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25 septembre 2007

Propositions

Propositions



Nous avions, ici même, il y a… plusieurs mois, élaboré ensemble une Charte pour l’éducation. Elle est toujours valide, à mon sens, mais plutôt que d’en faire un résumé, je voudrais proposer aux princes qui nous gouvernent quelques pistes d’action — le temps de la réflexion est passé, me semble-t-il.

Si l’Education Nationale était une entreprise, elle serait en faillite depuis vilaine lurette. Nous consacrons à la machine scolaire le plus fort pourcentage de notre PIB de tout le monde occidental, avec des résultats — les « retours sur investissement », dirait un économiste — pour le moins insatisfaisants. On m’objectera que l’Ecole n’est pas une entreprise… Voire ! N’investissons-nous pas dans l’avenir de nos enfants ? Et n’espérons-nous pas, des qualifications que nous leur procurons, un retour ultérieur qui fera leur bonheur — et le nôtre ? Le fait que la rentabilisation soit différée n’empêche pas l’Ecole de fonctionner comme une instance de production.
Y a-t-il donc moyen de faire mieux sans augmenter indéfiniment les crédits ? La logique purement comptable de certains syndicats ne peut-elle pas être remplacée par une logique à proprement parler pédagogique ?

Pendant deux décennies, on a entendu dire que le Collège était le « maillon faible » du système. C’était ménager les gros bataillons que forment les instituteurs, en faisant porter le chapeau à une structure, le collège unique, qui était la réponse — inadaptée — à « l’enseignement de masse ». Et aux professeurs qui y enseignent.
Nous savons tous, aujourd’hui, que c’est dès le Primaire que le bât blesse. Que si 40% des élèves de Sixième ont de sérieux problèmes de compréhension (derniers chiffres du HCE), c’est qu’ils n’ont pas été formés correctement dans les années précédentes.
Nous savons par ailleurs qu’une politique de redoublements systématiques, ou de restauration de l’examen d’entrée en Sixième, n’a aucun sens. Que faire de ceux qui ne passeraient pas la barre ? Les livrer — à 12 ans — aux requins ?
La vraie réponse est pédagogique — et, comble de bonheur, elle ne coûte rien. Les programmes du Primaire doivent être rapidement revus, nettoyés, ré-)agencés de façon à aménager des progressions qui, de classe en classe, et même d’heure en heure, ne laissent aucune chance au dilettantisme. Nous ne devons pas laisser des élèves en arrière — mais c’est en les prenant intellectuellement par la main, à chaque heure, que nous arriverons à les faire progresser. Une fois faite la part des bébés-lune, qui sont la portion peut-être incompressible, mais très peu nombreuse, des élèves résolument rétifs au système pour une raison / déraison ou une autre, l’objectif est bien d’éviter les redoublements qui sont aujourd’hui bien trop nombreux.

- Comment ? Mais vous faites vôtre un argument des pédagos les plus jusqu’auboutistes…)
- Pas même. Le pédagogisme, cet égalitarisme forcé, produit plus de redoublements que jamais système élitiste n’en a osé. Un exemple ? Vous avez découpé le Primaire en « cycles », décrétant qu’apprendre à lire était l’affaire du cycle II (GS / CP / CE1) — ce qui permet d’expédier de CP en CE1 des gosses auxquels on n’a pas réellement appris à lire, sinon des étiquettes, — des gosses qui se retrouvent barrés en CE1, où on compte sur leur capacité de déchiffrage.

Il est urgent d’en finir avec cette répartition inutile en « cycles ». On passe d’une classe à l’autre. On fixe à chaque classe des objectifs précis, au lieu de diluer les responsabilités sur trois ans. Et on se donne les moyens de réaliser ces objectifs. Si une méthode de lecture est inefficace, on l’interdit — la « liberté pédagogique » ne doit pas être le chiffon qui cache l’incompétence.
Le CP peut suffire pour apprendre à lire et à écrire, et à maîtriser les quatre opérations — figurez-vous que cela se pratique déjà dans les classes SLECC. À condition d’en finir avec les escapades de « découverte de l’environnement » — je trouve assez plaisant que les élèves de mon village, souvent enfants de vignerons, soient censés découvrir… les vignes de leurs parents. D’en finir avec l’apprentissage de la diététique, du code de la route, de la « citoyenneté » sous toutes ses formes. En Primaire comme en Secondaire, qui ne voit que la culture la plus ordinaire fournit les cadres de la citoyenneté ? Qu’un usage immodéré de La Fontaine en apprend bien plus sur la morale qu’un cours sur les modes d’élection des conseillers municipaux ?
Evidemment, cela suppose une formation repensée dans les IUFM — voire une réfection de fond en comble de ces Instituts du Moindre Savoir, par exemple en les faisant passer intégralement sous la houlette des présidents d’université. Il est inadmissible que des « professeurs des écoles » en sortent aujourd’hui en ignorant tout des méthodes alphabétiques d’apprentissage de la lecture — ou des dégâts, dûment constatés par les orthophonistes, occasionnés par d’autres méthodes. Dans un documentaire récent (« Education Nationale, Un grand corps malade ») Xavier Darcos constate : « Nous sommes prescripteurs — mais nous écoute-t-on ? » On a couvert du voile « démocratique » de la « liberté pédagogique » des errements inadmissibles, qui ont engendré un tsunami de dyslexies provoquées. On le sait désormais — il faut en tirer les conséquences, si un jour nous ne voulons pas être accusés, collectivement et en détail, de non-assistance à enfants en danger. Dans un pays plus chicanier que la France, combien de parents auraient déjà attaqué l’Etat, ou l’instituteur du coin, pour mauvais traitements à enfants ?

Parallèlement à l’éradication des « cycles » au Primaire, supprimons la « séquence pédagogique », ce carcan où les enseignants du Secondaire son censés enserrer leurs cours— par arrêté, ça suffira bien amplement, et je comprends que XD ne veuille pas se lancer dans la rédaction d’une loi de plus, je le connais assez pour savoir qu’il ne met pas sa fierté à associer son nom à une loi comme l’a fait Lionel Jospin, de sinistre mémoire. Définissons des programmes clairs, élagués (le Second cycle en particulier crève d’une ambition sans borne — par exemple en Histoire, où l’on voudrait que chaque lycéen se transforme en petit Braudel). Donnons des objectifs réalisables aux enseignants — et formons-les en conséquence : je n’ai rien contre l’épreuve d’« invention » au Bac de Français, si elle était, comme au XIXème, une épreuve d’« imitation », de « à la manière de » — ce qui suppose un travail en amont considérable, une connaissance fine, intime, de la littérature, une identification de l’élève à l’écrivain dont nous sommes très loin en nos temps de décorticages pseudo-structuralistes absurdes (et Tzvetan Todorov, qui s’y connaît un peu, n’est pas le moins critique face à ce transfert dans le Secondaire d’un mode d’analyse universitaire). Revenons-en à la dissertation — mais, de la même manière, cela suppose que les enfants soient ré-entraînés à rédiger, dès les plus petites classes (y compris en apprenant à lire, ce qui se fait bien mieux avec un stylo à la main).

Je ne suis pas spécialiste de mathématiques, mais je peux relayer ici une complainte commune à bien des enseignants de la discipline : on peut interdire les calculatrices au moins jusqu’au lycée : compter sur la béquille informatique n’apprend pas à marcher. Cela peut paraître un détail, mais c'est révélateur d'une démmisison de l'institution, qui décourage le "par cœur", et promeut la pseudo-autonomie — les TPE, ces Travaux Personnels Encadrés qui consistent trop souvent à copier-coller des informations glanées au petit bonheur sur la Toile, en sont la manifestation la plus sensible. La vraie autonomie naît de la contrainte, et non de la bride sur le cou.

C’est sur des petits ajustements que l’on bâtit les grandes réformes — par touches simultanées dont l’ensemble réformera le système en profondeur. Et il ne faut pas perdre de temps. On sent monter un découragement réel, quand on voit à qui sont confiées les réflexions sur le système… On sent monter un épuisement des meilleures volontés. Quelques signes forts doivent être envoyés, de toute urgence, pour encourager au moins à la patience.

Jean-Paul Brighelli

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Commentaires

Pour remonter la pente, il faut :
1- D'abord refonder des programmes exigeants par classes dès l'école primaire
2- Parallèlement, il faut aussi refonder des programmes exigeants par classes dès l'école primaire
3- Tout en refondant également des programmes exigeants par classes dès l'école primaire.
Un (r)appel à tous : c'est le programme du GRIP. Rejoignez le !

Par ailleurs, JPB souligne le délicat problème de la liberté pédagogique :
"On a couvert du voile « démocratique » de la « liberté pédagogique » des errements inadmissibles". Un critère de démarcation est proposé pour l'apprentissage de la lecture :
"Si une méthode de lecture est inefficace, on l’interdit — la « liberté pédagogique » ne doit pas être le chiffon qui cache l’incompétence."
En cas d'infraction de "cryptopédagogisme", y aura-t-il des peines plancher prononcées par la Cour de Sûreté de l'Education ?

Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 25 septembre 2007

les seules exigeances à avoirà l'issu du primaire:
savoir lire parfaitement, savoir écrire , maîtriser les quatre opérations ! tout le reste coule de source.

Ecrit par : saperlipopette | 25 septembre 2007

Dans le domaine des sciences et singulièrement des mathématiques, interdire les calculatrices et supprimer les TPE (pourquoi seulement en S ?) nous nous retrouvons encore plus dans le registre éradicatif (néologisme formé par contraction d'éradication et de hâtif).

C'est par les contenus exigés dans les programmes qu'on fera ou non reculer l'usage inconsidéré des machines. De là à les interdire ! Ce n'est pas parce qu'on doit savoir établir mentalement que 2007 – 1984 = +23 que le risque de dérives orwelliennes est derrière nous.

Pour les TPE, la messe est dite. Ce festival annuel du copier/coller non maîtrisé sera supprimé pour de mauvaises raisons (budgétaires !). Dommage ! Ils permettaient à de nombreux enseignants de boucler leurs fins de mois.

Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 25 septembre 2007

Si l’Education Nationale était une entreprise, elle serait en faillite depuis vilaine lurette.

Jean-Paul Brighelli

Si la France (la sécu, etc.) était une entreprise, elle serait en faillite depuis des lustres.
C'est Fillon qui l'a dit...

Ecrit par : yann | 25 septembre 2007

le temps de la réflexion est passé, me semble-t-il.

Jean-Paul Brighelli

On tourne effectivement en rond.
Mais avez-vous l'oreille de Darcos, oui ou non, alors qu'il fricote avec Gaby ?

Ecrit par : yann | 25 septembre 2007

"le Second cycle en particulier crève d’une ambition sans borne — par exemple en Histoire"

bien d'accord : retour à une simple chronologie

"on peut interdire les calculatrices au moins jusqu’au lycée "

On les interdit bien aux concours des grandes écoles d'ingénieurs ...

Quant aux TPE, c'est (plus ou moins) fait. Profitons-en pour mettre les TIPE dans le même sac et, hop, à la baille !

Ecrit par : yann | 25 septembre 2007

Pour les TPE, la messe est dite. Ce festival annuel du copier/coller non maîtrisé sera supprimé pour de mauvaises raisons (budgétaires !). Dommage ! Ils permettaient à de nombreux enseignants de boucler leurs fins de mois.

Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 25 septembre 2007

Et aux élèves de perdre leur temps sans rien en tirer !
Mais c'est sans doute sans importance...

Ecrit par : yann | 25 septembre 2007

Qui va refonder les programmes ?
L'IGEN-Carybde en fut dépossédée (pour incompétence dit-on) au profit des GTD-Scylla (Groupes Techniques Disciplinaires). On vit ainsi des universitaires avec des ego sévèrement burnés imposer leur lubies favorites (l'émergence en sciences physiques, par exemple). On vit aussi des prix Nobel désœuvrés condescendre à mettre la main à la pâte pour sauver le monde.

Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 25 septembre 2007

J'avais écrit : "Ils permettaient à de nombreux enseignants de boucler leurs fins de mois."

Yann a écrit : "Et aux élèves de perdre leur temps sans rien en tirer !
Mais c'est sans doute sans importance..."

Je pensais aux non-dits des protestations de leurs défenseurs.

Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 25 septembre 2007

J'avais écrit : "En cas d'infraction de "cryptopédagogisme", y aura-t-il des peines plancher prononcées par la Cour de Sûreté de l'Education ?"

Je rappelle que l'actuel Conseil Supérieur de l'Education est aussi déjà une juridiction...

Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 25 septembre 2007

Si les universités ont la main-mise sur les formations d'enseignants, (ce qui est en train de se préparer), ce sera, hélas, souvent un remède bien pire que le mal.

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 septembre 2007

A écouter sur "France-inter", l'excellente émission "service public", sur la collusion (fréquente) entre médecins et laboratoires pharmaceutiques.

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 septembre 2007

Saperlipopette a écrit : "savoir lire parfaitement, savoir écrire , maîtriser les quatre opérations ! tout le reste coule de source."

Cette affirmation métaphorique du primat de la gravitation sur le savoir me laisse perplexe. Métaphore pour métaphore, le savoir fait-il toujours résurgence après s'être abîmé dans quelques trous malveillants ?

J'avais écrit : "On vit aussi des prix Nobel désœuvrés condescendre à mettre la main à la pâte pour sauver le monde."

Ma prière du matin : Que l'Etre Suprême nous préserve des sommités qui condescendent.

Encore une histoire de montée/descente.

Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 25 septembre 2007

Jean-Paul a-t-il l'oreille de Darcos? demande quelqu'un.
Bonne question!
Si tel était le cas, la dictature de la "séquence" verrait ses jours désormais comptés. Il suffirait que Xavier Darcos fasse savoir par un arrêté que la "séquence" n'est en aucun cas la méthode pédagogique officielle et que le professeur est libre du choix de ses méthodes dans le respect des programmes fixés par la loi, pour que, du jour au lendemain, cette méthode particulièrement imbécile disparaisse ou presque du paysage éducatif. Elle a été conçue par les "pédagos" pour interdire, précisément, la transmission de toute connaissance structurée. Son efficacité est souveraine, comme on peut en juger par l'ignorance crasse du français chez les collégiens sortant de 3ème, et... chez les bacheliers.
Vite, Monsiseur Darcos, agissez!

Ecrit par : Jean | 25 septembre 2007

Tout doit dépendre des académies. Dans celle où je suis et parce que j'y ai fait une incursion personnelle, il y a quelques jours, que je ne peux détailler plus avant, je peux vous dire, JPB et vous mes chers collègues que le discours constructiviste tourne à plein , que tout ce que nous dénonçons ici est absolument renforcé, ossifié, durci au maximum. Et je vois dans la plus grande autonomisation des rectorats et des établissements une incapacité pour le ministère actuel à imposer ce que nous défendons.
Vous rêvez, JPB, pour réaliser ce que vous proposez et que j'appelle de mes voeux, vous le savez, il ne faut pas défendre en même temps la régionalisation et l'autonomie locale. L'autonomie, oui, mais après les réformes pas avant.
Voilà entre autres choses, pourquoi on est mal partis .
Vous avez raison, beaucoup de convaincus se découragent...

Ecrit par : Thalie- Thalie | 25 septembre 2007

Vite, Monsieur Darcos, agissez!

Ecrit par : Jean | 25 septembre 2007

Darcos pourrait agir rapidement, avec quelques décrets judicieusement rédigés, et pour une fois la centralisation aurait du bon ! Mais non, il préfère "fricoter" avec G. Cohn Bendit... Il nomme Agnès Van Zanten, Eric Maurin et Christian Forestier dans une "commission" pour la "revalorisation" du métier d'enseignant.

Mais bon sang comment ne pas comprendre le désespoir de la majorité des professeurs, quand ils voient la droite poursuivre la même politique désastreuse que la gauche en matière éducative ?

Ecrit par : scol_11 | 25 septembre 2007

Il serait intéressant d'avoir sur ce que vous dites, Thalie, l'avis de Darcos lui-même, par JPB.

Ecrit par : Jean | 25 septembre 2007

L'attitude de Darcos surprend en effet ceux qui s'attendaient à voir le karcher se balader dans les couloirs de la rue de Grenelle...
La seule explication à ces décisions archi-déroutantes, c'est qu'il donnerait un susucre à sucer à tous ces cloportes, histoire de les neutraliser sans en avoir l'air, quitte à faire ensuite tranquillement le travail de refondation de l'école qui a toujours fait le sujet de ses livres et de ses déclarations. Ce serait une stratégie finaude, cynique, même, mais avec ces indéboulonnables et dangereux suppôts de la pensée unique, comment faire autrement? Encore une fois, seul JPB serait en mesure de nous rassurer - sans vendre la mèche...

Ecrit par : Jean | 25 septembre 2007

Je ne suis pas d'accord avec vous, Jean. Ces "cloportes" comme vous dites si bien sont parfaitement "déboulonnables". Il suffit de le vouloir. Si le ministre le faisait, il aurait le soutien d'une grande partie des professeurs (celle qui n'a pas trop été contaminée par le pédagogisme).

Je me méfie de Darcos, d'ailleurs. Je rappelle qu'il était directeur de cabinet chez Bayrou quand celui-ci était ministre de l'éducation, et qu'il poursuivait allégrement la politique de Jospin.

Ecrit par : scol_11 | 25 septembre 2007

On peut définir tous les programmes du Primaire que l'on veut, si on n'apprend pas aux jeunes maîtres les pratiques d'enseignement efficace, cela ne changera rien à la réalité des écoles et au niveau désastreux des élèves arrivant en 6e.

Par ailleurs, limiter les objectifs du Primaire à savoir lire, écrire et compter, c'est manquer cruellement d'ambition. Tout l'aspect culturel passe ainsi à la trappe. Or il est indispensable de donner les assises d'une solide culture générale dès l'École primaire, que ce soit en histoire, en géographie, en sciences, en littérature, dans les arts, etc.

Prenons un exemple : comment parvenir à la nécessaire compréhension en lecture si l'élève ne possède pas l'arrière-plan culturel qui lui permet de comprendre ce qu'il a réussi à déchiffrer grâce à une bonne méthode d'apprentissage. Lire un conte de fée sans savoir ce qu'est un château, un prince… ou une fée devient ainsi impossible. J'insiste sur le fait que ce travail sur la langue et sur la culture doit commencer dès les classes maternelles. La classe la plus importante du Primaire est incontestablement la Grande Section.

Je termine en rappelant qu'il y a maintenant une vingtaine de classes "3e voie" qui fonctionnent depuis la Rentrée. Nous sommes très occupés, d'où mes interventions en pointillé sur le blog de mon ami Jean-Paul. Je préfère investir dans le concret plutôt que dans les discours… Ne voyez aucune malice à l'affirmation de ce choix.

Ecrit par : Bernard Appy | 25 septembre 2007

JPB en intercesseur pour toucher le Messie ?

Darcos connaît le Moloch de l'intérieur. Il sait probablement que pour réformer il faut être intelligent et surtout malin. Des qualités (à ce poste) que n'avaient pas (conjointement) ses prédécesseurs. Qui peut croire qu'on peut nettoyer les vacuoles du Moloch à la pression ? Quand bien même, une réelle catharsis en résulterait-il ?

Une triste réalité : les enseignants sont dans une large majorité des demi-intelligents, des flubards inquiets qui ont besoin qu'on leur en impose. De surcroît, ils n'aiment pas les changements (à part les promotions d'échelon). Les pédagogistes, autrefois exhortant aux changements, n'aimeront pas cette fois et le feront savoir.

Bessif dit-on en arabe !

Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 25 septembre 2007

Certaines déclarations du directeur de cabinet de Bayrou sur les langues anciennes - rapportées par Bayrou lui-même, qui en était resté éberlué - pourraient en effet, scol_11, nous troubler tout autant que les décisions étranges du ministre actuel.
Pour ne pas désespérer de lui aussi et nous résigner à admettre que nous nous sommes fait avoir, que reste-t-il sinon la conviction que la Nomenklatura pédago en place dispose d'appuis tellement puissants qu'il est impossible de la balayer aussi facilement?

Ecrit par : Jean | 25 septembre 2007

Je pense un peu comme vous, dGG. Darcos serait "intelligent" - ça, tout le monde le sait -, mais surtout "malin". Les nominations qui nous consternent ne seraient alors qu'une stratégie d'endormissement d'un adversaire friand de colifichets. Utinam!

Ecrit par : Jean | 25 septembre 2007

Bernard Appy a écrit : "Par ailleurs, limiter les objectifs du Primaire à savoir lire, écrire et compter, c'est manquer cruellement d'ambition. Tout l'aspect culturel passe ainsi à la trappe."

Qui peut croire qu'en apprenant à lire, écrire, compter, on puisse réussir la prouesse de n'être jamais culturellement contaminé ?

Pour sortir d'un dilemme, il suffit souvent d'accepter de hiérarchiser les priorités. Ou alors, il faut accepter d'être paralysé devant le sacré.

Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 25 septembre 2007

Dugong écrit :

"Qui va refonder les programmes ?
L'IGEN-Charybde en fut dépossédée (pour incompétence dit-on) au profit des GTD-Scylla (Groupes Techniques Disciplinaires). On vit ainsi des universitaires avec des ego sévèrement burnés imposer leur lubies favorites (l'émergence en sciences physiques, par exemple)."

J'ajoute l'exemple des registres en littérature (merci Viala)...

Pour l'image d'un Xavier Darcos malin, qui agirait en deux temps : d'abord endormir l'ennemi, puis agir contre lui, je vous rappellerais qu'en général, en France, dans une offensive en deux temps comme celle-là, on accomplit souvent la première, et on laisse la deuxième lettre morte.
C'est encore ce qui va arriver, et A. Van Zatten et E. Maurin continueront à parader avec Begaudeau pour nous parler de la sociologie de l'école, et nous dire ce que nous avons à y faire.

Ecrit par : Jérémy | 25 septembre 2007

Bernard Appy a écrit : "Par ailleurs, limiter les objectifs du Primaire à savoir lire, écrire et compter, c'est manquer cruellement d'ambition. Tout l'aspect culturel passe ainsi à la trappe."

Qui peut croire qu'en apprenant à lire, écrire, compter, on puisse réussir la prouesse de n'être jamais culturellement contaminé ?


Ecrit par : du Gong du Grandsocle | 25 septembre 2007

Je m'étais fait la même réflexion.
Savoir lire veut bien dire comprendre ce qu'on lit, que ce soit un extrait du Grand Meaulnes ou un énoncé de problème ou la description de la métamorphose d'un batracien.
Quant à savoir écrire, au niveau du CM2, ça veut bien dire être apte à rédiger un texte simple et à l'écrire de telle façon qu'il soit lisible, aussi bien par la qualité du graphisme que par celle de la syntaxe et de l'orthographe, que le sujet soit un dimanche à la campagne, la Cour du Roi Soleil ou la renoncule.
Ça fait déjà pas mal de travail pour quatre à six ans de scolarisation.
Ne pas oublier de les préparer judicieusement à l'entrée au CP!

Ecrit par : dobolino | 25 septembre 2007

Et c'est déjà un objectif TRES ambitieux ...

Ecrit par : Zorglub | 25 septembre 2007

Je suis, comme vous impatient de voir arriver les avancées que nous espérons. J'espère que les hautes sphères y réfléchissent.

Elément d'information : la réforme des bac STI qui devait être applicable en sept 2008 a été rangée dans les placards. C'est plutôt bon signe.
Une réforme est indispensable mais ... pas celle-là ! Vous vous souvenez des bonnes pages du référentiel prévisionnel que je livrais à votre sagacité il y a quelques mois (http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2007/03/25/lettre-ouverte.html#comments puis rechercher le mot Eco-conception)

Seuls subsistent les stages PAF de préparation à son application, mais on a été officieusement priés de pas s'y inscrire ...

PS pour les grammairiens écrit-on "on a été prié" ou "priés" ?

Ecrit par : Zorglub | 25 septembre 2007

Ben c'est "nous avons été priés", ou "on a été prié"

Ecrit par : Jérémy | 25 septembre 2007

Un GTD avec Brighelli comme membre, ca pourrait être sympa, non ?

Ecrit par : Jérémy | 25 septembre 2007

Et c'est déjà un objectif TRES ambitieux ...

Ecrit par : Zorglub | 25 septembre 2007

C'est bien ce que je pense aussi! Il faut prendre garde à ne pas marginaliser ceux qui, pour diverses raisons, ont besoin de deux ans de plus, sans que leurs difficultés de démarrage soit la preuve tangible de leur incapacité définitive à atteindre un niveau convenable.
Si c'était aussi facile à faire qu'à dire, ça se saurait.

Ecrit par : dobolino | 25 septembre 2007

GTD = Groupe Technique Disiplinaire, ceux qui font les programmes (cf. message de dugong)

Ecrit par : Jérémy | 25 septembre 2007

M'être particularisé m'a fait beaucoup de bien. Il est temps de retrouver ma condition de simple dugong.

Je ne sais pas si Darcos a une stratégie du type de celles décrites par Jean ou Jérémy.

Quant à G. Cohn Bendit, il a demandé et obtenu une audition de Darcos. Ce dernier est parait-il "intéressé" et attend des propositions. Et alors ? Moi aussi, je suis "intéressé" par les Meirieu et consorts et j'attends leurs "propositions".

Voir les propositions de GCB pour occuper les enseignants oisifs pendant les vacances et la génèse de leurs (longues) vacances :
http://www.fcpe34.org/breve.php3?id_breve=13661

Ecrit par : dugong | 25 septembre 2007

Cohn-Bendit qui dit : "Les professeurs qui se plaignent de la fatigue, c’est scandaleux !"

Ca va bien, hein...

Ecrit par : Jérémy | 25 septembre 2007

Darcos et GCB suite :

Qui s'est scandalisé des établissements autogérés existants ? En vérité, presque tout le monde s'en fout. Personne n'est obligé d'y aller !

Que quelques centaines d'allumés se concentrent dans des collèges expérimentaux à côté de l'existant ? La belle affaire ! A Marseille, les soirs de match tous les cons sont au vélodrome et la ville devient merveilleuse. Attention aux mal comprenants : je n'ai pas dit que tous les spectateurs du vélodrome étaient des cons !

Et puis, ce sera peut-être le prix à payer à la création d'écoles et de collèges SLECC/GRIP ?!

Ecrit par : dugong | 25 septembre 2007

C'est vrai, dugong, on s'en contrefiche, après tout, que quelques allumés vivent leur délire - s'ils trouvent des gogos pour les encenser. Rien n'empêche d'ailleurs les parents des zones concernées de protester et d'exiger le départ des délireurs.
Je crois que ce qui nous met en rogne, au fond, c'est que les démolisseurs de l'école (GBC, Forestier, Bentolila...)continuent d'avoir droit aux honneurs et aux prébendes.

Ecrit par : Jean | 25 septembre 2007

"Ne pas oublier de les préparer judicieusement à l'entrée au CP!
Ecrit par : dobolino | 25 septembre 2007 "

UP ;)

:o)))))))

Ecrit par : toto | 25 septembre 2007

"Lire un conte de fée sans savoir ce qu'est un château, un prince, ou une fée devient ainsi impossible.", écrit Bernard Appy.
Pas vraiment d'accord! Car c'est aussi le charme de la lecture que l'on puisse y découvrir des mots et des notions entièrement nouvelles. Ainsi, comment savoir ce qu'est une fée sinon en lisant des contes... de fée? Est-il vraiment nécessaire d'avoir en tête la notice de la Grande Encyclopédie pour comprendre ce qu'est un prince?
Et puis, vouloir donner aux enfants de GS et des classes primaires une "culture générale", n'est-ce pas un peu trop ambitieux? C'est peut-être dans la doctrine de Clermont-Gauthier?

Ecrit par : Jean | 25 septembre 2007

D'accord avec Jean.
C'est en forgeant qu'on devient forgeron, et c'est en lisant qu'on apprend le sens des mots.
Il suffit de ne pas commettre l'erreur de faire lire "Le Prince" de Machiavel avant Blanche-neige.

Une "solide culture générale" en primaire, avec histoire, géo, sciences ? Tout doux, tout doux, on va encore se retrouver avec la main à la pâte !

Ecrit par : yann | 25 septembre 2007

Cette obsession du "Sens" est délirante !

Plus précisément, ce qui est délirant c'est de vouloir absolument mettre du "Sens" dans tous les apprentissages (à l'école primaire) AVANT d'apprendre quoi que ce soit.

Le résultat est au bout de la route massivement inverse : illettrisme et dyscalculie pour beaucoup.

Ecrit par : dugong | 25 septembre 2007

"nous nous retrouvons encore plus dans le registre éradicatif (néologisme formé par contraction d'éradication et de hâtif).""
écrit dugong de mes deux.

On n'est pas sortis du bois avec des critiques et des caricatures pareilles!!!

Passque les nazillons du pédagogisme constructiviste ne nous ont pas fait avaler leur potion infâme en nous mettantl'entonnoir de force dans le gosier, peut–être?

L'égalitarisme exige le "registre éradicatif", ne s'exprime à terme que dans le despotisme et ses adpetes n'ont d'autre choix que d'être ennemis de la liberté, speaking of which:
à lire si le sujet vous est de quelque intérêt et à faire lire en cours de cours de philo ou d'anglais, une compilation de six émissions d'Isaiah Berlin à la BBC, en 1952,(Helvetius, Rousseau, Fichte, Hegel, Saint-Simon et Maistre). Elle vient d'être traduite en français (chez Manuels Payot ). Version originale publiée en 2000: Freedom and its Betrayal, par Henry Hardy, élève et "exécuteur testamentaire" du Pdt d'Oxford University.

Le chapitre sur Rousseau est particuli¡èrement instructif quand à la dynamique autorité-iberté et porte en exergue une citation de Dostoïevski, lequel fait dire à Chigaliov
(Les Démons) : "En partant de la liberté illimitée, j'arrive au despotisme illimité".
Rétablir l'autorité du "Maître" c'est lui rendre sa liberté d'instruire

Ecrit par : Cadichon | 25 septembre 2007

Voir parmi d'innombrables délires, la conclusion d'une page commise par Bernard Devanne sur
http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/2007/devanne_ms3.aspx
Je cite "les apprentissages complexes ici en jeu n'ont que peu de rapport avec ce que proposent des manuels censés « apprendre à lire » en donnant priorité à l'enseignement (mécanique et in-signifiant) de la combinatoire... manuels sur lesquels commencent à souffrir des milliers d'élèves de CP."

Il est fier le monsieur de donner du Sens ! Ca rend aveugle...

Ecrit par : dugong | 25 septembre 2007

Chic ! Cadichon ne m'aime pas ! En plus elle ne sait pas lire (à sa décharge, elle n'est pas la seule) :
Je parlais précisément de ce que dis JPB sur les sciences. Mais la maîtrise d'un contexte précis (s'y tenir) semble lui être une tâche insurmontable.

Ecrit par : dugong | 25 septembre 2007

Mais la maîtrise d'un contexte précis (s'y tenir) semble lui être une tâche insurmontable.
Je parle de Cadichon et non de JPB. Vous l'aurez compris !

Ecrit par : dugong | 25 septembre 2007

Cadichon n'aime que Cadichon.
Et ne comprend que ce qu'elle dit. Elle est bien la seule ...

Ecrit par : yann | 25 septembre 2007

Merci, Dugong.

" Les situations d'écriture faisant appel aux jeux d'assonances, d'allitérations, aux rimes, donc à une « culture des comptines » ne seront pas oubliées : elles constitueront au contraire un autre vecteur d'apprentissages, fondamental pour la prise de pouvoir sur la langue écrite.

Nous retrouverons ainsi, au fil des mois, des situations analogues à celles décrites dans le « Journal d'une grande section » entre janvier et juin 2006, avec de nouveaux exemples, d'autres manifestations des conduites d'apprentissages : autant d'occasions d'illustrer le fait que l'apprentissage de la lecture-écriture ne commence pas au CP, qu'il s'inscrit dans une continuité des pratiques impliquant un réel travail d'équipe et un usage créatif de la littérature de jeunesse – et que c'est cette exigence, et elle seule, qui peut assurer la réussite des enfants les plus fragiles.

En un mot, que les apprentissages complexes ici en jeu n'ont que peu de rapport avec ce que proposent des manuels censés « apprendre à lire » en donnant priorité à l'enseignement (mécanique et in-signifiant) de la combinatoire... manuels sur lesquels commencent à souffrir des milliers d'élèves de CP."

Ce texte est bien dans la pensée IUFMesque : hallucinant de bêtise et de vide de la pensée. Ecrit par B.Devanne, professeur à l'IUFM de Basse-Normandie.

Quand quelqu'un parle de son IUFM, il dit toujours :"Le pire de France". J'en suis toujours à chercher le moins pire, qui traite ainsi de malheureux enfants. Ceux qui s'en sortent, ce n'est pas GRÂCE à l'école, mais malgré elle, et grâce aux familles favorisées qui peuvent donner des cours à la maison, dès qu'ils voient leur enfant installé dans cette chienlit. En particulier, c'est honteux de laisser les enfants "apprendre"à écrire comme cela : il faut après des années pour revenir en arrière.

Eveline Charmeux ne dit pas autre chose : "il est dangereux d'apprendre les syllabes, de déchiffrer, la langue française n'a jamais été une langue syllabique, il n'y a jamais eu de déchiffrage". (Je cite de mémoire.)

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 25 septembre 2007

"On sent monter un épuisement des meilleures volontés. Quelques signes forts doivent être envoyés, de toute urgence, pour encourager au moins à la patience ", écrit le maître des lieux.

On attend très vite des raisons d'avoir confiance, car dans l'immédiat il n'y en a absolument aucune. N'espérant rien de M. Sarkozy, je ne peux même pas dire que je suis déçue. La seule chose qui me console, c'est qu'avec Mme Royal ç'aurait sans doute été pire, quoique... On aurait retrouvé Gaby CB, E. Maurin, et autres caïmans de la pédagogie et du niveau qui monte : bref, les mêmes nuisibles pour le même amer brouet. L'amer, l'amer, toujours recommencé (vous noterez que je suis polie)

Ecrit par : FGuichard | 25 septembre 2007

Quand quelqu'un parle de son IUFM, il dit toujours :"Le pire de France".
Ecrit par : Anne-Marie Valette

Une de mes ex-khâgneuses, recalée dans son académie d'origine après avoir été amenée à la dépression par le harcèlement pédagogiste, "redouble" son stage de CAPES à l'IUFM de Montpellier. Elle y a trouvé des gens de bon sens, un tuteur bienveillant, des enseignants qui n'ont rien contre la remédiation orthographique ou les cours de grammaire -- et même un formateur qui lui a dit du bien de JPB ! Elle n'en est pas encore revenue... Comme quoi il ne faut jamais désespérer des individus-- pour les institutions, c'est une autre question, hélas.

Ecrit par : FGuichard | 25 septembre 2007

"Rétablir l'autorité du "Maître" c'est lui rendre sa liberté d'instruire"

Cadichon a raison : lire à ce sujet les témoiganges d'enseignants de physique, donc de haut niveau, où le zapping étant la règle, "les étudiants attendent que le temps passe en racontant leurs petites histoires", sans se rendre compte qu'ils auront (ou n'auront pas) un diplôme qui ne les mènera pas à grand-chose. (Page 131, Témoignages d'enseignants à l'université) étant donné qu'ils seront en concurrence sur le marché du travail avec ceux qui sortiront des écoles d'ingénieurs.

On ne sait plus apprendre, on ne sait plus travailler, on ne se rend plus compte de l'effort à fournir pour obtenir un diplôme, d'où tant d'échecs et tant d'élèves furieux qui considèrent que le diplôme est un dû.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 25 septembre 2007

Excusez mon intrusion en si docte compagnie n'étant que simple ex parent d'élève, je voudrais apporter un petit témoignage. Du temps (pas si lointain) où ma fille fréquentait l'école primaire je faisais partie de l'association des parents d'élèves qui se démenaient pour récolter de l'argent supplémentaire pour apporter le petit plus qui aurait servi à nos chères tetes blondes, en 5 ans de bureau je peux vous dire que tout l'argent ramassé n'a servi qu'à envoyer les différentes classes à la piscine (déplacements pris sur l'horaire scolaire le samedi toute la matinée) pour leur apprendre à nager, nous sommes au bord de la mer et les enfants apprennent tout seul le faire depuis des lustres, mes collègues du bureau et l'assemblée toute entière des parents trouvaient cela formidable. J'ai quelquefois suggérer de monter une bibliothèque digne de ce nom avec l'argent et scéances de lecture avec des parents disponibles à l'heure de la grande récré d'après déjeuner, mais que nenni point salut sans la pratique de la natation en piscine. Alors quand j'entends certains parents se plaindre du manque d'éfficacité des enseignants pour l'apprentissage de la lecture, je souris. Courage chers profs, vous faites un beau et difficile métier.

Ecrit par : VOX | 25 septembre 2007

Rétablir l'autorité du "Maître" c'est lui rendre sa liberté d'instruire

Ecrit par : Cadichon | 25 septembre 2007

Merci Cadichon.
Je parlais ce matin du danger de l'autonomisation. Les directions d'établissements font de plus en plus ce qu'elles veulent et même idéologiquement. On nous a pris deux heures de cours de français sans nous prévenir pour une information sur les sans-papiers. Neutre , l'école de la République? Vous trouvez cela normal? Voilà ce que va donner l'autonomie des établissements. Et tous les Darcos du monde pourront bien chanter ce qu'ils veulent. On leur a donné le pouvoir localement et ils vont le garder; mais ce pouvoir est aux mains de qui l'on sait.
L'info sur les sans-papiers passe avant les cours de français , pendant les cours de français, qu'on se le dise. Vous trouvez cela normal?
Vous défendez toujours l'autonomie des bahuts, Cadichon et JPB?
Les petits -déj éducatifs à 8h, toujours la direction... C'est normal? Rien à dire: autonomie, autonomie!

Ecrit par : Thalie- Thalie | 25 septembre 2007

Quand quelqu'un parle de son IUFM, il dit toujours :"Le pire de France".
Ecrit par : Anne-Marie Valette

Je me suis laissée dire qu'un cher collègue d'une de nos bonnes prépas de France écrit dans la marge, quand c'est vraiment trop mauvais:" iufm". Cela fait beaucoup rire les petits...

Ecrit par : Thalie- Thalie | 25 septembre 2007

L'info sur les sans-papiers passe avant les cours de français , pendant les cours de français, qu'on se le dise. Vous trouvez cela normal?


Ecrit par : Thalie- Thalie | 25 septembre 2007

Non! Vous devriez avoir le droit de refuser de prêter vos élèves mais je suppose que c'est déconseillé de le faire. Autonomie, c'est aussi pour vous!

Ecrit par : dobolino | 25 septembre 2007

"On nous a pris deux heures de cours de français sans nous prévenir pour une information sur les sans-papiers."

Là j'explose ! Si qui que ce soit s'était avisé de me faire un coup pareil, je l'aurais tellement allumé publiquement qu'il (elle) se cacherait sous la table jusqu'à la nuit et qu'on l'aurait entendu jusqu'à Cuges les Pins !
Je le dis crûment : si vous avez vraiment accepté cela, vous êtes en êtes une grosse !

Ecrit par : dugong | 25 septembre 2007

La colère me fait glapir ! Je voulais dire
"si vous avez vraiment accepté cela, vous en êtes une grosse !"

Ecrit par : dugong | 25 septembre 2007

CUGES LES PINS

Sur laN8 entre Aubagne (12km) et Le Beausset (18km).
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A égale distance de Marseille et Toulon et à 20mn de la mer, Cuges les Pins est adossé au flanc du Massif de la Sainte Baume.
Le site est exceptionnel par le plus grand poljé (cratère) de France, conséquence d'un gigantesque effondrement de terrain à l'époque tertiaire.

Cuges est aujourd'hui intallé dans cette plaine, formant une dépression fermée de 5km de long sur 1,5km de large, accessible par les cols de l'Ange et du Castellet...

Ecrit par : Maminou | 25 septembre 2007

Exact maminou
Vous voyez bien qu'on m'a entendu jusque là-bas !

Ecrit par : dugong | 25 septembre 2007

"Je me suis laissée dire qu'un cher collègue d'une de nos bonnes prépas de France écrit dans la marge, quand c'est vraiment trop mauvais:" iufm". Cela fait beaucoup rire les petits..."
Ecrit par : Thalie- Thalie | 25 septembre 2007

Moi qui officie modestement dans une "khâgne rurale", comme on dit du côté de la Montagne Ste Geneviève, j'écris "TPE". Croyez-moi, c'est très efficace aussi ...

Ecrit par : FGuichard | 25 septembre 2007

Exact maminou
Vous voyez bien qu'on m'a entendu jusque là-bas !

Ecrit par : dugong | 25 septembre 2007

Et c'est loin de chez vous?

Ecrit par : dobolino | 25 septembre 2007

J'ai lu en entier l'article de ce professeur d'IUFM : "Il ne sait pas lire "ILL" ! Ben voyons ! Dans plus de 90 % des écoles primaires, es maîtres apprennent encore à lire avec le b-a ba, comment s'étonner que 40 % d'entre eux ne comprennent pas ce qu'ils lisent en sixième ! Elémentaire, mon cher Watson. Le karcher, vous-dis-je !

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 25 septembre 2007

La colère me fait glapir ! Je voulais dire
"si vous avez vraiment accepté cela, vous en êtes une grosse !"

Ecrit par : dugong | 25 septembre 2007

Franchement après la journée que j'ai eue, j'aurais préféré mieux!
Avant de me balancer n'importe quoi sur la figure Duc..., posez des questions...
Quand on vous met devant le fait accompli, et que vos élèves sont déjà embarqués, vous faites quoi? Vous vous roulez par terre? Surtout si les autres collègues crient de joie car cela leur fait sauter un cours? Il ne faut pas croire que toutes les directions sont à l'aune de ce que vous connaissez...Mais je suis sûre que d'ici peu, cela se généralisera. On vous verra à l'oeuvre...

Ecrit par : Thalie- Thalie | 25 septembre 2007

Et puis je ne venais pas là pour me lamenter mais pour que l'on réfléchisse sur l'autonomie des bahuts qui me paraît une chose grave. Mais comme j'en suis au 3ème post sans réponse, j'arrête ...Même ce blog est décourageant, c'est dire!!!

Ecrit par : Thalie- Thalie | 25 septembre 2007

"Car c'est aussi le charme de la lecture que l'on puisse y découvrir des mots et des notions entièrement nouvelles." écrit Jean.
Cela voudrait dire qu'il existe un miracle autour du décodage: savoir déchiffrer un mot entraînerait la compréhension systématique de son sens. A moins qu'il ne s'agisse de la compréhension par anticipation/devinette chère à notre Charmeux nationale.
Au risque de vous décevoir, l'idée qu'un arrière-plan culturel et lexical est indispensable à la compréhension en lecture n'est pas de Clermont Gauthier, qui est plus versé dans les processus pédagogiques, mais de chercheurs comme ED Hirsch ou Matt Davis ou encore Bentolila à qui vous ne pourrez pas reprocher d'être made in US. Quant au constat sur le terrain, je le fais tous les jours dans ma classe, et je ne suis pas la seule.
La différence entre des élèves déchiffreurs qui comprennent et des élèves déchiffreurs qui ne comprennent pas, réside dans la culture de base qu'ils possèdent ou qui leur fait défaut. Lorsque la famille ne fournit pas cette culture ou un niveau de langue correct, c'est à l'école de le faire. Mais c'est encore sans doute, une de ces idées saugrenues comme les adorent les Américains, sans rapport avec la réalité. Il vaut mieux laisser la culture à ceux qui déjà la possèdent ...
A bon (ou mauvais) entendeur, salut!

Ecrit par : Françoise Appy | 25 septembre 2007

"Avant de me balancer n'importe quoi sur la figure Duc..., posez des questions..."
Désolé mais je ne suis pas magistrat instructeur et vous vous présentiez tellement bien en victime consentante.

J'avais écrit ce matin : "les enseignants sont dans une large majorité des demi-intelligents, des flubards inquiets qui ont besoin qu'on leur en impose."
On ne bouffe que ce qui est bouffable !

Un conseil pour ne pas (trop) craindre "l'autonomie" : faites comme les pédagols, faites de l'entrisme dans le Conseil Pédagogique. Après il sera trop tard mais vous aurez du temps pour geindre.

Ecrit par : dugong | 25 septembre 2007

"Comment parvenir à la nécessaire compréhension en lecture si l'élève ne possède pas l'arrière-plan culturel qui lui permet de comprendre ce qu'il a réussi à déchiffrer grâce à une bonne méthode d'apprentissage ?"

Ecrit par : Bernard Appy | 25 septembre 2007

C'est effectivement la question à laquelle sont confrontés tous les praticiens en primaire.

L'utilisation de méthodes alphabétiques est certes une condition nécessaire, et je pense que sur ce point tous les instructionnistes se rejoignent.

Mais ce n'est pas une condition suffisante pour de très nombreux élèves (enfants des ZEP, enfants du quart-monde, et parfois tout simplement enfants du peuple...).

Oui, Bernard et Françoise ont raison. On ne peut laisser de côté la culture, parce qu'elle est indispensable pour accéder à une réelle maîtrise de la langue et à la littérature (dont évidemment elle se nourrit en retour).

Il ne s'agit bien évidemment pas, pour la Troisième Voie, de promouvoir l'hyperactivité chère aux pédagogistes avec une nébuleuse de projets "carnaval de Rio", "cirque" et "bougeotte maximale" !

Dans ce domaine également, il est possible en primaire de mettre en place un travail rigoureux, progressif, d'autant plus que l'instit enseigne l'ensemble des disciplines et a ses élèves sur la totalité de leur temps d'école (ou presque en cas d'échanges de services).

Dans le domaine du vocabulaire des sentiments par exemple, vous pourrez bien faire apprendre par coeur toutes les définitions que vous voudrez, cela demeurera peu efficace pour les enfants qui ne sont pas issus de milieux culturellement favorisés. Faites leur entendre, dans le cadre du travail en écoute musicale, "Casta Diva" interprétée par la Callas, ou la "Sarabande" d'Haendel... et y compris en ZEP, je vous garantis par expérience qu'ils s'approprieront instantanément les mots "tragique","dramatique", "désespoir"...

L'école primaire est l'endroit idéal pour permettre à tous les enfants d'accéder à cette culture que certains semble-t-il voudraient réserver aux seuls "héritiers".

A lire les réactions de certains ici, on peut se demander si leur mobilisation en faveur de la reconstruction de l'école n'est pas -en dépit de beaux discours- surtout motivée par le désir de recevoir un public d'élèves triés sur le volet, et dont la plèbe serait exclue !

Ecrit par : Un hussard | 25 septembre 2007

"Ce serait une stratégie finaude, cynique, même, mais avec ces indéboulonnables et dangereux suppôts de la pensée unique, comment faire autrement? Encore une fois, seul JPB serait en mesure de nous rassurer - sans vendre la mèche... Ecrit par : Jean

Justement. Pour endormir l'ennemi, quoi de mieux que de flatter sa vanité et donner du grain à moudre à sa cuistrerie, en l'isolant comme une potiche dans le placard d'un comité Théodule.

On ne peut pas dire, comme fit Sarko à Allègre:( La Défaite en chantant) : Je veux être celui qui va réformer la France de fond en comble et faire sauter les verrous qui ont précipité son déclin, et dans le même souflle se dégonfler en laissant tomber la refonte de l'école des Diafoirus, alors qu'elle figure toujours parmi ses priorités, alors qu'il a fait le bon diagnostic, et qu'il sait quels remèdes guérissent. Isoler les Docteurs Folamour de Grenelle, en leur donnant un hochet, me semble au contraire la seule tactique possible.

Il y réussira, comme l'ont fait avant lui Blair, Schröder, et maintenant Prodi ou Zapatero. La seule différence c'est qu'il s'affiche de droite, ce que les autres n'ont pas le courage de faire, et il ne l'est lui aussi qu' à la marge, mais au royaume des aveugles, les borgnes sont rois. Les autres font la même politique, tout en se disant de gauche et en ignorant royalement les rodomontades des Mères Fouettard et les gémissements des Pères Tantpis de leur propre partiou coalition. il n'y a qu'a regarder ce qui se passe de l'autre côté du pont de Kehl, pardon de l'Europe.

Si la Gauche veut se sortir de son pétrin, elle doit changer de disque, et cesser, comme Moscovici aux 4 Vérités ce matin, de vouloir nous faire avaler, pour se défausser de son pitoyable palmarès des trente dernières années, que ce radsoc de Chirac était de droite!!

Cela ne prend plus et le bon peuple, qui maintenant lit et voyage, ( merci les 35 heures), il peut comparer, même si on lui a bourré le mou depuis la maternelle avec des idées à la con. C'est dans les classes moyennes que Sarko cartonne, c'est à leur revirement qu'il doit sa victoire.

Et je me marre quand je lis qu'on peut écrire de Darcos qu'il ""poursuivait allégrement (SIC) la politique de Jospin.""
Outre le jeu de mot (involontaire), faut vraiment ne pas avoir la moindre idée du rôle d'un Dir. de cabinet, pour s'imaginer qu'il peut déplacer des montagnes quand son propre ministre se fait dicter sa politique ( et même son budget) par les syndicats.

Darcos n'a pas soutenu Bayrou, lui, que je sache, au printemps dernier...Et il faut aussi n'avoir jamais lu une ligne de tout ce qu'il écrit depuis trente ans, pour sortir pareille...., non pas ânerie, je vous laisse remplir les blancs.
Cadichon

Ecrit par : Cadichon | 25 septembre 2007

"Et puis, vouloir donner aux enfants de GS et des classes primaires une "culture générale", n'est-ce pas un peu trop ambitieux?"

A croire que certains, crispés sur leur cassette tel Harpagon, ne peuvent envisager d'en partager ne serait-ce que quelques miettes !

Faut-il attendre les classes prépas pour que d'aucuns condescendent à distiller leur gelée royale aux happy few ?

Ecrit par : Un hussard | 25 septembre 2007

"L'école primaire est l'endroit idéal pour permettre à tous les enfants d'accéder à cette culture que certains semble-t-il voudraient réserver aux seuls "héritiers".

Ecrit par : Un hussard | 25 septembre 2007

Merci cher Hussard, merci B. et F. Appy : il est bon de redire et de répéter que sans un arrière-plan culturel que l'Ecole doit donner à tous, la maîtrise de la lecture de l'écriture et du calcul est une condition certes nécessaire, mais non suffisante, à l'instruction des enfants et des adolescents. C'est dès le plus jeune âge qu'il faudrait confronter les élèves à la "vraie" culture et au "Beau" (ça y est, je sens que je vais me faire incendier, mais tant pis), çàd aux classiques, en fait, aux oeuvres canoniques, qui sont des ponts-aux-ânes pour nous, certes, mais de grandes découvertes pour eux. Oui, "Casta diva" en ZEP rurale, ça marchait du feu de Dieu, -- surtout quand Maurice Béjart dansait dessus, tournant tel un derviche dans des mètres de soie écarlate : mes loulous en avaient les larmes aux yeux. Et de toute façon, la télévision compensera largement, par la quantité d'inepties et d'horreurs qu'elle déverse, ces quelques moments de grâce.

Ecrit par : FGuichard | 25 septembre 2007

""Au risque de vous décevoir, l'idée qu'un arrière-plan culturel et lexical est indispensable à la compréhension en lecture n'est pas de Clermont Gauthier, qui est plus versé dans les processus pédagogiques, mais de chercheurs comme ED Hirsch ou Matt Davis ou encore Bentolila à qui vous ne pourrez pas reprocher d'être made in US. Quant au constat sur le terrain, je le fais tous les jours dans ma classe, et je ne suis pas la seule.""
F . Appy

Eh bien, je ne vous le fait pas dire, et c'est une telle évidence, sauf apparemment pour ceux qui se sont fait un fonds de commerce à enfoncer les portes ouvertes.

Délivrez-nous des sciences de l'éducation, le reste on s'en charge.


"L'école primaire est l'endroit idéal pour permettre à tous les enfants d'accéder à cette culture que certains semble-t-il voudraient réserver aux seuls "héritiers".
A lire les réactions de certains ici, [un hussard se] demande si leur mobilisation en faveur de la reconstruction de l'école n'est pas -en dépit de beaux discours- surtout motivée par le désir de recevoir un public d'élèves triés sur le volet, et dont la plèbe serait exclue !"'

Il paraît vraiment impossible de sortir du cliché. (Caricature ou diabolisation). Aucun bénéfice du doute ne profite à l'accusé. Seuls les bleeding hearts de Gauche pensent à cette pauvre plèbe qui leur fait pourtant un beau bras d'honneur depuis les présidentielles car elle a, pour sûr, fait le tour de leurs "beaux discours".

Faut sortir la tête du pétrin.
Besoin d'air.

Quand je vais faire un tour sur les sites des cireurs de pompes de Besancenot and Co, c'est d'un sinistre! Un 33 tours rayé tourne sur un vieux Teppaz, dans ce musée Grévin qui n'aurait pas vu un aspirateur ni un torchon de poussière depuis la mise à la retraite de la mère Denis.

Alors, je reviens dare-dare respirer ici!

Ecrit par : Cadichon | 25 septembre 2007

"Désolé mais je ne suis pas magistrat instructeur et vous vous présentiez tellement bien en victime consentante."
T:Vous interprétez les choses comme cela vous dit.

"J'avais écrit ce matin : "les enseignants sont dans une large majorité des demi-intelligents, des flubards inquiets qui ont besoin qu'on leur en impose."
On ne bouffe que ce qui est bouffable !
T:J'adore les profs zorros qui regardent leurs collègues comme des sergents Garcia!
"Un conseil pour ne pas (trop) craindre "l'autonomie" : faites comme les pédagols, faites de l'entrisme dans le Conseil Pédagogique. Après il sera trop tard mais vous aurez du temps pour geindre."

Ecrit par : dugong | 25 septembre 2007

Ecoutez Dugong, je ne sais pas ce qui vous permet de me parler ainsi, ni d'où vous vient cette hargne soudaine à mon égard.
Je me contente de relater ce qui se passe dans mon établissement et qui dépend directement de la toute fraîche autonomie des établissements. Je me fais insulter illico. Vous êtes malade ou quoi?
Vous ne connaissez pas les circonstances de l'événement. Je les précise et vous en remettez une couche.
Votre conseil stupide sur le conseil pédagogique en dit long sur votre ignorance crasse.
Vous êtes un pauvre type et il n'est pas nécessaire que je perde mon temps avec vous. Mais je n'ai pas non plus l'habitude de me laisser insulter. Restez donc dans votre suffisance et votre morgue en attendant que chose semblable vous tombe dessus!
C'est fou ce qu'il y a comme super profs sur ce blog, des zorros, des héros... A moins que ce ne soit les mêmes.
On se demande même comment les pédagos arrivent encore à respirer avec toute leur efficacité...

Ecrit par : Thalie- Thalie | 25 septembre 2007

C'est dit. Ca va mieux maintenant ?

Ecrit par : dugong | 25 septembre 2007

Thalie a raison, votre commentaire Ducon(g) était navrant.. de stupidité. En quoi apporte-t-il quelque chose au débat? Rien.
Vous gaspillez de l'espace de lecture pour rien.


Cadichon:
"[Sarkozy] y réussira, comme l'ont fait avant lui Blair (...)".
Bravo vous venez de nous prouver que vous ne savez absolument pas ce qui se passe au RU en matière d'éducation, et que votre vision partisane des choses vous aveugle au point de vous rendre stupide. Vous croyez vraiment que Blair a amélioré l'école britannique? Vous n'avez certainement jamais mis les pieds dans une école brit, et encore moins vu le niveau de l'élève anglais lambda....
Quand à l'école "libérale" dont vous vous faites le défenseur acharné n'a JAMAIS fait ses preuves - sauf celles de son incompétence! Même au classement du PISA les Etats-Unis se retrouvent au fin fond du classement, et le Royaume-Uni n'y apparait même pas, car ils avaient essayé de truquer leurs performances (à voir sur le rapport du PISA).
Revenez sur terre, et arrêtez de croire aux balivernes ultra-libérales - ou du moins, gardez-les pour vous!

Ecrit par : Loki | 25 septembre 2007

J'aime bien aussi comme certains de ce forum (voire le Maitre des Lieux soi-même) sont en train de douter de ce cher Darcos... et d'inventer des raisons incroyables pour se rassurer! Il ferait semblant, c'est une stratégie pour tromper l'ennemi, il travaille secrètement pour rénover l'école... Que de bavardage!
J'vais vous dire, M'sieur Brighelli (imaginez la voix de Sarko), Darcos il est fort en une chose: c'est dorer la pilule. Parce que, qu'est-ce qui se passe en ce moment? Suppressions de postes, réunion sur le statut des professeurs animé par la crème de la crème pédagogo, Gabriel Cohn-Bendit (mais plus cohn que bendit) reçu pour développer des collèges expérimentaux... Alors, oui, il y aura certainement des augmentations de salaire, pour dorer la pilule, car il y aura moins de profs, des conditions de travail encore plus précaires, toujours les mêmes pédagogos, et rien ne changera.

Malgré tout, j'espère me tromper.

Ecrit par : Loki | 25 septembre 2007

"Même ce blog est décourageant, c'est dire!!!"

Oui, je confirme. Enfin il reste des gens intéressants à lire, mais on a malheureusement l'impression que c'est dugong qui tient la boutique (il ne doit pas avoir cours le mardi...)

Le plus trompeur dans un blog, c'est que chacun veut avoir des réponses mais que personne n'en a réellement.

Ecrit par : Jérémy | 25 septembre 2007

Tiens, j'ai mis un message qui n'apparaît pas... Sympa.

Ecrit par : Jérémy | 25 septembre 2007

Je présente mes excuses à Thalie-Thalie.
Face aux abus de pouvoir, la colère fait réagir face aux mauvaises personnes.

Ecrit par : dugong | 26 septembre 2007

« On peut définir tous les programmes du Primaire que l'on veut, si on n'apprend pas aux jeunes maîtres les pratiques d'enseignement efficace, cela ne changera rien à la réalité des écoles et au niveau désastreux des élèves arrivant en 6e. »

Par ailleurs, limiter les objectifs du Primaire à savoir lire, écrire et compter, c'est manquer cruellement d'ambition. Tout l'aspect culturel passe ainsi à la trappe. Or il est indispensable de donner les assises d'une solide culture générale dès l'École primaire, que ce soit en histoire, en géographie, en sciences, en littérature, dans les arts, etc. » ( B. Appy )

« La classe la plus importante du Primaire est incontestablement la Grande Section. » (Tout à fait d’accord avec cette affirmation)

Si on définit des programmes cohérents, clairs, progressifs et explicites ( méthode de lecture alphabétique, quatre opérations au CP, grammaire, vocabulaire… ) un grand pas sera franchi mais, malheureusement, le plus compliqué sera devant nous . Il est ,en effet, facile de coucher sur le papier des directives ; ça ne mange pas de pain ; ça donne une impression de changement et de volonté ; les ministres se livrent à ce petit jeu depuis des décennies pour se donner l’impression d’exister. Ces nouveaux programmes seront ( peut-être) appliqués mais je suis persuadé que dans certaines écoles, ils passeront (avec la complicité de certains inspecteurs) totalement inaperçus.
Oui, des nouveaux programmes, respectueux de l’intelligence des gamins, sont donc indispensables ; cela ne fait aucun doute mais il faudra une véritable volonté politique pour qu’ils soient appliqués..
Bernard touche un point sensible car, en effet, encore faut-il que les enseignants , et surtout les plus jeunes d’entre eux, connaissent ces programmes, les dominent ( ben oui, désolé !) et qu’ils soient formés à les enseigner ! Si les enseignants ne peuvent pas ou ne savent pas les transmettre, on ne sera pas plus avancé ; cela nous amène tout naturellement à parler des méthodes… et là, attention, terrain glissant !
Si on essaie de changer les méthodes c'est-à-dire de préconiser des techniques d’enseignement efficaces ( forcément explicites ) on aura immédiatement une réaction indignée des « pédagogistes » qui, ne pouvant mettre en avant le bilan catastrophique de leurs théories ( certains oseront quand même ! ), se réfugieront derrière la sacro-sainte liberté pédagogique, liberté liberticide qui a permis, dans certains cas, de conduire, avec bonne conscience, des générations de gamins au désastre et ce, dans une impunité absolue. Les pédagogistes sont en fait une infime minorité mais une minorité influente, ils sont dans les ministères, dans les IUFM, dans les inspections et ils n’ont, pour l’immense majorité d’entre eux, pas été face à des élèves depuis bien longtemps. Sur le terrain (au front), beaucoup d’enseignants sont découragés, ils ont perdus confiance dans leur hiérarchie et malheureusement ( pour eux et pour les gamins ) certains vont au boulot comme on va à l’usine ( je sais que je vais choquer ). Je suis persuadé qu’ils sont prêt à suivre toute directive qui (enfin !) mettra un peu de « sens » dans leur rôle et leur redonnera un peu de dignité d’autant qu’ils commencent à comprendre que l’on s’est moqué d’eux.
Qui aura le courage d’écarter ou de convaincre ( on peut toujours rêver) tous ces démagogues coupés de la réalité ? Qui aura le courage de réhabiliter les méthodes explicites et l’étude des contenus disciplinaires dans les centres de formation d’enseignants?
Refonder l’école c’est donc proposer des programmes cohérents enseignés avec des méthodes explicites ( pas compliqué !)….Cherchons ministre courageux !
Par ailleurs,Bernard, je connais bien les instits du GRIP ( au sein duquel je milite ) , prétendre plus ou moins implicitement ( j’espère me tromper) que leur seule ambition est d’apprendre à lire, écrire, compter et calculer est plus que caricatural, c’est tout simplement ridicule car, en effet, ces apprentissages de base absolument essentiels ( nous sommes dans une situation d’urgence ) ne constituent que l’ossature d’un programme sur lequel viennent se greffer toutes les connaissances culturelles . Nous avons assisté à Roncq à des exposés extrêmement riches qui, je te rassure, ne se contentaient pas d’apprendre à lire et à compter mais qui, par contre, nécessitaient de savoir le faire pour en profiter pleinement ( nuance !) Comment apprendre à lire sans faire de vocabulaire, d’histoire, de géographie, de sciences ? C’est tout simplement impossible ( en tout cas, personne au GRIP ne l’imagine ! ) . Lire , écrire ,compter et calculer sont les bases qui donnent accès à la culture plus elles sont maîtrisées, plus le champs culturel envisageable est vaste.
Thierry Venot

Ecrit par : Venot Thierry | 26 septembre 2007

« On peut définir tous les programmes du Primaire que l'on veut, si on n'apprend pas aux jeunes maîtres les pratiques d'enseignement efficace, cela ne changera rien à la réalité des écoles et au niveau désastreux des élèves arrivant en 6e. »

Par ailleurs, limiter les objectifs du Primaire à savoir lire, écrire et compter, c'est manquer cruellement d'ambition. Tout l'aspect culturel passe ainsi à la trappe. Or il est indispensable de donner les assises d'une solide culture générale dès l'École primaire, que ce soit en histoire, en géographie, en sciences, en littérature, dans les arts, etc. » ( B. Appy )

« La classe la plus importante du Primaire est incontestablement la Grande Section. » (Tout à fait d’accord avec cette affirmation)

Si on définit des programmes cohérents, clairs, progressifs et explicites ( méthode de lecture alphabétique, quatre opérations au CP, grammaire, vocabulaire… ) un grand pas sera franchi mais, malheureusement, le plus compliqué sera devant nous . Il est ,en effet, facile de coucher sur le papier des directives ; ça ne mange pas de pain ; ça donne une impression de changement et de volonté ; les ministres se livrent à ce petit jeu depuis des décennies pour se donner l’impression d’exister. Ces nouveaux programmes seront ( peut-être) appliqués mais je suis persuadé que dans certaines écoles, ils passeront (avec la complicité de certains inspecteurs) totalement inaperçus.
Oui, des nouveaux programmes, respectueux de l’intelligence des gamins, sont donc indispensables ; cela ne fait aucun doute mais il faudra une véritable volonté politique pour qu’ils soient appliqués..
Bernard touche un point sensible car, en effet, encore faut-il que les enseignants , et surtout les plus jeunes d’entre eux, connaissent ces programmes, les dominent ( ben oui, désolé !) et qu’ils soient formés à les enseigner ! Si les enseignants ne peuvent pas ou ne savent pas les transmettre, on ne sera pas plus avancé ; cela nous amène tout naturellement à parler des méthodes… et là, attention, terrain glissant !
Si on essaie de changer les méthodes c'est-à-dire de préconiser des techniques d’enseignement efficaces ( forcément explicites ) on aura immédiatement une réaction indignée des « pédagogistes » qui, ne pouvant mettre en avant le bilan catastrophique de leurs théories ( certains oseront quand même ! ), se réfugieront derrière la sacro-sainte liberté pédagogique, liberté liberticide qui a permis, dans certains cas, de conduire, avec bonne conscience, des générations de gamins au désastre et ce, dans une impunité absolue. Les pédagogistes sont en fait une infime minorité mais une minorité influente, ils sont dans les ministères, dans les IUFM, dans les inspections et ils n’ont, pour l’immense majorité d’entre eux, pas été face à des élèves depuis bien longtemps. Sur le terrain (au front), beaucoup d’enseignants sont découragés, ils ont perdus confiance dans leur hiérarchie et malheureusement ( pour eux et pour les gamins ) certains vont au boulot comme on va à l’usine ( je sais que je vais choquer ). Je suis persuadé qu’ils sont prêt à suivre toute directive qui (enfin !) mettra un peu de « sens » dans leur rôle et leur redonnera un peu de dignité d’autant qu’ils commencent à comprendre que l’on s’est moqué d’eux.
Qui aura le courage d’écarter ou de convaincre ( on peut toujours rêver) tous ces démagogues coupés de la réalité ? Qui aura le courage de réhabiliter les méthodes explicites et l’étude des contenus disciplinaires dans les centres de formation d’enseignants?
Refonder l’école c’est donc proposer des programmes cohérents enseignés avec des méthodes explicites ( pas compliqué !)….Cherchons ministre courageux !
Par ailleurs,Bernard, je connais bien les instits du GRIP ( au sein duquel je milite ) , prétendre plus ou moins implicitement ( j’espère me tromper) que leur seule ambition est d’apprendre à lire, écrire, compter et calculer est plus que caricatural, c’est tout simplement ridicule car, en effet, ces apprentissages de base absolument essentiels ( nous sommes dans une situation d’urgence ) ne constituent que l’ossature d’un programme sur lequel viennent se greffer toutes les connaissances culturelles . Nous avons assisté à Roncq à des exposés extrêmement riches qui, je te rassure, ne se contentaient pas d’apprendre à lire et à compter mais qui, par contre, nécessitaient de savoir le faire pour en profiter pleinement ( nuance !) Comment apprendre à lire sans faire de vocabulaire, d’histoire, de géographie, de sciences ? C’est tout simplement impossible ( en tout cas, personne au GRIP ne l’imagine ! ) . Lire , écrire ,compter et calculer sont les bases qui donnent accès à la culture plus elles sont maîtrisées, plus le champs culturel envisageable est vaste.
Thierry Venot

Ecrit par : venot thierry | 26 septembre 2007

Cela voudrait dire qu'il existe un miracle autour du décodage: savoir déchiffrer un mot entraînerait la compréhension systématique de son sens.

Ecrit par : Françoise Appy | 25 septembre 2007

Supposons qu'on mette dans chaque classe un être humain, appelons-le instit, ou professeur des écoles, ou gardien de vaches, peu importe, et donnons mission à cet être doué de parole et de raisonnement d'expliquer le sens des mots nouveaux rencontrés par les enfants au cours de leurs lectures.
Y aurait-il là de quoi crier au miracle ?
Je lis des commentaires très "lutte des classes" sur les "héritiers" pleins de culture et les autres. C'est génétique, la culture ? Comment fait la mère de l'héritier pour expliquer le sens du mot "prince" à son moutard ?
Ah, j'oubliais, c'est si simple : il n'y a qu'à dire : "Tu vois, Charles-Henri, un prince, c'est comme Tonton Albert" !

Ecrit par : yann | 26 septembre 2007

"Certains, semble-t-il, voudraient réserver la culture aux seuls héritiers...", écrit Un hussard.
Supposition grotesque. Exemple même du procès d'intention.

Quand j'écrivais plus haut que donner aux bambins une "culture générale" me paraissait "un peu ambitieux", j'aurais pu écrire que cela me paraissait tout à fait prématuré s'agissant d' enfants. Car si l'on prétend donner aux "écoliers" (il paraît même que cela doit commencer en grande section!) une "culture générale", que restera-t-il à donner aux "collégiens" et aux "lycéens"? On ne peut commencer à parler de "culture générale", me semble-t-il, qu'à partir du baccalauréat, surtout, d'ailleurs, pour déplorer son absence. Car avoir une "culture générale", c'est avoir lu quelques philosophes, les grands écrivains français, avoir des notions d'économie, etc., en un mot, comme le dit JPB, être capable de parler dix minutes sur tout sujet. L'expression ne me paraît donc pas du tout convenir pour des enfants. Ce n'est pas le rôle de l'école de donner une "culture générale". Laissons les enfants être des enfants, ne leur volons pas leur enfance.
En revanche, que l'école soit le lieu où ils découvriront ce que leur famille, peut-être, ne peut leur donner, la poésie, le théâtre, la musique, la beauté, comme le dit très justement FGuichard, c'est une évidence. Que les instituteurs, spontanément, essayent de leur ouvrir l'esprit, de leur faire partager leurs intérêts, leurs goûts, leurs valeurs me paraît aller de soi. Il faut donner aux enfants un début de culture, tout le monde est d'accord là-dessus. Mais en le disant, on enfonce des portes ouvertes, car connaissez-vous une seule école où cela ne se fasse pas? On'a pas attendu, pour cela, les conseils avisés de M.Hirsch ou de M.Davis, "chercheurs".
Qu' est-il besoin d'aller se ranger sous la bannière de je ne sais quelle nouvelle éminence pédagogique pour nous entendre dire ce que nous savons depuis belle lurette? Nous nous sommes déjà débarrassés de Meirieu, qui voulait que les enseignants n'enseignent pas. Est-ce pour faire allégeance à Clermont-Gauthier, qui suggère que les enseignants enseignent - quelle belle découverte! - ?
On écrit aussi qu'il ne faut pas se contenter d'apprendre "le code", que l'utilisation de méthodes alphabétiques est "nécessaire, mais pas suffisante", qu'il ne faut pas se borner à " faire apprendre des définitions par coeur" sans faire mettre les enfants en contact avec les choses mêmes? Mais qui prétend le contraire? Quel instituteur procède de cette manière stupide? Absolument aucun.
En un mot, ce que je crains, avec la Troisième Voie, c'est la reconstitution d'un corps de doctrine auquel il serait séant d'adhérer sous peine de n'être pas dans la nouvelle orthodoxie. Le léger soupçon d'agacement qui point dans la réponse de FAppy pourrait bien confirmer mes craintes.

Ecrit par : Jean | 26 septembre 2007

"Cela voudrait dire qu'il existe un miracle autour du décodage: savoir déchiffrer un mot entraînerait la compréhension systématique de son sens."

Ecrit par : Françoise Appy | 25 septembre 2007

Si miracle il y a, c'est de donner accès au sens des mots inconnus en passant par le décodage, c'est à dire d'ouvrir la porte à la culture.
Rémi lit une phrase: Autrefois, au début de l'hiver, le ( il hésite) ...ra -mo-neur... passait dans le village.
Rémi a pu décoder ce mot sans pouvoir y mettre un sens.
Maître , c'est quoi un ra- mo- neur ?
Le maître explique à la classe le mot "ramoneur". Rémi qui a pu décoder ce mot sans en connaître le sens sait maintenant que "ramoneur" est un métier exercé par celui qui ramone les cheminées ( voire plus si affinité). La belle affaire!
Thierry

Ecrit par : Venot Thierry | 26 septembre 2007

Autre chose, ou la même - l'école, toujours - !

Je vous recommande à tous la lecture du dernier communiqué de presse de la Société des agrégés sur l'allocution prononcée par Nicolas Sarkozy le 19 septembre à l'IRA de Nantes.
La Société des agrégés hausse le ton! Certaine façon inappropriée de parler des fonctionnaires ne lui a pas plu du tout, du tout, du tout, mais vraiment ce qui s'appelle "pas du tout"!
Le communiqué devrait être consultable sur le site www.societedesagreges.net dans la journée.

Ecrit par : Jean | 26 septembre 2007

Tout à fait de votre avis, Thierry Venot.

Ecrit par : Jean | 26 septembre 2007

Merci Thierry, je suis un peu occupée en ce moment, vous avez écrit ce que je voulais écrire. Voilà une bonne chose de faite.
Cela va me permettre d'aller de ce pas faire mon petit bénévolat d' "IMF pirate" sur un forum d'enseignants du primaire en toute bonne conscience.

Ecrit par : catmano | 26 septembre 2007

A propos, en hommage à une petite fille de l'OISE qui n'aura plus à redouter les délires de MEIRIEU, de CHARMEUX et autres cons.
En hommage à la beauté de l'enfance en butte à la connerie des adultes
En hommage à la fragilité des enfants face à la sauvagerie des clébards



Contre les chiens (1)
- Moi qui adore la plupart des bêtes, j'ai toujours professé une ardente répulsion pour le chien, que je considère comme l'animal le plus abject de la création.
Le chien est le type de l'animal larbin, sans fierté, sans dignité, sans personnalité.
... Une dame pleurarde et sentimenteuse interrompit ma diatribe:
- Oh ! le bon regard humide des bons toutous ! larmoya la personne. Comme ça vous console de la méchanceté des hommes !
Il n'en fallut pas plus pour me mettre hors de moi.
Les bons toutous ! Ah ! ils sont chouettes, les bons toutous !
Le chien est aimant et fidèle, dit-on, mais quel mérite à s'attacher au premier venu uniquement parce qu'il s'intitule votre maître, beau ou laid, drôle ou rasant, bon ou mauvais ?
On a vu des chiens, dit-on encore, se faire tuer en défendant leur maître contre un bandit.
Parfaitement, mais le même chien aurait pu être aussi bien tué en attaquant l'honnête homme pour le compte du bandit, si ce bandit avait été son maître et si l'honnête homme avait détenu l'indispensable revolver.
Le chien est un pitre qui fait le jacque pendant des heures, pour avoir du susucre.
C'est un lâche qui étranglerait un bébé sur le moindre signe de sa fripouille de patron.
Dans tout chien, il y a un fauve, mais un fauve idiot qui, sans l'excusable besoin d'une proie personnelle, fait du mal pour la quelconque lubie d'un tiers.
Le chien est lécheur : il lèche tout.
Il lèche la main qui lui donne un morceau de pain.
Il lèche la botte qui vient de lui défoncer trois côtes.
Il lèche bien d'autres choses, le cochon !
Eh bien d'autres choses encore, le salaud !
Le chien a un instinct épatant, mais une âme de boue.
Ah ! quelle différence avec le chat, avec l'admirable chat !
Je sais par coeur tous les vers que les poètes ont faits sur les chats, les vers de Gautier, de Baudelaire, de Rollinat, et même tout le délicieux volume que leur consacra notre bon Raoul Gineste.
Ah ! les chats ! j'aime leur allure harmonieuse, forte, câline et souple.
J'aime leurs attitudes de mystère et de fierté.
Essayez de les frapper, ceux-là, même en jouant, et vous verrez quels crocs surgis et quelles griffes !
Ah ! les chats ! En voilà qui en remontreraient à Maurice Barrès pour l'individualisme et la culture du Moi !
... Mais non, il est généralement convenu que le chien est un bon toutou, et le chat, à peu d'exceptions près, une sale bête !
Depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, mon excellent ami le vicomte A. Bry d'Abbatut se refusait farouchement à partager mon horreur du chien.
Le chien, disait-il, avait du bon, beaucoup de bon.
Pour sa part, il était heureux de posséder Médor, un excellent terre-neuve qui avait vu naître son enfant, le petit Henri, et pour lequel Henri, Médor se serait fait hacher menu.
- Quand Médor est auprès d'Henri, je suis tranquille, aussi tranquille que si j'avais Henri dans mes bras.
Or, savez-vous ce qui arriva, la semaine dernière, dans la vaste propriété que possède mon ami le vicomte A.Bry d'Abbatut sur la Côte d'Azur ?
Non.
Eh bien, je vais vous le dire.
On avait donné au jeune Henri (trois ans et demi), déjà très assoiffé de sport, une petite voiture et un petit harnachement, le tout destiné à son véhiculage par l'excellent Médor.
Médor fut enchanté de cette combinaison.
Peu de chevaux, et non des moindres, se seraient aussi correctement comportés.
Oui, mais un jour que Médor trimbalait Henri dans sa petite voiture, sur un chemin longeant une rivière, il arriva qu'un jeune ramoneur piémontais eut l'idée de faire une pleine eau dans ladite rivière.
Le terre-neuve, n'écoutant que son atavique instinct, ne balança pas une seconde.
Il se jeta à l'eau, lui, son attelage et le jeune Henri.
Et cet imbécile de chien, pour sauver un Savoyard (2) qu'il n'avait jamais vu de sa vie et qui, d'ailleurs, ne courait aucun danger, n'hésitait pas à noyer l'enfant confié à sa garde !

Autre histoire pour corroborer mon dire:
Un monsieur marié se promenant un matin avec son chien (une bête fort intelligente à laquelle il tenait comme à ses prunelles), rencontra une jeune femme très séduisante et d'abord facile.
Si facile, que cinq minutes après la rencontre, le monsieur marié et la drôlesse se préparaient à entrer dans le domicile d'icelle.
Tom avait suivi le couple luxurieux.
Mais la dame refusa l'entrée de ses appartements au toutou.
- Qu'à cela ne tienne ! fit le monsieur.
Et d'un grand coup de pied dans le derrière, il intima au chien l'ordre de regagner sa demeure.
Tom s'éloigna.
.....................................................................................................................................................................

(Passage interdit par la censure) .....................................................................................................................................................................
Une demi-heure s'était à peine écoulée, que retentissait un léger grattement contre l'huis de la courtisane.
- Laisse-le tout de même entrer ! implora le monsieur.
Et il ouvrit la porte lui-même.
C'était en effet, le bon Tom qui se trouvait là, le bon Totom, mais pas seul.
Le bon Tom était flanqué de la femme du mari adultère et de M. le commissaire de police du quartier.
Tenace à son vieux renom de fidélité, Tom éprouvait la plus âpre horreur pour toute espèce de trahison, même la conjugale.
Et il venait de mettre en pratique ses principes héréditaires !
- Mais, pourra-t-on objecter, par quel ingénieux procédé Tom avait-il pu décider l'homme de police à se déranger ?
Sans doute, il avait pris comme interprète son propre collègue...le chien du commissaire.
Ce qui prouve, une fois de plus, qu'on n'est trahi que par les chiens !
(1) Il n'est, bien entendu, nullement question dans cette diatribe des chiens de nos lecteurs (Note de l'auteur).
(2) J'ai dit plus haut que le ramoneur était Piémontais. La voilà bien, l'unité italienne! (Note de l'auteur).

ALPHONSE ALLAIS (Epoux de Florimandre LOUYAT)

Ecrit par : montaigneàcheval | 26 septembre 2007

"Refonder l’école c’est donc proposer des programmes cohérents enseignés avec des méthodes explicites ( pas compliqué !)….Cherchons ministre courageux !"

J'ai fait hier soir un petit cours de maths à deux fillettes de cinquième.
Ce problème est-il VRAIMENT trop difficile ? (Problème de CM2 des années 50. Une heure pour le faire.)

"Une auto a parcouru 340 km à la vitesse horaire de 58 km. Elle est partie à 13 h. A quelle heure est-elle arrivée?"

Trè grosses difficultés pour comprendre l'énoncé : que veut dire vitesse horaire, que trouve t-on quand elles ont enfin réussi à comprendre qu'il fallait diviser 340 par 58. On trouve 5, 8 heures : elles ont eu du mal à comprendre qu'on trouvait des heures.

(J'ai été obligée de faire un schéma pour expliquer qu'il fallait diviser 340 par 58.)
Difficile de leur faire comprendre que 8 n'est ni des minutes, ni des secondes. Enfin, explication très longue pour leur faire trouver comment calculer les 8/10 èmes de 60 minutes. (Règle de trois parfaitement ignorée.)

De plus, oubli total de la division. (Et de la table de huit pour la petite amie.)

Ensuite, j'ai consulté leur livre d'anglais : (il me semble que c'est New Wings" de Belin.) Tellement imbuvable que même en sachant l'anglais, je répugne à lire son contenu.
Ma petite-fille "déteste l'anglais et est nulle ".(Sic)
Effectivement, elle n'a pas su me conjuguer ni le verbe être, ni le verbe avoir au présent. On apprend des petites phrases toutes faites, et ...les jeunes français sont les plus mauvais en anglais de l'Europe.
(Voir Yvonne Cloarec dans "la débâcle de l'école".)

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 26 septembre 2007

Eh ben, je comprends pourquoi je ne suis pas venu ici depuis des semaines. Toujours les proprofs bas de plafond qui déroulent leurs misérables petites expériences qui tournent toutes autour du leitmotiv éculé "le niveau baisse". Les proprofs , aussi vastes d'esprit qu'un casier de salle...des profs, justement.
Quand même invraisemblable!!!!! A se demander, comme le font d'ailleurs malicieusement nos élèves ,si nous bouffons, baisons et chions.....si nous ne serions pas par hasard de purs esprits. Un peu cartonneux et rances, certes, mais des esprits quand même.
Parler épicerie!!!!!!! ALors que le but de JPB, si j'ai bien compris ,est justement de secouer notre chauve cocotier.
Enfin, salut les CAMIFS!!!! Quand , dans quelques ois, vous allez vous faire niquer vos heures sup, HSA ou HSE, ça vous donnera tout le loisir de faire vos fifiches.
Autre chose quand même: heureusement que j'étais près des chiottes en postant, parce que quand j'ai lu ce que d'aucuns osaient éjaculer à propos de RESF, j'ai cru que javais pris un flacon de Temesta à la place de M and MS!!!!

Mais comment peut-on être aussi con, aussi sec de ceour et aussi aveugle???? Ben, en étant proprof, c'te beonne paire.

Salut amical à Pendariès, dont j'ai recommandé l'"Art poétique" à pas mal de mes potes et qui en on été comme moi tout heureux et transformés. Et courage à Christophe Sibille et à Robin.

Ecrit par : montaigneàcheval | 26 septembre 2007

Je lis des commentaires très "lutte des classes" sur les "héritiers" pleins de culture et les autres. C'est génétique, la culture ? Comment fait la mère de l'héritier pour expliquer le sens du mot "prince" à son moutard ?
Ah, j'oubliais, c'est si simple : il n'y a qu'à dire : "Tu vois, Charles-Henri, un prince, c'est comme Tonton Albert" !

Ecrit par : yann | 26 septembre 2007

Chez nous, c'est plutôt ces références:
Sprecher: ...Er ist ein Prinz
Sarastro: Noch mehr_ er ist ein Mensch!
Ça reste toujours une référence qui est le fondement des inégalités incompressibles.

Ecrit par : dobolino | 26 septembre 2007

Une auto a parcouru 340 km à la vitesse horaire de 58 km. Elle est partie à 13 h. A quelle heure est-elle arrivée?"

Trè grosses difficultés pour comprendre l'énoncé : que veut dire vitesse horaire, que trouve t-on quand elles ont enfin réussi à comprendre qu'il fallait diviser 340 par 58. On trouve 5, 8 heures : elles ont eu du mal à comprendre qu'on trouvait des heures.

(J'ai été obligée de faire un schéma pour expliquer qu'il fallait diviser 340 par 58.)
Difficile de leur faire comprendre que 8 n'est ni des minutes, ni des secondes. Enfin, explication très longue pour leur faire trouver comment calculer les 8/10 èmes de 60 minutes. (Règle de trois parfaitement ignorée.)


Ecrit par : Anne-Marie Valette | 26 septembre 2007

Il y a des profs de maths qui enseignent ça très bien aux élèves de cinquième! Je vous signale à tout hasard que la règle de trois en tant que telle n'est plus abordée en cinquième mais en quatrième. En cinquième, on travaille la proportionalité, les conversions heures/minutes et secondes. Si les gosses ont bien suivi le programme de cinquième, l'année suivante, votre obsessionnelle "règle de trois" qui, soyons honnêtes, ne veut et n'a jamais voulu rien dire, passe comme une lettre à la poste. Tenez-vous au courant des programmes de maths avant de semer le bouzou dans la tête des momes. J'ai eu au printemps une longue et fructueuse discussion sur le forum éducation de France2 avec deux profs de maths de collège qui m'ont patiemment, longuement et poliment expliqué les objectifs de leur enseignement. J'en suis ressortie convaincue. Faites de même. Je vous le conseille amicalement. Je vous assure que cette progression est très logique et très mathématique, au sens noble du terme, pour peu que professeurs et élèves fassent convenablement leur travail.

Ecrit par : dobolino | 26 septembre 2007

Tiens, d'ailleurs, je vais recopier votre texte pour demander réponse construite à un des deux profs, Anne-Marie. Je vous assure que vous vous usez le système nerveux pour des nêfles et qu'en plus, vous faites un travail destructeur et déstabilisant pour les deux gamines. vous allez complètement les embrouiller en allant à l'encontre du travail du professeur de mathématiques. Faites leur faire LEUR programme: en cinquième, on aborde les nombres relatifs, leur addition, leur multiplication, l'ouverture des parenthèses etc... les équations du premier degré à une inconnue, la géométrie des triangles, la propoprtionalité, j'en passe. Si vous n'en avez pas les capacités, contentez vous de leur faire éxécuter des opérations sur les nombres réels positifs ou laissez tomber les maths.

Ecrit par : dobolino | 26 septembre 2007

Anne Marie Valette a écrit : J'ai fait hier soir un petit cours de maths à deux fillettes de cinquième.
Ce problème est-il VRAIMENT trop difficile ? (Problème de CM2 des années 50. Une heure pour le faire.)
"Une auto a parcouru 340 km à la vitesse horaire de 58 km. Elle est partie à 13 h. A quelle heure est-elle arrivée?"

1- Avec des enfants actuels (ayant subi un enseignement actuel), je crains que cela soit beaucoup trop difficile.
Pour information, après un trimestre de travail, j'avais donné à mes terminales S de l'année dernière le « problème » suivant (contrôle en classe) :

« Une voiture part d’un point A à 16h00 et roule à vitesse constante 65,0 km/h vers un point B situé à 250 km de A.
A 16h40, une deuxième voiture part de A et se dirige vers B à la vitesse constante de 90,0 km/h.
1- La deuxième voiture va-t-elle rattraper la première ? Si oui, où et quand ?
2- A quelle vitesse aurait dû rouler la deuxième voiture pour qu’elles arrivent ensemble en B (les autres paramètres du problème restant inchangés) ?
NB : on travaillera d’abord littéralement (en introduisant avec précision les notations qui vous paraissent utiles) puis numériquement.»

Il s'agit d'une version plus élaborée de votre problème mais qui n'en est pas moins du niveau du certificat d'étude d'antan (en enlevant le travail littéral qui réclame une technicité algébrique de niveau lycée).

La plupart des élèves montrent de façon convaincante qu'il y a bien dépassement (en calculant les heures d'arrivée des deux voitures en B et en les comparant). En revanche, deux seulement l'établissent littéralement. Six élèves (sur trente deux) trouvent les bonnes valeurs de l'instant et de la position du dépassement mais au prix d'un travail essentiellement numérique.

2- Cela devrait pouvoir être fait, numériquement, par des élèves qui auraient suivi un enseignement primaire / collège de type SLECC bien avant d'accéder au lycée ! Il faudra avoir la patience d'attendre les cohortes…

Là encore, on peut toujours faire des phrases et des phrases sur le Sens (l'oeuf et la poule...), il n'en reste pas moins vrai qu'une certaine technicité est préalablement nécessaire. Par ailleurs - c'est une question d'une autre nature - il faut avoir envie de le résoudre et d'en rédiger une solution convaincante(c'est à dire d'en avoir le souci, au sens heideggerrien du terme).
Combien de nos élèves n'ont ni l'un ni l'autre ?

Ecrit par : dugong | 26 septembre 2007

« Une voiture part d’un point A à 16h00 et roule à vitesse constante 65,0 km/h vers un point B situé à 250 km de A.
A 16h40, une deuxième voiture part de A et se dirige vers B à la vitesse constante de 90,0 km/h.
1- La deuxième voiture va-t-elle rattraper la première ? Si oui, où et quand ?
2- A quelle vitesse aurait dû rouler la deuxième voiture pour qu’elles arrivent ensemble en B (les autres paramètres du problème restant inchangés) ?
NB : on travaillera d’abord littéralement (en introduisant avec précision les notations qui vous paraissent utiles) puis numériquement.»

Il s'agit d'une version plus élaborée de votre problème mais qui n'en est pas moins du niveau du certificat d'étude d'antan (en enlevant le travail littéral qui réclame une technicité algébrique de niveau lycée).



Ecrit par : dugong | 26 septembre 2007

Il s'agit d'une version plus élaborée de votre problème mais qui n'en est pas moins du niveau du certificat d'étude d'antan (en enlevant le travail littéral qui réclame une technicité algébrique de niveau lycée).
Il est bon que vous le souligniez!!!!! D'une part...
D'autre part, qui, quel pourcentage, était présenté au certif?
Restez honnêtes!
Y'a des jours où j'en ai un peu ma claque de cette intox au certif d'antan.

Ecrit par : dobolino | 26 septembre 2007

Ma belle-mère, née en 1929, a quitté l'école sans être présentée au Certificat d'Etudes. Ceci dit, elle sait lire parce qu'elle aime lire les Veillées des Chaumières et autre Brigitte Maman mais, au décès de mon beau-père, il y a deux ans, nous avons découvert qu'elle ne savait pas lire un relevé de compte bancaire. Dernièrement, j'ai découvert qu'elle n'avait pas la moindre idée du fait qu'une pompe de machine à laver pouvait être bloquée par un objet coincé dans le filtre d'icelle. J'en passe!

Ecrit par : dobolino | 26 septembre 2007

"Il est bon que vous le souligniez!!!!! D'une part...
D'autre part, qui, quel pourcentage, était présenté au certif?
Restez honnêtes!
Y'a des jours où j'en ai un peu ma claque de cette intox au certif d'antan."

Je n'ai rien dit de tel.

Ecrit par : dugong | 26 septembre 2007

à F.Appy.
Trouvez-vous vraiment que Bentolila soit quelqu'un d'intéressant? Il me semble au contraire que c'est un parfait suppôt des "pédagos", sujet comme Meirieu à d'habiles et seulement apparentes palinodies. Un faux-frère, en fait.

Ecrit par : Jean | 26 septembre 2007

Le maître explique à la classe le mot "ramoneur". Rémi qui a pu décoder ce mot sans en connaître le sens sait maintenant que "ramoneur" est un métier exercé par celui qui ramone les cheminées ( voire plus si affinité). La belle affaire! Ecrit par Thierry Vénot

Merci pour cette brillante démonstration. Quelqu'un parlait d'enfoncer des portes ouvertes. Je ne suis donc pas la seule.
Pour celles et ceux qui sont d'accord sur le fait que lecture = décodage X compréhension je précise:
La performance en lecture s'obtient en travaillant le décodage, il y a maintenant le choix des méthodes.
Quant à la compréhension, domaine beaucoup plus vaste, elle se travaille aussi en dehors des moments spécifiques de lecture. Par un perfectionnement de la langue parlée, de la compréhension de l'oral, par un enrichissement du lexique, par la constitution d'une culture générale (eh oui, les enfants doivent aussi en avoir une, quiconque a déjà fréquenté un enfant confirmera ). Les détracteurs des méthodes alphabétiques leur reprochent de n'être pas assez performantes sur le sens. Cela signifie qu’ils attendent d’une méthode qu’elle fasse tout : qu’elle enseigne à déchiffrer et à comprendre. Hélas, c’est plus compliqué que cela, le volet compréhension dépend, je persiste et signe, de l’arrière-plan culturel que possède ou non l’élève.

« Mais qui prétend le contraire? Quel instituteur procède de cette manière stupide? Absolument aucun » écrit Jean
Détrompez-vous, procèdent ainsi tous ceux qui pensent que le manuel nommé « méthode de lecture » est un service clés en mains. Vous devriez plus fréquenter les écoles élémentaires, cela vous ouvrirait les yeux.
Je passe sur vos sarcasmes à propos de la Troisième Voie, à propos des sciences de l’éducation, à propos des travaux réalisés par des chercheurs. Vous gagneriez beaucoup à les lire et à les méditer, mais vous prendriez ainsi le risque d’ouvrir votre esprit. Le léger soupçon d’agacement que vous avez eu la grande finesse de détecter dans mon dernier message, n’était rien à côté de la déception que m’inspirent certains échanges sur ce blog. Depuis que notre association existe, les réactions les plus acerbes, témoignant d’une agressivité qui ne veut pas dire son nom, émanent de gens qui disent être à nos côtés dans le combat pour l’école.
Mais il en faut plus que ça pour m’empêcher de continuer, et d’agir.
Je profite de l'instant pour saluer amicalement F.Guichard qui a parfaitement compris les buts de la Troisième Voie.

Ecrit par : Françoise Appy | 26 septembre 2007

Niveau certif! Niveau cerif! Je vosu dis que vous radotez avec votre certif. Au fait, à quel âge passait-on le certif, il y a soixante ans, quand on était jugé digne d'y être présenté, ce qui était loin d'être systématique? En quel classe est-on, à cet âge, à présent?
Alors, enseignement de la règle de trois à treize ans, à tous les gosses, en quatrième, est-ce un crime?

Ecrit par : dobolino | 26 septembre 2007

La deuxième voiture rattrape la première à 18 h 24, à 156 km du point A.
La deuxième voiture aurait dû rouler à (environ) 78,63 km/h.

J'ai bon M'sieur ?

Ecrit par : GastonLavy | 26 septembre 2007

Restez honnêtes!
Y'a des jours où j'en ai un peu ma claque de cette intox au certif d'antan."

Je n'ai rien dit de tel.

Ecrit par : dugong | 26 septembre 2007

Vous avez très exactement dit tel, à peu de choses près.

Ecrit par : dobolino | 26 septembre 2007

La deuxième voiture rattrape la première à 18 h 24, à 156 km du point A.
La deuxième voiture aurait dû rouler à (environ) 78,63 km/h.

J'ai bon M'sieur ?

Ecrit par : GastonLavy | 26 septembre 2007

Manque le plus important de ce problème en Terminale S, l'expression littérale.

Ecrit par : dobolino | 26 septembre 2007

Je suggère à Jean de changer de disque de temps à autre. Il ne fait vraiment pas honneur à la corporation des agrégés en répétant à longueur de post ses quatre ou cinq pauvres arguments qui reviennent en boucle. Le perroquet de ma grand-tante aurait dû passer l’agrégation, il aurait peut-être eu ses chances lui aussi.

Jean est un hardi militant. Il y a quelques mois, il nous pressait avec son insistance habituelle de signer l’Appel à la Refondation de l’école qui, selon lui, devait changer la face du monde. On sait depuis ce qu’il en est advenu…

Il nous répète toujours les mêmes choses à propos de Meirieu et de ses 17 000 pages qu’il a pu compter sans s’emmêler. Or si Meirieu n’avait eu face à lui que des adversaires de l’envergure de Jean, il coulerait toujours des jours paisibles.

Je passe sur les séquences dont on avait compris dès le premier post que Jean était courageusement contre. Il aurait pu éviter de nous le répéter 2 626 fois depuis.

Jean n’aime pas « La 3e voie… ». La belle affaire ! Il n’aime pas le nom, comme d’autres n’aiment pas les huîtres : passionnant. Il dit que Clermont Gauthier est un gourou, alors qu’il n’en a pas lu une seule ligne et qu’il ne sait même pas écrire son nom. Comme si des instituteurs de notre trempe qui résistons depuis plus de 15 ans aux injonctions pédagogistes avaient subitement besoin d’un gourou. Les gourous, c’est utile pour des Jean qui s’abritent derrière un pseudo pour rabâcher leurs idées fixes, pour des pleutres à la vue basse, à la fois suffisants et insuffisants comme lui.

Dans son petit établissement bien douillet, il est sûr d’être un excellent professeur. Il le dit lui-même. Or Jean ne s’est même pas aperçu que ce métier enseignait d’abord l’humilité. Ceux qui se croient excellents sont des brêles en classe. Jean me fait penser à ces pédagogistes qui eux aussi se proclamaient excellents et dont la classe était une véritable foire où les élèves ne faisaient rien. Si Jean est si excellent qu’il le dit, qu’attend-il pour dire comment il s’y prend concrètement en classe ?

Jean donne des conseils. A ceux qui ont des problèmes de discipline, il conseille d’écrire au ministre. A ceux qui attendent une mutation, il conseille d’écrire au ministre. A ceux qui veulent un enseignement de meilleure qualité, il conseille d’écrire au ministre. Grâce à Jean et à ses courriers au ministre, les toilettes de la rue de Grenelle ne manque plus de papier. Le ministère remercie Jean de ses excellentes initiatives.

Jean s’est dernièrement fait sévèrement reprendre par le Hussard sur le SNUDI-FO, un des rares syndicats qui défendent réellement les enseignants du Primaire. Jean n’a rien répondu. Aurait-il changé son avis ? Pas du tout : Jean ne change pas d’avis, comme les intelligents de son acabit. Dans quelques semaines, il nous resservira encore une fois : « Quant à faire "appel à FO", pure rigolade! »

Jean ne connaît rien au Primaire, mais cela ne l’empêche pas de donner de doctes recommandations aux petits instituteurs. Jean ne comprend rien aux questions pédagogiques, mais Jean a des avis.

Midiblogs devrait mettre la signature à l’en-tête du message. Cela aiderait le lecteur à zapper les médiocres dont la raison de vivre est de s’épancher sur ce blog…

Ecrit par : Bernard Appy | 26 septembre 2007

"J'ai bon M'sieur ?"

Tout dépend du niveau visé. La réponse est bonne mais les explications inexistantes.
Les élèves arrivent en terminale S avec des réflexes pavloviens et inadaptés. Du style "Quelle opération dois-je faire ?"

Ecrit par : dugong | 26 septembre 2007

Dobolino a écrit : "Vous avez très exactement dit tel, à peu de choses près."

J'ai dit (ou voulu dire ?) ceci : c'est du niveau du certificat d'études d'antan (factuel, coco). C'est vous qui y avez vu je ne sais quelle nostalgie. Que je n'ai pas.

Ecrit par : dugong | 26 septembre 2007

Chère Dobolino, j'ai regardé également ce qu'elles avaient à faire en mathématiques.

Il y avait une simple division par huit dans une équation très simple : sans calculette (interdite dans leur classe), expliquez-moi comment on fait, si on ne connaît pas la table??

Par ailleurs, étant "adepte" de SLECC, je ne suis pas d'accord sur le caractère obsolète de la règle de trois, qui est finalement très simple. Tous les ans, au moment des soldes, question "récurrente" : "Calcule-moi combien ça va me coûter, s'il y a 15 % de rabais."

Je trouve que c'est mépriser les enfants de penser que cette notion est trop difficile à comprendre à 12 ans.

Par ailleurs, j'ai fait un peu de "transversalité" grammairienne en leur rappelant que dans "une voiture a parcouru", il s'agissait d'un passé composé, et qu'après "l'auxiliaire" (et non le verbe) avoir, parcouru ne s'accordait pas avec le sujet au féminin voiture.

Je pense qu'au train où vont les choses, la grammaire enfin simplifiée permettra de ne plus perdre son temps en expliquant de telles ...fadaises ? bilevesées ? ou plus simplement ...conneries. Bien que Mme de Romilly n'aime pas ce mot qui fait disparaître une bonne dizaines de synonymes.

Tous les enfants sont (en principe) égaux entre eux, mais les enfants qui ont la chance d'être aidés ou d'avoir un enseignant SLECC , ou des parents qui leur payent des cours supplémentaies ne sont pas égaux aux autres.

Elles me demandent de les aider, si on ne comprend rien à un problème aussi simple, qui montre un manque de "bases" fondamental, je crains que la suite ne soit pas brillante : il y a tant de gouffres à combler! De toute façon, à raison d'une heure par semaine (avec de nombreux fous-rires ! dès que l'une des deux dit une bêtise) mes ambitions restent limitées, et je ne pense pas vraiment interférer avec les enseignants.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 26 septembre 2007

"La performance en lecture s'obtient en travaillant le décodage, il y a maintenant le choix des méthodes.
Quant à la compréhension, domaine beaucoup plus vaste, elle se travaille aussi en dehors des moments spécifiques de lecture. Par un perfectionnement de la langue parlée, de la compréhension de l'oral, par un enrichissement du lexique, par la constitution d'une culture générale (eh oui, les enfants doivent aussi en avoir une, quiconque a déjà fréquenté un enfant confirmera ). Les détracteurs des méthodes alphabétiques leur reprochent de n'être pas assez performantes sur le sens. Cela signifie qu’ils attendent d’une méthode qu’elle fasse tout : qu’elle enseigne à déchiffrer et à comprendre. Hélas, c’est plus compliqué que cela, le volet compréhension dépend, je persiste et signe, de l’arrière-plan culturel que possède ou non l’élève."
( F Appy)
Je suis tout à fait d'accord avec toi; mais alors, c'est quoi le problème ? Nous serons au moins deux à ne pas avoir mal à l'épaule ( à force de défoncer les portes ouvertes)
Amicalement
Thierry

Ecrit par : Venot Thierry | 26 septembre 2007

J'ai résolu ce problème grâce à deux graphiques et quelques équations linéaires. Avouez qu'il est difficile de les faire entrer dans ce petit rectangle...

Ecrit par : GastonLavy | 26 septembre 2007

Par pitié, aidez-nous! On a plein de trucs passionnants à faire cet après-midi et voilà l'exercice imbittable que ramène notre fille (français 4°):

Dans quelle situation d'énonciation pourrait être ancrée chacun des énoncés suivants:
1) Salut! Tu connais pas la nouvelle?
2) Chère amie, jamais vous ne pourriez soupçonner ce que je vais vous apprendre.
3) Je me dois de vous révéler une information importante.
4) Et maintenant, devinez ce qui est arrivé. Non? Vous ne voyez pas? Alors écoutez-moi bien
5) Est-ce que tu sais ce qui s'est passé ou bien tu donnes ta langue au chat?

C'est quoi, une situation d'énonciation? La gamine est censée répondre quoi? On est paumé, y'a pas de cours et le bouquin de français est resté à l'internat.
Si vous ne répondez pas, tant pis, je passe à l'ennemi, j'irai chez Charmeux. Je suis certaine qu'elle nous expliquera.

Ecrit par : dobolino | 26 septembre 2007

En terminale S, nous (enfin certains enseignants) attendons des élèves, non seulement qu'ils sachent trouver la réponse mais qu'ils puissent en fournir une résolution commentée (en "langage ordinaire, c'est à dire, pour nous en français) faisant appel indifféremment à une démarche géométrique ou à une démarche algébrique.

Plus simplement, on attend notamment des élèves de TS qu'ils sachent sortir par écrit une phrase du type : "la deuxième voiture doublera la première avant B si les deux voitures ont parcouru la même distance depuis leur départ et si cette distance est inférieure à celle qui sépare les deux villes".

C'est, de fait, très discriminant...
On mesure alors très précisément qu'une majorité de ces élèves ont été massacré(e)s. Pas d'autonomie, pas de sens, pas de technicité. Tout faux même "s'ils ont bon".

Ne riez pas ! au début, en TS il n'est pas rare d'entendre la question.

Je me garderai bien de jeter la pierre à quiconque mais cela n'enlève rien au fait que ça déconne quelque part et à plein tuyau.

Ecrit par : dugong | 26 septembre 2007

"Si vous ne répondez pas, tant pis, je passe à l'ennemi, j'irai chez Charmeux. Je suis certaine qu'elle nous expliquera."

Sans doute mais alors oubliez votre question !

Ecrit par : dugong | 26 septembre 2007

Dobolino, c'est tout- à - fait stupide ce qui est demandé. Vous en avez pour 5mn. Il s'agit tout simplement que votre fille imagine dans quelle situation chacune des phrases pourrait être prononcée.
La 1) entre deux copains,dialogue, registre de langue familier.
La 2) dans une lettre entre deux amies, registre soutenu...etc
Une vraie connerie cet exercice surtout pour des 4èmes.
Tiens je vous relaisse une de mes adresses pour que je puisse vous donner un coup de main quand ce genre de truc vous arrive...si je peux donner un peu d'air à votre fille.

Ecrit par : Thalie- Thalie | 26 septembre 2007

"Il s'agit pour votre fille d'imaginer..."Je aprle en même temps...
Et j'oublie l'adresse en plus:
[email protected]

Ecrit par : Thalie- Thalie | 26 septembre 2007

Ce n'est pas la question qu'il faut oublier, c'est la réponse ...

"situation d'énonciation"
essaie ça :

http://setif.bravehost.com/FINI/situationdenonciation.htm

Kesskon nez po obligué de fer, j'vous jure ... :o))))

Ecrit par : toto | 26 septembre 2007

Une situtation d'énonciation, chère Dobo, c'est une situation particulière (de la vie courante, ou professionnelle, ..etc.) dans laquelle un énoncé (càd. phrase, interrogation, etc.) a pu être prononcé par un énonciateur.

Par exemple:
"1) Salut! Tu connais pas la nouvelle?" --> Tutoiement, registre courant = deux amis qui discutent dans la cour du lycée;

Mais: "2) Chère amie, jamais vous ne pourriez soupçonner ce que je vais vous apprendre." le 'Chère amie' et le vouvoiement indiquent une situation d'énonciation différente de la phrase 1. On peut imaginer la Duchesse Untel discutant avec la Princesse Trucmuche.

Etc.
JE n'ai pas besoin de vous expliquer en sus l'inanité totale de ce genre d'exercice.

Ecrit par : Loki | 26 septembre 2007

Mais sinon ça ne sert à rien d'aller voir la Charmeux, à rien du tout!

Ecrit par : Loki | 26 septembre 2007

Eh bien, c'était le père de la petite qui avait raison ! La tante et la mère cherchaient midi à quatorze heures, comme d'habitude. Merci pour eux.

Ecrit par : catmano | 26 septembre 2007

"Une de mes ex-khâgneuses, recalée dans son académie d'origine après avoir été amenée à la dépression par le harcèlement pédagogiste, "redouble" son stage de CAPES à l'IUFM de Montpellier. Elle y a trouvé des gens de bon sens, un tuteur bienveillant, des enseignants qui n'ont rien contre la remédiation orthographique ou les cours de grammaire -- et même un formateur qui lui a dit du bien de JPB ! Elle n'en est pas encore revenue... Comme quoi il ne faut jamais désespérer des individus-- pour les institutions, c'est une autre question, hélas."

Ecrit par : FGuichard | 25 septembre 2007

Vous n'y pensez-pas, Françoise? Prétendre qu'il peut sortir quelque chose de convenable d'un IUFM? Vous allez perturber gravement le fonctionnement d'Anne-Marie Valette, lui faire avoir une crise cardiaque ou d'urticaire ou, pire, lui décoller les oeillères qui lui mangent la totalité des yeux! Ce n'est pas très gentil de votre part!

Ben dis donc, qu'est-ce qu'il vous a mis, Bernard Appy, Jean! Ca frise le KO debout! Et, accessoirement, ça donne envie de jeter un oeil sur la troisième voie.)

Merci à Montaigneàcheval pour ses encouragements.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 septembre 2007

"La vraie réponse est pédagogique — et, comble de bonheur, elle ne coûte rien. Les programmes du Primaire doivent être rapidement revus, nettoyés, ré-)agencés de façon à aménager des progressions", écrit l'ami Jean-Paul, avant de conclure en préconisant de "petits ajustements" pour "bâtir un grande réforme".
Je ne veux pas lui chercher des poux dans la tonsure ( qu'il a moins étendue que la mienne), mais ces deux assertions sont quelque peu contradictoires. La révision nécessaire des programmes n'est pas un petit ajustement ; c'est une révolution. L'intégration de la GS à l'école primaire, que le GRIP préconise afin de fonctionner par Cours : CP1/CP2 -CE1/CE2 - CM1/CM2, en serait une autre. Et je ne parle pas de l'idée, qui m'est personnelle, de garder dans l'école primaire, dans un Cours supérieur, un certain nombre d'élèves dont certains pourraient ensuite repasser en 5e de collège tandis que d'autres iraient dans un enseignement professionnel rénové.
Autant dire que je ne crois pas aux "ajustements" , notamment pas - et là je suis pour une fois d'accord avec C.Sibille - à l'ajustement qui a consisté à intégrer les IUFM aux universités, ce qui est une manière de ne pas régler la question essentielle, liée à celle des programmes, de la formation des maîtres du primaire. À ce sujet, et puisque dans les débats qui agitent ce blog quelques-uns ont avec raison rappelé que le lire-écrire-compter est une ambition très insuffisante pour l'école primaire ( ce n'est pas pour rien que le GRIP a ajouté Calculer), je veux dire que le principe d'une vraie formation des instituteurs est la maîtrise, dans toutes les matières : langue, calcul, H-G, sciences-nat, des notions enseignées dans l'ancien Primaire supérieur et de leur pédagogie. Nous en sommes très loin et ce n'est pas une licence pluri-discplinaire obtenue dans le foutoir actuel de l'Université qui va nous en rapprocher. J'ai posé sur la plus grosse liste de profs de français de collège un sujet de math du brevet de 1961 ; je n'ai eu aucune réponse, ce qui signifie qu'aucun prof de français de collège ne maîtrise plus aujourd'hui les connaissances attendues il y a cinquante ans des élèves de troisième. Autant dire que la seule solution à la crise de l'instruction est bien la remise en chantier des programmes du primaire, préalable à une formation de masse au moins du niveau, dans toutes les matières, à celle des troisièmes de CC des années soixante. On pourra alors parler d'ajustements.
Bien à tous.
GM

Ecrit par : guy morel | 26 septembre 2007

'la mère cherchaient midi à quatorze heures, comme d'habitude. Merci pour eux.
Ecrit par : catmano | 26 septembre 2007 '

Je l'ai dit et répété, sans le nom de la méthode (CP) je ne peux pas vous aider 'correctement'

:o))))))

Encore une fois, le neuneu ne peut pas comprendre que lorsqu'on parle DES IUFM, on parle évidemment en général...
Pove petite chose !

Ecrit par : toto | 26 septembre 2007

Loki, j'ajouterai que la première phrase est en "langage familier", la seconde en "langage soutenu".
C'est palpitant : ma petite-fille avait ainsi fait pendant quinze jours des thèmes et des versions de ces sortes de langage, en sixième. (Livre unique de français Hatier.)

EX :" La fille que j'avais larguée est entrée dans une pièce noire. Quand la lumière est revenue, y avait des mecs assis par terre, heureusement pas armés. Elle avait l'air con, la bouche ouverte..." etc...

Pour rire un peu :
'Consignes pour résoudre au mieux les problèmes de mathématiques.


Consigne 1 ) Dans la mesure du possible, évitez de lire l'énoncé du problème. Cela prend du temps, et provoque une certaine confusion.

Consigne 2 ) Relevez les nombres contenus dans le problème dans leur ordre de présentation. Soyez attentif à la présence éventuelle de nombres écrits en lettres.

Consigne 3 ) Si la consigne 2 comporte trois nombres ou plus, le meilleur pari est de les additionner.

Consigne 4 ) S'il y a seulement deux nombres, approximativement de la même grandeur, la soustraction risque de donner le meilleur résultat.

Consigne 5 ) S'il y a seulement deux nombres, et que l'un est nettement plus petit que l'autre, vous pouvez faire une division, si cela colle à peu près, sinon, tentez une multiplication.

Consigne 6 ) Si le problème vous semble évoquer une formule algébrique, choisissez une formule qui comporte assez de lettres pour utiliser tous les nombres trouvés dans le problème.

Consigne 7 ) Si les consignes 1 à 6 ne semblent pas marcher, faites une dernière tentative en désespoir de cause.
Prenez la liste des nombres trouvés dans la consigne 2, et effectuez environ deux pages d'opérations utilisant au hasard tous ces nombres.
Vous pourrez entourer environ cinq ou six réponses sur chaque page, au cas où il arriverait que l'une d'elles soit
la bonne réponse. Vous pourrez au moins en espérer une certaine estime pour avoir travaillé dur! '

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 26 septembre 2007

J'ai deux enfants (une en maternelle) l'autre en CM1. Cette année, pour réviser le programme de l'année de CE2 que j'avais trouvé fort mal assimilé par ma fille, j'ai opté pour un de ces systèmes de révisions par correspondance. Chaque jour l'enfant à une leçon, tous les 3 ou quatre jours, il doit faire un devoir qui est corrigé par un prof. Le tout est renvoyé corrigé quelques jours plus tard sur notrre lieu de vacances.

Et ma surprise a été immense !

Enfin des leçons formulées de façon simples, édifiantes pour l'enfant qui apprend, des devoirs en phase avec l'apprentissage. Ces deux mois ont été bien plus profitables que toute l'année scolaire passée, où elle a été mal encadrée, mal diroigée, où elle s'est laissée dépasser par le programme sans saisir le sens de ce qu'elle faisait...

Ecrit par : reflexvital | 26 septembre 2007

Dites-donc, Françoise Appy, ce n'est pas un "soupçon d'agacement", c'est carrément de la hargne! J'ai dû mettre le doigt où ça faisait mal.
Quant à "Monsieur Appy", en volant au secours de Madame, - et dans quels termes! - il confirme une impression qui était la mienne depuis longtemps à propos de l'excitation qui règne autour de la Troisième voie:
quand on est deux excellents instituteurs, on se contente de bien faire son métier sans prétendre jouer à l'intellectuel, à moins d'en avoir la carrure, c'est-à-dire de savoir accepter les critiques sans perdre ses moyens, ce qui manifestement n'est pas le cas.

Ecrit par : Jean | 26 septembre 2007

"Pourquoi voir le mal partout ?"
Il est gaucher, ceci explique peut-être cela :)

Ecrit par : toto | 26 septembre 2007

O, APPY DAYS!!!! O APPY DA-A-AYS.....

Ecrit par : montaigneàcheval | 26 septembre 2007

"quand on est deux excellents instituteurs, on se contente de bien faire son métier sans prétendre jouer à l'intellectuel, à moins d'en avoir la carrure, c'est-à-dire de savoir accepter les critiques sans perdre ses moyens, ce qui manifestement n'est pas le cas."

Ecrit par : Jean | 26 septembre 2007

Jean, ce que vous écrivez est proprement répugnant, si je puis oser l'oxymore.

Ecrit par : FGuichard | 26 septembre 2007

Dobolino, je vous mets la définition précise.

"L'énoncé ancré dans la situation d'énonciation.
Définition.

* Un énoncé est un message verbal, oral ou écrit, qui n'a de sens que dans la situation concrète dans laquelle il a été émis.

* Identifier la situation d'énonciation, c'est se demander qui a émis l'énoncé (énonciateur), à qui l'énoncé est destiné (destinataire), où, quand et dans quelles circonstances l'énoncé a été produit.

* On parle d'énoncé ancré dans la situation d'énonciation lorsqu'il se réfère au moment de l'énonciation (présent). Dans l'énoncé ancré, l'énonciateur et le destinataire partagent la même situation d'énonciation.
C'est le cas des dialogues réels (conversation courante, au téléphone...)ou fictifs ( théâtre, roman...). Les lettres et certains énoncés informatifs (presse) sont ancrés dans la situation d'énonciation, mais l'énonciateur et le destinataire ne sont pas en contact direct : la communication est différée.

Caractéristiques.

L'énoncé ancré dans la situation d'énonciation est caractérisé par :

* L'emploi d'un système temps dont le temps de référence est le présent.

* La présence de déictiques (termes qui étymologiquement désignent que l'on montre du doigt ou du regard) :

-les pronoms personnels (je, nous tu, vous ) (je suis d'ailleurs scandalisée que ces mots ne soient pas appelés "embrayeurs de conjugaison", comme le préconise la chère madame Charmeux . A.M.V.)désignant l'énonciateur et le destinataire;

- les indications de lieu (adverbes de lieu : ici, là...)précisant le lieu où ils se trouvent;
-les indications de temps (adverbes de temps : aujourd'hui, hier...)se référant au moment où l'énoncé a été produit;
- les déterminants : déterminants possessifs (mon, ton...); déterminants démonstratifs : (ce, cet...)ainsi que les pronoms possessifs (le mien, le tien...)et démonstratifs (ce, celui-ci, celui-là...) signalant que l'énonciateur et le destinataire se réfèrent à ce qu'ils voient ou connaissent tous les deux.

* L'emploi du niveau de langage en rapport avec la situation d'énonciation : familier, courant, soutenu, en fonction du niveau socio-culturel de l'énonciateur et du destinataire, de leurs relations et de la situation dans laquelle ils se trouvent."

Voilà qui est limpide et d'une simplicité biblique, Dobolino, et j'espère que grâce à votre aide, votre fille va avoir une note excellente.

Anne-Marie.

Petite remarque : ce livre est celui de troisième, il y a une revue complète des déterminants, et autres pronoms, adverbes, etc, que naïvement, je pensais être acquis depuis...belle lurette.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 26 septembre 2007

Monsieur Jean, vous êtes libre de mettre les doigts où bon vous semble et apparemment cela vous excite. On prend son plaisir comme on peut... Personnellement, je suis très tolérante sur ce plan-là. Mais ne vous offusquez pas si d’autres doigts que les vôtres se promènent aussi. Vous fantasmez depuis longtemps autour de la Troisième Voie, au point de perdre tout sens commun, et de dire des âneries (ou devrais-je dire des « jeanneries ») que même le plus abruti des instits remarquerait.
Quand on est un intellectuel comme vous l’êtes, on se contente d’avoir des idées lumineuses, claires et argumentées et de les faire passer auprès des simples d’esprits que nous sommes.
Vous ne critiquez pas, vous faites des procès d’intention.
Vous n’argumentez pas, vous décrétez.
Vous ne persuadez pas, vous faites fuir.
Alors, il est en panne l’intello ?
En tout cas, merci pour la leçon, et surtout grand merci pour les nouveaux sujets d’excitation que vous nous fournissez. La soirée sera chaude sur le forum de la Troisième Voie...

Ecrit par : Françoise Appy | 26 septembre 2007

"Encore une fois, le neuneu ne peut pas comprendre que lorsqu'on parle DES IUFM, on parle évidemment en général...
Pove petite chose !"

Ecrit par : toto | 26 septembre 2007

Décidément, toto, l'étude de "Léo et Léa" ne vous profite pas beaucoup! Vous mettez toujours votre sens, (peu commun, heureusement). Rappelez-vous: "ces débiles mentaux, les formateurs en IUFM", de votre copine chez "L&E;" Anne-Marie Valette. Et relisez tous ses messages, qui frisent la monomanie! Même Françoise Guichard, qu'on ne peut pas soupçonner de quelque indulgence à l'égard des instituts, lui a fait la remarque.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 septembre 2007

ll y a une revue complète des déterminants, et autres pronoms, adverbes, etc, que naïvement, je pensais être acquis depuis...belle lurette.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 26 septembre 2007

Information : le GRIP rejette la notion de "déterminant".
bien à tous,
GM

Ecrit par : guy morel | 26 septembre 2007

La soirée sera chaude sur le forum de la Troisième Voie...
Ecrit par : Françoise Appy | 26 septembre 2007

Chère Françoise,
je ne vous savais pas si libre sur le sujet des doigts !
GM :-))))

Ecrit par : guy morel | 26 septembre 2007

Je vois que Françoise a déjà répondu. J’en remets une couche : faisons dans l’explicite.

J'ai dû mettre le doigt où ça faisait mal.
Écrit par : Jean | 26 septembre 2007

Mon cher Jean, si j’étais grossier, je vous dirai volontiers de mettre votre doigt là où je pense. Cela vous donnerait sans doute des couleurs… et cela vous permettrait de parler d’« excitation » à bon escient.

J’avais oublié que seul Jean (agrégé pour qui ne le saurait pas encore !) peut jouer aux intellectuels. Les petits instituteurs comme nous n’ont pas à avoir de telles prétentions. Mais où va le monde, mon cher Jean, je vous le demande ? De quel droit les petits enseignants du Primaire la ramènent-ils ?

Intellectuel Jean n’a pas compris. J’explique à Intellectuel Jean : « La 3e voie… » est un groupement d’instituteurs qui veulent que l’enseignement explicite et les pédagogies efficaces soient connues et reconnues. Nous n’avons pas besoin d’intellectuels, nous avons besoin de praticiens, d’instituteurs qui ont des classes et des élèves.

Pendant que nous agissons, que fait Intellectuel Jean ? Il dit pour la 2 627e fois qu’il est contre les séquences ? Il supplie Jean-Paul d’intervenir à la rue de Grenelle ? Ou bien il écrit au ministre, à son député, à Sa Sainteté ?

Continuez comme cela, Intellectuel Jean, je suis sûr que les pédagogistes apprécient votre engagement. La destruction de l’École peut continuer en toute quiétude : Intellectuel Jean milite douillettement derrière son ordinateur.

Ecrit par : Bernard Appy | 26 septembre 2007

Je précise qu'en susurrant (avec deux r) que, pour "faire la classe", nous pouvions peut-être trouver nos idées en nous-mêmes et entre nous, et que nous n'avions pas besoin pour cela de les appuyer sur de nouvelles théories, je ne pensais pas déclencher une telle colère.
J'ajoute aussi, FGuichard, que ce genre de pugilat n'est pas du tout ma tasse de thé et que je m'en serais bien passé. Mais vous admettrez que le post de Bernard Appy était assez... "répugnant", comme vous dites. Si j'ai renvoyé l'ascenseur, c'est surtout pour la forme, personne, je crois, n'aimant se faire insulter ainsi sans réagir.

Ecrit par : Jean | 26 septembre 2007

Je m'en souviens très bien, neuneu:

quand on écrit :
"ces débiles mentaux, les formateurs en IUFM",
On parle essentiellement de toi et de tes sbires, 90% des iufoumdesoinjs !
Les autres, les 10%, on les respecte !

Pt1 fô tout lui expliquer à ce nabot.

Ecrit par : toto | 26 septembre 2007

Je précise qu'en susurrant (avec deux r) que, pour "faire la classe", nous pouvions peut-être trouver nos idées en nous-mêmes et entre nous
Ecrit par : Jean | 26 septembre 2007

Mais pour cela, Intellectuel Jean, il fallait que des personnages aussi intelligents que vous nous pondent tout l’arrière-plan théorique qui nous manque depuis des années. Or Intellectuel Jean, je n’ai rien lu sous votre plume qui nous permette d’asseoir de manière assurée notre façon d’enseigner.

Il a bien fallu aller chercher ailleurs, chez d’autres intellectuels (des vrais, ce coup-ci), l’assise théorique et les études statistiques sur lesquelles s’appuie l’enseignement explicite. Notre façon d’enseigner est moderne et efficace : de multiples études l’attestent. Seuls les plus bouchés – comme Intellectuel Jean – peuvent encore le nier.

Sans doute aussi qu’Intellectuel Jean se pince le nez sur tout ce qui vient d’Outre-Atlantique. C’est cela être intellectuel en France…

Ecrit par : Bernard Appy | 26 septembre 2007

"Sans doute aussi qu’Intellectuel Jean se pince le nez sur tout ce qui vient d’Outre-Atlantique. C’est cela être intellectuel en France…"
Ecrit par : Bernard Appy | 26 septembre 2007

Bon. Si on arrêtait ?
Bernard, vous n'allez pas nous la jouer à la Kouchner ! Et Jean nous la faire avec le couplet sur les excellents praticiens de terrain qui feraient mieux de ne jouer qu'avec leurs doigts !
J'ai mis sur le blog les propositions du GRIP : on ferme la GS et on ouvre un CP1/CP2 ; on passe à la trappe les déterminants.
On peut parler de cela ou pas ?
Bien à tous,
GM

Ecrit par : guy morel | 26 septembre 2007

On ne sait plus apprendre, on ne sait plus travailler, on ne se rend plus compte de l'effort à fournir pour obtenir un diplôme, d'où tant d'échecs et tant d'élèves furieux qui considèrent que le diplôme est un dû.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 25 septembre 2007

J'aime bien ce que vous dites là, Anne-Marie. C'est ainsi que je résumerai le plus grand obstacle que je rencontre tous les jours dans mon collège "délicat". Lutter ( et c'est une vraie lutte là où je suis) tous les jours, à chaque minute du cours, pour que les élèves retrouvent le goût de l'effort. Les mille et un petits "trucs" trouvés pour leur donner envie de travailler. Et tous les jours c'est à refaire. Et c'est souvent chez les gamins les moins favorisés que ce goût de l'effort est le moins cultivé, et que les assauts de la TV et des consoles font le plus de ravage. Tout le monde le sait bien.
Tout cela est souvent dur, car les parents de ces gosses s'en fichent, l'administration s'en fiche,mais ce que je crains le plus, étant donné ce qui se passe dans mon académie , et dans mon établissement, c'est que bientôt le "péri-éducatif"soit roi et qu'il ne soit plus possible de transmettre quoi que ce soit de sérieux. Et là, quelle raison d'être prof?

Ecrit par : Thalie- Thalie | 26 septembre 2007

L'idée est bonne, Guy, (même si cela ne sert à rien de changer l'appellation)
mais, le souci, c'est les infrastructures. Les maternelles s'arrêtent à la GS . Il faut changer d'école pour aller en CP (sur Paname), le lien est coupé, les enfants dispatchés le bordel peut commencer !

Ecrit par : toto | 26 septembre 2007

Voyons, Bernard, un peu de calme! La discussion est partie de l'idée que parler de "culture générale " pour l'école élémentaire, c'était peut-être un peu ambitieux, puisque ce qu'on appelle habituellement "culture générale" n'est acquis, ou en voie de l'être, qu'au terme de la scolarité. J'ai ajouté à cette occasion que je me méfiais de voir se reconstituer une "orthodoxie" en matière de pédagogie, un "corps de doctrine" qui risquerait de diviser plutôt que de rapprocher ceux qui, pourtant, veulent tous militer pour la bonne cause. Cela m'a valu la colère et les imprécations de votre épouse, et un post de votre part où vous quittiez le domaine des arguments, où j'aurais préféré mille fois que nous restions. J'en ai été très surpris. car on doit pouvoir, tout de même, me semble-t-il, exprimer un avis sur la Troisième voie, ou même des réticences, sans se faire écharper!

A propos du qualificatif d'"intellectuel", que j'ai employé dans mon post. Loin de moi l'idée absurde, et qui serait parfaitement désobligeante en effet, que les "maîtres du primaire" seraient moins des "intellectuels" que ceux de l'enseignement secondaire. Une telle affirmation serait grotesque. Je voulais dire simplement, en répliquant à votre post, que lorsqu'on prend la tête d'un mouvement pédagogique, comme c'est tout de même un peu - et même beaucoup - votre cas à tous deux, et c'est cela que j'appelle ici, dans ce contexte-là, se donner la posture d'un "intellectuel", il faut être capable d'encaisser les critiques sans sortir de ses gonds.

Ecrit par : Jean | 26 septembre 2007

Eh bien, c'était le père de la petite qui avait raison ! La tante et la mère cherchaient midi à quatorze heures, comme d'habitude. Merci pour eux.

Ecrit par : catmano | 26 septembre 2007

Oui mais c'est à cause que la petite elle disait que c'était pas possible, que ça pouvait pas être ça qu'on lui demandait!

Ecrit par : dobolino | 26 septembre 2007

Trouvez-vous vraiment que Bentolila soit quelqu'un d'intéressant? Il me semble au contraire que c'est un parfait suppôt des "pédagos", sujet comme Meirieu à d'habiles et seulement apparentes palinodies. Un faux-frère, en fait.
Ecrit par : Jean | 26 septembre 2007

Merci Monsieur Jean d’éclairer ma lanterne à propos de Bentolila. Pourriez-vous dans votre extrême bonté, me dire qui, selon vous, mériterait le titre de "vrai-frère" pour le sujet qui nous occupe ?
En me pressant un peu le citron, je remarque que vous utilisez des mots bizarres comme suppôt, faux-frère… Avec un tel registre, vous voilà prêt à suivre un gourou. Je vous suggère Clermont Gauthier.
Pour Guy : cette parenthèse à vingt doigts peut en agacer certains. Je le comprends. Mais ce blog en a vu d'autres, et bien pires !

Ecrit par : Françoise Appy | 26 septembre 2007

"Le GRIP rejette la notion de déterminant" , écrit Guy Morel.

Excellente décision!
Pour ma part , je n'ai jamais parlé à mes élèves de "déterminants", notion en effet inutile et propre à encourager la confusion, mais toujours d'articles définis, d'adjectifs qualificatifs, etc., parce qu'on en a besoin pour l'analyse.

Ecrit par : Jean | 26 septembre 2007

Halte au feu ! Il faudrait arrêter de jouer à celui qui pisse le plus loin ( surtout avec une femme...trop facile! ) et respecter les praticiens du primaire surtout quand ils font partie de ceux qui se battent au quotidien pour que les choses changent. Bien que nous ayons quelques divergences, nous faisons le même constat global sur la situation actuelle et nous regardons tous dans la même direction. N'oublions pas que c'est en réformant profondément le primaire que nous pourrons sortir de l'ornière.
Cordialement
Thierry Venot, simple instit et modérateur improvisé

Ecrit par : Venot Thierry | 26 septembre 2007

C'est mercredi !

Les bons élèves font leurs devoirs, Dobolino tire la langue sur le français, A-M Valette sur la règle de trois.
Pendant ce temps, les autres ont "activité" : boxe, pancrace et kick-boxing.
Les plus grands jouent à touche-pipi avec leurs petits doigts.

Vivement demain ! Y'a école !

Ecrit par : yann | 26 septembre 2007

Jean, keep cool avec Françoise, tu n'as pas les mêmes pressions qu'elle.

Françoise, keep cool avec Jean, je te l'accorde il est un peu 'obtu' avec ses séquences, mais tu n'as pas ses élèves . (on va dire ça comme ça, pour essayer de recoller les morceaux) :)

Bon un bloug c'est juste un bloug, un post c'est juste un post. Pas facile d'expliquer son point de vue en qq lignes/mots...

Ecrit par : toto | 26 septembre 2007

Bon, merci tout le monde! J'ai fait mon exo, la petite n'aura plus qu'à le recopier en rentrant de la chorale...
C'est pas bien, pas vrai?

Ecrit par : dobolino | 26 septembre 2007

Halte au feu ! Il faudrait arrêter de jouer à celui qui pisse le plus loin ( surtout avec une femme...trop facile! ) et respecter les praticiens du primaire surtout quand ils font partie de ceux qui se battent au quotidien pour que les choses changent. Bien que nous ayons quelques divergences, nous faisons le même constat global sur la situation actuelle et nous regardons tous dans la même direction. N'oublions pas que c'est en réformant profondément le primaire que nous pourrons sortir de l'ornière.
Cordialement
Thierry Venot, simple instit et modérateur improvisé

Merci Thierry pour cette intervention (et les précédentes qui sont un peu passées à la trappe)
Modération accomplie.

Ecrit par : Françoise Appy | 26 septembre 2007

Ceci dit, vu les conneries que j'ai écrites pour me défouler, je doute que la donzelle soit ravie de mon travail... Si ça lui va pas, elle fera tourner son imagination.

Ecrit par : dobolino | 26 septembre 2007

Jean donne des conseils. A ceux qui ont des problèmes de discipline, il conseille d’écrire au ministre. A ceux qui attendent une mutation, il conseille d’écrire au ministre. A ceux qui veulent un enseignement de meilleure qualité, il conseille d’écrire au ministre. Grâce à Jean et à ses courriers au ministre, les toilettes de la rue de Grenelle ne manque plus de papier. Le ministère remercie Jean de ses excellentes initiatives.

Ecrit par : Bernard Appy | 26 septembre 2007
Voilà! J'ai enfin compris d'où était venue l'idée d'utiliser un poulet comme torche-cul.

Ecrit par : dobolino | 26 septembre 2007

"J'ai mis sur le blog les propositions du GRIP : on ferme la GS et on ouvre un CP1/CP2 ; on passe à la trappe les déterminants.
On peut parler de cela ou pas ?
Bien à tous,
GM"
Pour les déterminants, d'accord. Je suis en train de convaincre ma collègue de cycle 3. En effet, mes anciens élèves n'ont pas compris lorsqu'elle leur a dit qu'elle voulait un déterminant devant le nom commun qu'ils devaient trouver et je lui ai rappelé qu'au CE1, ils n'avaient entendu parler que d'articles, d'adjectifs possessifs ou démonstratifs.
Pour la GS, vous connaissez mes réticences, ce n'est peut-être pas la peine que j'encombre encore une fois le blog de notre hôte avec mes longues digressions sur la nécessité de l'école maternelle (refondée, j'entends).

Ecrit par : catmano | 26 septembre 2007

Bien que nous ayons quelques divergences, nous faisons le même constat global sur la situation actuelle et nous regardons tous dans la même direction.
Ecrit par : Venot Thierry | 26 septembre 2007

Merci Thierry (et cher collègue !) de le rappeler. Merci également aux autres qui appellent à la conciliation.

Alors que j’attendais les tirs des pédagogistes de tout poil sur « La 3e voie… », voilà que nos principaux adversaires se trouvent en fait dans mon propre camp ! J’ai pensé d’abord à une erreur puis, devant la continuation des ratiocinations et des critiques à deux ronds, j’ai décidé que la coupe était pleine.

Par ailleurs, je tiens résolument à ce que les enseignants du Primaire soient écoutés et respectés. Notre métier est un vrai métier, un métier particulièrement important pour l’avenir du pays. Je n’admets plus que des gens qui ne connaissent rien au Primaire nous donnent des leçons condescendantes sur la façon d’assumer notre mission d’enseignement.

Pour autant, je suis preneur de tout conseil avisé et bien des participants à ce blog sont capables d’en donner, de surcroît en toute amitié. A commencer par l’ami Jean-Paul.

Avec ces histoires, j’ai perdu une bonne partie de mon après-midi…

Ecrit par : Bernard Appy | 26 septembre 2007

J'ai mis sur le blog les propositions du GRIP : on ferme la GS et on ouvre un CP1/CP2 ; on passe à la trappe les déterminants.
On peut parler de cela ou pas ?
Bien à tous,
GM

Ecrit par : guy morel | 26 septembre 2007

Et on n'ancre plus les situations d'énonciation! On fait de l'analyse logique, parce que, des fois, je réfléchis et je crois avoir pigé que c'était une méthode naturelle de découverte par soi-même du sujet à la première personne, du complément d'attribution à la deuxième personne, des compléments circonstanciels de temps et de lieu et tout le toutim. Est-il ou n'est-il pas?

Ecrit par : dobolino | 26 septembre 2007

Ce qui me fait le plus rigoler dans cet exo, c'est que le seul qui aurait du, en toute logique, savoir le faire, c'est le grand frère qui traîne sa flemme en première L et qui nous a répondu que non seulement il ne savait pas ce qu'était un ancrage de situation d'énonciation mais qu'en plus il s'en battait...le flanc gauche avec une patte d'anguille.

Ecrit par : dobolino | 26 septembre 2007

Qu'avez-vous écrit comme réponses, Dobo? Histoire qu'on se la fende un peu, en oubliant les Appy tree friends et Frère Jean.

Ecrit par : Loki | 26 septembre 2007

"Ce qui me fait le plus rigoler dans cet exo, c'est que le seul qui aurait du, en toute logique, savoir le faire, c'est le grand frère qui traîne sa flemme en première L et qui nous a répondu que non seulement il ne savait pas ce qu'était un ancrage de situation d'énonciation mais qu'en plus il s'en battait...le flanc gauche avec une patte d'anguille.

Ecrit par : dobolino | 26 septembre 2007 "

Ce qui est encore plus bête c'est que ces théories de l'énonciation sont tout à fait valables (si, si!) mais quand on les aborde à l'Université, pas en collège!

Ecrit par : Loki | 26 septembre 2007

J'ai écrit le genre de trucs que vous auriez pu écrire. Seulement, la Donzelle a parfaitement conscience de son inculture (c'est lié à l'âge, pas d'inquiétude) et ce qui va me faire rire ce sont les cris d'orfraie qu'elle va pousser.
Du genre, pour "je me dois de vous révéler une information importante", Dominique de Villepin répond aux questions d'un journaliste, à la radio, dans le cadre d'une affaire à laquelle est mêlée le président de la République.
Pour "Chère amie, jamais vous ne pourriez soupçonner ce que je vais vous apprendre", j'ai été tenté de dire que la Duchesse de Guermantes, rencontrant la Princesse de Guermantes dans un salon parisien désirait lui annoncer qu'on avait surpris le baron de Charlus, en tenue légère, chez son concierge. Je me suis contentée de lui proposer une lettre de la marquise de Sévigné mais, même pour un élève de quatrième étudiant à quelques encablures de Grignan... Je vais me faire incendier.

Ecrit par : dobolino | 26 septembre 2007

Ce qui est encore plus bête c'est que ces théories de l'énonciation sont tout à fait valables (si, si!) mais quand on les aborde à l'Université, pas en collège!

Ecrit par : Loki | 26 septembre 2007
Je vous crois bien. Le programme de SVT a aussi de ces ambitions qui ne laissent aucun autre choix à l'élève qu'un par cœur abrutissant.

Ecrit par : dobolino | 26 septembre 2007

Voilà! J'ai enfin compris d'où était venue l'idée d'utiliser un poulet comme torche-cul.

Ecrit par : dobolino | 26 septembre 2007

Mais non, dobolino, c'est avec un canard (Les 101 manières.)

Pendant que le happy slapping se calmait, grâce à quelques explications et l'ami Thierry, qui ayant des tout petits a l'habitude de almer le jeu, j'ai regardé pendant une demi-heure (c'est dur en une fois, si on ne veut pas être malade soi-même ! ) la video de l'émission de canal + "Grand corps malade " sur l'école française.

Excellent. Je recommande à tous de le regarder.

Bonsoir.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 26 septembre 2007

Anne-Marie,
J'aimerais beaucoup voir ce documentaire mais je n'ai pas Canal +. Comment avez-vous fait pour le voir? Existe-t-il déjà en DVD? Ou peut-on s'en procurer une copie?

Merci d'avance pour le renseignement!

Ecrit par : Loki | 26 septembre 2007

"Bon un bloug c'est juste un bloug, un post c'est juste un post. "

Ecrit par : toto | 26 septembre 2007

Voilà ce qui s'appelle une totologie!

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 septembre 2007

Dobolino, si cela avait été la Marquise, c'eût été "Ma très chère bonne". Mais bon, c'est sans importance réelle. Faites lire quelques-unes de ses lettres à votre petite; en théâtralisant la lecture, les élèves de 4ème adorent! Et puis il y a un grand frère pour la lecture théâtrale, alors...
Bonne lecture!

Ecrit par : Thalie- Thalie | 26 septembre 2007

Alors, enseignement de la règle de trois à treize ans, à tous les gosses, en quatrième, est-ce un crime?

Ecrit par : dobolino | 26 septembre 2007


Dobolino, on enseigne plus du tout la règle de trois, quelle que soit la classe ! Ce n'est dans aucun programme.

Ecrit par : Jérémy | 26 septembre 2007

"Le GRIP rejette la notion de déterminant" , écrit Guy Morel.

Excellente décision!
Pour ma part , je n'ai jamais parlé à mes élèves de "déterminants", notion en effet inutile et propre à encourager la confusion, mais toujours d'articles définis, d'adjectifs qualificatifs, etc., parce qu'on en a besoin pour l'analyse."

C'est dommage !!! C'est à peu près la seule chose valable dans la nouvelle grammaire ! Il est tout de même plus logique que "ma" soit un déterminant possessif (au même titre que l'article défini par exemple) plutôt qu'un adjectif !!!
Idem pour "ce" : quel intérêt d'en faire un "adjectif", alors qu'il est à ranger dans la même catégorie que "le" ou "mes"... Ca ne va peut-être pas de soi, mais c'est drôlement plus logique !

Ecrit par : Jérémy | 26 septembre 2007

Le premier paragraphe est de Jean, le second est de moi.

D'ailleurs, parler de de déterminants n'empêche pas de parler d'articles définis et d'adectifs qualificatifs...

Ecrit par : Jérémy | 26 septembre 2007

bonjour

Je viens de lire vos débats. Quelle vigueur ! Cela interpelle l'honnête homme. Le point de départ fut une certaine déclaration d'un certain Jean sur la culture générale : de quoi gloser 10 minutes sur n'importe quel sujet...
IL y a quelques années, je faisais plancher un futur directeur de recherche sur son programme. Il citait ses confrères comme dans une discussion de salon... Je fus amené à lui faire remarquer une nécessaire différence entre les causeries (de 10 minutes) à la terrasse de la Closerie des Lilas et le fait de se référer dans le discours à un contenu scientifique, argumenté et concret. Il a tout a fait compris, et changé illico. On est passé au contenu avec profit.
J'apprends ici que la culture générale c'est savoir causer 10 minutes sur tout... à la même terrasse ? Les agrégés du 6ème arrondissement (oui, oui, du 5ème aussi) excellent sûrement dans cet éxercice qui les consacrent (aux yeux de leurs pairs "intellectuels"). L'enfant non. Confond-on donc encore cette capacité de discours, poussée à l'extrême dans "Ridicule" avec une certaine vision de la culture générale qui couvre pour l'enfant, des savoirs dépassant la vie quotidienne, et surtout la foi qu'il acquiert que ce savoir est honorable, utile, et susceptible de lui apporter de grandes choses en grandissant avec lui.. de grandes choses comme causer 10 minutes sur n'importe quoi à la Closerie des Lilas...

Courage les instits : les agrégés et leurs noeuds papillons ne savent plus ce qui s'apprend dans les écoles primaires. La démarche de la troisième voie est indispensable. Je ne comprends pas que des agrégés puissent se revendiquer "intellectuels" avec un tel mépris et si loin du concret, sauf à avoir confondu intellectuel avec la forme de snobisme parisien dont je parle ci-dessus.

Ecrit par : De passage | 26 septembre 2007

C'est dommage !!! C'est à peu près la seule chose valable dans la nouvelle grammaire !

Ecrit par : Jérémy | 26 septembre 2007

Alors là, complètement d'accord avec vous, Jérémy ! Quand on essaye de récupérer des élèves de CM qui n'ont aucune base en grammaire, la notion de déterminant est fort utile dans un premier temps, car elle permet de ne pas multiplier les catégories -et les difficultés- et de se focaliser sur ces deux éléments essentiels que sont le nom et le verbe.

Et cela n'empêche aucunement, dans un deuxième temps, lorsque les élèves sont en mesure de se confronter à un nombre plus important de catégories, d'affiner la notion de déterminant et d'étudier les articles, les adjectifs démonstratifs et possessifs, etc.

Ecrit par : Un hussard | 26 septembre 2007

J'ai mis sur le blog les propositions du GRIP : on ferme la GS et on ouvre un CP1/CP2 ; on passe à la trappe les déterminants.
On peut parler de cela ou pas ?
Bien à tous,
GM

Ecrit par : guy morel | 26 septembre 2007

Bien sûr qu'on peut en parler !

Autant j'adhère aux propositions du GRIP pour le programme de CP, qui me semblent excellentes, autant j'avoue que je suis plus réservée quant à la suppression de la GS.

Le travail qui peut se faire en GS -sous réserve bien sûr d'en revoir entièrement le programme- est déterminant pour l'avenir des élèves. Il serait dommage de se priver du cadre de l'école maternelle, alors qu'il est beaucoup plus adapté à des enfants de 5 ans que celui de l'école élémentaire et offre infiniment plus de possibilités pédagogiques (y compris pour une prise en compte plus individualisée).

Quant au CP, il me semble important de le distinguer nettement de la GS en lui rendant toute sa dimension symbolique : l'entrée à la "Grande école", rite initiatique dans la vie d'un humain !

Ecrit par : Un hussard | 26 septembre 2007

"Quant au CP, il me semble important de le distinguer nettement de la GS en lui rendant toute sa dimension symbolique : l'entrée à la "Grande école", rite initiatique dans la vie d'un humain !"
Ecrit par : Un hussard | 26 septembre 2007
Bonsoir,
avez-vous entendu parler des "sections enfantines" ? L'instauration du CP1/CP2 n'implique pas que la GS rebaptisée CP1 quitte les murs de l'école maternelle. En revanche, elle implique que l'on enseigne dès ce niveau, en fonction de la maturité des élèves, les quatre opérations et l'écriture-lecture.
Sur les déterminants, je me place dans la perspective de programmes SLECC installés depus le début : nom, adjectifs ( dont l'article) et verbe.
Bien à vous.
GM

Ecrit par : guy morel | 27 septembre 2007

"C'est dommage !!! C'est à peu près la seule chose valable dans la nouvelle grammaire ! "

Ecrit par : Jérémy | 26 septembre 2007

On en reparle - des déterminants - après que m'aurez dit ce qu'est la "nouvelle grammaire".
Bien à vous.
GM

Ecrit par : guy morel | 27 septembre 2007

"L'instauration du CP1/CP2 n'implique pas que la GS rebaptisée CP1 quitte les murs de l'école maternelle. En revanche, elle implique que l'on enseigne dès ce niveau, en fonction de la maturité des élèves, les quatre opérations et l'écriture-lecture."

Ecrit par : guy morel | 27 septembre 2007

Bonsoir,
J'en reviens à la dimension symbolique : pourquoi souhaitez-vous rebaptiser la GS ?

Pour ce qui est de l'apprentissage de l'écriture-lecture, tout dépend de ce que vous entendez par là. S'il s'agit d'un travail de prélecture comme celui qui peut se faire avec les Alphas, pourquoi pas. S'il s'agit de démarrer réellement l'apprentissage de la cursive, je suis plus sceptique, pour des raisons de maturité dans le domaine psychomoteur (pardon pour les gros mots !). Mais il faudrait voir ce qu'en pensent les collègues de GS...

Ecrit par : Un hussard | 27 septembre 2007

On en reparle - des déterminants - après que m'aurez dit ce qu'est la "nouvelle grammaire".
Bien à vous.
GM

Ecrit par : guy morel |

Peut-être, mais je ne saurais répondre à sa place, Jérémy voulait-il parler de la linguistique, et pas de la 'nouvelle grammaire'... La linguistique a fait progresser notre connaissance du langage lors du siècle passé et il ne faudrait pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Surtout comme il a été dit, que le nouveau terme est plus précis, plus juste que l'ancien (cf. adjectif possessif/ déterminant possessif: lequel est le plus correct? L'adjectif qui n'est pas adjectif, ou le déterminant, qui justement détermine?).

Ma question sera: pourquoi êtes-vous contre l'emploi du terme 'déterminant', M. Morel?

Ecrit par : Loki | 27 septembre 2007

Le doute émis par Jean sur la pertinence d’une 3eme voie pour renflouer une école qui gît au fond de l’abîme, et ses réserves quant à l’aspect innovant des accessoires méthodologiques proposés à cet effet, lui ont valu une salve en stéréo, aussi discourtoise que révélatrice. Nous sommes donc tous priés d’applaudir cet avatar du tropisme de la nouveauté, et de ne pas y voir qu' un simple «relooking», ou comment faire du neuf avec du vieux. Le nom du couturier qui créa l’original est en fin de message. Patience.

“Les sarcasmes à propos de la Troisième Voie, à propos des sciences de l’éducation, à propos des travaux réalisés par des chercheurs », sont désormais crimes de lèse-majesté pour deux ayatollahs qui se disent ouverts à la discussion et croient devoir donner des leçons d’humilité et de probité intellectuelle.
« Vous gagneriez beaucoup à les lire et à les méditer, mais vous prendriez ainsi le risque d’ouvrir votre esprit ». L’attaque vole bas mais qu’on se le tienne pour dit :
« Il en faut plus que ça pour m’empêcher de continuer, et d’agir » nous dit Tante Françoise. Dont acte. Personne ici ne cherche à vous en empêcher même si votre détermination nous inspire un aphorisme latin: perseverare diabolicum.

Mais le plus beau, ce sont les perles de Nanard :

" Or si Meirieu n’avait eu face à lui que des adversaires de l’envergure de Jean, il coulerait toujours des jours paisibles »
oui, vous avez bien lu !
Ou encore “Jean ne s’est même pas aperçu que ce métier enseignait d’abord l’humilité"'
(Re-SIC).

D'où j'en déduis :
1. que Doublepatte et Patachon ne sont pas enseignants car je cherche en vain quelque marque d’humilité dans leur discours sauf ici et là des signaux de fausse modestie ;
2. que la vie de Meirieu n’est pas du tout le cours de ce long fleuve tranquille, cet itinéraire de roi fainéant/gourou entouré d'une cour servile qu’il nous est pourtant donné d’observer depuis 20 ans.

Décidément ce blog recèle des trésors!

J'observe aussi que la culture livresque de ce gentil petit couple se borne aux ouvrages du microcosme francophone, (le Québec doit leur sembler exotique), qu’il professent une curieuse révérence pour la fausse science et qu’ils se réclament de ED Hirsch, mais en prenant le travail de ce courageux pourfendeur de pédagogistes américains à contresens, lui qui se bat depuis 30 ans justement contre les « failed theories », les innovations en peau de lapin, les statistiques bidons et autres tours de passe-passe. Il balaie ainsi avec une saine énergie les mythes qui font fureur de part et d’autre de l’Atlantique, notamment celui qui fonde le déficit des savoirs ( titre de son dernier livre « The Knowledge Deficit ») sur l’origine socio-culturelle des enfants.

Joignant le geste à la parole (and putting his money where his mouth is), Hirsch a créé une fondation http://www.coreknowledge.org/CK/index.htm
dont le succès fait voler en éclat la belle certitude des preux chevaliers qui défendent les couleurs des experts en pseudo-sciences de l'éducation avec la foi du charbonnier.
A Lire ED Hirsch, une autre forme de foi apparaît, la pieuse mauvaise foi sartrienne qui jamais ne se dit -et jamais ne se voit- comme mensonge et « conduit à prendre une décision de mauvaise foi sur la nature de la foi ». (Jean-Paul Sartre, “L’être et le néant” Gallimard, 1943, page 108. La mauvaise foi sartrienne est structurelle , « définitionnelle de l’individu » et même considérée comme un “mal français”. Vocabulaire européen de la philosophie, sous la direction de Barbara Cassin, Seuil/le Robert, 2004, p.1360.)

La joute qui s’est déroulée ici jette aussi un puissant projecteur sur le complexe d’infériorité dont souffrent certains enseignants face aux agrégé, et qu’exacerbe la culture du ressentiment, autre exception française. Les premiers ayant une importance plus décisive pour un enfant que les seconds, ils devraient être certainement au moins aussi bien traités que ceux-ci par leur employeur et par la nation tout entière, sinon mieux. Cela n’est pas le cas, mais faut-il en vouloir aux agrégés?


On est en droit de s’inquiéter quand les Appy affirment:
“”Il a bien fallu aller chercher ailleurs, chez d’autres intellectuels (des vrais, ce coup-ci), l’assise théorique et les études statistiques sur lesquelles s’appuie l’enseignement explicite. Notre façon d’enseigner est moderne et efficace : de multiples études l’attestent. Seuls les plus bouchés – comme Intellectuel Jean – peuvent encore le nier. »


Le paysage éducatif américain, lui, est en pleine mutation et ED Hirsh s’appuie ldans son dernier ouvrage sur les plus récentes études qui infirment bien des à-prioris et des postulats érigés en dogmes, ceux des pédagogistes comme ceux de « l’autre camp », lequel est loin de parler d’une voix.

Quant à la méthode « explicite », son caractère innovant ne résiste pas à la lecture de Condorcet. Elle n'est plus alors qu'une version 2007 relookée de ce principe de élémentarisation des savoirs que le dernier philosophe des Lumières "inventa" vers 1790 et que reprirent à leur compte, avec quelques aménagements, les fondateurs de l'école de la Troisème République.


«Avec ces histoires, j’ai perdu une bonne partie de mon après-midi… » Ecrit par : Bernard Appy | 26 septembre 2007

It's a self-inflicted injury…my friend.
What goes around comes around.

Ecrit par : Cadichon | 27 septembre 2007

Autre motif d’amusement, les Français qui me donnent des leçons sur ce que je vis au quotidien depuis 10 ans. La sectorisation existe encore en Amérique, oui, sauf dans certains quartiers les plus déshérités où l'on a commencé à expérimenter le pluralisme scolaire, auquel s'est adjointe la prise de responsabilité( accountability, ou obligation de résultat) et la renverse s’est enfin produite. Mais je ne me fatigue plus à en parler, c’est inutile.


« Ce qu'évoque Cadichon, le système américain, est en fait dans beaucoup de têtes de nos dirigeants (simple esprit moutonnier). Cela a ses qualités, mais il faut comprendre que cela nécessite l'abandon du concept de "classe" (par généralisation du système de "niveaux", soit une approche "libre-service "et non "menu") et l'abandon de l'uniformité géographique des programmes (afin de permettre aux quartiers "bourgeois" de définir des programmes exigeants et aux autres d'avoir pour objectif à 20 ans, le niveau CM2). Après en fac, bien sûr, la différence se voit !
L'idée américaine est de relier le plus possible élites intellectuelles et élites financières. On l'obtient en réservant aux enfants des secondes, les moyens d'accès aux premières, puis en définissant les premières comme ce qui permet de maintenir les secondes ... Ca peut être un système de société... On peut même le définir comme "libéral" (à tort selon moi, car le libéralisme me semble viser l'épanouissement de chacun, hors la contrainte de son héritage). En tout cas, il construit merveilleusement le conservatisme social (le système de Dioclétien).
Ce commentaire a été posté par Julius

Quand on a chez soi une école en perdition on peut caricaturer et dénigrer le « système américain » des home rooms et des periods ! Il n’est d'ailleurs pas qu’un libre-service puisqu’il conserve des matières obligatoires (core curriculum). Ce qui est surtout inacceptable pour nos forcenés de l’égalisation de la société, c’est qu’il repose désormais de plus en plus sur des classes de niveaux, sur une homogénéité non plus tant sociale qu’académique, et qu’il a permis le retour d’une liberté académique (hétérogénéité des programmes).

Il y a encore du pain sur la planche et les dégâts tout aussi considérables que chez nous sont bien lon d'être réparés, mais au moins la guérison semble en vue, ce qui n'est pas le cas chez nous, où comme disent les Italiens: quand c'était pire c'était mieux....

La tarte à la crème de la reproduction bourdivine, et cette ringarde bourgeoisophobie si française sont cocasses de la part d’un pays qui fonctionne toujours en castes et en réseaux, et que ne surpasse dans ce domaine que l’Angleterre.

En regard des strates immuables qui fossilisent les vieilles nations européennes, l’Amérique offre une société où les cloisons ne sont toujours pas étanches, où the sky is the limit. Ses nombreuses tares doivent être quand même moins terribles, à tout prendre, que celles d' autres pays, d'où l'on s'y précipite encore et toujours, et avec toujours autant d'espoir dans l'avenir et dans celui de ses enfants.

Le déclin de l'empire américain? ou... la paille et la poutre?

Ecrit par : Cadichon | 27 septembre 2007

D'où j'en déduis :
1. que Doublepatte et Patachon ne sont pas enseignants car je cherche en vain quelque marque d’humilité dans leur discours sauf ici et là des signaux de fausse modestie ;
Ecrit par : Cadichon | 27 septembre 2007

Ce qui est sûr, au cas où on en doutait encore, c'est que Cadichon-je-sais-tout n'est pas enseignante non plus. Quelle morgue ! Quelle suffisance ! Beau duo avec Jean : puants de prétention et de vanité. S'ils font des petits, faudra les noyer.

Ecrit par : Tiger Lilith | 27 septembre 2007

"La joute qui s’est déroulée ici jette aussi un puissant projecteur sur le complexe d’infériorité dont souffrent certains enseignants face aux agrégés"

Ecrit par : Cadichon | 27 septembre 2007

Ca, c'est nouveau! Mais non, Cadichon, il n'y a aucun complexe d'infériorité! Tout le monde sait qu'aucun diplome, quel qu'il soit, n'est un rempart absolu contre une certaine forme de fermeture d'esprit. Si je ne m'abuse, Eveline Charmeux, une des têtes de turc de ce blog, est pourtant agrégée? Et Jean ne nous a t-il pas montré, à maintes reprises, sa méconnaissance quasi-totale de l'enseignement primaire et de la formation de ses enseignants?

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 septembre 2007

Ce qui est sûr, au cas où on en doutait encore, c'est que Cadichon-je-sais-tout n'est pas enseignante non plus. Quelle morgue ! Quelle suffisance ! Beau duo avec Jean : puants de prétention et de vanité. S'ils font des petits, faudra les noyer.

Ecrit par : Tiger Lilith | 27 septembre 2007

Cadichon (ou ailleurs Julius, Tati Danielle etc...)a néanmoins le mérite pour ceux qui parviennent à décoder sa prose indigeste de donner une idée de la manière dont procèdent les militants d'une Cause, d'un Dogme: exactement avec les mêmes procédés que jadis, les militants de la foi en un Avenir Radieux (pour elle: le libéralisme pur et dur et la reféodalisation des sociétés occidentales).

Ecrit par : marigot | 27 septembre 2007

Cadichon, allez voir là :
http://appy.ecole.free.fr/
Pour des faussaires,Françoise et Bernard Appy sont vraiment doués, on s'y croirait !

Ecrit par : catmano | 27 septembre 2007

Ce qui me gêne un petit peu, c'est l'assimilation entre "ludique" et "enfant roi". On peut très bien aborder, au stade de l'initiation, certaines activités de manière raisonnablement ludique et donner en parallèle un cadre assez strict qui montre assez vite que "l'art naît de contrainte et meurt de liberté". Il s'agit, avant toute chose, de donner le goût. Cela me semble un préalable à tout apprentissage, et je ne pense pas qu'il puisse se faire dans l'absolu "non ludique". Par ailleurs, je n'ai jamais vu qui que ce soit militer pour une trop grande hétérogénéité dans les classes. Et il semble bien, d'après moult études, que le redoublement soit totalement inefficace.

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 septembre 2007

Halte ! Jean s'est plus ou moins excusé, B. et F. Appy itou.. Pourquoi Cadichon est-elle venue remettre de l'huile sur le feu ? Cette passion, qui anime certains intervenants de ce blog, de creuser ce qui sépare plutôt que de travailler sur ce qui rassemble, a quelque chose d'affolant. Il me semble que l'adversaire est assez clairement identifiable : le constructivisme pédagogiste, et ce qui en a découlé dans les programmes et les méthodes, jusqu'à la catastrophe actuelle. Par une espèce de malin plaisir -- sur la nature duquel je m'interroge -- on se met à tout mélanger, à ranger Bentolila dans le même sac que Meirieu ou Mme Charmeux, et, grosso modo, à taxer de pédagol toute personne qui réfléchit un tant soit peu à ses pratiques. Cela me désole, personnellement.

Ecrit par : FGuichard | 27 septembre 2007

Je trouve que les analyses de Cadichon sont interessantes, à condition, bien sûr de les lire sans parti pris d'antiaméricanisme primaire.
Aux Etats-Unis, tout n'est pas à jeter, à bien des points de vue, nous pourrions les prendre comme exemples.
Question : pourquoi tant de jeunes gens brillants du monde entier s'y précipitent-ils, soit pour y faire des études, soit pour s'y installer définitivement?
Quelle famille n'a pas dans ses proches de tels exemples?

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 27 septembre 2007

Ce qui me gêne un petit peu, c'est l'assimilation entre "ludique" et "enfant roi".

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 septembre 2007

Sur ce thème Olivier Rey (l'auteur de "Itinéraire de l'égarement") a commis un essai très intéressant publié l'an dernier au Seuil et intitulé "Une folle solitude: le fantasme de l'homme auto-construit".

Un extrait de la présentation par l'éditeur:

"Tout au long du XX ème siécle, les enfants, dans leurs poussettes, ont fait face à l'adulte qui les promenait. Jusqu'aux années 70, où un retournement massif est intervenu: brusquement, on s'est mis à orienter les enfants vers l'avant. Pourquoi cette inversion?
La question sous ses apparences anodines, nous entraîne dans une enquête inattendue et passionnante au coeur du monde contemporain. La démocratie, la science, nos références cardinales, ont contribué conjointement au retournement: l'une et l'autre privilégiant un sujet libéré du poids du passé, des entraves traditionnelles, un sujet regardant d'emblée vers l'avant et auto-construit.
Sommes-nous pour autant devenus des surhommes qui tirent leur être d'eux-mêmes et élaborent de façon autonome leurs valeurs?
Ou bien sommes-nous restés des hommes qui, à récuser toutes les autorités, risquent de s'abandonner aux déterminismes aveugles et aux fantasmes régressifs que, vaille que vaille, les civilisations s'efforçaient d'apprivoiser"?

Un ouvrage qui devrait stimuler la réflexion des enseignants (entre autres) dans le contexte actuel de désinstitution et de transformation libérale de l'école.

Ecrit par : buntovchik | 27 septembre 2007

Je trouve que les analyses de Cadichon sont interessantes, à condition, bien sûr de les lire sans parti pris d'antiaméricanisme primaire.

"Ecrit par : Anne-Marie Valette | 27 septembre 2007"

Où avez-vous donc vu que "marigot" et "Tiger Lilith" faisaient preuve d'anti-américanisme primaire?

"Aux Etats-Unis, tout n'est pas à jeter, à bien des points de vue, nous pourrions les prendre comme exemples."
Anne-Marie."

On peut admettre ça, (sans adhérer systématiquement à tout ce qui vient de là-bas, ce qui est le cas de tous les blogueurs ici, j'en suis certain), et être parfois agacé par la morgue de Cadichon! Ne soyons pas binaires!

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 septembre 2007

C'est intéressant, Buntovchik mais, par ailleurs, le porte-bébé "ventral" n'est à la mode que depuis une période assez récente! Or, la philosophie de son utilisation semble bien aller à l'encontre de celle de la poussette dirigée "vers l'avant".
Par ailleurs, on peut très bien utiliser porte bébé ventral, poussette vers l'avant, et donner un cadre éducatif (et instructif) extrêmement clair.

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 septembre 2007

Cadichon, je connais et j'apprécie le travail de mes amis APPY depuis longtemps : ils ont la même idée fixe que la plupart des personnes de ce blog : échapper aux diktats de l'E.N. et amener leurs élèves à l'instruction.

On peut choisir de les suivre ou faire autrement, mais une autre voie : celle de SLECC ressemble comme un frère à leur troisième voie.
Ils sont par ailleurs traducteurs de HIRSCH.

Cette querelle clochemerlesque est donc hors sujet : pourquoi certaines personnes sont-elles prises comme boucs émissaires sur ce blog, ce qui empêche une progression réelle des idées. Tout le monde dirait moins d'invectives si les esprits ne s'échauffaient pas autant, dès qu'une phrase, regardée à la loupe, déplaît à untel ou untel.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 27 septembre 2007

"Halte ! Jean s'est plus ou moins excusé, B. et F. Appy itou.. Pourquoi Cadichon est-elle venue remettre de l'huile sur le feu ? Cette passion, qui anime certains intervenants de ce blog, de creuser ce qui sépare plutôt que de travailler sur ce qui rassemble, a quelque chose d'affolant. Il me semble que l'adversaire est assez clairement identifiable : le constructivisme pédagogiste, et ce qui en a découlé dans les programmes et les méthodes, jusqu'à la catastrophe actuelle. Par une espèce de malin plaisir -- sur la nature duquel je m'interroge -- on se met à tout mélanger, à ranger Bentolila dans le même sac que Meirieu ou Mme Charmeux, et, grosso modo, à taxer de pédagol toute personne qui réfléchit un tant soit peu à ses pratiques. Cela me désole, personnellement."

Ecrit par : FGuichard | 27 septembre 2007

Bon, je ne trouve pas que Jean se soit vraiment excusé, mais, enfin, je vous remercie de ce message. Vous êtes la voix de la sagesse, comme souvent. Ceci-dit, et au delà de toute considération "de fond", je ne vois pas ce qui pourrait me rapprocher de toto.

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 septembre 2007

Question : pourquoi tant de jeunes gens brillants du monde entier s'y précipitent-ils, soit pour y faire des études, soit pour s'y installer définitivement?
Quelle famille n'a pas dans ses proches de tels exemples?

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 27 septembre 2007

Vous devriez aller voir le dernier film de M Moore, Sicko. A mon avis votre admiration béate pour les USA s'en trouvera quelque peu altérée)
(J'y ai là bas de la famille et des amis . J'y ai vécu deux années)

Ecrit par : buntovchik | 27 septembre 2007

Je n'ai pour aucun pays d'admiration béate, pas même pour le mien, hélas.
J'aimerais tant répéter béatement comme Jack Lang, que "notre école est la meilleure du monde", ou comme Meirieu que"le niveau monte", ou comme Eveline Charmeux que "ce qui empêche les enfants d'apprendre à lire, c'est que plus de 90 % des maîtres de CP continuent à faire de la syllabique".
Mais en ce monde, rien n'est tout blanc ni tout noir. Je ne fais que signaler un fait patent, sans émettre de jugement.

Par contre, pour ceux qui contestent (sans la connaître ? )la nocivité de madame Charmeux, et des autres "constructivistes" voici, exposé par une de leurs inconditionnelles admiratrices, un parfait condensé de leur pensée dévastatrice. (Lu sur lire-ecrire)

Anne-Marie.

"Il importe de donner aux enfants de « vraies graines et non du sable » c'est-à-dire travailler sur du vrai, sur de l'ambitieux, et du valorisant ; force est d'admettre que le discours, qui présente la méthode Boscher (ou la Planète des Alphas, ou les ouvrages de M.Bled) comme le modèle parfait de l'enseignement de la lecture, et de la langue, est un discours contraire aux valeurs républicaines, et ceux qui le tiennent, des schizophrènes graves, s'ils prétendent le contraire.

Explications…
Si l'on enseigne la lecture à partir des syllabes, alors que celles-ci n'existent pas dans le français écrit, quelle peut
en être la conséquence ?
Que les clés offertes ainsi aux élèves n'ouvriront que les portes déjà ouvertes (les rares mots où l'on peut en trouver, des syllabes !).
Qui deviendra alors capable d'ouvrir celles qui sont fermées ? Qui ?
Sinon ceux qui vont trouver dans leur environnement familial les moyens de le faire ?Si l'on enseigne les mouvements de la brasse sur un tabouret, il restera à l'élève à apprendre tout seul à nager dans l'eau.

De même, si l'on enseigne comment oraliser des syllabes et identifier les mots par le déchiffrage, il restera à l'élève à construire tout seul un vrai savoir lire, celui qui maîtrise les opérations cognitives par lesquelles on comprend et qui
permettent d'utiliser les écrits de la société, dont on sait qu'ils n'ont rien de commun avec la méthode de lecture.

Evelyne Charmeux Professeur d'école normale, Formateur d'IUFM, Professeur honoraire Institut National
de Recherche Pédagogique de Paris, http://www.charmeux.fr

Nul ne s'instruit en écoutant ; c'est en lisant qu'on s'instruit... Toute leçon où le bambin ne lit pas ou n'écrit pas est une leçon perdue… On remarque qu'il y a beaucoup d'illettrés.

Mais comment en serait-il autrement ?
Il s'agit d'apprendre à lire, et aussi d'apprendre à penser, sans séparer jamais l'un de l'autre. Or, une syllabe n'a point de sens, et même un mot n'en a guère. C'est la phrase qui explique le mot…
Alain Philosophe (1868 -1951)

Il est peu douteux qu'un retour à la tradition d'une méthode synthétique stricte, aurait une conséquence doublement
négative :
1°) Les élèves les plus fragiles accèderaient plus difficilement encore à une lecture courante.

2°) Non seulement on n'assisterait pas une diminution du nombre de « vrais dyslexiques », mais on peut même
faire l'hypothèse que ce nombre serait en augmentation.

L'effet d'un tel retour à la tradition serait ainsi à l'opposé
de ce que ses promoteurs affirment
Rémi Brissiaud MC de Psychologie Cognitive à l'IUFM de Versailles
UA 4004 Laboratoire « Cognition & Usage »

Nous constatons en effet que le même enfant qui écrira avec entêtement CRA pour CAR, BARS pour BRAS, ne commettra jamais cette erreur en parlant. Que penseriez-vous d'un enfant qui dirait à sa maman :
«Il faut que je m'habille CRA c'est l'heure de partir».

L'enfant rectifiera lui-même cette monstrueuse anomalie. Il écrit CRA pour CAR parce que les méthodes traditionnelles l'ont habitué à l'écriture cela est sans importance, il écrira
indifféremment CRA ou CAR.
Redonnons un sens, un esprit à son écriture. L'enfant sentira lui-même la portée de son erreur et se corrigera immanquablement.
Célestin Freinet (extrait rédigé en 1959)

Il est pleinement connu que la quasi-totalité des enfants en grande difficulté en lecture au-delà du CP ont été instruits selon des méthodes syllabiques.
En effet, dans la mesure où le bé-a ba y est enseigné dès le début de l'année, la plupart des méthodes proposées par les éditeurs doivent être regardées comme telles.
De plus, comme les professionnels, le ministre sait pertinemment que les difficultés en lecture ne relèvent pas toujours d'une identification malhabile des mots écrits, mais concernent au moins autant la compréhension des textes.

« La méthode syllabique pure » de M. Boscher n'avait pas la magie que lui prêtent ses partisans : à l'apogée de sa diffusion, au milieu des années 1960, plus de 30 % des enfants redoublaient le CP !
C'est également l'époque du « boum de la dyslexie » (cf. Pierre Debray-Ritzen, La dyslexie de l'enfant, 1967), où le nombre de classes spéciales pour enfants non lecteurs explose (classes de perfectionnement et classes d'adaptation), où, pour faire face aux difficultés en lecture, l'on étend le réseau des CMPP (Centres Médico-Psycho-Pédagogiques) et où sont créés les GAPP (Groupes d'Aide
Psycho-Pédagogique, intervenant dans les écoles).

André OUZOULIAS, professeur de philosophie à l'IUFM de Versailles, spécialiste des difficultés dans l'apprentissage de la lecture "

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 27 septembre 2007

" J'ai pensé d'abord à une erreur, puis, devant la continuation des ratiocinations et des critiques à deux ronds, j'ai décidé que la coupe était pleine."
C'est bien ce que je pensais: j'ai payé pour tous ceux qui EFFECTIVEMENT vous attaquent.

Mais vous faites erreur en me rangeant parmi vos "adversaires". Je n'ai jamais lu une ligne de Clermont-Gauthier, ni de Hirsch et je n'avais pas l'intention de démolir qui que ce soit. Vous menez avec nous tous ici le même combat pour l'école et ce serait complètement idiot de se tirer réciproquement dans les pattes.
Simplement, en matière de pédagogie, je me méfie des constructions théoriques. C'est pour cela que je ne crois pas qu'il soit absolument indispensable de justifier notre pratique pédagogique, chose vivante dans laquelle entre une bonne part d'inspiration et de talent, par les idées de M. Clermont-Gauthier, lequel par ailleurs est certainement une personne tout à fait sympathique, ou d'un autre, fussent-elles les meilleures du monde. Ce que je veux dire, c'est que vous êtes capable, vous, Bernard Appy, de les avoir vous-même, ces idées, et de proposer sous votre propre nom le renouveau des méthodes appuyé sur votre expérience et votre réflexion que vous avez jugé bon d'appeler une "troisième voie". Autrement dit encore, je ne vois pas l'utilité qu'il y a , pour votre cause, à invoquer la caution d'un "grand chercheur". Que vous ayez lancé un mouvement pédagogique pour le renouveau de l'école sous votre propre nom me suffirait pour m'y intéresser et pour le soutenir. C'est cela qu'il y avait en arrière-plan de mon intervention, mais, comme le dit toto, les quelques lignes d'un post sont forcément elliptiques et peuvent induire bien des malentendus.

Après, il faut quand même que vous acceptiez la discussion. Par exemple, cela me gêne un peu que vous considériez comme une "première voie" qu'il faudrait dépasser la pédagogie traidionnelle, d'autant plus que c'est celle que pratiquent la plupart des enseignants qui interviennent sur ce blog. Si la "troisième voie", c'est l'"école qui marchait bien", laquelle, je crois, a existé et survit dans de nombresuses classes, quel besoin de l'appeler ainsi?
Sur l'apprentissage de la lecture, je pense que l'"arrière-plan culturel" peut s'acquérir en bonne partie par la lecture elle-même et que la pauvreté culturelle du milieu familial n'est pas aussi déterminante pour l'apprentissage de la lecture que certains le disent. Si nous divergeons sur ce point - encore faudrait-il vérifier que divergence réelle il y a -, nous n'allons pas nous écharper pour autant!
On peut se demander aussi pourquoi il faut que la nouvelle pédagogie soit "explicite". L'ancienne, celle d'avant le socio-constructivisme, ne l'était-elle pas?
Ne sont-ce pas des questions que l'on peut se poser, ou des objections que l'on peut émettre, sans que vous vous mettiez, vous et votre épouse, dans une colère pareille, et qui appellent plutôt des réponses et des clarifications?

Ecrit par : Jean | 27 septembre 2007

"Ceci-dit, et au delà de toute considération "de fond", je ne vois pas ce qui pourrait me rapprocher de toto."

Si tu t'approches trop près de moi je t'en colle une . :)

Ecrit par : toto | 27 septembre 2007

"Pour la GS, vous connaissez mes réticences, ce n'est peut-être pas la peine que j'encombre encore une fois le blog de notre hôte avec mes longues digressions sur la nécessité de l'école maternelle (refondée, j'entends).

Ecrit par : catmano | 26 septembre 2007 "

Ben pourquoi ?
Un chtit copié/collé vite fait .

Répétition répétition C'est la base !

Message subliminal:
"Lire avec Léo&L;éa" Edition Belin 18€ po chir !

mieux toto que neuneu, logique !

Ecrit par : toto | 27 septembre 2007

""Ceci-dit, et au delà de toute considération "de fond", je ne vois pas ce qui pourrait me rapprocher de toto."

Si tu t'approches trop près de moi je t'en colle une . :)"

Ecrit par : toto | 27 septembre 2007

Ne craignez rien, toto, il n'y a aucun risque que ça se produise un jour.

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 septembre 2007

Loki, je vais essayer de faire dupliquer ce CD, et je vous en enverrai un si j'y arrive.

Anne-Marie.

Peut-être JPB en a-t-il un stock, ayant activement participé à cette émission??

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 27 septembre 2007

J'aimerais savoir ce que pensent les différents participants, (enseignants et parents) des nouvelles dispositions qui semblent devoir être prises concernant la suppression de l'école le samedi, et du "report" de cette demi-journée soit sur le mercredi matin, soit sur un raccourcissement des vacances.

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 septembre 2007

Anne-Marie, ce serait vraiment très sympa!

Merci beaucoup!

Ecrit par : Loki | 27 septembre 2007

Alors, enseignement de la règle de trois à treize ans, à tous les gosses, en quatrième, est-ce un crime?

Ecrit par : dobolino | 26 septembre 2007


Dobolino, on enseigne plus du tout la règle de trois, quelle que soit la classe ! Ce n'est dans aucun programme.

Ecrit par : Jérémy | 26 septembre 2007

Si! On l'enseigne mais on ne l'appelle plus règle de trois qui, à mon goût d'ailleurs, ne veut absolument rien dire et engendre chez 3/4 des français une terreur supérieure à celle générée par l'accord des participes d'où les vives réactions . Equilibrer une réaction chimique, à votre avis, c'est quoi qu'on fait? Un produit en croix, c'est quoi? Un pourcentage, c'est quoi?
J'ai suivi au pied de la lettre, l'an dernier, les instructions de l'excellent professeur de maths de ma fille, en cinquième. Si le mot consacré règle de trois n'apparait nulle part, le travail d'enseignement et les nombreux exercices en classe et à la maison ont constitué une sérieuse approche mathématique de ce mode de résolution, pendant quatre bonnes semaines, peut-être cinq. Je suis certaine que cette année, en quatrième, à treize ans, ça va passer comme une lettre à la poste. Ce n'est pas la faute de certains professeurs si certains élèves ne travaillent pas, ce n'est pas la faute de certains élèves si certains professeurs ne travaillent pas etc... Ceci dit, j'ai trouvé très méthodique et séduisante cette approche de la règle de trois et pour une fois qu'on prévoit une progression qui met les bœufs devant la charrue!
D'ailleurs, on en revient toujours au même problème apparemment insoluble: il faudrait que les élèves entrent en sixième en maîtrisant les quatre opérations. Après, règle de trois est une évidence qui ne devrait pas même avoir de nom.
Qu'on écrive x*a/b ou x/b=y puis y*a, franchement il n'y a pas là de quoi fouetter un chat.

Ecrit par : dobolino | 27 septembre 2007

Avez-vous l'expérience de telles circulaires administratives ?

(Ou comment le pédagogisme envahit subrepticement tous les rouages de l'administration, et pas seulement à l'E.N.)

"Expression du besoin. (Il s'agit de réclamations à émettre...lorsqu'on a une panne d'ordinateur, et non de dire...le besoin de faire pipi. A.M.V.)

(1) Le besoin à exprimer correspond à la donnée d’entrée de l’action « Exprimer le besoin » dans la procédure « Gestion du système d’information. »

(2) L’utilisateur doit, en fonction de la nature de son besoin, utiliser un formulaire particulier, décrit dans l’enregistrement « Typologie des besoins. »

(3) L’action « Réceptionner le besoin » enclenche une identification de la nature du besoin en fonction de la table de typologie des besoins. Selon cette classification, une réponse adaptée sera apportée à ce besoin.

(4) La DSI (Direction des services d’information ) vérifie si le besoin est correctement exprimé et s’il est recevable en l’état.

(5) Le besoin exprimé est la donnée de sortie de l’action « Exprimer le besoin ».

Contexte.
Gestion des interventions.
Avant de contacter le helpdesk (point d’entrée du service informatique pour les utilisateurs), le client doit avoir vérifié que le problème est reproductible tant pour un problème technique que fonctionnel.
Le client communiquera, au préalable par télécopie les messages d’erreur et les circonstances du problème.
Le client s’engage à donner tous les renseignements nécessaires à la bonne prise en compte de sa demande (informations relatives au domaine d’activité concerné, login applicatif, informations précises relatives aux données faisant l’objet d’un problème.)
La prise en compte de l’anomalie ne pourra se faire qu’après qualification du problème et le délai de l’intervention ne pourra être indiqué qu’à partir de cette qualification.

Gestion des nouveaux besoins.
Toute demande doit être formulée dans le cadre d’une expression de besoin et représente un besoin.
Le client dans ce cadre doit fournir :
Une expression détaillée des besoins :
• Formaliser les demandes.
• Evaluer la maturité des demandes.
• Evaluer l’impact sur les processus existants.
Le client doit s’investir dans l’analyse du besoin et devenir membre actif du projet.
Le client doit fournir à la DSI tous les éléments concourant à la réalisation du projet."

Ne dirait-on pas du pur Meirieu?

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 27 septembre 2007

Avez-vous l'expérience de telles circulaires administratives ?

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 27 septembre 2007

Avez-vous lu "L'Augmentation" de Perec (1967) ? C'est absolument ça... prémonitoire, quoi.

Ecrit par : FGuichard | 27 septembre 2007

Ne dirait-on pas du pur Meirieu?

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 27 septembre 2007

La vérité serait plutôt l'inverse. Le jargon et les doctrines pédagogistes doivent beaucoup à la techno-science du management et à ses théories psycho-comportementalistes. Un corpus de textes , une ritualité des plus efficaces dans la sphère de "l'efficiency" (qui doit beaucoup au taylorisme et à l'administration nazie géniteurs naturels et en droite ligne de toute cette logorrhée diffusée dans les moindres interstices de l'éducation nationale).
On annonce sur ARTE en octobre la diffusion d'un film sur ce thème précis. D'ores et déjà on peut trouver le livre de Pierre Legendre intitulé "Dominium Mundi, l'empire du Management" qui fait suite à "La Balafre" (discours à de jeunes étudiants sur la science de l'ignorance") Mille et une nuits.

Ecrit par : buntovchik | 27 septembre 2007

"Ne craignez rien, toto, il n'y a aucun risque que ça se produise un jour.
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 septembre 2007 "

Tu as encore dû mettre ton sens (?)
"Si tu t'approches trop près de moi je t'en colle une . :)"
C'est un conseil, ne vois aucune crainte là dedans !

Ecrit par : toto | 27 septembre 2007

Oui enfin passer d'un chiffre pris dans l'ensemble des entiers naturels à une lettre qui exprime tous les chiffres possibles c'est déjà un degré d'abstraction interdit à certains.

Ecrit par : iPidiblue et son QI | 27 septembre 2007

(Ou comment le pédagogisme envahit subrepticement tous les rouages de l'administration, et pas seulement à l'E.N.)
Ecrit par : Anne-Marie Valette

Nous sommes entrés dans une nouvelle ère, l'ère de la Médiocratie.
Dans cette ère, le langage pseudo-scientifique, pseudo-technique a remplacé le mot-signifiant. Il faut faire illusion. Promouvoir les médiocres (d'où le recrutement actuel de professeurs sous-éduqués qui n'enseigneront rien à de futures générations de cancres), comme ça le langage pseudo-rien éblouira encore plus les nuls - qui ne chercheront pas plus loin, puisque on leur explique que les réformes (permanentes, depuis 30 ans et pour l'éternité - comme si on était damnés à réformer ad nauseam) sont conçues pour leur bien... Et s'il faut 'manifester', les syndicats sont là pour décider contre quelle loi, contre qui, à quel moment.. mais jamais contre leur propres intérêts.
Le pédagogisme n'est qu'une manifestation de la Médiocratie. Cette hydre aux multiples têtes a infestée notre société dans ses moindres recoins.
Mais qui, quel dirigeant politique, changerait cet état de choses? Les médiocres, bien engoncés dans leur certitudes d'être géniaux - tels ces élèves nuls et ignorants mais à qui on a fait croire dès le Primaire que tout ce qui sort de leur bouche est d'or, se révèlent être de bien malléables citoyens... Idéale situation pour faire ce qu'on rêve de faire (prendre le pouvoir, le garder, en profiter... ex. Sarko).
Darcos est-il de bonne foi? Peut-être.
Pourra-t-il remettre l'école dans la bonne voie? Je ne crois pas. Ce n'est pas le but de ce gouvernement, comme d'aucuns.
L'avenir est pour les médiocres, qu'on se le dise.

Faisons-nous prof d'IUFM!


PS. Anne-Marie, j'ai réussi à trouver le documentaire dans un logiciel de P2P. Je suis en train de le télécharger.

Ecrit par : Loki | 27 septembre 2007

DECHIFFRAGE ET CULTURE

Il suffit d’être absent trois jours pour vérifier un vieil adage, qui eut jadis son heure de gloire : une étincelle peut mettre le feu à toute la plaine.

Au départ donc une étincelle, un minuscule débat sur la lecture (encore une fois). Mais la question est d’importance comme le prouve l’incendie qui a suivi.

Que se passe-t-il quand un élève rencontre dans un texte un mot qu’il ne connaît pas ? SLECC et Troisième Voie sont d’accord sur ceci : « le déchiffrage est nécessaire mais ne suffit pas ». Il ne faut pas minimiser cet accord. Car il suppose d’emblée qu’on se trouve dans le même camp, face aux 95% d’instits formatés par le constructivisme. Quel que soit le problème, les pédagos proposent toujours la même solution : éliminer le nécessaire au prétexte qu’il n’est pas suffisant. Ainsi pour la formation des maîtres. Puisqu’il ne suffit pas de connaître sa discipline pour savoir l’enseigner, éliminons la partie scientifique des concours. Telle est depuis le début l’antienne des IUFM, récemment reprise par le sieur Maurin (recruté par Darcos, ouverture à gauche oblige).

Mais revenons à la lecture. Dire que le déchiffrage est nécessaire implique de renoncer une fois pour toutes aux méthodes actuelles d’apprentissage de la lecture, fondées sur l’injonction faite aux apprenants de deviner le signifiant à partir du fameux « sens ». Démarche absurde s’il en est – surtout quand on se réclame comme Charmeux de la linguistique structurale. On ne pourra jamais deviner le signifiant à partir du sens pour la bonne raison que le rapport entre signifiant et signifié est… arbitraire. Que se passe-t-il donc quand on sait déchiffrer mais qu’on ne connaît pas le mot ? Tout simplement ceci : la réalisation orale (silencieuse ou à haute voix) de « l’image acoustique » du signe ne suffit pas à lier cette image à un « concept ». Par rapport aux méthodes globales ou mixtes, l’avantage est considérable. D’abord parce que la réalisation du signifiant est exacte : on ne met pas un mot (connu) à la place d’un autre (inconnu), radoteur à la place de ramoneur. Ensuite parce que cette exactitude permet justement de prendre conscience de son ignorance. Et il vaut toujours mieux savoir qu’on ne sait pas que croire qu’on sait. Tout apprentissage est à ce prix.

A partir de là, les positions de SLECC et de Troisième Voie divergent légèrement. Thierry apporte la réponse "traditionnelle" : si l’élève lit (correctement) "ramoneur" et n’en connaît pas le sens, il va demander au maître (supposé savoir) et ce dernier le lui expliquera. Françoise se pose un problème plus complexe, celui de la vie des mots dans la culture. Pourquoi cette démarche-là est-elle plus « moderne » ? Pas seulement parce qu’elle instaure un rapport moins rigide que celui qui existe entre un élève qui pose des questions et un maître qui fournit les réponses. La démarche Troisième Voie est plus "moderne" parce qu’elle tient compte de la "modernité" qui nous accable : présentisme et bougisme caractérisent en effet la "culture moderne", ce qui veut dire que la culture est doublement atomisée, diachroniquement (difficultés de la transmission intergénérationnelle) et synchroniquement (« parlers claniques »). A quoi s’ajoute, dans de nombreux établissements, une forte proportion d’élèves dont la langue familiale n’est pas le français, ce qui pèse sur les deux niveaux à la fois, la transmission verticale et le clanisme des parlers. Autrement dit, un élève qui ne connaît pas le mot « ramoneur » va-t-il spontanément en demander le sens même s’il le prononce correctement ? La réponse autrefois était OUI. C’est beaucoup moins sûr aujourd’hui, surtout s’il s’agit d’un élève « en difficulté » - et c’est d’abord à eux qu’il faut penser à ce stade. Cet élève-là est déjà submergé par tous les mots qu’il ne connaît pas, par tout ce qui à l’école « ne le concerne pas ». Et sa tendance spontanée va plutôt le pousser à se réfugier dans sa culture clanique. Il va donc, très vite, « décrocher ». Et un décrochage à ce niveau là est le plus souvent définitif.

Or la démarche de cet élève est parfaitement rationnelle. Il faut bien en comprendre la logique si l’on veut pouvoir exercer une influence en sens contraire. Une langue en effet est toujours complète. Même si elle est très pauvre, elle permet de dire tout ce qu’on veut. Il suffit en fait de deux signifiants pour faire une langue. On peut trouver un exemple extrême, mais célèbre, de ce phénomène dans le texte de Freud sur le petit Hans : FORT et DA au jeu de la bobine lui suffisent à exprimer tout ce qui l’intéresse, contrôler les absences et présences de sa maman. Et bien sûr son univers symbolique sera très limité : il peut dire tout ce qu’il veut dire mais ne peut vouloir dire que très peu de choses (une seule dans cet exemple). C’est donc au niveau du « vouloir dire » (et donc du vouloir-apprendre) que le problème se pose. Un élève dont l’univers symbolique est rétréci par le manque de vocabulaire n’aura même pas envie de connaître le sens d’un nouveau mot, il ne posera aucune question, il se contentera de s’enfermer dans son monde à lui, celui de ses copains avec qui il partage un "vouloir dire" minimal mais complet. C’est bien pourquoi "l’arrière-plan culturel", comme dit Françoise, est indispensable à l’apprentissage de la lecture. Il ne s’agit sans doute ni de la "culture générale" au sens traditionnel du terme (ce qui reste quand on a tout oublié) ni non plus de la "culture commune" chère à Dubet et aux pédagos. Car de même qu’une langue est toujours complète, une culture est toujours commune. Mais elle peut être commune à une "communauté" (classe d’âge ou groupe plus ou moins ethnique). Ce que Françoise appelle l’arrière-plan culturel est quelque chose de beaucoup plus fondamental et essentiel : c’est tout simplement l’accès au symbolisme, c’est-à-dire au langage lui-même et par là à l’universel.

Revenons à nos ramoneurs. Imaginons qu’un élève qui n’a pas encore décroché demande au maître le sens de ce mot. Il n’y a aucune chance qu’il comprenne si ce dernier se contente de lui dire que c’est l’homme qui ramone les cheminées. C’est au contraire quand on a vu des ramoneurs qu’on peut comprendre le sens du verbe ramoner. Or les ramoneurs d’autrefois, si reconnaissables dans le paysage urbain, ont disparu. Ils ont été remplacés par des entreprises qui se déplacent en camionnette et dont les ustensiles ne sont plus visibles. Les cheminées elles-mêmes ont disparu, sauf en milieu très rural et dans les appartements haussmanniens des beaux-quartiers. Quelle est donc la bonne explication ? Il faut avoir recours à l’arrière-plan culturel. Par chance, on a ici un élément symbolique tout prêt, qu’il n’est donc même pas besoin de faire acquérir aux élèves par un travail spécifique. Car si les cheminées ont disparu du quotidien, elles survivent dans la culture enfantine à travers un personnage dont Lévi-Strauss avait montré dans un article célèbre qu’il était "le Dieu d’une classe d’âge" : le Père Noël. Le ramoneur est donc l’homme qui nettoie les cheminées de l’intérieur pour que le Père Noël ne se salisse pas quand il apporte des cadeaux.

Il y a cependant des mots bien plus essentiels que ceux qui désignent des êtres et des choses. C’est ce que "un hussard" appelle le « vocabulaire des sentiments », tout ce qui relève donc des états plus que des choses, des qualités sensibles, des nuances et des affects. Ce sont ces mots-là qui permettent de symboliser les pulsions et d’abord la pulsion du décrochage, du refuge dans un déjà-connu clanique et extérieur à l’école. La « violence » dans les collèges (et même désormais dans le primaire) n’a pas d’autre origine que le manque de vocabulaire pour maîtriser les affects. Seul le détour par la culture, dans toutes ses dimensions, permet d’acquérir ces mots de la tribu (et non pas du clan) qui vont empêcher la pulsion du décrochage, simple variante de ce que Freud avait appelé la « pulsion de mort » et que Nietzsche avait épinglé de « nihilisme ».

Les esprits supérieurs trouveront sans doute que j’ai enfilé les banalités et que tout ce que j’ai écrit relève du simple bon sens. Je veux bien. Mais il ne faut pas alors porter à la Troisième Voie deux accusations contradictoires : le "nihil novi sub sole a Condorceto" et la "soumission à un gourou des sciences de l’éduc", francophone qui plus est. C’est du bon sens, certes. Mais il convient d’expliciter les choses, à la fois en direction des élèves et en direction de ceux qui ont mission de les instruire. Car "l’enseignement explicite" ne vaut pas seulement pour les élèves. Il devrait être au cœur de la formation des enseignants si les IUFM s’en occupaient vraiment au lieu de mettre en place des "référentiels de compétences" à faire vomir toute personne un peu sensible à la réalité du monde.

Pedro Cordoba

PS. J’ai fait exprès de citer Saussure, Lévi-Strauss, Freud, Lacan, Nietzsche et Mao. Les bêtes noires de ceux qui veulent nous persuader que la destruction de l’école est le fait du structuralisme, de la psychanalyse, du marxisme ou de la "pensée 68". On y trouve beaucoup de choses de "simple bon sens". Mais théorisées, explicitées et donc utilisables pour la reconstruction de l’école. De même que les écrits de Clermont Gauthier.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 27 septembre 2007

D'autant plus que ça fait belle lurette que les ramoneurs s'appellent techniciens-chauffagistes ...

Ecrit par : yann | 27 septembre 2007

"Une langue en effet est toujours complète" je ne comprends pas cela, c'est un présupposé. J'attends une démonstration en bonne et due forme.

Ecrit par : iPidiblue petit QI | 27 septembre 2007

super ton post Pedro. Mais Thierry fait au moins aussi/autant moderne que Françoise, je le sais pour l'avoir testé sur le fouroum L&L; ;)

Ecrit par : toto | 27 septembre 2007

PETITES REPONSES

- A Yann :
C’est bien ce que je voulais dire. Mais c’était l’exemple de Thierry et je pense qu’on trouve encore le mot dans les livres pour le primaire (que je ne connais pas)

- à iPidiblue petit QI :
Désolé mais je n’ai pas le temps de développer. Il s’agit d’une évidence, que j’ai essayé d’illustrer avec l’exemple du petit Hans. Mais si vous ne connaissez pas le texte de Freud, relu par Lacan, cela ne doit pas vous dire grand-chose. N’avez-vous pas l’impression que vous pouvez dire tout ce que vous voulez dire ? Et pourtant… Avez-vous essayé de jouer au jeu du dictionnaire ? N’avez-vous pas constaté, comme moi-même, qu’il y aune quantité invraisemblable de mots que nous ignorons, nous qui sommes "si cultivés" ?

- A toto :

Salut. Je ne fréquente pas le fou-room que tu mentionnes. Mais je suis persuadé que ce qui sépare Thierry, "modérateur improvisé", et Françoise Appy a l’épaisseur d’un papier à cigarettes. Pardon pour la métaphore, si politiquement incorrecte.

PETITS AJOUTS

- A Guy Morel :
Si c’est pour transformer les articles en adjectifs, je préfère qu’on parle de déterminants. Le sujet fut abordé lors de l'Université d'été de SLL

- A Cadichon :
Pourquoi opposer Hirsch et Clermont Gauthier ? Autre chose qui n’a rien à voir (ou presque) : avez-vous vu cette référence à « Excellence Without a Soul: Does Liberal Education Have a Future? (PublicAffairs, 2007) » sur la page d’accueil de http://www.coreknowledge.org/CK/index.htm?

Ecrit par : Pedro Cordoba | 27 septembre 2007

Je vais donner un petit exemple de l'ambiguïté propre au langage naturel - en l'occurence le français - j'ai employé le mot "chiffre" en lieu et place de "nombre" un peu plus haut et pourtant tout le monde m'a compris, or aucun matheux n'accepterait qu'on confonde les deux. Par contre dans la vie courante si l'on parle d'une entreprise on dit le chiffre d'affaire et pas le nombre d'affaires ce qui n'a pas le même sens (le chiffre d'affaire on le trouve dans le bilan comptable et le nombre d'affaires aussi mais ce ne sont pas les mêmes).

Je comprends bien qu'el Cordoba ne veuille pas développer, il se trouverait face à de telles difficultés qu'il en serait vite amené à baisser les bras.
Si la langue naturelle suffisait à tout on n'aurait pas développé des langages spécialisés qui sont en très grand nombre.

Exercices simples d'application :
Essayer de substituer au schéma de montage d'une machine-outil un texte en langue naturelle.
Traduire Ln (logarithme népérien) par une périphrase.
Traduire le mot "complet" employé par el Cordoba pour qu'il soit directement compréhensible en un nombre fini de signes.

Je m'arrête là parce que je suis modeste contrairement à messieurs Freud et Lacan qui ont tout compris du fonctionnement du cerveau (et du "langage").

Ecrit par : iPidiblue | 27 septembre 2007

FFFFFFFFfffffffffffffffff FFFFFFFffffffffffffffffffff
What a bad wwwwweeeeeeeeeeeedddddddddd !
:o)))))))

excellente analyse ;)


Message subliminal:
Libérez Marie-Jeanne.
Enfermez Eveline.

Ecrit par : toto | 27 septembre 2007

"Essayer de substituer au schéma de montage d'une machine-outil un texte en langue naturelle"

C'est po pour foute le souk, mais ça se fait déjà, et depuis fort longtemps, ça s'appelle le "langage structuré"

Ecrit par : toto | 27 septembre 2007

A iPidiblue petit QI :
Sachez qu’El Cordoba ne baisse jamais les bras. Mais il n’a pas de temps à perdre avec des ignorants imbus de leur minuscule savoir spécialisé. La question portait sur la lecture à l’école primaire et donc sur la langue naturelle. Sur ce je dois préparer un cours d’agreg. A une autre fois si l’occasion se présente.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 27 septembre 2007

Pas vraiment Toto.

Le "langage structuré" est utilisé le plus souvent en référence aux langages de programmation informatiques ne nécessitant pas d'utilisation de branchements type "goto" dans le programme. Depuis les années 80 tous les langages informatiques le sont. Certains utilisateurs s'en servent malhabilement et les "destructurent". Même l'antique Basic peut être structuré (bien que ce soit un peu galère à mettre en oeuvre), Pascal, Fortran, C, et beaucoup d'autres le sont intrinsèquement.

Dans les langages structurés on utilise l'appel à des sous-programmes, des routines (internes ou externes), des fonctions etc. auxquelles on passe les paramètres nécessaires.
Chaque "partie" du programme est un tout compréhensible dans son fonctionnement en dehors de toute référence à des éléments extérieurs à lui-même. Un programme complexe reste donc lisible car composé d'un "paquet" de blocs assez indépendants.

Aujourd'hui (depuis plus d'une dizaine d'années) on utilise des "langages objets" (que c'est encore mieux pour plein de bonnes raisons ... et que c'est vraiment pas pareil mais long à expliquer ...).

En tout cas je ne vois pas trop le rapport avec le schéma de montage d'un système.

Ecrit par : Zorglub | 27 septembre 2007

Sur ce blog, il fut question un moment d'autonomie des établissements et la discussion a tourné en eau de boudin (en partie par ma faute, j'en conviens). Il n'empêche que le sujet est d'importance.

L'autonomie est inscrite dans les textes officiels mais les chefs d'établissement l'utilisent peu (pomme de discorde quasi assurée). Il s'agit d'une "autonomie dépendante" puisqu'elle est encadrée par des règles nationales et académiques.

Il n'empêche qu'une latitude importante sera de plus en plus être laissée en matière pédagogique aux chefs d'établissement via, notamment les futurs Conseils Pédagogiques (CP) des établissements scolaires (surtout si des socles communs se réalisent dans les lycées et collèges, dégageant de nombreuses heures "libres" dans les emplois du temps).

http://eduscol.education.fr/D0182/conseilped.htm

Cette structure, créée dans les textes mais encore très peu développée sera LE moyen de faire passer telle ou telle "activité" dans les (nombreux) trous laissés par les socles (proposition puis approbation par le Conseil d'Administration).
Pour le meilleur et pour le pire, d'autant plus que les modalités de désignation de leurs membres ne sont pas très rigides. N'en doutons pas, les pédagogistes n'hésiteront pas à y faire de l'entrisme.

NE LES LAISSEZ PAS FAIRE !

L'autonomie signifiera également la possibilité pour un chef d'établissement de recruter directement un volant d'enseignants (20% ?) sur "profil" (profil défini par le projet d'établissement, c'est à dire, du point de vue pédagogique, par les propositions du CP entérinées par le CA). Cette procédure, restreinte pour l'instant à la marge aux établissements expérimentaux comme les lycées autogérés, deviendra la norme.

Un corollaire : s'il y a des établissements où la Meirieulite règnera, on peut aussi imaginer des établissements où le GRIP, par exemple, pourra ainsi déployer des enseignements dignes de ce nom…

Un risque d'apartheid scolaire irréversible ?

Ecrit par : dugong | 27 septembre 2007

La « violence » dans les collèges (et même désormais dans le primaire) n’a pas d’autre origine que le manque de vocabulaire pour maîtriser les affects.
Ecrit par Pedro Cordoba.

Je vous trouve idéaliste ou pour le moins optimiste...

Ecrit par : Thalie- Thalie | 27 septembre 2007

"L'incendie qui a suivi", écrit Pedro.
Je remonte dans les posts pour en essayer d'en comprendre l'origine, et je trouve celui de Bernard Appy, qui écrit:
"Limiter les objectifs du Primaire à savoir lire, écrire, compter, c'est manquer cruellement d'ambition." Ce passage m'a surpris, car existe-t-il sur ce blog une seule personne qui prétende limiter ainsi les ambitions de l'école? Qui visait, en fait, Bernard Appy?
Plus loin, Françoise Appy intervient et termine son post en écrivant:
"Il vaut mieux laisser la culture à ceux qui déjà la possèdent.
A bon (ou mauvais) entendeur, salut."
Nouvelle surprise, car est-il ici quelqu'un pour nourrir de tels desseins? C'est absolument impossible. Au contraire, la seule raison de notre regroupement autour de Jean-Paul Brighelli, c'est que nous voulons ensemble rendre à l'école la capacité de transmettre la culture (d'élite, car il n'y en a pas d'autre, en effet) à tous les enfants de France.
Vous faisiez donc là, Françoise, un procès d'intention tout à fait vilain et vous ne paraissiez pas d'une humeur particulièrement pacifique! Comme dirait toto, il y avait déjà de l'électricité dans l'air.
L'orage qui a suivi a éclaté, en réalité, sur un malentendu, puisque vous avez cru voir en moi un de ces adversaires acharnés qui vous font, je suppose, la vie dure ailleurs. Orage hors de proportion avec l'objet du débat, et au cours duquel vous avez, avec le concours actif votre mari, dit des choses pas vraiment gentilles, et pas vraiment utiles.
Au total, j'ai un peu l'impression d'être venu mettre la main en touriste dans un nid de guêpes (quelque conflit entre des "chapelles", je ne sais), et d'avoir pris pour moi ce qui était destiné à d'autres!

Ecrit par : Jean | 27 septembre 2007

Hélas ! Je n'ai aucun savoir particulier mais on retombe très vite dans ce que Charles Snow dès la fin des années cinquante appelait le conflit des deux cultures : la culture scientifique et la culture littéraire, ça s'est compliqué depuis "les sciences humaines" se sont mises à singer les sciences exactes avec un vocabulaire abscons mais qui ne veut strictement rien dire.

Et l'on voit des docteurs es-ceci es-cela qui autant que les théologiens du moyen-âge sont persuadés d'être de grands savants et pédalent dans la semoule.

Ecrit par : iPidiblue petit poucet | 27 septembre 2007

Une auto a parcouru 340 km à la vitesse horaire de 58 km. Elle est partie à 13 h. A quelle heure est-elle arrivée?"

Trè grosses difficultés pour comprendre l'énoncé : que veut dire vitesse horaire, que trouve t-on quand elles ont enfin réussi à comprendre qu'il fallait diviser 340 par 58. On trouve 5, 8 heures : elles ont eu du mal à comprendre qu'on trouvait des heures.



Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 26 septembre 2007
Bon, alors, comme je suis très têtue, ce blog ayant donc un nom qui me convient, je reviens sur ce problème très simple. L'an dernier, j'ai suivi un enseignement de maths de cinquième avec un bon prof. En réalité, vu le niveau du matériel livré au professeur, on a commencé par faire les conversions heure/minutes/secondes qui ne sont pas acquises. Après, dans la foulée, on leur apprend que 1.5 heures, c'est une heure trente minutes et tout et tout et c'est vachement velu. On en profite pour introduire la proportionalité avec des tableaux à double entrée.
Pour les km/heure, ça vient ensuite:
Le gosse va faire un tableau avec 1 heure/58 km; 1.5 heure/58*1.5; 2heures/58*2 etc... Une fois ce tableau dressé, il aura l'heure d'arrivée approximative à la demi-heure près. On fait ça avec tout un tas d'autres situations similaires. Après et seulement après, quand à peu près tous ont gobé ce genre d'approche, y compris ceux qu'on n'aurait certainement pas présenté au certif il y a soixante ans, on va passer à ce que vous appelez sa Majesté la Règle de trois.
C'est certain qu'un pourcentage à définir d'élèves, ceux qui sont naturellement très doués pour le calcul, ceux qui ont eu la chance exceptionnelle d'apprendre à calculer en primaire, ceux dont les parents ont eu le temps ou les moyens de faire du soutien en dehors des heures de classe depuis le CP, n'aura pas besoin de cette approche très b-a ba. Dans un collège moyen, ils ne sont pas légions et on ne peut pas laisser 20 élèves sur le bas-côté pour les huit qui ont de la chance. D'autant plus que, parmi ces huit il y en a peut-être un ou deux qui prononcent l'anglais comme des vaches espagnoles, un qui a une orthographe hallucinante etc...
Quant au problème de terminale S niveau certif, combien d'entre vous se sont jetés sur un papier pour le résoudre, aussi bien en calcul littéral qu'en calcul numérique.
Je me suis bien amusée à le faire et j'ai utilisé les tableaux décrits plus haut pour une première approche. Ceux que j'ai appris l'an dernier en cinquième à 47 ans. Abstraction faite du calcul littéral, un gosse de cinquième qui a bien travaillé en classe saura faire ces tableaux en quelques minutes et vous annoncer que le véhicule 2 rejoindra le véhicule 1 entre 18H00 et 18H30 et très près de 18H30 puisque à 18H30 le véhicule 1 aura parcouru 162.5 km et le véhicule 2 165 km.
Pour la deuxième question, je n'ai pas essayé avec les tableaux de cinquième mais ça doit pouvoir se faire. J'y vas. A plus.

Ecrit par : dobolino | 27 septembre 2007

"Je me suis bien amusée à le faire et j'ai utilisé les tableaux décrits plus haut pour une première approche. Ceux que j'ai appris l'an dernier en cinquième à 47 ans. Abstraction faite du calcul littéral, un gosse de cinquième qui a bien travaillé en classe saura faire ces tableaux en quelques minutes et vous annoncer que le véhicule 2 rejoindra le véhicule 1 entre 18H00 et 18H30 et très près de 18H30 puisque à 18H30 le véhicule 1 aura parcouru 162.5 km et le véhicule 2 165 km."

Cette méthode par approximations successives est tout à fait (en principe !) à la portée d'un collégien car elle réclame peu de technicité mais beaucoup d'envie !

Ecrit par : dugong | 27 septembre 2007

- A Guy Morel :
Si c’est pour transformer les articles en adjectifs, je préfère qu’on parle de déterminants. Le sujet fut abordé lors de l'Université d'été de SLL.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 27 septembre 2007
Non, on ne transforme pas l'article en adjectif ( ce qu'il est pourtant étymologiquement), on lui fait un sort à part parce que..Je ne vais pas résumer en un mot des débats qui ont occupé les membres du Groupe-lettres du GRIP pendant quelques semaines. En deux mots, nous avons travaillé à partir de la nécessité d'apprendre à distinguer nature et fonction, et de l'embrouille qu'introduit dans la tête des élèves le mot déterminant( qui détermine), pour preuve leur incapacité à identifier les mots. Dans la terminolgie gripienne, on a donc l'article, l'adjectif qualificatif, les adjectifs non qualificatifs.
GM

Ecrit par : guy morel | 27 septembre 2007

Un exemple tiré de l'article Pédagogie de la wikipédia :

"Apprentissage par problèmes, APP :
La tâche de l'équipe est habituellement d'expliquer les phénomènes sous-jacents au problème et de tenter de le résoudre dans un processus non linéaire."

Qu'est-ce qu'un processus non-linéaire ? En mécanique un problème non-linéaire par exemple cela peut-être une question de frottement, mais quel rapport avec la pédagogie ?
On voit bien le phénomène infectieux, à reprendre tout cru des termes techniques de sciences constituées pour essayer de donner la même aura à une discipline la pédagogie qui - au mieux - est une collection de faits expérimentaux reliés lâchement par les données statistiques.

La pédagogie, une science descriptive, une science prédictive, une science expérimentale ou tout simplement une proto-science qui collectionne les faits comme dans un cabinet de curiosités du XVIIème siècle ?

On sent bien que nombreux sont ceux qui ont voulu brûler les étapes et passer à des généralisations abusives d'observations très partielles.

Ecrit par : iPidiblue le petit pédagogue | 27 septembre 2007

"A partir de là, les positions de SLECC et de Troisième Voie divergent légèrement. Thierry apporte la réponse "traditionnelle" : si l’élève lit (correctement) "ramoneur" et n’en connaît pas le sens, il va demander au maître (supposé savoir) et ce dernier le lui expliquera. Françoise se pose un problème plus complexe, celui de la vie des mots dans la culture.", écrit Pedro Cordoba.

Pedro, tu refais l'histoire ! La position de SLECC sur la lecture ne tient pas dans la réponse de Thierry - et Thierry sera d'accord avec moi - dans la réponse à une question sur le sens du mot ramoneur.
En trois mots cette fois :
1. Sans prescrire une méthode alphabétique plutôt que d'autres, le GRIP recommande l'écriture-lecture.
2. D'autre part, il estime que cet apprentissage doit être mené de front avec celui de la numération, de la mesure et du calcul.
3. Il insiste aussi sur la richesse du curriculum primaire dans lequel la lecture de textes dignes de ce nom mais aussi les leçons de choses, l'histoire et la géographie, bref la culture scolaire, prélude à la culture générale, doivent retrouver la place perdue progressivement depuis la fin des années soixante.
Ces positions sont développées dans des textes consultables sur le site du GRIP et celui du projet SLECC.
GM
PS. Je précise - ce peut être utile - que cette mise au point ne constitue en rien une attaque contre Bernard et Françoise Appy.

Ecrit par : guy morel | 27 septembre 2007

Je passe ma journée devant des élèves et pas devant l’ordinateur. Je préfère le préciser au cas où on me reprocherait de ne pas répondre ipso facto aux posts qui m’interpellent.

Commençons par Cadichon. Je serai bien en peine de lui dire quoi que ce soit… parce que je n’ai jamais rien lu d’elle. Jean, au moins, je le lis. Cadichon (dont le pseudo est une insulte faite aux ânes) fait partie de ces inconnus sans intérêt que je zappe allègrement et régulièrement. Certains s’offusquent de ses messages, c’est lui faire bien trop d’honneur. Je m’y arrête aujourd’hui parce que, en zappant, j’ai vu passer mon nom.

Je voudrais maintenant rassurer Jean. Ce que j’ai écrit lui était bien destiné. Cela fait longtemps que ses « critiques » - puisqu’il les appelle comme cela – me courent sur le haricot. Cela a commencé dans des courriels privés et cela a repris sur ce blog. Ce ne sont pas les critiques que je redoute, c’est leur imbécillité. Qu’on trouve à redire sur un des fascicules que nous avons mis en ligne (par exemple à propos de l’usage ou de l’abandon du déterminant), je veux bien car c’est constructif. Mais qu’on me dise « J’aime pas la 3e voie, et ci et mi… », « Clermont Gauthier que j’ai pas lu est le gourou », « Et on enfonce les portes ouvertes », « Et le moderne, c’est vieux », « Et les évidences sont évidentes », « Et gna gna gna ». Je n’ai pas de temps à perdre à répondre à des « critiques » qui pourraient sortir de la cour de mes classes de maternelle.

Réponses :
- Si tu n’aimes pas « La 3e voie… », regarde ailleurs.
- Commence à lire Gauthier avant d’en parler. Commence à lire E.D. Hirsch avant d’en parler.
- Les « portes ouvertes » sont en tout cas toujours bien fermées dans les écoles de France et de Navarre, car les évidences de « La 3e voie... » ne sont pas évidentes pour une majorité d’instituteurs toujours sous la coupe du constructivisme.
- Pour savoir si l’enseignement explicite est le même que l’enseignement traditionnel, commencez d’abord par définir ce dernier avec rigueur et précision. Après nous comparerons.
- Et basta !

Je remercie les participants qui nous ont soutenu et qui ont compris que notre colère était justifiée. Ils ont été bien plus nombreux que je l’espérais. Je les salue tous bien amicalement.

Ecrit par : Bernard Appy | 27 septembre 2007

"Pour la GS, vous connaissez mes réticences, ce n'est peut-être pas la peine que j'encombre encore une fois le blog de notre hôte avec mes longues digressions sur la nécessité de l'école maternelle (refondée, j'entends).

Ecrit par : catmano | 26 septembre 2007 "

Ma formulation (on ferme la GS et on ouvre un CP1) était fâcheusement brutale. Ce que je voulais dire c'est que l'on peut réfléchir - et c'est à cela que nous réfléchissons - à des programmes répartis sur un CP1, en maternelle, et un CP2 au primaire.
Pour un autre participant à cette discussion, dont le nom m'échappe : les poblèmes posés par la motricité pour l'apprentissage de l'écriture en GS ne nous ont pas échappé.
Ce que l'on peut dire c'est que l'écriture-lecture était enseignée, ainsi que les quatre opérations ( nous avons les cahiers des élèves), jusque dans les années soixante-dix. Voyons à quelles conditions cela pourrait aujourdhui fonctionner.
GM

Ecrit par : guy morel | 27 septembre 2007

Rien à voir, mais c'est une bonne nouvelle quand même - article que vous trouverez dans Actualité Jurisprudentielle.

" Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a jugé que le fait qu'un élève ait pu entrer dans un établissement public armé d'un couteau révèle un défaut de surveillance propre à engager la responsabilité de l'Etat".

Rien que ça, et on peut renvoyer dans leurs chaumières toutes les associations de parents d'élève qui ont exigé et obtenu qu'on ne puisse plus regarder les cartables et les poches des élèves...

L'affaire était plus grave, cependant:
"M. *** ( a-t-on droit de communiquer ces noms sur le net ??? ) , professeur certifié de musique au collège ***** a été victime, le 22 janvier 2001 d'une agression à l'arme blanche par un élève. Sont en cause trois élèves de classe de cinquième de 12-13 ans, dont deux étaient d'anciens élèves de M. *** mais pas celui qui a donné le coup de couteau. Ces élèves, réputés turbulents et plus particulièrement agités la semaine d'avant, avaient conçu le projet fou d'agresser un enseignant afin d'être renvoyés du collège. [...]
M.*** n'a jamais pu se remettre psychologiquement et n'a jamais repris son métier. (...) Il a finalement été mis en retraite pour invalidité par un arrêté du **** 2005. Il demande réparation à hauteur de 400 000 euros.

Le recteur de l'académie de Versailles oppose une fin de non-recevoir pour défaut de demande préalable qui manque en fait : une telle demande a été adressée à l'inspecteur d'académie par lettre recommandée avec accusé de réception reçue le 26 septembre 2003. Certes, l'enregistrement de la requête le même jour est prématuré mais le silence conservé par l'administration pendant plus de deux mois sur cette demande a fait naître une décision implicite de rejet le 26 novembre 2003. (... )

Il convient d'abord de s'interroger sur la question de l'existence d'une faute, càd d'une violation par l'administration d'une obligation préexistante pesant sur elle ( ...)
Selon une première analyse, qui s'appuierait sur une appréciation réaliste des moyens de sécurité mis en oeuvre et qui prendrait en compte le caractère encore exceptionnel de tels faits de violence, nous serions raisonnablement enclin à répondre qu'il n'y a pas eu défaut de surveillance. Le rectorat fait ainsi valoir que la sécurité était renforcée dans cet établissement sensible ( ...) Certes, les trois élèves auteurs des faits n'avaient pas cours et leur comportement pouvait paraître suspect à un surveillant placé devant son écran de contrôle mais pas au point de déclencher une intervention immédiate, ni d'imaginer un tel drame.
Pourtant, nous ressentons un grand malaise à admettre la dangerosité des élèves comme un risque social et à réduire ce problème de société nouveau de la violence des usagers du service public contre ses agents à une qualification de préjudice anormal et spécial. Allez-vous écrire dans votre jugement qu'il est seulement anormal et certes spécial qu'un professeur se fasse poignarder dans sa classe, et qu'il est dès lors bienvenu de lui accorder un petit quelque chose en plus de la rente d'invalidité, qu'il aurait pu toucher de la même façon en se tordant le pied dans l'escalier ?
Non, messieurs. (...)
Laissez à l'administration de l'Education Nationale le choix, certes délicat, des moyens de contrôle à l'entrée des établissements scolaires, mais n'admettez pas que la circonstance qu'un élève soit porteur d'une arme à l'école puisse être considérée autrement que comme une faute du service public. (...)

Considérant que, du fait d'une faute imputable à l'administration, M **** peut obtenir la réparation intégrale de l'ensemble de ses préjudices résultant de son accident de service....; qu'il sera fait, dans les circonstances de l'espèce, une juste appréciation de ces préjudices en les fixant à la somme de 150 000 euros tous intérêts confondus. (... )

Décide :
Art 1: L'état est condamné à verser à M. *** une somme de 150 000 euros."

C'est tout frais, ça. Voilà comment motiver notre belle administration, celle du haut, celle aux abris, celle qu'enfonce le monde bien tranquillement, mais qu'aime pas qu'on parle d'argent.

Ecrit par : Milady | 27 septembre 2007

Dobolino, excellente démonstration. Après l'Archimède, j'essairai.(Les maths ne sont pas mon fort, et je le regrette.)

J'ai besoin d'une argumentation serrée sur ce que vous pensez les uns et les autres du socle commun. (Ou si je puis le trouver sur le blog, je n'ai pas tout lu !)

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 27 septembre 2007

Cette méthode par approximations successives est tout à fait (en principe !) à la portée d'un collégien car elle réclame peu de technicité mais beaucoup d'envie !

Ecrit par : dugong | 27 septembre 2007

Là est bien le vrai problème. L'envie, la jouissance.
Ça me rappelle une BD de Reiser, Melle Peinajouir épouse Monsieur Ejaculationprécoce.
Avec la meilleure volonté du monde, ça ne marche pas.

Dobolino, excellente démonstration. Après l'Archimède, j'essairai.(Les maths ne sont pas mon fort, et je le regrette.)


Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 27 septembre 2007

Hors antenne, je peux vous indiquer des pistes. Je n'ai pas eu le temps de faire la deuxième question à cause d'un chien estrassé par un sanglier.

Ecrit par : dobolino | 27 septembre 2007

Dans le style, "si vous cherchez quelle est l'opération à faire vous ne vous en sortirez pas" voici un autre "problème" que je donne traditionnellement à faire en classe à mes terminales S en début d'année.

Sur un très long tuyau d'acier rempli d'eau, quelqu'un frappe à un endroit d'un coup sec. Plus loin, une autre personne a l'oreille collée au tuyau. Elle perçoit un bruit suiv d'un autre 2,7 secondes plus tard. On connait les vitesses de propagation du son dans l'acier et dans l'eau (respectivement 5,1 k/s et 1,5 km/s). Montrer que ces données permettent de déterminer la distance entre les deux personnes.

Ils ont 30 minutes pour le faire. Résultat jamais plus de 5 élèves par classe trouvent le bon résultat. Je ne parle même pas de ceux qui sont capables d'expliquer clairement leur démarche. Ca c'est le niveau 2... Beaucoup (en TS!!) en sont encore à chercher qu'elle est l'opération à faire ... Vous comprendrez, dans ces conditions, que lorsque j'entends des pédagos parler du Sens, l'envie de sortir la 12,7 me démange.

Certains me traiteront de pervers mais c'est un moyen très efficace de dégonfler les chevilles d'un bon nombre d'élèves de Ts "qui se la joue" et de commencer (trop tard malheureusement pour beaucoup) à travailler sérieusement.

Ecrit par : dugong | 27 septembre 2007

15 secondes ...
Avec Va = 5,1 ; Ve = 1,5 ; dt = 2,7

L = Va . t = Ve . (t + dt)
t = Ve . dt /(Va – Ve)
et L = Va . Ve . dt / (Va – Ve)

Ecrit par : Zorglub | 27 septembre 2007

Tiens, y avait Xav' à la télévision.

Ecrit par : Jérémy | 27 septembre 2007

A mon avis en donnant seulement les notations Va ; Ve ; t; dt et L la plupart des élèves trouverait (mais peut-être suis-je optimiste ?).

On ne leur apprend JAMAIS à formaliser un pb en introduisant les variables permettant de le résoudre, il ne faut donc pas s'étonner qu'ils ne sachent pas le faire !
C'est un grand tort de ne pas le faire mais ... c'est comme ça

Ecrit par : Zorglub | 27 septembre 2007

et il a dit quoi ?

Ecrit par : Zorglub | 27 septembre 2007

Zorglub, je crois décoder que vous êtes structuré et que les élèves de TS que j'ai maintenant ne le sont majoritairement plus.

Je travaille avec eux l'expression écrite : pas de formules (ca c'est pour le niveau "expert" qui décode implicitement, et encore !) ! des phrases en langage ordinaire !

Ecrit par : dugong | 27 septembre 2007

Bonjour tout le monde !

Moi j'ai une simple question de jeune-petit-instit-formé en iufm. Vu que je suis une merde crasse en grammaire et que je ne trouvais pas mon bonheur dans mon bled et dans le bescherelle, ni dans ma "Grammaire méthodique du français" aux puf, 600 pages et j'y comprends rien, je me suis acheté le Grevisse et j'ai même craqué pour les exercices de grammaire, de participe passé et 300 dictées qui vont bien.

Y aurait-il un autre ouvrage utile ou j'ai ce qui faut pour me remettre à niveau ?

PS : y a plein d'instit formé par le constructivisme qui sont conscients depuis leur premier jour d'iufm de la merde que c'est, mais comment faire lorsque :
1/ on ne vous a montré que ça
2/ l'IEN ne veut voir que ça
3/ les parents ne veulent pas trop de devoirs, ni de travail, ni de contraintes.
4/ vous soutenez les idées de ce blog depuis longtemps mais vous êtes jeune et donc on peut vous sacquer tant et plus ( je parle de vécu).

Ronin jeune padawan perdu en ime cet année.

Ecrit par : Ronin | 27 septembre 2007

"Essayer de substituer au schéma de montage d'une machine-outil un texte en langue naturelle"
En tout cas je ne vois pas trop le rapport avec le schéma de montage d'un système.

Relie sa phrase.

Substituer un schéma par du texte. C'est possible ou pas ?

"Déstructurent" ;)

Ecrit par : toto | 27 septembre 2007

En parlant des pressions, de toutes sortes:

Bonjour,
Je tenais à reparler un peu de ce témoignage (et au CE1, que fait-on?)... mon témoignage ainsi que sur certaine chose que je racontais sur mon école l'année dernière...maintenant que je ne travaille plus dans cette école...

Mes collègue se sont reconnues (alors que j'écris sous un pseudo, sans mettre ni lieu ni nom) et m'ont fait un enfer, elles ont pris contre moi les réponses des gens du forum.
J'ai été insultée et 'engueulée' par mes collègues, seule, devant le personnel ou même devant les élèves ou leurs parents, tous les jours. Elles faisaient de la rétention d'informations, la directrice refusait de s'occuper des l''administration' concernant ma classe, elles lisaient mon courrier et effaçaient les mail squi m'étaient destiné. Elles jetaient mes photocopies (et les originaux). Elles m'ont interdit (à ma classe) la salle d'art plastique, le gymnase, la bcd, les sorties scolaires, le matériel d'art, le matériel vidéo, la salle d'informatique et les fournitures scolaires. Elles s'en sont prises à mes élèves.
Les parents étaient choqué et le personnel de l'école scandalisée.
En juin 6 familles n'ont pas réinscrits leurs enfants dans l'école. ('c'est énorme car c'est une toute petite école)
La bibliothécaire à refuser de renouveler son contrat.

Pour mon départ, le personnel et les parents m'ont offert des fleurs et des cadeaux. Une maman est même venue me dire merci pour le travail que j'avais fait pour son fils.

L'inspection a refusé d'intervenir, sous le prétexte que c'était de ma faute car j'aurais mieux fait de souffrir en silence que de témoigner ici.

Maintenant que c'est fini, je m'inquiète pour le devenir de mes anciens élèves.. et j'ai deux regrets, celui de ne pas avoir porté plainte pour non assistance à personne en danger quand on m'a laissé crever dans le couloir quand j'ai fait un malaise à l'école, et celui de ne pas avoir porté plainte pour harcèlement moral.

Ecrit par : toto | 27 septembre 2007

On ne leur apprend JAMAIS à formaliser un pb en introduisant les variables permettant de le résoudre, il ne faut donc pas s'étonner qu'ils ne sachent pas le faire !
C'est un grand tort de ne pas le faire mais ... c'est comme ça

Ecrit par : Zorglub | 27 septembre 2007

Et ça dès le primaire! Les problèmes, quand il y en a, sont imbittables, truffés de données inutiles(il parait que c'est bon de les déstabiliser!!!!!), et posés secs, comme ça, hop!, sans questions intermédiaires. Ils arrivent totalement puceaux en terminale. Ils ne sont pas plus cons que nous, quand même! Ils ont bu des laits enrichis aux phospholipides et aux AGE et aux AAI, propres à donner tous les nutriments nécessaires à leur développement cérébral et tout et tout.

Ecrit par : dobolino | 27 septembre 2007

A mon avis en donnant seulement les notations Va ; Ve ; t; dt et L la plupart des élèves trouverait (mais peut-être suis-je optimiste ?).


Ecrit par : Zorglub | 27 septembre 2007

Je ne crois pas que vous soyez optimiste. Je rajouterai un jalonnement méthodique des questions, puisque, avant, ce n'a pas été fait. Regardez les fichiers de maths de primaire, en partant du principe que, par définition incontestable, 90% des jeunes enseignants sont des nullités en maths et ont choisi cette voie professionnelle non par vocation mais comme une sécurité ou un pis-aller. C'est à hurler...

Ecrit par : dobolino | 27 septembre 2007

Ronin, une vieille grammaire de collège. Mais on vous a déjà donné les références, Robin et moi-même si mes souvenirs sont bons. La vieille Bordas rose ( 6è/5è) et la verte ( 4ème/3ème). Cela devrait vous aider. Sinon, je ne vois qu'une chose, rencontrer un collègue ancien et prêt à vous aider sur place. Cela peut -il se trouver? Vous n'avez pas dans vos relations un enseignant à la retraite? Je ne plaisante pas, ce serait efficace. Sinon je ne vois qu'une solution: un stage prolongé chez Catmano:-))) C'est sympa en plus, en Provence!

Ecrit par : Thalie- Thalie | 27 septembre 2007

Au collège, il n'y a quasi que des exos mortels d'ennuis propres à dégoûter, de temps en temps(rare) un problème sans étapes destiné à contrôler le niveau en maths et le temps disponible des parents et leur capacité à le décortiquer avant de le faire digérer au lardon. Quant au programme de seconde, il est mortel d'ennui et de répétition des égalités remarquables.
Faut que le prof de maths soit vachement doué pour repérer celui qui a la bosse des maths.

Ecrit par : dobolino | 27 septembre 2007

Zorglub a écrit : "A mon avis en donnant seulement les notations Va ; Ve ; t; dt et L la plupart des élèves trouverait (mais peut-être suis-je optimiste ?)."

Il ne suffit pas de donner des notations. Il faut en comprendre la signification. Ou plutôt c'est l'expression de la signification d'une chose qui, souvent, va entraîner le besoin de la nommer...
Par exemple, la durée mise par le top dans l'acier pour parcourir la distance entre les deux personnes (ce que vous avez noté t) n'est pas la même chose que la durée entre les réceptions des deux tops (ce que vous avez noté dt). Ensuite on doit s'apercevoir que dt est connu mais pas t mais qu'on s'en fout...

Le langage ordinaire vous dis-je! Il n'y a que ça à ce niveau !Et même bien au dessus ...

Ecrit par : dugong | 27 septembre 2007

Sinon je ne vois qu'une solution: un stage prolongé chez Catmano:-))) C'est sympa en plus, en Provence!

Ecrit par : Thalie- Thalie | 27 septembre 2007
Pas bonne idée! Le mistral est pénible chez Catmano. Quand il cale, on étouffe ou il pleut, selon la saison. Quand il souffle, c'est l'enfer: sécheresse ou glacière.
N'enviez surtout pas notre comtesse de Grignan.

Ecrit par : dobolino | 27 septembre 2007

Certain jour même, tel aujourd'hui, le mistral charrie de sombres bourrasques de pluie qui vous glacent jusqu'au tréfonds des os.

Ecrit par : catmano | 27 septembre 2007

Bon en fait je crois que je vais bosser avec papa-maman eux ils ont eu des instits à l'ancienne !

M'enfin c'est grave quand même !

Toto c'est quoi cette histoire de fou ?
moi j'aurai mis coups de latte dans la tronche ! c'est plus des collègues c'est des kapos !

Ecrit par : Ronin | 27 septembre 2007

Sur ce blog, il fut question un moment d'autonomie des établissements et la discussion a tourné en eau de boudin (en partie par ma faute, j'en conviens). Il n'empêche que le sujet est d'importance.

L'autonomie est inscrite dans les textes officiels mais les chefs d'établissement l'utilisent peu (pomme de discorde quasi assurée). Il s'agit d'une "autonomie dépendante" puisqu'elle est encadrée par des règles nationales et académiques.

Il n'empêche qu'une latitude importante sera de plus en plus être laissée en matière pédagogique aux chefs d'établissement via, notamment les futurs Conseils Pédagogiques (CP) des établissements scolaires (surtout si des socles communs se réalisent dans les lycées et collèges, dégageant de nombreuses heures "libres" dans les emplois du temps).

http://eduscol.education.fr/D0182/conseilped.htm

Cette structure, créée dans les textes mais encore très peu développée sera LE moyen de faire passer telle ou telle "activité" dans les (nombreux) trous laissés par les socles (proposition puis approbation par le Conseil d'Administration).
Pour le meilleur et pour le pire, d'autant plus que les modalités de désignation de leurs membres ne sont pas très rigides. N'en doutons pas, les pédagogistes n'hésiteront pas à y faire de l'entrisme.

NE LES LAISSEZ PAS FAIRE !

L'autonomie signifiera également la possibilité pour un chef d'établissement de recruter directement un volant d'enseignants (20% ?) sur "profil" (profil défini par le projet d'établissement, c'est à dire, du point de vue pédagogique, par les propositions du CP entérinées par le CA). Cette procédure, restreinte pour l'instant à la marge aux établissements expérimentaux comme les lycées autogérés, deviendra la norme.

Un corollaire : s'il y a des établissements où la Meirieulite règnera, on peut aussi imaginer des établissements où le GRIP, par exemple, pourra ainsi déployer des enseignements dignes de ce nom…

Un risque d'apartheid scolaire irréversible ?

Ecrit par : dugong | 27 septembre 2007

Moi, je ne comprends pas bien ce que veut dire autonomie des établissements????????????? Les programmes restent nationaux? Ou chacun bat monnaie et manuels?

Ecrit par : dobolino | 27 septembre 2007

L'autonomie signifiera également la possibilité pour un chef d'établissement de recruter directement un volant d'enseignants (20% ?) sur "profil" (profil défini par le projet d'établissement, c'est à dire, du point de vue pédagogique, par les propositions du CP entérinées par le CA). Cette procédure, restreinte pour l'instant à la marge aux établissements expérimentaux comme les lycées autogérés, deviendra la norme.

Un corollaire : s'il y a des établissements où la Meirieulite règnera, on peut aussi imaginer des établissements où le GRIP, par exemple, pourra ainsi déployer des enseignements dignes de ce nom…

Un risque d'apartheid scolaire irréversible ?

Ecrit par : dugong | 27 septembre 2007
J'voudrais pas la ramener mais c'était le programme de Ségo, ce truc??????????

Ecrit par : dobolino | 27 septembre 2007

"Les programmes restent nationaux? Ou chacun bat monnaie et manuels?"
Les scles de programmes restent nationaux mais ils n'occupent pas toute l'année scolaire. loin s'en faut ! Le reste est laissé à l'appréciation (à la liberté ?) des établissements
Voir par exemple pages 37 et 38 du projet de grille horaire en lycée :
http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/064000773/0000.pdf

Vous remarquerez par exemple qu'il est prévu 40h dans l'année de socle commun de sciences naturelles en seconde. Soit moins de 1,5 h - en étant optimiste - par semaine...

Ecrit par : dugong | 27 septembre 2007

J'voudrais pas la ramener mais c'était le programme de Ségo, ce truc??????????

j'avoue que je n'en sais rien. J'ai très vite décroché du sabir ségolénien. Je pense que c'est au dessus de ses capacités.

C'est bien plutôt le projet des gens qui financent ! LOLF über alles !

Ecrit par : dugong | 27 septembre 2007

"Essayer de substituer au schéma de montage d'une machine-outil un texte en langue naturelle"

C'est po pour foute le souk, mais ça se fait déjà, et depuis fort longtemps, ça s'appelle le "langage structuré"

Ecrit par : toto | 27 septembre 2007

Ben, à vous relire, vous semblez indiquer dans la contribution ci-dessus que l'opération consistant à remplacer un shéma par du baratin consistait à utiliser un "langage structuré".
J'indiquais que cette expression était inappropriée puisqu'elle faisait référence à un concept de programmation précis.

"Substituer un schéma par du texte. C'est possible ou pas ?" évidement que oui mais c'est surement pour faire un roman imbuvable ...

Pour le reste, le sketch que vos pétasses de collègues vous ont imposé est lamentable. Quelques soient les griefs qu'elles aient pu avoir à votre égard, ça ne justifie en aucun cas ce type de comportement. C'est des trucs de fillasse en cour de récré ...
L'année dernière, j'ai eu un (léger ...!) différend avec un collègue. On l'a réglé en se mettant sur la gueule dans le parking. Une semaine après, on se saluait à nouveau (un peu froidement pour être honnête). Un mois plus tard tout était rentré dans l'ordre. Demain, il vient m'aider à faire de la maintenance informatique.
Comme quoi les bonnes vieilles méthodes franches et viriles, faute d'être élégantes, peuvent être efficaces.

Ecrit par : Zorglub | 27 septembre 2007

Suite à l'intervention de Xav' chez PPD (faute de côtoyer les stars, je me console comme je peux en les appelant de leurs petits noms), je me demandais :

Qui est favorable ici à la semaine de quatre jours dans les écoles primaires, et eventuellement au collège ?

Moi oui, en particulier au primaire, et en sixième-cinquieme.

On en est pas là, mais ce serait drôlement souhaitable !

Ecrit par : Jérémy | 27 septembre 2007

"Des admirateurs de la SS et du IIIe Reich ont participé en août au tournage d'un film consacré aux derniers instants de la vie du jeune résistant communiste Guy Môquet. Ce documentaire de deux minutes, intitulé La Lettre, doit être projeté dans les lycées le 22 octobre, date anniversaire de son exécution par les nazis en 1941 à Châteaubriant. Le petit film accompagnera la lecture de la lettre, que Nicolas Sarkozy a exigée des enseignants.

Vent d'Europe est une association qui ne dissimule pas ses sympathies pour les faits d'armes de la SS. Sa raison d'être est énoncée sur son site Internet : "La réalisation de manifestations et de documentaires historiques relatifs à la seconde guerre mondiale, par des amateurs et professionnels de l'armée allemande pour le devoir de mémoire." Gilles Ragouin, son trésorier, costumier à ses heures, a officié fin août à Senlis (Oise) en qualité de conseiller technique à la réalisation de La Lettre. Selon lui, son association "n'a rien à voir avec l'idéologie nazie". Pourtant, sur son site, elle multiplie les hommages à des unités de l'Allemagne nazie dont elle loue la bravoure. Ainsi du 919e régiment d'infanterie de la Wehrmacht et de son commandant le lieutenant-colonel Gunther Kiel, qui s'est illustré en 1944 sur la côte normande.

Gilles Ragouin n'a pas tardé à se féliciter de sa collaboration à La Lettre. "Chers camarades, écrit-il sur son blog, ce sont des membres de Vent d'Europe qui y ont participé comme conseillers techniques. Des photos vont suivre de cet événement exceptionnel", se réjouit-il.

De son côté, le producteur Thibaut Gast, de la société 24/25, assure avoir été floué. "Ragouin nous a été envoyé par la société Maratier, à laquelle nous avions loué les costumes. Nous ne savions pas qu'il était l'animateur d'une association nazie. C'est dégradant", dit-il.

Yves Bordenave"

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 septembre 2007

Eh bien, dites donc, on s'absente deux jours (pour aller voir / écouter à Toulouse ce que le SNALC a à dire sur les programmes et la pédagogie — je crois bien que c'est le seul syndicat qui s'en préoccupe officiellement, et il a même institué une structure interne à cet effet — les autres se gardent bien d'ouvrir la boîte de Pandore), et on se retrouve en plein champ de bataille, aussi stupéfait que Fabrice à Waterloo. On croit tenir un blog Education, on se retrouve dans le bunker de la dernière rafale.
Merci à Pedro qui a splendidement renvoyé qui il fallait dans les cordes, en prenant un peu de hauteur.
À un détail près : il y en a qui n'ont pas vos références, mon cher, ni votre souplesse intellectuelle, qui vous permet de sauter quelques étapes dans le raisonnement, pour aller à l'essentiel et aux conclusions. Quitte à être un peu plus lourd (et je sais bien que ce n'est pas votre style), expliquez davantage — même si vous n'avez pas le temps (autre élément essentiel de votre style…).
Il n'y a aucune raison que ça flingue entre partisans du traditionnalisme scolaire et réformateurs de tous poils — même si mes analyses personnelles m'inclinent plus volontiers vers ces derniers, parce qu'il est évident, Jean, que nous ne retournerons jamais en arrière : toute réforme aujurd'hui doit tenir compte de l'existant, comme on dit — c'est-à-dire de ce que l'on a fait aux élèves, et de qui sont les élèves. Vous ne pouvez pas réinstaurer la dissertation, et l'imposer à des gosses qui ne savent pas écrire — qui même n'en ont jamais acquis le goût (et le principe SLECC écrire / lire me paraît tout simplement de bon sens), et qui se croient les petits princes du royaume fragile du zapping mental.
Il n'y a au fond que le Primaire que l'on peut aujourd'hui réformer à fond — en commençant par la GS, je ne saisis pas très bien, Guy, l'intérêt d'un CP1 / CP2, d'autant que ça poserait des problèmes administratifs dans toutes les écoles où les enfants sont assez nombreux pour qu'il y ait une Maternelle autonome avec une direction autonome. Le Collège doit apprendre à gérer la catastrophe — et pour ce qui est du lycée, toute réforme devra se faire avec des pincettes, tant l'état moyen du lycéen moyen me semble être le coma dépassé.
Et si nous ne tenobns pas compte de l'état de slieux, nous allons droit vers une école à deux vitesses, que l'autonomie va encore faciliter. Le latin, le grec, l'allemand en Sixième chez les uns, Gabriel Cohn-Bendit chez les autres.
Et c'est justement parce que seul le Primaire peut être l'objet d'un vrai bouleversement qu'il est impératif d'élaborer une pédagogie spécifique, qui est réclamée (ou le sera) par les instituteurs, et plus encore par les futurs instituteurs, et nombre de futurs profs. Il y a aujourd'hui une nécessité de cadre formateur (et les pédagogues l'ont admirablement compris lorsqu'ils ont transformé les Ecoles normales en IUFM) que certains vieux enseignants du Secondaire, qui souvent ne voient pas plus loin que le bout de leur discipline — en admettant même qu'ls la maîtrisent totalement, ce qui reste à prouver, parce que l'art est difficile… — ne comprendront jamais. Et il est significatif qu'il faille ici des profs du Supérieur (FG ou PC) pour le dire — parce qu'ils sont, eux, vraiment experts dans leur art, et capables de penser le système. Merci à eux…
D'où, mon cher Bernard, une réflexion annexe : l'Histoire t'a déjà donné raison (pour l'affinage de la Troisième voie, il reste encore de la place, mais ce sont des points de détail), et il est inutile de laisser parler ton killer instinct de Méditerranéen…Je tolère au fond sur ce blog les invectives personnelles, parce que les questions de peau, si je puis dire, personne n'y peut rien, mais je ne veux pas que la polémique l'emporte sur le raisonnement, dès qu'il est sérieusement question de pédagogie. C'est l'inconvénient avec les blogs, dès que l'on glisse de la forme écrite à l'expression orale — puisqu'après tout c'est un genre qui joue sur les deux registres.

Quant aux démonstrations éclairantes sur la règle de trois et ses avatars, elles prouvent bien qu'il y a des urgences, et que les coupes de poils en quatre peuvent attendre.
Salutations à tous… Le mistral souffle sur Catmano, et la tramontane m'assiège ici. "Le vent se lève, il faut tenter de vivre…"
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 septembre 2007

"Pour la GS, vous connaissez mes réticences, ce n'est peut-être pas la peine que j'encombre encore une fois le blog de notre hôte avec mes longues digressions sur la nécessité de l'école maternelle (refondée, j'entends).

Ecrit par : catmano | 26 septembre 2007 "

Ma formulation (on ferme la GS et on ouvre un CP1) était fâcheusement brutale. Ce que je voulais dire c'est que l'on peut réfléchir - et c'est à cela que nous réfléchissons - à des programmes répartis sur un CP1, en maternelle, et un CP2 au primaire. ( Guy Morel )

Je n'ai pas le temps d'écrire ce matin , je me permets donc de re-poster un mail que j'ai envoyé il y a un mois environ ( il n'a, alors, provoqué aucune réaction). Quand je trouverai un moment,je développerai plus précisément sur la nécessité de répartir sur deux années un VERITABLE programme d'apprentissage de la lecture.
Françoise Appy pense que le niveau des élèves à la fin de la grande section de maternelle est déterminant pour la suite de leur scolarité ; elle précise même que cette classe est à ses yeux une des plus importantes. Comme elle a raison ! Je la rejoins tout à fait sur ce point, mais de quel niveau s’agit-il ?
Pour qu’un niveau puisse être évalué encore faut-il que les enfants aient suivi un programme digne de ce nom qui leur permette d’acquérir les connaissances souhaitées. En GS les programmes sont inexistants et que dire des méthodes ! ( la totale quoi !)… un vague catalogue de compétences et d’objectifs plus ou moins clairs où se mêlent : reconnaissance visuelle de mots, quelques rares exercices de phonologie, activités de reproduction graphique d’écrits (plus proches du dessin que de l’écriture) et de nombreuses activités qui non seulement n’ont pas de lien entre elles mais qui, de plus, sont souvent antinomiques. Comme le précise fort justement « Frère Guy Morel » ( Tout le monde sait maintenant que le GRIP est une secte) la maternelle est le temple de l’idéo-visuel. Tout ce « travail » ( mot magique) est pourtant évalué dans un livret de compétences plus proche d’une petite annonce que d’une évaluation des connaissances : Pierre travaille bien ( ??) ; il connaît ses comptines par cœur mais ce petit coquin manque de soin ( oh le vilain !) ; il est toujours souriant et gentil avec ses camarades ; tout le monde adore Pierre…Comme c’est mignon !) Bien sûr que c’est mignon et on ne peut pas y être insensible ! Mais que signifie cette mise en avant du relationnel ? Et les apprentissages dans tout ça ? Derrière cet écran de fumée des bons ( ou mauvais) sentiments … dooorrrmez parents, dooorrrmez…
Dans les faits et à part quelque rares exceptions, la totalité du boulot revient à l’instit de CP qui en une année doit apprendre à lire à trente gamins et qui, de plus, doit se battre contre les mauvaises habitudes prises en GS ( devinez au lieu de lire , dessinez au lieu d’écrire …). Pour que cela change , il faut impérativement écrire un programme adapté aux élèves de grande section ; c’est un des chantiers du GRIP et sa réalisation est en bonne voie. J’ai modestement apporté ma pierre à cet édifice en mettant au point une méthode qui propose une progression sur l’année. Je me suis donc fait constructiviste par obligation ( Que sont nos maîtres devenus ?) j’ai a mis au point cet outil par tâtonnement expérimental en utilisant les connaissances que j’ai progressivement acquises auprès des élèves en difficultés ( je suis instit « dit » spécialisé ).J’ai proposé ce programme dans trois classes et les résultats ont dépassé mes espérances. Les instits de CP vont être aux petits soins avec moi cette année (café et petits gâteaux à la récré).
Donc, pour la grande section, un impératif : des programmes dignes de ce nom. Pour la méthode : alphabétique bien sûr, ça va de soi ! Pour la pédagogie : de l’explicite , toujours de l’explicite et encore de l’explicite…
Thierry Venot

Ecrit par : venot Thierry | 28 septembre 2007

Je suis en train de lire la progression que Thierry m'a envoyée, j'en profite pour le remercier. Pour le moment, ce que j'en ai vu convient très bien, même et y compris si les enfants n'ont pas fait grand chose en petite et moyenne sections.
Nous en reparlerons certainement, mais là, je pars m'occuper des GS/CP/CE1 sous mistral et nuages.

Ecrit par : catmano | 28 septembre 2007

Comme réponse à mon petit condensé sur le pedago-constructivisme, je reçois ce message, de Véronique Marchais, qui m'a d'autant plus émue que je venais de regarder le documentaire sur l'école, "Grand corps malade".
Je pense tout particulièrement à Ronin, qui va rentrer dans cette noble profession.

Il est triste de penser que des dizaines de milliers d'enfants apprennent ainsi "à lire".

Sur le documentaire, certains enseignants (je pense à Yvonne Cloarec, professeur d'anglais, qui explique pourquoi l'anglais, enseigné maintenant comme la lecture, c'est-à-dire globalement, n'est plus assimilé, ce qui fait que les français sont parmi les plus nuls de la communauté européenne )n'hésitent pas à parler de crime.
(Je n'ai pas compris l'attitude clownesque de Meirieu, qui a toujours la jambe gauche sur une marche plus haute que la jambe droite, le pied pointé à la verticale : peut-être que cela lui donne un peu d'assurance, face à une grande majorité de détracteurs de son système de pensée, pour continuer à proférer ses mensonges, par exemple que "le maillon faible, c'est incontestablement le collège!! Par contre, il reconnaît que c'est peut-être une erreur d'avoir "mis l'enfant au centre" )

Anne-Marie.

"Cette après-midi, après les cours, j'ai eu une discussion très touchante avec une élève de 6e, toute mignonne, toute sérieuse, mais qui a des difficultés.
Je lui ai demandé à quand remontaient ces difficultés. Sa
réponse a été d'une telle lucidité, c'était si terrible de l'entendre dans la bouche d'une gamine de 12 ans, que j'ai regretté que tout ça ne puisse pas être filmé pour transmission à qui de droit - par exemple ce monsieur
Ouzoulias. Voici ce qu'elle m'a dit, en substance.

Pour apprendre à lire, la maîtresse utilisait des étiquettes. A chaque mot nouveau du livre, une nouvelle étiquette dans la classe. "Il y en avait partout", dit Emmanuelle. Souvent, la maîtresse vérifiait la reconnaissance de ces mots.

Emmanuelle se débrouillait bien : elle avait bien repéré où se
situait chaque mot. Et puis, les textes, on les répétait tellement que, le soir, à la maison, quand il fallait les relire tout seul, Emmanuelle les connaissait par coeur. Elle récitait au lieu de lire.
Sa maman a réalisé que, malgré les apparences, il y avait un problème quand, un soir, Emmanuelle s'est trompée et a ouvert son livre à la mauvaise page... Dès
lors, sirènes, pompiers, remédiations en tout genre : trop tard, le mal est fait. Cette gamine a raté le coche et, en vertu de la loi des cycles, elle traîne son handicap année après année.

Elle me raconte ça, la petite, bien gentiment. Et moi, j'ai mal au coeur en pensant à cette fillette appliquée, consciencieuse qui, au lieu d'apprendre le code de la langue, qui n'est tout de même pas si sorcier, apprenait la place des mots sur les murs... Quel gâchis !"

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 septembre 2007

Le documentaire "Grand corps malade" m'a donné des idées : j'ai envie de porter plainte pour non assistance à personne en danger (référence à Yvonne Cloarec ) ou pour "maltraitance à enfant (conseil de Madame Wettstein-Badour.)Comment faire ?

Quand je pense au "Faunographe" de mon petit-fils, je bous ! Il a eu la "totale".

Soeur Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 septembre 2007

L'infâme pression que subissent certains enseignants réfractaires au diktat : Françoise Candelier, organisatrice de nombreux colloques dans la région lilloise, zone particulièrement "sensible", puisque Pierre Frackowiak y sévit en toute impunité et y fait règner la terreur chez les enseignants, a été saluée dans son propre établissement par ses collègues, le bras levé à l'hitlérienne, par un vibrant "Heil SLECC "!!!

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 septembre 2007

Les socles de programmes restent nationaux mais ils n'occupent pas toute l'année scolaire. loin s'en faut ! Le reste est laissé à l'appréciation (à la liberté ?) des établissements.
Ecrit par : dugong | 27 septembre 2007

Cela veut-il dire que plus encore qu'aujourd'hui, on choisira son établissement en fonction des options proposées ?
Lorsqu'il y a plusieurs établissements proches dans une grande ville, on peut le concevoir, mais dans les zones rurales ? Le lycée de notre ville draine des élèves à 30 km à la ronde (et nous sommes en région densément peuplée), mais le lycée voisin le plus proche est à 20 km d'ici. Il faudra agrandir les internats !

Et en dehors de ces considérations kilométriques, une concurrence fondée sur le choix d'options ne risque-t-elle pas d'accentuer encore la différence entre "bons" et "mauvais" établissements ? En général ce sont les familles favorisées qui tirent partie de la mise en concurrence, non ?

Ecrit par : lucile | 28 septembre 2007

Ça ne m'étonne guère. J'ai moi-même été désigné comme héritier de Laval, Doriot, Pétain, Hitler, et j'en passe.
Les chiens aboient…
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 septembre 2007

"Donc, pour la grande section, un impératif : des programmes dignes de ce nom."
Ecrit par : venot Thierry | 28 septembre 2007

Et le temps d'être un petit enfant encore ? En voyant ce qu'ont vécu mes enfants en maternelle, j'ai eu l'impression que tout était "activités structurées" pour déterminer des "compétences" et ce dès la PS. Mon lointain souvenir de cette époque (année 68-69 en grande section, je n'ai pas fait la révolution !) est que nous avons "travaillé" (beaucoup d'écriture), mais qu'il y avait aussi encore du temps "libre" pour jouer (à la marchande, à la poupée, à la... maîtresse). Peut-être est ce la nostalgie du passé ou est-ce la réalité ?

Des amis avaient deux enfants qui étaient passés directement de la MS au CP : ils ont reproché à leurs parents de ne pas avoir pu assez s'amuser à l'école !

Ecrit par : lucile | 28 septembre 2007

J'ai parfois l'impression que plus l'enfant est petit, plus grandes sont les ambitions de l'institution scolaire à son égard ("de petits Champollion") et lorsqu'il grandit au lieu d'être plus exigeant, on le laisse ronronner tranquille en classe lui donnant l'impression d'apprendre beaucoup de choses, mais alors qu'il n''approfondit pas grand'chose.

Ecrit par : lucile | 28 septembre 2007

Lucile, autrefois, au"Jardin d'enfants", les enfants ne travaillaient pas, s'amusaient, semaient des radis, des capucines, faisaient des rondes, lavaient des habits de poupées, chantaient des comptines.

Mais à cette époque bénie, TOUS les enfants avaient le b-a ba en CP (la onzième) et la plupart d'entre eux, pour ne pas dire tous, savaient lire en en sortant, et même comprenaient le sens de ce qu'ils lisaient.

Maintenant, les enfants qui s'en sortent sont ceux auxquels les parents (ou des Catmano et Thierry) ont quasiment appris à lire en GS.

Anne-Marie.

Encore ce témoignage :

28/09/2007 06:56:53

"Bonjour,
Lorsque j'ai compris qu'à l'école maternelle ma fille apprenait des tas de mots de façon globale, et que le méthode de lecture en CP serait à départ global, son père et moi avons décidé de commencer à lui apprendre à lire avec Léo et Léa pendant l'été (elle connaissait déjà bien l'alphabet).

C'est ce que nous avons fait, le soir après le travail et le week-end. Ca se passait plutôt bien, jusqu'à la rentrée. Maintenant, à l'école ils apprennent des phrases et des mots. Les premières leçons, elle les connaissait par coeur ('regarde maman, j'y arrive même le cahier fermé!').
Mais maintenant, l'institutrice l'entraîne à reconnaître les mots. Elle s'en sort bien, et du coup, lorsque j'essaie de la faire lire à la maison, elle a tendance à faire pareil. Je suis obligée de la reprendre presque un mot sur 2...

Exemple, 'le dragon crache des flammes' a été lu 'le dragon crache du feu'! C'est un travail épuisant (pour elle et nous) que de la forcer à reprendre la lecture des syllabes, et en 10-15 min par jour, on a du mal à progresser (l'ennui c'est qu'en ce moment c'est aussi dur professionnellement pour nous 2, et on n'a vraiment pas plus de temps le soir, si on veut quand même la coucher à une heure raisonnable).

De plus, comme on en était pas mal avancés dans le livre, je pensais pouvoir aussi lui faire lire les phrases de l'école (pensant, bêtement, qu'elles ne contiendraient que des mots simples ou très courants). Peine perdue, les premières leçons contiennent les mots : montagne, soeur, toboggan, pays... qu'elle ne sait pas encore déchiffrer...
Que puis-je faire de mieux ou de plus? '

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 septembre 2007

Lucile, autrefois, au"Jardin d'enfants", les enfants ne travaillaient pas, s'amusaient, semaient des radis, des capucines, faisaient des rondes, lavaient des habits de poupées, chantaient des comptines.

Mais à cette époque bénie, TOUS les enfants avaient le b-a ba en CP (la onzième) et la plupart d'entre eux, pour ne pas dire tous, savaient lire en en sortant, et même comprenaient le sens de ce qu'ils lisaient.

Maintenant, les enfants qui s'en sortent sont ceux auxquels les parents (ou des Catmano et Thierry) ont quasiment appris à lire en GS.

Anne-Marie.

Encore ce témoignage :

28/09/2007 06:56:53

"Bonjour,
Lorsque j'ai compris qu'à l'école maternelle ma fille apprenait des tas de mots de façon globale, et que le méthode de lecture en CP serait à départ global, son père et moi avons décidé de commencer à lui apprendre à lire avec Léo et Léa pendant l'été (elle connaissait déjà bien l'alphabet).

C'est ce que nous avons fait, le soir après le travail et le week-end. Ca se passait plutôt bien, jusqu'à la rentrée. Maintenant, à l'école ils apprennent des phrases et des mots. Les premières leçons, elle les connaissait par coeur ('regarde maman, j'y arrive même le cahier fermé!').
Mais maintenant, l'institutrice l'entraîne à reconnaître les mots. Elle s'en sort bien, et du coup, lorsque j'essaie de la faire lire à la maison, elle a tendance à faire pareil. Je suis obligée de la reprendre presque un mot sur 2...

Exemple, 'le dragon crache des flammes' a été lu 'le dragon crache du feu'! C'est un travail épuisant (pour elle et nous) que de la forcer à reprendre la lecture des syllabes, et en 10-15 min par jour, on a du mal à progresser (l'ennui c'est qu'en ce moment c'est aussi dur professionnellement pour nous 2, et on n'a vraiment pas plus de temps le soir, si on veut quand même la coucher à une heure raisonnable).

De plus, comme on en était pas mal avancés dans le livre, je pensais pouvoir aussi lui faire lire les phrases de l'école (pensant, bêtement, qu'elles ne contiendraient que des mots simples ou très courants). Peine perdue, les premières leçons contiennent les mots : montagne, soeur, toboggan, pays... qu'elle ne sait pas encore déchiffrer...
Que puis-je faire de mieux ou de plus? '

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 septembre 2007

Lucile, autrefois, au"Jardin d'enfants", les enfants ne travaillaient pas, s'amusaient, semaient des radis, des capucines, faisaient des rondes, lavaient des habits de poupées, chantaient des comptines.

D'accord Anne-Marie, mais ensuite il y eut une période (je ne me souviens plus qui en avait parlé dans un post) et c'est je crois celle que j'ai connu où la GS préparait au CP avec beaucoup d'écriture (j'ai encore mes cahiers). Et je pense qu'il y avait aussi une préparation à la lecture. Mais dans mon souvenir (idéalisé ? certainement) nous avions aussi du temps pour "jouer" (temps d'apprentissage aussi).
Et il me semble que l'école maternelle doit aussi respecter les rythmes de l'enfant selon son âge : les temps de jeux libres diminueront bien sûr d'année en année pour qu'en fin de GS, les enfants soient prêts à la transition vers le CP.
Je ne doute pas que ceux qui réfléchissent à de nouveaux programmes en tiennent compte. Mais actuellement, il me semble qu'il y a un déséquilibre : il y a tant de travail sur les mots en PS et MS que certains enfants savent lire (déchiffrer) à la fin de celle-ci (grâce aux étiquettes en tous genres)

Ecrit par : lucile | 28 septembre 2007

Encore un petit entrefilet instructif :

"Ouest-France du 27 09 : un petit entrefilet bien caché dans un coin....

'L'inspection de l'Educ. Nat. vient de rendre un rapport saignant sur les diplômes universitaires:
Manque de rigueur, dans l'organisation de examens où 25 à 50% des étudiants trichent.
Choix des élèves en fonction des profs qui notent plus généreusement .
Trop grande variation des modalités d'obtention du diplôme d'une université à l'autre.. '
fin de cit.

Il paraît que les niveaux montent...
D'ailleurs tout va bien : notre Meirieu national n'est pas mécontent du nouveau ministre de l'Education...
Ce n'est pas demain que le Mammouth bougera.
A moins que les parents se remuent un peu . "

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 septembre 2007

"celle que j'ai connuE"

Et voilà quand on ne se relit pas !

Ecrit par : lucile | 28 septembre 2007

"Ben, à vous relire, vous semblez indiquer dans la contribution ci-dessus que l'opération consistant à remplacer un shéma par du baratin consistait à utiliser un "langage structuré".
J'indiquais que cette expression était inappropriée puisqu'elle faisait référence à un concept de programmation précis.
//////
Bien sûr que je pensais à la programmation :o)

"Substituer un schéma par du texte. C'est possible ou pas ?" évidement que oui mais c'est surement pour faire un roman imbuvable ...
//////
Peut-être mais l'ote "ignorants imbus de leur minuscule savoir spécialisé" aura appris kk'chose aujourd'hui :o)

Pour le reste, le sketch que vos pétasses de collègues vous ont imposé est lamentable. Quelques soient les griefs qu'elles aient pu avoir à votre égard, ça ne justifie en aucun cas ce type de comportement. C'est des trucs de fillasse en cour de récré ...
////
Si cette histoire m'étais arrivée, ====>>>>

L'année dernière, j'ai eu un (léger ...!) différend avec un collègue. On l'a réglé en se mettant sur la gueule dans le parking. Une semaine après, on se saluait à nouveau (un peu froidement pour être honnête). Un mois plus tard tout était rentré dans l'ordre. Demain, il vient m'aider à faire de la maintenance informatique.
Comme quoi les bonnes vieilles méthodes franches et viriles, faute d'être élégantes, peuvent être efficaces.
//////
===>>> j'aurais fait exactement comme toi :) , il m'est arrivé de mettre mon poing sur la gueule d'un âne aux boulot, si on me cherche 'vraiment', on ne met pas longtemps pour me trouver ! :o) et c'est vrai que cela peut resserrer les liens :o)))))) .

Ecrit par : toto | 28 septembre 2007

Les deux chroniques (du 15/09 et du 25/09) récentes: "Bac unique / Collège unique" et "Propositions", m'ont semblé plus pertinentes que d'habitude, dans un souci de dialogue calme bienvenu. Je crois toutefois qu'elles restent en deça de la solution.
Sur le bac, les principes énoncés in fine ("Diversité de la formation initiale / Uniformisation d'un examen final avec des options") ouvrent une bonne piste, mais sont trop vagues pour déboucher sur des mises en place efficaces tant il ne suffit pas de vouloir concilier les contraires, encore faut-il dire comment.
Quant aux "Propositions", en avançant que "C'est sur de petits ajustements qu'on bâtit les grandes réformes", elles semblent ne pas voir qu'il est trop tard pour les retouches et qu'on ne peut plus s'en remettre qu'au drastique. Il faut tout repenser et tout revoir... http://ednat.canalblog.com/archives/2007/09/26/6338954.html ?

Ecrit par : sejan | 28 septembre 2007

Sur ce blog, il fut question un moment d'autonomie des établissements et la discussion a tourné en eau de boudin
Ecrit par Dugong.

Oui, j'ai essayé d'attirer l'attention sur ce problème qui va devenir crucial dans quelque temps. Mais :
1) Tout le monde semble dédaigner la question.
2) Le maître des lieux vient d'envoyer au diable les vieux profs du secondaire qui ne maîtriseraient pas leur matière ni le système éducatif dans leur ensemble avec un mépris et une morgue qui m'ont laissée pantoise; au profit des géniaux enseignants du supérieurs qui ont bien sûr une vision "omnisciente" du système éducatif!!!
Des Pedro Cordoba dans le supérieur sont des exceptions! Les trois quarts des enseignants du supérieur se moquent comme de l'an quarante des problèmes du secondaire et du primaire ( sauf quand il s'agit de leurs gosses). La meilleure preuve est qu'ils ont laissé les IUFM engraisser à leur guise sans lever le petit doigt à la belle époque. Comme visionnaires du système éducatif, on fait mieux!
Le mépris que vous affichez pour les profs du secondaire , Monsieur Brighelli, est assez lamentable lorsqu'on voit comment vous vous êtes nourri des remarques et des analyses( si, si ils peuvent faire des analyses, je vous assure) que ces profs du secondaire ont bien voulu vous livrer
depuis des mois , remarques dont vous vous êtes servi amplement pour vos bouquins, et vos interventions en haut lieu.
Pour faire bref, je suis outrée et ecoeurée.
Je sais que la tendance sur ce blog est à ne pas contrarier le propriétaire du blog et à répéter en choeur ses bonnes paroles . Je ne serai donc pas politiquement correcte mais basta!

Ecrit par : Thalie- Thalie | 28 septembre 2007

que certains vieux enseignants du Secondaire, qui souvent ne voient pas plus loin que le bout de leur discipline — en admettant même qu'ls la maîtrisent totalement, ce qui reste à prouver, parce que l'art est difficile… — ne comprendront jamais. Et il est significatif qu'il faille ici des profs du Supérieur (FG ou PC) pour le dire — parce qu'ils sont, eux, vraiment experts dans leur art, et capables de penser le système. Merci à eux…
Ecrit par JPB.

Et cela ne fait réagir personne!?!
Et bien, il ne me reste pour ma part qu'à laisser JPB en docte compagnie avec PC et FG et acolytes du même niveau en attendant que leur génial coup d'oeil sur le système éducatif renverse des montagnes.
Je salue tous les autres bien bas.

Ecrit par : Thalie- Thalie | 28 septembre 2007

Bon les amis, je marque une parenthèse : je cherchais à prendre de vos nouvelles, à savoir vous allez bien. De mon côté je prends de l'âge aujourd'hui puisque je fête mes 32 printemps !

J'en profite pour trinquer avec vous et puis je mange un morceau de tarte par la même occasion !

Sandra

Ecrit par : Sandra WAGNER | 28 septembre 2007

"il y a tant de travail sur les mots en PS et MS que certains enfants savent lire (déchiffrer) à la fin de celle-ci (grâce aux étiquettes en tous genres)"

Je pense que Lucille n'a pas bien compris pourquoi certains Zenfants savent lire (déchiffrer) avant la GS !

:( pove Lucille, elle est bien naïve !

Ecrit par : toto | 28 septembre 2007

Je rêve.
Je suggère à certains profs qui ici même affirment un peu trop vite sans connaître de ne pas être si péremptoire, et c'est moi qui serais outrecuidant ? Je salue la qualité des interventions de Cordoba et Guichard, et me voici soupçoné de me faire l'apologiste du Supérieur dans sonn ensemble ? Je dis que les désirs des instits — les plus neufs en particluiers — pourraient bien être différents de ceux de leurs collègues du Secondaire, et c'est tout juste si je ne fais pas de la discrimination ? Bernard Appy, qui fait un travail remarquable, se fait tirer dessus, et je n'interviendrais pas — quelles que soient mes réticences à l'égard de certaines de ses conclusions ?
M'enfin, comme dirait Gaston ! Nous avons tous une même tâche, sans faire pour autant le même métier. Et bien des gens susceptibles d'apporter des contributions intéressantes — qu'ils soient profs, parents ou élèves, tous sont des consommateurs d'Education — interviennent ici, sans censure, et je ne crois pas avoir méprisé qui que ce soit : même si j'ai, en privé, le mépris assez facile, je n'importe pas mes comportements primaires ou primitifs sur cet espace de discussion.
Et franchement, si ça vous défrise tant que ça, je ne vous empêche pas d'aller hanter le blog d'Evelyne… De la même manière que je ne vous empêcherai pas de continuer à donner votre avis ici — qu'il soit motivé ou non, pertinent ou non.
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 septembre 2007

"il y a tant de travail sur les mots en PS et MS que certains enfants savent lire (déchiffrer) à la fin de celle-ci (grâce aux étiquettes en tous genres)"écrit Lucile.

Mais c'est du mauvais travail !!! On ferait mieux de les laisser jouer que de leur bourrer le crâne avec des mots et des étiquettes-mots qu'ils ne peuvent pas déchiffrer ! C'est comme cela qu'on aboutit à donner tous les soirs des cours avec le b-a ba à des enfants épuisés par une journée où ils n'ont rien compris, ce qui les rend malheureux, et les dégoûte de l'école !

Cela me fait penser qu'un énorme problème n'a pas été encore abordé : celui de la médicalisation à outrance des enfants soi-disant dyslexiques.

Il y a plusieurs lobbies qui s'en occupent : les APEDYS (dont Colette Ouzilou a tenté de "casser la baraque" (sic) avec son livre "La dyslexie, une vraie-fausse épidémie", et les services hospitaliers CORIDYS, tenus par de réputés pédo-psychiatres qui...n'y connaissent rien et continuent à martyriser nos enfants martyrs.

Remarque : plus l'IUFM est "efficace" dans un endroit donné(je pense que vous comprendrez le sens de ce terme) plus le nombre d'orthophonistes, d'associations APEDYS, de services CORIDYS est "prégnant".

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 septembre 2007

Je pense que Lucille n'a pas bien compris pourquoi certains Zenfants savent lire (déchiffrer) avant la GS !

:( pove Lucille, elle est bien naïve !

Ecrit par : toto | 28 septembre 2007

Je pensais bien que cela allait faire réagir !
C'est un vécu à la maison : un des nos fils en comparant les étiquettes a compris que ce qui différenciait les noms de sa classe c'était des lettres et que les lettres mises ensembles formaient des sons toujours les mêmes : je crois que l'avais déjà expliquer (pardon pour la répétition). Il nous a un jour demandé : "comment on écrit le son "che" ?" et c'était parti, il a réussi à lire tous les sons en quelques semaines, en déchiffrant, pas en globalisant.
C'est peut-être un cas rare Toto, certainement d'autres ça les embrouille, mais lui il a appris comme ça.
Ceci dit dans mon post je ne disais pas que c'était une bonne chose : j'aimerais mieux que le travail sur les étiquettes diminue au profit d'autres choses. Je ne demandais pas à la maternelle d'apprendre à lire à nos enfants !
Pour la plupart une progression rigoureuse sera toujours préférable.
Mais j'ai encore beaucoup de choses à découvrir, Toto et mes enfants sont trop grands pour Léo et Léa et trop petits pour avoir eux-mêmes des enfants qui pourraient en profiter ;-)

Ecrit par : lucile | 28 septembre 2007

"Mais c'est du mauvais travail !!! On ferait mieux de les laisser jouer que de leur bourrer le crâne avec des mots et des étiquettes-mots qu'ils ne peuvent pas déchiffrer ! C'est comme cela qu'on aboutit à donner tous les soirs des cours avec le b-a ba à des enfants épuisés par une journée où ils n'ont rien compris, ce qui les rend malheureux, et les dégoûte de l'école !"

D'accord Anne-Marie : c'était une constatation, pas une approbation.

Ecrit par : lucile | 28 septembre 2007

"que certains vieux enseignants du Secondaire, qui souvent ne voient pas plus loin que le bout de leur discipline "

Thalie, le Môssieur il a fait l'effort d'écrire : "CERTAINS"
ne fais pas comme le neuneu qui quand on écrit: "LES ou CES" "ânes" de formateurs " comprend "TOUS" .
S'il te plaît .

Ecrit par : toto | 28 septembre 2007

En plus je fais plein de fautes ! Désolée

je crois que l'avais déjà expliquÉ.

Pour rendre les choses plus claires : deux de nos enfants ont appris à lire seuls en maternelle : ils ont déduit des mots présentés en globale, leur point commun : les "syllabes" (je ne sais comment les appeler autrement). Un groupe de lettre = un son : ils ont d'eux-mêmes trouvé le b-a ba et l'ont appliqué. Je ne suis pratiquement pas intervenue dans le processus. Sont-ils des oiseaux si rares que cela ?

Ecrit par : lucile | 28 septembre 2007

C'était comme ça, je ne dis pas que c'était la meilleure solution loin de là, parce qu'elle en laisse trop sur le carreau !

Ecrit par : lucile | 28 septembre 2007

""comment on écrit le son "che" ?" et c'était parti, il a réussi à lire tous les sons en quelques semaines, en déchiffrant, pas en globalisant. "

Est-ce réellement la peine d'en rajouter ?
DE quoi JE parle, Lucille, essaie de me comprendre, ne mets pas ton sens, svp.

Ecrit par : toto | 28 septembre 2007

Lucile, je pense que vos enfants sont bien doués et très avides d'apprendre. Peut-être avaient-ils en plus une maîtresse qui leur faisait apprendre les lettres et leurs sons, en plus de redoutables étiquettes.

Une de mes petites-filles a bien appris à lire quasiment toute seule en GS, en moins de 5 mois, avec la première édition de "Lire avec Léo et Léa", tant décriée par Charmeux et Goigoux. Par contre, son petit frère est en difficulté en CE2, n'ayant jamais vraiment appris à lire ni à écrire correctement, sauf un peu de bricolage avec sa mère maîtresse surmenée en ZEP.

Anne-Marie

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 septembre 2007

"Sont-ils des oiseaux si rares que cela ?"
Bien évidemment que non, Lucille. Ils sont tous identiques à 99,9%.
Les parent des autres gamins ont-ils expliquer comment on faisait 'che' et comment "lire tous les sons en quelques semaines" ?

Ecrit par : toto | 28 septembre 2007

Donc si (et j'approuve) ce ne sont pas des oiseaux rares, si comme je dis ils sont tous identique, si ils ont tous le même profs, la même méthode, c'est quoi qui différe ? hein ? :)

Ecrit par : toto | 28 septembre 2007

un indice ?
Moi aussi en qq semaine, à raison de quelques minutes par jours, sans "rien" faire mon fils a appris à lire 'correctement'. Pas ceux de sa classe.
Etonnant, non ? Pourtant les "zautres" étaient tout ce qu'il y a de plus "normal" . Ils ont tous eu les nétiquettes "Le loup" etcetcetc Ils ont tous eu ribambelle et ils ont tous eu la même CONNE ! :)
Des fois vraiment je me pose des questions, hallucinant non ?
un toto qui se pose des questions, un truc de ouf, de barré, frait bien retourner dans sa cour le toto . ;)

Ecrit par : toto | 28 septembre 2007

Monsieur Appy, ce blog est celui d'un échange d'idées qui doit rester courtois. Je ne vous ai pas insulté, moi, alors que vous ne faites que cela depuis plusieurs jours. Pas une fois, alors que vous me lanciez les pires insultes, je ne vous ai rendu la pareille. Le pugilat, que vous semblez affectionner, n'est pas mon style.
Vous paraissez très content de vous, après cette série de posts véritablement immondes, mais permettez-moi de vous dire qu'à mon avis, vous avez certainement effrayé, par votre violence - sans parler de votre vulgarité - , beaucoup de lecteurs de ce blog, à commencer par Pedro et Jean-Paul, qui pourtant soutiennent la Troisième voie, mais qui en sont restés pantois. Car c'est vraiment du jamais vu. Peut-être avez-vous trouvé ici quelques personnes qui ont sauté sur l'occasion pour cracher, à votre suite, leur haine des "agrégés", ce qui n'avait d'ailleurs rien à voir avec la question. Mais si vous vous imaginez que les gens bien élevés approuvent la brutalité inouïe de vos réactions, détrompez-vous. Vous avez donné de vous une image déplorable. J'en suis peiné pour vous. Ce n'était pas mon but.

Sur le fond, qu'est-ce que cela pouvait bien vous faire que j'émette ici quelques réticences sur l'appel à des "chercheurs en pédagogie" pour nous apprendre ce qu'à mon humble avis tout enseigant sait d'instinct dès qu'il est arraché à l'influence des pédagogistes? Si elles étaient insignifiantes, comme vous dites, pourquoi vous êtes-vous mis dans une fureur pareille? Craigniez-vous que j' écorne ainsi votre image de leader d'un nouveau mouvement pédagogique? Vous me donnez vraiment beaucoup de pouvoir!
En un mot, il n'y avait vraiment pas, cher Monsieur Appy, de quoi vous mettre dans des états pareils, et j'espérais que vous en reviendriez à plus de mesure.

Ecrit par : Jean | 28 septembre 2007

Que de malentendus ! Comme pour bien d'autres sujets, il est bien difficile d'arriver à faire saisir la nuance de sa pensée sur un blog.
Bien évidemment, nos enfants ont trouvé des conditions favorables et les coups de pouce nécessaires au bon moment de la part des enseignants et des parents. Ils ont aussi des facilités (sans être des génies ou des surdoués, je ne me fais pas d'illusion et ça ne m'intéresse pas).
Si je viens sur ce blog, ce n'est pas parce que les choses n'ont pas marché avec nos enfants (ils sont cependant aussi victimes de l'école telle qu'elle est parfois), mais pour tous les enfants, pour lesquels ces méthodes ABSURDES qui font les choses à l'envers, leur interdisent l'accès à la lecture la vraie et à un vrai savoir fondé sur une progression rigoureuse.
Et là je vous rejoins tout à fait Anne-Marie et Toto : quand une méthode est nuisible, il faut en changer.
Et il me semble que c'est ce que j'essayais de dire dans mon premier post : je n'étais pas satisfaite de ce qui se faisait en maternelle. Nos enfants n'en ont pas trop souffert, tant mieux, mais ce n'est pas important : j'aimerais que tous les enfants aient les meilleures chances de réussite, c'est pourquoi je suis là.

Ecrit par : lucile | 28 septembre 2007

Mon interprétation:

Le mec, tu lui "agresses" sa meuf, il monte sur ses ergots, normal, c'est po un nain d'jardin, après dans l'feu, le "sens" perd de sa forme, d'où le pétage de plombs, j'ai essayé de te le dire, Jean, crois moi, la pression que les 'petits' subissent est énôôôrme, surtout en ce moment que la "bête" est blessée, voire bientôt à l'agonie...
Patience, le 'petit' peuple des instits, quand il se réveillera, aura la "po" des pédagogols !

Ecrit par : toto | 28 septembre 2007

" il y a tant de travail sur les mots en PS et MS que certains enfants savent lire (déchiffrer) à la fin de celle-ci (grâce aux étiquettes en tous genres)"

C'est pour cela qu'il faut être très précis, désolé Lucille.
Les "étiquettes" nom mois jours (mal fait) sont ma bête noire.
Alors quand tu écris "grâce" sans préciser que c'est "abscon" ("je n'étais pas satisfaite de ce qui se faisait en maternelle") , je flippe :) .

Ecrit par : toto | 28 septembre 2007

Quelqu'un(e) posait ici la question il y a quelque temps du principe de la semaine de 4 jours dans les écoles primaires.
Personne ne lui a répondu. Hormis Darkozi qui vient semble-t'il d'officialiser cette mesure. Il est vrai que la charge de travail en primaire et l'objectif de ne remplacer qu'un fonctionnaire sur deux sont tels que cette mesure tombe à pic. Et l'on continuera ici comme ailleurs pendant des années à inventer, voire expérimenter des troisièmes ou quatrièmes voies pour rendre justice aux nouvelles générations.

Ecrit par : buntovchik | 28 septembre 2007

"Il n'y a au fond que le Primaire que l'on peut aujourd'hui réformer à fond — en commençant par la GS, je ne saisis pas très bien, Guy, l'intérêt d'un CP1 / CP2, d'autant que ça poserait des problèmes administratifs dans toutes les écoles où les enfants sont assez nombreux pour qu'il y ait une Maternelle autonome avec une direction autonome."

Écrit l'ami Jean-Paul

Ne nous noyons pas en effet dans les problèmes administratifs. CP1/CP2, c'est une manière de dire qu'il faut concevoir une progression sur deux années pour ce qui est de l'apprentissage de l'écriture-lecture et du calcul. En fait, il faut rendre à la GS la spécificité qui fut autrefois le sienne au sein de l'école maternelle, celle d'un avant CP, voire d'un substitut au CP puisque une proportion non négligeable d'élèves, savaient écrire-lire et compter à la sortie de la GS et passaient en CE1.
je veux bien admettre d'ailleurs que l'enseignement d'aujourd'hui réclame des solutions d'aujourd'hui, mais justement : pour ce qui est de la lecture et du calcul, on ne peut faire l'économie d'une réflexion sur les méthodes généralement suivies en maternelle. Un ou deux ans d'apprentissage globaliste de la lecture ( étiquettes-mots etc.), cela ne prépare pas à apprendre le code en CP. Idem pour le calcul.
Alors oui, la reconstruction de la GS est un enjeu majeur.
Bien à toi et à tous.
Guy Morel

Ecrit par : guy morel | 28 septembre 2007

Alors quand tu écris "grâce" sans préciser que c'est "abscons" ("je n'étais pas satisfaite de ce qui se faisait en maternelle") , je flippe :) .
Ecrit par : toto | 28 septembre 2007

OK je comprends mieux. J'enlève "grâce" et on peut mettre malgré ou nonobstant ou...
Une preuve de plus qu'exprimer sa pensée de façon précise est un art difficile (et pourtant j'étais à l'école d'avant) :-)

Ecrit par : lucile | 28 septembre 2007

" il est bien difficile d'arriver à faire saisir la nuance de sa pensée sur un blog"

écrit lucile…

C'est à peu près ce que je sous-entendais un peu plus haut, mais dans une forme plus allusive. On peut s'entendre par écrit, on peut s'entendre à l'oral, mais le blog est justement à la ffrontière entre les deux genres, conversation sans cesse interrompue, écrit fragmentaire dont les blancs sont occupés par tant d'autres messages que la pensée se brouille, se perd — faux oral, faux écrit. Comment voulez-vous que nous nous comprenions tout à fait ?
D'où le vocabulaire parfois un peu vert des uns et des autres, cet énervement de surface, l'invective facile, etc. La pseudo-spontanéité de l'oral, sans la retenue d'un écrit construit. Il faut faire avec, c'est un genre en train de s'élaborer.
C'est pour ça, je crois, qu'il faut sans cesse en remettre une couyche — parce qu'entre deux messages, le fil s'effiloche — et parfois se rompt.
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 septembre 2007

:.)

Ecrit par : toto | 28 septembre 2007

que certains vieux enseignants du Secondaire, qui souvent ne voient pas plus loin que le bout de leur discipline — en admettant même qu'ls la maîtrisent totalement, ce qui reste à prouver, parce que l'art est difficile… — ne comprendront jamais. Et il est significatif qu'il faille ici des profs du Supérieur (FG ou PC) pour le dire — parce qu'ils sont, eux, vraiment experts dans leur art, et capables de penser le système. Merci à eux…
Ecrit par JPB.

Et cela ne fait réagir personne!?!
Et bien, il ne me reste pour ma part qu'à laisser JPB en docte compagnie avec PC et FG et acolytes du même niveau en attendant que leur génial coup d'oeil sur le système éducatif renverse des montagnes.
Je salue tous les autres bien bas.

Ecrit par : Thalie- Thalie | 28 septembre 2007

Si, si, ça m'a terriblement choquée mais, pas plus que depuis trente ans et plus que j'entends ce genre de fadaises dans ma famille! J'ai l'habitude de la morgue et de l'enflure pathologique de la personnalité des Normale Sup. En plus, soyons honnêtes, je ne suis pas visée alors, bon...
Ceci dit, non seulement JPB est grossier mais ses propos sont d'une connerie peu commune sur ce coup-là.

Ecrit par : dobolino | 28 septembre 2007

Plusieurs ont essayé de mettre sur le tapis la question de la suppression de l'école le samedi matin.
Christophe Sibille, je crois, demandait nos expériences d'enseignants et de parents.
Nous avons vécu 10 ans dans une région où pratiquement toutes les écoles (collèges et lycées compris) étaient fermées le samedi. Certaines communes pratiquaient la semaine de 4 jours, mais là où nous habitions, les enfants allaient à l'école dès la maternelle le mercredi, sans qu'il y ait de problème particulier.
Quelque soit l'organisation de la semaine, la clé d'une bonne forme pour travailler n'est-elle pas le nombre d'heures de sommeil suffisantes ? La question est celle alors des rythmes de vie de l'enfant et cela dépasse le choix des jours de classe.
Y a-t-il beaucoup de pays où la journée des enfants de maternelle est aussi longue que celle des enfants du primaire (ou élémentaire, je ne sais jamais comment on doit dire) ?

Ecrit par : lucile | 28 septembre 2007

Quelqu'un(e) posait ici la question il y a quelque temps du principe de la semaine de 4 jours dans les écoles primaires.
Personne ne lui a répondu. Hormis Darkozi qui vient semble-t'il d'officialiser cette mesure. Il est vrai que la charge de travail en primaire et l'objectif de ne remplacer qu'un fonctionnaire sur deux sont tels que cette mesure tombe à pic. Et l'on continuera ici comme ailleurs pendant des années à inventer, voire expérimenter des troisièmes ou quatrièmes voies pour rendre justice aux nouvelles générations.

Ecrit par : buntovchik | 28 septembre 2007
Que la semaine dure quatre ou cinq jours, bof! Ce matin, j'ai cru comprendre que c'était au prix de la suppression de trois heures de cours pas semaine en primaire et non au prix d'un réaménagement des vacances scolaires.
1) Trop d'heures de classes en France, il faut s'aligner sur l'Europe.
2) Garderie le samedi matin avec activités. Mon président de SIVOS de mari a grincé des dents. Comment va-t-on, chez nous, payer un intervenant trois heures par semaine le samedi pour deux ou trois gamins dont les parents travaillent le samedi matin. Et que vont faire ces trois momes?

Ecrit par : dobolino | 28 septembre 2007

"Sont-ils des oiseaux si rares que cela ?"
Bien évidemment que non, Lucille. Ils sont tous identiques à 99,9%.
Les parent des autres gamins ont-ils expliquer comment on faisait 'che' et comment "lire tous les sons en quelques semaines" ?

Ecrit par toto | 28 septembre 2007

Faux monsieur Toto, sachez que les enfants ne raisonnent pas tous de manière identique et heureusement mais il faut savoir qu'aujourd'hui, on évalue en France à 2,2% le pourcentage d'enfants intellectuellement précoces soit environ 450 000 enfants , ces enfants qu'on qualifie parfois de surdoués sont des enfants de QI élevé et d'une intelligence différente, à savoir qu'ils ne pensent pas et n'ont pas les mêmes mécanismes de raisonnement que les autres enfants si tant est, qu'il existe deux enfants identiques dans ce domaine. Tout ça pour dire qu'une méthode unique et miraculeuse n'existe pas car ces enfants intellectuellement précoces souvent vont du complexe vers le simple, tout ce qui est trop simple pour eux génère un blocage ...c'est un sujet qu'il n'est pas politiquement correcte d'aborder mais ces enfants existent en nombre suffisamment important pour mériter qu'on songe à eux mais l'école est loin d'offrir une réponse aux problèmes de ces enfants , car il faut savoir que plus de 20% d'entre eux sont en échec scolaire...
et je ne parle pas des enfants handicapés qui n'ont pas accès à l'école qui eux se voient retirer le droit d'être considérés au même niveau que les autres...
je prie l'assemblée de m'excuser pour ces propos qui peuvent sembler hors sujet ...

Madame Sandra Wagner, votre post m'a touché, vous semblez bien "triste"et esseulée, permettez moi de vous souhaiter un joyeux anniversaire

Ecrit par : serpent à plumes | 28 septembre 2007

Et merdeu, v'la l'ot gros con de serpent avec sa plume dans l'cul.
blablabla les surdoués blablabla la méthode unique blablabla chuis un gros con et j'aime ça blablabla

T'énerves po Jipibi, elle faire rin qu'exprès de te "chauffer" :o)))))

Ecrit par : toto | 28 septembre 2007

En fait, il faut rendre à la GS la spécificité qui fut autrefois le sienne au sein de l'école maternelle, celle d'un avant CP, voire d'un substitut au CP puisque une proportion non négligeable d'élèves, savaient écrire-lire et compter à la sortie de la GS et passaient en CE1.


Ecrit par : guy morel | 28 septembre 2007

Il fut aussi une époque où ceux qui faisaient un bon CP "sautaient" le CE1 qui n'était là que pour renforcer les apprentissages du CP. Ceci dit, plus je vieillis et me penche sur mon passé et celui de mon fils, plus je suis contre le saut de classe, particulièrement pour les enfants nés dans le deuxième semestre. Le manque de maturité devient criant dès la seconde et s'exprime très nettement en dissertation française et en histoire. J'ai longtemps été très imbue de mon année d'avance et à présent je regrette cette avance scolaire que j'ai, dans une vie professionnelle trop précoce, payée assez cher.

Ecrit par : dobolino | 28 septembre 2007

Par expérience, Dobolino, je vous rejoins. Pour certains qui apprennent vite et s'ennuient ensuite, il serait plus judicieux de leur proposer d'autres activités là où ils ne sont pas des flèches : un peu plus de dessin, de bricolage, un peu d'atelier pour dégourdir les doigts, ça ferait du bien à certains. Ils connaitraient leurs limites et apprendraient l'humilité.

Ecrit par : lucile | 28 septembre 2007

Monsieur Toto, vous avez encore lu en y mettant votre sens...
vous devez avoir un gros complexe d'infériorité pour réagir toujours avec des grossieretés de bas étages...
"la vengeance du serpent à plumes" vous avez vu?
Que voulez vous ,tous ne sont pas dotés d'une culture assez vaste pour prendre un pseudo en se réclamant fan de la comtesse de Ségur ou de Flaubert...pour ma part j'en suis resté à Coluche qui savait manier les gros mots bien plus magistralement que vous le faites

Ecrit par : serpent à plumes | 28 septembre 2007

Mesdames Dobolino et Lucile, vous êtes le bon sens!

je vous salue bien bas.

Ecrit par : serpent à plumes | 28 septembre 2007

"Les cheminées elles-mêmes ont disparu ..." curieuse impression comique, j'ai l'impression que dans un discours aussi fleuri il n'y a pas que les cheminées qui disparaissent ! Enfin je ne suis ni l'ami de Mary Poppins, ni agrégé, ni docteur, il me manque donc un balai pour ramoner.

Ecrit par : iPidiblue ramone les blogs | 28 septembre 2007

Une magnifique définition des prétendues sciences de l'éducation constructivistes. Citation du grand physicien et prix Nobel Richard Feynman :

« Nous devrions nous préoccuper un peu plus des théories qui ne marchent pas et des sciences qui n’en sont pas. Les sciences et la psychologie de l’éducation sont à mon avis des exemples de ces pseudosciences dont je serais tenté de dire qu’elles s’apparentent au “culte du cargo’’. Dans les îles du Pacifique sud règne ce que l’on appelle le culte du cargo. Les indigènes qui ont vu pendant toute la guerre atterrir des avions chargés de marchandises aimeraient bien que ça recommence. Pour ce faire, ils construisent des espèces de pistes d’atterrissage où rien ne manque, depuis les feux de signalisation jusqu’à la hutte en bois dans laquelle se tient un soi-disant contrôleur aérien, avec son casque sur la tête, d’où sortent, en guise d’antennes, des tiges de bambou. Et ils attendent l’arrivée des avions. Tout est exactement comme c’était pendant la guerre et pourtant, rien ne se passe ; ça ne marche pas ; aucun avion ne vient atterrir. Si j’assimile toutes ces pseudosciences au culte du cargo c’est parce que, dans un cas comme dans l’autre, les règles formelles de la vraie recherche scientifique sont respectées ; mais il manque visiblement quelque chose d’essentiel, puisque les avions n’atterrissent pas. »
— Richard P. Feynman, « La Science-Culte de l’avion cargo » dans Vous voulez rire, Monsieur Feynman !, Odile Jacob, 2000.

Ecrit par : Pierre Azimont | 28 septembre 2007

il me manque donc un balai pour ramoner.

Ecrit par : iPidiblue ramone les blogs | 28 septembre 2007

ne ramone-t-on pas avec un hérisson? tout comme le plombier débouche les canalisations avec un furet, , et l'ajusteur utilise une lime queue de rat...joli vocabulaire en passe d'être balayé et envoyé aux oubliettes

Ecrit par : serpent à plumes | 28 septembre 2007

Comment dit-on "furet" en polonais ?

Ecrit par : Zorglub | 28 septembre 2007

« On peut interdire les calculatrices au moins jusqu’au lycée » dites-vous JPB.
C’est peut-être pas si simple ....
Je dirais : on DOIT faire apprendre par cœur les tables d’addition et de multiplication.
Les élèves de collège apprennent à développer (4xa - 3) x (3xa - 7). S’ils doivent réfléchir au résultat de 4x7, ils perdent le fil de leur pensée et ne savent plus où ils en sont dans les termes développés. Idem si 3x7=21 n’est pas un réflexe, ils oublient de gérer le signe.
De même lorsqu’on aborde les identités remarquables, s’il ne saute pas aux yeux que 81 et 49 sont des carrés, on ne factorisera jamais 49xa² - 81
Cependant, il me semble utile dans un second temps (lorsque les mécanismes théoriques sont acquis) de faire manipuler des nombres réels. Développer (à l’aide d’une calculette) une expression du type (4,31xa - 2,73) x ( - 5,25 x a + 7,08) est un exercice qui nécessite un autre type de compétence tout aussi indispensable. Dans la suite des études (physique, bio, méca, etc), comme dans le vrai monde, toutes les grandeurs ne sont pas représentées par des nombres ... entiers.

MAIS j’ajouterais : on DOIT apprendre (de manière organisée et structurée) aux élèves à utiliser des calculettes qui sont aujourd’hui de véritables ordinateurs portables. Mes client(e)s en disposent et ne savent le plus souvent pas faire une opération élémentaire du type ( 3 + 2) x 4 + 6/5 faute de connaître les règles de priorité des opérateurs et la gestion des parenthèses par leur outil.

Par ailleurs, vous évoquez, JPB, le sujet des TPE.
C’est un vrai délire que je découvre (mon gosse est en première et ma compagne est allée à une réunion hier soir).
Je fais péter ma science (toute neuve) pour les ignares (dont j’étais avant-hier). J’en suis tout chose.

Coef 2 au bac S
Le prof évalue ses élèves (8/20) sur la tenue du « carnet de bord » document du genre : vendredi 18 on a zoné sur le web – vendredi 25 ou voulait faire ci et ça, mais comme on avait pas le goût on a parlé de nos dernières conquêtes féminines – vendredi 32 ce mois y’en avait pas, etc.
Un autre prof note sur 6/20 la prestation orale.
Il évalue la « fiche de synthèse » (2/20) dans laquelle notre piou-piou raconte en quoi la réalisation de ce TPE lui a ouvert des horizons nouveaux (bleus forcément, encore que vert soit acceptable cette année, pour cause d’écologiquement correct). Il délire sur son implication dans le groupe, l’évolution de ses relations avec ses petits camarades (Marie Charlotte est bien roulée mais trop chochote, Charles Henry sent pas bon du bec, René est un branleur mais comme il est marrant et que souvent il paie des kébabs finalement ça va pas si mal, etc.).

J’ai rien oublié ? Ah si ... 4/20 pour la production, la qualité de la recherche, la pertinence des documents remis, la profondeur de la réflexion, etc.

Y’a kekchose qui va pas ? Oui ! mais quoi ... ?

Je me marre d’avance en pensant aux cris d’orfraie du SNES lorsque les TPE seront supprimés (les mêmes qui avaient ... fait grève lors de leur mise en place).

Ecrit par : Zorglub | 28 septembre 2007

Qui veut faire le hérisson du blogue ?

Ecrit par : iPidiblue petit savoyard du dimanche | 28 septembre 2007

Ou de la bogue ?

Ecrit par : Zorglub | 28 septembre 2007

Désolé, SAP (sop sapsop, ne cherche pas ça veut rien dire ), les speudohistoires de surdoués me font 'suer', tout simplement .

"il me manque donc un balai pour ramoner."
Si tu regardes derrière toi à mon zavis tu devrais en trouver un :)

Ecrit par : toto | 28 septembre 2007

Cher Jean-Paul BRIGHELLI,
Après avoir lu "La Fabrique du Crétin" en 2005, je viens de terminer "A bonne école". C'est un régal intellectuel pour l'instituteur retraité que je suis depuis juin 2000, l'ancien directeur d'école. La joie indicible de vous voir sans faiblir identifier le(s) responsable(s) du désastre, MEIRIEU pour ne pas le citer, pour le Lyonnais que je suis va de pair avec la satisfaction d'avoir lu un ouvrage dont le ton est mesuré, les analyses fines et les propositions de "remédiation" (quel horrible mot !) fabuleuses et cohérentes. Que n'êtes-vous nommé dans les délais les plus brefs ministre de l'Instruction Publique !!! On a tous le droit de rêver à des lendemains qui chantent, même dans les écoles...
Bien cordialement et félicitations pour votre travail remarquable...

Ecrit par : Marc DANIEL | 28 septembre 2007

Un gag dans votre journée à tous : J'ai déposé la semaine passée un avis sur la fnac dans "avis des internautes" pour le dernier chef d'oeuvre de Meirieu. Ma note 0, et un avis quelque peu critique ... Et bien au miracle la fnac ne l'a pas enregistré !!! Résultat aucun avis. La fnac ferait-elle une sélection pour son protégé ? Fatalitas !! Ils sont partout.
Bonne journée.
la couleuvre.

Ecrit par : couleuvre | 28 septembre 2007

Toto si c'était exact il y a longtemps que je gagnerais ma vie dans un cirque !

Ecrit par : iPidiblue bête de cirque | 28 septembre 2007

Je vous lis, je vous lis...
Je ne comprends pas très bien vos querelles, vos "coupages de cheveux en quatre", je ne suis qu'une toute, toute petite instit du bas de l'échelle, et encore "rayée des cadres" qu'ils m'ont écrit, quand j'avais atteint l'âge...

Je vais donc ajouter mon grain de sel à propos du ramoneur, car cela me démange depuis un certain temps...

Un beau jour du printemps dernier, on sonne à la porte...
Un magnifique jeune homme tout de noir vêtu, tout de noir "maquillé" se profile dans l'embrasure de la porte...
Il tient son hérisson à la main, nous comprenons très vite le but de sa visite et lui indiquons le lieu où il pourra exercer son art.
La cheminée en avait bien besoin et en soupirera d'aise...

La besogne accomplit, le jeune homme (25 ans tout au plus) rédige la facture de ses mains noires, son large sourire découvrant une dentition éclatante et des yeux bleus à faire tomber en pamoison les plus insensibles.

- Dites-nous, pourquoi ramoneur?
- C'est une vocation, j'ai toujours voulu faire cela depuis tout petit, en voyant le ramoneur qui passait dans mon village.
- Et pourquoi aujourd'hui et chez nous?
- J'ai vu le panneau, à la sortie du village, Ferme L.
J'ai pensé qu'ici , on pouvait avoir besoin de mes services.....

Je vous plains, gens des villes, vous qui ne savez plus ce qu'est une cheminée et qui ne faites plus ce genre de rencontre "du 3ème type"............ un petit ramoneur habile aux yeux bleus et profond comme l'océan...

Ecrit par : Maminou | 28 septembre 2007

Je fais péter ma science (toute neuve) pour les ignares (dont j’étais avant-hier). J’en suis tout chose.
Ecrit par : Zorglub | 28 septembre 2007

Merci Zorglub. Nous avons aussi un "piou-piou" en Première et il n'a eu encore aucune info sur les TPE. Mais au moins on est prévenu et présenté comme vous le faites, ça parait tout de suite plus sympathique : un moment j'ai cru qu'ils allaient devoir travailler sérieusement !!!
:-D et ;-)

Ecrit par : lucile | 28 septembre 2007

Bonjour Maminou !

Et merci pour la belle histoire du petit ramoneur.

Ecrit par : lucile | 28 septembre 2007

Mesdames Dobolino et Lucile, vous êtes le bon sens!

je vous salue bien bas.

Ecrit par : serpent à plumes | 28 septembre 2007
C'est le bon sens d'une malheureuse née fin novembre dans une famille où il était impensable de ne pas avoir un an d'avance. véto à 21 ans et profession libérale à 24 ans, c'est une magistrale connerie même si mes géniteurs, bien au chaud au sein de la fonction universitaire sont toujours incapables de le réaliser. Ces gens-là sont persuadés qu'un parcours scolaire sans faute est le garant de la réussite professionnelle.

Ecrit par : dobolino | 28 septembre 2007

Maminou, tu parles d'"un magnifique jeune homme"
et j'entends "un petit ramoneur"
En fait il n'était peut-être pas petit (de nos jours, ils ne rentrent plus dans les cheminées). Les images enfouies dans nos mémoires ont la vie dure !

Ecrit par : lucile | 28 septembre 2007

P. Cordoba demande:
« A Cadichon :
Pourquoi opposer Hirsch et Clermont Gauthier ? »

Les « opposer » ne rime effectivement à rien puisqu’ils poursuivent le même but, mais leurs chemins divergent sur des points essentiels.

Quant aux Appy, leur réaction est éloquente. Pas besoin d’épiloguer. Une phrase suffit, qui laisse songeur, tirée de leur présentation à Washington à la conférence de Core Knowledge. En parlant des sources intellectuelles du pédagogisme ils ont affirmé : « These ideas came to France because of researchers who imported them from the United States. Since 1969, this new phylloxera has been damaging French schools”. Curieux ce certificat de naissance daté de 1969 qui fait l’impasse sur tout ce corps de doctrine, dont les réformes ne sont que le fruit tardif, et qui se développait déjà depuis plus quarante ans, en parallèle de part et d’autre de l’Atlantique, avec une matrice intellectuelle française commune: Rousseau.

Je m’inquiète aussi d’une révérence appuyée pour les sciences de l’éducation. Elle me fait craindre le retour en force du scientisme qui a si bien soutenu l’implantation et le maintien du pédagogisme. Son dogmatisme est incompatible avec l’impératif de liberté pédagogique qui sous-tend toute la réflexion de Hirsch et son combat contre les « failed theories ».

Une troisième voie se positionne nécessairement (sinon elle serait sans objet) en opposition à deux autres, mais c’est surtout celle qui est la plus proche qu’il lui faut dénigrer et caricaturer pour ne pas perdre sa raison d’être. D'où le besoin de présenter comme une régression ce qui n’est qu’un retour à une première voie, qui existe par ailleurs toujours, et elle aussi enseigne les fondamentaux, et avec des moyens modernes,( qui peut nier pareille évidence?).

Qui donc prêche un retour aux coups de triques et à l’école d'avant-hier ? Quel est l'intérêt de faire ce mauvais procès, par diabolisation et caricature, à un enseignement qui n’a jamais cessé d'évoluer en maintenant un cap, même s’il a dû souvent se résoudre à avancer masqué ou dans la clandestinité.

La refonte doit se faire immédiatement, et par le primaire car il faut sauver d’urgence les plus jeunes, c’est aussi le plus facile à mettre en place, et je fais confiance aux enseignants, même aux plus jeunes car ils n'ont pas tous été démolis, beyond repair.
On peut aussi sauver le secondaire, par le sommet, en « dégraissant » le corps des inspecteurs qui empêchent les profs de faire leur métier.



Hirsch a sur ce point une position qui me paraît incompatible avec "l'innovation "des Appy : il rend hommage à Gramsci, un des tout premiers critiques des théories de l'éducation « progressiste » et des pratiques qu'elles inspiraient, qui affirmait déjà, en 1932, du fond de la prison où Mussolini l'avait fait jeter, que le seul moyen "sensé" d’accroître la justice sociale, cet objectif majeur de la Gauche, (liberalism en Amérique) et qu’elle dénie bien-sûr à la Droite, car elle en a le monopole, était de poursuivre une politique éducative CONSERVATRICE, un argument repris par Arendt et tant d'autres depuis.
C'est aussi ce que firent les Soviétiques, avec le succès que l’on sait.

La première voie, bien évidemment actualisée, encore une fois mais c’est une telle évidence, étant toujours la bonne de Gramsci à Hirsch, la troisième n’est plus qu’une première qui refuse de l’admettre. Pourquoi donc ?


Revenons au PS d'un post de P. Cordoba :
Aucune des grandes figures de la pensée occidentale qu’il a citées plus haut n'a jamais tenté de jouer au deus ex machina, de prétendre réformer la société, la « démocratiser », l’égaliser, par le biais de l'école primaire ou secondaire, en inventant des méthodes pour remplacer …celles qui leur avaient visiblement si bien réussi.
Leurs disciples trop zélés, en revanche, chez les linguistes ( sémiologues), les sociologues, les pédo-psychiatres, et toute la panoplie des spécialistes de la psychologie cognitive à l’orthophonie, s’y sont employés en mettant la pensée de leurs mentors au service de leur ambition personnelle.

ED Hirsch, reprend à son compte la question de Juvénal : Sed quis custodiet ipsos custodes? Mais qui réformera les réformateurs? et il délimite une ligne de partage des eaux idéologiques entre deux camps dont l’un lui semblait reprendre le dessus en 1996, à la parution de son livre, après que l’autre eut gagné toutes les batailles depuis des décennies. Il ne s’y trompait pas. C’est cette renverse dont je ne parlerai plus ici et que nient tous ceux qui connaissent évidemment les E-U mieux que moi.

La France a encore attendu onze ans de plus avant de se résoudre enfin au constat public de la débâcle scolaire et pour que ne fasse plus de doute non plus la nécessité d'une "refonte" d'une école qui ne remplit plus du tout son rôle depuis plus de trente ans, enfin sauf pour les adeptes du statu quo qui défendent leur pré carré. Nous nous réveillons donc un quart de siècle après l’Amérique, où le coup de semonce date du rapport « A nation at risk » sous Reagan, en 1983 je crois.

D’où viendrait ce besoin d’inventer une troisième voie (sans majuscules imméritées) sinon d’un besoin de se démarquer farouchement de la première pour exister ? C’est ce que fit la seconde, que je ne puis appeler deuxième puisqu’elle n’a encore pas de successeur et ne devrait surtout pas en avoir. Les thuriféraires du pédagogisme doivent leur aura à une pseudo-science et leur audience à la pseudo-nouveauté d’un relooking habile de l’Émile et à la diabolisation de l’école « frontale » et bourgeoise. Cet abcès de fixation les unit aux cartographes d’un troisième chemin, celui qu’ils ont sous le nez. Ces derniers sont donc réduits à prendre aux deux autres de quoi faire un tout, mais surtout sans en avoir l’air.

Le "nihil novi sub sole a Condorceto" et la "soumission à un gourou des sciences de l’éduc", ne sont plus contradictoires quand ils sont les deux faces d’une même médaille qui cherche sa voie en empruntant aux deux autres.


La flambée de colère dont nous fûmes témoins éclaire un "conflit de visions" pour reprendre l'expression dont Thomas Sowell (philosophe et historien des idées) fit le titre d'un de ses livres qui analyse les conséquences de la réception de certaines écoles de pensée sur la vie et les choix politiques. " A Conflict of Visions: Ideological Origins of Political Struggles" (2000) suivait "The Vision of the Annointed:Self-Congratulation As a Basis for Social Policy", (1996).

Critiquant ce militantisme, ED Hirsch attribue la gravité et la longévité de la crise scolaire à l'impossible réconciliation entre deux corps de doctrines dont l’un est l'apanage d’un "educational Thoughtworld " qu’il qualifie de « liberal » (voir plus loin pour le contresens à éviter…) et d’un ensemble de croyances qui inspirent ceux que Sowell décrit comme "oints" par la pensée magique de leur bonne conscience.
L'autre approche a selon Hirsch pour "prophètes" (terme maladroit pour désigner les tenants du pragmatisme, et pourfendeurs de l’illusion progressiste) deux penseurs auxquels il dédie son livre ( The Schools We Need), avec ces mots : " To…William C. Bagley and Antonio Gramsci who explained in the 1930s why the new educational ideas would lead to greater social injustice". Page 6, il confirme : « The only practical way to achieve liberalism’s aim of greater social justice is to pursue conservative educational policies ». Hirsch qui fustige à la page précédente les « political liberals » pour leur égalitarisme, oppose ici bien sûr liberalism à conservatism, et cet américanisme porte à confusion le lecteur mal informé.


On peut voir dans Céline un grand écrivain ou dans Heidegger un grand philosophe, sans pour autant adhérer à leurs idées politiques, et sanctionner les dérives qu’elles ont entraînées chez eux. On peut tout aussi bien admirer la pertinence des thèses développées, dans leur domaine spécifique, par Saussure et tous ceux que cite P Cordoba, en déplorant néanmoins les effets tragiques de leur récupération et de leur détournement à d'autres fins par des prosélytes mal inspirés, capitalisant sur la gloire de leurs sources d'inspiration pour servir leurs noirs desseins.

Ecrit par : Cadichon | 28 septembre 2007

Je vous plains, gens des villes, vous qui ne savez plus ce qu'est une cheminée et qui ne faites plus ce genre de rencontre "du 3ème type"............ un petit ramoneur habile aux yeux bleus et profond comme l'océan...

Ecrit par : Maminou | 28 septembre 2007
Moi, je sais mais mon ramoneur est plein d'arthrose des genoux et pousse sa dépression nerveuse devant lui. Un calvaire quand il vient, il me fait la causette. Quand il repart, c'est deux Prozac ou un pastis bien tassé pour remonter la pente. En plus, il a deux vilains petits yeux marrons, il est petit et barbu. Pär contre, il est très propre. Quand il repart, c'est nickel. Normal vu qu'il est maniaco-dépressif. Vous avez de la chance, gens des villes qui n'avez pas de cheminée!

Ecrit par : dobolino | 28 septembre 2007

Merci Zorglub. Nous avons aussi un "piou-piou" en Première et il n'a eu encore aucune info sur les TPE. Mais au moins on est prévenu et présenté comme vous le faites, ça parait tout de suite plus sympathique : un moment j'ai cru qu'ils allaient devoir travailler sérieusement !!!
:-D et ;-)

Ecrit par : lucile | 28 septembre 2007
Moi j'ai un truc en première que je n'oserais appeler "piou-piou", plutôt hérisson. J'y ai demandé ce que c'était que les TPE et il m'a répondu que c'était un machin pour se faire des points pour le bac fastoche. Il espère quand même pouvoir choisir un sujet en rapport avec le théâtre mais bon.

Ecrit par : dobolino | 28 septembre 2007

Eh bien, Cadichon, vus voyez, quand vous voulez…
Non, je blague (je suis obligé de préciser, maintenant, sinoin les grincheux paranoïaques s'insurgent illico) : c'était solide et argumenté comme on apprend dans les écoles. J'espère que Pedro sera content (Bernard Appy, c'est moins sûr, mais que diable, c'est un garçon ouvert au dialogue, pourvu qu'on lui donne raison…).
JPB
PS. Personne n'a de commentaire sur le post signé par Couleuvre (c'est un pseudo de paresseux, ça) sur les censures du blog de la FNAC ? Quand je pense qu'il y en a qui se plaignent d'être hébergés gracieusement ici…

Ecrit par : brighelli | 28 septembre 2007

Les TPE sont une escroquerie, ton fumiste (l'allié du ramoneur) de fils peut traiter ce qu'il veut, Dobolino, ça ne sert à rien, sauf à glaner quelques points faciles au bac.
Pas plus que les TIPE en prépa, d'ailleurs. Les élèves ne sont pas prêts à assumer un vrai travail de recherche, alors c'est copier-coller et compagnie, comme un vulgaire Cadichon.
Aucun intérêt.
A faire disparaître d'urgence !

Ecrit par : yann | 28 septembre 2007

Faux monsieur Toto, sachez que les enfants ne raisonnent pas tous de manière identique et heureusement mais il faut savoir qu'aujourd'hui, on évalue en France à 2,2% le pourcentage d'enfants intellectuellement précoces soit environ 450 000 enfants , ces enfants qu'on qualifie parfois de surdoués sont des enfants de QI élevé et d'une intelligence différente, à savoir qu'ils ne pensent pas et n'ont pas les mêmes mécanismes de raisonnement que les autres enfants si tant est, qu'il existe deux enfants identiques dans ce domaine. Tout ça pour dire qu'une méthode unique et miraculeuse n'existe pas

Ecrit par : serpent à plumes | 28 septembre 2007

Comme j'en ai un de ce type, HQI, je peux vous dire comment il a appris à lire puisqu'il a su me le résumer. Il a commencé, de deux à trois ans par emmagasiner tous les mots possibles, passant une grande partie de la journée à se faire lire livres, catalogues et tout écrit lui tombant sous la main. Dans le même temps, il interrogeait tous ses commensaux sur les lettres composant les mots et suivait régulièrement avec son grand-père l'émission "Les Chiffres et les lettres". D'après lui, il a tiré les conclusions qui s'imposait en analysant les syllabes des mots de son magasin personnel. A quatre ans, il lisait couramment sans que personne ne lui ai appris quoique ce soit et sans que personne ne le sache. C'était tellement naturel pour lui qu'il n'a pas pensé à nous faire part de ses constatations. Il nous a mis totalement par hasard devant le fait accompli alors qu'il lisait déjà n'importe quel écrit. Donc, pour lui, départ global puis syllabisation rapide.

Ecrit par : dobolino | 28 septembre 2007

Ceci dit, plus je vieillis et me penche sur mon passé et celui de mon fils, plus je suis contre le saut de classe, particulièrement pour les enfants nés dans le deuxième semestre. Le manque de maturité devient criant dès la seconde et s'exprime très nettement en dissertation française et en histoire.
Ecrit par : dobolino | 28 septembre 2007

Je n'ai pas dit que le saut de classe était souhaitable. J'ai seulement fait valoir, en rappelant ce qui se faisait dans les années soixante, que des enfants, dans ces années-là, savaient écrire, lire et compter à l'issue de la GS. Et pour attirer l'attention sur le fait que la façon dont on conduit aujourd'hui en maternelle les apprentissages premiers, non seulement ne donne pas ces résultats, mais en plus compromet l'apprentissage du lire-écrire-compter en CP.
Codialement
Guy Morel

Ecrit par : guy morel | 28 septembre 2007

Madame Dobolino,
vous avez parfaitement imagé mes propos et entre anciens enfants précoces et parents d'enfants HQI on se comprend sans doute... Nous savons parfaitement que ces enfants ne sont pas à l'abri des difficultés au contraire...
Mais autant cloturer ce sujet qui dérange et fait "suer" ...c'est sûr que pour les parents d'enfants dans ce cas ( et il y en a quelques uns ), on en sue!
un livre très intéressant sur le sujet:
de Jeanne Siaud-Facchin aux éditions Odile Jacob "l'enfant surdoué, l'aider à grandir, l'aider à réussir" à mettre entre toute les mains car ce sont des enfants fragiles et ils sont suffisamment nombreux pour qu'on s'intéresse à eux et ne sont pas issus comme certaines idées préconsues le laissent sous entendre de milieux socio-culturels favorisés.


Monsieur Brighelli, suite au post de couleuvre, il serait intéressant d'y répondre par une autre expérience, en allant mettre un avis avec zéro pointé sur un de vos livres de la trilogie de la "Fabrique du crétin"...La Fnac ( et ce n'est pas le seul site mercantile à le faire)censure systématiquement les avis noté o , ce n'est pas assez vendeur... Voilà comment on manipule le libre arbitre du consommateur...

Ecrit par : serpent à plumes | 28 septembre 2007

Merci mon petit serpent à plumes, votre message m'a beaucoup touché également......

SW

Ecrit par : Sandra WAGNER | 28 septembre 2007

La boîte à baffes est bel et bien ouverte, dites donc...


"Oubli"

S’oublier. La part obscure de chacun de nous est aussi acharnée que Psyché. Il faut l’écouter sans la voir, ni la chercher, ni l’appeler. Alors, elle vient. Mais si tu ne l’oublies pas, si tu ne fais pas ombre menue et même absence, alors elle fuit dans les ténèbres. Et, de longtemps, tu ne la reverras plus.

Max ROUQUETTE, « 19 octobre 1979 », dans Les Roseaux de Midas, Les Editions de Paris, Max Chaleil, Paris, 2000, p.63.

Ecrit par : Pendariès | 28 septembre 2007

Et celle-ci, qui met bien les pendules à l'heure solaire ou de lune:

Ici nul ne se retient. Ici nul ne fait cas de toi. Chacun court après le fil voletant de ses songes. Aucun chemin n’en croise un autre. Ici est le lieu du silence, de la surdité. Des ombres. Dans les mains du vent qui, à la fin, les emporte. D’autres viendront. Sans rien savoir des premières ils s’assoiront à leur place. Qui suivront un semblable fil. Et ainsi de suite, sans aucune histoire pour les relier. Pour leur apprendre quelque chose. Un jardin peuplé d’ombres et d’ombres de pigeons.

Max ROUQUETTE, « 19 mai 1980 », dans Les Roseaux de Midas, Les Editions de Paris, Max Chaleil, Paris, 2000, p.67.


Pour vous faire vous sentir mieux, la prochaine fois, je grapille dans "Le Monde comme Volonté et comme représentation" de tatie Danielle, ha non, pardon, de tonton Schopenhauer!

PS: Merci à MàC, ce we je vous envoie un mèl.

Ecrit par : Pendariès | 28 septembre 2007

Oubli

S’oublier. La part obscure de chacun de nous est aussi acharnée que Psyché. Il faut l’écouter sans la voir, ni la chercher, ni l’appeler. Alors, elle vient. Mais si tu ne l’oublies pas, si tu ne TE fais pas ombre menue et même absence, alors elle fuit dans les ténèbres. Et, de longtemps, tu ne la reverras plus

Ecrit par : Pendariès | 28 septembre 2007

"Les deux heures de cours du samedi, que certaines écoles avaient déplacées le mercredi matin, seront purement et simplement supprimées, ce qui portera à "864 heures annuelles", contre 936 actuellement" annonce l'entourage de Xavier Darcos. Voilà la semaine des quatre jours incontournable et quelques dizaines d'heures en moins.
Espérons que ce seront des heures de sorties pédagogiques qui seront supprimées et pas de français et de calcul.
Pour effectuer leurs heures de présence, les enseignants assureront des heures de soutien pour ceux qui en ont besoin.
Qu'en pensez-vous ?

Ecrit par : lucile | 28 septembre 2007

S’oublier. La part obscure de chacun de nous est aussi acharnée que Psyché. Il faut l’écouter sans la voir, ni la chercher, ni l’appeler. Alors, elle vient. Mais si tu ne l’oublies pas, si tu ne fais pas ombre menue et même absence, alors elle fuit dans les ténèbres. Et, de longtemps, tu ne la reverras plus.

Max ROUQUETTE, « 19 octobre 1979 », dans Les Roseaux de Midas, Les Editions de Paris, Max Chaleil, Paris, 2000, p.63.

Ecrit par : Pendariès | 28 septembre 2007
ça décoiffe! mes plumes en frissonnent, si je pouvais je dirais que ces vers me donnent la chair de poule!

Ecrit par : serpent à plumes | 28 septembre 2007

Mais autant cloturer ce sujet qui dérange et fait "suer" ...c'est sûr que pour les parents d'enfants dans ce cas ( et il y en a quelques uns ), on en sue!
un livre très intéressant sur le sujet:
de Jeanne Siaud-Facchin aux éditions Odile Jacob "l'enfant surdoué, l'aider à grandir, l'aider à réussir" à mettre entre toute les mains car ce sont des enfants fragiles et ils sont suffisamment nombreux pour qu'on s'intéresse à eux et ne sont pas issus comme certaines idées préconsues le laissent sous entendre de milieux socio-culturels favorisés.



Ecrit par : serpent à plumes | 28 septembre 2007

Pour faire suer, ça fait suer! Le bouquin indiqué est très utile. Sa lecture m'a permis de sortir le fumiste obsédé sexuel de la spirale de l'échec scolaire mais, bon, ça fait pas tout...

Ecrit par : dobolino | 28 septembre 2007

http://www.orange.fr/bin/frame.cgi?url=http%3A//actu.orange.fr/articles/a-la-une/Tous-les-ecoliers-travailleront-quatre-jours-par-semaine-a-la-rentree-2008.html

Alors, réactions? J'ai celle des élus locaux! J'attends celle des enseignants.

Ecrit par : dobolino | 28 septembre 2007

Les commentaires se croisent et ne se ressemblent pas.
Merci Pendariès pour ces beau textes. Il y a de quoi penser...

Ecrit par : lucile | 28 septembre 2007

Pour faire suer, ça fait suer! Le bouquin indiqué est très utile. Sa lecture m'a permis de sortir le fumiste obsédé sexuel de la spirale de l'échec scolaire mais, bon, ça fait pas tout...

Ecrit par : dobolino | 28 septembre 2007

non ça ne fait pas tout mais l'important est déjà de comprendre ensuite on en sue ...
cordialement

Ecrit par : serpent à plumes | 28 septembre 2007

Waouh !
vous pouvez répéter ?
j'ai pas tout compris ! ?

en tout cas, si je suis l'idiot, ici, ça manque pas de crétins !!!!!

allez ..... je m'casse, j'en ai assez bouffé des crottes de crétins.

vive la france, le président cher à nos coeurs et plus encore à notre porte monnaie et vive les bêtises de cherbourg !!!!!

Ecrit par : l'idiot de la fabrique à crétins | 28 septembre 2007

zut, j'ai oublié de poser ma question !!!!!

combien, d'après vous, faut-il d'abrutis pour fabriquer un seul crétin ?????

parce que franchement, l'éduc nat, ça chôme pas du côté des branquignols !!!!!

et vive le camembert de limoges !

Ecrit par : l'idiot de la fabrique à crétins | 28 septembre 2007

Non mais dites donc, Miouchkine, le camembert n'est pas fait à Limoges !

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 septembre 2007

"Je n'ai pas dit que le saut de classe était souhaitable. J'ai seulement fait valoir, en rappelant ce qui se faisait dans les années soixante, que des enfants, dans ces années-là, savaient écrire, lire et compter à l'issue de la GS. Et pour attirer l'attention sur le fait que la façon dont on conduit aujourd'hui en maternelle les apprentissages premiers, non seulement ne donne pas ces résultats, mais en plus compromet l'apprentissage du lire-écrire-compter en CP.
Cordialement
Guy Morel"

C'est ainsi que mon fils a sauté le CP. J'étais jeune (et influençable ou sotte ), il avait pourtant eu une méthode globale, chère à Toto : "Poucet et son ami l'écureuil", mais grâce à notre acharnement, il a réussi à bien lire en fin de GS.

(J'ai appris peu de temps après que les sauts de classe avaient été motivés par des raisons de sureffectif en CP !)

Résultat : deux redoublements, la huitième et la seconde.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 septembre 2007

Merci, Pendariès, pour ces quelques minutes de poésie dans un monde de brutes. Parce que sinon, ça vole de plus en plus bas, ici ...

Sur les "surdoués", ou disons les "avancés", faudrait arrêter de dire qu'ils ont toujours des problèmes. Sans doute leurs problèmes ne sont-ils pas toujours les mêmes que ceux des autres, mais j'en connais pas mal qui ne sont pas plus perturbés que des ados moyens, voire même beaucoup moins.
Y compris celles de mon élevage personnel... (deux ans d'avance, ça compte, ou c'est pas assez ?)

Ecrit par : yann | 28 septembre 2007

Un jardin peuplé d’ombres et d’ombres de pigeons.

Max ROUQUETTE

Ecrit par : Pendariès | 28 septembre 2007

Ca ressemble assez à ce blog, par moments .

Ecrit par : yann | 28 septembre 2007

J'ai lu votre livre, qui est intéressant, mais trop pessimiste ...L'école est surtout victime du chômage massif et de la dégradation des rapports sociaux. Le diplôme n'étant plus un viatique pour l'emploi, l'école peine à retrouver sa légitimité d'antan.

Ecrit par : Tietie007 | 28 septembre 2007

Sur les "surdoués", ou disons les "avancés", faudrait arrêter de dire qu'ils ont toujours des problèmes
Ecrit par : yann | 28 septembre 2007

Je préfère "enfants intellectuellement précoces", c'est plus clair. Et je confirme qu'ils peuvent être sans problèmes particuliers avec ça. A 13 ou 14 ans, mon fiston avait plus de mal à gérer son 47 fillette et son mètre 87 que son QI suractivé. Faut dire que nous avons toujours veillé à ce qu'il ne prenne pas la grosse tête -- ça suffisait avec les grands pieds ;-)
Le surdoué prétentieux, c'est cela qui est insupportable et excluant. C'est aux parents à ne pas être en extase devant leur progéniture -- même si souvent, effectivement, ces enfants nous surprennent. Et surtout, ne pas leur coller l'étiquette du petit génie, et les laisser jouer un peu, aussi. Ils ne sont pas malades non plus, simplement plus rapides et plus aptes à l'abstraction.

Ecrit par : FGuichard | 28 septembre 2007

Pour Ronin :

Vous cherchiez un manuel de grammaire... j'ai travaillé, comme vous, sur la Grammaire méthodique du Français, qui est très complète, mais peu agréable et pour tout dire décourageante. En revanche, j'ai vraiment apprécié la Grammaire du français publiée au Livre de Poche, de Delphine Denis et Anne Sancier-Chateau.
Elle se présente sous forme de dictionnaire, chaque article est structuré, bien fait et clair : juste ce qu'il nous faut !

Depuis que je suis prof, d'ailleurs, je continue à m'en servir pour préparer mes cours, ça me permet de corriger les conneries que l'on trouve fréquemment dans les manuels scolaires !

Allez y jeter un coup d'oeil ; j'espère que vous serez convaincu et qu'elle vous servira.

Ecrit par : Cornélie | 28 septembre 2007

"Bernard Appy se fait tirer dessus", écrit JPB.
Mais pas du tout! Où avez-vu vu cela?
Le travail accompli sur le terrain par le couple Appy est évidemment remarquable - qui songe un instant à le nier? - comme celui de tous ceux qui enseignent en prenant le contrepied des instructions officielles quand ils les jugent mauvaises, sans pour autant se réclamer d'une doctrine précise.
Je me suis simplement demandé, et cela a déclenché une colère homérique de l'intéressé - pourquoi il fallait absolument et de nouveau nous appuyer, pour réorganiser l'école, sur des travaux de chercheurs en "sciences de l'éducation", et pourquoi nous ne pourrions pas, entre praticiens de la pédagogie animés par un même idéal (en gros "humaniste"), concevoir nous-mêmes cette école restaurée.
Car comme le martèle Jean-Paul Brighelli (que je remercie au passage pour ses "vieux profs du secondaire qui ne maîtrisent même pas leur discipline" - Thalie peut être rassurée, le pluriel était purement rhétorique!), l'urgence, ce sont les "programmes".
La "pédagogie", elle, doit rester, je trouve, le pré carré de chacun (enseigner est un art), et c'est pourquoi je m'insurge - à tort, très certainement -, dès que je vois se profiler un retour, comme l'écrit Cadichon ci-dessus, d'une forme de "sciences de l'éducation" , fussent -elles animées des meilleures intentions. S'agissant de M. Clermont Gautier, j'ai peut-être dégainé trop vite, c'est possible, mais pour tout vous avouer, j'avais déjà été un peu agacé de le voir venir faire une conférence , il y a deux ou trois ans, pour nous expliquer, je crois, ce qu'est un "bon professeur"( ou un sujet du même genre).
Il se trouve que Bernard Appy et sa femme sont intervenus sur ce blog: cela m'a fourni l'occasion d'exprimer mes réticences "théoriques", qui n'étaient en aucun cas une attaque personnelle, qui n'engagent que moi et qui ne sauraient, je l'espère, anéantir l'action utile qu'ils conduisent ni mettre en péril leurs projets.

Juste un petit clin d'oeil encore à Pedro Cordoba: pour expliquer le mot "ramoneur", dis-tu, on ne peut plus se contenter de dire que c'est le monsieur qui ramone les cheminées et que la modernité nous oblige à passer par le Père Noël. Mais n'est-ce pas le réflexe pédagogique de tous les enseignants d'aujourd'hui?

Ecrit par : Jean | 28 septembre 2007

Et surtout, ne pas leur coller l'étiquette du petit génie, et les laisser jouer un peu, aussi. Ils ne sont pas malades non plus, simplement plus rapides et plus aptes à l'abstraction.

Ecrit par : FGuichard | 28 septembre 2007

Françoise prise en flag d'aborder un sujet sans relation directe avec le thème de ce fil: "propositions".
Alors je me permets à mon tour un petit écart, quoique...
Cet après-midi j'ai appris qu'une de mes classes de 5ème (j'enseigne l'EPS dans un collège centre-ville) avait eu la "jeune peau" de leur toute jeune prof principale et prof de français. Cette collègue nommée à la rentrée fait une lourde dépression et ne parle que de changer de métier. S'est alors présentée devant la classe une jeune remplaçante à son tour chahutée et dans l'incapacité d'enseigner quoi que ce soit!

"Et il ne faut pas perdre de temps. On sent monter un découragement réel, quand on voit à qui sont confiées les réflexions sur le système… On sent monter un épuisement des meilleures volontés" écrit plus haut le maître...Je confirme!

Ecrit par : buntovchik | 28 septembre 2007

Sur les "surdoués", ou disons les "avancés", faudrait arrêter de dire qu'ils ont toujours des problèmes.
Ecrit par : yann | 28 septembre 2007

On ne dit pas qu'ils ont TOUJOURS des problèmes, mais ceux qui en ont, c'est pas la joie.
Quant aux années d'avance, je suis sortie de l'école véto à 21 ans. Je ne sais pas quel était ton âge quand tu as eu ton certificat de fin d'études mais, franchement, 21 ans et issue d'une famille de fonctionnaires de l'enseignement grimpés du peuple, forcément très naïfs, ça fait très jeune et très immature quand on est laché sans filet vu que diplome vaut valeur sûre et indiscutable. Surtout diplome de notable! T'imagines, pour eux! La première prof libérale de la famille: la bourgeoisie à portée de main... L'extase de tous!
Toute réflexion faite, il aurait mieux valu que je sorte à 23 ans et que je profite à fond des enseignements du second cycle.

Ecrit par : dobolino | 28 septembre 2007

Y compris celles de mon élevage personnel... (deux ans d'avance, ça compte, ou c'est pas assez ?)

Ecrit par : yann | 28 septembre 2007

Le problème, c'est que ça ne veut pas dire plus que déscolarisé et caïd au bas de l'immeuble ou junkie à la gare de Bâle, ou deux ans de retard, dyslexique et tabassé.

Ecrit par : dobolino | 28 septembre 2007

On ne saurait le contester : il dit bien des « choses primordiales », notre aimable ministre. Le voici, notamment, qui supprime deux heures à l'école primaire. Avec les économies réalisées, il pourra sans doute financer une mission, qu'il confiera à JPB.

JE

Ecrit par : Julien Esquié | 28 septembre 2007

Le surdoué prétentieux, c'est cela qui est insupportable et excluant. C'est aux parents à ne pas être en extase devant leur progéniture -- même si souvent, effectivement, ces enfants nous surprennent. Et surtout, ne pas leur coller l'étiquette du petit génie, et les laisser jouer un peu, aussi. Ils ne sont pas malades non plus, simplement plus rapides et plus aptes à l'abstraction.

Ecrit par : FGuichard | 28 septembre 2007

C'est vrai que le prétentieux imbu de sa personne est odieux, j'en ai rencontré un une fois sur un forum pour les précoces et leurs parents. Je l'ai mouché de belle manière! Mais, c'était une fois et un seul. Les autres, la plupart, quand ils sont en difficulté scolaire, ont en général tendance à avoir d'eux-même une opinion déplorable et à s'automutiler intellectuellement.

Ecrit par : dobolino | 28 septembre 2007

Nos amis suisses proposent une initiative populaire au peuple du canton de Vaud, baptisée École 2010 – Sauver l’école. Voir le site : http://www.ecole2010.ch

Les solutions qu’ils préconisent s’inspirent des travaux de Clermont Gauthier, du Dr Wettstein-Badour… et de notre « 3e voie… ».

Tous nos vœux de réussite accompagnent bien sûr cette initiative.

Ecrit par : Bernard Appy | 28 septembre 2007

"Une classe de 5ème avait eu la "jeune peau" de leur toute jeune prof principale et prof de français", écrit buntovchik.

Comme l'amie de Jeremy.
Je suis désolé, Bernard Appy, mais le responsable actuel du système éducatif, c'est le ministre de l'Education nationale. C'est à lui de prendre les mesures nécessaires non seulement , évidemment, comme le martèle à juste titre FO, en appliquant post eventu l'article 111 sur la protection des fonctionnaires, mais aussi pour contraindre ENFIN les élèves à se conduire dans les classes comme des élèves et pas comme des sauvages. Certes, comme on me l'a rétorqué, le ministre "sait" déjà tout cela. Qu'importe, il est essentiel que les nouvelles des drames humains concrets cheminent aussitôt sur les moquettes ministérielles et parviennent jusque sur son bureau, afin que la résolution de la question absolument prioritaire du retour à la discipline basique - "et après seulement on discute!" - figure en haut de pile sur son bureau.

Ecrit par : Jean | 28 septembre 2007

"Notre 3ème voie"?

Ecrit par : Jean | 28 septembre 2007

...figure en haut de pile.

Ecrit par : Jean | 28 septembre 2007

Ca n'a rien à voir (?) mais les nostalgiques du Captain Beefheart peuvent consulter :

http://www.beefheart.com/filtered/snl.htm
et
http://www.cocu.connectfree.co.uk/beans.rm
et
http://www.youtube.com/watch?v=Nu9fOcIzYNQ

Comme quoi on peut être génial et être mal entouré : des musiciens pas toujours très bons (le démarrage à contretemps de la batterie dans I'm gonna booglarize ya baby)

Ah le paradisio des bonnes années...

Après on peut se faire prescrire un séminaire Haendel (stage long de l'ex Mafpen). Tout est open !

Ecrit par : dugong | 28 septembre 2007

" Cet après-midi j'ai appris qu'une de mes classes de 5ème (j'enseigne l'EPS dans un collège centre-ville) avait eu la "jeune peau" de leur toute jeune prof principale et prof de français. Cette collègue nommée à la rentrée fait une lourde dépression et ne parle que de changer de métier. S'est alors présentée devant la classe une jeune remplaçante à son tour chahutée et dans l'incapacité d'enseigner quoi que ce soit! "

Et je suis sûr qu'en plus, on leur fait croire que ce sont des cas isolés, voire uniques, et de surcroît incompétents !
Il y a une hypocrisie révoltante dans tout ça.

Ecrit par : Jérémy | 28 septembre 2007

Si la jeune prof de français dont parle buntovchik enseignait en "séquences", il y a fort à parier que cela n'a pas dû lui faciliter la tâche. Car faire des "séquences" avec une classe déjà agitée, c'est carrément courir au casse-pipe. Car si en plus ils ne comprennent rien au français vu le charabia didactique en usage ( voyez l'échantillon de questions posées en 4ème livré par dobolino ci-dessus!), ils n'ont plus aucune raison d'être attentifs.
Simple supposition, évidemment.

Ecrit par : Jean | 28 septembre 2007

Si la jeune prof de français dont parle buntovchik enseignait en "séquences", il y a fort à parier que cela n'a pas dû lui faciliter la tâche. Car faire des "séquences" avec une classe déjà agitée, c'est carrément courir au casse-pipe.

écrit l'inimitable (car personne ne veut l'imiter) Jean...

Vous allez arrêter un instant avec les séquences, bordel?
Vous ne pouvez pas comprendre qu'il existe d'autres facteurs que les 'séquences' dans l'échec scolaire? Franchement, j'ai un instant 'Appy', là... Montrez-vous ne serait-ce qu'une seconde humain et compatissant, Jean! Et oubliez ces séquences!

Ecrit par : Loki | 28 septembre 2007

on peut aussi mieux comprendre Geoges Bush e regardant :
http://www.youtube.com/watch?v=6IlE8yAmW3E&mode;=related&search;=

Ecrit par : dugong | 28 septembre 2007

"Notre 3ème voie"?Ecrit par : Jean | 28 septembre 2007
Oui c'est bien de la nôtre qu'il s'agit, ne me dites pas que vous l'avez déjà oubliée...
Si c'est le cas, tout (ou presque ) est ici :
http://www.ecole2010.ch
cliquez sur :
Page Bibliographie succincte

Ecrit par : Françoise Appy | 28 septembre 2007

Avez-vous déjà ouvert un manuel de français de collège, Loki?
Vous m'en direz des nouvelles.

Ecrit par : Jean | 28 septembre 2007

C'est donc une affaire de famille?

Ecrit par : Jean | 28 septembre 2007

Ah oui je comprends mieux Dubya maintenant! C'est un grand fan de Zappa! Tout s'éclaire :D

Ecrit par : Hel | 28 septembre 2007

Merci Dobolino, votre réponse à Yann et FGuichard m'évite de leur en faire une... nous sommes sur la même longueur d'onde , je venais juste rappeler ici qu' il serait souhaitable qu'on pense à ces enfants là tout comme aux enfants handicapés .
il est bien question de propositions ici?
je propose que l'on tienne compte de leurs différences car ce sont des enfants qui n'auront jamais le même raisonnement que les autres face aux apprentissages, le témoignage de Dobolino sur la manière dont son fils a appris à lire en dit long en mathématique vous n'imaginez de quelle manière ils parviennent à trouver plus rapidement qu'aucun autre le bon résultat car souvent ils ne sont pas capable de l'expliquer...
Il ne s'agit pas de parler de génie , juste de mode de pensée différente . Tout cela pour demander à ce qu'on aide l'enseignant et qu'on le forme à savoir utiliser plusieurs méthodes afin qu'il sache s'adapter aux différents groupes d'enfants qui constitueront sa classe car une classe n'est pas homogène.
ma proposition est donc de former les enseignants à plusieurs méthode d'apprentissage de façon à ce qu'il puisse réagir quand il constate qu'un ou plusieurs élèves ne répondent pas de la même manière à celle qu'il applique...
C'est sans doute trop demander et utopiste. Lucile le dit très bien, il serait souhaitable que l'enseignant se sente libre de donner plus de travail ou d'activités aux enfants qui semblent aller plus vite ou s'ennuyer et ne pas répondre à leur précocité par un saut de classe , du genre je passe le cas au voisin... Les enfants sont inégaux et il faut arrêter de croire qu'il y a une méthode miracle...
c'est un ancien enfant "diagnostiqué" intellectuellement précoce et massacré par des enseignants qui l'ont catalogué dans les petits cons prétentieux qui vous le demande et qui aujourd'hui doit être très vigilent pour ses deux enfants diagnostiqués précoces aussi (en plus il y aurait un caractère génétique!) et dont l'un est en grande difficulté...
Merci à vous

Ecrit par : serpent à plumes | 28 septembre 2007

"nous sommes sur la même longueur d'onde , je venais juste rappeler ici qu' il serait souhaitable qu'on pense à ces enfants là tout comme aux enfants handicapés"

Gerbes !

Ecrit par : dugong | 28 septembre 2007

Encore un témoignage.

Bonjour,
il y avait longtemps que je n'avais pas posté mais aujourd'hui je tenais à vous parler d'un endroit fort méconnu dans la diaspora scolaire: l'EREA-LEA
EREA = Etablissement Régional d'Enseignement Adapté
LEA = Lycée d'Enseignement Adapté
Pour beaucoup d'enseignant, c'est la croque-mitaine des affectations. Quant aux parents, ils n'en entendent parler seulement quand on veut y envoyer leur(s) enfant(s). Le reste de la population n'en connait pas en générale l'existence.
Là-bas on exporte les enfants en très grand échec scolaire (80% des élèves sont pensionnaires)
Là-bas les élèves ont entre 12 et 18 ans (en moyenne)
Là-bas ce sont des professeurs des écoles (instit) qui font cours (même au terminal CAP), qui surveillent la cantine, les récrés, les dortoirs, etc. car il n'y a pas de surveillant.
Là-bas les évaluations de lecture sont fournies par le ministère de la justice.
Là-bas les élèves de 3ème ne savent pas ce qu'est un verbe
Là-bas on s'inquiète plus de leur tabagisme ou des gâteaux qu'ils mangent que des jeux dangereux qu'ils pratiquent assidument (happyslapping, jeu du foulard...)

Et moi, jeune professeure des écoles qui avait l'année dernière des cp/ce1, j'ai été nommé de force là-bas. "

Loki, j'ai vu le "livre unique de français à séquences" de ma petite-fille, en cinquième,c'est à vomir. M'ayant demandé de lui faire un cours de français, avec une copine, j'ai proposé d'en prendre 3 ou 4de la classe. Je commence par leur apprendre chaque semaine des verbes irréguliers, le subjonctif, etc, j'ai du pain sur la planche.
(Elles sont d'ailleurs nulles en tout : elles ne sont capables que de faire des "expressions écrites de quelques lignes. Quant à l'anglais, c'est la cata : comme en français, livre à séquences.)

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 septembre 2007

Merci Dobolino, votre réponse à Yann et FGuichard m'évite de leur en faire une... nous sommes sur la même longueur d'onde , je venais juste rappeler ici qu' il serait souhaitable qu'on pense à ces enfants là tout comme aux enfants handicapés .
il est bien question de propositions ici?
je propose que l'on tienne compte de leurs différences car ce sont des enfants qui n'auront jamais le même raisonnement que les autres face aux apprentissages, le témoignage de Dobolino sur la manière dont son fils a appris à lire en dit long en mathématique vous n'imaginez de quelle manière ils parviennent à trouver plus rapidement qu'aucun autre le bon résultat car souvent ils ne sont pas capable de l'expliquer...
Il ne s'agit pas de parler de génie , juste de mode de pensée différente .
Ecrit par : serpent à plumes | 28 septembre 2007
Laissez tomber! C'est inutile! Nos difficultés face à l'enseignement moderne n'intéressent personne. Pour les maths, je leur ai déjà dit comment mon cochon obsédé du catalogue de La Redoute débitait 7; 14; 21; 28 à trois ans et quatre mois... C'était juste le fantasmatique génie méconnue d'une mère abusive et frustrée par son échec scolaire. Alors, laissez choir et occupez vous de votre lardon. Ici, vous n'obtiendrez que d'insultantes réponses, pas meilleures, voire pires, que celles des psy sco. C'est dire... Par pitié, ne relancez pas la polémique! Un an et demi après, il y a encore de bonnes âmes pour me faire ressouvenir de mes errances.

Ecrit par : dobolino | 28 septembre 2007

"Si la jeune prof de français dont parle buntovchik enseignait en "séquences", il y a fort à parier que cela n'a pas dû lui faciliter la tâche. Car faire des "séquences" avec une classe déjà agitée, c'est carrément courir au casse-pipe."
Ecrit par : Jean | 28 septembre 2007

Comme si c'était la faute de la jeune collègue, qui a fait ce qu'elle a pu et comme on le lui a appris... Un peu de compassion, que diable ! Nous avons tous débuté dans des endroits difficiles, non ? Essayons de nous en souvenir avant de juger.
Séquence ou pas séquence, si les gosses sont mal dans leur tête et/ou en difficulté sociale, c'est la fosse aux lions. La dynamique de ce genre de groupe tourne à l'instinct de meute, et c'est le plus faible qui est mangé -- surtout si c'est une jeune femme, hélas. La maîtresse au feu et les cahiers au milieu. Tout cela marche nettement moins bien avec les "vieilles carnes" et les grandes gueules. Mais ces pauvres néo-certifiés, qui arrivent pleins de ce qu'ils croient être du respect pour les élèves, et qu'on expédie au carnage !
Car ce qui est honteux, c'est de confier ce genre de classe à quelqu'un qui sort juste de stage et qui manque de "bouteille", armé de ses bonnes intentions, de son amour pour sa matière, et d'une envie de bien faire qui est souvent le meilleur moyen de se "planter".
Ce qui est honteux, c'est que l'institution ne protège pas les collègues, en prenant les sanctions rigoureuses qui s'imposent ou plutôt qui devraient s'imposer.
Cela dit, je crois qu'il vaut mieux être méthodique avec ce genre de classe, et construire son cours à mort, pour ne prêter le flanc à rien et "couvrir le cas". Le seul intérêt de la "séquence", si on ne l'applique pas comme un abruti de pédagol dogmatique, c'est de savoir précisément où on va et ce qu'on veut que les gamins aient retenu une fois le cours terminé. Les gosses ne vous loupent pas s'ils vous sentent faillible.

Ecrit par : FGuichard | 28 septembre 2007

"J'ai lu votre livre, qui est intéressant, mais trop pessimiste ...L'école est surtout victime du chômage massif et de la dégradation des rapports sociaux. Le diplôme n'étant plus un viatique pour l'emploi, l'école peine à retrouver sa légitimité d'antan."

Ecrit par : Tietie007 | 28 septembre 2007

Mais non, Tietie, c'est l'inverse !. Le chômage massif (des jeunes en particulier, est dû au nombre croissant de ceux qui sortent de l'école sans rien savoir, et qui vont à la rue !

C'est un drame absolu ! Qui augmente les inégalités sociales comme jamais !

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 septembre 2007

Anne-Marie, je ne doute pas de l'inanité des séquences, je m'énervais contre la réaction pavlovienne de Jean:

Stimulus: "Une jeune professeure est dépressive à cause d'une classe qui s'est amusée à la briser."

Réaction pavlovienne de Jean: "C'est la faute aux séquences, et à cette collègue, qui n'a pas su enseigner autrement."

Il ne répond plus aux posts, il assure un dialogue continu anti-séquences avec lui-même!
Je suis content de voir que FGuichard a la même analyse que moi.

Ecrit par : Loki | 28 septembre 2007

Encore un témoignage.

Bonjour,
il y avait longtemps que je n'avais pas posté mais aujourd'hui je tenais à vous parler d'un endroit fort méconnu dans la diaspora scolaire: l'EREA-LEA (Anne- Marie)
J'ai travaillé 12ans dans un EREA,; je précise que tous les ans 90 pour cent des instits demandent leur mutation sur un autre poste!
Thierry

Ecrit par : Venot Thierry | 28 septembre 2007

bonjour le dialogue ...... !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


gerbant cette capacité à éjaculer sa pensée sans tenir compte du voisin !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

et quand je dis 'éjaculer' c'est encore bien trop d'honneurs ... disons "carcher", ce sera plus approprié !!!!!

buerk !

Ecrit par : l'idiot de la fabrique à crétins | 28 septembre 2007

Waou, l'idiot de la fabrique à crétins, je dois avouer que je suis convaincu par un plaidoyer si bien construit, aux arguments si bien choisis, et à la rhétorique si bien huilée!
Sinon, vous parlez à qui?

PS. L'idiot, c'est peut-être Charmeux qui se venge ici des misères que lui a fait subir Toto...?

Ecrit par : Loki | 28 septembre 2007

A ceux qui se sont penchés sur le problème et ont parlé de la règle de trois en 4 éme : sachez que les programmes la prévoit en cycle 3 ! classe de cm2 . Ces jeunes élèves de 5 éme devaient pouvoir traiter le problème avec la règle de 3.

Pour ce qui est de la grande section classe la plus importante !!! je veux bien mais je crois qu'avant tout on arrête de nous faire croire que nous sommes polyvalents. Enseigner en petite section ou en cm2 ce n'est pas le même boulot! la classe de GS et CP devraient être des classes à formation particulière. On nous fait croire que nous sommes tous interchangeables : faux !!! quand l'education nationale se décidera-t-elle à gérer son personnel et les compétences de ses fonctionnaires?

Ecrit par : pirouette | 28 septembre 2007

Il y a bien longtemps que je hante ce blog sans rien dire. Il serait facile de lancer quelques lieux communs pour rentrer dans les débats vains sur les séquences, sur les méthodes de lecture, sur l'imposture du constructivisme, sur l'orthographe ou la dictée, sur le méchant loup Meirieu ou autres "détails", mais finalement c'est autre chose qui me frappe, quelque chose qui est de l'ordre du non dit et qui est bien plus important: vous (pas tous mais beaucoup à des degrés différents certes mais...)vous semblez considérer les élèves comme des adversaires alors qu'il faudrait les considérer comme des partenaires sans rien enlever au rôle spécifique de l'enseignant qui ne peut, qui ne doit pas être un gentil organisateur de papoter en rond (là je suis d'accord) et dont la seule tâche serait de créer ou de gérer des conflits socio cognitifs pour que les élèves découvrent le savoir(là je suis encore d'accord).

Une formule que j'emploie parfois quand des enseignants en formation ou lors d'une inspection me rabâchent que c'est la faute des élèves, qu'ils sont impossibles, méchants, que ce sont tous des agités et des asociaux est la formule suivante qui, je vous l'accorde est un peu provocatrice mais que je crois globalement vraie car j'en ai de nombreux exemples : ON A LES ELEVES QU'ON MERITE...

J'attends avec sérenité la torture et le bûcher pour ces propos blasphématoires...

Ecrit par : LouBlan | 28 septembre 2007

ON A LES ELEVES QU'ON MERITE...

LOOL :)
Mais personne va te torturer, Machin!
D'un ta 'formule' est débile, mais tu le sais déjà car tu es intelligent.
De deux, ta remarque est fausse; les participants de ce blog ne considèrent pas les élèves comme des adversaires. Mais il faudrait que tu admettes que dans certains établissements, les élèves sont effectivement les ennemis du prof!
Alors va te rhabiller!

Ecrit par : Hel | 28 septembre 2007

ON A LES ELEVES QU'ON MERITE...

J'attends avec sérenité la torture et le bûcher pour ces propos blasphématoires...
Ecrit par : LouBlan | 28 septembre 2007

Nul blasphème, et pas plus de torture ou de bûcher que de beurre en broche. Cette devise en majuscules est à graver dans le marbre de la doxa frackovienne.
GM
PS. Et je ne dirai rien du terme de "partenaire".

Ecrit par : guy morel | 28 septembre 2007

Ennemis! comme tu y vas!
Ce mot est pour le moins navrant...

PS Je ne retire rien à ma formule. Explique- moi pourquoi certains enseignants réussissent à mettre en place des situations d'apprentissage cohérentes , emportent l'adhésion et font travailler leurs élèves alors que d'autres (avec les mêmes élèves!) n'obtiennent qu'une guerre de tranchée avec des dommages collatéraux permanents?
Et qu'on ne me parle pas de "bouteille" ou d'autorité là où je vois du respect et de la considération, de la ................... pédagogie (quelle horreur!!) ou encore pire de la .................. didactique (pouah!)

Ecrit par : LouBlan | 28 septembre 2007

"ON A LES ELEVES QU'ON MERITE..."
par Loublan

Et à un enfant battu, vous lui dites quoi ? Qu'on a les parents qu'on mérite ?

Quand je pense que c'est responsable de la formation de la jeunesse, ça. J'imagine l'impact de ce genre de propos sur le moral de jeunes stagiaires de 23 ans se faisant bordéliser dans des établissements bien pourris...

LouBlan, je ne vais pas te cramer la gueule, oh que non. Je vais simpement te dire ceci : tu es une ordure - une ordure qui s'ignore, sans doute, mais une ordure quand même. Retourne donc dans ton ioufme.

Ecrit par : Kap | 28 septembre 2007

à KAP
quel ioufme? Il y a maldonne! mal visé!

Ecrit par : LouBlan | 28 septembre 2007

Et qu'on ne me parle pas de "bouteille" ou d'autorité là où je vois du respect et de la considération, de la ................... pédagogie (quelle horreur!!) ou encore pire de la .................. didactique (pouah!)

Ecrit par : LouBlan | 28 septembre 2007

C'est bien tu as assimilé les réactions basiques du lecteur de ce blog.
Ces savoirs transversaux te permettront de.... bla bla bla. Oh et puis non, ce 'métalangage' me fait chier. Tu es insignifiant, Loublan. A+

Ecrit par : Hel | 29 septembre 2007

Je ne pense pas en toute humilité que "métalangage" soit le terme approprié.

Ecrit par : LouBlan | 29 septembre 2007

"Donc, pour la grande section, un impératif : des programmes dignes de ce nom."
Ecrit par : venot Thierry | 28 septembre 2007

Et le temps d'être un petit enfant encore ? En voyant ce qu'ont vécu mes enfants en maternelle, j'ai eu l'impression que tout était "activités structurées" pour déterminer des "compétences" et ce dès la PS. Ecrit par Lucile

Lucile, méfiez-vous des impressions!
-Ne pas confondre:
" activités structurées" et "activisme débridé"
"Activités structurées" et "activités planifiées"( pour remplir le livret de compétences).

-Alors les enfants qu'est-ce que vous faites aujourd'hui ?
- On fait du travail.
-Et qu'est-ce- que vous apprenez en faisant ce travail ?
- Ben on fait du travail pour bien travailler et pour mettre dans le petit cahier bleu de la maîtresse ( livret de compétences).
Je suis un peu caricatural , mais je remarque que les enfants de cinq ans ont déjà une idée très floue du mot "travail"( ce n'est bien entendu pas de leur faute)


Je suis persuadé que travailler intelligemment en suivant un programme adapté et explicite prend beaucoup moins de temps que de courir après des dizaines de compétences incertaines et peu structurantes. La journée est longue; ne craignez rien pour vos petits! Il reste encore beaucoup de temps pour la motricité, les jeux, les arts plastiques (tout ce qui est essentiel et qui fait la spécificité de l'école maternelle). Proposer des activités qui respectent les capacités intellectuelles des gamins ne signifie absolument pas les faire entrer dans un moule froid et rigide dans lequel ils seraient victimes d'un "forçage"qui nierait leur nature enfantine.Ceux qui pensent cela se trompent totalement sur notre analyse et notre projet.
Thierry Venot

Ecrit par : venot Thierry | 29 septembre 2007

Les promoteurs de la maison Appy se réclament de sommités comme Ghislaine Wettstein-Badour ou ED Hirsch, mais leur ardeur à se trouver des patronages incontestables pousse à approfondir l’analyse du produit offert en tête de gondole pour mesurer sa compatibilité avec les produits d’appels.

Que trouve-t-on sur appy.ecole ? Un projet éducatif "nouveau", dont l'ambition est de créer en France une entreprise similaire au Core Knowledge de ED Hirsch mais en remplaçant, ce qui n'est pas compatible à la fois « les pédagogies constructivistes [qui] entrent par la porte de l’affectif et les pédagogies traditionnelles [qui] entrent par la porte du cognitif, sans se soucier de la compréhension. (SIC!) Les enquêtes ont montré que ces deux pratiques nuisent aux enfants défavorisés. »

L’ennui c’est que ED Hirsch, lui, dit le contraire, en s’appuyant sur d’innombrables études quantitatives et qualitatives, et dans un article, notamment, publié en 2000 dans Education Next par le Hoover Institution. Traduction : Pierre AZIMONT que vous trouverez à:

http://appy.ecole.free.fr/3evoie/pazimont01.htm

“Dans les années 1980, le distingué sociologue James Coleman a conduit une recherche de grande ampleur, soigneusement mise en œuvre, qui a démontré l’inefficacité des méthodes progressivistes en ce qui concerne la réussite scolaire générale et la réduction de l’écart entre élèves favorisés et défavorisés. Coleman a trouvé que les écoles catholiques américaines arrivent à plus d’équité scolaire que les écoles publiques car elles suivent un programme riche et exigeant ; elles fournissent un environnement structuré, ordonné ; elles offrent beaucoup d’enseignement explicite, y compris des exercices et de l’entraînement ; et elles attendent de chaque enfant qu’il atteigne des buts minimums dans chaque matière à la fin de l’année. Tout ceci se trouve en parfait contraste avec les idéaux progressivistes de l’enseignement implicite non structuré et avec l’enseignement adapté à chacun qui prédomine aujourd’hui dans les écoles publiques. Par conséquent, les enfants désavantagés réussissent scolairement dans les écoles catholiques et ces écoles réduisent les écarts entre races et classes sociales. Quand il a été critiqué pour avoir condamné les écoles publiques, Coleman a fait valoir que les mêmes résultats de démocratisation étaient atteints dans les rares écoles publiques qui défiaient la doctrine progressiviste. Mis en rapport avec des comparaisons internationales à grande échelle, le travail de Coleman est l’ensemble de données le plus fiable que nous avons concernant la validité des idées progressivistes et il n’a jamais été refuté”.
Troisième voie ? Inconnue au bataillon. Hirsch ne veut rien d’autre que de généraliser un enseignement qui n’ a jamais cessé de faire ses preuves, et se fiche comme d’une guigne des innovations pédagogiques du troisième millénaire ou de la 3ème voie.


Comment s’y prendre ? l’Appel d’Appy nous met sur la voie :
“Appel aux chercheurs français”
Nous faisons appel aux chercheurs français qui travailleraient sur les pédagogies efficaces afin qu'ils prennent contact avec nous.
S'ils existent... car nous n'avons rien trouvé en France qui soit comparable aux travaux menés par les Canadiens ou les Américains sur l'enseignement efficace. Il semblerait en effet que la recherche pédagogique française se soit définitivement sclérosée sur les poncifs des années 1970-80.””’

Le conditionnel n’est qu’une précaution oratoire. Devant l’imprécision du propos les questions fusent : De quelle recherche s’agit-il, mystère, or on a bien dû déforester la moitié de la Scandinavie avec les publications, enquêtes, études qui pullulent depuis 1970!

Qui décrète un “enseignement efficace"? Demandons à Clermont Gauthier, qui selon les Appy serait le héraut sinon l'inventeur de cette stupéfiante innovation pédagogique tout comme de l’enseignement « explicite » . (À ce train là, au prochain concours Lépine, il fait un tabac). Et l’originalité de la proposition résiderait dans l’exigence d’
-« éviter de faire la promotion de pratiques qui n’ont pas été testées…
-de construire patiemment une « research-supported professional knowledge base » ;
-de s’assurer, sur le plan éthique, que des approches qui n’ont pas été vérifiées sérieusement ne soient implantées massivement et que leur « nocivité » ne soit perçue que beaucoup plus tard et après avoir sacrifié des générations de cobayes. »

et à part de d'ça, my friend, what else is new?

Hirsch dit quant à lui que toutes les réformes qui ont abouti au désastre actuel ont été bel et bien « essayées », les vérifications n’ont pas manqué, mais leur échec n’a jamais été admis au motif qu’en réalité elle n’avaient jamais été essayées « convenablement », « never properly tried ». Cette allégation ne résite pas, elle, à l’épreuve des faits. « Modern approaches HAVE been properly tried. The « never-properly-tried » riposte is, after all, a fail-safe defense for all unsuccessful theories » .(op. cité, page 9) . C’est aussi l’excuse invoquée pour sauver le socialisme réel au lendemain de la grande débâcle (cf. Revel, La grande parade): Ça marche, mais on ne l’a jamais vraiment essayé !!

Cela me ramène à Gramsci, que cite aussi le site appy ...

(:> ))

”(page 6 du livre de ED Hirsch)
« La nouvelle conception de l’enseignement est dans sa phase romantique, dans laquelle le remplacement des méthodes “mécaniques” par les méthodes “naturelles” est devenu exagérément malsain. [unhealthily exaggerated] Autrefois, les élèves acquéraient un certain bagage de connaissances factuelles. [concrete facts]. Maintenant, ils n’auront bientôt plus de bagages à ordonner ( there will no longer be any baggage to put in order) ...Le plus paradoxal est que ce nouveau type d’école est supposé être [advocated as being] démocratique, alors qu’en fait il n’est pas destiné simplement [ it is destined not merely to] à perpétuer les différences sociales, mais à les cristalliser dans de complexes chinoiseries. » (A. Gramsci, 1932).’’ (to crystallize them in Chinese complexities….).

Quand on se targue d’avoir inventé une nouvelle machine à courber les bananas mieux vaut ne pas aller plus loin, car il est alors impossible d'embrigader Hirsch comme champion du NI-NI. Il commente aussitôt la position de Gramsci, qui dit-il, ”avait bien vu la grossière erreur intellectuelle qui consistait à qualifier de “conservatrices”, en les associant à la Droite, la méthode syllabique ou le fait d’apprendre par coeur les tables de multiplication”.

Donc nous voici avec la panacée, l’enseignement “efficace” du troisième millenaire et de la 3ème voie réunis, ( testé, vérifié) surgi du chapeau de la recherche, de l’innovation pédagogique, et non pas ( pouah, elle sent le moisi!) de l’approche traditionnelle. L’ennui c’est que lui aussi se fonde sur le savoir (knowledge-based education) qui fait ses preuves depuis des lunes dans tous les pays, ou pour tous les enseignants, qui ont eu la sagesse de les “conserver”.

Hirsch évoque par ailleurs la reception enthousiaste des théories bidons made in USA par le ministre fasciste de l’Éducation Nationale, Giovanni Gentile, mais cela doit nous rappeller que chez nous aussi l’instruction publique avait été débaptisée, par un socialiste, admirateur de Hitler et du Duce, , Anatole de Montzie, qui fut, pour la petite histoire, l’amant d’une comtesse von Seckendorff qui travaillait pour l’Abwehr et/ou la Gestapo).

Nous apprenons aussi que “les travaux et publications d'E.D. Hirsch Jr et de la Core Knowledge Foundation constituent des références majeures pour "La 3e voie...", et que le bon Dr E.D. Hirsch Jr “lui assure son soutien: “I wish you great success in your intelligent and well-informed efforts to improve education. »

Nous trouvons un satisfecit similaire chez Cl. Gauthier mais dans ces termes: « Je soutiens votre entreprise qui consiste à ouvrir un espace entre les pédagogies par découverte et les pédagogies traditionnelles. », par lesquels il se démarque sensiblement de ce que nous savons maintenant des positions de Hirsch et de Gramsci sur la nécessité de conserver la tradition pour le bien des plus défavorisés.
...et Arendt et Alain qui se profilent en arrière-plan...


Clermont Gauthier est un chercheur qui a trouvé ce qu’est un bon prof. C’est le titre d’un article
http://appy.ecole.free.fr/articles/20061100d.htm
où, lui aussi “au passage, il renvoie dos à dos la pédagogie traditionnelle, centrée sur la transmission de savoirs, et les pédagogies “centrées sur l'élève. […] Sur le continent nord-américain, un nombre imposant d'études converge vers les conclusions suivantes : l'école, plus particulièrement l'enseignant par la manière dont il gère sa classe et son enseignement, a une forte influence sur l'apprentissage des élèves. En améliorant les pratiques pédagogiques, on améliore le rendement scolaire des élèves, et particulièrement ceux provenant de milieux socio-économiques faibles. C'est ce qu'avait déjà montré, en 1993, la publication de trois chercheurs américains (“What helps students learn ?”) qui, à partir d'une recherche de grande envergure, soutenaient que l'enseignant est le premier facteur d'influence sur l'apprentissage des élèves, à travers, d'une part, sa manière de gérer sa classe et, d'autre part, son rôle dans le développement des processus métacognitifs.

Pourtant on lit encore dans “La 3e voie...” : pourquoi ? une profession de foi qui place au tout premier rang des “choses [qui] contribuent à la qualité de l’enseignement au Primaire et [à] la réussite des élèves qui nous sont confiés: “ le niveau socioculturel des familles.”, lequel est considéré comme un facteur très secondaire par Hirsch et aussi par Gauthier

Toutes les bonnes volontés doivent s'enrôler dans le combat contre l'ineptie, la barbarie et l'enseignement de l'ignorance.
Il n'en demeure pas moins que certains appariements, comme Hirsch-Appy ou Gauthier-Hirsch semblent appartenir à la catégorie des "strange bedfellows", quant à Appy-Gauthier, serait-ce un mariage blanc...? Le premier nous ferait-il aussi un remake de "Green card", avec Françoise Appy dans le rôle d'Andie MacDowell?

Ecrit par : Cadichon | 29 septembre 2007

Cadichon, à part martyriser les moustiques, que savez-vous faire ? Vous êtes épuisante, à sans cesse poildecuter, circumbilivaginer, aller chercher l'amibe dans la tête de la paramécie... Pendant ce temps, bien à l'aise, rétabli dans son prestige par un ministre irresponsable ou inconscient, Gaby Cohn-Bendit poursuit son travail de nuisance, trop content de nous voir, de vous voir, vous empailler pour des broutilles dont on n'a rien à battre, c'est clair. La lecture de ce bloug devient décourageante, par la faute de personnes comme vous ou comme Jean, des sectaires dogmatiques idéologiquement bornés, et au final aussi dangereux que Meirieu-Charmeux-Frakowiack. Que faudra-t-il vous dire pour que vous consentiez ENFIN, pour le grand soulagement de tous, à la mettre en veilleuse ?

Ecrit par : Tiger Lilith | 29 septembre 2007

"circumbilivaginer", dit-elle…
Tiger Lilith est une vraie littéraire — latiniste, probablement : l'aisance dans le mot-valise, dans l'enchaînement des radiucaux (drôlement libres…), c'est signé.
Je reviens sur une vilaine agression de Dobolino à mon encontre (j'y ai pensé un certain temps, me demandant si je laisserais passer l'offense — mais elle s'aggravait au fur et à mesure que je la roulais entre lmes oreilles — c'est mon travers le plus négatif, je crois). "Mépris", "suffisance", "morgue" — trois mots qui, paraît-il, me résument.
Ma chère, faudrait voir à ne pas régler vos propres conflits (votre post était archi-éloquent à ce niveau) via ma petite personne. Je n'ai jamais saisi en quoi l'humilité était une vertu — cette importation de concepts chrétiens dans notre monde laïque m'a toujours fait gerber. Il faut parfois dire que le droitdel'hommisme est une resucée des morales antérieures, et qu'au bout du compte, on en arrive à un politiquement correct parfaitement débectant.
Cela soit dit sans vouloir vous offenser.
J'espère que chacun ici sait que nous ne faisons pas dans le politiquement correct, parce que nous faisons dans le politique — le vrai politique, celui qui s'occupe de la vie effective des gens, et qu'on ne fait pas de politique (ni de littérature, disait Gide) avec de bons sentiments — même si on peut retrouver in fine ces sentiments : être cynique n'empêche pas l'altruisme, bien au contraire, voyez Machiavel.
Mais je m'égare, je fais preuve de culture, ce qui est mal vu de certains…
Jean, c'était une pique au passage. N'allez pas vous ranger dans le clan des paranoïaques majeurs, ou nous n'en sortirons pas.
L'urgence, c'est par exemple Gaby Cohn-Bendit faisant un appel aux bonnes volontés sur le ste du Céfé pédagogique, cet antre des bonnes consciences. L'école qui se dessine n'est pas exactement celle dont nous rêvons — il va falloir faire avec, et tâcher d'aménager les contraintes. L'utopie est une ligne de fuite — et justement, il faut faire front.
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 septembre 2007

constats sur le terrain: qui réussit le mieux en cp?
Les élèves qui arrivent fin aout en :
maîtrisant l'écriture cursive
connaissant les lettres de l'alphabet
etant sensibilisé aux syllabes et découpages syllabiques des syllabes orales.
N'ayant pas de difficultés de langage : syntaxe et prononciation des mots.

si la maternelle donne autre chose nous les mettons en difficultés parce que ceux dont les parents sont très présents, quoique l'on fasse, ils leur apprendront l'alphabet, à écrire...
LES AUTRES auront visités des musées , patouillés dans la peinture et ensuite ils patouilleront sur les bancs de l'école... Parce que les parents ne le feront pas là !
on peut se torturer les neurones constatons des faits et pas des idéologies qui mettent en errance des enseignants et des parents!
savoir, apprendre ce n'est pas toujours savoureux que diable!
des efforts sont parfois à faire! et quelle victoire quand on parvient à passer par dessus! vous oubliez les fondements même des huùains : c'est la victoire sur soi même!

Ecrit par : pirouette | 29 septembre 2007

des humains

désolée

Ecrit par : pirouette | 29 septembre 2007

Proposer des activités qui respectent les capacités intellectuelles des gamins ne signifie absolument pas les faire entrer dans un moule froid et rigide dans lequel ils seraient victimes d'un "forçage"qui nierait leur nature enfantine.
Ecrit par : venot Thierry | 29 septembre 2007

Je suis d'accord avec vous et je fais confiance à votre expérience. Ce sont les façons de faire actuelles dans certaines classes maternelles marquées par la pédagogie constructiviste qui me semblaient tendre vers ce que vous appelez un "activisme débridé" et que j'avais nommé "activités structurées"
Le livret d'évaluation des compétences à cet âge angoisse souvent inutilement les parents alors que les enfants ne grandissent et ne progressent pas tous au même rythme.
L'album "Leo" de José Aruego est une lecture salutaire pour tous ceux qui s'occupent de petits enfants.
La société semble être écartelée entre deux attitudes vis à vis des enfants : elle en fait parfois trop vite de petits adultes prescripteurs qui doivent donner leur avis sur tout et en même temps elle les materne et les déresponsabilise à l'extrême.
Catmano a publié des contributions remarquables sur ce qu'un enfant en maternelle devrait apprendre. Alors merci à tous les deux pour votre engagement.

Ecrit par : lucile | 29 septembre 2007

"en remplaçant, ce qui n'est pas compatible à la fois « les pédagogies constructivistes [qui] entrent par la porte de l’affectif et les pédagogies traditionnelles [qui] entrent par la porte du cognitif, sans se soucier de la compréhension." (Cadichon )

Je ne sais pas pourquoi mais ces affirmations me laissent perplexe !
Bien que je ne les trouve pas toujours inutiles, car elles nous permettent d'avoir un regard critique sur nos propres pratiques, toutes ces théories (pseudo-scientifiques ?) sur les avantages et les inconvénients de telle ou telle pédagogie m'emmerdent royalement. Avec l'expérience, un peu de raison et quelques qualités personnelles, on connait à peu près ce qui marche . Le véritable problème dans toutes ces "études" c'est que l'essentiel , c'est à dire la dimension humaine qui conditionne la transmission:l'envie , l 'énergie , la conviction que l'on met dans son message, est in- quan-ti fia- ble. Quelle que soit la pédagogie " l'affectif" (au sens large ) est toujours au centre.


J'en profite pour saluer:
Ghislaine Wettstein Badour, ED Hirsch, James Coleman, Gramsci, CL Gauthier et tous les autres
Amicalement
Thierry

Ecrit par : Venot Thierry | 29 septembre 2007

Il n'y a pas que les petites jeunes qui soient menacées de dépression dès ce début d'année, mais les "vieilles carnes" aussi.

Pourquoi de telles difficultés, en tout début d'année? Cela me semble tout de même nouveau.

Je n'enseigne pas en "séquences", mais j'ai été prise à froid, dès le début de l'année, dans une classe de quatrième, où se trouve un élève au comportement plus qu'agité, renvoyé déjà 3 jours mais revenu et entraînant le même comportement de la part d'autres élèves qui ne demandent qu'à suivre .

Dans les années 80, un principal avait pu mettre dehors un élève qui en faisait 10 fois moins que celui dont je parle, ceci sans convoquer le ban et l'arrière ban. Maintenant, il faut réunir preuves sur preuves, attendre l'incident grave, avant de réunir un conseil de discipline, risquer la contre offensive juridique des parents....

C'est un fait que certains professeurs réussissent là où d'autres échouent et qu'on devrait placer ' the right woman in the right place".
Mais nous sommes un peu comme des chats à qui on a enlevé les griffes, comme je le disais à un collègue ayant hélas! choisi de nous quitter prématurément .

Vos messages ont ceci de roboratif que cela me conforte dans l'idée de "tenir le coup" le plus longtemps possible, comme je l'ai fait durant ces trente dernières années(!); car ce n'est pas très courageux de quitter la place et de reporter le problème sur un(e) éventuel(le) remplaçant(e). Pourtant, on peut penser que le nouveau professeur saurait, lui, s'y prendre, d'ailleurs bien prévenu de la situation.

Pour parler d'autre chose que de ma petite personne, je suppose que vous êtes atterrés par cette décision ministérielle d'enlever encore des heures en primaire.
Comment faire plus , ou au moins autant, avec moins?
Cela me rappelle les arguments fallacieux d'un inspecteur chargé de faire passer les diminutions de l'horaire de français en collège, décrétées par MR ChEvènement, au début des années 80, et poursuivies depuis....

"Une demi-heure de plus ou de moins....pour ce que vous y faites dans cette demi- heure, ça ne changera rien."

La toujours amère Edith.

Ecrit par : edith | 29 septembre 2007

"des conflits socio cognitifs"

Encore un sabir conçus avec des mots complexes (mais laissez-les vivre leur vie aux mots!!!) mis bout à bout pour être compris des "very happy few" de je ne sais quelle caste; teinture pseudo-scientifique de "sciences" sociale et psychologique. Quelqu'un qui a un vocabulaire de technocrate, c'est un fait.


Pour ma part, je ne répondrai pas à "ON A LES ELEVES QU'ON MERITE", car, n'ayant jamais eu à voir avec la police et la justice, je suis quand même tombé, à la sortie de ma titularisation, devant une classe de vrais déliquants, mais je l'ai déja raconté, dont le but avoué, était de casser du prof (figure de l'autorité honnie, avec les flics, le juge, le proviseur - dont la bagnole a été vandalisée [mais il devait mériter son établissement, vu qu'il était laxiste], les parents, etc. Ah ces salauds de blancs post-colonialistes qui veulent nous empêcher de faire ce que l'on veut dans notre bahut et au dehors: petites affaires juteuses, recevoir les bourses, ne rien foutre, être là au chaud et dominer tout et tout de suite).

"Une formule que j'emploie parfois quand des enseignants EN FORMATION ou LORS D'UNE INSPECTION me rabâchent que c'est la faute des élèves, etc."

Hypothèses: Inspecteur, ou Proviseur?

Ecrit par : Pendariès | 29 septembre 2007

L'urgence, c'est par exemple Gaby Cohn-Bendit faisant un appel aux bonnes volontés sur le ste du Céfé pédagogique, cet antre des bonnes consciences. L'école qui se dessine n'est pas exactement celle dont nous rêvons — il va falloir faire avec, et tâcher d'aménager les contraintes. L'utopie est une ligne de fuite — et justement, il faut faire front.
JPB

L'Ecole qui se dessine... AIE AIE AIE. Ita missa est (?).

Ecrit par : Pendariès | 29 septembre 2007

un sabir conçU

Ecrit par : Pendariès | 29 septembre 2007

Bonjour,

Bien occupée ces derniers temps, j'essaie de suivre ...
Si j'ai bien compris, Cadichon, on enseigne ce qu'on est et il faut se donner à fond. Alors j'ai eu beaucoup de chance car j'ai rencontré au cours de ma scolarité des maîtres exceptionnels, compétents, exigeants et respectueux qui m'ont aidée à surmonter les camouflets de l'orgueil et des préjugés imbéciles. Ca aide à continuer la route.
La victoire sur soi. Merci Pirouette. Vous ne croyez pas si bien dire. Quelques jours de vacances chez de amis aveugles illustrent ces quelques mots. Entre un fauteuil, celui de mon mari, et deux cannes blanches, je pensais ne pas être à la hauteur . C'était compter sans l'organisation du moindre détail, les astuces et la volonté de vivre au quotidien avec humour et intelligence, sans oublier une remaquable ouverture d'esprit.

Je profite de ce passage pour remercier JPB de nous avoir signalé la pièce de Marcel Pagnol : " Les marchands de gloire." Après en avoir pris connaissance je l'ai prêtée à une vieille dame de 87 ans qui l'a lue avec une loupe. ( Grande diabétique, elle a des problèmes de vue.) Malgré les charges professionnelles, les épreuves diverses et les soucis de santé, cette dame a écrit quelques pièces de théâtre et monté une troupe d'amteurs. Elle est également intervenue en milieu scolaire où elle a laissé son empreinte. Comme elle me confiait ses impressions sur la pièce de Pagnol, s'attardant en particulier sur la préface, elle a laissé échapper cette petite phrase : " Le théâtre m'a sauvée."
Ici je devrais peut-être changer de rubrique . Sauver les lettres, n'est-ce pas sauver la vie ?

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 29 septembre 2007

En maternelle :
Ne pas confondre:
- " activités structurées" et "activisme débridé"
- "Activités structurées" et "activités planifiées"(pour remplir le livret de compétences). » Thierry Vénot

Exactement, ce qui pèche le plus chez nos collègues de maternelle de la Petite à la Grande Section, c’est exactement cela. Cela arrive aussi hélas plus souvent que nécessaire dans les classes élémentaires, d’ailleurs.
- « activités structurées » et « activisme débridé » :
J’ai assisté très récemment (j’avais un mot à dire à l’EVS) à une séance de motricité en PS/MS, tendance expression corporelle. Un enfant était assis sur le banc (il n’avait pas envie de participer) et tous les autres hurlaient en tournant en rond sur la musique (plutôt en phase avec le rythme pour la plupart, je dois l’avouer).
A la fin de l’extrait musical, la maîtresse les a rassemblés autour d’elle, non pas pour commenter leurs prestations, ni leur faire réécouter l’extrait une deuxième fois, non, pour leur en proposer un autre qu’ils n’ont pas écouté au préalable et sur lequel ils se sont mis à danser en criant.

Il en est de même pour tous les « projets » de mes collègues ou des collègues que je rencontre sur les forums d’instits de maternelle. L’activité (l’activisme) prime. On « travaille » sur l’album à la mode, sur les enfants du monde ou la semaine du goût ; on programme une myriade d’activités autour de ce thème pendant un nombre déterminé de séances qui n’ont d’autres liens entre elles que ce fichu projet et tout cela, sans avoir déterminé la moindre progressivité dans les activités.
L’objectif de l’enfant devient l’objectif de la maîtresse et vice-versa :
« Cette semaine, nous allons faire des petites bestioles en boules de polystyrène et cure-pipe que nous suspendrons dans la classe par des fils de nylon.
- Ah oui, ce sera joli. Vous allez donc travailler sur les insectes ? J’ai des photos, si vous voulez.
- Non, non, ça, c’est « hors projet », c’est juste un truc d’Arts Visuels que j’ai trouvé dans un magazine pour enfants. Mais c’est très joli.
- Ça ne doit pas être facile pour leurs « gros petits doigts » de percer le polystyrène au bon endroit en de couper tous les cure-pipe à la bonne longueur ?
- Non, mais ça, c’est trop difficile, c’est l’ATSEM qui le fait. Eux, ils colorient juste la boule de la bonne couleur avec les feutres que je leur donne et je les aide à planter et coller les éléments à la bonne place.
- Vous avez trouvé un « truc » pour qu’ils arrivent à faire attention à ne pas se mettre de l’encre plein les mains, les vêtements et la table ? J’en profiterais bien, mes élèves ont encore bien de la peine à travailler proprement.
- Ah non, ça, c’est inévitable. L’important n’est pas là. Tu sais, ils sont vraiment contents de voir leur bestiole pendue au bout du fil, c’est l’essentiel. Si les parents ne sont pas contents à cause des vêtements tachés, ils n’ont qu’à pas leur mettre des vêtements neufs. »
L’acquisition du soin et de la propreté fera peut-être partie d’un autre « projet »... Les enfants colorieront deux ou trois dessins en rouge parce que le bambin dessiné sur la fiche sort de l’école couvert de peinture, que la classe représentée est jonchée de papiers ou que la salle de propreté ressemble à Tchernobyl et deux ou trois autres en vert pour signifier que cette belle salle de classe, ces enfants rutilants de propreté et cette salle d’eau digne du catalogue IKEA sont les modèles que l’on doit admirer (« Suivre ? Non, ça, ça viendra tout seul, plus tard ! »).
Évidemment, elles sont tellement occupées par ces beaux projets que tout le reste passe à la trappe : les attitudes, la motricité large ou fine, la concentration, le passage à l’abstraction. Pas le temps, pas vendeur au niveau des parents puisque les enfants ne rapportent rien de visible à la maison.
Ils arrivent donc en GS sans avoir aucune conscience de ce qu’ils savent, de ce qu’ils ne savent pas, de ce qu’ils sont censés apprendre et même du fait qu’ils peuvent apprendre quelque chose puisque la maîtresse n’en a aucune conscience elle-même, puisqu’elle programme chacune de ses activités au coup par coup sans en chercher jamais les tenants et les aboutissants pédagogiques...

- Activités « structurées » et activités « planifiées » :
Et tout ça, il faut le faire coller avec le livret de compétences ! Pas commode, hein ? Mais si, mais si, c’est très simple ! Il y a les petites fiches.
Périodiquement, on fouine dans les fichiers photocopiables, les magazines spécialisés, les ordinateurs des collègues du forum pour trouver LA fiche qui permettra d’évaluer les bambins. Un petit tirage A4, en autant d’exemplaires que l’on a d’élèves et le tour est joué. Lundi 1° octobre 2007, Tartempion a 8 réussites et 2 échecs pour le collage de la gommette rouge sur la table et de la gommette verte sous le banc. Compétence validée ! On n’en parle plus, une bonne chose de faite. Duschmoll, en revanche, n’a pas su entourer l’initiale du prénom de ses petits camarades. Non acquis ! Compétence à réévaluer à la période suivante. Vous croyez que « Maîkress » va chercher des activités ou des exercices supplémentaires pour Duschmoll ? Que nenni, il a ses pattes de bestioles à coller, l’ATSEM en a coupé six, il va les mettre dans les six trous et puis baste. On ne peut pas demander à tout le monde d’avancer au même rythme, il investit pour le moment d’autres compétences, on n’est pas en élémentaire, et puis, si vous connaissiez le milieu familial de Duschmoll, vous comprendriez bien qu’en fait, l’école ne peut pas grand-chose.
J’en ai même lu une qui a trouvé LE truc imparable. Chaque semaine est consacrée à quelques compétences de l’un des cinq « domaines » du cycle des apprentissages premiers. On fait une semaine « Vivre ensemble », une semaine « Le langage au cœur des apprentissages », une autre « Agir et s’exprimer avec son corps », puis une « Découvrir le monde » pour finir par une « Sensibilité, imagination, création » ; à la fin de la semaine, on évalue et on coche les petites cases. Et c’est reparti pour cinq semaines. J’avoue que je n’ai pas bien compris, ni l’intérêt, ni la façon de procéder. Je dois manquer de souplesse d’esprit. Il faut dire que j’ai des circonstances atténuantes, j’ai eu deux enfants et je les ai vu grandir. Il ne m’a pas semblé qu’ils validaient leurs compétences à date fixe après une semaine d’entraînement intensif. Ces deux gosses devaient être mal calibrés ainsi que tous ceux que j’ai vu grandir autour de moi. Je n’ai pas dû rencontrer les gamins ad hoc.

Ecrit par : catmano | 29 septembre 2007

"nous sommes sur la même longueur d'onde , je venais juste rappeler ici qu' il serait souhaitable qu'on pense à ces enfants là tout comme aux enfants handicapés"

Gerbes !
Ecrit par : dugong | 28 septembre 2007

Je m'associe au dépot de gerbes de dugong.

Dobolino, j'ai eu exactement le même cursus que toi, avec 3 piges de décalage. 20 partout en 6me, et le souffre douleur de la classe. Et alors ? J'étais en effet un petit con prétentieux, comme vous, serpent à plumes, et pas un génie méconnu.
Je vous rassure, la connerie aussi est génétique.

Les classes spéciales pour les surdoués, c'est quand même pas la première urgence, non ?

Fin du hors sujet.

Ecrit par : yann | 29 septembre 2007

Yann,
je ne demande pas de classe spéciale bien au contraire! Madame Dobolino a raison, c'est un sujet que beaucoup préfère ignorer , il dérange!
Je viens juste crier puisque c'est la seule manière avec l'insulte pour se faire entendre( à moins qu'il ne faille murmurer?) qu'il faut arrêter de prôner un enseignement égalitaire, les enfants ne sont pas tous égaux face à l'acquisition des savoirs et c'est d'ailleurs tant mieux! Que les enseignants soient mieux formés a gérer leur classe en fonction des différences des gamins qu'ils ont face à eux! Somme toute par classe on doit se retrouver avec trois groupes de niveau Mais ce n'est pas politiquement correct !

Ecrit par : serpent à plumes | 29 septembre 2007

Encore, Catmano, encore !
J'ai failli tomber de ma chaise de rire.

Et ces chers petits hyperactifs ne le sont pas qu'à l'école.
Hier j'ai récupéré mon camarade prof de judo sur les rotules, en quasi-dépression, prêt à changer de métier pour devenir dompteur chez Pinder, à cause de quatre ou cinq énergumènes épris d'« activisme débridé ».
Et pourtant, au judo, les parents tolèrent ce qu'ils n'acceptent plus à l'école : punitions (on a arrêté les coups de fouets l'an dernier, quand même), mises au coins (avec un S), privations (de jeu, on ne nourrit pas les fauves).
Rien à faire. J'imagine à la maison ...

Ecrit par : yann | 29 septembre 2007

Somme toute par classe on doit se retrouver avec trois groupes de niveau Mais ce n'est pas politiquement correct !

Ecrit par : serpent à plumes | 29 septembre 2007

Si vous suiviez un peu, vous auriez lu que ça fait partie des propositions récurrentes du blog. Classes de niveau, fin du collège unique.
Et le saut de classe n'est pas une catastrophe.
OK, c'est sûrement plus facile pour les filles, souvent plus mures, que pour les gars, généralement très cons et affolés par leurs hormones.

Ecrit par : yann | 29 septembre 2007

"… les gars, généralement très cons et affolés par leurs hormones"

écrit Yann.

Oh oui ! C'est même un vrai argument pour demander (comme ça commence à se faire ci et là) la fin de la mixité. Il faut ne jamais avoir enseigné en Quatrième (la classe de tous les dangers hormonaux) pour ne pas connaître cette évidence. Qu'en pense le blog ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 septembre 2007

auX coins (avec un S ET un X).
Pan sur la truffe !

Ecrit par : yann | 29 septembre 2007

"des conflits socio cognitifs"
Pendariès

Marrant, tu as eu la même réaction épidermique que moi : dès que j'ai lu "conflits socio-cognitifs" , ça a fait tilt. C'est un jargon merdeux que je n'avais plus entendu ni lu depuis que j'ai quitté le ioufme. D'où ma déduction. LouBlan nie toutefois être membre l'iufèfème. Enfin, je pense qu'il nie plutôt être formateur, parce que vu ses idées et son sabir, il est clair et net qu'il est cul et chemise avec le petit monde de la pédagolie. Donc, comme toi, je dirais : inspecteur ou chef d'établissement. Faudra suivre son blogue : http://loublan.zeblog.com/ :p.

A ce sujet, je savais bien que j'avais déjà vu ce pseudo qui évoque plus le fan d'Hélène Grimaud que l'adepte de Meirieu quelque part. Ca m'est revenu en regardant les liens de son site : c'est chez ce taré de Lubin qu'il poste ! On est bien chez l'un des membres de la secte du gourou à moustache et noeud pap.

Ecrit par : Kap | 29 septembre 2007

Vraiment, je ne comprend pas.

Je ne comprends pas l'attitude de certains qui appellent de leurs voeux une reconstruction de l'école... et qui ne cessent par leurs petites pointes ou leurs pinaillages verbeux d'enquiquiner ceux qui oeuvrent concrètement sur le terrain.

Pourquoi s'acharnent-ils à opposer les instructionnistes du primaire qui sont au front, qu'ils soient SLECC ou Troisième Voie. Mais quel est donc l'intérêt de chercher ainsi, tel le romain Detritus créé par Uderzo et Goscinny, à semer la zizanie? En quoi cela peut-il nous permettre de remporter la victoire ?

Qu'à l'occasion, pour des raisons qui leur appartiennent, le GRIP se réfère à Buisson et la Troisième Voie à Hirsch ou Clermont Gauthier... est-ce vraiment le plus déterminant en l'affaire ?

Quand Buisson, évoquant Jacotot et son influence sur l'école allemande, présente comme "une idée profondément juste et susceptible des plus fécondes applications" ce qui suit :

« Il faut l'instruire de la même façon que s'y prennent les mères, SANS L'ASTREINDRE À UN ORDRE MÉTHODIQUE, mais en l'exerçant à remonter de lui-même d'une idée à une autre, tantôt de l'exemple au principe, tantôt au contraire de la règle à l'application. De la sorte on imite le procédé de la nature, on laisse à l'esprit de l'élève la part d'initiative et à l'enseignement la variété de ton, la liberté d'allure, le caractère constamment pratique et concret, qui facilitent l'étude. (…)»,

est-ce une raison pour jeter le discrédit sur les instits SLECC, sous prétexte que ce passage est digne d'une messe à l'IUFM ?

Pendant que certains se plaisent à interpréter le rôle du romain Detritus, les instits SLECC et Troisième Voie, eux, sont sur le terrain... et la bataille est rude. La hiérarchie a su installer son pouvoir d'une manière particulièrement habile, en transformant nombre de collègues en kapos (cf les anecdotes rapportées par Toto et Anne-Marie Valette sur ce même fil).

Je doute fort qu'un quelconque instit de SLECC ou Troisième Voie soit prêt à s'immoler aux pieds de Buisson ou Clermont Gauthier... ou de leur portrait !

La force de ces réseaux, c'est avant tout, je crois, l'action concrète, les échanges techniques et pratiques entre instits du terrain qui oeuvrent pour la reconstruction de l'Ecole républicaine.

Enfin, je voudrais dire que, dans ces conditions, je comprends la colère de Bernard Appy, colère saine qui n'est aucunement le signe d'un quelconque fanatisme ou dogmatisme. Mais qui est tout simplement la réaction légitime d'un type bien, qui mouille la chemise sur le terrain depuis des années, qui abat avec Françoise un boulot formidable, et qui dans son souci d'efficacité, a bien le droit de dire ce qu'il pense aux semeurs de zizanie !

Reconstruire l'école de la République. Se retrousser les manches, s'unir et agir. C'est cela qui importe !

Ecrit par : Un hussard | 29 septembre 2007

Ah non, hein ! On ne touche pas à la mixité en primaire.
J'ai trop souffert à l' "école de filles" dans mon enfance et je ne me suis jamais remise du sentiment de "monde réel" que m'ont procuré mes trois mois de CM1 mixte.
Même si, à l'époque, je n'ai pas apprécié du tout l'injustice que constituaient les deux punitions dont nous avons écopé, Patrice K. et moi, le jour où nous jouions en classe aux mousquetaires avec nos règles en fer (rangée des filles contre rangée des garçons). Pourquoi, la maîtresse nous a-t-elle flanqué tous les deux la tête sous le robinet (ce qui dans mon esprit était parfaitement normal) et que Patrice seul a eu droit à un quart d'heure à genoux sur sa règle en fer, les mains sur la tête ? C'était selon moi totalement injuste que ce pauvre garçon en prenne plus que la gentille petite fille qui avait initié le jeu !
J'aimerais bien aussi d'ailleurs que le directeur de l'école de garçons me rende MA balle qu'il a confisquée à Patrice sous prétexte que nous ne devions pas nous la lancer de part et d'autre de la frontière entre la cour des filles et la cour des garçons (une pelouse, la frontière).
J'en profite pour envoyer un petit coucou à Éric et Olivier, mes deux copains de 6° et 5°, années au cours desquelles j'ai enfin apprécié les récréations sportives (en tout bien, tout honneur, bande d'adultes qui prenez les enfants pour des petits adultes à qui les hormones joueraient des tours).

En début de carrière, j'ai eu l'occasion de travailler dans une école de ville mixte dans laquelle le directeur avait imposé cette discrimination "sexuelle" des deux cours nettement délimitées (un joli zigzag à la peinture partageait l'espace en deux surfaces rigoureusement de même aire).
Mes petits CP m'en avaient demandé la raison. J'étais bien embêtée. Heureusement, un petit Philippe avait fini par trouver une hypothèse : "C'est peut-être parce qu'à l'école des grands, il n'y a pas de bac à sable... Alors c'est facile de faire un trait. Dans le sable, la peinture n'aurait pas marqué comme il faut. Monsieur L., il a fait ça parce qu'il n'y a pas de bac à sable. C'est tout."

Ecrit par : catmano | 29 septembre 2007

Yann, je pense que je suis très bien ce qui s'écrit ici , mais vous lisez en diagonale (ce que je peux comprendre j'avoue en zapper quelques uns , vous je vous lis car votre humour m'offre quelques moment d'hilarité)). Je ne parle pas de classe de niveau mais de groupe de niveau au sein d'une même classe afin de laisser une chance au niveau le moins avancé d'être tiré vers le haut par le groupe de niveau le plus avancé...
Quant au saut de classe ce n'est pas une cata pour certains mais pour beaucoup car les enfant que l'on pense être en avance ne le sont pas vraiment , ils ont un mode de pensée différent, lisez le livre que je recommandais hier vous comprendrez beaucoup mieux ce qu'il est inutile que je cherche à vous expliquer...
That's all !
je suis toujours très étonné de voir le temps que certains passent ici, c'est samedi, en ce qui me concerne je vais lacher l'ordi en sachant que demain soir je vais trouver quelques centaines de posts dans ma boite mail...Bon we devant vos ordis!

Ecrit par : serpent à plumes | 29 septembre 2007

C'est même un vrai argument pour demander (comme ça commence à se faire ci et là) la fin de la mixité. Il faut ne jamais avoir enseigné en Quatrième (la classe de tous les dangers hormonaux) pour ne pas connaître cette évidence. Qu'en pense le blog ?
JPB
Le blog, je ne sais pas, mais moi du bien - de la fin de la mixité s'entend. Bien malheureux ceux qui n'ont pas connu l'avant 1962 et la séparation des sexes à l'école. Après la maternelle, mixte, on entamait un long cursus scolaire unisexe : garçons d'un côté, filles de l'autre jusque l'entrée en prépa où l'on retrouvait les filles devenues femmes ou susceptibles de le devenir. Quels délices et quels émois, quels fantasmes, quels élans du coeur et du reste faisait naître et entretenait cette séparation des sexes ! La mixité a tué le vert paradis des amours enfantines et adolescentes, ses incertitudes et ses curiosités, sa clandestinité à risques et le trouble des premiers rapports volés et sans filet, ou presque. Quand je pense qu'à Nanterre, en 1968, c'est l'interdiction d'aller dans les chambres des filles qui a mis le feu aux poudres, je mesure ce que nous coûte depuis cette liberté enfin accordée. Nous sommes passés dans une époque pratique : tout le monde ensemble ! c'est dans le vent et cela revient moins cher - question non négligeable, cher Jean-Paul, que celle des économies d'échelle permises par la mixité - ; mes élèves de seconde se sucent la pêche dans les couloir, s'affichant, dans une singerie de matrimonialité, avec leur petite amie attitrée. Pillule du lendemain, capotes, le nécessaire est à l'infirmerie : l'amour cela se soigne comme une maladie...
Bon, on va laisser parler le blog.
GM
PS. C'est sérieux, cette idée de revenir à la séparation scolaire des sexes ?

Ecrit par : guy morel | 29 septembre 2007

Les interventions sont si nombreuses et si variées qu’on en perd le fil.

OK avec les réflexions de Cadichon sur les « penseurs-68 ». Non seulement ils n’ont jamais voulu « changer la société » mais ils ont refusé d’avoir des disciples. Le seul à avoir créé une école (mais il ne pouvait pas faire autrement après son expulsion de l’Association internationale de psychanalyse) c’est Lacan. Et il prit la précaution de la dissoudre avant de mourir pour que personne ne puisse se dire son héritier.
Pour le reste, je préfère ne pas répondre directement. Ce serait trop long, je ne connais pas vraiment les problèmes du primaire ni les écrits de Hirsch, Colemant ou Clermont Gauthier, je n’ai pas assez réfléchi. Mais j’archive tout cela pour plus tard car, comme dit Thierry, ce n’est sans doute pas inutile. Pour l’instant, je m’en tiens à cette autre affirmation de Thierry : ce qui compte c’est surtout « l’envie, l’énergie et la conviction ». C’est bien pourquoi des instits qui sont aux antipodes de nos propres convictions (je veux parler des vrais « Freinet ») peuvent eux aussi réussir avec leurs élèves.

A propos des universitaires et aux autres normaliens, je suis assez d’accord avec Thalie-Thalie et même Dobolino, malgré le ton souvent peu aimable de ses posts. Si Françoise Guichard et moi-même avons quelque chose de commun, c’est moins le fait d’enseigner dans le supérieur que de nous intéresser à des niveaux (primaire, secondaire) qui ne nous concernent pas personnellement. A quoi c’est dû ? Je crois ne pas me tromper en affirmant que la vraie raison n’est pas à chercher dans je ne sais quelle « supériorité intellectuelle » que nous donnerait notre statut mais beaucoup plus simplement dans notre ancien engagement politique à l’extrême-gauche. Nous intéresser aux élèves du primaire ne relève pas d’une « envie, une énergie, une conviction » fondamentalement différentes de celles qui anima les militants qui allaient jadis « s’établir » en usine pour « servir le peuple ».

C’est pour cela que j’ai été très sensible aux arguments de Françoise Appy sur « l’arrière-plan culturel ». Il y a quelque temps j’avais parlé ici même de « misère politique ». Je voulais essentiellement parler de la disparition de la « culture ouvrière » (tout ce qu’il y avait autour du PC, y compris Pif le Chien, mais aussi autour de la JOC). Une disparition qui est venue s’ajouter dans les années 70 à une disparition plus ancienne, et peut-être plus fondamentale encore, celle de la « culture rurale », centrée à la fois sur un rapport millénaire à la nature et une « religion populaire » plongeant ses racines au Moyen Age : fêtes votives, romérages, culte des saints, etc. « Qu’on songe, dit Nora, à cette mutilation sans retour qu’a représenté la fin des paysans, cette collectivité-mémoire par excellence ». Ce double effondrement des mécanismes de transmission dans une sociabilité extérieure à l’école est, à mon avis, le plus grand obstacle auquel doivent aujourd’hui faire face les professeurs. La misère économique n’a jamais empêché de réussir à l’école, la misère culturelle fabrique des zombies qui sont autant de cas désespérés.

PS. Je viens de lire le post de "un hussard". Comme il a raison! Ce ne sont pas les pinailleurs qui font l'histoire mais ceux qui sont au front : Françoise Candelier, Thierry Venot, Pascal Dupré, Bernard et Françoise Appy, Catmano et tous les autres. Puissions-nous mettre l'accent sur ce qui nous unit et pas sur nos minuscules divergences! Le débat théorique est utile, indispensable même, mais ne peut s'appuyer que sur la pratique concrète. Tout le reste est vaine scholastique.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 29 septembre 2007

Quand Buisson, évoquant Jacotot et son influence sur l'école allemande, présente comme "une idée profondément juste et susceptible des plus fécondes applications" ce qui suit :

« Il faut l'instruire de la même façon que s'y prennent les mères, SANS L'ASTREINDRE À UN ORDRE MÉTHODIQUE, mais en l'exerçant à remonter de lui-même d'une idée à une autre, tantôt de l'exemple au principe, tantôt au contraire de la règle à l'application. De la sorte on imite le procédé de la nature, on laisse à l'esprit de l'élève la part d'initiative et à l'enseignement la variété de ton, la liberté d'allure, le caractère constamment pratique et concret, qui facilitent l'étude. (…)»,

est-ce une raison pour jeter le discrédit sur les instits SLECC, sous prétexte que ce passage est digne d'une messe à l'IUFM ?
Écrit Un hussard

Je suis désolé, Hussard, mais vous tronquez l'article Jacotot du DP de Buisson ( voyez sa conclusion) et en plus vous le sortez de son contexte. Pour juger de cet article, il faut savoir quel était l'état de l'enseignement avant 1882 et ce Jacotot pouvait apporter sur ce plan du point de vue qui était celui de Buisson en 1887. Non, on ne peut pas dire que ce passage est digne d'une messe en IUFM. Sauf à procéder comme Meirieu et à tricoter dans l'archéologie pédagogique ( si vous avez écouté RFI, vous avez vu comment l'imposteur, tout en se déclarant d'accod avec Buisson, m'a immédiatement opposé Pestalozzi)
Cela dit, je vous rassure : à SLECC personne ne s'agenouille devant Buisson ; nous nous contentons, sur le terrain en effet, d'expérimenter quelques-unes des pistes pédagogiques qu'il a ouvertes en réaction à la 'vieille école".
Bien cordialement,
GM

Ecrit par : guy morel | 29 septembre 2007

"C'est même un vrai argument pour demander (comme ça commence à se faire ci et là) la fin de la mixité. Il faut ne jamais avoir enseigné en Quatrième (la classe de tous les dangers hormonaux) pour ne pas connaître cette évidence. Qu'en pense le blog ?"
JPB

Et l'amitié, bordel ? Comme Catmano, j'ai eu le malheur de commencer ma scolarité dans une école de filles, et la chance de la poursuivre dans des écoles enfin mixtes. C'est sur les bancs de la primaire puis du collège que j'ai connu mes meilleurs amis.

J'ai eu la chance de faire mes études à Nanterre, à l'époque où y officiaient, entre autres, D. Sallenave et L. Picciola, dont le nom n'est certainement pas inconnu pour certains intervenants du blog.

Amitiés encore, entre filles et garçons, boulot, boulot, boulot... et franches rigolades, arrosages et fiestas.

Et bien sûr, parties de bête à deux dos, tellement plus joyeuses et efficaces pour torcher une dissert ou un mémoire dignes de ce nom, arriver à exploser le barême de nos profs... que de sinistres amphétamines !

Mais qu'est-ce qui vous arrive, JPB ? Je ne peux pas croire que vous donniez soudain dans le communautarisme !

Séparer les filles des garçons... Et pourquoi pas les Bretons et les Alsaciens, les athées et les croyants, les étoiles jaunes et les autres, les jeunes et les vieux, les bien-nés et les mal-nés pendant qu'on y est ? Bon, là, je fais dans la provoc', mais quand même...

La République crève de ce communautarisme qui gagne du terrain d'année en année et qui est contraire aux valeurs de l'humanisme. Considérons l'autre en tant qu'être humain, avec ses goûts, ses passions, ses savoirs, ses expériences, ses qualités et ses défauts, ses projets, ses actions...

Ecrit par : Un hussard | 29 septembre 2007

Je reviens sur une vilaine agression de Dobolino à mon encontre (j'y ai pensé un certain temps, me demandant si je laisserais passer l'offense — mais elle s'aggravait au fur et à mesure que je la roulais entre lmes oreilles — c'est mon travers le plus négatif, je crois). "Mépris", "suffisance", "morgue" — trois mots qui, paraît-il, me résument.
Ma chère, faudrait voir à ne pas régler vos propres conflits (votre post était archi-éloquent à ce niveau) via ma petite personne.
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 septembre 2007

Je cherchais bel et bien, sciemment et délibérément, à vous offenser. C'était calculé et non le fruit de mon inconscient. Je vous avais trouvé plus offensant qu'offensif, sur ce coup-là, et pas constructif du tout. En voulant secouer les puces de l'un, vous blessez d'autres intervenants, professeurs de collège ou lycée qui ne se sont même pas mêlés de cette querelle débile entre les Appy et Jean.
Si vous ne voulez pas vous excuser auprès de ceux qui ont été touchés par les balles perdues, expliquez mieux et plus méthodiquement le rôle que peuvent jouer les professeurs d'Université dans la réorganisation de l'enseignement secondaire. Expliquez comment, n'ayant pas le nez dans le guidon et recevant en première année de fac les jeunes bacheliers, ils sont à même de jouer un rôle fondamental dans une réorganisation sensée. Il y a une tonne de choses à dire, exposer, réfléchir sans que cela soit blessant.
Et n'oubliez pas non plus qu'on a toujours besoin d'un plus petit que soi. Et qu'en plus, seule la vérité offense.

Ecrit par : dobolino | 29 septembre 2007

Merci, Guy Morel, d'apporter de l'eau à mon moulin.

Comme vous venez de le démontrer, disserter sur des références théoriques est sans fin et nous détourne de notre objectif commun : redresser en toute urgence une école primaire sinistrée.

Je note au passage que pendant ce temps, sauf erreur, personne n'a réagi au post concernant l'incident dont a été victime Françoise Candelier, alors que cet incident est, à plus d'un titre, édifiant !

Ecrit par : Un hussard | 29 septembre 2007

Trouvé pour vous :
Meirieu à l'ouvrage : http://educpol.over-blog.com/article-12624676-6.html#anchorComment.
Je suis tout à fait d'accord avec le commentaire de l'intervenant (Victor) : on fait difficilement plus magistral, comme cours. Ca m'a rappelé les "cours" du ioufme : le formateur blablate pendant 30/40 mn devant 40 stagiaires bien dociles s'efforçant de bâiller le plus discrètement possible et ensuite, zou ! Allez, "mise en activité", comme y disent ! "Travail" en petits groupes pendant 45 mn. Puis pause. On mélange les petits groupes pour faire des groupes moyens. Les groupes moyens "travaillent" pendant 45 mn. Puis on procède à la mise en commun (30 à 40 mn). Fin de la "formation".

Tout ce que je sais, pour ma part, c'est que si j'essayais ce genre de "cours" avec 60 de mes zouaves (plutôt sympathiques mais relativement agités), ce serait un franc bordel au bout de moins de 5 mn. Mais c'est sans doute parce que je n'ai pas l'aura du Chef Charismatique de la Nouvelle Pédagogie.

Ecrit par : Kap | 29 septembre 2007

Je ne vois vraiment pas l'intérêt de supprimer la mixité! Flemme d'argumenter mais je suis à fond pour la mixité.

Ecrit par : dobolino | 29 septembre 2007

"je suppose que vous êtes atterrés par cette décision ministérielle d'enlever encore des heures en primaire."

Malheureusement sur ce blog l'état de grâce du nouveau tsar n'est pas encore fini.

Ecrit par : Hervé | 29 septembre 2007

Hussard, il y en a au moins eu un — ma pomme — qui a réagi tout de suite — même si ça me paraît tellement énorme, dans une école où le SLECC est plébiscité par les parents…

Quant à la mixité, je rappelle que c'était au départ une hypothèse de Yann, qui doit savoir ce que ça fait, des hormones mâles indisciplinées.Mon dernier malheureux chien était totalement incontrôlable pendant les quinze jours que duraient les chaleurs de ma chienne — à ne plus manger, à baver d'amour, et à violer les sacs poubelle : et vous voudriez que des ados (il n'a jamais été question pur personne de supprimer la mixité en Primaire) dominent leur testostérone ? La mixité a terriblement profité aux filles — il faudrait que le cher Grégoire revînt parmi nous et nous trouvât une statistique étayée montrant l'infléchissement des courbes de succès mâle, et le raidissement des courbes féminines — si j'ose ainsi m'exprimer, mais l'allusion salace n'ets pas mon fort, comme chacun sait. Ce que raconte plus haut Morel est déplorablement exact — des théories de queutards boutonneux lorgnant la LVS (Ligne visible du String) de leurs condisciples (jamais appellation ne fut plus exacte) — ce qui n'arrange en rien les poussées d'acné.
JPB

PS. Pendant que j'y suis… On a confié à des profs de fac et des IG la réforme des programmes de Collège et d elycée — ce n'es globalement pas une bonne idée. Mais quelques-uns dans le tas sont des gens remarquables — et je tiens Pedro pour un homme remarquable, comme disait Peter Brook. Je m'accroche fermement à l'idée que les profs doivent possédser le mieux possible leur discipline — et parfois quelques disciplines connexes, ça aide. Et qu'il est de l'intérêt d'un ministre de sélectionner les individus les plus sagaces pur faire des propositions intelligentes. Je ne vois pas où est le problème, quand je dis que passent ici des gens à l'intelligence particulièrement fine.

Christophe, j'ai une question pour vous. Comment fait le Principal du collège de Marciac, dans le Gers, pour que les petits Sixièmes disposent de six heures de musique par semaine ? Et en arrivent à se produire sur scène chaque année devant un Winton Marsialis béat ? Ces heures sont-elles en plus, ou offertes par d'autres disciplines ? Et sont-ils plus bêtes, à Marciac, d'apprendre les bases du blues et du cornet à piston ?
Cela pour dire que trois heures de plus ou de moins, cela ne compte guère dans une logique qualitative. Tout dé"pend de ce que l'on fait par ailleurs (et je rappelle que le petit écolier français travaille encore bien plus que ses homologues européens).
Tant qu'à faire, pendant que je suis là… Le Conseil de l'Europe a décidé d'une journée de protestation contre la peine de mort, malgré l'opposition farouche des Polonais, qui auraient préféré une journée d'exaltation des droits d ela Vie — on les voit venir, ces bigots gémellaires. L'Europe a-t-elle vraiment besoin de la Pologne ?

Ecrit par : brighelli | 29 septembre 2007

Supprimer la mixité? J'ai des souvenirs absolument détestables des classes de garçons en primaire, et me retrouver dans des classes mixtes dès la sixième a été une révélation. Et on voit vraiment, dans énormément de circonstances, le nivellement par le bas que peuvent donner des assemblèes non mixte. Ceci-dit, je suis comme Dobolino. Cela me semble tellement évident que j'ai un peu la flemme d'argumenter. Et le soleil pointe son nez, dehors.
Bon week-end à tous. Et salut particulier à serpent à plumes et a Pedro!

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 septembre 2007

"Malheureusement sur ce blog l'état de grâce du nouveau tsar n'est pas encore fini."
Hervé

Moi, je suis atterrée.

Par ailleurs, je n'ai jamais même ne serait-ce que songé à voter Sarkozy - même si Royal me consterne. Je n'ai par ailleurs jamais cru que Sarko, Darcos et la droite marchande (ce qui ne signifie pas "la droite" en général, hein) allaient sauver l'école, et encore moins virer Meirieu et consorts (l'épisode GCB ne me surprend donc pas le moins du monde). Certains ici ont voté Sarkozy pour éjecter les pédagos - entre autres - et se sentent trahis, visiblement. D'autres continuent à nier ce qui pourtant me semble être l'évidence (que la seule chose qui intéresse Sarko, c'est le budget, et qu'il est prêt à sabrer dans celui de l'Ed Nat autant que faire se peut pour faire des économies, peu importe les conséquences) et se racontent , à chaque nouvelle annonce fracassante du gouvernement (suppression de postes, autonomie des établissements, suppression d'un paquet d'heures en primaire...) que tout cela rejoint nécessairement une stratégie globale d'amélioration de la qualité de l'école et qu'il faut faire confiance à nos chers politiques, ne hurlons pas avant d'avoir mal, la lumière viendra nécessairement de Darcos, on ne peut pas s'être fait entuber une fois encore, quoi ! et gnagnagnaetblablablaetpatatietpatata...)

Ecrit par : Kap | 29 septembre 2007

La suppression de trois heures de classe en primaire, le samedi matin bien évidemment ?
Une revalorisation à pas cher pour les instituteurs (25 heures payées 27), une décharge des frais sur les collectivités locales (garderies et péri-scolaire), un alibi de "soutien aux plus défavorisés", une retrait des matières secondaires face aux matières nobles entraînant une consommation accrue des structures marchandes pour le plus grand bien de la machine économique (quelqu'un appartient-il encore à une structure associative sportive ou culturelle, qu'en est-il de cette loi qui disait que les associations ne devaient pas proposer le même type d'activités qu'un "privé" pour moins cher grâce à leur subventionnement et que celui-ci pouvait porter plainte pour concurrence déloyale ?), une fréquentation accrue des galeries marchandes avec enfants prescripteurs qui s'emploieront à faire monter la croissance, une croissance des bénéfices aussi bien sûr dans les entreprises de tourisme (et quelques mômes de plus avec des valises sous les yeux ou un stock d'adrénaline à dépenser d'urgence le lundi matin).
Que demande le peuple ? Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, les écoles rempliront leur rôle de garderie à pas cher, les impôts continueront à baisser, encore un petit effort et nous serons à même d'accueillir deux fournées de 50 mômes par journée de travail comme dans les pays au budget "Ed Nat" raisonnable.

Ecrit par : catmano | 29 septembre 2007

Toute réflexion faite, ce n'est peut-être pas de l'adrénaline, c'est peut-être bien plutôt de la sérotonine, à moins que ce ne soient les deux.

Ecrit par : catmano | 29 septembre 2007

Quant à la mixité, je rappelle que c'était au départ une hypothèse de Yann, qui doit savoir ce que ça fait, des hormones mâles indisciplinées.

Ecrit par : brighelli | 29 septembre 2007

Hop,hop,hop !
Correction.
Je plaide aussi pour la mixité, même si nous, les garçons, sommes majoritairement des crétins jusqu'à pas d'âge.
On va pas revenir au temps des cavernes, tout de même !

Ecrit par : yann | 29 septembre 2007

"encore un petit effort et nous serons à même d'accueillir deux fournées de 50 mômes par journée de travail comme dans les pays au budget "Ed Nat" raisonnable."
Ecrit par : catmano | 29 septembre 2007

Et avec un petit effort supplémentaire, il suffira même d'un seul instit pour 120 mômes, chargé de coordonner quelques "emploi-machin-chouette" auxquels seront confiés lesdits mômes dispatchés en de multiples groupes. Po chir, comme dirait Toto !

Merci la Charte pour l'école du XXIème siècle !
Merci la LOLF !

Ecrit par : Un hussard | 29 septembre 2007

qu'en est-il de cette loi qui disait que les associations ne devaient pas proposer le même type d'activités qu'un "privé" pour moins cher grâce à leur subventionnement et que celui-ci pouvait porter plainte pour concurrence déloyale ?

demande Catmano

Comme pour la plupart des lois, tout le monde s'en fout, ou l'ignore !
Les associations sportives dépendant de fédérations sont protégées, puisque toute fédé qui se respecte sort les griffes si un "privé" veut enseigner leur sport.
Essayez donc de monter un club de judo privé, hors fédé, vous aurez tous les juristes de la fédé sur le dos comme des tiques, et ça vous passera l'envie de porter plainte à cause des subventions !
Pour les sports, ou activités physiques non fédérales (type yoga, aérobic, gym d'entretien), en général ça se passe au sein de MJC ou structures de ce type, et le club de gym privé d'à côté cherche rarement des poux à une structure municipale.
D'autant qu'il est difficile d'attaquer juridiquement puisque la subvention ne va pas qu'à l'activité "partagée".

Ecrit par : yann | 29 septembre 2007

En fait, ça sera comme dans le métro, il y a quelques années, avec les petits vendeurs à la sauvette :

"les trrrois ananas pourrr dix frrrancs, les trrrois ananas pourrr dix frrrancs !"

Ecrit par : Un hussard | 29 septembre 2007

Tout à fait d'accord avec Catmano (comme d'hab). Les propos de parents cités par cet article de Libé tendent d'ailleurs à confirmer son pressentiment : http://www.liberation.fr/actualite/societe/281388.FR.php

J'aime particulièrement l'intervention de la maman d'Autilde :
"Véronique, la maman d’Autilde, est 100% pour. «C’est mieux pour aller voir les concerts le vendredi soir. Il n’y a pas que la grammaire», lance-t-elle. «Je l’ai déjà emmené voir Patty Smith et Iggy Pop», raconte la maman au look bohème, avec béret sur la tête et manteau vert militaire. Passée par un lycée autogéré et allergique à une l’école qu’elle juge «non épanouissante», elle a déscolarisé ses deux autres enfants, préférant «l’éducation à la maison». «En restant trop à l’école, ils vont tous vouloir devenir prof sinon !» "
Cette sombre andouille emmène donc sa fille de 7 ans à des concerts de rock. J'ai rien contre les concerts de rock, j'en ai fait un bon nombre et j'aime particulièrement Patti Smith et Iggy Pop dont je possède un certain nombre d'albums. Mais jamais je n'emmènerais mon mioche de 7 ans dans une salle pleine à craquer, qui pue la fumée (et pas que de cigarettes) et la vieille bière éventée, et où certains abrutis prennent un malin plaisir à vous sauter sur la tronche depuis la scène au moment où vous vous y attendez le moins. Sans parler des décibels (il m'est arrivé de rester à moitié sourde pendant plusieurs heures après certains concerts).

Ecrit par : Kap | 29 septembre 2007

Bientôt, il faudra un permis pour posséder un molosse.

Et toujours pas de permis pour faire des enfants .....

Ecrit par : yann | 29 septembre 2007

Je ne vois vraiment pas l'intérêt de supprimer la mixité! Flemme d'argumenter mais je suis à fond pour la mixité.

Ecrit par : dobolino | 29 septembre 2007

Prof d'EPS (ou pour filer la métaphore de JPB: "vidangeur de trop plein hormonal") en collège, je rejoins l'avis de Dobolino.
Certes, la mixité en EPS n'est pas sans poser pratiquement et théoriquement de nombreux problèmes. S'il n'y avait que ceux-là...!
Mais d'un autre côté et à l'épreuve du temps (dans mon collège la mixité en EPS ne date que du début des années 80) cette mixité a certainement contribué à transformer nombre d'idées reçues. Il faut savoir que les filles n'ont rien à envier aux garçons dans des sports comme la gymnastique, la danse, la natation, le tennis de table, le badminton.
Elle a aussi contribué à désexualiser les apprentissages sportifs. Je donne un exemple vécu: j'enseigne en ce début d'année à mes sixièmes du conservatoire (4 garçons noyés au mileu de 26 musiciennes et danseuses) le jeu populaire de football. Un enseignement qui vise non seulement à équiper les élèves de techniques et d'habiletés spécifiques mais surtout à développer leurs facultés à lire et à décoder des situations de jeu à mesure qu'elles surgissent pour leur donner des réponses adéquates. Vu sous cet angle il n'y a aucune raison de ne pas soumettre ces demoiselles à cet apprentissage.
Cet enseignement a été rendu possible (il y a 20- 30 ans il était inconcevable) parce que finalement ce "sport de garçons" a été peu à peu désexualisé, démythifié. D'un autre côté il m'est devenu bien plus facile d'enseigner la "gymnastique sportive et artistique" à des garçons notamment dans le domaine esthétique et chorégraphique à partir du moment où les filles possèdent quasi naturellement (?) la faculté et l'art de mentir et d'illusionner.
Maintenant est-ce que cette désexualisation partielle des activités humaines à quoi aboutit leur enseignement et leur pratique commune est une bonne chose? Voilà la question que je me pose. Car je tends à penser que la division sexuelle n'étant pas simple anecdote mais un effet de langage et de culture au principe de notre subjectivité n'est-ce pas par le biais des pratiques et des rituels sociaux qu'elle s'élabore et s'inscrit dans notre être?
Un fait d'observation ethnographique: en début de cours le prof d'EPS réunit ses élèves pour faire l'appel, donner les consignes etc...Jusqu'à ces dernières années les filles s'asseyaient au hasard parmi les garçons (ou l'inverse). Désormais et systématiquement les deux groupes sont séparés de plusieurs mètres. Le groupe des garçons se tient systématiquement et dans toutes les classes à la droite et celui des filles à la gauche du professeur.

Ecrit par : buntovchik | 29 septembre 2007

Ce n'est pas du tout un "réflexe pavlovien", Loki (vous en voilà à faire du Appy en permanence, maintenant! ).
Note: "faire du Appy": "déverser un torrent d'insultes sur le premier qui ose exprimer une divergence d'opinion".
Vous non plus, vous ne répondez pas aux posts. Avez-vous ouvert un livre récent de français de collège (peu importe la classe)?
Si ce n'est pas le cas, je vous invite à le faire toutes affaires cessantes. Vous y découvrirez in situ ce qu'est devenu l'enseignement du français, et cela m'étonnerait fort que vous n'en soyez pas aussitôt scandalisé.
Alors certes, certains estiment que je rabâche. C'est leur droit. Mais qu'est-ce qui les empêche, après tout, de zapper sur mes posts? Chacun, ici, va à ce qui l'intéresse.
Pour moi, je continuerai à dénoncer la "séquence didactique" jusqu'à ce que nous en ayons obtenu la peau (j'attends de Xavier Darcos qu'il annonce très officiellement qu'elle n'est plus la seule méthode possible, mais pour l'instant, je ne vois rien venir). On pourrait songer à écrire un livre, afin d'étayer une argumentation qui n'a pas la place, sur un blog, pour se développer. Pourquoi pas? Mais serait-ce bien utile, puisque cela ne nous apprendrait jamais ce que nous savons déjà: que les élèves qui sortent de quatre ans de "séquences" au collège ne savent RIEN en français. Et puis la "séquence" n'est pas amendable: elle a été inventée par le milieu "pédago" comme arme de guerre contre l'enseignement traditionnel fondé sur la transmission de "programmes". Elle a été efficace au-delà de toute espérance et les professeurs de seconde peuvent prendre toute la mesure de cette redoutable efficacité! Une des conditions du redressement de l'enseignement dans les collèges, c'est donc ( selon moi mais j'imagine ne pas être le seul à le penser), l'interdiction pure et simple de la "séquence".

Quant à la malheureuse collègue signalée par buntovchik, ce serait parfaitement infect, évidemment, de la juger et de la rendre responsable de ce qui lui arrive. Ce n'est pas de sa faute si elle a été mal préparée à ce métier par l'IUFM, aussi bien sur le plan pédagogique (on l'a formée à une méthode idiote) que sur celui des règles de base qui doivent régir les rapports entre enfants et adultes. Je suis entièrement d'accord avec vous, FGuichard. ce qui est honteux, c'est de lâcher quelqu'un sur le terrain après l'avoir bourré d'idées fausses.
Honteux aussi le fait que , comme vous le dites, l'institution n' ait pas le souci prioritaire de créer les conditions du bon déroulement de la classe en édictant des règles de conduite très précises. On avait oublié, depuis quelques lustres, ce mot de La Bruyère selon lequel "l'enfant cherche par nature le point faible de son éducateur". On recommence à s'en souvenir, fort heureusement, par-ci par-là ,et déjà des collèges mettent en place un système de permis à points qui fait que la loi redevient une norme à laquelle tous doivent se référer. On attend un tour de vis supplémentaire de la part du ministre, afin que la fermeté redevienne ce qui est normal partout, au lieu d'être encore l'exception.
Quand vous dites qu'il vaut mieux "être méthodique avec ce genre de classe", je vous suis tout à fait et c'est pour cela que je m'en prenais à la "séquence" (pardon, Loki, à moins que n'ayez, suivant mon conseil, zappé mon post!). Je dirai même qu'il faut être archi-directif, et je crois qu'il faut l'être avec toutes les classes, de façon à bien faire sentir que l'on sait où l'on va, que l'on transmet des connaissances que l'on juge indispensables, et que l'on n'en démordra pas.
L'ennui, avec les "objectifs" de la ""s... " (non décidément, ma gorge se noue!), c'est qu'ils ne correspondent pas vraiment ni à ce qui intéresserait les élèves ni à ce qui leur serait utile. Par exemple, dans un livre de 6ème, je lis: "Objectif de la "s..." 1: communiquer". Mais qu'est-ce qu'ils s'en contrefichent, et à bon droit ("jure"!), les bambins de 6ème, des paramètres de la "communication"! Plus loin, je lis: "Objectif de la "s..." 9: redécouvrir un genre littéraire". Non, mais attendez, quel intérêt? en 6ème! Un peu avant: "Objectif de la "s...": découvrir des références toujours vivantes." Je trouve ce formalisme insupportable. Par contre , on ne trouvera jamais de "s..." intitulée "Connaître la nature grammaticale des mots", ce qui pourtant serait utile aux élèves. Trop ringard au yeux des didacticiens!
Ce qui est utile, vous avez raison, c'est que les élèves sachent avec précision ce qu'ils doivent retenir des cours. Je doute qu'avec la méthode en question ce soit possible. Jetez un coup d'oeil, à l'occasion, sur les manuels actuels de français de collège, et me dites ce que vous en pensez "aut bono, aut mauvaiso"!

Ecrit par : Jean | 29 septembre 2007

"Cétait une pique..", écrit JPB.
- Ouf!

Ecrit par : Jean | 29 septembre 2007

A propos des rythmes scolaires : beaucoup des mesures d'aménagement du temps scolaire ont été prises, non en pensant à l'enfant mais à la vie économique du pays. Même le rythme 7 semaines de classe, deux semaines de vacances appliqué en théorie, n'est qu'un leurre puisqu'il doit se ranger aux dures réalités des vacances de février à trois zones pour bien remplir les stations de ski (quel est le pourcentage de la population qui part en vacances au ski ?)
La suppression du samedi matin n'aurait pas de mauvais effets si les parents étaient suffisamment responsables pour ne pas casser le rythme de sommeil de leurs enfants...
C'est surement une équation impossible à résoudre que d'harmoniser les rythmes de vie d'un enfant et ceux d'une société "moderne" et urbaine.

Ecrit par : lucile | 29 septembre 2007

L'argument donné par Darcos pour supprimer 3 heures de cours (les petits Français ont beaucoup plus d'heures dans l'année que les élèves d'autres pays) me semble pour le moins spécieux. Si toutes ces heures de cours étaient effectivement consacrées à des cours, il pourrait être recevable. mais combien de sorties, aux meilleures heures de la matinée, combien d'activités-bidon, combien d'heures consacrées au tri sélectif (la nouvelle tarte à la crème par ces temps de Grenelle de l'environnement) de code de la route, j'en passe, et sans doute de pires. J'ai cette année en charge des élèves de 5ème, intelligents, vifs, germanistes et, pour nombre d'entre eux, latinistes. Eh bien, beaucoup sont incapables de distinguer un nom d'un verbe ou d'un adjectif, ne savent pas conjuguer aux temps simples de l'indicatif,n'ont semble-t-il jamais entendu parler d'un attribut du sujet, et ont un vocabulaire très limité, avec, en plus, d'incroyables confusion sur le sens des mots.
Les premières séances de l'année ont été consacrées à l'apprentissage des conditions d'un travail efficace : silence, attention, et au "flicage" du travail, pas fait ou mal fait. Depuis, nous travaillons, avec des cours clairement identifiés, grammaire, vocabulaire etc. Ils m'ont soutenu mordicus que l'an passé ils n'avaient fait ni grammaire, ni orthographe, ce qui, en réalité, est faux, car je sais ce qu'a fait ma collègue. mais elle a respecté les sacro-saintes séquences, et les gamins n'ont jamais eu conscience de travailler la langue. Ils "n'ont fait que des textes".
Alors, nous reprenons tout à la base, il me faudrait 10 heures et non 4,5, mais, si modestes soient mes ambitions, je crois qu'ils mettent enfin un peu d'ordre dans la mélasse qui leur emplissait la tête. Et puis, quel que soit le contenu du cours, nous faisons du vocabulaire, des rappels étymologiques, cherchons des mots de la famille, je saisis toutes les occasions de leur parler d'œuvres littéraires, d'histoire, bref, de nourrir un peu leur curiosité.
Mais, pour en revenir à cette suppression de 3 heures au primaire, si c'est pour que les gamins déambulent dans les supermarchés pendant des plombes, ou soient enfournés le vendredi soir, jusqu'au dimanche soir dans la bagnole (j'ai autrefois connu des parents qui déversaient leurs lardons épuisés le lundi matin devant la porte de l'école!), je ne vois pas quel bénéfice nous en tirerons.
Heureusement que je vais partir en retraite! On est parfois content de vieillir!

Ecrit par : mouron rouge | 29 septembre 2007

Eh oui, Lucile, on en revient à un problème d'éducation... Et à se prendre à adhérer pour moitié au message de yann, qui se voulait sans doute "au second degré"...

"Et toujours pas de permis pour faire des enfants ....."

Ecrit par : yann | 29 septembre 2007

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 septembre 2007

Allez Pendariès vient sous son masque grolandais, varions les plaisirs: SANTE!


http://www.dailymotion.com/relevance/search/pr%C3%A9sentatrice+vomit/video/x320fq_une-presentatrice-tele-vomit-en-ple_fun

Ecrit par : Pendariès | 29 septembre 2007

"Si toutes ces heures de cours étaient effectivement consacrées à des cours…"

déplore Mouron rouge…

C'est justement à cet espoir que je ml'accroche — tant pis pour ceux qui croient que je suis un inconditionnel du ministère : il faut réécrire les programmes de façonb à ce que plus une heure ne soit perdue. Et je crois même qu'en bâtissant des progressions intelligentes, on pourra dégager encore quelques heures pour permettre à ces petits de s'épanouir dans des activités extra-scolaires. Toute la question est celle de la refondation des programmes — et de la pédagogie. Que de temps perdu en bavardages, en quête du sens, en appropriations diverses et découvertes de règles écrites depuis des siècles… Imaginez un seul instant une école où pas un instant ne serait perdu — mais elle pourrait offrir des plages de temps libre sans commune mesure avec ce que nous avons aujourd'hui. C'est cela que nous nous efforçons d'imaginer, et qui pourrait bien prendre encore un peu de temps.
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 septembre 2007

Il reste quand même à se mettre absolument d'accord sur ce que l'on considère comme "perte de temps", ce qui proment de ne pas être une mince affaire! Les points de vue me paraissent notamment diverger sur la place des disciplines artistiques. Mais également sur la place à donner à une pratique exclusivement "magistrale", ou qui peut être parfois un peu plus interactive. Et sur la place des intervenants, (disciplines artistiques, ou EPS). Et j'en oublie évidemment, et je ne parle que du "premier degré".
Ceci étant dit, et pour revenir sur le nouveau "référentiel de compétences", je partage, en partie au moins, l'avis de Pedro.

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 septembre 2007

Eh oui, Lucile, on en revient à un problème d'éducation... Et à se prendre à adhérer pour moitié au message de yann, qui se voulait sans doute "au second degré"...
Ecrit par : Christophe Sibille | 29 septembre 2007

Je suis bien d'accord avec vous, Christophe, les problèmes de l'école ne se réduisent pas à la question des méthodes, mais il me semble juste que les enseignants s'occupent de celle-ci, parce que c'est de leur ressort. Et par des méthodes structurées, progressives, par une vie de classe où les enseignants valorisent l'effort, la persévérance, le respect de la personne (y compris celle de l'adulte, surtout celle de l'adulte), il y aurait certainement déjà des changements.
Mais je suis peut-être trop optimiste.
Depuis que l'école a de grandes ambitions pour "éduquer" les jeunes... au vivre ensemble, à l'environnement, à la défense (je viens de découvrir ça), il ne me semble pas que les enfants se portent mieux et que les établissements scolaires soient devenus des lieux paradisiaques !

Ecrit par : lucile | 29 septembre 2007

"Imaginez un seul instant une école où pas un instant ne serait perdu"

Pendant que la maître transmettait ses connaissances de façon frontale, quel plaisir de rêvasser en regardant par la fenêtre tomber la neige ! Sa voix devenait un doux murmure... qui soudain nous ramenait à la dure réalité : "Et nous en étions où Melle... ?"

Ecrit par : lucile | 29 septembre 2007

Excellent, Lucile!
Par ailleurs, pour en revenir à votre message précédent, (et c'est là où je peux difficilement être taxé de "pédagogiste", bien qu'enseignant dans un IUFM), je maintiens que, si le défaut d'éducation n'était pas souvent aussi criant, l'école n'aurait pas à le pallier, et pourrait revenir à sa première mission: instruire. Avec, comme le rappelait justement "serpent à plumes", beaucoup de méthodes possibles.

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 septembre 2007

Merci, Guy Morel, d'apporter de l'eau à mon moulin.

Comme vous venez de le démontrer, disserter sur des références théoriques est sans fin et nous détourne de notre objectif commun : redresser en toute urgence une école primaire sinistrée.

Je note au passage que pendant ce temps, sauf erreur, personne n'a réagi au post concernant l'incident dont a été victime Françoise Candelier, alors que cet incident est, à plus d'un titre, édifiant !
Ecrit par : Un hussard | 29 septembre 2007

Bon, deux choses :
1- si vous lancez un fil sur Jacotot, il ne faut pas ensuite me dire, parce que je rectifie des inexactitudes, que je me jette dans un débat sans fin sur les références théoriques et donner des leçons de pragmatisme.
2- et il ne faut pas ensuite, dans l'élan pragmatique sans doute, laisser croire que l'incident "Heil SLECC" qui remonte à la rentrée 2006 n'a ému personne à ce jour parce que ces "billes" du GRIP se perdraient en débat théoriques. Si vous en avez l'occasion, vous vous informerez auprès de Françoise Candelier de la réaction et de la riposte qui fut, au moment des faits, celle du secrétaire du GRIP que je suis.
Et, temps que j'y suis, je vous informe que j'ai prié Meirieu, assez fermement, lors de notre dernière rencontre, de dire à Grandserre ( on se souvient que cet individu avait rapproché Marc Le Bris d'Eichmann) de s'abstenir d'agiter le spectre d'Auschwitz dans les débats avec nous.
Je veux bien que l'on dise, au nom du pragmatisme, n'importe quoi sur Jacotot et Buisson : après tout, ce n'est pas la première fois que le pragmatisme est allégué comme alibi de l'insouciance théorique et cela n'emêche pas le Loir de couler devant chez moi ; j'admets moins facilement que l'on arrive en donneur de leçon plus d'un an après la bagarre et en plus en laissant penser que le camp de l'offensée est resté sans réaction.
Bien cordialement quand même.
Guy Morel

Ecrit par : guy morel | 29 septembre 2007

"... je maintiens que, si le défaut d'éducation n'était pas souvent aussi criant, l'école n'aurait pas à le pallier, et pourrait revenir à sa première mission: instruire."

En certains lieux peut-être, je ne suis pas sur le terrain pour en témoigner mais d'autres ont déjà fait part d'expériences sur ce blog. Mais il me semble que dans beaucoup de cas, les enfants retireraient tout bénéfice d'une école qui recommencerait à instruire.
M. Brighelli l'a écrit plus haut :
"En Primaire comme en Secondaire, qui ne voit que la culture la plus ordinaire fournit les cadres de la citoyenneté ? Qu’un usage immodéré de La Fontaine en apprend bien plus sur la morale qu’un cours sur les modes d’élection des conseillers municipaux ?"

Ecrit par : lucile | 29 septembre 2007

Et, temps que j'y suis, je vous informe...
Guy Morel
Ecrit par : guy morel | 29 septembre 2007
Pardon : "pendant que j'y suis"
GM

Ecrit par : guy morel | 29 septembre 2007

Pendariès, la poésie, toujours la poésie !

Christophe, on va dire 1er degré et demi, et on n'en parle plus ...

Ecrit par : yann | 29 septembre 2007

Mais n'avez-vous point ri, Yann? Ha si tous le corps enseignant était aussi pro que la donzelle de la télé: "whououou"!

Je vous promets que je ne suis point hémétophile (attention aux coeurs fragiles) et qu'il est possible d'avoir une âme et de rire à ce qui est... un peu lourd à l'estomac. MERDRE, alors.

Qu'il est difficile de contenter tout le monde.

Détendez-vous ici les bloggers, pensez un peu à ce qui peut être accompli en commun, malgré les différences, n'excommuniez pas votre cousin ou votre cousine, - et dites-vous que ce qui compte est ce qui se passe dans nos salles.

La récompense que je n'attends pas vient quelques fois d'élèves en difficulté que l'on retrouve plus tard, dans une autre classe ou dans la vie, et qui sont devenus un peu plus mûrs, un peu plus homme et un peu plus femme. Car nous avons fait ce que nous avons pu pour améliorer leur style, leur orthographe et leur culture, mais après: chacun est responsable de son existence (et il faut arrêter de mettre sur le dos de ce qui n'a pu être réalisé dans notre passé ce que nous pouvons faire aujourd'hui ou demain).

Donnons, et qu'ils prennent (à leur convenance, mais donnons le meilleur de nous). A moins qu'il faille un flingue, pour certains ici, sur la tempe de nos têtes blondes, brunes, rousses, ou chauves (je dis cela parce qu'il y a un chauve dans mon LP) pour obliger la foule à devenir moins bête - et à ce moment-là, ce sera nous les dieux de la Bêtise. Une solution, ceci de Flaubert dans sa correspondance (littérature supérieuse selon moi à ses romans): "Ce qui va occuper le premier plan, pendant peut-être deux ou trois siècles, est à faire vomir un homme de goût. Il est temps de disparaître" (1874).

Alors, des suicides massifs se profilent-ils parmi quelques-uns ici? C'est une issue au cours détesté du monde. Ou alors se plonger dans ce remède aux illusions que sont les pré-socratiques, Schopenhauer, et mon cher Max Rouquette.

Ecrit par : Pendariès | 29 septembre 2007

si touT le corps enseignant

un peu plus homme OU un peu plus femme (au choix).

Ecrit par : Pendariès | 29 septembre 2007

Il n'y a aucun contre-poison à la Bêtise - elle fait partie de ce que nous sommes tous. Elle nous qualifie: agrégés, ministres, certifiés, véto, parents, d'élèves, écrivains, retraités, prof à la fac, formateurs, inspecteur, proviseur, recteur, cyniques du blog, etc. etc.

Ecrit par : Pendariès | 29 septembre 2007

"Une pratique exclusivement "magistrale," ou qui peut être parfois un peu plus interactive", écrit C.Sibille.

Franchement, j'aimerais bien qu'on me montre un seul professeur de collège enseignant selon une "pratique exclusivement frontale", un seul cours qui n'ait pas été une succession de moments où le maître explique (qualifier ces moments du terme péjoratif de "frontaux", c'est déjà en déformer l'esprit, et c'est ce que font les "pédagos" par haine de la "transmission des connaissances") et en moments où les élèves répondent à une question posée par lui pour vérifier qu'ils suivent et que le contenu "passe".
Et même, en remontant à mes propres années de collège et de lycée, il y a quelques décennies, je garde le souvenir que nous étions toujours associés par nos professeurs, par des questions qu'ils posaient tout en donnant leurs explications, au déroulement du cours. Pas une seule fois je n'ai eu l'impression qu'on nous prenait pour des "entonnoirs dans lesquels on enfournait les connaissances". C'est pour cela que la distinction que fait C.Sibille me paraît ne correspondre à rien dans la réalité et être artificielle.
Les cours véritablement "magistraux"(en tous les sens du mot, d'ailleurs), je ne les ai connus qu'en classe préparatoire et en fac, c'est-à-dire dès qu'il y a eu un programme pharaonique à s'infuser dans un délai extrêmement serré, sous la pression des examens et des concours. Mais comment pouvait-il en être autrement? Et puis cela ne nous faisait pas hurler au scandale.

Ecrit par : Jean | 29 septembre 2007

Hep, Pendariès, pourquoi mettez-vous les "agrégés" en premier? (je blague)
Vous ne m'avez toujours pas dit si on pouvait encore se baigner dans le Gardon sous le pont métallique d'Anduze, où cela fait des lustres (beaucoup de lustres...) que je ne suis pas repassé.

Ecrit par : Jean | 29 septembre 2007

Hep, Pendariès, pourquoi mettez-vous les "agrégés" en premier? (je blague)
Vous ne m'avez toujours pas dit si on pouvait encore se baigner dans le Gardon sous le pont métallique d'Anduze, où cela fait des lustres (beaucoup de lustres...) que je ne suis pas repassé.

Ecrit par : Jean | 29 septembre 2007

OUPS! Pour le Gardon d'Anduze, il est encore possible de se baigner sous le mont pétallique de la cité cévenole; mais, las!, nos belles rivières gardoises sont en train de disparaître, d'un été l'autre, leur niveau baisse, au moins pire, et il n'y a à certains endroits que les pierres blanchies dans la désolation de la lumière.

Je déteste les temps écologiques qui s'annoncent.

Ecrit par : Pendariès | 29 septembre 2007

émétophile, Pendariès, émétique émétisant, mais hématémèse!

Ecrit par : dobolino | 29 septembre 2007

Et la marque de l'inondation du siècle (1956?) sur la façade du temple protestant? Toujours visible?

Ecrit par : Jean | 29 septembre 2007

Oh là, tout doux, frère Morel ! Que vous êtes prompt à prendre la mouche !

D'où tenez-vous que j'aie sorti un fil sur Jacotot ? Pour ce qui concerne Buisson, j'en ai seulement cité un extrait parmi d'autres, lu sur le site de Michel Delord. Vous en faites un casus belli, sans prendre en compte l'esprit de mon post, qui lui n'avait rien de belliqueux, bien au contraire.

Quant à Françoise Candelier, alors là, je ne comprends rien à votre réaction. L'incident n'est pas récent, je sais, merci. Le GRIP a bien évidemment réagi, je sais, merci.

Mais si Anne-Marie Valette y a fait allusion sur ce fil, c'est en rapport avec les pressions dénoncées par ceux qui sont au front. Ma remarque s'adressait aux Detritus et pinailleurs de tous bords qui jouent la mouche du coche sur ce blog, pendant que certains se font canarder par les khmers et leurs kapos. Loin de moi l'idée de vous mettre dans le lot, à moins bien sûr que vous n'y teniez expressément !

Cordialement !

Ecrit par : Un hussard | 29 septembre 2007

C'est pour cela que je ne le trouvais pas l'adjectif dans le dictionnaire; c'est la chiquenaude d'On purge bébé de Feydeau. Monsieur Follavoine agacé de ne point voir les îles Zébrides dans son Larousse, je suppose, Larousse, ou Littré... hé hé hé...

Ecrit par : Pendariès | 29 septembre 2007

Et la marque de l'inondation du siècle (1956?) sur la façade du temple protestant? Toujours visible?

Ecrit par : Jean | 29 septembre 2007

Ils ont tout repeint, même la célébrissime "bite" (pardon mesdames) ayant fait les beaux jours des malicieux et des rieuses et de rieurs... Tout va à vau-l'eau, mon cher...

Ecrit par : Pendariès | 29 septembre 2007

Merci ma'âme Dobolino, je ne fauterai plus qu'aux pieds de vos genoux...

Ecrit par : Pendariès | 29 septembre 2007

Mon zavis sur la mixité:

De toute façon ce sera le bordel tant qu'on bossera comme on bosse en ce moment.
Ce n'est pas La Priorité.
:)

Message subliminal:
"Lire avec L&L;" ou lire avec "Alpha" ou équivalent BIEN FAIT
Libérez Marie-Jeanne
Enfermez Eveline

Ecrit par : toto | 29 septembre 2007

Merci ma'âme Dobolino, je ne fauterai plus qu'aux pieds de vos genoux...

Ecrit par : Pendariès | 29 septembre 2007
Traitez-moi de cul-de-jatte tant que vous y êtes! Il y a quelques beaux décimètres entre mes genoux et mes pieds...

Ecrit par : dobolino | 29 septembre 2007

Oh là, tout doux, frère Morel ! Que vous êtes prompt à prendre la mouche !

D'où tenez-vous que j'aie sorti un fil sur Jacotot ? Pour ce qui concerne Buisson, j'en ai seulement cité un extrait parmi d'autres, lu sur le site de Michel Delord. Vous en faites un casus belli, sans prendre en compte l'esprit de mon post, qui lui n'avait rien de belliqueux, bien au contraire.

Quant à Françoise Candelier, alors là, je ne comprends rien à votre réaction. L'incident n'est pas récent, je sais, merci. Le GRIP a bien évidemment réagi, je sais, merci.

Mais si Anne-Marie Valette y a fait allusion sur ce fil, c'est en rapport avec les pressions dénoncées par ceux qui sont au front. Ma remarque s'adressait aux Detritus et pinailleurs de tous bords qui jouent la mouche du coche sur ce blog, pendant que certains se font canarder par les khmers et leurs kapos. Loin de moi l'idée de vous mettre dans le lot, à moins bien sûr que vous n'y teniez expressément !

Cordialement !
Ecrit par : Un hussard | 29 septembre 2007

J'avais donc mal compris. Vous m'en voyez désolé.
Cordialement,
GM

Ecrit par : guy morel | 29 septembre 2007

J'ai oublié, mouron rouge, de vous remercier pour votre post, qui dit très bien les choses, y compris à propos de la suppression des cours du samedi.

Ecrit par : Jean | 29 septembre 2007

"il faut réécrire les programmes de façon à ce que plus une heure ne soit perdue. Et je crois même qu'en bâtissant des progressions intelligentes, on pourra dégager encore quelques heures pour permettre à ces petits de s'épanouir dans des activités extra-scolaires." dit JPB.
Le seul problème étant que si l'on veut vraiment que tous retiennent le contenu des progressions intelligentes, il faut aussi admettre que, pour certains, cela prend du temps, beaucoup de temps. Et du temps "suivi", sans coupure trop longue. A cet âge-là, les vieux souvenirs, ça date d'hier, pas d'avant-avant-hier.

Ecrit par : catmano | 29 septembre 2007

" On a confié à des profs de fac et des IG la réforme des programmes de Collège et de lycée. "

On peut savoir qui, à part Pedro Cordoba ? (effectivement, s'il n'y a que des gens comme lui, ça nous changera d'Alain Viala et Christian Forestier...)

Si on savait qui à l'avance, on sera moins déçu...

Ecrit par : Jérémy | 29 septembre 2007

"Franchement, j'aimerais bien qu'on me montre un seul professeur de collège enseignant selon une "pratique exclusivement frontale", un seul cours qui n'ait pas été une succession de moments où le maître explique (qualifier ces moments du terme péjoratif de "frontaux", c'est déjà en déformer l'esprit, et c'est ce que font les "pédagos" par haine de la "transmission des connaissances") et en moments où les élèves répondent à une question posée par lui pour vérifier qu'ils suivent et que le contenu "passe".
Et même, en remontant à mes propres années de collège et de lycée, il y a quelques décennies, je garde le souvenir que nous étions toujours associés par nos professeurs, par des questions qu'ils posaient tout en donnant leurs explications, au déroulement du cours. Pas une seule fois je n'ai eu l'impression qu'on nous prenait pour des "entonnoirs dans lesquels on enfournait les connaissances". C'est pour cela que la distinction que fait C.Sibille me paraît ne correspondre à rien dans la réalité et être artificielle.
Les cours véritablement "magistraux"(en tous les sens du mot, d'ailleurs), je ne les ai connus qu'en classe préparatoire et en fac, c'est-à-dire dès qu'il y a eu un programme pharaonique à s'infuser dans un délai extrêmement serré, sous la pression des examens et des concours. Mais comment pouvait-il en être autrement? Et puis cela ne nous faisait pas hurler au scandale."

Ecrit par : Jean | 29 septembre 2007

Hé bien, Jean, je prends acte, et avec plaisir, encore! Il m'avait semblé entendre défendre mordicus la "pratique magistrale" en ces lieux! Voilà une mise au point utile. Mais vous remarquerez que je n'ai pas employé l'adjectif: "frontal", (que je n'emploie pas plus sur mon lieu de travail, pas plus "qu'apprenant" ou"métacognition". Ah, si, celui-là, je l'aime bien, mais "à la yann"... Avec pas mal d'ironie! :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 septembre 2007

Amusant, le nombre de représentations fantasmatiques qui traînent, non ?
Charmeux et l'épouvantail du maître d'école
Son fidèle Laurent Carle et son épouvantail de la dictée
Jean ( ! ) et l'épouvantail de la séquence
Les uns avec l'image terrifiante de l'élève-entonnoir
Les autres avec l'image affolante du bordel organisé
Les uns avec JPB en père Fouettard en vrai, adepte du bonnet d'âne pour ses cancres
Les autres avec des zorros au moins héroïnomanes, à eux la neige, à défaut d'héroïsme

En attendant que tout un chacun fasse le ménage dans ses petits monstres personnels, les élèves ont toujours moins d'heures de cours de français et de mathématiques et tout le monde semble vouloir l'ignorer héroïquement - et allons-y, refondons des programmes, et oublions que les élèves de lycée entrent en seconde avec autant d'heures de français que leurs aînés d'avant 68 quand ils accédaient au collège.

Ecrit par : Milady | 29 septembre 2007

"JPB en père Fouettard en vrai"
dit Milady…
Etes-vous si sûre que ça que c'est un fantasme ?
Pas le vôtre, en tout cas…

Ecrit par : Abraxas | 29 septembre 2007

Cadichon, à part martyriser les moustiques, que savez-vous faire ? Vous êtes épuisante, à sans cesse poildecuter, circumbilivaginer, aller chercher l'amibe dans la tête de la paramécie... Pendant ce temps, bien à l'aise, rétabli dans son prestige par un ministre irresponsable ou inconscient, Gaby Cohn-Bendit poursuit son travail de nuisance, trop content de nous voir, de vous voir, vous empailler pour des broutilles dont on n'a rien à battre, c'est clair. La lecture de ce bloug devient décourageante, par la faute de personnes comme vous ou comme Jean, des sectaires dogmatiques idéologiquement bornés, et au final aussi dangereux que Meirieu-Charmeux-Frakowiack. Que faudra-t-il vous dire pour que vous consentiez ENFIN, pour le grand soulagement de tous, à la mettre en veilleuse ?
Ecrit par : Tiger Lilith | 29 septembre 2007

Pas d'accord, mais pas d'accord du tout pour envoyer Cadichon aux pelotes comme vous le faites. Je lis avec beaucoup d'intérêt ce qu'elle écrit sur l'école aux USA.
GM

Ecrit par : guy morel | 29 septembre 2007

vous navez rien dit sur les langues vivantes... je suis deçue...;-)

Ecrit par : sharlotte | 29 septembre 2007

C'est pas mignon, ça?
http://www.taha.fr/blog/images/campagne/Sarko_chevre.jpg

Ecrit par : dobolino | 29 septembre 2007

Pas d'accord, mais pas d'accord du tout pour envoyer Cadichon aux pelotes comme vous le faites. Je lis avec beaucoup d'intérêt ce qu'elle écrit sur l'école aux USA.
GM

Sauf que ce qu'elle dit de l'école aux USA relève du fantasme et de la propagande. D'ailleurs, je n'écarte pas le fait que Cadicon ne soit pas elle-même victime de cette propagande...

Ecrit par : LOki | 29 septembre 2007

vous navez rien dit sur les langues vivantes... je suis deçue...;-)

Ecrit par : sharlotte

Non, on s'en fout des langues vivantes ici. C'est un repère de profs de français mal léchés, pestant contre toujours les mêmes choses...

Ecrit par : Hel | 29 septembre 2007

"D'ailleurs, je n'écarte pas le fait que Cadicon ne soit pas elle-même victime de cette propagande..."

Zavez fait une faute de frappe, Loki.

Ecrit par : Kap | 29 septembre 2007

Mais non, c'est un lapsi!

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 septembre 2007

""JPB en père Fouettard en vrai"
dit Milady…
Etes-vous si sûre que ça que c'est un fantasme ?
Pas le vôtre, en tout cas…"

Ecrit par : Abraxas | 29 septembre 2007

Vraisemblablement non, Jean-Paul.

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 septembre 2007

Sauf que ce qu'elle dit de l'école aux USA relève du fantasme et de la propagande. D'ailleurs, je n'écarte pas le fait que Cadicon ne soit pas elle-même victime de cette propagande...

Ecrit par : LOki | 29 septembre 2007

C'est vrai qu'on peut se poser des questions quand on a de la famille aux USA. Ou les miens sont vraiment très mal tombés ou Cadichon est intoxiquée ou menteuse comme un arracheur de dents. Parce que franchement, entre mon raté de seize ans français et son cousin de bientôt dix-sept ans américain, il y a un abîme et c'est mon raté qui tient la barre au niveau des Savoirs et, peut-être bien même, des savoir-faire...

Ecrit par : dobolino | 29 septembre 2007

"D'ailleurs, je n'écarte pas le fait que Cadicon ne soit pas elle-même victime de cette propagande..."

Zavez fait une faute de frappe, Loki.

Ecrit par : Kap


Ni faute de frappe, ni 'lapsi', mais bien intentionnel... (ouh le vilain).
Oui, Cadicon fantasme son école libérale tant désirée... Comme le dit Dobolino, il suffit d'avoir une once d'expérience personnelle sur le système éducatif américain pour savoir que ce qu'elle écrit est pur délire.
SAUF si elle a mit ses enfants dans une école privée, genre à 10 000 dollars l'année. Là-bas, les gamins de riches reçoivent une bonne éducation, à peu près équivalente à l'enseignement délivré dans un lycée français moyen.
Mais si c'est d'un établissement public dont elle parle, c'est de la grosse connerie (comme dirait Toto).

Ecrit par : Loki | 29 septembre 2007

Oui, Cadicon fantasme son école libérale tant désirée... Comme le dit Dobolino, il suffit d'avoir une once d'expérience personnelle sur le système éducatif américain pour savoir que ce qu'elle écrit est pur délire.
SAUF si elle a mit ses enfants dans une école privée, genre à 10 000 dollars l'année. Là-bas, les gamins de riches reçoivent une bonne éducation, à peu près équivalente à l'enseignement délivré dans un lycée français moyen.
Mais si c'est d'un établissement public dont elle parle, c'est de la grosse connerie (comme dirait Toto).
Ecrit par : Loki | 29 septembre 2007

Cest ce qu'elle dit de Hirsch et de Gramsci qui me semble intéressant, et des doctrines pédagogiques qui ont eu cours aux USA.
GM

Ecrit par : guy morel | 29 septembre 2007

"D'ailleurs, je n'écarte pas le fait que Cadicon ne soit pas elle-même victime de cette propagande..."

Zavez fait une faute de frappe, Loki.

Ecrit par : Kap

Non non Kap, la connnerie est bien intentionnelle, et vous avez la bonté d' octroyer à l'auteur le bénéfice du doute. Cela fait belle lurette que je zappe systématiquement ses régurgitations saumâtres. Ce soir, je constate que son antilibéralisme atrabilieux illustre toujours une ignorance incurable. Pour s'enferrer ainsi dans un négationnisme aussi calamiteux, il faut, et depuis au moins dix ans, ne pas avoir mis les pieds dans une école publique américaine, et surtout pas dans celles des ghettos de centre-ville que je fréquente assidûment, il faut ne jamais avoir lu une ligne des milliers d'ouvrages, rapports, études de tous ordres qui relatent la mutation passionnante que vit le système scolaire public américain

Quand loki parle de propagande et de fantasmes, c'est sa propre soupe qui lui asphyxie le cerveau

La réalité dépasse de loin l'affliction!

Je remercie donc Guy Morel et Kap car en signalant ses délires ils me donnent l'occasion de mettre les pendules à l'heure d'aujourd'hui, de hic et nunc, quand celle de loki a dû s'arrêter il y a un bail, si tant est qu'elle ait jamais fonctionné correctement.

Loki n'est même pas au courant du prix actuel du privé qui est bien plus près de 20.000 dol...

Mais quand on resté coincé à la station Javel on ne peut que fantasmer ou régurgiter la propagande qu'on prend pour parole d'évangile car cela ne risque pas d'ébranler ses certitudes. C'est la foi du charbonnier qui anime les lecteurs de Meyssioan ceux de Viv' Forrester ou d'Emmanuel Todd...

LOL !!

Ecrit par : Cadichon | 30 septembre 2007

Meyssian, pardon, ceci était pour une fois parfaitement involontaire...

Ecrit par : Cadichon | 30 septembre 2007

Vous voulez parler de Thierry Meyssan, Cadichon? Messiaen est un compositeur français du XXè.

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 septembre 2007

"en remplaçant, ce qui n'est pas compatible à la fois « les pédagogies constructivistes [qui] entrent par la porte de l’affectif et les pédagogies traditionnelles [qui] entrent par la porte du cognitif, sans se soucier de la compréhension." (Cadichon )
Ecrit par : Venot Thierry | 29 septembre 2007

Pas du tout signé Cadichon mais signé Appy ( voir leur site) d'où les guillemets, car jamais je ne pourrais souscrire à l' indigne entreprise de dénigrement qui caricature l'enseignement que j'ai reçu, que je me suis arrangée pour faire donner à mes enfants, et que donnent encore tous ceux ( et ils sont nombreux) dont l' enseignement est "efficace" sans qu'on ait besoin de leur dire comment "instructionniser" ni "expliciter"!!!

Comment respecter quiconque ose prétendre que mes maîtres n'avaient aucun souci de la compréhension, alors qu'il fut au contraire celui de tous les instants et colporte ce ragot minable rien que pour vendre sa salade.



Sur la mixité: des expériences intéressantes sont en cours depuis quelques années dans des établissements difficiles (ghettos des grandes villes) où elle a été supprimée pour certains cours, comme les maths ou la gym... Sans que ces établissement aient eu besoin qu'un ange pervers rescapé de mai 68 leur explique l'autogestion, les élèves furent consultés et les toutes premières expériences furent faites sur la base du volontariat.
les progrès sont encourageants. J'ai dû garder quelque chose là-dessus et vais chercherpour ceux que cela intéresse.


Adversaires de la mixité ("coed is a four-letter word") et pourfendeurs de la "talibanisation" des écoles semblent approuver, cependant, le maintien de la mixité jusqu'au lycée, lequel commence à la troisième.Tant pis pour les 4èmes.
Faut leur donner du bromure.


"'Faut arrêter de prôner un enseignement égalitaire"", c’est évident mais est-ce compatible avec 3 niveaux dans une même classe?

Là il faut choisir entre deux positions mutuellement exclusives: accorder la primauté à la liberté sur l'égalité ou l’inverse : entre ces deux chaises-là, pas de « juste milieu ». l'affirmer est une imposture. c'est ce que j'appelle l'impossibilité d'être à moitié enceinte.
Ce choix implique d’accepter ou de réfuter une idée, courante aux 18 et 19èmes siècles, qui devint théorème à la fin des années 1960, mais qui demeure minoritaire en France, à savoir que l'égalitarisme engendre les inégalités sociales et que qu'un un pays libre ne peut que tendre à faire diminuer au maximum les inégalités naturelles, puisque mˆme la force ne peut les éradiquer. Quoi de plus inégalitaire qu'une démocratie dite "populaire"?


Parmi les innombrables études qui confirment ce qui précède, il faut signaler celle de Jay P. Greene et Greg Forster, particulièrement instructive : « The Teacheability Index : Can Disadvantaged Students Learn ?Manhattan Institute, 2004.) Les nostalgiques du dirigisme collectiviste objecteront que cet institut est une officine favorable à la libre-entreprise, ( une tare indélébile en France) mais son action dément aussi un autre mythe qui a la vie dure en France à savoir que la justice sociale et le souci des plus pauvres est le pré-carré de la Gauche "antilibérale".

Ce n’est donc pas tant l’origine sociale, contrairement à ce que serinent les adeptes de la bourdivinité, mais la qualité de l'enseignement qui a l’effet le plus déterminant sur la réussite scolaire mais elle ne diminue les inégalités que dans le cadre de ce que Condorcet appelait l'élitisme démocratique ou méritocratie. C’est pour cela que la palme revient aux pédagogies traditionnelles, qui n'ont jamais cessé d'être pratiquées, EVIDEMMENT ADAPTÉES A L’EPOQUE ACTUELLE, (affirmer leur archaïsme est une autre imposture),notamment dans les écoles catholiques américaines et dans les quelques écoles publiques qui sont entrées en résistance, et comme par hasard pas nécessairement dans les quartiers les plus huppés, mais là où les parents ( les Schoolboards sont élus) se soucient des résultats scolaires des enfants, et c’est souvent ceux de "lower middle-class".

une dernière citation de Hirsch:
"L'éducation progressiste est le plus sûr moyen de préserver le statu quo social, alors que les meilleures pédagogies conservatrices sont le seul moyen permettant aux enfants des familles les plus défavorisées d'acquérir le savoir et les outils qui leur premettront d'améliorer leur condition."

Enfin à tous ceux qui nient l'évidence, ( que le niveau monte aux US, et il n'était pas tellement plus bas que le nôtre l'est aujourd'hui) je rappellerai qu'un peu d'humilité est de rigueur quand, chez eux, les prépas des "grands lycées parisiens" sont obligées d'importer les "meilleurs bacheliers" africains pour remplir leurs bancs si elles veulent conserver leur niveau d'excellence...

Lisez le passage savoureux et édifiant à la fois, sur "Guediawaye-l'une de ces banlieues surpeuplées de la capitale sénégalaise"( À bonne école, pp236-242) où notre hôte décrit les "emplettes" que vient faire chaque année le proviseur de Louis-le-Grand.

Ecrit par : Cadichon | 30 septembre 2007

Par ailleurs, assimiler Meyssan et Forrester relève encore d'un amalgame incroyable... Vous fustigez de la même manière négationnisme et analyse qui ne correspond pas à celle de vos prismes (ultra)libéraux. Mais vous n'êtes pas totalement la seule à procéder ainsi en ces lieux

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 septembre 2007

"Là il faut choisir entre deux positions mutuellement exclusives: accorder la primauté à la liberté sur l'égalité ou l’inverse : entre ces deux chaises-là, pas de « juste milieu ». l'affirmer est une imposture. c'est ce que j'appelle l'impossibilité d'être à moitié enceinte."

Ecrit par : Cadichon | 30 septembre 2007

Etes-vous si certaine qu'il n'y ait pas d'autre solution que renvoyer ces deux vertus cardinales dos à dos?

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 septembre 2007

Je salue bien bas ceux qui, comme moi, se ciyuchent tard et se lèvent tôt.
"Bourdivinité" — Cadichon, c'est un très joli mot-valise… Même chose sur "l'impossibilité d'être à moitié enceinte" (au fond ça existe — chez les hystériques…). J'ai tellemen d'amour pour les mots que j'en arrive parfois à ne plus me soucier du sens, si la forme est belle. Mais je me reprends assez vite…
Chrisyophe, vous posez une bonne question, mais ce serait intéressant de tenter d'y répondre. La quadrature duu cercle est une vieille quête de l'impossible, mais il arrive effectivement qu'en enquêtant sur l'impossible, on trouve des idées nouvelles.
D'ailleurs, ce devrait être la ligne de force de ce blog : répondez à vos propres questionnements.
JPB

Ecrit par : brighelli | 30 septembre 2007

Jean-Paul, vous vous êtes levé trop tôt! Ou alors, c'est votre clavier qui a abusé du côtes du rhône! Ceci-dit, j'aurai quelques éléments de réponse à cette question qui, je l'avoue, s'apparente à celle de la quadrature du cercle. Et, si j'avais une réponse toute faite, je serais milliardaire à cette heure! Mais, là, c'est l'heure de mon "footing". A plus.

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 septembre 2007

Je ne demande qu’à croire Cadichon quand elle nous dit que « le niveau monte aux Etats-Unis ». Ce serait pour nous une excellente nouvelle. Cela prouverait que l’on peut effectivement redresser la barre même quand le système est totalement délabré, comme il l’était aux Etats-Unis au début des années 90. Mais sur quels éléments se fonde-t-elle ? Même si les données sont à prendre avec des pincettes, la dernière enquête PISA ne montre rien de tel. D’autre part, je viens de regarder le site officiel du Core-knowledge. A l’heure actuelle, il y a 287 écoles maternelles et 42 écoles primaires qui suivent ce programme pour l’ensemble des Etats-Unis (à qui il faut ajouter 84 écoles primaires qui sont à 80% core-knowledge). C’est vraiment pas grand-chose pour un pays aussi moderne, aussi vaste et qui a plus de « 10 ans » d’avance sur nous. Et qu’en est-il des high-schools ? Cadichon a-t-elle des infos sur ce point ? Je rappelle que ce qui compte dans les « sociétés de la connaissance » c’est surtout le niveau des high-schools (ie nos lycées) car il détermine l’accès au supérieur. Pour ce dernier la situation n’a pas changé que je sache. L’université américaine est toujours la meilleure du monde, mais pour la seule raison qu’elle importe ses professeurs et ses étudiants. La plupart des universités ont dû renoncer à « l’affirmative action » (notre « discrimination positive ») parce que les américains « normaux » (wasp) issus des high-schools ne pouvaient plus y entrer : toutes les places étaient prises par les minorités black et latino au titre de l’affirmative action et par les étudiants étrangers (en particulier asiatiques) dans le classement au mérite. Autrement dit, le niveau d’un « bachelier » américain standard est si bas qu’il ne permet pas d’entrer dans un bon « college » américain. Et ces bons colleges, du type Vassar ou intégrés dans les bonnes universités d’excellence, sont peu nombreux. La norme est la médiocrité.

(Je signale à Christophe que faire de la liberté et de l’égalité des vertus cardinales constitue une hérésie susceptible de le conduire devant la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, qui a remplacé l'ancienne Inquisition)

Ecrit par : Pedro Cordoba | 30 septembre 2007

Hola,

Sharlotte, vous vous plaignez de ne pas entendre parler des LV dans ce blog et vous êtes déçue!!!
Parlez-en vous même!
Habituellement, c'est moi qui m'y colle (avec l'aide précieuse de Pedro aussi)....
Je pourrai peut-être me permettre de vous titiller un peu... (blague).
Certains collègues de lettres et PE se permettent ce luxe, je les envie presque.
Moi, personne ne me "cogne" et je ne "cogne" personne: normal, je ne suis pas prof de lettres ni PE et mes collègues de LV ne viennent pas sur ce site. Ils sont trop occupés à se réunir pour leurs groupes de compétences, leurs évaluations communes, leur cadre européen, leurs voyages et le protfolio... sans oublier leurs démarches actionnelles et leurs prises de paroles en continu. ça en fait du boulot tout ça!!
Alors, si vous trouvez le temps, venez nous tenir compagnie ici.
Hasta luego!
Maria

Ecrit par : maria | 30 septembre 2007

" Puissions-nous mettre l'accent sur ce qui nous unit et pas sur nos minuscules divergences !"
Pedro Cordoba.

Nous aimons tous découvrir, apprendre et comprendre le monde où nous vivons pour demeurer lucides, combattre l'insupportable et savourer les richesses essentielles.
Cette curiosité insatiable qui nous vient de l'enfance n'est plus à la mode. Du pain , des jeux, du bruit, de belles paroles cherchent à nous en détourner pour nous manipuler dès l'enfance. Bon nombre d'entre nous je suppose, ont échappé au dressage. Ils ne sont plus dans le coup forcément, dépassés, ridicules, dinosaures égarés d'une autre époque qui les aurait sacrifiés paraît-il. Bon j'arrête d'enfoncer la porte ouverte.
Merci à Pedro Cordoba d'évoquer la culture rurale et la culture ouvrière. J'éprouve le plus grand respect pour tous ceux qui ont eu la volonté de s'instruire et de réfléchir malgré les journées épuisantes de l'usine, de la mine ou des travaux des champs sous le soleil d'été... Le bronzage n'était pas encore à la mode. Un teint hâlé constituait le signe de son appartenance à une classe sociale" inférieure".
Notre champagne prospère a connu des jours sombres : ravages du phylloxéra, révolte des vignerons (je n'oublie pas ceux du midi) cruellement réprimée en 1911, batailles de la Marne en 14 et en 18 ou calamités naturelles. Tout semble loin, bien loin. L'avoir, rassurant ou insolent , c'est selon, l'emporte sur l'être et s'affiche ostensiblement. L'école dans tout cela ? Ah oui l'école. Il ne faut pas qu'elle dérange. Chacun à sa place.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 30 septembre 2007

"Cela prouverait que l’on peut effectivement redresser la barre même quand le système est totalement délabré, comme il l’était aux Etats-Unis au début des années 90."

Message subliminal:
"Lire avec L&L;" ou lire avec "Alpha" ou équivalent BIEN FAIT
Libérez Marie-Jeanne
Enfermez Eveline

:)

Ecrit par : toto | 30 septembre 2007

"(Je signale à Christophe que faire de la liberté et de l’égalité des vertus cardinales constitue une hérésie susceptible de le conduire devant la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, qui a remplacé l'ancienne Inquisition)"

Ecrit par : Pedro Cordoba | 30 septembre 2007

Pedro, j'avais oublié :-)... Mais je pensais naïvement avoir assez exprimé ma "mécréantitude" pour pouvoir employer cette expression sans mettre de "smiley".

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 septembre 2007

Revue de presse (peut-être déjà vue ici ? Mais trop de posts pour vérifier)

1) "Il faut multiplier les Gaby Cohn-Bendit et les Marie-Danièle Pierrelée, et créer 1000 collèges et lycées expérimentaux."


Alain Madelin, Libération du 24-11-2000.

Il y en a tout de même quelques-uns qui ont de la suite dans les idées, non ? Paraît même que ça s'appelle "une politique".

2) Le Canard Enchaîné du 12/09.

Alors que le débat sur l'avenir de l'école et sur le niveau de l'enseignement, alimenté par les discours et les annonces de Sarkozy, bat son plein, les instituteurs de CM2 viennent de recevoir un document qui les laisse pantois. Celui-ci, appelé "livret d'évaluation", contient des questions (maths, orthographe, grammaire) à poser aux élèves pour évaluer leurs connaissances un an avant l'entrée au collège.
Or une bonne partie de ce livret est la copie conforme (à quelques nuances près) du livret d'évaluation proposé, l'an dernier, ... en CE2 ! Autrement dit, le niveau réclamé pour ces enfants de 10 ans est celui des petits de 8 ans. "Ce livret est un cache-misère, enrage un instituteur de l'Oise. Pour faire croire que le niveau monte, il suffit de diminuer la difficulté des exercices."
Le document a été élaboré avant l'arrivée de Darcos à l'Education nationale, mais il tombe mal : le Haut conseil de l'éducation vient de publier une étude déplorant que 40% des enfants ne maîtrisent pas les acquis de base à la sortie du primaire. Sarko, dans la "Lettre aux éducateurs", proclame : "Il nous fut élever progressivement le niveau d'exigence à l'école primaire puis au collège..." Ca commence bien.
Le ministère de l'Education nationale minimise l'importance de ces livrets et l'ampleur du "plagiat". "Ces tests, précise un porte-parole, sont surtout destinés à repérer les élèves en grande difficulté." Quant à Darcos, arrivé Rue de Grenelle voilà quatre mois déjà, il n'était visiblement pas au courant de ces facéties. Ne pas maîtriser les connaissances de base de son ministère, c'est très préoccupant.
J.-F. J

Ecrit par : victor | 30 septembre 2007

moi je suis accroc au terrain et me demande parmi toutes vos très belles et riches interventions qu'elles sont celles qui prennent en compte le terrain!
vos belles idées sont un luxe qu'on ne peut plus s'offrir sur le terrain! dans ma région nous constatons depuis 3/4 ans un virement effrayant des comportements en classes de nos chérubins de maternelle... les comportements hautement perturbants se multiplient : insultes au personnel , lever la main sur la maîtresse, coups de pieds..... J'ai même eu un enfant de 6 ans qui s'est déhabillé dans ma classe^pour me faire du chantage et que je lui retire sa punition qui est quasi unique en maternelle : "isolement" dans la classe sous surveillance de la maîtresse!!!
La hiérarchie minimise et fait l'autruche ... Tout le monde parle sous couvert de confidences mais dire qu'on a des soucis dans sa classe : c'est reconnaître une incapacité à ... donc personne ne parle et le bateau coule!!
ils doivent pas rigoler les gamins !!!!

Ecrit par : pirouette | 30 septembre 2007

concernant les évaluation , on a tous la recette pour que tout le monde ai de bonnes notes et inversement! donc à prendre avec des pincettes..

j'ai fait passer les évaluations de GS concernant le langage oral à une élève ayant des difficultés de langage : construction de phrases, prononciation et lexique tres pauvre!
selon la grille du ministere elle était noté 1 partout!!!!
j'ai refait une grille à ma sauce avec des exigences qui me semblaient normales pour un enfant de 5/6 ans!
Qu'elles étaient les objectifs du ministère?

Ecrit par : pirouette | 30 septembre 2007

"insultes au personnel , lever la main sur la maîtresse, coups de pieds....."

N'y aurait-il pas "mimétisme" ?

Juste une question:
La méthode de lecture au CP de leur grand frère ?
J'abuse ? toujours un peu !

Ecrit par : toto | 30 septembre 2007

Pirouette, je pense que vous savez que les évaluations de CM2 de cette année sont les mêmes que celles de CE2 de l'année dernière.

On a tellement peur que le chiffre de 40 % d'enfants en difficulté à la fin du primaire ne passe à 50 % qu'on a cassé le thermomètre !

D'autre part, si les évaluations de GS sont très mauvaises, est-ce bon de stigmatiser un enfant dès le début de son entrée dans la carrière ? On ne sait plus à quel saint se vouer.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 30 septembre 2007

Victor, bis repetita...je n'avais pas lu votre post.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 30 septembre 2007

Mais quand on resté coincé à la station Javel on ne peut que fantasmer ou régurgiter la propagande qu'on prend pour parole d'évangile car cela ne risque pas d'ébranler ses certitudes. C'est la foi du charbonnier qui anime les lecteurs de Meyssioan ceux de Viv' Forrester ou d'Emmanuel Todd...

LOL !!

Ecrit par : Cadichon | 30 septembre 2007

Ouais, Cadichon! Y'en a pas mal aussi qui restent coincés à la station Maison Blanche et qui continuent et continuent encore, qui se voient bien faire la guerre à l'Iran, pendre Chavez avec les tripes de Lulla etc... C'est du pareil au même, pour moi. Il y a tout un monde qui émerge très vite et c'est pure folie de continuer, la tête dans le sable, à se croire apte à imposer par la force (quelle force???) à l'un ou l'autre l'interdiction, par exemple, de se doter de l'arme nucléaire. Quand je vois tous ces politiciens français se jeter dans les bras d'un moribond qui ne vit plus que sous perfusion financière asiatique et faire le sale boulot à sa place, je place mes dernières vagues lueurs d'espoir en DSK et encore, je me méfie.

Ecrit par : dobolino | 30 septembre 2007

Merci Pedro Cordoba de remettre les pendules à l'heure!
Cadichon révèle dans ses posts sa vraie nature, celle d'une intolérante dont les œillères pro-US l'aveuglent à outrance.
D'ailleurs elle se borne à répéter les mêmes choses à longueur de post. Inintéressant. Et qui est-elle pour dénigrer de la façon dont elle le fait de grands penseurs comme Arendt et Alain? Personne.

Ecrit par : Loki | 30 septembre 2007

Cadichon a dénigré Arendt? Je n'en ai vraiment pas l'impression! Elle la porte même aux nues assez souvent!

"Lula", Dobolino, pas "Lulla"! "Lulla", ça fait un peu... 36 15!

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 septembre 2007

"Ce n’est donc pas tant l’origine sociale, contrairement à ce que serinent les adeptes de la bourdivinité, mais la qualité de l'enseignement qui a l’effet le plus déterminant sur la réussite scolaire mais elle ne diminue les inégalités que dans le cadre de ce que Condorcet appelait l'élitisme démocratique ou méritocratie. C’est pour cela que la palme revient aux pédagogies traditionnelles, qui n'ont jamais cessé d'être pratiquées, EVIDEMMENT ADAPTÉES A L’EPOQUE ACTUELLE, (affirmer leur archaïsme est une autre imposture),notamment dans les écoles catholiques américaines et dans les quelques écoles publiques qui sont entrées en résistance, et comme par hasard pas nécessairement dans les quartiers les plus huppés, mais là où les parents ( les Schoolboards sont élus) se soucient des résultats scolaires des enfants, et c’est souvent ceux de "lower middle-class". "

"Quelques écoles publiques sont entrées en résistance" , ai-je lu, dans le post de Cadichon.

Loki, je ne trouve pas très intelligent de l'appeler Cadicon. La plupart lisent les post de Cadichon avec un certain intérêt, ne les lisez pas si ce n'est que pour trouver à redire à tout ce qu'elle dit, qui me paraît assez bien argumenté.

Avez-vous lu le livre d'Elizabeth Altschull," l'école des egos, contre les gourous du pédagogiquement correct"?

Pour ceux qui veulent savoir ce qui se passe pour les langues, "l'école se meurt, l'école est morte", pour le français en tout cas, mais pour les langues vivantes, c'est encore pire, en admettant qu'il y ait un pire.

Je cherche le document que j'ai, c'est bien triste pour les germanistes, langue que j'aime tant, et je ne suis pas la seule sur ce blog.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 30 septembre 2007

"les comportements hautement perturbants se multiplient : insultes au personnel , lever la main sur la maîtresse, coups de pieds..... J'ai même eu un enfant de 6 ans qui s'est déhabillé dans ma classe^pour me faire du chantage et que je lui retire sa punition qui est quasi unique en maternelle : "isolement" dans la classe sous surveillance de la maîtresse!!!
La hiérarchie minimise et fait l'autruche ... Tout le monde parle sous couvert de confidences mais dire qu'on a des soucis dans sa classe : c'est reconnaître une incapacité à ... donc personne ne parle et le bateau coule!!
ils doivent pas rigoler les gamins !!!!"

Ecrit par : pirouette | 30 septembre 2007

Problème de société et d'éducation, encore une fois! Enfants mal-aimés, enfants-rois, enfants qu'on a mais dont on se fout et qu'on colle devant la télé.

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 septembre 2007

"Loki, je ne trouve pas très intelligent de l'appeler Cadicon. La plupart lisent les post de Cadichon avec un certain intérêt, ne les lisez pas si ce n'est que pour trouver à redire à tout ce qu'elle dit, qui me paraît assez bien argumenté."

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 30 septembre 2007

Pour une fois, je suis d'accord avec Anne-Marie Valette. Pas parce que beaucoup lisent les "posts" de Cadichon avec beaucoup d'intérêt. Tout simplement parce que le fait d'insulter (ou de jouer méchamment sur les noms, ce qui revient au même) est nul. Et indigne.
Sur le fait qu'il y ait beaucoup à redire, la dernière intervention de Pedro à ce sujet me paraît assez lumineuse.

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 septembre 2007

La Propagande dans une Société Démocratique
Aldous Huxley (Retour au Meilleur des Mondes - 1958)

« Les doctrines de l'Europe, » écrit Jefferson, « étaient que les hommes en groupes importants ne peuvent pas être maintenus dans les limites de l'ordre et de la justice, sauf par des forces physiques et morales exercées sur eux par des autorités indépendantes de leur volonté.... Nous (les fondateurs de la nouvelle démocratie américaine) croyons que l'homme est un animal raisonnable, doté par nature de droits, et avec un sens inné de la justice et qu'il pourrait être empêché de faire le mal et protégé dans le droit, par des pouvoirs modérés, confié à des personnes de son propre choix et maintenus dans leur charge par sa propre volonté ». A des oreilles postfreudiennes, cette sorte de discours semble bizarre et naïve, d'une façon touchante. Les êtres humains sont beaucoup moins raisonnables et naturellement justes que les optimistes du dix-huitième siècle le supposaient. D'un autre côté ils ne sont ni aussi moralement aveugles, ni aussi désespérément déraisonnable que les pessimistes du vingtième ne nous le feraient croire. Malgré le Ça et l'Inconscient, malgré la névrose endémique et la prévalence des bas quotients intellectuels, la plupart des hommes et des femmes sont probablement assez convenables et assez raisonnables pour qu'on leur confie la direction de leurs propres destinés.

Les institutions démocratiques sont des dispositifs pour réconcilier l'ordre social avec la liberté et l'initiative individuelles et pour soumettre le pouvoir immédiat des dirigeants d'un pays au pouvoir suprême des gouvernés. Le fait que, en Europe de l'Ouest et en Amérique, ces dispositifs ont fonctionné, tout bien considéré, pas trop mal, est une preuve suffisante que les optimistes du dix-huitième siècle n'avaient pas entièrement tort. Moyennant une chance suffisante, je le répète; car une chance suffisante est un préalable indispensable. Aucun peuple qui passe brutalement d'un état d'asservissement à l'autorité d'un despote à l'état complètement inconnu d'indépendance politique ne peut être considéré comme ayant une chance suffisante d'être capable de se diriger démocratiquement. Le libéralisme fleurit dans une atmosphère de prospérité et décline comme le déclin de la prospérité rend nécessaire au gouvernement d'intervenir de plus en plus fréquemment et radicalement dans les affaires de ses sujets. La surpopulation et la sur-organisation sont deux conditions qui ... privent une société d'une chance raisonnable de faire fonctionner efficacement des institutions démocratique. Nous voyons, alors, qu'il y a certaines conditions historiques, économiques, démographiques et techniques qui rendent très difficile aux animaux raisonnables de Jefferson, dotés par nature de droits inaliénables et d'un sens inné de la justice, d'exercer leur raison, de revendiquer leurs droits et d'agir justement dans la cadre d'une société organisée démocratiquement. Nous Occidentaux avons été suprêmement chanceux d'avoir eu une chance suffisante de faire la grande expérience de l'autonomie politique. Malheureusement, il paraît maintenant, par suite des changements récents de nos situations, que cette infiniment précieuse chance suffisante nous soit, peu à peu, retirée. Et ceci, bien sûr, n'est pas la fin de l'histoire. Ces forces impersonnelles aveugles ne sont pas les seuls ennemis de la liberté individuelle et des institutions démocratiques. Il y a aussi des forces d'un autre caractère, moins abstrait, des forces qui peuvent être délibérément utilisées par des individus qui cherchent le pouvoir et dont le but est d'établir un contrôle partiel ou total de leurs semblables. Il y a cinquante ans, quand j'étais un gamin, il semblait complètement évident en soi que les mauvais vieux jours étaient finis, que la torture et le massacre, l'esclavage et la persécution des hérétiques, étaient des choses du passé. Parmi les gens qui portaient des hauts-de-forme, voyageaient en train et prenaient un bain chaque matin de telles horreurs étaient simplement hors de question. Après tout, nous vivions au vingtième siècle. Quelques années plus tard ces gens qui prenaient des bains quotidiens et allaient à l'église en haut-de-forme commettaient des atrocités à une échelle dont les Africains et Asiatiques plongés dans l'ignorance n'auraient rêvé. A la lumière de l'histoire récente il serait stupide de supposer que cette sorte de choses ne peut pas arriver de nouveau. Elle le peut et, sans aucun doute, elle se reproduira. Mais dans l'avenir immédiat il y a quelque raison de croire que les mesures punitives de 1984 céderont la place aux renforcements et aux manipulations du Meilleur des Mondes.

Il y a deux sortes de propagande - la propagande rationnelle en faveur d'une action qui est compatible avec l'intérêt personnel éclairé de ceux qui la font et de ceux à qui elle est adressée et la propagande irrationnelle qui n'est pas en accord avec l'intérêt personnel éclairé de quiconque, mais est dictée par, et fait appel à, la passion. Si on considère les actions d'individus il y a des motifs plus élevés que l'intérêt personnel éclairé, mais là où l'action collective doit être menée dans les domaines de la politique et de l'économie, l'intérêt personnel éclairé est probablement le plus élevé des motifs effectifs. Si les politiciens et leurs électeurs agissaient toujours pour promouvoir leur propre intérêt personnel à long terme ou celui de leur pays, ce monde serait un paradis terrestre. Dans la réalité, ils agissent souvent contre leurs intérêts propres, simplement pour satisfaire leurs passions les moins crédibles; le monde, en conséquence, est un lieu de misère. La propagande en faveur de l'action qui est compatible avec l'intérêt personnel éclairé fait appel à la raison au moyen d'arguments logiques basés sur les meilleures preuves disponibles exposées entièrement et honnêtement. La propagande en faveur de l'action dictée par les impulsions qui sont au-dessous de l'intérêt personnel offre des preuves fausses, déformées ou incomplètes, évite l'argumentation logique et cherche à influencer ses victimes par la simple répétition de mots-clés, par la dénonciation furieuse de boucs émissaires étrangers ou domestiques et en associant avec astuce les passions les plus basses avec les idéaux les plus hauts, pour que les atrocités en viennent à être commises au nom de Dieu et le type le plus cynique de Realpolitik est traité comme une question de principe religieux et de devoir patriotique.

Comme disait John Dewey, « un renouvèlement de la foi dans la nature humaine commune, dans ses potentialités en général, et dans sa capacité en particulier à répondre à la raison et à la vérité, est un rempart plus sûr contre le totalitarisme qu'une manifestation de succès matériel ou qu'une adoration dévote de formes légales et politiques particulières ». La capacité à répondre à la raison et à la vérité existe dans chacun d'entre nous. Mais aussi, malheureusement, la tendance à répondre à la déraison et au mensonge - particulièrement dans ces cas où le mensonge évoque une émotion agréable, ou là où l'appel à la déraison fait vibrer une corde dans les profondeurs primitives, sub-humaines de notre être. Dans certains domaines d'activité les hommes ont appris à répondre à la raison et à la vérité d'une manière tout à fait consistante. Les auteurs d'articles scientifiques ne font pas appel aux passions de leurs collègues. Ils exposent ce qui, au mieux de leur connaissance, est la vérité de quelque aspect particulier de la réalité, ils utilisent la raison pour expliquer les faits qu'ils ont observés et ils supportent leur point de vue par des arguments qui font appel à la raison chez d'autres personnes. Tout ceci est assez facile dans le champ de la science physique et de la technologie. C'est beaucoup plus difficile dans les domaines de la politique et de la religion et de l'éthique. Ici les faits pertinents nous échappent souvent. Quant à la signification des faits, celle ci bien sûr dépend du système particulier d'idées, dans les termes duquel vous choisissez de les interpréter. Et ce ne sont pas les seules difficultés qui s'opposent au chercheur de vérité rationnel. En public et dans la vie privée, il arrive souvent qu'il n'y ait simplement pas le temps de rassembler les faits pertinents ou de peser leur portée. Nous sommes forcés d'agir sur la base de preuves insuffisantes et sous une lumière considérablement moins stable que celle de la logique. Avec la meilleure volonté du monde, nous ne pouvons pas toujours être complètement exacts ou invariablement rationnels. Tout ce qui est dans notre pouvoir est d'être aussi véridique et raisonnable que les circonstances nous permettent de l'être et de répondre aussi bien que nous le pouvons à la vérité limitée et au raisonnement imparfait qui nous sont offerts par d'autres.

« Si une nation espère être à la fois ignorante et libre, » a dit Jefferson, « elle s'attend à ce qui n'a jamais été et ne sera jamais.... Les gens ne peuvent pas être en sécurité sans information. Là où la Presse est libre et chaque homme capable de lire, tout est sûr ». De l'autre côté de l'Atlantique un autre partisan passionné de la raison pensait à peu près en même temps en termes presque précisément semblables. Voici ce que John Stuart Mill a écrit de son père, le philosophe utilitariste, James Mill : « si complète était sa confiance dans l'influence de la raison sur les esprits humains, chaque fois qu'on lui permet de les atteindre, qu'il était convaincu que tout serait gagné, si la population entière était capable de lire et si toutes les opinions pouvaient leur être adressées oralement ou par écrit, et si par le suffrage ils pouvaient nommer une législature pour réaliser les opinions qu'ils auraient adoptées ». Tout est sûr, tout serait gagné! Une fois encore nous entendons la note de l'optimisme du dix-huitième siècle. Jefferson, c'est vrai, était un réaliste autant qu'un optimiste. Il savait par amère expérience qu'on peut abuser honteusement de la liberté de la presse. « Rien », déclara-t-il, « ne peut maintenant être cru de ce que l'on voit dans un journal ». Et pourtant, il insistait (et nous ne pouvons qu'être d'accord avec lui), « la presse est une noble institution, également l'amie de la science et de la liberté civile ». La communication de masse, en un mot, n'est ni bonne, ni mauvaise; c'est simplement une force et, comme toute autre force, elle peut être utilisée bien ou mal. Utilisés d'une façon, la presse, la radio et le cinéma sont indispensables à la survie de la démocratie. Utilisés d'une autre façon, ils sont parmi les armes les plus puissantes dans l'arsenal du dictateur. Dans le domaine des communications de masse comme dans presque tous les autres domaines de l'entreprise, le progrès technique a frappé le Petit Homme et a aidé le Grand Homme. Il y a à peine cinquante ans, chaque pays démocratique pourrait se vanter d'un grand nombre de petits journaux et de journaux locaux. Des milliers d'éditeurs provinciaux exprimaient des milliers d'avis indépendants. A un endroit ou un autre presque n'importe qui pouvait faire imprimer presque n'importe quoi. Aujourd'hui la presse est toujours légalement libre; mais la plupart des petits journaux ont disparu. Le coût de la pâte à papier, des machines d'impression modernes et des agences de presse est trop élevé pour le Petit Homme. À l'Est totalitaire il y a la censure politique et les médias de communication de masse sont contrôlés par l'État. À l'Ouest démocratique il y a la censure économique et les médias de communication de masse sont contrôlés par les membres de l'Élite au Pouvoir. La censure par l'augmentation des coûts et la concentration du pouvoir de communication dans les mains de quelques grandes entreprises est moins choquante que la propriété d'Etat et la propagande gouvernementale; mais ce n'est certainement pas quelque chose qu'un démocrate Jeffersonien pourrait approuver.

En ce qui concerne la propagande les premiers avocats de l'alphabétisation universelle et d'une presse libre n'envisageaient que deux possibilités : la propagande pourrait être vraie, ou elle pourrait être fausse. Ils ne prévoyaient pas ce qui est en fait arrivé, particulièrement dans nos démocraties capitalistes Occidentales - le développement d'une énorme industrie de communications de masse, principalement intéressée ni par le vrai, ni par le faux, mais par l'irréel, le plus ou moins totalement non pertinent. En un mot, ils ont échoué à tenir compte de l'appétit presque infini de l'homme pour les distractions.

Dans le passé la plupart des gens n'ont jamais eu l'occasion de satisfaire entièrement cet appétit. Ils pouvaient désirer des distractions, mais les distractions n'étaient pas disponibles. Noël ne venait qu'une fois par an, les banquets étaient « solennels et rares, » il y avait peu de lecteurs et très peu à lire et ce qui ressemblait le plus à un cinéma de voisinage était l'église paroissiale, où le spectacle, quoique peu fréquent, était quelque peu monotone. Pour trouver des conditions même lointainement comparables avec celles d'aujourd'hui nous devons retourner à la Rome impériale, où la populace était tenue dans la bonne humeur par des doses fréquentes, gratuites de beaucoup de sortes de divertissement - des drames poétiques aux combats de gladiateurs, des récitations de Virgile à la boxe à mort, des concerts aux revues militaires et aux exécutions publiques. Mais même à Rome il n'y avait rien d'analogue à la distraction ininterrompue maintenant fournie par des journaux et des magazines, par la radio, la télévision et le cinéma. Dans le Meilleur des Mondes des distractions ininterrompues de la nature la plus fascinante (le ciné tactile, l'orgy-porgy, le bumble-puppy centrifuge) sont délibérément utilisées comme des instruments de police, dans le but d'empêcher les gens de prêter trop d'attention aux réalités de la situation sociale et politique. L'autre monde de la religion diffère de l'autre monde du divertissement; mais ils se ressemblent par leur caractère résolument « pas de ce monde ». Les deux sont des distractions et, si on y vit trop continuellement, elles peuvent devenir, selon l'expression de Marx, « l'opium du peuple » et par là une menace pour la liberté. Seuls les vigilants peuvent maintenir leurs libertés et seuls ceux qui sont constamment et intelligemment sur le terrain peuvent espérer se diriger efficacement selon des procédures démocratiques. Une société, dont la plupart des membres passe une grande partie de son temps, non sur le terrain, non ici et maintenant et dans l'avenir calculable, mais quelque part ailleurs, dans les autres mondes non pertinents du sport et du feuilleton, de la mythologie et de la fantaisie métaphysique, auront beaucoup de mal à résister aux empiétements de ceux qui aimeraient les manipuler et les contrôler.

Dans leur propagande les dictateurs d'aujourd'hui comptent essentiellement sur la répétition, la suppression et la rationalisation - la répétition de mots-clés qu'ils veulent faire accepter comme vrais, la suppression des faits qu'ils veulent faire ignorer, l'éveil et la rationalisation des passions qui peuvent être utilisées dans l'intérêt du Parti ou de l'État. Quand l'art et la science de la manipulation seront de mieux en mieux compris, les dictateurs de l'avenir apprendront sans aucun doute à combiner ces techniques avec les distractions ininterrompues qui, en Occident, menacent maintenant de noyer dans une mer de non pertinence la propagande rationnelle essentielle au maintien de la liberté individuelle et à la survie d'institutions démocratiques. (...)

Ecrit par : dobolino | 30 septembre 2007

les comportements hautement perturbants se multiplient : insultes au personnel , lever la main sur la maîtresse, coups de pieds..... J'ai même eu un enfant de 6 ans qui s'est déhabillé dans ma classe^pour me faire du chantage et que je lui retire sa punition qui est quasi unique en maternelle : "isolement" dans la classe sous surveillance de la maîtresse!!!


Le plus effrayant là-dedans , c'est de constater que beaucoup d'enseignants de primaire , voire même , pire , de maternelle, sentent désemparés devant ce genre d'attitudes , et appellent à l'aide leur hiérarchie.

Ecrit par : oui-oui | 30 septembre 2007

Propaganda in a Democratic Society
by Aldous Huxley

"The doctrines of Europe," Jefferson wrote, "were that men in numerous associations cannot be restrained within the limits of order and justice, except by forces physical and moral wielded over them by authorities independent of their will. . . . We (the founders of the new American democracy) believe that man was a rational animal, endowed by nature with rights, and with an innate sense of justice, and that he could be restrained from wrong, and protected in right, by moderate powers, confided to persons of his own choice and held to their duties by dependence on his own will." To post-Freudian ears, this kind of language seems touchingly quaint and ingenuous. Human beings are a good deal less rational and innately just than the optimists of the eighteenth century supposed. On the other hand they are neither so morally blind nor so hopelessly unreasonable as the pessimists of the twentieth would have us believe. In spite of the Id and the Unconscious, in spite of endemic neurosis and the prevalence of low IQ's, most men and women are probably decent enough and sensible enough to be trusted with the direction of their own destinies.

Democratic institutions are devices for reconciling social order with individual freedom and initiative, and for making the immediate power of a country's rulers subject to the ultimate power of the ruled. The fact that, in Western Europe and America, these devices have worked, all things considered, not too badly is proof enough that the eighteenth century optimists were not entirely wrong. Given a fair chance, I repeat; for the fair chance is an indispensable prerequisite. No people that pass abruptly from a state of subservience under the rule of a despot to the completely unfamiliar state of political independence can be said to have a fair chance of being able to govern itself democratically. Liberalism flourishes in an atmosphere of prosperity and declines as declining prosperity makes it necessary for the government to intervene ever more frequently and drastically in the affairs of its subjects. Over-population and over-organization are two conditions which ... deprive a society of a fair chance of making democratic institutions work effectively. We see, then, that there are certain historical, economic, demographic and technological conditions which make it very hard for Jefferson's rational animals, endowed by nature with inalienable rights and an innate sense of justice, to exercise their reason, claim their rights and act justly within a democratically organized society. We in the West have been supremely fortunate in having been given a fair chance of making the great experiment in self-government. Unfortunately, it now looks as though, owing to recent changes in our circumstances, this infinitely precious fair chance were being, little by little, taken away from us. And this, of course, is not the whole story. These blind impersonal forces are not the only enemies of individual liberty and democratic institutions. There are also forces of another, less abstract character, forces that can be deliberately used by power-seeking individuals whose aim is to establish partial or complete control over their fellows. Fifty years ago, when I was a boy, it seemed completely self-evident that the bad old days were over, that torture and massacre, slavery, and the persecution of heretics, were things of the past. Among people who wore top hats, traveled in trains, and took a bath every morning such horrors were simply out of the question. After all, we were living in the twentieth century. A few years later these people who took daily baths and went to church in top hats were committing atrocities on a scale undreamed of by the benighted Africans and Asiatics. In the light of recent history it would be foolish to suppose that this sort of thing cannot happen again. It can and, no doubt, it will. But in the immediate future there is some reason to believe that the punitive measures of 1984 will give place to the reinforcements and manipulations of Brave New World.

There are two kinds of propaganda - rational propaganda in favor of action that is consonant with the enlightened self-interest of those who make it and those to whom it is addressed, and non-rational propaganda that is not consonant with anybody's enlightened self-interest, but is dictated by, and appeals to, passion. Where the actions of individuals are concerned there are motives more exalted than enlightened self-interest, but where collective action has to be taken in the fields of politics and economics, enlightened self-interest is probably the highest of effective motives. If politicians and their constituents always acted to promote their own or their country's long-range self-interest, this world would be an earthly paradise. As it is, they often act against their own interests, merely to gratify their least credible passions; the world, in consequence, is a place of misery. Propaganda in favor of action that is consonant with enlightened self-interest appeals to reason by means of logical arguments based upon the best available evidence fully and honestly set forth. Propaganda in favor of action dictated by the impulses that are below self-interest offers false, garbled or incomplete evidence, avoids logical argument and seeks to influence its victims by the mere repetition of catchwords, by the furious denunciation of foreign or domestic scapegoats, and by cunningly associating the lowest passions with the highest ideals, so that atrocities come to be perpetrated in the name of God and the most cynical kind of Realpolitik is treated as a matter of religious principle and patriotic duty.

In John Dewey's words, "a renewal of faith in common human nature, in its potentialities in general, and in its power in particular to respond to reason and truth, is a surer bulwark against totalitarianism than a demonstration of material success or a devout worship of special legal and political forms." The power to respond to reason and truth exists in all of us. But so, unfortunately, does the tendency to respond to unreason and falsehood - particularly in those cases where falsehood evokes some enjoyable emotion, or where the appeal to unreason strikes some answering chord in the primitive, subhuman depths of our being. In certain fields of activity men have learned to respond to reason and truth pretty consistently. The authors of learned articles do not appeal to the passions of their fellow scientists and technologists. They set forth what, to the best of their knowledge, is the truth about some particular aspect of reality, they use reason to explain the facts they have observed and they support their point of view with arguments that appeal to reason in other people. All this is fairly easy in the fields of physical science and technology. It is much more difficult in the fields of politics and religion and ethics. Here the relevant facts often elude us. As for the meaning of the facts, that of course depends upon the particular system of ideas, in terms of which you choose to interpret them. And these are not the only difficulties that confront the rational truth-seeker. In public and in private life, it often happens that there is simply no time to collect the relevant facts or to weigh their significance. We are forced to act on insufficient evidence and by a light considerably less steady than that of logic. With the best will in the world, we cannot always be completely truthful or consistently rational. All that is in our power is to be as truthful and rational as circumstances permit us to be, and to respond as well as we can to the limited truth and imperfect reasoning offered for our consideration by others.

"If a nation expects to be ignorant and free," said Jefferson, "it expects what never was and never will be. . . . The people cannot be safe without information. Where the press is free, and every man able to read, all is safe." Across the Atlantic another passionate believer in reason was thinking about the same time, in almost precisely similar terms. Here is what John Stuart Mill wrote of his father, the utilitarian philosopher, James Mill: "So complete was his reliance upon the influence of reason over the minds of mankind, whenever it is allowed to reach them, that he felt as if all would be gained, if the whole population were able to read, and if all sorts of opinions were allowed to be addressed to them by word or in writing, and if by the suffrage they could nominate a legislature to give effect to the opinions they had adopted." All is safe, all would be gained! Once more we hear the note of eighteenth-century optimism. Jefferson, it is true, was a realist as well as an optimist. He knew by bitter experience that the freedom of the press can be shamefully abused. "Nothing," he declared, "can now be believed which is seen in a newspaper." And yet, he insisted (and we can only agree with him), "within the pale of truth, the press is a noble institution, equally the friend of science and civil liberty." Mass communication, in a word, is neither good nor bad; it is simply a force and, like any other force, it can be used either well or ill. Used in one way, the press, the radio and the cinema are indispensable to the survival of democracy. Used in another way, they are among the most powerful weapons in the dictator's armory. In the field of mass communications as in almost every other field of enterprise, technological progress has hurt the Little Man and helped the Big Man. As lately as fifty years ago, every democratic country could boast a great number of small journals and local newspapers. Thousands of country editors expressed thousands of independent opinions. Somewhere or other almost anybody could get almost anything printed,. Today the press is still legally free; but most of the little papers have disappeared. The cost of wood pulp, of modern printing machinery and of syndicated news is too high for the Little Man. In the totalitarian East there is political censorship, and the media of mass communication are controlled by the State. In the democratic West there is economic censorship and the media of mass communication are controlled by members of the Power Elite. Censorship by rising costs and the concentration of communication power in the hands of a few big concerns is less objectionable than State ownership and government propaganda; but certainly it is not something of which a Jeffersonian democrat could possibly approve.

In regard to propaganda the early advocates of universal literacy and a free press envisaged only two possibilities: the propaganda might be true, or it might be false. They did not foresee what in fact has happened, above all in our Western capitalist democracies - the development of a vast mass communications industry, concerned in the main neither with the true nor the false, but with the unreal, the more or less totally irrelevant. In a word, they failed to take into account man's almost infinite appetite for distractions.

In the past most people never got a chance of fully satisfying this appetite. They might long for distractions, but the distractions were not provided. Christmas came but once a year, feasts were "solemn and rare," there were few readers and very little to read, and the nearest approach to a neighborhood movie theater was the parish church, where the performances, though infrequent, were somewhat monotonous. For conditions even remotely comparable to those now prevailing we must return to imperial Rome, where the populace was kept in good humor by frequent, gratuitous doses of many kinds of entertainment - from poetical dramas to gladiatorial fights, from recitations of Virgil to all-out boxing, from concerts to military reviews and public executions. But even in Rome there was nothing like the non-stop distraction now provided by newspapers and magazines, by radio, television and the cinema. In Brave New World non-stop distractions of the most fascinating nature (the feelies, orgy-porgy, and centrifugal bumble puppy) are deliberately used as instruments of policy, for the purpose of preventing people from paying too much attention to the realities of the social and political situation. The other world of religion is different from the other world of entertainment; but they resemble one another in being most decidedly "not of this world." Both are distractions and, if lived in too continuously, both can become, in Marx's phrase, "the opium of the people" and so a threat to freedom. Only the vigilant can maintain their liberties, and only those who are constantly and intelligently on the spot can hope to govern themselves effectively by democratic procedures. A society, most of whose members spend a great part of their time, not on the spot, not here and now and in the calculable future, but somewhere else, in the irrelevant other worlds of sport and soap opera, of mythology and metaphysical fantasy, will find it hard to resist the encroachments of those who would manipulate and control it.

In their propaganda today's dictators rely for the most part on repetition, suppression and rationalization - the repetition of catchwords which they wish to be accepted as true, the suppression of facts which they wish to be ignored, the arousal and rationalization of passions which may be used in the interests of the Party or the State. As the art and science of manipulation come to be better understood, the dictators of the future will doubtless learn to combine these techniques with the non-stop distractions which, in the West, are now threatening to drown in a sea of irrelevance the rational propaganda essential to the maintenance of individual liberty and the survival of democratic institutions.

Ecrit par : dobolino | 30 septembre 2007

Lula", Dobolino, pas "Lulla"! "Lulla", ça fait un peu... 36 15!

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 septembre 2007

Désolée! Emportée par l'élan, je me suis ellancée! Toutes mes confuses.

Ecrit par : dobolino | 30 septembre 2007

D'ailleurs:
A partir d'une réflexion sur la situation historique et géographique du Brésil, Candido Mendes brosse le récit de l'émergence d'un pays-continent et de la formation d'une idée, celle de la latinité, qui s'accompagne d'une «vision du monde » pour des temps de transition. Candido Mendes est le chantre d'un Brésil latin qui saurait retrouver les clés d'un monde polycentrique. Contre l'hégémonie nord-américaine, nous condamnant à l'amnésie et à l'exil, il reste la voie latine et le refus de la fatalité d'un monde annoncé, celui du règne exclusif des nantis et des puissants. Cette latinité n'est pas un idéalisme ou une réaction de repli ; elle se présente comme un nouvel humanisme.
http://image.evene.fr/img/livres/g/2226171061.jpg

Ecrit par : dobolino | 30 septembre 2007

Arrêtez donc de mettre une majuscule à l'adjectif "national(e)" ! Il n'y a pas plus de majuscule à cet adjectif dans "Éducation nationale" que dans "Assemblée nationale".
Certes, il y en a une dans "Front National" mais parce que ce n'est qu'un logo. Cessez, ô mes contemporains, de prendre l'octroi d'une majuscule pour une marque de respect...

Ecrit par : Déjàditsouvent | 30 septembre 2007

je reviens à des préoccupations terre à terre.
Quelqu'un s'inquiétait de voir que ses élèves de STI ne comprenaient pas les consignes d'utilisation d'une machine pilotée par ordinateur.

Je vous demande la même chose mais pour un sujet de "rédaction".
Est-il vraiment trop difficile , en début de quatrième, de demander aux élèves: Voici un petit texte: enrichissez-le en employant des adjectifs qualificatifs.

La notion d'adjectif et les fonctions des adjectifs avaient été revues.

Certains l'ont fait sans problème.
D'autres ont ajouté quelques adverbes en plus des adjectifs.
D'autres ont recopié le texte sans rien rajouter; puisque j'avais dit: recopiez le sujet , ils ont cru que sujet, cela voulait dire texte??

D'autres ont recopié le texte , tel quel , et ont rajouté une suite!

Beaucoup ont fait des fautes en recopiant!!!!

Certains ont eu largement le temps; pour d'autres, une demi-heure n'a pas suffi.
hétérogénéité ingérable!

Ecrit par : edith | 30 septembre 2007

Pour mieux comprendre le parlage de certains élèves:


http://dictionnairedelazone.fr/?index=lexique&let;=a

Ecrit par : Pendariès | 30 septembre 2007

"Le plus effrayant là-dedans , c'est de constater que beaucoup d'enseignants de primaire , voire même , pire , de maternelle, se sentent désemparés devant ce genre d'attitudes , et appellent à l'aide leur hiérarchie.

Ecrit par : oui-oui | 30 septembre 2007 "

UP
Somebody listen ? (bourré je suis)

Ecrit par : toto | 30 septembre 2007

Allons, Toto, une aspirine et un rince-cochon, et ça repart…
Amicalement…
JPB

Ecrit par : brighelli | 30 septembre 2007

"""Et qui est-elle pour dénigrer de la façon dont elle le fait de grands penseurs comme Arendt et Alain? """

Pour une fois que le lis la prose lokiaise!
Je vois mon nom, en passant, et normal, je m'arrête quand on m'interpelle. Cela valait la peine. Au réveil, la lecture de cette perle m'occasionne le fou-rire qui met de bonne humeur pour la journée. Merci Loki et bon dimanche to you too. Vous avez toute ma sympathie. J'espère que c'est guérissable,

J'ignore d'ailleurs le nom de la maladie cérébrale ( qui n'est visiblement pas orpheline) qui consiste à comprendre le contraire de ce qui est écrit. Je ne suis ni médecin, ni vétérinaire.
D'ailleurs, lorsque je dit "Sit" ou "saute" à mon chien bilingue, "Heel" ou "Miam-Miam" il ne se couche pas plus qu'il ne me tend la patte, et ne s'enfuit pas: c'est juste un bon toutou lambda au vocabulaire lambda, pour qui un chat est un chat et pas un réverbère.
Dobolino peut peut-être m'éclairer. Y a-t-il un médecin dans la salle, au cas où cette maladie n'affecterait que les humains?

Ecrit par : Cadichon | 30 septembre 2007

" On a confié à des profs de fac et des IG la réforme des programmes de Collège et de lycée. "

Si Pedro ou Jean-Paul pouvaient nous dire qui, ou nous dire comment on peut savoir qui est concerné, ça ferait drôlement avancer les choses !

C'est secret, comme information ?

J'imagine que cette réforme est en cours ?

Ecrit par : Jérémy | 30 septembre 2007

Lu dans le JDD ce matin un entretien avec D. Pennac. Voici ce qu'il répond quand on l'interroge sur son premier poste dans un collège déshérité de Soissons.
"Et quelle était votre méthode, pour que ça réussisse ?
On commence par une petite dictée, tous les matins. On n'en fait pas un drame, on la corrige lentement, ensemble. Tu ne sais pas ce qu'est un adjectif démonstratif ? Je vais te l'expliquer. Tu l'auras oublié demain ? Je te l'expliquerai de nouveau. Et puis on va plonger dans la langue: apprendre des textes par coeur. Des longs et des courts, comme cette phrase de Woody Allen: "Le loup et l'agneau partageront la même couche mais l'agneau ne dormira pas beaucoup." On va l'apprivoiser, la langue, cet animal revêche qui te fait si peur. On va la dompter. Et, de textes simples en "grands" textes, voilà qu'un jour, celui qui n'a jamais rien su réciter se met à jouir de ses facultés mnémoniques. Celui qui a toujours eu zéro en dictée obtient de vraies notes. Le cancre brise sa coquille. Il sort la tête ! Libéré de la fatalité du zéro ! Peu à peu il maîtrise la langue. Elle l'emplit, l'oxygène, le nettoie. Il est comme libéré d'un charme. Il s'installe dans l'estime de soi. La joie de cette éclosion ! La tête qu'il fait ! Un émerveillement absolu."
Des dictées, des textes, et même des grands textes ! ce type est un fieffé réactionnaire.
GM

Ecrit par : guy morel | 30 septembre 2007

1 ) Il est digne de SLECC.
2 ) J'avais pensé que Ferry Luc serait un bon ministre de l'EN, car interviewé par Yves Calvi, il avait dit qu'il faisait faire une dictée TOUS LES JOURS à sa fillette en primaire.
Pourtant, quelques mois après, il a signé avec les deux autres ministres (dont Xavier Darcos) cet infecte torchon produit "pour lutter contre l'illettrisme", "Projet de livret pour les maîtres du CP", qui est parmi les pires textes pédagos que j'ai pu lire.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 30 septembre 2007

Des dictées, des textes, et même des grands textes ! ce type est un fieffé réactionnaire.
Ecrit par : guy morel | 30 septembre 2007

Plus de détails dans le dernier numéro de "Lire", où le même D. Pennac, interviouvé par un certain FB (François Bon ? Frédéric Beigbeder ? François Bégaudeau ???!!! François Busnel ?) fait sans complexe l'éloge de la dictée, des apprentissages progressifs, et des "grands textes", effectivement. On se souvient tous avec plaisir de son petit livre sur les droits imprescriptibles du lecteur, parfois un peu complaisant mais qui a "débloqué" bien des lycéens. De toute façon, un homme qui a écrit "La fée Carabine" ne peut pas être entièrement mauvais. Tiens, je parlerais bien littérature, moi, un des ces quatre, histoire de remettre un peu de bonheur sur ce" bloug", comme dirait Toto...

Ecrit par : FGuichard | 30 septembre 2007

1) "Il faut multiplier les Gaby Cohn-Bendit et les Marie-Danièle Pierrelée, et créer 1000 collèges et lycées expérimentaux."


Alain Madelin, Libération du 24-11-2000.

Victor, il y a déjà les ZEP, "zones d'échec programmé", ou "zones d'expérimentation pédagogique", où tous les pires fantasmes des pédagogues s'en donnent à coeur joie, puisque de toute façon, les parents ne se rendent pas compte que leurs enfants sont méprisés et tout justes bons à apprendre comment on se sert d'un presse-purée.

Ce n'est pas la peine d'en rajouter, à moins que ce ne soit des collèges et lycées expérimentaux SLECC.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 30 septembre 2007

"Il faut multiplier les Gaby Cohn-Bendit et les Marie-Danièle Pierrelée, et créer 1000 collèges et lycées expérimentaux."
Alain Madelin, Libération du 24-11-2000.

Qui peut encore douter à présent de la collusion entre libéraux et pédagos ? La fabrique du crétin a de beaux jours devant elle, et les Madelin petits et gros plus aucun souci à se faire: chacun chez soi, et les vaches seront bien gardées : les Madelinous au lycée H IV et les prolichons au lycée Pierrelée ou à Lyon chez Morticia Adams (JPB me conmprendra).
Daniel Pennac -- décidément, c'est le jour -- prétendait naguère qu'il fallait condamner les architectes à vivre dans les logements qu'ils avaient conçus. Je pose donc une seule question pour conclure : Cher (trrrès cher, mais alors très, onéreux, même) Alain Madelin, inscririez-vous vos enfants dans ce genre d'établissement autogéré par Gaby et Marie-Danièle?

Ecrit par : FGuichard | 30 septembre 2007

J'ignore d'ailleurs le nom de la maladie cérébrale ( qui n'est visiblement pas orpheline) qui consiste à comprendre le contraire de ce qui est écrit. Je ne suis ni médecin, ni vétérinaire.
D'ailleurs, lorsque je dit "Sit" ou "saute" à mon chien bilingue, "Heel" ou "Miam-Miam" il ne se couche pas plus qu'il ne me tend la patte, et ne s'enfuit pas: c'est juste un bon toutou lambda au vocabulaire lambda, pour qui un chat est un chat et pas un réverbère.
Dobolino peut peut-être m'éclairer. Y a-t-il un médecin dans la salle, au cas où cette maladie n'affecterait que les humains?

Ecrit par : Cadichon | 30 septembre 2007

La maladie affecte aussi certains chiens: leur modèle, leur star, est Ran-Tan-Plan. En général, ils sont excesivement sympas. J'en ai eu un du genre "Fous la camp, au pied!" qui était jaloux des chiens hospitalisés et réclamait sa sous-cutanée de sérum physio pour ne pas être en reste d'affection quand il me voyait soigner un de ses collègues. J'vous jure que c'est vrai!
Quant aux chats, ma foi, jamais de contresens avec lui! Le chat ne comprend pas, il nous juge insensés, il exige et obtient ou va faire la sieste. Comprendre le langage des humains n'est pas son problème du moment que nous comprenons le sien.

Ecrit par : dobolino | 30 septembre 2007

L'ami Felts garde l'énergie !

http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2007/09/30/deux-paves-pour-eviter-l%e2%80%99enfer/

Ecrit par : FGuichard | 30 septembre 2007

Ah, Morticia Adams, "Proviseure" (elle y tenait à cet "e" dur !) à Vaulx-en-Velin ! Que de bons souvenirs…
Pennac travaillait (travaille ?) dans le privé - ceci explique peut-être cela. Nous nous sommes connus (brièvement) chez Gallimard, et c'était un très gentil garçon — sans aucune nuance péjorative : un type avec le cœur sur la main. Il ne messied point, dans nos métiers, d'aimer les gosses — et il faut être courge comme la Pintade pour y voir quelque chose de louche.
Quant à la collusion Madelin / Cohn-Bendit, il faudra que je la voie pour la croire.
Tiens, un articulet du Figaro, samedi, faisait état d'une rumeur qui prétend Darcos premiermiistrable, à terme. C'est Fillon qui doit être content. Savent plus quoi inventer, ces journalistes.
JPB

Ecrit par : brighelli | 30 septembre 2007

J'ignore d'ailleurs le nom de la maladie cérébrale ( qui n'est visiblement pas orpheline) qui consiste à comprendre le contraire de ce qui est écrit. Je ne suis ni médecin, ni vétérinaire.
D'ailleurs, lorsque je dit "Sit" ou "saute" à mon chien bilingue, "Heel" ou "Miam-Miam" il ne se couche pas plus qu'il ne me tend la patte, et ne s'enfuit pas: c'est juste un bon toutou lambda au vocabulaire lambda, pour qui un chat est un chat et pas un réverbère.
Dobolino peut peut-être m'éclairer. Y a-t-il un médecin dans la salle, au cas où cette maladie n'affecterait que les humains?

Ecrit par : Cadichon | 30 septembre 2007

Pour les références à Alain et Arendt, j'ai la flemme de devoir relire la prose lourde et ampoulée de Cadiconne (merci de m'avoir repris les gens, Cadicon était impropre). A vrai, je survole vos posts aussi, j'ai pas tellement envie de salir mon esprit avec ces conneries abyssales. Exemple le post au-dessus, débordant de haine et de bêtise sans nom. A force de vivre aux USA, Cadiconne aurait-elle pris les mauvaises habitudes des américains, telles que peut les voir dans tous leurs films d'action, qui consiste à taper avant de penser (voire sans jamais penser)?

Mais j'apprécie également le fait que Cadiconne ait préférée répondre à mon post plutôt quà celui de Pedro Cordoba, qui lui met vraiment à mal ses théories fumeuses...

Ecrit par : Loki | 30 septembre 2007

Voilà donc comment on apprend maintenant l'allemand.
Témoignage.

(Entrevue avec la directrice, et trois professeurs d'anglais, allemand, et histoire-géo.)
"On présente le collège : sa cantine rénovée, les ateliers et clubs du midi, la classe bi-langue all -ang, la classe pupitre. La discipline et le carnet de correspondance. On insiste bien : la classe bi-langue n'est pas une classe "d'élite"

Puis le prof d'allemand intervient en présentant le fameux livret enropéen des compétences comme la panacée.

"La perspective d'apprendre des déclinaisons et la grammaire allemande a porté préjudice à l'allemand. Maintenant nous n'apprenons plus l'allemand comme autrefois ce qui compte c'est qu'au sortir du lycée un jeune puisse répondre au téléphone ."
La principale ajoute: " j'ai connu une jeune super diplômée qui a fait perdre un contrat de plusieurs millions d'euros à son entreprise parce qu'elle avait été incapable de traiter le marché au téléphone"
et des dizaines de ce genre de mensonges.
Le prof d'allemand a bien dit:" ce qu'il nous faut ce sont des élèves, alors il faut arrêter de leur faire peur, il faut leur présenter l'apprentissage des langues et surtout de l'allemand comme quelque chose d'agréable "
J'avais l'impression de voir un camelot qui faisait l'article devant des parents sidérés, très peu de parents car ils vont de plus en plus vers le privé."

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 30 septembre 2007

Au fait, liberté pédagogique? Il semblerait!
Mon fils a eu en quatrième un trimestre de cours d'histoire sur Louis XIV, tout y a été passé au crible, de Le Tellier à la révocation de l'Edit de Nantes, de Colbert à la Guerre de Trente ans, de Mazarin à Louvois.
Ma fille a fini déjà le cours sur Louis XIV (quatre heures!!!), contrôle mardi. Je lui ai fait "réviser". Même pas entendu parler de Mazarin ni des guerres internes et externes, ni des manufactures. J'en ai eu plus en primaire, sans exagération.
Alors, pourquoi dites-vous qu'il n'y a pas de liberté pédagogique?
Ceci dit, ce cours est scandaleusement nul! Je suis très en colère. Traiter soixante-dix ans d'histoire fondamentale de la France avec tant de mépris pour les élèves, c'est inconcevable.

Ecrit par : dobolino | 30 septembre 2007

Dobolino, jer suis d'accord avec vous.
Alors, pour vous et pour tout le monde — et faites circuler l'onfo de blog en blog — pour toute récrimination fondée (en est-il d'autres ?) concernant l'école, écrivez directement au conseiller Education du Président, Dominique Antoine, Palais de l'Elysée, 55 av. du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris. Comme ça ne s'adresse pas au président directement, ce n'est pas dispensé d'affranchissement. Et ce sera lu, je vous prie de le croire. Et s'ils ne sont pas au courant, ils le seront.

Ecrit par : Abraxas | 30 septembre 2007

MDRRRR Abraxas :D

Ecrit par : Hel | 30 septembre 2007

OK, pour le coup, je suis suffisamment colère pour écrire la lettre. Merde! Louis XIV, tout de même et une phrase de cours sur la révocation de l'Edit de Nantes et sans expliquer ce qu'est l'Edit de Nantes, alors qu'étant à la fin du programme de cinquième il n'est pas toujours traité. Une phrase sur la centralisation!
Tenez, je pourrais vous recopier le cours ici sans encombrer tellement c'est bref et sans intérêt.
En Avril, ce professeur aura fini le programme.

Ecrit par : dobolino | 30 septembre 2007

Merci, Abraxas, je vais pouvoir lui envoyer le travail de mon petit-fils en CE1 : je voulais porter plainte auprès du recteur, mais je pense que j'aurais été envoyée sur les roses.

Anne-Marie Valette.

Pour ceux qui voudraient regarder le documentaire de canal +, il suffit de chercher sur google :

L'éducation nationale : un grand corps malade. Et bon courage ! (le maître de ces lieux n'y va pas avec le dos de la cuillère !)

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 30 septembre 2007

Voilà donc comment on apprend maintenant l'allemand.
Témoignage.

(Entrevue avec la directrice, et trois professeurs d'anglais, allemand, et histoire-géo.)
"On présente le collège : sa cantine rénovée, les ateliers et clubs du midi, la classe bi-langue all -ang, la classe pupitre. La discipline et le carnet de correspondance. On insiste bien : la classe bi-langue n'est pas une classe "d'élite"

Puis le prof d'allemand intervient en présentant le fameux livret enropéen des compétences comme la panacée.

"La perspective d'apprendre des déclinaisons et la grammaire allemande a porté préjudice à l'allemand. Maintenant nous n'apprenons plus l'allemand comme autrefois ce qui compte c'est qu'au sortir du lycée un jeune puisse répondre au téléphone ."
La principale ajoute: " j'ai connu une jeune super diplômée qui a fait perdre un contrat de plusieurs millions d'euros à son entreprise parce qu'elle avait été incapable de traiter le marché au téléphone"
et des dizaines de ce genre de mensonges.
Le prof d'allemand a bien dit:" ce qu'il nous faut ce sont des élèves, alors il faut arrêter de leur faire peur, il faut leur présenter l'apprentissage des langues et surtout de l'allemand comme quelque chose d'agréable "
J'avais l'impression de voir un camelot qui faisait l'article devant des parents sidérés, très peu de parents car ils vont de plus en plus vers le privé."

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 30 septembre 2007

Anne -Marie Valette ,
J'ai entendu en tant que mère d'élève,ce discours au sujet de l'allemand, peut-être est-ce dans le même établissement ?
Anne

Ecrit par : Anne L | 30 septembre 2007

"en remplaçant, ce qui n'est pas compatible à la fois « les pédagogies constructivistes [qui] entrent par la porte de l’affectif et les pédagogies traditionnelles [qui] entrent par la porte du cognitif, sans se soucier de la compréhension." (Cadichon )
Ecrit par : Venot Thierry | 29 septembre 2007

Pas du tout signé Cadichon mais signé Appy ( voir leur site) d'où les guillemets, car jamais je ne pourrais souscrire à l' indigne entreprise de dénigrement qui caricature l'enseignement que j'ai reçu ( Cadichon)

Pardon pour la méprise! Ta remarque me rassure; par contre, tout comme toi, mon désaccord avec l'auteur de cette affirmation caricaturale est total.
Cordialement
Thierry

Ecrit par : Venot Thierry | 30 septembre 2007

"pour toute récrimination fondée (en est-il d'autres ?) concernant l'école, écrivez directement au conseiller Education du Président, Dominique Antoine, Palais de l'Elysée, 55 av. du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris"

Sinon, vous avez aussi le 93, rue Lauriston Paris (XVI°).

Ecrit par : catmano | 30 septembre 2007

Dominique Antoine, Palais de l'Elysée, 55 av. du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris"

"Dominique Antoine" ! merveilleux ! le gorille a bonne mine !

Ecrit par : Dulcamara | 30 septembre 2007

En Avril, ce professeur aura fini le programme.

Ecrit par : dobolino | 30 septembre 2007


Ce serait bien le seul à finir un programme d'histoire-géo.

Je n'en ai jamais fini un, de toute ma scolarité. Y compris en terminale, ce qui est toujours un peu embêtant.

Ecrit par : Jérémy | 30 septembre 2007

Abraxas, comment savez-vous que c'est D. Antoine, le conseiller du Président pour l'education ?
C'est effectivement lui, mais je ne le trouve indiqué nulle part !!!

Ecrit par : Jérémy | 30 septembre 2007

pour anne marie: qui parle de stigmatisation? le savoir être des enseignants et le savoir faire ne sont pas égaux : je ne suis pas de celles qui montre du doigt bien au contraire, positiver, encourager et donner envie! maintenant faire l'autruche .. NON il y a l'art et la manière de dire, de faire faire...

OUI OUI désemparé non! on fait face mais on laisse une situation se dégrader sans bouger!! j'ai dans ma famille un ancien prof de techniques qui parce qu'il n'acceptait pas les injures et les refus de ses élèves de nettoyer leur poste de travail et de balayer l'atelier.. , ( le chef d'atelier lui acceptait qu'on le traite de grosse vache... FAUT ËTRE tolérant avait il dit à l'époque) s'est vu lui demander de rentrer chez elle! autant dire que les élèves avient gagnés!! on a vu le produit cette omerta de la hiérarchie . D'ailleurs la même année, ds cet établissement, il y avait eu une prof tabassée par ses élèves: prsonne n'a rien dit!!
Et puis la hiérarchie est là aussi pour çà : si on ne fait pas remonter les problèmes du terrain QUI le fera pour nous? Les Parents? Et puis de juger c'est facile! ne seriez vous pas le grand YACa ?

Ecrit par : pirouette | 30 septembre 2007

Ce serait bien le seul à finir un programme d'histoire-géo.

Je n'en ai jamais fini un, de toute ma scolarité. Y compris en terminale, ce qui est toujours un peu embêtant.
Ecrit par : Jérémy | 30 septembre 2007

Les miens (Lycée Pasteur Neuilly-sur-Seine 1957-1965) ont toujours fini le programme et, en ces temps-là, il était copieux. C'est curieux, cette histoire de programmes pas terminés. Est-ce que cela ne viendrait pas de la désorganisation des programmes du primaire consécutive à la création des collèges saluée par le bon monsieur Prost ?
Quand les cadres ( chronologie et espace) n'ont pas été installés au primaire, c'est vrai que c'est difficile de faire quelque chose de propre après.
GM

Ecrit par : guy morel | 30 septembre 2007

PIROUETTE , du calme ! inutile de s'emballer , je parlais de primaire et de maternelle.
Si les élèves gagnent déjà en maternelle , si les enseignants sont dépassés par des bébés qui veulent leur lever la main dessus , pourquoi ne serait-il pas légitime qu'ils aient tous les droits en secondaire ?
les nourrices agrées doivent-elles crier au secours devant un petit de 18 mois qui ferait une crise en tapant du pied ?
Doivent-elles alerter les médias si le petit benoit , 6 mois , s'est rebellé en faisant sa crotte de 11 heures à 9 heures ?

Ecrit par : oui-oui | 01 octobre 2007

Pirouette, vous m'avez mal comprise. Je parlais des évaluations qu'ont à se taper de nombreux maîtres dès le CP, et qu'ils sont nombreux à boycotter, tant elles sont complexes, et souvent incompréhensibles pour les parents.

Je trouve ce message, hallucinant s'il en fut : pure pensée meirieutico-constructiviste.
Je plains les enfants qui ont un tel maître : il serait mieux dans un quelconque IUFM, pour y enseigner son dogme : c'est tellement outrancier que ses malheureux apprenants(en tout cas ceux à qui il reste un soupçon d'esprit critique ) reprendraient ...le droit chemin. Quant aux petits de six ou sept ans...Que faire??? Non, ce n'est pas une blague, ce n'est pas Pierre Azimont qui l'a écrit.

(J'envoie à François Vermorel)

Anne-Marie.


"Bonjour à tous et à toutes,
Je vous fais part de quelques réflexions tirées de séances d'observation de situations d'enseignement/apprentissage.Il est question dans ce modeste article d'obstacles à l'apprentissage.

L'apprentissage de la production écrite constitue un véritable calvaire pour beaucoup d'élèves qui se trouvent peu, sinon pas du tout outillés pour qu'ils puissent s'investir et réinvestir leurs acquis pour comprendre une consigne et répondre aux contraintes d'un sujet proposé par l'enseignant.

Les raisons en sont multiples:
1-Des pratiques cloisonnées en matière d'enseignement
Il est à noter que pour beaucoup d'enseignants ,les domaines d'apprentissage sont exclusifs les uns par rapport aux autres et ne doivent pas converger sous forme d'un continuum et d'un cheminement logique,heuristique et pédagogique;

2.Des progressions stéréotypées qui n'ont pas d'ancrage appliqué à l'environnement de l'apprenant;beaucoup d'activités sont loin de se conformer au profil psychologique,cognitif,sociologique et stratégique des apprenants en question;

3.Un cursus qui ne table pas sur le constructivisme,la progressivité ,la faisabilité , vraisemblance et l'efficacité et la pragmatique;

4.Des apprentissages qui ne mettent pas en valeur la métacognition,l'explicitation,le prolongement et le transfert;

5.Des outils méthodologiques et un sous-bassement théorique qui n'éclaircissent pas les modalités d'articulations du parler,du lire -'écrire pour aider les apprenants à s'initier de façon réfléchie et lucide à la pédagogie de l'écrit;

6.Aucune importance n'est donnée au travaux de groupes pour aider les élèves à apprendre et à dépasser leurs difficultés en se livrant à leurs pairs;

7.Aucune importance n'est donnée à la lecture individuelle des productions écrites pour sensibiliser les apprenants à l'écoute attentive,à l'exercice de leur sens critique, de leur bon sens, de leur pouvoir de discrimination et de régulation et de correction;

8.Le brouillon n'est pas perçu comme une stratégie d'apprentissage et de tatonnement au service d'un apprentissage guidé ,conscient et progressif:

9.Le compte rendu est considéré beaucoup plus comme un moment de sanction qu'un moment d'apprentissage;Les élèves n'en tirent aucun profit;

10.La pédagogie de l'erreur n'est pas exploitée comme étant une stratégie de conquête des apprentissages fondamentaux:

11.Les activités de production écrites sont conçues comme des moments d'évaluation sommative pour attribuer des notes chiffrées aux apprenants qui s'aperçoivent qu'ils écrivent non pour étre lus ,mais pour répondre aux exigences de l'enseignant et éviter d'éventuelles punitions;

12.Les activités de production écrites sont systématiques et ne font ni l'objet d'une initiation préalable,ni de consolidation via des activités convergentes:

13.Les principes de la pédagogie différenciée ne sont pas exploités au service d'un apprentissage spécifique et personnalisé de la production de l'écrit "

PS : J'ai juste corrigé une douzaine de fautes de frappe pour rendre ce texte plus lisible.

Excusez-moi, je vais vomir.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 01 octobre 2007

L'APL, Jérémy, fait état d'"un entretien de la Conférence des Présidents des Associations de Professeurs Spécialistes avec Dominique Antoine, "conseiller pour l'éducation du Président de la République", sur www.aplettres.org .

Ecrit par : Jean | 01 octobre 2007

Merci M. BRIGHELLI de faire bouger ce "mode à part" qu'est notre école publique. Il faut des gens comme vous, comme Gallilé en son temps qui disait que la terre est ronde, on connait la suite ...
Vous avez l'opinion pour vous, la majorité silencieuse ! Les enseignants qui ne voudront pas évoluer deviendront les "derniers des mohicans", on les mettra dans des réserves ou ils pourront continuer de rêver à leurs idéologies obsolètes.
Bravo et courage pour la suite.

Ecrit par : maurice | 01 octobre 2007

Anne, je suis bien de votre avis, l'apprentissage de l'allemand se meurt depuis que l'on ne commence plus par apprendre les déclinaisons. Or, sans cette clé tout à fait essentielle qu'est la grammaire, aucun accès possible à l'allemand. On ne le parle pas, on le baragouine.

Ecrit par : Jean | 01 octobre 2007

sharlotte et Hel,
En remontant, je trouve votre post.
Bien sûr que si, le sort des langues vivantes nous préoccupe autant que celui du français!
Seriez-vous d'accord pour dire que les langues vivantes ne peuvent plus être enseignées efficacement depuis que l'on a quasiment interdit d'enseigner leur grammaire?

Ecrit par : Jean | 01 octobre 2007

"Jean (!) et l'épouvantail de la séquence", écrit Milady.
Je brandis un "épouvantail", soit (je n'y crois pas, mais si cela peut faire plaisir à Milady).

Mais c'est le point d'exclamation qui mérite un commentaire.
Dobolino, ci-dessus, a bien raison de dire que la "querelle" qui m'a opposé aux Appy était "débile", et j'ai été moi-même désolé de la tournure absurde que les choses ont prise. Mais même si je l'ai un peu provoqué, Bernard Appy n'avait pas, il me semble, à m'agonir d'injures comme il l'a fait. Contrairement à ce qu'il dit et à ce qu'a ajouté Un hussard, il n'y a pas de bonne colère ("Ira furor brevis est"!). On perd un peu sa dignité à traîner quelqu'un dans la boue comme il l'a fait.
D'ailleurs, je suis bien aise d'apprendre par Christophe, ci-dessus, que "le fait d'insulter est nul et indigne". Que n'est-il intervenu quand ça chauffait! Je crois me souvenir au contraire qu'il s'est bruyamment réjoui, au contraire, du "K.O. debout"!
On a aussi écrit que je "pinaillais".
Alors, deux mots de mise au point, et qu'on passe à autre chose!
Je trouve bien sûr comme tout le monde ici, le travail accompli par Françoise et Bernard Appy, comme celui de Marc Le Bris, de Françoise Candelier, de Thierry Venot et d'autres, absolument essentiel et je le respecte d'autant plus que je suis bien conscient que la lutte sur le terrain, dans l'enseignement primaire, contre les kapos et les khmers locaux est difficile. Dans l'enseignement, secondaire, on est un peu plus libre.
Leur volonté de refaire les programmes et de donner aux instituteurs tout un arsenal de conseils de pédagogie sensés correspond à une nécessité et à une urgence.
La seule chose que je regrette, c'est d'une part le nom du mouvement pédagogique qu'ils lancent: pourquoi avoir choisi ce nom de "troisième voie", qui laisse croire qu'ils rompent aussi avec la "première voie" à laquelle, personnellement, tout comme cadichon, je ne vois pas ce qu'on peut reprocher? D'autre part, si je ne trouve pas qu'il soit nécessaire d'invoquer la caution de chercheurs en sciences de l'éducation, c'est parce que je suis convaincu qu'il y a chez tous ceux qui choisissent le métier de l'enseignement un "instinct pédagogique", un "bon sens" si l'on veut, qui n'exige pas d'avoir lu des pages et des pages de théorie, fût-elle bonne, pour s'exprimer et pour leur permettre, s"appuyant sur de bons programmes et sur maints conseils pratiques, de faire la classe avec efficacité.
C'est une opinion. Le fait que je l'exprime n'empêchera pas, je suppose, le monde de tourner et Françoise et Bernard Appy de poursuivre leur tâche selon leur conscience. Et avec mon soutien.

Ecrit par : Jean | 01 octobre 2007

Il y a un "au contraire" en trop!

Ecrit par : Jean | 01 octobre 2007

Merci Jean pour votre réponse. En tant que parent d’élève, je suis écœurée, et n’attends absolument plus rien des dirigeants de l’EN. J’avais un peu d’espoir que cela change, mais malheureusement n’est pas mieux que ses prédécesseurs. Nous sommes intervenus il y a quelques temps, en tant que parents d’élèves pour défendre l’enseignante d’allemand de nos enfants malmenée par sa hiérarchie parce jugée « trop élitiste ». En 2 mots, nos enfants que cette enseignante a formés en Allemand 1ère langue de la seconde à la term, ont obtenu au bac 17,25 de moyenne dans cette matière, se retrouvent en tête, dans cette matière, dans le supérieur. Cette enseignante a un gros défaut celui de ne pas vouloir faire de voyages linguistiques, comme tous ses collègues d’anglais, espagnol, italien.. (les notes d’anglais, italien, espagnol sont loin d’atteindre cette moyenne de 17.25…)
Dans son rapport d’inspection (parce que inspectée tous les 3 ans), il lui est fait le reproche suivant : « …une inflation de vocabulaire et de grammaire… »
Je pense que l’établissement auquel faisait référence AM Valette est celui de nos enfants.
Nous avons écrit à Darcos qui a transmis le courrier au Recteur et qui nous a répondu « qu’il faisait confiance à ses cadres ».
J’ai mis mon 2 e enfant dans le privé, parce que je souhaite qu’en langues vivantes il sache faire autre chose que répondre au téléphone !!!

J'oubliais, vous avez un point commun avec Merieu!!! A la page du Point Ph. Merieu "espère beaucoup du ministre, et l'estime énormément...."
A bientôt
Anne

Ecrit par : Anne L | 01 octobre 2007

Il est scandaleux en effet, Anne, que cette enseignante ait été ainsi maltraitée.

Quant à l'"estime" de Meirieu, c'est plutôt un boulet!
C'est assez marrant, d'ailleurs, de constater que plus Meirieu estime Darcos, plus nous, nous commençons à nourrir des doutes...
Seul JPB, comme l'en supplie Jérémy ci-dessus, pourrait nous rassurer...

Ecrit par : Jean | 01 octobre 2007

Ce qu'on peut reprocher à la "première voie", Jean, c'est qu'elle a laissé beaucoup trop de monde sur le bord du chemin.
Puisque je parlais de Louis XIV hier, en quelle année était né, Catmano, ton ex-beau-père Jacques qui nous expliquait doctement que ce grand roi avait divorcé d'Edith de Nantes?
Est-ce mieux que ma fille hier me répondant que le roi qui s'était converti au catholicisme parce que Paris vaut bien une messe devait être Philippe le Bel... Forcément, en parlant de programmes pas finis, la gamine a fini sa cinquième sur la Guerre de Cent ans non pas parce que le professeur a eu de la peine à leur faire comprendre la frise chronologique mais parce qu'elle a passé deux gros mois sur l'Islam, présentant, au passage, les visions et croyances de Mahomet comme des faits historiques. Si ce n'était pas elle, c'était le bouquin. La réforme, hop! Silence! La Renaissance? Connais pas! Et de Philippe le Bel, nous arrivons directement à Louis XIV. Pierre le Grand, Henri VIII et Elisabeth I° sont ignorés.
Quand on voit ensuite les programmes d'histoire du lycée, on se demande franchement... pleins de questions en tout genre.

Ecrit par : dobolino | 01 octobre 2007

Ah, oui! J'ai oublié de vous dire que le cours N°1 présentait l'Angleterre du XVII° siècle comme un pays protestant, point à la ligne.

Ecrit par : dobolino | 01 octobre 2007

La seule chose que je regrette, c'est d'une part le nom du mouvement pédagogique qu'ils lancent: pourquoi avoir choisi ce nom de "troisième voie", qui laisse croire qu'ils rompent aussi avec la "première voie" à laquelle, personnellement, tout comme cadichon, je ne vois pas ce qu'on peut reprocher?( Jean )

Tout comme Jean, Bernard et Françoise, je suis friand "d'explicite"et le nom de "troisième voie" fait que tout naturellement je m'interroge sur les deux premières. Jean semble avoir identifié la première avec certitude;pour ma part, j'ai un doute, un doute qui pourrait faire une sacrée différence ... quant à la nature de la deuxième !
Amicalement
Thierry

Ecrit par : venot Thierry | 01 octobre 2007

Ce qu'on peut reprocher à la "première voie", Jean, c'est qu'elle a laissé beaucoup trop de monde sur le bord du chemin.
Ecrit par : dobolino | 01 octobre 2007

Moins cependant que la voie actuelle qui, elle, laisse tout le monde ou presque sur le bord du chemin. Mais plutôt que s'étriper gentiment sur la première, la deuxième ou la troisième voie, si on se demandait vers quoi tendent les discours et les mesures ministérielles en matière de programmes.
J'ai l'idée que les princes qui nous gouvernent s'accommoderaient assez bien d'un gommage léger des déficits de connaissances les plus grossiers assorti de la réintroduction de bonnes méthodes : silence et ordre en classe, tables de multiplications et conjugaisons, bons points et compagnie.
Une sorte de portfolio présentable confié à des maîtres expérimentés.
On a déjà connu cela à deux reprises : en 1850, dans la loi Falloux, rapportée par Thiers devant le Parlement, en 1940 avec le discours de Pétain sur les objectifs du primaire.
Comme quoi l'idée d'un troisième voie...
GM

Ecrit par : guy morel | 01 octobre 2007

justement oui oui! j'y suis en maternelle !
et croyez moi nous sommes confrontés à des problématiques que nous n'aurions jamais imaginé il y a moins de 5 ans!

Ecrit par : pirouette | 01 octobre 2007

Anne, il s'agit d'une toute petite école dans la banlieue d'une grande ville.

Mais c'est partout la même chose : ma belle-soeur, qui a enseigné l'allemand, et ce depuis vingt ans à La Légion d'honneur de st Germain en Laye, a constaté la même chose qu'Yvonne Cloarec sur l'apprentissage des langues "vivantes" (pour combien de temps dans notre pays ??) : plus de grammaire, ni de vocabulaire, du global. les trop fameuses "compétences transversales". Du vent. Un crime.

Je ne pense pas que la "première voie" faisait un tel tri entre les riches et les pauvres. Dans ma famille et celle de mon mari, l'ascenseur social a fonctionné, et je crois savoir que parmi ceux qui écrivent sur ce blog, il en est de même.
Par contre, à moins de retirer ses enfants de l'école de la "deuxième voie", même les familles cultivées ou riches ont du mal à assurer à leur descendance un niveau d'études décent : il n'y a qu'à lire tout ce qui se dit sur ce blog.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 01 octobre 2007

Dobolino, voici les extraits des programmes officiels d’histoire en 5e et 4e.
Il faut savoir que la pédagogie officielle voudrait que les élèves “construisent leur propre savoir” (air connu). Quand les inspecteurs viennent voir un prof, c'est là la seule chose qui les préoccupe : la conformité au constructivisme et à la lettre des saintes écritures du BO.
C'est ce que nous appelons la “pédagogie du BO” = bulletin officiel de l'Éducnat.

En 5e :

I. DE L'EMPIRE ROMAIN AU MOYEN ÂGE (9 à 10 heures)
Une carte permet de présenter l'Empire byzantin, le monde musulman et l'Occident chrétien au IXe siècle et d'étudier l'évolution territoriale de ces trois ensembles.
1. L'Empire byzantin (2 à 3 heures)
Deux aspects sont privilégiés : l'héritage de Rome, le christianisme grec et sa diffusion.

2. Le monde musulman (4 à 5 heures)
L'essentiel est de présenter Mahomet, le Coran et la diffusion de l'Islam et de sa civilisation. On insistera davantage sur cette dernière et son rayonnement, abordés à partir de l'exemple d'une ville, que sur les constructions politiques qui résultent de l'expansion.


En 4e :
LES XVIIe ET XVIIIe SIÈCLES (9 à 10 heures)
1. Présentation de l’Europe moderne (3 à 4 heures)
A partir de cartes, le professeur met en évidence les contrastes politiques, économiques, sociaux, culturels et religieux de l’Europe. Dans le domaine artistique, c’est à partir de quelques exemples qu’est montrée la coexistence des tendances baroque et classique.

2. La monarchie absolue en France (3 à 4 heures)
L’étude de la monarchie française permet de montrer comment le principe du droit divin légué par la tradition se combine avec la création de structures étatiques modernes. Parallèlement est rappelé le principe de l’organisation de la société en trois ordres.

Ecrit par : P. Azimont | 01 octobre 2007

À propos des délires rapportés plus haut par Anne-Marie Valette, un correspondant m'écrit :

"On peut aussi le trouver ici : http://lewebpedagogique.com/ahmedelya

Il semblerait donc que ahmedelya soit le pseudo de M. Ahmed El yaagoubi, formateur d'enseignants à Taza-Maroc.
Cette personne possède un blog : http://educ-forblog.over-blog.com/"
Nous négligeons trop les ravages causés par le pédagogisme dans les pays d'Afrique francophone, pays longtemps dépositaires des excellents procédés de la 2e voie.
GM

Ecrit par : guy morel | 01 octobre 2007

"Je suggère à Jean de changer de disque de temps à autre. Il ne fait vraiment pas honneur à la corporation des agrégés en répétant à longueur de post ses quatre ou cinq pauvres arguments qui reviennent en boucle. Le perroquet de ma grand-tante aurait dû passer l’agrégation, il aurait peut-être eu ses chances lui aussi.

Jean est un hardi militant. Il y a quelques mois, il nous pressait avec son insistance habituelle de signer l’Appel à la Refondation de l’école qui, selon lui, devait changer la face du monde. On sait depuis ce qu’il en est advenu…

Il nous répète toujours les mêmes choses à propos de Meirieu et de ses 17 000 pages qu’il a pu compter sans s’emmêler. Or si Meirieu n’avait eu face à lui que des adversaires de l’envergure de Jean, il coulerait toujours des jours paisibles.

Je passe sur les séquences dont on avait compris dès le premier post que Jean était courageusement contre. Il aurait pu éviter de nous le répéter 2 626 fois depuis.

Jean n’aime pas « La 3e voie… ». La belle affaire ! Il n’aime pas le nom, comme d’autres n’aiment pas les huîtres : passionnant. Il dit que Clermont Gauthier est un gourou, alors qu’il n’en a pas lu une seule ligne et qu’il ne sait même pas écrire son nom. Comme si des instituteurs de notre trempe qui résistons depuis plus de 15 ans aux injonctions pédagogistes avaient subitement besoin d’un gourou. Les gourous, c’est utile pour des Jean qui s’abritent derrière un pseudo pour rabâcher leurs idées fixes, pour des pleutres à la vue basse, à la fois suffisants et insuffisants comme lui.

Dans son petit établissement bien douillet, il est sûr d’être un excellent professeur. Il le dit lui-même. Or Jean ne s’est même pas aperçu que ce métier enseignait d’abord l’humilité. Ceux qui se croient excellents sont des brêles en classe. Jean me fait penser à ces pédagogistes qui eux aussi se proclamaient excellents et dont la classe était une véritable foire où les élèves ne faisaient rien. Si Jean est si excellent qu’il le dit, qu’attend-il pour dire comment il s’y prend concrètement en classe ?

Jean donne des conseils. A ceux qui ont des problèmes de discipline, il conseille d’écrire au ministre. A ceux qui attendent une mutation, il conseille d’écrire au ministre. A ceux qui veulent un enseignement de meilleure qualité, il conseille d’écrire au ministre. Grâce à Jean et à ses courriers au ministre, les toilettes de la rue de Grenelle ne manquent plus de papier. Le ministère remercie Jean de ses excellentes initiatives.

Jean s’est dernièrement fait sévèrement reprendre par le Hussard sur le SNUDI-FO, un des rares syndicats qui défendent réellement les enseignants du Primaire. Jean n’a rien répondu. Aurait-il changé son avis ? Pas du tout : Jean ne change pas d’avis, comme les intelligents de son acabit. Dans quelques semaines, il nous resservira encore une fois : « Quant à faire "appel à FO", pure rigolade! »

Jean ne connaît rien au Primaire, mais cela ne l’empêche pas de donner de doctes recommandations aux petits instituteurs. Jean ne comprend rien aux questions pédagogiques, mais Jean a des avis.

Midiblogs devrait mettre la signature à l’en-tête du message. Cela aiderait le lecteur à zapper les médiocres dont la raison de vivre est de s’épancher sur ce blog…"

Ecrit par : Bernard Appy | 26 septembre 2007

Jean, je continuerai à m'élever de toutes mes forces contre les insultes, mais ne jouons pas sur les mots! Même si "ça a chauffé" pour vous sur ce post, je ne vois pas où il y en a une! Vous êtes beaucoup plus insultant avec Philippe Meirieu (ou d'autres) que Bernard Appy l'a été avec vous. Même "pleutre" n'est pas une insulte à proprement parler, même si ce n'est pas très valorisant. Et ce n'est d'ailleurs même pas vous qu'il "traite".

Ecrit par : Christophe Sibille | 01 octobre 2007

Pardon: des excellents procédés de la première voie.
GM

Ecrit par : guy morel | 01 octobre 2007

"Moins cependant que la voie actuelle qui, elle, laisse tout le monde ou presque sur le bord du chemin" GM

Mais bien sûr....
C'est avec des propos si caricaturaux qu'on tend la verge pour se faire battre.

Ecrit par : Hervé | 01 octobre 2007

Pardon: des excellents procédés de la première voie.
GM

Ecrit par : guy morel | 01 octobre 2007
Je n'arrive pas à être absolument convaincue que les procédés de la première voies étaient excellents, ceci sans meirieusophilie. Qu'ils aient été meilleurs que ceux de la deuxième ne fait, à mes yeux de citoyen, aucun doute. Ce qui ne fait pour moi aucun doute, c'est que cette première voie a "matraqué" pas mal de monde, de diverses façons, même si elle a permis l'ascension sociale de certains dont font partie mes propres parents, ceci pour dire que je ne parle pas par rancœur de laissé pour compte.
Il me semble, en toute simplicité, que tirant les conclusions de la première et de la deuxième, prenant garde à ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain, place est faite pour une troisième voie.

Ecrit par : dobolino | 01 octobre 2007

Je croyais en avoir fini avec cette "querelle débile", mais je vois que certains sont ravis de remetre de l'huile sur le feu. IL est vrai que par ailleurs ils font profession d'irénisme... Tartuffe ne faisait pas autre chose.

Je remercie donc du fond du coeur l'ami Christophe, grâce à qui tout le monde peut comptabiliser les insultes et les traits d'ironie blessante que M.Appy a déversés sur moi à la tonne.
"perroquet" : insulte (je sais bien qu'en pédagogie il faut savoir répéter les choses à l'infini, mais enfin, dans le présent contexte, il m'étonnerait fort que ce soit un éloge!);
"hardi militant": ironie blessante. Au passage, Laurent Lafforgue se prend une balle perdue (son appel pour la refondation de l'école, quelle foutaise!)!
"adversaires de l'envergure de Jean": ironie blessante, équivalent d'une insulte;
"les 17 000 pages qu'il a pu compter sans s'emmêler": ironie blessante, équivalent d'une insulte;
"courageusement contre" les séquences: insulte;
"pleutre": insulte;
"insuffisant": insulte;
"ceux qui se croient excellents sont des brêles en classe": insulte; d'ailleurs au passage, où Bernard Appy a-t-il lu que je me considérais comme "excellent"? Il a dû, ce n'est pas possible, faire un mauvais rêve! Par contre, il m'est arrivé d'évoquer ma pratique à plusieurs reprises, pas du tout, évidemment, pour me prétendre un modèle; plutôt pour donner éventuellement l'une ou l'autre idée à qui voudrait la prendre, comme c'est aussi une des fonctions de ce blog; mais Bernard Appy vient rarement ici, de son propre aveu, donc il ne m'a pas lu;
"grâce à Jean et à ses courriers au ministre, les toilettes de la rue de Grenelle ne manquent plus de papier": insulte, doublée de vulgarité; là, franchement, Bernard Appy vole très bas, et si jamais, grâce à "Christophe-qui- considère- qu'insulter- est- bas- et- indigne", il se relit, je ne suis pas sûr qu'il soit fier de lui;
"les intelligents de son acabit": ironie blessante, équivalent d' une insulte;
"les médiocres": insulte.

De la part de quelqu'un qui entend être le chef de mouvement pédagogique, une telle rafale d'insultes personnelles a de quoi troubler, non?
Je rappelle que je me suis contenté de répondre à Bernard Appy que quand on ne se sentait pas les épaules assez larges, en tant que leader de mouvement pédagogique, pour encaisser l'une ou l'autre remarque un peu critique, on restait simple instituteur. Ce n'était pas par plaisir, croyez-moi, mais c'était bien le moins que je pouvais faire, quand même! Vous aimez qu'on vous insulte, vous, Christophe?

Mais je suggère qu'on en arrête avec ça. Tout le monde en a plus que marre, à commencer par moi-même! Et je renvoie à mon post ci-dessus qui définit clairement mon attitude à l'égard de l'action menée courageusement par les Appy.

Ecrit par : Jean | 01 octobre 2007

J'voudrais pas me méler de ce qui ne me regarde pas, mais vous êtes un peu lassants et lourdingues ...
C'est assez peu passionnant l'histoire de Jean vs Appy(ies).

M'sieur y m'a traité ... Non, pas tant que ça. Ben, faut voir etc.
Y'en a au moins 10 pages écran sur ce fil.

Dommage, y'a pas la possibilité de faire un sondage comme sur les blogs des gosses ... mais je crains de ne pas être le seul à partager mon opinion.

Se mettre sur la gueule parce qu'on est pas d'accord, c'est le principe du blog et c'est distrayant à lire. Les pleurnicheries, et jérémiades au sujet d'un prétendu honneur perdu, c'est très bof ...

Ecrit par : Zorglub | 01 octobre 2007

"Moins cependant que la voie actuelle qui, elle, laisse tout le monde ou presque sur le bord du chemin" GM

Mais bien sûr....
C'est avec des propos si caricaturaux qu'on tend la verge pour se faire battre.
Ecrit par : Hervé | 01 octobre 2007

Ah, ah ! parce que c'est caricatural de constater ce qu'il y a dans les copies de bac, dans celles des candidats aux divers BTS, dans celles des étudiants de première année de fac, dans celles des étudiants en IUFM ( celles-là, j'en ai un paquet), c'est caricatural de la part de Laurent Lafforgue de constater le tarissement du recrutement en mathématiciens de haut niveau ?
Une verge, dites-vous, mais c'est d'une poutre qu'il s'agit et dans notre oeil, pas dans celui du voisin.
Ce que j'ai dit est une banalité, certes navrante, et je ne vois pas pourquoi vous vous en effarouchez.
Cordialement,
GM

Ecrit par : guy morel | 01 octobre 2007

Bah, oui, Christophe, qu'est-ce que vous aviez besoin d'aller rechercher tout ça. Pas la peine de ressortir le message de Guy Morel sur Jean : on est censé en tirer quoi ?

Pour répondre à une vieille question de Guy Morel, la nouvelle grammaire - selon moi - c'est la grammaire selon laquelle le conditionnel est un temps de l'indicatif, selon laquelle "ce" est un déterminant démonstratif, et où les épithètes sont soit liées, soit détachées. Bref, des trucs dont, étant élève, ni moi ni mes institutrices n'avions jamais entendu parler. Là-dedans, ne sont utiles que les déterminants (pour les raisons que j'ai indiquées plus haut) - le reste, c'est beaucoup de déchets (surtout les épithètes coupées en quatre).
Pour les programmes d'Histoire, le problème vient évidemment de l'histoire transversale qu'on fait à tort et à travers, dès le primaire.

Je suis d'accord avec Anne et Jean pour dire que si l'allemand se meurt, c'est qu'on n'y apprend plus les déclinaisons (tiens, ca ne vous rappelle pas deux langues agonisantes et bientôt mortes, qu'on n'étudiera bientôt plus qu'à HIV et Louis le Grand?).

Pour JPB ("pardonnez mon insistance, mais j'ai mes raisons" come dit Parpalaid à Jouvet dans Knock) :
Quand vous parlez de LA réforme des programmes de collège et de lycée, parlez-vous de celle qui se déroule en ce moment ? Si oui, peut-on savoir qui sont les spécialistes (IG, Professurs et MdC) qui refondent nos programmes ? Ou bien est-ce un secret absolu ??

Si Pedro Cordoba fait partie de cette réforme, j'imagine que c'est qu'elle a ieu en ce moment...

Ecrit par : Jérémy | 01 octobre 2007

On est bien d'accord, Zorglub, mais prenez-vous en à Christophe qui a cru nécessaire de remettre le couvert!

Quant à ce que "le principe du blog serait de s'en mettre sur la gueule" et que ce serait "distrayant", permettez-moi de n'être pas du tout de votre avis.
J'ai horreur de ce jeu-là, mais je ne vais pas pour autant me laisser traîner dans la boue sans répondre.
Si mes posts vous dérangent ou vous lassent - c'est vrai que cette querelle est "débile" -, zappez-les, mon cher. Vous allez directement à la signature...

Ecrit par : Jean | 01 octobre 2007

Bah, oui, Christophe, qu'est-ce que vous aviez besoin d'aller rechercher tout ça. Pas la peine de ressortir le message de Guy Morel sur Jean : on est censé en tirer quoi ?

Pour répondre à une vieille question de Guy Morel, la nouvelle grammaire - selon moi - c'est la grammaire selon laquelle le conditionnel est un temps de l'indicatif, selon laquelle "ce" est un déterminant démonstratif, et où les épithètes sont soit liées, soit détachées. Bref, des trucs dont, étant élève, ni moi ni mes institutrices n'avions jamais entendu parler. Là-dedans, ne sont utiles que les déterminants (pour les raisons que j'ai indiquées plus haut) - le reste, c'est beaucoup de déchets (surtout les épithètes coupées en quatre).
Pour les programmes d'Histoire, le problème vient évidemment de l'histoire transversale qu'on fait à tort et à travers, dès le primaire.
écrit Jérémy.

Deux choses :
1- Je ne me souviens pas d'avoir écrit "un message sur Jean".
2- Sur la "nouvelle grammaire", nous sommes d'accord, sauf sur les déterminants, mais je ne peux développer ici. Un mot quand même : vous connaissez le "déterminant zéro" extension maximale d'un nom ?
Bien cordialement.
GM

Ecrit par : guy morel | 01 octobre 2007

Merci, Jérémy.

"On est censé en tirer quoi?", dites-vous.
Malheureusement beaucoup plus sur Bernard Appy que ce qu'on aurait aimé en savoir!
Et à ce que je sache, il n'a pas eu le moindre mot d'excuse. Cela aussi, cela le regarde.
Et maintenant, stop! (suggestion!)

Ecrit par : Jean | 01 octobre 2007

Guy Morel, pardon, tout occupé que j'étais à réfléchir à mes déterminants, mon conditionnel et mes épithètes liées ou détachées, je vous ai fait l'auteur du message cité par Sibille !

Je vous jure que ce n'était pas voulu !

Pour le déterminant zéro, il me semble que c'est l'absence de déterminant justement, comme dans "Paris" ou dans "Reine, je vous écoute." Je vous accorde que c'est une dénomination stupide ! Idem pour les "expansions du nom", c'est un terme générique qui ne sert à rien.

Ecrit par : Jérémy | 01 octobre 2007

2- Sur la "nouvelle grammaire", nous sommes d'accord, sauf sur les déterminants, mais je ne peux développer ici. Un mot quand même : vous connaissez le "déterminant zéro" extension maximale d'un nom ?
Bien cordialement.
GM

Le même a un remords. Sur le déterminant, une amie, à qui on soutenait que le déterminant commande l'accord du nom, écrit :

"le genre du nom n'est pas "déterminé" par le "déterminant" "le" ; c'est exactement l'inverse : on dit "le chat", parce que le nom "chat" est masculin par nature, qu'il y ait ou non un "déterminant" qui l'accompagne. Et c'est ce dernier qui s'accorde en genre et en nombre, comme l'adjectif, avec le nom.
Dans les langues sans articles, les noms ont un genre.

Cette erreur montre bien le contresens très souvent commis sur le mot "déterminant". Il ne vous viendrait jamais à l'idée de dire que l'adjectif "noir" ou "blanc" dans "Chat noir, chat blanc" "va entraîner l'accord du nom" chat.

Cette erreur ne se rencontrait jamais avant l'introduction des "déterminants" dans la terminologie. Certes pour ceux qui, comme moi, avaient appris les articles et les adjectifs possessifs, démonstratifs, etc., l'introduction du terme "déterminants" semblait commode pour regrouper en une catégorie tous ces mots divers. J'ai enseigné moi aussi la notion de "déterminant" (que je n'avais pas apprise à l'école mais qui me semblait pratique quand j'ai commencé à enseigner) avant de me rendre compte des problèmes qu'elle posait aux élèves et que je n'avais pas soupçonnés, et aujourd'hui, comme mes élèves arrivent du primaire en possession de cette dénomination, je leur laisse employer ce mot bien sûr (c'est un terme "officiel" !), mais en veillant toujours, depuis que j'ai rencontré ce contresens il y a bien une dizaine d'années, à préciser que ce n'est pas pour autant qu'il détermine (au sens d' "entraîne") le genre du nom, et en faisant distinguer les articles et les adjectifs possessifs, démonstratifs, etc.
Dans le tableau des natures que je leur donne, je ne fais plus figurer le mot "déterminant", source de plus d'inconvénients que d'avantages, d'après mon expérience en classe, et source de confusion entre nature et fonction évidemment.

A propos de pronom ou adjectif, il n'est pas aberrant qu'un élève confonde l'article "le, la, les" avec le pronom "le, la, les", puisqu'au départ c'est bien le même mot qui sert aux deux appellations. De même "un, une" est le même mot que l'adjectif-pronom numéral cardinal. Nous comprenons bien que l'élève puisse confondre l'adjectif indéfini "certain" avec le pronom indéfini "certain", c'est du même ordre. Des grammaires scolaires anciennes les regroupaient tous dans la catégorie "adjectifs-pronoms", y compris les articles. D'autres se contentaient de regrouper l'article avec les adjectifs et maintenaient les pronoms à part. on avait donc une arborescence de ce type : adjectifs, divisés en adjectifs qualificatifs et non qualificatifs, eux-mêmes comprenant les adjectifs possessifs, démonstratifs, etc., et les articles. Et passé le premier moment d'étonnement dû uniquement à l'habitude, on se rend compte que c'était tout aussi fondé et cohérent que les classifications officielles actuelles ou d'un passé plus récent : les articles fonctionnent comme des adjectifs (ils s'accordent avec le nom qu'ils déterminent -ou avec le nom auquel ils se rapportent, comme vous voulez, l'essentiel est de comprendre que c'est le nom qui commande l'accord de l'article ou de l'adjectif) et tous ces adjectifs peuvent effectivement être employés comme pronoms (y compris les adjectifs numéraux : "nous sommes dix-sept, sous une lune très petite" [citation ;-)]). Et cette classification n'engendrait pas de contresens sur la prétendue détermination du genre du nom par un "déterminant" alors que rien ne détermine le genre d'un nom, qui peut d'ailleurs varier d'une langue à l'autre. "
Bien à vous,
GM

Ecrit par : guy morel | 01 octobre 2007

Bonjour,

Il n'y a pas que l'allemand qui est fortement menacé. Sans grammaire, on ne peut pas apprendre une LV, c'est aussi simple que cela. A force de découper en mille morceaux les différentes règles et les conjugaisons aussi (pour, soi-disant ne pas dégoûter les élèves), on sème le désordre dans la tête des élèves et en terminale, il ne reste plus rien!!

Pour le vocabulaire, le problème, c'est qu'on n'a plus le droit de leur donner la liste des mots de vocabulaire inconnus, lorsque l'on aborde un nouveau document. Il faut qu'ils devinent, découvrent par eux mêmes, on a même le droit de faire des pendus, mais la liste (même si elle est courte) est considérée comme dangereuse car elle "tue" la curiosité de nos chères têtes blondes.

Enfin, en ce qui concerne l'étude de la civilisation, elle n'existe pratiquement plus. A l'oral du bac, je n'ai plus le droit de demander à un candidat de me dire où se trouve Cuba parce que c'est déjà une question d'érudition!!! C'est ce que j'ai entendu en réunion d'harmonisation!!!

Lors des réunions de parents, je n'ai pas honte de parler de grammaire, de vocabulaire et de conjugaisons, de rappeler aux parents qu'en début d'apprentissage, le par-coeur est indispensable. J'encourage mes élèves à apprendre par écrit aussi. Aux yeux de mon principal et de certains de mes collègues, je passe pour une vieille ringarde mais je sens que la plupart des parents sont rassurés.

Un truc aussi qui me désole quand j'entends mes collègues parler de leurs cours: ils n'ont qu'une seule obsession, que leurs élèves participent. Peu importe ce qui est dit, ce qui compte, c'est qu'il tchatchent! J'ai l'impression qu'ils ne supportent pas le silence en classe. Pour ma part, je préfère la qualité à la quantité, quitte à être considérée comme "omniprésente" en classe.

Pedro, si vous faites effectivement partie de la réforme, soyez sympa, mêlez-vous aussi de l'espagnol, tout est à refaire!

A+
Maria

Ecrit par : maria | 01 octobre 2007

A propos des "déterminants", j'avoue que je n'aime pas trop cette classification, car elle ne dispense pas d'aller plus loin dans l'analyse et de préciser "article défini ou non", "adjectif démonstratif", etc.. , précision qui est indispensable en latin, en grec et en allemand. Du coup, je n'en parle pas à mes élèves. Comme de COS! De "complément d'attribution", oui!

A propos des langues anciennes:
Jean-Paul, puisque vous avez quelque contact avec le-ministre-qui-portait-toutes-nos-espérances, dites-nous donc ce que ledit ministre a prévu de faire des langues anciennes? Les laisser disparaître avec la complicité plus ou moins active des "cadres" locaux? Les relancer là où, comme pour le grec dans mon collège, il y aurait une demande?
Jusqu'à présent, la loi Fillon de 2005 prévoit (encore!) les options de langues anciennes en 5ème, 4ème, 3ème (latin), et en 3ème (grec). Le texte dit même que si un collège en a les moyens, "des élèves pourront suivre à la fois les options de latin et de grec".
Comment se fait-il que cette loi, qui pourtant devrait avoir "force de loi", soit tellement bafouée, puisque si le latin est encore à peu près régulièrement proposé - et encore, pas partout! -, le grec, lui, a quasiment disparu des collèges?
Pourtant, un cours de grec dans un collège, c'est un pur moment de bonheur! Que dis-je, une année de bonheur! Les élèves sont très demandeurs. Je le vois quand je remplace un collègue pour une heure ou deux et que j'en profite pour présenter l'alphabet grec. On a voulu mettre l'élève au centre, mais paradoxalement, quand l'élève-au-centre manifeste un intérêt pour ce qui n'est pas politiquement correct, l'administration devient sourde.
Merci pour vos tuyaux!

Ecrit par : Jean | 01 octobre 2007

Si, si, Jean, déterminant, ça ne suffit pas : il faut préciser (article défini, déterminant posessif, article partitif, etc.)

Je confirme que le grec est très attractif pour les élèves, et qu'il leur est souvent refusé (pas dans les bons collèges des grandes agglomérations, bien sûr). Mais c'était déjà ça sous Allègre : si j'avais pu faire du grec dans mon lycée, j'aurais été Lettres classiques.

Ecrit par : Jérémy | 01 octobre 2007

Pour Guy Morel : le probème n'est pas que les élèves confondent pronom et adjectif, mais bien plutôt qu'il n'y a rien de commun entre un adjectif qualificatif et un adjectif possessif. Le possessif "mon" est bel et bien un déterminant, au même titre que l'article défini ou le démonstratif "ce", et n'a rien à faire dans la catégorie des adjectifs (dans laquelle, par contre, il avait toute sa place dans la grammaire latine).

Ecrit par : Jérémy | 01 octobre 2007

Le possessif "mon" est bel et bien un déterminant, au même titre que l'article défini ou le démonstratif "ce", et n'a rien à faire dans la catégorie des adjectifs (dans laquelle, par contre, il avait toute sa place dans la grammaire latine).
Ecrit par : Jérémy | 01 octobre 2007
Je suis d'accord sur deux points :
1- on distingue les adjectifs qualificatifs ( liste infinie)
2- des adjectifs déterminatifs ( liste finie)
Et je vous pose deux questions :
1-quel est le sens de "déterminer"?
2- ne faut-il pas, malgré un tas de bonnes raisons, faire un sort particulier à l'article ?
Bien à vous,
GM

Ecrit par : guy morel | 01 octobre 2007

Je n'avais jamais entendu l'appelation 'déterminant zéro', mais je connaissais l'article zéro, qui me semble plus compréhensible.
L'article zéro, comme l'a dit Jérémy, se trouve dans des opérations de détermination du nom qui relèvent de la notionalisation d'un substantif (ex. "Guerre et Paix").

Ecrit par : Loki | 01 octobre 2007

Si, si, Jean, déterminant, ça ne suffit pas : il faut préciser (article défini, déterminant posessif, article partitif, etc.)


Ecrit par : Jérémy | 01 octobre 2007
Je n'avais pas vu : vous rangez le partitif dans les déterminants ?
Expliquez-nous.
Cordialement,
GM

Ecrit par : guy morel | 01 octobre 2007

Petit retour sur "sauver les lettres", avec sur le site du collectif :

Le topo d'Henri Mitterand à l'Université d'été,
http://www.sauv.net/univ2007_mitterand.php
celui de Ch Laval, eodem die :
http://www.sauv.net/univ2007_laval.php

Ecrit par : FGuichard | 01 octobre 2007

Prodigieuse communication de Henri Mitterand, en effet!
La classe! De quoi refonder l'enseignement du français!

Ecrit par : Jean | 01 octobre 2007

"l'introduction du terme "déterminants" semblait commode pour regrouper en une catégorie tous ces mots divers."

Just un chtit mot pour Guy, j'ai po tout lu(chuis pas malade, moi, j'déconne), en zaparté, moi c'est un truc que je viens de voir, il y a peu, bon, keep cool, j'a po eu l'temps d'aller plus loin, trop d'taff. Donc, pour une prmière approche je dis c'est bien, histoire de "regroupir", justement, ET une fois qu'ils zont compris, t'embrayes avec les sous classes ... Pour l'instant, ça ne me choque po. (???)
un zabruti bourré...
Bob

Message subliminal
AUX CHIOTTES RIBAMBELLE & PICBILLE

Ecrit par : toto | 01 octobre 2007

Ecrit par : Jérémy | 01 octobre 2007
Je n'avais pas vu : vous rangez le partitif dans les déterminants ?
Expliquez-nous.
Cordialement,
GM

Ecrit par : guy morel | 01 octobre 2007

Si les experts en grammaire française ne parviennet pas à se mettre d'accord, comment voulez-vous que les élèves n'en perdent par leur latin?

Des nouvelles de ma jeune collègue de français stagiaire dans mon collège centre-villle (je précise ce détail pour signifier que les problèmes de violence et de désordre n'affectent pas seulement les collèges classés ZEP) et en congé de maladie pour dépression. Le CPE m'a dit cet après midi qu'elle a décidé de démissionner. La collègue TZR qui la remplace a du faire appel à son autorité vendredi pour remettre de l'ordre dans la classe. Les élèves n'avaient trouvé rien d'autre pour la déstabiliser que de lui fournir de faux noms et prénoms.
Ce soir je me pose la question suivante: pourquoi le Principal a-t'il attribué ces deux classes (que j'ai aussi en EPS) difficiles à une jeune stagiaire sortie de l'IUFM? Inconscience, incompétence ou choix délibéré?

Ecrit par : buntovchik | 01 octobre 2007

"D'autre part, si les évaluations de GS sont très mauvaises, est-ce bon de stigmatiser un enfant dès le début de son entrée dans la carrière ? On ne sait plus à quel saint se vouer."

Anne-Marie.

Non Anne -Marie,ce n'est pas bon du tout d'autant plus que, comme la plupart du temps, on en restera à un simple
constat ! J'en ai vraiment assez de toutes ses évaluations totalement inutiles. Une évaluation doit évaluer un travail qui a été proposé à des élèves; en dehors de cette condition précise elle devient un simple marqueur socio-culturel d'autant plus scandaleux qu'il se situe en début de scolarité et qu'il ne débouche sur aucune mesure d'aide particulière. Autant trier les enfants à la naissance, on économisera du papier.
Thierry en colère batteur du groupe" Les Ramoneurs"

Ecrit par : venot Thierry | 01 octobre 2007

Je ne connais pas tous les détails, mais à première vue, démissionner ne me semble pas une bonne idée. Peut-être serait-il mieux pour elle qu'elle épuise ses droits à congés de maladie. Le temps de réfléchir... aux frais de ceux qui l'ont jetée désarmée dans cette cage aux lions.

Ecrit par : Jean | 01 octobre 2007

Mais j'apprécie également le fait que Cadiconne ait préférée...""

(En plus fachée avec les participes passés, encore un symptôme de sa maladie)

"""...répondre à mon post plutôt quà celui de Pedro Cordoba, qui lui met vraiment à mal ses théories fumeuses.

Me gausser 2 secondes des cornecouillades de Rantanplan ( merci dobolino) pour entamer mon dimanche dans la bonne humeur, est une chose.

Pedro Cordoba mérite bien mieux qu'une pirouette (aucune intention maligne pour qui a choisi ce pseudo, juste un emprunt) car ses questions sont pertinentes. Il ne met rien à mal ( toujours ce mal incurable qui fait comprendre autre chose que ce qui est écrit ) mais il s'informe et ses arguments méritent que j'y consacre un peu de temps. Or en ce merveilleux dimanche de l'été indien, j'ai choisi d'aller admirer le flamboiement des feuillages de Nouvelle-Angleterre.

Ma réponse est longue. Il y a plusieurs questions et le sujet n'est pas simple, sinon je n'en ferais pas une thèse de 600 pages...Je tiens à disposition par email ( demandez-à notre hôte) ma bibliographie, notamment les études et ouvrages établissant la réalité de la renverse, du primaire aux highschools, encore que ce soit dans ces dernières évidemment que le bât blesse le plus, mais il y a du mieux et en ce domaine, de même qu'on a pas pu arrêtrer la chute, on n'arrête pas le mouvement inverse, sauf grave rechute.

Cela peut remuer le fer dans la plaie de beaucoup de Français, qui s’abritent dans le négationnisme, mais je les rassure tout de suite, ( c’est l’argument de ma thèse) ce qui a réussi ici est impensable chez eux à moins d‘une révolution copernicienne. Un pays qui a fait de l'antilibéralisme partie intégrante de sa culture n’est pas prêt à mettre en oeuvre le pluralisme scolaire qui fut pourtant la clé de cette renverse, qui a fait sauter le verrou du pédagogisme constructiviste (Progressive Ed) en le déboulonnant du piédestal de sa position monopolistique.
Ouvrir à la concurrence me semble pourtant une belle évidence...

Outre les initiatives venues d’en haut, du féderal, depuis “A nation at risk”, jusqu'à “No Child Left behind”, il y a eu en parallèle des efforts des états, (comme la Floride de Jed Busch, eh oui, cela aussi il faut bien l’avaler) qui ont ouvert le système scolaire PUBLIC ( “school choice”) en définissant des seuils d’échec, notamment, et en instaurant une "accountability". La peur du gendarme étant le début de la sagesse, divers procédés d'evaluation (qui ont bien sûr eux aussi des effets pervers, il faut vivre avec!) couplés à d’autres mesures, n'ont pas fait que constituer une sorte de banc d’infamie. La concurrence a ( comme toujours) donné le salutaire coup de pied aux fesses des écoles publiques et fait sauter un encore plus gros verrou: la résistance des syndicats de l’éducation (National Education Association et American Federation of Teachers) NEA/AFT L'education establishment, équivalent de la « Corporation » ( Jean-Claude Milner, De l’école, 1983) enseignants et administratifs), a comme chez nous soutenu toutes les réformes progressisvistes, avec un militantisme tout aussi affirmé qu'en France, et un soutien indeefectible à l'aile guche du parti Démocrate.

Le romantisme éducatif des début, mâtiné de pacifisme post 1918, flirta un temps avec le socialisme, un “enseignant de gauche” étant tout aussi pléonastique aux É-U qu’en France. Dans ce Thoughtworld ( Hirsch), de la pensée unique et magique, les bonnes âmes ont rousseauisé l’éducation, en la piquant de scientisme pour faire plus moderne, en bons disciples de leurs mentors qui officiaient dans les Schools of Education des universités, avec Columbia comme chef de file.

Quand Gramsci et Alain, dans les années 30 ou Arendt, 20 ans plus tard, dénoncent ces théories-bidon, leurs ravages n’avaient pas encore atteint la dimension cataclysmique actuelle. Arendt (Crise de l’éducation) percevait même un reflux, effet possible de la guerre froide qui entama la belle espérance et dévêtit peu à peu l’idéal socialo-communiste de ses atours romantiques, tempérant un temps le virage idélologique. Mais ce répit, qu'ont noté tous les analystes, y compris les adeptes de la progressive Ed comme Cremin, qui s'en désola, fut de courte durée.

S’est alors produit un fait qui eut une influence décisive. Il marque la véritable montée en puissance du progressivisme, (non progressisme car l’idéologie éducative derrière l’idéologie du progrès est une double perversion de la notion de progrès), c’est le formidable démarrage du sysncalisme éducatif. La concordance dans le temps ne trompe pas.
En 1960, Myron Lieberman, spécialiste en la matière pouvait écrire : « The foremore fact about teacher’s organizations in the US is their foremost irrelevance ».

À la même époque, années 60, le syndicalisme ouvrier américain commençait à perdre du terrain, mouvement qui s'est accentué depuis. En 1973, la NEA exige de ses membres de s’affilier aussi à un syndicat local, ses effectifs explosent, ses revenus aussi.En 1996, à la convention Démocrate, elle enverra à elle seule 405 représentants, un groupe plus important que la plus grosse délégation envoyée par chaque état, Californie exceptée.

Lieberman poursuit : « The most striking feature of the explosive growth of the teachers unions is that it occurred alongside reported declines in student achievement and huge increases in spending for public education ». (in « The teacher Unions : How they sabotage educational reform and Why » ,(2000). Ici la réforme c’est le mouvement de libéralisation du secteur public et son ouverture au pluralisme (« School choice ».) Je vous donnerai les références par email du dernier ouvrage d’évaluation de ces réformes qui vient de sortir.

Quant à l’affirmation:
“L’université américaine est toujours la meilleure du monde, pour la seule raison qu’elle importe ses professeurs et ses étudiants. La plupart des universités ont dû renoncer à « l’affirmative action » (notre « discrimination positive ») parce que les américains « normaux » (wasp) issus des high-schools ne pouvaient plus y entrer : toutes les places étaient prises par les minorités black et latino au titre de l’affirmative action et par les étudiants étrangers (en particulier asiatiques) dans le classement au mérite ».

Elle mérite les remarques suivantes:

Commençons par la derni¡ère phrase, sur les Asiatiques ( étrangers ou American-Asians, c'est pareil) que contredisent outre bien-sûr les études concordantes, trente ans d’expérience personnelle auprès des “admissions offices » des universités américaines. Je confirme ce qu'écrivit ici il ya quelques jours l'un de vous: le terrain, les mains dans le cambouis et les pieds dans la glaise surpassent de loin rapports et statistiques.

Non seulement les étudiants asiatiques n’ont jamais bénéficié de l’affirmative action, car pour une écrasante majorité ( et des raisons établies qui débordent de mon propos), ils sont dans les 10% de meilleurs, donc admis au seul mérite, mais ils ont en plus subi l’imposition d’un quota au nom de la « diversité » (l’exemple de Berkeley est le plus connu), une “discrimination” réelle, fondée sur l’origine ethnique, parce qu’il étaient …trop calés, par rapport à tous les autres.


Venons-en à ces derniers. Il n’est pas exact non plus de dire que c’est le niveau exécrable des Blancs (dont les Wasps ne sont qu’une fraction très minoritaire, en regard des "Hyphenated Americans", italo-irlando-polono, même franco-Américains, d’extraction québecoise) qui a fait reculer l’affirmative action. C’est à la demande expresse des « minorities » elles-mêmes qu’un frein fut mis à cette discrimination qui n’a jamais cessé d’être une injustice faite à tous, à la fois ceux qui en bénéficient et les autres, laquelle était justifiée par diverses considérations qui sont pour certaines incontestables. Cette politique a correctement rempli son objectif, dans un premier temps, mais les premiers intéressés ont vite remarqué l’effet pervers qui consistait à ne pas reconnaître leurs mérites, et à amoindrir leurs succès par le soupçon du favoritisme. C'est donc d'eux qu'est venue la mise à l'écart progressive de l'Affirmative Action, pas du tout des Blancs...et les procès comme celui de l'U.Michigan vont dans le même sens, car il s'agit de compétences égales et non de baisser le niveau...

En outre, toutes les universités ont mis au point ( une absolue nécessité) depuis une quinzaine d’années un système de rattrapage systématique, obligatoire, dans les matières fondamentales …permettant à ceux qui obtiennent de très bons résultats dans l’université de troisième zone où leur faible niveau les avaient d'abord réduits, d’obtenir un transfert dans un établissement plus prestigieux.

Vous parlez de Vassar, j’y vais justement le mois prochain, avec une élève qui est dans ce ca. Je sais, pour en avoir déjà parlé avec les directeurs des admissions de diverses autres universités, qu'elle sera admise dans un des collègues du "first tier", malgré son handicap de départ, en raison de son rétablissement, après un an dans une université publique de faible rang, et un an en France.

L'an passé, elle a obtenu, avec un travail acharné et un soutien fantastique de ses profs, une moyenne de 3.97 sur 4.0. Elle vient de commencer une année à Paris, qui lui sera comptée comme "study abroad", et peut maintenant espérer être admise au top niveau, ce qui semblait impensable à cette époque l'an passé.

Pour comprendre le système américain, il faut abandonner beaucoup d'idées préconçues et sortit du prisme français de la voie unique, qui est en régression, mais a encore bien du chemin à faire pour aboutir à la flexibilité
Comment, de surcroît, concilier ces deux phrases : « l’université américaine est toujours la meilleure du monde » et « La norme est la médiocrité ».

Seule l’expérience du terrain, et un changement de paradigme, peuvent faire tomber ces à-prioris.

Mon mari qui enseigne dans des écoles de commerce en France ( et pas des moindres) est écoeuré du niveau de l'écrasante majorité de ses élèves qui est, dit-il ,pire que celle de ses élèves américain car elle se double d'une intolérable arrogance. Donc ils sont indécrottables.

Cela dit, il est bien évident que je reconnais la valeur des études de haut niveau qu'il est encore possible de faire en France, notamment en droit en médecine ou dans les écoles d'ingénieurs.

Ma plus jeune fille semble bien partie pour faire une HK l'an prochain, à Paris. Merci à celui qui lui en a donné l'idée et que j'ai connu grâce à ce blog; nous n'y aurions sans doute pas pensé de nous mêmes. La théorie ricardienne des avantages comparatifs joue à plein en matière éducative, encore faut-il ne pas s'accrocher aux principes contraires...

Bon, pas le tps de me relire.
pardon d'avance pour les coquilles.

Ecrit par : Cadichon | 01 octobre 2007

Ce soir je me pose la question suivante: pourquoi le Principal a-t'il attribué ces deux classes (que j'ai aussi en EPS) difficiles à une jeune stagiaire sortie de l'IUFM? Inconscience, incompétence ou choix délibéré?

Ecrit par : buntovchik | 01 octobre 2007

vous êtes naïf ou quoi?

tout simplement parce que le dernier arrivé à toujours le pire , les vieux de la vieille dans votre établissement dés la fin de l'année négocient pour obtenir telles ou telles classes et qui voudrait des plus difficiles? Le principal veut la paix avec ces vioks, piliers de salle des profs et comme beaucoup de "protals" il est lâche... quel est le prof installé qui n'a jamais fait de chantage pour obtenir une classe plutôt qu'une autre et pour avoir un emploi du temps qui corresponde à ses besoins personnels comme aller dîner chez la belle mère tous les mardis soir à 150 km,il faut donc pouvoir quitter à 15h ou pouvoir rejoindre sa maison de campagne avant qu'il y est des bouchons donc finir à midi le vendredi voire mieux ne pas travailler le vendredi ni le lundi matin pour avoir le temps
de rentrer quand c'est pas la maison de campagne chez les parents ou dans la belle famille c'est rejoindre tout simplement son conjoint ou sa promise qui officie à l'autre bout de la France...l'éternel casse tête des emplois du temps qui doivent contenter tout le monde alors la petite stagiaire elle viendra prendre les miettes a près tout elle a rien à dire , la planque ça se mérite!

je suis volontairement cynique donc pas la peine de me tomber dessus

Ecrit par : serpent à plumes | 01 octobre 2007

Ce soir je me pose la question suivante: pourquoi le Principal a-t'il attribué ces deux classes (que j'ai aussi en EPS) difficiles à une jeune stagiaire sortie de l'IUFM? Inconscience, incompétence ou choix délibéré?

Ecrit par : buntovchik | 01 octobre 2007

Parce que personne ne voulait de ces zozos, simplement !

Ecrit par : FGuichard | 01 octobre 2007

Sur les déterminants : l'article partitif en fait forcément partie - je ne vois pas pourquoi on le distinguerait des autres articles pour le classer.

Sur la jeune collègue : le problème est simple - pourquoi donner une bonne classe à quequ'un dont c'est la première année, et qui fera forcément des bourdes (j'en ai fait, tout le monde en a fait) ? Mais pourquoi refiler les classes pourries à quelqu'un qui aura d'autant plus de difficultés que c'est sa première année ?

Les stagiaires devraient tous commencer l'année par exercer dans une classe où le tuteur serait présent à chaque cours, non pour les évaluer, mais pour les aider, au moins à la discipline. Dans les classes calmes, le tuteur observerait directement la construction du cours ; dans les classes difficiles, le tuteur tiendrait compte de la difficulté supplémentaire, aiderait le/la stagiaire et interviendrait si nécessaire. Elle n'a pas de tuteur, votre collègue ? C'est encore un fumiste incompétent, arrivé là grâce à son carriérisme ?
Qu'elle ne démissionne pas : elle a le droit de refaire une année si elle le veut.

Ecrit par : Jérémy | 01 octobre 2007

1-quel est le sens de "déterminer"?
C'est le problème de la forme en -ant, en réalité : disons que ce n'est pas un déterminant, au sens où c'est lui qui déterminerait le genre et le nombre, mais c'est un déterminant au sens où c'est lui qui permet de reconnaître le genre et le nombre du nom. C'est un "marqueur" plutôt qu'un "déterminant" de genre et de nombre, mais il sert bien à déterminer (= à reconnaître) le genre et le nombre du nom.

2- ne faut-il pas, malgré un tas de bonnes raisons, faire un sort particulier à l'article ?
Si, mais l'article fait partie des déterminants. Il se distingue du possessif, du démonstratif, de l'indéfini, etc. Par sa nature, sa morphologie et ses fonctions, l'article ne pose pas de problème d'appartenance à la classe des déterminants.

Ecrit par : Jérémy | 01 octobre 2007

Pour JPB ("pardonnez mon insistance, mais j'ai mes raisons" come dit Parpalaid à Jouvet dans Knock) :
Quand vous parlez de LA réforme des programmes de collège et de lycée, parlez-vous de celle qui se déroule en ce moment ? Si oui, peut-on savoir qui sont les spécialistes (IG, Professurs et MdC) qui refondent nos programmes ? Ou bien est-ce un secret absolu ??

Si Pedro Cordoba fait partie de cette réforme, j'imagine que c'est qu'elle a ieu en ce moment...

Ecrit par : Jérémy | 01 octobre 2007

"Puisque je parlais de Louis XIV hier, en quelle année était né, Catmano, ton ex-beau-père Jacques qui nous expliquait doctement que ce grand roi avait divorcé d'Edith de Nantes?"
Le pépé Jacques était né en 1906, il a quitté l'école à 12 ans en 1918. Il vivait dans un tout petit village qui n'a jamais je crois dépasser les cent âmes. Les instituteurs étaient tous des normaliens sortant qui se dépêchaient de demander leur mutation pour arrêter de voir voler les corbeaux à l'envers. Le coup d'Edith de Nantes était beaucoup plus compliqué que ça, il me semble me rappeler que François I° et Henri IV étaient mêlés d'assez près à cette sombre histoire de divorce.
Il faut dire que le pépé Jacques descendait ses dix litres de gros rouge par jour assez allègrement depuis bien des années lorsqu'il a voulu m'épater avec ses connaissances historiques.
J'ai dans mon entourage très proche un titulaire du certificat d'études 1959, si vous voulez lui soumettre quelques questions, je pense que les résultats donneront un autre aspect de la "première voie".
Il peut aussi vous raconter ses séjours à la cave parce qu'il avait fait trop de fautes dans sa dictée.

Ecrit par : catmano | 01 octobre 2007

Cadichon, merci. J'adore voir sur ce blog des analyses documentées, quoi que puissent en openser tel ou telle. D'ailleurs, il serait bon que l'on passe, de temps en temps, des arguents ad hominem à des arguments tout courts.

L'allemand se prend de plus en plus, dit ma télévision ce sir (FR3) — à cause de Tokyo Hotel (pour les ignares : http://fr.wikipedia.org/wiki/Tokio_Hotel). C'est pas plus compliqué que ça, paraît-il…
À quand un groupe de rock chinois ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 01 octobre 2007

Je suis d'accord sur deux points :
1- on distingue les adjectifs qualificatifs ( liste infinie)
2- des adjectifs déterminatifs ( liste finie)
Et je vous pose deux questions :
1-quel est le sens de "déterminer"?
2- ne faut-il pas, malgré un tas de bonnes raisons, faire un sort particulier à l'article ?
Bien à vous,
GM

Ecrit par : guy morel | 01 octobre 2007

Ben, nous, parents, on y comprend que couic! Alors, par pitié, vous auriez pu nous laisser adjectifs et articles parce que voilà qu'à présent, vous avez une génération de jeunes grands-parents dynamiques et de vieux parents obsolètes qui pigent articles et adjectifs et quelques jeunes parents anciens bons élèves qui pigent déterminants. C'est la mouise totale! Alors, si vous changez encore une fois les noms, ne comptez pas sur nous pour faire réciter à nos enfants ou petits-enfants le cœur joyeux vos putains de leçons auxquelles ni les uns ni les autres n'entraveront quoique ce soit!
Pour moi, c'est des ergotages d'érudits et ça n'a rien à foutre à l'école primaire. Vous commencez à nous les briser menues.

Ecrit par : dobolino | 01 octobre 2007

Est-ce qu'on vient vous trifouiller les poils du cul quand vosu enseignez à nos petits que y'a les lipides, les protides, les glucides et... ouarf!... les fibres!!!!!
Eh! Abruti, si la cellulose contient "ose", c'est pas pour des prunes.

Ecrit par : dobolino | 01 octobre 2007

1-quel est le sens de "déterminer"?
C'est le problème de la forme en -ant, en réalité : disons que ce n'est pas un déterminant, au sens où c'est lui qui déterminerait le genre et le nombre, mais c'est un déterminant au sens où c'est lui qui permet de reconnaître le genre et le nombre du nom. C'est un "marqueur" plutôt qu'un "déterminant" de genre et de nombre, mais il sert bien à déterminer (= à reconnaître) le genre et le nombre du nom.

2- ne faut-il pas, malgré un tas de bonnes raisons, faire un sort particulier à l'article ?
Si, mais l'article fait partie des déterminants. Il se distingue du possessif, du démonstratif, de l'indéfini, etc. Par sa nature, sa morphologie et ses fonctions, l'article ne pose pas de problème d'appartenance à la classe des déterminants.
Ecrit par : Jérémy | 01 octobre 2007

Désolé d'insister. L'article est un "marqueur" dites-vous. Est-ce que j'ai besoin de ce "marqueur" pour savoir si "Chat" est masculin singulier ?
Puis vous dites qu'il se distingue des adjectifs déterminatifs mais qu'il appartient à la classe des déterminants ; croyez-vous qu' à partir de là on puisse enseigner la grammaire à des petits de CE ?
Est-ce qu'il ne serait pas bon de disposer d'une terminologie valable du primaire au baccalauréat ?

Cordialement.
GM

Ecrit par : guy morel | 01 octobre 2007

Pour moi, c'est des ergotages d'érudits et ça n'a rien à foutre à l'école primaire. Vous commencez à nous les briser menues.
Ecrit par : dobolino | 01 octobre 2007

Quel langage ! Mais par les fifrelins de Saint Glinglin, voilà qui me plaît ! Foin des déterminants et retour à l'article, aux possessifs, aux qualificatifs etc. Mais croyez-moi, c'est pas demain la veille si on n'attaque pas le morceau et cela va être une sacrée foire d'empoigne pour faire une grammaire enseignable au primaire !
Le ( déterminant) rudit ( marqué masculin par son marqueur) vous salue bien !
GM

Ecrit par : guy morel | 01 octobre 2007

Mon mari qui enseigne dans des écoles de commerce en France ( et pas des moindres) est écoeuré du niveau de l'écrasante majorité de ses élèves qui est, dit-il ,pire que celle de ses élèves américain car elle se double d'une intolérable arrogance. Donc ils sont indécrottables.

Ecrit par : Cadichon | 01 octobre 2007

Ça, c'est le vrai problème et, Cadichon, c'est aussi le problème des Grandes Ecoles françaises: indécrottable arrogance.
Comme disait JPB il y a peu: je ne vois pas l'intérêt d'être humble, ou quelque chose du genre.
Quel intérêt y a-t-il à être humble? Moi, j'en vois un, majeur, celui de s'offrir la possibilité de progresser.

Ecrit par : dobolino | 01 octobre 2007

Pour moi, c'est des ergotages d'érudits et ça n'a rien à foutre à l'école primaire. Vous commencez à nous les briser menues.
Ecrit par : dobolino | 01 octobre 2007

Quel langage ! Mais par les fifrelins de Saint Glinglin, voilà qui me plaît ! Foin des déterminants et retour à l'article, aux possessifs, aux qualificatifs etc. Mais croyez-moi, c'est pas demain la veille si on n'attaque pas le morceau et cela va être une sacrée foire d'empoigne pour faire une grammaire enseignable au primaire !
Le ( déterminant) rudit ( marqué masculin par son marqueur) vous salue bien !
GM

Ecrit par : guy morel | 01 octobre 2007

De toute façon, c'est raté! parce que, ainsi que je vous l'expose, il y a des parents de trente ans qui ont fait déterminants et des parents de cinquante ans qui ont fait article. Alors, mettez nous un troisième nom pour semer un peu plus le bordel!

Ecrit par : dobolino | 01 octobre 2007

Ne vous reste plus qu'à créer une chaîne de télé "éducative"! On scotchera nos enfants et petits enfants devant de dix-sept heures à dix-neuf heures trente du lundi au vendredi, plus huit heures non-stop samedi et dimanche puisque même le samedi, ils vous encombrent pour mener à bien vos projets pédagogiques.
Ouh! J'oubliais! Quatre heures le mercredi, minimum syndical! Et essayez d'être ludiques, que ces vermines ne viennent pas se plaindre qu'ils s'ennuient.

Ecrit par : dobolino | 01 octobre 2007

Au fait, c'est normal que mon employée, née à l'aube des années soixante, ne sache pas quel roi voulait pour ses sujets "la poule au pot tous les dimanches"?
N.B.: ancienne élève d'école rurale contaminée tardivement.

Ecrit par : dobolino | 01 octobre 2007

De toute façon, c'est raté! parce que, ainsi que je vous l'expose, il y a des parents de trente ans qui ont fait déterminants et des parents de cinquante ans qui ont fait article. Alors, mettez nous un troisième nom pour semer un peu plus le bordel!
Ecrit par : dobolino | 01 octobre 2007
Bon, il y a eu aussi des parents de soixante ans qui ont eu un primaire potable, des parents de quarante qui ont eu un primaire déjà bien atteint et des parents de trente ans qui sont allés à l'école du vide. Alors on fait quoi ? On se dit que c'est raté, on vitupère l'époque, et basta ?
GM

Ecrit par : guy morel | 01 octobre 2007

"Puisque je parlais de Louis XIV hier, en quelle année était né, Catmano, ton ex-beau-père Jacques qui nous expliquait doctement que ce grand roi avait divorcé d'Edith de Nantes?"
Le pépé Jacques était né en 1906, il a quitté l'école à 12 ans en 1918. Il vivait dans un tout petit village qui n'a jamais je crois dépasser les cent âmes. Les instituteurs étaient tous des normaliens sortant qui se dépêchaient de demander leur mutation pour arrêter de voir voler les corbeaux à l'envers. Le coup d'Edith de Nantes était beaucoup plus compliqué que ça, il me semble me rappeler que François I° et Henri IV étaient mêlés d'assez près à cette sombre histoire de divorce.
Il faut dire que le pépé Jacques descendait ses dix litres de gros rouge par jour assez allègrement depuis bien des années lorsqu'il a voulu m'épater avec ses connaissances historiques.


Ecrit par : catmano | 01 octobre 2007

1906????????, T'enjolives pas???
Bon, ceci dit, la première fois que j'ai rencontré le pépé Jacques, il est sorti hirsute de sa cabane à lapins, de la paille plein sa capote militaire, sa bouteille de gnôle à la main, et il m'a dit: "du bist eine schöne Blonde!" avec un accent parfait, en 1974. Ce n'était pas à l'école qu'il l'avait appris, mais en camp de prisonnier, dans les années quarante.
C'est vrai que là-haut, les corbeaux volent sur le dos pour ne pas voir la misère, mais là où il a bossé comme prisonnier en Allemagne, c'était probablement pas mieux, non?

Ecrit par : dobolino | 01 octobre 2007

Bon, il y a eu aussi des parents de soixante ans qui ont eu un primaire potable, des parents de quarante qui ont eu un primaire déjà bien atteint et des parents de trente ans qui sont allés à l'école du vide. Alors on fait quoi ? On se dit que c'est raté, on vitupère l'époque, et basta ?
GM

Ecrit par : guy morel | 01 octobre 2007

Bon! On raye tout et on repart à zéro, OK?

Ecrit par : dobolino | 01 octobre 2007

Ne vous reste plus qu'à créer une chaîne de télé "éducative"! (...) Et essayez d'être ludiques, que ces vermines ne viennent pas se plaindre qu'ils s'ennuient.
Ecrit par : dobolino | 01 octobre 2007


C'est fait.
A Lyon.
Par Meirieu, évidemment. Voir la dernière revue de la MGEN (qui rend également compte, pour se rattraper sans doute, de "De la destruction du savoir en temps de paix")

Ecrit par : FGuichard | 01 octobre 2007

Mais vous choisissez une nomenclature et des programmes pour au moins cent ans, heink?
parce que y'en a marre (menues, je vous le dis!).
Entre Louis XIV et les systèmes de deux équations du premier degré à deux inconnues qui ne sont pas au programme de quatrième mais que quand même, en devoir à la maison, finalement, tout compte fait... Marre!
Nous, on veut que ce soit lisible et qu'on nous change pas complément d'attribution en COS puis, finalement, COS en complément d'attribution, tous les dix ans pour après, venir pleurnicher que les parents scotchent leurs progéniture devant la télé. On fait quoi, nous? On retourne au CP tous ls quinze ans?

Ecrit par : dobolino | 01 octobre 2007

C'est fait.
A Lyon.
Par Meirieu, évidemment. Voir la dernière revue de la MGEN (qui rend également compte, pour se rattraper sans doute, de "De la destruction du savoir en temps de paix")

Ecrit par : FGuichard | 01 octobre 2007

Je savais bien qu'il y avait parmi vous des âmes de bonne volonté...

Ecrit par : dobolino | 01 octobre 2007

C'est vrai que là-haut, les corbeaux volent sur le dos pour ne pas voir la misère, mais là où il a bossé comme prisonnier en Allemagne, c'était probablement pas mieux, non?

Ecrit par : dobolino | 01 octobre 2007

Eh, mais non. Il était à la gare de Wien (Österreich) ! Il regardait passer des trains, et quels trains !
Et il est bel et bien né en 1906, comme les grands-parents paternels (ou 1910, comme la grand-mère maternelle). Tu sais bien que la seule personne qui ait pu croire que c'était un bon parti était sa marraine de guerre, native de B'sançon. De par chez nous, elles connaissaient le bonhomme, il n'y en a pas une qui serait allée s'enterrer là-haut avec lui !

Ecrit par : catmano | 01 octobre 2007

Quel intérêt y a-t-il à être humble? Moi, j'en vois un, majeur, celui de s'offrir la possibilité de progresser.
Ecrit par : dobolino | 01 octobre 2007

voui, voui, bien dit ça,
qui m'évoque un faux-ami que les traducteurs connaissent bien.
Parmi les mots sans équivalent en français qui nécessitent une périphrase, il y a le verbe "to humble oneself" qui veut dire avoir une conduite humble, pas vraiment pareil que s'humilier, or c'est ce que vous disent la majorité des dictionnaires qui confondent humilité et humiliation.

L'humilité n'est donc pas dans nos moeurs
Nous ne savons donc qu'humilier, sous ses formes transitive et pronominale .

Ecrit par : Cadichon | 01 octobre 2007

Dites, Dobolino, je disserte sur les déterminants parce qu'on me l'a demandé, hein. Je ne vois pas ni où ni comment parler de ça avec Guy Morel si je n'ai pas le droit de le faire ici. Quand vous parlez avec Yann, je ne viens rien vous reprocher, moi (et je n'en ai pas l'intention).
Bon, sinon je suis d'accord avec vous pour dire qu'il y en a marre que la grammaire change tous les cinq ans (on n'a pas parlé des épithètes liées, du COS ou du conditionnel de l'indicatif - je suis sûr que ces expressions - absurdes mais enseignées - font bondir à juste titre Jean et Guy Morel derrière leur écran).
Et, dobolino, vous dites : "Mais vous choisissez une nomenclature et des programmes pour au moins cent ans, heink? parce que y'en a marre (menues, je vous le dis!)."
Ben justement, si d'aucuns voulaient nous dire la composition des commissions de refonte des programmes, je pourrais vous dire à peu près si les nouvelles nomenclatures dureront six mois, cinq ans ou dix ans.
Mais apparemment, il est fâché, "d'aucuns" (j'ai dû dire une connerie un jour...?) ou alors il peut/veut pas dire ou préciser (ca se trouve j'ai mal compris, y a pas de refonte en ce moment, BREF, j'aimerais bien savoir s'il y a refonte des prog en ce moment, et par qui, mais je ne sais meme pas si je peux savoir ça).

Sinon, Guy Morel, le déterminant est un marqueur généralement redondant avec les morphèmes de genre et de nombre, mais pas toujours (la preuve : on est bien embêté par le genre des mots commençant par une voyelle : l'astérisque, l'épithalame, l'échappatoire, l'apostrophe, l'équinoxe, etc. ; et il n'y a que le déterminant [les, ses, ces, quelques...] qui permette de distinguer à l'oral le pluriel du singulier : les chiens, les chats, les blogueurs, etc. )

D'autre part, je n'arrive pas à comprendre votre attachement pour le classement des possessifs et démonstratifs dans la classe des "adjectifs" : cela était bien pratique en latin, mais en français, il y a eu un glissement morphologique et syntaxique de ces termes qui les a rapprochés de l'article ! D'où la naissance de cette nature de mots, le déerminant, bien opérationnelle dès le primaire :
ce gentil garçon : Dét dém. + Adj. + Nom
le dernier train : Dét (article défini) + Adj + nom
mon chat noir = dét. poss. + nom + adj.
etc.
Et puis, on ne dit pas que la fonction de "le" est de déterminer le nom auquel il se rapporte ?
Si ça, ca n'en fait pas un déterminant....
Dans ce raisonnement, il n'y a pas d' "adjectifs déterminatifs", il n'y a que des déterminants OU des adjectifs.

Ecrit par : Jérémy | 01 octobre 2007

en français, il y a eu un glissement morphologique et syntaxique de ces termes qui les a rapprochés de l'article ! D'où la naissance de cette nature de mots, le déerminant, bien opérationnelle dès le primaire :
ce gentil garçon : Dét dém. + Adj. + Nom
le dernier train : Dét (article défini) + Adj + nom
mon chat noir = dét. poss. + nom + adj.
etc.
Et puis, on ne dit pas que la fonction de "le" est de déterminer le nom auquel il se rapporte ?
Si ça, ca n'en fait pas un déterminant....
Dans ce raisonnement, il n'y a pas d' "adjectifs
Ecrit par : Jérémy | 01 octobre 2007

D'accord, d'accord, notamment sur la redondance des marques ou son absence, sur la distinction pluriel/singulier à l'oral. Tout de même, je ne suis pas sûr que la notion de "déterminant" résulte tout naturellement de l'évolution de la langue. Savez-vous quand elle est apparue dans la nomenclature officielle ?
Par ailleurs, c'est bien fâcheux qu'une nature soit désignée par un participe présent qui laisse entendre, qu'on le veuille ou non, qu'il s'agit d'une fonction. En outre - et là votre ébauche d'analyse grammaticale parle d'elle-même - si on peut dire déterminant possesssif et déterminant démonstratif, indéfini, numéral ..., on est embarrassé avec l'article : déterminant article ? Vous-même écrivez :"le dernier train : Dét (article défini) + Adj + nom ".
Bon, on arrête, parce que l'on va encore se faire traiter d'érudits.
Si cela vous intéresse de poursuivre, je vous informe que le Groupe-lettres du GRIP, travaille depuis six mois sur une nomenclature grammaticale et la rédaction de programmes de grammaire pour le primaire. Pour prendre contact, tapez "projet SLECC" sur Google.
Cordialement;
GM

Ecrit par : guy morel | 02 octobre 2007

Cette fort instructive discussion sur les déterminants me rappelle qu'au Québec il est très fréquent d'entendre dire, par des gens pas vraiment illettrés par ailleurs:
L'ascenseur, elle ( prononcé: a' ) monte ou a' descend?
en tout cas , comme on n'entend pas il (ou y') le doute n'est pas permis. Il a changé de sexe.
L'ancienne Mirabel était aussi une aRÉoport et là on a la totale il ne manque plus que l'infractus et ça nous donne:
Mon crocrodile a eu un infractus à la... réoport,
la raie au quoi?

bon, ca suffit.




ce qui me mène à "'un espèce de"' sur lequel je fais un abcès de fixation...
Qui peut me dire pourquoi, (sinon parce qu'on n'enseigne plus la grammaire) une chose pareille a pu prendre rang de fait accompli? Elle s'est infiltrée jusque dans les discours de nos académiciens, d'ex-ministres de l'éducation et de présidents de la République ( Giscard est le champion, cinq fois en 10 minutes.)

Ecrit par : Cadichon | 02 octobre 2007

Cadichon, je confirme : une espèce de + nom masculin, on ne l'entend presque plus ! C'est un phenomène tout à fait bizarre, qui a effectivement atteint tous les politiques.

Ecrit par : Jérémy | 02 octobre 2007

Guy Morel, je ne sais pas si le GRIP considère opportun de "consulter" et d'interroger, mais il y a trois personnes pour lesquelles j'ai la plus profonde admiration en matière de grammaire : Frédéric Calas, Delphine Denis et Françoise Rullier-Theuret. Je pourrais en ajouter d'autres, mais je tiens ces trois-là en haute estime.
Si vous arriviez à contacter l'un d'eux, ils vous éclaireraient sûrement bien mieux que moi (F. Rullier-Theuret était au départ très réticente quant à l'emploi du terme "déterminant", mais elle l'a accepté pour les raisons que j'ai brièvement indiquées à mon tour).

Ecrit par : Jérémy | 02 octobre 2007

Guy Morel, je ne sais pas si le GRIP considère opportun de "consulter" et d'interroger...
Ecrit par : Jérémy | 02 octobre 2007
Bien sûr que le GRIP est preneur de consultations...
Le plu simple serait que JPB vous communique mon e-mail. S'il le veut bien.
GM

Ecrit par : guy morel | 02 octobre 2007

Ne pas confondre humilité et servilité, effectivement!

Comme recordman toutes catégories des fautes de français, on peut quand même citer un de nos anciens ministres de l'éducation-socialiste-dégraisseur de mammouth, remis au goût du jour par notre gagman-président de la république-chantre de l'ouverture!

"Aucun prélèvement d'ADN ne sera effectué sur le fils Sarkozy lors de la reconstitution de son accident de scooter. En effet, on craint un regroupement familial au tribunal".

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 octobre 2007

Aquo es la nuoch que la nuoch nos espia
sus l’altra riba de la nuoch.
Aquo es la nuoch que lo dedins das causas
dins l’oscura claror nos ven als uolhs.
La man nusa se pausa sus la pèira
e le freg dau mond tot nos ven au cor.
Au fons dau potz fernis a pena
lo rebat verd d’un autre mond.

La lusor verda au fons dau potz,
adeja l’auba.

C’est la nuit que la nuit nous regarde
sur l’autre rive de la nuit.
C’est la nuit que le cœur des choses
dans l’obscure clarté vient à nos yeux.
Notre main nue se pose sur la pierre,
le froid de l’univers nous vient au cœur.
Au fond du puits frissonne à peine l
e reflet vert d’un autre monde.

La clarté verte au fond du puits,
l’aube, déjà.


Max Rouquette, "Le Tourment de la licorne", Ed. Domens, Pézenas.

Ecrit par : Pendariès | 02 octobre 2007

Aquo es la nuoch que la nuoch nos espia
sus l’altra riba de la nuoch.
Aquo es la nuoch que lo dedins das causas
dins l’oscura claror nos ven als uolhs.
La man nusa se pausa sus la pèira
e le freg dau mond tot nos ven au cor.
Au fons dau potz fernis a pena
lo rebat verd d’un autre mond.

La lusor verda au fons dau potz,
adeja l’auba.

C’est la nuit que la nuit nous regarde
sur l’autre rive de la nuit.
C’est la nuit que le cœur des choses
dans l’obscure clarté vient à nos yeux.
Notre main nue se pose sur la pierre,
le froid de l’univers nous vient au cœur.
Au fond du puits frissonne à peine
le reflet vert d’un autre monde.

La clarté verte au fond du puits,
l’aube, déjà.


Max Rouquette, "Le Tourment de la licorne", Ed. Domens, Pézenas.

Ecrit par : Pendariès | 02 octobre 2007

L'Unicorn

Afeccionada au resson de son pas
dins la lutz d'ombra e la seuva d'estelas
la bèstia va unenca en son etèrne.

Pas de tenèbra, espavent de feruna,
emblanquinèla e fa clinar suls serres
los roires embriagats de luna.

Olor d everge e perfum d'immortala
li son l'ultime prètz d'un som de roca,
font d'aiga linda a la set que l'enfuoca,
nuoch sens estèla ont s'ajaça e s'escond.

Bèl unicorn doça bèstia de somi,
embriagament d'une carn espelida,
crente ton pas qu'etèrne restontis
e mai ton som que la mort me recorda.


La Licorne

Attentive à l'écho de son pas
dans la clarté de l'ombre et la forêt d'étoiles
la Bête marche unique en son éternité.

Pas ténébreux, effroi des bêtes,
elle illumine et coubre au-dessus des collines
les chênes enivrés de lune.

Senteur de vierge et parfum d'immortelle
lui dont le dernier prix d'un sommeil de rocher,
source limpide à la soif qui la brûle,
nuit sans étoile où son sommeil se fond.

Belle licorne douce bête de rêves,
enivrement d'une chair accomplie,
ton pas qui sonne éternel me fait peur
et bien plus ton sommeil qui de la mort me parle.


Max Rouquette, section "La Pitié du matin", dans "Les Psaumes de la nuit", Obsidiane, Paris, 1984.


Je ne connais pas vers plus obsédant que celui-ci: "la bèstia va unenca en son etèrne" / "la Bête marche unique en son éternité". Tout un abîme d'images et d'idées en quelques mots de tous les jours.

Bonne journée.

Ecrit par : Pendariès | 02 octobre 2007

Pendariès, mercé plan !

Ecrit par : P. Azimont | 02 octobre 2007

"Re-bonjour à tous, je viens vider mon sac, il vaut peut-être mieux que ce soit ici sinon je crois que je vais me fâcher durablement avec la maîtresse !
Bon, voilà l'histoire :
Nos enfants sont dans une école privée pour diverses raisons, mais l'une d'elles est que nous voulions éviter au maximum les pédagogistes déchaînés. Jusqu'à présent, satisfaction totale : méthode syllabique en CP, vrais cours de grammaire, orthographe, vraies dictées, calcul mental, tables etc. Un petit bémol pour l'an dernier (CM1 de ma fille) où elle avait 2 jours sur 4 un incompétent, dont les dégâts étaient rattrapés les 2 jours restants par la maîtresse-directrice qui avait donc double travail, mais les enfants au moins ont bien progressé.
Et là, cette année... la nouvelle maîtresse de CM2. Pétrie de constructivisme. Elle fait débattre les enfants à tout bout de champ. Ce qui évite la catastrophe intégrale est qu'lle maîtrise sa classe, mais sinon... : travail de groupe, citoyenneté à propos de tout, élèves acteurs/auteurs de leur propre savoir, 'productions d'écrits' (je déteste cette expression) sans intérêt, on met 2 heures pour faire quelque chose qui prendrait 30 mn, conseil de vie de classe, délégués etc. J'ai l'impression de relire Rachel Boutonnet à chaque sortie d'école. Je souffre (en silence)
Mais le POMPON : la 'dictée négociée'. Vous connaissiez, vous ? Moi pas. C'est cet exercice à la noix qui consiste à dicter un texte à des élèves regroupés pour l'occasion, à les laisser comparer leurs versions du texte, corriger en fonction de ce que dira l'un ou l'autre, et rendre un seul texte ainsi 'amélioré' pour tout le groupe.
Formidable !
Sauf que ma fille, justement, est très bonne en orthographe. Mais elle crie moins fort que les autres. En gros, elle n'a pas pu imposer son orthographe (la bonne) à son camarade, et a eu une note qui ne correspondait pas à son savoir, la dictée qu'elle a rendu étant plus fausse que celle qu'elle avait écrite d'abord. Elle en est forcément dépitée.
Je suis furax.
Bien sûr la maîtresse ne veut rien savoir (pourtant je ne l'ai pas tapée, j'ai essayé de lui dire les choses gentiment !), elle est sûre d'elle.
Si je ne me suis pas bien expliquée, ou si vous voulez avoir un aperçu de cette nouvelle (enfin pour moi) horreur pédagogique, rendez-vous à ces adresses :
http://www.ac-montpellier.fr/ia30/maitrise/documents/fiche31.pdf
http://www.fdlm.org/fle/article/353/courrier.php

Encore un témoignage dramatique.

Pour Cadichon : bien des noms sont bisexuels chez nous : mme Charmeux, , "la phare " du constructivisme, Marg. Yourcenar, la "membre" de l'Académie française, etc

Quant à espèce, "L'homme, une espèce de Maure" etc. V.H.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 02 octobre 2007

La "fonction grammaticale" de l'article?
Pour ma part, je fais dire à mes élèves, tout simplement: "se rapporte au nom...".
Si je puis me permettre un exemple, soient à analyser les mots de la phrase:
Je donne du bon lait à mon mignon petit chat.
Cela donnera ( dans "ma" nomenclature):
Je: pronom personnel, 1ère personne du singulier, masculin
ou féminin,
sujet du verbe "donne";
donne: verbe "donner", 1er groupe, voix active, mode
indicatif, temps présent, 1ère personne du
singulier;
du: article partitif, masculin, singulier,
se rapporte au nom lait;
bon: adjectif qualificatif, masculin, singulier,
épithète du nom "lait";
lait: nom commun, masculin singulier,
complément d'objet direct du verbe "donne"( accusatif);
à: préposition,
introduit le complément;
mon: adjectif possessif, masculin, singulier,
se rapporte au nom "chat";
mignon: adjectif qualificatif, masculin, singulier,
épithète du nom "chat";
petit: adjectif qualificatif, masculin, singulier,
épithète du nom "chat";
chat: nom commun, masculin singulier,
complément d'attribution du verbe "donne" (datif).
Voilà.
Pendant que j'y suis, je précise que je fais à mes élèves un "cours de grammaire" (texto!) qui commence par la phrase suivante: "La grammaire, ce n'est rien d'autre que l'analyse." Je leur explique aussitôt après que l'analyse consiste à donner la "nature" d'un mot, et sa "fonction" lorsqu'il est employé dans une phrase, qu'il y a 9 "natures" ou "catégories"( et des sous-catégories à l'intérieur de ces neuf-là), et 25 "fonctions". L'année consistera à les passer en revue avec maints exercices d'application, en y ajoutant de la conjugaison et le rappel des règles d'accord. Comme sur le plan de la grammaire, quelle que soit la classe (6ème, 5ème, 4ème ou 3ème), c'est la "tabula rasa", une telle mise en place, aussi carrée que possible, me paraît nécessaire.
J'oubliais! La grammaire occupe une ou deux heures par semaine selon les semaines, à heure fixe. Il faut parfois mordre sur cet horaire pour caser des rédactions en classe et des dictées et leur corrigé, car de toute façon, je réserve les deux heures qui restent, toujours à jours fixes, pour l'explication de textes, et à ces deux heures, il n'est pas question de toucher. Au total, les classes de mon collège ont 4 heures ou 4 heures 30 de français. Il faut se débrouiller avec, mais c'est vrai que nous saurions quoi faire ( n'est-ce pas, chers collègues?) d'une heure de plus.
P.S. Je leur ai demandé d'entreposer sur une étagère jusqu'au 30 juin leurs manuels de français, que je juge inutilisables. Et de les épousseter de temps en temps...

Ecrit par : Jean | 02 octobre 2007

Pour A.M. Valette : oui, j'ai entendu parler de la dictée négociée. Sa légitimation officieuse est bien sûr de remplacer l'ambition de réussir par l'ambiance démocratique et l'émulation par l'émasculation.

Ce qui laisse la porte ouverte à "l'inconstance macabre", puisqu'à cette aune, la note sera remontée...

Ecrit par : D'Enguell | 02 octobre 2007

Quand vous parlez avec Yann, je ne viens rien vous reprocher, moi (et je n'en ai pas l'intention).

Ecrit par : Jérémy | 02 octobre 2007

Dites, Jérémy, retrouvez moi donc dans le blog les longues pages consacrées à mes dialogues professionnels avec Dobolino, et on en reparlera !
Vos échanges sur les déterminants sont (sûrement) passionnants, mais un poil trop longs, et hors-sujet. J'étais déjà largué là-dessus à l'école, alors maintenant ...
Cela dit, je ne vous empêche pas de continuer. J'interviens juste pour abonder dans le sens de ma consoeur : si on doit changer de méthode de sodomie des diptères tous les dix ans, on va droit dans le mur, autant arrêter tout de suite et officialiser le langage SMS !

Ecrit par : yann | 02 octobre 2007

"Mais le POMPON : la 'dictée négociée'. Vous connaissiez, vous ? Moi pas. C'est cet exercice à la noix qui consiste à dicter un texte à des élèves regroupés pour l'occasion, à les laisser comparer leurs versions du texte, corriger en fonction de ce que dira l'un ou l'autre, et rendre un seul texte ainsi 'amélioré' pour tout le groupe."

Ce qui me surprend toujours, c'est la naïveté (ou le cynisme) de certains enseignants qui imaginent que les rapports sociaux entre enfants sont toujours empreints d'esprit de coopération, de bienveillance, d'ardeur au travail partagée par tous. Il suffirait de décider que c'est un travail de groupe pour que tout se passe merveilleusement !
Il y a surement une bonne méthode pour faire travailler en groupes, mais elle supposerait tant d'investissement de la part de l'enseignant, pour encadrer, encourager, valoriser, faire taire les caïds, faire travailler ceux qui comptent sur les autres, que ce type d'activités ne peut être qu'exceptionnel, réservé à certains cas il me semble.
De mon regard de parent d'élèves, les fois où ça s'est bien passé sont une infime minorité des cas !
Il n'y a pas lecture obligatoire de "Sa majesté des mouches" en IUFM ?

Ecrit par : lucile | 02 octobre 2007

"tout simplement parce que le dernier arrivé à toujours le pire , les vieux de la vieille dans votre établissement dés la fin de l'année négocient pour obtenir telles ou telles classes et qui voudrait des plus difficiles? Le principal veut la paix avec ces vioks, piliers de salle des profs et comme beaucoup de "protals" il est lâche".


c'est pas partout comme çà et c'est diffamatoire à l'égard de beaucoup de collègues et de chefs d'établissment qui travaillent HONNETEMENT

Ecrit par : FALCON | 02 octobre 2007

Bien sûr je fais semblant de ne pas voir que ces travaux de groupe sont un moyen de se former au "vivre ensemble" (c'est bien ça leur but). Leur utilité a-t-elle déjà été évaluée ?

Ecrit par : lucile | 02 octobre 2007

L'allemand se prend de plus en plus, dit ma télévision ce sir (FR3) — à cause de Tokyo Hotel (pour les ignares : http://fr.wikipedia.org/wiki/Tokio_Hotel). C'est pas plus compliqué que ça, paraît-il…
À quand un groupe de rock chinois ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 01 octobre 2007

Nos enfants sont dans une école privée pour diverses raisons, mais l'une d'elles est que nous voulions éviter au maximum les pédagogistes déchaînés. Jusqu'à présent, satisfaction...

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 02 octobre 2007

Dans mon collège centre de la ville natale de Colbert (pour Dobolino) les familles qui s'imaginent encore que le collège est un lieu d'instruction disposent encore de trois possibilités pour contourner la carte scolaire.
Ou bien ils font faire de la musique ou de la danse à leurs enfants. Ou bien ils choisissent l'allemand en souvenir de la reconciliation de 1962 dans la même ville. Il reste enfin la possibilité de choisir et l'allemand et l'anglais pour être dans une des deux classes "bilangues". L'enseignement du russe a été confié il y a dix ans à un collège ZEP dans le but évident d'en éteindre la filière et de ternir l'image prestigieuse du collège.
Cette possibilité donnée aux familles de contourner la carte scolaire dans la ville des Sacres est bien connue, mais est devenue caduque en cette rentrée. Désormais le chef manager de notre "communauté éducative" qui gère son collège comme une PME a toute latitude pour inscrire les nouveaux élèves sans regarder de trop près la réalité et la véracité des adresses.
On pourrait croire à présent que les effectifs du collège sont devenus pléthoriques. Nenni! En 4 ans ils sont passés de plus de 800 à 710 en cette rentrée et ce malgré l'affectation entre temps des classes UPI et relais (environ + 20 élèves).
Cette baisse des effectifs s'explique à mon avis (un avis s'appuyant sur des échanges avec des parents) par la prise de conscience par un un nombre croissant de familles de ce que le collège ne répond plus à certaines de leurs attentes.
En résultent au moins deux conséquences visibles.
Les familles n'ont qu'à traverser la rue pour tenter de trouver dans le privé chaussures à leurs pieds.
Deuxième effet, la reconstitution de filières hiérachisées (qui n'ont jamais vraiment été abolies) et la constitution de classes, pardonnez-moi le mot ,"dépotoirs".
C'est ainsi qu'à chaque niveau de 7 classes il y a 2 ou 3 classes (d'anglicistes) dans lesquelles sont concentrés des élèves turbulents, en quête permanente de sanctions et donc d'autorité et qui entravent le fonctionnement normal de leur classe.
C'est ce type de classes que l'administration a confié à notre collègue stagiaire de français afin qu'elle fasse ses preuves avant de sombrer dans la dépression et de demander sa démission se jugeant incapable, seule, (et dieu sait si l'enseignant est seul devant sa classe) d'affronter et d'endiguer de tels phénomènes.
Et encore s'agit-il ici que de la partie visible de l'iceberg. D'une certaine manière c'est tout le corps enseignant du collège qui chaque jour se doit d'inventer des réponses appropriées, non plus pour enseigner (cet objectif est devenu secondaire) mais pour sauver sa peau, son équilibre psychique. C'est ainsi que cette semaine pas moins de 8 enseignants sont absents du collège, les uns en maladie, les autres en voyage en Allemagne, d'autres encore en stage...
Avons-nous bien saisi l'ampleur du désastre quand on envisage d'y faire face par quelques nouvelles réformes de la grammaire ou des apprentissages de la lecture, sur un fond de réformes de la Fonction publique?

Ecrit par : buntovchik | 02 octobre 2007

C'est au sein de la société entière que la notion d'autorité, de transmission doit être repensée : si les enseignants sont seuls à se battre sans le soutien de l'administration, mais aussi des parents qui doivent arrêter de considérer leur enfant comme le centre du monde, les effets positifs seront peu visibles.

Il faudrait regarder ce qui se fait par exemple dans des écoles de quartiers ghettos en France et à l'étranger pour rétablir l'autorité. Et dans les lieux où ça marche (il doit bien y en avoir) : quels sont les points essentiels ? Le soutien de l'administration à l'équipe éducative, l'implication des parents, non pas dans la vie de l'école mais dans leur responsabilité d'éducateurs, des méthodes d'apprentissage très rigoureuses qui donnent de bons repères ?

Ecrit par : lucile | 02 octobre 2007

"Non plus pour enseigner, mais pour sauver sa peau..."

Nous avons parfaitement "saisi l'ampleur du désastre", buntovchik.
Mais il y a quand même quelque chose qui m'échappe. Le "désastre" est bien le résultat de la politique scolaire menée par les différents gouvernements? Le responsable actuel de l'Education nationale, c'est bien le ministre?
Le ministre a bien le choix entre laisser les choses aller à vau-l'eau en s'en lavant les mains, et prendre les mesures urgentes qui s'imposent pour que les élèves soient contraints par des règlements draconiens de se conduire comme des "élèves" et pas comme des sauvages? Laisser les choses en l'état, c'est bien continuer à jeter par la fenêtre des milliards d'euros pour un résultat nul? Le ministre est bien invité à faire un bon usage des fonds publics?
Alors pourquoi n'y a-t-il eu, depuis quatre mois, aucune annonce officielle d'un resserrage des boulons sur le plan de la discipline, puisque c'est la possibilité même de faire son cours qui n'existe plus dans d'innombrables endroits?
On disserte à perte de vue sur le "socle commun", on concocte des mirifiques et verbosissimes "projets d'académie", et pendant ce temps des professeurs continuent à se faire casser par des élèves-au-centre!

Ecrit par : Jean | 02 octobre 2007

P.S. La jeune stagiaire dont vous parlez l'est dans quelle discipline?
Quelle erreur, je trouve, d'avoir démissionné après avoir réussi un concours difficile ( le CAPES, je suppose?), au lieu de profiter de son congé de maladie pour préparer sa reconversion si elle y tient absolument! Enfin, ce n'est que mon humble avis.

Ecrit par : Jean | 02 octobre 2007

Désolé de martyriser encore une fois les lépidoptères ( tant qu'à faire je les préfère aux mouches !) avec la grammaire.
Y a-t-il sur ce blog quelqu'un ou quelqu'une qui voit un inconvénient quelconque dans la manière dont Jean fait faire de l'analyse grammaticale ?
Bien à tous. GM

Ecrit par : guy morel | 02 octobre 2007

Jérémy, puis Maria qui écrit :

« Pedro, si vous faites effectivement partie de la réforme, soyez sympa, mêlez-vous aussi de l'espagnol, tout est à refaire! »

Je n’ai pas réussi à trouver, en parcourant rapidement ce blog à l’envers, l’origine de cette fausse rumeur. Je ne fais pas partie des groupes chargés de la réforme des programmes de langue au Ministère. Si c’était le cas, je serais sans doute obligé de suivre l’exemple de Lafforgue et de démissionner avec le plus de fracas possible. Car il est peu probable qu’on revienne sur le Cadre européen de références, désormais adopté par tous les pays…

Je ne crois pas non plus qu’un universitaire soit plus qualifié que d’autres pour faire ce travail. Du moins pas en tant qu’universitaire. On sait bien ce qui arrive quand un Viala, chercheur fort honorable au demeurant, se mêle de l’enseignement du français. Pour qu’un universitaire puisse être utile en ce domaine, il faut qu’il accepte de quitter le pré carré de sa recherche pour s’intéresser à la réalité concrète des collèges et des lycées. Et il vaut mieux qu’il se soit attelé à cette tâche bien avant d’accepter ce genre de mission. Je ne connais qu’un seul cas où le résultat a été probant, celui de la philo. Mais c’est qu’il existait au préalable une fronde des professeurs de terminale qui avaient massivement refusé les « nouveaux programmes » concoctés par un universitaire, Alain Renaut, et un groupe de pression l’ACIREPH (créé sur le modèle des IREM). Renaut est depuis toujours un ami intime de Luc Ferry, lui-même philosophe. Une fois arrivé au Ministère, Ferry, qui avait en mains toutes les données du problème (ce qui est fort rare pour un ministre), eut la sagesse de nommer à la tête du GTD de philo quelqu’un dont il savait a priori qu’il détricoterait vite fait les programmes-Renaut. Ce fut Michel Fichant, adhérent de Reconstruire l’Ecole. Lequel prit dans son groupe de travail un autre philosophe reconnu dans le milieu, Denis Kambouchner, lui aussi adhérent de Reconstruire l’Ecole. C’est parce qu’ils étaient adhérents de notre Assoc, et qu’ils avaient donc des idées très claires sur ce que devait être un enseignement de qualité dans le secondaire, qu’ils firent un excellent boulot. Leur qualité d’universitaire n’a servi que pour en imposer aux partisans des ex-nouveaux programmes, eux aussi soutenus par des universitaires. Mais rien n’aurait été possible, j’insiste, sans la révolte préalable des professeurs du secondaire. Seuls les mouvements de masse sont capables de changer le cours de l’histoire. Ceux qui, à un moment ou un autre, se trouvent propulsés sur le devant de la scène, sont là par hasard, purs produits des circonstances et de l’événement.

Bref, si je devais intervenir au Ministère, ce serait en tant que président de Reconstruire l’Ecole et dans un autre cadre que celui des GTD (je ne sais pas si ce sigle est encore d’usage). Si on me demande mon avis, je le donnerai. Mais il ne sera pas suivi. Il est aussi fort probable que Reconstruire l’Ecole donnera son avis sur d’autres points de la réforme en cours. Même si on ne nous le demande pas. Et avec des chances quasi nulles d’être écoutés.

Je reviendrai plus tard sur le problème des langues, qui a l’air d’intéresser à nouveau. (Mais après un petit tout de piste Sharlotte a disparu, tout comme Annie-Claire peu avant)

Ecrit par : Pedro Cordoba | 02 octobre 2007

ce qui me mène à "'un espèce de"' sur lequel je fais un abcès de fixation...
Qui peut me dire pourquoi, (sinon parce qu'on n'enseigne plus la grammaire) une chose pareille a pu prendre rang de fait accompli? Elle s'est infiltrée jusque dans les discours de nos académiciens, d'ex-ministres de l'éducation et de présidents de la République ( Giscard est le champion, cinq fois en 10 minutes.)
Ecrit par : Cadichon | 02 octobre 2007

La réponse est à :
http://www.tv5.org/TV5Site/lf/merci_professeur.php?id=4083
où l'on retrouve aussi les déterminnts.
GM

Ecrit par : guy morel | 02 octobre 2007

"C'est au sein de la société entière que la notion d'autorité, de transmission doit être repensée : si les enseignants sont seuls à se battre sans le soutien de l'administration, mais aussi des parents qui doivent arrêter de considérer leur enfant comme le centre du monde, les effets positifs seront peu visibles."

Ecrit par : lucile | 02 octobre 2007

Eh oui, Lucile, ce qui va sans dire va évidemment beaucoup mieux en le disant! Il y a un gros problème d'éducation. Structurel.

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 octobre 2007

Sauf que ma fille, justement, est très bonne en orthographe. Mais elle crie moins fort que les autres. En gros, elle n'a pas pu imposer son orthographe (la bonne) à son camarade, et a eu une note qui ne correspondait pas à son savoir, la dictée qu'elle a rendu étant plus fausse que celle qu'elle avait écrite d'abord. Elle en est forcément dépitée.
Je suis furax.
Bien sûr la maîtresse ne veut rien savoir (pourtant je ne l'ai pas tapée, j'ai essayé de lui dire les choses gentiment !), elle est sûre d'elle.


Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 02 octobre 2007
Ah ben oui, ça alors! Mais dites voir, vous ne savez pas que la petite va à l'école essentiellement pour cogner plus fort que les autres. manque de mordant c'est plus grave que manque d'orthographe.

Ecrit par : dobolino | 02 octobre 2007

Pour signer la pétition, avant qu'il soit trop tard.

http://tmp.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1625

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 octobre 2007

Eh oui, Lucile, ce qui va sans dire va évidemment beaucoup mieux en le disant! Il y a un gros problème d'éducation. Structurel.

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 octobre 2007

Oui Christophe, mais je me suis dit que ce n'est pas en l'écrivant que les choses vont bouger. L'écrire c'est facile, mais concrètement on fait quoi ?
Heureusement qu'il y a sur le terrain des enseignants qui essaient de faire bouger les chose, d'en sortir quelques uns de cette illusion que tout leur est dû. Comme il y a des parents qui essaient d'élever leurs enfants d'une autre façon.
Et un jour la minorité se fera suffisamment entendre et les choses changeront.

J'ai mentionné dans une autre commentaire le combat de William Wilberforce contre l'esclavage en Angleterre : la première fois qu'il a soumis une loi au Parlement en 1789, il y a eu 163 votes contre et 88 pour. Son "combat" a duré 18 ans. En 1807, la loi a été adoptée par 283 votes pour et 16 contre.
Pour les esclaves, le temps pressait tout autant et même plus que pour nos enfants, mais il a fallu au niveau politique un combat de 18 ans.

Combien d'années de "lutte" encore pour ceux qui veulent réformer l'école ? L'opinion publique commence à découvrir l'ampleur de la catastrophe, ça ne se fera pas en jour.
Combien d'années a-t-il fallu pour que les grand progrès sociaux se mettent en place en Europe ? Combien se sont peut-être découragés ? mais au bout du compte, ça valait la peine.

Ecrit par : lucile | 02 octobre 2007

Je croyais qu'il n'y avait qu'une seule dictée non-négociable en France, la dictée Guy-Môquet dite dictée Sarkozy ?

Allez les petits ! Allez les Brighelli's, sortez-nous le ballon de la mêlée ...

Ecrit par : iPidiblue station Guy Môquet | 02 octobre 2007

Yann -> Sûr que c'est un peu hors-sujet, les déerminants, mais en même temps on ne peut pas se battre pour l'enseignement du français sans savoir ce que l'on met dedans : le contenu a été très négligé, ce qui fait qu'en seconde les élèves ont tous des terminologies différentes, et n'y comprennent rien. Mais je suis d'accord avec dobolino et vous : il faut une terminologie unifiée, et ni moi ni Guy Morel ne sommes responsables des ergotages auxquels ont conduit linguistes, grammairiens et pédagogues en créant une foule de catégories et de remaniements, parfois utiles, parfois inutiles.

Je souscris mille fois à la méthode et à l'analyse de Jean !!!! (un dixième seulement des Secondes est capable de faire l'analyse qu'il donne à ses collégiens). Jean, ma méthode d'enseignement est à peu près la même que la vôtre, ca me réjouit grandement !

Ecrit par : Jérémy | 02 octobre 2007

"Si on me demande mon avis, je le donnerai. Mais il ne sera pas suivi." Pedro Cordoba

Ah, c'est rejouissant... :-(((

Pour les langues, Christian Jacob s'est étonné du fait qu'il y ait si peu de professeurs de chinois et de russe, et autant de professeurs d'allemand. Il s'est exclamé : "il n'y a donc personne qui gère tout ça !"
Il n'y a qu'à demander à Fillon - c'était lui le ministre à l'époque, il aurait pu en créer, des postes. Pourquoi ils ne mettent pas de postes pour les langues rares au lycée ?

Ecrit par : Jérémy | 02 octobre 2007

"Il peut aussi vous raconter ses séjours à la cave parce qu'il avait fait trop de fautes dans sa dictée."
Il reste une plasse ?

Ecrit par : toto | 02 octobre 2007

Buntovchik,

J'ai entendu parler du cas du collège dont vous parlez. J'ai enseigné en lycée dans la fameuse ville de Colbert. En effet, les établissements privés de cette ville ont de beaux jours devant eux. J'ai eu la chance de ne pas vivre le cauchemar de cette stagiaire qui, à mon humble avis, a tort de démissionner.

Mais elle n'est pas la seule à faire ce choix!
J'ai rencontré deux ex-stagiaires en espagnol qui ont littéralement craqué, et pas seulement à cause des élèves!! mais aussi à cause de la pression dingue qu'elles avaient subies à l'IUFM de la ville en question. Elles ne pouvaient plus mener leurs cours comme elles le jugeaient nécessaire. Une autre s'est mise en congé maladie de longue durée. Je précise qu'aucune n'était affectée en ZEP.

Je dois dire pour ma part que j'ai été tentée de tout plaquer aussi, vu mes rapports détestables avec mes formateurs mais j'ai pu tenir le coup grâce aux classes sympathiques que j'avais à l'époque et à mon âge (un peu plus avancé que la plupart des jeunes stagiaires)

Dans le lycée où j'étais stagiaire (un lycée de centre-ville), nous étions trois stagiaires, une en SVT, une en lettres et moi. Je suis la seule à être toujours dans l'EN, les autres ont démissionné après plusieurs années de dispo.

Le cas des démissions dans l'EN est un vrai tabou mais elles existent! Si quelqu'un a quelques infos sur ce sujet, ça m'intéresse.

A+
Maria

Ecrit par : maria | 02 octobre 2007

P.S. La jeune stagiaire dont vous parlez l'est dans quelle discipline?
Quelle erreur, je trouve, d'avoir démissionné après avoir réussi un concours difficile ( le CAPES, je suppose?), au lieu de profiter de son congé de maladie pour préparer sa reconversion si elle y tient absolument! Enfin, ce n'est que mon humble avis.

Ecrit par : Jean | 02 octobre 2007

J'ai cet après midi reçu des informations de la part de sa tutrice (laquelle soi dit en passant enseigne le français contre les directives officielles) qui m'a confirmé que sa stagiaire a démissionné. Elle est originaire de la région parisienne et ne s'attendait pas à trouver dans un tel collège (bourgeois) de centre-ville autant de difficultés à enseigner. De fait, il faut être doté d'une forte personnalité pour pouvoir néanmoins imposer la loi à de tels élèves: leur principale demande!
J'ai remarqué que les quelques professeurs qui parviennent à se faire respecter et estimer sont le plus souvent ceux qui ne se sont pas soumis à la dictature des techno-sciences éducatives.

Ecrit par : buntovchik | 02 octobre 2007

Dire qu'il suffirait de quelques conseils de bon sens pur remettre en selle ces jeunes gens qui avaient été attirés par l'enseignement et que les IUFM ont cassés au point de les obliger à changer de voie, ce qui est certainement, pour la plupart d'entre eux, un beau gâchis et une immense déception!

Ecrit par : Jean | 02 octobre 2007

Le cas des démissions dans l'EN est un vrai tabou mais elles existent! Si quelqu'un a quelques infos sur ce sujet, ça m'intéresse.

A+
Maria

Ecrit par : maria | 02 octobre 2007

Bonsoir Maria.
L'an dernier ma collègue d'EPS a eu un stagiaire (fils d'un prof d'EPS et très consciencieux) qui, à l'issue du stage d'un trimestre dans le collège lui a confié avoir passé le plus dur moment de son existence. Il parlait alors lui aussi de ne pas poursuivre dans cette voie.

Ecrit par : buntovchik | 02 octobre 2007

S'il y en a qui se font encore des illusions sur Darcos, voilà de quoi les faire déchanter...
C'est Gabriel Cohn-Bendit qui après avoir été reçu en personne par Darcos lance un appel aux volontaires pour résoudre le problème des collèges "sensibles"....


Éditorial : Appel aux pédagogues...
Avec l'assouplissement de la carte scolaire, des collèges vont perdre des élèves, le Ministre est d'accord pour que dans ces collèges l'on cherche des solutions différentes.

J'ai assuré le Ministre de l'Education Nationale que des équipes de pédagogues seraient prêtes à s'investir dans ces collèges de banlieue à condition d'y être nommés collectivement sur un projet cohérent.

J'ai réaffirmé mon attachement au collège unique et mon opposition au collège uniforme. A l'Etat de fixer les objectifs, aux équipes pédagogiques de déterminer en toute autonomie et liberté les chemins pour y arriver.

Les enseignants titulaires qui seront nommés dans ces établissements garderont leur poste d'origine. Le Ministre doit désigner un membre de son Cabinet pour suivre le travail d'un comité chargé de la mise en place de ces équipes de volontaires.

Le Ministre m'a posé la question : « trouverez vous les enseignants volontaires, j'ai dit oui. » C'est donc un appel que je lance par l'intermédiaire du Café pédagogique à tous ceux qui sont tentés par cette aventure.

Bien des questions restent à résoudre, le Café nous servira de lieu de dialogue. Nous avons une année scolaire pour tout mettre en place, le choix des établissements, la constitution des équipes, la définition des projets. Nous pourrions envisager des rencontres avant Noël.

Pédagogues de toute tendance unissons nous !...


Gabriel Cohn-Bendit

Fondateur du Lycée expérimental de Saint-Nazaire

Initiateur du Conseil national de l'innovation


Source : http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2007/09/GabrielCohn-BenditAppel.aspx

Ecrit par : Thalie- Thalie | 02 octobre 2007

Il serait temps d'ouvrir les yeux...Pour ma part, je commence sérieusement à regretter de ne pas m'être abstenue aux dernières présidentielles. Faites l'effort de lire, cela vaut la peine...


Discours du Président de la République à Nantes le 19.09.07 (extraits)



Refonder l’Etat…
[…] Le moment est venu de refonder l’Etat, de refonder le service public, de refonder la fonction publique. […] Nous n’avons pas plus les moyens de gaspiller que nous n’avons les moyens de tolérer aussi peu que ce soit la fraude. L’argent qui est gaspillé, l’argent qui est détourné par la fraude, c’est de l’argent qui est pris à ceux qui en ont le plus besoin. […] Développer partout la culture du résultat, rendre systématique l’évaluation des politiques publiques et mettre en œuvre partout, dans chaque administration, dans chaque service public un grand plan de lutte contre la fraude sont deux priorités. […] Et à aucun moment la réforme de l’Etat et de la fonction publique n’a été prise à bras-le-corps. […] La réforme de l’Etat et de la fonction publique ne peut pas être résolue sans un changement en profondeur des méthodes, de l’organisation, des critères d’évaluation. Avec la révision générale des politiques publiques un dispositif sans précédent a été mis en place : 18 équipes d’audit composées de 200 auditeurs publics sont à pied d’œuvre pour proposer des réformes portant sur l’ensemble des mille milliards d’euros de dépenses publiques. […] Je présiderai un conseil de modernisation des politiques publiques avec tous les ministres à partir de la mi-novembre. Ces travaux continueront jusqu’en avril où aura lieu un second conseil de la modernisation des politiques publiques dont les décisions seront intégrées dans la préparation d’un budget pluriannuel couvrant la période 2009-2011 qui sera une première dans notre fonctionnement administratif. […]


Remplacer un fonctionnaire sur deux…
Dans mon esprit le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux ne peut être que la conséquence de la redéfinition des missions et du changement de méthodes et d’organisation. C’est pourquoi pour 2008 le gouvernement s’en est tenu au non remplacement d’un fonctionnaire sur trois. Nous irons plus loin au fur et à mesure de l’avancée des réformes. Le rythme de diminution des effectifs de l’Education Nationale sera fonction des progrès réalisés dans la remise à plat des programmes et des rythmes scolaires qui est nécessaire à l’équilibre de nos efforts. […] Le même effort doit être consenti par les collectivités territoriales.


« Mobilité », fin des corps nationaux, prime de départ
[…] Le droit à la mobilité doit être reconnu à chaque fonctionnaire. Mais il ne suffit pas de le reconnaître. Il faut le rendre effectif. […] La seule obligation serait de respecter un préavis pour que ça ne désorganise le service. […] Le corps doit devenir progressivement l'exception. Dans la plupart des cas c'est une gestion par métier qui doit prévaloir. C'est une gestion plus horizontale et moins verticale qui doit s'imposer […]. Il faut aller au bout de cette mutation, de cette ouverture. Je suis favorable à ce que l'on ouvre à tous les fonctionnaires la possibilité de quitter la fonction publique contre un pécule comme on l'a fait dans le passé dans certains secteurs de l'Etat pour en accélérer la transformation. Ainsi le fonctionnaire aurait droit, à l'intérieur du service public ou à l'extérieur, à une seconde carrière.
Contrat de droit privé
Dans le même esprit, je suis convaincu que pour certains emplois de la fonction publique il serait souhaitable qu'on laisse le choix aux nouveaux entrants entre le statut de fonctionnaire ou un contrat de droit privé négocié de gré à gré. Cela donnerait de la souplesse et du sang neuf.


Cesser de gérer des statuts : le fil directeur
Ce que je voudrais, ce que je crois nécessaire, c'est que l'on cesse de gérer des statuts et que l'on se mette davantage à gérer des hommes et des femmes, que l'on s'occupe davantage des personnes et moins des catégories, que le fonctionnaire en tant que personne ne s'efface pas derrière des textes, des indices, des procédures. On a un peu progressé, mais on est encore loin du compte. Ce pourrait être le fil directeur des réformes à venir. C'est dans cet esprit que je veux ouvrir le chantier de l'individualisation des rémunérations pour qu'il soit davantage tenu compte du mérite, de l'implication, de l'expérience, des résultats. Pour que chacun soit incité à faire mieux. Pour que les meilleurs soient incités à rester.


Travailler plus…
[…] C'est sur les heures supplémentaires qui correspondent à une charge supplémentaire que doit porter le plus gros effort. Dans la fonction publique aussi on doit gagner plus quand on travaille plus. Elles doivent, comme dans le secteur privé, être mieux payées que les heures normales. Elles serviront par exemple à rémunérer les enseignants qui encadreront les enfants après la fin de la classe ou les fonctionnaires qui travailleront davantage pour que les guichets soient ouverts au public le samedi. Je veux que toutes les catégories de fonctionnaires puissent avoir droit à des heures supplémentaires quel que soit leur statut.


Protection sociale complémentaire
La réforme de la rémunération, c'est aussi le développement d'une protection sociale complémentaire qui ne soit pas enfermée dans les statuts et qui puisse faire l'objet d'une négociation collective.


La révolution : l’individualisation contre le carcan des statuts
L'individualisation des carrières, la révolution que constituerait une véritable gestion des ressources humaines, appelle bien sûr une autre révolution, celle de la formation continue, celle de la validation des compétences et en corollaire une réflexion sur la culture du concours et sur la notation. Car tout se tient : pas de mobilité, pas de perspective d'évolution sans formation continue. Pas de gestion humaine si le dialogue avec sa hiérarchie se limite à la notation. Ce sont de véritables procédures d'évaluation qui impliquent l'engagement de l'encadrement et la définition d'objectifs de travail précis qui doivent se substituer aux pratiques de notation que nous connaissons.


Fin du concours
Pas de véritable échappatoire au carcan des statuts si le concours continue d'être la seule et unique règle pour la promotion et pas de brassage, pas d'ouverture, pas de diversité non plus si les épreuves restent aussi académiques, aussi peu en rapport avec les compétences et l'expérience de chacun. […]


Un pacte… et dialogue social
Ce pacte, je l'appelle SERVICE PUBLIC 2012, car cela ne se fera pas en un jour. Mais l'ensemble de ces engagements devront être tenus durant mon quinquennat. Je demande à Eric Woerth et à André Santini de préparer ce pacte, qui doit consister en des engagements simples, envers les citoyens et envers les fonctionnaires. […] C'est pour cela qu'il faut vivifier le dialogue social, qui est trop formel, dispersé en d'innombrables comités, nourri d'une culture de confrontation plus que de réforme. […] Je vous ai livré ma conviction. Maintenant je souhaite qu'il y ait un débat dans la nation. […] Cette conférence sur les valeurs, les missions et les métiers de la fonction publique, qui s'ouvrira début octobre, se déroulera jusqu'en mars 2008. […] C'est pour cela également que je propose d'organiser davantage le dialogue social dans l'administration autour du service plutôt que des corps, parce que le dialogue social ne consiste pas à passer en revue des centaines d'actes administratifs individuels mais à discuter ensemble d'une politique de gestion des ressources humaines. Toutes les propositions que je viens de formuler, je le souligne, sont autant de thèmes de négociation et de concertation avec les organisations syndicales. Je propose de favoriser partout la logique démocratique de l'élection. Je souhaite que l'on enrichisse les sujets ouverts à la négociation collective. Je suggère que l'on abandonne la composition strictement paritaire des instances de dialogue social, qui a mal vieilli. […] La fonction publique hospitalière a renoncé au paritarisme dans ses comités d'établissement : ce n'est donc pas insurmontable. Le dialogue social n'y est pas moins réel. Je veux aussi poser la question de la représentativité, comme dans le secteur privé, pour conjuguer démocratie sociale et respect des différentes sensibilités syndicales.

Ecrit par : Thalie- Thalie | 02 octobre 2007

P.S. Je suppose, buntovchik, que la tutrice de cete stagiaire lui a donné tous les conseils de bon sens possibles, qu'elle a tout fait pour lui donner confiance en elle et pour la retenir dans le métier. Mais c'est vrai que la pression psychologique subie pendant l'année de stage doit être phénoménale, puisque si l'on n'applique pas les recommandations de l'IUFM, on est recalé, et si on les applique, on craque! Cela dit, le public d'un établissement bourgeois peut être absolument imbuvable: il suffit de deux ou trois petits perturbateurs huppés dans la classe, c'est-à-dire insolents et arrogants, et vous ne faites plus cours...

Ecrit par : Jean | 02 octobre 2007

Il serait temps d'ouvrir les yeux...Pour ma part, je commence sérieusement à regretter de ne pas m'être abstenue aux dernières présidentielles. Faites l'effort de lire, cela vaut la peine...
Ecrit par : Thalie- Thalie | 02 octobre 2007

Je me réjouis de m'être abstenue, à dire le vrai. Il fallait être bien naïf ou bien optimiste pour espérer quoi que ce soit de quelqu'un comme M. Sarkozy, quelle qu'aient été par ailleurs les bonnes intentions de X. Darcos.
Aujourd'hui, le problème est simplement le suivant : on va se bouffer de la droite pour dix ans, compte tenu de la nullité des socialos -- d'autant que, fort habilement, Sarkozy a casé au FMI le seul à peu près compétent.
Donc, que faire, comme disait Lénine. S'opposer ? On peut, mais en ne comptant que sur nos propres forces (Mao-Tse-Toung !) et sans doute faudra-t-il bientôt en arriver là. Mais on peut dans un premier temps, peut-être, essayer de limiter la casse, en faisant des propositions (cf. l'intervention d'H. Mitterand à l'Université d'été du collectif Sauver les lettres), même si on peut hélas douter qu'elles soient entendues par les Olympiens qui nous gouvernent.
Pour ma part, je crains que les carottes ne soient d'ores et déjà cuites. Mais c'est peut-être une raison de plus pour faire des propositions : en les négligeant, le ministère montrera de manière claire et définitive dans quel camp il se situe, et sur qui il choisit de miser, entre Gaby, Marie-Danièle, Philippe , Morticia... et nous !

Ecrit par : FGuichard | 02 octobre 2007

quelleS qu'aient été ...

Ecrit par : FGuichard | 02 octobre 2007

Je me réjouis de m'être abstenue, à dire le vrai. Il fallait être bien naïf ou bien optimiste pour espérer quoi que ce soit de quelqu'un comme M. Sarkozy, quelle qu'aient été par ailleurs les bonnes intentions de X. Darcos.
Ecrit par F Guichard.

"Naïf ou bien optimiste", voilà deux qualificatifs qui font avancer les choses sainement, bien sûr, mais tout le monde n'a pas vos remarquables dons de pythie sur la politique et le système éducatif. Surtout quand on stagne en bas de l'enseignement secondaire, on a des excuses.

Ecrit par : Thalie- Thalie | 02 octobre 2007

Ce soir sur la 5e : "L'école du soupçon".
Cela va nous rappeler la fameuse phrase de Ségogo "l'enfant ne ment jamais"...

Ecrit par : Lariba | 02 octobre 2007

Dobolino, voici les extraits des programmes officiels d’histoire en 5e et 4e.

Ecrit par : P. Azimont | 01 octobre 2007

J'avais oublié de répondre merci et que, nez en moins, je me contrefichais des programmes officiels et qu'il est indécent de traiter Louis XIV et Louis XV en quatre heures. Si la prof de mon fils a jugé bon de passer un gros trimestre sur ces deux rois et les Lumières, elle avait fichtrement raison. Ceci dit, cette année, elle est à la retraite... Si j'ai bien pigé votre histoire d'inspecteurs, ça change un peu la donne?

Ecrit par : dobolino | 02 octobre 2007

Il peut aussi vous raconter ses séjours à la cave parce qu'il avait fait trop de fautes dans sa dictée."
Il reste une plasse ?

Ecrit par : toto | 02 octobre 2007

Une cave à vins, Toto! T'imagines?

Ecrit par : dobolino | 02 octobre 2007

Surtout quand on stagne en bas de l'enseignement secondaire, on a des excuses.

Ecrit par : Thalie- Thalie | 02 octobre 2007

Mon Dieu, Thalie-Thalie, pourquoi vous sentir ainsi visée ? Ne prenez pas tout pour vous ! Je parlais de naïveté et d'optimisme en général. Personne vous a reproché de stagner où que ce soit ! D'où croyez-vous donc que je vienne ? J'ai passé 21 ans dans un petit lycée au fin fond du bocage, dans un pays plutôt arriéré culturellement, et avec des élèves qui ne sortaient pas exactement de la cuisse de Jupiter ! J'ai eu à lire des copies en patois plus souvent qu'à mon tour, s'il faut donner des états de service... Et je ne suis pas passée directement de l'agreg en CPGE !
Quant à mes dons de Pythie, hélas non (sinon je me serais évitée bien des malheurs dans d'autres domaines !!!). Les déclarations du candidat sur "La Princesse de Clèves" et sur les LA, qu'on peut étudier mais sans demander à l'Etat de payer pour elles, ont suffi pour m'ôter tout doute sur les ambitions de M. Sarkozy quant à l'instruction en général et aux humanités en particulier. Ne pas oublier une chose : le président fait TOUJOURS ce qu'il a dit. "Je ne vous mentirai pas", a-t-il dit le soir de son "couronnement": je crois que c'est vrai -- et c'est bien pour cela qu'il faut commencer à se faire du souci...

Ecrit par : FGuichard | 02 octobre 2007

Je me serais évitÉ !
Pouh lala, bédame, I som' lasse, moué, fid'garce !...

Ecrit par : FGuichard | 02 octobre 2007

Donc, que faire, comme disait Lénine. S'opposer ? On peut, mais en ne comptant que sur nos propres forces (Mao-Tse-Toung !) et sans doute faudra-t-il bientôt en arriver là.
Ecrit par : FGuichard | 02 octobre 2007

Vos propres forces, c'est quoi? Juste les enseignants? Avez-vous penser au personnel hospitalier? Peut-être en causer avec ces gens-là?
Dans le texte citée par Thalie-Thalie, on vous ouvre des pistes de résistance, non?

Ecrit par : dobolino | 02 octobre 2007

Surtout quand on stagne en bas de l'enseignement secondaire, on a des excuses.

Ecrit par : Thalie- Thalie | 02 octobre 2007

FGuichard n'est pas responsable de l'arrogance de JPB, pas plus que Pedro Cordoba qui s'est, à deux reprises, excusé de ce dont il n'était pas maître. Restez zen, Thalie!

Ecrit par : dobolino | 02 octobre 2007

En plus, moi j'aime plutôt bien les gens qui ont choisi de stagner en primaire ou premier cycle du secondaire et considèrent que Louis XIV vaut, au bas mot, dix heures, Louis XV, quatre (je suis modeste) et les Lumières huit heures de plus, quelque soit l'avis de l'inspecteur. Pour y arriver, il faut avoir stagné suffisamment longtemps pour avoir atteint un âge canonique et être un peu à l'abri. J'ai pigé? Alors, vive les vieux prof rabougris de collège, sans séquences et sans programme abrutissant. Qu'on attende longtemps leur mort et qu'ils s'acharnent!

Ecrit par : dobolino | 02 octobre 2007

Nicolas Sarkozy exigeait que le comédien devant jouer son rôle dans « human bomb » ne soit pas plus grand que lui. Le casting a duré quatre ans et demi.

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 octobre 2007

Mais Dobolino, j'ai été tout à fait sensible aux remarques de Pedro Cordoba et c'est même uniquement en raison de ses remarques que je suis de retour ici. Je lui ai déjà dit de nombreuses fois combien j'appréciais ses interventions, son intelligence et sa finesse. Il le sait. Pas d'ego démesuré, en plus. Cela fait du bien, ici!
Pour le reste, je suis zenissime! Mais on peut attendre autre chose à la lecture des deux textes que j'ai copiés que: "Ah! moi, je le savais déjà! Que vous êtes naïf ou..."

Ecrit par : Thalie- Thalie | 02 octobre 2007

Thalie, est-ce que ce que va mettre en place Sarkozy, concernant le fonctionnariat, vous tombe des nues? Voyons tout était dans son programme. Je crois que les gens sont surpris, plutôt, par/de la rapidité avec laquelle les changements arrivent! On a voté pour, on l'a!

Ecrit par : Pendariès | 02 octobre 2007

Salut les aminches comme qui dirait.

1/ Ma maîtresse de CM1/CM2 nous faisait daire de l'analyse grammaticale de phrase, souligner les différents groupes de la phrase et donner nature et fonction à chaque fois. J' en suis pas mort mais dommage ça n'exiqtait plus au collège.

2/ Pour ce qui est des langues maintenant c'est anglais au CE1 a raison d'un heure trente par semaine. Je n'ai rien contre l'enseignement des langues mais je crois sincerement que c'est de la connerie. On ne devrait pas en faire avant le CM. Mais je crois que lorsque l'on a constaté le niveau des élèves dans le secondaire, plutôt que de faire des demi-groupes et de construire des labos de langue on a préféré charger la barque du primaire et comme nous sommes sensés être polyvalents...

Le résultat c'est que nous ne faisons pas la moitié en grammaire-orthographe-conjugaison de ce que je faisais élève. Faut dire que nous n'avions pas d'anglais, ni d'informatique et 1 h de sciences au lieu de 3h. On sait quelle matière a vu ses horaires réduits...

jsuis pressé jcorrige pas

Ecrit par : Ronin | 02 octobre 2007

"J'ai eu à lire des copies en patois plus souvent qu'à mon tour"

FGuichard

Hé bien quoi? N'est-ce pas bien retrouver la langue des romans d'Oïl??????????????????? hé hé... Le Français, langue d'écrasement, victime à son tour (et ça, ça me fait me gondoler avec un certain plaisir non feint).

Ecrit par : Pendariès | 02 octobre 2007

Il peut aussi vous raconter ses séjours à la cave parce qu'il avait fait trop de fautes dans sa dictée."
Il reste une plasse ?

Ecrit par : toto | 02 octobre 2007

Une cave à vins, Toto! T'imagines?

Ecrit par : dobolino | 02 octobre 2007

Vous extrapolez, tous les deux. Je n'ai jamais parlé de cave à vin ! C'était tout bêtement la cave à charbon de la maîtresse, celle où depuis vécurent le "Corspion aux yeux rouges" et la "Main verte", tous deux tristement célèbres dans cet établissement scolaire rural où sévissent, chère Thalie, des gens encore bien plus humbles que vous et qui stagnent lamentablement, pour leur plus grande fierté, dans les toutes petites sphères de l'enseignement primaire.
Figurez-vous même que depuis que j'y suis, j'ai doucement glissé des CM2 vers les GS, et qu'il me prend parfois des envies de PS, juste pour voir si, en s'y prenant plus tôt, on arrive à en récupérer plus.

Ecrit par : catmano | 02 octobre 2007

L'histoire du pépé Jacques m'a bien fait rire. lui, au moins, n'avait pas été scolarisé longtemps. Mais un de mes collègues d'histoire, lors d'une interrogation écrite, a pu mesurer la portée de son enseignement quand il a "appris" que Louis XIV avait révoqué sa femme Edith de Nantes, parce qu'elle lui faisait des dettes! Nous avons tous bien ri!
J'ai parcouru rapidement le fil, et, pour en remettre une couche sur les déterminants, j'ajouterai qu'il faut, en outre, distinguer les déterminants définis (le, ce, mon) et les déterminants indéfinis, tous les autres; et que parfois, le nom est précédé de deux "déterminants", ex "tous mes amis"," mes trois copains", etc.
Trève de plaisanteries. Pour ma part, quand j'étudie les classes de mots, j'explique aux élèves qu'on leur a parlé jusqu'alors de déterminants, qui permettent de savoir que le mot qui suit est un nom (pas toujours, je le concède, mais il sera temps d'affiner et de compliquer après, quand les mômes auront assimilé), et qu'il faut à présent apprendre leur "vraie dénomination", articles, adjectifs possessifs ou indéfinis, etc. Cela ne pose aucun problème. Et ensuite, on peut leur faire distinguer les différents "du" et "des", définis contractés, partitifs ou indéfinis.
Et que pensez-vous de "on", rangé désormais dans les pronoms personnels. Je sais que bien des gens l'utilisent à la place de "nous", d'où les flottements des accords, mais tout de même, pour moi, il s'agit clairement d'un indéfini.
Et le verbe aller, classé dans le 3ème groupe, alors que 3 critères, infinitif en er, participe passé en é, et surtout, passé simple en ai,font de lui un verbe, certes irrégulier, mais du 1er groupe.
cependant, il y a plus urgent. Ainsi, lors de mon dernier contrôle, alors que j'avais demandé qu'on relève les adjectifs qualificatifs, et de dire avec quels noms ils s'accordaient, j'ai découvert que dans "j'en ai tellement mangé", tellement était un adjectif s'accordant avec le nom mangé.
Vive les collèges dont on sort si instruit!

Ecrit par : mouron rouge | 02 octobre 2007

Ainsi, lors de mon dernier contrôle, alors que j'avais demandé qu'on relève les adjectifs qualificatifs, et de dire avec quels noms ils s'accordaient, j'ai découvert que dans "j'en ai tellement mangé", tellement était un adjectif s'accordant avec le nom mangé.
Vive les collèges dont on sort si instruit!

Ecrit par : mouron rouge | 02 octobre 2007

Qui instruit ? Je croyais que c'était le rôle des enseignants d'apprendre cela aux enfants. Est-ce le rôle des parents maintenant ? C'est pour cela que vous vous plaignez du niveau des élèves ?

Ecrit par : Zian | 02 octobre 2007

Il peut aussi vous raconter ses séjours à la cave parce qu'il avait fait trop de fautes dans sa dictée."
Il reste une plasse ?

Ecrit par : toto | 02 octobre 2007

Une cave à vins, Toto! T'imagines?

Ecrit par : dobolino | 02 octobre 2007


Comment voulez-vous que Toto l'imagine , avec son cerveau embrumé en permanence, rien qu'à l'évocation du mot cave il ne perçoit que des vapeurs d'alcool et est bourré comme une barrique...Toto fais gaffe le cave se rebiffe des fois! :)

Ecrit par : serpent à plumes | 02 octobre 2007

Question d'une jeune PE sur le forum Ensegnants Du Primaire (EDP)


"sara
02/10/2007, 22:30 Message #1

Les élèves la regardent
ou
les élèves la regarde.
Avec quoi doit-on accorder le verbe avec le sujet "les élèves" ou le COD "la" ? merci ! "

Ecrit par : Maminou | 02 octobre 2007

Comment se résoudre à l'idée que l'EN soit un tel gouffre ouvert sur un monde parallèle sans basculer ?

Ecrit par : oui-oui | 02 octobre 2007

"Qui instruit ? Je croyais que c'était le rôle des enseignants d'apprendre cela aux enfants. Est-ce le rôle des parents maintenant ? C'est pour cela que vous vous plaignez du niveau des élèves ?"

Ecrit par : Zian | 02 octobre 2007

Non, le rôle des parents est d'éduquer! Et, souvent en tous cas, s'ils l'assumaient mieux, (encore une fois, pour des raisons qui ne sont pas obligatoirement de leur fait, mais le fait est là quand même), les enseignants pourraient mieux instruire. Le manque d'éducation a évidemment un impact sur le niveau des élèves.


"On a voté pour, on l'a!"

Ecrit par : Pendariès | 02 octobre 2007

Ca, c'est sûr! Et même quand on a voté contre, et mis en garde!

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 octobre 2007

"Y a-t-il sur ce blog quelqu'un ou quelqu'une qui voit un inconvénient quelconque dans la manière dont Jean fait faire de l'analyse grammaticale ?"
Ecrit par : guy morel | 02 octobre 2007

Pour ce qui me concerne, j'y souscrit dans les grandes lignes. C'est en gros ce que nous parvenons à faire avec nos CM en fin d'année... après avoir bataillé au cours du premier trimestre pour étudier la nature des mots (une grande découverte !), puis au deuxième trimestre pour étudier les fonctions les plus simples (autre grande découverte !). Bien sûr, nous soumettons notre capital capillaire à rude épreuve pendant les premiers mois, mais après tout, les Grandes découvertes étant au programme d'histoire... perseverare pedagogicum est !

P.S. : Les élèves s'approprient avec enthousiasme la formule "se rapporte à"... grâce à un certain renard ! Merci Monsieur de La Fontaine !

Ecrit par : Un hussard | 03 octobre 2007

Après le collectif: "sauvons la recherche",

Charlie Hebdo et SOS-racisme lancent une pétition contre le test d'ADN

« L'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo et l'association anti-raciste SOS-Racisme ont lancé une pétition contre la possibilité de recourir à des tests ADN comme preuve de filiation, actuellement en débat au Parlement.
Selon Charlie Hebdo, le quotidien Libération s'est associé à l'opération et consacrera sa "une" à l'évènement dans son édition du 3 octobre
L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, le président du Modem François Bayrou, le généticien Axel Kahn, le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault et les actrices Jeanne Moreau et Isabelle Adjani figurent notamment parmi les auteurs de la pétition.
Les auteurs de la pétition appellent le président de la République Nicolas Sarkozy et le gouvernement "à retirer cette disposition, sous peine de contribuer, en introduisant l'idée que l'on pourrait apporter une réponse biologique à une question politique, à briser durablement les conditions d'un débat démocratique, serein et constructif sur les questions liées à l'immigration".
Charlie Hebdo publie le texte de la pétition dans son édition datée du 3 octobre, assorti d'une liste d'une centaine de "premiers signataires", qui va du chanteur Akhénaton à l'ensemble de l'équipe de Charlie Hebdo, en passant par la secrétaire nationale du PCF Marie-Georges Buffet.
Selon Charlie Hebdo, la société civile "s'oppose à l'amendement Mariani (Thierry Mariani, UMP, auteur de l'amendement sur l'ADN) dont les implications sont jugées inacceptables". "Chacun peut y voir une dérive inquiétante dans la manière de traiter les questions d'immigration", ajoute Charlie Hebdo.
Dans un éditorial, Philippe Val, directeur de l'hebdomadaire, affirme que "cet amendement est la porte ouverte à une classification biologique des personnes, dont les implications vont au-delà des questions d'immigration".

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 octobre 2007

Hé bien quoi? N'est-ce pas bien retrouver la langue des romans d'Oïl??????????????????? hé hé... Le Français, langue d'écrasement, victime à son tour (et ça, ça me fait me gondoler avec un certain plaisir non feint).
Ecrit par : Pendariès | 02 octobre 2007

Ben moi ça ne me faisait pas gondoler du tout, Pendariès, et j’explique pourquoi ; bien que provençalisante, je suis professeur de français et c’est en français que je veux voir rédiger les copies. Le picto-charentais n’y a pas sa place, pas plus que l’argot, le créole ou le langage SMS, sinon je deviens aussi démago que F.Bégaudeau (un cauchemar, quoi). La véritable culture, c’est de posséder la langue dans tous ses états et dans tous ses registres, et le travail du professeur de français c’est justement de le faire comprendre aux gamins. Pour le « parlange », je les renvoyais à l’UPCP, l‘Union Poitou-Charentes pour la Culture Populaire, qui essayait de faire du picto-charentais une langue de culture, et qui y a magnifiquement réussi grâce au conteur Yannick Jaulin (« Pougne-Hérisson », vous connaissez ?). Par ailleurs, je précise que le français est la langue de la République, et que, dans certains coins du haut bocage, il est important de le rappeler, surtout lorsque le particularisme régional est exploité avec machiavélisme par des gens comme Ph. de Villiers avec son « Puy du Fou », haut-lieu de l’obscurantisme et célébration ad nauseam de l’Ancien Régime et de la féodalité.

Ecrit par : FGuichard | 03 octobre 2007

Pour en revenir au discours de Sarkozy sur la réforme de la Fonction publique et de l'Education nationale cité par Thalie, il présente de manière parfaitement explicite les orientations de l'Union européenne, auxquelles le PS souscrit et qu'il avait déjà commencé à mettre en oeuvre avec Allègre par l'intermédiaire de la "Charte pour l'école du XXIème siècle", qui n'a pas affolé grand-monde grâce au jargon dans lesquel elle était formulée. Grâce aussi au soutien de la FSU, de l'UNSA et du SGEN.

L'avantage avec Sarkozy, c'est qu'il expose ses orientations dans un langage accessible au commun des mortels et qu'on peut donc savoir exactement ce qui nous attend. A chacun ensuite de prendre position et d'agir en conséquence. En tout cas, nul ne pourra dire qu'il ne savait pas!

Ecrit par : Un hussard | 03 octobre 2007

"Par ailleurs, je précise que LE FRANCAIS EST LA LANGUE DE LA REPUBLIQUE, et que, dans certains coins du haut bocage, il est important de le rappeler, surtout lorsque le particularisme régional est exploité avec machiavélisme par des gens comme Ph. de Villiers avec son « Puy du Fou », haut-lieu de l’obscurantisme et célébration ad nauseam de l’Ancien Régime et de la féodalité.
Ecrit par : FGuichard | 03 octobre 2007

Merci !

Françoise Guichard, Françoise Candelier, Françoise Appy... vive les Françoise !

Ecrit par : Un hussard | 03 octobre 2007

Merci, Françoise Guichard! Le repli dans le vernaculaire est presque toujours dangereux. Et l'exemple du Puy du Fou est magnifiquement choisi; ça rappelle la "fameuse" phrase de Le Pen: "je préfère mes soeurs à mes cousines, mes cousines à mes voisines, et mes voisines à... etc", ou quelque chose d'approchant.

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 octobre 2007

"Toto fais gaffe le cave se rebiffe des fois! :)
Ecrit par : serpent à plumes | 02 octobre 2007"
T'inquiètes, je connais mes limites .

Je recentre.
Ce n'est pas le "Français" qui pose problème, argo verlan etcectect, Pennac l'a bien montré 'fée carabini/bonheur de orgres...'
LE PROBLèME, bordeldemerde, oups , C'EST LA //LECTURE// DU FRANçAIS !
Les 'français' ne savent plus lire leur langue, sur F2 Singe veut tout changer.... Comme on ne sait plus lire le 'latin', on va où après ? Demain on étudiera le fançais comme aujourd'hui le latin (c'est à dire nada), et on va où après ?

Message subliminal:
Aux chiottes Ribambelle&Picbille;
Enfermez Eveline
Libérez Marie-Jeanne

Ecrit par : toto | 03 octobre 2007

L'avantage avec Sarkozy, c'est qu'il expose ses orientations dans un langage accessible au commun des mortels et qu'on peut donc savoir exactement ce qui nous attend. A chacun ensuite de prendre position et d'agir en conséquence. En tout cas, nul ne pourra dire qu'il ne savait pas!

Ecrit par : Un hussard | 03 octobre 2007

Si , si ! Tous ceux qui éstiment qu'il ne suffit pas qu'un chef d'état s'exprime de façon accessible pour en deviner ses intentions profondes .

Ecrit par : oui-oui | 03 octobre 2007

"J'en ai tellement mangé."
"Tellement" est un adverbe et non un adjectif, mais peut-être que certains élèves ont senti - qu'en pensez-vous? - l' analogie qu'il y avait entre l'adjectif et l'adverbe, ce dernier étant souvent au verbe ce que l'adjectif est au nom:
"Courir vite"
vite: adverbe,
porte sur le verbe "courir"
"Une course rapide"
rapide: adjectif qualificatif, féminin, singulier,
épithète du nom course.
Pour ma part, je dis à mes élèves que l'adverbe est un peu l'"adjectif" du verbe.

Zian, je ne crois pas que mouron rouge ait songé à mettre en cause les parents.
Je pense plutôt qu'elle déplorait que le collège envoie en seconde des enfants qui n'ont pas appris grand-chose en français et qu'elle estimait que ce n'est pas tout à fait normal. Allez donc faire un tour, Zian, si vous en avez le loisir, dans les manuels de français de collège. Il m'étonnerait fort que vous ne soyez pas stupéfait de ce qu'est devenu cet enseignement qui, normalement, devrait s'adresser à l'intelligence et au coeur des élèves, nourrir leur réflexion et leur sensibilité, que vous ne soyez pas scandalisé que l'on serve aux élèves des montagnes d'arguties desséchantes et stériles ("identifier la situation d'énonciation", "distinguer les types de discours", "distinguer l'émetteur du message, le "destinataire", qui n'est pas - attention à vos méninges! -le "destinateur"..., etc. etc.!) en lieu et place de ces toutes simples "explications de texte" qui leur feraient comprendre et peut-être aimer les grands auteurs et se forger, petit à petit, une culture!
Un des manuels actuels de 6ème fait, Zian, tenez-vous bien, 360 pages! Est-ce raisonnable? D'autant plus que ce chiffre est inversement proportionnel à leurs connaissances en français en sortant du collège!
Comme le dit dobolino, si votre enfant n'a pas eu la chance de tomber sur un de ces vieux PEGC "rabougris" et indéboulonnables qui continueront quoi qu'il advienne à enseigner le français comme ils l'ont appris, ou sur un certifié ou un agrégé "rebelle" qui "ne comprend rien" aux consignes officielles, comme ceux qui interviennent sur ce blog, vous avez du souci à vous faire et il ne reste plus qu'à lui apprendre le français vous-même!

Ecrit par : Jean | 03 octobre 2007

"Je pense plutôt qu'elle déplorait que le collège envoie en seconde des enfants "
Si seulement j'm'étions aperçu dès la PS qu'on envoyait mon gamin en MS SANS lui avoir fait correctement bosser son langage/motricité"large"/etc.
Si seulement j'm'étions aperçu dès la MS qu'on envoyait mon gamin en GS SANS lui avoir fait correctement bosser ses syllabes/motricitémoins"large"/etc.

Si seulement j'm'étions aperçu dès la GS qu'on envoyait mon gamin en CP SANS lui avoir fait correctement bosser sa lecture/motricitéfine/etc.

JE NE ME SERAI PAS FAIT AUTANT SUER A LUI APPRENDRE à LIRE/ECRIRE/COMPTER EN CP quand je me suis aperçu que RIBAMBELLE NE LUI APPRENDRAIT JAMAIS à LIRE CORRECTEMENT NI PICBILLE A COMPTER CORRECTEMENT !

Bob presque po véner !

Ecrit par : toto | 03 octobre 2007

Merci, Françoise Guichard! Le repli dans le vernaculaire est presque toujours dangereux.
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 octobre 2007

Post-scriptum et précision : j'ai rapidement obtenu des copies rédigées en français, en y notant mes observations... en provençal.
-- On comprend rien à ce que vous avez écrit là , m'dam !
Justement : ça tombe bien, puisque je n'ai rien compris à vos devoirs NON PLUS. Utilisons donc la langue qui nous est commune, le français, d'autant que je suis payée pour l'enseigner.

Ecrit par : FGuichard | 03 octobre 2007

"J'ai eu à lire des copies en patois plus souvent qu'à mon tour"

FGuichard

Hé bien quoi? N'est-ce pas bien retrouver la langue des romans d'Oïl??????????????????? hé hé... Le Français, langue d'écrasement, victime à son tour (et ça, ça me fait me gondoler avec un certain plaisir non feint).

Ecrit par : Pendariès | 02 octobre 2007

Je n'avais jamais pensé à le voir comme ça! Vous m'ouvrez des horizons pleins d'espoir de lendemains qui chantent.

Ecrit par : dobolino | 03 octobre 2007

, il est important de le rappeler, surtout lorsque le particularisme régional est exploité avec machiavélisme par des gens comme Ph. de Villiers avec son « Puy du Fou », haut-lieu de l’obscurantisme et célébration ad nauseam de l’Ancien Régime et de la féodalité.

Ecrit par : FGuichard | 03 octobre 2007
Surtout quand le cours sur Luis XIV et Louis XV se résume à quatre heures en classe de quatrième et qu'on n'a pas eu le temps de "faire" le XVI° siècle en cinquième. Point à la ligne, fini pour toute la vie. Avec ça comme bagage, on peut après faire prendre n'importe quelle vessie pour une lanterne à n'importe quel cadre supérieur ou PE, voire à n'importe quel président de république ou de consortium.
Dans le cours de ma fille, le mot centralisation figure quand même, mais pas la moindre explication sur les moyens utilisés. Je me demande si, au fond, ce n'est pas une forme d'endoctrinement programmé? Serais-je un tantinet paranoïaque, Christophe ou carrément bonne à enfermer?

Ecrit par : dobolino | 03 octobre 2007

L'avantage avec Sarkozy, c'est qu'il expose ses orientations dans un langage accessible au commun des mortels et qu'on peut donc savoir exactement ce qui nous attend. A chacun ensuite de prendre position et d'agir en conséquence. En tout cas, nul ne pourra dire qu'il ne savait pas!

Ecrit par : Un hussard | 03 octobre 2007

Si , si ! Tous ceux qui éstiment qu'il ne suffit pas qu'un chef d'état s'exprime de façon accessible pour en deviner ses intentions profondes .

Ecrit par : oui-oui | 03 octobre 2007

Tout pareil! Le langage trop accessible, ça vaut l'Ancien Régime en quatre heures. On peut appeler ça démagogie ou endoctrinement. Au fait, avez-vous apprécié le texte d'Huxley que j'ai cité dimanche?

Ecrit par : dobolino | 03 octobre 2007

Surtout quand le cours sur Luis XIV et Louis XV se résume à quatre heures en classe de quatrième et qu'on n'a pas eu le temps de "faire" le XVI° siècle en cinquième.

Ecrit par : dobolino | 03 octobre 2007

En tant que professeur d'histoire-geo et éducation civique en collège, je vous conseille d'aller jeter un oeil sur les programmations horaires et les ambitions du programme de 4ème : vous verrez que le professeur de votre fille ne fait qu'appliquer les consignes de notre inspection générale : 3 à 4 heures (ou 3 ou 4 cours de 45 minutes réelles) pour la monarchie absolue en France. Comment voulez-vous traiter cette partie à moins de faire un cours quasiment magistral (ce qui est totalement exclu) si on veut apporter des connaissances, étudier des documents, faire une étude du tableau de Hyacinte Rigaud, faire une étude sur le site internet du chateau de Versailles en salle multimédia, aborder quelques extraits du bourgeois gentilhomme de Molière, aborder la société d'ordre du XVIIe siècle. Et que dire du reste du programme! surtout quand on a 3 heures par semaine pour traiter les programme d'histoire, de géographie et d'éducation civique.
Nous sommes beaucoup à nous demander chaque année comment y parvenir d'autant que les élèves sont de plus en plus lents dès qu'il s'agit de leur faire écrire quelques lignes. Si nous voulons parvenir à achever un programme, nous ne pouvons le faire qu'au prix de grandes coupes sommbres dans des pans entiers de certaines périodes. Ce que j'accepte de moins en moins. Déontologiquement.


Frédérique

Ecrit par : gasnier | 03 octobre 2007

Je me demande si, au fond, ce n'est pas une forme d'endoctrinement programmé? Serais-je un tantinet paranoïaque, Christophe ou carrément bonne à enfermer?

Ecrit par : dobolino | 03 octobre 2007

Dobolino, si le but des programmes actuels était d'apprendre à réfléchir ça se saurait. Le mot "endoctrinement" me parait correct.
Avez-vous déjà regardé sur Eduscol le but de "l'enseignement de la défense" ?
http://eduscol.education.fr/D0235/accueil.htm
Si ça n'est pas de l'endoctrinement au service de la Nation, ça y ressemble beaucoup !
Mais ceux qui ouvrent les yeux seront peut-être un jour enfermés, ça c'est déjà vu ailleurs !

Ecrit par : lucile | 03 octobre 2007

Dans un éditorial, Philippe Val, directeur de l'hebdomadaire, affirme que "cet amendement est la porte ouverte à une classification biologique des personnes, dont les implications vont au-delà des questions d'immigration".

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 octobre 2007

Pierre Legendre dans son "Traité sur le père" écrit ceci p.19: "En fait, nous avons tourné la page nazie, mais nous sommes portés par la révolution que la législation nazie, scientiste et antijuive, a induite du côté de l'idée même de filiation. Cette révolution, je l'appelle l'avénement de la conception bouchère". "Folie et raison se jouent sur une question et une seule: la vérité dans l'espèce humaine est-elle affaire de viande? Autrement dit, la vérité de la filiation est-elle du côté du corps"?
Imaginons maintenant la situation suivante. Une femme française décide d'épouser un étranger, par exemple un américain. Le monsieur a un fils (ou une fille) qu'il veut faire venir vivre et étudier en France. Le test ADN lui apprend que son fils ou sa fille ne sont pas biologiquement de lui...
Pour l'instant l'obligation des tests ADN ne concernerait que les candidats à l'immigration. Qu'en sera-t'il dans quelques années lorsque tout le monde se sera habitué à réduire la question de la filiation et de la raison à une chaîne de molécules?

Ecrit par : marigot | 03 octobre 2007

D'accord avec vous FGuichard concernant toutes les conneries natio-machin-chose autour des langues de France et de la démagogie des insipides!

Ce qui me fait me gondoler (je suis un vrai cynique), c'est que, après un siècle et quelques années de mise à l'écart (euphémisme) des autres langues françaises à coups de massue et de mépris, le Français, langue de la République, est à présent mité ou miné, à l'intérieur même de son système éducatif (et autre), par un Français abâtardi, détourné qui vient de la rue, c'est-à-dire, du peuple (après, chacun pense ce qu'il veut de ce qui sort de ce corps et par quel trou).

Je lis avec profit le très gros volume "Mille ans de langue française, histoire d'une passion", par Alain Rey, Frédéric Duval et Gilles Siouffi (un de mes anciens profs de fac spécialisés dans la linguistique et la grammaire du XVIIième), chez Perrin. Que tout curieux et enseignant en Français devrait parcourir et méditer.

De plus, la francophonie et toutes ces conneries du même type (aide à l'action culturelle en Afrique) ne sont que des pompes à fric de plus. Pour quels résultats? C'est pour cette raison que je me marre (et me désole en me marrant) de voir le Français dans cet état. Il n'a que ce qu'il mérite. La langue est un outil de puissance étatique, centripète, passé, depuis belle lurette, à la centrifugeuse. Depuis qu'on a laissé à des politiques à champagne le soin de la dorloter et de la promouvoir (sans réelles ambitions ni vigueur nouvelle). La plus belle du monde? - quel pubard de quel siècle a bien pu raconter ça?).

La langue, c'est la règle, du moins en classe. Moins de règles en classe, moins dans la société, et plus de n'importe quoi dans le parlé et l'écrit? Attention: conservatisme? Ou délitement?

Ecrit par : Pendariès | 03 octobre 2007

Tiens, Pendariès, vous avez eu Siouffi à la fac ?
Moi aussi... C'était un des rares cours de prépa agreg qui ne soit pas du flan... Clair, précis, pertinent, un bon souvenir !!!
Vais aller acheter le livre, merci de la référence !

Ecrit par : Cornélie | 03 octobre 2007

Tiens, Pendariès, vous avez eu Siouffi à la fac ?
Moi aussi... C'était un des rares cours de prépa agreg qui ne soit pas du flan... Clair, précis, pertinent, un bon souvenir !!!
Vais aller acheter le livre, merci de la référence !

Ecrit par : Cornélie | 03 octobre 2007

Oui, avec quelques amis, on est même allés manger chez lui un couscous, une fois. Très bel appartement dans le vieux Montpellier avec un mur peint du XVIIième classé.

Même s'il était clair, précis, pertinent, je n'arrivais pas à m'investir dans sa matière. La linguistique me dépasse et me tabasse l'âme.

Ecrit par : Pendariès | 03 octobre 2007

Thalie, est-ce que ce que va mettre en place Sarkozy, concernant le fonctionnariat, vous tombe des nues? Voyons tout était dans son programme. Je crois que les gens sont surpris, plutôt, par/de la rapidité avec laquelle les changements arrivent! On a voté pour, on l'a!

Ecrit par : Pendariès | 02 octobre 2007

Non, pas vraiment mais le programme n'était pas aussi explicite: la suppression des concours par exemple n'était pas à l'ordre du jour, la gestion par métiers, le recours à un allumé d'extrême gauche comme Cohn-Bendit pour créer des collèges expérimentaux à la place des ZEP, le choix entre un contrat privé ou non...bref tout cela n'était pas dit. Vous le saviez déjà? Vous aviez le détail des réformes? Pas moi.

Ecrit par : Thalie- Thalie | 03 octobre 2007

Pedro Cordoba, puis-je vous demander d'être auprès de Denis Kambouchner l'interprète de mon admiration et de ma gratitude. Des innombrables livres que j'ai lus ces 5 dernières années, son implacable et impeccable critique de la doctrine Meirieu est le mieux argumenté et le plus clairement documenté pour démontrer la pleine responsabilité de ce dernier dans la débâcle scolaire. Ce réquisitoire de 300 pages est un pur délice: The real "treat" for the reader is when the writer makes him think he is intelligent...

Kambouchner est surtout le premier, alors que je débutais dans ma recherche, qui m'a confirmé ce qui n'était encore qu'une intuition tirée de quelques lectures éparses de l'individu, l'extrême danger que représentait sa prose sournoise et cauteleuse, son scientisme, son intolérable arrogance à se prendre pour Rousseau réinventant Émile, dans un cocon doucereux de fausse empathie. En maître illusionniste, il pousse la démagogie à son comble quand il noustartine de sa bonne conscience en réclamant la suppression de la notation, par exemple. Kambouchner n'a pas son pareil pour souligner comment opère ce pompier pyromane, qui n'a qu'un but, se faire mousser tout en redorant le blason des enseignants, que sa clique a contraints à l' ignorance, en leur forgeant des "outils pédagogiques" qui en font des automates, et ne nécessitent pas de savoirs....

La tentative avortée d'une critique "raisonnée" d'Arendt devient jubilatoire sous la plume de Kambouchner... qui confond aussi Meirieu de plagiat, sans y toucher, juste avec une citation des "Lettres à qq amis politiques" qui reprend quasiment verbatim le Propos IV d'Alain sur "l'élève qu'on élève", mais sans citer sa source. Du nanan...!
Signé:une groupie.

Ecrit par : Cadichon | 03 octobre 2007

Sur Meirieu...
"L'extrême danger que représente sa prose sournoise et cauteleuse, sa fausse empathie..."
On ne saurait mieux dire!
Mais quel bavard habile, quand même, pour avoir réussi à embobiner, en remplissanr du creux avec du vide, tant de naïfs!
J'ai découvert Meirieu en 1986, dans un magazine syndical qui traînait à la salle des professeurs (L'U.S., très certainement, où l'on ne jurait que par cette nouvelle étoile montante de la pédagogie!), et les premières lignes que j'en ai lues m'ont tout de suite paru malhonnêtes. Malsaines, même. Inspirées, en réalité, par une solide malveillance à l'égard des professeurs et de l'école. Cela a été vite réglé!

Ecrit par : Jean | 03 octobre 2007

Surtout quand le cours sur Luis XIV et Louis XV se résume à quatre heures en classe de quatrième et qu'on n'a pas eu le temps de "faire" le XVI° siècle en cinquième.

Ecrit par : dobolino | 03 octobre 2007

En tant que professeur d'histoire-geo et éducation civique en collège, je vous conseille d'aller jeter un oeil sur les programmations horaires et les ambitions du programme de 4ème : vous verrez que le professeur de votre fille ne fait qu'appliquer les consignes de notre inspection générale : 3 à 4 heures (ou 3 ou 4 cours de 45 minutes réelles) pour la monarchie absolue en France.

Frédérique

Ecrit par : gasnier | 03 octobre 2007
Un de vos confrères/collègues me l'a déjà expliqué. J'en suis désolée pour vous, nous et nos enfants...
J'avais pris de mauvaises habitudes, ces quatre dernières années, avec une PEGC en fin de carrière qui n'en avait plus rien à scier des directives et qui passait en cinquième un trimestre sur l'Islam car elle le jugeait bon (avait-elle tort ou raison? Qu'en pensez-vous?) et un trimestre sur la monarchie absolue et deux mois sur les Lumières. Je n'y peux guère...

Ecrit par : dobolino | 03 octobre 2007

Sur le test ADN:
Je sens que je vais m'énerver....j'ai le sabot qui me démange... parce que j'en ai marre de voir que le monde entier se marre encore une fois aux dépens de la France! Sortez de votre hexagone et regardez quels pays ont mis ce test en oeuvre. Ils peuvent donner des leçons de démocratie et de dignité citoyenne aux Français. Ces cris d'orfraie, cette pudeur de fausse pucelle, cette indécrottable reductio ad hitlerum pour se refaire une virginité, sont bien mal venues de la part d'un pays où l'on a léché les bottes nazies pendant 4 ans et les fesses soviétiques pendant plus de 40!

Il est sage parfois de garder profil bas.

Ecrit par : Cadichon | 03 octobre 2007

Imaginons maintenant la situation suivante. Une femme française décide d'épouser un étranger, par exemple un américain. Le monsieur a un fils (ou une fille) qu'il veut faire venir vivre et étudier en France. Le test ADN lui apprend que son fils ou sa fille ne sont pas biologiquement de lui...
Pour l'instant l'obligation des tests ADN ne concernerait que les candidats à l'immigration. Qu'en sera-t'il dans quelques années lorsque tout le monde se sera habitué à réduire la question de la filiation et de la raison à une chaîne de molécules?

Ecrit par : marigot | 03 octobre 2007

Et la famille recomposée qui occupe actuellement l'Elysée, doit-on ou non la passer au test ADN? Pourquoi devrait-on, étant noir de peau, être catholiquement correct alors que quand on est blanc et riche on peut faire ce qu'on veut comme on veut?

Ecrit par : dobolino | 03 octobre 2007

Non, pas vraiment mais le programme n'était pas aussi explicite: la suppression des concours par exemple n'était pas à l'ordre du jour, la gestion par métiers, le recours à un allumé d'extrême gauche comme Cohn-Bendit pour créer des collèges expérimentaux à la place des ZEP, le choix entre un contrat privé ou non...bref tout cela n'était pas dit. Vous le saviez déjà? Vous aviez le détail des réformes? Pas moi.

Ecrit par : Thalie- Thalie | 03 octobre 2007

Pas sur tout, mais "TV Sarko", sur le net, pdt la campagne, soulevait un peu le voile...

Ecrit par : Pendariès | 03 octobre 2007

Sur le test ADN:
Je sens que je vais m'énerver....j'ai le sabot qui me démange... parce que j'en ai marre de voir que le monde entier se marre encore une fois aux dépens de la France!

Il est sage parfois de garder profil bas.

Ecrit par : Cadichon | 03 octobre 2007

Que le monde entier se marre! On s'en fout! A la limite, plus il se marre, ce "monde entier" qui se résume à deux ou trois zombies, plus c'est bon signe.
Il adoptera profil bas quand ce sera indispensable.

Ecrit par : dobolino | 03 octobre 2007

Pas sur tout, mais "TV Sarko", sur le net, pdt la campagne, soulevait un peu le voile...

Ecrit par : Pendariès | 03 octobre 2007

La restriction des horaires en primaire. Pas dit non plus. Et c'est une véritable ânerie. Il faut être de mauvaise foi pour approuver une mesure pareille!
Or il est difficile de soutenir SLL comme certains le font ici et de dire en même temps que la suppression des heures de primaire n'a aucune importance. Quand on pense que SLL se bat toujours pour le rétablissement des heures de français... Il y en a qui font un grand écart idéologique qui font que leurs propos n'ont plus aucune tenue, ni aucune vraisemblance.

Ecrit par : Thalie- Thalie | 03 octobre 2007

Thalie, c'est que la marmite de Belzebuth est fort grande...

Ecrit par : Pendariès | 03 octobre 2007

"Sur le test ADN:
Je sens que je vais m'énerver....j'ai le sabot qui me démange... parce que j'en ai marre de voir que le monde entier se marre encore une fois aux dépens de la France! Sortez de votre hexagone et regardez quels pays ont mis ce test en oeuvre. Ils peuvent donner des leçons de démocratie et de dignité citoyenne aux Français. Ces cris d'orfraie, cette pudeur de fausse pucelle, cette indécrottable reductio ad hitlerum pour se refaire une virginité, sont bien mal venues de la part d'un pays où l'on a léché les bottes nazies pendant 4 ans et les fesses soviétiques pendant plus de 40!

Il est sage parfois de garder profil bas."

Ecrit par : Cadichon | 03 octobre 2007

Cadichon, quelquefois, vous me décevez. Argumentation nulle.
Il vaut mieux quelquefois avoir raison tout seul que tort avec une bande de cons.

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 octobre 2007

Il ne vous vient pas une seconde à l'esprit que ceux qui ont léché les bottes nazies et ceux qui s'élèvent contre le fait que les lois humaines soient régies par des archivages génétiques ne font vraisemblablement pas partie du même camp?

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 octobre 2007

Dès que Sarkozy pète, Cadichon nous dit: "Mmmmmmhhhh, quelle odeur délicieuse".

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 octobre 2007

A Jean

Bien sûr, j'avais vu pourquoi il y avait confusion entre l'adverbe et l'adjectif, et, quand j'aborderai les adverbes, je ne manquerai pas de faire la remarque que vous faites, en procédant à des nominalisations, par exemple. Mais je venais de faire une leçon, et avouez qu'en 5ème, on est censé identifier un adjectif qualificatif!
Quant à ma dernière remarque, elle se voulait humoristique, un plagiat de Molière. J'eusse dû écrire "vive les collèges dont on sort si habile homme".
Bien sûr que notre rôle est d'instruire, et celui des parents d'éduquer. Mais force est de constater que bien des collègues brassent de l'air, ou s'épuisent à respecter les instructions, à concocter des séquences, à enseigner un jargon qui crée de la confusion, au lieu de s'assurer que les notions élémentaires sont maîtrisées. A quoi bon demander aux élèves de repérer si le texte est ou non ancré dans la situation d'énonciation, quand ils sont incapables de reconnaître le temps d'un verbe?
Alors, oui, les parents lucides colmatent les brèches, essaient d'enrayer le désatre. Comme le disait Muglioni, ancien doyen de L'inspection de philo, "les parents instruisent les enfants, et les instituteurs les promènent" Ah, plût au ciel que tous les instituteurs soient comme Catmano, thierry, et tous les autres, lucides et conscienscieux, dont je lis les interventions sur ce blog. Fille d'un instituteur de campagne, je sais ce qu'il en coûte de travail et de dévouement aux instituteurs conscients de leur mission. J'ai vu mon père corriger chaque soir les cahiers des élèves, se lever chaque matin très tôt pour allumer le feu (en hiver) et préparer ses tableaux. Je lui dois énormément, et ses anciens élèves, dont beaucoup, fils de paysans ou d'ouvriers ont emprunté l'ascenseur social, parlent de lui avec émotion. Il ne serait jamais venu à l'idée de ces maîtres de demander à un gosse du cours élémentaire de faire tout seul un exposé sur l'Afrique de l'ouest( ?), comme on vient de le demander au fils d'un collègue. C'est du n'importe quoi. Et que dire de celui qui fait copier dans le cahier la conjugaison de rire au passé simple : je riai, tu rias, ils rièrent!
Que de temps perdu à de telles inepties. que d'erreurs à éradiquer!
Certes, il est plus facile à un vieux cheval de retour (et bientôt de réforme) comme moi d'envoyer paître les inspecteurs, mais il y a aussi parmi les enseignants pas mal de carpettes, qui préfèrent faire ce qu'on exige d'eux, plutôt que d'affronter les ennuis. On fait du préchi-précha à l'envi, on éduque à la citoyenneté, mais on s'écrase devant les Diktats des pédagogols.
Je suis entrée enthousiaste dans ce métier, je l'ai exercé avec joie de longues années durant, mais j'assiste, effarée, et désabusée au désastre. Alors, courage à tous ceux qui, plus jeunes, manifestent ici leur envie d'une autre manière de faire classe.

Ecrit par : mouron rouge | 03 octobre 2007

Arrêtez avec le français, tout le monde sait depuis Roland Barthes que la langue est fasciste...

Ecrit par : Vive le Collège de France ! | 03 octobre 2007

Je souscris à tout ce que vous dites, mouron rouge.

Ecrit par : Jean | 03 octobre 2007

Cadichon, quelquefois, vous me décevez. Argumentation nulle.
Il vaut mieux quelquefois avoir raison tout seul que tort avec une bande de cons.

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 octobre 2007

Je dirais même plus : ce n'est pas parce que d'autres pays font une saloperie que la France doit se sentir tenue de faire pareil.

Ecrit par : FGuichard | 03 octobre 2007

Arrêtez avec le français, tout le monde sait depuis Roland Barthes que la langue est fasciste...

Ecrit par : Vive le Collège de France ! | 03 octobre 2007

Vaste connerie et importe quoi. Comme s'il fallait tout gober de ce gros sabot qu'est trop souvent Barthes.

Si la langue foutait les gens dans des camps de concentration, ça se saurait. Bizarrement, certains réfugiés pensent que la langue (du pays d'accueil ou autre) est celle de la régénération. Toute une littérature en parle, et les écrivains étrangers de langue française aussi, et tous les écrivains ayant adopté pour leurs écrits une langue qui n'est pas celle de leur naissance. Il faut être con comme un mec qui meurt en sortant du Collège de France pour aller voir François Mitterand pour dire ça, et celles et ceux qui sucent à cette drôle de mamelle doctrinaire.

Ecrit par : Pendariès | 03 octobre 2007

et celles et ceux qui sucent à cette drôle de mamelle doctrinaire, qu'en dirais-je?

Ecrit par : Pendariès | 03 octobre 2007

Cadichon, quelquefois, vous me décevez. Argumentation nulle.
Il vaut mieux quelquefois avoir raison tout seul que tort avec une bande de cons.

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 octobre 2007

Je dirais même plus : ce n'est pas parce que d'autres pays font une saloperie que la France doit se sentir tenue de faire pareil.

Ecrit par : FGuichard | 03 octobre 2007

Et puis, elle en fait déjà tellement des saloperies pour faire comme tout le monde. Ce genre de cerise sur le gâteau, non merci.

Ecrit par : catmano | 03 octobre 2007

Un excellent livre (y a pas d'’mages, m'sieur ?) sur le prétendu fascisme de la langue :
La langue est-elle fasciste ? par Hélène Merlin-Kajman.

Elle cite des responsables de programmes, analyse de nombreux exercices pédagogiques, ou encore des livres pour enfants qui sont fondés sur le même principe d'injonction contradictoire. Elle relève par exemple le désormais fameux "il faut déscolariser l'enseignement du français" de Marc Baconnet (précédent doyen de l'inspection générale des lettres) ou tel exercice ubuesque donné récemment en modèle à des stagiaires de l'IUFM de Paris : une phrase est dictée à toute la classe, l'enseignant écrit sur le tableau "toutes les graphies différentes" afin que la classe "négocie oralement pour déterminer la graphie à retenir". Et s'il arrive qu'une mauvaise graphie soit choisie, il faut alors "réprimer son adultité spontanée et ne pas corriger", puis proposer dans la semaine "une phrase dans laquelle il s'agit d'analyser la graphie exacte", en espérant que les élèves réinstitueront d'eux-mêmes la règle.

Cette confusion entre règles de la langue et commandements tyranniques fait bien sûr sourire. Sauf qu'en devenant un principe pédagogique, elle a des conséquences désastreuses : "en faisant croire aux enfants que le langage est un piège dangereux […], nous leur avons crevé les yeux, les livrant au silence brutal des sommations médiatiques en tout genre ; ou plutôt, nous les avons essorillés".

Ecrit par : P. Azimont | 03 octobre 2007

On pourrait faire des tests ADN sur les filles de Cécilia pour voir si elles sont de Jacques Martin ou de Sarko ?
Yves Montand, le retour...

Ecrit par : P. Azimont | 03 octobre 2007

Je voudrais, sans me fâcher et parce que la redoondance est pédagogique (formule de Mme Ayme, mon génial professeur de philo en khâgne il y a bien longtemps), rectifier pour la ixième fois un contresens commis par ceux qui ont lu trop vite Barthes, ou qui n'en ont retenu que cette phrase hors contexte : quand RB écrit que "la langue est fasciste", il veut dire qu'elle oblige à dire, qu'elle condamne à dire avec "les mots de la tribu", pour reprendre l'expression de Mallarmé, ceux de "l'universel reportage", qu'elle est entachée de la "suie" (F. Ponge) que lui colle l'usage qu'en font les autres, bref, qu'elle condamne au truisme, à la formule toute faite, au topos, au jacassin en somme . Heureusement, poursuit Barthes, -- et il ne faut pas oublier la suite du propos -- il y a la littérature.
Bref, avant de dire ou d'écrire des horreurs sur Barthes, relisez bien ce qu'il a écrit...

Ecrit par : FGuichard | 03 octobre 2007

Je dirais même plus : ce n'est pas parce que d'autres pays font une saloperie que la France doit se sentir tenue de faire pareil.

Ecrit par : FGuichard | 03 octobre 2007

Et puis, elle en fait déjà tellement des saloperies pour faire comme tout le monde. Ce genre de cerise sur le gâteau, non merci.
Ecrit par : catmano | 03 octobre 2007
Je ne me souviens plus du nom de l'imbécile qui le premier a évoqué, pour la déplorer, "l'exception française".
Un mistral gagnant à celle ou celui qui trouve.
GM

Ecrit par : guy morel | 03 octobre 2007

Alors, oui, les parents lucides colmatent les brèches, essaient d'enrayer le désatre. Comme le disait Muglioni, ancien doyen de L'inspection de philo, "les parents instruisent les enfants, et les instituteurs les promènent"
Ecrit par : mouron rouge | 03 octobre 2007

Muglioni, c'est pas le seul à dire ça. J'en connais un, quand il croise une classe pépiante et dissipée, dans la forêt, au Louvre ou au Zoo, qui dit: "Tiens, v'la les glandus en plein travail!"

Ecrit par : dobolino | 03 octobre 2007

Quel tracassin mon général ! Oui, au formatage répondons présent !

Ecrit par : Lettre ouverte au baron Guichard | 03 octobre 2007

Elle relève par exemple le désormais fameux "il faut déscolariser l'enseignement du français" de Marc Baconnet (précédent doyen de l'inspection générale des lettres) ou tel exercice ubuesque donné récemment en modèle à des stagiaires de l'IUFM de Paris : une phrase est dictée à toute la classe, l'enseignant écrit sur le tableau "toutes les graphies différentes" afin que la classe "négocie oralement pour déterminer la graphie à retenir". Et s'il arrive qu'une mauvaise graphie soit choisie, il faut alors "réprimer son adultité spontanée et ne pas corriger", puis proposer dans la semaine "une phrase dans laquelle il s'agit d'analyser la graphie exacte", en espérant que les élèves réinstitueront d'eux-mêmes la règle.
Ecrit par : P. Azimont | 03 octobre 2007

Le plus moche dans cette hilarante histoire, c'est que Desproges et reiser et Coluche soient morts prématurément. A la place de Reiser, nous n'avons plus que Cadichon... Et là, faut vraiment manier le troisième degré! C'est pas tous les jours qu'on y arrive.

Ecrit par : dobolino | 03 octobre 2007

Ma'âme Dobolino, je vous ai envoyé un mel concernant le spectacle de votre ami comédien.

Ecrit par : Pendariès | 03 octobre 2007

Les cours à la fac ont commencé et j’ai beaucoup moins de temps. Merci à Dobolino de lire si attentivement mes messages. Merci à Thalie aussi, bien sûr, et à tous les autres.

Je reviendrai sur le débat avec Cadichon à propos de l’école aux USA. Je transmettrai aussi à Denis Kambouchner vos félicitations pour son livre. Mais je dois vous dire qu’il est bien plus « républicain » que moi. Au sens français of course, qui suppose une confiance peut-être excessive dans les bienfaits de l’Etat et dans le caractère irremplaçable de la fonction publique.

Pour ce qui est de l’ADN, je préfère me taire. Fils d’immigrés moi-même, je risquerais de franchir très vite les bornes de la courtoisie.

Et puis insister sur ce que dit Françoise Guichard sur le mot de Barthes : « la langue est fasciste ». Aussi mal interprété hors contexte que « le mot de Nietzsche : Dieu est mort ». Qui en fait est de Luther. Hélène Merlin, pour qui j’ai une grande estime par ailleurs, se plante. Le fascisme de la langue, ce sont les autres exemples qu’elle donne dans son livre et qui ont été rappelés ici même. Comme les injonctions contradictoires faites aux stagiaires en IUFM ou, pour employer la langue des psychanalystes, « l’effort pour rendre l’autre fou ». Ce que dit Barthes, c’est que la littérature est ce qui permet de résister au fascisme de la langue. Métaphore à replacer dans le contexte de l'époque : NRP, les "nouveaux partisans" et tout le bazar. Il s'agissait plutôt d'une pointe, assasine et précieuse comme il savait en user, contre les délires maos du début des années 70 : si vous voulez vraiment résister, revenez plutôt à la littérature, nous disait-il gentiment. Et il y avait aussi une joute verbale avec Foucault, dont le discours dans les mêmes circonstances avait fait aussi dans la provocation. Mais je parle d'un temps que les moins de, etc.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 03 octobre 2007

N'était-ce pas le fameux Louis XIV, fils de Philippe le Bel et petit fils de Saint Louis, sans contrôle ADN de confirmation, qui disait: "Mettez-nous un peu d'enfance dans tout cela!"?
Alors, je vous mets un peu d'enfance que j'ai piqué ailleurs et qui m'a fait rire aux larmes. Ils sont si mignons nos petipts de sixième, langue tirée sur l'effort et Stabilo à la main malhabile. Maminou vous l'aurait mis, si elle avait osé pollué ce blog d'irréductibles intellos. Savez-vous que vous faites peur à nombre de PE et professeurs de collège pourtant globalement en accord avec vous mais qui ont honte de leur culture lacunaire. Moi, j'exhibe mes lacunes sans honte! Ralliez-vous à mon panache blanc, sans peur et sans reproches.
Voilà le texte, il est de toute beauté et prouve le profond dévouement, le profond attachement d'un professeur de collège à ses sixièmes:


CITATION

10 septembre 2007
Le mot le plus long

Une tâche incontournable lors des premières séances, lorsqu'il reste du temps évidemment, c'est la réalisation de la page de garde du cahier.

Rien de bien compliqué, chaque élève doit indiquer sur la première page son nom/prénom, la classe, l'année scolaire, et en plus gros, le titre, « TECHNOLOGIE ».
Je ne donne pas de consignes particulières, si ce n'est un exemple au tableau, avec mon nom.
Évidemment la question ne manque pas de savoir s'ils peuvent mettre des couleurs et faire un beau dessin, ce s'rait tellement chouette. Il y a quelques années j'imposais une rigueur et une précision toute technologique et puis bon, vu les problèmes rencontrés par les gamins pour centrer le mot « TECHNOLOGIE » sur la page, j'ai renoncé.
C'est donc quartier libre et je peux vous dire qu'ils s'en donnent à cœur joie.

Ce matin, je regardais mes 6e4 s'adonner sans retenue à cette activité hautement pédagogique, et vas-y que j'te débouchonne le Stabilo vert, et que j'te recapuche le feutre rouge, clip-clop, clip-clop... c'est mimi, et vas-y que j'te dessine la méga fleur de l'univers infini, aucun rapport avec la techno mais bon, on va pas chicaner non plus.

Pendant cette activité, je flâne entre les tables, sans rien dire, pas un sourire, pas la gueule non plus, juste le plaisir discret d'être avec eux.
D'où quelques constatations que je vous livre.

Bon l'éternel problème, encore et toujours, c'est d'écrire le mot « TECHNOLOGIE », putain fait chier çui-là.

Pasque bon, t'as beau démarrer bien à gauche de la page, ça dépasse toujours à droite, j'te jure.
Donc si t'as la chance d'avoir senti le truc venir, tu peux réagir, mais pas toujours.
Et vous allez voir comme y sont astucieux, en fait, y suffit de faire les lettres un peu moins larges à la fin qu'au début, et hop, le tour est joué.
Donc le "G", comme ça, mine de rien, tu le ratatines grave jusqu'à c'qu'y ressemble à un « I », et le « E » tu lui coupes les pattes bien à ras et hop, ni vu ni connu.
Et même qu'y t'reste de la place, j't'assure.

Au final, t'as l'impression que le mot « TECHNOLOGIE » s'est gaufré à fond le bord de la page, comme un crash-test quoi, le devant est tout niqué, mais le derrière, nickel.

Mais des fois, tu l'as pas vu arriver le bord de la page, donc y t'reste trois lettres dont tu sais pas quoi foutre.
Et là, vous allez pas m'dire comme y sont malins ces gosses, les trois dernières lettres, plutôt qu'de les écrire sur la table, tu les choppes par le col, et zou, tu les mets juste bien pile poil en dessous, sous l'tapis quoi, mais pas trop bas, et bien à droite.
Mais comme tu sens bien que t'as peut-être fait une erreur, et que ça risque de se voir, l'air de rien, tu changes de couleur, pour faire diversion.

Quand je vois ça, je m'arrête devant le gamin et je regarde son titre, très sérieusement.
Du coup, le gamin me regarde, alors je le regarde.
Pis je regarde à nouveau son titre, très sérieusement, et lui y fait pareil, et ensuite, on se regarde.
Un bon moment.
Alors y m'dit :
– Ça va comme ça ?
Et je lui réponds :
– Impeccable.
Et là, surmotivé, y passe un méga coup de Stabilo pour faire joli sur le titre qu'était pas sec.

Pis des fois, t'arrives à mettre toutes les lettres mais pas d'bol, t'en as oublié une.
En général c'est moi qui leur fais remarquer.
Alors le gamin y regarde le tableau pour vérifier, des fois qu'tu lui aies dit une connerie, et y dit :
– Ah oui.
Ben ouais.
Mais pas d'panique, c'est quoi la lettre qui manque ? Le « H » ?
Et là, t'emmerde pas, crois-moi, tu choppes le « H », tu le mets dans un étau et tu serres, tu serres, jusqu'à qu'y respire plus.
Et tu le glisses juste pile poil entre le « C » et le « N », avec des petits coups de massette s'y faut, pour qu'ça rentre bien, et hop, nickel-chrome.
Et tu regardes le prof et tu dis :
– Ça va comme ça ?
Et je réponds :
– Très bien, et surtout, ne change rien.

Pis y'en a qu'aiment pas trop les couleurs pastel, pasque ça fait un peu tapette quand même, alors y z'écrivent avec un gros feutre indélébile.
Le gros avantage du feutre indélébile, c'est que ça tape bien à l'œil, et surtout, il est indélébile sur les dix pages suivantes aussi.
Donc elles servent plus à rien et tu peux les arracher vite fait.
Mais surtout, faut éviter de mettre un coup de Stabilo sur de l'indélébile, ça peut tâcher.
Mais bon, des fois, t'y penses après.

Et pour finir, je tombe sur un truc nouveau, le mot récalcitrant écrit verticalement.
Ça, t'y aurais pas pensé, ben le gosse là, oui.
Mais comme c'est un sacré rebelle le mot « TECHNOLOGIE », et ben même verticalement, les lettres elles rentrent pas non plus.
Alors là, et vises un peu la combine, tu laisses comme c'est, tant pis, il a eu sa chance, et pis c'est tout, c'est vrai quoi, j'me demande pourquoi on s'emmerde des fois, et du coup, t'inventes une nouvelle matière : la technolo.
Et si le prof fait une remarque, n'hésite pas, envoie-le quasiment chier, pasque faut quand même pas pousser, tout l'monde comprend c'que ça veut dire, non mais je rêve.
Et comme t'aimes bien la jolie finition qui fait la différence, n'hésite pas à bien barbouiller l'intérieur des lettres, en dépassant un peu, mais pas trop, et pis surtout, avec la même couleur si possible, ou mieux, en noir, pour qu'ça ressorte bien, qu’ça en jette quoi.
Et tu regardes le prof et tu dis :
– Ça va comme ça ?
Et je réponds :
– J'aurais pas fait mieux.
Du coup, surmotivé, tu envisages de barbouiller aussi l'intérieur des lettres qu'elles en n'ont pas d'intérieur, mais tu hésites un peu en regardant le prof, ben faut pas, j't'assure, vas-y, sors de ta réserve, va de l'avant, et touille bien comme y faut, pense à bien racler les bords, tu verras, ça fera un joli trou.
Bon, ce sera juste un peu illisible, mais franchement, qu'est-ce qu'on en a à foutre ?

Alors vous rejoignez la fenêtre, vous regardez la campagne alentour, et vous souriez, discrétos, et vous vous laissez aller à repenser à une brune aux cheveux courts, ses jambes, ses ballerines taille 37, son regard noir, ses baisers de folie, ses somptueux ni...
– M'sieur, j'me suis trompé, j'peux mettre du blanc ?
– Oui oui, vas-y, fais-toi plaisir.

Ben vous savez quoi ?
Sont trop mignons mes 6e4.


Posté par Charly Le Prof à 12:00

Ecrit par : dobolino | 03 octobre 2007

Mais je parle d'un temps que les moins de, etc.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 03 octobre 2007

Mais ces moins de... s'y mettent aussi et découvrent ( si j'en juge par ce qui se passe dans les prépas littéraires) la finesse de Barthes et de critiques équivalents avec la même joie que celle que nous avons eue et avons encore heureusement.
Et visiblement, c'est la même admiration...

Ecrit par : Thalie- Thalie | 03 octobre 2007

Barthes, fin????? pas tout le temps.... J'ai lu de lui des choses a peu près intelligentes et intelligibles dans ses critiques sur le théâtre, le reste... oui, on peut s'extasier dans les prépas, parce que Barthes est un nom qui doit y être admiré.

Ecrit par : Pendariès | 03 octobre 2007

M. Bourjea, de ma fac, se branlait devant nous intellectuellement avec le parlage barthien. Ca nous a tué la littérature française (les romans, la poésie), cette langue.

Ecrit par : Pendariès | 03 octobre 2007

Et le durassisme avec. Le snobisme littéraire (au sens proustien) avec les pseudo-sciences humaines ont foutu en l'air l'écriture en France. Suffit de lire ce qui a fait mouiller les "intellos" de 1960 à nos jours. De l'endoctrinement. Du concept. Du sabir. Erk! erk! erk!

Ecrit par : Pendariès | 03 octobre 2007

Oui, fin, très très fin, délicieusement cultivé, un sens de la langue extraordinaire, une manière, sa manière de lire et de nous faire lire et de nous faire voir. Un regard. Tiens, lisez Daniel Arasse, Pendariès, sur la peinture de la Renaissance. Il nous aide à voir ce que nos yeux ne voient pas du premier coup. Et bien Barthes fait pareil en littérature.
Pendariès, ne critiquez pas des grandes figures comme cela, pas vous. Et puis, on n'en a plus tellement. Ils sont devenus si rares, ces vrais "passeurs".

Ecrit par : Thalie- Thalie | 03 octobre 2007

Ma'âme Dobolino, je vous ai envoyé un mel concernant le spectacle de votre ami comédien.

Ecrit par : Pendariès | 03 octobre 2007
Je vous répondrai demain car je suis à la maison en ultra-bas débit rural pour paysans et ma réponse n'est pas passée; Ceci dit, je mets ici une partie de ma réponse car elle peut être profitable à tous.
Voyez-vous, vous et moi sommes en extase et dévotion devant les créations artistiques de bon ou haut niveau et nos pauvres diplomes universitaires nous semblent bien ternes face à ces artistes sur scène ou en expo. Je connais quelque peintre, auteur, comédien et ai découvert, à ma grande surprise, à quel point ils se sentent humbles face à ces pauvres diplomes universitaires que nous détenons vous et moi, ces diplomes qui sont, à eux-seuls, une reconnaissance sociale. Moi qui m'incline devant eux, en totale admiration, je réalise que eux s'inclinent devant mes titres que je jugeai et continue à juger sans valeur.
Envoyez un mail amical, Pendariès, car, sinon, le pauvre tout petit amuseur public n'osera vous contacter, VOUS, qui faites une THESE!
Le problème est à prendre dans le sens inverse, je crois.

Ecrit par : dobolino | 03 octobre 2007

Barthes, fin????? pas tout le temps.... J'ai lu de lui des choses a peu près intelligentes et intelligibles dans ses critiques sur le théâtre, le reste... oui, on peut s'extasier dans les prépas, parce que Barthes est un nom qui doit y être admiré.

Ecrit par : Pendariès | 03 octobre 2007

Ben, oui! on commence par le commencement, puis, on finalise... C'est très long, ça prend toute une vie! Je suis loin du compte encore et j'aime lire les textes de mes ainés mais aussi ceux de mes cadets qui me secouent un peu mes vieilles puces endormies dans mon douillet pelage.
C'est ça, l'humilité, celle qui n'a rien à voir avec l'humiliation, comme le soulignait Cadichon un jour où elle avait jeté bas son habit de cour.

Ecrit par : dobolino | 03 octobre 2007

Je ne me souviens plus du nom de l'imbécile qui le premier a évoqué, pour la déplorer, "l'exception française".
Un mistral gagnant à celle ou celui qui trouve.
GM

Ecrit par : guy morel | 03 octobre 2007

Je n'aime pas les mistral gagnants!

Ecrit par : dobolino-schtroumph grognon | 03 octobre 2007

Pour Dobolino, la maman et pour tous les profs que vous êtes, mon petit clin d'oeil du soir...

Claire

Il est des rencontres sympas dans la vie.
Et certains élèves font partie de ces rencontres.

Claire était une élève de 6e, 11 ans, une jolie petite fille, très discrète, peu loquace, mais brillante et travailleuse.
Des grands yeux, et un sourire angélique qu"elle affichait volontiers mais toujours en silence.

Lors du premier cours de l'année, je remarquai qu'elle ne me quittait pas des yeux.
Et comme à mon habitude, je glissai dans mes explications quelques zestes d'humour, d'ironie, qui ne manquent pas de surprendre les élèves mais qui les rassurent, inquiets qu'ils sont de mon aspect sérieux et austère.
A chaque trait d'humour, je remarquai que Claire me fixait et commentait en silence la qualité de mes vannes.
Tout simplement en faisant un signe négatif de la tête quand elle estimait que ce n'était pas vraiment drôle, ou faisant la moue, m'indiquant clairement que je faisais dans le mauvais goût. Et approuvant franchement en secouant la tête quand j'excellais.
Chacun de ces commentaires était suivi par un sourire comme pour bien me faire comprendre qu'elle aussi pratiquait l'ironie.
Comme si Claire avait tout de suite compris que je n'étais pas très sérieux en fait.
D'ailleurs, quand il m'arrivait de m'emporter, après avoir répété 99999999999 fois la même chose, et que tous se remettaient au boulot, pour bien me faire comprendre que là, ça y était, c'était pigé, et bien elle non.
Elle me regardait en souriant, comme si elle me disait, c'est pas vous ça, faites pas semblant d'être sévère, moi je sais qui vous êtes.
Je dois dire que certaines fois elle m'a déstabilisé et je lui ai fait la remarque :
- Y'a un problème Claire ?
- Non m'sieur, tout va très bien.
On était de la même planète je crois.
C'était mon ange gardien.

Ce fut comme ça toute l'année et à chaque blagounette je la regardais et je pouvais ainsi parfaitement évaluer la qualité de ma prestation.
Nous étions seuls au courant de ces échanges.
Nous n'avons jamais parlé de ça avec Claire, c'était un truc entre nous, c'est tout.
J'attendais toujours son commentaire mais quand elle souriait franchement, je souriais aussi, content que ça lui convienne.

Elle n'a pas assisté au dernier cours de l'année.
Pendant la récréation j'avais laissé la porte ouverte, pour faire courant d'air, et je m'apprêtais à aller fumer.
J'ai entendu courir dans le couloir.
C'était Claire.
Elle était essoufflée, s'est placée dans l'encadrement de la porte, les bras appuyés sur les montants, respirant fort, sa jupette, ses tongs.
Et puis son pied droit est venu frotter furieusement son mollet gauche, comme un signe de la touchante féminité de son âge.
- J'ai pas pu venir, j'ai chorale, voilà, je voulais vous dire au revoir.
Je lui ai souhaité de passer de bonnes vacances, l'ai félicité pour son année réussie.
Elle n'a rien dit, encore essoufflée, mais elle ne partait pas, semblant attendre quelque chose.
Ne sachant plus quoi lui dire, j'ai souri gentiment, lui ai dit au revoir, et j'ai rejoint la porte du fond pour aller fumer.
- J'aimerai vous faire un bisou.
Je me suis retourné, elle était sérieuse d'un coup, triste même.
- Bien sûr Claire, avec plaisir.
Le temps de la rejoindre jusqu'à l'encadrement de la porte, je compris son coup de cœur pour son prof de techno.
J'en fus un peu ému, mais ne le montrai pas.
Je me suis baissé et elle s'est jetée à mon cou, j'en étais très gêné, et elle m'a fait un bisou force 9.
Elle a relâché aussi vite son étreinte, j'ai de nouveau souri gentiment.
- Je penserai à vous.
- Au revoir Claire.
Et elle est partie.
En courant.

Je suis allé fumer ma cigarette, en pensant à mon ange gardien, me disant que j'avais de la chance d'avoir fait une si belle rencontre.

Charly le prof

Ecrit par : Maminou | 03 octobre 2007

Oui, fin, très très fin, délicieusement cultivé, un sens de la langue extraordinaire, une manière, sa manière de lire et de nous faire lire et de nous faire voir. Un regard. Tiens, lisez Daniel Arasse, Pendariès, sur la peinture de la Renaissance. Il nous aide à voir ce que nos yeux ne voient pas du premier coup. Et bien Barthes fait pareil en littérature.
Pendariès, ne critiquez pas des grandes figures comme cela, pas vous. Et puis, on n'en a plus tellement. Ils sont devenus si rares, ces vrais "passeurs".

Ecrit par : Thalie- Thalie | 03 octobre 2007

Thalie, je ne m'emporte pas, en définitive, contre Barthes, mais contre la glose des suiveurs, ce qui est venu après lui, en l'écriture, et contre ceux qui ont désertifié la littérature française depuis des décennies en mélangeant, ce que n'a pas fait Barthes (et je le salue pour cela), la linguistique, les sciences humaines avec le roman - ils ont fait du roman une succursale de la linguistique et des sciences humaines (chacun sa place et ses domaines).

En fait, j'exècre ce qu'ont fait les "héritiers", les petits. J'ai des aigreurs qui me viennent; mais je me calme rapidement.

Le nom de Barthes me rappelle trop les imbéciles qui en parlaient dans les amphis de ma fac, en voulant nous éblouir avec leur sabir trituré dans la langue de Barthes, ou à la télé, - et qui se vautraient dans ses théories et celle du telquelisme, et du structuralisme le moins émouvant (et je vous jure, c'était comme s'ils se masturbaient devant moi, avec une même impudeur: ils croyaient être lumière quand ils n'en sont qu'effleurés).

Tiens, pour ma pénitence, et mon bonheur, je vais rouvrir un peu ce soir "Barthes par Barthes". Merci Thalie pour votre savoir-vivre et le tac, dont je manque quelques fois. Il faut dire que j'ai un rhume, en ce moment, qui me rentre jusqu'à la moelle épinière; avec un mal de tête à trouver les boites de nuit chambres de silence.

Ecrit par : Pendariès | 03 octobre 2007

Je n'aime pas les mistral gagnants!
Ecrit par : dobolino-schtroumph grognon | 03 octobre 2007

Moi non plus.
GM

Ecrit par : guy morel | 03 octobre 2007

Dobolino, je n'ai pas le mèl de votre ami Roland. Je lui ai laissé encore un message sur son répondeur. Je suis du même avis que vous concernant les diplomés et les créateurs, les passeurs, comme le dit joliment Miss Thalie. J'ai cette timidité-là devant eux.

Toute une vie oui, pour ÊTRE dans l'écriture d'un autre. Je comprends celles et ceux qui ne lisent, à un moment, plus qu'un seul livre ou qu'un seul auteur. Quand, de la vie, il est déborde vers la vie.

Ecrit par : Pendariès | 03 octobre 2007

Quand, venue de la vie, son écriture déborde vers la vie.

Ecrit par : Pendariès | 03 octobre 2007

Oui, Maminou! En Terminale, au troisième trimestre, j'ai soigneusement attendu que le conseil de classe soit passé et les livrets de bac remplis, avec tous leurs avis, défavorables, favorables et très favorables, pour aller remercier mon drôle de bizarroïde prof de latin de l'ouverture sur le monde de la philosophie qu'il m'avait offerte.
Le gars, professeur agrégé de Lettres Classiques, assez atypique, était un monarchiste légitimiste catholique probablement futur intégriste (c'était à l'aube, en 1975), qui m'a ouvert d'autres voies. Un type bien qui me bloquait dans le couloir après les cours de seize heures trente à dix-sept heures trente pour compléter son enseignement.
Je ne saurais vous dire ce qu'il m'a enseigné tellement c'est intrinsèque, trente ans plus tard. Il me semble me souvenir qu'il me commentait les évangiles.
Quant à son appréciation sur mon livret de bac, vous, professeurs qui me fréquentez ne la renierez pas, je suppose: " élève d'uen intelligence vive et pénétrante, parfois trop assurée dans la critique et trop timorée dans l'affirmation d'une solution". Cetteappréciation, c'est la plus fine dont j'ai bénéficié. Hélas, il en est toujours ainsi. Je n'ai pas progressé depuis mes seize ans. Je n'ai toujours pas de solution miracle à imposer aux autres.

Ecrit par : dobolino | 03 octobre 2007

Quand, venue de la vie, son écriture déborde vers la vie.

Ecrit par : Pendariès | 03 octobre 2007

Ça déborde fort! Je vous envoie son e-mail demain.

Ecrit par : dobolino | 03 octobre 2007

Thalie, je ne m'emporte pas, en définitive, contre Barthes, mais contre la glose des suiveurs, ce qui est venu après lui, en l'écriture, et contre ceux qui ont désertifié la littérature française depuis des décennies en mélangeant, ce que n'a pas fait Barthes (et je le salue pour cela), la linguistique, les sciences humaines avec le roman - ils ont fait du roman une succursale de la linguistique et des sciences humaines (chacun sa place et ses domaines).

En fait, j'exècre ce qu'ont fait les "héritiers", les petits. J'ai des aigreurs qui me viennent; mais je me calme rapidement.

Le nom de Barthes me rappelle trop les imbéciles qui en parlaient dans les amphis de ma fac, en voulant nous éblouir avec leur sabir trituré dans la langue de Barthes, ou à la télé, - et qui se vautraient dans ses théories et celle du telquelisme, et du structuralisme le moins émouvant (et je vous jure, c'était comme s'ils se masturbaient devant moi, avec une même impudeur: ils croyaient être lumière quand ils n'en sont qu'effleurés).

Tiens, pour ma pénitence, et mon bonheur, je vais rouvrir un peu ce soir "Barthes par Barthes". Merci Thalie pour votre savoir-vivre et le tac, dont je manque quelques fois. Il faut dire que j'ai un rhume, en ce moment, qui me rentre jusqu'à la moelle épinière; avec un mal de tête à trouver les boites de nuit chambres de silence.

Ecrit par : Pendariès | 03 octobre 2007
Tiens, quand je lis ce genre de texte, hors compréhension pour la pauvre travailleuse que je suis, je VEUX des fonctionnaires, à peu près bien payés, et surtout, salariés et certains de leur avenir, ce qui leur laise le temps de penser à autre chose qu'au marketing et au merchandising, qu'à leur avenir immédiat. Je les veux là, sécurisés et assurés de leurs revenus et de leur retraite, pour enseigner Barthes aussi bien que Pythagore et Ronsard à mes enfants.

Ecrit par : dobolino | 03 octobre 2007

"des fonctionnaires, à peu près bien payés, et surtout, salariés et certains de leur avenir"

Ben dans certaines administrations peut-être, mais alors dans l'E.N., ce n'est pas vraiment le cas (je parle de mon cas personnel pour le dernier point - à 100 km de mon domicile à moi, je ne peux pas être certain de mon avenir ! )

Ecrit par : Jérémy | 04 octobre 2007

Ben dans certaines administrations peut-être, mais alors dans l'E.N., ce n'est pas vraiment le cas (je parle de mon cas personnel pour le dernier point - à 100 km de mon domicile à moi, je ne peux pas être certain de mon avenir ! )

Ecrit par : Jérémy | 04 octobre 2007

Mais le Rectorat ne vous a-t-il donc pas dit qu'il fallait habiter à côté de votre lieu de travail (que vous soyez titulaire ou tzr, comme pour ma pomme - ce qui est ubuesque, vu, que chaque année je peux être, tout comme les collègues ayant le même statut que moi, un peu partout dans ma zone de remplacement, ou à côté, ou vraiment pas à côté, hé hé, et je ne parle pas des vacataires!)?

Je me souviens d'un stagiaire qui disait: "Je ne veux pas bouger de Nîmes, j'y ai acheté une maison". Ca nous hallucinait un peu tous, vu qu'on savait que notre métier demande la mobilité. Mais bon, on est gérés n'importe comment dans l'EN. Et le discours de Sarkozy, sur certains points, vis à vis de la gestion individualisée des carrières et des salaires, peut donner envie.

Bonne journée: 9 heures de cours dans le planning et 1 heure pour le repas aujourd'hui! Je suis toujours frais à la fin des jeudis! yeah! Mais no complain! Ce ne sont pas 9 heures infernales avec des classes venimeuses!

Ecrit par : Pendariès | 04 octobre 2007

Pedro Cordoba est fils d'immigrés, un point commun, je suis aussi "issue de l'immigration", avec des grands-parents illettrés dont le français ne fut jamais que très approximatif. Ils m'ont appris quelques bribes de polonais...Leur fille n'en fut pas moins reçue première du canton à l'examen du primaire supérieur.Moi je n'ai plus eu qu'à bien me tenir, le plus dur avait été fait par les deux générations précédentes...

J'ai aussi du mal à comprendre ce que recouvre le terme de "républicain" car je constate que cette pauvre république est mise à toutes les sauces et sert notamment d'alibi à deux philosophies éducatives incompatibles dont les défenseurs s'étripent gaillardement...

Lorsque je contraste l'école républicaine de Condorcet, celle de Jules Ferry et celle de Jospin/Meirieu, il me semble que, de ces trois-là, seule la première s'approche d'un idéal-type républicain, mais c'est aussi celle dont le promoteur n'avait justement, lui aussi, "aucune confiance dans les bienfaits de l’Etat et dans le caractère irremplaçable de la fonction publique" en matière éducative, puisqu'il voulait que l'école républicaine soit pluraliste, autonome et apolitique. L'état chez Condorcet est cantonné dans son rôle de grand argentier. Il paie, construit et entretient les bâtiments mais ne se mêle ni du contenu des programmes, ni de la formation des maîtres.

Ecrit par : Cadichon | 04 octobre 2007

Tiens, Cadichon, puisque vous nous resservez Condorcet, que pensez-vous qu'aurait été son point de vue sur l'amendement Mariani?

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 octobre 2007

Ou plutôt: "d'après vous, quelle aurait été sa position concernant l'amendement Mariani?"

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 octobre 2007

Je les veux là, sécurisés et assurés de leurs revenus et de leur retraite, pour enseigner Barthes aussi bien que Pythagore et Ronsard à mes enfants.

Ecrit par : dobolino | 03 octobre 2007

Et, dans deux ans, Poule Rousse et Au Clair de la Lune à ta petite nièce.

Ecrit par : catmano | 04 octobre 2007

Juste pour passer un petit coucou à vous tous......

Je viens d'apprendre le décès de mon grand-père hier dans la soirée.......

Je m'aperçois qu'il laisse un grand vide derrière moi mais c'est le court de la vie........A 84 ans il fallait s'y attendre bien qu'on s'aperçoit que la page de son enfance est tournée définitivement.

Je suis assommée malgré tout....Besoin d'écrire pour calmer le stress....

Ecrit par : Sandra WAGNER | 04 octobre 2007

Ou plutôt: "d'après vous, quelle aurait été sa position concernant l'amendement Mariani?"

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 octobre 2007

On a bien compris que le vote de cette loi honteuse pour nous tous répond au souci de Sarko et de ses hommes de mains de pouvoir dire: "Il a parlé et ce fut fait. Il a commandé et ce fut réalisé" (Psaume XXXIII,9)
Il est une con-séquence perverse comme dirait Jean de cette loi. Je donne deux exemples. Un ami russe travaille comme enseignant et chercheur en France. Il bénéficie d'une carte dite "compétences et talents", qui lui permet de vivre avec sa femme à Reims. A présent ils veulent faire venir leurs deux filles restées à St Pétersbourg. Pour eux pas de tests ADN pour prouver la filiation et la connaissance préalable de la langue française. La famille peut s'installer en France légalement.
A présent ma femme (de nationalité russe) veut faire venir son fils de 10 ans pour qu'il vive avec nous. Dans ce cas il va leur falloir se soumettre à un test ADN pour "prouver" leur filiation! Je ne parle pas des difficultés techniques pour réaliser ce genre de test, ni de son absurdité de principe en fondant la preuve d'un lien de filiation sur des molécules et non plus seulement sur des écrits. Ni de la discrimination qu'introduit la loi entre la femme et l'homme, celui-ci étant dispensé de fournir la preuve biologique et celle-là finalement réduite à sa condition biologique.
Voilà dans quel monde absurde nos apprentis sorciers en politique et en droit sont en train de nous enfoncer tout doucement, pas à pas, mine de rien! Et on laisse faire. Il y aura même des Cadichons pour justifier cette chute dans la décivilisation de nos sociétés libérales, libérées.

Ecrit par : buntovchik | 04 octobre 2007

Pedro Cordoba est fils d'immigrés, un point commun, je suis aussi "issue de l'immigration",
Ecrit par : Cadichon | 04 octobre 2007

Un point commun à pas mal d'entre nous, ici, en France.

Ecrit par : dobolino | 04 octobre 2007

A présent ma femme (de nationalité russe) veut faire venir son fils de 10 ans pour qu'il vive avec nous. Dans ce cas il va leur falloir se soumettre à un test ADN pour "prouver" leur filiation! .

Ecrit par : buntovchik | 04 octobre 2007

Je croyais que ce test ne concernait que les ressortissants de certains pays à l'état-civil dit non fiable?

Ecrit par : dobolino | 04 octobre 2007

J'viens d'comprendre pourquoi les meilleurs 'chirs' sont asiatiques, tout p'tits ils apprennnent à bouffer avec les baguettes, po cons, les asiats, ils sont.

Ecrit par : toto | 04 octobre 2007

Mince, j'allais le dire !
Je ne suis pas sûr que le problème concerne la Russie, pas plus que l'exemple farfelu d'un américain donné un peu plus haut par je ne sais plus qui.

Toutes mes condoléances à Sandra. Bon courage.

Ecrit par : yann | 04 octobre 2007

Je croyais que ce test ne concernait que les ressortissants de certains pays à l'état-civil dit non fiable?

Ecrit par : dobolino | 04 octobre 2007

Il ne manquerait plus que la Loi républicaine établisse une discrimination entre les Etats étrangers, les fiables et les faibles.
Quand on lit le détail des dispositions votées on devine bien que le but de la manoeuvre est bien de la part du pouvoir politique de fournir la preuve qu'il existe, puisqu'il légifère et vote des lois dont on sait déjà qu'elles ne seront pas appliquées, voire comme celle du CPE abrogées à peine décrétées. Par exemple le texte voté prévoit, pour éviter qu'un chef de famille ne découvre à cette occasion qu'il n'est pas le père biologique de son enfant, que le test recherche "une filiation déclarée avec la mère du demandeur". En outre, il demande aux agents diplomatiques ou consulaires de saisir le tribunal de grande instance de Nantes, "pour qu'il statue (...) sur la nécessité de faire procéder à une telle identification". Le gouvernement, qui a prévu d'inscrire ce dispositif dans un cadre expérimental d'une durée maximum de dix-huit mois, a fait adopter un sous-amendement précisant que ces analyses génétiques sont réalisées, à la demande du candidat au regroupement familial, "aux frais de l'Etat!

Dans quelle république sommes nous et quelle "éducation à la citoyenneté" sommes nous censés faire auprès de nos élèves?

Ecrit par : buntovchik | 04 octobre 2007

Ne croyez surtout pas que je veuille me faire l'avocat du diable. C'est un amendement que je désapprouve pour des raisons déjà exposées .
Cependant, voici le texte exact de l'amendement en question:

"MAÎTRISE DE L'IMMIGRATION - (n° 57)

Commission
Gouvernement


Adopté
AMENDEMENT N° 36

présenté par

M. Mariani, rapporteur
au nom de la commission des lois

----------

ARTICLE ADDITIONNEL

APRÈS L'ARTICLE 5, insérer l'article suivant :

I. – L’article L. 111-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est complété par deux alinéas ainsi rédigés :

« Toutefois, par dérogation aux dispositions de l’article 16-11 du code civil, les agents diplomatiques ou consulaires peuvent, en cas de doute sérieux sur l’authenticité ou d’inexistence de l’acte d’état civil, proposer au demandeur d’un visa pour un séjour d’une durée supérieure à trois mois d’exercer, à ses frais, la faculté de solliciter la comparaison de ses empreintes génétiques aux fins de vérification d’une filiation biologique déclarée avec au moins l’un des deux parents.

« Les conditions de mise en œuvre de l’alinéa précédent, notamment les conditions dans lesquelles sont habilitées les personnes autorisées à procéder à des identifications par empreintes génétiques, sont définies par décret en Conseil d’État. »

II. – Dans le premier alinéa de l’article 226-28 du code pénal, après les mots : « procédure judiciaire » sont insérés les mots : « ou de vérification d’un acte d’état civil entreprise par les autorités diplomatiques ou consulaires dans le cadre des dispositions de l’article L. 111-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ».

EXPOSÉ SOMMAIRE

Comme le rappelait un récent rapport du sénateur Adrien Gouteyron, la fraude documentaire est devenue un phénomène endémique dans certaines régions du monde, pouvant atteindre entre 30 à 80 % des documents d’acte civil présentés dans certains pays d’Afrique. Dans ces conditions, les autorités diplomatiques et consulaires ont le plus grand mal à s’assurer de l’existence d’une filiation légalement établie, ce qui encourage la fraude dans le cadre du regroupement familial ou du rapprochement familial (réfugiés et bénéficiaires de la protection subsidiaire).

Afin que le doute portant sur ces actes d’état civil n’entraîne pas une rejet systématique des demandes, il est proposé de permettre au demandeur d’un visa la faculté de solliciter la comparaison, à ses frais, de ses empreintes génétiques ou de celles de son conjoint avec celles des enfants mineurs visés par la demande de regroupement familial.

Cette procédure, qui ne pourrait être mise en œuvre qu’à l’initiative d’un demandeur désireux de prouver sa bonne foi le plus rapidement possible, est utilisée par onze de nos partenaires européens."

Ecrit par : dobolino | 04 octobre 2007

Il ne manquerait plus que la Loi républicaine établisse une discrimination entre les Etats étrangers, les fiables et les faibles.

Ecrit par : buntovchik | 04 octobre 2007

A force d'utiliser certains termes pour tout et n'importe quoi, on leur fait perdre leur signification (voir "pédagogie", pédagogues" etc.).
Quand vous choisissez (si vous êtes raisonnable) de ne pas partir en vacances en Afghanistan en bermudas, une rosette de Lyon en bandoulière, avec votre chien et votre femme en bikini, vous faites de la discrimination ?
Quand vous décidez de mettre le prix et d'acheter allemand pour votre prochain lave-linge (vous en avez marre de les mettre à la déchetterie tous les 4 ans), plutôt que polonais ou moldave, vous faites de la discrimination ?

Quant à la filiation maternelle, c'est sans doute (sans le dire), une manière de lutter contre la polygamie. Etes-vous pour ou contre, sans discrimination ?

Ecrit par : yann | 04 octobre 2007

"peuvent, en cas de doute sérieux sur l’authenticité ou d’inexistence de l’acte d’état civil, proposer au demandeur d’un visa "

Il n'y a pas d'obligation, manifestement, ni de crachat obligatoire à l'entrée du territoire, ni de prise de sang de force, etc.,etc.

Ecrit par : yann | 04 octobre 2007

http://www.telenews.fr/modules.php?name=News&file;=article&sid;=2782

Ecrit par : dobolino | 04 octobre 2007

Le Sénat adopte une version édulcorée de l'amendement sur les tests ADN
Selon la nouvelle rédaction du texte, les tests génétiques destinés aux migrants seront gratuits, soumis à l'autorisation d'un magistrat civil et limités à la recherche d'une preuve de filiation seulement avec la mère. Le projet de loi final devra encore passer en commission mixte paritaire pour que les deux assemblées s'accordent.
Le Sénat a adopté mercredi soir la nouvelle version, édulcorée, de l'amendement autorisant le recours à des tests ADN pour contrôler le regroupement familial en France. Les sénateurs ont en effet adopté par 176 voix contre 138 le texte de compromis proposé par le président UMP de la commission des lois du Sénat, Jean-Jacques Hyest, en liaison avec le ministre de l'Immigration Brice Hortefeux.

Je pense qu'une fois passée devant le Comité d'éthique, cet amendement finira par n'être plus qu'un effet d'annonce pour les élections municipales de Valréas où les gamins du Sévigné énervent un tantinet les enclavés de souche fort tentés par le Front national, comme à Orange, autre commune de la circonscription de Thierry Mariani, maire de Valréas. Mariani arrache de haute lutte la circonscription et la commune de Valréas à chaque élection.

Ecrit par : dobolino | 04 octobre 2007

Courage, Sandra.

Ecrit par : Thalie- Thalie | 04 octobre 2007

En plus, c'est peut-être même bien anticonstitutionnel et hop! Ça va être rejeté et d'une pierre deux coups: Mariani fait sa campagne électorale à bon compte et Sarkozy nous démontre encore une fois qu'il faut égorger le Conseil Constitutionnel qui empêche de gouverner sainement.
C'est pas que du bonheur, ça?

Ecrit par : dobolino | 04 octobre 2007

Té, Vé, les résultats du premier tour chez Mariani à Valréas:
SARKOZY
28,87 %
1 597 voix
. LE PEN
21,76 %
1 204 voix
. ROYAL
20,95 %
1 159 voix
Ça ne vous inspirerait pas, vous, si vous étiez le maire de cette charmante commune?

Ecrit par : dobolino | 04 octobre 2007

cet amendement finira par n'être plus qu'un effet d'annonce pour les élections municipales de Valréas...

Ecrit par : dobolino | 04 octobre 2007

Evidemment !
Pour Sarkozy, le principe est : j'ai dit ce que je ferai, je fais ce que j'ai dit, et si le conseil constitutionnel me retoque, je passe à autre chose.
Ceci dit, le coup du gage au FN devient un peu merdeux si le test est gratuit : "C'est encore nous qu'on va payer pour ces foutus métèques !", etc.
Ca va encore faire une jolie loi qui ne va servir à rien, ou si peu, à part emmerder ceux qui vont tenter de l'appliquer. Les labos vont mettre six mois à se faire rembourser les tests par l'état, et finiront par trouver moyen de ne pas les faire.
Tiens, ça me rappelle le battage autour des clébards "dangereux", ne comptez pas sur moi pour appliquer les prochaines conneries.

Ecrit par : yann | 04 octobre 2007

Tiens, ça me rappelle le battage autour des clébards "dangereux", ne comptez pas sur moi pour appliquer les prochaines conneries.

Ecrit par : yann | 04 octobre 2007
Tu te vois en train de leur écouvilloner la gencive pour un prélèvement ADN?

Ecrit par : dobolino | 04 octobre 2007

Voici la position de SLL sur la suppression des 2h en primaire; et on ne peut que constater avec eux que les choses n'évoluent pas dans le bon sens:



Communiqué de presse du 1er octobre 2007


Nouveaux horaires du primaire : encore moins d'école.


La décision de réduire de deux heures l'horaire hebdomadaire à l'école marque une nouvelle étape dans la destruction de l’enseignement élémentaire. Ces dix semaines en moins sur les cinq années de primaire ne feront que réduire la qualité de la formation, qui dépend directement du temps qu'on lui consacre. A quoi s'ajoute l'organisation de ce temps, la mesure prise étant la plus mauvaise puisqu'elle nuit à la régularité de l'apprentissage.

Ce "moins d'école" (procédé repris au ministre Allègre diminuant l'horaire de français de toutes les classes de seconde pour instituer une maigre "aide" à quelques élèves) ne fera qu'accentuer l'inégalité scolaire, les familles se substituant si elles le peuvent à l'institution lorsque celle-ci est défaillante. Et les deux heures hebdomadaires d'aide aux élèves les plus en difficulté n'apportent pas de réponse à la mesure de l'échec en primaire. Elles permettront sans doute de supprimer les dispositifs d’aide actuellement en vigueur* : maigre économie. Maigre ambition, à terme très coûteuse, car selon des rapports que le ministère connaît depuis des années, seule une minorité d'élèves arrivent en sixième avec une bonne maîtrise des programmes antérieurs**.

Le collectif Sauver les lettres rappelle que seule une formation la plus riche et la plus précoce possible permet de réduire l’inégalité scolaire. Le ministère annonce une "refondation" dont cette mesure serait la "pierre angulaire". Cela ressemble plutôt à une liquidation.

Collectif Sauver les lettres.



* Réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED).
** Par exemple, selon la D.E.P. (note d'évaluation n°04.10, octobre 2004, « La maîtrise du langage et de la langue française en fin d'école primaire ») : « Environ un tiers des élèves ont des performances qui permettent de considérer qu’ils maîtrisent de façon satisfaisante les compétences attendues par les programmes de l’école primaire – ils sont capables d’exploiter les informations d’un texte pour en dégager le sens et l’interpréter avec finesse, d’en faire un résumé ou une synthèse. À l’opposé, 15% sont en difficulté, voire en grande difficulté pour 3% d’entre-eux, et on peut considérer que ces élèves ne maîtrisent pas – ou très mal – les compétences qui seraient nécessaires à l’entrée en sixième. […] Entre les deux, un peu plus de la moitié des élèves ne maîtrisent certainement pas toutes les compétences attendues par les programmes, mais devraient pouvoir profiter de l’enseignement du collège. Cependant leurs performances révèlent des compétences mal assurées, donc fragiles : ils ont du mal à percevoir et exploiter tous les aspects d’un texte, et sont mis en difficulté par des textes qui exigent une lecture suivie. »
D.E.P. : Direction de l'évaluation et de la prospective.



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Sauver les lettres www.sauv.net

Ecrit par : Thalie- Thalie | 04 octobre 2007

Voici la position de SLL sur la suppression des 2h en primaire; et on ne peut que constater avec eux que les choses n'évoluent pas dans le bon sens.

Ecrit par : Thalie- Thalie | 04 octobre 2007

Du reste, on apprend avec plaisir (France Inter, infos de 17h) que X. Darcos revient partiellement sur la mesure : les communes qui le voudront pourront tranférer les cours du samedi sur le mercredi matin, pour maintenir une durée totale de 4 jours 1/2. Comme quoi, protester permet parfois d'être entendu ;-)

Ecrit par : FGuichard | 04 octobre 2007

Peut-on se réjouir de voir certaines communes donner des heures en plus en primaire et d'autres ne pas les donner?
Cela s'appelle "l'autonomie " et je trouve cela inquiétant et fort peu plaisant... Non seulement il vaudra mieux naître dans le bon milieu familial, mais il faudra en plus habiter dans la bonne commune! Vive l'école de la République!

Ecrit par : Thalie- Thalie | 04 octobre 2007

Du reste, on apprend avec plaisir (France Inter, infos de 17h) que X. Darcos revient partiellement sur la mesure : les communes qui le voudront pourront tranférer les cours du samedi sur le mercredi matin, pour maintenir une durée totale de 4 jours 1/2. Comme quoi, protester permet parfois d'être entendu ;-)

Ecrit par : FGuichard | 04 octobre 2007

Et quid des activités sportives oragnisées le mercredi matin dans le cadre de l'USEP ou à l'instigation de nombreuses familles dans le cadre des clubs ou des écoles sportives?
On va me dire que les activités du mercredi seront transférées le samedi?
FGuichard, le fait que me ministre revienne sur ses mesures , ne vous donne-t'il pas le sentiment qu'il ne pilote pas lui même l'avion?

Ecrit par : buntovchik | 04 octobre 2007

Prostater permet parfois d'être reçu en urologie ...

Ecrit par : Contrepèterie évidente | 04 octobre 2007

Je ne suis pas favorable à la suppression des cours le samedi matin parce que ce sera pour les enfants une trop grande rupture de rythme, et que le redémarrage le lundi matin sera laborieux. Sans parler de l'inégalité entre ceux qui auront la chance de partir en week-end et ceux qui le passeront à contempler les murs de leur cité...
Je ne suis pas non plus pour le report des cours au mercredi matin, parce que, du coup, la semaine sera interminable pour tout le monde, et parce que toute une série d'activités extra-scolaires qui se déroulent confortablement le mercredi ne pourront plus avoir lieu.

Ecrit par : Jean | 04 octobre 2007

- Alors, ça été aujourd'hui au collège? Tu as fait quoi?
- Demain, on va visiter un commissariat de police!
- Un commissariat de police??? Ah, bon! Mais aujourd'hui, je te parle d'aujourd'hui, tu as fait quoi?
- Ben, aujourd'hui y'avait puberté.
-.......????
- Pardon? Quoi?
- Ben, oui, puberté. Les infirmières ont parlé d'éducation sexuelle .
- Ah, oui! Et en maths, tu as eu des notes?
- Ben non, pisqu'y avait puberté. J'viens d't'l dire!
- Oui, c'est vrai. Et le reste de la journée?
- Bof, rien.
- En français?
- C'était chiant; elle recommence son cirque avec son journal:" On va faire le journal du collège, cela va être un moyen de travailler autrement et vous allez pouvoir exprimer tout ce que vous ressentez, et surtout dire tout ce qui ne va pas dans l'établissement." Gnin, gnin... Tu vois le genre.
- Hum, oui, oui et après, vous avez fait quoi dans le cours?
- Ben, on s'est mis par groupe de 4 et on a cherché un projet .
- Un projet?
- Oui, un thème, pour faire des recherches?
Et alors, cela a donné quoi?
- Ben, on sait pas , la cloche a sonné...mais elle est super contente, elle a obtenu plein de fric du conseil général. Elle est au courant , notre prof, elle est au conseil d'administration.
- Oui, bien sûr. Tu as des devoirs à faire?
- Non, juste un peu de flûte , la prof principale a dit que c'était discriminant les devoirs à la maison.
- "Discriminant"? Elle vous a expliqué ce que cela voulait dire?
- Ouais, pfff! Chiant, un truc avec le racisme et les religions, j'sais pas, moi, j'écoutais pas trop. Tu m'lâches ou quoi?
- Bien, on va reparler de tout cela avec ton père ce soir. On va peut-être te changer de collège, tu sais.
- Ben, non! Pas en cours d'année! et puis j'ai tous mes potes là. Bon, je monte là-haut. Ah, au fait demain matin, tu n'auras pas à me forcer à déjeuner, y'a petit-déjeuner éducatif à 8h! Génial, c'est encore les maths qui sautent. On va voir ce vieux con bouffer des corn-flakes. Trop bien!

Ecrit par : Thalie- Thalie | 04 octobre 2007

C'est évidemment une fiction, Thalie!
Sinon, cela veut dire que le collège Meirieu ( celui où tout le monde il est égal parce qu' on n'y enseigne plus rien) est désormais une réalité.

Ecrit par : Jean | 04 octobre 2007

On s'absente deux jours, et ça chauffe durement. Barthes encore une fois à la peine — dans l'état où il est… —, le samedi qui fait problème à certains (qu'en pensent les autres ?), la grammaire toujours, les remarques oiseuses à mon égard — mais j'ai les épaules larges —, etc.
Je n'ai pas le temps, parce qu'il y a Intolérance dans dix minutes sur Arte, que je ne veux rien en rater, et qu'il me reste à coucher les enfants. Mais promis, une Note nouvelle demain matin sur… le samedi et quelques nouvelles parallèles.
Bonne soirée à tous…
JPB

Ecrit par : brighelli | 04 octobre 2007

"FGuichard, le fait que le ministre revienne sur ses mesures , ne vous donne-t'il pas le sentiment qu'il ne pilote pas lui même l'avion?

Ecrit par : buntovchik | 04 octobre 2007

Hypothèse à envisager, effectivement. Cela dit, on peut aussi considérer que le ministre, voyant qu'il avait proposé qq. chose d'un peu aventureux, a préféré opérer un repli stratégique en bon ordre sur des positions soigneusement préparées à l'avance..
Ce qui ne règle pas le pb posé par Thalie-Thalie et qui est une vraie bonne question : il vaudra mieux être dans la bonne école de la bonne commune -- et l'Ecole de la République, déjà bien fatiguée comme on dit dans les Basses-Alpes (comprendre: "à l'agonie"), ne sera plus qu'un lointain souvenir.
C'est cela l'autonomie, de la maternelle à l'université, au nom du sacro-saint libéralisme : comprendre, la mise en place du boxon, (via les féodalités locales, les projets d'établissement, les cahiers des charges remplaçant les programmes, les expérimentations diverses et autres gabycohnneries) et l'organisation concertée de la désorganisation : car c'est du désordre que naît la tyrannie, que l'on accueillera avec soulagement en somme...
On attend une politique claire, M. le ministre. Simplement claire. Nous voulons bien croire que ce n'est pas simple, que ça coince de toutes parts, que ça résiste, que ça sabote.. Mais ne découragez pas les intentions, donnez des signes lisibles et des raisons d'avoir confiance !

Ecrit par : FGuichard | 04 octobre 2007

F Guichard a écrit : "l'Ecole de la République, déjà bien fatiguée comme on dit dans les Basses-Alpes (comprendre: "à l'agonie"), ne sera plus qu'un lointain souvenir."

En Afrique, on dirait "qu'elle a duré jusqu'à fatigué fatigué"
Coulerez vous avec le navire ou contribuerez vous à créer des établissements GRIP/SLECC ?

Ecrit par : dugong | 04 octobre 2007

On me signale qu'il aurait mieux fallu que j'écrivisse "qu'elle a duré jusqu'à fatiguée fatiguée"

L'oralité africaine s'accommode très bien de ne pas avoir tout le temps de la grammaire plein la bouche.

Que les mal comprenants passent leur chemin : ceci n'est ni une apologie de l'anthropophagie gérontophile (et encore moins de la gérontophilie anthropophagique).

Ecrit par : dugong | 04 octobre 2007

Non, l'histoire de Thalie, ce n'est pas une fiction, ça s'est passé dans mon collège!!! Mais les élèves en redemandent, ils n'ont pas encore réussi à faire sauter les cours d'espagnol et les devoirs à la maison qui vont avec...
Bon, vilaine Thalie, c'est mal de venir nous espionner de si près!
Ciao,
Maria

Ecrit par : maria | 04 octobre 2007

On s'absente deux jours, et ça chauffe durement.

JPB

Ce ne sont que quelques échanges, JP... Comme un autre dirait: "Ce ne sont que quelques pâtes, Seigneur".

Ecrit par : Pendariès | 04 octobre 2007

Commentaires d'élève - mon fils - 4 ° - et de ses camarades :
N'aiment pas les conneries.
N'aiment pas B2I, n'aiment pas l'ASSR, le BSR, n'ont pas envie de copiner avec leurs profs.
N'estiment que les profs qui tiennent leurs élèves.

Curieusement, les élèves n'aiment pas les activités. Etonnant non? N'aiment pas leurs profs non plus, surtout pas ceux qui s'adonnent aux activités. Etrangement, je les comprends.

Ecrit par : Milady | 04 octobre 2007

Ce ne sont que quelques échanges, JP... Comme un autre dirait: "Ce ne sont que quelques pâtes, Seigneur".

Ecrit par : Pendariès | 04 octobre 2007

... Oui, mais des Brighelli !

Ecrit par : Dulcamara | 04 octobre 2007

Ce ne sont que quelques échanges, JP... Comme un autre dirait: "Ce ne sont que quelques pâtes, Seigneur".

Ecrit par : Pendariès | 04 octobre 2007

... Oui, mais des Brighelli !

Ecrit par : Dulcamara | 04 octobre 2007


Trop fort :D

Ecrit par : Hel | 05 octobre 2007

Milady a écrit : "Curieusement, les élèves n'aiment pas les activités. Etonnant non? N'aiment pas leurs profs non plus, surtout pas ceux qui s'adonnent aux activités. Etrangement, je les comprends."

Bis repetita. Un mot d'ordre qui fait tilt chez les élèves (de lycée) : "ceux qui ne sont pas exigeants avec vous ne vous respectent pas". Peu m'importe que cela "dérange" certains collègues (solidarité systématique = solidarité factice). Il n'y aura pas de prisonnier...

Ecrit par : dugong | 05 octobre 2007

Bon courage Darcos ! Il n'en restera pas moins vrai que le bac débuterait vers le 10-15 juin (?) Dans ce cas, il resterait toujours 30 semaines réelles pour traiter les programmes de terminale...

http://www.education.gouv.fr/cid5633/baccalaureat-2008-experimentation-d-une-nouvelle-organisation-des-epreuves.html

Ecrit par : dugong | 05 octobre 2007

Bis repetita. Un mot d'ordre qui fait tilt chez les élèves (de lycée) : "ceux qui ne sont pas exigeants avec vous ne vous respectent pas". Peu m'importe que cela "dérange" certains collègues (solidarité systématique = solidarité factice). Il n'y aura pas de prisonnier...

Ecrit par : dugong | 05 octobre 2007

Adaptable en GS/CP : "Les petits jeux que vous avez fait en maternelle avec les mots et les textes, c'était pour vous occuper, ça ne sert à rien pour apprendre à lire."
Ou encore : "Dans les livres, ce qui est important, c'est l'histoire qu'on lit, pas ce qui est dessiné sur la couverture. Ça, on vous le faisait faire pour vous occuper, c'est tout."

Ecrit par : catmano | 05 octobre 2007

Bonjour à tous,

Juste une petite question.
J'assure dans ma commune l'aide aux devoirs. Les 4 élèves que j'encadre sont en CM2.
Aujourd'hui avait lieu l'évaluation de Sciences.
J'ai insisté pour que ces élèves connaissent parfaitement les 4 "petits" points notés sur leur cahier de texte.
Quelle ne fut pas ma surprise voire mon indignation quand ces élèves m’ont annoncé qu’ils ne devaient connaître que 2 des points demandés, parce qu’ils avaient eu connaissance des questions !!!!
« la maîtresse leur a montré pendant ¼ heure la feuille des questions…. , et qu’il fallait juste apprendre ce qu’on demandait sur la feuille… »
A méditer… A quoi servent ces évaluations ???
Bonne journée à tous

Anne

Ecrit par : Anne | 05 octobre 2007

C'est pour mieux t'enfoncer , mon enfant .

Ecrit par : oui-oui | 05 octobre 2007

A propos du baccalauréat, on dit que 80% des élèves réussisent le baccalauréat, et que c'est ridicule, que ça démontre que le diplôme ne vaut plus rien.

Seulement on oubli de préciser que l'on comptabilise toutes les filières (générale, technologique, et professionnelle).

Hors moi j'ai eu un prof qui disait qu'il n'y avait que 3 bac : L, S, ES.

Les autres c'est des bouseux, il dénommait les bac STT : les bac sans trop travailler (maintenant c'est STG : bac sans trop glander). Et ne parlons pas des bac pro qui sont réservés aux sauvageons ...

Tout ça, pour dire que seule 50% des bacheliers sont de la filière générale et qu'en prenant le raisonnement ci-dessus on n'a plus que 40% d'élèves ayant le véritable baccalauréat.

Sans compter tout le mal que l'on dit des ES (trop nul pour aller en S) qui compte pour 1/3 des effectifs de la filière générale.

Résultat ça fait plus grand monde, on se retrouve avec un nombre de bachelier véritable plus proche de la grande époque du baccalauréat (math elem, science appliqué, philo).

Ecrit par : pedagogo | 07 octobre 2007