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23 mars 2008
1968
Souvenir, que me veux-tu ?
68, donc…
Je sens que l’on va dire beaucoup de bêtises, deux mois durant. On a déjà commencé avec le 22 mars et Nanterre (acquis : les cités universitaires sont désormais mixtes, et on n’a plus besoin d’aller « se plonger dans la piscine », comme le suggérait il y a quarante ans un ministre gaullien, quand on est amoureux). Dix bouquins sont déjà sortis, trente autres vont venir (« que cent fleurs s’épanouissent, que cent livres éclosent", aurait dit le « Chairman Mao » dont causait Lennon dans une chanson célèbre).
Côté Education, quels sont les acquis indubitables de 68 ? La disparition des estrades dans les classes ? J’en parle dans « Fin de récré : désormais, féminisation du corps enseignant aidant, les petites profs disparaissent dans la perspective de classes un peu surchargées.
Plaisanterie à part, en faisant croire que l’enseignant était au même niveau que l’élève, on a accrédité quelques opinions néfastes et même dangereuses — l’idée, par exemple, que le discours de l’élève valait bien celui du maître, qui avait tout intérêt à se mettre à l’écoute de son auditoire. En 68 — mais en Chine —, on rééduquait les « mandarins », comme disait le « castor de guerre » (lisez donc, fans de Simone, le beau livre de Danielle Sallenave — chez Gallimard) en les envoyant repiquer le riz : ça a permis à l’Empire du Milieu de faire un grand bond en arrière, dont il est revenu pour se vautrer dans le libéralisme encadré…
Mais les révolutions ont ceci de curieux que seules survivent les taupes qui ont gardé le nez au sec durant les événements. Les plus engagés des soixante-huitards se sont soit suicidés (Recanati — voir et revoir « Mourir à trente ans », que l’on ait ou non fait ses études à Jussieu, que l’on ait ou non participé à cette manif de la Mutualité qui en juin 73 fut la seule victoire « militaire » de l’extrême-gauche sur la police), soit reconvertis dans la Communication (July et tant d’autres). Ils l’avaient tant aimé, la Révolution — ça leur revient parfois par bouffées, après avoir éclusé la première bouteille de Lagavulin.
Quelques-uns même sont devenus profs, et les meilleurs d’entre eux n’hésitent pas à soutenir Xavier Darcos : c’était donc vrai que le gauchisme était une maladie infantile du capitalisme…
Restent les pantouflards de la Révolution, les ex-JOC, les bandeurs mous du jet de pavé, les idéologues de cafés (Meirieu). Ceux-là ont investi la techno-structure de l’Education Nationale — et dès les accords de Grenelle et les décisions d’Edgar Faure : la Droite, qui avait eu fort peur (mais si, avouez-le ! — et les élections de juin le prouvent), s’est convaincue qu’elle ne comprendrait jamais rien à la Culture et à l’Education, et a laissé des gauchistes de carnaval occuper les lieux et les esprits.
Le collège unique, belle création de cet égalitarisme qui a fabriqué tant d’inégalités irréversibles et permis de lancer Acadomia et autres officines du désespoir scolaire, est sorti de là. Et les Ecoles normales n’ont pas attendu les IUFM pour faire du n’importe quoi baptisé Pédagogie expérimentale.
Ils applaudissaient la tentative de récupération par un cheval de retour du nom de Mitterrand au meeting de Charléty en juin 68. Ils ont voté comme un seul homme pour le même, treize ans plus tard — et se sont infiltrés dans le ministère, cinquième colonne de la Médiocrité triomphante.
Les soixante-huitards bouillaient de culture — les slogans des murs le prouvent assez. Nos références s’appelaient Char, Breton, Rimbaud, bien avant de s’appeler Marx ou Guevara. Nous contestions le Lagarde & Michard tout en en étant imbibés — et c’est d’ailleurs l’une des raisons qui me pussent aujourd’hui faire l’apologie de la culture française la plus stricte, seul moyen d’acquérir une conscience critique. Ce n’est pas en s’inclinant devant des pseudo-cultures de banlieue qui n’existent que dans les fantasmes et la culpabilité diffuse des bobos que nous parviendrons à donner des armes à ceux qui sont nés désarmés — tout ce que nous faisons en caressant les démunis de la syntaxe et de la culture dans le sens du poil, c’est attiser la rage, et la violence. Une certaine Droite, dans les années 70, l’avait bien compris, qui pour un temps plébiscita ces formations d’ilotes. Une autre Droite, qui a le sens des nécessités économiques, a fini par réaliser qu’il fallait au pays des têtes pleines, et même contestataires, pour que la machine libérale tourne efficacement.
D’ailleurs — ce n’est pas, ce ne peut pas être un hasard —, les jeunes des années 60, papy-boomers des années 2010, tout pétris de culture, sont installés aux postes de décision, et ne les lâcheront que s’ils sentent que la génération montante est en état de les remplacer — et nous en sommes loin. En vérité, je vous le dis, les soixante-huitards sont aux commandes de la société libérale pour un certain temps encore — et nous ne nous débarrasserons de ces vieux cons (j’en suis, je peux en parler) qu’en formant des jeunes moins crétins qu’hier.
Or, il y a urgence. 350 000 profs de ces années de fête sont aux portes de la retraite. Avec un peu de chance, le ministère leur accordera le droit de rempiler, le temps qu’une génération adéquate arrive — nous nous y employons. Mais il est tard, fichtrement tard.
Puis vint 69 — « année érotique », disaient Gainsbourg et pas mal d’autres — but that’s another story…
Jean-Paul Brighelli
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Commentaires
Prem's !
Moi, je m'en tape, j'étais planqué à la campagne...
Ecrit par : yann | 23 mars 2008
"les idéologues de cafés (Meirieu)"
Jean-Paul Brighelli
Adéquate formule. Tout le néant du personnage y est condensé.
Ecrit par : Jean | 23 mars 2008
http://www.mediapart.fr/journal/france/160308/mobilite-fusion-des-corps-les-fonctions-publiques-dans-la-tourmente
Si le lien marche encore, regardez-donc ce que nous prépare ces vieux soixantuitards...
Parce que comme dit notre hôte, il faut bien que la machine libérale tourne efficacement, n'est-ce pas?
Après avoir bien profité d'une fonction publique qui les a nourris et engraissés et les engraisse encore ( car pour ces gens-là pas de remue-ménage en perspective, bien sûr, ils ont même augmenté leurs indemnités), ils la trouvent trop grosse la fonction publique, beaucoup trop grosse! Alors ils nous préparent un régime impressionnant les vieux schnocks!
Sauf pour eux et pour leur retraite! Ils auront profité de tout ces soixantuitards: d'une conjoncture économique éblouissante, de taux d'intérêts si favorables qu'emprunter était avantageux en soi, d'un patrimone immobilier qui se vendait pour une bouchée de pain, ( essayez de retaper une maison en vieilles pierres dans certains coins de France, niet, plus possible) de retraites qui endettent leurs enfants et petits-enfants pour des générations; ils auront contribué joyeusement à l'épuisement des ressources sans état d'âme. Et ils viennent maintenant nous expliquer qu'ils en ont bien profité, qu'ils en profitent bien encore puisqu'ils sont encore aux postes de pouvoir et que nous derrière, il va falloir que nous nous serrions la ceinture dans la joie et la bonne humeur! Ah! si ! Ils nous donnent aussi des leçons sur la "jouissance" parce que tout le monde sait bien qu'ils sont les seuls à avoir connu une sexualité libérée et sans entrave...
J'espère seulement que la misère qui s'accumule va finir par éclater à la figure de tous ces nantis beaux donneurs de leçons et le plus vite sera le mieux.
Ecrit par : Sanseverina | 23 mars 2008
Et moi je n'étais pas né ! (j'ai attendu 77 pour débarquer, l'année du punk et du disco).
Mai 68, si mes parents m'en ont pas mal rebattu les oreilles, ils l'ont vécu en travaillant tôt et dur (la révolution, pour elle issue du petit monde agricole et pour lui aîné d'une fratrie, c'était d'avoir un boulot, un salaire et une télé).
Je trouve que JPB, encore une fois, est un peu dur avec la "génération montante" - pas encore "adéquate". Qu'est-ce qu'on nous reproche ? De devoir bosser à bac + 5 ou bac + 8 pour une fois et demie le smic sans broncher ? Je croirais entendre mon père : "si vous êtes dans ces conditions, c'est que vous ne savez pas vous battre". Ah ? Et qui nous les a mises sur le dos, les conditions, si c'est pas la génération précédente ? Cela dit, pour avoir eu des parents militants (une instit et un cheminot, des purs et durs), je concède que mes petits camarades fraîchement recrutés dans l'EN ont une conscience politique souvent floue et molle (si, si, les deux). La commission Pochard trouvera-t-elle la résistance qui lui est dûe ? Rien n'est moins sûr...
Je vous laisse car je viens de me faire étaler à l'agrégation interne de lettres modernes (3/20 en didactique !). A ce tarif-là, c'est sûr, on n'est pas prêts d'être adéquats...
Ecrit par : Rodrigue du Gers | 23 mars 2008
Excusez-moi, je n'avais pas vu le nouveau fil. Je parlais justement de mai 68 sur le précédent. Je copie-colle ! (non, je n'ai pas picolé, j'ai juste écouté Picouly) :
J'ai particulièrement apprécié ce qu'ont dit Marcel Rufo et Daniel Picouly. Si j'ai le temps, je réécouterai en prenant des notes.
Ecrit par : catmano | 23 mars 2008
Moi aussi, particulièrement Daniel Picouly (sur l'idée de progrès "asymptotique").
Sa parole a d'autant plus de poids qu'il ne vient pas d'un milieu favorisé.
A ce propos, j'ai revu avec un peu de honte, je l'avoue, les reportages à la télévision sur mai 68. Dans toute action humaine, il y a un angle mort. De la générosité, certes et la volonté de changer la vie, mais que de mépris (inconscient, je veux bien) pour les enfants des classes populaires pour lesquels l'école était encore un moyen de promotion sociale, le seul, peut-être.
Pourquoi ne pas avouer une bonne fois pour toutes l'importance de l'esprit d'imitation à cet âge-là, ce qu'a fait A. Finkelkraut, l'autre jour (ancien "soixante-huitard", il parlait aussi pour lui) et le côté purement ludique de la chose. On était comme pris dans une vague.
Dérisoire et important en même temps, curieux événement dont on a beaucoup de mal à parler (à mes enfants quand ils me posent des questions).
En tout cas, si c'était pour en arriver là avec l'école, je regrette d'y avoir participé, aussi peu que ce soit (j'étais "gaulliste de gauche" et admirateur de Maurice Clavel)
C'était ma confession de Pâques !
Ecrit par : Robin | 23 mars 2008
Ecrit par : Robin | 23 mars 2008
Rodrigue, ne perdez pas courage. Si vous recommencez l'agreg, si elle existe encore, ne bossez que la partie noble. Laissez tomber complètement la didactique. Soyez brillant sur l'autre dissert. Car après à l'oral, il n'y a plus que des épreuves nobles. C'est le seul moyen de vous en sortir. Et c'est plutôt une bonne nouvelle cette sale note en didactique. Cela veut dire que vous n'aurez jamais l'esprit d'un c....
Je sais, maigre consolation. Bien à vous.
Ecrit par : Sanseverina | 23 mars 2008
Tiens, ils m'énervent tant ces stars de 68 que j'en ai oublié deux fois le H... Sorry.
Ecrit par : Sanseverina | 23 mars 2008
Je vous laisse car je viens de me faire étaler à l'agrégation interne de lettres modernes (3/20 en didactique !). A ce tarif-là, c'est sûr, on n'est pas prêts d'être adéquats...
Ecrit par : Rodrigue du Gers | 23 mars 2008
Préparez donc l'externe, c'est mille fois plus sûr: il n'y pas cette épreuve inventée par des fous qui porte le nom d'"épreuve de didactique"!
Ecrit par : Jean | 23 mars 2008
Mai 68, c'est aussi un bond en avant pour la condition féminine; avant mai 68, l'idée de pouvoir faire l'amour sans procréer n'était pas admise, sans mai 68, pas de loi sur l'IVG, avant mai 68, il fallait raser les murs quand on était homo... etc, etc, alors, oui, il y a eu des stupidités et des dérives éducatives, certes, dont, effectivement, les thuriféraires de Sarko, (qui est, soit dit en passant, un des plus purs produits de mai 68, avec ses deux divorces et son "jouir sans limite", tout en en pourfendant l'héritage, tartufferie suprême) vont s'emparer pendant quelques mois pour dire un pacson de bêtises, Jean-Paul... Attendons-nous au pire.
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008
Tiens, Robin, après tout, j'étais aussi en avance, sur l'ancien fil, et je copie-colle!!
""Action (les "pédagos") entraîne réaction (nous).
Est-ce que ça vous va, Christophe, présenté comme ça?"
Ecrit par : Jean | 22 mars 2008
Pas complètement, puisque l'action de ceux que vous appelez "les pédagos" était déjà considérée (par eux, mais pas seulement) comme une réaction à certaines dérives autoritaristes de l'écoles en blouse grises. Merci mai 68, dont on commémore en ce moment le quarantième anniversaire. Mai 68, qui a suscité également une foultitude de dérives éducatives gravissimes, (et de réactions idiotes), mai 68 indispensable pour certaines évolutions qu'il a suscité dans les mentalités.
Bon, je vais (encore) me faire assaisonner. Tant pis.
Mai 68 honni, mai 68 haï, mais mai 68 que je remercie.
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2008 "
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008
avant mai 68, l'idée de pouvoir faire l'amour sans procréer n'était pas admise
Ecrit par : Christophe Sibille
CS, vous vivez dans un monde d'a priori et de connaissances de seconde main. De grâce, épargnez-nous ces stupidités! Il y avait un loi morale forte, mais les gens faisaient ce qu'ils voulaient, ne vous inquiétez pas pour cela...
Ecrit par : Loki | 23 mars 2008
Ce devait être avant 68 que Gainsbourg chantait : "l'Amour à la papa, à moi, à moi, ça ne fait ni chaud, ni froid". C'était en tout cas avant 68 que Dominique Aury, grande dame, comme on dit, des Lettres Françaises et de la rue Sébastien-Bottin réunis, écrivait "Histoire d'O" — avant 68 que Régine Desforges avait créé l'Or du temps, qui éditait toutes sortes de choses sans captes ni pilules, et que Pauvert nous mettait le nez dans Sade — j'ai eu entre les mains la Nouvelle Justine vers 1963. Comme dit fort justement Loki, les gens faisaient ce qu'ils voulaient — et peut-être plus qu'aujourd'hui, parce que je trouve que la morale, en ces temps de pilule et d'avortement libre et gratuit (et j'ai pourtant milité au MLAC, comme Roger Felts) fait un retour stupéfiant. C'est en ce moment que les gens ne font pas forcément ce qu'ils veulent — ou qu'on les a amenés à vouloir peu. "Jouissons sans entraves", disait un slogan de 68. C'était d'époque. Vous imaginez, aujourd'hui ? "Make love, not war" — on s'est débrouillé pour que ça paraisse ringard, et pourtant je ne connais pas de plus joli mot d'ordre — ou de désordre. Je déplore que "peace and love" sit devenu quasiment une injure — en tout cas, une moquerie. Et vous aussi, allez…
JPB
PS. Et si je ne me retenais pas, je mettrais ça aussi sur le dos des pédagogistes. On ne lit plus les bons auteurs, on a fait de Zola (un pisse-froid comme il y en a eu peu dans l'histoire de la littérature, je viens de relire la Curée, c'est d'un prêchi-prêcha anti-"vice" affolant) la référence d'un monde sans désir. A quand le retour de Crébillon, de Diderot, de Laclos, de Louvet et de tant d'autres ? Les "hussards" des années 50 (des nnées sans pilule…) étaient mille fis plus dévergondés que Bégaudeau (relisez Jacques Laurent — ou Cécil Saint-Laurent). Et je ne parle pas de la génération juste antérieure, celle de Roger Vailland. Ou de celle qui précédait — Apollinaire et les Onze mille verges. Je peux vous dire une chose, sur un domaine que je connais bien : les bouquins érotiques qui comptent, en ce moment, sont écrits par des quinquagénaires — et j'ai bien l'impression que ce qu'ils racontent est vécu, aussi, par les mêmes, et pas par des petits jeunes qui restent vierges dans leur tête malgré la pilule. Et qu'on ne me dise pas que le SIDA est passé par là : la vérole tuait très sûrement aux XVIIIème et XIXème siècle (voyez Maupassant, voyez Daudet — "la Douleur", et tant d'autres). Ça ne les empêchait pas d'estimer qu'un homme normal a "connu autour de trois cents femmes dans sa vie" (Maupassant dans "Un fils").
Ecrit par : brighelli | 23 mars 2008
Mai 1968... Un mois de vacances, un temps superbe, des heures de patin à roulettes sur l'asphalte des trottoirs de ma cité de banlieue!
Mais, mai 1968, le germe principal du divorce de mes parents en 1974. "Mitterand, Marchais, Moscou, la merde en France". Mon papa, prof à Nanterres, traumatisé, persuadé qu'on va le virer vers les rizières, a viré sa cuti. Maman est resté à gauche. Ambiance!
Ecrit par : dobolino | 23 mars 2008
Suite à la suppression du concours d'entrée en sixième, en 1956...
"dès 1965/1966, les universités virent arriver des cohortes de quasi-analphabètes et d'incultes que la démagogie voulue par les pouvoirs publics, les associations de parents d'élèves et acceptée bon gré mal gré par un nombre de plus en plus grand d'enseignants amena, sans coup férir, jusque sur les bancs de l'Université, étant donné qu'au baccalauréat, le Ministère "suggérait" un pourcentage de reçus chaque année. Ainsi, le premier grand choc subi par les jeunes se situait à la fin de la première année de faculté, où environ les 3/4 des candidats devaient redoubler, un pourcentage d'échec que la nation, c'est-à-dire les braves électeurs et surtout ceux d'entre eux qui formaient l'opinion, ne pouvait accepter. Devant les protestations de plus en plus vives qui montaient des rangs des citoyens-électeurs, les décideurs politiques eurent tôt fait de rejeter la faute sur ce "pelé", ce "galeux", d'où vient tout le mal, c'est-à-dire l'enseignant, et plus particulièrement le "mandarin", ce professeur d'université tout bouffi d'orgueil et crachant sa bile de mépris au visage de ces pauvres victimes expiatoires qui se pressaient en rangs serrés, tout pleins d'angoisse, vers la guillotine universitaire. On fit croire aux benêts et mal-comprenants que leur échec était du au caractère archaïque de l'enseignement universitaire et qu'on allait faire des réformes pour transformer ces usines du temps jadis en superbes ateliers modernes dans lesquels leurs qualités personnelles dont personne n'avait le droit de douter pourraient s'épanouir dans l'harmonie et le bonheur.
Et la réforme vint! Pour la rentrée universitaire d'octobre 1967, alors que je venais d'être nommé professeur à Nanterre, nos têtes à la fois pensantes et dirigeantes concoctèrent une réforme complète de l'université, la première depuis 1924. Avec un manque de réalisme et de sens pratique, mâtiné d'un juridisme meurtrier, tous ces caractères typiquement français, ces têtes-là crurent qu'il suffirait de changer la forme du panier pour que les pommes prétendûment pourries (elles l'étaient d'ailleurs effectivement souvent) redeviennent saines! Sans vouloir entrer dans les détails, il faut constater qu'il y avait loin des principes évoqués pour critiquer l'ancienne université aux dispositions imposées à la nouvelle: obligation d'assistance aux cours magistraux et travaux pratiques, remplacement de l'année de propédeutique et des quatre certificats que les étudiants choisissaient dans l'ordre qui leur convenait par un système rigide de trois années dont les programmes étaient fixés d'avance. Dans ce nouveau système on était reçu à l'année entière ou pas du tout (comme au lycée en somme! quel merveilleux progrès de la liberté!). Bien entendu, les réformateurs n'avaient pas pensé que les étudiants déjà en route vers la licence allaient se trouver dans une situation souvent fort désagréable qui ne pourrait que leur paraître injuste."
Ecrit par : dobolino | 23 mars 2008
"Je prends un exemple, d'autant plus important qu'il va (petite cause grands effets) mettre le feu aux poudres. Prenons un étudiant qui, ayant passé sa propédeutique en 1965-66, avait entamé sa licence en octobre 1966. Il préparait en principe deux certificats en même temps. La réforme avait prévu que seuls ceux qui auraient réussi à passer leurs deux certificats pourraient entamer la troisième année du nouveau système. Dès le départ, cela condamnait ceux qui n'avaient passé qu'un seul certificat à refaire la deuxième année entière. Ils avaient donc travaillé un an pour rien. Mieux encore, il avait été décidé que ceux qui auraient un certificat et demi, c'est-à-dire un écrit-oral et un écrit sans oral, recommenceraient eux aussi la deuxième année. Virulentes protestations de ces étudiants qui demandaient simplement de conserver l'avantage du système antérieur, c'est-à-dire la possibilité de repasser cet oral à une des deux sessions de 1967/1968 (juin et septembre 1968). Avec autoritarisme, le Ministre refusa cette solution qui était non seulement raisonnable mais équitable. Il s'en suivit une révolte avec menace de grève en octobre 1967 et le Ministère finit par céder, nous forçant à organiser une session-balai pour tous ceux à qui ne manquait qu'un oral d'un des deux certificats. Bien sûr, tout le monde fut reçu. Un certain nombre d'étudiants, surtout parmi les plus politisés, et les agitateurs, comprirent qu'ils disposaient d'une puissance devant laquelle même le pouvoir gaulliste pourtant sorti vainqueur quelques années plus tôt du combat contre les généraux putschistes d'Alger, puis l'OAS, était contraint de reculer.
A ce recul, s'en ajouta un autre, moins spectaculaire, mais tout aussi significatif: l'obligation d'assister aux cours et TD supposait un contrôle des présents et des absents. Or ce contrôle était impossible en cours, auxquels assistaient de cent à mille cinq cents étudiants. Le pouvoir dut en convenir, nouvelle reculade. Ce contrôle aurait certes pu se faire en TD mais la grande majorité des enseignants, se fondant sur la notion de "liberté académique", manifesta sa répugnance à se métamorphoser en "garde-chiourme" ou "délateur", et cette répugnance fut utilisée par les adversaires des gaullistes pour intensifier la contestation. Fort peu d'enseignants firent ce contrôle qui fut bientôt abandonné. Trois fois de suite, les décisions prises par le gouvernement n'avaient pas été respectées, et ce avec l'accord exprès ou tacite du dit gouvernement. Tous les agitateurs savaient dorénavant que l'Université leur fournissait un théâtre d'opérations favorables et une masse de manœuvre assez facile à mobiliser dès que son intérêt était en jeu."
Ecrit par : dobolino | 23 mars 2008
Pourquoi Nanterre?
" D'abord, Nanterre, ou du moins la Faculté, à l'époque, c'est le désert, pas un troquet, la zone, avec juste une petite gare avec des quais en bois, soutenus par des tubes métalliques, puis un long chemin boueux pour arriver aux bâtiments de la Faculté. A un km de là, un immense bidonville. Rien à voir avec la Sorbonne et les vieilles universités de province, qui, en général, se trouvent au centre-ville, avec les cafés, les restaurants, des librairies, des cinémas, des théâtres. Ceux des étudiants qui avaient entamé leurs études au Quartier Latin et furent contraints d'aller étudier à Nanterre parce qu'ils habitaient dans des quartiers de Paris et dans des villes de banlieue qui dépendaient de Nanterre (oukase du gouvernement pour remplir Nanterre où personne ne serait allé spontanément) furent choqués et déboussolés. En outre, la cité U logeait dans trois énormes barres des étudiantes et étudiants qui avaient l'impression d'être parqués dans une immense caserne où rien ne venait les distraire du travail universitaire et où les éléments "dynamiques" et politisés, même s'ils étaient au départ très minoritaires, purent exercer une pression constante à laquelle les indécis, ceux que Cohn-Bendit appelle "la masse bêlante", ont bien du mal à résister. La concentration d'une nombreuse population étudiante sur un petit espace loin de tout est donc un élément de fermentation dont les effets ne peuvent être négligeables.
En outre,en envoyant à Nanterre les enfants des beaux quartiers de Paris (XVI°; XVII°) et des villes de la riche banlieue ouest, le Ministère a peuplé Nanterre de fils de Bourgeois. Ayant tout ce qu'ils veulent, et en particulier l'argent facile, n'ayant pas peur du lendemain ni l'impérieux besoin de finir leurs études rapidement, ce qui était le cas d'étudints issus de milieux modestes, ils peuvent consacrer leur temps à des tas d'activités annexes, et, comme la politique était à la mode, en particulier le marxisme, ils vont s'y adonner corps et âme et choisir la voie de la subversion, car, tout en profitant à plein de l'argent de papa-maman, des services de la bonne portugaise ou espagnole, ils mettent toute leur ardeur à "refaire le monde". Or, ignorant tout des complexités de la société et n'ayant, de la mentalité des "classes laborieuses" que des idées fausses, et bien souvent, un mépris profond et condescendant (ils sont aussi paternalistes que leurs parents puisqu'ils veulent décider eux-mêmes de ce qui est bon pour les "défavorisés"). Ils veulent faire le bonheur des autres, tel qu'eux-même l'imaginent, et au besoin on les contraindra, car comment cette masse inculte pourrait-elle savoir, elle qui n'a lu ni Marx, ni Engels et pas plus Sartre et Marcuse! Leur idéal est si élevé que rien ne doit se mettre en travers de leur chemin et, s'il le faut, on utilisera barres de fer, battes de base-ball pour "convaincre" les récalcitrants du bien-fondé d'une grève des cours et épurer l'université des "fascistes", c'est à dire de tous ceux qui ne pensent pas comme eux."
Ecrit par : dobolino | 23 mars 2008
Nanterre 1968
A considérer de plus près les revendications de ces étudiants, concernant les études, on s'aperçoit que ce contre quoi ils s'élèvent, c'est la sélection par le mérite, celle qui permettait à des fils d'ouvriers typographes (comme moi) ou à des filles de trieuse de carreaux de monter dans l'échelle sociale grâce à des examens et des concours anonymes où correcteurs et examinateurs nous jugeaient selon nos qualités concrétisées dans nos copies et à l'occasion des oraux sans accorder le moindre privilège à l'origine sociale des nantis. Or, à ces examens égalitaires, sous le fallacieux prétexte qu'un grand nombre était exclu des études par leur échec, les contestataires de 1967/1968 voulaient substituer des examens de dossiers qui auraient redonné la priorité à l'extraction sociale et aux relations des parents. Ainsi le fils du patron, du notaire, du banquier, le candidat recommandé par Mr le Député ou Mr le Maire jouirait de nouveau du privilège que la méritocratie lui avait en partie retiré. D'autre part si on donnait l'examen à tout le monde, ce qui a été souvent proposé par des étudiants trotskistes de l'école libératrice sous prétexte, ce qui était faux, que les examens désavantageaient les fils et filles de prolétaires, le résultat serait le même. Serait choisi pour tel ou tel emploi non pas le meilleur (comment le distinguer?) mais celui qui a les relations les plus puissantes. La meilleure preuve de ce que j'avance réside dans le fait que jamais les étudiant(-e)s issu(-e)s de milieu modeste ne se sont élevés contre les examens et que très souvent, ils appréciaient les enseignants qui tenaient à conserver à leurs diplômes une bonne valeur. Ce genre de contestation est toujours venu des fils de bourgeois, cadres supérieurs ou notables, lorsqu'ils étaient intellectuellement déficients. Quelque part, 1968 a été pour moi, aussi bien au niveau des enseignants qu'à celui des étudiants, mis à part les "politiques", la rébellion des minables et des ratés sans l'aide desquels les "politiques" n'auraient pas pu agir.
Ecrit par : dobolino | 23 mars 2008
Sur Nanterre en révolution, un roman écrit à chaud par quelqu'un qui savait rédiger : "Derrière la vitre", de Robert Merle (prof lui aussi là-bas). C'était en Folio, ce doit encore être trouvable — à moins que la maison Gallimard ait eu la bonne idée de le réimprimer.
JPB
Ecrit par : brighelli | 23 mars 2008
On peut en connaître trois cents au sens biblique sans en avoir jamais fait le tour.
Ecrit par : Robin | 23 mars 2008
Quelque part, 1968 a été pour moi, aussi bien au niveau des enseignants qu'à celui des étudiants, mis à part les "politiques", la rébellion des minables et des ratés sans l'aide desquels les "politiques" n'auraient pas pu agir.
Ecrit par : dobolino | 23 mars 2008
Il y a beaucoup de vrai. C'est votre père, n'est-ce pas, qui a écrit ces lignes ?
Ecrit par : Robin | 23 mars 2008
"On" avait efectivement réuni à Nanterre les conditions chimiques d'une explosion.
Ecrit par : Robin | 23 mars 2008
Il est curieux de relever à quel point la génération du "Il est interdit d'interdire" aura été pourvoyeuse d'interdits et de sujets tabou, comme aucune autre auparavant...
Toujours au sujet de mai 68, je suis en train de relire l'ouvrage peu connu de Lanza del Vasto "L'homme libre et les ânes sauvages" (paru en 1969) dans lequel il revient sur les évènements pour amorcer une réflexion en profondeur sur la liberté.
L'ouvrage s'ouvre sur une série de constats et d'interrogations :
« C'est la première fois dans l'Histoire, à ce qu'il me semble, qu'une telle chose arrive : depuis l'antiquité il y a eu d'innombrables révoltes d'esclaves, de mercenaires, de paysans, d'artisans, des mutineries de soldats et de marins, des factions, des usurpations, des coups d'Etat, des rébellions de pays opprimés. Mais l'éternelle petite république de la famille, on n'a jamais entendu parler d'une révolte générale comme celle-ci.
Révolte qui met en cause tous les liens de subordination, en commençant par celui de l'homme à Dieu, et les droits de l'autorité. Les répercussions en sont d'autant plus vastes que le drame est le plus intime et le plus fondamental.
Elle dépasse de beaucoup le refus d'une forme de société. Toute société qui remplacera la nôtre rencontrera le même refus, car on ne voit pas courir sur la terre des animaux sans tête, ni marcher des sociétés sans chef.
On ne sortira donc du trouble perpétuel avant d'avoir élucider la question : celle du rapport harmonieux de la tête et des membres.
Remarquons que la révolte contre « la société de consommation » se répandit de part et d'autre de l'océan à des pays aussi différents que la Suisse et le Mexique.
Remarquons que cette jeunesse en révolte contre toute forme d'autorité affichait la plus grande admiration pour les maîtres des Etats les plus dictatoriaux et totalitaires.
Remarquons que dans les pays où l'autorité est vraiment répressive et féroce, il n'y eut pas de révolte, et qu'en Chine où elle est plus répressive te féroce qu'ailleurs, la révolte de la jeunesse se fit en faveur du tyran, non contre lui.
Faut-il conclure de ces évidences que la révolte ne venait pas de l'excès de l'autorité, mais bien plutôt de son relâchement.
Du discrédit que mérite le père absent ou lâche, le maître indulgent et timide, le chef sans tenue, sans dignité, sans décor, qui laisse tout passer pour faire l'aimable.
Enfin d'un ramollissement général du concept même de l'Autorité ? »
Ecrit par : Magister | 23 mars 2008
Et qu'on ne me dise pas que le SIDA est passé par là : la vérole tuait très sûrement aux XVIIIème et XIXème siècle (voyez Maupassant, voyez Daudet — "la Douleur", et tant d'autres). Ça ne les empêchait pas d'estimer qu'un homme normal a "connu autour de trois cents femmes dans sa vie" (Maupassant dans "Un fils").
Ecrit par : brighelli | 23 mars 2008
Et qu'un homo normal a connu, malgré le SIDA qui a emporté Foucault et tant d'autres, pas loin de trois-cents amants lui-aussi, si ce n'est pas plus !
Pour ce qui est de la sexualité des trentenaires en général, Houellebecque a bien (tristement) résumé la situation...
Ecrit par : Rodrigue du Gers | 23 mars 2008
Remarquons que dans les pays où l'autorité est vraiment répressive et féroce, il n'y eut pas de révolte, et qu'en Chine où elle est plus répressive te féroce qu'ailleurs, la révolte de la jeunesse se fit en faveur du tyran, non contre lui.
Et Prague ?
Ecrit par : Robin | 23 mars 2008
Quelque part, 1968 a été pour moi, aussi bien au niveau des enseignants qu'à celui des étudiants, mis à part les "politiques", la rébellion des minables et des ratés sans l'aide desquels les "politiques" n'auraient pas pu agir.
Ecrit par : dobolino | 23 mars 2008
Il y a beaucoup de vrai. C'est votre père, n'est-ce pas, qui a écrit ces lignes ?
Ecrit par : Robin | 23 mars 2008
Oui! Ce sont des exraits d'une lettre à son petit-fils de douze ans qui demandait une autre vision de Mai 1968 pour se bâtir une vision personnelle.
Ecrit par : dobolino | 23 mars 2008
Ah, les contradictions d'une génération prétendant interdire d'interdire tout en admirant les régimes les plus dictatoriaux, ou employant dans ses slogans un vocabulaire inintelligible pour ces fils d'ouvriers au nom desquels elle entendait parler...
Depuis PROFS (1986, avec Patrick Bruel et fabrice Luchini notamment), l'essentiel a été dit : "Militer, ça ressemble un peu à limité, non?".
Ecrit par : Scaramouche | 23 mars 2008
Sur l'aveuglement d'une certaine gauche qui prétend défendre "les libertés" tout en se laissant séduire par quelques tyrans bien en vue, on peut toujours lire avec profit L'Opium des intellectuels de Raymond Aron.
Ecrit par : Scaramouche | 23 mars 2008
"Ce devait être avant 68 que Gainsbourg chantait : "l'Amour à la papa, à moi, à moi, ça ne fait ni chaud, ni froid". C'était en tout cas avant 68 que Dominique Aury, grande dame, comme on dit, des Lettres Françaises et de la rue Sébastien-Bottin réunis, écrivait "Histoire d'O" — avant 68 que Régine Desforges avait créé l'Or du temps, qui éditait toutes sortes de choses sans captes ni pilules, et que Pauvert nous mettait le nez dans Sade — j'ai eu entre les mains la Nouvelle Justine vers 1963."
Ecrit par : brighelli | 23 mars 2008
Oui, et c'est précisément grâce à tout cela, (et à bien d'autres évènements), que 68 a eu lieu ... en 68. ;-)
Qui peut nier qu'un mouvement tel que celui là ne naît pas de "génération spontanée", et que les changements qu'il a initié sur les mentalités n'est rien moins qu'énorme?
Sauf évidemment des gens comme Loki, qui savent tout bien avant tout le monde...
Même si, (et peut-être même surtout si) à l'époque, ils n'étaient pas encore sortis des couilles de leur père.
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008
la fille du bédouin.....MILOU EN MAI...tout est dans ce somptueux film, tout. Et moi qui avais 11 ans à l'époque et qui allai, dans mon lycée (Paul Eluard, à Saint-Denis) faire chier les Jeunesses Communistes en gueulant "Vive l'anarssie!!!" et en leur balançant tout ce qui nous tombait sous la main, je me marre quand je vois, 40 ans après ,tous ces braves gens formatés ultralibéralisme gloser doctement sur ce qui fut, ni plus ni moins, que la réponse du berger à la bergère: le gaullisme cholestérisé et calcifié avait besoin d'un contraste.....et puis, vous me faites marrer!! mais on oublie l'essentiel : la génération de Mai 68 est celle des fils et des filles des pères qu'on avait envoyé en Algérie, 17 ans seulement après la seconde guerre mondiale, mazette!!! et puis, et puis, l'émancipation féminine, pas rien quand même...alors Sartre sur sonn bidon, on en n'a plus rien à branler....il reste que c'est trop facile de rayer cela d'un trait de plume. En tous cas, c'était plus enivrant que le sarkozysme conformiste et compassé....
Ecrit par : montaigneàcheval | 23 mars 2008
"Il y avait une loi morale forte, mais les gens faisaient ce qu'ils voulaient, ne vous inquiétez pas pour cela..."
Ecrit par : Loki | 23 mars 2008
C'est finement observé, hihi... J'avais raison de penser qu'on aurait droit à un déferlement de niaiseries, mais à ce point...
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008
"En tous cas, c'était plus enivrant que le sarkozysme conformiste et compassé...."
Ecrit par : montaigneàcheval | 23 mars 2008
J'espère que tout le monde sera au moins d'accord avec ça!!! ;-)...
Mais je vous trouve, pour le coup, inhabituellement indulgent, cher ami, avec ces deux derniers adjectifs.
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008
Je ne connaissais pas ce livre de Lanza del Vasto ; il me semble que le mouvement de contestation du Larzac auquel l'auteur a participé activement (lutte contre l'implantation du camp militaire, conrte la bombe, refus des expropriations de paysans...) a été en partie animé par des gens qui avaient participé ou été influencés par mai 68.
Encore une fois, j'ai beaucoup de mal à parler de ce mouvement. J'ai été effaré de certaines réactions (contre Virgil Giorgiu quand il est venu à Nanterre parler de "La 25ème heure", mais je ne pense pas non plus que tout ait été mauvais (pour la condition féminine, les droits des minorités, la prise de conscience des questions d'environnement...)
Ecrit par : Robin | 23 mars 2008
"PS. Et si je ne me retenais pas, je mettrais ça aussi sur le dos des pédagogistes."
Ecrit par : brighelli | 23 mars 2008
Ne vous gênez pas! Après tout, c'est votre blog!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008
errata : Virgil Gheorghiu
et d'autre part :
" a été en partie animé par des gens qui avaient participé ou été influencés par mai 68. "
La syntaxe ne va pas : qui avaient participé à mai 68 ou été influencés par les événements.
"Paix à la syntaxe !"
Ecrit par : Robin | 23 mars 2008
Très drôle l'idée que Mai 68 ait été un bond en avant pour les nanas. Si j'en juge par le dernier article que je viens de lire dans "Histoire", apparemment dans les facs, les filles faisaient le café et les mecs étaient plutôt dans les manifs. Ce n'est pas moi qui le dis, moi j'étais en primaire à l'époque, mais un historien.
De surcroît, Messieurs les quadras, quinquas et plus, il serait temps de remettre en cause votre conception de la contraception libératrice de la femme; la pilule qui certes a dû vous permettre de multiplier vos performances sans trop de gêne, a permis et permet à un grand nombre de nanas de se retrouver en
chimio sur le coup de la cinquantaine!
Une libération de la femme devrait passer par un partage de la contraception entre homme et femme mais que nenni, ma mie; c'est ton problème pas le mien! Débrouille-toi donc! Un ami médecin m'a dit que lorsqu'il suggérait à des patientes ayant déjà eu des enfants et ayant des problèmes à cause de la pilule d'évoquer le recours à la vasectomie à leurs époux, c'était un sentiment de culpabilité qui ressortait tout de suite de leurs discours. Et les quelques-unes qui osaient en parler se faisaient bien recevoir à la maison. Belle libération de la femme sur les épaules de laquelle on fait reposer toute la contraception pendant toute sa vie!
Il y en a du chemin à parcourir pour faire évoluer la mentalité de ces Messieurs ! Et la période actuelle pour les besoins de notre économie libérale ne va pas dans le sens d'une émancipation féminine. Au contraire.
La pilule est un marché intéressant pour les labos. Même les gynécos femmes ne parlent de la contraception que comme si cela ne pouvait être évidemment qu'un problème féminin.
La responsabilité de ces médecins d'ailleurs est terrible quand on pense à ce qu'elles proposent chaque jour aux femmes en sachant les dégâts que cela occasionne. Encore un scandale.
Ecrit par : Sanseverina | 23 mars 2008
Bien sûr, bien sûr, Sanseverina. Et tout le monde sait aussi que le "manifeste des 343 salopes" a majoritairement été signé par des hommes.
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008
"Il y en a du chemin à parcourir pour faire évoluer la mentalité de ces Messieurs !"
Ecrit par : Sanseverina | 23 mars 2008
Là, par contre, rien à dire. Il y en a encore, c'est net.
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008
Si la connerie était un des arts plastiques, vous seriez sans nul doute une virtuose......Alors si la contraception est une saloperie capitaliste, une saloperie machiste, une saloperrie tout court alors on on ne voit vraiment plus pourquoi les femmes de cette époque ont lutté aveec un tel acharnement....mais il est vrai qu'elles avaient sans doute plus de format, de calibre que vous....Et réduire votre discours à une vile pochade antimecs est d'une bêtise tellement ténébreuse qu'on en frissonne. Et puis vous évitez soigneusement le second volet de cette formidable émancipation qui est l'autorisation de l'IVG, obtenue 6 ans après 1968....et puis demandez aux femmes allemandes, encore aujourd'hui culpabilisées par l'ignominie écclésiatique, qui ont quelque vélléité de s'émanciper de la cuisine et des gosses ,sont encore en 2008, taxées de "Rabenmütter" '(mères-corbeaux).....alors quand on flingue, on vise juste, madame....Votre discours en tous cas donne nevie d'être une ordure machiste, faut le faire!!!!!!
Christophe Sibille, oui, vous avez raison...trop de clémence...j'aurais dû écrire "le sarkozysme fascisant et décérébrant..."
Ecrit par : montaigneàcheval | 23 mars 2008
Saperlotte! du sexe! ça manquait sur ce blog!
surtout ne fumez pas la moquette par nostalgie et allez plutôt courir les prés non pas pour la chasse aux oeufs mais pour y compter fleurette...l'herbe y sera meilleure pour votre santé...
pirouette de saperlipopette...
Ecrit par : Saperlipopette | 23 mars 2008
Vous savez, Montaigneàcheval, je crois bien que certains se procurent la délicieuse impression d'être politiquement incorrects en refusant de voir les apports de ce qui l'a réellement été, ou en les niant catégoriquement.
Le chef de file de ces "décalés" pourrait bien être... Eric Zemmour, par exemple?
Mais, Saperlipopette, le chocolat n'est-il pas aphrodisiaque, (et, accessoirement, "fumer la moquette" aussi, pourvu que l'on soit en forme psychique et bien accompagné...)
En tous cas, il fait plus un temps à aller se faire chercher les oeufs sous la couette que d'aller les planquer dehors!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008
Sanseverina, la pilule a aussi permis à pas mal de femmes de s'envoyer en l'air, y compris en dehors de leur couple ordinaire, sans danger de ramener un polichinelle dans le tiroir, comme on dit quand on est smart. C'est vrai que Stediril ou Trentavlone présentaient des doses hormonales considérables, mais les traitements post-ménopause des années 90 furent aussi sacrément nocifs, autant que je sache. Aucune invention ne va sans risque, dans les premiers temps. Et je m'étonne que la féminisation croissante du corps médical n'ait pas amené l'une u l'autre de ces dames à inventer une pilule pour homme (la vasectomie a le petit inconvénient d'être absolument définitif, et qui sait de quoi demain sera fait ? Je connais un type très bien qui a eu deux gosses il y a vingt-cinq ans, puis deux autres il y une dizaine d'années, et il risque d'en faire encore un ou deux dans les temps à venir, avec des partenaires différentes, of course, chacune lui ayant juré à son tour que c'était pour la vie… Ce type mérite de travailler pour Larousse — il sème à tout vent…).
À propos, pourquoi ne pas avoir décerné un prix Nobel à Miramontes et Pinkus, les inventeurs successifs de la contraception orale ? Les jurés suédois seraient-ils un peu coincés ?
JPB
PS. C'était certainement une bonne chose de légaliser l'avortement, mais je trouve quand même étrange que le nombre d'avortements reste stable (et très élevé : entre 130 et 180 000 par an depuis trente ans, et la même proportion par rapport aux naissances, ou par femme — voir INED) en France. Et je ne sais pas, Sanseverina, ce qui peut faire le plus de dégâts, physiques ou psychiques, un traitement hormonal adéquat ou des IVG à répétition. Mais j'ai parfois la crainte que des ados hésitent à recourir à la contraception, préfèrent la pilule du lendemain, qui question hormones n'y va pas avec le dos de la cuiller, ou pensent que la capote ("ciel ! ça glisse…") est la solution idéale.
Ecrit par : brighelli | 23 mars 2008
Petite attention pour Sibille puisqu'il apprécie Zémour.
Tesson, Zémour que demander de plus ?
http://www.dailymotion.com/relevance/search/tesson%2B/video/x444qh_tesson-zemmour-itv-vandel-pif-paf-2_people
Ecrit par : Guillaume | 23 mars 2008
Hello ça approche Mai2008!Je sens un grand mouvement dans l'educ nationale chez les vieux enseignants (les baisés qui sont encore sur le terrain.)juste un léger risque de se casser le col du fémur sur les barricades.........
Pour ce qui est des pavés ,je pense qu'il faut viser sur ceux (comme en 68) qui parlent de l'école à notre place.Mon slogan;"tu prends une classe ou tu te manges un pavé!!"Plus actuel,plus utile.Un piufm,un ien,un politique,un délégué de parent .......
Ecrit par : marie-la peste | 23 mars 2008
"les jeunes des années 60, papy-boomers des années 2010, tout pétris de culture, sont installés aux postes de décision, et ne les lâcheront que s’ils sentent que la génération montante est en état de les remplacer"
Vous rigolez ? Ceux qui se sont installés "aux postes de décision" sont prêts à lâcher leur poste ? On n'aurait jamais vu ça.
C'est de l'optimisme ou de l'ironie.
Ecrit par : Jérémy | 23 mars 2008
Une citation de Lanza del Vasto que j'aime beaucoup :
"Il n'y a pas de loi sociologique plus assurée que la suivante : le nombre des imbéciles est supérieur à celui des sages. Aussi, suivre la majorité, c'est se condamner à la médiocrité".
Ecrit par : Scaramouche | 23 mars 2008
C'est une exégèse de l'élection consécutive à mai 68, Scaramouche?
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008
Je ne répondrai que rapidement à MàC qui ne pouvant pas me supporter caricature tout ce que je dis.
Je n'ai jamais dit que la pilule était une "horreur capitaliste à bannir". Le crétin, c'est vous.
J'ai simplement voulu dire que faire porter le poids de la contraception uniquement sur les épaules des femmes est lamentable et machiste. Et qu'il est plus facile pour les mecs de se réfugier derrière le progrès ( incontestable) qu' a été la pilule pour s'en tenir à elle sans essayer de faire avancer les choses un peu plus. Evidemment que c'est un progrès. Ce serait stupide de dire le contraire.
La pilule pour les hommes, JPB? Oui, elle existe. Ce sont des Australiens qui l'ont inventée. Un bide commercial. Allez savoir pourquoi, Messieurs... Eh bien sûr rien à voir avec la rentabilité commerciale!
Alors, je résume, Messieurs. Les nanas en 68 tapaient à la machine les articles que leurs révolutionnaires de copains écrivaient; les femmes dans les usines en 68 faisaient la bouffe pour leurs ouvriers de maris qui occupaient les usines.
Et la pilule c'est très bien mais ce serait encore mieux que la contraception pût être partagée avec vous, mes très chers. Quant à L'IVG, MàC, je n'ai pas évité le sujet comme vous le dites ( que de soupçons!). Je suis pour évidemment . Ne tapez pas sur les gens avant de savoir ce qu'ils pensent.
Ecrit par : Sanseverina | 23 mars 2008
Si vous regardez, sur le lien "Dailymotion" que Guillaume nous a fort obligeamment proposé, vous verrez que Zemmour dit, en parlant chez Laurent Ruquier et pour expliquer son altercation avec Romane Bohringer: "il était deux heures et demie du matin", quand tout le monde ou presque sait que l'émission de Ruquier est enregistrée... Beurk. La malhonnêteté de ces gens est absolument dégueulasse.
Zemmour, ou une certaine forme d'intelligence au service d'une mauvaise foi très très à droite.
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008
"Alors, je résume, Messieurs. Les nanas en 68 tapaient à la machine les articles que leurs révolutionnaires de copains écrivaient; les femmes dans les usines en 68 faisaient la bouffe pour leurs ouvriers de maris qui occupaient les usines."
C'est effectivement très très très résumé.
Ecrit par : Sanseverina | 23 mars 2008
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008
Je peux vous dire une chose, sur un domaine que je connais bien : les bouquins érotiques qui comptent, en ce moment, sont écrits par des quinquagénaires —
( JPB)
Ce n'est peut-être pas un argument car on sait tous que certains écrivent les romans qu'ils ne peuvent plus vivre!
Le dernier Robbe-Grillet était à pleurer de nullité.
Ecrit par : Sanseverina | 23 mars 2008
C'est effectivement très très très résumé.
Ecrit par : Sanseverina | 23 mars 2008
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008
J'aime ce genre de solidarité creuse! Dans cinq minutes, je vais me faire traiter d'hystérique. C'est toujours comme cela que les machistes qui jurent leurs grands dieux de ne pas l'être finissent pas s'en sortir.
Ecrit par : Sanseverina | 23 mars 2008
Le pire n'est jamais certain, Sanseverina. Mais, vous, essayez de rester courtoise, et, pour éviter ce que vous craignez, ne traitez pas les hommes de machos sans les connaître.
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008
Sanseverina, vous êtes d'une mauvaise foi ! Robbe-Grillet (d'accord, son dernier opus était l'œuvre de trop à force de pas assez) était octogénaire — et comme je l'ai un peu fréquenté dans les années 70, je peux vous dire que cela faisait un bail qu'il ne vivait l'érotisme que par procuration — et Catherine RG par mises en scènes (mais lisez l'Image, signé Jean de Berg — elle et lui probablement —, c'est très joli). Des textes érotiques de qualité écrits par des quinquas (hommes et femmes), je peux vous en donner une liste longue comme… mon avant-bras. Le Bonheur, de Denis Robert (celui même de l'affaire Clearstream) par exemple. Et puis il y a une certaine Florence Dugas dont on me dit grand bien…
JPB
Ecrit par : brighelli | 23 mars 2008
"Des textes érotiques de qualité écrits par des quinquas (hommes et femmes), je peux vous en donner une liste longue comme… mon avant-bras."
JPB
Ecrit par : brighelli | 23 mars 2008
;-))) Réellement excellent! J'adore.
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008
En effet, certains soixante-huitards, dans leur délire de trouver quelqu’un à sauver ou à moderniser, ont finalement (de guerre lasse ?) remplacé l’ouvrier par l’élève.
Avec dans les deux cas, une méconnaissance et un mépris non avoué des pauvres bougres qu’ils se sont proposé “d’affranchir de l’oppression” et dans les deux cas un résultat inverse à leurs nobles professions de foi.
La politique remplacée par la compassion des dames patronnesses. Les salariés devenus des kleenex, les élèves, eux sont “gérés”. Comme leurs enseignants, ils sont des flux et des stocks. Ils sont censés former une “communauté éducative” priée de “vivre ensemble” dans la joie extatique de la “citoyenneté”. Quand on s’est fait par la logorrhée, on ne se refait pas.
Et l’autorité, si honnie en façade, ne doit appartenir qu’à des idéologues et bureaucrates incompétents et incontrôlables : eux, of course. Ce qui donne dans la réalité l’impossibilité d’enseigner et le refus d’apprendre.
Ecrit par : P. Azimont | 23 mars 2008
"Le nombre des imbéciles est supérieur à celui des sages. Aussi, suivre la majorité, c'est se condamner à la médiocrité"
écrit par Scaramouche
Excellent.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 23 mars 2008
"Il faut être économe de son mépris en raison du grand nombre de nécessiteux."
Ecrit par : dobolino | 23 mars 2008
En 1989, Font et Val, (auteurs et interprètes de spectacles en filiation directe de mai 68) disaient ceci: "Etre seuls à avoir tort, c'est plus difficile, mais c'est bien plus drôle que d'avoir raison avec une bande de c..s".
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008
En mai 68 j'étais, comme Yann, planquée à la campagne. Partie pour le week-end, et bloquée un mois par la grève des trains. Je venais de terminer mon mémoire de maîtrise, et j'avais une extraordinaire impression de liberté, de vacances improvisées, sans aucune conscience des enjeus. En septembre 69, quand j'ai commencé à enseigner, j'ai appris de mes jeunes collègues, qui, elles, avaient participé aux événements, que ma "culture bourgeoise" était à jeter aux orties. Je ne l'ai pas accepté, sans doute parce que, contrairement à elles, je n'étais pas une"héritière", et que cette culture était pour moi une conquête, personne avant moi n'ayant fait d'études supérieures dans ma famille. Et c'est ainsi que je me suis retrouvée bien malgré moi dans le camp des "réactionnaires", dans un lycée où régnait une atmosphère de guerre larvée.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 23 mars 2008
"En septembre 69, quand j'ai commencé à enseigner, j'ai appris de mes jeunes collègues, qui, elles, avaient participé aux événements, que ma "culture bourgeoise" était à jeter aux orties. Je ne l'ai pas accepté,"
Ecrit par : Sylvie Huguet | 23 mars 2008
Et vous avez eu parfaitement raison.
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008
Une libération de la femme devrait passer par un partage de la contraception entre homme et femme mais que nenni, ma mie; c'est ton problème pas le mien! Débrouille-toi donc! Un ami médecin m'a dit que lorsqu'il suggérait à des patientes ayant déjà eu des enfants et ayant des problèmes à cause de la pilule d'évoquer le recours à la vasectomie à leurs époux, c'était un sentiment de culpabilité qui ressortait tout de suite de leurs discours. Ecrit par : Sanseverina | 23 mars 2008
J'ai un copain, un vrai pur de dur soixante-huitard. Il a un fils et est vasectomisé depuis plus de vingt-cinq ans, pour préserver la liberté et la santé de ses partenaires venues et à venir.
Ecrit par : dobolino | 23 mars 2008
En 1989, Font et Val, (auteurs et interprètes de spectacles en filiation directe de mai 68) disaient ceci: "Etre seuls à avoir tort, c'est plus difficile, mais c'est bien plus drôle que d'avoir raison avec une bande de c..s".
Et pourtant, Font n'aimait pas la solitude...
Ecrit par : Guillaume | 23 mars 2008
Comme Cohn-Bendit d'ailleurs...
Ecrit par : Guillaume | 23 mars 2008
Sanseverina, vous êtes d'une mauvaise foi ! Robbe-Grillet (d'accord, son dernier opus était l'œuvre de trop à force de pas assez)
Ce n'est pas de la mauvaise foi, JPB; je ne suis pas spécialiste:-) That's all!
Ecrit par : Sanseverina | 23 mars 2008
Eh bien, mon bon Guillaume, on n'est plus capable de dissocier l'artiste et l'homme?
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008
Eh bien, mon brave Sibille, on n'est plus capable de séparer le bon grain de l'ivraie...
Ecrit par : Guillaume | 23 mars 2008
Tandis qu'autres ont tort avec une bande c..s et se sentent parfois bien seuls avec des gens qui ont raison comme C.S.
C.S, c...s, troublant...
Ecrit par : Guillaume | 23 mars 2008
Désolé que vous vous troubliez pour si peu, Guillaume! Vous vous en remettrez... ;-))
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008
Plus vite que Font assurément.
Ecrit par : Guillaume | 23 mars 2008
Votre sollicitude est touchante, mais vous auriez tort de vous en faire pour lui.
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008
Le spectacle des "deux ânes" marche du feu de Dieu. C'est un humour qui vous plairait plus qu'à moi, d'ailleurs, mais il y a trouvé sa place. Tant mieux pour lui.
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008
Tesson et Zemmour sont deux imbéciles.
Je les ai entendus tous les deux proférer des absurdités crasses au sujet d'un thème que je connais bien, avec la présomption, la fatuité et la suffisance de ceux qui ne savent rien de ce dont ils parlent, et qui tentent d'en imposer parce qu'ils croient dur comme fer à ce qu'ils disent meme si c'est faux.
Ils ont fait preuve de ce défaut que je hais le plus : parler avec prétention de ce que l'on ne connaît pas, et affirmer des idioties avec l'air de celui qui sait. Je suis las de leurs péroraisons, et d'après ce que j'entends dire, le public l'est aussi.
Ecrit par : Jérémy | 23 mars 2008
Sur quel sujet, Jeremy?
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008
Et puis il y a une certaine Florence Dugas dont on me dit grand bien…
JPB
Ecrit par : brighelli | 23 mars 2008
et c'est avec raison qu'on vous en dit plus grand bien mon cher Jean-Paul !
C'est une femme d'une grande discrétion mais je vous dirais en confidence qu'en effet elle n'a plus exactement 20 ans (j'ai eu la chance de la croiser quelques fois et elle est d'une compagnie fort agréable) mais sa plume est d'une jeunesse éternelle!
Aussi je vous recommande et en particulier à Sanseverina "dolorosa soror" . Il me semble que nous l'avions déjà évoquée sur ce blog- un peu de pub supplémentaire ne lui fera pas de mal-
@ Sanseverina et en rebondissant sur un des posts de Jean-Paul du jour (où d'hier?) à propos d'une de ses connaissances qui pensait pouvoir encore semer au vent...La véritable injustice entre hommes et femmes est bien dans le fait que l'homme n'est pas tenu à une limite d'age pour envisager une paternité. Que nous , femmes, nous puissions "controler " notre fécondité grace à la contraception est un avantage indéniable que certains messieurs doivent nous envier d'ailleurs! mais malheureusement , nous , femmes, sommes extrèmement limitée en temps pour envisager une maternité car franchement, et là c'est la maman que je suis qui écrit, passé quarante ans nous prenons de grands risques ( en dépit des progrès de la médecine)en l'envisageant alors que nous sommes encore très jeunes. Reprocher aux hommes de ne pas prendre leurs responsabilités en matière de contraception c'est leur faire un procès d'intension alors qu'il me semble que beaucoup aimeraient aussi avoir ce contrôle...La recherche en matière de contraception masculine existe , il s'avère qu'à l'heure actuelle elle n'aboutit pas à des résultats qui puissent être pleinement satisfaisants et si les femmes ont payé pour certaines très cher cette liberté, j'espère que la recherche aura les moyens d'éviter ce risque vital aux hommes que des femmes, elles, ont subi car le progrès ce doit d'être dans ce sens...
Souhaitons qu'un jour les hommes aient eux aussi cette liberté de choix et un moyen de contraception plus agréable pour eux que la capote caoutchoutée ou le coïtus interruptus !Souhaitons surtout que l'on ait recours à la vasectomie ou la ligature des trompes ou l'hystérectomie UNIQUEMENT à des fins thérapeutique.
je conclus par une pensée pour toutes ces femmes de par le monde qui attendent et aimeraient au moins pour leurs filles qu'elles aient accès à un moyen de contraception sans qu'on leur jette l'opprobe , qu'elles puissent avoir recours à l'ivg sans risquer leur vie !
Ecrit par : Saperlipopette | 23 mars 2008
J'aime ce que vous écrivez, Azimont. Surtout l'expression de dames patronesses qui inspire l'idée d'une nouvelle forme de bigoterie ampoulée et arrogante, du genre c'est-nous-les gentils-gens. On ne refait pas les hommes !
Ecrit par : Magister | 23 mars 2008
Au sujet de Tesson et de Zemmour, Jérémy conclut son commentaire :
"Je suis las de leurs péroraisons, et d'après ce que j'entends dire, le public l'est aussi."
Si tant est qu'il existe un quelconque public inlassable et indéfectible...
"Les feuilles vont où le vent souffle."
Ecrit par : Magister | 23 mars 2008
Il y a un public inlassable et indéfectible pour plus d'un auteur de qualité, pour plus d'un artiste, pour plus d'une vedette, et pour plus d'un politique.
Des journalistes sérieux auraient eux aussi, dit-on, un public inlassable et indéfectible.
Mais Tesson et Zemmour, niet niet niet niet, comme on dit dans Eugène Onéguine.
Ecrit par : Jérémy | 24 mars 2008
De 1928 à 1968, pendant ces quarante années poussiéreuses, bourgeoises, obscurantistes et étouffantes, la littérature francophone a dû se contenter de Gide, Montherlant, Colette, Giraudoux, Ionesco, Beckett, Aragon, Eluard, Pagnol, Yourcenar, Cohen, Breton, Simenon, Camus, Sartre et j'en passe plus que je n'en mentionne.
En mathématiques, les années 1948 à 1968 ont vu le feu d'artifice d'étoiles comme, entre autres: Chevalley, Leray, Cartan (fils), Grothendieck, Koszul, Cartier, Dixmier, Thom, Serre, Dieudonné, Schwartz, Malgrange.
Sans doute la plus grande concentration de tous les temps de génies dans cette discipline .
Et de 1968 à 2008, qui ?
Ecrit par : Attila Smith | 24 mars 2008
Je viens de réécouter une interview d'Eric Zemmour, qui n'a vraisemblablement jamais lu un seul roman décadent paru entre 1880 et 1914, et qui a apparemment mal lu les livres d'André Rauch, ignoré les recherches d'Annelise Maugue et méprisé les travaux d'Elisabeth Badinter.
Et il se permet après de venir disserter sur le rôle de la Première Guerre mondiale dans la déconstruction de l'identité masculine. C'est pathétique.
http://www.dailymotion.com/relevance/search/eric%2Bzemmour%2Bnicky/video/x47cbc_eric-zemmour-nicky-depasse-1_politics
Le passage critique commence à la cinquième minute. Les sociologues sont peut-être nocifs (Dubet en tête), mais les faux sociologues ne valent décidément pas mieux.
Ecrit par : Jérémy | 24 mars 2008
"Il faut être économe de son mépris en raison du grand nombre de nécessiteux."
Ecrit par : dobolino | 23 mars 2008
En 1989, Font et Val, : "Etre seuls à avoir tort, c'est plus difficile, mais c'est bien plus drôle que d'avoir raison avec une bande de c..s".
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008
L'un suivant l'autre dans l'ordre de lecture du blog, cherchez l'erreur Chateaubriand vs Font et Val ... !
Ecrit par : Zorglub | 24 mars 2008
"cherchez l'erreur Chateaubriand vs Font et Val ... !"
Ecrit par : Zorglub | 24 mars 2008
Pourquoi vs? Ca devient une manie, chez certains, de vouloir tout opposer!
Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2008
"Et il se permet après de venir disserter sur le rôle de la Première Guerre mondiale dans la déconstruction de l'identité masculine. C'est pathétique."
Ecrit par : Jérémy | 24 mars 2008
Il n'y a pas d'autre mot. Prétendre avoir voulu faire de la télévision parce qu'il trouvait que ses idées n'y étaient pas représentées, alors que, avec une dialectique à peu près au point en sus, il laisse transparaître une idéologie de bistrot digne de Jean-Pierre Pernot , Bigard ou Lagaf, (Dieu ait son âme), et qu'il n'y est venu que pour y montrer sa tronche et être reconnu de ses voisins. "Ruquier ne sait jamais vraiment ce que je vais dire". Tu parles. S'il l'a engagé, c'est qu'il sait exactement ce qu'il va dire. La meilleure preuve: il dit toujours la même chose.
Et cette victimisation. Insupportable.
Sanseverina, si vous voulez vraiment faire des "péchés d'indignation", (je ne sais pas s'ils ont été répertoriés dans la nouvelle grille du Vatican, ceux-là), allez jeter un oeil au lien proposé par Jérémy. Là, vous en goberez de la testostérone glaireuse et filandreuse.
Et, pour les autres, écoutez la chronique de Didier Porte qui figure sur le même lien. Sur ce coup là, on pourrait vraiment faire figurer la mention: "vs", Zorglub.
Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2008
A propos d'Eric Zemour et de Philippe Tesson.
Les gens vraiment sérieux passent mal à la télévision (à part JPB!))))
Ca n'aurait pas beaucoup d'importance et relèverait du besoin de distraction, au sens pascalien, à laquelle nous cédons tous, si les spécialistes autoproclamés n'avaient la prétention de penser et de faire penser et ne trahissaient la pensée de ceux dont ils s'inspirent.
Jérémy évoque les erreurs de Zemour, spécialiste autoproclamé du rôle des femmes dans la Première Guerre Mondiale.
Pour prendre un sujet que je connais (assez) bien de mon côté, la philosophie grecque, c'est la même chose avec Michel Onfray que tout le monde connaît et qui accumule les bévues et les contre vérités, alors que peu de gens connaissent Lucien Jerphagnon, son maître, dont il ne parle presque jamais.
Savoir que peu de gens lisent les uns et les autres et se contentent d'écouter les "vulgarisateurs" (Zemour se plaint d'ailleurs qu'on l'insulte sans avoir lu "Le premier sexe") n'est pas vraiment une consolation.
Ecrit par : Robin | 24 mars 2008
Saperlipopette, vous avez vraiment rencontré Florence D., et vraiment lu Dolorosa soror ? Je serais enchanté de savoir ce que vous avez pensé de l'un et de l'autre… Peut-être pas ici, mais là : [email protected]
JPB
Ecrit par : brighelli | 24 mars 2008
Et il se permet après de venir disserter sur le rôle de la Première Guerre mondiale dans la déconstruction de l'identité masculine. C'est pathétique.
Je serais très intéressé de connaître votre avis sur ce sujet, Jérémy.
Ecrit par : Robin | 24 mars 2008
En mai 68, j'enseignais en classe unique, je me débrouillais tant bien que mal avec le secrétariat de mairie et le percepteur refusait de me rémunérer pour le ménage de l'école, de la mairie et la réfection des tableaux à mes frais. J'aurais cumulé... J'économisais pour reprendre mes études et aider ma famille à acheter un 4L camionnette d'occasion. Mon grand-frère m'avait prêté sa mobylette et le poêle à fuel de la" chambre chaude" ( chambre où l'on entrepose les greffes de plant français sur le plant américain résistant au phylloxéra qui avait exercé ses ravages dès la fin du XIX° siècle. Aujourd'hui le greffage n'est plus autorisé, il faut acheter les greffes prêtes à l'emploi ce qui fait que bien des jeunes n'ont aucune idée de cet épisode douloureux ni de la misère de tous les petits vignerons de France avant la guerre de 14 qui allait les achever. Le train de vie affiché laisse à penser que ce passé dérange. Fermons la parenthèse.)
En mai 68, j'étais jeune, en bonne santé, amoureuse comme on peut l'être à cet âge, de la vie que l'on construit. En juillet j'ai cueilli les cerises, appoint appréciable à l'époque. Quand il fait beau c'est agréable d'aller discuter avec les merles effrontés. Depuis, beaucoup de cerisiers ont été arrachés car les terrains ayant droit à l'appellation sont plantés en vignes.
Mai 68. Les mères célibataires étaient montrées du doigt et les rares jeunes couples se mettant en ménage sans être mariés tout autant mais ceci est une autre histoire.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 24 mars 2008
De 1928 à 1968, pendant ces quarante années poussiéreuses, bourgeoises, obscurantistes et étouffantes, la littérature francophone a dû se contenter de Gide, Montherlant, Colette, Giraudoux, Ionesco, Beckett, Aragon, Eluard, Pagnol, Yourcenar, Cohen, Breton, Simenon, Camus, Sartre et j'en passe plus que je n'en mentionne.
En mathématiques, les années 1948 à 1968 ont vu le feu d'artifice d'étoiles comme, entre autres: Chevalley, Leray, Cartan (fils), Grothendieck, Koszul, Cartier, Dixmier, Thom, Serre, Dieudonné, Schwartz, Malgrange.
Sans doute la plus grande concentration de tous les temps de génies dans cette discipline .
Et de 1968 à 2008, qui ?
Ecrit par : Attila Smith | 24 mars 2008
donc, si on vous suit, c'est parce qu'il y a eu le mouvement de mai 68 que nous somme retournés vers des âges de ténèbres....faut oser. Je suis d'ailleurs convaincu que le nombre ne fait rien à l'affaire. Aucun de vos matheux n'a une quelconque notoriété en dehors des cercles des matheux. Moi ,qui suis un ignorant en la matière, ça ne me fait ni chaud ni froid.
Quand aux auteurs cités par vous, avouez que vous ne vous mouillez guère quant à la notoriété desdits...
Vous oubliez ce qui suivit 68: le pouvoir, terrorisé, jura qu'onn ne l'y reprendrait plus, balança du pain et des jeux puis, minutieusement se lanças par le truchement de la télé surtout, à uen formidable entreprise de décérébration collective.Qui réussit. La preuve: vous. Si des gens d'un niveau intellectuel élevé comme vous en sont réduits à cette penséze néanderthalienne, on a de quoi se dire que le pouvoir d'alors a bien travaillé. TF1 est le levier ,en France, et la RAI en Italie de la construction de ce cochon d'abrutissoir populaire, plus efficace encore que la curaillerie. Donc, je ne voie pas que 68 ait été la victoire de la non-culture. Des listes,pour preuve???? Pas le temp. mais on pourrait vous en citer. En particulier en sciences, en histoire. Hawkings, Braudel, etc etc...la littérature, en France, ne produit plus guère que des merdes, c'est vrai, enfin aucun nom qui égale ceux que vous citez. Mais là encore pensez au renouveau de la philosophie ou de l'histoire, encore une fois.
Ecrit par : montaigneàcheval | 24 mars 2008
vous trouverez ma réponse cher Jean-Paul à votre adresse privée...
Saperlotte il neige!
"mais qui c'est-y donc qui nous détracte le temps mon brave monsieur? !!!
pirouette de saperlipopette, tournicoton , tournicotis...bon lundi de Pâques à tous!
et pas de restriction sur le chocolat Christophe Sibille a peut-être raison quant il dit que c'est un aphrodisiaque! il fait un temps à rester sous la couette!
Ecrit par : Saperlipopette | 24 mars 2008
chocolat au piment d'espelette bien sûr!
Ecrit par : Saperlipopette | 24 mars 2008
Sans rapport avec le fond du sujet (et sans animosité, MàC ...)
Un scientifique qui n'a pas entendu parler de Sartre et autres Giraudoux passe, à juste titre, pour un demeuré, un ignare. Il encourt un mépris souverain.
Un littéraire n’a même pas honte (et le revendique) de ne pas connaître, au moins de nom, les plus grands mathématiciens français du XXème ...
Tapez « schwartz, maths » sur G. et regardez le nombre de réponses vous mesurerez mieux son absence de notoriété ...
MàC, la médaille Field (l’équivalent du Nobel en maths), c’est pas assez pour mériter votre reconnaissance ?
J’me marre !
Quant aux prises de position politiques des uns et des autres, je vous encourage à consulter la bio de L. Schwartz pour vous faire une idée.
Grimper sur un bidon et défendre la révolution culturelle avait plus de gueule que de signer le « Manifeste des 121 » durant la guerre d’Algérie, était-ce pour autant plus pertinent ?
Ecrit par : Zorglub | 24 mars 2008
"Mais là encore pensez au renouveau de la philosophie ou de l'histoire, encore une fois."
Ecrit par : montaigneàcheval | 24 mars 2008
Et, éventuellement, de l'humour. Même si ça a bien régressé depuis l'invasion télévisuelle que vous citez.
Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2008
Ceci-dit, Jean-Paul était visionnaire, sur ce coup-là...
Et je crains que le dernier message d'Attila Smith ne soit pas la dernière énormité de la part de ceux qui veulent absolument se raccrocher à n'importe quel argument pour descendre mai 68...
Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2008
Complètement d'accord, au moins sur ce point, avec Zorglub. Le manque de culture scientifique est affolant, en France — peut-être parce que les publications savantes, comme leur nom l'indique, ne sont pas destinées au grand public. Laurent Schwartz était à tous égards un type remarquable — enfin un scientifique qui n'a pas eu besoin de tirer la langue à l'objectif pour se faire connaître. Ils sont un certain nombre de ce tonneau, et uniformément ignorés. Je parlais d'imprégnation il y a quatre ou cinq jours en cours à des prépas scientifiques, et le nom de Konrad Lorenz ne disait rien à personne (d'ici qu'on ne le connaisse que pour son affiliation au parti nazi…). Et cette ignorance ne s'arrête pas au XXème siècle. Si Céline ne lui avait pas consacré sa thèse (à se procurer absolument, chez Gallimard), qui se rappellerait que Semmelweis fut un génie de l'obstétrique ? "La république n'a pas besoin de savants", cette phrase fameuse lancée à la figure de Lavoisier avant qu'on lui tranche la tête (Fouquier-Tinville, ce me semble, mais je peux me tromper), ne vaut pas mieux que le "quand j'entends le mot culture, je sors mon revolver" d'un autre illustre abruti (Göring, je cris — mais là aussi, il y a pléthore de salopards pour endosser la paternité de la formule). L'une et l'autre ont fait florès, y compris chez des adversaires déclarés de leurs auteurs.
Et j'ai toujours regretté que l'on ne fasse pas en classe quelques cours d'histoire des sciences. Ce que je sais dans le domaine, je l'ai appris en m'abonnant à "Pour la recherche" quelques années durant — faut avoir les moyens, ce n'était pas donné…
JPB
Ecrit par : brighelli | 24 mars 2008
Et, éventuellement, de l'humour. Même si ça a bien régressé depuis l'invasion télévisuelle que vous citez.
Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2008
Quelqu'un a-t-il essayé de jeter sa télévision aux orties?
Je peux vous assurez qu'on vit très bien sans...
Nous ne l'avons (en français) que depuis un an, et ne la fréquentons guère... parce que nous n'y sommes pas habitués...
Ecrit par : maminou | 24 mars 2008
"Si vous regardez, sur le lien "Dailymotion" que Guillaume nous a fort obligeamment proposé, vous verrez que Zemmour dit, en parlant chez Laurent Ruquier et pour expliquer son altercation avec Romane Bohringer: "il était deux heures et demie du matin", quand tout le monde ou presque sait que l'émission de Ruquier est enregistrée... Beurk. La malhonnêteté de ces gens est absolument dégueulasse.
Zemmour, ou une certaine forme d'intelligence au service d'une mauvaise foi très très à droite.
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008"
M. Sibille, je vous lis à longueur de posts chez JPB étaler votre prechi precha faussement modérateur et d'un politiquement correct dégoulinant. Je ne relève jamais, vos contradicteurs du forum le font merveilleusement. Mais là, ne retenir de l'excellent extrait de l'émission de Vandel que la perfidie de Zemmour sur l'horaire d'enregistrement, c'est édifiant! Vous n' avez pas d'autres argument? Pour votre gouverne, j'étais justement à l'enregistrement de cette émission et celle ci se fait DANS les conditions du direct et dure environ 1h00 de plus que la version proposée après "cut". Et il était effectivement 2 h 30 du matin le jeudi soir (l'enregistrement a lieu le jeudi soir, avant veille de diffusion). Donc trouvez de grâce d'autres arguments. Vous me faites penser à l'inénarrable Francis Huster qui lors d'une émission d'Ardisson a failli avoir une syncope devant les propos de Zemmour sur les relations hommes/femmes. Pour finir, en effet il 'est de plus en plus difficile dans ce pays (malgré mai 68 apparemment ou plutôt conséquemment ) d'avoir une opinion autre que celle de la haute autorité du prêt à penser. Les mots font peur, et je dirai même que les idées font peur. "Mensonnnnge" reprendra Monsieur Sibille. Voyons Christophe, une peu de tenue : contre vérité passera bien mieux!
Ecrit par : guedbralec27 | 24 mars 2008
"un peu de tenue" , pardonnez mes nombreuses fautes de frappe. Corriger mes adorables copies de troisièmes ce lundi de Pâques a des conséquences lourdes sur mon français. Que saint Mérieu me pardonne (il le fera d'ailleurs bien volontiers!)
Ecrit par : guedbralec27 | 24 mars 2008
"Il faut être économe de son mépris en raison du grand nombre de nécessiteux."
Ecrit par : dobolino | 23 mars 2008
En 1989, Font et Val, : "Etre seuls à avoir tort, c'est plus difficile, mais c'est bien plus drôle que d'avoir raison avec une bande de c..s".
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008
L'un suivant l'autre dans l'ordre de lecture du blog, cherchez l'erreur Chateaubriand vs Font et Val ... !
Ecrit par : Zorglub | 24 mars 2008
Ah! Ce n'est pas Chateaubriand, à ma connaissance, mais Retz. Ceci dit, je peux me tromper. On me l'a toujours donné pour tel et je n'ai jamais vérifié l'origine.
Ecrit par : dobolino | 24 mars 2008
Je voudrais enfin vous faire part d'une expérience fort intéressante datant de vendredi et qui ne peut que nous faire se poser quelques questions sur la société libérale post soixantehuitarde...
Il m'arrive en troisième de faire de l'éducation civique (pas seulement celle obligatoire et immangeable au programme -O joie de disserter longuement sur les nouveaux défis de l'armée française- mais par exemple, je leur demande comment ils organisent (gros mot) leur semaine entre loisirs (l'essentiel) et leur travail (le négligeable). Et Pris d'un vertige, je leur posai innocemment trois questions :
1. Combien de postes de télévisions avez vous :
Réponse : sur une classe de 25 élèves tous ont au moins trois téléviseurs. Cinq en possèdent 8 (où diable les mettent-ils? dans les toilettes ? "Ah mais monsieur y en a deux dans la cuisine parce que quand ils font à manger, papa et maman regarde pas les mêmes programmes!!" - les plus optimistes se diront qu'au moins l'enfant n'as pas ses parents divorcés et que le papa fait aussi la cuisine....-
2. Combien de portables (téléphones) avez vous dans la famille : les 25 élèves possèdent au moins 4 portables. Cinq d'entre eux en ont huit.
3. Combien d'ordinateurs avez vous à la maison ? tout le monde en a un et la moitié en a 3. Quatre élèves en ont 9.
Problème de niveau de vie dit on? de pouvoir d'achat ? Et l'on me dit après qu'il n'y a pas assez d'argent pour acheter l'essentiel ? Et je vous fait grâce du nombre de PSP et autres jeux électroniques que nos bambins possèdent.
Dernière chose : J'ai accompagné comme tous les deux ans des élèves de sixième et de cinquième en Grèce. Pour la première fois et ce malgré notre interdiction, la moitié avaient emmené avec eux leur console portable. "Regardez chers enfants la mer des oliviers qui s'étale majestueusement devant vos yeux ébaubis ".. " ta gueule, je vais pas passer au troisième niveau avec tes conneries" (dialogue fake bien sûr, mais peut être juste anticipé...)
Ecrit par : guedbralec27 | 24 mars 2008
Et j'ai toujours regretté que l'on ne fasse pas en classe quelques cours d'histoire des sciences. Ce que je sais dans le domaine, je l'ai appris en m'abonnant à "Pour la recherche" quelques années durant — faut avoir les moyens, ce n'était pas donné…
JPB
Ecrit par : brighelli | 24 mars 2008
Mon professeur titulaire de chaire de physiologie commençait tous ses cours par des historiques et nous avons assez régulièrement effectué en TP des expériences du XIX° siècle et du début du XX°, avec cylindre au noir de fumée et stylet inscripteur. C'était jouissif, ça me donnait l'impression de me promener dans les allées du Jardin des Plantes.
Tous les élèves commençaient l'étude de la génétique par les expériences de Mendel. Qu'en est-il à présent?
Vous déplorez qu'on ne fasse pas d'histoire des Sciences. J'en ai fait dans le supérieur comme vous avez du en faire concernant les Lettres. On ne peut pas tout bloquer sur les années de lycée tant il y a à faire mais c'est une idée à creuser.
A chaque fois que je réfléchis à ma formation, je déplore de nombreuses carences qui ont entravé mon plein épanouissement, une immersion trop précoce dans le monde du travail, un enseignement fragmentaire et incomplet. Mais, à 21 ans, je piaffais d'impatience et mon dernier trimestre d'Ecole, après mon premier remplacement, fut interminable. Je me rêvais les deux pieds les deux mains dans la bouse, dans la tiédeur d'une étable et trouvais l'école hors du temps, trop hors du temps.
Ecrit par : dobolino | 24 mars 2008
"Que nous , femmes, nous puissions "controler " notre fécondité grace à la contraception est un avantage indéniable que certains messieurs doivent nous envier d'ailleurs!"
Je ne suis pas sûre qu'avaler des hormones de 16 ou 17 ans ( voire avant pour les ados actuelles) jusqu'à 50 soit un sort que les hommes nous envient tant que cela.
" Reprocher aux hommes de ne pas prendre leurs responsabilités en matière de contraception c'est leur faire un procès d'intension alors qu'il me semble que beaucoup aimeraient aussi avoir ce contrôle...La recherche en matière de contraception masculine existe , il s'avère qu'à l'heure actuelle elle n'aboutit pas à des résultats qui puissent être pleinement satisfaisants et si les femmes ont payé pour certaines très cher cette liberté, j'espère que la recherche aura les moyens d'éviter ce risque vital aux hommes que des femmes, elles, ont subi car le progrès ce doit d'être dans ce sens..."
La recherche a mis au point une pilule pour les hommes. Personne n'en a voulu. Posez-vous les bonnes questions.
"Souhaitons qu'un jour les hommes aient eux aussi cette liberté de choix et un moyen de contraception plus agréable pour eux que la capote caoutchoutée ou le coïtus interruptus !"
AMEN!
"Souhaitons surtout que l'on ait recours à la vasectomie ou la ligature des trompes ou l'hystérectomie UNIQUEMENT à des fins thérapeutique."
Mettre sur le même plan ces trois actes chirurgicaux montre de votre part ou que vous êtes ignarde ou de mauvaise foi. Une vasectomie est un acte anodin qui n'a rien à voir avec une hystérectomie; quant à la ligature des trompes, elle est encore un recours pour les femmes qui ne peuvent plus supporter le gavage aux hormones ou l'inconséquence de leur mari ou compagnon. Je ne trouve pas cela réjouissant mais c'est un fait; renseignez-vous auprès du corps médical.
"je conclus par une pensée pour toutes ces femmes de par le monde qui attendent et aimeraient au moins pour leurs filles qu'elles aient accès à un moyen de contraception sans qu'on leur jette l'opprobe , qu'elles puissent avoir recours à l'ivg sans risquer leur vie !"
On ne peut que souhaiter avec vous ce genre de choses. Il n'empêche que nous vivons en France dans un pays où les femmes sont encore moins bien payées que les hommes pour le même travail, où les femmes subissent les tâches domestiques plus fréquemment que les hommes, où les femmes se retrouvent seules à élever des enfants que leurs délicieux compagnons sèment à tout vent et à tout âge ( sans se demander ce que ça peut faire aux gamins de n'être qu'un semis aléatoire ou de n'être que la preuve de la vigueur masculine de leur géniteur)en leur donnant au mieux une pension alimentaire au pire en disparaissant de la circulation ( j'en ai plein mes classes), où les femmes supportent seules toute une vie durant une contraception qu'elles n'apprécient guère.
En tout cas, je trouve atterrant de voir dans un milieu comme le nôtre le silence sur la situation des femmes voire ( comme dans votre cas)l'acceptation béate d'une condition qui devrait largement être remise en cause.
Saperlipopette, je ne sais pas si vous êtes une victime consentante ou si vous y jouez, mais dans les deux cas, ce n'est pas la lecture de vos ouvrages porno qui semble vous avoir libérée. A moins qu'en ne les lisant, cela vous permette d'accepter sans rechigner la société sexiste dans laquelle nous vivons encore, ne vous en déplaise.
Ecrit par : Sanseverina | 24 mars 2008
Je ne sais pas quelle est exactement la responsabilité de mai 68, mais je suis, moi aussi, incapable de citer un écrivain récent qui ait exercé sur moi une influence durable, alors que si je pense à ceux qui ont m'ont marqué pourla vie, j'en ai immédiatemet plus d'une dizaine en tête, sans parler des poètes et des philosophes.
Je peux aller jusqu'à me souvenir de l'endroit et du moment où j'ai lu certains auteurs qui ont compté pour la première fois ("Le Château" et "Crime et châtiment", par exemple, dans tel train, à tel moment...)
La lecture de certains auteurs eux-mêmes "distancés" par rapport à leur époque, permet de prendre de la distance. Ce qu'il y a d'un peu effrayant dans la post modernité, la "culture jeune"..., c'est l'adhésion immédiate à des penseurs, des écrivains, des artistes de second ordre et le refus de hiérarchiser.
Les gens qui ont fait mai 68 étaient nourris du Rimbaud des Illuminations et n'ignoraient ni Racine, ni Corneille. Quelque chose a été conservé dans la rupture, comme dans l'aufhebung hégelien.
A présent, nous ne sommesmême plus dans la rupture (rompre avec un passé que l'on ignore ?), mais dans l'adhésion aveugle, surtout les jeunes générations (je dis cela avec beaucoup d'affection et de respect) qui ne se rendent pas toujours compte à quel point ils sont vulnérables à toutes les manipulations.
Ecrit par : Robin | 24 mars 2008
"Pour votre gouverne, j'étais justement à l'enregistrement de cette émission"
Ecrit par : guedbralec27 | 24 mars 2008
Toutes mes condoléances.
"Mais là, ne retenir de l'excellent extrait de l'émission de Vandel que la perfidie de Zemmour sur l'horaire d'enregistrement, c'est édifiant! "
Ecrit par : guedbralec27 | 24 mars 2008
Laissons-en juges les blogueurs ici présents! Ils sont assez grands pour aller se faire eux-mêmes une idée de l'épaisseur du bonhomme en cliquant sur le lien, toujours présent un peu plus haut.
"Francis Huster qui lors d'une émission d'Ardisson a failli avoir une syncope devant les propos de Zemmour sur les relations hommes/femmes. Pour finir, en effet il 'est de plus en plus difficile dans ce pays (malgré mai 68 apparemment ou plutôt conséquemment ) d'avoir une opinion autre que celle de la haute autorité du prêt à penser. Les mots font peur, et je dirai même que les idées font peur. "Mensonnnnge" reprendra Monsieur Sibille. Voyons Christophe, un peu de tenue : contre vérité passera bien mieux!"
Ecrit par : guedbralec27 | 24 mars 2008
Il y a de quoi, franchement, ne pas être loin de la syncope en entendant les propos de cet olibrius, qui se prend pour un politiquement incorrect en étant seulement hyper-réactionnaire... Dans le sens le moins défendable du mot.
C'est, sous couvert de politiquement incorrect, un des meilleurs représentants du prêt à penser le plus trivial.
Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2008
Sanseverina, il me semble que personne n'a prétendu que nous étions arrivés à une égalité parfaite entre hommes et femmes, et loin s'en faut! Simplement que, par certains côtés, mai 68 avait eu des incidences extrêmement positives en ce sens!
Et tant pis si on me reproche de jouer les "modérateurs", ou les "politiquement corrects", pour cette contribution.
Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2008
Ceci dit, je reviens sur la discussion d'hier concernant l'érotisme.
J'ai vécu mon enfance dans un monde pleins d'interdits, mon adolescence dans un monde qui se libérait et ai profité à plein de transgressions d'interdits qui choquaient encore une proportion non négligeable de la population.
A présent, voilà plus de vingt ans, trente ans, qu'il est devenu socialement normal, si on se reconnait dans la gauche caviar ou la droite décomplexée (si on est pédagogiste?) d'être sodomite, adultère, échangiste, multi-partenaires, bi, j'en passe. La sexualité épanouie, au sens d'un rapport minimum par jour, est quasiment une obligation. Il est du dernier ringard de promotionner la sublimation de l'eros par une abstinence consentie. Nous sommes soumis à une véritable dictature du bien vivre et bien être qui est peut-être aussi pesante que celle de l'ère victorienne.
Quels interdits restent-ils à nos jeunes générations? Le viol et la pédophilie! Pour nourrir ce type de fantasme, faut avoir déjà une bonne déviance.
De quoi peuvent-ils bien nourrir leurs fantasmes, eux dont on a valorisé publiquement les touche-pipi de leurs trois ans, qu'on a gavé d'éducation sexuelle en pleine phase de latence etc...?
Ecrit par : dobolino | 24 mars 2008
C'est, sous couvert de politiquement incorrect, un des meilleurs représentants du prêt à penser le plus trivial.
Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2008
ahhh le mot clé : réactionnaire! le mot libérateur qui ne permet finalement aucune réplique! quant au prêt à penser trivial, on ne l'entend guère, où tout du moins il est en effet immédiatement disqualifié. Les bons, les grands, les lumineux d'un côté, les obscurs les thuriféraires d'un passé sale et poussiéreux de l'autre. C'est un peu faible tout de même. Ou tellement caractéristique des ex marxistes mal repentis, élevé au lait du dialectisme le plus éculé.
Ecrit par : guedbralec27 | 24 mars 2008
Zorglub,
la seule chose que j'ai eu le malheur de constater, et ce que je dis, c'est ma nullité crasse en matière de sciences lourdes. Nullité crasse, parce que je suis connvaincu que j'ai été pourri par l'enseignement des maths que j'ai reçu: corollaire de 68??? les délires de la théorie des ensembles avec laquelle on nosa fait chier en 6ème et 5ème en 1968 et 1969..Rien compris à l'époque et encore aujourd'hui. EN 3ème, 18 de moyenne générale sans compter les maths et la physique avec 1,5 de moyenne. Au bac, mention TB grâce au fait qu'étant en section A1 , j'avais pu choisir entre grec et maths....scandale des profs nuls et des délires pédagos, déjà. Et puis, un jour, un prof on dira "normal", un quidam style Camif, nous enseigna les "fonctions linéaires et affines". Et là je réalisai tout ce que j'avais perdu....par ce soupirail quu'il nous ouvrait sur lla beauté des maths...
Quand je fus prof, dans mon ancien collège, j'eus la channce de rencontrer une collègue de maths, Marie-Louise Tauzer, que je salue amicalement, si par hasard elle lit Bribri, avec laquelle je passa des heures à parler des maths, et en particullier, de Kantor et des nombres premiers.....Quel gâchis. Et je suis le pur produit de la formation littéraire "comme jambe de bois". Pour remplacer ce que tout homme devrait savoir. Encore eût-il fallu que ces messieurs dames les mathématiciens voulussent bien condescendre à trouver le clic pour expliquer....à des Béotiens comme moi.
Un exemple: il y a quelques années ma fille, alors en CM2 revint de l'école perplexe: son instit,, génial, leur avait espliqué qu'il y avait autannt de nombres entre 0 et 1 qu'entre 0 et l'infini....Kantor, je crois???? En tous cas, je suis sûr que ça a provoqué chez elle le clic dont je pparlais.Aujourd'hui elle a 18 en maths, 17 en physique et 11 en Histoire pour me faire chier, elle a bien raison....
BàV
les maths, j'en parlerais pendant des heures.....
Ecrit par : montaigneàcheval | 24 mars 2008
Tout ce que vous énoncez est très juste, Sanseverina.
Je regarde de près mon assiette d'épouse et de mère et je ne suis pas certaine de ne pas avoir tendu le bâton pour me faire battre, de ne pas en avoir donné un à mon fils pour battre et de ne pas avoir éduquer ma fille pour qu'elle soit battue. On verra! J'ai fait de mon mieux.
Mes parents avaient vraiment, aussi et pourtant, fait de leur mieux pour éduquer notre fratrie dans une parfaite égalité aussi bien au niveau des jouets et jeux que des études ou des tâches ménagères, et j'ai toujours vu mon père réalisé 75% bon poids des fonctions ménagères (ménage, soins aux enfants, lessives, courses et cuisine). Ma mère a utilisé avec un total succès la méthode Oginot et aurait pu donner la date et l'heure de conception de ses trois enfants, tous désirés.
On ne peut résumer l'"inégalité" hommes/femmes à une affaire de conception et de contraception.
Ecrit par : dobolino | 24 mars 2008
"Les bons, les grands, les lumineux d'un côté, les obscurs les thuriféraires d'un passé sale et poussiéreux de l'autre."
Ecrit par : guedbralec27 | 24 mars 2008
Ce n'est pas ce que je pense. C'est ce que vous aimeriez bien que je pense, pour donner du grain à moudre à votre argumentation, qui en manque pas mal. Nuance de taille.
Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2008
Mr Brighelli a déclaré que les IUFM "étaient un chancre" sur France 2
Pourtant n'a t il pas postulé lui-même, il y a quelques années, à un poste à l' IUFM de Montpellier, demande refusée par ailleurs? Le dépit lui ferait-il avoir la mémoire courte?
Vir
Ecrit par : Vir | 24 mars 2008
M. Vir ne pense-t-il pas qu'on puisse tenter de réformer ce corps malade (de naissance) de l'intérieur, et de ne pas le laisser exclusivement aux mains des disciples de la liste de Mérieu? (je parle de l'étude en classe de français du mode d'emploi d'un téléviseur n'est ce pas..)
Ecrit par : guedbralec27 | 24 mars 2008
Meirieu, pas Mérieu.....j'avais naguère fait la même faute d'ortho..et qu'est ce que je m'étais pris......il est vrai que je préfère bouffer des médocs produits par Mérieu que de la pédagomerde produite par Meirieu....
Ecrit par : montaigneàcheval | 24 mars 2008
Meirieu, Pardonnez moi cavalier Montaigne
J'le f'rai pu, promis!
Ecrit par : guedbralec27 | 24 mars 2008
il est vrai que je préfère bouffer des médocs produits par Mérieu que de la pédagomerde produite par Meirieu....
Ecrit par : montaigneàcheval | 24 mars 2008
Mérieux, Montaigneàcheval! Et si vous préférez risquer la sclérose en plaques, ou autre ennui neurologique, plutôt que de garder le choix de votre pédagogie...
Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2008
A présent, voilà plus de vingt ans, trente ans, qu'il est devenu socialement normal, si on se reconnait dans la gauche caviar ou la droite décomplexée (si on est pédagogiste?) d'être sodomite, adultère, échangiste, multi-partenaires, bi, j'en passe. La sexualité épanouie, au sens d'un rapport minimum par jour, est quasiment une obligation. Il est du dernier ringard de promotionner la sublimation de l'eros par une abstinence consentie. Nous sommes soumis à une véritable dictature du bien vivre et bien être qui est peut-être aussi pesante que celle de l'ère victorienne.
( Dobolino)
Je m'étais dit que je ne vous parlerai plus... mais bon.
Oui, je vois les choses de la même manière que vous, Dobolino. On doit d'ailleurs cette nouvelle "bienséance" à nos ex-maoïstes de 68 reconvertis en bobos de gauche ou de droite .
Il faut rester jeune, s'envoyer en l'air au moins une fois par jour , changer de mec, de nana, de maison, de voiture,de gosses( et ce sont les mêmes qui râlent contre les rites et les obligations religieux), lire de la littérature porno qu'on dit érotique pour faire esthète et ne jurer que par la littérature du XVIIIè! Quand on pense que ces écrivains du XVIIIè essayaient surtout de se défaire du carcan religieux...
Faire de leurs écrits un nouveau dogme...
M'enfin!
Non, je ne réduis pas l'inégalité hommes/ femmes à un problème de contraception et de conception. je l'ai dit.
Vos propos font du bien parfois, Dobolino, autant qu'ils font mal à d'autres moments. Bonne journée à vous.
Ecrit par : Sanseverina | 24 mars 2008
@montaigneàcheval:
"Si des gens d'un niveau intellectuel élevé comme vous en sont réduits à cette penséze néanderthalienne, on a de quoi se dire que le pouvoir d'alors a bien travaillé. TF1 est le levier ,en France, et la RAI en Italie de la construction de ce cochon d'abrutissoir populaire, plus efficace encore que la curaillerie. Donc, je ne voie pas que 68 ait été la victoire de la non-culture. Des listes,pour preuve???? Pas le temp.l"
Cher montaigneàcheval,
je suis flatté que malgré votre temps si compté vous me gratifiiez d'une longue lettre aussi courtoise, pertinente, argumentée et érudite.
"Aucun de vos matheux n'a une quelconque notoriété en dehors des cercles des matheux. Moi ,qui suis un ignorant en la matière, ça ne me fait ni chaud ni froid."
Pauvre Grothendieck, pauvre Serre, pauvre...
J'espère qu'on leur apprendra la triste nouvelle de votre indifférence avec ménagement.
Votre dévoué A.S.
Ecrit par : Attila Smith | 24 mars 2008
Vos propos font du bien parfois, Dobolino, autant qu'ils font mal à d'autres moments. Bonne journée à vous.
Ecrit par : Sanseverina | 24 mars 2008
Je n'ai nulle intention de faire du mal à qui que ce soit. Ici, j'interviens en virtuel face à des virtuels et, quand je fais du mal, je le fais, en tant que corps social, à un corps social et non en tant qu'individu à un individu dont j'ignore tout.
Je présente toutes mes excuses, en tant qu'individu, à l'individu que vous êtes.
Lorsque j'ai attaqué MàC, ou lorsque, bien avant, il m'a agressée salement en mots choisis, ce n'était ni Pascale Huby ni Jean-Philippe Goldschmidt qui étaient concernés, en tant que personnes humaines faites de chair et de sang, enthousiastes ou déçues, aimantes de leurs parents, amis et enfants, capables d'aimer, de rire et de pleurer.
Si nous choisissons des pseudos, c'est aussi pour rester virtuels et véhicules d'idées.
Ce sont les idées qui sont attaquées, pas l'être en soi.
Je ne dis pas que ce soit aisé et combien de fois ai-je moi-même claqué "définitivement" la porte de ce blog. Pas plus tard qu'hier, Brighelli a cité Robert Merle en opposition à mon papa à moi en disant que Robert Merle savait rédigé, lui, sous-entendu "au moins". J'étais assez véxée, touchée même, au plus profond de moi.
Il est vrai néanmoins que Brighelli a raison d'opposer un écrivain de talent à un simple épistolier. Le témoignage de l'épistolier n'a probablement pas l'ambition de s'imposer en tant qu'écrit d'Auteur. C'est un témoignage, un ressenti et il reste à sa place. Pas de vexation personnelle là-dessous et, à un ou deux an près, Brighelli aurait pu avoir cet épistolier comme directeur de l'ENS Saint-Cloud et débattre en direct avec lui, voire le séquestrer dans son bureau...
Ecrit par : dobolino | 24 mars 2008
Savait rédiger...
Ecrit par : dobolino | 24 mars 2008
En France,
On dirait qu'il est presque "chic" de se dire nul en sciences dures, tout comme on confesse volontiers être un très mauvais bricoleur. En revanche, si on ne connaît pas ses classiques, on passe pour le dernier des ploucs. Lorsqu'on parle de "culture", on se réfère systématiquement à la culture littéraire ou artisitique. Des savoirs scientifiques, on ne retient que leur application pratique: la technologie. Mais le savoir scientifique est d'une nature toute aussi élevée, demande au moins autant de rigueur intellectuelle que les savoirs littéraires. Ceux qui ignorent tout des fondements mathématiques de la théorie des nombres, de la beauté de la relativité générale (et j'en passe), sont tout aussi illettrés que celui qui ne connaît pas Hugo et martyrise la langue. Ne me faites pas de procès d'intention, je n'affirme pas que vous, sur ce blog, méprisez le savoir scientifique; j'affirme juste que c'est une attitude très courante chez les intellectuels (ce n'est pas tout à fait la même chose, mais faites le rapport entre les hommes politiques qui ont une formation scientifique et ceux qui n'en ont pas).
Ecrit par : françois duhem | 24 mars 2008
En France,
On dirait qu'il est presque "chic" de se dire nul en sciences dures, tout comme on confesse volontiers être un très mauvais bricoleur. En revanche, si on ne connaît pas ses classiques, on passe pour le dernier des ploucs. Lorsqu'on parle de "culture", on se réfère systématiquement à la culture littéraire ou artisitique. Des savoirs scientifiques, on ne retient que leur application pratique: la technologie. Mais le savoir scientifique est d'une nature toute aussi élevée, demande au moins autant de rigueur intellectuelle que les savoirs littéraires. Ceux qui ignorent tout des fondements mathématiques de la théorie des nombres, de la beauté de la relativité générale (et j'en passe), sont tout aussi illettrés que celui qui ne connaît pas Hugo et martyrise la langue. Ne me faites pas de procès d'intention, je n'affirme pas que vous, sur ce blog, méprisez le savoir scientifique; j'affirme juste que c'est une attitude très courante chez les intellectuels (ce n'est pas tout à fait la même chose, mais faites le rapport entre les hommes politiques qui ont une formation scientifique et ceux qui n'en ont pas).
Ecrit par : françois duhem | 24 mars 2008
A présent, voilà plus de vingt ans, trente ans, qu'il est devenu socialement normal, si on se reconnait dans la gauche caviar ou la droite décomplexée (si on est pédagogiste?) d'être sodomite, adultère, échangiste, multi-partenaires, bi, j'en passe. La sexualité épanouie, au sens d'un rapport minimum par jour, est quasiment une obligation. Il est du dernier ringard de promotionner la sublimation de l'eros par une abstinence consentie. Nous sommes soumis à une véritable dictature du bien vivre et bien être qui est peut-être aussi pesante que celle de l'ère victorienne.
( Dobolino)
J'aime beaucoup ce que vous dites là, Dobolino.
Il serait normal que des parents conscients de leurs devoirs de parents adhèrent à votre discours...
Et pour en rajouter une couche, sachez que dans la Bible, l'apôtre Paul dit aux Corinthiens:
"Tout est permis, mais tout n'est pas utile..."
Ecrit par : maminou | 24 mars 2008
Dobolino, je ne crois pas que sur ce blog, les liens avec certains ( certaines) relèvent du virtuel pur. C'est une de ses particularités. Enfin il me semble.
Ecrit par : Sanseverina | 24 mars 2008
Sanseverina , vous jugez à l'emporte pièce et ne surtout ne savez pas lire entre les lignes...
réglez vos comptes avec les hommes et grand bien vous fasse il est dommage qu'en tant que femme vous ne soyez pas capable d'avoir une vision plus large ...Je n'ai pas de temps ni d'énergie à gaspiller à vous expliquer mon point de vue , je crois simplement que ce n'est pas par la vindicte qu'on pourra établir le dialogue avec ses messieurs et que si on veut voir une évolution dans ce domaine il faut montrer un peu plus d'empathie et de finesse d'esprit que l'agressivité "hystérique"... that's all!
tout est une question de valeurs et il y en a marre des féministes castratrices qui ne font que déterriorer l'image des femmes!
mais il est vrai qu'on ne doit pas choisir ce pseudo stendhalien par hasard...
madame repenser votre combat qui sur le fond peut paraître juste ...tout est question de forme et en ce domaine les femmes peuvent être finement redoutables...
inutile de répondre car je ne lirai pas , je n'en aurai pas le temps et je reprends ma bonne vieille habitude de suivre les posts de certains interlocuteurs que j'apprécie ici ...
je ne reviendrai qu'au prochain fil pour saperlotter et m'abonner...
bonne journée à tous
Ecrit par : Saperlipopette | 24 mars 2008
François, est-ce que cela ne viendrait pas du fait que les "matheux", (aussi bien les profs que les élèves), méprisent souvent un peu les "littéraires" au lycée? (Il y a une sorte de hiérarchie; les "mathématiciens", puis les "physiciens", puis les "biologistes", puis les "littéraires", puis les philosophes", puis les "linguistes", puis les "artistes"). (Distinction qui n'avait d'ailleurs aucun sens dans le passé;)
n'est-ce point une sorte de revanche bien dommageable qu'on exerce contre la culture scientifique, dans la vie courante?
Ceux qui ont été un peu "brimés" par les professeurs de math se détournent totalement de ce qui y touche, de près ou de loin?
Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2008
Sanseverina, c'est une femme qui vous a répondu; vous pourrez donc difficilement la traiter de "macho".
Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2008
repensez ...je vous prie d'excuser cette faute
Ecrit par : Saperlipopette | 24 mars 2008
1. Dobolino, vous êtes parano : je n'ai jamais (relisez donc !) opposé monsieur votre père (dont nous sommes plusieurs à avoir particulièrement goûté le témoignage) à Robert Merle : je disais juste que ce dernier, prof (d'anglais) à Nanterre, avait lui aussi témoigné à chaud de ce qui s'y passait en ce mois de mai, dans un roman ("Derrière la vitre"), ce qui est, pur autant que je sache, unique : aucune remise en cause de l'intérêt des témoignages que vous citiez — c'était juste pour indiquer ce passage à la fiction en temps réel, ou peu s'en faut.
2. Je ne suis pas bien sûr qu'il faille aujourd'hui être particulièrement dessalé sur les choses du sexe pur être à la page. J'ai même une impression toute contraire : le "politiquement correct" ne s'accommode pas du tout de la liberté sexuelle revendiquée en 68 (et exploitée surtout dans la décennie qui a suivi, que ce sit dans le "swinging London" ou ailleurs). Et chez les plus jeunes (disons les moins de trente ans), ce que je vois au jour le jour, c'est même tout le contraire (en réaction peut-être aux débauches supposées de leurs parents, je n'en sais rien) : une grande pudibonderie, tant sur les mœurs réelles que sur la morale. Cela dit, je suis bien persuadé (j'ai écrit ailleurs des choses précises sur le sujet, mais qui n'ont pas grand chose à faire ici) que l'irruption du sexe sur le marché, sous la forme de la pornographie filmée (qui existait dans les années 60, comme elle existait dès 1900, mais n'était pas accessible si aisément), a certainement à voir avec ce sursaut moral — et avec les statistiques qui nous disent que près de 30% des jeunes garçons de 16-25 ans ont des problèmes réels au niveau technique…
3. J'adore cette rumeur qui refait surface de temps en temps, alors, je reprécise pour la Xème fois : j'ai effectivement pensé qu'il était possible de changer les choses de l'intérieur, dans les IUFM — c'était en 95, si je me souviens bien, et je m'occupais fort peu d'Education, à cette époque, j'avais des intérêts plus directement territoriaux, dans une île située au Sud. Ce fut même à cette occasion que je redécouvris Montpellier, et me promis d'y habiter, à l'occasion (j'y suis depuis 98). Et la Fabrique du crétin remonte à octobre 2005 — tu parles d'une revanche ! Voilà. Le reste est racontars (ou jamais…).
JPB
Ecrit par : brighelli | 24 mars 2008
Sanseverina, c'est une femme qui vous a répondu; vous pourrez donc difficilement la traiter de "macho".
Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2008
Aucune importance, que ce soit une femme ou pas. Je ne mène pas un combat, je défends des idées auxquelles je crois. Je réagis face à des situations que je vois tous les jours. La dame peut me trouver comme si ou comme ça, libre à elle. Elle m'interdit de lui répondre ( où est la castratrice?); je ne présente pas mes idées de LA manière adéquate pour convaincre la gent masculine, me dit-elle? Ah, parce qu'il y en a une et une seule?
Si la manière consiste à gnangnanter sur le mode " Nous les femmes, Nous les Mamans" et autre fadaises de ce genre, eh bien, non merci; cette manière-là, je ne peux pas ni ne la souhaite.
Voilà donc que je détériore ( un seul r au passage)"l'image des femmes"? Gnafgnaf! Tant mieux!
On se croirait dans un cours de maintien dans une pension religieuse!
Je ne savais pas que ça existait encore ce genre de choses!
Un petit conseil amical, vous devriez re-chaussez vos lunettes pour re-lire Stendhal. Bonne lecture!
Ecrit par : Sanseverina | 24 mars 2008
"comme ci " , désolée!
Ecrit par : Sanseverina | 24 mars 2008
Ceux qui ignorent tout des fondements mathématiques de la théorie des nombres, de la beauté de la relativité générale
Ecrit par : françois duhem | 24 mars 2008
On a raison ! Actuellement elle est remise en cause... Suffisait d'attendre assez longtemps !
Ecrit par : Sergio | 24 mars 2008
"re- chausser" et flûte!!!
Ecrit par : Sanseverina | 24 mars 2008
Je suis un cas d'espèce. Soixante huitard actif, adepte de la pédagogie moderne durant toute ma carrière, j'ai défendu les Ecoles Normales d'Instituteurs et ceci dès mon entrée à l'EN en 1965.
Les syndicats, le SNI de l'époque et sa direction socialiste ont bradé les EN pour une vaste promesse d'établir une formation professionnelle pour tous...Quant à sa minorité "stalinienne" et corporative elle voulait une formation universitaire à BAC plus 4 pour tous....
Le résultat: suppression du recrutement pré bac qui permettait à des enfants d'ouvriers et de paysans de poursuivre des études pour une IUFM où formation disciplinaire et formation pédagogique de préparation à la classe ont été remplacés par une bouillie.
Jean-François CHALOT
Ecrit par : CHALOT | 24 mars 2008
Je viens de lire « Fin de récré
Pour une refondation de l'école »
de Jean-Paul Brighelli
voici ce que j'en pense, achetez le, il vaut le détour
On fait tout à l'école, sauf l'essentiel ! Les différents programmes qui se sont succédés ont continué à rogner sur le français ou les mathématiques afin d'offrir toutes sortes d'activités comme l'éducation au code de la route, le développement durable ou la diététique...
Aujourd'hui , certaines municipalités proposent d'offrir aux élèves de leur commune des cours gratuits de secourisme... Tout ceci est fort sympathique, peut être utile mais se situe en marge de la fonction de l'école.
Jean-Paul Brighelli explique tout cela sans détour, ni faux fuyant en terminant chaque chapitre par des propositions comme celle reprise par beaucoup de faire passer l'horaire de français en primaire à dix heures.
Encore une fois l'auteur défend la langue française oubliée et fracassée en proposant que dès la maternelle, en fonction des capacités liées à l'âge, l'enseignant se fixe comme objectif la maîtrise par l'enfant de la grammaire.
Il en profite d'ailleurs pour combattre les illusions comme celle qui consiste à vouloir apprendre précocement une langue étrangère à ceux qui ne parlent même pas la leur, le français.
Toutes ses propositions sont à discuter, certaines sont intéressantes et cohérentes alors que quelques unes prêtent à sourire...Faut-il réinstaller des estrades en classe? Et proposer à des retraités de « rempiler »?
Comme d'habitude, Jean Paul Brighelli s'en prend aux « pédagogistes ».
Les frontières ne sont pourtant pas si nettes que cela :
- Je côtoie une retraitée militante de Reconstruire l'école qui utilise de la pâte à modeler et un meccano pour présenter quelques règles de géométrie;
- Durant toute ma carrière d'instituteur je me suis appuyé sur la pédagogie moderne tout en cultivant la mémoire des élèves ( récitations, chants, tables de multiplication, règles de grammaire).
Il n'y a pas entre cette militante et moi même des divergences insurmontables, tous les deux par ailleurs dénonçons le saccage de l'école publique et l'appauvrissement des contenus.
Au delà de ce débat quelque peu faussé entre les « anciens » et les « modernes » il existe entre les deux camps des points d'accord sur la nécessité de permettre à chaque enfant de ne pas perdre pied dès la pré-adolescence: « .... la première chose que doivent faire les enseignants de collège, aujourd'hui et demain, c'est de reprendre en sixième( et encore en cinquième, et parfois encore plus tard-et sans doute en seconde), en trois ou quatre mois, le programme du... primaire »
L'auteur, laïque convaincu, défenseur de la loi du 15 mars 2004 nous propose des axes de transformation replaçant l'école publique au centre de sa mission.
Ce livre, très bien écrit et construit nous offre une contribution qui ne laisse indifférent aucun lecteur.
Jean-François CHALOT
Ecrit par : CHALOT | 24 mars 2008
Parfaitement d'accord avec le billet de JPB : je crois que pratiquement tout y est dit.
Ecrit par : Sergio | 24 mars 2008
Sauf Attila Smith, qu'après avoir persifllé, j'ai réfléchi sur les maths et ai répondu à Zorglub, mais c'eût pu tout aussi bien être à vous....
Ecrit par : montaigneàcheval | 24 mars 2008
Faut-il réinstaller des estrades en classe?
Ecrit par : CHALOT | 24 mars 2008
Par pour prendre le contre-pied de l'idéologie qui les a supprimées (il fallait que le professeur ne fût pas "au-dessus des élèves"!), mais seulement parce que c'est pratique pour que tous les élèves voient et entendent aisément le professeur. Et l'inverse (les trublions sont en permanence dans le collimateur!).
Et proposer à des retraités de « rempiler »?
Ecrit par : CHALOT | 24 mars 2008
Quand on aime son travail et qu'on en a la force, pourquoi faudrait-il s'arrêter, en fait? Les députés, les sénateurs, les maires, certains présidents de la République s'arrêtent-ils à une date couperet? Un bon nombre, à 75 ans, sont encore en activité et pas du tout résolus à décrocher! Dans mon collège exerce une retaitée d'anglais, qui vient donner à de petits groupes d'élèves des cours de rattrapage en anglais et en français, POUR LE PLAISIR!
Ecrit par : Jean | 24 mars 2008
« Comme d'habitude, Jean Paul Brighelli s'en prend aux « pédagogistes ».
Les frontières ne sont pourtant pas si nettes que cela :
- Je côtoie une retraitée militante de Reconstruire l'école qui utilise de la pâte à modeler et un meccano pour présenter quelques règles de géométrie;
- Durant toute ma carrière d'instituteur je me suis appuyé sur la pédagogie moderne tout en cultivant la mémoire des élèves (récitations, chants, tables de multiplication, règles de grammaire).
Il n'y a pas entre cette militante et moi même des divergences insurmontables, tous les deux par ailleurs dénonçons le saccage de l'école publique et l'appauvrissement des contenus.
Jean-François CHALOT »
Ecrit par : CHALOT | 24 mars 2008
Ayant apporté quelques petits éléments à la rédaction du chapitre concernant les maternelles dans l’ouvrage en question, je me permets de vous répondre.
Je pense comme vous que les différences ne sont pas insurmontables entre certains tenants de la pédagogie « moderne » (enfin, moderne, si on veut, Freinet a tout de même débuté juste après la Première Guerre Mondiale et a très vite mis en pratique ses techniques) et d’autres issus du courant que j’aimerais appeler « refondateur ».
Hélas, je suis bien obligée de dire « certains »... Il en est d’autres qui en deviennent ridicules à force de s’opposer à tous crins à quelque changement que ce soit.
Vous dites vous considérer comme « moderne » et vous l’avez sans doute été dans vos pratiques, profitant, comme le disait déjà Pauline Kergomard dès 1882, de toutes les méthodes mises sur le devant de la scène pour en tirer un plus pour vos élèves, persuadé que l’important était de répondre à leurs divers besoins et de mettre en jeu toutes leurs facultés.
Pourtant, je peux vous assurer que ces tenants du « modernisme » à tout prix hurleraient au scandale à la lecture de votre message, même si l’on censurait pour eux les quelques lignes d’éloges à l’auteur de ce livre.
Vous évoquez en effet quelques théories qui sentent bien fort le soufre, selon eux.
Ne serait-ce que la récitation, quelle horreur ! Leur faire seriner les écrits des autres au lieu de les laisser créer leur propre poésie, comme tout cela est réducteur. Voyez comme l’on veut en revenir aux vieilles lunes de la dictature, ai-je lu ce matin (ne me demandez pas où, je vais encore perdre mon temps à rechercher), les empêcher de penser par eux-mêmes et les obliger à se couler dans le moule de la pensée d’autrui.
Et les tables de multiplication ! Sur un forum bien connu (celui de France 2), un intervenant, professeur de collège, demande depuis au moins trois jours à un « pédagogiste convaincu », professeur des écoles, pourquoi et comment il refuse que ses élèves apprennent ces fameuses tables. Il en est pour ses frais, ce dernier refusant catégoriquement de lui répondre. Une autre personne, bien intentionnée, a exposé comment, dans sa classe, elle mettait en œuvre cet apprentissage tout en regrettant que le « pédagogiste » refuse d’entamer quelque dialogue que ce soit et avouant qu’elle ne lisait plus, comme beaucoup de participants de ce forum, les messages de ce monsieur qui se contentait le plus souvent de copier-coller à de multiples reprises la « bonne parole » de ses maîtres à penser ou de diffamer les propos de tous ceux qui ne pensaient pas la même chose que lui. « Pas comme tout le monde ma poule ! Le monde n'est pas peuplé que de veaux ! », s’est-elle vu répondre par un ami du prétendu « moderne ».
Pour finir, vous parlez aussi de l’apprentissage des règles de grammaire. Pour les « persuadés d’être modernes », vous frisez l’excommunication ou la lapidation, au choix. Vous n’avez plus qu’à ajouter que, dans vos classes, vos élèves apprenaient à conjuguer les verbes au passé antérieur et vous êtes bons pour quelques années de rééducation dans une rizière ou une mine de sel.
J’ai travaillé pendant des années en classe unique, élémentaire ou maternelle, usant et abusant des techniques Freinet. Si je retournais en maternelle actuellement, je pense que j’utiliserais à nouveau la richesse de ces méthodes pour engager mes jeunes élèves vers la joie d’apprendre, l’envie de progresser et de savoir.
Comme vous, je n’ai jamais négligé la récitation, le chant, l’apprentissage des tables et des règles de grammaire pas plus que je me prive actuellement, dans ma classe, d’utiliser les mécanos et la pâte à modeler sous prétexte de revenir aux bonnes vieilles méthodes qui ont fait leurs preuves.
Je suis tombée des nues lorsque, sur un forum d’enseignantes maternelles, on m’est tombé dessus à bras raccourcis parce que j’avais suggéré à une jeune collègue de demander à ses élèves de se taire afin d’écouter parler leur camarade. J’étais une dangereuse réactionnaire et je souhaitais, paraît-il, que mes élèves deviennent des machines contrôlables et dociles dont il faudrait programmer le langage, et donc la pensée, dès la petite section d’école maternelle !!!
Rien que ça. C’était tellement ridicule que je ne voyais vraiment rien à répondre. Vous voyez, cher monsieur, que sans doute, comme moi, si vous avez apprécié le livre de Jean-Paul Brighelli, c’est que vous êtes vous aussi un dangereux rétrograde.
Ecrit par : catmano | 24 mars 2008
Les députés, les sénateurs, les maires, certains présidents de la République s'arrêtent-ils à une date couperet? ( Jean)
Mettez-les dans mon collège, ils crieront grâce à 55 ans!
Jean, tout le monde n'est pas dans un établissement de luxe comme vous! On vous l'a déjà dit!
Ecrit par : Sanseverina | 24 mars 2008
"Les frontières ne sont pourtant pas si nettes que cela"
Jean-François CHALOT
Merci, Jean-François. Rien que pour cette phrase, votre message vaut tout l'or du monde ici.
Et ce n'est ni pour être "politiquement correct", ni pour "jouer les modérateurs".
Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2008
Merci bien, M'sieur Chalot !
Et je précise à l'intention de ceux qui pourraient croire à un coup monté, tant l'éloge est accablant : nous ne nous connaissons pas !
Toute plaisanterie mise à part, votre témoignage sur la responsabilité de certains syndicats, ou de certains groupes à l'intérieur des syndicats, est fort éclairant sur ce qui s'est passé en cette fin des années 60-début des années 70. La volonté (bien intentionnée) de recruter à Bac + 3 ou 4 a éliminé ceux qui rêvaient de prendre comme leurs aînés l'école pour marchepied. Je crois que le recrutement des instits (et, depuis, des profs) est l'exemple même du blocage de l'ascenseur social, grippé à force de bonnes intentions.
JPB
PS. Je ne propose pas dans "Fin de récré" que les retraités travaillent "pour le plaisir", mais au contraire qu'on les rémunère — et au plus haut — afin qu'ils transmettent à leurs cadets tout ce savoir pédagogique accumulé, difficilement verbalisable autrement que par l'exemple.
Ecrit par : brighelli | 24 mars 2008
Sanseverina, je sais bien qu'il y a des établissements où le "plaisir d'apprendre" (aux autres) est fort limité par l'ambiance délétère. Mais comment se fait-il que l'on ait laissé tant d'établissements glisser vers la marge ? À quel moment a-t-on renoncé ? J'étais élève (en Primaire) dans l'un des quartiers les plus "neufs" de Marseille, des barres HLM peuplées de voyous et de "blousons noirs", comme on disait à l'époque, sans compter les affrontements journaliers, à partir de 1962, entre rapatriés et travailleurs maghrébins importés. ET je vous assure que nous ne mouftions pas — nous n'en aurions jamais pris le risque. Quand ej me suis retrouvé au lycée, c'était un établissement de centre ville, parce que la carte scolaire (qui existait déjà) s'exerçait en quartiers d'orange, de la périphérie vers le centre, et non en zones concentrationnaires, comme c'est le cas actuellement. Vous savez bien que nous payons aujourd'hui et la politique architecturale des années 60-70, et la volonté de ghettoïsation des populations à risque — ou prétendues telles, parce que je suis bien convaincu qu'a priori, toutes ces populations migrantes n'avaient qu'une seule ambition, c'était d'échapper au ghetto.
Et je le dis et le redis : c'est dans les années 80, sous des gouvernements de gauche, au nom de la diversité culturelle et parce qu'en fait les bobos n'avaient aucune envie de voir leurs enfants confrontés à des étrangers qui n'étaient même pas de chez nous, comme disait Coluche (je crois), que nous avons raté (ou réussi, cela dépend de la perspective où l'on se place) le melting pot éducatif.
JPB
Ecrit par : brighelli | 24 mars 2008
Jean-François CHALOT écrit :
"Toutes ses propositions sont à discuter, certaines sont intéressantes et cohérentes alors que quelques unes prêtent à sourire...Faut-il réinstaller des estrades en classe? "
Je me demande toujours de quel droit vous vous sentez obligé d'avoir (vous et d'autres) ce petit ton condescendant et amusé quand JPB parle avec raison du problème des classes sans estrade. Dans mon collège, refait à neuf il y a 3 ans, certaines salles se sont trouvé(es?) pourvues d'estrade (dont la mienne), et d'autres non. J'ai eu l'occasion de rattraper un cours dans une autre salle dans laquelle il n'y avait pas d'estrade... Mais comment diable le professeur peut il s'imposer? On se retrouve sur le même plan physique que 15 rangées de tables d'élèves qui vous regardent petit élément fondu dans un décor ambiant. De quoi en effet être prédisposé à laisser ces braves bambins construire leur propre savoir.... Le professeur DOIT dominer PHYSIQUEMENT la classe pour capter son attention et la garder. Ce n'est pas un artifice, c'est la condition sine qua non pour l'efficacité de son cours et de sa parole magistrale (j'emploie le mot à dessein).
Ecrit par : guedbralec27 | 24 mars 2008
J'ai lu vos différents livres. Je les ai appréciés tous même si l'attaque contre les "pédagogistes" m'a irrité...En effet il ne faut pas confondre "les pédagogistes" c'est à dire ceux qui dans les ministères essayent de vendre leur soupe , d'imposer la "juste" ligne et les pédagogues dits modernes qui essayent de pratiquer une pédagogie qui s'appuie sur le faire et le plaisir. On peut très bien appartenir à ce dernier groupe et : faire beaucoup de lecture dans sa classe, faire apprendre les tables de multiplication par coeur, reprendre les règles de grammaire "traditionnelles"... En 1978, j'ai même réintroduit le porte plume...
Vous ne confondons pas les deux mais d'autres le font.
Pour terminer, je mets en place un accompagnement à la scolarité dans ma commune à Vaux le Pénil et tous les accompagnateurs s'aperçoivent comme moi que vos alertes s'appuient sur la réalité : des 6è-5ème qui ne savent pas lire, d'autres qui ne savent pas faire des tables de multiplication.
JF Chalot
Ecrit par : CHALOT | 24 mars 2008
A propos de l'estrade et de la reparque de guedbralec27
J'ai souri évidemment mais je rappelle que pour moi un enseignant a le droit d'utiliser l'estrade, s'il le souhaite.
Le respect du programme nationale, c'est une obligation et le choix pédagogique de la responsabilité de l'enseignant....
Mais personnellement , je ne l'ai jamais utilisée .
Ecrit par : CHALOT | 24 mars 2008
Merci encore, Jean-François, pour cette dernière mise au point, (concernant la pédagogie qui s'appuie aussi sur le "faire et le plaisir").
Voilà un point de vue mesuré et équilibré.
J'attends avec impatience la réaction de... ... Jean.
Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2008
"Il n'y a pas entre cette militante et moi même des divergences insurmontables, tous les deux par ailleurs dénonçons le saccage de l'école publique et l'appauvrissement des contenus.
Au delà de ce débat quelque peu faussé entre les « anciens » et les « modernes » il existe entre les deux camps des points d'accord sur la nécessité de permettre à chaque enfant de ne pas perdre pied dès la pré-adolescence:"
Je trouve très encourageante la réaction de Jean-François Chalot, réaction qui me donne encore plus envie de lire "Fin de récré" que j'ai commandé et pas encore reçu.
Après cela, Frackowiak and co. auront l'air encore moins fins d"évoquer le complot d'un "groupuscule réactionnaire".
Ecrit par : Robin | 24 mars 2008
A propos de l'estrade et de la reparque de guedbralec27
J'ai souri évidemment mais je rappelle que pour moi un enseignant a le droit d'utiliser l'estrade, s'il le souhaite.
Le respect du programme nationale, c'est une obligation et le choix pédagogique de la responsabilité de l'enseignant....
Mais personnellement , je ne l'ai jamais utilisée .
Ecrit par : CHALOT | 24 mars 2008
L'estrade est un symbole. Un symbole n'est pas le fantôme du réel , mais la structure de l' imaginaire.
L'estrade marque non la séparation ou la supériorité, mais la différence assumée qui permet la transmission.
Ecrit par : Robin | 24 mars 2008
. Dobolino, vous êtes parano : je n'ai jamais (relisez donc !) opposé monsieur votre père (dont nous sommes plusieurs à avoir particulièrement goûté le témoignage) à Robert Merle :
Ecrit par : brighelli | 24 mars 2008
Oui-da! C'est bien ce que j'avais pour but de démontrer à Sanseverina.
Ecrit par : dobolino | 24 mars 2008
Dobolino, je suis tout à fait d'accord avec vous : halte à la tyrannie de l'orgasme obligatoire ! ( et, pour revenir sur un sujet sans aucun rapport avec ce qui précède, je tiens à vous dire aussi que j'ai beaucoup apprécié le témoignage de votre père)
En ce qui concerne la production littéraire contemporaine, je suis comme Robin, incapable de citer un auteur français qui m'ait vraiment marquée, à l'exception de Kundera, qui n'est français que de fraîche date. Mais je ne crois pas que cela ait grand rapport avec mai 68.
Enfin, pour sortir du débat stéréotypé entre "progressistes" et "réactionnaires", je conseille à tout le monde de lire " Les contre-réactionnaires" de Pierre-André Taguieff, que Pendariès avait longuement cité ici même. Depuis que j'y suis plongée, j'ai l'impression de comprendre beaucoup mieux les différentes idéologies qui ont formaté le monde contemporain.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 24 mars 2008
Le problème de l'estrade, c'est que ça oblige parfois à être courbé, et qu'il faut toujours faire attention où on met les pieds. Et en plus ça grince.
Pour avoir testé avec et sans estrade, je préfère sans.
Ecrit par : Jérémy | 24 mars 2008
On a raison ! Actuellement elle est remise en cause... Suffisait d'attendre assez longtemps !
Ecrit par : Sergio | 24 mars 2008
Sergio, j'apprécie votre humour caustique à sa juste valeur, mais permettez-moi tout de même de répondre.
Si une théorie physique n'était pas remise en cause, ce ne serait pas une science, mais une religion. Concernant la RG, cela fait longtemps que des théories concurrentes existent. Pour l'instant, on ne peut pas dire qu'elle ait été détrônée, elle est critiquée, "triturée", et c'est normal. Je ne sais pas à quelle théorie concurrente particulière vous pensez, Sergio, pouvez-vous me le dire ? Ou peut être faites vous simplement allusion au fait que RG et mécanique quantique n'ont toujours pas été unifiées ?
Ecrit par : françois duhem | 24 mars 2008
"A présent, voilà plus de vingt ans, trente ans, qu'il est devenu socialement normal, si on se reconnait dans la gauche caviar ou la droite décomplexée (si on est pédagogiste?) d'être sodomite, adultère, échangiste, multi-partenaires, bi, j'en passe." ( Dobolino)
Vous pensez certainement à Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy ? Ca ne tient pas la route deux secondes, votre argument de comptoir.
"J'aime beaucoup ce que vous dites là, Dobolino.
Il serait normal que des parents conscients de leurs devoirs de parents adhèrent à votre discours...Et pour en rajouter une couche, sachez que dans la Bible, l'apôtre Paul dit aux Corinthiens: "Tout est permis, mais tout n'est pas utile...""
(Ecrit par Maminou)
C'est la preuve que Saint Paul a aussi écrit beaucoup de bêtises. Je pense que l'expression "en rajouter une couche" est malheureusement bien choisie. Si j'apporte ces précisions, c'est pour vous avertir que contrairement à ce que vous semblez penser toutes les deux, et comme l'indique justement JP Brighelli, la décontraction des jeunes à l'égard du sexuel n'est pas du tout telle que vous l'imaginez ! Et ce n'est pas parce qu'ils ont des rapports plus jeunes (mais l'âge moyen reste toujours 17 ans) qu'ils sont plus à l'aise avec tout ça.
Ecrit par : Jérémy | 24 mars 2008
2. Je ne suis pas bien sûr qu'il faille aujourd'hui être particulièrement dessalé sur les choses du sexe pur être à la page. J'ai même une impression toute contraire : le "politiquement correct" ne s'accommode pas du tout de la liberté sexuelle revendiquée en 68
JPB
Ecrit par : brighelli | 24 mars 2008
OUi oui! C'est bien ça. Nous sommes en pleine réaction, mais les milieux que j'ai fréquenté, ceux de mes ainés de votre âge, les soixante-huitards, ceux qui m'ont éduquées, qui tiennent les médias se conformaient et se conforment encore plus ou moins à une obligation de liberté sexuelle. Ça serait pas un oxymore, ça, par hasard?
Ecrit par : dobolino | 24 mars 2008
Je n'ai jamais dit que les jeunes étaient décontractés à l'égard du sexe! Loin de là! Je les trouve plutôt soumis à une pression médiatique et psychosociognangan éprouvante, à une obligation de performance qui doit vachement les terroriser. C'est une dictature, une obligation sociale. On décortique à la loupe toute leur puberté. On fait des articles, des stats, des cours au collège. De quoi tuer le désir dans l'œuf.
Ecrit par : dobolino | 24 mars 2008
obligation de liberté sexuelle. Ça serait pas un oxymore, ça, par hasard?
Ecrit par : dobolino | 24 mars 2008
Une obligation de liberté ? Faut demander à Glucksmann...
Ecrit par : Sergio | 24 mars 2008
Très significatives les réactions à propos de mai 68.
Personne ne parle de l'émergence d'une sensibilité "verte" (et le Larzac ? ), ni de progrès dans la justice sociale (et les accords de Grenelle ?), ni de commencement de la fin de l'adhésion des intellectuels au communisme (et Aragon et son "Biaffra de l'esprit" après le coup de Prague), ni de réexamen du passé historique (l'Algérie et la Deuxième Guerre mondiale), ni de "soulèvement de l'esprit" (et Maurice Clavel ?)
...Mais des changements dans les mentalités et dans les moeurs.
C'est vrai que c'est ce qui nous semble avoir le plus changé, pour le meilleur et pour le pire, dans notre vie quotidienne.
J'ai entendu l'autre jour Daniel Cohn-Bendit "confesser" les excès et les erreurs et parler, en bon hégelien, d'un "dépassement des contradictions vers un nouvel équilibre". Je pense que c'est en effet la seule voie possible et non celle du reniement.
Mais que de souffrances et d'amis perdus par leur "amour de la révolution" !
Ecrit par : Robin | 24 mars 2008
C'est une dictature, une obligation sociale. On décortique à la loupe toute leur puberté. On fait des articles, des stats, des cours au collège. De quoi tuer le désir dans l'œuf.
Ecrit par : dobolino | 24 mars 2008
Un collègue leur a fait faire des calligrammes sur le thème de l'amour en 3ème. Vous ne pouvez pas savoir comme ils sont romantiques et fleurs bleues.
Ecrit par : Robin | 24 mars 2008
Vous pensez certainement à Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy ? Ca ne tient pas la route deux secondes, votre argument de comptoir.
Ecrit par : Jérémy | 24 mars 2008
Je pense à des citoyens lambda que je fréquente au quotidien depuis trente ans, pas à des grands de ce monde. Des amis qui ont vécu leur libération sexuelle à vingt ans sur les barricades de Mai et les années qui ont suivi. Ils ont dix à quinze ans de plus que moi. A les regarder vivre au début des années 80, on avait l'impression de lire une BD de Lauzier.
Ecrit par : dobolino | 24 mars 2008
Solidarité avec le peuple Tibétain. Soutenez le Dalai Lama
Depuis des décennies de répression, les Tibétains réclament au monde un changement. Les leaders de la Chine sont en ce moment même en train de faire un choix crucial entre l'escalade de la brutalité ou le dialogue, ce qui pourrait déterminer le futur du Tibet et de la Chine.
Nous pouvons avoir un impact sur ce choix historique. La Chine tient à sa réputation internationale. Mais il faudra une avalanche de pouvoir populaire mondial pour obtenir l'attention du gouvernement. Le leader spirituel des Tibétains, le Dalai Lama, a appelé à la mesure et au dialogue: il a besoin que les peuples du monde le soutienne. Remplissez le formulaire ci-dessus pour signer la pétition. Et faites passez le message.
Ecrit par : Robin | 24 mars 2008
http://www.avaaz.org/fr/tibet_end_the_violence/
Pétition au Président Hu Jintao:
En tant que citoyens du monde entier, nous vous demandons de montrer de la mesure et du respect pour les droits de l'Homme dans votre réponse aux protestations au Tibet, et de prendre en considération les préoccupations de tous les Tibétains en ouvrant un dialogue pertinent avec le Dalai Lama. Seul le dialogue et la réforme apporteront une stabilité durable. Le futur le plus lumineux de la Chine et ses relations les plus positives avec le monde sont liés à un développement harmonieux, au dialogue et au respect.
Ecrit par : Robin | 24 mars 2008
Un collègue leur a fait faire des calligrammes sur le thème de l'amour en 3ème. Vous ne pouvez pas savoir comme ils sont romantiques et fleurs bleues.
Ecrit par : Robin | 24 mars 2008
Je m'en doute bien un peu, j'en ai deux à la maison et ils ont des amis. D'ailleurs, il n'y a là nulle contradiction avec les propos que j'ai développé suite à une constatation faite hier par plusieurs qui leur reprochaient (est-ce le mot?) de n'avoir point de goût et d'imagination à l'érotisme. Vu le battage fait depuis trente ans, il ne faut pas s'étonner d'une réaction des générations suivantes.
A la fin des années soixante-dix, adolescente, je fréquentais les membres d'une communauté hippie qui ne tarissaient pas d'éloge sur les performances de leurs petits de trois à six ans qui s'essayaient, comme des petits chiots, en public, à l'acte sexuel complet, imitant leurs adultes référents qui considéraient, par doctrine, comme obligatoire de multiplier les rapports échangistes devant les enfants.
Ecrit par : dobolino | 24 mars 2008
"Liberté sexuelle", oxymore ? demande fort finement Dobolino.
Par les temps qui courent, vous avez raison, ma chère. Complètement raison — et je m'en désole. "Liberté sexuelle" devrait être un pléonasme — c'est ce vers quoi ont tendu les sixties et les seventies, de Kerouac à Antonioni en passant par Barbet Schroeder et quelques autres. Mais actuellement (et je suis bien content que nous nous rejoignions sur ce point), l'obligation de performance, comme vous dites fort bien, malaxée avec le côté "fleur bleue" que Robin rappelle par ailleurs fort opportunément, amène une sidération vis-à-vis des choses du sexe qui laisse la portion congrue à la liberté — quoi qu'ils en pensent. C'est qu'en fait on a éliminé de leur conscience la part purement érotique, qui est par définition l'aristocratie du sexe, le sexe moins la reproduction, et on l'a remplacée par la pornographie, qui est par définition l'industrie du sexe. Comme on a remplacé le bon goût culinaire par le McDo, et l'originalité architecturale par les HLM. L'orgie obligatoire, la coha / bitation sur ordonnance, c'est d'un ennui — demandez à Catherine Millet, son bouquin transpire la mort. Combiné au désir de sentiment, normal entre quatorze et seize ans (et pour Mme Bovary and co, un peu après…), ça doit occasionner un pataquès pas ordinaire, dans ces têtes brouillées. Seule la littérature (la bonne !) pouvait aiguiller, pas à pas, sur le chemin d'une sexualité libérée des contraintes morales (marrant, j'avais tapé très vite et écrit "contraintes orales"…). Mais quand ils n'ont pas la chance d'avoir une puissante bibliothèque à la maison, ce n'est pas au CDI qu'ils trouveront les ressources intellectuelles pour devenir Valmont ou Merteuil — et Merteuil mieux que Valmont.
JPB
Ecrit par : brighelli | 24 mars 2008
faites le rapport entre les hommes politiques qui ont une formation scientifique et ceux qui n'en ont pas.
Ecrit par : françois duhem
Grands dieux, on ne peut s'empêcher de penser à l'immonde individu qui actuellement, dans les esprits les plus frustes (dont le sien), représente les scientifiques politiciens, et proclame haut et fort ce que vous suggérez ici !
Cette plaisanterie mise à part, je confirme (en partie par ma propre expérience) vos dires sur le snobisme de certains littéraires envers les scientifiques. Cela pourrait s'exprimer ainsi :
"Quand un littéraire s'intéresse sérieusement à la science, le scientifique se sent flatté, l'admire pour son courage, l'écoute avec attention et lui apporte son aide quand il bute quelque part.
Quand un scientifique s'intéresse sérieusement à la littérature (ou à la philosophie), le littéraire hausse les épaules, et lui fait comprendre qu'il sera éternellement superficiel".
Ecrit par : moot | 24 mars 2008
Petite pensée pour la uit — et la journée de demain.
Je ne résiste pas au plaisir de vous livrer cette phrase trouvée en conclusion d'un excellent article de Catherine Kintzler ("Qu'est-ce que la laïcité ?", son dernier titre) mis par elle sur son site (http://mezetulle.over-blog.com/article-18051745.html), en réponse à tous les pédagogos, Joutard en tête, qui contestent les nouveaux programmes du Primaire : « Dans une société bien organisée, quoique personne ne puisse parvenir à tout savoir, il faut néanmoins qu'il soit possible de tout apprendre.» (Talleyrand, Rapport sur l’instruction publique, septembre 1791). Dans un bas de soie, peut-être, mais pas toujours de la merde, hein…
JPB
Ecrit par : brighelli | 24 mars 2008
Seule la littérature (la bonne !) pouvait aiguiller, pas à pas, sur le chemin d'une sexualité libérée des contraintes morales (marrant, j'avais tapé très vite et écrit "contraintes orales"…). Mais quand ils n'ont pas la chance d'avoir une puissante bibliothèque à la maison, ce n'est pas au CDI qu'ils trouveront les ressources intellectuelles pour devenir Valmont ou Merteuil — et Merteuil mieux que Valmont.
JPB
Ecrit par : brighelli | 24 mars 2008
La littérature n'a jamais aiguillé et n'aiguillera jamais que ceux qui sont en recherche d'érotisme. Ceux-là sauront trouvé les textes fondateurs.
A présent, la question est de savoir si cette recherche est le lot commun?
Pour ma part, je suis convaincue que non.
Quelqu'un a écrit ici qu'on n'est pas Baudelaire parce qu'on fume du haschish. C'est vrai mais ce qui est aussi vrai c'est qu'on a le droit de n'avoir aucun goût à être Baudelaire.
Les normes statistiques de sexualité me hérissent. Je conçois qu'elles puissent bloquer des ados ou jeunes gens et jeunes femmes qui ne se sont encore rien prouvé à eux-même.
Ecrit par : dobolino | 24 mars 2008
Je suis d'accord sur le drame de l'effacement de la frontière entre érotisme et pornographie et l'importance des livres et des oeuvres d'art. "l'amor e cosa mentale".
Ecrit par : Robin | 24 mars 2008
Je pense à des citoyens lambda que je fréquente au quotidien depuis trente ans, pas à des grands de ce monde. Des amis qui ont vécu leur libération sexuelle à vingt ans sur les barricades de Mai et les années qui ont suivi. Ils ont dix à quinze ans de plus que moi. A les regarder vivre au début des années 80, on avait l'impression de lire une BD de Lauzier.
Ecrit par : dobolino | 24 mars 2008
Le problème est qu'ils ont imposé leur "libération" comme La norme. Sinon, c'est la misère sexuelle et tout ça... Même que ça peut être grave, y paraît si on n'atteint pas les 130 ou les 140!
A bien les regarder mes aînés de 15 ans ou plus, le changement à répétition n'a pas l'air de leur avoir franchement réussi! Il y en avait un qui venait à la maison, jadis, chaque année pour le colloque universitaire annuel donc bien sûr, universitaire de son état, affublé d'une jeunette ( jamais la même) (après avoir jeté l'épouse qui commençait à se faire un peu vieille) et qui vivait dans la terreur absolue de voir la midinette se barrer à chaque seconde du colloque. Le dit colloque durait quand même 3 jours et il faut croire que ses craintes étaient fondées car l'année d'après, cela recommençait avec une nouvelle. Penaud, quand il arrivait avec son sac et sa dulcinée , il m'expliquait à chaque fois, en aparté, que... J'avais remarqué qu'au fil des ans d'ailleurs la qualité baissait.
Et je ne vous parle pas de la réservation des chambres d'hôtel pour les colloquants! Un vrai plaisir quand vous receviez un coup de fil de l'Homme-Chercheur qui vous demandait un mois avant sur un ton d'autorité de lui réserver une chambre pour 2 et que le 1er jour du colloque, il fallait calmer au téléphone celle dont vous déduisiez rapidement qu'à titre d'épouse, elle n'avait pas été "amenée" par le dit-chercheur que vous aviez vu le matin même en galante compagnie...
Enfin,pour plus de précisions on peut se reporter à Lodge. La connerie est internationale!
Ecrit par : Sanseverina | 24 mars 2008
Ah! Les colloques et congrès... Là, c'est pas de l'érotisme, c'est de la course au cul pour le cul. Y'en a qui y vont que pour se débarrasser trois jours de pépère ou de bobonne et tenter une bonne fortune. Beark!
Ecrit par : dobolino | 24 mars 2008
Solidarité avec le peuple Tibétain. Soutenez le Dalai Lama
(...) Le leader spirituel des Tibétains, le Dalai Lama, a appelé à la mesure et au dialogue: il a besoin que les peuples du monde le soutienne. Remplissez le formulaire ci-dessus pour signer la pétition. Et faites passez le message.
Ecrit par : Robin | 24 mars 2008
C'est curieux, on devrait pétitionner pour rendre les Tibétains à leurs oppresseurs traditionnels, le dalaï-lama et ses moines ?
Aujourd'hui les Chinois sont devenus majoritaires au Tibet, un peu comme les Albanais au Kosovo, pourtant l'intelligentsia française condamne les prétentions serbes et applaudit celles des Tibétains, va comprendre...
Ecrit par : Victor | 24 mars 2008
Ça, Victor, c'est comme la sexualité... Vous n'avez pas dit et pensé et fait ce qu'il est bon de dire penser et faire. Ceci dit, s'il y a beaucoup de chinois au Tibet, n'est-ce pas surtout parce qu'on les y a envoyés, de gré ou de force, pour que vous puissiez écrire ce que vous écrivez et penser ce que vous pensez.
J'ai cru entendre dire qu'il s'agissait d'une colonisation parfaitement organisée pour que le chinois devienne majoritaire au Tibet.
Ecrit par : dobolino | 24 mars 2008
Je ne pense pas que votre comparaison soit pertinente, Victor. Ceci dit,vous n'êtes pas obligé de signer.
Ecrit par : Robin | 24 mars 2008
l'intelligentsia française condamne les prétentions serbes et applaudit celles des Tibétains, va comprendre...
Ecrit par : Victor
C'est plus exotique, et puis tous les people sont bouddhistes (de salon). C'est in :D
Ah! Les colloques et congrès... Y'en a qui y vont que pour se débarrasser trois jours de pépère ou de bobonne et tenter une bonne fortune. Beark!
Ecrit par : dobolino
Ooh! on peut pas leur en vouloir quand même. Faut varier parfois. Ca m'est arrivé, à vous aussi j'en suis sûr. Ne jouez pas les puribondes...
Ecrit par : Fenrir | 24 mars 2008
J'ai cru entendre dire qu'il s'agissait d'une colonisation parfaitement organisée pour que le chinois devienne majoritaire au Tibet.
Ecrit par : dobolino | 24 mars 2008
Certes mais cela ne vous rappelle-t-il pas quelque chose quelque part au Proche-Orient, en plus du Kosovo ?
Ecrit par : Victor | 24 mars 2008
Je ne pense pas que votre comparaison soit pertinente, Victor.
Ecrit par : Robin | 24 mars 2008
Quels sont vos arguments ?
Ecrit par : Victor | 24 mars 2008
J'ai cru entendre dire qu'il s'agissait d'une colonisation parfaitement organisée pour que le chinois devienne majoritaire au Tibet.
Ecrit par : dobolino | 24 mars 2008
Il s'agit ni plus ni moins d'un génocide culturel. Mais bon, c'est loin le Tibet et dès qu'on parle de spiritualité, on pense "théocratie". C'est vrai que le régime chinois, c'est laïc, moderne...Et tellement démocratique. Installons-nous devant TF1 avec une bonne bière pour regarder les Jeux Olympiques (retransmis avec 5 minutes de décalage pour parer à toute éventualité). Ca promet d'être aussi passionnant que le Paris-Dakar.
Ecrit par : Robin | 24 mars 2008
Je ne pense pas que votre comparaison soit pertinente, Victor.
Ecrit par : Robin | 24 mars 2008
Quels sont vos arguments ?
Ecrit par : Victor | 24 mars 2008
Je vous renvoie à ce lien :
http://www.lepost.fr/article/2008/03/17/1162254_pourquoi-les-moines-tibetains-manifestent-ils-histoire-du-tibet.html
Le Tibet était un pays souverain et indépendant. Il a été envahi par la Chine au mépris d'un traité qu'elle avait signé. Il s'agit d'une colonisation extrêmement brutale qui vise à éradiquer la langue et la culture tibétaine et à implanter une population chinoise majoritaire.
Je sais qu'il y a des gens qui sont moralement et politiquement d'accord avec ce genre de pratique. Cela s'appelle l'approbation du droit du plus fort.
J'ai renoncé il y a quelques années à poursuivre une discussion avec quelqu'un qui me soutenait que les journaux français mentaient au sujet des exactions des Serbes en Croatie.
Si ça n'était qu'une question d'arguments ! Vous connaissez la boutade de Jean-Luc Godard : "L'objectivité, ça consiste à donner 5 minutes la parole à Hitler et 5 minutes à un Juif".
C'est sans doute mon côté sémite (je fais des parallèles) ou ce que j'ai conservé de mes idéaux de mai 68.
P.S. (sans allusion) : La pétition m'a été transmise par mon fils aîné, un dangereux idéaliste, lui aussi.
Ecrit par : Robin | 24 mars 2008
J'espère bien que les JO de Pékin seront réussis car pour moi c'est la condition à une décommunisation à moyen terme de la Chine et à une protection de la culture tibétaine.
Un échec des JO causé par l'action de forces occidentales conduirait la Chine orgueilleuse à juste raison à une longue fermeture de ce pays,à un maintien d'un communisme plus brutal encore et là à la disparition rapide du Tibet .
Et après avoir crié et brisé les JO ,que ferions-nous alors,nous les beaux esprits ,la guerre,une pétition?
Nous sommes légers en Occident disait Adler à 13 heures.
Il faut aller là-bas en masse,jouer sans ruse,discuter avec les Chinois,les informer,faire évoluer des gens non démocrates,mais fiers comme tout peuple.
Ca me rappelle quand je soutenais la révolution iranienne.Il le fallait,me disaient les intellectuels de l'époque.Le Shah était une telle horreur.
Ecrit par : bernard | 24 mars 2008
"Il y avait une loi morale forte, mais les gens faisaient ce qu'ils voulaient, ne vous inquiétez pas pour cela..."
Ecrit par : Loki | 23 mars 2008
Y compris des avortements à la tige de persil, pauvre minus !!!
Ecrit par : TIGER LILITH | 24 mars 2008
De surcroît, Messieurs les quadras, quinquas et plus, il serait temps de remettre en cause votre conception de la contraception libératrice de la femme; la pilule qui certes a dû vous permettre de multiplier vos performances sans trop de gêne, a permis et permet à un grand nombre de nanas de se retrouver en chimio sur le coup de la cinquantaine!
Ecrit par : Sanseverina | 23 mars 2008
Soit votre ami médecin est un nul, soit vous êtes d'une crédulité qui confine à la niaiserie ; un conseil, chère dame, tentez la sodomie : comme ça vous n'aurez pas besoin de contraceptif , et avec de la chance ça vous rendra moins con, c'est le cas de le dire !
Ecrit par : TIGER LILITH | 24 mars 2008
"Il y avait une loi morale forte, mais les gens faisaient ce qu'ils voulaient, ne vous inquiétez pas pour cela..."
Ecrit par : Loki | 23 mars 2008
CONNARD!!!!!!!!!!! j'avais une copine à Saint-Denis, qui s'était fait remplir par un salopard qui, bien entenud avait fait feu des deux fuseaux et l'avait laissée désespérée...elle alla en Hollande pour avorter..;et mourut d'une hémorragie massive, le 23 Novembre 1973. La bite à roulettes qui tira alors son coup va très bien , merci .
Ecrit par : montaigneàcheval | 24 mars 2008
Soit votre ami médecin est un nul, soit vous êtes d'une crédulité qui confine à la niaiserie ; un conseil, chère dame, tentez la sodomie : comme ça vous n'aurez pas besoin de contraceptif , et avec de la chance ça vous rendra moins con, c'est le cas de le dire !
Ecrit par : TIGER LILITH | 24 mars 2008
Il y a quelques médecins dans ma famille et un gynéco. Oui, vous pouvez les traiter de tous les noms, effectivement et moi avec. Je n'ai pas dit que tous les traitements hormonaux posaient des problèmes chez toutes les femmes mais que cela en posait chez certaines et de graves.
Maintenant ma poulette ( aux hormones) vous pouvez bien avaler tout ce que vous voulez et me traiter de tous les noms d'oiseaux qui vous passent par la tête, je m'en contrefiche et cela ne m'atteint pas le moins du monde.
Ecrit par : Sanseverina | 24 mars 2008
Montaigne (le vrai doit se retourner dans sa tombe à chaque fois que vous postez un de vos messages débiles), il n'est pas utile de mettre plusieurs points d'exclamation, cela ne rajoute aucune intensité à l'énoncé. Un point suffit, généralement. Si vous le souhaitez vraiment, vous pouvez pousser jusqu'à trois points d'exclamation. Pas plus.
Maintenant, votre copine qui est morte... bla bla bla, d'accord, on ne peut rien répondre à un argument de ce genre, d'ailleurs c'est pour cela que vous venez de le poster, pour jouer sur de l'émotionnel et en fin de compte avoir raison (comme d'habitude). Ai-je besoin de préciser que je n'ai jamais fait l'apologie d'un monde sans pilule? Non. J'ai simplement fait remarquer à l'ineffable Sibille que personne n'a attendu le joli mois de mai 1968 pour se rencontrer dans un endroit discret et faire sa petite affaire. Les risques encourus étaient grands (mais le plaisir n'en était-il pas plus grand, lui aussi?).
Voyez le bon côté des choses, Montaigneàcheval, votre copine est morte avant de vous voir devenir ce vieux con débile que vous êtes devenu. Vous devriez en être content et remercier Dieu chaque jour.
Quant à Tiger Lilith, vous conseillez la sodomie mais vous devriez vous-même essayer la baise, une fois, pour voir, ça vous ferait passer votre hystérie, qui sait?
Ecrit par : Loki | 24 mars 2008
Les députés, les sénateurs, les maires, certains présidents de la République s'arrêtent-ils à une date couperet? ( Jean)
Mettez-les dans mon collège, ils crieront grâce à 55 ans!
Jean, tout le monde n'est pas dans un établissement de luxe comme vous! On vous l'a déjà dit!
Ecrit par : Sanseverina | 24 mars 2008
Ce qui caractérise mon collège, Sanseverina, c'est qu'on n'y rencontre pas d'enragé pédago ni d'excité syndical. La plupart des professeurs ont trente ans de carrière et font leur travail avec bon sens. Les jeunes collègues sont d'ailleurs à l'unisson. La direction partage cette philosophie, et fait quelque conseil de discipline avec exclusion définitive de temps en temps, quand c'est devenu inévitable. Si vous supprimez les enragés "pédagos" et les excités syndicaux, si vous mettez à la tête des collèges des gens de bon sens, il n'y a pas de raison que cela ne tourne pas partout comme ça, mais il faut ces trois conditions!
Merci encore, Jean-François, pour cette dernière mise au point, (concernant la pédagogie qui s'appuie aussi sur le "faire et le plaisir").
Voilà un point de vue mesuré et équilibré.
J'attends avec impatience la réaction de... ... Jean.
Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2008
La réaction de Jean, la voici!
Jean trouve très suspect le fait d'insister à ce point sur une évidence. L'évidence, c'est qu'en classe, l'élève se sert de son intelligence, ou du moins des moyens intellectuels dont il dispose, pour comprendre ce qu'explique le professeur, pour faire les exercices d'application - il n'y a rien de plus jouissif et gratifiant pour un élève que de réussir à appliquer ce qui vient d'être expliqué par le maître! - et donc, l'évidence, c'est que tout élève est forcément actif en classe dès lors que le professeur lui donne matière à exercer sa réflexion.
C'est le fait que "le faire et le plaisir" sont indissolublement liés à l'acte d'écouter les explications du professeur et d'en faire son profit. En réalité, les gens qui , comme l''excellent Jean-François Chalot, dont les propos ne m'ont guère convaincu, trouvent nécessaire d'enfoncer cette porte ouverte, se servent de cette idée évidente et qui va de soi comme d'une arme contre je ne sais quelle "pédagogie traditionnelle "qui ne rendrait pas, selon eux, l'élève actif et heureux", ce qui constitue une vison d'une parfaite mauvaise foi de ladite pédagogie.
L'obsession de "l'activité et du plaisir" promues en objectifs prioritaires de l'enseignement a conduit à la situation actuelle, c'est-à-dire à ces lycéens qui sont majoritairement incapables de rédiger une phrase sans y faire dix fautes et qui ignorent qui était Victor Hugo, et à ces apprentis incapables de faire un calcul simple de surface.
Alors ce militantisme pour "l'activité et le plaisir", j'allais écrire ce fanatisme, je trouve qu'il y en a un peu marre. Le déséquilibre, Christophe, c'est là qu'il se trouve, dans cette manie de mettre en exergue dans une intention purement polémique des aspects de la classe certes importants, mais qui vont de soi dès lors qu'un enseignant enseigne. Car la classe, c'est aussi l'école de l'effort et de la souffrance dans l'effort, de la déconvenue surmontée, de l'échec à rattraper, de la lutte contre soi-même, de la punition méritée. C'est en cela aussi que les élèves sont préparés à la vie, pas seulement en leur jouant sempiternellement des airs à leur goût.
Je ne crois pas une seule seconde qu'il y ait un terrain d'entente entre les "pédagos" et "les autres".
Ecrit par : Jean | 24 mars 2008
"Si vous supprimez les enragés "pédagos" et les excités syndicaux"
Jean, il y a des excités syndicaux, mais il y a des délégués syndicaux qui font leur travail consciencieusement et avec dévouement.
Ecrit par : Jérémy | 24 mars 2008
"Maintenant, votre copine qui est morte... bla bla bla" (Loki)
Loki, je n'ai pas lu ce que vous avez écrit plus haut, et je m'appretais à le faire, mais là ça me tente beaucoup moins...
Le ton se durcit ici.
Ecrit par : Jérémy | 24 mars 2008
Réponse à Jean
J'ai toujours été opposé aux écoles à projet par principe et aussi parce que je n'aurais pas aimé enseigner à côté de collègues ayant la même pédagogie. Cela auré été d'un triste.
Un jour une mère d'élève m'a dit en juin : "l'année prochaine mon fils va aller avec la directrice qui est traditionnelle et sévère". Je lui ai répondu : "Ne vous inquiétez pas, la directrice est une excellente institutrice qui a ses méthodes et quinze jours ou un mois après la rentrée votre fils sera heureux, il aura la meilleure maîtresse du monde".
Ce fut effectivement ce qui s'est passé : il était bien dans ma classe, bien dans l'autre.
Il n'y a pas la bonne pédagogie mais des pédagogies.
Comme j'ai essayé de l'expliquer: en fonction des matières, j'utilisais telle méthode ou telle autre.
L'essentiel c'est redonner les bases essentielles, repasser à 10 heures de français en primaire, renvoyer au temps péri scolaire: la diététique, le secourisme et autres activités périphériques qui prennent du temps.
Jean-François Chalot
Ecrit par : CHALOT | 24 mars 2008
Et oui, Jérémy, le ton se durcit.
Je vous file un scoop: ça fait un bail qu'il s'est durcit, le ton. Apprenez à lire.
Ecrit par : Loki | 24 mars 2008
Jean, je trouve que c'est votre entêtement à nier cette dimension évidente de la pédagogie qui est suspect.
Et, encore une fois, le bon sens, à lui seul n'a jamais fait avancer grand-chose.
Par contre, il peut, sans aucun problème, faire énoncer des phrases considérablement stupides comme celle qui suit.
"J'ai simplement fait remarquer à l'ineffable Sibille que personne n'a attendu le joli mois de mai 1968 pour se rencontrer dans un endroit discret et faire sa petite affaire. Les risques encourus étaient grands (mais le plaisir n'en était-il pas plus grand, lui aussi?)."
Ecrit par : Loki | 24 mars 2008
Loki... Ou la classe faite homme, pour ça, et le reste de son message.
Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2008
"Il n'y a pas la bonne pédagogie mais des pédagogies.
Jean-François Chalot"
Ecrit par : CHALOT | 24 mars 2008
Ca aussi, c'est une évidence. Mais ce qui va sans dire est quand même bon à rappeler de temps en temps. Merci, Jean-François.
Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2008
"Et oui, Jérémy, le ton se durcit.
Je vous file un scoop: ça fait un bail qu'il s'est durci, le ton. Apprenez à lire."
Ecrit par : Loki | 24 mars 2008
C'est vrai. Mais que cela ne vous empêche pas de rester correct.
Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2008
... Ecrit par : Christophe Sibille
Mais tais-toi Pangloss!
Ecrit par : Loki | 24 mars 2008
Jean, je trouve que c'est votre entêtement à nier cette dimension évidente de la pédagogie qui est suspect.
Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2008
Je ne la nie pas, puisque je vous ai dit qu'elle était ""évidente"!
"Il n'y a pas la bonne pédagogie mais des pédagogies.
Jean-François Chalot"
Ecrit par : CHALOT | 24 mars 2008
Je ne suis pas du tout d'accord!
Il y a "la " pédagogie, c'est-à-dire l'art d'enseigner. Tout le reste relève de la querelle de chapelles et du bavardage interminable qui tient lieu d'action. Voyez Meirieu: 20 000 pages de baratin creux! Et précisément Meirieu n'enseigne pas. Je me méfie de ceux qui prétendent être plus purs que les autres: c'est ainsi que naissent les sectes!
Ecrit par : Jean | 24 mars 2008
Je n'ai pas le temps d'écrire longuement, mais je voulais juste répondre à Christophe Sibille à propos d'Éric Zemmour.
Il est effectivement de droite, très de droite, très réactionnaire ou très conservateur comme on le voudra.
Pour autant, les choses avec lui sont plus complexes qu'on peut le croire au premier abord. Il est antilibéral à tous les sens du termes et en un certain sens populiste (il voit dans le peuple la persistance de certaines valeurs que les élites peuvent se permettre de négliger car leur situation est de toute manière assurée).
En fait, Éric Zemmour c'est à tous points de vue, l'anti-Philippe Val.
Et comme je suis plein de contradictions, j'aime écouter Philippe Val et Éric Zemmour, dans les deux cas, c'est souvent l'occasion de réfléchir.
Christophe, si vous avez une dizaine de minutes devant vous, vous pouvez écouter ce que Zemmour a dit face à Michel-Édouard Leclerc : cela n'a pas grand chose à voir avec ce que pourraient dire bien des hommes de droite sur la grande distribution.
http://ericzemmour.blogspot.com/2008/03/zemmour-face-michel-edouard-leclerc.html
Ecrit par : Pat | 25 mars 2008
Il y a à droite toutes les conceptions de la grande distribution : la Loi Raffarin limite abusivement les grandes surfaces, tandis que Madelin rêverait de les voir s'installer partout. La droite veut défendre le petit commerce artisanal, mais s'engage aussi pour la prospérité de ces sociétés françaises.
Mêmes dilemmes à gauche, quoi qu'on en dise.
Ecrit par : Jérémy | 25 mars 2008
(Ecrit par : françois duhem | 24 mars 2008)
"Si une théorie physique n'était pas remise en cause, ce ne serait pas une science, mais une religion."
C'est bien embêtant. C'est vrai, et cela va même très loin, on ne sait pas ce qui existe ou pas. On ne sait même pas si la matière existe. Et si elle n'était que de l'information ? Probablement, d'ailleurs. Le seul truc qui existe, vous employez au reste le terme de beauté, c'est peut-être l'art, une représentation un peu diffuse, et encore, dans notre tête, autant dire rien. Est-ce que l'art est une forme de religion ? Probablement aussi, finalement...
"quelle théorie concurrente"
"RG et mécanique quantique n'ont toujours pas été unifiées ?"
Je dirais, c'est un peu comme lorsque l'on regarde un programme informatique qui ne veut rien savoir, au bout du compte il faut que cela dise pourquoi. L'inconvénient avec la physique, c'est qu'il faut du concret, dès lors que c'est la réalité que l'on veut appréhender. Même si elle n'existe pas ! Au fond, c'est encore simplement un système que l'on veut rendre cohérent. Mais à coup sûr on va y arriver, c'est évident.
Ce que je pense, c'est que la véritable limite est dans l'homme : on ne sait pas ce que l'on est pourtant capable de savoir.
Ecrit par : françois duhem | 24 mars 2008
Ecrit par : Sergio | 25 mars 2008
Euh... non, c'est moi qui ai écrit les derniers paragraphes. Le copier-coller... Pire que les Umlaut !!!
Ecrit par : Sergio | 25 mars 2008
Bon voilà l'article pendant que je le tiens. Evidemment il y a à boire et à manger, le style journalistique est un peu déplaisant, mais enfin :
http://www.alterinfo.net/La-theorie-d-Einstein-refutee-_a10817.html
Ecrit par : Sergio | 25 mars 2008
On fait tout à l'école, sauf l'essentiel !
Ecrit par : CHALOT | 24 mars 2008
Bon jusque là pas de quoi fouetter un cha...lot: c'est une porte bien grande ouverte qui se fait enfoncer..et personne ne viendra vous contredire.
Darcos dans le Figaro fin javier demandait ""Rendez l'école à l'école!"
Mais tout de suite après ça se gâte:
- "Durant toute ma carrière d'instituteur je me suis appuyé sur la pédagogie moderne tout en cultivant la mémoire des élèves ( récitations, chants, tables de multiplication, règles de grammaire)."
J'essaie de me représenter le tableau et je crains que vous ne vous soyez appuyé que sur du vent et que vous ayez..chu (?)
Voyez-vous, moi qui ai fait mes classes primaires entre 1951 et 1956, j'ai aussi fait tout cela, sans savoir que c'était "moderne" puisque mes parents et gds parents en avaient fait autant.
Ensuite j'ai dû m' appuyer de faire apprendre par coeur et les tables, et des tas de récitations, et des palanquées de règles de grammaire, à mes trois filles, nées respectivement en 1973, 1988 et 1990, car leurs instits "modernes" avaient décrété que ces exercices n'étaient plus à la mode et qu'ils nuisaient à leur équilibre psychique.
Moi je n'avais pas le sentiment d'avoir fait de la "pédagogie moderne", je faisais de l'enseignement tout court et c'était pour compenser les carences de l'éduc nat qui se croyait moderne.
C'est quoi d'ailleurs le contraire? démodé? archaïque? rétrograde? obsolète?ringard? réactionnaire!? fasciste...
Passons à la suite, qui enfonce encore le clou, dès fois qu'on serait un peu épais du bulbe:
""Il n'y a pas entre cette militante (sic) et moi même des divergences insurmontables, tous les deux par ailleurs dénonçons le saccage de l'école publique et l'appauvrissement des contenus""
Bon, eh bien on est ravis que nos gosses aient des instits schizo, pompiers pyromanes, atteints de dissonance cognitive, C'est quand même embêtant car ça peut conduire à des troubles comportementaux incurables...C'est vrai il y a Ste Anne.
Il n'y a qu'un seul "art" d'enseigner, Monsieur Chalot, et comme tout art, chacun s'en fait l'interprète comme il peut, selon son talent. Vos "pédagogies" ne sont que de pâles ersatz de talent et les sciences de l'éducation ne remplaceront jamais le talent.
Et je vois que Jean m'a prise de vitesse pour vous dire la même chose pendant que j'écrivais....
une toute dernière, pour la route:
""J'ai toujours été opposé aux écoles à projet par principe et aussi parce que je n'aurais pas aimé enseigner à côté de collègues ayant la même pédagogie. Cela auré été d'un triste""
(Et Re-sic pour le AURÉ! avec AURAY comme Ste Anne, une autre, au moins phonétiquement vous ...eussiez été dans le ton).
Bon, revenons aux choses sérieuses.
Vous le faites exprès ou c'est naturel?j'hésite entre snob, cucul et un beau zéro pointé en "pédagogie".En fait, non, les trois.
Tout compte fait, moi aussi je renifle chez vous ce côté qu'on appelle par ici "holier than Thou" ou encore a sanctimonious prick. C'est presque aussi beau que du Frakocharmeirieu.
Oh! que cela m'escagasse.
Mais comme il faut toujours voir le bon côté des choses: du coup, j'aime beaucoup mieux la prose de notre Cri-cri, avec son grand fond d'honnêté, de candeur, et s'il donne des leçons, il y a parfois quelque chose à en apprendre. Et la musique adoucit les moeurs. Et bien qu'un peu IUFuMiste, :>))...il n'est pas sectaire.
Ecrit par : Cadichon | 25 mars 2008
Tout compte fait, moi aussi je renifle chez vous ce côté qu'on appelle par ici "holier than Thou" ou encore a sanctimonious prick. C'est presque aussi beau que du Frakocharmeirieu.
Oh! que cela m'escagasse.
Ecrit par : Cadichon | 25 mars 2008
Je partage votre sentiment, Cadichon.
Ecrit par : Jean | 25 mars 2008
À propos de mai 68, « je sens que l’on va dire beaucoup de bêtises », pronostiquait naguère le maître des lieux, saisi d’un noir pressentiment. Ce matin, aux aubinettes glaciales, après avoir lu 197 messages, je dois dire que, effectivement, certains ne sont pas décevants dans le genre gratiné -- l’aiguille à tricoter d‘or étant sans conteste décernée à la personne pleine de classe et d’élévation qui signe « Loki ». Comment vous étonner après cela que Montaigne, Lilith et quelques autres ne soient sortis de leurs gonds ?
De fait, ce blog – comme la blogosphère en général, du reste - est typiquement 68ard, au sens où la prise de parole y est valorisée en soi et pour soi : peu importe ce qu’on dit, l’essentiel étant de « dire » quelque chose, et surtout de s’être « exprimé ». Peu importe, bien sûr, de relayer des préjugés ou de prétendre des sottises, le tout c’est d’avoir pris la parole et d’avoir laissé libre cours à sa sensibilité, comme on disait au PSU. C’est l’épreuve de l’expression : cette gymnastique est ignoble (Francis Ponge)
En outre, « qui n’a pas fait d’enquête n’a pas droit à la parole »a écrit Mao-Tse-Toung, pour une fois bien inspiré. S’informer un peu eût évité à d’aucuns de partir à côté des clous…
Autre sottise, l’idée reçue selon laquelle, ma bonne madame Michu, « la pilule donne le cancer », relayée par un corps médical globalement réactionnaire (et aujourd’hui encore, majoritairement opposé à la contraception et à l’IVG), est simplement irritante. Que certaines jeunes femmes la reprennent est en revanche désolant. Je conseille à Sanseverina de lire le petit ouvrage de Martin Winckler (qui n’est pas que romancier) sur la contraception : ce médecin y propose, sans tomber dans le blabla idéologique, un bilan sans préjugé et des conseils utiles sur la question. La pilule, même le stédiril ® (que les femmes de ma génération ont pris pendant des années) ne « donne » pas plus le cancer qu’autre chose, d’autant que les femmes sous contraception sont plus surveillées que les autres. C’est l’association tabac+pilule qui a été terrible – car, là encore, le revers de l’indispensable libération féminine a été le tabagisme, comme si se libérer voulait dire adopter des hommes les pires défauts…
Ecrit par : FGuichard | 25 mars 2008
"Il n'y a qu'un seul "art" d'enseigner, Monsieur Chalot, et comme tout art, chacun s'en fait l'interprète comme il peut, selon son talent. Vos "pédagogies" ne sont que de pâles ersatz de talent et les sciences de l'éducation ne remplaceront jamais le talent."
Mais comme il faut toujours voir le bon côté des choses: du coup, j'aime beaucoup mieux la prose de notre Cri-cri, avec son grand fond d'honnêteté, de candeur, et s'il donne des leçons, il y a parfois quelque chose à en apprendre. Et la musique adoucit les moeurs. Et bien qu'un peu IUFuMiste, :>))...il n'est pas sectaire.
Ecrit par : Cadichon | 25 mars 2008
Il ne me semble pas que Jean-François Chalot ait parlé de sciences de l'éducation! En tout état de cause, il y a une foultitude de pédagogies. Allez, un peu de semi-provoc; Très exactement, autant que d'enseignants. Et il n'y en a pas une qui soit au dessus des autres, mais de bons enseignants, et de moins bons. Ceci-dit, vous dites presque la même chose, à bien y réfléchir; si ce n'est que je reste persuadé que certaines pratiques, dont on a déjà longuement parlé ici même, peuvent nous aider, dans certains cas, à faire un travail sur nous-mêmes qui puissent optimiser nos aptitudes.
Merci, Cadichon. Mais je crois que vous avez commis quelques erreurs de jugement. Je n'ai rien d'un candide, (même si ce bon Kikilolo aime à me qualifier de "Pangloss"), et je ne donne aucune leçon, (si, dans mon job, et encore).
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2008
"Pour autant, les choses avec lui sont plus complexes qu'on peut le croire au premier abord. Il est antilibéral à tous les sens du termes et en un certain sens populiste (il voit dans le peuple la persistance de certaines valeurs que les élites peuvent se permettre de négliger car leur situation est de toute manière assurée).
En fait, Éric Zemmour c'est à tous points de vue, l'anti-Philippe Val.
Et comme je suis plein de contradictions, j'aime écouter Philippe Val et Éric Zemmour, dans les deux cas, c'est souvent l'occasion de réfléchir."
Ecrit par : Pat | 25 mars 2008
Antilibéral? Voire... Ceci-dit, il est des libéraux, (même au sens "actualisé" du terme) que je préfère à certains anti-libéraux, (je préfère nettement Robert Badinter à Bernard Cassen).
On peut, effectivement, écouter certains pour se faire réfléchir. Personnellement, si je viens sur ce blog, c'est avant tout pour discuter avec des gens qui pensent autrement; j'en apprends plus qu'en parlant avec des gens qui pensent comme moi. Mais, (comme quelques-uns ici), Zemmour me hérisse le poil, et je crains que ce ne soit rédhibitoire.
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2008
J'essaye de ne pas dire de gros mots. Jamais je n'ai parlé de sciences de l'éducation.
Pour moi il y a deux dimensions complémentaires: la maîtrise disciplinaire et la pédagogie...Les deux étant liés.
Certains sur ce blog ont évoqué le libéralisme : des praticiens qui se réclament de l'école moderne refusent le libéralisme, d'autres s'installent dedans prônant des écoles à profil.
J'ai combattu les conseils d'école, les ai même boycottés pendant plus de 20 ans tout en ouvrant ma classe aux parents afin qu'ils puissent connaître les méthodes que j'utilisais.
Arrêtons de déparer ou d'opposer artificiellement les prétendus rétros et les aussi prétendus innovants
JF Chalot
JF Chalot
Ecrit par : CHALOT | 25 mars 2008
C’est l’association tabac+pilule qui a été terrible
Malheureusement, c'est "tabac X pilule".
Notre famille vient d'en faire la douloureuse expérience, avec une jeune fille qui s'est promenée deux mois avec une embolie pulmonaire droite...jusqu'à ce qu'elle en fasse une de l'autre côté, cette fois-ci daignostiquée.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 25 mars 2008
Pour les instituteurs (je pense à Catmano, mais elle connaît sûrement déjà).
http://www.slecc.fr/sources-slecc/actualite/PUB_FICHIER.pdf
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 25 mars 2008
Sergio,
je suis allé lire votre article: rien de neuf sous le soleil.
Je suis par contre partiellement d'accord avec votre dernier message. Bien sûr que la physique ne décrit pas "la réalité", et tout physicien raisonnable en est conscient. La RG n'échappe pas à cette règle. Par contre, elle reste pour l'instant la théorie la plus performante pour décrire la gravitation. Il y a depuis longtemps des théories alternatives à la RG. Une des plus connues est proposée par un physicien israélien (dont le nom m'échappe pour l'instant),qui, schématiquement, consiste essentiellement à ajouter un terme répulsif en 1/r^3 à grande distance. Mais pour l'instant, c'est la RG qui donne la description la plus complète de la gravitation.
Un des problèmes centraux est l'incompatibilité entre RG et MQ: malgré leurs efforts (voir Théorie M, Supergravité, géométrie non commutative, gravitation quantique à boucles), les théoriciens ne sont pas parvenus à une description globale satisfaisante. Si vous êtes curieux, vous pouvez aussi vous renseigner sur "l'anomalie Pioneer".
Bien cordialement.
Ecrit par : françois duhem | 25 mars 2008
Arrêtons de déparer ou d'opposer artificiellement les prétendus rétros et les aussi prétendus innovant
Ecrit par : CHALOT | 25 mars 2008
Qui est-ce qui passe son temps à lancer des anathèmes contre les prétendus rétros? Lisez Frackowiak, vous serez édifié!
Il faut surtout arrêter de bavarder sur la pédagogie. La pédagogie n'est rien d'autre que l'art d'enseigner. Elle commence et elle finit avec la classe. Elle se vit, elle ne se raconte pas. C'est tout simplement le fait qu'un cours soit un "bon" cours. Opposer les pédagogies les unes aux autres est une erreur qui ouvre la porte aux vaines polémiques et aux querelles de sectes.
Se croire obligé d'être "innovant" est déjà en soi très suspect!
Ecrit par : Jean | 25 mars 2008
Que vous souhaitiez me réduire à une Madame Michu, grand bien vous fasse, F. Guichard. et cela semble vous faire plaisir; je vous en prie, ne vous gênez pas. Je vois qu'on a les petits plaisirs qui sont à sa hauteur!
Je n'ai jamais eu ce raccourci de pensée que vous m'attribuez de manière aussi "plouc ", n'ayant jamais dit: "la pilule ça donne le cancer".
J'ai simplement dit que certains traitements hormonaux avaient conduit certaines femmes à des situations graves. Explication de texte ( on se demande ce que vous leur enseignez à vos hk de campagne): "certains""certaines": cela signifie qu'il faut tenir compte de la durée du traitement, de l'état de santé de la patiente, du dosage choisi (ou imposé, les pilules remboursées par la sécu sont trop dosées pour des ados ou des jeunes femmes mais elles n'ont pas toutes les moyens de se payer ce qui n'est pas remboursé), la consommation de tabac, l'alimentation, les antécédents familiaux... Bref, il y avait tout cela dans "certains" et "certaines". Mais je pensais que sur un blog de profs on pouvait parfois pratiquer l'implicite. Je m'aperçois que non.
Par ailleurs quand vous dites que le corps médical réactionnaire(sic) pousse les femmes à ne pas prendre la pilule, c'est faux. Au contraire. Dans leur grande majorité, les gynécos poussent à la prise de la pilule. Et vous le savez très bien. Ils poussent tellement à la prise de traitements hormonaux qu'ils ont embarqué, sans état d'âme et sans leur demander leur avis des centaines de femmes de plus de 50 ans dans des traitements de substitution dans les années 80 et 90 qui font les dégâts qu'on sait aujourd'hui. Là, vous n'allez pas me ressortir la mère Michu ou alors c'est qu'il s'agit d'une désinformation totale de votre part ou de malhonnêteté patente.
Quant à mes sources, elles viennent de médecins de ma famille. Les vôtres sont livresques. Bon.
Enfin pour en finir avec votre prose, vous dites à mon adresse et à celle d'autres bloggeurs que je viens ici pour parler sans souci du contenu, juste pour me montrer. Quand on parle sur un blog, on se montre un peu, oui. Inévitable. Mais ce n'est pas mon but en venant ici, c'est d'ailleurs pour cela que j'ai un pseudo, moi!
Et sachez bien que je me délecte in petto et depuis longtemps de voir la F.Guichard afficher sur RE et sur Lettres et Débat des opinions beaucoup plus à gauche que sur Bonnet d'âne. Ici, vous tempérez votre âme de gauche et savez fort bien vous adapter pour mieux vous montrer.
Alors gardez vos leçons de morale pour vous, chère Madame.
Ecrit par : Sanseverina | 25 mars 2008
A props de la gravité et de l'anomalie de Pioneer :
http://www.spectro.jussieu.fr/GREX/Paris05/Talks/jaekel.pdf
Interro écrite demain matin.
Ecrit par : Robin | 25 mars 2008
Interro écrite demain matin.
Ecrit par : Robin | 25 mars 2008
A rédiger en français ou en anglais, l'interro de demain????
Ecrit par : Maminou | 25 mars 2008
Robin,
le lien que vous proposez est bien, mais voici un lien vers un article d'apparence plus austère mais qui est en fait plus accessible:
http://fr.arxiv.org/PS_cache/physics/pdf/0502/0502123v5.pdf
Vous vous intéressez à la physique ?
Ecrit par : françois duhem | 25 mars 2008
En anglais, Maminou, les physiciens ne communiquent qu'en anglais (parfois très mal), c'est bien connu :-)
Ecrit par : françois duhem | 25 mars 2008
M'sieur Robin, on peut travailler en groupe pour mieux construire notre propre savoir ? On peut aller au CDI pour se servir de WIkipedia ?
Et puis vous aviez pas prévenu ! De toute façon, ça va sonner !
Ecrit par : Lariba | 25 mars 2008
Robin, c'est moins distrayant que votre lien, mais ...
http://www.radio-canada.ca/Medianet/2007/CBFT/Decouverte200703251830_4.asx
Bien sûr que la physique ne décrit pas "la réalité", et tout physicien raisonnable en est conscient.
Ecrit par : françois duhem | 25 mars 2008
S'il etait besoin de s'en convarincre, suffit de penser au tour de passe-passe de la matière noire utilisée pour faire coller la théorie à l'observation.
Ben voyons, 1/4 de la masse de l'univers est non baryonnique. A ce jour, personne n'a d'hypothèse crédible (argumentée expérimentalement) à proposer pour décrire cette poudre de perlimpin ! On attend toujours la mise en évidence de la "masse" du neutrino.
Nous restons des nains ...
Et c'est bien ainsi : reste une place pour les poètes.
Ecrit par : Zorglub | 25 mars 2008
Nous restons des nains ...
Et c'est bien ainsi : reste une place pour les poètes.
Ecrit par : Zorglub
Il semblerait, en effet, que la nature nous joue des tours à chaque fois que nous croyons avoir percé tous ses secrets. La gifle la plus cinglante a sans doute été celle des années 1890-1900, avec la découverte de la mécanique quantique et de la relativité, entre autres grâce à la "catastrophe ultraviolette" et à l'expérience de Michelson.
Peut-être la physique est-elle vouée, comme les mathématiques, à être éternellement incomplète.
Ecrit par : moot | 25 mars 2008
"Mais je pensais que sur un blog de profs on pouvait parfois pratiquer l'implicite. Je m'aperçois que non."
Ecrit par : Sanseverina | 25 mars 2008
J'ai essayé, déjà. On se fait assez vite traiter de "socio-constructiviste".
" Quand on parle sur un blog, on se montre un peu, oui. Inévitable. Mais ce n'est pas mon but en venant ici, c'est d'ailleurs pour cela que j'ai un pseudo, moi!"
Ecrit par : Sanseverina | 25 mars 2008
Avoir un pseudo permet surtout de pouvoir se "lâcher un peu.
Voir à être parfaitement odieux, ce qui est plus problématique quand on poste sous son vrai nom.
"Et sachez bien que je me délecte in petto et depuis longtemps de voir la F.Guichard afficher sur RE et sur Lettres et Débat des opinions beaucoup plus à gauche que sur Bonnet d'âne. Ici, vous tempérez votre âme de gauche et savez fort bien vous adapter pour mieux vous montrer.
Alors gardez vos leçons de morale pour vous, chère Madame."
Ecrit par : Sanseverina | 25 mars 2008
A ce que je sache, et pour ceux qui savent estimer l'implicite comme l'explicite, Françoise Guichard n'a jamais caché ici ses opinions de gauche. Et, très franchement, je n'ai vraiment pas l'impression qu'elle fasse partie de ceux qui aiment à "se montrer".
Vous adoptez exactement le même comportement, vous, (sur la forme), quels que soient les gens à qui vous avez affaire?
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2008
Robin,
le lien que vous proposez est bien, mais voici un lien vers un article d'apparence plus austère mais qui est en fait plus accessible:
http://fr.arxiv.org/PS_cache/physics/pdf/0502/0502123v5.pdf
Vous vous intéressez à la physique ?
Ecrit par : françois duhem | 25 mars 2008
En tant que philosophe de formation et "nain" en physique, je suis censé m'intéresser à tout ce qui me dépasse.
J'ai fait un peu d'humour avec ce lien et maintenant je n'ai pas l'air fin.
A la physique un peu, surtout à l'astrophysique. Pourriez-vous nous expliquer en termes simples en quoi l'effet Pioneer pourrait obliger les astrophysiciens à revoir la théorie de la relativité générale.
J'ai également lu l'article critique sur Einstein qui ne m'a pas convaincu...Mais encore une fois ça me dépasse plus qu'un peu.
Ecrit par : Robin | 25 mars 2008
M'sieur Robin, on peut travailler en groupe pour mieux construire notre propre savoir ? On peut aller au CDI pour se servir de WIkipedia ?
Et puis vous aviez pas prévenu ! De toute façon, ça va sonner !
Ecrit par : Lariba | 25 mars 2008
"...Et qu''est-ce que vous avez dit après prenez votre cahier de textes ? " )))
(private joke)
Ecrit par : Robin | 25 mars 2008
Interro. écrite demain matin.
Ecrit par : Robin | 25 mars 2008
A rédiger en français ou en anglais, l'interro de demain????
Ecrit par : Maminou | 25 mars 2008
L'introduction et la conclusion en français et le reste en chiffres arabes et en lettres grecques.
Ecrit par : Robin | 25 mars 2008
Réponse à Jean
C'est exactement ce que j'ai voulu dire c'est pourquoi j'ai parlé de prétendus innovants.
Donc là-dessus je n'ai aucune divergence fondamentale avec vous.
J'essaye d'expliquer qu'au-delà des différences de pratiques, on peut mener la contre-offensive contre l'appauvrissement des contenus et contre l'imposition du para-scolaire dans les heures d'enseignement.
C'est pourquoi j'ai apprécié vos livres et que celui écrtit par un libéral-libertaire que je termine et qui traite du système finlandais m'énerve
Ecrit par : CHALOT | 25 mars 2008
A la physique un peu, surtout à l'astrophysique. Pourriez-vous nous expliquer en termes simples en quoi l'effet Pioneer pourrait obliger les astrophysiciens à revoir la théorie de la relativité générale.
Excusez-moi j'ai posé la question avant de visionner le lien. Le monsieur explique très bien, même si ça me dépasse toujours...un peu.
Ecrit par : Robin | 25 mars 2008
"J'ai fait un peu d'humour avec ce lien et maintenant je n'ai pas l'air fin."
Robin
J'ai eu en classe un petit bonhomme de 6 ans qui me disait de temps en temps:
"Plus tard, Maîtresse, je serai astro-physicien...
Je me suis contentée de lui apprendre à lire, à écrire, à compter et calculer, puis je lui ai ouvert de "vastes horizons" grâce à des rudiments de grammaire, conjugaison, histoire-géographie et sciences...
Et maintenant il est Docteur en Physique des particules et nous avons toujours d'excellents contacts...
Chacun sa petite pierre à l'édifice...
Ecrit par : Maminou | 25 mars 2008
En matière de cochonnerie toxique, la "pilule" pour chatte et pour chienne, en vente libre dans n'importe quelle pharmacie, détient le pompon. Diabètogène, facteur favorisant caractérisé des tumeurs mamaires, déséquilibrant de l'endomètre, la totale! C'est le cas de le dire, d'ailleurs. C'était juste pour info.
Ecrit par : dobolino | 25 mars 2008
Ah ! Moot, quelle belle histoire que celle de Michelson !
Pour les littéraires :
V'la t'y pas que ce brave homme veut prouver l'existence de l'éther (une drôle de mélasse, sans saveur, sensée "porter" les ondes électromagnétiques et lumineuses).
Lui vient une idée (géniale) comparer la vitesse de la lumière lorsqu’elle suit un parallèle et un méridien.
Si l’éther existe, (qu’il soit immobile ou en mvt par rapport à la terre) on devrait observer une différence. En gros, si je cours (vite ...) avec une lampe de poche à la main, la lumière va plus vite que si je zone sur mon canapé.
Ce bon Michelson fait tout bien (expérience de niveau bac +2 aujourd’hui), et prouve ... que l’éther n’existe pas !
La science est faite de ces ironies !
Dans le même temps, ce cher Albert était sur le point de postuler théoriquement que la vitesse de la lumière est indépendante du repère (et donc constante quoiqu’il arrive), ce qui est à la base de la relativité restreinte (rien à voir, ou presque, avec la relativité générale que nous évoquions précédemment, ni avec e=mc²).
Nul doute qu’il a eu vent (solaire) de l’expérience de Michelson et a su tirer les conclusions qui s’imposaient (... à lui, paske, dans le même temps, les autres continuaient à délirer sur l’ether !).
De mon point de vue de béotien, cette histoire augure peut-être d'un nouvel éclat de rire dans quelques années au sujet de la matière noire ...
Ecrit par : Zorglub | 25 mars 2008
J'ai simplement fait remarquer à l'ineffable Sibille que personne n'a attendu le joli mois de mai 1968 pour se rencontrer dans un endroit discret et faire sa petite affaire. Ecrit par : Loki | 24 mars 2008
Dans votre cas, certainement une toute toute petite affaire, pauvre petit monsieur....
Ecrit par : TIGER LILITH | 25 mars 2008
Et sachez bien que je me délecte in petto et depuis longtemps de voir la F.Guichard afficher sur RE et sur Lettres et Débat des opinions beaucoup plus à gauche que sur Bonnet d'âne. Ici, vous tempérez votre âme de gauche et savez fort bien vous adapter pour mieux vous montrer.
Alors gardez vos leçons de morale pour vous, chère Madame.
Ecrit par : Sanseverina | 25 mars 2008
Primo : je signe toujours de mon nom, pas "pour me montrer" , mais parce que je trouve que c'est plus clair pour tout le monde;
Secundo : je ne tempère rien du tout, pas plus sur RE que sur lettresd ou bonnet d'âne. J'essaie seulement, parce que je suis ici sur un blog public et non sur une liste privée, d'y mettre plus les formes, ne serait-ce que par politesse.
Tertio : ce que vous dites sur ma "khâgne rurale" ne vous honore pas. Notez que je reste correcte, mais c'est uniquement parce que j'ai reçu une éducation bourgeoise -- que je remercie publiquement ma mère de m'avoir donnée...
Si nous étions sur une liste privée, je me serais certainement montrée plus désagréable avec vous, parce que vous le valez bien.
Ecrit par : FGuichard | 25 mars 2008
Instituteur à la retraite, ayant fréquenté la fac de lettres modernes avant l'école normale, je donne des cours particuliers de français (CM2 à Première) ; parfois à des petits groupes dans un établissement privé, lors de stages dits intensifs. Que vois-je ? Des enfants et des adolescents démunis devant des exercices pourtant élémentaires dont ils ne peuvent comprendre l'intérêt ; des écoliers, collégiens et lycéens dégoûtés de la lecture, assurant presque tous qu'après le "bac de français", ils jetteront leurs cours au feu et n'ouvriront plus que des BD ou, à la rigueur, des ouvrages de vulgarisation scientifique. Diplomate, prudent, attentif, je leur demande de me dire ouvertement les causes de ce rejet. Assurés de ne pas être réprimandés, ni jugés, ni raillés, ils se lâchent volontiers et répondent ce que je résume à grands pas ici : "On s'ennuie. Les profs aussi. On ne voit pas à quoi servira ce qu'on essaie de nous faire apprendre." Rien qui ne puisse surprendre les collègues, certes. Mais il y a autre chose, qui éveille beaucoup mon attention (avant de me faire de la peine), et que je "traduis" en résumant de nouveau : "Y a-t-il un seul prof, en France, capable de nous montrer ou de faire avec nous un devoir de français complet (commentaire composé, dissertation, etc.) ?" Comme je feins de ne pas comprendre, les jeunes m'expliquent tous à leur manière, parfois avec maladresse, mais toujours avec ferveur, que les méthodes manquent, tout simplement. Les méthodes, les exemples (et non les modèles), les exercices d'application systématiques, les fiches, les résumés, les "modes d'emploi", les trucs, les combines, les ficelles... "On ne veut pas apprendre à apprendre, on veut apprendre, c'est clair !". Je traduis encore, mais en gros, c'est de cela qu'il s'agit. Oui, pris à part et libres, écoliers, collégiens et lycéens réclament tout bêtement un enseignement de type classique, "à la papa" diront certains, un enseignement où les professeurs instruisent, les parents éduquent et l'administration administre. Des collègues m'ont déjà répondu que contrairement aux apparences, il n'y a pas plus conservateurs (ils n'osent pas dire "réacs") que les enfants et les adolescents. Je ne sais pas. Toujours est-il que je constate cette demande sincère, motivée, profonde : "Faites-nous avancer, au lieu de nous faire bricoler." Les lycéens sont les plus exigeants, ils veulent des professeurs de français qui "mouillent la chemise" en classe, c'est-à-dire qui n'hésitent pas à lire un acte entier d'une pièce, un long passage de roman, une dizaine de poèmes, devant eux, en y mettant tout leur coeur, leur foi, leur ferveur. Pour montrer qu'ils y croient, eux, les premiers. Et pour qu'enfin, après deux ou trois séances seulement, le virus se propage. "M'sieur, ça marche, quand le prof y va à fond. Au début, y'en a qui se marrent, mais après, ça vient." J'étais déjà convaincu, puisque j'ai enseigné de cette manière pendant plus de trente ans... avant de me faire admonester par une inspectrice du secteur primaire, qui me reprochait sévèrement ma pédagogie "d'un autre âge, dépassée et élitiste". Oui, Madame, mais une pédagogie qui permettait à mes anciens élèves d'entrer en 6e en sachant proprement rédiger trois ou quatre pages d'après un sujet de donné, écrire sous la dictée sans commettre trop de fautes, expliquer un texte "classique" avec logique, organiser leur emploi du temps, tenir un cahier de textes à jour, etc., tout ce dont un jeune collégien a besoin pour ne pas être perdu dès son premier jour au collège. Je vais plus loin : Les collégiens et les lycéens me demandent tout le temps de leur montrer "comment"; comment rédiger, comment lire, comment, comment, comment... Ils n'ont plus envie de débattre, de se répartir en petits groupes, de brasser du vent... Ils veulent apprendre. Et les officines privées font fortune. Je travaille pour l'une d'elles, justement. J'y suis bien, parce qu'on me demande (parents, élèves et direction de la maison) de travailler à l'ancienne. Bon, ils ne disent pas tous le mot, mais le coeur y est, croyez-moi. Oui, à l'ancienne. Le terme est discutable, j'en conviens. Il veut tout bêtement dire "avec coeur, chacun restant à sa place". Je me répète au besoin : Que les élèves apprennent, que les parents éduquent, que les enseignants instruisent et que l'administration administre. Ensuite, tout irait tellement mieux. Naïfs, mes propos, je le sais bien. Qu'importe, mes élèves progressent et leurs parents sont contents. Le reste ne m'intéresse pas beaucoup. Bon vent à tous les collègues. Cordialement. (Mon pseudo est piqué à Henri Vincenot, qui nommait ainsi l'instituteur dans "La Billebaude". Sobriquet délicatement ironique et bienveillant à la fois. J'aime bien.)
Ecrit par : L'instruisou | 25 mars 2008
J'essaye d'expliquer qu'au-delà des différences de pratiques, on peut mener la contre-offensive contre l'appauvrissement des contenus et contre l'imposition du para-scolaire dans les heures d'enseignement.
Ecrit par : CHALOT | 25 mars 2008
Il n'y a pas de "différences de pratiques", il y a simplement l'art d'enseigner, auquel chacun s'adonne avec plus ou moins de bonheur et de réussite selon les jours - la pédagogie n'est pas une science. Le simple fait de souligner qu'il y aurait des "différences de pratiques" crée les chapelles qui aussitôt s'opposent entre elles. Que gagnez-vous à insister, dans votre premier post, sur le fait que vous avez employé des "méthodes modernes"? Si vous avez été efficace, on n'en a vraiment rien à faire que vos méthodes aient été "modernes"ou d'un autre âge. Si vous avez été efficace, c'est tout simplement que vous avez exercé au mieux votre art d'enseigner. Vous avez simplement été un "pédagogue" au sens le plus universel du mot, c'est-à-dire un enseignant. Pourquoi estimez-vous indispensable de vous étiqueter comme "moderne"? Croyez-vous que ça vous valorise? En tout cas, ce faisant, vous rejetez dans les ténèbres de l'archaîsme et de l'incompétence tous ceux qui ne prétendent pas au qualificatif de "modernes" mais qui ont simplement le souci d'enseigner: en cela vous tombez dans le travers des "pédagos", qui s'arrogent l'exclusivité de l'excellence sous le prétexte qu'ils se veulent "modernes".
Quant aux contenus, ne s'agit-il pas plutôt de les "appauvrir" , en les ramenant à l'essentiel? Savez-vous que les élèves de lycée de première doivent acheter TROIS manuels de français (du moins lorsque j'avais une première S en 2000-2001)? Savez-vous qu'au total, les trois manuels font 800 pages? Ce sont les "programmes Viala". Franchement, est-ce raisonnable, surtout quand on se souvient que ces élèves ne savent rien de clair donc de réutilisable parce qu'au collège on les a déjà assommés sous des strates de métalangage pédant et confus dont sont bourrés les manuels de 3ème qui font 300 pages dont il ne reste rien, et pour cause, en fin d'année?
Donc ce n'est pas contre l'"appauvrissement des contenus" qu'il faut protester, mais contre le pédantisme et la cuistrerie qui ont présidé à leur élaboration. Il faut refaire des programmes de bon sens, clairs et simples, "élémentaires" au sens noble. C'est ce qu'a bien compris Xavier Darcos.
Ecrit par : Jean | 25 mars 2008
une inspectrice du secteur primaire, qui me reprochait sévèrement ma pédagogie "d'un autre âge, dépassée et élitiste"
Ecrit par : L'instruisou | 25 mars 2008
C'était quelqu'un qui se félicitait, comme Jean-François Chalot, d'être "moderne"!
Bravo pour votre témoignage, L'instruisou! Je fais exactement comme vous dans mon collège.
IL est clair qu'actuellement, ouvrir une école privée qui affiche la couleur, c'est-à-dire qui tire son argument publicitaire majeur du fait que l' enseignement s'y déroule "à l'ancienne", c'est rouler Jaguar dans les six mois - oh, disons "un an"!
Ecrit par : Jean | 25 mars 2008
Sanseverina, laissez tomber.
On ne peut discuter avec des gens de mauvaise foi, qui 'rebondissent' (comme disent les journalistes) sur ce que vous n'avez pas écrit, mais sur ce qu'ils pensent avoir lu, qui prétendent être blessés quand ils sont attaqués (alors qu'ils sont violents eux-mêmes dans leurs propos - cf. Montaigne & Tiger Lilith (sic - on me reproche le choix de 'Loki' mais 'Tiger Lilith' c'est classe)), ou qui donnent leur avis sur tout et n'importe quoi, spécialement quand ils n'ont rien à dire sauf répéter le discours ambiant-bonne pensée de gôche-IUFM (comme l'inénarrable Pangloss Sibille).
Je ne parle même pas des pseudo-intello professant en Khâgne (mais professant quoi?), très sûrs d'eux-mêmes, après tout, ils ont puisé leur 'savoir' dans x livres du XIXème siècle.
Bref, Sanseverina, laissez les cons entre eux.
PS. Il y a des gens intéressants et intelligents sur ce blog, Jérémy, Robin, Jean, JPB etc. (même Pendariès!) mais il y a bien trop d'inutiles (allez encore C Sibille pour l'exemple).
Ecrit par : Loki | 25 mars 2008
Quelqu'un qui travaille dans une officine de soutien scolaire...
'Instituteur à la retraite, ayant fréquenté la fac de lettres modernes avant l'école normale, je donne des cours particuliers de français (CM2 à Première) ; parfois à des petits groupes dans un établissement privé, lors de stages dits intensifs. Que vois-je ? Des enfants et des adolescents démunis devant des exercices pourtant élémentaires dont ils ne peuvent comprendre l'intérêt ; des écoliers, collégiens et lycéens dégoûtés de la lecture, assurant presque tous qu'après le "bac de français", ils jetteront leurs cours au feu et n'ouvriront plus que des BD ou, à la rigueur, des ouvrages de vulgarisation scientifique. Diplomate, prudent, attentif, je leur demande de me dire ouvertement les causes de ce rejet. Assurés de ne pas être réprimandés, ni jugés, ni raillés, ils se lâchent volontiers et répondent ce que je résume à grands pas ici : "On s'ennuie. Les profs aussi. On ne voit pas à quoi servira ce qu'on essaie de nous faire apprendre." Rien qui ne puisse surprendre les collègues, certes. Mais il y a autre chose, qui éveille beaucoup mon attention (avant de me faire de la peine), et que je "traduis" en résumant de nouveau : "Y a-t-il un seul prof, en France, capable de nous montrer ou de faire avec nous un devoir de français complet (commentaire composé, dissertation, etc.) ?" Comme je feins de ne pas comprendre, les jeunes m'expliquent tous à leur manière, parfois avec maladresse, mais toujours avec ferveur, que les méthodes manquent, tout simplement. Les méthodes, les exemples (et non les modèles), les exercices d'application systématiques, les fiches, les résumés, les "modes d'emploi", les trucs, les combines, les ficelles... "On ne veut pas apprendre à apprendre, on veut apprendre, c'est clair !". Je traduis encore, mais en gros, c'est de cela qu'il s'agit. Oui, pris à part et libres, écoliers, collégiens et lycéens réclament tout bêtement un enseignement de type classique, "à la papa" diront certains, un enseignement où les professeurs instruisent, les parents éduquent et l'administration administre. Des collègues m'ont déjà répondu que contrairement aux apparences, il n'y a pas plus conservateurs (ils n'osent pas dire "réacs" ) que les enfants et les adolescents. Je ne sais pas. Toujours est-il que je constate cette demande sincère, motivée, profonde : "Faites-nous avancer, au lieu de nous faire bricoler." Les lycéens sont les plus exigeants, ils veulent des professeurs de français qui "mouillent la chemise" en classe, c'est-à-dire qui n'hésitent pas à lire un acte entier d'une pièce, un long passage de roman, une dizaine de poèmes, devant eux, en y mettant tout leur coeur, leur foi, leur ferveur. Pour montrer qu'ils y croient, eux, les premiers. Et pour qu'enfin, après deux ou trois séances seulement, le virus se propage. "M'sieur, ça marche, quand le prof y va à fond. Au début, y'en a qui se marrent, mais après, ça vient." J'étais déjà convaincu, puisque j'ai enseigné de cette manière pendant plus de trente ans... avant de me faire admonester par une inspectrice du secteur primaire, qui me reprochait sévèrement ma pédagogie "d'un autre âge, dépassée et élitiste". Oui, Madame, mais une pédagogie qui permettait à mes anciens élèves d'entrer en 6e en sachant proprement rédiger trois ou quatre pages d'après un sujet de donné, écrire sous la dictée sans commettre trop de fautes, expliquer un texte "classique" avec logique, organiser leur emploi du temps, tenir un cahier de textes à jour, etc., tout ce dont un jeune collégien a besoin pour ne pas être perdu dès son premier jour au collège. Je vais plus loin : Les collégiens et les lycéens me demandent tout le temps de leur montrer "comment"; comment rédiger, comment lire, comment, comment, comment... Ils n'ont plus envie de débattre, de se répartir en petits groupes, de brasser du vent... Ils veulent apprendre. Et les officines privées font fortune. Je travaille pour l'une d'elles, justement. J'y suis bien, parce qu'on me demande (parents, élèves et direction de la maison) de travailler à l'ancienne. Bon, ils ne disent pas tous le mot, mais le coeur y est, croyez-moi. Oui, à l'ancienne. Le terme est discutable, j'en conviens. Il veut tout bêtement dire "avec coeur, chacun restant à sa place". Je me répète au besoin : Que les élèves apprennent, que les parents éduquent, que les enseignants instruisent et que l'administration administre. Ensuite, tout irait tellement mieux. Naïfs, mes propos, je le sais bien. Qu'importe, mes élèves progressent et leurs parents sont contents. Le reste ne m'intéresse pas beaucoup. Bon vent à tous les collègues. Cordialement. (Mon pseudo est piqué à Henri Vincenot, qui nommait ainsi l'instituteur dans "La Billebaude". Sobriquet délicatement ironique et bienveillant à la fois. J'aime bien.)"
L'instruisou
Ecrit par : :ange: | 25 mars 2008
"on me reproche le choix de 'Loki' mais 'Tiger Lilith' c'est classe"
Ecrit par : Loki | 25 mars 2008
Ne détournez pas la conversation; ce qu'on vous reproche, ce n'est pas votre "nom", c'est l'inanité et la grossièreté - ce dans tous les sens du mots - de vos propos. Vous n'êtes pas inutile, certes non. Vous êtes, tout simplement, nuisible.
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2008
"PS. Il y a des gens intéressants et intelligents sur ce blog, Jérémy, Robin, Jean, JPB etc. (même Pendariès!) "
Ecrit par : Loki | 25 mars 2008
Un "satisfecit" de ce personnage... Je doute que ce soit très flatteur...
Et je pense que Pendariès sera honoré de ce "même", preuve suprême du mépris de ce tout petit tireur de coups.
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2008
Pangloss,
Votre stupidité n'a d'égale que votre cuistrerie.
Le 'même' était ironique. Mais comprenez-vous quoi que ce soit? Sanseverina venait juste d'écrire que l'implicite n'était pas compris en ces lieux; j'aurais dû m'en rappeler avant d'écrire cela! Et ce n'est absolument pas une marque de mépris, comme vous le pensez Pangloss, plutôt une sorte d'affection. Bref, je n'ai pas à en écrire plus sur le sujet.
Votre imbécilité est consternante, quand même.
Ecrit par : Loki | 25 mars 2008
La cuistrerie n'a rien à faire là-dedans.
Concernant l'imbécillité, j'imagine que vous avez tous les échantillons vous même pour pouvoir en juger.
Votre défense est vraiment pathétique.
"bonne pensée de gôche"
Ecrit par : Loki | 25 mars 2008
Toujours "moins pire" que mauvaise pensée de droite!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2008
"bonne pensée de gôche"
Ecrit par : Loki | 25 mars 2008
Toujours "moins pire" que mauvaise pensée de droite!!!
Ecrit par : Christophe Sibille
Exactement ce que j'écrivais à votre propos.
Vous ne pouvez vous empêcher de coller à votre personnage de bobo bien pensant, c'est assez drôle tout de même...
PS. Pangloss-la-bille, vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi on vous tolère sur ce blog? Ca ne vous est jamais venu à l'idée que ce blog ne serait qu'un vaste 'dîner de con' virtuel dont vous seriez l'attraction principale?
Ecrit par : Loki | 25 mars 2008
Ceci étant dit, j'ai l'habitude d'être insulté ici. Mais vous ferez, s'il vous reste deux sous de dignité, vos excuses à Françoise Guichard. (Concernant "Tiger Lilith" et "Montaigneàcheval", je pense, sans vraiment les connaître), qu'ils ont la peau assez dure aussi).
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2008
(Tout à fait autre chose: le nouvel album d'Alain Bashung est sorti aujourd'hui. Il est absolument génial. Je le conseille.)
Ecrit par : Loki | 25 mars 2008
"PS. Pangloss-la-bille, vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi on vous tolère sur ce blog? Ca ne vous est jamais venu à l'idée que ce blog ne serait qu'un vaste 'dîner de con' virtuel dont vous seriez l'attraction principale?"
Ecrit par : Loki | 25 mars 2008
Oh, je sais que ça vous plairait! Mais le fait que cela puisse aussi bien être vous me rendrait plutôt triste.
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2008
"Exactement ce que j'écrivais à votre propos."
Ecrit par : Loki | 25 mars 2008
Bravo, quel talent!
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2008
pourquoi "on" vous tolère sur ce blog?
Ecrit par : Loki | 25 mars 2008
Monsieur se prend pour: "on"; c'est le nouvel Alain de l'on???
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2008
c'est le nouvel Alain de l'on???
Ecrit par : Christophe Sibille
Ha Ha Ha Ha Ha Ha Ha Ha Ha Ha!
Pathétique.
Ecrit par : Loki | 25 mars 2008
'tain z'êtes tous à fond aujourd'hui !
Ecrit par : Zorglub | 25 mars 2008
Allez, quelques brêves "bobo bien pensant", pour tenter de vous arracher un sourire...
Euthanasie passive
Contrairement à celui de Chantal Sébire, le résultat de l’autopsie de la défaite de François Bayrou aux élections municipales conclut de manière très claire à une mort naturelle.
Site internet
Le boycott des jeux olympiques de Pékin sera mis en vente aux enchères sur « T’E-bay».
Tolérance zéro
Le thon rouge est gravement menacé d’extinction : « y’en a marre des blagues anti-communistes primaires et machistes de Patrick Devedjian », nous dit Marie-George Buffet.
Moderne
Pour commémorer mai 68, le pape décide d’accomplir son chemin de croix entre Bastille et Nation
SMS
La petite phrase choc de Sarko après le résultat des élections municipales : « pauvres cons, je n’annule rien ».
Force de dissuasion
Nicolas Sarkozy : « j’assisterai au lancement du terrible » ; on croyait pourtant que Claude Allègre ne faisait pas partie du gouvernement remanié !!!
Commémo
Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac ont rendu ensemble un hommage au dernier poilu de 14-18 ; « mais pour rendre hommage au poilu de Bernadette, je préfère être seul », nous confie l’ancien chef de l’état.
Prime aux sortants
Le propriétaire d’un château bordelais assure son nez pour cinq millions d’Euros ; « moi, ce n’est pas mon nez, et c’est ce que je paie par mois», nous dit Rocco Siffredi.
Lèse majesté
Hugo Claus se fait euthanasier ; « ressuscitez-le, le temps que je mette mon plan anti-Alzheimer en route », ordonne Nicolas Sarkozy.
C’est le bordel !
Les pécheurs bretons bloquent la croix de Benoît XVI dans le port de Pâques et de la Trinité.
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 mars 2008
Ange : Vous citez entièrement mon commentaire, après avoir mentionné "quelqu'un qui travaille dans une officine de soutien scolaire..."
Novice dans les forums d'Internet (vieux prof peu au courant, bien sûr, et j'assume), j'avoue ne pas comprendre votre intention. J'ai moi-même employé le terme "officine", quelque peu préjoratif, il est vrai. Mais je ne crains pas de me moquer de moi-même, après tout. Cela dit, je suis effaré et attristé par le ton de certains échanges, ici comme sur d'autres sites, d'ailleurs, échanges qui tournent au vinaigre après quelques réponses seulement. Bref, si on voulait bien m'expliquer... Merci, Ange, par avance.
Ecrit par : L'instruisou | 25 mars 2008
Bref, Sanseverina, laissez les cons entre eux.
PS. Il y a des gens intéressants et intelligents sur ce blog, Jérémy, Robin, Jean, JPB etc. (même Pendariès!) mais il y a bien trop d'inutiles (allez encore C Sibille pour l'exemple).
Ecrit par : Loki | 25 mars 2008
Il est difficile ici d'émettre une idée qui n'appartient pas au "socle commun". Pourtant à bien y regarder, dire qu'un traitement hormonal n'est pas toujours la panacée toute une vie durant, que certains époux ou compagnons laissent leur compagne seule avec ce problème sur les épaules, que certaines femmes n'ont pas toujours une situation enviable tant en privé que sur le plan professionnel en France et que c'est inadmissible, ne devrait pas provoquer tant de remue-ménage.
Bon. Alors je remets mes petites remarques dans ma poche.
Si on parlait grammaire?
J'ai essayé aussi de signaler au début du week-end que nos vieux de 68 nous préparaient un projet de mobilité aux petits oignons, avec licenciement possible dans la fonction publique. Mais ça non plus, ça n'a pas l'air d'être intéressant. C'est comme cela "bonnet d'âne".Entre deux cuistreries et trois engueulades, on ronronne alors qu'on nous prépare le feu dehors. Ici, on fait la sieste. On s'examine les ego mutuellement. T'as vu le mien? Il est avec pseudo. T'as tort, le mien , il est plus authentique, il est sans. Un vrai, un beau, un pur ego...
On supprime des tonnes de postes dehors, toutes sortes d'options. On met des collègues dans des situations épouvantables. Et on prépare la débâcle absolue dans nos statuts avec licenciement possible à la clé.
Qu'importe?
Si on parlait grammaire...
Ecrit par : Sanseverina | 25 mars 2008
Ne cherchez pas trop L'instruisou (que je salue) ...
: :ange: c'est "toto", un truc spécial dans ce blog, avec traitement de faveur accordé historiquement !
Quand au climat, c'est comme la météo, ça va, ça vient ...
Il faut reconnaître que vous n'êtes pas dans un des jours les plus fastes ...
Je comprends d'ailleurs mal que des habitués des lieux se laissent aller à ce point.
Quelle image pour les visiteurs de passage !
Ecrit par : : : diable : | 25 mars 2008
Tiens ! y'a Bribri qui parle de 68 dans des termes proches des miens ! ???
C'est fou, ça !
La dernière fois qu'on l'a entrevu à la télé, il bêlait .... la queue entre les jambes et le regard perdu au fond des motifs de sa cravate de beauf .....
et voilà que le mouton sort ses crocs !!!!
Oh la la ! on la sent bien la pleine lune !!!!
Le plus marrant dans cette histoire c'est que des tas de brebis montre leur dents 40 année plus tard ! autant vous dire que les crocs sont largement élimés !
Moi, mes acrimonies n'ont rien perdues de leurs virulences.
Oh, j’ai compris de puis belle lurette qu’il était inutile de s’énerver dans le vide de la pensée des bourgeois …. Ces petits trous du cul qui ont fait leur petite crise anti paternel !
Ma révolution, à moi ne se nourrit pas de quelques pavés sur la tronche de CRS qui ne sont pour rien dans la connerie politique ni dans la fumisterie de la démocratie.
En 68, j’ai quitté le lycée pour aller bosser comme manœuvre sur le chantier de Renault à Sandouville …. Loin des cons …. Au milieu des ouvriers ….
J’étais au marteau piqueur, on ragréait le béton d’un bâtiment pour faire une nouvelle chaîne de montage …. Je bossais avec un jeune arabe qui est resté avec notre marteau quand la « révolution des abrutis » s’est éteinte comme elle était venue …. Sans raison, sans âme, sans importance autre que les états d’âme des fils à papa du Neuilly et du XVI ème …
Vous n’m’en voudrez pas de ne pas être tombé dans le mélo !
Faut dire qu’on était peu, très peu à savoir ce que bosser voulait dire … gagner sa croûte, les coups d’pieds au cul, les brimades, les injustices, les boulots avilissant, le marche ou crève …
Y’avait ……….. euh, à Part JP, je vois personne d’autre qui ai pensé que 68 n’était qu’une kermesse pour gosse de riches …. Mais y’avait aussi, en province, beaucoup de gosses qui restaient chez eux …. En attendant que la poussée d’acné s’en soit allée !!!
Ca m’a coûté de passer un oral en septembre …. Parce qu’un prof habile m’avait refilé le zéro de sa petite protégée contre mon 20 (ouais, vous savez, les profs, sont pas tous très honnêtes et propres sur eux … des fois, ils ne crachent pas sur une petite élève bien potelée, surtout si elle suce bien !)
Vous, je sais pas, mais moi, je n’ai connu que des profs vicelards !!!!
L’autre, là, prof de lettres classiques latin et grec qui a fini à la Sorbonne …. Et qui voulait que je devienne plombier … parce qu’un fils d’ouvrier ça doit faire ouvrier … s’il croit que je l’ai oublié, il se fout le métro dans l’cul !
J’ai tout mon temps, moi …. La vie de la pensée ne s’éteint pas avec la mort ….. et je n’ai jamais été enclin à quelque pitié que ce soit.
Mon pauvre Bribri, t’as vraiment pas d’chance que je vienne de temps à autre mettre un brin d’animation sur ton blog …. T’as bien d’la patience avec moi … mais avec les autres aussi, j’ai remarqué … Lang, Ferry ….
Allez, j’vous laisse, j’ai des radis à semer …. C’est quand même plus important que le 68 mal digéré à Briibri, non ?
Ecrit par : Yfig et les restes de 68 | 25 mars 2008
Oh, P..., il ne manquait plus qu'yfig !
Mongénéral avait raison : 68, c''est la chienlit.
(100 pages de commentaires à survoler, j'ai pas le temps, je pars me replanquer à la cambrousse, volontairement, cette fois).
Et Victor qui va nous ressortir les palestiniens ... Misère !
Ecrit par : yann | 25 mars 2008
Ah, au fait, concernant la vitesse de la lumière, ce n'est pas trop une nouveauté : il me semble avoir déjà lu quelque chose là-dessus chez Feynman ("Lumière et matière"). A vérifier.
Ecrit par : yann | 25 mars 2008
Spéciale dédicace pour Dobolino : merci de parler des ravages de la pilule (féline).
On n'en parle jamais assez.
Ecrit par : yann | 25 mars 2008
c ki se yann de mes deux ?
c pa jean, quand même ! j'me sui lêssé dir ki létê mor !
Ecrit par : Yfig et les restes de 68 | 25 mars 2008
J'ai jamais dit que c'était inédit !
je me suis contenté de suivre des liens qui donnent sur des liens qui font référence à des liens ....
Mais bon, tout le monde n'est pas une lumière, je ne te tiens pas rigueur de tout lémanger ..... euh .... ouais ben fait un effort, remets ça dans l'ordre !
Ecrit par : Yfig et les restes de 68 | 25 mars 2008
@ Sergio :
Sur le site d'où vous avez tiré votre "article" sur Einstein, on trouve aussi ça : http://www.alterinfo.net/LE-MENSONGE-DE-L-EVOLUTION_a10930.html.
Vous en faites ce que vous voulez.
Ecrit par : yann | 25 mars 2008
J'ai jamais dit que c'était inédit !
je me suis contenté de suivre des liens qui donnent sur des liens qui font référence à des liens ....
Ecrit par : Yfig et les restes de 68 | 25 mars 2008
Tiens, figfig et sergio sont donc une seule et même personne ?
Ca va faire de la peine à pidiblue, qui va se sentir bien seul...
Ecrit par : yann | 25 mars 2008
"Cela dit, je suis effaré et attristé par le ton de certains échanges"
ben fõ põ, c'est k1 bloug ;)
pas d'mauvaises intentions .
Cordialement
toto
Ecrit par : :ange: | 25 mars 2008
L'instruisou, je vous remercie de votre témoignage, qui rehausse le niveau tombé au ras des pâquerettes depuis quelques jours.
Vous dites en gros la même chose que Jean.
Vous avez raison d'arrondir vos fins de mois avec quelques cours particuliers, si vous pouvez empêcher quelques enfants d'être complètement crétinisés par l'EN.
Je vais donner mon cours de soutien à 3 fillettes de cinquième, j'espère qu'elles ont enfin compris ce qu'est un pronom, comment faire une division avec virgule, une multiplication, etc., un petit problème de CE2.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 25 mars 2008
Spéciale dédicace pour Dobolino : merci de parler des ravages de la pilule (féline).
On n'en parle jamais assez.
Ecrit par : yann | 25 mars 2008
Mets "pilule" entre guillemets, SVP. Les gens ont une fâcheuse tendance à croire que c'est aussi bénin que les contraceptifs oraux humains de dernière génération. A croire qu'ils ne voient pas leur bestiole se transformer en boule de graisse.
Ecrit par : dobolino | 25 mars 2008
Montaigne (le vrai doit se retourner dans sa tombe à chaque fois que vous postez un de vos messages débiles), il n'est pas utile de mettre plusieurs points d'exclamation, cela ne rajoute aucune intensité à l'énoncé. Un point suffit, généralement. Si vous le souhaitez vraiment, vous pouvez pousser jusqu'à trois points d'exclamation. Pas plus.
Maintenant, votre copine qui est morte... bla bla bla, d'accord, on ne peut rien répondre à un argument de ce genre, d'ailleurs c'est pour cela que vous venez de le poster, pour jouer sur de l'émotionnel et en fin de compte avoir raison (comme d'habitude). Ai-je besoin de préciser que je n'ai jamais fait l'apologie d'un monde sans pilule? Non. J'ai simplement fait remarquer à l'ineffable Sibille que personne n'a attendu le joli mois de mai 1968 pour se rencontrer dans un endroit discret et faire sa petite affaire. Les risques encourus étaient grands (mais le plaisir n'en était-il pas plus grand, lui aussi?).
Voyez le bon côté des choses, Montaigneàcheval, votre copine est morte avant de vous voir devenir ce vieux con débile que vous êtes devenu. Vous devriez en être content et remercier Dieu chaque jour.
Quant à Tiger Lilith, vous conseillez la sodomie mais vous devriez vous-même essayer la baise, une fois, pour voir, ça vous ferait passer votre hystérie, qui sait?
Ecrit par : Loki | 24 mars 2008
Quand on ose usurper un personnage mythique des anciens Scythes, quand on ose prendre un pseudo qui humilie Dumézil, on ferme sa boîte à pus.... Mais oui Loki, Lokassena, akxsgaegaertae, vous êtes un étron, bien lisse, bien calibré!!!!! Et rien que pour vous faire encore plus étronner, je ne suis pas disposé à crever. Quant à "faire sa petite affaire", je doute qu'une femme ait eu le sens du sacrifice pour se faire encaldosser par vous. Et puis, pour terminer, vopus n'existez pas, vous êtes un pâle ennemi, d'un pâle combat. Vous n'êtes qu'un rien. Une sorte de rien, de thon en boîte qui se prend pour un barracuda.....un pauvre petit glaire, une crotte de nez perdue dans l'univers froid et hostile. Je vous conchie. Et surtout, boîte à merde, oubliez-moi, comme je vous ai déjà oublié.
Le seul registre de vocabulaire qui vous seye est sans conteste le registre fécal tartineux.
Ecrit par : montaigneàcheval | 25 mars 2008
Fatch de... Ça y va à la manœuvre, aujourd'hui!
Ecrit par : dobolino | 25 mars 2008
Suffit qu'on aille expliquer Marx aux Prépas scientifiques (ils n'en sont pas rvenus, peuchère… — pourtant, c'est leur programme, ce n'est pas ma faute…), et le blog s'énerve.
Procédons par ordre.
D'abord, bonjour, salut et fraternité aux petits nouveaux (quoiqu'ils soient un peu grands anciens, à ce que j'ai compris) qui débarquent ici en portant témoignage — plein d'intérêt, le témoignage d'Instruisou. Après tout, je suis leur hôte, gardons les formes.
Mais tout hôte que je sois, je sais que c'est un blog, pas le salon de Mme du Deffand. On y admet Voltaire aussi bien que Fréron — d'autant que c'est un lieu virtuel : on est protégé par son anonymat, par la distance, et par l'extrême amabilté du maître de céans — qui, dans la vraie vie, et dans un vrai salon, n'hésiterait pas un instant à suggérer à Yfig de l'attendre le lendemain, au petit matin, derrière le Luxembourg — et d'amener une épée de bonne taille, s'il sait s'en servir : je ne laisserai personne transformer ce forum en complainte du vieux combattant de 68 — ou de 58-62, dans son cas.
Il ne me viendrait pas à l'idée, comme fait je ne sais plus qui plus haut (je préfère ne pas aller voir, gardons nos illusions) de distribuer des bons points (voilà du ringard !) à tel ou tel passant du Blog, ou des bonnets d'âne (le lieu s'y prête, mais c'était par dérision, savez-vous, que nous avons choisi "bonnetdane" pour désigner cet espace quasi imaginaire).
Je m'accommode assez des tics d'écriture de tel ou tel, et que MàC veuille parfois faire du Céline dans ses mauvais jours ne me hérisse pas particulièrement le poil : essayons les uns et les autres, au milieu des délires de fin de journée, de faire avancer le débat, en restant aussi polis que possible — parce qu'il est un peu facile d'être injurieux quand on ne risque pas de se faire tirer les oreilles, ou donner une fessée — je me tire de ce dernier exercice avec une certaine habileté, savez-vous…
JPB
Ecrit par : brighelli | 25 mars 2008
Robin,
excusez moi de répondre avec retard, j'étais en cours (c'est la vie, ça arrive !). Le problème est en gros le suivant: par des mesures Doppler (effet utilisé par les radars), on a trouvé que les sondes Pioneer 10 et 11 sont anormalement décélérées. Plusieurs hypothèses sont avancées, dont celle qu'il faudrait modifier les lois de la gravité.
Zorglub,
depuis qu'on a détecté des oscillations de neutrinos, ont sait que ceux-ci ont une masse, mais très faible (en fait on ne dispose que d'une borne supérieure par saveur).
Ecrit par : françois duhem | 25 mars 2008
Allons bon !
C'est où ça les jardins du Luxembourg ?
je sais même pas où est la Suisse !!!
Si JPB voyais mon épée, il ne résisterait pas à filer à l'anglaise ..... je l'ai ramenée ent 1978 (tjrs les '8') de Khartoum (ça, par contre, je sais où c'est ... tout comme Benghazi ou Al Hadda (plus classieux!) ...) c'est une épée du Darfour, un TRES grande épée plate que l'on manie des deux mains et qui permet de décapiter l'ennemi sans avoir à s'en approcher ... avec de jolies gravures dessus en gros, ça dit : 'mort aux infidèles' ... mais bon, je l'ai achetée ... alors .... on voit bien que les musulmans sont comme les autres hommes ... ils vendraient jusqu'à leur ..... non ! ? bon ! un ange passe .... et je vois son cul !
Monsieur JPB, m'avez-vous lu ?
J'ai peur, chaque fois que je poste sur ce blog que la messe soit dite bien avant que j'ai commencé de parler !
moi, un ancien combattant de six huit ! ?
Quant à 58-62 j'avoue mon incapacité à comprendre l'allusion ?
bon ! passons !
pour la fessée, je crois qu'il va y avoir la queue ..... mais ne comptez pas sur moi .... je donne ma place à qui la voudra .... mes fesses sont propres et roses et le dernier prof qui a eu de mauvaises pensées à leur sujet .... son crâne est là, sur une étagère de ma bibliothèque avec écrit sur son front "pauv'con" (on peut le dire, ça, ce n'est pas une insulte .... demandez à votre copain Sarko, il vous confirmera que c'est parfaitement recommandable !!!!! )
Ecrit par : Yfig et les restes de 'X ' 68 tare | 25 mars 2008
" Cela dit, je suis attristé et effaré par le ton de certains échanges"( L'instruisou)
Vous n'êtes pas le seul.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 25 mars 2008
Merci, Anne-Marie, Sylvie et JPB. J'ai moins l'impression d'être un vieux schnoque...
Ah ! Si vous pouviez voir le visage des ados après la lecture "vivante" d'un sonnet de Rimbaud ! Une fois, je me suis lancé dans le premier acte de "Tartuffe", essayant même de changer de voix, m'arrêtant pour traduire un mot ou une expression difficile. Le ton, les gestes, l'élan, je tentai le coup. Dans la salle, silence complet. J'ai alors poussé jusqu'à la dernière scène. "M'sieur, là, cette fois, OK, je capte. C'était pas un nase, Molière." C'était un Première S, allergique à la littérature, féru de jeux vidéo et de foot. On a bavardé, ensuite. Il disait : "M'sieur, ça empêche pas !" J'ai ri avec lui.
C'est à ce moment que je me suis dit: "J'enseignerai jusqu'à la fin, et même après, s'il le faut."
Bonsoir à tous. Je vais préparer mes cours.
Ecrit par : L'instruisou | 25 mars 2008
Je vous ai choisi un petit article à même de ramener le calme:
GIFLE A UN ELEVE
Les avocats du professeur poursuivi veulent la relaxe
NOUVELOBS.COM | 25.03.2008 | 16:02
31 réactions
José Laboureur, le professeur qui avait giflé un élève de 6e fin janvier à Berlaimont (Nord), refuse la procédure de plaider-coupable qui devait avoir lieu jeudi et souhaite une audience publique estimant, entre autres, qu'il est "important de défendre la corporation" des enseignants.
(Reuters)
José Laboureur, le professeur qui avait giflé un élève de 6e, fin janvier à Berlaimont (Nord), a indiqué mardi 25 mars qu'il refusait la procédure de plaider-coupable prévue jeudi, et souhaitait une audience publique où ses avocats pourront demander sa relaxe pour son "geste malheureux".
Il est poursuivi pour "violence aggravée" contre le garçon de onze ans qui l'avait traité de "connard", ce qui avait, selon José Laboureur, déclenché la gifle. Il risque jusqu'à cinq ans d'emprisonnement.
"Médiatisation à outrance"
Sur la relaxe, les avocats du professeur de technologie de 49 ans, ont notamment expliqué, lors d'une conférence de presse, que "la médiatisation à outrance" de l'affaire avait "porté un coup" à la présomption d'innocence, le procureur ayant également fait des déclarations, selon eux, "à charge" contre leur client.
José Laboureur, grand homme grisonnant de 1,90 m, a expliqué lui-même qu'il était "important de défendre la corporation" des enseignants "et tous les gens qui m'ont soutenu", ajoutant que "pour eux, je veux que ce soit public".
L'affaire a généré "une émotion extrêmement forte dans le milieu enseignant, avec plus de 40.000 lettres de soutien ou d'indignation qui sont parvenues à M. Laboureur", a souligné maître Jean-Marc Villesèche. "Cette mobilisation nous semblait difficilement compatible avec une audience qui ne soit pas publique".
Problème juridique
D'autre part, si José Laboureur "a accepté de reconnaître les faits qui lui étaient reprochés, le plaider-coupable suppose que l'on accepte une qualification pénale" à ces faits, a-t-il fait valoir. "Or c'est un problème juridique qui se pose : est-ce qu'on est dans le cadre de l'exercice de l'autorité d'enseignant ou face à une infraction pénale ?", a-t-il ajouté, estimant qu'un tribunal devait trancher cette question.
Le plaider-coupable suppose l'accord des deux parties (procureur et prévenu) et se déroule en présence du prévenu et de son avocat. Le procureur d'Avesnes-sur-Helpe devra fixer une date d'audience devant le tribunal correctionnel, sans doute pas avant deux ou trois mois.
Plaider la relaxe
Me Villesèche a expliqué qu'il plaiderait la relaxe. "Nous soutiendrons que nous étions face à l'agression verbale d'un élève et dans le cadre de l'exercice de cette autorité" d'enseignant, a-t-il ajouté.
Me Francis Lec a rappelé de son côté qu'une soixantaine de professeurs par jour "sont l'objet de violences" physiques ou verbales, "des insinuations, des diffamations, des outrages".
"Nous déplorons la manière dont cet enseignant a été maltraité", a-t-il ajouté, faisant référence à la garde à vue de 24 heures imposée à José Laboureur, qui avait beaucoup choqué. Il a encore suggéré que "le parquet peut parfaitement aujourd'hui abandonner les poursuites, à titre d'apaisement".
Ecrit par : dobolino | 25 mars 2008
Yann,
je ne vais jamais sur le site 'truc' .....
et si tu me confonds avec Sergio, c'est que ton neurone est grippé ... ou que tu l'as perdu !
non, je préfère ce site vraiment décapant :
http://www.contreculture.org/index.html
c'est chouette, hein !
Ecrit par : Yfig et les restes de 'X ' 68 tare | 25 mars 2008
l'instruisou , j'espère qu'on va le mettre en tôle rapidos .... faire peur ainsi aux gentils enfants en leur lisant du Rimbaud !!!
EH l'instruisaoûl .... on le connaît le sonnet à Rimbaud avec le meilleur passage quand il montre son ityphalle !!!!!
pôv'cloche, va !
Ecrit par : Yfig et les profs qui vendent du Rimbaud | 25 mars 2008
PS. Il y a des gens intéressants et intelligents sur ce blog, Jérémy, Robin, Jean, JPB etc.
Ouf ! on l'a échappé belle ..... si JPB avait été oublié, le blog disparaissait sans autre forme de procès !!!
Tiens ???? mais je ne vois pas Yfig dans cette liste ????
réparons :
PS. Il y a des gens intéressants et intelligents sur ce blog, Jérémy, Robin, Jean, JPB et Yfig etc.
Ecrit par : Yfig et les profs qui vendent du Rimbaud | 25 mars 2008
Alors Genève, c'était géant, beau jet d'eau qui monte, qui monte, qui monte, pour finir en espèce de pluie.
Ecrit par : Pendariès | 25 mars 2008
Alors Genève, c'était géant, beau jet d'eau qui monte, qui monte, qui monte, pour finir en espèce de pluie.
Ecrit par : Pendariès | 25 mars 2008
Moi, j'aimerais voir les Grandes Eaux de Versailles. Je me rappelle avoir piqué une épouvantable vexation quand on y avait emmené mon frère aîné. J'avais trois quatre ans et je croyais qu'on l'emmenait sans moi au grand zoo.
Ecrit par : dobolino | 25 mars 2008
J'ai trouvé encore plus consensuel et utile:
http://www.trimgel.fr/?gclid=CL7PgY_4qJICFQEXuwodiV8rLw
Kicéki dit merci à tata Dobo?
Ecrit par : dobolino | 25 mars 2008
Bon voilà l'article pendant que je le tiens. Evidemment il y a à boire et à manger, le style journalistique est un peu déplaisant, mais enfin :
http://www.alterinfo.net/La-theorie-d-Einstein-refutee-_a10817.html
Ecrit par : Sergio | 25 mars 2008
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Euh ..... AH BON ! ???????
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Ecrit par : Yfig et les profs qui vendent du Rimbaud | 25 mars 2008
Dites, monsieur JPB
N'auriez-vous pas, vous aussi, votre opinion sur le tibet et les JO ?
Fabius, qui est un parangon d'honnête homme sincère,droit dans son slip et qui aurait fait un très bon prof ... vient de se prononcer : "si j'étais président, je n'irais pas à la cérémonie d'ouverture des J.O."
Si ça c'est pas du VRAI courage ! ?
Bon ! en tout cas, comme il est pas Président, il sera aux cérémonies .....
et combien d'autres .... qui ne sont pas président et qui, donc ne se sentent pas tenus de prendre une position personnelle !!!
Quand je constate tout ça .... vraiment .... je ne peux que me dire qu'il y a des humains qui feraient mieux de fermer leur gueule .... vous ne croyez-pas ????
Ecrit par : Yfig et les profs qui vendent du Rimbaud | 25 mars 2008
Et Victor qui va nous ressortir les palestiniens ... Misère !
Ecrit par : yann | 25 mars 2008
Devant les trahisons et les têtes courbées,
Je croiserai les bras, indigné, mais serein.
Sombre fidélité pour les choses tombées,
Sois ma force et ma joie et mon pilier d'airain !
Ecrit par : Victor | 25 mars 2008
Vous ne vous mouchez pas du pied, les gars!
Ecrit par : dobolino | 25 mars 2008
Alors Genève, c'était géant, beau jet d'eau qui monte, qui monte, qui monte, pour finir en espèce de pluie.
Ecrit par : Pendariès | 25 mars 2008
Comment s'appelle-t-elle ?
Ecrit par : Victor | 25 mars 2008
Yfig : Bravo ! Vous avez gagné, car vous êtes plus armé(e) que moi : Humour féroce, langage à la mode, allusion malveillante, insulte. Je renonce à ce jeu-là.
(Mais je lirai quand même les commentaires des autres intervenants.)
Ecrit par : L'instruisou | 25 mars 2008
Alors Genève, c'était géant, beau jet d'eau qui monte, qui monte, qui monte, pour finir en espèce de pluie.
Ecrit par : Pendariès | 25 mars 2008
Comment s'appelle-t-elle ?
Ecrit par : Victor
On t'a dit, elle s'appelle Genève. C'est une vieille pute suisse.
Ecrit par : Evelyne Charmeux | 25 mars 2008
Un secret pour l'instruisou: Yfig est très mal embouché et nombreux sont ceux qui sautent à pieds joints par dessus ses posts. Vous aurez noté, j'espère, le mot de bienvenu du créateur de ce blog qui semble ravi de votre collaboration d'aujourd'hui.
Ecrit par : dobolino | 25 mars 2008
Bienvenue! Bon sang de bon/soir.
Ecrit par : dobolino | 25 mars 2008
On t'a dit, elle s'appelle Genève. C'est une vieille pute suisse.
Ecrit par : Evelyne Charmeux | 25 mars 2008
C'est le compte à numéro de ta maman qui te file des nausées, Toto?
Ecrit par : dobolino | 25 mars 2008
Cher institsous perfusion,
ne les écoutez pas, toutes et tous des jaloux fauxculs !
je ne suis pas pire qu'eux .... juste plus franc, c'est tout ! et ça fait toute la différence ....
ils disent qu'ils ne lisent pas mes posts ..... vous y croyez, vous ?
vous croyez qu'on peut être intelligent sans curiosité ?
Alors, voilà ! les imbéciles sautent mes posts .... les autres me lisent .... et un ou deux me parlent .... par charité très chrétienne ... car je suis prêtre .... je suis un enfant des dieux .... et je le leur rends bien !
amen !
Ecrit par : Yfig et les profs qui vendent du Rimbaud | 25 mars 2008
Ma meilleure insulte d'aujourd'hui :
"pôv'cloche, va !"
comparé au vocable de notre bien aimé président (d'cheval) .... je ne suis qu'un philistin !!!!!
Ecrit par : Yfig et les profs qui vendent du Rimbaud | 25 mars 2008
Yfig est très mal embouché et nombreux sont ceux qui sautent à pieds joints par dessus ses posts.
Ecrit par : dobolino
Dans le langage ésotérique des informaticiens, on appelle ça un troll.
Ecrit par : moot | 25 mars 2008
Dédicade à Yfig:
http://fr.youtube.com/watch?v=FpOtEUoAvYc
Ecrit par : Pendariès | 25 mars 2008
"M'enfin ?! Cessez de vous battre ! Sinon qui va signer les contrats de Mesmaecker ?"
Les gens cultivés auront reconnu la citation.
Non, honnêtement, si vous saviez les trucs qui se trament en sous-main par les pédagogos, vous arrêteriez de vous étriper. Y a des trucs infâmes, dont les IPR de mon coin sont complices. Alors il serait temps de se galvaniser un peu, parce que en face ça doit rigoler de voir que ça se tape dessus chez Brighellix.
Sanseverina, je ne veux pas relancer le débat sur ce que vous avez dit, mais il y a deux choses à distinguer :
- l'histoire du cancer favorisé par la pilule, c'est une légende urbaine relayée par Henri Joyeux, professeur de médecine à Montpellier. C'est un homme de science qui défend une idéologie ultra-conservatrice, et avec qui j'ai eu par ailleurs un échange soutenu et très cordial.
- Par contre, le cancer favorisé par les traitements hormonaux hors pilule contraceptive (donc en général pour la ménopause), il semble bien que ce soit une réalité.
Ecrit par : Jérémy | 25 mars 2008
Voici ce que j'aimerais retenir des échanges d'aujourd'hui...
"Instituteur à la retraite, ayant fréquenté la fac de lettres modernes avant l'école normale, je donne des cours particuliers de français (CM2 à Première) ; parfois à des petits groupes dans un établissement privé, lors de stages dits intensifs. Que vois-je ? Des enfants et des adolescents démunis devant des exercices pourtant élémentaires dont ils ne peuvent comprendre l'intérêt ; des écoliers, collégiens et lycéens dégoûtés de la lecture, assurant presque tous qu'après le "bac de français", ils jetteront leurs cours au feu et n'ouvriront plus que des BD ou, à la rigueur, des ouvrages de vulgarisation scientifique. Diplomate, prudent, attentif, je leur demande de me dire ouvertement les causes de ce rejet. Assurés de ne pas être réprimandés, ni jugés, ni raillés, ils se lâchent volontiers et répondent ce que je résume à grands pas ici : "On s'ennuie. Les profs aussi. On ne voit pas à quoi servira ce qu'on essaie de nous faire apprendre." Rien qui ne puisse surprendre les collègues, certes. Mais il y a autre chose, qui éveille beaucoup mon attention (avant de me faire de la peine), et que je "traduis" en résumant de nouveau : "Y a-t-il un seul prof, en France, capable de nous montrer ou de faire avec nous un devoir de français complet (commentaire composé, dissertation, etc.) ?" Comme je feins de ne pas comprendre, les jeunes m'expliquent tous à leur manière, parfois avec maladresse, mais toujours avec ferveur, que les méthodes manquent, tout simplement. Les méthodes, les exemples (et non les modèles), les exercices d'application systématiques, les fiches, les résumés, les "modes d'emploi", les trucs, les combines, les ficelles... "On ne veut pas apprendre à apprendre, on veut apprendre, c'est clair !". Je traduis encore, mais en gros, c'est de cela qu'il s'agit. Oui, pris à part et libres, écoliers, collégiens et lycéens réclament tout bêtement un enseignement de type classique, "à la papa" diront certains, un enseignement où les professeurs instruisent, les parents éduquent et l'administration administre. Des collègues m'ont déjà répondu que contrairement aux apparences, il n'y a pas plus conservateurs (ils n'osent pas dire "réacs") que les enfants et les adolescents. Je ne sais pas. Toujours est-il que je constate cette demande sincère, motivée, profonde : "Faites-nous avancer, au lieu de nous faire bricoler." Les lycéens sont les plus exigeants, ils veulent des professeurs de français qui "mouillent la chemise" en classe, c'est-à-dire qui n'hésitent pas à lire un acte entier d'une pièce, un long passage de roman, une dizaine de poèmes, devant eux, en y mettant tout leur coeur, leur foi, leur ferveur. Pour montrer qu'ils y croient, eux, les premiers. Et pour qu'enfin, après deux ou trois séances seulement, le virus se propage. "M'sieur, ça marche, quand le prof y va à fond. Au début, y'en a qui se marrent, mais après, ça vient." J'étais déjà convaincu, puisque j'ai enseigné de cette manière pendant plus de trente ans... avant de me faire admonester par une inspectrice du secteur primaire, qui me reprochait sévèrement ma pédagogie "d'un autre âge, dépassée et élitiste". Oui, Madame, mais une pédagogie qui permettait à mes anciens élèves d'entrer en 6e en sachant proprement rédiger trois ou quatre pages d'après un sujet de donné, écrire sous la dictée sans commettre trop de fautes, expliquer un texte "classique" avec logique, organiser leur emploi du temps, tenir un cahier de textes à jour, etc., tout ce dont un jeune collégien a besoin pour ne pas être perdu dès son premier jour au collège. Je vais plus loin : Les collégiens et les lycéens me demandent tout le temps de leur montrer "comment"; comment rédiger, comment lire, comment, comment, comment... Ils n'ont plus envie de débattre, de se répartir en petits groupes, de brasser du vent... Ils veulent apprendre. Et les officines privées font fortune. Je travaille pour l'une d'elles, justement. J'y suis bien, parce qu'on me demande (parents, élèves et direction de la maison) de travailler à l'ancienne. Bon, ils ne disent pas tous le mot, mais le coeur y est, croyez-moi. Oui, à l'ancienne. Le terme est discutable, j'en conviens. Il veut tout bêtement dire "avec coeur, chacun restant à sa place". Je me répète au besoin : Que les élèves apprennent, que les parents éduquent, que les enseignants instruisent et que l'administration administre. Ensuite, tout irait tellement mieux. Naïfs, mes propos, je le sais bien. Qu'importe, mes élèves progressent et leurs parents sont contents. Le reste ne m'intéresse pas beaucoup. Bon vent à tous les collègues. Cordialement. (Mon pseudo est piqué à Henri Vincenot, qui nommait ainsi l'instituteur dans "La Billebaude". Sobriquet délicatement ironique et bienveillant à la fois. J'aime bien.)"
Ecrit par : L'instruisou | 25 mars 2008
Ecrit par : Maminou | 25 mars 2008
Bonjour monsieur, je suis moi meme un cretin. Imaginez, je suis de la generation nee en 1985, j'ai suivi cette fameuse scolarite horrible d'ou seulement des idiots sortent contrairement aux generations d'avant mai 1968, evidemment a la fois beaucoup plus intelligentes et cultivees que nous...
Il est evident que le professeur et les eleves ne sont pas sur un plan d'egalite. Il faut etre tout aussi menteur et vouloir inventer une realite qui colle a son ideologie pour penser ou faire croire que dans tout le systeme scolaire, les eleves sont au meme niveau que l'enseignant. Jusqu'a preuve du contraire, , c'est lui qui interroge note et en un mot decide. Qu'il existe un probleme d'autorite, je veux bien le croire, mais affirmer que l'autorite n'existe plus du tout, c'est faux.
Le savoir est une chose essentielle dans l'education, j'en conviens fort bien, vouloir relever le niveau des programmes me semble louable. Au risque de passer pour un dangereux fou furieux gauchiste, idealiste, stupide et j'en passe, il ne me semble pas foncierement stupide de faire de l'eleve un etre doue d'une certaine capacite de reflexion et de la capacite de debattre et de donner son point de vue.
Cependant, je dois me tromper, je suis de cette generation totalement inculte alors que vous etes normalien et votre generation bien evidemment incarne l'intelligence et la culture absolue.
Je vous propose a vous ainsi qu'a M. Finkielkraut de former un comite culturel indiquant aux masses imbeciles le chemin car en ayant un certain bagage culturel, cet avis vaudrait mille fois l'avis du quidam basique que je suis. Deja pour Platon, les philosophes devaient etre les gardiens de la cite ideale, l'idee n'est donc pas nouvelle...
Je sais que je n'aurai pas de reponse mais bon je tenais a exprimer ma pensee, mais je sais pas si j'ai l'autorisation du professeur pour cela...
PS: Je pressens deja les critiques sur mes nombreuses fautes mais je precise qu'utilisant actuellement un clavier americain, les accents sont complexes a utiliser et je m'excuse de cette absence pouvant rendre difficile la lecture.
Ecrit par : un cretin de base | 25 mars 2008
Vous n'avez rien compris : JP Brighelli ne dit pas que tous sont des crétins ; il critique l'Education Nationale comme machine à produire des crétins. C'est bien différent.
On peut passer par une machine à broyer sans être broyé. La fabrique du crétin c'est pareil. Et rassurez-vous : il y a plus d'un prof ici qui sont passés par la meme Education Nationale que vous (vous pensez être le seul ici à être né après la réforme Pinay ?) et plus d'un aussi qui sont passés par les IUFM.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés.
Ecrit par : Jérémy | 26 mars 2008
il ne me semble pas foncierement stupide de faire de l'eleve un etre doue d'une certaine capacite de reflexion et de la capacite de debattre et de donner son point de vue.
Ecrit par : un cretin de base | 25 mars 2008
C'est ce que l'enseignement traditionnel a toujours fait, jusqu'à ce que des illuminés qui croyaient avoir découvert le fil à couper le beurre décrètent dans les années 70 qu'il fallait être un "pédagogue moderne" ou être considéré comme nul!
Avec cet avantage que l'enseignement traditionnel, puisqu'il dispensait des connaissances précises et méthodiques, donnait aux élèves une base de culture suffisamment solide pour étayer leur réflexion. Avec les "pédagos", il n'y a plus aucune base de culture, si bien que les élèves sont encore amenés à réfléchir, mais sur la base d'un vide culturel sidéral, ce qui assimile leur réflexion au cri inarticulé plutôt qu'à la pensée!
Ecrit par : Jean | 26 mars 2008
Oui. De toutes manières cette petite mercuriale semble trop manquer de densité pour ne pas susciter l'idée d'une assimilation à parachever...
Ecrit par : Sergio | 26 mars 2008
Non, honnêtement, si vous saviez les trucs qui se trament en sous-main par les pédagogos, vous arrêteriez de vous étriper. Y a des trucs infâmes, dont les IPR de mon coin sont complices.
Ecrit par : Jérémy | 25 mars 2008
Notre seul espoir en matière d'école, c'est Xavier Darcos. Je suppose qu'il doit savoir, connaissant les zozos qui peuplent son ministère (dès l'étage en-dessous, selon Marc Le Bris), ce qu'il fait et comment les neutraliser. Jean-Paul Brighelli doit en savoir beaucoup plus sur la tactique en question!
Ecrit par : Jean | 26 mars 2008
"J'aurais dû m'en rappeler avant d'écrire cela!
... /....
Votre imbécilité est consternante,
Ecrit par : Loki | 25 mars 2008 à Ch. Sibille
Ce qui me consterne, et avec moi ceux qui vous lisent, c'est qu'entre autres déficiences vous ne sachiez même pas construire le verbe SE RAPPELER. Comme il n'est jamais trop tard pour bien faire, tâchez de vous EN souvenir pour que l'on n'ait plus à vous LE rappeler...
Je ne gloserai pas sur " l'imbécilité consternante" dont vous vous gargarisez, sauf pour vous remercier de nous en fournir là une manifestation éclatante.
Ecrit par : Cadichon | 26 mars 2008
PS: Je pressens deja les critiques sur mes nombreuses fautes mais je precise qu'utilisant actuellement un clavier americain, les accents sont complexes a utiliser et je m'excuse de cette absence pouvant rendre difficile la lecture.
Ecrit par : un cretin de base | 25 mars 2008
@crétin de base, I sympathize, et souhaite que vos lecteurs se montrent plus charitables à votre endroit qu'il ne le furent quand je me suis trouvée dans la même situation, coincée dans mes montagnes pendant trois mois avec un vieux clavier US sans accents.
Voici pour la forme de votre post, qui accents mis à part est meilleure que celle de quelques-uns de vos aînés qui feraient bien de retourner à l'école apprendre le français.
Pour ce qui est du fond, je me demande comment il est possible de développer " certaine capacite de reflexion et la capacite de debattre et de donner son point de vue"' si l'on n'a pas reçu pour ce faire , avant même de se façonner des outils conceptuels, une solide maîtrise de sa langue afin de formuler une pensée qui tient la route.
Vous ne pouvez généraliser à partir de votre cas particulier.
Vous n'appartenez visiblement pas à la portion sinistrée de chaque classe d'âge que l'Éducation nationale lâche dans la nature entre 18 et 20 ans, sans leur avoir donné les moyens de s'y faire une place digne de ce nom. Elle fabrique non pas des crétins, mais des exclus, des chômeurs, des illettrés, des dyslexiques, chez les élèves, et chez les enseignants,toutes sortes de maladies, et ce dans des proportions catastrophiques et inconcevables il y a trente ou quarante ans.
En affirmant, ce qui est pour vous une évidence et pour moi aussi, qu'enseignant et élève ne sont pas sur un pied d'égalité, et que la transmission du savoir est une relation verticale qui implique un rapport d'autorité, vous contestez à la fois l'esprit et la lettre de la loi Jospin de 89, vous êtes un hérétique face à la doxa qui a fait de l'élève cet apprenant qui n'a pas besoin de savoir et doit seulement apprendre à apprendre.
Il était question des estrades, un peu plus haut. Leur suppression fut l'un des innombrables signes de cette plongée en absurdie qui a sinisitré une des meilleures écoles publiques du monde.
Vous qui avez eu la chance de ne pas sombrer dans l'ignorance abjecte qu'une idéologie ( l'égalitarisme) a imposée à tant de vos congénères, renseignez-vous sur la réalité de la débâcle. Vous comprendrez mieux les indignations des Brighelli et Finkielkraut et quand vous disposerez des informations qui vous font si cruellement défaut, pour "juger et pour débattre", vous aurez espérons-le un peu de respect pour le combat incessant qu'ils mènent avec courage et une détermination sans faille malgré les conséquences qu'ils ont a en subir, pour que la France soit encore un pays libre quand vos enfants seront adultes.
Ecrit par : Cadichon | 26 mars 2008
Cadichon a écrit : "I sympathize, et souhaite que vos lecteurs se montrent plus charitables à votre endroit qu'il ne le furent quand je me suis trouvée dans la même situation, coincée dans mes montagnes pendant trois mois avec un vieux clavier US sans accents."
Je crois bien que je ne souhaiterais pas cela à mon pire ennemi.
Quand on blogue, on n'imagine pas la misère morale et matérielle qui peut se cacher derrière un envoi fautif.
Le futur président a un programme tout tracé de relance keynésienne * : que plus un foyer américain (et donc du monde) ne soit réduit à l'usage d'un clavier vieux et sans accent.
Y compris l'accent texan : à défaut d'avoir la reconnaissance du ventre pour que tout ce que l'oncle Sam fait pour ses ressortissants, ils auront au moins la reconnaisance vocale (avantageux pour tous les anaphabètes américains).
Certains illuminés voudraient en profiter pour lancer une vaste campagne de prévention buccale ** et nasale *** . Malheureusement, il y a d'autres campagnes onéreuses en cours.
En avant première - pour finir sur une note de gaieté - le slogan utilisé : "Faisons refleurir les forces de la joie, que cent claviers s'épanouissent !"
* : on emploiera des chômeurs pour gratter la mention "made in PRC" au dos.
** prononcer "bush sale"
*** a mars for everyone
Ecrit par : dugong | 26 mars 2008
pour tout ce que l'oncle Sam
(c'est pas ma faute, c'est mon clavier qui fourche...)
Ecrit par : dugong | 26 mars 2008
En avant première également, voici le futur programme social du gouvernement :
Pour les pauvres, le pire n'est jamais sûr : l'empy(?)rée pour tous !
Ecrit par : dugong | 26 mars 2008
PS: Je pressens deja les critiques sur mes nombreuses fautes mais je precise qu'utilisant actuellement un clavier americain, les accents sont complexes a utiliser et je m'excuse de cette absence pouvant rendre difficile la lecture.
Ecrit par : un cretin de base | 25 mars 2008
Nous voilà bien. Il ne manquait plus que Georges Bush.
Ecrit par : Robin | 26 mars 2008
"Un secret pour l'instruisou: Yfig est très mal embouché et nombreux sont ceux qui sautent à pieds joints par dessus ses posts. "
Ecrit par : dobolino | 25 mars 2008
Je n'en suis pas certain! En tous cas, je les lis tous.
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mars 2008
"Une fois, je me suis lancé dans le premier acte de "Tartuffe", essayant même de changer de voix, m'arrêtant pour traduire un mot ou une expression difficile. Le ton, les gestes, l'élan, je tentai le coup. Dans la salle, silence complet. J'ai alors poussé jusqu'à la dernière scène. "M'sieur, là, cette fois, OK, je capte. C'était pas un nase, Molière." C'était un Première S, allergique à la littérature, féru de jeux vidéo et de foot. On a bavardé, ensuite. Il disait : "M'sieur, ça empêche pas !" J'ai ri avec lui.
C'est à ce moment que je me suis dit: "J'enseignerai jusqu'à la fin, et même après, s'il le faut."
Bonsoir à tous. Je vais préparer mes cours."
Ecrit par : L'instruisou | 25 mars 2008
Tout est dit!
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mars 2008
"M'sieur, là, cette fois, OK, je capte. C'était pas un nase, Molière."
Excellent !!!
Ecrit par : Maminou | 26 mars 2008
"J'aurais dû m'en rappeler avant d'écrire cela!
... /....
Votre imbécilité est consternante,
Ecrit par : Loki | 25 mars 2008 à Ch. Sibille
Moi aussi, je suis consternée :
imbécile :un seul L
imbécillité : deux L
D'où la nécessité de refaire de la grammaire, de la dictée, du vocabulaire, dès le début du primaire, et surtout d'apprendre à lire et à écrire dès le CP, et non "pendant tout le primaire , et même au-delà" (voir les déclarations imbéciles de la doyenne Catherine Weinland, qui vaut bien dans sa nocivité celle d'Eveline Charmeux.)
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 26 mars 2008
Bonjour à tous,
Tout d'abord merci L'instruisou pour votre post. Peu importe que certains vous trouvent ridicule, je pense que les élèves seraient un peu plus motivés et plus respectueux s'ils voyaient tous leurs professeurs mettre autant de coeur à l'ouvrage.
Le problème des estrades me fait me poser une question : faut-il obliger les élèves à se mettre en rang avant d'entrer en classe ? Ne les prend-on pas alors pour des enfants de 5 ans ?
En fait ça fait 2 questions mais tant pis !
Bonne journée à tous
Ecrit par : PFC | 26 mars 2008
Peu importe que certains vous trouvent ridicule,
Ecrit par : PFC | 26 mars 2008
Pour trouver Linstruisou "ridicule", il faut n'avoir rien compris à rien et se situer dans le camp des ennemis de JPB.
Le problème des estrades me fait me poser une question : faut-il obliger les élèves à se mettre en rang avant d'entrer en classe ? Ne les prend-on pas alors pour des enfants de 5 ans ?
Ecrit par : PFC | 26 mars 2008
Bien sûr qu'il faut obliger les élèves à se mettre en rang avant d'entrer en classe. C'est une évidence. Ce faisant , on ne les prend pas du tout "pour des enfants de cinq ans", on marque bien que l'entrée en classe va être un moment solennel, celui où ils pénétrent dans un lieu où s'appliquent des règles différentes de dehors, et ça les calme, aussi. La crainte de les prendre "pour des enfants" est typiquement une idée délirante de "pédago", car la pire erreur qui nous soit soufflée par ces esprits faux et tordus, c'est de prendre les enfants pour des adultes. Or les enfants sont des "enfants", et les respecter, c'est les traiter en tant que tels. Les "pédagos" ne repectent pas les enfants, ils les instrumentalisent pour illustrer leurs idéologies. Donc au collège, y compris en 3ème, aucun problème: ils se rangent devant la classe, ils restent ensuite debout à leur table jusqu'à ce que je leur dise de s'asseoir, et tout bavardage est interdit. Et ça passe comme une lettre à la poste.
Oubliez, PFC, toutes les stupidités que profèrent les individus qui se réclament de la "pédagogie moderne", ce sont des marchands d'illusion, des "stratèges en chambre", des conseilleurs non payeurs (mais bien plus grassement payés que les professeurs que nous sommes, nous qui faisons le travail)!
Ecrit par : Jean | 26 mars 2008
Je ne parle même pas des pseudo-intello professant en Khâgne (mais professant quoi?), très sûrs d'eux-mêmes, après tout, ils ont puisé leur 'savoir' dans x livres du XIXème siècle.
Ecrit par : Loki | 25 mars 2008
ça c'est pour moi, donc je réponds, pour la dernière fois, à cet individu.
Vous avez tapé dans le mille ! Les "livres du XIXème siècle", ça ne vaut pas un bon Christine Angot, n'est-ce pas, un super Brisou-Pelen, un chouette Anna Gavalda, un succulent Bégogodeau !
Les "livres du XIXème siècle", c'est mon métier, que dis-je, c'est ma nourriture, simplement (et ceux du XVIIIeme, du XVIIeme, etc.). La littérature, quoi. C'est ce que Danièle Sallenave appelle "le don des morts"...
Entre parenthèses, ce mépris pour "x livres du XIXeme siècle" est un peu inquiétant chez quelqu'un qui est censé participer à un blog où l'on réfléchit sur la défense de l'Ecole et des humanités. On dirait du Claude Allègre... ou du Sarkozy (vous vous souvenez, l'histoire de "La Princesse de Clèves" ?)
Etre de gauche -- et je le suis profondément -- c'est justement de savoir dire "non" à cette espèce de furia moderniste à tout prix, qui veut que, au nom de la nécessaire adaptation aux réalités de l'heure, l'élève au centre et patati et patata, on fasse table rase du patrimoine littéraire.
J'ai passé l'agreg en 76, dans l'idée naïve que j'allais faire découvrir la littérature et les langues anciennes à des enfants de milieu défavorisé. Pour en revenir au fil de départ, mai 68, c'était pour nous de la générosité. on était mutés dans des endroits "pourraves" à mille bornes de chez nous,et, tels les nouveaux hussards noirs, on se sentait en mission. "Les livres du XIXeme siècle", on les a fait aimer à nos louveteaux, dans des contextes pas faciles, mais on était fier de ce qu'on faisait.
Conclusion définitive pour ma part (je ne répondrai plus à "Loki"): n'importe qui et son chien, comme disent nos amis britanniques, a le droit de considérer que je suis un mauvais professeur de lettres et de LA, au fond de ma "khâgne de campagne" (quel mépris pour les "bouseux" !), je m'en fiche; je n'ai pas l'intention de postuler à Louis le Grand ou à H IV. Je fais mon travail, proprement et avec passion, c'est tout. Mais venir me reprocher de "puiser mon 'savoir' dans x livres du XIXème siècle", c'est tout de même... gonflé !
Ecrit par : FGuichard | 26 mars 2008
Pour Jean-Paul Brighelli :
Ceci est ma dernière intervention dans ce forum, ainsi que dans tous les autres d'ailleurs, quel qu'en soit le sujet (éducation, musique, etc.)
Ayant accédé depuis peu à Internet, je me suis d'abord réjoui à l'idée de pouvoir échanger, dialoguer avec des gens aussi nombreux que différents (âge, milieu, culture...) Mais j'ai rapidement déchanté : comme je l'ai dit récemment, la quasi totalité des forums se transforment en arènes (virtuelles, heureusement !) où trop d'intervenants ne viennent que pour faire les malins (avec notamment des références et un langage compris par quelques-uns seulement), ou pour déverser leur haine envers qui ose ne pas voir les choses comme eux. On se jette des injures, des remarques blessantes, des jeux de mots obscurs et des allusions malsaines.
Cela me rappelle les cours de récréation où certains enfants se livrent à ce genre de joutes - oratoires ou non. Ce qui est compréhensible chez des jeunes qui apprennent à se frotter les uns aux autres me paraît très puéril chez des adultes sensés avoir dépassé ce qu'un prof de philo appelait le stade du "na !"
Monsieur Brighelli, ne sommes-nous pas ici dans une caricature de démocratie ? Je ne sais pas trop, mais je n'ai qu'une envie : partir. Et surtout, ne plus consulter les pages de forums. Naviguer sur le Net, oui, mais ne plus participer à ces combats de coqs. Je vous admire, dans un sens, parce que vous parvenez à supporter. Je ne peux plus.
Finalement, Yfig et quelques autres intervenants m'ont rendu service ; j'ai appris quelque chose grâce à eux (et je ne suis pas ironique, je le pense vraiment !)
Je voulais parler de mai 68, que j'ai vécu, et proposer quelques idées concernant l'enseignement du français. Je souhaitais découvrir d'autres pistes, des points du vue différents. J'étais prêt à recevoir des critiques : ma carrière est derrière moi et je n'ai plus grand-chose à prouver, mais mes parents et mes maîtres m'ont appris à accepter les remarques des autres, avant d'en parler calmement avec eux. Bien entendu, sous réserve que "les autres" soient capables de tenir des propos mesurés, prévenants et corrects. J'étais prêt à accepter un brin d'humour et même quelques taquineries. Mais la grossièreté, la haine et le dénigrement systématique, non.
Je vais travailler sur le "Misanthrope", que j'espère ne pas devenir. Alors adieu et bon vent à tous (je dis bien "tous") et portez-vous bien.
Ecrit par : L'instruisou | 26 mars 2008
A l'intention de Linstruisou, qui semble découvrir que la bataille pour l'école est une lutte sans merci, ce petit proverbe bien connu: "Les chiens aboient, la caravane passe."
Alors, continuez à nous faire part de votre expérience et de vos rélexions.
Ecrit par : Jean | 26 mars 2008
Oh non L'instruisou ne partez pas ! Ce blog a besoin de témoignages, de réflexions posées, censées, mesurées !
Sinon, s'il ne reste effectivement que la haine et l'invective, et heureusement ce n'est pas cela la plupart du temps, les adversaires de JPB auront vraiment gagné.
Ecrit par : lucile | 26 mars 2008
Robin, votre commentaire etait sans interet cette blague d'un niveau lamentable, on sent chez vous un certain antiamericanisme et une certaine suffisance. De plus, meme si je suis un cretin ( comme toute ma generation...), je tiens a faire remarquer que le president americain se nomme George Bush et non GeorgeS Bush.
Pour en revenir au sujet, je fais deux critiques principales a l'ideologie developpee par M. Brighelli et par d'autres.
Tout d'abord, je viens bien croire que les nouvelles techniques pedagogiques ne sont pas parfaites et meme tres criticables sur un bon nombre de points. Une amie preparant l'IUFM m'a ainsi appris que ce que j'ai toujours cru comme etant un ballon se revele etre un referentiel bondissant. J'en conviens ce type de vocabulaire est a la fois ridicule et du vrai temps de perdu. Cependant, il ne me semble pas judicieux de faire tabula rase de tout ce qui a ete fait depuis mai 1968. J'ai eu l'occasion de travailler sur la shoah au travers de la bande dessinee et notamment sur l'oeuvre d'Art Spiegelman ( Maus, une oeuvre que je conseille aux allergiques de la BD). Il ne s'agit pas de faire du relativisme culturel mais je trouve interessant cette ouverture de l'ecole a de nouveaux supports. Ainsi, il me semble que jetter toute la nouvelle pedagogie par dessus de la fenetre est un peu excessif.
Il me semble aussi hautement illusoire de presenter l'avant mai 1968 comme un temps beni ou bien l'ecole de la 3e republique comme la perfection. Cette nostalgie ambiante se fait au detriment d'une certaine realite historique. Je crois avoir lu qu'au debut du XXe siecle, 3% d'une generation avait le BAC, aujourd'hui 65% d'une generation obtient ce diplome, il est logique que le niveau soit moins eleve. Cependant, je suis persuade que vous trouvez toujours aujourd'hui dans ma generation au moins 3% de gens cultives. En prenant ma propre experience, j'ai connu tout au long de mon parcours quelques eleves brillants et toute ma generation n'est heureusement pas aussi sinistree intellectuellement que moi. On semble decouvrir que l'elite sera toujours moins nombreuse que la base. Je prefere que plus de gens aient acces a la culture et au savoir meme si ce savoir n'est que partiel que ces gens soient totalement analphabetes.
Vous raillez les idealistes mais vous l'etes aussi. Si vous croyez qu'en rehaussant le niveau des programmes, toute une generation subitement pourra debattre de Nietzche, vous allez devant de graves desillusions...
Je ne nie pas les problemes de l'ecole mais en croyant qu'en revenant au modele scolaire d'autre fois, on va tout regler, je ne le crois pas.
Je suis la pour debattre et j'accepte volontiers toutes les critiques sur mon discours. Je suis bien conscient de mon manque de culture et de savoir compare aux generations dorees d'avant mai 1968. Ainsi M. Sergio ne soyez pas hautain et ayez un minimum de respect pour moi, si vous me trouvez trop stupide, ignorez moi ainsi que mes remarques.
Ecrit par : un cretin de base | 26 mars 2008
L'Instruisou — et les autres : nous ne sommes pas dans un monde poli, avez-vous remarqué… Et la violence de certains est à la hauteur des enjeux. Il est vain d'espérer un dialogue constructif — c'est une vue de l'esprit : il faut se battre, et chacun avec ses convictions, ses arguments, sa bonne ou mauvaise foi. Concéder parfois un argument, revenir sur ce que 'on a dit, feinter, biaiser, et repartir à l'assaut. Les témoignages sont ce qu'il y a de plus précieux sur ce blog — sinon, effectivement, les chiens aboient, et on n'en a que faire, et la bave des crapauds n'effleurent pas la colombe. Les uns et les autres, "ceux qui croient au Ciel et ceux qui n'y crient pas", comme disait à peu près Aragon, nous avons des convictions, et nous nous battons pour icelles — et c'est tant mieux : tant qu'il y a de la vivacité, c'est que nous ne sommes pas morts.
JPB
Ecrit par : brighelli | 26 mars 2008
"Le problème des estrades me fait me poser une question : faut-il obliger les élèves à se mettre en rang avant d'entrer en classe ? Ne les prend-on pas alors pour des enfants de 5 ans ?"
Petit détail technique : il est plus facile de franchir une porte en rang par deux qu'en tas.
Ecrit par : Helisenne | 26 mars 2008
Je crois avoir lu qu'au debut du XXe siecle, 3% d'une generation avait le BAC, aujourd'hui 65% d'une generation obtient ce diplome, il est logique que le niveau soit moins eleve.
Ecrit par : un cretin de base
Vous dites les choses fort pertinemment : cet abaissement du niveau est simplement logique, hors de toute considération politique.
La question serait plutôt : "faut-il donner le Bac à 65% (voire 80%) d'une classe d'âge ?". Un de mes amis, deux ans après la Loi Jospin, en posait une autre : "et les 20% qui n'auront pas le Bac, qu'est-ce qu'on en fait, on les envoie au front en Irak ?".
Nous autres, "brighellistes", "instructionnistes" et assimilés, pensons qu'il faut rétablir des études exigeantes et des examens exigeants. Si la proportion d'élèves présentés (et reçus) au Bac diminue, le diplôme aura de la valeur (les élèves sont eux-mêmes conscients de son l'inutilité en soi), et ne pas l'obtenir ne sera plus perçu comme une marque d'infâmie.
Ecrit par : moot | 26 mars 2008
"L'instruisou", je ne comprends pas! Il n'y a que "Yfig" qui vous ait méchamment agressé et, à ce que j'ai pu lire depuis le début de ses interventions, il cogne systématiquement sur tout ce qui ressemble de près ou de loin à un prof! Pas de quoi se formaliser!
Autrement, comme le dit fort bien Jean-Paul, "nous ne sommes pas dans un monde poli".
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mars 2008
tant qu'il y a de la vivacité, c'est que nous ne sommes pas morts.
Ecrit par : brighelli | 26 mars 2008
A ceci près que si nous continuons à nous entre-déchirer pour des motifs annexes et des questions de personnes alors que nous sommes, en fait, d'accord sur l'essentiel en ce qui concerne la défense de l'Ecole et des humanités, nous serons morts sous peu.
Ayant la (mal)chance d'être l'homonyme d'une formatrice de l'IUFM du coin (aaaaargh!!!!), je suis en ce moment submergée de mails d'officines pédagogistes diverses, appelant au branlebas de combat contre les programmes Darcos du primaire -- et je vous jure que c'est vraiment quelque chose de lire ça au petit dej' : le thé du matin en devient tout chagrin et votre journée s'en trouve assombrie pour longtemps.
Je suis absolument consciente de tout ce qu'il peut y avoir de ridicule à appeler, du fond de ma pampagne, tous les instructionnistes, "encartés" ou non, à se fédérer rapidement au lieu de se voler dans les plumes pour des raisons d'egos blessés , de malentendus jamais éclaircis, d'amertumes plus ou moins rances. Eh bien je le fais quand même, malgré mon immense tristesse et une irritation grandissante, parce qu'il reste encore l'espoir, si on cesse de jouer aux khons, de faire avancer les choses.
Ecrit par : FGuichard | 26 mars 2008
On semble decouvrir que l'elite sera toujours moins nombreuse que la base.
Ecrit par : un cretin de base
On ne le découvre pas, on le rappelle à ceux qui font accroire que tout le monde va appartenir à l'élite, et à ceux qui les écoutent.
Autrement dit : si l'école ne sélectionne plus une élite sur des critères objectifs (pour simplifier : en faisant le tri des plus compétents), cela n'empêchera pas ladite élite de se constituer, mais sur d'autres critères tels que la naissance, la fortune, les relations, lesquels n'ont aucune légitimité en République.
N.B. : crétin de base ou pas, vous êtes au-dessus de la moyenne, car votre orthographe et votre syntaxe, et même votre réflexion, sont tout à fait correctes.
Ecrit par : moot | 26 mars 2008
Méfiez-vous, "crétin de base" autoproclamé, si vous commencez à reprendre les uns et les autres sur l'orthographe, vos messages seront scrutés, et quelqu'un pourrait vous faire remarquer que Nietzsche est un mot où l'on trouve décidément beaucoup de consonnes.
"Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés." disait le Christ.
Pour le reste, votre position a l'air équilibrée, et la nôtre (à supposer que "nous" ayons quelque chose comme une position commune) l'est aussi, même si pour des raisons rhétoriques, chacun peut parfois être amené à radicaliser son discours.
Il est clair que la situation sociale fait que l'école d'aujourd'hui ne peut pas un décalque de l'école de la IIIème République.
Mais il est tout aussi clair pour nous que ce n'est pas en faisant étudier "Inspecteur Toutou" de Pierre Gripari en classe de 6ème à la place de Molière que plus d'enfants découvriront les plaisirs du théâtre. Or il y a un nombre non négligeable de profs qui font cela.
Ecrit par : Pat | 26 mars 2008
La présentation du dernier livre de Jean Paul se trouve sur Riposte laïque
http://www.ripostelaique.com/
Il mérite effectivement d'être connu, lu . Les propositions soumises à débat permettent d'ouvrir de nouvelles perspectives
Ecrit par : CHALOT | 26 mars 2008
On semble decouvrir que l'elite sera toujours moins nombreuse que la base.
Ecrit par : un cretin de base
On ne le découvre pas, on le rappelle à ceux qui font accroire que tout le monde va appartenir à l'élite, et à ceux qui les écoutent.
Autrement dit : si l'école ne sélectionne plus une élite sur des critères objectifs (pour simplifier : en faisant le tri des plus compétents), cela n'empêchera pas ladite élite de se constituer, mais sur d'autres critères tels que la naissance, la fortune, les relations, lesquels n'ont aucune légitimité en République.
Ecrit par : moot | 26 mars 2008
De plus, il ne s'est jamais agi pour nous de sélectionner une élite, de lui donner le meilleur, et de négliger les autres.
Et d'ailleurs l'école actuelle, malgré tout, ne fonctionne pas si mal pour ce qui est de l'élite (les grandes écoles en particulier). Par contre, l'élite est plus encore qu'avant héréditaire, et l'écart entre les établissements, malgré une égalité officielle, semble s'être creusée.
Ecrit par : Pat | 26 mars 2008
Pour ceux qui ont des problèmes de clavier, une astuce pratique dans Windows : pour basculer en clavier AZERTY ou QWERTY, faire Alt + Maj (c'est la grosse flèche présente aux deux bouts du clavier).
Ou bien on peut changer le clavier en passant par les "Options régionales et linguistiques" du panneau de configuration.
Ecrit par : Lariba | 26 mars 2008
@Cadichon:
Je m'en souviendrai.
@Anne-Marie Valette:
Depuis la réforme de 1990, l'Académie recommande d'écrire 'imbécilité' avec un seul L. Je vous accorde que cette graphie va à l'encontre de l'étymologie, mais je suis les directives des académiciens...
Ne me remerciez pas, c'était bien naturel.
Anecdote amusante:
http://users.skynet.be/Landroit/ABL/ortho1.html
@FGuichard:
Je faisais référence à vos commentaires livresques sur la pilule, pas à la littérature en général. Bref, l'implicite ne passe pas ici (cf. Sanseverina).
Remarque générale:
Il est d'usage, lorsqu'on souhaite discréditer quelqu'un, de s'attarder sur ses fautes de syntaxe, d'orthographe, etc., plutôt que sur ses remarques. J'aimerais, puisque je suis entouré de personnes de bonne foi, qu'on s'indigne des propos extrêmement violents de Tiger Lilith et de Montaigne ("Céline dans ses mauvais jours" - exactement, mais sans le vocabulaire, et seulement la grossièreté).
Ecrit par : Loki | 26 mars 2008
D'accord avec moot et pat.
L'école est plus inégalitaire que jamais, c'est pur hasard quand un enfant de ZEP apprend à lire écrire compter calculer. Il a une chance sur combien? Ses parents ne font pas partie de ceux qui achètent chaque année 100.000 Boscher pour apprendre à lire au petit avant le CP au cas où...
Quand on voit les levées de bouclier de tous les pédagos et prétendument matheux contre les réformes "ringardes" du ministre, car ils sentent leur lobbies de petits chefs menacés, c'est terrorisant.
Sur ce blog, la plupart sont d'origine modeste, on l'est la plupart du temps si ce n'est à la génération des parents, à celle des grands-parents.
Une de mes amies dont la fille a fait l'ENA m'a rapporté que quand sa fille a dit que son père était cheminot (il était conducteur du Capitole), il y avait eu un silence gêné.
Voilà ce qui vient encore de sortir.
http://www.univ-irem.fr/commissions/copirelem/
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 26 mars 2008
Il est difficile, par moment, de saisir la pensée du maître de ces lieux. Sa critique de 68, mais surtout celle de ses leaders portés aux commandes économiques, politiques et culturelles de notre pays est légitime. D'autant plus que ceux-ci ont vite troqué la défroque de Ravachol pour celle de Monsieur Prudhomme. Cependant que penser de l'affirmation selon laquelle les soixante-huitards n'auraient fait, en adepte de la terre brûlée, qu'empêcher la relève par une destruction démagogique de l'éducation nationale?
Cette idée n'est-elle pas encore un moyen de confisquer le pouvoir un bon bout de temps? L'effet de manche consistant à se déclarer le dernier vieux romain face à l'inéluctable décadence d'une jeunesse pervertie, efféminée par le mos graecorum est connu depuis Caton l'Ancien. A l'époque, elle visait, entre autres, à restreindre l'accès aux magistratures à ces homines novi, férus de philosophie et de rhétorique grecques, mais qui avaient sutout le tort de ne pas appartenir aux gentes Metella, Calpurnia etc... Le dernier en date de ces petits censeurs, de ces derniers remparts face à une démocratisation réelle de la cité, a pour nom Finkielkraut. La culture est devenue pour lui un objet thésaurisable, gage d'une supériorité sociale. Sa rage à annoncer le triomphe prochain de la Barbarie est une tentative désespérée de préserver cette position avantageuse face aux homines novi.
Je regrette aujourd'hui de voir qu'il s'est touvé un apôtre en la personne de monsieur Brighelli.
Ecrit par : abou djihad | 26 mars 2008
Je suis absolument consciente de tout ce qu'il peut y avoir de ridicule à appeler, du fond de ma campagne, tous les instructionnistes, "encartés" ou non, à se fédérer rapidement au lieu de se voler dans les plumes pour des raisons d'egos blessés , de malentendus jamais éclaircis, d'amertumes plus ou moins rances. Eh bien je le fais quand même, malgré mon immense tristesse et une irritation grandissante, parce qu'il reste encore l'espoir, si on cesse de jouer aux khons, de faire avancer les choses.
Ecrit par : FGuichard | 26 mars 2008
Me permettez-vous, du fond de ma campagne à moi, de m'associer à votre idée ?
J'ai la chance de ne pas être l'homonyme d'une formatrice IUFM, mais j'ai eu l'idée géniale de miner le système de l'intérieur en intervenant sur des forums d'instit sur un ton toujours engageant, de manière à faire passer "nos" idées en douceur.
En ce moment, c'est dur. Très dur. Et mon thé du matin a le même goût que le vôtre.
Ecrit par : catmano | 26 mars 2008
Quand on voit les levées de bouclier de tous les pédagos et prétendument matheux contre les réformes "ringardes" du ministre, car ils sentent leur lobbies de petits chefs menacés, c'est terrorisant.
"Ecrit par : Anne-Marie Valette | 26 mars 2008 "
On peut s'élever contre certains éléments de cette réforme sans être "pédago", (je ne vois d'ailleurs pas en quoi ce mot est une insulte), ni sentir son "lobby" menacé. A moins que les pratiques artistiques, ou l'histoire-géographie, ou les sciences à l'école en soient?
"Le dernier en date de ces petits censeurs, de ces derniers remparts face à une démocratisation réelle de la cité, a pour nom Finkielkraut. La culture est devenue pour lui un objet thésaurisable, gage d'une supériorité sociale. Sa rage à annoncer le triomphe prochain de la Barbarie est une tentative désespérée de préserver cette position avantageuse face aux homines novi."
Ecrit par : abou djihad | 26 mars 2008
Impossible de ne pas rapprocher ce message de celui d'Anne-Marie Valette!
Lui est un lobby à lui tout seul, mais il "le" défend assez bien, (pour parler à la Alain Delon).
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mars 2008
"J'ai la chance de ne pas être l'homonyme d'une formatrice IUFM"
Ecrit par : catmano | 26 mars 2008
Vous en êtes sûre? Vous les connaissez toutes? ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mars 2008
Il est difficile, par moment, de saisir la pensée du maître de ces lieux.
Ecrit par : abou djihad | 26 mars 2008
La vôtre aussi, en fait. Que proposez-vous pour permettre "la démocratisation réelle de la cité" ?
Ecrit par : Pat | 26 mars 2008
Ainsi M. Sergio ne soyez pas hautain
Ecrit par : un cretin de base | 26 mars 2008
Y faut pas se frapper : ça doit être comme ça à toutes les générations. En particulier celle d'avant 14 qui devait vraiment être très bonne. Mais dans un texte, il faut quand même qu'on saisisse immédiatement les idées, sinon c'est de la maîeutique à rebours.
Ecrit par : Sergio | 26 mars 2008
Je suis absolument consciente de tout ce qu'il peut y avoir de ridicule à appeler, du fond de ma campagne, tous les instructionnistes, "encartés" ou non, à se fédérer rapidement au lieu de se voler dans les plumes pour des raisons d'egos blessés , de malentendus jamais éclaircis, d'amertumes plus ou moins rances. Eh bien je le fais quand même, malgré mon immense tristesse et une irritation grandissante, parce qu'il reste encore l'espoir, si on cesse de jouer aux khons, de faire avancer les choses.
Ecrit par : FGuichard | 26 mars 2008
Je me joins à votre appel. Cependant, la vivacité de ce blog témoigne clairement que le camp des instructionnistes n'est pas monolithique, et c'est heureux car elle s'en trouve immunisée contre la tentation totalitaire. Les "pédagaugistes" avait jeté une chape de plomb sur la pensée scolaire et l'enseignement. Certes, elle est en train de se fissurer mais l'hydre est loin d'être terrassée.
Ecrit par : Magister | 26 mars 2008
Loki, vous avez récolté ce que vous avez semé, mon bon....vous venez, doctement, renfrogné, délivrer des insatisfecit à untel ou à untel, et vous voudriez vous sortir indemne??? Que nenni, Monsieur le Marquis du Pays Ossète, que nenni. Si j'avais pu relever le gant en un bon vrai gros gras duel au sabre, je me serais fait un plaisir de laver l'offense ainsi plutôt que de vous couvrir de merde. Mais quoi!!! les temps ont changé.
Et, pardonnez-moi,, mais votre dernier post ,on dirait Agnan, dans "Le Petit nicolas" qui va se plaindre à sa maîtresse...consternant!!!!
Et puis, last but not least.....je vous ai en effet tartiné virtuellement de merde, mais comment faire autrement quand vous vous permettez de persifler sur la mort de quelqu'un. Et, encore une fois, n'ayez crainte, je ne vous ferai pas ce plaisir.
Serviteur.
Ecrit par : montaigneàcheval | 26 mars 2008
"il s'en trouve immunisé" (le camp)
Ecrit par : Magister | 26 mars 2008
Extrait de "La querelle de l'école", d'Alain Finkielkraut : " Je suis très frappé de ce qui se passe actuellement sur internet (...) Naguère, la parole était inhibée par le visage de celui à qui elle s'adressait et l'écriture par le temps, par le délai, par tous les gestes à faire pour que la missive arrive à bon port. Or voici que, d'un coup de baguette technique, ces deux censures sont levées simultanément : le visage s'efface, la poste disparaît; rien, dès lors, ne retient la haine, rien n'arrête la pulsion. Et les plus diplômés ne sont pas moins forcenés que les laissés-pour-compte du système éducatif. (...) Sophistication des instruments, brutalité des comportements : telle est la réalité actuelle."
A méditer, non?
Ecrit par : Sylvie Huguet | 26 mars 2008
Vu tout à l'heure à la télé, Jacques Sauvageot...chenu, blanchi sous le harnais. Petit vioque, tout à fait. Pourtant prof d'art à la face de Rennes, mais petit vioque à clébard et à hypertension...Geismar, vu je ne sais plus quand, pareil. Cohn-Bendit, vieux poupon toujours rouquin. C'est ça la matérialité de 68....quarante ans dans la boîte à ragoût. Et je suis sûr que, rétrospectivement, ils ont dû dire qu'ils s'étaient bien marrés et ils avaient bien raison.... tout cela était très farce, au fond. Mais moi, ce que je retiens, historiquement- j'étais trop jeune- c'est que le gaullisme fuit sauvé par le PCF. Renvoi d'ascenseur pour les années 1945-1946. Chirac, alors tout jeune collaborateur d'un Pompidou furibard d'avoir été squizzé par Mongénéral, s'était entretenu très cordialement en se tutoyant, avec Séguy, qui lui avait dit, en substance: Nous on tiens nos gars, on va niquer les étudiants, mais toi, lâche du lest...ce fut Grenelle.
Le PCF, parti de l'ordre sauva la vie à la droite conservatrice. Et ça me fait bien marrer quand on lit ça et là les sempiternelles salades fanées sur les socialo-communistes!!!! La droite, UDR, UDF, RPR ou UMP, même pas la reconnaissance du bide. Trop conne. D'ailleurs, l'ordre revenu, Debré sort de l'asile, DeGaulle rentré de chez Massu, et Pompiflex, 250 cartouches de clop plus tard, il fallut entendre ce dernier, justement, en bon jésuite, sur Europe 1 commenter la manif-croupion du 29 mai sur les Champs-Elysées, en cassant de la semoule sans vergogne sur les bolchéviques qui...que..... pauvre PCF, rien ne lui aura été épargné, ni l'infâmie stalinienne et les couleuvres d'alors, ni l'ingratitude devant son rôle de Parti des Gros Bras....
Après son échec au référendum d'Avril 1969, qui est le vrai baromètre de l'impopularité fondamentale du régime...De Gaulle, lâché par Giscard, Pompiflex et les autres rats, écrivit :"Il est possible qu'on en revienne à un régime comme la IVème République, avec UN POMPIDOU QUELCONQUE...." (c'est moi qui souligne). Tout, toout est dans ce quelconque. Ce quelconque ce furent Chirac, et surtout l'actuel. De Gaulle écrit aillleurs, dans ses mémoires d'Espoir, et c'est là qu'on voit qu'il eut en 1968, un long moment d'égarement, à quel point , sans le PCF, la France eût sans aucun doute basculé. "Ils n'ont rien compris à ma politique algérienne, comment voulez-vous qu'ils comprennent leurs propres enfants" confia-t-il à Bernard Tricot....
Ecrit par : montaigneàcheval | 26 mars 2008
Robin, votre commentaire etait sans interet cette blague d'un niveau lamentable, on sent chez vous un certain antiamericanisme et une certaine suffisance. De plus, meme si je suis un cretin ( comme toute ma generation...), je tiens a faire remarquer que le president americain se nomme George Bush et non GeorgeS Bush.
Excuse-me, mister president !
Ecrit par : Robin | 26 mars 2008
Le problème des estrades me fait me poser une question : faut-il obliger les élèves à se mettre en rang avant d'entrer en classe ? Ne les prend-on pas alors pour des enfants de 5 ans ?
En fait ça fait 2 questions mais tant pis !
Bonne journée à tous
Ecrit par : PFC | 26 mars 2008
1°) OUI 2°) NON
Ecrit par : Robin | 26 mars 2008
"C'est le compte à numéro de ta maman qui te file des nausées, Toto?
Ecrit par : dobolino | 25 mars 2008 "
?, tu fais comme 6bile, tu m'attribues des posts qui ne sont pas les miens (?)
:non: :non: :)
Pour le crétin, si il me donne son parcours GS CP CE1, je lui explique :ange:
Ecrit par : toto | 26 mars 2008
J'ai la chance de ne pas être l'homonyme d'une formatrice IUFM"
Ecrit par : catmano | 26 mars 2008
Vous en êtes sûre? Vous les connaissez toutes? ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mars 2008
Je voulais simplement dire que n'étant pas "submergée de mails d'officines pédagogistes diverses, appelant au branlebas de combat contre les programmes Darcos du primaire", je pouvais en déduire que je n'avais pas d'homonyme de cette catégorie...
En revanche, le syndicat auquel j'ai adhéré en 1975 commence à sérieusement m'échauffer les yeux sur ce sujet. Je n'ai toujours pas trouvé le temps ni la volonté de lui envoyer une petite missive pour lui signaler ma demande de radiation, j'en suis très honteuse d'ailleurs, les dernières allusions au Service de Travail Obligatoire pour les CM2 m'ont encore prouvé que je faisais vraiment preuve de lâcheté sur ce coup-là.
Ecrit par : catmano | 26 mars 2008
"Or voici que, d'un coup de baguette technique, ces deux censures sont levées simultanément : le visage s'efface, la poste disparaît; rien, dès lors, ne retient la haine, rien n'arrête la pulsion. Et les plus diplômés ne sont pas moins forcenés que les laissés-pour-compte du système éducatif."
Ecrit par : Sylvie Huguet | 26 mars 2008
Montaigneàcheval, je m'adresse à vous (essayer de ne pas me répondre de façon trop brutale, cele me chagrinerait, et entre Goldschmidt, on pourrait essayer d'être courtois!) mais je n'apprécie pas que vous parliez de "vioks" quand les gens ont des cheveux blancs et des opinions différentes des vôtres...
La plupart du temps je me régale de vos écrits, mais votre férocité a parfois des débordements cruels...
Ecrit par : Maminou | 26 mars 2008
Robin, votre commentaire etait sans interet cette blague d'un niveau lamentable, on sent chez vous un certain antiamericanisme et une certaine suffisance. De plus, meme si je suis un cretin ( comme toute ma generation...), je tiens a faire remarquer que le president americain se nomme George Bush et non GeorgeS Bush.
Excuse-me, mister president !
Ecrit par : Robin | 26 mars 2008
Vous manquez d'humour, ma blague n'était pas bien méchante.
Je ne suis pas un antiaméricaniste primaire. J'ai passé deux ans et demi aux Etats-Unis dans les années 60. J'étais jeune alors (de 7 ans à 9 ans et demi), mais assez vieux pour m'en souvenir. J'ai de très bons et de très mauvais souvenirs. En tout cas, je connais le pays de façon intime et coyez-moi, George Bush représente le pire.
OK pour George (pas de s) je m'intéresse davantage à George Sand (je savais pour elle, pas pour lui).
Je ne pense pas que vous soyiez un crétin et je connais bien les gens de votre génération (mon plus jeune fils va avoir 15 ans) et il est tout ce qu'il y a de plus "moderne". Je suis en contact quotidien avec des jeunes, vague par vague, depuis trente ans et je vous assure que ça conserve !
J'essaye simplement de leur (vous?) transmettre une vérité que j'ai eu tendance moi aussi à oublier en 68 : c'est que l'avenir se nourrit du passé, ou en termes plus poétiques qu'il faut pour avancer s'abreuver à la source (tiens, un alexandrin!), ce que René Char, qui n'était i un passéiste, ni un "réactionnaire" appelle le "retour amont".
C'est ma façon à moi de me racheter, sans me renier.
Ecrit par : Robin | 26 mars 2008
Quelle est la situation ?
Une petite poignée d'enseignants très activistes ont raison contre une grosse poignée de petits nullards pédagogistes enkystés comme des arapèdes dans leurs citadelles.
L'enjeu ? La grosse majorité de proprofs, vaguement encartés sans être enkystés, qui ne demandent qu'à suivre le premier meiriol venu.
Au dessus, un "maître" du Moloch qui nous refait le coup du funambule d'Afflelou mais sans lunettes et avec des directeurs de directions qui scient le cable comme des damnés.
Convaincre ? Au dessus de mes forces et de mes priorités.
Où est Vercingétorix ?
NB : j'ai la 12.7 et les balles. J'attends le signal.
Ecrit par : 12.7adict | 26 mars 2008
Robin : ne vous excusez jamais devant un quidam qui projette du vinaigre sur vos vannes (fussent-elles moins bonnes que d'habitude).
Ne rien lâcher aux tentatives hégémoniques * de l'esprit de sérieux.
* : ceci n'est pas un jeu de mots.
Ecrit par : dugong | 26 mars 2008
J'ai besoin de vos lumières. Puis-je écrire :
"nous sommes revenus à ce que Pauline Kergomard critiquait si fort dans L’éducation maternelle dans l’école : « Une grande partie des heures où l’enfant est en classe... [est] employée à la lecture dans les écoles maternelles, et les résultats sont loin d’être satisfaisants. Cela vient de ce que les procédés de lecture n’ont pas de lien avec la méthode générale d’éducation. Ces procédés, plus ou moins factices, plus ou moins artificiels, plus ou moins routiniers et surannés, ne font pas corps avec le système éducatif. »
Cela se serait même aggravé puisque cette facticité, cette artificialité, cette routine, cette surannation..."
J'ai cherché "surannation" dans des dictionnaires, mais je n'arrive pas à comprendre si ce nom exprime vraiment la qualité de ce qui est suranné...
Merci de votre aide.
Ecrit par : catmano | 26 mars 2008
Tata vient d'acheter Land rover et jaguar : il veut être le premier sur le futur marché du tiers-monde européen.
Il a bien raison.
Ecrit par : dugong | 26 mars 2008
D'après ce que je lis dans Littré (http://francois.gannaz.free.fr/Littre), "surannation" serait un terme exclusivement juridique et ne s'emploierait pas de manière métaphorique comme "suranné".
Ecrit par : Pat | 26 mars 2008
J'avais écrit : Au dessus, un "maître" du Moloch qui nous refait le coup du funambule d'Afflelou mais sans lunettes et avec des directeurs de directions qui scient le cable comme des damnés.
J'ajoute : quand on a trop l'esprit de trébuchet, on chute.
Ecrit par : dugong | 26 mars 2008
Obsolescence ? Un peu fort.
Caractère suranné ? Seulement, cela ne marquerait pas l'évolution.
Ecrit par : Sergio | 26 mars 2008
"Obsolescence ? Un peu fort.
Caractère suranné ? Seulement, cela ne marquerait pas l'évolution."
Allez ! Va pour surannescence...
Ecrit par : dugong | 26 mars 2008
Etre de gauche -- et je le suis profondément -- c'est justement de savoir dire "non" à cette espèce de furia moderniste à tout prix, qui veut que, au nom de la nécessaire adaptation aux réalités de l'heure, l'élève au centre et patati et patata, on fasse table rase du patrimoine littéraire.
F. Guichard.
Et être de droite c'est dire et faire le contraire?
Quand vous départirez-vous, gens qui vous revendiquez de gauche, de l'imposture qui vous a fait monopoliser la compassion et l'intelligence?
Rappel des Faits:
1)Tout d'abord, si on est pas "de gauche", on est de nulle part, sinon de l'extrême droite en France, où la droite se situe, sur l'échiquier international des courants politiques, à la gauche des gauches espagnole, allemande ou anglaise.
2) Depuis quand ( quelle année) la gauche dit-elle non au "péda-gauchisme", devrait-on écrire, non pour évoquer 1968, mais la furie égalitariste qui lui fut bien antérieure?
Cette gauche-là se taisait pourtant encore et toujours, en 1984, quand Jacqueline de Romilly décrivait "L'enseignement en détresse". Elle attribuait le naufrage des apprentissages aux folies égalitaristes ( anti-élitisme, bourgeoisophobie, anti-sélectionnite) et scientistes( union diabolique de la psycho-sociologie freudo-marxiste avec les pratiques pédagogiques) en prenant bien soin de préciser que sa critique n'engageait qu'elle, pour que ses propos iconoclastes ne ne fassent pas d'ombre à sa corporation, à ses collègues ...de gauche.
Donc j'affirme, documents à l'appui, qu'être de gauche c'est au contraire et pendant des décennies, avoir dit OUi, ou bien rien du tout ( silence et soumission) ce qui revient au même, à cette "furia moderniste" ou postmoderniste, relativiste, égalitariste etc...De l'avoir accompagnée, de s'être résigné bref, d'avoir manqué de courage.
Ceux qui nient l'évidence et prétendent que le niveau monte et que l'illettrisme et la violence scolaire sont des inventions ( comme Éric Maurin qui, cette année, continue encore dans cette veine en prétendant que les statistiques et les rapports sont faux!): Tous de gauche.
Être de gauche c'est aussi faire porter le chapeau à un complot libéral/libertaire, quand il est devenu impossible sans perdre la face de continuer à nier l'ampleur de la débâcle, mais qu'on n'a pas l'honnêteté intellectuelle d'incriminer les vrais coupables.
Tiens, je vais aller repiquer sur le fil précédent ce que je disais d'un bel exemple d'une femme "de gauche", et qui s'est fourré le doigt dans l'oeil, Big Time, mais plastronne au premier rang des défenseurs d'un bon sens qui l'a si longtemps abandonnée. Il s'agit de Danièle Sallenave.
Que n'a-t-elle suivi la voie honorable tracée par François Furet? Or, elle participa avec ses compagnons de route à la curée qui a dépecé le Livre noir de S. Courtois ( l'a-t-elle seulement lu?) que Furet avait accepté de préfacer, avant sa mort prématurée.
Elle aurait dû se limiter à écrire des romans car son activisme reflète une faible capacité de jugement. Et l'outrance de ses écrits politiques rend improbable la neutralité de son enseignement. L'endoctrinement qu'elle a pu infliger à ses élèves a de quoi terrifier.
Jugez-en
.../...
Ecrit par : Cadichon | 26 mars 2008
Désuétude, peut-être ?
Archaîsme ? Bof...
Ecrit par : Sergio | 26 mars 2008
JPB nous demandait nos remarques sur le débat du salon du livre. Voici ce qu'il m'inspirait et pardon pour les redites avec mon post précédent. Comme seuls me lisent ceux que j'intéresse, ils me pardonneront, comme ils me pardonneront la fausse manip qui m'a fait me tromper de fil et le reposter sur le précédent.
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Le débat n'en fut pas un puisque tous les participants étaient acquis à la même cause, que nous défendons tous et je ne suis pas convaincue qu'en déplaçant comme Ruffo, l'origine du mal vers un "avatar" de l'estime de soi, on fasse avancer le schmilblic, ni en raillant que l'observation réfléchie de la bicyclette n'apprend pas à pédaler.
Deux idéologies sont à la racine du mal: égalitarisme et hédonisme, on est d'accord, et après? Après, pas grand chose, sinon que tous s'accordent à reconnaître que c'est affreux que nous parents perdions l'estime de nos mioches car nous sommes infichus de leur expliquer des exercices... pourtant "élémentaires".Eh bien non justement ils ne le sont pas et c'est là le drame, et d'où vient-il? Silence radio. On a complexifié ce qui était simple. Pourquoi?. on fait comme si on ne savait pas. Deux ex machina, génération (68?) spontanée, Nachtritter?
C'était aussi réconfortant que la prose de Marcel Gauchet qui affirme que si l'école va mal c'est qu'elle est allergique à la démocratie.
Pas de Candide, même pas Ferney malgré son nom, ni quelque Daniel-pédagogol dans la fausse aux lions, juste un homonyme, avec qui JPB a fait ses classes et à qui il voue une admiration que je ne puis partager, d'un point de vue éthique et non littéraire, puisque comme écrivain (et non -vaine) elle doit avoir quelque mérite, ses romans ayant été amplement couronnés...(il s'agit de Mme Sallenave)
Que n'a-t-elle donc exprimé avec autant d'emphase sa vertueuse indignation dès 1984, par exemple, comme Jacqueline de Romilly qui décrivait L'enseignement en détresse, mais en son nom personnel, avait-elle spécifié, pour que sa mécréance n'entache pas son corps d'origine dont elle faisait pourtant ressortir l'abjecte docilité, ou comme J-C Milner qui voulait déjà rendre De l'école... à l'école?
Le silence de Mme S, alors, fut assourdissant, comme celui de ses compagnons de route, et j'ai souvent mentionné ici Todorov qui, ayant quitté la dictature bulgare, était venu se soumettre aux diktats de sa petite soeur germanopratine, diktats qu'il psalmodia de conserve avec Kristeva et Sollers.
Danièle Sallenave avait bien su donner de la voix, en revanche, quand elle se joignit au concert de lamentations des cocus du communisme, devant les gravas du mur de la honte. La perspective de la réunification allemande lui fit pousser des cris d'orfraie. Puis, en mars 1992, elle tonitrua l'oraison funèbre de l'idéologie la plus mortifère du 20eme siècle, dans les Temps modernes ( bien sûr, where else?) Il faut lire ce monument : "Fin du communisme: Hiver des âmes", pour mesurer la finesse de son jugement. Un grand moment qui vous ...glace le sang !
Comme tant d'autres en France, elle s'imagine que parce qu'elle sait tourner quelques phrases, cela la rend automatiquement experte en relations internationales et en philosophie politique, et aujourd'hui elle se pose en défenseur de l'école, volant au secours de la victoire, c'est bon signe, me direz-vous.
Voici ce que dit Revel dans la Grande parade (pages 25-27), de ses talents d'analyste et de politologue.
"Certes Mme Sallenave et ses congénères intellectuels occidentaux, communistes ou sympathisants, n'ont pas de sang sur les mains, Mais on peut en avoir sur le stylo. D'autant plus qu'ici, comme chez d'autres pleureurs et pleureuses, les lamentations débouchent vite sur les accusations. Après s'être apitoyée sur les endeulliés, Mme Sallenave ouvre le feu sur les anti-communistes qui affichent une joie obsène, sur "''ceux pour qui il est toujours allé de soi que le communisme était mauvais parce qu'il visait les idéaux d'égalité, de justice et de fraternité" . Ainsi le postulat de base demeure inchangé. Bien que le communisme ait toujours aggravé l'injustice, être contre lui, c'est être contre la justice.." ( page 27
Voilà pour le procès d'intention que Mme S. fait à ceux qui ne pensent pas comme elle. Il sort du même tonneau que celui de Frako contre Brighelli dans le texte précité. [nota: il s'agit du blog de Frako auquel A-M. Valette nous avit renvoyé] Voilà pourquoi la vertueuse indignation Mme S. me laisse de marbre avec un arrière- goût pas plus appétissant que la prose du pochtron de Chnord.
Et pour clore ce sujet, on peut difficilement trouver meilleur exemple de jésuitisme que cette citation de DS ( tiens elle a non seulement le même prénom mais les mêmes initiales que moi) , piquée sur WIKIPedia: «La perte de rigueur des enseignements scientifiques, signalée par nos plus grands mathématiciens, a rendu poreuse la frontière du savoir et du croire. Cette rupture peut faire craindre la naissance de générations en qui l'esprit critique aura été remplacé par une adhésion vague à la "tolérance".»
Quand on a gobé et défendu au-delà du raisonnable l'idéologie la plus criminogène et qu'on s'est aussi longtemps fourré le doigt dans l'oeil, au lieu de donner des leçons un profil bas me semble de mise.
Je lui rendrai grâce, néanmoins, de nous avoir épargné les impropriétés de langage d'un Picouly avec "UN espèce de jeu"'. Même Darcos s'est joint au dérapage avec: "la description peut être FAIT"! Je me le suis repassé trois fois pour confirmer que mon sonotone fonctionnait.
Une remarque sur le fond: Je ne sais plus quel intervenant a affirmé que c'est "l'idéologie de gauche qui a renforcé les inégalités"'. Cette lapalissade ne l'est encore hélas pas une pour un bon nombre de gens même s'il ne peuvent nier que cette idéologie se nomme égalitarisme ( avec son train d'avatars, anti-élitisme, bourgeoisophobie, etc...) et qu'elle est pour le moins étrangère aux valeurs de la droite.
Ce qui me chiffonne c'est que si nous sommes ( caïman) tous d'accord que c'est l'école concoctée par les pédagogols qui a creusé les inégalités et tout aussi évidemment en s'appuyant sur des valeurs défendues exclusivement à gauche, (et elle va très loin au centre en France, cette gauche-là) alors pourquoi ne pas affirmer clairement que la gauche s'est trompée sur ce coup là et continuer à gloser sur le complot libéral libertaire?
Il me semble que l'on piétine en partie à cause de cette frilosité qui se ressent d'ailleurs dans tous les autres domaines où l'urgence des réformes est évidente.
Les syndicats ( qui ne représentent plus qu'eux-mêmes pourtant) feraient-ils peur à ce point là??
Or, JPB m'a inquiétée (ou bien l'ai-je mal compris?) sur nos chances de réformer, puisque l'identification des bons remèdes dépend de la valeur du diagnostic, quand il affirma (c'était à Françoise Laborde) qu'il ne fallait pas placer la question de la faillite de l'école sur le plan d'un clivage gauche/droite. Où la mettre alors?
Ecrit par : Cadichon | 23 mars 2008
Ecrit par : Cadichon | 26 mars 2008
Tout d'abord, je me suis permis de faire cette remarque sur l'orthographe de George pour repondre a Robin mais il ne s'agit surtout pas de donner des lecons. Si vous m'avez trouve pretentieux, j'en suis desole et je retire volontiers cette remarque. Je suis desole Robin, je ne voulais pas vous vexer, je connais trop de gens haissant les Etats Unis sans les connaitre, je constate que vous semblez connaitre le pays, je retire donc ma remarque.
Tout d'abord, je suis d'accord avec vous sur ces fameux 80% au bac et la problematique de ces 20%. Il me semble qu'il faille imperativement revaloriser les filieres techniques. J'ai un ami qui a choisi de faire un aprentissage en boulangerie a la fin de sa 3e. Les professeurs n'acceptaient pas son choix et lui conseillaient d'aller au lycee general etant donne son tres bon niveau scolaire. Je trouve ca dommage, il est boulanger aujourd'hui et tres heureux de son choix.
Pour ce qui est de former une elite, je suis d'accord qu'aujourd'hui la situation est plus inegalitaire que par le passe. En 1945, un 1/3 des eleves de l'ENA avait des parents ouvriers, aujourd'hui ils ne sont plus tres nombreux dans cette situation. La situation etait fort differente, apres la deuxieme guerre mondiale, il fallait se constituer une nouvelle elite pour redorer le blason de la France apres Vichy. Tout comme pour la 3e republique, il etait necessaire de creer une elite durable pour la nouvelle republique afin d'eviter un retour a la monarchie et aux elites nobles. La crise et les revolutions favorisant un certain renouvellement social et ce fameux ascenseur social ( je trouve l'expression escalier social beaucoup plus pertinente), j'ai l'impression qu'une fois les elites solidement constituees, elles se cooptent entre elles ( j'arrete cette complainte bourdieusienne). Les plus riches s'en sortiront toujours mieux que les plus pauvres. Il est mensonger de faire croire aux jeunes que tout le monde a sa chance. Je pense qu'un peu de savoir donne au plus grand nombre est plus souhaitable que beaucoup de culture transmise a un effectif reduit.
Je voulais enfin rebondir sur les propos de Cadichon : "Vous comprendrez mieux les indignations des Brighelli et Finkielkraut et quand vous disposerez des informations qui vous font si cruellement défaut, pour "juger et pour débattre", vous aurez espérons-le un peu de respect pour le combat incessant qu'ils mènent avec courage et une détermination sans faille malgré les conséquences qu'ils ont a en subir, pour que la France soit encore un pays libre quand vos enfants seront adultes."
Je comprends tres bien cette idee cependant le XXe siecle a montre qu'en depit d'une tres grande culture, des intellectuels a l'extreme gauche comme a l'extreme droite ont pu se fourvoyer dans des ideologies dangereuses.
Je ne veux pas faire de relativisme mais je pense que les generations ont tendance a se ressembler avec des grands intellectuels, des gens stupides, des gens mediocres... C'est du moins mon impression qui n'est pas basee que sur mon parcours et mon entourage et non une veritable etude sociologique( honnete intellectuellement ), si vous en avez, je suis preneur.
Ecrit par : un cretin de base | 26 mars 2008
"Etre de gauche -- et je le suis profondément -- c'est justement de savoir dire "non" à cette espèce de furia moderniste à tout prix, ..."
F. Guichard.
Mais alors ? Jack Lang ne serait pas de gauche ?
On nous aurait menti ?
"du fond de ma pampagne" (F. Guichard) : superbe néologisme. Il ne fallait pas le corriger, Catmano.
(Et tant pis si c'est un lapsi).
Ecrit par : yann | 26 mars 2008
Merci à ceux qui ont pris la peine de me répondre.
Ecrit par : catmano | 26 mars 2008
Cadichon a écrit : "JPB affirma ... qu'il ne fallait pas placer la question de la faillite de l'école sur le plan d'un clivage gauche/droite. Où la mettre alors?"
Le cul sur la commode : les fèces de gauche et de droite bien posées.
Ecrit par : dugong | 26 mars 2008
ou plutôt bien reposées...
Ecrit par : dugong | 26 mars 2008
Très beau, ce que vous dites, F Guichard, moi aussi, ma tristesse est immense.
L'instruisou, j'ai trouvé votre témoignage tellement beau que je l'ai copié-collé et l'ai rangé dans mon énorme documentation comme une pierre précieuse, je vous jure que je ne ments pas.
Restez avec nous, ne serait-ce que pour lire les posts si poétiques et pleins d'amour de l'humanité de notre Hélène, sans oublier ceux de Maminou et de Jean-Paul.
Jean pense exactement comme vous. Moi aussi.
Il n'y a pas que des invectives sur ce blog, il faut de temps en temps le quitter pour laisser se calmer les plus bilieux, et y revenir.
Restez, ou revenez !
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 26 mars 2008
J'avais beaucoup aimé la pampagne aussi, mais j'avais peur de faire vraiment instit' de maternelle en reprenant le mot corrigé juste en dessous, du genre :
"Maîtresse, tu peux me roboutonner ?
- Oui, bien sûr, mon petit Kevin, je vais te REEEEboutonner. Voilà, c'est fait. Ton gilet est REEEEboutonné maintenant. Que dis-tu à la maîtresse qui a si gentiment REEEEEboutonné ton gilet ?"
Ecrit par : catmano | 26 mars 2008
Je ne veux pas faire de relativisme mais je pense que les generations ont tendance a se ressembler avec des grands intellectuels, des gens stupides, des gens mediocres... C'est du moins mon impression qui n'est pas basee que sur mon parcours et mon entourage et non une veritable etude sociologique( honnete intellectuellement ), si vous en avez, je suis preneur.
Ecrit par : un cretin de base | 26 mars 2008
Je suis d'accord avec vous sur la nécessité de revaloriser l'enseignement technique. J'ai de temps en temps la visite d'anciens élèves très heureux d'avoir choisi cette filière après la troisième (dans la boulangerie justement pour l'un d'entre eux).
Je voudrais être aussi optimiste que vous au sujet du niveau culturel de la génération actuelle mais je n'y arrive pas car j'ai la réalité sous les yeux à longueur de journée et des éléments de comparaison.
Quelque chose n'a pas été fait correctement à l'école primaire depuis des années (malgré quelques enseignants consciencieux); les professeurs de collège sont obligés de ratrapper le temps perdu en faisant de la conjugaison, de la grammaire, du vocabulaire niveau CP
car les élèves n'ont pas les bases les plus élémentaires.
Plus de la moitié d'entre eux ne savent ni écrire, ni lire, ni compter correctement.
Les causes ont été abondamment analysées sur ce blog et dans les ouvrages de gens jusqu'à présent minoritaires, mais lucides.
Je n'y reviendrai pas. Il n'est pas honnête intellectuellement d'incriminer exclusivement les médias, les jeux vidéos et le contexte socio-économique (ce n'est pas ce que vous faites).
Ils n'ont donc pas accès à cette culture réellement libératrice et nourrissante et c'est inquiétant car cela les rend très vulnérables.
Ecrit par : Robin | 26 mars 2008
Danièle Sallenave avait bien su donner de la voix, en revanche, quand elle se joignit au concert de lamentations des cocus du communisme, devant les gravas du mur de la honte.
Ecrit par : Cadichon | 26 mars 2008
Quel mur de la honte ? Celui de Berlin, celui qui court le long de la frontière sud des USA ou celui récemment construit par Israël ?
Ecrit par : Victor | 26 mars 2008
@ l'instruisou
Vous avez raison, les élèves ont besoin qu'on leur montre comment rédiger une dissertation, un commentaire. Lorsque j'enseignais encore en lycée, je rédigeais ( et nombre de mes collègues comme moi) des devoirs complets, ou, au moins une partie complète. Les idées directrices étaient soulignées, les transitions aussi, les citations en italique. Et une bonne part de mon travail, en seconde, et après, était consacrée à cet apprentissage : Faire un plan, ordonner les idées, rédiger les phrases introduisant parties et paragraphes, justifier par des citations. Mais cela supposait des heures en demi groupes, voire du soutien. Quant les effectifs sont devenus monstrueux, quand les horaires se sont réduits, et surtout quand il a fallu impérativement balayer les "objets d'étude" pour préparer au bac, il n'est plus resté de temps pour cet apprentissage patient . Et pourtant, cela marchait, même quand les élèves arrivaient en seconde sans avoir appris à organiser un devoir. Quant aux plus faibles, ils en tiraient aussi profit. J'aimais ce que je faisais au lycée, mais je l'ai fui quand sont arrivés les TPE ( seuls les meilleurs apprenaient quelque chose, au prix d'un énorme boulot, les autres se contentant de copiés-collés), les "objets d'étude" remplaçant l'étude des textes et des auteurs, et le formatage des sujets de bac.
Comme vous, comme l'ont fait auparavant mes propres professeurs, j'ai lu aux élèves poèmes et scènes de théâtre, ce qui, aux yeux de certains IPR , doit être considéré comme un signe de paresse,au même titre que les dictées qu'on fait faire ( deux heures de grammaire-orthographe cette semaine! vous étiez fatiguée?); Pourtant, quand j'interrogeais à l'oral du bac, et qu'un élève me faisait une lecture intelligente et expressive du passage à expliquer, je savais d'avance qu'il l'avait compris!
Alors, continuez à instruire, et restez parmi nous.
Ecrit par : mouron rouge | 26 mars 2008
"Quand on a gobé et défendu au-delà du raisonnable l'idéologie la plus criminogène et qu'on s'est aussi longtemps fourré le doigt dans l'oeil, au lieu de donner des leçons un profil bas me semble de mise."
... dit Cadichon
Face à tant de vertu et de clairvoyance étalée par la cadichonnerie internationale, on se demande comment des millions d'hommes ont pu adhérer à la susdite idéologie criminogène ? Peut-être pour fuir une réalité encore plus criminogène ?
Ecrit par : Victor | 26 mars 2008
" Être de gauche, c'est justement savoir dire non à cette espèce de furia moderniste...(Françoise Guichard)
On peut être de droite et lui dire non aussi. Il s'agit d'un choix de valeur qui, comme quelqu'un l'a dit ici même, transcende les clivages politiques.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 26 mars 2008
Intéressant article de G.Zehringer dans la dernière revue du syndicat FO sur la "liberté pédagogique" des professeurs et instituteurs. Elle y montre que la "liberté pédagogique"se fonde sur la Constitution elle-même. Elle y démontre le lien profond entre nos statuts, le respect des programmes nationaux et cette fameuse "liberté pédagogique". Elle met en évidence la contradiction qu'il y a entre l'affirmation de cette liberté pour que le professeur puisse enseigner en suivant des programmes nationaux et la reprise dans la loi de 2005 du principe "déjà posé à tort par la loi de 1989 selon lequel l'enseignement ne porte plus sur les programmes nationaux, mais sur les modalités particulières de mise en oeuvre des objectifs et programmes nationaux arrêtés au titre du projet d'établissement". D'où remise en cause par elle du projet d'établissement et de l'article 38 de la loi 2005 créant "un conseil pédagogique" qui dit-elle " parachève la confiscation, au profit d'un collectif local, de la liberté pédagogique légitime du professeur".
La lecture de cet article me conforte dans l'idée qu'il faut continuer à travailler à des programmes dignes de ce nom et donc soutenir ceux que Darcos propose pour le primaire. Mais on ne peut qu'avoir des doutes sur leur application possible si nous sommes, pieds et poings liés, dépendant des conseils pédagogiques, des projets d'établissements et des CA locaux qui seront dans le cadre d'une future autonomisation des établissements en mesure légalement de nous imposer ce qu'ils veulent si la réforme des statuts qui est en train de se profiler passe. En clair, si l'on n'a plus les décrets de 50 pour nous protéger sur quoi nous appuierons-nous pour défendre notre liberté pédagogique lorsque nous serons les clients du CA, voire recrutés et rémunérés par le CA?
Il y a d'ailleurs des chefs d'établissements qui anticipent cette autonomisation en traitant déjà les collègues comme si les statuts n'existaient plus et arguent du vote de telle ou telle décision en CA pour contraindre les collègues à participer à des projets fumeux ou pis encore.
Ecrit par : Sanseverina | 26 mars 2008
Comme Mouron Rouge, je rédigeais des devoirs complets, après en avoir établi le plan détaillé avec les élèves. Et quand sont arrivés les "objets d'étude", j'ai continué à étudier en priorité des auteurs et des oeuvres, censés les illuster.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 26 mars 2008
Catmano, que j'admire beaucoup, je vous sens si patiente, voici pour vous et les autres instits du blog.
Madame, Monsieur,
Nous vous informons que les prochaines
journées SLECC (Savoir Lire Ecrire Compter Calculer)
auront lieu
les 21, 22 et 23 août 2008 à Grenoble (38).
Au programme entre autres, présentation du Cahier d'exercices
Compter Calculer au CP
(Parution Avril 2008)
Ce Cahier d'exercices propose une progression rigoureuse qui permet de mener de front l'apprentissage de la numération et des opérations. Son auteur, aujourd'hui instituteur à Gien (45), s'appuie sur 25 ans de pratique en école maternelle et en CP.
Tout comme la lecture ne peut se construire sans l'écriture, la numération ne peut se construire hors du calcul.
Rien dans ce processus d’apprentissage ne justifie la restriction à une, deux, voire trois opérations : seule l'approche simultanée des quatre opérations (dans la manipulation, l'expression en langage courant puis l'écriture mathématique) permet de conduire à la connaissance intuitive du nombre.»
Les Éditions du GRIP mettent aujourd'hui à la disposition des enseignants de CP le fruit de cette expérience. Nul doute qu'elle puisse aussi être utile aux parents désireux de faciliter à leurs enfants l'entrée dans le monde des nombres.
contact pour le fichier : [email protected]
inscription journées SLECC : [email protected] ou M. Dupré au 02 38 38 03 93
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 26 mars 2008
Victor vous devez retourner à l'école apprendre à distinguer le mur construit en une nuit d'aout 1961, à la sauvette et dans l'urgence, et pour interdire la SORTIE du paradis soviétique (qui se chiffrait par dizaines de milliers dans les semaines précédant l'érection de la "rose de ciment" son nom de code chez Stasi and KGB, consultez les archives.) avec celui construit par un pays libre dont la liberté est tellement attirante qu'il est obligé de chercher à empêcher les gens d'y ENTRER ...illégalement. Israël non plus ce n'est pas pour interdire d'en SORTIR que je sache!!!
La question n'est pas ici celle de l'efficacité du mur, qui est parfaitement douteuse en démocratie... mais qui fut efficace dans la dictature communiste.
Comme Sallenave, vous donnez la mesure de votre capacité de jugement. Vos seules armes sont la désinformation et le procès d'intention, vous assimilez capitalisme et communisme, et confondez aussi les démocraties et les dictatures,
Et pourtant vous n'êtes pas un perdreau de l'année, vous avez fait vos classes bien avant crétin de base, donc même pas l'excuse de l'ignorance massifiée qui sévit à plein régime partir des années 80 et qui semble avoir épargné celui-ci, bien que né en 1985.
Ecrit par : Cadichon | 26 mars 2008
Vous avez raison, les élèves ont besoin qu'on leur montre comment rédiger une dissertation, un commentaire. Lorsque j'enseignais encore en lycée, je rédigeais ( et nombre de mes collègues comme moi) des devoirs complets, ou, au moins une partie complète. Les idées directrices étaient soulignées, les transitions aussi, les citations en italique. Et une bonne part de mon travail, en seconde, et après, était consacrée à cet apprentissage : Faire un plan, ordonner les idées, rédiger les phrases introduisant parties et paragraphes, justifier par des citations.
C'est peut-être mouron rouge ou sa cousine (!!!) mais pas vous Sylvie puisqu'elle avait un autre nom que mon fils aîné a eu en français ...
Ce professeur travaillait comme vous deux et les résultats furent au rendez-vous:
19 à l'écrit et 17 à l'oral du bac Français.
Et 4 ans après, pour le frère qui a eu le même professeur, c'était 19 à l'écrit et 16 à l'oral.
Ecrit par : Maminou | 26 mars 2008
Quelque chose n'a pas été fait correctement à l'école primaire depuis des années (malgré quelques enseignants consciencieux); les professeurs de collège sont obligés de ratrapper le temps perdu en faisant de la conjugaison, de la grammaire, du vocabulaire niveau CP
car les élèves n'ont pas les bases les plus élémentaires.
errata : rattraper !
Ecrit par : Robin | 26 mars 2008
La lecture de cet article me conforte dans l'idée qu'il faut continuer à travailler à des programmes dignes de ce nom et donc soutenir ceux que Darcos propose pour le primaire. Mais on ne peut qu'avoir des doutes sur leur application possible si nous sommes, pieds et poings liés, dépendant des conseils pédagogiques, des projets d'établissements et des CA locaux qui seront dans le cadre d'une future autonomisation des établissements en mesure légalement de nous imposer ce qu'ils veulent si la réforme des statuts qui est en train de se profiler passe.
Ecrit par : Sanseverina | 26 mars 2008
Où est le gros smiley qui permet, sur des forums moins littéraires, d'applaudir à tout rompre une bonne idée ?
Comme il n'y en a pas, je remplace le geste par la parole :
BRAVO, BRAVO, BRAVO !
Ecrit par : catmano | 26 mars 2008
Vos seules armes sont la désinformation et le procès d'intention, vous assimilez capitalisme et communisme, et confondez aussi les démocraties et les dictatures,
Et pourtant vous n'êtes pas un perdreau de l'année, vous avez fait vos classes
Ecrit par : Cadichon | 26 mars 2008
Ben, justement !
J'ai même fait assez de catéchisme pour ne pas me laisser piéger par le vôtre. Pas même par les faux-fuyants et les amalgames que vous tentez d'installer. Je ne confonds rien, surtout pas le bébé et l'eau du bain et je n'oublie rien. Répondez à la question que je vous posais : pourquoi le communisme ? C'est la seule qui soit vraiment essentielle.
En attendant, permettez moi de verser avec vous une larme sur ces paradis fortifiés qui prennent les ressources et rejettent les hommes ! Saint Pierre en treillis et sur un mirador : "Notre père, voyez ce que nous font les hommes !"
Ecrit par : Victor | 26 mars 2008
pourquoi le communisme ? C'est la seule qui soit vraiment essentielle.
Ecrit par : Victor | 26 mars 2008
Oui. Le communisme n'est pas nécessairement impossible. Tout ce que l'on peut dire, c'est que jusqu'ici l'homme n'a pas été assez mûr pour cela.
Ecrit par : Sergio | 26 mars 2008
"Etre de gauche -- et je le suis profondément -- c'est justement de savoir dire "non" à cette espèce de furia moderniste à tout prix, ..."
F. Guichard.
Mais alors ? Jack Lang ne serait pas de gauche ?
On nous aurait menti ?
Ecrit par : yann | 26 mars 2008
Lang Jack est un socialiste d'opérette, comme le disait si bien JPB.
Ecrit par : Magister | 26 mars 2008
Sergio a écrit : "Le communisme n'est pas nécessairement impossible. Tout ce que l'on peut dire, c'est que jusqu'ici l'homme n'a pas été assez mûr pour cela."
C'est bien la preuve qu'on n'est pas des bananes sur pieds.
Ceci dit, on peut dire autre chose sur le communisme !
Ecrit par : dugong | 26 mars 2008
MàC vient de s'apercevoir que nous vieillissons tous — les révolutionnaires comme les autres. Sauvageot a quarante ans de plus qu'en 68 — une paille ! Et quand Châteaubriand décrit "le vice appuyé sur le bras du crime" (ou le contraire : il s'agit de Talleyrand et de Fouché), ils ne sont plus très flambants, les deux ex-révolutionnaires — mais quel talent quand même ! Vous rappelez-vous le Souper de Brisville ? Je n'avais vu avec Claude Brasseur et Claude Rich au théâtre de la Gaieté-Montparnasse me semble-t-il… Déjà vieux aussi tous les deux…
Et nous, MàC ?
À propos, j'ai essayé de vous joindre lors de mon dernier passage à Paris — prendre un pot dans un XIXème ou XXème arrondissement quelconque — on m'a répondu que vous étiez absent pour la semaine…
Merci infiniment à Champseix pour avoir écrit tout le bien qu'il pense de moi — j'en rougirais, si je n'avais déjà bu toute ma honte, avec le reste…
Merci aussi à notre chroniqueur de Riposte laïque — même si j'aurais préféré qu'il mît davantage l'accent sur ce que je dis, dans Fin de récré, sur la laïcité spécifiquement — le débat es très chaud, en ce moment, et nous avons intérêt à rester très attentifs — et non attentistes.
JPB
Ecrit par : brighelli | 26 mars 2008
Oui, par exemple pour rebondir sur Cadichon, ce qu'à Dieu ne plaise, l'expression n'est que métaphorique!!!, le Mur de Berlin, le Rideau de Fer....bande de tartuffes...en fait ça vous arrangeait bien qu'une partie du monde soit congelée derrière sa porte. Les Polonais??? Les Poldèves??? on leur refilait nos vieux jeans et nos médocs périmés et puis on se rendromait bien au chaud pelotonnés sur notre coussin de chatgroscul....En fait, Novembre 1989 fut pour vous, les Européens de l'Ouest, comme si on ouvrait brutalement une fenêtre et qu'un blizzard glacé venaiot envahir une douce torpeur bien chaude. Le plus drôle, ce sont toutes ces petites villes coquettes de RFA, Duderstadt, Clausthal-Zellerfeld, Coburg, Hof.....disséminées le long de la frontière interallemande et qui était bien douillettement blotties aux marges, somnolentes. Les voilà maintenant au centre d'un venteux continent. Alors Cadigraphe, ayez au moins l'honneteté de reconnaître que le communaisme avait du bon pour nous....dans la mesur où c'était pas chez nous. mais que sa présence bridait les délires ultralibéraux et que nous prospérions.....
Ecrit par : montaigneàcheval | 26 mars 2008
JPB, j'aurais tant aimé vous rencontrer!! Mais j'étais à l'Hôpital Avicenne, pendant 10 jours, pour un problème d'arythmie cardiaque. Mais ce n'est que partie remise....bàV
Ecrit par : montaigneàcheval | 26 mars 2008
"La culture que l'école tente de transmettre n'est pas celle de ces élèves."
Il est des phrases qui méritent, dans leur immémoriale splendeur, de ne pas être commentées. Aussi bien me bornerai- ici à indiquer l'auteur de celle-ci : il s'agit d'un certain Pierre Sève, formateur à l'IUFM d'Auvergne, qui publie dans le Café pédagogique une tribune contre les projets de programmes actuellement soumis à consultation. Il fallait que cela soit dit.
G.M.
Ecrit par : guy morel | 26 mars 2008
MàC, renvoyez-moi donc vos coordonnées, que j'avais notées sur un bout du Herald Tribune et qui sont parties à la poubelle avec l'actualité… En courrier privé, si vous voulez.
JPB
Ecrit par : brighelli | 26 mars 2008
Oui, BRAVO à Sanseveria mais où aussi se trouve un nouveau Jean Moulin pour unifier ces réseaux épars de résistance, les féderer pour agir ensemble sans se crêper le chignon entre bonnes consciences de gauche et de droite.
@crétin de base,
Tous les conseils de passer automatiquement d'une configuration à l'autre ne sont valables qu'avec des modèles récents et surtout si vous tapez sans regarder le clavier, pas mon cas, donc j'avais trouvé plus facile pour sortir de la difficulté du clavier US de repiquer sur des textes et mettre en clipboard une provision de é, è ê, ç, î ô â à ù et autres ë qu'ensuite je copiais collais. Un peu longuet mais efficace...
L'argument selon lequel iil est vain de chercher pourquoi l'école a fait naufrage puisque de toutes façons la deliquescence de la transmission des savoirs n'est qu'un mythe, intemporel, voyons pusque Platon et Isocrate s'en plaignaient déjà. C'est fallacieux mais rassure quand l'inquiétude est infiniment meilleure conseillère que la politique de l'autruche
Pour mesurer la réalité de la destruction de l'enseignement élémentaire il y a l'ouvrage éponyme de Lilane Lurçat qui identifie les penseurs responsables de cette tragédie, (sauf son bon maître Henri Wallon dont le Plan hante pourtant encore les consciences) et les livres de Rachel Boutonnet, et de Marc Le Bris, pour le primaire. Il y a aussi les sites comme lire-écrire et tant d'autres.
Méfiez-vous des études sociologiques, ce sont elles qui nous serinent depuis 20 ans que tous ces témoignages sont faux et subjectifs et que le niveau monte et que l'école n'a pas creusé les inégalités, comme Éric Maurin, dernier en date des maquilleurs, affabulateurs, autruchons gris ....( calembour éculé je sais mais je l'aime.)..et autres constructeurs de villages Potemkine.
Une des différences, Victor, entre le communisme et le nazisme est d'ordre éthique. Le premier ( voir lettre de Marx à Engels, ou l'inverse, citée par Raymond Aron vous trouverez-bien si vous cherchez à savoir) a bourré le mou des "idiots utiles", ce terme repris par Lénine, en s'esclaffant de leur crédulité. Pour le second, c'est Hitler qui a dit ce qu'il allait faire et a fait ce qu'il avait dit ( Mein Kampf).
Les ayant tous deux rejetés, je les renvoie dos à dos, mais je ne confonds pas comme vous le totalitarisme et la démocratie.
Ecrit par : Cadichon | 26 mars 2008
Oui mais en fait ce n'était pas du communisme. Le communisme n'a pour ainsi dire presque jamais été vraiment essayé. Peut-être avec Trotsky cela aurait-il donné quelque chose ?
Ecrit par : Sergio | 26 mars 2008
J'ai vu Geismar en inspecteur plein de componction (ils le sont tous, me direz-vous) venir justifier la réforme Allègre des lycées et prôner l'obéissance ! La voix de son maître !
Il faut aimer les tâches d'exécution...
Ecrit par : Lariba | 26 mars 2008
Oui mais en fait ce n'était pas du communisme. Le communisme n'a pour ainsi dire presque jamais été vraiment essayé. Peut-être avec Trotsky cela aurait-il donné quelque chose ?
Ecrit par : Sergio | 26 mars 2008
Nous voilà bel et bien revenus en 68 ! Ca ne nous rajeunit pas ! Exactement le genre de discussion que j'avais avec mes copains de la Ligue communiste.
Un peu d'Histoire : le communisme n'aurait jamais existé historiquement sans la guerre de 14 et les défaites russes (vous savez, je pense, que Lénine est revenu en Russie dans un wagon plombé obligeamment fourni par les Allemands).
Lénine, Trotski, Staline (malgré le testament de Lénine mettant en garde contre Staline) même combat, même punition ! ce n'est pas Staline, mais Lénine qui a ouvert les premiers goulags.
Le communisme réel n'est pas une trahison, mais une application du communisme théorique. "le communisme est intrinséquement pervers" disait avec raison le pape Léon X. Un millénarisme dévoyé et mortifère.
Maintenant, on peut dire que le communisme a affectivement été mis en pratique...dans les monastères catholiques et bouddhistes...Mais ce n'est pas à portée de tout le monde. Le renoncement pour l'unification spirituelle (monos = un) est une vocation qu'on ne peut imposer sans dommages aux millions de pauvres pécheurs qui composent l'humanité moyenne.
J'apppartiens à la génération qui vu le communisme à l'oeuvre en Chine, au Vietnam et au Cambodge, dans les pays de l'Est.
Je redis encore une fois ma honte de ne pas avoir compris tout de suite.
Ecrit par : Robin | 26 mars 2008
..."Oui mais en fait ce n'était pas du communisme. Le communisme n'a pour ainsi dire presque jamais été vraiment essayé. Peut-être avec Trotsky cela aurait-il donné quelque chose ?"...
Et allez, le refrain éternellement réentonné !
.
Et le nazisme,ce n'était pas du vrai nazisme ?
Peut-être qu'avec quelqu'un d'autre cela aurait donné quelque chose.
.
Tiens,une idée pour que la Chine devienne meilleure ( un battement d'aile ici peut provoquer une tornade là-bas) :
Arlette,Olivier et Marie-Georges convoquent les médias sur le parcours de la flamme en France, et au moment du passage ,ils crient bien fort qu'ils vont abandonner le nom de communiste pour leur parti.
Beaucoup mieux qu'un tee-shirt.
Ecrit par : bernard | 26 mars 2008
Les gens pas mûr pour le communisme ? Hum.
Ne serait ce pas plutôt le contraire ?
Un régime de bananes ?
Ecrit par : dugong | 26 mars 2008
Maintenant, on peut dire que le communisme a affectivement été mis en pratique...dans les monastères catholiques et bouddhistes...Mais ce n'est pas à portée de tout le monde. Le renoncement pour l'unification spirituelle (monos = un) est une vocation qu'on ne peut imposer sans dommages aux millions de pauvres pécheurs qui composent l'humanité moyenne.
Ecrit par : Robin | 26 mars 2008
Ah mais c'est bien à cet aspect de la question que je pensais. Tout le problème, effectivement, est dans la généralisation.
Pour la guerre de 14, je serais plus dubitatif. Je ne sais pas si c'est vraiment lié aux défaites, d'autant qu'on sortait de l'offensive Broussilov qui avait vaille que vaille à peu près rétabli une espèce d'équilibre.
La première insurrection, déjà, s'est faite plutôt fortuitement et l'abdication aurait probablement pu être évitée. Chacun sait que les mouvements de 1905 avaient étés autrement graves.
Quant aux bolchéviques eux-mêmes, ils ont ensuite certes pris le pouvoir sur fond de délitescence militaire, mais je ne suis pas sûr que ce soit le premier facteur. On l'a bien vu ensuite, de toutes manières l'état-major allemand ne souhaitait guère trop s'avancer, ne fût-ce que pour éviter une contamination politique.
Ecrit par : Sergio | 26 mars 2008
Ciel ! avaient été !!!
Ecrit par : Sergio | 26 mars 2008
Allez, on remplace Feist, dans sa magnifique tenue bleu électrique, par JPB (oh oui, je vous y vois, cher, habillé de la sorte et porté par la foule) et, quand ça ira mieux dans l'EN et sur la planète, nous danserons tous ainsi, jaunes, verts, rouges, violets: 1 2 3 4, prêts?
http://fr.youtube.com/watch?v=Uk_lZ37bUOM
PS: Le clip est génial (plan séquence, quelle maîtrise), l'album "The Reminder" est très-agréable.
Ecrit par : Pendariès | 26 mars 2008
Robin, vous oubliez dans votre énumération l'Albanie, et la Roumanie, qui ont eu des dictateurs tellement fous qu'ils n'ont pas eu besoin de l'appui de l'URSS pour martyriser leur peuple.
Et le cher Fidel???
Pour ceux qui se sont promenés le long du "mur" (côté ouest bien sûr), c'était impressionnant de voir les miradors tous les 500 mètres, avec deux hommes avec fusil mitrailleur.
A Travemünde, par une belle journée printannière, côté ouest, c'était la riviera, avec pédalos, paquebots à quai; côté est, un nomansland désert sauf les fameux miradors.
Et notre chauffeur de car s'était mis à pleurer en nous montrant un village coupé en deux par le grillage infranchissable.
Victor et sergio, votre inculture me stupéfie ! La littérature est pourtant riche. Par exemple, "Vie et destin", de Vassili Grossmann, et tous les Solienytsine.
Un livre superbe aussi, "La musique d'une vie", d'Andréi Makine, qui parle de l'inventeur du terme "Homo Sovieticus", Alexandre Zinoviev, celui qui fut échangé sur le pont de Berlin contre un espion.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 26 mars 2008
Et le nazisme,ce n'était pas du vrai nazisme ?
Peut-être qu'avec quelqu'un d'autre cela aurait donné quelque chose.
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Ecrit par : bernard | 26 mars 2008
Le nazisme, comme le rappelait fort justement Cadichon, a bien fait ce qu'il annonçait. Le communisme, lui, n'annonçait pas cela, et l'a fait quand même. Mais cela n'empêche pas d'envisager des idéaux.
Avec quelqu'un d'autre, le nazisme ? Non, en fait c'était surtout la pègre au pouvoir. Catilina, tout simplement ! Ce qui aurait pu se passer, je suppose, c'est là aussi une révolution communiste, ou alors une dictature militaire traditionnelle. Et cette fois, pour reprendre la proposition de Robin, cela aurait vraiment été lié à la défaite de 18.
Ecrit par : Sergio | 26 mars 2008
Bien l'bonsoir gentilles professeuses et professeurs (et tant pis si je me trompe de cheval !)
bon ! je commence par le seigneur : ran pataplan rrrrran rrrrran paaaaa taaaa plan ! Pendaries !
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Dédicade à Yfig:
http://fr.youtube.com/watch?v=FpOtEUoAvYc
Ecrit par : Pendariès | 25 mars 2008
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Ben .... je ne sais pas trop comment vous remercier ???
et surtout je ne vois pas le rapport (ni le rapeur !) où si j'en vois un, il est loupé (comme on le verra par la suite des évènements ....) ???? [y'a un sacré suspens, hein ?]
est-ce un début d'explication sur les années 58-62 ?????
Une allusion mesquine, subtile, ironique, vindicative ?????
peu me chaut.
Ecrit par : Yfig et bribrighelliens en folie ! | 26 mars 2008
Ayant la (mal)chance d'être l'homonyme d'une formatrice de l'IUFM du coin (aaaaargh!!!!), je suis en ce moment submergée de mails d'officines pédagogistes diverses, appelant au branlebas de combat contre les programmes Darcos du primaire -- et je vous jure que c'est vraiment quelque chose de lire ça au petit dej' : le thé du matin en devient tout chagrin et votre journée s'en trouve assombrie pour longtemps.
Ecrit par : FGuichard | 26 mars 2008
Puis-je vous donner un conseil amical?
Je n'allume jamais internet avant d'avoir absorbé un demi-litre de thé, quelques tartines ou tranches de jambon et un quart de litre de café, m'être dûment débarbouillée, avoir parcouru 25 km de routes de moyenne montagne en voiture et rebu deux tasses d'expresso bien tassé, ce qui me mène aux environs de 9H30 dans mes meilleurs jours, onze heures trente en cas de repos, munie alors d'un petit apéro à portée de main.
On déglutit mieux les horreurs, avanies et insultes diverses. C'est également plus agréable si on se connecte pour consulter ses comptes bancaires.
Ecrit par : dobolino | 26 mars 2008
En fait, la meilleure façon de consommer les blogs et forum, c'est de faire comme Jo la Trollette: n'y venir qu'au dessus d'un gramme cinq.
Ecrit par : dobolino | 26 mars 2008
Victor et sergio, votre inculture me stupéfie !
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 26 mars 2008
Moi aussi, malheureusement, surtout la mienne, d'ailleurs, et chaque jour davantage. Mais en l'occurrence, qu'ignorai-je ? Qu'ignorons-nous ?
Ecrit par : Sergio | 26 mars 2008
Bon, alors, qu'en pensez-vous de Feist, de son clip?????? Attention, sinon je vais vous chercher du grand Michel Sardou, ou je continue avec Jean-Pax Merfet (Camerone, Saint-Cyr, Dien Bien Phu, etc.); si ça peut chauffer peu l'Yfig, je suis pour (salut Michel!).
Ecrit par : Pendariès | 26 mars 2008
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Finalement, Yfig et quelques autres intervenants m'ont rendu service ; j'ai appris quelque chose grâce à eux (et je ne suis pas ironique, je le pense vraiment !)
Par l’intrus oui-oui
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Mon bon monsieur,
Je vous sens las et démissionnaire, trop vieux dans votre tête pour tenir tête aux moins vieux.
Je vous souhaite de bien profiter de votre retraite pour jouer aux petits chevaux ou au mille bornes avec votre petit fils (je le fais moi-même quand l’occasion se présente et quand je sens qu’il fatigue de mes facéties filousophiques !)
Que vous a-t-on appris à l’école, mon brave homme ?
A faire le mouton quand le pâtre pète ? pardon … prout ? non, merde … proust ?
Nous sommes, mon bon monsieur dans une civilisation en perpétuelle décadence depuis que l’’homo-erectus’ est tombé amoureux de son miroir … oui, enfin, de son image … c’est pareil !
Vos maîtres, ceux de la bonne vieille époque (où les profs se prenaient pour des dieux) ne vous ont-ils point enseigné à ne point vous fier aux apparences …. Surtout lorsqu’elles sont virtuelles !!!
Remarquez, j’avoue que j’y vais parfois un peu fort pour les petits culs de petits vieux plus habitués aux chaises percées qu’à l’osier tressé mouillé ! Mais bon, vous ne voyez pas que tout ceci n’est que mirage ?
Vous êtes là sur un B.L.O.G. , une espèce de papier cul à mots ….. un truc où l’on peut s’essuyer …. S’épandre (comme vous le fîtes) …. Pleurer, baver,certains ne s’en privent pas …. Alors que je suis tout en retenues …. En finesses …. Pour ceux qui comprennent, i.e. qui ont un QI au dessus de 37,5°
Le virtuel a ceci de particulier, c’est que l’on peut y interpréter tous les rôles dont vous rêvez sans en avoir le talent !
Inutile de faire peur aux enfants avec vos grimaces, grimez-vous et jouez sur les blogs, ils ne sont pas sérieux, ils ne peuvent l’être, pas plus que les êtres qui les hantent comme des âmes au bord du Styx !!!
Vous pensez Dante ?
Soyez Dante !
Servantes ?
Allez-y !
Perso, je me prends pour l’épouvantable Yfig !
Croyez, mon ami, que je n’ai pas choisi le rôle le plus facile !
Etre épouvantable demande beaucoup d’énergies …. On ne naît pas épouvantable, cela demande des années d’apprentissage suivies par un entraînement de tout les moments !
Voyez, certains qui se sont pris des rôles de gentils …. Comme vous, par exemple …. Qui me dit que chez-vous, vous ne tapez pas sur votre dame ?
Car la vie civile ne ressemble pas toujours à l’image qu’on donne de soi sur les blogs et tel qui fait le ronron ici est une saloperie chez lui !
Allez ! je vous souhaite bien du repos …. Le tombeau vous tend les bras … il sera bien temps d’avoir des regrets de ne pas vous être amusé …. Car croyez-moi, de l’autre côté, c’est drôle du tout …. Vous allez les côtoyer pour de vrais les tristes pendariés, les nunuches dobobo et lino (on se croirait au musicall … sauf que c’est moins marrant !)
kenavo
Ecrit par : Yfig et bribrighelliens en folie ! | 26 mars 2008
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"Un secret pour l'instruisou: Yfig est très mal embouché et nombreux sont ceux qui sautent à pieds joints par dessus ses posts. "
Ecrit par : dobolino | 25 mars 2008
Je n'en suis pas certain! En tous cas, je les lis tous.
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mars 2008
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Cher Christophe (j’attends ma chanson ?),
C’est pas le tout de me lire, encore faut-il en retenir quelque chose !
Vous croyez que dobobo saute à pieds joints pour éviter d’écarte les cuisses en me passant par-dessus ?
Je n’en serais pas autrement surpris …. Elle semble pudimondement précieuse !
Ecrit par : Yfig vit au dépends des flatteurs | 26 mars 2008
du fond de ma pampagne" (F. Guichard) : superbe néologisme. Il ne fallait pas le corriger, Catmano.
Ecrit par : yann | 26 mars 2008
La "pampagne", ça se dit dans le sud pour désigner les "pagans", la "pacoule" et les "pacoulins", si vous préférez... ça fait un peu "pampa", certes, mais ce petit côté Supervielle ne gâte rien.
Petit retour en arrière pour préciser ce que l’entends par «être de gauche », avec une anecdote authentique rappelée la semaine dernière par l'excellent Frédéric Lodéon sur France-Inter :
Le maître Paul Tortelier, génial violoncelliste devant l’éternel, ressemblait à Don Quichotte dessiné par Daumier. C’était un maoïste pur et dur, livre rouge et tout et tout. En mai 68, avec son violoncelle, il arpentait les usines occupées et y jouait devant un public médusé et perplexe les suites de Bach pour violoncelle seul, histoire de montrer qu’il ne prenait pas les prolos pour des khons.
Le génial interprète avait une autre qualité qui le rend encore plus cher à mon cœur : il haïssait la musique dite contemporaine (l’ensemble « interqu’on comprend rien » comme dit un ami choriste), et avait fondé, toujours en mai 68, le « comité Beethoven », pour la disparition de ce qu’il considérait principalement comme un abolissable bibelot d’incongruité sonore.
En 1969, le nouveau directeur du Conservatoire National de Musique, par démagogie voire servilité, inscrivit au programme du concours une oeuvre absconse de je ne sais plus qui, tellement pleine de dissonances que l’on n’y distinguait plus les fausses notes. Sur le passage de ce zélé fonctionnaire, si l’on en croit F. Lodéon, Paul Tortelier brandit la partition du chef d’œuvre en question, la roula en porte-voix, et, tel le capitaine Haddock du haut de la vigie, hurla « C’est de la M…. ! » d’une voix de stentor que la colère amplifiait encore. Et c’est ainsi qu’on le limogea.
Voilà la gauche qui me va !
P.S. Un beau cadeau à faire à quelqu’un que vous aimez très fort : les suites pour violoncelle solo, de Bach, interprétées par P. Tortelier, chez EMI classique. Je crois bien que je sais à qui je vais l’envoyer un de ces jours …
Ecrit par : FGuichard | 26 mars 2008
Robin, je ne dis pas que ma generation est brillante. Je pense que dans celle-ci il y a bon nombre d'incultes, j'en suis un embleme, j'ai une culture generale tres limitee, ma culture se resumant a ce que M. Finkielkraut pourrait qualifier de sous culture.
Je tiens juste a souligner que j'aimerai connaitre la generation doree qui possedait dans son immense majorite une grande culture. Je suis sur que vous ne pouvez pas nier qu'il reste cependant un certain nombre de jeunes brillants.
Je voulais reagir sur ce point.
"Ils n'ont donc pas accès à cette culture réellement libératrice et nourrissante et c'est inquiétant car cela les rend très vulnérables."
Meme si vous avez raison, la culture est liberatrice mais malheureusement tout le monde n'a pas la capacite intellectuelle d'y acceder. J'ai essaye de lire Friedrich Nietzsche, je n'arrive pas a comprendre sa pensee. Je peux tout juste comprendre les manuels de culture generale qui le presentent et qui donnent seulement un apercu tres limite de sa pensee. Je trouve cela tres louable de vouloir donner a chacun une tres grande culture mais cela ne me semble tout simplement pas realiste. C'est utopique d'ou mon idee, il vaut mieux savoir peu que ne rien savoir du tout.
Il me semble que l'ecole doit ouvrir a tout un ensemble de connaissances, de methodes mais meme si les fondamentaux sont tres importants je vous l'accorde, je ne vois pas comment quelqu'un pourrait etre en accord avec le fait qu'un enfant ne maitrise pas la lecture, l'ecriture et le calcul mais le sport notamment ou d'autres matieres me semblent toutes aussi importantes.
Je ne sais pas si d'autres se sentent comme moi mais durant ma scolarite, je n'ai jamais cru a ce concept de meritocratie. J'ai souvent observe que de bonnes relations valent mieux que de solides acquis. Quand vous voyez des jeunes a bac plus 5 avoir d'immenses difficultes a s'integrer dans le marche du travail et des idiots reussir en ecole de commerce, cela ne vous fait pas croire dans le systeme et ne vous donne pas cette envie de travailler a l'ecole en se demandant a quoi bon. Certains me diront et a juste titre que le but de l'ecole est aussi d'apprendre pour apprendre, mais etant eleve, vous pensez a vos choix d'orientation quidetermineront votre avenir beaucoup plus qu'a la beaute du savoir. Reformer les programmes, augmenter le niveau des programmes n'est pas la solution a mon humble avis. Il me semble que le probleme est beaucoup plus global, c'est pour moi un probleme de societe. Les francais ne croient pas dans les differentes institutions, l'ecole est touchee tout comme l'etat, la politique. ( la societe de defiance de Algan et Cahuc est tres interessant sur le sujet), ce n'est pas l'ecole qui est en crise, c'est plus la societe. Celle-ci etant en pleine crise d'identite, il est difficile pour l'ecole de s'y adapter d'ou selon moi le decalage entre l'ecole et la societe, c'est plus la societe qui en faillite que l'ecole.
Voulant bien etre pret a admettre que ma generation est particulierement stupide, les precedentes ne m'ont paru dans leur globalite comme le paroxysme de la culture, l'intelligence, le savoir... Je peux evidemment me tromper.
Ecrit par : un cretin de base | 26 mars 2008
"L'instruisou", je ne comprends pas! Il n'y a que "Yfig" qui vous ait méchamment agressé et, à ce que j'ai pu lire depuis le début de ses interventions, il cogne systématiquement sur tout ce qui ressemble de près ou de loin à un prof! Pas de quoi se formaliser!
Autrement, comme le dit fort bien Jean-Paul, "nous ne sommes pas dans un monde poli".
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 mars 2008
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A mon avis, une cabale se dresserait dans mon dos que ça ne m'étonnerait pas plus que ça !!!
J'en vois quelques uns sur ce blog qui n'apprécient pas plus que ça que je me paie leurs tronches à moindre frais (le fric, c'est chic!)
Pour ce qui est de taper sur les profs ....
ben faut bien qui yen ait un qui se dévoue, non ?
Je l'avais déjà dit, pourtant, mais il semble que ce blog soit comme la grève .... tout s'efface dès la moindre vaguelette ....
qui aime bien châtie bien ... me lanquinaient-ils à tout de bras ! ..... ils m'ont bien massacré quand j'étais entre leur sales paluches obcènes .... à mon tour de leur témoigner mon amour infini !!!!!
quant à être dans un monde poli, y'a que les militaires pour croire ça !
gaaaaarde à vous !
repos !
écoutez cette chanson que pendariès a déniché on ne sait trop par quel entêtement à suivre mes spartiates conseils de belliqueux nostalgique des tranchées .... artères !
c'est pas d'la soupe c'est du rata ... c'est pas ... (je laisse le soin à pendariès de retrouver les paroles qui manquent .... je ne voudrais pas le frustrer de ce petit plaisir onaniste !)
bon !
j'ai assez donné pur ce soir .... j'ai mérité de reposer mes yeux après les avoir lavés aux lignes pures de maître Villon et son complice le rutebuef infortuné !
noz vad
Ecrit par : Yfig vit au dépends des flatteurs | 26 mars 2008
Robin, vous oubliez dans votre énumération l'Albanie, et la Roumanie, qui ont eu des dictateurs tellement fous qu'ils n'ont pas eu besoin de l'appui de l'URSS pour martyriser leur peuple.
Et le cher Fidel???
Je ne suis pas allé en Albanie et pour cause, mais deux fois en Roumanie en 1970 et en 1986, une expérience qui m'a permis de voir fonctionner le "communisme réel", de rencontrer des gens et de prendre quelques risques ; ce n'était pas trop dangereux en 70, mais en 86 c'était tout autre chose, d'autant plus que nous n'étions que deux et pas en voyage organisé : nous avons traversé tout le pays de la Mer Noire à la Moldavie en voiture de location.
Ecrit par : Robin | 26 mars 2008
"Lénine, Trotski, Staline (malgré le testament de Lénine mettant en garde contre Staline) même combat, même punition ! ce n'est pas Staline, mais Lénine qui a ouvert les premiers goulags."
HEIN ?? Pas celle là ! Ce sont les tsars qui ont ouvert les premiers goulags, ça s'appelait la "Maison des morts" ! Ce sont les Britanniques qui ont ouvert les premiers camps de concentration pour y loger les Boers ! Vous voulez vraiment sortir la calculette à génocides ? Vous allez y additionner les meilleures démocraties du monde et toute la Sainte famille !
"Je redis encore une fois ma honte de ne pas avoir compris tout de suite."
Robin, vous croyez qu'en face ils ont "honte" ?? Honte de la colonisation, de l'esclavage, du génocide de millions d'Indiens, Zoulous, etc. ? Vous ne savez pas bien sûr qu'ils sont morts tous seuls ?
Aujourd'hui, ils applaudissent même le dalaï-lama, ça ne les gêne pas outre mesure d'aduler un tyranneau local et ses feignasses de moines au nom de la "culture tibétaine" ! Tout sauf les "communistes" !
Ecrit par : Victor | 26 mars 2008
Volontiers, JPB.. Mon tel 0662320034
Ecrit par : montaigneàcheval | 26 mars 2008
Victor et sergio, votre inculture me stupéfie ! La littérature est pourtant riche. Par exemple, "Vie et destin", de Vassili Grossmann, et tous les Solienytsine.
Un livre superbe aussi, "La musique d'une vie", d'Andréi Makine, qui parle de l'inventeur du terme "Homo Sovieticus", Alexandre Zinoviev, celui qui fut échangé sur le pont de Berlin contre un espion.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 26 mars 2008
Vous vous foutez de nous ou vous minaudez ? Vous voulez vraiment une bibliographie des petits massacres entre amis du capitalisme ? Arrêtez de nous la jouer révolution cuculturelle (comme aurait dit Finkielkraut) !
Le consensus mou et foireux ne m'intéresse pas ! Bien le bonsoir !
Ecrit par : Victor | 26 mars 2008
Voulant bien etre pret a admettre que ma generation est particulierement stupide, les precedentes ne m'ont paru dans leur globalite comme le paroxysme de la culture, l'intelligence, le savoir... Je peux evidemment me tromper.
Ecrit par : un cretin de base | 26 mars 2008
Votre génération n'est pas plus stupide que la précédente. Ce n'est pas un problème d'aptitudes, c'est un problème d'instruction.
Vous n'avez pas reçu ce à quoi vous aviez droit et vous êtes en droit de demander des comptes.
Je ne sépare pas l'instruction de la réussite économique, même si je me refuse personnellement de l'instrumentaliser (je pense que la culture peut et doit rester un but en soi).
JPB a très justement rappelé que les pays émergents comme l'Inde ou la Chine étaient très conscients de cette relation entre le niveau d'instruction et la réussite économique.
Ecrit par : Robin | 26 mars 2008
J'ai essaye de lire Friedrich Nietzsche, je n'arrive pas a comprendre sa pensee.
Ecrit par : un cretin de base | 26 mars 2008
Je me permets de vous conseiller de (re)commencer par "Crépuscule des idoles", par exemple dans la petite édition commentée d'Éric Blondel, chez Hatier.
Ecrit par : Pat | 27 mars 2008
Je me permets d'apporter une glose modeste aux propos éclairants de Françoise Guichard :
"A ceci près que si nous continuons à nous entre-déchirer pour des motifs annexes et des questions de personnes alors que nous sommes, en fait, d'accord sur l'essentiel en ce qui concerne la défense de l'Ecole et des humanités, nous serons morts sous peu."
Oui, c'est ce rassemblement auquel nous appelons tous (ou presque) : étant donné ce qui se trame, l'heure n'est pas au déchirement ! Ils sont contents, en face, et je peux vous dire que les IPR concoctent et mitonnent des trucs qui vous feront froid dans le dos ! (ceux de mon coin en tout cas ; et si ce sont eux qui choisissent le sujet de bac cette année, puisque c'est une académie différente chaque année, je m'attends vraiment au pire !)
"Ayant la (mal)chance d'être l'homonyme d'une formatrice de l'IUFM du coin (aaaaargh!!!!), je suis en ce moment submergée de mails d'officines pédagogistes diverses."
Cette homonymie pourrait avoir des conséquences très amusantes !
"Je suis absolument consciente de tout ce qu'il peut y avoir de ridicule à appeler, du fond de ma pampagne, tous les instructionnistes, "encartés" ou non, à se fédérer rapidement au lieu de se voler dans les plumes pour des raisons d'egos blessés "
Je propose qu'on demande tous une mutation pour le Lycée français de Londres ; le premier arrivé lance un appel aux autres pour s'opposer à la capitulation.
Ecrit par : Jérémy | 27 mars 2008
« La Finlande: un modèle
éducatif pour la France?
Les secrets de la réussite »
de Paul Robert
Collection Pédagogies
dirigée par Philippe Mérieu
esf -éditeur
131 pages
22 €
mars 2008
L e « miracle » ou le « mirage » finlandais?
Si ce livre a le mérite de nous faire bien connaître le système scolaire finlandais, il modélise l'organisation scolaire d'une manière a-critique, offrant un panégyrique sans la moindre réserve.
Alors que j'ai commencé ma lecture sans a-priori avec l'envie d'en apprendre un peu plus et de poursuivre ma réflexion personnelle à propos du débat actuel entre les amis de « reconstruire l'école » et les pédagogues modernes, j'ai été très vite irrité par les propos de l'auteur de ce livre.
La Finlande a une population qui dépasse à peine les 5 millions d'habitants, les problèmes d'exclusion sociale sont nettement moindres que ceux que connaît la France et le lycée le plus peuplé n'a pas plus de 500 élèves... Il s'agit là de conditions particulières, minimisées par l'auteur et qui expliqueraient en partie-à mon humble avis- le « miracle » finlandais.
Si la Finlande a obtenu la première place dans l'évaluation internationale pour le suivi des acquis des élèves, c'est peut être l'effet d'une politique mais aussi le produit d'une situation spécifique.
L'organisation scolaire est originale puisque basée sur une scolarisation obligatoire à partir de 7ans, des cours optionnels à côté de cours obligatoires à partir du niveau 7 , la possibilité de faire un an de plus avant de rentrer au lycée et des redoublements exceptionnels.
Les méthodes actives seraient ici généralisées avec des professeurs cherchant à responsabiliser les élèves. « Si on y demande au professeur de maîtriser « la structure des connaissances » dans sa discipline, on attend surtout de lui qu'il facilite les apprentissages de ses élèves dans une atmosphère de tolérance et de respect. »
Nous sommes là dans le meilleur des mondes, avec des élèves heureux et travailleurs qui réussissent dans le bonheur... Un miracle !? Peut être, ou ou mirage qui masque l'essentiel:
Les professeurs sont choisis par les communes, une partie du programme est laissée au choix territorial, voici là une décentralisation poussée à l'extrême comme en rêvent certains libéraux et même certains pseudos pédagogues modernes !
L'auteur défend même l'idée qu'en France il faudrait accorder « toute latitude aux EPLE (Établissement public local d'enseignement) d'adapter les programmes au contexte local » !?
Il en profite aussi pour saluer le multiculturalisme finlandais et le fait que là-bas, "la question du voile islamique ne se règle pas par une loi de prohibition"! Le masque est tombé!
Heureusement que beaucoup d'adeptes de l'école moderne refusent cette logique quasi libérale défendue par Paul Robert et il ne faudrait pas que ceux qui dénoncent à juste titre l'appauvrissement des contenus et l'école à la carte considèrent que cet auteur représente l'archétype de la pédagogie nouvelle !
Jean-François CHALOT
Ecrit par : CHALOT | 27 mars 2008
Ce mail circule sur le net depuis plusieurs jours : quelqu'un a des infos sur son authenticité ?
"A la suite de notre demande, nous avons été reçus par M. Sherringham, conseiller auprès du ministre de l’Education Nationale X. Darcos, jeudi 13 mars à 16 heures. Nous avons eu confirmation qu’un projet de recrutement des enseignants était en cours d’élaboration, concours national qui pourra être passé après l’acquisition d’un diplôme de master ( donc bac + 5). Parallèlement, l’agrégation est maintenue dans sa forme actuelle, mais sans doute avec la même exigence de diplôme. Vous trouverez les détails de l’entrevue dans le fichier qui est joint. L’entrevue a été très cordiale, rassurante sur certains points ( maintien de l’agrégation, concours national, élévation du niveau de recrutement sans professionnalisation exigée), mais en même temps ferme sur la volonté ministérielle de changer le système actuel et sur une simplification du concours qui remplacerait le CAPES.
Entretien avec M. Sherringham conseiller du ministre de l’Eduction Nationale.
Après une présentation de nos inquiétudes à propos des projets sur le recrutement des enseignants, M. Sherringham a répondu sur les questions suivantes :
Année 2009 : maintien des concours à l’identique
Pourquoi une réforme ?
C’est en relation avec la lettre de mission de M. N. Sarkozy envoyé en juillet 2008 à X. Darcos dans le cadre de la revalorisation des enseignants. Le décalage entre le LMD et le calendrier des concours actuels ( Bac + 3 ou Bac +4) ainsi que la formation réelle des candidats souvent plus longue rend la réforme indispensable.
Quel projet ?
Actuellement le ministère est en cours de réflexion, mais s’oriente vers les propositions suivantes :
. Recrutement à bac +5 des enseignants du secondaire (cf. lettre de cadrage citée plus haut), après un master qui n’a pas à avoir un caractère professionnel. Seule l’acquisition d’un master serait exigée sans dissociation master enseignement/master recherche. M. Sherringham a insisté sur l’intérêt pour le niveau des étudiants et pour les masters recherche. Il n’y aurait plus d’année de préparation au concours spécifique. Aux universités de maintenir le niveau disciplinaire. Ce niveau permettrait une revalorisation des salaires de recrutement des enseignants .
. Maintien du concours de l’agrégation, dans son architecture actuelle, comme concours d’excellence, mais avec l’exigence du master pour s’y inscrire.
. Un deuxième concours qui serait l’ex-Capes serait donc créé et serait un concours de culture plus générale. Il serait simplifié par rapport à l’actuel concours.
M. Sherringham, à plusieurs reprises, a indiqué qu’il était à l’affût de toute proposition et qu’il les attendait. En revanche, l’urgence est grande puisqu’elles doivent parvenir dans un délai d’un mois.
. Question des docteurs : il a évoqué la possibilité de postes réservés pour les docteurs avec un aménagement d’un des concours.
Quand ?
Le projet ministériel devrait être prêt avant l’été, quels que soient les aléas électoraux ou ministériels."
Ecrit par : Jérémy | 27 mars 2008
"La culture que l'école tente de transmettre n'est pas celle de ces élèves."
Il est des phrases qui méritent, dans leur immémoriale splendeur, de ne pas être commentées.
Ecrit par : guy morel
En effet.
Avec ça, il y a une expression qui continue de me hérisser : "enseignement de masse".
Remplacez "enseignement" par "alimentation" et vous aurez vous aussi envie de vomir. L'estomac serait-il plus précieux que le cerveau, pour que la première idée ait pu être acceptée (massivement, si j'ose dire), alors que la seconde paraît insensée à tout le monde ?
Ecrit par : moot | 27 mars 2008
A guedbralec27:
Très intéressante, votre petite statistique sur l'équipement des ménages. Auriez-vous quelques précisions sur le niveau de revenu moyen des familles concernées?
(Je précise que c'est une vraie question motivée par la curiosité, et non une tentative de réfutation de votre propos. La confusion sur les blogs est vite arrivée...)
A Christophe Sibille: Eric Zemmour est l'un des éditorialistes les plus lucides, les plus intelligents et les plus honnêtes du moment. Vous l'accusez d'être réactionnaire. Sans blague... Comment vous en êtes-vous aperçu? Evidemment qu'il est réactionnaire! Comment peut-on être intelligent en 2008 sans être réactionnaire?
(Je n'en dis pas plus sur Zemmour. Je m'adapte à votre format argumentatif.)
Ecrit par : Robert Marchenoir | 27 mars 2008
Je propose qu'on demande tous une mutation pour le Lycée français de Londres ; le premier arrivé lance un appel aux autres pour s'opposer à la capitulation.
Ecrit par : Jérémy | 27 mars 2008
Vite, le 18 juin approche.
Et ensuite, l'homme providentiel dépêchera un nouveau Jean Moulin pour unifier et fédérer les mouvements épars qui se crêpent le chignon..
Dans la même veine: le bouquin de Lurcat/Lafforgue, "La débâcle de l'école" établit un parallèle saisissant avec Juin 40, pourrissement par la tête de l'état-major, démission des élites, etc..
Ecrit par : Cadichon | 27 mars 2008
Jérémy a écrit : "le premier arrivé lance un appel aux autres pour s'opposer à la capitulation."
Il s'installe ensiuite comme trader et oublie l'éducation. Enfin il rentre en France non pour descendre les champs élysées * mais pour ouvrir une officine d'aide aux devoirs basée sur une gestion résolument cost-killer.
* "Paris outragé, etc".
Ecrit par : dugong | 27 mars 2008
" à propos du débat actuel entre les amis de « reconstruire l'école » et les pédagogues modernes"
Dixit Chalot
On n'y coupe pas, c'est du psittascisme..
Et pour nous dire qu'on ne peut pas comparer France et Finlande cela on le savait mais les raisns de cette différence n'étonneront guère:
"La Finlande a une population qui dépasse à peine les 5 millions d'habitants, les problèmes d'exclusion sociale sont nettement moindres que ceux que connaît la France et le lycée le plus peuplé n'a pas plus de 500 élèves... Il s'agit là de conditions particulières, minimisées par l'auteur et qui expliqueraient en partie-à mon humble avis- le « miracle » finlandais.""
Eh bien votre humble avis est mal informé car je tiens à votre disposition cinquante études faites depuis quarante ans sur des millions d'élèves dans dix pays différents, et toutes concordent à dire que la réussite scolaire (et donc l'échec ) des enfants les plus défavorisés tient à d'autres facteurs que l'origine sociale, le milieu familial ou le nombre d'élèves dans une classe ou un lycée.
Il y a noyamment celle de Clermont Gauthier, avec excellente préface de Mme Bellosta, qui affirme, ce que tant de profs savent intuitivement, sans avoir besoin de statistiques, de graphiques et autres joujoux de sociologues, à savoir que ce sont les pratiques pédagogiques et notamment, car c'est au départ que tout se joue pour que l'enfant ne perde pas pied, le choix de la méthode de lecture/écriture(phonique et non idéovisuelle, b.a. ba et non globale), qui font la différence et bien avant toutes les données sociologiques susmentionnées
Le succès dépend donc d'abord de la qualité de l'enseignement, de son efficacité, et aussi de la maîtrise de son établissement par le directeur.
La Finlande a trois énormes atouts:
Les enseignants sont respectés et la globale y est inconnue...
Et comme je le racontais il y a quelques jours, l'homologue de Darcos a cru à une faute de traduction quand notre ministre lui a parlé des syndicats lycéens...pareille aberration est tellement impensable dans ce pays béni des dieux de l'école que le bon ministre finlandais a illico mis en doute la compétence du traducteur. C'était la seule explication logique pour lui.
D'ailleurs que dit Monsieur Chalot de l'enseignant finlandais?
"on attend surtout de lui qu'il facilite les apprentissages de ses élèves dans une atmosphère de tolérance et de respect. »
Tolérance? c'est un jeu d'enfant quand il y a le respect
Mais là où cela se gâte pour ce bon jacobin de Chalot"
"Les professeurs sont choisis par les communes, une partie du programme est laissée au choix territorial, voici là une décentralisation poussée à l'extrême comme en rêvent certains libéraux et même certains pseudos pédagogues modernes""
Tiens les voilà devenus libéraux, ceux-là, quand je vous parlais de la fixation monomanique des gauchos sur le complot libéral/libertaire responsable de la faillite de l'école...
et comme le reste est du même tonneau, je vous en fais grâce!
Ecrit par : Cadichon | 27 mars 2008
Un crétin de base a écrit : "Je trouve cela tres louable de vouloir donner a chacun une tres grande culture mais cela ne me semble tout simplement pas realiste. C'est utopique d'ou mon idee, il vaut mieux savoir peu que ne rien savoir du tout."
Au cas où ce ne serait pas du second degré :
Vous avez toute votre vie pour la Culture : elle a aussi une composante lente malgré tout *.
Si vous voulez vraiment vouloir tout, tout de suite, regardez TF1. C'est assez réducteur mais très efficace.
Quant à votre dernière phrase, son caractère intemporel me fait penser à l'idéal petit bourgeois que nous conchions tant dans l'après 68. Il est vrai qu'on n'avait pas alors cette obsession de l'immédiateté raisonnable.
* : "Lire Nietzsche au CP" collection "Donner du Sens", éditions de l'INRP, tome 3.
Ecrit par : dugong | 27 mars 2008
J'ai essaye de lire Friedrich Nietzsche, je n'arrive pas a comprendre sa pensee.
Ecrit par : un cretin de base | 26 mars 2008
Je me permets de vous conseiller de (re)commencer par "Crépuscule des idoles", par exemple dans la petite édition commentée d'Éric Blondel, chez Hatier.
Ecrit par : Pat | 27 mars 2008
Vous avez aussi le Friedrich Nietzsche de Pierre Garnier, paru chez Seghers (Poètes d'aujourd'hui).
Nietzsche est avant tout un écrivain et un poète, un artiste avant d'être un philosophe...Un "philosophe artiste". Nietzsche aurait voulu que les philosophes fussent aussi danseurs, poètes et musiciens.
Lisez "Aurore" et "Le Gai Savoir"...Les aphorisme de Nietzsche sont dans la droite ligne des moralistes français comme La Rochefoucauld qu'il admirait.
Beaucoup d'humour et de malice contre la lourdeur germanique qu'il détestait. Un homme qui rêvait d'ouvrir à la lumière du midi les brumes humides de la "Schwarzwald".
A manier avec précaution, cependant !
Ecrit par : Robin | 27 mars 2008
J'adore que ce soit dans une collection dirigée par Meirieu que nous ayons in fne, sous prétexte de Finlande (elle a bon dos, la Finlande !), une suggestion d'abolition de la loi de 2004 sur l'interdiction des signes religieux ostentatoires à l'école. Merci à Chalot de s'être tapé le pensum jusqu'au bout.
Au passage, je remarque qu'il y a peu de livres sur le modèle coréen (second aux classements internationaux depuis des lustres), japonais ou singapouriens. Trop de coups de bâton ? Trop d'exercices physiques torse nu dans la neige ? Trop de sélection ? Taux de suicide trop élevé parmi les élèves ?
Voir ce que je dis dans mon dernier livre au chapitre 16, sur les concours de recrutement…
La seule conclusion de toutes ces études bidon, c'est que chaque pays doit s'inventer son propre modèle, que les Finlandais ont fait cela très bien, tant mieux pour eux, et les Coréens aussi, et que nous avions en France un modèle qui fonctionnait assez bien, et que nous avons démoli — à grands coups de motivations idéologiques : quand je vous dis (pour revenir sur le fil initial) que ce sont les plus cons des soixante-huitards qui se sont retrouvés dans les lieux de pouvoir… C'est comme les anciens combattants : je me suis toujours demandé si c'étaient les plus vaillants au combat qui allaient ranimer les flammes et porter les couronnes aux monuments aux morts. J'ai connu quelques vrais guerriers de guerres diverses, qui parlaient fort rarement, et à reculons, de ce qui s'était passé et de ce qu'ils avaient fait, et qui pour la plupart n'avaient même pas demandé leur carte d'anciens combattants. 68, j'ai dû en parler trois ou quatre fois en quarante ans — comme on parle d'un rêve à des gens qui, par définition, n'en ont pas grand chose à faire, puisqu'ils ne l'ont pas fait, de sorte que l'on n'en parle pas.
""La culture que l'école tente de transmettre n'est pas celle de ces élèves." Il est des phrases qui méritent, dans leur immémoriale splendeur, de ne pas être commentées. Aussi bien me bornerai-je ici à indiquer l'auteur de celle-ci : il s'agit d'un certain Pierre Sève, formateur à l'IUFM d'Auvergne, qui publie dans le Café pédagogique une tribune contre les projets de programmes actuellement soumis à consultation. Il fallait que cela soit dit. G.M."
Morel a bien raison de relever la bêtise absolue du propos. Et surtout, bien raison de souligner le lien entre cette bêtise à front de taureau, et le complot (et là, je pèse exactement mes mots) qui se monte pour tenter de cisailller les programmes du Primaire — parce que ces salopards ont bien senti qu'il avait mis le fer dans la plaie, et que ça les chatouille. C'est bien la preuve qu'il faut continuer — et surtout, faire le ménage, en même temps.
Jérémy, quelle est la source du mail que vous citez à propos des concours de recrutement ? Et quelle est l'analyse que vous en proposez ? Un CAPES qui irait vers la culture générale, c'est une vieille proposition — l'idée était de remplacer par de la culture générale ces épreuves imbéciles de didactique qui ont envahi les concours, sous la pression des pédagogistes. Quelque chose à y redire ? Peur que ça amène vers des CAPES généralistes, ou bivalents, ou que sais-je ? Exprimez-vous, mon cher…
JPB
PS. Guy, j'attends toujours ta note…
Ecrit par : brighelli | 27 mars 2008
"A Christophe Sibille: Eric Zemmour est l'un des éditorialistes les plus lucides, les plus intelligents et les plus honnêtes du moment. Vous l'accusez d'être réactionnaire. Sans blague... Comment vous en êtes-vous aperçu? Evidemment qu'il est réactionnaire! Comment peut-on être intelligent en 2008 sans être réactionnaire?
(Je n'en dis pas plus sur Zemmour. Je m'adapte à votre format argumentatif.)"
Ecrit par : Robert Marchenoir | 27 mars 2008 Il n'y a pas d'autre mot. Prétendre avoir voulu faire de la télévision parce qu'il trouvait que ses idées n'y étaient pas représentées, alors que, avec une dialectique à peu près au point en sus, il laisse transparaître une idéologie de bistrot digne de Jean-Pierre Pernot , Bigard ou Lagaf, (Dieu ait son âme), et qu'il n'y est venu que pour y montrer sa tronche et être reconnu de ses voisins. "Ruquier ne sait jamais vraiment ce que je vais dire". Tu parles. S'il l'a engagé, c'est qu'il sait exactement ce qu'il va dire. La meilleure preuve: il dit toujours la même chose.
Et cette victimisation. Insupportable.
Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2008
Si vous pensez réellement ça sur Zemmour, et que vous n'en dites pas plus "pour vous adapter à mon format argumentatif, (quel mépris), je ne puis que vous suggérer respectueusement d'envisager de changer d'ORL et d'ophtalmologue.
Bien à vous.
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mars 2008
"P.S. Un beau cadeau à faire à quelqu’un que vous aimez très fort : les suites pour violoncelle solo, de Bach, interprétées par P. Tortelier, chez EMI classique. Je crois bien que je sais à qui je vais l’envoyer un de ces jours …"
Ecrit par : FGuichard | 26 mars 2008
Françoise, Paul Tortelier était assurément une personnalité plus que fréquentable, (bien que légèrement "terroriste" avec ses élèves du CNSM, à ce qu'on m'a dit).
Cependant, je ne pense pas que sa version des "6-8", (comme les avait orthographiées une de mes élèves), soit la meilleure. Réécoutez "Rostro", ou Pierre Fournier, et, surtout, à mon humble avis, celle de Janos Starker! (Je n'ai pas entendu les plus récentes).
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mars 2008
de changer d'ORL et d'ophtalmologue.
Bien à vous.
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mars 2008
Je rappelle que l'ORL est maintenant interdite.
Ecrit par : Japhet | 27 mars 2008
Mr Cadichon
Je n'ai pas dit que les résultats dépendaient uniquement de tous ces critères : niveau d'exclusion sociale, taille des établissements ... mais qu'il fallait en tenir compte.
Oui je suis pour des programmes nationaux et contre soumettre les enseignants et les programmes aux potentats locaux. C'est d'ailleurs pourquoi je me suis toujours opposé aux conseils d'école...
Je serai jacobin , OUI
Ecrit par : CHALOT | 27 mars 2008
"A Christophe Sibille: Eric Zemmour est l'un des éditorialistes les plus lucides, les plus intelligents et les plus honnêtes du moment. Vous l'accusez d'être réactionnaire. Sans blague... Comment vous en êtes-vous aperçu? Evidemment qu'il est réactionnaire! Comment peut-on être intelligent en 2008 sans être réactionnaire?
(Je n'en dis pas plus sur Zemmour. Je m'adapte à votre format argumentatif.)"
Ecrit par : Robert Marchenoir | 27 mars 2008 Il n'y a pas d'autre mot. Prétendre avoir voulu faire de la télévision parce qu'il trouvait que ses idées n'y étaient pas représentées, alors que, avec une dialectique à peu près au point en sus, il laisse transparaître une idéologie de bistrot digne de Jean-Pierre Pernot , Bigard ou Lagaf, (Dieu ait son âme), et qu'il n'y est venu que pour y montrer sa tronche et être reconnu de ses voisins. "Ruquier ne sait jamais vraiment ce que je vais dire". Tu parles. S'il l'a engagé, c'est qu'il sait exactement ce qu'il va dire. La meilleure preuve: il dit toujours la même chose.
Et cette victimisation. Insupportable.
Ecrit par : Christophe Sibille | 24 mars 2008
Si vous pensez réellement ça sur Zemmour, et que vous n'en dites pas plus "pour vous adapter à mon format argumentatif, (quel mépris), je ne puis que vous suggérer respectueusement d'envisager de changer d'ORL et d'ophtalmologue.
Bien à vous.
***
Hahaha! Christophe Sibille, la mécanique du gauchiste, ça marche à tous les coups: 1) "réactionnaire", 2) "mépris". Vous avez oublié "les-heures-les-plus-sombres-de-notre-histoire".
"Format argumentatif", c'est méprisant à votre égard? Vous voudrez bien, alors, m'indiquer les mots qui sont autorisés pour ne point froisser Votre Considérable Seigneurie, qui m'a l'air salement susceptible.
"Format argumentatif", comme vous ne pouvez pas ne pas l'avoir compris, ça veut dire que vous vous permettez de fusiller Eric Zemmour en deux phrases; que comme je n'ai pas envie de vous laisser dire des bêtises sur son compte, je le défends, mais vu que vous ne vous êtes pas trop fatigué pour détailler vos motifs, je proportionne mes efforts aux vôtres.
Se prétendre méprisé de ce fait, c'est affirmer que vos opinions vont de soi, qu'il vous suffit d'affirmer, puisque vous êtes du Bon côté de la Force. Mais que toute opinion contraire, étant parfaitement invraisemblable par nature, se doit d'être minutieusement détaillée.
C'est la conception de l'égalité gauchiste. J'ai l'habitude.
Vous avez la bonté de me recoller votre "argumentation". Non seulement elle est... hum... concise, mais elle est inexistante et de mauvaise foi.
"Idéologie de bistrot": vous êtes bien méprisant envers les clients des bistrots. Vous devriez y aller, de temps à autre. Il s'y dit des choses fort justes. Cela vous permettra de mieux connaître le peuple que vous prétendez défendre. "Idéologie de bistrot", c'est une autre façon de dire que la démocratie est facultative: qu'elle ne vaut que quand elle va dans la direction du gauchiste. Dans le cas contraire, on s'en passera.
"Il n'est venu à la télé que pour être reconnu de ses voisins": c'est en effet très respectueux et très argumenté. Quand le gauchiste ne sait pas comment réfuter la pensée de ses adversaires, il condamne leurs intentions. Sur des bases totalement imaginaires, bien entendu.
En parlant de "format argumentatif", je me bornais à la longueur de votre intervention. Mais puisque vous insistez, que vous vous placez sur le terrain de la morale (les gauchistes sont toujours plus vertueux que les autres), je me vois contraint de rentrer un peu dans le qualitatif.
Ecrit par : Robert Marchenoir | 27 mars 2008
Ce matin, à Télématin (quel journal !), une louche de plus sur le "modèle finlandais" :
Ecole-lieu de vie, cours en chaussons et main à la pâte à tous les étages.
Je pense que ce bourrage de crâne est bien orchestré par les pédagogols et que la bête est loin d'être morte.
(Malgré les nouveaux programmes du primaire contre lesquels nos bambins (enfin, les vôtres) ne vont pas tarder à défiler).
Ecrit par : yann | 27 mars 2008
C'est comme les anciens combattants : je me suis toujours demandé si c'étaient les plus vaillants au combat qui allaient ranimer les flammes ...
Ecrit par : brighelli | 27 mars 2008
Une guerre avec des survivants est une guerre ratée, disait à peu près Boris Vian.
On peut même se demander si les anciens combattants ne sont pas ceux qui ont su le mieux garer leurs miches ...
Ecrit par : yann | 27 mars 2008
""La culture que l'école tente de transmettre n'est pas celle de ces élèves."
Sublime ! Magnifique !
Je la garde pour mon bétisier.
Ecrit par : yann | 27 mars 2008
""La culture que l'école tente de transmettre n'est pas celle de ces élèves."
Sublime ! Magnifique !
Je la garde pour mon bétisier.
Ecrit par : yann | 27 mars 2008
Ce monsieur a dû être très déçu lorsque ses enfants ont appris à parler et ne se sont plus contentés de dire "arreuh"...
Ce n'était plus leur culture de nouveaux-nés.
Ecrit par : Japhet | 27 mars 2008
Mr Cadichon
Je n'ai pas dit que les résultats dépendaient uniquement de tous ces critères : niveau d'exclusion sociale, taille des établissements ... mais qu'il fallait en tenir compte.
Mr. CHALOT, it is not Mr. Cadichon, but Mrs. Cadichon !
Ecrit par : Robin | 27 mars 2008
Ce monsieur a dû être très déçu lorsque ses enfants ont appris à parler et ne se sont plus contentés de dire "arreuh"...
Ce n'était plus leur culture de nouveaux-nés.
Ecrit par : Japhet | 27 mars 2008
"arreuh" est déjà un peu "limite", sans accent.
Ecrit par : Robin | 27 mars 2008
Robert, vous auriez vraisemblablement raison, (sur une partie de votre message, en tous cas), si j'étais réellement gauchiste.
Je ne le suis pas, mais alors, vraiment pas, (si vous saviez), mais le seul fait que vous supposiez que, si j'attaque Zemmour, je ne puisse être autre chose en dit long sur le fait qu'un esprit légèrement binaire peut exister ailleurs que chez ces derniers, (ce dont, je pense, pas grand-monde ne doute).
Je ne pense pas être "du bon côté de la force", (ça veut dire quoi, d'abord?). Mais ce que je supporte le moins chez Zemmour, c'est qu'il se prétende persécuté en étant vraiment du côté du manche. A tel point, à mon avis, (mais vous prétendrez certainement que j'exagère) qu'on les confond souvent.
Je ne méprise pas du tout "le peuple qui va dans les bistrots". Seulement, parfois, les phrases toutes faites pleines de "bon sens bien d'cheu nous" qui en sortent parfois, ce qui est très différent! Surtout quand elles sont reprises par un intellectuel dans une émission à vocation culturelle.
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mars 2008
Mine
26/03/2008 22:48:48
Mes propres expériences en maternelle ne sont pas plus brillantes...
En GS, la maîtresse (15 ans d'expérience...clin d'oeil à reveanne!) me convoque en avril et m'explique tranquillement que ma fille n'écrit pas bien, et qu'il faut que je la fasse travailler à la maison. Elle me montre son cahier comme une preuve, et ma machoire est restée décrochée de stupeur: elle n'avait pas noirci plus de 5 pages depuis septembre!! (bien sur, des mots et phrases comme : l'automne arrive! joyeux noël! Le carnaval, c'est super, la neige tombe...) Ma pauvre loute écrivait en effet misérablement , mais personne ne lui avait appris à écrire les lettres en cursive, à les attacher.
J'ai donc fait le travail d'écriture à la maison, sans broncher, la rage au coeur.
Je fais régulièrement des remplacements en maternelle: beaucoup d'enfants ne pincent pas correctement leur crayon,c'est pitié de les voir colorier, mais personne ne les corrige, la plupart des maîtresses ne le remarque même pas.
Quand je peux, discretement, je le fais remarquer aux parents...je les invite à corriger la posture et les doigts de leur bambin. Je sais bien, ce n'est pas leur rôle...
Dernièrement, je me suis faite sermonner par une instit agée (68tarde!) . J'explique, je montre, je guide les enfants sous ses yeux affolés,(il m'arrive même de guider leur main, suprême hérésie!) elle craque et gémit: c'est antipédagogique, de faire un modéle! Il faut respecter la créativité des enfants!! Je n'ai rien dit, je suis douce mais bornée, un peu sourde parfois aussi. smile
Mon fils a quelques soucis aussi actuellement en maternelle, mais bon, il s'en sortira, sa mére est enseignante et elle a lu la 'Fabrique du crétin'.
Et les autres?
Ecrit par : toto | 27 mars 2008
Et mille excuses pour le doublon "parfois".
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mars 2008
Un CAPES qui irait vers la culture générale, c'est une vieille proposition — l'idée était de remplacer par de la culture générale ces épreuves imbéciles de didactique qui ont envahi les concours, sous la pression des pédagogistes. Quelque chose à y redire ? Peur que ça amène vers des CAPES généralistes, ou bivalents,( JPB)
Remplacer les épreuves didactiques au CAPES par une épreuve de culture générale serait une excellente idée. Et pour ma part, au risque de faire hurler certains collègues, je ne vois pas pourquoi une bivalence au collège ( à condition qu'elle ne court que sur l'année de 6è et de 5è) ne pourrait pas se faire. Cela offrirait un peu de souplesse dans l'organisation des services. Si l'on repensait les programmes de collège intelligemment en mettant l'accent sur l'approfondissement des fondamentaux de primaire en 6è et 5è, cette bivalence pourrait trouver sa place. Et à partir de la 4è, avec des bases très solides, on pourrait commencer à les faire "décoller" un peu, ces petits, tout armés qu'il seraient des fondamentaux sans lesquels on ne peut rien construire .
Bon, je rêve là!
Ecrit par : Sanseverina | 27 mars 2008
Yann
D'accord avec votre commentaire mais surtout ne confondez pas
-les pseudos pédagos qui sont prêts à tout brader : programme national, statuts, liberté pédagogique pour une pédagogie territoriale où les enseignants corvéables à merci seraient soumis aux pressions
- et ceux qui pratiquent une pédagogie dit nouvelle mais qui combattent aussi les mesures qui visent à appauvrir les contenus
Ecrit par : CHALOT | 27 mars 2008
Hé bien, n'ayant point dit ce que vous pensiez de Feist et de son clip alors que je vous ai amicalement copié/collé l'adresse du site, voici la juste vengeance des dieux:
http://www.lemonde.fr/web/son/0,54- href="mailto:0@2">0@2-970038,63-1027834,0.html
Ecrit par : Pendariès | 27 mars 2008
Vous croyez que dobobo saute à pieds joints pour éviter d’écarte les cuisses en me passant par-dessus ?
Je n’en serais pas autrement surpris …. Elle semble pudimondement précieuse !
Ecrit par : Yfig vit au dépends des flatteurs | 26 mars 2008
J'ai le droit de vous juger imbaisable? Je ne suis effectivement pas favorable à la multiplication d'expériences ratées.
De même qu'on m'a traité aussi bien de sale gauchiste, de staliniste ou de fasciste, on a pu aussi bien m'accuser de harcèlement sexuel et d'exhibitionnisme que d'être une connasse coincée sans libido. Comme les accusations étaient portées par des êtres réels, en chair et en os, ça relativise pas mal vos petites agressions virtuelles.
Ecrit par : dobolino | 27 mars 2008
J'ai le droit de vous juger imbaisable? Je ne suis effectivement pas favorable à la multiplication d'expériences ratées.
De même qu'on m'a traité aussi bien de sale gauchiste, de staliniste ou de fasciste, on a pu aussi bien m'accuser de harcèlement sexuel et d'exhibitionnisme que d'être une connasse coincée sans libido. Comme les accusations étaient portées par des êtres réels, en chair et en os, ça relativise pas mal vos petites agressions virtuelles.
Ecrit par : dobolino | 27 mars 2008
Dobolino, le fonctionnement du type, c'est tout simplement qu'il pense qu'il bâtit une oeuvre (littéraire? philosophique?) en postant ses innommable, pardon, innombrables messages.
C'est la maladie de celles et ceux qui, se disant artistes (y croyant dur comme fer tout en devinant confusément au fond d'eux qu'ils ne valent pas grand chose en tant que tels), et n'ayant aucun autre moyen de se tripoter en public, utilisent le monde globalisé et facile du Net pour remplacer leur absence dans les librairies ou les galeries qui ne soient pas juste à accepter toutes les croûtes du canton pour gagner un peu d'argent.
Je vous conseille de faire à ma façon, de l'entendre, de très-loin, démouler sa crotte (c'est-à-dire chaque fois qu'il vient ici), et de vous dire que ce n'est pas grave, il est mortel tout comme moi.
Car, après tout, il n'est qu'à comparer les textes du type et de ses affidés avec certains, y compris les petits maîtres (comme on dit en musique), morts ou contemporains, jeunes et vieux, il n'est qu'à avoir une conversation avec des esprits de vrai qualité pour rire de lui un bon coup, et ne plus y penser, porte des toilettes refermée.
N'y pensez plus, ne le lisez plus. Ne répondez plus.
Ecrit par : Pendariès | 27 mars 2008
La vidéo que vous pouvez voir sur U Tube se passe dans notre lycée. Mercredi dernier, lors de la venue des inspecteurs académiques et régionaux, pour féliciter justement le dynamisme de notre établissement...alors qu'en parallèle, le rectorat, représentant du ministère tronque les bugdets.... ce qui nous empêchera de poursuivre les options. Je vous laisse prendre la mesure de la cohérence qui s'ensuit...
Vous pouvez donc voir la réaction des élèves, plantés sur le passage des inspecteurs, habillés en noir et soufflant une bougie à leur passage.
merci d'avoir pris le temps de lire ce mail et de consulter la page.
Vidéo:
http://fr.youtube.com/watch?v=ojB-BJDLONY
La 2ème vidéo est redoutablement efficace ! Regardez-la aussi :
http://fr.youtube.com/watch?v=wfg9UqtmYAM&feature;=related
Ecrit par : lycéens 2x20 ans après | 27 mars 2008
ses innommableS
qui n'EXISTENT pas juste POUR accepter toutes les croûtes du canton AFIN DE gagner un peu d'argent
vraiE qualité
Ecrit par : Pendariès | 27 mars 2008
Allez, pour faire dans les anciens combattants et les chansons de qualité, un classique :
http://fr.youtube.com/watch?v=ra47d4z2Gik
Au temps pour moi !
Ecrit par : Lariba | 27 mars 2008
Allez, pour faire dans les anciens combattants et les chansons de qualité, un classique :
http://fr.youtube.com/watch?v=ra47d4z2Gik
Au temps pour moi !
Ecrit par : Lariba | 27 mars 2008
Puisque vous l'avez cherché:
http://fr.youtube.com/watch?v=y45JlsLuGrI
http://fr.youtube.com/watch?v=m9DKxDgyH5g
http://fr.youtube.com/watch?v=Cmtp_oazh_k
http://fr.youtube.com/watch?v=XEuXpPkimcw
Ecrit par : Pendariès | 27 mars 2008
- et ceux qui pratiquent une pédagogie dit nouvelle mais qui combattent aussi les mesures qui visent à appauvrir les contenus
Ecrit par : CHALOT | 27 mars 2008
Vous êtes pénible avec votre "pédagogie dite nouvelle"! On n'en a rien à faire que votre pédagogie soit "nouvelle" ou pas. Vous ne valez pas mieux que ceux qui ne pratiquent pas une "pédagogie dite nouvelle". Contentez-vous d'enseigner, et ne créez pas de polémiques imbéciles en vous réclamant du fétichisme de l"'innovation". D'ailleurs votre "pédagogie dite nouvelle" remonte à Socrate, qui est le premier (connu) à avoir pris soin de guider l'élève (l'esclave Ménon) sur le chemin de la connaissance par le jeu des questions et des réponses, que nous pratiquons tous ici et ailleurs dès que le contenu s'y prête.
Ecrit par : Jean | 27 mars 2008
Bravo 'lycéens 2x20 ans après', fallait avoir des tripes pour faire ça! La vidéo des bougies est géniale.
On est de tout coeur avec vous! N'abandonnez pas!
Ecrit par : Loki | 27 mars 2008
Ah quelle horreur, Robert Marchenoir est revenu ici.
Retournez vous exprimer sur fdesouche.com, le site qui vous va si bien et dont vous n'auriez jamais dû vous échapper.
Ecrit par : Jérémy | 27 mars 2008
. Un deuxième concours qui serait l’ex-Capes serait donc créé et serait un concours de culture plus générale. Il serait simplifié par rapport à l’actuel concours.
Ecrit par : Jérémy | 27 mars 2008
Un CAPES qui irait vers la culture générale, c'est une vieille proposition — l'idée était de remplacer par de la culture générale ces épreuves imbéciles de didactique qui ont envahi les concours, sous la pression des pédagogistes. Quelque chose à y redire ? Peur que ça amène vers des CAPES généralistes, ou bivalents, ou que sais-je ?
Ecrit par : brighelli | 27 mars 2008
La crainte serait peut-être qu'on laisse les épreuves de didactique, mais qu'on supprime l'Ancien Français au Capes de Lettres Modernes (n'est-ce pas un oxymore qui coûte cher ?) et puis la version latine (après tout à quoi ça sert qu'un prof de français connaisse le latin ? quel rapport ?) et tant d'épreuves que l'on pourrait sacrifier sur l'autel de la rentabilité et qui n'ont peut-être pas de puissant lobbies pour les défendre.
Après, effectivement, une fois qu'on est dans la généralité, on peut tout enseigner à peu près aussi mal.
Ecrit par : Pat | 27 mars 2008
Comme ce blog est lu par le ministère, j'en profite pour faire remonter une info. Depuis trois semaines, la classe maternelle de l'école publique de Montbrun les Bains, 26570, est sans institutrice. 22 enfants sont à la rue ou aux soins des parents ou dans la classe de CP/CE1. Les parents d'élèves commencent à être très nerveux d'autant plus qu'il semblerait que cette situation doive s'éterniser.
Ecrit par : dobolino | 27 mars 2008
vidéo que vous pouvez voir sur U Tube se passe dans notre lycée. Mercredi dernier, lors de la venue des inspecteurs académiques et régionaux, pour féliciter justement le dynamisme de notre établissement...alors qu'en parallèle, le rectorat, représentant du ministère tronque les bugdets.... ce qui nous empêchera de poursuivre les options. Je vous laisse prendre la mesure de la cohérence qui s'ensuit...
Vous pouvez donc voir la réaction des élèves, plantés sur le passage des inspecteurs, habillés en noir et soufflant une bougie à leur passage.
merci d'avoir pris le temps de lire ce mail et de consulter la page.
Vidéo:
http://fr.youtube.com/watch?v=ojB-BJDLONY
La 2ème vidéo est redoutablement efficace ! Regardez-la aussi :
http://fr.youtube.com/watch?v=wfg9UqtmYAM&feature;=related
Ecrit par : lycéens 2x20 ans après | 27 mars 2008
Je viens de regarder vos deux vidéos. Est-ce possible que les inspecteurs soient passés devant vous sans même vous adresser la parole? En vous ignorant à ce point?
Je suis outrée et scandalisée.
Elles sont bien vos vidéos. Elles visent juste. Diffusez-les le plus possible. Et sachez qu'il y a des profs qui font ce qu'ils peuvent dans les établissements pour maintenir ces options qui comme par hasard sont des options littéraires et artistiques, bien sûr.
Et les classes surchargées qui nous et vous attendent à la rentrée prochaine n'amusent personne...
Les économies ne se font pas là où il faudrait les faire, hélas!
Bon courage à vous tous!
Ecrit par : Sanseverina | 27 mars 2008
Comme ce blog est lu par le ministère, j'en profite pour faire remonter une info. Depuis trois semaines, la classe maternelle de l'école publique de Montbrun les Bains, 26570, est sans institutrice. 22 enfants sont à la rue ou aux soins des parents ou dans la classe de CP/CE1. Les parents d'élèves commencent à être très nerveux d'autant plus qu'il semblerait que cette situation doive s'éterniser.
Ecrit par : dobolino | 27 mars 2008
Ah ben si c'était une grève, on pourrait faire quelque chose, y'aurait un service minimum mis en place avec la mairie, mais là, j'suis désolé, j'peux rien faire.
Ecrit par : Pat | 27 mars 2008
La crainte serait peut-être qu'on laisse les épreuves de didactique, mais qu'on supprime l'Ancien Français au Capes de Lettres Modernes (n'est-ce pas un oxymore qui coûte cher ?) et puis la version latine (après tout à quoi ça sert qu'un prof de français connaisse le latin ? quel rapport ?) et tant d'épreuves que l'on pourrait sacrifier sur l'autel de la rentabilité et qui n'ont peut-être pas de puissant lobbies pour les défendre.
Après, effectivement, une fois qu'on est dans la généralité, on peut tout enseigner à peu près aussi mal.
Ecrit par : Pat | 27 mars 2008
Pour le CAPES, l'Ancien Français devrait être comme le Latin, c'est-à-dire une option. Combien d'heures perdues pour les étudiants durant la préparation de leur concours pour les diphtongaisons, palatalisations et autres transformations dans la morphologie et la prononciation des mots. C'est une matière tout simplement technique, très-intéressante pour celles et ceux qui pratiquent le bachotage. Mais que c'est chronophage (et franchement suant, enfin, pour moi), alors qu'il faudrait solidifier D'ABORD les connaissances en littérature, analyse de texte, dissertation, histoire littéraire et des arts, grammaire.
L'Ancien Français, oui, mais en option. Recentrer sur l'essentiel, avant tout. Et laisser aux étudiants le choix, non pas du superflu, mais du reste. Combien de certifiés ont réussi leur concours sans avoir choisi le Latin, mais une autre langue, combien l'ont planté à cause du bourrage de crâne de l'Ancien Français, combien l'ont eu grâce aux leçons apprises par coeur dans cette matière? J'ai ai connu qui ont eu des 19, en passant leur vie là-dessus, parce qu'en dissert et histoire littéraire, ils n'étaient pas très au point.
Ecrit par : Pendariès | 27 mars 2008
"Jérémy, quelle est la source du mail que vous citez à propos des concours de recrutement ? Et quelle est l'analyse que vous en proposez ? Un CAPES qui irait vers la culture générale, c'est une vieille proposition — l'idée était de remplacer par de la culture générale ces épreuves imbéciles de didactique qui ont envahi les concours, sous la pression des pédagogistes. Quelque chose à y redire ? Peur que ça amène vers des CAPES généralistes, ou bivalents, ou que sais-je ? Exprimez-vous, mon cher…
JPB"
1- Source : Le mail sus-cité émanerait de la Société de Littérature et de Langue médiévales de langues d'Oc et d'Oïl. J'ignorais l'existence de cette société, ce qui m'empêche de confirmer l'authenticité de ce mail.
2- Analyse : Remplacer la didactique par de la culture générale, ce serait une excellente réforme. Je ne mettais pas ce mail pour dénoncer ce qui se trame, mais pour informer les lecteurs du blog. A titre personnel, je n'ai rien contre la bivalence, mais il faudrait qu'elle soit d'abord accordée aux agrégés, et non imposée aux certifiés. Un agrégé de philo est censé pouvoir traduire et commenter un texte en langue étrangère, un agrégé de lettres est censé avoir un très bon niveau de latin ET de langue vivante, un agrégé d'espagnol doit traduire et commenter un texte de latin ou de portugais, etc. S'il faut ouvrir la bivalence, à mon avis, il faut l'ouvrir aux agrégés en premier lieu, car les épreuves de la bivalence sont déjà présentes dans les épreuves de leur concours.
Bref, rien à redire au remplacement des épreuves de didactique par des épreuves de culture gé, bien au contraire.
Ecrit par : Jérémy | 27 mars 2008
Ah quelle horreur, Robert Marchenoir est revenu ici.
Retournez vous exprimer sur fdesouche.com, le site qui vous va si bien et dont vous n'auriez jamais dû vous échapper.
Ecrit par : Jérémy | 27 mars 2008
Merci à vous, Jeremy, je comprends mieux maintenant!
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mars 2008
"Bravo 'lycéens 2x20 ans après', fallait avoir des tripes pour faire ça! La vidéo des bougies est géniale.
On est de tout coeur avec vous! N'abandonnez pas!"
Ecrit par : Loki | 27 mars 2008
D'accord avec Loki à 100%, (sur ce coup-là).
Mais j'ai du mal à comprendre qu'on puisse à la fois encenser les programmes Darcos et ces deux videos, ((je ne parle pas (que) pour vous, Loki)).
Peut-être est-ce pour ça qu'elles ne suscitent que peu de commentaires positifs ici?
Par embarras vis à vis de l'idole des lieux?
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mars 2008
Jérémy, puisque je suis un des rares bivalents ici (PLP oblige), je peux vous assurer que ce n'est pas une très-bonne chose: enseignant aussi en Histoire et Géo, je devrais me tenir au courant des avancées d'analyse dans ces matières (l'Histoire, c'est vivant, et ce n'est pas mon cher Montaigne à Cheval qui me contredirait; il saura d'ailleurs mieux dire que moi; comparé à lui, je suis du pipi de chat en Histoire et en Géographie). Je devrais avoir une formation et des connaissances très-solides, je veux dire: très-pointues (que je n'ai pas, n'ayant pas suivi ces filières universitaires; je n'ai pas le temps de TOUT lire; il faudrait être alors un éternel doctorant - et un doctorat en théâtre me suffit amplement pour m'occuper).
A voir ce que je vois dans les LP où j'ai bossé, les enseignants ne peuvent pas être excellents - ou ne serait-ce qu'honnêtes - dans leurs différentes disciplines.
Je pense que si la bivalence arrive au collège ou au lycée technique et général, ce sera sous la forme établie dans les LP: Lettres/ histoire-Géo ou Langue; Math / Physiques, etc.
Ecrit par : Pendariès | 27 mars 2008
il faudrait solidifier D'ABORD les connaissances en littérature, analyse de texte, dissertation, histoire littéraire et des arts, grammaire.
Ecrit par : Pendariès | 27 mars 2008
On n'a pas dit solidifier, on a dit généraliser.
Mais on peut-être optimiste. Ca m'arrive même parfois, mais ça ne doit pas être le jour.
Par ailleurs, les coefficients étant ce qu'ils sont, un 19 en ancien français ne sauvera jamais quelqu'un qui est une pompe à vélo dans toutes les autres épreuves.
Et qu'il y a ait des certifiés de lettres modernes non latinistes, je le sais, mais je le regrette.
Jérémy, sur la bivalence aux agrégés, je crains que vous ne fassiez fausse route. Un agrégé de philosophie qui aura traduit une section du "Traité de la nature humaine" de Hume (au hasard) n'a absolument rien qui lui permette d'enseigner l'anglais (si ce n'est qu'il sait traduire un texte au programme et en faire un commentaire philosophique en français). Et puis je ne vois pas à quoi ça sert de se fatiguer à être un bon spécialiste d'une discipline (et cela vaut aussi pour le Capes, même si on est bon à un degré moindre) si c'est pour en enseigner une dont on ignore presque tout.
Ecrit par : Pat | 27 mars 2008
Ah quelle horreur, Robert Marchenoir est revenu ici.
Retournez vous exprimer sur fdesouche.com, le site qui vous va si bien et dont vous n'auriez jamais dû vous échapper.
Ecrit par : Jérémy | 27 mars 2008
Allons, allons, monsieur aussi a droit à la parole. Il n'a rien dit ici de particulièrement offensant pour qui que ce soit, et rien de répréhensible.
Ecrit par : Pat | 27 mars 2008
Bonjour
"Mais j'ai du mal à comprendre qu'on puisse à la fois encenser les programmes Darcos et ces deux videos, ((je ne parle pas (que) pour vous, Loki)).
Peut-être est-ce pour ça qu'elles ne suscitent que peu de commentaires positifs ici?
Par embarras vis à vis de l'idole des lieux ?"
Non, non, on attendait juste le prochain message de Christophe Sibille et maintenant on peut reprendre une activité normale, c'est juste usant de lire les gens qui vous font dire ce qu'ils ne pensent pas !...
Ecrit par : johnmarguerite | 27 mars 2008
Mais j'ai du mal à comprendre qu'on puisse à la fois encenser les programmes Darcos et ces deux videos, ((je ne parle pas (que) pour vous, Loki)).
Peut-être est-ce pour ça qu'elles ne suscitent que peu de commentaires positifs ici?
Par embarras vis à vis de l'idole des lieux?
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mars 2008
Christophe, si vous nous expliquez en quoi c'est incompatible, on pourra peut-être vous répondre.
J'aime beaucoup les bougies... Qu'est-ce que ça peut être long, un couloir !
Ecrit par : Pat | 27 mars 2008
Mais j'ai du mal à comprendre qu'on puisse à la fois encenser les programmes Darcos et ces deux videos, ((je ne parle pas (que) pour vous, Loki)).
C.S
Je suis dans ce cas. Convaincue qu'il faut soutenir Darcos dans ses nouveaux programmes de primaire et révoltée de voir les coupes sombres qui sont faites dans les postes ( je fais partie de la curée, j'en parle en connaissance de cause et pas de loin, au chaud) et la destruction de nos statuts et la réforme sur la mobilité qui se profile. Je l'ai assez dit.
Eh oui, C.S! Ce n'est pas tout blanc, ni tout noir. C'est gris, bien gris. Je vous l'accorde. Et je suis intimement convaincue que nous avons là le meilleur ministre de l'EN que nous pouvions espérer mais je crains qu'il ne " saute" rapidement compte tenu des réformes sanglantes qui sont à l'oeuvre. Et ce serait dommage à mon avis.
Ecrit par : Sanseverina | 27 mars 2008
A part ça, je n'ai pas trop compris l'agressivité de Jean à l'encontre de Chalot non plus, sauf s'il a décelé chez ce monsieur la conviction que la pédagogie était une fin en soi ou s'il a perçé à jour un retourneur de veste du style de M. Meirieu, ce qui, dans les deux cas, m'avait échappé.
Sinon, pour reprendre les paroles d'un homme célèbre :
"Paix aux hommes de bonne volonté !"
(Igniatius J. Reilly dans "La conjuration des imbéciles")
Ecrit par : johnmarguerite | 27 mars 2008
Pour la réécouter et surtout la revoir...
http://fr.youtube.com/watch?v=FpOtEUoAvYc
Ecrit par : Pendariès | 25 mars 2008
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Ecrit par : Maminou | 27 mars 2008
A part ça, je n'ai pas trop compris l'agressivité de Jean à l'encontre de Chalot non plus, sauf s'il a décelé chez ce monsieur la conviction que la pédagogie était une fin en soi ou s'il a perçé à jour un retourneur de veste du style de M. Meirieu, ce qui, dans les deux cas, m'avait échappé.
Sinon, pour reprendre les paroles d'un homme célèbre :
"Paix aux hommes de bonne volonté !"
(Igniatius J. Reilly dans "La conjuration des imbéciles")
Ecrit par : johnmarguerite | 27 mars 2008
Quand Jean entend le mot "pédagogie", il sort son révolver.
Cela avait donné lieu à un Appy Slapping et à une sévère prise en GRIP il y a quelques temps, quand nous parlions de l'école primaire.
Ecrit par : Pat | 27 mars 2008
"Christophe, si vous nous expliquez en quoi c'est incompatible, on pourra peut-être vous répondre.
J'aime beaucoup les bougies... Qu'est-ce que ça peut être long, un couloir !"
Ecrit par : Pat | 27 mars 2008
Vous pensez sérieusement que Darcos n'est pour rien dans l'extinction programmée de ces options? Voir la place qu'occupent les pratiques artistiques dans le projet de réforme des programmes du primaire!
Même s'il n'est pas directement l'instigateur de cette extinction, il ne fera apparemment rien pour qu'elle soit stoppée. Et, oui ou non, fait-il partie d'un gouvernement qui sabre honteusement les effectifs de l'éducation nationale?
"Non, non, c'est juste usant de lire les gens qui vous font dire ce qu'ils ne pensent pas !..."
Ecrit par : johnmarguerite | 27 mars 2008
Pouvez-vous vous expliquer? J'ai beau apprécier l'implicite, il y a quand même une limite! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mars 2008
Mille excuse, ce n'est pas du tout ce que je voulais mettre...
Ecrit par : Maminou | 27 mars 2008
Mille excuse, ce n'est pas du tout ce que je voulais mettre...
Ecrit par : Maminou | 27 mars 2008
"Cela avait donné lieu à un Appy Slapping et à une sévère prise en GRIP il y a quelques temps, quand nous parlions de l'école primaire."
Ecrit par : Pat | 27 mars 2008
Excellent, et totalement véridique!
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mars 2008
Allez, on remplace Feist, dans sa magnifique tenue bleu électrique, par JPB (oh oui, je vous y vois, cher, habillé de la sorte et porté par la foule) et, quand ça ira mieux dans l'EN et sur la planète, nous danserons tous ainsi, jaunes, verts, rouges, violets: 1 2 3 4, prêts?
http://fr.youtube.com/watch?v=Uk_lZ37bUOM
PS: Le clip est génial (plan séquence, quelle maîtrise), l'album "The Reminder" est très-agréable.
Ecrit par : Pendariès | 26 mars 2008
Si vous voulez encore une fois régaler vos yeux et vos oreilles.
Ecrit par : Maminou | 27 mars 2008
Un petit clin d'oeil pour les allergiques au bédeuzi :
http://bibliopmo.free.fr/wp-content/livre.jpg
Ecrit par : lucile | 27 mars 2008
Hors sujet, mais tant pis... c'est la structure du blog qui le veut...
J'ai découvert aujourd'hui que mon fils (en CE1) devait faire des révisions sur le "schéma narratif". J'avais entendu parler de la transposition au collège de concepts issus de la linguistique structurale mais je n'étais pas au courant de cette percolation jusqu'à la seconde année du primaire... d'autres sont-ils dans la même situation?
Par ailleurs j'avoue ma perplexité sur l'intérêt de ce schéma squelettique (situation initiale, élément perturbateur, péripéties, situation finale) qui s'applique à tout et n'importe quoi et n'aide en rien à l'intelligibilité du texte. Peut-être cela facilite-t-il la rédaction de résumés... peut-être...
Quoi qu'il en soit, me voilà contraint de me plonger dans Benveniste pour comprendre les devoirs de mon fils. C'est l'avantage de la transposition au cours élémentaire de concepts issus de la recherche de pointe: cela complète la formation des parents!
JD
Ecrit par : Jesse Darvas | 27 mars 2008
Même s'il n'est pas directement l'instigateur de cette extinction, il ne fera apparemment rien pour qu'elle soit stoppée. Et, oui ou non, fait-il partie d'un gouvernement qui sabre honteusement les effectifs de l'éducation nationale?
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mars 2008
Si, si, c'est bien ce que nous disons. Mais ça n'a aucun rapport avec les programmes du primaire.
Vous pensez sérieusement que Darcos n'est pour rien dans l'extinction programmée de ces options? Voir la place qu'occupent les pratiques artistiques dans le projet de réforme des programmes du primaire!
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mars 2008
Pour ce que j'ai pu en lire, elles ne me semblent pas particulièrement délaissées. Mais n"hésitez pas à nous faire un comparatif avec les anciens programmes, je pense que cela intéressera tout le monde.
J'ajoute qu'en ce qui me concerne, moi qui étais en CM2 en 1994, je n'ai eu droit à l'école primaire à aucune pratique artistique, si ce n'est l'illustration des poésies. Tout ce qu'il y a dans les programmes me semble donc être un plus.
Ecrit par : Pat | 27 mars 2008
"Pouvez-vous vous expliquer? J'ai beau apprécier l'implicite, il y a quand même une limite! ;-)"
Pffff, et vous n'avez rien compris non plus à la réponse de San Sévérina pendant que vous y êtes ? Si vous ne comprenez pas que je déteste votre attitude qui consiste à parler pour les autres laissez tomber...
Ecrit par : johnmarguerite | 27 mars 2008
Mais j'ai du mal à comprendre qu'on puisse à la fois encenser les programmes Darcos et ces deux videos, ((je ne parle pas (que) pour vous, Loki)).
Peut-être est-ce pour ça qu'elles ne suscitent que peu de commentaires positifs ici?
Par embarras vis à vis de l'idole des lieux?
Ecrit par : Christophe Sibille
Mon opinion là-dessus est qu'il n'a pas le choix. Ou plutôt, si : il a le choix de supprimer des postes dans les matières optionnelles ou bien d'en supprimer encore plus dans les matières non-optionnelles. Il choisit le moindre mal, donc, enlever des options pour que les classes soient un peu moins surchargées.
Je ne pense pas que ça lui fasse grand plaisir, mais il est bien obligé aussi de faire bonne figure quand on évoque la question, d'où son air de dire que ce sera mieux quand même, afin de rester en place et d'accomplir les réformes qui lui tiennent à cœur et qu'ici nous applaudissons.
Les directives visant à réduire les dépenses dans les services publics sont prioritaires pour ceux qui nous gouvernent ; par surcroît, les promesses du président Sarkozy vont dans ce sens. Et les professeurs sont une cible de choix pour réaliser des économies : ils sont nombreux et ils appartiennent à la catégorie A de la fonction publique, la mieux rétribuée.
Si Xavier Darcos "saute", on peut dire adieu à ses réformes, les pédagols triompheront, et les postes seront quand même supprimés, peut-être même avec encore moins de pertinence par rapport aux besoins des élèves.
Ecrit par : moot | 27 mars 2008
Hors sujet, mais tant pis... c'est la structure du blog qui le veut...
J'ai découvert aujourd'hui que mon fils (en CE1) devait faire des révisions sur le "schéma narratif". J'avais entendu parler de la transposition au collège de concepts issus de la linguistique structurale mais je n'étais pas au courant de cette percolation jusqu'à la seconde année du primaire... d'autres sont-ils dans la même situation?
Par ailleurs j'avoue ma perplexité sur l'intérêt de ce schéma squelettique (situation initiale, élément perturbateur, péripéties, situation finale) qui s'applique à tout et n'importe quoi et n'aide en rien à l'intelligibilité du texte. Peut-être cela facilite-t-il la rédaction de résumés... peut-être...
Quoi qu'il en soit, me voilà contraint de me plonger dans Benveniste pour comprendre les devoirs de mon fils. C'est l'avantage de la transposition au cours élémentaire de concepts issus de la recherche de pointe: cela complète la formation des parents!
JD
Ecrit par : Jesse Darvas | 27 mars 2008
Le "schéma narratif", ou comment écoeurer les élèves du français! Triomphe de la cuistrerie la plus crasse et de l'absence de goût la plus irrémédiable. Vivent les "pédagos" et les "didacticiens", qui leur cirent les pompes. En CE1, maintenant! Quelle bande de fous!
Ecrit par : Jean | 27 mars 2008
Voici le genre de témoignage que l'on lit quotidiennement sur Lire-ecrire.
Mes propres expériences en maternelle ne sont pas plus brillantes...
En GS, la maîtresse (15 ans d'expérience...!) me convoque en avril et m'explique tranquillement que ma fille n'écrit pas bien, et qu'il faut que je la fasse travailler à la maison.
Elle me montre son cahier comme une preuve, et ma machoire est restée décrochée de stupeur: elle n'avait pas noirci plus de 5 pages depuis septembre!! (bien sur, des mots et phrases comme : l'automne arrive! joyeux noël! Le carnaval, c'est super, la neige tombe...) Ma pauvre loute écrivait en effet misérablement , mais personne ne lui avait appris à écrire les lettres en cursive, à les attacher.
J'ai donc fait le travail d'écriture à la maison, sans broncher, la rage au coeur.
Je fais régulièrement des remplacements en maternelle: beaucoup d'enfants ne pincent pas correctement leur crayon,c'est pitié de les voir colorier, mais personne ne les corrige, la plupart des maîtresses ne le remarque même pas.
Quand je peux, discretement, je le fais remarquer aux parents...je les invite à corriger la posture et les doigts de leur bambin. Je sais bien, ce n'est pas leur rôle...
Dernièrement, je me suis fait sermonner par une instit agée (68tarde!) . J'explique, je montre, je guide les enfants sous ses yeux affolés,(il m'arrive même de guider leur main, suprême hérésie!) elle craque et gémit: c'est antipédagogique, de faire un modéle! Il faut respecter la créativité des enfants!! Je n'ai rien dit, je suis douce mais bornée, un peu sourde parfois aussi. smile
Mon fils a quelques soucis aussi actuellement en maternelle, mais bon, il s'en sortira, sa mère est enseignante et elle a lu la 'Fabrique du crétin'.
Et les autres?
Mine
26/03/2008 23:06:25
Dans la classe de GS de ma fille, 1/3 des enfants ont appris à lire à la maison...Après avril, j'ai acheté L et L et j'ai suivi leur exemple.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 27 mars 2008
Vous êtes pénible avec votre "pédagogie dite nouvelle"!
Ecrit par : Jean | 27 mars 2008
Merci, Jean, d'avoir répondu pour moi.
Ecrit par : yann | 27 mars 2008
PS. Guy, j'attends toujours ta note…
Ecrit par : brighelli | 27 mars 2008
Tu dois l'avoir sur ta machine depuis 15 minutes.
G.
Ecrit par : guy morel | 27 mars 2008
Je profite de la présence d'Anne-Marie Valette pour lui demander son avis sur la méthode de lecture "La planète des Alphas" dont il était dit pas mal de bien sur lun forum du site Lire et Ecrire.
D'abord, s'agit-il pour elle d'une méthode "nouvelle" sur le plan pédagogique ? Ensuite, que pense-t-elle de ce "nouvel "outil" ? Enfin, l'agrément de l'UNESCO concernant cette méthode représent-t-il une solide garantie ?
Merci de votre réponse
PS : je ne comprend toujours pas pourquoi on s'acharne sur quelqu'un qui ne reprend même pas à son compte la pédagogie nouvelle puisqu'il la décrit seulement comme "dite" nouvelle.
Ecrit par : johnmarguerite | 27 mars 2008
à propos du PS : cela dit sans animosité non plus.
Ecrit par : johnmarguerite | 27 mars 2008
J'utilise "La planète des Alphas" pour débuter des gamins avant le CP et j'en suis ravie.
Mais je ne vous en parlerai pas plus tout de suite car je dois filer faire du soutien scolaire pour 2 petits allemands qui habitent un village voisin...
Ecrit par : Maminou | 27 mars 2008
"J'ajoute qu'en ce qui me concerne, moi qui étais en CM2 en 1994, je n'ai eu droit à l'école primaire à aucune pratique artistique, si ce n'est l'illustration des poésies. Tout ce qu'il y a dans les programmes me semble donc être un plus."
Ecrit par : Pat | 27 mars 2008
Il y a effectivement des instituteurs qui n'appliquent pas les textes, (manque d'aisance dans ces disciplines, due à un manque de formation évident, qui va en s'aggravant; il y a vingt cinq ans, les instituteurs avaient cent cinquate heures, dans chacune des disciplines artistiques, sur trois ans; actuellement, c'est entre trente heures et cinquante, au choix pendant l'année de préparation au concours ou l'année de stage). Mais, avant la réforme Darcos, c'était trois heures d'éducation artistique par semaine.
Maintenant, effectivement, on peut parfaitement se foutre de cette évolution. Il n'y a aucun problème. Mais, à mon humble avis, le combat est le même que pour les classes littéraires ou même l'enseignement technologique. Je ne pense pas qu'il faille tomber dans le piège que nous tend ce gouvernement: "diviser pour mieux régner".
"Si vous ne comprenez pas que je déteste votre attitude qui consiste à parler pour les autres laissez tomber..."
Ecrit par : johnmarguerite | 27 mars 2008
Vous avez parfaitement le droit de me détester! Je m'en tape. Mais je ne vois pas à quel moment je parle pour les autres. En l'occurrence, je posais simplement une question.
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mars 2008
Robin, vous croyez qu'en face ils ont "honte" ?? Honte de la colonisation, de l'esclavage, du génocide de millions d'Indiens, Zoulous, etc. ? Vous ne savez pas bien sûr qu'ils sont morts tous seuls ?
Aujourd'hui, ils applaudissent même le dalaï-lama, ça ne les gêne pas outre mesure d'aduler un tyranneau local et ses feignasses de moines au nom de la "culture tibétaine" ! Tout sauf les "communistes" !
Ecrit par : Victor | 26 mars 2008
Je soumets à votre sagacité cette définition par Nietzsche de sa pensée : "Je suis une nuance."
...Toute pensée digne de ce nom est "nuance".
Ecrit par : Robin | 27 mars 2008
Mais, avant la réforme Darcos, c'était trois heures d'éducation artistique par semaine.
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mars 2008
Et maintenant ?
Et je n'ai pas dit que je m'en foutais.
Et je ne mets pas sur le même plan la suppression d'enseignements assurés par des professeurs spécialistes de la réorganisation de la semaine du professeur des écoles, qui de toute manière, garde une certaine maîtrise de son emploi du temps.
Ecrit par : Pat | 27 mars 2008
"Vous avez parfaitement le droit de me détester! Je m'en tape. Mais je ne vois pas à quel moment je parle pour les autres. En l'occurrence, je posais simplement une question.
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mars 2008 "
Oui, c'est ça, et moi je vous le répète : laissez tomber...
Ecrit par : johnmarguerite | 27 mars 2008
Comme ce blog est lu par le ministère, j'en profite pour faire remonter une info. Depuis trois semaines, la classe maternelle de l'école publique de Montbrun les Bains, 26570, est sans institutrice. 22 enfants sont à la rue ou aux soins des parents ou dans la classe de CP/CE1. Les parents d'élèves commencent à être très nerveux d'autant plus qu'il semblerait que cette situation doive s'éterniser.
Ecrit par : dobolino | 27 mars 2008
Ah ben si c'était une grève, on pourrait faire quelque chose, y'aurait un service minimum mis en place avec la mairie, mais là, j'suis désolé, j'peux rien faire.
Ecrit par : Pat | 27 mars 2008
En parlant de classe surchargée... Les gentils parents compréhensifs qui depuis trois semaines s'organisent entre eux pour garder les 22 petits anges ont la ferme intention de les larguer tous lundi à 9 H00 à l'école. Ils vont se marrer les deux autres enseignants...
Ecrit par : dobolino | 27 mars 2008
"J'utilise "La planète des Alphas" pour débuter des gamins avant le CP et j'en suis ravie."
Merci !
Ecrit par : johnmarguerite | 27 mars 2008
La Chine avance ses pions comme le faisaient les régimes totalitaires dans les années 30. C'est très curieux comme l'Histoire finalement se répète avec ces Jeux Olympiques (1936/2008). Faiblesse et jobardise des démocratie avec leurs "idiots utiles" et leurs commerçants cyniques. Quel âge peut bien avoir Victor pour parler du communisme comme le faisait Aragon avant 68 ? Misère de misère.
Je parlerais bien de Taïwan et de l'accroissement exponentiel du budget militaire chinois, mais je suis un peu fatigué ce soir...Et puis j'aimerais tant me tromper.
Ecrit par : Robin | 27 mars 2008
"Et je n'ai pas dit que je m'en foutais.
Et je ne mets pas sur le même plan la suppression d'enseignements assurés par des professeurs spécialistes de la réorganisation de la semaine du professeur des écoles, qui de toute manière, garde une certaine maîtrise de son emploi du temps."
Ecrit par : Pat | 27 mars 2008
Je ne parlais pas de vous!
Et je suis désolé de ne pas avoir compris votre paragraphe suivant.
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mars 2008
Cétacé , monsieur (Ca)chalot,
(Je ne pouvais pas la rater :>))
et ne me prenez pas pour une baleine.
Vous commencez à m'échauffer sérieusement les oreilles et vu leur taille ça me décoiffe et me fait ruer dans les brancards.
Votre psittascisme mérite que vous consultiez d'urgence
"""qui pratiquent une pédagogie dit nouvelle mais qui combattent aussi les mesures qui visent à appauvrir les contenus""
Ecrit par : CHALOT | 27 mars 2008
C'est vous qui le dites qu'elle est nouvelle, mais vous avez besoin de ce subterfuge pour maquiller le fait que vos méthodes sont celles qui ont toujours fonctionné et qui se sont TOUJOURS ADAPTEES avec le temps qui passe, et l'évolution des moeurs et des techniques.
C'est l'argument fallacieux par excellence que celui qui prétend à l'innovation alorsqu'il sait bien qu'il n'innove pas mais ca l'embête de passer pour un ringard
Quel courage!
La pedagogie efficace, la seule pédagogie qui vaille est tout aussi nouvelle qu' une vielle recette, faite des ingrédients tout frais, et cuits dans une casserole en pyrex ou une cocotte minute, sur une plaque à induction et non pas dans une marmite en fonte, sur les braises....
Donc je reviens à vos propos:
La Finlande ...population... 5 millions d'habitants, problèmes d'exclusion ....moindres....le lycée le plus peuplé...500 élèves... conditions particulières, minimisées par l'auteur et qui expliqueraient en partie-à mon humble avis- le « miracle » finlandais.
Ou vous proférez la platitude que le milieu social et la taille des classes et des écoles jouent un "certain" rôle
La belle affaire! Quel scoop!
Mais la question sur la table ici c'est qu'est-ce qui fait que les Finlandais sont les premiers en lecture en calcul et en sciences??Quels sont les facteurs prépondérants de la réussite et de l'échec pour les enfants les plus défavorisés
L'auteur du bouquin sur la Finlande ne fait pas cas du déterminisme social car il est notoire que son effet n"EST PAS prépondérant, et donc il a dû lire au moins une des douzaines d'études toutes concordantes qui existent depuis 1966. La première, faite sur une grande échelle, affinée depuis, mais jamais falsifiée:"Equality of educational opportunity"Achievement in a State Assessment Program, Paper presented at the American Educational ReserachAssociation annual meeting, (1966), Coleman, J.S., Campbell, E.Q., Hobson, C.J., McPartland, J., Mood, A.M., Weinfield, F.D., et York, R.L, Washington, DC: US Office of Education.
Il y a aussi deux excellents rapports de janvier 2005 de la Fondation pour l’innovation politique
"Réformes éducatives et réussite scolaire.
Réflexion sur les expériences nord-américaines
Conférence présenteé à la Fondation pour l’innovation politique
par Clermont Gauthier, Steve Bissonnette et Mario Richard, Université Laval1 jeudi 27 janvier 2005
[email protected]
[email protected]
[email protected]
et
Quelles sont les pé́dagogies efficaces?
Un état de la recherche par Clermont GAUTHIER, M’hammed MELLOUKI, Denis SIMARD, Steve BISSONNETTEet Mario RICHARD
Les Cahiers du débat FONDATION POUR L’INNOVATION POLITIQUE
Disponibles en PDF
L'état de tout cette recherche place la nature des pratiques pédagogiques et l'environnement scolaire ( respect, valorisation de l'effort, etc) en tête des facteurs qui influent sur l'échec et la réussitede tous les enfants mais avec un impact tout particulier sur ceux qui viennet de milieux sociaux défavorisés et de familles dysfonctionnelles et c'est cette constatation qui a guidé la reprise en main des écoles en perdition des centre-ville ghéttoïsé des US, sur un modèle que la Finlande ne renierait pas...
La globale en ressort enfoncée par les performances de la méthode du ba.ba BA, ce que, outre le bon sens élémentaire., es neurosciences elles aussi nous affirment de puis belle lurette.
Un postulat : Il y a des pratiques destructrices des apprentissages, et elles ont été imposées pour des motifs idéologiques.
Alors le subtil distingo entre les pédagauchistes et les pédagogues modernes, les pédagogies nouvelles ou innovantes et que sais-je encore c'est du pipeau.
Voici un extrait de l'intro écrite par MC Bellosta:pour la seconde des études québécoises précitées "
""La plupart des élèves sont capables de réaliser des apprentis-sages de niveau élevé, si l’enseignement est adéquat et si les élèves sont aidés quand et là où ils rencon-
trent des difficultés, si on leur donne suffisamment
de temps pour atteindre la maîtrise» (B. Bloom).
Dans ce type de configuration, les politiques
approuvent des notions techniques dont ils ne
connaissent pas précisément les implications, ne
pouvant deviner quel système pédagogique (program-
mes, instructions et formation des maîtres formant
un tout) les technocrates de l’éducation préméditent
d’en tirer.
Quant aux parents d’élèves, ils sont nombreux
à en rester à la surface affective des slogans. Ils ont
applaudi à «l’élève au centre», qui paraissait
mettre leur progéniture au centre du monde, sans
regarder de près les pratiques pédagogiques qui en
étaient déduites, et sans se demander si elles faci-
litaient vraiment les apprentissages. Ils applaudiront
sans doute à la «maîtrise du socle», qui promet à
chaque enfant la réussite.
Le plus singulier, c’est qu’en matière d’éducation,
il arrive aux politiques de décider de mettre en œuvre
desdoctrines qui, expérimentées dans d’autrespays,
y ont déjà prouvé leur nocivité. Ainsi, quand la
pédagogie de «l’élève au centre» a débarqué en
France, une autre approche «child-centered»,
l’Open Education, avait déjà eu le temps de faire
des dégâts en Grande-Bretagne et allait bientôt y être jetée aux orties.
[...] Toutes les performances chiffrées qu’ils analysent concourent au même constat : les enseignements «explicite »
ou «direct» sont plus efficaces, notamment en milieu
défavorisé, que les pédagogies qui se veulent «centrées
sur l’élève». Ces enseignements ne constituent pas un
retour à l’enseignement d’autrefois dans la mesure où
ils portent la plus grande attention à l’élève, à sa
compréhension et à ses difficultés. Maisce n’en sont
pas moins des démarches systématiques et centrées
sur le savoir ou la compétence à acquérir.
Qu’en conclure?
1. Qu’on n’est pas victime d’une illusion quand,
en l’absence de tout bilan officiel, on avance l’opinion
que la pédagogie mise en œuvre depuis 1989 donne
de bien mauvais résultats, quand on la juge large-
ment responsable du développement de l’illettrisme
et de l’inculture, quand on estime qu’elle a ralenti
les apprentissages, ou qu’elle a entravé plus que
jamais l’accès au savoir des enfants des milieux les
plus défavorisés.
2. Pour rendre plus efficace le système éducatif
français, il ne servira à rien de voter une loi qui
promet d’assurer à tous la «maîtrise des connais-
sances et des compétences indispensables », si on ne
vote pas, en corollaire, qu’on mettra fin au règne
officiel de la pédagogie de «l’élève au centre», qui
nuit à l’acquisition de cette «maîtrise». Dès le débat
législatif, il conviendrait de s’engager à redéfinir les
pratiques pédagogiques cautionnées par l’État et
tout ce qui fait système avec elles (contenus et
accompagnements des programmes, mission de la
formation des maîtres).
3. Si la représentation nationale ne prenait pas
d’ores et déjà le parti de mettre fin à la domination
de la pédagogie constructiviste, il faudrait au moins
faire en sorte que la «liberté pédagogique » proclamée
par la loi ne demeure pas lettre morte. Pour cela, il est
indispensable de s’engager à réécrireles «program-
mes et accompagnements» (qui sont pour l’instant
marqués du sceau constructiviste), et de préciser
la forme administrative qu’on compte donner à
l’exercice de la liberté pédagogique: va-t-onouvrir
des classes ou des établissements «alternatifs»?
leurs pratiques pédagogiques seront-elles prédéfinies
par l’État, ou seulement autorisées par lui ? ces
lieux d’enseignement seront-ils habilités par l’État,
par la région, la commune ? laissés au libre choix
des parents? """
MC Bellosta, Janvier 2005
Ecrit par : Cadichon | 27 mars 2008
Pardon pour les accents déplacés par le copié/collé du PDF.
Bon, c'est effectivement un peu dur quand élévé suit élève, faut relire, mais vous devriez tous être capables de faire l'effort requis et vous en sortir, même en chignant.
Ecrit par : Cadichon | 27 mars 2008
"Alors le subtil distingo entre les pédagauchistes et les pédagogues modernes, les pédagogies nouvelles ou innovantes et que sais-je encore c'est du pipeau."
Et bien voilà, fallait le dire !
Mais je signale quand même que si la pédagogie est bien un art et non une science, alors on doit admettre qu'il est vivant, en évolution et peut donc toujours s'enrichir de nouveaux trucs et astuces. Je ne comprend pas pourquoi à cause des pédagols, toute personne cherchant à renouveler ses pratiques, et donc quelque part à se remettre en question, devrait être à classer parmi les idéologues.
Ecrit par : johnmarguerite | 27 mars 2008
Enfin, M. Cholat a-t-il écrit quelque part qu'il se réclamait de la pédagogie moderne pour le plaisir d'être moderne ? Si la réponse est oui, alors ok, je n'insiste pas.
Ecrit par : johnmarguerite | 27 mars 2008
Je veux dire par exemple ceci : la méthode de lecture "La planète Alpha" (conforme aux préceptes de la syllabique et pourtant diablement excitante), on peut en parler comme d'un outil pédagogique moderne et innovateur ou pas ?
Ecrit par : johnmarguerite | 27 mars 2008
Par ailleurs, les coefficients étant ce qu'ils sont, un 19 en ancien français ne sauvera jamais quelqu'un qui est une pompe à vélo dans toutes les autres épreuves.
Pat
Ils tenaient bien la route aussi en grammaire moderne, dans ces autres épreuves où le bachotage est hyper efficace, ai-je dit...
En tout cas, personnellement, l'Ancien Français, je le répète devrait être une option.
Ecrit par : Pendariès | 27 mars 2008
Ah Maminou, heureux que Feist et son superbe clip vous plaisent... Ici c'est parfois sérieux, même dans l'humour...
Ecrit par : Pendariès | 27 mars 2008
... et dans la bonne humeur aussi...
Ecrit par : Pendariès | 27 mars 2008
Enfin, M. Cholat a-t-il écrit quelque part qu'il se réclamait de la pédagogie moderne pour le plaisir d'être moderne ? Si la réponse est oui, alors ok, je n'insiste pas.
Ecrit par : johnmarguerite | 27 mars 2008
C'est évidemment Non, c'est par chois personnel et d'ailleurs comme beaucoup j'alternais les méthodes actives et les expositions ( dits cours magistraux) et surtout je dis et je répète que je ne réussissais pas mieux que mon collègue d'à côté et que les enfants l'appréciaient aussi.
Ecrit par : CHALOT | 27 mars 2008
Je veux dire par exemple ceci : la méthode de lecture "La planète Alpha" (conforme aux préceptes de la syllabique et pourtant diablement excitante), on peut en parler comme d'un outil pédagogique moderne et innovateur ou pas ?
Ecrit par : johnmarguerite | 27 mars 2008
Il faut distinguer entre le fond et la forme. "Leo et Lea" est moyennement "excitant" sur la forme (pardon toto) mais bon sur le fond. "La planète des Alphas" est bon sur les deux plans.
Le pire ce sont les manuels "modernes et innovants" sur le fond conçus par les pédagogistes.
Les plus pernicieux étant aussi plutôt bons aussi sur la forme (je pense par exemple à un certain "Gafi" avec lequel mon plus jeune fils a appris à lire).
Ecrit par : Robin | 27 mars 2008
Les plus pernicieux étant aussi plutôt bons aussi
un aussi suffira !
Ecrit par : Robin | 27 mars 2008
Merci Pendariès pour ces vidéos !
J'ai passé une bonne fin d'après-midi, surtout avec cete magnifique image fixe. Merveilleux ! Viet d'ase !
C'est une indication sur votre prochaine carrière ?
Rappelez-vous ce qui est arrivé à ce pauvre Morales ;)
Ecrit par : Lariba | 27 mars 2008
Il faut distinguer entre le fond et la forme. "Leo et Lea" est moyennement "excitant" sur la forme (pardon toto) mais bon sur le fond. "La planète des Alphas" est bon sur les deux plans.
Merci, Robin, je vais vous avouer ce qui me passionne dans cette méthode : elle me fait penser beaucoup à la logique des Jeux de rôles, avec des enfants qui, en prononçant les sons, interprètent littéralement un pesonnage. Je ne parle pas des jeux de rôles thérapeutiques mais bien de ce loisir qui inquiétait tellement les parents dans les années 90, et tout particulièrement au moment de l'affaire de la profanation du cimetière juif de Carpentras.
En fait, depuis que j'ai entendu parler de la Ron Clark academy et de son univers très proche de celui des rôlistes, il y a un déclic qui s'est produit en moi et je crois sincèrement à présent que, de la maternelle aux études supérieures, des éléments du jeu de rôle peuvent aider les élèves à sortir du ghetto culturel où on les enferme.
Pour tout dire, je commence même à sérieusement travailler sur cette idée au niveau des bibliothèques et des centres de documentation. Si ça vous intéresse, n'hésitez pas à me le faire savoir. Dès que j'aurai quelque chose de concret à vous présenter, je vous le soumettrai volontiers (et je pense aussi à lucile !).
Ecrit par : johnmarguerite | 27 mars 2008
"C'est évidemment Non, c'est par chois personnel et d'ailleurs comme beaucoup j'alternais les méthodes actives et les expositions ( dits cours magistraux) et surtout je dis et je répète que je ne réussissais pas mieux que mon collègue d'à côté et que les enfants l'appréciaient aussi.
Ecrit par : CHALOT | 27 mars 2008"
Bon courage en tout cas !
Ecrit par : johnmarguerite | 27 mars 2008
"Vous avez toute votre vie pour la Culture : elle a aussi une composante lente malgré tout *.
Si vous voulez vraiment vouloir tout, tout de suite, regardez TF1. C'est assez réducteur mais très efficace.
Quant à votre dernière phrase, son caractère intemporel me fait penser à l'idéal petit bourgeois que nous conchions tant dans l'après 68. Il est vrai qu'on n'avait pas alors cette obsession de l'immédiateté raisonnable."
dugong
Je me suis mal exprime, il semble evident qu'on ne peut la culture n'est pas limitee, j'en suis bien conscient. Je voulais dire que penser que le niveau scolaire remontra en fleche en revenant aux programmes scolaires et aux methodes scolaires de l'ere ideale decrite par M. Brighelli est selon moi illusoire.
Je m'excuse pour mon obsession de l'immediatete raisonnable. Nous ne sommes pas a l'air du plein emploi et lorsque j'etais etudiant, je pensai avant tout a bien m'orienter pour reussir professionnellement, ce n'est pas aussi glamour que de nobles pensees sur la societe ideale, mais la hantise de mes parents et de moi meme de rester en marge du marche du travail a fait de l'emploi l'objectif majeur. Le probleme pour moi de l'ecoleest que je percevai a tort ou a raison que la reussite dans celle-ci n'etait en rien un gage de reussite future. Il est donc facile de tomber dans la tentation de se dire de toute facon a quoi travailler peut-il servir. Je pense que la baisse de niveau est aussi due a cela en plus de raisons structurelles du a la scolarisation d'un plus grand nombre par rapport a il y a 40 ou 50 ans.
Ce que je vous reproche surtout, c'est ce reglement de comptes present en filigrane qui il me semble ne fait pas avancer le debat. Les postes de haut rang du ministere de l'education nationale semblent etre tenu par des gens dont la philosophie educative vous deplaisent et vous les decrivez comme les uniques responsables des problemes de l'ecole. Cela me semble un peu excessif.
"JPB a très justement rappelé que les pays émergents comme l'Inde ou la Chine étaient très conscients de cette relation entre le niveau d'instruction et la réussite économique."
robin
Vous avez raison mais je ne pense pas et vous non plus a mon avis qu'on puisse faire de la Chine un modele educatif. Regardez ce qu'on apprend aux jeunes chinois au sujet de l'etranger, c'est pas vraiment de l'ordre du modele.
De plus, je ne pense pas que l'on puisse dire que les dirigeants francais du passe comme aujourd'hui n'ont et ne considerent pas l'ecole et la scolarite comme tres importantes et capitales pour le developpement. La strategie de Lisbonne montre egalement que les dirigeants europeens ont conscience de cela. Apres que les politiques n'ont pas toutes ete pertinentes,c'est fort possible mais ce n'est pas la meme chose que de s'en desinteresser.
Ecrit par : un cretin de base | 27 mars 2008
Pour sortir un peu de la guimauve en plan(plan) séquence, un peu de l'esprit 68, revisité énervé 80 dont quelques traces subsistent ici et là.
http://fr.youtube.com/watch?v=ZfNb1w7pVcA
Ecrit par : dugong | 27 mars 2008
Il faut distinguer entre le fond et la forme. "Leo et Lea" est moyennement "excitant" sur la forme (pardon toto) mais bon sur le fond. "La planète des Alphas" est bon sur les deux plans.
http://www.planete-alphas.net/
Vous pouvez allez jeter un coup d'oeil sur leur site.
Je peux simplement dire qu'avec cette façon d'apprendre à lire, on s'amuse beaucoup...
- Les enfants parce que l'approche est très ludique grâce "aux personnages" que sont les lettres
- L'enseignant ( enfin moi parce que j'ai toujours été bon public!!!), parce que c'est si drôle, si amusant de voir des gamins acquérir des bsases solides en jouant...
Ecrit par : Maminou | 27 mars 2008
"mais la hantise de mes parents"
ceci explique cela.
". Je pense que la baisse de niveau "
Tiens ? je pensais qu'il n'y avait pas d'soucis ?
:ange:
LA planète des alphas existe maintenant pour les jeunes Allemands....
Vive le Alphas
Vive L&L;
libérez Marie-Jeanne
enfermez evelIne
:hello:
Ecrit par : toto | 27 mars 2008
Cher toto, il est facile de reprendre des petites parties de mes messages, les sortir du contexte et vous en amusez. Il me semble plus utile de vraiment me repondre si vous n'etes pas d'accord avec moi.
Je peux moi aussi m'amuser avec votre precedent message.
"mais la hantise de mes parents"
ceci explique cela.
". Je pense que la baisse de niveau "
Tiens ? je pensais qu'il n'y avait pas d'soucis ?
:ange:
LA planète des alphas existe maintenant pour les jeunes Allemands....
Vive le Alphas
Vive L&L;
libérez Marie-Jeanne
enfermez evelIne
:hello:
Je peux le transformer en
enfermez les jeunes allemands
liberez la hantise
Vive la baisse de niveau.
Pas tres constructif...
Ecrit par : un cretin de base | 27 mars 2008
Mais, avant la réforme Darcos, c'était trois heures d'éducation artistique par semaine.
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mars 2008
Et maintenant ?
Et je n'ai pas dit que je m'en foutais.
Et je ne mets pas sur le même plan la suppression d'enseignements assurés par des professeurs spécialistes de la réorganisation de la semaine du professeur des écoles, qui de toute manière, garde une certaine maîtrise de son emploi du temps.
Ecrit par : Pat | 27 mars 2008
En CP/CE1 :
24 heures - 10 h de français - 5 heures de mathématiques - 1 h 30 de langue vivante étrangère - 4 heures d'EPS = 3 h 30 par semaine pour histoire, géographie, sciences, arts (musique et visuels), histoire de l'art (je vous fais grâce du B2I) soient 35 minutes par semaine pour chacun des arts et les 35 minutes d'histoire de l'art.
Au CE2/CM1/CM2 : Il n'y a que 8 heures de français, mais le B2I est plus ou moins obligatoire, il reste donc 5 h 30 pour 7 matières : 47 minutes et quelques secondes de chaque.
Ecrit par : catmano | 27 mars 2008
Pour sortir un peu de la guimauve en plan(plan) séquence, un peu de l'esprit 68, revisité énervé 80 dont quelques traces subsistent ici et là.
http://fr.youtube.com/watch?v=ZfNb1w7pVcA
Ecrit par : dugong | 27 mars 2008
Ouaip. Ca c'est de la bonne.
Ecrit par : Sergio | 27 mars 2008
Les postes de haut rang du ministere de l'education nationale semblent etre tenu par des gens dont la philosophie educative vous deplaisent et vous les decrivez comme les uniques responsables des problemes de l'ecole. Cela me semble un peu excessif.
Ecrit par : un cretin de base | 27 mars 2008
Ce n'est pas du tout excessif! Il faut appeler un chat un chat. Si vous avez écouté les attaques de Ferry et de Lang contre les programmes Darcos, vous avez eu un échantillon de ce qui peuple le ministère "dès l'étage en-dessous du ministre" (selon la formule de Marc LE BRIS). Avec ces gens-là, qui s'activent à essayer de neutraliser les décisions des ministres (déjà Robien) et dont l'influence destructrice a été maintes fois dénoncée par Jean-Paul Brighelli, aucun dialogue n'est possible.
Je pense que la baisse de niveau est aussi due a cela en plus de raisons structurelles du a la scolarisation d'un plus grand nombre par rapport a il y a 40 ou 50 ans.
Ecrit par : un cretin de base | 27 mars 2008
L'école était "massifiée" depuis Jules Ferry. Donc raconter que la baisse de niveau est due à la massification est pure sornette! La baisse de niveau n'est due qu'à une seule chose: aux efforts des "pédagos" pour la transformer graduellement en garderie "sans obligation ni sanction". Ils y ont presque réussi et guettent le moment propice pour "finir le travail".
Ecrit par : Jean | 27 mars 2008
j'alternais les méthodes actives et les expositions ( dits cours magistraux)
Ecrit par : CHALOT | 27 mars 2008
Tout le monde fait ça! Cela n'a vraiment rien d'extraordinaire!
Je trouve ridicule de prétendre qu'il y aurait des "méthodes actives" et d'autres qui ne le seraient pas: des élèves qui font un exercice d'application sont actifs; ceux qu'on largue dans un travail de recherche autonome (où ils se perdent ) sous prétexte d'"activité" ne le sont guère!
Rien que l'expression "méthodes actives" sent déjà la secte à plein nez!
Ecrit par : Jean | 27 mars 2008
Et cette nouvelle façon de voir nos conflits?
http://fr.youtube.com/watch?v=e-yldqNkGfo
Ecrit par : dobolino | 27 mars 2008
L'école était "massifiée" depuis Jules Ferry. Donc raconter que la baisse de niveau est due à la massification est pure sornette! La baisse de niveau n'est due qu'à une seule chose: aux efforts des "pédagos" pour la transformer graduellement en garderie "sans obligation ni sanction". Ils y ont presque réussi et guettent le moment propice pour "finir le travail".
M. Jean, vous parlez uniquement uniquement de l'ecole primaire, n'est ce pas? Je parle plus largement de l'ecole en general. Pour la methode des pedagos, je n'ai comme exemple que le mien et celui d'enfants de proches, je conviens que cet echantillon n'est absolument representatif mais bon j'ai l'impression que quelqu'uns ne sont pas totalement analphabetes et que le terme de garderie est un peu fort.
Plus generalement, pour moi hors du milieu enseignant a proprement dit, vos propos sonnent excessifs. On a l'impression d'un vaste complot de personnes desirant a tout prix la faillite de l'ecole pour je ne sais quelle raison. Que leurs idees soient mauvaises, je veux bien vous croire mais cet idee de complot, je n'y crois pas.
Encore une fois, vu de l'exterieur on a l'impression d'assister a une lutte d'influence ou je n'arrive pas bien a distinguer les attaques ideologiques ou les critiques de fond des attaques personnelles pleines de ressentiment et d'aigreur. Cela me gene un peu dans votre discours.
L'idee de causalite unique a un phenomene aussi complexe ne m'apparait pas pertinente non plus. Une multitude de facteurs peut expliquer les problematiques de l'ecole selon moi et pas seulement les techniques educatives. Si c'etait uniquement les techniques educatives, cela signifirait que personne ne sortirait du primaire en sachant lire, ecrire et compter. Je ne pense pas que ce soit le cas
Ecrit par : un cretin de base | 27 mars 2008
Je réitère:
http://fr.youtube.com/watch?v=e-yldqNkGfo
pour les ramollos du cerveau, les Bretzels saucisses, c'est les allemands, les hamburgers, les américains, les sushis, les japonais etc... Je suppose que tout le monde est en mesure d'identifier le pain azyme?
Ecrit par : dobolino | 27 mars 2008
toute personne cherchant à renouveler ses pratiques, et donc quelque part à se remettre en question, devrait être à classer parmi les idéologues.
Ecrit par : johnmarguerite | 27 mars 2008
Mais enfin qu'est-ce que c'est que cette obsession snob et ostentatoire selon laquelle il faudrait impérativement "renouveler ses pratiques", "se remettre en question" faute quoi on serait mauvais?
Les "pédagos "adorent l'expression "se remettre en question", et pour cause: elle leur permet de jeter le doute sur tout ce qui marche et de prendre de grands airs inspirés en faisant croire qu'ils possèdent des solutions ou du moins l'entrée du chemin qui , après de longues années de réflexion conduira immanquablement - car la "pédagogomanie" est un messianisme! - conduira à la solution. Le plus grand des illusionnistes de cette espèce, le maître absolu ès-grands airs inspirés, c'est Meirieu: un comédien de première!
Laissons les obsédés du "renouvellement des pratiques" et de l'"auto-remise en question" à leurs lubies, et rétablissons la vérité: un professeur peut très bien enseigner toute sa vie de la même façon et être un excellent professeur.
Ecrit par : Jean | 27 mars 2008
"si vous n'etes pas d'accord avec moi."
Je suis d'accord avec toi, en partie :ange:
Désolé j'ai po trop eu le temps de tout lire
il faut que je regarde (asasp) si tu as répondu à ma demande (?) sur le début de ta scolarité... Mais ce que tu dis de tes parents me suffit qq part :ange:
Maintenant à toi de comprendre pourquoi les jeunes (pas toi) "écrive kom sa"
:ange:
Ecrit par : toto | 27 mars 2008
L'école était "massifiée" depuis Jules Ferry. Donc raconter que la baisse de niveau est due à la massification est pure sornette! La baisse de niveau n'est due qu'à une seule chose: aux efforts des "pédagos" pour la transformer graduellement en garderie "sans obligation ni sanction". Ils y ont presque réussi et guettent le moment propice pour "finir le travail".
Ecrit par : Jean | 27 mars 2008
Oh là! Depuis Jules Ferry, l'école était massifiée, certes mais, ma belle-mère, née en 1929, n'a,dans le lointain hameau de son enfance, bénéficié que de débutants frais émoulus de l'Ecole Normale qui changeaient chaque année, de la GS à la classe de fin d'étude et son hameau n'a jamais présenté un élève au certif, de l'ouverture de la classe à sa fermeture à la fin des années quarante, non que les habitants de ce hameau soient plus idiots de ceux du chef-lieu mais parce qu'ils étaient sinistrés d'entrée du fait d'une infernale logique.
Ecrit par : dobolino | 27 mars 2008
Et cette nouvelle façon de voir nos conflits?
http://fr.youtube.com/watch?v=e-yldqNkGfo
Ecrit par : dobolino | 27 mars 2008
Faut jamais jouer avec la nourriture !!!
Ecrit par : Sergio | 27 mars 2008
L'école primaire était massifiée dès 1890/1900 mais on faisait des coupes sombres. Y'avait pas de ZEP à l'époque mais ce n'était pas le Pérou pour autant. Tous les instituteurs de toutes les écoles, si nombreuses à l'époque, n'étaient pas sur le modèle de l'instit d'Albert Camus et tous les momes n'étaient pas Camus.
Sur ma commune, il y avait une école par hameau (3 petites classes pleines de gouttières et de vents coulis) et être nommé chez nous, c'était être nommé là où les corbeaux volent sur le dos pour ne pas voir la misère, à 170 km du chef-lieu de département... Les maîtres d'élite ne se pressaient pas au portillon!
Ecrit par : dobolino | 27 mars 2008
Mon cher toto, j'ai saute la classe du cp. Apres le primaire, j'ai une scolarite tres moyenne au college et lycee. Mes parents voulaient que je me tourne vers des etudes scientifiques, j'etais trop mauvais pour cela, mon savoir en mathematiques se resume aux tables de multiplication..., j'ai suivi la filiere ES au lycee. J'ai ensuite ete a l'universite ou j'ai obtenu un master II en histoire. Je me tire une balle dans le pied car vous tenez desormais un exemple parfait de la baisse du niveau des eleves de nos jours... Soyez heureux, vous l'avez l'exemple de la fameuse faillite du systeme scolaire francais.
Ecrit par : un cretin de base | 27 mars 2008
Faut arrêter de lire Emilie Carles si c'est pour en faire une généralité!
Catmano, si Saint-Dizier en Diois n'avait pas fermé, t'y aurais fait ta carrière, livrée aux loups et aux rudes bergers?
Ecrit par : dobolino | 27 mars 2008
Et cette nouvelle façon de voir nos conflits?
http://fr.youtube.com/watch?v=e-yldqNkGfo
Ecrit par : dobolino | 27 mars 2008
Ce reportage tourné live dans les couloirs du Moloch devrait rapporter le Pulitzer à son auteur.
Duwoye en hamburger est redoutable...
Heusreusement, tout finit mal comme d'habitude au Moloch.
Ecrit par : dugong | 27 mars 2008
Faut arrêter de lire Emilie Carles si c'est pour en faire une généralité!
Ecrit par : dobolino | 27 mars 2008
Oh! Emilie Carles !!!
"Une soupe aux herbes sauvages"...
Un bon souvenir aussi...
Ecrit par : Maminou | 27 mars 2008
Et cette nouvelle façon de voir nos conflits?
http://fr.youtube.com/watch?v=e-yldqNkGfo
Ecrit par : dobolino | 27 mars 2008
Ce reportage tourné live dans les couloirs du Moloch devrait rapporter le Pulitzer à son auteur.
Duwoye en hamburger est redoutable...
Heusreusement, tout finit mal comme d'habitude au Moloch.
Ecrit par : dugong | 27 mars 2008
J'ai le casting!
http://www.wikio.fr/news/Stefan+Nadelman?wfid=50773473
Ecrit par : dobolino | 27 mars 2008
" j'ai saute la classe du cp"
Donc tu as eu syllabique, merci :)
Ecrit par : toto | 27 mars 2008
toto
Donc tu as eu syllabique, merci :)
Vous etes tres mysterieux.
Ecrit par : un cretin de base | 27 mars 2008
"Mais enfin qu'est-ce que c'est que cette obsession snob et ostentatoire selon laquelle il faudrait impérativement "renouveler ses pratiques", "se remettre en question" faute quoi on serait mauvais"
Bon, je commente vite fait :
"Snob et ostentatoire" : je le note, Jean, je le note ! Voyez comme j'apprends vite ce qu'il en coûte à une personne qui n'est pas exactement du même avis que vous...
"impérativement" : mmmoui, c'est tout à fait ça, Jean, je vous ordonne de renouveler vos pratiques (n'importe quoi !)
"faute de quoi, on serait mauvais" : oui, Jean, bien sûr, je vous ai dit que vous étiez un mauvais professeur !
"Les "pédagos "adorent l'expression "se remettre en question", et pour cause: elle leur permet de jeter le doute sur tout ce qui marche... bla, bla, bla !"
Et me voici devenu pédagol à mon tour, serviteur du Grand Moloch, Grand maître es cuistreries, Trissotin du clavier, Diafoirus de la Souris... Vous voulez pas arrêter un peu le délire oui ?!
En tout cas, vous avez fait quand même très fort pour déduire tout ça à partir des lignes ci-dessous :
"Mais je signale quand même que si la pédagogie est bien un art et non une science, alors on doit admettre qu'il est vivant, en évolution et peut donc toujours s'enrichir de nouveaux trucs et astuces. Je ne comprend pas pourquoi à cause des pédagols, toute personne cherchant à renouveler ses pratiques, et donc quelque part à se remettre en question, devrait être à classer parmi les idéologues."
Enfin, bon, du moins je n'ai pas eu "à subir le courroux de [votre] fouet en travers de [mes] testicules sous-développées"* et de cela, je vous remercie
*(Igniatius J. Reilly)
Ecrit par : johnmarguerite | 27 mars 2008
Si c'etait uniquement les techniques educatives, cela signifirait que personne ne sortirait du primaire en sachant lire, ecrire et compter. Je ne pense pas que ce soit le cas
Ecrit par : un cretin de base | 27 mars 2008
Il y a encore, fort heureusement, je vous le concède, des élèves qui sortent de l'école primaire en sachant lire, écrire et compter correctement, ceux qui ont eu la chance d'avoir des instituteurs dignes de ce nom ; les autres, de plus en plus nombreux à partir des années 70, n'ont pas eu cette chance.
Les chiffres ont été volontairement sous-estimés pour éviter de faire peur à la population (et aux ministres en exercice). L'estimation actuelle (quasi officielle) est qu'environ 40% des élèves sortant de CM2 ne maîtrisent pas vraiment la lecture, l'écriture et le calcul.
En tant que professeur de terrain en collège, dans l'enseignement public depuis 89 (La Loi d'orientation)...J'ai constaté concrètement cette dégradation, parallèlement à celle de leur comportement.
Je ne crois pa plus que vous à l'existence d'un complot concerté, mais plutôt à l'influence d'une idéologie qui a imposé des méthodes d'apprentissage nocives : méthode idéovisuelle, dite "globale", grammaire remplacée par l'ORL, savoir construit par l'élève à la place de l'enseignement explicite traditionnel...De bonnes intentions qui ont pavé l'enfer de l'illettrisme et de l'ignorance.
Il faut bien comprendre qu'un système éducatif est comme une maison dont les étages dépendent les uns des autres : Le second étage (le collège) dépend du premier (Le cours élémentaire et le cours moyen) et des fondations (Petite et grande section, cours préparatoire où l'on se fait ou ne se fait pas l'apprentissage de la lecture).
Actuellement, l'enseignement primaire et le colllège sont gravement touchés, ainsi que le lycée, depuis les années 80 et l'Université elle-même à cause de la baisse du niveau des élèves qui arrivent du lycée.
Donc pas de complot à proprement parler, mais un renoncement à transmettre un savoir explicite au nom d'une idéologie égalitariste et libertaire implicite (parfois explicite chez les spécialistes autoproclamés de la "pédagogie moderne"), avec comme résultat une lézarde qui s'est agrandie et un bâtiment qui menace de s'écrouler.
Ecrit par : Robin | 27 mars 2008
toto
Donc tu as eu syllabique, merci :)
Vous etes tres mysterieux.
Ecrit par : un cretin de base | 27 mars 2008
toto surgit de la nuit comme un zorro dadaïste...
On voit que vous êtes nouveau sur le blog. Vous vous y ferez. comme nous tous... Et si vous parvenez à éclaicir le mystère, chapeau bas !
Ecrit par : Robin | 27 mars 2008
Paul Tortelier était assurément une personnalité plus que fréquentable, (bien que légèrement "terroriste" avec ses élèves du CNSM, à ce qu'on m'a dit).
Cependant, je ne pense pas que sa version des "6-8", (comme les avait orthographiées une de mes élèves), soit la meilleure. Réécoutez "Rostro", ou Pierre Fournier, et, surtout, à mon humble avis, celle de Janos Starker! (Je n'ai pas entendu les plus récentes).
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mars 2008
P. Tortelier était un vrai grand professeur qui transmettait, de manière terriblement exigeante, effectivement, et qui donnait beaucoup de lui-même. Mais un bon peu de terrorisme dans la pédagogie ne nuit pas, surtout en alternance avec le charme, non ?
Pour ce qui est des suites pour violoncelle seul de Bach... Je ne sais rien de plus parfait, à part, parfois, par flammes, John Coltrane ("A Love supreme"). On touche là à la métaphysique pure, que seuls les athées dans mon genre peuvent goûter à ce point, peut-être...
Mes interprétations préférées, ce sont celles de Navarra, qui datent déjà d'un bon moment (chez Calliope) ; plus récente (1999), celle de Jaap Ter Linden, au violoncelle baroque, chez Harmonia mundi, baroquisant à mort effectivement. Et depuis peu le jeune J.-Guilhem Queyras, toujours chez Harmonia mundi (faut dire que le disquaire HM est installé quasiment en face de chez moi...).
Mais il y a chez Paul Tortelier une intelligence sèche dans l'interprétation, qui vous transperce jusqu'au coeur, et qui rend tellement serein qu'on a du mal à en sortir... Et par les temps qui courent, c'est un véritable luxe. Pensez qu'en ce moment même, il ya des gens qui regardent Christine Lagarde, "accidentée du travail" (???!!!) à la télévision, et, horresco referens, interviouvée par Arlette Chabot (là c'est carrément de la cruauté mentale). Vite, BWV 1007-1012 en boucle !
Ecrit par : FGuichard | 27 mars 2008
Enfin bon, maintenant vous savez que je suis à la fois pédagogiste ET rôliste... (et que j'ai les testicules sous-développ... attendez ! Ah non, ça va, je viens de les retrouver !!!...)
Ecrit par : johnmarguerite | 27 mars 2008
M. Robin, j'ai plaisir a lire, vous faites preuve d'une honnetete intellectuelle sans arriere pensee, votre argumentation est toujours bien construite et interessante a lire.
"Les chiffres ont été volontairement sous-estimés pour éviter de faire peur à la population (et aux ministres en exercice). L'estimation actuelle (quasi officielle) est qu'environ 40% des élèves sortant de CM2 ne maîtrisent pas vraiment la lecture, l'écriture et le calcul."
Si cela est vrai et qu'il existe des etudes pour le montrer, c'est triste qu'encore une fois les hommes politiques preferent raconter desde belles histoires plutot que de presenter la realite qui doit etre la base pour qu'une reflexion ne soit pas biaisee.
"Donc pas de complot à proprement parler, mais un renoncement à transmettre un savoir explicite au nom d'une idéologie égalitariste et libertaire implicite (parfois explicite chez les spécialistes autoproclamés de la "pédagogie moderne"), avec comme résultat une lézarde qui s'est agrandie et un bâtiment qui menace de s'écrouler."
Je pense les causes sont beaucoup plus complexes que cela. Comment se fait-il que face aux memes techniques que vous qualifiez de pedagogie moderne, certains eleves reussissent? Selon Lapalisse, il subsiste toujours 60% des eleves qui savent lire, ecrire et compter. Hors si seule la methode etait responsable des problemes, l'echec devrait etre proche des 100% . Peut etre que pour certains eleves, les nouvelles methodes pedagogiques fonctionnent et pour certains absolument pas.
Je pense qu'il existe de nombreuses autres raisons structurelles liees a la societe francaise elle meme qui expliquent ces problemes de l'ecole. Penser qu'en retrouvant les programmes et les methodes d'antant, la situation s'ammeliorera grandement est une illusion selon moi.
Je m'egare peut etre, mais je pose quelques questions. Est-ce que l'ecole universelle a encore un sens aujourd'hui? Avec la tres grande heterogeneite de la societe, faut-il diversifier l'ecole? Je vous pose la question, je m'interroge. Vous etes quelqu'un d'ouvert au dialogue. Votre avis m'interesserait.
Ecrit par : un cretin de base | 27 mars 2008
Faut arrêter de lire Emilie Carles si c'est pour en faire une généralité!
Catmano, si Saint-Dizier en Diois n'avait pas fermé, t'y aurais fait ta carrière, livrée aux loups et aux rudes bergers?
Ecrit par : dobolino | 27 mars 2008
Eh beh, en fait, à bien y réfléchir, j'dis pas non.
A part peut-être les rudes bergers qui avaient tous largement passé les soixante-quinze ans. Là, j'ai des doutes.
Ecrit par : catmano | 27 mars 2008
"Enfin bon, maintenant vous savez que je suis à la fois pédagogiste ET rôliste... (et que j'ai les testicules sous-développ... attendez ! Ah non, ça va, je viens de les retrouver !!!...)"
Ecrit par : johnmarguerite | 27 mars 2008
Planquez-les, John! Jean est toujours là, et il a dit qu'il était très malsain de se mettre en question en quoi que ce soit!!!
;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mars 2008
"Pour ce qui est des suites pour violoncelle seul de Bach... Je ne sais rien de plus parfait, à part, parfois, par flammes, John Coltrane ("A Love supreme"). On touche là à la métaphysique pure, que seuls les athées dans mon genre peuvent goûter à ce point, peut-être...
"Pensez qu'en ce moment même, il ya des gens qui regardent Christine Lagarde, "accidentée du travail" (???!!!) à la télévision, et, horresco referens, interviouvée par Arlette Chabot (là c'est carrément de la cruauté mentale). Vite, BWV 1007-1012 en boucle !"
Ecrit par : FGuichard | 27 mars 2008
Et le concerto italien, les Goldberg, la fantaisie chromatique, l'offrande musicale, l'art de la fugue... De quoi zapper un bon paquet d'émissions politiques effectivement totalement imbuvables...
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mars 2008
Professeur Fabius a fait fort, ce soir, en face de l'ambassadeur de Chine ... ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 mars 2008
Je pense les causes sont beaucoup plus complexes que cela. Comment se fait-il que face aux memes techniques que vous qualifiez de pedagogie moderne, certains eleves reussissent? Selon Lapalisse, il subsiste toujours 60% des eleves qui savent lire, ecrire et compter. Hors si seule la methode etait responsable des problemes, l'echec devrait etre proche des 100% . Peut etre que pour certains eleves, les nouvelles methodes pedagogiques fonctionnent et pour certains absolument pas.
Ecrit par : un cretin de base | 27 mars 2008
Je ne suis pas Robin mais juste un parent d'élèves, comme vos parents. Et si, vos parents et moi, n'avions pas mis le nez dans vos et leurs études?
Mes enfants savent lire, écrire, compter, certes!
J'ai, néanmoins, les nerfs usés bien que le chemin de croix ne soit pas tout à fait gravi.
Mes salutations à votre maman et, peut-être, à votre papa, crétin de base. Vous leur ferez la bise de ma part!
Ecrit par : dobolino | 27 mars 2008
"Il subsiste toujours 60% des élèves qui savent lire, écrire et compter." Ecrit par "un crétin de base".
Je suis réservé sur la proportion et, quelle qu'elle soit, j'attribuerais plutôt cette réussite au milieu sociale qu'à l'école proprement dite. Quand on évolue dans une famille d'un certain niveau culturel, dans laquelle on est habitué dès le plus jeune âge à entendre 3000 mots, on est amené à maîtriser d'emblée des repères facilitant le parcours scolaire. Mais pour des enfants issus de milieux défavorisés, où le vocabulaire s'étend tout au plus à 500 mots, l'école devrait précisément représenter une chance de promotion sociale. Or, en baissant son niveau d'exigences, en s'adaptant à "l'élève au centre du système", la Fabrique du Crétin ne fait qu'enfermer l'élève le plus défavorisé dans un ghetto "aculturel" en lui retirant sa dernière chance de prendre l'ascenseur social. C'est cela qui est scandaleux dans la "nouvelle pédagogie" : prétendre mettre "l'élève au centre du système" en condamnant en réalité une partie de la population scolaire à demeurer à sa marge.
"L'élève à la marge du système" : voilà le slogan qui devrait être celui des fossoyeurs de l'Education nationale. Celui qui permettrait de faire tomber les masques des Meirieu et autres laquets d'un Etat qui a renoncé à instruire, trahissant par là-même l'injonction de Hugo.
Ecrit par : Scaramouche | 27 mars 2008
Pour mémoire :
"L'Etat doit l'instruction."
Victor Hugo, Actes et Paroles.
Ecrit par : Scaramouche | 27 mars 2008
Chère Pat, Robert Marchenoir est un dangereux extrémiste qui poste sur des sites hébergés à l'étranger car ils ont été déclarés illégaux en France. Et il ne poste pas pour parler de la pluie et du beau temps.
Ecrit par : Jérémy | 27 mars 2008
Crétin de Base (vous avez la particule, y a-t-il un titre afférent ?), outre le fait que certains parents effectivement redressent la situation si leur enfant est victime de méthodes ineptes, il y a des enfants qui apprennent quasiment "malgré eux". Tous ceux-là apprennent on pas "avec" la méthode, mais malgré la méthode. Moi-même, je n'ai pas appris à lire à l'école mais à la maison, et sans aide. En revanche, c'est bien à l'école que j'ai appris à former correctement mes lettres pour savoir écrire lisiblement.
Dites-vous bien une chose : il y a des méthodes qui n'échouent presque jamais, quel que soit l'enfant que l'on y soumet, et d'autres qui séduisent l'adulte, mais qui ne seront profitables qu'à une partie des élèves. Étant donné que le but est d'apprendre à lire et à écrire à tous les enfants, il est obligatoire d'employer une méthode qui ne délaisse personne.
Jean, vous n'êtes sans doute pas de ceux qui d'année en année ânonnent le même cours. Et dans ce cas, je vous dirai que vous vous "remettez en question" en permanence. Ce contre quoi vous êtes (et je suis), ce sont ces moralisateurs qui emploient cette expression en pensant tout bas que vous devriez faire comme ils le désirent. Vous savez bien, ils ont le culot de vouloir nous influencer de la sorte : "changez et soyez intelligent, faites comme moi".
Ecrit par : moot | 28 mars 2008
Tous ceux-là apprennent on pas "avec" la méthode, mais malgré la méthode.
Ecrit par : moot
Bien sûr, lisez : « Tous ceux-là apprennent non pas "avec" la méthode, mais malgré la méthode. »
Cette "coquille" me rappelle deux bricoles. La première, c'était lors de la mort de Tito. La radio annonça "la mort du maréchal Titi", avant de rectifier : "il s'agissait bien sûr du maréchal Toto".
La seconde, c'est dans "le guide de l'informatique" édité par Fluide Glacial. Un guide que je recommande à tous les allergiques au bédeuzi (dont je suis) ! On y trouve cet avertissement savoureux : « en raison d'un bigue dans notre programme de traitement de texte, le mot "bigue" dans ce livre a été malencontreusement remplacé par "bigue" ».
Ecrit par : moot | 28 mars 2008
« en raison d'un bigue dans notre programme de traitement de texte, le mot "bigue" dans ce livre a été malencontreusement remplacé par "bigue" ».
Ecrit par : moot | 28 mars 2008
Ah mais pas du tout ! Toujours dire du mal des informaticiens, aussi... C'est précisément l'inverse, bien entendu...
Ecrit par : Sergio | 28 mars 2008
Erratum :
plus haut, vous aurez lu bien sûr non pas "laquets d'un Etat" mais "laquais d'un Etat"...
Ah, la faillite de l'Education nationale...
Ecrit par : Scaramouche | 28 mars 2008
Moot a écrit : "en raison d'un bigue dans notre programme de traitement de texte, le mot "bigue" dans ce livre a été malencontreusement remplacé par "bigue" »."
Ah ! l'auto référence (horresco referens) est vraiment un des véhicules de base du non sens.
Exemple : suite à un problème dans le blog, Christophe Sibille est -parfois - remplacé par un crétin de base.
Ecrit par : dugong | 28 mars 2008
e m'egare peut etre, mais je pose quelques questions. Est-ce que l'ecole universelle a encore un sens aujourd'hui? Avec la tres grande heterogeneite de la societe, faut-il diversifier l'ecole? Je vous pose la question, je m'interroge. Vous etes quelqu'un d'ouvert au dialogue. Votre avis m'interesserait.
Ecrit par : un cretin de base | 27 mars 2008
"L'école universelle" comme vous dites a d'autant plus de sens que la société est plus éclatée, plus diversifiée, plus menacée par les communautarismes.
Le service militaire obligatoire qui était l'un des ciments de l'unité de la Nation a disparu. Que reste-t-il à présent sinon l'Ecole ?
Oui, il faut diversifier l'Ecole au sens d'offrir à chaque élève des opportunités de donner le meilleur d'eux-mêmes (options "rares", filières technologiques et professionelles attrayantes...) donc abolir le "collège unique", mais il faut en même temps maintenir des programmes nationaux et préserver l'Ecole de l'agitation sociale et politique ambiante. Donc maintenir "l'école pour tous".
Conservatrice ou traditionnaliste sur le fond et innovante sur la forme, au risque de cesser d'Etre l'Ecole de la République pour devenir le supermarché de tous les prêt-à-porter idéologiques, l'Ecole doit rester neutre et donner à chaque enfant ce que ses parents, comme le rappelle scaramouche, sont en droit d'attendre de l'Etat : l'instruction.
Ecrit par : Robin | 28 mars 2008
Jean, vous n'êtes sans doute pas de ceux qui d'année en année ânonnent le même cours. Et dans ce cas, je vous dirai que vous vous "remettez en question" en permanence. Ce contre quoi vous êtes (et je suis), ce sont ces moralisateurs qui emploient cette expression en pensant tout bas que vous devriez faire comme ils le désirent. Vous savez bien, ils ont le culot de vouloir nous influencer de la sorte : "changez et soyez intelligent, faites comme moi".
Ecrit par : moot | 28 mars 2008
C'est exactement ça.
Notez que quand bien même je ferais pendant vingt ou trente ans le même cours de grammaire (traditionnelle) et expliquerais en 3ème, chaque année pendant trente ans, "Les Femmes savantes", ce que je ne suis pas loin de faire, eh bien je n'en interdirais pas moins à qui que ce soit de venir me faire la leçon, comme vous dites, en prétendant m'obliger à "me remettre en question". Trente années de grammaire (traditionnelle) et de "Femmes savantes" (un des monuments du patrimoine littéraire français), cela fait un certain nombre d'élèves qui sortent du collège avec une réelle base de culture, et c'est cela, uniquement, qui compte, pas les diktats de quelques sectaires!
Ecrit par : Jean | 28 mars 2008
Avec la tres grande heterogeneite de la societe, faut-il diversifier l'ecole?
Ecrit par : un cretin de base | 27 mars 2008
Non!
Il faut que l'école offre à tous les connaissances qui d'une part facilitent l'entrée dans la préparation à la vie professionnelle, d'autre part constituent une culture disons "humaniste" qui nourrira, l'expérience de la vie venant, la réflexion.
Pour cela, il faut d'une part de bons programmes (Xavier Darcos, à juste titre, s'y attelle) à la place des programmes aberrants, cuistres et inefficaces qui règnent actuellement en français du CP à la classe terminale! D'autre part il faut de bonnes méthodes, c'est-à-dire des méthodes universelles, celles qui, comme l'écrit Moot, réussissent avec le plus grand nombre, sans chichi, celles que le professeur pratique d'instinct.
Ecrit par : Jean | 28 mars 2008
"Exemple : suite à un problème dans le blog, Christophe Sibille est -parfois - remplacé par un crétin de base."
Ecrit par : dugong | 28 mars 2008
Ah, mon cher Dugong, je n'ai qu'un souhait; que vous ne débloguiez jamais! Et, en disant cela, je ne nie absolument pas avoir décodé!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mars 2008
"celles que le professeur pratique d'instinct."
Ecrit par : Jean | 28 mars 2008
Jean, on peut ne pas être d'accord avec les sciences de l'éducation et avoir des positions sur la pédagogie qui relèvent d'un bon sens, disons, un peu plus élaboré.
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mars 2008
La réflexion sur la pédagogie tient en une ligne:
"La pédagogie, c'est l'art de transmettre les connaissances définies par les programmes nationaux."
Tout discours théorique sur la pédagogie n'est que vain bavardage.
Ecrit par : Jean | 28 mars 2008
Je ne parle pas de théorie(s).
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mars 2008
Bonjour à tous. Ah Emilie Carles! Quelle leçon d'intelligence, de lucidité et de courage ! Tous ces instituteurs et toutes ces institutrices passionnés qui se mettaient en quatre, travaillaient comme des cinglés au lieu de pérorer et jargonner sous les projecteurs, j'aime bien les relire : Louis Pergaud qui ne resta pas longtemps dans le sérail malgré sa remarquable observation des enfants avant de disparaître dans la grande tuerie de 14-18, Ernest Pérochon, Renée Aurembou, Jules Leroux, Léonce Bourliaguet. et d'autres encore ...( Dois-je ajouter Maurice Mabilon qui s'aventura un jour sur ce blog ? Je risque de m'attirer les foudres de ceux qui l'ont jugé sans savoir, simplement parce qu'il est devenu inspecteur primaire mais n'a pas voulu abandonner les Ardennes où il a laissé un bon souvenir alors qu'il aurait pu prétendre à d'autres fonctions. Malgré ses ennuis de santé et la mauvaise vue de son oeil unique, il écrit, organise des sorties à l'opéra en France ou en Belgique, à chaque fois précédées d'une conférence présentant le compositeur, sa place dans l'histoire de la musique et les particularités de l'oeuvre faisant l'objet de la sortie. )
Dans le cadre de mes recherches sur François Boyer, je viens de regarder " La foire aux cancres " ( 1963) de Louis Daquin et j'ai eu l'occasion d'avoir un bref entretien avec un membre de l'équipe de réalisation ayant connu le romancier, dramaturge, scénariste et dialoguiste décédé en 2004. Comme je présentais mon projet en précisant que François Boyer était né en 1920 à Sézanne où ses parents étaient instituteurs, cette personne célèbre mais discrète me laissa achever ma phrase ( détail qui a son importance ) pour me confier : " Ah, l'école communale, j'y étais bien et je lui dois beaucoup, vraiment beaucoup. "
Hier soir, c'était la répétition en vue des concerts d'octobre et novembre prochains. Nous avons révisé " O quam tristis ", " Quare fremerunt gentes", Domine non secundum" , Quae est ista", " dextera domini " et "Ave Maria" de César Franck, pièces courtes qui accompagneront la messe en ré majeur de Dvorak. Nous aussi nous travaillons dans l'ombre et nous sommes contents de d'avancer et de progresser même si ce n'est pas trop la mode. Il faut se méfier des sirènes. Ulysse le savait déjà.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 28 mars 2008
JP Brighelli ne sera-t-il pas sur RMC de 13 h à 13h 45 ce vendredi ?
Ecrit par : bernard | 28 mars 2008
"je n'en interdirais pas moins à qui que ce soit de venir me faire la leçon, comme vous dites, en prétendant m'obliger à "me remettre en question". "
Jean, je vous ordonne de vous arrêter de transmettre et de vous agenouiller devant Saint Meirieu. J'exige que vous donniez au pédagogisme votre sang, votre sueur, vos larmes. Vous allez aimer vos séquences, les chérir de toute votre âme, et d'ailleurs Vous n'écoutez plus que ma voix, Jean, MA voix, vos paupières sont lourdes, Jean, elles se ferment...
Et maintenant vous m'écoutez, Jean, et vous répétez après moi ceci : "Je vous salue Meirieu plein de grâce, l'élève est au centre du savoir, que sa volonté soit faite, sur la terre comme au ciel, ainsi soit-il.
Amen"
Ben oui, tant qu'à être sectaire, autant ne pas faire les choses à moitié...
Ecrit par : johnmarguerite | 28 mars 2008
Quant à la sollicitude que m'a témoigné Christophe Sibille hier soir, je l'en remercie mais je ne vais pas entrer dans les détails car je ne voudrais pas devenir snob et ostentatoire sur ce sujet non plus !...
Ecrit par : johnmarguerite | 28 mars 2008
La réflexion sur la pédagogie tient en une ligne:
"La pédagogie, c'est l'art de transmettre les connaissances définies par les programmes nationaux."
Tout discours théorique sur la pédagogie n'est que vain bavardage.
Ecrit par : Jean | 28 mars 2008
Belle définition en effet. Je méditais hier soir , pendant un conseil de classe d'une quatrième (12 élèves sur 30 n'ont pas la moyenne de 10 et à peine 5 ou 6/20 sur les disciplines essentielles) sur ce désastre. Une classe normale, d'un collège centre-ville qui fait 93% de réussite au brevet des collèges.
Autour de la table rien que d'excellents professeurs (dont 3 agrégés) pour qui le nom de Meirieu est inconnu.
Le professeur principal a bouclé son conseil en 45 minutes, chrono en main.
Alors, oui, la pédagogie est l'art de transmettre des connaissances pour 5, 10, 15 élèves sur une classe de 30? Et les autres? Ceux qui restent en panne sur le bord de la route, et qui souffrent de se voir exclus de la fête, qu'est-ce qu'on en fait? (sauf leur distribuer avertissements et blâmes?)
Pourquoi ce désastre? Pourquoi ce sacrifice? Quel est le véritable ressort de cette débâcle scolaire organisée, gérée, administrée, commentée, officialisée, folklorisée...?
Bonne journée pédagogique à tous!
Ecrit par : buntovchik | 28 mars 2008
Je ne suis pas un fan de 68, pourtant je ne dénie ni renie son héritage, d'autant que je n'étais pas encore né quand les "événements" ont eu lieu.
La question qui me taraude, est de savoir quel héritage laissera notre époque et la gouvernance de l'oligarchie reconstituée de notre "people cow-boy" (je sais anglicisme, mais c'est fait volontairement) président et de ses sbires dans 20, 30 ou 40 ans.
Si le résultat d'un mouvement contestataire de gens instruits et dotés d'esprit critique est un néant pédagogique, je n'ose imaginer le résultat d'une gouvernance castique (et non pas caustique).
Ce matin à la radio, l'animateur (qui se veut journaliste) annonçait que 6 français sur 10, prévoyait une baisse de revenu à la retraite, tout en précisant que l'enquête avait été mené par AXA. Le pire c'est que lui ne riait pas à l'annonçant. Alors, je suis peut être issu d'une école dégénérée mais j'ai quand même développé un esprit critique, celui même qui était le monopole de l'élite en 68, dont pourtant je ne fais parti en 2008.
La situation serait-elle si grave ?
Ecrit par : pares | 28 mars 2008
Alors, oui, la pédagogie est l'art de transmettre des connaissances pour 5, 10, 15 élèves sur une classe de 30? Et les autres? Ceux qui restent en panne sur le bord de la route, et qui souffrent de se voir exclus de la fête, qu'est-ce qu'on en fait? (sauf leur distribuer avertissements et blâmes?)
Ecrit par : buntovchik | 28 mars 2008
Vous posez le problème d'une orientation après la classe de 5ème vers un enseignement de type moins intellectuel pour les élèves 1) qui ne PEUVENT pas aller au-delà de l'acquisition des bases des connaissances, 2) qui ne VEULENT pas et qu'il est vain de vouloir forcer à continuer jusqu'en 3ème.
Par ailleurs, quand les programmes de l'école primaire seront rendus à la sobriété et au bon sens, cela diminuera quelque peu le taux d'échec que vous déplorez à juste titre.
Enfin, toutes les classes de quatrième ne sont pas aussi "mauvaises", je suppose, que celle que vous citez.
Ecrit par : Jean | 28 mars 2008
La réflexion sur la pédagogie tient en une ligne:
"La pédagogie, c'est l'art de transmettre les connaissances définies par les programmes nationaux."
Tout discours théorique sur la pédagogie n'est que vain bavardage.
Ecrit par : Jean | 28 mars 2008
Bien d'accord avec vous, Jean, à condition que ce soient les BONS programmes nationaux.
J'ai sous les yeux le livre du maître de la méthode interactive d'apprentissage de la lecture pour Mika CP, par un "grand spécialiste d"apprentissage de la lecture", Gérard Chauveau.
Des dizaines de pages sur"la démache pédagogique" de ce pédago dont les "apprenants ne risquent pas de savoir lire en sortant du CP.
Voie directe pour les CORIDYS, APEDYS, NEURODYS, ODEDYS, et autres psys.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 mars 2008
Des dizaines de pages sur"la démache pédagogique" de ce pédago dont les "apprenants ne risquent pas de savoir lire en sortant du CP.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 mars 2008
Exemple même de ce vain bavardage "pédagomane" ou "pédagopathe" qui impressionne quelque instituteurs naïfs, lesquels vont jeter leurs élèves dans l'échec scolaire "de la meilleure foi du monde" (comme le dit Béralde dans "Le Malade imaginaire").
Vain bavardage qui permet quand même - c'en est sans doute là la motivation véritable - de se faire une carrière prestigieuse et douillette quand on n'a pas fait l'effort ou qu'on n'a pas les moyens de faire ses preuves par les grands concours.
Ecrit par : Jean | 28 mars 2008
"Dites-vous bien une chose : il y a des méthodes qui n'échouent presque jamais, quel que soit l'enfant que l'on y soumet, et d'autres qui séduisent l'adulte, mais qui ne seront profitables qu'à une partie des élèves. Étant donné que le but est d'apprendre à lire et à écrire à tous les enfants, il est obligatoire d'employer une méthode qui ne délaisse personne."
Moot
Les methodes magiques qui ne delaissent personne, je n'y crois que tres peu. J'ai fais un stage il y a quelques annees en CP. L'institutrice etait excellente, cependant il y avait quelques eleves qui avaient besoin d'une attention constante pour reussir, si personne n'etaient a leurs cotes, ils devenaient des elements pertubateurs. L'institutrice devait donc faire un choix en permanence entre elever le niveau quitte a en faire decrocher quelques eleves ou essayer de maintenir tout le monde a flot. Augmenter le niveau risque de faire decrocher encore plus d'eleves.
L'ancienne methode tant acclamee n'a pas laisse qu'une vision aussi idyllique. Encore une fois, je ne reprends que des exemples personnels et j'ai bien conscience que ce ne sont pas des cas representatifs. J'ai un oncle qui a souffert durant sa scolarite car il etait gaucher et on a voulu le forcer a ecrire de la main droite durant tout son primaire ce qu'il a assez mal vecu. De meme, j'ai un autre oncle qui lui etait plutot mauvais eleve qui a egalement un mauvais souvenir de l'ecole jusqu'a en developper un rejet total et une haine du corps professoral. C'est ca que je trouve un peu caricatural dans votre methode. Il y aurait la methode du passe qui serait la perfection absolue et la methode d'aujourd'hui qui serait l'abomination supreme.
"Crétin de Base (vous avez la particule, y a-t-il un titre afférent ?), " Le titre afferent est bien sur vicomte de la mediocrite. Mon domaine s'etend du desert intellectuel au champs du cygne.
"Conservatrice ou traditionnaliste sur le fond et innovante sur la forme, au risque de cesser d'Etre l'Ecole de la République pour devenir le supermarché de tous les prêt-à-porter idéologiques, l'Ecole doit rester neutre et donner à chaque enfant ce que ses parents, comme le rappelle scaramouche, sont en droit d'attendre de l'Etat : l'instruction."
Robin, encore une fois votre position me semble interessante. Vous semblez conscient de la realite qui est qu'on ne reviendra jamais a l'ecole de grand papa.
La problematique est la, comment faire cette ecole neutre surtout dans des enseignements sensibles comme l'histoire par exemple.
Jean, pensez vous reellement que les problemes de l'ecole que vous decrivez sont uniquement du fait des programmes et de la methode?
Je pense que le probleme est beaucoup plus structurel que cela et qu'il s'agit plus d'un probleme social. L'Allemagne a des methodes que vous qualifiriez de pedago. Il n'y a pas de notes dans les premieres annees du primaire juste des appreciations orales. Les enseignants sont formes a la pedagogie de facon assez importante. Ils ont des cours surtout le matin et assez peu l'apres midi. Si l'on suit votre raisonnement, les ecoliers allemands devraient etre majoritairement en echec scolaire, ce qui ne me semble pas etre le cas.
Ecrit par : un cretin de base | 28 mars 2008
Jean, pensez vous reellement que les problemes de l'ecole que vous decrivez sont uniquement du fait des programmes et de la methode?
Ecrit par : un cretin de base | 28 mars 2008
C'est l'évidence même.
Par ailleurs, on dit beaucoup de choses à propos de l'enseignement en Allemagne. Il est question de supprimer l'après-midi libre, par exemple, si ce n'est déjà fait.
Par ailleurs encore, il faut abandonner l'idée d'infuser plus que les connaissances de base (que consacrerait un "certificat d'études élémentaires" passé en fin de 5ème) aux élèves 1) qui ne PEUVENT pas faire plus, 2) qui ne VEULENT pas faire plus. Vous ne m'avez pas lu ou quoi? L'"apprentissage junior" était de ce point de vue une excellente idée.
Ecrit par : Jean | 28 mars 2008
Pfff, il n'y a pas que les pédagogistes comme moi qui ont des problèmes de réassurance virile : regardez le thème de la prochaine session des Jeudis de l'Oulipo !
http://www.oulipo.net/jeudis/10avril2008
Ecrit par : johnmarguerite | 28 mars 2008
"Quant à la sollicitude que m'a témoigné Christophe Sibille hier soir, je l'en remercie mais je ne vais pas entrer dans les détails car je ne voudrais pas devenir snob et ostentatoire sur ce sujet non plus !..."
Ecrit par : johnmarguerite | 28 mars 2008
Encore plus que de la sollicitude, "sur ce coup-là", c'est de l'esprit de partie.
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 mars 2008
"La question qui me taraude, est de savoir quel héritage laissera notre époque et la gouvernance de l'oligarchie reconstituée de notre "people cow-boy" (je sais anglicisme, mais c'est fait volontairement) président et de ses sbires dans 20, 30 ou 40 ans."
Je ne décolère pas depuis que j'ai entendu dire "qui vous savez" (hélàs, non pas le général de Gaulle) que les gens qui ont fait 68 étaient responsables du capitalisme immoral des années 2000 et des "golden parachutes".
Tant de malhonnêté intellectuelle et de malhonnêté tout court vous coupent les bras et les jambes. Nous étions tout ce qu'on veut, mais s'il y a une génération morale jusqu'à la sottise, c'est bien la nôtre.
Qui se prélasse sur les yatch de ses amis riches, qui exibe ses montres en or, qui vit une vie de bâton de chaises avec des femmes et des enfants de tous les côtés dont il ne peut évidemment pas s'occuper correctement, qui ne pense et ne vit manifestement que pour et par l'argent et l'ambition personnelle, donnant l'impression de se moquer éperdûment du pays ?
On a dépassé avec ce discours toutes les bornes du raccolage électoral et de l'impudeur.
Excusez-moi de ce coup de colère, mais il y a des moments où même Alain Geismar me deviendrait presque sympathique.
J'ai 57 ans et j'ai fait 68 et j'en suis fier et je le referai bien encore, figurez-vous !
C'était mon coup de gueule du jour !
Ecrit par : Robin | 28 mars 2008
..."( Dois-je ajouter Maurice Mabilon qui s'aventura un jour sur ce blog ? Je risque de m'attirer les foudres de ceux qui l'ont jugé sans savoir, simplement parce qu'il est devenu inspecteur primaire mais n'a pas voulu abandonner les Ardennes où il a laissé un bon souvenir alors qu'il aurait pu prétendre à d'autres fonctions..."
J'ai un souvenir ému du passage de Maurice Mabilon sur ce blog et je regrette qu'il ne s'y "aventure" plus.
"Dextera Domini" de César Franck (qui fut l'organiste titulaire de l'église Sainte-Clotilde à Paris) : je l'ai chanté il y a deux ans, c'est très difficile à mettre en place. Pour les basses comme moi ça va encore, mais les ténors semblaient soufrir ! Un beau morceau de bravoure.
Mes amitiés à vous, Hélène.
Ecrit par : Robin | 28 mars 2008
Bnojour Robin,
J'avais laissé un message pour vous hier soir concernant l'univers du Jeu de Rôles et ses transpositions possibles à celui des bibliothèques et centres de documentation. Vous l'avez lu ou vous l'avez loupé ?
Ecrit par : johnmarguerite | 28 mars 2008
Robin, encore une fois votre position me semble interessante. Vous semblez conscient de la realite qui est qu'on ne reviendra jamais a l'ecole de grand papa.
La problematique est la, comment faire cette ecole neutre surtout dans des enseignements sensibles comme l'histoire par exemple.
La société a changé, les enfants ont changé ; ils vivent majoritairement en ville, leur culture, leur mode de vie, leur environnement sont complètement différents...Même si leurs préoccupations le sont moins.
Il faut en tenir compte bien sûr. Mais comme disait Jean, on peut changer les ustentiles sans pour autant cesser de faire de la bonne cuisine.
En ce qui concerne l'Histoire, JPB propose dans "Fin de récré"de supprimer, comme le font les Anglais, des périodes récentes comme la Guerre d'Algérie...ou mai 68 !
Ecrit par : Robin | 28 mars 2008
Vous posez le problème d'une orientation après la classe de 5ème vers un enseignement de type moins intellectuel pour les élèves 1) qui ne PEUVENT pas aller au-delà de l'acquisition des bases des connaissances.
Ecrit par : Jean | 28 mars 2008
Je n'adhère pas du tout à cette théorie archaïque des élèves dont les uns seraient (pré)destinés à un enseignement de "type intellectuel" et les autres de "type manuel".
Par contre je suis tenté de penser que ces élèves en déshérence (la plupart issus de milieux pas du tout "défavorisés", habitant dans le centre ville) n'ont pas reçu en temps et lieu les "prérequis". C'est à dire une intruction de base, digne de ce nom, un sens de la discipline du corps que continuent à recevoir tant bien que mal les enfants dans certains milieux sociaux.
On ne parvient toujours pas à comprendre ici et là c'est le fait que le procès d'acquisistion de connaissances et de savoirs (y compris techniques) présuppose la mise à distance dans le sujet de "l'amour excessif qu'il porte à la liberté" (E. Kant) et de l'emprise sur lui des pulsions du moi (S. Freud).
Le mode d'éducation des enfants en famille (quand il y en a une) comme à l'école, bien souvent, est devenu tel qu'il ne les équipe plus suffisamment des capacités à se soumettre au procès d'apprentissage, quel qu'il soit.
Tout cela n'a rien à voir avec des questions de mauvaises orientations, ou des questions de dons.
Ecrit par : buntovchik | 28 mars 2008
mais les ténors semblaient soufrir ! Un beau morceau de bravoure
souffrir avec deux "f"...sinon ça sent le soufre !
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Bnojour Robin,
J'avais laissé un message pour vous hier soir concernant l'univers du Jeu de Rôles et ses transpositions possibles à celui des bibliothèques et centres de documentation. Vous l'avez lu ou vous l'avez loupé ?
Ecrit par : johnmarguerite | 28 mars 2008
Excusez-moi, j'avais bien lu, mais je n'y ai plus repensé. Pouvez-vous m'expliquer davantage. Ca m'intéresse d'autant plus que je suis justement rattaché cette année au CDI.
Ecrit par : Robin | 28 mars 2008
Excusez-moi, j'avais bien lu, mais je n'y ai plus repensé. Pouvez-vous m'expliquer davantage. Ca m'intéresse d'autant plus que je suis justement rattaché cette année au CDI.
Ecrit par : Robin | 28 mars 2008
Super ! Je vais m'appliquer à écrire un texte suffisamment fouillé pour bien tout vous expliquer, et dès qu'il est prêt, je vous le livre !
Bonne journée !
Ecrit par : johnmarguerite | 28 mars 2008
Par contre je suis tenté de penser que ces élèves en déshérence (la plupart issus de milieux pas du tout "défavorisés", habitant dans le centre ville) n'ont pas reçu en temps et lieu les "prérequis". C'est à dire une intruction de base, digne de ce nom, un sens de la discipline du corps que continuent à recevoir tant bien que mal les enfants dans certains milieux sociaux. (Pendariès)
Ce point est absolument essentiel et constitue une "nouveauté" dont nous sommes bien obligés de tenir compte.
Les "mystico-gazeux" vont jusqu'à parler de mutants et "d'enfants indigos". Fadaises, à mon humble avis, mais c'est vrai que nous sommes confrontés à un phénomène nouveau.
La posture comme condition préalable... "L'amour excessif que l'enfant porte à la liberté" (Kant) : comme c'est bien dit ! Difficile liberté, difficile apprentissage de la vrai liberté : comment ne pas être non plus excessif dans la "répression" de cet amour excessif ?
Alexander Neel, l'un des maîtres à penser oubliés de mai 68
("Libres enfants de Sumerhill" pour les nostalgiques) avait tenu à réguler son utopie par un second ouvrage : "La liberté, pas l'anarchie".
Tout éducateur naviogue à vue entre deux écueils : la soumission et l'anarchie.
Ecrit par : Robin | 28 mars 2008
"Tout éducateur naviogue"
navigue !
Ecrit par : Robin | 28 mars 2008
Je n'adhère pas du tout à cette théorie archaïque des élèves dont les uns seraient (pré)destinés à un enseignement de "type intellectuel" et les autres de "type manuel".
Ecrit par : buntovchik | 28 mars 2008
Pourtant Buntovchik, ne pensez-vous pas qu'il y a bien des différences dans les processus d'apprentissage ? Il me semble que pour certains enfants un enseignement plus concret leur permettrait d'acquérir des connaissances solides et de faire des études plus longues, sans se sentir en décalage permanent avec l'école.
Ceci dit, que l'éducation reçue ne favorise pas "les capacités à se soumettre au procès d'apprentissage, quel qu'il soit", ne fait guère de doute.
Tant que notre société ne fera pas descendre "l'enfant-roi" de son piédestal, les relations de beaucoup de jeunes avec l'école seront "difficiles".
Notre troisième, en 5e, nous raconte que sur 21 élèves dans sa classe, 5-6 pas plus travaillent sérieusement et régulièrement (collège rural, zone très (trop ?) favorisée économiquement).
Ecrit par : lucile | 28 mars 2008
Ch'peux dire une (ou 2) connerie ?
" lycéens 2x20 ans après "
Sont po nombreux les Keublas ptitbeurs et niakwés dans c'lycée (?) c'est "normal" ?
Désolé, crétin, j'ai po trop l'temps, tu comrendras un jour, par contre le roby "Et si vous parvenez à éclaicir le mystère, chapeau bas !" qui est là depuis un moment n'a pas d'excuse :ange:
@Maminou
"Il faut distinguer entre le fond et la forme. "Leo et Lea" est moyennement "excitant" sur la forme (pardon toto) mais bon sur le fond."
Normal, tu es une "affreuse" gôchiste :lol:
Vive Alpha
Vive L&L;
j'n'aurions point su utiliser Alpha. avec mon chtit cerveau à l'envers (j'avais l'air d'un con .....)
Enfermez evelIne/bil6/frakk/mer2/goixgoix/elducon
Libérez Marie-Jeanne
:hello:
Ecrit par : toto | 28 mars 2008
johnmarguerite, ça m'intéresse aussi.
Ecrit par : lucile | 28 mars 2008
johnmarguerite, ça m'intéresse aussi.
Ecrit par : lucile | 28 mars 2008
ReSuper !
et je pense que ça intéressera peut-être Maminou aussi, alors je vais prendre quelques jours pour bien rédiger tout ça
Merci !
Ecrit par : johnmarguerite | 28 mars 2008
.. le temps ne fait rien à l'affaire monsieur B.
Je n'aurais qu'une question... - c'est un peu en ces termes que vous m'aviez adressé la parole au concours.
Monsieur B.... Qu'est-ce que c'est "savoir lire"? et "savoir écrire"?
Mais là, ça fait deux.
Ecrit par : Péchin | 28 mars 2008
Je n'aurais qu'une question... - c'est un peu en ces termes que vous m'aviez adressé la parole au concours.
Ecrit par : Péchin
Rancune d'un refusé au CAPES de Lettres?
@CSibille:
Je vois maintenant votre message. Sanseverina a répondu à ma place. On peut soutenir Darcos et être contre les coupes sombres dans l'EN. RAV/
Ecrit par : Loki | 28 mars 2008
@Maminou
"Il faut distinguer entre le fond et la forme. "Leo et Lea" est moyennement "excitant" sur la forme (pardon toto) mais bon sur le fond."
Normal, tu es une "affreuse" gôchiste :lol:
Vive Alpha
Vive L&L;
j'n'aurions point su utiliser Alpha. avec mon chtit cerveau à l'envers (j'avais l'air d'un con .....)
Enfermez evelIne/bil6/frakk/mer2/goixgoix/elducon
Libérez Marie-Jeanne
:hello:
Ecrit par : toto | 28 mars 2008
Ttoo, j'ai encore offert un "Léo et Léa" hier soir à une jeune Fatima (une de mes anciennes élèves) qui veut débuter son gamin avant son entrée au CP...
Mais pour les Alphas, il faut être un peu du métier tout de même...
C'est un peu comme ta façon de t'exprimer...
Il faut être initié et ne pas venir de sa zone rurale encore plus rurale que celle de lucile...
Ecrit par : Maminou | 28 mars 2008
@Maminou
"Il faut distinguer entre le fond et la forme. "Leo et Lea" est moyennement "excitant" sur la forme (pardon toto) mais bon sur le fond."
Normal, tu es une "affreuse" gôchiste :lol:
Non, toto, c'est moi l'auteur de cette remarque et l'affreux gôchiste" ! :lol:
Maminou, elle, est une "agitatrice" ! :lol:
Désolé, crétin, j'ai po trop l'temps, tu comrendras un jour, par contre le roby "Et si vous parvenez à éclaicir le mystère, chapeau bas !" qui est là depuis un moment n'a pas d'excuse :ange:
Je ne voulais pas vous vexer, toto. C'est prestigieux le mystère !
Ecrit par : Robin | 28 mars 2008
Il faut être initié et ne pas venir de sa zone rurale encore plus rurale que celle de lucile...
Ecrit par : Maminou | 28 mars 2008
... mais encore plus trop beaucoup favorisée économiquement, non ?
;-)
Ecrit par : lucile | 28 mars 2008
Au final, Maminou, la différence socio-culturelle entre ma petite ville et votre joli village ne doit pas être significative :-) !
Ecrit par : lucile | 28 mars 2008
" je n'ai pas trop compris l'agressivité de Jean à l'encontre de Chalot non plus, sauf s'il a décelé chez ce monsieur la conviction que la pédagogie était une fin en soi ou s'il a perçé à jour un retourneur de veste du style de M. Meirieu, ce qui, dans les deux cas, m'avait échappé.
Ecrit par : Pat | 27 mars 2008
Cela ne vous a échappé qu' au premier abord, puisque au deuxième ...rabord, vous mettez le doigt dessus. La réaction de Jean est justifiée par ce "pussy footing" ( tourner autour du pot, c' est moins gracieux) autour de la notion de pédagogie(s) et une propension à renvoyer tout le monde dos à dos en se disant au dessus de la mélée, alors qu'on est en plein dedans.
Monsieur Chalot me fait l’effet d’ un négatif de Monsieur Jourdain, qui ferait du pédagogisme intimement convaincu qu'il n'en est rien...et son côté Grand Mamamouchi vient de cette sincérité, cette candeur; si fier qu'il en est touchant, d'avoir réalisé la quadrature du cercle, avec sa pédagogie « nouvelle » qui recycle et ringardise celle que vouzetmoi appelons traditionnelle ou rien du tout car l'art d'enseigner n'a pas besoin d'innover pour être efficace. C'est ce qui semble si difficile de faire comprendre à ceux que le tropisme de la nouveauté éblouit au point d'obstruer leur jugement.
C'est le reproche que je faisais justement à Appy ( très drôle, le Appy slapping!),et surtout à Clermont Gauthier et consorts, qui se glorifient d'"innover", mais seulement après avoir eu besoin, pour se convaincre de l'évidence, d'attendre que de savantes études sociologiques leur confirment ce que le bon sens dictait depuis plus de quatre-vingts ans.
Sinon, bien sûr, à quoi serviraient les "sciences" de l'éducation?
La force de l'idéologie qui a présidé aux réformes s'éclaire à la lecture des toutes premières analyses critiques américaines des méthodes puéro-centrées inspirées ( ô ! si mal inspirées) de Rousseau, Pestalozzi, John Dewey... Un certain William Bagley, professeur d'université s'insurgeait en 1914 contre l'approche pseudo-scientifique de l'éducation qui commençait ses ravages. ( un certain Alain aussi, en 1933)
Diane Ravitch," Left Back: A Century of Battles Over School Reform", 2000, page 121: "Bagley had become a renegate, a critic of untested fads and reforms that were constantly raining down on the school". À l'époque Bagley s'insurgeait contre l'anti-intellectualisme, ce mouvement qui se disait progressiste et professait sa profonde empathie pour les classes laborieuses ...en s'opposant à ce qu'on leur enseigne les humanités ( liberal education), et voulait supprimer le latin dont l'étude est pourtant tout aussi utile aux anglophones car il forme la racine de leurs mots "difficiles" .
Revenons en Europe. Nous savons aujourdhui que les enfants des milieux les plus défavorisés apprennent mieux, plus aisément, avec la syllabique, avec un maître qui se fait respecter et avec le silence dans la classe...Les autres aussi mais tant pis pour eux s'ils sont pris dans le naufrage, un pays bourgeoisophobe n'en a cure.
Les enfants "en difficulté" apprennent mieux aussi avec un suivi individuel et permanent?…pas un scoop non plus, mais pourquoi est-ce possible en Finlande et pas chez nous?
On ne vous parle que du primaire; au collège, plus besoin d'assistance quand le boulot a été correctement fait et que bien avant 11 ans toute une classe d'âge (et non la moitié) sait lire, écrire, et compter et tout le reste du programme qui va avec.
Les propos de Mr Chalot-cum-Jourdain (en lui concédant une part d'inconscient) sont ceux de quiconque est imbibé par la formidable diabolisation de la SEULE pédagogie qui n'a jamais cessé de se révéler VRAIMENT efficace pour transmettre les savoirs et ne pas détruire les apprentissages chez LES ÉLÈVES LES MOINS BIEN OUTILLÉS et quelle que soit la raison de leur faiblesse relative.
C'est bien cette pratique qui est stigmatisée à gogo depuis plus de 30 ans comme inhumaine puisque "frontale", exigeant la passivité des élèves, dictatoriale, étouffant leur spontanéité, tuant leur créativité, etc... On a brandi avec un succès incontestable, comme l'illustrent les interrogations de crétin de base , le spectre du retour à un enseignement à coup de trique qui n'existait déjà plus il y a cinquante ans! Quand donc cessera cette imposture?
Les Français se polarisent curieusement sur la Finlande, si différente à tant de points de vue, mais ils se gardent bien d'aller chercher un exemple infiniment plus utile et instructuf car bien plus similaire, lui, à leurs écoles à la dérive: les effets positifs du retour en force dans les écoles primaires publiques des ghettos des grandes villes américaines, de cette pédagogie "frontale", bien sûr revue et corrigée ( car, et voila un vrai scoop: nous sommes au troisième millénaire et pas en 1900) et abandon définitif de la globale.
Ajoutons qu'avec leur conneries, les pédagos ont amené aussi le retour en force des écoles religieuses. Aux US pas besoin d'officines de "remédiation". Les écoles privées financées par l'argent public des chèques-éducation poussent comme des champignons, pas de numerus clausus au pays de la liberté et plus de carte scolaire dans les ghettos. Pour les plus vieux, c'est l'université qui s'en charge, en attendant que la transition se fasse, et ceux qui n'y vont pas restent estropiés à vie.
On va comprendre les causes de notre mal en allant voir ce qui se passe dans le Bronx, qui a connu une faillite du système pour des causes similaires à la France, et non en Finlande, qui est passée de l'éducation à la trique soviétique à un système performant, mais qui a visiblement conservé, une fois redevenue libre, ce que le précédent avait de bon!
Dans les années 20, Lounatcharski, Commissaire du peuple à l'Éducation de 1917 à 1929* , poursuivait le mythe "nous dépasserons l'Amérique" qui hanta l'URSS pendant plus de 70 ans et il écrivit: "Beaucoup de choses que nous introduisons dans notre école unique du travail sont une application socialiste des méthodes introduites dans les meilleures écoles américaines" . Mais heureusement pour eux, en 1931, Staline a sifflé la fin de la récré! Cela laisse songeur...Difficile d'imaginer Sarko en Petit père des peuples.
*Il a quand même pu en faire des dégâts en 12 ans quand on voit ceux commis par les nôtres, qui ont eu pourtant un turn-over record...
Conclusion: bad news, like bad ideas travel fast...
et le marché international des très mauvaises idées éducatives bouillonne depuis près d'un siècle!
Très instructif néanmoins le petit reportage de Télématin hier sur le "miracle finlandais", qui abordait un facteur de réussite essentiel dont pourtant Monsieur Chalot ne nous parle pas. Peut-être l'auteur, Mr Robert le mentionne-t-il, au quel cas Meirieu, qui édite son bouquin, est bel et bien devenu le Benedict Arnold du pédagogisme : King of turncoats et toujours, et plus que jamais, Führer incontesté de la brigade des pompiers pyromanes.
Ce qui fait toute la différence selon le reportage c'est l'autonomie financière totale du chef d'établissement finlandais qui embauche et licencie. Il doit bien avoir des comptes à rendre, mais pas un mot là-dessus, ce concept étant tout aussi étranger au public français que celui d’autonomie financière dont la journaliste concédait que ce n'était pas la veille que cela nous arrive en France.
Condorcet la préconisait il y a seulement deux cent trente ans...
Puisque la Finlande, comme quasiment tous les pays européens colonisés par les Soviétiques, a pris résolument un virage libéral après leur calamiteux effondrement, il est normal que son système scolaire soit aux antipodes de notre mammouth illibéral, centralisé, jacobin, otage des syndicats et de la Nomenklatura de « l’étage du dessous » …?
mais de là à y chercher l'erreur, ...horreur!!
On se couvre aussi de ridicule en ironisant sur les chaussons que portent les enfants finlandais en classe. Dans un pays où il fait très froid l’hiver, on ne les laisse pas mariner toute la journée dans des bottes. Tout le monde se déchausse, mais aussi à cause de la boue neigeuse et du sel. Mais pour penser à ce détail, comme pour tout le reste, il faut sortir la tête du sac hexagonal (think outside the box).Ce n'est pas demain la veille non plus.
Ecrit par : Cadichon | 28 mars 2008
viens de lire Bunto et j'adhère totalement
comme mon TROP long message qui va venir ( retenu par le décrypteur) le confirme.
Ecrit par : Cadichon | 28 mars 2008
Cadichon, la citation n'est pas de moi.
C'est la réponse (dont le Appy slapping) qui est de moi.
Ecrit par : Pat | 28 mars 2008
J'ai dit et rappelé que je n'ai jamais considéré que "ma" pédagogie avait été la meilleure et que celle du voisin la pire.
C'est une question : l'art d'enseigner qui est propre à chacun.
Le clivage est ailleurs entre celles et ceux qui veulent défendre l'enseignement attaqué par le libéralisme et les pseudos modernistes et celles et ceux qui construisent un clivage artificiel entre le renforcement des humanités et la formation pédagogique.
Tant que les vrais fréinétistes et les reconstructeurs de l'école s'affronteront, ce seront les libéraux et leurs affidés qui pourront faire passer leur politique destructrice.
Etant "culturellement" "école moderne" j'ai beaucoup apprécié les livres de Jean Paul Brighelli, ce qui m'a causé quelques critiques de mes amis mais qu'importe!
Ecrit par : CHALOT | 28 mars 2008
Vous ne le saviez pas, mais les programmes du primaire de 2002, du point de vue de la littérature, c'était le Graal. Si, si. D'ailleurs la preuve :
"Il se trouve que les programmes de 2002, dans le chapitre Littérature du cycle 3 et plus généralement dans les paragraphes consacrés à l’apprentissage de la lecture aux cycles 1 et 2, sont une réponse aux difficultés de nos élèves en lecture. Fruit d’un travail d’experts, chercheurs en didactique et en psychologie cognitive reconnus, ils prennent en compte les modélisations didactiques des théories de la lecture, de la littérature et de la lecture littéraire disponibles, se donnent donc une définition de la compréhension et de l’interprétation, identifient clairement les obstacles à la compréhension chez les élèves et les moyens de les surmonter, proposent un corpus pensé en fonction des problèmes d’interprétation/ compréhension repérés et de l’intérêt narratif, ethico-philosophique, esthétique des œuvres, se préoccupent du sujet lecteur et des moyens de lui offrir un espace d’expression, construisent les notions de communauté interprétative et de communauté culturelle et pour finir pointent la dimension artistique de la littérature. Ils construisent ce faisant un rapport nouveau à la lecture et au texte. Sur toutes les dimensions, cognitives, émotives, culturelles, esthétiques, de la littérature, les documents d’accompagnement offrent aux enseignants des orientations de mise en œuvre précises et largement illustrées."
C'est écrit par Catherine Tauveron, professeur des universités, en poste à l'IUFM de Bretagne, et cela paraît dans les Cahiers pédagogiques.
J'aime beaucoup la phrase " ils prennent en compte les modélisations didactiques des théories de la lecture, de la littérature et de la lecture littéraire disponibles".
GM
Ecrit par : guy morel | 28 mars 2008
Ce texte de Catherine Tauveron, dans ce style Ednat inimitable, me fait penser à une réflexion lue sur un blog il y a quelques jours.
L'auteur, Claude Poissenot, sociologue, se demande si la façon dont l'école encourage la lecture plaisir n'a pas un effet pervers.
Je cite :
"Dès lors, comment faire de la lecture une activité personnelle si toute lecture est valorisée par l'école ? Que reste-t-il de la transgression par la lecture ? La transgression ne risque-t-elle pas de se situer dans le refus de la lecture de livres et de ce qu'elle incarne ? La scolarisation de la pratique ferait-elle le terreau du discrédit des lecteurs et autres « intellos » ? La lecture d'écrans serait un succès chez les jeunes car c'est elle qui symbolise et permet d'actualiser l'aspiration des jeunes à définir leur propre culture.
Que l'école ait pour mission de transmettre la compétence de lecture (au sens de déchiffrement du texte) c'est une évidence, qu'elle s'oblige à donner des repères littéraires pourquoi pas ? Mais la prise en charge de la totalité de la pratique comporte sans doute des limites dans la mesure où elle risque, paradoxalement, d'entraver l'appropriation personnelle de la pratique par les jeunes et ainsi de compromettre son propre objectif, la transmission de la lecture de livres. Pour apprendre à traverser la rue à un enfant, il faut finir par lui lâcher la main..."
http://www.livreshebdo.fr/
blog "Du côté des lecteurs" (le lien direct est trop long)
Qu'en pensez-vous ?
L'idée que l'école en validant et en mettant à égalité tous les genres littéraires, bien loin de favoriser la pratique de la lecture, la rend moins attrayante me semble intéressante.
A méditer pour les thuriféraires des programmes de 2002 et des "inoubliables" dossiers d'accompagnement sur les albums "Le loup est revenu" ou "John Chatterton détective"
Ecrit par : lucile | 28 mars 2008
Tant que les vrais fréinétistes et les reconstructeurs de l'école s'affronteront, ce seront les libéraux et leurs affidés qui pourront faire passer leur politique destructrice.
..."les libéraux et leurs affidés" : Attention Monsieur CHALOT, aux ruades de cadichon !
Il me semble que Freinet n'a jamais cédé sur l'essentiel, c'est-à-dire sur la transmissions des savoirs.
J'ai beaucoup de sympathie pour son travail et son courage (notamment l'accueil en classe des enfants des réfugiés républicains espagnols après la Guerre civile)...Et puis il avait été blessé grièvement et gazé à Verdun comme mon grand-père, d'où son pacifisme militant et son horreur de la guerre.
Mais je confesse aussi un certain scepticisme. J'ai été élevé à la pédagogie traditionnelle "hard" (apprentissage par coeur, pédagogie frontale, enseignement systématique de la grammaire, du vocabulaire et des conjugaisons, une dictée tous les jours à l'école primaire...latin en 6ème, grec en 4ème et tout le tuttim)...Que voulez-vous, on ne se refait pas ! Mais je ne demande qu'à comprendre et à évoluer.
Je regrette que la méthode Freinet ait été parfois présentée comme une méthode concurrentielle destinée à supplanter les méthodes traditionnelles.
Vous savez sans doute que quelqu'un comme Meirieu se réclame de Célestin Freinet (voir son site), ce qui ne fait qu'aggraver le malentendu.
Ecrit par : Robin | 28 mars 2008
Effectivement la citation attribuée à Pat par Cadichon était de moi, mais bon, comme depuis j'ai décidé de rejoindre le côté Ostentatoire de la Force, ce n'est plus trop la peine d'en parler...
Ecrit par : johnmarguerite | 28 mars 2008
Tout à fait d'accord avec Lucile : l'école, c'est bon pour les textes et les repères les plus importants, et laissons les jeunes lecteurs s'approprier ensuite les fonds des bibliothèques.
Ecrit par : johnmarguerite | 28 mars 2008
Enfin, quand je dis "laissons", c'est plus compliqué que ça...
Ecrit par : johnmarguerite | 28 mars 2008
Enfin, quand je dis "laissons", c'est plus compliqué que ça...
Ecrit par : johnmarguerite | 28 mars 2008
Oui sur la question de l'usager, les débats sont assez intenses du côté des bibliothécaires en ce moment.
On peut les comprendre. Internet et l'enseignement en ligne pour les enseignants c'est une menace lointaine. Pour les recherches et la consultation de documents, il a déjà remplacé en partie les bibliothèques (et CDI). Quel est l'avenir de ces structures ?
Ecrit par : lucile | 28 mars 2008
L'interview de JPB aux "Grandes Gueules" sur RMC :
http://www.rmc.fr/podcast/podcast.php?id=49
Ecrit par : Pat | 28 mars 2008
Qu'en pensez-vous ?
L'idée que l'école en validant et en mettant à égalité tous les genres littéraires, bien loin de favoriser la pratique de la lecture, la rend moins attrayante me semble intéressante.
A méditer pour les thuriféraires des programmes de 2002 et des "inoubliables" dossiers d'accompagnement sur les albums "Le loup est revenu" ou "John Chatterton détective"
Ecrit par : lucile | 28 mars 2008
Je pense comme vous et comme le sociologue que vous citez. L'école des pédagos est une école totalitaire au sens où elle prétend prendre en charge la totalité de l'individu, ses loisirs, ses affects, sa manière de lire, tous les livres qu'il peut lire, son comportement citoyen, son éducation sexuelle, son régime alimentaire etc.
Sauvons les gosses !
GM
Ecrit par : guy morel | 28 mars 2008
Et non seulement les enfants étouffent sous ce prêt à penser, mais à force de s'occuper de tout, l'école ne fait pas grand chose de correct.
Ecrit par : lucile | 28 mars 2008
Monsieur,
je viens de profiter du week-end pascal pour lire votre dernier livre, Fin de récré.
Ce ne sont pas seulement ses analyses qui m’ont plu mais aussi son ambition : refonder. Tout, bien sûr, pourrait paraître désespéré et désespérant : même les lueurs d’espoir qui viennent parfois du monde politique (pouvoir actuel) sont bien faibles et vacillantes, vous ne la cachez d’ailleurs pas. Seulement, vous montrez qu’il y a d’autres façons de penser que celles qui ont dominé ces dernières décennies à un point tel qu’elles ont pu paraître évidentes, indiscutables, à droite comme à gauche. Les contester hautement comme vous le faites, c’est déjà rompre leur sortilège, aller vers ce qui, ici ou là, dans la société aspire à autre chose, au vrai tout simplement. Tant que les idées ne sont pas au point, aucun mouvement en leur sens ne peut s’effectuer.
J’ai toujours aimé la métaphore d’Aristote dans les Seconds Analytiques, indépendamment de son contexte (je suis professeur de philosophie) : il arrive que, dans une armée en déroute, un soldat puis un autre, puis quelques uns cessent de fuir, décident de faire face et, à la fois par leur action et leur disposition d’esprit changée, entraînent tous les autres ou, du moins, une bonne partie d’entre eux. Alors, non seulement, ils mettent fin à la retraite mais, profitant de l’effet de surprise, brisant la trop grande confiance des ennemis qui ne tenait qu’à l’absence d’opposition, ils vont jusqu’à remporter la victoire !
Je veux passer assez vite sur le seul point où vous ne m’avez pas réellement convaincu, à savoir la question du baccalauréat. Certes, tout ce que vous écrivez est totalement juste mais je ne suis pas certain que le contrôle continu résoudrait la difficulté : n’engendrerait-il pas cette grande dépendance des élèves à l’égard des professeurs et des professeurs à l’égard des élèves nuisible au pur rapport pédagogique que vous appelez de vos voeux ? Avec le bac, mes élèves, ne sont pas contrôlés par moi in fine, ce qui change tout. Vous évoquez, par ailleurs, les dossiers « post-bac » comme on dit si « joliment » ou, même, le livret scolaire mais, justement, les appréciations échappent au « contrôle » des élèves qui n’y ont pas accès. Double non-lien…
J’aurais bien aussi deux ou trois choses à avancer à propos des sanctions même si je partage votre idée centrale : ce n’est pas sur elles mais sur le savoir et sa transmission que peut reposer l’autorité. On peut et on doit toujours discuter - et je n’ai pas la prétention de défendre des positions absolument incontestables - mais, pour l’heure, l’essentiel me paraît se situer ailleurs : dans votre désir de liberté (c’est bien d’un totalitarisme dont nous souffrons et, plus que nous, nos élèves). En effet, sauver l’école - en l’occurrence, non pas le passé qui n’est plus mais l’avenir qui n’est pas encore -, c’est tout sauver en un sens car une humanité où il n’y aurait plus d’élèves et de professeurs, les uns n’allant pas sans les autres, ne serait plus une humanité, ce ne serait rien.
Il se trouve que, depuis quatre ans, je suis partiellement détaché auprès de l’IUFM Orléans-Tours pour assurer la formation disciplinaire des stagiaires philosophie et j’assiste en direct à une évolution fort malheureuse. Lorsque la décision a été prise d’intégrer les IUFM à des universités, je me suis réjoui car il est clair qu’il s’agissait de briser leur orgueilleuse indépendance, à commencer par leur indépendance financière (salles et bureaux quasi luxueux, location d’une salle du Crédit Agricole pour accueillir le maître (Meirieu), …). Mais, avant l’élection présidentielle, tout s’est fait dans la précipitation et, sans doute, la résistance de l’arrière-garde. Résultat : tout est piloté par un cahier national des charges complètement décousu donnant lieu à des formations vétilleuses et à des évaluations arbitraires aussi bien pour les PE que les PLC et, maintenant, pour la « professionnalisation » et le « niveau » T1. Pour ce qui me concerne, j’ai fait part de ma décision de quitter un tel établissement. Il n’en reste pas moins qu’en tant que membre du bureau national de l’Association des professeurs de philosophie de l’Enseignement public (Appep) et, plus précisément, comme « secrétaire général adjoint à la formation des maîtres » que je suis donc encore, j’ai été amené, avec d’autres, à demander une audience auprès de la ministre de l’Enseignement supérieur pour mettre en évidence le caractère particulièrement nocif dudit cahier des charges et pour proposer d’autres solutions [documents visibles sur le site de l’association : www.appep.net]. On attend la réponse. Il me semble que les IUFM en sont arrivés à un point de rupture qu’ils tentent de dissimuler par tous les moyens - il serait trop long d’entrer dans les détails : ceci m’incite à penser que les faits eux-mêmes peuvent, à certains moments, servir les idées.
Tous mes remerciements et toutes mes félicitations pour votre beau livre précieux et nécessaire.
Alain Champseix
agrégé de philosophie,
docteur de l’Université Paris IV,
ancien élève de l’E.N.S. Fontenay - Saint-Cloud
[nouveau sur le blog, je viens de m'apercevoir d'une erreur de destination quant à ce message adressé à Jean-Paul Brighelli. Je corrige donc en l'envoyant sur la bonne note]
Ecrit par : Alain Champseix | 28 mars 2008
Ecrit par : Alain Champseix | 28 mars 2008
Après avoir lu ceci "de l'autre côté" , c'est avec plaisir que je ciens de vous relire...
Ecrit par : Maminou | 28 mars 2008
pardon, je viens...
Ecrit par : Maminou | 28 mars 2008
Dire que certains élèves sont vraiment mal à l'aise dans les disciplines abstraites,est-ce vraiment si archaïque ? A contrario, certains sont d'une maladresse extrême dans tout ce qui est activités manuelles.A l'école primaire, où je réussissais par ailleurs très bien, j'étais défavorisée par ma graphie désastreuse. Le dessin, la couture me mettaient au supplice, et j'obtenais toujours des notes lamentables quelle que fût mon application. Je détestais ces disciplines, et j'ai été très heureuse de pouvoir les abandonner. J'imagine qu'il y a de même des élèves qui, quel que soit le mal qu'ils se donnent, ne réussissent ni en mathématiques ni en composition française, et n'aspirent qu'à faire autre chose - quelque chose qui, pour eux, serait plus valorisant. Pourquoi les en empêcher?
Ecrit par : Sylvie Huguet | 28 mars 2008
Mais vous rendez-vous compte que quand vous prétendez enseigner quelque chose aux enfants cela crée des inégalités ?
C'est pourquoi il est préférable, commel le montre la psychologie moderne, que les jeunes s'approprient le savoir, le construisent par eux-mêmes en fonction de leurs besoins et de leurs intérêts, ceci dès la maternelle.
Ecrit par : Philippe Reimieu | 28 mars 2008
Le niveau n'en finit pas de monter ...
Une nouvelle enquête atteste de la baisse du niveau des élèves en fin de CM2
LE MONDE | 28.03.08 | 17h29
Nouvel élément à l'appui de la "baisse du niveau" scolaire : qu'il s'agisse de la lecture, du calcul ou plus encore de l'orthographe, une "note d'alerte" , émanant des services statistiques du ministère de l'éducation et dont Le Monde a pu prendre connaissance, conclut à une baisse importante des performances des élèves en fin de CM2 entre 1987 et 2007.
La Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) a tenté de "mesurer objectivement l'évolution des compétences des élèves" à vingt ans d'intervalle. Pour cela, elle a repris à l'identique en 2007 et auprès d'un nouvel échantillon d'élèves de fin de CM2 une enquête "Lire, écrire, compter" menée en 1987. Les élèves ont été soumis à des épreuves de lecture (compréhension de huit textes courts et variés), de calcul (portant sur les quatre opérations) et d'orthographe (une dictée d'une dizaine de lignes assortie de questions).
Synthétisés dans la "note d'alerte", les premiers résultats de cette reprise comparative montrent que la baisse des performances est la plus marquée en orthographe. Sur une dictée de 85 mots, la proportion d'élèves faisant plus de 15 erreurs qui était de 26 % en 1987, est passée à 46 % en 2007. Ce sont principalement les erreurs grammaticales qui ont augmenté, passant de 7 en moyenne 1987 à 11 en 2007. Ainsi, alors que 87 % des élèves écrivaient correctement "tombait" dans la phrase "le soir tombait", ils ne sont plus que 63 % en 2007. Alors que 61 % des élèves orthographiaient correctement le mot "certainement" en 1987, ils ne sont plus que 50 % en 2007. En revanche, sur des conjugaisons difficiles pour les élèves de CM2, comme l'accord du participe passé avec l'auxiliaire avoir, le pourcentage de réussite n'évolue pratiquement pas : en 1987, seulement 32 % des élèves, écrivaient correctement "vus" dans la phrase "elle les a peut-être vus" ; en 2007, ils sont 29 %.
Ces résultats recoupent ceux d'une autre étude comparative, publiée en 2007 par Danièle Manesse et Danièle Cogis (Orthographe : à qui la faute ?, Editions ESF). Ces universitaires, en reprenant à l'identique une précédente enquête de 1987, avaient établi qu'en vingt ans le niveau orthographique avait pris un retard de deux années scolaires : les performances en orthographe grammaticale d'une classe de cinquième de 2005 étaient celles d'une classe de CM2 de 1987.
En calcul, les résultats sont négatifs mais comportent des subtilités qui restent à interpréter, en particulier sur le caractère irrégulier dans le temps de la baisse des performances. Grâce à des résultats intermédiaires collectés en 1999, la note de la DEPP constate une "baisse importante" des performances entre 1987 et 1999, suivie d'une "légère baisse", qualifiée de "peu significative", jusqu'en 2007. "Ce redressement, commente la note, est peut-être à mettre au compte de la remise à l'ordre du jour du calcul depuis 2002 avec, en particulier, l'accent mis sur le calcul mental et l'apprentissage des techniques opératoires".
En lecture, des résultats intermédiaires sont également disponibles puisque ce volet de l'enquête de 1987 avait fait l'objet d'une reprise en 1997. La note indique que les résultats en compréhension de l'écrit sont "stables de 1987 à 1997". "En revanche, on observe une baisse significative du score moyen entre 1997 et 2007". Cette baisse est plus marquée pour les élèves les plus faibles : 21 % des élèves se situent en 2007 au niveau des 10 % d'élèves les plus faibles de 1987.
Cette enquête apporte de l'eau au moulin du ministre de l'éducation, Xavier Darcos, qui motive sa réforme du primaire par la nécessité urgente de redresser les performances. Toutefois, le détail des résultats et leur évolution dans le temps ne semblent pas mettre directement en cause les programmes du primaire de 2002, que M. Darcos est en train de remplacer par de nouveaux textes. Par ailleurs, les résultats en compréhension de l'écrit, "stables" jusqu'en 1997, semblent déconnectés de la question des méthodes d'apprentissage de la lecture. En particulier, ils ne permettent pas en eux-mêmes d'attribuer la baisse ultérieure à 1997 aux méthodes "globales ou semi -globales", montrées du doigt par le précédent ministre, Gilles de Robien, mais qui étaient beaucoup plus en vogue dans les années 1980.
Luc Cedelle
La dictée proposée aux élèves :
"Le soir tombait. Papa et maman, inquiets, se demandaient pourquoi leurs quatre garçons n'étaient pas rentrés.
Les gamins se sont certainement perdus, dit maman. S'ils n'ont pas encore retrouvé leur chemin, nous les verrons arriver très fatigués à la maison.
Pourquoi ne pas téléphoner à Martine ? Elle les a peut-être vus ! Aussitôt, aussitôt fait ! A ce moment, le chien se mit à aboyer."
Ecrit par : Phil Del | 28 mars 2008
Le texte dont parlait Jeremy émane de la Société des médiévistes littéraires (SLLMOO). Il s’agit du compte-rendu d’une audience au Ministère (M. Sherringham) qui a eu lieu le 13 mars. Nous le mettrons intégralement en ligne sur le site de RE ce week-end avec les propositions des historiens médiévistes.
Le projet qui a en ce moment la faveur du Ministère est un pur délire. Le responsable en est, semble-t-il, Philippe Court, chef de cabinet de Darcos. Je ne connais pas ce monsieur mais il m’a tout l’air d’être un de ces technocrates post-politiques, très satisfaits de leurs bonnes idées alors qu’ils ignorent tout des problèmes qu’ils prétendent résoudre. Le résultat est toujours une usine à gaz. On en a quelques exemples récents dans les 35 heures, le CPE ou le CNE.
1. L’idée qu’on peut supprimer l’année de préparation au concours est une lubie. C’est rigoureusement impossible puisque les collés de la session N se représenteront à la session N+1 et l’année de préparation se reconstituera d’elle-même. On peut en revanche dire que l’Université n’assure plus cette préparation. Mais la conséquence immédiate est que la place serait prise par des boites privées. Ce qu’on supprime alors n’est pas l’année de préparation mais le fait qu’elle est assurée dans le cadre du secteur public.
2. L’idée qu’on peut simplifier les CAPES au point que la préparation en devienne inutile est fausse. Quel que soit le contenu des épreuves, s’il y a concours, il y a nécessairement préparation au concours, même s’il s’agit de QCM de « culture générale ». Plus grave encore. Des épreuves de ce genre, qui doivent être corrigées en une quinzaine de jours maximum, sont d’un niveau beaucoup plus bas que celui des candidats (master). Dans ces conditions, le résultat est toujours aléatoire. Il vaudrait mieux alors organiser un tirage au sort parmi les titulaires du master. Ce serait plus rapide, plus économique et cela ne changerait rien au niveau du recrutement. En plus, ça ferait plaisir à Rancière, qui considère qu’il faut revenir à la démocratie athénienne, fondée justement sur le tirage au sort.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 28 mars 2008
Ne sait pas si l'info a déjà été diffusée.
Darcos hier soir sur le journal du soir de France 3.
Il évoque la question de l'école primaire.
http://jt.france3.fr/soir3/
Avancer à 9 mn
Ecrit par : Guillaume | 28 mars 2008
Tant de malhonnêté intellectuelle et de malhonnêté tout court vous coupent les bras et les jambes. Nous étions tout ce qu'on veut, mais s'il y a une génération morale jusqu'à la sottise, c'est bien la nôtre.
Ecrit par : Robin | 28 mars 2008
Parfaitement d'accord. J'ajouterais un brin de romantisme ; du reste une certaine analogie avec 1848, à tort ou à raison, a souvent été évoquée. On a également pu présenter (Onfray ? Glucksmann ? BHL ?) 68 comme une réaction, pourquoi pas, contre l'esprit de 1940. Et là je dis aussi d'accord, et la preuve en forme de corollaire, c'est que la manière de maintenant le rappelle furieusement, l'esprit de 40...
Ecrit par : Sergio | 28 mars 2008
Je n'aurais qu'une question... - c'est un peu en ces termes que vous m'aviez adressé la parole au concours.
Ecrit par : Péchin
Rancune d'un refusé au CAPES de Lettres?
Ecrit par : Loki | 28 mars 2008
Ou avez-vous vu de la rancune?
Si vous voulez tout savoir, non, même pas... mais bon, pas de gloire je veux dire: St Brighelli a dit que c'était à la portée de n'importe quel crétin.
Je vois des développements formidables d'agrégés de philo et tout le toutim... (d'ailleurs les agrégés de philo ne m'impressionnent pas finalement... un certifié de philo, ça c'est grand! ;-)... c'est du très haut niveau, pas de problème... mais... pourrait-on éclairer ma lanterne de crétin qui en fabrique d'autres: Kessékça "savoir lire"?
Ecrit par : Péchin | 28 mars 2008
Bonjour à tous,nouvelle recrue et fervente adepte de JPB,je voudrais connaitre votre point de vue sur le mouvement de contestation qui s'organise et agite en ce moment le corps enseignant,toutes obédiences confondues,contre les suppressions de postes et leur transformation en heures sup,contre tout ce qui menace notre statut et notre mission ?
Entrée dans la "carrière" en 1980(année noire des concours),j'ai vécu pas à pas la destruction de l'école,celle de l'enseignement des Lettres.Vrai et douloureux chemin de croix.
J'ai espéré en 2002 qu'on brûlerait les IUFM avec les inspecteurs à l'intérieur et tous les pédagogo,Trissotin et Précieuses Ridicules sécrétés par L'Educ.Nat.Il ne se passa RIEN,et je doute que les Sarko-Darcos veuillent changer quelque chose dans le sens où on l'espérait.
Bientôt le Bac et ses pittoresques commissions d'harmonisation si utiles à la culpabilisation des jeunes profs.
D'ailleurs,c'est le mot "enseignant" qui prévaut désormais n'est-ce pas?(car en-saignant...?Dans la douleur !).
Commission donc, où il y a 8 ans, une inspectrice,alors que je refusais de remonter les notes m'a dit: "vous êtes d'un autre siècle Madame,on le fera nous-mêmes!"
Commission encore ,l'année où Pierre Perret était à l'honneur avec Lily et où j' ai fait remarquer que cette chanson n'était pas un texte de grande qualité,que c'étaient des vers de mirliton,et que le sujet relevait de la pire démagogie:dénégations offensées des inspecteurs et silence confus et contrit des collègues(mais je ne comptais pas sur leur soutien!)
Ainsi passèrent les années.Aujourd'hui,je pratique l'acharnement pédagogique sur des élèves ignorants et contents de l'être pour qui Harry Potter est un chef-d'oeuvre "parce qu'il se vend à des millions d'exemplaires et qu' il vaut bien Voltaire ou Racine,qui eux d'ailleurs sont morts depuis longtemps!".Acharnement pédagogique avec bien souvent l'envie de débrancher les tuyaux puisque...mes patients semblent en état de mort cérébrale...
Harry Potter dont une inspectrice nous a dit que ce pouvait être intéressant de l'étudier,"pourquoi pas?"O rage ô désespoir,depuis, j'ai appris que des conférences ont été données à l'IUFM sur le sujet.
Devant une copie à laquelle j'avais mis 5 sur 20,une autre inspectrice avait eu ces mots mémorables:
_5,c'est humiliant!
_Vous mettriez combien,vous?
Air condescendant:
_oh,si on rajoute la ponctuation,je dis mmmh..7!
_Pouvez-vous alors pondre une circulaire qui dirait clairement que noter au-dessous de 7 est interdit?
_Non,c'est impossible!
Je lui fis alors remarquer les fautes d'orth. et la destructuration de la phrase et donc de la pensée de l'élève.
Réponse qui me fait encore aujourd'hui beaucoup rire:
_"Mais ça n'a pas d'importance,vous raisonnez en latiniste,l'orth.ça vient plus tard(l'élève était en BTS,alors...quand?)et puis l'ordinateur corrige les fautes!"
_Mais en quoi faut-il raisonner,Madame,en Novlang?Et l'orthographe c'est un peu comme la génération spontanée alors?Quant à ce garçon à qui j'ai mis 5,ne croyez-vous pas qu'il se sentira humilié lorsque sa nana le plaquera et qu'il devra l'assumer?
Grand moment de solitude devant un tel cynisme(ou inconscience?).C'est elle encore qui nous avait réunis pour les nouveaux programmes.Ne supportant plus qu'elle s'exprime dans le jargon que vous connaissez,je lance:Madame,il y a 3 siècles Molière a réglé leur compte aux précieuses ,de grâce,épargnez-nous!
_Oh,dit-elle,c'est ainsi que nous parlons "entre nous"!Une caricature!
La précieuse inspectrice,en diagnostiquant un 7 plutôt qu'un 5,ajouta(c'est capital!):"voyez-vous,avec 7 ils gardent espoir!".
C'est ainsi que le niveau monte !
Que nous devenons des illusionnistes,
Qu'on déguise le mépris en compassion et que cette tartufferie dégoulinante de bons sentiments sert à nier l'échec des méthodes pédagobigotes.
Chaque année il faut un trimestre de lutte pour "déconditionner"les élèves.
Leur premier choc (et celui des parents et même des collègues)est la dictée de "Sauver les lettres"en début d'année.
En effet , le niveau monte mais c'est seulement celui des fautes .
Il y a 15ans ils ont commencé à conjuguer les adjectifs,les adverbes,à peu près tout,sauf les verbes.......
Aujourd'hui,ils ne conjuguent plus rien et se demandent,ahuris, ce qu'est un adjectif .
D'ailleurs désormais,pour tenir le coup,je corrige sur le lit,le dos solidement calé par des coussins,dans la position du malade ,afin de ne plus tomber à la renverse !
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 28 mars 2008
"Le texte dont parlait Jeremy émane de la Société des médiévistes littéraires (SLLMOO). Il s’agit du compte-rendu d’une audience au Ministère (M. Sherringham) qui a eu lieu le 13 mars. Nous le mettrons intégralement en ligne sur le site de RE ce week-end avec les propositions des historiens médiévistes."
Merci Pedro !
"Leur premier choc (et celui des parents et même des collègues)est la dictée de "Sauver les lettres"en début d'année."
Bievenue à vous, Amélie. J'aime beaucoup votre post (et j'ai bien ri pour la remarque à l'inspectrice). Bon le pseudo me plaît moins, même si je n'aime pas Nothomb, mais on ne peut pas être parfaite (par contre, faites gaffe, on va vous appeler Amélie avec ce pseudo...)
Ecrit par : Jérémy | 28 mars 2008
"Le projet qui a en ce moment la faveur du Ministère est un pur délire." Pedro Cordoba
Il a donc toutes les chances d'être accepté !
Ecrit par : Jérémy | 28 mars 2008
Jean-Paul,
Je ne suis plus assidue à ce site, appelée à d'autres fonctions (municipales) dans mon village aveyronnais d'adoption. Mais chaque fois que j'y replonge c'est un délice de lire le préambule. Je suis tout simplement admirative de tes écrits, forme et fond.
A Paris pour quelques jours, un petit tour hier dans mon ancien collège : Assemblée générale, grèves tournantes ...
Ecrit par : Sylviane | 28 mars 2008
Intrigué par le SLLMOO, cité par Pedro Cordoba, j'ai trouvé sur glouglou une Société de langues et de littératures médiévales d'oc et d'oïl.
Je dépose demain les statuts d'une SPPEVP (société des physiciens pataphysiciens en voie de plutonisation).
A ce titre, nous demandons une entrevue d'urgence avec Sherringham pour faire valoir nos justes revendications (car nous sommes nombreux bien que de caractère notoirement occulte).
En préalable à toute négociation, nous exigeons la réintégration de notre camarade Pluton, injustement privé de son statut planétaire.
Nous étudions depuis 15 ans 4 mois et 26 jours la possibilité d'une brouillon de projet de protocole d'actions communes avec le SLLMOO.
Hasta la victoria siempre.
Ecrit par : dugong | 28 mars 2008
un brouillon (de onze heure).
une brouillonne
Ecrit par : dugong | 28 mars 2008
"Mais chaque fois que j'y replonge c'est un délice de lire le préambule."
Sylviane, il faut lire les commentaires aussi, sinon ce n'est pas drôle !
Ecrit par : Jérémy | 28 mars 2008
Au lieu de s'occuper des tibétains, les profs désoeuvrés devraient plutôt se pencher sur le cas de la pauvre Pluton *.
Il y a déjà quelques lunes, j'avais déjà lancé un appel en ce sens.
Plus que jamais, nous sommes tous des Plutons du Système Scolaire, conscients que la Force (centrifuge) est en nous.
* : J'ose une aristotélicienne : Pluton est au système solaire ce que Pendariès est au sytème scolaire.
Ecrit par : dugong | 28 mars 2008
"déjà ... déjà", il commence à gagatiser le dugong...
Qu'il devrait se relire.
Ecrit par : dugong | 28 mars 2008
D'ailleurs désormais,pour tenir le coup,je corrige sur le lit,le dos solidement calé par des coussins,dans la position du malade ,afin de ne plus tomber à la renverse !
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 28 mars 2008
Bienvenu au club Amélie Jirécraché, etc.
J'ai bien aimé "Stupeur et tremblement" (le roman et le film tiré du roman) d' A.Nothomb.
Elle a un peu plus de talent de Philippe Sollers ; il le sait et il lui en veut (il faisait semblant de croire qu'elle était "attachée de presse" du salon du Livre.
..Si Molière revenait il en ferait des pièces sur les ridicules des milieux pseudo intellectuels et sur le jargon Educnat...
Une vraie mine d'or qui ne demande quà être exploitée, sauf qu'avec les Précieuses, ce n'était pas encore aussi tragique.
Rien ne change, c'est vrai, sauf que maintenant il y a un blog où on peut venir se défouler contre les "crétins" comme dans les entreprises japonaises décrites par Amélie Nothomb !
Ecrit par : Robin | 28 mars 2008
Etude obligatoire de l'oeuvre de Captain beefhart au CP !
signez la pétition : http://fr.youtube.com/watch?v=eAl32i9iTOI&feature;=related
Ecrit par : dugong | 28 mars 2008
Et là je dis aussi d'accord, et la preuve en forme de corollaire, c'est que la manière de maintenant le rappelle furieusement, l'esprit de 40...
Ecrit par : Sergio | 28 mars 2008
Oui, sauf que maintenant, ce n'est pas avec les Allemands, mais avec l'Amérique et la "perfide Albion".
Une bourde politique (le fait qu'elle soit volontaire n'y change rien) dont les conséquences catastrophique vont bientôt se faire sentir !
Le général de Gaulle doit se retourner dans sa tombe.
On fleurit sa statue pour trahir sa mémoire. (alexandrin ?)
Ecrit par : Robin | 28 mars 2008
Commission encore ,l'année où Pierre Perret était à l'honneur avec Lily et où j' ai fait remarquer que cette chanson n'était pas un texte de grande qualité,que c'étaient des vers de mirliton,et que le sujet relevait de la pire démagogie:dénégations offensées des inspecteurs et silence confus et contrit des collègues(mais je ne comptais pas sur leur soutien!)
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 28 mars 2008
Bonsoir,
J'étais aussi de commission de bac cette année-là, et ma protestation avait été suivie par les collègues présents ainsi que par l'IPR. Faut pas désespérer !
Elle avait aussi paru suffisamment fondée à un journaliste de Ouest-France qui me laissa sa plume pour un article, quelques jours après relayé par une chronique retentissante de Marie-Christine Bellosta dans le Figaro.
Il y a toujours de l'espoir.
Évidemment, il y a les collègues qui obtempèrent sans moufter. Ils creusent leur tombe.
Cordialement.
GM
Ecrit par : guy morel | 28 mars 2008
Suicide d'une institutrice
en Gironde
J.B. (lefigaro.fr) Avec AFP et AP
28/03/2008 | Mise à jour : 19:59 | .
Sa famille porte plainte pour harcèlement contre l'Éducation nationale.
Valérie Cruzin, une institutrice de 39 ans de l'école maternelle de Pauillac (Gironde), enceinte de six mois, s'est suicidée le 4 mars dernier au terme de plusieurs mois de tensions avec l'équipe pédagogique de l'école, les services municipaux et des parents d'élèves. La nouvelle a été rendue publique vendredi.
L'institutrice, forte de 18 années d'expérience, connaissait, depuis sa première rentrée en 2006 dans cette petite école du Médoc «des problèmes relationnels mais aucune faute professionnelle ne lui avait été reprochée», a indiqué lors d'un point presse André Mercier, inspecteur d'académie de la Gironde. Des agents de la mairie ne voulaient plus travailler avec cette enseignante et sa directrice se plaignait d'un mauvais climat de travail, provoqué par son refus de participer à des projets pédagogiques communs, a-t-il ajouté. Selon Cyril Cruzin, son mari, l'institutrice était entrée en dépression à partir de la rentrée 2007.
Conformément aux informations révélées vendredi par le quotidien Sud Ouest, l'entourage de l'institutrice dit avoir porté plainte pour harcèlement contre l'Education nationale et la municipalité de Pauillac.
Des parents d'élèves s'étaient plaints
Selon le syndicat Snudi-Fo (syndicat national unifié des directeurs et instituteurs Force ouvrière), auquel adhérait l'institutrice, «la hiérarchie de l'Education nationale n'a pas assuré son rôle en ne soutenant pas l'enseignante contre l'entreprise de diffamation» opérée par des parents d'élèves. En novembre 2007, une dizaine de parents de la classe de l'année précédente avaient écrit à l'inspection d'académie pour se plaindre du comportement de Valérie Cruzin, lui reprochant par exemple ses «a priori sur le Médoc et ses habitants», selon Sud Ouest. Ils reprochaient également à la jeune femme «l'obligation des parents et des enfants à dire bonjour/au revoir 4 fois par jour», ou le fait que «les discussions entre parents dans les couloirs l'incommodaient». Ils avaient demandé «son exclusion de l'enseignement en général».
Philippe Mano, secrétaire départemental du Snudi-FO, parle à propos de ces lettres, d'«une action de diffamation téléguidée». L'inspection académique estime, elle, qu'»aucun élément dans le dossier n'évoquait le harcèlement ni la nécessité d'intervention» de la hiérarchie. Celle-ci, a rappelé André Mercier, avait proposé deux fois à l'institutrice de changer d'école mais elle avait refusé.
Après avoir pris connaissance des récriminations des parents d'élèves à son encontre lors d'un entretien à l'inspection académique le 30 janvier, l'enseignante avait fait une tentative de suicide deux semaines plus tard, avant de réussir à se suicider pendant les vacances scolaires, le 4 mars. Entre-temps, elle avait été hospitalisée au centre hospitalier psychiatrique Charles Perrens de Bordeaux et le Snudi-FO avait adressé au recteur une lettre lui demandant d'appliquer la loi de protection des fonctionnaires.
Ecrit par : Pendariès | 28 mars 2008
à Pendariès : et alors ?
Ecrit par : dugong | 28 mars 2008
une ctite connerie vite fait
"destructuration"
"déstructuration"
:)
Ecrit par : toto | 28 mars 2008
Dire que certains élèves sont vraiment mal à l'aise dans les disciplines abstraites,est-ce vraiment si archaïque ? A contrario, certains sont d'une maladresse extrême dans tout ce qui est activités manuelles.A l'école primaire, où je réussissais par ailleurs très bien, j'étais défavorisée par ma graphie désastreuse. Le dessin, la couture me mettaient au supplice, et j'obtenais toujours des notes lamentables quelle que fût mon application. Je détestais ces disciplines, et j'ai été très heureuse de pouvoir les abandonner. J'imagine qu'il y a de même des élèves qui, quel que soit le mal qu'ils se donnent, ne réussissent ni en mathématiques ni en composition française, et n'aspirent qu'à faire autre chose - quelque chose qui, pour eux, serait plus valorisant. Pourquoi les en empêcher?
Ecrit par : Sylvie Huguet | 28 mars 2008
Est-il question de les en empêcher ou de dispenser d'activités manuelles ceux qui, à huit ans, n'y montrent guère de dispositions?
Je fus moi aussi cette élève de primaire puis de collège couverte de tache d'encre, nulle en écriture, couture et dessin.
A présent, aux abords de la cinquantaine, je "chirurge" plutôt bien, aux dires de mes pratiques. J'ai mis une partie de ma petite intelligence verbale au service de mes performances manuelles qui furent en leur temps développées malgré elles par la plume sergent-major, ses pleins et déliés, la broderie, le canevas, le point de surjet et le dessin.
L'école, c'est un éveil pour toute la vie et sur tous les sujets.
Ecrit par : dobolino | 28 mars 2008
Dobolino a raison : il faut orienter très tôt les élèves en difficulté vers les études de technologies médicales.
Cela n'a rien de dégradant.
Ecrit par : dugong | 28 mars 2008
@penda
tu pourrais m'prévenir avant de poster ce genre de truc (affolant) que je ne poste pas après....
Ecrit par : toto | 28 mars 2008
L'école, c'est un éveil pour toute la vie et sur tous les sujets.
Ecrit par : dobolino
*
Une grande phrase, et profonde en plus.
On dirait du Sibille...
Ecrit par : Loki | 28 mars 2008
Dobolino a raison : il faut orienter très tôt les élèves en difficulté vers les études de technologies médicales.
Cela n'a rien de dégradant.
Ecrit par : dugong | 28 mars 2008
Le tout, c'est de ne pas être trop patient.
Ecrit par : Robin | 28 mars 2008
L'école, c'est un éveil pour toute la vie et sur tous les sujets.
Ecrit par : dobolino
J'ai rencontré un jour un canadien du Québec qui disait avec l'accent suave que vous devinez:
"L'école? C'est là qu'on prend tous les faux plis"....
Ecrit par : Maminou | 28 mars 2008
Robin a écrit : "Le tout, c'est de ne pas être trop patient."
L'impatient est une réminiscence (obsolète ?) de 68.
La poussée fiévreuse constatée * sur les études de technologie médicale font craindre une bulle spéculative qui frise l'embolie plus que l'embellie.
Que fait l'Ordre ?
* ma prostate va très bien. merci de vous en soucier Cadichon.
Ecrit par : dugong | 28 mars 2008
" L'école, c'est un éveil pour la vie et sur tous les sujets"
Ecrit par Dobolino
Je ne dis pas le contraire, mais il faut éviter que l"éveil" se prolonge trop longtemps, faute de quoi il risque d'aboutir au rejet et au dégoût. Par ailleurs, je ne suis pas sûre que les cours de couture aient tellement développé mes capacités manuelles : je ne suis même pas capable de faire avaler à mon chien une dose de Kaopectate sans en mettre partout!
Ecrit par : Sylvie Huguet | 28 mars 2008
L'école, c'est un éveil pour toute la vie et sur tous les sujets.
Ecrit par : dobolino
*
Une grande phrase, et profonde en plus.
On dirait du Sibille...
Ecrit par : Loki | 28 mars 2008
Et pourtant, même si ça fait trouduc et gnangnan, c'est vrai, petite merde de Loki!
Mon jeune frère, major de Polytechnique, est très reconnaissant à son professeur de technologie de collège qui lui a enseigné deux ou trois petites choses qui ont fait la différence au concours d'entrée.
Je ne sais si vous avez quelque activité, Loki, et si, pour ce faire, vous mobilisez des compétences mais, pour ma part, lors d'une entérectomie, après un diagnostic qui a mis en mouvement dix mille compétences scolaires et non scolaires, mes soins vont de l'habileté manuelle à la biologie moléculaire appliquée à la réanimation en passant par la règle de trois et je ne regrette ni pleins et déliés du primaire ni philo de Terminale. Je suis un cas qui est loin d'être unique. Je suis la majorité, silencieuse ou bavarde, mais majoritaire.
Ecrit par : dobolino | 28 mars 2008
une ctite connerie vite fait
"destructuration"
"déstructuration"
:)
Ecrit par : toto | 28 mars 2008
Subtile !
"Imiter le Chinois au coeur limpide et fin..."
Ecrit par : Robin | 28 mars 2008
: je ne suis même pas capable de faire avaler à mon chien une dose de Kaopectate sans en mettre partout!
Ecrit par : Sylvie Huguet | 28 mars 2008
C'est normal! J'ai arrêté de prescrire du Kaopectate N.D.. Ce médicament a un goût immonde pour les chiens. Si ça peut vous rassurer, j'en mets de partout aussi...
Ecrit par : dobolino | 28 mars 2008
Robin a écrit : "Le tout, c'est de ne pas être trop patient."
L'impatient est une réminiscence (obsolète ?) de 68.
"Soyez raisonnables, demandez l'impossible !"
"Oh que la vie est lente
Et que l'espérance est violente !"
Ecrit par : Robin | 28 mars 2008
j'en mets de partout aussi...
Ecrit par : dobolino | 28 mars 2008
J'aime beaucoup le "de")))))
Ecrit par : Robin | 28 mars 2008
Dobolino a raison : il faut orienter très tôt les élèves en difficulté vers les études de technologies médicales.
Cela n'a rien de dégradant.
Ecrit par : dugong | 28 mars 2008
Le tout, c'est de ne pas être trop patient.
Ecrit par : Robin | 28 mars 2008
Facile! Chaque année, je reçois des stagiaires de collège. On reconnait facilement patient et soignant: le patient devient blanc comme un linge puis tourne de l'œil, le soignant se jette dans les sanies avec une volupté quasi pornographique, ne craint ni sang ni gangrène, ni éther ni alcool modifié. Plus c'est crade, plus il se régale, même à treize ans!
Ecrit par : dobolino | 28 mars 2008
Le chaos expected en vente libre ?!
Pour que n'importe qui en mette sur n'importe quel chien ?!!
Que fait l'Ordre ?!!!
Ecrit par : dugong | 28 mars 2008
Les infos sérieuses sont souvent noyées.
La preuve avec le message de Pendariès.
Dugong, votre "et alors?" est particulièrement dégueulasse, comme dirait notre Secrétaire d'Etat à la Ville. Il y avait quand meme d'autres choses à répondre au message de Pendaries. C'est un peu court, jeune homme.
Ecrit par : Jérémy | 28 mars 2008
j'en mets de partout aussi...
Ecrit par : dobolino | 28 mars 2008
J'aime beaucoup le "de")))))
Ecrit par : Robin | 28 mars 2008
Ah! Mais, c'est comme ça qu'on "y" dit, par chez nous, en limite Dauphiné-Provence... A moins que ça ne vienne de ma banlieue???
Ecrit par : dobolino | 28 mars 2008
Merci Toto. 1/4 de point la faute d'accent,dans les temps anciens ! A la dictée "sauver les lettres",cette année,sur 70 élèves (2 classes de 2de)seulement 10 ont obtenu la moyenne,les notes s'échelonnant entre 14 et moins 60 !Chaque année le thermomètre chute,pourtant ,elles viennent encore les inspectrices-dames-patronnesses nous marteler que ça monte,les chiffres le prouvent...mais on n'a pas les mêmes instruments de mesure ou de démesure ! Tiens, ça fait longtemps qu'on ne les a point vues...
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 28 mars 2008
Vérification linguistique faite auprès d'un natif, "j'en mets de partout" est bien haut-provençal ou bas-dauphinois.
Ecrit par : dobolino | 28 mars 2008
Dobolino a écrit : "On reconnait facilement patient et soignant: le patient devient blanc comme un linge puis tourne de l'œil, le soignant se jette dans les sanies avec une volupté quasi pornographique, ne craint ni sang ni gangrène, ni éther ni alcool modifié. Plus c'est crade, plus il se régale, même à treize ans!"
Ah Ah ! une ligne de crête se dessine entre les aptes aux technologies médicales et les inaptes ... (les fiottes en abrégé)
Avoir des nuts ou ne pas en avoir. Voilà le choix que nous proposait déjà en avant programme le regretté Jean Topart.
Ecrit par : dugong | 28 mars 2008
"C'est un peu court, jeune homme."
Un je ne suis plus jeune
Deux c'est un peu court Penda.
Trois et alors ?
Ecrit par : dugong | 28 mars 2008
L'école, c'est un éveil pour toute la vie et sur tous les sujets.
Ecrit par : dobolino
Dobolino, vous avez aussi fait du point de croix sur un canevas bordé d'un ruban rouge?
C'est à l'école que nous avons fait nos premiers points de couture...
Sûr que c'était la base nécessaire pour les sutures que vous effectuez maintenant...
Ecrit par : Maminou | 28 mars 2008
" L'école, c'est un éveil pour la vie et sur tous les sujets"
Ecrit par Dobolino
Je ne dis pas le contraire, mais il faut éviter que l"éveil" se prolonge trop longtemps, faute de quoi il risque d'aboutir au rejet et au dégoût. Ecrit par : Sylvie Huguet | 28 mars 2008
Nous sommes bien d'accord sur l'effet délétère des prolongations excessives! Mais, alors, à quel âge peut-on arrêter le tronc commun, à quel niveau de savoir?
Ne risque-t-on pas de brimer des cerveaux endormis ou malmenés mmentanément par la vie en les orientant trop tôt? Ne risque-t-on pas d'écœurer jusqu'à la tentation de délinquance et d'humilier jusqu'à la tentation de paradis artificiels des cerveaux inaptes à l'abstraction en orientant trop tard?
CM2, Cinquième, Troisième????
Onze ans, treize ans, quinze ans?
j'avoue ne pas savoir...
Ecrit par : dobolino | 28 mars 2008
Pendaries a écrit
..
Suicide d'une institutrice
en Gironde
J.B. (lefigaro.fr) Avec AFP et AP
28/03/2008 | Mise à jour : 19:59 | .
Sa famille porte plainte pour harcèlement contre l'Éducation nationale.
Valérie Cruzin, une institutrice de 39 ans de l'école maternelle de Pauillac (Gironde), enceinte de six mois, s'est suicidée le 4 mars dernier au terme de plusieurs mois de tensions avec l'équipe pédagogique de l'école, les services municipaux et des parents d'élèves. La nouvelle a été rendue publique vendredi.
L'institutrice, forte de 18 années d'expérience, connaissait, depuis sa première rentrée en 2006 dans cette petite école du Médoc «des problèmes relationnels mais aucune faute professionnelle ne lui avait été reprochée», a indiqué lors d'un point presse André Mercier, inspecteur d'académie de la Gironde. Des agents de la mairie ne voulaient plus travailler avec cette enseignante et sa directrice se plaignait d'un mauvais climat de travail, provoqué par son refus de participer à des projets pédagogiques communs, a-t-il ajouté. Selon Cyril Cruzin, son mari, l'institutrice était entrée en dépression à partir de la rentrée 2007.
Conformément aux informations révélées vendredi par le quotidien Sud Ouest, l'entourage de l'institutrice dit avoir porté plainte pour harcèlement contre l'Education nationale et la municipalité de Pauillac.
Des parents d'élèves s'étaient plaints
Selon le syndicat Snudi-Fo (syndicat national unifié des directeurs et instituteurs Force ouvrière), auquel adhérait l'institutrice, «la hiérarchie de l'Education nationale n'a pas assuré son rôle en ne soutenant pas l'enseignante contre l'entreprise de diffamation» opérée par des parents d'élèves. En novembre 2007, une dizaine de parents de la classe de l'année précédente avaient écrit à l'inspection d'académie pour se plaindre du comportement de Valérie Cruzin, lui reprochant par exemple ses «a priori sur le Médoc et ses habitants», selon Sud Ouest. Ils reprochaient également à la jeune femme «l'obligation des parents et des enfants à dire bonjour/au revoir 4 fois par jour», ou le fait que «les discussions entre parents dans les couloirs l'incommodaient». Ils avaient demandé «son exclusion de l'enseignement en général».
Philippe Mano, secrétaire départemental du Snudi-FO, parle à propos de ces lettres, d'«une action de diffamation téléguidée». L'inspection académique estime, elle, qu'»aucun élément dans le dossier n'évoquait le harcèlement ni la nécessité d'intervention» de la hiérarchie. Celle-ci, a rappelé André Mercier, avait proposé deux fois à l'institutrice de changer d'école mais elle avait refusé.
Après avoir pris connaissance des récriminations des parents d'élèves à son encontre lors d'un entretien à l'inspection académique le 30 janvier, l'enseignante avait fait une tentative de suicide deux semaines plus tard, avant de réussir à se suicider pendant les vacances scolaires, le 4 mars. Entre-temps, elle avait été hospitalisée au centre hospitalier psychiatrique Charles Perrens de Bordeaux et le Snudi-FO avait adressé au recteur une lettre lui demandant d'appliquer la loi de protection des fonctionnaires.
Ecrit par : Pendariès | 28 mars 2008
Je me pose de multiples questions.
Pauillac , c'est une mairie socialiste ou ump ?
Ecrit par : et alors | 28 mars 2008
Dobolino a écrit : "On reconnait facilement patient et soignant: le patient devient blanc comme un linge puis tourne de l'œil, le soignant se jette dans les sanies avec une volupté quasi pornographique, ne craint ni sang ni gangrène, ni éther ni alcool modifié. Plus c'est crade, plus il se régale, même à treize ans!"
Ah Ah ! une ligne de crête se dessine entre les aptes aux technologies médicales et les inaptes ... ( fiottes en abrégé)
Avoir des nuts ou ne pas en avoir. Voilà le choix que nous proposait déjà en avant programme le regretté Jean Topart.
Ecrit par : dugong | 28 mars 2008
Mais non! Vous prenez tout de travers!
Je veux dire que le gars ou la fille qui jouit quand il voit du pus, c'est pas tout le monde! Et, à treize/quatorze ans, ça se voit déjà, vu que la puberté est passée par là.
Çana rien à faire avec votre histoire de nuts ou de cacahuètes! Vous déviez, cher!
Ecrit par : dobolino | 28 mars 2008
D'ailleurs, aimer le pus, la chiasse, le vomi et les sanies, les lochies purulentes et la gangrène, ne se voir que les deux pieds, les deux mains dans la bouse, c'est le signe d'une vilaine déviation des comportements, non?
Ecrit par : dobolino | 28 mars 2008
Si c'est une histoire de pus, je m'incline avec respect.
"N'écoutez pas votre écureuil !
Nuts aux amandes, c'est très bon !"
Sacré Jean !
Ecrit par : dugong | 28 mars 2008
"Je me pose de multiples questions.
Pauillac , c'est une mairie socialiste ou ump ?
Ecrit par : et alors | 28 mars 2008 "
Oui, dugong, vous déviez vraiment.
Ecrit par : Jérémy | 28 mars 2008
Et alors c'est pas moi !
(cri du coeur)
Ecrit par : dugong | 28 mars 2008
J'en mets "de partout" aussi...
Ecrit par : dobolino | 28 mars 2008
C'est un provençalisme,effectivement, tout comme "de suite" à la place de "tout de suite". ça vous a un petit côté Pierre Magnan qui gratte...
Ecrit par : FGuichard | 28 mars 2008
Après avoir pris connaissance des récriminations des parents d'élèves à son encontre lors d'un entretien à l'inspection académique le 30 janvier, l'enseignante avait fait une tentative de suicide deux semaines plus tard, avant de réussir à se suicider pendant les vacances scolaires, le 4 mars. Entre-temps, elle avait été hospitalisée au centre hospitalier psychiatrique Charles Perrens de Bordeaux et le Snudi-FO avait adressé au recteur une lettre lui demandant d'appliquer la loi de protection des fonctionnaires.
Ecrit par : Pendariès | 28 mars 2008
Je me pose de multiples questions.
Pauillac , c'est une mairie socialiste ou ump ?
Ecrit par : et alors | 28 mars 2008
Et si on posait la vraie question? Pourquoi se suicide-t-on? Pourquoi choisit-on de mettre fin à ses jours?
"Parce que la vie ne vaut pas la peine d'être vécue"? C'est ce que j'ai cru retenir des textes de Camus, mais je ne suis pas experte en la matière.
Ce que je sais, c'est que le suicide est un choix personnel, dans un état second.
Etre suicidaire, c'est un état personnel et l'entourage prohe est impuissant à juguler cette pulsion. On ne suscite, a contrario, pas le désir de suicide chez un être qui se veut combattant.
Quand un proche se suicide, la totalité des soignants vous dit: "Non, vous n'avez aucune part de responsabilité en ce geste, il était indépendant de vous!".
Et je crois bien qu'ils n'ont pas tort.
Ecrit par : dobolino | 28 mars 2008
Je ne sais si vous avez quelque activité, Loki, et si, pour ce faire, vous mobilisez des compétences mais, pour ma part, lors d'une entérectomie, après un diagnostic qui a mis en mouvement dix mille compétences scolaires et non scolaires, mes soins vont de l'habileté manuelle à la biologie moléculaire appliquée à la réanimation en passant par la règle de trois et je ne regrette ni pleins et déliés du primaire ni philo de Terminale. Je suis un cas qui est loin d'être unique. Je suis la majorité, silencieuse ou bavarde, mais majoritaire.
Ecrit par : dobolino | 28 mars 2008
"Tout ce qu'on sait doit servir à tout ce qu'on fait"
Ecrit par : Paul Ambroise Valéry | 28 mars 2008
"Onze ans, treize ans , quinze ans? J'avoue ne pas savoir." (écrit par Dobolino)
En fin de cinquième, ça me paraîtrait raisonnable.. Mais je n'ai aucune certitude.
Le cas évoqué par Pendariès est évidemment désolant. On y voit à nouveau à l'oeuvre la lâcheté de la hiérarchie, et cet acharnement hideux contre ceux qui ont le malheur de laisser paraître une fragilité quelconque, ici un état dépressif. J'ai connu une collègue dans une situation analogue, quoique moins grave, que le proviseur a odieusement traitée.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 28 mars 2008
C'est un provençalisme,effectivement, tout comme "de suite" à la place de "tout de suite". ça vous a un petit côté Pierre Magnan qui gratte...
Ecrit par : FGuichard | 28 mars 2008
Et pensez que je n'ai pas trouvé le temps de lui écrire! Le soir, je déconne ici et, dans la journée, je bosse. Je m'y mets "de" suite...
Ecrit par : dobolino | 28 mars 2008
Suite à 68
Avoir cymbales entre les jambes ou pas :
http://fr.youtube.com/watch?v=8yI5ZoFO94s
Ecrit par : dugong | 28 mars 2008
Camus n'a jamais dit que la vie ne valait pas la peine d'être vécue; même si elle est absurde, elle est notre seul bien. "Je me suis senti prêt à tout revivre" dit Meursault à la fin de L'Etranger.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 28 mars 2008
mais où est passé le fil de la discussion ?Je vais faire un tour sur le blog d'Elisabeth Lévy...
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 28 mars 2008
Si c'est une histoire de pus, je m'incline avec respect.
Ecrit par : dugong | 28 mars 2008
Tiens, hier, j'ai percé un vilain abcès, à l'heure de l'apéro. Le pus était lié avec des grains jaunâtres, un régal!
Seul regret, le pus était inodore! (Il faut aussi humer et se faire un plaisir des odeurs.)
Parfois, l'odeur vous assaille, vous tord le nez jusqu'au haut-le-cœur.
Ça n'a pas changé depuis La Quête de Pendaries.
Ecrit par : dobolino | 28 mars 2008
Camus n'a jamais dit que la vie ne valait pas la peine d'être vécue; même si elle est absurde, elle est notre seul bien. "Je me suis senti prêt à tout revivre" dit Meursault à la fin de L'Etranger.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 28 mars 2008
Il n'a pas dit ça!!! Il a juste dit que celui qui se suicide ne le fait que parce qu'il pense que la vie ne vaut pas la peine d'être vécue.
Ce doit être dans L'Homme Révolté ou dans Le Mythe de Sysiphe.
Ecrit par : dobolino | 28 mars 2008
Dans Le Mythe de Sysiphe:
"
Il n'y a qu'un problème philosophique vraiment sérieux : c'est le suicide. Juger que la vie vaut ou ne vaut pas la peine d'être vécue, c'est répondre à la question fondamentale de la philosophie. Le reste, si le monde a trois dimensions, si l'esprit a neuf ou douze catégories, vient ensuite. Ce sont des jeux ; il faut d'abord répondre. Et s'il est vrai, comme le veut Nietzsche, qu'un philosophe, pour être estimable, doive prêcher d'exemple, on saisit l'importance de cette réponse puisqu'elle va précéder le geste définitif. Ce sont là des évidences sensibles au cœur, mais qu'il faut approfondir pour les rendre claires à l'esprit.
Si je me demande à quoi juger que telle question est plus pressante que telle autre, je réponds que c’est aux actions qu’elle engage. Je n’ai jamais vu personne mourir pour l’argument ontologique. Galilée, qui tenait une vérité scientifique d’importance, l’abjura le plus aisément du monde dès qu’elle mit sa vie en péril. Dans un certain sens, il fit bien. Cette vérité ne valait pas le bûcher. Qui de la Terre ou du Soleil tourne autour de l’autre, cela est profondément indifférent. Pour tout dire, c’est une question futile. En revanche, je vois que beaucoup de gens meurent parce qu’ils estiment que la vie ne vaut pas la peine d’être vécue. J’en vois d’autres qui se font paradoxalement tuer pour les idées ou les illusions qui leur donnent une raison de vivre (ce qu’on appelle une raison de vivre est en même temps une excellente raison de mourir). Je juge donc que le sens de la vie est la plus pressante des questions.
"
Ecrit par : dobolino | 28 mars 2008
"Et si on posait la vraie question? Pourquoi se suicide-t-on? Pourquoi choisit-on de mettre fin à ses jours?
"Parce que la vie ne vaut pas la peine d'être vécue"? C'est ce que j'ai cru retenir des textes de Camus, mais je ne suis pas experte en la matière.
Ce que je sais, c'est que le suicide est un choix personnel, dans un état second.
Etre suicidaire, c'est un état personnel et l'entourage prohe est impuissant à juguler cette pulsion. On ne suscite, a contrario, pas le désir de suicide chez un être qui se veut combattant.
Quand un proche se suicide, la totalité des soignants vous dit: "Non, vous n'avez aucune part de responsabilité en ce geste, il était indépendant de vous!"."
Oh là, que d'erreurs à la fois ! Si encore ce n'était que sur Camus, ce ne serait pas si grave.
Ce qui aurait dû vous mettre sur la voie, ce sont les expressions comme "On ne... ; Etre..., c'est... ; la totalité des soignants dit que..." ; etc. Quand "on" est à ce point dans l'affirmation, la généralisation et le péremptoire, il y a bien des chances pour qu'"on" se trompe.
Ecrit par : Jérémy | 28 mars 2008
Enfin je trouve aussi malsain de culpabiliser des gens innocents à cause d'un suicide, que de disculper tout le monde a priori, comme vous le faites, sous prétexte que tous les suicides du monde et de toutes les époques seraient dus à des causes intrinsèques.
Ecrit par : Jérémy | 28 mars 2008
Jérémy en pleine critique ni-ni ?
Ecrit par : dugong | 28 mars 2008
Dobolino, nous sommes d'accord sur Camus : il pose la question du suicide, pour mieux le rejeter par la suite. Quant aux gens vraiment suicidaires... L'entourage ne peut sans doute pas grand chose pour les empêcher de passer à l'acte, mais l'environnement joue souvent un rôle dans la genèse de l'état psychiatrique qui engendre la pulsion.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 28 mars 2008
Une citation avant d'aller au lit. De quoi se suicider d'ailleurs.
Mais une perspective de gauche doit aller plus loin encore.
"L'exigence d'une école éducative est fondamentale dans la mesure où les valeurs poursuivies par une société socialiste sont inséparables d'un développement de l'homme total. Cette totalité n'est pas seulement intelligence. Elle est aussi et surtout affectivité, joie, souffrance, convivialité. C'est dans la vie en commun, l'assomption de projets, l'expression artistique que ces valeurs se vivent. Une école de gauche doit être une école d'éducation totale et non un lieu de sélection intellectuelle pour le développement économique et la production des élites dirigeantes."
De qui, à votre avis ?
Bonne nuit
GM
Ecrit par : guy morel | 28 mars 2008
Facile! C'est un extrait d'un texte de Louis Legrand.
Ecrit par : Loki | 28 mars 2008
Jérémy, au secours : comment faire pour ne plus être submergée de mails,je ne suis ici qu'en utilisatrice du blog et pour le 'unsuscribe" on me demande un mot de passe qu'on ne m'a pas demandé au départ et que donc je ne peux fournir...Merci
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 28 mars 2008
" Une école de gauche doit être une école d'éducation totale."
Totale ou totalitaire? Cette école-là ne laisse plus rien à la sphère du privé. C'est un cauchemar.
Bonne nuit tout de même.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 28 mars 2008
A Dugong qui ironise sur la Société de langues et de littératures médiévales d'oc et d'oïl.
C'est vrai qu'au premier coup d'oeil, l'intitulé peut sembler "pataphysique" mais il s'agit tout simplement, comme je disais dans mon post, des médiévistes littéraires (pour les distinguer des médiévistes historiens). Comme chacun sait, il y avait alors deux langues: les troubadours écrivaient en langue d'oc et les trouvères en langue d'oil. Le "français médiéval" n'existe pas.
Parmi les représentants de cette Association reçus au Ministère, il y avait Michel Zinc, professeur au Collège de France et auteur, entre autres travaux plus volumineux, d'un petit livre sur la pastourelle que j'aime beaucoup. Bref, c'est pas du tout des rigolos mais les spécialistes (universitaires) de la langue et de la littérature du Moyen Age.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 28 mars 2008
Peut-être cela conviendra-t-il à Dugong (avait-il remarqué que dans mon dernier post, je n'avais commis aucun commentaire, et avais juste donné l'information? Après, à chacun son réflexe):
Une nouvelle enquête atteste de la baisse du niveau des élèves en fin de CM2
LE MONDE | 28.03.08 | 17h29 • Mis à jour le 28.03.08 | 20h41
Nouvel élément à l'appui de la "baisse du niveau" scolaire : qu'il s'agisse de la lecture, du calcul ou plus encore de l'orthographe, une "note d'alerte" , émanant des services statistiques du ministère de l'éducation et dont Le Monde a pu prendre connaissance, conclut à une baisse importante des performances des élèves en fin de CM2 entre 1987 et 2007.
La direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) a tenté de "mesurer objectivement l'évolution des compétences des élèves" à vingt ans d'intervalle. Pour cela, elle a repris à l'identique en 2007 et auprès d'un nouvel échantillon d'élèves de fin de CM2 une enquête "Lire, écrire, compter" menée en 1987. Les élèves ont été soumis à des épreuves de lecture (compréhension de huit textes courts et variés), de calcul (portant sur les quatre opérations) et d'orthographe (une dictée d'une dizaine de lignes assortie de questions).
Synthétisés dans la "note d'alerte", les premiers résultats de cette reprise comparative montrent que la baisse des performances est la plus marquée en orthographe. Sur une dictée de 85 mots, la proportion d'élèves faisant plus de 15 erreurs, qui était de 26 % en 1987, est passée à 46 % en 2007. Ce sont principalement les erreurs grammaticales qui ont augmenté, passant de 7 en moyenne en 1987 à 11 en 2007. Ainsi, alors que 87 % des élèves écrivaient correctement "tombait" dans la phrase "le soir tombait", ils ne sont plus que 63 % en 2007. Alors que 61 % des élèves orthographiaient correctement le mot "certainement" en 1987, ils ne sont plus que 50 % en 2007. En revanche, sur des conjugaisons difficiles pour les élèves de CM2, comme l'accord du participe passé avec l'auxiliaire avoir, le pourcentage de réussite n'évolue pratiquement pas : en 1987, seulement 32 % des élèves, écrivaient correctement "vus" dans la phrase "elle les a peut-être vus" ; en 2007, ils sont 29 %.
Ces résultats recoupent ceux d'une autre étude comparative, publiée en 2007 par Danièle Manesse et Danièle Cogis (Orthographe : à qui la faute ?, éditions ESF). Ces universitaires, en reprenant à l'identique une précédente enquête de 1987, avaient établi qu'en vingt ans le niveau orthographique avait pris un retard de deux années scolaires : les performances en orthographe grammaticale d'une classe de cinquième de 2005 étaient celles d'une classe de CM2 de 1987.
En calcul, les résultats sont négatifs mais comportent des subtilités qui restent à interpréter, en particulier sur le caractère irrégulier dans le temps de la baisse des performances. Grâce à des résultats intermédiaires collectés en 1999, la note de la DEPP constate une "baisse importante" des performances entre 1987 et 1999, suivie d'une "légère baisse", qualifiée de "peu significative", jusqu'en 2007. "Ce redressement, commente la note, est peut-être à mettre au compte de la remise à l'ordre du jour du calcul depuis 2002 avec, en particulier, l'accent mis sur le calcul mental et l'apprentissage des techniques opératoires."
En lecture, des résultats intermédiaires sont également disponibles puisque ce volet de l'enquête de 1987 avait fait l'objet d'une reprise en 1997. La note indique que les résultats en compréhension de l'écrit sont "stables de 1987 à 1997". "En revanche, on observe une baisse significative du score moyen entre 1997 et 2007." Cette baisse est plus marquée pour les élèves les plus faibles : 21 % des élèves se situent en 2007 au niveau des 10 % d'élèves les plus faibles de 1987.
Cette enquête apporte de l'eau au moulin du ministre de l'éducation, Xavier Darcos, qui motive sa réforme du primaire par la nécessité urgente de redresser les performances. Toutefois, le détail des résultats et leur évolution dans le temps ne semblent pas mettre directement en cause les programmes du primaire de 2002, que M. Darcos est en train de remplacer par de nouveaux textes. Par ailleurs, les résultats en compréhension de l'écrit, "stables" jusqu'en 1997, semblent déconnectés de la question des méthodes d'apprentissage de la lecture. En particulier, ils ne permettent pas en eux-mêmes d'attribuer la baisse ultérieure à 1997 aux méthodes "globales ou semi-globales", montrées du doigt par le précédent ministre, Gilles de Robien, mais qui étaient beaucoup plus en vogue dans les années 1980.
Luc Cédelle
Ecrit par : Pendariès | 28 mars 2008
Jérémy en pleine critique ni-ni ?
Ecrit par : dugong | 28 mars 2008
Meuh non !
Et quand bien même, et alors ?
Ecrit par : Jérémy | 29 mars 2008
Suite à 68
Avoir cymbales entre les jambes ou pas :
http://fr.youtube.com/watch?v=8yI5ZoFO94s
Ecrit par : dugong | 28 mars 2008
Ah, les belles sonorités d'antan, comme dirait Gaston...
Ecrit par : Sergio | 29 mars 2008
Amélie, je n'ai jamais coché la petite case insidieuse "s'abonner au fil de discussion", et je suis donc bien en peine de vous éclairer sur al manière de se désinscrire.
Votre mot de passe est peut-être votre pseudo ? Ou votre email ? Ca doit être l'un des deux si vous n'avez fourni aucune autre information.
Bon courage !
Ecrivez directement à midiblogs si besoin, ils vous éclaireront très vite.
Ecrit par : Jérémy | 29 mars 2008
Zink il est bien.
D'ailleurs, Buridant, Joly, Paupert, Harf-Lancner, Boutet, ils sont très bien aussi.
Ecrit par : Jérémy | 29 mars 2008
Jérémy, au secours : comment faire pour ne plus être submergée de mails,je ne suis ici qu'en utilisatrice du blog et pour le 'unsuscribe" on me demande un mot de passe qu'on ne m'a pas demandé au départ et que donc je ne peux fournir...Merci
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 28 mars 2008
Une fois que vous avez coché à un moment ou à un autre "s'abonner au fil de la discussion", vous aurez les alertes tant que des commentaires arriveront sur le fil. Mais dès que la docte assemblée sera passée au fil suivant, vous verrez ces alertes diminuer, puis disparaître.
Ecrit par : Sergio | 29 mars 2008
http://www.causeur.fr/age-des-tenebres
Ecrit par : Loki | 29 mars 2008
Dans l'ordre :
Bonjour à Sylviane...
J'iraicrachersurNothomb m'amuse beaucoup. Je me souviens encore de mes protestations quand le Petit Larousse m'a indiqué qu'ils entendaient la faire entrer dans le dictionnaire - "pour faire plaisir aux Belges". Il ne restera rien de cette fille dans trente ans.
Pour Péchin, qui devrait me rappeler sur quoi diable j'ai bien pu l'interroger...
Qu'est-ce que savoir lire ?
Je répondrai tout simplement que l'on ne sait pas lire - jamais. C'est comme la voie de la souplesse ou l'art du thé : on passe une vie entière à maîtriser le geste. J'apprends chaque jour à lire - et à écrire. Je vous fais grâce de l'assimilation lire / déchiffrer, le côté Primaire (mais totalement nécessaire) de la chose. Les difficultés arrivent ensuite. Ce blog est, chaque jour, la preuve que Lire n'est pas exactement une activité anodine, tan til y a de malentendus - chaque jour. Savoir lire, c'est, in fine, s'approprier si bien le texte que l'oeil devient la main qui a écrit, si je puis ainsi m'exprimer. C'est ce qui arrivait à certains mystiques avec les textes religieux - ils entraient en résonnance avec la divinité. Eh bien mon cher Péchin, savoir lire (pour un enseignant : sachons modérer nos ambitions...), cela consiste à mon sens à huilerla serrure du texte, à le déplier comme on force un bouton de rose avec le doigt, à la mâcher et le remâcher jusqu'à ce qu'il exprime son suc - et que vous en fassiez votre plaisir. La métaphore qui me vient immédiatement à l'esprit, on l'aura peut-être compris, c'est le cunnilingus. Suis-je clair ?
D'ici quelques jours, j'exploiquerai dans une Note la relation étroite entre expliquer (cela veut bien dire déplier, étymologiquement, n'est-ce pas ?) et aimer. Mais savoir lire est de cet ordre : alors, êtes-vous déjà expert, mon cher Péchin ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 29 mars 2008
"La métaphore qui me vient immédiatement à l'esprit, on l'aura peut-être compris, c'est le cunnilingus. Suis-je clair ?
JPB"
Ecrit par : brighelli | 29 mars 2008
Ben oui! Comme on dit dans le jargon actuel: "maîtrise de la langue"....
Enfin, on passe aux choses un peu sérieuses!
Ecrit par : Christophe Sibille | 29 mars 2008
Jérémy, au secours : comment faire pour ne plus être submergée de mails,je ne suis ici qu'en utilisatrice du blog et pour le 'unsuscribe" on me demande un mot de passe qu'on ne m'a pas demandé au départ et que donc je ne peux fournir...Merci
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 28 mars 2008
"On me demande un mot de passe qu'on ne m'a pas donné au départ et donc que je ne peux fournir."
On ne pouvait mieux résumer la situation de beaucoup d'élèves.
Je suis sûr, ceci dit, qu'en ce qui vous concerne, ça va s'arranger !
Ecrit par : Robin | 29 mars 2008
Pour répondre à Robin. Monsieur mabilon ne s'aventure plus sur le blog en raison de sa vue déficiente . Il a perdu un oeil vers l'âge de seize ans lors de son séjour à l'Ecole normale, et celui qui reste ne peut-être opéré de la cataracte dans l'immédiat. Il marche difficiemement et souffre de problèmes cardiaques sérieux. Malgré cela, c'est toujours lui que l'on entend fredonner à l'occasion d'une sortie ou à l'issue d'une conférence . Dès qu'un enseignant consciencieux et dévoué est agressé par un parent ou un grand frère, on peut être sûr que sa plume va alimenter le courrier des lecteurs du quotidien régional. Il a vécu mai 68, je dis ça en passant parce que c'est le fil de discussion, alors qu'il suivait sa formation d'inspecteur après douze années de pratique en milieu rural. L'âge se lisant sur son visage, Monsieur Cohn- Bendit, lui demanda lors d'une AG ce qu'il venait faire là et le prit pour un redoublant. ( tome 2 de ses mémoires.)
Mes deux maîtres d'école ont pratiqué la pédagogie frontale et traditionnelle et aimaient la vie. L'un pour avoir survécu les camps de la mort et l'autre pour avoir surmonté le handicap et la maladie. L'un et l'autre, de la même promotion, avaient lu Freinet en sachant parfaitement qu'ils ne pouvaient pas l'appliquer à la lettre. En conséquence ils en avaient retenu l'esprit, le suc comme dirait le maître de maison, et aménageaient l'emploi du temps
pour que nous puissions organiser des spectacles, des expositions de travaux, des balades en forêt ( pas trop loin pour le second maître qui boîtait ) avec recherche de plantes et d'empreintes, etc. J'ai souvent dit sur ce blog que Freinet avait été récupéré et trahi par ceux-là qui prétendent haut et fort s'en recommander pour mieux démolir au lieu de construire et certains blogueurs ont ajouté que mes mots n'étaient pas assez forts. Quand j'entends parler d'enfance volée dans les écoles poussiéreuses des années d'après guerre, je ne me sens nullement concernée et j'ai envie de dire comme les gosses :" C'est pas vrai !" C'est peut-être vrai pour certaines personnes de ma génération qui n'ont pas eu la chance de tomber sur des maîtres de cette étoffe, j'en conviens. Tout de même, on bossait. Point.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 29 mars 2008
La métaphore qui me vient immédiatement à l'esprit, on l'aura peut-être compris, c'est le cunnilingus. Suis-je clair ?
Clair, comme de l'eau de source...
Ecrit par : buntovchik | 29 mars 2008
Buntovchik, j'ai une question un peu technique à vous poser.
Je laisse mon mail, au cas où vous seriez éventuellement disposer à me renseigner:
[email protected]
Ecrit par : Christophe Sibille | 29 mars 2008
" Il ne restera rien de cette fille dans trente ans"
En effet. Il y avait dans "Hygiène de l'assassin" un ton assez plaisant, mais le reste de sa production a très vite sombré dans l'insignifiance.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 29 mars 2008
Oh là, que d'erreurs à la fois ! Si encore ce n'était que sur Camus, ce ne serait pas si grave.
Ce qui aurait dû vous mettre sur la voie, ce sont les expressions comme "On ne... ; Etre..., c'est... ; la totalité des soignants dit que..." ; etc. Quand "on" est à ce point dans l'affirmation, la généralisation et le péremptoire, il y a bien des chances pour qu'"on" se trompe.
Ecrit par : Jérémy | 28 mars 2008
Merci! Je vous concède que je suis assez limitée intellectuellement mais, somme toute, pour la vie que je mène, ça peut suffir. Je n'appartiens pas au monde de penseurs comme vous. Je ne suis qu'un petit acteur de terrain, ceux à qui il est inutile de faire étudier La Princesse de Clèves.
Ecrit par : dobolino | 29 mars 2008
http://www.liberation.fr/rebonds/chroniques/mediatiques/318008.FR.php
Très-ensoleillée journée, dans le sud méditerranéen.
Ecrit par : Pendariès | 29 mars 2008
Enfin je trouve aussi malsain de culpabiliser des gens innocents à cause d'un suicide, que de disculper tout le monde a priori, comme vous le faites, sous prétexte que tous les suicides du monde et de toutes les époques seraient dus à des causes intrinsèques.
Ecrit par : Jérémy | 28 mars 2008
Soyons clairs, Jeremy. Je suis à l'heure actuelle en très mauvais état psychique, extrêmement fatiguée et déprimée, au bord des larmes en permanence. Par ailleurs, je me retrouve au sein d'une guerre de pouvoirs qui m'épuise et tient ma petite famille à bout de bras. Certaines personnes me fusillent du regard, d'autres me snobent ou se dissimulent à mon approche. Je vis un enfer alors que ma part de responsabilité est infime. Je ne vois pas de bout au tunnel. Je dispose de produits très efficaces pour mettre fin à mes jours imparablement.
Je viens sur ce blog pour me détendre un peu en lisant des textes assez sympas, écrits par des gens qui réfléchissent. J'essaye de balbutier quelques mots pour entretenir mon cerveau épuisé par le surmenage et un état d'angoisse perpétuel. Il est vrai que ces temps-ci, je ne suis guère efficiente tant mon avenir est incertain et sans la moindre lueur d'espoir. Vos agressions, dans l'état où je suis, me sont intolérables, d'autant plus qu'elles sont très ciblées. Vous êtes intelligent!
Si je passe à l'acte, vous tiendrez-vous pour responsable?
Ecrit par : dobolino | 29 mars 2008
Si je passe à l'acte, vous tiendrez-vous pour responsable?
Ecrit par : dobolino | 29 mars 2008
Bien sûr !
Mais maintenant que je sais dans quel état vous êtes, je vais vous ménager...
Ecrit par : Jérémy | 29 mars 2008
Nos réponses se sont croisées, Jeremy...
Ecrit par : dobolino | 29 mars 2008
N.B. je n'ai pas de pulsions suicidaires, n'en ai jamais eu, même aux pires heures de l'adolescence.
Si je peux en arriver à considérer que ma vie ne vaut pas la peine d'être vécue et le fait est que franchement c'est pas le pied, il y a la vie des autres.
J'ai assisté de près au cheminement vers le suicide d'un très proche, jour après jour, pendant deux ans, jusqu'à l'acte final. Sans généraliser abusivement à partir de ce cas particulier...
Le point de vue d'Albert Camus, tel que je l'ai lu et compris à 18 ans, dans ma médiocrité congénitale et éducative, me satisfait pleinement. Je me suiciderai si LA vie ne vaut pas la peine d'être vécue et non si MA vie ne vaut pas etc...
A présent, pour en revenir au médical strict, les benzodiazépines sont réputées désinhibitrices. Elles lèvent les inhibitions liées aux tabous. D'où le risque accru de passage à l'acte. Or, elles sont prescrites larga manu. D'où le fait que, ces temps-ci, malgré mes lourdes difficultés d'endormissement et mes angoisses récurrentes, j'évite, malgré l'accès facile pour moi puisque je peux pousser la porte de n'importe quelle pharmacie pour obtenir n'importe quel médicament des tableaux A et C sans prescription, l'utilisation de ces produits. Je connais leurs effets secondaires néfastes.
Un petit exemple de levée d'inhibition: un brave bouvier bernois fait un OAP. De ce fait, il est dans un état d'angoisse maximum qui aggrave les troubles de l'oxygénation. Nous calmons l'angoisse par une injection de Valium. Il a fallu l'enfermer dans une cage, sans soins, car il nous aurait dévorées sans hésitation. Tous les interdits qui lui avaient été inculqués dans son enfance étaient levés par l'action du Valium et il s'est transformé en loup dominant. C'était son passage à l'acte à lui!
Ecrit par : dobolino | 29 mars 2008
"Si je passe à l'acte, vous tiendrez-vous pour responsable?
Ecrit par : dobolino | 29 mars 2008
Bien sûr !
Mais maintenant que je sais dans quel état vous êtes, je vais vous ménager...
Ecrit par : Jérémy | 29 mars 2008
Eh, j'ai jamais écrit ça, c'est quoi ces conneries ? Qui c'est qui me pique mon pseudo ?
Dugong ? C'est vous là-bas dans le noir ?
Ecrit par : Jérémy | 29 mars 2008
C'est la faute de ce maudit code. Donc, Jeremy, apaisez-vous, je ne suis pas suicidaire. C'est un état très particulier.
Mon beau-père s'est ouvert les veines avec son vieux rasoir à main. L'instrument était au rencart depuis dix ans ou plus. Je suppose qu'il a du aller à la meule, plusieurs jours à l'avance, pour l'aiguiser. Le jeudi soir, je lui ai annoncé que son petit-fils, ayant passé les épreuves du Brevet des Collèges, était en vacances. Papé s'est enquis de la date à laquelle sa petite fille finirait l'école. C'était pour le samedi midi.
Il a attendu patiemment cette date pour ne pas troubler la scolarité des "petits" et leur éviter les quolibets et tortures des cours de récré.
Samedi à quinze heures, le décès était dûment enregistré...
Ecrit par : dobolino | 29 mars 2008
Eh, j'ai jamais écrit ça, c'est quoi ces conneries ? Qui c'est qui me pique mon pseudo ?
Dugong ? C'est vous là-bas dans le noir ?
Ecrit par : Jérémy | 29 mars 2008
Ah! J'aime mieux ça! Je vous retrouve, égal à vous-même, me faisant payer pour Jo la Trolette qui s'est barrée sans laisser d'adresse.
Ecrit par : dobolino | 29 mars 2008
"Dugong ? C'est vous là-bas dans le noir ?"
Non. Je déconne souvent mais jamais comme ça...
Ecrit par : dugong | 29 mars 2008
J'aimerais bien pouvoir répondre moi-même aux messages qu'on m'adresse.
Dobolino, je pense que le suicide est de toute façon un sujet douloureux pour nous tous. Mon attaque n'était pas ciblée contre vous (je regrette qu'elle vous ait paru comme telle) mais simplement contre l'idée que l'environnement (familial, professionnel, relationnel, etc.) NE POUVAIT PAS conduire au suicide. D'où ma remarque sur le fait que vous généralisez un peu vite des remarques qui peuvent être vraies, mais qui n'ont pas valeur de loi générale.
Je n'avais pas pour but de vous blesser (surtout pas personnellement) en écrivant mes posts. Il se trouve d'ailleurs que votre interprétation de la phrase de Camus n'est pas plus fausse que la mienne (par contre, ce sont juste des interprétations, pas des résumés). En relisant ce blog, vous vous apercevriez que vous m'avez déjà envoyé quelques quelques remarques bien senties, et je ne m'en faisais donc pas trop en vous écrivant, mais je veillerai la prochaine fois à ce que le ton du post reste à l'image du sentiment que j'ai pour vous, c'est-à-dire tout à fait cordial (et on se connaîtrait un peu plus, je dirais "amical").
D'ailleurs à quand la rencontre entre brighelliens ?
Ecrit par : Jérémy | 29 mars 2008
Et merde, dobolino, cette fois nos réponses se sont vraiment croisées !
Ecrit par : Jérémy | 29 mars 2008
J'espère qu'on comprendra que le juron ci-dessus n'est pas adressé à dobolino mais qu'il exprime mon mécontentement de voir que la communication par internet est si mal aisée !
Rien ne remplace un bon vieux téléphone, même avec le cadran qui tourne et l'écouteur qui fait ccrtch cccrtch.
Ecrit par : Jérémy | 29 mars 2008
Pour vous désaltérer et rire un peu,beaucoup etc...
http://www.causeur.fr/buvez-pour-ceux-qui-ont-soif
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 29 mars 2008
J'espère qu'on comprendra que le juron ci-dessus n'est pas adressé à dobolino mais qu'il exprime mon mécontentement de voir que la communication par internet est si mal aisée !
Rien ne remplace un bon vieux téléphone, même avec le cadran qui tourne et l'écouteur qui fait ccrtch cccrtch.
Ecrit par : Jérémy | 29 mars 2008
Jérémy, ne vous affolez pas de l'absence de réponse de dobo, elle est partie en urgence recoudre du chien. J'aurais moi-même volontiers procédé au fameux coup de fil même avec l'écouteur qui fait scrtch scrtch mais ça n'a pas été possible.
La communication, internet ou téléphonique, fait parfois des ravages lorsqu'il y a de la friture sur la ligne.
Ecrit par : catmano | 29 mars 2008
"D'ailleurs à quand la rencontre entre brighelliens ?"
Ecrit par : Jérémy | 29 mars 2008
Oui, ça fait longtemps qu'on en parle!
Bonjour à tous, en tous cas.
(Dès que j'ai un peu de temps, je tente une parodie de "mon bistrot préféré", de Renaud, sur ce thème).
Ecrit par : Christophe Sibille | 29 mars 2008
Excusez-moi, c'est les hormones. Le retour d'âge, ça rend suceptible et acariâtre.
Ecrit par : dobolino | 29 mars 2008
Avis de PE sur les nouveaux programmes et les commandes de manuels scolaires :
" moi j'y suis pas encore, mais je donne mon avis quand même...
J'achèterais les anciens, parce que de toute façon pour moi les programmes 2008 n'existeront pas:
Soit on aura fait ce qu'il faut pour qu'ils ne passent pas (grêve générale, longue durée, avec gross einformation de sparents pour bien expliquer que oui ils vont rater des journées de classe, mais qu'en mêm temps c'ets de leur avenir qu'il s'agit)
Soit je suis prête pour la désobéissance civile............ "
Ecrit par : c. cru | 29 mars 2008
Tous debout pour l'hymne soviétique sous-titré français, m'sieurs, dames:
http://fr.youtube.com/watch?v=WM5H1KthhUU
Désolé, je n'ai pas plus intelligent pour aujourd'hui, ni pour hier, d'ailleurs...
Ecrit par : Pendariès | 29 mars 2008
27/03/2008, 22:35 Message #1
Pousse-cailloux
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Question:
" bonjour à tous!
je n'ai jamais eu de CP mais l'année prochaine je compte me jeter à l'eau...j'étudie les méthodes de lecture et je voudrais savoir ce que vous pensez de Justine?
Est ce une bonne méthode??
Merci de m'éclairer! "
Réponse
"comme disait l'autre.. une fourchette, on s'en sert pour manger, mais on peut aussi crever l'oeil de son voisin de table avec.. "
Ecrit par : c.cuit | 29 mars 2008
Une musique culte :
http://fr.youtube.com/watch?v=P7THKUclnBQ
Ecrit par : Lariba | 29 mars 2008
Ne me tentez pas Lariba!!!!!!!
Ecrit par : Pendariès | 29 mars 2008
Pour dobolino spécialement qui goûtera les paroles de l'hymne soviétique dans le texte. Entre parenthèses, beaucoup plus "soft" que celles de notre Marseillaise.
Гимн Советского Союза
Слова С. Михалкова. Музыка А. В. Александрова и Эль-Регистана
Союз нерушимый республик свободных
Сплотила навеки Великая Русь.
Да здравствует, созданный волей народов,
Единый, могучий Советский Союз!
Славься, Отечество наше свободное,
Дружбы народов надежный оплот!
Знамя советское, знамя народное
Пусть от победы к победе ведет!....
Спасибо Пендариэс!
Merci Pendariès. Je ne connaissais pas cette version.
Personnellement j'ai bien rigolé, mais mon épouse, beaucoup moins!
Ecrit par : buntovchik | 29 mars 2008
" bonjour à tous!
je n'ai jamais eu de CP mais l'année prochaine je compte me jeter à l'eau...j'étudie les méthodes de lecture et je voudrais savoir ce que vous pensez de Justine?
Est ce une bonne méthode??
Merci de m'éclairer! "
Justine de Sade ? Pas avant 18 ans.
Ecrit par : Robin | 29 mars 2008
" bonjour à tous!
je n'ai jamais eu de CP mais l'année prochaine je compte me jeter à l'eau...j'étudie les méthodes de lecture et je voudrais savoir ce que vous pensez de Justine?
Est ce une bonne méthode??
Merci de m'éclairer! "
Justine de Sade ? Pas avant 18 ans.
Ecrit par : Robin | 29 mars 2008
Enfin, si c'est pour apprendre autre chose. Mais si c'est pour apprendre à lire, c'est peut-être pas plus pervers que la globale.
Ecrit par : Robin | 29 mars 2008
Non, ça doit être les Mémoires de Justine Hénin.
Ecrit par : Jérémy | 29 mars 2008
zavez rien compris, faut se mettre au niveau de l'apprenant, qu'on vous dit!
C'est elle Justine:
http://justine-lesite.artistes.universalmusic.fr/
Elle a écrit un livre. Enfin un article. Je veux dire... un mot de bienvenue. 'fin bref.
Ecrit par : Loki | 29 mars 2008
Vous êtes tous de grands farceurs!!!
Je ris toute seule devant mon ordinateur...
Est-ce bien raisonnable?
Ecrit par : c.cuit | 29 mars 2008
Justine Mizopoin ?
Justine Orossi ?
Justine Goutte ?
Ou alors Justine Timberlake.
Ecrit par : Jérémy | 29 mars 2008
Elle a écrit un livre. Enfin un article. Je veux dire... un mot de bienvenue. 'fin bref.
Ecrit par : Loki | 29 mars 2008
Oui, c'est effectivement un peu bref...mis à part le décolleté.
Ecrit par : Robin | 29 mars 2008
Je sens que je vais vous décevoir. Toutes mes excuses.
http://www.editions-belin.com/csl/master.asp
Ecrit par : catmano | 29 mars 2008
J'avoue avoir plus regardé les photos que lu les 'textes' de la demoiselle.
Pas déçu, cependant!
Ecrit par : Loki | 29 mars 2008
Pourquoi qu'on apprend à lire avec Justine Hénin ? dans l'aut CP y zont une Justine avec des gros lolos. C'est pô juste !
Ecrit par : Robin | 29 mars 2008
Tu veux apprendre à lire avec Justine? Hénon!
...hum, fatigué ce soir...
Ecrit par : Loki | 29 mars 2008
Une véto déprimée,des instits qui échangent des propos décousus,des chansons russes incompréhensibles pour qui n'a pas choisi cette option L V 3(qui d'ailleurs est supprimée par Darcos cette année),sur le brighellien blog,sans blague,on trouve des petits cercles d'intimes seulement , avec de temps en temps une incursion du gourou ! Mais TELEPHONEZ-VOUS plutôt ! Le soixante-huitard de base à l'hormone en déroute est un peu tristounet,tristounet il est !
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 29 mars 2008
J'en rajoute une couche :
La méthode Hénin (syllabique), c'est de la balle, la méthode Lolo (globale), c'est du racket !
"mieux vaut "Léo et Léa" que "Lolo et Lola" !"
Libérez Marie-Jeanne !!!!!!!! Enfermez Eveline!!!!!!!!!!!!
Excusez-moi Amélie. Bonne nuit quand même !
Ecrit par : Robin | 29 mars 2008
@ améliejirècrachésurnothomb
Je ne répondrai que pour les propos décousus des instits, ils voulaient, sans polluer le fil de longs témoignages qui ont déjà eu lieu, rappeler :
1) que certains instits (assez nombreux, voir le nouveau fil) ne sont pas du tout convaincus qu'ils appliqueront les nouveaux programmes tant décriés par leurs gourous et qu'ils continueront à faire de l'observation réfléchie de la langue et de la grammaire de texte, qu'ils mettront toujours 107 ans avant de proposer la "procédure experte" à leurs élèves et préféreront les longues séances de situation recherche où les élèves par groupes de cinq rechercheront combien de verstes fait le géant à chacun de ses pas.
2) que tant que la formation initiale des futurs PE ne changera pas, il y aura des classes qui, avec Justine et compagnie (méthode d' "apprentissage" de la lecture privilégiant le sens, même si le catalogue Belin a pris soin de rajouter en 2007 "tout en travaillant le code de façon progressive") ou même Léo et Léa (édité par le même Belin, méthode prenant pour point de départ la lettre), continueront de fabriquer du dyslexique à tour de bras.
Quant aux "divagations" qui auraient pu rester téléphoniques de nos amis, mettons cela sur le compte du retour du printemps et l'isolement (ils n'étaient que trois sur ce blog, ils finissent par tourner en rond, les pauvres).
Ecrit par : catmano | 30 mars 2008
Eh Amélie, soyez pas bégueule, c'était rigolo les réflexions sur Justine et alii.
Bien sûr c'est un peu décousu ici, mais quand on lance dse réflexions sérieuses, on obtient aussi des réponses sérieuses.
Vous pouvez trier sans problème.
Ecrit par : Jérémy | 30 mars 2008
A Jérémy et Catmano.Je ne suis pas bégueule ,j'aime faire de la provoc et secouer le prunier..Un jour ,il y a longtemps,un proviseur s'était mis en tête de constituer une cellule de détection des dyslexiques..."Ils ne sont pas dyslexiques Monsieur,ils sont seulement ignorants.Si on leur faisait faire de la grammaire plutôt?"..Depuis,je l'ai souvent redit dans les conseils de classe et ça jette toujours un froid...salutaire.Le proviseur(un autre)m'a demandé de lui proposer un projet de cours de rattrapage en orth.grammaire pour toutes les classes.
Ecrit par : Amélie Jirécrachésurnothomb | 30 mars 2008
"Le proviseur(un autre)m'a demandé de lui proposer un projet de cours de rattrapage en orth.grammaire pour toutes les classes."
Tiens, vous allez rire, moi aussi.
C'est le projet qui m'a pris le moins de temps de ma vie, je pense : j'ai révisé avec les pauvres malheureux les homonymes (les simples puis les durs), les conjugaisons (imparfait - présent - passé composé - futur - conditionnel), , les mots invariables (adverbes puis prépositions), et maintenant je fais des dictées pour automatiser les accords et le vocabulaire.
Ah, et je retire des points d'orthographe pour TOUS les travaux écrits. Ca les a choqués au départ, mais maintenant ils trouvent ça normal. Et j'ai dit à mes collègues des autres matières de retirer aussi des points pour l'orthographe. Et je leur donne ce qu'on fait en orthographe, comme ça les élèves ne peuvent pas dire qu'ils ne le savent pas ou qu'on ne l'a pas vu. En retour, les collègues m'ont donné les phrases et tournures où ils relèvent le plus de fautes dans leur matière, comme ça on révise ces tournures aussi.
Au bout d'un an, les élèves font encore des fautes, mais deux à trois fois moins.
Ecrit par : Jeremy | 30 mars 2008
A propos d mai68
J'espère que vous avez été nombreux à regarder le beau reportage de Serge July sur Daniel Cohn-Bendit le dimanche 30 mars dans la matinée.
Les plus jeunes qui n'ont pas vécu cette époque ont pu voir que malgré nos errements et nos erreurs, nous n'étions pas ces idéologues violents, vindicatifs et cyniques qui ont préparé le capitalisme sauvage des années 2000 avec ses "golden parachutes", comme le prétend Nicolas Sarkozy.
Ecrit par : Robin | 30 mars 2008
Mais savoir lire est de cet ordre : alors, êtes-vous déjà expert, mon cher Péchin ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 29 mars 2008
"Savoir lire ou l'art du cuni."
Cher monsieur "moustache" B.
Entre ronsardiens... on se comprend.
J'imagine, dans ce cas, que "savoir écrire", c'est "savoir manier la baguette".
Profitons cher monsieur B., car quand le tambour avance... la baguette recule.
L'ai-je bien lu? (Je vous épargne le "lèche bien"...)
Ce cher Péchin
PS: je comprends mieux maintenant l'usage de la moustache."
Ecrit par : Péchin | 31 mars 2008
Juste un coucou à mon ancien professeur de lettres - Lycée Fragonard à L'isle-adam en 1985 - première et dernière année où je me souviens d'élèves se battant pour être au premier rang ; Nous rapprochions même votre bureau pour que vous soyez plus près de nous - Pourtant toute l'astuce était la , vous savoir proche pour ne pas perdre une miette de vos paroles et surtout ne pas se faire remarquer ( parce que les coups de cahiers sur la tête, j'en ai pris !) Jusqu'en troisième, j'étais la bonne élève en français et quel choc de découvrir qu'en seconde avec Mr Brighelli , mes notes n'excédaient pas le 2/20... Mais cette année la, au lieu d'être dépitée par la médiocrité de mes notes, la passion du français, de la lecture et de l'histoire m'est revenue grâce aux cours palpitants que vous nous donniez.. Et plus de 20 ans, après si je me souviens d'un prof , c'est vous et nous parlons régulièrement avec les quelques amies de seconde que j'ai encore ! Alors c'est enchantée que je vous vois de temps en temps à la télévision ( inchangé d'ailleurs, la même moustache !!) et je voulais tout simplement vous remercier pour la qualité de votre enseignement, ces anecdotes liées à la littérature et l'histoire dont je me souviens encore ... Je profite de le faire maintenant parce qu'à l'époque trop tétanisées par votre présence, nous n'osions pas vous dire tout le bien que nous pensions de vous et la joie que nous avions de suivre vos cours!
Amicalement
Ecrit par : NATHALIE | 01 avril 2008
Monsieur BRIGHELLI !
Moi ce qui m'énerve, c'est quand on écrit des trucs négationnistes :
"En 68 — mais en Chine —, on rééduquait les « mandarins », comme disait le « castor de guerre » (lisez donc, fans de Simone, le beau livre de Danielle Sallenave — chez Gallimard) en les envoyant repiquer le riz : ça a permis à l’Empire du Milieu de faire un grand bond en arrière, dont il est revenu pour se vautrer dans le libéralisme encadré…"
Allez donc en parler aux centaines de milliers de massacrés sous les applaudissement des soixante-huitards, la clique à Tel Quel, Sollers, Barthes, Kristeva, tous ces connards opportunistes qui ont définitivement installé le délire en Lettres comme Norme tout en se la pétant "aristocrates" pour certains.
Oh ! Vous avez l'art de l'euphémisme ! Pourtant ces salopards de communistes ont liquidé plus de personnes que les nazis. Alors un peu de respect pour les victimes et commencez par faire le mea culpa de vos propres errements ; on vous prendra peut-être un peu plus au sérieux dans votre combat contre les errements de crétins qui n'ont que le tort que de l'être dans un domaine où vous l'êtes moins.
Je suis énervé, et pourtant je vous aime bien en dépit de vos défauts, mais là, c'est insupportable et digne de Faurisson ce que vous écrivez.
Tenez, en cadeau, un lien, ça sera votre leçon du jour, parce que vous aussi vous en avez besoin de temps à autre : http://www.freerepublic.com/focus/f-news/1350794/posts
Ecrit par : Même pas de droite | 02 avril 2008
"350 000 profs de ces années de fête sont aux portes de la retraite. Avec un peu de chance, le ministère leur accordera le droit de rempiler, le temps qu’une génération adéquate arrive — nous nous y employons."
Oui pour qu' ils rempilent mais, par pitié, qu' on fasse un tri.
Ecrit par : Erick | 03 avril 2008
Je ne sais pas vous mais moi, j’ai « fait » Mai 68, et aux premières loges (AGEN-UNEF de Nantes, occupation de Sud-Aviation) je sais donc ce qui s’y est passé, ce qui s’en est suivi et inutile de vous dire que les simplifications, le parisiano-centrisme estudiantin, la focalisation sur l’injustice générée par quelques icônes aussi décaties que douteuses, me gonflent velu. Comme me broute menu qu’on fasse Mai 68 bouc émissaire de tout : bientôt on le tiendra responsable du renchérissement des champignons de couche et du raccourcissement des cornes de la chèvre de Basse-Provence.
Mai 68 est un mouvement que les dobolino et autres mandarins n’avaient pas vu venir, sur lequel pour la première fois de leur vie d’happy few, ils n’avaient aucun prise. Morts de trouille, mort de honte et nous morts de rire (car on a beaucoup ri en mai 68). Trouille et honte qu’ils nous ont fait payer pendant des années, et maintenant plus que jamais, avec un Sarkozy qui se permet de fustiger l’hédonisme de 68 alors qu’il en est à son deuxième divorce, et que pour vivre sans temps mort et jouir sans interdit, il est top moumoutte. Enfants-tyrans ? Oui, les siens, dont le scooterroriste chevelu, et l’autre qu’il a emmené en Chine, demandant aux dirigeants chinois… d’avoir de l’autorité sur lui ! Mes enfants à moi, le baba-cool etc. ont été bien élevés, et élèvent bien leurs jeunes enfants, avec qui c’est : on explique tout, on ne négocie rien. Aucun n’aurait osé faire un bras d’honneur à un automobiliste après l’avoir percuté (De méchantes langues, disent que M. Brighelli est sarkozyste. Si c’est le cas et comme il aime éduquer les enfants, qu’il aille fustiger les chiards de Sarko, y a du taf.)
Moi qui ai vécu Mai 68, qui ai vécu la décennie suivante, j’ai surtout les souvenir des solidarités : pas une injustice, pas une spoliation n’échappait à nos mobilisations, Larzac et Plogoff pour les plus grandes, et il y en eut des dizaines moins connues mais pas moins efficaces pour défendre des paysans des ouvriers.
Ce qui tua lentement mais sûrement ces enthousiasmes actifs et partagés fut une conjonction paradoxale : la montée du chômage après 1974 et l’arrivée de Mitterrand au pouvoir (attention, je n’ai pas dit de la Gauche !).
Moi, le grand reproche que je ferai aux soixante-huitards ne sera pas de l'avoir été, mais de ne pas l'être resté (j'entends la fidélité aux principes, pas aux gadgets : tunique afghane, pattes d'eph' et patchouli : merci bien).
Nous avons eu la naïveté de croire que « c’était arrivé » : tu parles, ça n’arrivait pas, ça s’en allait dans les solitudes et les replis communautaristes, pour finir (mais hélas, ce n’est pas fini) dans un climat de pré-guerre civile excité par Sarkozy.
Ecrit par : PMB | 03 avril 2008
S'il vous plaît, passez le périph, allez avec cette itw voir ce qui s'est fait ailleurs que sur le Boul'Mich' en 68 :
…D'un côté, une célébration nostalgique : c'était le bon temps des luttes. De l'autre, un procès hargneux : ce fut l'origine de nos maux actuels, ruine de l'autorité et laxisme moral. Quarante ans après 1968, peut-être le temps de l'étude est-il venu. Autour de Bernard Pudal, une équipe de chercheurs de générations différentes (entre 35 et 55 ans) a voulu rendre aux événements leur force. Pour que les jeunes qui interrogent leurs parents comprennent mieux.
- Quarante ans après, vous revenez aux faits ?
« Oui, on croule sous les interprétations mais on manque de connaissances précises. Qui étaient les soixante-huitards ? Pas seulement les leaders étudiants à Paris, mais aussi des paysans, des ouvriers, des femmes, en province. Il faut donc plonger dans des documents de l'époque : par exemple le règlement intérieur d'un grand lycée de Nancy, pour comprendre les transformations de la discipline, ou bien les archives des centrales syndicales pour percevoir ce qui s'est joué à Besançon, lors de la grève de Rhodiaceta (1967) ; ou encore les cahiers du Comité central de grève de Nantes. Sept millions de grévistes, paralysant pendant près de trois semaines entreprises, services et administrations, c'était sans précédent. Or, ce 68 ouvrier a été effacé de la mémoire collective. Déficit de connaissance autant que de reconnaissance. »
- Mai 68, un événement historique ?
« Oui. Cette cri sa générale, étudiante, sociale, politique, a agi comme un scanner sur la société Française. Elle a fait remonter à la surface les silencieux accords qui font une société. Ce qui va de soi et qui, tout d'un coup, est remis en question. Dans les années précédentes les figures du « destin » s’étaient déjà fissurées. »
- Par exemple ?
« C'est le cas des femmes. Elles s'engagent en masse dans les études et le travail salarié. La domination masculine perd son caractère « naturel ». L'exemple que nous avons étudié – des groupes de femmes à Auxerre – montre souvent un refus de reproduire le destin de la mère, lorsque celui-ci est perçu comme dominé par le père. Frappante aussi, l'invention de « ruses » pour contourner les contraintes vécues par les femmes, le contrôle des corps de la sexualité. Porter le pantalon traduisait alors l'affranchissement des préjugés. La mixité des formations a joué un rôle important avec, en même temps, le souhait d'échanger avec d'autres femmes et sortir de l'ombre, fût-elle celle d'un compagnon militant. »
(…)
- Les ruptures, ce n'est pas seulement dans la famille ...
« Non, bien sûr, d'autres destins ne vont plus « de soi ». I 'Ecole n’est pas en reste. Entre l’ancienne reproduction et les exigences nouvelles de la démocratisation, un ordre symbolique est contesté. L'Eglise, l'encadrement politique et syndical sont eux aussi secoués sous la pression de croyants et militants d'un type nouveau. L'anticolonialisme de la guerre d'Algérie se transforme à partir de 1965 en anti-impérialisme avec la guerre du Vietnam. »
- Les « soixante-huitards », ce ne sont pas seulement des leaders connus comme Cohn-Bendit ?
« Non, il faut s'intéresser aux histoires « ordinaires ». Mai libère des paroles non autorisées. On veut dire qui on est et ce qu'on voudrait être, ce qu'est le monde et comment il devrait être. Sont les plus concernés les professionnels de la relation : éducation, justice, médecine, secteur social. La question centrale est celle-ci : « Qu'est-ce qui fonde l'autorité ? »
- Vous voulez redonner aux événements leur tranchant : ça veut dire quoi ?
« C'est un jésuite, psychanalyste - un peu oublié - qui l'a écrit dès l'automne 1968 dans « Etudes » : « En mai dernier, on a pris la parole comme on a pris la Bastille en 1789 ». L'inouï de Mai, c'est ça : une brèche dans les façons admises de penser le monde et soi-même. Les questions étaient déjà là; 68 les accélère. Jusqu'à la crise économique de 1974, des pratiques nouvelles vont émerger. Exemple marquant : l'association nationale des Paysans-travailleurs, inspirée par les thèses de Bernard Lambert, agriculteur en Loire-Atlantique, débouchera plus tard sur la création de la Confédération paysanne. Mais ceci est une autre histoire... »
Recueilli par Paul GOUPIL. « Mai-juin 68 » (Editions de l'Atelier)
Ecrit par : PMB | 03 avril 2008
Ne daubez pas la Basse Provence, PMB, Dobolino (qui n'avait que 9 ans en 68) va vous écouiller tout vif !!
Ecrit par : yann | 03 avril 2008
Je précise que je n'ai rien perso contre Dobolino, sachant ce que peut donner l'épuisement.
Ni contre la Basse-Provence. Vive Tourette-sur-Loup !
(Et si c'est pas en Basse-Provence, je l'y mets)
Bonjour à Pedro Cordoba et à MàC.
*
Pas à Loki, que je n'ai aucune envie de connaître ;-)
Ecrit par : PMB | 03 avril 2008



