« Réforme Darcos | Page d'accueil | Violence scolaire »
27 février 2008
Selection universitaire
Sélection universitaire
Un article du Canard enchaîné de ce mercredi nous apprend que Laurent Batsch, président de l'université de Paris-Dauphine (université déjà largement dérogatoire) voudrait augmenter de 800 euros en moyenne les droits d'inscription dans sa fac. C'est modulé selon le niveau, 1650 euros en Licence, 3000 en Master.
L'UNEF s'indigne (pendant ce temps, le petit Julliard joue sa carrière politique en se portant candidat sans risque), et Valérie Pécresse (dont le père, Dominjique Roux, enseigne à Dauphine) tempête.
Je ne sais pas si, comme le dit son Président, Dauphine est déficitaire de 3 millions d'euros. Ni si les droits d'inscription peuvent être augmentés dans des marges pareilles (argument : c'est toujours moins cher qu'au MIT ou à Harvard). Je sais en revanche que la sélection par l'argent est l'argument le plus bête.
On peut tout imaginer pour sélectionner : un recrutement sur dossier, sur concours, sur entretien. Mais pas sur le fric ! L'argument de Laurent Batsch, à en croire le Canard, est le suivaznt : "Il faut financer cette qualité Dauphine. Evidemment, si on supprime cette pédagogie différenciée [allusion au fait que les masters se déroulent en petits groupes sur 500 heures par an], on rentrera dans le peloton médiocre, à la satisfaction intime de l'administration centrale. Mais l'autonomie, c'est la diversité ! Alors, qu'on ne m'emmerde pas..."
Je ne certifie pas la dernière phrase...
Sélectionner par l'argent est le plus contre-productif de tous les systèmes, parce que personne ne peut croire que l'argent s'allie automatiquement à la dextérité intellectuelle. Que les facs puissent s'inventer des systèmes de bourse, pour financer les études des plus déshérités, je veux bien - même si pour cela elle vont quémander des fonds dans des entreprises quelque peu intéressées. Qu'on aille chercher l'argent là où il est, quitte à pré-vendre les compétences des étudiants issus de telle ou telle filière. Mais pas dans les poches des étudiants : il y en a que l'on devrait payer, au contraire, pour qu'ils viennent dans une fac. J'ai toujours exprimé mon intérêt pour une relance des IPES, par exemple (un projet soutenu par le candidat Sarkozy dans un discours de décembre 2006 ou février 2007). Et c'est ce qu'il faut faire : démarcher les étudiants les plus brillants pour devenir prof, attirer les Licenciés les plus avec des bourses - et non les saigner à blanc au nom de l'équilibre des comptes.
Jean-Paul Brighelli
PS. : Je crois qu'il faudrait avoir le courage de remettre complètement à plat tout le système des bourses. Le saupoudrage en fonction des revenus des parents (souvent d'une grande inconséquence, avec deux petits salaires vous n'avez plus droit à rien pour votre enfant) est une absurdité coûteuse. Et les étudiants qui profitent de ce qu'on leur donne sans pour autant se consacrer à leurs études, cela existe aussi. Les bourses devraient être affectées sur concours, point barre. C'est si donc difficile que ça à imaginer, une sélection qui s'effectuerait uniquement au mérite ? Vous préférez vraiment la ploutocratie à la méritocratie ? Et laquelle des deux ressemble le plus à la démocratie ?
18:40 Lien permanent | Commentaires (407) | Envoyer cette note
Commentaires
Tiens, j'ai grillé "Saperlipopette" ;-)))
Pour en revenir à notre sujet : pratiquer à l'Université une sélection par le niveau (comme on le fait déjà en IUT, BTS, prépas intégrées ou pas) réclamerait de la part des Olympiens qui nous gouvernent quelque chose qui s'appelle un véritable courage politique, encore plus en voie de disparition que l'ours des Pyrénées et la tortue terrestre des Maures. Pourtant, à partir du moment où on brade le baccalauréat, je ne vois pas d'autre solution : soit un bac guillotine, soit une sélection en aval. Il est sans doute plus facile de faire "raquer" les familles, mais lesquelles ?
Ecrit par : FGuichard | 27 février 2008
"Il est sans doute plus facile de faire "raquer" les familles, mais lesquelles ?"
Ecrit par : FGuichard | 27 février 2008
Les familles des classe moyennes et supérieures, comme en Angleterre. Bourse ou pas, les étudiants anglais sont quasi tous obligés d'emrunter aux banques pour payer leurs études. Rares sont les jeunes des classes populaires qui s'y risquent. Ces derniers ont en effet généralement "bénéficié" du pire enseignement qui soit et savent que leur niveau ne leur permettra probablement pas de passer la première année. Ils préfèrent donc ne pas prendre le risque de s'endetter lourdement (et on les comprends) pour des clopinettes.
Ecrit par : Kap | 27 février 2008
"on les comprend"
Ecrit par : Kap | 27 février 2008
"classeS"
Ecrit par : Kap | 27 février 2008
quand admettra-t-on que les études universitaires sont un investissement?
cordialement.
Ecrit par : sachmo | 27 février 2008
pratiquer à l'Université une sélection par le niveau (comme on le fait déjà en IUT, BTS, prépas intégrées ou pas) réclamerait de la part des Olympiens qui nous gouvernent quelque chose qui s'appelle un véritable courage politique
Ecrit par : FGuichard | 27 février 2008
C'est tout à fait vrai.
Mais cela demande aussi quelque chose comme une véritable imagination.
Que faire de ceux qu'on n'acceptera plus à l'université ?
quand admettra-t-on que les études universitaires sont un investissement?
cordialement.
Ecrit par : sachmo | 27 février 2008
Deux questions :
- que fait-on pour ceux qui n'ont pas les moyens d'investir ?
- est-on assuré d'avoir un retour sur investissement ?
Ecrit par : Pat | 27 février 2008
J-P, t'es candidat aux municipales ou sur une liste, tu as du être sollicité ?
Ecrit par : pierrot le zygo | 27 février 2008
Pourtant, à partir du moment où on brade le baccalauréat, je ne vois pas d'autre solution : soit un bac guillotine, soit une sélection en aval. Il est sans doute plus facile de faire "raquer" les familles, mais lesquelles ?
Ecrit par : FGuichard | 27 février 2008
Toutes celles qui jouent le jeu de se donner les moyens de raquer!
Pour qu'il y ait sélection en aval, il faut enseignement en aval...
Oui, je jouerai le jeu de "raquer", moi qui n'ai pas su défendre mes enfants contre la moulinette de l'école publique!
Je "raquerai" jusqu'à en crever, n'étant pas présente au bon moment pour assurer jusqu'à vaincre.
Il n'y a aucune raison pour que mes enfants payent pour les errances qu'on m'a fait gober!
Ecrit par : dobolino | 27 février 2008
Ca, c'est sûr que ce ne sont pas les "pauvres" qui vont pouvoir "raquer"!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 février 2008
Oui, en effet.
Je suis très étonné de voir Dobolino convertie à l'ultra-libéralisme.
Qui sont ceux qui ne jouent pas le jeu ?
Ecrit par : Pat | 27 février 2008
Ca, c'est sûr que ce ne sont pas les "pauvres" qui vont pouvoir "raquer"!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 février 2008
Les pauvres vraiment pauvres, peut-être pas... Mais que choisiront les familles à qui les banquiers proposeront des crédits ? Puisque c'est pour le bien du petit, quitte à le faire rééchelonner trois ou quatre fois et à risquer le surendettement...
Ecrit par : catmano | 27 février 2008
Et ce n'est vraisemblablement pas Sarko, (ni Darcos) qui va rétablir l'IPES... Qui a pu croire une chose pareille une seule seconde?
Remarquez, Royal non plus.
Par contre, la lutte contre les paradis fiscaux et les comptes anonymes à l'étranger pourrait faire rentrer dans les caisses les 10% du PIB que les empaffés qui ont besoin d'une quatrième piscine dans leurs résidences tertiaire y planquent... Il y a là une piste intéressante à creuser pour nos ultra-libéraux... Pas vrai, Cadichon? Qu'en pensez-vous?
Cela pourrait calmer les ardeurs "élitistes par l'argent" de nos dirigeants, et faire revenir à deux mains la croissance que not'bon président voulait aller chercher avec les dents? On peut rêver...
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 février 2008
Dobolino, certainement gonflée de V. Hugo sous toutes les coutures, déclame : "Oui, je jouerai le jeu de "raquer", moi qui n'ai pas su défendre mes enfants contre la moulinette de l'école publique! Je "raquerai" jusqu'à en crever, n'étant pas présente au bon moment pour assurer jusqu'à vaincre."
Le diagnostic est terrible mais clair :
Sentiment de culpabilité poussé au point d'un dédoublement de personnalité - la patiente se prend manifestement pour Eva Peron, ou bien elle est en proie un terrible retour du refoulé (identification morbide et pathologique à Fantine ou Mère Courage).
Dobolino, FGuichard a cité une définition certainement livresque de l'hypomanie.
En guise de livre, courez feuilleter les pages jaunes à la rubrique "Médecine - psychiatrie", et fermez Victor Hugo, vous vous faites du mal inutilement.
Ecrit par : Gibraltar | 27 février 2008
Mais JPB, voilà ce à quoi l'on arrive à refuser une sélection lisible par le mérite et l'intelligence!
A chaque fois que j'ai parlé d'une sélection fondée sur les mérites intellectuels et le travail personnel, nous avons été bien peu à soutenir cette idée. Je me souviens être revenue sur la question de nombreuses fois avec pour résultat soit une absence de réactions soit une désapprobation ouverte.
Mais peu importe.
On n'a pas voulu faire une sélection claire et ouverte par l'intelligence; eh bien comme il faut de toutes façons une sélection, il ne reste plus que celle par le fric. Voilà ce qu'on aura gagné à vouloir jouer le: "Tout le monde a le droit aux études supérieures... Il ne faut pas de sélection à l'entrée des facs... Les diplômes pour tous..." Et ce n'est pas fini. Cela ne fait que commencer!
Le fait est que dans le secondaire, le problème est un peu similaire. La massification de l'enseignement est coûteuse.
C'est par l'enseignement professionnel qu'il faut commencer toute réforme du collège et du lycée. Quand on aura inventé un enseignement professionnel digne de ce nom et non méprisé par la France entière, le problème des collèges et lycées sera déjà bien "déblayé". Mais pour cela il faut accepter de reconnaître que tous les élèves n'ont pas les mêmes possibilités et qu'en 6ème ou 5ème, on sait déjà que des élèves pourraient recevoir un enseignement professionnel de qualité dans lequel ils seraient moins malheureux qu'ils ne sont actuellement dans des collèges fourre-tout où plus personne ne trouve sa place. Mais pour cela, il faut accepter une forme de sélection qui est rejetée par la plupart des gens qui préfèrent voir des gamins s'emm..., souffrir et faire souffrir des élèves et des profs pendant 4 ou 6 ans au collège plutôt que d'être dans un enseignement plus adapté à ce qu'ils veulent, ce qu'ils souhaitent. Il faut n'avoir pas vu ces élèves déphasés, désireux de faire autre chose, aigris, désarmés de voir les bons élèves réussir pour continuer à les forcer de rester dans une voie exclusivement généraliste qui ne leur convient pas. Au nom de l'égalité? Hypocrisie! Au nom de l'économie plutôt; chacun sait qu'un élève "pro" coûte plus cher qu'un élève "généraliste"...
Alors il se passera la même chose dans le secondaire que dans les facs. Et c'est déjà le cas dans le privé en Bretagne. Dans les petits villages, les élèves qui ont un peu de fric vont dans le privé et le niveau y est plutôt bon et restent dans le public( à part quques établissements centre-ville) les gamins qui n'ont pas de fric et pour eux les collèges expérimentaux de GCB suffiront bien!
Emmener tout le monde sans sélection claire de la maternelle à l'université...Ils l'ont voulu! Ils l'ont! Avec les dégâts collatéraux qui arrivent car ce n'est pas possible. Et ce sont les plus pauvres qui vont trinquer grâce à cette idéologie selon laquelle tout le monde a le droit d'aller à la fac, a le droit d'avoir des diplômes sans le niveau requis...
J'en veux beaucoup à Pécresse et à ce gouvernement qui n'aurait jamais dû céder à Julliard, qui aurait dû imposer une sélection à l'entrée des universités pour éviter d'en arriver à une sélection par l'argent. Mais j'arrête là; ce sujet me tient trop à coeur.
Ecrit par : Sanseverina | 27 février 2008
@ Sanseverina
Pourquoi voulez-vous que les libéraux de droite ou de gauche, majoritaires, renoncent à leur idéologie ou plutôt à leurs privilèges ? Par pure bonté d'âme ou pour concéder quelques rogatons à leur fraction incohérente ?
Espérons, pour l'instant, que s'ouvre la dernière voie "car l'on entend déjà la révolte qui gron-on-deu"
Ecrit par : Victor | 27 février 2008
Saperlotte, encore grillée!
Saperlipopette est très occupée pour les trois semaines qui viennent et voilà que se pose une question source d'une immense angoisse: comment vais-je régler mon inscription à la rentrée prochaine?
Pirouette cacaouète de Saperlipopette!
Ecrit par : Saperlipopette | 27 février 2008
saperlotte j'ai oublié de cocher la petite case d'abonnement...
Ecrit par : Saperlipopette | 27 février 2008
Ah oui, la sélection par l'argent, cela ne me plaît pas non plus, du tout même... Mais je trouve que ce post était quand même un peu "facile", si je puis me permettre. Ce qui va suivre est tout aussi "facile", je le reconnais: Quand j'étais étudiant, et cela n'a pas du beaucoup changer, j'en connaissais tellement, des soi disant étudiants qui profitaient à fond du système, des bourses, de la cité U, du resto U.... Alors là, il y a de quoi s'offusquer également. C'est tout.
Ecrit par : valery | 28 février 2008
"@ Sanseverina
Pourquoi voulez-vous que les libéraux de droite ou de gauche, majoritaires, renoncent à leur idéologie ou plutôt à leurs privilèges ? "
Ecrit par : Victor | 27 février 2008
Le libéralisme, une idéologie? Et des libéraux à gauche? Là, je pense que vous allez avoir droit à quelques coups de règle sur les doigts de la part de Cadichon...
Et, pendant ce temps, Jean-Marc Sylvestre, l'idéologue ultra-libéral de droite, (double pléonasme?) continue de pérorer sur France-inter.
Soixante professeurs sont agressés chaque jour, dans notre pays.
Sanseverina, je suis complètement d'accord avec vous. Mais, effectivement, cela nécessite aussi un changement de mentalité, changement dans lequel les élèves qui se dirigent vers l'enseignement professionnel puissent ne pas le faire par défaut, mais par choix, (d'eux-mêmes et de leurs familles).
Et l'abaissement de l'âge obligatoire de la scolarité de seize à quatorze ans ressemble encore trop à une concession sans retour faite au MEDEF pour lui servir de la "chair à canon" sur un plateau.
En ce sens, Victor a raison.
Et je ne pense pas que les ultra-libéraux soient prêts à donner des gages pour que cela puisse changer.
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008
Je rebondis sur une réflexion de Valéry ci-dessus...
Bien sûr que des étudiants qui profitent des bourses sans rien faire, cela existe. Mais je ne parle pas du tout de ce genre de bourses, et pour être clair, je crois qu'il faudrait avoir le courage de remettre complètement à plat tout le système des bourses. Le saupoudrage en fonction des revenus des parents (souvent d'une grande inconséquence, avec deux petits salaires vous n'avez plus droit à rien pour votre enfant) est une absurdité coûteuse. Les bourses devraient être affectées sur concours, point barre. C'est si donc difficile que ça à imaginer, une sélection qui s'effectuerait uniquement au mérite ?
Tiens, ça me paraît si vrai que je vais le remonter en PS de ma Note.
JPB
Ecrit par : brighelli | 28 février 2008
Désolé, je ne suis pas d'accord avec vous : il ne s'agit pas d'une sélection des élèves par l'argent.
Si l'on choisit bien sa filière, on obtient les prêts étudiants que l'on veut.
C'est au contraire une très saine incitation à la rigueur et à la réflexion dans la choix de l'orientation.
Et c'est une mesure de justice : l'étudiant qui choisit une voie rentable fait une investissement pour son avenir, pourquoi serait-ce à la communauté de lui payer cet investissement ?
Cher JPB, vous avez du mal à vous défaire de vos réflexes gauchistes ("L'argent qui corrompt et patati et patata ...).
Le prix est un signal fort instructif (d'ailleurs, rien n'est gratuit, simplement, il arrive quelquefois que, pas toujours légitimement, d'autres payent pour vous) et l'argent, en quantité forcément limité, est une incitation à être judicieux dans ses choix.
Ceux qui vivent dans la "vraie vie", c'est à dire dans les entreprises (je vous provoque !), ne semblent pas particulièrement traumatisés d'avoir à choisir en fonction de prix, de retour sur investissement, de chances et de risques.
Ecrit par : Franck Boizard | 28 février 2008
Tiens, je crois que Cadichon a trouvé son maître (étalon?) en matière de libéralisme.
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008
Franck, je croirai en votre "sincérité libérale" quand vous aurez, en parallèle à votre diatribe, réclamé que moyens soient mis en oeuvre pour que soient rendus à "la communauté" les dix points de PIB qui lui sont annuellement volés par la fraude et l'évasion fiscales qui ne sont, je crois, pas le fait des plus économiquement faibles.
Quand ces "économiquement faibles" n'auront plus à financer (de manière plus ou moins directe) cette évasion, peut-être pourront-ils plus facilement accepter l'idée de mettre la main à la poche pour les études de leur progéniture?
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008
J'ai eu un peu de mal avec "la" et "une". Toutes mes excusations.
Ecrit par : Franck Boizard | 28 février 2008
Les bourses devraient être affectées sur concours, point barre. C'est si donc difficile que ça à imaginer, une sélection qui s'effectuerait uniquement au mérite ?
Tiens, ça me paraît si vrai que je vais le remonter en PS de ma Note.
JPB
Ecrit par : brighelli | 28 février 2008
Entièrement d'accord avec JP Brighelli. D'autant que sans les IPES, personnellement, je ne serais peut-être pas devenu prof moi-même, ainsi que deux de mes frères et soeurs. Une objection cependant. Il nous explique depuis plusieurs années que le système scolaire est devenu bien plus sélectif et ségrégationniste qu'autrefois. Que les enfants des classes populaires rencontrent bien plus de difficultés que ceux de notre génération pour briller scolairement. Dès lors on devine que cette mesure serait très insuffisante. En bénéficieraient en priorité des enfants des classes moyennes, voire aisées qui auraient bénéficiés d'un meilleur enseignement, devant bien peu à la fabrique du crétin elle-même.
Autrement dit l'attribution des IPES aux meilleurs étudiants ne reviendrait-elle pas à en exclure un peu plus les enfants des dites classes populaires bien plus écartés qu'autrefois de la possibilité de faire de bonnes études secondaires? Ne reviendrait-elle pas à renforcer encore plus les inégalités sociales?
En réalité on voit bien que tout se tenant, c'est toute l'architecture de l'école qu'il convient de repenser, c'est-à-dire reprendre tout à zéro, la réinitialiser de sorte que tous les enfants de la République puissent devoir leur excellence scolaire non pas à la fortune de leurs géniteurs , mais à l'efficacité du système d'éducation et d'instruction.
Ecrit par : buntovchik | 28 février 2008
Le libéralisme, une idéologie? Et des libéraux à gauche? Là, je pense que vous allez avoir droit à quelques coups de règle sur les doigts de la part de Cadichon...
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008
Il existe un parti libéral français, le PS-UMP - "psoum" sonne mieux-, ce n'est pas une spéculation mais un constat : tous les traités "européens" (autre désignation possible du parti libéral) ont été signés par les compères et ce n'est pas en ce moment qu'il est nécessaire de rappeler toutes les connivences idéologiques et prébendières qui unissent les prétendus "deux camps".
Je crois Cadichon suffisamment intelligente et informée pour l'avoir constaté elle-même...
Quant à Franck Boizard, je lui rappellerai seulement que l'entreprise est à la "vraie vie" ce qu'une Ecole de commerce est à la culture...
Il parle de "provocation" mais on sent qu'il y croit tout de même. Cette arrogance infantile des cadres d'entreprise est d'un pathétique !
Ecrit par : Victor | 28 février 2008
"Sélectionner par l'argent est le plus contre-productif de tous les systèmes, parce que personne ne peut croire que l'argent s'allie automatiquement à la dextérité intellectuelle", nous dit not'bon maitre, don je salue le retour en attandant de le lire.
La deuxieme phrase est une evidence biblique mais il me semble qu'elle fait un proces d'intention a Dauphine en particulier et a l'idee meme d'augmenter les frais de scolarite. Pensez-vous seirieusement que c'est dans ce but que cette augmentation est pensee?
Ne serait-il pas plutot temps de faire comprendre aux Francais que s'ils veulent un enseignement de qualite il faut les responsabiliser et helas faire mal a la bourse,c'est, comme la peur du gendarme, le debut de la sagesse.
Quand on connait le nombre ( a vue de nez car pas de donnees exactes en ce domaine, bien-sur,) de faux etudiants, qui ne s'inscrivent en fac que pour la secu, par exemple, on peut trouver la une raison bien eloignee de la selection par l'argent.
Outre la generalisation des bourses ( mais avec un oeil visse sur les fraudeurs du fisc, sport national en France), travailler pendant les vacances, comme le font tous les etudiants americains, toutes origines sociales confondues, est une des nombreuses solutions, a condition la-aussi que la France change sa reglementation du travail qui favorise l'exploitation et instaure des mesures fiscales qui favoriseraient le travail saisonnier, au lieu de faire le contraire.
On pourrait par exemple, car je n'ai pas connaissance d'une disposition en ce sens, exonerer les etudiants en tout ou partie de l'IRPP, laquelle est payee par les parents le plus souvent, et comme les revenus des enfants s'ajoutent aux leurs, il y a la une injustice flagrante.
A ce moment-la ils pourront s'offrir avec le fuit de leur travail une education de qualite, qu'ils auront a coeur de mener a bien au lieu de contribuer a son naufrage.
800-z-euros par an ne sera plus un montant "extravagant" et je mets le z car si moi je ne mets pas d'accents par obligation plus un seul Francais ne sait faire les liaisons, qui conditionnent l'elegance de leur langue parlee.
L'ignorance de l'orthographe s'exprime dans le non-respect des liaisons : ils disent souvent dix-z-euros mais jamais 800-z-euros, ne sachamt pas que cents prend un s quand il n'est pas suivi d'autre chose....
Elle en est en phase avec la disparition de l'accord du participe passe
Ecrit par : Cadichon | 28 février 2008
[allusion au fait que les masters se déroulent en petits groupes sur 500 heures par an], ...
Ecrit par : brighelli | 28 février 2008
500 heures par an ?! Wouaaahh !! Trop dur !
Je rappelle que les horaires en prépas sont de l'ordre de 1400 heures par an, et en INSA (niveau master) de 1000 heures par an.
(C'était juste pour être désagréable de bon matin)
Ecrit par : yann | 28 février 2008
Les bourses devraient être affectées sur concours, point barre
Ecrit par : brighelli | 28 février 2008
Entièrement d'accord. Rien à ajouter.
Ecrit par : yann | 28 février 2008
- est-on assuré d'avoir un retour sur investissement ?
Ecrit par : Pat | 27 février 2008
Si on veut être assuré d'un retour sur investissement absolment garanti (et encore), on place ses éconocroques sur un livret A et on demande le RMI.
Ou bien on se fat élire dans plein de consels d'administration et on attend les jetons de présence.
Au choix.
Ecrit par : yann | 28 février 2008
Je "raquerai" jusqu'à en crever, n'étant pas présente au bon moment pour assurer jusqu'à vaincre.
Il n'y a aucune raison pour que mes enfants payent pour les errances qu'on m'a fait gober!
Ecrit par : dobolino | 27 février 2008
Entièrement solidaire de Dobolino (comme pour Franck Boizard, ça doit être l'effet "vraie vie").
Et ce n'est pas de l'ultra-, ou néo-, ou super-, libéralisme, juste du pragmatisme.
Maintenant, si c'est de droite, c'est pas bien, mais j'assume.
Ecrit par : yann | 28 février 2008
Quand on connait le nombre ( a vue de nez car pas de donnees exactes en ce domaine, bien-sur,) de faux etudiants, qui ne s'inscrivent en fac que pour la secu...
Ecrit par : Cadichon | 28 février 2008
Exact ! Le tarif est imbattable.
Ecrit par : yann | 28 février 2008
>"Ceux qui vivent dans la "vraie vie", c'est à dire dans les entreprises (je vous provoque !)"
Vous n'êtes pas provocateur, vous êtes caricatural.
Ecrit par : Helisenne | 28 février 2008
Cette arrogance infantile des cadres d'entreprise est d'un pathétique !
Ecrit par : Victor | 28 février 2008
Pathétique oui car elle n'a souvent pas lieu d'être. Nombre de très grandes entreprises fonctionnent avec les mêmes tares que les services publics en France. Je ne peux pas vraiment donner de nom ici mais je le constate tous les jours pour une très grande entreprise de téléphonie mobile. La vraie vie! Humm! Parce que vous avez l'impression que 29 élèves serrés dans une classe trop petite, ce n'est pas la vraie vie?
Ecrit par : Sanseverina | 28 février 2008
Quand on connait le nombre ( a vue de nez car pas de donnees exactes en ce domaine, bien-sur,) de faux etudiants, qui ne s'inscrivent en fac que pour la secu, par exemple, on peut trouver la une raison bien eloignee de la selection par l'argent.
Ecrit par : Cadichon | 28 février 2008
Je crois qu'ils sont beaucoup plus naïfs que ça et qu'ils croient ce qu'on leur a dit : ils s'inscrivent en fac parce qu'IL FAUT aller en fac.
Ecrit par : catmano | 28 février 2008
Le "vous" ne s'adressait pas à Victor bien sûr... Pas clair, ma bafouille... Je parlais en même temps...Sorry!
Ecrit par : Sanseverina | 28 février 2008
C'est une très saine incitation à la rigueur et à la réflexion dans la choix de l'orientation.
Et c'est une mesure de justice : l'étudiant qui choisit une voie rentable fait une investissement pour son avenir, pourquoi serait-ce à la communauté de lui payer cet investissement ?
Ecrit par : Franck Boizard
Passe pour les écoles de commerce, les études de Droit, de "management", de phynance ou de pipotique trancendantale des organisations. Mais où le docteur en mathématiques pures, en Histoire, en philosophie trouvera-t-il les revenus qui "rentabiliseront" son "investissement" ?
De plus, celui qui se sera assuré des revenus confortables grâce à ses études aura toujours l'occasion de rendre à la République ce qu'elle lui a avancé : on appelle cela les impôts.
Ecrit par : Moot | 28 février 2008
Quand les étudiants étaient rares et quasi sélectionnés, il y avait une première année de fac qui portait le beau nom de Propédeutique .
Ne pourrait-on pas la rétablir? Il devrait même être possible de prévoir un concours ou examen type IPES pour des bourses qui alors récompenseraient les plus méritants.Cette année de Propédeutique pourrait se dérouler dans les IUFM actuels s'ils étaient supprimés pour les rapprocher du lieu d'habitation des étudiants sur le modèle des prépas qui font passer des équivalences universitaires . De plus on pourrait mettre en place une politique d'orientation plus efficace et mieux acceptée dans la mesure où chacun aurait pu "tenter sa chance" à l'université et accueillerait sa réorientation, en BTS par exemple, comme une véritable chance.
Ecrit par : Ponocratès | 28 février 2008
"quand admettra-t-on que les études universitaires sont un investissement?
cordialement.
Ecrit par : sachmo | 27 février 2008 "
Si vous parlez des élèves et de la formation individuelle c'est tristement réducteur, sauf si on en attend et entend une "rémunération" autre que purement financière.
S'il s'agit d'un investissement pour la société, c'est déjà plus intéressant, à condition de ne pas avoir une conception purement "économiste" du retour sur investissement et du profit.
Ecrit par : Hervé | 28 février 2008
Ourgl ! Où s'est donc planqué le "s" de "transcendantale" ?
Ecrit par : Moot | 28 février 2008
Pitié avec vos "investissements" !
Le virus de la "rentabilite", maladie infantile du libéralisme, a encore frappé !
Merci à Moot pour ses sages paroles.
Ecrit par : Victor | 28 février 2008
Une sélection fondée sur le mérite et l'intelligence, des bourses obtenues par concours... Je suis totalement d'accord avec Sanseverina et JPB, mais cela suppose une véritable révolution culturelle. Depuis quarante ans, le mot "sélection" est devenu obscène pour les apôtres du politiquement correct.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 28 février 2008
Les bourses devraient être affectées sur concours, point barre
Ecrit par : brighelli | 28 février 2008
Ben non justement car de nombreux pays et les anglo-saxons notamment, pratiquent un autre type de "redistribution" que celui dont les bonnes ames de gauche tartinent leur bonne conscience. C'est une action suscitee d'en bas, non imposee d'en haut, une reponse a des soucis d'equite et d'ethique, un moyen par lequel ceux qui ont plus donnent a ceux qui ont moins , certes, mais sur une base vonlontaire et individuelle. ( avec bien evidemment aussi des incitations fiscales)
Des bourses sont ainsi offertes ( et pas seulement a l'universite, mais dans les ecoles privees, et les les plus elitistes, beurk le vilain mot.......)par des quidams a d'AUTRES QUIDAMS , EN FONCTION DE CRITERES DE REVENUS MAIS AUSSI D'EXCELLENCE.
Donc critere de selection pour acces aux bourses: pas de concours mais examen, celui du seuil de revenus et du dossier scolaire, le seul moyen de recompenser les enfants defavorises qui bossent dur.
IL FAUT FAIRE PAYER LES RICHES...
I don't believe I'm writing this!! :>)
Sans doute l'ivresse des cimes ...
Ecrit par : Cadichon | 28 février 2008
"C'est une action suscitee d'en bas, non imposee d'en haut, une reponse a des soucis d'equite et d'ethique, un moyen par lequel ceux qui ont plus donnent a ceux qui ont moins , certes, mais sur une base vonlontaire et individuelle. "
Ecrit par : Cadichon | 28 février 2008
En un mot, "charité" ?
Vous n'avez pas d'accents graphiques mais pour ce qui est des lyriques...
Ecrit par : Victor | 28 février 2008
Et vous osez parler des "bonnes âmes de gauche" et de leur "bonne conscience" ?
Vous devenez très "bonne du curé" ma pauvre dame ou plutôt devrais-je dire "femme du pasteur"...
Ecrit par : Victor | 28 février 2008
"Pas claire" re-zut!
Ecrit par : Sanseverina | 28 février 2008
Les bourses devraient être affectées sur concours, point barre
Ecrit par : brighelli | 28 février 2008
Entièrement d'accord. Rien à ajouter.
Ecrit par : yann | 28 février 2008
Je persiste. Attribuer les bourses sur concours part d'un bon principe. Mais les meilleurs élèves aujourd'hui et tout le monde le sait, sont bien souvent ceux qui ont échappé aux massacres dans la fabrique. Ceux qui ont bu bénéficier d'une instruction de qualité soit dans le privé, soit dans la fabrique mais avec un enseigment privé parallèle. Le nombre "d'étudiants méritants" non issus des milieux économiquement aisés est-il si important que cela cause un problème ou des scrupules aux Présidents d'Université?
Ecrit par : buntovchik | 28 février 2008
Un enseignement supérieur non sélectif, c'est un gaspillage de ressources. Pourquoi financer des études de sanscrit à toute personne qui en fait la demande ? Et des cours de pilotage d'hélicoptère aussi, pourquoi pas ? Donc il est normal de faire une sélection par le niveau.
Un enseignement supérieur gratuit c'est une mise sous contrôle, car on n'a plus d'évaluation par les étudiants de la qualité de l'enseignement, cela devient un enseignement totalement dépendant du politique ou des employeurs "avals". Il est donc normal que les étudiants soient mis "sous tension", c'est la condition de leur liberté.
Comment concilier les deux ? Justement par un SYSTEME de bourses, faisant que : meilleur vous êtes moins vous avez à payer. Et en retour : plus vous êtes riches moins votre niveau réel est important !
Cela peut choquer sur le plan des principes théoriques, mais cela correspond parfaitement à la réalité vécue.
Pourquoi mentir aux étudiants, pourquoi les envoyer à l'abattoir ? Si l'on empêche les crétins fortunés de faire des
études prestigieuses, on dévalorise indirectement (dans le monde réel) le diplôme fourni.
Soyons sérieux, il y a deux types de formations supérieures, celles qui sont réellement professionnelles (où on apprend réellement à exercer un métier) qui sont très rares et normalement pilotées par "l'aval" ; et celles qui montrent vos capacités générales, l'apprentissage du métier se faisant "sur le tas".
Ces dernières sont les plus nombreuses. Certes elles ont une dimension "pré-professionnelle", mais cela reste minoritaire. C'est d'abord pour elles, qu'il faut VALORISER comme on "markete" un produit de luxe, dont la valeur est dans l'oeil du client, que l'on doit mettre en place un système de bourses.
S'il n'y a que cinquante places pour un master d'histoire médiévale, s'il a très bonne réputation et attire les fils des commerçants fortunés, alors progressivement on trouvera normal de devenir DRH à la sortie. Et ne croyez pas qu'une formation pseudo-spécialisée où l'on pose le nez sur les textes du moment rendrait plus opérationnel ou évolutif ...
On vous expliquera alors que "l'étude du système féodal et du droit canon médiéval, donne justement l'ouverture d'esprit que le marché requiert", mais ce ne sera qu'une justification a posteriori.
Les ingénieurs qui peuplent les salles de marché ont presque tous étudié la mécanique quantique (pas seulement bien sûr) et ils en sont fiers et heureux. Quel en est l'usage réel ? Est-ce vraiment inutile pourtant ? C'est le "marché" qui les oriente ainsi, mais à l'intérieur de ce marché il y a des stratégies individuelles et institutionnelles...
Dans la pratique, une telle évolution des facs n'est possible aujourd'hui qu'après la licence, c'est ce que voulait Pécresse et qu'il faudra refaire.
Quant à la décision de Dauphine, c'est à lire dans le cadre des élections universitaires en cours, un jeu politicien probablement, qu'il faudrait décrypter.
Ecrit par : Julius | 28 février 2008
Entièrement d’accord avec les solutions de Cadichon.
Il est primordial de responsabiliser ces crétins d’étudiants paresseux qui creusent le trou de la sécu tout en chauffant inutilement les bancs des facs de socio et de psycho. Au boulot, et qu’ça saute !
Faisons-leur payer au moins 3000 euros par ans de droits d’inscription, qu’ils trouveront bien en cueillant des tomates, en vendangeant et en bossant le dimanche chez Mac Do.
Soyons clair : un étudiant qui prétend ne pas avoir assez d’argent pour payer ses études est soit un menteur, soit un fainéant. Il existe suffisamment de petits boulots intéressants et formateurs, non ? Et si vraiment, comble de la mauvaise foi, cet étudiant explique qu’il a déjà un boulot de ce genre pour payer sa nourriture, son logement et ses bouquins, il lui reste encore la solution de la prostitution pour payer ses études. Quand on veut, on peut, nom de Dieu ! Il faut les R-E-S-P-O-N-S-A-B-I-L-I-S-E-R, vous dis-je !
Et d’abord, pourquoi le président de Dauphine a-t-il besoin d’argent pour son université ? Parce que, soi-disant, l’Etat ne lui en donne pas suffisamment pour assurer un enseignement et une recherche de qualité.
Il doit être sourd, ce président ! On ne lui pas a déjà expliqué que les caisses de l’Etat sont vides ? Nicolas Sarkozy (le vrai Président) a eu le courage de les vider l’été dernier pour augmenter notre pouvoir d’achat, il ne va quand même pas les remplir avec de nouveaux prélèvements sur les malheureux fortunés, quand même !
Grâce au bouclier fiscal, je vais enfin pouvoir me payer mon troisième 4x4 et faire agrandir ma villa sur la côte d'Azur. S’il lui venait la mauvaise idée d’augmenter encore les charges – énormes ! – qui pèsent sur mon entreprise ou de relever la dernière tranche d’imposition afin de financer les Universités, je vais être très clair : je délocalise en Chine, je retire mon fils d’HEC et je vais vivre au States !
Ecrit par : Furoncle Picsou | 28 février 2008
Tout le monde sait très bien que certaines très bonnes universités américaines ne seront jamais accessibles à des étudiants très bosseurs mais avec des revenus insuffisants. Et que des parents même en s'endettant beaucoup pour leurs enfants n'arriveront jamais à leur payer les meilleures facs, que les bourses sont souvent insuffisantes et que de plus, pour les très grandes, il faut un "parrainage". Vous me direz si j'ai tout faux, Cadichon,mais c'est ce que m'a dit la dernière petite étudiante américaine que j'ai eue à la maison et qui a décidé de faire ses études en France pour que ses 2 soeurs puissent faire les leurs aux USA...
Ecrit par : Sanseverina | 28 février 2008
"EN FONCTION DE CRITERES DE REVENUS MAIS AUSSI D'EXCELLENCE"
Je rejoins Cad là dessus, bien évidemment, trop facile pour les 'gosses' de riches d'obtenir les diplômes grâces aux cours particuliers etcetcetc....
ps: pour les accents c'est toujours (?) en bas à droite icône FR, mqis 9q te chqnge aauelaue lettres .qnge.
Ecrit par : toto | 28 février 2008
oupsss désolé, chez toi c'est icône "EN"
Ecrit par : toto | 28 février 2008
Les bourses devraient être affectées sur concours, point barre. C'est si donc difficile que ça à imaginer, une sélection qui s'effectuerait uniquement au mérite ?
Ecrit par : brighelli | 28 février 2008
Ça s'imagine très bien, c'est ce que font les ENS, et ça profite à ceux qui sont déjà richement dotés.
Ecrit par : Pat | 28 février 2008
En un mot, "charité" ?
Vous n'avez pas d'accents graphiques mais pour ce qui est des lyriques...
Ecrit par : Victor | 28 février 2008
Charite bien ordonnee commence par soi-meme...
Et "Fors l'acte divin, il n'y a pas d'acte gratuit..", ainsi commencait son cours d'economie politique, en premiere annee de droit, mon professeur d'alors qui se nommait Henri Guitton, frere de l'autre, la grenouille de benitier...
"Tout le monde sait très bien que certaines très bonnes universités américaines ne seront jamais accessibles à des étudiants très bosseurs mais avec des revenus insuffisants. Et que des parents même en s'endettant beaucoup pour leurs enfants n'arriveront jamais à leur payer les meilleures facs, que les bourses sont souvent insuffisantes et que de plus, pour les très grandes, il faut un "parrainage". Vous me direz si j'ai tout faux, Cadichon,
Ecrit par : Sanseverina | 28 février 2008
Oui dans l'absolu, mais il y a des exceptions comme l'amie Haitienne de mes filles et son frere, tous deux boursiers, from day one, d'abord a l'ecole bilingue ou on les a connus puis a BBNN l'ecole la plus chere de Boston et maintenant Jolinda est en 2eme annee dans un des meilleurs colleges US, avec bourse totale
Donc experience qui contredit celle de votre petite protegee.
A plus..
Merci toto j'ai essaye, ma fille me l'a montre et maintenant qu'elle n'est plus la...je m'emele les pinceaux.
Sur ce vieux Dell quand je tente le coup je rate et perds tout ce que j'ai ecrit!!
Ecrit par : Cadichon | 28 février 2008
- est-on assuré d'avoir un retour sur investissement ?
Ecrit par : Pat | 27 février 2008
Si on veut être assuré d'un retour sur investissement absolment garanti (et encore), on place ses éconocroques sur un livret A et on demande le RMI.
Ou bien on se fat élire dans plein de consels d'administration et on attend les jetons de présence.
Au choix.
Ecrit par : yann | 28 février 2008
C'est bien ce que je dis. Y'a intérêt à être bien né.
Ecrit par : Pat | 28 février 2008
Donc le système universitaire anglo-saxon, c'est comme le clavier d'un vieil ordinateur : on vous explique une règle et curieusement pour vous ça ne marche pas ?
Ecrit par : Victor | 28 février 2008
Si l'inscription à la Fac avait été plus chère,mon neveu ne serait peut-être pas au rmi à l'heure actuelle après 5 ans de fac avec un état d'esprit qui le clouera longtemps dans cet état d'assistance.
Ecrit par : bernard | 28 février 2008
Je suis très étonné de voir Dobolino convertie à l'ultra-libéralisme.
Qui sont ceux qui ne jouent pas le jeu ?
Ecrit par : Pat | 27 février 2008
Dobolino n'est pas convertie, Dobolino est résignée en l'état actuel de la donne à assumer les errances pédagogiques des trente dernières années et leurs conséquences. On en est là, c'est tout! En tant que citoyen, j'en suis responsable et je fais ce que je peux pour mes enfants et tente d'avertir ceux qui veulent bien sortir la tête du sable.
Ceux qui ne jouent pas le jeu sont ceux qui en ignorent les règles. Ils sont nombreux, très nombreux et ce ne sont pas les prétendus conseillers d'orientation qui leur en dévoileront les règles. C'est crade!
S'il me faut cracher au bassinet, je cracherai parce que je n'ai aucune raison de sacrifier mes descendants à mon obstination idéaliste. Si, par exemple, un an à l'Actors Studio offre à mon rejeton des chances supplémentaires de faire carrière, on empruntera s'il le faut.
Si ma fille s'oriente définitivement vers une carrière médicale ou vétérinaire, je la pousserai à une spécialisation, dussé-je recoudre du chien encore vingt ans tous les dimanches pour payer et me priver de vacances tout ce temps.
Mes parents se sont accrochés à l'idée de méritocratie et obstinés à une confiance aveugle en l'Ecole de la République et l'excellence de ses formations de base. Le monde dans et pour lequel ils m'ont éduquée n'existait déjà plus et ils n'ont pas anticipé. Encore aujourd'hui, j'en paye les conséquences!
Ecrit par : dobolino | 28 février 2008
""cents" prend un "s" quand il n'est pas suivi d'autre chose...."
Ecrit par : Cadichon | 28 février 2008
Seulement quand il y a plusieurs centaines, Cadichon! Vu le nombre de fois où l'on peut entendre: "cent-zeuros" dans la journée, je pense qu'il n'est pas inutile de le préciser.
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008
Si l'inscription à la Fac avait été plus chère,mon neveu ne serait peut-être pas au rmi à l'heure actuelle après 5 ans de fac avec un état d'esprit qui le clouera longtemps dans cet état d'assistance.
Ecrit par : bernard | 28 février 2008
Peut-être votre neveu ne possédait-il pas les qualités requises pour y réussir. Lier son échec au fait qu'on ne lui ait pas opposé un barrage de fric ne vous choque pas ?
"Si l'inscription à la Fac avait été plus chère", je n'y serais pas allé parce que dans le monde d'où je viens on n'empruntait pas pour faire des études, on empruntait pour se loger et c'était déjà beaucoup !
Je ne connais pas l'état d'esprit de votre neveu mais le vôtre me navre ; du haut de quelle "réussite" donnez-vous des leçons ?
Ecrit par : Victor | 28 février 2008
"Si l'inscription à la Fac avait été plus chère,mon neveu ne serait peut-être pas au rmi à l'heure actuelle après 5 ans de fac avec un état d'esprit qui le clouera longtemps dans cet état d'assistance."
Ecrit par : bernard | 28 février 2008
Franchement, je suis, (sur ce coup-là), complètement d'accord avec Victor; les trois seuls mots à moitié crédibles et dignes d'intérêt de ce message sont: "peut-être pas".
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008
Les bourses attribuées sur examen me pose un double problème:
-le premier, évident, est que le fils de bourgeois qui a les moyens a le droit d'entrer si il est nul et d'encombrer les bancs des amphis et surtout les salles de TP et TD alors que le moyen bon de petite extraction peut échouer et ne pas pouvoir se permettre d'accéder à un enseignement qui lui serait certainement profitable.
- le deuxième est qu'un bon scolaire réussira le concours des bourses qui sera inévitablement scolaire alors qu'un bon niveau scolaire n'est en aucun cas une garantie de réussite professionnelle et qu'il est courant de voir de médiocres élèves, peu tentés par les exercices académiques, devenir de brillants professionnels.
Ecrit par : dobolino | 28 février 2008
"Sur ce vieux Dell quand je tente le coup je rate et perds tout ce que j'ai ecrit!!"
Qd le texte est trop long, toujours 'passer' par un chtit 'copier/coller' au cazou ...
sinon tu peux aussi (si tu n'as pas l'icône) passer par :
-démarrer
-paramètres
-panneau de conf
-panneau de configuration
-clavier
(onglet)-paramètres régionaux d'entrée
-anglais (dans langue d'entrée
si tu as un sushi [email protected] ;)
Ecrit par : toto | 28 février 2008
"Vu le nombre de fois où l'on peut entendre: "cent-zeuros" dans la journée, je pense qu'il n'est pas inutile de le préciser.
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008 "
On entend bien des nânes dire "soit-disant", alors cent neuros, pourquoi po, hein, bouffon !
Ecrit par : toto | 28 février 2008
Sélection par le fric ? Il existe alors un déterminisme étroit qui réservera les études supérieures aux classes aisées.
Sélection par le mérite (concours, dossier,...) ? De bonnes âmes nous rappellent qu'actuellement il existe une corrélation entre le fait d'être diplomé du supérieur et d'appartenir à un milieu aisé.
Personnellement, dans ce domaine, je préfère de très loin une corrélation à un déterminisme étroit.
Basta cosi
Ecrit par : dugong | 28 février 2008
C'est bien ce que je dis. Y'a intérêt à être bien né.
Ecrit par : Pat | 28 février 2008
Si on veut être assuré d'un retour sur investissement absolument garanti (et encore), on place ses éconocroques sur un livret A et on demande le RMI.
Ca va mieux, comme ça ?
Ecrit par : yann | 28 février 2008
Victor qui me marque à la culotte car il sent que je suis de gauche et lui aussi.
Mon neveu a eu son diplôme.Il a réussi.Il a même enseigné deux mois en collège.
Si ç'avait été payant,plus cher,il aurait réfléchi deux fois à la filière choisie à 18 ans,il aurait peut-être pensé à autre chose que la fac,où il a pris le goût de l'assistanat et de la glandouille alors qu'il détestait la fonctionnarisation que lui promettait sa filière.
Il vit avec 500 euro par mois et ne se bouge que depuis que Sarkozy est élu pour augmenter ses sous, car il a compris que la SOCIETE ne l'aiderait pas toute sa vie.
Mais ça ,sa famille et nous lui expliquions depuis des années mais ça ne portait pas.
Royal battue, il a révisé son état d'esprit.
Il ne se plaint pas du tout de sa modeste vie.
Et pourtant dans les sondages,il doit être de ceux qui se plaignent de leur pouvoir d'achat,pour aider les autres.
Ecrit par : bernard | 28 février 2008
"cent neuros, pourquoi po?"
Ecrit par : toto | 28 février 2008
Après avoir bu des verres, toto en écrit!!! Joli début de chanson, en tous cas, il ne manque que la musique! Et encore, vous avez tellement de talent qu'on l'entend presque...
En tous cas, c'est bien d'avouer à demi-mot vos problèmes de liaisons dangereuses.
Ceci dit, vous aviez fait un tel effort pour réussir à parvenir à poster deux messages de suite sans insultes... Je compatis. Ca n'a pas été trop dur pour votre ulcère? ;-))
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008
@ Bernard
"la fonctionnarisation ", vous voulez dire le sens de l'Etat et du service public ?
"goût de l'assistanat et de la glandouille", la recherche ?
"il a compris que la SOCIETE ne l'aiderait pas toute sa vie" : faites passer le message à vos amis du MEDEF, qu'ils nous rendent les centaines de milliards d'argent public d'aides directes et indirectes pour "ceux qui se plaignent de leur pouvoir d'achat".
Comme me le disait un copain "entrepreneur", je te vole trois fois : une pour m'installer avec tes sous, la deuxième sur la facture, la troisième parce que tu paies mes impôts et mes charges. Sa petite entreprise ne connaît pas la crise, la "vraie vie", quoi...
Ecrit par : Victor | 28 février 2008
Merci CS de souligner qu'effectivement le cent-zeuros court plus les rues que le deux cents -zeuros
"Sélection par le mérite (concours, dossier,...) ? De bonnes âmes nous rappellent qu'actuellement il existe une corrélation entre le fait d'être diplomé du supérieur et d'appartenir à un milieu aisé."
voui, voui, dugong, ma ....demandez-vous pourquoi cette correlation a ete multipliee par 3 ou 4 depuis que l'ecole a cesse d'etre meritocrate, elitiste et tutti quanti.
20% des moins favorises d'une classe d'age dans les gdes ecoles en 1970 , entre 4 et 5 aujourd'hui, et je ne parle pas de Centrale ou Polytechnique...cherchez l'erreur alors que voila pres de 40 ans qu'on democratise l'ecole a tout crin et qu'on nous dit qu'on veut egaliser l'acces au savoir et instaurer l'excellence pour tous, en refusant d'admettre que c'est une contradiction dans les termes.
Jamais oublier que dans oxymoron, il y a "moron", qui en anglais veut dire: cretin.:>)) Et si vous en voulez un bon exemple gougoulez-donc le denomme Charles Moron, ci-devant adepte de la psychocritique...Il y a des noms predestines.
Pardon pour ce lacanisme de comptoir...
On s'y est mal pris mais ce qui est grave c'est que c'etait previsible, regle comme du papier a musique, et qu'on n'a pas voulu le savoir, ni voir quand la catastrophe etait pourtant bien la, for anyone to see...
+++++
je vole ai secours de dobolino ( qui se defend d'ailleurs fort bien et n'en a pas besoin) que d'aucuns fustigent d'etre passee a l'ennemi, et traitent " d'ultra liberale", au mepris de l'inanite d'un terme qui n'a de sens que dans la vulgate anti-mondialiste, aux cotes du neo-liberalisme de messieurs Michea and Co
It takes one to know one, donc je suis bien placee pour vous rassurer tout de suite, non, dobolino n'a pas trahi. Elle sait tout simplement distinguer le reve de la realite, ligne de partage entre liberalisme et socialisme.Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas une part d'utopie aussi dans le liberalisme. Elle est differemment geree.
Pragmatique dans son metier, dobolino sait aussi l'etre quand elle "reve" l'avenir de ses enfants...Tant mieux pour eux.
++++++++++++++++++++++++++++
L'urbanite qui regne sur ce blog est un bain de fraicheur et un reconfort pour moi qui m'inflige, depuis un mois et pour cause de campagne, les propos orduriers que vomit chaque matin le blog de nos adversaires: Bal des aigris et France moisie.... cela dit c'est un cadeau du ciel, car ils creusent avec un entrain admirable les oubliettes qui se refermont sur eux dans 15 jours.
Ecrit par : Cadichon | 28 février 2008
Mais, du monde de "l'entreprise", comme le dit aussi un voisin : "il ne faut pas généraliser, j'en connais qui travaillent et il y en a même qui sont honnêtes ! ".
Ecrit par : Victor | 28 février 2008
Oui, Victor, vous avez raison ( comme souvent) mais ça on se garde bien de le crier haut et fort. On ne met en avant que le "courage" de l'homme qui risque. Pff! J'en ai deux dans ma famille qui "entreprennent". Je ne me fais pas vraiment de souci pour eux, vu leur train de vie! Quant au risque...
Ecrit par : Sanseverina | 28 février 2008
"En tous cas, c'est bien d'avouer à demi-mot vos problèmes de liaisons dangereuses. "
SoiT tu as oublié le "smiley", soiT tu n'as rien compris..
Je penche pour la seGonde solution !
Ecrit par : toto | 28 février 2008
"aux cotes du neo-liberalisme de messieurs Michea and Co"
Cadichon, avez-vous relu ?
"Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas une part d'utopie aussi dans le liberalisme. Elle est differemment geree."
Admirable ! Ce qu'il y a de non-dit dans le "différemment gérée" ...
Ecrit par : Victor | 28 février 2008
Il vit avec 500 euro par mois et ne se bouge que depuis que Sarkozy est élu pour augmenter ses sous, car il a compris que la SOCIETE ne l'aiderait pas toute sa vie.
Mais ça ,sa famille et nous lui expliquions depuis des années mais ça ne portait pas.
Royal battue, il a révisé son état d'esprit.
Ecrit par : bernard | 28 février 2008
Royal pratiquait l'imposition des mains sur les paralytiques, mais c'est Sarkozy qui réussit à les faire se lever !
"Lazare, Lazare, lève-toi" comme disait VH (http://fr.wikisource.org/wiki/Au_peuple)
Ecrit par : Pat | 28 février 2008
Royal pratiquait l'imposition des mains sur les paralytiques, mais c'est Sarkozy qui réussit à les faire se lever !
Ecrit par : Pat | 28 février 2008
C'est parce que l'imposition des mains est "différemment gérée"...
Ecrit par : Victor | 28 février 2008
Les études universitaires coûtent cher aux familles et à l'Etat, surtout si elles n'aboutissent pas à un emploi, CQFD aurait dit La Palisse. Mais, c'est devenu un véritable secteur économique dont profitent ,en vrac, les propriétaires de studios, les petits restaus, les gérants de locaux à photocopies ( ah! le sacro-saint copié-collé, sans lequel notre étudiant est perdu...), les transports, etc...
Il me semblerait logique d'exiger un niveau de compétences réelles à l'entrée de l'unversité; quant aux droits d'entrée à réévaluer à la hausse, c'est une évidence ! Il faut faire comprendre à nos chères têtes à moitié vides après tant de conformisme et de formalisme au collège et au lycée, que les études ont un coût: le prix des locaux universitaires, celui de leur entretien (surtout après les glorieux tags progressistes qui prolifèrent à chaque grève annuelle ou semestrielle...) et celui du salaire des profs.
Ecrit par : Zadig | 28 février 2008
"les études ont un coût"
Surtout quand tu vois le matos qu' "ils" se paient ...
Souvenez-vous des images des dernières émeutes, avec les "glands" qui partaient avec leur écrans plats 22 pouce, po chir, sous l'bras :ange:
j'déconnions, hein ...
Mais quand je pense à ceux qui ne peuvent pas se payer une BONNE méthode de lecture au CP, j'avions les nerfs . :ange:
Ecrit par : toto | 28 février 2008
Les études doivent se mériter, oui.
Elles doivent avoir un coût, non.
"Nous avons cru que la puissance publique devait dire aux citoyens pauvres : la fortune de vos parents n'a pu vous procurer que les connaissances les plus indispensables, mais on vous assure des moyens faciles de les conserver et de les étendre (...)
Craignons (...) tout ce qui peut entraver la marche libre de l'esprit humain. A quelque point qu'il soit parvenu, si un pouvoir quelconque en suspend le progrès, rien ne peut garantir même du retour des plus grosières erreurs ; il ne peut s'arrêter sans retourner en arrière : et du moment où on lui marque des objets qu'il ne pourra examiner ni juger, ce premier terme mis à sa liberté doit faire craindre que bientôt il n'en reste plus à sa servitude."
Condorcet, 20-21 avril 1792.
C'est vieux, c'est beau et c'est vrai ! La rentabilité, c'est le premier critère de la fabrique de crétins universitaires !
Ecrit par : Victor | 28 février 2008
"Craignons (...) tout ce qui peut entraver la marche libre de l'esprit humain. A quelque point qu'il soit parvenu, si un pouvoir quelconque en suspend le progrès, rien ne peut garantir même du retour des plus grosières erreurs ; il ne peut s'arrêter sans retourner en arrière : et du moment où on lui marque des objets qu'il ne pourra examiner ni juger, ce premier terme mis à sa liberté doit faire craindre que bientôt il n'en reste plus à sa servitude."
Condorcet, 20-21 avril 1792.
C'est vieux, c'est beau et c'est vrai ! La rentabilité, c'est le premier critère de la fabrique de crétins universitaires !"
Ecrit par : Victor | 28 février 2008
Vous savez, Victor, si Cadichon encense à ce point Condorcet, c'est encore un coup de la méthode globale! Elle a lu: "le marché libre" à la place de: "la marche libre".
Ou alors, elle a trop pris l'habitude de taper sans les accents et comme, en anglais, il n'y a pas non plus de problème de genre en ce qui concerne les articles... ...
;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008
merci, Victor de me relayer pour poster la reflexion intemporelle de ce bon Cordorcet, partisan du liberalisme economique de son mentor TURGOT, et aussi inventeur du liberalisme educatif dans son projet d' une Instruction publique, libre de toute influence institutionnelle, religieuse ou etatique.
Son souci majeur: delivrer les individus de l'ignorance qui les maintient dans la dependance de celui qui sait..mais sans les endoctriner. Liberte de choix, liberte d'agir, liberte pedagogique et neutralite axiomatique.
En fabricant des cancres on fait des esclaves.
Le but de l'enseignement : formation a la liberte
on en est loin avec une ecole regie par des principes illiberaux et une intelligentsia moutonniere visceralement antiliberale.
La pente est rude!
Ecrit par : Cadichon | 28 février 2008
Je persiste et je signe: oui, les études ont un coût . Voilà pourquoi, il serait bon d'aménager des bourses pour les étudiants méritants. Secret de Polichinelle: il y a autant d'arnaques aux bourses universitaires que d'arnaques à la Sécu. mais chut!!!! faut pas le dire, ça met en cause nos chères classes moyennes....bassement médiocres moralement parlant.
Ecrit par : Zadig | 28 février 2008
Il n'y a plus de fric dans les poches de l'Etat, sauf à rapatrier celui planqué au Lichtenstein.
Mais voilà où on pourrait faire des économies : ne plus payer des gens qui font des discours aussi ...(je ne trouve pas le mot, je vous laisse le chercher, pour ne pas détruire la bonne ambiance qui règne sur le blog )
Vous remarquerez l'air ravi des malheureux futurs enseignants se préparant à ce concours...(je n'ose pas dire ce que je pense, pour ne pas casser l'ambiance)
Anne-Marie.
http://cpe.paris.iufm.fr/spip.php?article649
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 février 2008
Je ne suis pas sûr que Condorcet ait été si proche de Turgot et pas sûr du tout qu'il ait été un libéral au sens contemporain du terme : je n'en veux pour preuve que son opposition à l'entrave de l'argent et à l'enseignement "privé" ; "Le but de l'enseignement : formation a la liberte"...pour tous !
Cadichon, vous devriez relire Michéa à ce sujet ;-)
"il y a autant d'arnaques aux bourses universitaires que d'arnaques à la Sécu. mais chut!!!! faut pas le dire, ça met en cause nos chères classes moyennes....bassement médiocres moralement parlant."
Ecrit par : Zadig | 28 février 2008
Et quand bien même ? Les arnaques aux bourses et à la Sécu, c'est du pipi d'oiseau à côté de l'arnaque au travail, aux soins, à l'éducation, à l'environnement.
Des milliards d'euros de budgets, un PIB en hausse continue, un pays plus riche qu'il n'a jamais été... et vous nous la jouez petit commerçant ?
Ecrit par : Victor | 28 février 2008
Ventrepéteux!!!! ça ne vire pas vraiment démocrate, ici.
"il y a autant d'arnaques aux bourses universitaires que d'arnaques à la Sécu. mais chut!!!! faut pas le dire, ça met en cause nos chères classes moyennes....bassement médiocres moralement parlant."
les classes moyennes,, voilà donnc ce qui donnne de l'eczéma autour du rectum à nos petits messieurs réacs....les classes moyennes, comprenez les fonctionnaires, pardi. Affligeant. Pauvre pays.
Ecrit par : montaigneàcheval | 28 février 2008
Vous savez, Victor, si Cadichon encense à ce point Condorcet, c'est encore un coup de la méthode globale! Elle a lu: "le marché libre" à la place de: "la marche libre".
Ou alors, elle a trop pris l'habitude de taper sans les accents et comme, en anglais, il n'y a pas non plus de problème de genre en ce qui concerne les articles... ...
;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008
...pas mal pour quelqu'un qui lit encore Charlie Hebdo !
Ecrit par : Victor | 28 février 2008
Je n'ai pas de chiffres précis à ce sujet, mais je suis prêt à parier qu'il y a un nombre conséquent d'étudiants qui planquent au Lichtenstein l'argent gagné grâce aux boulots saisonniers non déclarés, de façon à pouvoir toucher des bourses en France. Il faut mettre fin à ce scandale. L'honnête contribuable doit savoir !
Ecrit par : JP Pernaut | 28 février 2008
Merci JP Pernaut ! (je n'aurais jamais cru écrire ça un jour).
Dans la série "rions un peu", Cohn-Bendit senior interrogé par le Caté Pédagogique au sujet de "l'expérience innovante"
"Des enseignants ont pu avoir le sentiment qu’on allait les chasser de leur établissement pour permettre l’implantation d’une équipe venue de l’extérieur. Ce sera le cas ?
Il n’en est pas question. Non seulement ils ne seront pas chassés. Mais si dans un établissement il y a conflit on n’ira pas y faire la guerre. Ceux qui voudront muter devraient pouvoir le faire dans de bonnes conditions. Et ceux qui voudront s’inscrire dans le projet seront accueillis à bras ouvert."
Et ceux qui voudraient rester sans "s'inscrire dans le projet" ?
Ecrit par : Victor | 28 février 2008
"Vous savez, Victor, si Cadichon encense à ce point Condorcet, c'est encore un coup de la méthode globale! Elle a lu: "le marché libre" à la place de: "la marche libre".
Ou alors, elle a trop pris l'habitude de taper sans les accents et comme, en anglais, il n'y a pas non plus de problème de genre en ce qui concerne les articles... ...
;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008
...pas mal pour quelqu'un qui lit encore Charlie Hebdo !"
Ecrit par : Victor | 28 février 2008
C'est justement pour ça, cher Victor... Si vous réussissez à trouver un poil d'humour dans "le plan B", je vous paie un abonnement à Charlie!
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008
Pragmatique dans son metier, dobolino sait aussi l'etre quand elle "reve" l'avenir de ses enfants...Tant mieux pour eux.
Ecrit par : Cadichon | 28 février 2008
J'ai appris sur le tas et à mes dépens! L'éducation idéaliste et insouciante que j'avais reçu de mes parents fonctionnaires des trentes glorieuses n'a pas eu que des effets positifs sur mon compte en banque et ma façon d'envisager la création d'entreprise. Un petit bourgeois part dans la vie avec, à tout le moins, un PEL que ses parents consciencieux lui ont fait ouvrir à dix-huit ans et qu'ils ont alimenté régulièrement. Il sait utiliser les banques pour ce à quoi elles sont bonnes.
Quand on lit les propos de certains ici sur les chefs d'entreprise, je doute qu'ils soient en mesure de donner de sages conseils à leurs enfants créateurs d'entreprise puisqu'ils sont persuadés qu'ils s'en mettront plein les fouilles, comme mes bons parents le pensaient. Pour s'en mettre plein les fouilles, y'a des techniques de base et de départ qui ne sont pas enseignées à l'école mais dans les familles qui transmettent cet héritage à leurs enfants.
Ce que j'ai appris, je le transmettrai à mes enfants et ils peuvent compter aussi bien sur mon soutien logistique que sur mon aide financière.
Ecrit par : dobolino | 28 février 2008
Quand on lit les propos de certains ici sur les chefs d'entreprise, ...
Ecrit par : dobolino | 28 février 2008
Malheureuse ! Ne leur dis pas que tu es "chef d'entreprise".
Il y a ici un foyer de besancenotistes qui, dès que quelqu'un prononce le mot fatal "entreprise", voient de jeunes loups aux dents longues, branchés, friqués, sortis tout droit des écoles de commerce où leur papa, lui-même chef d'entreprise, leur a acheté une place.
Tout le portrait de mon plombier, par exemple.
Ecrit par : yann | 28 février 2008
Tout le portrait de mon plombier, par exemple.
Ecrit par : yann | 28 février 2008
Idem pour mon jardinier et ma femme de ménage.
Ecrit par : Furoncle Picsou | 28 février 2008
Un article du Figaro de ce jour; vous noterez pour ceux qui ont la flemme de tout lire qu'un prof de collège est en moyenne 7 fois plus exposé à la violence qu'un prof de lycée. Et après, j'en entendrai encore certains dire ici qu'entre lycées et collèges, c'est le même travail, les mêmes conditions... Il faudrait vraiment que le ministère s'empare du problème assez vite, à mon humble avis.
Soixante profs
agressés chaque jour
Christophe Cornevin
27/02/2008
De septembre 2005 à juin 2006, près de 17 000 insultes ou «menaces graves » ont été relevées, représentant près de 7 actes de violences sur 10.
Selon une étude de l'Observatoire national de la délinquance, les agressions physiques et verbales contre les professeurs ont augmenté de 30 % depuis 2002.
L'aura de l'enseignant n'existe plus tant son autorité est écornée. Autrefois respectés, pour ne pas dire sacralisés à l'époque des sacro-saints « hussards » de la République, les professeurs sont aujourd'hui devenus la cible d'agressions qui se banalisent. Derrière la tentative d'assassinat à l'arme blanche visant Karen Montet-Toutain au lycée professionnel Louis-Blériot d'Étampes, toute une profession essuie au quotidien menaces, insultes et coups. Le dernier bilan publié par l'Observatoire national de la délinquance (OND) sur les collèges et les lycées publics est édifiant.
Se fondant sur le recensement Signa des incidents effectué par les principaux des collèges et les proviseurs des lycées publics en 2005-2006, dernière année de référence, il révèle que les enseignants ont à eux seuls déploré quelque 15 284 agressions de toute nature. Soit une moyenne record de 60 faits par jour, hors vacances scolaires. Considérant que «la situation s'est dégradée depuis 2002-2003», le document de l'OND précise que «la hausse du nombre moyen d'incidents dont ont été victimes les personnels de direction apparaît modérée (+8 %) comparée à celle qui a touché les surveillants, les conseillers principaux d'éducation et les enseignants».
24 329 faits recensés en un an
Pour ces trois catégories, les agressions auraient bondi d'environ 25 % en quatre ans. Sur l'ensemble de l'année scolaire, les chefs d'établissements ayant accepté de participer aux enquêtes ont déclaré en moyenne 2,61 incidents visant des enseignants. En fait, seul le personnel administratif et ouvrier semble épargné par le phénomène.
Globalement, de septembre 2005 à juin 2006, les personnels de l'Éducation nationale travaillant en collège et lycée ont été victimes de pas moins de 24 329 faits recensés. À 2 275 reprises, soit plus de six fois par jour, il s'est agi de violences physiques sans arme. C'est-à-dire des gifles, coups de pieds et de poings. Dans le même temps, près de 17 000 insultes ou «menaces graves » ont été relevées, représentant près de 7 actes de violences sur 10.
Les actes les plus graves sont curieusement considérés comme « non exceptionnels» par cette étude qui révèle qu'«environ 230 violences physiques avec arme ainsi qu'une quarantaine de violences physiques à caractère sexuel ont ainsi été signalées». Rappelant que le taux d'exposition des enseignants varie fortement selon le type et la situation de l'établissement dans lequel ils se trouvent, les auteurs du rapport révèlent qu'«en 2005-2006, un enseignant de collège était en moyenne sept fois plus exposé à la violence» qu'un prof de lycée. Dans 93 % des cas, les agresseurs d'enseignants sont des élèves. Ces derniers sont le plus souvent des garçons, même si la proportion de filles impliquées n'est plus marginale (22 %).
«En collège, ces élèves auteurs d'actes de violences apparaissent plus âgés que la moyenne, décrypte en substance le rapport. En particulier, la proportion des 15 ans et plus se monte à 37 %, alors que seuls 11 % de l'ensemble des collégiens se situe dans cette tranche d'âge.» En lycée professionnel, ce sont en revanche les plus jeunes élèves qui se montrent les plus dangereux.
Ecrit par : Sanseverina | 28 février 2008
tu ne vas pas croire le figaro,camarade !
Ecrit par : oliv.b | 28 février 2008
Quand on lit les propos de certains ici sur les chefs d'entreprise, ...
Ecrit par : dobolino | 28 février 2008
Malheureuse ! Ne leur dis pas que tu es "chef d'entreprise".
Il y a ici un foyer de besancenotistes qui, dès que quelqu'un prononce le mot fatal "entreprise", voient de jeunes loups aux dents longues, branchés, friqués, sortis tout droit des écoles de commerce où leur papa, lui-même chef d'entreprise, leur a acheté une place.
Tout le portrait de mon plombier, par exemple.
Ecrit par : yann | 28 février 2008
Meuhhhhh nooooon, on les aime bien au fond
...du cachot !
Ecrit par : Victor | 28 février 2008
"Il y a ici un foyer de besancenotistes"
Ecrit par : yann | 28 février 2008
Un foyer? Mince, je n'en ai identifié qu'un...
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008
"Ce que j'ai appris, je le transmettrai à mes enfants et ils peuvent compter aussi bien sur mon soutien logistique que sur mon aide financière."
Ecrit par : dobolino | 28 février 2008
Vous savez comment faire pour s'en mettre plein les fouilles, Dobo ? Racontez-donc moi ça, un peu. Je sors mon petit calepin et je prends des notes... :=)
"Et ceux qui voudraient rester sans "s'inscrire dans le projet" ?"
Ecrit par : Victor | 28 février 2008
Il devront porter le triangle pédagogique jaune.
Ecrit par : Kap | 28 février 2008
IlS devront
Ecrit par : Kap | 28 février 2008
Le dernier que j'ai vu était un vieux loup aux dents jaunes, pas branché, pas sorti d'une école de commerce mais son papa était aussi chef d'entreprise. Par contre il était friqué (4x4 BMW) et m'a fait raquer illico en liquide ou sinon trois mois d'attente :
tout le portrait de mon plombier...
Ecrit par : Victor | 28 février 2008
"Il y a ici un foyer de besancenotistes"
Ecrit par : yann | 28 février 2008
Un foyer? Mince, je n'en ai identifié qu'un...
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008
Normal, je suis schivardiste !
Ecrit par : Victor | 28 février 2008
"Un foyer? Mince, je n'en ai identifié qu'un..."
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008
Vous êtes besancenotiste ?
Ecrit par : Kap | 28 février 2008
Sur les blogs pédagogistes, je fais rien qu'à énerver mais
ici qu'est-ce qu'on rigole, camarades !
Eh, Dobolino, qui a gagné le concours national des chiens truffiers ? Trois Lotois !
(...pardon à Sanseverina qui poste des choses sérieuses et graves mais je suis encore en vacances et comme je bosse "en collège", j'essaie d'éloigner la déprime.)
Ecrit par : Victor | 28 février 2008
Oliv.b, cher camarade, oui, j'avoue à ma grande honte avoir prêté une oreille attentive à ce journal vendu à l'ennemi, aux traîtres qui chaque jour font des bénéfices qu'on sait énormes sur le dos des travailleurs.
Mais Camarade, sache que les Petits des travailleurs en question ont déjà sorti un couteau pendant un de mes cours. Pas pour moi, certes, pour un autre Petit de travailleur mais cela a quand même failli mal finir. Les autres camarades m'ont dit de me syndiquer. J'ai trouvé que la solution proposée était un peu anachronique; je l'ai quand même fait et j'ai été contente d'entendre mon syndicat me dire de les prévenir si cela se reproduisait.
Tu comprendras, Camarade, que ma confiance depuis dans les Petits (même de travailleurs) et dans les autres camarades reste depuis ce jour limitée et que j'ai tendance à prendre l'information à plusieurs sources même à celles qui sont déconseillées par le parti ou le syndicat.
Ecrit par : Sanseverina | 28 février 2008
Moi?
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008
Mille excuses, mon dernier message était destiné à Kap.
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008
Poitiers, ô Poitiers.
philippe Bilger,un intellectuel qui en a.
http://fr.news.yahoo.com/agoravox/20080228/tot-la-honte-sur-poitiers-89f340e.html
Ecrit par : bernard | 28 février 2008
Ne t'excuse pas camarade, c'est un signe de faiblesse ! Tu vois où mènent les mauvaises lectures ...
Ecrit par : Victor | 28 février 2008
c'est bien tu ne seras pas exclu.
Ecrit par : oliv.b | 28 février 2008
Vous êtes totalement incompréhensible, Victor. M'excuser de quoi, grands dieux?
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008
C'est ça, le problème, avec les staliniens. Ils tutoient tout le monde, et il n'y a qu'eux qui comprennent ce qu'ils disent! ;-)
Bonne soirée quand même!
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008
Je ne suis évidemment pas Besancenotiste, ceci-dit.
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008
"Et ceux qui voudraient rester sans "s'inscrire dans le projet" ?"
Ecrit par : Victor | 28 février 2008
Il devront porter le triangle pédagogique jaune.
Ecrit par : Kap | 28 février 2008
En bon pédagol, on pourrait les immerger périodiquement au centre d'un triangle didactique lors de séquences de reconditonnement idéologique. Ainsi traversés par les grands courants d'interaction qui y règnent, ils en sortiraient meilleurs, forcément meilleurs.
Autrement dit, dans l'esprit pédagol, le triangle d'or n'est pas une marque infamante mais le signe d'un reconditionnement réussi.
Ainsi parla l'Angkar à GCB.
Ecrit par : dugong | 28 février 2008
"Moi?"
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008
Oui, vous. J'ai cru que c'était de vous-même que vous parliez.
Ecrit par : Kap | 28 février 2008
Mais non! Je parlais de Victor! Mais il a dit être Schivardiste!
Au fait, Victor, il n'est pas chef d'entreprise, Schivardi?
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008
Je reconstruis l'histoire, après tout c'est mon métier :
Mille excuses, mon dernier message était destiné à Kap.
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008
Ne t'excuse pas camarade, c'est un signe de faiblesse ! Tu vois où mènent les mauvaises lectures ...
Ecrit par : Victor | 28 février 2008
Vous êtes totalement incompréhensible, Victor. M'excuser de quoi, grands dieux?
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008
Je ne suis évidemment pas Besancenotiste, ceci-dit.
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008
Ecrit par : Victor | 28 février 2008
Vous êtes pardonné Christophe !
Ecrit par : Victor | 28 février 2008
Les messages croisés Kap / Sibille / Victor : voilà un scénario d'oscar oulioudien !
Ecrit par : Victor | 28 février 2008
"Les messages croisés Kap / Sibille / Victor : voilà un scénario d'oscar oulioudien !"
Les trois pôles d'une triangle didactique ?
Qui est le Maître ?
Ne s'agit-il pas plutôt d'un scénario ioufoumien (avec transfuges, contretransfuges et contretransfuges retournés) ?
On ne devrait jamais quitter Chateauroux...
Ecrit par : dugong | 28 février 2008
voilà que je féminise le triangle à ctheure !
Je consulte demain.
Ecrit par : dugong | 28 février 2008
Pour ceux qui s'intéresseraient à l'étrangeté de Marseille, ne manquez pas le "débat" Gaudin-Guerini actuellement sur itélé.
Ecrit par : dugong | 28 février 2008
On plaisante, on plaisante, et on oublie qu'il y a des choses plus graves dans la vie universitaire : Bernard cherche à nous alerter sur les malheurs d'un jeune agrégé néo-nazi persécuté par les étudiants de l'université de Poitiers !
Ah, salauds de rouges !
Ecrit par : Victor | 28 février 2008
Châteauroux,Marseille d'accord.
..
Poitiers, ô Poitiers.
philippe Bilger,un intellectuel qui en a.
http://fr.news.yahoo.com/agoravox/20080228/tot-la-honte-sur-poitiers-89f340e.html
Ecrit par : bernard | 28 février 2008
Honnêtement, les grouillements de ces paquets de vers en fac de droit, j'ai du mal à ne pas m'en foutre.
Ecrit par : dugong | 28 février 2008
Vous savez comment faire pour s'en mettre plein les fouilles, Dobo ? Racontez-donc moi ça, un peu. Je sors mon petit calepin et je prends des notes... :=)
Ecrit par : Kap | 28 février 2008
Il y a, déjà, certaines malhonnêtetés qu'on peut commettre sans que quiconque ne le réalise. Je ne peux donner de détails car j'aurais l'Ordre sur le dos.
Non, sérieusement, c'est un art qui s'enseigne dès le berceau ou qu'on découvre au fur et à mesure de ses déboires.
En premier, ne jamais voir trop petit, sans avoir des ambitions démesurées, et être narcissique juste assez. Préférez l'emprunt aux fonds personnels qui doivent rester placés. La gestion des stocks doit être rigoureuse et raisonnée. N'ayez jamais bon cœur! Soyez la tête dans votre entreprise jour et nuit! Un peu d'hypomanie est un excellent facteur de réussite à condition de tenir en bride l'euphorie. Ne vous associez jamais sans faire appel à des conseillers éclairés, psycho-managers, et bordez le contrat. Penser aux leasings pour les équipements en matériel. Calculer la durée de ceux-ci et des emprunts en exact rapport avec la durée d'amortissement du bien. J'en passe et des meilleures...
Etablissez votre fraude fiscale en fonction des seuils de détection de votre profession. Pour nous, c'est environ dix pour cent. Si tu fraudes moins, t'es une nouille qui paye deux fois, comme moi, fille de fonctionnaires zélés de notre bonne République. Si tu fraudes plus, tu risques gros!
Ecrit par : dobolino | 28 février 2008
Un diplome de directeur de magasin Conforama à la Sorbonne.
Je ne savais pas les sorbonnards aussi compétents en matière de couchage.
Les poissons pourrissent par la tête.
Ecrit par : dugong | 28 février 2008
Eh, Dobolino, qui a gagné le concours national des chiens truffiers ? Trois Lotois !
Ecrit par : Victor | 28 février 2008
Evidemment! Les Lotois ont du temps à perdre dans les concours. Nos chiens bossent pendant que vos toutous à mémère font les beaux!
Ecrit par : dobolino | 28 février 2008
Je ne suis évidemment pas Besancenotiste, ceci-dit.
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008
Pourquoi "évidemment"????????
Ecrit par : dobolino | 28 février 2008
C'est si donc difficile que ça à imaginer, une sélection qui s'effectuerait uniquement au mérite ?
JP Brighelli
Cette question en pose une autre quasi philosophique. Qu'est-ce que le mérite en démocratie libérale?
Vaste programme. Même cadichon qui a réponse à tout serait bien gênée d'en amorcer amorcer une.
Ecrit par : marigot | 28 février 2008
En fait, ce qui coûte cher, ce ne sont pas les cours magistraux où il n'est question que de contenance et de disponibilité de l'amphi. Le gars, qu'il parle pour cent ou cinq cents auditeurs, du moment que la VMC fonctionne...
Ce qui coûte cher, ce sont les TP et TD. On n'a qu'à ouvrir un accès payant aux cours magistraux pour des usagers externes non étudiants, avec une bonne campagne de pub et, avec les sous, on paye les TP. On peut aussi ouvrir des TP payants pour des usagers externes à l'Université...
Puis, après tout, y'a plein de cours magistraux qui peuvent s'enregistrer pour être rediffusés pendant trente ans à tous les étudiants de France.
Le gars qui fait un cours sur le Niebelungs'Lied à Metz peut très bien être, en direct, image et son, diffusé en temps réel sur tout l'espace francophone, non? Une fois ce cours enregistré, il ne va pas se modifier tous les ans au vu des progrès réalisés en la matière?
Ecrit par : dobolino | 28 février 2008
Le mérite en démocratie libérale, version éducation ?
Payer des droits d'inscription pour préparer une thèse inutile, en histoire médiévale par exemple, tout en travaillant en collège, sans espoir d'en sortir, et en subissant les moqueries d'un vieux plombier millionaire ?
Ecrit par : Victor | 28 février 2008
Avec une Dobolino qui veut nous mettre au chômage !
Ecrit par : Victor | 28 février 2008
Cette question en pose une autre quasi philosophique. Qu'est-ce que le mérite en démocratie libérale?
Vaste programme. Même cadichon qui a réponse à tout serait bien gênée d'en amorcer amorcer une.
Ecrit par : marigot | 28 février 2008
Etre prêt à vendre un de ses organes pour payer son inscription à Dauphine. Uniquement pour ceux qu'on a en double, restons pragmatique.
Ecrit par : Caddyshon | 28 février 2008
Payer des droits d'inscription pour préparer une thèse inutile, en histoire médiévale par exemple,
Ecrit par : Victor | 28 février 2008
Je pensais à la littérature médiévale! Mais bon, c'était juste uen histoire d'Oedipe mal résorbé...
Ecrit par : dobolino | 28 février 2008
Question de base:
ça vaut vraiment le coup, Dauphine? Ou c'est juste une vaste opération marketing?
Ecrit par : dobolino | 28 février 2008
une thèse inutile mais en histoire médiévale à Toulouse-Le Mirail, là où vous êtes accueilli par une immense fresque du Che... avec un nez rouge de clown !
Alors, Dauphine, tu parles !
Ecrit par : Victor | 28 février 2008
"voilà que je féminise le triangle à ctheure !"
Ecrit par : dugong | 28 février 2008
C'est excusable; "le triangle noir" est très féminin!!! Pas besoin de consulter, Dugong! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 février 2008
Je ne suis pas sûr que Condorcet ait été si proche de Turgot et pas sûr du tout qu'il ait été un libéral au sens contemporain du terme : je n'en veux pour preuve que son opposition à l'entrave de l'argent et à l'enseignement "privé" ; "Le but de l'enseignement : formation a la liberte"...pour tous !
Cadichon, vous devriez relire Michéa à ce sujet ;-)
Ecrit par : Victor | 28 février 2008
Victor, laissez-donc Michea trasquille, il est a cote de la plaque et ce sens "contemporain" est un contresens... habituel en France.
Pour apprendre ce qu'est le liberalisme, dont les principes fondateurs sont toujours et plus que jamais valables, il vaut beaucoup mieux LIRE ces deux complices, dans leur jus, et non ce qu'en racontent les anti-liberaux comme Michea.... Et cela tombe bien puisque "La vie de Monsieur Turgot" par Condorcet vient de ressortir, à l'initiative de l'Adep (Association pour la diffusion de l'économie politique). Est-ce un signe des temps? il faut le souhaiter car l'édition originale de ce livre (publié à Londres) datait de 1786 et il n'avait jamais été réédité. Sort aussi "Formation et distribution des richesses" par Joël-Thomas Ravix et Paul-Marie Romani avec de longs extraits de l'oeuvre de Turgot.
L'histoire des idees economiques et politiques classe clairement Condorcet et Turgot parmi les precureurs du liberalisme.
Bien que Turgot ne soit pas l'auteur de la fameuse maxime "Laissez faire, laissez passer", lancée par son ami Vincent de Gournay, il l'a reprise à son compte: "Il est impossible que dans le commerce abandonné à lui-même", écrit-il dans son Eloge de Vincent de Gournay (p. 131 de la Formation...), "l'intérêt particulier ne concoure pas avec l'intérêt général", affirmation que Condorcet reprend à son compte sous une forme quasiment identique: "Dans toutes les classes de la société, l'intérêt particulier de chacun tend naturellement à se confondre avec l'intérêt commun" (p. 150 de La Vie...).
La formule est moins brillante que celle de "la main invisible" d'Adam Smith (qui ne publiera La richesse des nations qu'en 1776, alors que L'Eloge date de 1759). Et Condorcet écrit, résumant le texte de quatre des sept lettres que l'Intendant du Limousin avait envoyées en 1770 à son prédécesseur au Contrôle général des Finances lors d'une disette qui frappait alors le Limousin: "Il montre enfin que la liberté du commerce des grains est également utile aux propriétaires, aux cultivateurs, aux consommateurs, aux salariés; que plus une denrée est nécessaire, plus son commerce doit être libre (...). Il rassure contre la crainte des effets d'une liberté absolue, en faisant voir que les désordres, les troubles, les séditions, la famine, sont l'ouvrage de ces mêmes lois établies pour les prévenir." Condorcet, synthétisant le système de Turgot (le mot est de lui), le décrit ainsi: "Un commerce libre, une industrie sans entraves, un impôt levé directement sur les terres, des lois civiles simples, des lois criminelles humaines et justes" (p. 161).
Anne-Robert Turgot, baron de Launes, fut ministre des Finances de Louis XVI - on disait contrôleur général des Finances- de 1774, année de l'accession au trône de LouisXVI, à 1776, année où il fut renvoyé par le roi. Deux ans seulement, mais qui marquèrent profondément la France. L'ancien intendant du Limousin avait entrepris de moderniser la société française, en mettant à bas une partie des anciennes règles féodales qui la paralysaient: c'est sous son impulsion que furent abolies les taxes intérieures qui frappaient le commerce du blé, que furent supprimés nombre d'impôts désuets, en argent ou en nature (comme les corvées) et que fut promulguée la suppression des jurandes et des communautés de métiers qui figeaient l'organisation sociale urbaine et l'évolution des techniques industrielles.
Son "laissez faire" n'est pas le permis donné au renard de pénétrer dans le poulailler libre, mais la suppression de tout ce qui concourt à "la servitude du peuple", lui valant ainsi l'admiration et le soutien du vieux Voltaire. On ne comprendrait d'ailleurs pas l'admiration (et l'amitié) de Condorcet pour Turgot s'il n'en était pas ainsi. Condorcet s'est élevé contre l'esclavage, a soutenu les propositions de création d'un revenu social élaborées par son ami Thomas Paine et a rédigé une bonne partie de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Que le droit de propriété soit un droit naturel n'implique pas que l'Etat soit dépourvu de pouvoir. Et Condorcet, rejoignant Turgot, récuse l'idée que ce droit puisse "régler pour un temps indéfini, la forme, l'emploi qu'on doit en faire [de cette propriété]. Toute fondation, toute propriété appartenant à un corps, à une communauté, doit être à la disposition de l'Etat quant à la manière d'en jouir et de l'employer"
Enfin il est notoire, car Condorcet l'a ecrit partout... et notamment dans les Cinq Rapports et dans l'Esquisse, qu'il etait partisan de laisser les parents libres de choisir le type d'enseignement, religieux ou non, qu'ils voulaient pour leurs enfants.
Alors dire qu'il etait contre l'enseignement prive est un autre contresens et la lecture de l'un quelconque de ces textes ne permet pas de laisser planer le moindre doute sur la-dessus.
Ecrit par : Cadichon | 29 février 2008
"Dobolino n'est pas convertie, Dobolino est résignée en l'état actuel."
Tiens, vous avez rangé Hugo pour lire César? Ou vous vous prenez pour Alain Delon? Les "Oedipe mal résorbés" comme vous dites, ca fait du mal. Si ca fait se prendre pour la Passionaria dans la vie future, c'est sûr qu'il faut les soigner vite.
Si vous n'avez pas vu le premier message que je vous adressais, cherchez dans cette page le mot "Peron" (oui, avec un seul r), vous tomberez tout de suite dessus. Rassurez-vous, mes attaques ne sont pas gratuites, elles viennent d'une sale connerie que vous avez dite. Deux messages pour une connerie, ça va, c'est bien payé.
Ecrit par : Gibraltar | 29 février 2008
Dobolino a écrit : "Puis, après tout, y'a plein de cours magistraux qui peuvent s'enregistrer pour être rediffusés pendant trente ans à tous les étudiants de France.
Le gars qui fait un cours sur le Niebelungs'Lied à Metz peut très bien être, en direct, image et son, diffusé en temps réel sur tout l'espace francophone, non? Une fois ce cours enregistré, il ne va pas se modifier tous les ans au vu des progrès réalisés en la matière?"
De nombreux "cours" universitaires sont déjà disponibles sur internet. Parfois avec accès restreint mais pas toujours (voir ens diffusion, utls, etc.)
Comme partout dans la noosphère, ce sont les cartes et les indicateurs qui manquent ou qu'il faut savoir lire... Le crétin plongé dans un savoir ainsi étalé façon isotrope reste un crétin. Voire s'enfonce encore un peu plus (voyez l'apprenant de base actuel "cherchant de l'information" sur glouglou)
Devant la question "de la noosphère as tu les clés?", beaucoup resteront exsangues.
Parmi les heureux épargnés, celles et ceux qui auront eu une éducation de base très classique c'est à dire très structurée.
Quant au cours intemporel (style "cours sur le Niebelungs'Lied à Metz"), je reste songeur devant le spectacle d'un groupe de zapprenants la mécanique en visionnant Newton dont les principia mathematica auraient été enregistrés direct live (en latin et avec toute les figures géométriques).
Quelles sont les caractéristiques d'un "cours" éligible à l'intemporalité (dans le fond et dans la forme) ?
Bonjour chez vous.
Ecrit par : dugong | 29 février 2008
J'écrivais "Parmi les heureux épargnés, celles et ceux qui auront eu une éducation de base très classique c'est à dire très structurée."
Peut être pourrait-on dire aussi que les bénéficiaires d'une éducation de base très classique sont les épargnants de leurs futures connaissances.
Ecrit par : dugong | 29 février 2008
Concernant "l'affaire Fleury", il s'agirait avant tout de savoir s'in s'est rendu coupable d'actes délictueux; cela relève de la justice et, à ce que je sache, le GUD n'y allait pas avec le dos de la cuiller en ce qui concerne le matraquage. Ceci-dit, à ce compte-là, ne faisons pas deux poids, deux mesures: demandons aussi des comptes à Madelin, Longuet et Devedjian.
Si les cours en ligne se multiplient, (ce qui menace dans certains cas avec "claroline"), il n'y aura bientôt plus de questions à se poser sur le passé des professeurs, vu qu'il n'y aura plus de professeurs.
"Enfin il est notoire, car Condorcet l'a ecrit partout... et notamment dans les Cinq Rapports et dans l'Esquisse, qu'il etait partisan de laisser les parents libres de choisir le type d'enseignement, religieux ou non, qu'ils voulaient pour leurs enfants.
Alors dire qu'il etait contre l'enseignement prive est un autre contresens et la lecture de l'un quelconque de ces textes ne permet pas de laisser planer le moindre doute sur la-dessus."
Ecrit par : Cadichon | 29 février 2008
Pouvez-vous nous redire où en était le "service public d'éducation" du temps de Condorcet, et depuis combien de temps sévissait, à l'époque, la loi de séparation de l'église et de l'état?
;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 29 février 2008
"Pour apprendre ce qu'est le liberalisme, dont les principes fondateurs sont toujours et plus que jamais valables, il vaut beaucoup mieux LIRE ces deux complices, dans leur jus, et non ce qu'en racontent les anti-liberaux comme Michea...."
"...La formule est moins brillante que celle de "la main invisible" d'Adam Smith (qui ne publiera La richesse des nations qu'en 1776, alors que L'Eloge date de 1759)."
Ecrit par : Cadichon | 29 février 2008
"Le commerce, qui devrait naturellement être un trait d'union, un lien d'amitié entre les nations, entre les individus, est devenu la cause qui produit le plus de discorde et d'animosité. L'ambition capricieuse des rois et des ministres n'a pas été, durant ce siècle et le précédent, plus fatale à la tranquillité de l'Europe que la jalousie mal placée des marchands et des fabricants. La violence et l'injustice de ceux qui gouvernent les hommes sont des maux anciens auxquels, j'en ai peur, la nature des affaires humaines ne permet guère d'envisager de remède. Mais la rapacité médiocre, l'esprit de monopole des marchands et des fabricants, qui ne gouvernent pas et ne devraient pas gouverner les hommes, s'ils ne peuvent sans doute être corrigés, peuvent être très facilement empêchés de troubler la tranquillité des hommes, sinon la leur."
Adam Smith, Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations, livre IV, chapitre 3.
Exactement ce que vous pensez, n'est-ce pas, Cadichon ?
Ecrit par : Cyrano | 29 février 2008
Rassurez-vous, mes attaques ne sont pas gratuites, elles viennent d'une sale connerie que vous avez dite. Deux messages pour une connerie, ça va, c'est bien payé.
Ecrit par : Gibraltar | 29 février 2008
Il peut m'arriver de mal m'exprimer...
"sale connerie" n'est pas trop mon genre mais bon, peut-être. Plus probablement, vous avez été heurté par un de mes propos à l'emporte-pièce et avez mal compris ce que j'entendais et quels en étaient les motivations. C'est un défaut grave chez moi. De là à porter contre moi cette accusation de folie, très à la mode et dont on ne mesure plus la gravité!
Si c'est hors-sujet et que vous me gardez quelque rancœur, voici mon mail: [email protected] . Expliquez-vous, ce sera plus cohérent
Ecrit par : dobolino | 29 février 2008
On m'accuse de libéralisme, ultra, forcément ultra.
Ne le prenez pas mal, mais ça me fait doucement rire de recevoir des leçons d'économie de profs qui n'ont pas à affronter le marché du travail ni à satisfaire des clients puisque, faut-il le rappeler, leurs revenus sont in fine garantis par la coercition, le fisc et le loi (ce qui rend d'autant plus rigolo le coté libertaire de certains) et non par la gratification obtenue d'un client libre en échange d'un service rendu.
C'est une spécialité française, ces grands débats stratosphériques avec des mots en "isme" qui ronflent.
Peu m'importe à quel "isme" on me rattache : l'Education Nationale peut bien couler pavillon (rouge) haut, j'ai les moyens de mettre mes enfants dans la "bonne" école.
Egoïste, direz vous ? Pourquoi ? En quoi le fait de chercher la meilleure école pour ses enfants est-il égoïste ?
Au contraire, je ferai ainsi acte de grande générosité : je paierai des impots pour des écoles que je n'utiliserai pas. Plus "solidaire" que moi, y a pas !
Pour en revenir à notre débat sur la prétendue sélection par l'argent : rien n'est gratuit, il arrive simplement que d'autres payent pour vous. Faire payer les autres pour un service qu'on utilise, n'est-ce pas un tout petit peu du vol ?
Je ne vois vraiment pas pourquoi les étudiants ne participeraient pas au financement de leurs études : nous aurions peut-être moins de "spectateurs" en DEUG d'histoire de l'art précolombien en Afrique occcidentale (c'est un nouveau DEUG, ça vient de sortir).
Les étudiants, sauf très précoces, sont censés avoir un âge où on s'assume. Financer ses choix fait partie de l'indépendance et de la responsabilité. Ca nous éviterait peut-être ces étudiants attardés, encore adolescents à 25 ans ayant essayé 3 voies différentes et satisfaits d'aucune.
Ecrit par : Franck Boizard | 29 février 2008
Quelles sont les caractéristiques d'un "cours" éligible à l'intemporalité (dans le fond et dans la forme) ?
Bonjour chez vous.
Ecrit par : dugong | 29 février 2008
Je pensais à des cours au-dessus du niveau bac+5, réalisés par des titulaires de chaire très spécialisés et rares, ce qui est justement le cas des spécialistes de littérature médiévale. S'ils font un cours à Harvard, Berlin ou Paris, on pourrait l'exploiter mieux sur dix à vingt ans ou même de façon instantanée. Bien sûr, ça n'aura jamais la qualité du corps à corps.
Dans le même ordre d'idée, mais sur une période plus courte vu la rapidité des progrès, je pense qu'un cours d'un spécialiste des cytokines doit pouvoir "tourner" au moins deux ans dans le monde entier avant d'être obsolète.
Certains cours excellents sont sous-exploités. En plus, déplacer l'image et le son réchauffe moins la planète et coûte moins cher en carburants que le déplacement des auditeurs.
Ecrit par : dobolino | 29 février 2008
Pouvez-vous nous redire où en était le "service public d'éducation" du temps de Condorcet, et depuis combien de temps sévissait, à l'époque, la loi de séparation de l'église et de l'état?
;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 29 février 2008
Mais avec grand plaisir mon cher Christophe. Et vous avez infiniment raison d'ecrire "redire" , car j'ai vraiment le sentiment de rabacher ce que j'ai deja ecrit maintes fois, depuis que j'interviens ici (oct 2006).
Permettez-moi de vous rappeler (apprendre?) tout d'abord que Condorcet fut le pere fondateur de l'ecole republicaine, et que son Projet d'Instruction publique fait de lui l'inventeur de ce que vous appelez le "service public d'éducation". Mais ( et c'est comme pour Totor et son Napoleon-le-petit) il faut connaitre un peu le contenu de l'oeuvre du "dernier philosophe des Lumieres" pour savoir qu'il avait ecrit les Cinq Memoires sur l'Instruction publique, bien avant que le projet qu'il presenta devant l'Asssemblee passe a la trappe a cause de l'entree en guerre de la jeune Republique-( avril92, de memoire pas le temps de verifier)
A quiconque cherche sincerement a comprendre ce qui est arrive a l'ecole, sa faillite, son naufrage, je m'evertue a en conseiller la lecture car il est clair qu'ils etaient previsibles. mais c'est vrai aussi de l'Esquisse et n'importe quelle biographie ( E.Badinder ou Keith Baker).Ces livres permettent de mesurer la prescience de Condorcet qui avait tout pense, et prevu, meme la nuisance des syndicats qui eux non plus n'existaient pas, mais dont il avait deja compris le pouvoir et la necessite de les empecher de prendre un pays en otage.
Ce mathematicien visionnaire avait entre autres compris non seulement la necessite de separer l'Eglise et l'Etat, une idee qui trottait deja depuis un bout de temps dans la tete d'un paquet de gens, notamment outre-Atlantique, mais aussi celle d'interdire aux deux de s'immiscer dans la marche de l'Instruction publique, pour ce qui est par exemple de la definition des programmes scolaires et du contenu des disciplines, afin d'instaurer une veritable neutralite de l'enseignement et garder l'ecole de tout endoctrinement, religieux ET civil.
Ce volet-la de son Projet n'a jamais vu le jour, Jules Ferry, Buisson et les autres ayant trop a coeur de faire de l'ecole la courroie de transmission leur republicanisme nationaliste (ou nationalisme republicain, comme vous voudrez) pour laver la honte de Sedan et de l'amputation de l'Alsace-Lorraine.
Ecrit par : Cadichon | 29 février 2008
Good news: Le vent tourne pour les Énarques!Ils sont enfin personna non grata dans le secteur prive
Bad news: ils resteronst dans (ou reintegreront) leur coprps d'origine...
A vos abris!
Le billet de Michel Schifres du 29 février.
Hier, le journal a annoncé une nouvelle proprement stupéfiante : les énarques ont de plus en plus de mal à trouver du travail dans le secteur privé. Ils sont maintenant contraints de se délocaliser dans leur douar d'origine, l'État. Cette évolution est d'autant plus considérable que l'énarchie, exception française enviée par le monde entier qui ne la pratique pas, a longtemps bénéficié d'un exceptionnel prestige chez nos concitoyens. Puis le temps de la disgrâce est venu, confirmant un de nos traits de caractère, à savoir la versatilité de nos amours et l'imprévisibilité de nos passions. Les énarques vont donc à nouveau œuvrer dans la haute administration, concoctant arrêtés et règlements, imaginant avec gourmandise les solutions les plus ingénieuses et les moins pratiques. Ouf, nous serons en terrain connu.
[email protected]
Ecrit par : Cadichon | 29 février 2008
Good news: Le vent tourne pour les Énarques!Ils sont enfin personna non grata dans le secteur prive
Bad news: ils resteronst dans (ou reintegreront) leur coprps d'origine...
A vos abris! ( Cadichon)
Etrange cet étiquetage systématique! L'énarque n'est pas une espèce à soi seule et il y en a de fort bien! Pas de quoi se réjouir. Et on connaît un paquet de non-énarques qui font des choses fort discutables. Quelle haine des élites! Et puis le vent re-tournera!
Ecrit par : Sanseverina | 29 février 2008
etrange incapacite a me donner au moins le benefice du doute: Je ne suis pas une complete idiote qui ne sait pas qu'il y a des enarques tres competents. Surtout quand on me connait un peu. Je suis aussi bien placee pour savoir que mes amis et condisciples enarques sont les premiers a dire que tous ceux ( une majorite quand meme) qui ne savent gerer qu'une seule chose, leur carriere, et vivent comme des satrapes, font rejaillir l'opprobre sur leur corps tout entier .
Incroyable d'avoir a faire cette mise au point qui tombe sous le sens.
Decidement c'est le jour!
Ecrit par : Cadichon | 29 février 2008
(se) justifier sans cesse n'est il pas une des condamnations que s'infligent les modernes prosélytes (et aussi certaines élites de la prose moderne) ?
Ecrit par : dugong | 29 février 2008
Enfin il est notoire, car Condorcet l'a ecrit partout... et notamment dans les Cinq Rapports et dans l'Esquisse, qu'il etait partisan de laisser les parents libres de choisir le type d'enseignement, religieux ou non, qu'ils voulaient pour leurs enfants.
Alors dire qu'il etait contre l'enseignement prive est un autre contresens et la lecture de l'un quelconque de ces textes ne permet pas de laisser planer le moindre doute sur la-dessus.
Ecrit par : Cadichon | 29 février 2008
Je renvoyais dans mon message à un discours, non à une oeuvre, discours qui est sans aucune ambiguïté :
"La Constitution, en reconnaissant le droit qu'à chaque individu de choisir son culte, en établissant une entière égalité entre tous les habitants de la France, ne permet point d'admettre, dans l'instruction publique, un enseignement qui, en repoussant les enfants d'une partie des citoyens,détruirait l'égalité des avantages sociaux (...)".
Par enseignement "privé", je me référais à la situation actuelle qui voit l'enseignement catholique "concourir" à égalité de traitement au service public d'éducation.
Ecrit par : Victor | 29 février 2008
L'enseignement catholique est si peu catholique aujourd'hui que nul n'y est obligé de suivre le catéchisme, ni de communier, et qu'on y voit de plus en plus de musulmans dont les parents souhaitent échapper à la carte scolaire.
Ecrit par : yann | 29 février 2008
Mais Cadichon, vous êtes de mauvaise humeur ou quoi? Je n'ai jamais dit que vous étiez stupide. Mais dire que c'est une bonne nouvelle d'apprendre que les énarques seraient "persona ( un seul "n") non grata" dans le privé est tout de même discutable. Et l'on entend partout tellement de critiques à l'égard des énarques. Que ces gens-là pensent beaucoup à leur carrière, soit. Qui ne le fait pas? Et quelle différence avec les cadres du privé?
Ecrit par : Sanseverina | 29 février 2008
S'ils font un cours à Harvard, Berlin ou Paris, on pourrait l'exploiter mieux sur dix à vingt ans ou même de façon instantanée.
Ecrit par : dobolino | 29 février 2008
Voire plus.
Relire pour s'en convaincre les cours de littérature de Vladimir Nabokov.
Une merveille.
Ecrit par : yann | 29 février 2008
Mais dire que c'est une bonne nouvelle d'apprendre que les énarques seraient "persona ( un seul "n") non grata" dans le privé est tout de même discutable.
Ecrit par : Sanseverina | 29 février 2008
Est-ce d'ailleurs une si bonne nouvelle que ça ?
Dans le privé, ils ne nuisent qu'à l'entreprise, dans le public, ils nuisent à tous (quand ils nuisent, ne me faites pas un procès en 'haine des élites", mais il faut reconnaître que quand ils nuisent, ils nuisent abondamment).
Ecrit par : yann | 29 février 2008
@ M. Boizard, libéralo-interventionniste :
"la gratification obtenue d'un client libre en échange d'un service rendu." ; s'il vous plaît, pas ici !
Epargnez-nous votre couplet sur la prétendue liberté d'un commerce qui met en coupe réglée l'Etat et ses ressources ! Le capitalisme français et son "esprit d'entreprise", c'est comme une certaine poupée qui crie maman quand on la touche...
"j'ai les moyens de mettre mes enfants dans la "bonne" école".
...moyens financiers, certes, quant aux autres ? Vous resterez dépendant de ce qu' "on" voudra bien vous en dire et de ce qu'"on" voudra bien y enseigner.
Vous pouvez aussi vous gausser du "DEUG d'histoire de l'art précolombien en Afrique occcidentale (c'est un nouveau DEUG, ça vient de sortir)", je ris pour ma part assez souvent des "sciences économiques" : dernier en date sur France-Info, le bilan des "recommandations d'investissement" d'un analyste financier, bouffi d'orgueil comme il se doit, qui se rapprochait de l'équilibre des gains et pertes. Le fayot de service, soudainement inspiré, concluait brutalement : "mais M. x, finalement, on se rapproche des lois du hasard ?"
Gardez votre "liberté" et laissez aux autres celle de faire autant de DEUG qu'ils le peuvent !
Ecrit par : Victor | 29 février 2008
L'enseignement catholique est si peu catholique aujourd'hui que nul n'y est obligé de suivre le catéchisme, ni de communier, et qu'on y voit de plus en plus de musulmans dont les parents souhaitent échapper à la carte scolaire.
Ecrit par : yann | 29 février 2008
Certes, c'est pourquoi je préfère utiliser le terme "privé" qui correspond mieux à une école de la ségrégation sociale par l'argent...
Ecrit par : Victor | 29 février 2008
L'histoire des idees economiques et politiques classe clairement Condorcet et Turgot parmi les precureurs du liberalisme.
Permettez-moi de vous rappeler (apprendre?) tout d'abord que Condorcet fut le pere fondateur de l'ecole republicaine...
Cadichon
Cadichon voit des pères fondateurs un peu partout...Avec elle on peut dire que le principe du père ou de causalité, voire de Raison n'est pas mort!
Ecrit par : marigot | 29 février 2008
"analyste financier, bouffi d'orgueil "
Ecrit par : Victor | 29 février 2008
N'est-ce pas, en effet, un bel exemple de pléonasme?
Cadichon, vous nous aviez effectivement déjà dit tout ça. Et j'ai (très) mal posé ma question. Que pensez-vous que dirait Condorcet, aujourd'hui, s'il avait les moyens de revenir, en voyant l'oeuvre de notre omniprésident qui se veut ultra-libéral, (quand il pense que ça l'arrange, en tous cas. Voir, récemment, l'affaire Mittal). Et du toilettage prévisible, (voulu, en tous cas), qu'il veut faire subir à la loi de 1905?
P.S.: Vous n'avez pas répondu à l'excellent message de Cyrano.
Ecrit par : Christophe Sibille | 29 février 2008
J'ajouterai, à l'adresse de Cadichon, (et pour rebondir sur les messages de Marigot et de Cyrano), qu'il est assez facile pour un quidam disposant d' un minimum de sens de la réthorique, de faire cadrer tout ou partie des idées de tel ou tel grand personnage de l'histoire avec les siennes propres. Après tout, Condorcet n'est plus là pour se défendre.
Ecrit par : Christophe Sibille | 29 février 2008
"Les étudiants, sauf très précoces, sont censés avoir un âge où on s'assume. Financer ses choix fait partie de l'indépendance et de la responsabilité.", écrit ce bon Franck Boizard, et je suis entièrement d'accord lui.
Il faut donc commencer par interdire à tous ces parents qui en ont les moyens (comme lui) de financer les études de leurs chers petits. Ils doivent prendre conscience qu'en agissant ainsi, ces malheureux mutilent gravement leur progéniture, les privant à tout jamais d'"indépendance" et de "responsalibilité".
Ecrit par : Cyrano | 29 février 2008
Dans le droit fil du fil, encore Condorcet, un "libéral" comme je les aime :
"Dans ces quatre degrés d'instruction, l'enseignement sera totalement gratuit (...) Il ne pourrait cesser d'être gratuit sans établir une inégalité favorable à la classe la plus riche, qui paye des contributions à proportion de ses facultés, et ne payerait l'enseignement qu'à raison du nombre d'enfants qu'elle fournirait aux écoles secondaires (...) C'est un moyen (...) de diminuer cette inégalité qui naît de la différence des fortunes, de mêler entre elles les classes que cette différence tend à séparer."
... et, n'en déplaise à M. Boizard, l'Université doit : "Chercher à former des hommes instruits, et non des hommes habiles"
Ecrit par : Victor | 29 février 2008
Il faut donc commencer par interdire à tous ces parents qui en ont les moyens (comme lui) de financer les études de leurs chers petits. Ils doivent prendre conscience qu'en agissant ainsi, ces malheureux mutilent gravement leur progéniture, les privant à tout jamais d'"indépendance" et de "responsalibilité".
Ecrit par : Cyrano | 29 février 2008
Pan !
Comment dites-vous déjà ? "A la fin de l'envoi, je touche..." ?
Ecrit par : Victor | 29 février 2008
Certes, c'est pourquoi je préfère utiliser le terme "privé" qui correspond mieux à une école de la ségrégation sociale par l'argent...
Ecrit par : Victor | 29 février 2008
Moi aussi, je préfère le terme "privé", mais concernant la "ségrégation" par l'argent, il va falloir revenir à l'affaire de l'Ecole Alsacienne, et aux tarifs très variables des écoles privées, et là, j'ai un peu la flemme.
Cherchez dans les archives, mars ou avril 2007.
Ecrit par : yann | 29 février 2008
M. Boizard, libéralo-interventionniste [..] : s'il vous plaît, pas ici !
Ecrit par : Victor | 29 février 2008
Et pourquoi pas ?
Nous ne sommes pas sur le site d'ATTAC, ou du parti des travailleurs, que je sache.
Ecrit par : yann | 29 février 2008
A part ça, bourses au mérite, oui, trois fois oui, avec des conditions de ressources qui évitent à des "gosses de riches" (des bourgeois, ça se dit encore ?) de cumuler pognon familial et bourse, ça devrait contenter tout le monde, comme propositioon ?
Je rebondis sur un message de Cadichon :
"Donc critere de selection pour acces aux bourses: pas de concours mais examen, celui du seuil de revenus et du dossier scolaire, le seul moyen de recompenser les enfants defavorises qui bossent dur.
Ecrit par : Cadichon | 28 février 2008 "
L'examen du dossier scolaire pour décider des admissions en prépa, IUT, BTS, écoles d'ingénieurs post-bac, etc., existe déjà, et ça s'appelle ... un concours.
Tout simplement parce qu'il y a un nombre de places limité et qu'on prend les meilleurs.
Bourrer les amphis n'est sûrement pas la meilleure façon de valoriser l'enseignement universitaire.
Pour finir, mille fois d'accord avec Sanseverina (je crois), il faut D'ABORD sauver les filières professionnelles et arrêter de les confondre avec des poubelles.
Ecrit par : yann | 29 février 2008
Est-ce d'ailleurs une si bonne nouvelle que ça ?
Dans le privé, ils ne nuisent qu'à l'entreprise, dans le public, ils nuisent à tous (quand ils nuisent, ne me faites pas un procès en 'haine des élites", mais il faut reconnaître que quand ils nuisent, ils nuisent abondamment).
Ecrit par : yann | 29 février 2008
C'est bien vrai, camarade Yann-Olivier!
Ecrit par : Sanseverina | 29 février 2008
M. Boizard, libéralo-interventionniste [..] : s'il vous plaît, pas ici !
Ecrit par : Victor | 29 février 2008
Et pourquoi pas ?
Nous ne sommes pas sur le site d'ATTAC, ou du parti des travailleurs, que je sache.
Ecrit par : yann | 29 février 2008
Yann, ne soyez pas de mauvaise foi et citez entièrement ce qui précède le "pas ici" !
Ecrit par : Victor | 29 février 2008
Je ne voudrais pas insister (bêtement, forcément bêtement. La honte me monte au front d'oser m'adresser à tant d'esprits supérieurs), mais c'est un fait que vous pouvez expérimenter tous les jours : le commerce est libre en France (étonnant, non ?) sauf où il y a un monopole protégé par l'Etat.
Quand on parle d'instruction gratuite, ça n'existe pas : l'instruction coûte, il faut bien que quelqu'un paye, toute la question est de savoir qui.
Les parents qui choisissent de financer les études de leurs petits sont libres de le faire ou pas et suivant les modalités qu'ils veulent ou qu'ils peuvent.
Par contre, le contribuable n'est pas libre de ne pas payer les impots qui vont à l'EN et n'en contrôle pas l'usage.
Je suis sans doute idiot, mais, à mes yeux, ça fait une sacrée différence.
Et puis, au fond, tout cela est pour la beauté du débat : il y a fort à parier, si rien de radical n'est fait, que l'Etat français fera banqueroute avant 2020.
La privatisation de l'instruction viendra dans les pires conditions : non pas par choix mais sous la pression de l'urgence financière.
Dans le malheur de pays, il y aura cette scène cocasse où le président du FMI, un certain DSK, demandera au président français de réduire les effectifs de la fonction publique de la moitié ou du tiers en échange de son aide.
Nous relirons alors les discussions d'aujourd'hui avec beaucoup de nostalgie.
Ecrit par : Franck Boizard | 29 février 2008
"Par contre, le contribuable n'est pas libre de ne pas payer les impots qui vont à l'EN et n'en contrôle pas l'usage."
Ecrit par : Franck Boizard | 29 février 2008
Nous vivons bien dans le même pays ? Où avez-vous vu que le contribuable ne contrôlait pas l'impôt ? Ne sommes-nous pas en démocratie et le contribuable n'est-il pas aussi l'électeur ?
Pour ce qui est de la "banqueroute", je vous propose un autre scénario : revenir à la justice fiscale dont rêvait Condorcet qui, n'en doutons pas, remplira les caisses susdites. Quelques-uns devront renoncer à leur 4° Porsche ou revenir à une robinetterie en inox sur leur yatch mais après tout même Louis XIV a vendu l'argenterie de Versailles !
Ecrit par : Victor | 29 février 2008
Si je n'ai pas malenconreusement sauté un post ou deux, je constate que personne ici n'a pris le problème du coût moyen d'un étudiant et d'une éventuelle sélection à l'entrée à l'université par l'autre bout de la lorgnette.
L'étudiant coûte cher, soit! mais coûte-t-il plus cher qu'un jeune sans emploi?
Tout étudiant inscrit à l'université n'est pas un demandeur d'emploi. En outre, il augmente la proportion d'élèves français scolarisés dans le supérieur, ce qui est plutôt porteur et gratifiant pour les gouvernants. Enfin, il reste à la charge financière de ses parents. Si les charges s'alourdissent, les parents seront enclins à demander des comptes plus précis sur la qualité et l'efficacité de l'enseignement reçu ou à prier leur fainéant de cesser ses études pour rechercher un emploi, ce qui augmentera le nombre de demandeurs d'emploi et fera très mauvais genre.
Si on veut sélectionner à l'entrée, réduire les capacités d'accueil des filières qui ne mènent à rien, il va falloir mettre en place un service militaire ou civile de cinq ans, ce qui sera une autre technique pour masquer les difficultés d'entrée des jeunes dans le monde du travail.
Ecrit par : dobolino | 29 février 2008
Et une bonne guerre ?
Ecrit par : yann | 29 février 2008
"Enfin, il reste à la charge financière de ses parents. Si les charges s'alourdissent, les parents seront enclins à demander des comptes plus précis sur la qualité et l'efficacité de l'enseignement reçu ou à prier leur fainéant de cesser ses études pour rechercher un emploi"
Jusque là, c'est du pur bon sens, mais je suis moins d'accord sur la suite : "Si on veut sélectionner à l'entrée, réduire les capacités d'accueil des filières qui ne mènent à rien".
Encore une fois pourquoi faut-il qu'à l'Université "les filières mènent" à quelque chose ? Elle n'a pas été créée pour cela ! Plus de philosophie, de littérature médiévale, d'histoire romaine ?
Ecrit par : Victor | 29 février 2008
Les parents qui choisissent de financer les études de leurs petits sont libres de le faire ou pas et suivant les modalités qu'ils veulent ou qu'ils peuvent.
Par contre, le contribuable n'est pas libre de ne pas payer les impots qui vont à l'EN et n'en contrôle pas l'usage.
Je suis sans doute idiot, mais, à mes yeux, ça fait une sacrée différence.
Franck Boizard
Mon bon Boizard, vous raisonnez comme un tambour :
- Les parents qui n'ont pas d'argent sont en effet LIBRES de financer les études qu'ils veulent. Le seul problème, c'est qu'ils n'ont pas d'argent.
- L'honnête contribuable est LIBRE de ne pas payer les impôts qui vont à l'EN. Il lui suffit pour cela de devenir non-imposable en renonçant - librement - à ses revenus.
Ecrit par : Cyrano | 29 février 2008
"la gratification obtenue d'un client libre en échange d'un service rendu."
Voilà la partie qui manque, Victor. Est-ce si choquant ?
Je ne l'avais shuntée que pour faire de la place dans mon message.
C'est le "pas ici" qui me choque.
Ecrit par : yann | 29 février 2008
Il lui suffit pour cela de devenir non-imposable en renonçant - librement - à ses revenus.
Ecrit par : Cyrano | 29 février 2008
Ou en fraudant ?
Ecrit par : yann | 29 février 2008
Le seul problème, c'est qu'ils n'ont pas d'argent.
Ecrit par : Cyrano | 29 février 2008
Et les bourses ? (puisque c'est de ça qu'on parle)
Ecrit par : yann | 29 février 2008
«Où avez-vous vu que le contribuable ne contrôlait pas l'impôt ?»
Où ? En France ! Certes, il y a un contrôle en théorie, en pratique, c'est, disons, douteux.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_des_choix_publics
«revenir à la justice fiscale dont rêvait Condorcet qui, n'en doutons pas, remplira les caisses susdites. »
A mes yeux, «justice fiscale» est un oxymore. La fiscalité n'a rien de juste, jamais, elle est simplement le résultat d'un rapport de forces.
Votre solution est, pardonnez moi, idiote : la population à laquelle vous voulez vous attaquer est la plus mobile, la mieux conseillée. En trois ordres de virement internationaux, son patrimoine aura fui et vous n'aurez que du sable entre les doigts.
A moins bien sûr d'emprisonner les riches, mais je vous laisse volontiers ce genre de pratiques.
Pour revenir aux universités, mieux vaudrait faire payer les études ce qu'elles coûtent et mettre en place un vrai système d'aides (bourses et prêts) que de se réfugier dans le mensonge de la gratuité.
D'ailleurs, dans la sphère socio-économique, à l'exact contraire de la sphère privée, tout ce qui est gratuit est sans valeur ; ce qu'ont très bien compris les étudiants casseurs lors des manifestations contre le CPE.
Ils se seraient sans doute comportés autrement si ils avaient payé tout ou partie de l'université de leur poche : elle aurait eu de la valeur à leurs yeux.
Ecrit par : Franck Boizard | 29 février 2008
"Votre solution est, pardonnez moi, idiote : la population à laquelle vous voulez vous attaquer est la plus mobile, la mieux conseillée. En trois ordres de virement internationaux, son patrimoine aura fui et vous n'aurez que du sable entre les doigts."
Pas si sûr que cette vieille rengaine libérale soit appliquée (elle ne l'a d'ailleurs jamais été) : je tiens le pari !
"Pour revenir aux universités, mieux vaudrait faire payer les études ce qu'elles coûtent et mettre en place un vrai système d'aides (bourses et prêts) que de se réfugier dans le mensonge de la gratuité."
Pour y être inscrit sans en consommer les services, je n'avais pas remarqué la "gratuité" des universités... Par contre les bourses et prêts existent ; que voulez-vous en faire exactement dans le "rapport de forces" qui vous exalte ?
Ecrit par : Victor | 29 février 2008
Jusque là, c'est du pur bon sens, mais je suis moins d'accord sur la suite : "Si on veut sélectionner à l'entrée, réduire les capacités d'accueil des filières qui ne mènent à rien".
Encore une fois pourquoi faut-il qu'à l'Université "les filières mènent" à quelque chose ? Elle n'a pas été créée pour cela ! Plus de philosophie, de littérature médiévale, d'histoire romaine ?
Ecrit par : Victor | 29 février 2008
J'ai dit "si on"! Je n'ai pas dis que j'adhérais, loin de là!!!
Je vois et j'entends ce qui se propose, même si je le déplore autant que vous. Mon réparateur de télé antenniste vendeur d'électroménager a une maîtrise de lettres modernes et c'est un vrai plaisir que de faire appel à lui.
Ecrit par : dobolino | 29 février 2008
"Sélectionner par l'argent est le plus contre-productif de tous les systèmes, parce que personne ne peut croire que l'argent s'allie automatiquement à la dextérité intellectuelle. Que les facs puissent s'inventer des systèmes de bourse, pour financer les études des plus déshérités, je veux bien - même si pour cela elle vont quémander des fonds dans des entreprises quelque peu intéressées. Qu'on aille chercher l'argent là où il est, quitte à pré-vendre les compétences des étudiants issus de telle ou telle filière. Mais pas dans les poches des étudiants : il y en a que l'on devrait payer, au contraire, pour qu'ils viennent dans une fac. "
C'est juste un petit rappel du post de JPB pour rassurer Yann désespéré que je l'entraîne sur "le blog de ATTAC ou du Parti des Travailleurs"...
Ecrit par : Victor | 29 février 2008
"Pour revenir aux universités, mieux vaudrait faire payer les études ce qu'elles coûtent et mettre en place un vrai système d'aides (bourses et prêts) que de se réfugier dans le mensonge de la gratuité."
Dans un instant, mesdames et messieurs, Franck Boizard nous explique comment "mettre en place un vrai système" de bourses en supprimant les impôts qui permettent à l'Etat d'attribuer des bourses.
Ou bien, il n'envisage en vérité qu'un "vrai système" de prêts : le moyen le plus juste, en effet, qui permet aux étudiants pauvres de payer PLUS CHER leurs études que les étudiants riches (à moins qu'il ne s'agisse d'un prêt gratuit. Horreur !)
Ecrit par : Cyrano | 29 février 2008
"- L'honnête contribuable est LIBRE de ne pas payer les impôts qui vont à l'EN. Il lui suffit pour cela de devenir non-imposable en renonçant - librement - à ses revenus."
Ecrit par : Cyrano | 29 février 2008
Et, du même coup, ça lui évitera, à cet honnête contribuable, de financer indirectement les pertes imputables aux non-ventes des engins de mort assez couteux fabriqués par un de nos plus merveilleux chefs d'entreprise qui n'a jamais rien fait pour en arriver là, à part sortir des kouyes de son père, et par ailleurs-sombre ironie- grand défenseur de la méritocratie et pourfendeur de tout ce qui peut ressembler de loin à un fonctionnaire et, cerise sur le gâteau, directeur d'un quotidien national qu'on vend gratuitement dans les hôtels de luxe.
Plus libéral que lui, (tout en devant sa situation aux deniers publics, tout comme Seillière en son temps), tu meurs.
Ecrit par : Christophe Sibille | 29 février 2008
Mon réparateur de télé antenniste vendeur d'électroménager a une maîtrise de lettres modernes et c'est un vrai plaisir que de faire appel à lui.
Ecrit par : dobolino | 29 février 2008
Regrette-t-il cette maîtrise ? Fallait-il lui interdire ce parcours ?
Vous possédez une culture qui dépasse largement les compétences techniques du véto (même s'il vous reste des progrès à faire en trufficulture) et c'est bien !
Ecrit par : Victor | 29 février 2008
C'est juste un petit rappel du post de JPB pour rassurer Yann désespéré que je l'entraîne sur "le blog de ATTAC ou du Parti des Travailleurs"...
Ecrit par : Victor | 29 février 2008
Il vous faudra insister pour me désespérer !
Et je rappelle, puisque vous ne lisez pas tout, que je suis favorable à un système de bourses, avec conditions de ressources ET au mérite. Y compris pour étudier la littérature médiévale ou l'art précolombien.
Faire payer les études à leur juste prix, et parallèlement, instaurer un système de bourses pour compenser ? Pourquoi pas, à condition qu'il s'agisse d'un "opération blanche" pour les plus pauvres, et que ça ne soit pas une usine à gaz de plus.
Ecrit par : yann | 29 février 2008
Mon réparateur de télé antenniste vendeur d'électroménager a une maîtrise de lettres modernes et c'est un vrai plaisir que de faire appel à lui.
Ecrit par : dobolino | 29 février 2008
Regrette-t-il cette maîtrise ? Fallait-il lui interdire ce parcours ?
Vous possédez une culture qui dépasse largement les compétences techniques du véto (même s'il vous reste des progrès à faire en trufficulture) et c'est bien !
Ecrit par : Victor | 29 février 2008
Mais nous sommes d'accord, bougre-bigre!! Mon réparateur de télé est l'artisan le plus sain, le plus équilibré et il est le plus épanoui des hommes et c'est pour abonder dans votre sens que je le citais. De toute évidence, ses études de lettres l'ont enrichi et ont fait de lui l'honnête homme par excellence même si elles ne sont pas de première nécessité pour poser des antennes. Sur quel ton faut-il vous le dire que je suis d'accord fondamentalement avec vos propos sur les études?
Mon meilleur copain de promo a fait un DEUG d'histoire de l'Art après son diplome et a choisi comme sujet de thèse de doctorat L'animal dans l'œuvre de Chagall.
Ecrit par : dobolino | 29 février 2008
Pour en revenir aux vétos, Victor, ce ne sont pas des techniciens mais des spécialistes scientifiques qui doivent accueillir un public inquiet et malade et une bonne culture humaniste semble indispensable à l'exercice éclairé de toutes les professions médicales.
Ecrit par : dobolino | 29 février 2008
Mais, chère Dobolino, je vous taquinais...avec même un coup de truffe à la clé!
Ecrit par : Victor | 29 février 2008
Ah! J'avais pas compris...
Ecrit par : dobolino | 29 février 2008
Mon épouse, institutrice, a pour collègues une ex-pharmacienne, excellente plasticienne, et un ex-vétérinaire (eh oui !) qui honorent le corps enseignant.
Ecrit par : Victor | 29 février 2008
Cadichon
Cadichon voit des pères fondateurs un peu partout...Avec elle on peut dire que le principe du père ou de causalité, voire de Raison n'est pas mort!
Ecrit par : marigot | 29 février 2008
Cadichon a simplement eu la chance d'avoir reçu une éducation plus approfondie que la moyenne, pour raisons diverses et notamment une passion de l'histoire, tare familiale, virus héréditaire, qui permet de ne pas avoir la vision de trieur de lentilles ou de haricots secs (bean counter) qui afflige celui qui ne regarde pas plus loin que le bout de son nez, au mieux la pointe de ses chaussures.
Je ne peux donc qu'éprouver une immense commisération pour quiconque en est réduit par ignorance à nier que Condorcet soit le TOUT premier théoricien de l'école républicaine;
.
Pas reluisante la société infantilisée (bambinisée, disait Juliiard dans le Nl Obs cette semaine) à qui le terme et le concept même de père fondateur donne une crise d'urticaire. Ces malheureux n'ont sans doute pas pu régler leur complexe d'Oedipe et, quand le vide conceptuel les aspire, ils se rattrappent aux branches de la mauvaise foi et du manque d'humilité qui va de pair avec le refus de s'instruire.
Ecrit par : Cadichon | 29 février 2008
Aucun rapport avec la choucroute (peut-être avec le cassoulet), mais croyez-vous, Cadichon, que votre expression "bean counter" ait un rapport avec "to spill the beans", dont je cherche l'origine depuis déjà pas mal de temps ?
Ecrit par : yann | 29 février 2008
Regrette-t-il cette maîtrise ? Fallait-il lui interdire ce parcours ?
Vous possédez une culture qui dépasse largement les compétences techniques du véto (même s'il vous reste des progrès à faire en trufficulture) et c'est bien !
Ecrit par : Victor | 29 février 2008
Qu'il faille payer un peu pour les études de ses enfants, je ne suis pas contre. Non par idéologie mais par expérience. Les élèves et certains parents ne respectent que ce qu'ils paient un peu. On peut voir cela tous les jours dans un collège.
On peut faire dans le "gris" plutôt que dans le blanc ou dans le noir.
Il y a une marge réelle entre interdire l'accès à la fac à des étudiants parce que les parents sont pauvres et une gratuité absolue qui n'existe nulle part. Une entrée payante avec des droits relevés par rapport à ceux qu'on paie actuellement et un système de bourse efficace relève du bon sens. A condition qu'une sélection soit opérée à l'issue d'une première année ( de propédeutique, d'orientation...) Les études doivent aussi se mériter sinon on tombe dans le n'importe quoi actuel avec un niveau et des exigences pitoyables.
En revanche, à propos de l'exemple donné par Dobolino et discuté par Victor, pourquoi faire les choses dans cet ordre-là? Pourquoi permettre à des étudiants de traîner leurs basques à la fac en ne faisant rien ou si peu, en n'étant pas franchement concerné par leurs études, bref en étant là juste pour la sécu et les autres avantages ( et c'est vrai, il y en a plein les facs de lettres de ces zozos-là) et en coûtant cher à la société?
Le réparateur d'électro-ménager de Dobolino qui aurait envie de faire une maîtrise de lettres modernes après sa formation de réparateur devrait pouvoir la faire. Et là, nous aurions dans les facs des gens motivés qui choisiraient leurs études parce qu'ils auraient vraiment envie de les faire. Et il y a fort à parier que nous n'aurions plus ces masses de pseudo-étudiants qui se moquent de leurs cours et de leurs études et qui ne méritent pas de bénéficier de cours de lettres ou d'histoire médiévale.
Pourquoi faut-il en France que tout se joue entre 3 et 20 ans?
Pourquoi ne pas laisser une réelle possibilité de faire des études supérieures plus tard, de manière choisie et réfléchie à des gens qui plus jeunes ne"méritaient" pas ou n'étaient pas réellement attirés par la fac? Le tri se ferait alors à posteriori et de façon choisie. Et le coût serait moindre pour la société.
Pourquoi faut-il que les "jeux soient faits "définitivement quand on est très jeune. C'est moins le cas dans d'autres pays me semble-t-il, vous ne trouvez pas?
Ecrit par : Sanseverina | 29 février 2008
Spill the beans veut dire révéler un secret, se mettre à table, balancer, rien à voir avec les manches de lustrine et la visière qui donne une vision étriquée au plumitif
Ecrit par : Cadichon | 29 février 2008
Attention, Sanseverina, vous allez tout droit au chèque-éducation, là.
Ecrit par : catmano | 29 février 2008
Pourquoi ne pas laisser une réelle possibilité de faire des études supérieures plus tard, ....
Ecrit par : Sanseverina | 29 février 2008
Alors là, je suis pour à 200 %, mais comment faire, il faut bien gagner sa croûte, je vais déjà peiner à trouver le temps de faire mes 20 heures minimum réglementaires de formation continue dans l'année, alors faire les études de physique dont je rêve tout en faisant bouffer ma famille, expliquez moi comment je fais ? (idem pour le réparateur de télés qui n'est probablement pas aux 35 heures).
Ecrit par : yann | 29 février 2008
Spill the beans veut dire révéler un secret,...
Ecrit par : Cadichon | 29 février 2008
Le sens, je savais, mais pensez vous qu'il y ait un rapport entre les deux expressions quant à leur origine (en dehors des haricots, bien sûr) ?
Ecrit par : yann | 29 février 2008
Le réparateur d'électro-ménager de Dobolino qui aurait envie de faire une maîtrise de lettres modernes après sa formation de réparateur devrait pouvoir la faire.
Ecrit par : Sanseverina | 29 février 2008
Nuance: le réparateur d'électro-ménager avait pour ambition d'être prof de lettres à dix-huit ans et les moyens intellectuels pour suivre des études. J'ai cru comprendre que n'ayant pas les moyens financiers, il est devenu pion, ce qui a brisé dans l'œuf sa vocation!
D'ailleurs, j'ai eu des amis abandonnés par leur parents qui ont tenté de faire des études supérieures avec un job de nuit à côté. Ce n'est pas facile car vous savez bien que de vraies et sérieuses études supérieures sont un travail à temps plein, voir bien 50 heures par semaine. Travailler pendant les vacances, c'est jouable. Pendant l'année scolaire, c'est déraisonnable à part du baby-sitting le soir ou quelques heures de soutien scolaire.
Nous, on faisait de la pique! Mais bon, le genre une semaine à douze heures par jour= 8 à 9000 FF nets. J'ai des copains qui se sont ainsi payé leurs études, avec trois ou quatre semaines de pique par an.
Pique= prophylaxies des maladies bovines (brucellose, fièvre aphteuse, tuberculose)
Ecrit par : dobolino | 29 février 2008
je vais déjà peiner à trouver le temps de faire mes 20 heures minimum réglementaires de formation continue dans l'année,
Ecrit par : yann | 29 février 2008
Pour le coup, ne te prends pas la tête! Tu crois qu'ils vont retirer leur diplome à des vieux comme nous si on ne va pas en formation? C'est une usine à gaz de plus, comme la radioprotection.
Ecrit par : dobolino | 29 février 2008
Apparemment, vous n'avez toujours pas réalisé que les étudiants de faculté sont juste des demandeurs d'emploi en moins! Ils sont moins coûteux et au chaud! Ça fait plaisir à tout le monde et les vaches sont bien gardées.
Ecrit par : dobolino | 29 février 2008
Nous, on faisait de la pique! Mais bon, le genre une semaine à douze heures par jour= 8 à 9000 FF nets. J'ai des copains qui se sont ainsi payé leurs études, avec trois ou quatre semaines de pique par an.
Mon épouse a castré du maïs pendant des semaines depuis je ne dors plus que d'un oeil à ses côtés.
Ecrit par : Guillaume | 29 février 2008
Raymond Boudon a écrit «Pourquoi les intellectuels n'aiment ,pas le libéralisme». J'ai l'impression que ce blog est le TP du cours !
Cyrano peut bien me prendre pour un con, je n'en suis pas affecté outre mesure : l'Irlande était 20 % moins riche par tête de pipe que la France il y a 30 ans, elle est aujourd'hui plus riche, et, bizarrement, en appliquant des recettes libérales.
Et, bizarre, bizarre, c'est aussi ce que font les USA, la Grande -Bretagne, les Pays-Bas, la Suède (à sa manière), la Nouvelle-Zélande, l'Autriche, etc ...
Maintenant, il se peut que je n'ai rien compris (et que les étrangers soient aussi des cons), mais il faudra qu'on m'explique autrement qu'avec des «Ouh là là, un Satan libéral»..
Si vous me trouvez un système éducatif aussi bureaucratisé, étatisé et centralisé qu'en France qui puisse être cité en exemple de réussite (Cuba, peut-être ?), je m'engage à manger les oeuvres complètes d'Hayek (avec de la vinaigrette).
Ecrit par : Franck Boizard | 29 février 2008
Moi, qui croyais que vous préfériez le soufflé (recette socialiste).
Ecrit par : Guillaume | 29 février 2008
"- L'honnête contribuable est LIBRE de ne pas payer les impôts qui vont à l'EN. Il lui suffit pour cela de devenir non-imposable en renonçant - librement - à ses revenus."
Ecrit par : Cyrano | 29 février 2008
L'IRPP ne sert à rien, sinon à battre l'estrade. Le véritable impôt est bien évidemment la TVA (sans préjudice de son utilisation of course).
Ecrit par : Sergio | 29 février 2008
Apparemment, vous n'avez toujours pas réalisé que les étudiants de faculté sont juste des demandeurs d'emploi en moins! Ils sont moins coûteux et au chaud! Ça fait plaisir à tout le monde et les vaches sont bien gardées.
Ecrit par : dobolino | 29 février 2008
L'autre solution, à la mode en ce moment, étant de les mettre en prison, comme aux USA (2,3 millions de détenus !). Dans ce beau pays, un jeune noir sur neuf, responsable et autonome, a fait le libre choix d'être mis sous les verrous...
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/ameriques/20080229.OBS2795/un_homme_sur_cent_est_derriere_les_barreaux.html
Ecrit par : Cyrano | 29 février 2008
C'est en effet une solution, mais ça coûte plus cher.
Ecrit par : yann | 29 février 2008
C'est une usine à gaz de plus, comme la radioprotection.
Ecrit par : dobolino | 29 février 2008
Pour une fois que j'étais plein de bonne volonté, tu me casses mon enthousiasme (bon, n'exagérons rien, juste ma bonne volonté).
Comment tu gères ce truc, toi ? En t'asseyant dessus ?
(nota : pour la radio, c'est exactement ce que j'ai fait).
Ecrit par : yann | 29 février 2008
"Cyrano peut bien me prendre pour un con, je n'en suis pas affecté outre mesure : l'Irlande était 20 % moins riche par tête de pipe que la France il y a 30 ans, elle est aujourd'hui plus riche, et, bizarrement, en appliquant des recettes libérales."
Heureux d'apprendre que, grâce aux miraculeuses recettes néolibérales, les têtes de pipe irlandaise sont plus riches que les françaises. Qu'en est-il des êtres humains ? Les pauvres sont-ils moins pauvres ?
Les inégalités ne vous affectent-elles pas "outre mesure" ?
Oups ! J'oubliais qu'il n'y a pas d'inégalités, il n'y a juste que des différences.
Ecrit par : Cyrano | 29 février 2008
Maintenant, il se peut que je n'ai rien compris (et que les étrangers soient aussi des cons), mais il faudra qu'on m'explique autrement qu'avec des «Ouh là là, un Satan libéral»..
Ecrit par : Franck Boizard | 29 février 2008
Les pro et néo libéraux regardent les choses par le petit bout de leur lorgnette. Avec autant d'idées préconçues et de dogmatisme que les anti-libéraux, leurs ennemis supposés.
Mais si l'on regarde le monde occidental avec un peu plus d'objectivité, on voit bien que les Etats effectivement s'ils se retirent de la sphère sociale (et à quel prix?) par contre et surtout depuis septembre 2001 investissent massivement le champ sécuritaire et militaire. Quand on songe que la petite guerre des américains en Irak leur a déjà coûté 3000 milliards de dollars. Un investissement tout de même assez coûteux pour permettre à quelques compagnies pétrolières américaines d'exploiter et de commercialiser le pétrole irakien.
C'est un fait difficilement contestable, le libéralisme même le plus sauvage en appelle à toujours plus d'Etat. Dans tous les pays occidentaux se réclamant ou non du libéralisme les Etats sont contraints de renforcer leurs appareils pour faire face aux effets des politiques libérales à l'intérieur, comme à l'extérieur.
Les Etats néo-conservateurs et "libéraux"en réalité sont des Etats extrêment forts, omniprésents, tentaculaires, s'infiltrant profondément dans le tissu social et se préparant à des conflits et des guerres inévitables.
Ecrit par : marigot | 29 février 2008
Heureux d'apprendre que, grâce aux miraculeuses recettes néolibérales, les têtes de pipe irlandaise sont plus riches que les françaises. Qu'en est-il des êtres humains ? Les pauvres sont-ils moins pauvres ?
Ecrit par : Cyrano | 29 février 2008
La durée moyenne du travail, pour l'ensemble des emplois à temps complet et à temps partiel, est de 32 heures par semaine en Grande Bretagne , et de 36,28 heures en France (en 2005)
Ainsi, les français travaillent quatre heures de plus que les anglais chaque semaine.
Au cours des 15 dernières années il y a eu plus de création d'emplois en france qu'en Grande Bretagne.
Ecrit par : marigot | 29 février 2008
Moi, qui croyais que vous préfériez le soufflé (recette socialiste).
Ecrit par : Guillaume | 29 février 2008
Celui qui dégonfle plus vite que son ombre?
Ecrit par : dobolino | 29 février 2008
C'est une usine à gaz de plus, comme la radioprotection.
Ecrit par : dobolino | 29 février 2008
Pour une fois que j'étais plein de bonne volonté, tu me casses mon enthousiasme (bon, n'exagérons rien, juste ma bonne volonté).
Comment tu gères ce truc, toi ? En t'asseyant dessus ?
(nota : pour la radio, c'est exactement ce que j'ai fait).
Ecrit par : yann | 29 février 2008
Je m'asseois carrément dessus radioprotection et formation professionnelle. Après les coups pendables qu'ils m'ont fait, ils n'ont pas intérêt à la ramener sinon je sors le Mauser que mon beau-père a ramené du maquis!
Ecrit par : dobolino | 29 février 2008
La sélection par le fric ? Tout dépend des facs, des filières et des attentes des étudiants. Si l’on s’intéresse à l’économie, on ne s’inscrit pas à Dauphine. On s’inscrit à l’Institut d’économie industrielle de Toulouse. Quand on s’inscrit à Dauphine, c’est qu’on veut gagner beaucoup de fric dans le commerce et le management. Pourquoi ne pas demander alors aux étudiants de payer une (faible) partie de leurs études puisqu’ils considèrent celles-ci comme un investissement ? De toute façon, les tarifs pratiqués par Dauphine sont ridiculement bas et ces diplômés n’iront pas très loin dans le monde des affaires. Il vaudrait mieux qu’ils s’inscrivent à la Harvard Business School. Ça coûte 69 840 dollars par an. Mais à la sortie, on gagne 152 733 dollars par an. Autrement dit, deux années d’études sont remboursées par un an de salaire : la ratio est excellent et toutes les banques sont prêtes à avancer les sommes nécessaires.
Ce cas est à distinguer des études « qui ne mènent à rien », qu’elles soient scientifiques (y compris la vraie économie) ou littéraires. La sélection par le mérite s’impose alors. Mais comme l’a très bien vu Dobolino, ce n’est pas rentable. Un étudiant coûte beaucoup moins qu’un chômeur. Les universitaires – qui se lamentent pourtant de la baisse de niveau – ne veulent pas non plus de la sélection. Car s’ils ont moins d’étudiants, ils ont moins de crédits et moins de postes. Leurs cours eux-mêmes sont en danger. Bref, la massification à bas prix arrange tout le monde. Sur ce point, Cadichon a raison : rien ne vaut les eaux glacées du calcul égoïste.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 29 février 2008
Celui qui dégonfle plus vite que son ombre?
Il voudrait bien...
Ecrit par : Guillaume | 29 février 2008
Si vous me trouvez un système éducatif aussi bureaucratisé, étatisé et centralisé qu'en France qui puisse être cité en exemple de réussite (Cuba, peut-être ?), je m'engage à manger les oeuvres complètes d'Hayek (avec de la vinaigrette).
Ecrit par : Franck Boizard | 29 février 2008
Cuba bien sûr mais aussi les "systèmes " scandinaves en général qui consacrent à l'éducation une part de PIB supérieure à celle de la France ; je crois que le Danemark y consacre 1% de PIB en plus (7% ou à peu près). Personne ne nie leur réussite.
Bon appétit !
Ecrit par : Victor | 29 février 2008
Mais comme l’a très bien vu Dobolino, ce n’est pas rentable. Un étudiant coûte beaucoup moins qu’un chômeur. Les universitaires – qui se lamentent pourtant de la baisse de niveau – ne veulent pas non plus de la sélection. Car s’ils ont moins d’étudiants, ils ont moins de crédits et moins de postes. Leurs cours eux-mêmes sont en danger. Bref, la massification à bas prix arrange tout le monde. Sur ce point, Cadichon a raison : rien ne vaut les eaux glacées du calcul égoïste.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 29 février 2008
Ce n'est pas un scoop! Dobolino n'a rien d'une visionnaire. Je suis certaine que même Bourdieu aurait été d'accord avec ce diagnostic. En URSS, y'avait 4 ans ou cinq de service militaire pour les mêmes raisons.
Ecrit par : dobolino | 29 février 2008
Non seulement un étudiant coûte moins cher à la société qu'un demandeur d'emploi, mais ça fait plus propre sur soi pour la Nation et ça remonte le moral des ménages d'apprendre que 2007 est un bon cru et que les bacheliers n'ont jamais été aussi nombreux.
Posons le problème:
1) combien de demandeurs d'emploi?
2) combien d'étudiants du supérieur
3) quel pourcentage de ces étudiants perdent leur temps à poursuivre des études qu'ils ne rattraperont jamais?
1+3= ?????
Ça fera du mal au 1) et le moral des ménages plongera, la consommation avec, et le CAC40 aussi
Donc nos jeunes sont très bien à la fac de la poudre aux yeux!
Ecrit par : dobolino | 29 février 2008
"Mais à la sortie, on gagne 152 733 dollars par an."
Quelle précision!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Ecrit par : Hervé | 29 février 2008
Devant la question "de la noosphère as tu les clés?", beaucoup resteront exsangues.
Ecrit par : dugong | 29 février 2008
Expédions nos étudiants excédentaires dans les Carpates. Ca leur fera les pieds.
Ecrit par : murnau | 29 février 2008
«Personne ne nie leur réussite.» Bon, je ne suis pas sûr que ces pays soient aussi bureaucratisés que la France, mais, bon, j'ai déjà mangé la page de garde par acquis de conscience. Glups !
Pour retrouver un peu de sérieux, je n'arrive vraiment pas à comprendre ce qu'il y a de choquant à ce que des étudiants payent tout ou partie (substantielle) de leurs études.
Mais sa grandeur Cyrano me l'a bien fait comprendre : je suis bouché à l'émeri. Dont acte.
Bonne soirée à tous.
Ecrit par : Franck Boizard | 29 février 2008
Pour retrouver un peu de sérieux, je n'arrive vraiment pas à comprendre ce qu'il y a de choquant à ce que des étudiants payent tout ou partie (substantielle) de leurs études.
Ecrit par : Franck Boizard | 29 février 2008
C'est effectivement une tendance qui se dessine depuis un certain nombre d'années. Mais bon le mieux dans ces cas-là c'est l'X ou la rue d'Ulm, ça simplifie le problème...
Ecrit par : Sergio | 29 février 2008
Veuillez trouver ci joint la nouvelle brochure de Christine Lagarde pour éduquer nos enfants d'école primaire à la mondialisation.
http://www.lamondialisation.fr/pdf/mondialisationCM2-ecran.pdf
Ecrit par : dobolino | 29 février 2008
Question de compréhension :
Zoé a-t-elle joué en réseau avec la petite malienne qui a récolté le coton de ses chaussettes ?
Ecrit par : Cyrano | 29 février 2008
Bah non, éh! T'es naïf, Cyrano?
http://www.faut-rire.com/politique/anne-roumanoff-le-couple-sarkozy-bruni.html
Ecrit par : dobolino | 29 février 2008
La mondialisation expliquée à nos élèves de collège, c'est là:
http://www.lamondialisation.fr/pdf/mondialisation3eme-ecran.pdf
Ecrit par : dobolino | 29 février 2008
«C'est effectivement une tendance qui se dessine depuis un certain nombre d'années. Mais bon le mieux dans ces cas-là c'est l'X ou la rue d'Ulm, ça simplifie le problème...»
J'ai fait toute ma scolarité dans le public et j'ai fini par atterrir dans une de ces «grandes» écoles que le monde entier, parait-il, nous envie.
Et je n'ai pratiquement rien payé comme frais de scolarité alors que j'étais sûr d'avoir emploi et bon salaire à la sortie.
Avec le recul, il me semble qu'il n'aurait pas été incongru que je paye bien plus.
Ecrit par : Franck Boizard | 29 février 2008
Rubrique "que sont-ils devenus ?"
Comme le code de bonne conduite des multinationales tardait quelque peu à se mettre en place, la petite malienne, qui rêvait de pouvoir jouer, elle aussi, aux jeux vidéo, est venue tenter sa chance en France, pays qui n'attire pas que des investissements étrangers.
Elle séjourne actuellement avec ses parents dans le centre de rétention pour immigrés clandestins de Nîmes, aux frais de l'honnête contribuable français.
Zoé, quant à elle, vend ses chaussettes sur e-bay.
Ecrit par : Cyrano | 29 février 2008
Ecrit par : au boulot | 29 février 2008
Bonne soirée à tous.
Ecrit par : Franck Boizard | 29 février 2008
... je n'ai pratiquement rien payé comme frais de scolarité alors que j'étais sûr d'avoir emploi et bon salaire à la sortie.
Avec le recul, il me semble qu'il n'aurait pas été incongru que je paye bien plus.
Ecrit par : Franck Boizard | 29 février 2008
Franck Boizard, pris de remords, ne parvenait pas à trouver le sommeil ce soir-là...
Ecrit par : Cyrano | 29 février 2008
Avec le recul, il me semble qu'il n'aurait pas été incongru que je paye bien plus.
Ecrit par : Franck Boizard | 29 février 2008
Pourquoi pas ? Tout système bien conçu est recevable. Mais concrètement :
- ou il faut que les parents puissent se le permettre ;
- ou il faut que l'étudiant, simultanément, travaille : mélange de genres qui semble un peu aride. En outre, tout le monde n'est alors pas logé à la même enseigne, ce qui n'est guère cohérent.
On rétorquera que c'est la vie : mais non, justement, ensuite il y a toute la vie pour cela...
Ecrit par : Sergio | 29 février 2008
Attention, Sanseverina, vous allez tout droit au chèque-éducation, là.
Ecrit par : catmano | 29 février 200
La diabolisation du cheque-education que Madelin proposait, il y a plus de 20 ans...est propre a une France autiste, qui choisit d'ignorer vertueusement le succes grandissant qu'il connait dans les quartiers les plus defavorises des US. Il est en train de s'y propager, coupant l'herbe sous le pied de toutes les bonnes consciences de gauche, et notamment des syndicats d'enseignants, derniers quarterons de porte- enseignes du pedagogisme, avec descente du nombril garantie.
Pas de pot! les glavioteux du bambinisme se sont fait griller au poteau par une proposition qui pluralise les choix, qui introduit la concurrence entre ecoles publiques, et provoque une hausse de niveau et d'exigences, sensible chez les enseignants comme chez les eleves, et que nient tout aussi farouchement que chez nous les inconditionnels de l'egalitarisme. Celui-ci a amplement demontre , chez nous depuis trente ans et chez eux depuis pres d'un siecle, qu'il creuse les inegalites au lieu de les reduire, mais ils tiennent bon, arguant, eux aussi, de la purete de leurs intentions!
Ils ont si copieusement investi leur salive sur le marche des idees bidons et tordues, des theories jamais verifiees aux falsifications ignorees, qu'il ne leur reste plus une goutte d'imagination pour endiguer la deferlante de l'illetrisme et de la violence scolaire.
Pathologique, cette detestation du liberalisme, si bien analysee effectivement par Boudon dans un bouquin cite plus haut et dont j'ai deja donne mains extraits ici.
Son propos est limpide: pour les adorateurs de Sainte Egalite, la chute du mur et la calamiteuse deconfiture consequente d'un empire sovietique a vocation eternelle, n'ont pas remis en cause l'ideologie totalitaire de reference. La nature ayant horreur du vide, une ideologie de substitution s'est promptement mise en place qui a repris de l'ancienne ses intentions virginales, transcendees par des vertus de justice sociale que rien n'est jamais venu corroborer,et ce n'est pas demain la veille qu'une telle chose arrivera!
Selon Boudon:
Les intellectuels de gauche, majoritaires dans les sciences humaines, ont:
-sacralise les schemas explicatifs de ce cher vieux Karl, au determinisme incompatibles avec ceux de la tradition liberale,
-et sacrifie au scientisme de la theorie utile (mais fausse, cf. Foucault) l'approche rationnelle, pragmatique, empirique, de la theorie liberale, propre aux sciences exactes.
Ce fut la rigueur du raisonnement mathematique qu'il appliquait a tous les domaines de sa reflexion, qui conduisit Condorcet, grand mathematicien, vers la doctrine liberale.
Boudon:"La tradition liberale a l'inconvenient de ne pas etre une ideologie", et de ne pas etre holiste... ce que Revel avait dit avant lui dans la Grance parade.
"Cedant au charme des schemas explicatifs implantes par les mouvements de pensee illiberale, bien des intellectuels en tirent l'idee que le liberalisme est un systeme detestable".
Par cette conclusion, Boudon souligne l'effet pervers des idees recues qui ont contribue a la stagnation economique de la France et a la destruction de son ecole.
Oui, l'exemple irlandais et tant d'autres, devraient susciter un minimum de questionnement sur les causes de nos propres echecs, et ne me parlez pas des fonds structurels, car la France a beneficie elle aussi des largesses de Bruxelles, mais sans en tirer la meme prosperite.
Ecrit par : Cadichon | 01 mars 2008
Yann écrit : "L'enseignement catholique est si peu catholique aujourd'hui que nul n'y est obligé de suivre le catéchisme"
Mais il reste catholique quand meme !
Et puis obliger qq'un à suivre des cours de catéchisme, non seulement ça se fait toujours (en particulier dans les écoles primaires), mais en plus je ne suis pas sûr que ce soit très moral (mais ca doit être légal).
Ecrit par : Jeremy | 01 mars 2008
"Pourquoi faut-il en France que tout se joue entre 3 et 20 ans?
Pourquoi ne pas laisser une réelle possibilité de faire des études supérieures plus tard, de manière choisie et réfléchie à des gens qui plus jeunes ne"méritaient" pas ou n'étaient pas réellement attirés par la fac?"
Le pire exemple en la matière : l'ENS, qui interdisait autrefois aux candidats de passer le concours s'ils avaient plus de 22 ans. Comme c'était une discrimination par l'âge (donc illégale), ils ont modifié la limite et désormais : "les candidats ne doivent pas être titulaires d’un diplôme correspondant à 240 unités ECTS" (= Bac + 4). Ce qui revient au même, en pire, puisqu'on peut avoir bac + 4 à 21 ans.
Autrement dit, pour l'ENS, qui est censée former l'élite (mais qui y croit encore sérieusement ?), tout se joue effectivement entre 3 et 20 ans. C'est la politique éducative de l'ENS, rien de moins.
Ecrit par : Jeremy | 01 mars 2008
Personne n'est levé ? C'est la rediffusion de C'est dans l'air sur la violence à l'école.
Comment peut-on comprendre que ce soit Michel Soussan (I.A. Vie scolaire du Nord) qui ait été invité par Calvi ? Il a été recommandé par Zakhartchouk ou c'est un opposant, complètement déconnecté de la réalité ? Il fait l'éloge des classes relais, et il est complètement à côté de la plaque par rapport aux graves problèmes posés. Quant à Rémi Casanova, c'est un horrible démagogue. Et la pédopsychiatre qui parle de haut en réinventant l'eau chaude et en annonant des banalités (Question : "Que faire si 33 élèves ne veulent pas travailler ?" réponse : "il faut être créatif et s'interroger")
TRES DROLE : l'Inspecteur dit qu'il "ne comprend pas" la question posée par un téléspectateur : "Ne faudrait-il pas donner de pouvoir et de liberté aux professeurs ?" Il ne peut pas y répondre car il ne comprend pas la question ! Là il se fout carrément de notre gueule !
Ecrit par : Jeremy | 01 mars 2008
Voici pour nos "amis" de droite qui de temps à autre viennent pèter sur ce blog quelques nouvelles réconfortantes pèchées ça et là;
-Ivan Rebroff est clamsé. On s’en fout. Ah si j’étais riche, digueudigueudigueuriche, ay ay ay, ay ay ay ay…..
- le budget du ministère de la Culture (je n’ose plus qu’à peine mettre une majuscule” est en baisse drastique pour cette année. 2,93 Milliars d’euros, dont 6 milliard “gelés”.
-Albanel gênée aux entournures.
-24 festivals de cinéma “art et essai” menacés dont “Côté Court” à Pantin.
-123 spectacles “locaux” remis en cause.
-le budget de la Recherche en baisse de 3%. Faut donc pas s'étonner si nous sommes la risée du monde et de surcroît à la veille de la présidennce frnaçaise de l'UE.....
-la réduction drastique des subventions d'état aux programmes de transports régionaux. En Poitou-Charente -17%. enn Ile de France -34%!!!!!
Voilà à quoi nous ont menés les 53% de crétins qui ont odieusement abusé du suffrage universel.
Et ce n'est qu'un début. Ce gouvernement nous concocte des réformes ultra-ultralibérales dont nous n'avons eu, jusqu'ici, qu'une pâle impression. En particulier, la privatisation de la Sécurité Sociale , qui est prévue pour 2010 et l'allongement de l'âge de la retraite à 69 ans. Allez, casse-toi pauvre con.
A la bonne nôtre. Et pas la peine de se faire la moindre illusion quant à une révolution ou à un renversement de régime. RicheCon est là pour 4 ans encore et indéboulonnable. Imaginez 2012....
Ecrit par : montaigneàcheval | 01 mars 2008
Ah oui, Jérémy, j'ai vu l'émission hier. Hallucinant. Ce Soussan ou quelque chose comme ça.....un fumier de première. Le totalitarisme IUFM en plein. Mièvre, onctueux, démago à s'en faire pêter les hémorroïdes.
Infâme. Et se permettant de dire carrément qu"il avait vu nombreux professeurs ne sachant pas s'y prendre avec les enfants".....
Et l'autre le pédo de mes deux, con, mais con....on se demande où le pouvoir va chercher pareils animaux. Et Calvi est vraiment un rat d'avoir invité ces cloportes, précisément LE JOUR OU L'ON JUGE L'ELEVE QUI AVAIT POIGNARDE SA PROF..... mais attention. Selon Soussan, c'était sans doute de sa faute. Cette bourgeoise ne savait pas parler aux enfants d'immigrés....
Ah, je n'ai qu'un regret, ne pas être dans l'Académie de Lille pour avoir le bonheur de montrer mon service trois-pièces et tout le velu de mes moltogommes à ce monsieur.
Ecrit par : montaigneàcheval | 01 mars 2008
"est propre a une France autiste,"
ceux qui ne sont pas d'accord avec moi sont des malades mentaux.... ça rappelle l'Union soviétique.
Ecrit par : Hervé | 01 mars 2008
«le budget du ministère de la Culture » C'est une idée française que l'Etat doit s'occuper de culture et avoir un ministère pour cela.
Chaque fois que j'ai rencontré des «cultureux», leur spécialité m'a plus semblé la chasse aux subventions que l'art. Sans doute ai-je manqué de jugeote dans mes fréquentations.
Je pense naïvement qu'un artiste tire orgueil de vivre de l'argent des spectateurs qu'il attire et s'abaisse en allant quémander une subvention à un énarque au fond d'une administration poussiéreuse.
Sans doute, n'ai je rien compris à l'art comme je n'ai rien compris à l'éducation.
Heureusement Cyrano, du haut de sa grande intelligence, va me remettre les idées en place. Merci Cyrano.
Ecrit par : Franck Boizard | 01 mars 2008
Pendant que de considérables esprits dissertent sur les bien(mé)faits du libéralisme, il se passe des choses vraiment essentielles à Marseille en vue des élections municipales.
Lors d'une "débat" entre Gaudin (maire actuel) et Guérini (l'autre), le premier a lancé à son adversaire :
"Vous n’êtes pas un perdreau de l’année, même si je suis un faisan”
Rappelons que si le faisan mâle a une “longue queue et un plumage éclatant” c’est aussi un “escroc, un homme d’affaires douteux” (source : dictionnaire de l’académie française).
Que Monsieur Gaudin pratique ainsi l’introspection à son désavantage ne doit pas dédouaner son adversaire qui me semble plus proche du blaireau que du perdreau.
Ecrit par : dugong | 01 mars 2008
Et, nous, ils nous prennent pour des buses ?
Ecrit par : Franck Boizard | 01 mars 2008
Nous ne sommes pas des pigeons !
Allez hop, celle-là, elle est pour moi ; et je mets une option sur :
- à l'ère de Clearsteam, Gaudin doit avoir peur d'un corbeau
- Gaudin se prend pour Poutine, on vera bientôt son visage sur des poupées cigognes
- A Marseille, c'est de pie en pie.
- On a beau être le 1er mars, une hirondelle ne fait pas le printemps.
Et je vous défends de m'envoyer vos noms d'oiseaux.
Ecrit par : Jeremy | 01 mars 2008
"on se demande où le pouvoir va chercher pareils animaux. Et Calvi est vraiment un rat d'avoir invité ces cloportes, précisément LE JOUR OU L'ON JUGE L'ELEVE QUI AVAIT POIGNARDE SA PROF..... mais attention. Selon Soussan, c'était sans doute de sa faute. Cette bourgeoise ne savait pas parler aux enfants d'immigrés...."
Hey, Montaigne, nuls ne sçauroit mieulx dire !
Ecrit par : Jeremy | 01 mars 2008
«le budget du ministère de la Culture » C'est une idée française que l'Etat doit s'occuper de culture et avoir un ministère pour cela
Par contre, il peut s'occuper du patrimoine qui tombe en ruines, les chantiers de restauration prennent du retard dans l'indifférence générale, on préfère des politiques culturelles en faveur d'intermittents du spectacle au détriment d'artisans du bâtiment. Pas sûr que les premiers soient plus méritants que les seconds (et que cela rapporte davantage à la collectivité).
Ecrit par : Guillaume | 01 mars 2008
Pendant ce temps, l'avocat de M. Gautier-Sauvagnac vient de rectifier une erreur de taille : le montant retiré des caisses de l'UIMM ne s'élève pas à 19 millions d'euros, mais à 16 millions d'euros. Cette somme ne constitue d'ailleurs pas un sujet de délit ni même d'infraction, et DGS l'a versée pour "fluidifier le dialogue social". J'aime la phrase : "Nous sommes bien aux confins de l'éthique et du droit pénal". Fallait y penser. En gros, il a pas de morale, mais la loi non plus.
Enfin c'est pas grave, l'invitée du magazine culturel qui vient juste après, c'est "la chanteuse Laam".
Et toujours pas de révolution ? Toujours pas de révolte ? On n'a meme pas des revoltes serieuses comme en ont eu les USA ? Ca ne peut tout de meme pas continuer comme ça !
Ecrit par : Jeremy | 01 mars 2008
"Et toujours pas de révolution ? Toujours pas de révolte ?"
Se révolter ?
Oui mais avec qui ?
Ecrit par : dugong | 01 mars 2008
Bonne question.
Mais si elle n'est pas résolue, il finira par y avoir des actes isolés.
Ecrit par : Jeremy | 01 mars 2008
Pour l'honneur, faudrait quand meme qu'on ait des revoltes dignes de ce nom. Des trucs dont on dira dans l'histoire "si on en est là, c'est à cause des cons des années 1970-2020, qui n'ont rien fait, mais y a quand meme eu des mouvements d'opposition à ça, même s'ils n'ont pas réussi à changer le cours des évenements."
Je regarde une émission avec "les journalistes Michèle Cotta et Gerard Carreyrou". Je me demande si je preferais pas Michel Soussan. Ou Laam.
Ecrit par : Jeremy | 01 mars 2008
Se révolter et bloguer sont absolument incompatibles.
Si si !
Méditez !
Le blog , le nouvel opium du peuple !
Ecrit par : d'opérette | 01 mars 2008
Tiens, comme je suis à Barfleur, sur le port en train de bouffer mes croissants, qu'il y a un vent à décorniflado los bovidelos, que, dans le ciel passent de petits nuages blancs à la Boudin, ma foi, pour répondre à Dugong: une révolution, peut-être, MAIS PAS FOMENTEE PAR NOUS. les profs sommes à 75% à ce point béni-oui-ouis, conformistes, souffreteux, craintifs et plein d'obséquiosité, qu'il y a peu d'espoir....
Ecrit par : montaigneàcheval | 01 mars 2008
Bref, la massification à bas prix arrange tout le monde. Sur ce point, Cadichon a raison : rien ne vaut les eaux glacées du calcul égoïste.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 29 février 2008
À propos de massification à prix bas et de spéculation glaciales, auriez-vous entendu parler de la réforme du lycée qui se prépare ?
Il paraît qu'après le COLLÈGE UNIQUE, nous aurions droit, tenez-vous bien, au LYCÉE UNIQUE. Plus de filières, plus de séries machin-chose ( c'est vrai qu'il y en a trop), un beau gros tronc commun jusqu'au bac. Unique lui aussi ?
Si, si, c'est très sérieux ; renseignez-vous.
GM
Ecrit par : guy morel | 01 mars 2008
Il me semble (mais ce n'est que mon humble avis) que la solution ne réside pas dans le tout ou rien mais dans des dispositifs qui tiennent compte de la diversité des situations. Je ne suis pas partisan de l'idée du concours, car cela risque encore une fois d'avantager les mêmes (étudiants nantis qui feront appel à des boîtes privées, qui pourront se consacrer entièrement à la préparation du concours sans avoir besoin de travailler à côté, pour qui enfin le simple fait de se déplacer et de se loger -imaginez ce que coute un AR en TGV et plusieurs nuits d'hôtel à Paris pour un étudiant désargenté- ne sera en rien rédhibitoire). A moins que l'institution crée des prépas, ce qui n'est guère réaliste actuellement. La sélection sur dossier, ou sur les notes du bac (cela se fait dans de nombreux pays) me semble plus équitable. Cette sélection serait alors effectuée en fonction de l'excellence du candidat, de son profil et de ses souhaits. D'autre part, il est certain que des économies pourraient être réalisées si le taux d'échec était moindre (des premiers cycles à 80% de taux d'échec, c'est effectivement effrayant), mais il n'en demeure pas moins que le supérieur a besoin d'argent. Je souscris aussi entièrement à l'idée qu'il faut retenir les meilleurs étudiants et leur offrir les meilleures conditions pour réussir. Oui donc à des bourses généreuses pour ceux-là. Mais il faut permettre aussi aux étudiants de condition modeste de faire des études de façon normale, sans galères liées à des loyers excessifs ou au petits boulots: notre système ainsi que notre économie l'exigent. Comment trouver l'argent pour financer ces aides (ainsi que la construction de résidences universitaires en nombre)? Il me semblerait juste de suivre l'exemple Sciences-Po, c'est à dire d'imposer des frais d'études progressifs, allant du taux 0 pour les plus modestes (avec en prime obtention d'une bourse pour les plus brillants d'entre eux) au taux plein pour les étudiants issus des familles aisées.
Enfin, après un séjour de cinq années en Chine, j'ai eu l'occasion de de voir de près l'émergence d'un système universitaire de plus en plus performant, érigé en arme de la guerre économique. Sur le plan matériel, les plus grandes universités là-bas n'ont rien à envier aux nôtres (c'est même le contraire), et sur le plan du personnel enseignant, s'il y a beaucoup de retard à rattraper (et pour cause, c'est encore la génération formée durant la révolution culturelle qui est aux commandes), les Chinois progressent vite, et une partie importante des cent mille Chinois qui partent étudier à l'étranger chaque année sont ensuite intégrés comme enseignants à l'université. Autre point, l'ascenseur social là-bas fonctionne assez bien (même si tout le monde n'a pas un accès égal aux études), du coup les étudiants les plus pauvres sont souvent les plus brillants. Si l'on met ces éléments en relation avec la montée en gamme de l'industrie chinoise, la montée en puissance de la recherche chinoise, il est facile de comprendre que la rénovation du supérieur en France est une nécessité absolue, non seulement pour des raisons sociales ou éthiques, mais aussi parce que la connaissance est devenue une arme économique, et qu'il n'est pas certain que le bien-être relatif dont nous bénéficions aujourd'hui (si si) ne sera pas menacé par un affaissement économique dû en partie aux faiblesses de notre système de formation. Avec le système éducatif tel qu'il est actuellement, notre pays aura-t-il encore dans vingt ans des Nobel, et pourra-t-il se prévaloir de l'influence culturelle dont il jouit encore?
Ecrit par : shidaifeng | 01 mars 2008
Expédions nos étudiants excédentaires dans les Carpates. Ca leur fera les pieds.
Ecrit par : murnau | 29 février 2008
Mais il ne faudrait pas qu'ils arrivent exangues.
Ecrit par : Robin | 01 mars 2008
Avec le système éducatif tel qu'il est actuellement, notre pays aura-t-il encore dans vingt ans des Nobel, et pourra-t-il se prévaloir de l'influence culturelle dont il jouit encore?
Ecrit par : shidaifeng | 01 mars 2008
...des Nobel pourquoi faire? Transformer un peu plus la planète errante en poudrière?
Peut-être que la solution pour sortir la France de la crise est-elle dans le modèle de la chine capitalo-communiste? D'un côté un ultra-libéralisme débridé et de l'autre un Etat ultra-contrôleur du conformisme des citoyens.
Mais à bien y regarder la France ne s'inspire-t-elle pas déjà de ce modèle?
Ecrit par : marigot | 01 mars 2008
A la manière de Christophe et de Jérémy :
Nicolas Sarkozy aurait dit à François Fillon que sa popularité dans les sondages commençait à lui poser un problème politique..
Claude Allègre : "Le président m'a appelé pour me demander si le poste m'intéressait."
Ecrit par : Robin | 01 mars 2008
Expédions nos étudiants excédentaires dans les Carpates. Ca leur fera les pieds.
Ecrit par : murnau | 29 février 2008
Mais il ne faudrait pas qu'ils arrivent exangues.
Ecrit par : Robin | 01 mars 2008
Niark, niark, niark, niark, niark !!!!!!!!!
Ecrit par : Robin | 01 mars 2008
Se révolter et bloguer sont absolument incompatibles.
Si si !
Méditez !
Le blog , le nouvel opium du peuple !
Ecrit par : d'opérette | 01 mars 2008
Le blog est peut-être un exutoire, mais n'oubliez pas que la Révolution a commencé avec les cahiers de doléances.
Ecrit par : Robin | 01 mars 2008
"La diabolisation du cheque-education que Madelin proposait, il y a plus de 20 ans...est propre a une France autiste, qui choisit d'ignorer vertueusement le succes grandissant qu'il connait dans les quartiers les plus defavorises des US. Il est en train de s'y propager, coupant l'herbe sous le pied de toutes les bonnes consciences de gauche"
Cadichon, assez de littérature, des faits ! Prouvez-nous que l'enseignement aux Etats-Unis a atteint son nirvana grâce au libéralisme ambiant !
Et si vous persistez à citer Boudon, je vous fais un copier-coller de Michéa !
Ecrit par : Victor | 01 mars 2008
"Son propos est limpide: pour les adorateurs de Sainte Egalite, la chute du mur et la calamiteuse deconfiture consequente d'un empire sovietique a vocation eternelle, n'ont pas remis en cause l'ideologie totalitaire de reference."
Manifestement il en fut de même dans le passé : en 1929 quand le capitalisme s'écroula (sauvé par l'Etat us puis par la guerre) ! Les bûchers n'avaient d'ailleurs pas fait disparaître les chrétiens...
Ecrit par : Victor | 01 mars 2008
Je pense naïvement qu'un artiste tire orgueil de vivre de l'argent des spectateurs qu'il attire et s'abaisse en allant quémander une subvention à un énarque au fond d'une administration poussiéreuse.
Sans doute, n'ai je rien compris à l'art comme je n'ai rien compris à l'éducation.
Heureusement Cyrano, du haut de sa grande intelligence, va me remettre les idées en place. Merci Cyrano.
Ecrit par : Franck Boizard | 01 mars 2008
Désolé, pas le temps. Je fonce à Disneyland, haut lieu de la culture selon vos critères.
Serviteur.
Ecrit par : Cyrano | 01 mars 2008
Claude Allègre : "Le président m'a appelé pour me demander si le poste m'intéressait."
Ecrit par : Robin | 01 mars 2008
X. Darcos battu à Périgueux, le remaniement consécutif donne sa place à Allègre. Logique.
Ecrit par : Victor | 01 mars 2008
X. Darcos battu à Périgueux, le remaniement consécutif donne sa place à Allègre. Logique.
Ecrit par : Victor | 01 mars 2008
Noooon ! Pas lui ! Il va encore nous dire que les enfants n'ont pas besoin d'apprendre à compter puisqu'il y a des ordinateurs pour le faire !
Où est la révolution ? J'y vais ! J'aime pas Disneyland !
Ecrit par : catmano | 01 mars 2008
J'ai travaillé, économisé et attendu pour reprendre des études supérieures. Mon frère cadet a fait la même chose. d'autres que nous l'ont fait aussi; Une bourse modeste nous a aidés. L'été nous revenions chez les parents pour donner un coup de main aux parents qui vieillissaient et aux aînés qui affrontaient les récoltes détruites par les mauvais tours de la nature. Je suis allée en usine emballer des bocaux pour m'offrir un voyage à l'étranger. Cela se passait dans les années qui ont suivi 68. Pas de voiture, le cinéma de temps en temps, la télé en 71 quand même, la satisfaction de se débrouiller et la passion de l'étude pour découvrir ,comprendre, avancer, et la volonté chevillée au corps de faire partager cette passion qui donnait un sens à notre vie. Aucun regret, absolument aucun et on ne va pas en faire un fromage. Tout de même, cette histoire de sélection par l'argent en dit long.
Serions -nous d'un autre monde déjà ?
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 01 mars 2008
@shidaifeng
Votre sejour en Chine semble vous avoir permis, ce qui est d'ailleurs normal, de regarder la France avec des yeux mieux informes, et ceux qui persistent a se repeter, comme un mantra, et pour se rassurer, que "comparaison n'est pas raison", se ferment a toute possibilite de progres. Je n'ai d'ailleurs jamais entendu proferer cet adage inepte ailleurs.
La France est deja exangue et sans avoir eu besoin de l'aide de Dracula. La saignee est l'oeuvre des Diafoirus de la rue de Grenelle et pour encore un bon nombre d'annees, meme si l'on assiste a un virage a 180 degres des la rentree prochaine, or rien n'est moins sur.
Il fut infiniment plus facile a Fabius de faire faire cette volte-face en 1983 a une France au bord de la faillite, qu'a Fillon et Darcos aujourd'hui.
Une difference essentielle , que vous soulignez a juste titre, est que les etudiants Chinois rentrent dans leur pays, avec leurs diplomes, meme et surtout ceux qui sont alles aux US, et la suprematie de l'Amerique n'est pas pres de flancher car avec ces diplomes de tres haut niveau, ils forment autant d'ambassadeurs pour une fructueuse cooperation...
Les Francais, (surtout les chercheurs) qui vont le plus souvent aux US aux frais du contribuable, apres lui avoir deja coute la peau du dos durant toute leur scolarite( le cout de l'eleve francais est le plus eleve de l'UE) passent l'annee qui suit l'obtention du diplome (grace au visa que leur donne le "practical training" ) a se trouver un emploi, obtenir ainsi une carte verte, et l'hemorragie des cerveaux continue de plus belle.
Pendant que la France
se vide de son sang,
ses habitants sont
Cocus, battus et contents..(d'eux)
Ecrit par : Cadichon | 01 mars 2008
Je ne sais pas de quoi on est vidé quand on est "exangue" en revanche les suceurs de sang rendent exsangue.
Ecrit par : dugong | 01 mars 2008
la satisfaction de se débrouiller et la passion de l'étude pour découvrir ,comprendre, avancer, et la volonté chevillée au corps de faire partager cette passion qui donnait un sens à notre vie. Aucun regret, absolument aucun et on ne va pas en faire un fromage. Tout de même, cette histoire de sélection par l'argent en dit long.
Serions -nous d'un autre monde déjà ?
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 01 mars 2008
Mais oui, hélàs !
Boizard, Cadichon et d'autres vous l'ont déjà expliqué : ce-n'est-plus-possible, le dico. de la novlangue a banni "passion"(emportement suspect de néo-ou archéo-marxiste), "art" (bouffeur de subventions), "Université" (refuge de fainéants), "Etat" (suceur d'argent qui-l'est-à-moi, que-je-l'ai-gagné-avec-la-sueur-de-mon-front, que-c'est-pas-pour-que-des-paresseux-en-profitent).
Ecrit par : Victor | 01 mars 2008
La déception est telle que de droite comme de gauche, on va se payer ce Darcos hypocrite et vendeur de gadgets. Qu'il ne soit pas capable de dire clairement que la situation se dégrade, que le collège unique c'est fini, que les pédago des IUFM peuvent ranger leur cartable et se préparer à enseigner pour de vrai devant de vrais élèves est , disons, pénible.
C'est triste de penser qu'il faudra en venir à des actions fortes et se battre contre les cloportes de l'administration et ceux des collègues rempants qui lui obéissent servilement.
Ecrit par : Riou | 01 mars 2008
Les Francais, (surtout les chercheurs) qui vont le plus souvent aux US aux frais du contribuable, apres lui avoir deja coute la peau du dos durant toute leur scolarite( le cout de l'eleve francais est le plus eleve de l'UE)
Ecrit par : Cadichon | 01 mars 2008
Vous voyez Hélène, voilà une dernière livraison (assortie d'un mensonge sur le coût de l'élève, mais quand on n'aime pas , on ne compte pas !).
Ecrit par : Victor | 01 mars 2008
Putaing con, mais expatriez-vous (si c'est pas déjà fait !), allez vivre aux "states", emportez votre fric, vos bougies, un 38 dans le cartable et le manuel de survie en Irak !
Ecrit par : Victor | 01 mars 2008
... et un clavier avec des accents !
Ecrit par : Victor | 01 mars 2008
«Désolé, pas le temps. Je fonce à Disneyland, haut lieu de la culture selon vos critères.
Serviteur.
Ecrit par : Cyrano | 01 mars 2008 »
Vous vous tirez une balle dans le pied : la construction de Disneyland ayant été en grande partie financée par l'Etat français (ristournes fiscales et aides variées), on peut considérer que Disneyland est un haut lieu de la culture telle que la conçoit l'Etat français.
Vous n'auriez jamais trouvé un mécène pour financer Disneyland (quoique tout peut arriver).
Bonne visite.
Au fait, Disneyland est tellement «un haut lieu de la culture suivant mes critères» que je n'y ai jamais mis les pieds. Il est vrai que, n'étant pas de gauche, je ne m'intéresse pas à la culture (c'est bien connu : seule la gauche s'intéresse à la culture).
Je vais juste au Louvre de temps en temps parce que c'est abrité quand il pleut. Je suis vraiment un abruti de libéral (sans coeur et sans âme, évidemment, puisque la Culture, l'Intelligence, la Générosité et la Solidarité sont de gauche).
Bien à vous.
Ecrit par : Franck Boizard | 01 mars 2008
Cadichon, c'est vrai ça! Trouvez moyen de mettre des accents ou écrivez plus court ou, exercice formateur, tentez de nous écrire des textes sans é; è; ê et à.
Ecrit par : dobolino | 01 mars 2008
le budget du ministère de la Culture (je n’ose plus qu’à peine mettre une majuscule” est en baisse drastique pour cette année. 2,93 Milliars d’euros, dont 6 milliard “gelés”.
-Albanel gênée aux entournures.
-24 festivals de cinéma “art et essai” menacés dont “Côté Court” à Pantin.
-123 spectacles “locaux” remis en cause.
Ecrit par : montaigneàcheval | 01 mars 2008
Cet été, lors d'un repas avec Hervé Mariton, il nous a expliqué la bave aux lèvres et la haine dans les yeux, que les différents intermittents du spectacle qui se produisaient sur nos scènes locales trompaient leur monde en s'entendant entre eux pour assister aux représentations les uns des autres afin de justifier d'un public suffisant pour obtenir de grasses subventions et qu'il était temps de mettre au pli ces assistés chroniques dont les spectacles étaient sans aucun intérêt.
Consolation: notre sous-préfet a réagi assez violemment, sortant de ses gonds et de son devoir de réserve.
Ecrit par : dobolino | 01 mars 2008
Je pense naïvement qu'un artiste tire orgueil de vivre de l'argent des spectateurs qu'il attire et s'abaisse en allant quémander une subvention à un énarque au fond d'une administration poussiéreuse.
Sans doute, n'ai je rien compris à l'art comme je n'ai rien compris à l'éducation.
Heureusement Cyrano, du haut de sa grande intelligence, va me remettre les idées en place. Merci Cyrano.
Ecrit par : Franck Boizard | 01 mars 2008
Les artistes ont toujours eu besoin de "coups de pouce", reconnaissez-le tout de même. Que cette aide vienne de l'état ou de particuliers. Mais la plupart des chefs d'entreprise français ( pas tous mais si peu) ne sont pas prêts à investir dans la culture. Encore une "tare" bien franco-française.
Il fut un temps où la culture et les artistes servaient les intérêts du "roi". Maintenant il n'en a plus besoin, la com et la pub lui suffisent et comme ce n'est pas la culture qui semble l'attirer...
Ecrit par : Sanseverina | 01 mars 2008
«Mais oui, hélàs !
Boizard, Cadichon et d'autres vous l'ont déjà expliqué : ce-n'est-plus-possible, le dico. de la novlangue a banni "passion"(emportement suspect de néo-ou archéo-marxiste), "art" (bouffeur de subventions), "Université" (refuge de fainéants), "Etat" (suceur d'argent qui-l'est-à-moi, que-je-l'ai-gagné-avec-la-sueur-de-mon-front, que-c'est-pas-pour-que-des-paresseux-en-profitent).»
Je suis d'accord avec vous Victor, mais le coupable, ce n'est pas moi, c'est l'Etat.
C'est l'Etat qui a ravalé la culture au rang d'un domaine de mendiants, lest première sannées de l'université à celui d'un refuge de fainéants, et transformé les impots en extorsion de fonds.
Quant à la passion, je ne vous permets pas d'en juger : vous n'en avez pas le monopole (ni plus celui du coeur !).
Ecrit par : Franck Boizard | 01 mars 2008
Je vais juste au Louvre de temps en temps parce que c'est abrité quand il pleut.
???? Faire la queue devant l'entrée de la Pyramide battue par les vents,...cela donne une petite idée des cinquantièmes rugissants.
Il aurait mieux valu reconstruire les Tuileries et en faire la voie d'accès.
Ecrit par : Guillaume | 01 mars 2008
Vous vous tirez une balle dans le pied : la construction de Disneyland ayant été en grande partie financée par l'Etat français (ristournes fiscales et aides variées), on peut considérer que Disneyland est un haut lieu de la culture telle que la conçoit l'Etat français.
Ecrit par : Franck Boizard | 01 mars 2008
Disney, fleuron de l'empire américain se serait honoré de refuser. C'est une démonstration éloquente de "l'esprit de la libre entreprise" : "jamais sans l'Etat !"
Ne tirez jamais une balle dans le pied, sinon gare aux ricochets ! Cyrano vous le confirmera, visez toujours le coeur ...
Ecrit par : Victor | 01 mars 2008
«Les artistes ont toujours eu besoin de "coups de pouce", reconnaissez-le tout de même. Que cette aide vienne de l'état ou de particuliers. Mais la plupart des chefs d'entreprise français ( pas tous mais si peu) ne sont pas prêts à investir dans la culture. Encore une "tare" bien franco-française.»
Je suis bien d'accord.
La différence essentielle entre un mécène et l'Etat, c'est que le mécène est une personne, elle a un goût, quelquefois mauvais, mais ce goût existe.
L'Etat est une machine administrative qui n'a pas de goût, elle sélectionne en fonction de ce qu'elle croit être le goût des administrés ou ce qu'elle croit «branché».
C'est une chose de séduire Louis XIV, c'en est une autre de séduire une commission interministérielle.
Ecrit par : Franck Boizard | 01 mars 2008
exsangue masculin ou féminin
1. (Médecine) Qui a peu de sang ou dont le sang paraît appauvri, qui en a perdu beaucoup.
Visage exsangue.
Ne pas oublier le "s" ! (du latin ex et sanguine)
Ecrit par : Robin | 01 mars 2008
exsangue masculin ou féminin
1. (Médecine) Qui a peu de sang ou dont le sang paraît appauvri, qui en a perdu beaucoup.
Visage exsangue.
Ne pas oublier le "s" ! (du latin ex et sanguine)
Ecrit par : Robin | 01 mars 2008
Mais a coule pas !
Ecrit par : Robin | 01 mars 2008
Mais a coule pas !
Ecrit par : Robin | 01 mars 2008
En cette période de sécheresse, rien d'étonnant. Demandez à Allègre !
Ecrit par : catmano | 01 mars 2008
L'Etat est une machine administrative qui n'a pas de goût, elle sélectionne en fonction de ce qu'elle croit être le goût des administrés ou ce qu'elle croit «branché».
Ecrit par : Franck Boizard | 01 mars 2008
A l'image de l'entreprise ?
Ecrit par : Victor | 01 mars 2008
Je pense naïvement qu'un artiste tire orgueil de vivre de l'argent des spectateurs qu'il attire et s'abaisse en allant quémander une subvention à un énarque au fond d'une administration poussiéreuse.
Sans doute, n'ai je rien compris à l'art comme je n'ai rien compris à l'éducation.
Heureusement Cyrano, du haut de sa grande intelligence, va me remettre les idées en place. Merci Cyrano.
Ecrit par : Franck Boizard | 01 mars 2008
Effectivement, vous n'avez rien compris. Il n'y a pas que Paris sur la terre! Nous avons la chance, dans la Drôme, mon département, de bénéficier des prestations de bonne qualité de la Comédie Itinérante de Valence qui nous porte quatre à cinq fois par hiver des pièces de théâtre de bonne qualité jusqu'au fond de nos campagnes et des campagnes de nos voisins ardéchois. S'il fallait compter sur nous pour payer les comédiens, les décors, le transport, la soirée nous reviendrait certainement à 100 euros par tête au lieu de quatorze euros par adulte et sept euros par moins de 18 ans, chomeur et bénéficiaire du RMI.
La comédie Itinérante bénéficie du soutien financier du Conseil Général.
Mon fils, élève de Première, a pour ambition d'être comédien. Nous vivons au bout du monde. Par chance, l'Ecole de Théâtre de la Lance et des Baronnies de M. Serge Peauthe, basée à Buis-les-Baronnies, à 25 km de chez nous, a été reconnue Centre d'Enseignement d'Art Dramatique départemental et bénéficie d'aides du Conseil Général, ce qui lui permet de survivre avec des droits d'inscription raisonnable. Cette école a un franc succès, plusieurs comédiens pro et metteurs en scène y interviennent et la qualité de l'enseignement dispensé s'améliore suffisament pour que mon fils puisse tirer bénéfice des cours et ateliers proposés, en attendant d'avoir l'âge et la formation universitaire suffisante pour partir se former "à la ville".
Sans les soutiens financiers, il n'y aurait aucune manifestation culturelle de septembre à juin, l'été étant richement pourvu en festivals et autres chorégies.
Ecrit par : dobolino | 01 mars 2008
Victor, de grace, epargnez les blogeurs car si c'est juste pour moi merci, j'ai tous les bouquins de Michea sur mon bureau, pas besoin de copie-colle.
Et puis,
si vous lisiez un peu moins Michea
et un peu plus Boudon
vous seriez moins....
...complaisant avec les assassins de la democratie.
Je recommande chaudement a tous ceux qui croient encore en la possibilite d'une rationalite commune, comme seul fondement de la vraie democratie (et non de ce frauduleux ersatz, baptise populaire) le bouquin de Boudon qui a suivi "Pourquoi les Francais n'aiment pas le liberalisme?" paru en 2004, chez O. Jacob.
Il s'agit de "Renouveler la democratie, eloge du sens commun", un clin d'oeil a Thomas Payne, publie l'annee suivante aussi chez O.Jacob.
"Pour Raymond Boudon, le relativisme ambiant fournit un terreau favorable à une conception cynique des relations sociales et politiques, à la réapparition des fondamentalismes. Il nourrit le désarroi. Il légitime les confusions entre la morale et la politique, la foi et la raison, le privé et le public. La démocratie n’est plus alors qu’un système dominé par les conflits d’intérêts et la raison du plus fort. Face à cette perte de repères, on comprend que les élites semblent comme égarées et se laissent surtout guider par les minorités actives et par l’opinion. Une analyse en profondeur des sources de la crise politique que traverse notre civilisation."
Boudon est vomi comme un traitre par ses collegues, specialistes en sciences humaines comme dit plus haut. Ce sociologue iconoclaste a ose demander "Y a-til encore une sociologie ? pour denoncer l'imposture de leur militantisme.
On pourrait aussi, en echo a Holderling qui demandait Wozu Dichter?, (pourquoi des poetes, ou plutot a quoi servent-ils?), demander " Pourquoi des sociologues?," vu le mal que font, a la vraie sociologie restee dans la lignee de ses PERES FONDATEURS ( pour marigot), Weber et Durkheim, ces charlots qui se sont engouffres dans la breche ouverte par leur gourou , involontaire parait-il, Thomas Khun, et sa "Structure (-cela commencait bien mal-) des revolutions scientifiques".
" Le relativisme represente l'une des theses fondamentales de la sociologie et de l'anthropologie contemporaines, ainsi qu'une dimension essentielle de leur influence et de leur contribution a la vision "postmoderniste" du monde. .../...Faut-il croire avec les relativistes CULTURELS que les normes et valeurs soient le produit de L'ARBITRAIRE CULTUREL? Peut-on accepter des theses qui rompent aussi radicalement avec le sens commun?" (page 58, de "Renouveler..." et j'ai mis les italiques en maj.)
La reponse semble aller de soi, non?
Boudon eclaire comme personne la raison pour laquelle les reformes educatives ont pu perdurer ainsi malgre leur insulte au bon sens le plus elementaire, et leur formidable pouvoir de destruction: le monopole exerce sur le monde intellectuel, et sur les sciences humaines tout particulierement, par ces gourous du relativisme.
Pour s'en convaincre on peut commencer par troquer la lecture de Michea pour celle de Boudon... et cesser de faire l'autruche
Ecrit par : Cadichon | 01 mars 2008
Et je ne vois vraiment pas quel mécène pourrait avoir envie de subventionner des manifestations culturelles hivernales dans nos déserts!
Quel galeriste irait ouvrir une échoppe chez nous?
Y'a-t-il, dans le vaste monde, des pays développés qui ne subventionnent pas par des fonds publics la culture portée dans les campagnes faiblement peuplées? J'en doute fortement!
Ecrit par : dobolino | 01 mars 2008
Sans les soutiens financiers, il n'y aurait aucune manifestation culturelle de septembre à juin, l'été étant richement pourvu en festivals et autres chorégies.
Ecrit par : dobolino | 01 mars 2008
Pareil chez nous, pauvres ploucs, avec les cinémas ruraux "arts et essais" !
Ecrit par : Victor | 01 mars 2008
Merci Robin, pour exsangue...
Bon sang, mais c'est bien sur!
Ecrit par : Cadichon | 01 mars 2008
Pour s'en convaincre on peut commencer par troquer la lecture de Michea pour celle de Boudon... et cesser de faire l'autruche
Ecrit par : Cadichon | 01 mars 2008
L'inverse reste plus que jamais valable !
Ecrit par : Victor | 01 mars 2008
D'ailleurs, Franck Boizard, il y a des brebis galeuses partout, dans tous les secteurs et sous tous les régimes politiques.
Je ne connais pas l'âge exact de Serge Peauthe, cité plus haut, mais il a très certainement l'âge de prendre sa retraite, ce qui ne l'empêche pas de continuer à se décarcasser pour offrir du "culturel" à un pays déshérité. Il ne compte pas ses heures, offre des ateliers les samedis et dimanches. Je n'ai pas l'impression que son but soit d'occuper un trou du gruyère même s'il se bat pour toucher des aides.
Ecrit par : dobolino | 01 mars 2008
... plus que jamais valable et nécessaire si j'en crois le dur principe de réalité :
autruche parmi les autruches je vais donc retirer ma tête du trou pour aller vérifier sur le terrain les progrès émancipateurs du libéralisme comme l'explique si bien M. Boudon, ça s'appelle faire ses courses.
Ecrit par : Victor | 01 mars 2008
Sans les soutiens financiers, il n'y aurait aucune manifestation culturelle de septembre à juin, l'été étant richement pourvu en festivals et autres chorégies.
Ecrit par : dobolino | 01 mars 2008
Pareil chez nous, pauvres ploucs, avec les cinémas ruraux "arts et essais" !
Ecrit par : Victor | 01 mars 2008
Remarquez que les pauvres ploucs ont la fesse tannée car le confort des salles qui accueillent les spectacles laisse à désirer. Nous nous asseyons volontiers sur des bancs ou des chaises de Salle des Fêtes pour deux heures de spectacle.
D'ailleurs, les salles en question ont souvent été rénovées et améliorées sur le plan acoustique grâce à des fonds publics départementaux, régionaux et, pourquoi pas, européens.
Elles servent aussi au repas des chasseurs, au moules-frites du Comité des Fêtes et autres lotos des Pompiers.
Ecrit par : dobolino | 01 mars 2008
D'ailleurs, Franck Boizard, il y a des brebis galeuses partout, dans tous les secteurs et sous tous les régimes politiques.
Je ne connais pas l'âge exact de Serge Peauthe, cité plus haut, mais il a très certainement l'âge de prendre sa retraite, ce qui ne l'empêche pas de continuer à se décarcasser pour offrir du "culturel" à un pays déshérité. Il ne compte pas ses heures, offre des ateliers les samedis et dimanches. Je n'ai pas l'impression que son but soit d'occuper un trou du gruyère même s'il se bat pour toucher des aides.
Ecrit par : dobolino | 01 mars 2008
Le "logiciel néolibéral" implanté dans le néocortex de Franck Boizard ne lui permettra sans doute pas de comprendre ce que vous expliquez. Il repose sur cette conception anthropologique erronée qui postule que l'individu n'existe que par et pour soi (son fameux individu "indépendant" et "autonome", qui ne regarde que sa pomme, et pour qui autrui n'est au mieux qu'un concurrent).
Il oublie que l'être humain existe aussi avec et pour les autres. Et que beaucoup d'artistes, qui le savent bien, préfèrent tisser des liens qu'accumuler des biens.
Ecrit par : Cyrano | 01 mars 2008
Il oublie que l'être humain existe aussi avec et pour les autres. Et que beaucoup d'artistes, qui le savent bien, préfèrent tisser des liens qu'accumuler des biens.
Ecrit par : Cyrano | 01 mars 2008
Excellent!
Ecrit par : dobolino | 01 mars 2008
...le bouquin de Boudon "Pourquoi les Francais n'aiment pas le liberalisme?" paru en 2004, chez O. Jacob.
Cadichon, j'ai une réponse : c'est qu'ils ont autre chose à faire dans leur triste quotidien que soigner les névroses d'une certaine bourgeoisie qui ne s'assume pas. Qu'elle continue sa psychanalyse en salariant des "sociologues" à la Boudon... on compatit, croyez-le !
La part satisfaite de la susdite bourgeoisie a des Sarkozy, des Gautier-Sauvagnac et des Jean-Pierre Pernaut, c'est moins compliqué (pas besoin de lecture !) et tout aussi efficace pour mettre le yaourt ou les droits d'inscription à +20%.
Ecrit par : Victor | 01 mars 2008
«Il oublie que l'être humain existe aussi avec et pour les autres. Et que beaucoup d'artistes, qui le savent bien, préfèrent tisser des liens qu'accumuler des biens.
Ecrit par : Cyrano | 01 mars 2008
Excellent!
Ecrit par : dobolino | 01 mars 2008 »
Que c'est beau, ces congratulations entre gauchistes. J'en ai la larme à l'oeil.
Puisque vous seuls avez le monopole du coeur, qu'en tant que sale libéral je ne suis qu'un égoïste qui fait la propagande de l'égoïsme, laissez moi au moins une chose : le rire.
Vous êtes ridicules à force d'outrecuidance, de certitude et d'autosatisfaction.
Vous me faites bien rire. De cela, je vous remercie.
Bon, je vous laisse : bien que je mange des enfants (pauvres, évidemment) tous les matins au petit déjeuner, j'ai un petit creux, il faut que j'aille cuisiner (un SDF en daube ou quelque chose dans ce goût là).
Ecrit par : Franck Boizard | 01 mars 2008
Bon, je vous laisse : bien que je mange des enfants (pauvres, évidemment) tous les matins au petit déjeuner, j'ai un petit creux, il faut que j'aille cuisiner (un SDF en daube ou quelque chose dans ce goût là).
Ecrit par : Franck Boizard | 01 mars 2008
Bon appétit !
Mais un dernier conseil, évitez les produits laitiers, les céréales, la viande, les fruits et légumes. Depuis que l'Etat a nationalisé la production agricole, tout augmente.
Alors vous avez raison, bouffez du prolo et du bolcho, c'est moins cher.
Ecrit par : Victor | 01 mars 2008
Bon, je vous laisse : bien que je mange des enfants (pauvres, évidemment) tous les matins au petit déjeuner, j'ai un petit creux, il faut que j'aille cuisiner (un SDF en daube ou quelque chose dans ce goût là).
Ecrit par : Franck Boizard | 01 mars 2008
Oh, comme vous y allez ! Pour le moment, nous n'en sommes qu'à les chasser à coups de répulsif en aérosol.
Ecrit par : catmano | 01 mars 2008
A mon grand désespoir, je n'ai pas trouvé de Smicard à faire rôtir, j'ai donc fait de la joue de boeuf (long à cuire, mais rapide à préparer).
Vu le beau temps, je vais vous quitter pour me livrer à mes activités bourgeoises. Tout le monde n'en sera pas désespéré.
Je vous donne en pâture ce message, de JL Caccomo, un prof libéral (si, si, ça existe) :
http://caccomo.blogspot.com/2008/03/cest-trop-dur.html
Ecrit par : Franck Boizard | 01 mars 2008
"Vous êtes ridicules à force d'outrecuidance, de certitude et d'autosatisfaction."
… C’est tout ? Ah non, c’est un peu court, jeune homme !
On pouvait dire… oh ! Dieu ! Bien des choses en somme…
En variant le ton, – par exemple, tenez :
Ecoeuré : « Cyrano, vous puez à plein nez
Le gôcho mal lavé, la sordide racaille ! »
Guerrier : « Vous avez un esprit en bataille ?
Il faudrait cher monsieur mieux choisir vos alliés ! »
Prévenant : « Veuillez donc ne point trop vous gausser
Des sornettes lancées par vos sots adversaires. »
Naïf : « C’est votre fête, ou votre anniversaire,
Que vous nous régaliez ainsi de vos bons mots ? »
Supérieur : « Vous n’étiez encore qu’un marmot
Que Cadichon avait son doctorat en poche. »
Familier : « Tu sais pas, Cyrano, que c’est moche
De fair’ton rigolo en se foutant des gens ? »
Pédant : « Je prohibe, hic et nunc, et en tout temps
L’attaque ad hominem quand elle n’est point tendre. »
Commercial : « Avez-vous tant d’esprit à revendre ? »
Elégiaque : « Où sont les beaux débats d’antan ? »
Aristo : « Va donc, hé ! Faquin, Vilain, Manant ! »
Impatient : « Vous continuez tout le trimestre ? »
Menaçant : « Méfiez-vous ! Je préviens le webmestre ! »
Sarkozien : « Voyez-vous, tous vos propos amers
Mériterait sans doute un bon coup de Karcher ! »
Enfin, parodiant Don Diègue, à votre amie :
« N’avons-nous tant vécu que pour cette infamie ? »
- Voilà ce qu’à peu près, mon cher, vous auriez dit
Si vous aviez un peu de lettres et d’esprit…
Mais d’esprit…
Ecrit par : Cyrano | 01 mars 2008
«Voilà ce qu’à peu près, mon cher, vous auriez dit
Si vous aviez un peu de lettres et d’esprit…
Mais d’esprit…
Ecrit par : Cyrano | 01 mars 2008 »
Toujours votre complexe de supériorité ! Je ne vais pas attendre que vous désenfliez.
Allez je me sauve.
Ecrit par : Franck Boizard | 01 mars 2008
Je suis sûr que Franck Boizard ne prendra pas mal ce trait d'esprit du philosophe Alain qui n'était pas tout à fait un dangereux gauchiste :
" - Pourquoi voit-on souvent l'homme d'esprit à la porte du riche et rarement le riche à la porte de l'homme d'esprit ?
- C'est parce que l'homme d'esprit connaît le prix des richesses et le riche rarement le prix des Lumières."-
Ecrit par : Robin | 01 mars 2008
Merci à Cyrano de Bergerac et à Franck Boizard de Guiche pour leur divertissante interprétation.
Ecrit par : Robin | 01 mars 2008
Je n'ai rien compris aux échanges précédents !
D'ailleurs, il faut lire qui alors ? Boudon ou Michéa ? Je n'ai pas les sous pour acheter les deux !
Sinon, Robin, toujours aussi perspicace (pour de vrai) : "le blog est peut-être un exutoire, mais n'oubliez pas que la Révolution a commencé avec les cahiers de doléances."
Brighelli chef de file du tiers-état enseignant. Il y en a d'autres qui vont mal : le tiers-état infirmier, le tiers-état policier, le tiers-état judiciaire. Il faudrait un(e) Brighelli par corps au lieu de nos mous de syndicalistes qui se battent entre eux, et on serait déjà sortis de quelques difficultés.
Ecrit par : Jeremy | 01 mars 2008
Cyrano, vous êtes homme d'esprit et brillant pasticheur. Cela dit, je trouve la lutte un peu inégale : je ne partage pas le point de vue de Franck Boizard, mais je trouve que tout le monde met un peu trop de hargne à crier systématiquement haro sur le libéral.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 01 mars 2008
Je vous donne en pâture ce message, de JL Caccomo, un prof libéral (si, si, ça existe) :
Ecrit par : Franck Boizard | 01 mars 2008
Caccomo c'est l'inénarrable personnage qui a osé écrire "il y a des paradis fiscaux parce qu'il y des enfers fiscaux" ?
Cher Franck, je compatis à tant de malheurs et j'adhère à SLR : Sauvons Les Riches !
Ecrit par : Victor | 01 mars 2008
Prof poignardée : 13 ans pour l'agresseur
Kévani Wansale a été condamné à 13 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises de l'Essonne, qui l'a reconnu coupable de tentative d'assassinat pour avoir poignardé son enseignante Karen Montet-Toutain le 16 décembre 2005 au lycée Louis-Blériot d'Etampes.
Ecrit par : Robin | 01 mars 2008
Cyrano, vous êtes décidément très fort! Bravo.
Au fait, personne n'a eu de nouvelles du jugement, concernant le site: "note2be.com"?
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 mars 2008
Tenez, Robin, tout spécialement pour vous:
"Claude Allègre flatté par Sarkozy ; il a échoué à vouloir dégraisser le mammouth, va-t'il réussir à faire grandir le nain ?"
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 mars 2008
Au fait, personne n'a eu de nouvelles du jugement, concernant le site: "note2be.com"?
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 mars 2008
Ce n'est pas le 3 mars ?
Ecrit par : Victor | 01 mars 2008
“Coup de blouse”
Te souviens-tu du tablier de ta grand-mère ?
Le principal usage du tablier de Grand’Mère était de protéger la
robe en dessous, mais en plus de cela, il servait de gant pour retirer une poêle brûlante du fourneau; il était merveilleux pour essuyer les larmes des enfants, et à certaines occasions, pour nettoyer les frimousses salies.
Depuis le poulailler, le tablier servait à transporter les oeufs,les
poussins à réanimer, et parfois les oeufs fêlés qui finissaient
dans le fourneau.
Quand des visiteurs arrivaient, le tablier servait d’abri à des enfants timides; et quand le temps était frais,Grand’Mère s’en emmitouflait les bras.
Ce bon vieux tablier faisait office de soufflet, agité au dessus du feu de bois. C’est lui qui transbahutait les pommes de terre et le bois sec jusque dans la cuisine.
Depuis le potager, il servait de panier pour de nombreux légumes.
Après que les petits pois aient été récoltés venait le tour des choux.
En fin de saison il était utilisé pour ramasser les pommes tombées de l’arbre.
Quand des visiteurs arrivaient de façon impromptue, c’était
surprenant de voir avec quelle rapidité ce vieux tablier pouvait faire la poussière.
A l’heure de servir le repas, Grand’Mère allait sur le perron
agiter son tablier, et les hommes au champ savaient aussitôt qu’ils devaient passer à table.
Grand’Mère l’utilisait aussi pour poser la tarte aux pommes à peine sortie du four sur le rebord de la fenêtre pour qu’elle refroidisse, tandis que, de nos jours, sa petite fille la pose là pour la décongeler.
Il faudra de bien longues années avant que quelqu’un invente
quelque objet qui puisse remplacer ce bon vieux tablier qui servait à tant de choses.
Ecrit par : La mère Denis | 01 mars 2008
C' est marrant comme tout le monde ou presque balance de "l'ultra" libéral et ne fait toujours pas la différence entre le libéralisme politique et le libre-échangisme mais sans doute nos collègues sont tellement intellectuellement supérieurs à ses salauds de libéraux qu'ils n'ont pas besoin de la rigueur intellectuelle et de la curiosité qu'ils ne trouvent pas à leurs adversaires.
Une question à ceux qui sont toujours outrageusement choqués que l'on parle pognon. Dans ma bonne fac où je fus étudiant boursier on compte 1000 étudiants en première année de psychologie pour 20 places en master pro sachant que même avec le master la moitié seulement trouveront un boulot régulier. Qu'est-ce-que l'on fait des 980 autres ? soit on donne un diplôme en chocolat à tout le monde soit on accepte de sélectionner et avant le master sinon bonjour le gâchis de temps et d'argent pour tout le monde, étudiants, familles, contribuables.
Aujourd'hui la vérité c'est qu'il y a des milliers d'étudiants qui débarquent à la fac sans même savoir pourquoi, je l'ai vécu en fac d'histoire, qui foutent rien, et qui n'ont aucun débouché tous les gens bien renseignés le savent mais personne ne fait rien. Pendant ce temps dans le BTP on ne trouve pas de main d'oeuvre et des boîtes proposent 2500 euros mensuels à des BTS avant même qu'ils soient diplômés.
Quand va-t-on arrêter de mentir à tout le monde et reconnaître que tout le monde n'a pas les capacités de réussir des études supérieures sans que ce soit une honte, et qu'en même temps ben oui ça coûte très cher. J'ai plein de copains qui après des études de lettres ou de biologie travaillent comme vendeurs ou dans les assurances et qui me disent qu'ils auraient dû économiser leur temps et leur pognon ( et aussi celui du contribuable ) et faire direct un bts ou un iut et direct boulot. Et le plus drôle chers collègues c'est qu'ils reprochent aux enseignants justement de ne pas les avoir mis en garde, mais effectivement vu la connaissance et l'image du monde de l'entreprise dans le grand Moloch les ptits jeunes ne sont pas vraiment incités.
PS : je suis réservé sur le libre-échangisme mais je suis un libéral en politique. J'étais étudiant boursier et j'ai bossé comme guide dans un château, livreur pour un magasin d'électro-ménager et pas mal comme veilleur de nuit. Maintenant mes collègues qui vomissent le libéralisme mais sont les premiers à se plaindre de ne pas être assez payés peuvent m'insulter tant qu'ils veulent, m'en fous. Au fait Dobolino vous êtes chef d'entreprise donc vous êtes vous aussi une sale richarde inculte et exploiteuse ! cool ça me fait une copine affreusement méchante.
Ecrit par : Ronin | 01 mars 2008
«Il oublie que l'être humain existe aussi avec et pour les autres. Et que beaucoup d'artistes, qui le savent bien, préfèrent tisser des liens qu'accumuler des biens.
Ecrit par : Cyrano | 01 mars 2008
Excellent!
Ecrit par : dobolino | 01 mars 2008 »
Que c'est beau, ces congratulations entre gauchistes. J'en ai la larme à l'oeil.
Ecrit par : Franck Boizard | 01 mars 2008
Si c'est tout ce que vous avez à me proposer pour la culture en zone rurale libéralisée par vos soins...
Ecrit par : dobolino | 01 mars 2008
Au fait Dobolino vous êtes chef d'entreprise donc vous êtes vous aussi une sale richarde inculte et exploiteuse ! cool ça me fait une copine affreusement méchante.
Ecrit par : Ronin | 01 mars 2008
A votre service!
Une nuance néanmoins: je suis plutôt ce qu'on appelle travailleur indépendant. Je n'ai créé qu'un emploi à temps partiel.
Ecrit par : dobolino | 01 mars 2008
"Aujourd'hui la vérité c'est qu'il y a des milliers d'étudiants qui débarquent à la fac sans même savoir pourquoi, je l'ai vécu en fac d'histoire, qui foutent rien, et qui n'ont aucun débouché"
Ecrit par : Ronin | 01 mars 2008
Et alors ? On les colle au mur ?
Ecrit par : Victor | 01 mars 2008
Pour Mister Sibille :
"Note2be.com, le site de notation des professeurs, contrôlé hier par la CNIL
14/02/2008 - Communiqué
Saisie de 17 plaintes et de plus de 160 signalements relatifs au site internet « note2be.com », qui propose aux élèves de noter leurs enseignants, la CNIL a utilisé les pouvoirs que lui confèrent la loi « informatique et libertés» du 6 août 2004. Elle a ainsi effectué en urgence, en vertu de l’article 44 de la loi « informatique et libertés », un contrôle sur place le mercredi 13 février.
Trois collaborateurs de la CNIL se sont donc déplacés dans les locaux des responsables du site.
L’instruction de ce contrôle est actuellement en cours et permettra d’apprécier la conformité de ce site au regard de la loi « informatique et libertés ».
La CNIL rendra publiques les suites données à cette affaire le 6 mars prochain. Ce délai est rendu nécessaire par le respect du principe du contradictoire."
Ecrit par : Kap | 01 mars 2008
Merci, Kap.
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 mars 2008
J'avoue trouver un certain plaisir (masochiste ?) à défendre, bien ou mal, des idées libérales sur un blog si unanimement anti-libéral.
Entre anti-libéraux, on se soutient, on se donne des grandes claques dans le dos, on se félicite, on se congratule, «l'ai je bien descendu ?».
Mais la vérité et l'erreur, le juste et le faux, ne se décident pas à la majorité. Pas plus d'ailleurs qu'à l'esprit : il ne suffit pas de bien tourner ses phrases et ses piques pour être dans le juste ; ne faites pas dire à Boileau ce qu'il n'a pas dit.
Brisons là : je ne sais que je ne convaincrai pas ceux dont le parti-pris est attaché à l'ego, ceux dont les opinions politiques justifient l'image qu'ils ont d'eux-mêmes de générosité et d'altruisme.
Mais à ceux qui sont accessibles au doute, je livre la citation suivante, extraite de L'histoire financière de la France depuis 1715, non pas pour les tourner libéraux, c'est un débat philosophique, mais pour leur montrer que les questions d'argent ne sont pas basses et sales comme certains aiment à le prétendre, ce qui est une affaire très pratique, de savoir si l'on s'intéresse ou non aux finances.
Nous ne sortons pas de notre débat, car l'éducation étant onéreuse, il ne convient pas de feindre que les finances publiques sortent de nulle part, mais au contraire de considérer sur qui elles sont prises, comment , pourquoi, selon quel principe, afin de juger si il n'est pas préférable que chaque étudiant paye lui-même son cursus universitaire plutôt que de faire appel à la générosité forcée du contribuable.
Marcel Marion (L'histoire financière de la France depuis 1715) :
« Il y a en histoire des points de vue plus pittoresques, plus séduisants, que le point de vue financier ; mais l'histoire financière est celle qui fait pénétrer le plus intimement dans le fond même de la vie d'une nation. Rien ne reflète aussi fidèlement son état social, politique, économique, voire même moral,que la manière dont sont assis, perçus et dépensés les subsides exigés des populations pour les services dont les pouvoirs publics ont assumé la charge, et rien aussi n'est en corrélation plus étroite avec la bonne ou mauvaise direction des affaires publiques. Pas de bonnes finances sans une bonne politique, pas de prospérité véritable, pas même de sécurité vraiment assurée, sans des finances bien administrées. Entre elles et les autres parties de la vie publique, entre elles et les conditions d'existence des particuliers, les relations de cause à effet sont si nombreuses, les répercussions sont si constantes, qu'elles sont pour ainsi dire au centre de tout, expliquant tout et résumant tout. »
Ecrit par : Franck Boizard | 01 mars 2008
"PS : je suis réservé sur le libre-échangisme mais je suis un libéral en politique."
Ecrit par : Ronin | 01 mars 2008
Ronin, ce sont Reagan et Thatcher qui ont abominablement dévoyé le sens originel du terme "libéral".
Il semble qu'une des tâches favorites de ce qu'on appelle aujourd'hui les ultra-libéraux soit de pratiquer un détournement sémantique assez honteux sur certains des termes les plus nobles de la langue française. Etre "moderne" veut dire, depuis Madelin, lutter à mort contre les "archaïsmes" que sont les acquis syndicaux.
Alors que, si l'on se place à l'échelle de l'apparition de l'être humain, ces acquis, résultats indispensables de la civilisation par rapport à l'espèce, sont extrêmement jeunes et récents. Et le "modernisme" de Madelin, lui, est un retour à l'état sauvage, où l'homme de Cro-Magnon étranglait son voisin pour pouvoir survivre, et se taper sa femme.
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 mars 2008
Et alors ? On les colle au mur ?
Ecrit par : Victor | 01 mars 2008
Non mais on se pose la question de ceux que l'on fait d'eux sans faire de l'ironie à deux balles.
Ecrit par : Ronin | 01 mars 2008
J'ai plein de copains qui après des études de lettres ou de biologie travaillent comme vendeurs ou dans les assurances et qui me disent qu'ils auraient dû économiser leur temps et leur pognon ( et aussi celui du contribuable ) et faire direct un bts ou un iut et direct boulot. (Ronin)
Bien contente de vous l'entendre dire Ronin, c'est exactement ce que je disais hier en avançant l'idée que la société pourrait payer des études supérieures ( sous forme de congé de formation avec salaire un peu diminué, ou une forme de bourse ou autre subvention) à un autre moment de la vie pour des gens vraiment motivés plutôt que de laisser des milliers de jeunes se fourvoyer dans les facs de lettres. Mais comme ça n'entre pas dans les cases de ce qui s'est déjà fait, cela ne semble pas attirer grand-monde. Il y a une chose que je me dis quand tout va mal ( et comme c'est plutôt le cas en ce moment) c'est que chaque jour la littérature et l'art en général sont tout de même la "grande affaire" pour nous donner un coup de main. Laisser les gens sans possibilité de progresser en leur disant qu'à 23 ou 26 ans, c'est fini, leur formation est achevée est atroce; cela doit faire des vies de chien!
Comme disait Schopy, la misère toute la semaine pour la subsistance et le dimanche l'ennui.
Ecrit par : Sanseverina | 01 mars 2008
"Cher JPB, vous avez du mal à vous défaire de vos réflexes gauchistes ("L'argent qui corrompt et patati et patata ...)."
Ecrit par : Franck Boizard | 28 février 2008
C'est un extrait d'un de vos premiers messages sur ce fil, Franck. Il semble que vous ne soyez pas tellement en proie au doute, vous même!
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 mars 2008
"« Il y a en histoire des points de vue plus pittoresques, plus séduisants, que le point de vue financier ; mais l'histoire financière est celle qui fait pénétrer le plus intimement dans le fond même de la vie d'une nation. Rien ne reflète aussi fidèlement son état social, politique, économique, voire même moral,que la manière dont sont assis, perçus et dépensés les subsides exigés des populations pour les services dont les pouvoirs publics ont assumé la charge, et rien aussi n'est en corrélation plus étroite avec la bonne ou mauvaise direction des affaires publiques. Pas de bonnes finances sans une bonne politique, pas de prospérité véritable, pas même de sécurité vraiment assurée, sans des finances bien administrées. Entre elles et les autres parties de la vie publique, entre elles et les conditions d'existence des particuliers, les relations de cause à effet sont si nombreuses, les répercussions sont si constantes, qu'elles sont pour ainsi dire au centre de tout, expliquant tout et résumant tout. »"
Ecrit par : Franck Boizard | 01 mars 2008
Sauf votre respect, on ne peut pas ne pas être d'accord avec ce texte, Franck: c'est presque ce qu'on pourrait appeler de la langue de bois.
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 mars 2008
Et alors ? On les colle au mur ?
Ecrit par : Victor | 01 mars 2008
Vous croyez qu'on les respecte en les laissant se fourvoyer ainsi? Vous savez comment certains ( pas tous) profs de facs parlent de leurs étudiants? Et quand ils ne les sélectionnent pas pour garder leurs heures de cours et leurs postes alors qu'ils savent que les étudiants n'ont pas le niveau, vous trouvez que c'est honnête?
Et si nous sommes profs, tous ici, c'est bien parce que nous avons eu droit à la sélection; c'est bien grâce à la sélection que nous avons eu nos concours qui nous ont permis d'exercer cette profession, non? Alors vous trouvez honnête cette absence de sélection lisible et claire?
Ecrit par : Sanseverina | 01 mars 2008
Et alors ? On les colle au mur ?
Ecrit par : Victor | 01 mars 2008
Non mais on se pose la question de ceux que l'on fait d'eux sans faire de l'ironie à deux balles.
Ecrit par : Ronin | 01 mars 2008
Pardon pour "l'ironie à deux balles", mais l'Université n'a pas pour vocation première la formation professionnelle. Ils feront donc ce qu'ils voudront ou ce qu'ils pourront, en attendant ils auront fait de l'histoire et ce n'est déjà pas si mal !
Ecrit par : Victor | 01 mars 2008
@ Sanseverina
Nous avons passé des concours après nos études universitaires, ils n'en étaient pas le terme obligé. Nous avons fait cela en parfaite connaissance de cause, personne ne nous a trompés.
Ecrit par : Victor | 01 mars 2008
Victor, la vocation de la fac est-elle de masquer temporairement le taux de chômage? Parce que si c'est le cas, ce n'est pas la peine de payer des maîtres de conf et des profs en titre à ce prix-là...
Ecrit par : Sanseverina | 01 mars 2008
Donc, Victor, si je comprends bien votre idée: passage obligatoire par la fac pour tout le monde et après on les lâche et ils se débrouillent pour trouver du travail? La fac est totalement déconnectée du monde.
C'est cela?
J'ai pensé comme vous pendant quelques années, et puis cela m'a assez vite passé quand j'ai commencé à donner des charges de cours à la fac et en voyant les étudiants actuels de près...
Ecrit par : Sanseverina | 01 mars 2008
Et le plus drôle chers collègues c'est qu'ils reprochent aux enseignants justement de ne pas les avoir mis en garde, mais effectivement vu la connaissance et l'image du monde de l'entreprise dans le grand Moloch les ptits jeunes ne sont pas vraiment incités.
Ca, Ronin, c'était il y a longtemps, ce n'est plus tout-à-fait vrai aujourd'hui : stages en Entreprises des élèves de 3ème, visites, accompagnement, correction des rapports de stages...3ème DP (découverte professionnelle) dans lesquelles des professeurs acceptent de s'investir...et pas seulement en LP.
Je vous concède qu'il reste encore beaucoup à faire, mais il ne faut pas dire que l'Education nationale est déconnectée du monde de l'Entreprise et que tous les enseignants ont une mauvaise image de l'Entreprise.
Ce n'est ni mon cas, ni celui de beaucoup (d'accord, je ne dis pas tous) de mes collègues.
Ceci dit, il faut leur laisser du temps ; la vocation principale de l'Ecole n'est pas d'être au service des Entreprises.
La fonction principale des stages et autres 3ème DP est de les inciter à réfléchir sur l'importance du travail scolaire et de les inciter à prendre leur avenir au sérieux.
Ce n'est qu'à partir de la première et de la terminale, en règle générale, que les élèves commencent à avoir une idée plus claire de ce qu'ils veulent faire.
Ecrit par : Robin | 01 mars 2008
Note2be.com sur France 5 maintenant, Revu et Corrigé.
Ecrit par : Pendariès | 01 mars 2008
Donc, Victor, si je comprends bien votre idée: passage obligatoire par la fac pour tout le monde et après on les lâche et ils se débrouillent pour trouver du travail? La fac est totalement déconnectée du monde.
C'est cela?
Ecrit par : Sanseverina | 01 mars 2008
Ai-je dit "obligatoire" ? Pour le reste, oui, et j'aime bien cette idée de "fac totalement déconnectée du monde" si la connection c'est se soumettre aux lois du Moloch financier (pour reprendre une expression célèbre ici).
Vous voulez aussi imposer une sélection à l'entrée des bibliothèques, des musées, des archives tous lieux de culture qui "coûtent cher au contribuable" ?
"oh ! la muse se doit aux peuple ssans défense !" disait le vieux Victor
Ecrit par : Victor | 01 mars 2008
Certaines facs commencent à comprendre où se trouvent l'intérêt des chercheurs et des étudiants, d'autres non.
Voir l'exemple de Strasbourg sur le site du Monde (dans la rubrique Municipales 2008).
Plus loin, la difficulté réelle du processus sera de forcer les entreprises qui co-financeront les facs à n'y avoir que des intérêts mais pas de pouvoirs.
Vaste programme !!!
Ecrit par : dugong | 01 mars 2008
À lire de toute urgence, sur le site de Catherine Kintzler (qui a co-signé avec Caroline Fourest et quelques autres un appel pour défendre la laïcité version 1905 contre toutes les attaques dont elle est l'objet en ce moment) une analyse particulièrement lucide des "programmes Darcos" du Primaire :
http://mezetulle.over-blog.com/article-16965690.html
JPB
PS. ET bonsoir à toutes et à tous… Prochaine Note demain — "Saperlipopette", dans les starting-blocks !
Ecrit par : brighelli | 01 mars 2008
Que l'université permette de suivre des études désintéressées, j'en suis d'accord, mais à condition qu'elles ne soient accessibles qu'à des étudiants qui ont un minimum de motivation, qui acceptent de fournir un véritable travail, qui ne parasitent pas les cours par un brouhaha permanent au détriment de leurs condisciples. Si les bibliothèques étaient envahies par des zozos qui y poursuivraient leurs conversations privées en parlant à tue-tête, ne faudrait-il pas les faire sortir?
Ecrit par : Sylvie Huguet | 01 mars 2008
Vous voulez aussi imposer une sélection à l'entrée des bibliothèques, des musées, des archives tous lieux de culture qui "coûtent cher au contribuable" ?
"oh ! la muse se doit aux peuple ssans défense !" disait le vieux Victor
Ecrit par : Victor | 01 mars 2008
Et, en plus, on pourrait brûler Jean Vilar en effigie, à défaut de déterrer son cadavre pour lui faire subir les derniers outrages. Je suis certaine d'ailleurs qu'on trouverait bien quelques jeunes bien endoctrinés pour faire ce travail de violation de sépulture.
Ecrit par : dobolino | 01 mars 2008
des étudiants qui ont un minimum de motivation, qui acceptent de fournir un véritable travail, qui ne parasitent pas les cours par un brouhaha permanent au détriment de leurs condisciples
Ecrit par : Sylvie Huguet | 01 mars 2008
Là, tout à fait d'accord !
Ecrit par : Victor | 01 mars 2008
Bonne nuit!
Voie lactée ô soeur lumineuse
Des blancs ruisseaux de Chanaan
Et des corps blancs des amoureuses
Nageurs morts suivrons-nous d'ahan
Ton cours vers d'autres nébuleuses
Ecrit par : dobolino | 01 mars 2008
Vous voulez aussi imposer une sélection à l'entrée des bibliothèques, des musées, des archives tous lieux de culture qui "coûtent cher au contribuable" ?
"oh ! la muse se doit aux peuple ssans défense !" disait le vieux Victor
Ecrit par : Victor | 01 mars 2008
Vous êtes de mauvaise foi! Je n'ai jamais dit cela! Vous êtes décevant! Mais comme le dit Sylvie ( et vous lui donnez raison), pas besoin de parasites dans les facs. Et il y en a; donc vous êtes d'accord avec le principe d'une sélection.
Et chère Dobolino, attendez de voir les réactions de votre fils quand il rentrera de sa fac de lettres, s'il y met les pieds un jour et qui risque peut-être de pâtir des étudiants qui râlent à la fin d'un cours parce que ça va trop vite, qui râlent parce que la biblio est trop lourde, qui râlent parce qu'ils n'ont pas eu le temps de lire le bouquin demandé ou le texte à préparer... Bref vous pensez aux étudiants bosseurs qui voient leur année compromise à cause des zozos qui ne sont là que pour les réduc. et la sécu étudiante? Vous en redemanderez de la sélection... Car je peux vous assurer que c'est le quotidien des cours d'une fac de lettres.
Ecrit par : Sanseverina | 01 mars 2008
des étudiants qui ont un minimum de motivation, qui acceptent de fournir un véritable travail, qui ne parasitent pas les cours par un brouhaha permanent au détriment de leurs condisciples
Ecrit par : Sylvie Huguet | 01 mars 2008
Là, tout à fait d'accord !
Ecrit par : Victor | 01 mars 2008
Nous sommes tous d'accord là-dessus, y compris les étudiants, d'ailleurs...
Un jour, dans l'enseignement supérieur, je fus prise d'un fou-rire inextinguible lors d'un cours en amphi, suite à une boutade de mon voisin. Le prof m'a sortie illico et je suis venue à son bureau, quelques heures plus tard, pour m'excuser de mon inadmissible attitude.
* Une différence majeure avec les profs de fac, particulièrement de lettres et sciences humaines, mon professeur avait un bureau personnel où je savais pouvoir le trouver, du matin au soir, du lundi au vendredi.
Certains y passaient dimanches et jours fériés, dans ce bureau vaste et confortable que leur attribuait le Ministère de l'Agriculture. Ce n'était pas, vous vous en doutez, les plus tendres. J'en ai connu un qui y plaçait son lit de camp pour la nuit sans frémir!
Ki cétai, Yann?
Ecrit par : dobolino | 01 mars 2008
Le Bob ?
Ecrit par : catmano | 01 mars 2008
Je vois que nous nous croisons, Sanseverina!
Nous sommes tous d'accord, au fond!
Ce sont les solutions qui nous font diverger et c'est les Catmano, Dupré et autre Guy Morel qui nous mettront d'accord. Commençons par une réforme du pré-élémentaire et de l'élémentaire.
Ecrit par : dobolino | 01 mars 2008
Le Bob ?
Ecrit par : catmano | 01 mars 2008
On ne souffle pas!
Ecrit par : dobolino | 01 mars 2008
c'est les Catmano, Dupré et autre Guy Morel qui nous mettront d'accord.
Ecrit par : dobolino | 01 mars 2008
Lisez "ce sont"!
Ecrit par : dobolino | 01 mars 2008
Le Bob ?
Ecrit par : catmano | 01 mars 2008
Si on parle du même "Le Bob", c'était plutôt sous la lampe à bronzer qu'il passait son temps ;o)
Sinon, je donne ma langue au chat (non, pas ça, j'en ai vu au moins douze aujourd'hui !)
Ecrit par : yann | 01 mars 2008
Mais non! Pas le bobin _è-que qui semble t'obséder mais le BOB, le Robert Barone, le seul, le vrai, pas ton aristo en mal de chouannerie!!!! Celui des bouquins! Celui qui fit passer tous les élèves de Lyon sous ses fourches caudines pendant des décennies. Avec lui, t'avais pas intérêt à flâner, à être du bas sexe ou vaguement metissé de race inférieure...
T'avais plutôt intérêt à être blond, mâle et américain du nord ou allemand de l'ouest.
Ecrit par : dobolino | 01 mars 2008
Ah ouais, d'accord, je n'ai connu que de réputation.
Heureusement ... vu mes brillantes prestations en anat.
Ecrit par : yann | 02 mars 2008
Bref, la massification à bas prix arrange tout le monde. Sur ce point, Cadichon a raison : rien ne vaut les eaux glacées du calcul égoïste.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 29 février 2008
À propos de massification à prix bas et de spéculation glaciales, auriez-vous entendu parler de la réforme du lycée qui se prépare ?
Il paraît qu'après le COLLÈGE UNIQUE, nous aurions droit, tenez-vous bien, au LYCÉE UNIQUE. Plus de filières, plus de séries machin-chose ( c'est vrai qu'il y en a trop), un beau gros tronc commun jusqu'au bac. Unique lui aussi ?
Si, si, c'est très sérieux ; renseignez-vous.
GM
Ecrit par : guy morel | 01 mars 2008
Bon, puisque cela n'intéresse personne, étant par nature sans vergogne, je la remets sur le tapis la question du lycée : LYCÉE UNIQUE, cela vous dit ou cela ne vous dit pas ?
Croyez pas qu'avant la sélection à l'entrée en fac, les droits d'inscription, les bourses et autres sujets d'attrapades, on ferait bien de se préoccuper du lycée ? Remarquez, j'ai l'habitude : pendant vingt ans des esprits agiles autant que sociologiques se sont passionnés pour le collège unique tout en négigeant la question des programmes du primaire. Alors aujourd'hui que les programmes du primaire sont faits à moitié ( rien ou presque sur l'histoire-géo et sur les sciences), que le chantier des programmes du collège est ajourné, normal qu'on saute à pieds joints par-dessus la réforme des filières du lycée et que l'on dispute de l'entrée en fac.
GM
Ecrit par : guy morel | 02 mars 2008
D'ailleurs, il faut lire qui alors ? Boudon ou Michéa ? Je n'ai pas les sous pour acheter les deux !
Ecrit par : Jeremy | 01 mars 2008
1)Les bibliotheques sont la pour vous permettre de vous faire une opinion sur les deux et sans bourse delier.
2) Google donne des critiques et bonnes feuilles
3)Sur Amazon.fr, vous trouverez la 4eme page de "Pourquoi les intellectuels n'aiment pas le liberalisme? ":
"Étant donnée la puissance intellectuelle du libéralisme, son intérêt politique, son efficacité économique et son importance historique, pourquoi est-il si peu populaire auprès des intellectuels ? Pourquoi est-il si peu objet de discussion sérieuse ? Pourquoi autant de confusions, de clichés, de malentendus ? Est-ce seulement par ressentiment, parce que le marché n’accorderait pas aux intellectuels les rémunérations matérielles et symboliques qu’ils estiment mériter ? Est-ce seulement parce qu’ils préfèrent exercer une fonction critique dans une société où triomphe le capitalisme ? Peut-être, mais cela n’explique pas tout, ni surtout le caractère aussi systématique du rejet de la pensée libérale dans notre pays.
Sociologue de la connaissance plutôt que des déterminismes sociaux, spécialiste des croyances, Raymond Boudon démonte impitoyablement la mécanique cognitive qui rend le libéralisme détestable aux yeux des intellectuels. Et cela donne une décapante revue de détail des clichés qui encombrent nos débats depuis trente ans et plus…""
J-Cl. Michea ( avec Lecherbonnier, Nico Hirtt etc, sans parler de la croisade contre le "neo-liberalisme", derniere imposture de la gauche illiberale des Dufour, Zaoui et consorts) offre un exemple de tous ces poncifes, idees recues et autres prejuges, qu'analyse Boudon. Michea epouse la theorie du ressentiment et du complot. L'ogre capitaliste concocte en douce (?) la destruction des apprentissages, il favorise "l'enseignement de l'ignorance" et encourage "le declin continu de l'intelligence critique", pour former des ilotes, afin de gagner "la grande guerre economique du XXIe s."
Voila donc ce complot "liberal/libertaire" qui a pour objectif de detruire le francais, pour asseoir la suprematie de l'anglais.
Un des ennuis de cette these, outre son prisme franco-francais qui la falsifie instantanement, c'est qu'elle fait l'impasse sur le fait que cette guerre ne peut se gagner que par la maitrise de l'industrie de la connaissance et non par la promotion de l'ignorance.
L'Inde, la Chine l'ont compris et ils commencent deja a nous manger la laine sur le dos. C'est nous qui tressons la corde pour nous pendre avec. Or c'est l'oncle Sam que notre gauche de la gauche moisie accuse de comploter la faillite de cette pauvre France, dont ils ignorent l'insignifiance, hors de ses frontieres...Elle fut l'artisan de son declin, mais, ne pouvant en assumer la responsabilite, (noblesse oblige) se cherche de boucs-emissaires.
Si vos enfants ne savent plus lire, ecrire et compter, c'est la faute aux Ricains.
Vraiment pas convaincant, Michea, et quand il vous parle de "l'inutilite de la morale" dans le liberalisme et de l'"amoralite qui definit les conduites du consommateur" (92-93) il est clair que cet anti-liberal se meprend sur Adam Smith, quand il dit que, pour ecrire la Richesse des nations, celui-ci a du "abandonner les principales idees psychologiques qu'il avait presentees en 1759 dans la Théorie des sentiments moraux. " (page 89).
L'ennui, encore un, c'est que c'est justement l'inverse et un simple copier-coller de Wikipedia le confirme: donc voici un autre texte avec accents...
"Dans la Théorie des sentiments moraux, la sympathie au sens d’empathie, de capacité de comprendre un autre en se mettant en quelque sorte à sa place, occupe une place centrale. Pour Smith, l’homme dans ses actions doit tenir compte du point de vue des spectateurs réels ou du spectateur impartial, dans le cadre d’un double processus de sympathie. D’une part les spectateurs s’identifient à l’acteur et arrivent à comprendre les motifs de son action, d’autre part l’acteur s’identifie aux spectateurs qui le contemplent et perçoit leurs sentiments à son égard. Il résulte, de ce double processus de décentrement, « un champ de connaissances communes à l’acteur et aux spectateurs qui engendrent l’ensemble du système des règles (dont celles de justice) qui permettent la maîtrise des passions [20] ». Le problème est que ce double décentrement n’est pas facilement accessible à tous. Aussi [...]c’est parce que Smith avait conscience de ces difficultés qu’il a écrit la Richesse des nations où, dans le domaine économique, le marché d’une certaine façon se substitue au spectateur impartial ou du moins oblige les acteurs économiques à tenir compte les uns des autres."
Ecrit par : Cadichon | 02 mars 2008
GM a raison, avec un debat sur le 3eme cycle, on met la charrue avant les boeufs, et avec le lycee unique, c'est encore pire . Il n'y aura plus de boeufs du tout...ne resteront que les anes?
J'aimerais bien moi aussi qu'on parle un peu plus des programmes d'histoire-geo et de sciences, non plus de ces euphemismes qui, en les remplacant, les ont vides de leur contenu. Au US, c'est justement quand on les a appeles "Social studies" qu'on a cesse d'y enseigner quoi que ce soit de coherent.
Ecrit par : Cadichon | 02 mars 2008
Bac : le Sénat propose
un examen sur deux ans
Marie-Estelle Pech
29/02/2008
Un groupe de travail sénatorial réfléchit à une série de propositions pour réformer l'épreuve.
Réduction du nombre d'épreuves du bac, étalement de l'examen sur deux ans : telles sont les premières idées d'un groupe de travail sénatorial intitulé «À quoi sert le baccalauréat ?» qui auditionne, depuis la fin du mois de décembre, des spécialistes de l'éducation.
Le sénateur UMP Jacques Legendre (Nord), président de ce groupe, remettra son rapport en mai au moment même où Xavier Darcos, le ministre de l'Éducation nationale, devrait annoncer ses premières pistes de réforme du lycée. Et il espère bien influer sur ces choix. «Nous ne voulons pas arriver après la bataille. J'espère bien que certaines de mes idées seront reprises», explique le sénateur qui se dit par ailleurs «totalement indépendant du gouvernement».
Son objectif est d'avancer des propositions pour lutter contre l'échec massif des étudiants au cours de leurs premières années dans l'enseignement supérieur, et de présenter un état des lieux du bac qui fête cette année ses deux cents ans. Jacques Legendre se dit convaincu de la nécessité de conserver le caractère national de l'examen. Son groupe de travail étudie notamment la possibilité de passer le bac en deux ans, «alors que l'année de terminale est considérée aujourd'hui comme très lourde». Le nombre d'épreuves nécessaires pour tester la valeur d'un candidat est également l'un des thèmes de réflexion. «Pour beaucoup de spécialistes, quatre ou cinq devraient suffire», rappelle Jacques Legendre.
Le contrôle continu, «un point délicat»
Une meilleure organisation matérielle du bac est par ailleurs à l'étude. Les huit sénateurs participant au groupe de travail, tous membres de la commission culturelle, ne refusent pas l'idée d'une dose de contrôle continu, «même si c'est un point délicat puisqu'on peut nous reprocher de vouloir un bac maison et non plus un examen national».
Ils souhaitent enfin «la fin du bidouillage des notes». Pour eux, il est difficile de dire que les épreuves sont anonymes et de repêcher dans le même temps selon des critères plutôt obscurs. Les consignes d'harmonisation des notes devraient être «rendues publiques car la valeur du bac passe par sa clarté», assure l'un des sénateurs qui souhaiterait par ailleurs que les professeurs d'université s'investissent davantage dans les jurys d'examen, «alors que le bac reste le premier diplôme de l'enseignement supérieur». Le groupe de travail entend promouvoir l'introduction de la notion européenne de compétences à acquérir, validées par un système de crédits. Ce qui permettrait, selon les sénateurs, de mieux tester le niveau atteint par un lycéen. Le groupe de travail a déjà auditionné une série de personnalités, comme Jean-Robert Pitte, président de l'université Paris-Sorbonne et auteur d'un pamphlet vigoureux contre le baccalauréat l'année dernière, les directeurs de l'administration centrale, les syndicats, ainsi que des historiens et sociologues de l'éducation. Reste à savoir si le Sénat saura faire entendre sa voix au printemps prochain. «Le gouvernement s'est bien inspiré de mon rapport sur la diversité sociale dans les classes prépas, en imposant que les lycées y envoient 5 % de leurs élèves les plus méritants, observe Jacques Legendre. Il faut savoir être persévérant.»
Ecrit par : Cadichon | 02 mars 2008
"J-Cl. Michea ( avec Lecherbonnier, Nico Hirtt etc, sans parler de la croisade contre le "neo-liberalisme", derniere imposture de la gauche illiberale des Dufour, Zaoui et consorts) offre un exemple de tous ces poncifes,"
Ecrit par : Cadichon | 02 mars 2008
Sont-ce des souverains poncifs, Cadichon?
Concernant la réforme du "lycée unique", je n'ai entendu parler de rien. Mais je pense que Jean-Paul va vous répondre, Guy. Après tout, c'est lui qui voit Darcos le plus souvent, ici!
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 mars 2008
http://www.myspace.com/clubforfive
Pour ceux qui se demandaient où en était le chant "a capella" (hors musique "classique") depuis les "double six", les "swingle singers", les "singers unlimited" ou, plus proches de nous, les "take six" ou autres "king's singers" (au répertoire absolument universel).
Il semblerait que, là aussi, la Finlande ait une certaine avance!
Les choix de répertoire ne sont pas absolument les miens, mais ce groupe est absolument étonnant!
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 mars 2008
"en echo a Holderling qui demandait Wozu Dichter?, (pourquoi des poetes" Cadichon, 1er mars.
Faudrait peut-être savoir l'allemand, avant de faire de savantes dissertations pour Normale Sup. Holderling???? Mayerling?????Bling-bling????
C'est Hölderlin. Et "Wozu Dichter" signifie,précisément dans la problématique hölderlinienne, "A QUOI BON des poètes?" Wozu n'est pas comme Warum.
Décidément, l'enseignement des langues en Frankaouie.....
Ecrit par : montaigneàcheval | 02 mars 2008
@ Cadichon
Quand bien même la « sympathie » de Smith serait fondée, le coup de force de ce texte se trouve bien évidemment dans l’expression « d’une certaine façon », qui substitue habilement une vision altruiste du marché à une vision fondée sur l’intérêt personnel et la mise en concurrence de tous (c’est la vision néolibérale, aux dernières nouvelles).
Mais la vraie faiblesse de l’explication n’est pas là, au fond. Elle réside dans le fait qu’Adam Smith considère, dans sa théorie, que la « sympathie » n’est apparue qu’à un stade très avancé de l’histoire de l’humanité, lorsque les biens sont devenus suffisamment abondants pour libérer l’homme de la préoccupation exclusive pour sa propre survie.
« Dans la théorie smithienne de l’évolution, l’être humain, avant l’ère marchande, n’a eu que les biens matériels comme objet et comme instrument d’interaction avec les autres. Et ce, dans un climat de rivalité de fait, mais rivalité tempérée, ou refoulée, par une morale et des conventions adaptées à la survie qui exigeait le travail en commun.
« Après cent mille en d’un tel régime, que peuvent bien faire les hommes quand, enfin, l’âge commercial repousse le spectre de la rareté des subsistances ? Une seule chose plausible : laisser libre cours à la rivalité pour la possession des biens, rivalité qui devient morale, puisqu’elle ne menace plus la survie du groupe, voire contribue à son développement, comme le prédit Smith. Dès lors, la reconnaissance sociale est en effet attachée à la possession des biens.
« Chez Smith, non seulement la sympathie n’apparaît qu’avec le marché, mais encore ne peut-elle s’exprimer pleinement que par des marchandises, parce que l’homme smithien a été constitué dans et pour la quête de toujours plus de biens.
« Smith inverse ainsi de toute évidence la chronologie et le sens véritable de la sympathie humaine. Un enfant apprend à stimuler l’amour de sa mère et à lui manifester le sien, bien avant de lui faire des cadeaux.
« Dans l’histoire vraie de tous les êtres humains, ceux-ci commencent par se faire des câlins avant de se faire des cadeaux. La sympathie se développe toujours avant le marché… qui parfois la détruit. »
Extrait de « la dissociété » de Jacques Généreux (page 279, Coll. « Point », Seuil), une bien belle réfutation du néolibéralisme...
Ecrit par : Cyrano | 02 mars 2008
Ecrit par : und ich frag mich warum | 02 mars 2008
Ah ouais, d'accord, je n'ai connu que de réputation.
Heureusement ... vu mes brillantes prestations en anat.
Ecrit par : yann | 02 mars 2008
Tu sais ce qu'il disait à la première colle à ceux qui avaient intégré en cube? "Ah, vous faites partie de ceux qui mettent cinq ans pour faire les deux premières années!".
En règle générale, il leur faisait subir ce sort de même qu'aux étudiants marocains, tunisiens et sénégalais. C'était même pas la peine qu'ils travaillent, ça ne servait à rien. C'était le bon temps...
Ecrit par : dobolino | 02 mars 2008
"A QUOI BON des poètes?"
Ecrit par : montaigneàcheval | 02 mars 2008
Euh... Si, pour jouer aux quilles, comme disait Boileau.
Ecrit par : Sergio | 02 mars 2008
Ah ouais, d'accord, je n'ai connu que de réputation.
Heureusement ... vu mes brillantes prestations en anat.
Ecrit par : yann | 02 mars 2008
Sexe mâle, intégré en bizuth (il aimait les jeunes éphèbes), prénom celte... Pour peu que ta peau soit bien claire et ton œil bleu, ta prestation n'aurait pas été notée mais ta prestance.
Finalement, ça a tourné vinaigre, les étudiants devenant de plus en plus contestataires (fainéants, d'après lui, et vendus au gauchisme), le Ministère l'a prié de faire valoir ses droits à la retraite. Heureusement, car, sinon, il serait encore là. Ce gars est une sommité internationale. Il faut reconnaître qu'il a abattu un boulot considérable en Anatomie Comparée, ses bouquins sont des bibles, des évangiles d'anatomie mais alors, comme prof...
Ecrit par : dobolino | 02 mars 2008
En plus, il défie Mathusalem par la longévité et continue à publier son œuvre. Il doit tourner autour des nonante ans.
Ecrit par : dobolino | 02 mars 2008
@ Cadichon
"Étant donnée la puissance intellectuelle du libéralisme, son intérêt politique, son efficacité économique et son importance historique, pourquoi est-il si peu populaire auprès des intellectuels ?"
La réponse est contenue dans la question : une auto-évaluation erronée comme diraient les pédagogues ! Comment voulez-vous lire un ouvrage qui s'affiche avec un tel préambule ? Ou alors il y a beaucoup de second degré ?
Ecrit par : Victor | 02 mars 2008
"Pour jouer aux quilles, comme disait Boileau"
écrit par Sergio, 2 mars 2008
Je crois que c'était Malherbe : " un bon poète n'est pas plus utile à l'Etat qu'un bon joueur de quilles." J'ai fait disserter mes élèves sur la question, il y a fort longtemps.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 02 mars 2008
"En plus, il défie Mathusalem par la longévité et continue à publier son œuvre. Il doit tourner autour des nonante ans."
Ecrit par : dobolino | 02 mars 2008
Rassurez-moi : il ne fait plus dans l'éphèbe, à cet âge respectable, au moins ?
Ecrit par : Kap | 02 mars 2008
Je continue avec le glorieux enseignement US. Je préfère pourrir ce fil-ci qui est déjà mort, plutôt que de faire dévier l'autre, qui vient de naître.
"Fewer than half of American teenagers who were asked basic history and literature questions in a phone survey knew when the Civil War was fought, and one in four said Columbus sailed to the New World some time after 1750, not in 1492.
The survey results, released on Tuesday, demonstrate that a significant proportion of teenagers live in “stunning ignorance” of history and literature, said the group that commissioned it, Common Core.
The organization describes itself as a new research and advocacy organization that will press for more teaching of the liberal arts in public schools.
The group says President Bush’s education law, No Child Left Behind, has impoverished public school curriculums by holding schools accountable for student scores on annual tests in reading and mathematics, but in no other subjects.
Politically, the group’s leaders are strange bedfellows. Its founding board includes Antonia Cortese, executive vice president of the American Federation of Teachers, a union that is a powerful force in the Democratic Party, and Diane Ravitch, an education professor at New York University who was assistant education secretary under the first President George Bush.
Its executive director is Lynne Munson, former deputy chairwoman of the National Endowment for the Humanities and former special assistant to Vice President Dick Cheney’s wife, Lynne.
“We’re a truly diverse group,” Mrs. Munson said. “We almost certainly vote differently, and we have varying opinions about different aspects of educational reform. But when it comes to concern that all of America’s children receive a comprehensive liberal arts and science education, we all agree.”
In the survey, 1,200 17-year-olds were called in January and asked to answer 33 multiple-choice questions about history and literature that were read aloud to them. The questions were drawn from a test that the federal government administered in 1986.
About a quarter of the teenagers were unable to correctly identify Hitler as Germany’s chancellor in World War II, instead identifying him as a munitions maker, an Austrian premier and the German kaiser.
On literature, the teenagers fared even worse. Four in 10 could pick the name of Ralph Ellison’s novel about a young man’s growing up in the South and moving to Harlem, “Invisible Man,” from a list of titles. About half knew that in the Bible Job is known for his patience in suffering. About as many said he was known for his skill as a builder, his prowess in battle or his prophetic abilities.
The history question that proved easiest asked the respondents to identify the man who declared, “I have a dream.” Ninety-seven percent correctly picked the Rev. Dr. Martin Luther King Jr.
About 8 in 10, a higher percentage than on any other literature question, knew that Harper Lee’s “To Kill a Mockingbird” is about two children affected by the conflict in their community when their father defends a black man in court.
In a joint introduction to their report, Ms. Cortese and Dr. Ravitch did not directly blame the No Child law for the dismal results but said it had led schools to focus too narrowly on reading and math, crowding time out of the school day for history, literature and other subjects.
“The nation’s education system has become obsessed with testing and basic skills because of the requirements of federal law, and that is not healthy,” Ms. Cortese and Dr. Ravitch said.
“You can be supportive of N.C.L.B. and also support strengthening the teaching of history and literature,” a spokeswoman for the Education Department, Samara Yudof, said. “It’s good to talk about expanding the curriculum, but if you can’t read, you can’t read anything at all.”
A string of studies have documented the curriculum’s narrowing since Mr. Bush signed the law in January 2002.
Last week, the Center on Education Policy, a research group in Washington that has studied the law, estimated that based on its own survey 62 percent of school systems had added an average of three hours of math or reading instruction a week at the expense of time for social studies, art and other subjects.
The Bush administration and some business and civil rights groups warn against weakening the law, saying students need reading and math skills to succeed in other subjects."
Ecrit par : Kap | 02 mars 2008
Et je colle la google trad, tout aussi calamiteuse que celle de l'article de l'autre fil :
"Moins de la moitié des adolescents américains qui ont été priés de base d'histoire et de littérature des questions lors d'une enquête téléphonique auprès savait quand la guerre civile a été combattu, et un sur quatre déclare Christophe Colomb a navigué vers le nouveau monde un certain temps après 1750, pas en 1492.
Les résultats de cette enquête, rendue publique mardi, démontre qu'une proportion importante d'adolescents vivent dans des "étonnante ignorance" de l'histoire et de littérature, a dit au groupe que lui a commandé, Common Core.
L'organisation se décrit comme une nouvelle organisation de recherche et de plaidoyer qui se presse pour plus de l'enseignement des arts libéraux dans les écoles publiques.
Le groupe affirme le président Bush le droit de l'éducation, No Child Left Behind, le public a appauvri les programmes scolaires en tenant compte de l'école des élèves sur les évaluations annuelles des tests en lecture et en mathématiques, mais pas dans d'autres matières.
Politiquement, les dirigeants du groupe sont étrange ménage. Son conseil d'administration comprend des fondateurs Antonia Cortese, vice-président exécutif de l'American Federation of Teachers, une union qui est une force puissante dans le Parti démocrate, et Diane Ravitch, une éducation professeur à l'Université de New York qui était secrétaire assistante d'éducation dans le cadre du premier président George Bush.
Son directeur exécutif est Lynne Munson, ancien vice-présidente de la National Endowment for the Humanities et ancien assistant spécial au vice-président Dick Cheney, l'épouse, Lynne.
«Nous sommes un véritable groupe diversifié», a déclaré Mme Munson. "Nous avons presque certainement voter différemment, et nous avons des opinions divergentes sur différents aspects de la réforme de l'éducation. Mais lorsqu'il s'agit de la préoccupation de l'Amérique que tous les enfants bénéficient d'un son global d'arts libéraux, l'éducation et la science, nous sommes tous d'accord. "
Dans l'enquête 1200, les jeunes de 17 ans étaient appelés en janvier et a demandé de répondre à 33 questions à choix multiples sur l'histoire et la littérature qui ont été lus à haute voix pour eux. Les questions ont été tirées d'un essai que le gouvernement fédéral administré en 1986.
Environ un quart des adolescents n'ont pas été en mesure d'identifier correctement Hitler comme chancelier de l'Allemagne dans la Seconde Guerre mondiale, au lieu d'identifier de lui comme d'un fabricant de munitions, un Autrichien et le premier ministre allemand kaiser.
Sur la littérature, les adolescents s'en tirent encore pire. Quatre en 10 pouvait choisir le nom de Ralph Ellison roman d'un jeune homme grandi dans le sud et se déplaçant à Harlem, «Invisible Man», à partir d'une liste de titres. Près de la moitié savaient que Job dans la Bible, est connue pour sa patience dans la souffrance. Propos que beaucoup ont dit qu'il était connu pour ses talents de bâtisseur, son prouesses au combat ou ses capacités prophétiques.
L'histoire question qui s'est révélée la plus simple demandé aux répondants d'identifier l'homme qui a déclaré: «J'ai fait un rêve." Quatre-vingt-dix-sept pour cent ont correctement identifié le Révérend Dr. Martin Luther King Jr.
Environ 8 à 10, un pourcentage plus élevé que sur toute autre question de la littérature, savait que Harper Lee's "To Kill a Mockingbird" est près de deux enfants touchés par le conflit au sein de leur communauté, leur père défend un homme noir dans la cour.
Dans un communiqué introduction à son rapport, Mme et M. Cortese Ravitch n'a pas directement responsable de la loi No Child pour les résultats lamentables, mais a dit qu'il avait conduit les écoles à se concentrer de façon trop étroite sur la lecture et les mathématiques, l'entassement temps de la journée scolaire pour Histoire, la littérature et d'autres sujets.
"Le système éducatif du pays est devenue obsédée par les essais et les compétences de base en raison des exigences de la loi fédérale, et qui n'est pas en bonne santé», Mme et M. Cortese Ravitch dit.
«On peut être favorable à N.C.L.B. Et également soutenir le renforcement de l'enseignement de l'histoire et de littérature », un porte-parole du Département de l'éducation, Samara Yudof, dit. «Il est bon de parler de l'élargissement du programme, mais si vous ne pouvez pas lire, vous ne pouvez pas lire quoi que ce soit."
Une chaîne d'études ont documenté le programme d'études du rétrécissement depuis que M. Bush a signé la loi en janvier 2002.
La semaine dernière, le Center on Education Policy, un groupe de recherche à Washington qui a étudié le droit, a estimé que sur la base de son propre sondage 62 pour cent des systèmes scolaires avait ajouté une moyenne de trois heures de math ou de la lecture d'une semaine au détriment de Temps pour les études sociales, d'art et d'autres sujets.
L'administration Bush et de certaines entreprises et groupes de défense des droits civils en garde contre l'affaiblissement du droit, les étudiants doivent dire la lecture et en mathématiques pour réussir dans d'autres disciplines."
Ecrit par : Kap | 02 mars 2008
Kap, j'ai demandé une bonne traduc...
Ecrit par : dobolino | 02 mars 2008
Cadichon, vous avez intérêt à me répondre vite car je suis très énervé par votre assertion dédaigneuse : "Les bibliotheques sont la pour vous permettre de vous faire une opinion sur les deux et sans bourse delier."
Vous savez où j'habite ? Vous croyez que la piteuse médiathèque à 45 mn aller-retour de chez moi s'est fait chier à acheter Boudon et Michéa ? Vous connaissez l'état des bibliothèques françaises ? Vous savez qui y va, qui les dirige, comment elles sont organisées et les heures auxquelles elles ouvrent ? Vous savez à qui et à quoi elles servent ? Même les bibliothèques universitaires sont des hontes sans nom, alors les médiathèques de campagne, renseignez-vous avant de venir m'emm*** sur ce terrain-là.
Cadichon, je vous aimais bien, mais si vous parlez toujours sans savoir comme ça, ca en dit long.
Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008
"Kap, j'ai demandé une bonne traduc..."
Ecrit par : dobolino | 02 mars 2008
Le problème, c'est qu'il faudrait que je la fasse, et que je n'ai plus vraiment le temps : corrections et preps en vue. Peut-être connaissez-vous un site qui fournit des trads correctes ? Dans ce cas-là, ça m'intéresse.
Ecrit par : Kap | 02 mars 2008
"Vous connaissez l'état des bibliothèques françaises ? "
Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008
Je crois hélas qu'en dehors de la vie dans quelques grandes villes US et dans les quartiers fréquentables de Paris pour la France, la connaissance par Cadichon du quotidien d'un citoyen lambda est plutôt limitée - mais je peux me tromper. Quand je vivais à Rennes, je n'avais aucun problème pour me procurer tous les ouvrages savants qui m'intéressaient. Il me suffisait d'aller à la B.U. ou à la bibliothèque municipale. Depuis que j'ai été mutée dans un trou culturellement sinistré, c'est nettement plus difficile. Et faire 80 kms aller-retour (et il faut compter le temps de recherche et d'emprunt) pour me procurer un livre à la B.U. de Lille (livre qui ne sera pas nécessairement disponible), j'en ai rarement le temps. Je sais que je suis une grosse feignasse de prof, mais mon travail m'occupe tout de même un peu.
Par ailleurs, Jérémy, ne vous imaginez pas que la qualité des bibliothèques est nécessairement meilleure à l'étranger : on ne peut pas dire que le choix soit phénoménal dans les petites et moyennes villes anglaises non plus. Et même certaines grandes villes britanniques ont des bibliothèques plus que médiocres (Nottingham).
Ecrit par : Kap | 02 mars 2008
Je crois que c'était Malherbe : " un bon poète n'est pas plus utile à l'Etat qu'un bon joueur de quilles."
Ecrit par : Sylvie Huguet | 02 mars 2008
Certes certes certes. Enfin Malherbe vint, quoi...
Ecrit par : Sergio | 02 mars 2008
Peut-être connaissez-vous un site qui fournit des trads correctes ? Dans ce cas-là, ça m'intéresse.
Ecrit par : Kap | 02 mars 2008
Non, c'est un copain anglophone sur un autre site. Son français est parfois un peu laborieux quand il traduit mais à côté du traducteur Google, c'est du velours.
Ecrit par : dobolino | 02 mars 2008
Pour votre copain anglophone, Dobolino :
"February 20, 2008
Wealth Gap Growing Bigger Among American Colleges
By KAREN W. ARENSON
Stanford University had an exceptional year for fund-raising in 2007, collecting $832 million in private donations. Harvard, too, reaped a bounty, with $614 million in gifts.
Those sums, detailed in a new report by the Council for Aid to Education, show that even as Congress presses wealthy colleges and universities to spend more of their endowments, they continue on a fund-raising streak that will widen the wealth gap in higher education.
In all, colleges and universities raised about $30 billion, 6 percent more than the previous year. But nearly one-third of that increase — $518 million — went to just 20 institutions.
Those 20 campuses raised a total of almost $7.7 billion — or more than a quarter of all giving to colleges and universities, the council said. The top 20 represent fewer than 1 percent of the nation’s institutions of higher education.
Four universities — the University of Southern California, Johns Hopkins, Columbia and Cornell — raised $400 million to $500 million each. Eight others drew $300 million to $400 million, according to the study, which is being released on Wednesday.
The numbers are sure to fuel the unease of those who argue that universities are turning into fund-raising machines, with university presidents spending more and more of their time cultivating donors, aided by development teams, consultants and marketers who scour alumni lists.
“It’s great that people feel connected with the colleges they attended and want be part of their long-term health and success,” said Cary Nelson, an English professor at the University of Illinois at Urbana-Champaign and president of the American Association of University Professors.
“But Harvard could buy and sell a number of countries around the globe,” he said. “It could pay the tuition of all its undergraduates, and its endowment would still grow. It is time for wealthy colleges and universities to begin asking themselves what their broader social responsibilities are.”
John Longbrake, a Harvard spokesman, defended the way the university uses its financial resources. “Harvard and many other universities make enormous contributions to our nation in research, scholarship, medicine and the arts due in large part to the resources we raise and invest,” he said.
At a time when federal grants and state support have not kept pace with enrollments, public universities also are jumping into the race for gifts and seeking to build endowments. One made the top 10: the University of California, Los Angeles, which received $365 million in private gifts.
Seven other public universities ranked among the top 20, including universities in Wisconsin, Washington, Michigan, Minnesota, Virginia and Indiana, and the University of California, San Francisco. They each raised $252 million to $325 million. Other public universities lag, though they are starting to pick up some of the fund-raising skills of the powerhouses. At the City University of New York, for example, donations reached $279 million last year, a 39 percent increase over the previous year and three and a half times the total in the 2002 fiscal year.
Officials at the wealthiest universities are unapologetic about their success, saying it shows that donors approve of their goals.
“These are large numbers,” said Martin Shell, vice president for development at Stanford, referring to the university’s donations. “But they are made up of almost 56,000 individual gifts, and that includes many people making $100 gifts and $10 gifts.”
Stanford’s $832 million in donations, which followed $911 million the previous year, reflected a $4.3 billion capital campaign announced in October 2006. Such fund-raising drives are typically periods when gifts rise significantly. Stanford also received some sizable bequests in the past two years, Mr. Shell said.
“Our donors hopefully are feeling very good about how we are making the absolute best use of their philanthropic dollars,” he said. “It is something we take very seriously. There are an unlimited number of very worthwhile causes and needs out there. We feel these needs are real.”
In the past year, some Congressional critics have suggested that colleges and universities should use more of their wealth to reduce tuitions. Many colleges say that their aggressive fund-raising and large endowments allow them to provide more financial aid and to substitute grants for student loans.
The donations were made in the 2007 fiscal year, which for many campuses ended in June.
The council said that 1,023 colleges and universities participated in the survey."
Je suis sûre que celle-là va vous intéresser tout particulièrement.
Ecrit par : Kap | 02 mars 2008
MaC,
vous devriez fumer autre chose que la moquette.
1)Je me fais remonter les bretelles depuis des jours a cause de mon foutu clavier, et vous, vous me demandez de mettre un Umlaut a Hoderling! mais pauvre pomme, je le trouve ou, quand je n'ai meme pas d'accent aigu, grave ou circonflexe?
2) quant au Wozu:
Votre Suffisance ne masque pas Votre Ignorance du pourtant fameux "Pourquoi des sociologues?" qui en francais ( et pour peu qu'on l'ait lu, veut bien dire, "des sociologues, pour quoi faire ?" et fait (quoique vous en ayez, banane!) pendant a Wozu Dichter, non ?
3) Heidegger n'a pas le monopole de la lecture "critique" de HOLDERLING.
Dieu que c'est penible, quand je souffre assez ( et mes lecteurs, donc!) sans accent sur son clavier, d'avoir a mettre les points sur les I et les barres sur les T a ce cuistre pontifiant de MaC (rigolo, d'ailleurs ce que cela donne sans accent!)
Speaking of which:
PONTIF---iant:
Au moins quand Robin ou Christophe S ( avec ces "poncifes/pontifs" dont je cherche encore le lien et ...je crains le pire, mais en attendant, merci , j'ai vraiment bien ri ...) me signalent de vraies coquilles, je leur en sais gre, car j'apprends de mon inattention et ils m'incitent a prendre le temps de me relire.
Ce pauv'Mac-completement a cote de la plaque,
serait risible s'il n'etait si pitoyable.
C'est l'hosto qui se fout de la charite.
Ecrit par : Cadichon | 03 mars 2008
"Je me fais remonter les bretelles depuis des jours a cause de mon foutu clavier, et vous, vous me demandez de mettre un Umlaut a Hoderling! mais pauvre pomme, je le trouve ou, quand je n'ai meme pas d'accent aigu, grave ou circonflexe? [...] Heidegger n'a pas le monopole de la lecture "critique" de HOLDERLING."
Dites, Cadichon, je me fais fort d'avoir de la sympathie pour vous deux, Cadichon ET MàC (ça peut paraître suspect, mais c'est comme ça, et j'ai de l'intérêt pour ce que vous écrivez tous les deux), mais alors là, vous y allez fort !
Vous n'avez peut-être pas de clavier français aux USA, mais vous devriez bien parvenir à mettre la main sur un dictionnaire. Si vous n'êtes pas fichu d'écrire correctement le nom d'un auteur qui a marqué l'histoire de la littérature ET de la philosophie, évitez de le citer, ça évitera de vous rendre ridicule, surtout que vous l'avez tapé DEUX FOIS de manière différente, ET A CHAQUE FOIS AVEC UNE FAUTE ! Vous connaissez peut-être Boudon, mais alors vous ne connaissez rien aux bibliothèques fraçaises, et même moins que rien au romantisme allemand. Embêtant, tout ça.
Et Chakspirr, vous aimez ?
Ecrit par : Jeremy | 03 mars 2008
Oh, et j'oubliais, quand on lit Hoderling, vous savez, on en est plus à réclamer l'Umlaut.
On aurait juste aimé que vous ouvrassiez l'un de ces gros ouvrages poussiéreux et inutiles qu'on appelait autrefois "dictionnaire".
Ecrit par : Jeremy | 03 mars 2008
Je viens de voir aussi que vous n'aviez pas répondu à mon message sur les bibliothèques, alors que Kap a eu la gentillesse d'y appoter une réponse, elle.
Inscrivez vite dans votre agenda :
Urgent - répondre à Jérémy sur les bibliothèques françaises (dites que vous n'y connaissez rien, vous gagnerez du temps)
Très Urgent - consulter un dictionnaire ou une encyclopédie en ligne, pour vérifier qui est ce fichu auteur allemand dont je n'arrive pas à me rappeler le nom exact.
Ecrit par : Jeremy | 03 mars 2008
Je ne pouvais en croire mes yeux:
Il y a sur ce blog ( et nul doute ailleurs aussi) des gens qui croient encore qu'on peut faire une traduction "par ordinateur"!!!!
Alors je m'y suis mise, c'est ma soiree de bonte et tant pis pour les accents absents.
" Lors d'une enquete telephonique, moins de la moitie des adolescents americains, qui repondaient a des questions elementaires en histoire et en litterature, savaient quand la Guerre de secession avait eu lieu, et un sur quatre a repondu que Ch. Colomb avait fait voile vers le Nouveau Monde en 1750, au lieu de 1492.
Les resultats publies mardi montrent que bon nombre de ces adolescents vivent dans une ignorance proprement renversante (“stunning ignorance”) de l'histoire et de la litterature, affirme Common Core, le commanditaire de l'enquete.
Selon cette organisation, qui se presente comme un centre de recherche militant en faveur d'une augmentation de l'enseignement des humanites dans les ecoles publiques, la loi du Pdt Bush sur l' education, No Child Left Behind, aurait appauvri les programmes des ecoles publiques en leur demandant d'assumer la responsabilite (NdT: concept absolument inconnu en France qui veut dire que les mauvais resultats peuvent entrainer leur fermeture) des resultats de leurs eleves en maths et en lecture, et non pas dans les autres matieres.
Politiquement, l'organisation est dirigee par un attelage etrange, mariage de la carpe et du lapin (strange bedfellows), puisque siegent a son conseil d'administration Antonia Cortese, vice-presidente de l'American Federation of Teachers, un syndicat tout puissant au sein du parti Democrate, et Diane Ravitch, professeur en education a New York University, qui fut sous-ministre de l'education pendant le mandat presidentiel de George Bush pere. (NdT et auteur a succes de livres contre la Progessive ed.)
L'une des directrices est Lynne Munson, ex No 2 du National Endowment for the Humanities, et qui fut aussi l'assistante de la femme de l'ex vice-president, Lynne Cheney.
“Nous sommes un groupe heteroclite" dit Mrs. Lynne Munson . “ Il est presque certain que nous votons differemment et que nous avons des opinions contrastees sur les differents aspects de la reforme educative. Mais lorsqu'il s'agit de s'occuper de donner a tous les enfants americains une education qui comprend aussi les humanites et les sciences, nous tombons tous d'accord".
Pour cette enquete, 1.200 eleves de 17 ans furent appeles en janvier, et ils ont repondu a 33 questions (QCM)d'histoire et de litterature, posees de vive voix et tirees d'un test du gouvernement federal, datant de 1986.
Environ un quart des ados furent incapables d'identifier correctement Hitler, comme Chancellier allemand pendant la seconde guerre mondiale. Ils choisirent les autres reponses: un fabricant de munitions, un Premier ministre autrichien ou l'Empereur d'Allemagne.
En litterature, les resultats furent encore pire. Seulement 4 sur 10 ont choisi, sur une liste de titres, le nom de la nouvelle de Ralph Ellison, “Invisible Man,” histoire d'un jeune garcon qui avait grandi dans le Sud et qui avait demenage a Harlem.(Ndt: Aussi connu aux US que chez nous les Memoires d'un ane... ou Le petit chaperon rouge )
La moitie environ savaient que, dans la Bible, Job est connu pour sa patience dans la souffrance, mais l'autre moitie a repondu que c'etait pour ses talents de constructeur, ses prouesses sur les champs de bataille, ou pour ses capacites de prophete.
La question d'histoire qui s'est revelee la plus facile demandait qui avait dit: “I have a dream.” 97 % ont choisi correctement le Reverend Martin Luther King Jr.
Environ 8 sur 10, pourcentage le plus eleve de toutes les questions de litterature, savaient que “To Kill a Mockingbird” de Harper Lee est l'histoire de deux enfants affectes par le conflit que cause, autour d'eux, le fait que leur pere assure la defense d'un Noir.
Dans l'introduction du rapport, qu'elles ont co-signe, Ms. Cortese and Diane Ravitch n'ont pas directement attribue a la loi No Child Left Behind ces resultats desastreux mais, selon elles, cette loi a conduit les ecoles a trop mettre l'accent sur la lecture et les maths, au detriment du temps consacre a la litterature, a l'histoire et a d'autres disciplines.
“Le systeme educatif de notre pays a maintenant l'obsession des tests et de l'acquisition des connaissances de base, en raison des exigences de la loi federale, et c'est malsain", ont affirme Ms. Cortese et Mme Ravitch.
“Vous pouvez a la fois soutenir la loi N.C.L.B. et renforcer l'enseignement de l'histoire et de la litterature,” a declare le porte-parole du ministere de l'Education, Samara Yudof. “ Cest bien beau de parler d'augmenter les programmes, mais si vous ne savez pas lire, vous ne savez rien lire du tout".
Une serie d'etudes ont ete faites sur la diminution des programmes, depuis que Mr Bush a signe la loi, en janvier 2002. La semaine derniere, le Center on Education Policy, un centre de recherche de Washington qui a analyse la loi, a estime que, d'apres sa propre enquete, 62 % des ecoles avaient ajoute en moyenne trois heures de maths ou de lecture par semaine, au detriment de l'histoire (social studies), de l'art ou d'autres matieres.
Le gouvernement Bush, quelques organisations du monde des affaires et d'autres groupes de defense des droits civiques, mettent en garde contre un affaiblissement de la loi, "car les eleves ont besoin de savoir lire et compter pour pouvoir apprendre d'autres matieres."
Voila le travail.
Bon, quant a eux, ils n'y sont pas encore, "la pente est rude" mais au moins ils ont pris les choses en main en commencant par le commencement, et en jetant la globale aux ordures. Comment apprendre l'histoire et la litterature SANS SAVOIR LIRE? EVIDENCE BIBLIQUE qui echappe encore a nos Diafoirus.
Ecrit par : Cadichon | 03 mars 2008
Cadichon, vous me boudez ? Vous ne lisez plus mes messages ? Vous ne voulez plus me répondre ? Mon pseudo vous plaît pas ? Vous attendez la sainte Geneviève pour répondre en bloc à tous mes anciens messages ?
Ecrit par : Jeremy | 03 mars 2008
Cadichon, troisième question pour vous, après les bibliothèques françaises et le romantique allemand que vous ne savez pas écrire correctement malgré tous vos essais :
Depuis quand Invisible Man est-il "une nouvelle" ???
Je veux bien que votre traduction ait été bénévole, mais enfin une nouvelle de 400 pages écrit petit, vous abusez.
Ecrit par : Jeremy | 03 mars 2008
"Le silence éternel de cette Cadichon infinie m'effraie."
Ecrit par : Jeremy | 03 mars 2008
Jeremy, je passe une nuit blanche et vous me faites grief d'une bourde, idiote soit,
J'etais d'ailleurs trop pressee d'aller dormir et cela ne m'a rien valu puisque pas de pot j'ai du repousser mon plongeon dans les bras de Morphee, foutu decalage horaire...
Tant que vous y etes dites moi donc si j'en ai laisse passer d'autres. quand on navigue d'une langue a l'autre, en permanence, c'est dur d'echapper aux gallic-anglic-germanic---ismes...
Dommage que ce soit tout ce que vous avez a dire sur le texte dont le fond vaut mieux que cette pique sur la forme, pas bien charitable.
Si je n'ai pas repondu a votre autre boulette sur les bibliotheques dont la France a savamment organise la penurie c'est que vous me l'avez envoyee au mepris de l'effort que j'avais fait pour vous epargner tous ces KMs en vous donnant des references accessibles depuis chez vous.
Et je ne reponds pas, car ayant appuye par megarde, a mon insu et certainement pas de plein gre...sur un furoncle dont je ne pouvais ABSOLUMENT PAS CONNAITRE l'existence, votre colere est donc sans objet et les epidermes delicats me donnent de l'urticaire.
nite nite
Ecrit par : Cadichon | 03 mars 2008
"Je ne pouvais en croire mes yeux:
Il y a sur ce blog ( et nul doute ailleurs aussi) des gens qui croient encore qu'on peut faire une traduction "par ordinateur"!!!!"
Ecrit par : Cadichon | 03 mars 2008
Si vous pouviez laisser un peu votre suffisance de côté, ce serait pas mal, pour une fois. Non, je n'ai jamais cru qu'on pouvais faire une trad par google, et si vous étiez un peu plus honnête intellectuellement, vous n'auriez pas même fait la remarque. J'ai bien dit que JE N'AVAIS PAS LE TEMPS de traduire ce putain d'article. J'ai bossé de 14h00 à 23h30 hier, et j'avais d'autres soucis. J'ai donc posté la version anglaise et, me doutant que la plupart des intervenants auraient un peu de mal avec la langue de Shakespeare, j'ai refilé la trad google, très mauvaise, je le sais, en me disant que certains arriveraient peut-être à capter l'article avec la version originale et la trad. Je n'ai pas que ça à foutre, moi, faire des trads en lignes sur un blog ! Surtout hier. Et, en effet, quand on écrit Holderlin deux fois Holderling, on ferait mieux de s'écraser et faire preuve d'UN PEU d'humilité ne serait-ce qu'une fois de temps en temps. Donc, s'il vous plaît, arrêter de prendre systématiquement vos interlocuteurs pour des cons sous prétexte qu'ils font des choses qui ne vous conviennent pas. C'est bon, la trad, je connais, j'ai passé bien des années de ma vie à traduire des pages entières d'anglais, de grec, de latin et d'espagnol et jamais je n'ai imaginé qu'on puisse faire une vraie trad par ordinateur. Alors lâchez-moi les pompes.
Par ailleurs, en soi, je m'en fous que vous colliez un "g" à la fin d'Hölderlin. Je ne suis pas une spécialiste de la chasse aux "typos", contrairement à certains - dont vous faites souvent partie, ironie du sort.
Bon, je retourne préparer mes cours pour demain.
Ecrit par : Kap | 03 mars 2008
"qu'on pouvaiT faire"
Voyez, moi aussi, des typos, j'en fais. Surtout sur ce blog où c'est franchement difficile de se relire. C'et sans doute pour ça que je suis plutôt indulgente avec les typos des autres (sauf quand ils se font passer pour des super profs qui ont la pédagogie et la science infuse, n'est-ce pas Jojo ?)
Bon, j'ai la flemme de relire l'intégralité de mon message. Je laisse les fautes à qui les veut.
Ecrit par : Kap | 03 mars 2008
.Jack Lang voit dans les projets de Xavier Darcos "un appauvrissement intellectuel de l'école"
LE MONDE | 03.03.08 | 09h56 • Mis à jour le 03.03.08 | 09h58
Deux fois ministre de l'éducation (de 1992 à 1993 et de 2000 à 2002), Jack Lang, député PS, figure parmi les ministres d'ouverture potentiels en cas de remaniement du gouvernement. Il met en cause les propositions du ministre de l'éducation nationale Xavier Darcos sur la refonte des programmes du primaire.
La refonte des programmes de l'école primaire est-elle une bonne idée ?
Je porte à Xavier Darcos estime et considération. Mais l'école est le combat de ma vie, et cela m'oblige à tirer la sonnette d'alarme sur la dangerosité du projet qu'il vient d'annoncer. Ce plan fait table rase des programmes de 2002, que j'avais eu l'honneur de concevoir avec le concours du recteur Philippe Joutard et du Conseil national des programmes, présidé à l'époque par Luc Ferry.
Ces programmes seraient-ils intouchables ?
Bien sûr que non. Il faut les adapter à la lumière de l'expérience. Mais pourquoi les défigurer et les briser ? J'ai été douze ans ministre de la République, jamais je n'ai cassé ce que mes prédécesseurs avaient entrepris.
Ces textes de 2002 ont été plébiscités par la communauté éducative. Xavier Darcos lui-même les avait jugés, je cite, "ambitieux" et "exigeants".
Leur philosophie centrale est la maîtrise de la langue française. Leur autre idée-force est de ne jamais séparer le rationnel du sensible et de marier en permanence la rigueur des apprentissages de base et l'éveil de l'imaginaire.
N'était-il pas urgent de se "recentrer sur les fondamentaux" ?
Arrêtons l'imposture consistant à faire passer pour neuves des mesures qui figurent déjà dans les textes en vigueur ! C'est en 2002 que la réhabilitation des savoirs fondamentaux a été opérée, avec une forte augmentation des horaires consacrés à la langue française et au calcul, et des mesures spécifiques sur la grammaire, l'orthographe, le vocabulaire, la récitation ou la rédaction, car il est nécessaire de faire ses gammes.
Faire croire que l'éducation civique aurait été abandonnée ou prétendre que l'enseignement de l'histoire aurait négligé les repères chronologiques sont des mensonges.
Mais il est vrai que, personnellement, je n'aurais pas accepté le gavage d'événements et de dates proposé dans le projet actuel, où, étrangement, on ne trouve pas la Déclaration des droits de l'homme de 1789.
Que de reproches !
Hélas, ce projet se caractérise par un appauvrissement intellectuel de l'école. Beaucoup de choses passent à la trappe, comme l'obligation de lire chaque mois un livre de littérature, ou le cahier personnel de l'élève en histoire ou en sciences, ou encore l'éducation artistique.
Les auteurs du projet préfèrent obliger les enfants à apprendre le plus-que-parfait et le futur antérieur, qui figurent jusqu'à présent au programme du collège, ou privilégier le calcul sur papier au détriment du calcul mental. On ne s'attaque pas à la vraie faiblesse en mathématiques des élèves français : la résolution des problèmes.
Et comment ne pas s'alarmer de voir s'avancer une véritable "primarisation" de la maternelle qui, si on lit bien le projet, imposerait à marche forcée l'apprentissage de la lecture dès la grande section.
C'est un non-sens qui pénaliserait beaucoup d'élèves et creuserait les écarts avant même le CP. L'enrichissement de l'expression orale est un préalable indispensable à la découverte de l'écrit. Prétendre s'en dispenser est d'un amateurisme éclatant.
Pour l'instant ce sont des propositions…
J'en suis heureux. Xavier Darcos est un homme de bon sens. Puisqu'il ne considère pas son projet comme définitif, je le conjure d'y renoncer sous cette forme.
Pourquoi se précipiter ? Pourquoi appliquer de nouveaux programmes à la rentrée prochaine s'ils ne sont pas prêts ? Un moratoire serait raisonnable. Les programmes de 2002 ont été le fruit d'une gestation de dix-huit mois, associant les experts et les 350 000 maîtres du primaire.
Du coup, ces derniers se sont appropriés cette démarche. La méthode actuelle est inverse : un travail bâclé, sans vraie concertation à ce jour et dont le résultat ressemble à du copier-coller.
Ce projet rabaisse l'enseignement à une sorte d'apprentissage de mécanismes, sans lien avec la culture, la vie, le monde, l'histoire… C'est démotivant pour les enfants comme pour les maîtres. De grâce, qu'on se donne le temps de faire mieux !
Propos recueillis par Luc Cédelle
La réforme Darcos ne s’imposera sur le terrain que si les acteurs l’appliquent. Gageons que la majorité des PE tournera définitivement les pages Jospin et Lang, mais surtout, je crains qu’un échec de Darcos aux municipales ne signe la fin de cette réforme. A vos bulletins de votes, le combat ne fait que commencer, une bataille a été gagnée, donnons l’estocade finale à la bêtise au front de taureau.
Philippe.
Ecrit par : Phil Del | 03 mars 2008
Si Darcos est prié d'aller se rhabiller pour cause d'échec à Périgueux — une ville drôlement bien tenue, soit dit en passant —, je ne sais trop à qui le petit Nicolas pourra faire appel après les municipales, vu la branlée annoncée — et je ne suis pas sûr que le principal responsable de ladite branlée se le tienne pour dit : c'est comme dans les entreprises en difficulté, ce n'est jamais la faute du patron, mais ce sont les petits actionnaires — et les employés — qui trinquent.
Le scrutin municipal est et reste municipal. Les enjeux sur lesquels on se décide, au niveau d'une ville n'ont souvent rien à voir avec les enjeux nationaux. Après tout, pendant des années, j'ai vu Defferre à Marseille être élu dans son arrondissement par des voix de droite extrême — et il ne crachait pas dessus, Gaston.
Le remplacement de Darcos (par qui ? Par Lang — voir ci-dessus ? Par Allègre ? Par Emmanuelle Mignon ?) serait une catastrophe majeure. La réforme des collèges, préparée par Robien, vient d'être suspendue afin de trouver le temps de l'améliorer, et la réforme des lycées attend à la porte. Il faut du temps pour que ça sorte, et un seul homme, à droite, est capable de le faire — quelles que soient les coupes sombres effectuées pendant ce temps, et sur lesquelles il nous faut être très attentif : je ne vois pas pourquoi un soutien ne serait pas critique.
Et à gauche (voir Lang ci-dessus, toujours), ils n'auraient rien de plus pressé que de retourner au Moyen Age de la pédagogie.
Alors, oui, peut-être faut-il quand même faire comprendre aux Périgourdins qu'ils ont un enjeu national dans leur bulletin de dimanche prochain.
JPB
Ecrit par : brighelli | 03 mars 2008
"Si je n'ai pas repondu a votre autre boulette sur les bibliotheques dont la France a savamment organise la penurie"
On ne doit pas avoir la même définition du mot boulette.
Cadichon, je déduis de votre message que vous êtes allée vous renseigner sur les poètes allemands dont vous ne savez pas écrire le nom, que vous retirez votre phrase méprisante selon laquelle je n'ai qu'à aller en biblio, et que vous venez de découvrir que Invisible Man n'est pas une nouvelle ?
Ce serait un grand pas en avant, et ca crédibiliserait un peu vos propos.
Ecrit par : Jeremy | 03 mars 2008
Une bonne nouvelle
Note2be.com: la justice interdit de citer les noms des enseignants
Le tribunal des référés a ordonné lundi la suppression de toutes les "données nominatives" sur le site "note2be.com", qui propose aux élèves de noter leurs enseignants, en citant le nom de ceux-ci.
Le tribunal a enjoint la société éditrice "de suspendre sur le site www.note2be.com l'utilisation de données nominatives d'enseignants aux fins de leur notation et leur traitement, ainsi que leur affichage sur les pages du site", y compris le forum de discussion, selon la décision.
Lundi dernier, l'audience avait mis aux prises, d'un côté les avocats du site ouvert le 29 janvier et de son créateur, Stéphane Cola, chef d'entreprise de 39 ans, inscrit pendant un temps sur la liste UMP aux municipales dans le VIIIe arrondissement de Paris, de l'autre ceux du Snes-FSU, syndicat majoritaire dans les collèges et lycées, et d'une cinquantaine d'enseignants.
Les deux parties s'étaient opposées sur trois questions de fond: la protection de la vie privée, la garantie statutaire des enseignants d'être notés de manière contradictoire et par leur hiérarchie, la liberté d'expression.
La Commission nationale de l'Informatique et des libertés (Cnil) doit de son côté rendre sa décision le 6 mars sur ce site qui a suscité un très vif émoi dans la communauté éducative.
Ecrit par : Ponocratès | 03 mars 2008
Ach Cadichon ist so empfindsam!!!! Ihre Hoheit leidet nicht einmal dass man über Sie lacht, und sogar nicht bosartigerweise. Aber das macht doch nicht. Es geht übrignes nicht um ein Umlaut, sondren dass er HölderLIN heisst und nicht HölderLING.....Wenn Ihre Majestät es so will, dann geschehe Seine Wille.... Sprechen wir jetzt nur von Holderling....
Und "wozu" ist tatsächlich sehr nah von "warum", aber Sie wissen, Ihre Hoheit, dass in der deutschen Sprache gar keine Synonyme gibt. jedes Wort hat SEINE EIGENE PRÄZISE BEDEUTUNG.....deshalb...und was soll's mit Heidegger "der dicke Kartoffelbre-Philosoph". Noch eine typisch élégante und parisianische Fata Morgana. Dieser alte nazi, welcher keiner normaler Mensch versteht, ist von den Deutschen so gut wie verpönnt....Nur die Frankaouis sprechen über der NS-Rektor des Freiburger-Universität....Seine Philosophiie besteht einfach darin : machen wir kompliziert, dann glauben die Dümmlinge dass es genial ist. Vergleichen Sie der klare, himmlische, menschliche Nietzsche ....oder bei uns der geniale Bergson.
Aber, Ihre Hoheit, seien Sie bitte nicht so bitter. Ich weiss, siie fangen , auch sie von Sarkozy, die Schnauze voll zuhaben....aber, Geduld, Gedulld, es dauert nicht mehr so lange.
Hochachtungsvoll, Ihre Majestät.....
Ihr bescheidener Diener und Getreuer....
Ecrit par : montaigneàcheval | 03 mars 2008
Es geht übrignes nicht um ein Umlaut, sondren dass er HölderLIN heisst und nicht HölderLING.....
Ecrit par : montaigneàcheval | 03 mars 2008
Peut-être existe-t-il un obscur auteur connu de Cadichon qui s'appelle Hoderling?
Ecrit par : dobolino | 03 mars 2008
Ca bugue sur "violence scolaire" !
Que se passe-t-il ?
Ecrit par : Jeremy | 03 mars 2008
Ah non, tiens, c'est passé.
Ecrit par : Jeremy | 03 mars 2008
sorry c'est "Geschehe Ihre Wille" et pas "Seine Wille" ,car Cadichon NON DUAS HABET ET NON BENE PENDENTES!!!
Ecrit par : montaigneàcheval | 03 mars 2008
Au fait, tapez hoderling sur Google, vous verrez quelles sont les lectures de Cadichon.
Ecrit par : dobolino | 03 mars 2008
D'ailleurs, il semblerait bien que Holderling existe:
"Mais Nietzsche revient là dessus. Dans les fragments posthumes, il est bien plus critique que dans les considérations inactuelles.
1/ Il déplace l'intention de l'œuvre vers l'artiste fondateur de communauté et de peuple nouveau. Mission rédemptrice : thème présent chez Holderling et Heiddeger.
2/ Il critique ce qui est allemand et se demande quel est l'horizon politique et géographique de l'œuvre. Il confronte l'œuvre et la personne de Wagner.
Pouvons-nous attendre de l'art qu'il nous sauve ? Et de quoi ? S'agit-il de nous sauver, de le sauver lui-même et quel est ce "nous" ? "
Cadichon va nous traiter d'ignares...
Ecrit par : dobolino | 03 mars 2008
Oui, Dobolino, bonjour au fait, je viens d'aller voir..Y a bien un HODERLING, sociologue, mais qui n'a rien à voir avec le poète de Tübingen, et qui, de surcroît m'a l'air passablemetn sur la touche....voyons ce qu'en dit die Kaiserin...
Ecrit par : montaigneàcheval | 03 mars 2008
http://www.livres-chapitre.com/-W01FCB/-LAPLANCHE-JEAN/-HOLDERLING-ET-LA-QUESTION-DU-PERE.html
Donc Holderling n'est pas Hölderlin. Le tout est de savoir de qui Cadichon voulait parler et qui est ce Holderling.
Ecrit par : dobolino | 03 mars 2008
Vous l'avez trouvé où, ce Hoderling, MàC? Je ne trouve que des articles s'y référant, mais pas sa bio.
Ecrit par : dobolino | 03 mars 2008
D'ailleurs, en traînant sur Google et autres moteurs de recherche, c'est fou le nombre de fois où Hölderlin est écrit Hölderling ou Holderling, particulièrement dans les articles en espagnoml et italien.
Le bouquin du Jean Laplanche parle bien du poète Hölderlin...
Ecrit par : dobolino | 03 mars 2008
Hölderlin et la psychanalyse: Hölderlin commence d'être reçu en psychanalyse par Jean Laplanche (Hölderlin et la question du père, Paris, PUF, 1961), dont il inspire en partie l'oeuvre et la pensée (théorie de la séduction généralisée et de la traduction), ainsi que les principes qui président à la traduction entreprise en France des Oeuvres Complètes de Freud (O.C.F.-P.) aux P.U.F. sous la direction scientifique de Jean Laplanche.
Voilà. Je pense qu'il y a eu du mou dans la corde à neuneu...et ça résout le problème.
Hoderling, vous tapez comme ça et puis vous regardez dans les différennts articles. Mais, je vous rassure, je ne connais cet Hoderling ni des lèvres ni des dents.....
Cadichon, schmollen Sie????
Ecrit par : montaigneàcheval | 03 mars 2008
Er un petit coup de Google translate sur montaigneàcheval, un !
"Ah Cadichon est tellement sensible!! Ne souffre pas de votre souveraineté une fois que l'on rit de vous, et même pas bosartigerweise. Mais cela fait tout de même pas. Übrignes Il s'agit non pas d'un tréma, sondren signifie qu'il HölderLIN et non HölderLING ..... Si Sa Majesté entend ainsi, alors Sa volonté soit faite .... Parlons maintenant de Gestion Holder ....
Et «quoi» est en fait très proche de "pourquoi", mais vous le savez, votre altesse, que dans la langue allemande ne sont pas synonymes. Chaque mot a PRÉCIS DE SES PROPRES ..... ... et donc j'y vais avec Heidegger »de la philosophe Kartoffelbre épaisse". Encore une caractéristique et élégante parisianische Fata Morgana. Cet ancien nazi, qui comprend aucune personne normale, il est par les Allemands aussi bien que verpönnt .... Seuls les Frankaouis parlent de la NS-recteur de l'Université de Fribourg-Seine .... Philosophiie consiste simplement à faire: nous faire compliqué, alors Dümmlinge qui croient qu'il est génial. Comparer le clair, céleste, humaine ou Nietzsche .... chez nous, le génial Bergson.
Mais, votre altesse, soyez pas si amer. Je sais siie commencent, eux aussi de Sarkozy, le museau à plein .... mais, de la patience, Gedulld, il ne dure pas plus longtemps.
Plein de respect, Sa Majesté .....
Votre humble serviteur et Getreuer ...."
Ecrit par : Kap | 03 mars 2008
Eh ben, Kap, les traducteurs en chair et en os n'ont pas de soucis à se faire...imaginez que le logiciel ci-dessus doive traduire Mallarmé:
LA CHAIR EST TRISTE, HELAS , ET J'AI LU TOUS LES LIVRES...
ça donnerait ça:
LA VIANDE NE POSITIVE PAS, HELAS ET J'AI READE TOUS LES ISBN.....
On est bien mal armés....
Ecrit par : montaigneàcheval | 03 mars 2008
je ne comprends pas le problème exposé... Si vous êtes pris en Master à Dauphine, aucune banque ne vous refusera un prêt étudiant... que vous rembourserez en 2 à 5 de boulot derrière !
Compte tenu de la qualité de la formation dispensée, l'investissement me parait minimal. c'est d'ailleurs de cette façon que j'ai pu faire mes études supérieures. Et je devance les commentaires acerbes en précisant que le prêt que j'ai contracté m'aurait peut-être été refusé si j'avais été en 1ère année de socio. Une école sérieuse et de bonne réputation intenationale a su séduire le banquier... Merde alors, il y aurait des statégies individuelles pour réussir sa vie ?
Ecrit par : phileas | 05 mars 2008
philéas, ce que vous écrivez est parfaitement dégueulasse: vous savez très bien qu'un master à Dauphine n'équivaut pas au même master à Villetaneuse, que l'on opère en loucedé une sélection par le fric, et non, il n'y a pas de "stratégies individuelles pour réussir sa vie" quand on est marqué par l'infâmie de certains lieux, considérés comme pestilentiels par l'intelligentsia de gauche et la mafia sarkozyste.
Tout cela me rappelle le cynisme des nazis qui avaient placé au-dessus de l'entrée de Mauthausen, je crois, cet immonde précepte JEDEM DAS SEINE (A chacun son dû). Une chose encore, certains (certaines surtout) de mes élèves du XIXème arrondissement qui ont pu intégrer Charlemagne ou Sophie Germain se retrouvent en butte à une invraisemblable discrimination. leurs gentils petits futurs étudiants de Dauphine leur disent "A ouais??? T'est dans la Seconde bougnoule??" Quel beau pays!!! Et si fin, si spirituel,si respectueux des différences....
A vrai dire, je vais devoir bientôt renouveler ma Carte d'identité. Je crois que je vais demander la nationalité allemande. Etre Français et lire ce que je lis me fait dégueuler. Et c'est dommage pour mon canapé.
Ecrit par : montaigneàcheval | 05 mars 2008
Si, il y aurait quand même une sorte de Hoderling :
http://books.google.fr/books?id=nrwu5OhOX-MC&pg;=PA125&lpg;=PA125&dq;=hoderling&source;=web&ots;=PGdC5l1dWS&sig;=GC13LGEdSlqbizAROFrggfp8Vew&hl;=fr
Ecrit par : Sergio | 05 mars 2008
Au sujet du poète suisse Henri Stierlin, Senghor fait la somme de la production
critique de cet auteur, spécialiste de Novalis, d'Hoderling, de Trakl, ..
voilà Sergio le commentaire sur le livre de Senghor......
Ah les Frankaouis, les inénarrables Frankaouis.....Hoderling....Adoficlaire. Edéguerre.......Fröd....
Ecrit par : Hölderlin | 05 mars 2008
Cadichon, schmollen Sie????
Ecrit par : montaigneàcheval | 03 mars 2008
Ach! Nein! Cadichon schmollt nicht! So!
Ecrit par : dobolino | 05 mars 2008
Une chose encore, certains (certaines surtout) de mes élèves du XIXème arrondissement qui ont pu intégrer Charlemagne ou Sophie Germain se retrouvent en butte à une invraisemblable discrimination. leurs gentils petits futurs étudiants de Dauphine leur disent "A ouais??? T'est dans la Seconde bougnoule??" Quel beau pays!!! Et si fin, si spirituel,si respectueux des différences....
Ecrit par : montaigneàcheval | 05 mars 2008
C'est pas d'aujourd'hui! Mon papa, élève d'HK à Henri IV, a eu maille à partir, vers 1948, avec des fils de bourges parce qu'il était gosse d'ouvrier. Il a du sortir le couteau à cranc d'arrêt contre les bizuthages de charmants jeunes gens dont un dénommé Pierre Juquin qui avaient du mal à accepter qu'un gosse de prolo puisse accéder à une khâgne.
Ecrit par : dobolino | 05 mars 2008
Ah les Frankaouis, les inénarrables Frankaouis.....Hoderling....Adoficlaire. Edéguerre.......Fröd....
Ecrit par : Hölderlin | 05 mars 2008
Das gilt ya nicht !
Cela m'en rappelle une, qui se passe à Tunis. Un bus bondé de collégiens relativement effervescents, le contrôleur menace d'en faire descendre quelques-uns. Une voix s'élève :
- Nous sommes ici par la volonté du peuple et nous n'en sortirons que par etc...
- Qui a dit ça ?
- C'est Mirabeau !
- Qui c'est, Mirabeau ? Où il est, Mirabeau ?
Ecrit par : Sergio | 05 mars 2008
un dénommé Pierre Juquin
Ecrit par : dobolino | 05 mars 2008
J'ai eu sa femme en allemand. La sorcière, on l'appelait... Mais alors, sur un autre plan, maquillée, sophistiquée, une merveille des croyants...
Ecrit par : Sergio | 05 mars 2008
Illusion quand tu nous tiens !!!!
cela fait un bon moment qu'il faut payer pour s'instruire y compris dans des filières comme droit ou médecine. Je suppose que vous avez entendu parler des écuries et des conférences particulières organisées par les profs le soir pour faire travailler les étudiants 2 soirs/sem à 30 euros par élève et par soir.
La selection par l'argent existe. un point c'est tout.
J'ajoute que l'argent peut se trouver facilement quand on veut réussir et qu'on en veut : j'ai financé mes études universitaires pendant 6 ans en travaillant comme veilleur de nuit dans un hotel. J'y amenais mes cours et je travaillais. J'ai réussi et je vis très confortablement aujourd'hui.
Ecrit par : alu | 12 mars 2008



