04.01.2007
rétro : enregistrement de l'histoire
Vous vous souvenez, il y a... des mois !?!?! Nous avions commencé à enregistrer la première "histoire à inventer " pour ceux qui n'avaient pas envie de lire, pour ceux qui ne pouvaient pas lire et puis sans doute aussi pour le simple plaisir de nous retrouver entre amis et de partager ne serait-ce qu'une quiche trop salée !!! Gene m'a rappelé qu'il restait des enregistrements aux oubliettes. Voilà, c'est fait. Bonne écoute.
09:44 Publié dans conception du roman | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.12.2006
Rétro Juin 2006 : un clin d'oeil à l'Aronde
Juin 2006, nous avions décidé de partir, sur une idée des deux michel(s), sur une histoire où chacun fait vivre son ou ses personnages. Et en passant, un petit clin d'oeil à l'Aronde ! Allez, bonnes fêtes à tous !
Post du 19.06.2006
l'histoire
Nuit étoilée silencieuse.
Etrangement silencieuse. Comme les quelques secondes qui précèdent l'arrivée d'une tornade.
Une grotte en bas d'une pinède, éclairée par la lune, large mais basse. Les galets tenus par la terre brillent. Ils ont été mouillés. Une poupée sur le coussin d'épines des pins, oubliée.
Délicieuse odeur de résine.
Perdu dans la forêt
Combien de temps cela fait-il que Yaneck erre dans cette forêt déserte ? Il ne sait pas. Il ne sait plus. Depuis que le moteur de son Aronde a rendu l'âme sur cette route paumée en pleine cambrousse, Yaneck a totalement perdu le sens de la réalité.
Petite parenthèse automobilistique-historico-déliro
l'Aronde
Les évolutions les plus marquantes de la carrière de l'Aronde seront ses changement de calandre : calandre en podium au début, calandre à une moustache arondie (1954), puis moustache rectiligne à partir de 1956.
Au point de vue technique on notera le réalésage à 1300 cm3 (moteur Flash en 1955) (http://membres.lycos.fr/popus/simca_aronde.html).
C'est là le problème. Le réalésage. Et la moustache tombante.
Fin de la parenthèse, reprise de l'histoire...
Son téléphone portable en panne de batterie, incapable de se repérer sur cette foutue carte routière à moitié déchirée, Yaneck se résout finalement à quitter son véhicule pour tenter de trouver une âme charitable susceptible de lui venir en aide. Là-bas, au loin, il croit apercevoir la lueur vacillante d'une ferme...
hou-houuuuuuuu, hou-hou-houuuuuuuuuu
Dans la grotte, de brillance, les galets suintent maintenant. Et des gouttes d'eau marquent le sable. Plus ni poupée. Ni épine de pin. Un hibou hulule. Yaneck sursaute. Il n’a jamais aimé les hiboux. Ces oiseaux nocturnes lui foutent une frousse de tous les diables. Et voilà que cette fichue bestiole remet ça. Hou-hou-houuuuuuuu, hou-hou-houuuuuuuuuu. Son poul s’accélère. Dans sa poitrine, son cœur bat maintenant la chamade à tout-va. Hou-hou-houuuuuuuuuuuu. Yaneck a du mal à réfréner sa peur. Déjà gamin, lorsque ses parents l’abandonnaient pour l’été chez sa grand-mère qui vivait dans un petit village perdu au fin fond de la Transylvanie orientale, il développait les mêmes angoisses compulsives à la vue des chauve-souris tournoyant autour des bâtisses en ruines.
En passant devant cette grotte luisante, il est saisi d’une impression étrange. Quelque chose d’indicible. D’éthéré. Il est persuadé de connaître ces lieux. Cette pinède : c’est pas vrai ! Mais oui, cette pinède. Non, c’est pas possible. Gosse, il venait y jouer. Il s’en souvient maintenant comme si c’était hier. Avec Tatiana, il venait souvent se cacher dans la grotte. Quels âges avaient-ils, cinq-six ans. Oui, c’est ça ! Même qu’une fois, c’est là que Tatania avait perdu la poupée que lui avait ramené son père à l’occasion d’un voyage d’affaire à Saint-Petersbourg. Ils étaient maintes fois retournés sur les lieux. Mais n’avaient jamais retrouvé la poupée. Son rythme cardiaque s’accélère. Il sent ses jambes se dérober.
« Assieds toi, mon vieux, assieds toi. Assieds toi et calme toi », se surprend-il à lâcher tout haut. Comment tout cela est-il possible ? La grotte. Les galets. La pleine lune. Le hibou. La pinède. La forêt. C’était il y a 25 ans de ça. Au fin fond de la Silésie. Or là : il est en France. Sur une route sinueuse du côté de Lodève.
A la brigade midiblogs
Jamais je n'aurais du me faire greffer cette paire de nibars démesurés, je ne vois même plus mes pompes maintenant ! J'aurais mieux fait de me teindre en brune, tout ça pour plaire à ce salopard qui s'est barré avec ma collection complète des feux de l'amour. Et puis, comment tu veux que l'on me prenne au sérieux avec un nom comme le mien ! Et puis mon frère ce nain de jardin qui se retrouve premier ministre, dire que quand on était petits je lui mettais des bouffes à longueur de journée et maintenant il fait peur à tous. Au fait, je me suis pas présentée, je suis Zyga Sarkolit. Et dire qu'il m'a fallut coucher pour incorporer La brigade midiblogs.
Alors ne me dites pas "avec ton frère, ça doit être facile pour toi", avec mon cul oui et mes nibars en plastoke... Et ce Yaneck qui nous boussille toutes les arondes de la brigade, ça fait deux heures qu'il aurait du appeler, il doit être encore en train de siffler des 664 ! Il est plus fort pour me reluquer le cul que pour conduire celui-là.
4ème étage d'un immeuble en ville
Victor s'active sur son ordinateur. Son coeur bat fort, sa concentration est maximale, l'adrénaline le pousse à continuer ses investigations. La cafetière à portée de main, il fume clop sur clop. Ce soir, il a enfin réussit à créer son monde virtuel presque comme il le voulait. Seul cette Zyga lui pose problème, il n'arrive pas à la maîtriser complètement.
Mais qui est Victor ? Le jour, employé modèle d'une plateforme de blogs, la Zvats (cf la note midiblogs sur le sujet), il ne se fait jamais remarquer, il passe même pour quelqu'un d'un peu trop introverti. La nuit, il est tout autre ; il rentre à 18h10 précises chez lui et travaille tard dans la nuit pour mener à bien ses essais sur la création d'un monde virtuel particulier. L'idée lui était venue aux Etats-Unis, lorsqu'il était l'assistant d'un informaticien un peu fou, spécialiste de jeux, dont l'idée phare était d'intégrer du réel 100 % vrai dans le virtuel.
Note midiblogs - Flash spécial : La Zvats s'implante à Lodève
De toutes les holdings connues de la terre entière, sises en buldings des plus hauts les plus hauts, des plus grands les plus grands, la Zvats avait choisi d'implanter des bureaux dans un lotissement pavillonnaire hébergeant près de 400 collaborateurs, près d'un village français : Lodève. Alors qu'en Hongie, la Zvats comptait maintenant plusieurs plateformes, dont les blogs s'étaient spécialisés et référencés en soins dentaires et chirurgies esthétiques, la France continuait sur la voie du tourisme culturel.
Aux États-unis, et suite à un renversement inattendu du pouvoir politique, les ventes d'armes ayant baissé de près de 18 % en trois ans, la Zvats avait pour mission de reconquérir ce marché. Une cellule particulière avait été créée avec de jeunes gens doués de compétences informatiques peu communes, pour conquérir une cible d'adolescents.
Le voyeur du 4ème
"Décidément ce voisin est étrange. Tout les matins il part travailler à 7h50 précises et il rentre le soir à 18h10 pétantes". Bamb Zenou, petit vieux de 87ans observe le moindre des gestes de son voisin. Le fameux Victor. Un personnage étrange que ce Bamb Zenou. Parti de rien, il est arrivé au sommet d'une gloire inimaginable comme chanteur puis est revenu à rien. Habitant l'appartement à droite de celui de Victor sur le palier du 4ème étage, Bamb espère toujours de l'animation chez son voisin afin d'occuper ses journées.
Aujourd'hui, il semble exaucé. Comme quoi ça paye la patience. En effet des cris de joie inhabituels retentissent de chez le voisin.
Se levant difficilement de son siège, 87 ans mais pas toutes ses dents, Mr Zenou se dirige avec lenteur vers l'oeil de boeuf qu'il a fait faire pour voir chez Victor. Facile à faire faire... Car Victor a des horaires prévisibles.
Il se passe la main sur son crane dégarni et plein de taches comme pour se recoiffer, passe ses lunettes sur son nez et jette un oeil sur ce qui passe à côté. D'occupations ce jour là Bamb ne manque pas...
Sur la route de Lodève
Tandis que Yaneck est toujours assis près de la route de Lodève à côté de la grotte, un cordonnier passe en trombe sur la nationale et percute quelques mètres plus loin une poupée mouillée.
Houuuuuuuuuuuuuuuu.
Houuuuuuuuuuuuuuuu
Yaneck, ici Zyga...
L'oreille de Yaneck se met brusquement à siffler.
- Zebra huit à Rhino dix : ici c'est Zyga ! Mais qu'est-ce tu foutais mon gars ? Ca fait une bonne heure que j'cherche à te joindre. Tétéou ?
- Heu, bin : j'ai planté l'Aronde. Là, j'suis dans une forêt d'pins. Apparement près d'une grotte. J'ai voulu me connecter sur ma microblogsphèreinterne pour te laisser ma position, mais j'suis subitement tombé en panne de réseaux en approchant d'une grotte luisante. C'est normal tu crois ?
- Yaneck, soit prudent, une grotte luisante ça me dit rien de bon, tu vas finir dans un bureau à force de niker toutes les z'arondes. La dernière fois, c'est parce que tu me reluquais les nibars que t'as pas vu la vieille qui traversait, bon heureusement, y'a pas eu grand chose, juste un phare. Au fait, t'es allé au moins à son enterrement à la vioque ?
-GRrrrrrrr-XXXXxxxxxx-WWvvvvv-____??????====ksu,ksu,ksuu;bzzzzuuuu-bzzzzuuuu.&&&&/****+++ççççùùù§§§§§3""""""@@@@######))::
Une nuée de moustique vient de s'aplatir sur Yaneck.
Friture sur la fréquence
- ça y est, ça coupe ! Oh Victor, viens voir ma radio au lieu de trafiquer ton PC, ça coupe, allez magne toi un peu.
Putain, t'es une catastrophe toi, on dirait un vendeur de quiche avec ton tablier, regarde moi cette radio et essaie de localiser Yaneck.
- Eh merde ! Voilà qu'une fois de plus, ça larsène dans mon oreillette.
Excédé, Yaneck, arrache le bidule qui lui obstrue le conduit oriculaire. Photographe-rédacteur-délireur de blogs dans un grand groupe multimédia du sud de l'EUROPE, Yaneck se doute alors qu'il ne va pouvoir compter que sur lui même pour se sortir de ce bourbier. Certes, officiellement, il fait partie de la brigade Aronde de nuit. C'est sa couverture. Mais le job est mal payé. Très mal payé même, en référence à la grille syndicale pratiquée en Silésie horizontale. Et entre les lolos 34B-43D de seins démesurés de Zygma et les rôts à répétition de son partenaire, il sent indiciblement qu'il est désormais temps. Qu'il lui faut prendre LA Grande décision. La Seule. L'Unique qui s'impose...
- Bon Victor, ça vient cette localisation, et puis ce Yaneck, même pas foutu de m'appeler Zyga, y commence à me gonfler avec son Zygma par çi, zygma par là, je vais lui refiler un coup de nibar, il va se perdre pour de bon. Et dire que mon premier job était caissière à SUPER Q, j'en ai parcouru du chemin depuis, plus souvent allongée qu'en marchant, mais bon chacun joue avec ses atouts et moi j'ai deux jockers devant et un as derrière, hahahahah !
Quand Victor s'énerve...
Victor se ronge les ongles et envoie balader la cafetière et le gobelet, sans savoir qu'il est observé par son voisin voyeur. Cette Zyga commence à l'énerver pour de bon ! Il l'a créé de toutes pièces, à son image, celle de ses fantasmes issus de la lecture des San Antonio de sa jeunesse. Et maintenant, elle se permet de lui permet comme s'il était un moins que rien. Il va vraiment falloir qu'il bidouille son personnage.
En attendant, il doit lui donner cette fameuse localisation. Alors, il est où ce Yaneck ? Là, c'est autre histoire, c'est un humain, un vrai, pas un clone ou une zyga ratée (à part ses nibars, ça il aime) !
... et que Bamb Zenou matte...
L'oeil rivé à l'oeil de boeuf, Bamb regarde le café couler sur le sol... Il est stupéfait. Il n'aurait pas imaginer une seule seconde que ce voisin si peu singulier puisse avoir un tel accès de colère.
Le petit vieux se dirige alors vers le fond de son appartement, s'approche de la bibliothèque et bouge un livre, les grandes étagères se mettent aussitot à tourner, libérant une ouverture suffisante pour Bamb qui se glisse à l'intérieur de la petite pièce. Allumage des 4 ordinateurs, des 15 écrans de contrôle où défilent les images de 55 caméras placées dans tout l'immeuble et tous les appartements.
Exhibitionnistes les blogueurs ??
Un oeil sur tout ce qui se passe... Le père Zenou, malgré son âge, est à la pointe de la technologie. L'écran plat de l'ordi numéro 1 affiche enfin le bureau. Le retraité lance internet pour mettre à jour son blog. Exhibitionnistes les blogueurs ?? Non, pas Bamb ! Il exhibe ses voisins, pas lui-même. Vidéos, podcasts de conversations privées, commentaires, publications de critiques sur la vie intime de l'immeuble... Le choix ne manque pas sur le blog de ce vieux pervers.
A l'aide d'un écran de contrôle, Bamb tente de faire une mise au point sur Victor, afin de voir ce qu'il trafique. Chic alors, il va avoir des choses à raconter ce soir sur son blog ! C'est qu'il faut bien contenter ses lecteurs assidus et ceux de passage qui, choqués, ne reviennent jamais ! Il faut en mettre plein la vue !
La petite du deuxième qui oscille entre anorexie et boulimie, il a fait une catégorie rien que pour elle ! Victor ne bénéficiait pas encore de cet honneur, à présent c'est chose faite !
On dirait que ce jeune blaireau est en train de jouer aux Simmy's, le jeu qui permet de faire vivre des personnages virtuels. C'est étrange, les décords ne ressemblent pas du tout au célèbre jeu.
Cette nuit, il semble que Bamb ne va pas beaucoup dormir, il restera dans son repaire, pour pouvoir comprendre ce qui intéresse tant Victor sur son ordinateur !
Zyga et Victor : du dialogue de poète...
Zyga en voyant Victor se demande encore pourquoi elle l'avait laissé un jour lui peloter les nibars, elle n'était pas dans son état normal ce jour là, elle voulait dire non mais quelque chose en elle l'en empêchait.
Zyga n'avait pas connu ses parents, son père soit disant se nommait Jean Pentium et sa mère Soph MICRO.
- Bon, Victor tu t'affoles le beignet, prends le détecteur et viens avec moi, il reste une Aronde, on va la prendre et partir à la recherche de Yan.
- Oui, j'arrive ma douce Zyga, t'énerve pas, tu sais que je n'aime pas ça...
Victor chausse ses lunettes à virtualité intégrée, une de ses inventions révolutionnaires, et pousse la manette Il se retrouve aux côtés de Zyga, au volant del'Aronde. Il a une boule au fond de la gorge, ça lui fait ça à chaque fois qu'il se retrouve aux côtés de sa créature. Même ratée, il l'a trouve terriblement trop sexy...
- Zyga, oh Zyga, j'peux toucher, juste une fois ?
- Pas touche, t'as une bite à la place de la cervelle, c'est pas vrai ça, bon juste une fois alors !
Houps ! Scuse moi Victor, j'me suis trompé de levier, le tien il n'a que 2 vitesses, hahahahahah !!!
Victor reprend ses esprits et se met à chercher Yaneck.
Zyga roule à toute allure, elle s'en bat les roustons des keufs, puisque son frère est premier ministre et elle chef de la célèbre brigade midiblogs.
elle aperçoit dans le rétro un motard qui les suit,
- Ho Victor, schouff derrière, c 'est pas ce paparazzi encore qui travaille à RANCE-DIMANCHE ?
Le téléphone sous le pont
Yaneck se souvient brusquement qu'avant de tomber en panne sur cette route déserte, il avait traversé un tunnel sous un pont. Comme dans tous les ouvrages d'art de ce genre, il devait bien il y avoir un téléphone. Il n'avait pas fait gaffe. Mais c'était règlementaire. Alors...
Alors, il pourrait téléphoner. Donner sa localisation. Avertir la Brigade. Zyga pourrait venir le chercher en scooter ou en solex. Peu lui importait. Il se rejouissait déjà à l'idée de luis passer une main coquine entre ses deux seins siliconés, comme elle lui avait maintes fois laissé faire lorsqu'ils partouillaient ensemble dans les rues de Lodève.
Lodève ??? voix off + images subliminales touristico informativo concheption !
petite parenthèse touristique concernant la route de Lodève
Haa Lodève (http://www.lodeve.com/). Son panneau d'entrée.
Ses rues pavées supportant de joyeux collègues. Ses chiens savants qui attendent sagement leurs maîtres dans la voiture.
Ses rues pavées d'arbres de noël...
Mais quelle est l'ignoble qui a eu l'idée d'aller à Soumont en passant sur le panneau !!!
Même en plein été !
Et ses maboules qui déboulent à tout va, qui boul'artent pour un oui ou pour un non, ou qui balguent-boulent sur leur blog en blèguant à bligue-l'art-ti-gô...
Fin de la parenthèse, reprise de l'histoire...
L'Aronde dans le pont
La nuit. Sombre. Quelques cachets -peut-être-. Un rien d'alcool -sûrement-. Une vitesse excessive. Un peu de pluie. Un tunnel sous un pont... Zyga crie :
- Ho putaing, con ! Un chat qui traverse, merde je l'ai ratéééééééééééééé, ha, bouuuuuuum.
Ca y est, encore une aronde de moins, Zyga reprends vite ses esprits car grâce à ses deux air-bag siliconés elle s'en sort pas trop mal. Ho Victor, labèss?
- ça va, ça va. T'es bargeot Zyga de faire des écarts comme ça. C'est à qui ce chat d'abord, je l'connais pas, il est pas dans mon histoire. Encore un coup d'Adey...
L'aronde commence à prendre feu...
- "Mon pied ! Il est coincé..." Le feu se propage rapidement, le pare-brise vole en éclats, la chaleur commence à faire fondre les nibars siliconés de Zyga. "Victor! Tire, tire, tu vas tirer oui ! Bon passe moi ton laguiole, vite." Zyga coupe ses orteils coincés sous la pédale au laguiole, sous l'oeil stupéfait de Victor qui ne pourra sûrement plus trancher le sauciflar avec.
- Enfin, Zyga, pas avec mon laguiole, quand même ! Et Yanek, au lieu de boul'arter, de balgue-bouler en blèguant à bligue-l'art-ti-gô... tu pourrai venir m'aider à sortir Zyga de là ? C'est saignant, moi je suis un grand émotif, je crois que je vais m'évanouir.. Ahhhhhhh, c'est pire car la corrida, ça gicle dans tous les sens. Et puis, toute cette fumée. AU SECOURS !!!!
- Vas-y Victor, fais-moi un garot, A LA JAMBE ! PAS AUX NIBARS, ils sont en plastocs. (note de l'auteur : Victor aurait-il caché un processeur dans le silicone ?) Et dire que dans deux jours je pars en Corse, avec des orteils en moins et des nibars fondus. Pourquoi j'ai fait ce concours 'Miss blog Nibars" ? Bon j'ai gagné une semaine sur l'île de beauté, mais qui va tenir la brigade ? Yaneck si on le retrouve !
Non, Victor ne peut pas faire ce garot... c'est trop dur pour lui. Et il doit repartir vite fait dans son monde, car le temps passe et il risque de se faire coinçer ici s'il reste. Il sort de la voiture en criant à Zyga :
- Zyga, ma poule, tu va devoir le faire toi-même ce garot, tu sais que j'ai pas mon brevet. Et je dois trouver Yaneck ! D'ailleurs, le voilà, regarde, au bout du tunnel, c'est lui... YANECK !
- Victor espèce d'enc... va, va chercher bonheur, j'ai pas besoin de toi finalement
Voix off :
Chut ! J'peux pas parler. Suis pas à la maison. Suis pas sur mon ordi. J'jongle entre deux bécannes. J'ferme et ouvre les applications à toute vitesse et dès qu'j'ai un creux, j'viens jeter un pt'it coup d'oeil sur la plateforme.
A plus tard dans la soirée. Faut que j'raccroche : (ctrl+alt+suppr) tuuuuuuu.....tuuuuuuuuu.tUUUUUUU....tuuuutttttttttt
Bamb regarde Victor retirer ses lunettes. C'est stupéfiant. Un personnage a disparu du jeu. Un personnage qui ressemblait étrangement à Victor d'ailleurs.
Le vieux Zenou se met à taper toute cette aventure sur son blog.
Les réactions ne tardent pas, négatives et positives :
"Espèce de vieux con, je savais que t'étais un pervers et un gros facho mais tu ajoutes la folie à la liste déjà longue de tes défauts !"
"Voilà qui est étrange..."
"C'est un allumé ton voisin, d'ailleurs, ce n'est qu'un repaire d'allumés ton immeuble !"
"Range ton matériel pépé et fais des mots croisés !"
"C'est plus de ton âge, va t'acheter du viagra et occupes toi de la vieille du 5ème."
"Fous lui la paix à ton voisin !"
"C'est quoi les lunettes ? Jamais vu ça sur le marché !"
Les réactions avouons-le étaient beaucoup plus souvent négatives.... Et toujours anonymes.
Il fallait que Bamb trouve un moyen de trafiquer ses ordinateurs avec celui de Victor afin de lui permettre de voir tout ce qui se passait plus précisément sur cet écran. Hallucinations ou vérité ?
Pour le moment. Victor allait se coucher, c'est qu'il devait être prêt pour 7h50 !
Bam Zenou farfouilla dans son répertoire afin de trouver le numéro d'un informaticien au poil qui pourrait mettre les ordis discrètement en réseau !
Il tomba sur la bonne personne....
Demain soir en rentrant du travail, Victor se mettrait devant son ordinateur et là... Il n'aurait plus de secret pour Bamb !
Un voisin allumé. Un repaire d'allumés. Une boîte d'allumettes. Une vieille allumeuse au coffre ergonomique sachant attiser les braises. Un immeuble en flammes. Un brasier.
Des pompiers. Des pompiers. Des pompiers. Une foule de badauds sidérés. Anxieux, silencieux. Une affreuse odeur de caoutchouc mêlé de plastique brûlé. Des petites explosions répétées. Des cris désespérés. Des cheveux arrachés. Et... Des sauvegardes sauvegardées.. à peut-être négocier...
Héhéhé RAID !!!http://www.linternaute.com/hightech/sauvegarde/raid.s...
Raid, tue raide la perte de fichier
Une larme perle dans un des coins ridés de l'iris scintillant de Yaneck. Il étouffe un slangot. Zyga vient de lui apprendre l'horrible nouvelle. Elle s'envole. Prend la large. Se casse. Se triailleur. Prend la tangeante. Cap sur l'horizon de Mare nostrum. Là-bas. Au loin. Vers cet ailleurs insulaire d'où on ne revient jamais tel qu'on l'était au préalable en arrivant....(*)
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(*) Biffez les lourdeurs stylistiques inutiles
T'inquiètes Yaneck, tu prends les commandes de la brigade, surveilles moi ce Victor, garde moi le au frais, quand je rentre, je lui tord le cou, tu sais un accident est vite arrivé.
Et passez pas vos soirées a regarder le mondial en sirotant les 664 de la ronde. De toute façon c'est encore le Brésil qui va gagner. La France avec un astrologue comme entraineur elle sera de retour avant moi.
Réel, virtuel, des mondes en flamme
Victor arrache ses lunettes. Elles le brulent, il sent la douleur autour de ses yeux, il est douleur, il hurle, il crie. Autour de lui, des flammes, la chaleur, l'oppression d'être traqué à l'intérieur. A peine revenu de ce monde virtuel où il a abandonné Zyga dans l'Aronde en feu, le voilà encore au milieu des flammes.
Bon sang, que s'est-il passé ? Par où sortir ? Il est coincé. Dehors, les sirênes des pompiers. Devant lui l'ordinateur encore en marche. A-t-il le choix ? Non ! Vite, il rechausse ses lunettes brulantes et ouvre la seule porte de survie qui se présente à lui. Il entre dans l'inconnu, ne sait pas s'il pourra un jour en sortir, que deviendra ce monde sans lui aux manettes s'il ne peut jamais revenir... Peu importe, il lui faut sauver sa peau... elle commence à sentir le cochon brulé. Il enclenche la manette, c'est parti pour le monde de Zyga, Beldouch et les autres...
Bamb prend peur... Il semblerait que le feu ait démarré de chez le jeune blaireau ! Il sort, encore en charentaises. C'est qu'il a retrouvé ses 20 ans avec cet incendie ! Impressionnant ce que peut faire l'instinct de survie. Le système anti-incendie enclenché, le père Zenou descend les 4 étages précipitament. Les pompiers sont là. L'immeuble crépite et menace de s'écrouler.
Tout ses disques d'or, ses textes de chansons, ses interviews, tout est perdu ! Bamb est désespéré. Il n'a plus rien. La gamine de 2ème plus large qu'une allumette est présente à côté du tuyau des pompiers. Elle est bousculée par un soldat du feu parti à la recherche de la vieille du 5ème. Elle est dans les flammes.
Tout l'immeuble est là. Sauf La vieille. Sauf Victor.
L'appartement de la vieille étant situé au dessus de celui de Victor, Bamb agoisse. Et si c'était déjà trop tard ?
Il va voir celui qui semble commander les pompiers:
- Excusez-moi, je crains qu'il y ait aussi une personne au 4ème.
- Monsieur, je suis désolé mais cet endroit n'est plus accessible ! Et en plus, nous n'avons rien remarqué en passant devant ! Vous devez faire erreur, répond le capitaine en ne lachant pas des yeux les flammes.
Bamb se maîtrise, il ne va quand même pas révéler son secret à ce pompier qui ose lui dire qu'il fait erreur ! Lui, Bamb Zenou, ne fait jamais erreur ! Le vieux meurt d'envie de crier qu'il sait tout de l'immeuble grace à ses caméras, et qu'il sait surtout que Victor est encore dans son appartement. Il ne reste qu'à prier. On verra quand l'incendie sera éteint.
Yaneck en a mare. Il tourne en rond. « Tout ça ne mène à rien », maugrée-t-il en trébuchant sur une pine de pin. Il s’assied. Ereinté par cette folle journée. Il revisionne le film de la journée. En accéléré. L’incendie. Ce brasier énorme. Sa fuite effrénée dans les rues de Lodève. Les cris de Zyga. Ceux du petit vieux mateur. Les sirènes des voitures de pompiers et celle des flics municipaux. Les hurlements. Ces hurlements stridents qui lui crevaient les tympans.
Adossé au tronc de cet arbre, il tente de mettre de l’ordre dans ses idées. La nuit, cette fois le rassure. Le silence. Cette forêt. Cette grotte. Pour la première fois depuis bien longtemps il se sent maintenant apaisé. Mais sait pertinemment que cela ne va pas durer...
La résine coule à l'arrêt sur l'arbre fendu. Machinalement, Yaneck décroche la petite boule de sirop durci et suit le sillon d'or. En haut, adossée sur une branche, la poupée le regarde.
Une bourrasque soudaine décroche les épines. Le pollen jaune-brun irrite et colore alentour. Le tronc du pin semble un abri. La poupée tombe. Sur son ventre, des cercles de trous. Un haut parleur...
Wahouu...
----
La poupée. Ce regard. Ces yeux qui le regardent. Ces yeux de cristal. Ces yeux ? Non !
... Ses YEUX ! Yaneck n'y croit pas? Ce sont bien les siens qui l'observent. Le dévisagent. Oouiiiii. Ce sont SES yeux. Ils observent la poupée. Et la poupée les observent. Qui est qui ? Et qui fait quoi ?
... Soudain, Yaneck panique. Les décors, dans ses rêves ont disparu.
Zyga, Bamb, Victor...
...Vais-je m'en tirer ?
Vaste question !
Il en était là de ses intrrrrroorguuuuations, lorsque sans crier gare, Waterpouf, Zoezic, Mikaelig, Adey, Julie, Pierrot, Han, Lol, Alex, et tous les autres, apparûrent dans leur parure "sang" sans "or" sur les parements dorés des cet Azur doré. Qu'est-ce celà était-il à dire ????
Plus de solution à rien. Tout s'emballe. Les fonctions ne fonctionnent plus. Plus de case départ à 20 000 et les vies deviennent inaccessibles. Des lignes zèbrent l'atmosphère en courbes continues, comme des pierres accochées à un fil, lancées au javelot. Pas de nom pour les qualifier : les enchevêtremens juxtaposés des bandes colorées forment des tons inconnus du vocabulaire commun. La nature aurait décidé de rendre à cet instant, toutes les couleurs de ses temps, pluie soleil nuage jour nuit, et fixer la théorie qu'en mélangeant le tout les noirs et blancs disparaissent.
Du haut parleur du ventre de la poupée, le message éclair d'un rire de sorcière possédée.
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Commentaires
moi ma jeunesse c'etait Frédéric DARD pour ceux qui ne l'on pas remarqué
Ecrit par : pierrot lz zygo | 03.06.2006
oui, san pierrot l'tonio, on l'avait deviné... Mais ce n'est pas sale ! j'en ai meme 2-3 à la maison...
Ecrit par : dorothée | 03.06.2006
Yaneck sursaute. Il n’a jamais aimé les hiboux. Ces oiseaux nocturnes lui foutent une frousse de tous les diables. Et voilà que cette fichue bestiole remet ça. Hou-hou-houuuuuuuu, hou-hou-houuuuuuuuuu. Son poul s’accélère. Dans sa poitrine, son cœur bat maintenant la chamade à tout-va. Hou-hou-houuuuuuuuuuuu. Yaneck a du mal a réfréner sa peur. Déjà gamin, lorsque ses parents l’abandonnaient pour l’été chez sa grand-mère qui vivait dans un petit village perdu au fin fond de la Transylvanie orientale, il développait les mêmes angoisses compulsives à la vue des chauve-souris tournoyant autour des bâtisses en ruines.
En passant devant cette grotte luisante, il est saisi d’une impression étrange. Quelque chose d’indicible. D’éthéré. Il est persuadé de connaître ces lieux. Cette pinède : c’est pas vrai ! Mais oui, cette pinède. Non, c’est pas possible. Gosse, il venait y jouer. Il s’en souvient maintenant comme si c’était hier. Avec Tatiana, il venait souvent se cacher dans la grotte. Quels âges avaient-ils, cinq-six ans. Oui, c’est ça ! Même qu’une fois, c’est là que Tatania avait perdu la poupée que lui avait ramené son père à l’occasion d’un voyage d’affaire à Saint-Petersbourg. Ils étaient maintes fois retournés sur les lieux. Mais n’avaient jamais retrouvé la poupée. Son rythme cardiaque s’accélère. Il sent ses jambes se dérober. « Assieds toi, mon vieux, assieds toi. Assieds toi et calme toit », se surprend-il à lâcher tout haut. Comment tout cela est-il possible ? La grotte. Les galets. La pleine lune. Le hibou. La pinède. La forêt. C’était il y a 25 ans de ça. Au fin fond de la Silésie. Or là : il est en France. Sur une route sinueuse du côté de Lodève.
Ecrit par : BELDOUCH | 03.06.2006
Aïe, aïe, aïe...
"Toi-toi mon toit..."
Ai pas fait gaffe!
Doro, si tu pouvais mettre un p'tit coup de "suppr" sur le "t", ça f'rait moins désordre...
Et si tu en vois d'autres - de fôtes ! - n'hésite - pas !
Merci "Queen Quich'woman"...
Ecrit par : BELDOUCH | 03.06.2006
c nickel beldouch, y'a plus de t. Par contre n'oublie pas de rattacher, d'une façon ou d'une autre ton yaneck au monde des blogs... c le fil rouge (ou bleu). Bon et puis il faudrait que je m'y mette moi aussi...
Ecrit par : dorothee | 03.06.2006
Merci pour ta rigueur de correctrice.
Pour le fil bleu, c'est pigé. J'y pense. A la première occase, je bascule dans la blogsphère. Mais laisse-moi le temps de l'apprivoiser, mon personnage !!!!
Ecrit par : BELDOUCH | 03.06.2006
tout le temps que tu veux beldouch, on n'est pas pressé, c'était juste au cas ou t'aurais pas vu la "consigne". eh, c bientot l'heure de l'aronde, non ?
Ecrit par : dorothée | 03.06.2006
Ouais, c'est vrai, mais ce soir, j'suis un peu seul.
Le Pierrot est allé "véiper" à Nîmes. P'être qu'il nous reviendra avec une Cadillac, du Champ's en guise de 664 et des toasts au foie gras pour concurrencer tes légendaires quiches...
Ecrit par : BELDOUCH | 03.06.2006
02h11 zon remplacer la 664 par du hic Mumm
Ecrit par : pierrot lz zygo | 04.06.2006
Voilà, j'ai adopté Victor, le voici :
Victor s'activait sur son ordinateur. Son coeur battait fort, sa concentration était maximum, l'adrénaline le poussait à continuer ses investigations. La cafetière à portée de main, il fumait clop sur clop. Ce soir, il avait enfin réussit à créer son monde virtuel presque comme il le voulait. Seul cette Zyga lui posait problème, il n'arrivait pas à la maîtriser complètement.
Qui était Victor ? Le jour, employé modèle d'une plateforme de blogs, il ne se faisait jamais remarquer, il passait même pour quelqu'un d'un peu trop introverti. La nuit, il était tout autre ; il restait au bureau tard pour mener à bien ses essais sur la création d'un monde virtuel particulier. L'idée lui était venu aux Etats-Unis, lorsqu'il était l'assistant d'un informaticien un peu fou, spécialiste de jeux, dont l'idée phare d'intégrer du réel 100 % vrai dans le virtuel.
Ecrit par : dorothée | 04.06.2006
doro zyga elle est dans le virtuel ou dans le réel?
Ecrit par : pierrot lz zygo | 04.06.2006
je me lance aussi!!! Et je cré Bamb Zenou! Je crois que l'idée du nom est plutot claire!
"Décidément ce voisin est étrange. Tout les matins il part travailler à 7h50 précise et il rentre le soir à 18h10 pétantes. Bamb Zenou, petit vieux de 87ans observe le moindre des gestes de son voisin. Le fameux Victor. Un personnage étrange que ce Bamb Zenou. Parti de rien il est arrivé au sommet d'une gloire inimaginable comme chanteur puis est revenu à rien. Habitant l'appartement à droite de celui de Victor sur le palier du 4ème étage, Bamb espère toujours de l'animation chez son voisin afin d'occuper ses journées.
Aujourd'hui il semble exaucé. Comme quoi ça paye la patience. En effet des cris de joie inhabituels retentissent de chez le voisin.
Se levant difficilement de son siège, 87 ans mais pas toutes ses dents, Mr. Zenou se dirige avec lenteur vers l'oeil de boeuf qu'il a fait faire pour voir chez Victor. Facile à faire faire... Car Victor a des horaires prévisibles.
Il se passe la main sur son crane dégarni et plein de taches comme pour se recoiffer, passe ses lunnettes sur son nez et jette un oeil sur ce qui passe à côté. D'occupations ce jour là Bamb ne manque pas..."
Ecrit par : Adey | 04.06.2006
adey ç a va pas doro elle a dit que victor reste le soir au bureau souvent et toi tu dis qu'il est réglé comme une pendule
Ecrit par : pierrot lz zygo | 04.06.2006
oups j'ai raté un passage alors!! flute! honte de moi!
je suis pas assez attentive dans ma lecture! pas bon!!! je vais essayer d'intégrer le papy à internet mais pas tout de suite... lol
mais là je vais essayer de remettre en route la piscine de mon ancienne maison... je re écrirai ça en corrigeant!! promis!
Ecrit par : Adey | 04.06.2006
non, y'a pas de souci, il peut bosser de chez lui victor le soir... et pour zyga, c à voir, elle a une tronche de virtuel raté non ? L'ID ça pourrait que de toutes façons les personnages vivent leur histoire, alors qu'ils sont + ou - crée ou manipulé par victor. Pour ceux qui ont lu "nous les dieux" et "le souffle des dieux" de Werber, c un peu l'histoire des élèves dieux qui créent des peuples sur des mondes, peuples qui sont finalement imprévisibles, ingérables d'en haut... Victor pourrait avoir crée certains personnages comme zyga mais intégré des vrais z'humains comme yanneck... à voir, on a le temps !
Ecrit par : dorothée | 04.06.2006
De toutes les holdings connues de la terre entière, sises en buldings des plus hauts les plus hauts, des plus grands les plus grands, la Zvats avait choisi d'implanter des bureaux dans un lotissement pavillonnaire hébergeant près de 400 collaborateurs, près d'un village français : Lodève. Alors qu'en Hongie, La Zvats comptait maintenant plusieurs plateformes, dont les blogs s'étaient spécialisés et référencés en soins dentaires et chirurgies esthétiques, La France continuait sur la voie du tourisme culturel.
Ecrit par : Gene | 04.06.2006
Aux États-unis, et suite à un renversement inattendu du pouvoir politique, les ventes d'armes ayant baissé de près de 18 % en trois ans, la Zvats avait pour mission de reconquérir ce marché. Une cellule particulière avait été créée avec de jeunes gens doués de compétences informatiques peu communes, pour conquérir une cible d'adolescents.
Ecrit par : Gene | 04.06.2006
Sur la route de Lodève, un cordonnier percuta une poupée mouillée.
Ecrit par : Gene | 04.06.2006
Houuuuuuuuuuuuuuuu.
Houuuuuuuuuuuuuuuu.
Ecrit par : Gene | 04.06.2006
Tiens : vlà maintenant que les "décors" y causent. Bizarre, comme c'est bizzare ! Vous avez dit BIs-Art. Comme c'est Bi-Ze-âr-T....
Bon alors, on en est où ?
Ah oui : Y a un grand manipulateur. Il s'appelle Victor. Il crée des personnages. La fameuse Zygma aux nibards en plastocs. Jusque-là, Ok ! Mais Le Victor en question (dont on on ne sait pas d'ailleurs au passage s'il a quelque chose d'anti-fada sur les bords ou pas) il a aussi intégré des vrais z'humains. N'est-il pas ? K'est-ce à dire ? On revient sur la version SF ou on reste dans le veine Héroïc fantaisy ? Suis chiant, je sais, avec mes interrogations et mes doutes de hululeur de hiboux, mais bon, c'est juré : j'dirais plus rien et je continue à me coltiner le gars Yaneck. Jusqu'où ? Sais pas encore. On verra bien à l'usage...
Ecrit par : BELDOUCH | 04.06.2006
L'oreille de Yaneck se met brusquement à siffler.
-"Zebra huit à Rhino dix : ici c'est Zyga ! Mais qu'est-ce tu foutais mon gars ? Ca fait une bonne heure que j'cherche à te joindre. Tétéou ?"
- "Heu, bin : j'ai planté l'Aronde. Là, j'suis dans une forêt d'pins. Apparement près d'une grotte. J'ai voulu me connecter sur ma microblogsphèreinterne pour te laisser ma position, mais j'suis subitement tombé en panne de réseaux en approchant d'une grotte luisante. C'est normal tu crois ?"
Ecrit par : BELDOUCH | 04.06.2006
c ça beldouch, occupe toi de yaneck et moi de victor, comme ça les vaches seront bien gardées, comme on dit de là ou je viens... non, mais !!!
En fait, je ne sais pas encore pour victor tout ce qu'il fait, je le découvre moi aussi en le créant. Disons qu'on verra plus tard, mais de toute façon, pour l'instant yaneck ne connait pas l'exsitence de victor, donc il ne peut pas savoir si il est manipulé, virtuel ou je ne sais quoi. C + clair là ? Non, ben tant pis.... continue, le principal c de prendre plaisir à écrire ensemble...
Ecrit par : dorothée | 04.06.2006
salut gene, le "Houuuuuuuuuuuuuuuu." c la poupée qui a mal ou c toi qui me demande si je suis là ?
J'ai bien eu ton mail, je t'appelle demain, bises
Ecrit par : dorothée | 04.06.2006
Yaneck, soit prudent, une grotte luisante ça me dis rien de bon, tu vas finir dans un bureau aforce de niker toutes les z'arondes.
la dernière fois c parce que tu me reluquais les nibars que t'as pas vue la vieille qui traversait, bon heureusement y a pas eu grand chose, juste un phare. Au fait t'es allé au moins a son enterrement à la vioque?
Ecrit par : pierrot lz zygo | 04.06.2006
-" GRrrrrrrr-XXXXxxxxxx-WWvvvvv-____??????====ksu,ksu,ksuu;bzzzzuuuu-bzzzzuuuu.&&&&/****+++ççççùùù§§§§§3""""""@@@@######))::
Ecrit par : BELDOUCH | 04.06.2006
Une nuée de moustique vient de s'aplatir sur Yaneck.
Ecrit par : Gene | 04.06.2006
ca y est ça coupe, ho victor viens voir ma radio au lieu de trafiquer ton pc, ça coupe, allez magne toi un peu.
Putain t'es une catastrophe toi, on dirait un vendeur de quiche avec ton tablier, regarde moi cette radio et essai de localiser Yaneck.
Ecrit par : pierrot lz zygo | 04.06.2006
Salut, tous !!!
Ecrit par : Gene | 04.06.2006
Heu salut tous, c'est pas dans l'histoire !! houuu ça pouvait l'être. J'vous embrasse, jfais un ptit tour et pis m'en vais !
Bonne nuit !
Ecrit par : Gene | 04.06.2006
salut gene
Ecrit par : pierrot lz zygo | 04.06.2006
Eh merde ! Voilà qu'une fois de plus, ça larsène dans son oreillette. Excédé, Yaneck, arrache le bidule qui lui obstrue le conduit oriculaire. Photographe-rédacteur-délireur de blogs dans un grand groupe multimédia du sud de l'EUROPE, Yaneck se doute alors qu'il ne va pouvoir compter que sur lui même pour se sortir de ce bourbier. Certes, officiellement, il fait partie de la brigade Aronde de nuit. C'est sa couverture. Mais le job est mal payé. Très mal payé même, en référence à la grille syndicale pratiquée en Silésie horizontale. Et entre les lolos 34B-43D de seins démesurés de Zygma et les rôts à répétition de son partenaire, il sent indiciblement qu'il est désormais temps. Qu'il lui faut prendre LA Grande décision. La Seule. L'Unique qui s'impose...
Ecrit par : BELDOUCH | 04.06.2006
bon victor ça vient cette localisation, et puis ce Yaneck, même pas foutu de m'appeler Zyga, y commence a me gonfler avec son Zygma par çi, zygma par là, je vais lui refiller un coup de nibar, il va se perdre pour de bon
Ecrit par : pierrot lz zygo | 05.06.2006
et dire que mon premier job était caissière à SUPER Q, j'en ai parcouru du chemin depuis, plus souvent allongé qu'en marchant, mais bon chacun joue avec ses atouts et moi j'ai deux jocker devant et un as derriere hahahahah!
Ecrit par : pierrot lz zygo | 05.06.2006
Victor se ronge les ongles et envoie balader la cafetière et le gobelet, sans savoir qu'il est observé par son voisin voyeur. Cette Zyga commence à l'énerver pour de bon ! Il l'a créé de toutes pièces, à son image, celle de ses fantasmes issus de la lecture des San Antonio de sa jeunesse. Et maintenant, elle se permet de lui permet comme s'il était un moins que rien. Il va vraiment falloir qu'il bidouille son personnage.
En attendant, il doit lui donner cette fameuse localisation. Alors, il est où ce Yaneck ? Là, c'est autre histoire, c'est un humain, un vrai, pas un clone ou une zyga ratée (à part ses nibars, ça il aime) !
Ecrit par : dorothée | 05.06.2006
L'oeil rivé à l'oeil de boeuf Bamb regarde le café couler sur le sol... Il est stupéfait. Il n'aurait pas imaginer une seule seconde que ce voisin si peu singulier puisse avoir un tel accès de colère.
Le petit vieu se dirige alors vers le fond de son appartement, s'approche de la bibliothèque et bouge un livre, les grandes étagères se mettent aussitot à bouger libérant une ouverture suffisante pour Bamb qui se glisse à l'intérieur de la petite pièce. Allumage des 4 ordinateurs, des 15 écrans de controle où défilent les images de 55 caméras placées dans tout l'immeuble et tous les appartements.
Un oeil sur tout ce qui se passe... Le père Zenou malgré son age est à la pointe de la technologie. L'écran plat de l'ordi numéro 1 affiche enfin le bureau. Le retraité lance internet pour mettre à jour son blog. Exibitioniste les blogueurs?? Non pas Bamb! Il exibe ses voisins, pas lui-même. Vidéo, podcast de conversations privées, commentaires, publications de critiques sur la vie intime de l'immeuble... Le choix ne manque pas sur le blog de ce vieu pervers.
A l'aide d'un écran de controle, Bamb tente de faire une mise au point sur Victor, afin de voir ce qu'il trafique. Chic alors il va avoir des choses à raconter ce soir sur son blog! C'est qu'il faut bien contenter ses lecteurs assidus et ceux de passage qui choqués ne reviennent jamais! Il faut en mettre plein la vue!
La petite du deuxième qui oscille entre anorexie et boulimie, il a fait une catégorie rien que pour elle! Victor ne bénéficiait pas encore de cet honneur, à présent c'est chose faite!
On dirait que ce jeune blaireau soit en train de jouer aux Simmy's, le jeu qui permet de faire vivre des personnages virtuels. C'est étrange, les décords ne ressemblent pas du tout au célèbre jeu.
Cette nuit il semble que Bamb ne va pas beaucoup dormir, il restera dans son repaire, pour pouvoir comprendre ce qui intéresse tant Victor sur son ordinateur!
Ecrit par : Adey | 05.06.2006
Zyga en voyant victor se demande encore pourquoi elle l'avait laissé un jour lui peloter le nibars, elle n'etait pas dans son etat normal ce jour la, elle voulait dire non mais quelque chose en elle len empêchait.
Zyga n'avait pas connu ses parent, son père soit disant se nommait jean Pentium et sa mère Soph MICRO.
Ecrit par : pierrot lz zygo | 05.06.2006
bon victor tu t'affoles le beignet, prends le detecteur et viens avec moi, il reste une arond on va la prendre et partir à la recherche de Yan
Ecrit par : pierrot lz zygo | 05.06.2006
- Oui, j'arrive ma douce Zyga, t'énerve pas, tu sais que je n'aime pas ça...
Victor chausse ses lunettes à virtualité intégrée, une de ses inventions révolutionnaires, et pousse la manette Il se retrouve aux côtés de Zyga, au volant del'Aronde. Il a une boule au fond de la gorge, ça lui fait ça à chaque fois qu'il se retrouve aux côtés de sa créature. Même ratée, il l'a trouve terriblement trop sexy...
- Zyga, oh Zyga, j'peux toucher, juste une fois ?
Ecrit par : dorothée | 05.06.2006
pas touch, t'as une bite à la place de la cervelle, c pas vrai ça, bon juste une fois alors!
Houps scuse moi victor, j'me suis trompé de levier, le tien il n'a que 2 vitesses hahahahahah.
Ecrit par : pierrot lz zygo | 05.06.2006
Victor reprend ses esprits et se met à chercher Yaneck.
Ecrit par : dorothée | 05.06.2006
zyga roule a toute allure, elle s'en bas les roustons des keufs puisque son frère et premier ministre et elle chef de la célèbre brigade midiblogs.
elle aperçoi dans le retro un motard qui les suit, ho victor schouff derrière, c 'est pas ce paparazzi encore qui travaille à RANCE-DIMANCHE?
Ecrit par : pierrot le zygo | 05.06.2006
La nuit. Sombre. Quelques cachets -peut-être-. Un rien d'alcool -sûrement-. Une vitesse excessive. Un peu de pluie. Un tunel sous un pont.
Ecrit par : Gene | 05.06.2006
Yaneck se souvient brusquement qu'avant de tomber en panne sur cette route déserte, il avait traversé un tunel sous un pont. Comme dans tous les ouvrages d'art de ce genre, il devait bien il y avoir une téléphone. Il n'avait pas fait gaffe. Mais c'était règlementaire. Alors...
Alors, il pourrait téléphoner. Donner sa localisation. Avertir la Brigade. Zyga pourrait venir le chercher en scooter ou en solex. Peu lui importait. Il se rejouissait déjà à l'idée de luis passer une main coquine entre ses deux seins siliconés, comme elle lui avait maintes fois laissé faire lorsqu'ils partouillaient ensemble dans les rues de Lodève.
Ecrit par : BELDOUCH | 05.06.2006
ho putaing ,con! un chat qui traverse, merde je l'ai ratéééééééééééééé ha bouuuuuuum.
Ca y est une aronde de moins, zyga reprends vite ses esprits car grâce a ses deux air-bag siliconés elle sent sort pas trop mal. Ho victor , labèss?
Ecrit par : pierrot le zygo | 06.06.2006
- ça va, ça va. T'es bargeot Zyga de faire des écarts comme ça. C'est à qui ce chat d'abord, je l'connais pas, il est pas dans mon histoire. Encore un coup d'Adey...
Ecrit par : dorothée | 06.06.2006
Haa Lodève (http://www.lodeve.com/). Son panneau d'entrée. Ses rues pavées supportant de joyeux collègues. Ses chiens savants qui attendent sagement leurs maîtres dans la voiture. Son panneau de sortie (houps) pour aller Soumont...
Ecrit par : gene | 06.06.2006
Ses rues pavées d'arbres de noël...
Ecrit par : gene | 06.06.2006
Mais quelle est l'ignoble qui a eu l'idée d'aller à Soumont en passant sur le panneau !!!
Ecrit par : gene | 06.06.2006
Même en plein été !
Ecrit par : BELDOUCH | 06.06.2006
Et ses maboules qui déboulent à tout va, qui boul'artent pour un oui ou pour un non, ou qui balguent-boulent sur leur blog en blèguant à bligue-l'art-ti-gô...
Ecrit par : BELDOUCH | 06.06.2006
l'aronde commence à prendre feux, mon pied! il est coincé, le feux se propage rapidement, le pare-brise vole en éclats, la chaleur commence à faire fondre les nibars siliconés de zyga, Victor! tire, tire, tu vas tirer oui! bon passe moi ton laguiole vite. Zyga coupe ses orteils coincés sous la pédale au laguiole sous l'oeil stupéfait de victor qui ne pourra sûrement plus trancher le sauciflar avec.
Ecrit par : pierrot le zygo | 06.06.2006
- Enfin, Zyga, pas avec mon laguiole, quand même ! Et Yanek, au lieu de boul'arter, de balgue-bouler en blèguant à bligue-l'art-ti-gô... tu pourrai venir m'aider à sortir Zyga de là ? C'est saignant, moi je suis un grand émotif, je crois que je vais m'évanouir.. Ahhhhhhh, c'est pire car la corrida, ça gicle dans tous les sens. Et puis, toute cette fumée. AU SECOURS !!!!
Ecrit par : dorothée | 06.06.2006
vas y Victor fais un garot, A LA JAMBE! PAS AUX NIBARS ils sont en plastocs.Victor aurait-il caché un processeur dans le silicone?
Ecrit par : pierrot le zygo | 06.06.2006
Chère Madame La Directrice,
Je vous remercie vivement d'avoir ouvert ce courrier et d'en prendre connaissance.
Veuillez trouver avec ces mots tout le respect et l'admiration que je vous porte quant au travail que vous effectuez tous les jours pour notre plus grand bonheur.
Et dieu sait combien le bonheur n'est quantifiable.
(Mes phrases sont intéressantes, n'est-il pas ?)
Permettez-moi cependant une remarquerounette : ne pourrait-on pas, par le plus curieux des hasards (mais la encore le divin, hein ? n'est-il pas ?), ne pourriez-vous donc pas placer le
Ecrit par : gene | 07.06.2006
Gniac gniac gniac 666 666 666 666
06 06 2006
Ecrit par : scn vbqhlj | 07.06.2006
Ben quoi ?
C'était pas le jour du diable, hier ?
Hé Doro ! Moi, je la voyais juste derrière le texte de Beldouch qui finit par le Lodève, la description Lodévésienne... Imagine, on fait e film... Et t'as Yaneck qui songe à Lodève, et tchak voix off + images subliminales touristico informativo concheption !
C'était pareil pour l'Aronde.
Kest'en penses ?
Ecrit par : Gene | 07.06.2006
et dire que dans deux jours je parts en Corse, avec des orteils en moins et des nibars fonfus.
Pourquoi j'ai fait ce concours 'Miss blog Nibars" bon j'ai gagné une semaine sur l'ile de beauté, mais qui va tenir la brigade? Yaneck si on le retrouve!
Ecrit par : pierrot le zygo | 07.06.2006
et gene, ça va ? Trop tard pour le diable, désolée, on l'a raté ! Il s'est pas arrêté le 6/6/6. et là ça fait diable réchauffé...
Ecrit par : dorothée | 07.06.2006
Non, Victor ne peut pas faire ce garot... c'est trop dur pour lui. Et il doit repartir vite fait dans son monde, car le temps passe et il risque de se faire coinçer ici s'il reste. Il sort de la voiture en criant à Zyga :
- Zyga, ma poule, tu va devoir le faire toi-même ce garot, tu sais que je n'ai pas mon b
18:20 Publié dans conception du roman | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.12.2006
rétro : mai 2006
En mai, tentative de réécriture de l'histoire, version plus courte et science fiction...
A Blogville, mars 2036...
L'atmosphère était devenue nucléaire. Les irréductibles bloguevillois qui n'avaient pas quitté la ville voyaient la date annoncée approcher à grands pas. Ils se demandaient ce qui, finalement, allait arriver.
Des journalistes venus de tout le pays et même des planètes proches débarquaient à Blogville pour couvrir l'évènement. C'était le cas de Fred, pionnier des blog-journalistes dans les années 2000, qui était partit vivre sur Cxl. Poussé par sa curiosité naturelle, il revenait dans sa ville natale à bord d'un engin un peu branlant...
CoVougrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrn,cxl
- Espace temps : entrée dans l'atmosphère : 20 secondes terrestres.
Vougrrrrrrrrrrrrrrrrrrn,cxl
- Problème sur l'ergoteur 666 666 666, boss.
- Ca va aller, croisons les doigts... Attention, on atterrit sur la plateforme First stair. 3, 2, uuuuuun !
- Houps ! Pas de dégâts, boss ?
21:39 Publié dans conception du roman | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
20.12.2006
Rétrospective : la fin des fins de la saison 1
C'était encore en avril 2006 : la fin des fins, point final de la saison 1, c'est Beldouch qui la trouvée !
Dj-el-Bê a la migraine
Dj-el-Bê a une sacré migraine. Voilà plusieurs jours qu'il tente de remettre de l'ordre dans ses idées. Il vient de finir un polar collectif qu'il a déniché dans le RER. Il est 5h32 du matin et il s'en veut de ne pas être rentré à Blogville par le dernier TGV. Sur ce quai désert, il est là, assis comme un con, seul sur un banc, à attendre ce foutu dernier métro dont il sait qui n'arrivera jamais. Alors, manière de tuer le temps, il se met à relire les pages qu'il a si vite feuilletées.
On y parle de Steve. De Marlène. De Julien. De Marina encore. D'une certaine Titane. D'un autre qui s'appelle Sam Isover. Il y a aussi un certain Smirnoff. D'un autre qui se nomme Jeff le bloggeur. On y parle encore d'une Kalinka, d'un Fred. D'un ordimac, du trop fameux Vrilleenvain et des indiscibles Jean Laroufle et Jean Taylle. D'un chapitre à l'autre, tous ces personnages apparaissent, disparaissent. Interviennent au gré de leurs inspirations. S'éclipsent sans crier gare. Mais tous forment une sacrée galerie de personnages qui l'intrigue.
Combien de temps Dj-el-Bê reste prostré là, sur ce quai de gare, désespérément désert, à relire à haute voix ce foutu bouquin qui l'aimante du regard ? Il l'ignore et il s'en fout. Le bruit d'une rame de métro le tire brusquement de sa torpeur. Il est 7h42. A la même heure, gare de Smartville, le TGV 6666607 est déjà à la manoeuvre quai n° 6. Dj-el-Bê sursaute à l'arrivée de la rame. Un frisson le parcourt. Il remonte son col. Ouvre la dernière page du livre. Sort de la poche de son blouson en cuir, un vieux stylo Montblanc, en ote la capuchon et d'un coup rageur du poignet y inscrit "A suivre".
Puis, jette un coup d'oeil à gauche. A droite. Il n'y a toujours personne. Satisfait, il laisse alors tomber l'objet de ses nuits blanches sur le quai. Là, obstensiblement. Puis, satisfait, s'engouffre dans le métro qui disparait dans l'aube naissant.
Le manuscrit corné vole au départ de la rame. Puis les feuilles se rangent en ordre établi. Un ado manque de le piétiner. Puis le ramasse.
23:26 Publié dans conception du roman | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.12.2006
rétrospectives : les mots de la fin
Rétro avril 2006 : Après deux mois d'écriture intense et participative (oui, ça va etre bientot plus qu'un mot, un mode de vie...), plus personne ne savait où nous allions. Il était où le fil conducteur ? Marlène la blonde bulgare, Smirnoff le molosse, Julien, Steve l'anti héro, Léna, Marina... nous étions PERDUS, noyés dans nos personnages, passé d'un thriller à un pamphlet anti-CPE. Allions-nous droit dans le mur, co-auteurs voués à abandonner sans fin notre histoire ? Non, hors de question ! Trop de coeur, d'adrénaline, de pensées, d'échanges dans cette aventure. Alors chacun, maître de son délire, a proposé sa propre fin d'histoire. Voici celui de notre zygo international :
La fin de l'histoire, d'après le très célèbre Pierrot le Zygo, killer en chef du thriller
Alors que Sarkalu croie à la réussite de son plan, des cris retentissent dans l'aéroport et les gens fuyent dans tout les sens. Un airbus 380 se dirige droit vers le bâtiment et s'écrase sur l'aéroport, fini des Sarkalu, Jeff, Julien et tutti quanti, l'explosion a tout détruit à 2 km à la ronde.
Au même moment, à la brigade de Steve, le télephone sonne et une voix dit :
- Salou, çi moi Ben Baskulant, ji rivendic l'attentat di l'aïroporc, ça y apprendra a dire qui li murs ont di oreilles, on ispionne pas ben baskulant.
De l'autre coté de l'océan Georges WC Bosh, le Président des USA, s'apprête à déclencher un guerre sans merçi contre Ben Basculant, mais ça c'est une autre histoire...
22:19 Publié dans conception du roman | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
18.12.2006
l'étoile filante, dessin de diego
La bonne nouvelle
Le chemin était long, compliqué, tortueux
Mais la foi des pionniers était bien avec eux
car ils ont tout laissé, partant au petit jour
pour chercher et trouver l'étincelle d'amour.
Le fils de la toile
Lenteur de la voile
Vitesse d’une balle
Et toile file lente
Etoile filante
Hante mes vœux
Mon esprit hante
Oscurissante.
Le chemin était long, mais ils furent si heureux
Ces explorateurs devenus mi-hommes mi-dieux
Laissant derrière eux tant de richesse amassée
ils découvrirent le trésor si simple d'être aimés.
Le fils de la toile
Lenteur de la voile
Vitesse d’une balle
Et toile file lente
Etoile filante
Hante mes vœux
Mon esprit hante
Oscurissante
pub zygotienne : une 16 et ça repart !
le chemin était long et passés aux aveux
les fils de la toile aux étoiles dans les yeux
créent un nouveau monde et d'autres avec eux
22:40 Publié dans conception du roman , Photos/Dessins | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
12.12.2006
Rétrospective...
Histoire à inventer est née le 11 mars 2006 et démarrait ainsi :
"A Blogoville, mars 2006
L'atmosphère de la ville était devenue électrique. Tout le monde voyait la date annoncée approcher à grands pas et se demandait ce qui, finalement, aller arriver. Qu'est-ce qui avait pu déclencher cette menace ? Les journalistes avaient déjà investi le petit hôtel de la ville, qui pour la première fois depuis bien longtemps, affichait complet.
Tout avait commencé une semaine plus tôt..."
Sur l'idée de Pierrot qui nous propose de re-publier une note de chaque mois, voici un moment choisi de mars...
12.03.2006 suite chapitre 1
Il fait froid ce lundi. La pluie cingle en aiguilles glacées. Le visage de l'homme de taille moyenne baigne dans une flaque. Pas de vêtement chaud ; juste un pull bleu marine et un jean, souillés de boue, pieds nus. Aucune trace autour du corps...
Derrière un tas de terre, les enquêteurs découvrent un ordinateur portable cassé, les touches zébrées de rouge. Du sang ? De la peinture ? Un peu plus loin, une feuille blanche format A4, scotchée sur le tronc d'un orme à l'agonie, attire leur attention. Ils s'approchent. La pluie redouble de violence, Steve, le patron du SEFTI (la brigade spécialisée informatique), s'avance lentement en se protégeant des rafales sous un immense parapluie rayé de rouge et blanc. Il arrache la feuille de papier détrempée. L'encre a dégouliné mais on peut encore lire cette phrase: "Tremblez : nous sommes à J moins 7". L'eau a effacé ce qui devait être une signature.
19:25 Publié dans chapitre 1 | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Commentairessteve se rend au bar du coin pour se rechauffer, il commande un café et rapidement une magnifique creature a forte poitrine attire son attention. en effet le hasard peut etre, mais sur son tee-shirt moulant esr écrit le chiffre 7
Ecrit par : pierrot le zygo | 12.03.2006
après le cadavre, ça rechauffe ! Je sens que le 7 va nous faire prendre un autre virage. Va pour la belle blonde, bien sûr ?
Ecrit par : dorothee | 12.03.2006
Instinctivement, cela fit tilt, chez ce flic spécialiste du clavier numérique et amateur de flippeurs dans sa jeunesse. Les indices étaient cousus de fils blancs. Serait-ce à dire que la blonde créature à forte poitrine était la petite-fille d'un des sept mercenaires ? A moins que l'un des commanditaires du crime ne soit oriniaire de Sète ? Dans les gazetttes locales, les journaleux du coin avaient d'ailleurs parlé de blogs; de Sète; de lecteurs; d'internautes; bref, il fallait peut-être creuser par-là. L'enquête s'annonçait longue, ardue et difficile. Mais n'était-ce pas pour cela qu'il était payé, songea à voix haute Steve en tirant une dernière bouffée d'un cigarillo bon marché...
Ecrit par : BELDOUCH | 12.03.2006
Perdu dans ses pensées, Steve ne remarqua pas un petit homme maigre qui, discrètement, se faufila derrière la blonde créature en glissant à celle-ci un papier. Lorsque le regard de Steve se reposa sur Marlène, car tel était le prénom de cette fille, le maigrichon avait filé.
Ecrit par : merise | 12.03.2006
Steeve, la langue brûlée par le café, la chemise maculée, repose sa tasse, les yeux rivés sur le 7 rouge, largement étiré sur le top blanc. La tasse en équilibre glisse et explose sur le sol, souillant le bas du bar, chaussures et pantalon et ...
- Oh Ma-madame, excu cu sez-moi, je sui con-confus.. Je je vous vous prie de m'excu cu...
Les longues jambes tachées de la rousseur du café s'approchent de Steeve
Ecrit par : Gene | 12.03.2006
Trop drôle, on a envoyé nos commentaires en même temps !!!!
Ecrit par : Gene | 12.03.2006
Originaire de Bulgarie, Marlène était officiellement venue à Blogville pour terminer une maîtrise en sciences de la communication. En jetant un regard de professionnel en direction de son décolleté, Steve sut alors qu'elle serait forcément en mesure d'éclairer sa lanterne sur cette foutue enquête qui - déjà ! - commençait à lui provoquer de sacrées crampes d'estomac.
Ecrit par : BELDOUCH | 12.03.2006
-Désolée, j'ai continué à Pierrot... On peut annuler mon texte, c'est pas grave. Je l'avais appelée Mylène (!!!) Mylène Santêt..., la magnifique créature (brune).
Pensez-vous que les "ondes" humaines passent sur internet ?????
Ecrit par : Gene | 12.03.2006
Décidée de refaire sa vie professionnelle, Marlène n'avait,pas froid aux yeux. Elle avançait dans la vie avec l'aisance et le maintien des danseuses, de qui, du reste, elle avait appris à garder les petits papiers, glissés dans le creux soutenu de la gorge.
Steve avala sa salive nicotinée.
Ecrit par : Gene | 12.03.2006
Bienvenue à Beldouch. Et vive marlene la blonde bulgare aux longues jambes... elle vous inspire apparement. Et steve, il est comment selon vous ?
Ecrit par : dorothee | 13.03.2006
dorothee, si tu as une adresse mail, je peux t'envoyer la photo de marlene pour illustrer l'histoire.
Ecrit par : pierrot le zygo | 13.03.2006
Dorothée, il faut que tu colles les textes en nouvelle note pour qu'ils apparaissent sur la page d'accueil... et que ceux qui veulent écrire n'aient pas à chercher...
Ecrit par : Gene | 13.03.2006
Nourri par les séries télévisée de Colombo, et celles de Starky et Hutch dont il a l'âge mûri, Steve porte un imper uni beige, sur un sweat uni blanc, un jean moulant et des bottes pointues recousues de gros points blancs et marquetées de cuirs différents. Ses amis et collègues qui recherchent sa présence d'humoriste particulier l'on baptisé Chéribab contraction de shériff, de baba cool et de toute l'affection qu'ils lui portent.
Ecrit par : Gene | 13.03.2006
22:45 Publié dans conception du roman | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
11.12.2006
Bisous bleus
dessin de Diego : bisous bleus
L'oeil alerte, l'oeil hagard
se chercher du regard,
se trouver quai de gare
se masquer sous le fard.
Tourner de l'oeil
sans orgueil
Un clin d'oeil
comme un deuil
Regard futur
d'un bleu azur
l' oeil rassure
sans mesure.
Mon oeil dessine dans le soir
la forme d'un espoir
qui ressemble à ton corps
se souvenir encore.
Mon oeil à moi
ne te croit pas
Ton oeil à toi
ne me voit pas.
L'aronde nuit façon retour du poéte pierrot le zygo...
de l'espoir"
12:33 Publié dans conception du roman , Photos/Dessins | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
08.12.2006
poésie à inventer avec Diego - le souffle
Le souffle
Lourd de froid, lourd de pluie, le vent souffle
Partout il s'engouffre, partout, se déchaîne
Au bout du ponton, une ombre
L'air marin lui coupe le souffle
l'air malin, il coupe ses chaînes
Il se fond dans l'ombre...
Sur le quai,
comme un balancier
va de droite à gauche et encore à droite
sur son front la sueur moite
rythme les secondes, horreur,
rythme de son coeur, malheur.
Le souffle de vie, respire l’envie
Souffre souffrance mon souffle est là
Le souffle de vie souffle 100 bougies
Souffre espérance d’errance de l’au-delà
Le gouffre ne me prendra pas mon énergie
Le souffle de l’existence, guide ma destinée
Et soudain se lève
le grand vent du rêve
et l'espoir du coeur
avec des couleurs.
Le vent s'arrête de souffler, mer apaisée
Enfin un nouveau jour commence à pointer.
Là-bas, sur l'autre rive, épuisé mais sauvé
Le fuyard reprend son souffle, ivre de liberté.
FIN
17:58 Publié dans conception du roman , Photos/Dessins | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
05.12.2006
poésie à inventer, avec dessin de diego
Avant, j'étais un homme,
que dieu me pardonne,
de n'avoir pu laisser
l'enfance me quitter.
Avant j'étais un homme
que Dieu me pardonne
d'imaginer toujours
sauter dans les flaques
Avant j'étais un homme
que Dieu me pardonne
je veux que ma mère m'habille
que dieu me pardonne
comme une petite fille
que dieu me pardonne
il va falloir que je file
que dieu me pardonne
veux pas blesser la famille
que dieu me pardonne
je vais devenir femme
que dieu me pardonne.
Je lègue mes bijoux de famille
que dieu me pardonne
finis les matins avec une quille
que dieu me pardonne
Je ne veux pas grandir,
Je veux rester enfant,
Que Dieu me pardonne.
Quand j'étais dans les choux
j'ai rencontré Michou
Suis devenu " artiste "
bien sûr c'est un peu triste
Les soirs de la semaine
je deviens une reine
Et quand reviens le jour
je traine dans les cours.
On se moque de moi
on me fuit meme parfois
mais je n'regrette rien
car j'ai trouvé le lien
je scrutte l'horizon
j'y vois avec raison
l'avenir qui me tend la main
je ne regrette rien.
Ni le poil, dans ma main
ni le plein
de la pompe qui s'régale
Noooon
rien de rien
non, je ne regrette rien
car j'voul dis
cette nuit
je me fous du passéééééééééé
Avant j'étais un homme
que Dieu me pardonne
Je suis une femme rebelle
artiste, reine et belle,
Tous les jours je bénis
ma nouvelle vie
Et si ça lui déplait
et si ça l'effraie
que Dieu se détourne
La roue tourne.
Alors puisqu'elle tourne
fin ne s'écrit pas
ou si fin s'écrit
c'est le sel de la vie
(Sel fin)
Avant j'étais un homme
que Dieu me pardonne
22:40 Publié dans conception du roman , Photos/Dessins | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note


