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28.10.2006
Histoire à inventer avec Diego - Acte 4
Rouge de colère, la première femme du jury, M'dam Deux Fronts Tennait voulait souffler aux autres membres son idée : "Je désigne comme gagnante... la Mére Michu... si, si, son streaptease dévoilant sa plantureuse poitrine (désolée pierrot, je m'y met aux gros nibards...) m'a fait chaud au coeur." Et tant pis pour la danseuse de flamenco, qui aurait du gagner le prix, elle, c'est la mére michu qu'elle avait choisi. Son vote allait-il passer auprès des autres ? Mystère...
Mam Soezic, qui était partie s'occupée de son petit fils Anto, revint juste pour assister au concours. L'heure d'inscription étant dépassée, elle ne peut y participer. Elle lance quand même un appel : "Est-ce que au moins le Maire Pierrot de La RaiePublique pourrait m'indiquer où aller ramasser des châtaignes ?"
Johnny, enfin sorti de ses rêveries, lui répond : " Et pourquoi pas des cèpes ou des truffes, tant qu'on y est. Mam Soiezic, on n'utilise pas le micro de la manifestation pour faire passer ses messages personnels. Voulez pas donner la liste de course à Mika, aussi ? Sinon, Mam Soiezic, vous pensez quoi de la ptite bleu au noeud rouge ? Elle a ses chances, non ? Regardez-moi cette bouche pulpeuse...
"Aïe, aïe... mais il me mord le mollet. Aïe !!! AIE !!! MAIS C'EST QUOI CE CHIEN HOOOOOOO", s'écrit la Mére Michu.
M'dam Deux Fronts Tennait est toujours rouge de rage, ce sale cabot venait de morde sa favorite !
Dans la pagaille qui suivit, le message de la Fontenay se transforma en passant de bouche en bouche : mère michu, devint malfichu, puis malibu, abribus, pour finir par abruti ! Le président du jury, un peu mal à l'aise annonca la nouvelle : La gagnante est l'abrutie. Avancez-vous, mademoiselle..."
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27.10.2006
Histoire à inventer avec Diego - Acte 3
Après cette course mouvementée, tout le monde se retrouve au GRAND CAFE du village, beaucoup de monde, des caméras, on dirait même un jury un peu guindé et quelques élégantes du coin...
La mère MICHU, pas très à l'aise, son chat dans les bras ouvre tout grand les yeux : 6 "Quoi, encore ?"
Son corsage aussi, elle l'ouvre, la mère michou ; ce soir, concours miss nibars ? Les trois Pastis, bus tout à l'heure à l'heure de l'apéro avec el Président de la Raie, lui en font voir de toutes les couleurs.
Johnny ne sait plus trop quoi en penser. Il hésite. Tout à l'heure, sur la place de la Fontaine, il lui semblait que cette danseuse de flamenco cherchait à lui confier sans pudeur la cambrure de ses reins. Mais là, un vieux doute l'assaille. "Et si ces quatre créatures andogynes n'étaient finalement que des adeptes de salsa mâtinée de merengue ? Ca changeait bigrement tout. Aye, aille, ail !!!!"
Diego du haut du cerisier déclame le programme des festivités :
"Blog village, petit village créé par des blogueurs un peu rebelles
Mare d'être pris par des vaches à lait, il, on crée une nouvelle République, celle de la raie publique, sous l’idée de leur maire pierrot élu à 100%
Mais dans la blog république un nouvel opportuniste
Veut lui piquer sa place, c’est le petit Nico tout bandé car
Mordu par médor le caniche de Johnny (non c'était pas un pitbull
La mère michu n'avait pas ses lunettes)
Alors pour le contrer, ce soir le maire organise l'élection
De Miss blog village, sur le podium les belles se tortillent
Mettent en avant leurs plus beaux atouts,
Les spectareurs polémiquent sur leur belle, chacun y va
De son commentaire
Le jury est prêt !
A vous blogueur de polémique sur les miss
Et à vous de voter pour la plus belle
Le maire lui trouvera une place sur la blogmairie
Et elle sera la représentante pour l'élection de miss blogmonde."
- " Et je vote pour Arielle la violette, elle a une belle robe,
le nez en trompette et de petites fesses" rajoute Diego.
- "Aaaaaaaaaaallooo aaaallooooooooooooooo" crie la superbe à fourreau rouge "Aaaallo aallo votez pour mouaaaaaa.
Vous ne le regretterez paaaaaaaaaaaas... Poil au doigt
hahahahaaaaaaaaaaa
Je suis trop drôle
je m'appelle Paule
je vous épaule
pour votre choix :
votez pour mouaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !"
Dans un coin pas très éclairé par les lampions de la fête, Père Crouzet regarde toute cette foule agitée, d'un air dubitatif. Dans sa poche, il remue les quelques pièces qu'il a soutiré, il y a peu, de l'horodateur de la rue des marroniers. Un peu secoué l'horodateur ! Et dire que bientôt il n'y aura plus que des cartes de crédit qui rentreront dans la fente de ceux-ci, plus de belles pièces sonnantes et trébuchantes !
Le jury ne sait plus à quels seins se vouer, c'est que du nibar, y en a !
Violette, la longiligne violette, se tait. Elle laisse ses rivales beugler et alpaguer le chaland.
Sûre de son fait, elle a repéré, sous les lampions tricolores du platane du fond, un gars qui la dévisage en silence.
- Elle : "Et si c'était lui" ?
- Lui : "Et si c'était elle" ?
Bon, alors où qu'on en est ?
- "Ah oui.. savez mère Michu , c'est pas des filles, on dirait pas hein, c'est Michou qui les aurait prêtées...."
- Mère Michu : "QUOUA..... PAS POSSIBLE ?"
- "Et ben si, parait même qu'après le défilé il y aura un steep tease"
- La mère Michu : "C'est pas Dieu possible, c'est notre maire qu'a eu cette idée ?....."
01:27 Publié dans conception du roman , Photos/Dessins | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
21.10.2006
Histoire à inventer avec Diego - Acte 2
Tableau 2
- "Ben savez-vous mère MICHU ? Le cirque machin va donner spectacle ce soir, ils arrivent déjà sur la place pour lancer l'affaire..."
- La mère Michu : "Hein, quoi ? Je vous entend plus avec tout ce boucan de fanfare......"
- Quelques jeunes femmes, autour d'un magnifique cerisier, se la racontent... Dans ce bel arbre se cachent des jeunes hommes qui ne savent pas comment les aborder avant le spectacle. Ayant peur des ragots, leurs yeux se fondent avec les cerises.
Et le ptit Nico, l'est pas un peu con celui là ! Y bouffe les cerises vertes.
(en apparté : Il largue des caisses à tout les bancs, va chier comme un canard, faudra nettoyer au karcher.)
- "kaïiiii Kaïiiii rrrrrrr ouah ouah !"
- "Bzzzzzz", fait la mouche (l'est toujours là au bon moment celle là).
- Les yeux dans les yeux, les contorsionnistes continuent leur danse sur le rythme effréné de la fanfare, tandis que le p'tit nico revise son numéro de clown sans trop y croire.
- La mère Michu fredonne : "C'est l'éclosion du printemps, les amoureux cheveux au vent..."
Et personne ne voit Médor qui va lever la patte ! Sacré Medor, y pisse de traviolle, voila t'y pas que le fralzar à la Ségolune est tout mouillé.
Entre ces gloutonnes de goulues, ces étourneaux tout azimutés, ces araignées toutes étoilées et ce cabot esseulé, Johnny Rock et Déborah Roll se sentent malgré le brouhaha ambiant tout seuls au monde. Ils enchaînent les figures sur un rythme endiablé. Les bras tentaculaires de Débie battent la mesure au fur et mesure que le tempo s'accélère.
- "T'as le beat dans la peau Baby", lui susurre à l'oreille le John à la queue-de-pie.
- "Sans doute Babe, sans doute. Mais toi, oh, toi"...
"Mais toi oh, toi qui a les hanches qui 's déhanche, la rate qui's dillate et le foi quié pas droit..." s'écrie le vilain nico jaloux de leur complicité.
"ATTENTION ! Médor est un pitbull !" crie la mère Michu
Son maître, le balafré aux yeux en colère que l'on peut confondre avec une cerise, ancien blouson noir et fan de
Dick Rivers, lache son chien Médor contre NICO à cause d'une histoire de fille, vexé q'un nain, fan de Johnny, lui ait piqué sa fiancée parce qu'il était plus riche que lui.
Panique aux village, les gens courent dans tous les sens, les voyeurs tombent de l'arbre. Que faire ?????
"Allez ! Allez ! Continuez, osez plus, imaginons plus, la matière grise doit fonctionner plus, sortons du contexte
du dessin pour aller plus loin dans l'imaginaire, le prochain dessin ce n'est que dans deux jours", nous intime l'artiste, libéré de sa retenue à écrire, due à une institutrice bobo qui ne comprenait pas l'espagnol !
Médor devient Super Médor tout en muscle. C'est efficace les cerises arrosées de traviole par de la pisse de chien !
Super Médor s'élance à la poursuite des villageois afolés ! C'est affreux !!!! C'est sanglant !
Il n'y a plus à s'inquiéter du polichinel, parce qu'il n'y a plus de tiroir !
Un orage gronde au loin. Le vent se met à souffler, de plus en plus fort. Les cerises volent au-dessus des jeunes hommes tombés des arbres, le petit nico est pris dans une tornade et tourne au-dessus des jeunes femmes qui s'accrochent aux arbres pour ne pas être entraînées à leur tour. La mère Michu, Johnny et Déborrah, l'artiste et l'instit bobo s'accrochent à la queue de Médor.
- "Kaï kaï" fait medor qui perd la (ou les) boule(s)...
Mame Soezic, tellement heureuse d'avoir récupéré son c'hazh (cf tableau 1), ne s'aperçoit de rien. Elle attend, son minou dans les bras, la représentation, tout en fredonnant :
" Quand on est un tout petit moussaillon
Sous tous les horizons
Faut chercher l'occasion
De décrocher tous les galons
Il faut traiter sans peur
La mer comme une sœur
Quand on est un petit tout petit moussaillon
La la la la..."
La tornade passée, v'la la maréchaussée, un brin gênée, qui vient constater.
- "Tapage nocturne, ivresse publique, outrage aux bonnes moeurs, déjections canines sur la chaussée, stationnement interdit" : les deux pandores commis d'office par le proc de la Raie Publique se sentent pousser des ... zèles. Cette fois, ils ont le choix. Et n'ont manifestement pas l'intention de s'en priver, hé, hé...
Soudés comme une canalisation, ils entonnent (noirs) la chanson décodée :
- "Canton nait mousse à ions,
sous tout, les os rient zons
Faugères chez l'eau qu'à Zion
2 des crocs chez tous les gars longs"
- "Huoa ! hoau ! ho/" fait Médor, qui a perdu la tête et plus encore...
- "O bé.... tu'l'ui al coulpé bec là. Déjà qu'l'était pas ben net son aboiement..." constate Pandore zélé.
Et Diego, du haut du cerisier, lance son appel : "ce soir samedi à 19h, grand défilé de mode !"
14:30 Publié dans conception du roman , Photos/Dessins | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note
17.10.2006
histoire à inventer avec diego !
Et si on partait du dessin ? L'idée est née en discutant avec diego (http://diegomo.midiblogs.com) autour du cinquième expresso de la journée à Sète. Si on inventait une nouvelle "histoire à inventer" en partant du dessin ? On essaie ? Toutes les idées sont bienvenues : on peut choisir un des personnages, faire un jeu de rôle, partir de ce que nous inspire le dessin de diego, faire un dialogue, un texte, etc. C'est comme on veut, comme vous voulez.
Et c'est Ginette qui démarre... et qui nous encourage : "ALLEZ FAITES COURIR LES POTINS, ouvrez largement votre imagination et ne soyez pas trop longs, vous verrez ce sera une pièce à succès..." Autour de la place publique, arrivent les amis midi blogs : à la suite de ginette, c'est mikaelig et zoezic, adey, gene, pierrot, diego, jean-luc, ulysse... Entrez, c'est ouvert !
LES POTINS DE LA MERE MICHU
ACTE I premier tableau : une assemblée sur la PLACE PUBLIQUE, la mère Michu en est toute étonnée...
- La mère Michu à sa plus proche voisine, Gwenaëlle : "Mais que se passe-t-il donc ?"
- Gwenaëlle : "Ma doue, parait qu'mam Soezic elle a perdue son chat !"
- M'me Boeuf, une passante (la tante d'adey), avec l'accent bourguignon: "Mais non, vindiou, vous y z'êtes-t-y pô la mère Michu ! J'en vins d'la rue d'à coté, alors pouvez-y m'y croire ! J'pense bin qu'c'est le père Jacquou du nouméro 19 qu'a appris qu'sa femme a un polichinel dans l'tiroir!"
Au centre de la place publique, un couple enlacé tendrement semblait déconnecté de la scène. Ils se chuchotaient des : "Je t'aime passionnément à la folie... Tu veux une pomme, mon amour ?" tandis qu'le Jacquot criait à qui voulait l'entendre "Mangez des pommes"
- "Ouah ! Ouah ! Ouah !" (c'est gene qu'à vu un chien, si si, dans le décor caché derrière l'arbre...)
- Mam' Soezic : "Ma c'hazh" je suis sûre que c'est la mam goz qui me l'a kavout (ndlr, en breton dans le texte : pris) pour en faire du civet.
Hé, le père Jacquot à quik t'as vendu des pommes ce matin ? toi qui as "al lagad" (ndlr : l'oeil) fouineur !...
Raconte d'iou ckt'as t'y vu.
- Derrière l'arbre, ça s'excite : "Miaouuuuuuuuu, Maiaoooooooouuuuuu... Ouah ! ouah !"
- Pendant ce temps, Diego l'artiste, l'oeil bien vif au milieu du visage, harangue la foule : "Continuez, continuez ! Ca se passera mercredi vers 19 h..."
- "BzzzzzzzzZZZZZzzzzz..." fait la mouche zygotte qui tourne autour de la place (là, elle est sortie de notre champ de vision, mais attention elle revient vite, c comme l'aronde).
La belle aux seins d'ébène ne dit rien. Elle écoute. D'un geste sensuel, elle se passe la main dans les cheveux, rajuste son éternelle mèche rebelle, et d'une oeillade appuyée invite son constrictore de boa à venir lui conter fleurette.
"Je vois des pommes et le serpent de la tentation .....l'histoire risque d'être torride !"
s'exclame Ulysse en voix off sur le blog de diego...
- Gwenaëlle : "Et qu'est ce qu'il va donc nous faire l'père Jacquou, il va l'envoyer voir l'rebouteu sa Marie-Madelaine pour lui enlever le poli... quoi au fait ?"
Ginette se tord : "Arrêtez pour aujourd'hui, j'ai l'mal aux côtes !"
- La mère Michu : "Ben heureusement qu'il est poli le chinel, et comment qué va ct'aujourdh'ui la Marie-Madeleine ? Mais, mais... c'est pas l'père jacquou qui m'reluque le cul ?"
Non, c'est le chat de Mam Soezic, qui, sortit de derrière l'arbre et poursuivi par le chien, s'est réfugié sous les jupes d'la mère Michu.
Que se passe t'il derrière ces arbres ?
Pourquoi le chat s'y rend aussi souvent ?
Bizarre, bizarre...
Serait ti pas un arbre à came ? Que nenni, dans l'arbre, y'a le gai rossignol qui chante le temps des cerises (et des pomme d'amour) au merle moqueur. Alors tu penses ! C'est la fête pour le chat.
- Mam Soezic : "Ma c'hazh, ma c'hazh, minouuuuuu minoouuuu vient-y me voir mon beau, kesta t-ya vu du haut d'l'arbre.Ha ! C'est encore le namoureux qui vient voir sa "kaer" (belle). Sont-y pas beaux ces deux là ! Va t-y s'la marier un jour ?"
- La mère Michu : "Oh! Mais quique c'est ces zigouigoui qui s'agitent là-bas derrière le bosquet, ce serait y point la marée chaussée ?"
Mikaélig, en off : Trop marrant, ils s'mettent tous à jacter breton maintenant !
Les reins cambrés, la Carmen à la robe rouge-sang, Marie-Madeleine, sort soudainement du rang et se lance dans une sevillana endiablée. L'amoureuse aux seins d'ébène entre ensuite à son tour sur la piste de danse. L'ambiance est torride. Terriblement torride.
- "Ouha, ouha", hurle comme un damné le chien caché derrière le décor.
23:10 Publié dans conception du roman , Photos/Dessins | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note
13.10.2006
la suite de l'histoire
- Victor ! T'es déjà là, espèce de faux jeton, t'es noir comme un ramoneur ! Tu peux me récupérer mon pied coincé dans la bagnole et mets le dans la glacière avec les 664.
Il avait semblé à Zyga que Victor avait apparu comme la vierge à Lourdes par miracle, mais ce devait être la douleur sûrement...
Victor était encore tout secoué. Certes, il venait d'échapper à une mort atroce et c'était déjà ça... Mais il craignait fort de s'être réfugié dans un monde peu accueillant. Ce monde virtuel, c'est lui qui l'avait créé, avec des personnages complètement à la masse, capables surtout du pire...
Comme tout génie, il n'avait pas vraiment pensé aux conséquences possibles de son expérimentation de virtualité mélangeant réalité et imaginaire. Et si jamais il ne pouvait revenir dans la vraie vie ? Argh... Et cette Zyga pleine de sang qui le regardait de ses yeux globuleux ! Que disait-elle au fait ?
Perdu dans ses pensées, il n'avait pas fait attention à ce qu'elle lui hurlait dans les oreilles. Mais non, en fait, l'explosion l'avait rendu sourd... Il n'entendait plus rien et avait l'impression d'avoir du coton dans les oreilles...
Dans l'autre monde...
Incendie éteint... Il ne reste plus grand chose de l'immeuble. Bamb fait une prière. Pour Victor.
Dans son recueillement, le capitaine des pompiers qui l'avait envoyé bouler va le voir et lui tient ces propos :
- Monsieur, nous avons fait un tour au 4ème étage, il n'y a pas de corps. Il a du sortir.
- Mais il était dans son appartement et là il n'est pas parmi les locataires de l'immeuble ! Comment expliquez-vous ça ?
- Ecoutez, il n'y a personne, point ! Cessez de discuter. Quant à la pièce cachée par votre bibliothèque... on a eu du mal à y aller, alors ça a brulé pendant un moment. J'ignore ce que vous y cachiez, mais c'est tout perdu. Désolé Mr. Zenou.
Sacrée Zyga !
Tout d'un coup, Zyga voit Yaneck sortir d'un fourré, elle dégaine son colt et lui tire deux balles dans les jambes. Yaneck à terre crie de douleur, Zyga s'approche de lui, enlève son string... et l'etrangle. Elle est comme ça, Zyga, faut pas la contrarier. Elle avait mis Yaneck sur écoute et avait appris qu'il voulait partir et bien maintenant il est parti pour de bon ! Ou presque...
L'adieu de Yaneck, qui n'en est pas un vraiment...
Yaneck savait que ça s'finirait comme ça. L'an dernier à Lodève au CinéMégaStar, il avait vu le film d'Eric VonPasten qui évoquait les crimes en série commis par un psychopathe en string réincarné en poupée gonflable et qui se prénommait Zyga. Ce n'était qu'un film, certes, une fiction érotico-intellectuelle, certes, mais tout de même ! Les similitudes étaient troublantes. D'autant que si toute cette mise en scène n'était qu'une fiction, Yaneck savait, pour en exhiber le stigmates sur sa chair, que la réalité avait une étrange propension à se jouer des élucubrations les plus ténues.
La douleur était intense. Dans un ultime sursaut, Yaneck tente d'ôter le bâillon qui lui enserre sa gorge.
- "Arhhhhh. Zyga, non pas toi ! Toi ma frangine. Toi ma blonde à forte poitrine. Toi mon Aronde de nuit qui ronronne comme une chatte tigrée auprès d'un poêle à bois. Me faire ça à moi ! Arhhhh".
Yaneck a tout juste le temps d'étouffer un cri, que déjà les Décors, Victor, Zenon, la Poupée, les Pompiers, tout l'environnement dans lequel il avait jusqu'à présent évolué, tout, virevoltait maintenant devant ses yeux. Yaneck retient un cri. Il sait que cela ne sert à rien. Qu'il va désormais quitter ce monde virtuel. Quitter tous ceux qu'il a croisés. Mais la mort ne lui fait pas peur. Suffoquer dans les mains de Zyga suffit à son bonheur. Il sait qu'il reviendra. Un jour. Réincarné dans un autre. Et que ce jour-là...
Zyga, en larmes, remet son string un petit peu élargi. Elle l'aimait bien Yaneck, mais pas question de faire de cadeaux... Yaneck ne s'était pas débatu, peut-être l'odeur du string qui l'avait anesthésié (note du proprio de Zyga, Zygo... faut dire que Zyga elle largue des caisses à longueur de journée), ou bien lui aussi avait-il envie d'en finir, qui sait ?
Perspicace, le père Zenou !
L'odeur de brulé est très forte dans l'immeuble tout noir. Bamb fait le tour. Ses charentaises sont déjà couvertes de suie.
Pauvre petit jeune... plus de trace.
Le père Zenou repense à l'ordinateur de Victor. Il lui revient à l'esprit cet ami de son voisin qui venait régulièrement le voir. Un dénommé Yaneck si ses souvenirs ne lui jouaient pas de mauvais tour. Un soir, ce Yaneck était venu, Victor et lui avaient parlé d'intégrer de façon permanente "l'aronde de nuit". Bamb n'avait pas prêté attention à la conversation plus que ça. Mais en y réfléchissant bien, il n'avait jamais revu Yaneck ressortir de l'appartement de Victor.
Il fallait qu'il aille voir ses archives.
Heureusement qu'il y a deux enregistrements des caméras.
Une chez Bamb pour son usage perso et une autre qui défile et s'enregistre dans une société écran qu'il doit à son ancien manager de quand il était encore chanteur.
Il faut qu'il s'y rende. Les bandes là-bas n'ont pas brulées. Il saura ce qu'est arrivé à ce Yaneck et à ce pauvre Victor.
Un étrange départ
Victor a assisté à toute la scène. Il voit son ami Yaneck se rétracter sur lui-même, son corps semble maintenant se plier comme une feuille, se réduire. Et pfou ! Dans un léger appel d'air, il disparaît... Tout simplement. Il n'est plus là. Victor, encore sonné par son arrivée ici et par cette scène irréelle, se retourne vers Zyga.
La pôôôvre... Elle aussi s'est rétractée et ressemble à une vieille pomme ridée. Il lui manque ses seins maginfiques et son pied coupé gît à côté de sa jambe saignante.
A quelques métres en contre-bas...
Un dizaine de cartons noircis et mouillés s'affaissent au risque de s'éventrer, dans la cabine d'un camion poussiéreux et coloré, bringuebalant et bruyant. La dde n'est pas passée sur cette route depuis combien d'années ?
Zyga pense à son blog : que va-t-elle marquer ? Et puis il y a ces blog de paranos " les cono's 34" et zécouille", va falloir qu'elle s'occupe d'eux, ces blaireaux donneurs de leçon qui font campagne pour Laurent Trouducus, un ringard qui croit en sa candidature pour détronner son frère.
Victor, sourd certes, mais connecté à son monde
Victor se sent de plus en plus étrange. Il a l'impression de lire dans les pensées des autres personnages. Comme Zyga, il se pose d'un seul coup la question de son blog. A quoi sert son blog d'expérience virtuelle ? Quel rôle a-t-il a y jouer ?
Il se sent piégé dans son jouet. Il souffre, il se met à pleurer. Il a compris qu'il ne retrouvera pas la vraie vie. Il n'a pas eu le courage de vivre sa vie, il a préféré l'inventer mais sa vie virtuelle l'a rattrappé. Il a envie de se recroqueviller comme Yaneck, disparaitre à tout jamais, sans finir son histoire. Pourtant, là-bas, dans la vraie vie, quelqu'un veut le sauver... Zenou, le pompier, un inconnu, une inconnue ?
- Non, t'es pas tout seul !!! Chui là ! chuchotte une petite voix...
Victor aurait bien entendu cette petite voix qui voulait le rassurer, mais il était toujours sourd.
Alors, qui donc veut le sauver, là-bas, au loin ?
La petite voix reprends : "Victor, as-tu pu installer la petite boîte magique qui te relie au monde ?"
23:38 Publié dans conception du roman | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note


