« Balade à travers le monde de l'enfance | Page d'accueil | Un joli lot de drôles de dames »
24.02.2008
Les débuts prometteurs du futur Holmes
Sherlock Mattiews, un jeune archéologue déluré, rentre d’urgence en Angleterre où sa mère vient de se suicider. Son frère Mycroft le rejoint dans le manoir familial. Sherlock va le convaincre à l’aide d’un faisceau de preuves irréfutables que leur mère a été en fait assassinée pendant l’absence de leur père, un riche industriel. Les deux frères vont remonter jusqu’au commanditaire du meurtre, un certain Moriarty. On se doute bien dès le départ que ce Sherlock sera un jour le Holmes de Baker Street sans encore son Docteur Watson. Ce sont ses origines et les raisons qui pousseront le maître de la déduction à devenir détective que nous dévoilent ce premier tome. Un bon suspense bien mis en place. Le dessin de Le Hir est fidèle à l’ambiance de l’histoire. Sherlock T1/ Didier Convard / Eric Adam/Le Hir / Glénat
Drôles de dames dans les sables
Et, coucou les revoilà les drôles de dames du Président Roosevelt. Elles ont toutes un don, un pouvoir qui va leur permettre, pendant la seconde guerre mondiale, d’aller accomplir des missions dangereuses mais vitales pour l’avenir du monde libre. On les avait quittées en Chine. Dans ce dernier volume, le troisième de la série, Baraka à Bir Hakeim (titre qui n’aurait pas déplu à Jean Bruce pour l’un de ses OSS 117), on les retrouve en 1942 avec la brune Poison Ivy à leur tête dans les sables du désert de Lybie.
Pour ceux qui ne savent pas, à Bir Hakeim celle année là, une poignée de soldats de la France Libre du Général de Gaulle ont bloqué l’avance des Allemands de Rommel et permis la prise de Tobrouk par les Anglais. Un tournant du conflit. Nos six pétroleuses ont, elles, un autre objectif, le pognon, le stock d’or que les Français Libres ont mis à gauche pour se payer du matériel. Et ils y vont carrément la femelle Troll, l’aveugle à l’ouie de radar ou l’iceberg ambulant sans oublier la brunette des bayous qui « roule des pelles » mortelles. Dans le plus pur style « Morfalous » ou « Un Taxi pour Tobrouk ». Des clins d’œil cinématographiques Yann et Berthet s’en offrent de beaux.
Des traîtres, des amourettes, de l’action et des filles superbes, ce tome 3 est excellent. Parodie, humour décalé, on sent que les auteurs ont atteint leur vitesse de croisière sans prétention. Berthet sait parfaitement bien doser son dessin en gardant réalisme et crédibilité, flirte joliment avec la caricature. Adhésion garantie. Les exploits de Poison Ivy, T3, Baraka à Bir Hakeim / Yann et Berthet / Dargaud, 10,40 E.
16:15 Publié dans Parutions BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



