« Violence scolaire | Page d'accueil | 1968 »

17 mars 2008

Nouveaux Observateurs

Nouveaux Observateurs

Ainsi, les urnes périgourdines ont rendu leur verdict — et Darcos à sa liberté : il a tout loisir désormais de démontrer à ses amis et à ses ennemis qu'il est un vrai ministre, un grand ministre. "Mettre fin à trente ans de pédagogisme", disait-il il y a quelques jours en réponse à une diatribe signée, dans le Nouvel Observateur, par les deux petits marquis de la Droite et de la Gauche, Luc Ferry et Jack Lang. "Philosophe de salon" et "socialiste d'opérette", disais-je d'eux deux jours plus tard à l'émission des Quatre Vérités. Comme me le faisait remarquer ici même un blogueur attentif, les mots, malgré les apparences, ne sont pas interchangeables : il y a des philosophes ailleurs que dans les salons, mais le spectacle de la Gauche aujourd'hui ne vaut guère mieux que la pire opérette.

Cela vaut-il la peine de répondre à ces messieurs ?
Et d'abord, pour commencer, remarquons cette collusion spectaculaire de deux grandes incapacités : zéro plus zéro égale zéro. Un homme choisi par la Gauche (sous Allègre, de si spectaculaire mémoire) pour coordonner la commission des Programmes dont sont sortis ces "années Viala", en Lettres, qui ont achevé de déstructurer ce que la loi Jospin avait déjà bien entamé. Et l'homme à tout faire de la chemiserie française, jamais fatigué de plastronner devant les étranges lucarnes, dont le passage au ministère a effectivement entériné ces programmes à vocation létale, si plein de bonnes intentions égalitaristes qu'ils ont donné un sacré coup de pouce — et un eu plus — à toutes les officines privées du style Acadomia, qui se sont engouffrées dans la carence organisée rue de Grenelle. J'ai souvent dit et écrit que l'égalitarisme fabriquait plus d'exclus que l'élitisme le plu strict. La loi Lang / Ferry, c'est la politique des cycles, en Primaire, qui permet de passer l'élève en difficulté au collègue de niveau supérieur, et, in fine, à amener en Sixième (rapport du HCE d'août 2007) 40% d'élèves incapables de maîtriser la lecture et l'écriture (et je ne parle pas des maths : en commençant la division en CM1, on comptait sans doute qu'elle soit maîtrisée en Troisième ? Manque de pot, 160 000 élèves de Troisième, totalement dégoûtés, quittent l'école chaque année sans rien savoir de ce que l'on ne leur a pas appris — sur ordre ! Lang et Ferry, ce sont les gesticulations en directions des "cultures plurielles", qui permettent avec une bonne conscience de gauche caviar de ne pas voir que tant de malheureux gosses n'auront pas accès à la culture française la plus élémentaire. Refuser un apprentissage sérieux, systématique, de la grammaire, c'est privilégier les privilégiés — forcément : un philosophe qui n'a fait ses études que apr correspondance sait-il ce que c'est que de ne pas entendre parler français correctement à la maison ? Sait-il que ce qu'on n'apprend pas intuitivement à trois ans, il faut l'apprendre patiemment à six ? Ce que Darcos a proposé — mais j'ai confiance, certains syndicats, debout comme un seul homme SNUIPP en tête, vont y mettre bon ordre —, c'est l'accès de tous les élèves, à commencer par les plus défavorisés, au Savoir bourgeois (un gros mot, sans doute, pour ces types qui se gobergent Rive Gauche). Donner la liberté pédagogique aux enseignants, c'est autoriser l'emploi de méthodes de lecture efficaces — mais condamnés par des Inspecteurs idéologues — et idéologues avant d'être inspecteurs, n'est-ce pas, Frackowiack ?
Et je n'évoquerai que pour mémoire ces parents déboussolés par une phraséologie, une nomenclature grammaticale absconse : on parle sans cesse d'ouvrir le dialogue avec les parents, mais la Pédagogie (la P. Respectueuse, devrais-je dire) s'empiffre d'un jargon incompréhensible aux âmes simples qui savaient ce que c'est qu'un article et un nom, un sujet et un verbe, mais ignorent tout du Groupe Sujet et des Déterminants.

Quels chantiers s'ouvrent à Xavier Darcos ?
- Reprendre la réforme des collèges : la liberté pédagogique décrétée pour le Primaire doit s'étendre à partir de la Sixième — et permettre aux enseignants qui ne désirent pas travailler sous les fourches caudines de la "séquence" d'opérer à leur gré — permettre aux profs de Lettres désireux d'enseigner de la grammaire un peu sérieusement d'abandonner l'ORL et son cortège de massacre ; et remettre l'écriture au goût du jour ;
- Préparer une réforme des lycées qui débouche sur un Bac sérieux, quelles que soient ses futures modalités — et il y a de quoi faire : voir, sur le sujet, le chapitre XV d'un excellent ouvrage que je ne saurais trop recommander aux passants de ce blog, intitulé "Fin de récré" et qui vient juste de sortir en librairie… C'est en amont que l'on peut sauver le soldat Bac — pas en fin de Terminale, où l'on peut tout au plus gérer l'inacceptable, et certainement pas l'année d'après : quand la réforme des lycées produira des élèves bardés de savoirs, on ne se demandera plus s'il faut ou non ouvrir des "propédeutiques" en Fac.
- À terme, c'est vers la formation des maîtres qu'il faut aller — et quand les maîtres en formation verront que les méthodes qui marchent, dans une pédagogie par objectifs clairs, ne sont pas celles que leur instillent l'IUFM, sans doute opteront-ils pour la désobéissance.

Peu de choses, en vérité : après le scandale des nouveaux programmes de Primaire, il reste à élaborer le scandale des Collèges qui cessent d'être "uniques", et l'horreur de lycées préparant sérieusement à un examen de fin d'études valorisant. Sans parler — ce sera pour une prochaine Note — de l'enseignement professionnel, dont il est évident qu'il meurt lui aussi de bonnes intentions: tout le monde le plus haut possible, et 50% d'une classe d'âge en Licence — pour quoi faire ?

Jean-Paul Brighelli

PS. Je m'avise à l'instant que Marie-Christine Bellosta a commis de son côté une analyse sur son blog de l'article de nos duettistes, avec sa sagacité et sa causticité coutumières (http://education.blog.fondapol.org/refonder-lecole-le-blog-de-marie-christine-bellosta/blog-post/mm_lang_et_ferry_sacres_menteurs.html)

16:00 Lien permanent | Commentaires (756) | Envoyer cette note

Commentaires

Saperlotte! Bonjour à tous!

pirouette de saperlipopette

Ecrit par : Saperlipopette | 17 mars 2008

"plus d'exclus que l'élitisme le plu strict. La politique des cycles, en Primaire, qui ermet de passer l'élève en di"

Content que ça remarche (on ne pouvait plus laisser de commentaires!), par contre, y a deux mots et une phrase inachevés à compléter (même si on peut les compléter nous-mêmes).

Ecrit par : Jeremy | 17 mars 2008

Jean-Paul, j'ai le plaisir d'être la première à avoir découvert ce nouveau fil.
Espérons que, libre des contraintes de la mairie, X.D. va faire une vraie réforme.
Pour l'instant, les enseignants du primaire sont dans l'expectative, assez déboussolés par les fameux cours de remédiation le samedi matin, et pendant les vacances scolaires, difficiles à mettre en oeuvre dans les campagnes profondes. La suppression envisagée des cycles leur pose également problème.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 mars 2008

Ouch ...
Souhaitons que Xavier Darcos aura plus de succès dans les ambitieuses réformes à conduire que vous en eûtes dans votre copié/collé !

On attend tous un signal fort rapidement en particulier dans les lycées techniques !
La diminution constante des effectifs, qui n'est sans doute pas sans rapport avec le délire pédagogol dont on nous abreuve depuis des années, entraîne de très nombreuses cartes scolaires.

La désespérance nous gagne. Je suis malheureux de voir s’effondrer ce qui fut la voie de réussite des modestes.
Même les sections de BTS industriel ne font plus le plein, et de ce fait le niveau de recrutement est en baisse continuelle.
Les patrons de PME pleurent aux portes de nos établissements : ils continuent, en dépit de la mondialisation, à vouloir embaucher des techniciens supérieurs et peinent à en trouver !

Vite !

Ecrit par : Zorglub | 17 mars 2008

"...voir, sur le sujet, le chapitre XV d'un excellent ouvrage que je ne saurais trop recommander aux passants de ce blog, intitulé "Fin de récré" et qui vient juste de sortir en librairie…"

Il n'est pas encore arrivé aux Marches de l'est. Pas trouvé cet après-midi. Et Amazon met 10 jours à le livrer. Existerait-il en version piratée sur le net comme Harry Potter ?

Ecrit par : lucile | 17 mars 2008

Existerait-il en version piratée sur le net comme Harry Potter ?
Ecrit par : lucile | 17 mars 2008

Non, sérieusement, si quelqu'un sait où le trouver dans le département du Haut-Rhin, cela m'intéresse. Merci.

Ecrit par : lucile | 17 mars 2008

Eh! Lucile: envoi sous 48 heures...
http://www.sauramps.com/rubrique_rech.php3?F=L&RI;=TECA&D;=DAEM&choix;=lib&R;=brighelli

Ecrit par : dobolino | 17 mars 2008

Merci Dobolino !

Ecrit par : lucile | 17 mars 2008

Non, sérieusement, si quelqu'un sait où le trouver dans le département du Haut-Rhin, cela m'intéresse. Merci.

Ecrit par : lucile | 17 mars 2008

Trépignante d'impatience, chère lucile ?
On n'a pas idée, non plus, d'habiter comme moi au bout du bout du monde, d'être curieuse et d'aimer lire, en plus...

Ecrit par : Maminou | 17 mars 2008

Darcos qui était ,à n'en pas douter le moins pourri de ce gouvernement de mafieux à rolex, a payé pour ses petits copains. Bon débarras. Ce qui était fantastique, hier, c'était la langue de bois presque digne de la RDA de jadis, des pauvres cloches venant débiter les piteuses consignes de l'Elysée. Et le triomphe de Tibéri!!!! Avec la grosse mère maquerelle de Xavière se dandinant, moustachue et gélatineuse. Ces gens-là devraient se prendre un procès pour crime contre la démocratie. Et la hargne, alors, de Tibéri. parlant d'une certaine "madame X" qui avait osé le défier. Mais quoi, les Tibéri ont de telles casseroles au cul qu'un jour ou l'autre ils ouviront une quincaillerie.
La droite la plus con du monde.

Ecrit par : montaigneàcheval | 17 mars 2008

Trépignante d'impatience, chère lucile ?
Ecrit par : Maminou | 17 mars 2008

C'est pour suivre les discussions sur le blog du genre :
"p.58, là JPB je suis tout à fait d'accord avec vous, mais dans le chapitre suivant, bla bli bla bli..."

Et pour me consoler de ne pouvoir être à Paris pour le Salon du Livre (peut-être JPB viendra à Saint-Louis cette année !)

Ecrit par : lucile | 17 mars 2008

"50% d'une classe d'âge en Licence "

J'ai été l'un des premiers ici à rapporter cette volonté de faire accéder coûte que coûte 50% des étudiants à Bac +3.
C'est Lang qui en parlait, puis Pécresse, sur la base des études de l'OCDE.
Apres les 80% de reussite au bac, les 50% de réussite en licence. Quousque tandem ?

Ecrit par : Jeremy | 17 mars 2008

Au fait, apparemment on n'aura pas Allègre.

Sarkozy devrait faire appel à Tapie Violent, comme on l'appelait au Bebete, mais on ne sait pas trop pourquoi (une mission sur la Moralisation de la vie politique et economique ?)

Ecrit par : Jeremy | 17 mars 2008

Darcos, c'est bien celui qui s'est fait chopé donnant les sujets du bac à ses élèves juste avant de passer inspecteur ?

Ecrit par : Prof masqué | 17 mars 2008

Cher Jean-Paul,
À propos de la refonte des programmes du primaire, tu écris :
"Et je n'évoquerai que pour mémoire ces parents déboussolés par une phraséologie, une nomenclature grammaticale absconse : on parle sans cesse d'ouvrir le dialogue avec les parents, mais la Pédagogie (la P. Respectueuse, devrais-je dire) s'empiffre d'un jargon incompréhensible aux âmes simples qui savaient ce que c'est qu'un article et un nom, un sujet et un verbe, mais ignorent tout du Groupe Sujet et des Déterminants."
Puis, demandant "Quels chantiers s'ouvrent à Xavier Darcos ?", tu évoques la réforme du collège et celle du lycée.
Que ces réformes soient urgentes, ce n'est pas moi qui en disconviendrais ; mais cette urgence ne doit pas faire oublier que pour le primaire le chantier est loin d'être terminé et qu'il reste beaucoup à faire. Sur les programmes eux-mêmes d'abord, encore perfectibles.
J'ai noté avec intérêt que Marie-Christine Bellosta,dont chacun apprécie la grande culture et la pugnacité, se ralliait aux propositions du GRIP quant à l'abandon, à l'école primaire, des "déterminants" et à l'enseignement - bien tempéré - du système des temps de la conjugaison dès les petites classes.
Mais je note aussi que les projets de programme sont loin d'être clairs à ce sujet. Il en est d'autres sur lesquels il faut progresser : la simultanéité de l'apprentissage de la lecture et de l'écriture dès la GS quand les enfants y sont prêts, la simultanéité de l'apprentissage de la numération et des quatre opérations, au même moment. Il en est encore d'autres à construire entièrement, le programme de géographie par exemple, vide pour l'instant des contenus indispensables (échelle, plan, courbes de niveau etc.) indispensables à l'intelligence géographique ; et il en est d'autres qui ne figurent dans les programmes, comme le travail manuel alors que celui-ci est une voie d'accès à la géométrie.
Tout cela pour dire que si Xavier Darcos a eu l'incontestable mérite - et le courage - de ré-ouvrir le chantier des programmes du primaire, il lui faut maintenant avoir la persévérance nécessaire pour le terminer. D'autant que les coupe-jarrets guettent, qu'il s'appellent Lang ou Ferry, Joutard ou Frackowiak, Ouzoulias ou Moindrot. Pour les empêcher de nuire, il faut certes, comme le fait Marie-Christine Bellosta, les renvoyer à leurs tristes vérités, mais encore convaincre des milliers d'instituteurs - formés depuis des années à leur école - qu'ils ont tort et que nous avons pédagogiquement raison. Rude tâche, de patience et de longue haleine : on n'impose pas la règle de trois.
Bien à toi.
GM
PS. Ces propos sont tenus à titre personnel et n'engagent pas le GRIP.

Ecrit par : guy morel | 17 mars 2008

choper

Ecrit par : Prof masqué | 17 mars 2008

La volonté d'amener un maximum d'élèves au bac est de plus en plus nette.

J'enseigne en collège, avec des élèves en grande difficulté ("Ambition Réussite").

Un grand ponte du Rectorat est venu cette année nous savonner "gentimment" les oreilles, en disant qu'il fallait orienter un maximum d'élèves vers les filières générales, en "accompagnant les parents dans la démarche d'orientation". Et tant pis pour ceux qui voudraient rentrer rapidement dans la vie active ("il faut leur faire comprendre la noblesse des études", diantre, quand on a une famille qui peine à survivre, c'est facile à dire).

Pour motiver le bahut, les crédits de fonctionnement sont en partie indexés sur la tenue de ces objectifs d'orientation absolument démentiels.

Nous marchons sur la tête !

Ecrit par : Murielle | 17 mars 2008

Est-ce quelqu'un peut m'expliquer quel est le problème avec la notion de déterminant ?

Ecrit par : Pat | 17 mars 2008

Sur le plan quantitatif, je reste à gauche et vois avec horreur les suppressions de postes qui se profilent encore. Mais sur le plan qualitatif, c'est vrai que Darcos, ce n'est pas mal.
Encore faudrait-il mesurer que ce n'est pas tant tel ou tel ministre qui peut refonder l'école, mais les enseignants eux-mêmes. Ce sont eux qui, au quotidien, sont devant les élèves et peuvent ou non baisser leur niveau d'exigence. Un texte les invitant à une refondation leur a été adressé en début d'année scolaire : La Lettre aux éducateurs, signée par le Président de la République.
Or, combien d'entres eux l'ont-ils seulement lue? Combien d'entre eux ont-ils évité de se retrancher derrière un commode "Pas Sarkozy!" ou "C'est encore du blabla!"? Pourtant, la contradiction au sacro-saint principe de l'élève au centre du système s'y trouve, noir sur blanc. Ainsi, on peut lire :
"Nous avons le devoir de leur apprendre que tout ne se vaut pas [...] que l'élève n'est pas l'égal du maître". Quel meilleure façon de rappeler que les opinions de l'élève n'ont pas à être mises sur le même plan que le savoir du professeur?
Pour peu qu'on prenne la peine de le lire, ce texte contient l'essentiel. Mais ce n'est ni le Président de la République ni un ministre, quel qu'il soit, qui peut l'appliquer. Seul le professeur peut s'acquitter de cette tâche, chaque jour, dès la sonnerie, devant sa classe, au lieu d'attendre qu'une nouvelle réforme tombe "d'en haut"...

Ecrit par : Scaramouche | 17 mars 2008

"Est-ce quelqu'un peut m'expliquer quel est le problème avec la notion de déterminant ?"

Je suis plutôt favorable à cette notion de déterminant.

En effet, la grammaire traditionnelle distingue parle par exemple d'adjectif possessif et d'adjectif démonstratif. Or, ces "adjectifs" n'ont rien à voir avec les adjectifs qualificatifs ou déterminatifs. Ils sont bien plus proches des articles.
La catégorie "déterminants" regroupe donc les articles, mais aussi les déterminants possessifs, les déterminants démonstratifs, les déterminants indéfinis, etc.

Le seul problème que cela pose, c'est que ca empêche de parler d'adjectifs possessifs, démonstratifs, etc. et qu'on dit à la place déterminant posessif, déterminant démonstratif, etc.

L'autre problème qu'avait soulevé Jean, c'est que l'appellation "déterminant" peut faire croire que c'est le possessif qui détermine le genre et le nombre du nom, alors que c'est le nom qui détermine le choix du possessif.

Mais il n'empêche que regrouper "ce" "mon" et "le" dans une même catégorie est plus cohérent que de mettre sous l'appellation "adjectif" les mots "mon", "cette", "première", "solaire" et "printannière".

Ecrit par : Jeremy | 17 mars 2008

Pour peu qu'on prenne la peine de le lire, ce texte contient l'essentiel. Mais ce n'est ni le Président de la République ni un ministre, quel qu'il soit, qui peut l'appliquer. Seul le professeur peut s'acquitter de cette tâche, chaque jour, dès la sonnerie, devant sa classe, au lieu d'attendre qu'une nouvelle réforme tombe "d'en haut"...

==> Le seul problème, c'est qu'un enseignant est tributaire du programme qu'il doit appliquer... et qu'il n'a sa liberté que si sa hiérarchie (chef d'établissement et inspecteur) la lui donne. Tous ne sont pas intelligents, j'en ai connu qui étaiet des ânes bâtés !

Ecrit par : Murielle | 17 mars 2008

Jérémy, je suis d'accord avec vous sur la notion de déterminant. Peut-être parce que j'ai appris comme ça à l'école.
Serait-ce un clivage générationnel ?

Ecrit par : Pat | 17 mars 2008

Ce que vous dites Murielle me fait bondir (en fait, même plus tellement je connais cette affligeante musique).
Je ne comprends pas cette obstination à dévaloriser l'enseignement technique et professionnel !

Ce sont des voies qui permettent de réussir dans la vie et d’être heureux sans avoir eu à se prendre le chou sur Phèdre ou à trainer jusqu’à bac +6 avant de se reconvertir ...
Mes potes artisans ne vont pas au ciné d'art et d'essai, et ne lisent pas de philo, mais ils se marrent bien et ont un niveau de revenu très satisfaisant.

Je rigole plus quand je passe un moment avec eux qu’en salle des profs ... Ils ont souvent une intelligence de la vie, une empathie spontanée, une chaleur dans les relations que les intellos à 2 balles devraient leur envier !

Loin de moi l’idée de dévaloriser la culture classique (qui est la mienne), mais pourquoi s’obstiner à vouloir FORCER tout le monde à la partager ?
Évidemment, on peut (doit) la rendre accessible, la promouvoir etc. Mais si ça les gonfle ... de quel droit les bassiner ? Moi, je me rebellerais si on me forçait à regarder le foot à la télé, aller à la chasse, ou jouer au tiercé ! Pas parce que c'est mal, juste ça m'emmerde !

En plus, on a tous encore besoin de mécanos pour nos bagnoles, d’artisans du bâtiment et je continue à souhaiter manger de bons saucissons accompagnés d’un verre de côte et d’un pain de campagne honorable !

Pendons les copsys avec les tripes des chercheurs en pata-sciences de l’éducation !

Ecrit par : Zorglub | 17 mars 2008

"Pendons les copsys avec les tripes des chercheurs en pata-sciences de l’éducation !"

Tout à fait. Et encore, c'est un programme modéré.

Ecrit par : Jeremy | 17 mars 2008

Pour éviter tout malentendu, n’en concluez pas que je suis relativiste et place sur le même plan
- un concert de Sclavis et le prime de la star’ac
- les mémoires de Dave et celles de Chateaubriand etc.

Juste, je me méfie assez de ceux qui me veulent du bien contre mon gré, pour ne pas être tenté d’en faire autant !

PS : Je suis TOUJOURS modéré Jérémy ...

Ecrit par : Zorglub | 17 mars 2008

Est-ce quelqu'un peut m'expliquer quel est le problème avec la notion de déterminant ?

Ecrit par : Pat | 17 mars 2008

"La notion de "déterminant" englobe les articles, mais aussi les adjectifs possessifs, démonstratifs, numéraux, interrogatifs et exclamatifs...Ils ont pour fonction de déterminer le nom en nous renseignant sur son genre, son nombre, son possesseur, etc.Ils forment avec le nom un groupe nominal. "

Voilà ce que dit une (bonne) grammaire : Bordas 4ème-3ème, édition de 1988

Le problème c'est que la grammaire "traditionnelle" étudiait des catégories grammaticales isolées : article, nom, verbe, adjectif alors que la grammaire "actuelle" a tendance à analyser des groupes.

Une nouvelle approche qui déconcerte parents et grands -parents qui ne sont pas familiarisés avec cette approche et cette terminologie (déterminant, groupe nominal, groupe verbal).

Ecrit par : Robin | 17 mars 2008

La dévalorisation permanente de l'enseignement pro m'énerve mois aussi, qui suis PLP (je suis en collège pour m'occuper des SEGPA).

Pour info, le Grand Ponte que j'ai cité prône l'élitisme bachelier pour tout le monde : le plombier doit avoir son bac pro au minimum, etc, etc... et les enseignants qui s'arrêtent au CAPES ou au PLP manquent d'ambition, il faut au moins l'agrégation !

Ecrit par : Murielle | 17 mars 2008

En effet, la grammaire traditionnelle distingue parle par exemple d'adjectif possessif et d'adjectif démonstratif. Or, ces "adjectifs" n'ont rien à voir avec les adjectifs qualificatifs ou déterminatifs. Ils sont bien plus proches des articles.
La catégorie "déterminants" regroupe donc les articles, mais aussi les déterminants possessifs, les déterminants démonstratifs, les déterminants indéfinis, etc.

Le seul problème que cela pose, c'est que ca empêche de parler d'adjectifs possessifs, démonstratifs, etc. et qu'on dit à la place déterminant posessif, déterminant démonstratif, etc.

L'autre problème qu'avait soulevé Jean, c'est que l'appellation "déterminant" peut faire croire que c'est le possessif qui détermine le genre et le nombre du nom, alors que c'est le nom qui détermine le choix du possessif.

Mais il n'empêche que regrouper "ce" "mon" et "le" dans une même catégorie est plus cohérent que de mettre sous l'appellation "adjectif" les mots "mon", "cette", "première", "solaire" et "printannière".
Ecrit par : Jeremy | 17 mars 2008

Cela pose trois problèmes dans les classes du primaire :
1- Il est fâcheux de devoir dire qu'un déterminant détermine. Il faut apprendre aux enfants à distinguer la nature des mots de leur fonction ; les mots ici ne se prêtent pas à cette distinction.
2- Il faut, toujours au même niveau, apprendre à distinguer avant d'apprendre à classer ; ranger article, possessif, démonstratif, numéral etc. dans la même catégorie n'aide pas ) cette distinction.
3- Pouvez-vous expliquer à un élève de six, sept ou dix ans la notion de détermination ? Si oui, je vous en prie, faites-le ici.
Cordialement.
GM

Ecrit par : guy morel | 17 mars 2008

Cette fronde anti-déterminants est un combat d'arrière-garde totalement inutile. Comme l'a expliqué Jérémy, la nouvelle appellation est extrêmement précise (plus que l'ancienne) et comme le remarque Pat, on a surtout affaire à un 'clivage générationnel'.
Pourquoi se priver des avancées de la linguistique moderne? Pourquoi se borner à utiliser de vieux termes s'ils ne sont pas précis? Mauvaise habitude? Incapacité à changer? Attention: il ne faut pas oublier Darwin, celui qui n'évolue pas est condamné.

Ecrit par : Loki | 17 mars 2008

3- Pouvez-vous expliquer à un élève de six, sept ou dix ans la notion de détermination ? Si oui, je vous en prie, faites-le ici.
Cordialement.
GM

Ecrit par : guy morel | 17 mars 2008

La notion de déterminant n'apporte effectivement pas grand chose et peut même embrouiller l'esprit des élèves : confusion entre la nature et la fonction, fusion de catégories "hétérogènes", En réalité l'article ou l'adjectif ne déterminent pas à proprement parler le nom (c'est plutôt l'inverse), il l'"actualisent", mais c'est une notion encore plus difficile à expliquer.

Ecrit par : Robin | 17 mars 2008

Pourquoi se borner à utiliser de vieux termes s'ils ne sont pas précis? Mauvaise habitude? Incapacité à changer? Attention: il ne faut pas oublier Darwin, celui qui n'évolue pas est condamné.

Ecrit par : Loki | 17 mars 2008

La notion de groupe nominal ou verbal apporte effectivement quelque chose, mais la notion de déterminant est plutôt moins précise que la terminologie traditionnelle qui distingue entre les articles et les adjectifs et dans la catégorie des adjectifs entre les démonstratifs, numéraux, possessifs très proches de l'article d'une part et les adjectifs qualificatifs d'autres part. qui n'"actualisent" pas le nom de la même manière : c'est toute la différence entre la désignation et la qualification.

Ecrit par : Robin | 17 mars 2008

"Mais si ça les gonfle... de quel droit les bassiner?"
Ecrit par Zorglub

Entièrement d'accord.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 17 mars 2008

Des slogans aussi stupides que “50 % à la licence” on a vu ce que ça a donné pour le bac.

D'autant que beaucoup d'universitaires ne demanderont qu'à s'inspirer des méthodes de leurs nouveaux “collègues” des IUFM pour fabriquer des examens garantis sans recalés : il ne restera plus qu'à appeler tout ça démocratisation et le tour sera joué.

Ecrit par : P. Azimont | 17 mars 2008

La linguistique, c'est bien joli, mais on arrive à des absurdités :
Paul mange une orange .
Paul : GNS (groupe nominal sujet). (source Bescherelle)
Définition du dctionnaire pour "groupe" : réunion de plusieurs personnes.

Cela me rappelle que la princesse Margaret était fiancée au "group captain Townsend", traduit par un journaliste facétieux "fiancée à tout un groupe de capitaines".

Et Charmeux, qui appelle les pronoms personnels "embrayeurs de conjugaison" ?

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 mars 2008

Pourquoi se borner à utiliser de vieux termes s'ils ne sont pas précis?

Ecrit par : Loki | 17 mars 2008

Ce sont les vieux termes qui sont précis, au contraire. Non pas parce qu'ils sont vieux, mais parce qu'il sont précis! Il est hors de question que je me serve de la notion de déterminant, tout simplement parce qu'elle ne sert à rien. En revanche, "article défini contracté", "adjectif possessif", "adjectif démonstratif", ça, c'est clair et utile - pour les élèves. Il faut laisser la linguistique aux universitaires. La grammaire traditionnelle suffit amplement pour les écoliers, les collégiens et les lycéens. S'ils la connaissent bien, ils ont déjà une bonne conscience des mécanismes de leur langue.

Ecrit par : Jean | 17 mars 2008

"Mais si ça les gonfle... de quel droit les bassiner?"
Ecrit par Zorglub

Entièrement d'accord.

Ecrit par : Sylvie Huguet

Moi les maths, j'ai jamais pu, mais jamais pu aimer ça. Aller en cours était une véritable torture, et quand le professeur m'interrogeais... haha, je crois que je n'ai jamais eu un seul exercice complètement juste. Je trouvais d'ailleurs ça totalement inutile d'aller en maths. Il y avait tellement d'autres choses à faire, d'autres livres à lire, etc, etc.
Mais aujourd'hui, je me rends compte, avec le temps, que ce qui me 'gonflait' à l'époque me sert tous les jours. Pour des calculs très simples, évidemment, mais néanmoins, je me sers, tout comme vous, de ce j'ai dû apprendre par force il y a quelques années.
Si on m'avait demandé mon avis, ou laissé libre de ne pas aller en cours de maths, je n'aurais rien appris. Mais aujourd'hui, je ne m'en sortirais peut-être pas... ou serais en difficulté parfois.
Ben vous voyez, c'est la même chose pour tout. Oui, il faut apprendre aux jeunes la culture dite 'bourgeoise'. Car c'est sur cette culture que toutes les références de notre monde occidental est fondé. S'ils ne maîtrisent pas ces codes 'bourgeois', ils pourront bien sûr devenir de très bons plombiers, mais quid de leur développement personnel? Et si ça les gave sur le moment, ils sauront toujours être reconnaissants plus tard dans leur vie du professeur qui leur a enseigné cette culture 'bourgeoise'...

Fin à la CS: ;-)

Ecrit par : Loki | 17 mars 2008

Vérification faite, la grammaire Bordas pour les collèges (1988) ne range pas l'adjectif qualificatif dans la catégorie des déterminants.

Ecrit par : Robin | 17 mars 2008

Pourquoi se priver des avancées de la linguistique moderne? Pourquoi se borner à utiliser de vieux termes s'ils ne sont pas précis? Mauvaise habitude? Incapacité à changer? Attention: il ne faut pas oublier Darwin, celui qui n'évolue pas est condamné.
Ecrit par : Loki | 17 mars 2008
Holà, holà jeune homme ! Laissez Darwin tranquille et restons-en à la linguistique et à l'enseignement de la grammaire. Qu'est-ce qui vous permet de penser que je me prive "des avancées de la linguistique moderne" ( on croirait du Lyssenko !). J'ai fait mes études universitaires en plein essor de cette linguistique, et nous sommes quelques-uns dans ce cas au GRIP. Donc remballez-moi cet argument, et répondez,vous qui n'êtes pas privé des lumières modernes, à la question précise que j'ai posée : qu'est-ce que la détermination ? Et répondez bien sûr en termes compréhensibles au CE1.
Cordialement.
GM

Ecrit par : guy morel | 17 mars 2008

La linguistique, c'est bien joli, mais on arrive à des absurdités :
Paul mange une orange .
Paul : GNS (groupe nominal sujet). (source Bescherelle)
Définition du dctionnaire pour "groupe" : réunion de plusieurs personnes.
Ecrit par : Anne-Marie Valette


Si vous avez lu ça dans un Bescherelle, hé bien il faut d'urgence envoyer une lettre à l'éditeur, car c'est faute énorme. Que dis-je, hénaurme!
Ici, Paul n'est évidemment pas GNS. Et aucun linguiste ne dirait le contraire. Mais il existe des gens (si, si) qui ne comprennent rien à la linguistique (ça existe) et qui refusent tout changement (hé oui).

Fin à la CS: ;-)

Ecrit par : Loki | 17 mars 2008

Tiens, je ne savais pas que Ferry faisait partie de la gauche caviar? Il me semblait plutôt faire partie de la droite très décomplexée, (celle qui avait qualifié de "dégueulasse" le meeting anti - test ADN au zénith, auquel avait pourtant participé un de ses collègues de droite également). Aurait-il tourné casaque?

Montaigneàcheval, vous en avez oublié (au moins) deux! Je veux bien m'associer avec vous pour pendre Serge Dassault avec les tripes de Patrick Balkany, (si toutefois il en a, à part pour se faire faire une gâterie à l'aide d'un pistolet sur sa tempe par une de ses employées).

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 mars 2008

3- Pouvez-vous expliquer à un élève de six, sept ou dix ans la notion de détermination ? Si oui, je vous en prie, faites-le ici.

Ecrit par : guy morel | 17 mars 2008

L'argument est un peu spécieux, non ?
Vous n'expliquez pas non plus la notion de transitivité, mais j'imagine que ça ne vous empêche pas de parler des COD.

Et j'ai envie de demander aussi : comment expliquez-vous la notion d'adjectif ? Celle d'article ?

Et sinon, pour des enfants de 7 ans (je suis dans l'expérience de pensée, je n'en ai jamais vu, alors ne m'accablez pas si je dis des énormités), on peut dire que le déterminant est le petit mot qui se trouve à gauche du nom commun, qui s'accorde en genre et en nombre avec lui et qui peut-être un article, un possessif, un démonstratif... J'ai bon ?

Ecrit par : Pat | 17 mars 2008

"Je me demande si notre équipe de France de rugby n'est pas victime du pédagogisme : entraîneurs travaillant en équipe pluridisciplinaire, tâtonnement expérimental sur le terrain, rejet de la transmisssion explicite par la charnière au profit du travail de groupe des avants, observation réfléchie du ballon par les trois-quarts, éloge du ludique, coup de pied en touche, etc.
Ne nous étonnons pas du résultat ; l'essentiel, comme à l'école, c'est de participer !"

Ecrit par : Victor | 15 mars 2008

Mais non, Victor, j'ai le scoop! Philippe Meirieu aurait été surpris dans les vestiaires, à la mi-temps, en train de lire aux "petits bleus" la dernière lettre de mon Jean Moulin, d'Alphonse Daudet! Ce qui expliquerait la débandade en fin de partie!

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 mars 2008

Reportage, (rapide) au vingt heures de France 2, sur l'enseignement en Finlande; une classe relativement peu nombreuse, (une vingtaine d'élèves), une enseignante et une aide aux élèves en difficulté dans la classe, tables mises par deux, élèves par quatre).
Les enseignants ont une formation de cinq ans, avec alternance de cours de pédagogie et de stages dans les classes, ("nos profs sont cool avec nous, on les tutoie, mais on les respecte"- je cite-).

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 mars 2008

Conjugaison du verbe choir à l'imparfait de l'indicatif???????????

Ecrit par : dobolino | 17 mars 2008

Et répondez bien sûr en termes compréhensibles au CE1.
Cordialement.
GM

Ecrit par : guy morel | 17 mars 2008

Qu'est-ce que la détermination ? Et répondez bien sûr en termes compréhensibles au CE1.
Cordialement.
GM

La détermination consiste à renseigner sur le nom, sur son genre (est-il masculin ou féminin ?), son nombre (singulier ou pluriel ?), son possesseur...

(N.B. :...les adjectifs démonstratifs, possessifs, numéraux, interrogatifs et exclamatifs peuvent être considérés comme des déterminants...ainsi que certains adjectifs indéfinis qui ne fonctionnent pas comme des épithètes...comparer "chaque livre" chaque = déterminant et "un livre quelconque" quelconque = épithète du nom livre...Mais pas en CM1)

Expliquer que le déterminant est toujours placé avant le nom, alors que l'épithète a une place variable.

Je pense que c'est à tort que certaines grammaires classent les adjectifs qualificatifs parmi les déterminants.

Si l'on veut à tout prix parler de "déterminants", il faut en exclure l'adjectif qualificatif.

Ecrit par : Robin | 17 mars 2008

Cher M. Morel,

Je ne suis pas instituteur, et je ne prétends pas tout savoir, donc je ne peux répondre à votre requête.

Cordialement,
Loki Asgard

Ecrit par : Loki | 17 mars 2008

" Pourquoi se priver des avancées de la linguistique moderne? ""
Merci d'étayer cette affirmation d'exemples précis, notamment des exemples de leur effet positif sur les apprentissages élémentaires.


"Pourquoi se borner à utiliser de vieux termes s'ils ne sont pas précis?"

Qui vous dit que la terminologie grammaticale était imprécise? Elle était au contraire suffisamment précise et parlante pour qu'une forte majorité d'élèves en retiennent les leçons toute leur vie. Ils ne leur serait pas venu à l'esprit de proférer des inepties comme l'ignoble et grotesque UN espèce de...
Cherchez l'erreur


"Mauvaise habitude? Incapacité à changer? Attention: il ne faut pas oublier Darwin, celui qui n'évolue pas est condamné"

On retrouve ici tous les poncifs des Diafoirus de Grenelle
Depuis quand doit-on vénérer le changement pour le changement, sans se préoccuper de sa légitimité? On juge la validité, la pertinence d'une réforme à ses effets, ses conséquences;
L'utilisation abusive des concepts de la linguistique a conduit à la destruction des apprentissages et à la prolifération des cuistres.

Pauvre Darwin, invoqué à tort et à travers et réquisitionné au service de réformes qu'il n'aurait jamais pu cautionner puisqu'elles n'ont pas conduit améliorer l'espèce, c'est le moins qu'on puisse dire: elles handicapent à vie près de la moitié d'une classe d'âge, et ce, depuis trente ans.

Belles avancées, en vérité!

Ecrit par : Cadichon | 17 mars 2008

avec les tripes de Patrick Balkany, (si toutefois il en a, à part pour se faire faire une gâterie à l'aide d'un pistolet sur sa tempe par une de ses employées).

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 mars 2008
Sibille, vous faites une gâterie, en France, en 2000 passés, à un homme politique, parce que vous avez un pistolet sur la tempe???
Moi, je dis au Balkany d'oser appuyer sur la détente ou d'aller se faire polir la myrtille, et de plus, j'y crache à la gueule!
Leur fantasme, de toute évidence, ces deux-là se le sont bâti à deux, si tant est que ce soit vrai, au bénéfice du doute.
Sibille, dans le genre commère, là, vous me décevez.
Quant aux articles et autres déterminants, vous pouvez en débattre tant qu'il vous plaît. Moi, pour enseigner ma fille, j'utilise la grammaire de son papa, élève de sixième en 1964/65, parce que c'est clair, propre, plein d'exercices d'application et bon support. Alors, le peu qu'elle saura, ce sera article, adjectif démonstratif, possessif etc... Que ce soit ad hoc ou non!
Vu le niveau du brevet des collèges, qu'elle aura d'ailleurs avant de se présenter aux épreuves, du fait du contrôle continu, on s'en bat l'œil!

Ecrit par : dobolino | 17 mars 2008

on peut dire que le déterminant est le petit mot qui se trouve à gauche du nom commun, qui s'accorde en genre et en nombre avec lui et qui peut-être un article, un possessif, un démonstratif... J'ai bon ?
Ecrit par : Pat | 17 mars 2008
oui, mais je n'utiliserais pas au primaire cette histoire de position à gauche ni celle de petit mot.
"bon prince, il étai aimé de ses sujets". À gauche de "prince" et à gauche de "sujets", il y a un "petit mot" . Et alors ? À gauche du nom commun, dites-vous ? " Bons Français, dénoncez vos voisins", disait Pétain. Si on met le doigt dans ce genre de mic-mac, qui n'a rien à voir avec la linguistique, on n'en sort pas. Quant à la notion de complément d'objet, elle ne demande pas de définition parce que le mot objet est une définition à soi-même. Déterminant, au contraire ne dit rien. La transitivité ? Pas avant le collège.
GM

Ecrit par : guy morel | 17 mars 2008

Conjugaison du verbe choir à l'imparfait de l'indicatif???????????

Ecrit par : dobolino | 17 mars 2008

Selon le Bescherelle, ça n'existe qu'au présent, au passé simple et au futur de l'indicatif.

C'est amusant, cette manie du verbe choir aujourd'hui. Ma collègue de cycle 3 le voulait au subjonctif présent, elle. Demain matin, je pourrai lui dire qu'il n'a qu'un subjonctif imparfait.

Une personne qualifiée peut-elle m'expliquer pourquoi ce verbe a le droit de ne pas se conjuguer à tous les temps et tous les modes (il n'a pas d'impératif, non plus) ?

Ecrit par : catmano | 17 mars 2008

Depuis quand doit-on vénérer le changement pour le changement, sans se préoccuper de sa légitimité? On juge la validité, la pertinence d'une réforme à ses effets, ses conséquences;


Ecrit par : Cadichon | 17 mars 2008

Cadichon a raison!!!
Si Meirieu décide que les gars doivent pédaler à l'envers sur un vélo, faudra pédaler à l'envers combien de temps?

Ecrit par : dobolino | 17 mars 2008

Conjugaison du verbe choir à l'imparfait de l'indicatif???????????

Ecrit par : dobolino | 17 mars 2008

"Choir" est un verbe dit "défectif" : il n'existe pas à tous les temps, à tous les modes et à toutes les personnes, mais seulement au présent ( je chois, tu chois, i choitl, ils choient), au passé simple (je chus, il chut), au futur simple (je choirai), au conditionnel présent (je choirais ou je cherrai... "Tire la chevillette et la bobinette cherra !"), au subjonctif imparfait (qu'il chût, mais que je chûs n'existe pas !) et bien sûr à l'infinitif et au participe passé (chus).

Ecrit par : Robin | 17 mars 2008

Je ne suis absolument pas d'accord avec cette vision apocalyptique mais quel style et quel panache !

Ecrit par : aliscan | 17 mars 2008

Moi, je voulais juste écrire que, quand j'écrivais à la plume Sergent-Major, il lui arrivait (imparfait) d'avoir le mauvais goût de choir dans l'encrier. Pour simplifier, j'ai voulu écrire "elle choyait" et ça ne fonctionne pas...

Ecrit par : dobolino | 17 mars 2008

Pauvre Darwin, invoqué à tort et à travers et réquisitionné au service de réformes qu'il n'aurait jamais pu cautionner puisqu'elles n'ont pas conduit améliorer l'espèce, c'est le moins qu'on puisse dire: elles handicapent à vie près de la moitié d'une classe d'âge, et ce, depuis trente ans.

Belles avancées, en vérité!

Ecrit par : Cadichon | 17 mars 2008
C'est aussi une forme d'évolution... Comme l'évolution des dinosaures qui les rendit obsolètes.

Ecrit par : dobolino | 17 mars 2008

Une personne qualifiée peut-elle m'expliquer pourquoi ce verbe a le droit de ne pas se conjuguer à tous les temps et tous les modes (il n'a pas d'impératif, non plus) ?

Ecrit par : catmano | 17 mars 2008

Ce verbe qui vient du latin cadere est tombé en désuétude. Ce n'est pas une question de droit, mais une question d'usage et c'est bien la preuve qu'une langue n'est pas figée, qu'elle évolue. La forme "cherra" que l'on trouve encore au XVIIème siècle chez Charles Perrault par exemple n'est plus mentionnée dans le Bscherelle.

Ecrit par : Robin | 17 mars 2008

Ce verbe qui vient du latin cadere est tombé en désuétude. Ce n'est pas une question de droit, mais une question d'usage et c'est bien la preuve qu'une langue n'est pas figée, qu'elle évolue. La forme "cherra" que l'on trouve encore au XVIIème siècle chez Charles Perrault par exemple n'est plus mentionnée dans le Bscherelle.

Ecrit par : Robin | 17 mars 2008

Si la langue n'est pas figée, qui nous interdira de lui inventer un imparfait, à ce petit gars? Sommes-nous affidiés à nos ainés qui nous réclament des gâteries, le pistolet sur la tempe?

Ecrit par : dobolino | 17 mars 2008

Quant à la notion de complément d'objet, elle ne demande pas de définition parce que le mot objet est une définition à soi-même.
Ecrit par : guy morel

Qu'est-ce qu'un objet?
Ne serait-il pas plus logique de parler de Complément Verbal Direct?
Bref, la grammaire 'de papa' n'est pas forcément plus explicite ou plus à même de faciliter l'acquisition des règles.
Ne jetons pas le bébé Linguistique avec l'eau du bain... Quant à Cadichon, décidément très très chonne, je n'ai jamais prétendu que c'est parce que la linguistique est plus récente qu'elle est plus évoluée ou plus correcte.

Ecrit par : Loki | 17 mars 2008

Autre exemple de défectif : le verbe pleuvoir qu'Emmanuel Lévinas, en disciple de M.Heidegger, prenait comme exemple de l'impersonalité de l'Etre (il pleut = il y de l'être) et que l'on n'emploie qu'à la troisième personne du singulier.

Ecrit par : Robin | 17 mars 2008

"il y a de l'Etre"

Ecrit par : Robin | 17 mars 2008

Si la langue n'est pas figée, qui nous interdira de lui inventer un imparfait, à ce petit gars? Sommes-nous affidiés à nos ainés qui nous réclament des gâteries, le pistolet sur la tempe?

Ecrit par : dobolino | 17 mars 2008

Si vous êtes suffisamment nombreux, ça peut marcher, mais pas si vous êtes toute seule, à cause de la fameuse distinction entre la langue et la parole...cf.Ferdinand de Saussure, le fondateur de la linguistique moderne.

Ecrit par : Robin | 17 mars 2008

Loki, pas d’ac ... (pour l’assonance)

Ne mélangez pas les outils de calcul du quotidien (compter et utiliser la proportionnalité) avec les maths (que j’ai adorées) et. Ni s’exprimer normalement en français et savoir lire (en le comprenant) un texte normalement simple (genre quotidien) avec la littérature.

Les premiers appartiennent à la nécessité, les seconds à la culture bourgeoise.
L’école de la république se doit de faire assimiler à tous les mioches l’indispensable et tenter de donner le goût du reste. Mais si ça marche pas pour le dernier point, c’est dommage mais c’est pas grave !

J’imagine (si je me trompe, extrapolez sur un autre que vous-même) :
Votre aversion pour les maths vous a orienté rapidement (après le bac ?) vers d’autres horizons. Ce que vous avez subi au lycée n’était pas des maths mais juste des outils de calcul un peu plus élaborés que les 4 opérations ...
Vraisemblablement, vous ne savez donc pas ce que sont les vraies maths (celles qui font des idées, pas du calcul). Et pourtant, ça ne vous manque pas ... Vous n’avez pas le sentiment d’être dévalorisé pour autant.

Ben, c’est pareil pour le reste. Le jour où j’ai décidé que Molière me pompait j’ai gagné bien du temps pour lire autre chose qui m’apporte autant et qui me distrait, m’émeut, etc. Idem, quand j’ai assumé le fait que le théâtre n’était pas mon truc, combien de pensum me suis-je épargné ! J’ai plus de temps pour lire, aller au ciné, etc.
J’aurais pu m’obstiner, vous auriez pu me contraindre, je ne suis pas certain du résultat ... De toute façon il y a tellement à lire et à faire que ...

Non ! La culture bourgeoise n’est pas indispensable, ne pas la maîtriser n’est pas un obstacle au « développement personnel ». Mon pâtissier préféré (MOF) ne lit pas, s’en tape du théâtre subventionné, et pourtant j’aimerais avoir atteint dans ma vie le même épanouissement que lui !

D’ailleurs il suffit de regarder notre vénéré Président pour ... ;=p)


"Je ne suis absolument pas d'accord avec cette vision apocalyptique mais quel style et quel panache !
Ecrit par : aliscan | 17 mars 2008 "
Avec quoi ????

Ecrit par : Zorglub | 17 mars 2008

@ Murielle

Plus haut, vous m'opposez les programmes et la hiérarchie. L'argument ne me satisfait pas.
En effet, il existe une foule de textes qui, si on les appliquait vraiment, permettraient précisément d'endiguer la dérive scolaire. JPB a bien montré dans Une école sous influence comment, en cautionnant le crétin, on aboutissait par exemple au barbare raciste ou antisémite. Mais une circulaire relative à la lutte contre les discriminations existe qui, si elle était invoquée par l'enseignant lui-même, permettrait de rester ferme sur ses exigences. L'école ne souffre pas seulement de la dérive pédagogiste inscrite dans les programmes, mais aussi d'une certaine lâcheté du corps enseignant qui s'autocensure lui-même afin de "ne pas faire de vague"...
L'Ecole de la lâcheté, de Maurice T. Maschino (Jean-Claude Gawsewitch), me semble à cet égard très juste.

Ecrit par : Scaramouche | 17 mars 2008

cf.Ferdinand de Saussure, le fondateur de la linguistique moderne.

Ecrit par : Robin

euh... y a en eu d'autres depuis... surtout que Saussure raconte quand même pas mal de conneries, si je puis me permettre (cf. 1ère phrase du "Cours de Linguistique Générale").

Ecrit par : Loki le linguiste | 17 mars 2008

Bref, la grammaire 'de papa' n'est pas forcément plus explicite ou plus à même de faciliter l'acquisition des règles.

Ecrit par : Loki | 17 mars 2008

Le vrai problème, Loki, n'est pas que ce soit explicite à l'instant T mais que papa/maman/mémé/pépé puissent aider fiston ou fistonne à acquérir les savoirs élémentaires et du premier cycle du secondaire. Si on change de nomenclature tous les quinze ans, y'a pas une génération qui peut aider la suivante, voyez-vous, sans avoir fait des études supérieures de lettres.
J'ai vite gobé les déterminants parce que j'ai fait de longues études qui me rendent à peu près adaptable et ne suis pas trop conne, mais je me rebiffe néanmoins. C'est très élitiste de changer les nomenclatures pour être sûr que les ascendants de l'élève ne puissent pas l'aider s'ils n'ont pas un niveau d'études suffisant. C'est même crade!

Ecrit par : dobolino | 17 mars 2008

(cf. 1ère phrase du "Cours de Linguistique Générale").

Ecrit par : Loki le linguiste | 17 mars 2008

Il a tenu à préciser que le signifiant n'était pas "arbitraire" (mot qui prête effectivement à confusion) mais conventionnel.

Ecrit par : Robin | 17 mars 2008

C'est bien effrayant ce que vous racontez au sujet de la Corse sur votre blog Scaramouche ...

Ecrit par : Zorglub | 17 mars 2008

Qu'est-ce qu'un objet?
Ne serait-il pas plus logique de parler de Complément Verbal Direct?
Bref, la grammaire 'de papa' n'est pas forcément plus explicite ou plus à même de faciliter l'acquisition des règles.
Ne jetons pas le bébé Linguistique avec l'eau du bain..
Ecrit par : Loki | 17 mars 2008
Vous pouvez parler de ce vous voulez : de Complément Verbal Direct, si cela vous amuse, et même dire que Saussure raconte des conneries. Et servir des clichés du genre "ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain". Vous voyez, on peut ne pas être instituteur, ne pas tout savoir et dire ce que l'on veut.
Bonsoir.
GM

Ecrit par : guy morel | 17 mars 2008

Ouais on peut dire ce que l'on veut, même être pris en GRIP par Guy Morel...
Bref, je vois que j'ai touché le point sensible: Complément d'Objet Direct ne veut strictement rien dire aujourd'hui, c'est du grec pour les gamins. Ca ne l'est pas pour vous, et votre incapacité à vous mettre à la place d'un enfant lambda ("le mot objet est une définition à soi-même", ben non pas du tout) est effrayante. De plus, votre façon de poster sur le forum laisse transparaître une certaine rigidité qui me fait penser que vous ne valez pas mieux que Meirieu... (cf. le témoignage de C.Sibille sur le fait que vous auriez menacé de venir "lui casser la gueule dans [son] IUFM de merde")

Ecrit par : Loki | 17 mars 2008

Conjugaison du verbe choir à l'imparfait de l'indicatif???????????

Ecrit par : dobolino | 17 mars 2008

Le CORUPSIS (Comité pour la réhabilitation et l'usage du passé simple et de l'imparfait du subjonctif) vous aurait renseignée avec diligence, pertinence et efficacité, Dobolino ; c'était une association mi-sérieuse mi-loufoque, qui entendait ne pas réserver aux leaders d’extrême droite le monopole du subjonctif imparfait, et militait activement pour la préservation des verbes défectifs en tant qu'espèces en voie de disparition.
Je ne sais si cette association existe encore. Les archives du site se trouvent (partiellement) ici, et pas faciles à récupérer avec archive.org : http:///web/*/http%3A//www.corupsis.com/
Son adresse, en 2003 :
Hôtel de Londres Foirail nord --- 24540 MONPAZIER
Téléphone : 05 53 226 064 --- Télécopie : 05 53 226 198

Si quelqu'un en sait davantage, faites-nous en profiter...

Ecrit par : FGuichard | 17 mars 2008

euh... y a en eu d'autres depuis... surtout que Saussure raconte quand même pas mal de conneries, si je puis me permettre (cf. 1ère phrase du "Cours de Linguistique Générale").
Ecrit par : Loki le linguiste | 17 mars 2008

"Je suis lassé de Saussure, disait un collègue de philosophie, qui s'appelait... Soulier" (authentique).
Oui, je sais, le niveau des collègues baisse aussi, parfois.

Ecrit par : FGuichard | 17 mars 2008

C'est qui Saussure ?

Ecrit par : Zorglub | 17 mars 2008

Ouais on peut dire ce que l'on veut, même être pris en GRIP par Guy Morel...
Bref, je vois que j'ai touché le point sensible: Complément d'Objet Direct ne veut strictement rien dire aujourd'hui, c'est du grec pour les gamins. Ca ne l'est pas pour vous, et votre incapacité à vous mettre à la place d'un enfant lambda ("le mot objet est une définition à soi-même", ben non pas du tout) est effrayante. De plus, votre façon de poster sur le forum laisse transparaître une certaine rigidité qui me fait penser que vous ne valez pas mieux que Meirieu... (cf. le témoignage de C.Sibille sur le fait que vous auriez menacé de venir "lui casser la gueule dans [son] IUFM de merde")
Ecrit par : Loki | 17 mars 2008

C'est curieux comme chaque fois que l'on commence à s'amuser, à égratigner un peu, les jeunes générations se braquent et emploient de grands mots. À Dieu ne plaise que ma Rigidité - voyez comme j'en parle avec naturel - ne transparaisse sur ce blog et m'égale à Meirieu - je l'ai rencontré quelquefois et nous n'avons jamais songé à faire ce concours-là. Quant au "témoignage" - encore les grands mots ! - de Christophe Sibille, il me fait penser à l'histoire de ce brave homme qui rentre chez lui et qui dit, tout émotionné, à sa femme :"tu sais quoi ?", ce qui lui vaut un : " Parle pas tant. Mets-toi à table et mange ta soupe : elle va r'froidir."
GM
Bien, assez

Ecrit par : guy morel | 17 mars 2008

Bonsoir Monsieur Brighelli.

J'ai lu certains de vos ouvrages, mais pas encore le tout dernier sorti.
Beaucoup de personnes vous méprisent car ils ne partagent pas votre avis sur le fonctionnement du système scolaire actuel. Pour ma part, je suis entièrement d'accord avec vous, et j'admire votre façon de penser.
Je ne suis qu'en Terminale L, et certes, je ne m'exprime pas avec autant d'aisance que vous et que toutes celles et ceux qui postent sur votre blog. Je n'ai pas non plus la même expérience professionnelle. Je ne sais pas si vous lirez mon message un jour; Néanmoins, je tenais à vous féliciter pour votre travail; j'éprouve toujours un grand plaisir à vous lire et j'espère qu'un jour, le gouvernement vous entendra.

Cordialement, Elodie.

Ecrit par : Elodie E.H | 17 mars 2008

C'est qui Saussure ?

Ecrit par : Zorglub | 17 mars 2008
C'est Ferdinand! A ne pas confondre avec Ferdinand de Lesseps, comme j'ai eu tendance à le faire vers mes seize ans... Quelle salade!

Ecrit par : dobolino | 17 mars 2008

Oui, Zorglub.

Et je n'exagères rien. Mais il ne faut pas non plus généraliser : on peut travailler sans encombre dans certains établissements, où le niveau est souvent meilleur.

Ecrit par : Scaramouche | 17 mars 2008

Ecrit par : Zorglub | 17 mars 2008
C'est Ferdinand! A ne pas confondre avec Ferdinand de Lesseps, comme j'ai eu tendance à le faire vers mes seize ans... Quelle salade!

Ecrit par : dobolino | 17 mars 2008

Oui ça fait suez

Ecrit par : Robin | 17 mars 2008

Bref, je vois que j'ai touché le point sensible: Complément d'Objet Direct ne veut strictement rien dire aujourd'hui, c'est du grec pour les gamins.

Ecrit par : Loki | 17 mars 2008

Ça ne voulait pas plus dire pour un gamin de 1920, Loki! C'est une nomenclature! Changez le nom de l'hydrogène ou du théorème de Pythagore si vous voulez.

Ecrit par : dobolino | 17 mars 2008

c'était une association mi-sérieuse mi-loufoque, qui entendait ne pas réserver aux leaders d’extrême droite le monopole du subjonctif imparfait, et militait activement pour la préservation des verbes défectifs en tant qu'espèces en voie de disparition.

Que je pleuvasse (?)

Ecrit par : Robin | 17 mars 2008

Ben voilà, Dobolino, j'ai douté un instant ... que les écrits d'un grammairien décédé prématurément en 1913 puisse déclencher de telles ires !

Pour un peu, j'en mangerais mon chapeau (de paille évidemment) ...

Ecrit par : Zorglub | 17 mars 2008

Guy Morel, faites attention que votre Rigidité (merci Freud) ne tourne pas en rigor mortis... au vu de votre grand âge.

Ecrit par : Loki | 17 mars 2008

Il faut être bête comme l'homme l'est si souvent
Pour dire des choses aussi bêtes
Que bête comme ses pied gai comme un pinson
Le pinson n'est pas gai
Il est seulement gai quand il est gai
Et triste quand il est triste ou ni gai ni triste
Est-ce qu'on sait ce que c'est un pinson
D'ailleurs il ne s'appelle pas réellement comme ça
C'est l'homme qui a appelé cet oiseau comme ça
Pinson pinson pinson pinson

Comme c'est curieux les noms
Martin Hugo Victor de son prénom
Bonaparte Napoléon de son prénom
Pourquoi comme ça et pas comme ça
Un troupeau de Bonapartes passe dans le désert
L'empereur s'appelle Dromadaire
Il a un cheval caisse et des tiroirs de course
Au loin galope un homme qui n'a que trois prénoms
Il s'appelle Tim-Tam-Tom et n'a pas de grand nom
Un peu plus loin encore il y a n'importe quoi
Et puis qu'est-ce que ça peut faire tout ça


Prévert

Pas vrai, Loki? COD, c'est l'homme qui lui a donné ce nom!

Ecrit par : dobolino | 17 mars 2008

Ferdinand qui avait Saussure à son pied, oeuf corse....

Ecrit par : montaigneàcheval | 17 mars 2008

De quoi est-il mort ce brave homme ? En voilà une question sérieuse !
Et pourquoi décéder en 13 et tout rater de la Grande Guerre, c'est ballot quand même ?

Ecrit par : Zorglub | 17 mars 2008

Ben voilà, Dobolino, j'ai douté un instant ... que les écrits d'un grammairien décédé prématurément en 1913 puisse déclencher de telles ires !



Ecrit par : Zorglub | 17 mars 2008
Pour ma part, ce serait plutôt des R-ires!

Ecrit par : dobolino | 17 mars 2008

Ça ne voulait pas plus dire pour un gamin de 1920, Loki! C'est une nomenclature! Changez le nom de l'hydrogène ou du théorème de Pythagore si vous voulez.

Ecrit par : dobolino

Rien à voir!
L'hydrogène veut bien dire que c'est (hydro, etc - si on connait le grec), et le théorème de Pythagore également (comme ça on fait un peu d'histoire et de philo en même temps: qui était Pythagore etc). Mais COD! C'est un terme grammatical censé décrire quelque chose qu'il ne décrit pas, ou du moins imparfaitement. Pourquoi ne pas le changer?
Nous sommes bien en face d'un cas de rigidité psychologique: j'ai appris comme ça, il faut que cela reste ainsi. Le bas-fond de la pensée... enfin bref. Je ne devrais pas poster sur ce site ca ne sert à rien de toute façon.

Ecrit par : Loki | 17 mars 2008

Y-at-il des statistiques sur l'espérance de vie des grammairiens ?
56 ans, 'tain les boules. Surtout qu'il n'aurait même pas pu être mobilisable ...

Je rends grace à mon destin de m'avoir écarté du chemin périlleux et mortifère de la linguistique.

Ecrit par : Zorglub | 17 mars 2008

Guy Morel, faites attention que votre Rigidité (merci Freud) ne tourne pas en rigor mortis... au vu de votre grand âge.
Ecrit par : Loki | 17 mars 2008
Après Saussure, voilà Freud ! Je m'attends au pire.

Ecrit par : guy morel | 17 mars 2008

Complément d'Objet Direct ne veut strictement rien dire aujourd'hui

Ecrit par : Loki | 17 mars 2008

Si vouis l'assénez tel quel, c'est sûr!
Mais si vous expliquez aux élèves - après tout, les professeurs sont là pour ça, sauf pour Meirieu! - que le "complément d'objet" désigne "l'objet" de l'action du verbe, si vous leur donnez immédiatement un exemple, "Je mange une pomme", si vous leur expliquez que l'"objet" de l'action de manger, c'est la pomme, "Je lis un livre", l"'objet" de l'action de lire, c'est le livre, , comme lesdits élèves ne sont pas plus idiots que nous ne l'étions, soyez sûrs qu'ils comprendront. Encore plus sûrement si vous faites immédiatement le rapprochement avec l'accusatif en allemand et en latin. D'ailleurs, avez-vous jamais songé que beaucoup de ces vieux termes sont structuraux avant l'heure?
Si vous ajoutez que "complément d'objet direct" signifie que l'"objet" de l'action du verbe n'est relié à lui par aucune préposition, alors que le "complément d'objet indirect" l'est ("Je pense à toi": toi est l"objet" de l'action de penser, mais avec une préposition), ils saisiront la différence, soyez-en sûr.
Si vous leur dites ensuite que le "complément d'attribution " désigne le bénéficiaire ou le destinataire de l'action d'un verbe qui contient l'idée de donner (rendre, apporter, remettre, confier, etc.), et que cette fonction est indiquée en allemand et en latin par le datif, ils seront tout contents d'avoir compris quelque chose de plus et de faire des rapprochements bien utiles entre les langues. Par exemple: Je donne du lait au chat = Ich gebe Milch der Katze.
Ceux qui font une moue de dégoût devant la grammaire "traditionnelle" commettent une pétition de principe: "Elle est mauvaise, donc elle est mauvaise!"
La réalité est plutôt que c'est la seule grammaire accessible et utile aux élèves.

Ecrit par : Jean | 17 mars 2008

"Quant au "témoignage" - encore les grands mots ! - de Christophe Sibille, il me fait penser à l'histoire de ce brave homme qui rentre chez lui et qui dit, tout émotionné, à sa femme :"tu sais quoi ?", ce qui lui vaut un : " Parle pas tant. Mets-toi à table et mange ta soupe : elle va r'froidir."
GM
Bien, assez"

Ecrit par : guy morel | 17 mars 2008

Guy Morel, rentrant chez lui le soir, et disant à sa femme:
"Tu sais, ce soir, sur "bonnet d'âne", ils m'ont dit que j'étais trop rigide...
-C'est vrai? Alors, c'est la première bonne nouvelle de la soirée".

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 mars 2008

Je suis plutôt favorable à cette notion de déterminant.


Ecrit par : Jeremy | 17 mars 2008
Loki-le-saussurien m'a fait oublier de préciser qu'il ne s'agit pas d'être défavorable à le notion de déterminant, mais de savoir à quel niveau on peut l'enseigner.

Ecrit par : guy morel | 17 mars 2008

Encore plus sûrement si vous faites immédiatement le rapprochement avec l'accusatif en allemand et en latin.

Ecrit par : Jean | 17 mars 2008

Mais c'est terriblement traumatisant, d'accuser! Changez-moi ce mot qui, par sa connotation si négative, entrave les apprentissages! De COD à CON, il n'y a qu'une lettre. Voilà d'où vient le mal! Dolto, sauve-moi!!

Ecrit par : dobolino | 17 mars 2008

Jadis prof de français, j'ai appris à mes fils la catégorie des déterminant dès le CP et c'est passé très bien. Et je hais les séquences et beaucoup de notions me semblent en effet inutiles (toute la grammaire de discours en collège par exemple, pour moi c'est utile seulement en fac de lettres).
Mais je ne vois pas pourquoi on refuserait de parler de déterminants alors que c'est simple et clair, juste parce que ça fait partie des rares apports utiles de la linguistique. Quand les enfants ont une leçon de grammaire dans leur cahier chaque notion est expliquée non? donc les parents ont l'occasion de la comprendre s'ils l'ignoraient d'autant que c'est quand même facile à saisir.

Ecrit par : Courtin | 17 mars 2008

Vous êtes allé lire la première phrase du Cours?
Pauvre imbécile.
Tellement fier de lui... c'en est risible. Votre Rigidité freudienne vous va bien, droit dans vos bottes tout comme une belle tête de ... allez, je vous laisse deviner la suite.
Mais de quel mépris envers les enfants vous faites preuve! "à quel niveau on peut l'enseigner." On venait juste de dire que l'abstraction grammaticale ne posait aucun problèmes aux jeunes esprits. Faudrait savoir.

Jean: d'accord avec vous. Maintenant soyez honnête: combien de professeurs sont capables d'enseigner le COD comme vous? S'ils le sont tous capables, je mange mon chapeau. Sinon, il faut trouver d'autres moyens d'enseignement... Les IUFM ont eu le temps de détruire la formation des professeurs, et même si X. Darcos fait passer les meilleures réformes possibles, elles ne changeront pas x générations d'enseignants formés/formatés en IUFM...

Ecrit par : Loki | 17 mars 2008

Mais COD! C'est un terme grammatical censé décrire quelque chose qu'il ne décrit pas, ou du moins imparfaitement. Pourquoi ne pas le changer?

Ecrit par : Loki | 17 mars 2008

Je vous l'ai déjà dit! Parce que si vous le changez, vous interdisez aux parents de soutenir les apprentissages scolaires élémentaires et de premier cycle du secondaire à leurs enfants.
Quand à hydrogène, je vous propose un-térium!

Ecrit par : dobolino | 17 mars 2008

Dobolino, vous êtes insigni-fiente.
Voilà qui calmera vos besoins scato que j'ai remarqué depuis quelques temps.

Ecrit par : Loki | 17 mars 2008

Quand les enfants ont une leçon de grammaire dans leur cahier chaque notion est expliquée non? Ecrit par : Courtin | 17 mars 2008
Non!!! C'est pas expliqué, Courtin le Martien! C'est jamais expliqué!!! Et le cahier en question n'existe que dans vos rêves!

Ecrit par : dobolino | 17 mars 2008

L'hydrogène veut bien dire que c'est (hydro, etc - si on connait le grec), et le théorème de Pythagore également (comme ça on fait un peu d'histoire et de philo en même temps: qui était Pythagore etc). Mais COD! C'est un terme grammatical censé décrire quelque chose qu'il ne décrit pas, ou du moins imparfaitement. Pourquoi ne pas le changer?

Cela vient des catégories de la Logique (et de la métaphysique) d'Aristote transcrites en latin (la scolastique médiévale)...et de la grammaire de Lhomond qui fut choisie sur concours par Condorcet et les membres de la Convention pour les écoles de la République,

L'homond est lui-même l'héritier des" Messieurs de Port-Royal" qui ont formé Racine et Pascal.

Vous voyez, c'est une longue histoire et on ne tranche pas si facilement là-dedans. Enfin, personnellement, j'ai du mal à m'y résoudre. Oui, je sais qu'Eveline Charmeux n'a pas ces scrupules et prétend que Lhomod est "dépâssé".

Le sujet accomplit l'action, l'objet la subit. ce qui vous choque sans doute, c'est que l'objet puisse être une personne. Mais objet vient de "objectum" qui veut dire placé (jacere = jeter) devant et n'a pas en latin le sens restrictif du mot français objet .

Ecrit par : Robin | 17 mars 2008

Quant au livre, y'en n'a pas ou il reste à l'école pour que es parents n'interfèrent pas, avec leurs mœurs délétères, sur la construction des savoirs.

Ecrit par : dobolino | 17 mars 2008

L'homond sans apostrophe ! Lhomond !

Il est temps que j'aille faire reposer mes yeux. Bonne nuit à tous !

Ecrit par : Robin | 17 mars 2008

Loki,

ce que vous avez à dire sur l'enseignement de la grammaire intéresse le néophyte que je suis, mais pourquoi insultez-vous les gens pour un oui ou un non ?

Ecrit par : françois duhem | 17 mars 2008

Dobolino, vous êtes insigni-fiente.

Ecrit par : Loki | 17 mars 2008

Pourquoi???? Serait-ce parce que je ne suis pas enseignante?

Ecrit par : dobolino | 17 mars 2008

Je souffre du syndrome Gilles de la Tourette c'est tout.

Dobo: oubliez-moi.

Ecrit par : Loki | 17 mars 2008

Loki,

Cela doit amuser vos élèves.

Ecrit par : françois duhem | 17 mars 2008

Jadis prof de français, j'ai appris à mes fils la catégorie des déterminant dès le CP et c'est passé très bien.

Ecrit par : Courtin | 17 mars 2008
Mes GS reconnaissent les articles (ils hésitent un peu sur au et aux, et nous n'avons que peu d'occasions de reconnaître du).
Les CP s'essaient de temps en temps à reconnaître les adjectifs possessifs, que les CE1 maîtrisent bien (le geste qui consiste à se taper la poitrine avec l'index en disant "C'est ce que je (tu, il, nous...) possède (es, e, ons...) ! Ce qui est à moi (toi, lui...) les ravit).
Les CE1 reconnaissent bien aussi les adjectifs démonstratifs (l'index qui montre, et le pouce en-dessous, qui forment la lettre c, piqué chez ORTH, de Guion, aident aussi à mémoriser).
Le petit M. reconnaît aussi les adjectifs numéraux (numéros, numéraux, c'est facile, hein, maîtresse ?) que nous avions étudiés avec les CE2 lorsqu'il était en GS. Et l'autre jour, je lui ai fait un petit plaisir en ajoutant à sa collection les adjectifs indéfinis.

Ecrit par : catmano | 17 mars 2008

Mais c'est terriblement traumatisant, d'accuser! Changez-moi ce mot qui, par sa connotation si négative, entrave les apprentissages!

Ecrit par : dobolino | 17 mars 2008

J'allais vous répondre, dobolino, que pour ma part je n'avais fait qu'une seule fois un rapprochement furtif entre "accusatif" et "accuser" et que plus jamais ensuite je n'y avais repensé... quand je me suis aperçu que vous étiez ironique...

Quant aux instituteurs qui ignorent ce que c'est que le COD, comme ils ne sont pas plus idiots que les élèves, il suffira de quelques cours de grammaire traditionnelle dans les futurs centres pédagogiques que Darcos va créer pour remplacer les futurs défunts IUFM pour les rendre aptes à l'enseigner. La grammaire traditionnelle est globalement si claire qu'elle se conçoit bien et s'énonce clairement.

Ecrit par : Jean | 17 mars 2008

il suffira de quelques cours de grammaire traditionnelle dans les futurs centres pédagogiques que Darcos va créer pour remplacer les futurs défunts IUFM
Ecrit par : Jean

Vous avez vraiment une confiance aveugle en Darcos. Peut-être même la foi, puisque c'est l'espérance en la venue de choses qu'on ne voit pas (St Paul). Puissent vos prières être exaucées.

Ecrit par : Loki | 17 mars 2008

Mais non, Victor, j'ai le scoop! Philippe Meirieu aurait été surpris dans les vestiaires, à la mi-temps, en train de lire aux "petits bleus" la dernière lettre de mon Jean Moulin, d'Alphonse Daudet! Ce qui expliquerait la débandade en fin de partie!

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 mars 2008

Tout s'explique ! ;-)

P... borgne ! Un jour sans bloguer : 102 messages ! Brighelli devrait déconcentrer ...

Ecrit par : Victor | 17 mars 2008

C’était une association mi-sérieuse mi-loufoque, qui entendait ne pas réserver aux leaders d’extrême droite le monopole du subjonctif imparfait, et militait activement pour la préservation des verbes défectifs en tant qu'espèces en voie de disparition.
Que je pleuvasse (?)
Écrit par : Robin | 17 mars 2008

Le regretté CORUPSIS donnait un « truc» infaillible pour former le subjonctif imparfait à partir de la deuxième personne du singulier de l’indicatif passé simple actif : il suffit d’y rajouter –SE (pas très rigoureux, je vous l’accorde, mais bien pratique)
Chanter, tu chantas, que je chantasSE … Finir, tu finis, que je finisSE… Mourir, tu mourus, que je mourusSE. Et pour les impersonnels : il pleut, il plut, *[que tu plusses] donc : qu’il plût.
Tous en chœur, in memoriam le passé simple, avec le regretté Lapointe, enfant de Pézenas (est-ce plus près de Caracas ?), dédié à la belle Paula :
...Et je veux rendre à ma façon grâce à votre graisse à masser.
Votre saindoux pour le corps c'est ce que mes vers pour l'âme sont.
De tout ce qu'à ma peau me fîtes, combien fus-je épaté de fois!
Combien à vous qui m'épatâtes mon bon petit cœur confus doit!
...Et j'ai rendu à ma façon grâce à votre graisse à masser :
Votre saindoux pour le corps c'est ce que mes vers pour l'âme sont.

Ecrit par : FGuichard | 17 mars 2008

Nouveaux Observateurs : les deux petits marquis de la Droite et de la Gauche, Luc Ferry et Jack Lang...

Ecrit par : Brighelli | 17 mars 2008

L'observation réfléchie du Lang ? Franchement, pas terrible, même après défrippage du cou.

Ecrit par : TIGER LILITH | 17 mars 2008

L'observation réfléchie du Lang ? Franchement, pas terrible, même après défrippage du cou.

Ecrit par : TIGER LILITH | 17 mars 2008

et encore s'il n'y avait que le cou à défripper...

Ecrit par : Saperlipopette | 18 mars 2008

L'amour au passé simple et à l'imparfait du subjonctif :

Oui, dès l'instant où je vous vis,
Beauté féroce, vous me plûtes ;
De l'amour qu'en vos yeux je pris,
Sur-le-champ, vous vous apercûtes.
Mais de quel air froid vous reçûtes
Tous les soins que pour vous je pris !
Combien de soupirs je rendis ?
De quelle cruauté vous fûtes ?
Et quel profond dédain vous eûtes
Pour les vœux que je vous offris !
En vain, je priai, je gémis,
Dans votre dureté vous sûtes
Mépriser tout ce que je fis.
Même un jour je vous écrivis
Un billet tendre que vous lûtes,
Et je ne sais comment vous pûtes,
De sang-froid, voir ce que je mis.
Ah ! fallait-il que je vous visse,
Fallait-il que vous me plussiez,
Qu'ingénument je vous le disse,
Qu'avec orgueil vous vous tussiez ;
Fallait-il que je vous aimasse,
Que vous désespérassiez ;
Qu'en vain je m'opiniâtrasse
Et que je vous idolâtrasse
Pour que vous m'assassinassiez !

Alphonse Allais (1890)

Ecrit par : Robin | 18 mars 2008

Bonjour, Elodie…
JPB

Ecrit par : brighelli | 18 mars 2008

"L'amour non partagé, autant dire l'amour" (Marcel Proust, "La recherche du temps perdu", la Prisonnière)..Surtout quand on ne parle pas la même Lang.

Ecrit par : Robin | 18 mars 2008

"Combien à vous qui m'épatâtes mon bon petit cœur confus doit!"

Ecrit par : FGuichard | 17 mars 2008

Vous êtes sûre, Françoise? J'ai toujours été persuadé qu'il s'agissait du "coeur confit?"

Autrement, comme le disait la baronne de la Huchapain:
"Et quand je pense que le vicomte le Jolly a toujours été amoureux de moi, sans que jamais je le susse"...

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 mars 2008

Autrement, comme le disait la baronne de la Huchapain:
"Et quand je pense que le vicomte le Jolly a toujours été amoureux de moi, sans que jamais je le susse"...

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 mars 2008

Et quand ils se retrouvèrent...longtemps après :

" - Ah ! vicomte, mon vieux complice !
- Mes vieilles c...aussi, ma chère !"

Ecrit par : Robin | 18 mars 2008

Notre philosophe est en train de parler, sur France-culture.
Dès la première phrase, il ment plus qu'il ne respire.
Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 18 mars 2008

Notre philosophe est en train de parler, sur France-culture.
Dès la première phrase, il ment plus qu'il ne respire.
Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 18 mars 2008

Oui, je l'ai entendu également. Il nous fait un caca nerveux. il y tient à ses beaux programmes de 2002 et à "l'observation réfléchie de la langue" (il a dit que c'était un façon de nommer la grammaire (je crois que c'est plutôt une autre façon d'en faire, la pire). Pas très poli en plus (il arépété conq ou six fois le mot "foutaise".

Ecrit par : Robin | 18 mars 2008

Bonjour en passant et je n'ai rien à ajouter au nouveau fil de discussion du maître de maison. Le printemps approche et avec lui la fraîcheur d'Elodie. Merci Elodie.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 18 mars 2008

Ah ce blog de JPB!!!!fantastique. On tue au Tibet avec une violence qui rappelle les Russes à Budapest ou les NAZIS EN Pologne, la droite française s'apprête à dévoiler un plan ultralibéral auprès duquelles réformes de la Mère Tâte-Chère passeraient pour du communisme, et qui promet une dévastation en profondeur des classes moyennes et populaires......Eh bien ici, ça parle de COD!!!!!! Prodigieux!!! Décidément, je comprends les autorités rectales qui vont nous rogner jusqu'à l'os devant une telle immaturité et une telle pleutrerie. Parlons parlons de COD de COI, de déterminant, de détrèsminables, et laissons-nous un peu plus enfoncer la tête sous l'eau. 30% de moins dans les DHG pour 2008, dans les collèges difficiles et 10%en plus dans els collèges de quartiers aisés....mais non, le COD, le COD, vous dis-je....quant au poème d'Alphonse Allais, sorte de pochade pour fin de banquet, ça me fait penser à l'HUMMOUUURRR autorisé par Michelin dans les années 70 autorisant le comité d'entreprise de publier une feuille de chou umouristik intitulée(rigoureusement sic) "Rions un pneu". Et surtout NE PAS PARLER POLITIQUE....

Finalement Meirieu a eu raison de nous mettre son index dûment vaseliné dans le fondement..COD!!COD!!!!CODETTT!!!!

Ecrit par : montaigneàcheval | 18 mars 2008

Ah ce blog de JPB!!!!fantastique. On tue au Tibet avec une violence qui rappelle les Russes à Budapest ou les NAZIS EN Pologne, la droite française s'apprête à dévoiler un plan ultralibéral auprès duquelles réformes de la Mère Tâte-Chère passeraient pour du communisme, et qui promet une dévastation en profondeur des classes moyennes et populaires......Eh bien ici, ça parle de COD!!!!!! Prodigieux!!! Décidément, je comprends les autorités rectales qui vont nous rogner jusqu'à l'os devant une telle immaturité et une telle pleutrerie. Parlons parlons de COD de COI, de déterminant, de détrèsminables, et laissons-nous un peu plus enfoncer la tête sous l'eau. 30% de moins dans les DHG pour 2008, dans les collèges difficiles et 10%en plus dans els collèges de quartiers aisés....mais non, le COD, le COD, vous dis-je....quant au poème d'Alphonse Allais, sorte de pochade pour fin de banquet, ça me fait penser à l'HUMMOUUURRR autorisé par Michelin dans les années 70 autorisant le comité d'entreprise de publier une feuille de chou umouristik intitulée(rigoureusement sic) "Rions un pneu". Et surtout NE PAS PARLER POLITIQUE....

Finalement Meirieu a eu raison de nous mettre son index dûment vaseliné dans le fondement..COD!!COD!!!!CODETTT!!!!

Ecrit par : montaigneàcheval | 18 mars 2008

L'hydrogène veut bien dire que c'est (hydro, etc - si on connait le grec), et le théorème de Pythagore également (comme ça on fait un peu d'histoire et de philo en même temps: qui était Pythagore etc). Mais COD! C'est un terme grammatical censé décrire quelque chose qu'il ne décrit pas, ou du moins imparfaitement. Pourquoi ne pas le changer?

Ecrit par : Loki | 17 mars 2008

Vous me faites penser à ces crétins qui passent leur temps à nous changer les noms des maladies pour nous embrouiller, qui parlent en acronymes, et qui disent LCS alors que j'ai appris LCR (je sais, ça prête à confusion), pour ne donner qu'un exemple.
Si COD vous gène, vous allez le remplacer par un terme tout aussi abscons pour le commun des parents mortels, même s'il est plus "précis" pour le linguiste que vous vous piquez d'être. Et alors ?

Ecrit par : yann | 18 mars 2008

Ça, Yann, c'est notre doigt vaseliné à nous. Y'a pas que Màc qui y a droit! Demande à Mimolette qu'elle nous fasse un petit texte sucré-salé sur le sujet.

Ecrit par : dobolino | 18 mars 2008

Il n'est pas indifférent que le peuple soit éclairé. Je crois que cette phrase est de Montesquieu.
N'est-ce pas le fil conducteur de ce blog depuis qu'il est ouvert tandis que notre société de consommation et d'état spectacle nous flatte, nous séduit, nous gave de jeux stupides, dénigre la culture transformée en marchandise et nous détourne de tout effort de réflexion pour nous tranformer en troupeau docile ou barbare... ou les deux à la fois ?

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 18 mars 2008

Mais COD! C'est un terme grammatical censé décrire quelque chose qu'il ne décrit pas, ou du moins imparfaitement. Pourquoi ne pas le changer?

Ecrit par : Loki | 17 mars 2008

Je vous l'ai déjà dit! Parce que si vous le changez, vous interdisez aux parents de soutenir les apprentissages scolaires élémentaires et de premier cycle du secondaire à leurs enfants.
Quand à hydrogène, je vous propose un-térium!

Ecrit par : dobolino | 17 mars 2008

Vous supposez que les parents se souviennent de leurs cours de grammaire datant des années de collège... c'est beaucoup leur demander. La réalité, c'est que lorsqu'on aide son enfant à réviser ses leçons (ou qu'on vérifie qu'il les a apprises), on est en général contraint de ré-apprendre soi-même en même temps leur contenu (ce qui, lorsqu'on a un certain niveau d'étude, va très vite, du moins dans les petites classes). Dès lors, que le vocabulaire ait changé entre temps ou pas, cela ne fait pas une grande différence.
Pour ma part, j'utilise la dernière édition du Grevisse et je réalise à cette occasion que je ne saurais dire si j'ai tout oublié ou si les termes ont changé depuis mes années de collégien... (mais je n'ai jamais lu le Grevisse lorsque j'apprenais la grammaire à l'école)

S'agissant des parents qui n'ont pas le niveau nécessaire pour apprendre les leçons de leur enfant en même temps que lui et plus vite, je ne sais pas si je me fierais à leurs vieux souvenirs d'école pour aider leur progéniture à maîtriser les arcanes de la grammaire, qu'elle soit moderne ou ancienne.
JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 18 mars 2008

On tue au Tibet avec une violence qui rappelle les Russes à Budapest ...

Ecrit par : montaigneàcheval | 18 mars 2008

MàC, enfin, resaisissez vous !
Vous ne savez donc pas que c'est la faute du Dalaï-lama et de sa clique ("Quand lama pas content, lama toujours faire comme ça") ?
Les chinois, ces grands démocrates, nous l'ont dit, vous ne les croyez donc pas ?
Ce matin, j'ai pris la décision de boycotter les JO (comme spectateur, j'ai loupé de peu les qualifs). Ca ne sert à rien, mais ça soulage.

Ecrit par : yann | 18 mars 2008

Tiens, j'ai dû copier un code de sécurité pour mon message anti-chinois, alors qu'il n'y avait aucun lien internet.

Le logiciel qu'utilise midiblogs serait-il conçu par les jaunes ? En tous cas, c'est troublant.

Allez, je boycotte aussi JPB, à tout hasard.

Ecrit par : yann | 18 mars 2008

MàC

Je comprends que nos discussions parfois byzantines vous semblent dérisoires, surtout par rapport à ce qui se passe en ce moment au Tibet (ah ! la discrétion de nos chaînes nationales et le rôle d'Internet !)

Il ne faudrait pas que notre bon président soit dans l'obligation vis-à-vis de l'opinion publique de ne pas être à la cérémonie douverture des J.O. (Berlin 33...je vous entends d'ici et le parallèle n'est pas déplacé), sommé de choisir entre la morale et les contrats.

Le c.o.d a son importance (relative), puisqu'il s'agit de remplir son devoir d'état vis-à-vis de ce qui est proche.

Mais c'est bien de rappeler à temps et à contretemps la "responsabilité pour le monde".

Ecrit par : Robin | 18 mars 2008

Je ne saurais trop recommander à ceux qui se demandent, dans les moments de découragement, à quoi ils servent de relire, comme je le fais en ce moment "Fahrenheit 451" de Ray Bradbury.

Il y est question vers la fin de deux sortes de feu : celui qui brûle et celui qui réchauffe. Quand on ne leur donne pas le feu qui réchauffe, les enfants brûlent.

Ecrit par : Robin | 18 mars 2008

MàC s'indigne pour le Tibet. C'est assez mal barré pour eux d'ici car c'est loin, le voyage coûte cher, ça caille, on y bouffe "mal" et il n'y a pas de tire-cul (au sens classique du terme) : nul.

En ce qui concerne la sortie de Darcos (électorale à Périgueux) et celle de Ferry (orale seulement à France Cul ce matin), on assiste à un réglement de compte entre barons. Pas de quartier et gare aux taches.

Ferry a durement tâclé le Maître actuel du Moloch, rappelant qu'il a cosigné le texte des programmes du primaire de 2002 quand le second n'était que sous-ministre du premier (même s'il y avait désaccord entre eux, ce qui n'a bien sûr pas été évoqué, les signatures restent...). Pour le reste c'est une copie quasi conforme de ce qu'il avait déclaré lors de l'audition par la Pochard's academy.

La période qui s'ouvre va être rude. On frappe à coup redoublé sur un homme à genou : ce sont les moeurs politiques actuels.

Je crains fort que, comme c'est l'usage dans les affaires du Moloch, on assiste à la vidange du bébé avec l'eau du bain : la refonte des programmes du primaire que je défends et la grande purge aveugle d'enseignants et d'enseignements (à technostructure constante ?) que je combats.

D'autant plus que la grève de demain dans le primaire est motivée en surface - c'est de bonne guerre - par des arguments/revendications alllègremment mélangés : nb de fonctionnaires, pouvoir d'achat, contenu des programmes (voir par exemple, le site du Snuipp).

Sale temps !

Ecrit par : dugong | 18 mars 2008

On tue au Tibet avec une violence qui rappelle les Russes à Budapest ...

Ecrit par : montaigneàcheval | 18 mars 2008

...ou celle des "colonnes infernales" en Vendée de 1793/94.

Boycotter les JO de Pékin serait aussi idiot que de boycotter le salon du livre sous prétexte que les auteurs invités sont juifs et israéliens.
J'ai participé aux JO de Moscou en 1980 boycottés par les américains (qui, depuis, font le même travail que les soviétiques en Afghanistan) et cela ne nous a pas empêché de faire des rencontres fructueuses avec les Russes, les hongrois etc. Et eux de se débarrasser de leur régime 6-10 après.
Ceci étant dit, les prochains JO sont déjà condamnés tant de tels jeux ont perdu toute signification de rassemblement pacifique et culturel. Ils seront tout au plus une sorte d'exposition internationale des meilleurs technologies pour fabriquer des champions sponsorisés par les grandes marques (elles-mêmes en sévère compétition sur le marché).

Ecrit par : buntovchik | 18 mars 2008

Vu ce matin dans les étranges lucarnes une instit (pardon, une professeurE des z'écoles) faire en GS de la psychothérapie de groupe pour renforcer la "confiance en soi" des petits : ils "apprennent" à hurler "Non ! Non ! Non !" et "Je suis le plus fort !" au milieu du cercle de leurs petits camarades.
On fait ça , à l'école, maintenant ?
Prochaine activité : atelier banderolles, avec dessin, couture et écriture en grosses majuscules, "Non au bonnet d'âne !", "Non aux coups de règles sur les doigts !", suivi d'un atelier "confiance en soi", demain dans la rue, encadrés par les PE.
He ben, ça ne va pas arranger le comportement de Monchéri Moncoeur à la maison, tout ça !

Ecrit par : yann | 18 mars 2008

Bonjour Jean paul, j'ai lu vos articles que je trouve intéressant et je voulais vous inviter à participer à une émission qu'on organise ce soir 18 mars sur l'éducation nationale, sur LCP Assemblée Nationale. Votre participation s'effestuerai via Web Cam en direct pour poser des questions, réagir, donner votre avis, ce soir entre 19h et 20h.pouvez me joindre au 0140639047. M.Benzitouni.
Cordialement.

Ecrit par : benzi | 18 mars 2008

nb de fonctionnaires, pouvoir d'achat, contenu des programmes (voir par exemple, le site du Snuipp).

Sale temps !

Ecrit par : dugong | 18 mars 2008

Cette grève à laquelle je participe aujourd'hui est parfaitement justifiée. Même si elle est très peu suivie et inutile quant aux résultats recherchés.
Mais on ne peut pas rester les bras croisés et se contenter de faire de la pédagogie!
La situation se dégrade de jour en jour. Je le constate avec mes collègues dans mon collège (un collège centre-ville qui perd chaque année 1 ou 2 classes, 3 ou 4 enseignants non remplacés, mais qui gagne de nouveaux types d'élèves en grandes difficultés et des enseignants sur des 1/3 voire 1/4 de services etc).
Oui, sale temps!

Ecrit par : buntovchik | 18 mars 2008

Vu ce matin dans les étranges lucarnes une instit (pardon, une professeurE des z'écoles) faire en GS de la psychothérapie de groupe pour renforcer la "confiance en soi" des petits : ils "apprennent" à hurler "Non ! Non ! Non !" et "Je suis le plus fort !" au milieu du cercle de leurs petits camarades.
On fait ça , à l'école, maintenant ?
Prochaine activité : atelier banderolles, avec dessin, couture et écriture en grosses majuscules, "Non au bonnet d'âne !", "Non aux coups de règles sur les doigts !", suivi d'un atelier "confiance en soi", demain dans la rue, encadrés par les PE.
He ben, ça ne va pas arranger le comportement de Monchéri Moncoeur à la maison, tout ça !

Ecrit par : yann | 18 mars 2008

Des fous, ou des folles!
Et Meirieu qui jubile!

Ecrit par : Jean | 18 mars 2008

IUMFisation des universités :

http://www.liberation.fr/rebonds/

Bonne lecture.

Philippe.

Ecrit par : Phil Del | 18 mars 2008

Vous supposez que les parents se souviennent de leurs cours de grammaire datant des années de collège... c'est beaucoup leur demander.

Ecrit par : Jesse Darvas | 18 mars 2008

Ceux que je connais, quelque soit leur niveau d'études, et âgés de plus de quarante cinq ans, n'ont quasi rien oublié. Si ce n'est pas leur préoccupation principale, et de loin, les mécanismes sont gravés pour ce qui concerne les bases dont articles, COD, COI, CC, accord des participes, subordonnées conjonctives et relatives simples et conjugaisons du mode indicatif. De même que la règle de trois et les surfaces des figures géométriques simples.
Tout revient très vite dès qu'on aide son enfant ou celui du voisin.

En gros, tout ce qui était enseigné en primaire.

Maintenant, s'il faut absolument changer de nomenclature, ça n'a rien de dramatique s'il y a un vrai support dans les livres et documents fournis par les écoles.
Vous avez le Grévisse? Moi aussi! C'est très bien pour vous, pour moi et pour nos enfants mais il faut l'acheter, et pour ce faire, savoir qu'il existe, puis savoir le compulser et en tirer des informations, ce qui n'est pas le lot commun.
L'école me semble-t-il doit fournir des supports exploitables par tous les parents jusqu'en fin de cinquième, ce qui doit logiquement correspondre à la fin du soutien parental, l'élève de quatrième devant être autonome et pouvoir travailler seul sous l'égide de ses professeurs et avec l'aide de manuels substantiels.
A présent, papa/maman s'y collent encore en quatrième!
Exemple de ce week-end: ma fille rentre à la maison avec deux exposés à préparer, sans consignes précises ni documents fournis à exploiter, l'un "Robespierre" pour son professeur d'histoire, l'autre "La Commedia dell' Arte" pour son professeur de français.
Elle commence son Robespierre seule et bute dès le début sur le mot Jacobins dont elle ignore la signification. Enquête menée, je découvre que le professeur d'histoire a découpé la Révolution Française en tranches diverses et variées et attribué à des groupes de deux élèves un sujet qui peut être aussi bien Les Etats-Généraux, Lafayette, Danton, etc..., le tout sans aucun cours préalable sur la Révolution. Quant au livre d'histoire de quatrième...

Ecrit par : dobolino | 18 mars 2008

Moi aussi, j'ai écouté notre philosphe salonnard sur France-culture.
Il a exprimé son opinion sur Darcos en citant P.Joutard : "Si le passé était si formidable, il n'aurait pas disparu".
On croit entendre Gilles Moindrot.

Il s'est ensuite gaussé du souhait de Darcos de " revenir aux blouses grises, à la plume Sergent-Major, au tableau noir".

Il a cité les chiffres catastrophiques de le chute du nombre des étudiants en sciences et en maths, non compensées par le nombre d'étudiants des grandes écoles.
Explication, assez ahurissante à mes yeux : "les matières scientifiques sont les seules où il faut travailler assez bêtement. (Le piano, c'est pas terrible non plus." (sic)

Puis en vrac :
- la tarte à la crème "récurrente "de "l'école finlandaise, la meilleure du monde", comparaison vraiment éculée quand on sait qu'elle n'est strictement pas comparable à l'école française. (Là, je croyais entendre Dany le Rouge.)

- "La remédiation qui ne sert strictement à rien "(Là, je suis bien d'accord, c'est le cautère sur une jambe de bois, pour ceux qui ont lu "Le livret pour les maîtres du CP . Pour lutter contre l'illettrisme", signé par les trois ministres, et écrit par les pédagogistes de l'EN les plus enragés, ou comment aider les enfants qui ont des difficultés en lecture avec les méthodes qui leur ont justement interdit d'apprendre à lire.)

-" Le redoublement du CP qui ne sert à rien : en Finlande, le redoublement n'existe pas."
Redoubler le CP avec une méthode mixte, la même qui a empêché l'enfant d'apprendre à lire, c'est évident.

- "Diviser les classes de CP par deux est absolument impératif."
C'est sûr que cela apporte un confort au maître d'avoir une dizaine d'élèves, mais l'expérience de ces classes dédoublées n'a rien apporté de positif, Luc Ferry semble ignorer cette constatation. Mais les instituteurs qui utilisent de bonnes méthodes syllabiques arrivent à apprendre à lire à des classes entières non dédoublées.

-" La transformation des écoles normales d'instituteurs en IUFM a été une catastrophe."

Luc Ferry a fait un constat de ce qui ne va pas sans jamais ni évoquer des solutions, ni s'interroger sur les causes réelles de cet état catastrophique.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 18 mars 2008

Et le triomphe de Tibéri!!!! Avec la grosse mère maquerelle de Xavière se dandinant, moustachue et gélatineuse. Ces gens-là devraient se prendre un procès pour crime contre la démocratie. Et la hargne, alors, de Tibéri. parlant d'une certaine "madame X" qui avait osé le défier. Mais quoi, les Tibéri ont de telles casseroles au cul qu'un jour ou l'autre ils ouviront une quincaillerie.

Ecrit par : montaigneàcheval

Allons, allons, comme avait dit le Canard à l'époque où les affaires troubles du futur ex-maire de Paris commençaient à faire surface, "préservons la spécificité de notre enclave corse à Paris" ;-) !
Le pire, c'est que j'étais tombé sur ce journal dans l'avion qui me ramenait d'Ajaccio, après avoir fait le GR20 et visité un peu la côte.

Ecrit par : moot | 18 mars 2008

Moi, je voulais juste écrire que, quand j'écrivais à la plume Sergent-Major, il lui arrivait (imparfait) d'avoir le mauvais goût de choir dans l'encrier. Pour simplifier, j'ai voulu écrire "elle choyait" et ça ne fonctionne pas...

[message suivant]

C'est aussi une forme d'évolution... Comme l'évolution des dinosaures qui les rendit obsolètes.

Ecrit par : dobolino

Pour être plus précis, disons qu'ils sont devenus obsolètes à partir du moment où un gros paveton leur a chu sur le coin de la figure.

Ecrit par : moot | 18 mars 2008

C'est qui Saussure ?

Ecrit par : Zorglub | 17 mars 2008
C'est Ferdinand! A ne pas confondre avec Ferdinand de Lesseps, comme j'ai eu tendance à le faire vers mes seize ans... Quelle salade!

Ecrit par : dobolino

Ni avec Horace-Bénédict, le savant genévois qui lança les Chamoniards à la conquête du Mont Blanc, dont il fit ensuite la deuxième ascension.

Ecrit par : moot | 18 mars 2008

on assiste à la vidange du bébé avec l'eau du bain : la refonte des programmes du primaire que je défends et la grande purge aveugle d'enseignants et d'enseignements (à technostructure constante ?) que je combats.

Sale temps !

Ecrit par : dugong

La question de la technostructure se pose en effet. Quid des suppressions de postes dans l'administration ? Ne serait-on pas en train de décharner le Mammouth au lieu de le dégraisser ?

Je me sais répétitif, mais je le répète encore : courage, fuyons !

Ecrit par : moot | 18 mars 2008

"Elle chéait", dobolino, "elle chéait"!

Ecrit par : Jean | 18 mars 2008

@ montaigneàcheval

Je comprends votre réaction par rapport au Tibet, mais je la trouve un peu téléphonée. Sur un blog essentiellement consacré à l'école, est-il déplacé de parler grammaire? Concernant la politique internationale, il existe sur la toile d'autres espaces, davantage centrés sur ces questions.
Et puis nous pouvons faire le lien entre la maîtrise de la langue et le problème de la dictature et du totalitarisme. Ce n'est pas un hasard si le 1984 de George Orwell se termine par une dénonciation du novlangue (c'est-à-dire une langue appauvrie). Quand les citoyens n'ont plus les mots, ils ne possèdent plus les outils intellectuels qui permettent de critiquer les apprentis dictateurs et d'empêcher leur accession au pouvoir. Je reste convaincu qu'empêcher le retour de Vichy commence à l'école, en éclairant le peuple, comme le souligne un intervenant. Bref, en l'instruisant, en lui donnant accès à la culture, ou en lui permettant de reconnaître un... COD.

Ecrit par : Scaramouche | 18 mars 2008

On peut lire avec profit l'article de Claudio Galderisi professeur des universités, directeur du Centre d’études supérieures de civilisation médiévale "Université, un mauvais rêve" dans Libération (18/03)

..."Dans quelques décennies, Monsieur le président de la République, pareil galimatias pourrait être adressé à votre successeur par un enseignant-chercheur ayant suivi les cours de licence des facultés humanistes."


--------------------------------------------------------------------------------

http://www.liberation.fr/rebonds/316177.FR.php
dans la barre d'adresse de votre navigateur.

Ecrit par : BENOIT | 18 mars 2008

Scaramouche, vous avez fait mouche, et cela d'autant plus que vous me faites penser dans ce que vous dites au très fameux et très important livre de Viktor Klemperer "LTI" sur la perversion et le viol de la languue allemande par les nazis. Donc, je susi d'accord. Mais j'ai poussé un petit coup de gueuel, apprce que, contrairement à ce que vous pensnez, ce n'est pas "téléphoné" c'est que je pense à l'avachissement politique de pas mal de nos collègues, vous en conviendrez....
Cela dit si le COD est un germe de démocratie,, ce qu'il est en effet, alors cultivons-le.
BâV

Ecrit par : montaigneàcheval | 18 mars 2008

Scaramouche, vous avez fait mouche, et cela d'autant plus que vous me faites penser dans ce que vous dites au très fameux et très important livre de Viktor Klemperer "LTI" sur la perversion et le viol de la languue allemande par les nazis. Donc, je susi d'accord. Mais j'ai poussé un petit coup de gueuel, apprce que, contrairement à ce que vous pensnez, ce n'est pas "téléphoné" c'est que je pense à l'avachissement politique de pas mal de nos collègues, vous en conviendrez....
Cela dit si le COD est un germe de démocratie,, ce qu'il est en effet, alors cultivons-le.
BâV

Ecrit par : montaigneàcheval | 18 mars 2008

Diantre et sarquepipe!!! voilà que je bloblotte....

Ecrit par : montaigneàcheval | 18 mars 2008

"Elle chéait", dobolino, "elle chéait"!

Ecrit par : Jean | 18 mars 2008

Ah! Merci!

Ecrit par : dobolino | 18 mars 2008

Et cette fin du pédagogisme, c'est pour quand?

Ecrit par : ProfAnonyme | 18 mars 2008

Nan paskia des inspecteurs ki sont pas o courant

Ecrit par : ProfAnonyme | 18 mars 2008

Et, pendant ce temps, Kerviel est libéré.
En faisant vraisemblablement un magnifique doigt d'honneur à tous les travailleurs pauvres, travailleurs et néanmoins souvent sans domicile fixe, et aux mères de famille faisant de la prison ferme pour avoir volé à manger pour leurs gamins...
Mais non, je suis bête, ces hérauts et héros de l'économie virtuelle ne savent même pas que tout cela existe.
Gageons, en tous cas, que lui n'aura plus jamais ni problème de logement, ni problème de nourriture.

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 mars 2008

Je suis retourné récemment chez mon médecin pour une douleur au bas du dos qui persiste malgré tous les médicaments qu'il me prescrit.
Il m'a dit doctement:
-Il va falloir en arriver à un geste local dans quelques jours si ce dernier comprimé n'agit pas.
J'ai pensé qu'il devait faire allusion à une piqure mais pour ne pas m'humilier en le faisant traduire,j'en suis resté là.
En revenant raconter ' ce geste local",à moi promis, à ma femme,je me disais qu'ils devaient aussi avoir leurs pédagogistes, les médecins.
Geste local,déterminant,c'est un peu du pareil au même,non,ça se veut savant,ça englobe,mais on ne sait pas de quoi ça vous parle........

Ecrit par : bernard | 18 mars 2008

Un geste local? Méfiez-vous, Bernard, on ne sait jamais!

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 mars 2008

En effet, Christophe Sibille, la libération de Kerviel est désormais l'argument massue à utiliser conte les pauvres petits esprits qui persistent à faire l'apologie du libéralisme. Le doigt d'honneur est en effet un crachat à la gueule des pauvres. Pour paraphraser jean Gabin: "Salauds de pauvres!!!" Désormais ,les masques sont définitivement tombés et qu'on ne vienne plus nous raconter de salades sur le "village planétaire" "les vertus de l'ultralibéralisme" et autres écoeurantes ragougnasses.Oui, comme vous le rappelez, c'est mort aux pauvres. Voilà qui plait à Madame Lagarde à Mr Trichet et au sarkozysme.

Ecrit par : montaigneàcheval | 18 mars 2008

Et à Cadichon, certainement!
Bonjour à vous, au passage, Montaigneàcheval!

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 mars 2008

Exemple de ce week-end: ma fille rentre à la maison avec deux exposés à préparer, sans consignes précises ni documents fournis à exploiter, l'un "Robespierre" pour son professeur d'histoire, l'autre "La Commedia dell' Arte" pour son professeur de français.
Elle commence son Robespierre seule et bute dès le début sur le mot Jacobins dont elle ignore la signification. Enquête menée, je découvre que le professeur d'histoire a découpé la Révolution Française en tranches diverses et variées et attribué à des groupes de deux élèves un sujet qui peut être aussi bien Les Etats-Généraux, Lafayette, Danton, etc..., le tout sans aucun cours préalable sur la Révolution. Quant au livre d'histoire de quatrième...

Ecrit par : dobolino | 18 mars 2008

Faire un exposé sur Robespierre sans avoir étudié au préalable la Révolution... quelle idée baroque.
Je ne peux que recommander à votre fille la lecture de La Révolution Française de Michelet: cela se lit comme un roman, et on en sort avec le sentiment d'avoir vécu les événements. Pour une vision un peu plus nuancée du personnage de Robespierre, complétez avec le Dictionnaire de Furet/Ozouf qui a justement un article "Robespierre" (elle peut aussi commencer par là... avec un peu de chance le professeur n'a pas lu cet ouvrage et n'y verra que du feu).

Ensuite, si elle se prend au jeu, elle pourra se plonger avec délice dans l'Histoire de La Révolution Française de Jaurès (un lyrisme proche de celui de Michelet, avec une conception un peu plus "socialiste"), dans le "Marat" de Massin (pour une réhabilitation de ce personnage) ou dans le "Billaud-Varenne, un géant dans la Révolution" d'A.Conte pour découvrir ce personnage méconnu, le premier à parler de République aux Jacobins, et personnage clé à la fois de la Terreur et de Thermidor. J'imagine qu'il n'a pas droit à son exposé, celui-là...

Pour finir, et pour relativiser l'ensemble, "Comprendre la Révolution Française" de Furet. Mais j'attendrais le lycée pour ce dernier.

Si le professeur est robespierriste, il faudrait aussi lire Mathiez et Soboul, mais c'est un peu daté.

Personnellement, j'ai découvert tout cela bien après mes années d'école et c'est là que j'ai réalisé à quel point un potentiel extraordinaire avait été négligé par nos professeurs.

A défaut de tout cela, il y a un article assez long sur wikipedia mais qui est manifestement de parti-pris (robespierriste pur et dur).

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 18 mars 2008

Faire un exposé sur Robespierre sans avoir étudié au préalable la Révolution... quelle idée baroque.
Je ne peux que recommander à votre fille la lecture de La Révolution Française de Michelet: cela se lit comme un roman, et on en sort avec le sentiment d'avoir vécu les événements. Pour une vision un peu plus nuancée du personnage de Robespierre, complétez avec le Dictionnaire de Furet/Ozouf qui a justement un article "Robespierre" (elle peut aussi commencer par là... avec un peu de chance le professeur n'a pas lu cet ouvrage et n'y verra que du feu).

Ensuite, si elle se prend au jeu, elle pourra se plonger avec délice dans l'Histoire de La Révolution Française de Jaurès (un lyrisme proche de celui de Michelet, avec une conception un peu plus "socialiste"), dans le "Marat" de Massin (pour une réhabilitation de ce personnage) ou dans le "Billaud-Varenne, un géant dans la Révolution" d'A.Conte pour découvrir ce personnage méconnu, le premier à parler de République aux Jacobins, et personnage clé à la fois de la Terreur et de Thermidor. J'imagine qu'il n'a pas droit à son exposé, celui-là...

Pour finir, et pour relativiser l'ensemble, "Comprendre la Révolution Française" de Furet. Mais j'attendrais le lycée pour ce dernier.

Si le professeur est robespierriste, il faudrait aussi lire Mathiez et Soboul, mais c'est un peu daté.

Personnellement, j'ai découvert tout cela bien après mes années d'école et c'est là que j'ai réalisé à quel point un potentiel extraordinaire avait été négligé par nos professeurs.

A défaut de tout cela, il y a un article assez long sur wikipedia mais qui est manifestement de parti-pris (robespierriste pur et dur).

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 18 mars 2008

Vous lui proposez d'écrire une thèse, à cette gamine de 13 ans???

Ecrit par : Maminou | 18 mars 2008

Je reste convaincu qu'empêcher le retour de Vichy commence à l'école, en éclairant le peuple, bla... bla...bla...

Ecrit par : Scaramouche | 18 mars 2008

...mais on y est en plein dans le pétainisme! Vous en voyez beaucoup, vous, des enseignants prêts à prendre "l'option de la désobéissance" et prêts à résister contre la soumission de l'école aux impératifs du capitalisme libéral?

Ecrit par : marigot | 18 mars 2008

Témoignages de collègues d'EPS de Marie-Curie et de Clémenceau dans le 18ème:

http://www.libelabo.fr/2008/03/18/%c2%abmieux-on-travaille-moins-on-a-de-moyens%c2%bb/

Ecrit par : buntovchik | 18 mars 2008

Geste local,déterminant,c'est un peu du pareil au même,non,ça se veut savant,ça englobe,mais on ne sait pas de quoi ça vous parle........

Ecrit par : bernard | 18 mars 2008


Et les vendeurs, donc... En réalité, cela s'appelle tout simplement prendre des poses. A liquider tout de suite !!!

Ecrit par : Sergio | 18 mars 2008

Je reste convaincu qu'empêcher le retour de Vichy commence à l'école, en éclairant le peuple, bla... bla...bla...

Ecrit par : Scaramouche | 18 mars 2008

...mais on y est en plein dans le pétainisme! Vous en voyez beaucoup, vous, des enseignants prêts à prendre "l'option de la désobéissance" et prêts à résister contre la soumission de l'école aux impératifs du capitalisme libéral?

Ecrit par : marigot | 18 mars 2008

Pétainisme, le mot est faible. Parlons plutôt de nazisme. Oui, c'est ça. Tous des nazis.

Ecrit par : Pat | 18 mars 2008

Faire un exposé sur Robespierre sans avoir étudié au préalable la Révolution... quelle idée baroque.
JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 18 mars 2008

Vous avez une dent contre l'art baroque?

Ecrit par : dobolino | 18 mars 2008

De toute façon, JD, ma fille a opté pour les matières scientifiques, celles réputées destinées aux imbéciles qui travaillent bêtement et n'ont pas d'idées. La gosse rêve d'un 9 Thermidor An II à destination de ses professeurs de français et d'histoire. Elle aura au moins retenu une date!

Ecrit par : dobolino | 18 mars 2008

Pour ma fille et ses camarades, je proposerais plutôt la lecture des Aventures de Mouron Rouge!

Ecrit par : dobolino | 18 mars 2008

Personnellement, j'ai découvert tout cela bien après mes années d'école et c'est là que j'ai réalisé à quel point un potentiel extraordinaire avait été négligé par nos professeurs.


JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 18 mars 2008
Moi aussi, JD mais, contrairement à vous, je n'avais pas le potentiel à treize ans. A treize ans, j'étais une charmante petite fille très remuée par sa libido naissante et son désir d'action, rêvant de mariages princiers ou de révolutions, de chevaux et de rivières. Le potentiel dont vous parlez, je l'avais à dix-sept ans. Je ne nie pas qu'on puisse l'avoir à treize ans. J'ai assez gémi des mésaventures de mon collégien de fils, assoiffé de savoir historique et vertement remis à sa place.

Ecrit par : dobolino | 18 mars 2008

Eh beh, c'est pas gagné. C'est pas demain la veille que les PE sortiront de l'IUFM en sachant, en vrac, où est le Tibet, ce qu'est un COD, qui fut la mère Tâte-Chère, comment on fait une règle de trois et quels furent les différents mérites des gens qui se nommaient Saussure.

"Les formateurs de l’IUFM d’Alsace réunis le lundi 17 mars demandent que le Ministre de l’Education nationale décrète immédiatement un moratoire
Les formateurs de l’IUFM d’Alsace soussignés demandent que le Ministre de l’Education nationale décrète immédiatement un moratoire sur la mise en œuvre du projet de programmes de l’école actuellement soumis à consultation.


1. Ces programmes sont publiés moins d’un an après les programmes actuellement en vigueur. Évidemment, aucune évaluation de ces programmes de 2007 n’a pu être sérieusement mise en œuvre. Ceux de 2002 ont d’ailleurs été modifiés sans avoir été évalués.


2. Les présupposés à l’origine des choix faits sont de l’ordre d’un « bon sens » autoproclamé et font fi des travaux de recherche en didactique des disciplines et en pédagogie publiés depuis des années.


3. Le processus d’élaboration de ce projet de programmes est particulièrement opaque : aucune réelle consultation du « terrain », aucune commission de travail identifiée.


4. Les questions posées dans le cadre de la « consultation » proposée par le Ministère de l’Education nationale ne permettraient que d’amender à la marge ce projet, sans en remettre en cause les fondements et les contenus. En outre, les IUFM n’ont pas été sollicités dans le cadre de cette consultation.


5. L’ensemble de cette « consultation » est donc indigne de la démocratie à laquelle tous les citoyens français sont attachés.


Dans cette situation, la seule solution est le moratoire, suivi d’un véritable travail de recherche et de terrain pour l’élaboration de programmes scolaires dignes des missions de l’Ecole de la République.

Fait le 17 mars 2008



(les nombreux formateurs présents le 17 mars 2008 ont tous signé cette lettre au ministre ; cette lettre est proposée actuellement pour signature aux formateurs qui ne pouvaient être présents le 17 mars 2008)

Merci de diffuser le plus largement possible cette information."

Ecrit par : c. cru | 18 mars 2008

IUMFisation des universités :
http://www.liberation.fr/rebonds/
Bonne lecture.
Ecrit par : Phil Del | 18 mars 2008

Vu la quantité de coquilles et de fautes d'orthographe, on ne peut que croire à un canular ?!

Ecrit par : FGuichard | 18 mars 2008

Préparez la vaseline :

http://www.mediapart.fr/journal/france/160308/mobilite-fusion-des-corps-les-fonctions-publiques-dans-la-tourmente

Ecrit par : Kap | 18 mars 2008

Je reste convaincu qu'empêcher le retour de Vichy commence à l'école, en éclairant le peuple, comme le souligne un intervenant. Bref, en l'instruisant, en lui donnant accès à la culture, ou en lui permettant de reconnaître un... COD.

Ecrit par : Scaramouche | 18 mars 2008

J'ai écouté tout à l'heure une émission sur le Tibet, diffusée en direct du salon du Livre, Porte de Versailles, d'où il ressortait que c'étaient les étudiants et les collégiens qui avaient pu continuer à étudier la langue tibétaine à l'école qui s'étaient révoltés.

Ceux des environs de Lhassa dans la province soi-disant "autonome" entièrement contrôlée par la Chine (recrutement des moines sur critères politiques, caméras vidéos dans les monastères, chinois obligatoire à l'école, éradication de la culture tibétaine) ont peu bougé.

D'après une participante, trois éléments fondent la culture tibétaine : la langue, l'écriture et les paysages.

Ecrit par : Robin | 18 mars 2008

" Vu la quantité de coquilles et de fautes d'orthographe, on ne peut que croire à un canular ?"

Effectivement, comme le montre le reste de la lettre, qui est parfaitement orthographiée, il s'agit d'un échantillon des résultats auxquels pourrait aboutir la formation universitaire, si certaines menaces devaient se réaliser

Ecrit par : Sylvie Huguet | 18 mars 2008

En outre, les IUFM n’ont pas été sollicités dans le cadre de cette consultation.

C'est un skandaaaal !

Ecrit par : Robin | 18 mars 2008

BONNE NOUVELLE ! IL N’Y A PAS DE PÉDAGOGIE OFFICIELLE !
Enfin si, mais non, enfin peut-être ou peut-être pas… Extraits d’une interview d’un inspecteur dans la revue des professeurs d’histoire-géographie, à vous de comprendre l'argumentaire de style pédagol :

Question : Les IPR ont-ils une orientation pédagogique officielle à faire respecter ? Y a-t-il des pratiques pédagogiques fortement recommandées ? Et d’autres qui sont conseillées ? Ou bien les IPR sont-ils laissés libres d’apprécier les enseignants selon d’autres critères ?
L’IPR – Un point est clair, il n’y a pas de pédagogie officielle de l’histoire au filtre de laquelle seraient évalués les professeurs. La fonction de contrôle est néanmoins présente dans la mission des IPR ; elle s’exerce en référence aux programmes, aux horaires, à l’obligation d’évaluer les élèves, et vise à vérifier que le contrat qui unit l’employeur est respecté… c’est la cohérence du projet pédagogique qui est appréciée…

Q. – Y a-t-il débats sur la pédagogie à l’intérieur des corps d’inspection ? Y a-t-il des divergences d’opinion assumées entre IPR et entre IG, lors des débats internes au corps ?
L’IPR - Selon qu’ils y exercent seuls ou en équipe de 2, 3 personnes ou plus, la question de l’harmonisation de leurs pratiques se pose différemment.
D’une manière générale et en se référant à l’histoire de ce corps, on peut dire que l’effet « personne » s’est estompé au profit d’une culture partagée… Très concrètement, pour les professeurs, cela signifie que, au-delà de la personnalité propre de chaque inspecteur, il n’y a pas de divergence radicale dans leurs attentes.

La forme individuelle place les élèves en situation d'effectuer un travail encadré par les consignes du professeur ; cette modalité de travail est effectivement préconisée au fil des documents d'accompagnement. Beaucoup plus que de la satisfaction donnée à un dogme pédagogique, cette essence procède de l'essence même de la discipline historique…

À l'opposé, la forme collective s’efforçant de faire s'exprimer et s'écouter les élèves sur des questions ouvertes constitue une forme de maïeutique productive, y compris pour les élèves qui ne sont pas directement exprimés.

En dépit d'une idée diffuse, il n'y a pas d’interdit quant à la forme de l'exposé magistral qui place le professeur en position du conférencier et l'élève dans celle de l’auditeur…

L'énoncé magistral ne peut en aucun cas être un forme exclusive ou systématique de travail avec les élèves.

Ecrit par : Lariba | 18 mars 2008

La province prétendûment autonome de Lhassa et non "soi-disant" autonome. excusez-moi pour la faute.

Ecrit par : Robin | 18 mars 2008

Question aux spécialistes : une institutrice de mes connaissances se plaignait du fait que les programmes actuels fussent très lourds. D'après elle, il est impossible de tout faire si l'on veut travailler sérieusement et elle a choisi de privilégier français-maths, et de faire ce qu'elle peut avec le temps qui lui reste.
Peut-on dire la même chose des nouveaux programmes ? Si oui, quel sera le résultat final ?
On peut en effet imaginer qu'une partie des difficultés vient du fait que certains instituteurs/trices essaient de finir le programme mais font tout très superficiellement. Est-ce que fixer des horaires minimaux en français et maths suffira ?

Ecrit par : Japhet | 18 mars 2008

Par chez nous réunion sur les nvx programmes demain. Je viens de les lire, y a beaucoup de bon mais ils est clair que l'on aura jamais le temps de tout faire. En ce qui concerne l'histoire de l'art on fait comment lorsque l'on est pas spécialiste ? déjà que l'anglais c'est pas simple, on est pas dans le...

Ecrit par : Ronin | 18 mars 2008

Dites moi JPB, ce soir au JT ,on vous voyait, mioustache au vent, en alternance avec Ferry-Ton Cul. le décor, derrière vozigues, c'était la Salpétrière????.

Ecrit par : montaigneàcheval | 18 mars 2008

Bonjour,

Aborder les problèmes qui grèvent la formation professionnelle (surtout technique), en voilà une idée "qu'elle me plairait".
En effet, remettre au goût du jour ou renforcer les fondamentaux en primaire et secondaire est essentiel, mais ne constitue qu'une étape vers l'épanouissement professionnel qui gagnerait beaucoup à suivre une route plus digeste, rafraîchissante et... honnête. Un bon dégraissage en quelque sorte.

A bientôt, j'espère.

p.s. -j'enseigne la topographie depuis 30 ans, actuellement comme prof. contractuel en formation continue.
-études classiques plutôt solides, puis ingénieur, puis maître (non formé).

Ecrit par : Jacques COMA | 18 mars 2008

Question aux spécialistes : une institutrice de mes connaissances se plaignait du fait que les programmes actuels fussent très lourds. D'après elle, il est impossible de tout faire si l'on veut travailler sérieusement et elle a choisi de privilégier français-maths, et de faire ce qu'elle peut avec le temps qui lui reste.
Peut-on dire la même chose des nouveaux programmes ? Si oui, quel sera le résultat final ?
On peut en effet imaginer qu'une partie des difficultés vient du fait que certains instituteurs/trices essaient de finir le programme mais font tout très superficiellement. Est-ce que fixer des horaires minimaux en français et maths suffira ?

Ecrit par : Japhet | 18 mars 2008

Ça ne va pas être facile, même en suivant les horaires minimaux en français et en mathématiques, au moins pendant les premières années.
Je suis en "début de chaîne" et reçois dans ma classe depuis le début janvier deux petits nouveaux, venus d'une autre école. Le plus jeune, en CP, a maintenant quasiment rattrapé ses camarades de classe, l'attention et la concentration en moins, mais nous nous bagarrons pour y arriver.
Je commence en revanche juste à faire travailler l'aînée qui est en CE1 en grammaire et conjugaison ; jusqu'à maintenant, il fallait d'abord assurer la lecture et l'écriture, je parle du graphisme, pas de la rédaction, nous en sommes encore bien loin !
Quant à l'orthographe, elle fait pour le moment les dictées de mots avec les CP et ce n'est pas encore évident pour elle d'écrire le bec, la veste, une perle, elle est verte, etc. Son premier réflexe est encore de me dire :"Ah non, je ne peux pas écrire ce mot, je ne l'ai jamais appris." alors que son jeune frère procède son par son et arrive maintenant au bout du mot sans avoir oublié une lettre.
Imaginez comme cela va être ardu pour les petits camarades de son ancienne école, l'année prochaine, au CE2 pour "encaisser" ne serait-ce que le programme de français et de mathématiques (la jeune fille a aussi un énorme retard en mathématiques).
Quant aux autres matières (à part l'EPS), les vingt-quatre heures les ont tellement reléguées au fin fond du palmarès qu'on ne pourra en effet qu'effleurer les contenus.
D'ici quelques années, si tout le monde joue le jeu, ce qui est très loin d'être certain, il est possible d'envisager qu'avec des enfants déjà un peu déchiffreurs, sachant écrire en cursive et ayant l'habitude d'additionner, soustraire, multiplier et partger de petites quantités à l'entrée au CP, le démarrage des acquis d'orthographe, grammaire, conjugaison, des problèmes et de la lecture courante dès le milieu du CP. Ce qui permettrait peut-être en effet d'obtenir les résultats escomptés à l'entrée en 6°.
Mais il va falloir du temps, beaucoup d'énergie et une fameuse dose d'optimisme.
Surtout si la carte scolaire en primaire vaut celle du collège. Des classes très chargées, vingt-quatre heures par semaine, même en soutenant les plus faibles pendant trente minutes, le soir, après leur journée de classe, ça risque d'être à la limite de l'impossible.

Ecrit par : catmano | 18 mars 2008

"je découvre que le professeur d'histoire a découpé la Révolution Française en tranches diverses et variées et attribué à des groupes de deux élèves un sujet qui peut être aussi bien Les Etats-Généraux, Lafayette, Danton, etc..., le tout sans aucun cours préalable sur la Révolution. Quant au livre d'histoire de quatrième..."
Ecrit par : dobolino | 18 mars 2008"

Bah, elle applique ce qu'on dit de faire à l'IUFM : Peu importent les connaissances, ce sont les compétences qui comptent.

Selon l'IUFM, et dans l'optique du professeur, votre fille doit valider les compétences suivantes :
- sait faire des recherches documentaires
- sait organiser sa pensée
- sait utiliser ses connaissances
- sait travailler en groupe
- sait s'exprimer en groupe

Et l'inspecteur vous rétorquera : à quoi bon apprendrait-elle ce que sont les jacobins ? Elle n'a qu'à ouvrir un dictionnaire pour le savoir.

Quant au livre d'histoire de quatrième, il suit les préceptes pédagogos en vogue (plein de documents et pas de cours qui tienne la route). De quoi se plaint-on?

Ecrit par : Jeremy | 18 mars 2008

Voilà,j'ai 40 ans ,j'ai fait une colo à 18 ans,je suis assez nullasse mais j'ai une bonne mémoire,comme j'ai trois enfants pensez-vous que je puisse réussir le concours de professeur des écoles?????(un job par défaut pour pourrir les mômes des autres),je pense pouvoir travailler jusqu'à 65 ans sans aucune contestation!!!!!!!Dés cinq ans d'ancienneté je peux également postuler au métier de directeur( soit en maternelle soit en élémentaire) parce qu'en général" les bons "ne s'y frottent pas...je n'ai jamais lu un seul livre mais je tape très bien à la machine,un beau projet non??????????J'avoue que je suis une chieuse et que je compte mener mon petit monde à la baguette....Je m'asseois sur la laïcité et sur le reste d'ailleurs........
marie- la -peste

Ecrit par : marie | 18 mars 2008

Marie, c'est dommage, car au vu de vos compétences, rien, dans le mode de recrutement des IUFM, ne vous empêche d'être PE.
Malheureusement, vous dites "je n'ai jamais lu un seul livre mais je tape très bien à la machine".
Cela risque d'être rédhibitoire : il vous faut avoir lu au moins un livre de littérature de jeunesse, et vous devez taper à l'ordinateur.

Pour le fait de mener le monde à la baguette, et de travailler sans aucune contestation, je crains que vous ne vous fassiez des idées... Il va falloir changer votre côté Mère Fouettard en Mère Courage.

Ecrit par : Jeremy | 18 mars 2008

LES RECETTES DE MA MIE INNOVA

Toute flagornerie mise à part, Xavier Darcos est sans doute ce qui pouvait arriver de mieux à notre Education Nationale. Evitant la démagogie de « l’élève mis au centre» aussi bien que celle « du prof au centre », Xavier Darcos met le Savoir et l’auctoritas qui en découle au centre du système scolaire.

Pragmatique, lucide et courageux, au lieu d’empiler une nouvelle strate de reformes au sommet de l’édifice, notre ministre prend le problème à sa base. Il retourne en CP pour y réinstaller les fondamentaux qui ont alphabétisé la France rustique du XIXe siècle en à peine une génération, mettant ainsi fin aux méthodes qui analphabétisent la France depuis plus de 30 ans. Vous l’aurez compris, sans être misonéiste, toute innovation pédagogique n’étant pas forcément à jeter puisque le progrès est nécessaire en toute matière, je fais partie de ceux qui accueillent dans une liesse toute républicaine « le retour aux fondamentaux » du Savoir comme du savoir-être puisque la civilité est aussi marque de civilisation.

Une civilisation du Savoir qui semble pousser vers la jungle obscure du pédagogisme certains tenants de la guérilla dialectique marxiste. Aussi Ségolène Royale critique « un retour aux vieilles recettes » pas loin d’être fascistes et affirme croire «à une école qui innove». Croire alors qu’il s’agit de penser mais il apparaît de plus en plus évident que madame Royal fait de la croyance une politique. Quoique à bien y réfléchir, Madame Royal ne croit pas tant que ça « à une école qui innove» puisque tous ses enfants ont fait leur scolarité dans des écoles privées, justement là où ont applique encore des « vieilles méthodes » qui ont démontré leur efficacité.

Et oui, cette représentante de la Gauche OGM est favorable à ce que nous, les enfants des milieux modestes, soyons les souris de laboratoire pour savants fous des dites sciences de l’éducation, gavés d’apprentissages riches en cholestérol et sucres à assimilation rapide, pendant que leurs gosses à eux auront droit à une bonne éducation bio, mitonnée à l’ancienne dans de vieux pots.

Une façon inconsciente, je l’espère, pour cette branche de la bourgeoisie, amatrice de médiocrité et dite de Gauche, de conserver son pouvoir sur Nous, d’essayer de nous les faire voir, avec leur savoir bio, comme nos dignes guides, comme nos etoiles bergères, de nous empêcher de prendre leur place au sommet des partis travaillistes par la force du poignet et des neurones.

« Je crois à une école qui innove ». Preuve encore, s’il en fallait, que cette représentante de la Gauche non pas du réel mais expérimentaliste ou plutôt ectoplasmique, se prend pour un astre. Elle fait dans la révolution permanente, y compris en matière pédagogique. Une révolution au sens astronomique du terme. Elle tourne, elle tourne. Elle fait révolution sur révolution. Elle tourne en rond. Un astre, une planète ainsi imbitable qu’inhabitable. La planète Venus. Belle en apparence mais suffocante dès que l’on approche de la surface. 400° degrés au sol. Une fournaise pour être trop proche, elle aussi du Moi Soleil. Contrariante au point de tourner dans le sens inverse à celui des autres planètes.

Cela étant dit, puisque je suis moi aussi un tenant de l’esprit de révolution (française) je conclurai sur ces mots de Hannah Arendt dont devraient s’inspirer notre révolutionnaire en tailleur bon marché.

« C'est justement pour préserver ce qui est neuf et révolutionnaire dans chaque enfant que l'éducation doit être conservatrice ; elle doit protéger cette nouveauté et l'introduire comme un ferment nouveau dans un monde déjà vieux qui, si révolutionnaires que puissent être ses actes, est, du point de vue de la génération suivante, suranné et proche de la ruine. »

Une Hannah Arendt qui disait également ce qui suit dans ce même essai sur « la crise de l’éducation » :

« Affranchi de l'autorité des adultes, l'enfant n'a donc pas été libéré, mais soumis à une autorité bien plus effrayante et vraiment tyrannique : la tyrannie de la majorité. En tout cas, il en résulte que les enfants ont été pour ainsi dire bannis du monde des adultes. Ils sont soit livrés à eux-mêmes, soit livrés à la tyrannie de leur groupe, contre lequel, du fait de sa supériorité numérique, ils ne peuvent se révolter, avec lequel, étant enfants, ils ne peuvent discuter, et duquel ils ne peuvent s'échapper pour aucun autre monde, car le monde des adultes leur est fermé. Les enfants ont tendance à réagir à cette contrainte soit par le conformisme, soit par la délinquance juvénile, et souvent par un mélange des deux. »

Un essai paru en 1961 aux EUA et en 1972 en France dans un recueil titrant « La crise de la culture» et qui aurait mérité d’être médité avant que l’on se lance chez nous aussi, à corps perdus dans l’innovation pédagogiste à tous crins.

PS: Merci Monsieur Brighelli pour la façon courageuse avec laquelle vous portez vos convictions...

SIL du REPUBLICOIN

Ecrit par : SIL | 18 mars 2008

La province prétendûment autonome de Lhassa et non "soi-disant" autonome. excusez-moi pour la faute.

Ecrit par : Robin

Je ne sais si je puis vous excuser, mais je vous pardonne volontiers.

Ecrit par : moot | 19 mars 2008

MàC,
merci pour votre référence à Viktor Klemperer, que je ne connaissais pas. La réflexion sur le novlangue façon nazie est effectivement très intéressante.

Ecrit par : Scaramouche | 19 mars 2008

Et oui, cette représentante de la Gauche OGM est favorable à ce que nous, les enfants des milieux modestes, soyons les enfants des milieux modestes, soyons les souris de laboratoire pour savants fous des dites sciences de l’éducation.

Ecrit par : SIL | 18 mars 2008

Magnifiquement dit, SIL! Bravo!

Ecrit par : Jean | 19 mars 2008

"Les formateurs de l’IUFM d’Alsace réunis le lundi 17 mars demandent que le Ministre de l’Education nationale décrète immédiatement un moratoire
Les formateurs de l’IUFM d’Alsace soussignés demandent que le Ministre de l’Education nationale décrète immédiatement un moratoire sur la mise en œuvre du projet de programmes de l’école actuellement soumis à consultation.


1. Ces programmes sont publiés moins d’un an après les programmes actuellement en vigueur. Évidemment, aucune évaluation de ces programmes de 2007 n’a pu être sérieusement mise en œuvre. Ceux de 2002 ont d’ailleurs été modifiés sans avoir été évalués.


2. Les présupposés à l’origine des choix faits sont de l’ordre d’un « bon sens » autoproclamé et font fi des travaux de recherche en didactique des disciplines et en pédagogie publiés depuis des années.


3. Le processus d’élaboration de ce projet de programmes est particulièrement opaque : aucune réelle consultation du « terrain », aucune commission de travail identifiée.


4. Les questions posées dans le cadre de la « consultation » proposée par le Ministère de l’Education nationale ne permettraient que d’amender à la marge ce projet, sans en remettre en cause les fondements et les contenus. En outre, les IUFM n’ont pas été sollicités dans le cadre de cette consultation.


5. L’ensemble de cette « consultation » est donc indigne de la démocratie à laquelle tous les citoyens français sont attachés.


Dans cette situation, la seule solution est le moratoire, suivi d’un véritable travail de recherche et de terrain pour l’élaboration de programmes scolaires dignes des missions de l’Ecole de la République.

Fait le 17 mars 2008

Mais qu'est-ce qu'ils sont cons, ces formateurs d'IUFM d'Alsace! Leur papier merdique sent à plein nez l'idéologie, la malhonnêteté intellectuelle, le néant. Alors pour des Crétins au sens de JPB, ça, c'en est, et des vrais! Ces rabougris du bulbe osent faire la morale au Ministre, et croient à l'efficacité de leur démarche, c'est ça le pire! Lamentable! C'est ce genre d'imbéciles grand format que vous avez comme collègues d'IUFM, Christophe? Eh bien bon courage!

Ecrit par : Jean | 19 mars 2008

Je trouve qu'on ne parle pas assez des tentatives réactionnaires actuelles contre les projet de programme de l'école primaire.

Je pense notamment à Luc Ferry à qui France Culture a obligeamment servi la soupe mardi matin.

Ferry a affirmé (au début de l'émission) "on va supprimer 3 heures de français par semaine".

Je cherche à vérifier dans les documents paru au BO. Qu'y trouve-t-on ?

Dans le document de 34 pages intitulé "LES NOUVEAUX
PROGRAMMES DE L’ÉCOLE PRIMAIRE" il n'y a aucune trace d'horaire. On n'y parle que des contenus.

Il faut aller dans la présentation de ce projet par Darcos (voir premier lien ci-dessous) pour lire :

"Ainsi, le volume horaire hebdomadaire réservé au Français sera désormais de 10 heures en cycle 2 et de 8 heures en cycle 3 , alors qu'il variait, pour le cycle 3, entre six et huit heures dans les programmes précédents. De même, l'horaire d'éducation physique et sportive est renforcé, passant de 3 heures à 4 heures par semaine, conformément à la volonté du Président de la République. Les programmes de sciences, d'histoire géographie et de pratique artistique sont recentrés sur l'essentiel."

Dans le programme officiel de 2007 du cycle des approfondissements, l'horaire de "français" (12 h au total) inclut clairement (voir deuxième lien), la langue vivante, l'histoire géo et la "vie collective".

Ferry : incompétent ou malhonnête ? *

Liens :

Projet de programme 2008 :
http://www.education.gouv.fr/cid21007/presentation-des-nouveaux-programmes-du-primaire.html

Horaires officiels 2007 :
http://eduscol.education.fr/D0048/primprog.htm

Horaires programmes 2002 :
http://www.education.gouv.fr/bo/2002/hs1/default.htm

* : dans ce QROC ("question à réponse orientée courte" dans la jargonnasse EN), on peut cocher plusieurs cases.

Ecrit par : dugong | 19 mars 2008

Bonjour,
j'ai 40 ans je suis prof de collège,chahuté et nul (toutes matères confondues.) Ma femme est IEN par son père et son oncle(IA) ,j'ai une carte du PS et je me suis toujours foutu au premier rang dans les assoc de l'E.N pour les renouvellements du conseil d'administration ,pensez-vous que je puisse devenir IEN dans le premier degré?

Ecrit par : marie-la peste | 19 mars 2008

Je trouve bizarre ce que vous dites. Si la modification des programmes de primaire va dans le bon sens elle n'améliorera rien, car globalement ce qui est fait dans le primaire va encore nuire au travail des élèves. Certes les programmes de français et de mathématiques devaient être changés mais il faut aussi donner du temps aux élèves pour assimiler les notions de base et c'est le contraire qui a été choisi. On supprime deux heures de cours et on saupoudre de nouveau cours : histoire des arts, une heure de sport en plus. Il me semble que nous allons assister à une nouvelle régression comme l'introduction d'une langue vivante à l'école s'est faite au détriment du français, ces suppressions de moyens horaires et ces nouveaux contenus pèseront aussi sur le français et les maths. De plus, le non respect des qualifications qui semble être à l'oeuvre (suppression des RASED, leur travail étant confié à tous) va encore nuire à l'édifice. Bref, pour moi, les nouveaux programmes sont une bonne idée qui masque de nouvelles dégradations... Hélas

Ecrit par : Omicron | 19 mars 2008

Jean, ces nouveaux programmes sont, de toute évidence, une entreprise à la fois démagogique, (du même coup caresser l'électeur dans le sens du poil en sous-entendant, ou plutôt en laissant sous-entendre aux parents que si leurs mômes sont en échec scolaire, c'est la faute de l'école, donc des professeurs, les rassurer en donnant l'impression qu'on resserre sur les fondamentaux, alors qu'on se contente de charger la barque, comme le fait justement remarquer Omicron,) et bien utile sur le plan économique, (virer l'enseignement artistique hors-temps scolaire dans le seul but de lutter contre le chômage des intermittents du spectacle.)

Ceci-dit, je suis en partie d'accord avec vous, (et le message précédent de Jeremy qui pointe du doigt la primauté des compétences sur les connaissances le montre bien). Quelque part, "on" a un peu cherché les bâtons pour se faire battre...

A part ça, Sarko a pris acte de la branlée qu'il s'est prise aux municipales... ... en étendant l'ouverture aux Sarkozystes purs et durs. La récréation est terminée, et on en a pour jusqu'en 2012... ... en apnée.

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mars 2008

"Bonjour,
j'ai 40 ans je suis prof de collège,chahuté et nul, (toutes matères confondues.) Ma femme est IEN par son père et son oncle IA, j'ai une carte du PS et je me suis toujours foutu au premier rang dans les assoc de l'E.N pour les renouvelle-
-ments du conseil d'administration, pensez-vous que je puisse devenir IEN dans le premier degré?"

Ecrit par : marie-la peste | 19 mars 2008

IEN dans le premier degré... Pléonasme.
Un professeur de collège n'enseigne pas "toutes les matières".

Recalée d'office.

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mars 2008

Dites moi JPB, ce soir au JT ,on vous voyait, mioustache au vent, en alternance avec Ferry-Ton Cul. le décor, derrière vozigues, c'était la Salpétrière????.

Ecrit par : montaigneàcheval | 18 mars 2008

Bonjour MàC (comment allez-vous?), derrière JPB, vous avez pu découvrir la façade du Lycée Joffre de Montpellier (où notre homme travaille), sis sur le site d'un des nombreux forts Vauban de France. Collège, Lycée, Prépas du centre-ville, le lieu appelle à lui, très-majoritairement, les fils et filles de... médecins, avocats, élus, enseignants, etc. Ma meilleure amie TZR y remplace un collègue, au collège, c'est d'un calme, me dit-elle mi-sérieuse, mi-rigolarde, mais, car il y a un mais, à tout moment peuvent lui tomber dessus les parents enseignants (et formateurs IUFM) qui y ont mis leurs petits. Elle peaufine à fond ses séquences.

Ecrit par : Pendariès | 19 mars 2008

C'est la saison des pissenlits. Je cherche les coins abandonnés où cette fleur des champs pourchassée n'a pas subi l'archarnement du pesticide dont on vante les bienfaits dans une publicité télévisée. Mauvaise herbe à détruire absolument ! Est-ce bien sûr ? Il faut prendre le temps de la cueillir, de l'éplucher, de la laver au moins trois fois puis de la savourer, crue ou cuite selon diverses recettes.
Elle poussait en abondance il y a cinquante ou quarante ans dans les vignes au pied des chais et la motte de terre qui la recouvrait laissait croître la partie blanche tendre et rosée du feuillage. En quelques minutes le panier était rempli et la récolte pouvait durer un mois. Un mois à se régaler. Les désherbants sont arrivés. les pissenlits s'en sont allés. Ici ou là dans les jachères, dans les terres à foin, ils se sont réfugiés.Las, les jachères fleuries ne toléraient pas cette vulgaire fleur des champs d'un jaune éclatant et indécent.
Pourtant, ils sont toujours là , au détour d'un chemin, au beau milieu de votre pelouse, entre deux pavés du trottoir, au bord du macadam de votre descente de garage, jamais ils ne capitulent.
La petite fleur des champs qui sème la connaissance à tout vent sur la première page du dictionnaire de mon enfance en s'échappant de la lettre L m'invite encore et toujours à Lire, découvrir, rêver, résister, espérer...
Justement au rayon jardinage des grandes surfaces, on peut acquérir la graine de pissenlits. Serait-ce une invitation à cultiver notre jardin avec sagesse et tolérance et à partager une bonne salade aux lards pour apprivoiser les mauvaises têtes ?

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 19 mars 2008

Il ne faudrait pas que notre bon président soit dans l'obligation vis-à-vis de l'opinion publique de ne pas être à la cérémonie douverture des J.O. (Berlin 33...je vous entends d'ici et le parallèle n'est pas déplacé), sommé de choisir entre la morale et les contrats.

"Berlin 33" : Il fallait lire 36.

Ecrit par : Robin | 19 mars 2008

Ferry, incompétent ou malhonnête ?

* : dans ce QROC ("question à réponse orientée courte" dans la jargonnasse EN), on peut cocher plusieurs cases.

Les deux mon capitaine.

Ecrit par : Robin | 19 mars 2008

La petite fleur des champs qui sème la connaissance à tout vent sur la première page du dictionnaire de mon enfance en s'échappant de la lettre L m'invite encore et toujours à Lire, découvrir, rêver, résister, espérer...
Justement au rayon jardinage des grandes surfaces, on peut acquérir la graine de pissenlits. Serait-ce une invitation à cultiver notre jardin avec sagesse et tolérance et à partager une bonne salade aux lards pour apprivoiser les mauvaises têtes ?

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 19 mars 2008

Merveilleux !

Ecrit par : Robin | 19 mars 2008

La petite fleur des champs qui sème la connaissance à tout vent sur la première page du dictionnaire de mon enfance en s'échappant de la lettre L m'invite encore et toujours à Lire, découvrir, rêver, résister, espérer...

"Mais , quand d'un passé ancien rien en subsite , apres la mort des êtres , la destruction des choses , seules , plus frêles mais plus vivaces , plus immatérielles , plus persistantes , plus fidèles , l'odeur et la saveur restent encore longtemps , comme des âmes , à se rappeler , à attendre , à espérer , sur la ruine de tout le reste , à porter sans fléchir , sur leur gouttelette presque impalpable , l'édifice immense du souvenir ."

(Marcel Proust, "La Recherche")

Ecrit par : Robin | 19 mars 2008

"La petite fleur des champs qui sème la connaissance à tout vent sur la première page du dictionnaire de mon enfance en s'échappant de la lettre L m'invite encore et toujours à Lire, découvrir, rêver, résister, espérer..."

Une tradition hassidique prétend que le destin du monde repose sur trente-six personnes justes qui peuvent être n'importe laquelle d'entre nous. Nous devons donc agir comme si nous étions l'une de ces trente six personnes.

Jean-Paul Sartre n'aurait pas désavoué cette idée d'une existence qui précède l'essence.

Cette belle légende, Anne-Marie, me fait penser à des gens comme vous.

Ecrit par : Robin | 19 mars 2008

"Justement au rayon jardinage des grandes surfaces, on peut acquérir la graine de pissenlits. Serait-ce une invitation à cultiver notre jardin avec sagesse et tolérance et à partager une bonne salade aux lards pour apprivoiser les mauvaises têtes ?"

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 19 mars 2008


Par les temps qui courent, ce serait plutôt la salade aux têtes de lard qui semblerait devoir s'imposer à nous!

Hélène, je suppose que vous avez regardé: "le monde selon Monsanto", mardi de la semaine dernière, sur "Arte"?

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mars 2008

Hélène, je suppose que vous avez regardé: "le monde selon Monsanto", mardi de la semaine dernière, sur "Arte"?

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mars 2008

J'y ai pensé aussi. "Juste" ne veut pas dire "bon et gentil". Juste a la même signification que dans "chanter juste". Les trente-six peuvent aussi bien être mille pour servir Malher contre Monsanto, Chant d'espoir contre cris d'agonie.

Ecrit par : Robin | 19 mars 2008

Merci, Robin, d'avoir cité ici l'une des plus belles phrases de La Recherche, que je ne relis jamais sans émotion.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 19 mars 2008

"je découvre que le professeur d'histoire a découpé la Révolution Française en tranches diverses et variées et attribué à des groupes de deux élèves un sujet qui peut être aussi bien Les Etats-Généraux, Lafayette, Danton, etc..., le tout sans aucun cours préalable sur la Révolution. Quant au livre d'histoire de quatrième..."
Ecrit par : dobolino | 18 mars 2008"

Bah, elle applique ce qu'on dit de faire à l'IUFM : Peu importent les connaissances, ce sont les compétences qui comptent.

Selon l'IUFM, et dans l'optique du professeur, votre fille doit valider les compétences suivantes :
- sait faire des recherches documentaires
- sait organiser sa pensée
- sait utiliser ses connaissances
- sait travailler en groupe
- sait s'exprimer en groupe

Et l'inspecteur vous rétorquera : à quoi bon apprendrait-elle ce que sont les jacobins ? Elle n'a qu'à ouvrir un dictionnaire pour le savoir.

Quant au livre d'histoire de quatrième, il suit les préceptes pédagogos en vogue (plein de documents et pas de cours qui tienne la route). De quoi se plaint-on?

Ecrit par : Jeremy | 18 mars 2008

Je reviens sur les interrogations de Dobolino à propos de sa fille confrontée à des travaux de groupes pour traiter la vaste question de la Révolution française et la réponse que lui apporte Jérémy, pour leur faire part de mon expérience de l'année dernière.
Face à l'offre particulièrement "réduite" de notre formation continue (le fameux PAF !), je me suis inscrite un peu par dépit à un stage répondant à l'intitulé "enseigner la Révolution" ouvert aux profs de collège et de lycée.
La motivation première de tous les participants était de savoir enfin comment on pouvait arriver à traiter une telle question en si peu de temps ! Nous n'avons pas été déçus ! Nous avons vu arriver deux brillants collègues distingués par nos IPR qui leur ont confié des missions de formations PAF auprès de leurs collègues. Arrivés tous les deux avec leur ordinateur portable, nos 2 formateurs nous ont fait une démonstration du fonctionnement du TBI et du videoprojecteur, après le tour de table désormais incontournable, avec une présentation powerpoint de l'historiographie très succincte de la révolution française de Michelet à nos jours , puis une "webgraphie" qui nous a permis de cliquer sur tous les sites existants ayant pour thème la révolution française. Bref! une brillante démonstration de l'utilisation des TICE en histoire geo vivement recommandée par nos chers IPR surtout si on veut voir sa note pédagogique augmenter à la prochaine inspection. L' après-midi, nous avons eu droit à la fameuse mise en activité des stagiaires avec travaux de groupes, avec l'objectif de travailler sur une programmation de la question "Révolution". Comment la faire rentrer dans leur grille IUFM ? De toutes façons, nous ne pouvons pas tout traiter ! Que jetons-nous? Que gardons-nous? Sans compter que nous avons aussi ce Napoléon à caser dans la révolution si on suit l'intitulé des programmes ! Autant vous dire que la plupart des collègues sont repartis le soir "sur leur faim" même s'ils ont coché à la fin du stage sur leur grille d'évaluation, la case "tout à fait" à la question : ce stage a-t-il répondu à vos attentes ?

Ecrit par : frédérique | 19 mars 2008

Cette belle légende, Anne-Marie, me fait penser à des gens comme vous.

Ecrit par : Robin | 19 mars 2008

Votre interlocutrice n'était pas Anne-Marie mais Hélène, cher Robin !!!
Ces dames vous tournent la tête...

Ecrit par : Maminou | 19 mars 2008

"La petite fleur des champs qui sème la connaissance à tout vent sur la première page du dictionnaire de mon enfance en s'échappant de la lettre L m'invite encore et toujours à Lire, découvrir, rêver, résister, espérer..."

Une tradition hassidique prétend que le destin du monde repose sur trente-six personnes justes qui peuvent être n'importe laquelle d'entre nous. Nous devons donc agir comme si nous étions l'une de ces trente six personnes.

Jean-Paul Sartre n'aurait pas désavoué cette idée d'une existence qui précède l'essence.

Cette belle légende, Anne-Marie, me fait penser à des gens comme vous.

Ecrit par : Robin | 19 mars 2008

Cher Robin, ce compliment m'émeut profondément de votre part.
En effet, une de mes devises est celle de la mère Thérésa : "Qui sauve une personne sauve le monde entier".
Et de Colette Ouzilou, qui m'a dit : "Je ne baisserai jamais les bras", et qui bien qu'elle soit âgée, continue patiemment à récupérer des enfants pseudo-dyslexiques.

Mais je dédie ce compliment à tous ceux du GRIP, de SLECC, à Gilbert Sibieude, par qui je suis entrée en résistance, à Jean-Paul, notre hôte, à Marc Le Bris, dont le livre a ouvert les yeux de ma fille sortie de l'IUFM le cerveau dûment lavé, à Françoise Candelier, qui se bat depuis des années contre Frackowiak qui sème la terreur à Lille, à Catmano et Guillaume, tous ceux qui le méritent infiniment plus que moi...
et à ma fille, qui apprend à lire à ses petits enfants ZEP, malgré les menaces réitérées de son inspection.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 mars 2008

Votre interlocutrice n'était pas Anne-Marie mais Hélène, cher Robin !!!
Ces dames vous tournent la tête...

Ecrit par : Maminou | 19 mars 2008

En effet, mes plus plates excuses aux dames qui nous tournent la tête et dont les chants mélodieux couvrent nos couacs !

Ecrit par : Robin | 19 mars 2008

Désolée, Robin, d'avoir pris ce compliment pour moi. Mais cela ne retire rien à ce que je dis : de plus je lis avec beaucoup d'émotion tout ce que dit Hélène, qui est la sagesse même sur ce blog où se produisent souvent des dérapages.

Voilà ce que c'est de lire les nombreux posts en commençant par la fin.

J'ai commencé la lecture du livre de Jean-Paul, qui je l'espère sera un best-sailer.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 mars 2008

Un best what? Ce tome ne coulera pas trop vite, j'espère? ;-))))
Bon, je vous laisse, sailer!

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mars 2008

Ferry sur France Culture. Il ne dit pas que des conneries et je me demande ce que cache cette prise de position contre les nouveaux programmes au primaire (cf. la question de Marc Kravetz). On ne peut qu'être d'accord avec lui sur le passage concernant la transmission des savoirs en opposition avec le "socio-constructivisme" inculqué dans les IUFM (propos qu'il avait déjà tenu dans sa "Lettre à tous ceux qui aiment l'école"). Par contre, Ferry ment quand il dit que le soutien ne fonctionne pas ("La pédagogie de soutien n'a jamais marché"). Mais cela n'a jamais été organisé, au primaire tout du moins. Preuve en est le RASED au primaire, soutien effectué sur les heures d'enseignement effectives des élèves. Ce n'est pas ce qu'on peut appeler du soutien puisque l'enfant en difficulté ne participe pas aux enseignements avec ses camarades de classe. On ferait mieux de redéployer les enseignants du RASED sur les classes difficiles. Et d'organiser un soutien effectif SUPPLEMENTAIRE pour les élèves en difficultés (comme le propose DARCOS avec les stages de soutien pendant les vacances et après la classe en 2008-2009).
Dédoubler les CP, oui, Ferry a raison.
"Il ne faut pas laisser sortir du CP des élèves non lecteurs" : il faut donc supprimer les cycles instaurés par Jospin. Mais le redoublement "coûte cher" à l'Etat ( que coûte la délinquance ?).
"Les IUFM, c'est le grand désastre" : oui (même si effectivement "il y a [parfois] des profs très bons").
Concernant les nouveaux programmes, je pense que Ferry se livre à une caricature. Critiquer l'apprentissage du passé antérieur et ne pas faire son mea culpa pour l'introduction de l'ORL (Observartion Réfléchie de la Langue), c'est faire preuve de mauvaise foi.

Ecrit par : Laurent | 19 mars 2008

Je ne suis pas très forte en franglais.

J'espère que les piles de "Fin de récré" vont se vendre très vite.
Anne-Marie

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 mars 2008

Le RASED ne peut être efficace que si le maître reprend l'enfant en échec en lui faisant faire du b-a ba, comme le font les bonnes orthophonistes.
Malheureusement, ce n'est pas toujours le cas, une fois de plus, on essaie de guérir une maladie qui aurait pu être évitée, la pseudo-dyslexie.

Quant à Ferry, il n'est pas franc, je rappelle que ses enfants sont dans des écoles hors-contrat, et qu'il leur faisait faire des dictées tous les jours.
Dans quel genre d'école est le jeune garçon de Darcos? Quelqu'un le sait-il?

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 mars 2008

e ne suis pas très forte en franglais.

J'espère que les piles de "Fin de récré" vont se vendre très vite.
Anne-Marie

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 mars 2008

Je l'ai commandé de ma province reculée (à la FNAC pourtant). On m'a dit que je ne l'aurais que dans une dizaine de jours,.. "Peut-être" avant.

Ecrit par : Robin | 19 mars 2008

Que Ferry et Lang s'élèvent tous les deux contre ces nouveaux programmes posent vraiment question.
Et je ne pense pas que ce soit répondre valablement à cette question que les entrer tous les deux dans le même panier (avec un bon chausse-panier?), en les assimilant tous les deux par je ne sais quel tour de passe-passe sémantique, à la "gauche caviar".

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mars 2008

"Le RASED ne peut être efficace que si le maître reprend l'enfant en échec en lui faisant faire du b-a ba, comme le font les bonnes orthophonistes."

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 mars 2008

Encore une vérité toute faite, qui fleure bon son absolutisme.
Il y a tellement de raisons de signaler un enfant au RASED... Vous êtes au courant, Anne-Marie, je suppose???

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mars 2008

Que Ferry et Lang s'élèvent tous les deux contre ces nouveaux programmes posent vraiment question.
Et je ne pense pas que ce soit répondre valablement à cette question que les entrer tous les deux dans le même panier (avec un bon chausse-panier?), en les assimilant tous les deux par je ne sais quel tour de passe-passe sémantique, à la "gauche caviar".

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mars 2008

RDV sur le site de "Sauver les lettres" pour une analyse approfondie, argumentée et nuancée de la déclaration Lang-Ferry. Vous noterez au passage que Darcos n'y est pas épargné.

Ecrit par : Victor | 19 mars 2008

Merci, Victor. J'y cours.

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mars 2008

Je viens de relayer votre article sur mon blog :
http://www.mezetulle.net/article-17868133.html

Ecrit par : Catherine Kintzler | 19 mars 2008

http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2262/articles/a369288-.html

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mars 2008

Et en plus, il y a des arguments communs entre les arguments de l'IUFM d'Alsace, et Lang et Ferry... Avec, en plus, le front syndical, ça commence vraiment à ressembler à un repoussoir, ces nouveaux programmes!

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mars 2008

A propos de la Révolution Française...bingo, revoici les révisionnistes d'extrême-droite qui viennennt de sortir au Cerf, et pour cause, un "brûlot" contre ladite Révolution...tout y passe. le "génocide vendéen", les vilains bolchéviques de robespierristes. la soi-disant mythologie républicaine. Le "meurtre" de Not' bon Roué!!! Le pire c'est que Jean Tulard qu'on sait un tantinet réac, certes, et Leroy-Ladurite, qui, en vieillissant rejopint ce que fut son père (ou son grand-père, plutôt) à Vichy, une vieille ordure royaliste et pétainiste. Consternant. Affligeant.
Et puis à la mode. Furieusement. Sarkozy , c'est la vengeance sempiternelle de la droite capitularde contre la gueuse.

Ecrit par : montaigneàcheval | 19 mars 2008

SOCIÉTÉ DES AGRÉGÉS

DE L’UNIVERSITÉ

25, rue Descartes 75005 PARIS

Téléphone 01.46.33.00.79 Télécopie 01.43.26.53.17


LE PRÉSIDENT

Jean-Michel LÉOST

JML/ER 08-99

*COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 19 MARS 2008*

*École primaire : le retour aux fondamentaux*


M. Jean-Michel LÉOST, Président de la Société des agrégés, a fait à la Presse la déclaration suivante :

La Société des agrégés rappelle qu’elle a approuvé les grandes orientations des nouveaux programmes de l’école primaire (cf. communiqué de presse du 22 février 2008). En effet, en recentrant l’école primaire sur les fondamentaux – la lecture, l’écriture et le calcul –, en réaffirmant également la valeur de l’ordre chronologique en histoire et l’intérêt de la géographie de la France dans un cadre européen et mondial, le ministre de l’Éducation nationale a souligné que le devoir de la République est de transmettre à chaque enfant, d’une manière efficace, le savoir qui lui permet de devenir un citoyen libre et éclairé.

La Société des agrégés a, d’autre part, pris connaissance de l’article publié dans /Le Nouvel Observateur/ du 13 mars, sous le titre « /Non aux nouveaux programmes de l’école primaire ! /», et signé de deux anciens ministres de l’Éducation nationale. Elle s’étonne du caractère tendancieux et grossièrement polémique de cet article. Ainsi, des deux pages consacrées dans le /Bulletin Officiel/ au programme de français en CE2, CM1 et CM2 (p. 13, 14), les deux signataires ne retiennent qu’un élément, tronqué de surcroît^^1 , de la synthèse finale : « /orthographier/ [correctement] /un texte simple de dix lignes/ [ – ] /lors de sa rédaction ou de sa dictée/ [ – en se référant aux règles connues d’orthographe et de grammaire ainsi qu’à la connaissance du vocabulaire] » en feignant de comprendre qu’il s’agit de « /savoir tout juste écrire dix lignes sous la dictée/ » – ce qui, au demeurant, serait déjà un grand progrès si l’on en juge par les résultats d’évaluations récentes.

La Société des agrégés s’étonne également du flot d’insultes déversé par les deux anciens ministres contre le ministre actuel – « /mensonge/ », « /épaisses ficelles/ », « /arrogance/ », « /lubies pédagogiques/ », « /vide abyssal/ », « /populisme scolaire/ » –, lexique dont ils ne peuvent ignorer les connotations.

En écrivant enfin que « /s’il suffisait d’être réactionnaire pour être génial, cela se saurait/ », les deux anciens ministres croient disqualifier définitivement les rédacteurs des programmes et tous ceux qui préconisent un retour aux fondamentaux, oubliant que les programmes précédents ont fait la preuve de leur inefficacité, voire de leur nocivité, et que ce n’est pas contribuer au progrès que de persévérer dans l’erreur.

La Société des agrégés estime que si les nouveaux programmes de l’école primaire – qui sont actuellement un « /projet soumis à consultation/ » – peuvent encore être améliorés, le recentrage sur les fondamentaux constitue un progrès incontestable. Elle appelle le ministre de l’Éducation nationale à mettre en œuvre ces programmes dès la rentrée 2008.

1 Nous avons rétabli entre crochets la phrase complète figurant dans le programme.

Ecrit par : Jean | 19 mars 2008

Pour MàC, des fois qu'il veuille aller passer sa rage sur cette bâclure qu'est Le Livre Noir de l Révolution française :

http://www.passion-histoire.net/phpBB3/viewtopic.php?f=55&t;=15909

La discussion n'y manque pas d'intérêt.

Ecrit par : Kap | 19 mars 2008

Oui, c'est ce bon Guillaume qui nous avait fait un peu de publicité en ces lieux-mêmes pour ce "livre noir de la révolution française", y a déjà quelques mois.

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mars 2008

Jean, que la société des agrégés "s'étonne", soit. Mais a t-elle une explication concernant cette prise de position commune de deux anciens ministres que, pourtant, (presque) tout oppose?

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mars 2008

Je l'ai commandé de ma province reculée (à la FNAC pourtant). On m'a dit que je ne l'aurais que dans une dizaine de jours,.. "Peut-être" avant.

Ecrit par : Robin | 19 mars 2008

Faut commander chez Sauramps, basé à Montpellier! C'est eux qui ont les stocks les plus importants, en toute logique.

Ecrit par : dobolino | 19 mars 2008

A propos de la Révolution Française...bingo, revoici les révisionnistes d'extrême-droite qui viennennt de sortir au Cerf, et pour cause, un "brûlot" contre ladite Révolution...tout y passe. le "génocide vendéen", les vilains bolchéviques de robespierristes. la soi-disant mythologie républicaine. Le "meurtre" de Not' bon Roué!!! Le pire c'est que Jean Tulard qu'on sait un tantinet réac, certes, et Leroy-Ladurite, qui, en vieillissant rejopint ce que fut son père (ou son grand-père, plutôt) à Vichy, une vieille ordure royaliste et pétainiste. Consternant. Affligeant.
Et puis à la mode.
Ecrit par : montaigneàcheval | 19 mars 2008
Notre bon vieux D'Enguell, que vous en semble?

Ecrit par : dobolino | 19 mars 2008

Sur le site histoire dont j'ai donné le lien, quelqu'un a copié-collé cette interview de Jean-Clément Martin, spécilaliste de la Révolution :



Livre noir de la Révolution française: «une manipulation»

«Une France coupée en deux avec les catholiques d’un côté, les révolutionnaires athées le couteau entre les dents de l’autre: le Livre noir de la révolution française donne une vision totalement faussée» affirme Jean-Clément Martin, professeur d'histoire de la Révolution française à l'université Paris I-Panthéon-Sorbonne et directeur de l'Institut d'histoire de la Révolution française (CNRS). La publication aux éditions du Cerf, début janvier, du « Livre noir » de la révolution provoque l'indignation des historiens, qui dénoncent « l'absurdité » de certains chapitres. « On peut faire de l’idéologie, certes, mais on ne peut pas expliquer le passé avec ça, souligne Jean-Clément Martin. On est clairement en présence d’une critique catholique de la Révolution, proche de l’intégrisme même.»

C.S. : Le Livre noir sort-il des rails de l’histoire « officielle » de la Révolution française ?
J.-C. M. : Il n’y a pas, ou plus, d’histoire officielle de la Révolution française. Y en a-t-il eu d’ailleurs? Je dirais plutôt qu’il existe plusieurs histoires convenues, au sens où tout le monde s’accorde à parler d’événements identiques : la prise de la Bastille, la Déclaration des Droits de l’Homme, la mort du Roi... C’est comme dans un grand jeu de l’oie, on passe toujours par là ! Ensuite il y a les cases subalternes : la Constitution Civile du clergé, la fuite à Varennes, l'insurrection de la Vendée... sur lesquelles on insiste plus ou moins.
Grosso modo, trois écoles "classiques" existent sur ces événements. La première est consensuelle, plutôt libérale centre droit : la Révolution débute en 1789, tourne mal en 1792, et vire dans le sang en 1794. Heureusement, il y a une session de rattrapage en 1799, et on reste dans un Etat démocratique. Cette vision présente les violences mais aussi les gains de la Révolution. Une deuxième vision, plutôt à gauche, insiste sur la défaite de la Révolution à cause des traitres qui ont pris le pouvoir. La Révolution finit dans un système bourgeois qui débouche sur Bonaparte. Enfin, dans la 3ème vision, 1789 découle des faiblesses de l’Ancien Régime, des difficultés économiques, et du travail de « sape » des philosophes. Et ce n’est pas une vraie Révolution, c’est d’abord et avant tout du sang ! C’est une position partagée par exemple par François Furet qui souligne l’inutilité de la Révolution qui n’appelle que le sang.
Le Livre noir entre dans cette dernière vision en l’aggravant. Non seulement la Révolution de 1789 est sanguinaire, mais elle est même scandaleuse. Il ne faut donc pas s’étonner si ensuite, tout va mal ! Dès le chapitre introductif, Pierre Chaunu décrit le désordre et le malheur de la Révolution en les rapprochant des merveilles du vaccin de Jenner découvert à la même époque. La révolution de Jenner, qui a sauvé des millions de vies, doit donc primer sur la Révolution française qui ne fut que destruction. Le Livre noir va encore plus loin : tout ce qui est révolutionnaire est mauvais. Il faudrait donc revenir aux valeurs tirées de la contre-révolution, et plus précisément de son aile radicale et clairement catholique.
C.S. : C'est donc un point de vue religieux sur la révolution.
J.-C. M. : On est clairement en présence d’une critique catholique de la Révolution, proche de l’intégrisme même. Les vrais ennemis des auteurs du Livre noir, ce sont finalement tous les individus qui ont accepté de critiquer la monarchie, au nom d’un catholicisme éclairé des Lumières.
Le Livre noir donne une vision totalement faussée de la Révolution : une France coupée en deux avec les catholiques d’un côté, les révolutionnaires athées le couteau entre les dents de l’autre. Les catholiques des Lumières et les révolutionnaires modérés sont totalement absents ! (comme l’Abbé Grégoire, l’abbé Fauchet, ou l’abbé Lamourette). Même les catholiques massacrés par les révolutionnaires, mais qui avaient adhéré à l’origine à la Révolution, ne sont jamais cités. C’est une déclaration de guerre à tous ceux qui, d’une certaine façon, avaient accepté que le monde ait pu changer. Cette vision est parfaitement erronée, n’apporte rien et ne permet pas de comprendre l’histoire. On peut faire de l’idéologie, certes, mais on ne peut pas expliquer le passé avec ça.
Ce livre oublie même de rappeler que la Révolution française a permis la régénération du catholicisme Français ! Ce sont les catholiques qui le disent : Joseph de Maistre affirmant que cette Révolution a participé du plan de Dieu. Cette épreuve aurait fait rejaillir le sang neuf catholique. C’est quelque chose qui aurait mérité d’être rappelé : cet évènement a été une épreuve terrible, certes, mais une épreuve qui a renforcé le catholicisme romain !
C.S. : Le dérapage le plus évident semble être le lien établi entre la Révolution Française et l’antisémitisme voire le futur fascisme.
J.-C. M. : Comparer Saint Just au fascisme est absurde. Il n’y a pas la hiérarchisation des individus, ou l’échelle des êtres, qu’il y avait dans le fascisme. De même assimiler la Révolution à un mouvement antisémite n’a aucun sens. Les communautés juives d’Alsace, ou les négociants juifs bordelais étaient déjà victimes de persécutions auparavant. Au contraire, la Révolution donne l’égalité aux juifs, conservée sous Napoléon. Les juifs allemands ne s’y trompent pas à l’époque, et approuvent l’occupation française car ils apprécient cette égalité. Il est vraiment impossible de faire passer la Révolution française pour antisémite, c’est un tour de passe-passe considérable. À ce sujet, le Livre noir fait véritablement de la manipulation.
Les auteurs se livrent à d'autres comparaisons, du côté des régimes communistes... En particulier sur la question de la Terreur.
J.-C. M. : On ne peut pas parler d’un régime de Terreur sous la Révolution, comme cela a existé en Russie soviétique, dans le Cambodge de Pol Pot, ou sous la Chine de Mao. Quand on regarde les textes, la Terreur n’a jamais été « à l’ordre du jour ». Robespierre lui-même n’en voulait pas, ainsi que la quasi-totalité des conventionnels. Si la violence existe, un régime de Terreur n’est pas la même chose : c’est la centralisation de la violence par l’État, qui l’organise et l’applique. Ce n’est pas le cas de 1789 à 1793 ! Et le Tribunal Révolutionnaire, centralisé ensuite, ne correspond pas à la Terreur : les procédures juridiques persistent et de nombreux accusés sont acquittés. Ce ne sont pas les purges staliniennes, ni les mises à mort systématiques dans les camps de concentration cambodgiens ! Pire qu’un raccourci, c’est une invention pure et simple, appuyée sur la dénonciation opérée par quelques Conventionnels après Thermidor que ce qui s’était passé auparavant s’appelait « la Terreur ». Ce n’est pas non plus parce que Lénine ou Trotski se seraient inspirés de la Révolution Française qu’on peut assimiler les deux régimes.
C.S. : L’analogie avec le terrorisme d’aujourd’hui n’est donc pas valable ?
J.-C. M. : On comprend que le terrorisme puisse s’enraciner dans le souvenir de la Révolution et de la terreur, telle que le Directoire et la Restauration la dénoncent ensuite. Cependant, les textes de l’époque sont explicites : la Terreur est une arme employée par l’Ancien Régime, et les Conventionnels affirment en 1793 qu’ils ne puniront que « la loi à la main ». Ce n’est pas du terrorisme, ce sont les pratiques violentes d’une époque. Des mesures répressives vont être employées, mais moindres par rapport aux pratiques précédentes dans la mesure où la justice monarchique, elle, utilisait la Terreur avec de nombreux supplices. Si la justice révolutionnaire, c’est la guillotine, c’est aussi le refus du supplice et une mort quasi-médicale. Ce qui a été perçu à l’époque comme un aménagement de la peine de mort, comme une peine adoucie. L’utilisation politique de la guillotine dans la répression a changé la perception de cette mise à mort, en oubliant que l’Angleterre se livre à la même époque à des supplices bien pires, et ce jusqu’en 1832 ! Ce dont le Livre noir ne parle évidemment pas. De même qu’il ne fait aucune comparaison avec les répressions abominables sous Napoléon par exemple.
C.S. : Qu'est-ce qui anime à votre avis les auteurs du Livre noir ?
J.-C. M. : Que cela plaise ou non, la Révolution française a bâti le monde moderne. On peut dénoncer cet évènement sans expliquer pourquoi il a eu lieu. Mais toute lecture manichéenne insistant sur des « méchants » n’explique rien, et traduit sans doute une grande insatisfaction de ne pas trouver des réponses simples à des questions compliquées.
La Révolution française est un chantier considérable et il y a toujours besoin de retravailler sur ce moment historique. Il faut continuer à creuser les mécanismes culturels, politiques, religieux… qui ont fait que ces Français sont entrés en Révolution. À l’inverse, ce livre participe à ce mouvement de repentance, très à la mode actuellement, qui laisse dans une sorte de désespérance continue, à propos de tout et n’importe quoi, contre-productive et dangereuse. La réponse passe alors par le retour au travail historique, l’érudition et la vulgarisation. Sans doute, faut-il accepter de penser que les historiens ont eu des responsabilités en privilégiant des ouvrages scientifiques très « pointus », en oubliant le public cultivé à qui ce livre noir est destiné. Ils ont un rôle à jouer en écrivant des livres de vulgarisation historique permettant de rendre compte simplement de la complexité des choses, sans rien oublier des violences par exemple, mais sans non plus être aveuglé par elles. Cela permet d’éviter les raccourcis : ce qui arrive aujourd’hui n’est pas le résultat direct de ce qui s’est passé avant! De la même façon, entre la Révolution française et la révolution russe, il y a eu de nombreuses étapes intermédiaires qu’il convient d’expliciter. C’est le seul moyen de lutter contre ce genre de théories du complot absurdes.
Jeter en pâture une période historique, seulement pour montrer du doigt les coupables, n’apporte rien. L’Histoire n’est souvent qu’un tissu de sang, alors des Livres noirs on peut en faire autant qu’on veut. D’ailleurs, je ferai bien le Livre noir des livres noirs ! »
Propos recueillis par CAMILLE STROMBONI


On peut discuter les arguments mais ils sont intéressants.

Ecrit par : Kap | 19 mars 2008

Mieux vaut Léost tard que Léost tôt ou si Léost part ,vers quelle léost rientation????

Ecrit par : montaigneàcheval | 19 mars 2008

Jean, que la société des agrégés "s'étonne", soit. Mais a t-elle une explication concernant cette prise de position commune de deux anciens ministres que, pourtant, (presque) tout oppose?

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mars 2008
Moi, j'en ai une d'explication, qui vaut ce qu'elle vaut.
Ces deux frétilleurs du cul vont vers ce qui leur semble être le pouvoir en place, leur seule ambition, le bien-être de l'humanité étant le cadet de leurs soucis.
On n'a plus qu'à souhaiter qu'ils reniflent mal le vent dominant, mais ce n'est pas gagné!

Ecrit par : dobolino | 19 mars 2008

"Ferry sur France Culture. Il ne dit pas que des conneries"

Ecrit par : Laurent

C'est vrai, et la question en suspens serait la suivante : comment se fait-il que, mis aux commandes, il n'ait rien fait pour aller dans le sens de ce qu'il dit ?

"Quant à Ferry, il n'est pas franc, je rappelle que ses enfants sont dans des écoles hors-contrat, et qu'il leur faisait faire des dictées tous les jours."

Ecrit par : Anne-Marie Valette

Rien de bien choquant : il sait à quoi s'attendre s'il met ses enfants dans le public, et il a les moyens de les mettre dans le privé. Même s'il était hautement favorable au projet Darcos, il aurait intérêt à agir ainsi, car c'est l'état présent de l'école qui entre en ligne de compte, pas l'état à venir (pour autant qu'il vienne).

"Et en plus, il y a des arguments communs entre les arguments de l'IUFM d'Alsace, et Lang et Ferry... Avec, en plus, le front syndical, ça commence vraiment à ressembler à un repoussoir, ces nouveaux programmes !"

Ecrit par : Christophe Sibille

Pour les têtes de cons, oui. Et elles sont nombreuses. C'est Bertrand Russel qui disait que "lorsque cent mille personnes affirment une sottise, c'est toujours une sottise" (en substance, je n'ai pas ses mots exacts en mémoire).

Ecrit par : moot | 19 mars 2008

"Mieux vaut Léost tard que Léost tôt ou si Léost part ,vers quelle léost rientation????"

Ecrit par : montaigneàcheval | 19 mars 2008

Oui, Montaigneàcheval! Surtout qu'on ne sait pas si c'est Tulard ou Tu cochon; (proverbe en cours à l'IUFM d'Alsace).

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mars 2008

"Pour les têtes de cons, oui. Et elles sont nombreuses. C'est Bertrand Russel qui disait que "lorsque cent mille personnes affirment une sottise, c'est toujours une sottise" (en substance, je n'ai pas ses mots exacts en mémoire)."

Ecrit par : moot | 19 mars 2008

"Moi, j'en ai une d'explication, qui vaut ce qu'elle vaut.
Ces deux frétilleurs du cul vont vers ce qui leur semble être le pouvoir en place, leur seule ambition, le bien-être de l'humanité étant le cadet de leurs soucis.
On n'a plus qu'à souhaiter qu'ils reniflent mal le vent dominant, mais ce n'est pas gagné!"

Ecrit par : dobolino | 19 mars 2008

J'ai vraiment du mal à croire que vous trouviez réellement que ces programmes soient si parfaits.

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mars 2008

La discussion n'y manque pas d'intérêt.

Ecrit par : Kap | 19 mars 2008

Euh...sans MàC, c'est toujours un peu terne.

Ecrit par : Robin | 19 mars 2008

Ma fille revient ravie du collège. Elle a TOUT compris! Le prof s'est résigné, face à la médiocrité des premiers exposés, à faire un cours sur les Cahiers de Doléances et les débuts de la Révolution. Misère! Quelle misère!
Le pire, c'est que la gamine croit avoir pigé.

Ecrit par : dobolino | 19 mars 2008

J'ai vraiment du mal à croire que vous trouviez réellement que ces programmes soient si parfaits.

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mars 2008
La perfection n'est pas de ce monde! Ils sont moins pires que pires, même s'ils ont tendance à laisser votre matière de côté.
J'ai apprécié moyennement, Christophe, d'avoir à enseigner la lecture, l'écriture, la grammaire, l'histoire etc.. à la maison pendant que mes lardons "s'épanouissent" à l'école de glandouille en glandouille.
Si ça peut vous convaincre, ils n'ont pas eu la moindre instruction musicale de la PS au CM2. Ils chantaient comme des casseroles et ne savent toujours pas si Bach est baroque ou classique.

Ecrit par : dobolino | 19 mars 2008

"Si ça peut vous convaincre, ils n'ont pas eu la moindre instruction musicale de la PS au CM2. Ils chantaient comme des casseroles et ne savent toujours pas si Bach est baroque ou classique."

Ecrit par : dobolino | 19 mars 2008

Si le fait que leurs successeurs ont toutes les chances de chanter encore plus comme des savates, et de croire que Beethoven est le dernier des rappeurs, vous indiffère, OK.
Mais ce n'est pas la seule raison pour laquelle ces programmes me hérissent un peu le poil.

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mars 2008

On ne m'empêchera pas de penser que Luc Ferry réagit par dépit et que son alliance provisoire avec Lang est un coup de poignard.

Ecrit par : Robin | 19 mars 2008

L’utilisation politique de la guillotine dans la répression a changé la perception de cette mise à mort, en oubliant que l’Angleterre se livre à la même époque à des supplices bien pires, et ce jusqu’en 1832 !

Petit rappel : 40 000 exécutions dont 17 000 à la guillotine sans compter les répressions de Lyon (Fouché s'éclatant avec ses canons) , Toulon ...
Quant à La Vendée, elle constitue une tache indélébile sur l'Histoire de la Révolution : Reynald Sécher et Alain Gérard (Par principe d'humanité) ont lui réglé son sort avec brio.

La comparaison avec les totalitarismes est pleinement justifiée: un Turreau aurait été parfaitement à sa place à la tête de la Das Reich (Il n'y eut qu'un Ouradour sur Glane en France mais des dizaines de Lucs sur Boulogne en Vendée).
L'apologie de la guillotine (progrès scientifique !) par Martin est hallucinante. Elle se concevait encore du temps d'Aulard mais aujourd'hui c'est pathétiquement ringard.

Le Livre noir de la Révolution est à lire impérativement.
L'épisode des Tuileries est méconnu : c'est une boucherie sans nom qui annonce les massacres de Septembre. Les Suisses s'en souviennent, eux. Comme d'ailleurs le reste de l'Europe qui n'est toujours pas aussi convaincue des bienfaits de cette Révolution qu'un Montaignacheval.

Lire aussi Sédillot (bilan économique, la France abandonne définitivement la première place à l'Angleterre, Burke rigole), l'Histoire du Vandalisme de Louis Réau (la bêtise à l'état pur et la filouterie, on fait ses courses au Garde-Meubles)

Et puis, on peut être républicain et chier sur ces incompétents sanguinaires, ces incapables élevés dans les salons et déconnectés des réalités, s'étourdissant de discours mais assez lamentables dans les actes de leur petite vie privée (comme Danton qui se marie devant le curé)...
Sainte Révolution, priez pour vous...

Ecrit par : Guillaume | 19 mars 2008

revoici les révisionnistes d'extrême-droite

Parler ainsi d'un Chaunu, d'un Courtois, de Tulard, de Leroy Ladurie...
Tss...tss...Petit esprit obtus.

Ecrit par : Guillaume | 19 mars 2008

Bien l'bonjour ..... hi han hi han hi han .........

Tiens ! j'ai vu le sieur Bribri à la téloche !
Il avait l'air affûté comme une barrique de cidre.
Le pauvre, comment il s'est fait remettre à sa place (au fond près du radiateur) par monseigneur Bancroche, ministre des âniers !
Mais quelle idée a bien pu traverser l'esprit fatigué, usé du journaliste qui interviouve notre professeur (cosinus-arobasque)

Je n'ai rein retenu des dires du cher pauvre homme si ce n'est cette lapalissade : "si on le fait, c'est qu'on peut le faire" !

bon, c'était pas exactement ses propres mots, mais c'était bien sa pensée !!!!!

j'avoue que je suis resté perplexe sur le canapé d'où l'on peut apercevoir l'étrange lucarne par grand beau temps !

Qu'avait donc bien pu vouloir dire ce monsieur à l'aspect si ordinaire que je le croiserai dans la rue sans ôter mon chapeau ni mettre ma main devant ma bouche pour roter.

Il m'a fallu tout ce temps pour y réfléchir avec l'intensité qui sied aux intellectuels pris par une philosophie qui les transcende pis que l'idée de la mort, de la génuflexion ou de la procréation utérine bionique ta mère.

Et, comme il fallait s'y attendre, ma réflexion s'est mise à fléchir sérieusement et selon la courbe qui répond à la fonction f(g) .... jusqu'à toucher le sol ..... et finir par se perdre dans le profond sous-sol de mes synapses endoloris.

Le sieur Bribri ne voulait rien dire ! ma conclusion hilarante et brillante comme une laque gel pour cheveux gras m'a explosé à la face sans autre forme de procédure notariée ou non.

Bribri, joyeux comme un gai luron de passer à la télé, n'a pas cherché à faire un mot ni à exprimer une quelconque idée révolutionnaire et impertinente .... ce qui lui aurait permis de rentabiliser son passage dans nos lucarnes .... non, il s'est contenté d'un lieu commun, évitant (croyait-il), ainsi l'oprobre
de "ces messieurs" du gouvernement.
C'était mal connaître les ineffables hommes politiques, "ces messieurs qui mentent comme je respire" !
Aussitôt, comme un seul et même mec, Lang, Ferry, Darcos, tintin, milou, ma concierge, la femme à barbe et tout le gotha se sont lancé dans l'exégèse exhaustive de la pensée non dite de Bribri !!
Ouaip, faut pas écouter ce qu'il ne dit pas, il pourrait fort bien le dire et pousser nos pauvres enfants vers les abîmes de l'i-grec sur le i ..... c'est pas parce que c'était mieux avant qu'il ne faut pas faire du neuf au risque de faire pire que plus mal que dans l'avenir (je traduis là la pensée acerbe au verbe haut de notre cher Ferry et boat sont dans un bateau .... de la méduse!).

Ö merci, m'sieur Bribri, de nous avoir ainsi diverti à l'heure du JT qui nous a ensuite entretenu d'un chanteur débile qui passe dans je ne sais quel bouiboui obscur et dispendieux de la rue du temple !

revenez quand vous voulez ..... si ça ne fait rien, ça ne fait pas de mal non plus .... la France a absolument besoin de gens comme vous ..... transparents, inodores sans saveur ni trompettes ... qui puent qui pètent !

épouvantable ? pas plus que toi Dobobo !!!

Ecrit par : Epouvantable Yfig | 19 mars 2008

Moi, la Révolution, je commence toujours part l'étude du budget pour 1789, présenté à Louissèze par Necker. Depenses prévues 620 millions de livres
Recettes prévues 503 millions de livres

Parmi les postes de dépenses 310 millions pour rembourser les dettes, 37 millions pour la Cour, 20 millions pour les pensions et UN, je dis bien UN million pour "L'instruction publique".
Même des gosses "Danubeenforce wesh niktareum" comprennent instantanément où réside le "petit problème". Faut pas prendre les gamins pour des demeurés. Et ils comprennent aussitôt à quel degré de mépris on tenait le peuple. Les cahiers de doléance, beaucoup trop compliqué. Moi, je les avais étudiés en Terminale puis à la fac.
Et puis là-dessus on embraye avec Réveillon et la mise à sac de sa boutique, et puis vogue la galère. Au fait, à tous les révisionnistes scientologues et créationniso-crétins, les événéments de 1788 et du Printemps 1789 battent en brêche l'idée reçue et développée à profusion par l'étron publié par le Cerdf que ce fut la bourgeoisie qui fit la Révolution. Elle s'empressa de la récupérer, oui. Comme les fossoyeurs de Juin 1848...qui dirent devant les émeutes, "MIEUX UNE FIN EFFROYABLE QU'UN EFFROI SANS FIN".
Quelqu'un plus haut a absolument raison de signaller que l'étron imprimé dont ill est question escamote l'Abbé Grégoire, immense esprit de ces temps de Lumière n'en déplaise aux pleureuses de service qui utilisent les massacres de 1793-1794, les noyades de Carrier, les Colonnes de Thureau pour cracher leur haine de la Liberté, alors que les pauvres types qui se firennt dessouder dans le bocage breton et vendéen, eh biien les révisionnistes de mes deux s'en FOUTENT ROYALEMENT,justement.

Ah Carrier, aimable humanitaire, écologiste et spécialiste d'halieutique avant l'heure qui repeupla la Loire en brochets, carpes et ombles en leur fournissant moulte vyande humaisne à foyson!!! (non ,je plaisante)....

De toutes façons l'ombre lumineuse des géants de la Révolution, magnifiés par Goethe, le 21 Septembre 1792 à Valmy efface les petits nains producteurs de méthane anal qui aboient et aboient, crachant des générationns de fiel contre la Gueuse, qui en a vu d'autres. Ces pets à pattes, les Tulard, Leroy-ladurite et autres moins connus seront oubliés dans quelques jours, dans quelques mois, alors que ceux qu'ils stigmatisent , on en parlera encore dans 500 ans.

Heureux temps quand même où l'état ne consacrait que O,15% à l'éductaion des pue-du-cul!!!!!! Eh Darcos, pourquoi tu tousses!!!!!
Darcosi fan tutte.

Ecrit par : montaigneàcheval | 19 mars 2008

Yfig, salut, vous venez faire le malin, mais quand on a du talent comme vous avez pour en mettre plein la frange à la curaillerie, on sait ce qu'on doit écrire.
Le cul des anges dans les nuages





Et je suis là le cul assis sur la plage

L’esprit vide comme une première page

La bouche ouverte les yeux dans le vague

A regarder mourir sur la grève les vagues



Elles ont la même indolence que mon âme

A la pensée du grand vide de nos vies

En considération de tous ces blâmes

Dont les dieux ont prononcé l’avis



J’ai demandé à Jéhovah

A Jésus-Christ à bouddha

A Mahomet à Lucifer

A Dante qui prie aux enfers

Si vous n’me croyez pas

Demandez au rabbin, il était là



Priant pour une aide de toutes mes forces

Allah de l’eau sorti soufflant comme un morse

Il était grand, beau, chevelu et barbu

Il me dit d’un ton las et fourbu



Quel inconscient me dérange pendant l’foot

Au moment ou Ali allait marquer un but

J’étais terrorisé je n’osais plus parler

Si vous n’me croyez pas demandez à Jésus, il était là



J’ai bafouillé ma peur de nos vies inutiles

Moi je croyais que seul un dieu savait la vérité

Il hurla, comment tu m’as dérangé pour ça ?

Il s’est jeté à l’eau comme un éther volatile



J’ai demandé à Jéhovah

A Jésus-Christ à bouddha

A Mahomet à Lucifer

A Hitler qui erre aux enfers

Si vous n’me croyez pas

Demandez à l’abbé, il était là



Jésus, qui était là, est sorti d’une pierre

Il m’a dit, je parle pour dieu le père

Yfig tu n’es pas un bon chrétien

Tu n’es qu’un vaurien qui n’a foi en rien



J’ai vu dans ses yeux passer un éclair

Mon châtiment éternel était clair

J’allais griller comme Ravachol en enfer

Mes mains mes pieds chaînés par des fers



Un crabe qui nous observait sans bruit

Se transforma à la faveur de la pluie

En monstre (cornu) horrible et velu

Qui ne fit qu’une bouchée du petit Jésus



J’ai demandé à Jéhovah

A Jésus-Christ à bouddha

A Mahomet à Lucifer

A mon chien qui pisse aux enfers

Si vous n’me croyez pas

Demandez à l’imam, il était là



D’une algue verte ondulante

Se détacha le visage de la vierge marie

Elle portait une nuisette transparente

Parfum musqué de chez charivari



Elle m’enlaça de ses bras évanescents

Ses yeux brillaient comme des diamants

Ses lèvres rubicondes et gourmandes

Se soudèrent aux miennes brigandes



Et puis l’amour a fait le reste

Ce qui a choqué les archanges

Quand j’étais sur un petit nuage, un ange

Elle, assouvie, languie sous la voûte céleste



J’ai demandé à Jéhovah

A Jésus-Christ à bouddha

A Mahomet à Lucifer

A Villon qui crémit aux enfers

Si vous n’me croyez pas

Demandez à Soubirou, elle était là



De la confusion des grains de sable

Surgit Confucius comme de sa boîte un diable

Yfig, il faut me croire tu dois choisir ton dieu

Qui te protégera et te rendra heureux



Si tu t’entêtes à subsister athée

Tu auras tous les dieux contre toi

Pour se venger à froid de ton peu de foi

Chacun te rouera comme un âne bâté



Ils te pourchasseront jusqu’au fond de la terre

T’aiguillonneront à grands coups de cautère

Te videront le bide de ta tripaille

Te laisseront agonisant sur la paille



J’ai demandé à Jéhovah

A Jésus-Christ à bouddha

A Mahomet à Lucifer

A Vishnou qui pète aux enfers

Si vous n’me croyez pas

Demandez au bedeau, il était là



Par la foudre et le tonnerre Zeus le grand

S’annonce, triomphant, sonnez chorus

Tombant du ciel en parachute blanc

Il choit dans les branches d’un eucalyptus



Yfig, m’a appelé éructe le dieu des dieux

Dans un discours qui se veut compendieux

Moi, atterré, ose à peine balbutier

Que les dieux intempestifs me font chier



Il sort son yatagan de son fourreau

Et dans un geste auguste et divin

Il décapite mille têtes de parigots

Qui passaient sur la plage jouant de l’octavin



J’ai oublié Jéhovah

Jésus-Christ et bouddha

Mahomet, Lucifer

Et Voltaire qui se branle aux enfers

Si vous n’me croyez pas

Je m’en tape mes rêves sont à moi


Excellent, vraiment.

Ecrit par : montaigneàcheval | 19 mars 2008

Heureux temps quand même où l'état ne consacrait que O,15% à l'éductaion des pue-du-cul!!!!!!

L'education recule au contraire durant la période révolutionnaire mais bon... un bon prof de lettres ne fait pas forcément un bon prof d'histoire. N'est pas bivalent qui veut.

"Moi, la Révolution, je commence toujours part l'étude du budget pour 1789, présenté à Louissèze par Necker. Depenses prévues 620 millions de livres
Recettes prévues 503 millions de livres"

Allez à Rochefort, voyez ce qui est dans la cale sèche et vous comprendrez peut-être pourquoi.

Ecrit par : Guillaume | 19 mars 2008

Ah Carrier, aimable humanitaire, écologiste et spécialiste d'halieutique avant l'heure qui repeupla la Loire en brochets, carpes et ombles en leur fournissant moulte vyande humaisne à foyson!!! (non ,je plaisante)....


Oh qu'il est drôle, mais qu'il est drôle...

Ecrit par : Guillaume | 19 mars 2008

Ah Carrier, aimable humanitaire, écologiste et spécialiste d'halieutique avant l'heure qui repeupla la Loire en brochets, carpes et ombles en leur fournissant moulte vyande humaisne à foyson!!! (non ,je plaisante)....

Lire le livre d'Alain Gérard, Par principe d'humanité...

Ecrit par : Guillaume | 19 mars 2008

Tandis que certains racontent des histoires "drôles", d'autres font de l'Histoire.

Ecrit par : Guillaume | 19 mars 2008

L'education recule au contraire durant la période révolutionnaire mais bon... un bon prof de lettres ne fait pas forcément un bon prof d'histoire. N'est pas bivalent qui veut.


Raté, dugland, raté. Je suis monovalent et Prof d'Histoire. pauvres élèves., hein Guillaume le Con qui rend. Et en plus depuis 25 ans. T'imagines, Guillaume Tell Kanluimême!! 25 ans d'élèves cassés, démolis par un sale gauchiste inculte.

Ecrit par : montaigneàcheval | 19 mars 2008

A Rochefort??? me voilà bien loti....

Ecrit par : montaigneàcheval | 19 mars 2008

@ Dobolino

Les Aventures du mouron rouge, c'est affreusement réactionnaire et sans valeur historique. Il vaudrait mieux que votre fifille lise (lût) Dumas : Joseph Balsamo, Ange Pitou, etc (des milliers de pages), dont certaines un peu indigestes, il faut l'avouer.
Quant au verbe choir, s'il est devenu caduc, c'est que tomber l'a remplacé, plus facile à conjuguer. N'entend-on pas de plus en plus "solutionner" à la place de résoudre?
mais quand j'officiais encore, je ne manquais pas d'expliquer "tire la chevillette et la bobinette cherra", ce qui ravissait les mômes, qui n'avaient jamais compris le sens de la formule. Il fallait en outre expliquer la façon dont la porte était fermée, avec une petite cheville à tirer, et j'en profitais pour faire du vocabulaire, en étudiant les mots de la famille (cadence, chance, etc) .
Et je me suis fait griller sur le fil par Jean, qui vous a proposé "chéait", comme j'allais le faire. En effet, le radical de l'imparfait est presque toujours le même que celui du participe présent, et comme on dit "échéant" pour le verbe échoir, chéant tombe bien.

Ecrit par : mouron rouge | 19 mars 2008

C'est d'un chéant!!!!

Ecrit par : montaigneàcheval | 19 mars 2008

demad ma teigne,

alors, paraît que ta tuyauterie est entartrée ..... manquerait plus que tu te fasses entarté !!!!
Le chikungougnia a perdu de sa vigueur avec la venture et la froidure ..... il ne fini plus son oeuvre comme au bon vieux temps !

Merci du compliment (pour le mirliton), mais j'ai peur que venant de toi, les autres ne trouvent ma gouaille rebutante .... les amis de les ennemis de mon ami ....

Bah, pas grave ....ce qui est dit est dit ..... et ça fait toujours ça qu'on n'a plus à dire ....

Mais, vous même, brave homme, que traînez-vous sur ce blog mal famé ?
Je lis là des papiers de revanchards de la grande guerre des hagiographes de Sheila (l'école est finie - pour les bouchés de la tronche en biais !), des traine savates aux idées embrumées comme notre estuaire aux giboulées de mars !
Ne seriez-vous pas mieux dans un transat sur l'herbe de votre prairie à prendre les airs du temps (tout change vite à notre époque !)

Allez, mes pinces fesses à votre dame et n'oubliez pas de reprendre votre cierge en partant .... il peut encore servir !!!!!

Ecrit par : Epouvantable Yfig | 19 mars 2008

J'ai vu, cet été, dans l'Ardèche, dans une rue qui monte, une porte avec chevillette.
J'ai aussitôt organiser un cours impromptu sur l'histoire de la petite chaperonne rouge et de sa grand maman gâteau.
En moins de temps qu'il n'en faut à ma teigne hippique pour sortir une connerie de sous sa selle, j'avais toute la jeunesse du village attentive à mes explications !
Ils avaient tous de grands yeux esbaubis, et les oreilles en pavillon !

J'ai été chaudement applaudi par la jeunesse reconnaissante de la France profonde qui a enfin compris la morale de l'histoire et pris une longueur d'avance sur les ânes des villes qui n'ont que des codes digitaux pour horizon.

Ecrit par : Epouvantable Yfig | 19 mars 2008

Et Yfig, nul doute que vous leur avez montré votre esquimau à la vanillle....

Ecrit par : montaigneàcheval | 19 mars 2008

Extraits de l'article de Jack Lang et Luc Ferry dans le Nouvel Obs
Entre autres choix forts, nous avions limité volontairement le programme de grammaire à l'essentiel : en gros, les marques du pluriel («s» et «ent»), la conjugaison, les règles les plus utiles de l'orthographe, le bon usage des «mots de liaison» et quelques autres éléments de bon sens. En contrepartie de cet authentique travail de «réduction aux fondamentaux», nous avions imposé explicitement un temps quotidien incompressible de lecture et d'écriture de deux heures trente par jour aux CP et CE1 et de deux heures par jour du CE2 au CM2, parce que des enquêtes précises de l'inspection montraient que ce temps pouvait varier de 1 à 4 selon l'enseignant ! C'était là une décision aussi inédite que cruciale. Notre conviction était que seule la pratique assidue de l'écriture et de la lecture permet aux enfants de maîtriser la langue, les exercices abstraits d'analyse grammaticale devant être réservés au collège."

Il peut être intéressant de rapprocher ces propos de ce qu'écrivait Gramsci de l'enseignement de la grammaire dans l'Italie de Mussolini.
Voici.

Grammaire et technique

Peut-on poser le problème pour la grammaire comme pour la « technique » en général ? La grammaire est-elle seulement la technique de la langue ? En tout cas, la thèse des idéalistes, surtout la thèse gentilienne*, de l’inutilité de la grammaire et de son exclusion de l’enseignement scolaire est-elle justifiée ? Si l’on parle (on s’exprime avec des mots) d’une façon historiquement déterminée pour des nations ou pour des aires linguistiques, peut-on se passer d’enseigner cette « façon historiquement déterminée » ? Une fois admis que la grammaire normative traditionnelle est insuffisante, est-ce une bonne raison pour n’enseigner aucune grammaire, c’est-à-dire pour ne se préoccuper d’aucune façon d’accélérer l’apprentissage de la manière de parler déterminée d’une certaine aire linguistique, mais de laisser « apprendre la langue dans le langage vivant » ou autres expressions de ce genre employées par Gentile ou par les gentiliens ? Il s’agit au fond d’une forme de libéralisme des plus extravagantes et des plus biscornues. Différences entre Croce et Gentile. D’habitude, Gentile s’appuie sur Croce, en en exagérant jusqu’à l’absurde quelques positions théoriques. Croce soutient que la grammaire ne fait partie d’aucune des activités spirituelles théoriques élaborées par lui, mais il finit par trouver dans la « pratique » la justification d’un grand nombre d’activités niées d’un point de vue théorique : Gentile exclut aussi de la pratique, dans un premier temps, ce qu’il nie théoriquement, quitte à trouver ensuite une justification théorique aux manifestations pratiques les plus dépassées et les plus injustifiées techniquement. Doit-on apprendre « systématiquement » la technique ? Il est arrivé que la technique de l’artisan de village s’oppose à celle de Ford. On apprend la « technique industrielle » de bien des façons : artisans, pendant le travail de l’usine lui-même, observant comment les autres travaillent (et donc avec une plus grande perte de temps et d’énergie et seulement partiellement) ; dans les écoles professionnelles (dans lesquelles on apprend systématiquement tout le métier, même si quelques-unes des notions apprises ne doivent servir qu’un petit nombre de fois dans la vie, et même jamais) ; par la combinaison des différentes manières, avec le système Taylor-Ford qui crée un nouveau type de qualification et de métier limité à des usines déterminées, et même à des machines ou à des moments du processus de production.

La grammaire normative, que l’on ne peut concevoir séparée du langage vivant que par abstraction, tend à faire apprendre l’ensemble de l’organisme de la langue déterminée et à créer une attitude spirituelle qui rend apte à s’orienter toujours dans le domaine linguistique (voir la note sur l’étude du latin dans les écoles classiques).

Si la grammaire est exclue de l’école et n’est pas « écrite » , on ne peut pas l’exclure, pour autant, de la « vie » réelle, comme on l’a déjà dit dans une autre note : on exclut seulement l’intervention organisée et unitaire dans l’apprentissage de la langue et, en réalité, on exclut de l’apprentissage de la langue cultivée la masse populaire nationale, puisque la couche dirigeante la plus élevée, qui parle traditionnellement le « beau langage » , transmet cette langue de génération en génération, à travers un processus lent qui commence avec les premiers balbutiements de l’enfant sous la direction des parents, et qui se poursuit dans la conversation (avec ses « on dit ainsi » , « on doit dire ainsi » , etc.) toute la vie : en réalité, on étudie « toujours » la grammaire, etc. (par l’imitation des modèles admirés, etc.). Il y a, dans la position de Gentile, beaucoup plus de politique qu’on ne le croit et beaucoup d’attitude réactionnaire inconsciente comme du reste on l’a noté d’autres fois à d’autres occasions ; il y a toute l’attitude réactionnaire de la vieille conception libérale, il y a un « laisser faire, laisser passer » qui n’est pas justifié comme il l’était chez Rousseau (et Gentile est plus rousseauiste qu’il ne le croit) par l’opposition à la paralysie de l’école jésuite, mais il est devenu une idéologie abstraite et « anhistorique » .

* Giovanni Gentile, philosophe italien, ancien ministre de l’éducation (qu’il a réformée dans un sens “antipositiviste et anti-Lumières”), théoricien du fascisme, rédigea le Manifeste des Intellectuels du fascisme (1925) ; fusillé par les partisans en 1944. Cf http://www.riflessioni.it/enciclopedia/gentile.htm

Ecrit par : guy morel | 19 mars 2008

Ben .... je leur ai chanté la goualante à Brel ..... j'vous ai apporté un sucre d'orge parce que les fleurs du cimetière où je m'alimente d'ordinaire ont flétri !
je l'avais disposé avec élégance dans un grand bénitier bio et dégradable (mais faut de la patience ...) et ensuite on a tiré les reines pour savoir qui serait roi .... mais les dés étaient pipés (oui, moi aussi, ma teigne, je peux faire graveleux !!!) .... j'ai fini empereur .... ça n'a étonné que moi-même.

Ecrit par : Epouvantable Yfig | 19 mars 2008

* Giovanni Gentile, philosophe italien, ancien ministre de l’éducation (qu’il a réformée dans un sens “antipositiviste et anti-Lumières”), théoricien du fascisme, rédigea le Manifeste des Intellectuels du fascisme (1925) ; fusillé par les partisans en 1944.

Croce, lui fut un vigoureux antifasciste.

Bon débarras. Fusillé par les RESISTANTS. Pas les PARTISANS. Voilà un mot qui en dit long. on assimile donc la Libération de l'Italie au triomphe du communisme...consternant et pathétique.

Ecrit par : montaigneàcheval | 19 mars 2008

Monsieur Morel,

vous nous perdez le temps (le votre on s'en tape !)

y'a rien à dire, y'a juste qu'à observer les statistiques :

85 % d'élèves reçus au bac !

ite missa est

Ecrit par : Epouvantable Yfig | 19 mars 2008

Bon débarras. Fusillé par les RESISTANTS. Pas les PARTISANS. Voilà un mot qui en dit long. on assimile donc la Libération de l'Italie au triomphe du communisme...consternant et pathétique.
Ecrit par : montaigneàcheval | 19 mars 2008

Il était question de grammaire...
Une précision toutefois sur "le mot qui en dit long". Le mot "partisans" est celui qui a été utilisé aussi bien par la résistance italienne que par Joseph Kessel et Maurice Druon ( Le Chant des partisans) dont il m'étonnerait bien qu'ils aient été favorables au triomphe du communisme.
Mais revenons à la grammaire.

Ecrit par : guy morel | 19 mars 2008

En France, tout à fait d'accord. Mais pas en Italie...voir le chant "Partiggiano"....
BàV et revenons en effet à la grammaire. Je me permets de vous signaler, humblement ,ce que j'ai déjà signlé hier à Scaramouche, que Viktor Klemperer a écrit un livre magistral "LTI, LINGUA TERTII IMPERII" sur la perversion, le viol éhonté de la langue allemande et de la grammaire, justement de la dite langue par les nazis. ça devrait vous intéresser si vous ne l'avez déjà lu.

Ecrit par : montaigneàcheval | 19 mars 2008

"Tandis que certains racontent des histoires "drôles", d'autres font de l'Histoire."

Ecrit par : Guillaume | 19 mars 2008

En tous cas, si j'avais eu le choix entre avoir un prof (d'histoire ou non) comme Montaigneàcheval, et un instit, (ou professeur d'école) comme Guillaume, je n'aurais pas hésité le quart d'une seconde... !

http://www.dailymotion.com/video/x3p1ph_a-grand-pas-vers-la-dictature-de-la_news

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mars 2008

Encore sur la grammaire, un texte que Luc le philosophe ne peut ignorer, et d'un auteur que l'on pourra difficilement soupçonner de préparer le triomphe du communisme.
"A ce moment mécanique de l'apprentissage de la langue, se relie, d'ailleurs aussitôt, l'étude de la grammaire, dont la valeur ne peut être prisée assez haut, car elle conditionne le
commencement de la culture logique ; - c'est là un point que j'évoque encore pour finir, parce qu'il semble presque être
tombé dans l'oubli. La grammaire a, en effet, pour contenu, les catégories, les productions et les déterminations de l'entendement ; c'est donc en elle que l'on
commence à apprendre l'entendement lui-même. [...] Ces essentialités les plus spirituelles avec lesquelles, la première, elle nous familiarise sont quelque chose d'on ne peut plus
compréhensible pour la jeunesse, et il n'y a assurément rien de plus spirituel qui soit compréhensibles qu'elles,
car la force encore sans ampleur qui est propre à cet âge ne peut accueillir ce qui comporte une riche multiformité ; or ces abstractions dont nous venons de parler sont ce qui est totalement simple. Elles sont, en quelque sorte, les lettres singulières et, à vrai dire, les voyelles du domaine spirituel, par lesquelles nous commençons, pour apprendre à l'épeler, puis à le lire. - Ensuite, la grammaire les expose aussi d'une manière appropriée à cet âge, en tant qu'elle enseigne à les différencier au moyen de marques auxiliaires extérieures que la langue contient la plupart du temps en elle-même ;d'autant qu'il est en sorte mieux que tout un chacun puisse différencier rouge et bleu sans pouvoir indiquer les définitions de ces couleurs selon l'hypothèse newtonienne ou une autre théorie, cette connaissance dont nous venons de parler
est, pour commencer, suffisante, et il est de la plus haute
importance d'avoir été rendu attentif à ces différences. [...] En tant que nous apprenons, par la terminologie grammaticale, à nous mouvoir dans les abstractions, et que cette étude est à regarder comme la philosophie élémentaire, il est essentiel de la considérer, non pas seulement comme un moyen, mais comme un but. [...] L'étude grammaticale stricte se donne, ainsi, comme l'un des plus universels et plus nobles moyens de la culture."
Hegel, Textes pédagogiques, Paris, Vrin, 1990, traduction de Bernard
Bourgeois, p. 85-87.

Ecrit par : guy morel | 19 mars 2008

Mince, ce n'est pas ce lien que je voulais mettre! J'essaie de trouver le bon. )-:

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mars 2008

Viktor Klemperer a écrit un livre magistral "LTI, LINGUA TERTII IMPERII" sur la perversion, le viol éhonté de la langue allemande et de la grammaire, justement de la dite langue par les nazis. ça devrait vous intéresser si vous ne l'avez déjà lu.
Ecrit par : montaigneàcheval | 19 mars 2008

C'est magistral en effet.
Bien à vous

Ecrit par : guy morel | 19 mars 2008

L'Education se réformera par les enseignants pas par les ministres.

le jour où les enseignants comprendront qu'ils sont là pour transmettre un savoir et préparer nos enfants à la vie active, le niveau remontera et la liste d'attente des établissements privés diminuera.

faisons le constat d'aujourd'hui. je dis bien le constat qui est indéniable :

un élève de terminale est incapable malgré une dizaine d'années d'anglais de le parler, le lire ou l'écrire couramment. posons nous la question comment font les autres pays (hollande, danemark et même Italie)

un élève de terminale est incapable d'écrire une lettre en français châtié sans de multiples fautes d'orthographe

un élève de terminale est incapable d'avoir un raisonnement scientifique bien construit et étayé par des expériences concrètes.

un élève de terminale est inacapable de localiser des pays et non des moindres sur une carte.

un élève de terminale est incapable de réciter un poème complet de V. Hugo.

Et pourtant cet élève vous lui avez donné le bac Mesdames et Messieurs les enseignants.

Pourquoi êtes vous tombés si bas ? Au point où vos élèves vous manquent cruellement de considération. J'en veux pour preuve une directrice d'école maintenant à la retraite qui a suivi mes deux premiers enfants il ya 6 ans. Les 2 savaient lire écrire et calculer simplement à leur entrées en 6eme. A son départ est arrivé un jeune d'une quarantaine d'années avecune boucle d'oreille et une queue de cheval. Il autaorisait les enfants à le tutoyer et se comportait en "jeune". Bilan mon 3eme fils était nettement moins avancé que ses ainés à la rentrée en 6eme et il y a rapidement eu du grabuge à l'école.

Je suis pour la réduction des effectifs de l'EN. Je ne veux plus continuer à entretenir des gens comme celui décrit plus haut avec mes impôts et payer à côté des écoles privés et des cours particuliers pour que mes enfants réussissent.

Tant que vous n'aurez pas fait le ménage chez vous, vous ne mériterez que l'opprobre que vous rencontrez.

Ecrit par : alu | 19 mars 2008

Voilà...
Je m'étais planté de ligne, pour copier le lien...

http://www.horaz.com/03_citations/THEMES/humour_001.htm

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mars 2008

A Rochefort??? me voilà bien loti....

Ecrit par : montaigneàcheval | 19 mars 2008

Elle est bonne, mais il faut la comprendre.

Moi aussi, j'ai bien aimé poème d'Yfig...Moins l'allusion à la rue du Temple un peu avant (ils ne peuvent pas s'en empêcher).

Ecrit par : Robin | 19 mars 2008

L'étude grammaticale stricte se donne, ainsi, comme l'un des plus universels et plus nobles moyens de la culture."
Hegel, Textes pédagogiques, Paris, Vrin, 1990, traduction de Bernard
Bourgeois, p. 85-87.

C'est ce qu'avait compris l'abbé Lhomond, Condorcet (j'espère que vous allez au moins sauver celui-là, avec l'abbé Sieyès), les Constitutionnels et avant eux Aristote... et tous les autres jusqu'à Hegel, en passant par Descartes et son "subjectum" (sujet).

Les catégories de la grammaire et de la pensée se confondent. Apprendre (ou ne pas apprendre) la grammaire, c'est donc apprendre (ou ne pas apprendre) à penser.

...Et avant de "penser par soi-même", il faut en passer par là.

Ecrit par : Robin | 19 mars 2008

Et en plus depuis 25 ans.

Cela ne fait que 15 années de moins que moi, continuez vos efforts, vous y arriverez...

Ecrit par : Guillaume | 19 mars 2008

Je cite:

"Quand on regarde les textes, la Terreur n’a jamais été « à l’ordre du jour ». Robespierre lui-même n’en voulait pas, ainsi que la quasi-totalité des conventionnels. Si la violence existe, un régime de Terreur n’est pas la même chose : c’est la centralisation de la violence par l’État, qui l’organise et l’applique. Ce n’est pas le cas de 1789 à 1793 ! Et le Tribunal Révolutionnaire, centralisé ensuite, ne correspond pas à la Terreur : les procédures juridiques persistent et de nombreux accusés sont acquittés. Ce ne sont pas les purges staliniennes,"

On peut discuter les arguments mais ils sont intéressants.

Ecrit par : Kap | 19 mars 2008

Sans rentrer dans le débat entre guillaume et MaC, force est de noter que les propos tenus par ce professeur d'histoire sont singuliers. Un tribunal sans avocats ("les innocents n'en ont pas besoin, les coupables n'en méritent pas" disait en substance Couthon à la Convention) acceptant n'importe quel type de "preuve" et envoyant à la guillotine à peu près tout ce que la France connut de grand révolutionnaires (Feuillants, Girondins, hébertistes, dantonistes, Montagnards non robespierristes, et pour finir les robespierristes aux-mêmes...) cela n'a "rien à voir" avec la terreur et les purges staliniennes?

Il est vrai que les accusés des procès staliniens, probablement torturés ou victimes du syndrome de Stockolm, ont pour la plupart avoué leurs crimes imaginaires tandis que ceux du tribunal révolutionnaire envoyèrent à la face de Fouquier-Tinville ce qu'ils pensaient de tout cela.

Je vous renvoie quand même au texte de la loi de Prairial (qu'on trouve par exemple sur wikipedia:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Prairial). Trouver de la consolation dans le fait qu'il y avait là un "tribunal" (il y en avait aussi dans les procès staliniens!) est particulièrement ridicule.

Ce que dit Michelet sur la Terreur gagnerait à être relu; il a notamment l'avantage de ne pas être pollué (et pour cause!) par le débat rétrospectif sur le lien entre jacobins et bolchéviques...

Quant à la position de Furet, elle est nettement plus subtile que ce qu'indique ce professeur, qui l'assimile à un anti-révolutionnaire choqué par le sang versé...

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 19 mars 2008

un élève de terminale est inacapable de localiser des pays et non des moindres sur une carte.

un élève de terminale est incapable de réciter un poème complet de V. Hugo.

Et pourtant cet élève vous lui avez donné le bac Mesdames et Messieurs les enseignants.

Pourquoi êtes vous tombés si bas ? Au point où vos élèves vous manquent cruellement de considération. J'en veux pour preuve une directrice d'école maintenant à la retraite qui a suivi mes deux premiers enfants il ya 6 ans. Les 2 savaient lire écrire et calculer simplement à leur entrées en 6eme. A son départ est arrivé un jeune d'une quarantaine d'années avecune boucle d'oreille et une queue de cheval. Il autaorisait les enfants à le tutoyer et se comportait en "jeune". Bilan mon 3eme fils était nettement moins avancé que ses ainés à la rentrée en 6eme et il y a rapidement eu du grabuge à l'école.

Je suis pour la réduction des effectifs de l'EN. Je ne veux plus continuer à entretenir des gens comme celui décrit plus haut avec mes impôts et payer à côté des écoles privés et des cours particuliers pour que mes enfants réussissent.

Tant que vous n'aurez pas fait le ménage chez vous, vous ne mériterez que l'opprobre que vous rencontrez.
Ecrit par : alu | 19 mars 2008

Dis donc pépère, tu crois peut-être que c'est de notre faute? Si tu te tenais au courant , tu aurais entendu pparler des IUFM et du mal qui en sourd. Mais je vois dans ta diatribe poujadiste et chiasseuse quelque chose de bien franchouillard: la haine des profs!! Dame!!! Tous des fainéants, payés à ne riene foutre!!! Alors ma loute je te donnes mes coordonnées et je t'invite à venir passer qu'une heure dans mon bahut. Sûr que tu ne sortirais plus les mêms poncifs.
JEAN-PHILLIPPPE GOLDSCHMIDT
professeur d'Histoire-Géo
Collège Georges Rouault Paris 19ème
Tel 0142087171
On t'y attend avec intérêt. Chiche.
Tu ne veux plus payer pour nous?? On s'en tape. on n'en veut pas de ton fric puant de connerie.
Je te ferais observer au passage que nos élèves, eh bien ,c'est les dégénérés de parents qui les laissent devant les télés qui nous les formatent calibre gros con de jacky à 4x4!!!! Et je n'accepte pas d'être traîné dans la boue par je ne sais quoi. Quant au reste, c'est tellement pathétique que je n'ose même pas me lancer dans une analyse de texte...
Tu sais, toit ,réciter un poème de Hugo??? Tu sais de quel pays Honiara est capitale. Alors ferme-la et laisse-nous faire notre métier en virtuoses que nous sommes ou prend ma place. Je te la refile. On verra le résultat.

"le jour où les enseignants comprendront qu'ils sont là pour transmettre un savoir et préparer nos enfants à la vie active, le niveau remontera et la liste d'attente des établissements privés diminuera." ben oui, gugule, sans blague. Qu'est ce qu'on fout dans le public???? du macramé, de la poterie???

la perle.....à sertir en camée, Léon. Oh puis, diaule, je ne vois pas pourquoi je m'échine à parler à un pauvre bougre de droite. Le privé, c'est mieux. le public, c'est caca, t'as ben raison, Bécassine. Tirons la chasse.

Ecrit par : montaigneàcheval | 19 mars 2008

En tous cas, si j'avais eu le choix entre avoir un prof (d'histoire ou non) comme Montaigneàcheval, et un instit, (ou professeur d'école) comme Guillaume, je n'aurais pas hésité le quart d'une seconde

A ce que m'en dit un proche assistant à vos cours à Chateauroux, je n'hésiterai pas non plus à choisir un autre prof de musique que vous.

Ecrit par : Guillaume | 19 mars 2008

"A ce que m'en dit un proche assistant à vos cours à Chateauroux, je n'hésiterai pas non plus à choisir un autre prof de musique que vous."

Ecrit par : Guillaume | 19 mars 2008

Bien sûr, bien sûr!!! Je le croirai, (sans aucun problème, d'ailleurs), quand il sera venu me le dire lui-même. Et ne lui en voudrai en aucune manière. Et serai même prêt à changer certaines choses dans mes cours en fonction de ses avis vraisemblablement très éclairés!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mars 2008

Les 2 savaient lire écrire et calculer simplement à leur entrées en 6eme. A son départ est arrivé un jeune d'une quarantaine d'années avecune boucle d'oreille et une queue de cheval. Il autaorisait les enfants à le tutoyer et se comportait en "jeune". Bilan mon 3eme fils était nettement moins avancé que ses ainés à la rentrée en 6eme et il y a rapidement eu du grabuge à l'école.
( alu)

Pov' aluluette! L'a bien du souci à s'faire! Sont mal partis ses petits! Reusement qu'elle n'en a pas fait un quatrième!

Ecrit par : Arnolphe | 19 mars 2008

Je suis monovalent et Prof d'Histoire. pauvres élèves. 25 ans d'élèves cassés, démolis par un sale gauchiste inculte.

J'en ai connu un comme vous en troisième, incapable d'entendre de la part d'un de ses élèves qu'au XVIIème, les corsaires de Louis XIV escortaient les convois de blé de Pologne, un communiste pur jus, la Pologne qui exporte du blé...le choc était trop rude. Rien compris, le pauvre.

Ecrit par : Guillaume | 19 mars 2008

Encore sur la grammaire, un texte que Luc le philosophe ne peut ignorer, et d'un auteur que l'on pourra difficilement soupçonner de préparer le triomphe du communisme.

Volontairement, non bien sûr, mais "à son corps défendant". Cf. le commentaire de la Logique de Hegel par Lénine (une paraphrase insipide). Les "hégeliens de gauche" et les marxistes ont pris à Hegel la notion de "dialectique".

Ecrit par : Robin | 19 mars 2008

Bien sûr, bien sûr!!! Je le croirai,

Pour l'instant je prends des notes, mais ne vous inquiétez pas, je m'en servirai.
Anne-Marie me jalouse à un point que ne pouvez imaginer, elle en salive d'avance.

Ecrit par : Guillaume | 19 mars 2008

montaigneàcheval, j'aimerais bien avoir votre appréciation sur les programmes de géographie du primaire.
cordialement
PS. Z'avez bien raison de clouer le bec au jeteur d'opprobre.

Ecrit par : guy morel | 19 mars 2008

Bien sûr, bien sûr!!! Je le croirai, (sans aucun problème, d'ailleurs), quand il sera venu me le dire lui-même. Et ne lui en voudrai en aucune manière.

Faire confiance à un formateur d'IUFM, c'est presque aussi drôle que les blagues de Montaignàcheval.

Ecrit par : Guillaume | 19 mars 2008

PS. Z'avez bien raison de clouer le bec au jeteur d'opprobre.

Qui est le jeteur d'opprobe ?

Ecrit par : Guillaume | 19 mars 2008

et les marxistes ont pris à Hegel la notion de "dialectique".
Ecrit par : Robin | 19 mars 2008

C'est pas vrai ? Vous êtes sûr ?

Ecrit par : guy morel | 19 mars 2008

Qui est le jeteur d'opprobe ?
Ecrit par : Guillaume | 19 mars 2008

C'est alu , alu mette, alu minium, alu ette.

Ecrit par : guy morel | 19 mars 2008

Guillaumme , il ne s'en est pas remis de Carrier l'Ichtyologue...ça usine dans son petit cerveau!!!! rrrrrrrrrrr!!! ça roule!!!!! c'est-y possible, ma doué!! d'écrire des choses pareilles!!!!!
Je n'ai rien compris à votre baratin sur les corsaires du blé communiste qui venaient de chez Louis XIV, Roi de Pologne...ce qui est trop rude, ce n'est pas le choc, c'est d'être forcé, par politesse élémentaiire de vous lire.....

Ecrit par : montaigneàcheval | 19 mars 2008

"Bien sûr, bien sûr!!! Je le croirai, (sans aucun problème, d'ailleurs), quand il sera venu me le dire lui-même. Et ne lui en voudrai en aucune manière.

Faire confiance à un formateur d'IUFM, c'est presque aussi drôle que les blagues de Montaignàcheval."

Ecrit par : Guillaume | 19 mars 2008

Très sincèrement, je vous plains.

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mars 2008

A.G

Ecrit par : Guillaume | 19 mars 2008

"Pour l'instant je prends des notes, mais ne vous inquiétez pas, je m'en servirai.
Anne-Marie me jalouse à un point que ne pouvez imaginer, elle en salive d'avance."

Ecrit par : Guillaume | 19 mars 2008

C'est ce qu'on appelle une "dream team"... Ou une "dream time", comme elle aurait pu l'écrire elle-même!!! ;-)))))

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mars 2008

Guy Morel, vous voulez vraiment que je vous dise rapidement ce que j'en pense??? Eh bien, on fait de l'histoire-géo un vaste Barnum où le pauvre instit qui n'en peut mais est obligé de valser avec un pogramme chronologiquement démentiel. Et je ne crois pas que les CM1 ou autres soient en mesure de comprendre "Monothéisme et polythéisme" ou autres "réseaux planétaires". Ce que je sais, c'est que les instits auxquels je tire mon chapeau font tous - je le vois en 6ème- un travail extraordinaire de positionnement chronologique ou géographique. Et pas de blabla gonflé-dindonneau genre IUFM. Grâces leur soient rendues.

Ecrit par : montaigneàcheval | 19 mars 2008

"A.G"

Ecrit par : Guillaume | 19 mars 2008

Ca y est, il s'est évanoui, la tête sur son clavier????????

Ou alors il prépare une A.G. commémorative pour les quarante ans de mai 68???

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mars 2008

Il a voulu écrire ARRRRRRRRGGGGH, mais une rupture d'anévrisme....et pofff!!!! C'est la faute à Carrier et à ses brochets....

Ecrit par : montaigneàcheval | 19 mars 2008

Et pas de blabla gonflé-dindonneau genre IUFM.

Ecrit par : montaigneàcheval | 19 mars 2008

Montaigneàcheval, il faudra que je vous présente un jour mon collègue d'histoire-géographie. Un type extraordinaire, et plébiscité par tous les étudiants et stagiaires. Agrégé, (personne n'est parfait... Non, je plaisante), et en cours de thèse, (en histoire, pas en sciences de l'éducation).

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mars 2008

Guy Morel, vous voulez vraiment que je vous dise rapidement ce que j'en pense???
Ecrit par : montaigneàcheval | 19 mars 2008
Bah oui, mais pas rapidement. Serait-il possible d'avoir votre avis détaillé sur la progression de géographie des nouveaux programmes ?

Ecrit par : guy morel | 19 mars 2008

Programme vu avec mes CM depuis le début de l'année :
7-Les invasions barbares
8- Clovis et les Mérovingiens
9- L'Empire de Charlemagne
10- Les Normands
11- Guillaume le Conquérant
12- Les Normands de Sicile
13- Hugues Capet et les Capétiens
14- La féodalité - Les seigneurs
15- Les paysans
16- Le clergé
17- Philippe Auguste -Les Plantagenêts
18 - Les Croisades (cette semaine, avec transparents tableau de la salle des croisades, le Delacroix, Sainte Sophie etc.)
19 - L'art roman/art gothique la semaine prochaine (très bon DVD Les Mystères des cathédrales)

Ecrit par : Guillaume | 19 mars 2008

Le diagnostic d'Alu, bien qu'un peu simplificateur, est réaliste et tout à fait pertinent. Je venais de développer des arguments mais fausse manip et plus rien. Mince, je ne vais pas recommencer et passer encore un quart d'heure à le retaper, je vais plutôt descendre m'occuper de petit Pierre.
ALU, un prof vous a lu et souscrit à ce que vous dites mais sachez tout de même que nous n'avons pas tous la même pratique et que nous ne sommes pas une masse informe.

Ecrit par : agna | 19 mars 2008

"Le RASED ne peut être efficace que si le maître reprend l'enfant en échec en lui faisant faire du b-a ba, comme le font les bonnes orthophonistes."

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 mars 2008

Encore une vérité toute faite, qui fleure bon son absolutisme.
Il y a tellement de raisons de signaler un enfant au RASED... Vous êtes au courant, Anne-Marie, je suppose???

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mars 2008

Christophe, ce que j'en dis, c'est d'après Thierry Venot, rééducateur, sur lequel vous pouvez vous renseigner sur google. C'est ce qu'il pratique avec succès, il a décrit la méthode qu'il utilise en GS : ses élèves sont si bien préparés qu'ils apprennent à lire et à écrire en quelques mois en CP.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 mars 2008

Il a voulu écrire ARRRRRRRRGGGGH, mais une rupture d'anévrisme....et pofff!!!! C'est la faute à Carrier et à ses brochets....

Continuez, vous êtes de plus en plus drôle.

Ecrit par : Guillaume | 19 mars 2008

J'ai parfaitement entendu parler des UIFM. je déplore ce qui y est dit et enseigné.

au lieu d'insulter les gens avec des noms d'oiseaux que je n'ai pas cités dansmon texte initial ; Pourquoi ne vous battez vous pas contre les UIFM ? Pourquoi appliquez vous leurs préceptes en sachant pertinement que ça conduit au désastre ?

Ce combat serait autrement plus valorisant que de vous voir défiler dans les rues pour réclamer encore plus d'effectifs sans jamais remettre en question la qualité de votre travail.

Vous pouvez quand même comprendre que devant d'aussi mauvais résultats, la société vous demande des comptes et veuille arrêter de verser de l'argent dans le tonneau des danaïdes qu'est l'EN.

Argumentez plutôt que d'insulter c'est plus civique. je comprends mieux pour quoi certains jeunes soient agressifs si leurs profs sont comme cela.

j'ai réussi à force de trimer 70h/sem à payer à mes enfants des études dignes de ce nom. Ils ont quitté la France pour d'autres cieux et y ont dévellopé des activités économiques fructueuses.

Je n'ai aucune haine des profs. J'estime qu'une société à besoin de vous. Je serai d'accord pour doubler vos salaires pour les méritants à condition que les résultats soit là.

Je vous reproche de ne pas faire le ménage dans vos rangs et de toujours reporter sur les autres les causes de l'echec scolaire.

Enfin rassurez vous j'ai lu Hugo et Honiara est la nouvelle capitale des iles Salomon

Ecrit par : alu | 19 mars 2008

Sur l'alphabétisation des jeunes sous la Révolution, très bon chapitre de Sédillot IV Chapitre culturelp.89 (le Coût de la Révolution française ed.Perrin).

Ecrit par : Guillaume | 19 mars 2008

Sibille - Venot, la comparaison est cruelle, Anne-Marie.

Ecrit par : Guillaume | 19 mars 2008

Ce matin, animation supplémentaire sur les nouveaux programmes avec l’IEN.
Chouette, on va enfin savoir ! Tout !
Les vingt-quatre heures et les deux heures de soutien pour les enfants en difficulté, les stages de printemps, les conseils pour mettre éventuellement en œuvre les programmes d’histoire, de géographie, de sciences, d’histoire de l’art, de langue étrangère en cinq à sept heures par semaine au cas où, à l’issue de la consultation des PE, ces programmes seraient adoptés en l’état.

Comme j’avais lu Guillemette, j’avais un peu peur d’entendre beaucoup de bêtises.

Je n'ai entendu aucune ânerie de la part de mon IEN (peut-être était-il sur écoute) qui a fait ce que l'on peut appeler de la résistance passive. Le parfait fonctionnaire lisant ostensiblement les notes émanant de son Ministère ou de son IA, je ne sais pas, et refusant stoïquement d'aller plus loin, que ce soit dans un sens ou dans l'autre : aucune réponse aux pourquoi, comment des directeurs, aucune prise de notes des réserves émises par l'un ou l'autre, aucun éclaircissement d'aucune sorte sur la façon de procéder...

Nous n'en savons pas plus.

L’organisation des deux heures de soutien en remplacement des deux heures de classe volées à l'ensemble des élèves reste à faire, aucune piste n’est proposée. Les IEN doivent se réunir un jour pour voir si ce serait mieux le soir à la veillée, le midi entre la purée et le steak haché ou très éventuellement le mercredi matin, mais ça, ça va pas être très possible à cause des 18 heures d’animations pédagogiques qu’on n’arrivera pas à caser autrement ; les enseignants n’ayant pas de PPRE dans leurs classes ne seraient apparemment pas tenus d’organiser ce soutien et bénéficieraient à la place de 60 heures de formation supplémentaire. Formation à quoi ? A savoir créer de l’échec scolaire ? C’est quand même très fort, ce truc-là ! Vous n’avez pas d’élèves à soutenir, on va vous former, nous, v’s allez voir si v’s allez vous en tirer comme ça, bandes d’andouilles ! On va vous montrer comment y faut faire, non mais oh.

Pour les stages de printemps, pour le moment, c’est : faites remonter vos besoins et vos volontaires et après on verra. Ben ouais, mais le problème, ont dit certains, c’est que les parents aimeraient bien savoir si ce sera dans l’école du petit ou s’il faudra l’emmener dans une autre école parce que c’est pas pareil, au point de vue organisation. Ah bah ça, on peut pas vous dire, faites remonter et on vous dira après...

Rien non plus sur l'application des nouveaux programmes : l’IEN a plus ou moins susurré que des instits chevronnés comme nous savaient ce qu'ils avaient à faire pour faire progresser leurs élèves, tout en signalant haut et fort que cela ne devait pas se comprendre comme un conseil à boycotter ces nouvelles directives.

Et on en a encore moins su sur l'évaluation des PE qui doit se baser maintenant sur les progrès de leurs élèves, à part une vague boutade sur le fait qu’il y aurait quand même quelques écoles un peu moins égales que les autres, sur ce coup-là.

J'ai en revanche entendu pas mal d'âneries de la part des collègues, tant sur la lecture-écriture en GS, c'est selon l'une d'entre elles une hérésie que de vouloir associer chaque lettre à un phonème ; sur la lecture en PS-MS, toutes les directrices exerçant en maternelle sont hautement persuadées que ce qu'elles font passer grâce à la lecture d'étiquettes et d'albums à ce niveau est fondamental pour leurs jeunes apprenants et que les instits de GS et CP vont en baver des ronds de chapeau si plus personne ne fait écrire les mouflets dès leur arrivée à l’école maternelle ; sur les programmes de français et de maths du CM, totalement irréalisables selon une directrice, chaudement approuvée par d’autres, cette dame ayant pourtant passé la cinquantaine et les ayant donc vu fonctionner sans troubles majeurs de la part des gosses d'alors pendant au moins les quinze premières années de sa carrière ; elle pense d’ailleurs que c’est un coup des profs de collège qui aimeraient bien tirer leur flemme tranquilles sans avoir à aider leurs apprenants à structurer leurs savoirs.

Monsieur l'Inspecteur est resté prudemment silencieux sans approuver ni dénier : "Au revoir, messieurs-dames, j’ai fait mes heures. La suite au prochain numéro. Et bon courage !"

Ecrit par : c. cru | 19 mars 2008

Et voilà !!!!!

un alu de passage alulume les p'tits profs et ma teigne pète son neurone !!!

Tu vas te briser ton petit coeur si tu continues à tout prendre sur toi !!!! faut s'élever, prendre de la distance, savoir partager le bon crincrin du livret !

Allez, va faire une bonne sieste et oublie tous ce mauvais diseurs .... il ne sont pas fréquentables pour tes coronaires !

Ecrit par : Epouvantable Yfig | 19 mars 2008

Moi aussi, j'ai bien aimé poème d'Yfig...Moins l'allusion à la rue du Temple un peu avant (ils ne peuvent pas s'en empêcher).
Robin
___________________________________________________

Mon cher ami,

premièrement, je n'ai rien inventé. Ca s'est passé comme ça, je n'y suis pour rien, je ne fais pas les programmes télé .... vous devriez vous en douter ......
on nous a présenté un chanteur sans voie qui faisait payer sa daube à 40 euros la place rue du temple.
Si vous devez vous offusquez, vous devriez plutôt demander un peu plus d'honnêteté de la part des artistes pistonnés !

deuxio , vous semblez 'apprécier' (je dis ça avec des pincettes, avez-vous remarqué ?) mon pamphlet sur la religion et les religieux, mais vous vous offusquez (sans pincette) de mes moqueries sur les marchands du temple !!!

Je vous le dit tout d'un bloc, je suis à prendre ou à laisser ..... hors de question que je me scinde pour vous faire plaisir !
J'emmerde les cons ..... tous les cons !

Ecrit par : Epouvantable Yfig | 19 mars 2008

J'emmerde les cons ..... tous les cons !

Ecrit par : Epouvantable Yfig | 19 mars 2008

Qu'est-ce que vous devez vous emmerder !

Ecrit par : Robin | 19 mars 2008

ALU, un prof vous a lu et souscrit à ce que vous dites mais sachez tout de même que nous n'avons pas tous la même pratique et que nous ne sommes pas une masse informe.
Ecrit par : agna | 19 mars 2008

Tiens un lèche-bottes....

Ecrit par : montaigneàcheval | 19 mars 2008

"je ne vois pas pourquoi je m'échine à parler à un pauvre bougre de droite"

MàC, vous avez tout compris!
Comme vous l'écrivez si bien, l'ennemi public N°1 c'est la droite! Elle complote depuis si longtemps contre les prolétaires et sa partie éclairée, le peuple de gôche. L'infâme Kerviel (qu'il brûle en enfer cet allié des deux cents familles et de la grande finance), vient d'ailleur d'être remis en liberté sur ordre expresse du président de la République. Si c'est pas une preuve ça!...

A, si seulement nous pouvions voir revenir aux pouvoirs les humanistes! Les vrais, les certifiés par le parti qui aiment le peuple... Ceux-là, au moins ne remettront en cause aucun des aspects de notre chère Révolution: ils sont tellement honnêtes intellectuellement; et puis ils ont du coeur et savent reconnaître le progrès là où il se trouve. J'en connais qui ont même regetté d'avoir soutenu Pol Pot en son temps.

Comme vous avez raison.... que revienne le temps de la gôche, même si cela doit nous amener quelques désagréments du type "carrefour du développement", empoisonnement des hémophiles, affaire Rainbow warrior.... qu'importe si c'est pour le bien public!
Et puis, on ne craint pas beaucoup plus: tout le monde sait qu'il n'y a jamais eu de camp dans les pays de gôche et que Katyn, c'est la faute aux allemands.

Ecrit par : Gorkienstring | 19 mars 2008

On s'en fout que tu scindes ou que tu te scindes pas, Lumière d'Ablon, la parthénogénèse , c'est bon pour les escargots...bien baveux....

Ecrit par : montaigneàcheval | 19 mars 2008

Ben dis donc Gorkienslip, pas forte ta réplique..... même anémique....

Ecrit par : montaigneenbody | 19 mars 2008

Si j'ai bonne mémoire,quand le gouvernement de l'époque supprima les 3 heures du samedi après-midi,il ne fallut pas longtemps pour que les instits et l'administration silencieuse en fassent 3 heures de congés supplémentaires sans rien devoir ni aux élèves,ni à la formation.
La plaisanterie va -t-elle recommencer en passant de 26 à 24 heures ?
Le snuipp n'ira pas contre cette diminution du temps de travail,n'en doutons pas ! Quelle aubaine !

Ecrit par : bernard | 19 mars 2008

Je ne me souviens pas d'une époque où il y avait cours le samedi après-midi??

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 mars 2008

'emmerde les cons ..... tous les cons !

Ecrit par : Epouvantable Yfig | 19 mars 2008

Qu'est-ce que vous devez vous emmerder !

Ecrit par : Robin | 19 mars 2008
______________________________________

Ben tu vois bien que j'ai du boulot ............ des comme toi, hélas, y'en a trop !!!!!!

Ecrit par : Epouvantable Yfig | 19 mars 2008

Je ne me souviens pas d'une époque où il y avait cours le samedi après-midi??
Anne-Marie.

En 1967, Je me souviens de mes cousins qui y allaient. J'étais trop petite (MS de maternelle) et l'année suivante c'était fini, en 1968, est-ce une coïncidence ?
Mes souvenirs,qui commencent à dater, sont-ils justes ?

Ecrit par : lucile | 19 mars 2008

On s'en fout que tu scindes ou que tu te scindes pas, Lumière d'Ablon, la parthénogénèse , c'est bon pour les escargots...bien baveux....

Ecrit par : montaigneàcheval | 19 mars 2008
_________________________________________________

parthénogenèse s'il te plaît !

Tu m'aimes plus ??????
tu veux plus faire la cagouille pour moi ? je vais être obligé de me replier sur iPidi ......
Allez, laisse-toi faire, t'as d'beaux yeux au bout de tes télescopes !

un cavalier à cheval de bois s'efface dans la nuit ...... sa petite maison-coquille sur le dos ..... plus rien ne subsiste de son fugace passage qu'une discrète bave .... visqueuse !

adieu bellâtre ........... snif !

Ecrit par : Epouvantable Yfig | 19 mars 2008

C'est fou ce qu'il faut passer-perdre de temps sur ce forum à répondre aux cons quand il y a tant de sujets essentiels qui ne sont jamais abordés !

tiens, au hasard ....

un enseignant qui refuse d'enseigner la morale à ses petits élèves .....
il préfère laisser la place aux curetons et aux rabbits !



Tiens,
un pote à moi me dit : 'Yfig, la morale des laïcs, c'est rien d'autre que la morale religieuse ... exemple : tu ne tueras point, ne violeras point, n'envieras pas la maîtresse de ton prochain etc ....."
il a oublié : "tu ne mangeras pas ton prochain ...... sauf si ce con s'est déguisé en escargot !!!!!"

Ecrit par : Epouvantable Yfig | 19 mars 2008

Je ne me souviens pas d'une époque où il y avait cours le samedi après-midi??
Anne-Marie.

En 1967, Je me souviens de mes cousins qui y allaient. J'étais trop petite (MS de maternelle) et l'année suivante c'était fini, en 1968, est-ce une coïncidence ?
Mes souvenirs,qui commencent à dater, sont-ils justes ?

Ecrit par : lucile | 19 mars 2008
Moi, il me semble que c'était à la rentrée 1967. Je fanfaronnais devant ma petite soeur parce qu'au CES où j'entrais en 6°, je n'aurais pas classe le samedi après-midi et puis hop ! Elle en a bénéficié elle aussi en primaire.
Y'a pas de justice.

Ecrit par : catmano | 19 mars 2008

J'ai parfaitement entendu parler des UIFM.

Pourquoi ne vous battez vous pas contre les UIFM ?
Ecrit par : alu | 19 mars 2008

Vous en avez entendu parler d'assez loin, visiblement! ;-)))))

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mars 2008

S'il vous plaît ne serait il pas possible d'élever unpeu le débat ?

Si vous vouslez reter entre profs jeme retire et j'arrête de poster. Mais je suis certain que cela ne vous enrichira pas. Il est plus facile de se complaindre au sein d'une même catégorie qe de comprendre ou d'essyer de comprendre ce que pense de vous une partie de la société française.

J'en reviens à ce que je disais : Il est indéniable qu'hormis quelques élèves brillantsle niveau d'un enfant de teminale a baissé beaucoup baissé.

Pourquoi vous les correcteurs du Bac acceptez vous de noter correctement une épreuve scientifique bourrée de fautes d'orthographe ?

Pourquoi vous les correcteurs du bac acceptez vous de donner cet examen à des élèves qui n'en sont pas dignes ?

Etes vous à ce point bêtes et disciplinés au point de suivre à la lettre ce qu'on vous demande (80% de bac)?

Pourquoi quand une société vous demande des comptes ce qui est normal compte-tenu du budget que l'EN engloutit, vous révoltez vous de la sorte ?

Pourquoi refusez vous la notation au mérite ? Je ne connais pas de bon professionnel quelque soit son métier qui refuse une évaluation. c'est en s'évaluant qu'on s'améliore et qu'on devient meilleur

Pourquoi vous échinez vous à réclamer encore plus de moyens alors que vous engloutissez une grande partie du budget de l'état avec un résultat médiocre ?

Ne savez vous pas vous remettre en cause ?

Evidemment qu'il y a des parents démissionnaires mais il y en a toujours eu. Il y a aussi des profs indignes qui sabraient les cours en classe te qui se faisaient en revanche un devoir de prendre les élèves en cours particuliers le soir à 40 euros/h/élève au noir. J'en ai connu. Pourquoi vous ne le dénoncez pas ?

Au lieu de tenir de grands discours sur l'égalité de l'enseignement et la non séléction par l'argent (qui soit en passant existe et est une réalité comme les écuries en 1ere année de médecine ou les cours particuliers au collège et au lycée)

faites le ménage chez vous et vous serez respectés .

Ecrit par : alu | 19 mars 2008

Dans la foulée des acquis de mai 68, un arrêté ministériel du 7 août 1969, applicable dès la rentrée de cette même année, a ramené à 27 heures l'horaire hebdomadaire de l'école élémentaire par suppression des cours le Samedi après-midi, à charge pour les enseignants de consacrer 3 h par semaine à leur formation continuée.
C'est un arrêté ministériel du 12 mai 1972 qui a fait passer la coupure de la semaine scolaire du Jeudi au Mercredi, pour rééquilibrer la semaine des élèves après la réforme du 7 août 1969.

Ecrit par : bernard | 19 mars 2008

"Ferry sur France Culture. Il ne dit pas que des conneries"

Ecrit par : Laurent

Non, il en a écrit, aussi

Ecrit par : Pierre Desproges | 19 mars 2008

Alors c'est à ma soeur qu'ils ont fait ce mauvais coup. Toutes mes excuses, Dobolino.

Ecrit par : catmano | 19 mars 2008

"Sibille - Venot, la comparaison est cruelle, Anne-Marie."

Ecrit par : Guillaume | 19 mars 2008

"Christophe, ce que j'en dis, c'est d'après Thierry Venot, rééducateur, sur lequel vous pouvez vous renseigner sur google. C'est ce qu'il pratique avec succès, il a décrit la méthode qu'il utilise en GS : ses élèves sont si bien préparés qu'ils apprennent à lire et à écrire en quelques mois en CP.

Anne-Marie."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 mars 2008

La dream-time est de nouveau en place...

Je sais bien, Anne-Marie Valette. J'ai lu sa lettre au moment de son dernier passage ici, et nous avons eu un échange de mail à ce sujet. Je ne doute pas que cela puisse marcher dans le cas de certains profils d'élèves.
Vous savez, j'ai côtoyé de très près une rééducatrice qui pratiquait de manière radicalement différente, (essentielle-
-ment à base d'art-thérapie; elle avait une double casquette de psy et de plasticienne), et qui a également eu des résultats extrêmement impressionnants.
Ce qui est vraiment crispant, c'est la morgue inlassable que vous déployez dans l'art d'essayer de nous enfoncer dans la tête en permanence qu'il n'y a pas de place pour d'autres vérités que la vôtre.
C'est vraiment LE point commun entre tous les affidés de "lire et écrire".

Par ailleurs, j'ai une certaine estime pour Thierry Venot, et je ne vois pas l'intérêt d'essayer de nous comparer, sauf pour des gens qui ne peuvent pas vivre sans tout comparer systématiquement. Même des choses, (ou des gens), qui ne sont pas comparables.

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mars 2008

alu, je le trouve en béton armé !

vaz'y l'alu, relève le débat .... mais je te préviens .... essaies pas de relever les profs .... ils se sont couchés .... inutile de les réveiller !!!!

dis, tu crois que tu pourrais relever le kiki à ma teigne (de ch'val) ? il a l'ai un brin ramollo depuis qu'on lui a retiré deux couilles .... il veut même plus faire l'escargot, lui qui bave si bien d'habitude !!!!!

Ma teigne, je ne suis qu'un vil ingrat !!! je le reconnais, mais c'est pour ton bien, pour que tu ne fasses confiance à personne, même pas à moi !!!!!!!

bon, allez alu, on leur fait leur programme aux profs ?

Que dirais-tu de les armer ? un bon colt, un parabellum 9 mm ! avec des balles explosives .... et d'autres traçantes .... pour le fun ?

un gillet pare-balle, des rangers, des boucliers transparents, un casque intégrale (pas le maths, hein !), des pistolets électrique .... 50000volts, des battes de base ball, des crans d'arrêt ..... j't'jure qu'les mioches y vont pas la ramener quand y vont voir leur profs dans leur treillis de camouflage (simili page d'histoire de France avec Napopo sur le pont d'arcoolo !)



ce n'est qu'un débit (d'boisson) continuons le .................. combart !

Ecrit par : Epouvantable Yfig | 19 mars 2008

"Pourquoi refusez vous la notation au mérite ? Je ne connais pas de bon professionnel quelque soit son métier qui refuse une évaluation. c'est en s'évaluant qu'on s'améliore et qu'on devient meilleur. "

Ecrit par : alu | 19 mars 2008

Je ne pense pas que qui que ce soit, ici, soit contre le principe d'une évaluation au mérite. Simplement, qui évalue, et suivant quels critères? Je crois que la principale question est là.

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mars 2008

Je ne pense pas que qui que ce soit, ici, soit contre le principe d'une évaluation au mérite. Simplement, qui évalue, et suivant quels critères? Je crois que la principale question est là.

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mars 2008

Comme vous dites, Christophe, la principale question est là.

Ecrit par : catmano | 19 mars 2008

Je confirme, j'ai fait ma première année scolaire en tant qu'instit en 1967 ( j'avais 19 ans ) et nous faisions classe le samedi après-midi.
L'année suivante, ces 3 heures libérées étaient réservées à la formation, peu de temps après, elles étaient totalement libres...

Ecrit par : Maminou | 19 mars 2008

Mais bien sûr, mon brave Sibille, vous êtes incomparable...

Ecrit par : Guillaume | 19 mars 2008

faites le ménage chez vous et vous serez respectés .

Ecrit par : alu | 19 mars 2008

En qui concerne la notation des élèves au bac, vous avez certainement entendu parler du rôle des inspecteurs et des commissions d'harmonisation.

Il est vrai que les correcteurs pourraient refuser, mais ceux qui refusent sont éjectés et le système continue. Nous dénonçons cette pratique...quand je dis "nous", je veux dire beaucoup de gens sur ce blog, à commencer par Jean-Paul Brighelli.

Je trouve effectivement normal que la société nous demande des comptes.

Ce n'est pas contre cela que nous nous révoltons, mais contre une idéologie stupide qui domine l'Education nationale depuis trente ans et qui va à l'encontre de l'intérêt des élèves...Et des parents.

J'ai connu des professeurs caractériels, mais des professeurs "indignes", comme vous dites, je ne peux pas dire...Et aucun, en tous cas, qui corresponde à l'exemple que vous citez.

Nous sommes contre la sélection par l'argent, mais pas pour l'égalitarisme puisque nous souhaitons une sélection fondée sur le mérite.

Notation au mérite : pourquoi pas, mais qui va juger et sur quels critières ? Savez-vous que de nombreux chefs d'établissement n'ont pratiquement jamais ou jamais enseigné (les anciens CPE par exemple) et n'ont ni le CAPES (certificat d'aptitude au professorat dans l'enseignement secondaire), ni l'Agrégation.

Notation au mérite d'accord, mais notation à la docilité et au conformisme idéologique, niet !

A mon avis vous vous êtes trompé de blog, allez voir du côté du "café pédagogique", mais il m'étonnerait fort qu'ils vous acceptent et encore plus qu'ils vous répondent.

Ecrit par : Robin | 19 mars 2008

"Pourquoi refusez vous la notation au mérite ? Je ne connais pas de bon professionnel quelque soit son métier qui refuse une évaluation. c'est en s'évaluant qu'on s'améliore et qu'on devient meilleur. "

Ecrit par : alu

Quand on sait comment sont bien notés dans les boîtes les cireurs de pompes et autres lèche-bottes du chef, dépourvus de toute compétence en dehors de la capacité à se faire bien voir, on peut croire que ce sera du pipeau.

Ecrit par : moot | 19 mars 2008

J'y pense, à propos du Bac : j'ai lu récemment dans le journal qu'il coûtait annuellement entre 200 et 280 millions d'euros (admirez la marge d'erreur, 40%, la Cour des comptes serait ravie !), et que 140.000 correcteurs y participaient.

Cela fait donc entre 1400 et 2000 euros par correcteur.

Au tarif habituel de la copie, cela nous donne entre 2000 et 3000 copies à corriger par correcteur. Cherchez l'erreur.

Ecrit par : moot | 19 mars 2008

J'ajoute une chose : la plus grosse somme que j'ai jamais touchée pour une participation au Bac est d'environ 800 francs (soit 120 euros), dont plus de la moitié en frais de transport, car on avait eu la bonne idée de me faire aller "jurer" près de Fontainebleau.

Ecrit par : moot | 19 mars 2008

J'emmerde les cons ..... tous les cons !

Ecrit par : Epouvantable Yfig | 19 mars 2008

Qu'est-ce que vous devez vous emmerder !

Ecrit par : Robin | 19 mars 2008

C'est surtout une pratique scatophile et un peu crade. D'habitue les messieurs (quand la dame est hétérosexuelle) y mettent plaisamment autre chose.

Ecrit par : Pendariès | 19 mars 2008

Ce que je sais, c'est que les instits auxquels je tire mon chapeau font tous - je le vois en 6ème- un travail extraordinaire de positionnement chronologique ou géographique. Et pas de blabla gonflé-dindonneau genre IUFM. Grâces leur soient rendues.

Ecrit par : montaigneàcheval | 19 mars 2008

Ben, ça alors! Vous avez une sacrée chance dans votre bahut! Faudrait qu'on vous prête la nôtre, d'instit de cycle 3... Vous nous en feriez un chouette texte.

Ecrit par : dobolino | 19 mars 2008

Les aventures du Mouron rouge, c'était effectivement très réactionnaire, mais tellement palpitant !

Montaigneàcheval, je crois que vous vous trompez sur les escargots : ils sont hermaphrodites, mais ils ne pratiquent pas la parthénogénèse. Vous n'avez pas vu "Microcosmos"?

Enfin, je me souviens d'avoir eu cours le samedi après-midi, mais c'était dans les années cinquante...

Ecrit par : Sylvie Huguet | 19 mars 2008

Si j'avais été noté par l'inspecteur au vu des résultats de mes élèves de cm2 ,aussi bien oraux qu'écrits ,aussi bien physiques qu'artistiques, au vu de leur réussite en 6ème,au vu de mon implication réelle dans le groupe scolaire, j'aurais gagné des milliers de francs et d'euros en plus en 37 ans.
Mais je fus jugé tous les trois ou quatre ans sur ma conformité avec les modes pédagogistes ,ou plutôt sur ma non conformité.Et je restai très longtemps, très longtemps entre 10 et 14 sur 20.
4 ans avant mon départ,je passai à toute vitesse de 14 à 18,5 sur 20,allez savoir pourquoi,hi hi. Mais cela ne me rapporta absolument aucune augmentation.
Beaucoup de mes collègues étaient à 18 ou 19 sur 20 depuis des années .Je leur mettais sous le nez mes rapports d'inspection,ils n'étaient pas curieux de les lire.
Ainsi allait la vie enseignante.
Je ne pense pas que ça ait beaucoup changé.
Si?

Ecrit par : bernard | 19 mars 2008

Moi, il me semble que c'était à la rentrée 1967. Je fanfaronnais devant ma petite soeur parce qu'au CES où j'entrais en 6°, je n'aurais pas classe le samedi après-midi et puis hop ! Elle en a bénéficié elle aussi en primaire.
Y'a pas de justice.

Ecrit par : catmano | 19 mars 2008
Que nenni! Je m'y suis collée tous les samedis aprèm' jusqu'à la fin du CM2 soit juin 1969. C'est moi qui ai eu la haine quand ma copine de CM2 a eu son samedi après-midi en même temps que moi qui entrais en sixième. Ceci dit, la rentrée des collèges était encore une semaine après celle des primaires. Je nous revois très bien, dans le pré sous la bergerie de Maurice, tous les trois, en train de regarder plancher nos copains, avec une semaine de vacances supplémentaire dans la poche.

Ecrit par : dobolino | 19 mars 2008

Oui, mais c'est pas tout,il ne faut pas que ces deux heures dues s'évaporent dans un silence tacite de tous comme en 69.
Quoi de plus simple que de les donner aux élèves en difficulté le mercredi de 9 à 11 ?

Ecrit par : bernard | 19 mars 2008

Mince, je ne vais pas recommencer et passer encore un quart d'heure à le retaper, je vais plutôt descendre m'occuper de petit Pierre.
Ecrit par : agna | 19 mars 2008

Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirais mon église... Vaste programme!

Ecrit par : dobolino | 19 mars 2008

Alors c'est à ma soeur qu'ils ont fait ce mauvais coup. Toutes mes excuses, Dobolino.

Ecrit par : catmano | 19 mars 2008
J'ai répondu avant d'avoir lu. Néanmoins, j'accepte ces excuses.

Ecrit par : dobolino | 19 mars 2008

Les aventures du Mouron rouge, c'était effectivement très réactionnaire, mais tellement palpitant !


Ecrit par : Sylvie Huguet | 19 mars 2008

Ah! Je savais bien que je n'étais pas seule à les lire, à treize ans, dans Les Veillées des Chaumières!
Merci, Sylvie!
Et La Révolution de Robert Margerit, en tant que roman pris pour un roman?
En attendant, c'est fou les réactions déchaînées par le prof d'histoire de ma fille...
Je dis bien LE, pour ceux qui ont illico pensé qu'il ne pouvait s'agir que d'une gonzesse. C'est pas une, c'est un.

Ecrit par : dobolino | 19 mars 2008

"Mais bien sûr, mon brave Sibille, vous êtes incomparable..."

Ecrit par : Guillaume | 19 mars 2008

Si c'est vous qui le dites!

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mars 2008

Oui, mais c'est pas tout,il ne faut pas que ces deux heures dues s'évaporent dans un silence tacite de tous comme en 69.
Quoi de plus simple que de les donner aux élèves en difficulté le mercredi de 9 à 11 ?

Ecrit par : bernard | 19 mars 2008

Parce que le mercredi, il y en a qui ont judo, poterie, foot, guitare, danses actuelles,etc. etc. etc.
Et puis que d'autres sont au centre de loisirs de 9 h à 18 h, et qu'on ne peut pas les y ramener après les deux heures de soutien, ou alors, ce sera à la charge des mairies qui le voudront bien.
En rural profond, il faudra aussi organiser un service de ramassage scolaire, tous les enfants n'ont pas une école au bout de leur rue, loin s'en faut.
L'idéal, pour ceux-là, d'ailleurs, ce sera bien entre le steak et la purée, comme dit Carmen, pendant que les copains finiront leur repas puis iront jouer au foot dans la cour, parce que le soir, le ramassage ne va pas passer deux fois.
Et puis, d'ici deux ou trois ans, ce sera supprimé, trop difficile à organiser, trop peu porteur de bénéfices. Ainsi va la vie.

Ecrit par : catmano | 19 mars 2008

Ce matin, animation supplémentaire sur les nouveaux programmes avec l’IEN.
Chouette, on va enfin savoir ! Tout !
Les vingt-quatre heures et les deux heures de soutien pour les enfants en difficulté, les stages de printemps, les conseils pour mettre éventuellement en œuvre les programmes d’histoire, de géographie, de sciences, d’histoire de l’art, de langue étrangère en cinq à sept heures par semaine au cas où, à l’issue de la consultation des PE, ces programmes seraient adoptés en l’état.

Comme j’avais lu Guillemette, j’avais un peu peur d’entendre beaucoup de bêtises.

Je n'ai entendu aucune ânerie de la part de mon IEN (peut-être était-il sur écoute) qui a fait ce que l'on peut appeler de la résistance passive. Le parfait fonctionnaire lisant ostensiblement les notes émanant de son Ministère ou de son IA, je ne sais pas, et refusant stoïquement d'aller plus loin, que ce soit dans un sens ou dans l'autre : aucune réponse aux pourquoi, comment des directeurs, aucune prise de notes des réserves émises par l'un ou l'autre, aucun éclaircissement d'aucune sorte sur la façon de procéder...

Nous n'en savons pas plus.

L’organisation des deux heures de soutien en remplacement des deux heures de classe volées à l'ensemble des élèves reste à faire, aucune piste n’est proposée. Les IEN doivent se réunir un jour pour voir si ce serait mieux le soir à la veillée, le midi entre la purée et le steak haché ou très éventuellement le mercredi matin, mais ça, ça va pas être très possible à cause des 18 heures d’animations pédagogiques qu’on n’arrivera pas à caser autrement ; les enseignants n’ayant pas de PPRE dans leurs classes ne seraient apparemment pas tenus d’organiser ce soutien et bénéficieraient à la place de 60 heures de formation supplémentaire. Formation à quoi ? A savoir créer de l’échec scolaire ? C’est quand même très fort, ce truc-là ! Vous n’avez pas d’élèves à soutenir, on va vous former, nous, v’s allez voir si v’s allez vous en tirer comme ça, bandes d’andouilles ! On va vous montrer comment y faut faire, non mais oh.

Pour les stages de printemps, pour le moment, c’est : faites remonter vos besoins et vos volontaires et après on verra. Ben ouais, mais le problème, ont dit certains, c’est que les parents aimeraient bien savoir si ce sera dans l’école du petit ou s’il faudra l’emmener dans une autre école parce que c’est pas pareil, au point de vue organisation. Ah bah ça, on peut pas vous dire, faites remonter et on vous dira après...

Rien non plus sur l'application des nouveaux programmes : l’IEN a plus ou moins susurré que des instits chevronnés comme nous savaient ce qu'ils avaient à faire pour faire progresser leurs élèves, tout en signalant haut et fort que cela ne devait pas se comprendre comme un conseil à boycotter ces nouvelles directives.

Et on en a encore moins su sur l'évaluation des PE qui doit se baser maintenant sur les progrès de leurs élèves, à part une vague boutade sur le fait qu’il y aurait quand même quelques écoles un peu moins égales que les autres, sur ce coup-là.

J'ai en revanche entendu pas mal d'âneries de la part des collègues, tant sur la lecture-écriture en GS, c'est selon l'une d'entre elles une hérésie que de vouloir associer chaque lettre à un phonème ; sur la lecture en PS-MS, toutes les directrices exerçant en maternelle sont hautement persuadées que ce qu'elles font passer grâce à la lecture d'étiquettes et d'albums à ce niveau est fondamental pour leurs jeunes apprenants et que les instits de GS et CP vont en baver des ronds de chapeau si plus personne ne fait écrire les mouflets dès leur arrivée à l’école maternelle ; sur les programmes de français et de maths du CM, totalement irréalisables selon une directrice, chaudement approuvée par d’autres, cette dame ayant pourtant passé la cinquantaine et les ayant donc vu fonctionner sans troubles majeurs de la part des gosses d'alors pendant au moins les quinze premières années de sa carrière ; elle pense d’ailleurs que c’est un coup des profs de collège qui aimeraient bien tirer leur flemme tranquilles sans avoir à aider leurs apprenants à structurer leurs savoirs.

Monsieur l'Inspecteur est resté prudemment silencieux sans approuver ni dénier : "Au revoir, messieurs-dames, j’ai fait mes heures. La suite au prochain numéro. Et bon courage !"

Ecrit par : c. cru | 19 mars 2008
Alors là, C. Cru, j'avoue ne pas comprendre le but de votre pseudo. Personne n'a lu ni commenté!

Ecrit par : dobolino | 19 mars 2008

Moi, Le Mouron rouge, je le lisais dans le Journal de Mickey. Quant au livre de Margerit, j'avoue à ma grande honte que je ne le connais pas.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 19 mars 2008

Si vous voulez rester entre profs, je me retire et j'arrête de poster. Mais je suis certain que cela ne vous enrichira pas. Il est plus facile de se complaindre au sein d'une même catégorie qe de comprendre ou d'essyer de comprendre ce que pense de vous une partie de la société française.



faites le ménage chez vous et vous serez respectés .

Ecrit par : alu | 19 mars 2008

On peut aussi persister et le prendre dans l'autre sens:
J'arrive, en juillet 2006, bave aux lèvres, parent déçu et offusqué Je me fais pourrir mais persiste à lire puis écrire, sans tenir plus compte que ça des insultes. J'entr'aperçois peu à peu l'envers du décor, les soubassements politiques et idéologiques et mon vertige s'accroit d'autant.
Je n'en veux cependant plus à la pauvre petite qui a massacré mafille en primaire. Elle n'est pour moi que victime, sélectionnée pour un rôle qu'elle était inapte à endosser et endoctrinée à outrance.
Avez-vous, Alu, brisé dans l'œuf la vocation d'enseignant d'un de vos enfants, en lui disant que c'était un métier de pignouf?
Si toutes les vocations sont découragées, faut pas s'étonner du résultat et déplorer que n'aillent vers l'enseignement que ceux qui n'ont pas les moyens de faire "mieux".

Ecrit par : dobolino | 19 mars 2008

Moi, Le Mouron rouge, je le lisais dans le Journal de Mickey. Quant au livre de Margerit, j'avoue à ma grande honte que je ne le connais pas.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 19 mars 2008

Le problème est que je crains que ce soit grande honte de l'avoir lu...

Ecrit par : dobolino | 19 mars 2008

Les aventures du Mouron rouge, c'était effectivement très réactionnaire, mais tellement palpitant !

Montaigneàcheval, je crois que vous vous trompez sur les escargots : ils sont hermaphrodites, mais ils ne pratiquent pas la parthénogénèse. Vous n'avez pas vu "Microcosmos"?

Les aventures du Mouron rouge, découvertes en 4ème grâce à un copain royaliste, écrites par une certaine baronne Orzy (ou quelque chose comme ça) très réactionnaire et très palpitant, qu'on l'ai à gauche ou à droite (le palpitant).

A propos de la Révolution française, quelqu'un a-t-il lu "Les dieux ont soif" d'Anatole France ? Est-ce qu'on lit encore A. France depuis qu'il a été exécuté par André Breton ? J'ai bien aimé aussi.

La vie des escargots a l'air d'être assez palpitante, elle aussi !

Ecrit par : Robin | 19 mars 2008

La vie des escargots a l'air d'être assez palpitante, elle aussi !

Je parle de leur vie sexuelle ; le reste est un peu à la traîne, mais peut-être qu'ils se reposent.

Bonne nuit !

Ecrit par : Robin | 19 mars 2008

"La vie des escargots a l'air d'être assez palpitante, elle aussi !"

Ecrit par : Robin | 19 mars 2008

"Y'a pas de phallocrates chez les escargots,
Prenons donc exempl' chez nos frèr's animaux
Qui baisent en mêm' temps qu'ils se font baiser
Pour rattraper le temps qu'ils mett'nt à s'rencontrer!"

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 mars 2008

Alors là, C. Cru, j'avoue ne pas comprendre le but de votre pseudo. Personne n'a lu ni commenté!

Ecrit par : dobolino | 19 mars 2008

C. Cru n'est pas connue. Alors personne lui cause.

Ecrit par : c. cru | 19 mars 2008

C. Cru n'est pas connue. Alors personne lui cause.

Ecrit par : c. cru | 19 mars 2008

Allez, allez, c.cru le printemps frappe à la porte, les fleurs s'épanouissent, les oiseaux font leur nid... et les enfants de notre France profonde auront bientôt 2 heures de plus pour s'égayer dans la nature...
Il faut toujours considérer le bon côté des choses, ça aide à éloigner la déprime qui nous guette !!!

Ecrit par : c.cuit | 19 mars 2008

A propos de la Révolution française, quelqu'un a-t-il lu "Les dieux ont soif" d'Anatole France ? Est-ce qu'on lit encore A. France depuis qu'il a été exécuté par André Breton ? J'ai bien aimé aussi.

Ecrit par : Robin | 19 mars 2008

Un vrai bon roman, remarquable même, avec du souffle, sur la Révolution française aux Antilles : Alejo Carpentier, "Le siècle des Lumières" éd. Folio.
Commentaire et analyse très bien fichus dans la revue du CRDP de Montpellier (un CRDP, c'est comme un IUFM, on y trouve parfois des fleurs au milieu des décombres... ) :
http://www.crdp- montpellier.fr/ressources/frdtse/frdtse38e.html

Ecrit par : FGuichard | 19 mars 2008

L'Education se réformera par les enseignants pas par les ministres.

Ecrit par : alu | 19 mars 2008

Ce que vous semblez ignorer, excellent alu, c'est que beaucoup d'instituteurs et de professeurs se sont lancés tête baissée , les mains dans le guidon dans les modes pédagogiques les plus absurdes. Les uns par conviction et désir d'être modernes, les autres par pleutrerie et par crainte que leur carrière en souffrît, les autres enfin par indifférence parce que pour eux l'enseignement n'est qu'un gagne-pain qui en vaut bien un autre. Quand vous dites que ce sont les enseignants qui sont responsables du niveau actuel des élèves, vous dites une évidence: quand vous lisez la littérature des syndicats de gauche dominants, comme le SNES et le SGEN, vous n'y trouvez que des appels à être "modernes", à appliquer les méthodes pédagogiques absurdes que nous , sur ce blog, nous refusons. Donc les enseignants sont responsables de la dégringolade du niveau, d'accord, mais PAS TOUS. Par exemple, prenez ceux qui se sont engagés dans des associations comme Sauver les Lettres, Reconstruire l'école, Association des professeurs de Lettres, le projet SLECC, la Troisième Voie, la Société des agrégés (allez voir sur son site) et vous aurez déjà rassemblé quelques centaines de résistants à la connerie pédago, de durs à cuire à qui on ne la fait pas, grâce à qui certains élèves continuent d'apprendre quelque chose pendant que les autres perdent leur temps avec la bénédiction du père Meirieu (cher alu, allez aussi voir sur le site de Meirieu, le Gourou des pédagos, et vous comprendrez encore mieux ce qui se passe dans l'Education nationale.
Vous devez savoir, cher alu, que deux camps se livrent une guerre à outrance , les uns (les pédagos, c'est-à-dire le milieu des IUFM et des fausses sciences de l'éducation) pour conserver le pouvoir tyrannique et obscurantiste qu'ils exercent sur le système repuis 1989, les autres (nous, qui nous inscrivons dans la ligne de la Raison et des Lumières...) pour secouer la chape de plomb du pédagogisme et délivrer la pensée asservie par lui. Xavier Darcos, agrégé de Lettres classiques, membre de la Société des agrégés, homme d'une culture raffinée et authentique - pas comme Meirieu, qui n'a ni Capes ni agrégation! - a bien compris que la restauration de l'école en France était au prix d'une neutralisation des pédagos. C'est bien pour cela que le milieu ("milieu" convient assez bien à cette mafia!) est en train de se déchaîner contre lui: on sonne le tocsin, on sort l'artillerie lourde, toute une solidarité des faux penseurs se réveille (Luc Ferry, Jack Lang, Meirieu sur son blog, le SNUIPP, etc.).

Ecrit par : Jean | 20 mars 2008

Voici un florilège des inepties prises sur un fil consacré au tissu d'âneries proféré par un duo d'imposteurs. La critique de JPB méritait mieux, et je retourne finir sa fin de récré, c'est infiniment mieux écrit, plus instructif et plus drôle que la prose poussive des gauchos du blog, pauvres orphelins inconsolables des révolutions, des idéologies criminogènes et de la Cause du peuple.

"Cadichon, décidément très très chonne, je n'ai jamais prétendu que c'est parce que la linguistique est plus récente qu'elle est plus évoluée ou plus correcte."
Ecrit par : Loki | 17 mars 2008

Mais moi non plus pauvre chon, je n'ai jamais dit que vous avez écrit chonnerie pareille
dur dur d'être bouchonné à ce point
je vous fais envoyer une bouteille de DESTOP!

rebelotte:
"" enfin bref. Je ne devrais pas poster sur ce site ca ne sert à rien de toute façon.
Ecrit par : Loki | 17 mars 2008

Youpi, un cuistre de moins, et un!
Mais pas de pot, ce n'était qu'une menace, hélas pas mise à exécution
_______________________________________

Reportage, (rapide) au vingt heures de France 2, sur l'enseignement en Finlande; une classe relativement peu nombreuse, (une vingtaine d'élèves), une enseignante et une aide aux élèves en difficulté dans la classe, tables mises par deux, élèves par quatre).Les enseignants ont une formation de cinq ans, avec alternance de cours de pédagogie et de stages dans les classes, ("nos profs sont cool avec nous, on les tutoie, mais on les respecte"- je cite-).

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 mars 2008

Finlande: population homogène, classes homogènes, pas de globale mais la syllabique, transmission des savoirs restée au centre de l'école donc pas non plus de constructivisme, ni d'anti-élitisme,ni de bourgeoisophobie

ni de syndicalisme lycéen (voir plus loin)

Alors tout le reste, les profs cool, etc...c'est une cerise sur le gâteau..."On les respecte" tout est dit.

À propos de Finlande et de Darcos:
Quand il y est allé l'an passé, il a parlé de la crise du CPE et du rôle des syndicats lycéens, avec son homologue finlandais , lequel a demandé au traducteur de se reprendre, car il avait surement mal compris et que pareille absurdité lui paraissait impossible. Quand Darcos lui eut confirmé que c'était pourtant la vérité, qu'il y avait bel et bien des syndicats de lycéens en France, le Finlandais lui a offert toute sa commisération.

----------------------------------------------
"mort aux pauvres. Voilà qui plait à Madame Lagarde à Mr Trichet et au sarkozysme."
Ecrit par : montaigneàcheval | 18 mars 2008

Et à Cadichon, certainement!
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 mars 2008

Asinus asinum...Quod erat demonstran...dumb, dumber, dumbest....
=======================================
Et encore un autre exemple, ....n'en jetez plus!
"" on y est en plein dans le pétainisme! Vous en voyez beaucoup, vous, des enseignants prêts à prendre "l'option de la désobéissance" et prêts à résister contre la soumission de l'école aux impératifs du capitalisme libéral?
Ecrit par : marigot | 18 mars 2008

le mur du chon est dépaché!!
Fouchtra!

Qui dit mieux?

Ecrit par : Cadichon | 20 mars 2008

La prose roborative de Gramsci, ( un communiste qui vous réconcilierait presque avec) sur la grammaire et les propos de Hegel soulignent la sottise des idéologues, et notamment ceux du blog...
Je citerai simplement V. Havel qui avait appris de première main que "l'idéologie dresse une barrière entre l'homme et la réalité" .
Il faut vraiment être aveuglé par elle pour ne pas voir qu'il est absurde d'affirmer que si l'école est foutue c'est aux sales exploiteurs bourgeois capitalistes, et à ...l'impérialisme libéral qu'on le doit.

Si c'est à la droite que l'on doit la faillite de notre système d'enseignement, expliquez-moi par quelle subite transmutation elle prônerait ce qui y a notoirement contribué et qu'elle a toujours combattu: l'égalitarisme,( dérive funeste d'une valeur républicaine par la gauche) l'anti-élitisme, l'opposition à toute sélection PAR LE MÉRITE, puisque dans un paradigme égalitariste il ne peut y avoir de distinction entre les enfants: Tous pareils...

Minable procès d'intention fait à un coupable inventé de toutes pièces, (le libéralisme) sans aucune cohérence, dans le seul but de permettre aux bonnes âmes de gauche de ne pas avoir à admettre qu'ils se sont abjectement trompés et de continuer à sacrifier nos enfants. Se tromper sur l'origine du mal fausse le diagnostic et interdit les remèdes susceptibles de guérir le malade.

Ecrit par : Cadichon | 20 mars 2008

Rien à voir mais je ne peux pas résister :

Hier, l'olympique de marseille s'est fait sortir par le club amateur de Carquefou en coupe de la ligue.

La cause est évidente : la réélection de J.C. GADIN * a traumatisé la population et l'OM s'est mise au diapason.

Si Guerini avait été élu, l'OM aurait été, par décret municipal, sacrée championne d'Europe pour 6 ans reconductibles.

Bien fait ! Connards de marseillais, si prompts à déguiser leur orgueil en fierté.

* ainsi présenté par l'inénarrable JP Elkabbach dans une interview radio le 7 février dernier.

Ecrit par : dugong | 20 mars 2008

Anatole France dans le Lys rouge

" Un des bienfaits de la Révolution est d'avoir livré la France aux hommes d'argent qui, depuis cent ans, la dévorent".

Ecrit par : Guillaume | 20 mars 2008

Anatole France dans le Lys rouge

" Un des bienfaits de la Révolution est d'avoir livré la France aux hommes d'argent qui, depuis cent ans, la dévorent".

Ecrit par : Guillaume | 20 mars 2008

Vas-y, Joseph... de Maistre, bien entendu, comte de son état.

Ecrit par : Pendariès | 20 mars 2008

Moi je dirais plutôt "Vas-y Gobineau!!!" A moins, mon cher Pendariès, que je salue amicalement, vous me trouviez quelqu'un de plus à droite!!!


Je ne sais plus quelle grue a écrit plus haut que LE MERITE ETAIT EGALITAIRE!!!!! Ben voyons!!! Vu les longeureus de raies du cul qu'on devra lècher pour avoir une excellente note,, nul doute que la distance Terre-Lune ne suffirait pas!!!
Et puis ,derrière cette idée de mérite, il y a la vieille hargne de collègues rancis et jaloux du succès des autres. par exemple de ceux qui se font bordeliser depuis 20 ans et qui haîssent cordialement le collègue qui lui, sans qu'on sache trop pourquoi, réussit magnifiquement à capter ses élèves. Ce porf boordélisé, lui, aura intérêt à devenir le misérable petit porte-coton de son protal....et bien sûr le petit dénonciateur sauce vichyste, qui sera bien noté.
Le mérite, basé sur la pédagogie??? Qui jugerait??? le IPR, ramassis de dindonneaux gonflés et pêtant de jargon??? les chefs d'établissement?? Pour la plupart, chiens couchants ou psychopathes dangereux?? la parentaille????
le problème, comme le soulignait l'autre ALU(ME) est qu'en effet des profs "ne savent pas faire". Mais donnez moi un seul corps de métier, un seul, avec 1000000 de personnes qui comporte 1000000 de génies.....si vous m'en trouvez un , je vous offre un voyage pour deux personnnes à Blanc-Mesnil, hébergemennt en Formule 1

En fait , cette histoire de salaire au mérite, c'est un truc pour apaiser la parentaille qui nous hait, nous exècre, nous vomit depuis des décennies, à cause, entre autres de l'image désastreuse que la télé a donné de nous. Je pense en particulier à une saloperie des années 80 "LA CLASSE" sur FR3 animmée par un étron nommé Fabrice.....

En tous, cas ,l'autre là, la truie libérale dont j'ai oublié le nom , quand elle sera à la retraite, moche, ridée, bloblottant sa gelée de groseille sur ses nichons devenus aussi flasques qu'une outre d'Irouléguy après un matchh Bayonne-Orthez, qu'elle touchera 100 euros par mois, qu'elle n'aura même plus la possibilité de se soigner gratis. Le bon médoc pour réduire son choléstérol à 3,44, les bonnes statines!!!! peut-être cette dinde sarkozyste se rendra-t-elle compte qu'on l'a grugée?.? Comme le corbak dans la fable....un ppeu tard.
Enfin t'en fais pas ma vieille, quand tu fermeras ton pébroque, tes amis libéraux t'octroieront un beau lardeuss en peuplier, évidemment, pas en chêne. Trop cher....
Vive le libéralisme, ferment de bonheur, d'égalité, d'harmonie
Mort à tous ces salopards de bolchéviques qui osent le critiquer.
Bonne journée, la dinde.

Ecrit par : montaigneàcheval | 20 mars 2008

"mort aux pauvres. Voilà qui plait à Madame Lagarde à Mr Trichet et au sarkozysme."
Ecrit par : montaigneàcheval | 18 mars 2008

Et à Cadichon, certainement!
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 mars 2008

Asinus asinum...Quod erat demonstran...dumb, dumber, dumbest...."

Ecrit par : Cadichon | 20 mars 2008

J'en ai une ou deux autres, si vous voulez deux trois inscriptions de fonds d'assiette, de carafes d'eau, ou de ronds de serviette dans la moyenne bourgeoisie lyonnaise; à consommer sans modération dans vos prochains messages, si vous êtes à court d'arguments:

"Timeo danaos et dona ferentes"
Dulce et decorum est pro patria mori
Major e longinquo reverentia
In vino veritas, (pour toto)
Ira furor brevis est ,(pour vous)

Et, enfin, si vous séchez vraiment!
"La politesse est au fond du plat"

"Tant va la cruche à l'eau qu'il faut partir à point, à quatorze heures, à sa porte"
Etc, etc. Bonne journée! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 mars 2008

"bloblottant sa gelée de groseille sur ses nichons devenus aussi flasques qu'une outre d'Irouléguy après un match Bayonne-Orthez"

Ecrit par : montaigneàcheval | 20 mars 2008

Ca, c'est de la métaphore! Ca fait du bien, un bon éclat de rire en début de journée. Vous êtes presque aussi fort que Frédéric Dard, sur ce coup-là. Indépendamment de la cible.

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 mars 2008

Moi je dirais plutôt "Vas-y Gobineau!!!" A moins, mon cher Pendariès, que je salue amicalement, vous me trouviez quelqu'un de plus à droite!!!

Aime assez (MàC, quoi)

Salutations à vous, ave. Hmmm, une recherche du côté des auteurs contemporains plus à droite que Gobineau (un autre Joseph, mais à part celui du Christ, y a que des timbrés ou quoi chez les Jo??? Et comte pour de faux, çui-là)... Peut-être trouverions-nous notre bonheur du côté d'Occident ou de l'Horloge?

J'avoue ne pas encore avoir lu Gobineau; je serais plutôt tenté par ses récits de voyages ou son "Les Pléïades". Quelqu'un ici peut-il me conseiller?

Ecrit par : Pendariès | 20 mars 2008

"Truie libérale", oh, Montaigne, vous parlez d'une dame. J'apprécie les posts de Cadichon car, d'une ignorance politique rare, j'apprends assez (furetant du côté de ses références bibliographique); pour la Gauche, je m'intéresse à l'anarchisme russe et espagnol. Tiens, paraît-il que l'on trouve du côté de Fourrier et de quelques autres penseurs d'extrême-gauche au XIXe les prodomes de l'hitlérisme (supériorité de la race blanche, etc.). Mais il faut que mon pote Pantocrator m'en dise plus.

Ecrit par : Pendariès | 20 mars 2008

ses références bibliographiqueS

Fourier

Ecrit par : Pendariès | 20 mars 2008

A propos de la Révolution française, quelqu'un a-t-il lu "Les dieux ont soif" d'Anatole France ? Est-ce qu'on lit encore A. France depuis qu'il a été exécuté par André Breton ? J'ai bien aimé aussi.

Ecrit par : Robin | 19 mars 2008

Oui, Robin, je l'ai lu à mon fils, qui était dans un lycée professionnel en seconde...et qui l'avait à lire.
Je m'arrêtais ...pour pleurer, tant certains passages sont insoutenables : tant de petites gens innocents sont passés à la guillotine ! Je me souviens d'une petite blanchisseuse.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 20 mars 2008

Si vous faites un tour en Bougogne ( Semur-en-Auxois, ravissante petite ville, avec un minuscule opéra) ne manquez pas de visiter une entreprise d'élevage d'escargots. C'est passionnant et tordant!
Le pauvre éleveur avait frôlé la ruine, car une famille de hérissons s'était empifrée pendant la nuit des bébés de l'année, bien tendres.
Depuis cette nuit funeste, l'enclos était protégé par une barrière électrique.
Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 20 mars 2008

Oui, Robin, je l'ai lu à mon fils, qui était dans un lycée professionnel en seconde...et qui l'avait à lire.
Je m'arrêtais ...pour pleurer, tant certains passages sont insoutenables : tant de petites gens innocents sont passés à la guillotine ! Je me souviens d'une petite blanchisseuse.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 20 mars 2008

Je ne veux pas entrer dans la polémique pour ou contre la Révolution française (ce qui, entre nous, n'a pas grand sens), mais il y a eu des faits qui serrent effectivement le coeur.

Certaines victimes étaient à peine sorties de l'enfance ; j'ai un exemple précis en tête, en Lozère, une jeune paysanne de 14 ans. Les condamnés n'étaient pas tous des aristocrates, il y a eu beaucoup de gens du peuple.

Ce que montre A. France dans "Les dieux ont soif", c'est le processus que nous connaissons bien depuis : la Révolution qui dévore, comme Chronos, ses propres enfants, les acteurs qui deviennent victimes les uns des autres.

C'est ce que les tenants de la théorie de l'accouchement de l'Histoire par la violence qu'étaient les surréalistes dans les années 20 (Aragon, Breton...) n'ont pas pardonné A.France qu'ils méprisaient autant que Pierre Loti et Maurice Barrès ("l'idiot, le traître et le policier", sic)

Ecrit par : Robin | 20 mars 2008

Anatole France que je respecte pour son engagement aux côtés des dreyfusards, et pas qu'un peu, a franchement déconné. Bien sûr que la révolution dévore ses propres enfants, c'est une sorte de suicide, d'apoptose historique si j'ose dire, pour laisser la place à quelque chose de nouveau.
Robin, des histoires de gosselines guillotinées, on en connaît des tas; abominables!!!!! épouvantables!!! monstrueuses!!!mais savez-vous qu'en Angleterre, jusqu'au début du XVIIIème siècle, le jour de la pendaison d'un condamné, quelques minutes avaant qu'on ne l'exécute, on faisait venir ses enfants pour lui tenir la main....mais voyons, Màc? c'était du temps de Not' Bon Roué....."la douceur de vivre sous l'Ancien Régime"...demandez un peu aux protestants, massacrés en 1638 dans le Jura, à la Rochelle, à Romans, à Montélimar et aillerus sur ordre express du Cardinal de RICHELIEU. Et puis, 50 ans plus tard, la Révocation de l'Edit de Nantes, crime des crimes, suivi des Dragonnades en Cévennes dans les années 1705. Effroyables. Ce n'est pas Pendariès qui me dira le contraire. Les doux généraux de Louis XIV à Anduze, Saint-Jean du Gard, Florac, le Vigan, etc massacrèrent des populations entière, pour leur bien voyons, pour leur salut....pas comme ces vilains révolutionnaires.
De même en 1674-75, Turenne dévasta le Palatinat ,faisant au bas mot 23000 morts, viols, tortures , villes dévastées, arbres fruitiers coupés à la souche...c'était pour leur bien , voyons, c'était Not'Bon Roué....
Et puis cette altière marche royale
Ils ont traversé le Rhin
Avec Monsieur de Turenne
Au son des fifres et des tambourins
Ils ont traversé le Rhin

Refrain :
Lon, lon, la
Laissez les passer
Les Français sont dans la Lorraine.
Lon, lon, la
Laissez les passer
Ils ont eu du mal assez.

2.
ls ont incendié Coblence
Les fiers Dragons de Noailles
Et pillé le Palatinat
Ils ont incendié Coblence

3.
I Ils ont pris tous les chemins
D’Anjou, d’Artois et du Maine
Et jamais ils n’ont peur de rien
Les fiers Dragons de Noailles.

4.
Ils ont pavoisé Paris
Les fiers Dragons de Noailles
Avec les drapeaux ennemis
Ils ont pavoisé Paris

ça vous donne envie de violer les Gretchen et d'empaler les enfants de l'orphelinat de Mayence (Juillet 1674) au bout des piques et de les rôtir devant leurs parents ou ce qu'il en restait. Mais enfin, not'bon roué, not bon roué!!!!!!!
Bande de fromages révisionnistes pourris!!!!

Bien entendu que le bilann social de la Révolution est nul. Bien entendu que, c'est pas Villermé en 1841, qui me contredira, la condition ouvrière dans l'ignominie capitaliste du 1er XIXème siècle était piore quie celle des paysans de l'Ancien Régime...mais le problème n'est pas là.
Ce qui est obscène, c'est que les fascistes qui "revisitent" la Révolution font semeblant de s'apitoyer sur les massacres des Vendéens. Dont ils n'ont que foutre. A -t-on déjà) vu un chienn de droite se précoccuper du bien des peuples??? Non la degueulasserie du livrfe vient de cette INSTRUMENTALISATION des malheurs du peuple pendant la Terreur à des fins éminemment puantes.
La droite des soutanes sentant le cul et le beurre rance, la crasse de pieds et la soupe aux choux sûrie relève la t^ête, en même tempes que les islamistes les plus ultra-conservateurs, les orthodoxes ultra-orthodoxes, les juifs extrémistes et les sectateurs évangéliques de pissotière qui sévissent aux USA en Afrique au Brésil et en Caraïbe. Tous sont unanimes, avec la complicité des scientologues sarkozistes: écraser la liberté à coups de talon dans la mâchoire et dans l'occipital. Crever la Gueuse, et cette fois pour toujours. Au vu de ce qu'on lit plus haut , il ya des soucis à se faire.....

Ecrit par : montaigneàcheval | 20 mars 2008

Fautes de frappe en pagaille...emporté par ma juste colère....

Ecrit par : montaigneàcheval | 20 mars 2008

Je me souviens , Sylvie, avoir eu cours le samedi dans les années cinquante et soixante. A la communale, le samedi, nous révisions tout ce qui avait été vu dans la semaine et le dernier samedi du mois nous faisions le bilan du mois écoulé, même chose en fin de trimestre. Au cours complémentaire qui s'appela collège deux ou trois ans plus tard, nous avions cours tout le samedi également et c'était le même principe. Toujours faire le point avant de passer à la vitesse supérieure. Ca ne nous empêchait pas d'avoir de bons moments même si nous nous faision rappeler à l'ordre et les parents étaient tellement contents d'avoir un établissement secondaire dans le canton qu'ils ne pensaient pas à revendiquer. Ils nous râbachaient que nous avions de la chance et qu'il fallait en profiter. Donc , il fallait bosser. Point.

Par ailleurs, beaucoup d'entre nous donnaient un coup de main à la maison , histoire d'apprendre à être grands et à se débrouiller dans la vie. Cela ne signifie nullement que notre enfance ait été volée. Quand j'entends des responsables syndiquaux déclarer que le ministre veut nous faire revenir quarante ans en arrière et voler leur enfance à nos chers petits, je me dis que nous pétons dans la soie pendant qu'ici ou là sur notre terre des gosses affamés, malades, exploités et souillés à jamais se contenteraient de bien moins.
Continuons la rétrospective.

A l'Ecole normale d'institutrices où nous rentrions sur concours et, dans la plupart des cas après une troisième spéciale intensive avec des dictées, des questions, des commentaires, des fiches de lecture et des maths à volonté. A l'Ecole normale donc nous avions cours samedi matin et des devoirs surveillés le samedi après-midi, une ou deux fois par mois. Là aussi nous donnions un coup de main à l'entretien des locaux de 7 h 30 à 7 h 50 chaque matin( j'étais chargée de balayer le couloir de mon dortoir, pas même dix mètres de vérifier la propreté des WC et de descendre les poubelles ) avant les cinq minutes da chant devant la directrice qui nous donnait des nouvelles de l'académie et du monde car nous ne possédions pas toutes le transistor autorisé au dortoir pendant midi et un peu le soir dans la limite des décibels autorisés.
Vous pouvez vous gausser à volonté. C'était comme ça et puis voilà. Nous avions le droit de rigoler et de danser en salle de récréation, d'aller au ciné-club, voir connaissance du monde en ville, d'assister à des conférences parfois à l'extérieur ou sur place ou d'aller à la chorale. J'ai été contaminée par ce virus qui persiste à exercer ses ravages. Le bonheur de chanter Bach, Vivaldi, Pergolèse, Mozart, Rossini, Schubert et tant d'autres vient de cette école et il m'a aidée à surmonter les épreuves inévitables de toute existence.

Hier matin dans mon quotidien régional, en page 7, un gros titre, en lettres énormes et caractères gras a accroché mon attention : 56 profs victimes de violences en 2007 dans la région.Un an après son agression à l'école du verbeau de Châlons, Stéphanie a toujours peur et essaie de reprendre confiance dans une école rurale des Ardennes. Un témoin explique que tout est fait pour rendre les profs antipathiques, un formateur donne des conseils pour apprendre à anticiper, un avocat présente son livre étudiant la solitude et la souffrance des profs ( "Histoires vraies des violences à l'école" ) le tout complété par un tableau de chiffres reposant sur les agressions ayant fait l'objet d'une plainte.

J'aurai 62 ans dans quelques mois. Je m'efforce de garder les yeux ouverts et de vivre avec mon temps sans me réfugier dans un âge d'or qui n'a pas existé mais qui ne m'a rien volé et ne m'a pas démolie non plus.

Bonne journée et bon courage à tous.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 20 mars 2008

"Je ne veux pas entrer dans la polémique pour ou contre la Révolution française (ce qui, entre nous, n'a pas grand sens), mais il y a eu des faits qui serrent effectivement le coeur".

Ecrit par : Robin | 20 mars 2008

Comment ça, Robin, vous pensez vraiment que la problématique de la Révolution française (accès du tiers-état à la dignité politique) ne perdure pas en notre XXI siècle?
Qu'en France de 2008 où l'on compte pas moins de 10 millions de pauvres et d'exclus, dont les enfants fréquentent les écoles de la République, cela ne vous serre pas effectivement le coeur?
Comment ne pas voir que la grande question de la "refondation de l'école", débattue vivement sur ce blog, (et réduite par une majorité à une simple question de méthodes et de contenus pédagogiques) est surdéterminée par celle de l'accès de millions d'enfants à plus de liberté, d'égalité et de fraternité?

Ecrit par : marigot | 20 mars 2008

Fautes de frappe en pagaille...emporté par ma juste colère....

Ecrit par : montaigneàcheval | 20 mars 2008

Vous êtes tout excusé.

Le problème ne réside-t-il pas dans la thèse d'Albert Soboul "La révolution française est un bloc"...A prendre ou à laisser, sans bénéfice d'inventaire.

Soit on pense que le tribunal de l'Histoire est la juridiction suprême, ce que vous ne faites pas quand vous vous indignez contre les dragonades, la Révocation de l'Edit de Nantes ou les guerres de Louis XIV (ne parlez pas de Turenne à nos voisins Allemands !). Vous en appelez alors à une autre juridiction : celle de l'éthique, du principe d'humanité.

On doit pouvoir en faire autant pour la Révolution française. C'est Chesterton, un écrivain catholique anglais qui disait qu'elle avait énoncé de grandes et belles évidences : l'égalité en droit, la liberté, la fraternité entre les Hommes sont en effet de "grandes et belles évidences".

La Révolution n'est pas un bloc. Il y en a eu "plusieurs" dont on a fait restrospectivement une seule. Quel rapport entre la nuit du 4 août et les exactions de Carrier à Nantes ?

On doit pouvoir condamner la Terreur (même si peut la comprendre à cause de la menace autrichienne et prusienne) et admirer la déclaration des droits de l'Homme, l'abolition de l'esclavage, les droits accordés aux Juifs et aux Protestants...

Ecrit par : Robin | 20 mars 2008

beaucoup d'instituteurs et de professeurs se sont lancés tête baissée , les mains dans le guidon dans les modes pédagogiques les plus absurdes. [...] les autres enfin par indifférence parce que pour eux l'enseignement n'est qu'un gagne-pain qui en vaut bien un autre.

Ecrit par : Jean

Je confesse avoir toujours appartenu à ces "autres", je confesse avoir d'abord choisi cette voie par défaut et pour m'assurer un gagne-pain sans trop d'efforts, mais je n'ai jamais accordé la moindre valeur aux modes pédagogiques et j'ai toujours enseigné "à l'ancienne".
Pourquoi ? Eh bien tout simplement parce que, même si l'enseignement ne m'a jamais réellement passionné, le simple respect des élèves que j'avais en face de moi me poussait à leur donner ce dont ils avaient besoin, et non ce qui aurait fait plaisir à tel ou tel inspecteur (par chance, je les ai très peu vus) ou gourou du pédagogisme.
J'ai eu en outre la chance (tous les jeunes collègues auxquels je l'ai confié m'ont envié pour cela) de faire un stage à plein temps en prépa, ce qui veut dire que je n'ai jamais mis les pieds dans un IUFM.

Ecrit par : moot | 20 mars 2008

Et, enfin, si vous séchez vraiment!
"La politesse est au fond du plat"

"Tant va la cruche à l'eau qu'il faut partir à point, à quatorze heures, à sa porte"

Ecrit par : Christophe Sibille

Amusant, j'en ai une, authentique (mais de "deuxième main"), sortie par un colonel accueillant les scientifiques du contingent : "l'avenir est au bout du rouleau" !

Ecrit par : moot | 20 mars 2008

Robin, décidément ce que vous écrivez me plaît. C'est EXACTEMENT cela. Quel rapport entre la nuit du 4 Août et Carrier???

Et puis il y a celle de De Gaulle à Fécamp= "Fécamp est au bord de la mer et compte bien y rester".

Ecrit par : montaigneàcheval | 20 mars 2008

Vous avez raison de me reprendre, moot, car ma formulation n'était pas heureuse.

Ecrit par : Jean | 20 mars 2008

Vous devez savoir, cher alu, que deux camps se livrent une guerre à outrance , les uns (les pédagos, c'est-à-dire le milieu des IUFM et des fausses sciences de l'éducation) pour conserver le pouvoir tyrannique et obscurantiste qu'ils exercent sur le système repuis 1989, les autres (nous, qui nous inscrivons dans la ligne de la Raison et des Lumières...) pour secouer la chape de plomb du pédagogisme et délivrer la pensée asservie par lui. Xavier Darcos, agrégé de Lettres classiques, membre de la Société des agrégés, homme d'une culture raffinée et authentique - pas comme Meirieu, qui n'a ni Capes ni agrégation! - a bien compris que la restauration de l'école en France était au prix d'une neutralisation des pédagos. C'est bien pour cela que le milieu ("milieu" convient assez bien à cette mafia!) est en train de se déchaîner contre lui: on sonne le tocsin, on sort l'artillerie lourde, toute une solidarité des faux penseurs se réveille (Luc Ferry, Jack Lang, Meirieu sur son blog, le SNUIPP, etc.).

Ecrit par : Jean | 20 mars 2008

Jean, ôtez-moi d'un doute, vous n'auriez pas appris la rhétorique à l'école des cadres du parti de Bobigny, par hasard ?

Ecrit par : Pat | 20 mars 2008

"Ce qui est obscène, c'est que les fascistes qui "revisitent" la Révolution font semblant de s'apitoyer sur les massacres des Vendéens. Dont ils n'ont que foutre. A -t-on déjà vu un chien de droite se précoccuper du bien des peuples??? Non la degueulasserie du livre vient de cette INSTRUMENTALISATION des malheurs du peuple pendant la Terreur à des fins éminemment puantes.
La droite des soutanes sentant le cul et le beurre rance, la crasse de pieds et la soupe aux choux sûrie relève la tête, en même temps que les islamistes les plus ultra-conservateurs, les orthodoxes ultra-orthodoxes, les juifs extrémistes et les sectateurs évangéliques de pissotière qui sévissent aux USA en Afrique au Brésil et en Caraïbe. Tous sont unanimes, avec la complicité des scientologues sarkozistes: écraser la liberté à coups de talon dans la mâchoire et dans l'occipital. Crever la Gueuse, et cette fois pour toujours. Au vu de ce qu'on lit plus haut , il ya des soucis à se faire..."

Ecrit par : montaigneàcheval | 20 mars 2008

Rien à rajouter, si ce n'est la confirmation du premier jugement, intervenue cette semaine, dans l'affaire des "caricatures de Mahomet".
Une petite satisfaction, quand même, qui mérite d'être signalée; la liberté d'expression a gagné... Pour cette fois.

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 mars 2008

"Vous devez savoir, cher alu, que deux camps se livrent une guerre à outrance , les uns (les pédagos, c'est-à-dire le milieu des IUFM et des fausses sciences de l'éducation) pour conserver le pouvoir tyrannique et obscurantiste qu'ils exercent sur le système repuis 1989, les autres (nous, qui nous inscrivons dans la ligne de la Raison et des Lumières...) pour secouer la chape de plomb du pédagogisme et délivrer la pensée asservie par lui. Xavier Darcos, agrégé de Lettres classiques, membre de la Société des agrégés, homme d'une culture raffinée et authentique - pas comme Meirieu, qui n'a ni Capes ni agrégation! - a bien compris que la restauration de l'école en France était au prix d'une neutralisation des pédagos. C'est bien pour cela que le milieu ("milieu" convient assez bien à cette mafia!) est en train de se déchaîner contre lui: on sonne le tocsin, on sort l'artillerie lourde, toute une solidarité des faux penseurs se réveille (Luc Ferry, Jack Lang, Meirieu sur son blog, le SNUIPP, etc.)."

Ecrit par : Jean | 20 mars 2008

L'axe du bien contre l'axe du mal, si je vous ai bien compris?

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 mars 2008

Je livre ce long "copié-collé" à la sagacité ou aux informations dont bénéficieraient les blogueurs de "bonnet d'âne"...

ECOEURANT

Texte diffusé le dimanche 25 novembre 2007 de 12 heures à 13 heures, dans l'excellente émission « La Planète Bleue » sur la chaîne de radio suisse romande « Couleur 3 », qui est une chaîne de radio très fiable à tous niveaux. J'ai retranscrit intégralement le texte narré par le journaliste Yves Blanc.

Je cite :

Quand la fameuse affaire de l’Arche de Zoé a éclaté, curieusement, le Président Sarkozy n'est pas venu au secours des enfants victimes, ni des familles abusées, mais des voleurs d'enfants.

Pourquoi ? Pour protéger qui ? Pourquoi Nicolas Sarkozy est-il allé au Tchad chercher les journalistes français et les hôtesses espagnoles ? Pourquoi le président français a-t-il annoncé, haut et fort, qu'il irait chercher lui-même les membres de l'association « Arche de Zoé », quoi qu'ils aient fait, mettant ainsi le feu à un baril qui n'avait pas besoin d'arrogance pour s'enflammer.

S'agit-il d'une maladresse due à la précipitation, ou l'affaire des illuminés de l'Arche de Zoé cacherait t-elle une autre affaire autrement grave, bien plus glauque, qui aurait conduit le président français à la gaffe internationale ?

Y aurait-il des imbrications entre l'exfiltration d'enfants tchadiens vers l'Europe, l'industrie pharmaceutique, et les milieux d'affaire ?

Chaque jour qui passe voit apparaître de nouvelles questions. Pourquoi et comment l'association l'Arche de Zoé, a-t-elle bénéficié de passe-droits au ministère des affaires étrangères, au ministère de la défense, voire au ministère de l'intérieur ? Pourquoi et comment l'association l'Arche de Zoé, a-t-elle pu utiliser les avions "Transall" de l'armée française, pour transporter son matériel de N’Djaména à Abéché ? Pourquoi les services du ministère français de la défense, connaissaient-ils le plan de vol du Boeing affrété par Eric Breteau, le président de l'Arche de Zoé ?

Le Boeing atterrit à Abéché, un aérodrome sous contrôle militaire tchadien et français, certains gradés français étant présents dans la tour de contrôle. C'est depuis Abéché, que, grimés en blessés, les gamins devaient embarquer dans l'avion garé en bout de piste.

Est-ce que les moyens tout à fait étonnants dont a profité l'Arche de Zoé, est-ce que la précipitation maladroite du président Sarkozy, à s'impliquer personnellement dans l'affaire, aurait un rapport avec le financement trouble de l'association l'Arche de Zoé ? Cette affaire, qui est tout le contraire d'une histoire de pieds nickelés, soulève tellement de questions, que certains se demandent aujourd'hui, si derrière cette bavure humanitaire, ne se cache pas une affaire d'une toute autre ampleur, une affaire d'expérimentations thérapeutiques sur des patients pas du tout volontaires.

L'association l'Arche de Zoé est une initiative d'un organisme français Paris Biotech Santé. Elle est financée par une société de développement de produits pharmaceutiques BioAlliance Pharma, dont le propre frère du président, François Sarkozy, est vice-président du conseil de surveillance. Certains observateurs se demandent si BioAlliance Pharma, qui mène des recherches sur le sida et pratique des essais thérapeutiques, n'aurait pas un lien avec l'affaire des infirmières bulgares, dont la libération avait déjà été négociée par la famille Sarkozy. Quelles sont les réelles activités de BioAlliance Pharma, dont fait partie le frère du président Sarkozy ?

La compagnie développe des médicaments pour traiter des maladies décrites comme mille fois plus virulentes en Asie du Sud-Est et dans l'Afrique subsaharienne que chez nous. Pour développer ces traitements la société pratique des expérimentations sur des patients, comme par exemple pour le Loramic, cinq cent quarante patients répartis sur quarante sites différents à travers le monde. Stéphanie Lefèvre, la secrétaire générale de l'Arche de Zoé, est directrice adjointe de Paris Biotech Santé. Et François Sarkozy, le frère du président, figure avec elle parmi les membres du comité d'évaluation de cet organisme spécialisé dans la recherche bio-médicale. D'où les questions qui enflent sur le web. Y aurait-il un rapport entre ces sociétés pharmacologiques, et l'intervention du président Sarkozy au Tchad. C'est comme la maladie d'Alzheimer, devenue grande cause nationale française, aussitôt après l'élection de Nicolas Sarkozy. Cette déclaration surprise aurait-elle un rapport avec le fait que son frère, François Sarkozy, siège à AEC Partners, dont le principal client est l'américain Pfeizer, leader mondial de l'industrie pharmaceutique, et spécialiste du traitement de la maladie d'Alzheimer.

Au printemps dernier, le Nigéria a attaqué devant la justice internationale le géant Pfeizer, qui aurait je cite : « effectué en 1996, de façon illégale, l'essai clinique d'un médicament, le Trovan, sur deux cents enfants » fin de citation. L'inventeur du Viagra aurait secrètement utilisé des enfants comme cobayes, pour tester de nouvelles molécules, sous couvert d'aides humanitaires. Onze enfants sont morts lors de ces tests. D'autres ont subi de graves séquelles : surdités, paralysies, lésions cérébrales, cécités. Le Nigéria réclame dix milliards de dollars à Pfeizer. C'est le Washington Post qui a révélé le scandale.

Le journal belge sept sur sept s'interroge lui aussi sur le rôle de Paris Biotech Santé, où travaille Stéphanie Lefèvre, la secrétaire générale de l'Arche de Zoé, et François Sarkozy le frère du président. Je cite « L'Arche de Zoé n'est pas une histoire d'amateurs. Ils sont très professionnellement organisés, et ne manquent pas de fonds et de soutiens, en tout genre. La soit disant « petite » association semble avoir préparé cette opération au Tchad, avec beaucoup de relations d'influence, et de moyens techniques et financiers. » Fin de citation.

Pourquoi le président Sarkozy veut-il aller récupérer les militants de l'Arche de Zoé au Tchad ? Pourquoi a-t-il voulu aller récupérer les infirmières bulgares en Lybie ? Est-ce que c'est juste pour faire le beau, pour parader devant les caméras du monde entier, ou est-ce que tout en haut de l’état français, on redouterait que des choses finissent par se dire dans les geôles africaines. On évoque notamment des expérimentations humaines financées par de puissants labos de biotechnologie, sous couvert d'aide humanitaire.

Non, non, bien sûr, çà se serait de la science fiction !

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 mars 2008

"Ce qui est obscène, c'est que les fascistes qui "revisitent" la Révolution font semblant de s'apitoyer sur les massacres des Vendéens. Dont ils n'ont que foutre. A -t-on déjà vu un chien de droite se précoccuper du bien des peuples??? Non la degueulasserie du livre vient de cette INSTRUMENTALISATION des malheurs du peuple pendant la Terreur à des fins éminemment puantes.
La droite des soutanes sentant le cul et le beurre rance, la crasse de pieds et la soupe aux choux sûrie relève la tête, en même temps que les islamistes les plus ultra-conservateurs, les orthodoxes ultra-orthodoxes, les juifs extrémistes et les sectateurs évangéliques de pissotière qui sévissent aux USA en Afrique au Brésil et en Caraïbe. Tous sont unanimes, avec la complicité des scientologues sarkozistes: écraser la liberté à coups de talon dans la mâchoire et dans l'occipital. Crever la Gueuse, et cette fois pour toujours. Au vu de ce qu'on lit plus haut , il ya des soucis à se faire..."

Ecrit par : montaigneàcheval | 20 mars 2008

Montaigne, bravo ! Vous écrasez l'infâme avec une verve que je vous envie...

Ecrit par : FGuichard | 20 mars 2008

"Mon mari vient de retirer sa plainte contre le Nouvel Observateur […]. Mon mari ne s’en prend pas à la liberté de la presse […]. Loin de se conduire en desposte, c’est la liberté de chacun qu’il protège".

Ecrit par: Carla Bruni

Nous voilà rassurés! Les pédagogistes et les membres de la nomenklatura ont encore de beaux jours devant eux! En voilà un qui ne se contentera pas de condamner les excès de la Terreur, de promouvoir et de protéger la liberté de chacun!

Ecrit par : marigot | 20 mars 2008

Pour les collègues de lettres classiques... et tous ceux qui s'intéressent aux humanités, une nouvelle assez tristounette.
La librairie internet Librarius.net fermera définitivement le 31 avril 2008.
Les livres d'occasion sont en vente avec une réduction de 40% (code de réduction AVRIL08)
L'évolution de la situation personnelle du librarius, Paul BASTOS, l'oblige à mettre fin à cette aventure.
Il remercie toutes les personnes qui, grâce à des commandes, courriels d'encouragements ou de critiques, lui ont permis de croire que le très beau métier de libraire au service du qualitatif est encore possible, et les remercie de leur confiance.
www.librarius.net

Ecrit par : FGuichard | 20 mars 2008

Jean, ôtez-moi d'un doute, vous n'auriez pas appris la rhétorique à l'école des cadres du parti de Bobigny, par hasard ?

Ecrit par : Pat | 20 mars 2008

L'axe du bien contre l'axe du mal, si je vous ai bien compris?

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 mars 2008

Ni l'un ni l'autre.
Je me contente d'informer notre excellent alu, parent inquiet, qui s'étonne que "les professeurs" aient pu laisser se dégrader à ce point l'institution où ils exercent et qui les met tous dans le même panier.
Je lui explique que parmi les professeurs il y a effectivement ceux qui ont hâté la généralisation de l'ignorance chez les élèves, et d'autre part ceux qui ont compris qu'accorder le moindre crédit aux délires de Meirieu et de ses fidèles c'était aller dans le mur soi-même et y entraîner ses élèves.

Ecrit par : Jean | 20 mars 2008

Montaigne, bravo ! Vous écrasez l'infâme avec une verve que je vous envie...

Ecrit par : FGuichard | 20 mars 2008

Ecraser l'infâme est une chose, l'empêcher de renaître encore plus vigoureux en est une autre. Montaigne ne s'y est pas trompé quand il écrit: "Au vu de ce qu'on lit plus haut , il ya des soucis à se faire..."

Ecrit par : marigot | 20 mars 2008

Christophe Sibille, je crois que vous avez mis dans le mille. Les enfants servent depuis longtemps de cobayes, dans une sorte de mondialisation pédophilo-scientifique, pour des expériences médicamenteuses. Il y a très, très longtemps, au seuil des années 80, dans notre belle France rance, avait éclaté le "Scandale des Orphelins d'Auteuil" qu'onn avait utilisé c'était L'ORÉAL, il me semble pour teste des cosmétiques. Seulement ,merde, il y envait de ces petits merdeux qu'étaient clamsés. Des communistes, évidemment. Naturellement scandale, branle bazs dans landerneau!!!! (car ils font rire les gosses ,mes tics). Oui, bon, passons. Et là dedans , l'UDR, l'UMP de l'époque, ce vil ramassis de sanies népotiques et concussionnaires, était mouillée jusqu'à l'os. Alors que Sarkozy soit mélé à unn trafic de petits nègres-cobayes médicamenteux, rien de plus naturel pour un thuriféraire de l'ultralibérlaisme. Sans parler des trafics de reins, de cornées, de foies, en provenance de Madagascar, de Tchétchétnie, d'Inde ou d'ailleurs. On te kidnappe un môme vanupieds et hop, emballarès!!!! on te l'anesthésie, quand même, on est bien bon, on te lui pique un rein, un oeil, ce que tu veux, comme chez Leroy-Merlin et on le revnoie dans son gourbi avec un biffetonn de 50 euros et à coups de ppompes dans l'oigne.....
Voilà le monde de Madame Lagarde, de Monsieur Sarkozy, de Monsieur Poutine et consorts....Il faut absolument un réservoir de pauvres, utilisables comme pièces détachées ou cobayes pour les riches. Hitler était vraiment un gâcheur!!!!

Ecrit par : montaigneàcheval | 20 mars 2008

J'ai eu en outre la chance (tous les jeunes collègues auxquels je l'ai confié m'ont envié pour cela) de faire un stage à plein temps en prépa, ce qui veut dire que je n'ai jamais mis les pieds dans un IUFM.

Ecrit par : moot | 20 mars 2008

Pourquoi n'avez vous pas continué en cpge ?

Ecrit par : françois duhem | 20 mars 2008

cpge??cfdt???sncf???edf??? Cgc???? pcf???cgpme??? on se croirait dans "le concombre masqué"....

Ecrit par : montaigneàcheval | 20 mars 2008

Hitler était vraiment un gâcheur!!!!

Ecrit par : montaigneàcheval | 20 mars 2008

Màc porte là, au sommet de l'Everest la torche olympique de l'humour juif!

Ecrit par : buntovchik | 20 mars 2008

et les marxistes ont pris à Hegel la notion de "dialectique".
Ecrit par : Robin | 19 mars 2008

C'est pas vrai ? Vous êtes sûr ?

Ecrit par : guy morel | 19 mars 2008

Je dois avoir la nostalgie du temps où j'enseignais la philo. J'oublie que je suis avec des penseurs de haut vol ! )))

Ecrit par : Robin | 20 mars 2008

Sociologiquement bourgeois mais habitant depuis longtemps des quartiers de prolétaires *, j'ai perdu l'illusion qu'un pue-la-sueur serait de ce seul fait intrinsèquement bon. Qu'il soit de surcroît un gueulard oisif marseillais ayant voté Guerini aux dernières élections n'est pas une circonstance atténuante **.

Il y a belle lurette que le PCF ne fait plus régner la loi et l'ordre dans les cages d'escalier des cités.
Le prolo de base en a profité pour aller en masse chez le Pen tout en s'instruisant chez NRJ/ TF1 ***.

Le fait qu'il recommence à voter à gauche ne pourra plus jamais nous faire croire que c'est un révolté.

C'est dire si une forme permanente, régulièrement actualisée de stoïcisme est bien pour beaucoup d'entre nous la seule philosophie sociale qui vaille encore un peu.

Bonjour chez vous.

* dans ces quartiers, la mixité sociale consisterait à implanter du bobo.

** voire un gueulard marseillais oisif. J'en connais quelques exemplaires qui enfoncent à eux seuls les caricatures de tous bords.

*** : NRJ, la meilleure prépa TF1 en ce moment. La concurrence est rude et le classement très labile.

Ecrit par : dugong | 20 mars 2008

Comment ça, Robin, vous pensez vraiment que la problématique de la Révolution française (accès du tiers-état à la dignité politique) ne perdure pas en notre XXI siècle?
Qu'en France de 2008 où l'on compte pas moins de 10 millions de pauvres et d'exclus, dont les enfants fréquentent les écoles de la République, cela ne vous serre pas effectivement le coeur?
Comment ne pas voir que la grande question de la "refondation de l'école", débattue vivement sur ce blog, (et réduite par une majorité à une simple question de méthodes et de contenus pédagogiques) est surdéterminée par celle de l'accès de millions d'enfants à plus de liberté, d'égalité et de fraternité?

Ecrit par : marigot | 20 mars 2008

Je suis bien d'accord et c'est bien la raison pour laquelle je lis ce blog et que j'y participe. C'est aussi ce qui m'a le plus intéressé dans l'argumentation de JPB, le point vif, irréfutable de cette argumentation : l'idée (ce n'est pas seulement une idée, c'est un fait) que le constructivisme, l'idéologie égalitaire et la baisse des exigences nuit principalement aux enfants les plus socialement défavorisés.

Bien sûr que ça me serre le coeur. Mais nous ne sommes plus, que je sache sous l'Ancien Régime, cette entreprise de destruction des savoirs n'est pas une continuation, mais une trahison de la philosophie des Lumières, une trahison de Condorcet et de Ferry (Jules), une trahison de l'idéal républicain.

Ecrit par : Robin | 20 mars 2008

cpge??cfdt???sncf???edf??? Cgc???? pcf???cgpme??? on se croirait dans "le concombre masqué"....
Ecrit par : montaigneàcheval | 20 mars 2008

8000 acronymes recensés, uniquement pour le... MEN !!
http://acro.ecole.free.fr/
Et après ça les ... IEN, IGEN, MFP insistent sur la lecture comme devant avoir du sens !!!!

Ecrit par : lucile | 20 mars 2008

Je suis tombé par hasard sur un compositeur qui mérite un coup de pouce .... oubliez que c'est moi qui vous le fait connaître ... il n'y est pour rien et jugez plutôt par vous-mêmes !!!!!

http://ycras.net/weissland/weissland.htm

Ecrit par : Epouvantable Yfig | 20 mars 2008

* dans ces quartiers, la mixité sociale consisterait à implanter du bobo.

Je ne sais pas à Marseille, mais à Paris de la mixité sociale, il y en eut jadis, mais les promoteurs ont chassé les artisans et les ouvriers (par exemple dans le Marais et le quartier des Halles) et les bobos se sont installés à leur place.

Vous les voyez aller vivre maintenant en banlieue ?

Le plus beau de tout ça, c'est que les bobos ont élu un maire de gôche.

P.S. (si j'ose dire) : Excusez-moi, vous avez touché un point familial sensible.

Ecrit par : Robin | 20 mars 2008

Cher C. Sibille, je vous encourage à rechercher sur cet excellent site les rumeurs avant de les propager ....
http://www.hoaxbuster.com/hoaxteam/forum_contributions.php?idForum=3152&idMess;=63927

(ou à taper loramix hoax sur votre moteur préféré ...)

En deuxième semaine, vous pourrez nous faire passer quelques mails sur le nigérian qui souhaite récupérer une fortune de famille, ou la jeune sourde muette aveugle (et papoue) qui doit être amputée des 2 bras la semaine prochaine et qui attend vos dons pour s'acheter un vibromasseur autonome etc.

Ecrit par : Zorglub | 20 mars 2008

CS est coutumier du fait, il croit qu'être à gauche le dispense de croire juste un peu plus que ce qu'il peut penser.

Ecrit par : dugong | 20 mars 2008

Je reçois à l'instant un mail d'un ami qui me communique une dépèche AFP.

"Les principaux responsables et collaborateurs des IUFM renoncent à la pédagogie constructiviste.
Ils proposent désormais ne pas hésiter à utiliser des méthodes frontales d’enseignement, à placer le savoir au centre de l’école.

Rompant avec des années d’errements, ils manifestent pour la nomination de JPB à leur tête et brûlent les ouvrages de Ph M. Pierre F. et Eve C. devant le ministère.

Les représentants syndicaux des IUFM, reçus cet après-midi par M. XD se déclarent déçus.
M. XD les soutient sur le principe mais les exhorte à ne pas procéder à l’exécution sommaire des chercheurs en sciences de l’éducation."


J'attends avec impatience vos réactions d'indignation devant le manque de courage et de détermination de ceux qui prétendent nous gouverner !

Je compte créer une pétition electronique dès ce soir.

Ecrit par : Zorglub | 20 mars 2008

________________________________________________

Débrouillards :
Ferry, comme Allègre, n'a jamais affronté le suffrage populaire, ni pratiquement jamais enseigné. Depuis, il collectionne les prébendes juteux : CES, instituts bidon. Il est comme le Dr Koucher ("total" ministre, patron de sa femme à RFI ") ou Ch. Lagarde (Mme la Marquise US du Medef) : les ministres issus de la "société civile" sont pas un cadeau pour la République !
________________________________________________
Inculture ou paraphrase : quel est le pire des maux ?

Un tâcheron de L"Élysée a pondu la lettre de Carla Bruni au Monde.On y trouve un contre sens ridicule à propos du célèbre passage de Figaro sur "la calomnie."
L'interprétation qui en est faite prouve que le type ne comprend pas le texte de Beaumarchais. Le soit-disant "intello de service" se plante parce que, déjà, la rupture s'est faite au niveau des "héritiers".
Du temps des bonnes vieilles (et honnies) "explications de texte", on commençait par vérifier la compréhension d'un texte par l'élève mais heureusement la pédagogie a changé tout ça ! On en viendrait à souhaiter le retour de la paraphrase.

________________________________________________

Ecrit par : JPL | 20 mars 2008

"M. XD les soutient sur le principe mais les exhorte à ne pas procéder à l’exécution sommaire des chercheurs en sciences de l’éducation."

Cela ne sert effectivement à rien puisqu'ils se reproduisent par tacite reconduction mutuelle.

J'ajoute que, contrairement à une croyance relativement répandue, leur enfoncer un pieu dans le coeur ne sert à rien non plus...

Ecrit par : dugong | 20 mars 2008

J'attends avec impatience vos réactions d'indignation devant le manque de courage et de détermination de ceux qui prétendent nous gouverner !

Je compte créer une pétition electronique dès ce soir.

Ecrit par : Zorglub | 20 mars 2008

"Je suis maître de moi comme de l'univers ;
Je le suis, je veux l'être. O siècles , ô mémoire !
Conservez à jamais ma dernière victoire !
Je triomphe aujourd'hui du plus juste courroux
De qui le souvenir puisse aller jusqu'à vous."

(Corneille, Cinna, acte V, scène 1)

Ecrit par : Robin | 20 mars 2008

"Je suis maître de moi comme de l'univers ;
Je le suis, je veux l'être. O siècles , ô mémoire !
Conservez à jamais ma dernière victoire !

Tu ne perds rien pour attendre, Skeletor !

Ecrit par : johnmarguerite | 20 mars 2008

Vous regardiez pas les Maîtres de l'Univers ???

Ecrit par : johnmarguerite | 20 mars 2008

L'esprit critique de Sibille Hoax et de Montaigne à cheval un peu plus haut sont un des ravissements de ce blog.

Ecrit par : apprenant | 20 mars 2008

est un des ravissements ,peut-être.

Ecrit par : apprenant | 20 mars 2008

Je suis avec ravissement vos articles et les commentaires qu'ils suscitent. J'ai dévoré (plusieurs fois, à plusieurs mois d'intervalle, comme tout bon livre) La Fabrique du Crétin. Vous partiez avec un sacré avantage : je n'aime pas l'Ecole. L'Insitution Scolaire. Le moule dans lequel chacun doit se glisser, quitte à devoir perdre des plumes dans l'opération.
Je suis fille d'instit, l'instit à l'ancienne, celui des règles de grammaire et des tables de multiplication. Mon orthographe, pour ne pas être parfaite, est plus qu'honorable. Mon style, à défaut d'être académique, est compréhensible par la plupart.... des gens de la génération de mon père, justement. Les plus jeunes n'y entendent pas grand chose. Et je suis désespérée de devoir livrer mes enfants à cette Grande Dévoreuse de Talents qu'est l'Education Nationale.
Que faire pour les en préserver? J'apprends à lire à mon aîné, qui a 5 ans et qui "veut apprendre", mais "ce n'est pas le moment, il faut attendre le CP". Je lui lis Victor Hugo... Je lui fais écouter Brassens et Brel... cela suffira-t-il?

Vous allez rire... je suis orthophoniste... En quelque sorte, je vis des incapacités de l'Ecole... Vous abordez la question des mathématiques... justement, c'est là le domaine qui emporte tout mon enthousiasme... L'apprentissage des mathématiques est à peu près aussi calamiteux que celui de la lecture...nos enfants ne peuvent pas apprendre à raisonner à partir d'un savoir aussi précocément symbolique que celui qu'on leur assène en classe...

S'il vous plaît, pour le bien de nos enfants, continuez...

Ecrit par : huet | 20 mars 2008

cpge??cfdt???sncf???edf??? Cgc???? pcf???cgpme??? on se croirait dans "le concombre masqué"....
Ecrit par : montaigneàcheval | 20 mars 2008

8000 acronymes recensés, uniquement pour le... MEN !!
http://acro.ecole.free.fr/
Et après ça les ... IEN, IGEN, MFP insistent sur la lecture comme devant avoir du sens !!!!

Ecrit par : lucile

Il est parfaitement logique que l'Éducation nationale, après avoir ravi la première place à la Défense en ce qui concerne le chiffre des dépenses, imite son modèle dans l'abus des sigles et acronymes ésotériques.

Ecrit par : moot | 20 mars 2008

≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈
"Les principaux responsables et collaborateurs des IUFM renoncent à la pédagogie constructiviste.
Ils proposent désormais ne pas hésiter à utiliser des méthodes frontales d’enseignement, à placer le savoir au centre de l’école.
Rompant avec des années d’errements, ils manifestent pour la nomination de JPB à leur tête et brûlent les ouvrages de Ph M. Pierre F. et Eve C. devant le ministère.
Les représentants syndicaux des IUFM, reçus cet après-midi par M. XD se déclarent déçus.
M. XD les soutient sur le principe mais les exhorte à ne pas procéder à l’exécution sommaire des chercheurs en sciences de l’éducation."
≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈

Cette dépêche a 12 jours d'avance pour être un poisson d' avril! mais c'est si beau de rêver

Ecrit par : Cadichon | 20 mars 2008

"Je suis maître de moi comme de l'univers ;
Je le suis, je veux l'être. O siècles , ô mémoire !
Conservez à jamais ma dernière victoire !

Tu ne perds rien pour attendre, Skeletor !

Ecrit par : johnmarguerite | 20 mars 2008

"Je suis ton pèèèèèèère!!!!!!!!!!!"
Je me suis trompé de film ?

Ecrit par : Robin | 20 mars 2008

"Je suis ton pèèèèèèère!!!!!!!!!!!"

Non, ça c'était beaucoup mieux que les Maîtres de l'Univers !

Ecrit par : johnmarguerite | 20 mars 2008

pour une fois Bravo Cadichon, très drôle....

Ecrit par : montaigneàcheval | 20 mars 2008

Qu'en France de 2008 où l'on compte pas moins de 10 millions de pauvres et d'exclus, ...

Ecrit par : marigot | 20 mars 2008

Mettez m'en 10 de plus pour faire bon poids, et on n'en parle plus.
C'est bien simple, je n'ose plus aller à la grande ville, je ne supporte plus d'avoir à travesr des kilomêtres de bidonvilles avant d'arriver au centre.

Ecrit par : yann | 20 mars 2008

Mettez m'en 10 de plus pour faire bon poids, et on n'en parle plus.
Ecrit par : yann | 20 mars 2008

Pour des données précises :
http://www.inegalites.fr/article.php3?id_article=270

Quelque soit leur nombre, il est toujours trop grand !

Ecrit par : lucile | 20 mars 2008

Pauvre cloche!!! Tu verras quand tu y seras. Car tu y viendras au carton sous le périph......voix de rogomme, cassé et puant, ivrogne , scrofuleux et tubard;et priant le ciel que tout cela finisse. Moi en tous cas, jecrains que cela nous arrive plus vite qu'on l'imagine. La débine des classes moyennes, tu as entendu parler????? Non??? marigot a raison. Les working-poors, tu connais, banane élitiste mais non protégée d'une chute sur le béton.....le Capitole est bien près de la Roche Tarpéienne (là où les Romains fumaient des joints!!) comme disaint les cons en jupette et qui parlaient en foutant des "us" partout, hein mon grand kestendi??? allez viens partager ma boîte froide de cassoulet William Bourrin....
Tu nies qu'il y ait des bidonvilles en Sarkoland....tu n'es qu'un bidon vil.....

Ecrit par : montaigneàcheval | 20 mars 2008

Yann a écrit : "je n'ose plus aller à la grande ville, je ne supporte plus d'avoir à travesr des kilomêtres de bidonvilles avant d'arriver au centre."

Ce mêtre circonflexe me rend perplexe : est ce l'affirmation de la flexibilité du mètre étalon ou une preuve indirecte de l'irrationalité de pi ?

De là à parler de kilomêtres, il y a une distance à ne pas franchir.

Pas de quoi en faire des tonnes. C'est bidon.

Ecrit par : dugong | 20 mars 2008

Cette note s'adressait à Yann. BàV Lucile.

Ecrit par : montaigneàcheval | 20 mars 2008

"En deuxième semaine, vous pourrez nous faire passer quelques mails sur le nigérian qui souhaite récupérer une fortune de famille, ou la jeune sourde muette aveugle (et papoue) qui doit être amputée des 2 bras la semaine prochaine et qui attend vos dons pour s'acheter un vibromasseur autonome etc."

Ecrit par : Zorglub | 20 mars 2008


Allons, allons, Zorglub, encore un procès d'intention! J'ai dit que je livrais ce "copié-collé" à la sagacité des blogueurs de "bonnet d'âne". Vous n'avez donc pas lu? Un petit retour en arrière s'impose!

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 mars 2008

"la Roche Tarpéienne (là où les Romains fumaient des joints!!)"

Bravo ! Incitation à la fumette sous couvert d'histoire romaine. Ca va chercher dans les combien ?

Ecrit par : dugong | 20 mars 2008

"Les principaux responsables et collaborateurs des IUFM renoncent à la pédagogie constructiviste.
Ils proposent désormais ne pas hésiter à utiliser des méthodes frontales d’enseignement, à placer le savoir au centre de l’école.

Rompant avec des années d’errements, ils manifestent pour la nomination de JPB à leur tête et brûlent les ouvrages de Ph M. Pierre F. et Eve C. devant le ministère.

Les représentants syndicaux des IUFM, reçus cet après-midi par M. XD se déclarent déçus.
M. XD les soutient sur le principe mais les exhorte à ne pas procéder à l’exécution sommaire des chercheurs en sciences de l’éducation."


J'attends avec impatience vos réactions d'indignation devant le manque de courage et de détermination de ceux qui prétendent nous gouverner !

Je compte créer une pétition electronique dès ce soir."

Ecrit par : Zorglub | 20 mars 2008

Si ça se passait réellement, vous seriez tellement déçu! Beaucoup ici n'auraient plus de bouc émissaire sur qui cogner.

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 mars 2008

"la Roche Tarpéienne (là où les Romains fumaient des joints!!)"

Ecrit par : dugong | 20 mars 2008

Excellent! Voilà du révisionnisme de qualité! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 mars 2008

Allons, allons, Zorglub, encore un procès d'intention! J'ai dit que je livrais ce "copié-collé" à la sagacité des blogueurs de "bonnet d'âne". Vous n'avez donc pas lu? Un petit retour en arrière s'impose!
Ecrit par : Christophe Sibille | 20 mars 2008

C'était la validation du "bédeuzi" pour les blogueurs aujourd'hui. Et c'est Zorglub qui a eu la meilleure note pour la compétence "je ne gobe pas tout ce que je lis sur internet"

Ecrit par : lucile | 20 mars 2008

N’est-ce pas aux syndicats de faire des propositions ?

Oui, mais il y a un vrai divorce entre le FSU (fédération syndicale unitaire) et la base. C’est pourquoi ils ne font aucune proposition en terme de refonte du programme, car cela ferait exploser leur organisation. J’ai d’ailleurs quitté le SNES pour le SNALC, où j’ai trouvé des gens compétents qui ont une vraie réflexion. Le SNALC est, à mon sens, le moins réactionnaire des syndicats enseignants.

( JPB)

Non, je ne trouve pas que cela devrait être aux syndicats de faire des propositions. D'ailleurs la plupart d'entre eux vous explique qu'ils s'occupent des statuts, de politique et pas de pédagogie. En réalité, ils jouent au mieux aux pompiers pour aller éteindre les feux que l'administration rectorale ou ministérielle allume çà et là, au pire ils co-gèrent les horreurs des administratifs.
Ce devrait être aux profs et aux instits de terrain de le faire, à travers des structures qu'il serait plaisant d'inventer si notre hiérarchie était prête à nous entendre...

Ecrit par : Sanseverina | 20 mars 2008

"Beaucoup ici n'auraient plus de bouc émissaire sur qui cogner."

C'est vrai ça ! Il est urgent de créer un zoo pédagogiste où on conserverait quelques exemplaires de constructivistes.

Quelques mâles et quelques femelles mais soigneusement séparés. Sinon gaffe : ils niquent tout ce qu'ils touchent.

Ecrit par : dugong | 20 mars 2008

à CS : C'est MàC qui est l'auteur de cette saillie.

Ecrit par : dugong | 20 mars 2008

Sainte Bédeuzie (317-409) . Fille d'un grand propriétaire terrien de Narbonnaise, qui avait été général de Constantin en Provincia Neanderthalensis. On sait peu de chose sur Bedeuzia , sur sa vie et sa jeunesse. On sait seulement qu'à l'âge de 45 ans, elle rencontra Saint-Grégoire-de-Pixel et qu'ainsi elle devint la sainte fervente que l'on connaît. la Pape Octet IV (350-408) décida d'instruire son procès en canonisation ,alors qu'elle s'était depuis longtemps retirée dans l'Abbaye de Sainte Disquette, près d'Agen. Sur son passage, les Romains recevaient des "benedictiones informaticiones" qui les transfiguraient sur place. On sait que peu avant sa mort, en 409, devenue Abbesse de Sainte-Disquette, Sainte Bédeuzie, elle rencontra vraisemblablement Sainte-Hintairnette à qui elle transmit sa sagesse.
(source Goldopedia)

Ecrit par : montaigneàcheval | 20 mars 2008

Oui, Dugong, mille excuses.

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 mars 2008

Franchement, doivent être sourds et/ou brumeux au Rectorat: ils m'envoient faire un remplacement dans un collège à 50 km de chez moi, quelque part dans le Minervois. Alors que je n'ai pas de voiture, ils le savent; par ailleurs, en en tant que PLP, je ne touche pas une bille aux programmes de Français ou d'Histoire et Géo / Education civique du collège.

Allez, j'en ris.

Ecrit par : Pendariès | 20 mars 2008

"C'était la validation du "bédeuzi" pour les blogueurs aujourd'hui. Et c'est Zorglub qui a eu la meilleure note pour la compétence "je ne gobe pas tout ce que je lis sur internet"

Ecrit par : lucile | 20 mars 2008

Mais si on doit valider la compétence: "je ne lis pas les messages postés sur bonnet d'âne avec la méthode globale", je lui mets: "N.A.".

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 mars 2008

"Vous allez rire... je suis orthophoniste... En quelque sorte, je vis des incapacités de l'Ecole... "

J'ai rencontré pas mal d'orthophonistes formidables, soit dans les résultats qu'elles obtenaient avec les élèves, soit par leurs qualités humaines (ou les deux).

Quand les programmes sont refaits, intègre-t-on des orthophonistes à la réflexion ?

Ecrit par : Jeremy | 20 mars 2008

Mais si on doit valider la compétence: "je ne lis pas les messages postés sur bonnet d'âne avec la méthode globale", je lui mets: "N.A.".

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 mars 2008

:-)

Ah oui c'est "valider" une compétence.
J'ai utilisé "note", ce mot rétrograde qui rappelle la blouse grise et le bonnet d'âne.

Ecrit par : lucile | 20 mars 2008

Beaucoup ici n'auraient plus de bouc émissaire sur qui cogner.

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 mars 2008

Nous ne "cognons" pas sur des "boucs émissaires", Christophe, nous désignons les vrais responsables du désastre scolaire, à commencer par Meirieu, qui porte l'essentiel de cette écrasante responsabilité.
Je ne puis accepter, pour ma part, qu'un faux professeur (Meirieu n'a ni Capes ni agrégation) se soit ainsi érigé en censeur des pratiques des vrais professeurs. D'ailleurs écoutez plastronner les sieurs Lang, Ferry, Meirieu: aucun d'eux n'a la moindre expérience de l'enseignement secondaire! Mais qu'est-ce qu'ils ont comme idées ... pour nous démolir!

Ecrit par : Jean | 20 mars 2008

Tiens, je vais aller me mater des photos d'oloturies, moi, via google.n P'têt même que sur Dailymotion ou Youtube, y a des petits films amateurs! On y voit bien des hommages à des enfants et des hamsters morts (en musique, en plus!).

Ecrit par : Pendariès | 20 mars 2008

Meirieu n'a ni Capes ni agrégation.

Jean, c'est seulement la 2e fois que vous l'écrivez aujourd'hui vous vous relâchez ! ;-)

Ecrit par : lucile | 20 mars 2008

Ce mêtre circonflexe me rend perplexe

Ecrit par : dugong | 20 mars 2008

Pas relu. Au temps pour moi.

Ca fera un demi-point en moins.
Combien mettez-vous, Dugong, aux élèves qui arrondissent 3,7 (ou même 7,1, peu importe) à 10 ?

Ecrit par : yann | 20 mars 2008

Meirieu n'a ni Capes ni agrégation.

Jean, c'est seulement la 2e fois que vous l'écrivez aujourd'hui vous vous relâchez ! ;-)

Ecrit par : lucile | 20 mars 2008

La répétition, lucile, est l'âme de la pédagogie!
A ma décharge, peut-être, le fait que je trouve parfaitement scandaleux de voir un faux professeur faire la leçon aux vrais et se laver les mains de tout ce qui peut arriver! Tout ce que touche Meirieu devient confus!

Ecrit par : Jean | 20 mars 2008

Hou, Hou ! Lucile, j'en suis tout ému ...
Ma gentille (et mignonne sans doute avec un tel prénom) bedeuziste m'a complimenté ...

Où en sont A. Rey et Robert avec les néologismes :

- bédeuzi : inutile de le présenter ...

- bédeuziste : Nom commun. Le susciteur de talent, l'incitateur à la découverte inductive collective et ludico-éducative. "Le bédeuziste a su conduire avec talent une séance interactive". Vertu de ce mot : absence de sexisme même forme au masc. et au fem.

-bédeusieur(e) : nom commun. Jeune collégien(ne) en phase d’apprentissage en bédeuzi.

- bédeuziage : nom commun (masc). Action de bédeusier envisagée sous l'angle de l'apprenant.

- bédeuziment : nom commun (masc). Encadrement d’une séquence active de bédeusiage (du point de vue du tuteur). "Le bédeusiment est un enrichissement pour l'enseignant autant que le bédeusiage pour les apprenants"

- bédeuzier : Verbe 1er groupe. Action consistant à passer le bédeuzi. Peut être utilisé au PP sous forme d'adjectif pour qualifier un apprenant certifié, "Un jeune collégien récemment bédeuzié". Acceptable au participe présent "En bédeuziant, cet après'm, j'ai kiffé grave sur Kévin".

- bédeuzir : Verbe 2nd groupe. Action consistant à encadrer une séquence d’autoformation au bédeuzi. Au participe présent bien qu’inélégante la phrase "En bédeuzissant cet apprenant a su révéler des talents insoupçonnés" reste correcte.

Ecrit par : Zorglub | 20 mars 2008

MàC, les working poors, je connais, j'en fus pendant quelques années (quatre, précisément, sous le seuil de pauvreté, en bossant, sans un salaire fixe, même petit), comme nombre de mes confrères qui n'osent pas le dire.(http://www.vetos-entraide.com/www/)

Mais j'en ai marre des manipulateurs de chiffres, mais si je mets le mauvais accent à mètre.

Ecrit par : yann | 20 mars 2008

Quelque soit leur nombre, il est toujours trop grand !

Ecrit par : lucile | 20 mars 2008

Ai-je dit le contraire ??

Ecrit par : yann | 20 mars 2008

Hors sujet : Salut, Dobolino, j'ai pensé à toi hier en envoyant une tête à Pasteur.

PS : (pour faire flipper Pendariès) il s'agit d'une suspicion de rage.

Ecrit par : yann | 20 mars 2008

Au fait, MàC, vous avez déjà essayé d'aller de l'aéroport de Bombay au centre-ville ?
Moi oui...

Ecrit par : yann | 20 mars 2008

Hors sujet : Salut, Dobolino, j'ai pensé à toi hier en envoyant une tête à Pasteur.

PS : (pour faire flipper Pendariès) il s'agit d'une suspicion de rage.

Ecrit par : yann | 20 mars 2008

Faites-moi flipper Yann; je suis pour la fin du monde.

Ecrit par : Pendariès | 20 mars 2008

Quelque soit leur nombre, il est toujours trop grand !
Ecrit par : lucile | 20 mars 2008

Ai-je dit le contraire ??
Ecrit par : yann | 20 mars 2008

Non Yann je disais cela par rapport aux chiffres à grand écart indiqués sur le site.

Ecrit par : lucile | 20 mars 2008

Un adhérent de Reconstruire l’Ecole répercute un message que je répercute à mon tour.
----------
Lutte silencieuse.... lors de la venue de l'Inspecteur Général d'Arts Plastiques...
Le lien vidéo est en bas

Au lycée Bellevue, à Albi, comme dans tous les lycées de l'académie, voire du pays, les lycées ne reçoivent plus assez de financement pour faire fonctionner les options si chères à nos élèves et garantes d'une culture gratuite pour eux, principe de base de l'enseignement public, je rappelle.
Résultat concret: plus d'Italien, plus d'arts plastiques, plus de théâtre, ni de russe. Bourrage des classes de latin et de Grec à plus de 40 élèves, ainsi que des sections de langues européennes. Je tiens à préciser que notre lycée a d'excellents résultats, et que ces options n'y sont pas pour rien, car elles remportent un franc succès auprès des élèves, qui s'impliquent au travers d'elles dans divers projets, et qu'elles contribuent à leur épanouissement personnel.
La vidéo que vous pouvez voir sur U Tube se passe dans notre lycée. Mercredi dernier, lors de la venue des inspecteurs académiques et régionaux, pour féliciter justement le dynamisme de notre établissement...alors qu'en parallèle, le rectorat, représentant du
ministère tronque les budgets... ce qui nous empêchera de poursuivre les options. Je vous laisse prendre la mesure de la cohérence qui s'ensuit...
Vous pouvez donc voir la réaction des élèves, plantés sur le passage des inspecteurs, habillés en noir et soufflant une bougie à leur passage.
http://fr.youtube.com/watch?v=ojB-BJDLONY

Ecrit par : Pedro Cordoba | 20 mars 2008

à Yann : l'accent circonflexe n'est pas grave : ça m'a donné l'occasion de déconner un peu.

merci !

PS : au sujet des arrondis, si je demande un ordre de grandeur de base, je veux qu'on écrive que 3,7 est de l'ordre de 1. Si je demande un ordre de grandeur à 3 chiffres, je saque si on m'écrit 3,7 au lieu de, disons, 3,714.

Bref, ça dépend du contexte que les élèves doivent savoir ... déchiffrer...

Ecrit par : dugong | 20 mars 2008

"Vous allez rire... je suis orthophoniste... En quelque sorte, je vis des incapacités de l'Ecole... "

J'ai rencontré pas mal d'orthophonistes formidables, soit dans les résultats qu'elles obtenaient avec les élèves, soit par leurs qualités humaines (ou les deux).

Quand les programmes sont refaits, intègre-t-on des orthophonistes à la réflexion ?

Ecrit par : Jeremy | 20 mars 2008



Merci Jérémy.
C'est agréable de se sentir écoutée (ce qui est déjà pas mal) et soutenue (ce qui l'est encore plus).

A ma connaissance, les orthophonistes ne sont pas consultés. Peut-être n'est-ce pas considéré comme étant leur place. J'avoue pourtant qu'une co-opération de tous les intervenants auprès des enfants permettrait très probablement d'éviter bien des gâchis.
Alors, en attendant que les grands pontes nous consultent, à mon niveau, j'interviens dans les écoles, bénévolement et à la demande des directeurs, pour parler de notre pratique, sensibiliser aux différentes pathologies ou pseudo-pathologies, et, si le dialogue s'engage dans de bonnes conditions, ce qui est très souvent le cas, parler, au pire, remédiation, au mieux, prévention !!!

Ecrit par : huet | 20 mars 2008

Merci à Zorglub pour cette chiée de néologismes autour du néant bédeuzien.

J'ajouterais volontiers bédeuzoir : nom masculin, contraction de bédeuzi et de rasoir. Désigne toute pensum bédeuziste. Peut se quantifier quel qu'en soit le contenu.

Exemple : Ne m'en parle pas, j'ai encore 3 Mo de bédeuzoir à me taper ce soir"

Ecrit par : dugong | 20 mars 2008

tout pensum ! L'inconscient ?

Ecrit par : dugong | 20 mars 2008

Je fatigue : 3,714 est un ordre de grandeur à 4 chiffres...

Ecrit par : dugong | 20 mars 2008

Si ça vous fait ricaner, le bédeuzi, tant mieux pour vous! Moi, je gère, en tant que môman, une élève de quatrième complètement paniquée, certaine qu'elle n'aura jamais le brevet des collèges parce que ses heures de latin l'empêchent de valider le bédeuzi. Pour cette petite, c'est très grave! Et vous, vous vous poilez...
Bonjour la solidarité profs-élèves!
Ma fille m'en parle régulièrement, anxieuse, secoue une tête résignée, se voit conspuée, interdite d'enseignement supérieur, voire même interdite d'entrée en Seconde générale, pour cause de bédeuzi non validé à cause de son latin.
Est-ce que vous vous rendez compte qu'en face de vous, vous avez des gamins qui se font une montagne d'une taupinière?
Merde! Pensez à eux! Ce sont vos élèves et ils sont terrorisés, certains d'être promis à la guillotine.

Ecrit par : dobolino | 20 mars 2008

Alors, si c'est une vaste foutaise, ce bédeuzi, magnez-vous le train pour qu'ils le valident, vos collégiens! Parce que eux, en attendant, ils sont complètement stressés par cette échéance qui leur parait insurmontable.

Ecrit par : dobolino | 20 mars 2008

"Merde! Pensez à eux! Ce sont vos élèves et ils sont terrorisés, certains d'être promis à la guillotine."

Ca prouve que leur prof d'Histoire n'est pas si nul, et que son cours sur la Révolution est bien passé.

Ecrit par : Jeremy | 20 mars 2008

Je sais que j'ai l'air de tomber de la Lune, mais qu'est-ce que c'est exactement, ce bédeuzi ? Un examen d'informatique ? Du temps que j'enseignais encore (jusqu'en 2005), je n'en ai jamais entendu parler.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 20 mars 2008

Pour Huet : je trouve que les orthophonistes devraient être bien plus présent(e)s en école primaire, et ce que vous faites bénévolement en est donc d'autant plus louable. D'autant que les professeurs, du primaire comme du secondaire, ne sont meme pas formés à diriger, si besoin, les élèves vers l'orthophoniste.

Ecrit par : Jeremy | 20 mars 2008

Chat avec Darcos sur lemonde.fr :

http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40- href="mailto:0@2">0@2-823448,50-1024790,0.html

Ecrit par : Pat | 20 mars 2008

Sylvie : B2I = dîplome attestant qu'on sait faire des trucs et des machins sur un pc et sur internet.
En soi, ce n'est pas si idiot, mais souvent les élèves en savent déjà plus que le prof.

Ecrit par : Jeremy | 20 mars 2008

L' enseignante amoureuse de Nicolas Sarkozy interrogée par la police
Reuters

Une jeune femme de 39 ans qui en pinçait un peu trop pour le président et lui envoyait des courriers enflammés fait l'objet d'un examen de personnalité approfondi.

AFP
LIBERATION.FR : jeudi 20 mars 2008

Une enquête préliminaire a été ouverte à Dunkerque (Nord) sur une enseignante de la région, qui adressait des messages d’amour au président Nicolas Sarkozy dans des enveloppes plutôt menaçantes.

Depuis le début de l’année, cette femme de 39 ans a reconnu avoir envoyé au président de la République deux lettres de déclarations enflammées et un colis contenant certains objets érotiques.

Selon le quotidien Nord-Eclair, qui a révélé l’affaire, c’est pour attirer un peu plus l’attention du président qu’elle avait recouvert ses envois de mentions particulièrement menaçantes, comme «extrêmement explosif», «nitroglycérine» ou «anthrax».

Ce sont les services de l’Elysée qui ont alerté la police locale. Le procureur de la République de Dunkerque, qui n’exclut pas une mauvaise plaisanterie, a ordonné un examen de personnalité approfondi de l’enseignante.


http://www.liberation.fr/actualite/societe/316794.FR.php

Ecrit par : Pat | 20 mars 2008

Dobolino a écrit : "Moi, je gère, en tant que môman, une élève de quatrième complètement paniquée, certaine qu'elle n'aura jamais le brevet des collèges parce que ses heures de latin l'empêchent de valider le bédeuzi"

Soyons clair : le bédeuzi est une daubasse que tout professeur digne de ce nom se doit, au bas mot, d'ignorer superbement.

Les items du B2i sont proposés PAR L'ELEVE (genre "je sais faire ceci ou cela") et N'IMPORTE QUEL PROF* PEUT VALIDER (un clic de souris sur un "logiciel que des têtes d'oeuf ont osé appeler Gibii).

Voir http://d.krauss.free.fr/editos/b2i.html

Il ne peut rien arriver à votre fille si, par extraordinaire, il lui manquait certains items du B2i. D'après ce que vous dites, elle est lettrée et donc déjà dans le dessus du panier des élèves qui nous arrivent maintenant en seconde.

Et puis, malheureusement, il se trouvera toujours suffisamment de profs * pour actionner le moulin à valid **.

Stop le délire !

* un être humain "validant" cette daubasse ne vaut pas mieux que ce sobriquet.

** se trouvera-t-il un malcomprennant pour croire à une connotation raciste ?

Ecrit par : dugong | 20 mars 2008

malcomprenant : je suis emporté par mes n...

Ecrit par : dugong | 20 mars 2008

"Le procureur de la République de Dunkerque, qui n’exclut pas une mauvaise plaisanterie, a ordonné un examen de personnalité approfondi de l’enseignante"

Selon des sources généralement bien déformées, il s'agirait de l'infâme Fracko qui mute en drag queen à la nuit tombée.

Ecrit par : dugong | 20 mars 2008

"Le procureur de la République de Dunkerque, qui n’exclut pas une mauvaise plaisanterie, a ordonné un examen de personnalité approfondi de l’enseignante"

Selon des sources généralement bien déformées, il s'agirait de l'infâme Fracko qui mute en drag queen à la nuit tombée.

Ecrit par : dugong | 20 mars 2008

Merci de m'avoir éclairée, Jeremy.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 20 mars 2008

Encore plus fort que les "sanctae Bedeuziae benedictiones informaticae" , j'ai le plaisir de vous signaler la tenue en septembre prochain à Montpellier du XVIe congrès de l’Association Guillaume Budé, sur le thème de l’homme et la science. Pour plus de détails, voir ici : http://recherche.univ-montp3.fr/cercam/article.php3?id_article=490

Ecrit par : FGuichard | 20 mars 2008

Ce qui est obscène, c'est que les fascistes qui "revisitent" la Révolution font semblant de s'apitoyer sur les massacres des Vendéens. Dont ils n'ont que foutre.

Ecrit par : montaigneàcheval | 20 mars 2008


La monarchie n'a rien à voir avec le fascisme, c'est même l'inverse : seuls les régimes incapables de trouver une légitimité finissent par dériver vers le fascisme. Le franquisme n'est pas à proprement parler un fascisme (d'ailleurs cela a été relevé par Malraux) et, quant à l'Italie, c'est bel et bien la faiblesse de la maison de Savoie qui a pu le permettre. Et elle s'en est débarassée dès qu'elle a pu.

Et puis, ne s'agit-il pas du faisceau des licteurs ?

Ecrit par : Sergio | 21 mars 2008

au pire, remédiation, au mieux, prévention !!!
Ecrit par : huet | 20 mars 2008

Donc, si je comprends bien, la refondation de l'école et le retour tant attendu au bon sens vont mettre au chômage les orthophonistes, qu'il faudra recycler... en faisant du tri sélectif?
En effet:
1) La prévention signifie suppression immédiate et irréversible de la méthode des fifiches et des z'étiquettes, qu'elle s'appelle globale, semi- ou de tout autre nom, tout aussi bidon et qui ne trompe plus personne. La dyslexie reviendra à son taux normal de quelques miettes de pourcentage donc on n'aura plus besoin de 90% des orthophonistes.

2) Côté remédiation, ditto.
Léo et Léa, ou équivalent , à haute dose et en stage accéléré pour guérir le plus vite les malheureuses victimes des méthodes susdites.

Ce sera la fin d'un paquet de rentes de situation.

On comprendrait que les syndicats montent au créneau devant la terrifiante perspective que les enfants recommencent à apprendre des choses et à savoir lire, écrire et compter.

Outre les orthophonistes, les officines de rattrappage devront elles ausi mettre la clé sous la porte, et si les mômes se tiennent tranquilles, tout occupés qu'ils seront à travailler, plus besoin de Ritaline, ni de toubibs pour la prescrire.

Ça va en faire du monde au chômage. Que de troubles sociaux en perspective..Les syndicats devraient pavoiser à la perspective de cette chienlit
ben non, ils sont contre le retour du bon sens... pour préserver la paix sociale, sans doute!

Ce pays marche sur la tête

Ecrit par : Cadichon | 21 mars 2008

Au moins, les jeunes sont capables de créer un lien hypertexte.

Ecrit par : Max | 21 mars 2008

Max a écrit : "Au moins, les jeunes sont capables de créer un lien hypertexte"

Et alors ?

Doit-on comprendre qu'il s'agit d'une des avancées majeures apportées par le virus bédeuzia ?

Effectivement, on peut rêver à un monde radieux où la plupart "savent créer un lien hypertexte".

Mais alors la question est toujours et encore : quoi d'autre ?

Ecrit par : dugong | 21 mars 2008

Hypertexte??? i perd texte.....

Ecrit par : montaigneàcheval | 21 mars 2008

Oui !

Les obsédés hypertextuels ont beaucoup perdu en croyant devenir plus riches...

Ecrit par : dugong | 21 mars 2008

Journée de commémoration pour les quarante ans de mai 68 sur France-inter... Belle poussée d'"acneus retroactivus" pour Cadichon, (et pour quelques autres) en perspective?

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mars 2008

Bla bla bla (C'est un essai)

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 21 mars 2008

Outre les orthophonistes, les officines de rattrappage devront elles ausi mettre la clé sous la porte...

Ecrit par : Cadichon | 21 mars 2008

Mandeville aurait dit: "les serruriers devront mettre la clé sous la porte".
Que cadichon nous dessine sa "cité radieuse" parce que celle du capitalisme libéral ne peut guère se passer, pour prospérer, d'inventer chaque jour de nouveaux métiers, de nouvelles fonctions, thérapeutiques, sécuritaires, judiciaires notamment.

Ecrit par : marigot | 21 mars 2008

Il ne peut rien arriver à votre fille si, par extraordinaire, il lui manquait certains items du B2i.
Ecrit par : dugong | 20 mars 2008

C'est à ses professeurs de le lui dire. Elle ne me reconnait pas un niveau de compétences suffisant, j'appartiens à sa vie domestique et non scolaire. Or, il semblerait qu'on a plutôt tendance, au collège, à lui mettre la pression, à moins qu'elle ne se la mette seule, ce qui est bien dans sa manière.
Même son frère, élève de première, n'arrive pas à la décontracter. Faut reconnaître que le gars n'est pas un modèle à suivre.

Ecrit par : dobolino | 21 mars 2008

Je lis ce matin dans mon journal régional que l'instituteur devra 108 heures de travail du fait du samedi matin supprimé.
Mais horreur,je constate qu'il devra 60 heures seulement devant les élèves en difficulté et 68 heures sans les élèves.
Je me doutais bien que la belle idée allait accoucher d'une solution honteuse.
Il faut protester,il faut que les 108 heures soient en présence des élèves.ll faut refuser ces 68 heures de blabla pédagogo,syndical et administratif, volées aux élèves.
Si ces 68 heures sont vraiment nécessaires à la profession,il y a du temps le soir après la classe,le mercredi matin et après midi pour les placer.
Ayons un peu d'honneur et de courage pour une fois!

Ecrit par : bernard | 21 mars 2008

Bla bla bla (C'est un essai)

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 21 mars 2008

Vous faites bien de le préciser ;o))
(Grillé, Christophe !)

Ecrit par : yann | 21 mars 2008

Vu hier, sur je ne sais plus quelle chaîne un reportage sur un collège AMBITION CORNET-DE-FRITES de Montigny-Lès-Metz. Tout va bien. Des moyens, de plus en plus....des enseignants qui sont des virtuoses....des adultes à l'écoute....un collège promis à un avenir radieux à des lendemains qui chantent syle RDA, FDGB......Alors m'sieurs dames, juste une question:
mon Collège à moi, il est aussi AMBTION CORNET-DE-FRITES. Et notre DHG passe de 745 à 622 heures. on perd 2 postes et 2 assistants scolaires. Par contre on achète deux tableaux blancs interactifs à 4000 euros pièce...alors moi, profignare moi pas comprendre. ministre être gentil. argent couler à flot. et nous, bwana,moins d'heures....

On nous aurait menti?????

Ecrit par : montaigneàcheval | 21 mars 2008

Au moins, les jeunes sont capables de créer un lien hypertexte.

Ecrit par : Max | 21 mars 2008

Wouaaaahhhh !

Je me suicide dans l'instant.

Ecrit par : yann | 21 mars 2008

Faites-moi flipper Yann; je suis pour la fin du monde.

Ecrit par : Pendariès | 20 mars 2008

La fin du monde. Comme vous y allez !
Vous leur voulez quoi, aux animaux et aux plantes ?

La fin de l'humanité me paraît un objectif plus raisonnable.
Mais je crains que, sauf mutation particulièrement gratinée, le virus de la rage ne soit pas le bon candidat pour le job (ce qui est dommage, compte tenu de l'aspect spectaculaire de la symptomatologie).
Ni même celui de la grippe aviaire.
Par contre, je fonde de grands espoirs en Ebola.
L'humanité agonisant dans des flots de sang, avouez que ça aurait de la gueule, non ?

Ecrit par : yann | 21 mars 2008

Nota pour Dugong, avant qu'il ne me tape sur les doigts : symptôme prend un circonflexe, pas symptomatologie.
Non mais !

Ecrit par : yann | 21 mars 2008

Oui Yann et comme le disait Pasolini "le Christ s'est arrêté à Ebola".

Ecrit par : montaigneàcheval | 21 mars 2008

Bla bla bla (C'est un essai)

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 21 mars 2008

Vous faites bien de le préciser ;o))
(Grillé, Christophe !)

Ecrit par : yann | 21 mars 2008

;-)))... Je croyais qu'il s'agissait d'un résumé du match de rugby de samedi dernier!
En tous cas, quand Anne-Marie Valette ne fait pas de "copié-collé" interminable, on constate qu'elle va directement à l'essentiel!

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mars 2008

A écouter absolument "Darcos au salon du livre", sur www.lire-ecrire. Remarquable intervention de Xavier Darcos. L'intelligence même, la clarté faite homme! Celui qui maintient que Darcos n'est pas un ministre de l'Education extraordinaire a des lunettes en bois.

Ecrit par : Jean | 21 mars 2008

http://www.education.gouv.fr/cid21135/xavier-darcos-au-salon-du-livre-2008.html

Ecrit par : bernard | 21 mars 2008

mon Collège à moi, il est aussi AMBTION CORNET-DE-FRITES. Et notre DHG passe de 745 à 622 heures. on perd 2 postes et 2 assistants scolaires. Par contre on achète deux tableaux blancs interactifs à 4000 euros pièce...alors moi, profignare moi pas comprendre. ministre être gentil. argent couler à flot. et nous, bwana,moins d'heures....

On nous aurait menti?????

Ecrit par : montaigneàcheval | 21 mars 2008

Seulement 2 postes? Vous avez plutôt de la chance:-) Il y a des bahuts où c'est l'hécatombe. Apparemment, le but est de supprimer des postes pour mutiplier les heures supp. Cela coûte moins cher. J'ai hâte de savoir où j'irai bientôt faire mes heures non supp!
Or, s'il y a des postes à supprimer dans l'EN et des économies à faire, ce serait plutôt chez les administratifs, pas sur les postes de "terrain" mais comme ce sont ces administratifs, très très bien syndiqués qui nous gèrent... Ils savent faire les coupes où il faut! La même situation se retrouve dans l'armée actuellement. On supprime des tas de bonshommes sur le terrain et on garde des effectifs pléthoriques de planqués qui engraissent dans les bureaux. Bref, la France quoi...

Ecrit par : Sanseverina | 21 mars 2008

Yann a écrit : "Nota pour Dugong, avant qu'il ne me tape sur les doigts : symptôme prend un circonflexe, pas symptomatologie.
Non mais !"

Par nature, je m'applique à ne pas être trop raide sur le circonflexe.

Remarquez qu'il n'y pas d'incompatibilité absolue : on peut être temporairement courbé et raide.

Ecrit par : dugong | 21 mars 2008

Sinon c'est du priapisme orthographique.

Ecrit par : dugong | 21 mars 2008

A Jean

Darcos parle peut-être bien mais agit mal. A qui fera -t- on croire que 24 heures par semaine à l'école primaire permettront de donner aux enfants des bases correctes. Il nous en fallait 30 à nous, dans les années cinquante du siècle dernier.
Expiliquez-moi! Les enfants apprennent-ils plus vite et mieux? Miracle!

L'amère Edith.

Ecrit par : edith | 21 mars 2008

La fin de l'humanité me paraît un objectif plus raisonnable.
Ecrit par Yann, 21 mars 2008

A moi aussi, parfois...

Ecrit par : Sylvie Huguet | 21 mars 2008

Sanseverina a écrit : "Or, s'il y a des postes à supprimer dans l'EN et des économies à faire, ce serait plutôt chez les administratifs, pas sur les postes de "terrain" mais comme ce sont ces administratifs, très très bien syndiqués qui nous gèrent... Ils savent faire les coupes où il faut! La même situation se retrouve dans l'armée actuellement. On supprime des tas de bonshommes sur le terrain et on garde des effectifs pléthoriques de planqués qui engraissent dans les bureaux."

Ils ne sont pas planqués, ils sont en meute.

Les finlandais du Moloch, si prompts à exemplifier la péninsule septentrionale, devraient s'aviser que là bas, ils ont supprimé de façon drastique l'administration de l'éducation. Ce sont les enseignants qui font ce travail. Ceux-ci y ont plutôt tendance à ne pas aller au superflu et encore moins à l'occupationnel...

Chiche !

Face à cela, aux agressions molochoïdes, deux attitudes possibles :

- à l'afghane : stratégie de harcèlement par guerilla et embuscades. Pas très efficace : l'embuscade, ils connaissent souvent en experts.

- à l'arme lourde, quasi nucléaire : menace sur les examens.

Quoi d'autre ?

Ecrit par : dugong | 21 mars 2008

J'avais oublié une troisième attitude possible : la soumission.

Mais c'est tellement peu dans la culture des enseignants français...

Ecrit par : dugong | 21 mars 2008

Remarquez qu'il n'y pas d'incompatibilité absolue : on peut être temporairement courbé et raide.

Ecrit par : dugong | 21 mars 2008

Cela me rappelle l'anecdote de Thierry Maulnier : il avait à faire une "rédaction", dont le sujet était de commenter la phrase de l'évêque s'adressant à Clovis lors de son baptême :"Courbe-toi, fier Sicambre, brûle ce que tu as adoré"...etc.

A la surprise générale du professeur et de ses condisciples, il sortit au bout de quelques minutes : il avait simplement écrit : "Cambre-toi, vieux si courbe".

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 21 mars 2008

ce jour d'hui sur France Inter .....
spécial mai 68 ... à pleurer .... selon l'humeur ... de larmes ou de rires !!!

vivement 69 !

Ecrit par : Epouvantable Yfig | 21 mars 2008

Postes, filières et classes supprimés dans mon bahut sous le faux prétexte qu'il y aurait moins d'élèves.
Résultats : des 2des à 35 non apprenants, y a plus de dédoublements. Connaissant les loustics admis en 2de, ça veut dire des conditions de travail très agréables...

Dans ce lycée polyvalent, des certifiés et agrégés iront au LP.
Des collègues perdent leurs postes mais vont revenir l'an prochain pour effectuer des heures sup ! D'autres sont affectés sur deux (voire trois) bahuts...

D'après la version Pravda il n'y a plus d'argent pour les craies et les feutres (pour tableau blanc). L'éclairage des salles n'est pas réparé, le nettoyage n'est plus assuré régulièrement, les parents paient les frais de stages pour les élèves du LP MAIS le proviseur se fait poser un portail électronique à son logement de fonction : 9 000 € !

Cerise sur le gâteau : le même personnage joue au harceleur, c'est plus facile quand un bahut se désorganise. Encore un qui a tout compris du management moderne. Comme on l'a déjà dit ici, ces gens-là ne fournissent aucun travail au sens physque, mais se trouvent des occupations.

Ecrit par : Lariba | 21 mars 2008

La monarchie n'a rien à voir avec le fascisme, c'est même l'inverse : seuls les régimes incapables de trouver une légitimité finissent par dériver vers le fascisme. Le franquisme n'est pas à proprement parler un fascisme (d'ailleurs cela a été relevé par Malraux) et, quant à l'Italie, c'est bel et bien la faiblesse de la maison de Savoie qui a pu le permettre. Et elle s'en est débarassée dès qu'elle a pu.

Et puis, ne s'agit-il pas du faisceau des licteurs ?

Ecrit par : Sergio | 21 mars 2008

====================================

allons z'enfants de la taprie ... ieeeeeeeeeee

Ecrit par : Epouvantable Yfig | 21 mars 2008

ce jour d'hui sur France Inter .....
spécial mai 68 ... à pleurer .... selon l'humeur ... de larmes ou de rires !!!

vivement 69 !

Ecrit par : Epouvantable Yfig | 21 mars 2008

====================================

mai 68 fait l'objet d'une pub pour un bouquin d'une certaine 'Rotman' (?) qui n'était pas née en 68 .... ses commentaires sont d'une fraîcheur à faire pâlir le cul des anges !!!!!! et à faire bailler Corneille (s'il avait survécu à sa mort !)

Ecrit par : Epouvantable Yfig | 21 mars 2008

Yann, vous pouvez ajouter à Ebola : la fièvre Crimée-Congo, la dengue hémorragique, l'entérovirus 71, le virus Hendra, la grippe A (H5N1), sans oublier la grippe A (H9N2), Lassa, Nipah, la fièvre d'Omsk, la fièvre O'myong-nyong, la virose Reston, la fièvre de la vallée du Rift, la virose Ross River, la West Nile, qui fait des centaines de morts aux USA, même à New-York, la fièvre jaune, etc...(les virus émergents, et encore, je n'ai cité que les plus banals. )

(Revue prêtée par mon plombier espagnol, à qui j'avais prêté le livre passionnant "Des hommes et des germes", de Jean-François Saluzzo.)

Vos rêves sanguinolents finiront bien par devenir réalité.

Anne-Marie.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 21 mars 2008

Dans le fond, s'il n'y avait pas eu tout ces fils de bourges agités du bocal de mai 68, l'école serait restée acceptable !

Ca se fête !

Fils de ….

Je n’ai pas eu la chance
De naître de noblesse
D’une digne duchesse
Grande famille de France


Si, je dis bien si
J’étais le fils de ….

De truc ou de machin
Ce plouc ce gros bourrin
Qui passe à la télé
Et ramasse du blé
A vendre des salades
Des musiques bien fades
Aux paroles salasses
En vers boiteux bien crasses


Je serais encensé
Cajolé admiré
Je serais grand seigneur
Payé en lingot d’or


Si, je dis bien si
J’étais le fils de ….

De bidule de chose
Ce grand roi de la prose
Qui écrit de son prose
Es mots simili gnose
Des phrases on n’peut plus creuses
De sa plume baveuse
Encensé par la presse
Titrage spécial mes fesses


Je n’ai pas eu la chance
De naître de noblesse
D’une digne duchesse
Grande famille de France



Si, je dis bien si
J’étais le fils de ….

Cette grande prêtresse
Qui enseigne et confesse
Des tas de gougnafiers
Pleins de pèze et d’osier
Hommes d’affaires en or
Marchands de beaux décors
De tissus brodés main
Et de fils superfins


Je serais envié
Courtisé adulé
Je roulerais carrosse
Sur des routes sans bosses


Si, je dis bien si
J’étais le fils de ….

J’étais cousin du roi
De cet état arabe
Qui consume sa foi
En jouant au cottabe
Sur ses femmes alanguies
Dans du marc de whisky
Envoyant ses mamelouks
Sur de grosses felouques
Chargées d’or et d’argent
Corrompre nos agents


Je n’ai pas eu la chance
De naître de noblesse
D’une digne duchesse
Grande famille de France



Si, je dis bien si
J’étais le fils de ….

De la grande famille
Qui tient pignon sur rue
Qui encage ses filles
Dans de drôles de tenues
Dans les quartiers rupins
Des fois qu’un gros malin
Les trouve à son goût
Et leur baise la main
Puis leur passe au cou
Un bijou opalin

Si, je dis bien si …
J’étais tout ça

Fini les mauvais matins
A prendre un petit train
Pour aller au turbin
Dans le quartier latin
Je mangerais foie gras
Tout comme un gros poussah
Dormirais dans la soie
Péterais dans la joie
J’aurais un gros négoce
On m’appellerait boss
J’aurais tout plein de gosses
Qui à leur tour seraient

fils de …. Moi je !!!!!!

Ecrit par : Epouvantable Yfig | 21 mars 2008

Un peu long, le débat sur la lecture, mais revigorant, et les propos du ministre ne sont pas les moins réjouissants.

Quant au décalage avec la réalité, il trouve sa cause dans les pressions de Bercy et la doctrine "travailler plus pour gagner plus" chère au président, lequel aujourd'hui l'applique avec bon sens, c'est à dire en l'imposant d'en-haut.
Dans mon ex-bahut, on a diminué la DHG d'une quantité équivalente à 7 ou 8 postes, mais le rectorat a ordonné dix suppressions. Pourtant, depuis longtemps, nous avions coutume de prendre le moins d'heures supplémentaires possible. Désormais, même ceux qui ne veulent pas gagner plus seront obligés, et la capacité d'accueil n'ayant bien entendu pas été révisée à la baisse, l'effectif des classes va augmenter.

Quant aux investissements matériels mirobolants, ils ne sont pas financés par ceux qui paient les professeurs. Les conseils régionaux se font une gloire de "dépenser plus pour l'éducation". Une manne dont l'effet est plus que douteux.

Ecrit par : moot | 21 mars 2008

D'après la version Pravda il n'y a plus d'argent pour les craies et les feutres (pour tableau blanc). L'éclairage des salles n'est pas réparé, le nettoyage n'est plus assuré régulièrement, les parents paient les frais de stages pour les élèves du LP MAIS le proviseur se fait poser un portail électronique à son logement de fonction : 9 000 € !

Ecrit par : Lariba

C'est une constante dans les lycées, semble-t-il. Il y a quelques années, je m'étais même fendu d'une parodie médiévalisante sur ce thème, racontant les déboires d'un preux chevalier (moi), se faisant bouler par les fées gardiennes du trésor pour avoir osé mendier des consommables (dans la réalité, il s'agissait de transparents pour les TPE de ses élèves). Étrangement, les élèves avaient obtenu satisfaction en faisant la demande eux-mêmes, bien qu'au professeur il fût opposé le fait que l'on ne donnait pas de matériel pour les élèves (comprend qui peut).

En même temps, il y a des écrans dans tous les couloirs et des vidéoprojecteurs dans toutes les salles de sciences.

Ecrit par : moot | 21 mars 2008

on perd 2 postes et 2 assistants scolaires.
Ecrit par : montaigneàcheval | 21 mars 2008

Pas de quoi frimer, MàC, z'êtes un amateur, nous 14 ...
Qui dit mieux ?

Ecrit par : Zorglub | 21 mars 2008

L'humanité agonisant dans des flots de sang, avouez que ça aurait de la gueule, non ?

Ecrit par : yann | 21 mars 2008
As-tu pensé que TU es un être humain?

Ecrit par : dobolino | 21 mars 2008

D'accord avec Moot : quand on a choisi la verticale comme axe naturel des choses, le bon sens pour les gens d'en haut est toujours vers le bas...

Tout aussi d'accord sur les politiques d'équipement en matériels : les conseils généraux et régionaux sont obsédés par la question : "comment dépenser le maximum de fric de façon visible et moussante ?"

La question de l'utilité est très secondaire dans l'enseignement du même nom.

Le Moloch s'en lave les mains et laisse faire.

Ecrit par : dugong | 21 mars 2008

Je parle de l'utilité proprement scolaire !

Ecrit par : dugong | 21 mars 2008

Yfig, le 69 aurait beaucoup moins de légitimité s'il n'y avait pas eu le 68! Et ce n'est pas que de l'arithmétique!
De la mitre étique?
De la mite... Et trique?
De l'âme... eat et trique?

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mars 2008

disons qu'unis lingue eussent et n'en parlons plus !

Ecrit par : Epouvantable Yfig | 21 mars 2008

As-tu pensé que TU es un être humain?

Ecrit par : dobolino | 21 mars 2008

Ouaip !

Ecrit par : yann | 21 mars 2008

"le 69 aurait beaucoup moins de légitimité s'il n'y avait pas eu le 68!"

cet apologue numérique peut-il s'appliquer sans contrainte ?

Genre : "la 12,7 aurait beaucoup moins de légitimité s'il n'y avait pas eu le 7,35"

Tout est dans le calibre et réciproquement.

Ecrit par : dugong | 21 mars 2008

Pour Yann : la 12,7 et le 7,35 ont un point commun : ils ont le même nombre de chiffres significatifs.

Ecrit par : dugong | 21 mars 2008

Tout est dans le calibre et réciproquement.

Ecrit par : dugong | 21 mars 2008

On sent le marseillais !

Ecrit par : yann | 21 mars 2008

"Tout est dans le calibre et réciproquement.

Ecrit par : dugong | 21 mars 2008

C'est ce qu'elle m'a dit, hier soir.

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mars 2008

Pour Yann : la 12,7 et le 7,35 ont un point commun : ils ont le même nombre de chiffres significatifs.

Ecrit par : dugong | 21 mars 2008

6,35 ou 7,65 mais pas 7,35 !

Ecrit par : victor | 21 mars 2008

Bande de planqués !

Ecrit par : adjudant-chef victor | 21 mars 2008

Oui suppression de postes, enseignants sur plusieurs bahuts. La vie de TZR pour celles et ceux en poste (anciennement) fixe.

En tant que TZR sans voiture (je n'ai pas voulu être TZR et je n'ai pas été le plus heureux des hommes à devoir me séparer de mon véhicule car ça devenait trop cher pour ma pomme), mon Rectorat, qui est au courant de ma situation, m'envoie à 50 km de Narbonne, dans un collège, sans train ni services bus de chez moi, après avoir voulu m'expédier à Carcassonne dans un super LP, à x bus à prendre de la gare SNCF.

Même histoire que la dernière fois, un collègue dans mon LP est à remplacer dans quelques jours jusqu'à la fin de l'année. Mais bon, il faut remplir ailleurs...

C'est drôle: je téléphone à la DPE (qui n'est pas le diagnostoc de performance énergétique, loin de là) pour lui rappeler ma situation. "Ne pas avoir de voiture n'est pas un argument valable", qu'on me répond (j'apprends à la fin de la 3ième conversation qu'il y a quelques TZR dans l'académie qui sont aussi sans voiture, mais bon, hein, merde, après, si on peut plus déplacer les pions comme qu'on veut, ça va devenir du n'importe quoi la vie administrative!). La voix continue: "Vous ne pouvez pas refuser le poste. Louez une voiture". J'appelle des loueurs: 500 Euros pour 3 semaines, sans compter l'essence, en gros. La voix pour me mettre en appétit m'avait dit: "Mais vous aurez les ISSR" (whouaou, de l'argent, ça va me rendre meilleur petit soldat); manque de chance, au vu du devis, je devrai payer pour aller bosser.

Je fais remarquer que je suis PLP et que je ne connais rien au programme Français du collège (5ième et 3ième, on me le dit qu'après quelques appels au collège, une secrétaire agressive ouvrit la bouche et me dit des mots). Réponse affligeante: "Au collège, vous n'aurez rien à faire. Ce n'est pas un problème pédagogique". Donc: petit TZR chéri, tu ne sers que de gardien de gosses qui ont le kiki qui pousse et les tétés qui pointent. Combien de TZR dignes du pastrou mistralien, juste là pour ne servir que de pont de singes entre deux absences du titulaire?

Vraiment, les administratifs se fichent de l'enseignement.

A quand une association des TZR de France et de Navarre, histoire de collecter les doléances, les situations impossibles, les côtés positifs, aussi, doit bien y en avoir, les propositions. Avec mon concours, je me sens vraiment un peu comme un Nègre chez le grand Bey, à le ventiler par la palme.

Tiens, la secrétaire de mon LP m'annonce au téléphone (c'est une hémorragie) qu'un autre collègue se prépare à quitter le métier (nous en sommes à 7).

C'est quand que le système enfin s'effondre totalement, qu'on puisse enfin construire quelque chose?

Ecrit par : Pendariès | 21 mars 2008

Les finlandais du Moloch, si prompts à exemplifier la péninsule septentrionale, devraient s'aviser que là bas, ils ont supprimé de façon drastique l'administration de l'éducation. Ce sont les enseignants qui font ce travail. Ceux-ci y ont plutôt tendance à ne pas aller au superflu et encore moins à l'occupationnel...

Chiche !

Face à cela, aux agressions molochoïdes, deux attitudes possibles :

- à l'afghane : stratégie de harcèlement par guerilla et embuscades. Pas très efficace : l'embuscade, ils connaissent souvent en experts.

- à l'arme lourde, quasi nucléaire : menace sur les examens.

Quoi d'autre ?

Ecrit par : dugong | 21 mars 2008

Bien d'accord avec vous. Pour garder des postes sur le terrain auprès des élèves et pour enseigner dans des conditions décentes, je suis personnellement prête à faire une part de boulot administratif en plus si on fait dégager les spécialistes de la machine à café...
De surcroît, on ira trois fois plus vite. L'approche que j'ai pu faire de la chose est cocasse. Les adjoints qui ne savent pas faire un emploi du temps et qui se mélangent les pinceaux, c'est classique à chaque rentrée! Penchés au dessus de leur épaule et de leur ordinateur qu'ils ne maîtrisent en rien, on leur règle leur problème et les nôtres en trois coups de cuillères à pot.
Mais tout cela n'est pas très syndical! On ne peut rien bouger dans l'EN, rien inventer et si on nous oblige à faire plus ce sera pour faire des conneries. Alors on finit par se replier dans le non systématique.

Ecrit par : Sanseverina | 21 mars 2008

Cerise sur le gâteau : le même personnage joue au harceleur, c'est plus facile quand un bahut se désorganise. Encore un qui a tout compris du management moderne. Comme on l'a déjà dit ici, ces gens-là ne fournissent aucun travail au sens physque, mais se trouvent des occupations.

Ecrit par : Lariba | 21 mars 2008

C'est vrai. Même chose dans certaines grandes boîtes privées. Quand un truc ne marche pas, on rajoute du manager intermédiaire et ceux qu'on vire ce sont ceux qui bossent. Maladie française!
--------------------
Mon cher Penda, sachez bien qu'il n'y a plus beaucoup de différence entre les TZR et les "fixes" puisque ns sommes mangés à la même sauce. Je serai l'an prochain sur 2 bahuts.
Et certains sont prévus sur 3... Alors, après les parents pourront se demander pourquoi l'on n'est pas dévoué corps et âme à leurs têtes blondes ou brunes.
Je remarque quand même que certains des dits parents qui ricanaient à l'annonce des mesures d'économie prises par ce gouvernement commencent à s'inquiéter en voyant leur progéniture sans prof ou instit pour les remplacements et avec des classes à 30 en collèges, des options supprimées en lycées...
Il faut qu'il se dise une chose notre ministre c'est qu'il a peu d'appui dans le monde de l'école, que la fronde des syndicats d'instits et de la FCPE est en marche contre ses programmes pour le primaire qui sont bons, j'en suis sûre, mais que ces programmes ne passeront pas si en plus il met le feu ailleurs en faisant des économies sordides de la mauvaise manière. Car même ceux qui soutiennent ces programmes finiront par ne plus le soutenir lui ( aussi intelligent qu'il soit) en voyant les désastres collatéraux en termes de postes et de gestion "humaine" ( hummm) des profs.

Ecrit par : Sanseverina | 21 mars 2008

Car même ceux qui soutiennent ces programmes finiront par ne plus le soutenir lui ( aussi intelligent qu'il soit) en voyant les désastres collatéraux en termes de postes et de gestion "humaine" ( hummm) des profs.

Ecrit par : Sanseverina | 21 mars 2008

J'en fais déjà partie. Et m'organiser pour quitter cet univers de plus en plus rouillé est un but, dès que ma thèse est achevée, je fais aboutir avec des copains le projet que nous avons déposé à l'INPI.

J'ai connu une TZR allemand qui était sur 4 établissements.

Il faut aussi regarder du côté des Rectorats, la façon dont ils (ne) gèrent (pas) leurs troupes.

J'ai fait le calcul, il y a quelques mois: 1000 élèves passés sous mes yeux en 6 ans... 1000... quel fétus de paille nous sommes, Sanseverina. Cela sert aussi à relativiser les situations hargneuses, je veux dire, quelques temps après les avoir subies.

Je n'en reviens toujours pas que nous soyons 7 collègues à avoir ouvertement déclaré que nous préparions notre sortie de l'EN.

Ecrit par : Pendariès | 21 mars 2008

Encore des complices de la société libérale, puisqu'ils sont résolument contre les maths en primaire qui permettraient de faire remonter notre lamentable niveau.

Il faudra donc se résigner à être dominés par les Chinois, les Malais, les Indiens, et autres forts en maths.
(C'est vraiment ringard d'apprendre les tables, de faire du calcul "posé", la règle de trois, qu'est-ce qu'on en a à faire : il y a les calculettes pour cela.)

Refrain ancien, du dégraisseur de mammouth que pourtant vous ne semblez pas apprécier.

http://www.snuipp.fr/spip.php?article5349

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 21 mars 2008

Merci Sanseverina : tout est dit dans votre dernier paragraphe.

Ecrit par : dugong | 21 mars 2008

Question aux lecteurs de ce blog qui furent jadis ou naguère professeurs: dans quelle branche ête-vous allés? Comment avez-vous géré auprès du Rectorat votre formation? Quel a été votre accompagnement? Ce sont des questions pratiques.

Ecrit par : Pendariès | 21 mars 2008

Comment allez-vous Sanseverina avec cette nouvelle, votre état d'esprit?

Ecrit par : Pendariès | 21 mars 2008

Aurez-vous des ISSR, Sanseverina, pour vos déplacements entre les établissements?

Ecrit par : Pendariès | 21 mars 2008

à Victor : désolé d'avoir confondu 7,65 et 6,35 : c'est vraiment une erreur de gros calibre !

Ecrit par : dugong | 21 mars 2008

Question aux lecteurs de ce blog qui furent jadis ou naguère professeurs: dans quelle branche ête-vous allés? Comment avez-vous géré auprès du Rectorat votre formation? Quel a été votre accompagnement? Ce sont des questions pratiques.

Ecrit par : Pendariès | 21 mars 2008

Puisque vous parlez "du temps jadis" je peux répondre à votre interrogation...
J'ai été suppléante puis remplaçantes durant mes 3 premières années d'enseignement, c'est à dire 3 jours par ici, une semaine par là, 15 jours ailleurs...
A vol d'oiseaux, les écoles n'auraient pas été trop éloignées de chez moi, mais avec les transports en commun, c'était très très long à cause surtout de plusieurs changements ...

Alors j'avais acheté un solex, vous savez, l'essence 2 temps ou la solexine!!!
Et bien, quand il pleuvait, ce n'était pas terrible le solex, mais quelle impression d'autonomie et de liberté !!!

Je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans.....

Ecrit par : c.cuit | 21 mars 2008

Alors j'avais acheté un solex, vous savez, l'essence 2 temps ou la solexine!!!
Et bien, quand il pleuvait, ce n'était pas terrible le solex, mais quelle impression d'autonomie et de liberté !!!

c.cuit

Je veux bien un solex, ou un scooter, mais c'est à 50 km de Narbonne, dans la montagne, le remplacement; et puis, j'ai très peur de conduire un 2 roues.

Ecrit par : Pendariès | 21 mars 2008

Le temps où en deuche, on remplissait le réservoir avec du coco à 90 centimes de franc le litre...

Ecrit par : dugong | 21 mars 2008

Point d'ISSR, point du tout. Niente!
C'est quoi votre projet de reconversion avec vos potes, Penda?
Pour le reste, trop perso, je vous fait un état des lieux, promis juré sur votre mail dès que possible. D'ailleurs je vous dois quelques avis si mes souvenirs sont bons.
---------------
Cuicui, je partage avec vous une nostalgie du solex, immense, immense... Le solex, dans une ville à 15 ans, hummm!!! Surtout quand on oublie la solexine régulièrement et qu'il faut pédaler pour rentrer!

Ecrit par : Sanseverina | 21 mars 2008

Yfig, excellente , de nouveau , votre chanson....mais merde trouvez-vous un musico....

Ecrit par : montaigneàcheval | 21 mars 2008

Je veux bien un solex, ou un scooter, mais c'est à 50 km de Narbonne, dans la montagne, le remplacement; et puis, j'ai très peur de conduire un 2 roues.

Ecrit par : Pendariès | 21 mars 2008

Mais dans la montagne, une cabane de bergers qu'on vous prêterait temporairement...
Ce serait tellement romantique...




D'accord, je sors.... ; )

Ecrit par : c.cuit | 21 mars 2008

Sanseverina, via nos mèls, je vous en parle.

Ecrit par : Pendariès | 21 mars 2008

Hey les gars et les filles J'ai-eu-20-ans-en-68 (mais aussi en 70), y en a marre, vous avez eu tout le meilleur, et le solex en plus!!!!!! Meeeeeerde! Non vraiment, vous avez été gâtés.

Ecrit par : Pendariès | 21 mars 2008

Yfig, excellente , de nouveau , votre chanson....mais merde trouvez-vous un musico....

Ecrit par : montaigneàcheval | 21 mars 2008

Je m'y emploie "chevalier plus blanc que blanc" je m'y emploie ... mais ça ne se trouve pas sous le sabot de la première jument qui passe ..... hélas !!!!! Qu'en dit votre monture ? joue-t-elle du luth ? ou d'un quelconque banjo ?

Ecrit par : Epouvantable Yfig | 21 mars 2008

Hey les gars et les filles J'ai-eu-20-ans-en-68 (mais aussi en 70), y en a marre, vous avez eu tout le meilleur, et le solex en plus!!!!!! Meeeeeerde! Non vraiment, vous avez été gâtés.

Ecrit par : Pendariès | 21 mars 2008

Même pas vrai, avec 10 ans de plus que vous, je peux vous assurer que l'on n' a eu que le solex , la fin des solex, les tout derniers... Et les dernières manifs (avec les copains anar. )où l'on criait: " Nous sommes tous des solex!" On a vu le meilleur nous passer sous le nez juste quand cela se terminait. Une génération " le cul entre deux chaises". La fin de quelque chose d'à peu près stable et le début de l'affolement, de la sur-consommation , l'hydre de l'hyper se déployant dans tous les domaines de la société.
A propos des solex, vous avez vu le prix des neufs ?:-)

Ecrit par : Sanseverina | 21 mars 2008

Question aux lecteurs de ce blog qui furent jadis ou naguère professeurs: dans quelle branche ête-vous allés? Comment avez-vous géré auprès du Rectorat votre formation? Quel a été votre accompagnement? Ce sont des questions pratiques.

Ecrit par : Pendariès | 21 mars 2008


J'ai déjà répondu à cette question ... mais .... est-ce vraiment l'expérience fugace ?

A la fin de mes études, j'ai fait le tour de collèges et lycées de ma ville. Il était septembre 1975.

J'ai trouvé tout de suite un poste dans un établissement privé .... mais je n'étais pas satisfait ..... je voulais .... pour des raisons stupides de prestige idiot faire partie de l'EN.
A cette époque, les profs étaient encore considérés .... croyais-je !

Une directrice m'a reçu et m'a imposé auprès du rectorat .... comment, je n'en sais rien ? mais ma démarche de démarchage volontaire et culottée lui avait tapé dans l'oeil (je me souviens plus si c'était le droit ou le gauche .... je pencherais plutôt pour le gauche.)

J'ai eu un poste d'auxiliaire à temps complet et j'ai enseigné les 'mathématiques modernes' qui arrivaient pour la première année en sixièeme .... je n'y connaissais que pouic et j'ai appris le bouquin par coeur et ai eu le bol d'avoir une espèce de révélation .... qui me servit quelques années plus tard.
Et des classes de quatrième et de terminales en maths traditionnelles .... j'ai pu apprécier la différence, les maths modernes sont incomparablement plus intelligentes et correspondent mieux à un esprit littéraire.

Tout s'est bien passé pendant la scolarité .... Oh ! y'avait bien des frissonnements, en particulier (j'étais très jeune) des petites lycéennes qui, vexées que je sois fidèle à ma jeune épouse se sont plaintes auprès du proviseur que je matais leurs cuisses à nues sous leurs mini-jupes .... je ne l'ai appris que des années plus tard !

Des gosses qui se faisaient exploiter par des maquereaux ... mais ma jeunesse inconsciente ne s'apercevait de rien si ce n'est des traits très tirés des petites rebelles revêches aux maths (modernes, anciennes, présentes, passées ou à venir.)

J'ai été inspecté ... 13 !

Les vacances furent fantastiques ..... nous sommes partis à quatre en coccinelle jusqu'à Valence (Espagne) ... nous sommes revenus bronzés et requinqués.

J'ai reçu ma nouvelle affectation par la poste pour un poste dans une classe de réadaptation (ou un truc dans ce genre ....) des élèves âgés, difficiles, bagarreurs, malpolis, grossiers, vulgaires, provocateurs, sales, puants .......
Je suis allé voir la dirlo de l'établissement, je lui ai dit :
" je ne peux pas enseigner, ils parlent et chahutent pendant le cours !"
elle m'a répodu :
"Si vous aimé enseigner comme vous le prétendez, vous trouverez le moyen de les intéresser !"
Jai tenté une dernière négo :
"Je suis trop jeune et trop fort (j'étais sport), je sens, après une semaine de cours que je ne pourrais pas me contenir très longtemps et que ça va mal finir ...."
"ne faites pas ça vous seriez en tort"
"bon ! dans ce cas, vous recevrez ma démission demain ..."

et je suis parti vers le privé et je ne regrette rien !

ce n'est sûrement pas ce que vous attendiez .... mais ça c'est passé comme ça !
Si, dans le privé, on tombe dans une boîte avec l'ambiance des écoles ..... soit on se casse, soit on pète une durite, soit on tue quelqu'un !!!!

Ecrit par : Epouvantable Yfig | 21 mars 2008

mais est-ce que ça peut vraiment vous intéresser une expérience fugace ?

Ecrit par : Epouvantable Yfig | 21 mars 2008

Je suis là, si vous voulez quelqu'un pour vous faire une musique de chanson! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mars 2008

Je fais partie de ceux qui approuvent Darcos pour sa volonté de changer les programmes et qui sont de plus en plus écœurés par les coups que nous prenons dans la gueule sous prétexte de faire des économies.

C’est un manque de sens politique qui va provoquer une réunion des mécontents, un amalgame explosif. Et comme ce sont des types de droite qui gouvernent, ils ne céderont rien pour bien montrer combien ils en ont dans le slip face à ces traîne-savates d’enseignants présumés de gauche. Les derniers naïfs qui font encore confiance à l’État ou à ses représentants (chefs d’établissement, inspecteurs et autres rectaux) vont avoir un réveil douloureux. Il est à craindre que dans ces conditions de mépris des personnels, un changement, même positif, soit destiné à l’échec. Quand on méprise les gens (le “terrain” comme y disent) à ce point, on arrive au résultat inverse de celui recherché.

Le Moloch gère les flux et les stocks, il paraît que c’est moderne. L’ennui, mais si négligeable ! c’est que nous ne sommes pas, de même que les élèves, des tableaux de chiffres.
Tout ce que savent faire ces guignols, ce qui apparemment les fait bander, c’est le comptage des corps. Sinistre !

Enfin, en faire baver aux profs, ça va au moins faire plaisir à tous ceux qui font dans l’anti-prof, coalition hétéroclite de beaufs de droite comme de gôche, d’illuminés se disant libéraux, de socialistes “modernes”, de bureaucrates livides et de sociologues d’État. Quelle jouissance !

Ecrit par : Lariba | 21 mars 2008

Boah un Solex ça se fume comme qui rigole... Même avec un vélo de trente kilos... Et même les gros, les 3800 !

Ecrit par : Sergio | 21 mars 2008

Je suis là, si vous voulez quelqu'un pour vous faire une musique de chanson! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mars 2008


Ben y'a plus qu'à, alors !

Ecrit par : Epouvantable Yfig | 21 mars 2008

Je vous envoie un fichier MP3 en milieu de semaine prochaine, avec la chanson enregistrée.

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 mars 2008

C'est ce que j'appelle de la réactivité !!!!

Enfin .... tant que je n'ai rien reçu .... c'est de la réactivité virtuelle ..... mais bon, je suis d'un naturel optimiste .... et puis je n'ai plus rien à perdre puisque les paroles sont là !

Je n'ai plus qu'à ronger mon frein ..... mais avec mes chicots .... c'est plutôt le frein qui va me grignoter !!!!!

Ecrit par : Epouvantable Yfig | 21 mars 2008

Boah un Solex ça se fume comme qui rigole... Même avec un vélo de trente kilos... Et même les gros, les 3800 !

Ecrit par : Sergio | 21 mars 2008

Alors, mon petit Sergio .... toujours la folie des grandeurs ????
attention un 3800, c'est peut-être au dessus de tes moyens ..... t'as un parachute ? .... t'as pensé aux bretelles .... ? et ta ceinture, tu l'as bien bouclée ??????

Ecrit par : Epouvantable Yfig | 21 mars 2008

Juste un gag (authentique) du vendredi soir.

Ma compagne enseignante rentre d’un séminaire national au sujet d’une formation post-bac (environ 120 participants, éduc nat et professionnels de la branche).

Cette réunion est organisée par l’académie de Nice, durée 4 jours.
Les frais de logistique sont importants (cocktails pour la réception des huiles, café croissants, fleurs pour les photos de presse, etc...).

L’organisation envoie donc aux différentes académies d’origine des participants un courrier sollicitant une modeste contribution.

L’académie de Toulouse a renvoyé un chèque de 1,60 € soit 0,80 € par stagiaire issu de la Ville Rose.

RAS ...

Frais postaux, 0,53 €, frais de virement 2 €, réception du courrier 15’, réunion de direction 15’ à 6 personnes, rédaction du courrier d’accompagnement 10’ etc ...
Le père Ubu est content, Alfred en sourit d’aise dans sa tombe.

Ecrit par : Zorglub | 21 mars 2008

attention un 3800, c'est peut-être au dessus de tes moyens

Ecrit par : Epouvantable Yfig | 21 mars 2008


Bon enfin, pas un neuf, quoi...

Ecrit par : Sergio | 21 mars 2008

"mon Collège à moi, il est aussi AMBTION CORNET-DE-FRITES. Et notre DHG passe de 745 à 622 heures. on perd 2 postes et 2 assistants scolaires. Par contre on achète deux tableaux blancs interactifs à 4000 euros pièce...alors moi, profignare moi pas comprendre. ministre être gentil. argent couler à flot."

Il y a un enorme trafic avec les TICE (techonlogies informatiques de Communication pour l'Education - je ne suis pas sûr de la signification exacte du sigle).

Dans mon établissement, 15000 euros dépensés pour du matériel informatique ! Et des logiciels Microsoft sur TOUS les ordinateurs (il faut bien payer une licence non ?).
Or, cet argent doit bien aller à qq'un.
Il faudrait faire des recherches sur la manne financière que sont les "TICE" dans l'Education - et voir combien d'argent part en fumée là-dedans, entre les subventions locales (région, département), les apports du ministère et les décisions budgétaires des proviseurs.

Ecrit par : Jeremy | 21 mars 2008

Technologies de l'Information et de la Communication pour l'Education.

Quel est le con qui est allé inventer un signe pour désigner l'Informatique ???

Ecrit par : Jeremy | 21 mars 2008

Technologies de l'Information et de la Communication pour l'Education.

Quel est le con qui est allé inventer un sigLe pour désigner l'Informatique ???

Ecrit par : Jeremy | 22 mars 2008

C'est quand que le système enfin s'effondre totalement, qu'on puisse enfin construire quelque chose?

Ecrit par : Pendariès

Vu ce que vous racontez, c'est maintenant. L'effondrement, j'entends, quant à la construction, c'est une autre paire de manches.

Ecrit par : moot | 22 mars 2008

Et des logiciels Microsoft sur TOUS les ordinateurs (il faut bien payer une licence non ?)

La solution est bien sûr de basculer en Linux, lequel est au départ, et encore maintenant dans une large mesure, l'oeuvre d'universitaires, ceci dans tous les pays.

S'il y a un moyen d'échapper au libéralisme à tous crins, c'est bien celui-là...

Ecrit par : Sergio | 22 mars 2008

Jeremy a écrit : "Il faudrait faire des recherches sur la manne financière que sont les "TICE" dans l'Education - et voir combien d'argent part en fumée là-dedans, entre les subventions locales (région, département), les apports du ministère et les décisions budgétaires des proviseurs"

Cela pourrait être réalisé par l'IREDU mais ils sont trop occupés à cogner sur le bac.

Quant aux décisions des proviseurs, il ne faut rien exagérer : ils n'ont pas la même toxicité que les régions (ou les départements pour les collèges) en matière de dilapidation des fonds publics. Bien sûr, les décisions en CA d'acheter, disons, des tableaux interactifs, sont toujours spectaculaires car prises localement mais il ne faut jamais oublier qu'alors il se trouve toujours des complices parmi les enseignants eux-mêmes...

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

J'ai toujours trouvé particulièrement onéreuse et singulièrement opaque la question de l'Informatique dans l'Education. Les plus vieux se rappellent sans doute ce plan qui au début des années 80 envoya des dizaines de milliers d'ordinateurs français inutilisables dans les collèges (je me demande si ce n'était pas des Atari, ou quelque chose du même tonneau). Les TICE sont d'évidence, vu l'environnement technique qu'ils supposent, un bon moyen pour en mettre plein les poches de sociétés dont on pourrait se passer — et LINUX est effectivement la solution de remplacement la plus évidente. L'informatique à l'école est la vache à lait de sociétés qui imposent le renouvellement du parc à très brèves échéances — et certains collègues sollicités pour les examens s'en font les complices, en imposant dans les examens des logiciels que les machines précédentes ne peuvent faire tourner — j'ai vu le cas il y a trois ans en BTS IG. Les TPE, cette incitation permanente au copier / coller, en rajoutent une couche. Et je ne suis pas sûr qu'en Lettres comme en Sciences, on ait réellement besoin de technologies lourdes — on dit faire pas mal de belles choses dans toutes les disciplines de base avec du papier et un crayon.
JPB, "de plus en plus réac" (dixit XD, ridendo, mardi soir, mezza voce)

Ecrit par : brighelli | 22 mars 2008

Il s'agissait "d'ordinateurs" Thomson (To5 ou To 7 , je ne me rappelle plus) de l'invraisemblable "plan informatique pour tous"...

Certains exemplaires doivent encore pouvoir se trouver dans les lycées/collèges munis de caves. Mais contrairement aux vins de garde et même si la mémoire de cette quincaillerie informatique est maintenant très bien reposée, la démarche reste toujours aussi imbuvable.

Je ne dis pas qu'il faille exclure les ordinateurs de l'école. Le problème ne se pose déjà plus en ces termes. Le problème est d'éviter qu'ils ne structurent une trop grande partie des stratégies occupationnelles des lycées et collèges.

Par ailleurs, il est utile de rappeler le caractère assez inégalitaire de l'informatique en tant que discipline (sauf si des charlots pédagogistes se chargent de la transformer, par déformations et torsions, en une indiscipline dont ils ont le secret).

Déjà au simple niveau d'outil, vous pouvez déjà utiliser l'ordinateur pour discriminer les quelques élèves structurés mentalement qui nous arrivenet encore au lycée en leur faisant faire une simple recherche sur glouglou. Essayez, c'est effrayant !

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

J'ajoute qu'en sciences physiques et, plus encore en sciences de la vie et de la Terrre, la mode est à l'utilisation de capteurs dont on truffe un système qui n'a rien demandé à personne et qui sont pilotés par un ordinateur : le tout permet des mesures automatisées (que ce soit pour des phénomènes d'évolution "lente" comme la température de l'atmosphère ou "rapide" comme les variations d'intensité lumineuse d'une lampe dues aux variations alternatives de sa tension d'alimentation).

Le côté "moderne" et la tentation de l'ubris prométhéenne de domination * sous jacente fait des déjà ravages dans certains esprits aculturés.
Sans compter, bien sûr, qu'il ya là un marché énorme pour les vendeurs de quincaillerie informatique. Notamment ceux qui pratiquent dans leurs tarifs la parité euro/dollar...

* on est loin de "l’idéal naturaliste du vieux savant à la Fabre, perdu dans la contemplation des formes naturelles – et se gardant bien d’y toucher – ou de les transformer" (René Thom)

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

Lu sur le programme d'une journée d'étude universitaires: "Les spectacles de 68":

Maîtresse de Conférences en Théorie des arts contemporains à l’Université Paul Verlaine – Metz

"Théorie des arts contemporains". Je suis rêveur. Mais que sont ces arts contemporains? Video, Rap, Installation, Conversations chez Ardisson ou Ruquier...?

Hier soir, repas avec Salah Stétié, c'est autre chose. 3 heures en poésie, et des centaines en cours à l'université (tout dépendant du professeur) laminées, surpassées par tant d'intelligence et de compréhension qui n'ont rien à voir avec le dogmatique et le théorique. C'était un ami de Gaétan Picon, Stétié... Une génération sans l'indélibile tache du structuralisme en littérature. Une soirée avec Jouve, Max Jacob, Bonnefoy, Schéhadé, Claudel, Rimbaud, Germain Nouveau... Certains furent et sont ses proches. Stétié, terrible (et stimulant) dans ses commentaires sur certains poètes actuels.

Quelque chose d'intéressant de sa part quant à l'enseignement de la littérature et de la poésie en particulier: "Il faut brûler les professeurs... sauf ceux en LP". A l'université, "les professeurs sont des moulinettes ou alors sont fixés sur leur dada" (leur spécialité, leur auteur fétiche).

Je vous souhaite un bon we, je pars à Genève.

Je ne sais plus qui (pardon) me répondait ici en disant que le système scolaire s'était déjà effondré. Non, la bête vit encore, vu son pouvoir de nuisance.

Ecrit par : Pendariès | 22 mars 2008

Je corrige:

A l'université, "CERTAINS professeurs sont des moulinettes ou alors sont fixés sur leur dada" (leur spécialité, leur auteur fétiche).

Ecrit par : Pendariès | 22 mars 2008

Certainement que, à long terme, il coûtera moins cher de systématiser les cours en ligne- et peut-être même l'installation de tableaux interactifs- que de recruter du personnel enseignant. Une fois de plus, la clé de cette gabegie est certainement, paradoxalement, "rentable" à moyen ou à long terme... Rentable pour qui? Certainement plus pour Bill Gates que pour les élèves, c'est la seule certitude.

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2008

Il s'agissait "d'ordinateurs" Thomson (To5 ou To 7 , je ne me rappelle plus) de l'invraisemblable "plan informatique pour tous"...

Oui, c'était des Thomson. Je me souviens très bien de cet épiode du feuilleton informatique au collège.Il s'agissait alors pour l'Etat de venir au secours d'une Entreprise "en difficulté" (lire "proche de la faillite"). L'opération de sauvetage aussi a été une faillite.

-----------------------------------------------------------------------

Linux "Ubuntu"...Je peux en parler en connaissance de cause. Jje me suis équipé pour des raisons "politiques" (j'ai du mal à supporter le propriétaire de Windows)...C'est gratuit (enfin, pas la maintenance et la formation), imperméabe aux virus (pas besoin d'antivirus) et plus "stable".

Mais c'est compliqué et peu convivial.

Ecrit par : Robin | 22 mars 2008

"JPB, "de plus en plus réac"

Ecrit par : brighelli | 22 mars 2008

Pas sur ce sujet, en tous cas! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2008

Pendariès a "crit : "les professeurs sont des moulinettes ou alors sont fixés sur leur dada" (leur spécialité, leur auteur fétiche).

Tous les professeurs ont leur dada : cela va des capteurs informatisés de mesures jusqu'à Max Rouquette en passant par l'ORL ou la réthorique en milieu sous-marin.

La question est de (auto ?)canaliser ces fièvres pour qu'elle n'atteigne jamais le seuil du délire.

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

Il s'agissait "d'ordinateurs" Thomson (To5 ou To 7 , je ne me rappelle plus) de l'invraisemblable "plan informatique pour tous"...

Vous vous rappelez très bien. Il y avait un peu des deux.

Ecrit par : catmano | 22 mars 2008

qu'elles n'atteignent pas ...

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

il se trouve toujours des complices parmi les enseignants eux-mêmes...

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

C'est ce que disait avec raison l'excellent "alu", qui depuis a disparu du blog.


JPB, "de plus en plus réac"

Ecrit par : brighelli | 22 mars 2008

C'est la seule attitude possible devant le déchaînement de bêtise et de démagogie auquel se livrent Meirieu et ses troupes. Car c'est toujours Meirieu, contrairement à ce qu'on pourrait penser, qui tient la barre.
Réac moi aussi, et à fond la caisse: je viens de passer 4 mois à expliquer en détail, en 4ème, "Le Médecin malgré lui", à raison de deux heures par semaine en moyenne. Résultat, ces enfants qui en savaient à peu près rien en français en arrivant, pour qui le français c'était une espèce de bavardage incompréhensible sur des textes sans intérêt, avec plein de schémas, de champ sémantiques et lexicaux, de quatrième de couverture, d'éditeurs, de narrateurs omniscients (omnichiants, plutôt), ont enfin reçu une nourriture qui parle à leur âme. Ils ont beaucoup aimé, et ils en savent par coeur de nombreux passages. Deux d'entre eux vont recevoir bientôt, devant toute la classe, les conseils de mise en scène , pour la scène première de l'acte I, de deux comédiens d'une compagnie théâtrale locale, lors d'une séance de deux heures financée par le FSE du collège (97 euros): une élève jouera le rôle de Martine, l'autre celui de Sganarelle; ils savent déjà leur texte parfaitement et se réjouissent. Même succès avec "Le Malade imaginaire" en 3ème, que nous n'avons même pas encore fini. Ces élèves , qui n'avaient jamais rien eu de substantiel à se mettre sous la dent, découvrent le français - c'est que disait Danièle Sallenave au Salon du livre.Par ailleurs, je fais un vrai "cours de grammaire" (celle des natures et des fonctions, des mots et des propositions) et ça nous occupe toute l'année. Je fais apprendre aux élèves un tableau complet de conjugaison par semaine, y compris le conditionnel passé deuxième forme, le subjonctif imparfait, et le passé antérieur cher à l'obscurantiste Moindrot et dont il serait à souhaiter, dans leur intérêt, que les élèves le sussent (et le suçassent) dès le banc d'école.
J'oubliais! J'interdis tout bavardage, je punis pour un stylo qui tombe par terre.
Bref, je suis réac! Réac!

Ecrit par : Jean | 22 mars 2008

Tous les professeurs ont leur dada : cela va des capteurs informatisés de mesures jusqu'à Max Rouquette en passant par l'ORL ou la réthorique en milieu sous-marin.

Dugong

Ce que disait Stétié, et j'adhère, c'est que certains professeurs ont un unique fond de commerce à transmettre aux étudiants (et y en a plein des super-spécialistes de... Des véritables rentiers). Pour ma part, si je devais faire toute ma carrière sur l'oeuvre de Max Rouquette, je m'en voudrai énormément.

Autre moment fort, pour moi, dans ses confidences, quand il évoqua la lecture que lui fit Bonnefoy, à l'époque où il était jeune et presque pauvre, de "Du mouvement et de l'immobilité de Douve". Sans doute sa première lecture. Ce qui revient chez les auditeurs du poètes: la voix de Bonnefoy.

Ecrit par : Pendariès | 22 mars 2008

du poète (sans -s).

Bonne Pâques pour les croyants de ce lieu et bons chocolat et lundi férié pour ceux-ci et les athées et les agnostiques.

Ecrit par : Pendariès | 22 mars 2008

Ni pack de dieux ni mètre de chocolat en barre !

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

"je viens de passer 4 mois à expliquer en détail, en 4ème, "Le Médecin malgré lui", à raison de deux heures par semaine en moyenne."
"J'interdis tout bavardage."

Ecrit par : Jean | 22 mars 2008

Rien de réac là-dedans!

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2008

Sergio,
Oui ! mais ... Linux, Open Office, etc. pas si simple.

Je développe des appli en VBA (sous MS Office et autre) et en VB (intégrant des objets MSOffice).

VBA (avec ses limites, mais y'a toujours moyen de coller un bout de C ou de faire appel aux API de windows) est devenu un incontournable de toutes les applis pro.
C'est quand même super pratique de ne pas avoir à apprendre un langage macro (souvent de merde) variant d'une appli à l'autre comme c'était le cas à l'époque héroïque.

Pas possible de faire la même chose sous Linux et OO dans les mêmes conditions de confort et d'efficacité.
Pas de portabilité sur 90% des PC (qui sont Windows dans l'EN et les entreprises) car pas d'inter'op possible sous linux ...

Par ailleurs quid des appli industrielles spécifiques (SolidWorks, Orcad, etc.) et de tous leurs plug-in qui tournent slt sous Windows ?

J'aime pas spécialement MS mais faut reconnaître que l'existence d'un standard de fait est un énorme avantage !

On voit le bazar dans le monde de la PAO et infographie avec la coexistence laborieuse Mac, PC.

Donc, même si ça fait ch. pas trop moyen de contourner MS (sauf pour les serveurs qui sont transparents pour l'utilistauer)

Ecrit par : Zorglub | 22 mars 2008

http://www.ecoledemocratique.org/IMG/pdf/Impact.Methodes.pdf

Etude comparative belge qui enfonce définitivement les idées ubuesques des Charmeux et Foucambert si la chose était encore possible....

Influence des méthodes d 'enseignement de la lecture sur le
niveau d'acquisition des élèves en 2e année primaire BRAIBANT Jean-Marc & GERARD François-Marie

Parmi ses constats :

L'école ou la classe fréquentée par l'élève exercent sur le rendement en lecture une influence plus déterminante que l'origine sociale.

Quelle que soit l'origine sociale des élèves, l'approche idéovisuelle de la lecture est moins efficace que l'approche phonique.

L'approche idéovisuelle se caractérise par un fort pourcentage d'élèves faibles ou très faibles en lecture.

Après une année et demie d'enseignement, l'approche idéovisuelle est donc associée à une grande dispersion des résultats entre les élèves d'une même classe. En réalité, et de manière assez inattendue si on fait référence aux
aux finalités 'démocratiques' de ce type de pédagogie, tout se passe comme si elle avait pour effet d'augmenter les différences inter-individuelles entre les élèves.

A l'opposé, une pédagogie de la lecture plutôt centrée sur le décodage semble plus équitable, 'plus égalitaire' dans la mesure où elle assure aux élèves les plus faibles un niveau minimal de compétences qui ne place pas en situation de décrochage en lecture.

Lire les conclusions et avoir une petite pensée émue pour cette pauvre et navrante Charmeux ou l'échec de toute une vie.

Ecrit par : Guillaume | 22 mars 2008

Il s'agissait "d'ordinateurs" Thomson (To5 ou To 7 , je ne me rappelle plus) de l'invraisemblable "plan informatique pour tous"...

Le plan informatique pour tous : Obliger les établissements scolaires de la France entière à s'équiper avec des ordinateurs obsolètes achetés avec l'argent des contribuables pour venir au secours d'une Entreprise privée.


L'INFORMATIQUE POUR TOUS

Présentation à la presse, le vendredi 25 Janvier 1985, par M. Laurent Fabius, Premier Ministre, en présence de Messieurs :
Gaston Defferre, Ministre d'État, chargé du Plan et de l'Aménagement du Territoire.
Jean Pierre Chevénement, Ministre de l'Éducation nationale.
Roger-Gérard Schwartzenberg, Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation nationale, Chargé des universités.
Roland Carraz, Secrétaire d'État auprès du Ministre de l'Éducation nationale, chargé de l'Enseignement Technique et Technologique.
Gilbert Trigano, délégué du Premier Ministre aux Nouvelles Formations.

Ecrit par : Robin | 22 mars 2008

Jean, la première année où j'ai fait du soutien scolaire en quatrième, j'avais les deux plus mauvaises élèves d'une classe de 26 élèves.
L'une d'elles a passé deux mois sans rien faire, la tête souvent cachée par ses bras, et répondant à mes questions par des onomatopées. Le dernier jour, elle m'a regardé dans les yeux, et m'a dit :"Madame, je déteste lire".

(Tous les enfants de cette classe lisaient très mal, ayant appris avec les "mots-étiquettes", c'est la première fois que j'entendais cette dénomination.)

Elles avaient à étudier Georges Dandin, à mon avis une très difficile pièce de Molière, choisie per la maîtresse ...car c'est la plus courte !! (A part cela, Matin Brun, d'un certain Pavlov, il y en a des piles chez le libraire, c'est nul !), Inconnu à cette adresse, (elles n'avaient pas la moindre idée de ce qu'était le nazisme !).

Après Noël, réveil stupéfiant ! Nous avons lu à trois voix Georges Dandin, plus petites dictées, et explications des règles de grammaire ayant trait à leurs fautes.
La maîtresse de français a donné des leçons de grammaire qu'elles apprenaient bien, et elles ont fini l'année en bonne place, ...et moi avec une boîte de chocolats.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 22 mars 2008

Bien d'accord avec les arguments de Zorglub sur le caractère hautement non trivial de la "supériorité" de linux.

Un autre aspect, peu développé est le caractère très artificiel de la "gratuité" de Linux : les développeurs qui passent de temps à développer le sytème ne le font pas tous par admirable * hauteur d'âme : de nombreux jeunes et talentueux développeurs se font un nom en développant des bouts de Linux. Sur un CV, cela se moneye plutôt bien.

* de lapin.

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

du poète (sans -s).

Bonnes Pâques pour les croyants de ce lieu et bons chocolat et lundi férié pour ceux-ci et les athées et les agnostiques.

Ecrit par : Pendariès | 22 mars 2008

C'est pas gentil pour les croyants qui "adorent" le chocolat !

Ecrit par : Robin | 22 mars 2008

* de lapin.
(de Pâques pour rester dans le monde de la logique formelle ... et de la saison)

Ecrit par : Zorglub | 22 mars 2008

"(A part cela, Matin Brun, d'un certain Pavlov, il y en a des piles chez le libraire, c'est nul)"

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 22 mars 2008

Encore une opinion énoncée en vérité première.

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2008

Vous avez vu, Robin, les pécheurs bretons ont empêché le pape de porter sa croix à la Trinité et à Pâques! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2008

de nombreux jeunes et talentueux développeurs se font un nom en développant des bouts de Linux. Sur un CV, cela se moneye plutôt bien.

* de lapin.

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

Oui, il y a des boutiques Linux (une près de chez moi) avec de "jeunes talents désintéressés" qui font payer assez cher les installations et les formations.

Ecrit par : Robin | 22 mars 2008

"(A part cela, Matin Brun, d'un certain Pavlov, il y en a des piles chez le libraire, c'est nul)"

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 22 mars 2008

Encore une opinion énoncée en vérité première.

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2008

Une information objective sur "Matin brun" : il s'agit d'une courte nouvelle écrite entre les deux tours des présidentielles de 2002 (Le Pen au deuxième tour) qui évoque sous la forme d'une parabole la montée d'un régime totalitaire.

Le livre a été imprimé et édité par une petite maison d'édition ardéchoise, les éditions Rougerie.

Ecrit par : Robin | 22 mars 2008

à Zorglub : on peut en effet admettre que dans l'admirable de lapin de Paques, un héritage qui se transmet de l'objet Paques jusqu'à l'objet rable.

Ah le génitif !

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

Réacs de chez réacs.
Jean me fait tout à coup revenir,la larme à l'oeil, en 1963/1964.
Nous sommes dans un petit Lycée mixte de la France rurale "réactionnaire" avec gros internat.La jeune prof de français des secondes décide de faire jouer Le Médecin malgré lui aux volontaires de sa classe,travail entre midi et deux.Il leur manque le vieux.Ils viennent me chercher, qui suis en philo.En juin 64,nous donnons la pièce entière deux fois devant tous les élèves du lycée et les parents du canton.C'est un succès .
Notre Sganarelle,quel talent fou déjà, deviendra un grand acteur national et fera bien d'autres choses dans le milieu artistique.
La chorale à 4 voix du Lycée exécutera avant la pièce de théâtre, du Schubert,du Rameau et le choral de Hans Sachs en allemand.
Version de Bayreuth.C'est toujours marqué sur le programme jauni.
Ach so ! qu'on appelait notre "chef".

Ecrit par : bernard | 22 mars 2008

enlever le "qui" qui brouille le sens de cet héritage !

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

"je viens de passer 4 mois à expliquer en détail, en 4ème, "Le Médecin malgré lui", à raison de deux heures par semaine en moyenne."
"J'interdis tout bavardage."

Ecrit par : Jean | 22 mars 2008

Rien de réac là-dedans!

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2008

Détrompez-vous, Christophe!
Il faut, selon les Instructions officielles, liquider "Le Médecin malgré lui" et toute pièce classique en général, en quelques séances, en trois semaines au plus, afin de ne pas ennuyer les élèves. Et il est recommandé de n'en lire que des extraits. Et puis surtout pas d'explication linéaire (quasiment ligne à ligne), ça ennuierait les élèves. C'est bien pour cela que Xavier Darcos ( le seul ministre de l'Education potable que nous ayons jamais eu!) entend refaire également les programmes du collège, et du lycée. A propos de lycée, justement, j'étais il y a quelques années dans un grand lycée bourgeois du centre ville, et je devais me taper le nouveau programme du bac de français: les "objets d'étude, les "séquences", les "genres", les "registres", toute cette quincaillerie dénuée d'intérêt avec laquelle le petit père Viala (Monsieur-le-Peuple-est-Inapte-à-Goûter-Subjectivement-une-Oeuvre-Littéraire) a écoeuré du français des générations de lycéens. Eh bien Christophe,je nai jamais parlé de tout cela. En revanche, mes élèves ont compris en profondeur "Dom Juan", "Candide", etc. J'avais remplacé le mot "objet d'étude" par le mot "chapitre"! Au conseil de classe, je me faisais régulièrement allumer par le délégué de la ... FCPE, qui récitait son petit catéchisme doctrinaire et pédago, et qui me dénonçait comme n'enseignant pas en "séquences" (et DONC, implicitement, comme mauvais professeur).
Moi, j'explique quasiment ligne à ligne, car j'estime que c'est la seule façon pour que les élèves aient le temps de s'imprégner du fond et de la forme de l'oeuvre, bref, de s'en faire leur "culture" personnelle. Alors cela ne dure pas trois semaines, mais quatre mois. C'est-y pas réac, ça, mon bon monsieur.

Ecrit par : Jean | 22 mars 2008

Vous avez vu, Robin, les pécheurs bretons ont empêché le pape de porter sa croix à la Trinité et à Pâques! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2008

Ca tombe bien, je comptais profiter du lundi ferié pour retourner dans mon fief...Gare aux pécheurs !

Pour Pâques, on verra plus tard.

Ecrit par : Robin | 22 mars 2008

Pas du tout, Jean, si je m'en tiens à la définition que donne mon dictionnaire du mot: "réactionnaire".

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2008

"Une information objective sur "Matin brun" : il s'agit d'une courte nouvelle écrite entre les deux tours des présidentielles de 2002 (Le Pen au deuxième tour) qui évoque sous la forme d'une parabole la montée d'un régime totalitaire.

Le livre a été imprimé et édité par une petite maison d'édition ardéchoise, les éditions Rougerie."

Ecrit par : Robin | 22 mars 2008

Personnellement, j'ai beaucoup aimé cette nouvelle. Autant sur la forme que sur le fond. J'aimerais qu'Anne-Marie développe son point de vue.

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2008

Détrompez-vous, Christophe!
Il faut, selon les Instructions officielles, liquider "Le Médecin malgré lui" et toute pièce classique en général, en quelques séances, en trois semaines au plus, afin de ne pas ennuyer les élèves. Et il est recommandé de n'en lire que des extraits.

C'est exact ; je faisais comme vous, Jean, et je me suis fait "allumer" moi aussi, mais ça ne m'a pas empêché de continuer. Les élèves aimaient bien, en revanche les parents ne m'ont jamais embêté, au contraire. "L'allumage" est venu de devinez qui ? Une inspectrice, évidemment !

Ecrit par : Robin | 22 mars 2008

Et, Dugond, force est de constater que l'héritage est un extraordinaire progrès (même pour un programmeur peu vénal) ...

Ecrit par : Zorglub | 22 mars 2008

Peut-être, Robin, peut-être, mais une des phrases caractérisant le mieux la réaction ne serait-elle pas: "du passé, faisons table rase"?

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2008

Vous avez vu, Robin, les pécheurs bretons ont empêché le pape de porter sa croix à la Trinité et à Pâques! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2008



Christophe, j'espère que vos "pécheurs bretons" iront à confesse !

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 22 mars 2008

Peut-être, Robin, peut-être, mais une des phrases caractérisant le mieux la réaction ne serait-elle pas: "du passé, faisons table rase"?

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2008

Eh bien oui, c'est exactement cela: du passé pédago faisons table rase, car il n'y a rien à en garder. Exfiltrons Meirieu vers Singapour ou ailleurs pour y être rééduqué, liquidons les IUFM et les instituts de sciences de l'éducation ( au motif que la nation ne peut se permettre d'entretenir de faux savants).

Ecrit par : Jean | 22 mars 2008

Je commente (ou réponds) dans le désordre :

"Je ne sais plus qui (pardon) me répondait ici en disant que le système scolaire s'était déjà effondré. Non, la bête vit encore, vu son pouvoir de nuisance".

Ecrit par : Pendariès

C'était moi, mais je disais qu'il était en train de s'effondrer, et non que l'opération était achevée. Oui, le système existe encore, mais peut-on encore parler d'école quand elle se transforme en garderie ? C'est l'intérieur qui s'effondre, l'extérieur, le squelette, la carcasse, reste debout pour sauver les apparences.

"Les TICE sont d'évidence, vu l'environnement technique qu'ils supposent, un bon moyen pour en mettre plein les poches de sociétés dont on pourrait se passer. L'informatique à l'école est la vache à lait de sociétés qui imposent le renouvellement du parc à très brèves échéances".

Ecrit par : brighelli

Je conseille à tout le monde ici, s'il est à Paris au moment du salon de l'éducation, d'aller faire un tour à "EDUCATICE", la foire des marchands du temple qui existe depuis deux ans. C'est édifiant.

"Je ne dis pas qu'il faille exclure les ordinateurs de l'école. Le problème ne se pose déjà plus en ces termes. Le problème est d'éviter qu'ils ne structurent une trop grande partie des stratégies occupationnelles des lycées et collèges.

Par ailleurs, il est utile de rappeler le caractère assez inégalitaire de l'informatique en tant que discipline".

Ecrit par : dugong

J'avais coutume de dire à mes élèves, en TP, quelque chose comme : "nous n'utiliserons pas l'ordinateur pour tracer les graphiques, car à l'examen, vous serez obligés de le faire à la main, alors autant en prendre l'habitude tout de suite". En sciences expérimentales "basiques", l'informatisation a pour principal effet de dispenser les expérimentateurs du soin et de l'attention normalement indispensables, ce que j'estime contre-productif quand on en est encore à la découverte des phénomènes et à l'apprentissage des techniques de manipulation.

"Certainement que, à long terme, il coûtera moins cher de systématiser les cours en ligne- et peut-être même l'installation de tableaux interactifs- que de recruter du personnel enseignant. Une fois de plus, la clé de cette gabegie est certainement, paradoxalement, "rentable" à moyen ou à long terme... Rentable pour qui? Certainement plus pour Bill Gates que pour les élèves, c'est la seule certitude".

Ecrit par : Christophe Sibille

Entièrement d'accord. Les 4000€ d'un tableau interactif, même à dépenser tous les cinq ans (limite supérieure pour la durée de vie avant obsolescence) sont une broutille à côté des 20.000 à 40.000€ que coûte un professeur annuellement.

"Tous les professeurs ont leur dada : cela va des capteurs informatisés de mesures jusqu'à Max Rouquette en passant par l'ORL ou la réthorique en milieu sous-marin.

La question est de (auto ?) canaliser ces fièvres pour qu'elle n'atteigne jamais le seuil du délire".

Ecrit par : dugong

La question est surtout de les canaliser pour qu'elles ne deviennent pas l'objet principal des cours que l'on dispense, autrement dit, le professeur devrait s'interdire de n'être que l'apôtre de son dada.

Quant à l'informatique en tant que discipline, je l'ai pratiquée quand j'étais élève, mais c'était tout autre chose que l'utilisation de la triade "Word-Excel-PowerPoint". C'était de l'algorithmique et de la programmation, d'abord en BASIC, puis en assembleur.

Ecrit par : moot | 22 mars 2008

"Matin brun", c'est très bien, mais pour les adultes.

Les "jeunes " de 13-14 ans ont un vocabulaire sufisamment relâché pour n'en pas rajouter à l'école.

"Par mesure de précaution, on avait pris l'habitude de rajouter brun ou brune à la fin des phrases ou après les mots. Au début, demander un pastis brun, ça nous avait fait drôle, puis après tout, le langage, c'est fait pour évoluer, et ce n'était pas plus étrange de donner dans le brun, que de rajouter putain con, à tout bout de champ, comme on le fait par chez nous."

De plus, il y a énormément d'"implicite", très difficile à expliquer.

Le gone du Chaâba, je l'avais lu avec plaisir, mais franchement, ce n'est pas vraiment pour nos ados de 14-15 ans. (Voir ce qu'en dit JPB dans "Fin de récré", moi non plus, je ne suis pas bégueule, mais il y a des limites.)

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 22 mars 2008

Jean, en 1960, dans un village de la vallée de la Marne, l'instituteur de la classe des grands allant du CE2 à la classe de Fin d'études primaires, a réussi à implanter un FRJEP : Foyer rural de jeunes et d'éducation populairequi fonctionnait bien et avait transformé la vie du village. Les diverses activités de ce foyer ont fait d'ailleurs l'objet d'un reportage étoffé dans la revue " Pouquoi ?" dont je n'ai pas la référence précise en tête, année 64 ou 65 peut-être, mais l'article est signé du journaliste Pierre Calmette. Revenons en 1960. A cette époque j'avais déjà quitté mon bon maître dont la petite taille , la démarche bancale et la silhoette contrefaite n'avaient pas su vaincre la passion du savoir et l'amour du métier, pour le Cours complémentaire voisin où il avait réussi à m'inscrire. mes parents craignant ne pouvoir faire face aux dépenses éventuelles.
En 1960, donc, cet instituteur décide de mettre en scène " Le médecin malgré lui. " avec les jeunes du village, tous titulaires du certificat d'études primaires obtenu avec l'instituteur précédent réputé pour collectionner les premiers du canton. Lui aussi a organisé des spectacles mais uniquement avec ses élèves. Le village dispose en effet d'un théâtre construit entre les deux guerres par les bonnes volontés du village. On y joué du Labiche et poussé la chansonnette. La cloison du fond, dans la classe des petits peut se replier et donne alors sur la scéne. Il suffit d'empliler les tables dans la remise de la cour, d'installer les bancs , fabriqués entre les deux guerres eux aussi par les hommes du village, et le tour est joué avant de jouer sur scène ensuite. Tous ces préparatifs font partie de la fête. Chaque année, un spectacle est donné. Les scolaires jouent en première partie et les jeunes en seconde. Après " Le médecin malgré lui." qui donne le coup d'envoi, l'instituteur mettra en scène " Peg de mon coeur.", "Les dix petits nègres." ," Eugénie Grandet.", et " Le malade imaginaire.".
Cet instituteur dut interrompre cette activité débordante pour raison de santé. Il n'a jamais reçu la moindre distinction ou rémunération quelconque je peux l'affirmer. Des gens comme lui, j'en rencontre encore. Le chef de ma chorale par exemple. Quand je vois le temps et l'énergie qu'il donne sans compter pour mettre au point des oeuvres de haut niveau avec piano, orgue ou orchestre, je me dis que l'étincelle de la passion n'a pas dit son dernier mot. Il achève sa carrière comme prof de lettres en IUFM. Cela le regarde. C'est un vieux copain de fac et nous ne parlons jamais de ce qu'il fait à l'IUFM. Nous préférons parler musique chorale.
Bonne journée.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 22 mars 2008

Les lobbies fleurissent sur le malheur des enfants n'ayant pas pu apprendre à lire à l'école, et des parents ne sachant plus à quel saint se vouer. (voir le post de Cadichon plus haut)

Tous les services pédo- psychiatriques des grands hôpitaux et nos grands "chercheurs en neurosciences", souvent " maîtres de recherche" au CNRS ou INSERM verraient leurs crédits s'écrouler si on se remettait à "instruire", en commençant par le début : leur aprendre à lire.

Je suis tombée par hasard sur un texte de Liliane Sprenger-Charolles, une de nos grandes chercheuses, qui ne trouve rien à redire sur le fait d'apprécier si un enfant sait lire ...par écrit !

(Cela me rappelle que le professeur de français de mes petites élèves de quatrième récitent leurs récitations (deux depuis le début de l'année) ...par écrit.)

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 22 mars 2008

Une information objective sur "Matin brun" : il s'agit d'une courte nouvelle écrite entre les deux tours des présidentielles de 2002 (Le Pen au deuxième tour) qui évoque sous la forme d'une parabole la montée d'un régime totalitaire.

Le livre a été imprimé et édité par une petite maison d'édition ardéchoise, les éditions Rougerie.

Ecrit par : Robin | 22 mars 2008

Le livre a été écrit en 1998, mais il n'est sorti de l'anonymat qu'en 2002.
Si vous voulez lire le texte, tapez "Matin Brun" dans Google, et cliquez sur la première réponse, ça fait 3 pages.

Ecrit par : Pat | 22 mars 2008

Jean, par curiosité, combien de livres faites-vous lire à vos élèves de vos diverses classes et lesquelles ? (Je n'ose pas vous dire : "lectures analytiques et lectures cursives", je dirais "œuvres étudiées en classe et lectures personnelles")

Ecrit par : Pat | 22 mars 2008

"Peut-être, Robin, peut-être, mais une des phrases caractérisant le mieux la réaction ne serait-elle pas: "du passé, faisons table rase"?

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2008

Eh bien oui, c'est exactement cela: du passé pédago faisons table rase, car il n'y a rien à en garder. Exfiltrons Meirieu vers Singapour ou ailleurs pour y être rééduqué, liquidons les IUFM et les instituts de sciences de l'éducation ( au motif que la nation ne peut se permettre d'entretenir de faux savants).

Ecrit par : Jean | 22 mars 2008 "

Jean, soit vous le faites exprès, soit vous n'avez rien compris à ce que j'ai écrit! La phrase: "du passé faisons table rase" me semble "ontologiquement" réactionnaire, quel que soit le domaine auquel elle s'applique.

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2008

(Je n'ose pas vous dire : "lectures analytiques et lectures cursives")

Ecrit par : Pat | 22 mars 2008

Pourquoi?

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2008

Peut-être, Robin, peut-être, mais une des phrases caractérisant le mieux la réaction ne serait-elle pas: "du passé, faisons table rase"?

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2008

Pour moi "réaction" et "réactionnaire" (le vilain mot !) peut vouloir dire aussi : réagir.

Vous savez que l'expression "table rase" vient de la contreverse entre les "sensualistes" comme Hume (nihil esse in intellectu quod non prior fuisse in sensu ) et les "intellectualistes" ou les "idéalistes" comme Kant qui croient à des formes a priori, donc innées...l'esprit est ou n'est pas une "table rase" à la naissance, that is the question.

En tout cas aucun philsophe, à ma connaissance, ne s'est avisé de prétendre qu'il ne fallait pas dresser la table...rase.

Ecrit par : Robin | 22 mars 2008

"En tout cas aucun philosophe, à ma connaissance, ne s'est avisé de prétendre qu'il ne fallait pas dresser la table...rase."

Ecrit par : Robin | 22 mars 2008

Aucun ne l'a dressée rase, si! (Aucune allusion salace, je suis très sérieux!!!)

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2008

Le livre a été écrit en 1998, mais il n'est sorti de l'anonymat qu'en 2002.
Si vous voulez lire le texte, tapez "Matin Brun" dans Google, et cliquez sur la première réponse, ça fait 3 pages.

Ecrit par : Pat | 22 mars 2008

Merci de cette précision. Ce n'est donc pas tout à fait un "texte de circonstances", mais un texte qui a été ressorti "pour la circonstance".

Le texte se lit bien et très vite (5 ou 10 minutes), et ne manque pas d'intérêt. Il me semble (je n'en suis pas sûr) que l'auteur venait du monde communiste.

Ecrit par : Robin | 22 mars 2008

Pardon... Je reprends:
Aucun ne l'a dressée rase, si?? (Aucune allusion salace, je suis très sérieux!!!)

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2008

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2008

"En tout cas aucun philosophe, à ma connaissance, ne s'est avisé de prétendre qu'il ne fallait pas dresser la table...rase."

Ecrit par : Robin | 22 mars 2008

Il me semble que "réactionnaire" a plus ou moins le sens de "conservateur". Loin de vouloir "faire table rase du passé" (paroles de l'Internationale", un réactionnaire entend le conserver, "tel quel". Evidemment, tout le problème est dans le "tel quel" et c'est tout ce qui séparait un homme de tradition comme Chateaubriand et un "réactionnaire" comme le duc de Blacas.

Ecrit par : Robin | 22 mars 2008

Le livre a été écrit en 1998, mais il n'est sorti de l'anonymat qu'en 2002.
Si vous voulez lire le texte, tapez "Matin Brun" dans Google, et cliquez sur la première réponse, ça fait 3 pages.

Ecrit par : Pat | 22 mars 2008

Merci de cette précision. Ce n'est donc pas tout à fait un "texte de circonstances", mais un texte qui a été ressorti "pour la circonstance".

Le texte se lit bien et très vite (5 ou 10 minutes), et ne manque pas d'intérêt. Il me semble (je n'en suis pas sûr) que l'auteur venait du monde communiste.

Ecrit par : Robin | 22 mars 2008

En fait, j'ai poursuivi ma recherche, et j'ai trouvé que le texte avait été écrit en 1998 au moment de l'alliance Droite-FN après les élections régionales en Languedoc-Roussillon.
D'après Wikipedia, l'auteur est né en 1940 à Nîmes (certes longtemps dirigée par un maire communiste, mais bon...).
J'aime bien "Matin Brun" aussi, mais je ne suis pas sûr que je le ferais étudier en classe.

Ecrit par : Pat | 22 mars 2008

(Je n'ose pas vous dire : "lectures analytiques et lectures cursives")

Ecrit par : Pat | 22 mars 2008

Pourquoi?

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2008

Parce que j'imagine que Jean ne goûte pas ce genre de dénominations...

Ecrit par : Pat | 22 mars 2008

A propos des profs complices de la poule aux oeufs d'or informatique ( tiens c'est de circonstance) avez-vous constaté comme moi dans certains de vos établissements qu'il y a toujours un collègue qui se prévalant d'une spécialisation en informatique, devient" l'homme des ordinateurs" ( la plupart du temps ce sont des collègues masculins qui jouent à cela, pas étonnant d'ailleurs) jusqu'à en tirer les marrons du feu de manière impressionnante auprès d'un chef d'établissement et d'un adjoint incapables de maîtriser le moindre logiciel. Ainsi je peux parler d'établissements où des collègues victimes de réductions d'horaires se sont trouvés brusquement très forts en informatique au point d'obtenir un complément de service sur place en tant que "responsable du réseau"; 13 h de cours et les 5 autres en bidouillage dans la salle d'informatique, organisant des réunions pour organiser le B2I, et du coup imposant des conneries à l'ensemble des profs et des élèves sous prétexte de pouvoir se maintenir comme "responsable de réseau" et in fine sur le même poste. Et le Monsieur Informatique de ricaner en voyant les collègues partir sur 2 voire 3 bahuts... Exactement la même démarche que les ex-MAFPEN jadis. Le" fromage" pour sauvegarder ses propres intérêts même si cela nuit aux élèves et aux collègues.
Bien sûr qu'il y a toujours des profs complices pour ce genre de conneries. Ce sont toujours les intérêts bassement personnels qui ont permis à la vérole pédago de s'introduire et de se maintenir dans les bahuts.

Ecrit par : Sanseverina | 22 mars 2008

La vérole vient de rejoindre le chancre et la tumeur...

Ecrit par : Pat | 22 mars 2008

Jean, soit vous le faites exprès, soit vous n'avez rien compris à ce que j'ai écrit! La phrase: "du passé faisons table rase" me semble "ontologiquement" réactionnaire, quel que soit le domaine auquel elle s'applique.

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2008

Mais pas du tout! Il s'agit de faire table rase du passé "pédago" exclusivement, c'est-à-dire de ranger au musée des erreurs l'oeuvre de Meirieu dans son ensemble et d'expurger les Instructions officielles de tout ce qui porte sa marque. Une fois le système éducatif débarrassé de toute cette gangue d'idées fausses (voyez encore les déclarations péremptoirement erronées des sieurs Lang et Ferry) qui empêche les élèves d'être des "élèves" et les professeurs d'être des "professeurs", une fois effectuée cette indispensable "tabula rasa", vous avez de nouveau devant vous des enfants à l'état naturel, c'est-à-dire avides de connaissances ( et trouvant juste d'être punis quand ils ont fait une bêtise), et des professeurs passionnés par leur mission qui est de les transmetre.

Ecrit par : Jean | 22 mars 2008

A propos de l'opération "informatique pour tous " d'il y a 20 25 ans, je me souviens en me tapannt le cul par terre de rire du récit qu'en faisait ma mère, femme très sérieuse, agrégée de lettres, stylle hypokhâgne, khâgne et on en rigole pas..Elle avait été choisie pour faire un "stage" (déjà!!!) "d'initiation au langage informatique. Elle apprit le PASCAL, le FORTRAN, le COBOL, toutes choses dont on voit aujourd'hui l'immense utilité!!!!!!! Et c'était cette brave fille d'EN qui payait à ds officines de rats avides et qui avaient compris que la nullité de ladite administration et sa confondante naïveté permettaient de se beurrer la tartine copieusement.....
Je confirme, dugong, c'étaient des Thomson TO5 et TO7. En 2001? en allant fouiller dans la cave de mon bahut pour retrouver des vieilles cartes murales Vidal-Lablache, je suis tombé sur la "dotation" de ce matos...pitoyables et touchantes vieilles machinnes moches, avec leur écran bombé, leur habillage plastique-Polnareff.......

Ecrit par : montaigneàcheval | 22 mars 2008

"Parce que j'imagine que Jean ne goûte pas ce genre de dénominations..."

Ecrit par : Pat | 22 mars 2008

C'est très grave, docteur? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2008

Parce que j'imagine que Jean ne goûte pas ce genre de dénominations...

Ecrit par : Pat | 22 mars 2008

Bien imaginé, Pat! Tout ce qui est pédant m'insupporte!
Combien de livres je fais lire à mes collégiens, Pat?
Eh bien deux ou trois oeuvres complètes dans l'année, mais expliquées à fond, et donc, comme disait Thucydide, "ktêma es aei", "trésor pour toujours". Et ils ont l'obligation de passer tous les quinze jours au CDI emprunter au minimum un livre, qu'ils doivent lire pendant la quinzaine et sur lequel je fais des sondages de temps en temps en les faisant venir au tableau et en leur demandant d'en parler.
Vous savez, Pat, en matière de lecture, ce n'est pas la quantité qui compte!

Ecrit par : Jean | 22 mars 2008

ils ont l'obligation de passer tous les quinze jours au CDI emprunter au minimum un livre, qu'ils doivent lire pendant la quinzaine et sur lequel je fais des sondages de temps en temps en les faisant venir au tableau et en leur demandant d'en parler.
Vous savez, Pat, en matière de lecture, ce n'est pas la quantité qui compte!

Ecrit par : Jean | 22 mars 2008

Certes, mais la quantité c'est important aussi !
Et d'ailleurs, les vôtres, ils sont servis au niveau quantité !
Par ailleurs, en dépit de votre rhétorique réactionnaire et directive ("ils ont l'obligation"), je vois bien votre côté libertaire qui consiste à laisser vos élèves choisir leurs livres !

Ecrit par : Pat | 22 mars 2008

Je confirme, dugong, c'étaient des Thomson TO5 et TO7. En 2001? en allant fouiller dans la cave de mon bahut pour retrouver des vieilles cartes murales Vidal-Lablache, je suis tombé sur la "dotation" de ce matos...pitoyables et touchantes vieilles machinnes moches, avec leur écran bombé, leur habillage plastique-Polnareff.......

Ecrit par : montaigneàcheval | 22 mars 2008

LOL (comme disent les élèves)

Ecrit par : Robin | 22 mars 2008

Vous savez que l'expression "table rase" vient de la contreverse entre les "sensualistes"...

"controverse" et pas "contreverse" (de "controversie", querelle, 1245, d'après Le Robert) ! Pan sur mon bec !

Ecrit par : Robin | 22 mars 2008

Sergio,
Oui ! mais ... Linux, Open Office, etc. pas si simple.

On voit le bazar dans le monde de la PAO et infographie avec la coexistence laborieuse Mac, PC.

Ecrit par : Zorglub | 22 mars 2008.

Tant qu'on ne va pas dans le système, à mon avis maintenant pour l'utilisation courante Linux est à peu près aussi accessible que Win ou OSX (Mac). Pour OpenOffice d'une part, l'infographie d'autre part c'est bien un peu pareil aussi, il me semble, à moins d'aller jusqu'à la 3D, et encore, il y a toujours des passerelles.

Il n'y a que pour les applications à façon, ici je suppose qu'il s'agit d'EAO, qu'il peut y avoir de sacrées réécritures à consentir.

Ecrit par : Sergio | 22 mars 2008

"Il me semble que "réactionnaire" a plus ou moins le sens de "conservateur"."

Ecrit par : Robin | 22 mars 2008

Dans la mesure où on sous-entend que le réactionnaire s'élèverait uniquement contre ce qui pourrait être facteur de progrès! Mais n'est-ce pas là un abus de langage, Robin?

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2008

"La vérole vient de rejoindre le chancre et la tumeur..."

Ecrit par : Pat | 22 mars 2008

Il y a eu aussi "cloportes", "khmers rouges", et j'en oublie vraisemblablement...
Ceux qui emploient ce genre de termes, (dans un débat public, en tous cas), n'imaginent pas à quel point ils desservent la cause qu'ils prétendent défendre.

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2008

J'ai trouvé ça. Attention, il paraît que l'accès à cet article n'est possible gratuitement qu'aujourd'hui.
http://www.mediapart.fr/journal/france/210...vee-en-banlieue

Ecrit par : catmano | 22 mars 2008

! (A part cela, Matin Brun, d'un certain Pavlov, il y en a des piles chez le libraire, c'est nul !), Inconnu à cette adresse, (elles n'avaient pas la moindre idée de ce qu'était le nazisme !).
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 22 mars 2008

Encore une opinion énoncée en vérité première.

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2008

Christophe, vous avez lu Matin brun, et vos louanges confirment ce que j'en pense, et vous n'avez visiblement pas lu l'autre, qui vous permettrait de faire prendre l'air à votre anglais, joignant l'utile à l'agéable.

Le premier n'est qu'une minable et pâle copie de 1984 qui n'en a aucune des qualités, une nullissime fablette de quelques pages ( toutes de trop) sensées nous terroriser en nous démontrant que le fascisme s'infiltre insidieusement en nous ( la nouveauté de la ficelle nous cloue sur place et le suspense nous glace le sang) et que nous allons donc, si nous n'y prenons garde...nous réveiller trop tard car nous sommes tous des cons, sauf l'auteur, écrivallion nîmois qui s'est cru drôle avec son pseudo...!

Le succès de ce poulet fadasse (et enrobé non pas de ficelles, d'ailleurs mais de cordages de deux pouces tellement c'est subtil) est un reflet peu engageant du lectorat français...C'est démago, accrocheur et, oui comme AMV, il m'évoque le bouquin commis par Bégag, qui est du même tonneau et dont on inflige la lecture à chaque classe d'âge depuis des lunes...Affligeant!

Quand à l'autre, Inconnu à cette adresse, il lui est infiniment supérieur, littérairement, ce qui n'est pas bien sorcier, mais il faut le lire en V.O. ( il fut publié pour la 1ere fois dans le Readers' Digest dans les années 50, je crois, mais tout cela de mémoire car la préparation de mon gigot de 12 heures va exiger sous peu tout mon attention, pas le temps de googler) Il a été si mal traduit qu'il m'est tombé des mains au bas de la première page, qui si je me souviens décrivait (mais mal tourné en français) non pas une madeleine mais l'équivalent dans la pâtisserie teutonne

Je me l'étais immédiatement procuré en anglais ( l'ami hongrois qui me l'avait passé criant au génie) et j'ai beaucoup aimé, mais je ne le ferais pas lire avant la 1ère ou Terminale et par des élèves au niveau d'anglais supérieur à la moyenne, qui en France est au ras du bitume..... Avant c'est inutile car il faut aussi avoir étudié WWII pour l'apprécier comme il le mérite. C'est aussi un livre très court.

Bon, maintenant, direction ma cuisine et ce gigot pascal chronophage.
Joyeuses Pâques à tous, même à ceux qui ne croient pas, mais ont quand même trois jours de congé parce que la France laïque aime les ponts et ne s'embarrasse pas de leur connotation papiste.
Alors autant qu'ils soient pleins de joie pour tous.

Ici c'était férié hier, pour beaucoup d'entre nous: le Karfreitag de nos Irlandais, au moins aussi catholiques que les Bavarois et surtout au moins autant buveurs de bière qu'eux.

Ecrit par : Cadichon | 22 mars 2008

De plus en plus balèze, la Cadiche! Elle a réussi à être désagréable gratuitement, (quoique venant d'elle, je finis par en douter), et à étaler sa science avec une densité rarement atteinte! Digne du Guinness.
J'ai bien aimé "matin brun". J'ai adoré 1984, même traduit. On n'est pas absolument obligé de mettre ces deux livres en parallèle, je ne trouve même pas cela très intéressant, (je n'ai absolument pas une âme de critique, ni d'exégète) mais si, vous, vous y tenez, grand bien vous fasse.
Je n'ai pas lu le livre d'Azouz Begag.
Et je me suis ouvert, à midi, une douzaine d'huîtres avec un excellent verre de Chablis.
Santé!

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2008

J'espère que c'est au moins un "gigot de sept heures", en tous cas!

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2008

ma mère, femme très sérieuse, agrégée de lettres, stylle hypokhâgne, khâgne et on en rigole pas..Elle avait été choisie pour faire un "stage" (déjà!!!) "d'initiation au langage informatique. Elle apprit le PASCAL, le FORTRAN, le COBOL, toutes choses dont on voit aujourd'hui l'immense utilité

Ecrit par : montaigneàcheval

Pour un littéraire, certes, c'est assez inutile. Pour un futur ingénieur, chercheur ou informaticien, ce n'est pas si stupide que ça. Même le COBOL, depuis longtemps dépassé, doit être connu de ceux qui piochent dans le vieux fonds des programmes de gestion, car en informatique, on récupère énormément, très peu de programmes sont construits à partir de zéro, et c'est bien pour cette raison que la "chasse aux bugs" est si difficile ! De plus, un certain nombre de structures et d'habitudes sont communes à tous les langages de programmation, parce que les ordinateurs fonctionnent presque tous selon les principes de Von Neumann, décrits dans les années 1940.

Quant à apprendre à se servir du logiciel machin, c'est à l'informatique ce que la conduite est à la mécanique automobile (voire à la thermodynamique). L'ordinateur est dans ce cas assimilable à une "boîte noire", au fonctionnement restreint à une utilisation particulière.

Ecrit par : moot | 22 mars 2008

D'ailleurs, pourquoi vous en prendre à moi, très chère?
Si vous relisez consciencieusement les derniers messages du blog (entre deux arrosages de gigot, rien de salace de nouveau), vous verrez que Robin, Pat, et même... Anne-Marie Valette ont apprécié: "Matin brun" à titre personnel!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2008

Mon dernier message s'adresse évidemment à Cadichon.

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2008

Exclusif : le président zimbabwéen Mugabe, outré de constater que quelques écoles tiennent encore debout dans son pays a lancé un appel à l'aide internationale.

La France a répondu à l'appel en proposant d'envoyer à Harare une équipe d'experts dirigée par Philippe Meirieu.

Selon des sources généralement bien déformées, l'équipe comprendrait notamment Gérard de Vecchi (néantisation scientifique) , Pierre Frackowiak (destruction administrative), et Christophe Sibille (surnommé dans le milieu "metdel'huile").

Toujours les mêmes qui ont de la chance !

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

De plus en plus balèze, la Cadiche! Elle a réussi à être désagréable gratuitement, (quoique venant d'elle, je finis par en douter), et à étaler sa science avec une densité rarement atteinte! Digne du Guinness.

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2008

Quelqu'un avouait il y a quelques temps sauter systématiquement ses messages. C'est une très bonne idée. Mais là, Christophe, c'est de votre faute si je suis allé le lire, puisque vous y renvoyez.

Ecrit par : Pat | 22 mars 2008

Salut et fraternité à Jean; je n'ai pas trop le temps d'écrire (je fais beaucoup de musique) mais tout à fait d'accord avec vous: avec de la persuasion, on peut accrocher les collégiens les plus Tektonik avec les classiques.
Comme vous, je leur en fais lire 3 in extenso (en ce moment "Le Bourgeois gentilhomme" et "l'Assommoir") et pour les 3° à partir de février, une petite histoire littéraire chronologique avec présentation historique et artistique de l'époque. Aucun problème pour lire "le Chat botté" (truffé de critiques politiques), "Les Animaux malades", un peu des "Caractères"...
Quant à la grammaire ringarde, elle permet chaque année à quelques gros nuls de décrocher un 13 ou un 14 (le premier depuis longtemps) parce que c'est clair et carré et n'en déplaise à St Meirieu, ça me fait très plaisir d'entendre: "Quoi? Kevin Machin a eu un 14 en français?". Eh oui, Kevin Machin s'est raccroché pour une fois à une planche solide, il a compris, il a mis de l'ordre et voilà (même si ça vient un peu tard, merci aux naufrageurs de l'école d'application IUFM d'à côté).
Pendant les récentes vacances, j'ai assisté à une représentation du "Médecin malgré lui" au Théâtre de la Porte St Martin à Paris: 300 gamins avec parents ou en groupe, je craignais le pire...
Eh non, sitôt les 3 coups, impeccables les jeunes, et riant abondamment aux singeries d'acteurs engagés et inventifs et aussi au texte de l'inusable Jean-Baptiste. Ce moment m'a fait beaucoup de bien. Allons, tout n'est pas perdu, loin de là.
Bonnes Pâques à tous les profs de bonne volonté.

Ecrit par : Cunégonde | 22 mars 2008

J'ai trouvé ça. Attention, il paraît que l'accès à cet article n'est possible gratuitement qu'aujourd'hui.
http://www.mediapart.fr/journal/france/210...vee-en-banlieue

Ecrit par : catmano | 22 mars 2008

Je recommande moi aussi la lecture de cet article.

La perspective est inquiétante. Il me semble qu'à long terme, cela aboutirait à la chose suivante dans les quartiers en difficulté : les bons élèves dans les établissements privés (qui choisiront donc leurs élèves), le reste dans les établissements publics poubelles (qui prendront le reste).

Ecrit par : Pat | 22 mars 2008

Allons, tout n'est pas perdu, loin de là.

Ecrit par : Cunégonde | 22 mars 2008

C'est évident! Il suffit d'ailleurs, pour rattraper la situation, et sans doute beaucoup plus vite que certains se l'imaginent, de faire table rase des "pédagos "et des cuistres de tout poil qui, sous le vocable pompeux de "didacticiens", sèment la confusion, l'ignorance et le désenchantement. Avec la médiocrité, l'absence d'idéal, la malhonnêteté intellectuelle de cette espèce de gens-là, impossible de composer: il faut les empêcher de continuer à nuire.

Ecrit par : Jean | 22 mars 2008

Toujours les mêmes qui ont de la chance !

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

Je ne sais pas. Mugabe dit aussi que si les petits zimbaboins (?) ne savent pas lire, écrire et compter d'ici 5 ans il ferait chauffer les blancs dans l'huile bouillante.

Ecrit par : Robin | 22 mars 2008

"Il me semble que "réactionnaire" a plus ou moins le sens de "conservateur"."

Ecrit par : Robin | 22 mars 2008

Dans la mesure où on sous-entend que le réactionnaire s'élèverait uniquement contre ce qui pourrait être facteur de progrès! Mais n'est-ce pas là un abus de langage, Robin?

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2008

C'est sans doute un abus de langage, mais c'est bien le sens qu'a ou qu'avait le mot pour les "hommes de progrès" (forcément de Gauche). Flaubert aurait écrit "toujours sale" (sale réactionnaire !)

Ecrit par : Robin | 22 mars 2008

"zimbabwens" plutôt

Ecrit par : Robin | 22 mars 2008

Action (les "pédagos") entraîne réaction (nous).

Est-ce que ça vous va, Christophe, présenté comme ça?

Ecrit par : Jean | 22 mars 2008

Pour en finir avec l'administration inutile et nuisible de l'EN ainsi qu'avec les poudrés de Salon, Ferry et Lang, cette maxime de Chamfort:"On ne nettoye pas les écuries d'Augias avec un plumeau"

Pour Pâques, jour de résurrection: TIBET LIBRE! AUM! AMEN!

Ecrit par : Pierre Laurent | 22 mars 2008

Exclusif : le président zimbabwéen Mugabe, outré de constater que quelques écoles tiennent encore debout dans son pays a lancé un appel à l'aide internationale.

La France a répondu à l'appel en proposant d'envoyer à Harare une équipe d'experts dirigée par Philippe Meirieu.

Selon des sources généralement bien déformées, l'équipe comprendrait notamment Gérard de Vecchi (néantisation scientifique) , Pierre Frackowiak (destruction administrative)

Toujours les mêmes qui ont de la chance !

Ecrit par : dugong

Je serais plutôt d'avis de leur faire faire un stage de déminage à la frontière du Laos et du Viêt-Nam. Naturellement, ils découvriraient tous seuls cette passionnante activité, ainsi que l'activité annexe consistant à se sustenter.

Ecrit par : moot | 22 mars 2008

Pierre Laurent a écrit : "On ne nettoye pas les écuries d'Augias avec un plumeau"

Même si on prie les occupants de sortir un plumeau planté au milieu du postérieur ?

A moins qu'on fasse appel au célèbre duo 12,7 et Karcher ?

Quoi qu'on envisage, il faut une stratégie et une technique.

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

Moot a écrit : "Je serais plutôt d'avis de leur faire faire un stage de déminage à la frontière du Laos et du Viêt-Nam. Naturellement, ils découvriraient tous seuls cette passionnante activité, ainsi que l'activité annexe consistant à se sustenter."

Pas mal, cette idée de stage de découverte. Une pragmatique autoconstructive en quelque sorte ?

Ceci dit, on peut leur dire qu'ils partent en mission au Zimbabwe et les parachuter à la frontière laotienne.

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

Le gros problème concernant Meirieu: que faire d'un bon à rien?

Ecrit par : Jean | 22 mars 2008

Ceci dit, on peut leur dire qu'ils partent en mission au Zimbabwe et les parachuter à la frontière laotienne.

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

...Avec une carte en laotien pour jouer les petits Champolions. C'est pas ça le constructivisme ?

Ecrit par : Robin | 22 mars 2008

Comparer l'EN envahie par des nuisibles au Tibet par les Chinois serait de mauvais goût, certes! Dugong: quelle stratégie employer? Non-violence? La passivité de la majorité chouineuse est une forme de résistance, si l'on veut. Mais il est difficile de ne pas envisager des mesures plus radicales: en ce qui me concerne je dis ce que je pense et j'em... ceux que cela indispose! Il y a un grave déficit d'énergie chez la plupart des collègues: une forme de dégout, de l'acédie! Je ne suis pas du tout optimiste. Mais à la veille de Pâques on peut tout espérer...

Ecrit par : Pierre Laurent | 22 mars 2008

"Le gros problème concernant Meirieu: que faire d'un bon à rien?"

On peut imaginer qu'il soit chargé de bla-blater avec l'autochtone. Ou d'échanger sur les grands pédagogues avec les grands fauves. Entre grands, on doit pouvoir trouver des situations d'intersubjectivité. Non ?

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

Pierre Laurent a écrit : "Mais à la veille de Pâques on peut tout espérer..."

Une prière collective peut-être ?

Des psalmodies montant en volutes par émanation vers les hauteurs du Moloch ?

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

"Le gros problème concernant Meirieu: que faire d'un bon à rien?"

On peut imaginer qu'il soit chargé de bla-blater avec l'autochtone. Ou d'échanger sur les grands pédagogues avec les grands fauves. Entre grands, on doit pouvoir trouver des situations d'intersubjectivité. Non ?

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

Meirieu se retrouve tout seul en face d'un grand fauve dans la jungle du Zimbabwe.

Il se met à genoux et se souvient de la foi de son enfance : "Par sainte Bedeuzy et saint Célestin, inspirez, Seigneur, à ce lion des sentiments chrétiens !"

Alors le lion se met à genoux et dit :

"Seigneur, bénissez ce repas que je vais prendre !"

Ecrit par : Robin | 22 mars 2008

"Il y a un grave déficit d'énergie chez la plupart des collègues: une forme de dégout, de l'acédie!"

Acédie ou aboulie * ?

Je crains que l'acédie soit trop humaine pour ces veaux.

* : (la thune)

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

"Alors le lion se met à genoux et dit :
"Seigneur, bénissez ce repas que je vais prendre !"

Et, pour la vulgate de la martyrologie pédagole, on ne dira pas que Meirieu a tenté de fuir devant le fauve mais que dans le référentiel barycentrique *, Meirieu s'est courageusement jeté sur la bête pour la terrasser à main nue **.

* d'éléphant.

** comme il se doit pour un constructiviste.

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

Je ne refuse pas l'aboulie mais l'acédie ici évoquée est à entendre au sens laïcisé et non pas dans le sens spirituel d'un Evagre le Pontique par exemple.
La régression au rang de "veaux" est une manière de vivre l'acédie: le dégout de soi qui va bien au-delà de la "gueule de prof" qui se regarde dans la glace avant d'aller à la "Ferme des animaux" qui rongent à peine leurs freins. Entre bêtes, on trouve un compromis boiteux; mais tant que ça tient... hein M. Darcos?

Ecrit par : Pierre Laurent | 22 mars 2008

"La régression au rang de "veaux" est une manière de vivre l'acédie: le dégout de soi qui va bien au-delà de la "gueule de prof" qui se regarde dans la glace avant d'aller à la "Ferme des animaux" qui rongent à peine leurs freins."

Alors ? Du coaching d'enseignants peut-être ?

Mais les coaches sont rares et chers : où trouver les pépettes pour dégotter ces pépites ?

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

Merci à Pierre Laurent de m'avoir fait découvrir Evagre le Pontique.

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

Du coaching à la place des "sciences" de l'éducation à l'IUFM et de leurs prosélytes dignes de la secte des Témoins de Jéhova, oui!
Ne pas prendre les petits canards sauvages pour des enfants de Dieu ou des anges! Travailler avec la "matière" humaine signifie que l'on a travaillé aussi sur soi. Un diplôme, un concours, des heures d'endoctrinement idiot avec des charlatans que M. Darcos ne veut pas brutaliser, cela ne fait pas un artisan-artiste de l'enseignement.

Ecrit par : Pierre Laurent | 22 mars 2008

Au lieu de donner une clé USB * aux futurs enseignants, on pourrait les munir d'une image (colorisée) d'Evagre le Pontique.

Il semble que le bougre n'ait même pas été canonisé. L'ascèse comme système "qui se suffit presque à lui même " : cela devrait ouvrir des perspectives à nos gestionnaires.

* pleine de trésors. Bien sûr.

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

Pas de quoi, c'est un plaisir de partager et de donner, Dugong. Foi de professeur!

Ecrit par : Pierre Laurent | 22 mars 2008

Il fallait lire :

L'ascèse comme système "qui se suffit presque à lui même et qui suscite des réserves" *: cela devrait ouvrir des perspectives à nos gestionnaires.

* source Wiki.

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

Merci à Pierre Laurent de m'avoir fait découvrir Evagre le Pontique.

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

Comment dugong, vous ne connaissiez pas Evagre le Pontique. Je suis déçu !

Ecrit par : Robin | 22 mars 2008

"Comment dugong, vous ne connaissiez pas Evagre le Pontique. Je suis déçu !"

Hélas ! J'avais bien entendu parlé d'Onagre le viatique sur ce blog mais je n'avais pas fait le rapprochement.

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

Evagre n'a pas été canonisé mais son influence est immense!

Là ,je n'en dirai pas plus sur ce blog. On va se croire sur un Blog religieux. Faut pas gêner les laïques "purs et durs"! Certains étriqués du cerveau -veaux- et réducteurs de tête d'Homme intégral.

Ecrit par : Pierre Laurent | 22 mars 2008

Dugong , vous connaissez l'Onagre? C'est déjà ça! On en tire de l'huile fort recommandée non comme viatique ni pour l'extrême onction...

Ecrit par : Pierre Laurent | 22 mars 2008

On en tire de l'huile fort recommandée non comme viatique ni pour l'extrême onction...

et ça ne fait pas mal aux seins.

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

Des seins qui n'effarouchent pas les laïques! ceux là ils peuvent même les toucher et des miracles se produisent

Entre nous, n'oublions pas le TIBET!

Ecrit par : Pierre Laurent | 22 mars 2008

Pierre laurent a écrit : "On va se croire sur un Blog religieux"

Il est vrai qu'on y prie beaucoup...

Moi-même, je ne manque pas une prière au Maître du Moloch.

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

Lu dans le Caté pédagogique :

Le collège expérimental Clisthène doit être relogé dans un collège "ordinaire" : l'horreur !

"Ce sont les modalités d'accueil qui mobilisent Clisthène. Pour les professeurs du collège "sont remis en cause, du fait de l'espace et des conditions matérielles proposées à l'équipe de Clisthène, des fondamentaux qui font sa réussite : l'organisation de la journée et de ses horaires, le mode de fonctionnement de l'équipe (salle des personnels, porosité des fonctions,…….), les espaces de travail, la souplesse des regroupements des élèves (groupes de tutorat, interdisciplinarité…)". Pour maintenir tout cela, Clisthène demande à avoir sa propre salle des profs et une clôture qui le sépare du collège du Grand Parc (le mur). "

... un mur pour éviter que le grand public et les collègues découvrent la glandouille généralisée : la voilà la reconversion réussie !

Ecrit par : Victor | 22 mars 2008

Mes petits frères je vous laisse: je vais cuisiner des filets de soles au sel vanillé. A plus tard!

Ecrit par : Pierre Laurent | 22 mars 2008

J'ai une certaine empathie pour le Tibet malgré ce que j'ai pu en écrire sur ce blog il y a quelques jours.

En effet, je me présente souvent dans les conseils de classe de seconde comme professeur de tibétain classique.

Les lacunes des élèves dans cette (belle) langue sont presque aussi nombreuses et profondes qu'en sciences physiques.

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

Evagre n'a pas été canonisé mais son influence est immense!

Là ,je n'en dirai pas plus sur ce blog. On va se croire sur un Blog religieux. Faut pas gêner les laïques "purs et durs"! Certains étriqués du cerveau -veaux- et réducteurs de tête d'Homme intégral.

Ecrit par : Pierre Laurent | 22 mars 2008

En 381, lorsque Grégoire de Nazianze quitte le siège patriarcal, Evagre reste à Constantinople avec le successeur, Nectaire, et se fait remarquer par son habileté dans les discussions avec les hérétiques.

J'ai compris pourquoi vous veniez sur ce blog, Pierre Laurent )))))) (smiley)

En tant que partisan d'Origène, il était lui-même considéré comme hérétique (une partie de son oeuvre a été brûlée)...Et il n'a pas été béatifié.

On est toujours l'hérétique de quelqu'un d'autre !

Ecrit par : Robin | 22 mars 2008

Catmano, j'ai lu l'article que vous signaliez. Je ne comprends pas bien à quoi joue notre ministre au sein de ce gouvernement. Il fait le grand écart entre tellement de choses. Il n'a certainement pas le gouvernement qu'il mérite. Enfin, j'ose encore le croire. Peut-être suis-je encore naïve. ( Once more...)
Avec cet investissement dans le privé, on est en droit de se demander si à terme, on ne risque pas d'être nommé dans le public comme dans le privé sans qu'on nous demande notre avis. D'ailleurs le projet de loi qui se prépare sur la mobilité des fonctionnaires qui révise un certains nombres de principes antérieurs est inquiétant aussi. Je suis en train de le lire mais leur jargon est interprétable de plusieurs façons et je ne suis pas bien sûr de mes interprétations.

Ecrit par : Sanseverina | 22 mars 2008

"Quelqu'un avouait il y a quelques temps sauter systématiquement ses messages. C'est une très bonne idée. Mais là, Christophe, c'est de votre faute si je suis allé le lire, puisque vous y renvoyez."

Ecrit par : Pat | 22 mars 2008

Si vous sous-entendez que c'est moi qui avouait sauter systématiquement ses messages, votre mémoire vous a joué un petit tour! Ce sont les copiés-collés très longs d'Anne-Marie Valette auxquels j'avais fait allusion! Mais peut-être quelqu'un d'autre a t-il dit ça pour Cadichon?

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2008

"Exclusif : le président zimbabwéen Mugabe, outré de constater que quelques écoles tiennent encore debout dans son pays a lancé un appel à l'aide internationale.

La France a répondu à l'appel en proposant d'envoyer à Harare une équipe d'experts dirigée par Philippe Meirieu.

Selon des sources généralement bien déformées, l'équipe comprendrait notamment Gérard de Vecchi (néantisation scientifique) , Pierre Frackowiak (destruction administrative)

Toujours les mêmes qui ont de la chance !

Ecrit par : dugong

Je serais plutôt d'avis de leur faire faire un stage de déminage à la frontière du Laos et du Viêt-Nam. Naturellement, ils découvriraient tous seuls cette passionnante activité, ainsi que l'activité annexe consistant à se sustenter."

Ecrit par : moot | 22 mars 2008


Merci de m'avoir retiré de la liste originale, Moot! Je ne vois pas très bien ce que j'avais à y faire.

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2008

"Action (les "pédagos") entraîne réaction (nous).

Est-ce que ça vous va, Christophe, présenté comme ça?"

Ecrit par : Jean | 22 mars 2008

Pas complètement, puisque l'action de ceux que vous appelez "les pédagos" était déjà considérée (par eux, mais pas seulement) comme une réaction à certaines dérives autoritaristes de l'écoles en blouse grises. Merci mai 68, dont on commémore en ce moment le quarantième anniversaire. Mai 68, qui a suscité également une foultitude de dérives éducatives gravissimes, (et de réactions idiotes), mai 68 indispensable pour certaines évolutions qu'il a suscité dans les mentalités.
Bon, je vais (encore) me faire assaisonner. Tant pis.
Mai 68 honni, mai 68 haï, mais mai 68 que je remercie.

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2008

"Merci de m'avoir retiré de la liste originale, Moot! Je ne vois pas très bien ce que j'avais à y faire."

Dans toute entreprise moderne, il faut un attaché de presse.

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

"Mai 68 honni, mai 68 haï, mais mai 68 que je remercie"

Il ya comme des accents gauliens dans cette chute (?)

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

gaullien !!

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

Christophe, je crois que Cadichon parlait non de 1984 mais d'"Inconnu à cette adresse" longue nouvelle ou court roman tout à fait remarquable, mais plus adapté à des lycéens qu'à des collégiens.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 22 mars 2008

Mes petits frères je vous laisse: je vais cuisiner des filets de soles au sel vanillé. A plus tard!

Ecrit par : Pierre Laurent | 22 mars 2008

En tout cas frère Laurent ne pratique pas l'ascèse comme Evagre du Pontique (peut-être l'ascèse longue). On a l'air de bien manger dans son monastère.

Ecrit par : Robin | 22 mars 2008

"En tout cas frère Laurent ne pratique pas l'ascèse comme Evagre du Pontique (peut-être l'ascèse longue). On a l'air de bien manger dans son monastère."

Alors là chapeau bas, Robin ! L'ascèse longue est un concept qui me plait beaucoup !

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

La troupe de mon fils ne fera pas de représentation du Barbier de Séville en matinée du vendredi pour les scolaires. Les premières L n'ont pas envie de rater deux heures de sport pour du théâtre et les autres encore moins. Brighelli va être content, lui qui ne jure que par l'effort physique.
A ma question étonnée "Pourquoi ne les y oblige-t-on pas?", mon fils a répondu qu'ils sémeront un effrayant bordel s'ils y assistent sous la contrainte.
NB: ces élèves ont étudié au premier trimestre Le Mariage de Figaro.

Ecrit par : dobolino | 22 mars 2008

Le collège Clisthène (et non clystère) sis à Bordeaux est, de notoriété publique, une belle cohnbenditerie. Aucun espoir de cacher sa glandouille parce qu'il est cerné par les tours de la cité du Grand-Parc. Pour un peu, on se réjouirait que des contraintes budgétaires limitent un peu les délires de cette colo urbaine, plantée dans une cité où les mômes auraient plutôt besoin d'apprendre à lire et à compter. Yarg, yarg!!

Ecrit par : Cunégonde | 22 mars 2008

La meilleure, c'est que les mêmes lycéens étaient épuisés par la montée du Rabot faite à pied la semaine dernière lors d'une visite culturelle à Grenoble. Le lendemain, ils avaient des courbatures et aucune énergie, les petits choux d'amour.

Ecrit par : dobolino | 22 mars 2008

Le prof de français de mon fils, avec son bel accent méridionnal: "Je les croyais bien, ces premières L, mais c'est des molassons!".

Ecrit par : dobolino | 22 mars 2008

"La France a répondu à l'appel en proposant d'envoyer à Harare une équipe d'experts dirigée par Philippe Meirieu.

Selon des sources généralement bien déformées, l'équipe comprendrait notamment Gérard de Vecchi (néantisation scientifique) , Pierre Frackowiak (destruction administrative)"

A ce qu'il paraît, Loublan y est déjà depuis plusieurs semaines pour analyser les représentations des autochtones qui seront alors invités à résoudre un gigantesque conflit socio-cognitif...
On l'a vu à l'école Jean de la Fontaine où il aurait en outre participé le 19 à la dictée de la francophonie de notre collègue Axelle.

Ecrit par : Harare | 22 mars 2008

Si Loublan y est, alors ...

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

Le stage de déminage pour les pédagos...
Pas mal, surtout s'ils posent le pied dessus et qu'ils ressentent des fourmis...la petite bête qui monte qui monte...
(Se reporter à la superbe nouvelle de Boris Vian)

Plus sérieusement, je viens d'écouter la superbe prestation de Jean-Paul et son ancien professeur Danielle Sallenave, face à Xavier Darcos au salon du livre. Sans oublier Marcel Rufo et Daniel Picouli.

Madame Sallenave a parlé, avec une conviction à déplacer les montagnes, des méfaits de la méthode globale, qu'elle constate chaque jour sur ses étudiants, et Jean-Paul avec non moins de fougue sur la nécessité de la belle littérature.

Il a été question de l'égalité des chances, des parents qui ne comprennet plus le travail de leurs enfants, des cours extra-scolaires qui coûtent si cher (2 milliards d'euros par an).
Darcos ne comprend pas le travail de son petit garçon qui est en CE1.

Je réécouterai, c'est si beau, et porteur d'espoir.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 22 mars 2008

Les profs du Sniupp brûlaient bien un livre devant les préfectures il y a quelques années.
Pourquoi des premières ne bordelliseraient-ls pas une représentation théâtrale ?
.
On maintient la séance.
On la rend obligatoire.
Il y a le bordel,mais on le filme en entier.
Et on le passe sur la chaine culturelle Arte à 20 h 30 pour informer le peuple de l'état des jeunes troupes.

Ecrit par : bernard | 22 mars 2008

Je viens de lire Matin brun sur Google. Ce ne serait pas mal, si le style n'en était si relâché. Il y a quand même beaucoup mieux à faire étudier à des collégiens.

Dobolino, je trouve effectivement lamentable que des premières L ne sautent pas sur l'occasion d'assister à une représentation théâtrale, ce qui ne doit pas se présenter si fréquemment.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 22 mars 2008

Bonsoir à l'école française de Harare !

Pour nous, ici, Loublan est plutôt une créature de cave (d'où son surnom loublanka).

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

Ca alors...

http://www.iennairobi.or.ke/

Ecrit par : Harare (re) | 22 mars 2008

à Harare : Lequel de ces trois sinistres * serait Loublan ?

* je n'ai rien contre les gauchers.

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

Darcos et les autres
.
http://www.education.gouv.fr/cid21135/xavier-darcos-au-salon-du-livre-2008.html

Ecrit par : bernard | 22 mars 2008

En tout cas, l'IEN détaché a un CV de pédagol de compétition.

Ne pouvant plus détruire ici en toute impunité, il tente d'exporter ?

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

Selon des sources généralement bien déformées, l'équipe comprendrait notamment Gérard de Vecchi (néantisation scientifique) , Pierre Frackowiak (destruction administrative)

Toujours les mêmes qui ont de la chance !

Ecrit par : dugong


Ecole Jean de la Fontaine
1 Teign road - Vainona
Harare
Téléphone : (263) 488 22 74
Cellulaire : 011 614 216
Fax: (263) 485 13 06
[email protected]

C'est le logement de fonction de Frackowiack. Il y a une petite faute d'orthographe. Lire : Teigne road.

Ecrit par : Robin | 22 mars 2008

Dobolino, je trouve effectivement lamentable que des premières L ne sautent pas sur l'occasion d'assister à une représentation théâtrale, ce qui ne doit pas se présenter si fréquemment.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 22 mars 2008

J'eusse aimé qu'ils s'appuient sur le fait que du théâtre amateur risquait d'être d'une médiocre qualité, les seuls pro étant le metteur en scène et Bartholo.

Ecrit par : dobolino | 22 mars 2008

J'attire l'attention des lecteurs de ce blog sur l'excellent message de Sanseverina, qui pointe du doigt les soi-disant spécialistes de l'informatique dans les collèges et lycées :

"A propos des profs complices de la poule aux oeufs d'or informatique ( tiens c'est de circonstance) avez-vous constaté comme moi dans certains de vos établissements qu'il y a toujours un collègue qui se prévalant d'une spécialisation en informatique, devient" l'homme des ordinateurs" ( la plupart du temps ce sont des collègues masculins qui jouent à cela, pas étonnant d'ailleurs) jusqu'à en tirer les marrons du feu de manière impressionnante auprès d'un chef d'établissement et d'un adjoint incapables de maîtriser le moindre logiciel."
"Ils ont 13 h de cours et les 5 autres en bidouillage dans la salle d'informatique, organisant des réunions pour organiser le B2I, et du coup imposant des conneries à l'ensemble des profs et des élèves sous prétexte de pouvoir se maintenir comme "responsable de réseau" Bien sûr qu'il y a toujours des profs complices pour ce genre de conneries. Ce sont toujours les intérêts bassement personnels qui ont permis à la vérole pédago de s'introduire et de se maintenir dans les bahuts." Ecrit par : Sanseverina | 22 mars 2008

C'est aberrant de voir comme on peut s'auto-désigner responsable d'un site d'établissement ou d'académie sans aucune compétence préalable, dans le simple but de gagner du fric et de se faire mousser.

Ecrit par : Jérémy | 22 mars 2008

En parlant des méfaits de la globale, ma fille a fait un progrès! Elle hésite à présent avant d'écrire densse ou dansse ou intenssité. Elle sait, depuis que je le lui ai expliqué, que là, y'a un truc pas net!
Oui, Toto, on vient de reprendre dans Léo et Léa. Je lui fait une dictée de mots genre chaise, pinson, densité, lasse, cousin, coussin, castor,... et on met un point rouge sous chaque voyelle, un point bleu sous chaque consonne...
On va s'en sortir!

Ecrit par : dobolino | 22 mars 2008

Le lien direct pour la rencontre Darcos/Brighelli/Sallenave/Piccouli/Rufo est là :

http://winmedia.axime.com/MENESR/education.gouv.fr/actu/2008_03_salon_du_livre.mp3

Ecrit par : Jérémy | 22 mars 2008

C'est aberrant de voir comme on peut s'auto-désigner responsable d'un site d'établissement ou d'académie sans aucune compétence préalable, dans le simple but de gagner du fric et de se faire mousser.

Ecrit par : Jérémy | 22 mars 2008
Bof! Y'en a partout, des comme ça... "Où y'a de la gêne, y'a pas de plaisir!".

Ecrit par : dobolino | 22 mars 2008

Robin a écrit : "C'est le logement de fonction de Frackowiack. Il y a une petite faute d'orthographe. Lire : Teigne road."

La teigne se soigne assez facilement. La frackowiakose est une anémie neuronale majeure à effets secondaires multiples (dont le syndrome de la carte de con du PS à jour avec tous ses timbres).

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

Pour éviter les polémiques inutiles, l'expression "con du PS" fait appel à deux concepts sémantiquement disjoints.

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

a priori !

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

"pour certaines évolutions qu'il a suscité dans les mentalités."

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2008

Oups... Merci pour la blogueuse, (pas blagueuse, sur ce coup), qui m'a averti par e-mail pour cette phott d'orthographe impardonnable: "suscitées".

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2008

"Pour éviter les polémiques inutiles, l'expression "con du PS" fait appel à deux concepts sémantiquement disjoints."

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

Dites carrément que vous êtes certain qu'il s'agit d'un pléonasme, vous serez moins lourdingue!

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2008

"Mai 68 honni, mai 68 haï, mais mai 68 que je remercie"

Il ya comme des accents gaulliens dans cette chute (?)"

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008


Je vois qu'on ne peut rien vous cacher!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2008

dobolino, ben des jeunes de première L ou des filles à qui on fait des dictées de mots, y en a partout aussi. "Bof!"

Ecrit par : Jérémy | 22 mars 2008

"Merci de m'avoir retiré de la liste originale, Moot! Je ne vois pas très bien ce que j'avais à y faire."

Dans toute entreprise moderne, il faut un attaché de presse."

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

Quand je parlais de "lourdingue", je n'avais pas encore lu ça! On ne devrait jamais remonter un fil à l'envers! (De nouveau, aucune allusion salace!!!) ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2008

Selon rené Thom, "la propagation du concept Y a une prégnance qui se propage sur X, si le génitif X de Y fait sens"

Si l'expression "con du PS" fait sens, on peut penser que le PS émet une prégnance qui se propage sur les cons qu'elle investit...

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

dobolino, ben des jeunes de première L ou des filles à qui on fait des dictées de mots, y en a partout aussi. "Bof!"

Ecrit par : Jérémy | 22 mars 2008

Ouais! C'est pas plus une raison valable, d'ailleurs, mais il en est ainsi. C'est la volonté de Dieu, comme le temps pourrave de la semaine sainte! Je propose de décaler Pâques au quinze août. En effet, pour qu'il y ait des truffes en quantité, il faut qu'il pleuve en août. Ça servira au moins à quelque chose.

Ecrit par : dobolino | 22 mars 2008

"En effet, pour qu'il y ait des truffes en quantité, il faut qu'il pleuve en août"

Ca c'est peut être valable chez vous mais pas dans le sud-ouest où on ne cherche pas la quantité.

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

J'ai presque fini de corriger mon paquet. J'ai donc presque fini de déconner sur le bonnet.

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

"J'ai presque fini de corriger mon paquet."

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

Un peu macho, comme expression... Femme battue, chez les Dugong? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2008

"Mai 68 honni, mai 68 haï, mais mai 68 que je remercie"

Il ya comme des accents gaulliens dans cette chute (?)"

Ecrit par : dugong

Un autre aurait dit golio, son nom se termine par un "o".

Ecrit par : moot | 22 mars 2008

Pfff! Marre!
http://fr.youtube.com/watch?v=JREuQQbPC2k&feature;=related

Ecrit par : dobolino | 22 mars 2008

C'est aberrant de voir comme on peut s'auto-désigner responsable d'un site d'établissement ou d'académie sans aucune compétence préalable, dans le simple but de gagner du fric et de se faire mousser.

Ecrit par : Jérémy | 22 mars 2008

Oui Jérémy, le problème est que ce sont ces petits médiocres-là qui sont en cheville avec l'administration qui sont les nouveaux "méritants" de l'EN et qui vont nous dire ce qu'on aura à faire via les conseils pédagogiques et la future autonomie des établissements.
Tiens, j'ai re-relu le projet de mobilité des fonctionnaires avec la personne qui me l'a montré. Eh bien, mes chers collègues!! Si l'on a bien compris! C'est la mobilité extrême qui nous attend, mais alors extrême! Jusqu'au chômage quoi... Mais sans les avantages du privé, of course! J'imagine que JPB qui est au coeur de l'information ministérielle a des lumières sur ce projet. Pourrait-il nous éclairer?
Affaire à suivre...
Buona notte a tutti!

Ecrit par : Sanseverina | 22 mars 2008

Le blues de Frackowiak

"La dégradation du climat se confirme chaque jour. Qui le sait et qui s'en préoccupe?" s'interroge, presque larmoyant, Pierre Frackowiak.

"Il est vrai que pour la première fois de notre histoire, un président de la République et un ministre de l'Education Nationale balaient d'un revers de main 30 ans d'efforts de l'institution pour améliorer ses performances et mieux répondre aux enjeux d'une société en mouvement."

30 ans d'efforts ou 30 ans de fossoyage ?


"Les seuls du paysage éducatif qui sautent de joie sont les groupuscules ultraréactionnaires qui, à l'instar d'un pamphlétaire considéré comme le conseiller occulte du ministre, exigent le retour à un âge d'or de l'école qui n'a jamais existé."

Le "un pamphlétaire" ferait-il allusion au maître de céant ?

Mais d'où sort-il cette hyperbole d'un âge d'or, tandis que les instructionnistes n'ont jamais plaidé que pour un retour au bon sens, alias la transmission des connaissances ?

...

"Quant aux "groupuscules ultraréactionnaires" (on sent l'euphémisme contraint car Monsieur prend sur soi), nul doute que beaucoup ici doivent se sentir visés.

"Philippe MEIRIEU, Roland GOIGOUX, Eveline CHARMEUX, Rémi BRISSIAUD, le professeur MONTAGNER et tant d'autres ont démontré les erreurs fondamentales et les dangers présentés par ces nouveaux textes qui sont soumis à concertation... "

"Leurs arguments et leurs mises en garde sont remarquablement fondés, très difficiles à ignorer pour ceux qui aiment l'école et en font le coeur d'un projet de société."

Pour ceux qui aiment l'école ? Les Pédagogistes nous en ont plutôt dégoûtés et détournés, en noyant tout dans une pensée chewing-gum pétrie des meilleurs sentiments dont ils auraient (implicitement) le monopole.

"Les conséquences sur le climat autour des écoles, sur les équipes pédagogiques, sur les rapports entre l'école et les familles, sur la mobilisation des enseignants, ne se révèleront aux yeux des gouvernants que dans 20 ou 30 ans, quand il faudra réinventer dans l'urgence la rénovation pédagogique..."

Au secours ! Frackowiak prévoit déjà le retour de Pédagor II !

Source : Café Pédagogique - De graves dégâts collatéraux

Ecrit par : Magister | 22 mars 2008

Darcos et les autres
.
http://www.education.gouv.fr/cid21135/xavier-darcos-au-salon-du-livre-2008.html

Ecrit par : bernard | 22 mars 2008

Merci pour le lien.

Ecrit par : Robin | 22 mars 2008

"les groupuscules ultraréactionnaires qui, à l'instar d'un pamphlétaire considéré comme le conseiller occulte du ministre, exigent le retour à un âge d'or de l'école"

Que de phrases pernicieuses condensées en un seul groupe nominal !

"groupuscules", c'est le nouveau nom de l'opinion publique ?
"ultraréctionnaires", c'est le nouveau nom de ceux qui refusent de suivre les élucubrations des charlatans sus-nommés (Goigoux, Meirueu et consorts) ?
C'est amusant de voir que ceux qui défendent l'utopie à la soviétique reprochent à leurs adversaires de s'accrocher à un "'âge d'or" qu'ils n'ont jamais revendiqué.

Ecrit par : Jérémy | 22 mars 2008

"Les seuls du paysage éducatif qui sautent de joie sont les groupuscules ultraréactionnaires".

Oui, oui, m'sieur, les vilains y font rien que d'danser en poussant des hurlements, et après y vont s'ruer sur les pôv' tichoux, et leur fracasser le crâne à grands coups de francisques.

"Leurs arguments et leurs mises en garde sont remarquablement fondés, très difficiles à ignorer pour ceux qui aiment l'école et en font le coeur d'un projet de société".

Oh ben là, vous, je ne sais pas, mais moi, je vais bouhou-bouhouer, ouiiiiiin, ils sont méchants, m'sieur, ils sont trop méchants !

"il faudra réinventer dans l'urgence la rénovation pédagogique".

Celle-là, elle sort d'un pipotron de basse extraction, oui monsieur. Qu'ils n'oublient pas de réinventer la roue, l'eau chaude et le fil à couper le beurre avant, afin qu'ensuite les z'apprenants puissent réinventer l'alphabet chaque année que Dieu fera.

Bon, c'est pas l'tout, les amis, mais c'est l'heure du dodo, il y a école demain. Poyeuses Jâcques à tous !

Ecrit par : moot | 23 mars 2008

"Philippe MEIRIEU, Roland GOIGOUX, Eveline CHARMEUX, Rémi BRISSIAUD, le professeur MONTAGNER et tant d'autres ont démontré les erreurs fondamentales et les dangers présentés par ces nouveaux textes qui sont soumis à concertation... "

"Leurs arguments et leurs mises en garde sont remarquablement fondés, très difficiles à ignorer pour ceux qui aiment l'école et en font le coeur d'un projet de société."

Ecrit par : Jérémy | 22 mars 2008

Encore Meirieu, toujours Meirieu, Meirieu partout! Ce cauchemar ne finira donc jamais!
Quand je vous disais que cet ignoble bonhomme est encore l'initiateur de tous les mauvais coups et que c'est encore le gourou incontesté des "pédagos", un individu très dangereux!

Ecrit par : Jean | 23 mars 2008

Les pédagogistes ont tort de s'insurger contre les "groupes ultraréactionnaires" *. Ils devraient comprendre que la mise en place de nouveaux programmes en primaire leur ouvre un champ quasi infini d'activités. Ils pourront en effet procéder à des remédiations sur les remèdes et se livrer en terrain stabilisé aux délices des discours sur les discours et son infini régression.

Du nanan mou et sans risque vous dis-je !

* j'aime beaucoup être traité d'ultraréactionnaire par ces cuistres. Je vais écrire à meirieu pour avoir une carte officielle (je vous engage tous à en faire autant). Si possible, une spéciale numérotée : je pourrais peut-être en obtenir un bon prix sur ebay.

Ecrit par : dugong | 23 mars 2008

""Mai 68 honni, mai 68 haï, mais mai 68 que je remercie"

Il ya comme des accents gaulliens dans cette chute (?)"

Ecrit par : dugong

Un autre aurait dit golio, son nom se termine par un "o"."

Ecrit par : moot | 22 mars 2008

Pas si fort, Moot, vous allez le faire revenir!

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008

Bon, c'est pas l'tout, les amis, mais c'est l'heure du dodo, il y a école demain. Poyeuses Jâcques à tous !

Ecrit par : moot | 23 mars 2008

Ca fait déjà partie de la rénovation pédagogique de faire des cours de déchiffrage "constructivistes" de hiéroglyphes le dimanche de Pâques ? Il me semblait qu'on était sortis de la "maison d'esclavage".)))))))

Ecrit par : Robin | 23 mars 2008

Alors là chapeau bas, Robin ! L'ascèse longue est un concept qui me plait beaucoup !

Ecrit par : dugong | 22 mars 2008

Merci dugong. Si j'étais au PS, il me chargeraient de faire les "synthèses".

Ecrit par : Robin | 23 mars 2008

L'euthanasie est à la mode ces temps ci… On a pu en lire quelques effets dans les commentaires de ce blog.
J'ai un point de vue qui ne se plie pas au conformisme du politiquement correct médiatique. L'apitoiement évènementiel est parfois manipulatoire.
Confer ma note “Euthanasie et Soleil Vert” à :
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/03/22/euthanasie-et-soleil-vert/

Ecrit par : Roger Felts | 23 mars 2008

j'aime beaucoup être traité d'ultraréactionnaire par ces cuistres.

Ecrit par : dugong | 23 mars 2008



Moi aussi, ça me plaît bien! C'est bon signe!

Ecrit par : Jean | 23 mars 2008

asociale
asymétrie

Le vrai bordel si tu as été formé à la charmousedeserpent :ange:
Un chtit peu presque tous le jours...

Ecrit par : toto | 23 mars 2008

Sur le jus pédagol, je suis tombé sur la prose de Goigoux * et notamment cette phrase : "Chargé d’enseignement au CIES de Lyon (une sorte d’IUFM pour futurs enseignants-chercheurs de l’université)"

La pédagolisation structurée de l'enseignement supérieur est en marche. Coeur de cible : les moniteurs.

Parmi les "formations" proposées par cet "organisme", un stage de deux jours intitulé "La magie de l'enseignement "

http://bat710.univ-lyon1.fr/~cieslyon/?page=formation&show;=detail&idstage;=368

Ca vaut son pesant de cacahuètes.

Feu à volonté !

* : http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/2008/programmes_goigoux.aspx

Ecrit par : dugong | 23 mars 2008

Relu aujourd'hui dans l'Argent de Ch PEGUY... comme une réponse prémonitoire à tous les pédagogistes!

" Il faut donc déblayer, et m'adressant aux instituteurs eux-mêmes, et non plus à leurs programmes, qu'ils subissent et non plus aux conditions que l'Etat leur a faites, qu'ils subissent, je me permettrai de leur dire: (et je ne le dis naturellement qu'aux quelques-uns qui sont évidemment travaillés de cette tentation), je leur dis: Pourquoi voulez-vous exercer un gouvernement des esprits. Et comme tous les autres pourquoi voulez-vous exercer un gouvernement temporel des esprits. Pourquoi voulez-vous avoir une politique, et l'imposer. Pourquoi voulez-vous avoir une métaphysique et l'imposer. Pourquoi voulez-vous avoir un système, et l'imposer.

Vous êtes faits pour apprendre à lire, à écrire et à compter.

Ce n'est pas seulement très utile. Ce n'est pas seulement très honorable.
C'est la BASE DE TOUT.
Il sait ses quatre règles, disait-on de quelqu'un quand j'étais petit. Qu'ils nous apprennent donc nos quatre règles ....

Faire de ces belles analyses logiques, et grammaticales, où tout retombait droit, où on savait tout, où on désarticulait complètement, où on épuisait une phrase, où il ne restait rien, où tout retombait juste.

Et de ces beaux problèmes d'arithmétique où il fallait si soigneusement séparer les calculs des raisonnements , par une barre verticale, et où il y avait toujours des robinets qui coulaient pour emplir ou pour vider un bassin (et souvent les deux) (pour emplir et vider ensemble) (drôle d'occupation); et il y avait toujours des appartements à meubler. et on multipliait le tapissier par le prix du mètre courant.

Charles PEGUY - l'Argent-1913

Ecrit par : Merlemocoeur | 23 mars 2008

Le CIES de Grenoble est également au top.

Voir notamment une "introduction au métier d'enseignant-chercheur" faite par un certain Marc Legrand (ci-devant directeur de l'IREM de grenoble). Il s'agit de stages obligatoires pour tous les futurs moniteurs.

http://web.ujf-grenoble.fr/CIES/cies/TELECHARGEMENT/DocLegrand_contrat.ppt

Ou encore :

http://web.ujf-grenoble.fr/CIES/cies/TELECHARGEMENT/DocLegrand_modecognitif.ppt

Ca devrait vous rappeler des choses.

Ils ont tout compris à la stratégie des fourches caudines et dans le noyautage des structures.

Ecrit par : dugong | 23 mars 2008

J'ai un petit problème avec les nouveaux programmes de l'école primaire. C'est le vouvoiement.
Je viens d'écouter (oui, je sais, je suis une mauvaise élève, j'ai pris du retard sur les débats en cours) le débat du Salon du Livre qui réunissait tout un tas de personnalités hautement médiatiques et suffisamment importantes pour que leurs dires soient mis en consultation sur le site du Ministère.
Or, tous ces grands personnages se tutoient, ouvertement, pour la bonne raison qu'ils se connaissent de longue date et que dans la vraie vie, ils se tutoient.
Figurez-vous que, toute proportion gardée, dans ma n'école, comme disent les tout-petits, c'est un peu pareil. J'y travaille depuis bientôt vingt-deux ans, je commence à avoir, si ce n'est les enfants, du moins les neveux et nièces de mes premiers élèves (j'avais la classe maternelle à l'époque et je côtoyais donc des petits de deux à six ans).
Nos élèves pour la plupart sont venus pour la première fois à l'école quelques jours après leur sortie de la maternité, lorsque leur maman venait chercher leurs aînés et, bien sûr, comme nous sommes un peu gnangnans, mes collègues et moi, nous les avons accueillis avec les Areuh Areuh de rigueur en nous penchant la larme à l'œil au-dessus de leur landau.
Cela a continué tous les jours de classe. Nous avons assisté à leurs premiers pas, leurs premiers balbutiements, leurs premières colères lorsque maman voulait les remmener à la maison alors qu'ils se trouvaient si bien dans le bac à sable de la maison d'école au milieu des "grands".
Notre cour de récréation, notre cantine, notre vestiaire, notre salle polyvalente sont communs à tous les élèves, de deux à onze ans, et les plus jeunes ont nécessairement des contacts fréquents avec les maîtresses des grands qui leur parlent, mouchent un nez, lacent une chaussure, boutonnent une veste, sermonnent parfois, encouragent souvent.
Lorsqu'ils arrivent dans ma classe, à cinq ans, ce sont déjà de très vieilles connaissances.
Ils me respectent, tous, avec la politesse qu'ils ont apprise dans leur famille et dans la classe maternelle. C'est parfois un peu léger, et, dans ces cas-là, je n'hésite jamais à leur dire que ce n'est pas avec ces mots-là, cette attitude-là, que l'on parle à une maîtresse et à un adulte en général.
Mais ils me tutoient et parlent de moi en disant Catherine, tout simplement parce que tout le village parle de moi en disant Catherine et que nombreux, très nombreux sont ceux qui me tutoient. Après tout, il y en a bien qui disent Xavier et qui le tutoient.
Alors, à votre avis, comment dois-je faire l'année prochaine ? Dois-je exiger ce vouvoiement qu'ils n'entendent même plus dans les débats télévisés ? Dois-je expliquer à un bambin de cinq ans que j'ai vu naître, ou presque, qu'une fois passée la porte de la classe, nous devons jouer à être des inconnus ? Ma collègue qui a ses deux enfants dans sa classe doit-elle, en plus du "Maîtresse" qu'ils ont adopté tous les deux, exiger que ceux-ci la vouvoient ?
Je précise qu'à part les plus jeunes qui, la semaine de la rentrée, m'appellent encore souvent Catherine, tous mes élèves m'appellent "maîtresse", alors que les grands du cycle 3, pendant l'heure de chorale, sont revenus au "Catherine", puisque je ne suis plus leur institutrice.
Comment feriez-vous, vous ?

Ecrit par : catmano | 23 mars 2008

"Soleil vert"! Ce film (prémonitoire?) où les hommes n'ayant plus assez de nourriture, euthanasient les vieux et les transforment en "fast food".

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 23 mars 2008

S'ils vous respectent, Catmano, je ne vois pas où le tutoiement pose problème? Mais il m'a semblé déceler une pointe d'ironie dans votre message... :-)
Quel que soit le côté d'où il vienne, en tous cas, le dogmatisme est insupportable.

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008

Sur le jus pédagol, je suis tombé sur la prose de Goigoux * et notamment cette phrase : "Chargé d’enseignement au CIES de Lyon (une sorte d’IUFM pour futurs enseignants-chercheurs de l’université)"

La pédagolisation structurée de l'enseignement supérieur est en marche. Coeur de cible : les moniteurs.

Parmi les "formations" proposées par cet "organisme", un stage de deux jours intitulé "La magie de l'enseignement "

http://bat710.univ-lyon1.fr/~cieslyon/?page=formation&show;=detail&idstage;=368

Ca vaut son pesant de cacahuètes.

Feu à volonté !

* : http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/2008/programmes_goigoux.aspx

Ecrit par : dugong | 23 mars 2008

Extrait du texte du CIES de Lyon:
"comment enseigner sans lasser son auditoire".
C'est la préoccupation "pédago" par définition , celle qui met le professeur en accusation, le paralyse, le fragilise, lui ôte tous ses moyens. Je suggère au CIES de Lyon d'organiser une formation sur le thème: "Comment supprimer le professeur, ce gêneur?" Ce sera plus franc.

J'ajoute qu'en ce qui me concerne, je n'en ai strictement rien à faire de savoir si je lasse mon auditoire ou pas. Mes élèves ne viennent pas à mes cours pour se distraire, mais pour travailler, pour apprendre ce que j'estime nécessaire qu'ils sachent. Ils en sont bien conscients au fond d'eux-mêmes et ils en acceptent le principe, car ils savent que la seule chose utile, ce ne sont pas les risettes d'un prof-animateur-démago-pédago", mais ce qu'ils auront effectivement appris.
Les élèves veulent spontanément une école qui soit sévère et dure. Pour eux, c'est cela qui est normal. Ils veulent des adultes exigeants, inflexibles - on ne peut s'appuyer que sur ce qui résiste. Il n'y a que les esprits dérangés des "pédagos" pour nier cette évidence. "Ne pas lasser son auditoire"! On croit rêver! Des gens très dangereux!

Ecrit par : Jean | 23 mars 2008

À propos du vouvoiement / tutoiement…
Catmano, je vouvoie mes élèves en classe. Je suis bien capable de les tutoyer en dehors, si jamais il s'est tissé un lien spécifique — hors enseignement (même si dans la vraie vie, j'ai beaucoup de mal à tutoyer qui que ce soit : "Les mots d'amour, quand on quitte le vous, n'ont plus rien dans la tête", chantait dans mes vertes années une fille bourrée de talent — bien plus que son frère, qui a fait et fait toujours une grande carrière). De même, et malgré leurs protestations — les filles, surtout —, je les appelle par leur nom de famille (quand je m'en souviens : j'ai un blocage sur ces noms destinés à disparaître de ma mémoire — contrairement à l'exquis Mister Chips, si quelqu'un se souvient de cette "novella" superbe de James Hilton — et qu'il faudrait rééditer, elle est introuvable en ce moment, je ne la relis que dans l'édition "Rouge & or" de Hachette — ça date…). Et autant exiger le vouvoiement quand on s'adresse à l'adulte enseignant (à la fonction), alors qu'on peut très bien se tutoyer dans la vie courante. Autant leur apprendre que "le Maire et Montaigne ont toujours été deux", comme disait Michel Eyquem…
Le débat de l'autre soir au Salon du Livre était animé par Frédéric Ferney qui a lancé le tutoiement parce qu'il aime tutoyer les uns et les autres — moi y compris, alors que nous nous rencontrions pour la première fois). Je n'ai pas regardé l'enregistrement, mais comme ça, de tête, je dirais que les intervenants ont en général évité de se tutoyer les uns les autres — c'était l'animateur qui portait l'essentiel de la charge du "Tu". Et encore, nous ne faisions pas un cours — c'était un vrai / faux débat décontracté.
Et c'est vrai que dans la vie courante, nous nous tutoyons, pour la plupart. Mais nous sommes les uns et les autres assez "publics" pour qu'il y ait, au fond, de moins en moins de "vie courante".
Au passage, je ne détesterais pas que ceux qui ont vu ces échanges du Salon du ivre, en direct ou en différé, donnent leur avis sur ce qui y a été dit…
JPB

Ecrit par : brighelli | 23 mars 2008

Comment feriez-vous, vous ?

Ecrit par : catmano | 23 mars 2008

Comme vous le sentez.
A partir de la classe de 6ème, le vouvoiement me paraît s'imposer. Il maintient la distance et il est passe très bien.
"Stéphanie, voulez-vous lire?" ou bien "Mademoiselle Robin, apportez-moi votre cahier." En plus, avec des bambins de onze ans, c'est marrant.

Ecrit par : Jean | 23 mars 2008

Depuis mes lointains débuts dans l'enseignement, j'ai toujours vouvoyé mes élèves et je les appelle par leur nom.

Il me semble que les lycéens d'aujourd'hui apprécient la chose encore plus que ceux d'hier.

Ecrit par : dugong | 23 mars 2008

Au passage, je ne détesterais pas que ceux qui ont vu ces échanges du Salon du livre, en direct ou en différé, donnent leur avis sur ce qui y a été dit…
JPB

Ecrit par : brighelli | 23 mars 2008

J'ai particulièrement apprécié ce qu'ont dit Marcel Rufo et Daniel Picouly. Si j'ai le temps, je réécouterai en prenant des notes.

Ecrit par : catmano | 23 mars 2008

"Mademoiselle Robin, apportez-moi votre cahier." En plus, avec des bambins de onze ans, c'est marrant.

Ecrit par : Jean | 23 mars 2008

C'est Monsieur Robin, Jean !)))))))

Ecrit par : Robin | 23 mars 2008

Le tutoiement assez généralisé lors des auditions de la Pochard's academy m'a laissé une impression désastreuse de connivence.

La création de cette commission par quelqu'un qui entend Tacite ne peut constituer à mes yeux une excuse...

Ecrit par : dugong | 23 mars 2008

Comment feriez-vous, vous ?

Ecrit par : catmano | 23 mars 2008

Comme vous le sentez.
A partir de la classe de 6ème, le vouvoiement me paraît s'imposer. Il maintient la distance et il est passe très bien.
"Stéphanie, voulez-vous lire?" ou bien "Mademoiselle Robin, apportez-moi votre cahier." En plus, avec des bambins de onze ans, c'est marrant.

Ecrit par : Jean | 23 mars 2008

Je suis d'accord avec vous. A partir de la classe de 6°. A la rigueur, au CM1 ou au CM2, si l'enseignant ne reçoit que des élèves de dix ou onze ans.
Dans ma classe, lorsqu'un élève m'entend dire : "Oh la la ! Monsieur (ou Mademoiselle) Untel, il faudrait que vous vous y mettiez maintenant ! Vos camarades ont tous fini, n'avez-vous pas l'impression de déranger tout le monde en traînant ainsi. Au travail, jeune homme (jeune fille) !", il comprend que cela devient sérieux.
Mais je ne me vois pas appeler la petite K. qui doit mesurer 1,02 m en comptant la semelle de ses chaussures, Mademoiselle D. et exiger d'elle qu'elle me vouvoie.
En revanche, je m'engage sur l'honneur à lui apprendre qu'un enfant doit vouvoyer et appeler Monsieur ou Madame un adulte qu'il ne connaît pas.

Ecrit par : catmano | 23 mars 2008

"Au passage, je ne détesterais pas que ceux qui ont vu ces échanges du Salon du ivre,"
JPB

Ecrit par : brighelli | 23 mars 2008

Trop beau, le lapsus et le hiatus du même coup... :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008

"lassitude: ennui, dégoût profond"...
Jean, on peut parfaitement faire travailler, et de manière extrêmement exigeante, sans lasser.
Ce n'est pas antinomique, et plutôt souhaitable.

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008

"chantait dans mes vertes années une fille bourrée de talent — bien plus que son frère, qui a fait et fait toujours une grande carrière)."
JPB

Ecrit par : brighelli | 23 mars 2008

Encore une parole qui me semble un peu rapide; connaissez-vous vraiment la discographie du "frère", même les disques un peu moins connus?
Sans parler du premier, qui est une suite de joyaux, écrits par un post-adolescent.

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008

J'ai particulièrement apprécié ce qu'ont dit Marcel Rufo et Daniel Picouly. Si j'ai le temps, je réécouterai en prenant des notes.

Ecrit par : catmano | 23 mars 2008

Moi aussi, particulièrement Daniel Picouly (sur l'idée de progrès "asymptotique").

Sa parole a d'autant plus de poids qu'il ne vient pas d'un milieu favorisé.

A ce propos, j'ai revu avec un peu de honte, je l'avoue, les reportages à la télévision sur mai 68. Dans toute action humaine, il y a un angle mort. De la générosité, certes et la volonté de changer la vie, mais que de mépris (inconscient, je veux bien) pour les enfants des classes populaires pour lesquels l'école était encore un moyen de promotion sociale, le seul, peut-être.

Pourquoi ne pas avouer une bonne fois pour toutes l'importance de l'esprit d'imitation à cet âge-là, ce qu'a fait A. Finkelkraut, l'autre jour (ancien "soixante-huitard", il parlait aussi pour lui) et le côté purement ludique de la chose. On était comme pris dans une vague.

Dérisoire et important en même temps, curieux événement dont on a beaucoup de mal à parler (à mes enfants quand ils me posent des questions).

En tout cas, si c'était pour en arriver là avec l'école, je regrette d'y avoir participé, aussi peu que ce soit (j'étais "gaulliste de gauche" et admirateur de Maurice Clavel)

C'était ma confession de Pâques !

Ecrit par : Robin | 23 mars 2008

Les échanges au salon du ivre ont été fort civils : les canons se sont "tu".

Ecrit par : dugong | 23 mars 2008

Une chose connue dans tous les forts (où on s'ennuie en attendant...) : les canons incitent au tutoiement.

En revanche, ce sont toujours les civils qui trinquent.

Ecrit par : dugong | 23 mars 2008

"J'ai presque fini de corriger mon paquet."
Ecrit par : dugong | 22 mars 2008
Un peu macho, comme expression... Femme battue, chez les Dugong? ;-)
Ecrit par Christophe Sibille.

Ici, à Marseille, on prend son pied avec son paquet.

Et à Chateauroux ?

Ecrit par : dugong | 23 mars 2008

Trop beau, le lapsus et le hiatus du même coup... :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008

Quelle science!

"lassitude: ennui, dégoût profond"...
Jean, on peut parfaitement faire travailler, et de manière extrêmement exigeante, sans lasser.
Ce n'est pas antinomique, et plutôt souhaitable.

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008

L'important, c'est de faire travailler les élèves de manière exigeante, nous sommes d'accord.n de les faire travailler, tout simplement.
La question de savoir si nous les lassons ou non n'a aucun sens. C'est le genre de faux problème créé par ces songe-creux que sont les "pédagos" et qui leur permet de semer le doute sur l'acte d'enseigner, qu'ils haïssent.

Ecrit par : Jean | 23 mars 2008

Grande offensive...

Anne-Marie.

> http://a.camenisch.free.fr/programmes_2008.htm

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 23 mars 2008

Grande offensive...

Bah ! L'important est qu'ils arrivent à écrire et à lire GRIP sans faute.

Après, tous les progrès deviennent possibles.

Ecrit par : dugong | 23 mars 2008

Si on peut (essayer de) ne pas lasser, c'est mieux, non? Mais cela demande aussi certaines qualités.

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008

Mais je ne me vois pas appeler la petite K. qui doit mesurer 1,02 m en comptant la semelle de ses chaussures, Mademoiselle D. et exiger d'elle qu'elle me vouvoie. En revanche, je m'engage sur l'honneur à lui apprendre qu'un enfant doit vouvoyer et appeler Monsieur ou Madame un adulte qu'il ne connaît pas.

Ecrit par : catmano | 23 mars 2008

JPB enseigne au lycée, Catmano en primaire.
Les conditions du vouvoiement y sont bien évidemment sans commune mesure.

Cette obligation sera un don du ciel dans certains cas pour remettre une bonne fois les pendules à la même heure et une ineptie absolue dans d'autres que le témoignage de Catmano et celui de JPB illustrent bien.

Ne s'agit-il pas là de liberté pédagogique? On nous en rabat les oreilles depuis quelques temps, en fait depuis que le vent tourne enfin et grâce à Darcos, mais elle n'avait guère chatouillé jusqu'ici ce paquet d'enseignants qui ont suivi bovinement les dogmes les plus visiblement destructeurs et ce pendant plus de trente ans. C'est donc à eux que ce discours d'adresse, eux qui ont égaré par idéologie leur sens commun.

Pour une fois que nous avons un ministre moins bovin que les autres, ne peut-on lui laisser le bénéfice du doute et ne pas lui prêter des intentions si manifestement incompatibles avec la ligne pourtant claire qu'il trace depuis 10 mois?

Le principal c'est que nos enfants puissent apprendre à lire, écrire et compter, et au CP, et s'ils le font mieux en disant tu à la maîtresse, la belle affaire...

Mais comme il y aura toujours des Kapos, ces maudits Inspecteurs Turncoat *qui vont toujours terroriser les enseignants, les tout petits enfants apprendront bien vite que le vouvoiement est approprié aux croque-mitaines...

*Turncoat: le collabo qui retourne sa veste.

Ecrit par : Cadichon | 23 mars 2008

Anne-Marie, merci pour ce lien mais alors se farcir, pendant son petit-déjeuner, la chetron avinée du Frako ( compagnon de beuverie d'Aubry mais visiblement sans chirurgie esthétique) c'est le meilleur coupe-faim.

Dommage que ladite photo ne passe pas au copié/collé mais la prose du susdit est elle-même un vomitif, mais je ne résiste pas. .. quelle pub pour JPB!!!

Frako fait des phrases de trente lignes, ma parole, il se prend pour Marcel Et ça commence d'ailleurs mal pour lui car trente ans de"tentatives" c'est bien un aveu d'échec tonitruant, non???
Je vous laisse déguster.


""Prétendre que 30 années de tentatives de rénovation pédagogique auront été une récréation est à la fois méprisant pour les gouvernants successifs de droite et de gauche de 1969 à 2002 qui ont eu à des degrés divers, hors la parenthèse Chevènement, le courage de tenter de transformer une école qu agonisait et qui tardait à s'inscrire dans la modernité, méprisant pour les milliers d'enseignants qui ont se sont engagés à modifier plus ou moins leurs pratiques pédagogiques dans des conditions souvent difficiles, insultant pour tous ceux qui ont élaboré les programmes, notamment ceux de 2002 que tout le monde ou presque considérait comme une bonne synthèse équilibrée des différents points de vue sur les disciplines. Prétendre que la responsabilité des difficultés actuelles de l'école d'aujourd'hui, qui sont incontestables mais que l'on se garde bien de comparer avec celles de l'école des années 60, incombe à ces acteurs du système alors que l'on est incapable de démontrer la réalité de la mise en œuvre des réformes et d'analyser la force d'inertie et la résistance au changement d'un corps complexe comme le corps enseignant, alors que l'on ne sait hélas bien peu de choses, et même quasiment rien, sur les rapports entre les pratiques pédagogiques et les résultats des élèves, est à la fois une preuve d'ignorance des réalités de la vie des classes et des écoles et une nouvelle manifestation d'une volonté de destruction de l'école accusée précédemment, par le même auteur, d'être une fabrique de crétins.

Ecrit par : Cadichon | 23 mars 2008

Sibille, je persiste et signe : Catherine Leforestier (puisque c'est d'elle qu'il s'agissait) avait un grand talent. Je l'avais découverte faisant les chœurs derrière Moustaki (vous étiez né ?), puis en solo, écrivant avec son frangin des chansons qu'elle chantait fort bien ("Parachutiste"…). Je ne sais dans quel cataclysme elle a disparu — je ne piste pas les gloires trop tôt disparues. Cela dit, Maxime a plein de talent, même si je trouve que se faire une seconde carrière sur les dépouilles de feu Brassens est un abus de langage… Mais au moins, il n'a guère varié dans ses engagements — on ne peut pas en dire autant de tout le monde.
JPB

Ecrit par : brighelli | 23 mars 2008

"Soleil vert"! Ce film (prémonitoire?) où les hommes n'ayant plus assez de nourriture, euthanasient les vieux et les transforment en "fast food".

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 23 mars 2008
Je ne vois qu'une façon pour que la viande soit consommable, c'est la saignée à blanc. Mon chien m'avait un jour subrepticement piqué un chaton nouveau-né euthanasié pour s'en faire un petit dessert. Il a été anesthésié plus de douze heures.

Ecrit par : dobolino | 23 mars 2008

Si on peut (essayer de) ne pas lasser, c'est mieux, non? Mais cela demande aussi certaines qualités.

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008

Ecrit par : Jean | 23 mars 2008

Si on peut (essayer de) ne pas lasser, c'est mieux, non? Mais cela demande aussi certaines qualités.

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008

Non! La question n'a aucun intérêt!
Il faut exclure l'idée, quand on a la charge d'enseigner, que ce qu'on enseigne pourrait lasser les élèves. C'est une idée malsaine, stérile, bien dans le style des délires de Meirieu.
Si, losque je suis pendant quatre mois d'affilée, sur "Le Médecin malgré lui", je me prends à penser que je risque de "lasser" mes élèves, alors que passer quatre mois sur cette perle du patrimoine littéraire français est la seule solution pédagogiquement fructueuse et que j'ai décidé que ce serait comme ça et pas autrement, je ne fais plus rien, et je me rabats sur Begag ou Begaudeau, chefs-d'oeuvre qu'on épuise en deux séances d'une demi-heure!

Ecrit par : Jean | 23 mars 2008

Le débat n'en fut pas un puisque tous les participants étaient acquis à la même cause, que nous défendons tous et je ne suis pas convaincue qu'en déplaçant comme Ruffo, l'origine du mal vers un "avatar" de l'estime de soi, on fasse avancer le schmilblic ni en raillant que l'observation réfléchie de la byciclette n'apprend pas à pédaler.
Deux idéologies sont à la racine du mal: égalitarisme et hédonisme, on est d'accord, et après? Après, pas grand chose, sinon que tous s'accordent à reconnaître que c'est affreux que nous parents perdions l'estime de nos mioches car nous sommes infichus de leur expliquer des exercices... pourtant "élémentaires".Eh bien non justement ils ne le sont pas et c'est là le drame, et d'où vient-il? Silence radio. On a complexifié ce qui était simple. Pourquoi?. on fait comme si on ne savait pas. Deux ex machina, génération (68?) spontanée, Nachtritter.

C'était aussi réconfortant que la prose de Marcel Gauchet qui affirme que si l'école va mal c'est qu'elle est allergique à la démocratie.

Pas de Candide, même pas Ferney malgré son nom, ni quelque Daniel-pédagogol dans la fausse aux lions, juste un homonyme, avec qui JPB a fait ses classes et à qui il voue une admiration que je ne puis partager, d'un point de vue éthique et non littéraire, puisque comme écrivain (et non -vaine) elle doit avoir quelque mérite, ses romans ayant été amplement couronnés...

Que n'a-t-elle donc exprimé avec autant d'emphase sa vertueuse indignation dès 1984, par exemple, comme Jacqueline de Romilly qui décrivait L'enseignement en détresse, mais en son nom personnel, avait-elle spécifié, pour que sa mécréance n'entache pas son corps d'origine dont elle faisait pourtant ressortir l'abjecte docilité, ou comme J-C Milner qui voulait déjà rendre De l'école... à l'école?

Le silence de Mme S, alors, fut assourdissant, comme celui de ses compagnons de route, et j'ai souvent mentionné ici Todorov qui, ayant quitté la dictature bulgare, était venu se soumettre aux diktats de sa petite soeur germanopratine, diktats qu'il psalmodia de conserve avec Kristeva et Sollers.

Danièle Sallenave avait bien su donner de la voix, en revanche, quand elle se joignit au concert de lamentations des cocus du communisme, devant les gravas du mur de la honte. La perspective de la réunification allemande lui fit pousser des cris d'orfraie. Puis, en mars 1992, elle tonitrua l'oraison funèbre de l'idéologie la plus mortifère du 20eme siècle, dans les Temps modernes ( bien sûr, where else?) Il faut lire ce monument : "Fin du communisme: Hiver des âmes", pour mesurer la finesse de son jugement. Un grand moment qui vous ...glace le sang !

Comme tant d'autres en France, elle s'imagine que parce qu'elle sait tourner quelques phrases, cela la rend automatiquement experte en relations internationales et en philosophie politique, et aujourd'hui elle se pose en défenseur de l'école, volant au secours de la victoire, c'est bon signe, me direz-vous.

Voici ce que dit Revel dans la Grande parade (pages 25-27), de ses talents d'analyste et de politologue.
"Certes Mme Sallenave et ses congénères intellectuels occidentaux, communistes ou sympathisants, n'ont pas de sang sur les mains, Mais on peut en avoir sur le stylo. D'autant plus qu'ici, comme chez d'autres pleureurs et pleureuses, les lamentations débouchent vite sur les accusations. Après s'être apitoyée sur les endeulliés, Mme Sallenave ouvre le feu sur les anti-communistes qui affichent une joie obsène, sur "''ceux pour qui il est toujours allé de soi que le communisme était mauvais parcequ'il visait les idéaux d'égalité, de justice et de fraternité'. Ainsi le postulat de base demeure inchangé. Bien que le communisme ait toujours aggravé l'injustice, être contre lui, c'est être contre la justice.." ( page 27

Voilà pour le procès d'intention que Mme S. fait à ceux qui ne pensent pas comme elle. Il sort du même tonneau que celui de Frako contre Brighelli dans le texte précité. Voilà pourquoi la vertueuse indignation Mme S. me laisse de marbre avec un arrière- goût pas plus appétissant que la prose du pochtron de Chnord.

Et pour clore ce sujet, on peut difficilement trouver meilleur exemple de jésuitisme que cette citation de DS ( tiens elle a non seulement le même prénom mais les mêmes initiales que moi) , piquée sur WIKIPedia: «La perte de rigueur des enseignements scientifiques, signalée par nos plus grands mathématiciens, a rendu poreuse la frontière du savoir et du croire. Cette rupture peut faire craindre la naissance de générations en qui l'esprit critique aura été remplacé par une adhésion vague à la "tolérance".»

Quand on a gobé et défendu au-delà du raisonnable l'idéologie la plus criminogène et qu'on s'est aussi longtemps fourré le doigt dans l'oeil, au lieu de donner des leçons un profil bas me semble de mise.


Je lui rendrai grâce, néanmoins, de nous avoir épargné les impropriétés de langage d'un Picouly avec "UN espèce de jeu"'. Même Darcos s'est joint au dérapage avec: "la description peut être FAIT"! Je me le suis repassé trois fois pour confirmer que mon sonotone fonctionnait.


Une remarque sur le fond: Je ne sais plus quel intervenant a affirmé que c'est "l'idéologie de gauche qui a renforcé les inégalités"'. Cette lapalissade ne l'est encore hélas pas une pour un bon nombre de gens même s'il ne peuvent nier que cette idéologie se nomme égalitarisme ( avec son train d'avatars, anti-élitisme, bourgeoisophobie, etc...) et qu'elle est pour le moins étrangère aux valeurs de la droite.

Ce qui me chiffonne c'est que si nous sommes ( caïman) tous d'accord que c'est l'école concoctée par les pédagogols qui a creusé les inégalités et tout aussi évidemment en s'appuyant sur des valeurs défendues exclusivement à gauche, (et elle va très loin au centre en France, cette gauche-là) alors pourquoi ne pas affirmer clairement que la gauche s'est trompée sur ce coup là et continuer à gloser sur le complot libéral libertaire?

Il me semble l'on piétine en partie à cause de cette frilosité qui se ressent d'ailleurs dans tous les autres domaines où l'urgence des réformes est évidente.
Les syndicats ( qui ne représentent plus qu'eux-mêmes pourtant) feraient-ils peur à ce point là??

Or, JPB m'a inquiétée (ou bien l'ai-je mal compris?) sur nos chances de réformer, puisque l'identification des bons remèdes dépend de la valeur du diagnostic, quand il affirma (c'était à Françoise Laborde) qu'il ne fallait pas placer la question de la faillite de l'école sur le plan d'un clivage gauche/droite. Où la mettre alors?

Ecrit par : Cadichon | 23 mars 2008

Les pédagos (suite)

"Le politburo s'agite, fort bien.

Il faut donner le maximum de publicité à cette page : elle donne à voir, de façon saisissante, l'incroyable étendue de la pieuvre bureaucratique qu'est réellement le pédagogisme.

Associations par douzaines, administrations comme s'il en pleuvait, presque tous les syndicats, commissions, conseils, agences, centres de recherche, instituts universitaires.... combien y en a-t-il en tout ?

Il existe donc une 'Association Internationale pour la Recherche en Didactique du Français' ?
Des 'Centres d Entrainement aux Méthodes d Education Active' ?
Une 'Commission Permanente des Irem pour l enseignement des mathématiques à l'école elémentaire' (*) ? Une 'Association Française des Enseignants de Français' ? Une 'Association pour la recherche en didactique des mathématiques' (**) ?
Un 'Café Pédagogique'?, des 'Cahiers Pédagogiques' ? Et des dizaines et des dizaines d'autres ?

Et oui. Des dizaines et des dizaines d'organismes, mais qui pensent tous la même chose. De manière parfaitement absurde, cet éclatement inouï des structures dissimule une totale uniformité de doctrine.

Donc, forçons-les à se montrer, obligeons-les à sortir du bois, afin que les Français constatent contre quoi nous nous battons réellement : contre une bureaucratie devenue folle qui a entièrement phagocyté la hiérarchie de l'éducation nationale. Ils ont agi trop longtemps dans l'ombre.

-----------------------------
(*) Splendeur que celui-là : un acronyme dans un acronyme, puisque les IREM sont les 'instituts de recherche pour l'enseignement des mathématiques'. L'organigramme de cette administration seule -- minuscule fraction de la pieuvre pédagogiste -- vaut le détour : http://www.univ-irem.fr/index.php?module=Listirem&func;=viewpres

(**) Association pour la recherche en didactique des mathématiques (ARDM), qu'il ne faut donc pas confondre avec les IREM déjà cités. Ne cherchez pas à comprendre. "

(Citation d'un ami enseignant)

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 23 mars 2008

"Sibille, je persiste et signe : Catherine Leforestier (puisque c'est d'elle qu'il s'agissait) avait un grand talent. Je l'avais découverte faisant les chœurs derrière Moustaki (vous étiez né ?), puis en solo, écrivant avec son frangin des chansons qu'elle chantait fort bien ("Parachutiste"…). Je ne sais dans quel cataclysme elle a disparu — je ne piste pas les gloires trop tôt disparues. Cela dit, Maxime a plein de talent, même si je trouve que se faire une seconde carrière sur les dépouilles de feu Brassens est un abus de langage… Mais au moins, il n'a guère varié dans ses engagements — on ne peut pas en dire autant de tout le monde.
JPB"

Ecrit par : brighelli | 23 mars 2008

Mais oui, j'étais né! Je n'ai pas dit qu'elle n'avait pas de talent, j'ai simplement dit que prétendre qu'elle en avait plus que son frère me semblait un peu rapide.

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008

Non! La question n'a aucun intérêt!
Il faut exclure l'idée, quand on a la charge d'enseigner, que ce qu'on enseigne pourrait lasser les élèves. C'est une idée malsaine, stérile, bien dans le style des délires de Meirieu.
Si, lorsque je suis pendant quatre mois d'affilée, sur "Le Médecin malgré lui", je me prends à penser que je risque de "lasser" mes élèves, alors que passer quatre mois sur cette perle du patrimoine littéraire français est la seule solution pédagogiquement fructueuse et que j'ai décidé que ce serait comme ça et pas autrement, je ne fais plus rien, et je me rabats sur Begag ou Begaudeau, chefs-d'oeuvre qu'on épuise en deux séances d'une demi-heure!

Ecrit par : Jean | 23 mars 2008

Jean, soyons un peu sérieux! Il n'y a pas seulement CE QU'ON enseigne, aussi important que ce soit, (et vous ne me ferez jamais dire le contraire). Il y a aussi QUI l'enseigne. Evidemment.

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008

Jean, soyons un peu sérieux! Il n'y a pas seulement CE QU'ON enseigne, aussi important que ce soit, (et vous ne me ferez jamais dire le contraire). Il y a aussi QUI l'enseigne. Evidemment.

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008

Mais, cher Christophe, devant une classe, CE QU'ON ENSEIGNE n'a pas d'existence en dehors de la personne qui l'enseigne! Les deux sont liés. On n'a pas à se poser la question de savoir si CE QU'ON ENSEIGNE "lasse" ou non les élèves, ils n'ont pas d'avis à donner là-dessus et on n'a pas à le leur demander. Ils ont à faire ce qu'on leur dit et à apprendre ce qu'on leur dit d'apprendre.

S'il y a des différences entre les professeurs, c'est dans l'art d'expliquer et dans la façon de tenir sa classe. Vous avez bien raison: dans l'acte d'enseigner, le fond et la forme sont liés. Mais cela n'a rien à voir avec la question vaseuse de la "lassitude des élèves" dont se repaissent les "pédagos" et avec laquelle ils essaient d'instiller le doute sur la légitimité même du rôle de "professeur", car c'est cela qui est en filigrane.

Ecrit par : Jean | 23 mars 2008

Question de Catmano et moi, anciennes fan's: Catherine Le Forestier a-t-elle continué sa carrière et où???????????

Ecrit par : dobolino | 23 mars 2008

"On n'a pas à se poser la question de savoir si CE QU'ON ENSEIGNE "lasse" ou non les élèves, ils n'ont pas d'avis à donner là-dessus et on n'a pas à le leur demander."

Ecrit par : Jean | 23 mars 2008

D'accord sur la deuxième partie de votre phrase, mais pas tout à fait sur la première! On n'a pas à leur poser la question, tout à fait.
A nous la poser à nous-mêmes, de temps en temps, oui. Pas obligatoirement sur ce qu'on enseigne, mais de la manière dont on le fait. C'est la seule manière de progresser.

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008

http://fr.wikipedia.org/wiki/Catherine_Le_Forestier

Pour vous, Dobolino.

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 mars 2008

JPB nous demandait nos remarques sur le débat du salon du livre .

"Le débat n'en fut pas un puisque tous les participants étaient acquis à la même cause, que nous défendons tous et je ne suis pas convaincue qu'en déplaçant comme Ruffo, l'origine du mal vers un "avatar" de l'estime de soi, on fasse avancer le schmilblic, ni en raillant que l'observation réfléchie de la bicyclette n'apprend pas à pédaler.
Deux idéologies sont à la racine du mal: égalitarisme et hédonisme, on est d'accord, et après? Après, pas grand chose, sinon que tous s'accordent à reconnaître que c'est affreux que nous parents perdions l'estime de nos mioches car nous sommes infichus de leur expliquer des exercices... pourtant "élémentaires".Eh bien non justement ils ne le sont pas et c'est là le drame, et d'où vient-il? Silence radio. On a complexifié ce qui était simple. Pourquoi?. on fait comme si on ne savait pas. Deux ex machina, génération (68?) spontanée, Nachtritter?

C'était aussi réconfortant que la prose de Marcel Gauchet qui affirme que si l'école va mal c'est qu'elle est allergique à la démocratie.

Pas de Candide, même pas Ferney malgré son nom, ni quelque Daniel-pédagogol dans la fausse aux lions, juste un homonyme, avec qui JPB a fait ses classes et à qui il voue une admiration que je ne puis partager, d'un point de vue éthique et non littéraire, puisque comme écrivain (et non -vaine) elle doit avoir quelque mérite, ses romans ayant été amplement couronnés...(il s'agit de Mme Sallenave)

Que n'a-t-elle donc exprimé avec autant d'emphase sa vertueuse indignation dès 1984, par exemple, comme Jacqueline de Romilly qui décrivait L'enseignement en détresse, mais en son nom personnel, avait-elle spécifié, pour que sa mécréance n'entache pas son corps d'origine dont elle faisait pourtant ressortir l'abjecte docilité, ou comme J-C Milner qui voulait déjà rendre De l'école... à l'école?

Le silence de Mme S, alors, fut assourdissant, comme celui de ses compagnons de route, et j'ai souvent mentionné ici Todorov qui, ayant quitté la dictature bulgare, était venu se soumettre aux diktats de sa petite soeur germanopratine, diktats qu'il psalmodia de conserve avec Kristeva et Sollers.

Danièle Sallenave avait bien su donner de la voix, en revanche, quand elle se joignit au concert de lamentations des cocus du communisme, devant les gravas du mur de la honte. La perspective de la réunification allemande lui fit pousser des cris d'orfraie. Puis, en mars 1992, elle tonitrua l'oraison funèbre de l'idéologie la plus mortifère du 20eme siècle, dans les Temps modernes ( bien sûr, where else?) Il faut lire ce monument : "Fin du communisme: Hiver des âmes", pour mesurer la finesse de son jugement. Un grand moment qui vous ...glace le sang !

Comme tant d'autres en France, elle s'imagine que parce qu'elle sait tourner quelques phrases, cela la rend automatiquement experte en relations internationales et en philosophie politique, et aujourd'hui elle se pose en défenseur de l'école, volant au secours de la victoire, c'est bon signe, me direz-vous.

Voici ce que dit Revel dans la Grande parade (pages 25-27), de ses talents d'analyste et de politologue.
"Certes Mme Sallenave et ses congénères intellectuels occidentaux, communistes ou sympathisants, n'ont pas de sang sur les mains, Mais on peut en avoir sur le stylo. D'autant plus qu'ici, comme chez d'autres pleureurs et pleureuses, les lamentations débouchent vite sur les accusations. Après s'être apitoyée sur les endeulliés, Mme Sallenave ouvre le feu sur les anti-communistes qui affichent une joie obsène, sur "''ceux pour qui il est toujours allé de soi que le communisme était mauvais parce qu'il visait les idéaux d'égalité, de justice et de fraternité" . Ainsi le postulat de base demeure inchangé. Bien que le communisme ait toujours aggravé l'injustice, être contre lui, c'est être contre la justice.." ( page 27

Voilà pour le procès d'intention que Mme S. fait à ceux qui ne pensent pas comme elle. Il sort du même tonneau que celui de Frako contre Brighelli dans le texte précité. Voilà pourquoi la vertueuse indignation Mme S. me laisse de marbre avec un arrière- goût pas plus appétissant que la prose du pochtron de Chnord.

Et pour clore ce sujet, on peut difficilement trouver meilleur exemple de jésuitisme que cette citation de DS ( tiens elle a non seulement le même prénom mais les mêmes initiales que moi) , piquée sur WIKIPedia: «La perte de rigueur des enseignements scientifiques, signalée par nos plus grands mathématiciens, a rendu poreuse la frontière du savoir et du croire. Cette rupture peut faire craindre la naissance de générations en qui l'esprit critique aura été remplacé par une adhésion vague à la "tolérance".»

Quand on a gobé et défendu au-delà du raisonnable l'idéologie la plus criminogène et qu'on s'est aussi longtemps fourré le doigt dans l'oeil, au lieu de donner des leçons un profil bas me semble de mise.

Je lui rendrai grâce, néanmoins, de nous avoir épargné les impropriétés de langage d'un Picouly avec "UN espèce de jeu"'. Même Darcos s'est joint au dérapage avec: "la description peut être FAIT"! Je me le suis repassé trois fois pour confirmer que mon sonotone fonctionnait.


Une remarque sur le fond: Je ne sais plus quel intervenant a affirmé que c'est "l'idéologie de gauche qui a renforcé les inégalités"'. Cette lapalissade ne l'est encore hélas pas une pour un bon nombre de gens même s'il ne peuvent nier que cette idéologie se nomme égalitarisme ( avec son train d'avatars, anti-élitisme, bourgeoisophobie, etc...) et qu'elle est pour le moins étrangère aux valeurs de la droite.

Ce qui me chiffonne c'est que si nous sommes ( caïman) tous d'accord que c'est l'école concoctée par les pédagogols qui a creusé les inégalités et tout aussi évidemment en s'appuyant sur des valeurs défendues exclusivement à gauche, (et elle va très loin au centre en France, cette gauche-là) alors pourquoi ne pas affirmer clairement que la gauche s'est trompée sur ce coup là et continuer à gloser sur le complot libéral libertaire?

Il me semble que l'on piétine en partie à cause de cette frilosité qui se ressent d'ailleurs dans tous les autres domaines où l'urgence des réformes est évidente.
Les syndicats ( qui ne représentent plus qu'eux-mêmes pourtant) feraient-ils peur à ce point là??

Or, JPB m'a inquiétée (ou bien l'ai-je mal compris?) sur nos chances de réformer, puisque l'identification des bons remèdes dépend de la valeur du diagnostic, quand il affirma (c'était à Françoise Laborde) qu'il ne fallait pas placer la question de la faillite de l'école sur le plan d'un clivage gauche/droite. Où la mettre alors?

Ecrit par : Cadichon | 26 mars 2008

Monsieur,

je viens de profiter du week-end pascal pour lire votre dernier livre, Fin de récré.

Ce ne sont pas seulement ses analyses qui m’ont plu mais aussi son ambition : refonder. Tout, bien sûr, pourrait paraître désespéré et désespérant : même les lueurs d’espoir qui viennent parfois du monde politique (pouvoir actuel) sont bien faibles et vacillantes, vous ne la cachez d’ailleurs pas. Seulement, vous montrez qu’il y a d’autres façons de penser que celles qui ont dominé ces dernières décennies à un point tel qu’elles ont pu paraître évidentes, indiscutables, à droite comme à gauche. Les contester hautement comme vous le faites, c’est déjà rompre leur sortilège, aller vers ce qui, ici ou là, dans la société aspire à autre chose, au vrai tout simplement. Tant que les idées ne sont pas au point, aucun mouvement en leur sens ne peut s’effectuer.

J’ai toujours aimé la métaphore d’Aristote dans les Seconds Analytiques, indépendamment de son contexte (je suis professeur de philosophie) : il arrive que, dans une armée en déroute, un soldat puis un autre, puis quelques uns cessent de fuir, décident de faire face et, à la fois par leur action et leur disposition d’esprit changée, entraînent tous les autres ou, du moins, une bonne partie d’entre eux. Alors, non seulement, ils mettent fin à la retraite mais, profitant de l’effet de surprise, brisant la trop grande confiance des ennemis qui ne tenait qu’à l’absence d’opposition, ils vont jusqu’à remporter la victoire !

Je veux passer assez vite sur le seul point où vous ne m’avez pas réellement convaincu, à savoir la question du baccalauréat. Certes, tout ce que vous écrivez est totalement juste mais je ne suis pas certain que le contrôle continu résoudrait la difficulté : n’engendrerait-il pas cette grande dépendance des élèves à l’égard des professeurs et des professeurs à l’égard des élèves nuisible au pur rapport pédagogique que vous appelez de vos voeux ? Avec le bac, mes élèves, ne sont pas contrôlés par moi in fine, ce qui change tout. Vous évoquez, par ailleurs, les dossiers « post-bac » comme on dit si « joliment » ou, même, le livret scolaire mais, justement, les appréciations échappent au « contrôle » des élèves qui n’y ont pas accès. Double non-lien…

J’aurais bien aussi deux ou trois choses à avancer à propos des sanctions même si je partage votre idée centrale : ce n’est pas sur elles mais sur le savoir et sa transmission que peut reposer l’autorité. On peut et on doit toujours discuter - et je n’ai pas la prétention de défendre des positions absolument incontestables - mais, pour l’heure, l’essentiel me paraît se situer ailleurs : dans votre désir de liberté (c’est bien d’un totalitarisme dont nous souffrons et, plus que nous, nos élèves). En effet, sauver l’école - en l’occurrence, non pas le passé qui n’est plus mais l’avenir qui n’est pas encore -, c’est tout sauver en un sens car une humanité où il n’y aurait plus d’élèves et de professeurs, les uns n’allant pas sans les autres, ne serait plus une humanité, ce ne serait rien.

Il se trouve que, depuis quatre ans, je suis partiellement détaché auprès de l’IUFM Orléans-Tours pour assurer la formation disciplinaire des stagiaires philosophie et j’assiste en direct à une évolution fort malheureuse. Lorsque la décision a été prise d’intégrer les IUFM à des universités, je me suis réjoui car il est clair qu’il s’agissait de briser leur orgueilleuse indépendance, à commencer par leur indépendance financière (salles et bureaux quasi luxueux, location d’une salle du Crédit Agricole pour accueillir le maître (Meirieu), …). Mais, avant l’élection présidentielle, tout s’est fait dans la précipitation et, sans doute, la résistance de l’arrière-garde. Résultat : tout est piloté par un cahier national des charges complètement décousu donnant lieu à des formations vétilleuses et à des évaluations arbitraires aussi bien pour les PE que les PLC et, maintenant, pour la « professionnalisation » et le « niveau » T1. Pour ce qui me concerne, j’ai fait part de ma décision de quitter un tel établissement. Il n’en reste pas moins qu’en tant que membre du bureau national de l’Association des professeurs de philosophie de l’Enseignement public (Appep) et, plus précisément, comme « secrétaire général adjoint à la formation des maîtres » que je suis donc encore, j’ai été amené, avec d’autres, à demander une audience auprès de la ministre de l’Enseignement supérieur pour mettre en évidence le caractère particulièrement nocif dudit cahier des charges et pour proposer d’autres solutions [documents visibles sur le site de l’association : www.appep.net]. On attend la réponse. Il me semble que les IUFM en sont arrivés à un point de rupture qu’ils tentent de dissimuler par tous les moyens - il serait trop long d’entrer dans les détails : ceci m’incite à penser que les faits eux-mêmes peuvent, à certains moments, servir les idées.


Tous mes remerciements et toutes mes félicitations pour votre beau livre précieux et nécessaire.



Alain Champseix
agrégé de philosophie,
docteur de l’Université Paris IV,
ancien élève de l’E.N.S. Fontenay - Saint-Cloud

Ecrit par : Champseix | 26 mars 2008

Je vous conseille la saine lecture de cette note:
http://www.mezetulle.net/article-18053294.html
et de l'article allant avec :
http://www.mezetulle.net/article-18051745.html
sur une réaction du snuipp sur l'intérêt d'enseigner la passé antérieur...

Ecrit par : kolia78 | 27 mars 2008