17.07.2006

A éviter : SAS , une adaptation pour quoi faire ?

Un coup de sang, pas de cœur. Adapter les aventures érotico-policières du prince Malko Linge pouvait à la rigueur s’accepter à condition que la qualité soit au rendez-vous. Pour ce premier volet de SAS version BD on se retrouve avec des pages glacées qui essayent tant bien que mal de raconter la traque d’un criminel de guerre yougoslave. La CIA a décidé de lui faire la peau, Malko Linge débarque à Belgrade et commence par déchaîner avant tout sa libido.

Le scénario est faiblard. Quant au dessin il est très froid comme déjà dit, parsemé de scènes érotiques assez violentes aux dialogues éloquents.

Andréa Mutti est le dessinateur de SAS mais aussi de Section Financière scénarisé par Richard Malka. On suivra les prochains albums de cette saga SAS avec attention mais la première impression est négative. Marketing avant tout (Glénat, 9,40).

10.07.2006

Edition : les incontournables de Futuropolis

medium_ruisseaux.jpgFuturopolis est une bonne maison, d’éditions s’entend. Et depuis sa création malgré quelques avatars au fil des ans. Aujourd’hui on y trouve du talent, beaucoup, des idées encore plus et des albums, moins qu’ailleurs, mais de quelle qualité. Prenez le dernier Rabaté, auteur du fabuleux Ibicus. Il avait voulu faire un break avec la BD et il revient avec un album écrasant. Une histoire de vieux qui retrouvent leur jeunesse, un album d’espoir et d’humour, d’amour.
Rabaté vous raconte une fin de vie, celle d’Emile dont le copain Edmond a eu la mauvaise idée de mourir en lui léguant sa collection de nus. Alors Emile a des idées et part sur la route à la recherche de ses souvenirs avec si possible une rencontre amoureuse à la clé. Il tombera sur des hippies gentils et enfin trouvera le bonheur pour ne pas avoir accepté que sa vieillesse soit une montagne infranchissable, une fin. Rabaté a arrondit son trait, fait sourire ses personnages. Son Emile est un poème à lui tout seul. Les petits ruisseaux sont un merveilleux hymne à la joie, un incontournable de l’année, pudique et sensuel à la fois.
medium_guerre.jpg Chez Futuropolis on aime aussi les collections intelligentes, pas celles que l’on lance par opportunisme mais vraiment par volonté éditoriale créatrice. C’est le cas de 32 (pour le nombre de pages de ces grands formats). Au programme Après-guerre de Brunschwig et Martin ou L’Idole dans la bombe, deux volumes déjà, de Jouvray et Presle, Guerres civiles de Ricard, Morvan ou Gaultier, enfin James Dieu de Pontarolo. On ne va pas trop rentrer dans le détail. Dieu peut-il habiter dans une canette de coca ? Que font les braves gens quand une guerre éclate chez eux ? Allez-y en confiance. La 32, c’est du bonheur avec une palette de doués qui se font plaisir avec un éditeur qui sait compter (il le faut) mais aussi leur laisser la bride sur le cou. Vous ne serez pas déçus.

Les Petits ruisseaux (Futuropolis) – 15,90 €. Rabaté
32 la collection (Futuropolis) – 4,90 € l’album