06 avril 2008
Dessin et desseins
Dessins et desseins
En Primaire comme en Secondaire, j’étais nul en « dessin ». Manque d’application sans doute, ou manque d’intérêt pour ce que l’on me faisait faire — reproduire la pomme posée sur son assiette, sans même qu’un Picasso de passage ait la bonne idée de manger la pomme et de briser l’assiette, comme dans le poème de Prévert. Beaucoup de dessins géométriques aussi — conformément aux programmes de 1908, qui avaient du dessin une vision pré-industrielle, afin sans doute de distinguer l’apprentissage « républicain » de la discipline de celui, nettement plus ludique, qui avait cours dans les formations aristocratiques.
Mais « dessin » tout de même. On ne disait pas encore « arts plastiques ». C’est venu au cours des années 70 — j’étais alors auditeur libre de la faculté Saint-Charles, à Paris, où Bernard Teyssèdre venait de créer le premier centre d’arts plastiques, et où officiaient divers apôtres de l’art conceptuel et de ses environs — Journiac, par exemple. On y répudiait fort l’académisme. On y exaltait l’art brut de Basquiat — l’idée que le mural de banlieue soit une forme d’art est probablement sortie de là. Haro sur le « dessin » !
C’est bien dommage. Non que j’aie la nostalgie d’une discipline que je n’ai jamais maîtrisée. Mais la main apprend à voir, si je puis dire, et savoir faire (dessiner, modeler, sculpter, coller, photographier, que sais-je…) est aussi savoir lire — une œuvre d’art, une image, un volume. Et il se trouve que nombre d’activités liées au strict domaine des Lettres supposent une réelle habileté dans le « savoir-lire » du non-verbal. D’ailleurs, l’épreuve de Français du BTS, la synthèse de documents, s’appuie fort souvent sur une capacité (supposée) de lecture d’image (publicitaire le plus souvent, mais pas seulement).
Pourquoi ce préambule ?
Il y a aujourd’hui une vraie menace sur les enseignements artistiques. Ou, tout au moins, une véritable interrogation — aussi bien au ministère que dans les lycées et collèges. Et, se profilant derrière ces cas particuliers, une inquiétude sur le devenir des options, qui alimente la paranoïa ordinaire du corps enseignant — et des étudiants. Les rumeurs se ramassent à la pelle, en ce moment. Et le ministère devrait comprendre qu’on peut faire un vrai mouvement insurrectionnel avec une somme de rumeurs. À partir d’une certaine masse critique, le faux fabrique du réel.
Bien sûr, il y a eu, à la base, cette haine des « disciplines » enseignées en tant que telle (1) dont les Pédagogistes ont fait l’axe premier de ce qu’ils croient être une pensée. Rien d’étonnant à ce que les Arts plastiques (et, parallèlement, la musique et l’Education physique) soient les premiers dans la mire : en quête (éperdue) de reconnaissance, et en phase avec ce qui était l’Art de leur époque, ces spécialités ont joué, bien avant les autres, le jeu de la transversalité, de la « sortie scolaire », de la spontanéité créatrice, bref, de la confusion des genres si chère aux Educastres. En un sens, et même si les rumeurs de suppression du CAPES ou de l’Agrégation d’Arts plastiques sont sans fondement, les Plasticiens récoltent ce que certains d’entre eux ont semé.
Mais à tout pécheur miséricorde, et il ne sera pas dit que j’aurai laissé une discipline avec laquelle j’ai toujours entretenu des rapports d’amitié succomber aux bonnes mauvaises intentions de quelques bureaucrates.
D’autant que les Arts plastiques sont emblématiques de ce qui se dessine, en mal — et exemplaires de ce qui pourrait être réalisé, en bien.
Les lettres de cadrage adressées à XD et à Christine Albanel par le Président de la République en juillet 2007 fixent des objectifs précis en matière d’enseignement artistique, et mettent explicitement l’accent sur l’histoire artistique (2). Les propositions récentes pour l’école Primaire en tirent d’ailleurs les conséquences, en consacrant un important créneau horaire à cet enseignement.
Parenthèse : que l’on dise désormais « histoire des arts » et non plus « histoire de l’art » est déjà une inquiétante dérive. Il ne s’agit plus de refaire Giorgio Vasari ou Baltrusaitis, mais d’évoquer, de loin, de biais, la peinture, la sculpture, l’architecture, la musique, la danse, la photographie, le graffiti, et j’en passe. Une dérive parallèle à celle qui a fait de l’apprentissage de la littérature une pure typologie des « discours » — et à terme, dans un système qui pense toujours plus bas, on préfère toujours l’article de journal à la tragédie classique, et Diam’s à Mozart.
Dans le Primaire, c’est une erreur manifeste. Le premier souci d’un instituteur, dans cette matière, doit être d’instruire la main — dès la Maternelle (voir « Fin de récré », en vente partout !). Non pas en donnant libre champ aux élèves pour dessiner ce qu’ils veulent au gré de leur « inspiration », mais en leur apprenant à dessiner, à peindre, à modeler. En leur tenant la main. En leur apprenant à être.
Comment ? Que dites-vous ? Que les maîtres n’ont pas eux-mêmes la formation requise ? Les IUFM ne seraient donc pas compétents pour les former — ou, plutôt, ils pèseraient sur les futurs programmes pour les définir au plus près de leur incompétence ? Allons donc ! Je ne peux le croire…
Que l’on fasse appel, en Primaire, à des plasticiens locaux, ou, comme à Paris, à des spécialistes de cet enseignement, ne me gêne pas, tant que ça ne bouffe pas un temps trop précieux. Il faut aller chercher les qualifications là où elles sont.
En revanche, au collège, les compétences sont en place. Les Certifiés d’Arts plastiques ont toutes les qualifications pour accroître les capacités techniques et esthétiques ¬des élèves. Et franchement, l’histoire de l’art — ou des arts, s’ils y tiennent — peut être traitée en Lettres, en Histoire ou en Philo : c’est prévu, même si le ratio programmé (25% du cours d’Histoire) me paraît démesuré.
Quant au réaménagement prévu en Musique / Arts plastiques (50% de ces deux heures consacrés à l’Histoire des arts — et affectés à des gens qui auront passé une « certification » Histoire des arts, essentiellement des enseignants de Lettres et d’Histoire, qui se lancent dans cette spécialité aujourd’hui pour enseigner dans des classes spécifiques, demain pour enseigner à tout le monde), c’est proprement aberrant : même quand ils ont une formation adéquate, ils ont autre chose à faire. Xavier Darcos le saitmieux qu’un autre (3) : Mérimée était fort habile à croquer aussi bien les monuments historiques qu’il visitait que les accortes paysannes rencontrées sur les routes. Le dessin (comme la musique) était alors un art majeur dans la formation. Et la connaissance historique venait souvent plus tard, quand on se lançait dans le « grand tour » — ou que l’on pouvait fréquenter les musées. Bref, quand on s’apprêtait à entrer dans le monde.
Disons, pour couper la poire en deux, que l’aspect « histoire de l’art » (et non « des arts » — qui a vendu cette salade au Président ?) pourrait intervenir de façon plus soutenue à partir de la Quatrième. Je crois d’ailleurs que c’est dans ces deux classes de Quatrième et de Troisième que l’on doit proposer aux élèves le plus grand nombre possible d’options, afin qu’ils se forment une idée de ce qu’ils aiment faire, de ce qu’ils savent faire, de ce qu’ils ont envie de faire — et les profs d’Arts plastiques ou de Musique dignes de ce nom n’ont jamais fait autre chose. J’ai déjà dit (à propos du Bac Professionnel en trois ans) que la réforme actuellement proposée n’était qu’une demi-bonne idée, tant que l’on ne remettait pas à plat l’orientation vers les voies professionnelles au collège — fin cinquième, peut-être bien. Bien des choses peuvent se jouer vers 14 / 16 ans, que l’on reporte aujourd’hui à plus tard, sans que les élèves y trouvent un réel intérêt, et sans que le système y retrouve ses billes.
En fait, plus j’y pense, plus l’idée d’une Seconde indifférenciée, d’une Seconde d’observation, me paraît inefficace. Les vrais problèmes sont en amont, à l’école primaire (ça y est, le ministre s’en est soucié — et peu importe les cris des demi-vierges du SNUIPP ou de la FCPE) et au collège. Si nous parvenons à résoudre ces deux étapes, l’idée même d’une Seconde « d’observation » ne s’imposera plus — comme elle ne s’imposait pas il y a encore une trentaine d’années, quand on passait en Seconde A, B ou C (la distinction C/D s’opérant ultérieurement). Mais c’est que les élèves, encore à la fin des années 70, maîtrisaient (en gros…) ce que nous appelons aujourd’hui « socle fondamental ».
Reste le lycée.
« Arts plastiques », c’est une vocation appuyée sur une compétence. C’est l’exemple même de la série qui doit imposer un tri vigoureux à l’entrée — mais où, dès lors, on doit mettre le paquet. Un élève qui s’est orienté vers les Arts plastiques, à partir de la Seconde, a un itinéraire tout tracé vers Boulle, Estienne, les Beaux-Arts et quelques autres, dont les UFR d’Arts Plastiques qui forment à l’enseignement (recrutement fort restreint, ces derniers temps : les facs doivent pouvoir recruter en fonction des espérances réalistes de décrocher un concours difficile, et non accepter tout le monde, sous peine de rééditer ce qui s’est passé ces dernières années pour les STAPS, avec des dizaines de milliers d’étudiants pour une poignée de postes). Une option n’a de sens que si elle permet de pousser au plus haut les compétences de l’élève, et s’inscrit dans un projet cohérent. Elle ne concerne pas tout le monde, et l’envie y est dépendante du talent.
Du coup, j’ai l’impression que les suppressions de postes actuelles vont certainement faire du bien à Bercy, mais mettent, pédagogiquement parlant, la charrue avant les bœufs. Les projections des besoins tombent souvent à côté. Il aurait mieux valu réformer le collège et le lycée, repenser les programmes dans toutes les matières, et réorienter les compétences après. Un an de moins dans l’escarcelle des grands argentiers, mais combien de profits intelligents, à terme !
Pour faire bref, je serais prêt à cautionner un lycée qui offrirait à tous un tronc commun solide, continuation et approfondissement de ce qui aurait été fait au Collège, avec, dès la Seconde, un système d’options éventuellement couplées (Majeure / Mineure), mais s’inscrivant dans la même logique de formation. Options de plus en plus spécialisées, avec un nombre d’heures adéquat, au fur et à mesure que l’on se rapprocherait de la Terminale. Les établissements d’enseignement supérieur recruteraient dès lors en connaissance de cause, sur dossier (j’ai de plus en plus tendance à penser que le Bac sanctionne un niveau d’études — en l’occurrence de fin d’études — bien plus qu’une compétence à faire du Supérieur).
Le système permettrait de s’aligner sur les horaires européens (28/29 heures par semaine en Seconde, contre 34/35 en France), ce qui semble être, à tort ou à raison, le rêve de nombreux technocrates. Tout en préservant une excellence à la française. Et en revalorisant les séries aujourd’hui boudées, puisqu’on saurait ce que l’on y fait, et pourquoi on y va, au lieu de se résigner, comme aujourd’hui quand on va en L, à séjourner deux ans dans la poubelle. Cela permettrait même de revaloriser la notion même de Seconde — car combien d’élèves s’y retrouvent simplement parce qu’ils n’ont pas eu le BEP de leurs rêves ?
Et les Arts plastiques, dans tout ça ? Et la Musique ? Et…
Imaginons un parcours-type. L’enfant apprendrait au Primaire à toucher, manipuler, maîtriser. Au collège, il commencerait à créer, tout en s’initiant à l’Histoire des œuvres — des chefs d’œuvres qui comptent. C’est fin Troisième qu’il opterait pour une option spécifique. En lycée enfin, les heureux élus passeraient à la fois à la création et à la mise en situation exacte des arts du passé. Ils seraient, en Terminale, à la fois praticiens et encyclopédistes de leur spécialité. Pour les former, des enseignants spécialistes — j’adore les « disciplines », moi, et je ne me vois pas donner des cours d’Histoire de l’art, ou de la musique, sinon incidemment — à tous ceux qui ne suivraient pas l’option, mais qui ont tout de même droit à une culture solide. Des Profs qui auraient passé des concours adéquats, — avec moins de sciences de l’éducation, d’épreuves sur dossier et autres carabistouilles, mais plus de pratique de la matière et plus de théorie en même temps.
Jean-Paul Brighelli
(1) Et rappelée par Christophe Cirendini, prof d’Arts plastiques dans le sud de la France, dans un article fouillé sur l’état des Arts plastiques et le moral des troupes, disponible sur
http://www.sauvonslesartsplastiques.fr/spip.php?article22.
Le rapport présenté en décembre 2007 par l’IG Eric Gross, qui est la base de réflexion du ministre, est sur http://www.sauvonslesartsplastiques.fr/IMG/pdf/rapport-gross-arts-et-culture.pdf.
Le projet gouvernemental est sur http://www.gouv.fr/chantiers/culture_851/education_culturelle_artistique_sera_59076.html.
Sur la « certification complémentaire » en Histoire des arts, voir http://www.hda.ac-versailles.fr/spip.php?article5 (et pour les modalités, http://www.ac-reims.fr/examens/pdf/certif-complementaire.pdf).
Et sur ce que suppose ce pluriel, et l’application des directives ministérielles dans le Primaire, on consultera avec intérêt http://www.betapolitique.fr/Deux-ou-trois-choses-que-l-03748.html.
L’état présent des rumeurs, amplement alimentées par certains syndicats dont l’agenda n’est pas forcément de défendre ce(ux) dont ils parlent, se trouve sur le site de NousVousIls, sous la plume de Sandra Ktourza : http://www.vousnousils.fr/blog/index.php?2008/02/08/112-histoire-des-arts-reactions-des-syndicats.
L’aspect passionnel, sur fond sonore emprunté aux Muvrini, est au cœur d’une vidéo (http://fr.youtube.com/watch?v=wfg9UqtmYAM&feature;=related).
Et Bruno Magliulo (il n’y a donc que des Corses dans cette matière ?) s’est fendu d’une analyse intéressante, et globalisante, sur http://conseilsdeclasse.letudiant.fr/?p=23#comments.
(2) « Nous souhaitons qu'avec le ministre de l'Education nationale, vous fassiez de l'éducation culturelle et artistique à l'école une priorité de votre action. (…) L'école doit transmettre à tous les élèves les bases culturelles fondamentales leur permettant de connaître et d'aimer l'histoire, la langue et le patrimoine littéraire et artistique de notre pays - condition pour se sentir membres d'une même Nation -, de vivre en homme ou en femme libre, et d'apprécier, tout au long de leur vie, l'art, le spectacle, la littérature, et toutes les autres formes de pratiques culturelles. Nous pensons que la création d'un enseignement obligatoire d'histoire de l'art peut constituer le support de cette éducation culturelle qui fait aujourd'hui si cruellement défaut à nos enfants. Vous veillerez également à ce que tous les enfants, durant toute leur scolarité, puissent avoir une pratique artistique effective, en diversifiant les possibilités et en favorisant les pratiques collectives (…). » (Lettre de mission à Christine Albanel)
« Nous voulons que l'enseignement culturel et artistique soit significativement renforcé car c'est un facteur d'élévation individuelle et collective, et, dans un pays comme le nôtre, attaché à sa langue et à la vigueur de sa culture, un élément d'identité nationale. Vous créerez à cet effet, notamment, un enseignement obligatoire de l'histoire de l'art et vous veillerez à la transmission du patrimoine littéraire de notre pays. (…) Vous ferez en sorte que, de la maternelle au baccalauréat, tous les élèves aient une pratique artistique. (…) » (Lettre de mission à Xavier Darcos).
(3)Voir l’excellent (mais oui !) « Mérimée » écrit par Xavier Darcos, et publié chez Flammarion en 1999 — disponible en Poche (à la Table ronde).
PS. Côté "lecture d'images", je signale ou rappelle que l'intégralité de "Palettes", la si remarquable émission d'Arte, est disponible. Sinon, dans un genre proche, si vous éprouvez quelque contrariété après lecture de cette Note, allez donc cueillir l'instant fatal sur http://a1692.g.akamai.net/f/1692/2042/7d/lunettesrouges.blog.lemonde.fr/files/fillette_03.swf
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Commentaires
"Mais la main apprend à voir, si je puis dire, et savoir faire (dessiner, modeler, sculpter, coller, photographier, que sais-je…) est aussi savoir lire — une œuvre d’art, une image, un volume"
Jean-Paul Brighelli
Tiens, vous défendez le trans-disciplinaire et le transversal, maintenant? Excellente nouvelle! ;-)
En tous cas, bravo pour ce nouveau fil!
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 avril 2008
"Comment ? Que dites-vous ? Que les maîtres n’ont pas eux-mêmes la formation requise ? Les IUFM ne seraient donc pas compétents pour les former — ou, plutôt, ils pèseraient sur les futurs programmes pour les définir au plus près de leur incompétence ? Allons donc ! Je ne peux le croire…"
Jean-Paul Brighelli
Les horaires impartis aux disciplines artistiques dans la formation dispensée aux PE par les IUFM sont en effet très insuffisants, personne ne pourra vous contredire à ce sujet.
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 avril 2008
Dans le Primaire, c’est une erreur manifeste. Le premier souci d’un instituteur, dans cette matière, doit être d’instruire la main — dès la Maternelle (voir « Fin de récré », en vente partout !). Non pas en donnant libre champ aux élèves pour dessiner ce qu’ils veulent au gré de leur « inspiration », mais en leur apprenant à dessiner, à peindre, à modeler. En leur tenant la main. En leur apprenant à être.
Comment ? Que dites-vous ? Que les maîtres n’ont pas eux-mêmes la formation requise ? Les IUFM ne seraient donc pas compétents pour les former — ou, plutôt, ils pèseraient sur les futurs programmes pour les définir au plus près de leur incompétence ? Allons donc ! Je ne peux le croire…
Que l’on fasse appel, en Primaire, à des plasticiens locaux, ou, comme à Paris, à des spécialistes de cet enseignement, ne me gêne pas, tant que ça ne bouffe pas un temps trop précieux. Il faut aller chercher les qualifications là où elles sont.
JPB
Un jour, j'avais écrit ce qui suit au sujet des Arts Visuels (attention, ça ne s'appelle plus les Arts Plastiques, depuis au moins 2002). Si cela vous intéresse, il y a une suite...
Dernier point traité du « programme » de l’école maternelle, et pourtant souvent premier et parfois unique pôle travaillé, surtout pour les arts visuels... On peint, découpe, colle, fabrique des cadeaux, des fresques, des panneaux, on « crée », le plus souvent à partir d’un modèle fourni par la maîtresse, quand ce n’est pas par un artiste plasticien lui-même, aidé, voire assisté par l’ATSEM qui fignole les travaux des petits pendant la sieste. Et pourtant, qu’en reste-t-il à l’entrée au CP ?
Presque rien. La maîtresse se rend compte que, lâchés seuls avec leur feuille de papier et leurs feutres, ils ne savent pas gérer l’espace, utilisent les couleurs en dépit du bon sens (avec une préférence marquée pour le marron violacé grisâtre et le rose petit cochon pour les visages), sont incapables de réaliser que le ciel et la terre « se touchent », que les arbres ou les personnages ne sont pas forcément sur la ligne d’horizon ou collés sur le bord inférieur de la feuille. Ils ne savent pas découper, ni coller proprement, laissent dégouliner leurs pinceaux, ne bouchent pas les feutres, ne finissent jamais rien. Souvent les thèmes sont pauvres et même inexistants, ils ne savent pas « ce qu’il faut dessiner », accumulent sur la feuille de nombreux petits graphismes sans liens entre eux ou répètent infiniment le bonhomme, la maison et l’arbre avec la balançoire.
Alors pourquoi ? Qu’ont lu les maîtresses dans leurs programmes pour ainsi toute l’année faire « travailler ces techniques », « utiliser ces matières et matériaux » à vide ou avec ce grandiose et magnifique projet inscrit comme il se doit au « Projet d’Ecole » et qui n’est projet que dans leurs cerveaux à elles, un projet dans lequel les enfants ne voient, au mieux, qu’un empilement de micro tâches dont il faut se débarrasser au plus vite afin de pouvoir se consacrer à ce qui devient le plus important pour eux à l’école : aller jouer dans la cour avec les copains ?
Encore une fois, le manque de formation (et sans « recettes » précises), le flou des programmes où l’on peut du coup comprendre ce que l’on veut, le marketing persuasif des représentants de matériel pédagogique donnent cette sauce indigeste.
Après les années 1970 et 1980, celles de l’enfant uniquement créatif sans filet,où la maîtresse se contentait de regarder ses élèves dessiner, peindre, malaxer l’argile ou la pâte à sel comme taper sur les instruments à percussion, sans jamais leur proposer ni une technique, ni une aide, ni une consigne afin de ne pas les bloquer, nous sommes revenus (pour ce que j’en ai vu dans l’école où j’exerce, mais avec quatre collègues différentes au moins) à des exercices types « je dessine le grain autour de la petite poule », « je dessine l’herbe sous les pattes du petit mouton » que nous décriaient tant les conseillères pédagogiques, le tout additionné d’œuvres pré-programmées qui se situent quelque part entre la technologie et la création artistique et de nombreux coloriages dont le moins qu’on puisse dire c’est que l’on peut douter de leur qualité artistique.
Ah, j’allais oublier les techniques d’Art Contemporain à base d’encres que l’on laisse fuser, couler, se mélanger, de peintures que l’on tamponne, mélange, barbouille, de craies d’art que l’on empile, gratte, d’objets que l’on colle, déforme, détourne de leurs fonctions premières en vue de ce merveilleux résultat qui ferait tellement penser à l’œuvre de Machin Truc Bidule Chose qui expose actuellement ses œuvres tellement tendance à la FIAC... et que souvent les enfants ne reconnaissent plus comme les leurs dès qu’ils les ont « finies » (c’est à dire quand c’est l’heure de la récré).
Alors, qu’en tirer de ces programmes ? Comment y lire une véritable progression allant vers l’enrichissement sensible et créatif ?
Ecrit par : catmano | 06 avril 2008
Bonjour à tous les bloggeurs et à leurs trolls farceurs dans la mesure où on ne sait plus qui écrit quoi...
je viens juste dessiner la pirouette souriante d'une saperlipopette et saperlotte me gomme en une galipette ...
bonne soirée à tous en ce dimanche d'avril enneigé...
Saperlipopette et pas trollette
Ecrit par : Saperlipopette | 06 avril 2008
"Alors, qu’en tirer de ces programmes ? Comment y lire une véritable progression allant vers l’enrichissement sensible et créatif ?"
Ecrit par : catmano | 06 avril 2008
Comme d'habitude, Catmano! Les programmes, (en tous cas en musique) seraient extrêmement clairs s'il y avait, (quantitativement), la formation qui va avec.
Par contre, effectivement, plus cette formation est réduite à la portion congrue, plus les PE sont tentés de nous demander des recettes applicables directement. C'est un cercle vicieux qui n'est pas près de s'inverser, si l'on en tient compte en plus de la primauté progressive que prend l'évaluation sur la formation elle-même.
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 avril 2008
Connaissez-vous le duo de choc Montserrat Caballé et Freddie Mercury,ensemble sur un CD ?Une diva et un divin du Rock...ça arrache les tripes..;on s'envole...Sublissime comme on dit dans la branchitude...
Ecrit par : Amélie.- | 06 avril 2008
Lire "Sublimissime"
Ecrit par : Amélie.- | 06 avril 2008
Je connaissais, et j'avais effectivement trouvé ce duo très réussi... Ce qui, dans le genre, est plutôt exceptionnel!!!
http://www.youtube.com/watch?v=7oH5SNmUZkc
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 avril 2008
En primaire, les Arts Visuels arrivaient parfois à occuper deux mois, avec intervenant extérieur et sortie, sans produire grand chose d'autre qu'une expo de fin d'année où nous étions forcés de nous congratuler mutuellement, nous, parents, sur les cafouillades de nos lardons. J'ai joué le jeu, même si franchement, je ne voyais pas de quoi s'extasier. Ce que je ne sais pas, c'est si les autres parents faisaient semblant, comme mi, ou s'extasiaient pour de vrai.
Au collège, ça m'a paru plus sérieux, aussi bien en Musique _gros travail sur le rythme, qui soit dit en passant aurait du, à mon humble avis, être fait en primaire, à l'aide d'instruments à percussion, histoire de la musique et chant choral_qu'en Arts Plastiques. Net progrès par rapport à mon époque, surtout en Arts Plastiques par rapport à mes pauvres expériences en Dessin, de la sixième à la troisième, qui rejoignent celles de JPB. Ce sont des matières où l'enseignement du premier Cycle secondaire a fait un bel effort par rapport à mon époque (septembre 1969 à juin 1973).
A poursuivre et à étayer, en gardant la même direction, à mon avis.
Pour le primaire et la maternelle, c'est zéro pointé mais Chritophe S. semble dire qu'on réduit la formation des PE à la portion congrue.
Il ne s'agit que de l'expérience personnelle d'un ancien élève parent délève qu'on ne peut a priori généraliser.
Ecrit par : dobolino | 06 avril 2008
merci pour votre nouveau livre monsieur JPB, en éspèrant que l'echec de monsieur Darcos à perrigeux lui permettra de se pencher un peu plus sur les épineux problèmes de l'éducation nationale, ce grand corps malade, et lui permettent de sonner rapidement la "fin de récré" ;)
et merci pour ce nouveau fil c'est toujours un bonheur de vous lire
Ecrit par : vince | 06 avril 2008
L'ancienne épouse d'un ancien premier ministre, anciennement professeur à ou directrice de la Fémis et devenue inspectrice générale de l'EN, soutient mordicus dans ses interventions que les spécialistes tuent l'art en le noyant dans un discours techniciste ennuyeux. Moyennant quoi les professeurs de lettres se mêlent d'analyses d'images ou de films en transformant trop souvent films ou tableaux en moyens d'argumentation, dont il faudrait avant toute autre préoccupation dégager la thèse en vue de nourrir des débats qui confinent souvent au catéchisme-sur-les-différences. J'ai un excellent souvenir de "Lycéens au cinéma" lorsque notre académie avait fait venir un intervenant extérieur, jeune maître de conférences en cinéma, qui nous avait proposé une lecture extraordinairement fine de _Tigre et Dragon_ basée, mais c'est fou, ça, sur les images, le cadrage, le son, etc.
Que sont censés être les enseignements artistiques sans spécialistes ? Combien de lycées peuvent compter sur un professeur d'arts plastiques ? de musique ? de cinéma ? Il n'y a même pas de Capes ou d'agrégation dans cette dernière discipline.
Ecrit par : Christophe853 | 06 avril 2008
L'ancienne épouse d'un ancien premier ministre, anciennement professeur à ou directrice de la Fémis et devenue inspectrice générale de l'EN, soutient mordicus dans ses interventions que les spécialistes tuent l'art en le noyant dans un discours techniciste ennuyeux. Moyennant quoi les professeurs de lettres se mêlent d'analyses d'images ou de films en transformant trop souvent films ou tableaux en moyens d'argumentation, dont il faudrait avant toute autre préoccupation dégager la thèse en vue de nourrir des débats qui confinent souvent au catéchisme-sur-les-différences.
Ecrit par : Christophe853 | 06 avril 2008
Je suis assez de cet avis! On trouve le même démon du discours techniciste dans les programmes de français de Première! C'est d'un ennui pour les élèves! Incommensurable!
Ecrit par : Jean | 06 avril 2008
"L'ancienne épouse d'un ancien premier ministre, anciennement professeur à ou directrice de la Fémis et devenue inspectrice générale de l'EN"
C'est-à-dire que c'est qui ?
Ecrit par : Jérémy | 07 avril 2008
Ah, c'est Christine Juppé-Leblond !
http://www.radiofrance.fr/listen.php?pr=rtsp&file;=/redac/04/rm_secondr070504.ra
Qu'est-ce qu'elle imite bien la voix et l'accent de Michèle Alliot-Marie !
Ecrit par : Jérémy | 07 avril 2008
Jean-Paul, je suis surpris de lire que "les rumeurs de suppression du CAPES ou de l’Agrégation d’Arts plastiques sont sans fondement."
Certes, l'agrégation est hors d'atteinte.
Mais le Capes n'existera bientôt plus, de l'aveu même de Mark Sherringham : "Un concours qui serait l’ex-Capes sera donc créé et serait un concours de culture plus générale. Il serait simplifié par rapport à l’actuel concours."
Alors la suppression du Capes d'Arts plastiques, c'est tout de même plus qu'une rumeur. Et la certification en Histoire de l'art, elle n'a pas été inventée pour rien.
Ecrit par : Jérémy | 07 avril 2008
Paul Raucy, Inspecteur Général, voici ce qu'il faut développer en classe prépa littéraire : "interdisciplinarité, interventions d’acteurs du niveau supérieur, étudiants ou, à l’occasion, enseignants, effort pour déborder le cadre strict des programmes et de leurs divisions, motivation par l’ouverture, en termes de perspectives d’études et en matière de représentation des disciplines et de leurs liaisons, mise en oeuvre d’une logique de projet ; traits qui sont, dans l’esprit, très proches de certaines des préconisations du récent rapport de l’inspection générale sur la série L."
Ecrit par : Jérémy | 07 avril 2008
que l’on dise désormais « histoire des arts » et non plus « histoire de l’art » est déjà une inquiétante dérive.
Ecrit par : JPB
On ne peut manquer de faire le parallèle avec "les cultures" ou "les musiques". Fourre-tout qui mettent à égalité un patrimoine universel avec les productions commerciales les plus racoleuses.
Ecrit par : moot | 07 avril 2008
"On ne peut manquer de faire le parallèle avec "les cultures" ou "les musiques". Fourre-tout qui mettent à égalité un patrimoine universel avec les productions commerciales les plus racoleuses."
Ecrit par : moot | 07 avril 2008
Oui, il faut assurément se méfier de ça. Mais être relativement prudent, aussi, dans "l'autre sens". Le re-baptème de: "France musique" en France musiques" permet de percevoir plus clairement que ce qu'on appelle la "musique classique" n'est pas la seule forme musicale valable sur le plan artistique.
A une époque que les moins de vingt ans, etc, etc, sur cette chaîne, tout était bon à écouter, pourvu que ce fut "composé avant d'être joué". Ce qui donnait lieu à des retransmissions de grosses daubes classiques, alors que la seule, (ou quasiment) forme de musique jazz était Duke Ellington, (musicien exceptionnel, mais très loin d'être le seul) pour le côté "savant", et Louis Armstrong pour le côté "folklorique".
Sans compter, évidemment, les interminables concerts de "musique contemporaine", ("qu'on comprend rien", comme disait Françoise Guichard il y a peu).
Un tout petit peu de démocratisation ne fait pas que du mal. Mais, effectivement, comme disait Christophe, il n'y a guère que les spécialistes qui puissent, dans le cadre de l'enseignement, en empêcher les dérives.
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 avril 2008
Il me semble que l’ambiguïté provient du vocabulaire.
Je verrais bien utiliser les mots :
- Arts appliqués : maîtrise du geste et des techniques élémentaires (modelage, crayon, fusain aquarelle, collage etc.) pour la formation du primaire à la 4ème. Ce qui ne dispense pas de le faire en référence aux Grands Anciens.
- Arts plastiques pour la suite : lecture d’œuvre, histoire de l’art, rôle de l’institution et du marché, etc. A l’envers, avec des travaux pratiques de mise en application.
On pourrait imaginer conserver une option arts appliqués pour ceux qui souhaitent s’orienter vers les « métiers de l’artisanat d’art » (le plus souvent en liaison avec le tourisme : poterie, croutes néo impressionnistes, portrait, etc.)
Le malaise provient en partie d’une mauvaise compréhension de la rupture dans l’histoire de l’art début XXème.
Les instituteurs, peu cultivés et formés dans le domaine, ont mal compris la définition du mot art : « transmission de sens par un média autre que les mots ».
Ils en ont conclu que faire éclabousser un papier par des mômes permettait d’approcher l’œuvre de Pollock, plier 3 bouts de cartons celle de Judd ...
Pas dur techniquement de faire réaliser une toile à la manière de Dubuffet. Du coup, il semble accessible à un enfant. Sauf que regarder un travail de Dubuffet sans rien savoir de son histoire personnelle, de ses relations équivoques avec Chaissac, avec le marché de l’art etc. consiste à observer des jolies couleurs sur une toile ou du sable collé sur un panneau !
Je vois mal un enfant de 10 ans maîtriser le sens, les références (souvent très externes et théoriques) des modernes et des contemporains. Il m’a fallu 30 ans pour le faire (très partiellement), beaucoup de lectures doctrinales (... indigestes) et un très grand nombre de visites d’expos.
A contrario, dans l’art « classique », le bien fait, le joli, l’éblouissant techniquement masque des aspects conceptuels qui ne sont pas moindres et pas plus explicites (surtout dans une société où la mythologie, la religion et l’histoire ne sont plus au centre des savoirs communs).
La transmission est seulement en apparence plus simple : se réfugier derrière la maîtrise technique permet de se dispenser de la recherche du sens dans le contexte historique !
En gros, on prend 50 gosses (de préférence chinois), on leur tape sur la gueule 10 h par jour avec des pinceaux à la main et un prof de technique. A terme, quelques uns peindront aussi bien que Velasquez ou Ingres, mais aucun ne réalisera les Ménines ou le Bain Turc. Pas seulement parce que la construction ne sera pas aussi magistrale, mais SURTOUT parce que la rupture dans l’histoire de l’art, le sens transmis, le discours critique etc. n’y seront pas (et pour cause).
Comme il faut 30 ou 40 ans pour maîtriser le geste, la facilité consiste à penser que c’est le geste qui fait l’artiste classique !
Oh ! Comme c’est difficile de peindre aussi bien ... Ben, dans le fond, non faut juste de la persévérance et quelques prédispositions psychomotrices ! D’ailleurs à la même époque un grand nombre « d’artisans d’art » avaient la même maîtrise technique (peintres d’atelier ou maîtres mineurs) et n’ont pas laissé d’œuvre parce qu’ils n’étaient pas artistes.
Là est toute la différence entre art appli et art plastique.
Apprécier l’art contemporain ça se mérite, c’est vraiment du travail !
Ce qui ne veut pas dire qu’il n’en est pas de même avec l’art classique ...
Juste on peut faire semblant d’être content devant une toile du XVIIIème parce que c’est joli.
Pour autant sans une solide formation théorique on aura rien compris dans les deux cas.
D’avance, j’entends parler d’émotion : « Devant Monet on est bouleversé, pas devant Buren »
Relativisons ... Le sacre de Napoléon question émotion faut voir ! Par contre, si on est normalement constitué, une installation de feutre et de graisse de Beuys ou les cabanes de Kieffer, ça brasse un rien ... (même si on ne sait rien des auteurs, ce qui est dommage)
Une partie de la peinture classique n’est pas émouvante, idem pour l’art contemporain. L’émotion n’est pas obligatoirement au centre de l’objectif du plasticien, c’est selon ...
PS :
- Le coffret Palette, c’est magique et éclectique (100 €, 18 DVD de Lascaux à Klein). Indispensable à voir et revoir. Pour les flemmards : le cours d’art plastique est tout fait, reste seulement à proposer une synthèse ...
- JPB, sauf votre respect, Basquiat, c’est bien ! C’est plein de sens, de références, c’est profond et léger à la fois, représentatif d’une époque (du marché de l’art et du monde). De ce fait, il me semble que la postérité le retiendra parce que c’est un témoignage fort et grave de ce qu’étaient les années 80 (voir l’excellent film du plasticien Schnabel).
- Ouch ! J’ai encore été trop long !
Ecrit par : Zorglub | 07 avril 2008
La main qui façonne...
Les enfants aiment sculpter...travailler la matière et quelle joie de voir émerger d'un bloc de siporex ce que l'on apréalablement posé sur le papier.Passer du 2 au 3 !
De bons moments en plein air... en abscence de misral !
Ecrit par : Patrickinstit | 07 avril 2008
le " t" s'est envolé !
Ecrit par : patrickinstit | 07 avril 2008
"Ouch ! J’ai encore été trop long !"
Ecrit par : Zorglub | 07 avril 2008
Non! On voudrait plus de messages comme celui-là! Vous êtes passionnant. Merci.
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 avril 2008
Et, se profilant derrière ces cas particuliers, une inquiétude sur le devenir des options, qui alimente la paranoïa ordinaire du corps enseignant — et des étudiants. Les rumeurs se ramassent à la pelle, en ce moment. Et le ministère devrait comprendre qu’on peut faire un vrai mouvement insurrectionnel avec une somme de rumeurs. À partir d’une certaine masse critique, le faux fabrique du réel. (JPB)
Des écoles maternelles sans enseignants depuis des semaines et un projet de suppression pure et simple de la maternelle.
Des écoles primaires où des méthodes de lecture nuisibles continuent de fleurir. Les heures du samedi supprimées et remplacées par un soutien qui ne sera pas effectif au dire des spécialistes. De nouveaux programmes de primaire dont on est en droit de se demander s'ils seront appliqués étant donné la fronde qui s'organise dans la hiérarchie minée par les pédagos et qui tiennent les instits sous leur coupe.
Des collèges laissés à l'abandon avec une violence croissante.
Des lycées où l'on supprime des options dites coûteuses et non rentables. Une réforme en perspective sans avoir d'abord réformé le collège. Le bon sens n'est pas l'apanage de ce ministère.
Des suppressions de postes par milliers:
11OOO dans le secondaire. 1000 postes d'administratifs. On préfère faire des économies sur le terrain que chez les spécialistes de la machine à café.
3000 postes "dématérialisés" pour reprendre le vocabulaire RGPP, ce qui veut dire 3000 postes transformés en heures supplémentaires.
Des IUFM qui continuent de cracher leur idéologie néfaste. Un futur recrutement des enseignants sur master.
Une réforme en cours de la mobilité des fonctionnaires avec possibilité de licenciement au bout de 2 ans.
Tout cela ce ne sont que des rumeurs, Monsieur Brighelli? De la paranoïa? Je serai nommée sur 2 établissements l'an prochain, d'autres sur 3. Des rumeurs? Vous voulez que je vous envoie les courriers de mon chef d'établissement?
Que vous fassiez partie des nantis de L'EN qui n'ont rien à craindre, on le sait, que vous ayez en plus une sinécure en oeuvrant pour ce gouvernement et ce ministère, fort bien, mais que vous traitiez de paranoïaques les profs qui font les frais de la politique gouvernementale, non. Vous vous contentez de parler de rumeurs, mais les faits sont là, les chiffres sont avancés par votre ministère et votre gouvernement lui-même! Puisque vous soutenez cette politique, défendez-là avec des arguments, des vrais. Dites que vous trouvez très justifiée cette politique de suppression de postes, ce nomadisme des enseignants sur 2 ou 3 postes, cette impossibilité pour des élèves de faire grec, latin, russe et le reste! Mais ne niez pas la réalité en parlant de rumeurs!
Serait-ce un trait des maoïstes ou ex-mao. de nier la réalité quand elle devient gênante, qu'ils soient en Europe ou en Chine? Car après tout c'est vrai, les chinois raisonnent de manière semblable: ils nient la réalité et se disent qu'au Tibet, on peut vraiment construire un mouvement insurrectionnel sur rien, sur des rumeurs!
C'est simple, on efface et on parle d'autre chose.
Ecrit par : Sanseverina | 07 avril 2008
"Les rumeurs se ramassent à la pelle, en ce moment."
Surtout que la supression du Capes en 2009-2010 n'est pas une rumeur !
Ecrit par : Jérémy | 07 avril 2008
DÈS QUE L'ON PARLE DES SEINS C'EST FOUT CE QU'ON S'ÉGARE... DE L'EST : TROIS MOTS SUR UNE ÉNORME LACUNE DES PROGRAMMES
Ah l'art à l'école, et plus encore l'histoire de l'art : aux murs de la classe les tauromachies de Picasso côtoyant les baigneuses de Poussin, les ures de Lascaux faisant face à La naissance du monde, un héros ithyphallique poursuivant l'offrande d'une Vénus callipyge..! Qui dira le rôle qu'ont pu avoir dans nos midis précoces l'instituteur épris de beau et le prof d'histoire qui nous ouvraient à la fois les portes du Louvre et les verts paradis de l'éros ?
Donc défendre la place des arts plastiques dans l'école aussi vigoureusement qu'elle mérite de l'être, voilà une cause à laquelle j'adhère, que je soutiens, mieux, pour laquelle il ne semblerait pas déplacé de convoquer sur quelque parvis une protestation blanche avec comme slogan : rose sélavy !
Mais bon sang, n'oublions pas pour autant les constructions géométriques ( pliages et constructions de solides), les mesurages et les travaux manuels ( atelier "bois", atelier "fer") par lesquels l'école hier ( l'école dans le temps ! école d'antan ! diraient les imbéciles), nous initia, par le parti pris des choses, à ces babioles intellectuelles que sont la géométrie - plane et dans l'espace - les mesures d'angles et de volumes.
L'art à l'école, bien sûr, mais aussi le dessin géométrique et l'application à la matière ingrate du rapporteur, de l'équerre et du compas à tracer, de la lime et de la scie à onglet.
Ah qui dira les vertus du bédane pour la formation de l'intelligence, ou celles de la varlope et du bouvet ?
Devrais-je ici rappeler Rabelais et la journée de l'escholier selon Ponocrates ?
Messieurs des programmes, vous avez une lacune à combler.
GM
Ecrit par : guy morel | 07 avril 2008
Bonjour, ça barde; et je comprends les déceptions et les colères - être sur plusieurs établissements à la fois, ce n'est pas la joie. Courage à vous.
Autre point: le colloque Max Rouquette, c'était bien. Quelques images: http://www.max-rouquette.org/centenaire/images_centenaire/Photos-Colloque
J'y suis, mais je ne vous dis pas où....
Ecrit par : Pendariès | 07 avril 2008
Peut-être ici non? ;)
http://www.max-rouquette.org/index.php?mact=Album,cntnt01,default,1&cntnt01albumid;=2&cntnt01pictureid;=37&cntnt01returnid;=98&page;=98
Ecrit par : Loki | 07 avril 2008
Il y a en effet fort lieu de s'inquiêter des projets multi-formes lancés autour de la "réforme" de notre belle EducNat. Pour autant, la rumeur remplace bien souvent les faits: les rapports Pochard ou Attali promettent monts et merveilles ultra-libérales mais je vous rappelle que le ministère n'en a pour l'instant rien retenu; la conférence des directeurs d'iouphme aimerait bien, en effet, supprimer CAPES et autre agrégation pour former en son sein étrangleur les futurs professeurs, mais aucun document ministériel sérieux ne le reprend non plus... Vous me direz que tant de silence cache sans nul doute de bien mauvaises intentions... soit! Mais attendons de voir. Les suppressions de postes massives sont, pour l'instant, la seule réalité intangible; si le ministère souhaite demain avoir l'intégralité de la profession dans la rue, il peut en effet y ajouter Pochard et consorts. Mais attendons, pour nous mobiliser efficacement, d'être en face de faits avérés... faute de quoi toute cette agitation fébrile pourrait être déjà retombée au moment où les luttes seront réellement à mener!
PS1: je donne souvent moi-même dans le catastrophisme, mais pour une fois je veux du concret!
PS2: la certification en histoire des arts est bien plus ancienne que la modification des programmes des disciplines artistiques, il n'est donc en rien évident que l'une et l'autre soient liées -en la matière, le ministère a plutôt tendance à accompagner tardivement la réforme plutôt qu'à la devancer. Par ailleurs, une modification de programme ne signifie en rien le transfert vers d'autres intervenants; sinon cela voudrait dire que le CAPES d'histoire-géo est également supprimé, puisqu'un quart des programmes devront désormais intégrer l'histoire des arts...
Ecrit par : Claire | 07 avril 2008
Même sous la torture de la cabre (la chèvre lécheuse, donc, confer "François 1er" avec Fernandel, joli souvenir cinématographique de mon enfance), je ne dirai rien. Coiffure de dingue écheveulé, je sais... Mauvaise habitude, celle de me tortiller les cheveux pendant mes communications. Et puis mince, c'est mon mauvais profil. Mais je n'ai rien dit.
Mais je le répète, je n'ai pas joué à être JPB sur son blog. Néanmoins: c'est sympa de donner dans le texte du Max Rouquette.
Ecrit par : Pendariès | 07 avril 2008
"Mais attendons, pour nous mobiliser efficacement, d'être en face de faits avérés... "
Claire, est-ce que la période de transition que nous serions en train de vivre ne va pas de pair avec ses "dommages collatéraux" (laisser sur le carreau une partie, même infime, des professeurs, pour mener le reste vers le glorieux matin du: "Moins de moyens mais plus d'efficacité")?
Sanseverina et d'autres) ne s'alarme plus, puisqu'elle y est, dedans. Je peux apprécier vos propos mesurés à leur bonne et juste valeur; cependant, celles et ceux à qui on casse la jambe ont bien le droit de dire "aïe", je crois....
Ecrit par : Pendariès | 07 avril 2008
*mode Hercule Poirot on*
Penda, votre promptitude à vous innocenter est plus que suspecte... Pourquoi éprouvez-vous un tel besoin à dire que ce n'est pas vous qui avez pris l'identité de JPB durant les derniers jours? Pour quelle raison, sinon parce que c'était bien vous! Vous êtes démasqué!
*mode Hercule Poirot off*
Ecrit par : Loki | 07 avril 2008
Un mercredi après-midi,il y a quelques années,je passais devant la préfecture et je vis des jeunes collègues enseignants sous une banderole sniupp jetant en jubilant des livres dans des grosses poubelles.Je ne pus m'empêcher de leur dire,mais vous rendez vous compte que vous jetez des livres, des livres.
-Petit bourgeois m'insulta l'un d'eux.
Je m'éloignai,tête basse.
.
Faut-il nous faire un dessein ?
Des personnels "bousculés" dans un lycée
Un proviseur-adjoint et un conseiller principal d'éducation ont été "sérieusement bousculés" au lycée Olympe-de-Gouges de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) après l'intrusion d'une trentaine de jeunes extérieurs à l'établissement, a-t-on appris auprès de l'inspection d'académie du département.
Vers 10H30, "une trentaine de jeunes non-identifiés et extérieurs au lycée ont pénétré dans son enceinte, bousculant sur leur passage un certain nombre d'élèves",
.
.
.
"ils ont détruit une exposition d'art plastique"
et "ont sérieusement bousculé le proviseur adjoint et le conseiller principal d'éducation qui ont été pris en charge par les pompiers", a expliqué à l'AFP l'inspection d'académie de Seine-Saint-Denis.
Source : AFP
Ecrit par : bernard | 07 avril 2008
A Claire,Sanseverina et les autres ....
Malheureusement, je crains que la partie ne soit truquée et les dés pipés, car nous avons engagé une partie avec des "partenaires"qui connaissent notre jeu alors que nous ignorons le leur. Ils ont en main des cartes que nous n'avons pas..Desseins inéluctables et dessins impénétrables ...
Ecrit par : Amélie .- | 07 avril 2008
Mais je le répète, je n'ai pas joué à être JPB sur son blog. Néanmoins: c'est sympa de donner dans le texte du Max Rouquette.
Ecrit par : Pendariès | 07 avril 2008
Bien sûr que ce n'est pas pendariès, je peux le certifier, j'ai le capes de faussaire option occitan...
Ecrit par : Le troll faussaire | 07 avril 2008
"Un mercredi après-midi,il y a quelques années,je passais devant la préfecture et je vis des jeunes collègues enseignants sous une banderole sniupp jetant en jubilant des livres dans des grosses poubelles."
Ecrit par : bernard | 07 avril 2008
Pourquoi ne dites-vous pas qu'il n'y avait qu'un seul livre, en "X" exemplaires: celui de Luc Ferry, (ministre de l'éducation à l'époque), dont l'envoi systématique avait été vécu par beaucoup de collègues comme une provocation, vu l'argent qu'il avait coûté comparativement au "serrage de ceinture" qui était demandé en parallèle.
On est d'accord ou pas avec le vandalisme, (personnellement, je n'aime pas cela, mais alors pas du tout), mais les circonstances relativisent quand même la portée de l'acte, non?
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 avril 2008
non
Ecrit par : bernard | 07 avril 2008
J'ai étudié l'Histoire et la Géographie, mais pas l'Histoire de l'Art. Ce n'est pas parce que je peux reconnaître les oeuvres majeures que je peux les enseigner.
Et comment d'abord? Avec des photocopies en Noir&Blanc;?
Ecrit par : ProfAnonyme | 07 avril 2008
Penda, allons, on va tous vous reconnaître! Vous donnâtes votre nom une fois ici , il y a peu et il est écrit en dessous de la photo! C'est à peu près comme cela que je vous imaginais: un visage tendre:-) Profitez de ma bonne humeur passagère...et merci pour vos encouragements.
Ecrit par : Sanseverina | 07 avril 2008
Et comment d'abord? Avec des photocopies en Noir&Blanc;?
Ecrit par : ProfAnonyme | 07 avril 2008
Ah oui pour le bleu Klein ça c'est pas bon...
Ecrit par : Sergio | 07 avril 2008
A Amélie ... ("Ils ont en main des cartes que nous n'avons pas..Desseins inéluctables et dessins impénétrables ...")
Vous pouvez connaître leurs cartes facilement. Relisez les textes qui sortent de Bruxelles et d'ailleurs :
Moyoto Kamiya, OCDE, in Courrier de L’UNESCO, décembre 2000 : « Une vaste réforme du secteur public d’éducation est en cours, orientée vers et par le marché ».
Accords de l’OMC qui prévoient « la privatisation de 160 secteurs ou services , pour une libéralisation totale», et parmi ces secteurs, « l’éducation (…) avec la santé, le dernier bastion à prendre » (Moyoto Kamiya, OCDE, in Courrier de l’UNESCO, décembre 2000)
Logique libérale : « privatiser les bénéfices et socialiser les pertes », « les pouvoirs publics n’auront plus qu’à assurer l’accès à l’apprentissage de ceux qui ne constitueront jamais un marché rentable, et dont l’exclusion de la société en général s’accentueront à mesure que d’autres vont continuer à progresser ». (Adult learning and technology, un OCDE countries, 1996)
Banque mondiale au service des multinationales : « Investir prioritairement dans l’éducation de base » et « livrer les secteurs secondaires et universitaires aux industriels de l’éducation ». « Encourager le recours au privé » et « consentir des prêts pour les pays disposés à adopter, pour l’enseignement supérieur, un cadre législatif et réglementaire (…) où le secteur privé interviendra davantage au niveau de l’enseignement et du financement ». N’intervenir que si les pays ont su « réformer les systèmes éducatifs directement dirigés par des administrations centrales ou d’Etat (…) lesquelles laissent peu de marges de manœuvre ». (Banque mondiale, Priorités et stratégies pour l’éducation, 1995)
Conférence de Lisbonne, les 17 et 18 mars 2000 : Invitation des ministres de l’éducation des différents pays européens à « se mobiliser pour entrer de plain pied dans la nouvelle économie ».
Conférence du Lobby Gate, septembre 1998 : « L’éducation est l’un des marchés à la croissance la plus rapide. La formation privée et l’industrie de la formation des adultes devraient connaître un taux de croissance à deux chiffres tout au long de la prochaine décennie ». Dès lors, « l’éducation publique devient un concurrent qu’il convient de ramener à la portion congrue ».
Groupe de travail de l’OMC, dirigé par le président de BP Amoco, ex directeur du GATT, Peter Sutherland : « La responsabilité de la formation doit être en définitive assumée par l’industrie ». « L’éducation doit être considérée comme un service rendu au monde économique ».
Dessin (tu parles!), desseins oui ...
Et je crie aussi, comme Sanseverina !
Effectivement, Guy Morel, l'affaire est plié ... -)
Ecrit par : Hervé | 07 avril 2008
Claire, les suppressions de postes entraînent des suppressions d'options aussi, des classes sur-chargées aussi, des profs qui vont courir d'un bahut à l'autre avec du stress en plus ( on en a déjà assez en collège et je n'ai pas passé l'agreg pour jouer les bouche-trous). La suppression des heures le samedi en primaire, c'est" tangible" comme vous dites. Les instits de maternelle non remplacés en Ille et Vilaine, prenez vos renseignements, c'est vrai. Les méthodes de lecture qui pourrissent la vie des élèves, c'est tangible. Les collèges qui sont à l'abandon, venez chez moi, je vais vous montrer. Les lycéens qui ne peuvent plus faire de latin, grec etc... C'est tangible. Les suppressions de postes, c'est tangible. Le projet de mobilité des fonctionnaires avec licenciement au bout de 2 ans si votre poste a été supprimé et que vous n'avez pas retrouvé un poste dans votre administration d'origine ou dans une autre, c'est un projet. Ah! c'est vrai! C'est un projet! vous avez raison: attendons! Attendons que le projet sur la mobilité des fonctionnaires soit passé à l'assemblée. Attendons! Chut! Pas de vague! Attendons et prions que le projet ne passe pas. C'est ce que disent les Italiens du sud quand quelqu'un tousse et est sur le point de s'étouffer! " Guarda il cielo!"
Ecrit par : Sanseverina | 07 avril 2008
C'est à peu près comme cela que je vous imaginais: un visage tendre:-) Profitez de ma bonne humeur passagère...et merci pour vos encouragements.
Ecrit par : Sanseverina | 07 avril 2008
Penda tu as le ticket avec Sanseverina...........Mais c'est aussi un club de rencontres , ici ?!
Ecrit par : Le troll faussaire | 07 avril 2008
"Que vous fassiez partie des nantis de L'EN qui n'ont rien à craindre, on le sait, que vous ayez en plus une sinécure en oeuvrant pour ce gouvernement et ce ministère, fort bien, mais que vous traitiez de paranoïaques les profs qui font les frais de la politique gouvernementale, non. "
Merci Sanseverina.
Cela fait du bien de temps en temps.
Ecrit par : Hervé | 07 avril 2008
A Hervé , merci de vos précisions , mais , c'est ce que je voulais dire au fond , "c'est écrit et on n'y peut rien". Remercions donc aussi au passsage tous les défenseurs de la mondialisation et autres universalistes qui viendront cracher sur nos tombes..........
Ecrit par : Amélie . - | 07 avril 2008
Penda tu as le ticket avec Sanseverina...........Mais c'est aussi un club de rencontres , ici ?!
Ecrit par : Le troll faussaire | 07 avril 2008
Ben, évidemment! Vous ne le saviez pas? Le maître des lieux prône "la position six heures et demie"( sic) et tout et tout...
Ecrit par : Sanseverina | 07 avril 2008
"la position six heures et demie"( sic) et tout et tout...
Ecrit par : Sanseverina | 07 avril 2008
Six heures et demie ! Quand meme, c'est pas mal...
Ecrit par : Sergio | 07 avril 2008
Claire (que je crois connaître par ailleurs dans la presque vraie vie), la suppression du Capes dans deux ans n'est pas une rumeur, le concours sera bien remplacé par un concours intégrant plus de culture générale, et l'agreg sera passée à bac + 5 au lieu de bac + 4
Ecrit par : Jérémy | 07 avril 2008
Claire (que je crois connaître par ailleurs dans la presque vraie vie), la suppression du Capes dans deux ans n'est pas une rumeur, le concours sera bien remplacé par un concours intégrant plus de culture générale, et l'agreg sera passée à bac + 5 au lieu de bac + 4
Ecrit par : Jérémy | 07 avril 2008
Je crois, d'après ce que j'ai pu en entendre, quand j'étais à Genève, que ça se passe déjà de la sorte en Suisse.
Ecrit par : Pendariès | 07 avril 2008
Pouvez-vous en dire plus sur six heures et demie, à moi qui ne connais que les horloges digitales ?
Ecrit par : Le troll faussaire | 07 avril 2008
J'ai étudié l'Histoire et la Géographie, mais pas l'Histoire de l'Art. Ce n'est pas parce que je peux reconnaître les oeuvres majeures que je peux les enseigner.
Et comment d'abord? Avec des photocopies en Noir&Blanc;?
Ecrit par : ProfAnonyme | 07 avril 2008
Le premier argument est recevable et légitime.
Je ne pense pas que ce soit le rôle d'un prof d'histoire géo d'enseigner l'histoire de l'art stricto sensu (sauf s'il est volontaire et possède une solide culture personnelle dans le domaine).
Tout au plus peut-il mettre en parallèle les faits historiques et les grands courants de pensée philosophiques et artistiques. On espère que c’est le déjà cas !
Le second argument est beaucoup moins crédible : les moyens audiovisuels (vidéo projecteurs et PC portables) sont assez répandus et les supports de qualité (DVD, sites internet) existent.
Récemment, on évoquait ici même leur surabondance et le gâchis de fonds publics associé !
Dans mon lycée les profs d’enseignement général ont exigé d’être doté de tout le matos. Après un an de séjour dans un placard, j’ai tout piqué, personne ne s’en est aperçu ...
Je suis loin d’être obsédé par les TICE mais j’aurais aujourd’hui peine à me passer du vidéo projecteur. Présenter un cours (ou une séance de TD) à partir de tels supports ne veut pas dire tomber dans le charlatanisme de l’auto-construction des savoirs et autres délires inductifs. C’est juste plus pratique qu’un tableau ...
Faut pas mélanger la technique et son usage !
Le meilleur exemple c’est Palette (démarche ultra directive, explicite et magistrale) que JPB évoquait précédemment.
Ecrit par : Zorglub | 07 avril 2008
Zorglub, sans être indiscret, je n'ai toujours pas compris en quelle(s) classe(s) et en quelle matière vous êtes prof.
LP ? Lycée général ? Fac ?
Ecrit par : Jérémy | 07 avril 2008
Pour le troll faussaire, voici les paroles dans le texte. Après, adressez-vous au spécialiste en question.
"Mon cher, ceux-là sont sans doute jamais sur six heures et demie. Tant pis pour leurs dames — ou leurs messieurs — qui ne sentiront jamais riens se tendre vers l'aine…
Bien à toi — et à tout le monde…
JPB"
Ecrit par : brighelli | 31 mars 2008
Ecrit par : Sanseverina | 07 avril 2008
Pas indiscret du tout Jérémy, y’a pas (ou si peu ...) de cadavres dans mes placards !
Je suis prof de construction mécanique (autrefois dessin technique et mécanique) en lycée technique. Normalien dilettante, j’ai même pas été fichu d’avoir le temps de passer la maîtrise (a fortiori l’agreg) tellement j’ai traîné pour réussir la licence ! Y’avait trop de belles choses à voir et à faire dans la Grande Ville pour un fils de prolo qui, étudiant salarié, se retrouve avec un pouvoir d’achat sans commune mesure avec celui de ses parents.
J'ai des classes de seconde en option ISI, de 1ère et term STI (dans une filière marginale), et quelques heures en BTS.
J'ai eu dans le passé des classes de S en option Sciences de l'Ingénieur (ex bac E pour les papys). Je ne souhaite pas en reprendre pour l'instant. Les méthodes pédagogiques (induction, TP de découverte et d’auto-construction des savoirs etc.) qu'on y impose occasionnent un gaspillage de temps et d’énergie que je supporte mal. Ces élèves ont souvent un vrai potentiel et pourraient acquérir de vraies connaissances si ... c’était permis d’enseigner.
J'ai été TZR durant 5 ans ce qui m'a conduit à enseigner en LP dans des conditions assez atroces pour que je puisse comprendre le désespoir des collègues PLP.
Pour terminer mon CV :
J’ai bossé en Afrique pour le ministère des Affaires Étrangères (qui étaient ... bien étranges à cette époque ancienne).
J’ai également été associé à la création de sociétés de recherches scientifiques et d’expertise en rapport avec le patrimoine.
Je développe également des logiciels spécialisés à temps perdu.
Et vous ?
Ecrit par : Zorglub | 07 avril 2008
Je ne crois pas être perdue hors des réalités de ce monde (certains qui me connaissent ici en témoigneront!), ni faire de l'optimisme béat... J'ai tout fait en matière d'EducNat, postes PEP4 à la gomme, TZR sur plusieurs établissements, dernière arrivée dans les établissements au point que vous prenez l'emploi du temps qui reste, ainsi que la non-reconnaissance du chef d'établissement qui ne vous connaît pas... tout ça en étant agrégée, comme certains le revendiquent ici (j'ajoute que je n'ai jamais pu non plus enseigner en lycée, système de muts oblige!). Je ne sais que trop ce que signifie "mesure de carte scolaire" et suppression d'heures. Dans mes activités annexes (dont syndicales), je passe mon temps à essayer de trouver des solutions pour tous les "balottés" du système et à alerter sur toutes les fadaises qui peuvent sortir. Je sais que les concours sont menacés sous leur forme actuelle, je suis au courant qu'il est question d'aligner le niveau de recrutement de l'agreg sur celui du CAPES... Je sais ce qu'il en est de la réforme possible du statut de la fonction publique... Pour autant, je le répète, il est difficile de se battre sur des textes qui ne sont pas encore sortis et qui donnent lieu aux fantasmes les plus fous! Les méthodes de lecture abjectes, c'est en effet du concret, mais je rappelle à Sanseverina que les programmes du primaire viennent justement d'être réécrits en ce sens! Et les nouveaux programmes de Français de collège semblent intéressants (pour une fois!!). Dans tous les cas, et à moins d'une révolution qu'il m'arrive d'appeler de mes voeux, nous sommes assaillis de toutes parts et nous ne gagnerons pas sur tous les terrains: et je rappelle que je n'ai jamais appelé à voter pour le bling-bling de l'Elysée qui se prend pour Tatcher... On a les réformes que l'évolution malheureusement néo-libérale de notre système mérite!
Ecrit par : Claire | 07 avril 2008
"Mon cher, ceux-là sont sans doute jamais sur six heures et demie. Tant pis pour leurs dames — ou leurs messieurs — qui ne sentiront jamais riens se tendre vers l'aine…
Bien à toi — et à tout le monde…
JPB"
Ecrit par : brighelli | 31 mars 2008
Ecrit par : Sanseverina | 07 avril 2008 "
"Etre sur six heures et demie"... J'ose à peine comprendre... Ca veut dire, en gros, être "frappé d'alignement", non?
Effectivement, s'il s'agit bien de ça, situation peu enviable...
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 avril 2008
Dans tous les cas, et à moins d'une révolution qu'il m'arrive d'appeler de mes voeux, nous sommes assaillis de toutes parts et nous ne gagnerons pas sur tous les terrains [...]
Claire
Voici qui est dit, noir sur blanc. Claire, en effet, je peux le confirmer, n'est pas hors des réalités de ce monde (qui quand même est fort beau, je veux dire: les paysages).
Ecrit par : Pendariès | 07 avril 2008
"Les rumeurs se ramassent à la pelle, en ce moment."
Surtout que la supression du Capes en 2009-2010 n'est pas une rumeur !
Ecrit par : Jérémy | 07 avril 2008
Il serait urgent que le ministre et ses conseillers soient clairs dans leurs intentions et dans leurs propositions, au lieu de dire à peu près tout et son contraire, et de laisser monter une angoisse tout à fait légitime chez les enseignants et les étudiants. Mettez-vous deux secondes dans la peau des préparationnaires au CAPES et/ou à l'agreg, comme ça, rien que pour voir...
Les suppressions de postes dans les établissements et les réductions des places aux concours ne sont pas une erreur, mais une faute, le péché originel en qq sorte, qui compromet d'office tout ce que M. Darcos pourrait par ailleurs proposer de positif pour l'Ecole, comme les nouveaux programmes du primaire par exemple. Elles sont indéfendables pour quelque raison que ce soit, et ne se justifient que par de misérables raisons gestionnaires : économiser trois euros six cents, que l'on gaspillera par ailleurs en deux temps trois mouvements dans des initiatives sans intérêt du type "salon de l'enseignant innovant" (authentique), processions à Ste Bédeuzie, et autres calembredainesques perlimpinpinades.
En d'autres termes : s'il y a bientôt explosion dans l'éducation nationale, tout aura été mis en place pour cela ! Quand le mécontentement et le stress montent en mayonnaise, un discours clair et cohérent s'impose ...
Ecrit par : FGuichard | 07 avril 2008
Pouvez-vous en dire plus sur six heures et demie, à moi qui ne connais que les horloges digitales ?
Ecrit par : Le troll faussaire | 07 avril 2008
http://abardel.free.fr/petite_anthologie/aube_panorama.htm
Ecrit par : Pat | 07 avril 2008
Françoise, vous oubliez le développement durable qui va semble-t-il détrôner la "citoyenneté" au titre de machin inutile, transversal et dévoreur de fric et d'heures.
Ecrit par : Lariba | 07 avril 2008
Claire (que je crois connaître par ailleurs dans la presque vraie vie), la suppression du Capes dans deux ans n'est pas une rumeur, le concours sera bien remplacé par un concours intégrant plus de culture générale, et l'agreg sera passée à bac + 5 au lieu de bac + 4
Ecrit par : Jérémy | 07 avril 2008
Attendez Jérémy! D'où tenez-vous ces informations? A moins que je n'aie raté quelques scoops sur ce blogs rien n'est encore sûr, si???
Ecrit par : Loki | 07 avril 2008
Penda, au sujet du post/mystère, de Max non pas Aue mais Rouquette...
La solution c'est peut-être tout simplement une attaque/raptus de dédoublement de la personnalité due à un effet de proximité puisque, de votre propre aveu, vous étiez
" à Montpellier du 3 au 6 avril au soir (colloque oblige, puis envie de profiter du beau temps dans la ville)....
:>))
Ecrit par : Cadichon | 07 avril 2008
que l’on dise désormais « histoire des arts » et non plus « histoire de l’art » est déjà une inquiétante dérive.
Ecrit par : JPB
On ne peut manquer de faire le parallèle avec "les cultures" ou "les musiques". Fourre-tout qui mettent à égalité un patrimoine universel avec les productions commerciales les plus racoleuses.
Ecrit par : moot | 07 avril 2008
Et vous-z-oubliez "les" pédagogies...chères à un blogueur parti vers d'autres pâtures.
Tout ce galimatias a une matrice commune: l'égalitarisme, et son avatar, le relativisme culturel, qui se caractérise par la négation du bon sens, de l'excellence et à terme de la démocratie. Cf R. Boudon: "Renouveler la démocratie: éloge du sens commun" .
Odile Jacob, 2006.
Ecrit par : Cadichon | 07 avril 2008
Attendez Jérémy! D'où tenez-vous ces informations? A moins que je n'aie raté quelques scoops sur ce blogs rien n'est encore sûr, si???
Ecrit par : Loki | 07 avril 2008
Entretien de la SLLMOO (langue et mittérature médiévales) avec M. Sherringham conseiller du ministre de l’Education Nationale.
jeudi 13 mars 2008
J. Ducos, M. Zink, C. Ferlampin-Acher, reçus par M. Sherringham de 16 h à 16 h 45.
Après une présentation de la société, de nos inquiétudes à propos des projets sur le recrutement des enseignants, M. Sherringham a répondu sur les questions suivantes :
Ñ Année 2009 : maintien des concours à l’identique
Ñ Pourquoi une réforme ?
C'est en relation avec la lettre de mission de M. N. Sarkozy envoyée en juillet 2008 à X. Darcos dans le cadre de la revalorisation des enseignants.
Le décalage entre le LMD et le calendrier des concours actuels (Bac + 3 ou Bac +4) ainsi que la formation réelle des candidats souvent plus longue rend la réforme indispensable
Ñ Quel projet ?
Actuellement le ministère est en cours de réflexion, mais s’oriente vers les propositions suivantes :
. Recrutement à bac + 5 des enseignants du secondaire (cf. lettre de cadrage citée plus haut), après un master qui n’a pas à avoir un caractère professionnel.
Seule l’acquisition d’un master serait exigée, sans dissociation master enseignement / master recherche. M. Sherringham a insisté sur l’intérêt pour le niveau des étudiants et pour les masters recherche.
Il n’y aurait plus d’année de préparation au concours spécifique. Aux universités de maintenir le niveau disciplinaire. Ce niveau permettrait une revalorisation des salaires de recrutement des enseignants
. Maintien du concours de l’agrégation, dans son architecture actuelle, comme concours d’excellence, mais avec l’exigence du master pour s’y inscrire.
. Un deuxième concours qui serait l’ex-CAPES serait donc créé et serait un concours de culture plus générale. Il serait simplifié par rapport à l’actuel concours.
M. Sherringham, à plusieurs reprises, a indiqué qu’il était à l’affût de toute proposition et qu’il les attendait. En revanche, l’urgence est grande puisqu’elles doivent parvenir dans un délai d’un mois.
. Question des docteurs : il a évoqué la possibilité de postes réservés pour les docteurs avec un aménagement d’un des concours.
Ñ Quand ? Le projet ministériel devrait être prêt avant l’été, quels que soient les aléas électoraux ou ministériels.
Ñ Autre question : nous avons abordé aussi la question de la formation continue et M. Sherringham a semblé prêt à appuyer le projet d’une université d’été pour les études médiévales. Il faut présenter là aussi un projet, sans urgence (échéance 6 mois).
Ecrit par : TIGER LILITH | 07 avril 2008
Merci Pat, le commentaire d'Aube vient confirmer ce que je pensais, bien que je ne sois pas un littéraire : à midi, on bande violemment et à six heures et demie, c'est la débandade. Donc, les 2 phrases de JPB sont contradictoires. Il faut peut-être remplacer "jamais " par toujours ou ajouter une négation :"ne sont sans doute jamais que" ? Mais comme il s'agit d'un passage sorti d'un contexte, je ne sais pas trop.
"Mon cher, ceux-là sont sans doute jamais sur six heures et demie. Tant pis pour leurs dames — ou leurs messieurs — qui ne sentiront jamais riens se tendre vers l'aine…
Bien à toi — et à tout le monde…
Ecrit par : Le troll faussaire | 07 avril 2008
Mon commentaire, purement informatif, tombe bien. Juste quand J.P.B. parle de dessins et des seins. Justement je viens de procéder à un rajeunissement de ma note "Le détournement du constructivisme psycho-pédagogique par les peintres Pompiers.
Pour ceux qui la connaissent, une petite révision ne leur fera pas de mal. Pour les autres, un peu de cuculturel leur fera le plus grand bien.
Les illustrations sont suffisamment belles pour se suffire à elles-mêmes. Oeuvrer à la réhabilitation des Pompiers est aussi nécessaire que de contribuer à la destitution des Meirieux. Cela confortera d’ailleurs les psycho-pédagogues dans la conviction que leurs adversaires sont d’infâmes réacs : outre la restauration du knout (le baton), nous ne sommes capable de proposer comme carottes que des images salaces dignes des barbons barbares et barbus du XIXéme siècle.
NB : des esprits chagrins peuvent ne pas reconnaitre Brighelli dans les deux œuvres qui lui sont consacrées. Qu’ils sachent qu’il n’a accepté de poser qu’à la condition qu’on lui rase la moustache… Contrairement aux psycho-pédagogues, la moustache repousse plus drue, quand on lui coupe l’herbe sous les pieds.
La suite à :
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/04/07/le-detournement%e2%80%a6/#more-3777
Ecrit par : Roger Felts | 07 avril 2008
Extrait du blog indiqué ci-dessus:
"Ce n'est pas l'enfant mais Meirieu qui est au centre du système."
Très juste!
Enfin il esaye de s'y maintenir par tous les moyens, et jusqu'à maintenant il trouve encore assez d'imbéciles pour le lire et croire que derrière le verbiage il y a un contenu.
Ecrit par : Jean | 07 avril 2008
Entretien de la SLLMOO (langue et mittérature médiévales) avec M. Sherringham conseiller du ministre de l’Education Nationale.
jeudi 13 mars 2008
Je ne vois pas vraiment l'intérêt de nous ressortir cet entretien qui a déjà été vu, lu et commenté sur ce blog? Quelle valeur a-t-il?
Ecrit par : Sanseverina | 07 avril 2008
L'ancienne épouse d'un ancien premier ministre, anciennement professeur à ou directrice de la Fémis et devenue inspectrice générale de l'EN, soutient mordicus dans ses interventions que les spécialistes tuent l'art en le noyant dans un discours techniciste ennuyeux. Moyennant quoi les professeurs de lettres se mêlent d'analyses d'images ou de films en transformant trop souvent films ou tableaux en moyens d'argumentation, dont il faudrait avant toute autre préoccupation dégager la thèse en vue de nourrir des débats qui confinent souvent au catéchisme-sur-les-différences.
Ecrit par : Christophe853 | 06 avril 2008
Je suis assez de cet avis! On trouve le même démon du discours techniciste dans les programmes de français de Première! C'est d'un ennui pour les élèves! Incommensurable!
Ecrit par : Jean | 06 avril 2008
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Peut-être parce que ce n'était pas bien fait ? Mais mon propos était surtout que parler d'oeuvres que l'on aime bien n'est pas savoir les présenter. Le discours techniciste est souvent l'ennemi du sens, on se goinfre de termes techniques donnés pour eux mêmes. Mais il n'en demeure pas moins qu'un texte littéraire ou un film ou un tableau demande qu'on sache l'observer pour ce qu'il est, et pas uniquement comme point de départ d'une argumentation, voire d'un catéchisme (cf. les sempiternels films sur "la différence" et ses variations innombrables).
Ecrit par : Christophe853 | 08 avril 2008
Tiens, au fait, une petite question épistémologique; on parle ici d'enseignements artistiques. Or, pour beaucoup de blogueurs ici présents, la pédagogie est un art. Alors, en quoi n'aurait-elle pas à être enseignée, d'une manière ou d'une autre!
(Pas sur la tête! Je ne suis pas en train de faire l'apologie des sciences de l'éduc! C'était une simple question!)
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008
"Peut-être parce que ce n'était pas bien fait ? Mais mon propos était surtout que parler d'oeuvres que l'on aime bien n'est pas savoir les présenter. Le discours techniciste est souvent l'ennemi du sens, on se goinfre de termes techniques donnés pour eux mêmes. Mais il n'en demeure pas moins qu'un texte littéraire ou un film ou un tableau demande qu'on sache l'observer pour ce qu'il est, et pas uniquement comme point de départ d'une argumentation, voire d'un catéchisme (cf. les sempiternels films sur "la différence" et ses variations innombrables)."
Ecrit par : Christophe853 | 08 avril 2008
Hé oui. Ce sont, pour le coup, des paroles de bon sens.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008
Merci à Robin pour son message du 6 avril sur MECANIQUE et concernant " Le Tour d'écrou" d'Henry James. J'ai tout juste le temps de consulter Bonnet d'âne cette semaine. Entre les parties de nain jaune, de jeu de l'oie, les mandalas à colorier ( seul point en rapport avec le fil de discussion)et toutes les petites choses consistant dans" l'art d'être grand-mère" sans oublier l'espoir de mettre le nez dehors malgré cette ********* de temps ,je ne m'ennuie pas. Et en plus, je n'ai même pas encore lu " Fin de récré. "Bonne journée.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 08 avril 2008
"la pédagogie est un art" dit Christophe. Oui, mais c'est un art théâtral, rien à voir avec le contorsionnisme pédagol, qui relève plutôt du cirque...
Ecrit par : Amélie .- | 08 avril 2008
Or, pour beaucoup de blogueurs ici présents, la pédagogie est un art. Alors, en quoi n'aurait-elle pas à être enseignée, d'une manière ou d'une autre!
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008
La pédagogie est un art, tout à fait, qui dépend de la personnalité du maître et de son talent inné d'expliquer. On ne peut donc l'enseigner, puisqu'on ne peut pas donner à quelqu'un un talent qu'il n'a pas.
Si donc les considérations théoriques sur la pédagogie ne sont rien d'autre que de vains bavardages (Meirieu...), on peut cependant comparer les façons de faire des uns et des autres, et se déterminer pour celles qui paraissent les plus efficaces. Par exemple, mettre l'enfant de CP devant des mots entiers à apprendre par coeur est d'une inefficacité totale, et en plus c'est dangereux pour les circuits neuronaux: tout instituteur raisonnable écartera donc résolument cette façon de faire ( qui est la méthode globale, ou semi-globale). De même, mettre "l'élève au centre du système" entraîne des pratiques inefficaces et dangereuses pour l'équilibre dudit élève, comme on le voit dans les beaux collèges-foutoirs d'aujourd'hui. La simple considération de l'efficacité conduit donc tout naturellement à renoncer à ce slogan "pédago" et à enseigner à l'ancienne (leçon, puis exercices d'application) c'est-à-dire de façon explicite. Ceux qui ont voulu faire de la pédagogie l'objet d'un enseignement se sont tous plantés, comme le prouvent les dégâts commis par l'"auto-construction des savoirs par l'élève" et par "l'élève au centre".
Ecrit par : Jean | 08 avril 2008
Mais l'horaire de Français est insuffisant au lycée. Pour leur apprendre à faire une intro. ou un paragraphe, il faut du temps, une heure par semaine, en module ou classe entière, pour malaxer la méthode, la faire digérer. Ils écrivent, puis je leur demande de lire à voix haute leurs "productions". Au début, ils rechignent, puis ils sautent l'obstacle. Ils passent leurs textes au "gueuloir", parce qu'ils comprennent que ça doit bien "sonner". On juge ensemble la qualité du texte, je les conseille, les guide et corrige, leur donne des "trucs" et ils le remanient jusqu'à ce qu'il soit bon. Là, dans ce travail au brouillon, ils comprennent qu'écrire, ce n'est pas seulement aligner des mots, n'importe comment.. On garde ensuite le ou les meilleurs, comme modèles, et ils sont fiers d'avoir mis les mains dans la farine. Art théâtral, mais aussi art culinaire, donc.
Ecrit par : Amélie .- | 08 avril 2008
En effet Jean, il n'y a pas d'autre façon d'enseigner que de les faire se coltiner à l'application de la leçon. En tout cas, je n'ai jamais su faire autrement, parce que c'est le plus logique et le plus simple.
Ecrit par : Amélie .- | 08 avril 2008
"Oui, mais c'est un art théâtral"
Ecrit par : Amélie .- | 08 avril 2008
A fond d'accord avec ça, merci, Amélie!
Et on est plus ou moins prédisposé sur ce plan. Ce qui n'empêche de toute évidence, Jean, qu'on puisse y progresser de manière notable, avec une formation appropriée.
C'était d'ailleurs le sens de ma remarque précédente, et mon but n'était pas de vous faire sortir de nouveau votre diatribe contre les "pédagols". Mais vous partez toujours au quart de tour.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008
Nous devons être à la fois comédiens et metteurs en scène...
Ecrit par : Amélie .- | 08 avril 2008
Oeuvrer à la réhabilitation des Pompiers ...
Ecrit par : Roger Felts | 07 avril 2008
Je suis pour ... mais sans les moustaches ;o)))
Ecrit par : yann | 08 avril 2008
"La pédagogie, un art théâtral"?
Oui, j'avais écrit quelque chose comme ça sur ce blog (que ça aidait d'être un peu théâtreux). A la réflexion, je me demande si c'est tellement juste. Car le professeur n'est pas une illusion comme l'est le personnage joué par l'acteur. Il ne joue pas un rôle, il n'est pas un personnage, mais une personne chargée d'expliquer et de transmettre aux élèves des connaissances à l'importance desquelles elle croit. Alors, certes, il peut être utile d'être un peu vivant devant ses élèves, de faire de l'humour de temps à autre. Pour autant, est-ce nécessaire? En fin de compte, je ne crois pas. Un bon cours peut être d'un ennui mortel, et être quand même un bon cours. Un professeur qui ne se déride jamais - après tout , les élèves sont-ils là pour rire ou pour travailler? - peut être un excellent professeur. L'autorité du professeur lui vient du sentiment qu'ont ses élèves qu'il possède parfaitement sa discipline et qu'il est persuadé de l'utilité qu'il y a pour eux à la posséder aussi, bref, qu'il sait où il les conduit. Pour le reste, qu'il soit théâtreux ou pas, qu'il soit d'un marbre olympien ou qu'il fasse le guignol, "adiaphora", comme disaient les Grecs!
Ecrit par : Jean | 08 avril 2008
"Un bon cours peut être d'un ennui mortel, et être quand même un bon cours. "
Ecrit par : Jean | 08 avril 2008
Non.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008
"qu'il soit d'un marbre olympien ou qu'il fasse le guignol, "adiaphora", comme disaient les Grecs!"
Ecrit par : Jean | 08 avril 2008
Etre d'un marbre olympien, c'est aussi du théâtre, Jean.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008
Très juste Jean, mais ceux qui sont "comédiens "dans la vraie vie, qui aiment la théâtraliser, seront aussi eux-mêmes, de cette façon-là, en classe. Donc, dans tous les cas, on enseigne avec ce qu'on EST....L'estrade, aujourd'hui virtuelle, peut-être soit la scène où l'on joue, soit l'Olympe d'où l'on dispense sa science, ou les deux à la fois, selon les jours, selon l'humeur, selon le sujet du cours....
Ecrit par : Amélie .- | 08 avril 2008
Merci à Robin pour son message du 6 avril sur MECANIQUE et concernant " Le Tour d'écrou" d'Henry James. J'ai tout juste le temps de consulter Bonnet d'âne cette semaine. Entre les parties de nain jaune, de jeu de l'oie, les mandalas à colorier ( seul point en rapport avec le fil de discussion)et toutes les petites choses consistant dans" l'art d'être grand-mère" sans oublier l'espoir de mettre le nez dehors malgré cette ********* de temps ,je ne m'ennuie pas. Et en plus, je n'ai même pas encore lu " Fin de récré. "Bonne journée.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 08 avril 2008
Le "manaalas", étant avant tout une démarche de recentrement, peut se révéler très positive avec les élèves dont l'attention est très dispersée.
C'est aussi une façon de présenter un cours ou une notion autrement, schéma "centré" contre schéma 'linéaire".
Ecrit par : Robin | 08 avril 2008
Le "manaalas"
les mandalas !
Ecrit par : Robin | 08 avril 2008
Etre d'un marbre olympien, c'est aussi du théâtre, Jean.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008
Mais pas du tout! C'est simplement de la concentration, du sérieux. Il y a des professeurs qui sont naturels devant leur classe en étant impassibles.
Ecrit par : Jean | 08 avril 2008
"Un bon cours peut être d'un ennui mortel, et être quand même un bon cours. "
Ecrit par : Jean | 08 avril 2008
Non.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008
Si!
Ecrit par : Jean | 08 avril 2008
Jean, je puis vous affirmer que j'ai rencontré quelques PE, (et PLC) extrêmement qualifiés concernant leur discipline et, malgré tout, en grande délicatesse avec le fait d'avoir à affronter un groupe, une classe. J'ai moi-même été dans ce cas.
Et je puis vous assurer également à cet égard que la pratique du théâtre, (et de la scène) peut débloquer un certain nombre de choses concernant cet état de fait, et faire progresser de manière notable et spectaculaire.
Vous êtes vous-même certainement assez équilibré et sûr de vous pour ne pas avoir besoin de tels "artifices." Faut-il, pour autant, vous réfugier dans une sorte de discours qui consiste à dire de manière définitive et fermée qu'on est fait pour l'enseignement, ou pas?
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008
Le "manaalas"
les mandalas !
Ecrit par : Robin | 08 avril 2008
Je préfère les "manalas" ! ;-)
http://www.linternaute.com/femmes/cuisine/recette/309615/1157
Et nous sommes toujours dans les arts appliqués ou bien ?
Ecrit par : lucile | 08 avril 2008
Ben oui! On ne peut pas trouver mieux que la pédagogie, comme art "appliqué"!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008
Jean, je puis vous affirmer que j'ai rencontré quelques PE, (et PLC) extrêmement qualifiés concernant leur discipline et, malgré tout, en grande délicatesse avec le fait d'avoir à affronter un groupe, une classe.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008
Disons qu'il faut trouver le ton juste, se donner une "surface" qui passe la rampe. Là-dessus, on est bien d'accord. Mais est-ce que ça s'apprend?
Peut-être bien quand même pour certaines règles de bon sens, comme le fait qu'il est absolument impératif d'être infect, voire injuste sur la question de la discipline pendant les premières séances de l'année, par exemple, interdire explicitement le bavardage et punir à tour de bras pour le moindre chuchotement suspect sans se préoccuper d'être bien vu ou pas, jusqu'à ce que ce soit entré dans les cervelles!
Ecrit par : Jean | 08 avril 2008
un lien qui marche pour les "manalas"
http://tinyurl.com/2n29u7
Ecrit par : lucile | 08 avril 2008
Ben oui! On ne peut pas trouver mieux que la pédagogie, comme art "appliqué"!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008
Mon lien ne marchait pas : en fait je pensais à la cuisine (désolée du HS, en voyant le "manaalas" de Robin, à 12h30, je n'ai pas résisté)
Le bon lien arrive.
Ecrit par : lucile | 08 avril 2008
Jetez un oeil à cet article :
http://www.liberation.fr/actualite/societe/319975.FR.php?rss=true&xtor;=RSS-450
ça chauffe pour Darcos !
Ecrit par : Amélie .- | 08 avril 2008
"Disons qu'il faut trouver le ton juste, se donner une "surface" qui passe la rampe. Là-dessus, on est bien d'accord. Mais est-ce que ça s'apprend? "
Ecrit par : Jean | 08 avril 2008
Oui, ça peut, et heureusement.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008
Penda, au sujet du post/mystère, de Max non pas Aue mais Rouquette...
La solution c'est peut-être tout simplement une attaque/raptus de dédoublement de la personnalité due à un effet de proximité puisque, de votre propre aveu, vous étiez
" à Montpellier du 3 au 6 avril au soir (colloque oblige, puis envie de profiter du beau temps dans la ville)....
:>))
Ecrit par : Cadichon | 07 avril 2008
J'vous jure, madame ("La vie est un long fleuve tranquille"), que je n'y suis pour rien; même en raptus! J'étais au resto, le soir, à Gruissan ("La Cranquette", excellente cuisine, tout y est frais, le poisson est cuit à la plancha, et de très goûteuses saint-Jacques, je vous le conseille ce restaurant, une merveille, une carte variée et que de saveurs!); et le dimanche, j'étais à Port-Lecaute à manger des huîtres chez le producteur, et le soir, avec un de mes vieux potes, j'étais au cinoche à regarder "Doomsday" (vive, les heighties!!!!), avec un clan de cannibales dedans (hello Kap!!!!).
Donc, point de fessée, Jean-Paul, - merci bien.
Dans le lycée technique à côté de mon LP: 12 suppressions de poste.
Ecrit par : Pendariès | 08 avril 2008
Dans le lycée technique à côté de mon LP: 12 suppressions de poste.
Ecrit par : Pendariès | 08 avril 2008
Mais comment sont réparties ces suppressions ? Est-ce le proviseur qui gueule le plus fort qui garde ses profs ?
Est-ce tiré au sort ?
12 postes en moins = réduction d'effectif de 10%, ou quelque chose comme ça, non ?
Or globalement, on doit supprimer entre 1 et 2% des postes...
Le ministère de l'EN a un fonctionnement quelque peu sybillin.
Ecrit par : Japhet | 08 avril 2008
Dans le lycée technique à côté de mon LP: 12 suppressions de poste.
Ecrit par : Pendariès | 08 avril 2008
Mais comment sont réparties ces suppressions ? Est-ce le proviseur qui gueule le plus fort qui garde ses profs ?
Est-ce tiré au sort ?
12 postes en moins = réduction d'effectif de 10%, ou quelque chose comme ça, non ?
Or globalement, on doit supprimer entre 1 et 2% des postes...
Le ministère de l'EN a un fonctionnement quelque peu sybillin.
Ecrit par : Japhet | 08 avril 2008
J'irai me renseigner.
Ecrit par : Pendariès | 08 avril 2008
Dans le lycée technique à côté de mon LP: 12 suppressions de poste.
Ecrit par : Pendariès | 08 avril 2008
Chez nous (lycée général plutôt chic, avec prépas et recrutement moyen +) , 5 suppressions, et pas d'effectifs à la baisse, tant s'en faut : la ville est en pleine expansion, et on ne sait plus où mettre les potaches. Cherchez l'erreur ?
Ecrit par : FGuichard | 08 avril 2008
Pour interroger Darcos via votre webcam dans le cadre de l’émission « la tribune BFM Dailymotion): http://www.dailymotion.com/group/98361
Posez vos questions avant dimanche soir (date de l’émission ).
Ecrit par : b. | 08 avril 2008
Moment de béatitude ici : http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/04/08/ecole-revision-indispensable-par-denis-kambouchner_1032285_3232.html
Ecrit par : FGuichard | 08 avril 2008
idée de question pour X D
sachant que 14 stylos coûtent 254 euros, combien coûtent 4 stylos?
:=)))
Ecrit par : b. | 08 avril 2008
Pour le reste, la seule question postée pour l’instant n’est pas très intéressante : prévention de l’alcoolisme à l’école en fait-on assez ?
Ecrit par : b. | 08 avril 2008
" Un cours peut être très ennuyeux, et être quand même un bon cours"
Cela dépend du niveau auquel on enseigne. A l'université, avec des étudiants assez mûrs pour apprécier avant tout le contenu intellectuel du cours, c'est tout à fait vrai. Raymond Aron avait un débit monocorde, très lent, il ne prenait pas la peine de "mettre en scène" quoi que ce soit, de retenir l'attention par tel ou tel artifice. Il n'empêche : la substance intellectuelle était bel et bien là.
En ce qui concerne l'assurance face au groupe classe, je peux confirmer que la compétence disciplinaire ne suffit pas. Lorsque, toute jeune agrégée, j'ai commencé à enseigner alors que je n'avais plus mis les pieds dans une classe depuis ma propre scolarité ( à l'époque les agrégés ne passaient pas par les CPR) j'ai rencontré des difficultés considérables qui ont failli m'amener à la démission. J'avais un tempérament timide, introverti, pas du tout porté à théâtraliser. J'ai dû apprendre sur le tas, et considérablement forcer ma nature. Un peu d'aide aurait été bienvenu.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 08 avril 2008
"J'avais un tempérament timide, introverti, pas du tout porté à théâtraliser. J'ai dû apprendre sur le tas, et considérablement forcer ma nature. Un peu d'aide aurait été bienvenu."
Ecrit par : Sylvie Huguet | 08 avril 2008
Vous êtes très loin d'être seule dans ce cas, Sylvie.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008
Peut-être — mais combien d'enseignants sont des comédiens plus ou moins rentrés, qui se défoulent (avec ou sans bonheur) sur la scène scolaire…
N'y voyez aucune naïveté : j'ai toujours aimé être regardé… Mais d'aucuns s'en sont douté, non ?
Quant à la qualité du spectacle, c'est encore autre chose…
JPB
Ecrit par : brighelli | 08 avril 2008
Darcos répond : «Quelqu’un qui râle, qui fait grève, est-il un bon modèle ? Quand on est adulte, on se souvient surtout des professeurs sérieux, dévoués, qui se faisaient respecter.»
Merci pour l'article, Amélie.
Bon, alors, on sait ce qu'il nous reste à faire. Parce que bien sûr lorsqu'on fait grève et qu'on "râle", on ne peut être un professeur sérieux et se faire respecter! Décidément! Il les accumule!
Adonc, j'accepterai sans "râler" l'enseignement en séquences, les instructions officielles détestables qu'on nous impose, les projets fumeux, les heures de vie de classe, les sorties dans les commissariats avec les élèves, les petits-déj de 8H à 10h à la place des cours etc etc...
C'est vrai, j'aurais dû y penser plus tôt et je n'aurais pas été "choisie" par mon chef d'établissement pour jouer les bouche-trous l'an prochain, et j'aurais eu une chance d'être hors-classe!
Qu'il continue comme cela le brave Darcos et on va tous finir dans les bras des pédagos!:-)
Ecrit par : Sanseverina | 08 avril 2008
C'est le vrai jpb qui parle ici ? Il me semble pourtant reconnaître le narcissisme de dobolino, non ? Depuis quelques jours on est un peu perdus dans ce jeu de masques.
Oui,le prof est un cabotin qui aime séduire et être écouté, plus que s'écouter lui-même... Mais comme tous les comédiens, on peut connaître le bide...
Ecrit par : Amélie .- | 08 avril 2008
En ce qui concerne l'assurance face au groupe classe, je peux confirmer que la compétence disciplinaire ne suffit pas.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 08 avril 2008
C'est l'évidence même. Mais est-il obligatoire d'en "faire des tonnes "en matière de théâtralisation pour tenir une classe?
Ecrit par : Jean | 08 avril 2008
Amélie ! Vous m'avez vu en direct live ! Alors dites franchement ce que vous en pensez !
JPB
PS. La compétence ne suffit pas. Mais l'incompétence tue.
Ecrit par : brighelli | 08 avril 2008
"C'est l'évidence même. Mais est-il obligatoire d'en "faire des tonnes "en matière de théâtralisation pour tenir une classe?"
Ecrit par : Jean | 08 avril 2008
Mais non! Qui a prétendu ça???
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008
"Peut-être — mais combien d'enseignants sont des comédiens plus ou moins rentrés, qui se défoulent (avec ou sans bonheur) sur la scène scolaire…"
JPB
Ecrit par : brighelli | 08 avril 2008
Personne n'en doute, Jean-Paul! Je pensais simplement à ceux pour qui c'était moins évident, et pour qui la pratique seule ne fera peut-être pas assez avancer les choses. Pas assez vite, en tous cas! On peut vraiment gagner du temps, croyez-moi.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008
Darcos répond : «Quelqu’un qui râle, qui fait grève, est-il un bon modèle ? Quand on est adulte, on se souvient surtout des professeurs sérieux, dévoués, qui se faisaient respecter.»
Il y avait aussi quelques râleurs qui se faisaient respecter. C'est curieux comme nous sommes devenus politiquement corrects.
Un professeur de philosophie pourrait-il aujourd'hui déchirer devant ses élèves sa carte de parti, arriver pompette en cours, critiquer ouvertement le proviseur et décrire dans le détail les petites histoires en coulisses (trois exemples, trois enseignants différents)...et ne susciter que respect, affection amusée ou amusement tout court.
Impossible aujourd'hui. C'est tout de suite la plainte à la gendarmerie et le coup de fil au rectorat.
Quelle époque conformiste et ennuyeuse. Ca valait bien la peine de faire 68 pour en arriver là !
On se souvient ausi de ceux-là.
Ecrit par : Robin | 08 avril 2008
Qu'il continue comme cela le brave Darcos et on va tous finir dans les bras des pédagos!:-)
Ecrit par : Sanseverina | 08 avril 2008
Cela s'appelle : scier la branche où on est assis. Ou encore, comment, avec un préjugé plutôt favorable ds la majorité du corps enseignant, XD a fini par se tirer une balle dans le pied, et se mettre, pour des raisons diverses et pas forcément convergentes, tout le monde à dos (et le pied et le pied, et le dos et le dos, alouette alouette, aaaaaaa, alouette, gentille alouette, alouette on nous plumera).
Ecrit par : FGuichard | 08 avril 2008
A jpb
Le comédien et l'orateur étaient excellents, l'humour intéressant,le texte brillant et la gestuelle méridionale, sans excès.
Vous n'avez pas pensé à faire de la politique, car un poste risque de se libérer bientôt,à la tête de l'EN ?
P.S.Pour le costume de scène, pourtant, on a pu remarquer que vous portiez le même pull qu' à la télé.N'oubliez pas que les élèves aiment le changement, et la coquetterie..
Ecrit par : Amélie .- | 08 avril 2008
Un professeur de philosophie pourrait-il aujourd'hui déchirer devant ses élèves sa carte de parti, arriver pompette en cours,
Ecrit par : Robin | 08 avril 2008
Pourquoi pas ? En littérature, TP sur Charles Bukowski...
Quelle époque conformiste et ennuyeuse.
Ecrit par : Robin | 08 avril 2008
Que oui ! Assez effrayant, en effet. Ca doit etre le Gulf Stream, dirait Orsenna...
Ecrit par : Sergio | 08 avril 2008
Un professeur qui ne se déride jamais - après tout , les élèves sont-ils là pour rire ou pour travailler? - peut être un excellent professeur. L'autorité du professeur lui vient du sentiment qu'ont ses élèves qu'il possède parfaitement sa discipline et qu'il est persuadé de l'utilité qu'il y a pour eux à la posséder aussi, bref, qu'il sait où il les conduit.
Ecrit par : Jean | 08 avril 2008
Ça, pour sûr, c'est vrai. J'ai eu un prof d'HIDAOA (Inspection des viandes) qui était aussi rigide qu'une carcasse en chambre froide et que nous surnommions François-Joseph, pour vous donner une idée du personnage. L'efficacité de ses enseignements était telle que, 27 ans plus tard, alors que je n'ai jamais eu idée de travailler en inspection sanitaire, tout est là, de l'appertisation à la surgélation, des motifs de saisie totale à ceux de saisie partielle, des normes des abattoirs CEE aux normes nationales. C'est ancré et je vous assure que je ne l'ai jamais vu sourire ni plaisanter ni faire le zouave. Ses enseignements étaient réglés comme du papier à musique, aussi bien cours que TP, sans fantaisie aucune et il enseignait une matière qui ne remportait pas l'adhésion des foules, c'est le moins qu'on puisse dire. Les contrôles de connaissance étaient extrêmement sévères, sans aucun chouchou ni tête de turc.
Ecrit par : dobolino | 08 avril 2008
Le "manaalas"
les mandalas !
Ecrit par : Robin | 08 avril 2008
Moi, je préfère Ménélas!
"
Ménélas (entrant)
Je suis l'époux de la reine,
poux de la reine, poux de la reine,
Le Roi Ménélas!
Orestes, Achille, Ajax, Calchas
Le Méné, Ménélas!
Ménélas
Je crains bien qu'un jour Hélène,
Qu'un jour Hélène, qu'un jour Hélène,
Je le dis tout bas...
Tous
Il le dit tout, tout, tout bas!
Ménélas
Ne me fasse de la peine
N'anticipons pas.
Je suis l'époux de la reine,
poux de la reine, - poux de la reine,
le Roi Ménelas, le Mé... le Ménélas!
Tous
C'est l'époux de la reine,
poux de la reine, poux de la reine,
Le Roi Ménélas!"
La Belle Hélène. Offenbach.
Manque le son!
Ecrit par : dobolino | 08 avril 2008
Vous avez mangé du lion ce soir, chère dobolino...
Ecrit par : Amélie .- | 08 avril 2008
"Un bon cours peut être d'un ennui mortel, et être quand même un bon cours. "
Ecrit par : Jean | 08 avril 2008
Non.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008
Si!
Ecrit par : Jean | 08 avril 2008
Oui! Il y a tant de choses ennuyeuses à apprendre qui sont indispensables pour aller plus loin et pour être efficient. Autant s'habituer jeune...
Oh! L'horrible cours sur les montants compensatoires monétaires, à en crever d'ennui. Fallait bien en passer par là!
Ecrit par : dobolino | 08 avril 2008
Dobolino, nous ne parlions pas spécialement de l'enseignement en classes prépas, ou en grande école, mais en primaire, collège, lycée. Il me semble que cela implique des légères nuances.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008
"Vos mandalas me lassent, hélàs. Je préfère les manaalas de Pâris aux mandalas de Ménélas."
Ecrit par : Robin | 08 avril 2008
Et "J'ai embrassé l'aube d'été..." en explication de texte sans qu'il soit question de midi ni de six heures et demi, ni de fantasme ni de branlette d'ado alors que nous avions quinze à seize ans et étions en mesure d'appréhender? Mortelissime, ce qui ne m'a pas empêché de le retenir et d'y trouver plaisir.Heureusement que le texte était beau en soi. C'est en cliquant sur le lien fourni hier que j'ai enfin compris et lu les vrais mots qui y sont écrits.
Ecrit par : dobolino | 08 avril 2008
Dobolino, nous ne parlions pas spécialement de l'enseignement en classes prépas, ou en grande école, mais en primaire, collège, lycée. Il me semble que cela implique des légères nuances.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008
Tout à fait! La légère nuance, c'est que plus on avance, plus on a à se goinfrer des données sans intérêt immédiat. Plus on est progressivement habitué, plus on est souple et apte. Quand on amuse les gamin avec du ludique jusqu'à la terminale, faut pas s'étonner s'ils s'écrasent comme des merdes molles dans le supérieur! Vous avez vu le parcours meurtrier de la première anné de Médecine?
Vaut mieux une habituation graduelle dès la maternelle supérieure, soit fin de MS, début de GS. Un peu plus de contraintes en élémentaire, encore plus au collège et à fond au lycée.
On n'en sort pas! Le ludique sans contrainte, ce n'est pas le jeu du monde réel. On ne peut jouer du piano sans se contraindre à apprendre à lire en clés de Sol et Fa. Si on refuse, on plafonne vite.
Ecrit par : dobolino | 08 avril 2008
"Vos mandalas me lassent, hélàs. Je préfère les manaalas de Pâris aux mandalas de Ménélas."
Ecrit par : Robin | 08 avril 2008
Ce Roi barbu qui s'avance
Bu qui s'avance
Bu qui s'avance
C'est Agamemnon
Aga Aga memnon!
Ecrit par : dobolino | 08 avril 2008
Christophe S., je vous trouve bien léger. Figurez-vous que j'aurais préféré que mon fils ait un prof de SVT comme François-Joseph, plutôt que cette couille molle qu'il s'est payé pendant 2 ans et qui n'a pas été foutu de faire correctement la dissection de la grenouille et qui ne comprenait rien à l'oeil de boeuf. Aucune méthode, aucun charisme, dans ce cas, on se demande vraiment comment se fait le recrutement...
Ecrit par : dobolino | 08 avril 2008
:ange:
Laisse béton, on lui a djà fait l'coup des clés sur L&E.;
Lè fada , c'est tout.
:ange:
Ecrit par : toto | 08 avril 2008
http://fr.youtube.com/watch?v=ROtte5cDJ08
Ecrit par : Robin | 08 avril 2008
Je crois avoir déjà évoqué le professeur de de lettres que j'ai eu en quatrième et en troisième. Une femme glaciale, qui intimidait tout le monde, notait férocement et n'avait pas un brin d'humour. Ses cours étaient loin d'être palpitants, mais on n'en apprenait pas moins beaucoup avec elle. C'est à elle que je dois l'essentiel de mes connaissances en grammaire latine et grecque.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 08 avril 2008
Christophe S., je vous trouve bien léger. Figurez-vous que j'aurais préféré que mon fils ait un prof de SVT comme François-Joseph, plutôt que cette couille molle qu'il s'est payé pendant 2 ans et qui n'a pas été foutu de faire correctement la dissection de la grenouille et qui ne comprenait rien à l'oeil de boeuf. Aucune méthode, aucun charisme, dans ce cas, on se demande vraiment comment se fait le recrutement...
Ecrit par : dobolino | 08 avril 2008
Ça, c'est du troll, pas de moi! Ça va finir, cette mascarade ou dois-je changer de pseudo en prévenant tous ceux dont j'ai le mail?
Ecrit par : dobolino | 08 avril 2008
Dobolino,
Faites comme JPB, GM...ou toto: mettez un signe distinctif au bas de tout ce que vous écrivez, en vous disant que c'est aussi une distinction, un honneur, en somme, que d'être copié.
Le copieur se lassera.
Ecrit par : Cadichon | 08 avril 2008
La musique adoucit les moeurs....
http://fr.youtube.com/watch?v=hIvCFFSj4O4
Ecrit par : Amélie .- | 08 avril 2008
Même si dobolino change de signature, je la retrouverai: le style vétérinaire, le vocabulaire très concret, le lyrisme animalier suffisent à la distinguer.
Ecrit par : le troll | 08 avril 2008
Pourquoi pas ? En littérature, TP sur Charles Bukowski...
Sergio
Je peux vous en parler de Charles Bukowski. J'ai fait travailler des Bac pro sur "Pulp" de Charly. Mon inspecteur a plus ou moins manié sinon la menace du moins les risques que je pouvais encourir. Il me raconta qu'il avait dû révoquer un contractuel parce qu'il avait donné à étudier les "Contes de la folie ordinaire"; les parents avaient fait entendre leur plainte au rectorat. C'était vers la fin des années 70.
Ecrit par : Pendariès | 08 avril 2008
Et encore, ce n'était pas les nouvelles les plus sombres que l'ancien collègue faisait lire...
Ecrit par : Pendariès | 08 avril 2008
Pendariès, merci d'avoir longuement cité sur ce blog "Les contre-réactionnaires" de Pierre-André Taguieff.Mise en appétit, je l'ai acheté et je suis en train d'en achever la lecture. C'est une analyse lucide, percutante et roborative des idéologies qui dominent le monde contemporain.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 08 avril 2008
"On n'en sort pas! Le ludique sans contrainte, ce n'est pas le jeu du monde réel. On ne peut jouer du piano sans se contraindre à apprendre à lire en clés de Sol et Fa. Si on refuse, on plafonne vite."
Ecrit par : dobolino | 08 avril 2008
Personnellement, je ne vois pas en quoi ludique serait l'inverse d'ennuyeux, mais bon. Un cours peut parfaitement être ardu et passionnant, (donc pas ennuyeux pour un rond) et, à l'inverse, à la fois ludique et un peu terne.
Mais bon, comme je ne sais pas si je réponds à Dobolino ou à un troll...
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 avril 2008
Dans la même veine le petit essai, que j'ai déjà signalé ici: "Julien Freund, au coeur du politique" ( Table Ronde, 2008).
Ce philosophe de la politique de la trempe intellectuelle d'un Aron, et traducteur lui aussi de Max Weber, remet les pendules de la "cléricature marxisante" à l'heure du bon sens et de la mesure, d'où son ostracisation par elle.
La lecture de Freund est roborative; il fustige "le règne de l'imposture", et, poursuit Taguieff, a "dégonflé nombre de baudruches grimées en "philosophes" ou en "sociologues". [Il] avait parfaitement identifié l'imposture du politiquement correct, cette machine à disqualifier la liberté de l'esprit en lui substituant un sentimentalisme rhétorique, mû par de sombres ressentiments, sur fond de lâcheté".
Voilà nos BHL, Bourdieu, Beaudelot-Establet and co habillés pour l'hiver.
Quelques citations de Freund:
"Le totalitarisme est la sécularisation de l'omniscience, de l'omnipotence, et de l'omniprésence divines".
"Une connaissance totalement achevée est aussi utopique qu'une liberté totalement réalisée, l'utopie étant une construction purement intellectuelle qui ne se situe dans aucun espace ni temps repérable" .
Taguieff d'ajouter cette évidence, mais invisible sur l'écran-radar des intellectuels français, que c'est dénaturer le libéralisme que de le confondre "avec la croyance que l'économique peut remplacer le politique et que le marché va sauver le monde".
Une idéologie qui repose sur des arguments minces, faibles, doit grossir le trait. Elle ne subsiste que par et dans la caricature. En voici un bel exemple.
Ecrit par : Cadichon | 08 avril 2008
dobolino s'est intercalée et je m'aperçois que je n'ai pas précisé que "J. Freund etc.." est aussi de P.-A.Taguieff.
Ecrit par : Cadichon | 08 avril 2008
Je crois avoir déjà évoqué le professeur de de lettres que j'ai eu en quatrième et en troisième. Une femme glaciale, qui intimidait tout le monde, notait férocement et n'avait pas un brin d'humour. Ses cours étaient loin d'être palpitants, mais on n'en apprenait pas moins beaucoup avec elle. C'est à elle que je dois l'essentiel de mes connaissances en grammaire latine et grecque.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 08 avril 2008
C'est exactement ce que je disais!
Ecrit par : Jean | 09 avril 2008
Je peux vous en parler de Charles Bukowski. J'ai fait travailler des Bac pro sur "Pulp" de Charly. Mon inspecteur a plus ou moins manié sinon la menace du moins les risques que je pouvais encourir. Il me raconta qu'il avait dû révoquer un contractuel parce qu'il avait donné à étudier les "Contes de la folie ordinaire"; les parents avaient fait entendre leur plainte au rectorat. C'était vers la fin des années 70.
Ecrit par : Pendariès | 08 avril 2008
C'est vraiment hallucinant. Pour ma part je n'ai jamais rien trouvé de sulfureux à Bukowski. Et puis alors, en terminale, quand meme...
Que dire enfin de Villon, London, ou plus simplement la tragédie classique avec ses monceaux de cadavres... Sans parler de la Bible ou de bien d'autres exemples. Et Barbusse (Goncourt)...
Bon mais Bukowski à la télé lui au moins n'a pas peur des journalistes... Un jour j'en ai retrouvé un morceau sur Youtube, mais il faut faire défiler une annale relativement longue.
Ecrit par : Sergio | 09 avril 2008
Quelques citations de Freund:
Ecrit par : Cadichon | 08 avril 2008
C'est l'ami de Hoderling, alors... Je l'avais bien dit, ces uhlands on peut pas leur faire confiance...
Ecrit par : Sergio | 09 avril 2008
Petit cadeau pour égayer votre journée, et vous donner à penser, c'est-à-dire à désirer :
http://mucri.univ-paris1.fr/mucri11/popup_animatique.php3?id_article=167&format;=vertical&largeur;=439&hauteur;=620
JPB
Ecrit par : brighelli | 09 avril 2008
Voilà qui complète parfaitement ce que je disais hier au sujet de la disponibilité des supports.
Ce ducument illustre aussi les possibilité ouvertes par les TICE lorsqu'on les met dans des mains expertes et cultivées.
Un seul petit reproche : peu ergonomique pour un cours. Il manque une barre de lecture pour faire des poses, aller facilement en avant en arrière (le menu contextuel Flash est peu pratique).
Reste à developper la fin, à faire une synthèse et le cours est prêt !
Ecrit par : Zorglub | 09 avril 2008
"Je crois avoir déjà évoqué le professeur de de lettres que j'ai eu en quatrième et en troisième. Une femme glaciale, qui intimidait tout le monde, notait férocement et n'avait pas un brin d'humour. Ses cours étaient loin d'être palpitants, mais on n'en apprenait pas moins beaucoup avec elle. C'est à elle que je dois l'essentiel de mes connaissances en grammaire latine et grecque."
Ecrit par : Sylvie Huguet | 08 avril 2008
La question que je vous poserai, c'est: est-ce que ses cours étaient ennuyeux?
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008
Un peu de nostalgie ce matin :
Des ingénieurs américains ont réussi à "faire parler" l'enregistrement d'un extrait sonore datant de 1860, soit avant Edison.
A écouter sur le site du New-York Times :
http://tinyurl.com/3vmppm
Article en français qui signale l'information :
http://tinyurl.com/3wq8cf
Ecrit par : lucile | 09 avril 2008
Sur le deuxième site un commentateur met l'intégrale des paroles de la chanson '"Au clair de la lune" : est-ce bien raisonnable de l'apprendre en maternelle ?
Ecrit par : lucile | 09 avril 2008
En général, seuls les deux premiers couplets sont appris, (ou chantés, au moins, par l'instit)... Mais, même là, il y a matière à double sens, (au moins).
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008
Je m'étais souvent posé la question, jusqu'à ce que je découvre les derniers couplets !
Ecrit par : lucile | 09 avril 2008
"Un professeur de philosophie pourrait-il aujourd'hui déchirer devant ses élèves sa carte de parti, arriver pompette en cours,
Ecrit par : Robin | 08 avril 2008
Pourquoi pas ? En littérature, TP sur Charles Bukowski...
Quelle époque conformiste et ennuyeuse.
Ecrit par : Robin | 08 avril 2008
Que oui ! Assez effrayant, en effet. Ca doit etre le Gulf Stream, dirait Orsenna...
Ecrit par : Sergio | 08 avril 2008 "
Eh oui. Epoque techniciste, regards en coin vers le privé "où on est sérieux", et les quelques enseignants marrants disparurent petit à petit. On ne déchire plus sa carte du parti en éructant (j'avais vu ça en 3e, un prof d'histoire, lors de l'invasion de l'Afghanistan en 79), on "ancre son énoncé dans la situation d'énonciation". Et toc !!
Remarque qui n'a rien à voir avec rien. N'abrégez pas le nom du ministre ! En langage blog, xD ça veut dire "mort de rire au carré".
Ecrit par : Christophe853 | 09 avril 2008
A propos des TICE, y a-t-il un moment dans le cursus d'un élève où on leur montre, explique comment est créé un programme informatique ?
Je parcourais hier soir le Monde de l'Education sur les Digital natives (bof...) et l'idée qui ressort est : l'ordinateur c'est merveilleux, c'est ludique, c'est sympathique...
Mais quoi de plus rébarbatif que les lignes de commandes d'un programme !
J'avais déjà mentionné Gérard Berry et sa chaire d'innovation technologique au Collège de France : il est un de ceux qui insistent sur l'importance de sensibiliser les élèves au monde numérique autour de nous (nous sommes cernés...), sans nécessairement utiliser l'ordinateur.
Qui explique aux enfants qu'une photo numérique est une affaire d'addition, de soustraction et de multiplication.
L'avantage est que cela relie le "ludique" de l'ordinateur et le monde de l'école avec ses opérations mathématiques.
Il y a souvent l'idée que l'ordinateur est une solution qui permet de faire moins d'efforts, mais en fait la moindre erreur dans un programme peut se payer au prix fort. Gérard Berry rappelle qu'une fusée Ariane a explosé à cause d'unbug dans un morceau de programme inutile.
N'y a-t-il pas là un moyen de revaloriser l'effort par le biais de technologies familières aux élèves ?
Ecrit par : lucile | 09 avril 2008
Je corrige les "bugs" :
cursus deS élèveS
affaire d'additionS, de soustractionS, de multiplicationS
Ecrit par : lucile | 09 avril 2008
Et "J'ai embrassé l'aube d'été..." en explication de texte sans qu'il soit question de midi ni de six heures et demi, ni de fantasme ni de branlette d'ado alors que nous avions quinze à seize ans et étions en mesure d'appréhender? Mortelissime.
Ecrit par : dobolino | 08 avril 2008
"Que tirais-je à la gourde de colocase ?
Quelque liqueur d'or, fade et qui fait suer"
Ecrit par : arman | 09 avril 2008
Orientation professionnelle aux alentours de la 5°
Tout à fait d'accord avec vous, JPB. J'enseignais en collège juste après la suppression de cette possibilité, alors même qu'on arrivait encore à caser quelques élèves dans ces filières et j'ai pu voir la catastrophe que ça a généré. Des gamins en 4° puis en 3° qui dormaient sur leur table dans tous les cours. Pas "méchants" pour certains mais qui vous disaient : "moi je veux être carrossier alors, j'attends de pouvoir aller en LEP". Que pouvait-on faire contre ce raisonnement qui me parait plutôt légitime ...
Hétérogènéité mon amour,
Il semble évident depuis longtemps qu'on a atteint les limites de ces pratiques. Quand 70 % d'une classe de 3° n'ira pas en LGT (qui est pourtant devenu extrêmement "perméable") : où est-elle cette sacro-sainte hétérogénéité ? Elle n'est viable qu'avec des seuils faibles d'élèves de niveau insuffisant pour permettre une aborption si tant est bien sûr que l'objectif soit d'arriver à atteindre un niveau supérieur ...
En suite de quoi on aboutit à :
→ une augmentation sensible de la durée moyenne des études : vu la médiocrité des contenus et exigeances à l'heure actuelle, il faut bien en rajouter ! Et même en le faisant, il y a toujours incapacité orthographique ...
→ des notes qui n’ont plus aucun sens (surnotation à tous les étages) car elles achètent la – nécessaire – paix sociale dans les classes
Et, pour le cacher,
→ des recrutements sur dossier et dossier uniquement (BTS par exemple). Plus d’entretien qui permet de sentir l’individu.
Au final, des 14 de moyenne générale en collège qui sont à diviser par 2 et en lycée, grosso modo, même combat …
Et des rapports enseignant/élève complètement faussés : on doit séduire son public, être « gentil » (et ça passe par les bonnes notes libéralement semées à la cantonade) sinon, c’est la mise en accusation. La reconnaissance dont fait état Sylvie Huguet n’est plus vraiment de mise car on n’est plus en recherche de savoir mais de laissez-passer.
Inutile de développer ici la valeur du bac : déjà fait en plusieurs exemplaires, je crois.
En parallèle, on va tous travailler plus. Quelle retraite pour les "longues études" qui auront pour beaucoup été des salariés sous-payés ?
On marche sur la tête ! Je suis très heureuse, quant à moi, que ma fille aînée, après un bac STIAA (Arts Appliqués) soit à présent en apprentissage de menuiserie (CAP !) Elle gagne déjà sa vie, est autonome, s'est complètement épanouie et lit plus que jamais. Elle est dans un environnement de travail bienveillant, qui ne se compare en rien à ce qui règne actuellement dans "les bureaux" et ses perspectives salariales sont très nettement supérieures à celles de bons voire très bons élèves que j'ai eus en BTS et qui vont poursuivre encore leurs études pendant 1 à 3 ans. Ils sont heureux quand ils travaillent dans leurs branches (création de stands, design, architecture intérieure) pour ... le SMIG et rarement en CDI. Dans mon expérience, ceux qui s'en sortent le mieux sont ... installateurs de cuisines équipées ...
Au secours ! Et pardon pour cette confession fleuve …
Ecrit par : kirikoukou | 09 avril 2008
La question que je vous poserai, c'est: est-ce que ses cours étaient ennuyeux?
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008
Moi, je trouve même que c'est plutôt bon signe quand un élève s'ennuie à un cours. C'est la preuve qu'il n'est pas là pour s'amuser. L'ennui que peut éprouver l'élève qui assiste à un cours n'est en aucun sac le critère pour juger le cours mauvais.
Il faut distinguer l'ennui parfaitement normal de l'élève qui préférerait jouer dans la rue avec ses copains plutôt que d'être scotché sept heures à sa chaise (on a tous été comme ça) du sentiment de vide abyssal et philosophique qui s'empare des élèves qu'un "professeur-de-français-consciencieux (et-peut-être-membre-de-l'-AFEF)qui-ne-veut-pas-que-ses-élèves-soient handicapés-par-rapport-aux-autres-pour-le-brevet-et-qui-donc-leur-fait-tout-le-programme-fût-il-merdique" fait "travailler en séquences"!
Ecrit par : Jean | 09 avril 2008
Orientation professionnelle aux alentours de la 5°
Ecrit par : kirikoukou | 09 avril 2008
C'est l'évidence même!
Il faut créer un "Cetificat d'études élémentaires" qui sera passé en fin de 5ème par les élèves qui ont clairement manifesté, par leurs résultats scolaires ou par leur attitude (ou les deux) leur volonté de ne pas continuer en 4ème indifférenciée et de se diriger vers une formation plus professionnelle. Avec la réforme des programmes du primaire, il est tout à fait possible de donner à ces élèves, en sept ans d'école et 2 ans de collège, une solide instruction de base. Ce serait le bon sens même, mais la mafia "pédago" (Meirieu en tête) veille au grain, en pleine harmonie avec l'OCDE, qui si j'ai bien lu Paul Villach (voyez son article par www.sauv.net), a clairement programmé depuis 1996 la destruction du système éducatif public français et en s'en cache même pas.
Ecrit par : Jean | 09 avril 2008
"Moi, je trouve même que c'est plutôt bon signe quand un élève s'ennuie à un cours. C'est la preuve qu'il n'est pas là pour s'amuser."
Ecrit par : Jean | 09 avril 2008
Cela prouvera surtout qu'il n'est pas vraiment là.
Ne pas s'ennuyer n'est pas obligatoirement s'amuser.
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008
Mais quoi de plus rébarbatif que les lignes de commandes d'un programme !
Ecrit par : lucile | 09 avril 2008
C'est pas rébarbatif ! Au contraire. C'est génial, ludique, un "jeu d'enfant" au sens où la logique nécessaire pour faire tourner un programme s'apparente à celle d'un jeu de construction.
J'ai commençé sur un Atari (ou un Thomson, sais plus) par un programme en basic qui dessine un sapin de Noël (Noël 86, premier rempla, 4 clients par jour !). Totalement inutile, mais ludique, non ?
Autant apprendre à maitriser un "nouveau" programme tout fait m'emmerde, autant écrire des programmes en Pascal ou en C m'éclate. Rien de rébarbatif si on sait l'expliquer aux gamins. Et c'est plus formateur que d'"apprendre" à envoyer un mail (même ma belle-mère sait le faire, c'est dire la difficulté !).
Ecrit par : yann | 09 avril 2008
Au secours ! Et pardon pour cette confession fleuve …
Ecrit par : kirikoukou | 09 avril 2008
Vous n'avez pas à vous excuser de dire ce que tout le monde ressent et a plus ou moins vécu et que personne n'ose dire.
Ecrit par : Robin | 09 avril 2008
C'est pas rébarbatif ! Au contraire.
Ecrit par : yann | 09 avril 2008
Si ça vous amuse pourquoi pas, Yann, mais quand je vois combien il faut entrer de lignes (html et css) pour arriver à avoir un site internet un peu joli !!
J'aime bien paramétrer des "trucs" sur les logiciels, mais écrire les millions de lignes d'un programme et rechercher l'erreurà la ligne 836245 qui fait tout planter, pffouhh !
Les goûts et les couleurs :-)
Mais qu'on l'explique aux enfants plutôt que leur apprendre ce qu'ils savent déjà ça tout à fait d'accord.
Ecrit par : lucile | 09 avril 2008
ce qu'ils savent déjà POUR LA PLUPART, DANS LE DOMAINE.
Il y a aussi des enfants qui ne peuvent utiliser un ordinateur à la maison et qui n'ont pas eu l'occasion d'apprendre les gestes les plus simples
Et c'est plus formateur que d'"apprendre" à envoyer un mail (même ma belle-mère sait le faire, c'est dire la difficulté !).
Ecrit par : yann | 09 avril 2008
Compétence 5.3 du B2i : "Je sais envoyer ou publier un message avec un fichier joint."
Ecrit par : lucile | 09 avril 2008
Même si dobolino change de signature, je la retrouverai: le style vétérinaire, le vocabulaire très concret, le lyrisme animalier suffisent à la distinguer.
Ecrit par : le troll | 08 avril 2008
Je me vois donc dans l'obligation de vous céder la place, tout au moins momentanément, jusqu'à ce que vous alliez faire mumuse ailleurs.
Vous ne pourrez néanmoins pas m'empêcher de téléphoner à Catmano ou d'écrire mes commentaires par mail à tous ceux dont j'ai l'adresse.
Rien de bien nouveau à votre attitude et c'est encore une fois me rendre les hommages auquels je suis habituée de par mes qualités très particulières.
Ecrit par : dobolino | 09 avril 2008
Mais ne le prenez pas mal, dobolino, vous m'êtes très sympathique, y a pas de quoi fouetter un chat, ni même casser trois pattes à un canard...Vous pouvez reparler ! Loin de moi le désir de vous couper le sifflet !
Ecrit par : le troll | 09 avril 2008
auxquels...
Ecrit par : dobolino | 09 avril 2008
Mais ne le prenez pas mal, dobolino, vous m'êtes très sympathique, y a pas de quoi fouetter un chat, ni même casser trois pattes à un canard...Vous pouvez reparler ! Loin de moi le désir de vous couper le sifflet !
Ecrit par : le troll | 09 avril 2008
Je le prends très mal, pauvre petit semeur de merde! J'en ai ras la casquette de passer mon temps à me faire empoisonner l'existence et détruire la personnalité par des intolérants de tout poil qui se servent de mon langage sans me payer de droits d'auteur.
Ecrit par : dobolino | 09 avril 2008
"Moi, je trouve même que c'est plutôt bon signe quand un élève s'ennuie à un cours. C'est la preuve qu'il n'est pas là pour s'amuser."
Ecrit par : Jean | 09 avril 2008
Cela prouvera surtout qu'il n'est pas vraiment là.
Ne pas s'ennuyer n'est pas obligatoirement s'amuser.
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008
Le problème est la diminution constante de la capacité de résister à l'ennui.
Concurrence de la télévision, du zapping et des jeux vidéo ?
...Et/Ou généralisation d'une "maladie spirituelle" que les anciens appelaient "acédia" ?
Ecrit par : Robin | 09 avril 2008
"La question que je vous poserai, c'est : est-ce que ses cours étaient ennuyeux?"
écrit par Christophe Sibille
Eh bien, je n'ai pas un très bon souvenir d'Horace. Oui, les cours étaient parfois ennuyeux, mais nous avions toutes (ce n'était pas un lycée mixte) le sentiment qu'il s'agissait d'un bon professeur, qui faisait son travail avec conscience et rigueur, et nous la respections sincèrement, même si nous renaudions entre nous contre sa sévérité implacable. Je le répète, j'ai beaucoup appris avec elle. Cela dit, je ne sais pas si sa manière d'être conviendrait aux élèves actuels.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 09 avril 2008
Restez ,je vous en prie, on line et in the mouv', et n'allez pas inonder tout le web de vos messages, nous tenons à vous garder on board pour vos qualités et vos défauts....Bien cordially
Ecrit par : le troll | 09 avril 2008
Le problème est la diminution constante de la capacité de résister à l'ennui.
Ecrit par : Robin | 09 avril 2008
Y'a ennui et ennui. L'idéal serait d'arriver à graduer l'effort. On ne peut consentir de s'ennuyer que si on poursuit un objectif et qu'on sait cet ennui momentané indispensable pour accéder au plaisir. Est-ce que Don Juan ne s'ennuie pas, parfois, dans le cours de sa quête?
Au fait, vous connaissez la charmante petite ville de Nyons? La place de la Libération, avec ses retraités, ses touristes et ses joueurs de pétanque?
Mon fils, lundi, traverse cette petite place bourgeoise à cinq heures pour acheter un livre à la librairie. Il revient au lycée où il est interne en flânant quand, tout à coup, il sent une présence dans son dos, puis un croche-pied le jette au sol. Il n'a que le temps de se rouler en boule pour se protéger des coups de pieds dont le criblent deux jeunes de son âge dont il ignore tout. Les cris d'une mémé ne les arrêtent pas. Heureusement, un homme de trente ans est intervenu et les deux piafs se sont envolés avant d'avoir fini leur travail. Quel travail, d'ailleurs? On ne saura probablement jamais de quoi ces deux gars cherchaient à se désennuyer!
Ecrit par : dobolino | 09 avril 2008
Consentir à s'ennuyer?
Ecrit par : dobolino | 09 avril 2008
Les raisons de l'ennui ne sont-elles pas différentes selon les élèves ?
Cours auxquels on ne comprend rien ou pour d'autres trop pauvres en contenu, sentiment que l'école est inutile...
Les réponses à donner face à ces formes d'ennui ne seront pas les mêmes. Les élèves ne sont pas un bloc uniforme, vous le savez bien.
Mais la généralisation des classes hétérogènes aggrave certainement le phénomène.
Ecrit par : lucile | 09 avril 2008
Je me souviens de l'ennui, pendant les leçons de vocabulaire, en début d'après-midi, au printemps, en CM. On baissait les stores oranges pour se préserver du soleil. La poussière dansait dans les rayons de soleil qui filtraient. L'ennui prédispose à la sieste.
J'ai aussi souvenir des TD de maths en demi-groupe en sixième, le vendredi de quatre à cinq. J'avais une occupation fort agréable. Je secouais mes cheveux sur la couverture plastifiée vert foncée de mon classeur pour contempler les pellicules qui en tombaient. Ma foi, ça m'a occupée toute l'année!
Le plus effrayant, à l'école, c'est le temps qu'on passe à s'y ennuyer. Ce n'est pas tous les jours que l'oiseau-lyre passe dans le ciel.
Ecrit par : dobolino | 09 avril 2008
Le plus effrayant, à l'école, c'est le temps qu'on passe à s'y ennuyer. Ce n'est pas tous les jours que l'oiseau-lyre passe dans le ciel.
Ecrit par : dobolino | 09 avril 2008
Et j'ai l'impression que ça ne s'est pas amélioré si j'en juge par le nombre de petits scribouillous qui ornent les classeurs et copies de mes enfants.
De toute ma scolarité, le pire ennui, le fleuron, reste le stage à la DSV de Limoges. Un sommet d'ennui. Pas un instant de plaisir d'apprendre sur trois semaines.
En parlant de stage, je prends régulièrement des stagiaires de quatrième et troisième qui devraient, en toute logique, s'ennuyer au moins trois heures par jour puisque j'ai peine à les occuper huit heures d'affilée. J'ai découvert avec stupeur qu'ils ne s'ennuyaient pas, en tout cas moins qu'au collège auquel ils sont trop contents d'échapper, même quand ils sont inactifs.
Je laisse le diagnostic à votre sagacité. Pour ma part, j'en ai conclus que l'être humain est naturellement léthargique.
Ecrit par : dobolino | 09 avril 2008
Communiqué de presse de la Société des agrégés, 9 avril 2008:
"M. Jean-Michel LÉOST, Président de la Société des agrégés, a fait à la Presse la déclaration suivante :
La Société des agrégés constate que Bercy cherche à imposer au Ministère de l’Éducation nationale une vision exclusivement budgétaire de l’enseignement. Elle estime que s’il est du devoir d’un gouvernement, quel qu’il soit, de gérer au mieux l’argent de l’État, qui est celui des contribuables, il ne saurait le faire autrement que dans l’équité et dans la transparence.
La Société des agrégés condamne particulièrement les suppressions de postes effectuées dans certains établissements, alors que les besoins horaires n’ont pas diminué, pour créer artificiellement des heures supplémentaires. Elle rappelle que le recours aux heures supplémentaires doit rester dans des limites raisonnables pour ne pas nuire à la qualité de l’enseignement, et être organisé sur la base du volontariat.
La Société des agrégés estime, en revanche, qu’il n’est pas admissible que des élèves, souvent avec l’assentiment ou le soutien d’adultes, bloquent ou perturbent certains établissements, empêchant le déroulement normal des cours.
La Société des agrégés désapprouve également les organisations qui seraient tentées d’utiliser le malaise engendré par les suppressions de postes pour obtenir en contrepartie du Ministre qu’il mette en oeuvre les réformes pédagogiques ou statutaires qu’elles prônent, ou qu’il renonce à la refonte des programmes de l’école primaire.
Ecrit par : Jean | 09 avril 2008
T'es sûre que t'as pas quelques moutons à tondre, dobolino ?
Ecrit par : le troll incorrigible | 09 avril 2008
La Société des agrégés désapprouve également les organisations qui seraient tentées d’utiliser le malaise engendré par les suppressions de postes pour obtenir en contrepartie du Ministre qu’il mette en oeuvre les réformes pédagogiques ou statutaires qu’elles prônent, ou qu’il renonce à la refonte des programmes de l’école primaire.
Ecrit par : Jean | 09 avril 2008
Bravo, enfin un langage clair .Cette conclusion du communiqué devrait être placardée partout !!!
Ecrit par : le troll réaliste | 09 avril 2008
T'es sûre que t'as pas quelques moutons à tondre, dobolino ?
Ecrit par : le troll incorrigible | 09 avril 2008
La tonte n'est pas une activité de vétérinaire.
Ecrit par : dobolino | 09 avril 2008
Sur www.lire-ecrire.org, on trouve ce "Message de soutien à Xavier Darcos", que l'on peut d'ailleurs signer et envoyer à partir du site (plus nombreux nous serons...):
"Constatant les résultats de plus en plus inquiétants du système éducatif et l'échec de la doctrine de « l'élève au centre » qui a détruit en 20 ans l'ascenseur social que représentait l'école française, nous réaffirmons notre attachement à la refondation de notre système d'enseignement, par un recentrage rapide sur la transmission du savoir, avec priorité absolue donnée à l'enseignement primaire. Nous approuvons pleinement tout ce qui, dans le projet de programme du 20 février, marque une rupture avec les dérives constatées depuis des décennies.
Nous demandons l'application des nouveaux programmes dès la prochaine rentrée scolaire, pour tenter de sauver encore ce qui peut l'être, et nous approuvons particulièrement :
- La liberté pédagogique donnée aux enseignants pour qu'ils offrent aux enfants les moyens les plus efficaces d'atteindre les objectifs de connaissance des nouveaux programmes.
- L'organisation des objectifs par année, reposant sur un enseignement structuré, explicite, progressif, allant du plus simple au plus complexe, pour permettre à tous les enfants d'acquérir des connaissances de base solides et cohérentes.
- Le retour de la grammaire analytique qui mettra un terme aux expériences de « grammaire de phrase » et « d'observation réfléchie de la langue », dont les effets sur l'orthographe et les capacités d'expression des élèves furent plus que désastreux.
Nous sommes conscient de l'effort que représentent ces nouveaux programmes pour les élèves mais nous faisons confiance au Ministre pour mettre en œuvre toutes les actions nécessaires afin d'accompagner les élèves vers les objectifs envisagés, objectifs qui restent toutefois modestes et accessibles au plus grand nombre.
Nous attendons aussi du Ministre qu'il améliore un texte qui souffre de quelques incohérences et de quelques expressions confuses, laissant encore trop de marges d'interprétation en faveur des tenants de la doctrine de « l'élève au centre »."
"Oui je soutien Xavier Darcos"
Ecrit par : Jean | 09 avril 2008
La tonte n'est pas une activité de vétérinaire.
Ecrit par : dobolino | 09 avril 2008
Je viens de tondre deux persans au poil feutré (voire laineux : "A poil laineux ! A poil laineux !" Ouais, bof.)
Ecrit par : yann | 09 avril 2008
Sur www.lire-ecrire.org, on trouve ce "Message de soutien à Xavier Darcos", que l'on peut d'ailleurs signer et envoyer à partir du site (plus nombreux nous serons...):
Je n'arrive pas à y accéder "serveur introuvable" que ça met. Ca vous fait pareil à vous, ou ça n'arrive qu'à moi, comme d'habitude ? On m'en veut, je sais qu'on m'en veut !
Ecrit par : Robin | 09 avril 2008
Ah ! enfin un véto qui bosse et qui de surcroît tond ! Le croit-on ?
Ecrit par : le troll | 09 avril 2008
A Robin : sur le lien , il y a une erreur de syntaxe , il faut supprimer la virgule finale
Ecrit par : le troll king of the computer | 09 avril 2008
C'était pareil pour moi mais c'est parce que l'adresse avait une virgule .org : quand on copie une adresse il vaut mieux TOUJOURS laisser un espace avant et après (même si c'est contraire aux règles de typographie).
http://www.lire-ecrire.org
Et en plus je m'amuse en ce moment à faire un quizz sur... le B2i
Je demande toute votre indulgence !
Ecrit par : lucile | 09 avril 2008
Hypothèse, quant au troll: retour d'ipidi-machin-chose-putain-con, qui avait l'habitude de rajouter des mots drôles et des saillies (hu hu hu) sur son pseudo genre "ipidiblue-a-fait-caca-et-est-très-content", ça ressemble à "le-troll-réaliste", etc. Et si ce n'est pas lui, c'est de la même veine.
Ecrit par : Pendariès | 09 avril 2008
Une qui comme C.S se plaint du manque de formation :
http://hebdo.parti-socialiste.fr/2006/10/11/133/
Agnès Perrin dit :
12 octobre 2006 à 17:52
Merci Yves Durand, enfin une réaction nette des socialistes contre les agissements d’un ministre qui confond la loi et sa parole. j’ai fait partie des enseignants qui ont boycotté son intervention au collège de France. Je me suis entendue traiter d’anti-démocrate par sa suite parce que je refusais d’écouter la parole d’un ministre sourd.
Au delà, de la polémique, ses agissements mettent en danger notre démocratie. M. De Robien confond pouvoir exécutif et pouvoir législatif.
D’autre part, il est urgent de redonner de la légitmité aux enseignants et aux IUFM. Tout n’y est pas parfait - comme dans toute insititution - mais le plus gros problème vient du manque de temps de formation. Mes stagiaires auront cette année à peine 80 heures de formation en français pour apprendre à enseigner toutes les composantes de notre discipline : apprendre la parole, apprendre à lire, constuire sa culture, apprendre à écrire, apprendre l’orthographe, apprendre la grammaire…. et ça de la maternelle au CM2. L’année de formation est un gigantesque marathon, en juin, leur formation sera terminée et dans l’univers scolaire volulu par les gouvernements Rafarin/ De Villepin, ils ne pourront quasiment plus participer à des stages de formation continue faute de moyens (supprimer des postes de fonctionnaires, ça implique forcément des effets bien réels). Qu’on se le dise!!!
C’est cela la réalité de la formation des enseignants. C’est cela que les médias ne disent jamais!
Donc merci pour ce soutien que j’attends depuis presqu’un an!!!
SA SUPERBE METHODE DE LECTURE CP:
"A l'école des albums"
Plus politiquement gõchõcoreK tu meurs !
http://www.yodawork.com/images/RETZ/da/2007/602608%20-%20MODULE_2_BD.pdf
200€ po chir .
VIREZ MOI TOUT CA ! plizzzzzzzzzzzz
Enfermez Eveline/Beel6/Frakkk/Mer2/goixgoix !
Libérez Marie-Jeanne
poglop !
Ecrit par : toto | 09 avril 2008
Et ils osent critiquer Léo et Léa !
Franchement, Léon sur le ponton, c'est aussi con que la loche de Faro...
Ecrit par : c. cru | 09 avril 2008
"Léon sur le ponton"
D'LA GROSSE DOUNE DE CHEZ CACA !
ET ELLE SE PLAINT QUE LES INSTITS NE SOIENT PAS ASSEZ FORMES ! PETE DES BOYAUX D'LA TETE, ELLE EST ! :PT1CABLE:
VIREZ MOI TOUS CES ZÂNES !
Ecrit par : toto | 09 avril 2008
Non je ne m'énerve po , j'explique ...
Ecrit par : toto | 09 avril 2008
"La loche de Faro"
C'EST PAS CON !
CA FAIT PARTIE DE LA PROGRESSION !
C'EST HYPER SUBTIL !
nãn j'm'énerve po, j'explique
Ecrit par : toto | 09 avril 2008
Ne pourra-t-on jamais réformer l'école dans une autre direction que celle voulue par les pédagogistes, syndicats et autres associations encartées au PS ?
Le mamouth est à genou et déjà prêt à verser sur le flanc.
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/04/09/avis-de-tempete-pour-xavier-darcos-par-brigitte-perucca_1032608_3232.html
Avis de tempête pour Xavier Darcos, par Brigitte Perucca
LE MONDE | 09.04.08 | 13h47 • Mis à jour le 09.04.08 | 13h47
Voilà des semaines que des nuages s'amoncellent au-dessus de la Rue de Grenelle et de Xavier Darcos, son locataire à plein temps depuis son échec aux élections municipales à Périgueux. Cumulus politiques, sociaux, scolaires : tous les éléments d'une belle tempête sont réunis alors que commence à pointer une grogne sérieuse des enseignants dans les établissements, amplifiée par un mouvement lycéen dont les développements sont toujours - et quel que soit le gouvernement - dangereux et incertains.
Cet avis de tempête, assez prévisible dès qu'il est question de tailler dans les moyens affectés à l'éducation nationale dans notre pays, invite à s'interroger sur la stratégie adoptée par le ministre de l'éducation nationale lui-même depuis son arrivée à ce poste. Et si, dans ses choix et ses décisions, Xavier Darcos avait suivi la mauvaise piste, au point de se trouver dans une situation politique délicate ?
La fragilité politique du ministre, après un revers électoral et une campagne de l'entre-deux-tours surmédiatisée, est évidente. Xavier Darcos, qui, comme il l'a dit, "ne voulait pas y aller", porte désormais sur ses épaules une part symbolique de l'échec global de la majorité à ces élections. Périgueux n'est certes ni Pau ni Toulouse, mais le candidat sortant était ministre. Cette fragilité politique serait accentuée par le fait que le pouvoir, hier concentré à l'Elysée, s'est déplacé à Matignon.
Le temps n'est plus où Xavier Darcos, accroché à l'étoile sarkozyenne, gagnait tous les arbitrages et pouvait se permettre toutes les libertés à l'égard du premier ministre, François Fillon, dont il s'imaginait quasiment en successeur. Ce temps, c'était le temps d'avant, avant la chute dans les sondages, avant les élections municipales. Le temps d'après, celui de la rigueur pour les fonctionnaires et donc pour l'éducation, se révèle pour lui d'autant plus difficile à aborder que le ministre de l'éducation n'a pas vraiment joué le jeu en matière de suppressions de postes pendant sa première année d'exercice ministériel.
Cédant à un travers classique, le ministre a, dès son arrivée au ministère, commencé par batailler bec et ongles pour réduire le nombre des suppressions, espérant ainsi s'attirer la bienveillance syndicale et garantir la paix sociale. Exercice réussi : apprenant pendant l'été 2007 que "seulement" 11 000 postes (alors que tout le monde s'attendait à 17 000) étaient supprimés, les syndicalistes enseignants, de la FSU à l'UNSA, ont jugé que "le pire" avait été évité. Telle n'a pas été, on s'en doute, l'opinion de Matignon et de la majorité parlementaire, bien consciente que le chemin pour réduire le nombre de fonctionnaires passe par les établissements scolaires.
Moralité : Xavier Darcos, après s'être montré mauvais élève de la politique gouvernementale en 2007, va devoir redoubler de zèle. Alors que, contrairement à son homologue de l'enseignement supérieur, Valérie Pécresse - dont il aurait aimé avoir les attributions -, Xavier Darcos ne peut compter sur aucune manne pour calmer les impatiences. Il est en quelque sorte attendu au tournant dans son propre camp. Et, pour ne rien arranger, ce ne sont pas 20 000 suppressions d'emplois en 2009 que le ministre va devoir afficher, mais bien plus en vertu de la règle du budget triennal 2009-2011. Le tout sans compter les économies imposées par la Révision générale des politiques publiques. Sans contrepartie ou presque.
Car, savourant cette quiétude inhabituelle dans un ministère accoutumé aux soubresauts continuels, M. Darcos n'a pas profité de sa lune de miel avec les syndicats pour enclencher la négociation promise sur la condition du métier enseignant. Cette négociation avait pour but d'établir un nouveau donnant-donnant sur la base du "contrat de progrès" proposé par le président de la République aux fonctionnaires. C'était il y a tout juste un an, quand M. Sarkozy affirmait vouloir "des fonctionnaires moins nombreux, mieux payés, aux carrières plus variées grâce à une organisation en métiers, en contrepartie de services publics plus efficaces".
MAYONNAISE DES HEURES SUPPLÉMENTAIRES
Un an plus tard, rien de tout cela n'est palpable. Xavier Darcos a bien lancé la commission pour l'évolution du métier enseignant, présidée par le conseiller d'Etat Marcel Pochard, mais ses conclusions, rendues début février, ont pour l'instant été suivies... d'un silence assourdissant. Même s'il semble que le ministère s'apprête à lancer une première série de consultations avec les organisations syndicales dans les quinze jours qui viennent, il est incontestable, vu de l'UMP, qu'un retard a été pris. Comme en 2002, quand il avait été reproché à Luc Ferry de rater une occasion historique en ne supprimant aucun poste lors de l'arrivée du gouvernement de droite.
Sans compter que la mayonnaise des heures supplémentaires ne monte pas : les professeurs ne sont pas aussi preneurs que le gouvernement le pensait. Ils résistent au "travailler plus pour gagner plus". Surtout quand ces heures supplémentaires ne sont, la plupart du temps, pas majorées. Mais là n'est sans doute pas la raison profonde. Peut-être le gouvernement a-t-il minimisé la dimension sociologique de ce métier, choisi par une grande majorité de femmes pour lesquelles l'équilibre entre le temps personnel et le temps de travail est fondamental.
Peut-être aussi le ministre de l'éducation nationale a-t-il ignoré la charge que représentent trois ou quatre heures en plus ? Bref, sur la condition enseignante, comme sur la réforme du lycée - suspectée de n'être qu'un vulgaire plan d'économies -, l'idée que seule la qualité (enseigner autrement) peut améliorer un système éducatif qui ne progresse plus avec la seule quantité - plus de professeurs, plus de moyens - est en panne.
Enfin, et c'est peut-être le plus grave, à ces ratages politiques est venu s'ajouter récemment l'exercice pour le moins contestable de la refonte des programmes de l'école primaire. Fallait-il absolument céder aux sirènes de ceux qui veulent remettre à l'honneur les conjugaisons et la mémorisation de dates en histoire dès le CP ? Fallait-il imposer des programmes alourdis alors que l'horaire des élèves va diminuer de trois heures ? Etait-il indispensable de déstabiliser l'école primaire et d'ouvrir un nouveau front de contestation dans le but de satisfaire des courants ouvertement conservateurs ? Car, ce faisant, le ministre s'est encore aliéné toute une frange d'enseignants sans être certain de se garantir le soutien des parents...
Encore une qui ne cache pas sa joie de voir les lycéens - manipulés à mort par les collègues - dans la rue.
Ces collègues qui se servent des lycéens comme bouclier, sont en train de creuser le trou qui va bientôt leur servir de tombe.
Dans mon lycée les meilleurs élèves nous quittent pour d'autres horizons moins agités où l'on respecte le droit et la liberté de ceux qui veulent encore apprendre.
Demain les mêmes manifesteront pour dénoncer le libéralisme qui fait le lit des officines privées.
Pathétique.
Philippe.
Ecrit par : Phil Del | 09 avril 2008
"Mes stagiaires auront cette année à peine 80 heures de formation en français pour apprendre à enseigner toutes les composantes de notre discipline : apprendre la parole, apprendre à lire, constuire sa culture, apprendre à écrire, apprendre l’orthographe, apprendre la grammaire…. et ça de la maternelle au CM2.
Agnès Perrin a dit."
C'est de la folie pure que de présenter, comme le faisait Mme Perrin, formatrice IUFM en 2006, l'enseignement de l'enseignement du français comme un Everest! C'est typique des "pédagos": on se fait mousser, on se fait mousser, et encore mousser en présentant comme très difficile quelque chose qui en réalité va de soi. Enseigner le français, à partir du moment où on le fait avec des méthodes raisonnables (pas avec l'autoconstruction des savoirs, , ce n'est vraiment pas la mer à boire. Il faut simplifier, simplifier toujours - maître mot du vrai professeur -, alors que pour les "pédagos" - esprits faux et confus - il faut encore et toujours rendre les choses les plus opaques possible. Meirieu, après vingt ans de vain bavardage, n'hésite pas à glapir qu'il faut "entamer une réflexion sur l'école", afin d'espérer résoudre les problèmes, tellement ils sont compliqués. Et quand on aura "entamé la réflexion sur l'école", on aura quelque chance de trouver, au bout de vingt autres années douilletement prébendées, comment il faut poser adéquatement le problème. Cela n'a pas de fin. D'ailleurs la réflexion de Meirieu n'a pas de fin, en tous les sens du mot, ou pas de sens, ce qui revient au même.
Ecrit par : Jean | 09 avril 2008
Douillettement!
Ecrit par : Jean | 09 avril 2008
Et si la politique éducative de la France se décidait effectivement à l'OCDE?
Il serait intéressant de connaître de savoir quelle est l'ambiance au Ministère de l'Education nationale, avec la pression que fait peser Bercy sur les finances dudit.
JPB pourrait peut-être nous dire si Darcos se laisse abattre, ce que je ne crois pas pour ma part.
Mais il est certain que vouloir restaurer l'enseignement en France impliquait que l'on déclare la guerre à une partie du corps enseignant qui s'est attachée aux dogmes les plus stupides. Beaucoup de prétendus "professeurs" sont ainsi des Crétins au sens brighellien. C'est avec leur complicité active que le système s'est enrayé.
Ecrit par : Jean | 09 avril 2008
Et si, dans ses choix et ses décisions, Xavier Darcos avait suivi la mauvaise piste, au point de se trouver dans une situation politique délicate ?
Ecrit par : Phil Del | 09 avril 2008
Que la politique est belle vue à travers les lunettes de notre chroniqueur "libéral" : des choix, des ouvertures, une stratégie, bref un monde où tout est possible, où les accidents de parcours relèvent de l'erreur humaine. C'est peu crédible mais si utile à faire oublier que Darcos s'agite dans un bocal, que ses performances en termes de réduction d'effectif intéressent plus ses amis que la lutte contre le pédagogisme.
Il y avait la gauche caviar, il y a maintenant avec Phil Del et Cadichon, une droite Peter Pan.
Ecrit par : Victor | 09 avril 2008
Si Nicolas Sarkozy avait dit la vérité qu'il connaissait, en tant qu'ancien ministre des finances, il n'aurait pas été élu.
"Les caisses sont vides".
l'Etat ne peut faire d'économies que dans les domaines qui sont les siens : la Justice, l'Armée, les équipements collectifs, le budget de fonctionnement de l'Etat, l'Ecole...
l'Ecole dont la plupart des gens, sur ce blog et ailleurs s'accordent pour dire qu'elle fonctionne mal et qu'elle coûte trop cher.
X. Darcos ne fait que suivre la feuille de route du président de la République et appliquer les directives du ministère des finances.
La seule chose que l'on puisse lui reprocher, c'est de ne pas avoir (encore) mis en route "la troisième voie" :
" des fonctionnaires moins nombreux, mieux payés, aux carrières plus variées grâce à une organisation en métiers, en contrepartie de services publics plus efficaces ".
Le peut-il, le souhaite-t-il vraiment ?
Ecrit par : Robin | 09 avril 2008
Pourquoi personne ne parle d'arts plastiques ici ?
A croire que ça ne vous intéresse pas ... Bizarre pour un public plutôt littéraire et cultivé !
Z'allez jamais voir d'expo ?
Z'aimez quoi ? Plutôt classique, pompier, impressionniste, moderne, contemporain ?
Qui a vu l'expo Penck (rétrospective intéressante permettant de comprendre les tournants de sa carrière) ?
Les Inquiets à Beaubourg ça vous a brassé ? Que pensez-vous du nouvel accrochage de la collec permanente ?
Et Branly, à l’usage, quel est votre avis sur la polémique arts premiers / ethno ?
La programmation du palais de Tokyo (Nivéa par exple ...) depuis l’arrivée de Walher vous a-t-elle irrité, laissé indifférent ? La présidence du CA par Cornette de St Cyr, c’est pas un peu un pb ?
Quelle est votre dernier coup de cœur, le plasticien qui vous a bien secoué ces temps ?
Ask'on peut donner le goût des arts plastiques aux gosses ? Comment ?
Ask'y faut montrer et expliquer des œuvres, faire réaliser des travaux "à la manière de" etc ...
Le musée avec des gosses, ça sert à quoi ? A partir de quel âge ?
Des fois y’en a un peu marre des palabres de boutique ...
Et pourtant JPB se décarcasse pour essayer de varier les plaisirs !
Ecrit par : Zorglub | 09 avril 2008
Les gens qui prétendent que "l'éducation n'a pas de prix" ne paient pas d'impôts.
(c'était la pensée libérale du jour)
Ecrit par : Robin | 09 avril 2008
Pour en revenir au problème de l'ennui, je crois que les élèves actuels peinent à accepter des efforts ardus, voire ingrats, qui trouvent leur récompense plus tard. Je me rappelle avoir étudié en seconde Ronsard et du Bellay avec sérieux, certes, parce que j'étais une élève studieuse, mais sans plaisir : la langue me semblait difficile, et ces difficultés faisaient écran à ma perception du texte. L'année suivante, notre professeur nous demanda de réviser la Pleiade. J'ai donc relu tous les poèmes, et là, il s'est produit un petit miracle : toutes les difficultés s'étaient évanouies, et je découvrais avec émerveillement, dans toute leur fraîcheur, la grâce des images et la mélancolie des roses défuntes. Je sais encore par coeur nombre de ces poèmes, sans les avoir jamais appris, simplement parce qu'ils ont fortement marqué ma sensibilité à une époque où elle ne demandait qu'à s'enrichir.
Mais j'ai un peu le sentiment d'enfoncer des portes ouvertes en racontant cette expérience, dont beaucoup ont dû connaître l'équivalent.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 09 avril 2008
Bonsoir
Je m'apprète à poster un commentaire un peu long destiné au départ à Robin et Lucile. J'attends avec impatience leur (vos) réactions que je lirai plus tard dans la soirée.
Je précise juste que je viens de rejoindre la Fédération Française de Jeux de Rôles et que je suis tout excité !
Ecrit par : johnmarguerite | 09 avril 2008
Désolée Zorglub, c'est vous qui avez raison : je ne parlerai plus littérature sur un fil consacré aux arts plastiques (domaine dans lequel ma culture reste on ne peut plus rudimentaire).
Ecrit par : Sylvie Huguet | 09 avril 2008
Bonjour
A Robin et Lucile et les autres :
Le manque de temps fait que je me lance de manière un peu désordonnée, mais j'avais dit que je parlerai d'un moyen de transposer l'univers du jeu de rôle dans celui des recherches documentaires, alors je m'exécute :
Vous devez à peu près tous savoir que les collections d'une bibliothèque sont rangées selon une classification.
Aujourd'hui, la classification la plus utilisée est la Classification Décimale de Dewey qui organise les domaines de la connaissance en 10 grandes classes, chacune des 10 classes comportant 10 divisions et chacune des 100 divisions comportant dix subdivisions.
Le résultat est qu'on obtient pour chaque document un indice de classification à trois chiffres, lequel est réutilisé pour la cotation des documentaires.
Et c'est là qu'intervient le diabolique décaèdre pentagonal, plus connu sous le nom de dé à 10 faces !
Utilisés dans les jeux de rôles pour déterminer des pourcentages, j'ai eu l'idée d'y recourir pour tirer au sort des indices de classification.
Le premier indice obtenu fut le 947, celui de l'histoire de la Russie.
Je me suis alors rendu à l'endroit où tous les ouvrages cotés à partir de l'indice 947 étaient regroupés.
Là, mon but était de choisir un ouvrage parmi les 150 qui se trouvaient devant moi.
Et le miracle, si j'ose dire, s'est produit ! J'ai choisi le "Guide de civilisation russe" publié par Anne-Marie Olive aux éditions Ellipses, et je l'ai consciencieusement potassé.
Si je n'avais pas tiré le sujet de ma prochaine lecture au sort, je n'aurais jamais ouvert un livre sur l'Histoire et la civilisation de la russie.
Depuis ce premier tirage au sort, effectué en juin 2007, j'ai renouvelé à plusieurs reprises cette expérience et suis en train d'affiner ma technique.
Aujourd'hui, je sors mes dés d'une petite boîte, je les lance sur un bout d'étoffe que je déplie sur la table pour ne pas faire de bruit. Je consulte mon mémento de la Classification Dewey pour connaître le sujet que je viens de tirer au sort.
Ensuite, je pars chercher mon livre. A ce moment-là, je n'ai plus qu'un objectif : choisir un ouvrage que je serai en mesure de lire. Je ne me fixe surtout pas d'objectifs trop ambitieux car seul un examen honnête de mes capacités de lecteur me permettra de relever le défi que je me suis lancé.
Une fois le livre choisi, je réalise qu'un lien fort s'est établi entre lui et moi.
Tout d'abord, aucun élément extérieur, sinon le hasard, n'a influencé mon choix
Ensuite, je n'ai pas choisi un auteur, je n'ai pas choisi un titre. J'ai d'abord choisi un sujet et une clé d'accès à celui-ci.
Enfin, je réalise qu'en me soumettant au hasard, je me donne une chance égale de découvrir tous les domaines de la connaissance, et que si tous les sujets ne sont pas d'égale importance, tous méritent assurément d'être abordés.
Depuis que je m'adonne à cette pratique, rien n'est venu démentir ce que je viens d'écrire. Je viens, par exemple, de terminer "Quand notre monde est devenu Chrétien" de Paul Veyne. Il y a quelques semaines, je lisais "Cinq méditations sur la beauté" de François Cheng, mais aussi "La cuisine pour les touts-petits", "Le sport est-il bon pour la santé", la biographie de Simone Signoret, etc.
Et le plus fort, c'est que cette façon de faire n'est pas devenu un dogme. Je peux aussi bien lancer les dés pour découvrir un bouquin de philosophie et ne pas les lancer pour en lire un autre sur la religion.
Je me suis, en quelque sorte, arraché à ma torpeur intellectuelle pour ne plus m'interdire aucun sujet de lecture.
Maintenant, une fois que tout cela est dit, tout reste à construire pour initier un maximum de personnes de tous les âges à cette pratique.
Il faut, en particulier, résoudre un certain nombre de difficultés avant que l'utilisation de la Classification de Dewey ne devienne un véritable jeu.
Par exemple : que fait-on lorsqu'on tire un indice de la classe 400 (langues) ou 200 (religion).
J'ai mes petites idées là-dessus.
En tout cas, je vais essayer de mener ce projet à terme par le biais de la Fédération Française de Jeu de Rôles à qui j'ai présenté mon experience et dont je vais rejoindre l'équipe.
Ecrit par : johnmarguerite | 09 avril 2008
Commentaire à mon mail un peu long :
Je n'ai vraiment fait qu'introduire mon sujet et j'aurais du préciser pleins de choses.
Par exemple, j'ai l'idée d'un mémento de la Classification dewey qui se présenterait sous la forme d'un écran du meneur de Jeu comme on en trouve dans les parties de jeu de rôle
J'ai l'idée aussi d'une sorte d'agenda de lecture qui se présenterait sous la forme d'un classeur/grimoire où on glisserait des fiches de lectures prêtes à photocopier.
J'ai l'idée que les lectures ainsi répertoriées pourraient servir à alimenter un jeu de rôle qui reste à créer où les bibliothécaires tiendraient les rôles principaux !
On pourrait même transposer dans ce jeu de rôle le conflit pédagos anti-pédagos !!!
Enfin bref, j'ai pas mal d'idées quoi...
Ecrit par : johnmarguerite | 09 avril 2008
""Léon sur le ponton"
D'LA GROSSE DOUNE DE CHEZ CACA !
ET ELLE SE PLAINT QUE LES INSTITS NE SOIENT PAS ASSEZ FORMES ! PETE DES BOYAUX D'LA TETE, ELLE EST ! :PT1CABLE:
VIREZ MOI TOUS CES ZÂNES !
Ecrit par : toto | 09 avril 2008
Non je ne m'énerve po , j'explique ...
Ecrit par : toto | 09 avril 2008
"La loche de Faro"
C'EST PAS CON !
CA FAIT PARTIE DE LA PROGRESSION !
C'EST HYPER SUBTIL !
nãn j'm'énerve po, j'explique"
Ecrit par : toto | 09 avril 2008
Pour Zorglub et Sylvie (Huguet);
Si on lit bien les messages (certes légèrement cabalistiques à première vue) figurant ci-dessus, le blog est à la fois redevenu littéraire et plastique!
Certes, cela frise un peu l'art conceptuel dans les deux domaines, mais ne faisons pas la fine bouche!
Mon petit doigt me dit que d'autres, dans le même genre, vont suivre. ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008
Je précise juste, mais c'est important : ce dont je parle n'engage pour l'instant que moi et pas encore la Fédération Française de Jeu de Rôles, qui m'a écouté d'une oreille bienveillante mais qui reste à convaincre...
Ecrit par : johnmarguerite | 09 avril 2008
Que la politique est belle vue à travers les lunettes de notre chroniqueur "libéral" : des choix, des ouvertures, une stratégie, bref un monde où tout est possible, où les accidents de parcours relèvent de l'erreur humaine. C'est peu crédible mais si utile à faire oublier que Darcos s'agite dans un bocal, que ses performances en termes de réduction d'effectif intéressent plus ses amis que la lutte contre le pédagogisme.
Il y avait la gauche caviar, il y a maintenant avec Phil Del et Cadichon, une droite Peter Pan.
Ecrit par : Victor | 09 avril 2008
Victor,
Il faut rendre à Brigitte Perucca ce qui lui appartient.
Dans mon post, je n'assume que le premier et dernier paragraphes.
Pour être libéral aujourd'hui, je n'en suis pas moins humaniste. Si vous connaissiez mon parcourt vous changeriez peut-être votre jugement sur mon compte.
Je dois tout à l'école de la république, et de voir ce qu'elle est devenue après maintes réformes mises en place au nom de plus de justice sociale, alors qu'elle ne permet plus aux plus modestes de se hisser parmi les élites, me laisse un goût amer.
Le scénario du destin de l'école française ressemble étrangement à celui des pays de l'Est. Si l'école ne va pas bien, c'est parce que les méthodes qui l'ont conduite au désastre n'ont pas été appliquées ou si peu, qu’il faut donc garder le cap et persévérer dans l'erreur en réclamant toujours plus de moyens pour que ça marche enfin. Mais pendant ce temps, ceux qui peuvent quittent le navire et il sera trop tard quand il ne restera plus rien du mammouth qui avait pourtant rendu tant de services à tous ceux qui comme moi avaient la rage de se sortir de leur modeste condition - aujourd'hui ceux-là sont condamnés à la misère à perpétuité. Merci la Gôche !
Jean,
Je ne crois pas que les instances internationales (telle l’OCDE et autres…) aient planifié la destruction de l’Ecole française et de toute autre école d’ailleurs. Il ne faut pas se laisser gagner par la paranoïa.
Je pense plutôt que nos pédagogistes ont investi toutes ces instances - comme ils l’ont fait au ministère de l’EN - et qu’ils se sont employés à mettre en place dans tous les pays de l’OCDE leur idéologie néfaste pour le petit peuple – il n’y a qu’à voir comme nos amis canadien, suisse et autre se battent pour justement les empêcher de nuire. Les pédagogistes sont les « cons utiles » du libéralisme.
Philippe.
Ecrit par : Phil Del | 09 avril 2008
Ask'on peut donner le goût des arts plastiques aux gosses ? Comment ?
Ask'y faut montrer et expliquer des œuvres, faire réaliser des travaux "à la manière de" etc ...
Le musée avec des gosses, ça sert à quoi ? A partir de quel âge ?
Des fois y’en a un peu marre des palabres de boutique ...
Et pourtant JPB se décarcasse pour essayer de varier les plaisirs !
Ecrit par : Zorglub | 09 avril 2008
J'avais commencé à poster un truc et proposé d'envoyer la suite.
Pas eu d'écho. Pas fait. Pas vexée.
Ecrit par : catmano | 09 avril 2008
Hypothèse, quant au troll: retour d'ipidi-machin-chose-putain-con, qui avait l'habitude de rajouter des mots drôles et des saillies (hu hu hu) sur son pseudo genre "ipidiblue-a-fait-caca-et-est-très-content", ça ressemble à "le-troll-réaliste", etc. Et si ce n'est pas lui, c'est de la même veine.
Ecrit par : Pendariès | 09 avril 2008
Intelligenti pauca .
Ecrit par : le troll | 09 avril 2008
"Le sport est-il bon pour la santé", la biographie de Simone Signoret"
Ecrit par : johnmarguerite | 09 avril 2008
Ce sont deux livres différents??? ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008
"Pas eu d'écho. Pas fait. Pas vexée."
Ecrit par : catmano | 09 avril 2008
Si, Catmano, faites-le!!! Please.
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008
Intelligenti pauca .
Ecrit par : le troll | 09 avril 2008
Ca claque, hein, avec le latin. Tellement mieux... Vive les pages roses du Larousse, hu hu hu.
Ecrit par : Pendariès | 09 avril 2008
"Le sport est-il bon pour la santé", la biographie de Simone Signoret"
Pffff, mais noooonnnn !!!! La biographie de Simone Signoret, au passage, est celle écrite par Huguette Bouchardeau
Ecrit par : johnmarguerite | 09 avril 2008
Pov' Simone ! Qui, d'ailleurs, la remplace aujourd'hui ?
Ecrit par : johnmarguerite | 09 avril 2008
C'était une blague, John... Mille excuses! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008
Ca claque, hein, avec le latin. Tellement mieux... Vive les pages roses du Larousse, hu hu hu.
Ecrit par : Pendariès | 09 avril 2008
Je me doutais bien que toi, tu aurais besoin des pages roses pour comprendre.Ha ha ha
Ecrit par : le troll | 09 avril 2008
Ca claque, hein, avec le latin. Tellement mieux... Vive les pages roses du Larousse, hu hu hu.
Ecrit par : Pendariès | 09 avril 2008
Je me doutais bien que toi, tu aurais besoin des pages roses pour comprendre.Ha ha ha
Ecrit par : le troll | 09 avril 2008
Ben non, j'y ai même pas regardé dedans... monsieur ou madame la Tutoyeuse. Mais bon, j'en ai fini avec toi, t'es trop nulleuh! hu hu hu
Ecrit par : Pendariès | 09 avril 2008
Mais bon, j'en ai fini avec toi, t'es trop nulleuh! hu hu hu
Ecrit par : Pendariès | 09 avril 2008
Mais pourquoi tant de haine et si peu d'humour ??
Ecrit par : le troll | 09 avril 2008
Un signe, Mr Darcos, un signe!
Montrez-nous que "ça"vous "savez faire"! Que vous allez prendre les pédagos par les cornes et les faire sortir de l'arène.
Et les Brighelliens, pour l'encourager, de crier très fort pour le bien aider:
" Nous, pasteurs des esprits, qui, du bord du chemin,
Regardons tous les pas que fait le genre humain,
Poètes, par nos chants, penseurs, par nos idées,
Hâtons vers la raison les âmes attardées!"
Mais rien ne venait du ciel, ni de la terre, d'ailleurs; quand tout-à-coup profonde et solennelle, s'éleva une voix d'outre-grenelle:
" Un jour,- mais nous serons couchés sous le gazon
Quand cette aube de Dieu blanchira l'horizon!-
Un jour on comprendra..."
Ecrit par : Sanseverina | 09 avril 2008
Les pédagogistes sont les « cons utiles » du libéralisme.
Ecrit par : Phil Del | 09 avril 2008
C'est absolument cela : voilà pourquoi Alain Madelin, par exemple, est si fort entiché de M.-Danielle Pierrelée, Gaby Cohn-Bendit et cie -- et sans doute voilà aussi pourquoi on est loin d'être débarrassé de tous ces braves gens-là. Il n'y a pas "complot" libéral-libertaire stricto sensu,mais convergence objective, en quelque sorte.
Il faut dire aussi que quand on a des "alliés objectifs" à la fois aussi prétentieux, aussi stupides et aussi établis en réseaux, on aurait tort de s'en priver... "Idiots utiles", c'est vraiment le mot.
Ecrit par : FGuichard | 09 avril 2008
Vous y croyez, Sanseverina, vous, au signe?....
Il devait y avoir une bronca contre le bac en 3 ans en LP: nada, c'est passé comme une lettre à la Poste.
JPB dit qu'il faut attendre pour voir les résultats, mais je crains assez que Darcos (entre réforme et choses imposées par celui qui est au-dessus de lui) aille ailleurs faire son fromage, et qu'il ne restera pas derrière son Marocain.
Ecrit par : Pendariès | 09 avril 2008
"Je pense plutôt que nos pédagogistes ont investi toutes ces instances - comme ils l’ont fait au ministère de l’EN - et qu’ils se sont employés à mettre en place dans tous les pays de l’OCDE leur idéologie néfaste pour le petit peuple – il n’y a qu’à voir comme nos amis canadien, suisse et autre se battent pour justement les empêcher de nuire. Les pédagogistes sont les « cons utiles » du libéralisme."
Philippe.
Ecrit par : Phil Del | 09 avril 2008
Et en filigrane des "investis" il ya les Trotskistes, rompus à l'infiltration et donc à l'art de récupérer tous les champs d'action, au point d'en dénaturer la philosophie iniatiale (exemples notoires : les Verts, les altermondialistes et les Droitsdel'hommistes).
Ecrit par : Magister | 09 avril 2008
lire : ...la philosophie initiale...
Ecrit par : Magister | 09 avril 2008
Pas du tout, Penda, pas du tout. Tout cela est bien dérisoire.
Ecrit par : Sanseverina | 09 avril 2008
Et si la politique éducative de la France se décidait effectivement à l'OCDE? (Jean)
Comme Darcos fut ambassadeur de France auprès de l'OCDE pendant sa...traversée du désert..., ce serait une bonne question à lui poser.
Sergio, si vous vouliez faire de l'humour , merci d'ajouter des sous-titres.
S'il est aussi certain que Julien Freund a lu Hölderlin, que les séparent un siècle et un fleuve, ce n'est qu'au Panthéon des penseurs de l'identité culturelle de leur pays que ces deux-là pourraient se promener bras-dessus bras-dessous, non am Neckar Strand.
Ecrit par : Cadichon | 09 avril 2008
Pour faire une bonne bouillabaisse :
Et en filigrane des "investis" il ya les Trotskistes, rompus à l'infiltration et donc à l'art de récupérer tous les champs d'action, au point d'en dénaturer la philosophie iniatiale (exemples notoires : les Verts, les altermondialistes et les Droitsdel'hommistes).
Ecrit par : Magister | 09 avril 2008
Et le raton-laveur ? Il dénature la "philosophie iniatiale" ?
Ecrit par : Victor | 09 avril 2008
Et le raton-laveur ? Il dénature la "philosophie iniatiale" ?
Ecrit par : Victor | 09 avril 2008
Tarte à la crème !
Ecrit par : Magister | 09 avril 2008
Euh, vous connaissez la Classification décimale de Dewey ?
Ca vous dit pas de servir le Décaèdre invincible ?
Ecrit par : johnmarguerite | 09 avril 2008
Euh, vous connaissez la Classification décimale de Dewey ?
Ecrit par : johnmarguerite | 09 avril 2008
Oui, mais les livres pédagogistes font-ils partie de cet ensemble du savoir humain ?
Ecrit par : Magister | 09 avril 2008
C'est de la folie pure que de présenter, comme le faisait Mme Perrin, formatrice IUFM en 2006, l'enseignement de l'enseignement du français comme un Everest!
(Jean)
Jean, je ne crois pas que vous puissiez comparer votre expérience de l'enseignement du français en collège et en lycée avec l'enseignement du français à l'école maternelle et à l'école primaire.
On peut discuter des contenus et des modalités de la formation, mais il me paraît difficile de dire qu'elle est quasiment inutile.
---
Encore une qui ne cache pas sa joie de voir les lycéens - manipulés à mort par les collègues - dans la rue.
(Phil Del)
Qu'on se le dise : un jeune de gauche est toujours manipulé.
Mais Jean Sarkozy, par exemple, ne l'est pas, puisqu'il est de droite.
Ecrit par : Pat | 09 avril 2008
Les pédagogistes sont les « cons utiles » du libéralisme.
Ecrit par : Phil Del | 09 avril 2008
Vu ce que je lis ici et dans les programmes 2008, je pourrais retourner le compliment contre M. JPB, M. Darcos et leurs amis (dont je partage très ponctuellement certains avis).
Ecrit par : Gelsomina | 09 avril 2008
Me voici de retour ponctuellement sur ce blog.
J'avoue avoir cessé de le suivre quotidiennement depuis que je me suis rendu compte qu'ici aussi on trouvait des gens haineux capable de proposer (sérieusement?en riant?) la mise à mort de vos adversaires pédagogues...
Bref, je continue à partager certains idéaux éducatifs développés par M. Brighelli mais je rejette la violence dont les participants de ce blog font preuve ici.
Je suis et reste une opposante ferme aux nouveaux programmes 2008, même si je partage certaines idées qu'ils contiennent. Je trouve leur mise en place violente, déplacée et insultante pour les enseignants (pédagoggo et autres) et surtout je refuse de soutenir M. Darcos qui, selon moi, n'a aucune légitimité à être mon ministre de tutelle. Il a montré son degré d'incompétence il y a une semaine sur C+. (voir la vidéo suivante : http://www.canalplus.fr/index.php?pid=2174 )
Un agrégé de lettre incapable de conjuguer un verbe au passé antérieur??????? Non seulement il ne maitrise pas la règle de trois (pourtant apprise grâce aux méthodes qu'il prônent...) mais en plus, il ne cherche même pas à comprendre ce qu'on lui explique, il ne cherche même pas à raisonner...
Mes élèves de CE1 n'apprendront pas à faire une division cette année. Pas parce que je ne souhaite leur apprendre un maximum de choses mais parce qu'ils ont encore beaucoup de mal à différencier l'addition de la soustraction, parce qu'à force de trop les tirer vers le haut (suite à mes lectures sur ce post et des ouvrages de JPB), je les ai un peu dégouté de faire des efforts, hélas...
Bref, avant de savoir poser une division, je pesne qu'il est préférable qu'ils comprennent pourquoi parfois on fait des additions et des fois on fait des soustraction ou des multiplications ou des divisions.
Contrairement à ce que préconisent les nouveaux programmes, je ne transformerais pas mes élèves en calculatrices vivantes.
Dernière source de colère, cette semaine j'ai reçu les nouveaux manuels basés sur les programmes 2008... deux semaines après avoir perdu trois heures à me concerter avec mes collègues sur le PROJET de programmes 2008...
Le ministre m'aurait craché à la gueule qu'il ne m'aurait pas autant blessé... Ce ministre ne veut pas d'enseignant intelligents qui réfléchissent à l'instruction de leurs élèves. Ils veut des robots qui transforme les élèves en d'autres robots qui ne sauront plus réfléchir mais obéir bêtement aux enseignants, puis aux patrons...
J'espère que bientôt je pourrais à nouveau prendre plaisir à lire ici des posts qui me rendront plus intelligente et qui contiendront des débats plmus intéressant quele mode de lynchage des pédagogos comme vous les appelez.
PS : au lieu de vous foutre de la gueule de Lubin et de son site certes un peu caricatural, vous feriez bien de chercher à ne pas sombrer dans la même caricature...
Ecrit par : Gelsomina | 09 avril 2008
Bonsoir Gelsomina,
ils ont eu quoi tes zélèves au CP comme méthode de lecture ET de mathématique ?
Bien cordialement
Ecrit par : toto | 09 avril 2008
http://www.canalplus.fr/index.php?pid=2174
Quand je vois mon ministre de tutelle ainsi, je me dis que les bonnes vieilles méthodes qu'il préconise n'ont aucun intérêt...
PS : j'avais écrit un message plus long dans lequel j'exprimais ma colère face au mépris de notre ministre à l'égard des enseignants et face à la violence et aux caricatures utilisées sur ce blog contre les pédagogues.
J'espère qu'il apparaitra. J'espère aussi retrouver un jour ici des analyses pertinentes sur l'instruction publique et non des anathèmes violents et stériles.
Ecrit par : Gelsomina | 09 avril 2008
"Ce ministre ne veut pas d'enseignant intelligents qui réfléchissent à l'instruction de leurs élèves. Ils veut des robots qui transforme les élèves en d'autres robots qui ne sauront plus réfléchir mais obéir bêtement aux enseignants, puis aux patrons..."
Ecrit par : Gelsomina | 09 avril 2008
Vos propos s'inspirent de quel catéchisme ?
Ecrit par : Magister | 09 avril 2008
Euh, vous connaissez la Classification décimale de Dewey ?
Ecrit par : johnmarguerite | 09 avril 2008
Oui, mais les livres pédagogistes font-ils partie de cet ensemble du savoir humain ?
Ecrit par : Magister | 09 avril 2008
Oui, hélàs, je suis bien placé, cette année, pour le "savoir" :
300 - Sciences sociales
* 300
* 310 Statistiques
* 320 Science politique
* 330 Économie politique (Économique)
* 340 Droit
* 350 Administration publique
* 360 Services sociaux; associations
* 370 Éducation
* 380 Commerce, communications, transports
* 390 Coutumes et folklore
Les sciences sociales sont l'enfer des CDI
Ecrit par : Robin | 09 avril 2008
Bonsoir, Toto!
En français, métode semi-globale puis syllabique avec des méthodes constructivistes
En math, beaucoup de manipulation de légo et pas mal de constructivisme aussi
Sur dix huit élèves, j'en ai cinq bons et très bons et 13 en difficultés dont deux en très grandes difficultés.
Mais avant de taper sur mes collègues constructivistes, je me dois de tenir compte de la situation familiale de mes élèves même si ce n'est pas mon boulot. Jusqu'à janvier, j'ai tout fait pour ne pas leur chercher ce type d'excuse. Mais quand je vois que sur 18 élèves, seuls deux ont une famille "normale" (un père et une mère qui vivent ensemble et qui ne se tapent pas dessus), force m'est de constater qu'ils ont peut être d'autres soucis que d'apprendre à poser une division. Hier encore, un de mes élèves qui attendait l'ouverture des portes de l'école, n'a rien trouvé de mieux pour d'amuser que de s'allonger sur la chaussée devant l'école... et je ne parle pas des taudis dans lesquels ils vivent, des nombreux problèmes familiaux....
Est ce un hasard? mes deux meilleurs élèves sont ceux qui ont des familles "normales". Et avec eux, le constructivisme que vous décriez ici marche très bien...
Ecrit par : gelsomina | 09 avril 2008
"Ce ministre ne veut pas d'enseignant intelligents qui réfléchissent à l'instruction de leurs élèves. Ils veut des robots qui transforme les élèves en d'autres robots qui ne sauront plus réfléchir mais obéir bêtement aux enseignants, puis aux patrons..."
Ecrit par : Gelsomina | 09 avril 2008
Vos propos s'inspirent de quel catéchisme ?
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Aucun catéchisme en vue... juste ma petite expérience personnelle en classe et mon petit cerveau qui essaye justement de ne suivre aucun catéchisme.
Apprendre à des CE1 de ZEP à poser des divisions, c'est comme jeter n'importe qui du haut d'une falaise et lui ordonner de voler...
En théorie, je trouve cela formidable de penser pouvoir enseigner la division en CE1 ; en pratique, je me rend compte que cela équivaut à fonce r dans le mur....
Ecrit par : Gelsomina | 09 avril 2008
"Mais quand je vois que sur 18 élèves, seuls deux ont une famille "normale" (un père et une mère qui vivent ensemble et qui ne se tapent pas dessus), force m'est de constater qu'ils ont peut être d'autres soucis que d'apprendre à poser une division. "
Ecrit par : gelsomina | 09 avril 2008
Merci, Gelsomina. Sur ce sujet, je me sens un peu moins seul ici, d'un coup.
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008
"Vos propos s'inspirent de quel catéchisme ?"
Ecrit par : Magister | 09 avril 2008
"Et en filigrane des "investis" il ya les Trotskistes, rompus à l'infiltration et donc à l'art de récupérer tous les champs d'action, au point d'en dénaturer la philosophie iniatiale (exemples notoires : les Verts, les altermondialistes et les Droitsdel'hommistes)."
Et les vôtres?
Ecrit par : Magister | 09 avril 2008
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008
Fausse manip; je rectifie:
"Vos propos s'inspirent de quel catéchisme ?"
Ecrit par : Magister | 09 avril 2008
"Et en filigrane des "investis" il ya les Trotskistes, rompus à l'infiltration et donc à l'art de récupérer tous les champs d'action, au point d'en dénaturer la philosophie iniatiale (exemples notoires : les Verts, les altermondialistes et les Droitsdel'hommistes)."
Ecrit par : Magister | 09 avril 2008
Et les vôtres?
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008
Un peu de politique ? Allez, ce n'est pas de moi, mais c'est joli quand même :
Propos du Ministre de la Fonction publique (sic) rapportés par Charlie-Hebdo, tenus lors d'une réunion de la Fondation Concorde, proche de la majorité actuelle, le mercredi 20 octobre au Café Restaurant Pépita à Paris :
"Les retraités de la fonction publique ne rendent plus de services à la nation. Ces gens-là sont inutiles, mais continuent de peser très lourdement. La pension d'un retraité, c'est presque 75% du coût d'un fonctionnaire présent. Il faudra résoudre ce problème."
"Le grand problème de l'État, c'est la rigidité de sa main-d'oeuvre. Pour faire passer un fonctionnaire du premier au deuxième étage de la place Beauvau, il faut un an. Non pas à cause de l'escalier [rires dans la salle], mais des corps. Il y a 1400 corps. 900 corps vivants, 500 corps morts [rires], comme par exemple l'administration des télécoms. Je vais les remplacer par cinq filières professionnelles qui permettront la mobilité des ressources humaines : éducation, administration générale, économie et finances, sécurité sanitaire et sociale. Si on ne fait pas ça, la réforme de l'État est impossible. Parce que les corps abritent des emplois inutiles."
"A l'heure actuelle, nous sommes un peu méchants avec les fonctionnaires. Leur pouvoir d'achat a perdu 4,5% depuis 2000."
"Comme tous les hommes politiques de droite, j'étais impressionné par l'adversaire. Mais je pense que nous surestimions considérablement cette force de résistance. Ce qui compte en France, c'est la psychologie, débloquer tous ces verrous psychologiques."
"C'est sur l'Éducation nationale que doit peser l'effort principal de réduction des effectifs de la fonction publique. Sur le 1,2 million de fonctionnaires de l'Éducation nationale, 800 000 sont des enseignants. Licencier dans les back office de l'Éducation nationale, c'est facile, on sait comment faire, avec Éric Woerth [secrétaire d'État à la Réforme de l'État] : on prend un cabinet de conseil et on change les process de travail, on supprime quelques missions. Mais pour les enseignants, c'est plus délicat. Il faudra faire un grand audit."
"Le problème que nous avons en France, c'est que les gens sont contents des services publics . L'hôpital fonctionne bien, l'école fonctionne bien, la police fonctionne bien. Alors il faut tenir un discours, expliquer que nous sommes à deux doigts d'une crise majeure - c'est ce que fait très bien Michel Camdessus , mais sans paniquer les gens, car à ce moment-là, ils se recroquevillent comme des tortues."
Il admet dans ses propos que les français sont satisfaits de la qualité du service public rendu par les fonctionnaires, quels qu'ils soient. C'est bien en les fragilisant de l'intérieur (sous effectif, baisse d'investissements etc.) qu'il compte rendre les services publics impopulaires auprès des populations. Une impopularité qui lui servira de prétexte pour les privatisations à venir. Alors que ce sont bien les attaques à l'oeuvre depuis de nombreuses années qui dégradent la qualité des services publics. "
N'est-ce pas stupéfiant ?
Le plus stupéfiant d'ailleurs étant l'humour torride de M. le ministre. Cet homme-là est un pitre-né, il rata sa vocation.
- J'ai aimé apprendre, en creux, que les retraités du privé servaient eux à quelque chose.
-Je fus désolée d'apprendre que les retraités du public qui ont été appelés pour renforcer les effectifs en berne du primaire ne sont pas considérés comme utiles par M. le M.
- Je fus stupéfiée de me rendre compte qu'un ministre, payé par les contribuables et qui aura, sans doute, une retraite de fonctionnaire pour offrir les clopes à son gendre ( pardon, les bâtons d'encens, c'est plus mode ) ne se considère pas lui-même comme un fonctionnaire.
J'aime la politique, c'est beau. J'aime mieux Machiavel, ça a le mérite d'être plus intelligent.
Hello m'sieur Briguelli, hello les autres blogueurs et euses, divers, variés, de tous bords et tendances.
Ecrit par : Milady | 09 avril 2008
Le mardi 27 mai, le SE-Unsa 62 organise au centre IUFM d'Arras un colloque intitulé "Socle comun : Passeport pour l'avenir"
Le programme :
8h30 - Accueil
9h - Ouverture du colloque
9h15 - " Le socle commun : enjeux, problèmes, perspectives »Pierre FRACKOWIAK, IEN, militant du SIEN-UNSA, rédacteur au Café Pédagogique
10h - Echanges avec la salle
10h15 - Table ronde : Le socle, levier du changement ? animée par Pascaline PERROT, Responsable Nationale du SE-UNSA, avec :
- Claire KREPPER, Secrétaire Nationale du SE-UNSA : « Définition du socle »
- Raoul PANTANELLA, Professeur de lettres, rédacteur aux Cahiers Pédagogiques :
" Le socle commun... mais comment faire ?
: la dimension pédagogique du socle ».
11h30 - Débat et échanges avec la salle
12h 30 - Verre de l'amitié - Repas
14h Socle et compétences :
- Enseigner
- Evaluer
- Mettre en place le livret de compétences
Témoignages et débat avec la salle, avec la participation de Christian CHEVALIER, Secrétaire National, Julien MARAVAL Responsable National au SE-UNSA
16h30 - Clôture du colloque Dominique COPIN, secrétaire départementale du SE-UNSA 62
Qu'est-ce que ça cache ?
Ecrit par : Victor | 09 avril 2008
Au sujet de Darcos sur canal +, je renvoie Gelsomina sur le fil MECANIQUE et aux très pertinentes analyses de Robin.
Une question,comment se fait-il que nos élèves de 2de ne sachent rien, déchiffrent à peine les textes, n'aient aucun vocabulaire ? Si les méthodes des pédagogistes étaient efficaces,ça se verrait,non ? Cela fait des années que nous constatons les mêmes effets néfastes, ça ne peut donc pas être accidentel ....
Ecrit par : le troll | 09 avril 2008
(Fin de post "mangée", je complète)
Voilà ce qu'écrivaient Hirtt et de Sélys en intro à "Tableau noir " en 1998, il y déjà dix ans, imaginant un scénario-catastrophe qui hélàs se réalise avec la complicité active de l'UNSA :
"Le fils ne reçoit pas de bulletin et n'aura pas de diplôme. Les fournisseurs de cours ajoutent des points sur sa "Carte de compétences", au gré de ses progrès. Le jour où il cherchera un travail, il lui suffira de glisser sa carte dans son ordinateur et de se connecter à un serveur "offres d'emploi". Si ses compétences correspondent à ce que cherche un employeur, il sera peut-être engagé"
... surtout pourrait-on rajouter si la compétence "je suis capable de fermer ma gueule" a été validée. On dit que les pédagogistes sont les "idiots utiles" du libéralisme, aujourd'hui chacun peut le vérifier !
Ecrit par : Victor | 09 avril 2008
Ils sortent d'où vos élèves ?
Moi, les miens, je sais. Les classes de seconde sont de plus en plus composées d'élèves qui n'aiment pas les études, et qui sont là parce qu'ils n'ont pas de dossiers assez bons pour intégrer les maigres filières professionnelles.
Les autres que j'ai l'honneur d'avoir savent parfaitement bien déchiffrer, et parviennent pour certains à pondre des dissertations tout à fait intelligentes. Voire à commenter du Pirandello en plein vol, dans le stress des oraux, et sont brillants.
Sans doute confusion vient-elle du mélange - néfaste - de tous au lycée.
Ecrit par : Milady | 09 avril 2008
Désolée Zorglub, c'est vous qui avez raison : je ne parlerai plus littérature sur un fil consacré aux arts plastiques (domaine dans lequel ma culture reste on ne peut plus rudimentaire).
Ecrit par : Sylvie Huguet | 09 avril 2008
Je n'ai pas non plus voulu parler des arts plastiques à cause du professeur qu'a eu mon fils pendant deux ans, un fada de l'art conceptuel. Traumatisé !
Depuis que l'art contemporain a échangé le beau contre le concept, il fait concurrence à la philosophie et le jouvenceau peut toujours courir pour rattraper la vieille dame.
On ne dit aussi que "c'est un reflet de la laideur de notre société".
En matière de provocation, personne n'est allé aussi loin que Marcel Duchamp et on a l'impression qu'il bégaye à travers une flopée d' imitateurs qui n'ont pas son humour.
Personne ne reproduira l'effet sidérant de ses pissotières.
J'aime bien Claude Vialla, mais on me dit que ce n'est qu'un décorateur, Barry Flanagan (c'est rigolo), Nils Udo (c'est assez poétique) et j'ai suivi avec effarement et fascination le travail de déconstruction de JP Raynaud qui habitait pas loin de chez moi, "l'assassinat" de sa maison dont il ne reste qu'une vidéo (de la maison et du crime).
Je suis étonné qu'il ait encore sa raison, après ce qu'il a fait à sa maison.
Il y a un rapport étroit entre l'art contemporain et le crime, l'obscénité, la profanation...Et avec le kitsch (reproduction mécanique d'un procédé).
Sans tomber dans la guimauve, on pourrait peut-être confronter les enfants à autre chose.
Ecrit par : Robin | 09 avril 2008
"Est ce un hasard?"
Bien sûr que non, si tu 'grattes' un peu (donnes moi le nom de la méthode syouplait) tu t'aperçois que les 2 chtits ont fait Boscher à la mèzon ... :(
Ne t'étonnes pas si les autres rament, ils peineraient moins s'ils avaient eu L&L; (Malgré les parentshs) .
Evidemment ils ne peuvent pas faire la division...
Si tu veux bien être ChouXeu tu les reprends avec L&L;, c'est hyper rapide ... ils ont déjà des bases que tu peux solidifier très facilement...
Bien cordialement :)
@+
Ecrit par : toto | 09 avril 2008
Je suis très embêté. Le "troll" m'a rendu service en me signalant une erreur sur un lien et la troublante gelsomina revient sur le blog ("La Strada" de Fellini est un de mes films préférés et Julietta Massina une de mes actrices de prédilection.)
Je tâcherais d'ignorer le premier et de polémiquer le plus galamment possible avec la seconde, si l'occasion se présente.
Mais si le troll emprunte l'identité de gelsomina ?
Ce blog devient plus en plus théâtral. On se croirait dans "Les Noces de Figaro".
Ecrit par : Robin | 09 avril 2008
Mettez les bons dans une même classes (ils avanceront plus vite)
Laissez les autres récupérer les bases (ils avancerons plus vite après)
Là vous en utilisez 2 pour faire la 'locomotive' de la classe, pour pouvoir faire vos programmes déconnectés de la réalité engendré par des méthodes DE MERDE (Lecture/écriture/math dès la maternelle, dans certaines ... faites pas chier c'est qu'un post)
Les 2 malheureux se trainent 15 outoforder, vous les niKez tout pareil, seul ceux qui choisissent les bons 'chemins' ...
etc etc etc (faites suer ! )
C'est pas pour toi Gelsomina, hein, c'est juste que le loco avec SA méthode de merde me fout les BOULES !
Ecrit par : toto | 09 avril 2008
avanceront/engendrée sinon les syllabistes vont po comprendre :ange:
Bon yen a sûrement d'autres, chuis véneir/bourré/chirdé !
Ecrit par : toto | 09 avril 2008
Il y a un rapport étroit entre l'art contemporain et le crime, l'obscénité, la profanation...Et avec le kitsch (reproduction mécanique d'un procédé).
Sans tomber dans la guimauve, on pourrait peut-être confronter les enfants à autre chose.
Ecrit par : Robin | 09 avril 2008
Pas d'ac Robin !
Ce n'est pas propre à l'art contemporain : tout Jérome Bosch, Les sabines par Poussin (ou David), La mort de Sardanapale, la Pieta de Michel Ange etc. etc.
Tout ça ne respire pas la bonne humeur et la déconne !
Quant au kitsch les Pompiers ou les Orientalistes (pour ne prendre que des exples XIXe) n'ont de leçon à recevoir de personne !
Pour ce qui est de la reproduction de procédés, la peinture classique a été à la hauteur des évènements dans les thématiques aussi bien que dans les scénographies stéréotypées (j’allais écrire cènographies …).
Il existe beaucoup de plasticiens modernes ou contemporains qui ne se complaisent pas dans le morbide ou qui utilisent une logique formelle en apparence radieuse pour traiter de sujets plus que glauques (N de St Phalle).
Ecrit par : Zorglub | 09 avril 2008
J'ai l'idée que les lectures ainsi répertoriées pourraient servir à alimenter un jeu de rôle qui reste à créer où les bibliothécaires tiendraient les rôles principaux !
On pourrait même transposer dans ce jeu de rôle le conflit pédagos anti-pédagos !!!
Enfin bref, j'ai pas mal d'idées quoi...
Ecrit par : johnmarguerite | 09 avril 2008
La "lecture aléatoire" et la classification de Dewey. Je connais une bibliothécaire-documentaliste en CDI qui sera certainement intéressée. L'idée est à retenir. Je la trouve excellente.
Une nouvelle carrière s'ouvre au "hasard objectif" cher aux surréalistes !
Ecrit par : Robin | 09 avril 2008
A Milady,les bons élèves ne sont nulle part la majorité,j'en ai aussi,mais le gros de la troupe est médiocre...
Ecrit par : le troll | 09 avril 2008
Et aussi :
Non, Viallat c’est pas déco. Au contraire ultra théorique (et pour moi un peu chiant …). Groupe Support-Surface dans les années 60-70, en partie promu par le 1er conservateur du musée de St Etienne. Une réflexion utile qui, de mon point de vue, a fini par tourner un peu en rond. Un peu comme BMPT dont seul Buren saura dépasser les limites (et ce … dans tous les sens du terme).
Ecrit par : Zorglub | 09 avril 2008
Marrant, ça recommence plein pot les petits codes anti flood chez moi en ce moment. Pendant unmoment c'était seulement s'il y avait un lien web ...
Ecrit par : Zorglub | 09 avril 2008
Il existe beaucoup de plasticiens modernes ou contemporains qui ne se complaisent pas dans le morbide ou qui utilisent une logique formelle en apparence radieuse pour traiter de sujets plus que glauques (N de St Phalle).
Ecrit par : Zorglub | 09 avril 2008
Oui, je sais bien. J'ai un peu forcé le trait, mais j'ai du mal avec l'art contemporain. Remarquez "avoir du mal avec", c'est mieux que de s'en désintéresser complètement. Ca prouve que "ça m'atteint quelque part"!
(PS : Je préfère quand même Cézanne (mon peintre préféré) à Bouguereau et Max Ernst à Dali)
Ecrit par : Robin | 09 avril 2008
Au sujet de Darcos sur canal +, je renvoie Gelsomina sur le fil MECANIQUE et aux très pertinentes analyses de Robin.
Une question,comment se fait-il que nos élèves de 2de ne sachent rien, déchiffrent à peine les textes, n'aient aucun vocabulaire ? Si les méthodes des pédagogistes étaient efficaces,ça se verrait,non ? Cela fait des années que nous constatons les mêmes effets néfastes, ça ne peut donc pas être accidentel ....
Ecrit par : le troll | 09 avril 2008
J'ai déjà posté sur ce blog il ya quelques semaines ou mois et si j'ai jamais prêté allégeance à un courant, c'est bien à celui de Brighelli et de ses amis. Imaginez donc ma déception devant le comportement caricatural de M. Darcos et ses programmes imposés pendant un simulacre de consultation...
Je n'ai jamais dit que les pédagogistes avaient raison. J'essaie juste de prendre ce qu'il y a de mieux dans les deux camps et de trouver des gens ouverts au dialogue pour faire avancer mes réflexions sur l'instruction des élèves et améliorer ma pratique de classe.
Ecrit par : gelsomina | 09 avril 2008
"Le troll" doit être "Carmen". Elle aussi ajoutait des suffixes à ses pseudos, et lui commet les mêmes erreurs d'oubli d'espace après les virgules.
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008
Et un grand bonsoir à Milady!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008
Et moi, alors, on ne me dit pas bonsoir ?
Ecrit par : le troll | 09 avril 2008
"Vos propos s'inspirent de quel catéchisme ?"
Ecrit par : Magister | 09 avril 2008
"Et en filigrane des "investis" il ya les Trotskistes, rompus à l'infiltration et donc à l'art de récupérer tous les champs d'action, au point d'en dénaturer la philosophie iniatiale (exemples notoires : les Verts, les altermondialistes et les Droitsdel'hommistes)."
Ecrit par : Magister | 09 avril 2008
Et les vôtres?
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008
Les miens s'inspirent de mon expérience. J'ai longtemps fréquenté les Trotskistes et les côtoient parfois encore ; je les ai écoutés dire, regardés faire et surtout vus vivre.
Ecrit par : Magister | 09 avril 2008
Et les "verts, altermondialistes, droitdel'hommistes", tous des trotskistes? Ce n'est pas du cathéchisme, ça??
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008
une autre info sur mes chers élèves : la plupart regarde la TV entre 7h du matin et 8h puis de 12h à 13h et enfin de 17h à pas d'heure...
Je suis encore à la recherche de la (des) méthode(s) pour les faire travailler sur un sujet plus de 10 minutes d'affilé.... ainsi que pour leur faire apprendre définitivement des conjugaisons "simples" (présent de l'indicatif d'avoir, être, chanter, finir, vouloir, faire). j'ai presque tout essayer (le cours magistral, la reconstruction par les élèves, quelques petits jeux).
Si vous avez des pistes...
PS : j'ai vu que vous critiquez beaucoup le forum EDP sur ce blog. Sachez que ce blog est quand même très utile pour les profs débutants.
Ecrit par : gelsomina | 09 avril 2008
Gelsomina, on relève dans votre post quelques petites faiblesses d'orthographe-grammaire et de style:
Un agrégé de lettre (c'est "de Lettres")
il ne maitrise pas (maîtrise)
je les ai un peu dégouté ("dégoûtés", il me semble)
je ne transformerais pas mes élèves (c'est le futur, plutôt: "je ne transformerai pas")
craché à la gueule (pas très élégant , comme tournure!)
qu'il ne m'aurait pas autant blessé... ("blessée", plutôt)
des robots qui transforme les élèves ("qui transforment", plutôt)
J'espère que bientôt je pourrais à nouveau (c'est le futur: "que je pourrai")
des débats plmus intéressant ("intéressants", sans doute?)
au lieu de vous foutre de la gueule de Lubin (peu élégant, comme expression - ça en fait deux, c'est beaucoup!)
Il y en a quelques autres que je mets sur le compte des fautes de frappe.
Passons au contenu de votre message.
1) Nous n'avons aucune haine à l'égard e qui que ce soit. Nous sommes devenus allergiques aux pédagogos, c'est tout - et c'est beaucoup!).
2) Vous parlez de notre "violence". Mais avez-vous lu Meirieu ("En France on a encore tendance à considérer que la qualité d'un enseignant se mesure au nombre d'élèves qu'il a fait trébucher.")? Vouis ne trouvez pas que ces propos équivalent à un assassinat des professeurs qui font leur travail de professeurs? Et Frackowiack, donc? Qui a tiré le premier? De toute façon, comme le dit Clitandre dans les "Femmes savantes" lorsqu'il répond au pédant Trissotin (bien l'image des "pédagos"), si nous nous défendons, ce n'est qu'en reculant!
3) Ce n'est pas parce que Darcos, qui avait cinquante mille sujets dans la tête à ce moment-là, a eu un moment d'hésitation et d'agacement qu'il n'est pas votre ministre: IL EST VOTRE MINISTRE LEGITIME ET VOUS AUREZ INTERET A APPLIQUER SES CONSIGNES.
4) Il est stupide et inutile de vouloir expliquer aux élèves "POURQUOI on fait telle ou telle opération". Apprenez-leur plutôt à les faire.
5) Ce n'est pas parce qu'il sauront faire quelques opérations simples de tête qu'il seront des "calculatrices vivantes". Vous préférez qu'ils soient perdus dès qu'ils n'ont pas de calculatrice?
6) Vous croyiez aux consultations-bidons, vous? Pourtant, vos amis pédagos relayés par le ministère en ont fait pas mal dans le passé: vous devriez en avoir l'expérience.
7) Si! Justement, le ministre veut des enseignants intelligents! Mais ce n'est pas évident à trouver! Car quand on voit des bataillons d'instituteurs bramer en choeur les stupidités et les contre-vérités qui leur sont soufflées par les leaders du pédagogisme, on est très inquiet sur l'état d'intelligence dudit corps.
8) J'espère que vous n'avez pas besoin de nous pour devenir plus intelligente. Ce serait dramatique! L'intelligence est un don de la nature.
9) Nous ne lynchons pas les "pédagos": nous voulons les virer de l'Education nationale! Et qu'ils arrêtent de débiter des sornettes sur un sujet auquel en réalité ils ne connaissent rien, et dont ils se moquent éperdument puisque la seule chose qui les intéresse, c'est leur carrière. Comptez ceux qui, parmi ces faussaires de la pensée, sont effectivement enseignants! Ils ont fui le terrain! Trop humble, trop risqué!
Ecrit par : Jean | 09 avril 2008
Ce n'est pas propre à l'art contemporain : tout Jérome Bosch, Les sabines par Poussin (ou David), La mort de Sardanapale, la Pieta de Michel Ange etc. etc.
Oui, mais c'est "sublimé" !
Ecrit par : Robin | 09 avril 2008
une autre info sur mes chers élèves : la plupart regarde la TV entre 7h du matin et 8h puis de 12h à 13h et enfin de 17h à pas d'heure...
Je suis encore à la recherche de la (des) méthode(s) pour les faire travailler sur un sujet plus de 10 minutes d'affilé....
Gelsomina, je pense qu'avec les élèves en difficulté, ceux qui viennent de milieux socio-culturels défavorisés, "qui se couchent sur le trottoir devant l'école", il faut employer des méthodes traditionnelles et faire de la pédagogie frontale et explicite.
Pendant qu'ils apprennent à faire une addition ou une soustraction, la conjugaison d'un verbe au présent ou au passé composé...ils oublient les problèmes "à la maison".
Il ne faut pas trop en faire à la fois, tenir compte de leurs capacités d'assimilation, mais bien leur expliquer les règles du jeu : quand on joue, on joue, quand on travaille, on travaille.
Laissez tomber l'idée qu'il y des "méthodes pédagogiques" valables universellement dont les spécialistes en pseudo "sciences de l'éducation" seraient les détenteurs exclusifs.
Cette imposture intellectuelle est leur fond de commerce ; elle relève de la pensée magique et d'un fonctionnement sectaire.
Puisque vous exercez en primaire, je vous conseille la lecture du dernier chapitre de "Fin de Récré" rédigé par une co-blogueuse que l'on ne peut pas soupçonner de se moquer du contexte socio-culturel des enfants et de faire de l'élitisme.
"L'action révolutionnaire" n'est pas toujours où l'on croit.
Ecrit par : Robin | 09 avril 2008
"Les retraités de la fonction publique ne rendent plus de services à la nation. Ces gens-là sont inutiles, mais continuent de peser très lourdement. La pension d'un retraité, c'est presque 75% du coût d'un fonctionnaire présent. Il faudra résoudre ce problème."
Il faut les tuer! C'est simple, non?
Ecrit par : Sanseverina | 09 avril 2008
"L'intelligence est un don de la nature."
Ecrit par : Jean | 09 avril 2008
C'est ça, le discours de Jean. Aucun moyen d'échapper à sa prédestination. Le discours Sarkozyste sur le côté absolu de l'inné, sans aucune nuance.
Mais c'est vrai que les nuances sont l'apanage exclusif des "pédagos", donc à vouer aux gémonies.
Quant à "craché à la gueule" et "foutre de la gueule", il me semble que les "chancre", "tumeur", "khmer rouge", "cloportes" et autres amabilités souvent lues céans ne sont pas non plus d'un raffinement remarquable.
Excellent entrefilet sur Darcos en "une" du Canard Enchaîné" de cette semaine, entre parenthèses.
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008
Et les "verts, altermondialistes, droitdel'hommistes", tous des trotskistes? Ce n'est pas du cathéchisme, ça??
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008
La manière de formuler votre question illustre assez bien une méthode typiquement trotskiste et éprouvée : s'emparer des propros d'autrui en les prolongeant, de sorte à les dénaturer. C'est comme cela qu'on se retrouve à dire ce qu'on n'a pas dit ! En effet, je n'ai pas écrit que tous les verts, tous les altermondialistes et tous les droitsdel'hommistes étaient des Trotskistes mais que ces derniers avaient infiltré ces mouvements à d'autres fins (mouvements au sein desquels il demeure des militants honnêtes et respectables).
Ecrit par : Magister | 09 avril 2008
Magister, je ne vous apprendrai sans doute rien en affirmant que le simple emploi de l'expression "droitsdel'hommistes" prouve de votre part un profond mépris pour toute la mouvance d'extrême gauche, (et vraisemblablement pour celle de gauche en général).
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008
DES NOUVELLES DE FRACKOWIAK.
http://www.meirieu.com/FORUM/frackowiak_encadrement.pdf
Ecrit par : guy morel | 09 avril 2008
Bonsoir Gelsomina,
ils ont eu quoi tes zélèves au CP comme méthode de lecture ET de mathématique ?
Bien cordialement
Ecrit par : toto | 09 avril 2008
[J'ai tardé à l'envoyer et Gels fut plus rapide mais j'avais subodoré sa réponse, comme toto et beaucoup d'autres sans doute]
Réponse
Sauf cas exceptionnel, un élève qui a encore du mal à poser une addition et une soustraction en avril de son CE1, est un malchanceux qui est tombé sur un enseignant de la secte pédago- structuralo-constructiviste.
Il s'est donc vu refuser les opérations et a dû apprendre à compter en "s'appropriant le savoir mathématique"...donc en s'épuisant à réinventer ces opérations, additionnant buchettes, capsules de bouteilles et autres ronds de camemberts au lieu de multiplier avec une table qui est elle aussi aux oubliettes.
..et à lire, bien-sûr, avec fifiches et é-tikets, et par des méthodes qui sont aussi semi-globales qu'une femme serait à moitié enceinte, à 4 mois 1/2 de sa grossesse
:>))
Le rapport Durry (1944) annonçait déjà la couleur
Il est disponible sur le site reconstruire l'école
http://www.r-lecole.freesurf.fr/doc-hist/hist.html
Et aussi celui fait au CNR en 1943 par Georges COGNIOT
député communiste de Paris et ancien rapporteur du budget
de l'Education nationale qui fait entre autres l'apologie, bien évidemment, du système éducatif soviétique, lequel s'était distancié en 1931 des conneries constructivistes, mais cela tous ces braves gens ne pouvaient le savoir en 43-44. Vue la suite, ils n'auraient pas non plus voulu le savoir.
Les lire en parallèle permet de confimer s'il en était besoin que la sottise humaine survit à tout, même à deux guerres mondiales, puisqu'on retrace certaines de ces idées folles au tout début du 20ème s...et plus loin encore avec Rousseau, Fröbel ou Pestalozzi.
The international market of bad ideas is alive and kicking.
Ecrit par : Cadichon | 09 avril 2008
9) Nous ne lynchons pas les "pédagos": nous voulons les virer de l'Education nationale! Et qu'ils arrêtent de débiter des sornettes sur un sujet auquel en réalité ils ne connaissent rien, et dont ils se moquent éperdument puisque la seule chose qui les intéresse, c'est leur carrière. Comptez ceux qui, parmi ces faussaires de la pensée, sont effectivement enseignants! Ils ont fui le terrain! Trop humble, trop risqué!
Ecrit par : Jean | 09 avril 2008
Bravo ! C'est ce qu'il faut marteler et dire à ces cuistres qui nous ont pourri la vie durant trop de temps : Comment cela ? Vous sortez du terrain ? Cela ne prouve qu'une chose : que vous n'y êtes plus ! Et pourquoi le quittâtes-vous ? Pour encore mieux servir la cause de l'école et des apprenants, en partageant votre expérience ? Tarte à la crème ! Vanité des vanités !
Ecrit par : Magister | 09 avril 2008
"Les retraités de la fonction publique ne rendent plus de services à la nation. Ces gens-là sont inutiles, mais continuent de peser très lourdement. La pension d'un retraité, c'est presque 75% du coût d'un fonctionnaire présent. Il faudra résoudre ce problème."
Il faut les tuer! C'est simple, non?
Ecrit par : Sanseverina | 09 avril 2008
Les vieux, faudrait les tuer à la naissance.
Ecrit par : dobolino | 09 avril 2008
Magister, je ne vous apprendrai sans doute rien en affirmant que le simple emploi de l'expression "droitsdel'hommistes" prouve de votre part un profond mépris pour toute la mouvance d'extrême gauche, (et vraisemblablement pour celle de gauche en général).
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 avril 2008
Mon profond mépris de la mouvance d'extrême gauche, oui ! Pour la gauche en général, non car je ne suis pas assez binaire pour cela. Mais personne n'est parfait.
Je revendique l'expression "droitsdel'hommisme" pour appuyer l'idée que le combat pour les droits de l'homme a été instrumentalisé à des fins purement idéologiques, de la part justement d'individus qui n'ont que faire de la personne humaine.
Ecrit par : Magister | 09 avril 2008
Merci GM pour ce lien avec la prose frakovilaine:
""Il nous a d'ailleurs fallu le rappeler gentiment aux militants
des SLECC, GRIP, et autres groupuscules fanatiques..."
on se demande ce qu'il dirait d'eux s'il n'était pas gentil...
Ecrit par : Cadichon | 09 avril 2008
" Il faut les tuer. C'est simple, non?"
écrit par Sanseverina, 09 avril 2008
Très simple. Euthanasie pour tout le monde, et le tour est joué.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 09 avril 2008
Fako-suite:
Enfin une vérité dans ses tissus de mensonges:
"Si on avait limogé tous les cadres intermédiaires et supérieurs qui se sont opposés d'une manière ou d'une autre à la loi de 1989, il y aurait eu de grands vides dans les organigrammes"'
Belle occasion ratée! car comme la nature a horreur du vide, ils auraient vite été comblés avec une petite chance d'avoir quelques inspecteurs sains d'esprit.
Ecrit par : Cadichon | 09 avril 2008
Sauf cas exceptionnel, un élève qui a encore du mal à poser une addition et une soustraction en avril de son CE1, est un malchanceux qui est tombé sur un enseignant de la secte pédago- structuralo-constructiviste.
Il s'est donc vu refuser les opérations et a dû apprendre à compter en "s'appropriant le savoir mathématique"...donc en s'épuisant à réinventer ces opérations, additionnant buchettes, capsules de bouteilles et autres ronds de camemberts au lieu de multiplier avec une table qui est elle aussi aux oubliettes.
..et à lire, bien-sûr, avec fifiches et é-tikets, et par des méthodes qui sont aussi semi-globales qu'une femme serait à moitié enceinte, à 4 mois 1/2 de sa grossesse
:>))
Ecrit par : Cadichon | 09 avril 200
C'est invraisemblable que des enseignants puissent infliger ce genre de stupidités à des enfants. Ce sont ou carrément des cinglés, ou des imbéciles de la pire espèce.
Ecrit par : Jean | 09 avril 2008
"La "lecture aléatoire" et la classification de Dewey. Je connais une bibliothécaire-documentaliste en CDI qui sera certainement intéressée. L'idée est à retenir. Je la trouve excellente.
Une nouvelle carrière s'ouvre au "hasard objectif" cher aux surréalistes !
Ecrit par : Robin | 09 avril 2008"
Chouette ! Surtout tenez-moi au courant, Robin. Je suis en train de franchir le pas et sur le point de m'investir vraiment dans ce projet. Si vous avez des questions, n'hésitez pas ! Si vous aviez besoin de mon mail, je vous le donnerais volontiers.
Je vais renouer avec d'anciens collègues bibliothécaires et saurai très vite s'il y a quelque chose à concrétiser, ce dont je suis persuadé.
Ecrit par : johnmarguerite | 09 avril 2008
"chancre", "tumeur", "khmer rouge", "cloportes" ne sont pas des expressions vulgaires, cher Christophe, mais des métaphores tout fait correctes, et en l'occurrence hautement appropriées!
Elles témoignent d'une grande culture médicale, historique et zoologique.
Tandis que "cracher à la gueule" et "se foutre de la gueule" ne sont élégants ni dans l'idée ni dans la forme. Sous la plume d'un enseignant, c'est toujours décevant.
Ecrit par : Jean | 09 avril 2008



