C'est d'autant mieux envoyé que cette harpie incompétente possède la carrosserie d'une gravure de mode. C'est comme la pomme empoisonnée, cette femme.
Ecrit par : Moot | 06 octobre 2007
Oh, Moot, je n'avais aucun souci pour vous… Le malentendu remontait à hier…
Et cela fait assez longtemps - disons une quarantaine d'années — que je ne me fie plus aux pépés bien carrossées ni aux mômes vert-de-gris, pour parler comme Lemmy Caution (qui connaît encore Lemmy Caution ?)
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 octobre 2007
Lemmy Caution : pied noir de Constantine !
Ecrit par : dugong | 06 octobre 2007
Lemmy Caution : pied noir de Constantine !
Trop souvent confondu avec l'Eddy de Nantes.
Ecrit par : dugong | 06 octobre 2007
A propos d'enseignement des maths en voici une illustration.
Hier, en début de cours d'EPS (course en durée) je rassemble et fais asseoir mes élèves de 4ème pour leur présenter le travail d'entraînement.
Pour vérifier leur connaissance de la notion de vitesse, je leur soumets le problème suivant: si un élève court régulièrement autour de la cour en réalisant une minute au tour de 200m, quelle sera sa vitesse, formulée en km/h?
Voyant s'afficher sur les visages incompréhension et angoisse, je reformule autrement la question: en réalisant un tour de la cour en une minute, quelle distance sera parcourue en une heure?
Je les laisse réfléchir 2 petites minutes et interroge oralement chacun d'entre eux. Un seul élève a trouvé la bonne réponse. Plusieurs (surtout des filles) n'ont pas même cherché à résoudre cette terrible énigme!
Je prends alors tout mon temps pour exposer cette notion de vitesse avant de passer à l'exercice pratique: courir non plus dans sa tête mais autour de la cour en répétant à chaque tour et pendant 15 minutes le temps réalisé au premier tour.
En fin de cours je rassemble les élèves et leur demande de me communiquer la distance parcourue (en 15 minutes) ainsi que la vitesse horaire.
Une bonne moitié des élèves n'a pas été capable connaissant la distance parcourue en 15 minutes de me dire à quelle vitesse moyenne ils l'ont réalisée.
NB. Le taux de réussite au brevet des collèges est de 93% dans l'établissement!
Ecrit par : buntovchik | 06 octobre 2007
Au contraire, l'opinion des parents est pour nous quelque chose d'essentiel, puisqu'on est sûr au moins qu'ils voient les choses avec bon sens et réalisme ( à part quelques embrigadés estampillés FCPE et PEEP qui répètent bêtement les slogans pédagos, et ceux-là ne nous intéressent pas, car , comme disait l'autre, nous n'aimons discuter qu'avec ceux qui sont d'accord avec nous!).
Comment agir lorsqu'on est parent? Peut-être que le plus efficace, c'est aujourd'hui de se donner le mot et être des centaines ou des milliers à écrire à Dominique Antoine, Conseiller pour l'Education du Président de la République, Palais de l'Elysée, 75800 PARIS, pour se plaindre qu'on n'apprenne plus, sauf trop rares exceptions, le latin en latin, l'allemand en allemand, l'espagnol en espagnol, l'anglais en anglais, le français en français, à lire, l'histoire en histoire, écrire et compter en primaire, la grammaire, Molière et La Fontaine au collège, à ne pas bavarder en classe, etc..
Ecrit par : Jean | 06 octobre 2007
qui connaît encore Lemmy Caution ?
Ecrit par : brighelli
Ah oui, "cigarettes, whisky et p'tites pépées". C'est tout ce que j'en connais, d'ailleurs.
Ecrit par : Moot | 06 octobre 2007
Jean a écrit : "Peut-être que le plus efficace, c'est aujourd'hui de se donner le mot et être des centaines ou des milliers à écrire à Dominique Antoine, Conseiller pour l'Education du Président de la République, Palais de l'Elysée, 75800 PARIS"
Pourquoi se donner cette peine (sans remise) ? Entre deux appels de son Maître (dont l'oracle est à Delphes...), il est branché 24/24 sur bonnet d'âne !
Ecrit par : dugong | 06 octobre 2007
"l'histoire en histoire, à lire, écrire, compter en primaire..."
Ecrit par : Jean | 06 octobre 2007
Mailer le vrai et le faux c'est l'art du cochon...
Ecrit par : dugong | 06 octobre 2007
Je corrige des copies. Personne n'a envie de déconner ? Ca aide pourtant ...
Ecrit par : dugong | 06 octobre 2007
Jean a écrit : "Peut-être que le plus efficace, c'est aujourd'hui de se donner le mot et être des centaines ou des milliers à écrire à Dominique Antoine, Conseiller pour l'Education du Président de la République, Palais de l'Elysée, 75800 PARIS"
Pourquoi se donner cette peine (sans remise) ? Entre deux appels de son Maître (dont l'oracle est à Delphes...), il est branché 24/24 sur bonnet d'âne !
Ecrit par : dugong | 06 octobre 2007
Ici, nous sommes une poignée, à peine! Probablement ceux qui auraient le courage d'écrire si ça pouvait servir.
A mon avis, il vaut mieux se cotiser pour payer quelques tueurs à gages.
Ecrit par : dobolino | 06 octobre 2007
"Ici, nous sommes une poignée, à peine!"
Moins qu'une poignée, c'est combien ? une nanochiée ?
"A mon avis, il vaut mieux se cotiser pour payer quelques tueurs à gages"
Avec nos maigres salaires ?! Au prix du professionnel de maintenant ? Vous n'y pensez pas ?!
Ecrit par : dugong | 06 octobre 2007
Pour les incultes…
Lemmy Caution n'est pas uniquement le nom du personnage incarné à l'écran par Eddie Constantine — d'où les jeux de mots en quasi pataouète de Dugong… C'est Constantine qui chantait "cigarettes, whisky, etc.". Et qui jouait ensuite pour Godard, qui a toujours adoré faire tourner des demi-sels.
Lemmy Caution a débarqué en France en 1945, non dans les fourgons des GI's, mais comme N°1 de la Série Noire (avec "la Môme vert de gris") — avis aux amateurs et collectionneurs, c'est devenu rare… Peter Cheyney, que tout le monde croit amerlock comme on disait alors, était anglais — même malentendu sur James Hadley Chase, dont le Pas d'orchidées pour Miss Blandish est le n°3 de la Série Noire. De Cheyney, lire surtout Cet homme est dangereux, le premier chronologiquement, mais le n°2 de la Série Noire (tout aussi rarissime, si papa ou pépé l'ont dans leur grenier, votre fortune est demi-faite).
Le côté savoureux des romans de Cheyney tient au commentaire "off" du héros, en permanence, qui utilise une langue particulièrement argotique — dont la traduction par Marcel Duhamel soi-même a donné un argot artificiel immédiatement adopté à Saint-Germain des Prés et ailleurs — voir Vian, autre traducteur-vedette de la Série Noire à la même époque, qui a fini par parodier Cheyney.
Lequel a servi de modèle à un certain frédéric Dard pour créer San-Antonio. D'où l'argot…
Et il y en a qui ignoraient tout ça…
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 octobre 2007
"A mon avis, il vaut mieux se cotiser pour payer quelques tueurs à gages"
J'ai peut être une piste avec des mercenaires ukréniens rescapés du crash de Kinshassa : il seraient prêts à découper du pédagogiste à la 12.7 pour un tarif tout à fait concurrentiel.
Ecrit par : dugong | 06 octobre 2007
"Peter Cheyney, que tout le monde croit amerlock comme on disait alors, était anglais"
Peter le père de Dick ?
Pas possible !
Ecrit par : dugong | 06 octobre 2007
"comme N°1 de la Série Noire ...
mais le n°2 de la Série Noire (tout aussi rarissime...
Miss Blandish est le n°3 de la Série Noire..."
Je cède les 6 premiers numéros de la revue "Le débat" pour pas cher.
Enfin, pas trop peu !
Ecrit par : dugong | 06 octobre 2007
Ça a l'air vraiment terrible de corriger des copies, Dugong : quel stress, il faut évacuer !
Mais ça détend le blog :-)
Ecrit par : lucile | 06 octobre 2007
"Ça a l'air vraiment terrible de corriger des copies, Dugong : quel stress, il faut évacuer !"
Vous ne pouvez pas savoir comme ! Et ça ne s'arrange pas avec l'âge !
Pour évacuer, j'évacue ! Je redécouvre l'évacuation impartiale comme il se doit en pédagol...
Ecrit par : dugong | 06 octobre 2007
Nous sommes d'accord, Cadichon...Il suffit d'aller dans une salle de profs. Malheureux Darcos! s'il savait comment ses discours sont parfois relayés par les échelons de sa bourreaucratie!
Ecrit par : Thalie- Thalie | 06 octobre 2007
Cette "bourreaucratie" était à l'honneur à Aix fin août:
Les actes des diverses Universités d’été permettent de prendre le pouls d’une société. Aussi, dans le droit fil du témoignage de M. Jarrety, je vous livre quelques interventions à celle l’ALEPS, qui a lieu tous les ans à la fac de droit d’Aix-en-Provence. Cet extrait (disponible que sur abonnement,) s'intitule « La résistance aux réformes » qui examine l'incapacité de la France non pas à se réformer, car elle est atteinte dans ce domaine d’une réformite aigüe chronique, mais à opérer des réformes, en particulier dans le domaine institutionnel, qui ont un effet positif sur les "administrés".
« SI les réformes institutionnelles sont si difficiles, c’est que les hommes de l’Etat et leurs clients n’y voient que menaces pour leur position dominante. C’est ce que démontrent le Professeur Joseph PINI, de l’Université Paul Cézanne, Bogdan CALINESCU,
chercheur à l’IFRAP (Institut Français de Recherche sur les Administrations Publiques), et David NOTT,Président de Reason Foundation (Californie).
Joseph Pini : la réforme « à la française ». La France présente ce paradoxe d’être à la fois un pays obsédé par la réforme et un pays qui résiste au changement. Le discours sur le besoin de réforme est permanent. Par exemple, le Parlement vote une loi sur les violeurs récidivistes ; le lendemain on demande déjà des modifications de la loi ! Il y a cette idée, notamment chez le nouveau Président, de montrer le volontarisme politique et de réhabiliter le politique : « il faut transformer la volonté en nécessité ! ». D’où : réforme, là encore. Pourtant la réforme est en même temps résistance à la réforme. Car il y a en réalité nécessité de conditions pour conduire correctement une réforme. Or, en France, c’est bien l’Etat lui-même et son appareil administratif qui empêchent la réforme. La réforme devient alors paradoxalement l’instrument empêchant la vraie réforme. Ceci est typiquement français. On veut le changement mais sans le changement, la « rupture dans la continuité ». Que cela soit du côté de la Sécurité Sociale, des retraites, des universités, il « faut réformer » pour «sauver le modèle français»
Il y a deux aspects à cette « réforme sans changement ». Premièrement, la réforme va toujours dans la même direction, celle du renforcement des structures étatiques ou syndicales. La réforme des universités de cet été en est un exemple : elle ne fait que renforcer le pouvoir du président d’université et des syndicats étudiants.
Deuxièmement, la réforme manque généralement sa cible. Lors des discussions autour de la réforme de la Constitution on a vu de nombreux discours et textes. Pas un seul ne traitait des problèmes de fond, comme les droits individuels. Non : on posait le problème de la possibilité pour le Président de parler devant le Parlement. Ce n’est véritablement pas de la réforme ! Ce qui importe c’est que des comptes soient rendus au peuple en termes de dépenses publiques, en termes de protection des droits individuels. Le discours sur la réforme se résume en réalité à une espèce de rideau de fumée pour prolonger le statu quo tout en faisant croire à une tentative d’amélioration »’’
Bogdan Calinescu : La tyrannie du statu quo en France
La France est le pays du statu quo, pour au moins quatre raisons.
D’abord le pays est mené par les syndicats de fonctionnaires qui dépendent qui plus est de l’argent public. Sans les syndicats des services publics il n’y aurait que 2 à 3% de syndiqués dans ce pays. Ces syndicats sont systématiquement contre toute réforme en profondeur. Curieusement ces organisations n’ont ni le statut d’association, ni de parti politique et sont à la limite de l’illégalité. Elle n’ont pas vraiment d’obligation de transparence, sont largement financées par les deniers du contribuable... contre les contribuables.
Deuxièmement, les fonctionnaires ont acquis bien trop de privilèges (avec par exemple des retraites anticipées, plus élevées et de meilleures conditions d’emploi qu’ailleurs). Ce sont en réalité les hauts fonctionnaires qui dirigent le pays. Installés à des positions clés ils font la pluie et le beau temps. Même le ministre n’a aucun pouvoir réel.
Troisièmement les politiciens et les élus font blocage en produisant sans cesse de nouvelles agences et autres observatoires, dès qu’un problème est soulevé. En réalité ils n’ont aucune incitation à résoudre les problèmes puisque ces derniers justifient en réalité leur action. Le Parlement n’a pas de véritable pouvoir, il est complètement soumis à l’exécutif. Enfin, les acteurs privés, qu’ils soient des entreprises des associations, des individus, réclament toujours plus de « droits » et de protections. Ils sont incapables de comprendre que leurs problèmes viennent justement de l’Etat et non pas du marché ou de la mondialisation !
David Nott : Pourquoi les Etats persistent à tricher avec le libre échange ?
Les auteurs du Public Choice, et notamment le Prix Nobel James Buchanan, ont décrit les mécanismes à l’œuvre à l’intérieur des administrations et bureaucraties publiques. Les hommes et les femmes qui y travaillent sont en réalité comme les autres : ils cherchent à accroître leur pouvoir, leur budget, le nombre de leurs électeurs. Comme le rappelait Tocqueville, la concurrence entre gouvernements les force à s’améliorer.
Prenons quelques exemples. En 2001, G.W. Bush augmente de 30% les droits de douanes pour «protéger l’industrie américaine » de la « concurrence déloyale étrangère ». Cette soi-disant protection a en réalité coûté beaucoup plus cher aux Américains que ce qu’elle leur a apporté, comme l’a bien démontré une étude de l’OMC. Alors pourquoi cette mesure ? C’est que la région productrice d’acier aux Etats-Unis est un réservoir potentiel de votes pour les républicains, votes qu’il a fallu aller récupérer. Il en est de même pour les subventions et protections accordées aux paysans, aux Etat-Unis ou en Europe. Actuellement 50% des gens en prison aux Etats-Unis aujourd’hui le sont pour délits non-violents ayant un rapport avec la drogue. L’année dernière l’American Enterprise Institute a produit une étude démontrant que les coûts de cette politique anti-narcotiques étaient plusieurs fois supérieurs à ses avantages.
La question cruciale ici est : comment faire pour limiter l’action de l’Etat ?
La mondialisation, et la concurrence qu’elle introduit, ont restreint les pouvoirs de l’Etat. Les flux mondiaux de capitaux lui échappent de plus en plus. La liberté dans la mondialisation représente donc, quand elle existe, une limite importante imposée au pouvoir politique. Mais limiter l’action de l’Etat requiert aussi de notre part de faire passer le message scientifique de la science économique. Les gens doivent comprendre le fonctionnement du politique, le fonctionnement des marchés. Nous devons leur sortir de la tête l’idée que le public doit résoudre tous les problèmes et que dans une certaine mesure le marché peut résoudre leurs problèmes, si tant est qu’on ne l’étouffe pas. Enfin, il faut que nous trouvions des alliés politiques pour mettre en application notre message de responsabilité. De plus en plus d’hommes politiques gèrent leurs circonscriptions, leur ville etc. comme des chefs d’entreprises. Ils gèrent les deniers de leurs administrés au mieux dans une logique d’efficacité. Suivant les modèles de gouvernance, ils cherchent et font désormais appel à des entreprises privées mises en concurrence pour répondre à la demande de biens publics. C’est avec ce type d’hommes politiques qu’il faut travailler »
Dans le même numéro de la Lettre de l'Aleps, un article sur la "société de défiance", encore une caractéristique de ce "mal français", avec la culture du ressentiment. Jean Philippe DELSOL, juriste et avocat international vient de publier un ouvrage intitulé «Au risque de la Liberté » (François-Xavier de Guibert). Sa première partie est consacrée à la « Société de défiance », et l’Express publie ces jours-ci un sondage et un article titré «Cette méfiance qui tue la croissance », qui vient renforcer la thè̀se de Jean Philippe DELSOL. L’article s’appuie sur l’analyse de Yann ALGAN et Pierre CAHUC, qui s’interrogent aussi sur « la société de défiance » à la française. Conclusion : « Individualistes, corporatistes, les Français suspectent tout et tout le monde ; voisins, patrons, justice, élus ».
Premier sondage intéressant : le pourcentage de personnes qui pensent qu’il « est possible de faire confiance aux autres ». C’est une question importante dans une économie de libre marché qui repose largement sur la confiance dans les contrats signés et dans les institutions en général. La réponse est oui pour 67,1% des Suédois, 67,1% des Norvégiens, 60,8% des Danois, 59,7% des Finlandais, 58,3% des
Hollandais, mais aussi 57,2% des Chinois, 45,6% des Américains, 44,4% des Suisses, 43,3% des
Japonais, etc. On trouve la France en 24ème position sur 26, avec 21,9% seulement de personnes faisant confiance aux autres. Cela rend les relations entre Français bien difficiles. On suppose que s’ils ne font pas confiance aux autres, ils font confiance à l’Etat, qui, lui, est au dessus de tout soupçon !
Autre question posée : le pourcentage de personnes qui « déclarent trouver injustifiable de réclamer indûment des aides publiques ». 86,6% des Danois, 78,2% des Hollandais, 76,1% des Norvégiens, 74,1% des Australiens, 73,3% des Américains, 72,6% des Italiens, 71,2% des Suédois, 70,7% des Anglais etc.
Seuls pays en dessous de 50% ; le Mexique avec 42,3% et la France, bon dernier, avec 38,6%. Il est donc naturel pour un Français non seulement de recevoir des aides de l’Etat, ce qui est déjà en soi un problème, mais encore pire de réclamer des aides indues, c'est-à-dire de frauder (la sécu ou l’aide sociale, ou les assurances chômage, ou autres). Cela correspond par exemple au fait que les Français considèrent, en
particulier dans la fonction publique, qu’ils ont « droit » à un certain nombre de jours d’arrêt maladie !
Autre sujet abordé: quel est le pourcentage de personnes qui pensent que « pour arriver au sommet, il est nécessaire d’être corrompu », par exemple dans le monde des affaires ? C’est le cas de 13,4% des Norvégiens, de 22,3% des Américains, de 22,5% des Canadiens, de 22,7% des Australiens, de 25,5% des Anglais ou de 30,9% des Suisses. On trouve en queue de peloton la France, avec 52,6%, suivie essentiellement de la Russie, sympathique compagnie, quand on sait effectivement comment se passent les affaires en Russie.
Témoignage personnel: Les étudiants français devraient savoir que leur réputation de tricher aux examens est telle que cetaines universités ( Harvard, par exemple, d'où je tiens l'information) traitent leurs dossiers avec des pincettes.
Les excès de quelques-uns compromettent les avantages de tous...
Ecrit par : Cadichon | 06 octobre 2007
"quel est le pourcentage de personnes qui pensent que « pour arriver au sommet, il est nécessaire d’être corrompu », par exemple dans le monde des affaires ? C’est le cas de 13,4% des Norvégiens
...
Les excès de quelques-uns compromettent les avantages de tous..."
C'est une affirmation très hâtive : 13,5 % tout au plus et j'exagère à peine !
Ecrit par : dugong | 06 octobre 2007
"Et cela fait assez longtemps - disons une quarantaine d'années — que je ne me fie plus aux pépés bien carrossées ni aux mômes vert-de-gris, pour parler comme Lemmy Caution (qui connaît encore Lemmy Caution ?)
JPB"
Ecrit par : brighelli | 06 octobre 2007
On écrit: "pépées", Jean-Paul, dans l'acception que vous suggérez! Cette orthographe révélerait-elle de votre part une crainte... Ou un fantasme caché?
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 octobre 2007
Bien vu CS !
Pourtant Darcos n'est pas encore retraité (?)
Ecrit par : dugong | 06 octobre 2007
Quelques lettres seulement (de parents, Dugong, de parents!) adressées personnellement à Dominique Antoine seraient déjà intéressantes par les réponses dudit, si réponses il y avait - mais à mon humble avis, réponses en effet il pourrait y avoir, question de courtoisie au plus haut sommet de l'Etat.
Et puis,la lettre de Nicolas Sarkozy s'adressant aux "éducateurs", c'est-à-dire aussi, et même d'abord, aux parents, n'appelle-t-elle pas une réponse?
Les parents ont un rôle capital à jouer dans la "déconstruction du constructivisme" parce que je crois que le gouvernement est très attentif à leurs observations. Mais il ne peut écouter que les voix qui se font entendre (jusqu'à présent, celle de la FCPE et de la PEEP, et puis ce sondage qui donne 80% de parents satisfaits de l'école et dont personne n'est dupe). Ne serait-il pas nécessaire que les parents non affiliés à ces grandes centrales "pédago" ou qui non pas été "sondés" s'expriment eux aussi, directement auprès du Président de la République?
Il me semble - je peux me tromper - que tous les livres qui dénoncent la destruction de l'école parus ces dernières années ont été écrits par des enseignants? N'est-ce pas un peu étrange quand même?
Certes, Dugong, on peut imaginer que les interventions de parents sur ce blog sont observées par les conseillers de l'Elysée, mais je pense que, sans aller jusqu'à écrire un livre, rien ne vaut une lettre personnelle, parce qu'elle peut représenter - n'est-ce pas à essayer? - l'amorce d'un dialogue.
Ecrit par : Jean | 06 octobre 2007
"Et cela fait assez longtemps - disons une quarantaine d'années — que je ne me fie plus aux pépés bien carrossées ni aux mômes vert-de-gris, pour parler comme Xavier remis en question"
Les couloirs du MEN où erre la Maldonne des Learning.
Meirieu auteur de séries noires ?
Ecrit par : dugong | 06 octobre 2007
Bonjour
J’viens de temps à autres sur le blog…. et généralement après côtoyé de force quelques pseudo-pros de la « pédagogol »…
Cette semaine encore, j’ai assisté à un haut moment culturel lors d’une « animation » dans ma circonscription ; le « conseiller » nous a d’abord fait écouter des bruits en tout genre (bruits de pas dans les escaliers, grincements de volets, portes qui claquent…) pour ensuite s’intéresser aux sonneries (réveils, téléphones, sonnettes de portes d’entrée…)…. Dans quel but ? Aucune idée… si ce n’est de celui de nous remettre un CD et son fascicule de 60 pages.
Alors les nouvelles annoncées ici remontent le moral. Merci !!
J’en profite pour apporter une petite contribution (sûrement redondante avec celles des habitués du blog)
Malgré la formation à haute valeur ajoutée que m’a offerte l’IUFM, il y a quelques années, je ne peux m’empêcher de faire des dictées, de faire lire des ouvrages tirés de la littérature de jeunesse classique (Twain, Comtesse de Ségur, Dickens…) ou de faire analyser grammaticalement des phrases; « c’est pas bien ! » m’a –t-on répété. Mais chose étrange, mes élèves aiment tout cela … et pourtant ils sont, paraît-il, dans un univers socialement défavorisé…
Merci à JPB ainsi qu’ à ceux qui se battent à ses côtés.
Mirliflore.
Ecrit par : Mirliflore | 06 octobre 2007
"je ne peux m’empêcher de faire des dictées, de faire lire des ouvrages tirés de la littérature de jeunesse classique (Twain, Comtesse de Ségur, Dickens…) ou de faire analyser grammaticalement des phrases; « c’est pas bien ! » m’a –t-on répété. Mais chose étrange, mes élèves aiment tout cela … et pourtant ils sont, paraît-il, dans un univers socialement défavorisé…"
Continuez ! Ceux qui disent que "ce n'est pas bien" méprisent les élèves. Dites le leur !
Pas de prisonnier ...
Ecrit par : dugong | 06 octobre 2007
Souvenez-vous , Dugong, pour vous remonter le moral, de cette autre déclaration oraculaire de Meirieu: "Corriger des copies ne sert à rien."
Ecrit par : Jean | 06 octobre 2007
"Souvenez-vous , Dugong, pour vous remonter le moral, de cette autre déclaration oraculaire de Meirieu: "Corriger des copies ne sert à rien."
Ca c'est vache (de mer) ! au moment où je rougissais en veux tu en voilà ...
"Moi quand on m'en fait trop, j'correctionne plus..."
Ecrit par : dugong | 06 octobre 2007
Jean, ce serait bien que les parents soient entendus, mais il y a quelques obstacles à surmonter :
- la difficulté de mobiliser sur cette question. Comme dit Dobolino, nous sommes une poignée ici et depuis que ce blog m'apporte des éléments tangibles pour expliquer ce qui se passe, j'essaie d'en parler autour de moi.
Les personnes sont plutôt de milieux ayant fait des études, mais c'est très difficile de leur faire prendre conscience du désastre et qu'en plus on peut changer les choses !
La seule qui m'a écoutée est une jeune institutrice formatée IUFM (on peut mettre cet échec au compte de mes lacunes de "commerciale")
- si Trucmuche écrit un livre sur "pourquoi mes enfants n'ont rien appris à l'école", croyez-vous qu'il ait la moindre chance d'être publié (sauf si Trucmuche est directeur des éditions Machinchose) et si jamais il arrive dans les librairies, on dira mais ce n'est pas un expert, il raisonne comme si l'école apprenait les mêmes choses que dans le temps, il n'a pas une vue objective, son champ d'étude, c'est ses gamins !
En voici deux, il doit y en avoir d'autres.
Ecrit par : lucile | 06 octobre 2007
Se remettre en question (comme Lemmy...) est ce poser toujours la même ?
Interview de Meirieu sur htttp://www.meirieu.jedistout.com
Ecrit par : dugong | 06 octobre 2007
J'ai fini de corriger. Désolé du dérangement.
Ecrit par : dugong | 06 octobre 2007
(on peut mettre cet échec au compte de mes lacunes de "commerciale")
L'échec n'est pas bien sûr qu'une enseignante m'ait écoutée !! :D
Beaucoup de parents d'élèves (et vous devez le savoir) sont indifférents à ce qui se passe à l'école, ou bien ont de si mauvais souvenirs de leur propre expérience, qu'ils n'envisagent même pas de s'en occuper, du moment que leur rejeton a le bac, qui à leur époque avait été un objectif inaccessible.
Les 80% de satisfaits s'expliquent en partie pour cela et aussi par la propagande de gens qui ont de bons relais dans les médias.
On dit que les médias évoquent ce que les gens aiment entendre : s'ils commencent à parler du désastre de l'école, il y a de l'espoir.
Ecrit par : lucile | 06 octobre 2007
"A mon avis, il vaut mieux se cotiser pour payer quelques tueurs à gages"
J'ai peut être une piste avec des mercenaires ukréniens rescapés du crash de Kinshassa : il seraient prêts à découper du pédagogiste à la 12.7 pour un tarif tout à fait concurrentiel.
Ecrit par : dugong | 06 octobre 2007
Je connais un gitan dans les quartiers nord qui nous ferait ça pour 1500 € -- en liquide.
Ecrit par : FGuichard | 06 octobre 2007
L'an dernier j'ai appris à lire à 80% des élèves de grande section (enfants de 5ans ) de mon secteur d'intervention ( je suis instit spécialisé ) . Cet apprentissage a été mené sur toute l'année à raison d'une séance hebdomadaire (environ une trentaine de séances de 40 minutes chacune). Ces séances interactives étaient bien sûr très intenses; les gamins étaient d'ailleurs ravis d'être mobilisés de la sorte.. .Voyons, voyons: 40x30 font 1200 soit 20 heures !! Attention ! 20 heures d'enseignement progressif, explicite,cohérent et structurant. Nous sommes le 6 octobre ; dans certains CP ( enfants de 6 ans ) on n'a, au jour d'aujourd'hui , étudié que quatre voyelles; dans d'autres on se contente de faire le perroquet et on continuera à le faire jusqu'en février. L'apprentissage réel de la lecture n'est donc pas encore commencé ! Que de délayage ! lequel finit, à la longue, par décourager les gamins.
Non, la durée ne fait rien à l'affaire...De le qualité vous dis-je, de la qualité!
Thierry
Ecrit par : venot thierry | 06 octobre 2007
"Beaucoup de parents d'élèves (et vous devez le savoir) sont indifférents à ce qui se passe à l'école",
Ecrit par : lucile | 06 octobre 2007
Je crois surtout que tout est fait par l'Institution pour brouiller les pistes et empêcher les parents de prendre la mesure du désastre.
Par exemple, les pressions de la hiérarchie et de ses kapos sont extrêmement fortes pour nous "convaincre" d'utiliser des livrets d'évaluation mentionnant un nombre incalculable de "compétences" formulées dans un jargon inaccessible au commun des mortels... Nous n'y comprenons d'ailleurs rien nous-mêmes, pour être honnête !
Mêmes pressions pour nous dissuader d'utiliser des notes chiffrées, des éléments de comparaison (moyenne la plus haute, moyenne la plus basse de la classe).
Et tous ceux d'entre nous qui refusent de se conformer à ces oukazes et persistent à élaborer des livrets lisibles par les parents de leurs élèves en subissent les conséquences !
Mais si les khmers et leurs kapos ne sont pas heureux, les parents en revanche ne cachent pas leur satisfaction, voire leur soulagement.
En fait, dès que l'on élimine la langue de bois et que l'on s'adresse aux parents en parlant français, la plupart d'entre eux se montrent réellement impliqués dans la scolarité de leurs enfants.
J'en profite au passage pour rendre hommage à tous les parents qui apportent au quotidien leur soutien chaleureux aux instits instructionnistes en rupture avec la hiérarchie. C'est bien souvent grâce à eux que nous pouvons échapper à une mutation d'office ou une pédagogo-thérapie et que nous pouvons continuer à nous cramponner à notre poste et continuer à instruire nos élèves. Qu'ils en soient remerciés !
Ecrit par : Un hussard | 06 octobre 2007
Il me semble - je peux me tromper - que tous les livres qui dénoncent la destruction de l'école parus ces dernières années ont été écrits par des enseignants? N'est-ce pas un peu étrange quand même?
Ecrit par : Jean | 06 octobre 2007
"'- si Trucmuche écrit un livre sur "pourquoi mes enfants n'ont rien appris à l'école", croyez-vous qu'il ait la moindre chance d'être publié (sauf si Trucmuche est directeur des éditions Machinchose) et si jamais il arrive dans les librairies, on dira mais ce n'est pas un expert, il raisonne comme si l'école apprenait les mêmes choses que dans le temps, il n'a pas une vue objective, son champ d'étude, c'est ses gamins !"'
En voici deux, il doit y en avoir d'autres.
Ecrit par : lucile | 06 octobre 2007
J'en suggère une troisième, en complément des autres: Bien des profs écrivent avec une double casquette, en tant que parents, et c'est à eux qu'ils s'adressent, comme leurs titres l'indiquent souvent:Nos enfants gâchés, Et vos enfants ne sauront plus lire, etc..., Lettre ouverte aux parents de futurs illettrés, Que transmettre à nos enfants?
Meirieu aussi d'ailleurs... mais, heureusement pour eux, je ne pense pas que beaucoup de parents perdent leur temps à déchiffrer son sabir pseudo-scientifique, pontifiant, et filandreux. Quand on s'intéresse quelque peu à ce qui se passe dans les écoles, si on l'a vu ou entendu une seule fois on est fixémalgré son ton de chanoine. Son succès n'est pas venu des parents mais bien du corps enseignant, de leurs inspecteurs, et de la Nomenklatura qui brandissaient à l'unisson l'Ecole ou la guerre civile, et les Héritiers ou la Reproduction bourdivines, comme autant de petits livres rouges, tant ils répondaient à leurs aspirations généreuses et romantiques, à la promesse de lendemains qui chantent dans une société idéale....mais aussi à leurs basses préoccupations d'avancement et gloriole personnelle.
Ah! le miroir aux alouettes de ce tropisme de la nouveauté, dans le domaine la transmission à ses petits qui se caractérise, comme chez les animaux, ( me tromperais-je, dobolino?) par son conservatisme.
Ecrit par : Cadichon | 06 octobre 2007
""A mon avis, il vaut mieux se cotiser pour payer quelques tueurs à gages"
J'ai peut être une piste avec des mercenaires ukréniens rescapés du crash de Kinshassa : il seraient prêts à découper du pédagogiste à la 12.7 pour un tarif tout à fait concurrentiel.
Ecrit par : dugong | 06 octobre 2007
Je connais un gitan dans les quartiers nord qui nous ferait ça pour 1500 € -- en liquide.
Ecrit par : FGuichard | 06 octobre 2007
A 150 euros la kalash avec quelques chargeurs du côté de Diffa ! Pas de refroidissement liquide ! Tout à l'air !
Je pourrais m'en charger. Travailler plus pour gagner plus ... Quelle galère cette concurrence avec les pays de l'Est !
Que deviendrons nous avec la concurrence indienne et chinoise ? Misère !
J'attends des propositions concrètes du MEN : BTS de dégrossissage, DUT de nettoyeur, DESS d'étêtage, que sais-je encore ?
Ecrit par : dugong | 06 octobre 2007
Quelle différence entre un pédagogue et un pédophile ? Ce dernier aime vraiment les enfants.
Cette "blague" consternante est très en vogue dans les Rectorals.
GCB est-il vraiment un pédagogue ?
Ecrit par : dugong | 06 octobre 2007
A un hussard,
J'imagine que bien des parents se rendent compte que ça ne tourne pas rond, mais pour diverses raisons ne disent rien (et achètent la méthode Boscher dans les supermarchés, paient des cours privé ou vont dans le privé).
L'indifférence (apparente) peut venir aussi de ce qu'on croit ne rien pouvoir faire, de la timidité (un enseignant peut impressionner celui qui n'a pas le même bagage), ...
Aussi quand ils rencontrent un enseignant qui a pris la mesure du problème et qui fait vraiment travailler leurs enfants, quel soulagement !
Alors l'hommage est réciproque, parce que, si chez les parents l'engagement peut être suspecté d'égoïsme, chez les enseignants, c'est plus altruiste (suis-je idéaliste ?)
A Cadichon : il est un peu normal que les livres sur l'école s'adressent aux parents : les méthodes actuelles peuvent être pénibles pour ceux qui doivent les appliquer, mais les conséquences de leur application, elles, sont dramatiques pour les enfants.
Ecrit par : lucile | 06 octobre 2007
J'en profite au passage pour rendre hommage à tous les parents qui apportent au quotidien leur soutien chaleureux aux instits instructionnistes en rupture avec la hiérarchie. C'est bien souvent grâce à eux que nous pouvons échapper à une mutation d'office ou une pédagogo-thérapie et que nous pouvons continuer à nous cramponner à notre poste et continuer à instruire nos élèves. Qu'ils en soient remerciés !
Ecrit par : Un hussard | 06 octobre 2007
Dans son livre "Une folle solitude" (Le fantasme de l'homme auto-construit) Olivier Rey écrit: " Il est vrai que beaucoup d'élèves persistent à apprendre à lire et écrire. Ils y parviennent d'autant mieux que nombre d'instituteurs ou institutrices n'obéissent pas aux directives des "formateurs" et inspecteurs, et n'ont pas rompus avec des méthodes éprouvées. Bizarre situation que celle des enseignants, qui doivent résister à leur tutelle pour remplir la mission qui leur est assignée; qui de plus, par les résultats qu'ils obtiennent, permettent à l'institution de justifier sa politique, la pédagogie réformée n'ayant aucun scrupule à s'attribuer le mérite de ce qui, dans les faits est obtenu malgré elle et contre elle, et à rendre responsable des carences observées les personnes mêmes qui, dans la mesure de leurs moyens, les pallient".(page 241/242)
Si le ministre de l'éducation nationale voulait faire oeuvre utile, qu'il commence par réhabiliter les "enseignants instructionnistes", qui sont entrés pour certains dès le début des hostilités en résistance contre la destruction de l'école et contre leur hiérachie, n'écoutant que leur conscience et sans se soucier des conséquences sur leur carrière.
Ecrit par : buntovchik | 06 octobre 2007
"Les méthodes actuelles peuvent être pénibles pour ceux qui doivent les appliquer", écrit lucile.
S'ils les trouvent "pénibles", ils n'ont qu'à ne pas les appliquer! La "liberté pédagogique" est inscrite dans la loi depuis 2005.
Ecrit par : Jean | 06 octobre 2007
"L'indifférence (apparente) peut venir aussi de ce qu'on croit ne rien pouvoir faire, de la timidité (un enseignant peut impressionner celui qui n'a pas le même bagage), ..."
Ecrit par : lucile | 06 octobre 2007
C'est vrai ! Et c'est pourquoi nous avons le devoir d'informer les parents et de parler un langage accessible à tous. Trop de professionnels médiocres se réfugient dans un langage abscons pour impressionner le profane et dissimuler leur insuffisance (et cela ne concerne pas seulement l'Education nationale !).
Pour ce qui est de la timidité, je me souviens avoir vu, lors de batailles communes, des parents de ZEP se lancer devant l'Inspecteur d'Académie en personne, la peur au ventre, dans des plaidoyers en faveur de l'Ecole républicaine absolument impressionnants. Le grand chef en était ébranlé et nous, nous en avions la chair de poule. A l'arrivée, nous obtenions ce que nous étions venus demander ! Et nos parents découvraient un sentiment de fierté qu'ils n'avaient pas toujours connu comme élèves...
Ecrit par : Un hussard | 06 octobre 2007
"S'ils trouvent "pénibles" les méthodes actuelles , ils n'ont qu'à ne pas les appliquer!"
Ce n'est malheusreusement pas aussi simple : si un agrégé peut -s'il le désire- renvoyer un IPR (un congénère -en principe- interfécondable) à ses chères études, un maître d'école ne peut pas le faire aussi impunément. Renseignez vous à Roncq, notamment !
Ceci dit, il faudra bien que les flubards qui sont légions dans nos cohortes sortent du bois et renoncent aux parachutes et autres paratonnerres.
Ecrit par : dugong | 06 octobre 2007
L'école qui, en deux siècles, a discrètement (comment peut-on à ce point s'alarmer de son rang dans le classement de l'université de Shanghai ?) formé de nombreuses personnalités universellement connues, est devenue tout au plus une boîte pour fils-à-papa forts-en-thème.
Ecrit par : Moot | 06 octobre 2007
Faux, les fils à papa sont trop fainéants pour bosser à ce point et pour intégrer. Et ils n'ont pas besoin de cette école pour "réussir"; ils la méprisent même assez volontiers, je vous assure. Ce n'est pas le filon des fils à papa, si on entend par fils à papa la même chose bien sûr...
Ecrit par : Thalie- Thalie | 06 octobre 2007
En moyenne une fois par mois à présent, il se trouve un intervenant pour me renvoyer à mes casseroles et mon balai. Je ne m'en offense plus. Les premiers mois, ce fut pour moi très instructif car j'avais un bon ménage à faire. A présent, c'est stérile.
Ecrit par Dobolino.
Oui, et c'est d'ailleurs bien dommage, et moi je vous apprécie, Dobolino, pour votre capacité à dire sincèrement les choses. Et ce n'est pas si courant ici!
Bonne soirée à vous. Tiens, mon setter a fait des arrêts superbes à la plage sur des mouettes et ...des bouées blanches!!! Elle doit être un peu myope!!
Ecrit par : Thalie- Thalie | 06 octobre 2007
Dugong a parfaitement raison : seule l'agrégation met à l'abri des furies IUFMesques. Le CAPES, non.
Anecdote. La fille d'un copain, récente Certifiée, se trouve pour son premier poste dans un collège très ZEP de banlieue parisienne, plein de migrants d'hiver et d'été, avec entre autres une classe de Quatrième (ah, les hormones, Dobolino…) intenable ou à peu près. Elle est jeune, inexpérimentée, elle patauge un peu, elle demande, elle n'obtient rien de ses collègues — tout aussi emmouscaillés — et encore moins de la direction, qui "s'étonne qu'elle n'y arrive pas dans une classe qui ne pose de problèmes à personne."
Et qu'apprend-elle soudain et sans sommations ? Qu'une formatrice de l'IUFM de Versailles va venir l'inspecter — chargée de mission d'inspection, ça existe — à la demande de sa propre dirtection.
Je m'étonne, je m'enquiers, et j'obtiens d'un collègue syndicaliste les infos suivantes, que je livre brutes de décoffrage :
"En fait, l'académie de Versailles est bien concernée par un dispositif "d'accompagnement des néotitulaires" (ou comment les emmerder un peu plus longtemps...), le dispositif est appliqué dans un certain nombre d'établissements -voir le lien ci-dessous:
http://www.ac-versailles.fr/rh/neos/formation.htm
Ceci peut expliquer la visite intempestive d'un formateur IUFM mais administrativement, elle ne risque rien à mon avis, sinon un harcèlement dans les règles (obligation d'assister à des (dé)formations du PAF, etc.). Bref, elle peut le mettre à la porte, mais risque aussi de voir ensuite débarquer un IPR (ce qui est plus gênant quand même), ces gens-là se serrent les coudes..."
Et, complète l'éminent spécialiste — grâces lui soient rendues —, le projet qui se met en place à partir de cette année est un tutorat des néo-certifiés sur deux ans après la validation du CAPES. Eternels sursitaires, roseaux susceptibles d'être redressés sans cesse par un formateur ad hoc (celui que l'on envoie à la jeune fille susdite est une ancienne prof dudit collège, qui a trouvé plus confortable d'apprendre à apprendre que de se colleter directement avec les petits barbares…
On appréciera au passage la formule "accompagnement des néo-titulaires" pour désigner une entreprise de flicage généralisée. Mais tout le monde sait que la Pensée unique a besoin d'une Novlangue pour s'imposer — et que la périphrase émolliente y joue un rôle éminent.
Il y a de nombreux poètes qui hantent ce blog. Je leur suggère de trouver des équivalents politiquement / pédagogiquement corrects pour "harcèlement", "direction de pensée", "pensée unique", "pédagogiquement correct" — et toutes joyeusetés auxquelles je ne pense pas dans l'instant.
Et je rejoins l'avis de plusieurs, sur ce blog : il faut agir contre le totalitarisme dans les plus brefs délais, avant que tout un chacun dénonce son voisin pour comportement pédagogique non conforme. Et c'est moi qui suis l'héritier de Doriot ! — aux dires de Zakhartchouk, Meirieu, Frackowiack et autres grands démocrates de la Pensée unique !
Tiens, je vais demander un rendez-vous à Pécresse, puisque les IUFM ne dépendent pas de Darcos…
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 octobre 2007
Tiens, je vais demander un rendez-vous à Pécresse, puisque les IUFM ne dépendent pas de Darcos…
JPB
Ecrit par : brighelli
Ca c'est une très très très très très très très très très bonne idée!
On peut vous faire part de nos doléances ou pas?
Voici la mienne: abolition des IUFM.
Ecrit par : Loki | 06 octobre 2007
Meirieu aussi d'ailleurs... mais, heureusement pour eux, je ne pense pas que beaucoup de parents perdent leur temps à déchiffrer son sabir pseudo-scientifique, pontifiant, et filandreux. . Son succès n'est pas venu des parents mais bien du corps enseignant, de leurs inspecteurs, et de la Nomenklatura qui brandissaient à l'unisson l'Ecole ou la guerre civile, et les Héritiers ou la Reproduction bourdivines, comme autant de petits livres rouges, tant ils répondaient à leurs aspirations généreuses et romantiques, à la promesse de lendemains qui chantent dans une société idéale....mais aussi à leurs basses préoccupations d'avancement et gloriole personnelle.
Ecrit par : Cadichon | 06 octobre 2007
Je pense qu'aussi, il était flatteur pour tous les enseignants de passer pour des scientifiques de l'éducation. D'où le succès d'un Meirieu qui porte l'enseignement basique au rang de science exacte en créant un sabir fait de mots ronflants. Même quand on n'a pas les moyens d'avoir des ambitions, ça ravigore l'ego.
Ecrit par : dobolino | 06 octobre 2007
Buntovcik, vous me remontez le moral! Ma fille y est arrivée: il a tout de même fallu que je lui explique le terme vitesse horaire. Elle a fait tout le reste, y compris la conversion en km. Ça nous fait du douze km à l'heure, d'après elle, au bout de deux minutes.
Il est vrai que la première réaction fut de répondre: "pfff! chais pas!".
Ecrit par : dobolino | 06 octobre 2007
dans le domaine la transmission à ses petits qui se caractérise, comme chez les animaux, ( me tromperais-je, dobolino?) par son conservatisme.
Ecrit par : Cadichon | 06 octobre 2007
Je crois bien que vous vous trompez un peu: c'est pas conservatisme mais instinct et, dans les sociétés animales évoluées (primates mais pas seulement), les innovations sont bien accueillies et adoptées par la communauté bien plus vite que chez nous.
La réaction face au test ADN est aussi épidermique que celle que nous eûmes face à la cuisinière à gaz ou la machine à vapeur. Personne n'est pour autant allé chercher à comprendre ce qu'est un "test ADN"... C'est encore plus épidermique et moins construit que le rejet de la contraception et de l'avortement par les curés.
Ecrit par : dobolino | 06 octobre 2007
Sujet : les crétins au collège
J'ai lu et relu avec beaucoup d'intérêt votre livre : "la fabrique du crétin" et j'avoue que je suis entièrement d'accord avec vous.
Si vous avez 5 mn, voici mon témoignage :
Je suis employée à mi-temps en "CAE" dans un collège à Crépy-en-Valois (60). Pour ma 1ère journée, j'ai été (mal) reçue comme on reçoit une élève en sanction. Je n'ai vu la Principale que le mercredi matin à l'infirmerie (je suis occasionnellement AVS). Je me suis vue insultée par l'adjointe de la gestionnaire lorsque je lui ai dit que je ne pourrai pas assurer le "badgeage" à la cantine car il m'est impossible de rester 1h debout dans la chaleur et sans bouger, (je suis reconnue adulte handicapée) et qu'il n'avait pas été question de cela lors de l'entretien. Cela n'a fait qu'envenimer les choses entre le CPE et la Gestion... On m'a fait le reproche de n'être pas assez ferme avec les élèves. Honnêtement, j'en suis incapable quand je vois le comportement du personnel : les surveillants font des clans, la gestionnaire vient travailler avec son enfant de 2 ans et s'absente pendant 15mn pour l'emmener à la crèche, la Principale ne sort jamais de son bureau, j'ai enfin aperçu son adjoint dans la cour vendredi, les profs laissent les élèves hurler dans la classe, sortir de cours en se bousculant... Les gamins ne sont pas dupes et certains sont venus m'en parler. Le pompon c'est le devoir de français pour une 4ème : "/conjuguer un verbe de votre choix à l'imparfait et au plus-que-parfait/" et "/dans le texte, souligner en rouge le sujet, en vert le verbe et en bleu le COD/" !
Je ne suis pas une intello et mes études se sont arrêtées quand j'ai obtenu un CAP de sténo-dactylo en 1975 ! Depuis j'ai travaillé dans différents secteurs : je suis passée de la sécurité sociale à l'aide à domicile en passant par 10 années d'intérim dans la communication. J'ai trouvé de l'intérêt à TOUT ce que j'ai fait. Pour la 1ère fois en 32 ans de vie active, j'ai envie de tout laisser tomber et de retourner à l'ANPE ! J'ai bien du mal à expliquer ce qui se passe à ma fille qui doit entrer dans ce collège l'année prochaine. Et ras-le-bol de tous ces cigles "CPE" "AVS" "EVS" "SVT" etc...* et dire que je ne suis employée dans ce collège que depuis le 1er octobre 2007 !* Je regrette déjà mes personnes âgées...
Je vous réitère mes félicitations M. Brighelli. Je vais entamer "A bonne école" en essayant d'y puiser de la bonne humeur !
Christine Andrin.
Ecrit par : ANDRIN | 06 octobre 2007
L'indifférence (apparente) peut venir aussi de ce qu'on croit ne rien pouvoir faire, de la timidité (un enseignant peut impressionner celui qui n'a pas le même bagage), ...
Ecrit par : lucile | 06 octobre 2007
Ou du fait qu'on sait que son bagage supérieur va provoquer une réaction hyper-violente de rejet et de haine genre lutte des classes et que c'est le gosse qui paiera la note, et très cher.
Ecrit par : dobolino | 06 octobre 2007
Anecdote. La fille d'un copain, récente Certifiée, se trouve pour son premier poste dans un collège très ZEP de banlieue parisienne, plein de migrants d'hiver et d'été, avec entre autres une classe de Quatrième (ah, les hormones, Dobolino…) intenable ou à peu près. …
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 octobre 2007
Vous vous trompez, JPB, en quatrième, ce ne sont pas vraiment les hormones qui les travaillent pour de vrai(sauf retard scolaire), c'est le battage autour des dites-hormones/pulsions dont les inondent médias, parents et enseignants. J'ai fait ma quatrième, en collège mixte, en 1971/1972: pas de problèmes. Deux ou trois précoces réglaient leurs petites affaires sexuelles entre eux, sans vagues. Le troupeau jouait. Les intellectuels, endoctrinés d'une salade gauchiste, se lançaient dans la "politique" et nullement dans la sexualité. Je faisais partie de ce troisième groupe: nous étions d'un ridicule achevé, pitoyables, comme sont à présent ridicules, pitoyables, les quatrièmes qui jouent aux machos et pouffiasses, endoctrinés par les adultes, comme nous l'étions.
Ecrit par : dobolino | 06 octobre 2007
L'intérêt des parents , face aux apprentissages scolaires de leurs enfants , est aux enseignants , ce que la garderie du samedi matin, faute d'élèves, est aux parents .
Mais cela reste une généralité , et , heureusement , un détail , n'ayant aucunes conséquences sur les apprentissages .
Ecrit par : oui-oui | 06 octobre 2007
""A mon avis, il vaut mieux se cotiser pour payer quelques tueurs à gages"
J'ai peut être une piste avec des mercenaires ukréniens rescapés du crash de Kinshassa : il seraient prêts à découper du pédagogiste à la 12.7 pour un tarif tout à fait concurrentiel.
Ecrit par : dugong | 06 octobre 2007
Je connais un gitan dans les quartiers nord qui nous ferait ça pour 1500 € -- en liquide.
Ecrit par : FGuichard | 06 octobre 2007
A 150 euros la kalash avec quelques chargeurs du côté de Diffa ! Pas de refroidissement liquide ! Tout à l'air !
Je pourrais m'en charger. Travailler plus pour gagner plus ... Quelle galère cette concurrence avec les pays de l'Est !
Que deviendrons nous avec la concurrence indienne et chinoise ? Misère !
J'attends des propositions concrètes du MEN : BTS de dégrossissage, DUT de nettoyeur, DESS d'étêtage, que sais-je encore ?
Ecrit par : dugong
Euuuuh, j'avais émis une modeste suggestion, laquelle avait l'hénaurme avantage de ne pas relever du fantasme : se servir dedits pédagols comme cible au lancer de fruits ou légumes avariés. La tomate devient molle quand elle a passé son temps, et son jus tache, c'est ce qui se fait de mieux.
Le sieur Meirieu doit bien de temps en temps faire des apparitions plus ou moins publiques, à titre d'exemple, n'y a-t-il pas prochainement le "salon de l'éducation" ? Il sévissait aux précédentes éditions, il n'y a pas de raison qu'il ne continue pas.
Un petit commando peut se former, chaque membre ira d'abord quémander les invendus (et invendables) au marché de son quartier, les laissera mûrir et faisander, et le groupe assistera à la prestation du maître jusqu'au moment opportun (quand tout le monde se congratule mutuellement et félicite l'orateur : c'est là que l'effet est le meilleur sans doute), pour se débarrasser de ses précieux et redoutables projectiles.
Des volontaires ?
Ecrit par : Moot | 06 octobre 2007
Faux, les fils à papa sont trop fainéants pour bosser à ce point et pour intégrer. Et ils n'ont pas besoin de cette école pour "réussir"; ils la méprisent même assez volontiers, je vous assure. Ce n'est pas le filon des fils à papa, si on entend par fils à papa la même chose bien sûr...
Ecrit par : Thalie- Thalie
Ah, oui, en effet, nous ne pensons peut-être pas aux mêmes fils ni aux mêmes papas. Les hauts-fonctionnaires, les profs d'université, par exemple, souvent normaliens eux-mêmes. Voire les patrons qui ont engendré un "vilain petit canard", ce dernier ayant décidé qu'il ne ferait pas une école de commerce et un MBA comme ses aînés.
On est loin des enfants de paysans et d'ouvriers, pas vrai, et pour citer une catégorie plus "relevée", des notaires de Province ?
Au passage, il y a de plus en plus de normaliens qui se recyclent dans la finance, ce que nous appelions en notre temps "pipeauter".
Ecrit par : Moot | 06 octobre 2007
Dugong ou Ducon?
"Quelle différence entre un pédagogue et un pédophile ? Ce dernier aime vraiment les enfants."
Affligeant et indigne d'un prétendu "éducateur".
A la limite de la ligne rouge (morale mais aussi juridique...)
Qu'en pense le responsable légal de ce blog?
Ecrit par : LouBlan | 06 octobre 2007
Dugong ou Ducon?
"Quelle différence entre un pédagogue et un pédophile ? Ce dernier aime vraiment les enfants."
Affligeant et indigne d'un prétendu "éducateur".
A la limite de la ligne rouge (morale mais aussi juridique...)
Qu'en pense le responsable légal de ce blog?
Ecrit par : LouBlan | 06 octobre 2007
Je ne saurais répondre à sa place, mais, pour ma part, je crois que l'humour est le dernier sauveur! Vous voulez quelques blagues juives, de bon goût, bien sûr?
Ecrit par : dobolino | 06 octobre 2007
A la demande d'un jeune en IUFM d'integrer les TICE dans des activités et de faire utiliser le traitement de texte... pour les élèves de ma classe...
VOICI ma réponse :
JE NE VEUX pas te décourager mais c'est pour moi tres secondaire comparé
aux
> acquisitions nécessaires pour les amener à la lecture et l'écriture!
>
> si déjà ils te tapent un mot: leur prénom par exemple tu verras le temps
> qu'il leur faudra !! entre les erreurs de frappe, les boutons qu'ils
> touchent surlesquelles ils n'auraient pas du toucher... Tu ne pourras rien
> faire à côté car il te faudra être présente à l'ordi.
> Pour l'instant ils utilisent des cd type T !!! ou ZZZZZ mots!!
> certes ce n'est pas faire de l'informatique mais si en élémentaire le
> traitement de texte est plus accessible en maternelle ça reste une galère
et bcp de temps qui n'est pas consacré à l'essentiel;
>
>
Demande à tes formateurs une progression structurée pour apprendre à
écrire en attaché. les cahiers à utiliser, les erreurs à ne pas commettre!
idem en consciences phonologique.
Reprend le tableau de synthèse de la page 15 de LIRE AU CP
pour chaque compétence comment l'atteindre? Quelle progression? Quelles erreurs à ne pas commettre?
Au delà des phénomènes de mode et des justifications de postes... le
terrain nous rappelle à l'ordre : parents, évaluations de CE1 te demanderont des comptes si tes objectifs de compétences ne sont pas atteints.
le terrain, le terrain vous dis-je!!!
Mais il est vrai que nous ne sommes rien !
Ecrit par : pirouette | 06 octobre 2007
c'est pas conservatisme mais instinct ...
Ecrit par : dobolino | 06 octobre 2007
alors l'instinct de conservation, c'est une innovation?
(:>))
Blague à part, merci pour la précision. Bien compris.
En revanche je donne ma langue au chat quand je lis cette curieuse remarque sans objet, qui m'est adressée comme si j'avais jamais dit le contraire.
"A Cadichon : il est un peu normal que les livres sur l'école s'adressent aux parents : les méthodes actuelles peuvent être pénibles pour ceux qui doivent les appliquer, mais les conséquences de leur application, elles, sont dramatiques pour les enfants.
Ecrit par : lucile | 06 octobre 2007
Décidément, c'est sans espoir...
Ai-je jamais que c'était anormal? non, alors je ne comprends pas l'objet de la remarque...? C'est tellement évident que quiconque le contesterait viendrait d'une autre planète. Ne reste comme source de ce contresens que vous ne me lisez pas, sinon vous auriez compris que je venais simplement apporter de l'eau à votre moulin. Bien mal m'en a pris...On ne m'y reprendra plus.
" les fils à papa sont trop fainéants pour bosser à ce point et pour intégrer. Et ils n'ont pas besoin de cette école pour "réussir"; ils la méprisent même assez volontiers, je vous assure. Ce n'est pas le filon des fils à papa, si on entend par fils à papa la même chose bien sûr...
Ecrit par : Thalie- Thalie | 06 octobre 2007
Non seulement il n'y a plus de fils à papa car le bagne des 2 ans post-bac n'est pas la tasse de thé de ceux dont la voie est tracée, avec un HEC-ClubMed et le réseau paternel pour gonfler un CV médiocre. Dans les entreprises une mention au bac ( sauf TB) n'impressionne plus personne.
Mais il y a surtout la chute calamiteuse des fils de "personne" et des "classes populaires" dont le nombre a chuté de manière proprement abjecte en trente ans: Divisé par 7, au profit de qui? beaucoup de fils et filles de profs...
Enfin c'est vrai , il y a " de plus en plus de normaliens qui se recyclent dans la finance, ce que nous appelions en notre temps "pipeauter".Ecrit par : Moot | 06 octobre 2007,
Les normaliens Lettres avec un bac S c'est la crème de la crème pour pipeauter. Les Sartre et autres Althusser doivent s'étangler dans leur linceul devant ce passage à l'ennemi!
Meanwhile, la pauvre Gorgonne au museau de musaraigne peut bien agiter ses frisettes et ses frous-frous ringards, elle reste une belle erreur de casting. Qu'avait elle donc comme "credentials" pour diriger cette noble instituion? Pas grand chose, à part servir de poil à gratter et de faire-valoir à Elkabot sur Public Sénat, et sa tentative avortée, mais lyrique, de raccrocher le socialisme aux branches du libéralisme, une quête pas du tout convaincante de la troisième voie, mais en France ça plait.
Belle Canto, en fait, c'est NI-NI peau d'chien...
Je m'disais bien que ce look d'un autre âge me rappelait quelque chose...
Il fallait un calculateur...
Et pendant que j'écrivais ces lignes, les Bleus nous offraient une seconde mi-temps historique.
Ma fille, la brit'ophile, pour narguer son père, vient d'enfiller son maillot anglais...
Ecrit par : Cadichon | 06 octobre 2007
"Décidément, c'est sans espoir...
Ai-je jamais que c'était anormal? non, alors je ne comprends pas l'objet de la remarque...? C'est tellement évident que quiconque le contesterait viendrait d'une autre planète. Ne reste comme source de ce contresens que vous ne me lisez pas, sinon vous auriez compris que je venais simplement apporter de l'eau à votre moulin. Bien mal m'en a pris...On ne m'y reprendra plus."
Ecrit par : Cadichon | 06 octobre 2007
Désolée Cadichon, je ne voulais pas vous blesser. J'ai enfoncé une porte que vous aviez commencé à ouvrir et je l'ai fait sans subtilité. N'y voyez aucune attaque contre vos propos, j'avais compris leur sens.
Ecrit par : lucile | 06 octobre 2007
Demande à tes formateurs une progression structurée pour apprendre à écrire en attaché.
Ecrit par : pirouette
Je constate, de mon côté, que des élèves de seconde (et même de terminale : ce n'est pas au lycée qu'ils vont apprendre ça) ne savent pas réellement écrire. Certains écrivent tout en capitales. Et il y en a bien plus qui ne savent pas faire la différence entre une majuscule et une minuscule, auxquels ont peut ajouter ceux qui ont plus ou moins inventé leur graphie.
J'ai décidé de leur (ré-)apprendre les rudiments de la matière que j'enseigne, à savoir les sciences physiques. Ils apprennent par cœur (interro toutes les semaines) les unités utilisées, leurs symboles et bien entendu ces fameux préfixes "kilo, milli, hecto", etc. J'ai appris cela en primaire, avec les hectares et les centimètres cubes ! Eh bien j'ai toutes les peines du monde à leur faire comprendre qu'un "m" n'est pas un "M" et qu'il est important de les distinguer d'une part, de les calligraphier différemment d'autre part. L'un d'eux, de toute bonne foi, pensait recopier un "k" en faisant un "K", en me disant : "mais m'sieur, il est comme sur la feuille que vous avez donnée". Il faut dire que les "e" qui ressemblent à des "ε" sont légion.
Une question me taraude, amis enseignants du primaire, j'aimerais savoir : selon les recommandations officielles, apprend-on encore à écrire "en attaché" ? Fait-on encore des pages de graphisme, fait-on encore des "ponts" et des "cannes" (je ne parle même pas de pleins et de déliés, je n'ai pas connu la plume Sergent-Major), de la copie de textes pour se faire la main ?
Ou bien n'est-ce pratiqué que par quelques irréductibles, et on laisserait pousser ça dans la tête des enfants comme l'herbe sauvage, chez les autres ?
Ecrit par : Moot | 06 octobre 2007
Si Darcos veut réformer ce qui ne va pas, qu'il en profite pour annoncer le nombre de postes aux concours de recrutement (CAPES, Agreg) avant le mois de décembre !
C'est quand même scandaleux : il y a des gens qui s'inscrivent à l'agreg en septembre (date obligatoire), sans savoir s'il y aura 10, 40 ou 100 places pour leur session. C'est déjà un laisser-aller qui en dit long.
Ecrit par : Jérémy | 06 octobre 2007
Je rectifie : ce n'est pas Darcos qui est concerné, mais Pécresse.
Ce qui donne :
Si Pécresse veut réformer ce qui ne va pas, qu'elle en profite pour annoncer le nombre de postes aux concours de recrutement (CAPES, Agreg) avant le mois de décembre !
C'est quand même scandaleux : il y a des gens qui s'inscrivent à l'agreg en septembre (date obligatoire), sans savoir s'il y aura 10, 40 ou 100 places pour leur session. C'est un laisser-aller qui en dit déjà long.
Vous pouvez en parler lors de votre entretien, ca fera le bonheur de milliers d'étudiants.
Ecrit par : Jérémy | 06 octobre 2007
"
Et pendant que j'écrivais ces lignes, les Bleus nous offraient une seconde mi-temps historique.
Ma fille, la brit'ophile, pour narguer son père, vient d'enfiller son maillot anglais..."
Ecrit par : Cadichon | 06 octobre 2007
Foncer tête baissée dans le jeu de l'hypermédiatisation d'évènements de seconde zone... La classe. Vivent le sport spectacle et son corollaire, le dopage à outrance.
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 octobre 2007
Je me répète, mais tant pis :
Que Pécresse fasse annoncer par son ministère le nombre de postes aux concours de recrutement (CAPES, Agreg) avant le mois de décembre ! Il y a des gens qui s'inscrivent à l'agreg en septembre (date obligatoire), sans savoir s'il y aura 10, 40 ou 100 places pour leur session. C'est un laisser-aller qui en dit long, et qui conduit à des catastrophes.
Vous pouvez lui en parler lors de votre entretien, ca fera le bonheur de milliers d'étudiants.
Ecrit par : Jérémy | 06 octobre 2007
C'est quand même scandaleux : il y a des gens qui s'inscrivent à l'agreg en septembre (date obligatoire), sans savoir s'il y aura 10, 40 ou 100 places pour leur session. C'est un laisser-aller qui en dit déjà long.
Ecrit par : Jérémy | 06 octobre 2007
Le bruit court à la fac qu'il y aura 20 (vingt) postes à l'agreg' de lettres classiques l'an prochain, soit moins que de normaliens. Inutile de vous dire que le moral des troupes n'est pas frais. C'est mission impossible, carrément ! Faut dire qu'il y a trop de fonctionnaires, donc... C'est lamentable.
Ecrit par : FGuichard | 07 octobre 2007
A MOOT
non l'ecriture cursive qui doit être mise en place en GS n'est pas travaillée de manière rigoureuse. Elle demande exigence, contraintes, règles travail d'entrainement pour se mettre en place reigoureusement! tout ce qui est décrié par nos grand pédagogues !d'abord elle n'est pas connue même des formateurs IUFM; un conseiller peda devenu depuis IEN dans la Sarthe m'a dit un jour que c'etait la science des ANEs !!!
nous sommes qq dinausores à la traailller!
certains pensent que la GS suffit! Que neni!! dès la PS dès que le rond devient intentionnel il doit etre posé ds le sens de l'ecriture cad inverse des aiguilles d'une montre. Quand des mauvaises habitudes sont posées il est quasi impossible e revenir dessus!
dans ma classe c'est mon cheval de bataille!
le graphisme c'est secondaire pourtant un enfant qui ecrit difficilement quel handicap pour rentrer dans son métier d'écolier!
Ecrit par : pirouette | 07 octobre 2007
pour les dépenses , y'a à faire!!
les incohérences sont légions!
semaine derniere absence d'une enseignante prevue depuis 1 mois!
une brigade sans poste d'affectation est présente ds l'ecole.
qui fait le remplacement? La brigade me direz vous, le bon sens prédomine§ Et bien non!
c'est un Zilien à 25 km de l'ecole qui vient!! et on ne s'arr^te pas là!! vendredi implique qu'il a des frais de déplacement pour le week end!! oui oui semaine des 4 jours pas classe le samedi mais ils sont déffrayés le week end! faut pas s'étonner!! là les syndicats sont silencieux!!
SCANDALEUX!!
Ecrit par : pirouette | 07 octobre 2007
Foncer tête baissée dans le jeu de l'hypermédiatisation d'évènements de seconde zone... La classe. Vivent le sport spectacle et son corollaire, le dopage à outrance.
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 octobre 2007
Là Christophe, vous me décevez un peu sur ce coup.
Je confesse devant la France entière -- ou du moins devant la communauté des lecteurs du "Bonnet d'Ane" -- que j'ai sauté comme un cabri devant ma télévision, poussé des cris, levé les bras au ciel, fermé les yeux au moment du tir des pénalités... et soupiré de soulagement au coup de sifflet final. Bref, vous avouerai-je que j'ai adoré regarder ce match ?! Moins beau que celui de 99, certes, mais héroïque ! De l'épique, du vrai. Je suis très bon public pour ce genre de spectacle, -- et pas seulement parce qu'on y voit de beaux hommes musclés ;-)
Peut-être ai-je la naiveté de croire que, malgré le dopage qui, dit-on, frappe partout, les corps ne mentent pas ?
Bref, rugby aidant, l'ambiance est ici au délire genre post-match de l'OM avec chants, feux de Bengale, klaxons, cornes de brume, fusées et cris divers : je vais faire un tour sur le cours Mirabeau -- il fait une douceur estivale -- regarder des gens tout bêtement heureux : il paraît que c'est contagieux.
Ecrit par : FGuichard | 07 octobre 2007
vous voulez d'autres exemples!
a cote de celà, l'education nationale dans sa gestion drastique refuse d'octroyer une journee de congé pour une collègue qui se marie! si une entreprise privee ferait celà elle serait condamnée!!
gracieusement on lui a donné une journée sans avoir omis de lui dire qu'en tant qu'enseinante elle devait se marier pdt les vacances! 7 juillet au 24 aout ! c'est court surtout que maintenant les enseignants se marient pas forcement qu'entre eux! le marié ds ce cas est agriculteur et l'été n'est pas une période creuse!
bref l'argent mis pour indemniser le ZILIEN SOIT 3 jours aller retour 40 km x taux d'indemnisation = une journee de plus de congé pour cette collègue qui etait ds sa classe dès lundi matin!
vous avez dit economie?
Ecrit par : pirouette | 07 octobre 2007
Merci, pirouette, inutile de dire que je m'en doutais. Inutile aussi d'ajouter que "d'mon temps", on passait des heures et des heures à tracer ses lettres sur le papier à grands carreaux et petites lignes.
J'ai déjà du mal à supporter de voir l'écriture sur des copies de sciences, quel calvaire cela doit être pour les collègues de Lettres (sans jeu de mots) !
Ecrit par : Moot | 07 octobre 2007
Désolée Cadichon, je ne voulais pas vous blesser. J'ai enfoncé une porte que vous aviez commencé à ouvrir et je l'ai fait sans subtilité. N'y voyez aucune attaque contre vos propos, j'avais compris leur sens.
Ecrit par : lucile | 06 octobre 2007
À mon tour lucile, pardon d'avoir ainsi foncé tête baissée, sûrement un effet du " jeu de l'hypermédiatisation d'évènements de seconde zone... "' selon CS qui nous fait ainsi du Meirieu comme monsieur Jourdain faisait de la prose.
S'il n'aime pas cela comme disait ma gd-mère, qu'il n'en dégoûte pas les autres, c'est malhonnête...ce qui dans son vocabulaire signifiait malpoli.
Petit détail révélateur pour ceux qui gobent la fable de l'Amérique anti-française, alors que cela ne concerne qu' une minorité de nazes, comme il y en a dans tous les pays.
Dans le pub de mon quartier (irlandais mais ici y'en a pas d'autres) où j'ai suivi le match, et dès le début, donc ils n'ont pas volé au secours de la victoire, les supporters de la France étaient l'écrasante majorité. Et c'était visible dès la première minute, quand ils ont fait une ovation au mur vivant du XV de France pendant le Haka. Il faut dire que cela avait de la gueule. À la fin, le pub a offert une tournée aux Français présents,incluant nos voisins de table.... des Suisses et des Belges!
À propos de la Belgique, et après les Suisses qui sont dans le même bain que nous, TV5 Monde ( et peut-être aussi TV5 Europe qui passe souvent les mêmes émissions) a programmé la semaine prochaine : QUESTIONS À LA UNE, de la RTBF, sur l'échec scolaire : voici la présentation:
"Notre enseignement est-il discriminatoire ? L'enseignement en communauté française belge fonctionne-t-il à deux vitesses ? Aujourd'hui, entre les établissements qui ont la cote et ceux qui rament, le fossé ne cesse de se creuser. D'une part, il y a les écoles qui refusent chaque année des centaines d'élèves, victimes de leur succès. Des écoles exigeantes, dont la majorité des élèves iront à l'université. D'autre part, il y a les écoles dites « difficiles » qui rassemblent les publics les plus fragiles et semblent réservées aux élèves qui ont échoué ailleurs. Deux extrêmes. D'après les conclusions de l'enquête PISA, l'enseignement de la communauté française est, bel et bien, aujourd'hui le plus inégalitaire de tous les pays industrialisés. Un élève sur quatre n'y a pas acquis le niveau de fin d'école primaire à l'âge de 15 ans. Inquiétant ! D'autant que ces élèves ont tendance à se concentrer dans les mêmes écoles. Des écoles qui peinent à sortir leurs élèves de la logique de l'échec et de la relégation. Le système d'enseignement est-il en cause ? Est-il discriminatoire ? Nous avons tenté de répondre à cette question en menant l'enquête dans deux établissements scolaires aux profils opposés. Réalisation : Julie Morelle et Natacha Masse.
L'école de la réussite est-elle possible ? Si la Belgique a le système d'enseignement le plus inégalitaire d'Europe, la Finlande par contre montre l'exemple. Selon les conclusions de l'enquête PISA, non seulement ses élèves sont parmi les plus performants, mais le système est aussi le plus égalitaire du monde. L'enseignement finlandais a tout pour plaire : très peu d'élèves à la traîne, quasi pas de redoublement ! En Finlande, à peu de choses près, toutes les écoles se valent. Et les parents ne se posent pas de questions à l'inscription : ils vont dans l'établissement le plus proche du domicile. Quelle est la recette finlandaise ? Le budget de l'enseignement n'est pas plus élevé que le budget belge, mais en revanche, la Finlande a fait de l'école sa priorité numéro un. Un exemple à suivre?""
Ecrit par : Cadichon | 07 octobre 2007
Incroyable ! Un match gagné, et tout le monde est non seulementy content, mais poli sur ce blog — pour la nuit au moins. Comme quoi, la catharsis, hein…
Christophe : comme ils sont tous dopés, ça égalise. Et croyez-vous vraiment qu'Achille au pied léger et Hector dompteur de chevaux ne l'étaient pas, dopés ?
Et ils ne donnent pas le "mauvais exemple" parce que le sport de compétition ne fournit pas de modèles, mais, comme la tragédie antique, des substituts aux passions — des aliments du rêve. Vous ne diriez jamais qu'Œdipe est un modèle, n'est-ce pas ? Même chose chez Michalak, qui fait bondir Françoise G. de son fauteuil, et l'emmène promener à des heures indues sur le cours Mirabeau, où d'autres fêlés font la fête : il devait y avoir des mouvements de foules comparables sur l'agora d'Athènes après une bonne pièce de Sophocle. La catharsis, la catharsis, vous dis-je…
JPB
PS. Sur la quetion du nombre de places, aux concours, il semble bien (c'est mon expérience du CAPES qui me le fait dire) que le ministère ignore complètement, quelques mois à l'avance, combien de postes seront offerts. Je sais que ça a l'air surréaliste, mais ils sont apparemment incapables de savoir avant fin décembre combien de profs partiront effectivement à la retraite, et quel sera le taux de compensation, voire les nouvelles créations ponctuelles. Ils affinent tout au long de l'année, et on n'a les chiffres exacts qu'au moment de l'écrit. Les rumeurs estudiantines ne peuvent se fonder que sur les chiffres de l'année précédente (ils ont prévenu cette année que les postes de l'année prochaine seront moins nombreux, mais ils sont bien incapables de dire dans quelle proportion), et sur… la rumeur, ce vieux média tout aussi fiable que les plus modernes…
Ecrit par : brighelli | 07 octobre 2007
"le ministère ignore complètement, quelques mois à l'avance, combien de postes seront offerts. Je sais que ça a l'air surréaliste, mais ils sont apparemment incapables de savoir avant fin décembre combien de profs partiront effectivement à la retraite"
De la part de l'E.N., ce n'est pas surréaliste, mais pour tout homme de bon sens, ça l'est effectivement.
Cela vous étonnera-t-il ? Il y a des gens qui connaissent déjà les estimations officieuses du ministère. Vous savez qui ?
Le Snes. Semi-officiellement : 6500 postes prévus. Il y a peut-être 200 étudiants qui sont au courant.
C'est un coup de balai qu'il faudrait dans tout ça.
Ecrit par : Jérémy | 07 octobre 2007
LouBlan a écrit : "Dugong ou Ducon?"
Comme toujours les mal comprenants veulent croire. Quitte à extraire le contexte que je resitue :
- j'ai écrit à la suite : "Cette "blague" consternante est très en vogue dans les Rectorals." Je la tiens d'un CASU qui la tiens d'un autre (ils se reproduisent par tacite reconduction).
- c'est une réalité : beaucoup "d'administratifs" (pour faire court) et pas des moindres méprisent les enseignants
Certaines personnes s'acharnent à se tromper de sens. Doit-on alors s'étonner que la voie ouverte aux salopards de tout poil soit à ce point royale.
Si vous n'avez rien d'autre à faire, poursuivez moi !
Quant à la ligne rouge morale, je suggère de la "réserver pour votre usage interne et encore en suppositoire pour enfant" (Michiel Audiard)
PS : Voir un Ducon dans un dugong est excusable quand on regarde comme un louBlan : la réfraction déforme la vision. Tout est question de milieu, c'est bien connu.
Quel bestiaire ce blog !
Ecrit par : dugong | 07 octobre 2007
"Là Christophe, vous me décevez un peu sur ce coup.
Je confesse devant la France entière -- ou du moins devant la communauté des lecteurs du "Bonnet d'Ane" -- que j'ai sauté comme un cabri devant ma télévision, poussé des cris, levé les bras au ciel, fermé les yeux au moment du tir des pénalités... et soupiré de soulagement au coup de sifflet final. Bref, vous avouerai-je que j'ai adoré regarder ce match ?! Moins beau que celui de 99, certes, mais héroïque ! De l'épique, du vrai. Je suis très bon public pour ce genre de spectacle, -- et pas seulement parce qu'on y voit de beaux hommes musclés ;-)
Peut-être ai-je la naiveté de croire que, malgré le dopage qui, dit-on, frappe partout, les corps ne mentent pas ?
Bref, rugby aidant, l'ambiance est ici au délire genre post-match de l'OM avec chants, feux de Bengale, klaxons, cornes de brume, fusées et cris divers : je vais faire un tour sur le cours Mirabeau -- il fait une douceur estivale -- regarder des gens tout bêtement heureux : il paraît que c'est contagieux."
Ecrit par : FGuichard | 07 octobre 2007
Tant mieux pour vous si vous aimez ça, Françoise! Personnellement, trente abrutis bodybuildés courant après un ballon en s'étripant joyeusement ne me dérangeraient pas outre mesure, s'il y avait moyen d'échapper à l'hypermédiatisation de cet évènement en ouvrant une radio normale. Je me tape absolument du rugby, mais les commentaires cocardiers, omniprésents et débilissimes des "journalistes" sportifs à son sujet ainsi que, je dois le dire, la découverte récente autant que risible qu'a pu en faire notre président et l'exploitation politique qui s'annonce me rendent un peu mélancolique.
Pour des gens aussi férus d'intelligence, j'avoue que c'est moi qui suis un peu déçu de voir aussi peu d'esprit critique et autant de politiquement correct en ces lieux.
Quand aux "mouvements de foule sur l'Agora d'Athènes après une bonne pièce de Sophocle", premièrement, je doute qu'ils aient pu être comparables, deuxièmement, les mass-media ont légèrement évolué depuis! Faut-il s'en féliciter, finalement, dans certains cas?
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2007
De plus, combien, parmi les télespectateurs de ces divertissements vissés devant leur lucarne à blaireaux avec une canette greffée dans chaque main, ont-ils déjà posé les pieds sur un terrain de sport?
Bon, allez, je vais faire mon footing, ça va me calmer... Et essayer d'orienter la conversation sur autre chose avec mes compagnons de course... Je ne sais pas, les problèmes que vivent les enseignants, par exemple?
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2007
Deux choses en passant.
Je me félicitais à cinq heures du mat' du ton amène des commentaires, dans la foulée de la catharsis rugbystique… Mais quatre heures plus tard, on est revenu au joli temps des invectives.
AU passage, je signale aux non-initiés qu'un dugong est un mammifère marin — peut-être à l'origine d ela légende des sirènes, ordre auquel il appartient, quoiqu'avec moins de sveltesse que chez Andersen…
Deuxio, lorsque je parlais de spectacle tragique à propos de rugby, et de catharsis sportive, c'était au sens que Barthes donne à ces termes, à propos du catch, dans Mythologies. Relisez-le, mon cher Christophe, ça n'a pas pris une ride — c'est le cas de tous les discours résolument intelligents.
JPB
Ecrit par : brighelli | 07 octobre 2007
Si certains personnels administratifs méprisent effectivement les enseignants, on doit à la vérité de rappeler que la réciprocité semble bien établie....
Il faut rappeler qu'à niveau égal, un attaché d'administration touche un salaire inférieur qu'un prof de son établissement (en début de carrière tous les deux). Et que le concours d'attaché externe ne comprend toujours pas des épreuves de didactique (une dissertation de culture générale, une note de synthèse et des épreuves qui testent la CONNAISSANCE), ce qui lui garantit aujourd'hui d'être plutôt moins bête.
J'en ai fini avec mon petit couplet corporatiste. On ne m'y reprendra plus. Promis !
Ecrit par : David Desgouilles | 07 octobre 2007
Et à, propos de jogging, les huit bornes que je viens de me farcir au milieu des tirs croisés des Nemrods de passage m'ont légèrement fait remonter l'adrénaline, au lieu de me baigner sagement dans un flux d'endorphines sélectionnées…Quels cons ces chasseurs ! Mais enfin, il faut bien que Dobolino and Co aient de l'ouvrage, à réparer les chiens que ces abrutis flinguent à qui mieux mieux.
JPB
Ecrit par : brighelli | 07 octobre 2007
Là, concernant les chasseurs, je vous rejoins, Jean-Paul! Mais une bonne partie d'entre eux était vraisemblablement devant son poste hier soir, ce qui, avec leur (peu de) cerveau embrumé par la bibine et votre moustache, les a peut-être convaincu que vous étiez un fervent des "blacks"?
Par ailleurs, quand quelqu'un veut défendre un instinct qu'il sait posséder, il réussit toujours à trouver des arguments! Regardez, justement, les porte-parole des organisations de chasse qui prétendent qu'ils sortent promener leurs flingues et leurs pulsions mortifères pour défendre la nature, et que ce sont eux les seuls vrais écologistes!
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2007
Que de clichés sur la chasse.
Il faut faire un choix :
- on se nourrit d'animaux : on assume et on va les chasser soit-même (ou au moins, on respecte ceux qui le font).
- on ne se nourrit pas d'animaux.
Ecrit par : balalaika | 07 octobre 2007
"Que de clichés sur la chasse"
déplore balalaïka…
Et quand des chasseurs se sont introduits chez moi pour me flinguer un chat ? Et quand les gendarmes, auprès desquels j'allais porter plainte, m'ont benoîtement affirmé qu'ils n'avaient pas de preuve que c'étaient biend es chasseurs qui l'avaient occis ? Et quand la radio faite par mon v&éto a révélé que la pauvre bête s'était pris plus de soixante plombs — la preuve qu'ils avaient tiré à bout portant ? Et quand le responsable héraultais, et le responsable local, de la Fédération de chasse sont venus chez moi s'excuser en disant — tel que — "nous avons bon nombre d'abrutis dans nos rangs, d'aiolleurs, c'est pour eux que nous achetons du gibier que nous laissons à des endroits précis piur qu'ils aillent le tuer et comme ça ils sont contents" (sic !) ?
Est-ce que c'étaient des clichés ?
J'ai donc prévenu : je ne chasse pas, mais je suis tireur d'élite (c'est vrai), et le premier homme armé que je trouve sur mes terres, je lui mets une balle dans la tête. C'est simple — d'ailleurs, depuis que j'ai prévenu, ils ne viennent pas, preuve qu'ils savent écouter, parfois…
Ecrit par : Abraxas | 07 octobre 2007
La beaufitude n'habiterait pas plus sibille que les chasseurs?
Ecrit par : Juste un regard | 07 octobre 2007
"trente abrutis bodybuildés courant après un ballon en s'étripant joyeusement"
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2007
Elle est bien bonne celle-là ! Mais vous n'avez toujours pas compris qu'il faut infiniment plus d'intelligence pour pratiquer le rugby à ce niveau que pour "enseigner" dans un IUFM !
Quant au "bodybuilding", nos rugbymen eux ne négligent rien lorsqu'ils préparent un match et font le nécessaire pour donner le meilleur d'eux-mêmes. Le jour où l'on pourra en dire de même des "formateurs" de l'IUFM, le coq aura des quenottes !
Ecrit par : Un hussard | 07 octobre 2007
"Mais enfin, il faut bien que Dobolino and Co aient de l'ouvrage, à réparer les chiens que ces abrutis flinguent à qui mieux mieux"
"le premier homme armé que je trouve sur mes terres, je lui mets une balle dans la tête"
Dites donc, en surface, ça sent fort la tripe le dimanche matin !
Ceci dit, sous l'eau, ça n'est plus calme qu'en apparence.
Ecrit par : dugong | 07 octobre 2007
Sur le nombre de postes au concours : j'ai pu remarquer, par expérience, que les rumeurs qui filtraient via les profs sur le nombre de postes se révélaient toujours exactes.
Si cette année des profs parlent à Paris IV de moins de 100 postes en agreg LM, de 20 en classiques c'est que ce sera le cas.
Si l'on veut bien admettre la nécessité de faire des économies et de dégraisser le mammouth, pourquoi ne pas avoir plutôt "fait la peau" à l'interne, si injuste avec sa didactique (je rappellle qu'en classiques elle ne comprend même plus de dissertation)?
J'ajoute que je suis d'accord avec SLL, je trouve que la mesure du samedi matin supprimé est démagogique et n'annonce rien de bon ; c'est le samedi matin que les enfants travaillent le plus dans les écoles, font les dictées etc. La lettre de Sarko aux enseigants caressait les pédagos dans le sens du poil, et je commence à me demander si Brighelli lui-même n'est pas manipulé, à nous annoncer inlassablement des lendemains qui chantent...
Je ne regrette pas de ne pas avoir voté Ségo (qui aurait probablement mené une politique analogue ) mais je suis bien contente de ne pas avoir écouté les invitations de ce blog à voter Sarkozy. J'ajoute que je n'ai pas compris non plus la pertinence du topic qui faisait l'apologie du sport, ni les attaques subies par Thalie dans un autre poste (il me paraît normal qu'une agrégée aspire à être nommée en lycée, surtout quand on sait ce que signifie être en collège) - si enseigner se résume à "tenir" face aux fauves, alors je ne vois plus telllement ce qui oppose la conception de l'école selon JPB à celle des pédagos.
Ecrit par : Courtin | 07 octobre 2007
Abraxas, vous me flatteriez presque, savez-vous ?
Plaisanterie mise à part, ( ! ), je suis d'accord avec vous sur la nécessité de changer les programmes - pas parce qu'ils seraient 'mauvais' mais parce qu'ils ne sont excellents que pour l'élève X ++, et catastrophiques pour l'élève Lambda, qui coule doucement avec ses livres et ses sales notes - pendant que X ++ peut, s'il le veut, faire éclater son esprit ( encore faut-il, je vous l'accorde, qu'il ne tombe pas sur des profs de mauvaise volonté, qui l'abreuveront de conneries juste parce que ce serait 'marqué' dans le programme et qui semblent incapables d'aller y chercher de vraies substances de cours ).
Pour moi,(et pour le Français uniquement, je ne prétends pas connaître les autres programmes,- je sais seulement que ma p'tite collègue d'anglais bosse Roméo et Juliette avec ses secondes, et qu'elle les fait travailler sur plusieurs états de la langue ), j'en reste donc coincée à la certitude que ce sont des programmes faits pour d'excellents élèves abonnés à professeurs sérieux. Ce qui laisse plus de 90% du total concerné échoué sur la plage, - il faut donc revenir à des choses plus raisonnables. Pourquoi diable croyez-vous que je traîne mes guêtres dans ces eaux ? Je ne dis pas que tout est bien, bien au contraire!
Ceci dit Dobolino, quelqu'un qui ne sait pas faire cours, qui n'aime pas cela, qui ne tient pas, sera catastrophique avec tous les programmes et toutes les pédagogies, faut pas rêver non plus. Ce sont d'ailleurs ces enseignants-là qui ont permis aux pédagos de s'imposer. Ils ont volontairement ( je pense ) confondus ces enseignants-catastrophes avec l'ensemble des enseignants, et se sont occupés à leur couper les griffes. Puisqu'il y a peu de jeunes ici, souvenez-vous un peu, des professeures à bagues saillantes, des maîtresses qui refusent la pause-pipi aux petits de CE1, et qui les laissent s'humilier à vie devant toute une classe, du maître qu'envoie en récréation un môme avec une pancarte 'nul' ( ça, c'était l'école privée de mon petit cousin... ).
L'enseignement crée une fausse position de pouvoir dont certains ont aimé à abuser. C'est contre ceux-là que les Meirieu & co ont prospéré, - faut pas s'abuser trop, les pédagos ne sont pas une création spontanée.
Au lieu de s'accrocher à un rêve utopique qui voudrait que tous les lauréats de concours soient des enseignants, il vaudrait mieux trouver des voies de sortie pour ceux qui n'ont finalement rien à faire dans ce métier ( ça n'est pas une critique ça, je le précise, il n'y a rien de moral là-dedans. ).
Après tout, je ne vois pas pourquoi on n'alignerait pas les professeurs et les élèves sur les mêmes critères : nous rêvons de pouvoir évaluer nos élèves le plus objectivement possible, sans avoir à tenir compte du travail et des efforts qu'ils ont effectués. Je suis d'accord, et faisons de même pour nous - évaluons les enseignants sans tenir compte du travail et des efforts consentis pour devenir professeurs.
Et trouvons des voies de dégagement pour ceux qui ne peuvent pas ou plus enseigner.
Lucile, j'ai dû me laisser abuser par votre dialogue plus haut - mais ça n'était une attaque. Je tenais simplement à signaler au monde ébahi que dans le privé et dans le public on trouvait des enseignants qui font correctement leur métier, en veillant à apprendre des choses à leurs élèves.
Et dans le public, comme dans le privé, on trouve des enseignants euh... contestables, et des établissements contestables.
Le problème, c'est que le public devient comme le privé, c'est à dire aléatoire.
Un bon établissement public dépend maintenant de la qualité de sa direction. Tombez sur un établissement dont le principal/proviseur saura exiger des heures, des postes, des surveillants, des options, qui saura monter ses classes correctement et vous aurez un excellent bahut. Tombez sur un collège, un lycée, avec un chef faible, timide, aigri, con, et vous aurez droit à toutes les misères du monde, des emplois du temps à faire tomber raide votre enfant, des enseignants excédés en quinze jours, des passages invraisemblables, des surveillants occupés à faire de la paperasserie, des classes tellement hétérogènes qu'on se croirait revenu aux temps préhistoriques avec la résurgence de la loi du plus fort etc etc.
Dans le privé ( j'y ai travaillé un moment comme maître auxiliaire dans le temps, parce qu'ils embauchaient à partir de deux ans d'études supérieures.... sans plus de commentaire ), les établissements sont 'classés' en fonction du public reçu - et si vous avez le malheur de tomber dans l'établissement qui se tape tous les sales mômes sur-protégés par leurs familles, ben ça vaut tous les Bronx de nos zep.
Quant à la remarque du professeur de votre enfant.... il vous faudra fréquenter encore un peu plus les profs pour vous rendre compte que sous les mots, en apparence limpides, de 'bons lecteurs', on trouve une infinité de sens différents...
Pour finir, je n'ai rien contre le dialogue avec les parents d'élève, bien au contraire. J'ai contre le fait de faire loi d'un exemple. Et si, comme parent d'élève, j'ai croisé des enseignants à massacrer sur place, j'ai aussi croisé des enseignants excellents - et des enseignants compétents et sérieux. Au final, après quelques années, quelques écoles différentes, quelques professeurs divers, je dois quand même dire qu'il y a eu peu d'enseignants lamentables, et que presque tous étaient compétents ou mieux.
La seule chose qui me pose problème, comme parent d'élève, c'est la persistance des classes hétérogènes après l'école primaire, parce que ça gêne mon fils et que je ne crois pas du tout que cela lui apporte quelque chose, mis à part une tendance de plus en plus marquée à se plaindre des cons et à se sentir supérieur, un peu trop facilement à mon gré.
M'sieur Briguelli, pour achever la leçon sur Chandler-Dard, vous auriez pu nous faire part des débuts du San-Antonio papa, quoi alors ! Et comme il est allé solliciter l'avis du Maître, et comme le Maître le reçut à bras ouverts, et comment il devint, ailé de cette grande confiance, l'homme qu'on connaît.
Ecrit par : Milady | 07 octobre 2007
""trente abrutis bodybuildés courant après un ballon en s'étripant joyeusement"
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2007
Elle est bien bonne celle-là ! Mais vous n'avez toujours pas compris qu'il faut infiniment plus d'intelligence pour pratiquer le rugby à ce niveau que pour "enseigner" dans un IUFM !
Quant au "bodybuilding", nos rugbymen eux ne négligent rien lorsqu'ils préparent un match et font le nécessaire pour donner le meilleur d'eux-mêmes. Le jour où l'on pourra en dire de même des "formateurs" de l'IUFM, le coq aura des quenottes !"
Ecrit par : Un hussard | 07 octobre 2007
Hé ben dis donc! Je vous croyais à peu près intelligente, "un hussard". Je tombe de haut! Comme quoi, le spectacle du sport à la télé est encore plus pernicieux que je le pensais, et attaque même des cerveaux paraissant normalement constitués.
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2007
Et ne soyez pas si susceptible! Qu'on les laisse s'étriper! Je demande simplement que l'on rende à cet évènement sportif sa juste place dans le monde des media... Celle d'une partie de ballon!
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2007
Une question me taraude, amis enseignants du primaire, j'aimerais savoir : selon les recommandations officielles, apprend-on encore à écrire "en attaché" ? Fait-on encore des pages de graphisme, fait-on encore des "ponts" et des "cannes" (je ne parle même pas de pleins et de déliés, je n'ai pas connu la plume Sergent-Major), de la copie de textes pour se faire la main ?
Ou bien n'est-ce pratiqué que par quelques irréductibles, et on laisserait pousser ça dans la tête des enfants comme l'herbe sauvage, chez les autres ?
Ecrit par : Moot | 06 octobre 2007
Dans certaines classes, oui, on apprend toujours. Ça a même l’air de revenir en force, si l’on en croit ce qu’on lit sur les forums d’enseignants, et même en maternelle. Des gens s’y emploient qui éditent des livres et des méthodes et qui communiquent avec tous ceux qui ne « savent pas faire » et posent des questions d’une naïveté parfois accablante.
N’oublions pas que les « jeunes enseignants » n’ont pas subi les leçons d’écriture, les lignes de majuscules, les pleins et les déliés et que certains d’entre eux ont eu en primaire des enseignants qui eux-mêmes n’avaient pas connu la plume Sergent Major et la phrase de morale à recopier tous les matins en suivant attentivement les pleins et les déliés tracés à la craie par leurs instituteurs sur le tableau noir.
Mais je vous assure que ça revient quand même, surtout chez les débutants. Il y a bien ceux de la génération intermédiaire qui continuent à seriner à longueur de messages que si l’on fait écrire des élèves de Grande Section en cursive, c’est que l’on veut transformer cette section en mini-CP, mais ils se sentent un peu seuls lorsqu’ils lisent les remerciements des p’tits jeunes pour ceux qui leur offrent des solutions sur un plateau. Ça les rend un peu agressifs, d’ailleurs. En pure perte, aucun p’tit jeune ne prend leur défense.
En revanche, les p’tits jeunes veulent des solutions « clé en main », du genre « lundi, tu fais ça, mardi, tu continues comme ça, jeudi, tu feras ça... », comme pour toutes les autres matières, d’ailleurs. Le « pas de recettes miracles », ce n’est vraiment pas ce qu’ils recherchent, pas plus que « l’enfant qui construit lui-même sa calligraphie ». Ce qui manque pour eux, c’est une maison d’édition qui éditerait des méthodes claires et structurées avec le petit fichier joint qu’ils n’auraient plus qu’à commander en autant d’exemplaires qu’ils ont d’élèves ou à photocopier. En écriture, le créneau est pris et, apparemment, ils se ruent dessus et sont prêts à se faire hacher menu plutôt que de remettre en cause une seule des lignes de la méthode. Il ne reste plus qu’à faire la même chose en lecture, en mathématiques, en histoire, en géographie, en sciences, en musique, en arts visuels et en EPS.
Ecrit par : catmano | 07 octobre 2007
PS. Sur la quetion du nombre de places, aux concours, il semble bien (c'est mon expérience du CAPES qui me le fait dire) que le ministère ignore complètement, quelques mois à l'avance, combien de postes seront offerts. Je sais que ça a l'air surréaliste, mais ils sont apparemment incapables de savoir avant fin décembre combien de profs partiront effectivement à la retraite, et quel sera le taux de compensation, voire les nouvelles créations ponctuelles. Ils affinent tout au long de l'année, et on n'a les chiffres exacts qu'au moment de l'écrit.
C'est comme ça qu'il ya quelques années, le CAFEP de Physique-Chimie n'a proposé AUCUN poste dans l'académie de Montpellier... Les étudiants ont bossé comme des cons pendant un an, pour découvrir qu'il n' avait pas de poste pour eux !
Ecrit par : Cornélie | 07 octobre 2007
"C'est comme ça qu'il ya quelques années, le CAFEP de Physique-Chimie n'a proposé AUCUN poste dans l'académie de Montpellier... Les étudiants ont bossé comme des cons pendant un an, pour découvrir qu'il n' avait pas de poste pour eux !"
Il restait bien le CAPES (avec 610 postes ?) mais c'est moins chic et on risque de devoir se les bouger. Ma caudale frémit d'un léger agacement...
http://www.edm.snes.edu/p1/pages_particulieres/concours_2007/conc_capes.htm
Ecrit par : dugong | 07 octobre 2007
PS. Sur la quetion du nombre de places, aux concours, il semble bien (c'est mon expérience du CAPES qui me le fait dire) que le ministère ignore complètement, quelques mois à l'avance, combien de postes seront offerts. Je sais que ça a l'air surréaliste, mais ils sont apparemment incapables de savoir avant fin décembre combien de profs partiront effectivement à la retraite, et quel sera le taux de compensation, voire les nouvelles créations ponctuelles. Ils affinent tout au long de l'année, et on n'a les chiffres exacts qu'au moment de l'écrit.
JPB
L'année dernière, le nombre de postes était tombé fin septembre.
Ecrit par : Couac | 07 octobre 2007
CATMANO AVANT de se lancer dans des créations d'activités et de progressions comme dans tous les domaines, apprenons à faire ce qui est connu, reconnu et qui fonctionne: la pratique te permet de s'approprier la méthode et de prendre le large parce que yu as un port d'attache : une réference!
les IUFM sont dangereux dans la mesure ou ils disent ce qui n'est pas ds l'air du temps, et lance ces jeunes sur des chemins difficiles dont les victimes sont les enfants!
moi on m'a dit en 1985 : toutes les methodesde lecture sont nuls! la seule vraie et bonne methode : la méthode naturelle!
combien as t-on fait de victimes avec ce discours là?
UNE METHODE CLE EN MAIN pour commencer oui!! avec +3 ou +4 apres le bac, ils ont les moyens de se faire une opinion et de modifier et s'approprier ce qui fonctionnne
Ecrit par : pirouette | 07 octobre 2007
Mais enfin, il faut bien que Dobolino and Co aient de l'ouvrage, à réparer les chiens que ces abrutis flinguent à qui mieux mieux.
JPB
Ecrit par : brighelli | 07 octobre 2007
Accident de chasse=attaque du sanglier et non balle perdue!!!
Les chiens de compagnie se font aussi blessés lorsqu'ils vadrouillent, ce n'est âs réservé à l'action de chasse.
Avec la fermeture des paysages, la sauvagine prolifère, je vous signale. Et pour réguler ces populations de suidés et de cervidés qui occasionnent de gros dégats aux cultures et véhiculent des épidémes du fait de la fragilité qu'engendre la prolifération, les chasseurs sont l'élément clé pour entretenir une faune sauvage en bonne santé et des populations régulées.
Vous commencez à nous casser les pieds sérieusement, petits citadins frustrés, avec votre haine des chasseurs avec lesquels, bien sûr, vous n'avez jamais pris la peine de parler.
Si Cadichon le savait, elle pourrait vous décrire le tissu économique libéral rural considérable lié à l'activité cynégétique.
Si votre idée de la campagne est le petit Trianon, ne venez pas nous envahir. Restez chez vous, dans vos banlieues fades. Nous ne vous laisserons pas transformer nos espaces ruraux en chasses privées pour bobos cruels en mal de sensations fortes.
Ecrit par : dobolino | 07 octobre 2007
Pour en rajouter une couche à propos du match d'hier, vous êtes d'une naïveté incroyable ici! Croyez vous qu'il soit sportivement correct que la France se fasse sortir du tournoi quand celle-ci est le pays organisateur? Comparez donc les matchs précédents des Blacks avec celui d'hier et cherchez l'erreur...
Monsieur Sibille, il manquait dans votre analyse un point ,celui touchant à la corruption car dans le sport à haut niveau , c'est la deuxième plaie après le dopage...
Par ailleurs comment pouvaient-ils perdre hier alors que notre super président les honorait de sa présence? Puisqu'avec lui rien n'est impossible , il est partout et réussi tout c'est bien connu! au fait à quel poste jouait-il hier à votre avis?
le peuple est content la fête, que dis-je ,les jeux du cirque peuvent continuer...
Ecrit par : serpent à plumes | 07 octobre 2007
se font blesser! tiens vous m'énervez tant que je produis des fautes de grammaire niveau CM!
Ecrit par : dobolino | 07 octobre 2007
Je ne parle pas de création d'activités, je parle d'un programme construit qui irait du 1° septembre au 30 juin et qui apporterait un livre du maître pour les maternelles (PS/MS) et ce même livre du maître accompagné de fichiers ou manuels de l'élèves pour toutes les classes allant de la GS au CM2.
Il pourrait y avoir quelques suggestions d' "habillage", si cela est vraiment nécessaire, mais il me semble que ce n'est pas forcément ce dont les élèves (et leurs maîtres) ont besoin.
J'espère que j'ai répondu à ton message dont j'avoue ne pas très bien comprendre le sens.
Ecrit par : catmano | 07 octobre 2007
Je répondais à Pirouette, bien sûr.
Ecrit par : catmano | 07 octobre 2007
Juste un chtit mot pour Pennac.
Apparemment il peut remercier son prof de 6ème, passer de -25 à juste 7 chtites fautes de 'conjugaison' à 13 ans, je trouve que c'est plutôt bien.
Maintenant, si il veut comprendre, il peut se retourner vers ses profs de Ce1ce2cm1cm2, il me faudrait ses dictées de 6ème pour être plus précis.
;)
Si il veut je peux lui expliquer plein de choses :)
Ecrit par : toto | 07 octobre 2007
Bon, ce n'est pas le lieu pour argumenter sur la chasse et j'ai tant à dire, tant à vous expliquer...
Brighelli, l'ordure qui a flingué votre chat aurait tout aussi bien pu ne pas être chasseur et vous l'intoxiquer au métaldéhyde, à la coumarine, aux pesticides qu'il aurait tout benoîtement acheté en vente libre chez n'importe quel droguiste. Des connards, il y en a partout, autant sur les gradins des stades que planqué derrière un fusil ou une constante macabre, comme on dit chez vous.
Tous les ans, il y a des profs qui flinguent des gamins. Quand je vois le refus mathématique obstiné de mon fils, j'ai autant de haine pour les minables qui l'ont enseigné que vous pour le chasseur qui a tué votre chat. J'ai bien plus de haine contre les délires de l'Ed Nat que vous n'en aurez jamais contre tous les chasseurs.
Ecrit par : dobolino | 07 octobre 2007
"Elle est bien bonne celle-là ! Mais vous n'avez toujours pas compris qu'il faut infiniment plus d'intelligence pour pratiquer le rugby à ce niveau que pour "enseigner" dans un IUFM !"
Depuis quand il faut être "intelligent" pour enseigner en iuffoumdesoinjs ? Pianiste suffit !
;)
Ecrit par : toto | 07 octobre 2007
Merci cher Jean-Paul !!!! Que de baume au coeur en vous lisant !! Moi petite instit de province, je m'insurge depuis tellement longtemps contre tous ces enseignements qui désorganisent l'école ! Toutes les sorties soi-disant pédagogiques, classes de soi-disant découverte etc... Inutile de vous dire que je suis donc un peu hors mode, et je me réjouis de tout ce que vouz nous dites, en espérant que tout cela se concrétisera !!! J'ai enseigné quelques années à la Martinique, avant de revenir par ici. Eh bien là-bas, on est "en retard", et on enseigne encore un peu "à l'ancienne", résultat, le niveau des élèves est vraiment très bon.
Affaire à suivre donc, nous verrons bien l'évolution des choses, qui j'espère n'iront qu'en s'améliorant.
Ecrit par : Dominique ROUAH | 07 octobre 2007
Pour les septimaniens, cette affirmation d'un supporter :(injuste ?)
"Pelous est tout juste bon à distribuer des châtaignes"
Ecrit par : dugong | 07 octobre 2007
"Brighelli, l'ordure qui a flingué votre chat aurait tout aussi bien pu ne pas être chasseur et vous l'intoxiquer au métaldéhyde, à la coumarine, aux pesticides qu'il aurait tout benoîtement acheté en vente libre chez n'importe quel droguiste. Des connards, il y en a partout, autant sur les gradins des stades que planqué derrière un fusil ou une constante macabre, comme on dit chez vous."
Ecrit par : dobolino | 07 octobre 2007
L'ennui, c'est que ce sont souvent les mêmes! Et il me semble, par ailleurs, que ni Jean-Paul, ni moi n'habitions en zone urbaine!
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2007
""Elle est bien bonne celle-là ! Mais vous n'avez toujours pas compris qu'il faut infiniment plus d'intelligence pour pratiquer le rugby à ce niveau que pour "enseigner" dans un IUFM !"
Depuis quand il faut être "intelligent" pour enseigner en iuffoumdesoinjs ? Pianiste suffit ! "
;)
Ecrit par : toto | 07 octobre 2007
Par contre, pour poster les inepties de toto, être toto suffit amplement.
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2007
"Par ailleurs comment pouvaient-ils perdre hier alors que notre super président les honorait de sa présence? Puisqu'avec lui rien n'est impossible , il est partout et réussi tout c'est bien connu! au fait à quel poste jouait-il hier à votre avis?
le peuple est content la fête, que dis-je ,les jeux du cirque peuvent continuer..."
Ecrit par : serpent à plumes | 07 octobre 2007
A mon avis, il a claqué au moins l'argent qu'il a économisé en ne payant pas ses vacances aux States pour acheter l'arbitre! Mais retour sur investissement garanti -:)
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2007
Bref, vous avouerai-je que j'ai adoré regarder ce match ?! Moins beau que celui de 99, certes, mais héroïque ! De l'épique, du vrai. Je suis très bon public pour ce genre de spectacle, -- et pas seulement parce qu'on y voit de beaux hommes musclés ;-)
Peut-être ai-je la naiveté de croire que, malgré le dopage qui, dit-on, frappe partout, les corps ne mentent pas ?
Bref, rugby aidant, l'ambiance est ici au délire genre post-match de l'OM avec chants, feux de Bengale, klaxons, cornes de brume, fusées et cris divers : je vais faire un tour sur le cours Mirabeau -- il fait une douceur estivale -- regarder des gens tout bêtement heureux : il paraît que c'est contagieux.
Ecrit par : FGuichard | 07 octobre 2007
Voilà pourquoi, pendant ce temps-là, mon pauvre fils et toute la troupe ont joué Le Mariage de Figaro devant trente personnes hier soir, dans une zone vauclusienne surpeuplée. Enfin les chiffres: 80 personnes selon les manifestants, et vingt selon la Préfecture de Police, en l'occurence mon fils qui est d'une lucidité très pessimiste, du genre à annoncer un 17 en anglais en expliquant qu'il n'a aucun mérite vu qu'il avait appris sa leçon et que, donc, le mérite revient à l'enseignant.
Ecrit par : dobolino | 07 octobre 2007
Fantastique, le blog de JPB, très "axé" sur l'école, avec tous ses habitués dont on se demande s'ils sortent parfois la tronche de leurs fifiches, est censé NE PARLER QUE DE CELA. Heureusment quelques contributeurs ne sont pas des tronches plates, des besogneux du cahier de textes, et parlent D'AUTRE CHOSE. Ce sont eux qui ont raison. Nietzche disait que "l'éducation est partout ou elle n'est pas". Dans les rues, dans les stades, dans les salles de classe, etc etc, mais surtout pas dans les mécaniques bien huilées et vomitives des pédagogues.
Alors oui, il est bon de revenir lire des posts sur les clébards, sur le rugby. Toutes choses infiniment plus importantes que Léo et Léa ou les progressions pédagogiques en séquences du Professeur Tartignolle-Mesburnes.
Ainsi, mes cocos, un prof est avant tout un être de passion, de chair, de rire, de sévérité, et pas ses fades filets sans arêtes qu'on contemple d'un air triste sur les étals des Monoprix. Profs colins froids mayonnaise, à la viane grisâtre et cartonneuse,sérieux comme des papes avec la luxure en moins.
Et puis, comme tout est politique, jusqu'à l'airque l'on respire, il va de soi que, Vendredi, j'ai envoyé chier le programme de ces Messieurs les croque-couilles de l'inspection (tiens marrant, en tapant inspection, mes doigts ont eu du mal à taper le t et le i) pour consacrer 3 heures en Seconde à la Birmanie. Et au combat Aung San Sun Kyi, ce qui me sembe INFINIMENT plus important que d'tudire les fluxxxxxxxxxxxx macroéconocrox du port de Saint-Gapour (234-317, né à Sigilmassa et mort crucifié à Ravenne). Die le combat d'un peuple pour sa liberté, des peuples pour leur liberté, hier, aujourdhui, en toute occasion ,en tout lieux et dénoncer le fascisme à finir par avoir une boule de cuir à la place de salive, voilà comment je conçois ce merveilleux sacerdoce (et de cartilage, accessoirement, quand les temps sont durs).
Dernière chose, en m'excusant de la longuer de cestuy post, je me marre en pensant aux thuriféraires de Sarkozy et de la droite, nombreux ici, à propos de ce fantastique scandale d'EADS, qui révèle la pourriture suprème de l'UMP, et qui montre qu'on a sacrifié l'A-380 pour rempir les poches des gangsters chiraquiens. Miam. Comme j'aimerais voir leur tronche, au moment suprême , aux gogues, seuls dans leur fétidité organique, de tous ces messieurs Homais de l'ultra libéralisme, qui est décidément plein de ressort, puisqu'il est en train de s'autodétruire. Tiens, je vais leur en parler demain aux mômes et je mettrai NOMINALEMENT en cause pas mal de pourris.
Bonne journée radieuse à tous. Moi je vais faire de la bécane le ong du Canal de l''Ourcq, près de chez moi, et pas avec ces horribles vélibs....
Ecrit par : montaigneàcheval | 07 octobre 2007
tarèzonmon tènille, aprandra liréaékri ra démeaumsé vrémandelaco nriesanzintérêlévrêzétudeyake chétwaqelldé mareéya ketoiki sèfèr.
Ecrit par : catmano | 07 octobre 2007
"Brighelli, l'ordure qui a flingué votre chat aurait tout aussi bien pu ne pas être chasseur et vous l'intoxiquer au métaldéhyde, à la coumarine, aux pesticides qu'il aurait tout benoîtement acheté en vente libre chez n'importe quel droguiste. Des connards, il y en a partout, autant sur les gradins des stades que planqué derrière un fusil ou une constante macabre, comme on dit chez vous."
Ecrit par : dobolino | 07 octobre 2007
L'ennui, c'est que ce sont souvent les mêmes! Et il me semble, par ailleurs, que ni Jean-Paul, ni moi n'habitions en zone urbaine!
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2007
Alors, c'est que vous n'habitez pas à l'adresse indiquée par vos propos!
Il est vrai, par ailleurs, que ce sont souvent les mêmes... les mêmes que ceux qui dans les IUFM apprennent aux jeunes enseignants à casser du gamin. Ce qui est bien, avec les Sciences de l'Education, c'est que ça ne se voit pas à la radio, mais faites gaffe, ça commence à bien se voir à l'IRM et d'ici dix à vingt ans, c'est une démolition très scientifique qui aura lieu. Ça va faire très mal.
Ecrit par : dobolino | 07 octobre 2007
Et puis, y a que ceux qui vont se promener sur les bords du canal de l'Ourcq sans vélib cet après-midi qui sont intelligents. Et moi, avec mes bords de l'Eygues en compagnie de mon fils, ma fille, mon gendre et ma petite-fille, je suis vraiment très, très nulle, comme tous ceux qui comme moi, ne sont pas dans ton cerveau et ne pensent pas exactement la même chose que toi au même moment que toi.
Mais demain, promis, j'abandonne Léo et Léa et je parle de la Birmanie à mes élèves qui n'iront jamais dans tes classes et donc, qui sont foutus d'avance.
Ecrit par : catmano | 07 octobre 2007
MàC et Catmano, arrêtez de vous pourrir! J'en ai ma claque, et pour de vrai.
Reconnaissez, MàC, que si Catmano livre en sixième 100% de lecteurs et calculeurs et connaissant la planisphère grâce à ses "fifiches", il vous sera plus loisible en seconde de les brancher, à bon escient et sans endoctrinement (je crains que vous ne soyez un peu un petit endoctrineur!), sur la Birmanie ou... la Corée du Nord?
Donc, si je sais disserter sur les chiens, Ariègeois ou Griffons Bleus, la chasse, la pêche, la nature et la tradition, tout en étant sensible au développement durable, à l'altermondialisme, à la mondialisation et à la littérature internationale, c'est aussi et surtout parce qu'en primaire, j'ai eu des profs qui m'ont appris à maîtriser les outils de l'esprit critique soit: lecture courante, écriture cursive aisée, capacité à mémoriser et à discriminer les données, numération et calcul, vocabulaire riche etc... Et, pour ça, MàC, il faut des "Fifiches" en primaire, nom de Dieu de bordel de merde, parce que, sinon, ce que vous "enseignez" à vos secondes, ce n'est pas de l'enseignement, mais de l'endoctrinement pur et simple que ça relève, vu que vos "élèves" 'ont pas la possibilité de discriminer le flot de vos propos très fortement orientés.
Ecrit par : dobolino | 07 octobre 2007
Dernière chose, en m'excusant de la longuer de cestuy post, je me marre en pensant aux thuriféraires de Sarkozy et de la droite, nombreux ici, à propos de ce fantastique scandale d'EADS, qui révèle la pourriture suprème de l'UMP, et qui montre qu'on a sacrifié l'A-380 pour rempir les poches des gangsters chiraquiens. Miam.
Ecrit par : montaigneàcheval | 07 octobre 2007
Quand tu auras atterri, mon pauvre, tu réaliseras que tes gangsters sont des gangsters et que Chirac ou Mitterand ou Ségo ou Sarko, c'est tout un!
Quand aux momes de ta classe, sans fifiche et avec ton battage d'endoctrinement extra-scolaire, c'est pas demain la veille qu'ils pourront écrire comme toi! Je suppose que tui préfères les voir te lécher bottes et cul et ne surtout pas te dépasser?
Ecrit par : dobolino | 07 octobre 2007
Il en a marre du vélibsanselle, le neuneu ôssi :)
Superbe Match ! C'était po un match de neuneu :)
Ecrit par : toto | 07 octobre 2007
"Comme quoi, le spectacle du sport à la télé est encore plus pernicieux que je le pensais, et attaque même des cerveaux paraissant normalement constitués."
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2007
Et il ne vous vient pas à l'idée que, parmi ceux et celles qui se sont passionnés pour le match d'hier soir, beaucoup n'ont pas attendu la professionnalisation, la médiatisation, ni même le fameux calendrier pour aimer le rugby.
A l'époque des Aguirre, Bertranne, Fouroux, Costes, Rives... les mômes qui comme bibi habitaient dans une région privée de rugby n'avaient d'autre solution que de se débrouiller avec leur poste de radio pour suivre les phases finales du challenge Yves Du Manoir et du championnat... et d'acheter "Miroir du rugby"!
Et même s'il y a fort à dire sur l'hypermédiatisation de la coupe du monde, la professionalisation etc., il n'empêche que tant que les arbitres continueront à être respectés, que les perdants continueront à expliquer leur défaite par le fait que les autres ont été meilleurs ou qu'eux-mêmes ont été mauvais, tant qu'il existera des touches, des mêlées, et surtout, surtout, tant que le ballon restera ovale et que les passes continueront à se faire en arrière, le rugby demeurera un sport fabuleux !
J'ajouterai, pour en finir sur ce sujet, que je pourrais en tant qu'instit argumenter pendant des heures sur les valeurs éducatives du rugby et sur l'intérêt d'en généraliser la pratique à l'école primaire.
Ecrit par : Un hussard | 07 octobre 2007
De plus, combien, parmi les télespectateurs de ces divertissements vissés devant leur lucarne à blaireaux avec une canette greffée dans chaque main, ont-ils déjà posé les pieds sur un terrain de sport?
Ecrit par : Christophe Sibille
N'insultez donc pas les blaireaux, animaux sympathiques, aussi inoffensifs que discrets, injustement pourchassés autrefois pour leur graisse et leurs poils (à barbe), accusés à tort de commettre des dégâts dans les cultures.
Ecrit par : Moot | 07 octobre 2007
Oh, relisez-moi, un hussard! Et pas en méthode globale! Je m'en contrefous du rugby, et n'ai en aucune manière l'envie de vous retirer votre joujou! Simplement, j'aimerais bien entendre parler d'autre chose dans "mes" bulletins d'informations. Et, effectivement, je suis comme vous. Je regrette le temps où il fallait tendre l'oreille vers sa radio pour pouvoir entendre un match, et acheter "miroir du rugby" pour en lire le compte-rendu... Heureuse époque!
Pareil pour vous, Dobolino et Catmano! Il ne me semble pas que Montaigneàcheval ait évacué les problèmes spécifiques aux enseignants et à l'enseignement, (il en parle d'ailleurs assez souvent lui-même, me semble t-il), mais qu'il ait mentionné le fait que c'était quelquefois pas mal d'en sortir de temps en temps et de ne PAS PARLER QUE DE CELA, (ce que vous faites d'ailleurs assez bien vous-mêmes). Son message subliminal, en tordant le cou à Léo et Léa une fois de plus, me semblait plutôt dirigé vers toto que vers vous...
Par ailleurs, Dobolino, ma maison est construite en zone semi-rurale, elle jouxte la maison des chasseurs du département, et ces derniers, (plus ou moins recommandables, il en est de pire que d'autres) pullulent par ici... Et j'apprécie les sciences de l'éducation à peu près autant que vous.
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2007
Excusez-moi, Moot, l'expression "lucarne à blaireaux" est extraite d'une chanson de l'excellent Yves Toulis. J'aurais effectivement dû le préciser.
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2007
Et quand cette lucarne nous propose des soirées comme celle consacrée à Griffith, jeudi soir dernier sur "Arte", je la vénère.
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2007
Au lieu de s'accrocher à un rêve utopique qui voudrait que tous les lauréats de concours soient des enseignants, il vaudrait mieux trouver des voies de sortie pour ceux qui n'ont finalement rien à faire dans ce métier ( ça n'est pas une critique ça, je le précise, il n'y a rien de moral là-dedans. ).
Après tout, je ne vois pas pourquoi on n'alignerait pas les professeurs et les élèves sur les mêmes critères : nous rêvons de pouvoir évaluer nos élèves le plus objectivement possible, sans avoir à tenir compte du travail et des efforts qu'ils ont effectués. Je suis d'accord, et faisons de même pour nous - évaluons les enseignants sans tenir compte du travail et des efforts consentis pour devenir professeurs.
Et trouvons des voies de dégagement pour ceux qui ne peuvent pas ou plus enseigner.
Ecrit par : Milady
On pourrait aussi en trouver pour ceux qui en ont marre d'être traités comme des "machines à garder les sales mômes". On peut tout simplement détester le domptage de fauves et s'épanouir face à des gamins "normalement" éduqués.
Quant à l'idée d'une évaluation des profs telle que vous l'exposez, ça me fait penser à cette sentence trouvée dans "Charlie Hebdo" : "Il y a de bons profs. Il y a de mauvais profs. Mais tous les parents d'élèves sont à chier. Et les pires sont ceux qui sont professeurs". C'est un peu excessif mais ça fait du bien d'y penser de temps en temps.
Le manque d'éducation de beaucoup d'adolescents est flagrant. Il y a ceux qui ne savent pas la signification du "bonjour" qu'ils lancent à moitié par défi. D'autres ne comprennent pas que l'on puisse répondre "non" à une demande adressée poliment ; tels les insupportables "télémarketeuses" qui vous invitent à découvrir (en compagnie de l'épouse que vous n'avez pas forcément) de la porcelaine de second choix à peine plus cher que le premier choix, ils lanceront un insolent "pourquoi ?". Et ceux qui ne savent pas écouter sont légion. Certains, enfin, n'ont que deux façons de parler : "fort" et "très fort".
Ecrit par : Moot | 07 octobre 2007
C'est marrant ce que vous dites là. Suffit d'écouter une salle des profs pour se rendre compte que pour une même classe, certains sont face à des fauves et d'autres pas. Suffit d'écouter ses enfants pour avoir confirmation du phénomène. Je ne dis pas qu'il n'existe pas de classes composées de purs fauves... je dis qu'il y a des profs ( rares ) qui sont toujours dans un rapport à fauves, et on peut leur mettre tous les élèves du monde, les mieux éduqués s'il le faut, ils se trouveront toujours face à des 'fauves' - faut pas dire ça ? C'est total sujet tabou ? Ca n'existe pas ????
Dites moi, où avez-vous trouvé que je demandais l'évaluation des profs par les parents ???? Je me contente de suggérer qu'on fournisse à ces profs, qui font parfois des enflures de la pire espèce qui alimentent les plaintes parentales qu'on peut lire ici et là, qu'on leur fournisse une véritable et sérieuse voie de dégagement. Normalement constitués, ils n'auront besoin de personne pour envisager de prendre le large. A l'heure actuelle, il est pratiquement impossible de dégager de là, parce qu'il faut démissionner sec et donc accepter la possibilité radieuse de se retrouver le bec dans l'eau à très court terme.
Ecrit par : Milady | 07 octobre 2007
Milady - ce que vous dites est vrai : il y a des profs, qui, quelle que soit la classe ne s'en sortiront jamais.
Mais j'ai vu le phénomène inverse : il y a des classes qui ne peuvent être maîtrisées par personne, et des classes qui sont tellement gentilles que même le pire imbécile les fera progresser, car ils en tireront toujours qqch.
Par contre, quand vous dites : "nous rêvons de pouvoir évaluer nos élèves le plus objectivement possible, sans avoir à tenir compte du travail et des efforts qu'ils ont effectués."
C'est un rêve que je ne partage pas du tout ! Faire un effort, avoir des difficultés, fournir un travail, ça compte BEAUCOUP PLUS que le résultat facilement acquis auquel untel est parvenu en claquant juste dans ses doigts. Le travail et les efforts effectués, ce n'est pas la seule vraie preuve d'intelligence ? Vous avez de drôles de rêves.
Sinon, c'est dommage qu'on ne parle déjà plus du nombre de postes aux concours : c'est pourtant un gros problème pour la fac et le secondaire.
100 postes à l'agreg de lettres, tant mieux, ca fait des concurrents en moins pour plus tard, soyons cynique, mais alors pour les milliers d'étudiants qui se sont inscrits, et pour les centaines qui ont le niveau de l'avoir, qu'il y ait 150 postes ou 90, je n'exagèrerai pas en disant que ça changerait leur vie de le savoir.
Ecrit par : Jérémy | 07 octobre 2007
Christophe Sibille, le collectionneur de clichés, qui n'aime pas la chasse (évidemment), le rugby (évidemment), n'aime probablement pas la corrida non plus (collectionnons les clichés), mais par contre ne doit pas aimer Brigitte Bardot, tiens... Bref.
En tout cas il dit, parlant du rugby : "Je demande simplement que l'on rende à cet évènement sportif sa juste place dans le monde des media". Et de se plaindre de l'omniprésence de ce sport et de cette compétition et tout et tout.
Ami Christophe, je vous invite, vous à rendre au "monde des médias" sa juste place. Si vous regardez la télé, vous mangez ce que la télé vous donne à manger (et ce n'est pas de l'info, c'est du Coca, même sur le service public).
Alors ne vous plaignez de ce qu'on vous *donne* : si vous voulez du "contenu" intéressant, bin vous le payerez...
Moi, je n'ai pas de télé, lis rarement les journaux sur internet, n'écoute jamais la radio, eh bien il a fallu qu'on me le dise pour que j'apprenne qu'il y avait une coupe du monde de rugby. Comme quoi l'omniprésence rugbystique ne touche que ceux qui se veulent bien laisser toucher...
Ecrit par : Boulinou | 07 octobre 2007
et "apprenne" j'en ai grand honte...
Ecrit par : Boulinou | 07 octobre 2007
Kssss Ksssss Kssss.....
Tombés dans le panneau. Endoctrinement. Mais bien sûr, mesdames messieurs, et anti-connerie. Quant à l'autre fleur de nave qui subtilement me glisse la Corée du Nord en guise de poum poum vlan dans la tronche, à hurler de rire. Ouhlalalalala MàC c'est un communisssssssssssssssssssssssssssssssssse
Il se tait sur la Corée du Nord et ne parle que de la Birmanie. Pauvre brioche sans levure!!!!!!
Mais t'as pas encre compris que Corée, Birmanie, Biélorussie, Chine, Russie, Zimbabwe, Cuba et j'en oublie sans doute, c'est la même engeance.
Me fend le crâne d'argumenter.
Mais pour le reste: si je comprend bien , parler de la géopolitique des ordures(Mugabe, Kim Il Sun, Castro Loukatchenko et consorts" ,c'est de l'ENDOCTRINEMENT. Merde alors!!!! Sans blague????!!!!! Ainsi, comme Monsieur Jourdain, je ferais de l'endoctrinement sans le savoir???
Mazette!!! Mais si c'est endoctriner les élèves que de leur faire l'apologie de la démocratie, de leur donner un irrépressible dégoût du communisme, du fascisme et de leurs avatars sucrés, alors oui, j'endoctrine. Et je vous emmerde.
Maintenant, z'avez mes coordonnées ,faites donc n rapport à l'Inspection Générale, chiche....Les Frankaouis sont degrands spécialistes de la dénonciation. C'est pas le fantôme de Von Scholtitz qui viendra me contredire. Et pour les fifiches, heureux que ça en ait vexé quekzuns. Surtout que la réponse tombe, évidemment, complètement à côté de la plaque!!!!!
Et puis , Dobolino, quelle tristesse. Je croyais que vous aviez de l'humour. Pauvres clébards, pauvres greffiers de rencontre qui tombent entre vos pattes.... Remarquez on peut être vétérinaire et pas futé. C'est pas incomaptible. Pour le reste, puisque je suis littéralement subjuguée par votre analyse du scandale EADS, expliquez-moi ce que la gauche a à y faire. Ma pauvre, voilà sans doute la seule saloperie de ces 30 dernière années, dans laquelle elle n'est pas compromise. Pas de pot. Samedi prochain j'irai visitr le Musée Fragonard, encore une fois, et j'éviterai de penser à vous.
Broutchmol aux noix!!!!!! ça fait du bien de batailler contre les casseroles molles. Et "mon devoir de réserve", je vous laisse deviner quel usage j'en fais.....
Au fait, nul doute qu'un prélèvement ADN pratiqué par vos petits copains , les glaires pourris de l'UMP, révélerait sans aucun doute ma sale et métèque origine.
Jean Doctrine.
Youri Margarine
Joseph Staline
Un vaisseau la portait aux bords de Camarine
Doboline
Catmanine
Calamine!!!!
Salamine!!!!
Sale amine, disait la thyamine.
Salut les pisse-vinaigre.
Et un grand bonjour à Christophe Sibilline que j'admirine de postine icine.
Montaigneàchevaline
Ecrit par : montaigneàcheval | 07 octobre 2007
Bon. Vu la teneur de son billet, Brighelli laisse entendre qu'il est le conseiller officieux de Darcos. J'espère qu'il ne se vante pas.
Ecrit par : Robert Marchenoir | 07 octobre 2007
"Brighelli laisse entendre qu'il est le conseiller officieux de Darcos"
Par les temps qui courent, tout le monde joue à ça ! Quel plaisir de se déguiser en Eminence entre chien et loup !
Quel bestiaire ce blog !
Ecrit par : dugong | 07 octobre 2007
Eminence, eminence, Dugong, c'était pas une marque de slibards???? Avec le nom en "old english"?????
Donc nous vivons dans un monde de slips. Ce qui est assez vrai. Maintenant, la question se pose de savoir si ces slips sont sales ou non. ...Grande et important question.
Au fait le dugong n'est-il pas un lamentin??? Doboline va s'écrier "Lamentable!!!!" Et faire jouer son droit....de véto. AHAHAHAHAHAHHA
Ecrit par : montaigneàcheval | 07 octobre 2007
Montaigne à cheval vous n'auriez pas un slip à me prêter j'ai mouillé tous les miens, j'arrête plus de pisser de rire. Comment je fais sêcher mes plumes maintenant ? Un pisse vinaigre va sans doute encore venir me couper l'envie de rire...Heureusement il est encore un peu tôt pour que Cadichon intervienne
Ecrit par : serpent à plumes | 07 octobre 2007
Au fait, nul doute qu'un prélèvement ADN pratiqué par vos petits copains , les glaires pourris de l'UMP, révélerait sans aucun doute ma sale et métèque origine.
Ecrit par : montaigneàcheval | 07 octobre 2007
Ça, ça serait marrant, on nous en ferait un à nous aussi et si ça se trouve, on se retrouverait cousins, tous les trois. Qui vous dit que du côté d'Ettenheim, il n'y a pas un Lion qui a fauté avec une de vos ancêtres, ou le contraire. P'têtre même qu'ils avaient la bénédiction du rabbin.
Ecrit par : catmano | 07 octobre 2007
"C'est marrant ce que vous dites là. Suffit d'écouter une salle des profs pour se rendre compte que pour une même classe, certains sont face à des fauves et d'autres pas. Suffit d'écouter ses enfants pour avoir confirmation du phénomène. Je ne dis pas qu'il n'existe pas de classes composées de purs fauves... je dis qu'il y a des profs ( rares ) qui sont toujours dans un rapport à fauves, et on peut leur mettre tous les élèves du monde, les mieux éduqués s'il le faut, ils se trouveront toujours face à des 'fauves' - faut pas dire ça ? C'est total sujet tabou ? Ca n'existe pas ????"
Tiens Milady elle aussi sort du "politiquement correct"
Enfin une bonne nouvelle sur ce blog qui ressemble de plus en plus à un panier de crabes remplis de "frères ennemis" depuis que le Maître de ces lieux nous laisse entendre qu'il conseillerait DARCOS.
Eh bien dans ce cas il le conseille fort mal car d'autres le conseillent dans l'autre sens... et ce pauvre homme tourne sans cesse comme une girouette sous la brise.
Ecrit par : LouBlan | 07 octobre 2007
"Qui vous dit que du côté d'Ettenheim, il n'y a pas un Lion qui a fauté avec une de vos ancêtres"
Cro-Magnon c'est seulement 500 à 1000 générations ! Cela explique peut-être les réactions de certains sur ce blog (moi inclus ce qui soulève tout de même un problème génétique sérieux).
l'Eminence (en gris ou non) n'a été pensé(e ?) que beaucoup plus tard.
Ecrit par : dugong | 07 octobre 2007
"P'têtre même qu'ils avaient la bénédiction du rabbin."
Les lamentins n'ont pas de mur pour se plaindre. Dommage !
Ecrit par : dugong | 07 octobre 2007
Donc si je comprends bien, M. Brighelli roule pour le pouvoir et pour Darcos. Il roule pour la suppression du latin et du grec (heures en trop) dont Darcos considère l'enseignement comme révolu. C'est mieux de faire du basic english, c'est plus "en phase avec le XXIe siècle" comme disent les fabriquant de crétins à la mode.
M. Brighelli roule avec Darcos, qui commence à développer, avec les nouveaux DRH à la con des contrats avec clause de licenciement (si si, ça existe à Lille et à Clermont !!) pour virer les certifiés et les agrégés qui résistent un peu trop au pédagolisme. Je tiens des preuves de ce type de pression sur les profs - à ceux qui les subiraient, surtout ne pas signer ces contrats bidons !
Prétendre que Darcos a une ambition pour l'école est une escroquerie intellectuelle. Il suffit de la voir se faire taper sur l'épaule par les élèves de banlieue, plaider pour le développement des "TICEs", réclamer que les profs passent 32h00 dans l'établissement pour faire la garderie et la cantine pour s'en convaincre.
Je ne comprends pas comment tant de gens sont anesthésiés par ce démago nauséabond et obsédé de sous-culture gestionnaire sauce "DRH" et autres nouveaux parasites de petits chefs.
La diminution des heures de cours n'a pas pour objectif de liquider les B2i et autres babioles : c'est encore le français et les langues anciennes qui vint trinquer. Les profs de langues vont devoir "s'adapter" au "XXIe siècle" (de mes fesses) et se reconvertir dans l'enseignement du point de vue du narrateur et dans l'énonciation des champs lexicaux.
Dégoûté.
Ecrit par : Rodolphe Dumouch | 07 octobre 2007
Christophe Sibille, le collectionneur de clichés, qui n'aime pas la chasse (évidemment), le rugby (évidemment), n'aime probablement pas la corrida non plus (collectionnons les clichés), mais par contre ne doit pas aimer Brigitte Bardot, tiens... Bref.
Ecrit par : Boulinou | 07 octobre 2007
Histoire d'aggraver mon cas et de me faire agonir d'insultes, Boulinou, je précise que je suis fana de rugby depuis mon plus jeune âge (de mon temps, c'était le "Midi olympique" qu'on lisait, une feuille jaune mal encrée et qui tachait les doigts -- succès garanti en cours d'agreg devant les pisse-vinaigre et les peine à jouir), mais que la chasse me débecte et la corrida encore plus -- alibi culturel pour les impuissants et les frigides, qui s'excitent à la vue du sang versé. Et qu'on ne me sorte pas l'histoire de la viande que l'on mange : mon grand-père était boucher, et abattait ses bêtes à l'abattoir de Forcalquier. Professionnellement. Et il n'aimait pas ça, n'y prenait aucun plaisir. Evidemment, dans la boucherie, il n'y a pas l'alibi cultureux, l'habit de lumière, la tradition cnossienne, le duel de l'homme et de la bête, et autres coyonneries. Le boucher, c'est juste un brave gars vaguement méprisable, avec la tête de Jean Yanne, et qui fait son job ; alors que le torero, sspas, c'est un aaaartiste (voix qui celle qui se pâme )! Beurk.
Post scriptum : si B. Bardot ne faisait QUE combattre la corrida, elle me serait infiniment sympathique. Mais l'être humain est complexe, hélas ou heureusement.
Ecrit par : FGuichard | 07 octobre 2007
Mais quelle salope cette Bardot elle vient même vampiriser le blog à Brighelli !
Ecrit par : iPidibleu au soleil de la plage | 07 octobre 2007
Mais quelle salope cette Bardot elle vient même vampiriser le blog à Brighelli !
Une bardot chez un âne c'est le pompon sur le bonnet !
Ecrit par : dugong | 07 octobre 2007
Si Cadichon le savait, elle pourrait vous décrire le tissu économique libéral rural considérable lié à l'activité cynégétique.(dobolino)
ben, vu le que les libéraux en France font moins aux élections que les chasseurs...
encore que dans le discours des chasseurs j'ai reconnu une adhésion certaine à la doctrine libérale.
La chasse, c'est comme pour Obelix, je suis tombée dedans quand j'étais petite. Alors les simagrées et gesticulations des suppots de PITA, je n'y ai jamais accordé plus d'attention qu'à n'importe quelle autre secte.
La chasse est une école de patience, le tir, une école de concentration, la marche en forêt c'est sportif et ça sent bon, et en plus je suis carnivore et j'aime un gibier tué dans les règles de ..lard... Je déteste plumer les faisans en revanche.
les manger oui, même s'il faut recracher quelques plombs dans son assiette...
Bref, la chasse, c'est un phénomène culturel.
Du Hochsitz grand paternel à la palombière estivale, j'ai vu cela de haut...de la brume de l'aube sur la forêt alsacienne au rayon vert crépusculaire sur l'Atlantique, mes souvenirs cynégétiques sont ceux de plaisirs esthétiques...
La chasse c'est aussi d'autres heures passées, cette fois-ci assise par terre, devant le grillage du chenil, à regarder le grand-père dresser les chiots, au doigt et à l'oeil. J'y ai appris que c'était pour eux comme pour tous les autres enfants. Pas besoin d'élever le ton pour se faire entendre et obéir, mais faut commencer tout petits..
Mon oncle lui, était un criminel, qui tirait sur les écureuils et les malheureux minous qui osaient traverser son jardin. Ce n'est pas de la chasse, c'est une insondable et barbare connerie
Ecrit par : Cadichon | 07 octobre 2007
Eh bien moi je n'aime ni la chasse, ni le rugby (encore moins le foot!), ni la corrida, ni Brigitte Bardot.
Qu'est-ce qu'elle vient faire là au fait?
Autre chose : comment se fait-il que personne n' a encore parlé de la "journée du chef" et de la lettre de Guy Môquet?
Vous la présentez en séquences ou en séances?...
Ecrit par : LouBlan | 07 octobre 2007
Rodolphe Dumouch a écrit : "La diminution des heures de cours n'a pas pour objectif de liquider les B2i et autres babioles : c'est encore le français et les langues anciennes qui vint trinquer."
Le niveau monte tellement que bientôt seuls quelques îlots ne seront pas engloutis. Il n'y aura pas de place pour tout le monde !
Personnellement, je m'en fous : je suis déjà sous l'eau !
Ecrit par : dugong | 07 octobre 2007
Vous commencez à nous casser les pieds sérieusement, petits citadins frustrés, avec votre haine des chasseurs avec lesquels, bien sûr, vous n'avez jamais pris la peine de parler.
Ecrit par Dobolino.
Décidément, je bois vos paroles! Des cons chez les chasseurs, il y en a bien sûr comme il y a des imbéciles partout. Il y a même des cons qui tuent les chats sans être chasseurs...Après, la critique systématique de la chasse est la preuve d'une incompréhension totale de ce qu'elle peut être et montre l'éloignement croissant du rapport qu'ont les gens avec la nature, celle qui n'est pas aménagée pour le jogger dans des zones semi-résidentielles...
Les minauderies des gens qui râlent contre la chasse sont bien hypocrites quand ils se servent de grandes tranches de viande bien rouge ou blanche, sans état d'âme sur la manière dont ces animaux dits" d'élevage "sont traités pour arriver en telle quantité dans leurs assiettes.
Ecrit par : Thalie- Thalie | 07 octobre 2007
"Eh bien moi je n'aime ni la chasse, ni le rugby (encore moins le foot!), ni la corrida, ni Brigitte Bardot. Qu'est-ce qu'elle vient faire là au fait?"
Décidément, louBlan, vous êtes vraiment mal comprenant : quoi de plus naturel pour un bardot que de fréquenter le bonnet d'âne ?
Ecrit par : dugong | 07 octobre 2007
Et histoire que Françoise Guichard ne soit pas seule à se faire agonir d'insultes : allez les Pumas ! Hasta la victoria !
Ecrit par : Un hussard | 07 octobre 2007
"encore que dans le discours des chasseurs j'ai reconnu une adhésion certaine à la doctrine libérale."
Ecrit par : Cadichon | 07 octobre 2007
Voilà qui n'étonnera pas grand monde!
"Christophe Sibille, le collectionneur de clichés, qui n'aime pas la chasse (évidemment), le rugby (évidemment), n'aime probablement pas la corrida non plus (collectionnons les clichés), mais par contre ne doit pas aimer Brigitte Bardot, tiens... Bref.
En tout cas il dit, parlant du rugby : "Je demande simplement que l'on rende à cet évènement sportif sa juste place dans le monde des media". Et de se plaindre de l'omniprésence de ce sport et de cette compétition et tout et tout.
Ami Christophe, je vous invite, vous à rendre au "monde des médias" sa juste place. Si vous regardez la télé, vous mangez ce que la télé vous donne à manger (et ce n'est pas de l'info, c'est du Coca, même sur le service public).
Alors ne vous plaignez de ce qu'on vous *donne* : si vous voulez du "contenu" intéressant, bin vous le payerez...
Moi, je n'ai pas de télé, lis rarement les journaux sur internet, n'écoute jamais la radio, eh bien il a fallu qu'on me le dise pour que j'apprenne qu'il y avait une coupe du monde de rugby. Comme quoi l'omniprésence rugbystique ne touche que ceux qui se veulent bien laisser toucher..."
Ecrit par : Boulinou | 07 octobre 2007
Boulinou, si vous lisiez autrement qu'en méthode globale, (encore un), vous auriez vu, un peu plus haut, que j'ai dit "vénérer" le petit écran quand il nous propose des programmes comme "intolérances", jeudi dernier, sur Arte. Je n'aime pas la corrida, (évidemment, cela tombe sous le sens). C'est même la seule cause pour laquelle je milite activement en ce moment. Françoise Guichard a admirablement décrit les raisons pour lesquelles aimer cette barbarie absolue, (amour que partagent Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy) est ignoble et stupide, je n'y reviendrai pas. Quand à Brigitte Bardot... Sans commentaires. Les ennemis de mes ennemis ne sont pas obligatoirement mes amis.
Par ailleurs, si vous êtes un "intégriste du non media", c'est votre affaire. Ce n'est pas mon cas. Il devrait être possible d'avoir des programmes pas stupides et pas trop chers, dans le monde non ultra-libéral auquel j'ai encore parfois la faiblesse de croire.
Amitiés à vous, Montaigneàcheval.
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2007
J'ajoute que je n'ai pas compris non plus la pertinence du topic qui faisait l'apologie du sport, ni les attaques subies par Thalie dans un autre poste (il me paraît normal qu'une agrégée aspire à être nommée en lycée, surtout quand on sait ce que signifie être en collège) - si enseigner se résume à "tenir" face aux fauves, alors je ne vois plus telllement ce qui oppose la conception de l'école selon JPB à celle des pédagos.
Ecrit par : Courtin | 07 octobre 2007
Merci Courtin! Mais c'est un sujet qu'il est absolument interdit d'aborder sur ce blog. Un agrégé n'a pas à revendiquer une nomination en lycée ( en cela ici on est d'accord avec les pédagos et les syndicats ) et un prof doit tenir devant les élèves ( là je suis d'accord) mais aussi devant les élèves qui tabassent leur prof( tiens, ma petite cousine certifiée d'espagnol vient de se faire tabasser ( il y a une semaine) dans son collège de ZEP dans la banlieue parisienne. Et là je ne suis plus d'accord. Mais il y a des héros sur ce blog pour vous dire que c'est le propre du travail d'un prof que d'être jeté dans une cage aux fauves et qu'il ne faut pas recruter les profs sur leurs capacités intellectuelles mais sur je ne sais trop quoi d'ailleurs ( cf le dernier post de Milady).
Mais bon, Courtin, je pense qu'il est inutile de reparler de tout cela. On parle dans le vide. Bien à vous.
Ecrit par : Thalie- Thalie | 07 octobre 2007
Sorry, Dobolino, j'ai réagi sur la chasse avant d'avoir lu tous les post jusqu'au bout et du coup je répète ce que vous avez déjà dit....
Ecrit par : Thalie- Thalie | 07 octobre 2007
A propos de Bardot, une histoire très fine qui date de l'époque où elle fricotait avec un gradé du FN.
Ce dernier la délaissant trop pour suivre les réunions politiques, elle décide de le reconquérir en se faisant tatouer un grand B sur chaque miche (c'est un fétichiste).
Le voilà qui radine un soir harassé. Elle, vautrée sur le lit en minaudant et en ondulant de la croupe. Lui : "qui c'est ce BOB ?!)
Excusez mais vos histoires de chasse me gonflent...
Ecrit par : dugong | 07 octobre 2007
"enseigner se résume à "tenir" face aux fauves, alors je ne vois plus telllement ce qui oppose la conception de l'école selon JPB à celle des pédagos."
"c'est le propre du travail d'un prof que d'être jeté dans une cage aux fauves et qu'il ne faut pas recruter les profs sur leurs capacités intellectuelles mais sur je ne sais trop quoi d'ailleurs"
Ouf, je vois qu'ici, on se rebelle... Ca fait chaud au coeur...
Le problème, c'est que nos convictions sont à chaque fois foulées au pied par une engeance de lavettes et de carpettes qui n'ont pour seule conviction que de se hisser dans le vent.
Ecrit par : Rodolphe Dumouch | 07 octobre 2007
La diminution des heures de cours n'a pas pour objectif de liquider les B2i et autres babioles : c'est encore le français et les langues anciennes qui vint trinquer. Les profs de langues vont devoir "s'adapter" au "XXIe siècle"
Ecrit par : Rodolphe Dumouch | 07 octobre 2007
C'est effectivement ce que tous les professeurs de langues anciennes redoutent de plus en plus : raison de plus pour que le ministre soit CLAIR et vite, au lieu de dire et faire tout et son contraire. Stratégie oblique peut-être (non plus Darcos mais Loxias), s'il le faut, -- mais une volonté nettement exprimée ne nuirait pas , en particulier pour ce qui est de l'enseignement des lettres, des LA, de l'histoire, des mathématiques.
Ecrit par : FGuichard | 07 octobre 2007
Après tout, je ne vois pas pourquoi on n'alignerait pas les professeurs et les élèves sur les mêmes critères : nous rêvons de pouvoir évaluer nos élèves le plus objectivement possible, sans avoir à tenir compte du travail et des efforts qu'ils ont effectués. Je suis d'accord, et faisons de même pour nous - évaluons les enseignants sans tenir compte du travail et des efforts consentis pour devenir professeurs.
Ecrit par : Milady
Alors là! Les bras m'en tombent! J'ai déjà lu des conneries sur ce blog mais à ce point là! Et vous êtes prof???
Ah bon? Vous rêvez d'évaluer vos élèves "objectivement" c'est- à- dire selon vous, sans tenir compte de leur travail et de leurs efforts??? Mais vous les évaluez sur quels critères alors?
Et il faudrait évaluer les profs sur quels critères alors?
Même aidée d'Abraxas, maître de ce blog, je me demande comment vous allez pouvoir nous démontrer cela!
Ecrit par : Thalie- Thalie | 07 octobre 2007
Au fait, Milady, vous qui êtes si prompte à pointer les défauts des profs, vous êtes vous-même professeur de quoi?
Et où enseignez-vous?
Ecrit par : Couac | 07 octobre 2007
Suffit d'écouter une salle des profs pour se rendre compte que pour une même classe, certains sont face à des fauves et d'autres pas. Suffit d'écouter ses enfants pour avoir confirmation du phénomène. Je ne dis pas qu'il n'existe pas de classes composées de purs fauves... je dis qu'il y a des profs ( rares ) qui sont toujours dans un rapport à fauves, et on peut leur mettre tous les élèves du monde, les mieux éduqués s'il le faut, ils se trouveront toujours face à des 'fauves'
Ecrit par : Milady
Vous avez à moitié raison. Il existe, certes, des profs avec lesquels ça se passe presque toujours mal. Ce sont rarement d'ailleurs eux qui le constatent ! Soit ils sont trop gentils (cas des débutants, et je confesse avoir été ainsi, le tir a été vite rectifié), soit ce sont des profs "qui planent". J'ai moi-même eu un prof de philo avec lequel les cours consistaient à lancer divers projectiles gluants, pendant que le rang du fond sortait le plateau de jeu et s'occupait à un wargame. Au beau milieu de l'année, il fut absent pendant quinze jours, et son remplaçant eut sans doute un bon souvenir de la classe, parce qu'il nous apprit que cette matière pouvait être intéressante et nous l'écoutâmes religieusement. Mais nous étions de sages lycéens dans une sous-préfecture bretonne, pas des "fauves" assoiffés de sang.
Il est certain qu'il y a des individus qui ne sont pas faits pour enseigner à des "fauves", mais aussi qu'il y a des "fauves" véritables, envers lesquels il faut de la poigne, et de la poigne tout le temps, de la part de tous, pour les tenir. La réussite à plus ou moins long terme face à ces élèves (réussir dans ce cas consiste à transformer le "fauve" en élève) s'atteint quand il n'a pas le moindre moyen d'échapper à ce qu'il mérite, et pour cela, il faut que tous, profs, CPE, direction, aillent dans ce sens. Il y a des gamins qui sont passés maîtres dans l'art de jouer les uns contre les autres, et il y a des collègues qui, face à des jérémiades habilement jouées, sont toujours prêts à défendre l'indéfendable, ceux-là, on les repère, mais on n'arrive pas toujours à les fuir !
Cela dit, j'ai connu des exemples étranges, où par exemple j'avais du mal avec un élève qu'un collègue trouvait charmant, tandis qu'un autre élève agréable chez moi était imbuvable avec le collègue susdit. L'intérêt pour la matière, le contact humain peut-être, doivent y être pour quelque chose.
Ecrit par : Moot | 07 octobre 2007
faisons de même pour nous - évaluons les enseignants sans tenir compte du travail et des efforts consentis pour devenir professeurs.
Ecrit par : Milady
Ceci est tout simplement consternant.
On en revient toujours à la haine du maître - comme quoi Meirieu n'est jamais loin.
S'il y a un problème aujourd'hui dans l'EN, c'est quand même à cause de la politique menée par les différents ministères et qui ont institués la 'Nouvelle Pédagogie' au rang de dogme, et également enlevé toute discipline à l'école.
Cessons de jeter la faute aux professeurs!
Ecrit par : Loki | 07 octobre 2007
Dites moi, où avez-vous trouvé que je demandais l'évaluation des profs par les parents ???? Je me contente de suggérer qu'on fournisse à ces profs, qui font parfois des enflures de la pire espèce qui alimentent les plaintes parentales qu'on peut lire ici et là, qu'on leur fournisse une véritable et sérieuse voie de dégagement.
Ecrit par : Milady
Je vous rassure : nulle part. Mais cette idée émergerait fatalement si on commençait à dire qu'il faut "évaluer autrement" les profs. Le simple fait que ceux qui posent problème alimentent les plaintes parentales le suggère. Et il n'y a rien de pire que la réalité déformée par le gamin qui appelle ses parents à le défendre contre le vilain salaud de prof, dont il n'est pas à même de juger la compétence.
On peut se plaindre parce qu'il y a tout plein de remparts qui protègent le fonctionnaire incapable contre les "usagers" mécontents, mais ils sont encore ce que l'on a trouvé de mieux pour protéger les autres, ceux qui déplaisent ponctuellement parce qu'ils font leur métier avec rigueur, contre la calomnie.
Ecrit par : Moot | 07 octobre 2007
Au fait, nul doute qu'un prélèvement ADN pratiqué par vos petits copains , les glaires pourris de l'UMP, révélerait sans aucun doute ma sale et métèque origine.
Montaigneàchevaline
Ecrit par : montaigneàcheval | 07 octobre 2007
Un test ADN ne sert pas à établir un code génétique! D'ailleurs, je ne savais pas qu'on pouvait se servir déjà et un jour de mon ADN pour reconnaître mon statut de métèque. Ça sous-entend que pour vous l'abjecte notion de race est une donnée scientifique reconnue, basée sur une carte génétique. C'est certainement vrai pour une lignée pure de rats de laboratoire, pour un clone mais pas pour les salades niçoises, campagnardes, bulgares etc... que nous sommes tous, avec nos diverses migrations et croisements depuis l'aube de l'humanité.
Si vous essayiez de comprendre un peu ce qu'est au juste un test ADN avant de hurler: c'est rien qu'une méthode très simple pour vérifier qu'une filiation entre deux individus est plausible, j'ai bien dit plausible et non certaine. Par contre, c'est fiable à 99.9% pour infirmer la filiation. C'est tout, pas plus, pas moins. Vos fantasmes eugénistes seraient beaucoup plus onéreux et, de toute façon, irréalisables pour l'nstant et certainement pour toujours vu la complexité du génôme humain. Nous ne sommes pas des drosophiles!
Ecrit par : dobolino | 07 octobre 2007
"Merci Courtin! Mais c'est un sujet qu'il est absolument interdit d'aborder sur ce blog."
Thalie, je suis entièrement d'accord avec vous sur les points que vous abordez. Vous aurez remarqué que j'ai moi aussi réagi vivement face au rêve de Milady qui est d' "évaluer objectivement" les élèves, sans tenir compte de leur travail et de leurs efforts (ca s'appelle récompenser l'injustice, ça, non ?)
Sinon, ce serait bien qu'on ouvre un blog "chasse", on pourrait y parler éducation.
Ecrit par : Jérémy | 07 octobre 2007
Eh ben moi je vous dit que cette victoire ils sont allés la chercher avec leurs tripes, mais bien sûr il y a des cons pour nous dire que l'arbitre est acheté ou qu'il sont dopés ( en rugby contrôle à tous les matches).
Pour Christophe : j'ai bu moult bières, normal je jous pilier gauche donc comme le dit serge simon, je tiens indifféremment la melée et le comptoir du bar.
FGuichard bravo pour l'analyse ( pour les cons qui pensent que les rugbymen sont tous des glands il y a plusieurs ingénieurs dans l'équipe, un kiné, des paysans, un mécano, des profs d'eps de l'educ nat...dur de comprendre qu'ils y en a qui ont un cerveau ET des muscles).
Ecrit par : Ronin | 07 octobre 2007
Cessons de jeter la faute aux professeurs!
Ecrit par : Loki
Je suis entièrement d'accord avec vous. Il y a certes des canards boiteux comme partout (j'en ai connu quelques uns, j'en parle sans cesse mais ce sont toujours les mêmes, ils se comptent sur les doigts d'une main), mais dans l'ensemble, ils se débrouillent le mieux qu'ils peuvent face à ce qu'on leur envoie.
J'ai parfois l'impression d'être un constructeur d'avions à qui on refilerait comme matière première du carton et des vieux bouts de scotch. Et vous voudriez que je vous fasse le Concorde avec ça ?
Ecrit par : Moot | 07 octobre 2007
Le niveau de ce blog ne cesse de monter — au moins au niveau des plaisanteries, jeux de mots et contrepèteries divers…
Cela dit…
Je ne suis pas "conseiller occulte" (comme les poils du même nom, dirait Dugong, qui sait qu'on ne s'en vient pas pour reculer…) de qui que ce soit. Je n'ai jamais caché que je connais Darcos (nous étions concurrents en manuels scolaires dans les années 80, ça crée des liens — qui ne sont pas forcément des liens politiques). Mais il a son taf de conseillers officiels (voir http://www.education.gouv.fr/cid2534/les-membres-du-cabinet.html), il n'a nul besoin de conseillers cachés — qui diraient quoi qu'il n'ait pas pensé ?
Parce qu'avant d'être ministre, ce garçon était Normalien, agrégé de Lettres classiques (il cotise toujours à la Société des Agrégés, n'est-ce pas, Jean — et à ce titre ça me surprendrait qu'il brade l'agrèg en particulier et les concours en général, Dobolino a dit ici même il y a quelques jours, avec le tact qui la caractérise, combien ces Normaliens agrégés étaient imbus de leurs titres), prof de prépas, et il connaît le latin beaucoup mieux que pas mal de gens ici — il peut rédiger ses mails en latin, ce qui doit en étonner plus d'un, au ministère, en particulier parmi les espions des Pédagogues. Ça m'étonnerait donc fort qu'il brade l'enseignement des langues anciennes — qu'il le rationalise est autre chose, et il faudra être vigilant : vous voudriez tout, et tout de suite !
Quant à la chasse… Je ne suis pas uncitadin. j'habite au milieu des vignes, mais je me fiche pas mal de la saine gestion du parc cynégétique. Je conçois très bien la chasse (à l'arc, par exemple), comme on chasse en Corse — dans des terrains accidentés où le gibier a sa chance, et au-delà. Et il y aurait fort à dire sur la responsabilité de certains dans l'introduction / réintroduction de la myxomatose. Ou, comme je l'ai vu, dans l'incendie de territoires entiers, rien que pour faire suer la société de chasse voisine. Tant que c'est une pratique individuelle, la chase n eme dérange pas. Dès que dix gros lards se soûlent pour se donner du poil au ventre avant d'aller flinguer un lapin et deux cailles, ce n'est plus de la chasse, c'est de la triperie.
JPB
Ecrit par : brighelli | 07 octobre 2007
pour les cons qui pensent que les rugbymen sont tous des glands il y a plusieurs ingénieurs dans l'équipe, un kiné, des paysans, un mécano, des profs d'eps de l'educ nat...dur de comprendre qu'ils y en a qui ont un cerveau ET des muscles.
Ecrit par : Ronin
Tenez, d'ailleurs, rue d'Ulm, il y avait (y a-t-il encore ?) un club rugby qui n'avait aucune peine à recruter, bien que ses succès aux tournois entre grands écoles fussent fort modestes. Alors que les footeux étaient une poignée et rasaient les murs.
Ecrit par : Moot | 07 octobre 2007
J'ai parfois l'impression d'être un constructeur d'avions à qui on refilerait comme matière première du carton et des vieux bouts de scotch. Et vous voudriez que je vous fasse le Concorde avec ça ?
Ecrit par : Moot |
Oui voilà c'est ça, certaines personnes pensent que chaque prof est un McGyver en puissance (ceci étant une référence à la "contre-culture" pour faire plaisir à Pendi Penda).
De plus, il existe déjà assez de contrôles: tout d'abord il faut réussir des concours difficiles pour devenir professeur (CAPES, agrégation, mais aussi CAPLP, ...etc), et il y a les inspections.
Pas la peine de vouloir en plus rajouter d'autres mesures, alors que les VERITABLES problèmes ne sont pas du côté des professeurs! Bien sûr qu'il existe des 'canards boiteux', comme écrit Moot, mais ce n'est pas le plus grand nombre.
Ecrit par : Loki | 07 octobre 2007
Dobolino a dit ici même il y a quelques jours, avec le tact qui la caractérise, combien ces Normaliens agrégés étaient imbus de leurs titres), .
JPB
Ecrit par : brighelli | 07 octobre 2007
En matière de tact, nous voyons ici l'Hôpital se foutre de la Charité.
Au fait, les lettrés, y'a deux t ou un t à foutre/fouttre? Je trouve que deux, c'est mieux, mais c'est un choix personnel.
Ecrit par : dobolino | 07 octobre 2007
foutre un seul t
Vous trouvez que deux c'est mieux en parlant de foutre... trois c'est pas mal non plus.
Ecrit par : Loki | 07 octobre 2007
"Dobolino a dit ici même il y a quelques jours, avec le tact qui la caractérise, combien ces Normaliens agrégés étaient imbus de leurs titres."
Pas qu'eux! Tous les agrégés qui interviennent sur ce blog se sont-ils déclarés. Je crains que oui.
Ca vous classe un homme l'agrég!
Mais on peut aussi ne p
Ecrit par : LouBlan | 07 octobre 2007
"Dobolino a dit ici même il y a quelques jours, avec le tact qui la caractérise, combien ces Normaliens agrégés étaient imbus de leurs titres."
Pas qu'eux! Tous les agrégés qui interviennent sur ce blog se sont-ils déclarés. Je crains que oui.
Ca vous classe un homme l'agrég!
Mais on peut aussi ne p
Ecrit par : LouBlan | 07 octobre 2007
suite...
(je ne suis pas agrégé en manip de clavier)
...Mais on peut aussi ne pas en faire tout un plat.
Ecrit par : LouBlan | 07 octobre 2007
( pour les cons qui pensent que les rugbymen sont tous des glands il y a plusieurs ingénieurs dans l'équipe, un kiné, des paysans, un mécano, des profs d'eps de l'educ nat...dur de comprendre qu'ils y en a qui ont un cerveau ET des muscles).
Ecrit par : Ronin | 07 octobre 2007
Vu la complexité des règles et de la stratégie des sports d'équipe et particulièrement du rugby, je vois mal comment une équipe de quinze hommes de niveau international pourrait supporter plus de un ou deux bœufs épais et stupides. Ce serait déjà une lourde charge pour les autres, même s'ils pèsent 120kg de muscles.
Fallait bien qu'à force de force, je donne mon humble avis sur le rugby!
Pour la chasse, voilà vingt-six ans que je parle plus de deux heures par semaine avec des chasseurs en tout genre, soit, au bas mot, 2704 heures de conversations à bâtons rompus, peut-être bien le double ou le triple. Donc, comme dirait mon charmant pôpa, "votre avis,je m'en fous!".
Ecrit par : dobolino | 07 octobre 2007
foutre un seul t
Vous trouvez que deux c'est mieux en parlant de foutre... trois c'est pas mal non plus.
Ecrit par : Loki | 07 octobre 2007
Oui! Enfin peut-être... Je ne saurais vous dire si vous n'expliquez pas de façon plus précise ce que vous fantasmez ici. Après la chasse et le sport, passons donc au troisième sujet de base.
Ecrit par : dobolino | 07 octobre 2007
Ben dites donc, quels conseillers...
Marc Sherringham (l'ancien directeur de l'IUFM de Strasbourg), Laure Darcos (je ne commente pas) et alors Jean-Marc Huart pour l'enseignement professionnel : un agrégé de sciences économiques, ancien prof de classes préparatoires, qui n'a jamais vu un L.P. de sa vie... Que des spécialistes en somme, des gens qui s'y connaissent dans leur domaine.
Et puis c'est bien : le conseiller pour le premier degré est un ancien prof d'histoire-géo qui n'a jamais enseigné en primaire ni en maternelle, et le conseiller pour le second degré n'a pas enseigné à des lycéens depuis 1984 !!!
Enfin des gens proches de la vie quotidienne.
Elle est bizarre, la rupture.
Il devrait relire Gargantua, tiens : "Comment certains gouverneurs de Picrochole, par conseil precipité, le mirent au dernier peril."
Ecrit par : Jérémy | 07 octobre 2007
C'est un peu déprimant, comme lien...
http://www.education.gouv.fr/cid2534/les-membres-du-cabinet.html
Ecrit par : Jérémy | 07 octobre 2007
faisons de même pour nous
Ecrit par : Milady
Ceci est tout simplement consternant.
Ecrit par : Loki
Bon, on ne va pas se battre comme des chiffonniers, il faudrait qu'une tierce personne tranchât pour mettre tout le monde d'accord.
Je propose le bourreau de Béthune.
Ecrit par : Moot | 07 octobre 2007
Précisément, pour répondre à M. Brighelli, je pense que M. Darcos n'a rien à faire à la société des agrégés, puisqu'il soutient des idées diamétralement opposées.
M. Brighelli défend Darcos, mais j'aimerais bien l'entendre à propos de :
- la démagogie dégoulinante dont Darcos a fait preuve en visitant un collège de banlieue, où il s'est fait tapoté l'épaule par des élèves.
- De la mentalité de carpette anglaise caréctérisant Darcos ; développement de l'anglais pendant que l'on sabote le français, admiration du système scolaire anglais, volonté de caserner les profs 35h00 dans l'établissement, comme le voulait l'autre coconne pendant les élections. On n'est loin du normalien agrégé : ce n'est pas la peine d'avoir fait des études pareilles pour finir guignol de show-biz avec des idées, un comportement et une culture de VRP mal dégrossi.
- De ses propos concernant les langues anciennes, comme étant un enseignement dépassé ; quant aux profs de langues anciennes, ils n'ont qu'à être reconvertis par des DRH à la con en profs de DP3.
- De ces fameux contrats avec clause de licenciement qui commencent à faire pression sur les profs qui résistent à la connerie pédago-managérielle mérieuso-darcosienne.
Ecrit par : Rodolphe Dumouch | 07 octobre 2007
Je confirme :
C'EST consternant.
Merci Loki.
Bon, avec Thalie, on est au moins trois à le dire, on va peut-être pouvoir passer à autre chose.
Ecrit par : Jérémy | 07 octobre 2007
Au cabinet (au singulier) du Glaude, il y avait bien Lyne Cohen-Solal, ancienne journaliste au "Nouvel Économiste", sans attribution avouée (on n'avoue pas le copinage), et un transfuge de la rue d'Ulm, venu servir un individu réputé "adorer" cette école, qui plus est pour le conseiller dans les "nouvelles technologies", lui que j'ai vu faire ses projets d'informatique par les autres.
Ecrit par : Moot | 07 octobre 2007
Dites Rodolphe...
1) Il n'allait pas mettre une baffe aux gamins de banlieue, pour ça il fallait voter Bayrou.
2) Je n'ai pas entendu Darcos parler des 35h pour les profs.
3) Sur les langues anciennes, on ne faisait déjà plus de grec dans mon lycée il y a 15 ans, Darcos n'y est pas pour grand chose.
4) Pour les contrats avec clause de licenciement (drôle de nom !), vous en avez un exemplaire ?
Ecrit par : Jérémy | 07 octobre 2007
On voit tellement de vertes et de pas mûres dans ce "mammouth" et plus largement dans le monde politique, que je ne parviens plus à être consterné. Faites de moi un quatrième si ça vous chante.
P.S. (sans arrière-pensée gaucho-bobo) : je voulais dire : "lui que j'ai vu faire faire ses projets d'informatique par les autres", évidemment.
Ecrit par : Moot | 07 octobre 2007
Sans le sport et ses journalistes, comment ferais-je ma leçon (archi frontale) sur le vocabulaire littéraire? Les Géants de la route, l'Enfer du Tour pour l'épopée, le Match du siècle pour l'hyperbole, la victoire de la France pour la métonymie. "Tartempion a fait un match d'anthologie", va pour "grandiloquent" et, pour l'euphémisme, on a "l'équipe de Tonga a dû s'incliner" et ainsi de suite.
Ceci dit, hier soir, j'étais à une amusante soirée "Cabaret lyrique" avec des jeunes chantant Puccini, Offenbach et Yvonne Printemps. Le public était nombreux et des 2 sexes, il est vrai qu'on le fournissait en bordeaux et gâteaux maison, et comme ça se passait dans un blockhaus gigantesque, on n'entendait même pas les klaxons.
Ecrit par : Cunégonde | 07 octobre 2007
encore que dans le discours des chasseurs j'ai reconnu une adhésion certaine à la doctrine libérale."
Ecrit par : Cadichon | 07 octobre 2007
Le chasseur libre face au lapin libre, c'est absolument ça.
Par ailleurs, JPB : ça vous étonnerait fort que X. Darcos brade l'enseignement des langues anciennes — qu'il le rationalise est autre chose, dites-vous. Vous savez bien que rationaliser l'enseignement des LA, c'est réduire l'offre à un établissement (collège et/ ou lycée) par ville, dans le meilleur des cas, càd supprimer des postes, ou ne pas en créer aux concours.
Mais tout ce bon latin ne sera pas perdu pour tout le monde : par exemple, la baisse des effectifs d'élèves scolarisés dans le public suivant l'option latin pour le bassin Aix-Pertuis est de moins 20,2 % entre 2002 et 2006, contre une augmentation de 17, 5 % des mêmes effectifs dans le privé sous contrat. Pour l'ensemble de l'académie, ces chiffres sont de moins 14,2 % et de + 12 %. Bref, réduire l'offre dans le public en y supprimant les LA et mettre les établissements en concurrence, c'est tout benef' pour le privé, pas fou, et qui, dans sa logique, aurait effectivement tort de se gêner. Mais moi, voyez-vous, ça me gêne...
Fin de première mi-temps : je retourne voir les Pumas.
Ecrit par : FGuichard | 07 octobre 2007
A PROPOS DES CONTRATS AVEC CLAUSE DE LICENCIEMENT.
C'est une nouveauté, qui ne s'ébruite pas - pour avancer à pas feutrés - mais qu'il nous faut divulguer.
A. Kakousky, rempant du rectorat de Lille, s'est recyclé en "DRH" - comme disent les cons à la mode : c'est lui qui est à l'origine de cette "innovation". C'est un contrat de "progrès" que l'on pousse à signer pour virer ceux qui ne rentrent pas dans le rang. L'Université de SLL a abordé le sujet cet été.
Il n'est pas étonnant que cela commence par l'Académie de Lille, la plus vérolée en matière de pédagocratie et de pédantisme managéro-gestionnaire ; c'est d'ailleurs la patrie de Frackowiak et d'autres raclures de cette espèce. On a même osé y huer Laurent Lafforgue.
M. Darcos, obsédé lui aussi de "Managing" à la con et de "gestion" à la con couvre l'affaire, non ? Qui nous fera croire qu'il n'approuve pas cette "innovation" pédagocrato-néolibérale ?
Ecrit par : Rodolphe Dumouch | 07 octobre 2007
A propos du privé, c'est normal que ce soit le même conseiller pour la laïcité et pour l'enseignement privé ??
Ecrit par : Jérémy | 07 octobre 2007
Je n'ai pas entendu Darcos parler des 35h pour les profs.
Ecrit par Jérémy.
Pas d'horaire précis mais il a dit clairement qu'on allait y passer nos journées ( comme Royal l'avait promis), et son chef, aussi! Relisez le discours prononcé à Nantes; et l'attaque des concours y est aussi. Alors pourquoi s'étonner d'une réduction de postes?
Et puis zut à la fin, l'avenir est dans la bouche de Superwoman: recruter des profs sans qualification particulière mais qui veulent "tenir" face aux élèves dans les pires conditions,( car chacun sait que la finalité pour un prof c'est de tenir pas d'enseigner) genre candidats pour Fort-Boyard, soudés, musclés, en équipe, rien dans la tête et qui aiment ça et qui en veulent; plus de concours , l'agreg, ce concours de dégénérés, plus d'ENS, que des diplômes, les mêmes pour tous puisqu'ils n'ont plus d'importance ...Et puis pour les bons profs, ceux qui ont fait leurs preuves en tenant dans un bahut à haut risque, une seule devise:" Tous ensemble, tous ensemble, ouais!ouais!"
Dernier point important, élimination des mauvais profs, ces sales nuls qui ne remercient pas les élèves qui leur tapent dessus! "Voie de dégagement!"nous dit Superwoman, avec un four à l'arrivée?
C'est monstrueux !
Ecrit par : Thalie- Thalie | 07 octobre 2007
"Mais tout ce bon latin ne sera pas perdu pour tout le monde : par exemple, la baisse des effectifs d'élèves scolarisés dans le public suivant l'option latin pour le bassin Aix-Pertuis est de moins 20,2 % entre 2002 et 2006, contre une augmentation de 17, 5 % des mêmes effectifs dans le privé sous contrat. Pour l'ensemble de l'académie, ces chiffres sont de moins 14,2 % et de + 12 %. Bref, réduire l'offre dans le public en y supprimant les LA et mettre les établissements en concurrence, c'est tout benef' pour le privé, pas fou, et qui, dans sa logique, aurait effectivement tort de se gêner. Mais moi, voyez-vous, ça me gêne...
Fin de première mi-temps : je retourne voir les Pumas."
Ecrit par : FGuichard | 07 octobre 2007
Ca fait un bon moment que je dis ici que le but (plus ou moins avoué) de Sarko est de torpiller l'enseignement public... Le blog dans son ensemble va vraiment finir par le croire!
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2007
Précisément, pour répondre à M. Brighelli, je pense que M. Darcos n'a rien à faire à la société des agrégés, puisqu'il soutient des idées diamétralement opposées.
Ecrit par Rodolphe.
Bien d'accord avec vous!
Mais il paraît que nous ne comprenons rien: tout cela c'est de la stratégie de sioux! C'est du Machiavel! Pauvres de nous, nous sommes crétins! Et nous faisons baisser le niveau du blog en ne chantant pas les louanges du comportement éminemment stratégique de notre ministre! Bouh! les vilains! Taisons-nous!
Ecrit par : Thalie- Thalie | 07 octobre 2007
"Voie de dégagement!"nous dit Superwoman, avec un four à l'arrivée?
Et les élèves félicités pour avoir contribué à la sélection des bons profs, ceux qui méritent vraiment d'être là.
Ecrit par : Jérémy | 07 octobre 2007
Il me semble vous avoir entr'aperçu dans la bande annonce de l'émission de France 2 mardi soir, Jean-Paul? Aurais-je eu la berlue?
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2007
Tiens, je mets ce lien par provoc' ici :
http://www.inrp.fr/INRP/manifestations/2007-2008/francais-litterature
Ecrit par : Jérémy | 07 octobre 2007
Béatrice Schönberg fera sa rentrée sur France 2 le mardi 9 octobre à 20h50 aux commandes d'un grand magazine « Les 100 qui font bouger la France ». Ce premier numéro démarre avec pour thème l’école. Béatrice Schönberg réunira sur le plateau « Les 100 qui font bouger l'école ».
Ils sont dans le système ou en dehors. Ils sont tous différents, ils ne se connaissent pas, une seule ambition les réunit : rendre l’école meilleure. Qu’ils soient profs, élèves, proviseurs, parents d’élèves, chefs d’entreprises, psys ou médecins, ils ont tous une idée concrète et sont bien décidés à la mettre en œuvre.
Ces 100 Français cherchent, alertent, militent… et agissent. Leur credo ? Régler des problèmes, casser les idées reçues, bouleverser les habitudes, changer le système de l’intérieur sans attendre les décisions d’en haut. Peut-on généraliser leurs initiatives ? Diffuser leurs solutions ? S’inspirer de leurs idées ? Ils sont « les 100 » qui se battent pour une école plus efficace, plus égalitaire, moins stressante.
Enquêtes et reportages sur ces Français qui font tout pour rendre l’école meilleure.
Pour sauver l’orthographe : Bernard, coach, remet à niveau des jeunes adultes.
Pour déstresser les élèves : embarquement au collège de Clisthène, Gironde. Jean-François, son proviseur, a banni le redoublement.
Pour restaurer l’autorité : les premier pas de Fantin, pensionnaire de 11 ans dans un internat à l’ancienne.
Pour donner une seconde chance aux cancres : Alain, un éducateur parie sur les valeurs du sport.
Pour apprendre les langues étrangères : Philippe, un parent d’élève déterminé à rendre ses enfants trilingues.
Pour accueillir les handicapés : Sophie, mère de quatre enfants, se bat pour scolariser son enfant trisomique.
Pour lutter contre l’échec scolaire : Jacqueline met en place les cours de soutien gratuits.
Ecrit par : Jérémy | 07 octobre 2007
Lu sur le blog de Philippe Watrelot :
Je viens de participer ce mercredi 3 octobre à l’enregistrement de l’émission “Les cent Français qui font bouger la France” consacrée à l’école. Cette émission, animée par Béatrice Schönberg doit passer sur France 2 le mardi 9 octobre à 20h50. Voici quelques réactions à chaud sur mon vécu de cette émission et sur la manière dont on parle de l'école à la télévision.
J’avais été contacté au mois de juin dernier par une journaliste de la boite de production, nous avions eu un long échange téléphonique puis au début septembre j’avais déjeuné avec trois journalistes dont la rédactrice en chef de l’émission. Là, j’avais eu vraiment l’impression de passer un “grand oral”… Apparemment l’examen avait été réussi puisque j’étais invité à cette émission malgré pas mal de réticences de ma part. Celles-ci se sont trouvées confirmées lorsque j’ai appris (très tardivement) le titre et le principe de l’émission. Si le plateau était constitué avec “100 français”, quel serait le temps de parole de chacun ? Peut-on avoir un réel débat dans ces conditions ?
Passons sur les aspects pratiques nouveaux pour moi (le maquillage, le taxi payé à l’aller et au retour, le buffet…). Je repère très vite dans la foule des participants, les inévitables Marc Le Bris et Jean-Paul Brighelli. Si j’ai été invité, m’a t-on dit, c’est que j’ai déjà “affronté” deux fois le réactionnaire moustachu et hâbleur (notamment lors d’un débat à Orléans).
Au passage, je voudrais souligner encore une fois à tous mes amis pédagogues à quel point il est important de se confronter à eux et de ne pas les traiter par le mépris et l’ignorance. Leur surface médiatique est disproportionnée et j’ai pu constater à quel point leur influence au sein du microcosme (médias et politique) est forte. J’ai souvent dit qu’il ne suffit pas de répéter une contre-vérité pour qu’elle devienne vraie, mais il faut bien reconnaître que la répétition contribue à forger l’opinion. On en a eu une belle illustration ce soir à plusieurs reprises."
Ecrit par : Jérémy | 07 octobre 2007
Tiens, Jean-Paul, c'est marrant : moi aussi j'ai affronté Watrelot. Mais dans des circonstances différentes.
Ecrit par : Jérémy | 07 octobre 2007
Pour sauver l’orthographe : Bernard, coach, remet à niveau des jeunes adultes.
Pour déstresser les élèves : embarquement au collège de Clisthène, Gironde. Jean-François, son proviseur, a banni le redoublement.
Pour restaurer l’autorité : les premier pas de Fantin, pensionnaire de 11 ans dans un internat à l’ancienne.
Pour donner une seconde chance aux cancres : Alain, un éducateur parie sur les valeurs du sport.
Pour apprendre les langues étrangères : Philippe, un parent d’élève déterminé à rendre ses enfants trilingues.
Pour accueillir les handicapés : Sophie, mère de quatre enfants, se bat pour scolariser son enfant trisomique.
Pour lutter contre l’échec scolaire : Jacqueline met en place les cours de soutien gratuits.
Ecrit par : Jérémy
On dirait un casting pour un numéro spécial démagogie sur l'école... Je n'ai pas pu m'empêcher de rire à l'énoncé de tous ces 'français qui font bouger la France' (sic)... Enfin, on regardera le début de l'émission, histoire de voir l'ambiance.
Ecrit par : Loki | 07 octobre 2007
Christophe Sibille a dit :
"Boulinou, si vous lisiez autrement qu'en méthode globale, (encore un), vous auriez vu, un peu plus haut, que j'ai dit "vénérer" le petit écran quand il nous propose des programmes comme "intolérances", jeudi dernier, sur Arte."
Eh bien je serais incapable de dire pourquoi, mais j'ai deviné que Christophe Sibille n'aimait ni la chasse ni la corrida, qu'il était allergique aux "grand-messes médiatiques" consacrées au football et au rugby, qu'il avait tendance à préférer Arte lorsqu'il regarde la télévision (et le fait d'avoir regardé Griffith jeudi dernier est une marque de snobisme exemplaire), enfin bref qu'il est gauchiste bon teint, antiraciste comme il se doit (et moi de même ne vous déplaise), de tendance assez plate et plutôt insignifiant (pardonnez moi, c'est un pur artifice réthorique et je ne le pense pas vraiment, Christophe).
Mais vous m'agacez tout de même.
Ecrit par : Boulinou | 07 octobre 2007
"Pour sauver l’orthographe : Bernard, coach, remet à niveau des jeunes adultes."
Oui, forcément aujourd'hui il faut forcément un 'coach' pour tout. Le terme 'professeur' est tellement dépassé... Un coach c'est bien mieux! En plus, avec les caméras, les 'jeunes adultes' filmés ont certainement eu l'impression de participer à une télé réalité! De la pédagogie de l'encouragement...
"Pour déstresser les élèves : (...)Jean-François, son proviseur, a banni le redoublement."
Parce que le redoublement (qui, au reste n'existe déjà quasiment plus) stresse énormément les 'apprenants'... OH MY GOD
"Pour restaurer l’autorité : les premier pas de Fantin, pensionnaire de 11 ans dans un internat à l’ancienne"
Précisons bien "à l'ancienne"; ainsi on décrédibilise le propos qui vise à remettre de l'autorité dans les écoles, le faisant déjà passer comme quelque chose provenant du Moyen-Age (au bas mot).
"Pour donner une seconde chance aux cancres : Alain, un éducateur parie sur les valeurs du sport."
Sujet certainement demandé par Sarko, voire Darcos, on sait bien que si le petit Kevin ne sait pas écrire correctement mais sait taper dans un ballon, tout ira mieux pour lui. C'est une évidence! - et comme ça on oublie les diminutions d'heures de cours de français, ça sert à rien de toute façon.
"Pour apprendre les langues étrangères : Philippe, un parent d’élève déterminé à rendre ses enfants trilingues."
Voilà le cas extrême du parent insupportable qui va réaliser son fantasme dans son gamin, lui forcer à apprendre trois langues!
"Pour accueillir les handicapés : Sophie, mère de quatre enfants, se bat pour scolariser son enfant trisomique"
Alors que la place des enfants handicapés n'est absolument pas dans l'école publique mais bien dans des structures adaptées à ces enfants... mais j'oubliais ça coûte cher!
"Pour lutter contre l’échec scolaire : Jacqueline met en place les cours de soutien gratuits."
Ca existe pas ça, dans la plupart des établissements? et si, au lieu, de mettre en place des cours de soutien (appel du pied aux profs: faites des heures de soutien en plus!), si au lieu de ça, on laissait les profs enseigner véritablement?
Bref, un amas de conneries insane. C'est comme si j'avais déjà vu l'émission...
Ecrit par : Loki | 07 octobre 2007
Jérémy a oublié d'en citer deux :
"Pour réconcilier les élèves avec l'école : Dunaze, professeur des écoles, accueille ses élèves chez lui gratuitement le week-end pour des stages tartes aux pommes"
"Pour réconcilier les collégiens avec le collège : Dubouffon, prof d'anglais, accueille ses élèves chez lui gratuitement le week-end pour des stages apple pie".
Enfin des initiatives audacieuses et novatrices qui vont permettre, n'en doutons pas, de redresser l'Ecole de la République.
Ecrit par : Un hussard | 07 octobre 2007
Bah, de quoi se plaint-on ? Nous aurons bientôt tout plein de jeunes adultes trisomiques trilingues, et en plus, ils sauront taper dans un ballon. Elle n'est pas belle, la vie ?
Ecrit par : Moot | 07 octobre 2007
Ah que oui !
"Plus belle la vie", comme à la télé, maître !
Ecrit par : Un hussard | 07 octobre 2007
J'ai bien ri sur MM. Dunaze et Dubouffon !
Ecrit par : Jérémy | 07 octobre 2007
Et aussi:
Pour réconcilier les apprenants avec ce lieu de torture qu'est l'école: M. Philippe Meirieu s'invite chez des enfants pour leur exposer son amour pour eux et leur faire comprendre le 'désir d'apprendre'.
Ecrit par : Loki | 07 octobre 2007
Je me demande pourquoi le maître des lieux ne nous prévient jamais quand il passe à la télé. C'est C. Sibille qui a été obligé de le faire. On aurait bien pu avoir un retour du plateau...
Ecrit par : Jérémy | 07 octobre 2007
Alors là, je me porte volontaire pour accueillir Philou... avec moult caramels et cathédrales !
Ecrit par : Un hussard | 07 octobre 2007
"...suivre les phases finales du challenge Yves Du Manoir et du championnat... et d'acheter "Miroir du rugby"!
J'ajouterai, pour en finir sur ce sujet, que je pourrais en tant qu'instit argumenter pendant des heures sur les valeurs éducatives du rugby et sur l'intérêt d'en généraliser la pratique à l'école primaire."
Ecrit par : Un hussard | 07 octobre 2007
Ah, le Miroir... Des reportages et des photos magnifiques... Les Gallois de Vichy au milieu des feuilles d'automne dans les années 70. Vichy en 1ère division à l'époque et moi au collège. Le Stade toulousain en Du Manoir avec Bourgarel...
Je fais toujours des équipes mixtes à l'école et les filles ne sont pas les dernières, piliers ou ailiers !
Ecrit par : Louis Barthas | 08 octobre 2007
"je pourrais en tant qu'instit argumenter pendant des heures sur les valeurs éducatives du rugby et sur l'intérêt d'en généraliser la pratique à l'école primaire."
Le problème, c'est qu'on peut aussi argumenter pendant des heures sur l'intérêt de ne pas généraliser la pratique du rugby à l'école primaire. Quand ce sera les J.O. de Pékin, on fera l'éloge de chaque sport d'été ?
Ecrit par : Jérémy | 08 octobre 2007
Pendant que France 2 fait des émissions démagos, la réalité de l'école est entre autres ici :
http://www.youtube.com/watch?v=AYB0Z1_Toe0&mode;=related&search;=Cours%20Bordel%20Francais%20Picard%20Stylo%20Mickey%20Prof
http://www.youtube.com/watch?v=jcn7QJZ1SOY&NR;=1
http://www.youtube.com/watch?v=ELupgaa4xRw&mode;=related&search;=une%20video%20de%20malade
http://www.youtube.com/watch?v=hOyzPEsuwq4&mode;=related&search;=une%20video%20de%20malade
Je n'en ai choisi que quelques unes, les amateurs en découvriront facilement plein d'autres.
Milady, vous voyez : il y a plein d'incompétents à dégager. Je n'ai malheureusement pas les noms des sinistres en question, pour en donner la liste au rectorat, qui pourrait leur conseiller de démisionner et de se refaire une santé en exerçant un métier plus adapté à leurs capacités (balayeur, pompiste, marchand de légumes, etc.)
http://www.youtube.com/watch?v=kfzZrBC_uIc&mode;=related&search;=bordel%20conneries%20cours%20le%20lion%20est%20mort%20ce%20soir
Ecrit par : Jérémy | 08 octobre 2007
Alors là, je me porte volontaire pour accueillir Philou... avec moult caramels et cathédrales !
Ecrit par : Un hussard
J'ai déjà proposé les tomates pourries, mais ça n'a pas eu grand succès.
Milady, vous voyez : il y a plein d'incompétents à dégager. Je n'ai malheureusement pas les noms des sinistres en question, pour en donner la liste au rectorat, qui pourrait leur conseiller de démisionner et de se refaire une santé en exerçant un métier plus adapté à leurs capacités (balayeur, pompiste, marchand de légumes, etc.)
Ecrit par : Jérémy
S'il y a un marchand de légumes avariés, je veux bien faire partie de sa clientèle, pour s'occuper de ceux qui auraient oublié de se recycler.
Ecrit par : Moot | 08 octobre 2007
Bon allez, pour ceux qui en voudraient encore, les morceaux choisis de youtube :
http://www.youtube.com/watch?v=8tW3t-i09qw&mode;=related&search;=bordel%20conneries%20cours%20le%20lion%20est%20mort%20ce%20soir
http://www.youtube.com/watch?v=knvgYtu41_4&mode;=related&search;=
http://www.youtube.com/watch?v=slTdPHcqRaQ&mode;=related&search;=
http://www.youtube.com/watch?v=U0Y_uk8Izww&mode;=related&search;=
Ecrit par : Jérémy | 08 octobre 2007
Merci Jérémy.
Grâce à ces preuves, nous allons pouvoir identifier ces incapables de professeurs et les virer une bonne fois pour toutes de l'EN. D'ailleurs, je proposerai qu'on vire tous les profs et qu'on n'engage désormais plus que des coachs. Ca sert, au moins, un coach. Et surtout, ça a une utilité: ça vous coache. Un professeur, ça professe. Inutile, ça.
Ecrit par : Loki | 08 octobre 2007
http://www.youtube.com/watch?v=xNc_Ji8wH78&NR;=1
au moins celle-ci est drôle.
Ce qui est intéressant pour les autres, ce sont les commentaires qui accompagnent ces videos et sont unanimement réprobateurs
Ecrit par : Cadichon | 08 octobre 2007
Je signale les émissios auxquelles je participe quand elles me paraissent avoir un peu d'intérêt — non du fait de ma participation, mais en soi.
Et là, je vous le dis, ces "Cent Français qui font bouger l'école", j'ai bien peur qu'à l'arrivée, ce sit du n'importe quoi.
Quatre heures et demie d'enregistrement, pour moins de deux heures d'émission réelle, qui seront largement occupées par les reportages (quelques-uns valent leur pesant de cacahouètes), et plus de trente intervenants (sur cent effectivement présents) dont on conservera quelques miettes… J'avais à côté de moi sur le plateau, ou Watrelot qui pouvait avoir son mot à dire, même s'il a dit des horreurs, ces deux grands spécialistes de la chose scolaire que sont Alexandre Jardin (gentil, pressé parce qu'il devait aller chercher ses enfants) et Guy Roux (oui, oui, l'homme d'Auxerre), très motivé — on le comprend — par la rédemption scolaire par le foot — sidérant reportage sur le sujet. On navigait entre l'inacceptable (un pensionnat caricatural avec punitions à l'ancienne) et l'inacceptable (le collège Clisthène, un rêve de pédagogues, où l'"on a supprimé la sonnerie, donc les absents, et où l'on va en cours sur la base du volontariat, sinon c'est bien plus amusant de faire du rock au foyer, et les élèves veulent plus tard devenir dessinateures de BD, ça va de soi…).
Bref, un éparpillement invraisemblable, Schönberg ayant décidé de réler tous les problèmes de l'Education en une seule émission. Jour de gloire de deux minutes pour plein de pauvres gosses très propres sur eux. Si vous avez autre chose à faire mardi prochain, ne vous gênez pas.
"Foutre" avec deux t… Ça laisse rêveur… Ça me rappelle cette réflexion de Chantal Lauby dans un film par ailleurs un peu nul — on lui propose un whisky, en lui disant "je vous ets deu doigts" et avec son sourire angélique, la bonne dame réplique "pourquoi seulement deux" ?
C'était, frais et léger pour commencer la semaine… Allez, je vais raconter des horreurs sur l'Horace de Corneille.
JPB
Ecrit par : brighelli | 08 octobre 2007
"Donc si je comprends bien, M. Brighelli roule pour le pouvoir et pour Darcos"
Inversons, il roule pour Darcos et donc pour le pouvoir (Sarkozy).
A mon avis c'est par idéalisme et réalisme: de doux mots pour naïveté.
Comme quoi, on peut être grande gueule (c'est positif ici) et se faire manipuler (ou se manipuler). Ca me rappelle Mikis Théodorakis qui avait appelé à voter à droite parce qu'il trouvait les socialistes grecs trop mous (c'est facile il est vrai et quasi inné pour eux).
Ecrit par : Hervé | 08 octobre 2007
"Foutre" avec deux t… Ça laisse rêveur… Ça me rappelle cette réflexion de Chantal Lauby dans un film par ailleurs un peu nul — on lui propose un whisky, en lui disant "je vous ets deu doigts" et avec son sourire angélique, la bonne dame réplique "pourquoi seulement deux" ?
C'était, frais et léger pour commencer la semaine… Allez, je vais raconter des horreurs sur l'Horace de Corneille.
JPB
Darmon : Je vous sers un whisky ?
Lauby : Juste un doigt.
Darmon : Mais vous ne voulez pas un whisky avant ?
C'est dans La Cité de la Peur...
Avez-vous meilleure mémoire pour les alexandrins ? ;-)
Ecrit par : Cornélie | 08 octobre 2007
"Allez, je vais raconter des horreurs sur l'Horace de Corneille."
Ecrit par : brighelli | 08 octobre 2007
Y a-t-il vraiment moyen de raconter "des horreurs" sur Horace ? Chic chic chic chuis preneuse !
Ecrit par : FGuichard | 08 octobre 2007
Voyez
http://bellaciao.org/fr/chimulus.php
où on reparle de chats, de chiens, de rugby ainsi que de bonnes intentions et de promesses en général.
Ceci dit, à propos de contrat de travail dans l'EN, il serait bon :
- de savoir à quel type de personnel on cherche à en fourguer
- d'en mettre en ligne, pour voir.
Je donnerais cher pour entendre un entretien d'embauche mené par un IA rapidement recyclé en DRH (combien d'heures de formation et formé par qui ?)
Ecrit par : dugong | 08 octobre 2007
Comme quoi, on peut être grande gueule (c'est positif ici) et se faire manipuler (ou se manipuler).
Ecrit par : Hervé | 08 octobre 2007
C'est en pensant aux deux t de foutre que vous écrivez ça?
Ecrit par : dobolino | 08 octobre 2007
Dobolino!!! voyons! que d'esprit un lundi matin!
Ecrit par : thalie-thalie | 08 octobre 2007
Je sais, ça ne vole pas très haut! C'est à force de passer mes week-end avec les chasseurs, ça rend carrément lourd.
Ecrit par : dobolino | 08 octobre 2007
Putain, cong !!
Trois jours de retard, et j'ai une irrésistible envie d'aller ouvrir une bibine. Vous avez une explication ?
Un mot sur la chasse : j'avoue que le chasseur héraultais, depuis que j'ai reçu une grèle de plombs dans le dos en VTT, et pour les avoir pratiquer assidument pendant six ans en clientèle, n'est pas mon préféré ...
Mais y'a des cons partout, on l'a déjà dit, et des chasseurs très très bien. Mais pas partout ...
Ecrit par : yann | 08 octobre 2007
" M. Darcos a commencé à ouvrir cette autre boîte à réformes, en annonçant qu'il... annoncera fin octobre des "objectifs de simplification". Résultat : tous les dossiers sont ouverts."
in Le Monde "en ligne" le 06 - 10
Communiqué du CNAVEPEDI * :
Monsieur le ministre a raison et on voit bien là qu'il est beaucoup plus sérieux que ses prédécesseurs : c'est un fait avéré, les élèves sont abrutis de connaissances inutiles. Quand on pense que des enseignants, rétrogrades et malveillants, souhaiteraient leur faire étudier, en plus, des textes à prétention littéraire, des conjugaisons, de l'orthographe, de la grammaire, des tables de multiplication et de division, des dates historiques ... mais on va où là ? On va où ? Au secours, Meirieu, ils sont devenus fous : ils veulent transformer des lieux de vie, propices à l'épanouissement de l'être, en véritables institutions de bourrage de crânes, où ils ne serait plus question que de savoir lire, écrire, compter ! Alors qu'on a toute une vie humaine pour y arriver... Pédagogues de tous les pays, unissez-vous ! Ils ne passeront pas.
* = Comité National de Vigilance Éducative, Pédagogique et Didactique.
Ecrit par : JPL | 08 octobre 2007
"Eh bien je serais incapable de dire pourquoi, mais j'ai deviné que Christophe Sibille n'aimait ni la chasse ni la corrida, qu'il était allergique aux "grand-messes médiatiques" consacrées au football et au rugby, qu'il avait tendance à préférer Arte lorsqu'il regarde la télévision (et le fait d'avoir regardé Griffith jeudi dernier est une marque de snobisme exemplaire), enfin bref qu'il est gauchiste bon teint, antiraciste comme il se doit (et moi de même ne vous déplaise), de tendance assez plate et plutôt insignifiant (pardonnez moi, c'est un pur artifice réthorique et je ne le pense pas vraiment, Christophe).
Mais vous m'agacez tout de même."
Ecrit par : Boulinou | 07 octobre 2007
Aimer Griffith, c'est être snob? Soit vous avez oublié le smiley, soit je vous plains! Par ailleurs, si vous saviez à quel point je ne suis pas gauchiste! Et, pour couronner le tout, j'adore les séries policières américaines, ("FBI portés disparus", par exemple). Méfions nous des clichés, comme vous le dites si bien vous-même!
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 octobre 2007
Un mot sur la chasse : j'avoue que le chasseur héraultais, depuis que j'ai reçu une grèle de plombs dans le dos en VTT, et pour les avoir pratiquer assidument pendant six ans en clientèle, n'est pas mon préféré ...
Mais y'a des cons partout, on l'a déjà dit, et des chasseurs très très bien. Mais pas partout ...
Ecrit par : yann | 08 octobre 2007
Faut reconnaître que ceux d'en-bas ne font pas dans la dentelle: ils montent parfois par chez nous, hélas, et ils sont ma hantise, avec leurs blondasses décolorées style vieux port montées en grade et leurs "quatre-quatre" de luxe. Le pire, c'est leur suffisance et leur morgue. Tiens, c'est pas pour dire, mais je préfère dix normale-sup à un de ces tartarins exhibitionnistes.
Ecrit par : dobolino | 08 octobre 2007
Enfin, attention, pas tous! Ne jamais faire de généralisations abusives... c'est comme pour les parents d'élève.
Ecrit par : dobolino | 08 octobre 2007
Pour DOBOLINO ( à propos du concept de filiation)
http://familles.blogs.liberation.fr/hefez/
Ecrit par : buntovchik | 08 octobre 2007
Et pendant ce temps-là, les héros se fatiguent ...
http://www.AgoraVox.fr/article.php3?id_article=30024
Ecrit par : Pascal | 08 octobre 2007
Dobolino a écrit : "leurs blondasses décolorées style vieux port montées en grade"
De ces cagolasses, il y a deux sortes à Marseille :
-celles qui montent à Notre Dame de la Garde pour se racheter une conduite (intérieur noir)
- celles qui montent en grade au Roucas en conduite intérieure noire.
Une des dernières injures en vogue parmi les automobilistes marseillais est "pouffiasse à notaire".
Ecrit par : dugong | 08 octobre 2007
J'attends des propositions concrètes du MEN : BTS de dégrossissage, DUT de nettoyeur, DESS d'étêtage, que sais-je encore ?
Il y a bien un CAP de toilettage pour chiens.
(A confirmer par Dobolino.)
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 08 octobre 2007
pour JPL : Bravo pour ce CNAVEPEDI qui ne vaut pas un maravedi.
Ceci dit, on ferait bien de penser l'usage des futurs conseils pédagogiques dans les lycées (et collèges ?) afin que cette bonne farce ne se transforme pas en cauchemar !
Ecrit par : dugong | 08 octobre 2007
A propos des cartables.
Ceux des collégiens sont lourds à faire pitié!
On pourrait les alléger en interdisant les lourds classeurs grand format et en les remplaçant par des cahiers de 100 pages petit format (quand le cahier est plein, on en rachète un second et on laisse le premier à la maison).
Il faut aussi refaire et alléger les programmes et les manuels.
Le livre de français de 6ème (je ne me souviens plus de l'éditeur, mais ils se ressemblent ) comporte , tenez-vous bien, 360 pages! C'est de la folie pure! Les élèves en retiendront, si tout va bien car en plus c'est mal expliqué (les Trissotins et les Diafoirus de la didactique sont passés par là!), un centième.
Je ne me souviens pas que nous ayons eu à trimballer de tels fardeaux durant nos jeunes années, et pourtant nous en savons un peu plus que les élèves d'aujourd'hui.
En français, il suffirait d'un livre de lecture d'une cinquantaine de pages (peut-on raisonnablement expliquer dans l'année plus d'une trentaine de beaux textes?) et d'un livre de grammaire et d'exercices d'une centaine de pages aussi (au grand maximum). A la maison, Bescherelle de la conjugaison et Petit Larousse. Et on fait acheter dans l'année un ou deux livres à expliquer en "oeuvre complète".
Si Darcos entend faire prévaloir la qualité sur la quantité, je le soutiens.
Ecrit par : Jean | 08 octobre 2007
pour Jean : on dirait bien un argumentaire pour le cartable électronique dans un ENT*
ENT = Espace Numérique de travail en jargonasse educnat
Ecrit par : dugong | 08 octobre 2007
Je rejoins Jean pour les manuels : Jordy (l'I.G., pas le chanteur) en a fait un de 550 pages, avec couverture rigide et papier brillant, je ne porterai jamais ça dans mon sac, et je ne le ferai pas porter par mes élèves !
Ecrit par : Jérémy | 08 octobre 2007
Pure coïncidence!
Je hais le cartable électronique!
Ecrit par : Jean | 08 octobre 2007
"Jordy (l'I.G., pas le chanteur) en a fait un de 550 pages"
Mauvaise langue ! C'est surtout des pages de remerciement pour ses nègres !
Ecrit par : dugong | 08 octobre 2007
Pour DOBOLINO ( à propos du concept de filiation)
http://familles.blogs.liberation.fr/hefez
Ecrit par : buntovchik | 08 octobre 2007
Oui, bien sûr! Tout à fait en accord, théoriquement et idéalement.
Mais j'avoue que, parfois, quand, dans les couloirs du métro, je vois un bébé abruti à l'Atarax ou au Théralène, livide et sans aucune défense contre ce qu'on fait subir à son corps et à son cerveau, être utilisé comme argument de mendicité par une esclave moderne supposée être sa pauvre maman, j'aimerais pouvoir les arracher l'un et l'autre au proxénète qui les asservit.
Le test ADN peut alors faire partie des moyens à mettre en œuvre pour prouver les délits graves et hautement condamnables des salauds qui exploitent ce filon et trafiquent de l'être humain.
Ecrit par : dobolino | 08 octobre 2007
Au lycée, Jérémy, les élèves avaient, en 2001, deux ou trois manuels de français, soit au total 850 pages! De quoi en avoir l'esprit brouillé! Avec l'impossibilité de distinguer l'esentiel de l'accessoire. Est-ce toujours le cas?
Ecrit par : Jean | 08 octobre 2007
A propos des cartables :
Vu ce matin à la téloche : le petit L.. (probablement lardon du journaliste de service pour le marronnier sur le poids des sacs) doit porter un sac de 8 kilos, soit le poids de 2 packs de 6 bouteilles d'eau (d'1 litre et demi, image à l'appui) !!!
Oui à l"enseignement du calcul mental dans les écoles .... de journalisme !
Image suivante : l'orthopédiste de service, colonne vertébrale en plastique à l'appui, nous montre les dangers du cartable (cyphose (du foie ?), lordose, scoliose, ainsi que des trous dans les rotules (?!) ).
Si seulement ces abrutis d'enfants portaient leurs sacs au-dessus des hanches, et pas sous les fesses !!!
(jamais réussi à convaincre les miennes, têtes de lard !)
Ecrit par : yann | 08 octobre 2007
Yann, un ou des sacs lourd(s), quelle la meillleure manière de le(s) porter ?
Le mieux, c'est un sac à dos sur les deux épaules, non ?
(sauf que moi je peux plus trop avoir ça pour aller en cours...)
Ecrit par : Jérémy | 08 octobre 2007
Au lycée, Jérémy, les élèves avaient, en 2001, deux ou trois manuels de français, soit au total 850 pages! De quoi en avoir l'esprit brouillé! Avec l'impossibilité de distinguer l'esentiel de l'accessoire. Est-ce toujours le cas?
Ecrit par : Jean | 08 octobre 2007
Bien sûr ! Les manuels de français dans mon lycée coûtent 50 euros en tout (bien plus que toutes les oeuvres de l'année), je ne les utilise jamais, et ils ont un total de 800 pages !
Mais l'Inspection Générale voit ça d'un très bon oeil, puisqu'elle participe à cette gabegie :
Français 1re toutes séries
Oeuvres et textes littéraires
Collection : Jean Jordy
Auteur(s) : M.-J. Jacquens - J. Jean - I. Pecheyran - F. Simon - avec la participation de Y. Bordedebat - F. Évrard
Caractéristiques : Livre de l'élève, 560 pages
26,50 euros
http://www.bertrand-lacoste.fr/data/classes/produit/prod_2801_sommaire.pdf
Ecrit par : Jérémy | 08 octobre 2007
Mais rassurez-vous, braves gens, l'orthographe est au coeur des préoccupations du ministère :
http://www.ac-bordeaux.fr/pedagogie/ressources-pedagogiques/ressources-pedagogiques-transversales/maitrise-de-la-langue-francaise-une-mission-academique/seminaire-academique.html
http://www.culture.gouv.fr/culture/dglf/
Si avec tout ça on ne s'en sort pas, c'est vraiment qu'on y met de la mauvaise volonté !
Ecrit par : Jérémy | 08 octobre 2007
D'accord, les bouquins sont lourds. D'accord, les IGEN jouent parfois un drôle de jeu avec "leurs" ouvrages.
Pourquoi ne pas numériser les parties des livres qui vous intéressent et de les "vidéoprojeter" en classe. Personnellement, c'est ce que je fais depuis plusieurs années. Résultat : les élèves n'amènent JAMAIS leur livre au lycée.
Ecrit par : dugong | 08 octobre 2007
Ce qui est bien, avec les Sciences de l'Education, c'est que ça ne se voit pas à la radio, mais faites gaffe, ça commence à bien se voir à l'IRM et d'ici dix à vingt ans, c'est une démolition très scientifique qui aura lieu. Ça va faire très mal.
Dobolino, j'espère que cela se verra avant : interessez-vous au NEUROSPIN, situé à Saclay, au CEA.
Même des "chercheurs" fantoches, comme Sprenger-Charolles, Franck Ramus, qui ont tripatouillé tant et plus avec Goigoux et sa bande de malfrats (je ne rajouterai pas Meirieu, d'autres en ont dit plus que moi rien que dans cette nouvelle rubrique, j'avoue que je n'avais pas envisagé d'engager "un tueur à gages") commencent doucement à retourner leur veste, sentant les sous-sous de leurs recherches bidons menacés par des IRM mieux interprétées.
Anne-Marie.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 08 octobre 2007
"Vu ce matin à la téloche : le petit L.. (probablement lardon du journaliste de service pour le marronnier sur le poids des sacs) doit porter un sac de 8 kilos, soit le poids de 2 packs de 6 bouteilles d'eau (d'1 litre et demi, image à l'appui) !!!"
Eh les gars il faut arrêter de boire de l'eau car à environ 1kg le litre d'eau, 2 packs de 6 bouteilles de 1,5 L cela fait 18 kg !!!
Dans ce cadre là, je crois qu'il faut raisonner en termes très classiques et revenir aux litrons de rouge (vous savez ceux qui ont des étoiles). La tradition, y a que ça!
Ecrit par : dugong | 08 octobre 2007
pour Yann : c'était dans quelle émission ? Ca m'intéresse car je collectionne ce genre de conneries pour édifier mes élèves.
Ecrit par : dugong | 08 octobre 2007
Dans ce cadre là, je crois qu'il faut raisonner en termes très classiques et revenir aux litrons de rouge (vous savez ceux qui ont des étoiles). La tradition, y a que ça!
Ecrit par : dugong | 08 octobre 2007
Dans ce cas, il faut tenir compte du poids du verre.
Et de la consigne.
Comment ça, ça n'existe plus ? C'est quoi cette arnaque ? J'en ai plein mon garage, qu'est ce que je vais en faire ?
Ecrit par : yann | 08 octobre 2007
Pour dugong : je crois que c'était le journal dans Télématin (vous savez, l'émission de l'étrangleur ;o))
je vous cherche le lien, s'il existe...
Bon, après recherche, c'est pas encore en ligne, mais demain, sans doute sur http://jt.france2.fr/8h/. Edition du 8 octobre.
Pour Jérémy : je ne suis pas ergonomicien (ça existe, si, si !), mais je suis sûr que les sacs à dos ne se portent pas dans le creux des genoux. Crétins d'enfants !
Ecrit par : yann | 08 octobre 2007
Pour Jérémy : je ne suis pas ergonomicien (ça existe, si, si !), mais je suis sûr que les sacs à dos ne se portent pas dans le creux des genoux. Crétins d'enfants !
Ecrit par : yann | 08 octobre 2007
C'est une mode qui vient du Brésil! C'est pour mettre la ceinture du string en valeur.
Ecrit par : dobolino | 08 octobre 2007
Dans ce cadre là, je crois qu'il faut raisonner en termes très classiques et revenir aux litrons de rouge (vous savez ceux qui ont des étoiles). La tradition, y a que ça!
Ecrit par : dugong | 08 octobre 2007
Dans ce cas, il faut tenir compte du poids du verre.
Et de la consigne.
Comment ça, ça n'existe plus ? C'est quoi cette arnaque ? J'en ai plein mon garage, qu'est ce que je vais en faire ?
Ecrit par : yann | 08 octobre 2007
Ça me rappelle un livre passionnant d'un grand auteur.
http://www.bedetheque.com/thb_couv/MonPapab_09042005.jpg
Ecrit par : dobolino | 08 octobre 2007
Entraînez vos enfants à trimballer leur cartables remplis de kil de rouge ! Ca rentre et c'est utile à la maison.
Si comme dit Jean, "Darcos entend faire prévaloir la qualité sur la quantité, je le soutiens". Moi aussi : on peut limiter par décret à 6 le nombre maximum de kils en vdqs par cartable et par jour.
Y a t-il une appellation de qualité supérieure pour les livres scolaires ? Ca manque !
Ecrit par : dugong | 08 octobre 2007
N'a pas marché! Je vais tenter autre chose...
Ecrit par : dobolino | 08 octobre 2007
"Dans ce cas, il faut tenir compte du poids du verre"
Ecrit par : yann
On peut en faire une séquence pédagogique passionnante sur la notion de tare.
Tout démarrerait de la situation-problème suivante : tout ce qui est amené en verre n'est pas avalé en liquide. Quel allongement de la durée de vie peut-on en attendre ?
Je sens qu'il vont adorer dans les IUFM.
Ecrit par : dugong | 08 octobre 2007
Puisque les élèves qui croulent sous le poids des cartables impressionnent plus que les enseignants qui croulent sous le poids de l'intégration des handicapés je remets mon lien :
http://www.AgoraVox.fr/article.php3?id_article=30024
Ecrit par : Pascal | 08 octobre 2007
Ecrit par : dobolino | 08 octobre 2007
On va dire que je suis présomptueux, mais j'ai l'impression d'avoir lancé la mode des liens, ici...
Sinon, dugong, moi je photocopie mes textes, parce que si je veux que les élèves les relisent chez eux, le videoprojecteur, c'est pas très pratique.
Un jour je les leur enverrai par mail et ils les imprimeront tout seuls, mais ça, c'est pour dans quelques années. Pour l'instant, la moitié n'a pas internet.
Ecrit par : Jérémy | 08 octobre 2007
Puisque les élèves qui croulent sous le poids des cartables impressionnent plus que les enseignants qui croulent sous le poids de l'intégration des handicapés je remets mon lien :
Ecrit par : Pascal | 08 octobre 2007
J'ai lu avec intérêt (et compassion) le texte de l'article en question, intitulé: "illusion de l'intégration de tous les handicapés en milieu scolaire".
Je suis très concerné par cette nouvelle politique dite "d'intégration des handicapés", puisque j'accepte dans mes cours d'EPS des élèves UPI ("déficients cognitifs") et autres élèves "souffrant" de diverses déficiences sensorielles, immunitaires etc.
J'ai déjà ici soulevé le sac de problèmes que pose l'application forcée de la loi de 2005. Je dois dire sans grand succès. La question dérangerait-elle?
Ecrit par : buntovchik | 08 octobre 2007
Yann et Dugong, si vous avez trop de vieilles bouteilles de rouge à "étoiles" vides, vous pouvez vous en servir pour payer les péages d'autoroutes.
Vous aiderez à sauver la planète dans le cadre de l'EDD : l'éducation au développement durable ! Encore un geste "citoyen" !
C'était un conseil de Bison bourré...
Ecrit par : Pierre Azimont | 08 octobre 2007
Je donnerais cher pour entendre un entretien d'embauche mené par un IA rapidement recyclé en DRH (combien d'heures de formation et formé par qui ?)
Ecrit par : dugong
Ces "braves" gens qui n'ont que l'obsession de la "professionnalisation" dans le crâne liront à la hâte un bouquin de management et appliqueront ses recettes toutes faites, par surcroît mal digérées par eux-mêmes (voilà ce que c'est que de quitter le dur chemin de la connaissance pour la voie royale du pipeau).
Je parie donc une orgie de cacahuètes que ça commencera par "présentez-vous" et "quelles sont vos motivations : que pensez-vous nous apporter, que pensez-vous que ça va vous apporter ?", et enfin : "quelle est votre vision du système éducatif ?". Questions fort passionnantes et surtout aptes à meubler de banalités le silence, et ce d'autant mieux qu'elles ne mettront nullement en évidence la compétence du postulant.
Il faudrait des calculateurs, des danseurs seront recrutés.
Je vous donne, accessoirement, ce que pourraient être mes réponses :
1° : je suis moi, vous avez reçu mon CV, prenez la peine de le lire. Mais au fait, qui êtes-vous donc ?
2° : je ne bougerais pas mes fesses pour quelque chose qui ne m'intéresse pas. Vous avez besoin que l'on accomplisse une certaine tâche, j'en suis capable, je la ferai. En échange, ça me rapportera du pognon, indispensable pour me sustenter, voire m'épanouir. Mon bonheur ne vous concerne pas.
3° : ça n'a aucune importance, puisque de toute façon, je n'y puis rien faire. Ne serait-ce pas une partie de votre boulot ?
Ecrit par : Moot | 08 octobre 2007
"Professionnaliser le métier d'enseignant"!
Quelle débilité!
Comme si nous n'étions pas déjà des "professionnels" de l'enseignement!
Ecrit par : Jean | 08 octobre 2007
Pascal, j'ai lu ton post sur les handicapés.
Je rappelle qu'il serait aussi dramatique de scolariser les non-voyants, et les mal-entendants dans des écoles où ils n'apprendraient ni le braille ni le langage des signes, ni à lire sur les lèvres, et que cet enseignement, qui a fait ses preuves se perdrait.
Cette loi se devrait de préciser de quels "handicapés" il s'agit.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 08 octobre 2007
"D’aucuns l’ont dit ici même, et fort éloquemment : les élèves, au fond, ne sont guère friands de ces sorties, débats, TPE et autres fariboles qui ont patiemment, deuis quinze ou vingt ans, désorganisé les cours"
C'est un euphémisme .
Ayant passé le Bac en 2002 , j'ai un souvenir encore cuisant de ces idioties que nous avons expérimentés , heures de soutien le vendredi soir a 18h et qui faisaient de nous plus des betes de foire pour les autres éleves partant eux a 15h qu'autre chose , ou encore TPE , qui bloquerent 2h par semaine pendant 8 mois pour un resultat sans interet au bac .
Il vaudrait vraiment le coup de les supprimer , ces "bidules" la .
Le Petit Nicolas (mais en Plus Grand)
http://www.grandnicolas.com
Ecrit par : Le Petit Nicolas | 08 octobre 2007
Jean a écrit : ""Professionnaliser le métier d'enseignant"!
Quelle débilité!
Comme si nous n'étions pas déjà des "professionnels" de l'enseignement!"
Le rêve de beaucoup au ministère (et dans les antres IUFM) c'est précisément d'écarter cette part de passion et de déprime, de hauts et de bas qui caractérise si précisément notre métier. Leur "professionnalisme" n'est qu'une mécanisation de la tâche bien après qu'elle fût entreprise dans les usines (où on en revient très fort !).
Envoyons Antoine Prost chez Renault : il y sera inutile maintenant comme DRH mais ils lui feront un bilan de compétences meuh-meuh.
Ecrit par : dugong | 08 octobre 2007
J'ai déjà ici soulevé le sac de problèmes que pose l'application forcée de la loi de 2005. Je dois dire sans grand succès. La question dérangerait-elle?
Ecrit par : buntovchik | 08 octobre 2007
Je crois que c'est une question très complexe, où il est difficile de trancher autrement qu'au cas par cas.
Nous avons en khâgne une jeune fille non-voyante, extrêmement brillante, qui a été sous-alpha l'an dernier à l'ENS, et qui vient en cours avec son AVS. Pas d'autre difficulté que de lui envoyer les documents par mail, pour que son ordi les convertisse en braille. Il y a encore qq années, cette jeune fille aurait été confinée dans l'accordage des pianos, la sparterie ou le rempaillage des chaises.
Ce qui fait problème, surtout en primaire, disons-le carrément, ce sont les déficients mentaux, même légers, même gentils. J'ai une collègue institutrice qui a cru craquer nerveusement avec un enfant atteint du syndrome de Gilles Latourette, incontrôlable au moment des crises, hurlant des insultes sur ses petits camarades terrorisés, et j'en passe : entre deux crises, le meilleur fils du monde, mais ingérable autrement. Aucun soutien pour la maitresse, ça va de soi, sous prétexte que ces petits sont des enfants comme les autres et que l'école doit accueillir tout le monde. On camoufle les difficultés des collègues sous une phraséologie de bons sentiments, l'essentiel étant que ça ne coûte pas un sou à l'Etat.
Ecrit par : FGuichard | 08 octobre 2007
"Professionnaliser le métier d'enseignant"!
Quelle débilité!
Comme si nous n'étions pas déjà des "professionnels" de l'enseignement!
Ecrit par : Jean
Ah ben oui, mon bon, nous sommes des amateurs, de vulgaires amateurs. Grâce soit rendue à ces messies des temps modernes qui nous ont ouvert les z'yeux, sans lesquels amateurs nous étions nés, amateurs nous serions morts.
Ecrit par : Moot | 08 octobre 2007
Quesako cette histoire de contrats avec clause de licenciement?? Besoin d'infos...
Ecrit par : Claire | 08 octobre 2007
Les cartables des élèves, sempiternel marronnier d'une sempiternelle FCPE qui n'a que de sempiternelles stupidités à dégoiser contre les profs qu'elle hait d'une haine inextinguible.
Cela dit, faut avouer. Les listes de fournitures...à se la couper et la manger en sushis!!!!!
Monsieur Risdevaus, professeur de maths: un cahier 24x45 petit format grands carreaux. 12 cahiers vers et des pochons de PVC rouge.
Madame Puduk, professeur d'Histoire Géo: 24 cahiers en tungstène à triple intelrignes. Un quintuple décimètre (mais pas le mê^mê que pour la géométrie, gnarrrrrrk, gnarrrrrk).
Des intercalaires en 100% marbre de Carrare.
Pin pon, pin pon, je n'exagère presque pas, pin pon, les profs sont des cons. Moi à mes Secondes je leur dit allez, prenez ceci est mon cul, etfaites ce que Dieu vous dira. AUnt aux plus petits ,terrorisés par des Camif's boys un peu baveux, je les rassure en leur écrivant au tableau et en leur expliquant :"
PEU IMPORTE LE FLACON , POURVU QU'ON AIT L'IVRESSE.
Ecrit par : montaigneàcheval | 08 octobre 2007
Un professeur des écoles me disait avoir subi très récemment une réunion pédagogique au cours de laquelle l'inspecteur-animateur avait répété que si les élèves sortant de CM2 écrivaient en phonétique ce n'était pas très important.
Darcos a encore du pain sur la planche et les apparatchiks de l'idéologie pédagogogo ne lacheront pas le morceau (et leur fromage) aussi facilement.
Pour Montaigneàcheval : Pierre Dac disait : " qu'importe le flocon pourvu qu'on ait l'Everest " . ( cela a peut être été déja dit ici, mais il y pas mal de temps que je ne suis pas venu sur ce blog et je n'ai pas lu toutes les contributions des bloggeurs).
Adrien Fleuret
Ecrit par : Adrien Fleuret | 08 octobre 2007
mdr, MàC, je vous enverrai bien mes gaillards, avec vous au moins ils ne s'ennuieraient pas...:)
la liste du matériel à fournir,je la brûle dés que mes gamins me la tendent , ils se sont d'ailleurs chargés au préalable de la décorer à leur manière et y ajoutent
leurs commentaires pas toujours aimable à l'endroit de leurs profs et les pseudos que vous utilisez sont très gentils à côté des surnoms qu'ils leur donnent...
Un seul et unique grand et épais cahier qu'on subdivise en autant de parties qu'il y a de matières et suivant l'importance des contenus de chacune, de plus en plus "rachitiques" de toute façon...bizarre mais il n'est jamais plein en fin d'année... un stylo quatre couleurs, un crayon mine une gomme et un taille crayon un jeu de règles et le plus important un lexibook où je leur charge la première partie de tous leurs manuels après les avoirs scannés, gros boulot mais allègement garanti, voilà la liste réduite à son stricte et idispensable minimum vital ...Les profs sont prévenus et en la matière je ne leur laisse aucun choix ! Les parents sont des cons mais pas tant que ça...cons se le disent en salle des profs ...
Il serait temps que les éditeurs songe aux manuels en version numérisée...Dugong va sans doute être de mon avis...;)
Ecrit par : serpent à plumes | 08 octobre 2007
"Et sous les splendides couleurs de l'automne, quand je vois sortir de sa voiture, à la lisière d'un bois pour s'épargner la peine de marcher, un individu chaudement enveloppé dans un vêtement imperméable, avec une "pint" de whisky dans la poche du pantalon et une carabine à lunette pour mieux épier les animaux dont il rapportera le soir la dépouille sanglante, attachée sur son capot, je me dis que ce brave homme, peut-être bon mari, bon père ou bon fils, se prépare sans le savoir aux "MylaÏ" de l'avenir. En tout cas, ce n'est plus un homo sapiens" Marguerite Yourcenar, in "Les yeux ouverts"
Ecrit par : Sylvie Huguet | 08 octobre 2007
"Et sous les splendides couleurs de l'automne, quand je vois sortir de sa voiture, à la lisière d'un bois pour s'épargner la peine de marcher, un individu chaudement enveloppé dans un vêtement imperméable, avec une "pint" de whisky dans la poche du pantalon et une carabine à lunette pour mieux épier les animaux dont il rapportera le soir la dépouille sanglante attachée sur son capot ..."
Ecrit par : Sylvie Huguet | 08 octobre 2007
"La cruauté envers les bêtes est une violation des devoirs de l'homme envers lui même".
Emmanuel Kant, Métaphysique des Moeurs
Ecrit par : FGuichard | 08 octobre 2007
c'est précisément d'écarter cette part de passion et de déprime, de hauts et de bas qui caractérise si précisément notre métier. Leur "professionnalisme" n'est qu'une mécanisation de la tâche bien après qu'elle fût entreprise dans les usines (où on en revient très fort !).
Ecrit par : dugong | 08 octobre 2007
Qui caractérise tant de métiers! On en est tous au même point, mon lapin (et en plus ça rime!). Croyez-vous donc que c'est différent ailleurs?
Vous vous êtes posé la question de savoir pourquoi votre médecin généraliste n'était plus celui de votre grand-père et les risques qu'a pris, pensat connaître sa pratique, le véto de JPB, il y a deux dimanches, en conseillant l'euthanasie de son Bouvier Bernois atteint d'histiocytose maligne. Avez-vous noté que ce brave humain est venu ici me demander mon avis? Imaginez les souffrances du pauvre chien si j'avais été le Meirieu de ma profession!
Ecrit par : dobolino | 08 octobre 2007
"Et sous les splendides couleurs de l'automne, quand je vois sortir de sa voiture, à la lisière d'un bois pour s'épargner la peine de marcher, un individu chaudement enveloppé dans un vêtement imperméable, avec une "pint" de whisky dans la poche du pantalon et une carabine à lunette pour mieux épier les animaux dont il rapportera le soir la dépouille sanglante, attachée sur son capot, je me dis que ce brave homme, peut-être bon mari, bon père ou bon fils, se prépare sans le savoir aux "MylaÏ" de l'avenir. En tout cas, ce n'est plus un homo sapiens" Marguerite Yourcenar, in "Les yeux ouverts"
Ecrit par : Sylvie Huguet | 08 octobre 2007
Bof! Ou, "Beauf!" du troisième type?
Des beauf, y'en a partout... Chez les chasseurs, comme chez les écoloooosyoupi!
Ecrit par : dobolino | 08 octobre 2007
TO BE OR NOTES TO BE ! c'est la question qui se pose à une jeune institutrice : ou bien elle note ses élèves et elle se fait sacquer par l'inspectrice qui, selon la directrice de l'école, ne veut plus de cette pratique barbare, ou, renonçant à noter, elle se contente de remplir les grilles d'évaluation par compétences ( acquis- en voie d'acquisition - non-acquis) et sa carrière débutante prend son essor.
Y a- t-il un texte réglementaire qui interdit la notation ? Aucun. Maisqui parle ici de textes ? Nous sommes sur les terres de Frackoviack, responsable national du parti socialiste ( si cela continue PS va devenir un gros mot) où l'on piétine sans vergogne lois et règlements. Et où l'on peut s'essuyer les pieds sur les jeune institutrices.
L'ami Jean-Paul, dans le billet introductif à ce fil, parlait de réformes qui ne coûtent rien. En voici une : rappeler certains membres des corps inspectoraux à leur devoir de service. Et les foutre dehors, s'ils persistent à l'oublier.
GM
Ecrit par : guy morel | 08 octobre 2007
Il serait temps que les éditeurs songe aux manuels en version numérisée...Dugong va sans doute être de mon avis...;)
Ben moi aussi je suis d'accord.
C'est quoi un lexibook ?
Ecrit par : Jérémy | 08 octobre 2007
Bien d'accord avec vous mon cher moi je pense que la déroute scolaire...dans le primaire viens en grande partie de ces têtes de noeuds de bureaucrates.
Au fait affolant de voir dans les conseillers de notre ministre que l'un des ien du primaire est professeur...d'histoire c'est lui qui va me parler de polyvalence ?
Comment voulez-vous con les écoutent ces boulets ? moi j'en ai pris mon plis, tout cette merde ne s'arrangera pas ça va au contraire s'aggraver, alors au moins je les insulte ça défoule.
Ecrit par : Ronin | 08 octobre 2007
Pourquoi cette inspectrice dont parle Guy Morel veut-elle noter alors qu'elle est contre la notation ? Qu'elle fasse donc une grigrille comme celles qu'elle veut pour les zaprenans, où les "objectifs" sont "atteints" ou en voie d'atteintitude...
Les pédagogos n'en sont pas à une contradiction près. Ça parle de "citoyenneté" à tout bout de champ et ça fait de l'autoritarisme aigu.
N'avons-nous pas le droit d'être traités avec autant d'égards "citoyens" que des élèves ?
Ecrit par : Lariba | 08 octobre 2007
Les pédagogos n'en sont pas à une contradiction près. Ça parle de "citoyenneté" à tout bout de champ et ça fait de l'autoritarisme aigu.
Pareil.
Ecrit par : Ronin | 08 octobre 2007
D'accord, les bouquins sont lourds. D'accord, les IGEN jouent parfois un drôle de jeu avec "leurs" ouvrages.
Pourquoi ne pas numériser les parties des livres qui vous intéressent et de les "vidéoprojeter" en classe. Personnellement, c'est ce que je fais depuis plusieurs années. Résultat : les élèves n'amènent JAMAIS leur livre au lycée.
Ecrit par : dugong | 08 octobre 2007
Il y a plus simple que la numérisation ( quel boulot !), c'est l'allègement des manuels. J'ai pesé quelques-uns des manuels les plus utilisésde 1920 à 1960 ; aucun ne pèse plus de 400 grammes ; l'un des plus célèbres cours d'arithmétique, avec ses mille exercices, pèse 235 grammes. Le cours d'histoire de troisième d'Émile Tersen ( et ce ne sont pas des flashes !) n'atteint pas les 300 grammes. Les Mallet et Isaac, au pif, ne sont pas plus lourds. La grammaire pour le collège de Jean Dubois en usage dans les année soixante-dix obéissait elle aussi à cette règle tacite que l'on devrait remettre en vigueur : le poids maximum autorisé pour un manuel scolaire est de 400 grammes.
GM
Ecrit par : guy morel | 08 octobre 2007
Pourquoi cette inspectrice dont parle Guy Morel veut-elle noter alors qu'elle est contre la notation ? Qu'elle fasse donc une grigrille comme celles qu'elle veut pour les zaprenans, où les "objectifs" sont "atteints" ou en voie d'atteintitude...
Ecrit par : Lariba | 08 octobre 2007
Vous êtes mal informée : comme c'est déjà le cas dans la fonction hospitalière, bientôt nous ne serons plus notés. Nous devrons nous plier à un entretien d'auto-évaluation à l'issue duquel nous formulerons nous-mêmes nos insuffisances et nos objectifs.
Cordialement.
GM
Ecrit par : guy morel | 08 octobre 2007
Scusi, c'est un peu comme avec frigidaire il est des marques qui se "substantive" parfois...
en fait j'aurais du écrire PDA
Ecrit par : serpent à plumes | 08 octobre 2007
cette règle tacite que l'on devrait remettre en vigueur : le poids maximum autorisé pour un manuel scolaire est de 400 grammes.
Ecrit par : guy morel
Mais mon bon monsieur, à cette époque révolue (vive le progrès !), il n'y avait que de rares et misérables gravures en noir et blanc sur les bouquins. Et c'était écrit, mon Dieu, d'un petit, tellement petit qu'il était obligatoire de se concentrer pour en soutirer le premier mot (même le titre n'était pas inscrit en hénaurme), tellement petit que ça faisait penser au dictionnaire et les dictionnaires, croyez-moi, ça manque terriblement d'appétance (les z'haricots-fayots développent l'appétance bien plus efficacement) pour les z'apprenants.
Souhaitez-vous donc le retour au Moyen-âge, cette époque tellement tristouille (quand même, Goldorak et Bio-Man ont bien plus de gueule que ces Perceval et Lancelot à moitié rouillés, merdre !) ?
Et comment osez-vous oublier que des marchands de papier et des marchands d'encre se trouveraient acculés à la ruine si vos suggestions étaient appliquées à la lettre ? Vous voulez la faillite de la France, merdre et re-merdre !
Ecrit par : Moot | 08 octobre 2007
Voici un message posté sur le forum France2 par "un rebelle au CP"
On dit partout que la liberté pédagogique existe et que les enseignants de primaire ont le choix de leurs manuels : c'est faux ! Et j'en suis la preuve vivante !
J'ai quitté l'IUFM en juin après un an à écouter ronronner les pédagogols et leurs théories fumeuses et enfin j'étais en classe à la rentrée ! J'allais pouvoir me débarasser de ces pseudos scientifiques à la gomme et faire la classe comme je la conçois, en adéquation avec ce que veut la société pour ses enfants, comme l'a si bien préconnisé le précédent ministre, dont les mesures ont été torpillées par les syndicats.
Hélas ! Dans mon école, les manuels étaient déjà choisis : Ribambelle en lecture, Ermel en maths. J'ai refusé de les utiliser au nom de ma liberté pédagogique, on m'a fait comprendre qu'il fallait se plier à la "vision de l'équipe pédagogique".
Je suis allé voir le Maire, pour demander l'achat de la méthode Léo et Léa ; mais quoique UMP et favorable à ma vision, il n'a rien pu faire : ce n'est pas de son ressort de choisir les manuels, lui ne peut que signer les chèques!
Au final, devant mon refus persistant de faire de la globale, mon directeur à appelé l'Inspection, qui m'a dilligenté DEUX conseillers pédagogiques, et mon inspection est programmée pour novembre !
Bien que je sois soutenu par le SNALC et la PEEP, je vais être saqué, je vais devoir "refaire mes preuves" à l'IUFM ! Je ne veux pas retourner dans ses camps de rééducation par la pédagogie tenus par les khmers rouges de l'éducation libertaire !
Mon cas n'est pas isolé : une amie de ma fiancée s'est vue imposer l'apprentissage de la lecture par l'album, de la globale pure et dure! Il faut que cela se sache!
Halte à la dictature des bobos !
Et si je ne peux me faire entendre, j'irai dans le privé !
Ecrit par : Maminou | 08 octobre 2007
Bien que je sois soutenu par le SNALC et la PEEP, je vais être saqué, je vais devoir "refaire mes preuves" à l'IUFM ! Je ne veux pas retourner dans ses camps de rééducation par la pédagogie tenus par les khmers rouges de l'éducation libertaire !
Mon cas n'est pas isolé : une amie de ma fiancée s'est vue imposer l'apprentissage de la lecture par l'album, de la globale pure et dure! Il faut que cela se sache!
Halte à la dictature des bobos !
Et si je ne peux me faire entendre, j'irai dans le privé !
Si ce collègue se fait "saquer", il disparaîtra des données informatiques, sort peu enviable je l'accorde ; je crains qu'il ne se fasse "sacquer", ce qui n'est pas plus gai.
GM
Ecrit par : guy morel | 08 octobre 2007
Au final, devant mon refus persistant de faire de la globale, mon directeur à appelé l'Inspection, qui m'a dilligenté DEUX conseillers pédagogiques, et mon inspection est programmée pour novembre !
Bien que je sois soutenu par le SNALC et la PEEP, je vais être saqué, je vais devoir "refaire mes preuves" à l'IUFM ! Je ne veux pas retourner dans ses camps de rééducation par la pédagogie tenus par les khmers rouges de l'éducation libertaire !
Ecrit par : Maminou
Vous êtes titulaire ou vous ne l'êtes pas ? À vous lire, on penserait que oui, puisque vous dites avoir quitté l'IUFM.
Dans ce cas, je suis peut-être naïf et ignorant des choses de ce monde, mais je ne vois pas comment on peut vous obliger à y retourner.
Ecrit par : Moot | 08 octobre 2007
Non Moot, Maminou a reproduit le témoignage de quelqu'un d'autre, trouvé sur le site de France 2.
Apparemment cette personne est toujours en stage pratique, c'est-à-dire qu'elle n'est toujours pas titulaire.
Par contre, j'ignorais qu'on pouvait obliger quelqu'un à retourner à l'IUFM....
Ecrit par : Loki | 09 octobre 2007
Je crois que c'est un stagiaire qui parle. Il a fait un an d'IUFM, il a eu le concours de P.E., et maintenant il est en P.E.2.
Il aurait fallu attendre un an pour manifester ses réticences.
Dans le cas contraire, c'est possible aussi :
il peut s'agir d'un titulaire, auquel on a dit : vous serez convoqué pour telle ou telle formation. Ca existe : moi on a essayé de m'y coller, mais heureusement l'IUFM n'a jamais donné suite. Heureusement !
Ecrit par : Jérémy | 09 octobre 2007
Retour sur la délicate question de l'intégration scolaire des enfants handicapés :
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=30024
Ecrit par : FGuichard | 09 octobre 2007
"Il y a plus simple que la numérisation, c'est l'allègement des manuels.", écrit Guy Morel.
Je vote pour!
Ecrit par : Jean | 09 octobre 2007
Toutes ces histoires de stagiaires (?) sacqué(e)s (?)m'énervent un peu par leurs côtés obscurs, le sentiment que tout n'est pas dit dans ces "témoignages".
Ainsi, par exemple : une tentative d'un directeur d'école d'imposer une méthode globale de lecture ? Lui demander d'en faire état par écrit après avoir soi même allumé des contre-feux (pas seulement médiatiques). Idem pour des "inspections" par de quasi miliciens. Les cafards n'aiment pas ce genre de lumière.
Ces flubards ne le feront jamais. IL FAUT RETROUVER LE SENS DE L'ECRIT.
Il est vrai que les pressions exercées sur les maîtres d'école sont très fortes et difficiles à supporter individuellement (par ex, bombardé(e) seul(e) dans une enclave pédagol). Beaucoup plus que pour un enseignant du second degré. Il n'en est pas moins vrai qu'on bouffe d'abord ce qui est bouffable et que d'autres ont réussi en se battant avant de geindre.
Cet esprit "premiers chrétiens" transposé au XXIème siècle est aussi détestable que celui des tontons macoute pédagols.
Ecrit par : dugong | 09 octobre 2007
"Cet esprit "premiers chrétiens" transposé au XXIème siècle"
Je voulais dire plus exactement : "cet esprit derniers chrétiens mous et sans réelles convictions".
Je ne veux pas me retrouver avec une fatwa de l'enclave papiste...
Ecrit par : dugong | 09 octobre 2007
Discussion avec un instituteur sorti depuis déjà une dizaine d'années de l'IUFM, hier soir, et ayant été ZIL dans pas mal d'écoles depuis; je vous résume son commentaire; "de toutes façons, les directives ministérielles pourront se suivre, la plus grande force est la force d'inertie; malgré les nouvelles réformes, l'ORL, les instituteurs continueront tous à faire de la grammaire et du calcul, et c'est très bien comme ça".
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2007
"De quoi provient cette hausse constante et inquiétante du nombre de jeunes touchés par l'illettrisme? demande le journaliste.
- Osons le dire, pour une bonne part de l'école, qui n'a pas su s'adapter."
Ben voyons!
De qui cette réponse lumineuse, pédagogole jusqu'au bout des orteils? Je vous le donne en cent, je vous le donne en mille... De.... notre bon apôtre Bentolila!
(sur www.lire-ecrire.org).
Ecrit par : Jean | 09 octobre 2007
Tiens, une phrase intéressante de BHL, (dont je ne suis vraiment pas fan par ailleurs), et en rapport avec notre échange de dimanche matin sur "liberté et égalité": "être de gauche, c'est être convaincu qu'égalité et liberté peuvent fonctionner ensemble". Je n'achèterai pas son livre, mais je vais peut-être (essayer de) le lire -:)
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2007
BHL a écrit : "être de gauche, c'est être convaincu qu'égalité et liberté peuvent fonctionner ensemble"
Je dirais plutôt qu'être autre chose qu'un gros con de gauche ou de droite, c'est savoir que Liberté et Egalité sont en conflit aporétique et que seule la Fraternité peut l'organiser.
BHL doit réviser ses présocratiques (s'il n'a dit que la phrase citée au dessus, c'est très pauvre !) : "Conflit est père de toute chose. Toute chose naît et meurt selon le conflit et la nécessité".
Ecrit par : dugong | 09 octobre 2007
"La cruauté envers les bêtes est une violation des devoirs de l'homme envers lui même".
Emmanuel Kant, Métaphysique des Moeurs
Ecrit par : FGuichard | 08 octobre 2007
Alors, il faut commencer par regarder les tortures qui sont faites aux animaux qui sont martyrisés dès leur naissance pour finir en trop grande quantité dans les assiettes de la plupart des gens!
Ecrit par : Thalie- Thalie | 09 octobre 2007
Au final, devant mon refus persistant de faire de la globale, mon directeur à appelé l'Inspection, qui m'a dilligenté DEUX conseillers pédagogiques, et mon inspection est programmée pour novembre !
Bien que je sois soutenu par le SNALC et la PEEP, je vais être saqué, je vais devoir "refaire mes preuves" à l'IUFM ! Je ne veux pas retourner dans ses camps de rééducation par la pédagogie tenus par les khmers rouges de l'éducation libertaire !
Ecrit par : Maminou
Où l'on voit que les réformes de notre ministre sont efficacement appliquées!!!!
Ecrit par : Thalie- Thalie | 09 octobre 2007
De quoi provient cette hausse constante et inquiétante du nombre de jeunes touchés par l'illettrisme? demande le journaliste.
- Osons le dire, pour une bonne part de l'école, qui n'a pas su s'adapter.
Ecrit par : Jean | 09 octobre 2007
La semaine dernière le quartier du Vertbois à St Dizier (Haute-Marne) qui regroupe la moitié de la population de la ville a été le théâtre de violences inouïes. La maison de la culture a été complétement détruite.
Samedi dernier le centre-ville de la paisible ville bourgeoise de Reims (Marne) a été à son tour la scène pendant quelques heures d'une émeute urbaine provoquée semble-t'il par une bagarre entre deux jeunes-filles.
Voici le comment-taire du sous-préfet: "C'est du niveau d'une cour de récréation mal maîtrisée, avec 150 gamins réunis au même endroit et malheureusement mal choisi"!
Juste retour des choses, après l'ouverture de l'école à la vie, (relire le chapitre "désapprendre, mode d'emploi" dans la Fabrique du crétin) voici venu le temps de l'ouverture de la vie aux rites barbares des cours d'écoles. Mais pour quelles raisons obscures un commis de l'Etat s'en réjouirait-il presque? La fable des abeilles de Mandeville vous connaissez?
Ecrit par : buntovchik | 09 octobre 2007
"Alors, il faut commencer par regarder les tortures qui sont faites aux animaux qui sont martyrisés dès leur naissance pour finir en trop grande quantité dans les assiettes de la plupart des gens!"
Ecrit par : Thalie- Thalie | 09 octobre 2007
Absolument! C'est d'ailleurs exactement le même combat!
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2007
Discussion avec un instituteur sorti depuis déjà une dizaine d'années de l'IUFM, hier soir, et ayant été ZIL dans pas mal d'écoles depuis; je vous résume son commentaire; "de toutes façons, les directives ministérielles pourront se suivre, la plus grande force est la force d'inertie; malgré les nouvelles réformes, l'ORL, les instituteurs continueront tous à faire de la grammaire et du calcul, et c'est très bien comme ça".
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2007
Voilà une affirmation qui rassure : les instituteurs ont tous continué "à faire de la grammaire et du calcul" - et sans doute aussi à enseigner la lecture par des méthodes alphabétiques.
Une force d'inertie bienfaisante, un heureux conservatisme ont donc protégé l'école des Foucambert, Goigoux, Brissiaud et autres rêveurs des sciences de l'éducation. On n'a jamais cessé d'enseigner l'écriture-lecture, la numération, la mesure, les quatre opérations et le calcul mental, ainsi d'ailleurs que les éléments de géographie, de sciences physiques et naturelles. Bref, sans que l'on s'en soit rendu compte, l'école du passé, indifférente aux modes, imperméable aux changements de programmes, sourde aux injonctions de la modernité a continué à tracer le sillon ouvert par les pères fondateurs de l'Instruction publique. Voilà ce qu'il faut faire savoir d'urgence au maître de ce blog et à l'actuel ministre, ainsi qu'à une opinion publique intoxiquée par Cassandre.
GM
Ecrit par : guy morel | 09 octobre 2007
Un certain Christian Forestier déclare dans un entretien avec Gérad Aschieri (US Mag 656): " Cela étant, il faut rappeler que l'école n'a jamais aussi bien fonctionné et c'est cette réalité là qu'on ne parvient pas à faire passer. Un certain nombre d'ouvrages très populistes et même nauséabonds (suivez mon regard...) font beaucoup de dégats".
Ce monsieur omet de dire à qui et à quelles méthodes nous devons le fait que des élèves parviennent encore à apprendre à lire et écrire freinant ainsi la dégringolade de la France dans le classement PISA.
Ecrit par : buntovchik | 09 octobre 2007
"BHL a écrit : "être de gauche, c'est être convaincu qu'égalité et liberté peuvent fonctionner ensemble"
Je dirais plutôt qu'être autre chose qu'un gros con de gauche ou de droite, c'est savoir que Liberté et Egalité sont en conflit aporétique et que seule la Fraternité peut l'organiser.
BHL doit réviser ses présocratiques (s'il n'a dit que la phrase citée au dessus, c'est très pauvre !) : "Conflit est père de toute chose. Toute chose naît et meurt selon le conflit et la nécessité"."
Ecrit par : dugong | 09 octobre 2007
Disons qu'il est peut-être un peu compliqué de développer efficacement l'histoire de la philosophie, des présocratiques à Spinoza et après, dans une interview de dix minutes sur une radio généraliste... Mais il aurait aussi pu dire: "Pour éviter l'égalité, les joueurs auront la liberté de se foutre joyeusement sur la gueule pendant toute la partie de ballon, (temps réglementaire et, éventuellement, prolongations)". Dieu(!?!) merci, au moins, pendant ces dix minutes, n'avons nous entendu parler ni de Laporte, ni de Chabal!
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2007
Un certain Christian Forestier déclare dans un entretien avec Gérad Aschieri (US Mag 656): " Cela étant, il faut rappeler que l'école n'a jamais aussi bien fonctionné et c'est cette réalité là qu'on ne parvient pas à faire passer. Un certain nombre d'ouvrages très populistes et même nauséabonds (suivez mon regard...) font beaucoup de dégats".
Ce monsieur omet de dire à qui et à quelles méthodes nous devons le fait que des élèves parviennent encore à apprendre à lire et écrire freinant ainsi la dégringolade de la France dans le classement PISA.
Ecrit par : buntovchik | 09 octobre 2007
Jean-Paul a déjà dit sur ce blog tout ce qu'il faut savoir sur Forestier ; je n'y reviens pas. Une réflexion tout de même : un signal fort serait adressé à tous si l'actuel ministre mettait ce personnage puant à la retraite. Que l'on ne me dise pas que c'est impossible ; il me semble que l'on n'a pas pris de gants avec le recteur de Lyon quand celui-ci s'est opposé à l'ouverture d'un lycée musulman. Cela n'exige même pas de courage politique, mais la volonté de casser le jeu convenu - l'accord idéologique sur l'enseignement ?- entre gens de droite et de gauche.
Quant à Aschieri, c'est l'affaire des adhérents du SNES, c'est-à-dire de beaucoup de gens et de peu de choses.
GM
Ecrit par : guy morel | 09 octobre 2007
"Voilà une affirmation qui rassure : les instituteurs ont tous continué "à faire de la grammaire et du calcul" - et sans doute aussi à enseigner la lecture par des méthodes alphabétiques.
Une force d'inertie bienfaisante, un heureux conservatisme ont donc protégé l'école des Foucambert, Goigoux, Brissiaud et autres rêveurs des sciences de l'éducation. On n'a jamais cessé d'enseigner l'écriture-lecture, la numération, la mesure, les quatre opérations et le calcul mental, ainsi d'ailleurs que les éléments de géographie, de sciences physiques et naturelles. Bref, sans que l'on s'en soit rendu compte, l'école du passé, indifférente aux modes, imperméable aux changements de programmes, sourde aux injonctions de la modernité a continué à tracer le sillon ouvert par les pères fondateurs de l'Instruction publique. Voilà ce qu'il faut faire savoir d'urgence au maître de ce blog et à l'actuel ministre, ainsi qu'à une opinion publique intoxiquée par Cassandre.
GM"
Ecrit par : guy morel | 09 octobre 2007
Vous voyez, Guy, pas de raison de larmoyer en permanence! :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2007
Bref, sans que l'on s'en soit rendu compte, l'école du passé, indifférente aux modes, imperméable aux changements de programmes, sourde aux injonctions de la modernité a continué à tracer le sillon ouvert par les pères fondateurs de l'Instruction publique. Voilà ce qu'il faut faire savoir d'urgence au maître de ce blog et à l'actuel ministre, ainsi qu'à une opinion publique intoxiquée par Cassandre.
GM"
Ecrit par : guy morel | 09 octobre 2007
Si c'était le cas, cela voudrait dire que nous racontons des salades depuis des années!
Ecrit par : thalie-thalie | 09 octobre 2007
"Un certain Christian Forestier déclare dans un entretien avec Gérad Aschieri"
Beurk, beurk, beurk, rien que ça, ça fait un peu Barbe-Bleue converse avec Dracula.
Ecrit par : Jérémy | 09 octobre 2007
"Voilà une affirmation qui rassure : les instituteurs ont tous continué "à faire de la grammaire et du calcul" - et sans doute aussi à enseigner la lecture par des méthodes alphabétiques."
tous???
Ouvrez donc des cahiers d'écoliers...
Feuilletez les manuels de lecture de CP....
Je remplacerais volontiers ce "tous" par "quelques irréductibles" fort mal vus par les autres.
Ecrit par : Maminou | 09 octobre 2007
Merci, Alph, pour votre témoignage passé quasi-inaperçu.
Je me suis permis de le reproduire ici : http://www.lire-ecrire.org/index.php?action=forum&subaction;=message&id;_chambre=1643&id;_sujet=38840
Bon courage pour la suite! Ne lâchez rien!
Philippe Brinon
Ecrit par : ex-parent | 09 octobre 2007
"""parti socialiste ( si cela continue PS va devenir un gros mot)"""
Pas de danger. Ce n'est déja plus qu'un post-scriptum.
Ecrit par : Cadichon | 09 octobre 2007
"Voilà une affirmation qui rassure : les instituteurs ont tous continué "à faire de la grammaire et du calcul" - et sans doute aussi à enseigner la lecture par des méthodes alphabétiques.
( Guy Morel)
Je connais beaucoup d'écoles élémentaires et ,effectivement, les élèves ont souvent, dans leur cursus scolaire, la chance de tomber sur un excellent maître qui ,en une année ,tente de "limiter les dégâts". Malheureusement... Mauvaise nouvelle! Beaucoup de ces enseignants (qui font "du SLECC" sans le savoir) seront bientôt à la retraite. Malgré tout ,la constatation du rajeunissement très net du public qui a assisté aux journées du GRIP à Roncq entretient l'espoir.
Thierry
Ecrit par : venot thierry | 09 octobre 2007
Mais non, Thierry et Maminou! Celui dont je vous parle en a encore pour trois décennies à enseigner, et ceux dont lui me parlait également! Et ils ne font pas du SLECC sans le savoir, c'est le SLECC qui radicalise leurs pratiques.
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2007
Non Moot, Maminou a reproduit le témoignage de quelqu'un d'autre, trouvé sur le site de France 2.
Ecrit par : Loki
Je n'étais pas clair, je me suis pris à apostropher le rapporteur à la place de l'auteur : c'est l'effet magique d'une journée passée avec les chères têtes blondes.
Ecrit par : Moot | 09 octobre 2007
C Sibille
Il est heureux que l'on fasse encore DE LA grammaire, DU calcul, à l'école, et dans toutes les écoles. Grammaire et calcul ne sont pas interdits à l'école! Est-ce cela que vous notiez via l'instit?? GM souligne notamment qu'il ne faut pas faire DE LA grammaire et DU calcul, etc. mais apprendre à les maîtriser. Vous lissez parfois un peu vite les petites comme les grosses nuances, il faut dire que vous lissez beaucoup.
Ecrit par : Philippe | 09 octobre 2007
Euh , je veux pas etre mauvaise langue , mais "les bons profs sont ceux qui ne tarderont plus a partir a la retraite" , désolé mais franchement , cette affirmation est franchement a revoir !
Des profs que j'ai connu , ce sont tout ceux qui se dirigeaient vers la pré retraite qui étaient les plus désagréables , lointains , quand les petits jeunes (sans doute pas encore blasés) étaient heureux d'êtres la et le montraient , en tentant vraiment de s'impliquer aupres de leurs eleves !
Donc non , faut pas dire n'importe quoi non plus .
Le Petit Nicolas (mais en Plus Grand)
http://www.grandnicolas.com
Ecrit par : Le Petit Nicolas | 09 octobre 2007
A lire et à discuter , me semble-t-il:
Le linguiste et les frolos
Par Adeline FLEURY
Le Journal du Dimanche
D'un côté, Alain Rey, le "pape" du Petit Robert, tenant d'une langue française en mouvement; de l'autre, Cédric, Marie et Franck, coauteurs d'un petit dictionnaire du parler racaille. Rencontre détonante.
Alain Rey, pape du Robert, à la rencontre de ceux qui légendent le parler des cités. (Raphaël GAILLARDE/Gamma pour le JDD)
Sur le même sujet
Les cités dans le texte"Quelle galère de faire un dictionnaire !" La formule claque comme dans un morceau de rap au milieu d'un terrain vague délimité par des murs aux tags baveux. Au coeur d'une cité du 14e arrondissement de Paris, ils se font face, comme dans une "battle", ces concours de danse hip-hop organisés dans les halls d'immeubles ou les hangars désaffectés. D'un côté, Alain Rey, linguiste et philosophe de la langue française, au regard cerclé de grosses lunettes noires, qui distille exemples et nuances sémantiques, manie et remanie définitions, locutions et expressions dans le Petit Robert depuis 1967. De l'autre, Cédric, Marie et Franck, trois jeunes dits de banlieue, qui ont grandi dans le quartier populaire du Bois Sauvage, à Evry (Essonne).
Trois contre un, le combat de la tchatche semble perdu d'avance pour Rey. Et que peuvent bien avoir à se dire un lexicologue de 79 ans et trois gamins au look capuche-baskets ? Cela peut surprendre, mais ils ont en commun l'amour des mots. Et, pour les jeunes, "Alain Rey, c'est maximum respect", puisqu'il a oeuvré pour que les "ripoux", "keum", "keuf" ou encore "meuf" aient droit de cité dans les pages du Robert.
Dans l'édition 2008 du vénérable dictionnaire, Alain Rey ose même accoler au mot "rebeu" (beur en verlan) une phrase extraite d'un polar du Marseillais Jean-Claude Izzo: "T'es un pauvre petit rebeu qu'un connard de flic fait chier." Il n'en fallait pas plus pour susciter la colère des syndicats de policiers et pour que la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, exprime sa désapprobation... Lorsqu'il raconte l'anecdote à ses interlocuteurs, Rey fait son petit effet. "Non, c'est pas possible !", s'exclame Cédric, 25 ans. "Mais si, mais si, je vous l'ai dit, c'est la galère de faire un dictionnaire..." "On vous croit m'sieur, on sait ce que c'est nous aussi!", répond le jeune Antillais.
Une tchatche nourrie de mots d'ailleurs
Avec une petite dizaine de coauteurs, au sein de l'association "Permis de vivre la ville", Cédric, Marie et Franck viennent de concocter leur Lexik des cités**. Face au linguiste de renom, ils racontent avec enthousiasme la genèse de leur dictionnaire très spécial. Trois ans à faire des allers-retours entre le français courant et le langage de la banlieue, ce vocabulaire des sous-ensembles né dans les cages d'escalier et les cours d'écoles classées ZEP, afin de compiler et expliquer 241 expressions qui chantent leur quotidien à eux.
Le linguiste et professeur à la Sorbonne, Jean-Pierre Goudaillier, avait déjà signé un dictionnaire du français contemporain des cités (Comment tu tchatches ! Maisonneuve et Larose), mais le lexique de la bande d'Evry est une expérience au goût authentique. Pour la première fois, ce sont des jeunes des cités qui ont pris du recul par rapport à leur propre vocabulaire. Et se sont découvert un engouement pour l'écriture, les jeux de mots et l'histoire des langues.
Car ces graffeurs, rappeurs et auteurs d'un petit journal de quartier ont non seulement fait le tour des banlieues parisiennes, carnet à spirale et stylo en main, pour recueillir un maximum de nuances du parler du bitume; ils se sont également plongés dans les dictionnaires, parfois de vieux français, et les ouvrages de linguistique, pour essayer de comprendre les origines de leurs expressions. Le Lexik des cités, c'est une tchatche nourrie de mots d'ailleurs, d'Afrique noire, du Maghreb, du Portugal, des Etats-Unis, mais aussi venus du passé. Et cela plaît à Alain Rey, qui use d'un néologisme pour synthétiser ces emprunts: "La grande métisserie". "Il n'y a pas de frontières pour les mots. La langue est à tout le monde. Pour elle, il n'y a pas de ministère de l'Immigration !", clame-t-il.
Rey: "Ils sortent de la fonction cryptique de leur vocabulaire"
Séduit par le projet - il y voit "un témoignage à la fois social, esthétique et culturel" -, Alain Rey en cosigne la préface avec le rappeur Disiz la Peste. Il s'en explique ainsi: "J'ai toujours été sensible aux éléments qui sont en mouvement dans le français. Mais la grammaire, la façon de fabriquer les phrases, ça bouge lentement. On n'y est pas sensible. La seule sensibilité au mouvement, c'est la sensibilité à la faute. Si on n'accepte pas la possibilité de la faute, on fige la langue. Et si on fixe une langue, elle devient une langue morte. Moi, je trouve que la nouveauté vient de partout. Le langage des cités est une chance évidente pour le français."
Dans le Lexik, l'accro aux occurrences a repéré des mots, certains figurant dans le dictionnaire, dont il ne soupçonnait pas l'usage. "Votre façon d'employer 'moelleux', par exemple, apporte une nouvelle valeur sémantique à cet adjectif", fait-il remarquer aux auteurs. Et Franck d'expliquer qu'"être moelleux", c'est avoir la flemme. "Pas par fainéantise, mais plus par aise. On se sent tellement bien dans un fauteuil que l'on est trop moelleux pour en sortir." "J'aime bien, conclut Alain Rey. Je suis sûr que si j'envoyais cette définition aux académiciens, ils ne seraient pas critiques."
Marie, Cédric et Franck expliquent leur motivation par le ras-le-bol d'être stigmatisés par le langage. "On se rendait compte que l'on n'était pas compris par les autres milieux sociaux. C'est pour éviter les quiproquos que l'on a réalisé ce dico." Car la tchatche des cités fait peur à qui ne la pratique pas. Parler fort, user de la vanne à tout-va, c'est une façon de poser des barrières. "Avec ce lexique, analyse Alain Rey, les jeunes franchissent une étape, ils sortent de la fonction cryptique de leur vocabulaire qui consiste à cacher les choses, communiquer entre soi sans être compris du monde extérieur." "Oui, à la base c'est un moyen de ne pas nous faire comprendre des parents, mais là on veut justement sortir de cela", renchérit Marie, 22 ans.
Le patron du Robert, qui a toujours eu une tendresse pour les argots, en rappelle une constante: "C'est un milieu social spécifique qui se fabrique un langage. Quand on parlait d'argot en 1900, c'était celui issu des milieux délinquants, des casseurs, des prostituées." C'est ce qu'il nomme "la fonction identitaire" du vocabulaire. Du contexte social découlent les usages d'une langue. En clair, s'il n'y avait pas de chômage dans les cités, il n'y aurait pas de lexique non plus: "Les groupes ne dureraient pas plus longtemps que l'adolescence."
Le SMS, héritier du rébus ?
La galère source de verve ? Pas si sûr. Certains linguistes voient dans le langage des cités un appauvrissement de la langue française. C'est le cas d'Alain Bentolila, qui va jusqu'à dénoncer "une pauvreté absolue". Ce qui fait bondir monsieur Petit Robert. "Les détracteurs du langage des cités ne voient que la fréquence à laquelle les jeunes utilisent les mêmes mots. Cela ne veut pas dire qu'ils n'en connaissent pas d'autres." "Faut pas croire, nous n'avons pas que 400 mots de vocabulaire", s'agace Franck. Idem pour les SMS. "Ce n'est pas du tout une langue, mais un jeu codé basé sur la phonétique comme l'était le rébus au XVIe siècle, souligne Alain Rey. Le rébus a eu un succès fou pendant près de deux siècles, il n'a pas pour autant abîmé la langue française. Bien sûr que les SMS peuvent être catastrophiques pour les mômes qui n'ont pas bien appris à écrire, parce que cela les embrouille. Pour les autres, c'est seulement un jeu."
La stigmatisation orthographique irrite le boulimique des lettres. "Si vous voyiez la variété des orthographes chez les premiers imprimeurs français! Certains textes sont en écriture phonétique sans qu'on n'y ait rien trouvé à redire. Et les poètes du XVIe prenaient d'énormes libertés par rapport à la grammaire et l'orthographe. Alors, laissons à la culture hip-hop ses licences poétiques." Pour le linguiste, une conclusion s'impose: "Il est urgent de faire la réforme de l'orthographe, sinon on va aboutir à deux langues, le français écrit et le français parlé. Et les fossés se creuseront encore plus." En tout cas, entre le vieil homme et les jeunes, le fossé générationnel est vite oublié. Alain Rey s'amuse à reproduire le "tchip" des cités, cette aspiration proche du sifflement accompagnée d'un regard d'agacement en coin. Cédric n'en est pas revenu: "On a même fait tchiper Alain Rey, t'as vu !"
*Frolo, n.m.: garçon. Synonymes: boug, igo, keumé, kho. "Amine était amoureux de la belle Esmeralda, mais elle ne voulait pas de lui. Pour le consoler, on lui disait: 'Laisse tomber, Frolo, t'as de la chance de ne pas être le bossu de l'histoire.'"
Ecrit par : Thalie- Thalie | 09 octobre 2007
Complètement d'accord avec le petit grand Nicolas…
Des insuffisants, il y en a de tous âges — Brassens a dit cela fort bien, et bien mieux que moi.
Après tout,quand Rachel (Boutonnet) a décidé de ne pas suivre l'enseignement de l'IUFM, et d'apprendre à lire à ses pioupious avec la méthode Boscher, elle était toute jeunette — elle le paraît toujours, la nature est injuste.
Et nous avons tous connu un paquet de vieux imbéciles. Je ne vais pas épiloguer sur les mérites ou les torts de ma génération, mais après tout, Philippe Meirieu et Christian Forestier sont peu ou prou nés dans les mêmes eaux que moi. Et ils ont fait du pouvoir, qui vient souvent avec l'âge, un instrument redoutable pour le bon sens.
JPB
Ecrit par : brighelli | 09 octobre 2007
Petit -grand Nicolas, vous avez laissé l' adresse de votre blog : c'est donc pour qu'on aille y faire un tour; et j'ai trouvé ceci qu'il me semble intéressant de copier pour comprendre vos interventions ici qui sont à chaque fois un "hymne" à la jeunesse, si j'ai bien compris. Oui, et bien heureusement que vous n'êtes ni prof ni instit...
Ils la font tardivement leur crise maintenant les "petits!"
Thalie
19 Décembre - J'aime pas les Vieux
Nombreux sont ceux qui connaissent mon aversion a peine voilée pour les kékés (pourtant je cache bien mon jeu) , mais moins nombreux sont ceux qui savent a quel point je ne peux pas piffer les vieux .
Déjà , j'aimerais lancer un débat utile : a quoi sert un vieux ? C'est moche , fripé , ca sent pas toujours bon , ça se croit tout permis , ca vous parle comme si vous aviez 2 ans et vous leur devez un soit disant respect , sur lequel permettez moi de vous le dire , mon premier réflexe serait de s'asseoir dessus .
"Oui , mais mes vieux me donnent des sous" . Faux semblant . Les vieux nous redistribuent au compte goutte et en nous le faisant bien remarquer l'argent de leur retraite , argent que nous allons devoir gagner a la sueur de nos petits fronts pas ridés , eux , ah mais !
C'est bien simple , quand un vieux m'appelle au boulot , je sais rien qu'a la manière dont le téléphone sonne que c'est un vieux qui va me saouler au bout de la ligne . Et ca rate jamais . Et que je t'utilises une petite voix maigrelette histoire d'inspirer un peu de pitié (c'est raté avec moi , désolé les cons !) , et que je me fait menaçant des que je me fais envoyer dans les cordes par le jeunot (je les vois trop maniant leur canne de façon a m'intimider) ... le pire , c'est quand ils font mine de pas comprendre ... la , je serre les dents car ils me servent toujours de la même manière un "Commeeeeent ?" avec une voix a la con qui me donne envie de déclarer la guerre au Guatemala (je sais pas ce que j'ai contre ce pauvre pays) juste pour me défouler , et parfois quatre fois de suite !!! C'est a devenir chèvre . Je préfère encore la torture que subit Fantasio au Bretzelburg , c'est tout dire ...
J'ai failli perdre mon premier boulot , déjà , a cause d'un vieux con de ce type . Il était journaliste au monde et avait écrit un livre sur un inconnu , sur un certain Nietze je crois ... je rigole , je sais qui est Nietze . Bref ce croulant avait écrit un livre sur un philosophe ringard et dépassé , et je ne sais plus pourquoi , alors que je lui servais gentiment un café (pas empoisonné , j'aurais pu ou du , au choix) , ce con la m'agresse a me poser des questions débiles . Il me sort une théorie , je lui répond "oui mais l'histoire a prouvé que ...
- oui , mais qu'est ce que l'histoire ?
- !!! Eh bien , l'histoire c'est la succession de faits qui ...
- oui , mais que sont des faits historiques ?
- (moi , perdant un peu de ma patience de façade) ........ des faits historiques sont des ...
- oui mais peut on parler ici tout simplement de faits historiques ?
- (la voix commence a s'échauffer) bien sur , puisque tout ce qui est passé est histoire !!!
- oui , mais qu'est ce que le passé ?
- Mais vous vous foutez de moi ! Moi aussi je peux répondre a vos fout ... questions par des questions ? C'est pas être intelligent ca !" (C'etait un client . Suis pas passé loin de la porte ...)
Je n'ai aucun respect pour les vieux , je ne vois pas pourquoi on devrait avoir du respect pour eux puisque de toute façon , ce sont des râleurs et des chieurs , et qu'ils ne peuvent s'empêcher de râler sur le monde qui les entoure alors que franchement , si on vit dans un monde de merde , c'est plus de leur faute que de la notre , non ? Ils ont eu leur chance , a nous maintenant .
De toute façon , c'est-dit-c'est-décidé , je deviendrais jamais vieux . Revenez pas la dessus .
Ecrit par Nicolas.
En plus cela coûte cher les vieux, vous avez raison, faut les faire dégager, les gazer avec les profs qui ne tiennent pas devant les élèves de zep, tiens, cela fera un tas de retraites en moins à payer.
Thalie
Ecrit par : Thalie- Thalie | 09 octobre 2007
Au lieu de sortir toutes vos conneries sur les vieux, vous feriez mieux de citer- si vous le pouvez- Buzzati et ses chasseurs de vieux dans "le K". En considérant que vous deviendrez, vous aussi, je vous le souhaite, des vieux, un jour.
Ecrit par : tousaucontact | 09 octobre 2007
Il y a plein de beaux textes de SF sur les vieux — Soylent Green, par exemple, qui a été (mal) traduit par "Soleil vert", ou cette nouvelle (Bradbury, peut-être, ou Simak) où la famille entière se désole parce que grand-papa vient une fois de plus de réussir l'examen de survie…
Et la "foire aux vieux" dans l'Arrache-cœur" ? "Elle n'a plus de dents, ça peut être pratique" — je cite de mémoire, mais ça m'avait sidéré qu'ils aient donné ça en examen de BTS — devaient pas l'avoir lu bien attentivement…
Bref, l'avis du Petit Nicolas n'est rien que classique…
JPB
Ecrit par : brighelli | 09 octobre 2007
Mais non, Thierry et Maminou! Celui dont je vous parle en a encore pour trois décennies à enseigner, et ceux dont lui me parlait également! Et ils ne font pas du SLECC sans le savoir, c'est le SLECC qui radicalise leurs pratiques.
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2007
C'est cela, nous radicalisons les pratiques de l'immense foule des modérés qui font du SLECC sans le savoir. Après tout c'est vrai : étaler l'apprentissage des quatre opérations sur deux ou trois ans, et pour la division complète sur un nombre indéterminé d'annés, n'est qu'une version adoucie, non-radicale, pour tout dire plus aimable, plus souriante de l'apprentissage simultané des dites opérations. Pareil pour la lecture puisqu'il n'y a guère de différence entre la méthode qui consiste après deux ou trois années d'idéo-visuelle à en venir au principe alphabétique et celle qui repose sur l'écriture-lecture enseignée dès la GS.
GM
Ecrit par : guy morel | 09 octobre 2007
A lire et à discuter , me semble-t-il:
Le linguiste et les frolos
Par Adeline FLEURY
Le Journal du Dimanche
Rien à discuter. Rien que de la démagogie, n'en déplaise au brave Alain Rey, dont la défunte femme expliquait qu'il était inadmissible de faire étudier le latin aux enfants. Autre chose à faire que de perdre mon temps à ces conneries.
Ecrit par : Tiger Lilith | 09 octobre 2007
C'est marrant encore discuté avec une jeune collègue de CP, qui bosse beaucoup, fait du syllabique avec juste ce qu'il faut de pseudo-sens pour pas être emmerdée qui fait du soutien gratos à une élève, mais qui, comme moi ne peut pas souffrir l'inspection et l'iufm.
Mais on ne peut rien faire, discussion à bâtons rompus sur quelques "formateurs" communs et conclusion : on bosse plus, nous on a les élèves en face de nous, on est moins payés, on est considéré comme des merdeux de débutants et on peut faire ce con veut y a toujours plein de trucs que tous ces bâtards sans élèves nous reprochent.
Même conclusion, le nivo-o-o en langue est faible mais on est obligé de tricher pour faire un peu de grammaire et de dictée mais si les élèves ont un souci c'est encore et toujours nous jamais les réformes ou les méthodes ou l'insuffisance de formation.
Les inspecteurs : mon premier était un prof de maths de collège, un otre du coin est psychologue scolaire, pardon ils savent koi sur mon boulot pour "m'évaluer" kes kil en sait le prof de maths sur la lecture en cp ou l'histoire en ce2 ?
Conclusion commune : les gosses de riches s'en sortiront, les gosses de povres vont crever la gueule ouverte avec la benediction de la hierarchie buro/ploutocrate et vive la réduction des inégalités.
PS: on risque koi si on casse la tete d'un inspecteur, nan parceque t'en ka être emmerdé, mal noté, traité de merde et d'abruti jveux au moins pouvoir y casser la tête !
RePS : pour Cadichon, devinette : comment finit une entreprise où la bureaucratie ralentit tout, où les dispositifs, jamais évalués, s'empilent, où le comité de direction est con, incompétent est inamovible ?
Si vous avez répondu GM, ça marche vous pouvez ossi voter pour URSS on en est pas très loin.
PPS: pour les glands qui parlent pas à Cadichon parcequ'elle est libérale, j'affirme : vous êtes aussi stupides que les pédagos ( juste les posts de 30 cm ça fait long à lire...) ah idéologie kan tu nous tiens...plutôt avoir tort avec Sartre que raison avec Aron, comme les pédagos, plutôt planter les élèves avec la méthode bien gocho-moderno-gentille, plutôt que de les faire réussir avec un truc qui soit pas en odeur de sainteté.
DSlé pour le style mac mais jsuis naze d'une journée double nivo avec 25 élèves réels avec anglais, sport et tout et tout à une heure de chez moi.
Ecrit par : Ronin | 09 octobre 2007
Merde je réalise que j'ai ni l'agreg ni le cafipemf, j'ai pas d'avenir dans ce boulot, en plus j'ai aucune carte d'aucun groupe ou parti ! vite un suppo et à l'anpe
Ecrit par : Ronin | 09 octobre 2007
Alain Rey, dont la défunte femme expliquait qu'il était inadmissible de faire étudier le latin aux enfants. Autre chose à faire que de perdre mon temps à ces conneries.
Ecrit par : Tiger Lilith | 09 octobre 2007
Mais elle avait raison, la brave dame, c'est ça se recentrer sur les apprentissages fondamentaux et ça permet d'économiser des heures et des postes!
Ecrit par : Thalie- Thalie | 09 octobre 2007
Pour faire contrepoids à l'inepte recueil de poncifs de Nicolas sur les vieux, je vous conseille Nonnita, d'Umberto Eco ( publié dans Pastiches et postiches ), hilarante parodie du début de Lolita... Un régal gérontophile !
Suis un peu déçue par Alain Rey... Le langage des banlieues est certainement passionnant, comme tout argot d'ailleurs, mais pourquoi enchaîner avec les réformes prétendues nécessaires de l'orthographe, la langue qui se meurt, etc. ?
Bof bof bof...
Ecrit par : Cornélie | 09 octobre 2007
"C Sibille
"Vous lissez parfois un peu vite les petites comme les grosses nuances, il faut dire que vous lissez beaucoup."
Ecrit par : Philippe | 09 octobre 2007
Incompréhensible, désolé.
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2007
Pas vu toute l'émission de Béatrice Schonberg, (répétition), mais l'intervention de Didier Lockwood a été extrêmement réconfortante. Je compte sur les blogueurs qui ont eu le courage de rester devant leur écran pendant tout ce grand moment de télévision pour en tenter un résumé. Merci.
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2007
je compte sur les blogueurs qui ont eu le courage de rester devant leur écran pendant tout ce grand moment de télévision pour en tenter un résumé. Merci.
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2007
Ben ce qui était grand, c'est la gueule que tirait JPB devant le désastre organisé par Béatrice-museau-de- tanche ( cherchez pas : seuls les pécheurs peuvent comprendre et les gynécologues ). Plus con que cette fille tu meurs. D'ailleurs elle se tire le borlove, et cela il faut le faire.
Sarko ferait bien de fermer l'ouverture, sinon il va finir par donner dans les harengs pas même frais. Il y a pire que Meirieu, la preuve.
GM
Ecrit par : guy morel | 10 octobre 2007
"C Sibille
"Vous lissez parfois un peu vite les petites comme les grosses nuances, il faut dire que vous lissez beaucoup."
Ecrit par : Philippe | 09 octobre 2007
Incompréhensible, désolé.
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2007
Désolant, en effet.
GM
Ecrit par : guy morel | 10 octobre 2007
Dugong, ce mépris rageur contre une malheureuse victime de nos criminels en série, il vient d'où ? Il remue quoi?
Ceux qui me donnent envie de vomir, à moi, et c'est pour eux que je nettoierais consciencieusement ma carabine, ce sont ces enseignants chevronnés qui courbent l'échine depuis 30 ans, et non ceux qui entrent dans la carrière professorale et prennent de plein fouet la mesure de cette débâcle commise par leurs anciens et leur impuissance à y remédier...
Je félicite au contraire quiconque est parvenu à garder intacts, au sortir de l'école coranique iufumiste, le bon sens et l'intelligence ( qui ne va pas ensemble chez les premiers puisque l'idéologie et/ou la lâcheté leur plombent les deux) de questionner ce qui dérange et de demander conseil.
C'est bien beau de faire la forte tête, le Tartarin...mais quand on a envie de persévérer dans l'enseignement, et heureusement pour mes petits-enfants à naître qu'ily en a encore quelques uns, la sagesse c'est de faire comme Rachel Boutonnet: choisir d'oeuvrer dans la clandestinité et se gagner le soutien des parents.
Dugong, by the way, vous appartenez à quel syndicat?
RePS : pour Cadichon, devinette : comment finit une entreprise où la bureaucratie ralentit tout, où les dispositifs, jamais évalués, s'empilent, où le comité de direction est con, incompétent est inamovible ?
Ecrit par : Ronin | 09 octobre 2007
Réponse une société nationale ou une ex-Sté d'état.
Celle que j'ai connue vraiment à fond s'appelle EADS, et il y a 30 ans quand j'y suis arrivée, elle s'appelait la SNIAS et comme c'était pabo on l'a baptisée Aérospatiale, et elle était gangrénée jusqu'à l'os, comme toutes ses consoeurs, par les vices de l'actionnariat public. la privatisation n'a visiblement rien changé mais j'affirme que ce n'est pas sa fusion avec Matra et Dassaut ( avec lesquels j'ai négocié moults contrats de sous-traitance ou de coopération...) qui l'ont pourrie. Le ver était depuis longtemps dans le fruit, sa vraie nature la rattrappe enfin, comme Marion Jones.
La poche du contribuable est un formidable tonneau des Danaïdes. Aux changements de majorité débarquaient des transfuges des cabinets ministériels qui n'avaient aucune autre compétence pour la gestion que celle de leur propre carrière...
Après Clearstream, ce délit d'initiés n'est que le haut d'un iceberg d'infamie. J'ai connu les les traffics avec l'Irak et avec les dictatures les plus abjectes de la planète, (le tout avec la complicité de la CGT qui veillait à sauvegarder les emplois... ) les FCE ou bakchichs qui transitaient par la BFCE, cela ne s'invente pas . La réalité dépasse de très très loin la fiction, et va bien au-delà de l'affliction, la mienne.
Quand je l'ai quittée, pour me marier, le DRH qu'on appelait encore Dir du Personnel...m'a quasiment traité de conne et pris congé avec un air de commisération, car j'ai voulu démissionner au lieu d'accepter sa proposition de "bénéficier" d'un licenciement qui m'aurait valu un joli cadeau de mariage ( environ trois ans de salaire) aux frais du contribuable!
Mais on ne se refait pas...
Ecrit par : Cadichon | 10 octobre 2007
oups... j'ai laissé un pan de la réponse en plan: j'avais lu comment se "définit" et non comment "finit"!
pas appris à lire par la globale, pourtant, mais passé minuit, les yeux ne sont plus en face des trous.
Réponse: Toute société, quand l'état reste actionnaire, reste vérolée et ne finit jamais:c'est un Phoenix
Je pense aussi à France Télecom....
Ecrit par : Cadichon | 10 octobre 2007
Guy, les museaux de tanche sont générateurs de grandes satisfactions! Même, (et peut-être surtout) si on n'est pas gynécologue! Vous ne leur faites pas de cadeau en les comparant à la tête de Schonberg, présentatrice qui semble effectivement, au peu que j'en ai vu, d'une insipidité absolument abyssale.
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 octobre 2007
Cadichon, est-ce qu'Enron était une entreprise publique?
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 octobre 2007
Cadichon, au fond, est anarchiste — je rappelle, comme s'il en était besoin, qu'il n'est jamais que des anarchistes de droite. Elle a conservé une sorte d'innocence…
Il n'y a pas grand chose à attendre des gens, ma chère. Pas dans le cours d'une vie : je crois en l'homme à l'échelle historique — disons le million d'années. Ça finit toujours par se décanter, mais il faut du temps : le feu, la roue, le lièvre à la royale. À l'échelle privée, nous avons bien de la chance si au cours d'une vie, nous rencontrons trois ou quatre personnes qui ne nous déçoivent pas — ou que nous ne décevions pas, parce que je n'ai pas la prétention d'être meilleur : il faut faire avec ce que l'on a.
Résister, c'est très dur. Les gens suivent naturellement la pente — le confort, les œillères, l'obéissance. Rappelez-vous l'expérience de Milgram (pour ceux qui ont oublié : http://fr.wikipedia.org/wiki/Expérience_de_Milgram). Ça ne conforte pas vraiment notre foi en l'homme : faites comme les Jésuites, ne comptez que sur nos défauts, ils sont la seule certitude de l'humain.
J'ai regardé par masochisme l'émission de Béatrice Schönberg. C'était encore plus nul que ce que Le Bris et moi redoutions en sortant de studio. Désolé, je n'y suis pour rien. Il ne vous reste plus qu'à rêver à ce que pourrait être une vraie émission sur l'Education. Mais tout ce que nous savons du temps audiovisuel nous incite à penser qu'elle n'est pas possible.
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 octobre 2007
Au peu que j'en ai vu, Jean-Paul, je suis absolument convaincu que vous n'y êtes pour rien! A côté de Béatrice Schonberg, Stéphane Bern, c'est Michel Polac!
Bonne journée à tous!
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 octobre 2007
L'expérience de Milgram= confirmation 'scientifique" (?) de ce que décrit empiriquement Sebastian Haffner dans ce livre que j'ai souvent cité ici: Histoire d'un Allemand.
http://blogrtbf.typepad.com/qalu//2007/09/vido-echec-scol.html
une émission de la RTBF sur l'école, à comparer avec la pitoyable prestation de la pauvre Schönberg.
Belle erreur de casting.
Ecrit par : Cadichon | 10 octobre 2007
Commentaire sur l'émission belge, du même site.
Comme quoi les mêmes causes produisent les mêmes effets et nos voisin d'outre-Quiévrain ne sont guère mieux lotis...
""Or, s'il y a encore de bonnes écoles et de bons profs, c'est presque malgré les initiatives politiques qui, au nom de l'égalitarisme, ont entraîné de désastreuses performances MOYENNES (un aspect trop peu souligné dans l'émission). Car c'est bien le résultat des principales réformes des 30 dernières années depuis le rénové jusqu'à l'incroyable décret Onkelinx sur les "socles de compétences" (abstraites - invérifiables) qui ont remplacé les connaissances et le savoir concret (voir la pauvreté des textes proposés en 2ème secondaire). Sans parler de la suppression des devoirs chère à monsieur Nollet. Et les bons résultats de quelques uns sont dus à l'ESPRIT de RESISTANCE de ceux qui, par exemple, enseignent encore l'orthographe dans le secondaire ou les dates en histoire"
Ecrit par : Cadichon | 10 octobre 2007
voisinS!
Ecrit par : Cadichon | 10 octobre 2007
Je n'arrive pas à "mettre en route" l'émission belge, je ne peux donc pas comparer avec celle de Schönberg, mais, au moins, le "message" que la journaliste de l'émission française serinait était le même que celui de l'émission belge : "Hors l'initiative personnelle ponctuelle (M. Le Bris compris), point de salut." Rien sur les programmes, rien sur le recrutement (à part le bénévolat), rien sur la formation.
Qu'en pense M. Le Bris ? Moi, je n'aurais pas aimé.
La seule "universalité" que cette dame a réclamé était celle de la présence d'un enfant handicapé par classe. Si on y réfléchit bien, c'est assez choquant.
Ecrit par : catmano | 10 octobre 2007
Rassurez-vous, Catmano, Le Bris a trouvé l'émission consternante. Mais malheureusement on ne peut jamais le savoir avant d'y avoir participé…
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 octobre 2007
" Nous avons bien de la chance si au cours de notre vie nous rencontrons 3 ou 4 personnes qui ne nous déçoivent pas."
Alors j'ai eu beaucoup de chance malgré les embûches et les camouflets qui font partie de toute existence et qu'il convient de surmonter de son mieux.
Je commence par mes parents capables de vivre en autarcie, sans" avoir" sinon la maison,le jardin, le cheval, les poules et les lapins, mais aimant les livres, le théâtre - contruit par les hommes du village au fond de l'école- les chansons et... leurs enfants .Tiens, c'est à cause d'eux que je n'ai pas regardé France 2 hier soir car "les Cenelles d'Epernay préparent leur concert de novembre prochain. ( Je dis bien cenelles pas crécelles. ). Je continue par les maîtres d'école en blouse grise sans m'attarder , car on me reprocherait de radoter, et par le prof de français de la 6° à la 3°, dont la patience, l'humour, l'exigence et le dévouement ont laissé cette empreinte profonde qui vous sauve dans les moments de doute. Il m'encouragea à retourner en fac de lettres et m'incita à me mettre au latin qu'il aurait tant voulu nous enseigner. Je n'oublie pas cette religieuse de l'hôpital qui m'a sauvé la vie en corrigeant l'erreur de diagnostic d'un jeune médecin, ni le chirurgien qu'elle avait appelé de toute urgence. ( Dans les années 60, les religieuses diplômées exerçaient dans les hôpitaux.) Je n'oublie pas mes amis aveugles ou clopinots, amoureux de la vie" qui se donnent comme fin la difficulté vaincue" pour conquérir chaque jour cet art de vivre qui n'appartient qu'à eux et je pense aux moins chanceux que moi qui essaient de résister et luttent pour leur dignité.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 10 octobre 2007
JPB nous ayant prévenus sur le contenu "lamentable" de cette émission de France2 d'hier soir, j'étais très occupée loin du téléviseur toute la soirée.
Par contre j'y ai jeté un coup d'oeil juste au moment de la présentation de la jeune fille qui prépare un diplôme de plombier (attention, la plombière est un dessert aux fruits confits) et j'ai beaucoup apprécié la démarche de quelqu'un qui choisit une carrière non par défaut mais par goût...
J'ai pensé que ce pouvait être une motivation pour beaucoup de jeunes...
Sans parler de son salaire qui sera un jour infiniment supérieur à celui d'un professeur....
Les critiques féroces de ce matin à propos de cette émission me semblent un peu excessives, mais je ne devrais rien avoir à y redire car je n'en ai vu que quelques minutes...
Ecrit par : Maminou | 10 octobre 2007
Message subliminal:
MOINS DE CIBIL
PLUS DE PARADIS :)
J'ai loupé le début, mais il y avait de bons participants :)
Ecrit par : toto | 10 octobre 2007
Mais tout ce que nous savons du temps audiovisuel nous incite à penser qu'elle n'est pas possible.
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 octobre 2007
J'ajouterai, lisant à l'instant le post de JPB que les problèmes qui se posent dans l'E.N et au delà à propos de la question essentielle de l'identité des nouvelles générations ne mériteraient-ils pas à eux seuls un "Grenelle" de l'éducation?
Que la question ne se pose même pas dans la tête des gens qui se disent responsables ne signale-t'il pas qu'en haut lieu on en a rien à cirer. Il est vrai que contrairement à l'environnement on voit mal comment faire du business avec l'école. Bien au contraire.
Ecrit par : buntovchik | 10 octobre 2007
"Message subliminal:
MOINS DE CIBIL
PLUS DE PARADIS :)
J'ai loupé le début, mais il y avait de bons participants :)"
Ecrit par : toto | 10 octobre 2007
Il y a quelque chose que vous ne loupez jamais, à coup sûr, toto! L'occasion de dire une ânerie!
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 octobre 2007
Pour Ronin, réponse à la devinette.
Voilà ce que cela donne, quand ce jargon pédant et abscons IUFMesque arrive au niveau d'une administration.
(Je précise qu'il ne s'agit pas de satisfaire un besoin naturel, comme on aurait pu le croire, mais de 'gérer' une panne d'ordinateur.)
"Expression du besoin
(1) Le besoin à exprimer correspond à la donnée d'entrée de l'action « Exprimer le besoin » dans la procédure « Gestion du système d'information. »
(2) L'utilisateur doit, en fonction de la nature de son besoin, utiliser un formulaire particulier, décrit dans l'enregistrement « Typologie des besoins. »
(3) L'action « Réceptionner le besoin » enclenche une identification de la nature du besoin en fonction de la table de typologie des besoins. Selon cette classification, une réponse adaptée sera apportée à ce besoin.
(4) La DSI (Direction des services d'information ) vérifie si le besoin est correctement exprimé et s'il est recevable en l'état.
(5) Le besoin exprimé est la donnée de sortie de l'action « Exprimer le besoin ».
Contexte.
Gestion des interventions.
Avant de contacter le helpdesk (point d'entrée du service informatique pour les utilisateurs), le client doit avoir vérifié que le problème est reproductible tant pour un problème technique que fonctionnel.
Le client communiquera, au préalable par télécopie les messages d'erreur et les circonstances du problème.
Le client s'engage à donner tous les renseignements nécessaires à la bonne prise en compte de sa demande (informations relatives au domaine d'activité concerné, login applicatif, informations précises relatives aux données faisant l'objet d'un problème.)
La prise en compte de l'anomalie ne pourra se faire qu'après qualification du problème et le délai de l'intervention ne pourra être indiqué qu'à partir de cette qualification.
Gestion des nouveaux besoins.
Toute demande doit être formulée dans le cadre d'une expression de besoin et représente un besoin.
Le client dans ce cadre doit fournir :
Une expression détaillée des besoins :
• Formaliser les demandes.
• Evaluer la maturité des demandes.
• Evaluer l'impact sur les processus existants.
Le client doit s'investir dans l'analyse du besoin et devenir membre actif du projet.
Le client doit fournir à la DSI tous les éléments concourant à la réalisation du projet. "
J'espère néanmoins que malgré la connerie des hautes personnalités qui concoctent ce genre de bla-bla, cette entreprise survivra, (bien qu'elle le fasse difficilement, vu l'incurie de ces personnes, comme dans les IUFM ou les inspections)
car de sa survie dépend la vie de millions de personnes.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 10 octobre 2007
Il y a quelque chose que vous ne loupez jamais, à coup sûr, toto! L'occasion de dire une ânerie!
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 octobre 2007
gnagnagna gnagnagna gnagnagna gnaganagna
plat, sans goût, sans odeur... Pôves zélèves ... Ils doivent bien se faire suer avec un con comme toi !
Ecrit par : toto | 10 octobre 2007
Pour Cadichon :
Chère spychologue. "Ce mépris rageur il vient d'où ?" Peut-être de cette lâcheté foncière qui me caractérise si bien et qui consiste à latter les victimes déjà à terre. Tel le beauf incarné par Jean Carmet dans "à mort l'arbitre", je pérore, tartarine mais je ferme ma gueule dès qu'on m'en impose.
Je vous laisse disserter là dessus (vous m'en ferez bien 30 lignes !)
Vous félicitez les un(e)s et fustigez les autres. Quant à moi, je consacre les quelques années qui me restent à bousiller un maximum d'élèves en un minimum de temps tout en me heurtant de front avec les parents. Mon rendement s'est amélioré avec les années bien qu'il me reste encore de larges opportunités de progrès (comme on dit en langage managérial).
"vous appartenez à quel syndicat?" A quoi sert un syndicat avec un projet comme le mien ?
Ecrit par : dugong | 10 octobre 2007
"A quoi sert un syndicat avec un projet comme le mien ?
Ecrit par : dugong | 10 octobre 2007
Vous veniez de donner la réponse:
"à bousiller un maximum d'élèves en un minimum de temps".
LOL
au delà du sarcasme désabusé la pirouette est parlante.
merci d'avoir répondu si "clairement"...
Ecrit par : Cadichon | 10 octobre 2007
Cadichon a écrit : merci d'avoir répondu si "clairement"...
Chère spychologue, veuillez me faire parvenir votre note d'honoraires. Si ! Si ! J'insiste! Je vous dois tant !
Plus sérieusement, je me suis "amusé" à comparer les cotisations syndicales d'un certifié 6ème échelon (tarif dit "jeunot mais pas novice") :
- SNES : 170 euros par an
-SNALC : 179 euros/an
-SGEN : 10% du mensuel net par an soit, environ, 171 euros.
Marché très concurrentiel !
pour un agrégé hors classe 6ème échelon chevron A3 (tarif dit "vieux con") :
- SNES : 310 euros /an
- SNALC : 224 euros/an
- SGEN : 10% du mensuel net par an soit, environ, 352 euros.
Instructif, isn't it ?
Allez Cadichon, je vous aurais appris quelque chose aujourd'hui. Si ! Si !
Ecrit par : dugong | 10 octobre 2007
En tout cas, Watrelot non plus n'est pas content de l'émission, et il n'aime pas Schönberg non plus :
"Sur l’orthographe, et sans dévoiler la teneur du débat, on retrouve nos fameux duettistes (Brighelli/Le Bris) dans un numéro très au point. J’essaie de faire péniblement entendre une voix discordante en discutant la baisse supposée de l’orthographe et surtout en montrant que le titre très catastrophiste qui a été choisi est presque injurieux pour tous les enseignants qui font correctement leur travail d’enseignement de la lecture et de l’écriture. Béatrice me fait les gros yeux (qu’elle a fort beaux d’ailleurs…)."
Tiens, ils auraient pu inviter Alain Rey (merci Thalie pour ce texte édifiant), il a déjà travaillé pour France 2 après tout.
Ecrit par : Jérémy | 10 octobre 2007
...qui aurait pu corriger la belle faute d'orthographe faite au tableau du professeur de physique du collège où tout va bien (guitare et bricolage sur caisses de grand cru).
Schoenberg...désastreux !
Beaux yeux peut-être mais sourire idiot, pas du travail de journalisme en tout cas...Qu'elle rende sa carte et monte une boîte de prod avec Nagui, on est dans le divertissement pour crétins.
Service public ?
Ecrit par : Guillaume | 10 octobre 2007
(Après avoir lu les élucubrations d'Ahmed)
"Navrant, navrant, navrant.....
Excusez-moi, j'ai pris un moment pour aller vomir, en lisant cet abominable charabia. Le Maroc est foutu, complètement foutu, si on leur enseigne le français comme on le fait en France, et encore pire, car je n'ai jamais lu un tel condensé de la pensée pédagogique. Meirieu pour en dire autant a besoin d'au moins cent pages, là, ça coule comme l'Amazone, pour arriver à la Beresina...
Ahmed, moi qui étais pleine d'admiration pour de nombreux Africains de toutes origines, que l'on entend parler un français parfait, souvent meilleur que chez nous, eh bien, c'est terminé. Dans dix ans, plus un seul Marocain ne parlera français. Après tout, c'est peut-être ce que vous cherchez? Il y a de quoi se poser des questions. "
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 10 octobre 2007
"Le pédagogisme est un feu de brousse qui a besoin d'avancer sans cesse car il détruit tout ce qu'il touche". La seule phrase "ayant du sens" que j'aie pu lire dans les écrits d'Ahmedleya.
J'ai fait faire du français à trois petites filles de cinquième, dont ma propre petite-fille. Cest dur de vivre en réel ce qui est dénoncé dans l'excellent livre " la débâcle de l'école".
Elles sont nulles en tout, car tout ce qu'elles font est nul, et on ne peut s'interesser qu'à des choses interessantes. Elles pataugent autour des mêmes trois pages de la chèvre de mr Seguin depuis la rentrée, avec ce genre de texte, que j'ai recopié.
Je comprends l'irritation de Jean, il a mille fois raison, et personne ne militera jamais assez pour la mise au placard de ces livres ainsi que de ceux qui les ont pondus.
'Livre unique de français' cinquième'. (P.19)
*Que l'on raconte, que l'on décrive ou que l'on argumente, on le fait toujours avec une intention particulière, que l'on appelle 'visée' : ce peut être pour faire rire, susciter une émotion, convaincre...
3 . AUTEUR, NARRATEUR, PERSONNAGE.
*On appelle auteur l'écrivain qui imagine et écrit une histoire.
*L'auteur choisit un narrateur qui racontera l'histoire.
- Ce narrateur peut être un personnage de l'histoire : il raconte cette histoire à la première personne.
- Ce narrateur peut être extérieur à l'histoire : il raconte cette histoire à la troisième personne.
- L'auteur peut raconter sa propre histoire : l'auteur, le narrateur et et le personnage sont alors une seule et unique personne.
* Identifier le statut du narrateur, c'est dire si le narrateur est un personnage de l'histoire ou s'il est extérieur à l'histoire.
* Le narrateur peut intervenir pour faire un commentaire. Lorsque le récit est au passé, ces commentaires sont au présent d'énonciation.
Ex : Plus de dix fois, Gringoire, elle força le loup à reculer pour reprendre haleine.
4 . LE SCHEMA NARRATIF.
* Entre le début et la fin du récit, la situation des personnages évolue et se transforme. Une succession d'évènements permet le passage de l'un à l'autre. Un récit comporte en général cinq étapes :
- Une situation initiale qui présente les circonstances de départ (personnages, lieu, époque...);
- un premier évènement (élément déclencheur) qui a permis de lancer l'action;
- une série d'actions qui s'enchaînent;
- un dernier évènement qui permet à l'action de se dénouer (dénouement ou résolution) ;
- une situation finale qui instaure un nouvel équilibre, différent de celui présenté dans la situation initiale.
* Ces cinq étapes constituent ce qu'on appelle le schéma narratif. La structure d'un récit est parfois plus souple : par exemple, un récit peut commencer par l'élément déclencheur et se terminer par le dénouement, la situation finale est alors sous-entendue.
5 . LE SCHEMA ACTANCIEL.
* Le schéma actanciel permet d'identifier les forces agissantes (appelées aussi actants) qui s'exercent sur un personnage. Il faut se poser les questions suivantes au sujet de ce personnage, qu'on appelle alors sujet :
- qui le pousse à agir (qui est le destinateur?)
Il peut s'agir d'una autre personnage d'une force intérieure (amour, jalousie, désir de vengeance...)
- que cherche à obtenir le personnage (quel est l'objet de sa quête?) Ce peut être l'amour, l'argent..
- qui va l'aider (adjuvant) ? Ce peut être un autre personnage, son propre courage, sa ruse...
- qui va s'opposer à lui (opposant) ?
- à qui la quête profite-t-elle (qui est le bénéficiaire) ? Elle peut profiter au personnage lui-même, à un autre personnage...
(Suit un schéma avec cinq flèches, sujet au centre, et les mots destinateur, adjuvants, opposants, etc, à vomir...)
6 . LES TEMPS DU RECIT.
* Dans un récit au passé, le passé simple est utilisé pour raconter des actions de premier plan qui se succèdent et font avancer l'histoire.
Ex : elle se retourna et vit dans l'ombre deux oreilles courtes.
* L'imparfait est utilisé pour présenter l'arrière-plan de l'histoire, c'est-à-dire :
- Les descriptions.
Ex : Qu'elle était jolie la chèvre de Mr Seguin!
* Les actions répétées ou habituelles.
Exemple : Il les perdait toutes de la même façon.'
Je précise qu'elles n'y comprennent rien (moi non plus), et qu'il n'est pas question pour elles d'apprendre un tel baratin. Il faut comprendre pour apprendre.
Une pensée me vient : avec l'effort qu'a dû faire Amehdleya pour retenir les pages de baratin sans queue ni tête qu'il nous sert, (il doit sûrement avoir une excellente mémoire !) il aurait pu apprendre toutes les Fables de La Fontaine !
Le livre de troisième que j'ai sous les yeux, et qui est sans doute de la même couvée (' de l'oeuf du constructivisme' , comme dit Guy Morel, et qui aboutit à Jurassik Park, ça vaut bien un oeuf de dinosaure !) est réalisé sous la direction d'Hélène Potelet, agrégée de Lettres classiques, professeur au collège B. Vian (Paris) (probablement expérimental ! ah les cobayes, à quand une société protectrice des enfants contre ces malades mentaux !) mais aussi, comme par hasard, Formatrice associée à l'IUFM de Paris.
Aussi Dominique Fouquet, certifiée de lettres modernes, professeur au collège A. Bailly (Orléans) Formatrice à l'IUFM (Orléans-Tours)
Parick Jeunon Certifié de lettres modernes, professeur en zone d'échec programmé ou zone d'expérimentation pédagogique.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 10 octobre 2007
Allez Cadichon, je vous aurais appris quelque chose aujourd'hui. Si ! Si !
Ecrit par : dugong | 10 octobre 2007
oui oui
mais ...non, non, vous m'AUREZ effectivement appris quelque chose, et ce n'est pas a première fois. Merci.
J'ai trouvé une variante de l'acronyme EADS:
Essoufflement Asthmatique Du Socialisme...
Tonton, pourquoi tu tousses?
Ecrit par : Cadichon | 10 octobre 2007
La...
Ecrit par : Cadichon | 10 octobre 2007
"gnagnagna gnagnagna gnagnagna gnaganagna
plat, sans goût, sans odeur... Pôves zélèves ... Ils doivent bien se faire suer avec un con comme toi !"
Ecrit par : toto | 10 octobre 2007
Je vous attends pour venir les en convaincre, très cher! Et c'est sûr que vous, vous ne manquez pas d'odeur! De la bonne odeur de guano. Si on vous a en face de soi, il faut se mettre une paire de boules Quiès dans les oreilles, et une dans le nez!
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 octobre 2007
Évaluations de français 2007 : encore le même sujet sur les “eaux usées” pour les 6e !
Serait-ce l’influence de la pensée du grand Meirieu, le Danube de la pensée pédagogique, cette obsession pour la merde ?
Meirieu est extrêmement concerné par le problème et son savoir, son expérience nous illuminent. Il met le doigt là où ça fait mal, prend le problème à pleines mains. Grâce à cela, il faut s’attendre à de nouvelles conversions de masse au pédagogisme !
La preuve, extrait du Parisien :
« Ce sont les adultes à l’école qui sont responsables. Et dans l’immense majorité des cas, ils ont pris la précaution d’avoir des toilettes à eux ! » dénonce Philippe Meirieu, professeur de sciences de l’éducation, pour qui la propreté des toilettes à l’école est un « tabou invraisemblable » : « Cette société exalte le corps mais est incapable de lui reconnaître ses fonctions primordiales. Cela encourage la régression des enfants dans le pipi-caca, la vulgarité, l’obscénité... Il n’y a qu’un seul lieu où l’hygiène et le mépris de l’intime soient aussi choquants, c’est la prison ! » Il est grand temps, selon lui, que les établissements scolaires cessent de considérer l’éducation comme un empilement d’enseignements. « L’attention au détail, c’est la marque du respect. La propreté des toilettes, c’est déterminant pour la qualité du cours de français. »
Des salauds, ces enseignants ! La FCPE peut aller se rhabiller avec ses minables problèmes de cartables trop lourds !
Bientôt dans les IUFM, un Petit livre jaune-devant-marron-derrière ?
Ecrit par : Azimont | 10 octobre 2007
Bon, je repasse tout à l'heure pour avoir le plaisir de vous lie(pas eu le temps). Ce matin, j'écoutais Antoine Decitre (Velcan Energie) qui parlait des diverses difficultés d'installation d'une entreprise aux Indes. Au détour de la conversation, parlant du recrutement des cadres, il a expliqué qu'il était difficile de recruter sur place car la formation scolaire là-bas, constituée d'apprentissages par cœur à redébiter, ne permettait pas d'avoir des jeunes cadres autonomes et innovants comme on pouvait en recruter en Europe. Comme ça! Pas plus...
Après, ce soir, il y avait Rufo, toujours aussi agréable, qui a dit qu'il ne fallait pas trop se bouffer les nerfs avec la crise d'adolescence. Que c'était pas la mort: il n' y avait qu'à voir le nombre d'anciens soixante-huitards qui étaient directeurs de cabinet au ministère de l'EN. On sentait l'humour qui pointait son nez mais le journaliste n'a pas bronché.
Ecrit par : dobolino | 10 octobre 2007
Meireu déclare au Parisien qu'il est grand temps que les établissements scolaires cessent de considérer l'éducation comme un empilement d'enseignements, nous dit Azimont.
Meirieu n'a pas changé d'un iota depuis vingt ans: toujours la même haine du professeur! S'il avait été reçu au CAPES ou à l'agrégation, tiendrait-il ce discours?
Ecrit par : Jean | 10 octobre 2007
Dobolino, d'abord on ne dit plus "aux Indes" depuis longtemps, ensuite, si les difficultés d'implantation d'une entreprise en Inde sont réelles du fait surtout des lourdeurs administratives, les Indiens ayant longtemps refusé tout apport étranger, les arguments sur le recrutement des cadres me paraissent parfaitement bidons.
Les IIT, les Indian Instituts of Technology, sont parmi les écoles d'ingénieurs les mieux côtés au monde (peut-être pas dans les palmarès tenant compte des revenus des dirigeants, ou de leurs portefeuille de stock-options, mais par la qualité de l'enseignement scientifique). Et il n'y a pas plus adaptable et innovant qu'un cadre indien convenablement motivé.
Simplement, il faut les payer bien, presque au tarif d'un européen importé, qui sera toujours paradoxalement plus docile qu'un "indigène".
Et puis, comme ça, on reste entre soi. Travailler avec des étrangers, même dans leur pays, beurk !
Il n'y a qu'à voir les réactions de racisme primaire qui ont parcouru la France lors du rachat d'Arcelor par Mittal...
Ecrit par : yann | 10 octobre 2007
"leurs portefeuilleS" : ils en ont plusieurs, en général.
Ecrit par : yann | 10 octobre 2007
Meirieu n'a pas changé d'un iota depuis vingt ans: toujours la même haine du professeur! S'il avait été reçu au CAPES ou à l'agrégation, tiendrait-il ce discours?
Ecrit par : Jean |
Moi c'est ça qui me fait le plus halluciner: ce type n'a même pas le CAPES (et encore moins l'agrégation). Mais de quoi se mêle-t-il? Pourquoi l'a t-on jamais écouté?
Ecrit par : Loki | 10 octobre 2007
Et puis, comme ça, on reste entre soi. Travailler avec des étrangers, même dans leur pays, beurk !
Il n'y a qu'à voir les réactions de racisme primaire qui ont parcouru la France lors du rachat d'Arcelor par Mittal...
Ecrit par : yann | 10 octobre 2007
Tu crois? Ça ne m'a pas semblé le cas, là, avec ce type-là. D'ailleurs, c'était loin d'être l'essentiel de son discours: il a plus évoqué la médiocrité du réseau routier et l'obligation de faire des stocks conséquents à cause de la mousson, j'en passe. Après, moi, ce que j'en dis.
J'aime bien dire les Indes mais, promis, je ne le ferai plus.
Ecrit par : dobolino | 10 octobre 2007
Au fait, champ lexical, ça veut dire vocabulaire?????
Ecrit par : dobolino | 10 octobre 2007
Allez Cadichon, je vous aurais appris quelque chose aujourd'hui. Si ! Si !
Ecrit par : dugong | 10 octobre 2007
oui oui
mais ...non, non, vous m'AUREZ effectivement appris quelque chose, et ce n'est pas a première fois. Merci.
J'ai trouvé une variante de l'acronyme EADS:
Essoufflement Asthmatique Du Socialisme...
Tonton, pourquoi tu tousses?
Ecrit par : Cadichon | 10 octobre 2007
Tu crois? Ça ne m'a pas semblé le cas, là, avec ce type-là. D'ailleurs, c'était loin d'être l'essentiel de son discours: il a plus évoqué la médiocrité du réseau routier et l'obligation de faire des stocks conséquents à cause de la mousson, j'en passe. Après, moi, ce que j'en dis.
J'aime bien dire les Indes mais, promis, je ne le ferai plus.
Ecrit par : dobolino | 10 octobre 2007
Faut reconnaître que l'état des routes, c'est pas partout tip-top ! Mais ça s'améliore, comme en Hispanie du temps d'Astérix !
Par contre, Velcan energie, c'est bien un producteur d'hydroélectricité ? Y fait comment, le type, pour faire des stocks d'électricité pendant la mousson ? Dans des batteries ?
Pour "les Indes", c'était pas méchant, tu peux continuer. Moi, j'aime bien dire encore l'Indochine, alors ...
Ecrit par : yann | 11 octobre 2007
J'ai trouvé une variante de l'acronyme EADS:
Essoufflement Asthmatique Du Socialisme...
pauvre Cadichon!!! C'est vraiment pathétique. Elle ou il me fait penser à un vieux copain de ma grand-mère, con à se la mordre, qui, c-h-a-q-u-e f-o-i-s que cet abruti venait nous rendre viite, en fait se remplir de gigot d'agneau aux mogettes, il faisait de l'HUMOUR du gros humour bien gras, bien réac, Style Tu sais pourquoi qu' au PS y passent leur temps à poursuivre des légendes??? Bin non, Dugland... parce que Mitterrand.. En fait il était de droite , et pas qu'un peu.
Pauvre Cadichon, elle hait tellement la gauche qu'elle en bave, et manque de pot, cire molle, la gauche n'a rien à voir avec EADS, comme je le disais plus haut. Mais sans doute que la désagrégation planifiée par les sarkloportes de foutre la classe moyenne dans les choux, c'est la gauche qu'est derrière.
Hier j'ai eu une crise de goutte, due à l'ingestion de diurétiques. La faute à Mitran....
La semaine dernière, en allant au bahut, je marche dans un étron canin; la faute à Mitran....
Enfin samedi dernier j'ai acheté de l"écrase de pommes de terres, truffée à 1%," chez Picard. A dégueuler. la faute à Mitran.
Ecrit par : montaigneàcheval | 11 octobre 2007
Oui, Montaigneàcheval, c'est comme les comédiens qui parlent de plus en plus vite et de manière de moins en moins intelligible... La faute à Meirieu... Et le dérèglement climatique? La faute aux trente-cinq heures, pardi!
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 octobre 2007
Rassurez-vous, Catmano, Le Bris a trouvé l'émission consternante. Mais malheureusement on ne peut jamais le savoir avant d'y avoir participé…
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 octobre 2007
Encore une émission "tape- à- l'oeil" sur l'école dans laquelle on parle de tout...sauf de l'école.
Thierry
Ecrit par : thierry Venot | 12 octobre 2007
Mais je n'ai rien contre les sciences de l'éducation, tant qu'elles se cantonnent au seul champ indiscutable — mais que l'on peut et doit donc discuter infiniment —, celui de leur histoire. J'ai d'excellents amis spécialistes de Ferdinand Buisson — et comme il a beaucoup écrit, on peut à peu près tout lui faire dire, à ce garçon. Même chose pour Freinet ou qui vous voulez — c'est de l'histoire, et c'et souvent passionnant. De là à en tirer des règles actuelles, et à prétendre qu'elles sont "scientifiques", il y a une marge infranchissable, à mon sens.
JPB
Ecrit par : brighelli | 11 octobre 2007
Je ne sais pas à qui pense Jean-Paul Brighelli quand il parle de ses "excellents amis spécialistes de Buisson". Toutefois comme Michel Delord et moi venons de passer pas mal de temps ces dernières années à introduire et commenter un Choix d'articles du Dictionnaire pédagogique (édition 1887) toujours en panne d'éditeur, comme en outre nous ne croyons pas avoir démérité de l'amitié du fougueux pourfendeur de mâchoires d’ânes pédago, il se pourrait bien, à la réflexion, qu'il s'agisse de nous.
Donc, à tout hasard, quelques remarques sur l’œuvre de celui qui fut le Directeur de l’enseignement primaire de Jules Ferry, et surtout sur les leçons – pas les règles ! cher Jean-Paul – que Michel et moi-même, qui ne sommes pas cantonnés pas au champ de l’histoire, croyons utile d’en tirer aujourd’hui.
Ce que nous retenons de Buisson tient en peu de mots : une volonté d’Instruction publique, c’est-à-dire d’élévation du niveau culturel général, l’importance prééminente donnée, pour atteindre ce but, à la conception des programmes, un pragmatisme éclairé en matière de méthodes.
Reprenons dans l’ordre :
1- La volonté d’Instruction publique s’exprime dans l’objectif maintes fois réaffirmé d’assurer une véritable éducation intellectuelle et non une formation utilitariste (les compétences, dirait-on aujourd’hui).
2- La place centrale des programmes dans l’éducation intellectuelle ne se comprend que si l’on veut bien considérer que, selon Buisson, ceux-ci doivent être construits, d’une part selon la logique propre à chaque matière (les contenus), d’autre part selon des progressions adaptées au degré de maturité des enfants. Pas d’abstraction prématurée ( les maths modernes), pas de retard dans l’accès à l’abstraction (l’idéovisuelle, l’ORL).
3- Quant au pragmatisme, il conduit Buisson à recenser, sans préjugé idéologique ( les auteurs du premier Dictionnaire, dont le patron flirte avec la 1ère Internationale, appartiennent à toutes les familles de pensée) les procédés les plus efficaces d’enseignement : l’écriture-lecture, le calcul intuitif (voir le site de Michel), la leçon de choses.
Pas de leçon à tirer pour notre époque ? tu veux rire cher Jean-Paul. Quant à ce nid d’oestres que sont devenues les SE rien à dire, sinon, qu’il ne dépend pas de nous qu’il continue à nuire ou que l’on coupe le ailes – et les crédits – à ces grasses mouches.
Bien à tous.
Guy Morel
Ecrit par : guy morel | 12 octobre 2007



