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22 avril 2008
Liberez Darcos
Libérez Darcos
Les mauvaises nouvelles se ramassent à la pelle, sur le site de l’AEF. En marge d’un déplacement à Strasbourg, Xavier Darcos a fait deux ou trois déclarations à l’envoyée spéciale de l’honorable agence que j’aurais préféré ne pas lire.
Et selon le principe du « qui bene amat » — on connaît la suite…
Que raconte la dépêche de l’AEF ? La voici brut de décoffrage.
« "Cette semaine, nous allons préparer une feuille de route sur la réforme du lycée en liant les deux questions, celle du lycée et celle de la redéfinition du métier enseignant", indique à l'AEF Xavier Darcos, aujourd'hui lundi 21 avril 2008. Le ministre de l'Éducation nationale compte soumettre cette feuille de route aux syndicats enseignants. Il ajoute que, dans le cadre des discussions sur le budget 2009 au début du mois de juillet, "il vaut mieux qu'il arrive avec des propositions". La réforme du lycée devrait être annoncée dans les premiers jours du mois de mai, précise le ministre. Elle ne devrait pas concerner le bac, "qui n'est pas un sujet d'actualité". "Le bac, c'est le sujet piège dont il ne faut pas se saisir", analyse Xavier Darcos. Le ministre dément par ailleurs vouloir supprimer les options rares. Il veut rééquilibrer les filières, non seulement au lycée général mais aussi dans les lycées professionnels et technologiques.
« La feuille de route devrait s'articuler autour de trois items, explique Xavier Darcos:
- "une plus grande autonomie aux lycéens", qui "ne ressemblent pas aux lycéens d'il y a trente ans";
- d'autres manières d'organiser le travail au lycée avec un renforcement de l'accompagnement éducatif et une aide à l'orientation pour que le lycée ne soit pas seulement "une machine à distribuer des cours";
- une meilleure préparation des lycéens de terminale à la première année d'université.
« Cette réforme, poursuit-il, exige des enseignants un "aggiornamento important": une plus grande présence dans les établissements, une aide à l'orientation et la mise en place d'études surveillées. Pour le ministre, "le métier enseignant doit s'adapter à la société": "il faut qu'ils acceptent de devenir des éducateurs".
« Interrogé sur le mouvement lycéen, le ministre affiche "le soutien de l'opinion". Il ne "mésestime" pas le mouvement mais ne cédera pas sur les suppressions de postes. Il confirme des "ajustements" en juin dans certains lycées difficiles. "Une liste" des établissements a déjà été établie. Les leaders lycéens, expliquent-ils, "entrent dans mon bureau, me demandent des moyens, je leur dis que je ne peux pas et que je ne veux pas et là, on commence à discuter de choses beaucoup plus intéressantes: la réforme du lycée", poursuit-il. »
Cher Xavier,
J’ai dans l’idée que ça ne passera pas.
Je vois bien tout l’intérêt stratégique de la manœuvre : à court terme, se mettre les "syndicats" lycéens dans la poche en leur donnant quelques os à ronger — les nôtres ; à moyen terme, coincer les syndicats "de gauche" (je mets le mot entre guillemets parce que ces appellations contrôlées, par les temps qui courent, ne disent plus grand-chose) en les confrontant à certaines de leurs revendications « pédagogiques » (ou pédagogistes), comme la transformation des enseignants en éducateurs, et leur faire avaler, en même temps, une mutation irréversible du métier même d’enseignant qu’ils ont refusée avec acharnement du temps de feu Robien et de la réfection des "décrets de 1950". Après tout, si tu trouves le temps, cette semaine, de discuter avec Philippe Meirieu — qui dans Ripostes, dimanche dernier, s’affirmait chaud partisan d’un allongement de la présence des enseignants dans les établissements —, c’est que tu as sans doute l’intention de caresser dans le sens du poil les « démocrates » de toutes farines qui plaident pour une transformation des enseignants en gentils éducateurs. N’as-tu pas déjà fait des concessions majeures à ces mêmes pédagogues en maintenant, dans le projet de réforme du collège, la sacro-sainte « séquence pédagogique » que nombre de profs auraient voulu brûler en place publique — avec lesdits pédagogues ?
Ou alors, penses-tu vraiment, comme tel ou tel de tes conseillers, qu’on ne peut vraiment discuter qu’avec le SGEN ou l’UNSA ? Frackowiack au pouvoir ?
D’abord — et autant te le dire tout de suite — il y a tous les autres syndicats, avec lesquels ça ne passera pas, à moins de concessions majeures. Ensuite, je m’interroge sur cette politique étrange qui consiste à flatter des gens — syndicalistes à la marge, pédagogues lyonnais — comme le Jésus — ou inspecteurs généraux aux ambitions suspectes, qui te poignarderont dans le dos à la première occasion, et qui rêvent déjà tout haut de te remplacer par… n’importe qui, pourvu qu’il ne soit pas Darcos. Un ministre "d’ouverture", par exemple, qui a déjà donné deux fois et s’y verrait bien une troisième — inutile de te le nommer, n’est-ce pas ? Ou un olibrius quelconque de ta propre majorité — par exemple ce brave garçon qui prétendait jadis ne plus parler la langue de bois et pensait qu’un prof gagnait 5000 € par mois — ils aimeraient bien, les malheureux, et si tu consens à repenser sérieusement la condition enseignante, c’est par une revalorisation des débutants qu’il faudrait commencer.
Le Figaro, il y a six mois, insinuait que tu étais "premier-ministrable" : faire miroiter le Capitole fut de tout temps la stratégie de ceux qui veulent vous pousser du haut de la roche tarpéienne. Curieusement, la même information a été reprise il y a peu par Brigitte Perucca, rédactrice en chef du monde de l’Education, et suppôt de Satan et des pédagogistes. Il y a des collusions qui méritent d’être soulignées, et pas mal de poignards derrière les sourires. Ce n’est pas à un latiniste que je l’apprendrai : voir Suétone, et la fin de César.
L’année scolaire glisse vers sa fin, et sans doute ne crois-tu pas à un mouvement général d’ici juin. Mais méfie-toi des ides de septembre, si je puis ainsi m’exprimer. « Une plus grande présence dans les établissements, une aide à l'orientation et la mise en place d'études surveillées » ? En clair, passer de 18 heures à 35 — alors que tu sais bien que préparer un cours sérieusement, dans certaines matières et certaines sections, requiert un peu de temps à la maison, que corriger des copies ne s’expédie pas en dix minutes — si bien que tes propres services évaluent à un peu plus de 39 heures par semaine la durée réelle de travail d’un enseignant. Sans compter la fatigue nerveuse accumulée tout au fil de la journée, selon l’état mental des charmants petits monstres. Aide à l’orientation ? Mais nous le faisons tous les jours, parce qu’il nous arrive assez souvent de discuter avec les élèves — ou leurs parents. Quel besoin d’affecter spécifiquement les profs principaux à une tâche que nous effectuons déjà ? Est-ce cela, « professionnaliser la profession », comme dit l’immortel Pochard ? Ne serions-nous pas déjà des professionnels ? Quant à la mise en place d’études surveillées — tout en suggérant que ces jeunes gens accentuent la part "autonome" de leur travail… As-tu oublié ce frémissement qui parcourt les classes, un peu avant 16 ou 17 heures, quand la cloche va sonner ? La plupart des élèves ne rêvent, tout le jour durant, que de l’instant qui leur permettra de fuir le lycée. Nous étions pareils, et la mutation génétique des "lycées-casernes", comme nous disions jadis, en lycées "lieux de vie" n’y a rien changé. Et tous tant que nous sommes, nous savons déjà consacrer du temps — gracieusement — à tout élève qui vient nous demander une aide. Décréter que cette aide prendra telle ou telle forme, et s’exécutera dans tel ou tel délai, c’est stériliser les bonnes volontés.
D’autant que la demande réelle des lycéens (voir le sondage effectué ce mois-ci par Phosphore), c’est plus de savoirs, et non plus de bien-être. Et un Bac de meilleure qualité, c’est-à-dire un accès sérieux au Supérieur : et je crois vraiment que, pour délicat que soit le sujet, on n’échappera pas à une réflexion sur l’avenir du Bac (ce même Monde de l’éducation a prévu, début mai, d’organiser un débat entre François Dubet, que tu reçois aussi cette semaine, et l’auteur de Fin de récré — que je salue au passage).
Je sens bien se profiler, derrière les discours incertains, ce vieux projet d’autonomisation des établissements qui peut fonctionner — peut-être dans certains domaines (la gestion ?), mais certainement pas dans l’axe pédagogique, à moins de vouloir que les enseignants soient, en masse, livrés pieds et poings liés aux lobbies pédagogistes infiltrés depuis deux lustres.
Résumons. Tu veux réformer le lycée ? Ça ne peut pas se passer sur un strict point de vue administratif. Personne ne suivra, et je ne suis pas sûr qu’il soit bien utile de donner, en ce moment, des aliments au mécontentement. Réformer ? Mais ce sont les études qu’il faut réformer d’abord — et quand les lycéens seront remis sur les rails, tu t’apercevras que le travail des enseignants se définit tout seul — par la transmission des savoirs. Oublie un peu les pseudo-démocrates qui veulent transformer le lycée en grand club de vacances, et pense un peu aux honnêtes républicains qui comptent sur l’Ecole pour développer la pensée en développant les connaissances, et remettre en route un ascenseur social que trente années d’errance pédagogiste — je reprends tes propres termes — ont démantibulé.
Jean-Paul Brighelli
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Commentaires
Alors là, JPB, vous vous rachetez amplement de votre prestation plutôt soporifique de l'autre jour....excellent. mais pourquoi "Cher Xavier"???? On pourrait croire que c'est Xavier Bertrand. Non, je plaisante. C'est parfait ce que vous écrivez. Je ne pense pas , toutefois, que ces autistes du pouvoir, soient, y compris Darcos, en mesure de comprende une telle lucidité. ET puis, et puis, vous avez bien vu, l'image que des parents ont de nous, comme cette Florence que j'ai mouchée d'importance. D'où vient que nous sommes d'une certaine façon toute métaphorique les Juifs de notre société. Serait-ce précisément parce que comme les Juifs nous aspirons à transmettre la mémoire, que nous sommes un peu les rabbins de la démocratie. Et alors tout s'emboîte. Tout devient lumineux: les crachats, les vilénies,les calomnies, les soupçons jamais clairs mais toujours bien réels de pédophilie, mais aussi tout ce que la gauche antisioniste parce qu'être antisémite n'est pas bien vu, et je pense tout particulièrement au SGEN.
Alors, franchement ,je pense que vous vous faites des illusions; les carottes sont cuites. Dans 5 ans, la bande à Darcos et celle à Meirieu auront fait exploser l'E.N. et l'auront filialisée dans une sorte de mosaîque de sociétés de droit privé....
comme la santé d'ailleurs, les retraites, la poste et les transports publics. Ce qu'il y a derrière tout ça,, en filigrane, c'est la haine des pauvres. Et le besoin qu'ils n'accèdent jamais plus dans l'histoire au savoir. Eradiquer la libération par la connaissance, c'est le but ultime de ces malpropres.
BàV.
Ecrit par : montaigneàcheval | 22 avril 2008
La haine des pauvres, je ne sais pas, mais une façon très particulière de les prendre pour de pauvres petites choses incapables de comprendre et qui se satisferont tout aussi bien de pain (pas trop, quand même) et de jeux, ça c'est sûr.
Bravo, en tout cas. A tous les deux.
Ecrit par : catmano | 22 avril 2008
Voici donc proclamée la mort de l'enseignement. Il faut être enseignant pour savoir à quel point - et de façon subtile - l'éducation joue contre la transmission. Telle est la tactique du mauvais élève qui déplace le travail de l'enseignant, le conduit à devenir éducateur pour l'empêcher de transmettre. Une manière classique d'échapper à la difficulté d'apprendre. Nous n'avons pas su montrer que cette articulation entre enseignement et éducation est très problématique. Si un enseignant peut éduquer indirectement et par le biais de sa discipline, un éducateur ne peut pas enseigner !
Ecrit par : Laurent | 22 avril 2008
Certes, mais je persiste à penser que s'il pouvait, (s'il avait pu?) y avoir un vrai dialogue entre les différentes parties avant que soient échangés les noms d'oiseau, et une reconnaissance du fait que l'éducation trop présente à l'école ne soit pas la conséquence d'un complot, mais de carences éducatives à l'endroit où cette dernière devrait normalement se faire, (et qu'une bonne partie des problèmes de niveau sont en grande partie imputables à cet état de fait), nous n'en serions peut-être pas là!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2008
Triste à lire...
L'horizon s'assombrit de plus en plus.
Darcos a manqué l'occasion qui était celle de faire un grand nettoyage dès le début du mandat de Sarkozy. Fracko (j'avais écrit 'Farc-ko', lapsus quand tu nous tient!) déchu, Meirieu dans le 93, fin des IUFM (C. Sibille au chômage bouhouhou)... bref, le rêve.
Et non. Rien du tout. Et voilà que le héros de Jean s'apprête à pactiser avec les Malins pédagogues de magog.
*triste*
Ecrit par : Loki | 22 avril 2008
Bravo JPB, cela fait du bien de vous voir retrouver votre pétulante alacrité ! Mais cette ire salutaire et pugnace vient peut-être trop tard. Darcos est coincé par Bercy, par ceux qui guignent son poste, et piégé par son propre discours qui consiste, depuis déjà un bon moment, à dire tout et son contraire. Une cuillerée pour Gaby, une cuillerée pour Meirieu, une cuillerée pour le Bris, une cuillerée pour Madame de Romilly = de la bouillie. Résultat, comme le remarque l'excellent Montaigne, les carottes sont cuites... et nous avec.
Ecrit par : FGuichard | 22 avril 2008
Triste comme une histoire d'amour qui prend fin...
Ecrit par : Pendariès | 22 avril 2008
Mais non, Pendariès ! Mais non… D'ailleurs, les histoires d'amour prennent-elles vraiment fin — pour un homme ?
JPB
PS. Et puis les histoires d'amitié sont encore plus compliquées que les histoires d'amour, ce me semble…
Ecrit par : brighelli | 22 avril 2008
Malheureusement, pour faire passer les suppressions de postes aux lycéens, Darcos répond par de la démagogie. Rappelons que l'UNL et la Fidl sont ultra-minoritaires. Cher M. Brighelli, vous pouvez dire à Darcos, que les demi-mesures ne servent à rien, car la gauche institutionnelle ne l'approuvera jamais et la droite, partisane d'une vraie réforme anti-pédagogiste, risque de se détourner de lui, alors qu'elle voit encore en lui un espoir de rénovation de l'éducation. Il suffit de voir les réactions sur les nombreux blogs. Les pédagogos traitent Darcos de réac, et les anti pédagogos commencent à marquer leur déception, au sujet de l'avant projet de réforme des programmes du français au collège.
Ecrit par : Romain | 22 avril 2008
Il était inévitable que les réformes de Darcos ne soient qu’une des figures de ce dont Sarkozy est le nom ; que la reprise de la critique du pédagogisme ne soit qu’une stratégie pour tenter de rallier à elles une partie des enseignants ; que les principes républicains lui soient plus un problème qu’un exigence à satisfaire.
"On est plus en 1905", disait pour tout argument - peu importe le contexte - un membre du gouvernement, illustrant parfaitement ce mélange de désir de niveler la France sur les autres démocraties occidentales et de mépris du citoyen - consistant à ne pas se sentir tenu de se justifier à lui et à ne surtout pas s’adresser à sa raison - qui compose la politique de ce gouvernement.
Ecrit par : Pli | 22 avril 2008
Merci à JPB : " Respect ! "...
...Et à Montaigne (vous avez entièrement raison sur l'antisémitisme déguisé en antisionisme. Voyez la diarrhée verbale de "contre la campagne antichinoise" à la fin du fil "la chèvre et le chou" et ma réponse, courte).
Je me doutais bien que ça finirait comme ça. C'était trop beau pour être vrai, comme on dit.
Et pourtant j'avais et j'ai encore de l'estime pour X. Darcos, mais il y a le petit bonhomme au-dessus qui salit tout ce qu'il touche.
Coincé, il va l'être de plus en plus. A sa place, je démissionnerais avant que ça ne devienne intenable mais je ne suis pas à sa place.
Meirieu et les autres doivent être contents. Naïf que j'étais, je ne comprenais pas pourquoi Meirieu avait l'air de faire du gringue à Sarkozy ces derniers temps.
Yfig a bien raison...ma place est dans les bois avec les renards et les sangliers...
(Je me raccroche en pensant à l'élève renvoyé de cours que j'ai un peu aidé ce matin)
Et ils arrivent à se regarder en face, le matin quand ils se rasent, sans avoir envie de sa cracher à la g...tous ces gens-là ?
Ecrit par : Robin | 22 avril 2008
On retiendra de tout cela une leçon : il n'est pas possible de se débarrasser du cancer pédagogo-démago par un traitement homéopathique tout en finesse. Seule une méthode "brute force", comme diraient les Ricains, peut donner des résultats, une bonne vieille thérapie au six-coups.
Il est extrêmement dommage que Xavier Darcos n'ait pas agi à temps, car il est désormais trop tard : si cela peut être fait, ce ne peut l'être que par un autre.
Ecrit par : moot | 22 avril 2008
Édito paru dans le dernier numéro de Pédagogies-magazine.
MÉTIER D’ENSEIGNANT : FAUT-IL SAUVER LE RAPPORT POCHARD ?
Les commissions ministérielles, on le sait, sont faites soit pour enterrer les dossiers soit pour lancer des ballons d’essai. La commission Pochard sur « les évolutions de la fonction et du métier d’enseignant » n’a pas échappé à la règle, et l’enterrement s’est fait, cette fois-ci, en fanfare. En effet, la veille de la présentation de ses travaux, un quotidien titra que le plus en vue de ses membres avait proposé de proportionner le salaire des enseignants à leur mérite. Celui-ci démentit vigoureusement avoir fait cette proposition hérétique, protesta du sérieux des travaux de la commission, et en démissionna bruyamment. Le vacarme s’accrut avec l’ouverture sur la Toile d’un site de notation des professeurs par leurs élèves. Devant le tollé syndical, le ministre s’appliqua à calmer le jeu : on verrait si le site était légal ; quant à la commission Pochard, il se réservait de reprendre, peut-être, certaines des pistes tracées dans son Livre vert dans un Livre blanc. Plus tard.
Or, parmi ses pistes, y en a-t-il qui méritent d’être retenues ? C’est toute la question. Que contient donc ce rapport si proprement torpillé ? Certes pas la proposition qui a déclenché passions et canular, mais un ensemble de mesures technocratiques aux antipodes de celles qu’il faudrait prendre pour rendre à la fonction de professeur le prestige et l’autorité qu’elle a perdus ces dernières décennies.
Pilotage déconcentré du système, autonomie accrue par la création d’une personnalité juridique pour les écoles primaires, nomination à la tête des collèges et lycées de directeurs extérieurs à l’enseignement, progression à la marge des rémunérations sous forme de primes etc., on nage dans le dogmatisme managérial. Et que dire du pré-recrutement d’élèves professeurs parmi les jeunes des quartiers sensibles et de la bivalence des enseignants du secondaire ? Quotas professionnels sur critères sociaux, fragilisation des connaissances disciplinaires : quel type d’enseignants les membres de la commission Pochard avaient-ils en vue en émettant ces idées ? On croit le comprendre : des animateurs destinés, faute de l’instruire, à encadrer, à moindres frais, la population d’âge scolaire. « Sous les pavés, la plage », disait-on naguère. « Sous la bien- pensance gestionnaire, la régression culturelle », pourrait-on dire aujourd’hui.
Le ministre, homme habile et fin lettré, bon connaisseur du système et de ses niches technocratiques, s’est empressé de remiser le rapport Pochard sur l’étagère poussiéreuse où s’entassent les copies d’experts. Il avait, il est vrai, un autre fer au feu, avec la réécriture des programmes de l’école primaire, entreprise courageuse et urgente. D’utilité publique, celle-là, si elle débouche sur une réelle remise à niveau. Quant aux salaires des enseignants - à peine plus que le SMIC pour un débutant - ils attendront.
Guy Morel
Secrétaire du Groupe de Recherches Interdisciplinaire sur les Programmes (GRIP) qui suit le réseau d’écoles pilotes SLECC (Savoir Lire Écrire Compter Calculer), Guy Morel est l’auteur de L’horreur pédagogique et du Petit vocabulaire de la déroute scolaire (Ramsay 1999, 2000) et du chapitre sur l’enseignement du français dans La débâcle de l’école ( X.F de Guibert , 2008 ), livre collectif dirigé par Laurent Lafforgue.
Ecrit par : guy morel | 22 avril 2008
Question : L'Education Nationale a pour mission d'instruire ou d'éduquer ?
Il semble que la question soit tranchée ! Eduquer !
Visiblement, ce n'est pas une question de gauche ou de droite. C'est une question d'opinion publique.
Les parents, en majorité, de droite comme de gauche, sont contents de pouvoir se décharger sur l'école pour élever leurs gosses.
Ils sont contents de pouvoir les mettre le plus tôt possible en maternelle , c'est moins cher que la nounou et c'est déculpabilisant. Dans peu de temps, la pression sera telle qu'on demandera aux instits de les rendre propres. On parie ?
Ils sont contents également qu'on apprenne aux enfants les règles de la vie en société; d'où la demande croissante des parents en matière d'éducation civique.
Plus tard , ils sont contents qu'on les emmène en voyage, au théatre, au musée, au Parc Astérix etc.
Dès qu'on parle d'un problème sociétal dans les médias, on a la réponse immédiate : faut éduquer les enfants, faut leur apprendre ça à l'école.
Ces parents ne se rendent pas compte des conséquences en matière de transmission des connaissances, d'autres s'en rendent compte mais s'en fiche, genre crétin de base.
Avant de me prendre une volée de bois vert ( c'est dingue, ce que je prends dans la figure ! Certains de vos blogueurs M. Brighelli sont charmants ...Gratuitement, juste pour le plaisir ! mais, j'en ai vu d'autres ), je signale que mon choix se porte sur l'instruction. Eduquer mes enfants, je m'en charge.
Je remarque aussi que les profs eux-mêmes sont partagés sur le rôle de l'école.
Il semble que les partisans de l'école-nounou-clubmed, profs et parents, pèsent plus lourd sur la balance.
Comme Darcos aura quand même une certaine pression de la part de son électorat de droite plus à cheval sur la transmission des savoirs, on peut imaginer que le privé aura bientôt quelques compensations.
J'ai donc compris, je vais aller chercher des dossiers d'inscription pour mes enfants dans la boîte privée pas trop loin de chez moi. J'ai de la chance , ce lycée privé a une excellente réputation !
Ecrit par : Florence | 22 avril 2008
Comment se sentent donc, ces temps-ci, ceux d'entre vous qui ont voté pour le président actuel afin d'"avoir Darcos"?
Ecrit par : sarah | 22 avril 2008
oh, ba, ils doivent être ravis....toujours cons, toujours ravis....les 53% d'imbéciles qui avaient voté pour le "président du pouvoir d'achat" onnt adhéré à cette foutaise "remettre la France en marche"...comme si elle avait jamais été en panne. Maintenant , maccache les lunettes, maccache les quenottes. Tu as des palpitations cardiaques et t'habite à Langogne??? crève. Ton fils habite le XIXème et t'es fauché, allez zou, Ambition Cornet de Shit.... et qu'ça saute!!! ahaha v'z'allez voir, on va les faire marner, ces fainéants....on va remettre la France sur les rails, pendant que 67% du réseau ferroviaire est si mal entretenu par RFF que les trains onnt une vitesse limitée à 65 voire moins à l'heure.....a la vôtre....
Ecrit par : montaigneàcheval | 22 avril 2008
Bizarre quand même: Florence a cessé de nous écraser la gueule à coup de talon....
Ecrit par : montaigneàcheval | 22 avril 2008
Bizarre quand même: Florence a cessé de nous écraser la gueule à coup de talon....
Ecrit par : montaigneàcheval | 22 avril 2008
montaigneàcheval
vous vous trompiez .
Si vous le voulez, relisez mes échanges avec Jérémy. Si vous ne voulez pas, ne le faites pas. Ce n'est pas vraiment important. Vous pensez ce que vous voulez , moi je n'écrase personne à coup de talons.
Ecrit par : Florence | 22 avril 2008
Il était inévitable que les réformes de Darcos ne soient qu’une des figures de ce dont Sarkozy est le nom ; que la reprise de la critique du pédagogisme ne soit qu’une stratégie pour tenter de rallier à elles une partie des enseignants ; que les principes républicains lui soient plus un problème qu’un exigence à satisfaire.
Tout ce qu'il fait est stratégique et donc forcément contradictoire. Ce serait parfait s'il pouvait empêcher les uns de capter les signaux destinés aux autres.
Ecrit par : Robin | 22 avril 2008
Ah bon, Florence ,et ça...le coup des 18 heures, ça, je ne vous le pardonne pas....
"Les enfants dont les parents sont absents aux réunions profs parents, sont-ils responsables de leurs parents ?
Méritent-ils donc moins d'attention ? Méritent-ils votre mépris ?
A ce compte là , Camus serait resté à croupir dans un taudis algérien !
Les parents qui assistent à toutes les réunions méritent-ils aussi votre mépris ?
Finalement , tout le monde mérite votre mépris !
Vraiment, changez de boulot !
Il y en a vraiment assez de tout ce fric dépensé en vain pour des profs comme vous emplis de mépris !
Faites de la place aux autres, à ceux qui ne pleurnichent pas, à ceux qui en veulent !
Les mecs qui baissent les bras à la première difficulté, les enfants n'en n'ont pas besoin. Les mecs qui pleurnichent sur leur pauvre sort '"dix-huit heures par semaine ! en plus il faut rencontrer leurs connards de parents à ces connards de mômes ! "
Au boulot Jérémy ! Un peu de courage , un peu de ténacité, un peu d'indulgence, un peu d'humanité !
Que diable !
Ecrit par : Florence | 21 avril 2008
Ecrit par : montaigneàcheval | 22 avril 2008
montaigneàcheval
vous oubliez la suite de nos échanges ! vous prenez des morceaux choisis, ceux qui vous arrangent! mais si vous ne voulez pas comprendre, c'est comme vous voulez.
Je ne suis pas prof et quand je lis des réactions tellement vives contre le fait de passer une seconde de plus avec les enfants, je le prends mal. car il se trouve que je voudrais bien moi aussi qu'il y ait de l'instruction dans les écoles. je me mets donc en colère et puis, on discute avec Jérémy vivement et avec d'autres qui m'ont répondu gentiment et je comprends le problème. Du reste Jérémy a également compris ce que je voulais dire.
Mais si cela vous amuse de continuer de vous payer ma tête, faites donc , je vous en prie
Ecrit par : Florence | 22 avril 2008
Comment se sentent donc, ces temps-ci, ceux d'entre vous qui ont voté pour le président actuel afin d'"avoir Darcos"?
Ecrit par : sarah | 22 avril 2008
Pas bien, mais souvenez-vous de ce qu'ils avait aligné en face.
Ecrit par : Robin | 22 avril 2008
Mais bon sang, pourquoi Darcos fait-il allégeance à ces pédagos qui ne jouent pas franc jeu avec lui? C'est quand on lui montrera la porte de sortie qu'il comprendra qu'il n'y a pas à traiter avec pareil ennemi, qu'il ne faut pas leur laisser l'once d'un avantage. Crapules ils ont été, crapules ils resteront. Quand on flingue l'instruction de tant d'élèves depuis tant d'années, qu'y a -t-il à espérer de ces gens pourris qui veulent garder leurs pouvoirs? Puisqu'il risque une "libération forcée" sous peu notre ministre mais qu'il y mette le paquet! Il n'a plus rien à perdre!
C'est quoi ces politiques en tutus qui font un pas en avant et trois en arrière! C'est quoi ces pleurnicheries? Il est ministre ou pantin, Darcos?
La France va vraiment être le dernier pays où l'on ne transmet plus rien. Les petits Vénitiens de la primaire au lycée hantent les musées. Et pas comme nos élèves qui y voient une occasion de sortie et d'amusement. Tous les jours, dans tous les musées où j'étais, de la classique galerie de l'académie au palazzo Grassi ( très bien ce qu' a fait Pineau, pour une fois qu'on avait un mécène , on a trouvé le moyen de le laisser partir, vive la France!), et jusqu'à la fondation Gugenheim, des élèves, des élèves et encore des élèves. Des élèves partout. Et pas que des élèves friqués. Le ghetto à Venise, c'est pas riche, riche! Avec des cours, des vrais cours d'histoire de l'art et de bonnes interventions de professionnels des musées. Et des élèves qui ne sont pas en train de faire un atelier de dessin, vautrés par terre pour exprimer leur génie comme j'ai pu le voir mult fois en France.
Mais enfin, il n'est pas encore cuit, Darcos, et puisqu'on agite le spectre de l'expulsion, eh bien qu'il fasse un feu d'artifice avant la reconduction à la frontière!
Ecrit par : Sanseverina | 22 avril 2008
Jérémy
je vous le dis sincèrement, je n'ai rien à vous reprocher personnellement ! peut-être sommes-nous les uns et les autres devenus affreusement susceptibles à force d'entendre de critiques générales :
Je suis parente d'élèves , déléguée, sérieuse , de bonne volonté et sans cesse j'entends le discours accusant les parents de ne pas s'occuper de leurs enfants.
J'imagine que de votre côté , vous êtes un prof consciencieux et que sans cesse, vous entendez des critiques sur les profs qui ne sont pas sérieux !
Alors, certains soirs de fatigue, on prend la mouche ! On déteste ce genre de généralités et puis, on tombe dedans, sans savoir vraiment pourquoi ! Juste parce que vous comme moi, on aimerait bien que cela marche mieux et que cette situation est exaspérante, pour nous, parents comme pour vous, profs. On se sent impuissant et on voudrait trouver un coupable !
Encore désolée ! J'espère que vous n'êtes plus en colère !
Bonne nuit Jérémy
Ecrit par : Florence | 21 avril 2008
Juste pour montaigneàcheval
Du reste , je viens seulement de lire le poême d'amour que vous m'aviez dédié ! merde, fiente etc. Avec tout un délire sur la bonne-femme avec son scénic qui va à Auchan. Un cliché digne de TF1 !
Je ne suis pas allée jusqu'au bout ! Pourquoi faire ? Vous vouliez briller en me faisant du mal. Dérisoire montaigneàcheval....
J'espère au moins que vous êtes fait plaisir
Ecrit par : Florence | 22 avril 2008
Mais enfin, il n'est pas encore cuit, Darcos, et puisqu'on agite le spectre de l'expulsion, eh bien qu'il fasse un feu d'artifice avant la reconduction à la frontière!
Ecrit par : Sanseverina | 22 avril 2008
Si duchessa, mais c'est comme dans "Le Guépard". Tout le monde n'a pas les c... de Garibaldi, surtout ceux qui ont le pouvoir.
Ecrit par : Robin | 22 avril 2008
Je ne suis pas allée jusqu'au bout ! Pourquoi faire ? Vous vouliez briller en me faisant du mal. Dérisoire montaigneàcheval....
J'espère au moins que vous êtes fait plaisir
Ecrit par : Florence | 22 avril 2008
Montaine, dites quelque chose de gentil à Florence, même en grognant. Ca me fend le coeur !
Ecrit par : Robin | 22 avril 2008
Si duchessa, mais c'est comme dans "Le Guépard". Tout le monde n'a pas les c... de Garibaldi, surtout ceux qui ont le pouvoir.
Ecrit par : Robin | 22 avril 2008
Non, Maître Robin, ne m'ôtez pas mes dernières illusions sur la gent masculine...
Ecrit par : Sanseverina | 22 avril 2008
Comment se sentent donc, ces temps-ci, ceux d'entre vous qui ont voté pour le président actuel afin d'"avoir Darcos"?
Ecrit par : sarah | 22 avril 2008
A écouter les brèves de salles des profs -- qui en valent bien d'autres -- je peux vous assurer qu'ils se bouffent les doigts jusqu'au coude et qu'ils vont bientôt ressembler à la Vénus de Milo : c'est même à cela qu'on les reconnaîtra.
Cela dit, si la cruchette picto-charentaise avait eu quelque chose de convenable à dire sur l'école, l'instruction et la transmission, on n'en serait sans doute pas arrivé là. Mais malgré la présence de Chevènement à ses côtés, il était facile de comprendre que Meirieu and co veillaient dans la coulisse, "à l'agachon" comme on dit dans les Basses-Alpes. Bref, les enseignants qui ont voté Sarko ont d'abord voté contre Meirieu, Frackowiak, Zakartchouk, Antibi et j'en passe.
Je ne leur cherche aucune excuse (on est libre de s'exprimer pour qui on veut, heureusement) , mais il est clair qu'ils ont opté pour celui qui, croyaient-ils, les malmènerait le moins.
Pour ma part, j'ai voté blanc, ne pouvant faire confiance à ce petit bonhomme inculte et fier de l'être, capable de dire des sottises plus grandes que lui (OK, ce n'est pas difficile, je vous l'accorde...) sur "La Princesse de Clèves", et de récidiver ces derniers temps, comme on l'a vu sur le blog de Pierre Assouline.
A élites incultes, réformes brutalement gestionnaires, quelles qu'aient pu être à la base les bonnes intentions du ministre ...
Ecrit par : FGuichard | 22 avril 2008
Réalités politiques
Lors de la toute récente émission "Riposte" j'avais remarqué deux aspects difficiles à concilier :
l'éreintage salubre de la catastrophe pédagogiste (le pauvre Meirieu et le - non moins - ridicule Lang bien rossés ! ) ET en même temps un malaise, une réserve, une distance, vis à vis du ministre, certes sensible aux bonnes idées républicaines, mais tenu à de drastiques coupures budgétaires, et sans doute soucieux de son avenir politique, comme ils le sont TOUS.
C'est un peu le même équilibre instable du dernier livre de JPB ("A bonne école"). Comment faire avancer la cause du retour à l'instruction publique - seule espoir pour sauver l'école française - contre le marécage fangeux et nauséeux du pédagogisme, avec, par exemple, ses immondes "séquences" ponctuées d'ORL, et autres billevesées du genre TPE ... sans pour autant cautionner cette droite dure qui ne rêve que de coupes sombres voulues par Bruxelles, l'OCDE, etc.
Les propos arrangeants de Darcos pour se concilier les forces obscurantistes n'ont pour but, évidemment, que de préserver son seul avenir politique.
La seule vraie bataille est celle de l'opinion publique. Quand elle aura vraiment conscience de la nocivité des séides post-jospiniens de Meirieu avec leurs IUFM qui sont les bouges où ils s'abreuvent encore, on pourrait espérer qu'elle fasse pression sur les politiques pour jeter par la fenêtre ces institutions parasitaires. C'est là qu'il y aurait pourtant de vraies économies à faire ! Mais je crains moi aussi que, si Darcos ménage ce "milieu" ("milieu" au sens de "touche pas à mon grisby, salope !"), c'est que des ambitions le tourmentent gentiment.
La "lettre à Xavier", c'est un retour au réel. Une douche un peu froide.
Ecrit par : JPL | 22 avril 2008
Quelqu'un au ministère pour stopper les projets de programmes débiles prévus en LP?
Je ne veux pas de la séquence "des goûts et des couleurs depuis le XVIe" ni faire Diderot au Bengladesh!
Ecrit par : ProfAnonyme | 22 avril 2008
Robin
rassurez-vous, mon coeur se porte bien et j'en profite pour vous dire que j'ai lu l'autre jour votre réponse jusqu'au bout ( il est vrai plus courtoise que celle de mac ) qui m'a fait comprendre des choses. Comme quoi la courtoisie est toujours à privilégier !
Ecrit par : Florence | 22 avril 2008
Les propos arrangeants de Darcos pour se concilier les forces obscurantistes n'ont pour but, évidemment, que de préserver son seul avenir politique. ( JPL)
Si c'est cela, JPL, si c'est vous qui avez raison, mais je veux toujours croire qu'il y a encore des gens bien qui croient à ce qu'ils font de manière désintéressée et qui ne sont pas des salauds, si c'est cela, si ses concessions sont là uniquement pour ne pas "se griller" politiquement et personnellement, alors il faut le laisser tomber, net.
Ecrit par : Sanseverina | 22 avril 2008
A élites incultes, réformes brutalement gestionnaires, quelles qu'aient pu être à la base les bonnes intentions du ministre ...
Ecrit par : FGuichard | 22 avril 2008
On a connu des élites cultivées dans le passé qui ont fait preuve d'une rare brutalité et d'autres aussi cultivées qui ont programmé la destruction de l'instruction.
Ecrit par : Sanseverina | 22 avril 2008
Bonjour
Je crois que les professeurs républicains devraient chercher à faire quelque chose avec les bibliothècaires.
Personnellement, j'enrage à l'idée que 17 % des élèves sortent du Primaire illettrés car il ne pourront pas bénéficier d'un accès libre et autonome à un savoir encyclopédique et que ce sera la faute des pédagols si je ne pourrais pas faire mon (futur métier) de bibliothécaire avec ces enfants.
Je crois qu'il existe une alliance objective entre professeurs républicains et bibliothécaires dans la mesure où ils sont tous deux pour la défense des lumières et de l'encyclopédisme.
N'y a-t-il pas des actions concertées de communications possibles ?
Des associations comme Sauver les lettres ou Reconstruire l'Ecole travaillent-elles avec des Associations de bibliothécaires ?
Ecrit par : johnmarguerite | 22 avril 2008
"(C. Sibille au chômage bouhouhou)... bref, le rêve."
Ecrit par : Loki | 22 avril 2008
Vous avez des rêves d'une grandeur déraisonnable, mon ami!!! ;-)))
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2008
Quelqu'un aurait-il un lien concernant l'émission: "Ripostes", de dimanche dernier? Je ne sais pas pourquoi, mais je n'ai aucune confiance en les résumés qui en ont été faits ici, (Jean, JPL, etc), et je préfère m'en faire une opinion plus personnelle!!!
Merci d'avance!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2008
Les propos arrangeants de Darcos pour se concilier les forces obscurantistes n'ont pour but, évidemment, que de préserver son seul avenir politique. ( JPL)
Si c'est cela, JPL, si c'est vous qui avez raison, mais je veux toujours croire qu'il y a encore des gens bien qui croient à ce qu'ils font de manière désintéressée et qui ne sont pas des salauds, si c'est cela, si ses concessions sont là uniquement pour ne pas "se griller" politiquement et personnellement, alors il faut le laisser tomber, net.
Ecrit par : Sanseverina | 22 avril 2008
Je crois qu'hélas c'est la pression de l'opinion qui est la clé de l'orientation qui sera retenue. Des enquêtes d'opinion sont sûrement menées.
Il faut dire clairement qu'il faut trancher entre Instruction et Education avec les conséquences qui en découlent.
Hélas je ne suis pas certaine que l'Instruction gagne.
Ecrit par : Florence | 22 avril 2008
Madame Florence la courtoisie est sans aucun doute à privilégier, mais encore faut-il que votre interlocutrice ne sorte pas des choses qui sont de véritables chiffons rouges, surtout moi qui ai la tête près du bonnet. Maintenant, me direz-vous, vous n'étiez, en l'occurence, pas mon interlocutrice, que je me suis immiscé dans une conversation qui ne me concernait pas.Certes. sauf qu'n blog, c'est collectif. C'est une sorte de copropriété intellectuelle, pour le meilleur et le pire. Alors oui, la moutarde m'est montée au nez. Vous ne sauriez, Madame, le nombre d'avanies, de saloperies qu'on a dû digérer depuis 25 ans que nous sommes profs...alors soyez charitable et daignez accepter mes excuses sincères et attristées...
Ecrit par : montaigneàcheval | 22 avril 2008
Quelqu'un aurait-il un lien concernant l'émission: "Ripostes", de dimanche dernier? Je ne sais pas pourquoi, mais je n'ai aucune confiance en les résumés qui en ont été faits ici, (Jean, JPL, etc), et je préfère m'en faire une opinion plus personnelle!!!
Merci d'avance!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2008
ça fait toujours plaisir...merci de votre confiance....
Ecrit par : montaigneàcheval | 22 avril 2008
Correctif à "réalités politiques" : le dernier livre de JPB, ce n'était pas "A bonne école" mais bien sûr "FIN DE RÉCRÉ" !
L'essentiel est que cela ne devienne pas "illusions perdues" pour les "splendeurs et misères" d'un ministre trop "courtisan" ...
Ecrit par : JPL | 22 avril 2008
montaigneàcheval
j'accepte avec plaisir vos excuses et sachez que je suis toute déconfite encore de vous avoir blessé. Je ne comprenais pas et j'ai interprété de travers. La colère est venue et la colère n'est pas souvent bonne conseillère.
Excusez-moi à l'avance s'il m'arrive à nouveau de mal interpréter et n'hésitez pas à m'expliquer votre point de vue avec la verve qui semble vous être habituelle !
Ecrit par : Florence | 22 avril 2008
@ christophe sibille
Voilà :
http://www.france5.fr/ripostes/
Ecrit par : catmano | 22 avril 2008
Voilà le lien demandé pour la video en haut débit de l'émission RIPOSTE passée récemment sur France 5 :
http://www.france5.fr/ripostes/video.cfm?file=http://www.france5.fr/images/emissions/008867/28/riposte_20080420.asx
NB : le pare feu de Windows XP semble devoir être débloqué pour pouvoir visionner et écouter ...
Ecrit par : JPL | 22 avril 2008
Quelqu'un aurait-il un lien concernant l'émission: "Ripostes", de dimanche dernier? Je ne sais pas pourquoi, mais je n'ai aucune confiance en les résumés qui en ont été faits ici, (Jean, JPL, etc), et je préfère m'en faire une opinion plus personnelle!!!
Merci d'avance!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2008
Il faut toujours se faire une opinion personnelle!
Voyez le cas de Meirieu: celui qui se fie à sa renommée de "grand pédagogue" (on se demande bien ce qu'il a fait de "grand", ce bavard impénitent), de "brillant pédagogue", comme l'a qualifié imprudemment Serge Moati, est loin de se douter de la médiocrité réelle du personnage. Alors que quand on en a lu une seule ligne on est fixé!
L'émission est visible en tapant "Ripostes" sur Gogol.
Ecrit par : Jean | 22 avril 2008
Non, Maître Robin, ne m'ôtez pas mes dernières illusions sur la gent masculine...
Ecrit par : Sanseverina | 22 avril 2008
Sur la gent politique, ça ne gênerait pas plus que ça, sur les hommes, un peu plus...Mais, comme disait Stendhal, les hommes ont beaucoup à apprendre des femmes (de certaines en tout cas) en matière de courage et de "virilité d'esprit" (Dans son esprit, c'était un compliment, comme dans celui de Malatesta).
Ecrit par : Robin | 22 avril 2008
Vous ne pourrez pas dire que l'on ne vous entend pas, Christophe.
Ecrit par : catmano | 22 avril 2008
Dans un article Philippe MEIRIEU nous parle de sa préoccuptation face aux nouveaux programmes...
"Ils s'intègrent dans un cadre global qui plie devant le consumérisme ambiant. (...) Il s'agit (...) de flatter démagogiquement une partie de la population mal informée. Ils donnent l'illusion qu'il suffit de faire des exercices, d'apprendre par coeur pour obtenir des résultats. (...) En réalité, ces programmes signifient l'abandon des objectifs d'émancipation que s'étaient fixés les penseurs de l'école républicaine comme ceux de "l'éducation nouvelle". (...) Il est question de produire des élèves calibrés. Cette nouvelle école est imaginée comme une entreprise et l'élève est une marchandise évaluable. (...) La société a déclenché des comportements chez nos propres enfants qui nous effraient et nous inquiètent : les gêneurs, les turbulents, les hyperactifs, les violents, les déprimés sont là, sous nos yeux. On prend peur et on essaie de compenser ce que notre société a elle-même engendré. Nous les avons fabriqués par une société de l'hyper-rapidité, de la consommation. Les programmes cèdent à la tentation de la contention disciplinaire. Cette conception de l'école relève pour moi du libéralisme autoritaire, (...) autoritarisme à l'intérieur de l'école, (...) comme l'a expliqué le Président, après tout, pourvu qu'il y ait les résultats, toutes les pédagogies se valent !"
Mais comment peut-on dire de telles choses en 2008 après 25 ans de catastrophes en chaîne ?
**"Ils s'intègrent dans un cadre global qui plie devant le consumérisme ambiant."
Quel est le rapport entre la société de consommation et savoir conjuguer le verbe être sans faute ?
**"Ils donnent l'illusion qu'il suffit de faire des exercices, d'apprendre par coeur pour obtenir des résultats".
C'est sûr, la systématisation et la répétition d'exercices pour vaincre une difficulté s'est perdue. Et on voit le résultat. Tout va bien. Chaque enfant rentre aujourd'hui en 6ème et sait écrire et lire correctement et a tous les bagages pour suivre une scolarité du secondaire correcte. Qu'est-ce qu'on est con de changer les choses alors que tout va bien !
**"ces programmes signifient l'abandon des objectifs d'émancipation que s'étaient fixés les penseurs de l'école républicaine comme ceux de "l'éducation nouvelle"."
Ceux-là même qui sont partisans de la grande Psycho-pédagogie didactico-masturbatoire et qui ont précipité l'exigence, le savoir, la culture et l'instruction dans le néant ou quasiment. Mieux vaut une société de consommation de masse de connaissances au rabais ras les marguerites... Ben voyons, comme ça, on baigne tous dans un minimum devenu même le sous-minimum, mais du moment qu'on est ensemble, qu'est-ce qu'on est heureux. La mixité que ça s'appelle. Et vivement dimanche qu'on s'emmanche.
"Cette nouvelle école est imaginée comme une entreprise et l'élève est une marchandise évaluable."
**Alors là, Philippe, t'as trop forcé sur la moquette. Quand tu les roules, faut enlever tout le synthétique et ne laisser que le coton. Dans le cas contraire, tu vois ce que tu es capable de dire ! Une entreprise est faite pour faire de l'argent, pas une école que je sache. Et à titre personnel, je n'ai jamais mis mes élèves en vente.
**"La société a déclenché des comportements chez nos propres enfants qui nous effraient et nous inquiètent : les gêneurs, les turbulents, les hyperactifs, les violents, les déprimés sont là, sous nos yeux. On prend peur et on essaie de compenser ce que notre société a elle-même engendré."
L'éternel air de violon. Si je suis malade d'hyperactivité ou de dépression, c'est à cause d'une société qui ne me comprend pas. Si je casse la voiture du voisin, c'est pour faire comprendre qu'on aurait au moins pu m'offrir la même. Philippe, on peut avoir des idées de gauche et refuser l'idéologie de la culture de l'excuse et du tout permissif. Bats-toi plutôt pour que les libéraux ne nous imposent pas une médecine à deux vitesses. Ca aidera à ce que l'hyperactivité et la dépression continuent à être prises en charge et traitées comme les maladies qu'elles sont effectivement., Et ce quels que soient les revenus des patients.
**"Les programmes cèdent à la tentation de la contention disciplinaire. Cette conception de l'école relève pour moi du libéralisme autoritaire, (...) autoritarisme à l'intérieur de l'école"
Une discipline minimum est nécessaire dans une société et donc à l'école. Cela fait 20 ans qu'on peut dire "casse-toi connasse, va te faire lécher grosse pute" à sa prof de français. Tu ne penses pas qu'il est temps que ça s'arrête ? Tu es de ceux qui estiment que le collègue qui a giflé l'élève après s'être fait insulter doit passer en cour d'assise ? Heureusement pour lui, la peine de mort est abolie.
**"Comme l'a expliqué le Président, après tout, pourvu qu'il y ait les résultats, toutes les pédagogies se valent !"
Sarkozy a suffisamment dit de conneries depuis même pas un an. Pour une fois que ce qu'il dit peut être intéressant ou débattu positivement, ne le condamne pas. Et puis la tolérance, c'est aussi accepter qu'un enseignant n'utilise pas la pédagogie "officielle" que toi et tes collègues qui n'avez jamais vu une classe de votre vie nous imposez depuis vingt ans. S'il peut même poursuivre selon son bon-vouloir sans devoir se justifier devant son IEN ou son IPR avec un représentant syndical qui joue en fait le rôle d'avocat, c'est mieux. Ca aussi, c'est accepter l'autre dans sa différence. Même si celui-ci n'a pas ses entrées au ministère, ou dans tous les IUFM et rectorats de France.
Conclusion : Mon pauvre Meirieu, vivement que tu partes à la retraite.
Nicolas
Ecrit par : Nicolas | 22 avril 2008
Questions : à quoi est-dûe , selon vous, l'audience accordée à Mérieu alors que le simple constat de la réalité crève les yeux ?
Qu'est-ce qui se joue derrière ? Qui est derrière Mérieu ? Il n'est pas tout seul. Il est soutenu. Par qui ?
Comme je ne connais l'école que de l'extérieur, je n'ai pas d'explications mais peut-être JP Brighelli en a une et qu'elle est quelque part sur ce blog ? Si oui, où ?
Ecrit par : Florence | 22 avril 2008
Vous êtes des naifs et des rêveurs ! Vous y avez vraiment cru ou vous faites semblant ? Vous parlez beaucoup, et vous espérez seulement que l'opinion comprenne ? Mais l'opinion veut de gentils animateurs qui encadrent les gosses ! Il vaudrait mieux se demander ce qu'on peut faire maintenant pour éviter le massacre , au lieu de se lamenter ! Mais chaque fois qu'il s'agit de montrer vraiment les dents, moi, j'entends toujours la même réponse :"Oh non ! on ne peut pas boycotter le bac blanc , ça pénalise les élèves et ça mécontente les parents !" Quand on a peur de faire sauter un malheureux bac blanc , c'est qu'on est indécrottable et on a que ce qu'on mérite ! LE BAC APPROCHE, le vrai cette fois ! DONC NE FAISONS RIEN ! ça ne pourrait que déplaire et être mal perçu dans l'opinion si, pour SAUVER NOTRE STATUT , on décidait de le boycotter ! Ou de mener d'autres actions qui pourraient être vraiment et enfin efficaces ! Pitié , évitez les vidéos avec cierges qu'on éteint et tout le pathos à 2 balles des kermesses de fin d'année , c'est inutile et on passe pour des clowns ! Autant faire un pélerinage à Lourdes !
Ecrit par : Un observateur | 22 avril 2008
En réalité, ces programmes signifient l'abandon des objectifs d'émancipation que s'étaient fixés les penseurs de l'école républicaine comme ceux de "l'éducation nouvelle". (...) Il est question de produire des élèves calibrés.
(Meirieu)
Il est proprement épouvantable, ce Meirieu! Il est comme ça depuis vingt ans, et il se trouve assez d'imbéciles pour croire qu'il y a dans ce verbiage faussement intellectuel une pensée humaniste!
Ecrit par : Jean | 22 avril 2008
Je sais que je me répète : prenez un homme de bon sens et faites-en un ministre... Il n'y en a pas un pour racheter l'autre !
Résistons, plus que jamais, et vive le FFI (Forces Fondamentales de L'Instruction) !
Ecrit par : Magister | 22 avril 2008
Il est proprement épouvantable, ce Meirieu! Il est comme ça depuis vingt ans, et il se trouve assez d'imbéciles pour croire qu'il y a dans ce verbiage faussement intellectuel une pensée humaniste!
Ecrit par : Jean | 22 avril 2008
Des imbéciles, il s'en trouve à la pelle !
Ecrit par : Magister | 22 avril 2008
Vous êtes des naifs et des rêveurs ! Vous y avez vraiment cru ou vous faites semblant ? Vous parlez beaucoup, et vous espérez seulement que l'opinion comprenne ? Mais l'opinion veut de gentils animateurs qui encadrent les gosses !
Ecrit par : Un observateur | 22 avril 2008
Cette situation est regrettable mais il faut reconnaître aussi que le discours ambiant a été et est encore : " on va vous les éduquer vos enfants ".
Si on continue ce discours on aura encore plus d'école-clubmed ( version Aulnay-sous-bois ), Si on change de discours, si on dit clairement aux parents " vos enfants vous les élevez, nous ont les instruits; chacun son job " , je ne sais pas s'ils l'accepteront.
Pourtant, les mieux placés pour éduquer leurs moutards, ce sont quand même les parents ! Comment sont-ils assez stupides pour croire une seconde que d'autres vont s'en charger ! Les profs ne sont pas candidats à l'adoption et c'est bien normal.
Je me demande si la série TV "l'instit" n'a pas fait beaucoup tort à l'éducation nationale.
(Pitié, ne tirez pas, je n'ai jamais regardé cette série dégoulinante de bons sentiments !)
Ecrit par : Florence | 22 avril 2008
"nous on les instruit !"
pas la forme aujourd'hui mais désolée, je suis scientifique pas littéraire, j'en appelle à votre indugence.
Ecrit par : Florence | 22 avril 2008
Sur la gent politique, ça ne gênerait pas plus que ça, sur les hommes, un peu plus...Mais, comme disait Stendhal, les hommes ont beaucoup à apprendre des femmes (de certaines en tout cas) en matière de courage et de "virilité d'esprit" (Dans son esprit, c'était un compliment, comme dans celui de Malatesta).
Ecrit par : Robin | 22 avril 2008
Ah, Maître Robin, si vous le prenez sur ce terrain-là, en me citant Stendhal et Malatesta...
Ecrit par : Sanseverina | 22 avril 2008
Résistons, plus que jamais, et vive le FFI (Forces Fondamentales de L'Instruction) !
Ecrit par : Magister | 22 avril 2008
Oui, mais c'est pas à nous deux qu'on va faire sauter le train !
Je crie à nouveau :Vive le FFI !
Ecrit par : Un observateur | 22 avril 2008
"Vous ne pourrez pas dire que l'on ne vous entend pas, Christophe."
Ecrit par : catmano | 22 avril 2008
Je ne l'ai jamais dit, Catmano! Ni pensé!
Je remercie tous ceux qui ont proposé les liens, et vais regarder cela tranquillement! Et, Montaigneàcheval, je ne voulais pas être désobligeant avec vous, mais, "sur ce coup-là", Jean a raison! Il vaut toujours mieux une opinion personnelle!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2008
Retraite d'office :
C'est qu'il ne veut pas décrocher, le Philippe Meirieu, car à la Retraite, il y est déjà ! Mais comme le Gabriel Cohn Bendit, il n'arrive pas à "décrocher". Ils n'ont pas besoin de découper et fumer leur moquette pour délirer. Seulement l'idée que les instituteurs (alias professeurs d'école) et les profs du second degré puissent disposer d'une réelle liberté pédagogique, avec simplement des objectifs à atteindre (du genre savoir lire, écrire, calculer, par exemple ! ), ça, il peuvent pas l'encadrer. Si chaque enseignant a la faculté de s'y prendre comme il veut (ou comme il peut !) pour arriver à ses fins, c'est à dire hisser un maximum d'élèves au niveau requis de connaissances et de culture générale, sans qu'on vienne le harceler sur la "méthode", up to date, alors là, ça va plus du tout. Parce qu'alors, où serait le POUVOIR des IUFM, des IPR cooptés, de l'INRP, des chaires de "sciences de l'éducation", des guignols qui animent des stages pédagogiques, etc.? L'idée que l'école pourrait un jour (I have a dream ...) retrouver ses fondamentaux, comme on dit dans le rugbyland radsoc du sud-ouest, sans que EUX en soient crédités, leur petit ego minable et bureaucratique en est malade, absolument malade. Il ne faut surtout pas que ce qu'ils ont mis toute une vie à détruire soit un jour rebâti. L'éducation ("citoyenne", tout ça, etc.) devra toujours primer la très réactionnaire transmission des savoirs (bourgeois bien sûr). Ces vieilles vestales plus très fraîches veulent continuer d'exister en passant à la TÉLÉ. Au nom de la préservation d'un temple en ruines, qui n'est que le lupanar des théories catins de leur cervelle rancie.
Ecrit par : JPL | 22 avril 2008
@un observateur
Je suis d'accord avec vous, les collègues sont des trouillards et manquent pour la plupart de courage. On leur a tellement bourré le mou avec "l'intérêt des élèves" qu'ils n'osent même pas toucher au bac blanc, pourtant source d'engueulades maousses et de règlements de comptes entre eux.
Mais il suffit parfois de quelques collègues décidés pour retourner la situation. Je me souviens qu'il y a un bail, dans le grand lycée de centre ville où j'enseignais, nous avons boycotté les conseils du 2e trimestre et n'avons pas rempli les bulletins. A la place de l'appréciation, un coup de tampon, exigeant satisfaction des revendications. J'ai oublié lesquelles, d'ailleurs (suppressions de postes, je crois). Du coup, les couards qui avaient rempli les papiers apparaissaient isolés. Aucune sanction n'a été prise, les conseils n'ont pas eu lieu, et basta.
Ce qui me fout en pétard, c'est que ce sont ces pleutres qui font dans la bienpensance et s'indignent des vilains Français qui ont collaboré avec Hitler. Résister aujourd'hui est autrement moins dangereux, et ils risquent peu . On imagine ce qu'ils auraient fait en 40! Je rappelle que les proviseurs ont pour la plupart signalé les profs juifs bossant dans leurs lycées!
C'est pourquoi j'apprécie toujours, malgré ses outrances, les grands coups de gueule de MAC, parce qu'ils sont sains et toujours brillants. On aimerait en entendre autant au Palais Bourbon, ce qui était le cas autrefois,.
@ nicolas
Meirieu est en retraite, ce me semble, en tout cas, il est assez âgé pour ça!
Le problème, c'est qu'on voit toujours les mêmes à la télé. Qui signalera aux Moati et autres qu'il y a d'autres "spécialistes" , y compris en Sciences de l'Education, et qui tiennent de tout autres discours?
Ecrit par : arlette Schmitt | 22 avril 2008
Cette réforme, poursuit-il, exige des enseignants un "aggiornamento important": une plus grande présence dans les établissements, une aide à l'orientation et la mise en place d'études surveillées. Pour le ministre, "le métier enseignant doit s'adapter à la société": "il faut qu'ils acceptent de devenir des éducateurs
Brighelli dixit
Donc la théorie du complot est tout à fait réaliste !
Et on a trouvé comment nous occuper 35 heures . Après les cours, on sera conseillers d'orientation, surveillants d'études et puisqu'il est question de supprimer les CDI
( pourquoi des livres ?)on fera office de documentalistes ! Reste la question du ménage ! Le plan de Ségolène est mis à exécution et ceux qui ont voté pour elle n'ont pas à le regretter, tout le monde est servi ! Ou plutôt desservi !
Ecrit par : Un observateur | 22 avril 2008
"les proviseurs ont pour la plupart signalé les profs juifs bossant dans leurs lycées! "
Avez-vous des chiffres fiables ?
Ecrit par : Helisenne | 22 avril 2008
Sap.............erlotte!
Ecrit par : Saperlipopette | 22 avril 2008
Merci pour le lien vers "Riposte" que je n'avais pu regarder.
Lang a été incorrect avec Natacha Poloni et très agressif. Il guigne manifestement le poste de Darcos. On dirait un vélociraptor traité au Bottox. Il a l'air fin de demander le maintien du latin et du grec que lui et ses "amis" (complices plutôt) ont flingué.
Meyrieu fait profil bas, genre "mais je n'ai jamais dit cela" "Je n'ai jamais été contre le par coeur"...Tu parles ! Parlant des lycées, il a dit "Ils envoient des textos en se cachant sous la table". Il ne peut s'empêcher de débiner implicitement ses "collègues" (façon de parler, il n'a pratiquement jamais enseigné). A évoqué le lycée napoléonien (on rêve) : 2 heures de cours, 6 heures d'étude. Tout, y compris le retour au lycée napoléonien, plutôt que les cours "magistraux" où l'on apprend quelque chose.
Natacha Polony : très bien, très percutante...En particulier sur la mauvaise foi intellectuelle des concepteurs des programmes de 2002 de prétendre que ceux de 2008 comportent moins de français, alors qu'ils ont comptabilisé les heures d'Histoire sous prétexte qu'on enseigne l'Histoire en parlant français ! (très fort ce "décryptage sémantique")
JPB : a un peu moins parlé que les autres, mais a dit ce qu'il fallait dire.
Davidenkof a apporté des éléments intéressants au débat, en particulier les réponses à l'enquête "A quoi sert le lycée?" :
1°) réussir aux examens 2°) apporter une culture générale 3°) favoriser l'insertion professionnelle 4°) favoriser l'épanouissement personnel.
Mais il a eu tendance à affadir le débat et à renvoyer tout le monde dos à dos.
X. Darcos : S'est montré calme et poli et a défendu "son" programme avec de vrais arguments. Il a bien montré que la question des moyens était montée en épingle.
Que ça ne vous empêche pas de regarder vous-mêmes et de vous faire votre propre idée.
Ecrit par : Robin | 22 avril 2008
Vous pensez ce que vous voulez , moi je n'écrase personne à coup de talons.
Ecrit par : Florence | 22 avril 2008
Tout est relatif! Vous croyez bien vous-même qu'on vous écrase la gueule à coup de talons quand on vous fait remarquer que la banlieue de la ligne de Sceaux des années soixante-dix n'a rien à voir avec ce qu'on entend à présent par banlieue pourrie. Mais alors rien à voir! Je sais, j'y vivais aussi.
Ecrit par : dobolino | 22 avril 2008
"les proviseurs ont pour la plupart signalé les profs juifs bossant dans leurs lycées! "
Avez-vous des chiffres fiables ?
Ecrit par : Helisenne | 22 avril 2008
Je ne crois pas qu'il y ait des chiffres, mais ce sont des choses bien connues. Vous savez que d'après les lois raciales promulguées par le gouvernement de Vichy, les professeurs d'origine juive n'avaient plus le droit d'enseigner.
J'ai l'exemple précis d'une professeur agrégée demandant et se voyant refuser un poste d'institutrice dans le département où je vis actuellement à cause de ses origines juives, j'ai eu entre les mains l'échange de correspondance.
Ce qui s'est passé, Hélisenne est à mourir de honte...Et je ne parle pas des enfants et des adolescents que leurs camarades voyaient apparaître avec l'étoile jaune cousue au revers de leur manteau et disparaître définitivement "dans la nuit et le brouillard". (Nacht und Leben)
Il y a eu aussi des gens courageux (un instituteur d'origine alsacienne arrêté pour faits de Résistance et un plaidoyer en sa faveur de l'inspecteur d'académie) : autre document que j'ai transmis avec autorisation au pdt. du conseil général qui écrit sur ce sujet .
Ecrit par : Robin | 22 avril 2008
Comment se sentent donc, ces temps-ci, ceux d'entre vous qui ont voté pour le président actuel afin d'"avoir Darcos"?
Ecrit par : sarah | 22 avril 2008
Pas bien, mais souvenez-vous de ce qu'ils avait aligné en face.
Ecrit par : Robin | 22 avril 2008
Quelque chose de similaire mais qui était annoncé sans fard! Je vous avais dit à l'époque que je votais pour ceux d'enface en fonction de critères sans rapport avec l'Ed. Nat. puisque, tout bien compté, ça allait être du pareil au même pour cette affaire-là.
Ecrit par : dobolino | 22 avril 2008
Il faudrait peut-être lier tout cela :
- Réforme des concours d'enseignements : (rumeurs persistantes) suppression et master d'enseignement (?). Quant aux compétences disciplinaires ???
- Réforme de la fonction publique : élargissement du recrutement des contractuels.
- nouveau lycée : de l'encadrement.
D'où le nouveau professeur : un contractuel qui court après un poste (recruté par le proviseur) moyennement ou peu compétent dans les disciplines mais plein d'idées de dynamique de groupe.
Ca me rappelle le Canada (au moins dans les années 80) où les futurs profs étaient aux mains des sciences de l'éducation et où j'ai rencontré des profs de maths en niveau 3ième qui ne savaient pas résoudre des exercices de seconde du programme français. Et bien sur, les gens aisés mettaient leur gamin dans le privé (en particulier dans les lycées français).
Je plains mes futurs collègues !!!
JLS
Ecrit par : jls | 22 avril 2008
Je ne suis pas allée jusqu'au bout ! Pourquoi faire ? Vous vouliez briller en me faisant du mal. Dérisoire montaigneàcheval....
J'espère au moins que vous êtes fait plaisir
Ecrit par : Florence | 22 avril 2008
Ce n'est pas sûr. Prenez MàC comme le hurlement de douleur de celui qui a la queue coincée dans une porte fermée. Si vous avez le courage, remontez d'un an et demi. Vous verrez ce qu'il m'a mis. C'est ni à moi ni à vous qu'il s'en prend, c'est à la porte fermée.
Sa porte n'est pas la vôtre ou c'est la même mais vous êtes d'un côté et lui de l'autre. Enfin, un truc du genre.
Ecrit par : dobolino | 22 avril 2008
Très juste, jls, car les programmes c'est aussi du pipeau. Comment instruire dans ces conditions de travail, qui ravalent le prof au rang de nounou-bonne à tout faire ? Oui, il faut plaindre les futurs profs et surtout ouvrir des cours privés FFI ( Forces Fondamentales de l'Instruction) !
Ecrit par : Un observateur | 22 avril 2008
Pas si pourrie que ça si vous avez eu Capellovici comme prof! D'ailleurs, vos parents auraient-ils détourné la carte scolaire en vous mettant en russe première langue?
Châtenay Malabry, Antony, Bourg la Reine, Massy, Verrières le Buisson. Comme banlieues pourries, y'a pire!
Ecrit par : dobolino | 22 avril 2008
j'ai fait allemand 1ère langue et à l'époque Bagneux était dans la carte scolaire de Lakanal. Je ne sais pas si c'est encore le cas. De plus, je confirme mon opinion sur Bagneux. S'il y a sur ce blog des profs du collège Romain Rolland, qu'ils disent ce qu'il en est.
Concernant la phrase que vous citez :
"Vous pensez ce que vous voulez , moi je n'écrase personne à coup de talons."
je répondais à Montaigneàcheval qui m'avait interpelée avec cette expression. Vous n'étiez en aucun cas concernée.
vous étiez à Lakanal aussi ?
Ecrit par : Florence | 22 avril 2008
Ce n'est pas sûr. Prenez MàC comme le hurlement de douleur de celui qui a la queue coincée dans une porte fermée. Si vous avez le courage, remontez d'un an et demi. Vous verrez ce qu'il m'a mis. C'est ni à moi ni à vous qu'il s'en prend, c'est à la porte fermée.
Sa porte n'est pas la vôtre ou c'est la même mais vous êtes d'un côté et lui de l'autre. Enfin, un truc du genre.
Ecrit par : dobolino | 22 avril 2008
C'est vrai que ça doit faire mal !
Ecrit par : Florence | 22 avril 2008
Vous êtes des naifs et des rêveurs ! Vous y avez vraiment cru ou vous faites semblant ? Vous parlez beaucoup, et vous espérez seulement que l'opinion comprenne ? Mais l'opinion veut de gentils animateurs qui encadrent les gosses ! Il vaudrait mieux se demander ce qu'on peut faire maintenant pour éviter le massacre , au lieu de se lamenter !
Ecrit par : Un observateur | 22 avril 2008
Evidemment! Une poignée de naïfs rêveurs face à une marée de gars qui veulent du pain et des jeux avec le discours lénifiant qui enrobe le tout.
Vous devriez fréquenter les petites mamans du Café du Commerce, celles qui boivent un café rallongé puisqu'un expresso les empêcherait de dormir vu qu'elles en foutent pas une rame de la journée à part claquer le RMI, les Allocs et l'aide au logement en bidouilles. Leurs momes, elles les envoient à l'école pour pouvoir s'épanouir, elles, et les faire éduquer. vouzallez pas leur demander de les éduquer pour que l'école les instruise?????????????
Exemple de connasse: elle balance son illettré limite psychotique en sixième malgré la désapprobation des enseignants de primaire qui conseillent tout sauf ça. Elle se scandalise quant, à la énième incartade, à la énième heure de colle, le collège, le 22/04 à 9H00, appelle en priant les parents de venir chercher de toute urgence le barjot de douze ans qui vient de se rouler par terre en classe de français en braillant la chanson "Fernande".
Elle comprend pas que les professeurs soient aussi peu "éducateurs"!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
ELLE COMPREND PAS!
J'vous jure, Florence, c'est du vécu de ce matin!
Faut pas s'étonner si Meirieu a de l'audience, dix fois plus que le malheureux Brighelli. Il est fatiguant ce Brighelli...
Ecrit par : dobolino | 22 avril 2008
vous étiez à Lakanal aussi ?
Ecrit par : Florence | 22 avril 2008
Juste en prépa Véto. Avant, j'étais au lycée Fustel de Coulanges de Massy de sept 73 à juin 76, comme Catmano d'ailleurs.
C'est surtout en sixième/cinquième, au CES, que c'était hard. Rien à voir avec maintenant, cependant, car la discipline était ferme et le personnel de surveillance nombreux. Y'avait un pion à l'entrée et à la sortie et fallait présenter son carnet de correspondance avec photo pour entrer ou sortir, même qu'on était plus de mille. C'est plus à l'extérieur qu'on fouettait un peu, le kilomètre collège-maison était un peu long, on se déplaçait en groupes compacts. Le plus galère, c'était les vols plus que les agressions.Après, au bahut, c'était plus cool, la banlieue était domestiquée. De toute façon, on sortait toujours en groupe.
Ecrit par : dobolino | 22 avril 2008
Mac a la queue coincée dans une porte???
Ah mais je ne savais pas.
Ca explique sa hargne c'est vrai! J'espère que le gland n'est pas trop irrité (non là je ne parle plus de Mac).
Heureusement qu'il ne se surnomme pas Montaigne de Cheval, on pourrait croire qu'il y a une interférence avec sa queue, coincée donc dans cette cette porte.
Mais comment a-t-il fait? C'est à croire qu'il la laisse traîner n'importe où.
Ecrit par : Loki | 22 avril 2008
Je me demande si la série TV "l'instit" n'a pas fait beaucoup tort à l'éducation nationale.
(Pitié, ne tirez pas, je n'ai jamais regardé cette série dégoulinante de bons sentiments !)
Ecrit par : Florence | 22 avril 2008
La série a du moins promu l'image d'un instit assistant social. Quand on sait l'influence de la télé sur les masses solubles, il est évident que la série a fait du tort, au sens où nous l'entendons.
De toute façon, la télé fait du tort. A cet effet, j'aimerais citer les 8 thèses de l'essayiste allemand Günther Anders :
Phénoménologie de la télévision
1. La télévision nous dérobe la possibilité même de l’expérience. En ingurgitant des expériences toutes faites, notre faculté de perception, notre faculté de jugement se mettent au diapason des images déversées. La seule expérience sensible qui reste est celle du mur d’images, livré à domicile à l’état liquide, imperceptible comme jugement et inaccessible à la critique.
2. De ce fait, il nous devient impossible de distinguer réalité et représentation. En devenant réalité, la représentation n’usurpe pas la place de la réalité, elle absorbe la réalité dans la représentation. La seule réalité est celle qui, susceptible de se mettre en scène, apparaît comme image.
3. Dès lors que le fantôme du monde devient matrice du monde, il conditionne une « imitation inversée ». Chaque image (Bild) tend à prendre la forme d’un idéal (Vorbild). Le monde avant ou après l’image n’a plus le droit d’exister qu’à titre de décalque du décalque.
4. La livraison liquéfiée et liquéfiante nous transforme en consommateurs permanents et nous fige dans la position de la passivité du nourrisson. De même que nous voyons des images d’un monde auquel nous ne participons pas, nous entendons des discours auxquels nous ne pouvons répondre. Voir devient ainsi du voyeurisme, écouter (hören) une variante de l’obéissance (Hörigkeit). Comme les images qui présentifient un monde absent, nous sommes, en tant que spectateurs, présents et absents tout à la fois.
5. La passivation équivaut à une perte de liberté. Mais à une perte de liberté qui ne se manifeste pas comme telle. Devant la télévision, nous ne faisons pas l’expérience de la passivité. Au contraire, nous nous retrouvons dans la position d’une toute-puissance et d’une omniscience virtuelles, vécues comme jouissives. Le monde est à la portée de la main qui tient la télécommande.
6. Du fait d’être gavé d’images, nous sommes gorgés d’idéologie. Les images isolées, séparées, décontextualisées interdisent toute représentation cohérente d’un ensemble, d’une situation, d’un fait, concrets. Cette parcellisation de l’image conditionne une sorte de cécité causale face à l’ici et au ceci.
7. L’infantilisation machinale nous fige dans la phase « orale industrielle ». L’assimilation de nourriture en vient à constituer le seul modèle de l’expérience.
8. Afin d’être le plus largement comestible, l’image doit être désamorcée. Dans le flot sursaturant des images, les différences s’estompent pour laisser place au nivellement harmonieux. De même qu’un grand nombre d’enseignes lumineuses se neutralisent et donnent lieu à une lueur uniforme (Antiquiertheit des Menschen 2, p. 336), de même les images télévisées nous précipitent dans une indifférence générale où rien ne compte plus parce que tout y est unique et extraordinaire. L’ouverture intégrale au monde est la contrepartie de la cécité complète du spectateur.
Günther Anders, Antiquiertheit des Menschen 2, p. 252-256
Editions Beck C. H. 2002
Ecrit par : Magister | 22 avril 2008
Il y a eu aussi des gens courageux (un instituteur d'origine alsacienne arrêté pour faits de Résistance et un plaidoyer en sa faveur de l'inspecteur d'académie) : autre document que j'ai transmis avec autorisation au pdt. du conseil général qui écrit sur ce sujet .
Ecrit par : Robin | 22 avril 2008
Au Cours complémentaire de Nyons, la directrice accueillait des gosses de juifs quasi-gratos et les planquaient soigneusement. Je suppose que l'Inspecteur n'y a pas regardé de trop près? Y'en a eu plein, des gens courageux qui ne se jugeaient qu'honnêtes!
Ecrit par : dobolino | 22 avril 2008
Mac a la queue coincée dans une porte???
Ah mais je ne savais pas.
Ecrit par : Loki | 22 avril 2008
Loki, vous semblez oublier que, hélas, cent fois hélas, non tantum je suis une infecte parente d'élève, sed etiam bêtérinaire. Nous ne parlons pas de la même queue, me semble-t-il?
Ecrit par : dobolino | 22 avril 2008
Dobo vous oubliez que j'ai un très mauvais esprit.
Ecrit par : Loki | 22 avril 2008
Et un bêtérinaire parent d'élève, c'est un libéral!
Horreur! Cacaboudin! Manque de smiley, ici.
Ecrit par : dobolino | 22 avril 2008
Rebonjour la compagnie,
bien triste de lire ce fil, après tous ces efforts...
En passant, pour Robin, une coquille minime mais malencontreuse... Nacht und Nebel, plutôt que Leben.
A plus tard
Bon courage
Ecrit par : D'Enguell | 22 avril 2008
Dobo vous oubliez que j'ai un très mauvais esprit.
Ecrit par : Loki | 22 avril 2008
Et un bêtérinaire parent d'élève, c'est un libéral!
Horreur! Cacaboudin! Manque de smiley, ici.
Ecrit par : dobolino | 22 avril 2008
Ah, mais non, je n'oublie rien de rien. Je garde toujours un chien de ma chienne. Déformation professionnelle, je suppose?
Ecrit par : dobolino | 22 avril 2008
De toute façon, la télé fait du tort. A cet effet, j'aimerais citer les 8 thèses de l'essayiste allemand Günther Anders :
Günther Anders, Antiquiertheit des Menschen 2, p. 252-256
Editions Beck C. H. 2002
Ecrit par : Magister | 22 avril 2008
Y'a quand même un malaise. Je constate que, parmi mes connaissances, ceux qui ont évité la télé à leurs gosses, en n'en ayant pas à la maison, ont les mêmes affreux que nous.
Ce doit être comme la vaccination? En effet, il est entendu, scientifiquement, que si 80% de la population est vacciné, ça protège tout le monde, même les pas vaccinés, quasi à 100%.
A noter que les pas vaccinés sont les mêmes que les pas-télé, à 99%...
Que pensez-vous de vos non-télés/non vaccinés dans vos classes de maternelle/primaire/collège?
Ecrit par : dobolino | 22 avril 2008
faire avaler, en même temps, une mutation irréversible du métier même d’enseignant qu’ils ont refusée avec acharnement du temps de feu Robien et de la réfection des "décrets de 1950
écrit par Brighelli.
Pour faire avaler la pilule, je subodore qu'on cherchera à pousser les "vieux" vers la sortie, en leur proposant des retraites anticipées "avantageuses". Dans le seul but d'avoir les coudées franches pour parachever la mutation du métier ! Ce qu'on appelle dégraisser le mammouth ! Ô bravitude ! Ô décrépitude !
Ecrit par : Un observateur | 22 avril 2008
Robin, si je demande des chiffres précis sur les proviseurs qui ont déclaré les professeurs juifs sous l'occupation, c'est parce que je me méfie "des choses bien connues". Il est par exemple "bien connu", en Espagne, que les gardes civils, en 36-39, étaient tous des bourreaux qui avaient trahi la République au profit des généraux du coup d'Etat. Or, il se trouve que selon des chiffres rapportés par des historiens, environ 50 % des gardes civiles sont restés fidèles au gouvernement légitime, et qu'ils l'ont d'ailleurs chèrement payé par la suite.
Il est aussi bien connu que la France de 40 était collabo, on nous le dit et répète depuis l'enfance, or il est beaucoup moins connu que lorsque le port de l'étoile jaune a été décrété, des citoyens non juifs ont décidé de porter des étoiles jaunes fantaisistes (certains se sont d'ailleurs retrouvés au Vel'd'hiv).
Il est "bien connu" que la France a été collabo, il est moins connu qu'il s'agit du pays occupé où les juifs ont été le moins déportés.
Il est également "bien connu" que les policiers et les gendarmes étaient des salauds qui collaboraient aux rafles, il est beaucoup moins connu que Yad Vashem les donne comme exemple de Justes.
Cela dit, je n'idéalise pas la situation, et je sais que la France toute entière résistante est un mythe.
Ecrit par : Helisenne | 22 avril 2008
Et pour certains, il est également "bien connu" que les profs sont de gros flemmards payés à ne rien faire.
Ecrit par : Helisenne | 22 avril 2008
De toute façon, la télé fait du tort , dit Magister
Mais ils ne la regardent plus depuis qu'ils passent leur temps devant l'ordinateur, à jouer, chatter, ou faire des "recherches" pour leur TPE !
Ecrit par : Un observateur | 22 avril 2008
Verrières le Buisson. Comme banlieues pourries, y'a pire!
Ecrit par : dobolino | 22 avril 2008
Ah quand Malraux débarquait pour voir sa Louise, c'était l'amiral qui monte à bord !
Ecrit par : Sergio | 22 avril 2008
De toute façon, la télé fait du tort , dit Magister
Mais ils ne la regardent plus depuis qu'ils passent leur temps devant l'ordinateur, à jouer, chatter, ou faire des "recherches" pour leur TPE !
Ecrit par : Un observateur | 22 avril 2008
Ah, ben ouiche alors!
De la part d'une "maman d'élèves"...
Gros bisous!
Ecrit par : dobolino | 22 avril 2008
Voilà une nouvlle qui ne donne pas le moral... Devons-nous pour autant abandonner le combat ? Comment Xavier Darcos peut-il dire des choses pareilles après avoir écrit "l'art d'apprendre à ignorer" et déclaré qu "il fallait en finir ave 30 ans de pédagogisme" ?
Penchons effectivement pour la ruse...avec la crainte, déja exprimée par B. Kuntz fin août 2007 dans un éditorial que nous n'ayions effectivement tout à perdre puisque "de toute façon, "ils" seront dans la rue...". Il en rajoutait une couche le 19 mars en ré-affirmant : "Puisque de toutes façon Xavier Darcos n'aura d'autre solution que d'affronter ces forces-là, qu'il renonce donc à leur complaire"... Nous pensions sans doute tous peu ou prou la même chose sur ce blog.
En revanche, que l'on ne vienne pas nous faire la leçon comme quoi "vous aviez voté Sarko... ? Et bien éduquez maintenant !"
C'est un peu facile. Que fallait-il faire ? Voter Gogolène et se retrouver nez-a-nez avec Meirieu ou Frackowiack ministre de l'EN ? A la limite je peux tout à fait comprendre qu'on ait voté blanc...
Au moins, si le pédagogisme redevient la doctrine officielle incontournable, nous pourrons toujours nous parer d'un refus comme le même Frackowiack qui expliquait à l'Arène de France sur un plateau télé que de toute façon, "on n'obéit jamais aux ordres qui viennnent d'en haut " (il a dit cela lorsque de Robien lui intimait devant les caméras l'ordre d'abandonner la méthode globale, vous vous souvenez ?).
Sinon, un rêve... Darcos premier ministre et Brighelli ministre de l'éducation nationale. Pour cette fois-ci faire le ménage au lance-flamme. Le Kärcher ne sera sans doute pas suffisant.
Ecrit par : Manu | 22 avril 2008
Il est "bien connu" que la France a été collabo, il est moins connu qu'il s'agit du pays occupé où les juifs ont été le moins déportés.
Il est également "bien connu" que les policiers et les gendarmes étaient des salauds qui collaboraient aux rafles, il est beaucoup moins connu que Yad Vashem les donne comme exemple de Justes.
Cela dit, je n'idéalise pas la situation, et je sais que la France toute entière résistante est un mythe.
Ecrit par : Helisenne | 22 avril 2008
D'un mythe à l'autre, il n'y a qu'un pas. La France est adepte de l'autoflagellation et n'idéalise jamais. Ce que d'autres ne se gênent pas de faire, nous flagellant au passage.
Ecrit par : dobolino | 22 avril 2008
Si on change de discours, si on dit clairement aux parents " vos enfants vous les élevez, nous ont les instruits; chacun son job " , je ne sais pas s'ils l'accepteront.
Ecrit par : Florence
Ben non. Pour les plus riches (s'imaginer qu'il n'y a de carences éducatives que chez les gosses de pauvres est une façon bien étroite de voir les choses), leurs carrières en pâtirait. Pour les plus pauvres, ils ne parviendraient plus à joindre les deux bouts.
Ecrit par : moot | 22 avril 2008
Merci pour cet article sinistre qui reflète assez bien la difficulté où se trouvent aujourd'hui tous ceux qui ont voté Sarkozy pour avoir Darcos et qui regardent Darcos reculer sous la pression de la clique à Sarkozy.
Oui, Sarah a raison de demander :"Comment se sentent donc, ces temps-ci, ceux d'entre vous qui ont voté pour le président actuel afin d'"avoir Darcos"?
Biensûr que je me sens mal. Très mal. J'attends de voir si mes espérances de progrès (de refondation de l'école) sont seulement en "échec" ou déjà "échec et mat". Mais je plaide non-coupable. Nous en sommes là parce qu'il s'est passé l'imprévisible : au lieu de gouverner à droite comme prévu, Sarkozy s'est mis à se prendre pour Napoléon III et à s'imaginer qu'il avait assez de génie pour rallier les ténors de la gauche (d'où la comédie de "l'ouverture"). Seulement, n'est pas Napoléon III qui veut. Oui, vraiment, je plaide non-coupable : je ne pouvais pas deviner que ce petit bonhomme, censé de droite, censé républicain et raisonnable ( soutenu par quelques têtes intelligentes qui attiraient la confiance, Fillon et Darcos entre autres), prendrait pour mentors élyséens, en matière d'éducation et d'université, toutes les vieilles peaux de la mitterrandie et toute l'arrière-boutique des "franc-macs" de la "technostructure". Oui, JPL, vous avez bien raison, tout ça est bien triste.
Seulement les stratèges à la manque de l'Elysée devraient réfléchir à ceci : Ségolène n'est pas passée (de même que Jospin en 2002) parce que les profs, sans voter à droite, n'ont pas voté à gauche (la trahison de Jospin-Allègre leur a servi de leçon). Cassez la fragile neutralité actuelle de la France qui pense, renoncez à rétablir la transmission des savoirs et portez au pinacle la garderie, cultivez l'"anti-prof"isme de comptoir, transformez ce pauvre Darcos en Allègre de service, avec bénédiction nuptiale Lang-Darcos sous le dais du Nouvel Obs, et je ne donne pas cher de votre avenir politique. En tous cas, ce n'est pas moi qui empêcherai qu'on vous pende.
Ecrit par : Marie | 22 avril 2008
Sinon, un rêve... Darcos premier ministre et Brighelli ministre de l'éducation nationale. Pour cette fois-ci faire le ménage au lance-flamme. Le Kärcher ne sera sans doute pas suffisant.
Ecrit par : Manu | 22 avril 2008
Mauvaise bonne idée ! Je déconseillerais fortement à J-P Brighelli d'accepter une telle proposition, si d'aventure... Il y perdrait son âme, assurément (ou son poste assez rapidement).
Ecrit par : Magister | 22 avril 2008
Elle n'est peut-être pas bonne, mais je crois qu'il y a des choses qui ne s'achètent pas... JPB plier devant les pédagogistes alors que tant de fois il a risqué sa peau ? La garde meurt, mais ne se rend pas... Et qu'aurait-il à perdre de ne rester ministre que deux mois ? Au moins, ce serait l'occasion de rigoler un peu, rien qu'en voyant la tête de Meirieu le jour de sa nomination...
Honneur au Japon: et s'il nous fallait un kamikaze ?
Banzaï !!
Ecrit par : Manu | 22 avril 2008
Elle n'est peut-être pas bonne, mais je crois qu'il y a des choses qui ne s'achètent pas...
Ecrit par : Manu
Mais pour le reste il y a Mastercard!
Ecrit par : Loki | 22 avril 2008
Dans le fond, Manu, vous avez raison. Avec Brighelli, nous aurions enfin un ministre qui en aurait...
Ecrit par : Magister | 22 avril 2008
"Devons-nous pour autant abandonner le combat ?"
Jamais.
De toute façon, nous pouvons nous battre sans Darcos.
Ecrit par : Helisenne | 22 avril 2008
Quel humour, mon cher Loki ! Bravo !
Ecrit par : Manu | 22 avril 2008
Parmi ceux qui brigueraient bien le poste de Darcos :
"par exemple ce brave garçon qui prétendait jadis ne plus parler la langue de bois et pensait qu’un prof gagnait 5000 € par mois"
Ah non, par pitié ! Pas lui ! Pas l'avocat ! On s'est déjà tapé le géologue Allègre, le philosophe Ferry et l'assureur Robien, épargnez-nous l'avocat Copé !
Grâce !
Ecrit par : Jérémy | 22 avril 2008
Vous avez bien compris, mon cher Magister, que je souhaite bien sûr avoir raison, mais que je ne prends pas mes désirs pour des réalités. Notre désespoir est grand : il paraît que ça donne de l'énergie.
Ecrit par : Manu | 22 avril 2008
"Devons-nous pour autant abandonner le combat ?"
Jamais.
De toute façon, nous pouvons nous battre sans Darcos.
Ecrit par : Helisenne | 22 avril 2008
Tout à fait, nous le pouvons, le devons et le faisons. Vive le FFI !
Ecrit par : Magister | 22 avril 2008
Ah non, par pitié ! Pas lui ! Pas l'avocat ! On s'est déjà tapé le géologue Allègre, le philosophe Ferry et l'assureur Robien, épargnez-nous l'avocat Copé !
Grâce !
Ecrit par : Jérémy | 22 avril 2008
Avec Copé, qu'est-ce qu'on écoperait !
Ecrit par : Magister | 22 avril 2008
Je vais ré-écouter le discours du 18 juin 1940, ça nous donnera sûrement des idées... résistons !
Ecrit par : Manu | 22 avril 2008
Je vais ré-écouter le discours du 18 juin 1940, ça nous donnera sûrement des idées... résistons !
Ecrit par : Manu | 22 avril 2008
genre "des professeurs parlent aux professeurs...".
Ecrit par : Magister | 22 avril 2008
"De la commission réunie autour de Darcos pour penser de nouveaux programmes, la quasi totalité des membres appartiennent ou ont appartenu à l'extrême-gauche [...]"
Il va "prendre des gens aussi compétents et intelligents que possible, et essayer d'en tirer la substantifique moëlle.
JPB
Mais qui sont ces gens brillants, "compétents et intelligents" ?
Je ne comprends pas que vous ne donniez pas les noms des membres de cette commission. Si je peux lestrouver par moi-même, dites-moi comment, mais sinon, pourquoi ces noms restent-ils si confidentiels ?
Autre question : n'y-a-t-il donc qu'une seule commission pour l'élaboration des nouveaux programmes de maternelle, du Primaire, du Collège ET du lycée ???
Ecrit par : Jérémy | 22 avril 2008
Boaf, ça aura toujours plus de gueule que "les péda-cucus parlent aux apprenants".
Ecrit par : Manu | 22 avril 2008
Sinon, un rêve... Darcos premier ministre et Brighelli ministre de l'éducation nationale. Pour cette fois-ci faire le ménage au lance-flamme. Le Kärcher ne sera sans doute pas suffisant.
Ecrit par : Manu | 22 avril 2008
Ce n'est pas un rêve, c'est un propos qui dénote une méconnaissance totale des pouvoirs et des équilibres politiques. C'est Sarkozy et quelques conseillers qui gouvernent, qui ordonnent et les autres obéissent ou s'en vont.
C'est aussi simple que ça. Dans ce contexte on n'a que faire d'un obscur JPB!
Ecrit par : jeanh | 22 avril 2008
"Mais qui sont ces gens brillants, "compétents et intelligents" ?
Je ne comprends pas que vous ne donniez pas les noms des membres de cette commission. Si je peux lestrouver par moi-même, dites-moi comment, mais sinon, pourquoi ces noms restent-ils si confidentiels ? "
Dans l'etat ou vous êtes tous, il vaut mieux que vous n'en sachiez rien...
Ecrit par : jeanh | 22 avril 2008
Je ne démords pas de ma question : QUI a fait ces programmes ? (à part vous-même, ce qui est d'ailleurs bon signe).
Mais j'indique aux professeurs de ce blog qu'ils peuvent consulter ces nouveaux programmes et s'exprimer à leur sujet grâce au lien suivant :
http://eduscol.education.fr/D0082/consult_coll_reste.htm
C'est une belle occasion de soutenir ces programmes...
Ecrit par : Jérémy | 22 avril 2008
Ils ont tous défendu leur fond de commerce, avec plus ou moins de talent. Combat à peu près égal. Je ne partage pas vraiment la vision de Jean, (j'ai vraiment l'impression que nous n'avons pas vu la même émission!!!)
Par contre, accuser Meirieu d'avoir voulu la suppression de la grammaire et du par coeur à l'école est assez bizarre, (mais idéologiquement expliquable), même si on n'est pas d'accord avec la part que ceux-ci doivent prendre dans les enseignements. Surtout si l'on n'est pas d'accord, même.
Et Jack Lang a été légèrement maladroit avec Natacha Polony.
Mais Dieu, que cette femme est donc antipathique et malhonnête intellectuellement! A côté d'elle, même Eric Zemmour fait figure de saint.
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2008
Ah non, par pitié ! Pas lui ! Pas l'avocat ! On s'est déjà tapé le géologue Allègre, le philosophe Ferry et l'assureur Robien, épargnez-nous l'avocat Copé !
Grâce !
Ecrit par : Jérémy | 22 avril 2008
Oui, pitié! Mais il n'y a aucune chance! Sarko ne peut pas le sacquer.
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2008
"Dobo vous oubliez que j'ai un très mauvais esprit."
Ecrit par : Loki | 22 avril 2008
Mais non!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2008
C'est une belle occasion de soutenir ces programmes...
Ecrit par : Jérémy | 22 avril 2008
Et plus encore la liberté pédagogique ! Vous vous rendez compte qu'on pourra de nouveau faire du frontal sans passer pour des demeurés, voire des monstres.
Ecrit par : Magister | 22 avril 2008
(j'ai vraiment l'impression que nous n'avons pas vu la même émission!!!)
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2008
Il fallait s'y attendre!
Ecrit par : Jean | 22 avril 2008
Mais Dieu, que cette femme est donc antipathique et malhonnête intellectuellement! A côté d'elle, même Eric Zemmour fait figure de saint.
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2008
Antipathique toi-même, mon pote ! Et en quoi est-elle malhonnête intellectuellement ? Parce qu'elle n'est pas dans le "camp du bien" (cf Michéa) ?
Ecrit par : Manu | 22 avril 2008
Antipathique toi-même, mon pote ! Et en quoi est-elle malhonnête intellectuellement ? Parce qu'elle n'est pas dans le "camp du bien" (cf Michéa) ?
Ecrit par : Manu | 22 avril 2008
C'est quoi, le camp du bien, ma poule?
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 avril 2008
Vous aviez besoin d'une preuve que C. Sibille raconte n'importe quoi? Hé bien la voici.
"Mais Dieu, que cette femme [Natacha Polony] est donc antipathique et malhonnête intellectuellement! A côté d'elle, même Eric Zemmour fait figure de saint."
Ecrit par : Christophe Sibille
Antipathique? Malhonnête intellectuellement? Vous devez confondre avec Jack Lang ou P. Meirieu.
Le seul défaut que je peux trouver à Natacha Polony est sa nouvelle coiffure et sa teinture blonde. Elle aurait dû garder ses cheveux longs et roux, ça lui allait bien mieux!
Ecrit par : Loki | 22 avril 2008
Chers membres de mon fan-club, faites encore un effort de lucidité :
1- Je vous ai donné des gages avec mes programmes du primaire (avant de les retoucher).
2- Je donne des gages aux pédagogistes avec mes projets de lycéens-autonomes-qui-travaillent-comme-des-étudiants-en-surfant-sur-le Net.
3- Avant de dégager, je vous nique tous avec les postes supprimés, les options passées à la trappe et trépassées, vos 35h de présence, l'autonomie des établissements, les vacances rabotées, le licenciement sec si vous l'ouvrez, et autres joyeusetés.
Ne me remerciez pas, tout le plaisir est pour moi.
Ecrit par : X.D. | 22 avril 2008
Vous m'avez devancé de peu Manu.
Mais il faut bien être deux pour montrer les inconsistances du petit Pangloss du blog, j'ai nommé 6-billes.
Ecrit par : Loki | 22 avril 2008
transformez ce pauvre Darcos en Allègre de service, ( Marie)
Il est majeur ce grand Monsieur, non? Et si en tant qu'ex-prof il se permet de nous livrer sans état d'âme à ces pédagos et s'il oblige tous ses collègues à passer 35 h dans les établissements pour jouer les surveillants, les éducateurs et les infirmiers, c'est un infâme traître. Honte à ce collègue de prépa qui enseignait à LLG dans les années 80-90 et qui ose maintenant nous trahir tous en se révélant complice des Fracko et Meirieu. Honte à cet ex-prof qui semblerait préférer sa carrière à des idées qu'il a autrefois défendues. Honte à cet ex-collègue qui trahit la confiance que nombre de collègues ont mise en lui.
Plaider l'impuissance de Darcos, c'est bien gentil. Moi, je n'y crois pas. Ou alors son aveu d'impuissance devant une règle de trois est bien le symbole de son impuissance à défendre des idées auxquelles il croit. Si son seul désir est de rester à tout prix sur son poste, c'est lamentable et cela ne mérite que le mépris. Et pour ma part , je me prépare à toutes les grèves contre Darcos s'il nous oblige à aller faire les c... 35 h par semaine dans des bahuts pas toujours faciles. Un prof a besoin de respiration pour préparer des cours, pour les faire correctement devant des élèves. Si on nous enlève cette respiration, il vaut mieux partir. Mieux vaut 35h ailleurs qu'à mijoter dans certains bahuts de fous et à jouer les assistantes sociales. Franchement, je me demande comment des profs honnêtes qui croient en la transmission du savoir pourront accepter de passer 35h à jouer les hôtesses de l'air ou les stewards. Il ne restera plus grand-monde à part les profs de prépa à qui on foutra la paix, of course.
J'ai relu le discours en question de Darcos.
Et je me suis demandé s'il n'était pas en train de négocier avec les syndicats enseignants en sous-main: les 35h ( qui ne gênent pas les syndicats le moins du monde) contre quoi? Je ne sais pas. Un deal donnant-donnant. Vous en pensez quoi?
Ecrit par : Sanseverina | 22 avril 2008
Ne me remerciez pas, tout le plaisir est pour moi.
Ecrit par : X.D.
Ah ben on a bien la preuve que Xav' lit ce blog...
"Triste comme la fin d'une histoire d'amour"...
Ecrit par : Loki | 22 avril 2008
"Mais qui sont ces gens brillants, "compétents et intelligents" ?
Je crois en connaître deux : Monsieur Purgon, et Toinette !
Allez, et pardon à Molière …
TOINETTE - Qui est votre médecin ?
ARGAN – Monsieur Purgon.
TOINETTE – Cet homme-là n’est point écrit sur mes tablettes entre les grands médecins. De quoi dit-il que vous êtes malade ?
ARGAN – Il dit que c’est du collège et d’autres que c’est de l’école primaire.
TOINETTE – Ce sont tous des ignorants. C’est du projet que vous êtes malade.
ARGAN - Du projet ?
TOINETTE – Oui. Que sentez-vous ?
ARGAN – Je sens de temps en temps des remises en causes personnelles.
TOINETTE : Justement, le projet.
ARGAN – Il me semble parfois que j’ai un voile dans la classe.
TOINETTE – Le projet.
ARGAN – J’ai quelquefois du mal à terminer le programme.
TOINETTE – Le projet.
ARGAN – Je sens parfois une lassitude dans tous les membres du corps enseignant.
TOINETTE – Le projet.
ARGAN – Et parfois, il me prend des doutes sur ma capacité à enseigner.
TOINETTE – Le projet. Vous aimez vous retrouver devant une classe ?
ARGAN – Oui, monsieur.
TOINETTE – Le projet. Vous aimez les Lettres et les Sciences, l’Histoire et les Arts ?
ARGAN – Oui, monsieur.
TOINETTE - Vous aimez à rechercher des choses qui stimulent la curiosité et l’intérêt ?
ARGAN – Oui, monsieur.
TOINETTE - Le projet, le projet, vous dis-je. Que vous ordonne votre médecin pour votre guérison ?
ARGAN – Il m’ordonne des nouveaux programmes.
TOINETTE - Ignorant.
ARGAN – Des répartitions annuelles.
TOINETTE – Ignorant.
ARGAN – Des exercices de structuration.
TOINETTE – Ignorant.
ARGAN – Du par cœur.
TOINETTE – Ignorant.
ARGAN – Des progressions.
TOINETTE – Ignorant.
ARGAN – Et des leçons de morale pour lâcher le ventre.
TOINETTE – Ignorantus, ignoranta, ignorantum.
Il faut que vous mettiez l’enfant au centre du système, que vous fassiez des Travaux Personnels Encadrés, il vous faut des cercles de parole citoyens, des évaluations diagnostiques par item bien identifiés, des évaluations formatives et normatives, des compétences transversales et des compétences méthodologiques, des procédures de remédiation en groupe de besoins, des demi-heures de vie de classe, des séquences en purge, des situations problèmes en clystère, du conflit socio-cognitif en saignée, pour coller et conglutiner vos savoir-faire et vos savoir-être professionnels. Croyez-moi, il vous faut un "aggiornamento important": une plus grande présence dans les établissements, une aide à l'orientation et la mise en place d'études surveillées. Vous devez vous adapter à la société : il faut que vous acceptiez de devenir un éducateur. Votre médecin est une bête. Je veux vous en envoyer un de ma main, et je viendrai vous inspecter de temps en temps, tandis que je serai en cette académie.
ARGAN – Vous m’obligez beaucoup.
TOINETTE- Que diantre faites-vous de ces dix mille postes-là ?
ARGAN – Comment ?
TOINETTE – Voilà dix mille postes que je me ferais supprimer tout à l’heure, si j’étais que de vous.
ARGAN - Et pourquoi ?
TOINETTE – Ne voyez-vous pas qu’ils tirent toute la nourriture du côté gauche, et empêchent le côté droit de profiter ?
ARGAN – Oui, mais j’ai besoin de mes postes …
TOINETTE – Vous avez là aussi un abcès d’Instruction que je me ferais crever si j’étais en votre place.
ARGAN – Crever mon abcès ?
TOINETTE- Ne voyez-vous pas que cette Instruction incommode l’Education, et lui dérobe toute sa nourriture ?
Etc , etc.
Ecrit par : chevreuil | 22 avril 2008
@C. Sibille: Ce sont ceux qui ont forcément raison parce qu'ils sont "de gauche", pour "le progrès", "les jeunes",etc., etc. comme nos deux olibrius du débat de Ripostes (Lang et Meirieu). Ce sont ces gens qui ne doutent jamais, même après 30 ans de désastre pédagogiste ("un champ de ruine" disait Guy Morel, qui intervient de temps en temps ici). Ce sont les gens qui disent que "le niveau monte" avec 40 % d'illétrés à l'entrée en 6ème.
M. Sibille, ne me dites pas que vous n'avez jamais lu Michéa... Si ? Vous pouvez bien essayer, j'ai bien lu Meirieu, moi...
Ecrit par : Manu | 22 avril 2008
@C. Sibille: Ce sont ceux qui ont forcément raison parce qu'ils sont "de gauche", pour "le progrès", "les jeunes",etc., etc. comme nos deux olibrius du débat de Ripostes (Lang et Meirieu). Ce sont ces gens qui ne doutent jamais, même après 30 ans de désastre pédagogiste ("un champ de ruine" disait Guy Morel, qui intervient de temps en temps ici). Ce sont les gens qui disent que "le niveau monte" avec 40 % d'illéttrés à l'entrée en 6ème.
M. Sibille, ne me dites pas que vous n'avez jamais lu Michéa... Si ? Vous pouvez bien essayer, j'ai bien



