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03 décembre 2006
Programmes et candidats
Programmes et candidats
« Par égoïsme, méchanceté ou éclectisme, je ne veux jamais être lié à aucun parti politique, quel qu’il soit, à aucune religion, aucune secte, à aucune école ; ne jamais entrer dans aucune association professant certaines doctrines, ne m’incliner devant aucun dogme, devant aucun pince et aucun ;principe, et cela uniquement pour conserver le droit d’en dire du mal. »
(Maupassant, lettre à Catulle Mendès, 1876).
La Droite en général, et Nicolas Sarkozy en particulier, ont bien saisi que l’Education était un thème prioritaire dans cette campagne qui s’ouvre. J’ai peur que cette idée toute simple n’ait pas encore traversé la cervelle étroite de l’Immaculée Conception, ni de ses amis.
Si je compare les dernières moutures de la pensée des uns et des autres, je me retrouve à opposer le discours que l’un a tenu à Angers il y a quelques jours (http://www.u-m-p.org/site/index.php/ump/s_informer/discours/reunion_publique_angers_vendredi_1er_decembre) et le projet élaboré par les autres (http://projet.parti-socialiste.fr/tag/le-texte-du-projet/partie-ii-legalite-reelle/). Et chacun, en se reportant à ces deux déclarations d’intention, pourra déjà se faire une idée du gouffre qui sépare, sur ce sujet, la Droite déclarée de la Gauche prétendue.
(Avant d’aller plus loin, je voudrais baliser mon propos. Jacquou le croquant (celui qui boit de la Corona à l’Elysée, pas le héros imaginé par Eugène Le Roy en 1899, qui fit les beaux jours de la télévision — Stellio Lorenzi, en 1969 — et nous prouva encore une fois que Laurent Boutonnat n’a pas d’autre talent que de réaliser les clips de Mylène Farmer — voir l’adaptation dramatique qu’il tira du roman en 2004), le grand Jacques donc a, paraît-iil, l’habitude de dire que les promesses n’engagent que ceux qui les croient. Ce fut vrai de tout temps — mais cela englobe les promesses de gauche autant que les promesses de droite. Je prends donc avec des pincettes les propos des uns et des autres. Ce qui m’importe, c’est ce qui est à l’œuvre dans ces propositions, en particulier els sous-entendus, les présupposés, les connotations — et, en sous-main, les hommes qui les ont inspirées.)
Le projet socialiste parle de petite enfance — garderie pour tous dès trois ans —, de « pédagogie différenciée » en fonction de la « diversité » des enfants (s’agit-il de diversité de niveau, ou de diversité culturelle ? Qu’est-ce que c’est que cette éducation qui prétend, dès le départ, opérer des distinctions ? Sur quels critères ?), et propose de s’appuyer sur le réseau associatif et la présence prolongée des enseignants dans les établissements (35 heures !) pour combattre la « marchandisation » de l’école — pur produit, pourtant, des programmes au rabais et des pédagogies molles actuellement en usage, et imposés par la Gauche.
Au passage, je note que ces propositions concernent essentiellement les ZEP — fort peu touchées, et pour cause, par ladite marchandisation : ce ne sont pas les parents démunis des Zones d’Exclusion Programmée qui envoient leurs rejetons chez Acadomia —, sur lesquelles on déversera apparemment un flot de subventions. J’aimerais croire que cela suffira — les sommes englouties dans les ZEP depuis leur création n’ont pas franchement porté leurs fruits.
Et puis… Et puis c’est tout. Rien sur la pédagogie, rien sur les programmes, rien sur la dévalorisation des diplômes, rien sur l’orientation désastreuse qui conduit des dizaines de milliers de bacheliers vers des voies sans avenir. Rien non plus sur la formation (est-ce d’ailleurs le mot adéquat ?) des maîtres qui conduit tant d’entre eux à porter un masque durant leurs années d’études, ou à se réfugier derrière des idéologies artificielles, avant de se prendre dans les dents le retour de manivelle du réel, et la pauvreté de leurs savoirs face aux demandes des élèves — qui, insatisfaits, se retournent vers le premier Tariq Ramadan qui passe, qu’il soit musulman ou scientologue.
Rien non plus sur la laïcité, agressée de toutes parts depuis qu’on a donné aux élèves (loi Jospin de 1989) le droit d’exprimer, dans le vocabulaire étroit qui leur est imparti, l’absence d’idées qui caractérise ceux qui n’ont rien appris — et les énormités qui vont avec.
Rien de la colère qui monte des écoles, des collèges, des lycées — et des dizaines de blogs qui, comme celui-ci, ont voulu espérer une réponse de gauche à des errements de gauche.
Et de l’autre côté ?
De nombreux participants de ce blog ont cité des extraits des dernières propositions de Nicolas Sarkozy. Je veux bien croire qu’elles sont millimétrées, et qu’il y a des calculs politiciens derrière chaque phrase (mais j’en crois autant des sourires silencieux de la Sainte Vierge qui, ces jours-ci, baladait ses banalités au Proche-Orient).
Que dit pourtant le petit Nicolas ?
Derrière une rhétorique volontiers répétitive, il dénonce tout ce contre quoi je me bats — et pas mal d’autres avec moi — depuis des années : les examens bradés, les facs opérant de la sélection par l’échec, les grandes écoles bien plus sélectives, socialement parlant, que dans les années 1960.
Et au-delà, le contenu même de l’enseignement — « c’est en choisissant les lectures faciles et les lectures courtes qu’on humilie les enfants des milieux populaires », dit-il non sans pertinence.
L’ensemble de ce discours est un résumé des propositions et des opinions qui courent dans les blogs spécialisés, dans les salles de profs — et dans le public.
Ce qui est drôle — à mes yeux, particulièrement —, c’est qu’apparemment les conseillers qui ont contribué à son discours ont lu de bien beaux ouvrages sur le sujet…
Je regrette que l’émission « À vous de juger » du jeudi 30 novembre, en consacrant trop de temps aux questions de sécurité, ait considérablement mordu sur le temps théoriquement dévolu à l’éducation. J’avais de fort belles questions à poser au candidat sur ses déclarations idiotes sur la Princesse de Clèves — alors même qu’il est capable de parler littérature avec un certain brio. Mais tout cela remonte à février dernier, et s’il est une chose que j’ai comprise de Nicolas Sarkozy, c’est qu’il ne s’accroche pas à des convictions, c’est le moins que l’on puisse dire. Il a une pensée en évolution permanente…
En fait de libéral pur jus, c’est surtout un anti-idéologue. C’est nécessaire quand on est ambitieux.
Je ne me fais guère d’illusions sur ce que serait la gestion de l’Education Nationale d’un gouvernement Sarkozy : la bivalence des enseignants (Robien vient de réinventer les PEGC d’il y a trente ans), des salaires plafonnés (mais ils le sont depuis vilaine lurette), des relations tendues avec les syndicats (je ne parviens pas à m’en émouvoir), et une sélection à tous les étages qui ne se fera pas forcément au mérite. De même, je me suis déjà largement exprimé sur la question de la discrimination positive, qui n’est qu’un pis-aller en attendant que des programmes bien conçus permettent de dégager de vraies élites dans tous les milieux — permettent en fait à chacun de se hisser au plus haut de ses compétences, l’inverse exact du principe de Peter.
Le nivellement pas le bas, ça suffit.
J’ai déjà dit que dans l’hypothèse d’un duel Sarkozy-Royal, je voterais blanc. Je ne déteste pas assez Sarkozy pour donner mon vote à une femme qui n’a pas le commencement d’une idée — sinon celle des Cahiers pédagogiques, qui se sont déclarés à son service, quand on sait lire (http://www.cahiers-pedagogiques.com/). Si la "démocratie participative" consiste à écouter les thuriféraires de la déroute scolaire, nous pouvons craindre le pire. J’ai pourtant entendu Philippe Meirieu, qui a fréquenté l’Immaculée Déception quand il était conseiller d’Allègre, me dire pis que pendre de l’auteur (faut-il dire « auteure » ? Je ne le crois pas) de la « circulaire Royal » (voir http://desirsdavenir.over-blog.com/article-1870012.html, ou http://bernardhanse.canalblog.com/).
Il y a des actes qui dégradent définitivement : personne ne peut plus honnêtement soutenir Georges Frêche, quand on sait ce qu’il pense des harkis et des Noirs, personne ne peut croire que Ségolène Royal n’ait pas les mains tachées de sang de Lady Macbeth.
Alors, bien sûr, celles et ceux qui voteront demain pour la Sainte Vierge sont soit engoncés dans une spirale irrationnelle (on désire la toucher dans ses meetings, comme si elle guérissait les écrouelles), ou aiguillonnés par leurs ambitions et leurs calculs — je ne vois pas d’autre raison d’apporter son vote à Ségolène Royal.
Tant pis pour eux, tant pis pour nous.
Il reste la possibilité qu'une vraie personnalité de gauche se présente, afin de donner une chance à ceu qui y croient encore de s'exprimler autrement que par un vote nul. Le "Che" de Belfort roule des épaules, mais je crois qu'il négocie simplement quelques sièges pour lui et ses amis aux législatives. Jean-Luc Mélenchon, paraît-il, ne décolère pas, ces jours-ci — mais a-t-il l'envergure d'un Oskar Lafontaine ?
À chacun de se déterminer, en fonction de ce qui est proposé. À chacun d'imaginer ce que seront les élections de… 2012. En attendant, à chacun d’imaginer les moyens de faire tenir parole aux candidats, en 2007 : ce sont les luttes quotidiennes qui engagent les femmes et les hommes politiques à tenir leurs promesses, et un bulletin de vote n’a jamais été un blanc-seing.
Jean-Paul Brighelli
PS. Si l’on veut avoir une idée de ce que le communautarisme au sens le plus étroit peut produire dans des cervelles, je conseille de lire l’article paru dans le Monde il y a deux jours (http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-840819,0.html?xtor=RSS-3208). Que la défense de la créolité dérape vers une pensée digne du Protocole des Sages de Sion est une illustration répugnante de ce saut dans l’irrationnel qui caractérise la démocratie sans République de ces derniers temps.
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Commentaires
Bonjour,
En allant fureter sur le blog, de P. Meirieu, je suis tombé sur des propositions qu’il a communiquées aux candidats :
http://www.meirieu.com/MANIFESTESETPROPOSITIONS/propositionsfortes.pdf
Avec de telles propositions, l’école pourra enfin être sur la meilleure orbite possible, à n’en point douter.
Florent
Ecrit par : Florent | 03 décembre 2006
Bonjour Mr Brighelli.
Pourriez vous nous dire ce que vous pensez des propositions de Bayrou et de l'UDF à propos de l'éducation, ici: http://www.udf.org/legislatives_2007/avant_projet.pdf ?
Cordialement,
Pierre
Ecrit par : Pierre Guillery | 03 décembre 2006
Je repose ici les deux questions (avec mes réponses personnelles et discutables au sens étymologique du mot "discutable" ) que je posais à un autre endroit de ce blog "socle sans statue" :
Que s'est-il passé pour que les discours d'un homme apparemment intègre comme Philippe Meirieux paraissent si suspects aujourd'hui aux yeux de beaucoup ?
Ma réponse : L'échec du collège unique et les dégats de La Loi d'orientation de 1989.
Deuxième question : Comment se fait-il que ce soit un homme politique de droite, si suspect au yeux de beaucoup, Nicolas Sarkozy, qui dise ce que l'on aurait bien voulu entendre de la bouche d'un homme (ou d'une femme !) politique de gauche ?
Ma réponse : La responsabilité historique de la Gauche dans la décomposition de l'Ecole de la République
Ecrit par : Robin Guilloux | 03 décembre 2006
Ce n’est ni un excès de démocratie et trop peu de république comme vous le pensez Jean-Paul Brighelli, ni encore les pédagogistes qu’il faut remercier pour avoir amenés l’école et la France dans un tel état de délabrement, mais bel et bien le régime politique en lui-même que l’on appelle démocratie.
Au final, la France n’a que ce qu’elle mérite.
Des candidats qui ne sont pas des plus compétents élus par une partie du peuple qui lui-même est encore plus ignorant que celui (ou celle) qui le représente, des électeurs trop stupides qui se disent humanistes en votant « utile » et en provoquant une stagnation officielle des idées, un confinement dans la médiocrité dénoncé (ou non) par ceux qui l’ont instauré, une égalité des voies et une hypocrisie totale régnant au sein même d’un parti qui se veut unificateur et sociale, etc. ; elle est belle la démocratie.
Vous savez, le vote blanc n’a pas qu’une seule et unique vocation.
Ecrit par : Estil | 03 décembre 2006
ouh ouh JP B vous vous en ficheriez donc tant de voir le pays encore gouverné par la droite , et quelle droite ,cela dit même si le ps n'est pas réellement de gauche
Ecrit par : marie-madeleine | 03 décembre 2006
Sarko t'as t-il interpelé aprés l'émission de la semaine dernière pour essayer d'en savoir plus?
Ecrit par : pierrot le zygo | 03 décembre 2006
Bijour les fadas,
je viens de vous voir, à l'instant, là ....
j'ai loupé le début ... bien sûr ... chuis tombé dessus par hasard...
Le Meirieu m'a piqué mon post sur son exemple du prof de Judo ... Mais je ne suis :
1) pas sûr d'avoir tout compris, parce qu'on me parlait en même temps... Et donc:
2) pas sûr qu'il ait tout compris à mon post de l'époque...
Le prof de Judo dont je parlais se faisait respecter au moins autant que le prof de primaire de 46 (d'on vous parliez... j'ai pô vu :( )...
Meirieu n'a évidemment pas tort à propos des gamins qui sont dissipés etcetc , LA QUESTION EST :
A-T-IL COMPRIS POURQUOI ... j'en doute ... Il dit qu'ils sont fatigués... Oui mais pas tous ... qu'il se renseigne un peu pourquoi ... Ce que font les parents etc etc TOUS LES PARAMèTRES DOIVENT ÊTRE éTUDIéS CORRECTEMENT avant que d'en tirer des conclusions foireuses .... (tv jeux etc tectecte)
Je dis : "REGARDE CE QUI EST FAIT EN MATERNELLE ... GLOBALVITEVITEMALFAIT ... Interdiction de syllaber (parfois peut être trop souvent) pour les enfants, obligations de lire d'une traite des mots souvent très compliqués (prénoms des collègues etc etc )
Quand on oblige le cerveau à lire deschosescommeça APRèS IL NE FAUT PAS S'éTONNER DE TROUVER DES FAUTES COMME çA :
"PARCEQUE"
"
C'est un exemple bien sûr :) J'en ai d'autres .....
Bon pour l'ex sur le tatami je ne prends pas non plus de royalties...... Merci qui ;)
à+
Ecrit par : toto | 03 décembre 2006
1. Je vois que vous ne savez pas ce que c'est qu'un ministre — surtout un ministre hyper-actif / hyper-hâtif : il est reparti sans se démaquiller entouré d'un cordon de sbires et de CRS… Pour les commentaires, j'attendrai la nouvelle lune…
2. Complètement d'accord avec Robin. Mais j'essaie de trouver des causes pofondes au séisme.
3. Oui, je sais à quoi sert un bulletin blanc… J'ai toujours regretté qu'ils ne soient pas décomptés sérieusement — voilà qui mettrait à mal les illusions des politiciens.
4. Et non, ça ne me gêne pas de mettre un peu de droite au pouvoir, si c'est pour refonder l'école — et refonder, éventuellement, une gauche qui ne soit pas totalement corrompue. Vous imaginez, vous, Julien Dray premier ministre, Montebourg à la Justice, Frackowiack à l'éducation ? Meirieu plénipoteniaire à Bruxelles ? Allons !
D'autant que je crois que les Français ne seront tout de même pas assez bêtes pour donner les pleins pouvoirs à un seul parti. La colalition au pouvoir en Allemagne fait de l'assez bon bolot, en ce moment — poar exemple dans le domaine de l'emploi : un million de chômeurs en moins en quelques mois ! Moins 25% !
5. J'ai lu l'avant-programme (parce qu'on ne êut pas appeler "programme" des considérations aussi générales) de l'UDF. À part une condamnation assez nette des communautarismes, je ne vois rien de précis dans ce qui est dit sur l'Education. J'attendrai donc la prochaine mouture — je la leur rédige, s'ils veulent…
Non, je blague, j'ai peu de loisirs en ce moment.
JPB
Ecrit par : brighelli | 03 décembre 2006
Sainte Ségolène va puiser dans le vivier des granpédagogues ?
Elle leur emprunte déjà des techniques, tellement elle me fait penser à ces formateurs IUFM dont les interventions se réduisent à dire aux stagiaires (après 45 minutes de tour de table pour que tout-le-monde-y-se-présente) : “Dites-moi quelles sont sont vos attentes. De quoi voulez-vous parler ?”, démagogie et incompétence, le vide “citoyen” ! Il ne reste plus qu'à se réunir pour savoir si l'on va se réunir pour être en pleine démocratie participatruc...
Sarko paraît le digne élève et successeur de Chirac pour la démagogie.
Il faut le voir sur le site d'Arrêt sur images : une anthologie des déclarations qu'il a faites sur les hooligans dans le football en tant que ministre de l'Intérieur. On allait voir ce qu'on allait voir ! Des “paroles verbales” répétées presque mot pour mot à des mois de distance... quant aux mesures prises ?
Ecrit par : Lariba | 03 décembre 2006
Sainte Ségolène va puiser dans le vivier des granpédagogues ?
Elle leur emprunte déjà des techniques, tellement elle me fait penser à ces formateurs IUFM dont les interventions se réduisent à dire aux stagiaires (après 45 minutes de tour de table pour que tout-le-monde-y-se-présente) : “Dites-moi quelles sont sont vos attentes. De quoi voulez-vous parler ?”, démagogie et incompétence, le vide “citoyen” ! Il ne reste plus qu'à se réunir pour savoir si l'on va se réunir pour être en pleine démocratie participatruc...
Sarko paraît le digne élève et successeur de Chirac pour la démagogie.
Il faut le voir sur le site d'Arrêt sur images : une anthologie des déclarations qu'il a faites sur les hooligans dans le football en tant que ministre de l'Intérieur. On allait voir ce qu'on allait voir ! Des “paroles verbales” répétées presque mot pour mot à des mois de distance... quant aux mesures prises ?
Ecrit par : Lariba | 03 décembre 2006
JP Brighelli a écrit:
"""4. Et non, ça ne me gêne pas de mettre un peu de droite au pouvoir, si c'est pour refonder l'école — et refonder, éventuellement, une gauche qui ne soit pas totalement corrompue. Vous imaginez, vous, Julien Dray premier ministre, Montebourg à la Justice, Frackowiack à l'éducation ? Meirieu plénipoteniaire à Bruxelles ? Allons !
D'autant que je crois que les Français ne seront tout de même pas assez bêtes pour donner les pleins pouvoirs à un seul parti. La colalition au pouvoir en Allemagne fait de l'assez bon bolot, en ce moment — poar exemple dans le domaine de l'emploi : un million de chômeurs en moins en quelques mois ! Moins 25% !"""
Je disais ça il y a quelques mois sur ce blog,je crois. J'approuve .
Sauf que je ne me contenterai sans doute pas de voter blanc .
Il faut ce qu'il faut et ne pas s'en laver les mains .
Je ne me sens lié à aucun camp ad vitam éternam.
Ecrit par : bernard | 03 décembre 2006
J-P B De toute façon le choix on n'a jamais imaginé qui que ce soit à la tête , ce n'est pas du tout nouveau
Ecrit par : marie-madeleine | 03 décembre 2006
Bonsoir,
Lire comme nous invite JPB, le projet définitif du PS
http://projet.parti-socialiste.fr/tag/le-texte-du-projet/partie-ii-legalite-reelle/
http://projet.parti-socialiste.fr/tag/le-texte-du-projet/partie-ii-legalite-reelle/
peut donner une idée de ce que nous réserve notre "Ste Bernadette du Poitou " mais on est encore à des années lumières de ce qui se disait aux tables rondes à thématique éducation en pré-projet comme à Marseille, il y a quelques mois.
On était quasiment revenu à l'école nouvelle,.... à ce qui pouvait se dire dans les années 70-74.
JPB écrit que l’ensemble du discours d'Angers du petit Nicolas sur l'Education est un résumé des propositions et des opinions qui courent dans les blogs spécialisés, dans les salles de profs — et dans le public.
Oui, et pourtant notre Ste Bernadette n'est-elle à l'écoute du peuple , du public?
J'ai un peu fréquenté le PS et j'ai constaté que le parti est viscéralement traversé par ce pédagogisme, cette véritable idéologie de "L'égalité des chances" et hors des chemins dogmatiquement tracés, point de salut, pas la moindre réflexion raisonnable sur la réalité du terrrain, du désastre.
Elever une seule remarque sur le Collège unique était blasphématoire.
D'ailleurs souvenez-vous un certain Mélenchon ancien ministre de l'enseignement technique qui s'était vite fait remettre à sa place par son ministre de tutelle : Jack
Cordialement
Ecrit par : Patrick (Instit) | 03 décembre 2006
Je suis allé voir le programme socialiste pour l'école...Quel vide ! Je n'ai pas oublié que c'est sous un ministre de l'Education socialiste, M. Claude Allègre, et une secrétaire d'Etat socialiste, Mme. Royale, conseillée par M. Philippe Meirieu, que j'ai fait le plus grand nombre de jours de grève de toute ma carrière... Et je ne faisais pas ça pour le plaisir étant donné la diminution notable de mon petit salaire de certifié au 9ème échelon à la fin du mois. Et il y avait beaucoup de collègues de gauche qui faisaient grève comme moi. J'ai bien aimé cette situation dans laquelle des gens qui n'avaient pas forcément les mêmes idées, se battaient côte à côte pour défendre ce qu'ils avaient en commun : leur dignité.
Ecrit par : Robin | 03 décembre 2006
J.P.B. je trouve que pour Chevènement vous n'êtes pas juste. Son intention est de peser sur le débat à gauche, c'est à dire, faire en sorte que les références de la gôche boboisante soient de moins en moins crédibles.
Réduire sa candidature à l'obtention de quelques élus, c'est entamer, à tort, l'impact de son discours… Mais qui, à gauche, chez les politiques peut tenir sur l'école un discours, pour l'essentiel, proche du votre, en dehors de CHevènement ? Personne !
Vous ne me ferez pas avaler que les propos de Sarkosy soit autre chose qu'un discours de circonstance destiné à séduire les électeurs et à enfoncer la gôche dans sa merde pédagogiste par réflexe reptilien (si Sarko dit noir, il faut penser blanc).
Pour revenir à Chevènement, l'obtension d'un poste de ministre ou des sièges de députés est en étroit rapport avec son combat républicain quand celui-ci peut se jouer dans les Institutions… Quand il ne peut plus peser, il démissionne, au risque de perdre beaucoup, y compris dans son organisation. C'est, je crois, le seul homme politique de la Cinquième République qui ait renoncé aux ors de la république, non pas parce qu'il avait la justice au cul, mais parce son désaccord avec le Gouvernement devenait trop important.
J.P.B. n'avez-vous pas des difficultés dans un combat commun à intégrer que ce qui unit compte beaucoup plus que ce qui divise ? Vous nous avez fait le coup avec Lafforgue ( à propos où cela en est ? Le silence vaut-il armistice ? ). Ne nous refaites pas le coup avec Chevènement…
Au premier tour, quand sur le plan de l'école, on se situe dans le mouvement critique de gauche du pédagogisme, on ne peut que voter Chevènement.
Salud y fraternidad…
R.F.
Ecrit par : Roger FELTS | 03 décembre 2006
La seule certitude que nous ayons, nous qui défendons "l'école de la transmission des connaissances" (parce que les connaissances, par définition, contrairement à une nouvelle ânerie oraculaire de Meirieu - que Christophe Sibille trouve intelligent, je ne sais pas comment il fait! - ce n'est jamais "fossilisé", c'est vivant puisque c'est de l'ordre de l'esprit ), c'est qu'il faut empêcher à tout prix Madame Royal d'arriver au pouvoir, parce que derrière elle il y a Meirieu et que le pédagogisme est consubstanciel au parti socialiste.
Ecrit par : Jean | 03 décembre 2006
En ce qui me concerne, j'ai beaucoup de respect pour M.Chevènement. Pour être tout à fait honnête, il y une chose que j'ai approuvé dans l'action de Ségolène Royal, avant d'en comprendre la raison profonde, c'était sa lutte contre le bizutage. Quand j'étais interne au lycée Hoche et en hypokhâgne à La Bruyère, dans les années 70, il y avait des pratiques assez déplaisantes et le Proviseur ne faisait rien contre.( Il n'y avait pas de bizutage entre les élèves de Lettres sup., il en avait surtout chez les prépas vétos et HEC.). Je n'admets pas, en ce qui me concerne, que l'on humilie les gens sous prétexte de les intégrer.Le paradoxe,c'est que son alter ego, l'ineffable Claude Allègre, instaurait le bizutage des profs au moment -même où Madame Royal supprimait le bizutage des élèves. On garde des boucs émissaires, mais on en choisit de plus vulnérables. Avec "l'élève au centre du système éducatif", la moitié du chemin était fait, il ne restait plus qu'à donner le coup de grâce. C'est sans doute ce qu'on appelle le "courage politique".
Ecrit par : Robin Guilloux | 04 décembre 2006
"consubstantiel", évidemment.
Ecrit par : Jean | 04 décembre 2006
Programme socialiste ...Suite
Pas une expression un peu savoureuse, pas une métaphore, pas une formule pour toucher l'intelligence ou la sensibilité du lecteur, aucun souffle...Un fourre-tout d'une grisaille inouïe. C'est écrit par qui ce genre de trucs ?
Ecrit par : Robin | 04 décembre 2006
C'est écrit par un pédago, évidemment!
"Pas une formule pour toucher l'intelligence ou la sensibilité du lecteur, aucun souffle... Une fourre-tout d'une grisaille inouïe". C'est exactement ainsi que l'on peut définir les 15 000 pages de Meirieu. Ou même trois lignes de Meirieu prises au hasard.
Ecrit par : Jean | 04 décembre 2006
Quelqu'un me suggère que le programme en question n'a pas été rédigé par un pédago, mais par un spécialiste des notices de machines à laver. Le pédago n'a fait que le valider.
Ecrit par : Robin | 04 décembre 2006
A leur corps défendant...
Je ne vois que cette méthode, puisque gradient de paupérisation disciplinaire il y a, et que les plus "atteints" vont voter pour les plus "gentils" avec eux en parole, c'est bien à leur corps défendant que la politique d'Education la plus juste se réalisera.
Contre un "Darwinisme social" qui se profilerait, et à propos duquel, JBP, d'aucuns vous chahutèrent fort malencontreusement, et contre la chute d'une démocratie, Estil, qui titube et doit dessaoûler bon gré mal gré, avant de sombrer dans le vote pour (et je me récuse) la plus incompétente des "Eyeless in Gaza".
Ecrit par : D'Enguell | 04 décembre 2006
BOnjour,
SI VOUS AVEZ UN PEU DE TEMPS: LISEZ CE COMPTE RENDU DES TABLES RONDES EDUCATION DE MARSEILLE , AVANT PROJET PS
JE LAISSE A VOTRE APPRECIATION LE SOIN DE JUGER LA PERTINENCE DES INTERVENANTS.
Certains noms nous sont bien connus !
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PROJET PS EDUCATION : TABLES RONDES
Atelier 1 : « De la maternelle au baccalauréat, construire une école plus juste », animé par Claude ROIRON, Secrétaire nationale à l’Education
Gérard ASCHIERI, secrétaire général de la FSU – François DUBET, professeur de sociologie à Bordeaux 2, directeur d’études à l’EHESS – Georges DUPON-LAHITTE, président de la FCPE – Eric FAVEY, secrétaire national chargé de l’Education à la Ligue de l’Enseignement – Patrick GONTHIER, secrétaire général de l’UNSA Éducation – Philippe GUITTET, secrétaire général du SN PDEN – Razzye HAMMADI, président du MJS – Sonia HENRICH, inspectrice générale honoraire, ancienne inspectrice d’académie des Bouches-du-Rhône – Yannick TRIGANCE, directeur d’école en ZEP
Jamais la pression sur l’Ecole n’a été aussi forte, car si les Français s’interrogent, ils n’ont jamais reporté sur elle autant d’espoirs. Parallèlement, ceux qui la font vivre au quotidien se sentent souvent mal considérés, seuls et démunis face à ces attentes.
Depuis quatre ans, la droite n’a de cesse de casser l’école publique et laïque en stigmatisant ses carences tout en lui retirant les moyens de fonctionner.
Pourtant l’Ecole ne comporte pas que des échecs, bien au contraire : les réussites existent mais ne sont pas suffisamment partagées. On lui reproche, à juste titre, de ne pas procurer à tous une formation permettant d’accéder à un emploi mais aussi de ne pas assurer une place dans la société à ceux qui, socialement et culturellement, sont les plus défavorisés.
Les socialistes ne peuvent en effet se résigner à ce que 150 000 élèves sortent chaque année du système scolaire en situation d’échec grave. Les politiques de discrimination positive mises en place dès 1981 avec la création des ZEP, enrichies par les gouvernements de gauche successifs, n’ont pas produit les résultats espérés même si elles ont contribué à atténuer les effets de l’aggravation de la situation sociale.
En effet, si l’école est en panne dans les quartiers difficiles, c’est d’abord parce que la mixité sociale n’existe plus et que la misère s’y est installée durablement. Une partie de ce qui détermine alors le succès à l’école se trouve hors de l’école ; or, pour les Socialistes, il n’y a pas de projet pour l’Ecole sans projet pour la société, et réciproquement. Toutefois, ne demandons pas à la seule école publique de résoudre des inégalités que la société ne cesse d’accroître. Pour répondre aux nouveaux défis du monde moderne, pour mieux corriger les injustices qu’il engendre, il s’avère indispensable de redéfinir les missions de l’Ecole et de lui donner les moyens de les mener à bien.
L’Ecole n’a plus seulement comme objectif de dispenser un savoir, elle doit former des citoyens. C’est en ce sens qu’il faut renforcer l’école républicaine, soutenir celles et ceux qui la font vivre, à un moment où la démagogie et le populisme ambiants, alimentés par le gouvernement de droite, n’hésitent pas à les jeter en pâture à l’opinion publique. La droite n’aime pas l’Ecole. La politique de destruction qu’elle mène, comme chaque fois qu’elle revient au pouvoir : suppression drastique de postes, réduction du nombre d’établissements aidés dans le cadre de la politique des ZEP, entrée en apprentissage à 14 ans réservée aux enfants des milieux défavorisés,... conduit à l’installation d’une école à plusieurs vitesses et au démantèlement de l’Education nationale. Le savoir ne peut être réduit à une marchandise réservée à ceux qui ont les moyens – plus de 2 millions d’heures de cours privés chaque année, déductibles d’impôts -.
Le Parti socialiste a toujours placé l’Ecole au coeur de son projet politique. La journée des Etats généraux du 20 mai, consacrée aux problématiques liées à l’Education nationale, l’enseignement supérieur et la recherche, est un moment particulièrement fort de son élaboration.
Pour l’Education nationale, celle-ci s’articulera autour de trois grands axes :
- Le premier axe concerne les missions de l’Ecole et ses liens avec l’ensemble de la société.
Les socialistes veulent inscrire l’Ecole dans un projet de société qui fait de la démocratie et de la lutte contre les inégalités sociales une priorité.
Comment l’Ecole peut-elle corriger les inégalités sociales et culturelles ? Comment peut-elle mieux répondre aux besoins en matière d’éducation et de savoir de ceux qui sont les plus fragiles socialement et les plus démunis culturellement ? Comment considérer l’enfant, l’adolescent, dans sa globalité et non plus seulement comme un élève ? Quel accueil pour la petite enfance? Comment articuler les temps de vie de l’enfant dans une perspective éducative ? Quel rôle pour les associations dans le cadre d’une véritable éducation populaire ? Comment mieux associer les familles à la réussite scolaire de leurs enfants ?
- Le deuxième axe de réflexion concerne l’accès à la qualification professionnelle.
A l’issue de leur scolarité, les jeunes méritent mieux que la précarité. La question de la formation face aux mutations du monde du travail est donc déterminante. C’est pourquoi l’enseignement technique et professionnel est au cœur des préoccupations des socialistes, car c’est là aussi que se situe pour l’Ecole la vraie question de l’égalité sociale.
A quel moment faut-il proposer une orientation aux élèves vers cette voie? Doit-on développer l’apprentissage ? Faire un effort significatif sur l’alternance ? Comment assurer à tous les élèves des lycées technologiques et professionnels, notamment aux filles, une formation leur donnant les meilleures chances de trouver un emploi et d’accéder à une vraie carrière grâce à l’Education et la Formation tout au long de la vie ? Comment mettre en œuvre une véritable formation tout au long de la vie ?
- Le troisième axe porte sur le métier d’enseignant.
Dans un contexte morose où les enseignants sont gravement maltraités par la droite, déconsidérés par le gouvernement et l’opinion publique, et où subsistent encore des malentendus, il appartient au Parti socialiste de réfléchir avec eux aux évolutions et aux améliorations nécessaires pour exercer ce métier exigeant dans les meilleures conditions possibles.
Quelles formations, initiale et continue ? Quel type de recrutement ? Faut-il réfléchir à des formes de prérecrutement ? Faut-il réformer les IUFM ?
Quel encadrement et quel accompagnement tout au long de la carrière ? Comment mieux prendre en charge les enseignants en difficultés ?
Quelles possibilités d’évolution de carrière et d’ouverture professionnelle ?
Quelle culture commune (valeurs, laïcité, déontologie,...) pour tous les professionnels de l’éducation ?
Toutes ces questions seront abordées avec des acteurs de terrain, des syndicalistes, des professionnels de l’Education nationale et des représentants d’associations d’éducation populaire afin de permettre la réussite de tous et d’inscrire l’école dans un véritable projet de société de gauche.
Claude ROIRON
Secrétaire nationale à l’Education
Atelier 2 : « Offrir à tous une qualification durable », animé par Christian MARRE, délégué national à l’Enseignement professionnel
Jean-Christophe ABGRALL, proviseur du lycée professionnel et technologique régional de l’Estaque à Marseille – Daniel ASSOULINE, inspecteur général de l’Education nationale – Jean-Luc CARBUCCIA, secrétaire du comité régional d’entreprise de l’AFPA – Christian FORESTIER, ancien recteur, ancien directeur de cabinet de Jack LANG – Patrick MENNUCCI, vice-président de la région PACA – Un représentant de l’Union patronale des Bouches-du-Rhône – Un représentant de l’UNSEN-CGT
Atelier 3 : « Enseigner aujourd’hui », animé par Philippe DARRIULAT, responsable national aux Etats Généraux du Projet
Jean-Louis AUDUC, directeur-adjoint de l’IUFM de Créteil – Alain BECKER, secrétaire national du SNEP – Nicole BELLOUBET, ancienne rectrice – Jean Luc BÉRILLE, secrétaire général du SE-UNSA – Pierre FRACKOWIACK, inspecteur de l’Education nationale – Barbara LEFEVRE, professeure, auteure des « Territoires perdus de la République » – Gilles MOINDROD, secrétaire général du SNUIPP – Pierre OBIN, inspecteur général de l’Education nationale –Safia OTOKORE, secrétaire nationale adjointe au Sport Frédérique - ROLLET, secrétaire générale du SNES – Jean-Luc VILLENEUVE, secrétaire général du SGEN-CFDT
Atelier 4 : « Recherche et Enseignement supérieur : le choix de la société de la connaissance » animé par Yves DURAND, secrétaire national à l’Enseignement supérieur et à la Recherche
Henri AUDIER, directeur de recherche au CNRS –Yehezkel BEN ARI, chercheur, Institut de neurobiologie de la Méditerranée – André CARTAPANIS, professeur d’économie à l’université d’Aix-Marseille 2, directeur du centre d’économie et de finances international – Alain CLAEYS, député, responsable national à la Recherche – Bruno JULLIARD, président de l’UNEF – José ROSE, directeur scientifique du CEREQ – Hélène ORAIN, responsable nationale à l’Enseignement supérieur – Yannick VALLÉE, premier vice-président de la Conférence des Présidents d’Université – Patrick WEIL, directeur de recherche au CNRS
BONNE LECTURE....
Ecrit par : Patrick (Instit) | 04 décembre 2006
Vous avez certainement raison monsieur Brighelli. La seule différence entre vous et moi c'est que je déteste suffisamment Sarkozy. Avec lui c'est notre statut de fonctionnaire qui s'envolera et c'est tout ce qui nous reste.
Ecrit par : Nuwanda | 04 décembre 2006
"Les enseignants déconsidérés par l'opinion publique"
Ca, c'est ce voudrait faire Ségolène, en bonne disciple du sanglier allègre.
"Comment mieux prendre en charge les enseignants en difficulté ?" ...
Après avoir largement contribué à les casser, merci pour la compassion. Vous fournissez gratuitement le révolver ?
"Comment l'école peut-elle corriger les inégalités sociales et culturelles ?"
Mais c'est vous qui les aggravez en refusant le savoir aux enfants du peuple!
" Les enseignants gravement maltraités par la droite"
On croit rêver ! Claude Allègre, un homme de droite ? Ségolène, sa morgue et ses 35 heures ? Ils se foutent de qui ?
"Ne demandons pas à la seul école publique de compenser les inégalités que la droite ne cesse d'accroître."
Ca, C'est vrai. On peut aussi demander à l'école privée de compenser les inégalités face au savoir, il y en a qui ne s'en privent pas et au point où en sont les choses, qui pourrait les en blâmer ?
Ecrit par : Robin Guilloux | 04 décembre 2006
Robin,
Vous avez encore le coeur à plaisanter, alors que le sujet est épouvantablement dramatique!
Patrick,
Merci de nous avoir fait connaître ce document ! Cest une véritable nausée qui vous saisit quand vous lisez les considérations vaseuses et bouffies de suffisance dont ce ramassis de demi-intelligents se repaît! Ceux qui, après cela, douteraient encore que le PS soit entièrement aux mains des pédagos et que les syndicats soient leurs complices, ont des lunettes, comme on dit, "en bois".
Ecrit par : Jean | 04 décembre 2006
Bien j'ai regardé l'émission "A vous de juger" présentée par Arlette Chabot via le web et je dois dire que sur ce coup là Sarkozy a été nettement plus convaincant et plus brillant que les ténors du PS...
Sur pas mal de points je suis foncièrement d'accord avec Nicolas Sarkozy et je le soutiens à 2000 % mais je ne sais pas, tout me semble tellement beau et brillant que je m'en méfie comme de la peste. J'ai l'impression très nette que cette couche de vernis est plombée par des relents pestilenciels.....
Toutefois je suis tout à fait convaincue que les valeurs du mérite, du travail et de l'effort doivent impérativement reprendre tout leur sens tout comme l'excellence, la culture au sens de l'instruction et le savoir...Pour cela j'abonde totalement avec les propos de Nicolas Sarkozy.
Au PS mis à part la démagogie je ne vois strictement rien sur les problèmes de l'université, rien sur l'échec scolaire provoqué par un égalitarisme forcené et imbécile, rien sur la carte scolaire : bref encore une fois (eh oui une fois de plus) il n'y a que du vide c'est totalement creux. Vous me direz, à l'UDF ce n'est guère mieux...
Bref nous sommes à 6 mois des élections et franchement je ne sais toujours pas pour qui je voterai......
Ecrit par : Sandra WAGNER | 04 décembre 2006
Bonjour,
Il y a quelques jours j'ai reproduit sur "Socle sans statue" le coup de gueule de Manu thiébault, instituteur-directeur d'école retraité qui pensait avoir fait de son mieux et refuse brièvement le mépris infligé aux anciens dépassés et invités à se taire.
Voici un autre coup de gueule reçu le même jour et venant d'un instituteur-directeur d'école en activité.
" J'aime la grammaire. Je l'enseigne depuis 37 ans. J'ai connu presque autant de méthodes que de ministres de l'EN. De l'analyse logique à la grammaire de Robien en passant par la grammaire structurale, on aura tout essayé.
Voilà donc qu'après la la lecture, Monsieur le Ministre invente la leçon de grammaire comme si personne n'y avait pensé avant lui. Le rapport d'Alain Bentolina est intéressant mais l'utilisation qui en est faite par de Robien est purement démagogique. C omme d'habitude son but est uniquement de flatter son électorat le plus réactionnaire.
Plus d'heures de grammaire. D'accord mais comment ? Moins de musique, de sport, de langues vivantes, d'informatique, d'histoire ? Je dis :" ASSEZ? LAISSEZ NOUS TRAVAILLER ! " Pourtant mon attitude n'est pas conservatrice. Comme Alain Bentolina j'ai toujours été favorable à une simplification de la terminologie.
Ainsi , dans la phrase :" Maman promène son bébé" , comment faire comprendre à un enfant de CE2 que le bébé est complémént d'objet direct, objet de l'action dont le sujet est Maman; Mais il n'y a pas d'objet. Maman et le bébé ne sont pas des objets. Il y a sans doute une poussette mais on n'en parle pas. Alors que dire de l'adjectif "épi-tète" ou de" la tribut du sujet". Mais ça je vous parie que ça ne changera pas.
Plus sérieusement, quand j'écoute mes élèves en zone urbaine sensible, ce qui m'inquiète le plus ce ne sont pas leurs difficultés en grammaire,mais plutôt la pauvreté de leur vocabulaire. Pourtant on y travaille, mais que faire contre la télévision et M. Le Lay pour qui :" Il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de détendre pour le préparer entre deux messages. Soyons réalistes : à la base, le métier de TF1 , c'est d'aider Coca-Cola à vendre son produit."
Allez, à part cela, la vie est belle. Monsieur de Robien était ministre des transports avant de venir à l'EN. Dans quelques mois il sera peut-être à l'Agriculture et à la pêche.
A moins que ...
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 04 décembre 2006
Jean
Mon humour sur l'état de l'Ecole dans ce pays est la politesse du désespoir...Et sur le Parti Socialiste dont mon pauvre grand-père faisait partie. Au moment du congrès de Tours, il était de ceux qui ont refusé la cission avec les "totalitaires" (c'est comme ça qu'il disait) du futur Parti communiste...gazé à Verdun, viré de chez Citroën en 1936 pour faits de grève et menées syndicales et grand "liseur" devant l'Eternel...Des gens comme on n'en fait plus parce qu'il n'y a plus de classe ouvrière. Vous savez ce qu'il lisait en 1939 pendant que Daladier et consors faisaient la paix avec Hitler? Sur les falaises de marbre d'Ernst Junger. Pas mal pour un enfant du Peuple non ? Son instituteur, dans son Limousin natal ne lui avait sûrement pas fait lire des notices de machine à laver. C'est vrai qu'il n'y avait pas encore de machines à laver à cette époque-là...Et c'est vrai aussi qu'il y avait encore des instituteurs. Il habitait rue des Prouvaires à côté des Halles. Maintenant ce sont les bobos qui occupent ces appartements-là après avoir chassé les gens modeste vers les banlieues, des gens qui votent sûrement pour Ségolène Royal et qui se disent de gauche, les belles âmes. Et maintenant, Jean excusez-moi, je n'ai plus le coeur à rire, je l'ai à pleurer.
Ecrit par : Robin | 04 décembre 2006
Rions un peu: http://news.fr.msn.com/Article.aspx?cp-documentid=1368101
Braquage raté d'un prof d'économie et de deux de ses élèves
Un professeur d'économie et deux de ses élèves ont été interpellés après avoir lamentablement échoué dans le braquage d'une dame qui apportait à la banque 50.000 euros, fruit de la collecte d'un club d'épargne, a-t-on appris dimanche de source judiciaire.
Le professeur, enseignant dans un lycée de Sarrebourg (Moselle), avait confié ses soucis d'argent à ces deux élèves, de jeunes majeurs, qui lui étaient tout dévoués.
L'un d'entre eux, qui s'apprêtait à conduire en voiture à la banque la présidente de l'association du club d'épargne, a proposé à l'enseignant de renflouer ses finances grâce à ces 50.000 euros providentiels. Cet élève est le fils du vice-président de l'association, qui collecte des fonds pour l'achat groupé de cadeaux de Noël.
Jeudi, l'autre élève a fait le guet pour aider son professeur à braquer la dame dans sa voiture, à l'aide d'un pistolet non chargé qui n'avait pas servi depuis 30 ans. Mais il n'a pu arriver à ses fins, car ses lunettes de soleil le gênaient pour agir, a-t-on précisé de source judiciaire.
En outre, l'enseignant a oublié dans la voiture de la présidente son téléphone portable, permettant de retrouver sa trace dès vendredi.
Les trois "pieds-nickelés" ont été placés en garde à vue. Ils ont été convoqués lundi devant le tribunal correctionnel de Metz dans le cadre d'une procédure en comparution immédiate.
Ecrit par : Pendariès | 04 décembre 2006
Rions un peu:
Braquage raté d'un prof d'économie et de deux de ses élèves
Un professeur d'économie et deux de ses élèves ont été interpellés après avoir lamentablement échoué dans le braquage d'une dame qui apportait à la banque 50.000 euros, fruit de la collecte d'un club d'épargne, a-t-on appris dimanche de source judiciaire.
Le professeur, enseignant dans un lycée de Sarrebourg (Moselle), avait confié ses soucis d'argent à ces deux élèves, de jeunes majeurs, qui lui étaient tout dévoués.
L'un d'entre eux, qui s'apprêtait à conduire en voiture à la banque la présidente de l'association du club d'épargne, a proposé à l'enseignant de renflouer ses finances grâce à ces 50.000 euros providentiels. Cet élève est le fils du vice-président de l'association, qui collecte des fonds pour l'achat groupé de cadeaux de Noël.
Jeudi, l'autre élève a fait le guet pour aider son professeur à braquer la dame dans sa voiture, à l'aide d'un pistolet non chargé qui n'avait pas servi depuis 30 ans. Mais il n'a pu arriver à ses fins, car ses lunettes de soleil le gênaient pour agir, a-t-on précisé de source judiciaire.
En outre, l'enseignant a oublié dans la voiture de la présidente son téléphone portable, permettant de retrouver sa trace dès vendredi.
Les trois "pieds-nickelés" ont été placés en garde à vue. Ils ont été convoqués lundi devant le tribunal correctionnel de Metz dans le cadre d'une procédure en comparution immédiate.
Ecrit par : Pendariès | 04 décembre 2006
Amitiés à pendariès qui n'a pas l'air d'avoir le moral. C'est vrai qu'il y a des moments de découragement et de doute difficiles à surmonter. Parfois une éclaircie vous réveille. Voici deux semaines , j'ai revu un ami d'enfance aveugle venu de l'Ardèche pou écouter notre concert MOZART. Marié à une aveugle ils ont eu trois enfants dont deux mal-voyants, kinés comme lui, et ils ont maintenant huit petits enfants; Il a étudié la musique, les lettres avant de se tourner vers la kinésithérapie.Avec sa femme ils lisent beaucoup grâce à un logiciel transformant tout texte imprimé en voix synthétique et ils écoutent beaucoup de musique. L'une des filles- celle qui n'est pas atteinte par le handicap- est chanteuse professionnelle.
Que vient faire cette histoire sur ce blog me dira-t-on à juste titre ? A voir ce que nous ne voyons plus peut-être.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 04 décembre 2006
Merci Robin, pour votre belle histoire Elle me plait et me touche beaucoup; Bonne soirée à tous.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 04 décembre 2006
je m'en doutais que c'était un prof d'économie qui avait fait le coup... J'aurais préféré un prof de philo. Pour le reste j'ai tout lu et le type qui dit que les promesses électorales n'engagent que ceux qui les écoutent ce n'est pas Chirac, c'est Pasqua.
Alors, au stade des promesses électorales, je suis toujours au PS et toujours décidée à voter socialiste au premier tour. Je n'ai aucun goût pour l'ultralibéralisme effréné, je tiens à préserver, autant que faire se peut, l'environnement, je tiens aux services publics, je ne veux pas électrocuter les gosses des banlieux ni les éborgner, je tiens à mes fonctionnaires même s'ils sont chiants parfois etc... etc...(social, logement, smic, caf, traitement de l'immigration...)
je ne vais pas voter pour un type ou une femme qui me fera la vague promesse de ne pas souscrire à l'identification par puce électronique de tous les ovins même si je suis contre, à fond contre pour des raisons tenant à l'organisation de mon travail dans le cadre de la prophylaxie de la brucellose: je ne me vois pas passer mon lecteur sur chaque brebis, relever le numéro à 15 chiffres et le chercher dans un listing de 500 numéros aléatoires pour coller l'étiquette sur le tube de sang. Ceux qui ont déjà donné un coup de main pour les prises de sang me comprendront.
Un accessit à ce post:
"A leur corps défendant...
Je ne vois que cette méthode, puisque gradient de paupérisation disciplinaire il y a, et que les plus "atteints" vont voter pour les plus "gentils" avec eux en parole, c'est bien à leur corps défendant que la politique d'Education la plus juste se réalisera.
Contre un "Darwinisme social" qui se profilerait, et à propos duquel, JBP, d'aucuns vous chahutèrent fort malencontreusement, et contre la chute d'une démocratie, Estil, qui titube et doit dessaoûler bon gré mal gré, avant de sombrer dans le vote pour (et je me récuse) la plus incompétente des "Eyeless in Gaza".
Ecrit par : D'Enguell | 04 décembre 2006
je ne titube pas, je ne sombre pas et je sais ce que je fais aussi bien que n'importe qui
depuis que la droite est là, ma taxe professionnelle a baissé d'une substantielle façon, je peux virer ma salariée plus facilement, etc... que des avantages pour moi, tout au moins à court terme
Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2006
"Ce ramassis de demi-intelligents", écrivais-je haut... "Cette faune" conviendrait bien aussi...
Sandra, il y en a au moins une pour qui vous êtes sûre de ne pas voter, c'est Royal (et les extrêmes - je suppose).
Ecrit par : Jean | 04 décembre 2006
Réponse rapide à Nuwanda.
Je ne suis pas même sûr que la droite ne préfère pas garder un corps de fonctionnaires (réduit en nombre — ce qui sera difficile à réaliser pour les profs, parce qu'il y a un baby-boom depuis 98) dépendant de l'Etat (le côté jacobin de la droite), alors que la gauche, qui détient 20 régions sur 22, aura la tentation de régionaliser les fonctionnaires (c'est déjà fait pour les personnels TOS des lycées et collèges), afin de donner encore plus de pouvoir à tous ces caciques locaux sur lesquels elle s'appuie. Et fonctionnaire local, avec des concours de recrutement locaux sur des concours locaux, je ne suis pas sûr que la qualité sera au rendez-vous…
C'est si vrai que la droite (Robien) commence à envisager de ne plus recruter les professeurs des écoles au niveau région, mais au niveau national, en culbutant ce qui est en place — et qui manque de souplesse, vu le nombre de candidats ici et le nombre d'élèves là.
Pour Roger Felts…
Bien sûr que j'ai de la sympathie pour les positions du "Che" ! Mais nous aurons le choix, de toute manière, au premier tour. Ma question porte sur le second tour. J'ai parié sur un Ségo / Le Pen, loi de Murphy oblige. Mais on peut aussi s'attendre à un Ségo / Sarko. So ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 04 décembre 2006
Merci Hélène pour votre petit mot de sympathie
Au sujet des propos de cet instituteur que vous rapportez, je suis content d'apprendre qu'il y a encore des gens qui font leur travail consciencieusement.
A propos de la grammaire, on ne peut pas comprendre sans recourir au grec et au latin. Oui, je sais "Permettez qu'au nom du grec on vous embrasse." Mais Molière, élève de Gassendi, lui-même disciple d'Epicure et de Démocrite savait faire la distinction entre un cuistre et un vrai savant comme Gassendi (le mousquetaire qui ferraille vaillamment avec Descartes dans les Médiations Métaphysiques à propos de l'existence de l'âme)
Epithète : qui se tient à côté de ( plutôt antéposé dans la langue médiévale (le blanc destrier) postposé par la suite ... "Un homme grand"/"Un grand homme (altération qualitative)...oui d'accord, mais pourquoi un ancien moulin cesse-t-il d'être un moulin (altération ontologique)?
Attribut : qui qualifie un verbe par l'intermédiaire d'un verbe d'état. Attribut s'oppose à "essence" dans le vocabuliare scolastique. Pourquoi ne pas faire un cours d'instruction civique à partir de là ? "J'aime pas les racistes" "Faut pas être raciste" Bon d'accord, mais pourquoi ? Parce que la grammaire nous l'interdit !: l'attribut n'est pas l'essence (noir, blanc, jaune, ce sont des attributs) Cet homme est noir, juif, musulman...que sais-je...le fait d'être noir, juif, musulman etc. ne lui enlève pas son essence d'homme.
Aristote était bien embêté pour justifier l'esclavage...A cause de la grammaire grecque..."Cet homme est un esclave" oui, mais "cet esclave est un homme". Socrate discute avec Théetète, un esclave, parce que dans sa grammaire, c'est un homme. Aristote (Politique, I) : "Si les machines tournaient toutes seules, il n'y aurait pas besoin d'esclaves." Ce n'est pas une justification "ontologique" de l'esclavage. Je sais bien que ça n'a rien changé sur le moment, mais c'est là-dessus que les anti esclavagistes se baseront pour leur argumentation (cf. la controverse de Valladolid)
Ernst Cassirer a montré que les catégories de la pensée grecque recouvraient celles de la grammaire..."upokaimenon" : littéralement : ce qui se tient au-dessous de devient la substance des scolastique (on trouve le mot chez Spinoza pour désigner Dieu) et le "subjectum" chez Descartes...Notre sujet !
Je suis d'accord pour le complément d'objet. Il y a une contradiction si c'est un être humain (ou même un être vivant). Peut-être les écologistes (encore un mot grec) pourraient-ils nous en trouver un autre.
"L'important, disait Platon est de savoir pourquoi ils font ce qu'ils font" Je cite Platon pour me raccrocher aux branches et justifier ce discours sur un blog consacré aux programmes des candidats aux présidentielles...La cause finale (causa finalis) Lisez-les programmes. Et posez-vous la question : "En vue de quoi écrivent-ils ce qu'ils écrivent." (et pas "qu'est-ce qu'ils disent")...C'est très éclairant. On appelle aussi ça des présupposés.
Je termine. Changer, abolir...Oui peut-être, mais réfléchissons avant (comme disait J.K. Chesterton il ne faut pas détruire même une simple haie sans se demander par quoi on va la remplacer). Si on ne peut pas remplacer "sujet" "épithète", "attribut", complément d'objet" par quelque chose de plus profond, de plus essentiel, n'y touchons pas, mais essayons de comprendre (et de faire comprendre) pourquoi on emploie ces mots-là et pas d'autres.
Ecrit par : Robin | 04 décembre 2006
"je peux virer ma salariée plus facilement,"
Dobolinette, il faut penser absurde ...
Tu peux aussi (de par ce fait) embaucher plus facilement.... ;)
Merci Robin pour tes posts ... super tip top
Ecrit par : toto | 04 décembre 2006
Bravo pour votre courage ! Et la lucidité dont vous faîtes preuve dans vos écrits.
Un sujet peu abordé aujourd'hui : être autodidacte, ou tout au moins savoir sortir d'un système à un moment donné pour réussir autrement. Il ne s'agit pas d'abandonner ses études (au contraire, suivies par correspondance : les cours sont très souvent de qualité, j'en témoigne), tout en ayant des activités diverses à côté (formations, associations, politique éventuellement). Quels bénéfices ? L'apprentissage de l'organisation, la gestion de l'autonomie personnelle, l'autoévaluation, et une meilleure culture générale (puisqu'il n'est pas question de rester enfermé chez soi). Or, aujourd'hui, les candidats libres sont très mal vus par le "système" ; il me semble pourtant que, à condition d'être motivés et un minimum sérieux, de nombreux élèves pourraient réussir par ce biais en secondaire alors qu'ils échouent via le régime classique (terme préféré à "normal"). Qu'en pensez-vous ? Nous pourrions résumer ce débat par l'expression d'école à la carte, pourquoi pas.
Bien à vous,
Alexandre-Guillaume Tollinchi
Conseiller National des Jeunes UMP
Auteur de "Lettre aux volontaires", 2006.
Ecrit par : Alexandre-Guillaume Tollinchi (UMP) | 04 décembre 2006
Je ne suis pas même sûr que la droite ne préfère pas garder un corps de fonctionnaires (réduit en nombre — ce qui sera difficile à réaliser pour les profs, parce qu'il y a un baby-boom depuis 98) dépendant de l'Etat (le côté jacobin de la droite), alors que la gauche, qui détient 20 régions sur 22, aura la tentation de régionaliser les fonctionnaires (c'est déjà fait pour les personnels TOS des lycées et collèges), afin de donner encore plus de pouvoir à tous ces caciques locaux sur lesquels elle s'appuie. Et fonctionnaire local, avec des concours de recrutement locaux sur des concours locaux, je ne suis pas sûr que la qualité sera au rendez-vous…
Ma question porte sur le second tour. J'ai parié sur un Ségo / Le Pen, loi de Murphy oblige. Mais on peut aussi s'attendre à un Ségo / Sarko. So ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 04 décembre 2006
Pour le premier paragraphe, n'avez-vous pas la vague impression de "charrier dans les bégonias"? Qui a dévolu aux régions les personnels TOS et autres charges assez lourdes? Bien que ce ne soit pas le fait des socialos mais de la droite, je ne suis pas opposée à cette orientation, à la condition de "peréquationner " les régions. D'ailleurs, on rapproche ainsi employeur et employé, ce qui n'est pas un mal... Pour les enseignants, qui gèrent un programme scolaire national, il n'est pas question que je sache de les "régionnaliser" plus qu'ils ne le sont. Le programme du parti socialiste n'en parle pas.
Pour votre deuxième paragraphe, si c'est votre pronostic, alors, votez où vous voulez, drapez-vous dans votre dignité blessée, peu importe, les jeux seraient faits!
A votre honneur, tout ceci prouve à vos détracteurs que vous ne jouez pas le jeu de l'ambition politique et, pour ceci, chapeau bas!
PS: faites quand même gaffe à Sarko, je le sens très rusé... Ne vous faites pas "embringué"... Ce serait un beau gâchis.
Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2006
je peux virer ma salariée plus facilement,"
Dobolinette, il faut penser absurde ...
Tu peux aussi (de par ce fait) embaucher plus facilement.... ;)
Merci Robin pour tes posts ... super tip top
Ecrit par : toto | 04 décembre 2006
ouais, mais j'ai un défaut inexpugnable et délétère: j'entretiens avec mes salariés des rapports affectifs. Je suis économiquement très conne...
Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2006
Je me suis laissé un peu entraîner par l'enthousiasme en suggérant le remplacement l'expression "complément d'objet" par autre chose. Vérification faite dans le Gaffiot, objet vient de objectus, participe passé de objicio (jeci, jectum, jecere) qui veut dire "placer devant", opposer et n'a donc pas en latin le sens restreint d'objet inanimé qu'il a en français dans la langue courante.
Ecrit par : Robin | 04 décembre 2006
"PS: faites quand même gaffe à Sarko, je le sens très rusé... "
Pas autant que le 'Chi' qui va surement lui 'Chi' dans les bottes :o)))))
désolé, promis jeuleufeurais pu......
"Je suis économiquement très conne..."
Tu as eu quoi comme méthode de lecture au CP
wwwwwww@@@@@@rrrrrrrfffffffffff ...disoli Jipibi ji vi au coincoin vitevitevite
Ecrit par : toto | 04 décembre 2006
û
Ecrit par : toto | 04 décembre 2006
Merci Hélène Charpentier pour votre message. Oui un moment de désarroi.
Ecrit par : Pendariès | 04 décembre 2006
Nuwada a dit qu'avec Ségolène on garderait notre statut. C'est faux, c'est la loi Jospin de 89 qui l'a entamé et c'est de Robien qui fini le travail en ce moment. Allez voir le projet de décret tout frais, qui passera en janvier si les profs ne se remuent pas.
http://www.fo-snfolc.fr/IMG/pdf/Projet_Decret_ORS_Pers_2nd.pdf
Ecrit par : Thalie | 04 décembre 2006
Je partage votre analyse ocncernant Soeur Sourire et le petit Nicolas (pour qui je n'ai pas le moindre début de sympathie, et qui ne m'inspire aucune confiance).
Mais pourquoi donc vous arrêter à ces deux-là ? Parce que les médias nous serinent depuis des mois qu'ils seront au second tour ? Pour ma part, j'en doute. Et je tiens suffisamment à la démocratie pour ne pas m'intéresser aux propositions des autres candidats.
Sur Chevènement : en matière d'éducation, il ne s'est guère montré brillant aux affaires. Comme pour Sarkozy, attention au double discours.
Pour ma part, j'attends les propositions de Bayrou (rien à espérer des candidats des verts ou de la gauche altermondialiste, malheureusement).
Ecrit par : Julie | 04 décembre 2006
Quelques lectures intéressantes pour des questions qui seront au coeur des débats des prochains mois.
Sur la durée du travail
http://travail-chomage.site.voila.fr/emploi/duree_travail.htm
Sur la manipulation des chiffres du chômage à l'étranger
http://travail-chomage.site.voila.fr/danois/dk_merite.htm
Sur les gains de productivité et le chômage
http://travail-chomage.site.voila.fr/produc/gain_productiv.htm
Comme l'on voit en comparant avec d'autres pays, la situation en France n'est pas pire qu'ailleurs.
Ecrit par : Cécile | 04 décembre 2006
Voili voilou un témoignage d'une de mes collegues...
Bonjour à tous.
Regardez ce film bien attentivement:
http://wwwyoutube.com/watch?v=kpoyX_uFsf0
Malgré la promesse que je viens de me faire de rester très calme devant mon clavier, je ne peux qu'hurler: c'est tout simplement risible à quel point Madame Royal, qui a ses enfants à (...) (lycée Privé), parle de ce qu'elle ne connaît pas.
De quelles 35 heures parle-t-elle? Cela m'étonnerait qu'elle soit véritablement venue suivre des profs une journée ou deux (je ne parle pas d'une semaine), à temps plein, sur leur lieu de travail puis chez eux. Cela m'étonnerait également qu'elle ait honnêtement imaginé compter le total des heures consacrées au rdv de parents, préparations de cours, correction de copies mais aussi rdv informels avec des élèves. (ce qu'elle qualifie de "gratuit"). Bien entendu, elle parle de 17 heures, horaire qui ne correspond à rien puisque les agrégés enseignent 15 heures et les certifiés 18 heures par semaine. Quant à moi, j'envisage très sérieusement de me mettre aux 35 heures effectives, et tant pis pour les retards de livraison de copies, les rdv ajournés et les délais de 2 mois pour avoir des explications supplémentaires sur des travaux rendus.
A aucun moment elle ne se demande pourquoi les professeurs "du service public" donnent tous des cours en plus dans des entreprises privées de soutien. Ne serais-je qu'une vile enseignante, animée par mon seul désir de profit et de rentabilité? Prof sans vergogne, ne pensant qu'à capitaliser mes rémunérations secondaires, à boursicoter sur le dos de mes ignares d'élèves?
Mme Royal ne parle pas non plus des difficultés matérielles propres à l'accueil d'autant de monde en même temps. Peut-être compte-t-elle acheter un PC à chacun? Construire des annexes aux salles de classe, permettant des entretiens individualisés avec des petits groupes d'élèves? Dédoubler toutes les classes pour en finir avec des effectifs décourageants pour les élèves?
Comment ose-t-elle demander à ceux qui se font menacer et qui vont au lycée la peur au ventre de rester en ces lieux, sur un ton offusqué laissant entendre que finalement, ce sont eux les responsables de l'échec scolaire?
Oui 35 h de présence effective, cela existe ailleurs, mais dans des conditions de confort trop ambitieuses pour notre France de 2006.
Les profs ne peuvent être la première ressource bénévole du pays.
Pour conclure, entendre qu'une possible future candidate du PS prépare ses réformes en douce, pour ne surtout rien avoir à faire avec les syndicats ne vous laisse-t-il pas rêveur?
Mme Royal prépare les plus grandes grèves qui n'aient jamais existé à l'Education Nationale, et là, je pense que le privé en sera.
Ecrit par : nathalie | 04 décembre 2006
Chers Brighelliens
Pour ceux que cela intéresse: liquidation progressive de la section L dans un rapport de l'EN, avec des arguments inadmissibles, fallacieux et sophistiques.
http://media. education. gouv.fr/file/ 63/8/3638. pdf
Après avoir lu cela, il est clair qu'il faudra voter en 2007
pour ceux qui ont su quelque peu entendre les analyses brighelliennes.
Au fond, le but est simple: sacrifier la littérature, la philosophie et une certaine vision de la culture.
Attention au bulletin de vote car c'est l'ultime recours!!!!!
BG
Ecrit par : Guitton | 04 décembre 2006
"Sacrifier la littérature et la philosophie à une certaine vision de la culture" Ils ont déjà cherché à nous faire le coup dans les années 80 en voulant supprimer l'enseignement de la philosophie. Seulement en face, il y avait Vladimir Jankélévitch, ses élèves et ses anciens élèves (dont j'avais l'honneur de faire partie) et les étudiants de la Sorbonne ne jetaient pas encore leurs livres sur les CRS. On peut toujours s'attendre à des miracles, mais combien sommes nous à comprendre ce qui est en jeu. Souvenez-vous de la remarque de Staline : "Le pape ? Combien de divisions ?" remplacez le mot pape par "culture", "humanisme", "esprit critique". Celui de Goering est plus connu : "Quand j'entends le mot culture, je sors mon révolver" Remplacez le mot révolver par "consensus", "CAC 40", "rentabilité".
J'ai fait une faute d'orthographe inexcusable en sciant le "s" "scission" (la scission entre la SFIO et les fondateurs du PCF au congrès de Tours). Ca (je n'arrive pas à faire les cédilles) n'aurait pas plu à mon grand-père, ni à son instituteur. Et pan sur le bec, comme dirait le canard enchainé...C'est ma faute, c'est ma faute, c'est ma très grande faute d'orthographe...
Ecrit par : Robin | 05 décembre 2006
Cher Guitton
C'est tous les enseignements et l'école elle-même comme barrage contre la liquidation totale de notre type d'humanité qu'on s'apprête à liquider d'une manière où d'une autre et quelle que soit la couleur du futur régime de liquidation.
Nous autres profs et instits nourris jadis à la mamelle des humanités continuerons encore longtemps à regarder notre maison natale avec un regard d'enfant quand celle-ci n'est déjà plus qu'un vestige, une carcasse abandonnée au bord du chemin de l'histoire.
Personnellement j'aurai vécu dans mon collège de province cette mutation, cet avènement comme dit Nietzche de l'homme théorique qui "comprend ce qui est essentiellement poétique, le mythe, à peu près comme un sourd comprend la musique". Désormais nos chefs experts en management gèrent les affaires du collège de derrière leurs ordinateurs et ne connaissent des élèves que leur numéro d'inscription académique ou leur "profil d'élève" tracé sur les écrans, fiché dans la mémoire dure et obscure de l'engin. (Ma première principale partie à la retraite en 1979 connaissait le nom des mille élèves du collège).
Arrive droit sur nous le tsunami des nouvelles technologies qui va détruire les anciennes formes institutionnelles d'accès des nouvelles générations à la raison, à la faculté de sentir esthétiquement et de penser le monde. C'est à dire de s'en mettre à l'écart pour se le représenter symboliquement et en interpréter les phénomènes.
Nous tardons à comprendre ce qui va disparaître ainsi dans notre système scolaire. Nous ne comprenons pas ce qu'induit pour notre type d'humanité la fascination des politiques et "décideurs" pour les sciences et technologies du mesurable, du calculable, du fichage, de la technocratisation des phénomènes et des rapports humains.
Dans ces conditions nouvelles de disparition programmée des montages historiques de la pensée (la justice elle même qui est science des cas est appelée à fonctionner automatiquement autant dire de façon expéditive par le biais de la notion sarkosienne de "peines planchers") la fonction du maître d'école et de professeur va muter en profondeur. Les projets politiques pour l'école du XXI ème sont dans les cartons et attendent leur exécution.
A quoi pourra bien servir le futur professeur de lettres classiques et modernes dans cette nouvelle école gérée comme une entreprise privée de distribution de compétences professionnelles?
Le bulletin de vote, comme ultime recours? Contre quoi, contre qui? On ne peut rien contre un tel tsunami. Sauf à se désespérer ou à se précipiter tout droit dans l'abîme.
Ecrit par : buntovchik | 05 décembre 2006
Cette habitude des intellectuels français de s'envoyer les Juifs que leurs parents n'ont pas sauvés à la figure. Je lis avec effarement cette phrase de Philippe Meirieu adressée à Alain Finkelkraut : "De quelle couleur sera l'étoile que vous couserez sur la veste des pédagogues ?" Un peu de pudeur, Monsieur Mérieux, personne ne songe à vous faire l'honneur, à vous et vos amis, de remplacer vos palmes académiques par l'étoile de Janusz Korciack.
Ecrit par : Robin | 05 décembre 2006
buntovchik, j'en ai les larmes aux yeux.
Ecrit par : Robin | 05 décembre 2006
Pour conclure, entendre qu'une possible future candidate du PS prépare ses réformes en douce, pour ne surtout rien avoir à faire avec les syndicats ne vous laisse-t-il pas rêveur?
Mme Royal prépare les plus grandes grèves qui n'aient jamais existé à l'Education Nationale, et là, je pense que le privé en sera.
Ecrit par : nathalie | 04 décembre 2006
versus:
"Je ne me fais guère d’illusions sur ce que serait la gestion de l’Education Nationale d’un gouvernement Sarkozy : la bivalence des enseignants (Robien vient de réinventer les PEGC d’il y a trente ans), des salaires plafonnés (mais ils le sont depuis vilaine lurette), des relations tendues avec les syndicats (je ne parviens pas à m’en émouvoir), et une sélection à tous les étages qui ne se fera pas forcément au mérite. " jean paul Brighelli
Je suis un peu désorientée sur le jugement que vous portez sur vos syndicats... Les gouvernants doivent-ils tenir compte de leurs avis ou pas????????????
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2006
Bonjour à tous,
JPB sur la droite jacobine (résiduellement) et la gauche décentralisatrice, j'avoue ne pas vous suivre et penser l'inverse de vous. Ces cinq dernières années ont été marquées par une décentralisation (vers les collectivités locales) et une déconcentration (rectorat) à outrance et comme vous le signalez vous-même, c'est de robien qui revient sur le recrutement territorialisé des enseignants.
Taper sur la gauche, cà défoule et je ne m'en prive pas moi-même mais elle a assez de ses propres tares sans lui filer en douce celles du camp d'en face...
A bientôt.
Ecrit par : utile baron | 05 décembre 2006
Le bulletin de vote, comme ultime recours? Contre quoi, contre qui? On ne peut rien contre un tel tsunami. Sauf à se désespérer ou à se précipiter tout droit dans l'abîme.
Ecrit par : buntovchik | 05 décembre 2006
Merci de rappeler cette évidence
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2006
Merci Cécile pour les liens sur les sites consacrés à l' économie. Je remarque en passant l'utilité d'une bonne formation générale pour assimiler des connaissances dans un domaine qui n'est pas votre spécialité : 1°) Savoir où chercher les connaissances 2°) aller à l'essentiel sans se perdre dans les détails, distinguer l'idée générale des cas particuliers 3) repérer les articulations d'un discours 4°) Faire preuve d'esprit critique. Les formations étroitement spécialisées et précoces que certains voudraient substituer à des études générales sérieuses (en Histoire-Géographie, en Littérature, en Philosophie, en Langues vivantes, en Musique...) ne favorisent pas cette démarche.
Ecrit par : Robin | 05 décembre 2006
à Dobolino
J'ai pensé à vous l'autre jour en lisant Палата №6 d'Anton Tchekov et à propos de jouissance de la pensée...
"Et voilà, de même qu'en prison des gens unis par une infortune analogue se sentent soulagés d'être réunis, de même, dans la vie, le piège passe inaperçu quand les gens portés à l'analyse et aux généralisations se réunissent et passent leur temps à échanger de fières et libres idées. C'est en ce sens que l'esprit est une irremplaçable jouissance". ( В этом смысле ум есть наслаждение незаменимое)
Ecrit par : buntovchik | 05 décembre 2006
Pour Alexandre Guillaume Tollinchi et les autres si vous le souhaitez :
Bonjour,
Je me permets de vous écrire suite au message que vous avez rédigé sur le blog de Jean-Paul Brighelli. Vous parliez notamment de la formation par correspondance, je peux largement en témoigner puisque j’ai repris deux fois des études et je poursuis sur ma lancée en 2007 avec Paris1 Panthéon Sorbonne en droit à distance au CAVEJ.
En fait, j’ai démarré un cursus estudiantin une première fois depuis la seconde jusqu’au baccalauréat Sciences Economiques et Sociales puisque l’éco c’est l’une de mes grandes passions comme la philo, l’histoire, le droit, la politique, etc..J’ai déjà été en classe de seconde dans un lycée public mais à l’époque (15 ans) je n’étais pas ce que l’on appelle communément un « foudre de guerre » et je me suis donc laissée orienter vers une voie professionnelle courte type BEP. Je dois avouer que j’ai payé cher mon manque de maturité car je n’avais pas compris et saisi à quel point il est vital d’étudier et d’acquérir une formation en vue d’exercer un métier avec lequel nous nous sentons totalement en phase. Entre temps et après l’obtention du BEP, j’avais planché sur des concours pour m’engager dans l’armée de terre dans le cadre d’un service national. Je les avais réussis et j’ai donc été incorporé dès juin 95 au sein d’un régiment de transmissions. J’ai au total effectué 6 mois de service national. Je ne l’ai pas réalisé jusqu’au bout dans le sens où j’ai eu entre temps l’opportunité de reprendre des études dans un établissement privé en seconde justement et ce donc jusqu’au bac comme je l’ai évoqué ci-dessus. En effet je connaissais le personnel de cette école dans le sens où j’y ai suivi ma scolarité au sein de leur collège.
Je dois avouer que j’ai eu beaucoup de chance. Je dois une fière chandelle à mes parents et surtout aux enseignants de cet établissement puisqu’ils m’ont apporté un soutien indéfectible et ne m’ont surtout jamais laissé au bord du chemin jusqu’à l’ultime échéance : le bac. Par ailleurs à plusieurs reprises ils n’ont pas hésité non plus à me secouer violemment quand ce fut nécessaire, histoire de me replacer dans les startings blocks lorsqu’ils sentaient que je relâchais mes efforts. Reprendre des études ce n’est pas simple. C’est même au contraire difficile car cela suppose une remise en cause considérable, parfois douloureuse et beaucoup de modestie. Dans tous les cas pour ma part, j’ai mis du temps à admettre que je m’étais trompée mais surtout que j’en étais entièrement responsable…Au moment du bac je ne l’avais compris que partiellement…
Par la suite, j’avais eu l’opportunité de préparer un BTS en alternance dans le secteur commercial. Finalement la vente ce n’était pas pour moi et en plus l’entreprise qui m’avait embauchée n’avait pas joué le jeu jusqu’au bout. L’enthousiasme des débuts s’était rapidement transformé en une démotivation telle que j’avais fini par cesser ma formation. Je pris la décision de me lancer sur le marché du travail et donc d’acquérir par le biais de l’intérim de l’expérience professionnelle. Au bout de 5 ans d’activité je repris une seconde fois des études mais cette fois par l’intermédiaire du Centre National d’Enseignement à Distance de Lyon. J’avais préparé le BTS Assistant de direction en vue de valider mon expérience et mon savoir-faire. Il se trouve que j’ai travaillé dans d’excellentes sociétés au sein desquelles j’ai eu la chance de rencontrer et de côtoyer des personnes brillantes et remarquables. Toutefois j’ai aussi vécu de mauvais épisodes puisque j’ai du me rendre au Prud’hommes pour défendre mes droits. J’ai aussi connu avec l’intérim la précarité puisque j’ai uniquement travaillé durant cette période sous contrats temporaires ou à durée déterminée. D’où la nécessité donc de reprendre un cursus afin de « booster » ma carrière professionnelle.
Ceci dit je ne regrette rien, absolument rien et en plus si tout était à refaire je le referais volontiers et plutôt deux fois qu’une !!! Ces expériences ont fait de moi ce que je suis aujourd’hui : j’en suis ressortie plus mûre, plus forte et grandie. J’ai même, si je puis dire, été obligée de passer par là pour « piger les choses ». Cette période a été aussi très formatrice puisque malgré le contexte de forte précarité je suis parvenue à accumuler des compétences professionnelles facilement monnayables sur le marché du travail. Grâce à elles, je suis même désormais en CDI. (Je viens de signer mon premier contrat stable à 31 ans en septembre 2006 dans un pôle de compétitivité). Par ailleurs, toute la rancœur, l’amertume ou la colère et la frustration que j’ai pu ressentir à certains moments je l’ai transformé en une force, une détermination, une rage de vaincre et une énergie incroyable avec la volonté chevillée au corps de devoir s’en sortir coûte que coûte. En outre en parallèle de ma formation au CNED je travaillais au sein de Smart France dans le secteur automobile. Et là encore j’ai bénéficié d’un soutien hors pair de la part de collègues et managers. Je n’ai qu’une chose à dire : chapeau bas et 1000 fois merci !
Au final j’ai été major de promo sur l’ensemble de ces 2 années de formation par correspondance et j’ai littéralement « cartonné » à l’examen. Bref j’ai peut-être beaucoup ramé mais en attendant j’ai réussi à montrer qu’il était possible de s’en sortir autrement. Le système comporte des brèches qui vous donnent la possibilité de rattraper le temps perdu et de bien clamer haut et fort que les dés ne sont pas jetés définitivement. Ce qui me dérange, c’est que ces passerelles sont inconnues pour la majeure partie du public, le manque d’information est réel et criant… La possibilité de poursuivre par le CNED je l’ai su par pur hasard en lisant un guide sur les formations…
Reprendre une 3ème fois des études à distance constitue pour moi un nouveau défi mais il est certain dans tous les sens du terme que non seulement je me sens fin prête à le relever mais qui plus est à réussir haut la main…2007 la fac de droit m’attend au tournant. Plusieurs raisons m’y poussent : comme je l’ai précisé au début le droit tout comme l’économie c’est une passion inébranlable, matière que j’ai découvert en BTS. Ensuite mon soucis c’est d’accéder au savoir et à la connaissance, développer davantage l’esprit critique, la rigueur quand bien même l’université connaît de grosses difficultés. La fac reste à mes yeux le temple sacré du savoir. Et enfin nombreuses personnes, du moins entourage personnel, collègues et managers sont unanimement convaincues de mon potentiel, lequel leur semble largement supérieur aux exigences requises par le BTS. Il est donc grand temps de montrer ce que j’ai dans les tripes et d’atteindre cette fois mes fameuses limites. De toutes les façons, aller au bout de soi-même est une compétition qui ne finit jamais !
La seule chose que je peux affirmer c’est que je n’ai pas dit mon dernier mot….Je compte travailler les week-ends en complément de mon emploi principal car je financerai la formation à titre personnel et individuel. Cette formation a un coût que je ne peux assumer avec mes revenus actuels, d’où le besoin de trouver un job à temps partiel ailleurs en supplément sur Metz puisque j’habite Metz.
Pour ce qui est de mon témoignage, si vous avez des questions ou si vous souhaitez en discuter plus amplement et notamment débattre sur la formation par correspondance, n’hésitez pas à me solliciter, je répondrai à vos questions avec plaisir !
Cordialement
Sandra WAGNER
mailto:[email protected]
Ecrit par : Sandra WAGNER | 05 décembre 2006
Pour Alexandre Guillaume Tollinchi :
Bonjour,
Je me permets de vous écrire suite au message que vous avez rédigé sur le blog de Jean-Paul Brighelli. Vous parliez notamment de la formation par correspondance, je peux largement en témoigner puisque j’ai repris deux fois des études et je poursuis sur ma lancée en 2007 avec Paris1 Panthéon Sorbonne en droit à distance au CAVEJ.
En fait, j’ai démarré un cursus estudiantin une première fois depuis la seconde jusqu’au baccalauréat Sciences Economiques et Sociales puisque l’éco c’est l’une de mes grandes passions comme la philo, l’histoire, le droit, la politique, etc..J’ai déjà été en classe de seconde dans un lycée public mais à l’époque (15 ans) je n’étais pas ce que l’on appelle communément un « foudre de guerre » et je me suis donc laissée orienter vers une voie professionnelle courte type BEP. Je dois avouer que j’ai payé cher mon manque de maturité car je n’avais pas compris et saisi à quel point il est vital d’étudier et d’acquérir une formation en vue d’exercer un métier avec lequel nous nous sentons totalement en phase. Entre temps et après l’obtention du BEP, j’avais planché sur des concours pour m’engager dans l’armée de terre dans le cadre d’un service national. Je les avais réussis et j’ai donc été incorporé dès juin 95 au sein d’un régiment de transmissions. J’ai au total effectué 6 mois de service national. Je ne l’ai pas réalisé jusqu’au bout dans le sens où j’ai eu entre temps l’opportunité de reprendre des études dans un établissement privé en seconde justement et ce donc jusqu’au bac comme je l’ai évoqué ci-dessus. En effet je connaissais le personnel de cette école dans le sens où j’y ai suivi ma scolarité au sein de leur collège.
Je dois avouer que j’ai eu beaucoup de chance. Je dois une fière chandelle à mes parents et surtout aux enseignants de cet établissement puisqu’ils m’ont apporté un soutien indéfectible et ne m’ont surtout jamais laissé au bord du chemin jusqu’à l’ultime échéance : le bac. Par ailleurs à plusieurs reprises ils n’ont pas hésité non plus à me secouer violemment quand ce fut nécessaire, histoire de me replacer dans les startings blocks lorsqu’ils sentaient que je relâchais mes efforts. Reprendre des études ce n’est pas simple. C’est même au contraire difficile car cela suppose une remise en cause considérable, parfois douloureuse et beaucoup de modestie. Dans tous les cas pour ma part, j’ai mis du temps à admettre que je m’étais trompée mais surtout que j’en étais entièrement responsable…Au moment du bac je ne l’avais compris que partiellement…
Par la suite, j’avais eu l’opportunité de préparer un BTS en alternance dans le secteur commercial. Finalement la vente ce n’était pas pour moi et en plus l’entreprise qui m’avait embauchée n’avait pas joué le jeu jusqu’au bout. L’enthousiasme des débuts s’était rapidement transformé en une démotivation telle que j’avais fini par cesser ma formation. Je pris la décision de me lancer sur le marché du travail et donc d’acquérir par le biais de l’intérim de l’expérience professionnelle. Au bout de 5 ans d’activité je repris une seconde fois des études mais cette fois par l’intermédiaire du Centre National d’Enseignement à Distance de Lyon. J’avais préparé le BTS Assistant de direction en vue de valider mon expérience et mon savoir-faire. Il se trouve que j’ai travaillé dans d’excellentes sociétés au sein desquelles j’ai eu la chance de rencontrer et de côtoyer des personnes brillantes et remarquables. Toutefois j’ai aussi vécu de mauvais épisodes puisque j’ai du me rendre au Prud’hommes pour défendre mes droits. J’ai aussi connu avec l’intérim la précarité puisque j’ai uniquement travaillé durant cette période sous contrats temporaires ou à durée déterminée. D’où la nécessité donc de reprendre un cursus afin de « booster » ma carrière professionnelle.
Ceci dit je ne regrette rien, absolument rien et en plus si tout était à refaire je le referais volontiers et plutôt deux fois qu’une !!! Ces expériences ont fait de moi ce que je suis aujourd’hui : j’en suis ressortie plus mûre, plus forte et grandie. J’ai même, si je puis dire, été obligée de passer par là pour « piger les choses ». Cette période a été aussi très formatrice puisque malgré le contexte de forte précarité je suis parvenue à accumuler des compétences professionnelles facilement monnayables sur le marché du travail. Grâce à elles, je suis même désormais en CDI. (Je viens de signer mon premier contrat stable à 31 ans en septembre 2006 dans un pôle de compétitivité). Par ailleurs, toute la rancœur, l’amertume ou la colère et la frustration que j’ai pu ressentir à certains moments je l’ai transformé en une force, une détermination, une rage de vaincre et une énergie incroyable avec la volonté chevillée au corps de devoir s’en sortir coûte que coûte. En outre en parallèle de ma formation au CNED je travaillais au sein de Smart France dans le secteur automobile. Et là encore j’ai bénéficié d’un soutien hors pair de la part de collègues et managers. Je n’ai qu’une chose à dire : chapeau bas et 1000 fois merci !
Au final j’ai été major de promo sur l’ensemble de ces 2 années de formation par correspondance et j’ai littéralement « cartonné » à l’examen. Bref j’ai peut-être beaucoup ramé mais en attendant j’ai réussi à montrer qu’il était possible de s’en sortir autrement. Le système comporte des brèches qui vous donnent la possibilité de rattraper le temps perdu et de bien clamer haut et fort que les dés ne sont pas jetés définitivement. Ce qui me dérange, c’est que ces passerelles sont inconnues pour la majeure partie du public, le manque d’information est réel et criant… La possibilité de poursuivre par le CNED je l’ai su par pur hasard en lisant un guide sur les formations…
Reprendre une 3ème fois des études à distance constitue pour moi un nouveau défi mais il est certain dans tous les sens du terme que non seulement je me sens fin prête à le relever mais qui plus est à réussir haut la main…2007 la fac de droit m’attend au tournant. Plusieurs raisons m’y poussent : comme je l’ai précisé au début le droit tout comme l’économie c’est une passion inébranlable, matière que j’ai découvert en BTS. Ensuite mon soucis c’est d’accéder au savoir et à la connaissance, développer davantage l’esprit critique, la rigueur quand bien même l’université connaît de grosses difficultés. La fac reste à mes yeux le temple sacré du savoir. Et enfin nombreuses personnes, du moins entourage personnel, collègues et managers sont unanimement convaincues de mon potentiel, lequel leur semble largement supérieur aux exigences requises par le BTS. Il est donc grand temps de montrer ce que j’ai dans les tripes et d’atteindre cette fois mes fameuses limites. De toutes les façons, aller au bout de soi-même est une compétition qui ne finit jamais !
La seule chose que je peux affirmer c’est que je n’ai pas dit mon dernier mot….Je compte travailler les week-ends en complément de mon emploi principal car je financerai la formation à titre personnel et individuel. Cette formation a un coût que je ne peux assumer avec mes revenus actuels, d’où le besoin de trouver un job à temps partiel ailleurs en supplément sur Metz puisque j’habite Metz.
Pour ce qui est de mon témoignage, si vous avez des questions ou si vous souhaitez en discuter plus amplement n’hésitez pas à me solliciter, je répondrai à vos questions avec plaisir !
Cordialement
Sandra WAGNER
mailto:[email protected]
Ecrit par : Sandra WAGNER | 05 décembre 2006
je crois qu'il y a eu un bug.....désolée...le message apparaît deux fois !
Ecrit par : Sandra WAGNER | 05 décembre 2006
cela fait bien longtemps que je disais a cèrtains collègues que le mieux maitenant, c'etait d'élever des chèvres et vendre son fromage et ses légumes .
la gaule devient comme ces vastes zones abandonées en semi ruine des indusries passées aux usa.
les immeubles a l'abandon, les locaeaux livrés a la pègre qui brasse le fric a la pèlle , net d'impot .
ici, elles sont vit rasées et occupées par divèrses nouveautés gazonées.
une couche de peinture efface les souvenirs douloureux .
mais au fond, il n'y a plus rien a voir ici,ce n'est plus là que ça se passe.
invèstir dans le savoir ne vaut plus le coup, sauf bien sur pour les "élites friquées."
non,l'éducation, a mon avis, ne présente plus d'intéret dans cette région, et cela devrait vous sauter a la figure , comme autant de postes de chomeurs en pérpèctive .
enfin, c'est mon avis de prolo.
Ecrit par : un chouka | 05 décembre 2006
" Les échecs, quels qu'ils soient ne doivent jamais remettre en cause la volonté de les dépasser, car c'est le sens même de la vie." Célestin freinet.
J'avais noté cette phrase dans mon calepin il y a quelques années.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 05 décembre 2006
Les échecs sont formateurs lorsque l'on sait soi même en tirer les enseignements pour aller de l'avant.
On ne peut pas rester sur un échec. Il est vrai que si l'on parvient à les dépasser, on ne peut douter de l'intérêt de son parcours dans le sens où l'on développe des capacités à rebondir plutôt surprenantes...
Ecrit par : Sandra WAGNER | 05 décembre 2006
quelle honte ! J'ai oublié la majuscule à Freinet.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 05 décembre 2006
Propos tenus ce matin par une collègue PE 2 qui a travaillé 27 ans dans le privé: "J'ai regardé hier soir une émission sur la 4 dans laquelle il y avait P.Mérieu. Se trouvait en face de lui une espèce de facho, enfin, de réac, qui était franchement antipathique, Jean-Paul Brighelli...qui c'est celui-là?". J'ai tenté de lui faire un résumé de la situation et des méfaits des pédago- constructivistes en rabâchant comment Mérieu, conseiller d'Allègre et les socialos avaient abouti aux déliquescences actuelles. Après avoir consciencieusement écouté mon discours elle a conclu par: "Oui, peut-être, mais il n'empêche que Mérieu est vachement plus sympa et ouvert que Brighelli."
Je pense après ce dialogue, ainsi qu'après de nombreux autres que j'ai tenté d'avoir, que les enseignants débutants formatés, même s'ils n'adhèrent pas totalement, ont besoin d'entendre des opposants au pédagogisme aussi "diplomates"(ou hypocrites si vous préférez) que les démagos au pouvoir. Je le déplore, mais je suis bien obligée de constater que le verbe haut et le radicalisme ne recrutent plus. D'autant plus que l'on pourrait se poser des questions troublantes sur vos prises de position actuelles, Jean-Paul. Si, encore , l'on observe de près ceux qui écrivent sur votre blog, enseignants du privé comme bobos bavards et autres familles bien nanties, mis à part un ou deux, l'on se demande quelle est l'orientation de cette résistance que je sens tout de même pas si loin d'une droite libérale. Nous avons vu tous ces partis à l'oeuvre et je comprends mal que l'on puisse faire confiance à l'UMP plus qu'au PS. La démagogie de Sarko ne peut pas être plus crédible que les prises de position de Ségolène. Si l'on part du principe qu'un changement demeure le moindre mal, il faudrait pour celà que nous puissions avoir une notion d'un programme élaboré. Hors, chacun vend sa sauce soi-disant moins empoisonnée que celle de l'adversaire. Selon mon ressenti actuel, un enseignant impliqué dans son travail et dans la réussite de la majorité de ses élèves ne peut décemment voter pour l'un ou l'autre des deux challengers médiatisés actuels. Ce sont des clowns qui se foutent comme de l'an quarante de faire évoluer l'instruction. Seul leur ego compte pour eux.
Je reste convaincue que le besoin de pouvoir est à priori pathologique. Il suffit de penser à certains hommes comme Léon Schwarzenberg pour comprendre.
Ecrit par : Alice | 05 décembre 2006
30 ans de casse de l'école ont amené, via la dictature du prolétariat intellectuel à un afaissement complet du niveau moyen de la France. Nous n'en sommes plus à dire qu'en France si on n'a pas de pétrole, on a des idées. C'est totalement faux. Nous sommes en route vers la paupérisation généralisée. Tout mettre sur le dos de Meirieu, ce serait lui faire trop d'honneur et l'immortaliser comme ceux qu'il cite à tout bout de champ dans ses conversations télévisuelles.
A force d'angélisme, nous avons laissé à nos enfants un avenir dont ils n'auront nul désir. Les slogans crétins que nous bassinent en boucle les grand médias nous rappellent qu'à défaut d'idées, il suffit au bon peuple de lui jeter ces os à ronger comme ce fut le cas de la force tranquille.
Les Français sont-ils des veaux? Pourquoi ne se révoltent-ils pas? Mais on ne leur donne jamais la parole et quand par malheur un ou une de ces animateurs vedettes invitent des personnes réelles qui vivent la dure réalité du quotidien, ils s'exposent à des réponses musclées qui si elles ne sont pas toujours bien formatées ont le mérite de la vérité.
Pour ce qui est de la destruction du système éducatif Français, j'en ai été témoin, venant du primaire, le mal a gangrené le secondaire et le supérieur. Et maintenant qu'est-ce qu'on fait?
Ecrit par : at | 05 décembre 2006
Un poème pour chouka, le "prolo" :
Les rails rouillés, le talus, le remblai semé d'herbes folles, les grandes ciguës, les coquelicots...Le désert n'est pas aussi poignant que ces espaces dont l'homme s'est retiré pour choisir un meilleur projet.
Les pauvres vies prétendûment inutiles sont comme ces trains qui ne partiront plus.
Et nous, les voyageurs, qui regardons de loin les wagons abandonnées aux coquelicots, si bêtement fiers de monter dans les trains qui marchent, que savons-nous de ce qui semble inutile ? Que savons-nous de celle qui nous attend sous les herbes folles ?
Ecrit par : Robin | 05 décembre 2006
Je ne me suis pas vu dans l'émission de Pujadas — mais ce matin, un collègue est venu me serrer la main en rigolant et en me disant combien il m'avcait senti rongeant mon frein, dans cette émission, presque prêt à me montrer conciliant — et Meirieu d'ailleurs s'est accordé avec moi à plusieurs reprises… Comme quoi, on paraît excessif pour l'un, et trop policé pour un autre.
Je vais vous dire — et profitez bien, parce que nous sommes dans les derniers mois du blog : j'ai peur que nous soyons dans une période à épiderme ultra-sensible. On ne peut pas dire les choses que l'on pense, comme on les pense. On est prié de mettre de l'eau dans son vin, sans cesse, pour ne pas heurter tel ou tel. On croit avoir tout dit quand on a affirmé que "la liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres" — dessinez un peu cette phrase, un jour, et vpus verrez que ça ne laisse aucun espace de liberté à personne… Bref, on appelle facho qui qui a le verbe un peu haut — et le culot de dire que certains instits formés en IUFM, que certains certifiés recrutés ces derniers temps, ne sont pas bien maîtres des savoirs requis — mais alors, qu'est-ce qu'ils sont bons en pédagogie, on le voit dès qu'on les nomme en ZEP, d'ailleurs, doués comme ils sont en pédagogie, on ne devrait les nommer qu'en ZEP…
Je préfère ne pas imaginer ce que ces bonnes âmes penseraient à lire certains textes de Voltaire (les Lettres sur la Nouvelle Héloïse, par exemple, où il montre Rousseau tendant le derrière pour prendre des coups d'archet…) ou Henri Rochefort, le plus grand polémiste du XIXe siècle. Ou tant d'autres — ou le Canard avant qu'il soit "enchaîné".
À part ça, j'ai déjà dit qu'en cas de duel Sarko / Ségo, je voterais blanc. Qu'est-ce qu'il vous faut de plus ? Que je prenne l'hostie à la chapelle de la Sainte Vierge ? (1) Ou que je lui fasse feuille de rose ? (2)
JPB
(1° Un coup de chapeau à qui connaît le sens — sans parler de l'origine — de cette expression…
(2) Celle-là est trop connue — sans même renvoyer à cette pièce de théâtre de Maupassant, jouée par lui devant un Flaubert hilare, et intitulée "À la feuille de rose, maison turque"…
Ecrit par : brighelli | 05 décembre 2006
A Buntovchik
Une amie de Tchekov raconte dans ses mémoires que tandis qu'elle voyageait à ses côtés en troïka, par une beau soir d'hiver, il s'était mis à parler, qu'elle en gardait un souvenir profond, précieux et inoubliable, mais qu'elle était incapable de se souvenir de ce qu'il lui avait dit.
L'Evangile ne rapporte pas non plus ce que le Christ a dit aux pélerins d'Emaüs pour que leur coeur soit si " brûlant tandis qu'il leur parlait en chemin".
...Une parole pour le coeur profond qui ne laisserait pas la moindre sur la neige.
Ecrit par : Robin | 05 décembre 2006
Pour les puristes : Il faut une majuscule à Mémoires
Ecrit par : Robin | 05 décembre 2006
Lire : "qui ne laisserait pas la moindre trace sur la neige"
Ecrit par : Robin | 05 décembre 2006
Pour Alice , Hélène et les autres Brighelliens...
Comme nous en sommes au jeu des citations, j'en garde une en mémoire qui me sert en quelque sorte de boussole morale et elle est de LEON SCHWARZENBERG :
" Il faut être très prudent avec les paris que l'on fait avec soi-même"
Sinon j'ai regardé aussi l'émission avec Mr Poujadas . Mr Meirieu s'est permis une comparaison avec le Judo . Allons'y !
Un tatami n'est pas comparable à une classe.
1°Le prof de judo se fera respecter car l'exclusion du tatami pour indiscipline est monnaie courante. En est-il de même en classe ?
2° Un parent acceptera que le prof de judo sermone son môme mais pas question que l'instit ou le prof en fasse de même!
3° Parlons pédagogie : Les randori , vous connaissez , ces exercices, ces techniques répétées des centaines, voire des milliers de fois pour saisir la technique ....pas question de découverte! Tu apprends et tu t'en imprègnes par répétition. Le par-coeur en somme mis à l'épreuve du geste!
4° Si le club se respecte . Ta ceinture, il faut la mériter ! Et pas question de te pavaner sur un tatami avec une couleur de ceinture usurpée.
Bref ! La comparaison ave le judo n'était pas judicieuse.
C'est vrai que les étudiants restent tout de même formatés par l'enseignement en IUFM malgré leur passé , leur recrutement. Il leur faudra un peu de terrain pour relativiser cet "enseignement" ........
J'ai parcouru le dernier JDI (journal des instituteurs) revue pédagogique très en mode chez les instits et étudiants .... Fiches toutes prêtes !
Eh! bien ce mois-ci un dossier complet sur l'ORL ( non! pas le toubib) mais l'observation réfléchie de la Langue . Propos séduisant de Me Charmeux.... On ne doit parler que de celà dans les IUFM en ce moment.
OUI mais les résultats ? Le retour sur investissement ... comme on me disait en entreprise . Niet !
Bon je vous laisse .....
Jean Paul Brighelli , comme pour Alain Finkielkraut , Cela fait du bien de vous lire, de vous entendre quand ce monde chloroformé par la pensée unique vous anesthésie petit à petit
Cordialement
Ecrit par : Patrick (Instit) | 05 décembre 2006
.< On ne peut pas dire les choses que l'on pense, comme on les pense. On est prié de mettre de l'eau dans son vin, sans cesse, pour ne pas heurter tel ou tel.> JP.B
Ah, mais sur ce thème, je souffre autant que vous. Cela fait 15 ans que certains coincés me répètent de mettre de l'eau dans mon vin, mais je n'aime que les produits purs: l'eau ou le vin.
C'est pourquoi je me demande comment il faudrait parler si l'on est allergique à la langue de bois. JF.Kahn est pourtant quelqu'un qui a mis le doigt sur ce noeud gordien, mais qui l'écoute et surtout qui l'entend? Comme les pouvoirs politiques attendent toujours la cata, attendrons-nous encore longtemps que Le Pen parvienne à la tête du pays afin de réagir? Car, si seuls les enseignants récriminaient, l'on pourrait croire que c'est une question intellectuelle, mais quand j'entends le peuple gémir autour de moi, je me demande si dans ce merveilleux pays dont nous avons hérité, nous n'aurions pas besoin de bientôt réagir autrement que par des mots...
Ecrit par : Alice | 05 décembre 2006
Patrick, bien entendu quand je parlais d'exceptions sur ce blog de "purs" laïques et républicains, je pensais à vous. La parole de Jean-Paul me semble tellement soumise à interprétations , extrapolations et délires poétiques de toutes sortes... L'on sent si peu de personnes qui ne sont pas sous influence...ici et sur le terrain.
Ecrit par : Alice | 05 décembre 2006
Citation sautée:
Ecrit par : Alice | 05 décembre 2006
Faich!
Ecrit par : Alice | 05 décembre 2006
"D'autant plus que l'on pourrait se poser des questions troublantes sur vos prises de position actuelles, Jean-Paul. Si, encore , l'on observe de près ceux qui écrivent sur votre blog, enseignants du privé comme bobos bavards et autres familles bien nanties, mis à part un ou deux, l'on se demande quelle est l'orientation de cette résistance que je sens tout de même pas si loin d'une droite libérale."
"L'on sent si peu de personnes qui ne sont pas sous influence...ici et sur le terrain."
J'avais un instant caressé le rêve un peu fou que les gens pouvaient s'exprimer sur ce blog sans être catalogué "bobo", "libéral", "prof du privé" "nanti" (tu parles !)...Moi qui me suis payé mes études en travaillant la nuit comme machiniste à l'opéra de Paris. Je vois qu'on en revient toujours aux mêmes procédés. Que ce soit à droite, à gauche, au milieu, ou même ici, il faut penser comme tout le monde et parler le langage du groupe. Ca me rappelle ce collègue qui était persuadé que tous les gens du SNALC étaient des fascistes. Je crois que je vais faire comme la feuille morte...M'en aller moi aussi au vent mauvais. J'ai horreur des flics et des gens qui aboient. Ca blesse ma mémoire familiale, si vous voyez ce que je veux dire.
Dommage aussi Jean-Paul, que vous arrêtiez bientôt ce blog. Je m'étais aussi imaginé qu'à la place des tristes "dialogues" d'aujourd'hui, l'électronique pourrait renouveler par une sorte de miracle paradoxal ce que les gens du XVIIIème siècle appelaient l'art de la conversation, peut-être à cause de la belle citation de Tchékov que nous a offert buntovtchik. Je me suis trompé. Tant pis pour moi. "Once below a time, I was a child."
Ecrit par : Robin | 05 décembre 2006
"Purs laïcs et Républicains"... Faites attention avec la "pureté" Alice, ca peut mener loin !
Ecrit par : Robin | 05 décembre 2006
JPB,
Vous ne devriez pas vous justifier concernant votre vote.
Anti Sego, anti Sarko, vous serez seul dans l'isoloir.
Ce qui me paraît paradoxale, c'est votre courage incroyable en faisant part de votre point de vue personnel sur l'école et la laicité (pas toujours délicat, je le concois), et votre empreinte idéologique incurable.
N'oubliez pas : Mitterand était à droite : la gauche l'a élu.
Chirac est à gauche : la gauche l'a élu.
Etre de gauche, constater que l'égalité est un leurre, appartenir à la plus grande entreprise d'état sans objectifs, sauf alliéner l'intelligence, et constater que la droite (N Sarkozy diabolisé par les médias et la gauche) soumet un constat concret de l'état actuel de l'école, je comprends que cela laisse un goût amer. Mais, je pense que sauver les enfants, l'école, les études supérieures, a un tout autre atout que de s'enfermer dans des idées qui n'existent plus depuis longtemps.
Vous avez assisté impuissant à la compression des apprentissages, vous vous êtes manifesté, alors maintenant il faut assumer.
Avoir une girouette sans neurones et sans potentiel, qui se prend pour la divinité attendue des francais, ou avoir une personne comme N Sarkozy, qui non seulement veut faire changer les choses, mais qui met en place des groupes de travail, d'analyses, et qui ne fait pas dans la langue de bois, cela perturbe quelque peu le paysage politique francais.
Après, cela appartient à tout à chacun, mais le vote blanc est inutile, il faut relativiser.
Ecrit par : Carole | 05 décembre 2006
JPB,
Vous ne devriez pas vous justifier concernant votre vote.
Anti Sego, anti Sarko, vous serez seul dans l'isoloir.
Ce qui me paraît paradoxale, c'est votre courage incroyable en faisant part de votre point de vue personnel sur l'école et la laicité (pas toujours délicat, je le concois), et votre empreinte idéologique incurable.
N'oubliez pas : Mitterand était à droite : la gauche l'a élu.
Chirac est à gauche : la gauche l'a élu.
Etre de gauche, constater que l'égalité est un leurre, appartenir à la plus grande entreprise d'état sans objectifs, sauf alliéner l'intelligence, et constater que la droite (N Sarkozy diabolisé par les médias et la gauche) soumet un constat concret de l'état actuel de l'école, je comprends que cela laisse un goût amer. Mais, je pense que sauver les enfants, l'école, les études supérieures, a un tout autre atout que de s'enfermer dans des idées qui n'existent plus depuis longtemps.
Vous avez assisté impuissant à la compression des apprentissages, vous vous êtes manifesté, alors maintenant il faut assumer.
Avoir une girouette sans neurones et sans potentiel, qui se prend pour la divinité attendue des francais, ou avoir une personne comme N Sarkozy, qui non seulement veut faire changer les choses, mais qui met en place des groupes de travail, d'analyses, et qui ne fait pas dans la langue de bois, cela perturbe quelque peu le paysage politique francais.
Après, cela appartient à tout à chacun, mais le vote blanc est inutile, il faut relativiser.
Ecrit par : Carole | 05 décembre 2006
C'est vous-mêmes qui vous placez dans une caste...peut-être celle des poètes hors de ce monde...
Justement, il n'y a aucun groupe en ce blog. Simplement quelques individualités - dont certaines géniales, mais on ne les lit plus- MALHEUREUSEMENT loin d'être le reflet du milieu professoral. Donc, aucune chance d'avoir un effet sur un éventuel changement futur. L'écriture, les belles phrases et autres poésies sont certes plaisantes, mais quel impact ont-elles face aux médias reconnues? Ce n'est pas une critique, mais un constat, mon but essentiel étant de foutre en l'air les pédagogistes, je ne vois pas comment certains bavardages pourraient faire avancer l'action. Certes, ils sont une consolation pour ceux qui n'ont pas d'église!...Ou qui n'osent se faire publier. Si JP.B abandonne, c'est bien parcequ'il sent l'impuissance et l'inutilité d'un tel blog. J'ose espérer qu'il continuera à se faire éditer...et que sa tronche actuelle s'éclairera bientôt d'un sourire. A mon avis, cela va prendre un temps certain.
Ecrit par : Alice | 05 décembre 2006
le copier-coller ne fonctionne plus en ce moment, zut!
Quand 90% des inscrits (qui déjà représenteront une petite part des citoyens français ayant fait la démarche) ne voteront plus, peut-être les pouvoirs se poseront-ils la question du sens de la démocratie. Mais nous ne serons plus là pour voir.
Ecrit par : Alice | 05 décembre 2006
"Et maintenant qu'est-ce qu'on fait?" demande At.
On commence par faire venir un million de signatures sur l'Appel pour la refondation de l'école. (www.refondation-ecole.net). Mais ça, ça demande autre chose que d'agiter des idées...
Ecrit par : Jean | 05 décembre 2006
J'ai pensé à vous l'autre jour en lisant Палата №6 d'Anton Tchekov et à propos de jouissance de la pensée...
"Et voilà, de même qu'en prison des gens unis par une infortune analogue se sentent soulagés d'être réunis, de même, dans la vie, le piège passe inaperçu quand les gens portés à l'analyse et aux généralisations se réunissent et passent leur temps à échanger de fières et libres idées. C'est en ce sens que l'esprit est une irremplaçable jouissance". ( В этом смысле ум есть наслаждение незаменимое)
Ecrit par : buntovchik | 05 décembre 2006
Merci d'avoir pensé à moi, mais l'âme russe... trop mélancoliquement lucide pour l'Europe de l'Ouest!
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2006
Vous devriez prendre quelques minutes pour consulter le pré-programme de Philippe de Villiers. On y trouve des remarques très intéressantes.
http://www.pourlafrance.fr
Ecrit par : max | 05 décembre 2006
L'écriture, les belles phrases et autres poésies sont certes plaisantes, mais quel impact ont-elles face aux médias reconnues?
C'est ce que disait Staline, c'est ce que disent depuis toujours les puissants de ce monde. C'est ce que dit ce personnage de Dostoïevski "Shakespeare ne vaut pas une bonne paire de bottes"...Vous valez mieux que ca.
Ne dites pas du mal de la poésie, Alice. C'est en se récitant les poèmes qu'elle avait appris à l'école que Geneviève Antonioz de Gaulle a tenu à Ravensbruck (Lisez A travers la nuit, vous comprendrez le sens de l'expression "se battre à mains nues" et "espérer contre toute espérance". Vous connaissez aussi le poème d'Eluard...Liberté, j'écris ton nom. De belles phrases qui n'avaient aucun impact face à Gringoire et à Je suis partout ? ?
Vous connaissez la devise de la Résistance ? ( c'est mon père qui me l'a apprise quand j'étais enfant et je ne l'ai jamais oubliée) : " Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer." La vraie grandeur n'a rien à voir avec l'évaluation cynique de ses chances dans un rapport de forces.
Je ne crois pas me tromper en disant que JPB a compris cela et ca explique pourquoi, comme vous l'avez également remarqué, il se tait et qu'il a l'air si grave.
Ecrit par : Robin | 05 décembre 2006
Je vous conseille la lecture d'un blog qui partage en grande partie vos idées :
http://leshussardsnoirs.hautetfort.com
Ecrit par : Le hussard noir | 05 décembre 2006
Robin dit :
"Vous connaissez la devise de la Résistance ? ( c'est mon père qui me l'a apprise quand j'étais enfant et je ne l'ai jamais oubliée) : " Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer." La vraie grandeur n'a rien à voir avec l'évaluation cynique de ses chances dans un rapport de forces."
Oui je crois que celà s'apparente au DEVOIR
René CHAR , résistant, chef du maquis du côté de Manosque écrivait dans son recueil: Les feuillets d' Hypnos, ceci :
" Ne t'attarde pas à l'ornière des résultats "
Oui , certes .... Sauf que parfois celà nous conforterait de nous voir plus nombreux sur le pont !
Cordialement
Pour Jean
J'ai repris le texte de l'APPEL et j'en ai fait un résumé différent selon le destinataire (enseignants, parents, Etudiants IUFM, politique )
Puis je les balance sur les forums éducatifs ou autres , en ne mettant pas le lien avec le site (car sinon refusé) mais en écrivant des mots clés : REFONDATION APPEL ECOLE
Insignifiant , sans doute mais pensons à René Char ou à la devise du Taciturne rappelé par le père de Robin
A bientôt
Ecrit par : Patrick (Instit) | 06 décembre 2006
Patrick
J'ai signé l'appel hier soir.
Ecrit par : Robin | 06 décembre 2006
Oui, mais nos élèves, eux, ont besoin de résultats pour sortir de leurs ghettos.
Ecrit par : Alice | 06 décembre 2006
Robin
Korczak, pas Korciak, par pitié, n'écorchez plus le nom de l'auteur de mon année... Si nous parlons bien du même, pédagogue, écrivain, auteur du Roi Mathias Premier, enfermé au ghetto de Varsovie avec les orphelins dont il avait la charge, et mort avec eux en 1942, à Treblinka.
Quant à la pureté, je crois que c'est le seul honneur qui peut nous rester.
Ecrit par : Claire | 06 décembre 2006
Bonjour,
J'ai lu avec intérêt votre dernier livre. Il montre bien comment l'Ecole républicaine qui était autrefois au sevice de la laïcisation de la société est devenue perméable au communautarisme à cause des pédagogols. J'espère que ce n'est pas votre dernier opus anti-pédagogiste, car je pense que vous êtes leur pire cauchemar. Quand vous sortez un bouquin contre eux, on dirait qu'ils craignent, comme les Gaulois, que le ciel ne leur tombe sur la tête, vu leurs réactions sur leurs sites.
J'ai l'impression que l'activisme anti-pédagogiste de Sauver les Lettres et de ses francs-tireurs a fini par payer: réforme de la lecture, réforme de l'enseignement de la grammaire. Le pédagogisme semble sur la voie du déclin. Je le vois bien aux discours de mes formateurs à l'IUFM. Ils sont sur la défensive face à ce qu'ils nomment la vague réactionnaire. Il est temps de déposer le bilan des IUFM qui sont inutiles et fort coûteux. Vous avez dit qu'un élève d'IUFM coûte 17000 euros par an. Je vais vous en donner une explication. Dans mon IUFM, celui de Midi-Pyrénées, les formations pour les profs-stagiaires sont décentralisées. Alors que tout pourrait être centralisé à Toulouse, les profs-stagiaires sont obligés d'aller un peu partout dans l'académie pour suivre quelques heures de cours théoriques. Leurs frais de déplacement générés par cette décentralisation sont à la charge de l'IUFM, ce qui fait que l'argent est gaspillé à cause de cette gestion. Il est drôle que la Cour des comptes ne se penche pas sur les IUFM, elle qui accuse toujours les profs. Il faut, dans ce contexte de campagne électorale, alerter les politiques sur le problème des IUFM.
Ecrit par : Meirieuphobe | 06 décembre 2006
Bonjour,
Le témoignage de Sandra a retenu mon attention pour deux raisons essentielles;
D'abord son parcours ,atypique comme on dit ,ressemble un peu à celui de notre fils âgé de 25 ans qui lui aussi est passé par le CNED pour décrocher le bac tout en travaillant comme intérim ici ou là sans rechigner à rien. Heureusement nous étions présents, révisant avec lui, histoire, philo, droit, économie. C'était bien, c'était chouette comme dit la chanson et je suis sincère. Mieux que cette parade foraine qui nous casse les oreilles . Diplôme en poche, il fut retenu pour un stage de formation pris en charge par la Région mais s'aperçut bien vite que ce stage bidon ne lui apportait rien . Les stagiares s'arrangeaient pour partir les uns après les autres. Il émit le souhait de partir lui aussi et là, surprise. Un formateur lui conseilla à deux reprises et devant témoins de se tirer une balle - seule solution valable quand on est toujours chez Papa et Maman à 24 ans - puis ill fut retenu dans un bureau et contraint de signer un engagement le contraignant à rester jusqu'à la fin de la formation sinon il ne sortait pas de la pièce. Il parvint à nous dissimuler cette humilation quelques jours, mais ne put encaiser le choc bien longtemps qui se manifesta par des crises de tremblements involontaires et douloureuses. Bien entendu, nous avons réagi. Merde après tout, c'était notre gamin,que nous avions vu grandir et que nous avions élevé de notre mieux, et tout à coup nous assistions à la destruction de ce que nous avions construit jour après jour ! Nos impôts servaient donc à cautionner des stages faussement formateurs et proposant des" solutions nouvelles" au problème de l'emploi ! Nous avons obtenu des excuses de la Région et la blessure fut longue à se refermer. Notre fils est désormais pompier, enchaînant stage sur stage, adepte de la course et de la musculation; passionné d'informatique aussi puisque c'est grâce à lui que je témoigne de temps à autre sur ce blog.
La seconde raison c'est de remarquer que Sandra accorde une place de premier plan à la culture générale qui l'aide à construire sa vie et à lui donner une sens, un peu comme une quête de l'absolu et de la sagesse qui change tout. " accéder au savoir et à la connaissance, développer davantage l'esprit critique, la rigueur" ce qui suppose "une remise en cause et beaucoup de modestie" Tout un programme, passé de mode et que les réformes successives ont jeté aux orties, rentabilité de la société de consommation oblige. Bon on ne va pas rabâcher. Prof de lettres dans un lycée technique j'ai eu fort à faire pour remplir ce programme d'autant que certains collègues, enseignant des disciplines au coefficient plus important, ne se gênaient pas pour dénigrer la littérature, l'histoire, la philo, les langues,les profs de langues se voyant régulièrement attribuer des emplois du temps à trous du genre : une heure de 8 à 9 et une heure de 17 à 18. Mais bon, ça ronflait. En ce qui me concerne j'ai eu plusieurs années de suite une classe de première STI de 35 garçons le samedi matin de 10 à 12, créneau propice aux rêves d'évasion. A défaut d'avoir ce qu'on aime, on aime ce qu'on a et ça se passait assez bien dans l'ensemble. Un jour que le cours avait retenu l'attention de mes potaches - je crois que c'était un texte de Voltaire- l'un d'eux se laissa aller à une remarque : "ça a passé vite aujourd'hui, quand je pense que monsieur X nous répète que nous perdons notre temps en français ." Affichant une parfaite neutralité, je réservai ma réponse pour le conseil de classe suivant où je déclarai que les élèves de STI ne s'ennuyaient pas en français le samedi matin et qu'il convenait de se méfier des idées reçues.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 06 décembre 2006
Bonjour,
Puisque JPB est séduit par le récent discours de Nicolas SARKOSY sur l'école, je vous propose de lire ce que Ségolène ROYAL a recemment dit ou écrit au sujet l'école en suivant le lien suivant :
http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=ceque&id;=199
La comparaison avec le contenu un peu convenu du projet socialiste étant insuffisante.
Certes, moi aussi je partage bon nombre des constatations ou arguments du discours du candidat probable de l'UMP.
Mais d'une part, quand je vois ce que tente de mettre en oeuvre son collégue De Robien à partir des mêmes analyses, je crains le pire.
Dautre part, sachant que contrairement à sa prétention de libérer l'école des idéologies, il n'a que le libéralisme comme crédo, je ne fais en aucune manière confiance à cet excellent débatteur pour réformer l'école dans le sens d'une plus grande justice.
Peut-être, JPB a-t-il été flatté par le paragraphe consacré aux "hussards noirs" au point d'être sur le point de douter de ses convictions. Mais qu'il se rassure (ou non d'ailleurs), les électeurs de gauche resteront eux nombreux, s'il leur en reste le choix, à s'exprimer au printemps prochain y compris en faveur de Ségolène ROYAL qu'il est de bon ton de dénigrer actuellement du côté des "intellos".
Ecrit par : PeutMieuxFaire | 06 décembre 2006
René CHAR , résistant, chef du maquis du côté de Manosque écrivait dans son recueil: Les feuillets d' Hypnos, ceci :
" Ne t'attarde pas à l'ornière des résultats "
Certain qu'il vaut mieux ne pas s'attarder quand les seuls résultats obtenus furent l'éxécution d'otages innocents et le durcissement des contraintes de l'occupation et, qu'à y bien regarder, ce sont les armées et elles seules qui ont gagné la guerre, les Alliés d'une part, les Soviétiques de l'autre. Et quelle belle course vers Berlin!
Est-ce que cette époque est encore trop proche pour qu'on puisse la regarder avec un peu de lucidité?
Je rends ici hommage à ceux qui, au péril de leur vie, ont caché et sauvé des juifs, souvent obscurs et silencieux.
A Leclerc et à la deuxième division blindée
A Charles de Gaulle et à l'admirable travail politique qu'il réalisa en ces temps troublés pour garder à la France une place convenable sur l'échiquier international.
Cependant, tout va bien aussi pour l'Allemagne! Et j'en suis satisfaite.
D'ailleurs, si vous étiez à comparer aux héroïques (si! si! héroïques...je ne le nie pas) Résistants, il y a longtemps que Meirieu serait dégommé.
Comme chante Thiéfaine (pour vous changer de Brassens):
"Si tu veux jouer les maquisards
Va jouer plus loin, j'ai ma blenno...
Tu trouveras toujours d'autres fêtards
C'est si facile d'être un héros"
Ecrit par : dobolino | 06 décembre 2006
Coût moyen d'un étudiant en fac : 6 700 €
Coût moyen d'un collégien : 7 400 €
Coût moyen d'un étudiant en IUT : 9 160 €
Coût moyen d'un lycéen : 10 170 €
Coût moyen d'un étudiant en classe prépa : 13 760 €
Coût moyen d'un étudiant d'IUFM : ... 17 000 €
Ecrit par : Guillaume | 06 décembre 2006
Merci pour le lien Peutmieuxfaire, où je relève ceci:
« Dans les écoles et surtout dans les collèges, la violence n’a pas reculé. (…) Il faudra que la discipline soit rétablie dans les classes. (…) Les enseignants doivent pouvoir se consacrer à la transmission des savoirs. »
Fête de la Rose de Florac, 3 septembre 2006
Transmission des savoirs! Petit clin d'œil mais peut-elle plus s'engager pour l'instant? M'est avis que, à votre corps défendant, vous allez au devant d'agréables surprises si elle est élue... Je peux me tromper mais je me base sur cette quasi-conviction. Elle a affaire dans son propre partie à bien des résistances sur ce sujet et bien des a priori.
Ecrit par : dobolino | 06 décembre 2006
Peut mieux faire!
Voter pour Madame royal avec TOUT ce qu'elle a dit sur notre métier? Quelle hérésie...relisez donc le commentaire de nathalie plus haut..
Ecrit par : solène | 06 décembre 2006
Hélène, de toutes les façons je suis formellement et foncièrement convaincue d'une chose :
La formation professionnelle s'acquiert sur le terrain, en entreprise et pas ailleurs. C'est aux chefs d'entreprises et à leurs managers de former les jeunes sur ce plan-là. L'entreprise et l'école sont deux acteurs majeurs dans la formation. L'école quant à elle, est là pour donner et transmettre le Savoir, la Culture, la vraie, celle qui va permettre au jeune de s'adapter en permanence aux évolutions du monde et d'en comprendre les enjeux.
La culture technique quant à elle évolue si rapidement qu'elle demeure insuffisante pour permettre et donner la chance à un jeune de s'intégrer sur le marché du travail. Les formations trop professionnalisantes sont inefficaces dans le sens où les notions enseignées sont obsolètes à la sortie des étudiants et lorsque ces derniers démarrent dans la vie active.
Alors oui je place la culture générale au premier rang car c'est elle qui va me donner les outils pour justement aiguiser mon esprit critique, c'est elle qui m'aiderait à ne pas "gober" toutes les inepties ou sornettes balancées froidement par les médias ou autres. Connaître, s'imprégner des oeuvres des grands maîtres c'est découvrir la société du passé pour mieux analyser celle du présent, éventuellement la remettre en cause mais objectivement avec lucidité, pertinence et recul pour ensuite dessiner plus ou moins les contours de celle du futur. Maîtriser les Classiques, c'est la seule façon à mes yeux de ne pas sombrer dans un populisme démagogique, dangereux, c'est déceler les discours trompeurs truffés d'opinions, quand bien même ils sont ponctués de "donc" et de "par conséquent", afin de les rejeter avec verve au profit de convictions bien ficelées et rondement menées.
S'inspirer des grandes oeuvres, des chefs d'oeuvres que ce soit en politique, en littérature, en philo et autres, c'est sortir de l'ignorance et devenir un homme en ce sens que vous vous mettez à penser et en ce sens que vous sortez du "prêt à penser", du kit tout cuit, prêt à consommer que vous tentez de digérer en vous apercevant au final qu'il n'en reste rien. L'homme n'est-il selon Pascal un roseau pensant ??
Par ailleurs si je place la Culture au premier rang c'est aussi parce que je me situe dans un environnement qui pousse à l'excellence. Et mon père est un amoureux du livre...Je travaille au sein d'un pôle de compétitivité et l'objectif de ce dernier c'est de fournir un travail collaboratif entre entrepreneurs, chercheurs et administratifs. Je rencontre chaque jour des gens absolument fantastiques et brillants. Des universitaires qui sont titulaires d'un doctorat, des chercheurs dans des labos privés et publics. En outre je discute sans cesse avec des chefs d'entreprises issus d'écoles prestigieuses tout comme des autodidactes...Mais finalement je m'aperçois tout de même que je suis tout à fait capable de mener une conversation de haut niveau sur des sujets pointus hormis les sciences puisque dans ce domaine je n'y connais rien....Ma foi si je suis capable de leur tenir tête objectivement sans ânnoner je ne sais quelle ineptie, je me rends bien compte que je possède un potentiel et des capacités intellectuelles suffisamment élevées pour m'engager dans un cursus universitaire.
Mais j'en conviens, cela ne se fera pas tout seul. J'ai peut-être un potentiel mais il faut le cultiver et ne surtout pas le sur-estimer et de plus c'est que sans travail acharné et détermination rien n'en sortira. En d'autres termes, on a rien sans rien. Sans effort, sans sueur et sans douleur, point de salut. Et dieu sait que je vais en baver parce que cumuler boulot à temps plein surtout lorsqu'il est prenant avec des études à distance, sans l'appui d'un prof excepté au téléphone ou par mail c'est loin d'être une sinécure. D'ailleurs je devrai remettre en cause tout ce que j'ai étudié en droit en BTS puisque le niveau n'est pas le même....En gros je démarre à zéro....
Mais je m'en moque, parce que j'y arriverai quoiqu'il m'en coûte et peu importe le prix à payer...Je meurs de soif d'apprendre. Je ne demande que cela : apprendre...
Bien à vous
SW
Ecrit par : Sandra WAGNER | 06 décembre 2006
Coût moyen d'un étudiant en classe prépa : 13 760 €
Ecrit par : Guillaume | 06 décembre 2006
Qui fait deux ans en un, donc 13 760/2= 6 880 euro
juste une petite mise au point!
Ecrit par : dobolino | 06 décembre 2006
Bonjour,
Vu sur un site technique américain la phrase suivante que je trouve excellente en cette période préélectorale.
"Politicians are like diapers. They need to be changed often and for the same reason."
Le site
http://www.plctalk.net/qanda/showthread.php?t=27232
mabiche
Ecrit par : mabiche | 06 décembre 2006
L'action et la pensée : René René Char, Jean Prévost et d'autres
http://www.franceweb.fr/poesie/prevost1.htm
La lucidité cette blessure la plus proche du soleil ! (R. Char)
Tiens on parlait du pédiatre Janusz KORCZAK sur ce blog . Une bonne lecture pour les enfants que ce Roi Mathhias !
3 réflexions de ce medecin parti avec ses petits malades...
"Il faut s'habituer à recevoir l'ange de la mort"
"Nous vous donnons pas de Dieu car vous devriez par vos propres efforts le trouver dans votre âme. Nous vous donnons pas de patrie , car vous devez la trouver en vous-même."
Puis tirée d'un de ses contes " les 3 expéditions de Herszek"cette dernière réflexion :
" Il y avait une guerre ; Titus a brûlé le Temple. On a brûlé les livres saints. mais seulemnt le papier fut brûlé. Les Lettres , elles sont montées au ciel.... Elles sont toujours vivantes ."
Cordialement
Ecrit par : Patrick (Instit) | 06 décembre 2006
Aussi j'aimerais préciser tout de même que si je continue en fac c'est bien parce que je ne veux point de formation professionnelle excepté en master.
Si je me lance dans une formation universitaire et notamment en droit c'est pour justement étudier la philo, l'histoire, la sociologie, la politique, les relations internationales et l'économie politique...
C'est donc en premier lieu pour accéder au Savoir et à la Culture et rien d'autres. A défaut si je veux une formation pro je peux très bien aller au Cnam qui est à 5 minutes de chez moi....en cours du soir.
Ecrit par : Sandra WAGNER | 06 décembre 2006
je corrige juste une petite faute de frappe : "c'est elle qui m'aiderA à ne pas "gober" toutes les inepties ou sornettes balancées froidement par les médias ou autres".
Ecrit par : Sandra WAGNER | 06 décembre 2006
Je ne résiste pas à l'envie de reproduire ici un texte que mon ami et collègue de français au collège nous a distribué ce mercredi.
LA RECONSTRUCTION DU COLLEGE
...Il va sans dire qu'il s'agit d'une reconstruction de fond en comble. Notons au passage que les enseignants peuvent enfin améliorer leurs fonds en comblant les nombreuses vacances de leurs collègues, parfois au pied levé grâce à un coup de téléphone matinal du principal. Comme sous l'Occupation, on ne manque pas de volontaires! Pourquoi ne pas revenir au S.T.O.? De l'avis des spéculateurs, l'avantage pécunière se redouble d'un intérêt pédagogique: les étudiants ont déjà assez de difficultés pour ne pas s'embarrasser de surveillances... Seulement, on n'a pas vu les conséquences dans les relations de travail; certains collègues peuvent passer de la simple surveillance à l'acte criminel pour profiter de l'aubaine. Mais ces accidents du travail ne pertuberaient guère le service...
Quel bonhomme, ce Recteur, de prier nos chefs peu chauds d'enquêter sur l'absentéisme du corps enseignant --et ce par matière! Suivront-ils l'exemple du lycée C... pour le faire figurer au C.A.? Qui ne souffre qui? On se le demande... Pourquoi ne pas mesurer les retards en début et entre chaque cours ainsi que le temps passé aux toilettes? Au moins se rendrait-on compte de tout ce que l'on perd en se relâchant!
On sait qu'au collège les pompiers se chargent de la question sanitaire. Pourquoi ne pas laisser pénétrer les flics qui savent, eux, comment faire entrer quelque chose dans le crâne des petits et des grands sans distinction?
Dans le corps professoral , comme dans tous les corps de fonctionnaires (de la guerre), l'équilibre revient à une question de rapports. Bons ou mauvais, qu'ils coûtent plutôt aux uns qu'aux autres, qu'importe! Pourvu que l'Etat-patron n'en fasse pas les frais. De plus il est normal qu'en ce siècle sportif et donc compétitif, on demande d'améliorer les performances en confondant, par exemple, le temps de travail et le temps de présence. Cela revient à un simple problème d'endu-rance(d'où un barrage syndicale qui met de l'éléctricité dans l'air). L'important, disait Pierre de Coubertin, champion de la collaboration, c'est de participer! de plus , on ne veut voir qu'une seule tête! Tout ce qui dépasse on le coupe... C'est l'éducastration nazionale d'aujourd'hui. Les profs veulent faire avaler qu'en amont , ils ont du boulot et que l'aval est une douloureuse affaire de corrections. ils n'ont pas consulté les travaux modes d'emploi des laboratoires pédago-logistiques. La basse-cour et les chiens de garde de l'I.U.F ferme formatent déjà leurs recrues dans les machines à décerveler. Malléables et corvéables à merci, ils se plient. Quant aux vieux trop rigides, on les casse... Pour les autres, on leur met une carotte d'avancement hors classe devant les yeux- seuls organes qu'ils bandent encore!
Dans cette optique et par cette tactique, on compte bien que l'enchiennant sera prêt à garder son troupeau avec un contrat à durée indéterminée. Comptons sur Thatcher Royale pour que sa compétence devienne polyvalente: physique, culture physique, bâtons, chiffres et lettres, c'est du pareils au même! Rien d'étonnant qu'en cette ère religieuse en diable, on ait recours à des paraboles pour faire écran (en panoramique) à la tartufferie de nos gouvernants présents et à venir; entre autres celle du Bon Pasteur qui abandonne son troupeau pour aller à la recherche de la brebis égarée. Un institut prend le relais. Sevrée de lait pasteurisé, remise à la rue, prise par la faim, sa bonne laine se muera en mauvais poil, elle sortira les crocs et hurlera avec les loups.
Manifestement, le Bon Pasteur ne connait pas la réponse de Lénine à sa question (qui légitime son action de chien de garde): "Que faire?"! La charité de l'Etat pour les toutous! L'important n'est plus d'apprendre le B.A.BA, mais de faire sa B.A! En corollaire la grande masse des élèves doit se conformer à la médiocratie mondiale, présentée comme un fatum. Au moins ils bénéficient de la réduction de travail! Combien d'heures d'enseignements sont ainsi passés à la trappe? Priez là l'égalité! Pour donner le change, plus question de rester sur le carreau: on ne passe plus le bac, on le prend et c'est dans la manche! Les plus fortunés (par les dieux, of course!) iront dans des réservoirs de mise à niveau ou dans les harras de concours pour les Grandes Ecoles. La ruine du collège public que la médiocratie nivelle par le bas devient un pont d'or pour le privé! A quoi bon parler de reconstruction du collège?
Sigé: Le Sénégalais de l'Enchiennement
Ecrit par : buntovchik | 06 décembre 2006
Je reprends un point du calcul financier sur les coûts comparés des divers "apprenants".
Ce qui coûte le plus cher, c'est l'heure / année d'enseignement. Comparez donc les 24 ou 25 heures / semaine d'un étudiant et les 40 heures de cours en prépas (plus 6 ou 7 de mieux, entre les "colles" et les devoirs surveillés hebdomadaires), et vous vous apercevez que ces élites ne coûtent pas si cher que ça, à travail égal. Par ailleurs, j'aimerais bien savoir quels étudiants de fac aimeraient travailler sur les mêmes bases — et quels enseignants de fac aimeraient corriger 50 copies x 2 ou 3 par semaine, en sus de ses 10 ou 12 heures de cours sur un programme qu'il n'aura pas choisi et qui change chaque année, souvent.
À partir de ces données élémentaire, calculez le vrai prix des uns et des autres… et comparez avec la rentabilité de l'opération (quasi 100% de réussite, dans une école ou une atre, en prépas scientifiques). Voilà le mode exact de calcul, avec toutes les données en main. Dès lors, le prix d'un étudiant qui travaille au plus 24 heures par semaine, avec 50% en moyenne d'échec en première année, est exorbitant. C'est là qu'il faut se demander s'il ne serait pas sain de décider d'une sélection (soit quotas comme en médecine, soit "propédeutique et examen sérieux…).
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 décembre 2006
A Monsieur Jean-Paul Brighelli, mousquetaire du Roy,
Dites-moi sui je me trompe dans le résumé de la situation : d'Artagnan a peur de finir comme Milady, Cyrano comme le duc de Guiche et Brighelli comme Philippe Meirieu.
Vous êtes au milieu du gué et vous vous demandez si ça en vaut la peine...J'y vais ou j'y vais pas...Quoi ? Pourquoi ? Comment...et surtout avec qui ? Ségolène ? Sarkozy ? Chevènement ? Bayrou ? de Villiers ? Quelqu'un sur ce site m'a gentiment traité de doux rêveur (non de poète, ce qui est presque une insulte aujourd'hui, mon pauvre Cyrano)...C'est vrai que je suis rêveur...Mais pas toujours très doux. Seulement il y a une chose que j'ai retenue d'un passage éclair du côté des trotskysytes dans les années 70...le primat du politique. Evidemment, vous pouvez toujours retourner sur vos terres d'occitanie, cultiver vos choux et vos élèves, écrire un beau livre sur le marquis de Sade et la filiation inaperçue entre lui et Jean-Jacques Rousseau. Un titre ? Par exemple tenez : Emile ou les infortunes de la vertu. Qui pourrait vous en vouloir ?
En tout cas, sachez le bien, Monsieur Brighelli, quelle que soit votre décision et malgré tout ce qui nous sépare, je ne me permettrai pas de vous juger et vous conserverai toute mon estime à cause de ce qui nous rapproche. Evitez quand même Le Pen et choisissez celui qui vous semble le moins mauvais. Il arrive toujours un moment dans la vie ou il faut faire un choix. Et ne rien choisir, comme vous le savez, c'est encore une forme de choix. Je termine par une citation de Pierre Corneille, un auteur qui va bien à vos moustaches et à votre panache :
" Oui, mon esprit s'était déçu.
Je dois tout à mon père avant qu'à ma maîtresse:
Que je meure au combat ou meure de tristesse
Je rendrai mon sang pur comme je l'ai reçu."
Ecrit par : Robin | 06 décembre 2006
Meirieuphobe :o))) il est bon ce pseudo .
"réforme de la lecture, réforme de l'enseignement de la grammaire."
Et bientôt réforme des maths ;) Picbille à la poubelle.
Ecrit par : toto | 06 décembre 2006
Tu sais Toto, Picbille avec l'effet maître, ça ne marche pas si mal... Mes CP lisent les nombres jusqu'à 100 et même au-delà, comptent de tête (additions et soustractions de nombres à 1 chiffre), connaissent par coeur les doubles des nombres de 1 à 5 et nous ne sommes qu'au début décembre...
Ecrit par : catmano | 06 décembre 2006
et choisissez celui qui vous semble le moins mauvais. Il arrive toujours un moment dans la vie ou il faut faire un choix. Et ne rien choisir, comme vous le savez, c'est encore une forme de choix.
"Celui...ou celle" ! Ajoutez à la liste tous ceux, ou celles que j'ai oublié(e)s ou qui ne se sont pas encore présenté(e)s. Au fait, y avez-vous pensé vous-même...à vous présenter ?
Ecrit par : Robin | 06 décembre 2006
Ce qui est drôle c'est de voir que des entreprises comme Renault vont développer le travail des ingénieurs à la maison pour économiser des bureaux et de l'argent et que dans l'EN Royale et De Robien proposent de faire l'inverse, on sait pourquoi, mais tout de même. Drôle aussi de voir le gouvernement parler de réforme du dialogue social, toute réforme du droit du travail devant passer par la négociation , or le gouvernement est en train de réécrire le décret de 50 en modifiant largement notre statut sans aucun dialogue social.
Mais que font les profs? On est en train d'écrire noir sur blanc que notre statut ne nous permettra plus d'être des profs à part entière; il nous faudra aussi assurer des charges d'éducation et subir le diktat d'un conseil pédagogique qui nous dira comment noter nos élèves, quels devoirs on devra faire, à quelle fréquence... Et on parle encore de liberté pédagogique? Mais elle sera où cette liberté pédagogique?
J'ai passé un concours difficile et sélectif, j'ai choisi ce métier pour transmettre des connaissances à des élèves et leur permettre d'être des hommes et des femmes cultivés, critiques et indépendants.
Je ne VEUX pas qu'on m'oblige à être EDUCATEUR, j'ai besoin de temps pour préparer mes cours avec ma bibliothèque , chez moi, au calme,pour être disponible ensuite pour mes élèves. C'est crevant un cours, on ressort vidé. Rien à voir avec une heure de bureau, RIEN à voir. Si on nous oblige à faire de l'éducatif en plus de nos cours, mais on va y laisser notre peau. Regardez les têtes des profs en fin de trimestre. Soyez honnêtes! On est claqué nerveusement et physiquement. Mettez-nous 35 h dans un bahut, mais c'est de la folie! On va en crever! Il y a des collèges où on ne tient que parce qu'on a du temps pour récupérer un peu. Mais allez-y les politiques, les donneurs de leçons en tous genres, prenez -les en charge les élèves de certains collèges, venez nous montrer comment vous faites!
Quel autre corps de métier accepterait de se faire ainsi traiter. La France entière sait que les profs en "bavent" dans les collèges et dans certains LEP et les politiques osent nous dire. " Vous avez du mal?c'est difficile?" et bien on va vous en mettre un peu plus. Allez, 25, 30, 35 h pourquoi pas! Mais c'est monstrueux.
Le savoir ne vaut plus rien, il faut des coupables parce que tout foire, alors on va faire payer qui? les profs, bien sûr.
J'arrête là. Trop à dire. Rien à espérer des 2 candidats qui ne cherchent qu'à s'occuper de leur carrière personnelle et qui ne savent plus ce qu'est le dévouement pour la cité. Le sectarisme de la Royale est pis encore que le libéralisme de l'autre. Elle nous écrasera avec autant de facilité si ce n'est plus.
La seule solution est que les chers collègues se lèvent pour refuser ce projet de réécriture du décret qui, s'il passe, ne nous permettra plus de nous défendre . Nous serons coincés.
Chers collègues, dites partout que VOUS REFUSEZ LE PROJET DE REECRITURE DU DECRET DE 50. Faites grève, écrivez à vos représentants, mais n'attendez pas. C'est GRAVE.
Ecrit par : Thalie | 06 décembre 2006
J'approuve complètement ce qui est écrit ci-dessus. C'est ce qu'il y a de plus difficile dans l'appréciation de la politique de Robien : le versant pédagogique va globalement dans la bonne direction, le versant administratif va dans le sens de ce libéralisme non indispensable — la dernière part proprement idéologique, et non pragmatique du libéralisme — qui crée plus de problèmes qu'il n'en résout.
Pendant ce temps, les pédagogistes ont beau jeu de s'opposer aux réformes en brandissant, face à des enseignants hésitants, les projets de modifications inutiles. Et d'affirmer encore une fois que le b-a-ba est élitiste, ou que l'enseignement traditionnel de la grammaire est "abstrait".
Tiens, sur ce dernier point, je pique à mon excellent ami Guy Morel (Petit vocabulaire de la déroute scolaire, chez Ramsay) un extrait de Hegel qui précise les choses :
" A ce moment mécanique de l'apprentissage de la langue, se relie d'ailleurs aussitôt l'étude de la grammaire, dont la valeur ne peut être prisée assez haut, car elle conditionne le commencement de la culture logique ; - c'est là un point que j'évoque encore pour finir, parce qu'il semble presque être tombé dans l'oubli. La grammaire a, en effet, pour contenu, les catégories, les productions et les déterminations de l'entendement ; c'est donc en elle que l'on commence à apprendre l'entendement lui-même. [...] Ces essentialités les plus spirituelles avec lesquelles, la première, elle nous familiarise sont quelque chose d'on ne peut plus compréhensible pour la jeunesse, et il n'y a assurément rien de plus spirituel qui soit compréhensibles qu'elles, car la force encore sans ampleur qui est propre à cet âge ne peut accueillir ce qui comporte une riche multiformité ; or ces abstractions dont nous venons de parler sont ce qui est totalement simple. Elles sont, en quelque sorte, les lettres singulières et, à vrai dire, les voyelles du domaine spirituel, par lesquelles nous commençons, pour apprendre à l'épeler, puis à le lire. - Ensuite, la grammaire les expose aussi d'une manière appropriée à cet âge, en tant qu'elle enseigne à les différencier au moyen de marques auxiliaires extérieures que la langue contient la plupart du temps en elle-même ; d'autant qu'il est en sorte mieux que tout un chacun puisse différencier rouge et bleu sans pouvoir indiquer les définitions de ces couleurs selon l'hypothèse newtonienne ou une autre théorie, cette connaissance dont nous venons de parler est, pour commencer, suffisante, et il est de la plus haute importance d'avoir été rendu attentif à ces différences. [...] En tant que nous apprenons, par la terminologie grammaticale, à nous mouvoir dans les abstractions, et que cette étude est à regarder comme la philosophie élémentaire, il est essentiel de la considérer, non pas seulement comme un moyen, mais comme un but. [...] L'étude grammaticale stricte se donne, ainsi, comme l'un des plus universels et plus nobles moyens de la culture." Hegel, Textes pédagogiques, Paris, Vrin, 1990, traduction de Bernard Bourgeois, p. 85-87."
Ou, si l'on préfère, il est nécessaire, pour penser, d'apprendre le code de la pensée — et ce code, c'est la grammaire (faut-il rappeler qu'en grec, gramma, c'est la lettre — l'unité de base ?)
Bonne journée, je pars en cours…
JPB
Ecrit par : brighelli | 07 décembre 2006
A moi de donner mon avis sur les chapitres consacrés à l'Ecole dans les divers programmes présidentiels.
Bien sûr, il y a Chevènement, mais je suis d'accord avec JPB pour constater que cette candidature ne constitue qu'un moyen de pression dans la négociation pour redevenir, avec Georges Sarre voire un autre de ses amis, député.
Mais il y a surtout Nicolas Dupont-Aignan. Ce dernier est, si je ne m'abuse, le seul à avoir précisé dans son programme qu'il fallait faire machine arrière quant aux heures de français à l'école primaire en les remettant à 15h/semaine au lieu des 9 actuelles.
De plus, il est un zélateur du communautarisme et de la discrimination positive.
Malheureusement, il semble manquer de parrainages. Si des maires lisent ce blog, ils savent désormais ce qu'ils ont à faire.
Ecrit par : David | 06 décembre 2006
Bravo, Jean-Paul Brighelli. Vous avez fait l'essentiel du chemin. Il ne vous reste plus qu'un tout petit pas à faire pour admettre que le progressisme, aujourd'hui, il est du côté de Sarkozy, et non de la gauche française. Je sais, au début, c'est dur. Mais vous avez l'air d'être un gars honnête. Vous y arriverez.
Ecrit par : Robert Marchenoir | 07 décembre 2006
Pour répondre à Thalie qui dit que "c'est crevant de faire cours" – je suis bien d'accord – et que les 35 heures ne sont pas tenables à l'école : vous ne voyez pas que l'objectif de la royale mesure est justement de NE PLUS FAIRE COURS, ou du moins pas de cours magistral ni même dialogué, juste de l'encadrement type TPE, où vous passez derrière les gamins en salle internet pour vérifier s'ils font semblant de bosser au lieu de télécharger de la musique en fraude ou de surfer sur des sites déshabillés. Relisez donc la contribution de l'ineffable F. Bégaudeau dans le numéro de l'été dernier du "Monde de l'educ" : son objectif, c'est de sortir de son cours frais comme un gardon, mais que les gosses soient crevés à la fin de la séance. Bref, c'est la fameuse "mise en activité", où l'enseignant se contente de menues retouches de détail ; tant pis si ça ne marche pas et si les élèves continuent à brasser du vent, l'essentiel est de ne pas travailler et de ne pas les faire travailler. Remarque supplémentaire : j'ai eu il y a longtemps un prof de gym comme ça, qui nous regardait nous épuiser sur le stade en tirant sur son clop. On le prenait pour ce qu'il était, càd un rigolo – et je suis polie.
Sérieusement : sur les questions de l'école, la gogoche socialiste est idéologiquement alignée sur les pédagos, et il n'y a rien à en espérer dans l'état actuel des choses. Quant à Sarko, sous les quelques bonnes paroles qui peuvent faire illusion et qui visent surtout à draguer les potentiels électeurs de Bayrou ou du "Che", il se place, comme le fait toujours la droite, dans une logique comptable et gestionnaire. Je rappelle à ceux qui l'ont oublié qu'il a l'intention de ne pas remplacer la moitié des départs en retraite, et que pour lui "gagner plus" signifie "faire des HS". Tant pis pour les postes au concours. Nos étudiants ne pourront plus espérer être reçus au CAPES ou à l'agrégation, faute de places, et parce que les collègues complèteront leurs fins de mois avec des heures supplémentaires : sept profs à deux HS, c'est un poste d'agrégé… Est-ce vraiment l'École que nous voulons ? Les promesses de Sarko ne sont que des "paroles verbales", comme écrivait le "Canard Enchaîné" au temps de sa splendeur. Ne nous laissons pas abuser : si la droite voulait vraiment réformer l'école dans le bon sens, elle aurait pu le faire avant, bien avant. Aucune confiance ! Ne creusons pas notre propre tombe ! Ni Meirieu ni Robien, ni Ségo ni Sarko !
Ecrit par : FGuichard | 07 décembre 2006
À propos de Sarkozy, sa principale conseillère Emmanuelle Mignon plaidait il y a quelques années pour "la privatisation totale de l'enseignement". (souvenir d'un portrait qui avait été fait d'elle dans Le Nouvel Obs - il faudrait faire des recherches plus précises). Une telle formule ne ressurgira évidemment pas dans le programme de Sarkozy, mais c'est cela pourrait bien être la surprise après l'élection... ("Les promesses des hommes politiques n'engagent que... etc...")
Ecrit par : ange | 07 décembre 2006
Bon allez juste une petite blague pour détendre l'atmosphère, je l'ai dénichée sur le web :
Quelle différence y a-t-il entre la loterie et Ségolène ? C'est qu'à la loterie nous avons au moins une chance d'être gagnant.....
Bonne journée !
SW
Ecrit par : Sandra WAGNER | 07 décembre 2006
Je répondrais à Thalie également car je suis d'accord avec vous sur le fait que Ségo est une personne on ne peut plus sectaire effectivement.
Ce qui me sidère, me vexe, me choque et m'effare c'est utiliser et d'instrumentaliser son statut de femme , histoire d'en faire un argument choc destiné à écraser les convictions des deux éléphants du PS, laurent Fabius et DSK. Sans parler bien entendu de Sarko et des autres.
Le gouvernement ou plutôt tous les gouvernements nous bassinent les oreilles avec la parité et la lutte contre le sexisme. Or dans le cadre de la campagne présidentielle, personne ne s'offusque que Ségo fasse preuve d'un sexisme éhonté. Ceux qui la désavouent sont des machos !
On croit rêver tout simplement ! Ce qui me tue c'est que cette tactique conduit à penser que l'on élit une personne non pas pour ses idées ou son projet mais en fonction de son sexe !
Conclusion : que l'on soit godiche, niaiseuse à souhait ou intelligent(e), on s'en moque, de toutes les façons, c'est une femme ! En gros si vous êtes femme, vous devenez l'immaculée conception, la Madone qui redorera le blason de la Maison France ! Par contre se poser la question de savoir si elle possède l'étoffe pour diriger la Maison France, on ne trouve personne au balcon....
On aura tout vu ! Je refuserai personnellement que l'on me désigne comme candidate sous prétexte que je suis une femme et non pour mes idées ! Cela reviendrait tout simplement à me placer dans le statut de victime, celle de la femme soumise et dominée par un machisme primaire digne du temps de l'âge des cavernes.....
Ecrit par : Sandra WAGNER | 07 décembre 2006
Je ne connaissais pas ce beau texte de HEGEL sur la grammaire. Merci d'avoir pris la peine de le reproduire.
"c'est là un point que j'évoque encore pour finir, parce qu'il semble presque être tombé dans l'oubli..." Hegel
Courage à ceux qui marchent depuis la nuit des temps sur les mêmes traces, humbles jardiniers de la Mémoire, protecteurs fourbus de la flamme, depuis Héraclyte d'Ephèse jusqu'à la cage aux fauves du collège unique, protégeant l'oiseau de Minerve qui ne prend son envol qu'à la tombée de la nuit.
Ecrit par : Robin | 07 décembre 2006
"Héraclite"
Ecrit par : Jean | 07 décembre 2006
Pardon, Jean ! Décidémment, j'ai un problème avec l'orthographe des noms propres. Déjà avec Philippe Meirieu (et pas "Mérieu") et Janusz Korczac (c'est bien ca ?). Mais avec Héraclite, je suis moins excusable...Pardon Monsieur Conche ! J'ai fait du zèle avec l'i grec. Je tape trop vite et je ne prends pas le temps de vérifier dans le dictionnaire. Meirieu n'y est pas encore, mais j'imagine la définition : Philippe Meirieu, pédagogue français, spécialiste de la stratégie du "grand écart", disciple de Célestin Freinet et ministre de l'education nationale dans le premier gouvernement de Madame Ségolène Royal.
Ecrit par : Robin Guilloux | 07 décembre 2006
Je ne me suis jamais vraiment intéressé à Monsieur Meirieu et à ses idées avant de participer à ce blog. Je suis philosophe de formation et je crois connaître les exigences de la rigueur. Avec des maîtres, d'abord à Nanterre, puis à la Sorbonne, tels que Vladimir Jankélévitch, Marcel Conche, Maurice de Gandillac, Mickaël Dufresne, Paul Ricoeur, Emmanuel Lévinas...J'oubliais Monsieur Thillet qui m'a initié aux Ennéades de Plotin à partir de la version grecque. Il m'est arrivé, il est vrai, quand j'étais à l'Université de Nanterre Paris X d'aller faire un tour sans trop m'en vanter auprès des "camarades philosophes" du côté du département des sciences de l'éducation (j'ai même passé une U.V.) et c'est vrai qu'en sortant d'un cours de Paul Ricoeur, j'avais une sensation...Comment dire ?...de "dépressurisation". Mais enfin, je me disais qu'en tant que futur enseignant, il fallait laisser tout orgueil intellectuel de côté pour glaner quelques conseils pratiques.
J'en viens au fait. Il s'agit d'une conférence sur l'image donnée par M. Mérieu lorsqu'il était directeur de l'IUFM de Lyon et que l'on peut lire sur son site. Monsieur Mérieu part du Mythe de caverne de Platon pour expliquer le discrédit, selon lui, de l'image dans l'enseignement traditionnel. Est-ce par ignorance ou par "tactique pédagogique"...Mais curieuse tactique qui joue sur l'ignorance supposé d'un auditoire, il confond le mot "eidos" (image) et le mot "doxa" (opinion), ce qui n'est pas du tout la même chose. Platon ne s'attaque pas aux "images" mais aux idées préconçues, à l'opinion, à ce que Spinoza appelait "connaissance du premier genre". Je suis capable de me prémunir contre ce genre d'erreurs. Mais je pense avec une certaine tristesse aux élèves de l'IUFM qui ont bu à ces eaux pas très claires.
Maintenant, C'est aux géographes que je m'adresse pour leur demander ce qu'ils pensent d'une phrase telle que celle-ci : "Observez de même que la carte de géographie est toujours une image pieuse, aujourd'hui sur n'importe quel planisphère l'occident est en haut et le sud en bas, ce qui est bien évidemment une conception théologique du monde, en aucun cas géographique. Cela signifie que le ciel est l'occident et l'enfer le sud."
En qui me concerne, je ne suis pas géographe et je me garderai bien de parler d'un domaine qui ne m'est pas familier, mais cette phrase me plonge dans un abîme de perplexité.
Pour lutter contre le racisme et sortir les élèves de l'enfer, lorsqu'en plus d'une matière que je connais, je serai obligé d'enseigner avec l'instauration annoncée de la bi-valence une matière que je connais mal, devrais-je vraiment me sentir obligé obligé d'enseigner la géographie en inversant les cartes ou devrais-je demander aux élèves de se mettre les pieds en haut et la tête en bas ? Répondez-moi, s'il vous plaît, je me sens de plus en plus bête et l'angoisse me gagne.
Ecrit par : Robin Guilloux | 07 décembre 2006
Tiens si on parlait de SEGO ... pour changer !
Incompétente, voire dangereuse sur le plan Géopololitique. Un minimum est attendu pour une prétendante à l'Elysée! En voyage en Israël, première gourde : aucune réaction face aux propos du député Hezbollah comparant la présence israélienne à l'occupation nazie en France... Prétexte de traduction non suimultanée ..etc
Deuxième gourde, pour se rattraper sans doute de la première : dire en Israel que Téhéran ne doit même pas avoir accès à la technologie nucléaire civile.
C'est ignorer les accords sous Pompidou, Giscard Mitterand,Chirac .
C'est ignorer le leadership grandissant de l'Iran au moyen Orient, c'est se mettre à mal pour des négociations futures dans cette zone géographique, c'est au delà de dirigeants bien évidemment dangereux, d'une caste délirante, blesser un peuple de grande culture et sans doute plus démocratique dans son histoire, sa pratique quotidienne que le reste du Moyen Orient.
Bref ...la vérité se ferait-elle jour ?
Mais que fait son coach : Bianco futur ? premier ministre !
Cordialement
Une petite question : connaissez-vous la boisson préférée des Iraniens en privé cela va sans dire ! la VODKA bien évidemment, disposée dans des bouteilles d'eau minérale !
(2ème fournisseur au monde après la Russie ... sous le manteau du mollah)
Et que raconte-on à la fin d'un repas bien arrosé ? Eh bien des histoires ... de belges... Non!!! de Mollah ? Et elles sont gratinées.
Ecrit par : Patrick (Instit) | 07 décembre 2006
Bonjour à tous,
Je suis parente d'élève et très intéressée par ce blog et toutes vos interventions. Je dois avouer que certaines interventions sont hors de ma portée surtout quand elle ssont accompagnées de références philosophiques.
En attendant, il y a une chose que je comprends fort bien ce sont ces quelques lignes que j'ai extraites d'un dépliant reçu ce matin dans ma boite a lettres, (jours avant les bulletins scolaires du 1er trimestre!!)
LA Société X, nouvellement installée dans votre ville
"apporte aux parents une réponse efficace et pragmatique, pour qu'ils aident leur enfant dans sa progression ou ses difficultés et qu'ils opèrent les choix optimum face aux décisions qu'ils ont à prendre.
-assiste scolaires et étudiants, de la sixième à bac + 3, dans le cadre de leur parcours scolaire.
-propose un soutien scolaire « sur mesure », un tutorat individualisé et un accompagnement à la construction et la mise en œuvre d'une stratégie de formation et d'orientation.
est une entreprise de service qui se positionne au cœur de la réussite scolaire et qui met en œuvre des solutions personnalisées d'accompagnement de l'élève, de l'étudiant et de ses parents tout au long d'un parcours d'études.
Donnez vous les moyens de réussir.
- La société X prendra le temps de répondre à toutes vos questions, vos interrogations ou vos attentes
Vous souhaitez jouer au mieux votre rôle dans la scolarité de votre enfant..La société X vous aide
De plus la Société X donnera une conférence Mercredi 13 dans la plus grande Librairie de ma ville sur le thème "Que faire à la réception du 1er bulletin scolaire de l'année ?
Inutile de vous dire que je suis très inquiète devant l'implantation de ce genre d'entreprise.
A bientot
Anne
Ecrit par : Anne | 07 décembre 2006
Jean Paul Brighelli,
Vous sembliez en effet ronger votre frein chez Pujadas. J'ai bien ri. La tête de Pujadas lorsque vous avez nommé la reine "la sainte vierge"...Hum...C'est vrai qu'ils sont très peu habitués à ces "irrévérences" qui n'en sont pas.
On aurait dit mon inspectrice d'il y a 2 ans lorsque je dis à Emmanuel Vals (le député d'Evry) que j'avais plutôt un caractère à la José Bové que celui d'un politicien qui faisait de la politique politicienne.
Ces gens-là sont tellement habitués aux silences polis des soumis de cet univers...qu'aujourd'hui répondre simplement avec humour (ils en sont dépourvus) est une offense.
"Méfiez-vous de la jouer d'égal à égal" me dit mon inspectrice. "Certains n'apprécieront pas." Eh bien ils danseront!
Tenez, en grammaire ce matin avec des SEGPA, j'ai abordé la phrase interrogative. "Tu manges du pain. Manges-tu du pain?"
Un élève a ausitôt dit "c'est les privilégiés qui parlent comme ça". Et amusés par cette tournure, ils se sont jetés là-dessus comme des affamés quand ils ont saisi que ce langage leur était inconnu et pourtant français et employé..sauf par eux.
La grammaire est bien un code qui permet d'élargir sa pensée. Et l'école pourrait transformer notre petit pays et ses habitants.
Je trouve qu'en SEGPA, peut-être 15% ont de vrais problèmes que l'école ne peut pas résoudre. Et plus ils sont grands plus le pourcentage augmente. Allez comprendre...
Ecrit par : combemale | 07 décembre 2006
Anne, je comprends votre inquéiétude, surtout si, comme c'est problable, la société X, sert d'écran à quelque secte genre Eglise de sociologie. L'entreprise "Education nationale" est en parfait accord avec l'économie moderne, quand elle laisse faire à d'autres ce qu'elle ne veut ou ne peut plus faire elle-même ; on appelle ça la "sous traitance".
Ecrit par : Robin Guilloux | 07 décembre 2006
Lire : inquiétude
Ecrit par : Robin Guilloux | 07 décembre 2006
Combemale pourriez svp me donner le titre de l'émission je n'ai pas eu l'occasion de la suivre...
Merci beaucoup !
SW
Ecrit par : Sandra WAGNER | 07 décembre 2006
Choisir Sarko plutôt que Ségo, est-ce au nom du principe qui veut qu'on préfère une fin effroyable à un effroi sans fin (et dans ce cas il ne faut pas s'arrêter à Sarko). M'excuse mais le raisonnement du type "Ces mecs de gauche sont vraiment trop cons, on va leur coller un peu de droite, dure de préférence, pour leur remettre les idées en place" (les guillemets sont là pour la forme, ça me fait irrésistiblement penser à la remarque maintes fois entendue du temps que j'étais jeune et pas beau "Ah ces jeunes, il leur faudrait une bonne guerre !"
Quant au vote blanc, je suis d'accord avec les Athéniens qui frappaient d'indignité ceux qui, lors des discordes civiles (ça c'est presque beau comme du Gaffiot) s'abstenaient de prendre parti.
Allez Brighelli encore un effort pour être un vrai républicain, mettez un nom, quelqu'il soit (et pourquoi pas le vôtre), sur votre bulletin blanc.
Dernières remarques, sans rapport avec ce qui précède :
a) Je suis plut^^ot d'accord avec les thèses développées par JPB
b) Je considère qu'une des fautes impardonnables de la gauche jospinienne alliée en l'occurence avec les syndicats enseignants a été de tarir pratiquement le recrutement populaire des enseignants du premier degré en reculant le concours après la licence sans prendre les mesures compensatoires (du genre collège universitaire avec études payées) qui auraient pu remplacer feu les écoles normales. Un exemple pour illustrer ce propos : dans la classe d'EN de ma femme en 1965-1968 un tiers des filles étaient des enfants d'immigrés. Entre 1990 et 1998, dans le centre IUFM de mon département j'ai vu passer en tout et pour tout DEUX étudiant(e)s issus de l'immigration maghrébine. Cherchez l'erreur
Ecrit par : Chambolle | 07 décembre 2006
Bonjour à tous,
juste un petit message pour dire mon soutien à Chambolle (Musigny ?) dont je partage totalement les constats et interrogations.
Pour Robin, j'aime bien votre église de sociologie. Mais bon les sociologues ne sont pas encore des gourous (encore que...).
A bientôt.
Ecrit par : utile baron | 07 décembre 2006
A utilebaron
J'ai évidemment voulu écrire "scientologie", mais je trouve le lapsus typographique intéressant. A Nanterre, dans les années 70, je trouvais quand même les sociologues plus sérieux que les pégagogues...Entre les deux : Bourdieu...Le Bourdieu de la Reproduction et des Héritiers...il y aurait beaucoup de choses à dire sur Bourdieu, sur l'influence de Bourdieu sur les pédagos et sur le PS, sur le rapport entre Bourdieu et le collège unique, sur les services extraordinaires que cet intellectuel marxiste a rendu à la bourgeoisie française. Mais comme j'ai la flemme et que j'ai peur de faire des fautes de frappe et de me faire encore taper sur les doigts, je résume en donnant dans la facilité, en attendant de trouver mieux : "l'enfer est pavé de bonnes intentions."
Ecrit par : Robin Guilloux | 07 décembre 2006
Bourdieu et Passeron, les Laurel et Hardy de la Révolution.
Ecrit par : Robin Guilloux | 07 décembre 2006
PARIS, 7 déc 2006 (AFP) - L'association de La Libre Pensée organise samedi à Paris des états généraux de la laïcité où elle présentera un Livre noir, dénonçant les multiples financements publics des religions qu'elle évalue à quelque dix milliards d'euros, soit plus de 20% de l'impôt sur le revenu.
Ces états généraux se tiendront à la Bourse du Travail, avec la participation de la Ligue de l'enseignement, du Grand Orient de France, de FO et d'associations laïques : 500 délégués sont attendus, a expliqué à l'AFP le secrétaire général de l'association, Christian Eyschen.
La Libre Pensée veut ainsi célébrer le centenaire des "inventaires" des biens des églises après le vote de la loi du 9 décembre 1905 de séparation des Eglises et de l'Etat. Elle va parallèlement présenter aux députés une pétition pour l'abrogation des "lois pétainistes" de 1941-42 qui ont amendé la loi de 1905.
L'organisation, qui affiche pour slogan "Ni Dieu, ni maître, à bas la calotte et vive la sociale", compte 5.000 cotisants. C'est la plus vieille association laïque, avec une histoire qui remonte à 1847 et des figures comme Jules Ferry ou Victor Hugo.
"Nous avons enquêté dans les municipalités, les conseils généraux, etc., pour voir où on en était du financement public des religions", explique M. Eyschen. "L'addition se monte à plus de dix milliards d'euros par an, soit 20% de la collecte de l'impôt sur le revenu. Le gros morceau, c'est le financement de l'enseignement catholique (97% de l'enseignement privé)", a-t-il affirmé.
Selon lui, l'Etat et les collectivités locales versent à l'enseignement catholique 9,2 milliards d'euros au total. S'y ajoutent "plus de 200 millions d'euros par an d'aides fiscales", c'est-à-dire les taxes non perçues sur des activités commerciales exercées par les associations cultuelles.
"Notre-Dame de Paris, par exemple, vend pour 2 millions d'euros par an de cierges, ce qui représente une évasion fiscale de 660.000 euros", relève-t-il. A la cathédrale de Paris, fréquentée chaque année par treize millions de visiteurs, on confirme le montant de la vente de cierges tout en précisant que la TVA est payée dessus.
Sur sa liste, la Libre Pensée ajoute "40 M EUR d'aide des salariés du régime général pour assurer les pensions et la sécurité sociale du régime spécial des cultes", la Cavimac, plus 54 M EUR d'aide des collectivités territoriales au logement des prêtres, plus quelque 90 M EUR d'aides qu'elle juge abusives pour l'entretien des lieux de culte.
La loi de 1905 attribuait la propriété des bâtiments religieux existant aux communes, qui en assurent l'entretien sans que cela comprenne le chauffage ou le mobilier, dit M. Eyschen.
Et dans les régions toujours soumises au Concordat de 1801, l'Alsace-Moselle, comme dans les territoires régis par l'ordonnance de Charles X de 1828 et les décrets Mandel de 1939 (Guyane, Wallis et Futuna, Saint Pierre et Miquelon, Polynésie française, Nouvelle Calédonie), l'Etat prend en charge les dépenses du culte.
"L'évêque de Strasbourg est à l'indice 1.015 de la fonction publique, donc touche un traitement mensuel de 4.400 euros", explique-t-il. "C'est l'Etat qui paie les charges et il est assuré pour tous les risques... sauf celui d'accident du travail".
Ecrit par : FGuichard | 07 décembre 2006
Merci pour le texte de Hegel que je ne connaissais pas.
Apprendre, observer, comprendre et réfléchir, ça aide à vivre même si ça fait mal de découvrir ce qui cache derrière les mensonges et les beaux sourires. Mon ami d'enfance, aveugle depuis 57 ans ne s'y trompe pas. Sa culture et sa sagesse m'ouvrent les yeux sur ce qu'il y a d'important dans une vie : la chaleur humaine, l'amitié, la richesse intérieure, la satisfaction de partager ou d'échanger des idées, l'art surtout qui nous rappelle que la beauté ça existe aussi.
Je vous laisse car je vais à la répétition : concerts de Noêl à préparer et nous chantons dans sept langues . Bonsoir.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 07 décembre 2006
Ces enseignants du privé qui de plus peuvent se permettre une plus grande liberté pédagogique. Ce que je décris ci-dessous n'est-il pas une preuve flagrante des dérives politiques de la gauche pédagogiste? Car la ZEP reste leur premier champ d'expériences et de "recherche".
Alors j'en reviens au terrain.
Je viens d'assister à un conseil de cycle 2 en REP où la hiérarchie a bien "brieffé" TOU(TE)S les collègues. J'ai été horrifiée par les évaluations de CP que l'on m'a montrées. A ce jour, tout le travail en lecture est GLOBAL avec une légère approche de quelques syllabes sans logique ni progression apparentes. L'on considère qu'un élève ayant su placer des mots sur des images est en voie d'apprendre à lire...C'est bizarre, à cette époque de l'année,en 1985, ma fille et la majorité de sa classe savaient déjà " décrypter" la plupart des mots d'un texte simple. Peu de travail sur les sons, aucun travail sur le code. Ensuite, l'on m'a dit: "Attention, ils vont devoir apprendre avec Ribambelle". Vu le ton, j'ai pensé que cela signifiait: méthode très difficile. De nombreux enfants "n'entrent pas dans la compréhension de l'écrit"(sic) mais personne ne se pose de questions sur la méthode.
Donc, j'ai l'impression d'être dans un autre monde et je me demande si mes élèves vont être lésés de faire très peu de global. Toutefois, je persiste et signe. Mon inquiétude va grandissant en ce qui concerne cette constance à utiliser ce qui est le plus difficile pour des élèves qui n'ont pas même les bases du langage. J'entends, sur d'autres sites, que tout est en train de changer. Sur le terrain, je ne l'ai point constaté.
Le pire de l'affaire, c'est que le formatage est bien plus prégnant en ZEP qu'en milieu banal! Excusez-moi, je trouve cela injuste, immoral et dég...
Je suis dégoûtée.
Ecrit par : Alice | 07 décembre 2006
Pour information, avec une méthode phonémique pure (Borel Maisonny), nous en sommes actuellement à :
Sur 9 élèves de CP
- 6 élèves capables de tout déchiffrer et de relire la phrase entière à la vitesse normale ;
- 1 élève encore un peu lent, ayant tendance à inventer au hasard la fin des mots, auquel je dois répéter souvent : "Lis les lettres..." (je sais, ce n'est pas bien) ;
- 2 élèves qui ont besoin qu'on les aide à déchiffrer le mot s'il contient un "son" pas encore étudié dans le manuel ;
et sur les 7 GS :
- 5 commencent à essayer à déchiffrer les mots de 1, 2, 3 syllabes du moment où ils ne contiennent pas de graphèmes de deux ou trois lettres (ou, oi, on, etc.)
- 2 reconnaissent les lettres individuellement et savent "quel bruit" elles font...
Le milieu d'origine est assez simple : 2 parents ayant fait des études bac + quelque chose, les autres ont un niveau BEP et surtout CAP ou rien, dans l'une des familles, un des parents est illettré.
Ecrit par : catmano | 07 décembre 2006
Je trouve cela complètement consternant de critiquer "les profs du privé". On peut avoir sa propre opinion, ses propres convictions qui sont certainement défendables, mais faire preuve d'autant d'étroitesse d'esprit n'est pas digne de quelqu'un qui se trouve devant des jeunes pour leur apprendre à penser librement..Cela me fait froid dans le dos...Bravo..
Ecrit par : nathalie | 07 décembre 2006
Je conseille la lecture de "Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia"...lecture édifiante.
Ainsi, un aspect encore trop méconnu des français alors qu'on a fêté nos 5 derniers poilus il n'y a pas si longtemps...
Quand les francs-maçons s'occupaient des convictions religieuses des militaires...avec la complicité du général André et du petit père Combes...Sur 27 000 officiers français, environ 20 000 seront fichés.
Ce n'est pas de la libre-pensée cela mais de l'inquisition.
Résultat : en 1914, les généraux pensaient bien mais étaient incompétents, pour la moitié après 6 mois d'hécatombe (regardez les pertes en 14 sur les monuments aux morts)...cela donnera à la langue française le curieux mot de limogeage (voie de garage des mutés galonnés).
Je cite : " Entre le 2 août et le 31 décembre 1914, Joffre devra limoger pour incompétence 180 des 425 généraux français français : nombre d'entre eux avaient dû leur promotion au système mis en place par le général André. A l'inverse, d'autres officiers, écartés pour leurs opinions, connaîtront un avancement justifié par leur valeur militaire."
Petite anecdote : Pétain qui ne mettait jamais les pieds à l'office fut questionné sur ses subordonnés, allaient-ils à l'église lui demandait-on ?
- Je ne sais pas, je suis assis au premier rang répondit-il.
Le bonhomme perdit son honneur plus tard mais à l'époque il ne manquait pas de panache.
(avancement bloqué)
Ecrit par : Guillaume | 07 décembre 2006
Merci Catmano.
Chez nous , le milieu d'origine se situe entre illettré et BAC moins cinq.
Quant au milieu d'origine des élèves scolarisés dans le privé, je ne vois pas le rapport et je pense simplement que nous ne faisons pas le même boulot.
Si l'on redistribuait aux écoles publiques les budgets de l'état,nous pourrions déjà nous approcher d'une certaine forme d'égalité. Bon, mais cela est un truisme...
Ecrit par : Alice | 07 décembre 2006
A FGuichard
Les gens de la Libre Pensée, ces héritiers des massacreurs qui ont déshonnoré la Révolution.
Ecrit par : Robin Guilloux | 07 décembre 2006
Le milieu social des enfants scolarisés dans l'enseignement privé sous contrat d'association est beaucoup plus varié qu'on ne le pense.
Ecrit par : Robin Guilloux | 07 décembre 2006
Voici le site où vous pourrez revoir JPB et Pujadas...
http://www.france5.fr/madame-monsieur-bonsoir/
Ecrit par : combemale | 07 décembre 2006
Je conçois qu'il y ait des nietzschéens, des admirateurs du marquis de Sade, des anarchistes sans Dieu ni maître...Mais se réclamer encore de ce vieil imbécile d'Emile Combes,c'est d'un pathétique.
Ecrit par : Robin Guilloux | 07 décembre 2006
Arrêtez de parler d'égalité...C'est si facile de se cacher derriere des mots nobles ..Qui pourrait sérieusement aller à l'encontre d'une volonté d'égalité??Qui pourrait vous contredire?? mais vous la voyez où cette égalité? Et n'y a t il qu'à l'école que vous voulez la voir?Pas moi!! je suis également pour la paix dans le monde et contre toute forme de souffrance physique ou mentale..
Nous ne faisons pas le même boulot? Pour sûr...(je ne fais pas non plus le même boulot que mon médecin ou que mon boulanger, mais je ne lui crache pas dessus...)Arrêtez juste de croire que c'est facile d'enseigner dans certains lycées très élitistes(attention,mot qui fâche...)La pression y est énorme, et pas seulement sur les élèves! Il faut savoir gérer aussi ce genre de parents..Il ne faut pas croire que le malheur ne les touche pas, non, leurs beaux appartements ne font pas tout!et on ne dit pas :"mais ils ont au moins ça donc ils n'ont pas le droit de se plaindre quand d'autres n'ont rien" !! D'autres ont peut être autre chose ...
Pour ma part je ne prends pas de vacances (si, j'ai pris deux semaines cet été). Boulot et rien d'autre. Ils sont en DS tous les samedis matins pendant 3H ou 4H. Avec le roulement par matière, je me retrouve avec au moins 30 copies de DS de 3H par semaine, et avec ça je n'ai pas encore corrigé les autres DS d'une heure du collège et autres devoirs maison qui arrivent, jen'ai pas encore géré les rdv de parents, des élèves, les conseils de classe qui ne durent jamais moins de 3h..Alors on ne fait peut être pas le même métier, mais il ne faut pas non plus dire nimporte quoi...
Je ne dis pas tout et nimporte quoi sur les autres écoles non plus...
De plus, oui, pourquoi ne pas dire que nous aussi nous avons besoin d'une élite?Cela pose un problème éthique?
Je le dis et le redis, l'école dont beaucoup ici rêvent (même si cela fait mal à certains de le dire haut et fort) est actuellement dans le privé, et même des fervents défenseurs du public envoient leurs enfants dans le privé...pourquoi? Que pouvons nous leur offrir de plus? Pourquoi ne peut on plus leur offrir la même chose ailleurs??
Bref, je trouve cela quand même bien triste de devoir batailler pour ce genre de choses, de ne pas pouvoir échanger "normalement", alors que nous voulons sans doute tous ici que ce qu'il y a de mieux pour les jeunes qui nous sont confiés...
Ecrit par : nathalie | 07 décembre 2006
Tout le monde sait que l'Education nationale est le premier budget de l'Etat, bien avant l'armée. Si ça n'était qu'une question de moyens, les problèmes seraient déjà réglés depuis longtemps.
Ecrit par : Robin | 07 décembre 2006
Tu as raison Robin, surtout quand on sait par exemple que le directeur d'un tres "grand" lycée parisien va tous les ans à Abidjan et à Dakar pour aller chercher les meilleurs élèves là bas pour les prendre dans sa prépa, là bas où ils ne sont pas moins de 60 par classe et où les enfants apprennent avec bonheur...Avec les moyens que nous connaissons (ou imaginons..)
Ecrit par : nathalie | 07 décembre 2006
La " libre pensée"...On dirait une expression de G. Orwell dans 1984...Les persécutions religieuses, la toute puissance de l'Etat, une mafia de privilégiés au pouvoir et l'égalité pour les autres...demandez aux polonais, aux russes, aux roumains, aux tchèques... de plus de trente ans, ce que les gens de cette farine font de la liberté et de la pensée quand ils ont le pouvoir ! La libre pensée...Avec eux, on n'a qu'une seule liberté si on ne pense pas comme eux, celle de mourir.
Ecrit par : Robin | 07 décembre 2006
"Sur pas mal de points je suis foncièrement d'accord avec Nicolas Sarkozy et je le soutiens à 2000 % mais je ne sais pas, tout me semble tellement beau et brillant que je m'en méfie comme de la peste. J'ai l'impression très nette que cette couche de vernis est plombée par des relents pestilenciels....."
"Toutefois je suis tout à fait convaincue que les valeurs du mérite, du travail et de l'effort doivent impérativement reprendre tout leur sens tout comme l'excellence, la culture au sens de l'instruction et le savoir...Pour cela j'abonde totalement avec les propos de Nicolas Sarkozy."
Je ne sais pas qui est la personne qui a dit cela, mais je trouve que pour quelqu'un qui fréquente le site bonnet d'âne, c'est un manque d'esprit critique avéré....on pourrait s'attendre à mieux....question connaissance du personnage par exemple ....celui qui à crée, au ministère des finances en 94 le plus gros déficit de la France de la 5ème République....
http://www.humanite.presse.fr/journal/1994-03-17/1994-03-17-696656
http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2006/06/sarkozy_ou_le_m.html
http://sarkostique.over-blog.com/archive-10-13-2005.html
Allez va , comme la plupart des consommateurs de discours médiatiques en lieu et place de pensées politiques..... Les professionnels du marketing politique ne s'y trompe pas de chercher davantage à titiller la pulsion d' un audimat que la position réfléchie d'une opinion publique..... si tentée qu'elle l'ait jamais été....de l'être....clap clap , on s'applaudit d'écrire sur bonnet d'âne pour dire des c...... pareilles ?
Ecrit par : dg | 07 décembre 2006
salut camarade JPB !
Ca te fait quoi d'être cité dans le discours du borgne à Dijon ?
Ecrit par : ben | 07 décembre 2006
oooh! qu'est ce qu'il a dit le borgne exactement? (pas entendu!)
Ecrit par : nathalie | 07 décembre 2006
passage du discours sur l'école de Jean Marie à Dijon
"Dans le contenu des enseignements eux-mêmes, je crois indispensable de rétablir la fierté d’être français.
Il faut cesser de culpabiliser nos jeunes par un enseignement partial de l’esclavage ou de la colonisation, lequel fait « germer la haine dans les caboches creuses des crétins programmés », selon le mot de Jean-Paul Brighelli, professeur de lettres à Montpellier et essayiste à succès. "
Je ne vois pas l'utilité de mettre le lien du discours dans son intégralité tant le reste du propos ne diffère de l'extrait.
Ecrit par : ben | 07 décembre 2006
Merci Ben
Pour le lien, ce serait bien quand même, mais bon, comme tu veux...j'aime bien me faire une idée générale.
Bonne nuit à tous
Ecrit par : nathalie | 07 décembre 2006
Les gens de la Libre Pensée, ces héritiers des massacreurs qui ont déshonnoré la Révolution.
Tous ne sont pas ainsi...
Ecrit par : Guillaume | 08 décembre 2006
A FGuichard
Les gens de la Libre Pensée, ces héritiers des massacreurs qui ont déshonnoré la Révolution.
Robin, "déshonorer" ne prend qu'un N. On ne dénoncera jamais assez les ravages de la méthode globale ;-)
Par ailleurs, vous mélangez tout, avec votre fixation sur les massacres de la Révolution fse : la LP se réclame de Condorcet, pas des hébertistes. Enfin, lisez sans a priori, si vous en êtes capable, les positions de la LP sur l'Ecole, et en particulier la motion du dernier congrès sur la "catastrophe culturelle nationale" que représente le pédagogisme. Vous verrez que ces options sont les nôtres, enfin celles des mouvements anti-pédagogistes et de défense des humanités. Oui, ni Dieu ni maître : la LP , que manifestement vous connaissez fort peu, ne dit pas autre chose.
Ecrit par : FGuichard | 08 décembre 2006
A FGuichard
Je n'ai pas appris à lire avec la méthode globale. Ca arrive de faire des fautes de frappe. vous n'en faites jamais, vous ? J'admire Condorcet et je pourrais m'entendre à ceux qui s'en réclament , mais je maintiens ce que j'ai écrit. Il y a un courant hébertiste à la Libre pensée et vous le savez aussi bien que moi.Certains textes puent le sectarisme à plein nez. Sans rancune.
Ecrit par : Robin | 08 décembre 2006
et je pourrais m'entendre à ceux qui
Lire : avec ceux
Ecrit par : Robin | 08 décembre 2006
"Enfin, lisez sans a priori, si vous en êtes capable, les positions de la LP sur l'Ecole,
Robin, "déshonorer" ne prend qu'un N. On ne dénoncera jamais assez les ravages de la méthode globale ;-)"
Quand on n'est pas d'accord, FGuichard on peut employer d'autres termes que la violence et la haine, après nous nous étonnons de celles des enfants sur la cour.
Je ne suis que parente d'élève, j'ai pas fait IUFM, vous m'excuserez pour les fautes...
Je suis tout à fait d'accord avec Nathalie sur le sujet des écoles privées.
En 2 mots :Mon ainé (en prépa actuellement) a fait toute sa scolarité dans le public, les années de lycée furent très difficiles pour nous parents. Et nous avons décidé de ne pas réitérer cette expérience et de mettre notre 2è fils dans le privé. Il est actuellement en seconde, et je ne fais malheureusement que constater la différence.
Quelle ne fut pas ma surprise, lors de la réunion de présentation en début d'année, quand j'ai pu reconnaitre, parmi les parents, certains élus de gauche de ma ville et surtout quelques anciens enseignants de mon ainé.
C'était une petite parenthèse
Bonne journée
Ecrit par : Anne | 08 décembre 2006
Robin,
Meirieu est très exactement ce qu'on appelle un "esprit faux". Il n'a ni CAPES ni Agrég.. Il dit et il écrit n'importe quoi pourvu que ça le mette en valeur. En 1998, la Société des agrégés a répliqué à ses "Propositions pour une réforme des lycées" par un contre-rapport incendiaire auquel je me permets de vous renvoyer, intitulé: "Quels savoirs enseigner dans les lycées?" Observations de la Société des agrégés sur le "Rapport Meirieu". Vous trouverez ce texte dans le numéro 373 de "L'Agrégation", disponible au siège de la Société des agrégés, 25 rue Descartes, 75005 Paris, tel. 01 46 33 00 79. Lisez ce texte, qui est d'une rigueur argumentative implacable et qui fait littéralement exploser le "Rapport Meirieu", vous passerez un bon moment.bon moment. Bien à vous.
Ecrit par : Jean | 08 décembre 2006
Monsieur Brighelli,
Petite curiosité:
Que pensez-vous d'Alain Soral?
Ecrit par : jehan | 08 décembre 2006
Merci Jean, maintenant, j'ai compris.
Je fais partie de ces pauvres types qui ont passé leurs diplômes (maîtrise de philo et CAPES de Lettres) en travaillant la nuit avant d'affronter les fauves du collège unique, pendant que des gens comme Mérieu qui n'ont aucun diplôme et qui ont à peine mis les pieds dans une vraie classe se faisaient mousser en citant Platon et Husserl de travers tout en planifiant leur carrière, avant de participer à la Loi d'Orientation de 89, ce coup de poignard dans le dos de l'Ecole de la République. C'est encore plus abject que je ne le pensais. Quel imbécile je fais. Mais à tout prendre, je préfère être à ma place qu'à la sienne.
Ecrit par : Robin | 08 décembre 2006
Meirieu pas Mérieu... décidément, je n'y arriverai jamais.
Ecrit par : Robin | 08 décembre 2006
Pour Robin
A propos de la LIbre Pensée, il ne faut pas lire Hébertisme (courant minoritaire et très parisien surgi aux heures tragiques de la Révolution - la majuscule, c'est exprès, pour énerver les épigones de François Furet-) mais bien les Lambertistes, courant trotskyste qui sont à la IV° internationale ce que les Témoins de Jéhovah sont au protestantisme.
A propos de généraux incompétents : si le catholicisme était une référence, la France n'aurait jamais perdu que les batailles commandées par des hérétiques ou des athées. Trafalgar, Waterloo, Azincourt et Sedan sont là pour prouver que le Dieu des Armées aime la plaisanterie.
Ensuite, et en bref retour sur les massacres révolutionnaires, dont il faut faire l'effort de les juger dans leur temps, cette maxime de Chamfort que je cite très approximativement : "Certains se plaignent des excès de la Révolution. Ils eussent voulu qu'on nettoyat les écuries d'Augias avec un plumeau". (les erreurs dans l'orthographe et l'emploi du subjonctif sont de mon fait).
Et pour finir passons du coq à l'âne et de Chamfort à Meirieu (on pensera à juste titre qu'il s'agit là d'un pléonasme). Ce n'est pas parce que ce parfait stalinien et ses pareils appliquent à la pédagogie les méthodes "scientifiques" de Lyssenko qu'il faut juger la gauche d'après lui. C'est un peu comme si on décrivait un cachalot à partir des rémoras qui lui collent à la peau (les spécialistes des cétacés qui fréquentent ce site me passeront ce que cette comparaison peut avoir d'inexact biologiquement parlant).
Ecrit par : Chambolle | 08 décembre 2006
allez pour vous faire plaisir : http://www.frontnational.com/doc_interventions_detail.php?id_inter=55
c'est bourré de bonnes idées populistes à souhait comme certains ici semblent les apprécier. En plus la référence à JPB, moi je dit trop la classe le mec ! Franchement, vous vous plaigniez du système actuel en passant votre temps à débattre sur le bien fondé du programme de sarko, de ségo ou encore bayrou... Ah ah, je me gausse et puis... je verse une larme... quand même
Ecrit par : ben | 08 décembre 2006
Jean,
j'ai du mal avec le début de votre message "Meirieu est un esprit faux. Il n'a ni CAPES ni agreg." Voulez-vous dire que seuls ceux qui ont réussi à ces concours ont un esprit vrai ? Les opinions des autres sur l'éducation seraient-elles illégitimes ou stupides par essence ? Les participants à ce blog qui n'ont pas eu l'honneur d'obtenir ces concours apprécieront.
En revanche, je suis d'accord avec vous pour la lecture du bulletin de la Société Des Agrégés qui s'impose pour la rigueur et la force de ses analyses.
Enfin, je me permets de dire à Nathalie qu'il n'y a rien de consternant à critiquer les profs du privé. Par quelle cause miraculeuse l'enseignement privé échapperait à la critique ?
Fondée et argumentée, bien sûr comme pour l'enseignement public...
A bientôt.
Ecrit par : utile baron | 08 décembre 2006
Dg, la personne que vous semblez agresser c'est moi, figurez-vous !
Sur certains points je suis d'accord avec Sarkozy mais uniquement sur le principe. Je n'ai pas dit que je le voterai. Il est tout aussi impatient que notre Sainte Immaculée Conception de poser son postérieur dans le grand fauteuil de la Présidence. Je ne voterai en tout état de cause ni pou l'un et ni pour l'autre.
Il se moque au fond éperduemment de savoir si à l'école les savoirs seront replacés au centre comme ils auraient du l'être depuis belle lurette !
Pour autant je ne vous permets de m'agresser de la sorte § On peut très bien discuter entre adultes sans se lancer des aberrations à la tête....
C'est ce qu'on appelle être civilisé !
Ecrit par : Sandra WAGNER | 08 décembre 2006
Ceci dit quant à Sarko si vous écoutez son discours à Angers je vous assure que vous le suivez sur toute la ligne. Mais je l'ai souligné dans l'extrait que vous avez vous-même cité (avez lu à moitié ? Je me pose un tant soit peu la question) ces belles paroles sont ornées de relents pestilenciels et imbuvables......
Sarko, je vais vous dire très franchement, je ne pense pas beaucoup de bien à son sujet. D'autant plus que l'UMP, lors d'élections législatives (me semble-t-il) s'est rallié avec le parti de JM Le Pen pour gagner davantage de sièges....Pour moi ce parti est donc tout comme la gauche désavoué et discrédité. Une bonne partie, à ce niveau, sont des assoiffés de pouvoir.
Par ailleurs pour autant je ne voue aucun respect à Ségolène. L'Huma comme d'autres journaux sont plombés par l'idéologie et notamment comme Libé entre autres, la liste n'étant pas exhaustive..... Frêche fait partie de la Gauche (est-ce encore réellemen un parti de gauche ???) mais fait preuve d'un racisme éhonté et ânnone en permanence des propos plus que dégoûtants. Par ailleurs ce qui encore une fois me choque, c'est que l'on ne s'aperçoive même pas que la Sainte Ségo fasse preuve d'un sexisme à vous couper le souffle sans offusquer personne....
Quant aux autres partis et candidats je reste sans commentaires...En bref aucun n'est capable à mon sens de gouverner comme il se doit la maison France. Et c'est pathétique et désolant de savoir que l'on sera gouverné par des tâches quelque soit l'issue du résultat des votes....
Voilà ce qui est dit pour moi ! Petite précision et dernière : je ne m'applaudis pas à participer à ce blog et je ne m'en vante pas le moins du monde. Entre outre j'y participe autant que vous alors si vous n'êtes pas en phase avec mes propos c'est une chose, mais cessez svp ces attaques perso de mauvais goût....Me rabaisser ne fera pas avancer le débat. Par contre m'expliquer pourquoi vous êtes contre mes propos à l'appui d'arguments, m'aidera plus à avancer dans mon raisonnement...
Merci !
SW
Ecrit par : Sandra WAGNER | 08 décembre 2006
Je suis allé faire un tour sur la partie du blog intitulé "Les oubliés du système". Je me sens un peu concerné car, avant de passer le CAPES, j'ai enseigné le Français en tant que MA en classe de BEP secrétariat et le Français et l'Histoire-Géographie en classe de CAP ETC. Quand je lis des témoignages d'une telle qualité humaine et professionnelle, je me dis vraiment qu'il faut être le dernier des salauds (je pèse mes mots) pour taper sur les profs. Lariba, ton texte sur le Sermon sur la montagne ne m'a pas du tout choqué. Au contraire, j'ai adoré. Je vais même me le sortir sur l'imprimante. "Alors un pharisien qui était présent, demanda à Jésus : Quelle était ta problématique ? Quels étaient tes objectifs de savoir faire ? Pourquoi ne pas les avoir mis en activité de groupe ? Pourquoi cette pédagogie frontale ? Et Jésus pleura...Et Judas dit : "Qu'est-ce que tu as dit après pauvres"...C'est génial ! Allez voir le texte entier !
Ecrit par : Robin | 08 décembre 2006
Je suis allé faire un tour sur la partie du blog intitulé "Les oubliés du système". Je me sens un peu concerné car, avant de passer le CAPES, j'ai enseigné le Français en tant que MA en classe de BEP secrétariat et le Français et l'Histoire-Géographie en classe de CAP ETC. Quand je lis des témoignages d'une telle qualité humaine et professionnelle, je me dis vraiment qu'il faut être le dernier des salauds (je pèse mes mots) pour taper sur les profs. Lariba, ton texte sur le Sermon sur la montagne ne m'a pas du tout choqué. Au contraire, j'ai adoré. Je vais même me le sortir sur l'imprimante. "Alors un pharisien qui était présent, demanda à Jésus : Quelle était ta problématique ? Quels étaient tes objectifs de savoir faire ? Pourquoi ne pas les avoir mis en activité de groupe ? Pourquoi cette pédagogie frontale ? Et Jésus pleura...Et Judas dit : "Qu'est-ce que tu as dit après pauvres"...C'est génial ! Allez voir le texte entier !
Ecrit par : Robin | 08 décembre 2006
Comme quoi les profs qui écrivent sur le blog de Brighelli ont de l’humour… et se prennent pour Dieu fait homme.
Ecrit par : un parent | 08 décembre 2006
Frêche fait partie de la Gauche (est-ce encore réellemenT un parti de gauche ???)
Je corrige mes fautes de frappe.
Ecrit par : Sandra WAGNER | 08 décembre 2006
Pour ceux qui croient encore que la "Libre Pensée" est un nid d'hébertistes, de lambertistes et de paléo-trotskystes – avec et sans majuscules ! -- sachez qu'elle compte aussi un célèbre instituteur breton, auteur d'un best-seller anti-pédagogiste, et qui travaille main dans la main avec un non moins célèbre mathématicien mystico-médailléfields. Vu ? Comme quoi il faut sortir des idées toutes faites sur la Libre Pensée AUSSI…
P.S. sans agressivité pour Anne : qui est le plus violent et le plus haineux ? Celle qui fait remarquer, certes avec acidité, une faute d'orthographe, ou celui qui traite sans ménagement de "pathétique" et de "massacreur" un courant de pensée dont il ignore manifestement beaucoup de choses, ce qui est la définition même de l'a priori ? Sans rancune pour qui que ce soit ;-)
Ecrit par : FGuichard | 08 décembre 2006
utile baron
Je suis tout à fait d'accord avec vous, on peut avoir l'esprit faux ou l'esprit juste avec ou sans le CAPES ou l'agreg.
Ce que voulait dire Jean, me semble-t-il c'est qu'une personne dont les idées font force de Loi dans l'Education nationale depuis des années, avec les conséquences désastreuses que l'on sait et qui, en tant que directeur de l'IUFM de Lyon, a eu en charge la formations de professeurs certifiés et agrégés (je suis moins sûr pour les agrégés, je crois qu'ils ont encore la chance de passer à travers, non ?) n'ait pas un niveau de formation au moins équivalent. Un éventuel doctorat ès pédagogie n'est pas un diplôme d'enseignement.
Ecrit par : Robin | 08 décembre 2006
Merci Anne de votre témoignage sur les écoles privés! ;-))
Utile baron, ce que je trouve consternant, ce n'est pas de critiquer le privé, qui comme tout , est critiquable et discutable, ce qui est consternant c'est l'agressivité de certaines personnes à mon encontre sur ce blog!!! ce ne sont pas des critiques constructives, voila ce que je disais ..
Ecrit par : nathalie | 08 décembre 2006
D'accord, Robin.
Je suis allé un peu vite avec Jean mais la juxtaposition esprit faux - pas de capes ou d'agreg, m'a fait voir une relation de cause à effet là où il n'y en avait (certainement) pas.
Les agrégés passent par les IUFM comme les certifiés et je crois même que depuis deux ans, ils ont comme les certifiés,l'obligation de rendre un mémoire. Un colistier pourra peut-être confirmer ?
Ecrit par : utile baron | 08 décembre 2006
A FGuichard et à utilebaron
Ensuite, et en bref retour sur les massacres révolutionnaires, dont il faut faire l'effort de les juger dans leur temps, cette maxime de Chamfort que je cite très approximativement : "Certains se plaignent des excès de la Révolution. Ils eussent voulu qu'on nettoyat les écuries d'Augias avec un plumeau". (les erreurs dans l'orthographe et l'emploi du subjonctif sont de mon faits
sachez qu'elle compte aussi un célèbre instituteur breton, auteur d'un best-seller anti-pédagogiste, et qui travaille main dans la main avec un non moins célèbre mathématicien mystico-médailléfields. Vu ? Comme quoi il faut sortir des idées toutes faites sur la Libre Pensée AUSSI…
Je suppose que vous voulez parler de Monsieur Laurent Lafforgue. Demandez-lui donc avec quel genre de plumeau les amis de Monsieur Chamfort ,qui manie si exquisément le subjonctif, nettoyaient "les écuries d'Augias" à Angers. Je peux vous expliquer, de mon côté, comment un certain Carrier célébrait à Nantes ce qu'il appelait des "mariages républicains",mais j'imagine que vous le savez, non ?
Ecrit par : Robin | 08 décembre 2006
Excusez-moi utilebaron, je vous ai confondu avec Chambolle, c'est à lui que s'adressait mes considérations précédentes.
Ecrit par : Robin | 08 décembre 2006
Me voilà sommé de m'expliquer sur les crimes de la Révolution Française.
Avez-vous oublié mon pseudo, Robin ?
Et quelle est la pertinence de vos accusations courroucées ?
Reprenez-vous, que diable.
Cordialement.
Ecrit par : utile baron | 08 décembre 2006
Nos messages se croisent et aggravent les malentendus.
Je délaisse le clavier et l'écran.
Je souhaite à tous un bon week-end.
Ecrit par : utile baron | 08 décembre 2006
Robin, je n'ai jamais nié qq massacre que ce soit : j'ai vécu 21 ans en Vendée, je sais de quoi il est question, et loin de moi l'idée d'être révisionniste là-dessus -- même si certains politiciens anti-républicains ont fait des massacres de Vendée leur petit fonds de commerce électoral.
J'observe seulement que vous avez des a priori sur la LP et que vous vous obstinez à l'assimiler aux massacreurs, sans voir ni savoir ni vouloir savoir que dans le combat contre les pédagos elle est en pointe et depuis longtemps. Mais il est plus facile de vivre de certitudes que de s'informer véritablement, sans doute...
Dans ces conditions, je renonce à discuter avec vous, afin de ne pas polluer la liste par des échanges à la fois non constructifs et intempestifs, qui n'intéressent personne d'autre que nous, et encore. Sans rancune...
Ecrit par : FGuichard | 08 décembre 2006
Bon, moi aussi, j'ai eu une journée fatigante. Bonne soirée à tous.
Ecrit par : Robin | 08 décembre 2006
Utilebaron ca sera mon dernier mot ; je dois me lever tôt demain matin.Je n'aime pas faire de la polémique pour le plaisir de la polémique. Je pose mon fleuret et on se serre la main. On peut s'entendre sur les idées de Condorcet et sur la reconstruction de l'école, ca va comme ca ?
Ecrit par : Robin | 08 décembre 2006
GREVE le 18 décembre contre le projet de réécriture du décret de 50.
Ecrit par : Thalie | 08 décembre 2006
Ecrit par : utile baron | 08 décembre 2006 >
Oui les agrégés ont obligation de rendre un mémoire.J'ai pu constater qu'en philo, certains PIUFM passent totalement par-dessus les contraintes constructivistes et demandent un travail de philosophie plutôt qu'un exercice de pédagogie. En lettres,ce n'était pas le cas: séquences, séances & Cie.
Je n'ai rien contre le privé , je lui demande juste de fonctionner avec les fonds privés, c'est pourtant simple à comprendre. Et je n'attaque personne en particulier, mais bon , si le thème en est à la plainte individuelle, cela me confirme que nous ne voyons pas par le même prisme. D'autant plus que la vague constructiviste exerce beaucoup moins ses pouvoirs dans ces établissements. Quant au milieu socio-culturel, en ZEP, ce n'est pas du tout varié comme dans le privé. C'est 90% d'étrangers pauvres+ 10% de français très pauvres: chômeurs, prisonniers, alcooliques, dealers, et autres "commerçants parallèles". Avec toutes les violences quotidiennes induites par les situations de précarité. Ce n'est pas qu'ils n'ont pas l'idée d'aller dans le privé, c'est qu'ils ne pourraient de toute façon pas. Je n'ai jamais dit que la bourgeoisie n'avait pas de problèmes. Mais ce ne sont pas des problèmes de survie. Cela demeure pour la grande majorité des problèmes existentiels. Et ils peuvent toujours aller discuter avec Dieu ou Freud, suivant leurs amours. Même pour les moins riches du privé, un parent qui fait ce choix est déjà un parent concerné et ayant les moyens de faire des choix. Chez nous, même ceux qui sont concernés ne bouffent pas tous les jours à leur faim.
Je n'ai ni Dieu ni maître, en politique comme en pédagogie. Je suis tout basiquement choquée et interpellée par le fait que les élèves de ZEP fassent le champ d'expériences des pédagogols car il n'y a pas de parents pour gueuler. Et ahurie que les collègues dans ce milieu ne se posent pas la moindre question sur la qualité et l'efficacité de leurs méthodes...Je sais , cela paraît débile à certains sur ce blog. Mais sans moyens, comment donner sa chance à un enfant qui ne reçoit rien chez lui? Quand en CP, l'on pratique des méthodes globales de lecture et que l'on demande à un élève de 6 ans de se poser des questions sur le sens d'un problème alors qu'il n'a jamais tenté de résoudre un problème. Quand on lui bourre le mou de textes dont il ne comprend pas les 3/4 des mots, quand on n'a plus le droit de faire des leçons de vocabulaire et qu'il faut faire du langage en situation alors que les petits Tamouls n'ont pas la parole dans leurs familles. Vous souhaitez des arguments? La parole est un outil indispensable. Comment faire avec ceux qui l'ont perdue? Venez donc voir. Je vous invite dans ma classe.
Ecrit par : Alice | 08 décembre 2006
A FGuichard,
Ne renoncez pas à discuter avec tout le monde. Nous ne sommes pas tous du même bord! Auriez-vous un lien à proposer sur la position anti-pédagogiste de la LP ?
Merci .
Ecrit par : Alice | 08 décembre 2006
Je veux bien discuter, Alice, mais je refuse absolument de me laisser traiter de pathétique, de massacreuse, d'hébertiste et de lambertiste, c'est tout. Bref, je ne veux pas être insultée. C'est une chose de ne pas être du même bord, c'en est une autre d'invectiver a priori sans savoir ni vouloir savoir. La moindre des choses quand on enseigne, c'est de se renseigner.
Sur les positions antipédagos de la LP, voir l'adresse aux citoyens : "l'instruction publique est gravement menacée". On peut même la signer :
http://librepenseefrance.ouvaton.org/actions/adresse_aux_citoyens.pdf
Voir également le texte de soutien à... L. Lafforgue ! Je trouve que pour des hébertistes on ne s'en sort pas trop mal - je ne répondrai plus sur ce sujet, soit dit en passant, tellement ce genre d'attaque est bas. http://librepenseefrance.ouvaton.org/actions/Lafforgue%202.pdf
Ecrit par : FGuichard | 08 décembre 2006
Excusez-moi FGuichard, comme votre pseudonyme correspond au nom d'un ancien ministre de l'Education nationale du général de Gaulle, j'ai cru bêtement que nous étions du même sexe. Je sais que je m'avance sur un terrain miné, mais je fais partie de ces hommes de la génération précédente qui s'effacent pour laisser passer les femmes et qui ne parlent pas tout à fait de la même façon à une femme qu'à un homme. Je sais que je m'enfonce de plus en plus par rapport au discours actuel sur l'égalité entre les hommes et les femmes, mais je vous prie sincèrement de m'excuser si je vous ai froissée. Je ne puis que répéter ce que j'ai écrit à utilebaron : je pose mon fleuret, je vous fais toutes mes excuses et je propose que nous nous entendions sur Condorcet et sur la reconstruction de l'école. Je pense que dans la situation actuelle, les défenseurs sincères de l'école, dont je ne doute pas que fassiez partie, ont tout intérêt à s'entendre. Est-ce que ça va comme ça ?
Ecrit par : Robin | 08 décembre 2006
Mais oui, ça va, Robin :-)
Et que Condorcet nous protège, nous en avons tous bien besoin.
N.B. Guichard est aussi le patronyme d'un chanteur ringard lepénisant et du propriétaire des établissements Casino-St Etienne. Aucun rapport dans les trois cas !
Ecrit par : FGuichard | 08 décembre 2006
L'EN est le 1er budget national devant l'armée...sauf que la grande muette ne divulgue pas sa partie "budget recherche" classé secret défense. A bon entendeur....
Ecrit par : combemale | 08 décembre 2006
Merci FGuichard pour les liens.
Je constate que dans ce monde de carences et de frustrations l'attaque comme la paranoïa sont devenus les moyens habituels de communication. Ils sont peut-être préférables à la langue de bois et au silence...Saviez-vous que statistiquement les couples sado-masos (psychologiquement parlant) étaient devenus les plus durables? Ce mode relationnel s'est-il peut-être étendu?
Ecrit par : Alice | 08 décembre 2006
Chapeau pour le soutien à Louis Lafforgue. J'en étais resté aux inventaires et au petit Père Combes. Je reste quand même gêné par votre discours sur l'enseignement privé sous contrat d'association mais j'admets que vous avez évolué et j'en prends acte.
Ecrit par : Robin | 08 décembre 2006
ce n'est pas parceque il y a des problèmes inadmissibles(car difficiles et intolérables) dans certaines (trop malheureusement...) d'écoles qu'il faut aller minimiser les soucis qui peuvent exister ailleurs ni surtout tout mélanger...
Et je pense aussi que tout ça n'est pas un problème de sous , de financements de l'école. Vous imaginez quoi? Que nous avons quoi comme materiel à la disposition des élèves??
Cela ne résoud pas tout, le financement.
Par ailleurs, les inspecteurs viennent régulierement et ont , au contraire, l'oeil bien vissé sur nous!!!
bref, il était important pour moi de rajouter cela..
Ecrit par : nathalie | 08 décembre 2006
Quand je parle de moyens, je parle de moyens hu-mains, je vise le nombre d'adultes compétents , enseignants et enseignants spécialisés, psychologues et médecins. Donc le nombre de salaires ...Car faire parler des enfants en petits groupes quand on est seul pour 25 ou 30 , voire que l'on peut être aidé par du personnel de service sous-payé , donc, ne maîtrisant pas nécessairement la langue française, c'est d'une efficacité!
Comme quoi encore, les mots n'ont pas le même sens selon où l'on se place.
Ecrit par : Alice | 08 décembre 2006
impossible de lire le dernier commentaire d'alice, qué passa?quand je clique dessus, il disparait...ca arrive ça? merci de me dire!
Ecrit par : nathalie | 08 décembre 2006
"En citant de travers Platon et Husserl" (ou à contre-temps, ou comme un cheveu sur la soupe): tout à fait bien vu, Robin!
Bien sûr que l'on peut avoir l'esprit juste et ne pas avoir le CAPES ni l'agrégation: c'est le cas de milliers de gens. " Le bon sens, disait l'excellent Cartesius ..." Mais ce qui, je crois, est certain, c'est que si on a l'esprit faux, il est impossible de franchir le filtre de ces grands concours - que d'ailleurs le monde nous envie et nous supplie de conserver.
Ecrit par : Jean | 08 décembre 2006
Bonsoir,
désolé je vais pas pouvoir tout lire :(
"Tu sais Toto, Picbille avec l'effet maître, ça ne marche pas si mal... "
J'imagine qu'un pro peu s'en sortir ... Le souci c'est les autres ...
Mais même avec un pro, je confirme, les exercices sont complètement loufoque ...
Avec Boscher math, tu as la même chose en bcp mieux ..
Aéré (malgrès le format)
Simple
Agréable
Progressif
Pas suffisant (à cause du format)
Jette un oeil dessus dis moi ce que tu en penses (4€ à la fnac 'journée des petits' un truc comme ça') ou sur le net .
Ecrit par : toto | 08 décembre 2006
À propos de concours et d’esprit faux ou non : Meirieu n’a ni Capes ni agreg par exemple. Cela n’empêche pas d’avoir certaines qualités ! Cela démontre des « capacités, des compétences et un savoir faire » que tout le monde ne peut avoir, il faut le reconnaître. Le pauvre homme a eu tous ses postes par piston religieux ou politique. Et cela ne va pas l’empêcher, sur France Inter à la rentrée de septembre, en tant qu’invité obligatoire, de nous appeler ses « collègues ».
Et tous les autres dont les épouses ou copains étaient chargés de traduire les pédagogistes américains, tout en cachant qu’ils n’étaient pas les auteurs eux-mêmes de ces théories mirifiques ? Ça n’est-y pas des « savoir être » particuliers, m’sieu-dames ? Tout ça, c’est « égalité des chances » et « citoyenneté », sans aucun doute.
La réussite à un concours ne garantit nullement à 100 % la qualité de la personne reçue. Elle évite qu’on recrute, uniquement par piston, népotisme ou sur « profils psychologiques » à deux balles. Le concours, comme la démocratie, si ce n’est pas la meilleure des choses c’est la moins mauvaise.
Ou alors on rétablit l’Ancien régime : comme pour les enfants de vedettes qui héritent aujourd’hui de leur office, ou les recasés de France Télécom reclassés dans l’Éducation nationale directement à la hors classe… lésant ceux qui pouvaient y accéder.
Ecrit par : Lariba | 09 décembre 2006
Toto, le Boscher Maths, je le connais, très bien à la maison en soutien mais pas suffisant en classe.
Pour le moment, je me contente de Picbille. J'ai une piste pour un travail d'un type de SLECC à partir d'un livre de CP d'avant la réforme de 1972 (celle des maths modernes), mais pour accéder à leurs documents, c'est très fermé, il faut avoir des parrains, si j'ai bien compris, alors j'ai abandonné, je me fais mon petit SLECC à moi dans mon coin. Quand on a raisonné pendant 35 ans selon l'adage "Ni Dieu, ni Maître", on ne va quand même pas se faire parrainer pour rentrer dans quelque association que ce soit.
La bataille urgente, c'est la formation des maîtres (initiale et continue) de façon à ce que les enseignants de maternelle et d'élémentaire redeviennent des pros de la transmission des savoirs, au lieu d'être des pros de la fermeture d'esprit...
Ecrit par : catmano | 09 décembre 2006
à Sandra Wagner,
Ce fut réfléchi , je l'ai vraiment pensé, je ne vais donc pas m'excuser de dire ce que je pense. Une connerie à mes yeux est une connerie. Je ne voulais pas atteindre votre personne, mais casser vertement la connerie que j'ai lu . Vous pouviez trés bien vous dissociez du personnage pour affirmer vos convictions....
Il est dommageable à mes yeux de laisser entendre que Sarko tient un discours qui se tient , alors que son discours est construit par un staff de communication dont la logique n'est certainement pas de faire ce qui est dit, mais flatter ce que l'audimat veut entendre...pioché à droite ou à gauche . D'ailleurs , en analysant l'émission vous voyez bien que lorsque JPB parle d'égalité de droit au lieu de l'égalité des chances, cela gêne même la rombière Chabot, comme si ce n'était pas prévu au programme et Sarko profite du brouhaha crée par Chabot pour annoncer une mesure qui ne répond pas à la question.... Il reprend le fil de sa récitation, il ne fait pas de politique..... D'ailleurs, je m'étonne que les hommes politiques ne lisent pas leurs discours sur un prompteur encore....
Ces émissions, comme pratiquement toutes les émissions télévisuelles, ne laissent jamais rien au hasard, alors pourquoi discuter sur le contenu du discours qui ne correspond à aucune réalité qui elle se lit dans les lois promulguées . Ce que fait voter sarko, le recul des libertés publiques, de son fait(fouille des coffres de voiture sans mandat , ... loi sur la délinquance...etc ) me semble trop grave pour qu'on trouve à dire qu'on peut être d'accord avec lui sans par ailleurs dénoncer ouvertement sa politique et son parcours, sans aucune ambiguïté.
Ecrit par : dg | 09 décembre 2006
Lariba a excellemment résumé le problème : un concours, même difficile, ne dit pas grand chose sur la qualité d'un individu, mais il est, au moins (au moins jusqu'à ces derniers temps, parce qu'aujourd'hui, on commence à recruter un peu n'importe qui) gage d'un savoir.
Les Sciences de l'Education se sont construites pour l'essentiel sur de la cooptation — et il faut bien remplir les cases vides, avec un peu n'importe quoi, n'importe qui. Il fut un temps en effet où l'adaptation d'un quelconque article américain (c'est incroyable, cette propension à "aller à l'ouest" chez des gens qui se veulent tous anti-capitalistes…) vous garantissait un statut de "chercheur".
Et je rappelle au passage la bloutade de Picasso, à propos des chercheurs : "Moi, je ne cherche pas, je trouve."
Ce n'est pas seulement au niveau des IUFM que la pratique du concours esquivé (ou obtenu plus tard sur tapis vert, parce que certains syndicats pèsent en ce sens…) s'est généralisée. Il y a même des inspecteurs (ou inspectrices…) générales qui n'ont jamais rien passé — mais tout obtenu. C'est dire à quel point le système est gangréné.
Cerise sur le gâteau, ce sont ces mêmes personnes qui se déclarent aujourd'hui foncièrement hostiles à un concours comme l'agrégation — par rancœur ou par démagogie, au choix.
Tiens, j'en ai par dessus la tête, de certaines outrances. Je m'en vais rédiger une note…
JPB
Ecrit par : brighelli | 09 décembre 2006
Pour les hellénistes, agrégés ou non: le trailer qui dépote! http://playlist.yahoo.com/makeplaylist.dll?id=1529799&sdm;=web&qtw;=480&qth;=300
Léonidas, ses 300, les Thermopyles, et les Perses!
Quelle douceur, quelle obsession sexuelle JPB dans vos propos, avec "Madame, monsieur, bonsoir"! Keep going!
Ecrit par : Pendariès | 09 décembre 2006
Petite mise au point
Je ne crois pas que le fait qu'il y ait des Lambertistes à la Libre Pensée suppose que tous les membres de cette association adhèrent au courant en question.
Pour ce qui est des massacres révolutionnaires, les nier relève de la stupidité, mais il convient de ne pas oublier qu'en face on n'avait pas affaire non plus à des angelots. Pour ce qui est des excès, les Compagnons de Jéhu n'avaient rien à envier aux Enragés et la Terreur blanche soutient sans difficulté la comparaison avec la Terrreur tricolore. Les uns ont Carrier, les autres Maignet. La seule différence entre le premier et le second c'est que la Convention a fait juger et condamner le massacreur de Nantes alors que la Restauration a fermé les yeux sur les crimes de l'assassin d'Avignon. C'est le propre (si j'ose dire) des guerres civiles de faire pire, en fait de férocité, que les guerres militaires.
J'ajoute que je ne pense nullement que les forfaits des uns excusent ceux des autres (en gros : je te passe ta Gestapo, si tu oublies ma Guépéou). Simplement j'estime qu'on ne peut avoir une vue manichéenne de l'histoire et que la Révolution Française doit être analysée en fonction de son temps, ni plus, ni moins.
Ecrit par : Chambolle | 09 décembre 2006
Petite remarque: le thème et les réflexions diverses sur la Révolution française reviennent souvent ici. Déjà il y a quelques mois. Comme si, pour certains, en la justifiant ou en la critiquant, en y mettant son eau, la ligne de mire, l'horizon étaient celle-là. 1789, non? 2006, aujourd'hui. C'est fou ce genre de totémisation d'un événement. Ni Dieu, ni Maître. Laissez tomber les idéologies alors! C'est ce qu'elle signifie selon moi ce slogan. Mais bon, c'est la particularité française, l'obsession pour le détail, la disputatio, l'ultra-sourcilisme, et l'affect mêlé à la (supposée) connaissance. "Il compulsait, il compulsait, il compulsait"...
Tiens, mercredi dernier, à Paul-Valéry, Montpellier III, une bande d'étudiants (?), moins de 8, avec un micro et des amplis, tenaient meeting sur le parvis des grands amphis, déroulant leur "pensée" politique (de gauche extrême), leur volonté d'être autonomes, de se prendre en main à la fac - c'est-à-dire, avec plein de "heu, heu, heu, je crois, heu, heu, à mon avis, heu, chi pas d'accord avec ce que tu viens de dire, heu, j'aime pô ce mot, heu, heu" : fait chier les examens, les obligations, l'administration, les règles les notes, les profs, on est des grands, etc. Je crois qu'ils tentent une révolution... Savent-ils, eux, qui étaient Herbert, Lambert, ... etc? J'imagine, quand même, que les Roberts, ils savent ce que c'est!
Bon d'un côté s'il y a des étudiants de cet acabit à la fac, s'ils sont en nombre, y aura des postes! Donc, rien n'est joué après ma thèse: LAISSEZ LES PORTES OUVERTES TOTALEMENT A L'UNIVERSITE! Plus d'étudiants! Plus de postes d'enseignants! Arf arf arf.
Ecrit par : Pendariès | 09 décembre 2006
Voici que je discute avec un étudiant en Médiation Culturelle (une voie de garage) qui prépare, pour l'obtention de ses partiels de 2de année de Licence, une dissertation sur la façon de bien gérer sa vie physique (sic).
Il a pris une option "sport", en rejetant celles d' "histoire des idées", de "langage informatique" et d' "archéologie". Faire du sport, c'est important, me dit-il; et l'an dernier, j'ai eu 18. Et puis, je ne me voyais pas m'emmerder à prendre des cours après 18 heures. Je préfère le hand.
Je pleure sur l'Université.
Ecrit par : Pendariès | 09 décembre 2006
Bonjour,
je crains de ne pas bien vous comprendre, M.Brighelli, quand vous évoquez une baisse du niveau des enseignants récemment recutés. En ce qui me concerne, je suis agrégé d'histoire depuis le mois de juillet. Je tenais à rappeler que nous n'étions que 92 admis cette année. Il me semble cependant, que dans les années soixante, soixante-dix, à l'époque où vous fûtes étudiant, Maître, il y en avait plus du double. Logiquement, la conclusion qui s'impose est que nous sommes meilleurs que nos aînés, ce que je n'ose croire.
Serai-je moins érudit, moins savant que mes illustres devanciers? Eclairez ma lanterne, Maître, je vous en prie.
un jeune collègue angoissé.
Ecrit par : turlupin | 09 décembre 2006
A Pendaries
Est-ce parce qu'il y a des analphabètes qu'il est interdit d'ouvrir un livre ?
La disputatio sur la Révolution Française est un de nos sports favoris depuis qu'on ne discute plus de l'efficacité de la grace divine, il faut bien s'occuper que diable !
Ecrit par : Chambolle | 10 décembre 2006
"Logiquement, la conclusion qui s'impose est que nous sommes meilleurs que nos aînés, ce que je n'ose croire."
Preuve que la logique ne fait pas partie des enseignements dispensés aux agrégés d'histoire.
Au mieux on pourrait dire que les 92 premiers sélectionnés actuels sont meilleurs que les agrégés classés 93 à 184 dans les années 70, et cela à la seule condition que tout soit égal par ailleurs, et ce n'est bien sûr pas le cas.
En grossissant un peu le trait, ce que vous dîtes revient à :
- en 1970 il y a eu 200 personnes reçues à Polytechnique
- en 2006 il y a eu un seul vainqueur de Star Academy
La conclusion logique s'impose selon vous: le vainqueur de Star Academy est bien meilleur mathématicien que les 200 polytechniciens de 1970.
La seule conclusion valide : éviter de faire appel à la Logique quand on en ignore le fonctionnement.
Ecrit par : Echecs sur les maths | 10 décembre 2006
Tiens on parle de maths, de stats ...
Je vous donne pose un petit énoncé à caractère sociologique ....
Soit une école primaire ( la mienne ) de 12 instits âgés de 25 à 53 ans . Ces instits sont tous d'origine modeste, leur progéniture au nombre de 17 a un âge oscillant entre 6 ans et 22 ans . Les études pour cette marmaille se ventile ainsi :
1 polytechnicien en 3è année
1 ingénieur agronomme
1 étudiant à sciences po
4 BTS
1 fac interprétariat
2 Lycéens scolarité OK
4 collégiens scolarité OK
3 Primaires scolarité OK
Questions :
Ces parents instits sont -ils à votre avis des adeptes de la pédagogie Meirieu ?
Que font-ils de plus que les autres parents ?
Je vous donnerai plus tard mon ressenti .
Cordialement
Ecrit par : Patrick | 10 décembre 2006
ma remarque était bien-sûr ironique et elle visait uniquement à montrer que je ne comprenais pas comment JPB pouvait affirmer que nous étions moins bien formés que nos prédecesseurs.
Logiquement, on peut dire que les 92 membres de ma promotion sont effectivement meilleurs que ceux qui ont été classés de la 93 ème à la 104ème place. Mais l'objectif était uniquement de montrer l'absurdité de ce genre de comparaisons. Je ne vois toujours pas ce qui fait la supériorité de nos prédecesseurs.
S'il vous plaît, expliquez moi.
Ecrit par : turlupin | 10 décembre 2006
Logiquement, on peut dire que les 92 membres de ma promotion sont effectivement meilleurs que ceux qui ont été classés de la 93 ème à la 104ème place.
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Non, vous ne pouvez pas dire cela, car tout n'est pas égal par ailleurs. Vous n'avez pas passé les mêmes épreuves qu'eux, vous n'avez pas été noté de la même façon qu'eux, vos copies n'ont pas été comparées aux leurs.
Je me repète : vous ne pouvez pas dire que le niveau en mathématique des premiers reçus à Star Academy est meilleur que celui des derniers reçus à Polytechnique au seul prétexte qu'être dans les 50 premiers de StarAc c'est forcément mieux que d'être entre la 150° et la 200° place de l'X.
Encore dit autrement, ce n'est pas parce que vous être le courreur le plus rapide de votre quartier en 2006 que votre temps au 100m est forcément meilleur que celui qui n'a fait 'que' 10ème aux J.O. de 1950.
Il est fort dommage que vous n'ayez pas fait de vraies mathématiques dans votre scolarité, contrairement à vos prédécesseurs. Vous auriez sans doute appris l'une des choses suivantes (une seule suffit à comprendre la stupidité de l'emploi du mot 'logique' dans vos propos) :
- 50 patates ne sont pas comparables à 80 carottes
- il n'y a pas de relation d'ordre total dans l'ensemble C des nombres complexes
- l'indépendance logique entre une proposition et sa réciproque.
- la différence entre le raisonnement inductif et le raisonnement déductif
Si vous ne comprenez toujours pas, il est normal que :
"[vous] ne vo[yez] toujours pas ce qui fait la supériorité de nos prédecesseurs."
Mais par contre, vous êtes l'illustration avec vos utilisations inadéquates de mots de la famille de "logique" que le niveau actuel de certains agrégés d'histoire est pathétique dans le domaine pourtant fondamental du raisonnement.
Ecrit par : Echecs sur les maths | 10 décembre 2006
il me semble ne pas vous avoir insulté mais "don't acte".
Je ne cherche pas à opposer deux générations. Je ne pense pas que l'une soit meilleure que l'autre et ce d'autant plus que nous n'avons ni l'un, ni l'autre les moyens de mesurer un éventuel écart de niveau. Car même si nous sommes l'un et l'autre comme carotte et patate nous n'en restons pas moins légumes, surtout vous, vénérable collègue.
Ecrit par : turlupin | 11 décembre 2006
Je n'avais pas souvenir d'avoir affirmé que les candidats de tête d'aujourd'hui étaient inférieurs à ceux du passé.
J'évoquais juste mon epérience de correcteur au CAPES (l'Agrégation est encore une tout autre histoire). Après des années de vaches maigres, alors qu'on aurait pu / dû prévoir le remplacement nécessaire de la génération du baby-boom qui commence à partir en retraite, on a ouvert largement les robinets ans certaines matières. Ainsi, en 2005, il y avait plus de 1500 places au CAPES de Lettres modernes (un candidat sur trois — c'est-à-dire pratiquement un sur deux, quand on sait que dans tout concours se présentent des gens qui n'ont pas préparé, pas travaillé ou pas du tout le niveau). Nous avons recruté (et ça s'est confirmé cette année, avec des chiffres inférieurs d'un tiers) 20 ou 30 % de gens très honorables, qui pour la plupart, et c'était sensible à l'oral, sortaient de prépas. Ajoutez-y 20 ou 30 % de gens perfectibles (nous ne sommes pas tous exquis en début de carrière…), et ça nous laisse entre 40 et 60 % de Certifiés auxquels je n'ai aucune envie de confier mes enfants, qui entreront en collège dans deux ans. Ni les enfants de qui que ce soit. Mais qui vont s'en charger. Les miens sont, si je puis dire, privilégiés. Mais ceux qui n'ont pas, chez eux, des parents diplômés et une large bibliothèque ? L'abaissement du niveau des profs, c'est l'abaissement mécanique du niveau des élèves.
L'exigence de qualité est la même, année après année. C'est le taux de sélection qui change. Si vous ouvrez largement les vannes, vous faites entrer des candidats douteux — par simple effet mécanique.
J'ignore ce que sont les statistiques de l'agrégation en ce moment. Je l'ai passée en 1975, et entre garçons et filles (les deux agrègs étaient encore séparées à cette époque antédiluvienne), il y avait en tout 100 places pour 2500 candidats — à quelques unités près. Soit 4%, si je calcule bien. C'était un peu sélectif… Je n'ai aucune raison de penser que le niveau des meilleurs s'est effondré : je dis simplement que ce que nous réserve l'avenir tout proche (les 350 000 départs à la retraite dans les 5-6 ans à venir) est calamiteux, parce qu'il n'y a pas, dans les facs, les candidats susceptibles de remplacer les partants. Pourquoi croyez-vous que le ministère vient de réinventer les PEGC (la "bivalence") et l'eau chaude — et, bientôt, les maîtres-auxiliaires ? Là oui, nous allons vers une baisse de niveau massive : je n'ai jamais eu la prétention d'affirmer que je pourrais enseigner deux matières — pas même remplacer une heure un collègue d'une discipline connexe, style Histoire-Géo. Et on va institutionnaliser cette prétention, faute d'avoir su gérer des flux pourtant largement prévisibles. Je vous rappelle qu'il en est de même en Médecine — ne tombez pas malade dans les dix ans, nous manquerons infailliblement de chirurgiens et d'anesthésistes, parce que le numerus clausus des années 90 était impitoyable.
Je suis d'ailleurs assez pessimiste sur les années prochaines. Dix contre un que l'on va nous demander (à la carte ou par obligation) de travailler jusqu'à 65 ans — au moins : chez Blair, le modèle tant aimé de Sainte Ségo, c'est 67, me semble-t-il, pour les fonctionnaires (ou 69 ?).
Bonne journée (légèrement frileuse) à tous.
JPB
Ecrit par : brighelli | 11 décembre 2006
Dg, merci de votre réponse. J'admets volontiers que je n'ai pas prêté la moindre attention aux détails que vous venez d'évoquer. Ceci dit j'admets aussi que mon esprit critique n'est pas à mon sens suffisamment aiguisé sur bien des points, raison pour laquelle j'ai bien l'intention d'aller en fac de droit à Paris1 Panthéon Sorbonne. Etudier la politique, l'économie, le droit constitutionnel, la philo, l'histoire, les relations internationales, l'histoire des idées politiques, etc me donnera enfin l'occasion d'assouvir ma passion, de me mettre à penser et de mieux comprendre le monde qui m'entoure. J'apprendrai surtout à ne pas gober tout ce que les médias nous balancent froidement à la figure.
Par contre, pour revenir au sujet, bien évidemment que ces candidats à la présidentielle, notamment gauche et droite pour commencer, disposent de staff de comm. On peut simplement s'apercevoir au moins que Sarko est meilleur orateur que Sainte Ségo. Mais c'est tout, mis à part cela, il n'y a rien sauf du vent........
Un peu comme Hitler....va-t-on dire puisqu'il s'appuit sur les angoisses éprouvées par la populace......Hitler avait procédé de la même manière pour parvenir au pouvoir...D'ailleurs sa politique d'immigration en faveur des sans-papiers et précisémment lorsqu'il s'agit d'aller chercher des enfants scolarisés en plein cours, me fait penser à des méthodes dignes du régime de Vichy, pas vous ??? C'est la police qui fait le sale boulot.....
Comme le dit Renaud, "elle est facho"....
Ecrit par : Sandra WAGNER | 11 décembre 2006
Je rectifie l'erreur : Dg, merci POUR votre réponse.
Ecrit par : Sandra WAGNER | 11 décembre 2006
"Citant Platon et Husserl de travers" (ou à contre-temps): c'est tout à fait ça, Robin!
Bien sûr qu'on peut avoir l'esprit juste sans CAPES ni agrégation. Il y a même des milliers de gens dans ce cas. "Le bon sens, comme dit Cartesius, ...".
Mais je crois qu'il est difficile d'avoir l'esprit faux et en même temps d'être certifié ou agrégé. Ces grands concours représentent tout de même de ce point de vue, il me semble, un filtre assez sûr.
Ecrit par : Jean | 08 décembre 2006
35h, bivalence, réforme IUFM: De Robien s'exprime!!!
De Robien interviewé dans le quotidien Sud-Ouest;
http://www.sudouest.com/071206/une.asp?Article=071206a36744.xml
Extraits:
Ségolène Royal a évoqué les 35 heures à l'école. Une présence accrue des enseignants dans les établissements, au-delà de leurs heures de cours, est-elle une piste intéressante ?
GDR: Les enseignants ne demandent que cela.L'essentiel est de leur offrir de bonnes conditions pour qu'ils puissent réllement travailler sur place : préparer et corriger leurs cours, se réunir en petits groupes d'enseignants d'une classe ou rencontrer des élèves et des parents. Si on propose ces facilités aux professeurs, ils passeront naturellement plus de temps dans l'établissement, ce qui est souhaitable.Donc j'engage une concertation avec ceux qui ont la compétence de l'équipement et de l'immobilier dans les collèges et lycées - les conseils régionaux et généraux - afin de trouver des solutions pour aider les enseignants à rester dans les établissements au-delà de leurs horaires de cours.
Concernant justement la formation des enseignants, votre projet de réforme vient d'avoir l'avis favorable du Haut conseil à l'éducation. Vous souhaitez qu'elle soit plus concrète et proche des réalités de terrain ?
GDR: Il faut une formation effectivement plus concrète, ouverte sur le monde, en alternance avec la connaissance de situations réelles en classe. Lorsqu'ils auront le concours, ils devront avoir fait un stage en entreprise pour être titularisé. Et surtout, dès le concours, l'enseignant ira dans une académie poursuivre l'année de titularisation et deux années suivantes au cours desquelles il aura de la formation continue. Autres principes : les enseignants seront pour beaucoup bivalents (c'est à dire susceptibles d'enseigner dans deux matières bien approfondies), ils auront la connaissance d'une langue étrangère, et une très bonne maîtrise de la langue française.
Ecrit par : buntovchik | 09 décembre 2006
Signe des temps, mon principal a réussi en deux ans à mettre sur la touche avec la complicité de ce bonhomme de recteur et sous la pression des parents trois profs certifiés et jugés à la pratique incompétents (maths, allemand, et dernièrement physique-chimie).
Et cela en toute discrétion, sans soulever des vagues de protestation ni de questionnement dans la corporation.
Ecrit par : buntovchik | 09 décembre 2006
Amis pétitionnaires
Après être avoir proposé votre commentaire chez Moati
http://forums.france5.fr/ripostes/Speciale-Presidentielle/liste_sujet-1.htm
Allez caresser la crinière du Lion de Belfort :
http://www.chevenement2007.fr/Vers-un-projet-republicain-exigeant_a58.html?PHPSESSID=4ae1479c3c755ea3bd105df7bb0f5aec
cordialement
Ecrit par : Patrick | 10 décembre 2006
La maîtresse d'une école primaire de Charente annonce à ses élèves la visite de Ségolène et leur demande à cette occasion de préparer une phrase gentille ou un cadeau pour l'accueillir. Les enfants tout excités bouillonnent d'idées. Juliette va faire un dessin, Alceste apportera des gâteaux et Nicolas récitera une poésie. La maîtresse est ravie.
Toto expose enfin son idée " Moi, je dirai à Ségolène que ma chatte a mis au monde 6 petits chats socialistes". La maîtresse approuve cette idée originale.
Le grand jour arrive et tout se déroule comme prévu sauf que Toto annonce la naissance de 4 petits chats socialistes sur les 6 que sa chatte a mis au monde quelques jours plus tôt. D'abord surprise, Ségolène éclate de rire et félicite Toto pour cette bonne nouvelle.
A près le départ de Ségolène, la maîtresse s'étonne:pourquoi 4 chats socialistes et non plus 6 ?
Et Toto de répondre :" Ah mais Madame, il y en a deux qui ont ouvert les yeux !
( Cette histoire m'a été racontée par mon vieil ami d'enfance aveugle depuis l'âge de 6 ans.)
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 12 décembre 2006
En avril 2002, les 4 partis en tête étaient UMP, FN, PS, UDF. Lorsqu'on est vraiment attaché à l'école publique républicaine, il faut se poser un jour la question de sanctionner le PS et l'UMP. Depuis 25 ans, le PS casse l'école publique par l'idéologie pédagogiste et l'UMP casse l'école publique par sa volonté de tout privatiser
Il faudrait donc envisager un de ces jours le vote UDF ou bien FN. Pour le vote UDF, on peut créditer Bayrou d'être un agrégé de lettres classiques et pas un énarque. Pour le vote FN, il faut faire l'effort de se renseigner sans a priori sur l'évolution du FN comme parti populaire, sur le ralliement de gens comme Dieudonné et Soral, surmonter la diabolisation ad hitlerum et peser le pour et le contre.
Ecrit par : fred | 13 décembre 2006
J'ai bien aimé ton histoire sur les chatons socialistes Hélène. Espérons qu'il n'y ait pas que deux chatons sur six pour ouvrir les yeux.
Ecrit par : Robin | 13 décembre 2006



