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28 août 2007

Patrons radins : les dents de leurs DRH grincent !

En surfant sur le site de Cadremploi ce matin, je suis tombé sur un édito qui m'a paru tout à fait correspondre au sentiment que j'ai en tant que chercheur actif d'emploi. Il y est question de recrutement et de chefs d'entreprises qui vivent sur une autre planète en pensant qu'ils peuvent s'offrir le mouton à 5 pattes au prix d'un salarié qui a un simple BAC+2. Ci-dessous un extrait de l'édito :

"Les dirigeants de leurs entreprises – ou de celles qui les paient pour aller à la chasse aux cadres – vivent dans une bulle. Un monde merveilleux qui a quelques années de retard sur la France de 2007. Où les ingénieurs accepteraient d’être embauchés à des postes de techniciens. Qui s’offrirait le luxe de refuser le moindre avantage à ses cadres frais embauchés tout en leur versant des émoluments 20% en deçà des prix du marché. Et qui exigerait de ses commerciaux de niveau bac + 2, qu’ils sortent tous d’une grande école de commerce".

La légendaire radinerie Auvergnate aurait donc envahit toute la France... Et à ce rythme, la création de richesses n'est pas prête de faire un bond en France ! Car aujourd'hui beaucoup d'entreprises sont obligées de travailler en sous effectif tout simplement parce qu'elles n'arrivent plus à recruter. Et quand c'est le cas, cela s'explique très souvent par le fait que leur dirigeant fait une crise de foie à chaque fois qu'il doit ouvrir son portefeuille...

Dommage ! Car les sociétés qui investissent sur les hommes (et non sur les machines) à l'instar de Google qui recrute les meilleures compétences en leur faisant des ponts d'or, ou de Toyota chez qui chaque salarié reçoit en pourcentage la même augmentation que son boss, sont florissantes. Google est en effet l'une des premières capitalisations boursières du Monde tandis que Toyota a réussi, malgré de lourds handicaps (pas facile de fabriquer et vendre des voitures sur une île excentrée et en proie à de violents séismes tout au long de l'année), a ravir la place de numéro 1 mondial des constructeurs automobiles à General Motors !

La morale de cette histoire ? Les patrons qui managent à l'ancienne et qui pensent que leurs employés sont leurs serviteurs dévoués qui acceptent tout sans rechigner vont avoir beaucoup de mal à tenir le cap dans les 10 prochaines années. 

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