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29 avril 2008

Primaire encore

Primaire encore…


J'ai défendu les nouveaux programmes de Primaire devant les instituteurs du SNUIPP de Guadeloupe, Saint-Martin et Martinique la semaine dernière. Sans oublier Ripostes, France 2, RMC, et j'en passe. Aujourd'hui encore, sur France-info entre midi et deux, et ce soir sur i-télé. Pendant ce temps, Guy Morel, qui a tout du conseiller occulte pour commission secrète, les défendait sur Radio-Classique. Lui et moi, et quelques autres, nous étions regroupés pour les défendre dans le Monde de l'Education de Mai, qui vient de sortir.
Non que tout nous enchante dans ces programmes. Les quatre heures de gym, par exemple, me paraissent l'une de ces lubies qui mangent un temps qui pourrait être utilisé bien plus intelligemment. Mais les instituteurs ayant la liberté pédagogique, tant que les objectifs sont remplis, rien ne les empêche, par exemple, de considérer les temps de récréation (dont les programmes ne disent rien) comme des moments sportifs — ce qu'ils sont, d'ailleurs, la plupart du temps.
De même, le recul — quel autre terme ? — sur la GS de Maternelle me paraît bien dommage. Quant aux tergiversations sur la division, elles m'inclinent à penser que les maîtres qui auront appris à leurs élèves à diviser par 2 ou 5 oseront les inciter à diviser par 3, 4, 6, 7, 8 et 9. C'est juste une question de rhétorique.

J'ai suffisamment critiqué le ministre, alors que je suis régulièrement accusé par Meirieu et ses disciples d'être son porte-flingue, pour le citer quand je le trouve intéressant. Le discours de présentation des nouveaux nouveaux programmes, prononcé aujourd'hui mardi, ne manque pas de sel. Je le soumets à votre réflexion. XD me semble avoir retrouvé le punch qui permet d'enfoncer les premières lignes, et de passer la balle aux trois-quarts.



Discours de présentation des nouveaux programmes

"Mesdames et Messieurs les Journalistes,

Il y a près d'un an, le Président de la République me confiait la charge de ce ministère, avec pour mission de lutter contre l'échec scolaire, et notamment l'échec scolaire des plus jeunes.

Il y a plus de six mois, j'engageais une réforme profonde de l'organisation de l'école primaire autour d'un socle de 24 heures communes à tous les élèves, auxquelles s'ajouteraient 2 heures de soutien personnalisé pour les élèves en difficulté. D'autres éléments ont complété ce dispositif, comme la mise en place, dès la rentrée prochaine, de deux heures d'accompagnement éducatif dans toutes les écoles de l'éducation prioritaire, mesure qui sera étendue à toutes les écoles dès la rentrée suivante ; ou encore la mise en place durant les vacances de stages gratuits de remise à niveau pour les élèves en difficulté des classes de C.M.1 et de C.M.2, que nous venons d'expérimenter avec succès. Avec l'ensemble de ces mesures, c'est une nouvelle école qui se dessine, une école qui a la même ambition pour tous ses élèves, mais respecte leur rythme d'apprentissage, sait reconnaître leurs difficultés et trouve le temps de les résoudre. Or une telle école a aussi besoin de repréciser quelles sont les connaissances qu'elle se donne pour objectif de transmettre à tous les élèves.

Il y a deux mois, par conséquent, je vous présentais le texte provisoire des nouveaux programmes de l'école primaire et je vous indiquais mon intention de les proposer à la consultation des enseignants, des familles, et, plus généralement, de tous ceux qui voudraient bien s'assurer qu'ils répondent effectivement aux attentes légitimes des Français, celles d'une école à la fois plus juste, plus ambitieuse et plus réaliste dans ses objectifs.

Il me semblait donc que, près d'un an, plus tard, plus personne ne pouvait ignorer ma volonté de revoir profondément le fonctionnement de l'école primaire. C'était une erreur ! Car, par un curieux paradoxe, plus ces mesures sont connues, plus on s'ingénie à dénoncer leur opacité. Plus elles sont progressistes et plus on les accuse d'être réactionnaires. Plus elles sont modernes et plus on les taxe d'être libérales. Plus elles sont populaires, plus on réprouve leur caractère prétendument populiste. Bref, plus l'école avance, plus le parti du statu quo s'affole.

On me dit que les programmes rédigés entre 1998 et 2002 n'avaient pas encore fait leur preuve. Comme s'il fallait encore sacrifier quelques générations scolaires de plus pour avoir l'assurance définitive de l'échec d'une certaine pensée scolaire ! Cette pensée, celle du pédagogisme, nous la connaissons bien et nous en connaissons surtout les effets. Car l'école primaire ne parvient plus à faire diminuer l'échec scolaire qui touche les 15% des élèves qui entrent chaque année au collège avec de graves lacunes en lecture, en écriture ou en calcul. Elle assiste, impuissante, à la reproduction des inégalités sociales puisqu' à la fin du CM2, on observe que 3% seulement des enfants d'enseignants et 7% des enfants de cadres ont redoublé au moins une fois alors que 21% des enfants d'employés ou d'ouvriers et 41% des enfants d'inactifs sont dans ce même cas. Ces difficultés se traduisent directement dans le recul de notre système éducatif dans les classements internationaux, notamment dans l'enquête PIRLS qui évalue les compétences en lecture des élèves âgés de 10 ans et dans laquelle la France ne se situe, parmi les pays de l'Union européenne, qu'en fin de classement, devant la Slovénie, la Pologne, l'Espagne, la Belgique francophone et la Roumanie.

On me dit que si nous en sommes là, c'est parce que l'école a manqué de moyens : or, nous avons recruté, en 20 ans, 12 000 enseignants supplémentaires tandis qu'elle perdait 200 000 élèves. On me aussi dit qu'il faut relativiser les enquêtes internationales ; prenons alors une enquête française, qui établit que les écoliers de 2007 font deux fois plus de fautes que ceux de 1987 sur le même texte de dictée.

On me dit que ces nouveaux programmes ont été élaborés sans concertation, qu'ils n'ont pas été assez amplement diffusés, examinés, discutés. Or en deux mois, ce sont près de 1 100 synthèses qui m'ont été adressées à partir de la consultation que nous avons organisée auprès des 380 000 enseignants qui se sont réunis lors d'une demi-journée banalisée, spécialement consacrée à cet examen. La page Internet dédiée à ces nouveaux programmes a reçu près de 49 500 connections et 5 500 internautes nous ont adressé leurs commentaires. Conformément à l'engagement que j'avais pris devant vous, je les ai soumis à l'avis de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales de l'Assemblée nationale, et de la commission des affaires culturelles du Sénat qui m'ont fait part de leurs avis. Enfin, et pour que la transparence et l'objectivité soient totales, j'ai décidé de publier le résultat de l'enquête quantitative réalisée par l'institut T.N.S-SOFRES à partir d'échantillons représentatifs de la population française, résultat d'ailleurs très positif puisque 81% des parents interrogés sont favorables au recentrage sur les apprentissages essentiels en français et en mathématiques proposé par les nouveaux programmes. Alors à mon tour, je le demande : en quoi le temps des comités d'experts, parfois auto-proclamés, toujours auto-désignés, était-il plus juste ou plus démocratique que cette consultation ouverte et transparente de l'ensemble des acteurs concernés de près ou de loin par ces nouveaux programmes ?

On me dit, en somme, que les programmes sont une affaire d'experts. Je réponds, moi qui ai été le premier expert de cette maison lorsque j'étais le doyen de l'Inspection générale de l'Education nationale, que les programmes sont l'affaire de la Nation tout entière et que cette responsabilité incombe d'abord au politique.

Car c'est bien en responsable politique, et non en idéologue que j'ai présidé à la rédaction de ces nouveaux programmes. J'assume donc le choix d'un texte plus court, plus lisible, plus efficace, car ce choix correspond au mandat que le Président de la République a reçu des Français et qu'il m'a demandé de mettre en œuvre. Je comprends, naturellement, que ce texte suscite des interrogations, car il marque une rupture assez nette avec les textes précédents, des textes dont l'ambition était sans doute sincère, mais qui restaient marqués par l'idéologie, l'emphase, et l'abstraction.

J'assume aussi les choix pédagogiques qui ont guidé la rédaction de ces nouveaux programmes : le choix de la liberté pédagogique, qui consiste à s'interdire toute prescription de méthode dans la rédaction des programmes, pour mieux mettre en évidence ce qui devra être connu des élèves à l'issue de chaque année et de chaque cycle. Le choix d'un recentrage sur les enseignements essentiels, qui est indispensable pour permettre aux élèves d'accéder aux autres champs du savoir : c'est le choix qu'ont fait avant nous la plupart des grands pays européens. Le choix de progressions annuelles annexées aux programmes et qui permettent aux enseignants comme aux familles de prendre la mesure des progrès réalisés et du chemin qui reste à parcourir.

Pour autant, ces nouveaux programmes ont été enrichis grâce aux remarques qui nous ont été adressées par les enseignants, les familles ou les personnalités qualifiées qui ont été consultées. Sans empiéter sur la présentation détaillée des résultats de la consultation que vous proposera le Directeur général de l'enseignement scolaire dans un instant, je voudrais tout de même prendre trois exemples qui illustreront la façon dont nous avons pris en compte les remarques qui nous ont été faites.

Les enseignants étaient nombreux à demander une référence plus explicite au socle commun défini par la loi du 23 avril 2005. Nous avons fait apparaître explicitement les sept grands domaines de compétences de ce socle. Ils s'interrogeaient aussi sur le déséquilibre entre la réduction de l'horaire hebdomadaire général et l'ajout d'une heure de sport en plus. En accord avec le Président de la République, j'ai proposé que cette heure de sport supplémentaire soit proposée aux élèves dans le cadre de l'accompagnement éducatif, et non plus dans le cadre de l'horaire scolaire proprement dit. Ils demandaient des précisions sur l'horaire qui devait être consacré aux différents apprentissages. J'ai fait figurer dans les nouveaux programmes l'horaire hebdomadaire qui devait être consacré au français et aux mathématiques, et l'horaire annuel qui devait être consacré aux autres apprentissages, une évolution qui répond aussi à la demande du Sénat.

J'ai tenu compte, également, de l'avis de l'Académie des sciences qui demandait que l'approche expérimentale et le rôle de la démarche d'investigation développé dans l'esprit de la Main à la pâte soit clairement souligné dans les programmes.

Enfin, les parents comme les enseignants s'interrogeaient sur la précocité de certains apprentissages. Je les ai entendus, en précisant que la découverte des lettres à l'école maternelle ne devait pas s'apparenter à un apprentissage précoce de la lecture, en rappelant que la division étudiée au C.E.1 ne devait s'appliquer qu'aux divisions par 2 et par 5 dont le produit était un nombre entier et en replaçant l'apprentissage du passé antérieur, dont l'usage est presque exclusivement littéraire, au collège.

J'ai dit que ces nouveaux programmes devraient être évalués aux résultats. Dès l'année prochaine, une double évaluation sera mise en place au C.E.1 et au C.M.2. Elle servira de point de repère pour mesurer les progrès des élèves. J'ai demandé en outre aux inspecteurs de l'éducation nationale d'inspecter le degré de maîtrise des connaissances par les élèves plutôt que les méthodes employées par les enseignants pour y parvenir. Je connais trop la qualité des enseignants pour maintenir un système d'inspection fondé sur la défiance. Je crois à la faculté de tout enfant à progresser, à son rythme, dans la maîtrise des connaissances essentielles. Je voudrais qu'en affirmant cette confiance dans le maître et dans l'élève, et en réhabilitant ce lien particulier qui est au fondement de tout apprentissage, l'institution scolaire retrouve elle aussi ce qui fait la grandeur de sa mission.

Je vous remercie."

Xavier Darcos

Pour copie conforme : JPB

PS. Tout le monde aura compris que la Note précédente arrivait à saturation (c'est bien beau de ne jamais censurer personne, mais ça prend de la place), et que la note suivante (sur la classe de Seconde, dont "l'indifférenciation" me semble avoir vécu) n'est pas tut à fait prête — ni complètement pensée.

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Commentaires

Il faut reconstruire la maison école. Et c'est par la base qu'il faut la reconstruire comme toute bonne maison. Je suis sidéré de la position des syndicats traitant de réactionnaire voire de fasciste cette réforme sous prétexte qu'elle met fin à l'"épanouissement de l'enfant". On ne va pas à l'école pour s'épanouir, mais pour apprendre. L'épanouissement se fait en gagnant la liberté que confère le savoir. Il faut sauver les nouvelles générations. Voici, tirées des brevet blanc que je viens de corriger quelques "perles" (si je peux m'exprimer ainsi) de nos petits chéris par ailleurs fort épanouis. Parfois en corrigeant mes copies, j'ai envie de me retirer dans un monastère, loin du monde et des pédagogistes.
NB : Le vocabulaire et l'orthographe des élèves ainsi que leur syntaxe ont été retranscrits fidèlement :

"Le marechal Pétain collabore afin qu’il sauve sa peau .

En cote d’Ivoire, en septembre 2002 , le pays s’est retrouvé divisé en une partie.

Durant cette guerre beaucoup de juifs fût tués d’autre se planqués et survit (note du correcteur : les lâches !)

Il eu beaucoup de changement de gouvernement en Allemagne, cela à declanché beaucoup de meurtre de personne haut placé

Durant d’années le Marechal Pétain fit de la résistance sur le sol français mais il fut énormément de mort pour que le traité de Versailles fut signé


Les missions de l’ONU sont multiples : la défense de notre pays avec une arme nucléaire

Les groupes terroristes qui sont à l’auteur des attentats sont : l’Irak, Panama, Haïti et la Somalie

Le groupe terroriste c’est un groupe de terroriste Israëliens

Pendant l’année 1942, le general Petain passa un message par la radio au peuple français vivant en angleterre de le rejoindre pour combatent les Allemands.

Le groupe terroriste qui est l’auteur de l’attentat du 11 septembre est les nazis

Les pays membres de l’ALENA sont Mexique, Los Angeles, New York, Etats-Unis

Le groupe terroriste des attentats du 11 sept sont des Irakiens

Les Americains ont aussi une ligne de boisson inagler Coca Cola. Mais il y a une limite à ne pas franchir, la 3eme guerre Mondiale"

Alors vite, remettez nous une bonne école réactionnaire !

Ecrit par : guedbralec27 | 29 avril 2008

Et ça continue vers le haut.
Sur deux classes de prépas scientifiques, entre hier et aujourd'hui, deux élèves seulement avaient entendu parler de la république de Weimar. Or, on n'arrête pas de mettre la Shoah au programme — si je puis ainsi m'exprimer. Mais faute d'expliquer ce qui a permis l'arrivée d'Hitler au pouvoir, du Traité de Versailles au glissement de la petite bourgeoisie allemande vers le lumpen, on en finit par représenter le nazisme comme un lapin sorti de quelque obscur chapeau. Et c'est comme ça que la Shoah — une autre, avec une autre cible — sera quelque jour remise… au programme et à l'actualité par de nouveaux barbares.

Vous en voulez encore ? Copies de grammaire du CAPES de Lettres — en temps réel. Pour expliquer le mot "trouvailles", un candidat explique qu'il est formé sur "trouver", avec un suffixe "aille" — "le même que dans "épouvantaille".
Et un autre, auquel on demandait d'analyser "se surpasser", explique doctement que cela vient de "passer" — certes —, auquel on a adjoint le préfixe "sur", — et que "passer vient du verbe latin patio (sic !), qui signifie "souffrir"", ce qui l'amène à conclure que "se surpasser", c'est "aller au delà de la souffrance". Le tout à propos d'un texte de Proust sur une cantatrice — chauve, probablement.
À BAc + 4 ou 5. Que faire, comme disait le cher Oulianov ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 avril 2008

Darcos n’est pas un imbécile. On peut supposer que ceux qui ont rédigé ces programmes ne le sont pas davantage. Il n’y a donc aucun recul. Sachant ce qui les attendait, ils ont fait semblant de mettre la barre plus haut qu’ils ne le souhaitaient pour pouvoir ensuite faire semblant de reculer. C’est le b-a, ba de la politique dont on sait qu’elle est la continuation de la guerre par d’autres moyens. Or que disait le grand Clausewitz ? La guerre, c’est « l’art de monter aux extrêmes pour obtenir quelque chose ». Pour ma part, je suis satisfait de ces programmes tels qu’ils sont devenus. Sauf pour la Main à la pâte. Mais comment ne pas tenir compte de l’avis de l’Académie des sciences ? C'est à eux qu'il faudrait expliquer les choses.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 29 avril 2008

eh oui Jean Paul, la cantatrice se coiffe toujours de la même façon, Ionesco illustre parfaitement la déliquescence de l'apprentissage (il faut absolument relire cette monstrueuse merveille qu'est la leçon, ce professeur qui viole et tue son élève après l'avoir enfumé d'un jargon pédagogiquo nihiliste.
Le pire, c'est que ce que vous relevez dans votre com, nous le faisons tous les jours! Vous pensez bien que je ne conçois pas un cours sur le nazisme sans faire le lien avec le traité de Versailles et la difficile transition d'un pays qui n'a jamais connu la démocratie et qui se voit doter d'un régime type 5e République (Weimar), le tout dans une tradition d'antisémitisme remontant à fort loin (rappelez vous les décrets anti juifs en Prusse au XVIIIe siècle interdisant les activités d'artisanat aux Juifs). On n'étudie pas non plus Staline sans avoir auparavant tracé un tableau de la Russie des tsars depuis le XIXe siècle et sa place dans l'espace géopolitique. Ca prend un temps fou, ça n'est pas au programme, mais c'est totalement nécessaire. Seulement les élèves de troisième (d'années en années la situation empire, je me dis parfois avec espoir que la région de l'Eure est vraiment sinistrée) sont épouvantablement mal éduqués (pour la première fois cette année des ricanements ont suivi la projection de Nuit et Brouillard), totalement immatures et sutout, ne savent pas apprendre une leçon et n'en n'ont pas le courage. La moyenne du brevet blanc sur les trois matières et toutes les troisième confondues : 39/120. ... A méditer.

Ecrit par : guedbralec27 | 29 avril 2008

Non que tout nous enchante dans ces programmes. Les quatre heures de gym, par exemple, me paraissent l'une de ces lubies qui mangent un temps qui pourrait être utilisé bien plus intelligemment

JP Brighelli

Cette dernière remarque me paraît quelque peu déplacée. Ce n'est pas un luxe pour les jeunes élèves du primaire, dont une majorité vit dans des grandes villes, et pour la majorité de cette majorité pratiquement sans jamais faire de sport ou d'exercices physiques autrement que par le biais d'une console de jeu, de recevoir une "éducation physique" dans le cadre scolaire, à raison de 4 ou 5 heures par semaine, soit une heure pas jour!
Franchement, où est le scandale? Si scandale il existe , il est plus dans le rétrécissement du temps de présence des enfants à l'école. Sans parler bien entendu de l'incompétence, bien souvent, des professeurs des écoles pour enseigner correctement cette discipline.

Ecrit par : buntovchik | 29 avril 2008

la quasi totalité des enseignantes de maternelle est, à ce jour totalement incapable de mettre en oeuvre cet apprentissage. Cette situation est d'autant plus gênante que, dans le système actuel ,aucun formateur ne peut leur apprendre !
Quoi qu'il en soit, depuis cet après midi,cette question n'est déjà plus d'actualité.
Thierry Venot

Faudrait qu'elles se dépêchent d'apprendre à mettre en oeuvre des tas de choses ( en se bottant les fesses on arrive à apprendre tout seul, sans formateurs), parce que tout cela va se terminer par la fermeture de la maternelle et son remplacement par des garderies municipales ou privées. Pourront pleurer quand on en sera là.
GM

Ecrit par : guy morel | 29 avril 2008

Ah bah ça, pour sûr ! Et puis encore qu'elles se demanderont bien pourquoi on est si méchant avec elles.

Sur mes 6 élèves de Grande Section, 6 déchiffrent tous les mots réguliers et les écrivent en écriture cursive dans un cahier à lignes un peu larges (4 mm).
Aujourd'hui, en calcul, ils avaient à calculer :
9 - 1 = ..., 9 - 2 = ..., 9 - 3 = ... etc. jusqu'à 9 - 8 (dans le désordre évidemment) et 9 - ... = 6, 9 - ... = 2, etc.
En histoire, K. nous a résumé la leçon d'hier : "Jeanne d'Arc était une "fermière", elle est allée chercher le fils du roi fou qui s'était caché loin parce que les Anglais lui avaient pris son pays et elle l'a emmené dans une autre ville pour qu'on lui mette sa couronne de roi sur la tête."
Si j'ai bien compris ce que j'ai lu en diagonale, elle est presque prête pour le CAPES d'Histoire, non ?

Ecrit par : catmano | 29 avril 2008

En histoire, K. nous a résumé la leçon d'hier : "Jeanne d'Arc était une "fermière", elle est allée chercher le fils du roi fou qui s'était caché loin parce que les Anglais lui avaient pris son pays et elle l'a emmené dans une autre ville pour qu'on lui mette sa couronne de roi sur la tête."
Si j'ai bien compris ce que j'ai lu en diagonale, elle est presque prête pour le CAPES d'Histoire, non ?

Ecrit par : catmano | 29 avril 2008

Un grand souvenir pour moi, cette fameuse histoire de Jeanne D'Arc...
Il avait fallu leur dire que cette pauvre jeune femme si courageuse et entreprenante avait fini brûlée vive sur un bûcher...
Et dans un silence consterné, une petite voix s'était élevée :
"Mais, maîtresse, ce n'est pas une histoire vraie?"
A la suite de "mon aveu quelque peu gêné" un "oh! yé! très alsacien avait fusé, et les larmes s'étaient mises à couler sur les joues de cette petite de 7 ans...

Trop fragile pour le CAPES d'histoire, la pitchoune !!!

Ecrit par : Maminou | 29 avril 2008

Je suis en train de me pencher sur les instructions de Ferry (JULES!) quant aux méthodes qu'il préconisait pour le primaire ( celui du peuple) et suis effarée de ses inflexions pédagogistes, et du pur puérocentrisme Pestalozzien.
Quand je vous dis qu'il faut éradiquer les racines du mal et pas seulement traiter ses effets...
On n'en prend pas le chemin malgré tous ces efforts ô combien méritoires et non moins essentiels.

Ecrit par : Cadichon | 29 avril 2008

Il la poursuivit dans l'église tout entière" / Mérimée, fin de la fameuse dictée.
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 avril

N'eût-il pas été préférable que vous poursuivissiez Darcos dans le royaume tout entier ?????

Ecrit par : Amélie | 29 avril 2008
J'ai défendu les nouveaux programmes de Primaire devant les instituteurs du SNUIPP de Guadeloupe, Saint-Martin et Martinique la semaine dernière. Sans oublier Ripostes, France 2, RMC, et j'en passe. Aujourd'hui encore, sur France-info entre midi et deux, et ce soir sur i-télé. Pendant ce temps, Guy Morel, qui a tout du conseiller occulte pour commission secrète, les défendait sur Radio-Classique. Lui et moi, et quelques autres, nous étions regroupés pour les défendre dans le Monde de l'Education de Mai, qui vient de sortir.

Ecrit par : brighelli | 29 avril

Vous le poursuivîtes réellement , donc !!

Ecrit par : Amélie | 29 avril 2008

Ca prend un temps fou, ça n'est pas au programme, mais c'est totalement nécessaire. Seulement les élèves de troisième (d'années en années la situation empire, je me dis parfois avec espoir que la région de l'Eure est vraiment sinistrée) sont épouvantablement mal éduqués (pour la première fois cette année des ricanements ont suivi la projection de Nuit et Brouillard), totalement immatures et sutout, ne savent pas apprendre une leçon et n'en n'ont pas le courage. La moyenne du brevet blanc sur les trois matières et toutes les troisième confondues : 39/120. ... A méditer.

Ecrit par : guedbralec27 | 29 avril 2008

Si ça peut vous consoler, il n'y a pas que la région de l'Eure.

Ecrit par : Robin | 29 avril 2008

A propos de Jeanne d'Arc, voici un sketch à faire jouer à vos 6° :

Jeanne d’Arc tricote.
Narrateur :
- On dit que Jeanne d’arc a entendu des voix de saints lui demandant de chasser les Anglais de France. C’est vrai… mais ça n’a pas marché du premier coup. Regardez plutôt !

Elle continue à tricoter. Un mouton bêle, elle lui envoie un bisou de la main, les chien aboie, elle lui caresse la tête.
Soudain, elle lève la tête de côté et écoute, stupéfaite. Elle fait non de la tête, et se remet au tricot, tendue. Ça recommence. Elle refait non, tête baissée. Ça recommence. Elle refait non, tête baissée. Le mouton rebèle, elle lui tire la langue, le chien raboie, elle lui donne un coup d’aiguille. Ça recommence. Elle refait non, puis regarde, sèchement. Elle écoute. Fait oui de la tête, à trois reprises mais sèchement. Puis elle tend la main, se frottant le pouce et l’index. Et d’un coup elle crie, toujours en regardant :
- Non ? Et ben TIENS ! (bras d’honneur).

Ok, je sors.

Ecrit par : PMB | 29 avril 2008

Durant cette guerre beaucoup de juifs fût tués d’autre se planqués et survit (note du correcteur : les lâches !)


Alors vite, remettez nous une bonne école réactionnaire !

Ecrit par : guedbralec27 | 29 avril 2008

J'ai bien peur qu'ils ne comprennent pas non plus l'ironie".

Ecrit par : Robin | 29 avril 2008

En histoire, K. nous a résumé la leçon d'hier : "Jeanne d'Arc était une "fermière", elle est allée chercher le fils du roi fou qui s'était caché loin parce que les Anglais lui avaient pris son pays et elle l'a emmené dans une autre ville pour qu'on lui mette sa couronne de roi sur la tête."
Si j'ai bien compris ce que j'ai lu en diagonale, elle est presque prête pour le CAPES d'Histoire, non ?

Ecrit par : catmano | 29 avril 2008

A peu près !

Ecrit par : Robin | 29 avril 2008

C'est quoi cette ironie ?
Vous rendez-vous vraiment compte que c'est de vos élèves dont vous causez en sirotant votre pastis ?
Cette distance blasée ......
J'espère que votre paie est bien virée à la fin du mois !

Quand je vous dis que les enfants sont disponibles pour la passion ..... que s'est-i passé pour qu'ils passent à côté ?

vraiment je ne comprends pas vos entrechats .... ou je ne les comprends que trop bien et dans ce cas .... vous devriez vous cacher ............ ou vous tirer en Martinique .... chasser les vilains racistes qui s'y terrent !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
même ça ... en aurez-vous le courage .... ?



Quand je vous dis qu'il faut éradiquer les racines du mal et pas seulement traiter ses effets...
On n'en prend pas le chemin malgré tous ces efforts ô combien méritoires et non moins essentiels.

Ecrit par : Cadichon | 29 avril 2008


????


.

Ecrit par : Yfig | 29 avril 2008

Les programmes sont comme les ministres, on finit toujours par les remplacer. Patience. Viendra le temps où l'on n'entendra plus les Brighelli, Marseille et autres Morel ( au fait c'est qui ce mec ?).

Ecrit par : aliscan | 30 avril 2008

Guy Morel est membre du Grip, a écrit plusieurs ouvrages ("petit vocabulaire de la déroute scolaire" "le livre noir de l'éducation nationale",etc.). Il est intervenu également dans le remarquable documentaire "Éducation nationale, un grand corps malade" diffusé le jour de la rentrée sur canal plus et qui circule encore sur la mule. Bref, c'est un mec bien qui donne de son temps et de son énergie pour se battre avec nous pour que l'école de la République redevienne ce qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être : un lieu d'étude.

Ecrit par : Manu | 30 avril 2008

Guy Morel est membre du Grip, a écrit plusieurs ouvrages ("petit vocabulaire de la déroute scolaire" "le livre noir de l'éducation nationale",etc.). Il est intervenu également dans le remarquable documentaire "Éducation nationale, un grand corps malade" diffusé le jour de la rentrée sur canal plus et qui circule encore sur la mule. Bref, c'est un mec bien qui donne de son temps et de son énergie pour se battre avec nous pour que l'école de la République redevienne ce qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être : un lieu d'étude.

Ecrit par : Manu | 30 avril 2008

Désolé pour la répétition (bug)

Ecrit par : Manu | 30 avril 2008

Qui est Guy Morel ?

Dans la vie il y a deux sortes d'individus, ceux qui tiennent les fusils et ceux qui creusent !

Avant les fusils étaient tenus par Meirieu, Fracko, Charmeux et quelques autres ... Aujourd'hui donc, Brighelli, Le Bris, Delord, Morel ... les ont plus ou moins remplacés.
( Plus ou moins car il y a encore par-ci, par-là un Cohn ou une FCPE en embusade, voire un Allègre ... )

Ce sont - comment dire ? - les nouveaux experts.

NOUS, ON CREUSE !

Le plus drôle, enfin, si on veut, c'est que ceux qui tiennent les fusils, ont derrière eux une armée qui les tient - nous avec d'ailleurs, pauv' cons que nous sommes - en ligne de mire avec des gros calibres : directives de Bruxelles, stratégie de Lisbonne, OMC et j'en passe ... Ils ne l'ignorent pas, je pense, ils font avec ... Ou ne veulent pas savoir ...

NOUS ON CREUSE !

Désolé, Guy, j'ai pas pu m'en empêcher ...
Et puis, je le pense vraiment !

Ecrit par : Hervé | 30 avril 2008

Avant les fusils étaient tenus par Meirieu, Fracko, Charmeux et quelques autres ... Aujourd'hui donc, Brighelli, Le Bris, Delord, Morel ... les ont plus ou moins remplacés.

Ecrit par : Hervé | 30 avril 2008

C'est curieux, nous sommes encore quelques centaines de milliers de professeurs a toujours avoir un canon sur la tempe. Et ceux qui tiennent le flingue ne sont pas ceux que vous dénoncez : je peux vous assurer que les inspections n'ont pas lieu, pour 99 % d'entres elles, selon les critères de Guy Morel, Marc le Bris ou Brighelli. Sans quoi des mecs comme moi avanceraient au grand choix en lieu et place de l'ancienneté.

Un type comme Marc Le Bris, malgré sa notoriété, est exactement dans le même cas : son engagement lui coûte quelques centaines d'euros tous les mois. Une paille, quand on a un salaire d'instit.

Les faits sont têtus comme disait l'autre...

Ecrit par : Manu | 30 avril 2008

Bof, ce n'est qu'une question d'heures ...

Et j'ai bien dit : "... plus ou moins remplacés. ( Plus ou moins car il y a encore par-ci, par-là un Cohn ou une FCPE en embuscade, voire un Allègre ... )"

Vous m'avez mal lu ...

Et puis le coup de la carotte et du bâton ce n'est pas d'aujourd'hui ! La loterie de l'avancement ou du hors classe - aussi bien que le délit de sale gueule pédagogique - je connais ... J'ai donné ! Note pédagogique bloquée depuis quatre ans à la suite d'une inspection houleuse ... On n'était pas vraiment d'accord sur les "séquences" et sur un certain vocabulaire techniciste à la con, si vous voyez ce que je veux dire ! Marc Le Bris a peut-être les mêmes soucis, mais il n'est vraiment pas le seul ... D'autant que, si je ne me trompe, il bénéficie d'une "expérimentation" subventionnée au titre de SLECC ... Au fait où on en est ? Il y a des résultats ? Des résultats comparables, bien sûr, à ceux d'une classe ZEP de La Courneuve (car tout de même, la petite école de Médréac, avec ses effectifs plutôt tranquilles ... son double niveau, CP-CE1 ... je demande à voir ...)

Et il ne sera jamais question de "mérite" en la matière mais de bien autre chose ... Cessez d'être naîf !

Non, ce que je voulais dire et ce qui me tracasse c'est l'apparition d'un nouveau dogme "pédagogique" (il faut bien appeler un chat un chat) alors que le métier que j'aime, et je je pratique depuis tant d'années, est bien fait de sueur et de sang ; enseigner est un art (avec quelques apports scientifiques, tout n'est pas à mettre à la poubelle !)

Les experts ne sont pas sur le terrain, par principe ... Il faut faire confiance à ceux qui creusent ... Ils ont des tas d'idées !

Enfin, pas tous ... :-) Ah ! Je viens de voir à la télé une classe de CP et toutes ces photocopies sur les tables, ces cases à cocher, ces images à coller ... C'est là que ça coince : où sont les livres, les cahiers et les stylos ?

Et puis encore une fois, lisez mon message en entier !

L'essentiel est là :
"Le plus drôle, enfin, si on veut, c'est que ceux qui tiennent les fusils, ont derrière eux une armée qui les tient - nous avec d'ailleurs, pauv' cons que nous sommes - en ligne de mire avec des gros calibres : directives de Bruxelles, stratégie de Lisbonne, OMC et j'en passe ... Ils ne l'ignorent pas, je pense, ils font avec ... Ou ne veulent pas savoir ..."
http://motstocsin.autonomie.org/html/horreurs/index.htm

Le socle, les compétences ... Tant qu'on n'en sortira pas, autant dire qu'on pédale dans la semoule ... Brighelli encore plus que Meirieu puisque l'ex-gourou-toujours-gourou est pour ...

Et puis Darcos, comme a dit quelqu'un c'est bien un des ministres de Sarkozy ! Non?

Ecrit par : Hervé | 30 avril 2008

Je me doutais bien qu'avec un tel pseudo, guedbralec27 était dans l'Eure. Mais où ? J'y ai enseigné sept ans, et je n'ai pas souvenir d'élèves particulièrement retardés — il y en avait même quelques-uns très éveillés. La seule chose : dans le collège où je sévissais arrivaient essentiellement les enfants de prolos et petits employés, les "riches" envoyaient les leurs dans le privé à Evreux — il y a 25 ans déjà.
JPB
PS. Souvenir d'élève. J'expliquais — en cinquième — la notion de "paradoxe". Exemple : celui de Zénon. Faisant mon petit pédagogue, je dessine un arc, une flèche et une cible au tbleau, et je leur demande en vertu de quel phénomène, ou raisonnement, on peut affirmer que la flèche n'atteindra jamais la cible. Déluge immédiat d'hypothèses animistes, la flèche est courbe, le tireur est naze, la cible est trop loin, etc. Puis une petite gamine — adoptée, si je me rappelle bien, et fort bonne élève — ayant attendu que le flot se retire, a levé la main d'un air matois en disant qu'elle saait, elle. "Oui ?" "C'est parce qu'il y avait une goutte de lait au bout d ela flèche…" J'ai dû avoir l'air légèrement stupide, et j'ai r&p;été : "Oui ?" "Et, at-elle ajouté en se donnant le luxe de ne pas sourire, le lait a tourné." Collège du Neubourg, vers 1980.

Ecrit par : brighelli | 30 avril 2008

Elles ont bien fait de refuser l'apprentissage en grande section.Ce sera plus facile de transformer la maternelle entière en crèche,le moment venu,puisque la plupart du temps on n'y fait plus autre chose que de la garderie.
.
Ah geignait une belle directrice d'Ecole ayant un CE1 hier à la télé,ce qu'on nous demande de faire (la division) maintenant sera bien trop dur pour leur âge.
Et sur son tableau ,on pouvait lire:
Grammaire
GNS+GV
Tête à claques ,va!

Ecrit par : bernard | 30 avril 2008

Bilan de stage de formation continue, à l'IUFM; (pratiques artistiques; musique et arts visuels);
"de toutes façons, on continuera chant, écoute musicale et pratiques artistiques en général; les nouveaux textes ne nous en empêcheront pas le moins du monde".
Avis unanime de quatorze institutrices et instituteurs chevronnés.
Pendant combien de temps?

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 avril 2008

"Je me doutais bien qu'avec un tel pseudo, guedbralec27 était dans l'Eure. Mais où ? J'y ai enseigné sept ans, et je n'ai pas souvenir d'élèves particulièrement retardés — il y en avait même quelques-uns très éveillés.
Ecrit par : brighelli | 30 avril 2008"

Je suis né à Gisors, ai vécu à Vernon, débuté ma carrière à Evreux en 1989 et exerce depuis 11 ans à Gisors. J'ai pu voir une lente glissade depuis les 7 dernières années, en comparant les moyennes des troisièmes (on est passé en moyenne de 11.5 en 2001 à 8.8 cette année). J'ai eu une scolarité normale dans un collège un peu rural, et j'ai eu la chance de passer entre les gouttes de la réforme Haby (collège entre 1976 et 1980), je la précédais d'un an. Mon professeur d'anglais de Terminale a eu une grave dépression deux ans après notre passage en "gérant" la faune nouvelle déscolarisée. Aujourd'hui, à Gisors, la population est environ à 40 % parisienne délocalisée (dont la moitié préfère le privé, chiffre en augmentation), et 60 % locale pauvre (voire très pauvre) et d'origine immigrée (je note l'attitude souvent exemplaire des Kabyles, asiatiques, les enfants d'Afrique noire ayant bien plus de mal à intégrer un système souvent matriarcal (et tant pis pour le politiquement correct). Il y a dix ans une classe se divisait en 1/3 de très bon, 1/3 de moyens et 1/3 d'élèves en grandes difficultés. Depuis deux ans dans une classe de 25, 10 à 12 élèves ont dans ma matière entre 0 et 4 de moyenne et en moyenne générale moins de 9/20 (on sait la plaisanterie qu'est pourtant la moyenne d'un bulletin en collège qui soit en plus prendre en compte depuis trois ans la fameuse "vie scolaire" prenant surtout en compte les absences et les retards, monstre de démagogie qui voit de très mauvais élèves bénéficier d'une note approchant les 18 ou 19, comptant bien évidemment en coefficient 1 comme les autres matières).

Ecrit par : guedbralec27 | 30 avril 2008

Les programmes sont comme les ministres, on finit toujours par les remplacer. Patience. Viendra le temps où l'on n'entendra plus les Brighelli, Marseille et autres Morel ( au fait c'est qui ce mec ?).

Ecrit par : aliscan | 30 avril 2008

Manu vous a répondu aliscan. Guy Morel est un type bien, un type qui ne tient pas le fusil, qui ne tire pas dans le dos des copains, un type honnête qui a des idées claires, des convictions et qui les défend.

Pas comme les vôtres à vous de copains, ceux qui tiennent les fusils depuis trente ans pendant que nous creusons, les Meirieu, les Charmeux, les Frackowiack, sans compter les politiciens et les rouages intermédiaires du mammouth, dont les "voix", pareilles à celles des sirènes, ces voix des utopies mortifères, conduisent vers les récifs du naufrage.

Ecrit par : Robin | 30 avril 2008

Bilan de stage de formation continue, à l'IUFM; (pratiques artistiques; musique et arts visuels);
"de toutes façons, on continuera chant, écoute musicale et pratiques artistiques en général; les nouveaux textes ne nous en empêcheront pas le moins du monde".
Avis unanime de quatorze institutrices et instituteurs chevronnés.
Pendant combien de temps?

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 avril 2008

Christophe, connaissez-vous la situation des professeurs d'éducation musicale en collège ?

J'en connais deux autour de moi, complètement démolis parce qu'ils ne sont pas reconnus en tant qu'artistes et ne peuvent pas exercer leur métier. L'un d'entre eux a été gravement saqué par un petit idéologue arriviste qui a raté ses études en conservatoire et qui débine publiquement les programmes de X. Darcos.

Où avez-vous lu dans les nouveaux programmes que les professeurs des écoles ne pourront plus faire de chant, d'écoute musicale et de pratiques artistiques ?

C'est justement ce que X.Darcos voudrait remettre à l'honneur.

Ecrit par : Robin | 30 avril 2008

Robin, je sais de qui vous voulez parler. Je suis complètement d'accord avec vous! Et, en plus, cet individu ne peut pas non plus supporter l'IUFM, n'ayant aucun pouvoir sur les personnes qui y enseignent.
Concernant la deuxième partie de votre message, j'aimerais que vous ayez raison. Mais moins d'heures de cours, plus de français et de math, plus d'EPS, une heure d'histoire de l'art... Faisons les comptes. Même si j'ai beaucoup perdu depuis le bac, (C, pourtant), c'est de l'arithmétique de base... ;-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 avril 2008

Mais moins d'heures de cours, plus de français et de math, plus d'EPS, une heure d'histoire de l'art... Faisons les comptes. Même si j'ai beaucoup perdu depuis le bac, (C, pourtant), c'est de l'arithmétique de base... ;-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 avril 2008

Quel est "l'état des lieux" actuellement en ce qui concerne la partique musicale en primaire ? (en dehors des classes CHAM)

Ecrit par : Robin | 30 avril 2008

Difficile de vous répondre... Les pratiques en maternelle, tout en étant très loin évidemment d'être parfaites, sont réelles, (chant essentiellement, et écoute).
En élémentaire, c'est une autre paire de manches, et on voit vraiment "de tout". Depuis du haut niveau, (assez rare), jusqu'à l'absence totale de la mention de ces disciplines dans l'emploi du temps.
Ce que je vous dis est très "global", ;-( mais, si je devais vraiment porter une évaluation, je dirais évidemment... "Peut mieux faire".

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 avril 2008

"Ils s'interrogeaient aussi sur le déséquilibre entre la réduction de l'horaire hebdomadaire général et l'ajout d'une heure de sport en plus. En accord avec le Président de la République, j'ai proposé que cette heure de sport supplémentaire soit proposée aux élèves dans le cadre de l'accompagnement éducatif, et non plus dans le cadre de l'horaire scolaire proprement dit."
Darcos, Discours de présentation des nouveaux programmes

Ecrit par : Philippe | 30 avril 2008

"Bref, plus l'école avance, plus le parti du statu quo s'affole."

Bravo, Monsieur le Ministre! Bien envoyé!

N'oubliez pas, s'il vous plaît, de préciser aux principaux de collège qui comprennent moins vite que les autres - c'est le cas de la mienne - que l'option de découverte professionnelle de 3 heures en 3ème s'adresse avant tout aux élèves relativement en difficulté et qui souhaitent réfléchir à une orientation plutôt "courte" et qu'elle ne doit en aucun cas regrouper tous les bons élèves de ce niveau - au détriment d'options de culture telles que le grec - par exemple. Dans mon collège, on est allé jusqu'à faire des entretiens de sélection pour vérifier que les élèves qui choisissaient l'option de DP 3 étaient de bons élèves motivés et cela sous prétexte que l'option ne devait pas rassembler les élèves en difficulté et les perturbateurs. C'est détourner les textes, me semble-t-il, pour se mitonner un petit public bien agréable et avoir trois heures confortables.
J'ai aussi expliqué ci-dessus que ledit public de bons élèves trouve cette option "nulle" et regrette bien de ne pas avoir choisi plutôt le grec.

Ecrit par : Jean | 30 avril 2008

1er degré.

24 heures ,4 jours,il n'y a plus une minute à perdre,effectivement.
1 tu remonteras à l'heure des récréations.
2 tu feras moins de sorties pédagogos inutiles avec tes élèves.
3 tu supprimeras la fête scolaire et ses préparatifs fête qui ne veut plus rien dire.
4 tu travailleras scolairement jusqu'au dernier jour,disons jusqu'à l'avant dernier jour de classe en juin.
5 tu ne demanderas pas des réunions professionnelles sur le temps de travail scolaire.
6 tu exigeras que le gouvernement rende rationnels tous les ponts en Mai.
Et quant tu auras compris qu'on peut tout faire en 24 heures avec ces programmes plus clairs,tu te relâcheras un peu comme à la belle époque de Jacques Lang.

Ecrit par : bernard | 30 avril 2008

Ce que je vous dis est très "global", ;-( mais, si je devais vraiment porter une évaluation, je dirais évidemment... "Peut mieux faire".

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 avril 2008

Oui, évidemment, tout dépend des centres d'intérêt et des compétences de l'enseignant.

Combien y avait-il d'heures de musiques prévues dans les programmes de 2002 et cette plage horaire était-elle, à votre avis, bien utilisée ?

D'une façon générale, en dehors des CHAM, n'y a-t-il pas un problème à l'école primaire au niveau de l'éducation musicale (absence d'enseignants "spécialisés").

Quelles sont les modalités de la formation à l'enseignement de l'éducation musicale en IUFM, toujours au niveau du primaire ? Est-ce obligatoire ?

Seriez-vous personnellement favorable au recours à des intervenants extérieurs ?


Question à Christophe :

Combien y avait-il d'heures de musique, toujours en primaire, dans les programmes de 2002 ?

Ecrit par : Robin | 30 avril 2008

Question à Christophe :

Combien y avait-il d'heures de musique, toujours en primaire, dans les programmes de 2002 ?

Ecrit par : Robin | 30 avril 2008

Question déjà posée. Mauvaise manoeuvre !

Ecrit par : Robin | 30 avril 2008

1er degré.

24 heures ,4 jours,il n'y a plus une minute à perdre,effectivement.
1 tu remonteras à l'heure des récréations.
2 tu feras moins de sorties pédagogos inutiles avec tes élèves.
3 tu supprimeras la fête scolaire et ses préparatifs fête qui ne veut plus rien dire.
4 tu travailleras scolairement jusqu'au dernier jour,disons jusqu'à l'avant dernier jour de classe en juin.
5 tu ne demanderas pas des réunions professionnelles sur le temps de travail scolaire.
6 tu exigeras que le gouvernement rende rationnels tous les ponts en Mai.
Et quant tu auras compris qu'on peut tout faire en 24 heures avec ces programmes plus clairs,tu te relâcheras un peu comme à la belle époque de Jacques Lang.

Ecrit par : bernard | 30 avril 2008

Je suis tout à fait de votre avis, bernard. Ceux qui poussent des cris d'orfraie sont ceux qui ne faisaient rien avec leurs élèves, et à qui le temps manquait pour ne rien faire. Avec des programmes plus clairs et plus précis, on peut resserrer les horaires. L'enseignement n'est pas une affaire de quantité d'heures.

Ecrit par : Jean | 30 avril 2008

.................!

Ecrit par : Saperlipopette | 30 avril 2008

Le post d’Hervé – « les gros calibres » de Bruxelles, Lisbonne, OMC, etc. – permet de faire le lien avec le fil précédent et le coup de colère de JPB. Darcos avait les mains à peu près libres avec le primaire car la seule opposition était celle des pédagos, qui s’imaginent être de gauche. La question était purement idéologique. Le primaire n’est pas un enjeu pour l’armée néo-libérale puisqu’il ne débouche plus, depuis fort longtemps, sur le marché du travail. Autrement dit, ils s’en foutent. Les choses deviennent ensuite de plus en plus ardues : collège, lycée, supérieur. Dans le secondaire, la pression sarko-libérale est plus forte car il faut commencer à s’assurer de la rentabilité des investissements et de la future « employabilité » des élèves. L’instruction ne compte plus vraiment, pas plus d’ailleurs que l’éducation. L’une et l’autre laissent la place aux « formations ». Quand on arrive dans le supérieur, il n’y a plus le moindre doute. Pécresse, c’est l’anti-Darcos à la fois dans son itinéraire personnel et dans les mesures qu’elle prend. Une néo-libérale pure et dure, mais version française (étatisme autoritaire, centralisateur et stupide). D’où une loi sur la prétendue « autonomie » des Universités qui organise en fait le contraire et, d’autre part, une professionnalisation à outrance de tous les cursus, y compris les humanités.

Lorsqu’on dénonce la collusion entre l’armée des pédagogues et celle des néo-libéraux, comme le font les « mots-tocsin », il faut tenir compte de ces paliers et de ces niveaux d’enseignement. On peut très bien avoir de bons programmes en primaire mais cela ne résout rien puisque tous les élèves continuent au moins cinq ans de plus. Or ce qui est déterminant par la suite ce ne sont plus les programmes mais les débouchés et la rentabilité : orientation, séries, sélection à l’entrée du supérieur (BTS, IUT, prépas) ou pas (université), professionnalisation des diplômes, redistribution des budgets, etc. Les adeptes de « l’économie de la connaissance » (stratégie de Lisbonne) ne s’intéressent vraiment qu’à l’enseignement supérieur, très peu au secondaire et pas du tout au primaire. C’est dans ce cadre qu’il faut comprendre la diminution des postes dans le secondaire (pas assez rentable), la disparition d’options inutiles (latin, grec, arts) ou les programmes déplorables des lycées professionnels (pour ce que j’ai pu en lire ici même). On peut très bien gagner sur le primaire et perdre sur tout le reste, c’est-à-dire l’essentiel puisque TOUS les élèves vont au-delà du primaire.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 30 avril 2008

A propos des pédagogistes, j'ai parlé de la voix des sirènes, j'aurais pu évoquer, aussi bien, le joueur de flûte de Hamelin :


" Pendant ce temps le joueur de flûte suivi des enfants qui chantaient à tue-tête, arrivèrent à la montagne située derrière la ville. Ils étaient si heureux que personne n'aurait jamais pu les faire changer de route. Au son de la flûte la montagne s'entrouvit et tous, le joueur de flûte en tête, passèrent l'un après l'autre à travers la porte qui se referma aussitôt. Resta dehors un petit boiteux qui n'avait pu marcher aussi vite que les autres. Lorsqu'ils arrivèrent, les citoyens le trouvèrent en pleurs si triste de n'avoir pu entrer avec ses compagnons.

Des enfants il n'y avait plus trace et personne n'a jamais su ce qu'il en était advenu. "

Ecrit par : Robin | 30 avril 2008

"de Hameln", Robin, "de Hameln"!

Ecrit par : Jean | 30 avril 2008

Les adeptes de « l’économie de la connaissance » (stratégie de Lisbonne) ne s’intéressent vraiment qu’à l’enseignement supérieur, très peu au secondaire et pas du tout au primaire. C’est dans ce cadre qu’il faut comprendre la diminution des postes dans le secondaire (pas assez rentable), la disparition d’options inutiles (latin, grec, arts) ou les programmes déplorables des lycées professionnels (pour ce que j’ai pu en lire ici même). On peut très bien gagner sur le primaire et perdre sur tout le reste, c’est-à-dire l’essentiel puisque TOUS les élèves vont au-delà du primaire.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 30 avril 2008

Excellente analyse ; tout à fait d'accord avec vous !

Ecrit par : Victor | 30 avril 2008

J'ai aussi expliqué ci-dessus que ledit public de bons élèves trouve cette option "nulle" et regrette bien de ne pas avoir choisi plutôt le grec.

Ecrit par : Jean | 30 avril 2008

Dans l'établissement où je suis les 3ème DP3 ne sont pas particulièrement réservées aux élèves en difficulté ou qui veulent aller en lycée professionnel après la 3ème, au contraire.

Pour ces élèves-là, il n'y eu aucun dispositif de substitution à la suppression des orientations après la 5ème (4èmes préparatoires au CAP et CPPN) et aux 4ème et 3ème technologiques, supprimées elles-aussi.

Chez nous, il y a du latin, mais pas de grec, malheureusement, sinon sous forme de "club" entre midi et deux.

Je ne sais pas trop quoi penser de ces 3ème DP3, ni, d'une manière générale de cette volonté de "professionnalisation" du collège par la multiplication des stages en entreprises et l'augmentation de leur durée, ainsi que des 3ème DP3.

Je reste persuadé que l'acquisition de savoirs solides et d'une bonne culture générale (je n'ai jamais regretté, personnellement, d'avoir fait du grec) constituent les meilleurs atouts pour la vie professionnelle.

Ecrit par : Robin | 30 avril 2008

Les adeptes de « l’économie de la connaissance » (stratégie de Lisbonne) ne s’intéressent vraiment qu’à l’enseignement supérieur, très peu au secondaire et pas du tout au primaire. C’est dans ce cadre qu’il faut comprendre la diminution des postes dans le secondaire (pas assez rentable), la disparition d’options inutiles (latin, grec, arts) ou les programmes déplorables des lycées professionnels (pour ce que j’ai pu en lire ici même). On peut très bien gagner sur le primaire et perdre sur tout le reste, c’est-à-dire l’essentiel puisque TOUS les élèves vont au-delà du primaire.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 30 avril 2008

Excellente analyse ; tout à fait d'accord avec vous !

Ecrit par : Victor | 30 avril 2008

Plus un.

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 avril 2008

Oui, évidemment, tout dépend des centres d'intérêt et des compétences de l'enseignant.

Combien y avait-il d'heures de musique prévues dans les programmes de 2002 et cette plage horaire était-elle, à votre avis, bien utilisée ?

- Trois heures pour l'éducation artistique. "Plus ou moins bien utilisées", effectivement en grande partie en fonction des centres d'intérêt et des compétences, (ce qui va souvent ensemble, mais pas toujours), de l'enseignant.

D'une façon générale, en dehors des CHAM, n'y a-t-il pas un problème à l'école primaire au niveau de l'éducation musicale (absence d'enseignants "spécialisés").

- Il y a surtout un déficit de formation des PE, qui va en s'aggravant, (malgré une très légère progression entre rentrée 2006 et rentrée 2007).

Quelles sont les modalités de la formation à l'enseignement de l'éducation musicale en IUFM, toujours au niveau du primaire ? Est-ce obligatoire ?

- Il y a cinquante heures pour ceux qui choisissent de passer l'épreuve de musique au concours, en PE1. Mais, en réfléchissant un peu, on peut comprendre assez vite qu'on peut, (heureusement), préparer au concours et à la pratique de la classe. Et, pour les échos que j'ai pu en avoir, la demande des jurys est assez axée sur "le culturel".
Pour ceux qui n'ont pas pris l'option en PE1, ils auront une trentaine d'heures en PE2.
Un PE2 ayant pris l'option musique au concours et passant l'épreuve en candidat libre n'aura donc aucune formation en musique à l'IUFM.

Seriez-vous personnellement favorable au recours à des intervenants extérieurs ?

- Oui, complètement. S'ils travaillent "en équipe" avec l'enseignant qui a la classe en charge. C'est à dire si l'enseignant ne se réfugie pas dans une autre salle pour corriger ses cahiers pendant l'intervention, et assure un relais le reste de la semaine. Cela sera extrêmement bénéfique pour tout le monde, (élève, enseignant, intervenant). Mais on est ici ramené deux cases plus haut, avec le niveau de formation des enseignants.

Ecrit par : Robin | 30 avril 2008

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 avril 2008

On peut très bien gagner sur le primaire et perdre sur tout le reste, c’est-à-dire l’essentiel puisque TOUS les élèves vont au-delà du primaire.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 30 avril 2008

Exact, je le crains ! Je suis prête à parier cent mille euros contre un paquet de cacahuètes que c'est ce qui va se passer : ne pouvant céder sur les suppressions de postes -- puisque c'est Bercy qui décide --, le ministre lâchera du lest sur les programmes du secondaire et la réforme du lycée, transformé en TPE géant où, sous couvert d'autonomie des élèves, d'appropriation des savoirs et de préparation à l'Université, règneront le big bazar et le grand n'importe quoi.
Quant aux heures supplémentaires, il ne sera pas difficile d'en prendre beaucoup quand on n'aura plus de vrais cours à préparer ni de vraies copies à corriger. Nous allons vers la mort définitive du lycée, si nous n'y prenons pas garde.

Ecrit par : FGuichard | 30 avril 2008

"de Hameln", Robin, "de Hameln"!

Ecrit par : Jean | 30 avril 2008

"Der Rattenfänger von Hameln", vieille légende allemande transcrite par les frères Grimm, est souvent traduite par "Le joueur de flûte de Hamelin", Hamelin étant une francisation de Hameln. "Rattenfänger" ne veut pas dire
exactement, je crois, "joueur de flûte", mais plutôt "charmeur de rats".

Ecrit par : Robin | 30 avril 2008

Vérification faite dans le "Harrap's Weis mattutat", Rattenfänger" (ou Fänger Mensch) veut dire "preneur" (et non charmeur) de rats. C'est plus prosaïque...un "dératiseur" en quelque sorte.

Ecrit par : Robin | 30 avril 2008

On peut très bien gagner sur le primaire et perdre sur tout le reste, c’est-à-dire l’essentiel puisque TOUS les élèves vont au-delà du primaire.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 30 avril 2008

Le point positif de cette réforme du primaire, en espérant qu'elle ne soit pas tuée dans l'oeuf, c'est ce recentrage sur des savoirs fondamentaux plus explicites et plus clairs (lecture, écriture, grammaire, apprentissage des 4 opérations, calcul mental, tables, etc.)

...Dans le but de faire baisser cette statistique effrayante des 20% d'élèves (ou plus) arrivant au collège en ne sachant ni lire, ni écrire, ni compter correctement

Quels sont les projets de Xavier Darcos pour le collège et le lycée et surtout ses marges de manoeuvres entre Bercy et les directives européennes ?

Aura-t-il la possibilité et le temps de mettre de nouveaux programmes en place pour le second degré ?

Si la construction de la maison s'arrête aux fondations, je ne vois pas l'intérêt de tout ce bruit.

Ecrit par : Robin | 30 avril 2008

je peux vous assurer que les inspections n'ont pas lieu, pour 99 % d'entres elles, selon les critères de Guy Morel, Marc le Bris ou Brighelli. Sans quoi des mecs comme moi avanceraient au grand choix en lieu et place de l'ancienneté.
( Manu)

Je confirme. On rêve ici. Il n'y a guère que sur ce blog qu'on s'imagine que les choses ont changé. Les inspecteurs auxquels Darcos n'a pas remonté les bretelles, les recteurs qui font la nique au ministre en n'appliquant pas ses consignes dans leurs rectorats, les chefs d'établissements qui s'autonomisent à qui mieux mieux en usant du CA pour faire passer n'importe quoi continuent plus que jamais dans la lignée antérieure. Alors, forcément les fourmis suivent. J'ai du respect pour Darcos, mais je dois dire que la hiérarchie en place se paie sa tête copieusement.
Ils font tous comme si le gros Nounours en haut parlait pour ne rien dire:
"Et le printemps en fleurs sur (leurs) pantoufles brille"

Ecrit par : Sanseverina | 30 avril 2008

Aura-t-il la possibilité et le temps de mettre de nouveaux programmes en place pour le second degré ?
( Robin)

Dans une armée, lorsqu'on veut faire passer un ordre ou des consignes, le général s'assure que ses commandants, lieutenants et cadres divers et variés lui sont acquis. S'ils ne le sont pas, il est de son devoir de les "secouer". Les fourmis suivront.
Notre général romain fait des plans avec des conseillers très très très intelligents ( surtout les conseillers Corses, il paraît que ce sont les meilleurs) et espère par je ne sais quel moyen que ses consignes seront miraculeusement suivies alors qu'il sait fort bien que la hiérarchie en place est contre lui. Mais il ne les secoue pas. Les fourmis continuent.
Or Darcos est intelligent même P.Cordoba nous le dit.
Donc si Darcos propose des textes sans se donner les moyens de les faire appliquer, c'est qu'il n'a peut-être pas vraiment envie qu'ils le soient ou que ce qui lui importe réellement n'est pas cela?
Et les fourmis continuent.

Ecrit par : Sanseverina | 30 avril 2008

Pour les inspections, je peux témoigner que cette année dans mon bahut, les IPR sont aussi pédagogistes et aussi c… que d’habitude. Et ce dans toutes les matières. Avec une mention spéciale pour la physique appliquée où les collègues ont vu débarquer une vraie folle !

Quant à moi, il m’a été reproché que « les élèves écoutent poliment » (traduit du pédagol, ça veut dire que c’est pas bien et que les zaprenans sont censés travailler en groupe). J’ai alors demandé à l’IPR s’il préférait le bordel, il n’a pas apprécié.

Et je lui aussi conseillé de venir une prochaine fois observer des cours en série technique : en terminale STI, d’après le bac blanc, il n’y aurait que deux reçus par classe. Ces classes sont constituées de “promotions-Meirieu”, càd de jeunes qui sont le résultat de la politique menée depuis 1989. Ils sont passés dans les classes supérieures sans jamais avoir rien foutu à part emmerder le monde.

Il n’est pas vrai de dire que les enfants n’apprennent rien au collège et au lycée. Ils apprennent très vite sur le tas comment s’applique la doctrine officielle : ils peuvent être violents, fainéants ou absentéistes et ils passeront dans la classe suivante sans contrepartie ! Ils comprennent donc qu’on leur manque de respect et que finalement nous leur mentons en leur disant de bosser. Comment pourraient-ils nous croire, ces clients-rois ? En revanche, ils apprennent très vite à devenir de parfaits crétins procéduriers…

Ecrit par : Lariba | 30 avril 2008

Bonjour,
Quelques notes rapides en attendant de rédiger ( vous n'attendrez pas longtemps) un texte plus long sur les questions fort importantes soulevées par les uns et les autres depuis l'ouverture de ce nouveau fil : valeur des nouveaux programmes, raisons de les défendre, maternelle, réforme du collège et du lycée.
Voici.
@Pour répondre à Hervé et à sa plaisante image des porteurs de fusil.
J'en connais un, Hervé, à qui elle convient parfaitement, c'est l'ami Pascal Dupré, vice-président du GRIP et instituteur depuis 25 ans en GS et CP. Parce que non seulement il a un fusil, mais il a aussi fabriqué une petite munition calibrée au millième de mm pour tirer les canards boiteux du SNUIP et délivrer du même coup les gosses de l'ignorance crasse où les-dits canards les maintiennent. Souvenons-nous, cher ami, que l'idée des fondateurs de l'Instruction publique ( ceux qui étaient proches de la Ière Internationale) était d'apprendre à compter et à calculer aux enfants de paysans pour qu'ils ne se fassent plus arnaquer sur les cours de la marchandise et le montant des baux fermiers. Vous ne me contredirez pas si je vous dis que cet objectif antilibéral ( vous savez : la liberté du renard dans le poulailler) est plus que jamais d'actualité à un moment où les salariés ont intérêt à savoir calculer le montant d'un point de retraite ( salaire immédiat/salaire différé) ou à s'y retrouver dans les taux d'intérêt progressifs. Bref, il ne devrait pas y avoir d'objectif plus urgent pour des militants antilibéraux que de diffuser le petit opuscule révolutionnaire si bien décrit à l'adresse suivante :
http://www.slecc.fr/sources slecc/actualite/PUB%20FICHIER.pdf

@ Cadichon, méfiez-vous : à force de traquer en remontant l'histoire les linéaments de la pensée pédagogiste, vous allez en arriver à applaudir à l'exécution de Socrate.
@ Pedro, écrire qu'on peut très bien gagner sur le primaire, c'est faire preuve de beaucoup d'optimisme. Rien n'est gagné du tout ; la bagarre ne fait que commencer.

Ecrit par : guy morel | 30 avril 2008

Pardon, voici un lien fonctionnel pour le fichier révolutionnaire :
http://www.slecc.fr/sources-slecc/actualite/PUB%20FICHIER.pdf

Ecrit par : guy morel | 30 avril 2008

Nous allons vers la mort définitive du lycée, si nous n'y prenons pas garde.
Ecrit par : FGuichard | 30 avril 2008

Ceux qui pourraient, à la rigueur, prendre garde contre la mort définitive du système d'enseignement secondaire vont le quitter massivement dans les années à venir. Est en train de se construire quelque chose qui n'aura plus guère de rapports avec le collège ou le lycée d'antan. Les descriptions que JP Brighelli a pu faire, jadis, de la "fabrique du crétin" paraissent aujourd'hui bien en deçà des réalités. Je sors d'un long entretien avec mon IPR qui m'a bien fait comprendre que désormais la finalité première du collège consiste à ce que les élèves s'y sentent bien, qu'ils identifient les "compétences" qu'ils apportent avec eux pour les évaluer et les certifier.

Ecrit par : marigot | 30 avril 2008

Bernard et Jean, pensez-vous réellement que avec moins d'heures, je vais pouvoir en faire autant?

Avez-vous entendu parler du B2i obligatoire (que d’heures perdues !!!), de l’anglais obligatoire (une heure 30 par semaine!) ? Bien sûr que je n’ai pas le temps !

Que signifie cette phrase de Jean « des programmes plus clairs et plus précis, on peut resserrer les horaires. » ? Ce n’est parce que les notions de grammaire sont mieux détaillées que je peux les « faire » en moins de temps !Surtout quand un tiers de mes élèves de CM2 sont incapables, en début d’année, d’écrire un texte court formés de phrases grammaticalement correctes ! Et je ne parle même pas de l’orthographe !

Je travaille, mes élèves travaillent, pas une minute de perdue, le moins d’ « informatique possible » (juste le minimum pour remplir ce satané B2i), pas de sorties bidon, préparation de la fête de fin d’année réduite à son strict minimum (la veille, fin juin, 30 mn à tout casser). Le programme est bouclé, comme on dit, mais je sais que c’est trop souvent de façon superficielle. Tout est fait, oui, mais pas de façon suffisamment approfondie et répétée. C’est frustrant, et le mot est faible.

Ou alors c’est que vraiment je suis nulle. Etes-vous instits ? Si oui, j’aimerais énormément échanger avec vous sur nos pratiques de classe : progressions, emplois du temps, organisation des leçons…

Ecrit par : collombon | 30 avril 2008

"Dans la vie il y a deux sortes d'individus, ceux qui tiennent les fusils et ceux qui creusent !
Toi, tu creuses"
Clint Histwood dans "Le bon, la brute et le truand".
Philippe.

Ecrit par : Phil Del | 30 avril 2008

Bernard et Jean, pensez-vous réellement que avec moins d'heures, je vais pouvoir en faire autant?

Avez-vous entendu parler du B2i obligatoire (que d’heures perdues !!!), de l’anglais obligatoire (une heure 30 par semaine!) ? Bien sûr que je n’ai pas le temps !

Que signifie cette phrase de Jean « des programmes plus clairs et plus précis, on peut resserrer les horaires. » ? Ce n’est parce que les notions de grammaire sont mieux détaillées que je peux les « faire » en moins de temps !Surtout quand un tiers de mes élèves de CM2 sont incapables, en début d’année, d’écrire un texte court formés de phrases grammaticalement correctes ! Et je ne parle même pas de l’orthographe !

Je travaille, mes élèves travaillent, pas une minute de perdue, le moins d’ « informatique possible » (juste le minimum pour remplir ce satané B2i), pas de sorties bidon, préparation de la fête de fin d’année réduite à son strict minimum (la veille, fin juin, 30 mn à tout casser). Le programme est bouclé, comme on dit, mais je sais que c’est trop souvent de façon superficielle. Tout est fait, oui, mais pas de façon suffisamment approfondie et répétée. C’est frustrant, et le mot est faible.

Ou alors c’est que vraiment je suis nulle. Etes-vous instits ? Si oui, j’aimerais énormément échanger avec vous sur nos pratiques de classe : progressions, emplois du temps, organisation des leçons…
Ecrit par : collombon | 30 avril 2008
Même avec des programmes améliorés, ce rétrécissement des horaires est nocif.
GM

Ecrit par : guy morel | 30 avril 2008

Ou alors c’est que vraiment je suis nulle. Etes-vous instits ? Si oui, j’aimerais énormément échanger avec vous sur nos pratiques de classe : progressions, emplois du temps, organisation des leçons…

Vous ne l'êtes évidemment pas et vos réflexions démontrent même une certaine lucidité.
On peut certes gagner "en productivité" en utilisant certaines méthodes et quelques outils mais la suppression des heures est bien une réforme nocive.

Un instit

Ecrit par : Guillaume | 30 avril 2008

On peut très bien gagner sur le primaire et perdre sur tout le reste, c’est-à-dire l’essentiel puisque TOUS les élèves vont au-delà du primaire.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 30 avril 2008

Exact, je le crains ! Je suis prête à parier cent mille euros contre un paquet de cacahuètes que c'est ce qui va se passer : ne pouvant céder sur les suppressions de postes -- puisque c'est Bercy qui décide --, le ministre lâchera du lest sur les programmes du secondaire et la réforme du lycée, transformé en TPE géant où, sous couvert d'autonomie des élèves, d'appropriation des savoirs et de préparation à l'Université, règneront le big bazar et le grand n'importe quoi.
Quant aux heures supplémentaires, il ne sera pas difficile d'en prendre beaucoup quand on n'aura plus de vrais cours à préparer ni de vraies copies à corriger. Nous allons vers la mort définitive du lycée, si nous n'y prenons pas garde.

Ecrit par : FGuichard | 30 avril 2008

Exactement ça. Tout à fait ça! C'est d'ailleurs la raison principale pour laquelle je ne viens plus. Je laisse tomber et me recentre sur mes vaccins FCO, mon métier, l'amélioration de mes revenus et un peu de soutien intellectuel et scolaire à mes enfants. Parce que, au fond, les pédagos qui accusent cette réforme d'avoir pour but de faire de bons petits ouvriers-soldats, même si leurs raisons ne sont pas les bonnes, ont tout à fait raison. Si on finit de mettre à mort collège et lycée, ça sert à quoi de leur livrer des élèves qui savent lire, écrire etc ?
Je vous aime bien. Gros bisous.

Ecrit par : dobolino | 30 avril 2008

"Clint Histwood dans "Le bon, la brute et le truand".
Philippe."

Ecrit par : Phil Del | 30 avril 2008

Les noms propres n'ont pas d'orthographe, mais quand même!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 avril 2008

Surtout quand un tiers de mes élèves de CM2 sont incapables, en début d’année, d’écrire un texte court formés de phrases grammaticalement correctes ! Et je ne parle même pas de l’orthographe !

Ecrit par : collombon | 30 avril 2008

Ce qui n'est pas normal, précisément, c'est qu'un tiers de vos élèves de CM2 soient incapables d'écrire une phrase simple correcte. Quand les nouveaux programmes de CP et de CE1 seront appliqués, la situation changera, et vous n'aurez plus à effectuer des "travaux d'Hercule" (comme moi au collège quand je récupère des élèves qui ont subi des "séquences" en 6ème et en 5ème et ne savent strictement rien) pour essayer de rattraper tout ce qui n'a jamais été appris avant alors que cela aurait dû l'être. Tout de même, Collombon, en quatre années (CP, CE1, CE2, CM1), les écoliers ont le temps d'apprendre à écrire correctement sans que ce soit un marathon. Non?

Ecrit par : Jean | 30 avril 2008

Avec une mention spéciale pour la physique appliquée où les collègues ont vu débarquer une vraie folle !

Ici aussi, on a eu le droit à une folle. La collègue, d'une compétence rare et qui prend sa retraite dans deux ans a eu la malchance de l'avoir en inspection.

Depuis, elle est complètement écoeurée et démotivée (on a l'impression que les 3/4 des inspections sont faites pour ça). La folle"elle est arrivée en retard après s'être décommandée trois fois.

Ces gens-là ont le pouvoir de juger des gens qui ne leur arrivent pas à la cheville et ignorent apparemment les règles les plus élémentaire de la politesse.

Quand ils ne savent pas quoi faire des fous (folles), ils les enlèvent des classes et ils leur donnent un fusil contre nous : "Allez, creuse, charogne !"

Ecrit par : Robin | 30 avril 2008

Exactement ça. Tout à fait ça! C'est d'ailleurs la raison principale pour laquelle je ne viens plus.

(dobolino)

Je voudrais tout de même rappeler le temps passé (précieux en ce qui me concerne) sur ce blog, notamment avant les présidentielles à faire des synthèses et à faire remonter des propositions destinées aux candidats et le fait que j'ai été jusqu'à voter, au deuxième tour et contre toutes mes convictions, pour Nicolas Sarkozy, uniquement à cause du discours de Maison-Alfort.

Et maintenant, on vient m'expliquer que c'est plié.

Je veux bien être pris pour un imbécile et m'apercevoir que j'ai travaillé pour rien (j'ai l'habitude), mais, le sachant désormais, je n'ai pas envie de continuer.

Enfin, si vous voulez le fond de ma pensée, il y a des choses qui me dérangent dans ces programmes de primaire (les horaires).

Alors je crois que je vais faire un break, moi aussi.

Ecrit par : Robin | 30 avril 2008

Ces gens-là ont le pouvoir de juger des gens qui ne leur arrivent pas à la cheville et ignorent apparemment les règles les plus élémentaire de la politesse.
Ecrit par : Robin | 30 avril 2008

no comment

Ecrit par : Yfig | 30 avril 2008

"Le marechal Pétain collabore afin qu’il sauve sa peau .

En cote d’Ivoire, en septembre 2002 , le pays s’est retrouvé divisé en une partie.

Durant cette guerre beaucoup de juifs fût tués d’autre se planqués et survit (note du correcteur : les lâches !)

Il eu beaucoup de changement de gouvernement en Allemagne, cela à declanché beaucoup de meurtre de personne haut placé

Durant d’années le Marechal Pétain fit de la résistance sur le sol français mais il fut énormément de mort pour que le traité de Versailles fut signé


Les missions de l’ONU sont multiples : la défense de notre pays avec une arme nucléaire

Les groupes terroristes qui sont à l’auteur des attentats sont : l’Irak, Panama, Haïti et la Somalie

Le groupe terroriste c’est un groupe de terroriste Israëliens

Pendant l’année 1942, le general Petain passa un message par la radio au peuple français vivant en angleterre de le rejoindre pour combatent les Allemands.

Le groupe terroriste qui est l’auteur de l’attentat du 11 septembre est les nazis

Les pays membres de l’ALENA sont Mexique, Los Angeles, New York, Etats-Unis

Le groupe terroriste des attentats du 11 sept sont des Irakiens

Les Americains ont aussi une ligne de boisson inagler Coca Cola. Mais il y a une limite à ne pas franchir, la 3eme guerre Mondiale"

Alors vite, remettez nous une bonne école réactionnaire !

Ecrit par : guedbralec27 | 29 avril 2008


Je ne vois rien là d'alarmant .... ils en savent beaucoup plus que moi ! et j'apprends plein de choses
par exemple :
je n'avais jamais entendu parler de l'ALENA. Maintenant c'est fait et j'ai bien compris.
Merci

Ecrit par : Yfig | 30 avril 2008

et le fait que j'ai été jusqu'à voter, au deuxième tour et contre toutes mes convictions, pour Nicolas Sarkozy, uniquement à cause du discours de Maison-Alfort.
Ecrit par : Robin | 30 avril 2008


Ca s'appelle "la démocratie" !



VOTEZ pour MOI


Je vous promets !
_______________

Je vous promets une vie meilleure
Un emploi, au moins quelques heures
Des autoroutes sûres des agents à chaque carrefour
Je vous promets que vous passerez à votre tour
À la télé et vous pourrez crâner.

Je vous promets d'être le plus pur
Le plus droit, le plus adroit chaque jour
Et je vais faire de ce pays un eldorado
Un Colorado, un paradis pour gogos
Une niche à toutous, avec du fric à volonté
Et la privatisation des restos du coeur
Qui vont soudain se mettre à rapporter
Car tout le monde fera son beurre.

Je vous promets des jours meilleurs
Je vous promets des nuits meilleures
Je vous promets de tenir toutes mes promesses
Et même beaucoup plus si affinités
Mais c'est à vous, ceci dit belle abbesse
De m'élire par vos votes bien policés.

Je vous promets de ne plus crier
De ne plus jurer ni vous frapper
Je vous promets de vous écouter
Et de faire vos quatre volontés
Après que pour moi vous aurez voté
Je vous promets de belles maisons
Et aussi la santé et la prospérité
Et je viendrai vous causer dans la télé
Pour vous expliquer mes choix mes raisons
Sur la politique extérieure et la chasse aux voleurs
Je vous promets de les mettre en prison
Et de bouter hors l'hexagone les malheurs
Les étrangers qui n'ont pas de papiers de maison
Et qui nous bouffent la toison sur le dos
Nos femmes sur nos lits et nous piquent nos boulots.

Je vous promets d'être sage et de parler bas
De ne pas piquer dans les caisses de l'état
De ne pas favoriser mes copines mes potes
De mériter la confiance de vos votes
J’irais en pénitence au moins une fois par an
Au bureau de vote de mon quartier
Pour déposer une gerbe bien arrangée
De fleurs et d'ex-voto quelque soit le temps.

Je vous promets un grand bonheur
Votez, votez pour moi et vous aurez tout ça
Vous savez bien que c'est moi le meilleur
Et je vous promets que ce n’est pas vaines promesses
Mais des promesses que je tiendrai à bout de bras
Et vous serez heureuses heureux comme à la messe
Quand le rabbin de la mosquée vous vend son baratin loufoque
En faisant tintinnabuler ses breloques …..
bling bling.

Yfig Octobre 2006

Ecrit par : Yfig | 30 avril 2008

Alors je crois que je vais faire un break, moi aussi.
Ecrit par : Robin | 30 avril 2008
Non, ce n'est pas le moment.
Ne cédez pas aux sirènes des pusillanimes qui s'effarouchent du moindre obstacle. Les libéraux sont des méchants, la gauche est pourrie, le monde court à sa perte ; que de puérilité dans ces discours !

Ecrit par : guy morel | 30 avril 2008

"s'effarouchent au moindre obstacle".

Ecrit par : guy morel | 30 avril 2008

"On peut très bien gagner sur le primaire et perdre sur tout le reste, c’est-à-dire l’essentiel puisque TOUS les élèves vont au-delà du primaire.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 30 avril 2008 "

Sincèrement, si on a des PROs en maternelles/primaires/...collèges je m'en fous si les 'burnes' continuent de 'squatter' en lycée/fac ...ils n'en auront plus pour longtemps... à force de se faire 'moKer', ils 'kalteront' . Quand tu sais parler/lire/écrire/compter 'correctement', INTERNET c'est plus fort que toutes les 'burnes' (beel6compris :) ) réunis ... àmha :)



Maintenant :

ENFERMEZ charmouze 'mou du pavé' goixgoix fra.k.k.kon et compagnie r2d2chocobouffondénéKolebeel6

LIBEREZ Marie-Jeanne (avec modération :ange: :) )

Ecrit par : toto | 30 avril 2008

Je ne sais vraiment pas comment vous faites pour avoir le temps de lire tout ce blog. Je réagis donc avec retard sur un point essentiel ...
Je me suis fait la même remarque sur le "tout entière" ministériel et j'ai cherché ... pour arriver aux mêmes conclusions que Robin et Minloo Ze.

Il y a deux cas :
- "tout" adjectif indéfini (toutes sans exception, une quelconque)
- "tout" adverbe (tout à fait, totalement)
Le premier s'accorde, le second non.
Cependant, il est d'usage par liaison euphonique d'accorder le second en genre (pas en nombre) devant les consonnes et les h aspirés (mais non les voyelles ni les h muets).
Donc on pourrait dire que l'oreille impose ce que la grammaire réprouve !
Lorsque tout est adverbe, il s'agit en fait d'un -e euphonique, qui n'est à mettre que lorsque la cohérence l'exige.
Il serait plus exact alors de le marquer par un tiret : "elle se sent encore tout-e battue par l'air du dehors"

Cependant les tolérances de 1976 ont aussi -- selon la Grammaire moderne des écrivains français de Gabriel Henry Aubertin, 1860

http://books.google.com/books?id=0WALAAAAQAAJ&pg;=
PA110&lpg;=PA110&dq;=%22toute+enti%C3%A8re%22+
%22tout+enti%C3%A8re%22&source;=web&ots;=V0guwRp
Gwa&sig;=nDDHftpUZ1anZAB4gjumWm5NBhI#PPA111,M1
(supprimer les espaces)

-- d'illustres devanciers qui nuancent l'autorité de M. Henri Bonnard et de Mérimée. Il reproche à l'Académie d'avoir changé d'avis entre le 18ème et le 19ème siècle. On n'est cependant pas obligé de le suivre dans les méandres complexes de son raisonnement.

Bref, les noces de la logique et de l'esthétique se célèbrent tous les jours, car c'est un mariage difficile !

PS à yfig :
Que reprochez-vous à Dufournet (éditeur de Villon dans la NRF) ?

Ecrit par : Julius | 30 avril 2008

"Surtout quand un tiers de mes élèves de CM2 sont incapables, en début d’année, d’écrire un texte court formés de phrases grammaticalement correctes ! Et je ne parle même pas de l’orthographe !"

Et la méthode qu'ils ont eu au CP (?) tu peux la donner ? :ange:

Ecrit par : toto | 30 avril 2008

J'ai du mal à saisir la cohrénce de la politique de Darcos. On s'attaque, à juste titre, aux pédagogos qui ont fait de l'école primaire le laboratoire de leurs idées "novatrices". Ces nouveaux programmes vont donc dans le bon sens même si j'ai doute sur la "main à la pâte" qui exhale l'odeur nauséabonde de la pédagogie inductive. Mais que dire alors des déclarations de Darcos concernant le rapport Pochard ? La réforme du lycée qui se profile à l'horizon semble tout droit sortie du cerveau tortueux d'un formateur IUFM tendance canal historique: renconcement total à l'instruction, réunions à n'en plus finir avec augmentation du temps de présence dans les établissements, sans parler du conseil pédagogique déjà en place dont on sent bien qu'il va faire office de police pédagogique. En bref, un dscours anti SNUIPP d'un côté, et des déclarations pro-SGEN de l'autre. Celui qui vondrait instruire les élèves devrait-il aujourd'hui demander son affectation en école primaire ? J'ai le sentiment désagréable que Darcos, tout en boutant les pédagogos hors de l'école, leur offre, pour compensation, un nouveau terrain de jeu avec le lycée.

Ecrit par : aetius | 30 avril 2008

Quelques petites remarques, rapides ...

Bien évidemment Guy (et Françoise Guichard), nous sommes d'accord ! J'ai aussi lu Gramsci (et je renvoie à cet excellent texte de Michel Delord : http://michel.delord.free.fr/dixi1.pdf )

Reste qu'il vaut mieux faire avec ceux qui creusent que contre eux ... Cracher sur le SNUipp (ou le SGEN) ne me semble pas la bonne méthode - de surcroît avec des formules dignes de quelqu'un qui vient de proclamer qu'au Sud ils ont les bras et les jambes et qu'au Nord on a la tête, ça ne colle pas ! Un peu de respect ! Ils sont au front, dans les classes, et bien souvent dans des conditions vraiment pas faciles (un IEN avait coutume de dire en venant inspecter dans les quartiers difficiles du XIXe arrondissement de Paris : " C'est déjà bien qu'ils [les instituteurs] soient à leur poste, ils en ont du mérite ! Et puis pour le reste on verra. Les meilleures méthodes sont celles qui donnent des résultats...") ; à mon humble avis et il faut écouter, dialoguer, convaincre, non sur quelques "recettes" qu'on imposerait mais bien sur le fond ... Confronter les expériences. Oui, confronter les expériences : voilà qui est imparable ! Et je connais des instituteurs Freinet - des vrais, pas des clones - qui font des merveilles et des petits Boscher de drôles de dégâts! Donner de l'air aussi, là où ça coince (des maîtres supplémentaires, cette vieille revendication du SNUipp : un maître en plus pour cinq classes ... oui, je sais ce n'est pas dans l'air du temps ... )

Et, sur le fond, il y a du boulot, les IUFM ont fait de sacrés dégâts ... Et, Pedro Cordiba le sait bien, les futures reformes de ce côté-là ne vont pas vraiment dans le bon sens (allez donc voir sur le site de Reconstruire l'Ecole, c'est là, en pleine page : http://www.r-lecole.freesurf.fr/ , les master de l'éducation ! La totale !

Quelqu'un me signale que dans ma liste (Bruxelles, Lisbonne ...) j'ai oublié l'ERT ... http://assoreveil.org/ert.html Oui, face à cette monstruosité, comme le souligne un ami ( il me permettra, je pense de le citer ) :"Pas étonnant que la poésie ait du plomb dans l'aile. Rien à voir avec les objectifs de la rentabilité commerciale. Mais ces brillants experts n'empêcheront pas les châteaux de cartes économiques de s'écrouler. C'est en réaffirmant des principes à visage humain que cette civilisation retrouvera une vision d'avenir ( appel des Résistants). "

Et je termine avec une petite citation qui devrait être le credo de toute réforme qui se respecte. Guy, je pense, la connaît bien et dira d'où elle sort ... De quoi en faire bondir certain(e)s qui se parent sur ce blog des habits de l'âne pour tenter de cacher leurs griffes de lions (ou de loups, pour reprendre la métaphore célèbre ...) :

"La culture générale représente ce qui rapproche et unit les hommes tandis que la profession représente trop souvent ce qui les sépare. Une culture générale solide doit donc servir de base à la spécialisation professionnelle et se poursuivre pendant l’apprentissage de telle sorte que la formation de l'homme ne soit pas limitée et entravée par celle du technicien. Dans un état démocratique, où tout travailleur est citoyen, il est indispensable que la spécialisation ne soit pas un obstacle à la compréhension de plus vastes problèmes et qu'une large et solide culture libère l'homme des étroites limitations du technicien."

Ecrit par : Hervé | 30 avril 2008

PS à yfig :
Que reprochez-vous à Dufournet (éditeur de Villon dans la NRF) ?
Ecrit par : Julius | 30 avril 2008

Avant de vous répondre, pouvez-vous répondre à ma question :
avez-vous lu ses bouquins sur Villon et Ruteboef dit Ruteboeuf ?

Ecrit par : Yfig | 30 avril 2008

Aetius a écrit : "sans parler du conseil pédagogique déjà en place dont on sent bien qu'il va faire office de police pédagogique"

Raison de plus pour les investir dès leur création et y faire respecter le bordel anti pédagol.

Si vous laissez cette non-institution (aux statuts plus que flous sur le papier), les chefs d'établissement auront beau jeu de les légitimer par le fait établi.

Ca tombe bien : j'en ai un qui se réunit début mai.

Infiltrez : il en restera peut-être quelque chose.

N'inflitrez pas : vous boirez le bouillon.

Ecrit par : dugong | 30 avril 2008

n'infiltrez pas ... Ne flirtez pas non plus avec les pédagols.

Pas de prisonnier.

Ecrit par : dugong | 30 avril 2008

Ecrit par : guedbralec27 | 29 avril 2008
Commenté par Yfig (sur mon blog, c'est en couleurs, donc plus lisible !)


"Le marechal Pétain collabore afin qu’il sauve sa peau .
Ce n’est pas faux !
Ce brave Maréchal nous voilà, vainqueur des Boches à Verdun s’est retrouvé seul face aux hordes nazies et il fallait bien qu’un hypocrite veule se dévoue pour sauver les meubles qui pouvaient l’être et éviter la mort tragique d’un héros de la grande guerre.

En cote d’Ivoire, en septembre 2002 , le pays s’est retrouvé divisé en une partie.
On remarquera la précision de la date : septembre 2002 !
Le prof a du raconter à ses élèves que le pays était l’objet d’une fraction. Mais il a raison, quelque soit la fraction, l’ensemble des parties forment toujours un tout (pour l’accord de ‘tout’, voir ailleurs …..)


Durant cette guerre beaucoup de juifs fût tués d’autre se planqués et survit (note du correcteur : les lâches !)
Il convient d’admirer tout particulièrement la lucidité du prof !
Il enseigne approximativement et juge sa propre prestation par l’autodérision ! Chapeau !
Par contre, le français de l’élève laisse quelque peu à désirer … mais l’idée est là et on comprend tout à fait qu’il ne fait que régurgiter ce que les doctes lui ont appris !



Il eu beaucoup de changement de gouvernement en Allemagne, cela à declanché beaucoup de meurtre de personne haut placé
Oui, tout le monde se souvient de ce film histoique : la nuit des longs couteaux. Et je trouve que l’élève résume assez bien le pitch.
Admirable travail de synthèse dont la gloire doit être partagée avec l’enseignant qui a su lui inculquer cette science.

Durant d’années le Marechal Pétain fit de la résistance sur le sol français mais il fut énormément de mort pour que le traité de Versailles fut signé
Le traité de Versailles est effectivement un moment charnière de l’histoire de France. Tous nos applaudissements pour le prof qui n’a pas occulté cette information et l’élève qui a su la retenir !


Les missions de l’ONU sont multiples : la défense de notre pays avec une arme nucléaire
Alors là !!! Superbe, nos enfants sont au courant qu’il existe un organisme nommé ONU et qu’il existe une arme nucléaire !
Je suis admiratif !!!
Devant tant de connaissance, on est en droit de penser qu’il existe une osmose entre les enseignants et les élèves !


Les groupes terroristes qui sont à l’auteur des attentats sont : l’Irak, Panama, Haïti et la Somalie
Le prof de géo est-il le prof d’histoire ? Connaissent-ils le prof de Français ?
Il semble que pour cet élève, seul le prof de géo soit intéressant !!! à moins que ce ne soit un enfant d’expatriés ?

Le groupe terroriste c’est un groupe de terroriste Israëliens
Je ne vois rien à ajouter, sauf peut-être que la vérité sort toujours de la bouche des enfants !

Pendant l’année 1942, le general Petain passa un message par la radio au peuple français vivant en angleterre de le rejoindre pour combatent les Allemands.
Non, je suis raide choqué, outré, scandalisé, mon petit cœur se soulève dans un sentiment de trahison à l’Histoire avec un grand, un TRES GRANS ‘H’ ….. Pétain était Maréchal pauvre crétin ! Décidemment il reste encore des morpions fort mal élevés !!!!!
Carton rouge ….. bien mérité !


Le groupe terroriste qui est l’auteur de l’attentat du 11 septembre est les nazis
Oh là ! faudrait voir à ne pas dire n’importe quoi aux élèves …. On vient de lire ci-dessus que ce sont les Israéliens !
Etonnez-vous après ça que certains élèves y perdent leur latin !!!!

Les pays membres de l’ALENA sont Mexique, Los Angeles, New York, Etats-Unis
Mais qu’est-ce que l’ALENA, bon dieu d’bon dieu d’bordel de merdre !!! ???


Le groupe terroriste des attentats du 11 sept sont des Irakiens
Allons donc ! Et vazy ! ça continue dans la diffamation la plus abjecte …. J’appelle cela de la désinformation, du bourrage de crânes à l’hérésie !!!
Rappelons-le une bonne fois pour toutes : ce sont les Israéliens …. Et que ça face la place saint Michel chef chef !

Les Americains ont aussi une ligne de boisson inagler Coca Cola. Mais il y a une limite à ne pas franchir, la 3eme guerre Mondiale"
C’est pas faux ! Mais il y a aussi les blue jeans ! Disons que ça vaut la moyenne, sans plus !

Ecrit par : Yfig | 30 avril 2008

Hier, un journaliste intervient dans ma classe de Première Bac Pro. Comptabilité et Secrétariat, dans le cadre d'une séquence de français sur la presse et les médias.
Il a été tout surpris de découvrir qu'aucun des trente élèves présents n'avait jamais lu un article de Libération, du Monde ou du Figaro. Quand il a essayé de leur expliquer que Libération était plutôt à gauche et Le Figaro plutôt à droite, il a été également surpris de constater que ces élèves (18 ans tout de même et en âge de voter) ne savait pas distinguer la gauche de la droite, et ignoraient totalement le sens de mots tels que "communisme" ou "libéralisme".
Libération titrait hier : "Sarkozy à Tunis, notre ami le despote". Un titre incompréhensible pour la classe, puisque le sens du mot "despote" était lui aussi ignoré.
Le journaliste en question a en revanche très bien compris une chose : la marge de manoeuvre du professeur qui essaie de transmettre un peu d'esprit critique à ces futurs citoyens est très étroite, quand les bases n'ont pas été données dans les 10 ou 15 années précédentes de la scolarité...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 30 avril 2008

Et puis, pendant que j'y suis, je tombe sur cette citation de Césaire dans le "Discours sur le colonialisme" :

"Au bout de l'humanisme formel et du renoncement philosophique, il y a Hitler"...

Que dire de plus ?

Hervé,
résistant

Ecrit par : Hervé | 30 avril 2008

"Que dire de plus ?"

Qu'après Aimé césaire, on aura Ave Cesar ?

Ecrit par : dugong | 30 avril 2008

Erratum :
on aura lu ci-dessus "[...] ne savaient pas distinguer la gauche de la droite" au lieu de "[...] ne savait pas distinguer la gauche de la droite".
La baisse du niveau finit par déteindre sur les professeurs!

Ecrit par : Daniel Arnaud | 30 avril 2008

Petite anecdote.
Racontée par Serge Koster.
Faisant un cours où (vue sa qualité d'excellent enseignant, je suppose) les élèves l'écoutaient religieusement, il fut gêné par un chahut dans le couloir, le professeur des élèves de la classe contigüe étant absent.
Il ouvrit la porte, avisa la meneuse du jeu, et lui dit : "Tais-toi, je fais mon cours, je veux le silence, obtempère".
Celle-ci, se croyant insultée, répondit du tac-au-tac : "Nique ta mère".

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 30 avril 2008

"Il ouvrit la porte, avisa la meneuse du jeu, et lui dit : "Tais-toi, je fais mon cours, je veux le silence, obtempère".

Personnellement, en pareille circonstance, je ne dis pas cela. Je gueule (120 dB), placement de la voix, libération de la colonne d'air et tout le toutim : "c'est quoi ce bordel ? On n'est pas au Vélodrome ici".

Variante : "fermez la ou je lâche mes TS"

Ca marche bien. Question de volume, de conviction et de niveau de langage adapté.

Ecrit par : dugong | 30 avril 2008

Je baratine, tu baratines ..... mais Carla Bruni est toujours nue sous sa robe
J'ai mis encore un commentaire sur le blog à Brighelli ....... ils m'aiment trop, ces gens là !









Discours de présentation des nouveaux programmes:

Mesdames et Messieurs les Journalistes,



« Avec l'ensemble de ces mesures, c'est une nouvelle école qui se dessine, une école qui a la même ambition pour tous ses élèves, mais respecte leur rythme d'apprentissage, sait reconnaître leurs difficultés et trouve le temps de les résoudre. Or une telle école a aussi besoin de repréciser quelles sont les connaissances qu'elle se donne pour objectif de transmettre à tous les élèves. »



Il faudrait réactiver les missionnaires ….. les pères blancs et le catéchisme …. L’endoctrinement religieux au service de la communauté et tant pis pour ceux qui ne partagent pas la même foi ou en sont dénués …. Il est temps que l’EN prépare le terrain pour l’arrivée prochaine des Chinois en masse en commençant par leur apprendre à psalmodier les grandes idées qui nous rendent si heureux.





« Cette pensée, celle du pédagogisme, nous la connaissons bien et nous en connaissons surtout les effets. Car l'école primaire ne parvient plus à faire diminuer l'échec scolaire qui touche les 15% des élèves qui entrent chaque année au collège avec de graves lacunes en lecture, en écriture ou en calcul. Elle assiste, impuissante, à la reproduction des inégalités sociales puisqu' à la fin du CM2, on observe que 3% seulement des enfants d'enseignants et 7% des enfants de cadres ont redoublé au moins une fois alors que 21% des enfants d'employés ou d'ouvriers et 41% des enfants d'inactifs sont dans ce même cas. »



Echangeons nos enfants !

Car à l’évidence, ce n’est pas l’intelligence qui prédispose à l’apprentissage, mais le compte en banque de papa maman.

Si ça ce n’est pas du racisme à l’état pur, je veux bien aller au coiffeur !

Et pourquoi les pauvres seraient-ils moins intelligents ?

Ah ! non, il veut dire qu’ils ont moins de moyen, moins de sécurité, moins de confort …. Ben oui, c’est ce qu’on appelle, dans la nature donc chez les écolos, la sélection naturelle ….

[Tiens, un exemple entre mille :

Les films fabriqués à la chaîne par l’industrie du film avec les acteurs de père en fils, de mère en fille qui sont acteurs comme je suis turlupin …. Font des entrées de quelques milliers de spectateurs …..

Les ch’tis, film à petit budget sans les acteurs vedettes de l’industrie plénipotentiaire dépasse les vingt millions de spectateurs …. Paraît que même les Indiens nous l’envient et vont en faire un remake : bienvenue chez les Sikhs !

Mais ils n’ont pas prévu de garder Dany Boum, on verra quand il aura 85 ans]





« Ces difficultés se traduisent directement dans le recul de notre système éducatif dans les classements internationaux, »



C’est l’ATP de l’EN ?

Qu’importe …… Du moment qu’on est les meilleurs au foot …………….. !





« notamment dans l'enquête PIRLS qui évalue les compétences en lecture des élèves âgés de 10 ans et dans laquelle la France ne se situe, parmi les pays de l'Union européenne, qu'en fin de classement, devant la Slovénie, la Pologne, l'Espagne, la Belgique francophone et la Roumanie. »



Tiens, revoilà la chanson « c’est toujours mieux chez les autres ….. »

Qu’attendons-nous pour envoyer nos gosses étudier en Slovénie en Sibérie ou à Triphème ?





« On me dit que si nous en sommes là, c'est parce que l'école a manqué de moyens : or, nous avons recruté, en 20 ans, 12 000 enseignants supplémentaires tandis qu'elle perdait 200 000 élèves »



Tout ça veut seulement dire qu’il faut surtout revoir les critères de recrutement !

Prendre un prof qui ne sait rien de l’histoire du Tibet comme prof d’histoire, ça peut pas nous mener loin …. Pas plus qu’un prof qui ne sait ni lire ni écrire le grec ancien comme prof de lettres …. Vaudrait mieux le mettre derrière une machine outil, quelque soit sa fortune familiale …. Ça fera moins de dégâts dans les rangs des têtes à remplir.



« prenons alors une enquête française, qui établit que les écoliers de 2007 font deux fois plus de fautes que ceux de 1987 sur le même texte de dictée. »



Certes, mais nous avons la chance d’entendre des artistes de talents ….. Djamel, Steevy, Loana, Eric & Ramzy, Cornillard, la star ac, Diams, truc Bugsy … le journal télévisé ……





« La page Internet dédiée à ces nouveaux programmes a reçu près de 49 500 connections et 5 500 internautes nous ont adressé leurs commentaires. »



Cette intimité est la plus grosse erreur !

Il fallait mettre la page sur le blog : « venez voir Carla Bruni à poil ! » ils dépassaient les 20 millions !!!!!!





« J 'ai décidé de publier le résultat de l'enquête quantitative réalisée par l'institut T.N.S-SOFRES à partir d'échantillons représentatifs de la population française, résultat d'ailleurs très positif puisque 81% des parents interrogés sont favorables au recentrage sur les apprentissages essentiels en français et en mathématiques proposé par les nouveaux programmes. »



Oui, ce sont ceux qui sont allé voir le film les ch’tis !

N’importe quel argument est bon pour démontrer qu’on a raison !





« j'étais le doyen de l'Inspection générale de l'Education nationale, que les programmes sont l'affaire de la Nation tout entière et que cette responsabilité incombe d'abord au politique. »



Manque pas un ‘e’ ?

Toute entière



Réduire la Nation au politique, c’est faire la démonstration de ce que je disais ne affirmant qu’on nous prend pour des illettrés !





« car ce choix correspond au mandat que le Président de la République a reçu des Français »



Voici une magnifique définition de la démocratie : la prise en otage de la minorité clairvoyante par la majorité analphabète !

Gustave Lebon avait raison : flattez le peuple, il est si stupide qu’il prendra vos compliments au premier degré !

Il faut enseigne G. Lebon en CM1, surtout « la psychologie des foules » nous aurons, plus tard, de fins politiques !







« Les enseignants étaient nombreux à demander une référence plus explicite au socle commun défini par la loi du 23 avril 2005. Nous avons fait apparaître explicitement les sept grands domaines de compétences de ce socle. Ils s'interrogeaient aussi sur le déséquilibre entre la réduction de l'horaire hebdomadaire général et l'ajout d'une heure de sport en plus. En accord avec le Président de la République, j'ai pr