« Des bobos en mal d'identité | Page d'accueil
29.05.2008
La Comédie du Livre de Montpelier et la BD ont des ambitions régionales
Si la ville a aussi pris conscience de l'ampleur du phénomène BD, c'est aux libraires que l'on doit la concrétisation depuis deux ans de ce retour. Qu'ils soient généralistes ou spécialistes. Ils en ont été le fer de lance. « L'importance du plateau montre un vrai tournant. Les auteurs sont même plus nombreux que dans les grandes années des débuts de la Comédie. Notre travail a payé », souligne Christophe Régner de la librairie Azimuts.
Discours similaire de Dominique Perrin de la librairie Sauramps. « La programmation est ambitieuse et nous avons souhaité privilégier les femmes avec, comme leader, Florence Cestac (notre photo, DR). La Comédie a créé une vraie envie de venir pour les auteurs. Cette année, a été organisé un concours de planches originales sur le thème de l'éclipse. Pourquoi pas ensuite un prix du meilleur album ? ».
Alors à quoi doit-on ce retour en force ? A une programmation ambitieuse des libraires, sûrement. Mais aussi au public. « Celui de la Comédie n'a rien à voir avec celui d'un festival BD. Il y a bien sûr quelques professionnels de la dédicace mais le plus souvent ce sont des lecteurs qui viennent pour le plaisir de la rencontre, par envie de découvertes et les dessinateurs adorent », précise Christophe Régner.
Littérature, BD, même combat ? « Les liens existent déjà comme avec le cinéma. Il nous faut des débats, des expos pour passer à la vitesse supérieure », affirme Dominique Perrin.
C'est vrai que la BD a désormais droit de séjour dans les médias, dans les galeries d'art et affirme son poids dans le monde de l'édition avec près de 10 % des livres publiés en un an. Sans oublier que des Enki Bilal, Marjane Satrapi avec Persepolis ou Sfar avec l'adaptation du Chat du rabbin ou son Gainsbourg en chantier font partie intégrante de l'actualité. Idem pour le plus Montpelliérain des grands prix d'Angoulême Lewis Trondheim, artisan et défenseur du renouveau de la BD sur l'Esplanade. Ce qui n'est pas non plus étranger au bilan.
Pacte avec le diable
Et si le diable, le vrai, le méchant, passait un pacte avec les humains afin de ne pas faire les frais d'une lutte à outrance que se livrent les anciens dieux ? Le Céleste noir est une nouvelle série qui a la force des grandes sagas. De nos jours, une équipe de chercheurs tentent de déchiffrer un manuscrit de magie dans un environnement protégé de tous. Sauf de Lõnson, le grand manipulateur. Cordurié au scénario, le dessinateur serbe Laci (les pays de l'Est ont des talents redoutables) ont mis en place le décor et les personnages d'un thriller réaliste et fantastique auquel on adhère. "Le Céleste noir", T 1, Delcourt, 12,90 €
Voyages
Loustal est un vrai voyageur. Quand il brosse ses paysages, ce sont autant de coups de coeurs qui ne peuvent que donner envie de le rejoindre. Avec ces vues de Porquerolles, île magique, Loustal dans un album carré signe un vrai retour aux sources. Cette île, il la connaît bien mais jamais assez. A chaque pas, il en découvre une saveur supplémentaire. On sent l'odeur des pins, on entend le bruit des vagues. Aquarelles ou fusains, il n'y a pas d'exclusive dans la technique. Seule l'envie et le bonheur sont les maîtres de cette nouvelle promenade qui explose de joie. "Porquerolles", Nuages éditions, Comptoir des Indépendants, 25 €
19:05 Publié dans Dédicaces et salons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



