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25.10.2007
Avec Le Grand Jeu, Pécau réinvente l'Histoire
Voila le choix de Jean-Pierre Pécau avec Le Grand Jeu (Delcourt), un premier album qui commence avec la victoire en 1941 de la France et de l'Angleterre sur l'Allemagne nazie. « J'ai toujours été passionné par cette période et cette version m'a plus intéressé que l'autre, l'Allemagne qui gagne, déjà souvent traitée ». Pécau a finement "inventé" une multitude de détails qui "collent" parfaitement : « De Gaulle avec ses blindés confirme la victoire. Les Soviétiques envahissent l'Allemagne et occupent Berlin dès 1941. Hitler se suicide quatre ans plus tôt. Mitterrand sera ministre. La France a des armes sophistiquées. Les USA ne sont pas devenus la première puissance mondiale ».
Et on en passe car il a de l'imagination Pécau, auteur par ailleurs d'une autre série qui marche fort, L'Histoire secrète. En prime Pécau a écrit une série à deux niveaux. La lutte contre le nazisme ne finit pas avec la victoire. Son héros, ancien pilote devenu journaliste, est envoyé par Pierre Lazareff en reportage pour enquêter sur des événements incroyables après la destruction en vol au-dessus du Pôle du dirigeable « Charles-de-Gaulle ».
En ajoutant une forte dose de fantastique à son scénario illustré avec brio par Pilipovic, Pécau développe encore plus la part occulte du nazisme, le mythe du surhomme invincible qui va en en prendre un coup. « Il y a bien eu des recherches sur, par exemple, les cathares, ou des expéditions au Tibet menées par les nazis » précise Pécau. Son Grand Jeu est un hommage à Jacques Bergier, auteur avec Pauwels du Matin des Magiciens, un monument pour tout amateur de science-fiction, et dont la devise aurait pu être ne jamais transiger avec le totalitarisme. Pécau a suivi leurs traces pour distraire mais aussi faire réfléchir.
Pietrolino le mime
Jodorowsky est un scénariste certes éclectique mais toujours surprenant. En signant cette belle et édifiante histoire d'un mime, clown triste trahi par celle qu'il aime il ouvre son coeur avec pudeur. Pietrolino a un petit théâtre ambulant qu'il promène pendant l'occupation. Pris en flagrant délit de résistance sous les yeux d'une petite fille il est déporté avec son meilleur ami. Son talent s'est éteint. Et à la libération il repart sur les routes. La petite fille a grandi. Boiscommun au dessin donne à cette histoire une dimension romantique très forte. La Vie est belle n'est pas très loin. Pietrolino T 1, Humanoïdes Associés, 12,90 €. Le Tueur récidive
Froid comme un serpent il avait pris sa retraite de tueur méthodique et implacable. Et il revient car un tueur au chômage ça n'existe pas surtout quand il s'ennuie. Jacamon et Matz sortent le septième opus des aventures fort peu morales de leur Tueur qui cette fois va se faire doubler en beauté. Pris au piège il est devenu à son tour une proie. Comme il n'aime pas se faire avoir, le Tueur se rebiffe et ça va faire très mal. On retrouve toutes les ambiances noires à souhait d'une série qui avait étonné parfois choqué à ses débuts mais qui fonctionne comme un très bon polar. Le Tueur, Modus Vivendi, Casterman, 9,80 €.
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22.10.2007
Hermann signe son "out of Africa"
Et c'est un scénario pas simple qu'il s'est écrit, Hermann. Il l'avoue lors d'un récent entretien : « J'avais été stupéfait par un reportage sur la déforestation en Tasmanie, la destruction de la faune ».
D'où l'Afrique pour décor dans son album avec un héros garde de parc naturel qui se bat contre les braconniers. Mais ce n'est pas tout. L'Afrique c'est aussi la politique, les intérêts des ex-puissances coloniales. « Ferrer, le héros garde-chasse qui s'est coupé du monde humain, va embarquer avec lui, dans l'aventure, une jeune journaliste. Il sont témoins, malgré eux, d'un délit d'ingérance avec cadavres à la clé. Et leurs vies sont en jeu ». Hermann va faire rendre les coups à son pisteur qui a, en plus, un passé chargé de tueur d'état : « Il sait qu'il n'a pas respecté les règles et que son passé l'a rejoint ».
C'est un révolté, Hermann, comme son personnage dans Afrika. « Je suis un homme de conviction et sans illusions ». Net et précis cet inquiet qui préfère « partir bille en tête et ne peux pas reprendre une idée réchauffée. Si vous mettez tout au départ de l'histoire, vous vous heurtez obligatoirement à un mur à un moment. J'aime me mettre au défi dans un scénario. J'obéis à la page qui doit être une histoire en elle-même ». Avec un dessin réaliste souple et efficace, aux traits qui accentuent entre autres les regards, Hermann, avec Afrika, a sculpté un album haletant. » Le dessin révèle l'âme du dessinateur. Et je suis un sensuel », ajoute-t-il en souriant. Afrika n'échappe pas à la règle. Ensuite, Hermann reviendra à Jeremiah puis à deux albums sur les pirates avec son fils cette fois au scénario.
Ce brave Joseph
Il était une fois en France, nouvelle série historique à héros multi-facettes, ouvre le bal avec la vie mouvementée de Monsieur Joseph. Ferrailleur richissime, Monsieur Joseph va surfer sur les vagues houleuses de l'occupation et de la collaboration sans oublier de résister aussi.
Personnage insaisissable, génie de la finance, roi du pot-de-vin et de la magouille, il sera une ordure pour beaucoup et un saint pour d'autres. Fabien Nury et Sylvain Vallée se sont saisis de lui avec brio dans ce premier album qui retrace son passé hors du commun. Excellent découpage et dessin efficace. "Il était une fois en France", T 1, Glénat, 13 €
Tanâtos, diabolique
Fantomas était tout bleu. Tanâtos, habile mélange du précédent, de Lupin et autres diaboliques malfaiteurs, commence à tisser sa toile d'araignée pour devenir maître du monde à la veille de la Grande Guerre. As de l'identité usurpée, génie qui maîtrise les technologies les plus révolutionnaires, Tanâtos est le fils au scénario de Convard et au dessin de Jean-Yves Delitte. Quand histoire et fantastique se rejoignent, toutes les audaces sont autorisées. Ce premier tome est à la hauteur avec des clins d'oeil savoureux vers quelques classiques. Delitte excelle dans ces ambiances de feuilleton. "Tanâtos", T 1 L'année sanglante, Glénat, 13 €
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12.10.2007
Boule et Bill, Verron assure
Souvenirs d'un monde un peu oublié où Boule et Bill était la seule série familiale et la première fois où un héros avait des parents. Verron a donc sorti son premier album tout seul, Graine de cocker. Bill est toujours la vraie vedette. « Boule, le petit garçon, est l'élément modérateur. Je partage le scénario des gags avec Corbeyran, Veys et Chric. Le plus dur c'est de savoir si le gag a déjà été fait par Roba ». Verron est un passionné d'écologie : « Le papier des albums est recyclé et on a signé un partenariat avec le WWF qui va donner lieu à la publication d'un album en novembre chez Dargaud. On a réalisé aussi un poster pour les écoles afin d'apprendre aux enfants les gestes pour sauver la planète ». Verron a ajouté ses propres personnages, une petite fille et un dur qui embête Boule. « Je n'innoverai pas. Je reste sur la formule du gag. C'est une belle aventure et j'espère que Roba s'il nous voit est content ». J-L. TRUC Calbuth a 20 ans Avec sa bouille de vainqueur, sa pipe, ses charentaises et ses lunettes de taupe, Raymond Calbuth fête ses vingt ans de bulles. Et les porte bien. Il conserve son obsession pour les portions de fromage fondu à l'image de la plus connue des vaches de la planète. Dont on sait désormais que cette vache de vache est porteuse d'un code secret et qu'elle doit être libérée. Il attaque donc le tome 8 de ses péripéties en décidant de s'offrir une nouvelle paire de pantoufles. Tronchet, son papa, est aussi fada que Calbuth. Un monument qui vous fera cadeau en prime d'un spécial hors série.
Calbuth a 20 ans
Avec sa bouille de vainqueur, sa pipe, ses charentaises et ses lunettes de taupe, Raymond Calbuth fête ses vingt ans de bulles. Et les porte bien. Il conserve son obsession pour les portions de fromage fondu à l'image de la plus connue des vaches de la planète. Dont on sait désormais que cette vache de vache est porteuse d'un code secret et qu'elle doit être libérée. Il attaque donc le tome 8 de ses péripéties en décidant de s'offrir une nouvelle paire de pantoufles. Tronchet, son papa, est aussi fada que Calbuth. Un monument qui vous fera cadeau en prime d'un spécial hors série. Raymond Calbuth T 8, Glénat, 9,40 €
Montagne magique
Un album de Jirô Taniguchi est toujours un vrai bonheur. Par sa tendresse, son sens du récit, son dessin exceptionnel, il est l'auteur japonais qui a ouvert à l'occident la porte d'une culture parfois déroutante, toujours envoûtante. Subtil mélange aux influences diverses l'histoire de ces deux enfants qui vont affronter les entrailles de la montagne - et leur peur - pour essayer de sauver leur mère est à la fois fantastique, réaliste et poétique. Le découpage de Taniguchi, ses personnages sont d'un niveau inégalé. Sa facilité apparente n'est que talent. Remarquable. La Montagne magique, Casterman, 13,75 €
Géronimo candide
Etienne Davodeau et Joub signent ensemble dessin et scénario de cette nouvelle trilogie dont le tome 1 vient de sortir. Trois copains qui se connaissent depuis l'enfance vont rencontrer L'Indien, un solitaire qui refuse la modernité. Quand L'Indien est hospitalisé ils découvrent qu'il héberge un garçon de leur âge, Géronimo, qui ne sait rien de la vie d'aujourd'hui. Tous les quatre vont affronter en réalité leur passage à l'âge adulte. Avec plus ou moins de bonheur mais toujours la tendresse de leur amitié. Davodeau excelle dans ce genre d'histoire miroir de notre société. Géronimo T 1, éditions Dupuis, 9,80 €
Black Mary, la fin
Une forte femme comme on dit cette Black Mary qui aura mis une dizaine d'années pour en trois albums nous livrer ses secrets. On la savait déterminée mais cette fois elle va aller jusqu'au bout de son combat pour tenter de permettre à la population de Dorwick de mieux vivre malgré la pression des maîtres de la ville. Barricades, révolte, trahisons et un dessin qui explose de réalisme de Fagès sur un texte de David Chauvel, cet épilogue est noir, certes, mais dans la logique d'un XIXe siècle sans pitié pour les plus faibles. Black Mary, T 3 Guignols, Glénat, 12,50 €
11:25 Publié dans Parutions BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Nouveau tandem pour les aventures de Thorgal et fils
Thorgal, série culte, change de mains. Au moins pour le scénario car pas question que Rosinski, le dessinateur, ne raccroche ses pinceaux. Celui qui arrête c'est Jean Van Hamme, père de XIII et de Largo Winch, pour laisser la place à Yves Sente. Sente avait repris avec Juillard Blake et Mortimer. Et déjà travaillé avec Rosinski pour les deux albums du Comte Skarbek.
Mais avec le scénariste qui change c'est aussi le personnage principal Thorgal qui va laisser place, sans pour autant disparaître, à son propre fils Jolan qui devient le héros. « Pas évident une reprise. Il a fallu que je décode la série mais les pistes ouvertes par les albums précédents et Van Hamme étaient royales ». C'est Yves Sente aux côtés de Rosinski qui ouvre le feu lors d'une rencontre à l'occasion de la sortie de Moi, Jolan (Le Lombard), le 30e opus qui fête aussi les 30 ans de la série. « J'adore me lancer dans de nouvelles expériences, trouver la différence. C'est toute l'histoire de ma carrière. Le lecteur doit être attiré au premier regard quand il ouvre un album », confirme Rosinski en souriant. Un Rosinski qui a encore travaillé en couleurs directes accentuant superbement le réalisme. Jolan prend la relève. « C'est un adolescent Jolan. Il entame une nouvelle quête avec quatre compagnons. Van Hamme garde un droit de regard sur son enfant, bien sûr », confirme Sente « mais j'ai la chance énorme de pouvoir l'appeler quand je veux ».
Satisfaction donc pour tous. Et Rosinski d'ajouter : « Je travaille de la même façon avec Yves qu'avec Jean Van Hamme. Yves aura bientôt cet instinct qui permet au scénariste de trouver le timing parfait comme pour un film ».
Comme le dit Rosinski, une bonne histoire c'est une alchimie. Il y aura quatre albums pour cette nouvelle quête qui commence bien. Thorgal à la retraite ? On verra. En prime sa femme Aaricia s'impose elle aussi comme un personnage désormais de premier plan. Les héros sont parfois fatigués.
11:05 Publié dans Parutions BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
BD Alex Alice visite Azimuts... et le mythe de Siegfried
Alex Alice sera samedi 13 octobre chez Azimuts, à Montpellier. Rappel : un beau jour de 1993, Alex Alice et Xavier Dorison ont déboulé mine de rien avec ce qui allait devenir un incontournable en BD, le premier des quatre tomes du Troisième Testament.
Accessoirement, et ce n'est pas rien, ils jetaient ainsi les bases d'un genre tout neuf, la BD ésotérique, qui mélangeait des sources d'inspiration plus ou moins religieuses à des intrigues flirtant joyeusement avec le policier ou le thriller, Avec ce Troisième Testament, Alice et Dorison s'inspiraient très librement du roman de Eco Le Nom de la Rose et de son adaptation au cinéma dont Sean Connery était l'acteur principal. Ils en reprirent en partie les traits pour leur propre héros.
Alex Alice, héraultais, cap- agathois d'origine, s'est à nouveau lancé dans une aventure à la taille de son inspiration et de son talent. Ce passage montpelliérain est justifié par la sortie du premier volume chez Dargaud du triptyque de sa version revisitée du mythe de Siegfried et de la légende des Nibelungen. Pas moins. Difficile après Wagner de faire dans le confidentiel et l'intimiste quand on s'inspire d'un tel mythe.
Et c'est un vrai défi qu'Alex Alice a relevé. On pouvait tout craindre. Soit la démesure, soit le manque de souffle pour une aventure qui, inévitablement, ne pouvait qu'être à la hauteur des sentiments et des pouvoirs des protagonistes. On ne badine pas avec Odin, le Dieu des dieux.
Alice a signé un album vraiment hors du commun, que ce soit par le dessin ou par le texte, le découpage. Premières pages génériques sur fond noir, jeunesse de Siegfried sur fond blanc. Mime, le Nibelungen qui élève Siegfried l'orphelin, est à lui seul un vrai bijou d'expression et de fantaisie. Les scènes d'action, dont le combat avec le loup noir, sont d'une telle force que le dessin prend vie à chaque case. On ne peut que rester ébahi par la fluidité du récit graphique d'Alice, qui, simultanément à la BD, se prépare à sortir un long-métrage d'animation de son Siegfried qui reprendra toute la saga.
Dédicace samedi 13 octobre, à partir de 15 h 30, librairie Azimuts, rue Saint-Guilhem, Montpellier
11:03 Publié dans Dédicaces et salons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.10.2007
Galerie de portraits à la Tardi
Une vraie galerie de portraits cet Adèle tout neuf. Du grandiose au ton radiophonique, aux dialogues en forme de balles de ping-pong renvoyées à toute vitesse par des protagonistes qui s’en donnent à cœur joie. Ah les belles bourriques ! Les branquignols sont de retour avec Adèle. Robert Dhéry, ignares, cela vous dit quelque chose ? Pas sûr. Francis Blanche, Pierre Dac, Tardi s’inscrit dans leur plus droite lignée avec son Adèle. On dépasse le réel et on flirte avec le surréalisme, l’humour total et la figure de style impossible. Il faut plonger dans cet épisode, se gaver de bulles et de ce dessin superbe, délirer de concert avec les limules et tenter de ne pas perdre le fil. Mais quelle importance après tout ? Quand on aime on regarde droit devant. Un Brindavoine et son tentacule qui lui sort de l’oreille, les seins d’Adèle qui a des clones explosifs et enfin des retrouvailles sur les toits, rien ne vous sera épargné, veinards. Par contre il faudra attendre le prochain épisode, Le Bébé des Buttes Chaumont, pour savoir la fin de cette passionnante et grandiose aventure que vous ne devez manquer sous aucun prétexte fallacieux. (Adèle Blanc-Sec T9 Le Labyrinthe infernal par Tardi, Casterman)
17:40 Publié dans Parutions BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Ave César les aigles se sont envolés
Tiens donc, Rome de nouveau à l’affiche. Histoire de mode ? Quand on dit Rome on parle de l’Antique, de celle de ce bon Jules ou de Néron le pyromane, celle d’Alix et de Murena (astucieuse, non, l’allusion ?) celle de Romulus et Remus, les deux frères fondateurs nourris au lait de louve de la capitale de l’empire romain. Ce sont d’ailleurs de frères dont il va s’agir car cette saga dans laquelle Marini s’est embarqué met en scène le destin mouvementé de deux adolescents furieux dont on sent bien dès les premières planches qu’ils ne vont pas faire dans la dentelle.
Le premier, Ermanamer, est fils d’un chef barbare qu’on envoie se faire adopter manu militari par une famille romaine. Classique et vrai. Devenu Arminius il va y retrouver le second, Marcus, progéniture officielle de son nouveau père, Valerius, un pas facile, qui a gardé sa fougue de légionnaire. Après des débuts difficiles les deux garçons vont devenir copains. Ils auront subi tous les outrages possibles d’un instructeur qui leur aura appris à trucider leur prochain dans la joie et la bonne humeur. Ils apprendront tout seul et avec délectation à trousser les filles.
Mais on sent que ce tome 1 n’est que la mise en bouche. Que Arminius n’oubliera pas ses origines de barbare et entrera en résistance. Que Marcus son frère d’adoption a des états d’âme. Que la belle Morphea jouera un rôle capital par la suite. Mais que l’ensemble fonctionne bien ! Le dessin de Marini est peut-être encore plus fort dans sa présence, son réalisme et sa fougue que dans Scorpion. L’histoire est classique sur le fond mais bien construite. Rien à dire. C’est béton. (Les aigles de Rome par Enrico Marini, Dargaud, 12,50 Euros)
Tel est pris qui croyait prendre
Une histoire d’arnaque, de tel est pris qui croyait prendre. Ils seront sept car c’est le fil rouge de la série. 7 hommes, 7 missions, 7 récits. Pour le second opus ce sont effectivement sept voleurs, pas vraiment des flèches, qui vont être recrutés pour piquer le trésor des nains. On ne rit pas car cette aventure a tous les ingrédients et la solidité des vieilles troupes pour séduire par ses rebondissements le divin lecteur.
Tout ce petit monde va aller baguenauder dans la campagne, y perdre au passage des compagnons de voyage pour enfin arriver au cœur de la montagne où un dragon de pierre défend le trésor. Et bien sûr rien ne va se passer comme prévu sinon on n’en parlerait pas. David Chauvel sait bâtir un édifice scénaristique sans faille majeure et Jérôme Lereculey sculpter son dessin pour que l’action éclate quand il le faut, au bon moment. On est dans le réalisme le plus total, assumé et dirigé. L’ambition est de distraire par une bonne histoire. Mission réussie. ( Sept voleurs par Chauvel et Lereculey, Delcourt).
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