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21.11.2007
Dufaux et Xavier en Croisades
On aura donc une palette dans la lignée des héros de Dufaux. Avec trois nobles chevaliers, un ennemi honorable, trois femmes fatales et très belles, un mystère, une bonne dose de fantastique et de surnaturel.
Tramp en Asie
Avec son cycle asiatique Tramp, le bourlingueur de haute mer, a mis les pieds en Indochine. Dans les années cinquante la France y mène une guerre sans fin. Calec est à la recherche de son passé et sur les traces de son propre père qui y est mort. Jusseaume et Kraehn ont su associer trame romanesque et contexte historique méconnu. On y retrouve même le grand reporter Lucien Bodart dans son propre rôle et toutes les saveurs parfois acides d'une Asie complexe.
Un récit très carré et vivant à la trame de film d'espionnage et d'action avec une belle galerie de portraits à la Jusseaume (photo ci-contre, Jusseaume et sa maquette de liberty-ship sur lequel il fait naviguer son héros. Tramp, La Sale Guerre, Dargaud, 13 €
Tueur à la ficelle
Un psychopathe qui opère selon un rituel, un maire qui veut devenir ministre, un flic qui travaille sans filet, Convard et Falque après Le Triangle Secret ont décidé de refaire chemin ensemble. Le Protocole du tueur est leur nouvelle série. Polar bien ficelé avec un notable de province pris au piège d'un tueur implacable et machiavélique. Le tout sous l'oeil d'un commissaire de police aux méthodes peu orthodoxes. Mais avec maestria Convard aime brouiller les pistes. Dès le premier tome, Le Tueur à la ficelle, on sait que le suspense va durer. Et on y croit. Falque est très à l'aise avec un dessin réaliste. Le Protocole du tueur, T 1, Glénat, 9,40 €
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20.11.2007
Fabrice Tarrin dévoile son Spirou
L'album qu'il signe en collaboration, pour le scénario, avec Yann sort le 21 novembre chez Dupuis. Et, cerise sur le gâteau, Tarrin accomplira, ce même jour, sa première dédicace et ce sera chez Azimuts la librairie spécialisée montpélliéraine. Dans Le tombeau des Champignac, on retrouve toute l'équipe que Franquin avait en son temps amenée vers les sommets.
Le comte Pacôme de Champignac, Seccotine qui "grille" en permanence son confrère Fantasio, Spip l'écureuil ou encore la célèbre Turbotraction, Tarrin a réintégré l'univers de Franquin. « On a voulu faire l'album de nos rêves avec Yann en nous imposant Franquin comme la référence absolue. Yann, en fait, n'aime aucun des Spirou post-Franquin », complète Tarrin qui a fait "son" Spirou « dans les règles, en restant fidèle au père de Gaston et du Marsupilami qui ont été des personnages de Spirou. Ce qui n'est pas simple car Franquin avait une grande rigueur, que ce soit dans ses perspectives architecturales ou anatomiques, entre autres. Nous avons feuilleté tous ses albums pour ne pas commettre d'erreurs. » Plus de deux ans ont été nécesaires avant parution. Et la qualité du travail est évidente. Car, avant lui, d'autres ont tenté l'expérience, de Fournier à Tome et Janry ou à Yoann ou Munuera. « Spirou n'est pas, à mes yeux, un personnage de l'an 2000. Impossible de lui coller un portable. Dupuis, au contraire, voudrait qu'il évolue avec son temps mais notre histoire les a convaincus et on l'a située juste après l'aventure signée Franquin, QRN sur Bretzelburg, parue en 1966. » Une précision importante que donne Tarrin qui a un petit air facétieux à la Spirou. Dupuis continuera à décliner la série sous deux formes : une série mère et des albums uniques confiés à des dessinateurs et scénaristes différents à chaque fois.
Alors, que raconte ce Tombeau des Champignac ? D'abord que ce brave et génial Pacôme a fait des bêtises, que son château a brûlé et qu'une crypte mystérieuse y a été découverte. On y ajoute une princesse momifiée retrouvée au Tibet et on n'en dira pas plus. Hormis peut-être que Spirou découvre enfin l'amour. Façon, cela dit, très relative de parler, afin qu'il n'y ait point d'ambiguïté derrière le propos.
Côté dessin, Tarrin a la fibre Franquin et son Spirou, dont il a signé les dialogues à partir du synopsis de Yann, est d'excellente facture. Contrairement à d'autres tentatives, son Spirou ne dépaysera pas mais enthousiasmera le lecteur qui a aimé Zorglub ou Le repaire de la murène. Ce qui est déjà une réussite et dont Tarrin qui y est pour beaucoup peut se féliciter. Dédicace mercredi 21 novembre, à partir de 15 h 30, librairie Azimuts, rue Saint-Guilhem.
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08.11.2007
Vance, Giraud, Van Hamme un trio pour deux XIII à la fois
Qui ne connaît XIII, un thriller d’espionnage BD vendu à ce jour à dix millions d’exemplaires ? Deux nouveaux XIII sortent le 13 novembre bien sûr, et vont au moins provisoirement mettre un terme aux aventures mouvementées du plus vieux et célèbre amnésique du 9e art.
Dans le premier album, celui des pères fondateurs, la série mythique de Van Hamme et de Vance va enfin livrer son secret. Avec Le Dernier Round, on saura qui est XIII, agent secret à la mémoire dans la peau (le chiffre XIII tatoué sur son épaule) qui a vu le jour il y a déjà plus de vingt ans. Cette identité perdue malgré toutes les péripéties a été le fil rouge du thriller.
Mais comme un bonheur n’arrive jamais seul, sort aussi un autre XIII, La Version Irlandaise, avec toujours Van Hamme au scénario pour raconter les origines et la jeunesse d’un futur héros de BD. C’est Giraud, père du fougueux lieutenant Blueberry qui est au crayon. Pour couronner le tout Van Hamme lâchera définitivement la série.
Alors, pourquoi deux XIII qui vont, mine de rien, être tirés à un million d’exemplaires au total ? Un coup éditorial de Dargaud chez qui sortent évidemment les deux albums ? Un bouquet final pour Van Hamme qui se retire après avoir aussi décidé d’arrêter Thorgal mais garde Largo Winch ? Et comment lire ces deux albums qui portent respectivement pour le Giraud le numéro 18 et pour le Vance le 19 ? Sont-ils inexorablement tributaires l’un de l’autre ? D’où un double achat imposé ?
Poser les questions donne les réponses. On ne crache pas sur une mise en place d’un million d’albums, 500 000 pour chacun des titres. L’idée en revient à Yves Schlirf, directeur éditorial de Dargaud Benelux qui avait été « KO debout quand Van Hamme a décidé de jeter l’éponge pour le scénario. Quand il a su que Giraud acceptait un hors série il a craqué et inventé une autre histoire indispensable pour comprendre le destin de XIII ». Et la parution en simultané des deux albums.
Ensuite boucler la saga XIII en deux albums montre que Van Hamme maîtrise son sujet. Une sorte de clin d’œil aux successeurs car Vance, dessinateur des débuts, a bien l’intention de donner une suite à XIII avec un nouveau scénariste. Enfin, si avec le Dernier Round on saura l’identité du héros, c’est la Version Irlandaise qui en donne les clés. Giraud a apporté tout son talent à cet épisode renouant avec la BD contemporaine, sans tricher, et avec enthousiasme.
Sans dévoiler le moindre détail de ces deux XIII , on peut dire qu’ils méritent une mention et que XIII est un homme à femmes. Ce n’est pas non plus sans une certaine émotion que les lecteurs tireront un trait sur un quart de siècle vécu au rythme de l’imagination diabolique de Van Hamme et du dessin de l’excellent William Vance. Un peu comme les fans d’Harry Potter. Alors une suite ? Avec plaisir mais pas à rallonge.
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La magie Niklos Koda-Grenson
Un magicien, de jolies filles et des missions très diplomatiques, la série bien implantée que dessine Olivier Grenson (photo ci-contre) sur un scénario de Dufaux en est à son neuvième album. Arcane 16 sort le 23 novembre au Lombard. « La magie qui m'a toujours fascinée a apporté une nouvelle dimension à ces aventures dès le départ. En plus j'ai un copain magicien ». Grenson est certain que Koda a eu tout à gagner avec son passé : « On n'est pas dans la magie démonstrative mais dans une lutte entre le bien et le mal. Koda a été recruté par la patronne d'un service français de renseignements et ce sont ses pouvoirs qui l'intéressent ».
Pourtant cette fois encore le séduisant Koda qui fait partie du très fermé Club Osiris a du pain sur la planche. « Attention. On ne peut pas lire Koda en dilettante. Le scénario est très pointu. Dans cet album on joue sur le voyage dans le temps, le crime parfait avec retour dans le passé. J'ai joué sur les couleurs pour amener graphiquement des ambiances fortes ». La part mystérieuse et ésotérique de la série est aussi une clef de son succès. Avec un second cycle qui va enchaîner Grenson et Dufaux répondront aux questions que posent certaines de ces énigmes. Un manuscrit unique aux pouvoirs immenses, la fillette de Koda enlevée, un piège diabolique, le magicien aventurier et espion a encore de beaux albums devant lui. Grenson aussi avec entre autres un diptyque signé Lapierre chez Dupuis, La Femme accident. Et des envies de scénariste ensuite.
La belle clé bleue
Un mythe que cette clé bleue. Tous les musiciens de jazz en rêve pour arriver au son absolu. Jimmy, un photographe paparazzi va se retrouver malgré lui pris au piège. Tous recherchent cette clé matérialisée sous la forme d'un bijou par un chanteur. Et c'est un objet qui n'a pas de prix. Les cadavres vont faire le voyage avec Jimmy. Flippe Yvon a écrit avec ce polar musical son premier scénario et assure un ton, un rythme peu banal. Idem pour Névil qui a alterné dans son dessin couleur et noir et blanc avec finesse et efficacité. On ne peut que rester bluffé par cet album étonnant. La clé bleue, Casterman, KSTR, 10,50 €. Delisle en Birmanie
Guy Delisle est revenu à Montpellier. Avec dans ses bagages Chroniques Birmanes, carnet de dessins racontant son séjour en famille dans un pays sous dictature. L'actualité a rejoint Guy Delisle et ses chroniques sont devenues autant de témoignages pris sur le vif de cette Birmanie à la liberté perdue, aux défilés réprimés, aux arrestations, aux violences. On ne parle moins de la Birmanie aujourd'hui. L'actualité a changé de cible même les manifestations ont repris à Rangoon. Delisle, avec recul et pudeur offre un vrai reportage. On le suit pas à pas, en famille, dans les rues, au quotidien. Et avec plaisir. Chroniques Birmanes, Delcourt, 16,50 €.
Goscinny 30 ans déjà
Il est mort à 51 ans. Il y a trente ans. Un gâchis, avant tout pour lui, bien sûr et ses proches. Mais aussi pour nous en pensant à tout ce qu'il aurait pu inventer, écrire en BD. Avec Du Panthéon à Buenos Aires, ce sont seize chroniques de Goscinny parues à l'époque dans Pilote qui viennent nous faire un clin d'oeil. Zep, Giraud, Juillard, Tibet ou Cestac les ont illustrées. Un vrai bonheur teinté d'une pointe de tristesse. Goscinny pour toujours. Imav éditions, 15 €.
Dragons, l'univers
Il sont autant de mystères que de légendes. Ils peuplent les contes, les films et aujourd'hui surtout les scénario de nombreuses BD. Avec L'Univers des Dragons, dont le tome I sort le 15 novembre, on plonge dans un monde magique et fantastique auquel se sont associé une vingtaine de dessinateurs pour réaliser cett encyclopédie. Olivier Ledroit, John Howe, Todd Lockwood, Adrian Smith, les plus reconnus illustrateurs ou auteurs signent sur 110 pages textes et dessins sur ces dragons monstrueux, héros parfois, souvent ennemis, incompris toujours. Un beau voyage ou imaginaire et réalité se confondent. Éditions Maghen, 25 €.
17:55 Publié dans Parutions BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



