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02 mars 2008

Violence scolaire

Violence scolaire



Voici donc que l’Observatoire national de la délinquance, patronné par le ministère de l’Intérieur, publie des chiffres "alarmants", comme dit la presse, sur la violence en milieu scolaire — la violence exercée sur les personnels. Soixante agressions (verbales ou physiques) par jour, hors vacances (soit 15284 agressions en 2005-2006, dernière année de référence). Près de 30% d’augmentation depuis 2002. Ce sont principalement les enseignants et les personnels de surveillance qui en sont victimes — les directions restent pour l'essentiel à l’écart du tohu-bohu. Sur 24329 faits recensés en 2005-2006, pas moins de 2275 violences physiques et 17000 injures graves. Le connard de prof », comme on dit dans le Nord et ailleurs, n’a qu’à bien se tenir. Et, cerises sur le gâteau, 230 violences physiques avec arme, et une quarantaine d’agressions sexuelles.
À noter que les chiffres arrivent par le canal du logiciel SIGNA, sérieusement remis en cause depuis qu’une étude du Point, l’année dernière, avait montré que les établissements « vertueux » (qui signalent tous les incidents) sont bien rares : de très nombreux lycées et collèges (c’est surtout dans les collèges que le phénomène augmente le plus vite — « un enseignant de collège est en moyenne sept fois plus exposé à la violence que son collègue de lycée », précise le rapport) camouflent la réalité.

Il y a là de quoi faire repartir le débat. On se souvient (j’en avais parlé ici même) que l’ineffable Eric Debarbieux (1), spécialiste proclamé de la violence en milieu scolaire (il a fondé un « Observatoire international de la violence », une structure pour laquelle il voudrait la légitimité de l’Etat) prétend que ce qui a changé, c’est le ressenti de la violence — non pas les bleus à l’âme et les yeux au beurre noir, mais je ne sais quelle sensibilité nouvelle qui nous rendrait, nous enseignants, plus attentifs à des faits somme toute mineurs — vous prendrez bien un ou deux coups de poing avant le café matinal. Bref, nous avons le cuir moins tanné, notre épiderme a été sensibilisé par tout un discours catastrophiste sur l’Ecole, par l’écho médiatique de certaines affaires, etc. C’est ainsi qu’il finit par affirmer (2) que « depuis 1993 en France on n'observe pas une progression globale. C'est ce que nous disent les enquêtes de victimation. La violence est ciblée sur quelques établissements en lien avec l'exclusion sociale. » Je dis dire qu’il amalgame allègrement violence exercée par les élèves sur les élèves et sur les enseignants. D’ailleurs, c’est de la faute aux enseignants (si !), et à ceux qui s’efforcent de les convaincre d’en revenir à un peu plus de classicisme dans leurs pratiques : « On ne forme pas les enseignants à la gestion des punitions et on se retranche derrière les CPE. On s'intéresse plus à la transmission des savoirs et on a tendance à oublier importance de l'identification aux adultes. »
La faute à la transmission des savoirs, alors qu’il y a tant de temps à perdre à constituer des « équipes pédagogiques » dont le rayonnement, paraît-il, bloquerait l’essentiel de la violence.

J’ai un peu tendance à penser que la première violence, justement, c’est celle exercée par une institution que des réformes létales ont dévoyée. La première violence, c’est de ne plus transmettre — après tout, les élèves viennent à l’école pour cela, et non pour y chercher un substitut paternel. Une agression d’enseignant, c’est, clairement, le refus d’un modèle pédagogique — et quel est, s’il vous plaît, le modèle courant ? À en croire notre auteur, il faut amener les élèves violents dans des salles d’audio-visuel pour leur passer un film sur la violence scolaire afin de le leur faire commenter, ce qui ne saurait manquer de défaire les tensions existantes (je n’invente rien).

C’est en remettant la transmission au cœur du système, c’est en expliquant à l’élève qu’il n’est pas une idole, que nus commencerons à régler le problème. C’est en évitant la concentration des gosses désespérés dans des collèges-ghettos (et la suppression de la carte scolaire peut y aider, parce qu’elle permet enfin à ceux qui n’avaient pas les bonnes accointances d’inscrire leurs enfants ailleurs) que l’on favorisera une mixité culturelle — en faisant comprendre aux plus déshérités que le modèle social de la racaille, comme dit très bien Michéa dans l’Enseignement de l’ignorance, n’est pas un modèle universel.

Quant à notre supposée sensibilité plus grande aux outrages… En fait c’est le contraire qui se passe : nombre d’incidents ne sont pas signalés parce que nous avons le cuir plus épais, et surtout que l’échelle de référence de l’incident s’est déplacée : ce qui aurait été inacceptable il y a vingt ans est d’une banalité désespérante aujourd’hui.
Le même Debarbieux, comme tous les pédagogues bornés, cite sans cesse les Etats-Unis (où, paraît-il, la violence scolaire est en régression) comme le modèle indépassable : ces gens de gauche obsédés par ce que les USA offrent de plus malsain devraient commencer une analyse. Eh bien, parlons-en — ou plutôt, en attendant vos témoignages et vos réflexions, je laisse la parole à Cormac McCarthy, qui dans "No country for old men" (3) relate une expérience pédagogique bien américaine — c’est un vieux shérif qui cause, d’où un style très oral :

« Voici quelques temps j’ai lu dans le journal que des enseignants sont tombés sur un questionnaire qui avait été envoyé dans les années trente à un certain nombre d’établissements scolaires dans tout le pays. Donc ils ont eu entre les mains ce questionnaire sur les problèmes rencontrés par les enseignants dans leur travail. Et ils ont retrouvés les formulaires qui avaient été remplis et renvoyés par des établissements de tout le ays en réponse au questionnaire. Et les plus gros problèmes signalés c’étaient des trucs comme parler en classe et courir dans les couloirs. Mâcher du chewing-gum. Copier en classe. Des trucs du même tabac. Alors les enseignants en question ont pris un formulaire vierge et en ont imprimé un paquet et ont envoyé les formulaires aux mêmes établissements. Quarante an plus tard. Voici quelques-unes des réponses. Les viols, les incendies volontaires, les meurtres. La drogue. Les suicides. Alors ça m’a fait réfléchir. Parce que la plupart du temps chaque fois que je dis quelque chose sur le monde qui part à vau-l’eau on me regarde avec un sourire en coin et on me dit que je vieillis. Que c’est un des symptômes. Mais ce que je pense à ce sujet c’est que quelqu’un qui ne peut pas voir la différence entre violer et assassiner des gens et mâcher du chewing-gum a un problème autrement plus grave que le problème que j’ai moi. C’est pas tellement long non plus quarante ans. Peut-être que les quarante prochaines années sortiront les gens de leur anesthésie. Si c’est pas trop tard. »

Jean-Paul Brighelli



(1) Dernier opus, "Violence à l'école : un défi mondial ?", Armand Colin,2006.
(2) Voir son interview sur le site du Café pédagogique, http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/larecherche/Pages/2006/analyses_71_ViolencescolaireJesuispessimistenousditEricDebarbieux.aspx)
(3) Editions de l’Olivier, 2006 — disponible en Points. Le film est plus qu’intéressant, le roman est accablant.

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Commentaires

Désolé de ce hors-sujet qui fait suite à l'avertissement de Guy Morel sur le lycée unique. Hors sujet relatif puisqu'il s'agit tout de même clairement d'une violence scolaire. Et puis personne ne semble déjà levé...

Suite à une alerte de certains membres de l'académie des sciences, il semblerait que le Maître du Moloch ait quelques vues sur un futur "lycée unique".

Le nouveau lycée serait "réorganisé"* en un vaste tronc commun accompagné d'options au nombre réduit (deux ?). Avantages immédiats pour les technos du Moloch : une meilleure lisibilité et des économies de postes d'enseignants.

Avec des élèves déstructurés comme nous en avons maintenant une majorité en terminale, je ne pense pas que le tronc commun de maths puisse aller plus loin que l'équation d'une droite ou un logarithme réduit à la chose qui transforme 10 en 1, 100 en 2, etc. (résultat qu'on se contentera d'observer sur un ordinateur).

L'élite au parfum suivra l'option mathématiques et l'option sciences physiques des meilleurs lycées qui, grâce à un programme officiel accordant une partie du temps à un contenu "librement choisi par l'enseignant". D'ailleurs, on n'appellera pas cela "option" mais "module complémentaire" ou une chose de ce genre avec un acronyme accrocheur. On rira jaune en comparant le contenu effectif de ces modules à LLG et au lycée Lumière ** de La Ciotat (concédé à l'angkar à GCB).

L'enseignement de sciences physiques se réduira essentiellement à la préparation de l'expérience d'Eratosthène réalisée par tous les élèves de France le 21 juin. Cela marquera la reconquête du mois de juin pour les enseignements si chère à notre ministre. Ce jour là, toute notre jeunesse sera occupée à s'émerveiller de l'obscurité qui règne chez nous dans le fond du trou ***. Faute d'un appui possible avec des mathématiques dignes de ce nom, cet enseignement se réduira à un expérimentalisme manipulatoire où on exaltera sur le ton enthousiaste d'un animateur de NRJ **** le primat du concret sur le théorique.

La philosophie en terminale, spécificité française dans le monde, de fait déjà souvent réduite à un module complémentaire d'opiniologie naturalisante, se retrouvera dans les caves de nos lycées ce qui laissera de la place en haut pour les "vrais" enseignements (avec comme argument imparable, l'aisance avec laquelle on étudie le mythe de la caverne dans une fosse)

Conformément au CECRL (cadre européen de référence pour les langues), l'enseignement des langues vivantes réduit à l'aporie classique culture/technique verra son curseur déplacé sans vergogne à fond vers l'opératoire ("savoir demander son chemin à Londres" !). Cela avec d'autant plus de facilité que les technos du Moloch pourront se plaquer derrière "l'imposition européenne" et la démagogie de la culture du résultat (qui se substitue si bien au résultat de la culture dont la dynamique est plus lente).

Tout cela, bien sûr, se fera en parallèle d'une réforme du bac charcuté en unités de valeur ("crédits") capitalisables sur deux ans (ou plus). Le contrôle continu, déjà existant, sera renforcé. On généralisera l'esprit bédeuzi en laissant les zapprenants faire valider des items par quelques zélés appâtés par une hors classe rapide.

Bonjour chez vous.

* si on peut appeler réorganisation un tel dépeçage destructurant…

** On pourrait le rebaptiser lycée Lumignon (prononcer lou mignon).

*** celle-là est destinée aux spécialistes (on consultera avec profit le document de référence de 170 pages sur le site de la main à la pâte).

**** la meilleure prépa TF1 à ce jour, paraît-il.

Ecrit par : dugong | 02 mars 2008

Prétendre que les élèves sont des génies est déjà une violence. Vanter uniquement les mérites des études supérieures et pousser une montagne de jeunes vers les baccalauréat en sachant qu'il n'est que coquille vide, c'est aussi une violence.

Prétendre que le salut passe uniquement par le bac et les études supérieures, c'est envoyer une masse de bacheliers vers le casse pipe. 150 000 d'entre eux ne décrocheront jamais rien ! Violence quand tu nous tiens !

Mes parents, à l'époque, embobinés tout comme d'autres par le slogan "passe ton bac d'abord" ont tout fait pour m'orienter vers les études supérieures. Je m'étais lancée dans une course aux diplômes qui m'a conduit aujourd'hui à un burn out suivi d'une dépression foudroyante puisqu'avec ma thérapie, je me suis aperçue que je n'étais pas à ma place dans le job exercé actuellement.

Au bout de 10 ans de pratique professionnelle chaotique marquée par le sceau de l'intérim et de la précarité, je me rends donc compte que j'ai perdu un nombre incommensurable d'années. Un gâchis énorme qui se conclue actuellement par une reconversion. Le projet est en cours...et je m'engage sur un apprentissage de compagnon verrier, en d'autres termes un métier artisanal manuel.

Le salaire selon l'expérience professionnelle s'élève à 1400 euros et peut atteindre à minima les 2000 euros et plus si l'on est bon en qualité d'ouvrier qualifié ! Mieux que mon poste d'assistante de direction.

Décidément l'Education Nationale marche sur la tête ! J'aurais du écouter mon instinct puisque déjà à l'époque j'avais peu d'appétence pour les études longues...

Ecrit par : Sandra WAGNER | 02 mars 2008

En primaire aussi, on se « préoccupe » de la violence et on cherche des « solutions » :

Fenêtres sur cours n° 304 – Université d’automne 2007 du SNUipp (extrait, j’en ai d’autres si ça peut vous amuser)

p. 32, 33 : [Être dans les meilleures conditions d’apprentissage, vivre en société, éviter l’échec scolaire... Le comportement de l’enfant vis-à-vis de cette institution qui marque ses premières années dans la vie sociale est souvent capital. Un enseignant ne peut aujourd’hui ignorer l’attitude individuelle de l’enfant ; il la vit quotidiennement, il se doit aussi de l’interroger en tant que pédagogue. C’est pourquoi l’université d’automne a fait une large place à cette question qui intéresse de plus en plus les chercheurs. Ils abordent les problèmes sans faux tabous, parlant de violences, de politesse, d’accompagnement à la scolarité. Ce qui pouvait être jusqu’alors traité comme relevant de la seule psychologie de l’individu, tels les troubles du comportement, apparaît bien aujourd’hui comme une question sociale que est loin d’être sans conséquence sur le métier d’écolier. L’attitude de l’enfant face à la télé est également examinée, avec cette même complexité qui caractérise tout fait de société.
En posant le problème en terme de « compétences sociales », Laurence Filisetti, enseignante à l’université de Caen, situe d’emblée la question du comportement dans le champ pédagogique. « Un ensemble de comportements et de capacités socialement approuvés par la personne elle-même et par les autres, et ce au regard d’une situation donnée » : la définition implique d’emblée l’enseignant, comme le confirme Michel Defrance, directeur d’un ITEP, en notant que « certains enfants résistent parce que c’est trop nouveau pour eux. Et les enseignants sont les premiers à faire cette éducation au rapport à l’autre».

Violence et agressivité

Quels enfants ? Ceux qui sont insécurisés dans leur environnement psychologique et affectif. Une fois cela dit, l’enseignant est-il pour autant écarté par cette cause extérieure sur laquelle il ne peut a priori agir ? « On peut diversifier, alléger les contraintes, améliorer la formation des maîtres, les relations avec les parents, les partenaires... » répond Michel Defrance qui prévient cependant : « Mais il y a des invariants. Il n’y a pas d’éducation sans contrainte et frustration ». Que faire alors ? Les chercheurs n’ont bien sûr pas de réponses en termes de recette. Ils apportent plutôt des pistes. Laurence Filisetti explique que si l’enseignant ne peut intervenir sur les aspects extérieurs (les facteurs familiaux par exemple), il peut en revanche stimuler l’enfant sur la perception qu’il a de lui-même.
Les réponses sont bien sûr plurielles : Danièle Delouvin, psychologue-clinicienne, rappelle qu’à vouloir mettre l’accent sur « l’individu comme seul responsable de son présent et de son avenir, on ne prend pas en compte toute la complexité de l’environnement économique, social et culturel ». A cet égard, la distinction entre l’agressivité et la violence n’est pas inutile, entre une pulsion humaine « vitale » et une angoisse forte non verbalisée.

Que faire ?

La perception par l’enseignant des troubles du comportement et de leurs origines n’apporte cependant pas de réponse à son questionnement de pédagogue. « Il existe des méthodes qui visent à entraîner les enfants à adopter des comportements appropriés à l’école », poursuit Laurence Filisetti en évoquant les jeux de rôles et les méthodes d’apprentissage coopératif.]

Et toc ! En primaire, nous avons les « recettes » : « Ne pas confondre agressivité (comportement vital) et violence (générée par l’angoisse) », « alléger les contraintes » (sur le forum EDP, des collègues se plaignent d’élèves de maternelle ou de CP qui les bourrent de coups de poing ou de pied lorsqu’elles essaient de les faire asseoir ou se taire et ne peuvent même pas tenter de les mettre au travail), « diversifier » (les contenus ? pour être sûr de ne pas mettre Monchéri Moncœur face à ses ignorances ce qui le rendrait à juste titre agressif, voire violent ?) organiser des « jeux de rôles » (avec des gamins qui balancent tout en hurlant au milieu de la classe ? à la place des exercices de français ou de mathématiques ?) et du « travail coopératif » (j’ai eu deux élèves « hyperactifs » qui, même sous Ritaline, ne pouvaient supporter ce qu’ils prenaient pour une « mise en compétition » avec leurs camarades ; ils arrivaient à gérer leur travail scolaire tant qu’il était individuel, dès qu’il s’agissait de travailler au sein d’un groupe, que ce soit en français, en mathématiques, en sport ou dans quelque autre matière, très vite leur comportement se dégradait, ils ne supportaient ni la promiscuité, ni le fait de devoir partager le temps de parole, le stylo ou le ballon ; pour l’un des deux, même le rangement du matériel après l’activité pouvait être générateur de stress. C’est ainsi d’ailleurs qu’il a quitté l’école, ayant menacé son enseignante avec une pierre car celle-ci n’avait pas protesté lorsque l’un de ses camarades avait ramassé les plots qu’il était chargé de collecter).
J’ai hélas bien peur que nous n’ayons pas encore tout vu pour ce qui est de la violence scolaire.

Ecrit par : catmano | 02 mars 2008

Merci JPB pour le texte plein de bon sens du shérif en question et pour votre texte. J'ai commencé à enseigner en 83 dans des établissements ruraux où je ne savais pas ce que c'était qu' avoir peur en cours. Et puis un passage en ZEP une quinzaine d'années après me l'a appris. Depuis, je reste sur mes gardes dans le collège difficile où je suis. La peur systématique n'est plus là mais il n'est pas une heure de cours sans que je pense aux problèmes de violence. Comment dire? C'est intégré à mes cours, certains élèves ne parlent que sur ce mode violent, je dois faire attention quand j'écris au tableau et que je leur tourne le dos, quand je m'approche de certains d'entre eux, garder à l'oeil celui qui s'amuse ostensiblement avec son compas ou ses ciseaux ( récemment une petite s'est retrouvée avec une coupe de cheveux express, très en "dégradé" opérée par sa voisine de derrière qui d'un coup de ciseaux sec lui a ôté une partie de sa chevelure blonde); je ne peux plus faire cours fenêtre ouverte, les fenêtres ont été bloquées au cas où . Dernièrement, ce fut un couteau qui sortit inopinément d'un sac à l'attention d'un petit camarade de classe et quelques départs de feu en cours ( feuilles allumées avec un briquet et lancées dans les jambes des voisins; le tout en simultané à plusieurs; comme cela cela rend les choses plus faciles à gérer pour le prof, c'est plus drôle...)
Quand j'arrive à la fac, pour mes charges de cours, je respire! Aller travailler, faire cours sans craindre la violence des individus qu'on a en face de soi. Quel luxe!

Ecrit par : Sanseverina | 02 mars 2008

Sanseverina, n'avez-vous pas encore entendu parlé de professeurs à l'université insultés ou menacés par les étudiants durant leurs cours? A cause du niveau demandé, parce que ceux-là sont largués par les savoirs mis en oeuvre? Fait-on croire que les lycéens deviennent des anges arrivés à la faculté? Puis, rien de moins barbant que des salles remplies de tête qui s'emm... Le silence, le calme, mais posez-leur des questions précises, sondez leur sensibilité devant les textes, et nous verrons bien. Se satisfaire de la paix et des mouches qui volent ne suffit pas pour se dire que l'on a fait un bon cours. Etre dans les souliers d'un chargé de cours, pour le luxe du repos, est un exercice d'autiste.

Ecrit par : Jo | 02 mars 2008

Comme dugong, je suis hors sujet. Mon message ne concerne pas le sujet de ce fil – sauf si on adopte le point de vue bourdivo-pédago de la « violence symbolique » faite, en l’occurrence, aux futurs enseignants. Mais étant donné l’importance et l’urgence des infos, je me permets de squatter le blog de notre ami pour revenir sur un sujet figurant sur un fil antérieur.

J’ai enfin appris hier matin en quoi consistait le MASTER D’ENSEIGNEMENT que l’IUFM de Créteil veut imposer aux Universités de l’Académie. Ce texte a été mis en ligne sur le site de Reconstruire l’Ecole :

http://re2.freesurf.fr/iufm/MasterIUFM.html

Sous prétexte de l’intégration de l’IUFM dans l’Université de Paris 12-Créteil, il s’agit (comme on pouvait s’y attendre) d’inverser les rôles. C’est l’IUFM qui prétend intégrer les Universités de Paris 8, Paris 12, Paris 13 ainsi que l’ENS de Cachan ! Quel appétit, bonne mère ! Tout cela a été mené dans une opacité totale, les différents UFR concernés par la formation des maîtres n’ayant même pas été prévenus de cette initiative que j’avais apprise par la bande. On joue maintenant la politique du fait accompli. Après la semaine de vacances, ce projet doit être soumis au vote de CEVU (Conseil de la vie universitaire) de Paris 8 le mercredi de la rentrée alors que les membres de ce Conseil n’auront même pas eu la possibilité de prendre connaissance avant de voter d’un texte tout ficelé, particulièrement complexe et enrobé de tout le jargon ad hoc!

Vous trouverez aussi une première réaction, que je trouve assez timorée et un peu en porte-à-faux, des hispanistes de l’Université de Marne-la-Vallée.

http://re2.freesurf.fr/Actions/CR150208.pdf

Si vous n’avez pas le temps de lire toute cela d’un coup, vous pouvez vous en tenir au projet de tract que j’ai rédigé hier dans l’urgence. Il suffit à se faire une idée précise des aberrations de ce master :

http://re2.freesurf.fr/Actions/tractME.html

Je voudrais cependant souligner que je ne savais pas encore que ce projet de master devait passer au CEVU de Paris 8 et sans doute aussi de Paris 12 (mais je n’ai pas de renseignements sur ce point). Mon texte devrait donc être modifié, surtout en ce qui concerne le ton. Il ne s’agirait plus d’un tract, destiné à la masse des étudiants dans le cadre d’une campagne d’agit-prop et de mobilisation pour le boycott mais d’un document destiné aux élus pour éclairer leur vote. C’est seulement si ce master est approuvé par les instances universitaires concernées (CEVU et CA) qu’il faudra déclancher la guerre totale.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 02 mars 2008

Etre dans les souliers d'un chargé de cours, pour le luxe du repos, est un exercice d'autiste.

Ecrit par : Jo | 02 mars 2008

J'essaye de ne pas être trop acerbe sur ce blog et je crois avoir fait des progrès en quelques mois, mais là,trop c'est trop. Franchement, Jo,maintenant que vous savez à peu près déchiffrer, vous devriez apprendre à lire.

Ecrit par : Robin | 02 mars 2008

Je rectifie une erreur de mon précédent message. Au lieu de la réaction des hispanistes, vous trouverez sur le deuxième lien que j'ai donné un texte des promoteurs du master en question.
Puisque j'y suis, voici un extrait d'un message que m'envoie quelqu'un qui connaît un peu certains des responsables de ce master sciences de l'éduc :

"J'ai retrouvé dans ce projet plusieurs noms de gens que je connais :
Jean-Louis Martinand, Jean-Yves Rochex, Patrick Rayou qui fut jadis un moment au secteur lycées du secrétariat national du Snes (prof de philo, qui n'a pas dû voir beaucoup d'élèves), Elisabeth Bautier, Eric Bruillard qui enseigna un
peu les maths et un peu l'informatique dans un bahut à Créteil, Ariane Malrieu pour l'informatique documentaire où elle est d'une épouvantable c..., selon un mien ami qui a eu à la subir à Melun... Elle a été virée de l'IUFM de Melun pour incompétence, c'est tout dire. Comment des gens aussi nuls
peuvent-ils être enseignants dans le supérieur ? (ou n'importe où, d'ailleurs).
Les moins mauvais sont peut-être Bruillard et Rayou.
On rendrait plus service à la France en les mettant comme balayeurs, en leur conservant même leur salaire ...
J'ai regardé aussi quelques titres de cours (??), c'est à pleurer. Comment les jeunes font-ils à supporter cette soupe immonde ?"

Ecrit par : Pedro Cordoba | 02 mars 2008

Violence :

Je confirme le fait que dans de nombreux établissements, la consigne est de ne pas faire remonter les actes de violence. Les chiffres ne traduisent donc pas la réalité qui est bien plus terrible.

Ecrit par : Robin | 02 mars 2008

bon dimanche à tous!
Saperlotte, j'ai réussi à ne pas être trop en retard pour cette fois!

Ecrit par : Saperlipopette | 02 mars 2008

Des gens comme Eric Debarbieux, c'est comme les révisionnistes...On ne conteste pas leur droit à l'existence...Tout le monde a le droit d'exister, mais on se demande comment ça peut exister.

Ecrit par : Robin | 02 mars 2008

La France, c'est de la merde, et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, dixite la Cadichonne. La preuve :

"Higher Education Gap May Slow Economic Mobility
By ERIK ECKHOLM
Economic mobility, the chance that children of the poor or middle class will climb up the income ladder, has not changed significantly over the last three decades, a study being released on Wednesday says.

The authors of the study, by scholars at the Brookings Institution in Washington and sponsored by the Pew Charitable Trusts, warned that widening gaps in higher education between rich and poor, whites and minorities, could soon lead to a downturn in opportunities for the poorest families.

The researchers found that Hispanic and black Americans were falling behind whites and Asians in earning college degrees, making it harder for them to enter the middle class or higher.

“A growing difference in education levels between income and racial groups, especially in college degrees, implies that mobility will be lower in the future than it is today,” said Ron Haskins, a former Republican official and welfare expert who wrote the education section of the report.

There is some good news. The study highlights the powerful role that college can have in helping people change their station in life. Someone born into a family in the lowest fifth of earners who graduates from college has a 19 percent chance of joining the highest fifth of earners in adulthood and a 62 percent chance of joining the middle class or better.

In recent years, 11 percent of children from the poorest families have earned college degrees, compared with 53 percent of children from the top fifth.

“The American dream of opportunity is alive, but frayed,” said Isabel Sawhill, another author of the report, “Getting Ahead or Losing Ground: Mobility in America.” The report is at economicmobility.org

“It’s still alive for immigrants but badly tattered for African-Americans,” said Ms. Sawhill, an economist and a budget official in the Clinton administration. “It’s more alive for people in the middle class than for people at the very bottom.”

The report and planned studies constitute the most comprehensive effort to examine intergenerational mobility, said John E. Morton of the Pew Trusts, who is managing the project. It draws heavily on a federally supported survey by the University of Michigan that has followed thousands of families since the late 1960s.

A chapter of the report released last fall found startling evidence that a majority of black children born to middle-class parents grew up to have lower incomes and that nearly half of middle-class black children fell into the bottom fifth in adulthood, compared with 16 percent of middle-class white children.

The Pew-sponsored studies are continuing with the involvement of research organizations and scholars. Another report expected in the spring by the more conservative Heritage Foundation will focus on explanations for the trends described in the current report.

Stuart Butler, vice president for economic studies at the Heritage Foundation, said, “It does seem in America now that for people at very bottom it’s more difficult to move up than we might have thought or might have been true in the past.”

Mr. Butler said experts were likely to disagree about the reasons and, hence, on policies to improve mobility. Conservative scholars are more apt to fault cultural norms and the breakdown of families while liberals put more emphasis on the changing structure of the economy and the need for government to provide safety nets and aid for poor families.

“We may well have an economy that rewards certain traits that are typically passed on from parents to children, the importance of education, optimism, a propensity to work hard, entrepreneurship and so on,” he said.

To the extent that the economy rewards those traits, he added, “you’d expect the incomes of children to track more with that of their parents.”

The small fraction of poor children who earn college degrees are likely to rise well above their parents’ status, the study showed.

More than half the children born to upper-income parents, those in the top fifth, who finish college remain in that top group. Nearly one in four remains in the top fifth even without completing college.

Evidence from model programs shows that early childhood education can have lasting benefits, Mr. Haskins said, although the Head Start program is too uneven to produce widespread gains.

In addition, he said, studies show that many poor but bright children do not receive good advice about applying for college and scholarships, or do not receive help after starting college.

“If we did more to help them complete college,” Mr. Haskins said, “there’s no question it would improve mobility.” "

Ecrit par : Kap | 02 mars 2008

"et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes AMERICAIN , dixit la Cadichonne". Je rectifie. Et je livre la google trad de l'article pour ceux que l'anglais rebute.
C'est mauvais, mais ça reste à peu près compréhensible :

"L'enseignement supérieur fossé économique pourrait ralentir la mobilité
Par ECKHOLM ERIK
Mobilité économique, les chances que les enfants des pauvres ou des classes moyennes vont escalader les échelles de revenus, n'a pas changé de manière significative au cours des trois dernières décennies, une étude d'être remis en liberté le mercredi dit.

Les auteurs de l'étude, par des chercheurs de la Brookings Institution à Washington et financé par le Pew Charitable Trusts, a averti que le fossé se creuse dans l'enseignement supérieur entre les riches et les pauvres, les Blancs et les minorités, pourrait rapidement conduire à un ralentissement de possibilités pour les familles les plus pauvres .

Les chercheurs ont découvert que les Américains noirs et hispaniques sont à la traîne dans les Blancs et les Asiatiques gagner collège degrés, ce qui rend plus difficile pour eux d'entrer dans la classe moyenne ou supérieure.

"De plus en plus de différence dans l'éducation entre les niveaux de revenu et les groupes raciaux, en particulier dans les collèges degrés, implique que la mobilité sera à l'avenir plus faible qu'elle ne l'est aujourd'hui», a déclaré Ron Haskins, un ancien fonctionnaire républicain et le bien-être d'experts qui a rédigé la section de l'éducation Le rapport.

Il ya quelques bonnes nouvelles. L'étude souligne le rôle important que peut avoir un collège pour aider les gens à changer de station dans la vie. Quelqu'un né dans une famille dans le cinquième des revenus les plus bas de diplômés de l'université qui dispose d'un 19 pour cent de chance de rejoindre le cinquième des revenus les plus élevés à l'âge adulte et de 62 pour cent de chance de se joindre à la classe moyenne ou supérieure.

Au cours des dernières années, 11 pour cent des enfants des familles les plus pauvres ont gagné collège degrés, contre 53 pour cent des enfants du haut cinquième.

"Le rêve américain des chances est en vie, mais effiloché», a déclaré Isabel Sawhill, un autre auteur du rapport, «Getting Ahead ou Losing Ground: Mobilité en Amérique». Le rapport est à economicmobility.org

«Il est toujours vivant pour les immigrants mais mal lambeaux pour les Africains-Américains», a déclaré Mme Sawhill, d'un économiste et d'un budget officiel de l'administration Clinton. «C'est plus pour les personnes vivant dans la classe moyenne que pour les personnes se trouvant au plus bas."

Le rapport et les études prévues constitue l'effort le plus complet pour examiner la mobilité intergénérationnelle, a déclaré John E. Morton du Pew fiducies, qui assure la gestion du projet. Il s'appuie largement sur une étude réalisée par le gouvernement fédéral appuie l'Université du Michigan, qui a suivi de milliers de familles depuis la fin des années 1960.

Un chapitre du rapport publié l'automne dernier trouvé surprenant preuve que la majorité des enfants noirs, nés de parents de classe moyenne a grandi à avoir des revenus plus faibles et que près de la moitié de la classe moyenne noire des enfants est tombé dans la cinquième inférieur à l'âge adulte, comparativement à 16 Pour cent de la classe moyenne blanche enfants.

Le Pew parrainé études se poursuivent avec la participation des organismes de recherche et des chercheurs. Un autre rapport est attendu au printemps par la plus conservatrice Heritage Foundation mettra l'accent sur des explications pour les tendances décrites dans le présent rapport.

Stuart Butler, vice-président des études économiques à la Heritage Foundation, a déclaré: «Il semble à présent que l'Amérique pour les personnes à très bas il est plus difficile à remonter que nous aurions peut-être pensé ou peut-être été vrai dans le passé. "

M. Butler a dit experts étaient en désaccord sur les raisons et, partant, sur les politiques pour améliorer la mobilité. Conservateur des universitaires sont plus enclins à la faute de normes culturelles et de l'éclatement de la famille tandis que les libéraux ont mis davantage l'accent sur l'évolution de la structure de l'économie et de la nécessité pour le gouvernement de fournir des filets de sécurité et d'aide pour les familles pauvres.

"On peut très bien avoir une économie qui récompense certains traits qui ne sont habituellement transmis des parents aux enfants, l'importance de l'éducation, de l'optimisme, une propension à travailler d'arrache-pied, l'esprit d'entreprise, et ainsi de suite", at-il dit.

Dans la mesure où l'économie récompense les traits, at-il ajouté, "vous pouvez attendre des revenus des enfants pour suivre plus étroitement à celle de ses parents».

La petite fraction des enfants pauvres qui gagnent collège degrés sont susceptibles d'augmenter bien au-dessus de leurs parents, le statut, l'étude a montré.

Plus de la moitié des enfants nés de parents aux revenus supérieurs, les personnes dans le top cinquième, qui terminent collège rester dans ce groupe de tête. Près d'une sur quatre reste dans le top, même sans avoir terminé cinquième au collège.

Evidence from modèle montre que les programmes de la petite enfance peuvent avoir des effets bénéfiques durables, a déclaré M. Haskins, bien que le programme "Head Start" est trop inégale pour produire la hausse généralisée.

En outre, at-il dit, les études montrent que beaucoup de pauvres mais brillants enfants ne reçoivent pas de bons conseils au sujet de l'application des collèges et des bourses d'études, ou de ne pas recevoir de l'aide après le début du collège.

«Si nous n'avons plus à les aider à terminer leur collège», dit M. Haskins, «il n'ya pas de question, il permettrait d'améliorer la mobilité." "

L'article sort du NY Times, un journal de gauchistes patentés.

Ecrit par : Kap | 02 mars 2008

Puis, rien de moins barbant que des salles remplies de tête qui s'emm... Le silence, le calme, mais posez-leur des questions précises, sondez leur sensibilité devant les textes, et nous verrons bien. Se satisfaire de la paix et des mouches qui volent ne suffit pas pour se dire que l'on a fait un bon cours. Etre dans les souliers d'un chargé de cours, pour le luxe du repos, est un exercice d'autiste.

Ecrit par : Jo | 02 mars 2008

Vous êtes un sot en trois lettres et sadique par dessus le marché!

Ecrit par : Sanseverina | 02 mars 2008

Le même Debarbieux, comme tous les pédagogues bornés, cite sans cesse les Etats-Unis (où, paraît-il, la violence scolaire est en régression) comme le modèle indépassable : ces gens de gauche obsédés par ces que les USA offrent de plus malsain devraient commencer une analyse.

Jean-Paul Brighelli

Pouvez-vous m'expliquer cette phrase? Je ne comprends pas, il me manque probablement des pré-requis.

Ecrit par : dobolino | 02 mars 2008

Merci à vous Robin. Merci bien.

Ecrit par : Sanseverina | 02 mars 2008

Merci, Pedro, pour votre message. Je m'en vais immédiatement faire circuler l'info auprès de mes collègues universitaires (ou non). Ca commence à franchement sentir le sapin. J'ai toujours pensé qu'on en arriverait là (et ça aurait été pareil avec Royal), mais pas aussi vite... On est dans la m... .

Ecrit par : Kap | 02 mars 2008

"Vous êtes un sot en trois lettres et sadique par dessus le marché!"

Ecrit par : Sanseverina | 02 mars 2008

Je n'irais peut-être pas jusque-là, mais je doute, en revanche, que Monsieur Jo ait déjà fait cours dans un collège pourri de ZEP où les élèves sont à deux doigts de vous mettre une mandale (ou de vous planter un couteau) à chaque cours. Maintenant, je peux me tromper. Mais ça m'étonnerait beaucoup.

Ecrit par : Kap | 02 mars 2008

A propos d'une gifle


Quand les relations entre profs et élèves sont réglées par la violence ou le procès, c'est l'école même qui est en cause
Imaginez. Vous êtes professeur de technologie au collège de Berlaimont, dans le nord de la France. Dans un geste d'énervement, vous avez jeté à terre les affaires d'un élève récalcitrant (11 ans). «Connard !», a répliqué celui-ci. Que faire ?

Pour lire la suite :

http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2258/articles/a366464-a_propos_dune_gifle.html

*******************
Beau texte . Bravo J. Julliard …mais cela vient un peu tard !

A l’époque des « sauvageons » pendant que la gauche républicaine s’insurgeait contre le taux alarmant des actes de violence civile et scolaire ...la gauche bobo du Nouvel Obs fermait les yeux et se répandait en paroles moralisatrices.

Ecrit par : Patrickinstit | 02 mars 2008

"Désolé de ce hors-sujet qui fait suite à l'avertissement de Guy Morel sur le lycée unique. Hors sujet relatif puisqu'il s'agit tout de même clairement d'une violence scolaire. Et puis personne ne semble déjà levé..."

Ecrit par : dugong | 02 mars 2008

Pour Dugong et Guy Morel, cette petite anecdote : l'année dernière a débarquée chez nous, tout juste 15 jours après les élections (coïncidence ?), une espèce de grognasse d'IA qui est venue nous tenir, en pleine cantoche, un discours d'adjudant chef (je ne me suis pas même retournée pour lui dire bonjour). En gros, nos résultats étaient corrects (on n'a pas dû regarder les mêmes courbes, elle et moi) mais notre problème, c'était qu'on n'envoyait pas assez de nos élèves au lycée général. Il est vrai que dans mon clg, nous ne ressemblons pas vraiment à la caricature faite par Ronin (Ronin, mon coco, il faudrait voir à se renseigner un peu sur le boulot monstrueux abattu par certains professeurs principaux de 3e de collèges pourraves, notamment en fin d'année - id est, entre le 1er et le 14 juillet - quand il s'agit de trouver un stage à un glandu qui n'a pas été foutu de remplir sa fiche d'orientation correctement malgré les 2 heures qui y ont été accordées - et je ne compte pas les conseils de classe, les rencontres avec les parents ou les coups de téléphones aux mêmes parents). Mes collègues s'efforcent toujours d'éviter une orientation en lycée général catastrophique à des élèves qui n'en pourront mais et font tout ce qu'ils peuvent pour trouver une formation idoine. C'est parfois impossible, car il ne faut jamais oublier de compter avec l'insondable connerie de certains parents pour qui c'est le lycée général ou rien. En tout cas, le petit adjudant chef qui est passé chez nous nous a bien fait comprendre que c'était mal, ce qu'on faisait, et qu'il fallait absolument qu'on augmente le nombre de passages en lycée général. Elle a expliqué que ce serait pas mal si on arrivait à un chiffre de 3 élèves supplémentaires par classe de 3e. Soit 12 élèves en plus, au total. On a bien compris que peu importait que ces élèves fassent 10 fautes par lignes, aient une syntaxe plus qu'approximative, pensent que Lady de Nantes était la maîtresse de Louis XIV et croient que l'Amérique fut découverte par les Anglais en 1950 (ça, c'est une de mes latinistes de 4e qui me l'a sorti très sérieusement l'année dernière), l'essentiel, c'était le chiffre. Donc, si on doit désormais faire passer à peu près n'importe qui au lycée de même qu'on fait passer n'importe qui au clg, il va bien falloir "adapter les enseignements", nicht war ? En plus, si ça permet de faire des économies, c'est tout bénef !

Elle est pas belle, la vie ?

Ecrit par : Kap | 02 mars 2008

"La première violence, c’est de ne plus transmettre — après tout, les élèves viennent à l’école pour cela, et non pour y chercher un substitut paternel".

JP Brighelli.

La première violence c'est, avant de pouvoir commencer à instruire, de ne pas soumettre les élèves à la discipline. Laquelle, nous dit Kant, est "l'instance négative, l'action par laquelle on défait l'être humain de sa sauvagerie; l'instruction étant au contraire la part positive de l'éducation".

Les élèves viennent à l'école dans l'espoir très souvent déçu de trouver un substitut paternel, un maître par exemple, sans lequel la "sauvagerie" naturelle (l'amour immodéré de l'homme pour la liberté à laquelle à peine né on lui ordonne de goûter) ne peut être disciplinée, civilisée.
L'instruction ne peut véritablement commencer que lorsque l'enfant comme nous le dit Kant , s'est "habitué à rester tranquille, à observer à la lettre ce qui lui est prescrit". Cette dimension négative est celle qui, dès le plus jeune âge, fait le plus défaut. C'est là que s'originent bien des difficultés ultérieures.

Tant que notre système d'éducation refusera de comprendre que l'état d'enfance est un état de folie duquel la société se doit d'en extraire chacun de ses membres, les élèves eux-mêmes n'auront pas d'autre choix si elle n'est pas satisfaite, que d'en exprimer la revendication, maladroitement et violemment parfois.

Car il existe bien d'autres manifestations du désordre scolaire programmé que celles officialisées par les sociocrates statisticiens du ministère de l'EN. D'ailleurs celles-ci ne visent -elles pas à masquer celles-là? La mise au premier plan des manifestations scolaires de la violence, phénomène bien réel et douloureux ne vise-t-elle pas à laisser dans l'ombre l'autre face: l'anorexie mentale d'un grand nombre de collégiens et de lycéens. Un phénomène qui pour être moins générateur de "désordre public" n'en demeure pas moins très inquiétant et décourageant.

Ecrit par : buntovchik | 02 mars 2008

On a bien compris que peu importait que ces élèves fassent 10 fautes par lignes, aient une syntaxe plus qu'approximative, pensent que Lady de Nantes était la maîtresse de Louis XIV et croient que l'Amérique fut découverte par les Anglais en 1950 (ça, c'est une de mes latinistes de 4e qui me l'a sorti très sérieusement l'année dernière), l'essentiel, c'était le chiffre. Donc, si on doit désormais faire passer à peu près n'importe qui au lycée de même qu'on fait passer n'importe qui au clg, il va bien falloir "adapter les enseignements", nicht war ? En plus, si ça permet de faire des économies, c'est tout bénef !

Elle est pas belle, la vie ?

Ecrit par : Kap | 02 mars 2008
Sûr, qu'elle est belle! La première de la classe en seconde, seconde que mon fils a redoublé pendant que la demoiselette passait en première, croyait que Ravaillac était le père de Luis XIII et était incapable de comprendre ces vers d'Aragon:
"Et si c'était à refaire
Je referais ce chemin etc..."
La demoiselle prépare un bac S pour cette année. Elle l'aura avec mention. Alors, je ne vois pas quel mal il peut y avoir à ce que votre élève de quatrième conjecture sur la découverte de l'Amérique et en quoi ce fait pourrait l'empêcher d'entrer en seconde générale.
Vous êtes chochotte, tout de même.

Ecrit par : dobolino | 02 mars 2008

Ni sot, ni sadique. Je n'ai parlé que de l'enseignement à l'université. Que ce petit monde vibrillonnant est susceptible sur ce blog. Les professeurs pantouflard à la faculté, ceux qui pensent avoir réussi parce qu'ils ont eu la poste, ça existe. Les autistes qui ne goûtent que le son de leur propre voix, aussi; il y en a d'autres qui, rares cependant, quand on parle avec eux, ne disent pas EN PREMIER "Quel luxe que le calme" (je maintiens, ils deviennent rapidement des rentiers), mais "Cela me met plutôt à l'aise de me sentir seul(e) quand je fais cours".

Ecrit par : Jo | 02 mars 2008

"Vous êtes un sot en trois lettres et sadique par dessus le marché!"

Ecrit par : Sanseverina | 02 mars 2008

Je n'irais peut-être pas jusque-là, mais je doute, en revanche, que Monsieur Jo ait déjà fait cours dans un collège pourri de ZEP où les élèves sont à deux doigts de vous mettre une mandale (ou de vous planter un couteau) à chaque cours. Maintenant, je peux me tromper. Mais ça m'étonnerait beaucoup.

Ecrit par : Kap | 02 mars 2008

Voyez Kap comme je reste naïf. Je n'avais pas imaginé une seconde que "Monsieur Jo" puisse être un enseignant de terrain. Peut-être un sociologue "détaché" ?

Ecrit par : Robin | 02 mars 2008

Dobolino, c'est de l'ironie votre truc? Kap ne vous parle pas d'une élève qui conjecture sur une date, elle veut dire que cette élève n'a rien appris, qu'elle ne sait rien, et qu'elle passera quand meme.
Je le comprends comme ça.

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008

"Cela me met plutôt mal à l'aise, et coetara". Pour les autres erreurs les esprits brillants et frondeurs corrigeront d'eux-mêmes.

Ecrit par : Jo | 02 mars 2008

"ces gens de gauche obsédés par ces que les USA offrent de plus malsain devraient commencer une analyse.

Jean-Paul Brighelli

Pouvez-vous m'expliquer cette phrase? Je ne comprends pas, il me manque probablement des pré-requis.

Ecrit par : dobolino | 02 mars 2008 "

Dobolino, remplacez "ces que" par "ce que" et vous comprendrez. Il ne faut tout de même pas que la moindre faute de frappe vous empêche de comprendre un texte, sinon vous ne serez toujours que ECQ dans l'item "sait corriger une erreur syntaxique dans la structure pragmatique d'un texte à déroulement linéaire".

ECQ c'est quoi ? Demandez à cat, elle en remplit à foison (contrainte et forcée).

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008

Non, un enseignant non-dépressif, je suis.

Ecrit par : Jo | 02 mars 2008

Jo, vous êtes prof, et vous écrivez "et coetara" APRES CORRECTION ???

Vous n'êtes peut-être pas dépressif, mais vous avez des raisons de l'être.

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008

Je rigole bien, je savais qu'en laissant traîner des miettes, les ramasseurs, toujours de bon goût, viendraient me les mettre sous le nez. Ah ah ah. Quelle bande de branques flippée.

Ecrit par : Jo | 02 mars 2008

Voyez Kap comme je reste naïf. Je n'avais pas imaginé une seconde que "Monsieur Jo" puisse être un enseignant de terrain. Peut-être un sociologue "détaché" ?

Ecrit par : Robin | 02 mars 2008

...Ou plus vraisemblablement....un élève. De ceux qui sont bien trop malins pour avoir un couteau et qui préfèrent tirer les ficelles et filmer avec leur portable.

Ecrit par : Robin | 02 mars 2008

Jo, vous êtes l'un de ces élèves ou étudiants débiles qui, sachant qu'ils ne pourront jamais être profs, finissent par venir sur internet se faire passer pour l'un de ceux qu'ils détestent ?

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008

"Quelle bande de branques flippée."

Belle expression d'élève ou d'étudiant niais.

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008

Penser ne devenir jamais professeur? Voyons, vu le nombre de candidats aux concours, ou dans les universités (sciences, humanités), vous pensez encore que nous sommes une profession recherchée, désirée? Vous n'arrêtez pas de pleurnicher cette situation ici. Non, vraiment, faites comiques, pas saules-pleureurs, ou vieilles filles grinchues.

Ecrit par : Jo | 02 mars 2008

Continuons à nous couvrir de cendres, à déchirer nos vêtements, à vouloir aller à la Révolution (mais pense-t-on qu'on risque sa vie durant ses beaux moments de gloire? 1968: soulèvement, ha ha, de petits bourgeois du centre-ville), à soulever nos robes avec nos mains crispées pour ne point qu'elles soient salies, certains ici suintent de toutes leurs pores le mépris des élèves, ont tellement peur qu'ils sont des boucs émissaires désignés.

Ecrit par : Jo | 02 mars 2008

ECQ c'est quoi ? Demandez à cat, elle en remplit à foison (contrainte et forcée).

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008

C'est de moi que vous parlez ? Moi y'en a jamais avoir rempli d'ECQ, moi y'en a même pas savoir ce que c'est.
Vous êtes sûr que ça existe. Je suis en rural, moi et mon IEN est particulièrement non-interventionniste. Je vais me renseigner de ce pas sur gougheul...

Ecrit par : catmano | 02 mars 2008

Bon, mêm gougheul ne sait pas ce que c'est. A part "est-ce que", je n'ai rien trouvé.

Ecrit par : catmano | 02 mars 2008

"ECQ c'est quoi ? Demandez à cat, elle en remplit à foison (contrainte et forcée)."

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008

C'est plutôt: "ECA" que ECQ", non?

"La première violence c'est, avant de pouvoir commencer à instruire, de ne pas soumettre les élèves à la discipline."

Ecrit par : buntovchik | 02 mars 2008

Absolument! Et, hélas, elle a lieu bien avant que les enfants aient mis le moindre pied dans une classe. Difficile donc d'imputer les problèmes de violence à un seul défaut d'instruction dans le cadre de l'école.
Il s'agit vraiment d'un problème d'éducation, au départ. Et les instituteurs et professeurs, de ce fait, se trouvent contraints de jouer un rôlr d'éducateur en plus de celui "d'instructeur". Pas très étonnant, en ce cas, que l'instruction ne soit pas ce qu'elle devrait être.

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 mars 2008

"ECA"; "en cours d'acquisition".

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 mars 2008

"La demoiselle prépare un bac S pour cette année. Elle l'aura avec mention. Alors, je ne vois pas quel mal il peut y avoir à ce que votre élève de quatrième conjecture sur la découverte de l'Amérique et en quoi ce fait pourrait l'empêcher d'entrer en seconde générale.
Vous êtes chochotte, tout de même."

Ecrit par : dobolino | 02 mars 2008
Je précise : ce ui doit empêcher un élève de passer en seconde, c'est l'accumulation des lacunes culturelles + la totale incapacité à s'exprimer à peu près correctement et à comprendre un énoncé. Voilà. Sinon, bien sûr que mon élève de 4e (actuellement 3e) latiniste va passer en seconde générale - quoique en plus d'une ignorance crasse (je lui ai récemment appris que l'Algérie était en Afrique), elle soit affligée d'une orthographe et d'une syntaxe plus que douteuses. Personne ne songerait à lui contester ce droit. Et il n'est pas exclu qu'elle y réussisse fort honorablement (surtout que dans mon académie, l'inspection ne rechigne jamais à remonter les notes du bac). Qui sait si elle n'intégrera pas même la fac d'histoire ?

Ecrit par : Kap | 02 mars 2008

"certains ici suintent de toutes leurs pores le mépris des élèves, ont tellement peur qu'ils sont des boucs émissaires désignés."

Ecrit par : Jo | 02 mars 2008

Et blablabla. Au passage, "pore" est masculin, comme son homonyme (celui qui fait grouik-grouik). C'est juste pour info, hein.

Ecrit par : Kap | 02 mars 2008

"Qui sait si elle n'intégrera pas même la fac d'histoire ?"...

C'est un peu bizarre, ce que j'ai écrit. Je pense que je voulais plutôt dire : "Qui sait même si elle n'intégrera pas la fac d'histoire ?". Bon, allez, au boulot ! J'ai des rédactions à 10 fautes en moyenne par ligne qui m'attendent et les petits ne seront pas content si je ne les leur rends pas demain.

Ecrit par : Kap | 02 mars 2008

Je vois toujours avec plaisir que les miettes (laissées avec plaisir) se ramassent à la pêle avec les senseurs.

Ecrit par : Jo | 02 mars 2008

Vous avez raison, Kap, bossez, au lieu de passer du temps sur le net.

Ecrit par : Jo | 02 mars 2008

"Je vois toujours avec plaisir que les miettes (laissées avec plaisir) se ramassent à la pêle avec les senseurs."

Ecrit par : Jo | 02 mars 2008

J'imagine que vous voulez aussi qu'on ramasse celle-là. A moins que ce soit un je de maux ?

Ecrit par : Kap | 02 mars 2008

Vous avez raison, Kap, bossez, au lieu de passer du temps sur le net.

Ecrit par : Jo | 02 mars 2008

Je vous retourne le conseil (vu que vous êtes enseignant vouzossi et que, comme la plupart des enseignants, vous devez avoir du boulot le week-end). Ca occupe l'esprit et ça évite d'aller troller sur les blogs de profs aigris et réacs qui aiment perdre leur temps à ramasser la miettes des trolls.

Ecrit par : Kap | 02 mars 2008

Kap, il y a les enseignants qui savent pas gérer leur boulot dans la semaine, et puis les autres, qui ne profiteront pas du beau temps. Non, ici ce n'est pas réacs, c'est aigri surtout, mal à l'aise, mal dans sa peau, mal dans son porte-monnaie, dépressif, avec le sentiment d'avoir été trahi par le Ministère, d'avoir fait des études - difficiles et longues - pour se retrouver devant des collégiens insipides et mauvais (ha, mauvais, mauvais, mauvais), et ici certains pensent qu'ils n'y être pour rien dans leur malheur, que c'est la faute de l'Etat, de la société, et qu'ils n'y ont pas leur part, et qu'ils méritent, mieux, tellement mieux, avec des classes à leur niveau.

Ecrit par : Jo | 02 mars 2008

Kap, je vais me promener, mes copies et mes cours pour la semaine qui arrivent sont préparés depuis jeudi.

Ecrit par : Jo | 02 mars 2008

Jeremy, merci pour la correction qui rendait ma phrase un peu bancale. Je la porte de ce pas sur l'original. Cette proximité de E / S / Q me joue des tours — c'est le drame des dactylographes à doigts puissants…
JPB

Ecrit par : brighelli | 02 mars 2008

"Je vois toujours avec plaisir que les miettes (laissées avec plaisir) se ramassent à la pêle avec les senseurs."

Ecrit par : Jo | 02 mars 2008

J'imagine que vous voulez aussi qu'on ramasse celle-là. A moins que ce soit un je de maux ?

Ecrit par : Kap | 02 mars 2008


Ben quoi... Les senseurs, ce sont les doigts puissants des dactylographes !!!

Ecrit par : Sergio | 02 mars 2008

Jo = Yfig ?

Ecrit par : Helisenne | 02 mars 2008

"Jo = Yfig ?"

Il faudrait faire une étude ADN de leur bave.
En tout cas il font le même genre de faute d'orthographe.
Ce dernier travers (de porc) est néanmoins trop répandu pour constituer une preuve.

Ecrit par : dugong | 02 mars 2008

ils font ...

Ecrit par : dugong | 02 mars 2008

C'est la secte des "Non-on-n'aucuns-reproches-à-se-faire", risible et contre-productif.

Ecrit par : Jo | 02 mars 2008

Jo, toujours pas parti se promener ? Ou déjà revenu ?

En tout cas, si vous avez du temps libre, profitez-en pour ouvrir un Bled ça ne vous fera pas de mal.

Pour le contenu de la pensée et l'absence de tout jugement moral, vous verrez plus tard : chaque chose en son temps.

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008

Hey Jo !
C'est pas plutôt "Non-on-n'a aucun-reproche-à-se-faire", risible et contre-productif.

Cé se ke tu voulez dir ?

Ecrit par : Zette | 02 mars 2008

C'est drôle, on s'amuse un peu avec vous et hop, ça se pare de la vertu enseignante et de haute culture. C'est marrant. Et triste comme un cliché.

Ecrit par : Jo | 02 mars 2008

Oué bon, don't feed the troll. Encore un imbécile qui n'a rien à foutre et qui vient emmerder le monde.

"C'est drôle" qu'il dit, "c'est marrant".

Ce serait marrant si on savait qui vous êtes pour tomber si bas.

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008

Avec des types comme ce Jo, on est sauvés !

Ils n'ont que des élèves bons-bons-bons... D'ailleurs comme ce genre de gugusses ne connaissent pas l'orthographe, que leurs élèves ne font jamais aucune erreur et qu'on a tout à apprendre d'eux, ils ont plus de temps libre : les copies sont très vite corrigées.

Et puis considérer que le Bled et l'orthographe, c'est de la “haute culture”, on dirait bien du Frackowiak. C'est toi, camarade ?

Ecrit par : Zette | 02 mars 2008

Yes, don't feed the troll!
Ainsi parlait Sarah Toustrat.

Ecrit par : LaRiba | 02 mars 2008

Où est passé Jocko ?

Ecrit par : dugong | 02 mars 2008

pauvres victimes...

Ecrit par : Jo | 02 mars 2008

Jérémy, je suis juste au-dessus de vous, au niveau du statut.

Ecrit par : Jo | 02 mars 2008

"Kap, il y a les enseignants qui savent pas gérer leur boulot dans la semaine, et puis les autres, qui ne profiteront pas du beau temps."

Je dirais plutôt : il y a ceux qui ont bossé toute la semaine jusqu'à minuit, comme bibi, qui se sont accordé leur week-end vendredi soir et samedi matin, et qui doivent encore corriger des copies ramassées vendredi. Et puis il y a les gros glandeurs qui estiment que le boulot est fait à partir du moment où ils ont torché une prep en 30 mn. De toute façon, il ne fait pas beau, à Lens.

Quant à mes élèves, certes, ils ont bien du mal à aligner plus de trois mots sans faire d'énormes fautes d'orthographe, certes, ils ont une culture générale plutôt atrophiée, pour la grande majorité. Toutefois, ils sont plutôt sympatoches et pas bêtes, et je les respecte suffisamment pour leur sacrifier la plupart des soirées de ma semaine et une bonne partie de mes week-ends, plutôt que de torcher le boulot pour aller me promener.

Vous voyez, moi aussi je peux faire dans le préjugé à deux balles, si ça me chante. Continuez donc à venir lâcher votre fiel dysorthographié (miettes ? mon oeil !) par ce tout petit syphon qui vous sert à expulser vos déjections, puisque vous n'avez rien d'autre à foutre de votre dimanche.

"Ben quoi... Les senseurs, ce sont les doigts puissants des dactylographes !!!"

Ecrit par : Sergio | 02 mars 2008

J'y avais pas pensé, Sergio. Vu sous cet angle, la "miette" prendrait presque une couleur poétique.

"Jo = Yfig ?"

Ecrit par : Helisenne | 02 mars 2008

Tût-tût. Impossible. Pas assez de points d'exclamation (qu'Yfig utilise presque toujours en triplette). Et puis le style de notre Fifig est beaucoup plus flamboyant. Par ailleurs, j'ai remarqué, contrairement à ce que dit Dugong, que notre cher Yfig faisait très peu de fautes d'orthographe et que ces fautes ressemblaient plutôt à des fautes de frappe (je le soupçonne de taper à toute vitesse, sous le feu de l'inspiration, et d'avoir la flemme de se relire). Jo, lui, me semble avoir vraiment du mal avec l'expression écrite. Espérons qu'il n'est pas prof de français - ni instit.


Bon, ça fait un paquet de copies en moins. Je passe à l'autre.

Ecrit par : Kap | 02 mars 2008

Du moins, le croa-je. Mangez, mangez, braves enseignants du blog, mangez ce que qu'on vous donne, frottez-vous la panse d'ube main d'auto-satisfaction et d'auto-misérabilisme à la Caliméro, poursuivez sur votre lancée pleurnichardes, réclamez la reconnaissance de vos talents et de vos soufrances dans une société qui vous chiera dessus encore pendant pas mal de décennies, parce que c'est ainsi que vous êtes vus: juste en dessous de cul mieux positionnés que vous.

Ecrit par : Jo le troll | 02 mars 2008

Cadichon for President!

Ecrit par : Jo le troll | 02 mars 2008

Mais non, ce n'est pas Yfig! Yfig n'a jamais prétendu être professeur, que je sache! Au contraire, il n'arrêtait pas de ch... sur TOUS les enseignants, vraisemblablement pour régler des comptes avec un de ses anciens! Je me demande même s'il ne l'a pas dit explicitement, à un moment donné!

Apparemment, ce que Jo reproche ici, c'est plutôt une sorte de pessimisme endémique qui y règne...

A tort ou à raison, c'est une simple observation de ma part.

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 mars 2008

Par contre, c'est vrai qu'un professeur qui fait autant de fautes d'orthographe, ça fait un peu peur.

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 mars 2008

Et si c'était fait pour, les fautes, pour recevoir en riant vos blâmes???????

Celles et ceux qui n'arrêtent pas de geindre et de se morfondre ici ne provoquent qu'une envie, celle de leur balancer un bon coup de pied au derrière.

A force, vous faites croire aux lecteurs nombreux, dit-on, de Bonnêt d'âne que vous n'êtes capables d'aucune adaptation ni d'aucune énergie, ni d'aucune action réelle, hors vos cours - espérons, du moins, que vos leçons n'entraînent pas le bourdon chez des ados qui devinent bien la déprime des adultes et leur désespérance. Certains dévoilent un côté fort cultivé contrebalancé (ou est-ce la logique des choses?) par une impossibilité à se sentir bien dans leur peau de prof, avec les buts assignés par l'Etat qui font de vous des fonctions utiles aux jeunes générations et à la Nation.

Ne venez plus pendant quelques temps sur votre blog favori, une cure de désintoxication, vous sentirez à votre retour combien ce ne sont que larmes perpétuelles chez certains, que redites et vents qui tournent sur eux-mêmes, vous aurez, peut-être même, après un grand bol d'air frais, des avis qui n'auront plus rien à voir avec votre ancienne charrue qui abandonnait ici son sillon sombre, rempli de noires idées, de pessimisme.

Il y a en qui, ça saute aux yeux, ont baissé les bras, et ce sont ceux-là qui se lamentent le plus.

Arrêtez avec ce bureau des pleurs-là.
Ici, il en est qui ont toute mon admiration, d'autres apitoyés et aux abois me laissent de marbre quand ils n'assument pas leurs choix professionnels (et leurs inévitables conséquences).

Ecrit par : Jo le troll | 02 mars 2008

D'Eric Debarbieux dans Rapport de l'Observatoire national de la Délinquance OND, p. 444-445

"Bref, posant de sérieux problèmes de méthodes, les sources officielles françaises ne permettent
pas de prendre mesure de l’ampleur du phénomène 4. Elles sont d’autant moins pertinentes
qu’elles dépendent largement des incitations hiérarchiques à les produire et de la peur – tout à fait
légitime – qu’ont les écoles d’alimenter une mauvaise réputation par un trop grand nombre de
signalements. D’après le National Crime and Victimization Survey, aux USA, (NCVS, Whitaker et Bastian,
1991) seules 9% des agressions violentes contre les adolescents sont signalés à la police lorsqu’ils
sont commis dans les écoles contre 37 % lorsqu’ils sont commis dans les rues. L’institution scolaire
a tendance à traiter en interne les faits de délinquance et les transgressions de l’ordre, voire à les
cacher ou les minorer. Les enquêtes de victimation spécifiques au milieu scolaire sont sans aucun
doute une des méthodes essentielles pour mieux cerner la réalité quantitative des violences à
l’école. Autre avantage important : elles permettent de mieux comprendre ce qu’est la victimation
en milieu scolaire."

... il est de ces aveux qui donnent froid dans le dos !

Ecrit par : Victor | 02 mars 2008

Bon, Jo le troll, au lieu de laisser entendre que vous êtes le recteur de l'académie de Lyon ou le directeur de l'UFR d'histoire de Paris I, dites-nous donc votre soi-disant statut, qui vous permet de vous croire au-dessus de tous ici, et qui vous autorise à faire des fautes parce que "c'est fait pour, pour recevoir en riant vos blâmes".

Je pense que ceux qui ici ont toute votre admiration seraient heureux de vous la mettre où je pense. Un maniaque qui vient faire des fautes pour jouir quand il se les fait reprocher, et qui a besoin de venir prouver ici que lui au moins a tout compris à l'enseignement, est quelqu'un qui devrait d'urgence aller se faire soigner.

J'ai connu quelqu'un comme vous il y a longtemps : c'était un dépressif complètement fou qui avait été muté en Zep. Il s'imaginait qu'il pouvait tout dire et tout faire sur le net, il en a été sévèrement puni. Aujourd'hui, c'est toujours un petit prof névrosé dans un collège, dont la santé mentale ne s'est pas arrangée, bien au contraire, mais il viendrait tout à fait comme vous donner des leçons et prétendre rire en postant des messages avec des fautes.

Par contre, vous polluez les messages de gens sérieux, moins mégalos que vous et plus humbles.

JPBrighelli, ce serait bien de bannir Joletroll car ça n'a aucun intérêt de venir discuter sur ce blog dans ces conditions. Comme il parle de se désintoxiquer de ce blog, ce serait bien de commencer par l'aider. Je pense que c'est un petit larbin de je ne sais quelle institution, qui vient déverser son fiel ici et qui fait semblant de se croire supérieur pour nous observer de toute sa hauteur. C'est compliqué, les pervers, et la santé mentale des gens comme Joletroll est un "abîme effrayant" où meme eux se sont perdus.

Pour terminer, si vous aviez vraiment eu un statut "juste au-dessus du nôtre", vous vous seriez empressé de le dire, et vous auriez meme commencé par là. En réalité, vous nourrissez un complexe d'infériorité que vous avez bien du mal à dominer. Retournez à vos propres vicissitudes, ça nous permettra de débattre en paix.

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008

Jo, si vous dites ça maintenant, qu'est-ce que ça sera quand vous aurez lu une ou deux interventions d'Anne-Marie Valette!

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 mars 2008

Chritophe, arrêtez de croire que Jo est quelqu'un de sérieux qui sera peut-être d'accord avec vous ou je ne sais qui d'autre, c'est quelqu'un qui est là pour dénigrer ceux qui viennent lire ce "bureau des pleurs", et qui fait des fautes exprès pour en rire. Vous voyez le niveau.

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008

Pour continuer dans le très sérieux, la conclusion de l'OND après l'intervention de Debarbieux :

« Statistiques officielles » et enquêtes de victimation : deux approches différentes

Dans cet article Eric Debarbieux insiste fortement sur le décalage quantitatif entre les actes de
violence déclarés par les élèves interrogés lors des enquêtes de victimation et les actes recensés
par le ministère de l’Education Nationale grâce à l’enquête SIGNA (cf. article « les actes de violence
recensés dans SIGNA en 2004-2005 »). Il semble faire grief de ce décalage à SIGNA et au Ministère
de l’Éducation nationale.
Ces différences quantitatives sont parfaitement normales, et reflètent le fait que l’une et les autres
de ces enquêtes n’ont pas les mêmes finalités. Pour ce qui est de l’enquête SIGNA, elle a été
conçue avant tout comme un outil de pilotage pour les responsables de l’EN, et ses objectifs
essentiels sont de mesurer les évolutions de la violence à l’école et de repérer les établissements
- ou les types d’établissements - les plus exposés à la violence, de manière à pouvoir dégager des
priorités pour les politiques de lutte et de prévention.
SIGNA – dont Eric Debarbieux ne cite pas toujours correctement les données – ne prétend donc
pas – ce qu’aucune statistique institutionnelle ne saurait faire – mesurer la fréquence à laquelle les victimes se considèrent comme atteintes.
En tout état de cause, il est très positif – comme le souligne d’ailleurs Eric Debarbieux – que les responsables de l’Éducation nationale puissent disposer, grâce à SIGNA, de données sur l’évolution de la violence scolaire qui rejoignent celles des enquêtes de victimation (par exemple, quant aux
évolutions respectives entre les établissements sensibles et les autres)."

Ecrit par : Victor | 02 mars 2008

Christophe, voici la définition des profs par Jo :

"c'est ainsi que vous êtes vus: juste en dessous de cul mieux positionnés que vous."

Au lieu de parler d'Anne-Marie, vous auriez mieux faut de réagir à ca.

C'est ça que vous leur apprenez à vos étudiants ?

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008

J'ai oublié que selon Jo, "la société chiera sur les profs pendant encore quelques décennies".

Ne vous méprenez pas, Victor, Jo est un bon exemple à lier avec ce que vous mentionnez sur la violence scolaire.

Le pire, c'est que c'est peut-être meme un prof. Fou, mais prof quand meme.

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008

Jérémy, je suis juste au-dessus de vous, au niveau du statut.

Ecrit par : Jo | 02 mars 2008

Un inspecteur du secondaire peut-être ?

...qui au juste se ch...lui-même dessus.

Ecrit par : Robin | 02 mars 2008

"c'est ainsi que vous êtes vus: juste en dessous de cul mieux positionnés que vous"

"la société chiera sur les profs pendant encore quelques décennies".

Je ne pense pas que Jo ait prononcé ces deux phrases pour les justifier, mais pour énoncer ce qu'étaient les professeurs dans l'esprit de pas mal de nos concitoyens. Du fait, d'ailleurs, (je dirai même de la faute) de certains de nos ministres.
Et je ne pense pas non plus qu'il ait voulu dénigrer la fonction enseignante dans son ensemble, (ce qui serait totalement idiot quand on se présente soi-même comme enseignant), mais en stigmatiser, encore une fois à tort ou à raison, une certaine partie systématiquement défaitiste, (et imputant tous ses problèmes aux autres), de l'état d'esprit

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 mars 2008

Christophe, vous méritez franchement les attaques de toto.

Dire qu'il n'y avait déjà pas grand monde pour vous soutenir ici.

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008

mais en stigmatiser, encore une fois à tort ou à raison, une certaine partie systématiquement défaitiste, (et imputant tous ses problèmes aux autres), de l'état d'esprit

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 mars 2008

Je crois surtout que Monsieur Jo est tout simplement un jaloux et un aigri. Ce qu'il n'a pas supporté dans le post de Sanseverina, c'est de voir qu'une professeur de collège pouvait aussi intervenir en faculté.

Nous connaissons un inspecteur (musicien raté reconverti en commissaire du peuple) dans son genre, par ici, qui ne supporte pas les artistes et tout ce qui touche de près ou de loin aux conservatoires de musique.

Un inspecteur, ancien professeur mal dans sa peau qui règle ses comptes avec les professeurs, ça existe...Hélàs !

Ecrit par : Robin | 02 mars 2008

"Christophe, vous méritez franchement les attaques de toto.

Dire qu'il n'y avait déjà pas grand monde pour vous soutenir ici."

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008

Dites-donc, Jeremy! J'ai dit: "peut-être", "je pense"... Et reconnaissez quand même que, quelquefois, ça larmoie un peu ici!
Et je ne demande pas spécialement à être soutenu, au cas où vous ne l'auriez pas remarqué. Je demande simplement que chacun dise ce qu'il pense avec mesure et honnêteté. Sans insultes. Et où, encore une fois, avez vous lu que je cautionnais tout ce que disait Jo?
Quand à votre première phrase, elle est simplement plus bête que méchante.

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 mars 2008

"Je crois surtout que Monsieur Jo est tout simplement un jaloux et un aigri. Ce qu'il n'a pas supporté dans le post de Sanseverina, c'est de voir qu'une professeur de collège pouvait aussi intervenir en faculté."

Ecrit par : Robin | 02 mars 2008

Effectivement, si c'est réellement ça, c'est surtout crétin.

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 mars 2008

"bureau des pleurs", c'est vite dit, La plupart d'entre nous sur ce blog témoigne aussi il me semble d'un certain bonheur d'enseigner.

je me suis fait insulter comme les autres (pas souvent, mais une fois suffit pour qu'on s'en souvienne toute sa vie), mais j'ai eu et j'ai encore dans ma vie d'enseignant de grands moments de bonheur.

Mais le thème de la "violence scolaire" ne prête pas à rire, c'est la face sombre des choses et ça existe.

J'ai toujours trouvé étrange que l'on puisse s'en accomoder.

Ecrit par : Robin | 02 mars 2008

Et si Jo était une réincarnation de Loublan?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 02 mars 2008

Et je ne pense pas non plus qu'il ait voulu dénigrer la fonction enseignante dans son ensemble, (ce qui serait totalement idiot quand on se présente soi-même comme enseignant), mais en stigmatiser, encore une fois à tort ou à raison, une certaine partie systématiquement défaitiste, (et imputant tous ses problèmes aux autres), de l'état d'esprit

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 mars 2008

Non, il est vrai que ce Jo n'a pas voulu dénigrer la fonction enseignante! On va tous vous croire, Christophe! Que de mauvaise foi! Je suppose que vous me rangez dans "cette partie des défaitistes"... Alors, reprenons:
JPB poste un fil sur la violence. Je suis prof dans un collège qui n'est pas facile et je témoigne donc sur cette violence que je rencontre tous les jours dans mon établissement. Je signale qu'il est agréable de se retrouver de temps en temps face à un public différent , en l'occurrence celui d'étudiants qui sont calmes et avec lesquels il est reposant, comparativement, à mes élèves de collège de se retrouver. L'acolyte que vous défendez me répond qu'à la fac, les étudiants aussi sont violents( drôle!) et le voilà qui part dans un délire sur les chargés de cours qui ont tous les défauts de la terre. Qu'y puis-je?
Mais mon cher Christophe, vous pouvez vous payer le luxe d'être d'un optimisme sans ombre aucune puisque vous enseignez à des adultes calmes et responsables dans une atmosphère policée et courtoise. Peut-être le seriez-vous moins si vous étiez à la place de certains profs qui officient dans certains collèges.
Le sujet de JPB était l'augmentation de la violence en collège, oui ou non? Dois-je sous prétexte de satisfaire à votre besoin de mondanité sur ce blog déclarer que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes pour ne pas avoir l'air défaitiste?
Je n'étais pas défaitiste dans ce post, je ne faisais que rendre compte de faits. Des faits, c'est tout.
Cela n'est pas assez rose? assez propre? assez optimiste à votre goût? Eh bien, sautez les posts de ces profs qui sont confrontés chaque jour à la violence, si cela vous défrise. Voilez-vous la face dans votre cocon au chaud. Mais cela ne m'empêchera pas de continuer à dire que dans certains collèges, les limites de l'acceptable sont franchies chaque jour, de dire qu'il est urgent de faire quelque chose, de dire que cele ne relève pas de problèmes personnels ( on me donne les classes les plus dures car j'ai la réputation de pouvoir les tenir) mais cela n'empêche pas que cette violence est là ( dans mes exemples pas contre moi mais entre les élèves eux-mêmes) qu'elle est inacceptable dans un établissement, qu'elle fait parfois peur ( et ne vous en déplaise, je n'ai aucune honte à le dire, peur pour soi et peur pour les élèves qui sont calmes). Il est certes plus facile de nier cette réalité en la faisant passer pour le problème personnel d'un prof. Cela permet de ne rien remettre en question et de ne pas chercher à faire bouger les choses.
Si les profs qui subissent cette violence dans leurs établissements doivent en plus se taire parce que cela assombrit la lecture de ce blog le dimanche après-midi, où va-t-on? De plus, la tendance à faire passer les profs qui signalent ces faits de violence pour des incapables voire des fous est une attitude franchement écoeurante. Cela dit, c'est une technique bien connue.
Dernière chose: avec des propos comme les vôtres et ceux du Jo en question, il est sûr que vous allez décourager tous les enseignants qui peuvent parler du sujet proposé par JPB.
Alors soyons hors-sujets ou parlons de la violence avec des roses, des fleurs et des petits oiseaux...Et avec le sourire...
La violence dans les établissements pour beaucoup de collègues, ce n'est qu'un sujet de conversation et puis qui finit par être ennuyeux. C'est comme les pauvres. Cela finit par être casse-pieds. Alors de loin , oui, de temps en temps. Mais peuhh! il ne faut pas trop s'appesantir. Cela pourrait nous couper l'appétit et nous gâcher la soirée. Merde alors!

Ecrit par : Sanseverina | 02 mars 2008

"ces gens de gauche obsédés par ces que les USA offrent de plus malsain devraient commencer une analyse.

Jean-Paul Brighelli

Pouvez-vous m'expliquer cette phrase? Je ne comprends pas, il me manque probablement des pré-requis.

Ecrit par : dobolino | 02 mars 2008 "

Dobolino, remplacez "ces que" par "ce que" et vous comprendrez. Il ne faut tout de même pas que la moindre faute de frappe vous empêche de comprendre un texte, sinon vous ne serez toujours que ECQ dans l'item "sait corriger une erreur syntaxique dans la structure pragmatique d'un texte à déroulement linéaire".

ECQ c'est quoi ? Demandez à cat, elle en remplit à foison (contrainte et forcée).

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008

Ça, j'avais pigé! Depuis le temps que Cadichon nous entraîne avec son clavier sans accent et sans cédille combiné à ses Holderling...
Non, c'est bien la signification de cette phrase qui m'échappe un peu.

Ecrit par : dobolino | 02 mars 2008

Quel délire, ces réactions épidermiques de Robin et Jérémy. Et que d'hypothèses vous faites. Fort instructives, elles en racontent assez sur l'état d'esprit de celles et ceux qui les émettent, un véritable syndrome des assiégés se déploie royalement ici. Jo le troll est bien sûr, selon certains, un e.t. des IUFM, ou un inspecteur, ou que disiez-vous? oui, un abruti dont le rêve a été de devenir professeur et qui n'a pu l'être (ho, pauvre rêve de REUSSITE humaine et sociale tombé à l'eau). Chargé de cours à la faculté et professeur au collège, voici le summum dans votre hiérarchie? Bravo si cette Sanseverina a un CDD semestriel à l'université, mais ce n'est pas son VRAI travail, son VRAI poste est devant des collégiens, son PRINCIPAL salaire, elle le doit à son CAPES ou son agrégation. Sentir une détestation du métier qui la nourrit, je le lui rappelle, ne peut que révulser celles et ceux qui, hors du fonctionnariat, travaillent aussi difficilement et ferment leur gueule pour ne pas être virés de l'entreprise, au pire. Le réflexe pavlovien "qui ne nous aiment pas ne sont que des médiocres" reste toujours autant savoureux. Il suffit de mettre un peu d'eau dans votre fourmilère. Le résultat? Des esprits drapés dans leur dignité qui se réfugient derrière leur "fonction" et leur honorable vertu estampillée "concours" ou armée du salut.

Ecrit par : Jo le troll | 02 mars 2008

Sansaverina, je ne conpisse que les geignardes dans votre genre.

Ecrit par : Jo le troll | 02 mars 2008

Ici, il en est qui ont toute mon admiration, d'autres apitoyés et aux abois me laissent de marbre quand ils n'assument pas leurs choix professionnels (et leurs inévitables conséquences).

Ecrit par : Jo le troll | 02 mars 2008
Je crois bien vous avoir identifié, Jo.

Ecrit par : dobolino | 02 mars 2008

règle du -n- devant un -p-, non?

Ecrit par : Jo le troll | 02 mars 2008

Sanseverina, n'avez-vous pas encore entendu parlé de professeurs à l'université insultés ou menacés par les étudiants durant leurs cours? A cause du niveau demandé, parce que ceux-là sont largués par les savoirs mis en oeuvre? Fait-on croire que les lycéens deviennent des anges arrivés à la faculté? Puis, rien de moins barbant que des salles remplies de tête qui s'emm... Le silence, le calme, mais posez-leur des questions précises, sondez leur sensibilité devant les textes, et nous verrons bien. Se satisfaire de la paix et des mouches qui volent ne suffit pas pour se dire que l'on a fait un bon cours. Etre dans les souliers d'un chargé de cours, pour le luxe du repos, est un exercice d'autiste.

Ecrit par : Jo | 02 mars 2008

A ce que je sache, Sanseverina, Jo n'a pas parlé des professeurs d'université, mais de professeurs d'université; (entre parenthèses, conterairement à Anne-Marie Valette, qui avait écrit sciemment: LES professeurs d'IUFM, ces débiles mentaux).
Et je ne vois pas le rapport entre s'indigner et larmoyer, personnellement. Croyez-moi, je suis aussi indigné que vous, et me bats tout autant que vous pour que certaines choses changent.
Simplement, je fais quelquefois, sur ce blog, exactement comme je fais en réunion à l'IUFM. J'imagine, (puisqu'il paraît qu'il est extrêmement lu) les réactions de quelqu'un qui soit totalement extérieur à l'institution à certains propos qui sont tenus. Ou à un certain état d'esprit que l'on reproche souvent à certains professeurs. Tout savoir, ne pas écouter, être un peu méprisant vis-à-vis de leurs interlocuteurs. Et ça m'agace de parfois le retrouver ici, cet état d'esprit.
Peut-être parce que je n'ai pas travaillé que dans l'éducation nationale, mais aussi un peu dans le privé?

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 mars 2008

"contrairement", sorry.

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 mars 2008

Sanseverina ne sait donc pas que les collégiens à problèmes deviennent des lycéens détenteurs du bac et peuvent aller à l'université, le double féminin du trubliongauchiste "tout-le-monde-il-est-beau-tout-le-monde-il-est-gentil-sauf-à-Droite" Sanseverino en est à espérer que cela ne craquera pas à l'université, elle n'est pas au courant des "incidents" qui commencent à apparaître ci et là dans les facultés, mais, sanseverina, et tous ceux, les fuyards, qui vous ressemblent, où irez-vous quand les campus ressembleront de plus en plus au secondaire, dans les futures universités privées?

Vous (collectif) savez que la situation est terrible, l'eau monte et vous avez les orteils mouillés, votre univers professionnel rêvé a foutu le camp, il faudra sans doute 10 ans et plus, après un véritable électochoc, pour que l'Ecole prenne d'autres couleurs, et l'école n'est pas l'anti-chambre des moeurs sociales, elle en est une des alcôves, si vous (collectif) avez mal au cul en ce moment, la faute vient-elle uniquement des vilains autres?

Ecrit par : Jo le troll | 02 mars 2008

Je crois surtout que Monsieur Jo est tout simplement un jaloux et un aigri. Ce qu'il n'a pas supporté dans le post de Sanseverina, c'est de voir qu'une professeur de collège pouvait aussi intervenir en faculté.


Ecrit par : Robin | 02 mars 2008

Mon œil! Jo n'est ni jaloux ni aigri! Vazy, Jo, moi je te reçois cinq sur cinq...

Ecrit par : dobolino | 02 mars 2008

Je crois bien vous avoir identifié, Jo.

Ecrit par : dobolino | 02 mars 2008

Jo n'existe que pour aujourd'hui. La bonne femme (joueuse et malfaisante) qui est derrière ne s'exprimera que la durée de ce jour. Vous ne me connaissez pas. Si mes idées ont le bonheur de vous rappeler quelqu'un, ainsi cela dit révèle-t-il que je ne suis pas seule à penser ce que je pense et écrit ce que j'écris. Je vous laisse, deux gosses me réclament.

Ecrit par : Jo le troll | 02 mars 2008

Expliquez-vous, (et -nous), Dobolino!

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 mars 2008

je ne suis pas seule à penser ce que je pense et à écrire ce que j'écris, correction pour les puristes.

Ecrit par : Jo le troll | 02 mars 2008

Bon, Jo le troll, au lieu de laisser entendre que vous êtes le recteur de l'académie de Lyon ou le directeur de l'UFR d'histoire de Paris I, dites-nous donc votre soi-disant statut, qui vous permet de vous croire au-dessus de tous ici, et qui vous autorise à faire des fautes parce que "c'est fait pour, pour recevoir en riant vos blâmes".

Je pense que ceux qui ici ont toute votre admiration seraient heureux de vous la mettre où je pense. Un maniaque qui vient faire des fautes pour jouir quand il se les fait reprocher, et qui a besoin de venir prouver ici que lui au moins a tout compris à l'enseignement, est quelqu'un qui devrait d'urgence aller se faire soigner.

J'ai connu quelqu'un comme vous il y a longtemps : c'était un dépressif complètement fou qui avait été muté en Zep. Il s'imaginait qu'il pouvait tout dire et tout faire sur le net, il en a été sévèrement puni. Aujourd'hui, c'est toujours un petit prof névrosé dans un collège, dont la santé mentale ne s'est pas arrangée, bien au contraire, mais il viendrait tout à fait comme vous donner des leçons et prétendre rire en postant des messages avec des fautes.

Par contre, vous polluez les messages de gens sérieux, moins mégalos que vous et plus humbles.

JPBrighelli, ce serait bien de bannir Joletroll car ça n'a aucun intérêt de venir discuter sur ce blog dans ces conditions. Comme il parle de se désintoxiquer de ce blog, ce serait bien de commencer par l'aider. Je pense que c'est un petit larbin de je ne sais quelle institution, qui vient déverser son fiel ici et qui fait semblant de se croire supérieur pour nous observer de toute sa hauteur. C'est compliqué, les pervers, et la santé mentale des gens comme Joletroll est un "abîme effrayant" où meme eux se sont perdus.

Pour terminer, si vous aviez vraiment eu un statut "juste au-dessus du nôtre", vous vous seriez empressé de le dire, et vous auriez meme commencé par là. En réalité, vous nourrissez un complexe d'infériorité que vous avez bien du mal à dominer. Retournez à vos propres vicissitudes, ça nous permettra de débattre en paix.

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008

Ca tient en une phrase : Jo est une pauv' mégalo névrosée.

Christophe, ne confondez pas les remarques personnelles que vous faites par rapport à ce blog (et qui sont posées et modérées) et la logorrhée incohérente de Jo, qui ferait mieux de s'occuper de ses gosses au lieu de venir vomir ici.

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008

Christophe, la remarque que je vous ai faite au sujet de toto vient du simple constat suivant : les injures que nous envoie jo en plein face (elle nous conchie, elle nous conpisse, etc.) auraient dû vous rappeler celles que vous avez subies.

Sauf que toto est honnête, lui, alors que Jo habille tout ça derrière des textes apparemment réfléchis. Et toto ne s'est jamais fait passer pour un mystérieux inconnu dont le statut est supérieur au nôtre, et qui se permet de nous prendre pour de la merde.

Toto a plus de classe que Jo, c'est pourquoi j'espérais que vous vous indigneriez comme on l'a fait.

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008

Expliquez-vous, (et -nous), Dobolino!

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 mars 2008
Jo vous a dit que je me trompe...

Ecrit par : dobolino | 02 mars 2008

Sansaverina, je ne conpisse que les geignardes dans votre genre.

Ecrit par : Jo le troll | 02 mars 2008

Prof, élève, inspecteur...Que nous importe, un personnage grossier et sans éducation...et sans aucun doute un pauvre type.

Ecrit par : Robin | 02 mars 2008

je ne suis pas seule à penser ce que je pense et à écrire ce que j'écris, correction pour les puristes.

Ecrit par : Jo le troll | 02 mars 2008
Certes et c'est ce qui m'avait induite en erreur.
De toute façon, je n'avais nullement l'intention d'aller plus loin dans la révélation des conclusions que je tirais de vos propos.

Ecrit par : dobolino | 02 mars 2008

et tous ceux, les fuyards, qui vous ressemblent, où irez-vous quand les campus ressembleront de plus en plus au secondaire, dans les futures universités privées?

On se prend des coups dans la figure depuis des années et on est des "fuyards".

Vous savez à qui vous me faites penser Jo ? A l'Etat-major pendant la guerre de 14-18, ou pire aux bavards de "l'arrière".

Vous débouchez le champagne en déblatérant sur "le manque d'ardeur" des poilus qui vont à la boucherie. C'est écoeurant à la fin.

Qu'est-ce que vous voulez dire à la fin, expliquez-vous clairement. Vous êtes un homme ou une femme ?

Ecrit par : Robin | 02 mars 2008

Ca y est les bambini n'ont plus besoin de maman. Jérémy, si donc renvoyer dans les cordes Sanseverina c'est faire de même avec vous, cela s'appelle soit de l'identification extrême soit un esprit de corps mal placé, ou alors, si ce n'est ton frère, et coetera. Je ne colère pas contre la communauté des enseignants, vous l'espérez sans doute pour que je passe pour une affreuse complète, mais je tempête contre les larmoyeux tétanisés. Je vous parlais du principe de l'eau dans la fourmilère, les bestioles vont partout, bougent vite, mais jamais ne pourront vraiment échapper à la noyade ou à la chaussure. Celles et ceux qui ont baissé les bras continuent d'attendre un miracle venu de l'extérieur - ah, l'Etat! saint Etat priez pour nous, cet Etat et ce ministère qui les déçoivent tant et dont ils attendent tant pourtant: oui, ayez foi en l'administration et vous marcherez sur l'eau, bien sûr.
Voyez comme, c'est un exemple frappant, des enseignants, effrayés paraît-il par les élèves, sont allés faire cours à l'IUFM, et vous êtes les premiers à les huer, si l'on y pense, n'est-ce pas la même chose d'espérer l'université, pour cette raison-là? Il y a fort peu de chances pour que ces esprits soient des professeurs solides et avenants. D'habitude, ayant atteint cet Eldorado, ils ou elles se vitrifient dans leur nouveau poste.

Ecrit par : Jo le troll | 02 mars 2008

Dès qu'on est point de votre avis.
Je vais continuer à croire que ce blog est un blog communautaire dont certains membres ne se parlent qu'à eux-mêmes.

"On se prend des coups dans la figure depuis des années et on est des "fuyards"."

Vous comprenez ainsi vos collègues honnis des IUFM, qui ont dû dire comme vous pour justifier leur translation professionnelle, j'en suis heureuse. Un tel métier, l'enseignement, aujourd'hui, vis à vis de la société que nous vivons et faisons vivre, ne peut se fonder sur un "bien-être". En voyez-vous beaucoup, dans le monde de l'entreprise, de la vie active, des chômeurs aussi donc, des gueules qui aient la peau claire et fraîche, sans bleus?
Vos douleurs ne sont pas uniques et le métier professoral n'est pas une île.

Ecrit par : Jo la trollette | 02 mars 2008

"Certes et c'est ce qui m'avait induite en erreur.
De toute façon, je n'avais nullement l'intention d'aller plus loin dans la révélation des conclusions que je tirais de vos propos."

Ecrit par : dobolino | 02 mars 2008

Dobolino, j'ai un moment pensé que vous pensiez que Josette la Trollette était Cadichon. Ce qui m'a beaucoup surprise - vu que c'est assez invraisemblable. Notre Cadichon est tout de même vachement plus classe - et drôle, même si c'est parfois involontairement - que ça. Et puis niveau contenu du discours, c'est pas trop comparable.

Au fait, Dobolino. J'ai regardé "A Scanner Darkly", l'adaptation du roman de Philip K. Dick par Linklater. Il me semble que vous nous aviez dit l'avoir offerte à votre fiston l'année dernière. J'ai donc une question pour votre fiston : A-t-il lu le bouquin et, si tel est le cas, que pense-t-il de l'adaptation ? (Je n'ai pas encore lu le livre, c'est pour ça que ça m'intéresse).

@ Sanseverina : Ne vous laissez pas avoir par les commentaires nauséabonds du troll. Cette bonne femme doit être en effet sacrément névrosée pour foutre en l'air son dimanche en postant sur un blog dont elle vomi presque tous les intervenants.

Ecrit par : Kap | 02 mars 2008

"dont elle vomit"

Ecrit par : Kap | 02 mars 2008

Conchier, compisser... Jo est atteint(e) de coprolalie, laquelle, associée à l'incohérence et à l'agressivité de son discours, suggère un désordre mental certain.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 02 mars 2008

@ Sanseverina : Ne vous laissez pas avoir par les commentaires nauséabonds du troll. Cette bonne femme doit être en effet sacrément névrosée pour foutre en l'air son dimanche en postant sur un blog dont elle vomi presque tous les intervenants.

Ecrit par : Kap | 02 mars 2008

Mon dimanche a été fort bon, je suis heureuse et épanouie, évidemment bien chevauchée, cela fait un bon moment que je lis ce blog et que je bouille. Alors, grâce au principe de la démocratie participative, je m'exprime. Je vomirais presque tous les intervenants? Certes pas. Mais vraiment pas. Je vous dis seulement celles et ceux qui montrent dans leurs propos qu'ils ont baissé les bras et qu'elles se plaignent du traitement d'un ministère et d'un Etat dont ils attendent, paradoxalement, le salut privé. Cela réduit de beaucoup le nombre des intervenants à vomir.

Ecrit par : Jo la trollette | 02 mars 2008

Conchier, compisser... Jo est atteint(e) de coprolalie, laquelle, associée à l'incohérence et à l'agressivité de son discours, suggère un désordre mental certain.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 02 mars 2008

Les femmes qui rentrent dans le lard, ici, ont le malheur d'être désordonnées mentalement. Je me gausse. Pour vérifier combien cette défense n'est pas neuve sur ce blog, il suffit à qui est curieux d'aller lire les premières réactions contre Dobolino - que l'on traite de parano, ou de Cadichon, vers la fin de 2006.
Nos consoeurs sont toujours les moins tendres et tapent à l'utérus quand leur monde est dérangé par un avis différent.

Ecrit par : Jo la trollette | 02 mars 2008

J'ai regardé "A Scanner Darkly", l'adaptation du roman de Philip K. Dick par Linklater. Il me semble que vous nous aviez dit l'avoir offerte à votre fiston l'année dernière. J'ai donc une question pour votre fiston : A-t-il lu le bouquin et, si tel est le cas, que pense-t-il de l'adaptation ? (Je n'ai pas encore lu le livre, c'est pour ça que ça m'intéresse).


Ecrit par : Kap | 02 mars 2008

Mon fils a été très déçu par l'adaptation cinématographique. Elle ne restitue pas la schizophrénie complète du livre et le fait qu'on se demande s'il y a un ou deux personnages tout au long du roman. Certaines scènes essentielles ont été coupées ou racourcies.
En un mot, le roman est bien mieux!
J'ai écrit sous la dictée et ne peux vous en dire plus, l'impétrant étant au lit, les cours reprenant demain.

Ecrit par : dobolino | 02 mars 2008

Josette la trolette a fait quelques études minables à la fac, en a gardé un très mauvais souvenir, et vient s'en prendre à Sanseverina, qu'elle ne connaît ni d'Eve ni d'Adam.

Allez soigner votre mégalomanie et votre complexe d'infériorité. Préparez auparavant une lettre au ministre afin de vous excuser d'aggraver le déficit de la Sécu, au vu des soins lourds que votre état déplorable va nécessiter.

D'ici votre premier rendez-vous, allez chercher un forum de médecins, vous n'aurez qu'à les conchier en prétendant être membre de l'Institut, ça pourra toujours leur faire de la lecture entre deux patients.

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008

pauvres victimes désignées...

Ecrit par : Jo la trollette | 02 mars 2008

à force de craindre le couteau, il viendra bien vous trancher, mes agneaux

Ecrit par : Jo la trollette | 02 mars 2008

Conchier, compisser... Jo est atteint(e) de coprolalie, laquelle, associée à l'incohérence et à l'agressivité de son discours, suggère un désordre mental certain.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 02 mars 2008
Ça y est! Encore un désordre mental de plus pour évacuer ce qui dérange dans le domaine de l'anormal!
Et ce sont les mêmes qui pleurnichent parce que l'école primaire, qui ne remplit plus son rôle, classe à tour de bras les gamins en dyscalculiques, dysorthographiques, dyslexiques, dyscalculiques, dyspraxiques, hyperactifs, troubles de l'attention et autres classifications psychopathologiques si commode pour classer le perturbateur dans le registre médical.

Ecrit par : dobolino l'hypomane | 02 mars 2008

Josette la Drôlette écrit : "Je vous dis seulement celles et ceux qui montrent dans leurs propos qu'ils ont baissé les bras et qu'elles se plaignent du traitement d'un ministère et d'un Etat"

Arrêtez de penser à l'Etat français, et pensez donc à votre propre état. Ca vous fera déjà beaucoup d'occupation.

Quant à dobolino et cadichon, ne vous comparez pas à elles ; vous n'êtes même pas comparable à toto, qui est plus franc que vous, ni même à Yfig, qui n'est pas cinglé comme vous.

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008

Allez soigner votre mégalomanie et votre complexe d'infériorité. Préparez auparavant une lettre au ministre afin de vous excuser d'aggraver le déficit de la Sécu, au vu des soins lourds que votre état déplorable va nécessiter.

D'ici votre premier rendez-vous, allez chercher un forum de médecins, vous n'aurez qu'à les conchier en prétendant être membre de l'Institut, ça pourra toujours leur faire de la lecture entre deux patients.

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008

Belote, re-belote... Qui posera le dix de der!
Vous êtes une folle, Jo! C'est clair. On vous collera bientôt l'étoile rose!

Ecrit par : dobolino l'hypomane | 02 mars 2008

"à force de craindre le couteau, il viendra bien vous trancher, mes agneaux"

Hannibal Lecter? Barbe-bleue? Attila?

Les symptômes se précisent.

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008

Quant à dobolino et cadichon, ne vous comparez pas à elles ; vous n'êtes même pas comparable à toto, qui est plus franc que vous, ni même à Yfig, qui n'est pas cinglé comme vous.

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008
Je laisse Cadichon libre d'en décider. Je lis, pour ma part, très bien ce que nous écrit Jo, je comprends sa colère et suis très humble en cette comparaison!

Ecrit par : dobolino | 02 mars 2008

"Vous êtes une folle, Jo! C'est clair. On vous collera bientôt l'étoile rose!"

Dobolino, l'étoile rose, ça n'a rien avec les fous (Hitler n'a jamais dit que les homos étaient fous) et si votre jeu de mots porte sur le fait que josette est folle, et que ça vous a évoqué les "folles", votre rappel de l'étoile rose par laquelle Hitler marquait les homos à abattre comme l'étoile jaune désignait les Juifs à exterminer est du pire mauvais goût.

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008

"Christophe, la remarque que je vous ai faite au sujet de toto vient du simple constat suivant : les injures que nous envoie jo en plein face (elle nous conchie, elle nous conpisse, etc.) auraient dû vous rappeler celles que vous avez subies.

Sauf que toto est honnête, lui, alors que Jo habille tout ça derrière des textes apparemment réfléchis. Et toto ne s'est jamais fait passer pour un mystérieux inconnu dont le statut est supérieur au nôtre, et qui se permet de nous prendre pour de la merde.

Toto a plus de classe que Jo, c'est pourquoi j'espérais que vous vous indigneriez comme on l'a fait."

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008

Jeremy, ne faites pas l'âne pour avoir du son! J'ai écrit un certain nombre de fois que je ne cautionnais jamais les insultes et les injures, de qui que ce soit vis à vis de qui que ce soit.
De plus, excusez-moi, mais "la classe" de toto... Ne me faites pas rire, s'il vous plait, j'ai les lèvres gercées.
Faire planer des soupçons de pédophilie sur quelqu'un dont on ne partage pas les idées, c'est effectivement vraiment très "classe".

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 mars 2008

"à force de craindre le couteau, il viendra bien vous trancher, mes agneaux"

Ce n'est qu'une variante du: "Au loup! Au loup!" servi à toutes les sauces, à un moment, le carnassier montre effectivement les dents et les amis du berger ne sont plus là.

Je suis folle, une folle à la Fontaine.

Ecrit par : Jo la trollette | 02 mars 2008

"Faire planer des soupçons de pédophilie sur quelqu'un dont on ne partage pas les idées, c'est effectivement vraiment très "classe"."

Ce que fait Jo n'est pas mieux. Relisez ses propos. Vulgarité, dénigrement, entêtement, insinuations et attaques violentes, conchiant et compissant à tout va...

Je suis sûrement exigeant, mais je ne conçois pas qu'on puisse avoir une réaction tiédasse, neutre ou modérée face au vomi de Josette la drôlette.

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008

Bon, eh bien, spéciale dédicace à Jo la trollette bien chevauchée _ qui n'en finit plus de poster, à ce que je vois : http://download.yousendit.com/5B47DAE3279BD7B9


"J'ai écrit sous la dictée et ne peux vous en dire plus, l'impétrant étant au lit, les cours reprenant demain."

Ecrit par : dobolino | 02 mars 2008

Vous remercierez l'impétrant de ma part pour les infos. Je vais acheter le bouquin.

Sur ce, j'y vais.

Ecrit par : Kap | 02 mars 2008

Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage.

Ecrit par : dobolino | 02 mars 2008

Jo la trolette, vous avez peur du loup ? Racontez-nous...
Alors comme ça vous aimez la Fontaine ? Dites-nous en plus.
Ca restera entre nous bien sûr.

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008

"Mon dimanche a été fort bon, je suis heureuse et épanouie, évidemment bien chevauchée, cela fait un bon moment que je lis ce blog et que je bouille. Alors, grâce au principe de la démocratie participative, je m'exprime. Je vomirais presque tous les intervenants? Certes pas. Mais vraiment pas. Je vous dis seulement celles et ceux qui montrent dans leurs propos qu'ils ont baissé les bras et qu'elles se plaignent du traitement d'un ministère et d'un Etat dont ils attendent, paradoxalement, le salut privé. Cela réduit de beaucoup le nombre des intervenants à vomir."

Ecrit par : Jo la trollette | 02 mars 2008

En tous cas, pas de problème de "non franchise" dans ce message!

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 mars 2008

votre rappel de l'étoile rose par laquelle Hitler marquait les homos à abattre comme l'étoile jaune désignait les Juifs à exterminer est du pire mauvais goût.

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008
C'est du surréalisme de mauvais goût...

Ecrit par : dobolino | 02 mars 2008

Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage.
Ecrit par : dobolino | 02 mars 2008

Dobolino, vous avez tout à fait bien résumé la situation subie par les professeurs ! Bravo !

[Comment? Ce n'était pas ce que vous vouliez montrer? Pourtant la conclusion est exacte, vous avez bien compris ce que fait Josette la drôlette.]

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008

"Faire planer des soupçons de pédophilie sur quelqu'un dont on ne partage pas les idées, c'est effectivement vraiment très "classe"."

Ce que fait Jo n'est pas mieux. Relisez ses propos. Vulgarité, dénigrement, entêtement, insinuations et attaques violentes, conchiant et compissant à tout va...

Je suis sûrement exigeant, mais je ne conçois pas qu'on puisse avoir une réaction tiédasse, neutre ou modérée face au vomi de Josette la drôlette."

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008

Jeremy, je vous découvre... Vous êtes d'une susceptibilité incroyable!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 mars 2008

Vous trouvez? "Susceptibilité" n'est pas vraiment approprié puisqu'apparemment Jojo la drôlette dit n'avoir attaqué que Sanseverina. Non, vraiment, ses propos me dégoûtent, et il y a des choses qu'on ne doit pas laisser passer.
Mais je n'ai aucune rancune personnelle contre vous, Christophe, ce n'est pas parce qu'une timbrée écrit des débilités qu'il faut se fâcher entre personnes de bonne compagnie.

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008

Très franchement, Jeremy, ce n'est pas moi qui me suis fâché! A part vis à vis de Sarko, je ne me fâche plus ici. Et, très franchement aussi, constituez-vous un petit bêtisier des messages de toto, (quoique, en l'occurrence, l'expression frise le pléonasme, et que le bêtisier et la compilation risquent de se confondre), comparez aux messages de Jo, et on en reparlera!

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 mars 2008

Aguerris comme vous l'êtes devant des classes prêts à faire flambler vos guiboles et à vous évider comme un poisson, Jo la Trollette ne doit pas vous faire frémir.

La vulgarité silencieuse et rentrée, par principe de haute culture, qui nourrissent quelques messages ici me paraît bien plus nauséabonde que mon pauvre rentre-dedans d'hystérique.

Vous ne vous en rendez pas compte, le nez collé contre l'écran de l'ordi, mais certains d'entre vous suintent le mépris et la peur, de véritables norias. Alors, en tant que phénix autoproclamée, j'interromps votre sarabande.

Très beau film sur Arte: "Pharaons", un film polonais, semble-t-il. Aussi beau visuellement que l'adaptation du "Manuscrit trouvé à Sarragosse".

Ecrit par : Jo la trollette | 02 mars 2008

Ce que fait Jo n'est pas mieux. Relisez ses propos. Vulgarité, dénigrement, entêtement, insinuations et attaques violentes, conchiant et compissant à tout va...

Je suis sûrement exigeant, mais je ne conçois pas qu'on puisse avoir une réaction tiédasse, neutre ou modérée face au vomi de Josette la drôlette.

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008
Ce soi-disant vomi m'a laissée imperturbable. En fait, je ne l'ai que survolé benoitement. Ce sont vos violentes réactions, aux uns et aux autres, qui m'ont émue et amenée à lire plus attentivement les propos de Jo qui se précisaient au fur et à mesure des posts. Jo vous a prouvé qu'elle savait manier la langue française avec art et savoirs, qu'elle n'était pas l'inculte frustrée que vous aviez diagnostiquée.
Votre violente réaction de rejet, malgré ces preuves tangibles d'une bonne maîtrise de vos matières de prédilection, me fait sourire et m'inquiète.
Je pense à ce dicton "Qui se sent morveux, qu'il se mouche!", à cet autre, "Y'a que la vérité qui blesse!".
J'ai beau tenir en grande affection deux enseignants de ma famille, l'un qui fut titulaire de chaire en Fac, l'autre instit' de Primaire, je ne me sens pas pour eux blessée et je sens bien qu'ils ne sont nullement attaqués par notre Jo!

Ecrit par : dobolino | 02 mars 2008

Sur ce, je vous souhaite une excellente nuit à tous!

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 mars 2008

"J'ai beau tenir en grande affection deux enseignants de ma famille, l'un qui fut titulaire de chaire en Fac, l'autre instit' de Primaire, je ne me sens pas pour eux blessée et je sens bien qu'ils ne sont nullement attaqués par notre Jo!"

Ecrit par : dobolino | 02 mars 2008

J'arrive à la même conclusion. Exactement. Et même, comme je l'ai entendu dire il y a déjà quelques années par un critique musical un peu naïf dont l'inconscient parlait (encore) plus fort que lui: "j'allais le dire. Bravo!".

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 mars 2008

Dobolino, mon utérus vibre au rythme du vôtre.

Ecrit par : Jo la trollette | 02 mars 2008

Franchement, ce violent rejet face à Jo qui n'a rien à voir avec Toto et ses anons, avec Yfig et ses ignominies, m'édifie...

Ecrit par : dobolino | 02 mars 2008

Dobolino, mon utérus vibre au rythme du vôtre.

Ecrit par : Jo la trollette | 02 mars 2008
Même si Christophe ne détient pas ce noble et indispensable organe qui fabrique aussi, par accident, d'horribles machos, vous pourriez aussi le saluer, nonobstant toute considération superfétatoire...

Ecrit par : dobolino | 02 mars 2008

Allez! Bonne nuit à tous! Chevauchez bien.

Ecrit par : dobolino | 02 mars 2008

Dobolino, si vous acceptez qu'une frustrée mégalo, qui se fait passer pour inspecteur ou prof de fac, compisse Sanseverina et tous les profs de ce blog, c'est à votre guise.

Maintenant, une prétendue troll, qui est capable de dire que vous avez été mal accueillie à votre arrivée (ce dont personne ne se souvient), qui sait que cadichon a été traitée de folle en 2006 (quelles recherches sur le blog!), qui ne poste qu'en même temps que vous, qui trouve comme vous que les profs sont trop dépressifs, qui a comme vous deux enfants, qui dit que son pseudo ne durera qu'une journée, et que vous soutenez bec et ongles, je dois peut-être rajouter schizophrénie à la longue liste des maux dont elle est atteinte ?

Christophe, bonne nuit !

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008

"Franchement, ce violent rejet face à Jo qui n'a rien à voir avec Toto et ses anons, avec Yfig et ses ignominies, m'édifie..."

Je préfère largement toto et Yfig ! Eux ne se sont pas fait passer pour des gens "au statut supérieur" aux nôtres. Son entrée était déjà révélatrice.

Elle se fait chevaucher en lisant le blog ? Ca expliquerait qu'elle débite de telles conneries.

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008

Bonne nuit à vous aussi et à tous. Je dois me réveiller très tôt demain matin (j'espère que cette remarque anodine ne me vaudra pas une avalanche d'insultes). Sur ce je me déconnecte.

Ecrit par : Robin | 02 mars 2008

Ces beaux esprits assiégés de toutes parts, d'une pinchenette sur le museau, dévoilent, par leur colère bien placée, ce qu'ils sont et ce qu'ils pensent. Il faut bien arriver à les leur faire cracher. Le masque tombe. Cadichon, par exemple, est bien tenace face à eux et je l'en félicite.
Je crains fort pour l'école et les relations entre les savoir, les enseignants et les élèves.

Violence scolaire. Les enseignants en sont-ils exempts eux-mêmes?

Ecrit par : Jo la trollette | 02 mars 2008

Bonne nuit Robin.

La joie d'avoir retrouvé Robin me fait oublier un peu les injures de G.I.-Jojo, qui est partie au lit en même temps que dobolino, dont elle partage les idées, la situation familiale et les souvenirs sur ce blog.

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008

Sweet dreams, Robin, Jérémy et les autres collègues de bon sens , avec qui on peut discuter normalement...

Ecrit par : Sanseverina | 02 mars 2008

Ah mais non, elle est revenue, Jo la pétrolette!

Increvable ! Elle vomira jusqu'au dernier souffle !

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008

"Violence scolaire. Les enseignants en sont-ils exempts eux-mêmes?"

Non, non, d'ailleurs l'indigne professeur de Berlaimont qui a mis une baffe à un élève comparaîtra ce mois-ci. Avec un peu de chance, on pendra haut et court ce minable maniaco-dépressif après lui avoir coupé le bras qui lui a permis de gravement violenter l'enfant qui l'avait traité de "connard".

Ca vous va, pétrolette ?

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008

oui, ce n'est pas mal

Ecrit par : Jo la trollette | 02 mars 2008

Sanseverina, bonne nuit :-)

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008

Pétrolette fatigue, elle fait des posts plus courts. Encore un peu et on en arrivera aux dernières éructations.

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008

"Pharaon" se termine, que voulez-vous...

Ecrit par : Jo la trollette | 02 mars 2008

Ce que je veux ?
Ma foi, c'est pourtant assez clair.

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008

Une vie meilleure, une meilleure considération sociale, avoir votre poste d'enseignant en BTS, une femme qui vous admire avec stupeur et tremblement, savoir quoi faire pendant vos vacances qui en vaille la peine, être reconnu, avoir du talent, courir le 100 mètres sans flamber vos poumons, émerveiller vos élèves, laisser une trace, bien dormir, bien manger, gagner plus pour que la femme qui vous admire avec stupeur et tremblement vous idôlatre, que sais-je encore?

Ecrit par : Jo la trollette | 02 mars 2008

ne pas vivre dans une HLM ou dans un pavillon, quitter la grisaille de la banlieue, aller plus souvent au restaurant, lire sans être obligé de lire comme un prof, danser la tectonik, être appelé par Havard pour tenir une chaire, voyager sur mars, ne pas être obligé d'attendre plus heures avant de faire à nouveau l'amour, vous sentir mieux dans votre peau, avoir la peau moins sèche ou moins grasse, une coupe de cheveux à la mode, un salaire pour être convenablement habillé, avoir bon goût pour les chaussures que vous portez, chanter juste, retenir ce que vous avez oublié depuis que vous êtes enfant, téter à nouveau le sein de maman, tuer le père, épouser maman, bien choisir le prochain maire, descendre dans le sud, ne pas ressasser le fait que vous avez peut-être donné vos meilleurs années à l'étude pour pas grand-chose, que sais-je encore?

Ecrit par : Jo la trollette | 02 mars 2008

La vache, que de conneries en deux posts!

Vous battez vos propres records!

On comprend que vous vous inventiez des statuts que vous n'avez pas pour tenter de réhausser un peu votre égo.

Et dans tout votre fatras, vous craignez la même chose pour vos enfants? Qu'ils veuillent faire tout ça?

Au fait, on ne sait toujours pas quelle est la sommité qui nous éclaire de sa folie d'illuminée. Dites-nous, pétrolette, vous avez sauvé votre névrose en occupant quel poste à votre portée?

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008

Oui la violence s'est installée depuis à peu prés 25 ans dans la cité scolaire.On signale aujourd'hui 60 agressions physiques et verbales envers des enseignants par jour.Le chiffre réel est bien sur plus élevé.Ce phénoméne est connu depuis aussi longtemps du ministére et du cogestionnaire de l'E.N:les syndicats et ces derniers n'ont jamais eu de cesse que de le cacher pour des raisons politiques et idéologiques.Mais qu'ont fait les professeurs eux-mémes pour l'enrayer et le dénoncer?Rien.Ils ont continué à voter pour le SNES et les syndicats de gauche vecteur du sempiternel discours lénifiant sur l'absence de moyens et l'irresponsabilité des pauvres petits parce que issus des milieux défavorisés et donc victimes sociaux.Le problème de la violence n'a jamais ni encore maintenant mis en avant par ces organisations.Alors pourquoi ne pas avoir confié ses votes à des syndicats plus à droite ou avoir méme créé une organisation dont le retour à l'ordre est le cheval de bataille?Parce que la plupart des profs sont phagocytés par cette idéologie gaucharde,parce qu'ils sont animés par un atavisme intellectuel de gauche!Ils ont aussi voulu leur malheur;alors qu'ils continuent à prendre les coups ou qu'ils réagissent!Lorsqu'un syndicat dont le seul mot d'ordre reposera sur la restauration d'une discipline drastique avec s'il le faut des surveillants professionnels et le renforcement des pouvoirs disciplinaires des profs deviendra à son tour majoritaire,alors le ministre en place réagira et obtempera car il ne pourra plus faire autrement.

Ecrit par : DEFER | 02 mars 2008

changer de principes rigoureux, voir la vie autrement, ne pas aller en vacances d'été où va tout le monde, ne pas applaudir à ce que votre monolithique instruction vous fait TOUJOURS applaudir, boire un vin d'exception à 300 euros ou plus la bouteille, attendre le Guide Michelin pour rêver un peu, changer de prénom, de nom, descendre l'Himalaya sur les fesses après l'avoir monté sur les dents, sauver le monde de la faim et de la soif, offrir toujours plus aux malheureux, lire moins l'horoscope du dimanche, venir moins sur Bonnet d'âne, y être moins dogmatique et horripilé ou sectaire, regreter de ne pas avoir inveter le bas en nylon ou le soutien-gorge, pester contre la minute et quelque que vous passer pour dégraffer celui de la femme qui vous admire avec stupeur et tremblement, se demander ce que ressent une femme durant l'amour, savoir à quoi nous pensons, que sais-je encore?

Ecrit par : Jo la trollette | 02 mars 2008

Jo la drolette, vous en tenez quand meme une sacrée couche. Je maintiens que le diagnostic et le traitement coûteront cher à l'Etat que vous méprisez tant.

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008

"venir moins sur Bonnet d'âne" : Jo la drolette, c'est le genre de voeu que vous pourriez réaliser à ma place sans que personne ne s'en plaigne.

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008

Ca y est, jo la trompette a repris le puissant émétique dont elle a seule le secret.

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008

ne pas se faire piéger par une bonne femme qui vous fait traîner sur internet plus que de raison?

Ecrit par : Jo la trollette | 02 mars 2008

de plus recevoir la même paire de chaussettes à chaque Noël, ne plus trembler à l'idée de vous retrouver seul et/ou cul-de-jatte, apprendre à mieux cuisiner, nager nu dans l'étang de Berre ou devant Fos/mer, recevoir l'autographe de votre artiste préféré, ne plus porter de col roulé l'hiver, changer de sacoche car son cuir a pris un coup de vieux, maîtriser les classes, les faire progresser, ne plus voir les avancée de l'âge sur votre corps et votre visage année aprés année, parler japonais, manger cru un poupe, exceller dans la difficile manie du bonheur, ne plus écrabouiller de crapauds sur l'autoroute, enrichir votre vocabulaire des mots des métiers oubliés, converser avec George Steiner qui vous regardera comme son égal, apprécier les références de Cadichon, savoir de quoi elle parle, tourner un film, porno amateur ou californien, que sais-je encore?

Ecrit par : Jo la trollette | 02 mars 2008

Jérémy, victime volontaire, quel lapin de 2 semaines, vous êtes...

Ecrit par : Jo la trollette | 02 mars 2008

Laissez tomber Jérémy. Cela n'en vaut pas la peine. Vous êtes quelqu'un de trop bien pour perdre votre temps avec pareil individu.
Bonne rentrée demain si vos vacances s'achèvent...

Ecrit par : Sanseverina | 02 mars 2008

Laissez tomber Jérémy. Cela n'en vaut pas la peine. Vous êtes quelqu'un de trop bien pour perdre votre temps avec pareil individu.
Bonne rentrée demain si vos vacances s'achèvent...

Ecrit par : Sanseverina | 02 mars 2008

Sentiment de supériorité atavique. Caricature que vous êtes.

Ecrit par : Jo la trollette | 02 mars 2008

Oh, les collègues, réveillez-vous !
C'est quoi le fil, les aventures et les malheurs de toto-jojo ou la violence scolaire ?
Plus de 60 commentaires sur que dalle : à quoi ça sert que le JPB il se décarcasse ?

Ecrit par : Victor | 02 mars 2008

Victor, Josette la drolette est une foldingue, mais elle représente plus que vous ne pensez une attitude de déni et de dénigrement répandue dans la société française.

Relisez son disocours de haine produit par un vomitif dont les plus grands laboratoires jalouseraient sans doute l'efficacité. Elle n'exprime pas sa hargne et sa débilité envers les médecins, ni envers les juges, mais envers les profs.

Et elle est allée jusqu'à dire "violence scolaire : mais les profs sont-ils eux-mêmes exempts de violence?"

Le meilleur témoignage, c'est elle qui l'a apportée : qu'une adulte soit capable d'écrire des saloperies pareilles, comme elle en a étalées sur plus de dix posts, c'est incroyable.

Je n'attends plus de JPBrighelli qu'une chose, c'est qu'il banisse cette allumée hors du blog, car à l'inverse de toto ou d'yfig, elle rend tout débat et toute discussion impossible, comme vous l'avez vu ci-dessus.

Inutile de venir poster sur un blog si la discussion est impossible, et il va de soi que je ne viendrais plus sur ce blog si l'illuminée sauvage y installait sa morne débilité.

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008

IGNOREZ-LA !!

Ecrit par : Victor | 02 mars 2008

"IGNOREZ-LA !!"

Ecrit par : Victor | 02 mars 2008

Oui, je pense que Victor a tout à fait raison. Si ça continue comme ça, on ne va jamais le discuter, le fil (vu que je suis presque toujours hors sujet quand je poste, je sais que ça a l'air ironique). On va laisser Djo déblatérer, puisque ça l'amuse et qu'elle a l'impression de prouver quelque chose ce faisant. Moi, j'ai fini mes corrections et mes preps. Je vais me coucher. Bonne nuit à tous et, surtout, bonne bourre à Jojo la bien chevauchée.

Au fait, Jérémy, c'est pas l'étoile rose, mais le triangle rose (comme celui d'Act-Up). L'"Etoile Rose", c'est un bouquin de Dominique Fernandez.

Au passage, je ramasse une des "miettes" que j'avais laissées plus haut. C'est "siphon" et pas "syphon". C'est sans doute la proximité du "ph" qui a entraîné le "y", comme pour les élèves quand ils écrivent "phylosophie" (voire : "phylosophy").

Après toutes les corrections de la journée, des miettes, j'en ai plein mon bureau. Whoa !

Ecrit par : Kap | 03 mars 2008

La discussion sur la violence (quelques posts seulement noyes dans un ocean d'echanges soporifiques) me fait penser a ce qu'en dit l'ineffable Bentolila dans sa description du pretoire et je sens monter la colere devant tant de sottise..., ce n'est pas bon juste avant d'aller dormir!

Ecrit par : Cadichon | 03 mars 2008

Jugement rendu aujourd'hui concernant le site: "not2be.com". A suivre de près!
Bonne journée à tous.

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2008

Monsieur Brighelli écrit : "À en croire notre auteur, il faut amener les élèves violents dans des salles d’audio-visuel pour leur passer un film sur la violence scolaire afin de le leur faire commenter, ce qui ne saurait manquer de défaire les tensions existantes (je n’invente rien)."

C'est la théorie de la catharsis. Vous savez le machin magique de la purgation des passions : une tradition issu du théâtre suite à une faute de traduction des textes d'Aristote (le texte original affirmant que le théâtre présente sur scène des passions épurées).

La catharsis serait resté un truc pratique pour justifier le théâtre du temps de la censure religieuse sans la psychanalyse.

Les psychanalystes adorent cette théorie démenties par les expériences de la psychologie expérimentale (en réalité, mis en présence d'un contenu violent - un film par exemple -, environ 10 % des enfants jugés comme timides sont encore plus timorés le lendemain et 10 % des enfants jugés "violents" sont encore plus violents dans leur comportement. Pour les 80 % restant, l'effet est à peu près neutre)

La théorie psychanalytique de la catharsis appliquée à la thérapie est une catastrophe qui a coûté en vies humaines !

Rappelez-vous l'exemple des infirmières décapitées de Pau. Les psychiatres avaient jugé que le patient n'étaient pas dangereux parce qu'il rêvait de... scènes de décapitation et l'avaient rendu à sa mère qui pourtant se rendait compte que ça n'allait pas du tout. Les psychiatres n'ont jamais été inquiétés.

Ecrit par : L & M | 03 mars 2008

ne pas vivre dans une HLM ou dans un pavillon, quitter la grisaille de la banlieue, aller plus souvent au restaurant, lire sans être obligé de lire comme un prof, danser la tectonik, être appelé par Havard pour tenir une chaire, voyager sur mars, ne pas être obligé d'attendre plus heures avant de faire à nouveau l'amour, vous sentir mieux dans votre peau, avoir la peau moins sèche ou moins grasse, une coupe de cheveux à la mode, un salaire pour être convenablement habillé, avoir bon goût pour les chaussures que vous portez, chanter juste, retenir ce que vous avez oublié depuis que vous êtes enfant, téter à nouveau le sein de maman, tuer le père, épouser maman, bien choisir le prochain maire, descendre dans le sud, ne pas ressasser le fait que vous avez peut-être donné vos meilleurs années à l'étude pour pas grand-chose, que sais-je encore?

Ecrit par : Jo la trollette

Je vois : il s'agit de devenir Nicolas Sarkozy. Mais ça va être dur, car il n'y a qu'une place et elle est prise.

Ecrit par : Moot | 03 mars 2008

Je vois : il s'agit de devenir Nicolas Sarkozy. Mais ça va être dur, car il n'y a qu'une place et elle est prise.

Ecrit par : Moot | 03 mars 2008

Quelle lumineuse explication de texte ! Notre président a une façon bien à lui de célébrer le cinquantième anniversaire de mai 68 en s'inspirant du slogan "jouir sans entraves", avec le fric en plus. Au fait Jo la trollette, c'est peut-être Carla.

Ecrit par : Robin | 03 mars 2008

"Monsieur Brighelli écrit : "À en croire notre auteur, il faut amener les élèves violents dans des salles d’audio-visuel pour leur passer un film sur la violence scolaire afin de le leur faire commenter, ce qui ne saurait manquer de défaire les tensions existantes (je n’invente rien).""

Ecrit par : L & M | 03 mars 2008

Ce qu'écrit JPB me rappelle furieusement une séance de formation au ioufme de R... (Cherchez bien. Calamiteux, le ioufme, rarement vu des formatrices aussi sectaires et aussi salopes) lors de laquelle l'une de nos chères formatrices nous faisait subir une séance sur le respect (qu'elle n'éprouvait définitivement pas à notre égard). Cette conne nous expliquait que c'était très difficile pour une enseignant de faire comprendre à un élève que le respect c'était important (sous-entendu : parce que les élèves voient leur enseignants comme des gros nazes et qu'ils ne peuvent donc pas les respecter), alors que la vidéo avec Zizou qui venait de sortir (Zidane venait en effet de tourner une vid sur le Raisse-pet), ça, ça allait marcher, parce que Zidane, lui, c'était une idole, et que sa parole avait de l'importance (alors que la nôtre...). Il suffisait d'enfermer nos trente mioches dans une salle et de leur projeter la vidéo de Saint Zidane pour que ils fussent immédiatement touchés par la grâce et passent illico du statut de non-respectuants à celui de respectuants. Pour ma part, je ne crois pas à l'efficacité d'une séance sur le respect, mais je crois encore moins aux pouvoirs de Saint Zizou...

Vous pensez que si je passe "Ratatouille" à mes gosses, ils sauront faire la cuisine à l'issue de la projection ?

"Dobolino, si vous acceptez qu'une frustrée mégalo, qui se fait passer pour inspecteur ou prof de fac, compisse Sanseverina et tous les profs de ce blog, c'est à votre guise.

Maintenant, une prétendue troll, qui est capable de dire que vous avez été mal accueillie à votre arrivée (ce dont personne ne se souvient), qui sait que cadichon a été traitée de folle en 2006 (quelles recherches sur le blog!), qui ne poste qu'en même temps que vous, qui trouve comme vous que les profs sont trop dépressifs, qui a comme vous deux enfants, qui dit que son pseudo ne durera qu'une journée, et que vous soutenez bec et ongles, je dois peut-être rajouter schizophrénie à la longue liste des maux dont elle est atteinte ? "

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008

Sincèrement, Jérémy, j'espère que vous vous trompez.

Ecrit par : Kap | 03 mars 2008

Sincèrement, Jérémy, j'espère que vous vous trompez.

Ecrit par : Kap | 03 mars 2008

Moi aussi.

Ecrit par : Robin | 03 mars 2008

Si cette séance à l'IUFM de R... a vraiment existé telle que vous la décrivez, cela mérite effectivement des grands coups de pieds dans l'utérus pour la formatrice.



"ne pas vivre dans une HLM ou dans un pavillon, quitter la grisaille de la banlieue, aller plus souvent au restaurant, lire sans être obligé de lire comme un prof, danser la tectonik, être appelé par Havard pour tenir une chaire, voyager sur mars, ne pas être obligé d'attendre plus heures avant de faire à nouveau l'amour, vous sentir mieux dans votre peau, avoir la peau moins sèche ou moins grasse, une coupe de cheveux à la mode, un salaire pour être convenablement habillé, avoir bon goût pour les chaussures que vous portez, chanter juste, retenir ce que vous avez oublié depuis que vous êtes enfant, téter à nouveau le sein de maman, tuer le père, épouser maman, bien choisir le prochain maire, descendre dans le sud, ne pas ressasser le fait que vous avez peut-être donné vos meilleurs années à l'étude pour pas grand-chose, que sais-je encore?

Ecrit par : Jo la trollette

Je vois : il s'agit de devenir Nicolas Sarkozy. Mais ça va être dur, car il n'y a qu'une place et elle est prise."

Ecrit par : Moot | 03 mars 2008


Ah bon? Nicolas Sarkozy chante juste?
En tous cas, il paraît que quand il a rencontré Carla Brunni, il est resté sans voix... Ce qui a pu, sur le coup, donner raison à l'adage: "qui se ressemble s'assemble".

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2008

"Un élève insulte son professeur qui le gifle, la famille porte plainte, la justice, le ministre et les syndicats s'en mêlent...Impensable autrefois, triste réalité désormais.
Quand j'étais enfant,ma mère me demandait chaque soir si j'avais été sage à l'école et si j'avais bien travaillé. De nos jours, j'entends plutôt demander si la maîtresse a été gentille et si le cirque était rigolo. Autres temps , autres moeurs.
Il y a soixante-dix ans, personne n'était admis dans une école, hormis élèves et enseignats et chacun obtempérait. Le directeur fermait la porte à clé quelques minutes après l'heure d'entrée et nul ne pouvait plus y pénétrer; L'école était véritable " citadelle de l'enfance" où chaque élève était en sécurité et ne pouvait fuguer. Depuis le statut de l'enfant s'est magnifié tandis que celui de l'enseignant se détériorait et dans le même temps l'école est devenue un moulin exposé à tous les vents trop souvent maléfiques qui empêchent les ailes du moulin de tourner pour produire de la bonne farine bien blanche.
Il existe à ce bouleversement des causes socio-économiques profondes. Dans la société actuelle tout est fait pour créer des besoins et stimuler la consommation : sur des affiches tout au long de nos routes, dans les titres de la presse écrite, dans la publicité télévisée, dans la relance téléphonique jusque chez les particuliers. Le mercantilisme est partout. Il a même su créer une catégorie de consommateurs nouveaux, avec leurs désirs spécifiques. Ce sont les enfants. ( ... ici paragraphe évoquant la mode consistant à collectionner tel objet en achetant le camembert machin ou la lessive truc ...) En meme temps qu'il devenait un consommateur roi, l'enfant est devenu un despote. De plus en plus , c'est sa culotte courte qui commande à la maison. Papa et maman s'inclinent et sont même farouchement disposés à tomber à bras raccourcis sur le malotru tenté de dérober une unité à la collection inutile. La société de consommation a provoqué la démission des parents : l'enfant a tous les droits.
Comment s'étonner dès lors de voir se perdre les valeurs civiques ? Or, chose étrange, on compte sur l'école pour les restaurer, c'est bien connu :" l'école n'a qu'à ...", " c'est à l'école qu'il faut..." Et dans le même temps on conteste l'autorité de l'école. Dans notre société, ce qui était inconcevable lorsque j'étais un enfant est devenu possible. ( ... ) On ne saurait éduquer sans donner le goût de l'effort et sans prêcher l'exemple. La sanction, positive ou négative est indispensable et toute éducation comporte une part de dressage. Le mot est lâché, oui, de dressage, il faut dresser le tout-petit à dire :" merci, pardon, s'il te plait " dès qu'il parle mais en lui disant à lui-même :" merci, pardon, s'il te plait."
Alors que ceux qui démissionnent, que ceux qui démolissent ce qui est si difficile de bâtir ne demandent pas aux enseignants de rouler le rocher de Sisyphe. A la somme d'efforts et de vertus qu'ils exigent des enseignants, je connais bien peu de leurs détracteurs qui soient dignes d'enseigner. "

Je recopie ici,partiellement, une réaction publiée lundi dernier dans le courrier des lecteurs de mon quotidien régional. Elle émane d'un vieux monsieur de 79 ans qui n'a plus rien à perdre, a beaucoup donné à l'école primaire et ne peut s'empêcher de bondir chaque fois qu'un enseignant ou une enseignante souhaitant transmettre des connaissances dans les conditions d'attention et de discipline requises ,est gressé verbalement ou physiquement.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 03 mars 2008

deux fautes de frappe :" enseignants " et " est agressé" sauf erreur ou oubli.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 03 mars 2008

Suspension de toute possibilité de données nominatives, sur "not2be".
Bon appétit à tous.

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2008

Selon Foucambert, un des principaux responsables de la destruction de l'école élémentaire, le but avoué est de rénover totalement cet enseignement, en rejetant globalement l'école de Jules Ferry ("L'école de Jules Ferry, un mythe qui a la vie dure".)

C'est ainsi qu'il rejette la discipline, fondée sur le respect de la règle, car "elle développe une logique de soumission".

Foucambert formule, plus nettement que les autres pédagogistes, les thèses qui ont débouché sur la destruction simultanée de la discipline, de la transmission méthodique et progressive des connaissances, de l'apprentissage rigoureux des tables et des règles de grammaire, et de l'alphabétisation dans l'apprentissage de la lecture.

Appliquée massivement dans l'école, les idées de Foucambert, diffusées par les "formateurs" des maîtres, ont contribué de manière significative au développement de nouvelles formes de barbarie, notamment à l'école, mais également dans son environnement, par le relâchement de la discipline.

Ce n'est pas la culture qui est source de barbarie, comme le prétend Meirieu, c'est l'absence de discipline.

Cette barbarie, cette violence, prend des formes terrifiantes, allant jusqu'aux tentatives de meurtre ludiques, dès l'école primaire.

L'école demeure telle que l'on voulue Jospin, Allègre et Meirieu en particulier. Ils ont imposé l'utopie comme principe pédagogique au sein des IUFM, dont ils sont les inventeurs et les promoteurs.

Les futurs professeurs, non préparés à comprendre l'enfance et 'adolescence d'aujourd'hui, sont pris dans un torrent d'idéologie vaseuse qui les empêche de penser. On prétend instruire, sans les discipliner, les nouvelles générations françaises ou immigrées de fraîche date.

Si l'on veut instruire les élèves, il faut les discipliner. Le climat de la classe agit sur l'attitude des élèves envers le savoir et à l'égard des professeurs. Il n'y a pas d'apprentissage réussi sans une maîtrise élémentaire de soi.

L'institution de la discipline scolaire peut aider à maîtriser les débordements des élèves.

Durkheim dit :" Une classe indisciplinée est une classe qui démoralise. Une classe sans discipline est comme une foule".

Les carences de cette discipline, s'ajoutant à l'échec scolaire, puisque la plupart des enfants n'acquièrent plus les automatismes scolaires de base ( savoir lire, écrire, compter, calculer) se révèlent particulièrement au collège.

Les élèves vivent leur puberté au milieu d'une foule aux pulsions incontrôlées.
Ces formes de barbarie individuelles et collectives sont l'expression du rejet des missions essentielles de l'école.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 03 mars 2008

Ah, que c'était bon, les vacances...)-:

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2008

Jo, revenez... C'est vraiment trop triste!

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2008

Jo, revenez... C'est vraiment trop triste!

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2008

Christophe : chhhhhhhhhuuuut.

Ecrit par : Kap | 03 mars 2008

.

Jack Lang voit dans les projets de Xavier Darcos "un appauvrissement intellectuel de l'école"
LE MONDE | 03.03.08 | 09h56 • Mis à jour le 03.03.08 | 09h58


Deux fois ministre de l'éducation (de 1992 à 1993 et de 2000 à 2002), Jack Lang, député PS, figure parmi les ministres d'ouverture potentiels en cas de remaniement du gouvernement. Il met en cause les propositions du ministre de l'éducation nationale Xavier Darcos sur la refonte des programmes du primaire.

La refonte des programmes de l'école primaire est-elle une bonne idée ?

Je porte à Xavier Darcos estime et considération. Mais l'école est le combat de ma vie, et cela m'oblige à tirer la sonnette d'alarme sur la dangerosité du projet qu'il vient d'annoncer. Ce plan fait table rase des programmes de 2002, que j'avais eu l'honneur de concevoir avec le concours du recteur Philippe Joutard et du Conseil national des programmes, présidé à l'époque par Luc Ferry.

Ces programmes seraient-ils intouchables ?

Bien sûr que non. Il faut les adapter à la lumière de l'expérience. Mais pourquoi les défigurer et les briser ? J'ai été douze ans ministre de la République, jamais je n'ai cassé ce que mes prédécesseurs avaient entrepris.
Ces textes de 2002 ont été plébiscités par la communauté éducative. Xavier Darcos lui-même les avait jugés, je cite, "ambitieux" et "exigeants".
Leur philosophie centrale est la maîtrise de la langue française. Leur autre idée-force est de ne jamais séparer le rationnel du sensible et de marier en permanence la rigueur des apprentissages de base et l'éveil de l'imaginaire.

N'était-il pas urgent de se "recentrer sur les fondamentaux" ?

Arrêtons l'imposture consistant à faire passer pour neuves des mesures qui figurent déjà dans les textes en vigueur ! C'est en 2002 que la réhabilitation des savoirs fondamentaux a été opérée, avec une forte augmentation des horaires consacrés à la langue française et au calcul, et des mesures spécifiques sur la grammaire, l'orthographe, le vocabulaire, la récitation ou la rédaction, car il est nécessaire de faire ses gammes.
Faire croire que l'éducation civique aurait été abandonnée ou prétendre que l'enseignement de l'histoire aurait négligé les repères chronologiques sont des mensonges.
Mais il est vrai que, personnellement, je n'aurais pas accepté le gavage d'événements et de dates proposé dans le projet actuel, où, étrangement, on ne trouve pas la Déclaration des droits de l'homme de 1789.

Que de reproches !

Hélas, ce projet se caractérise par un appauvrissement intellectuel de l'école. Beaucoup de choses passent à la trappe, comme l'obligation de lire chaque mois un livre de littérature, ou le cahier personnel de l'élève en histoire ou en sciences, ou encore l'éducation artistique.
Les auteurs du projet préfèrent obliger les enfants à apprendre le plus-que-parfait et le futur antérieur, qui figurent jusqu'à présent au programme du collège, ou privilégier le calcul sur papier au détriment du calcul mental. On ne s'attaque pas à la vraie faiblesse en mathématiques des élèves français : la résolution des problèmes.
Et comment ne pas s'alarmer de voir s'avancer une véritable "primarisation" de la maternelle qui, si on lit bien le projet, imposerait à marche forcée l'apprentissage de la lecture dès la grande section.
C'est un non-sens qui pénaliserait beaucoup d'élèves et creuserait les écarts avant même le CP. L'enrichissement de l'expression orale est un préalable indispensable à la découverte de l'écrit. Prétendre s'en dispenser est d'un amateurisme éclatant.

Pour l'instant ce sont des propositions…

J'en suis heureux. Xavier Darcos est un homme de bon sens. Puisqu'il ne considère pas son projet comme définitif, je le conjure d'y renoncer sous cette forme.
Pourquoi se précipiter ? Pourquoi appliquer de nouveaux programmes à la rentrée prochaine s'ils ne sont pas prêts ? Un moratoire serait raisonnable. Les programmes de 2002 ont été le fruit d'une gestation de dix-huit mois, associant les experts et les 350 000 maîtres du primaire.
Du coup, ces derniers se sont appropriés cette démarche. La méthode actuelle est inverse : un travail bâclé, sans vraie concertation à ce jour et dont le résultat ressemble à du copier-coller.
Ce projet rabaisse l'enseignement à une sorte d'apprentissage de mécanismes, sans lien avec la culture, la vie, le monde, l'histoire… C'est démotivant pour les enfants comme pour les maîtres. De grâce, qu'on se donne le temps de faire mieux !


Propos recueillis par Luc Cédelle

La réforme Darcos ne s’imposera sur le terrain que si les acteurs l’appliquent. Gageons que la majorité des PE tournera définitivement les pages Jospin et Lang, mais surtout, je crains qu’un échec de Darcos aux municipales ne signe la fin de cette réforme. A vos bulletins de votes, le combat ne fait que commencer, une bataille a été gagnée, donnons l’estocade finale à la bêtise au front de taureau.

Philippe.

Ecrit par : Phil Del | 03 mars 2008

Jo, revenez... C'est vraiment trop triste!

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2008

Christophe : chhhhhhhhhuuuut.

Ecrit par : Kap | 03 mars 2008

Christophe, votre allergie légendaire aux posts d' Anne-Marie Valette vous pousse à d'effroyables extrémités.

Lui demanderiez-vous, par hasard, de vous donner du cyanure pour un simple mal de tête ?

A moins que vous ne soyez comme W. Churchill répondant à cette suffragette particulièrement remontée :

" - Monsieur le premier ministre, si j'étais votre femme, je mettrai du poison dans votre thé !

- Eh bien, Madame, si j'étais votre mari, je le boirais !"

Ecrit par : Robin | 03 mars 2008

errata : je mettrais avec un "s" !

Ecrit par : Robin | 03 mars 2008

Phil Del a écrit : "mais surtout, je crains qu’un échec de Darcos aux municipales ne signe la fin de cette réforme."

Cela n'arrivera pas. Du moins pas pour cette raison.

Sarkosy ne démissionnera pas un ministre battu aux municipales. S'il n'y en avait qu'un et que cela l'arrange, à la rigueur (ex : Juppé). Il risque plutôt d'y avoir plusieurs battus.

Le discours sera du genre : "les municipales sont une élection locale et gna gna gna"

Sarkosy a besoin de Darcos pour l'instant. Evidemment, si le Maître du Moloch met un de ces jours un million de personnes dans la rue...

Ecrit par : dugong | 03 mars 2008

" - Monsieur le premier ministre, si j'étais votre femme, je mettrai du poison dans votre thé !

- Eh bien, Madame, si j'étais votre mari, je le boirais !"

C'est très drôle ! Excellente anecdote !

Ecrit par : Jeremy | 03 mars 2008

Une bonne nouvelle:

Note2be.com: Darcos satisfait de la décision du tribunal des référés

Le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, a "pris acte avec satisfaction" lundi de la décision du tribunal des référés de Paris ordonnant la suppression de toutes les "données nominatives" sur le site "note2be.com", qui propose aux élèves de noter les enseignants, en citant leur nom.

Dans un communiqué diffusé par ses services, M. Darcos a réaffirmé qu'il revenait "aux inspecteurs et aux chefs d'établissements, dûment habilités à cet effet, d'évaluer les enseignants".

Le ministre a également fait part de "son soutien aux enseignants dont la mission difficile ne saurait faire l'objet d'atteintes anonymes sur internet".

Lundi dernier, l'audience avait mis aux prises, d'un côté les avocats du site ouvert le 29 janvier et de son créateur, Stéphane Cola, chef d'entreprise inscrit pendant un temps sur la liste UMP aux municipales dans le VIIIe arrondissement de Paris, de l'autre ceux du Snes-FSU, syndicat majoritaire dans les collèges et lycées, et d'une cinquantaine d'enseignants.

Les deux parties s'étaient opposées sur trois questions de fond: la protection de la vie privée, la garantie statutaire des enseignants d'être notés de manière contradictoire et par leur hiérarchie, la liberté d'expression.

La Commission nationale de l'Informatique et des libertés (Cnil) doit de son côté rendre le 6 mars sa décision sur ce site qui a suscité un très vif émoi dans la communauté éducative.

Ecrit par : Ponocratès | 03 mars 2008

Moi, je trouve scandaleux qu'on ait infligé 13 ans de prison à ce petit jeune qui était pourtant si spontané dans son geste. Poignarder son prof est une "séquence" IUFM;"utilisation de l'outil et analyse du geste déduit par cette utilisation" Conférence de Paul Bastos et Jean-Louis Opinel, formateurs IUFM.
DONC c'est l'enseignante qu'il fallait foutre en taule pour avoir osé frôler la mort et donc traumatiser un enfant. Que dis-je, traumatisé toute une classe. Il fallait, si cette dame avait eu deux sous de conscience professionnelle, qu'une fois frappée par le couteau , elle demande au bon jeune Zaïrois traumatisé de bien vouloir avoir l'obligeance de prendre son cahier de texte et de prévoir un devoir de recherche sur les armes blanches....non mais.
Signons la pétition pour l'incarcération de cette collègue et la libération immédiate de son poignardeur si spontané.

Ecrit par : montaigneàcheval | 03 mars 2008

Moi,le site Note 2 be, c'est tellement méprisable ue ça se dégonflera de soi-m^êmme, pas besoin de mobiliser les émdias, le ban et l'arrière-ban. N'y a qu'à voir son promoteur, une certain Cola.gueule de chef de produit, de vendeur de fenêtres en kit à des retraités cardiaques, petit jacky franchouilard, ce qu'il y a depire. mariage à Pavillons-sous-bois avec la danse des canards et la chenille. Une merde, quoi...suffit de tirer la chasse. C'est trop d'honneur à lui faire, Brighelli, d'en pparler sur votre site. Ce genre de cloporte ne mérite que l'oubli...bizarre d'ailleurs, je me demande si ce petit con ,ce petit sauteur inculte n'était pas un de mes élèves à Saint-Mard, en Seine et Morne??? Enfin, pas de quoi en faire un fromage....au bout de quelques semaines, comme les Playstations , les cartes Yugiyo, Pokémon ou ce que vous voulez, ce sera fini. Et puis si jamais ils me notent, je m'en tamponne le coquillard....d'autre part si nous ne sommes pas capables d'en rire, c'est dire à quel point nous méritons les tombereaux de fumier qu'on nous balance dessus.....

Ecrit par : montaigneàcheval | 03 mars 2008

je crains qu’un échec de Darcos aux municipales ne signe la fin de cette réforme. A vos bulletins de votes, le combat ne fait que commencer, une bataille a été gagnée, donnons l’estocade finale à la bêtise au front de taureau.

Philippe.

Ecrit par : Phil Del | 03 mars 2008

La manoeuvre est habile...
Certains ont essayé de convaincre ici que la présidentielle était un référendum pour ou contre le pédagogisme.
Vous n'allez quand même pas nous faire le coup à chaque élection ?

Ecrit par : Pat | 03 mars 2008

En même temps, le nombre de Périgourdins présents sur ce blog ne doit pas être si élevé.

Ecrit par : Jeremy | 03 mars 2008

Les périgourdins sont des truffes et Darcos est leur chien truffier.... (proverbe quercynois du XIIIème siècle)

Ecrit par : montaigneàcheval | 03 mars 2008

Normalement les fous ne sont pas responsable de leur actes.
Ce gars là était fou/amok, c'est de soins dont il a besoin. àmha.

Enfermez 3+2+1bil (plutôt)
Libérez Marie-Jeanne

Ecrit par : toto | 03 mars 2008

PArdonnez-moi, toto, mais j'ai RIEN COMPRIS....RIEN...
Enfermez 3+2+1bil (plutôt)
Ah, si, ça y est.......sibille??????

Libérez Marie-Jeanne
Ecrit par : toto | 03 mars 2008

Ecrit par : montaigneàcheval | 03 mars 2008

Marie-Jeanne Husset ? Celle de 60 millions de consommateurs ? Ils l'ont enfermée dans un Leclerc de province pour avoir dit que les prix avaient augmenté ?

Ecrit par : Jeremy | 03 mars 2008

Signons la pétition pour l'incarcération de cette collègue et la libération immédiate de son poignardeur si spontané.

Ecrit par : montaigneàcheval | 03 mars 2008

Je tiens à être l'un des tous premiers signataires de lapétition...aux côtés de Jo, bien entendu. Merci de nous donner le lien MàC...

S... de profs !

Ecrit par : Robin | 03 mars 2008

"Selon Foucambert, un des principaux responsables de la destruction de l'école élémentaire, le but avoué est de rénover totalement cet enseignement, en rejetant globalement l'école de Jules Ferry ("L'école de Jules Ferry, un mythe qui a la vie dure".)

C'est ainsi qu'il rejette la discipline, fondée sur le respect de la règle, car "elle développe une logique de soumission".

Foucambert formule, plus nettement que les autres pédagogistes, les thèses qui ont débouché sur la destruction simultanée de la discipline, de la transmission méthodique et progressive des connaissances, de l'apprentissage rigoureux des tables et des règles de grammaire, et de l'alphabétisation dans l'apprentissage de la lecture.

Appliquée massivement dans l'école, les idées de Foucambert, diffusées par les "formateurs" des maîtres, ont contribué de manière significative au développement de nouvelles formes de barbarie, notamment à l'école, mais également dans son environnement, par le relâchement de la discipline.

Ce n'est pas la culture qui est source de barbarie, comme le prétend Meirieu, c'est l'absence de discipline.

Cette barbarie, cette violence, prend des formes terrifiantes, allant jusqu'aux tentatives de meurtre ludiques, dès l'école primaire.

L'école demeure telle que l'on voulue Jospin, Allègre et Meirieu en particulier. Ils ont imposé l'utopie comme principe pédagogique au sein des IUFM, dont ils sont les inventeurs et les promoteurs.

Les futurs professeurs, non préparés à comprendre l'enfance et 'adolescence d'aujourd'hui, sont pris dans un torrent d'idéologie vaseuse qui les empêche de penser. On prétend instruire, sans les discipliner, les nouvelles générations françaises ou immigrées de fraîche date.

Si l'on veut instruire les élèves, il faut les discipliner. Le climat de la classe agit sur l'attitude des élèves envers le savoir et à l'égard des professeurs. Il n'y a pas d'apprentissage réussi sans une maîtrise élémentaire de soi.

L'institution de la discipline scolaire peut aider à maîtriser les débordements des élèves.

Durkheim dit :" Une classe indisciplinée est une classe qui démoralise. Une classe sans discipline est comme une foule".

Les carences de cette discipline, s'ajoutant à l'échec scolaire, puisque la plupart des enfants n'acquièrent plus les automatismes scolaires de base ( savoir lire, écrire, compter, calculer) se révèlent particulièrement au collège.

Les élèves vivent leur puberté au milieu d'une foule aux pulsions incontrôlées.
Ces formes de barbarie individuelles et collectives sont l'expression du rejet des missions essentielles de l'école."

Liliane Lurçat, enseignante et chercheur au CNRS, docteur en psychologie et docteur ès lettres

("La destruction de l'enseignement élémentaire et ses penseurs " mise à jour de la deuxième édition.)

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 03 mars 2008

Dobolino, si vous acceptez qu'une frustrée mégalo, qui se fait passer pour inspecteur ou prof de fac, compisse Sanseverina et tous les profs de ce blog, c'est à votre guise.

Maintenant, une prétendue troll, qui est capable de dire que vous avez été mal accueillie à votre arrivée (ce dont personne ne se souvient), qui sait que cadichon a été traitée de folle en 2006 (quelles recherches sur le blog!), qui ne poste qu'en même temps que vous, qui trouve comme vous que les profs sont trop dépressifs, qui a comme vous deux enfants, qui dit que son pseudo ne durera qu'une journée, et que vous soutenez bec et ongles, je dois peut-être rajouter schizophrénie à la longue liste des maux dont elle est atteinte ?

Christophe, bonne nuit !

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008
Non, non! Jo n'est pas moi ou je suis schizo grave ou vous parano...
Je sais les racines du long cri de douleur et de haine de Jo. Le frère de lait de Jo est un être fin, élégant, sensible, que je juge encore en formation et auquel je porte une affection un peu maternelle. D'où mon envie de prendre un peu la défense de sa sœur malgré son côté un peu harpie et sorcière.
Son petit frère en son temps fut ici plus léger et courtois. Tentant de développer avec moins de hargne et d'insultes des idées similaires, il ne réussit pas à se faire entendre et subit quelques injures. Comprenant son désarroi, Josette, qui ne craint pas les coups, est venue à la rescousse.
Je suis comme Sibille, le problème n'est pas de savoir si je suis absolument d'accord avec Josette et son petit frère...
En tout cas, Josette a démontré hier, par sa provocation, que l'esprit de corps l'emportait souvent sur la réflexion distante.
Tant que les enseignants et les vétérinaires se protègeront les uns les autres, même dans les cas les plus graves, on ne s'en sortira pas!
Cracotte est décédée de la rage alors que Gamin et Youpi sont morts l'un d'une babésiose l'autre d'une intoxication. C'est ça... Parfait! Les vétérinaires de Gamin et Youpi nous ont mis dans la panade et je n'aimerais pas être à leur place. Je serais morte de honte à moins que je puisse justifier de circonstances très particulières. Avant de défendre les deux confrères qui ont posé un diagnostic erronné sur des cas aussi graves sur le plan sanitaire, j'attendrais une enquête complète et en bonne et due forme. Peut-être sont-ils excusables, au même titre que le gifleur du fils de gendarme, mais ils ne méritent aucune excuse a priori et surtout pas pour la simple et bonne raison qu'ils appartiennent à mon corps de métier.
En attendant, leur erreur me servira de leçon et je vais redoubler de vigilance, me répétant à chaque consultation d'un animal à troubles neurologiques entraînant une mort rapide avec symptomes d'encéphalite, l'adage qui me fut inculqué "tout est rage, rien n'est rage".
Donc, je dirais qu'effectivement, j'en ai parfois un peu ma claque de ces fonctionnaires qui se couvrent les uns les autres et de ces fonctionnaires qu'on mute dans un autre secteur au lieu de les licencier quand ils ne font pas leur travail. L'abrutie qui a salopé mon avis d'imposition 2006 a été mutée et non mise à pied alors que ça fait plusieurs années qu'elle salope le fichier du CDI. Quant à mes difficultés conséquentes avec la CAF, le CDI s'en lave les mains.
Maintenant, si mes journaux professionnels, la DSV, le syndicat et l'Ordre ne nous publient pas des articles pour nous rappeler à nos devoirs et nous mettre en garde contre des erreurs aussi grossières et font front pour dire qu'il n'y a rien d'anormal à confondre une rage et une piroplasmose, alors là, ce sera aussi lamentable que de couvrir un enseignant qui exerce sa profession sans conscience et selon son humeur, qui ressert le même cours et la même prèp et les mêmes contrôles pendant quinze ans quelque soient les élèves en face etc...
Si Gamin qui avait séjourné au Maroc, avait été diagnostiqué ou suspecté le 12/11/2007, préalablement à son euthanasie, nous n'en serions pas aujourd'hui à mobiliser tous les vétos et médecins et DDASS et tout et tout! Il ne peut même pas s'agir de la crainte de ne pas être rémunéré par le propriétaire de Gamin puisque l'analyse du cerveau est à la charge de l'Etat en cas de suspicion d'encéphalite rabique.
On va dire que si je prends la défense de ces confrères a priori, cela signifie que je me trouve excusable si je commets une telle erreur. Je ne veux pas me trouver excusable dans un tel cas sauf extrêmes circonstances atténuantes de rage atypique sur un chien vacciné sans paralysie du pharynx et sans modification du comportement.

Ecrit par : dobolino | 03 mars 2008

" - Monsieur le premier ministre, si j'étais votre femme, je mettrai du poison dans votre thé !

- Eh bien, Madame, si j'étais votre mari, je le boirais !"


Ah mais non ! Le thé ça donne un goût.

Ecrit par : Sergio | 03 mars 2008

Dobolino a écrit :
"tout est rage, rien n'est rage
...
alors là, ce sera aussi lamentable que de couvrir un enseignant qui exerce sa profession sans conscience et selon son humeur, qui ressert le même cours et la même prèp et les mêmes contrôles pendant quinze ans quelque soient les élèves en face etc..."

Impossible Dobolino ! Le Moloch a pensé à tout : les programmes changent rituellement avant !

Nos élèves n'ont pas la rage. C'est bien ça le problème !

Ecrit par : dugong | 03 mars 2008

Bonjour Anne-Marie Valette.
Les élèves, certes, les élèves. le bien-être, l'épanouissement à tout prix des élèves, leur bonheur. Mais voilà, ce que les scélérats de gauche et de droite confondus ont oublié, sciemment dans ce discours sirupeux, c'est une évidence; l'enseignement est un ECHANGE, une COMMUNION, oui, une communion. Et dans un échange, il y a deux parties . Si le prof est malheureux, mal considéré, humilié par la racaille administrative, piétiné par , avouons-le, une grosse minorité des parents, eux-mêmes ,d'ailleurs rancis, frustrés, racornis de dépit devant cet enfant qui à eux aussi se dérobe, comment ce prof saura-t-il enseignner, transmettre la sève du savoir et surtout de l'être????
Vers 1890, Nietzsche, dans son "Discours sur nos établissements d'enseignement" avait déjà tout dit. un professeur malheureux, un Professor Unrat, fera des élèves malheureux. Alors si l'on veut "régler " le problème des coups de poignards, des mains à la foufoune, des doigts d'honneur, des insultes, des mences ppar mail,, du happy-slapping, si l'on veut, enn bref, que les profs cessent d'être les Juifs de cette société, il conviendrait d'abord que la société, dans son ensemble, se décidee à compatir, d'abord, puis à abonder dans notre sens. Car nous sommes, à 99% des champions, des virtuoses. Je l'ai souventes fois répété ici, à quel point, depuis 26 ans que j'enseigne, j'ai éprouvé une admiration, et , oui, une affection, disons-le pour mes collègues, pour leur intelligence, leur dévouement et cette patience gentille et fraîche dont ils faisaient preuve avec les mômes.
J'ai reçu, récemment, sur "COPAINS D'AVANT" un site un peu concon, certes, mais symapthique, 53 messages d'anciens élèves de mon vieux collège de Saint-mard, en Seine-et-marne, qui tous me disaient qu'il n'avaient jamais oublié mes cours...à.quelle plus belle décoration pourrais-je donc bien aspirer?? pourrions-NOUS tous aspirer???

Alors qu'on nous lâche la grappe....et qu'on veuille bien :

-nous payer 30 % de plus au moins, nous et les ATOS, les surveillants, etc etc...sans quoi, nous resterons des minables aux yeux d'un monde consumé et consumérisé....et des minables, on leur crache de ssus, on s'en sert comme paillasson ou comme ramasse-crottes....
-ordonner aux petits chefaillons de nous respecter
-nous laisser mener notre barque, capitaines expérimentés et fiers
-qu'on nomme 25000 profs de plus au moins....et surtout, surtout,
QU'ON FASSE LE 4 AOUT DES IUFM....FIN DES PRIVILEGES DE CES OFFICINES MEURTRIERES....n'allons pas jusqu'à guillotiner Meirieu, Frakowiak et la Charmeux, mais mettons-les hors d'état de nuire....

UN PAYS DONT LES PROFS SONT HEUREUX AURA UNE JEUNESSE DEMOCRATIQUE ET HEUREUSE.

Ecrit par : montaigneàcheval | 03 mars 2008

alors là, ce sera aussi lamentable que de couvrir un enseignant qui exerce sa profession sans conscience et selon son humeur, qui ressert le même cours et la même prèp et les mêmes contrôles pendant quinze ans quelque soient les élèves en face etc..."

Impossible Dobolino ! Le Moloch a pensé à tout : les programmes changent rituellement avant !

Nos élèves n'ont pas la rage. C'est bien ça le problème !

Ecrit par : dugong | 03 mars 2008

Ce qui n'empêche nullement certains de vos collègues de ne pas s'en préoccuper, j'en suis témoin!
Certains titulaires de chaire du supérieur font de même. J'ai eu en 1980 un professeur d'anatomie pathologique qui n'était pas sorti de la tuberculose et de la syphillis, ceci d'autant plus cocasse que la syphillis n'est pas une maladie animale.

Ecrit par : dobolino | 03 mars 2008

UN PAYS DONT LES PROFS SONT HEUREUX AURA UNE JEUNESSE DEMOCRATIQUE ET HEUREUSE.

Ecrit par : montaigneàcheval | 03 mars 2008

Vous croyez vraiment qu'"on" veut une jeunesse démocratique et heureuse???????

Ecrit par : dobolino | 03 mars 2008

"J'ai eu en 1980 un professeur d'anatomie pathologique qui n'était pas sorti de la tuberculose et de la syphillis, ceci d'autant plus cocasse que la syphillis n'est pas une maladie"

Avec la syphilis et la tuberculose en même temps, il n'avait que peu de chance de s'en sortir.

N'avait-il pas aussi une typhoïde non diagnostiquée dont les effets étaient masquées par les deux premières ?

Ecrit par : dugong | 03 mars 2008

C'est pas fin, Dugong, mais bon, nous sommes sur la digestion...

Ecrit par : dobolino | 03 mars 2008

"J'ai eu en 1980 un professeur d'anatomie pathologique qui n'était pas sorti de la tuberculose et de la syphillis, ceci d'autant plus cocasse que la syphillis n'est pas une maladie"

Avec la syphilis et la tuberculose en même temps, il n'avait que peu de chance de s'en sortir.

Rires, dugong, j'ai pensé exactement la même chose.

Ecrit par : Jeremy | 03 mars 2008

A lire les réactions dans la presse à la condamnation de note2be, on comprend que la haine de beaucoup vis à vis des enseignants est immense *.

Certain(e)s aimeraient que nous ne fassions pas corps dans ces conditions ?

Continuez camarades, le monde est sur la bonne voie.

Quant à moi, tranquillement, un mot d'ordre s'impose pour les cons populistes :

"qu'ils me haïssent pourvu qu'ils me craignent".

* Il n'est pas inintéressant de constater que la bave est particulièrement abondante au Figaro.

Ecrit par : dugong | 03 mars 2008

Merci, Montaigne, d'avoir lu mon message.
Je suis 100 % d'accord avec ce que vous dites !

Quand on lit l'ignoble missive de Jack Lang (le Monde) mettant en cause les réformes si timidement esquissées par Darcos, on se dit que vraiment, nous sommes au siècle du mensonge : plus c'est gros mieux ça passe ! Quand je pense que ce zozo est encore assez haut dans les sondages, et que ses élucubrations risquent d'être prises au sérieux ! Cela vaut largement celles de Jacques Attali.

Malheureusement, le mal est tellement profond, tellement ignoré de la majorité des gens, les pédagos tellement actifs : l'école casse à tours de bras des enfants normalement intelligents.

Les rares enseignants qui instruisent sont vilipendés, menacés, déplacés, sanctionnés, par les inspecteurs tout acquis au pédagogisme, alors que leur rôle devrait être de les aider et de les conseiller.

Madame Lurçat parle de la dimension tragique du destin scolaire de beaucoup d'enfants, qui auraient pu ne pas échouer, ou ne pas se désintéresser de l'école.

Il est devenu une banalité d'associer l'échec des apprentissages à l'origine sociale des enfants, à des "handicaps" qu'il faudrait détecter le plus tôt possible. (Et s'il était "dyslexique??")

L'échec devient massif, avec un discours angélique en faveur des enfants pauvres, qui sont pourtant les premières victimes du système.

"Une destruction patiente et méthodique à partir du haut, dit encore madame Lurçat, est engagée : la destruction de l'écriture-lecture, méthode del'Ecole de la République, sous les effets combinés du scientisme et des errances idéologiques de l'Education Nouvelle.

La responsabilité des lieux de formations est grande , on y initie les futurs maîtres d'école à l'idée que l'enfant pourrait construire seul son savoir."

Cette situation conduit des parents désespérés à consulter le monde médical : psychologues, psychiatres, psychanalystes,tout ce beau monde n'y connaît pas grand-chose)sur la demande de la psychologue scolaire, elle-même convoquée par l'institutrice, sur demande de l'orthophoniste : s'enclanche alors un circuit infernal, dont peu d'enfants risquent de sortir indemnes. (6 millions d'enfants traités à la ritaline aux USA, paraît-il.)

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 03 mars 2008

"J'ai eu en 1980 un professeur d'anatomie pathologique qui n'était pas sorti de la tuberculose et de la syphillis, ceci d'autant plus cocasse que la syphillis n'est pas une maladie"

Avec la syphilis et la tuberculose en même temps, il n'avait que peu de chance de s'en sortir.

Rires, dugong, j'ai pensé exactement la même chose.

Ecrit par : Jeremy | 03 mars 2008

Ça, c'est la faute à Josette!
Si j'avais voulu dire qu'il en était atteint et n'en avait pas guéri, je vous signale que j'aurais écrit qu'il ne S'était pas sorti de...
Sans Josette et ma prise de position, vous n'auriez pas relevé de faute là où il n'y en a que dans votre cerveau alambiqué habitué à sacquer les copies des élèves dont la tête ne vous revient pas, que ce soit pour une insolence, une odeur ou un anodin coup de poignard dans le dos. Je vois bien là la mesquinerie de nos petits professaillons!

Ecrit par : dobolino | 03 mars 2008

Allons Dobolino, soyez bonne joueuse ! Ce n'est pas vous que je moque, c'est l'esprit de sérieux généralisé...

Ecrit par : dugong | 03 mars 2008

Dobolino, dans le cas de Jo il ne s'agissait pas de faire corps pour couvrir une faute professionnelle inexcusable, mais de défendre Sanseverina qui ne m'est jamais apparue comme une pleurnicharde ayant baissé les bras mais comme une enseignante énergique et lucide...

Ecrit par : Sylvie Huguet | 03 mars 2008

En même temps, le nombre de Périgourdins présents sur ce blog ne doit pas être si élevé.

Ecrit par : Jeremy | 03 mars 2008

Les périgourdins sont des truffes et Darcos est leur chien truffier.... (proverbe quercynois du XIIIème siècle)

Ecrit par : montaigneàcheval | 03 mars 2008

Attention, vous vous rapprochez d'une région qui m'est chère ; que vous critiquiez les Périgourdins, passe encore : ils se sont appropriés l'essentiel de la gastronomie quercinoise, la meilleure du monde, mais gare à ne pas franchir la frontière. Je veille du haut du donjon de Nadaillac, Nadaillac-de-Rouge évidemment...

Ecrit par : Victor | 03 mars 2008

Laisse béton, victor, je suis périgourdin d'adoption et le meilleur service à rendre à cette région est que tout le monde croit que c'est moche, que ça peu et que c'est plein de cons.

Pour vivre heureux, vivons caché !

Ecrit par : dugong | 03 mars 2008

que ça pue !

Ecrit par : dugong | 03 mars 2008

"votre cerveau alambiqué habitué à sacquer les copies des élèves dont la tête ne vous revient pas"
"Je vois bien là la mesquinerie de nos petits professaillons!"

Bravo dobolino ! Il ne vous plait plus, l'humour de dugong ?
Et depuis quand vous nous sortez les poncifs de comptoir quand un trait d'humour ne vous plaît pas ?
Vous vous êtes laissée envahir par la démagogie ambiante.

Mais dire qu'on sacque nos élèves quand l'humour d'un prof ne vous plaît pas, ca en dit long. Heureusement, les poncifs sont gratuits.

Ecrit par : Jeremy | 03 mars 2008

Merci Dugong !
Ne confondons pas Nadaillac (Périgord / Dordogne = chez Darcos) et Nadaillac-de-Rouge (Lot) ; sur le site de cette dernière commune vous comprendrez la différence :
"En 1923 fut inauguré le monument aux morts. Cette manifestation fut troublée par des échauffourées conduisant au lynchage de 3 camelots du Roi, extrémistes de droite à l’époque. Lynchage effectué par les républicains venus nombreux des communes du Canton et des cantons limitrophes."

Ecrit par : Victor | 03 mars 2008

Et depuis, c'est Hugo Chavez qui a été élu maire :

www.cc-haute-bouriane.fr/nadaillac_haute_bouriane_lot.php - 57k -

Ecrit par : Victor | 03 mars 2008

" Vous vous êtes laissée envahir par la démagogie ambiante"
écrit par Jeremy, 3 mars 2008

Jeremy, je crois que les formules de Dobolino étaient à prendre au second degré.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 03 mars 2008

J'avoue que je connais peu le Lot dont je me contente de traverser les longues lignes droites en large excès de vitesse pour me rendre en Dordogne venant de Marseille et réciproquement...

Ecrit par : dugong | 03 mars 2008

J'ai vu le Chavez du Lot : il a un aspect cro-magnon assez prononcé. Mais, par ailleurs, je croyais tous les russes paillards ?!

Ecrit par : dugong | 03 mars 2008

Ouah, Dugong, celle-là il fallait aller la chercher au fond de la forêt Barade !

Ecrit par : Victor | 03 mars 2008

Le dernier livre de Victor Hugo Chavez " LOS CHATIMENTOS CONTRA LOS PUERCOS DE COLOMBIA"....Commment dit-on Sarajevo et Archiduc François Ferdinand, en vénézuélien ou en colombien???

Ecrit par : montaigneàcheval | 03 mars 2008

"Je suis comme Sibille, le problème n'est pas de savoir si je suis absolument d'accord avec Josette et son petit frère...
En tout cas, Josette a démontré hier, par sa provocation, que l'esprit de corps l'emportait souvent sur la réflexion distante."

Franchement, que cette conne névrosée de Jo qui prétend être enseignante ait démontré quoi que ce soit hier, j'en doute. Qu'avait dit au juste Sanseverina ? Qu'elle avait vécu des temps particulièrement difficiles en tant qu'enseignante dans un ou des collèges très violents (ça existe, et c'est en effet l'enfer : vivre dans la crainte justifiée de se faire agresser PHYSIQUEMENT tous les jours, ce n'est pas facile). Désormais, Sanseverina enseigne dans un collège à peu près normal et elle préfère (comme c'est étonnant !). Par ailleurs, il se trouve qu'elle est chargée de cours à la fac. Est-ce que vous savez combien d'heures ça représente par semaine ? Franchement ? C'est loin d'être l'essentiel de son emploi du temps. J'ai une copine doc qui donne des cours à la fac, elle-aussi. Elle fait ça le mercredi en heures sup. C'est vraiment pas l'essentiel de son boulot. Je doute donc qu'on puisse qualifier Sanseverina de "planquée" vu le peu d'heures qu'elle va faire à la fac. Et puis pourquoi serait-on nécessairement un "planqué" quand on veut absolument bosser à la fac, franchement ? On peut avoir envie d'y travailler par ambition intellectuelle ou, même, parce qu'on aime faire cours à des étudiants de faculté, merde ! Parce qu'on aime échanger avec eux ! J'ai eu de très bons professeurs (pour la plupart, en tout cas) en Lettres Classiques à la fac de Rennes. Ils m'ont appris des tas de trucs, on pouvait leur poser autant de questions qu'on voulait, en cours, ils faisaient des heures sup gratos pour nous, Ils ne rechignaient jamais à nous préparer des exercices de trad et de commentaires supplémentaires quand on le leur demandait... J'ai eu des cons et des incapables, aussi. Et des gens qui rêvent de la fac pour s'y planquer, il y en a, oui, et de plus en plus, quand on sait qu'un jeune enseignant du secondaire a toutes les chances de commencer sa carrière à des centaines de kilomètres de sa région d'origine, dans l'un des pires collèges de France. Moi, qui ne suis pas une "planquée", franchement, je comprends. Par ailleurs, Sanseverina a dit qu'elle appréciait de pouvoir faire cours dans le calme. C'est ça qui aurait fait péter les plombs à le sombre conne qui nous con-pisse. Peut-être qu'avant de se jeter sur elle et de la harceler, l'affreuse jojotte aurait pu lui demander si c'était tout ce que Sanseverina appréciait, dans les cours qu'elle donne à la fac, le calme. Or, je doute que ce soit seulement ça. En revanche, je peux comprendre que quand on passe sa semaine à enseigner à des collégiens agités, on puisse simplement apprécier le fait de ne pas avoir à répéter 15 fois la même consigne à voix haute pour se faire entendre. Et puis la pauvre anecdote du "Et les éudiants qui agressent leurs profs de fac parce qu'ils ne comprennent pas?" Là, on touche le fond. C'est le degré zéro de l'argumentation tellement c'est con. Comme si les étudiants s'en prenant à leurs profs de fac étaient légions ! Je suis sûre qu'on trouve plus de cas de ce genre aujourd'hui qu'il y a quinze ans, mais il faut arrêter de déblatérer des débilités. J'ai déjà écrit ici qu'il y avait à peu près la moitié des élèves de mon clg qui ne passaient pas au lycée général. Dans cette moitié, on trouve plus de 90 % des cas disciplinaires lourds (parmi lesquels des élèves qui n'en peuvent plus de traîner leur échec dans un clg poubelle, certes, mais aussi quelques belles ordures de première catégorie - qui terminent très vite en taule, généralement). Alors, les conneries de la con-pissante sur les étudiants délinquants... Laissez-moi rire. Ca représente quoi, comme chiffre ? 1 % ? Ah oui, ça, on risque de se faire agresser à tous les instants, à la fac ! J'espère que la chieuse de miettes était ironique, au moins - mais je n'en suis même pas sûre.

C'est à la bêtise de son commentaire et à son aspect totalement injuste et gratuit que Robin (je me permets de parler pour vous, vous rectifierez, s'il le faut) et moi-même avons réagi.

Et alors , pour la suite, le coup des miettes... Ecrire comme un porc (à moins que ce ne soit comme une pore ?) pour voir si quelqu'un allait lui faire une remarque. C'est pathétique. D'ailleurs, les remarques ne sont pas venues tout de suite, si je ne m'abuse. Et il a fallu qu'elle prétende être professeur pour que Jérémy lui fasse remarquer qu'elle avait une orthographe un peu limite. Franchement, la plupart du temps, les participants à ce blog ne font aucun commentaire sur l'orthographe des intervenant. Pourquoi l'autre connasse s'est pris une remarque dans les dents ? Parce qu'elle s'est soudain présentée comme une super prof, puis comme l'IPR, l'IG ou le principal, que sais-je? qui nous "chiait" (je cite) dessus. Il était évidemment assez facile de lui signaler que pour quelqu'un qui nous regardait depuis les cimes, il faudrait peut-être qu'elle revoie les bases.

Et ensuite, c'est la déferlante, les insultes en tous genres, les attaques contre tous, et le "Ah!Ah!Ah! Regardez à quel point vous êtes minables de corporatisme ! J'insulte l'un des "vôtres", et vous venez à sa rescousse ! Je l'avais bien dit." Franchement, je ne sais pas si je regarde Sanseverina comme l'une des "miennes", mais elle m'a l'air d'être quelqu'un de bien, et j'ai pris sa défense comme j'aurais pris la vôtre si vous aviez été attaquée de façon aussi grossière, injuste et stupide. Or, je ne suis pas vétérinaire, que je sache.

Bref, cette grognasse n'a rien prouvé du tout. Moi, je pense à ces innombrables conseils de classes auxquels j'ai participé et lors desquels certains collègues se sont fait agresser par des parents ou des élèves. Que ce soit juste ou injuste, ce n'est pas la question, ici. Non, ce qui importe, c'est ce qui suit : dans mon clg, quand ce genre de chose se passe, presque tous les professeurs baissent les yeux et laissent le collègue se faire lyncher, quand ils ne praticipent pas eux-mêmes au lynchage. Alors, l'esprit de corps systématique... J'en ai une vision plus que nuancée.

Par ailleurs, je précise, au passage, pour cette sombre conne de Jo que : quoique non mariée, je ne suis pas vieille fille, et je ne suis pas aigrie, j'apprécie plutôt mes élèves et mon travail avec eux même si parfois ils me désespèrent, je ne rêve pas d'aller me "planquer" à la fac, je ne suis pas prête à soutenir quelqu'un quoi qu'il ait fait sous prétexte que c'est un professeur, je n'attends aucun miracle de l'Etat (je m'attends même plutôt au pire, en ce moment), je ne rêve pas de richesse et de gloire et surtout, quand j'en aurai marre d'enseigner, je me casserai sans dire au revoir et sans regarder en arrière.

Ah, et pour Dobolino, j'enfonce le clou. Jo n'est certes pas folle, mais elle est franchement névrosée. Je répète, névrose n'est pas psychose. La plupart d'entre nous traînons chacun nos petites névroses, et rien n'est moins original. Ces petites névroses ne sont pas trop gênantes pour le monde qui nous entoure car, généralement, seuls nos familiers ont à les subir - et il y sont entraînés. En revanche, aller les infliger à des inconnus sur un blog, un dimanche après-midi, alors qu'on pourrait profiter du beau temps ou s'occuper de ses chiards (voire : se faire chevaucher par son mâle à n'en pas douter bien monté), tout cela au nom d'une idée de justice plus que douteuse, c'est bien plus que gênant : c'est affligeant.

Et je laisse mes "miettes" à Cadichon si elle en veut.

Ecrit par : Kap | 03 mars 2008

"Bravo dobolino ! Il ne vous plait plus, l'humour de dugong ?
Et depuis quand vous nous sortez les poncifs de comptoir quand un trait d'humour ne vous plaît pas ?
Vous vous êtes laissée envahir par la démagogie ambiante.

Mais dire qu'on sacque nos élèves quand l'humour d'un prof ne vous plaît pas, ca en dit long. Heureusement, les poncifs sont gratuits."

Ecrit par : Jeremy | 03 mars 2008

Euh... Je pense que Dobolino faisait de l'humour.

Ecrit par : Kap | 03 mars 2008

Kap, vous me prendrez deux cuillères à soupe de Josacine au milieu du repas !

Ecrit par : Victor | 03 mars 2008

"Kap, vous me prendrez deux cuillères à soupe de Josacine au milieu du repas !"

Ecrit par : Victor | 03 mars 2008

Trop tard, j'ai déjà mangé.

Ecrit par : Kap | 03 mars 2008

"Kap, vous me prendrez deux cuillères à soupe de Josacine au milieu du repas !"

Ecrit par : Victor | 03 mars 2008

Vous ne me la souhaitez pas empoisonnée, au moins ? :=)

Ecrit par : Kap | 03 mars 2008

Jeremy, je crois que les formules de Dobolino étaient à prendre au second degré.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 03 mars 2008
Effectivement! Mais Jérémy n'est pas à prendre avec des pincettes depuis hier... Enfin, Jérémy, j'ai écrit "un anodin coup de poignard dans le dos" et vous me prenez au sérieux? Je suis tombé bien bas dans votre estime à cause de josette.
Josette, t'es une chienne! Toute ma réputation est à refaire. Va falloir que je cire des pompes pendant trois semaines minimum!

Ecrit par : dobolino | 03 mars 2008

Que je fasse ou non de l'humour, il semblerait que je sois la seule à comprendre Josette et de quel passif non réglé est venue cette diatribe, cette gifle qu'elle assena hier et à laquelle plusieurs ont répondu soit "connard" soit "casse-toi pauvre con".
Donc, Josette a raison et je suis seule à savoir ses raccourcis. C'est symptomatique, Josette, CQFD.
Jo repart convaincue et c'est fort dommage pour ce blog.
Message à toutes les Josettes: il y a ici des gens qui vous lisent avec plaisir, qui comprennent mieux leurs ados aussi bien que l'histoire, la politique et la littérature, en un mot l'enseignement, grâce à vos interventions. Ne vous drapez pas dans votre dignité blessée pour deux chiens enragés et trois brebis galeuses. Chères Josettes, vous dites vous-même qu'il y a ici des gens qui ont toute votre estime, alors, ne nous quittez pas!

Ecrit par : dobolino | 03 mars 2008

Ce n'est pas grave, Dobolino! De même que les profs ne sont pas devant leurs élèves pour se faire aimer d'eux, vous n'êtes pas sur le blog pour vous faire aimer des autres blogueurs, mais pour dire ce que vous pensez et affirmer vos convictions, en votre âme et conscience.

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2008

Dernière nouvelle :

S.Cola, toujours aussi pétillant, annonce la création d'un nouveau site : Not'tamère.com

Dès l'âge de deux ans, les usagers de parents pourront y noter leurs géniteurs selon plusieurs critères qui permettront d'évaluer de manière objective les services paternels et maternels.

Le slogan : "Ils te cassent les pieds ? Nique-les, note-les".

"je crois profondément à l'avenir de ce site, explique ce sympathique chef d'entreprise umpiste . Si ce n'est pas nous qui le faisons, d'autres le feront de toute façon. Ce mouvement est inéluctable."

Ecrit par : Cyrano | 03 mars 2008

Josette, t'es une chienne! Toute ma réputation est à refaire. Va falloir que je cire des pompes pendant trois semaines minimum!

Ecrit par : dobolino | 03 mars 2008

Alors qui a les meilleures truffes ? Hein, qui ?

Ecrit par : Victor | 03 mars 2008

"Jo, revenez... C'est vraiment trop triste!

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2008

Christophe : chhhhhhhhhuuuut."

Ecrit par : Kap | 03 mars 2008

Je préfère cent fois les "éructations" de Jo à la soupe tièdasse d'Anne-Marie Valette, à laquelle je crois que je préfère même d'ailleurs les insanités de toto, et c'est tout dire!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2008

Cyrano, vous êtes toujours brillantissime!!! :-))

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2008

Aux Jo et Josettes, oiseaux de passage de ce blog:


Alors, jusqu'à toi, mon pauvre ange,
Jusqu'à toi-même, toi compris,

Vous avez trouvé que mon cri
Sonnait d'une manière étrange!

Et vous vous êtes dit: Voilà
Un cœur qui chante sa réclame!

Et j'étais fêlé jusqu'à l'âme,
Jusqu'à l'âme, et bien au delà...

Ecrit par : dobolino | 03 mars 2008

Alors qui a les meilleures truffes ? Hein, qui ?

Ecrit par : Victor | 03 mars 2008

Vos truffes sont les meilleures, les plus fines, les plus parfumées, celles du Tricastin ne valent guère mieux que celles de Chine. Vos chiens sont less meilleurs, les plus forts, les plus beaux.
Ai-je assez d'accents de sincérité. Cirè-je bien?

Ecrit par : dobolino | 03 mars 2008

Juste pour détendre l'atmosphère : exercice de réécriture ou d'invention, trouvez une suite (comique ) à l'anecdote ci-dessous, pillée sur un blog pédagogiste

"" Du gavage aux ravages
L'annonce des nouveaux programmes de l'école primaire (qui donnent la priorité au gavage de connaissances et au bourrage de crâne plutôt qu'à la réflexion et au sens) m'a fait repenser à cette anecdote qu'on m'a racontée il y a quelques années.
Je n'ai jamais pu la vérifier mais peu importe ...

Un ancien ministre de l'Education Nationale (je vous laisse deviner lequel) aurait, devant un parterre de recteurs, fait cette expérience :
Alors qu'il venait d'affirmer "enseigner ce n'est pourtant pas difficile", il joignit le geste à la parole en prenant d'une main la carafe d'eau posée devant lui et de l'autre un verre.
Montrant l'une, il précisa "le professeur", puis pour l'autre "l'élève". Il se mit à déverser l'une dans l'autre, voulant illuster ainsi l'acte d'enseigner.

Et ce faisant, il en versa une bonne quantité à côté... ""

Ecrit par : Victor | 03 mars 2008

Vos truffes sont les meilleures, les plus fines, les plus parfumées, celles du Tricastin ne valent guère mieux que celles de Chine. Vos chiens sont less meilleurs, les plus forts, les plus beaux.
Ai-je assez d'accents de sincérité. Cirè-je bien?

Ecrit par : dobolino | 03 mars 2008


Aaaaaahhhh, voilà ! C'est parfait !

(D'autant que je n'ai pas participé au débat Josiste, mais ce qui est dit est dit !)

Ecrit par : Victor | 03 mars 2008

Personne n'aurait insulté Josette si elle n'avait pas d'entrée de jeu traité Sanseverina de geignarde et d'autiste !

Ecrit par : Sylvie Huguet | 03 mars 2008

Je veille du haut du donjon de Nadaillac, Nadaillac-de-Rouge évidemment...

Ecrit par : Victor | 03 mars 2008

Sale coin! J'ai lu Jacquou le Croquant, moi, Môssieur, après l'avoir vu à la télé. Y'avait des méchants comtes de Nansac par là qui affamaient leurs métayers...
Et n'allez pas me dire que vos châtaignes sont meilleures que celles du Vivarais!

Ecrit par : dobolino | 03 mars 2008

"cette gifle qu'elle assena hier et à laquelle plusieurs ont répondu soit "connard" soit "casse-toi pauvre con"."

C'est vrai qu'elle a été tellement polie et aimable qu'on n'avait qu'une envie : lui ouvrir les bras et lui faire un gros poutou.

"Donc, Josette a raison et je suis seule à savoir ses raccourcis."

Vous êtes sûre que vous n'avez pas pris les raccourcis dans le mauvais sens ?

"Jo repart convaincue et c'est fort dommage pour ce blog."

J'en suis pas si sûre.

"il y a ici des gens qui vous lisent avec plaisir"

J'ai compté. Avec vous et Christophe, ça fait une personne et demie (vu que je ne pense pas que Christophe ait vraiment éprouvé du plaisir à lire Jojotte), pour le moment.

"Chères Josettes, vous dites vous-même qu'il y a ici des gens qui ont toute votre estime, alors, ne nous quittez pas!"

Et surtout, n'oubliez votre gerbi-pochon si vous revenez.

Franchement, Dobo, je suis prête à discuter des défauts des enseignants autant qu'on le voudra, mais j'aimerais qu'on évite de me traiter de conne et de me dire qu'on me chie dessus en guise d'intro. C'est tout. Et jojotte a beau affirmer qu'elle ne parlait pas pour tous les intervenants du blog ou pour tous les enseignants, elle nous a bien signifié à tous, à chaque fois qu'on lui répondait, et ce même quand nos réponses n'étaient pas spécialement agressive, même quand on essayait de faire preuve d'humour (j'ai essayé avec mon "je de maux", ça n'a pas marché), qu'elle nous "chiait" dessus et que nous n'étions que des sous-merdes tout juste dignes de ses sarcasmes. Et puis bon, je ne crois pas qu'il y en ait , sur ce blog, qui aient tant fauté qu'il méritent qu'on leur "chie" dessus. Sur le Café pédagogique, en revanche... Mais je m'égare.

Et je ne vois pas du tout qui est ce "petit frère" dont vous parlez. C'était sans doute à l'époque où je ne fréquentais pas le blog. Ou alors, vous pensez à pidiblue? Oo

Ecrit par : Kap | 03 mars 2008

Personne n'aurait insulté Josette si elle n'avait pas d'entrée de jeu traité Sanseverina de geignarde et d'autiste !

Ecrit par : Sylvie Huguet | 03 mars 2008
Ouais! On peut le lire et dire comme ça... Mais il faut tenir compte des insultes dont furent abreuvées des Josettes auparavant.

Ecrit par : dobolino | 03 mars 2008

Dans sa caisse,
La musique à Jo résonne.
C'est la rumba,
Le vieux rock au mambo bidon.
Vas-y Jo,
Vas-y Jo,
Vas-y fonce,
Dans la nuit, vers l'amazone

Ecrit par : Vanessa | 03 mars 2008

"Personne n'aurait insulté Josette si elle n'avait pas d'entrée de jeu traité Sanseverina de geignarde et d'autiste !"

Ecrit par : Sylvie Huguet | 03 mars 2008

Vous mettez le doigt dessus, Sylvie.


"Aux Jo et Josettes, oiseaux de passage de ce blog:


Alors, jusqu'à toi, mon pauvre ange,
Jusqu'à toi-même, toi compris,

Vous avez trouvé que mon cri
Sonnait d'une manière étrange!

Et vous vous êtes dit: Voilà
Un cœur qui chante sa réclame!

Et j'étais fêlé jusqu'à l'âme,
Jusqu'à l'âme, et bien au delà..."

Ecrit par : dobolino | 03 mars 2008

En tout cas, vous, votre journée vous a visiblement galvanisée. Combien d'âmes poilues avez-vous sauvées, aujourd'hui ?

Pour ma part, je crois que j'ai définitivement perdu trois élèves sur le champ de bataille de la dysorthographie. Sale semaine.

Ecrit par : Kap | 03 mars 2008

Un ancien ministre de l'Education Nationale (je vous laisse deviner lequel) aurait, devant un parterre de recteurs, fait cette expérience :
Alors qu'il venait d'affirmer "enseigner ce n'est pourtant pas difficile", il joignit le geste à la parole en prenant d'une main la carafe d'eau posée devant lui et de l'autre un verre.
Montrant l'une, il précisa "le professeur", puis pour l'autre "l'élève". Il se mit à déverser l'une dans l'autre, voulant illuster ainsi l'acte d'enseigner.

Et ce faisant, il en versa une bonne quantité à côté... ""

Ecrit par : Victor | 03 mars 2008


Moralité :

Les professeurs ne sont pas des carafes, mais les ministres de l'EN sont souvent des cruches.

Ecrit par : Cyrano | 03 mars 2008

"Dans sa caisse,
La musique à Jo résonne.
C'est la rumba,
Le vieux rock au mambo bidon.
Vas-y Jo,
Vas-y Jo,
Vas-y fonce,
Dans la nuit, vers l'amazone"

Ecrit par : Vanessa | 03 mars 2008

Qui se dévoue pour nous écrire une "p'tite Josette" - variation sur "la p'tite Huguette" ("Tripot’-moi la *** avec les doigts") ?

Ecrit par : Kap | 03 mars 2008

Jo et Josette, c'est pas un beau titre pour un livre de lecture, par méthode syllebique?
Allez, Kap, je sais ce que je dis!
Josette, c'est une explosion de colère! Ce n'est pas un être humain, mère de deux enfants, c'est une émanation, un discours pamphlétaire, une provocation, une bouffée de colère. Jo n'existe pas en réalité, Jo n'est qu'un discours déstabilisant qui recherche la réponse.
Ce que je regrette, c'est que notre Josette se soit contentée des réponses qui lui furent opposées par trois sur cinq des intervenants d'hier pour se conforter dans ses positions alors qu'elle pourrait reconnaître qu'elle y est allé si fort qu'elle ne pouvait récolter que ce qu'elle avait semé, tempête et insultes.
Pour réussir, Jo, il faut mettre de l'eau dans son vin. Quand on viole des esprits rassis ou convaincus, on provoque un rejet. "Vingt fois sur le métier, remettez votre ouvrage". Ne perdez pas la vie et l'espoir pour un bon ou méchant mot.
J'ai été ici abreuvée d'injures, je vous ai injuriée, vous m'avez conspuée, traitée de tarée etc... Je vous ai attentivement lus, tous, pour apprendre à répondre, à modifier sensiblement mon jugement en le frottant à celui d'autrui sans faire la carpette. C'est l'école de la vie, ici comme ailleurs.

Ecrit par : dobolino | 03 mars 2008

Pas mal Cyrano, mais je suis sûr que vous pouvez mieux faire !

Ecrit par : Vanessa | 03 mars 2008

Flûte, j'avais pourtant changé le nom ! Me voilà condamné à rester "Vanessa", noooooooooon !!!

Ecrit par : Victor | 03 mars 2008

Ouf !

Ecrit par : Victor | 03 mars 2008

Pour ma part, je crois que j'ai définitivement perdu trois élèves sur le champ de bataille de la dysorthographie. Sale semaine.

Ecrit par : Kap | 03 mars 2008

On ne perd pas trois élèves en une semaine! Ils auront toujours profité, "tiré du sens" et le deuxième trimestre est suivi d'un troisième. Demandez conseil à Catmano, des fois qu'elle aurait des idées...
Vous verriez comment ma lardonne progresse! elle ne me fait presque plus le coup du ait à la place de é ou er.
Elle m'écrit encore penssée mais plus à tous les coups!

Ecrit par : dobolino | 03 mars 2008

Et je ne vois pas du tout qui est ce "petit frère" dont vous parlez. C'était sans doute à l'époque où je ne fréquentais pas le blog. Ou alors, vous pensez à pidiblue? Oo

Ecrit par : Kap | 03 mars 2008

Relisez Jo, sans parti-pris!
Vous me feriez croire que je suis visionnaire, extra-lucide, alors que je ne suis qu'attentive et sensible.

Ecrit par : dobolino | 03 mars 2008

Ouf ! J'ai enfin lu vos 35 mètres de textes d'aujourd'hui !
L'année prochaine, essayez de vous arranger pour qu'il y en ait au moins quelques uns qui bossent le lundi. Ça répartira un peu sur la semaine.
Pour compléter les propos de l'ami Jack, un monsieur qui prend Bentolila pour le plus réactionnaire de tous les instructionnistes :
http://probo.free.fr/textes_amis/rapport_b...h_montagner.pdf

Ecrit par : catmano | 03 mars 2008

"Quand on viole des esprits rassis ou convaincus, on provoque un rejet"

Ecrit par : dobolino | 03 mars 2008

Merci pour les esprits rassis et convaincus. Voyez-vous, avec moi, c'est beaucoup plus simple. J'aime bien qu'on y mette un tantinet les formes quand on s'adresse à moi. Exemple : "Ne seriez-vous pas parfois injuste avec vos élèves?" me sied mieux que :"Alors, espèce de grosse sal*pe de prof de m****, t'aimes sacquer tes élèves, hein ! Je te p**** à la raie, sale chi*nne !". Voyez ce que je veux dire ?

J'avais déjà dit, au sujet de Cadichon, que si elle pouvait éviter de traiter d'abruti quiconque se montre sceptique quand elle se lance dans l'un de ces interminables éloges à la gloire du marché libre dont elle a le secret, l'éloge passerait sans dommage. Mais bon, je ne vais pas présentement taper sur Cadichon qui n'a rien demandé et rien fait pour ça.

"J'ai été ici abreuvée d'injures, je vous ai injuriée, vous m'avez conspuée, traitée de tarée etc..."

Je ne me souviens pas personnellement vous avoir abreuvée d'injures, Dobo (sonnez-moi si je me trompe). A moins que vous ne parliez de Josette ? Dans ce cas, je plaide coupable, en effet. Mais bon, moi, si on n'est ni collégien ni lycéen, faut pas trop me provoquer, parce que j'arrête très vite de faire des éfforts. :=)

Ecrit par : Kap | 03 mars 2008

"J'ai été ici abreuvée d'injures, je vous ai injuriée, vous m'avez conspuée, traitée de tarée etc..."

Je ne me souviens pas personnellement vous avoir abreuvée d'injures, Dobo (sonnez-moi si je me trompe). A moins que vous ne parliez de Josette ? Ecrit par : Kap | 03 mars 2008

Je parle bien à Josette!!!

Ecrit par : dobolino | 03 mars 2008

Catmano, j'espère que vous n'avez pas perdu trop de temps avec les messages de josette la chaussette.
Cela dit, il paraît qu'on ne doit pas se sentir blessé quand on lit qu'on nous compisse. C'est la leçon qu'on nous a donnée hier.

Dobolino, sortir la phrase "il faut tenir compte des insultes dont furent abreuvées des Josettes auparavant", pour expliquer qu'elle nous conchie, nous compisse, s'en prenne à Sanseverina puis à nous tous, et vienne étaler sa hargne contre nous, c'est d'une stupidité sans borne. Josette a sans doute été la seule à avoir été insultée un jour ; j'irais meme plus loin : Josette a sans doute été la seule à souffrir de l'enseignement dans sa vie. Et tous les profs, ces sales veinards, n'ont jamais été insultés, et ont eu une vie d'élève formdable où ils n'ont jamais rien subi de la part des profs. Josette, elle, par contre, ça explique qu'elle insulte à gogo les gogos qui n'ont jamais rien souffert.

La prose de Josette devrait écoeurer tout le monde, et elle en laisse deux insensibles, l'un qui est visiblement plus révolté par les attaques qui le visent que par celles qui visent les autres, et l'autre qui apparemment connaît bien l'intéresée, au point que l'on a cru que c'était elle.

Ecrit par : Jérémy | 03 mars 2008

Bon, dobolino, c'est qui josette la vieille chouette par rapport à vous ? Qu'on en finisse une bonne fois pour vous et qu'on comprenne votre parti-pris.

Ecrit par : Jeremy | 03 mars 2008

J'essplique à Josette que, quand on n'y met pas les formes et qu'on arrive ici, en boule de haine rentrée, on s'en prend plein la gueule. Faut y mettre les formes et usages. En persistant, on entame le noyau dur. D'ailleurs, ici, le noyau principal, c'est JPB qui ne s'est pas gendarmé, bizarrement, après la Josette...

Ecrit par : dobolino | 03 mars 2008

"On ne perd pas trois élèves en une semaine!"

C'était de l'humour. Noir, ok.

"Ils auront toujours profité, "tiré du sens" et le deuxième trimestre est suivi d'un troisième. Demandez conseil à Catmano, des fois qu'elle aurait des idées...
Vous verriez comment ma lardonne progresse! elle ne me fait presque plus le coup du ait à la place de é ou er.
Elle m'écrit encore penssée mais plus à tous les coups!"

Euh, Dobo, votre lardonne est définitivement dans la catégorie "petit joueur", si ce sont les seuls problèmes qu'elle a. Je parle d'élèves qui écrivent des trucs que je comprends pas. Même en faisant un gros, gros efforts. On parle de "remédiation" lourde, là. Il me faudrait beaucoup, BEAUCOUP plus d'heures en tous petits groupes avec les élèves en question. Tous mes élèves font le coup du "ait" à la place du "é" ou du "er". Et "penssée" ? Pfff ! Pipeau ! C'est rien du tout ça. Ce dont je parle, ils écrivent "il faisait" "i veussé". "L'appendicite", ça donne "l'a paticite". S'ils me l'écrivaient "lapindicite", je serais contente, vous savez.

Bon, par acquis de conscience, Catmano, vous avez une remède miracle, siouplait ? On parle d'élèves de langue maternelle française qui vont sur leurs 13 ans et qui ne reconnaissent pas vraiment les sons (vocaliques ou consonnantiques) et on prend en compte le fait que je n'ai vraiment que peu de possibilités pour le travail en petits groupes. Et songez aussi que ce sont mes collègues qui récupéreront les mioches l'année prochaine et qu'elles ne croient pas spécialement en les vertus de l'apprentissage de la langue écrite, si vous voyez ce que je veux dire.

Quant à toto : si tu t'apprêtes à t'emparer de ton clavier pour taper "Léo & Léa", retiens ton doigt. :p


"Et je ne vois pas du tout qui est ce "petit frère" dont vous parlez. C'était sans doute à l'époque où je ne fréquentais pas le blog. Ou alors, vous pensez à pidiblue? Oo

Ecrit par : Kap | 03 mars 2008

Relisez Jo, sans parti-pris!
Vous me feriez croire que je suis visionnaire, extra-lucide, alors que je ne suis qu'attentive et sensible."

Ecrit par : dobolino | 03 mars 2008

Désolée, mais je ne vois vraiment, vraiment pas. Vous savez, je ne fréquente pas ce blog depuis si longtemps que ça, et je n'y viens pas tout le temps. J'ai de grandes périodes creuses.

Ecrit par : Kap | 03 mars 2008

Bon, dobolino, c'est qui josette la vieille chouette par rapport à vous ? Qu'on en finisse une bonne fois pour vous et qu'on comprenne votre parti-pris.

Ecrit par : Jeremy | 03 mars 2008
Josette, c'est personne et pas moi, certainement! Je suis trop chenue et blanchie sous le harnois pour me prendre le bourrichon ainsi.

Ecrit par : dobolino | 03 mars 2008

Tout ça c'est une histoire de triangle infernal entre Jo, Zette et Jocko (le singe qui chevauche).

Affaire aggravée par l'absence de Cadichon qui, du Manitoba, ne répond plus.

Sale affaire.

Ecrit par : dugong | 03 mars 2008

Je remets mon lien, je trouve ça plus intéressant que de s'écharper au sujet de quelqu'un qui, n'ayant pas su ou pu exprimer ses sentiments, en a tellement rajouté que ses mots ont très certainement dépassé sa pensée.
Que celui qui n'a jamais péché lui jette la première pierre (proverbe martien).
http://probo.free.fr/textes_amis/rapport_bentolila_h_montagner.pdf

Ecrit par : catmano | 03 mars 2008

Merci JPB pour cette note si juste. J'aime bien le texte du shérif. Comme le précise Robin, les chiffres sont minimisés, puisqu'ils reposent sur les données du logiciel SIGNA.
C'est là qu'il ne faut pas perdre de vue toute l'hypocrisie de notre chère institution. De la même manière que les pressions sont monnaie courante pour nous inciter à surnoter, tout est mis en oeuvre pour dissuader l'enseignant de signaler l'intolérable, de faire remonter ce qui se passe régulièrement dans les établissements.

Ecrit par : Scaramouche | 03 mars 2008

"Quand on viole des esprits rassis ou convaincus, on provoque un rejet"

Ecrit par : dobolino

Tiens donc ! Parfois, nos élèves ne seraient-ils pas des esprits rassis (ou convaincus) ?

Ecrit par : Moot | 03 mars 2008

"Je parle bien à Josette!!!"

Ecrit par : dobolino | 03 mars 2008

Roger. Bien reçu 5/5.


"J'essplique à Josette que, quand on n'y met pas les formes et qu'on arrive ici, en boule de haine rentrée, on s'en prend plein la gueule. Faut y mettre les formes et usages. En persistant, on entame le noyau dur. "

Ecrit par : dobolino | 03 mars 2008

Voilà. On progresse. :=)

"D'ailleurs, ici, le noyau principal, c'est JPB qui ne s'est pas gendarmé, bizarrement, après la Josette..."

Ecrit par : dobolino | 03 mars 2008

C'est parce que le dimanche, il est toujours en vadrouille à la montagne - quand il ne bronze pas en slip près de sa piscine. Cette grosse feignasse. :p



Finalement, c'était pas si mal, cette intervention de jojo sur le fil "Violence". Pour une fois, je suis hors sujet sans l'être.

Ecrit par : Kap | 03 mars 2008

"Tout ça c'est une histoire de triangle infernal entre Jo, Zette et Jocko (le singe qui chevauche).

Affaire aggravée par l'absence de Cadichon qui, du Manitoba, ne répond plus.

Sale affaire."

Ecrit par : dugong | 03 mars 2008

C'est marrant, mais "Manitoba", ça m'évoque toujours le titre de cet album de Spirou : "Le gri-gri du Niokolo Koba ". En vente dans toutes les bonnes librairies.

Ecrit par : Kap | 03 mars 2008

Affaire aggravée par l'absence de Cadichon qui, du Manitoba, ne répond plus.

Sale affaire.

Ecrit par : dugong | 03 mars 2008

Cadichon qui, en plus, non contente de s'esquiver quand le torchon brûle, ne nous a toujours pas expliqué en quoi Hoderling ou Holderling consistait!
Et, si Jo, c'était Cadichon, Heink?

Ecrit par : dobolino | 03 mars 2008

On est toujours dans le domaine de la BD !

Ecrit par : dugong | 03 mars 2008

Cadichon comme victime cathartique du blog ?

Hum !

Ecrit par : dugong | 03 mars 2008

"Seide gesegnet, goldne Kinderträume,
Ihr verbargt des Lebens Armut mir,
Ihr erzogt des Herzens gute Keime,
Was ich nie erringe, schenktet ihr!"

Ecrit par : dobolino | 03 mars 2008

C'est marrant, mais "Manitoba", ça m'évoque toujours le titre de cet album de Spirou : "Le gri-gri du Niokolo Koba ". En vente dans toutes les bonnes librairies.

Ecrit par : Kap | 03 mars 2008
Et, nous , nous attendons toujours la collection complète des Placid et Muzo que vous nous promîtes!

Ecrit par : dobolino | 03 mars 2008

Jo est une instance énonciatrice.

Ecrit par : Gérard G. | 03 mars 2008

"Quand on viole des esprits rassis ou convaincus, on provoque un rejet"

Ecrit par : dobolino

Tiens donc ! Parfois, nos élèves ne seraient-ils pas des esprits rassis (ou convaincus) ?

Ecrit par : Moot | 03 mars 2008

Aussi, oui! C'est pour ça qu'en les violant à coup de baffes, on n'arrive à rien! D'autant plus que non contents d'être rassis et convaincus, ils sont vierges de toute culture, ce qui ne justifie pas de les violer sauvagement.

Ecrit par : dobolino | 03 mars 2008

Jo est une instance énonciatrice.

Ecrit par : Gérard G. | 03 mars 2008
Ah, non! J'ai assez de problèmes avec les cours de français de ma fille! Par pitié, stop!!!! Non!!!!!!!!

Ecrit par : dobolino | 03 mars 2008

"Et, si Jo, c'était Cadichon, Heink?"

Ecrit par : dobolino | 03 mars 2008

Ah non, c'est pas possible. Comparer Jo et Cadichon, c'est comme comparer une andouille de Guéméné et une Bélon double zéro. Ca n'a rien à voir !

"Cadichon comme victime cathartique du blog ?"

Ecrit par : dugong | 03 mars 2008

Mais arrêtez ! Notre bourriquot va encore s'imaginer qu'on veut planter ses grandes oreilles au bout d'une pique. Vous voulez lui donner des cauchemars ? Déjà qu'elle vient de faire une nuit blanche...

Ecrit par : Kap | 03 mars 2008

"Et, nous , nous attendons toujours la collection complète des Placid et Muzo que vous nous promîtes!"

Ecrit par : dobolino | 03 mars 2008

Aïe. J'ai regardé dans le pacard de ma chambre, chez mes parents. Et, comment dire... Je soupçonne ma mère de les avoir balancer sans trop réfléchir. *hum*
Mais, mais, mais... Je vous ai trouvé de très belles occases sur Priceminister : http://www.priceminister.com/navigation?&category;_sub=-1&keyword;=Placid%20et%20Muzo&category;=search_books&go;=Recherche&action;=search&tracking;=62001

Ecrit par : Kap | 03 mars 2008

"Et, nous , nous attendons toujours la collection complète des Placid et Muzo que vous nous promîtes!"

Ecrit par : dobolino | 03 mars 2008

Poil aux mains!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2008

Poil aux mains!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2008

Poil aux mites!

Ecrit par : dobolino | 03 mars 2008

Aïe. J'ai regardé dans le pacard de ma chambre, chez mes parents. Et, comment dire... Je soupçonne ma mère de les avoir balancer sans trop réfléchir. *hum*

Ecrit par : Kap | 03 mars 2008
Débrouillez-vous avec mon fils! A ma connaissance, il n'a pas de poignard, mais bon, vous savez, les parents... Ils prennent toujours leurs enfants pour d'innocentes victimes, pures et blanches.

Ecrit par : dobolino | 03 mars 2008

Méprise
François Fillon se fait offrir une poule nommée « Carla » au salon de l’agriculture ; aussitôt, sa femme lui envoie un texto disant : « si tu la ramènes à la maison, j’annule tout ».

Talion
Nicolas Sarkozy s’est rendu dans l’Allier ; il y a présenté un volet inédit de la réforme de la justice : « œil pour œil, Saint Pourcin ».

Calendrier de l’après
Cécile Duflot, secrétaire nationale des verts, appelle sa fille : «Térébentine ». Le bébé a eu chaud ; si ça avait été un garçon, il avait droit à : « Ali le chimique ».

Pas bête
Au concert donné par l’orchestre philharmonique de New-York à Pyong Yang, tout le public s’est échappé par l’ouverture du « trou vert ».

Obstiné
Dernière déclaration de Nicolas Sarkozy à la presse : « J’irai chercher Ingrid Bétancourt, même sans ses dents ».

Du passé faisons table rase
Nicolas Sarkozy veut rompre avec la Françafrique: « les réseaux Foccart seront remplacés par les réseaux faux-culs ».

Merdef
Gautier-Sauvagnac négocie son départ pour un million et demi d’Euros : «ne plus rien foutre pour s’en mettre plein les poches. »

Pasteur
Alerte à la rage en France ; les trois chiens atteints par le virus et euthanasiés auraient été mordus par Nicolas Sarkozy lors de son passage au salon de l’agriculture.

Petit joueur
« Le chômage ne peut pas baisser tous les mois », déclare François Fillon. Il aurait pu ajouter : « contrairement à la cote de mon patron ».

La vie des gros
Claude Allègre flatté par Sarkozy ; il a échoué à vouloir dégraisser le mammouth, va-t-il réussir à faire grandir le nain ?

Confit des générations
Nicolas Sarkozy au salon de l’agriculture: « casse-toi, pauvre con ». Jacques Chirac : « cassons la graine. »

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2008

Pasteur
Alerte à la rage en France ; les trois chiens atteints par le virus et euthanasiés auraient été mordus par Nicolas Sarkozy lors de son passage au salon de l’agriculture.

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2008

C'est pas compatible épidémiologiquement parlant.

Ecrit par : dobolino | 03 mars 2008

Confit des générations
Nicolas Sarkozy au salon de l’agriculture: « casse-toi, pauvre con ». Jacques Chirac : « cassons la graine. »

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2008

... Du confit de canard au connard déconfit ?


Désolé.

Ecrit par : Cyrano | 03 mars 2008

Personne n'aurait insulté Josette si elle n'avait pas d'entrée de jeu traité Sanseverina de geignarde et d'autiste !

Ecrit par : Sylvie Huguet | 03 mars 2008

Je confirme, avec un bémol...En fait d'insultes, je me suis contenté de la traiter de "pauvre type" car je croyais qu'il s'agissait d'un homme.

Ecrit par : Robin | 03 mars 2008

Et, nous , nous attendons toujours la collection complète des Placid et Muzo que vous nous promîtes!

Ecrit par : dobolino

Pas glop, pas glop !

Ecrit par : Moot | 03 mars 2008

Kap dans le plus long de vos posts, vous avez fort bien dit les choses. Telles que je les pensais. Et je vous en remercie vraiment.
Dobolino est un infâme personnage car avec ou sans dédoublement de la personnalité, elle a tenu ou approuvé, peu importe, des propos sur moi et sur les profs qui sont franchement vils et bas. Mais ce n'est pas la première fois. Le pire maintenant sont ses contorsions pour garder le contact avec la majorité d'entre vous. Cela me répugne.
Confortée par l'absence de réaction de JPB, elle et son ou ses acolytes s'en sont donné à coeur joie hier. Je trouve cela dommage, révélateur de voir que la grande soeur de Dobolino, symbole de la "sagesse "sur ce blog ne s'étonne pas de la vulgarité des propos tenus et ne soutiennent pas ses collègues critiqués. Décidément l'affaire devait être bien préparée et par plusieurs...
Tout cela est déplorable et ne grandit pas ceux qui nous ont aussi vilement critiqué ou laissé critiquer. Bonsoir aux collègues sensés. Ils se reconnaîtront...

Ecrit par : Sanseverina | 03 mars 2008

C'était plutôt "de les avoir balancés"... "Les Placid et Muzo", je veux dire.

"Débrouillez-vous avec mon fils! A ma connaissance, il n'a pas de poignard, mais bon, vous savez, les parents... Ils prennent toujours leurs enfants pour d'innocentes victimes, pures et blanches."

Ecrit par : dobolino | 03 mars 2008

Vous voulez dire que je vais peut-être devoir me planquer dans les valoches de Cadichon et l'accompagner aux States, si je ne veux pas finir poignardée sept fois dans le dos par un adolescent qu'une promesse fallacieuse aura plongé dans une profonde dépression ? *Gloups*

Ecrit par : Kap | 03 mars 2008

"Kap dans le plus long de vos posts, vous avez fort bien dit les choses. Telles que je les pensais. Et je vous en remercie vraiment."

Ecrit par : Sanseverina | 03 mars 2008

Je vous en prie. On n'allait certainement pas vous laisser vous faire insulter comme ça sans rien dire.

"Dobolino est un infâme personnage car avec ou sans dédoublement de la personnalité"

Ecrit par : Sanseverina | 03 mars 2008

Faut peut-être pas exagérer non plus. Dobolino fait une sorte de transfert et croit lire dans les propos de la quelque peu brute de décoffrage Jo comme dans un livre. Bon, moi, je ne déchiffre pas grand chose, mais si pour elle c'est limpide, tant mieux.

Et au risque de faire figure de naïve auprès de vous, Sanseverina, j'affirme que je crois Dobolino quand elle nous dit que Jo n'est pas sa création. Je crois tout à fait la dénommée Jo capable de lire ce blog pendant des mois et des mois, sans intervenir, de retenir des trucs que presque tout le monde a oublié, comme le mauvais accueil réservé à Dobolino (vu que les engueulades sont foison sur ce blog, je finis par ne plus savoir qui a engueulé qui, ni à quel moment et sur quel sujet), et de se mettre soudain à partir en live sur le blog alors qu'elle n'a jamais posté auparavant. Des allumés complets, il y en a un max sur le net. Autrefois, je postais de temps en temps des commentaires sur un forum consacré au séries câblées américaines et au cinéma. je peux vous certifier que j'en ai croisé, des barges (et ce d'autant plus que je filais souvent un coup de main aux modos pour les évincer).

Quant à imaginer un "complot" échaffaudé par Dobolino et Catmano pour nous faire tourner bourriques... Comment dire? C'est pas très vraisemblable (je le dis comme ça pour ne fâcher personne). Je comprends que vous soyez très énervée, que vous ayez été blessée, Sanseverina, mais il ne faut surtout pas vous imaginer que c'était un complot contre nous ou contre vous. Je répète : il y a vraiment de gros allumés qui traînent sur le net et à qui il prend soudain l'envie de vous dégobiller dessus simplement parce que vous leur avez dit bonjour. Ce n'est pas rare. Je dirais même que Jo est un spécimen assez commun, au bout du compte.

Et si Catmano ne fait aucun commentaire, c'est à mon avis parce qu'elle ne juge pas utile de commenter l'incident outre mesure car ça n'en vaut pas la peine et parce qu'elle n'a pas envie de perdre son temps à cause de notre chère Josette, ce en quoi elle a bien raison et prouve ainsi une nouvelle fois qu'elle est bien la voix de la sagesse.

Ecrit par : Kap | 04 mars 2008

"Sanseverina, on n'allait certainement pas vous laisser vous faire insulter comme ça sans rien dire."

Bien dit Kap. C. Sibille a laissé faire, dobolino a eu un comportement incompréhensible.

Moi j'ai fini par croire que jo la défaite était sa cousine, ou sa
voisine de palier, sa meilleure amie à qui elle a conseillé de venir passer le dimanche, ou je ne sais qui encore. Peut-être elle-même, je ne sais pas, de toute façon elle n'a qu'à nous dire qui est josette par rapport à elle, au lieu de faire ses mystères et ses cachotteries, qui enveniment tout.

Dobolino, pourquoi josette-la-drôlette a-t-elle commencé par se faire passer pour un homme ? Et comment saviez-vous qu'elle ne viendrait qu'une journée ? Dites-nous qui c'est pour vous, et on comprendra mieux, c'est tout. Là on est largués par vos propos et par votre façon d'agir.

Ecrit par : Jeremy | 04 mars 2008

"pourquoi josette-la-drôlette a-t-elle commencé par se faire passer pour un homme ?"

Ecrit par : Jeremy | 04 mars 2008

Je ne suis pas sûre de ce que j'avance mais il ne me semble pas que Josette se soit fait passer pour un homme. Je crois plutôt que nous avons cru que c'était un homme à cause du pseudo plutôt masculin, "Jo". Je crois que rien n'indiquait, dans ses messages, qu'elle était une femme. Et elle n'a pas relevé notre erreur quand nous nous sommes adressés à elle comme si c'était "il".

Ecrit par : Kap | 04 mars 2008

Les mésaventures de Darcos à Périgueux : une de ses colistières n'a pas bénéficié de l'apprentissage de la morale à l'école primaire...

http://theetsocialisme.canalblog.com/archives/2008/03/03/8177322.html

Ecrit par : Pat | 04 mars 2008

"pourquoi josette-la-drôlette a-t-elle commencé par se faire passer pour un homme ?"

Ecrit par : Jeremy | 04 mars 2008


Elle a peut-être changé en cours de route... Ou alors elle a un clavier masculin...

Ecrit par : Sergio | 04 mars 2008

Jeremy, je n'ai pas bien compris ce qu'il fallait que je lise sur le site où vous m'avez envoyé. Faites-moi donc un C/C, ça ira plus vite.
Sur ce, bonne journée à toutes et à tous. Et ne vous prenez pas la tête avec les délires de Jo, de Zette ou de Jocko, l'excès des mots ne révèle jamais que les maux de l'énonciateur.
JPB

Ecrit par : brighelli | 04 mars 2008

"Je trouve cela dommage, révélateur de voir que la grande soeur de Dobolino, symbole de la "sagesse "sur ce blog ne s'étonne pas de la vulgarité des propos tenus et ne soutiennent pas ses collègues critiqués. Décidément l'affaire devait être bien préparée et par plusieurs...
Tout cela est déplorable et ne grandit pas ceux qui nous ont aussi vilement critiqué ou laissé critiquer. Bonsoir aux collègues sensés. Ils se reconnaîtront..."

Ecrit par : Sanseverina | 03 mars 2008

Ca va pas, la tête?

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mars 2008

D'ailleurs, la troisième personne du pluriel à "soutiennent" est une preuve que vous ne croyez pas vous-même à ce que vous écrivez.

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mars 2008

Et si Catmano ne fait aucun commentaire, c'est à mon avis parce qu'elle ne juge pas utile de commenter l'incident outre mesure car ça n'en vaut pas la peine et parce qu'elle n'a pas envie de perdre son temps à cause de notre chère Josette,

Ecrit par : Kap | 04 mars 2008

... et qu'elle sait très bien qu'avec dix ou quinze de moins (eh oui, elle n'a jamais été très en avance pour la sagesse), elle aurait pu faire "largement aussi pire"...

Et ne vous prenez pas la tête avec les délires de Jo, de Zette ou de Jocko, l'excès des mots ne révèle jamais que les maux de l'énonciateur.
JPB

Ecrit par : brighelli | 04 mars 2008

Voilà, c'est ça ! Pas plus.

Ecrit par : catmano | 04 mars 2008

Cela n'a rien à voir, mais je trouve la nouvelle épatante. Monsieur Saint-Geours vient de déclarer que Monsieur Gautier-Sauvagnac méritait, EN TANT QUE SALARIE DE L'IUMM, de partir à la retraite avec une prime spéciale ( six ans de salaire : 1,5 millions d'euros). Tous les salariés de ce pays (le pays de l'égalité et de la fraternité) sont DONC conviés désormais à réclamer à leur employeur, au moment de leur départ à la retraite, une prime de six ans de salaire, à l'instar du "salarié" Gautier-Sauvagnac. Si cette prime était "revue à la baisse", celle des salariés devra l'être aussi, cela va sans dire.
Mais tout de même, quelle bonne nouvelle! Voir enfin son travail reconnu!

Ecrit par : Jean | 04 mars 2008

http://probo.free.fr/textes_amis/rapport_bentolila_h_montagner.pdf

Ecrit par : catmano | 03 mars 2008

Je remets ce lien : personne ne l'a lu, pour des chicanes au ras des pâquerettes.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 04 mars 2008

"Et ne vous prenez pas la tête avec les délires de Jo, de Zette ou de Jocko, l'excès des mots ne révèle jamais que les maux de l'énonciateur.
JPB"

Ecrit par : brighelli | 04 mars 2008

Ben dis-donc, si ce que vous dites est vrai, Jean-Paul, toto est vraiment dans la m...

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mars 2008

Kap, vous avez peut-être raison. Mais le prochain qui se fera "cracher dessus" nominalement pour avoir simplement relaté des faits qui se déroulent dans son établissement et répondu strictement au fil de JPB, m'en dira des nouvelles.
Je trouve que pour clore cette histoire débile, il aurait été bon que la personne qui m'en voulait à ce point se montrât avec son pseudo habituel pour avoir simplement le courage de ses opinions. Si c'est une folle de passage, Kap, hypothèse à envisager, à ce moment-là il y a fort à parier que JPB eût sifflé la fin de la récré. Ne l'ayant pas fait, on peut tout imaginer. Bref, on va passer à autre chose mais dans tous les cas de figure, je ne remercie pas Dobolino, d'avoir soutenu pareille personne soutenant pareils propos et je me demande bien pourquoi la dite Dobolino a affiché soudain tant de haine à mon égard. Mais bon... Le plaisir de "lyncher", ou de laisser quelqu'un se faire "lyncher" à l'oral ou dans les faits m'a toujours paru relever d'une grave pathologie. On ne peut que souhaiter à ces personnes des soins appropriés.
Sur ce, passons à autre chose puisque nous ne saurons pas le fin mot de l'histoire...

Ecrit par : Sanseverina | 04 mars 2008

"Kap, vous avez peut-être raison. Mais le prochain qui se fera "cracher dessus" nominalement pour avoir simplement relaté des faits qui se déroulent dans son établissement et répondu strictement au fil de JPB, m'en dira des nouvelles."

Ecrit par : Sanseverina | 04 mars 2008

Sanseverina, ma mémoire me joue peut-être des tours, mais il ne me semble pas que vous ayez jamais réagi, énergiquement ou non, aux délires "verbaux" de toto à mon égard?
Pas seulement à mon égard, d'ailleurs, deux ou trois autres blogueurs ont eu le bonheur de les expérimenter...

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mars 2008

Dans un collège rémois, un professeur a donné un coup de pied à un élève qui se levait sans demander la permission pour demander un stylo au voisin. La classe, spécialiste du chahut, était occupée à lancer des boulettes. Un médecin assermenté de l'hôpital américain a constaté l'hématome de 4 cm sur 7 cm et les parents ont pu porter plainte. Sur la photo, en page départementale de mon quotidien, la famille rassemblée sourit.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 04 mars 2008

Christophe, relisez vos tablettes avant d'accuser injustement. Vous ne croyez pas que j'ai eu ma dose? ça suffit, non?
Vos échanges avec Toto sont des échanges d'injures réciproques. Je n'ai injurié personne dans le post initial qui a déclenché la bordée d'injures de la folle; je n'ai fait que relater des faits et répondre au fil de JPB.
Quant à défendre Pierre et Paul reprenez mes interventions je l'ai fait plus d'une fois. Et laissez-moi en paix! y 'en a marre à la fin!

Ecrit par : Sanseverina | 04 mars 2008

"Vos échanges avec Toto sont des échanges d'injures réciproques. "

Ecrit par : Sanseverina | 04 mars 2008

Ah oui? J'aimerais bien savoir quand j'ai injurié toto! Qui, lui, n'arrête pas de m'insulter copieusement et systématiquement quasiment à chacune de mes contributions! Mes réponses à son égard me semblent au contraire beaucoup plus policées que les vôtres à Jo!
Si je m'étais énervé, comme vous, pour ce qui n'est finalement que broutilles sans aucune espèce d'importance...

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mars 2008

Et ce n'étais pas une "accusation" à votre égard. Simplement une remarque. Arrêtez donc de prendre la mouche pour un rien! ;-)
Cheese!

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mars 2008

Mais tout de même, quelle bonne nouvelle! Voir enfin son travail reconnu!

Ecrit par : Jean | 04 mars 2008

Entièrement d'accord. Ce genre de comportement alimente tous les extrêmismes et décrédibilise le discours présidentiel
sur la rémunération du "mérite" et l'équation travailler plus = gagner plus.

Tout le monde voit bien que "ça ne se passe pas comme ça" et que le libéralisme économique "à la française" ne consiste pas forcément à assumer les risques et les responsabilité.

Aux Etats-Unis, Monsieur Gautier-Sauvagnac serait, d'après ce qu'on m'a dit, passible d'une peine de prison ferme pour "corruption active" et on ne lui ferait pas cadeau de 5 ans de salaire.

Je dis cela pour cadichon qui ne semble pas comprendre pourquoi le mot "libéralisme" ne passe pas bien au pays des "fromages qui puent".

Ecrit par : Robin | 04 mars 2008

"D'ailleurs, la troisième personne du pluriel à "soutiennent" est une preuve que vous ne croyez pas vous-même à ce que vous écrivez.
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mars 2008 "
N'importnawak, põve neuneu ! :pt1cable:

Global/têtedansl'Q/des propos tenus

Bouffon !

Ecrit par : toto | 04 mars 2008

"Ben dis-donc, si ce que vous dites est vrai, Jean-Paul, toto est vraiment dans la m...
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mars 2008 "

mdr
:ange:

Ecrit par : toto | 04 mars 2008

Un autre enseignement de l'affaire Gauthier-Sauvagnac et qui excède la petite personne de cette médiocre sommnité (il n'a paraît-il jamais été en charge d'une Entreprise) est la faiblesse de la représentation syndicale dans notre pays et le fait que les conflits entre le patronnat et les salariés sont règlés par la corruption (c'est bien le fond de l'affaire, non ?) ou des grèves qui ne débouchent sur rien.

Ecrit par : Robin | 04 mars 2008

Il faudrait un Dominique Maingueneau pour analyser exactement ce qui s'est passé avec l'irruption de Jo sur le blog...une "pragmatique des forums de discussion" comme il y en a une pour le discours littéraire.

Le problème tient à la "situation d'énonciation" très particulière des blogs : des gens qui, en règle générale, ne se connaissent pas et qui dialoguent à distance.

Les "présupposés" et les "stratégies énonciatives" ont une importance considérable. Il y a des règles strictes, mais non explicites (chaque forum semble avoir les siennes).

Intéressant aussi que la violation des règles implicites coïncide ici avec le thème de la violence scolaire".

De quoi apporter aussi quelques éléments de réponse à la question : "Pourquoi (wozu) des professeurs ?"

...Et alimenter une réflexion de fond sur les rapports entre la violence et le langage qui constitue le fondement (grund) éthique des nouveaux programmes pour l'école primaire
(retour-amont au marquis de Condorcet : on éduque en instruisant)

Ecrit par : Robin | 04 mars 2008

A la Une de la gazette locale de Reims, l'Union, ce grand titre: "Un élève porte plainte contre son professeur". Hélène Charpentier en parle un peu plus haut.
Cela me rappelle le contexte de la campagne médiatico-politique il y a une dizaine d'années contre les "profs tous pédophiles", dont a été victime mon ami et collègue Bernard Hans.
Manière de souligner aussi l'effet pervers, incontrôlable, fantasmatique, déréalisant de l'industrie de l'opinion. Laquelle n'est pas loin d'être le véritable maître de cérémonie de la vie publique.
Et peut-être aussi une idéologie nouvelle , celle de la victimisation. Un enseignant, pour ne parler que de cette étrange figure a en face de lui non pas un élève comme on le croit encore naïvement mais une potentielle victime d'un mauvais traitement. Cette idéologie est en train de transformer profondément une discipline scolaire comme l'EPS. Celle-ci s'organisant désormais pour que les enseignants ne s'exposent plus à d'éventuelles difficultés liées à des accidents même bénins. Une entorse de la cheville, pour donner un exemple est considérée comme un accident et doit faire l'objet d'une déclaration administrative.
On s'aperçoit à la lumière de cet exemple, que la fonction de l'enseignant ne consiste plus à séparer les individus de leur sujet à l'aide du couteau du symbolique, mais revient à les maintenir emmurés, bien au chaud, dans leur moi narcissique auto-suffisant.
La violence scolaire résulte précisément de cet enfermement à quoi aboutissent les mesures et les réformes scolaires des dernières décennies. Quoi de plus légitime chez un jeune que de chercher à être expulsé de son état premier de sauvagerie, soumis aux pulsions de son moi et à ses penchants pour la liberté, quand, précisément, l'institution se refuse ou est empêchée de le faire? Et quels moyens d'expression de sa demande, dispose-t-il dès lors, pour se faire entendre si ce n'est ceux, violents et incompréhensibles par les créanciers défaillants de la limite?

Ecrit par : buntovchik | 04 mars 2008

Merci JPB pour le texte plein de bon sens du shérif en question et pour votre texte. J'ai commencé à enseigner en 83 dans des établissements ruraux où je ne savais pas ce que c'était qu' avoir peur en cours. Et puis un passage en ZEP une quinzaine d'années après me l'a appris. Depuis, je reste sur mes gardes dans le collège difficile où je suis. La peur systématique n'est plus là mais il n'est pas une heure de cours sans que je pense aux problèmes de violence. Comment dire? C'est intégré à mes cours, certains élèves ne parlent que sur ce mode violent, je dois faire attention quand j'écris au tableau et que je leur tourne le dos, quand je m'approche de certains d'entre eux, garder à l'oeil celui qui s'amuse ostensiblement avec son compas ou ses ciseaux ( récemment une petite s'est retrouvée avec une coupe de cheveux express, très en "dégradé" opérée par sa voisine de derrière qui d'un coup de ciseaux sec lui a ôté une partie de sa chevelure blonde); je ne peux plus faire cours fenêtre ouverte, les fenêtres ont été bloquées au cas où . Dernièrement, ce fut un couteau qui sortit inopinément d'un sac à l'attention d'un petit camarade de classe et quelques départs de feu en cours ( feuilles allumées avec un briquet et lancées dans les jambes des voisins; le tout en simultané à plusieurs; comme cela cela rend les choses plus faciles à gérer pour le prof, c'est plus drôle...)
Quand j'arrive à la fac, pour mes charges de cours, je respire! Aller travailler, faire cours sans craindre la violence des individus qu'on a en face de soi. Quel luxe!

Ecrit par : Sanseverina | 02 mars 2008

Sanseverina, n'avez-vous pas encore entendu parlé de professeurs à l'université insultés ou menacés par les étudiants durant leurs cours? A cause du niveau demandé, parce que ceux-là sont largués par les savoirs mis en oeuvre? Fait-on croire que les lycéens deviennent des anges arrivés à la faculté? Puis, rien de moins barbant que des salles remplies de tête qui s'emm... Le silence, le calme, mais posez-leur des questions précises, sondez leur sensibilité devant les textes, et nous verrons bien. Se satisfaire de la paix et des mouches qui volent ne suffit pas pour se dire que l'on a fait un bon cours. Etre dans les souliers d'un chargé de cours, pour le luxe du repos, est un exercice d'autiste.

Ecrit par : Jo | 02 mars 2008

J'essaye de ne pas être trop acerbe sur ce blog et je crois avoir fait des progrès en quelques mois, mais là,trop c'est trop. Franchement, Jo,maintenant que vous savez à peu près déchiffrer, vous devriez apprendre à lire.

Ecrit par : Robin | 02 mars 2008


Vous êtes un sot en trois lettres et sadique par dessus le marché!

Ecrit par : Sanseverina | 02 mars 2008

Ni sot, ni sadique. Je n'ai parlé que de l'enseignement à l'université. Que ce petit monde vibrillonnant est susceptible sur ce blog. Les professeurs pantouflard à la faculté, ceux qui pensent avoir réussi parce qu'ils ont eu la poste, ça existe. Les autistes qui ne goûtent que le son de leur propre voix, aussi; il y en a d'autres qui, rares cependant, quand on parle avec eux, ne disent pas EN PREMIER "Quel luxe que le calme" (je maintiens, ils deviennent rapidement des rentiers), mais "Cela me met plutôt à l'aise de me sentir seul(e) quand je fais cours".

Ecrit par : Jo | 02 mars 2008

Jo, vous êtes l'un de ces élèves ou étudiants débiles qui, sachant qu'ils ne pourront jamais être profs, finissent par venir sur internet se faire passer pour l'un de ceux qu'ils détestent ?

Ecrit par : Jeremy | 02 mars 2008

Explication de texte aux enseignants de Français, pourtant, de ce blog: Jo dans sa première réponse à Sanseverina s'en prenait plus aux professeurs d'université qui ne sont qu'à eux-mêmes dans leurs cours, satisfaits de leur position, de leur statut, du calme (éternel et docile puisqu'universitaire) qu'ils pensent attentif et leur dû: des autistes donc.

Tout le monde se rend bien compte, par le copié-collé chronologique, que les insultes "SOT" et "SADIQUE", nulle en déchiffrage, "DEBILE" sont les préléminaires à ses débordements.

Sanseverina, ce n'est pas bien de se défausser et de se sentir, comme Jo, l'a écrit: "assiégée" et abandonnée de tous parce qu'une lectrice de ce blog émet un avis général. Vous vous a t-elle dit explicitement, nominativement, que vous étiez autiste?

Se sentir visé, c'est se sentir un peu (?) concerné.

Pourquoi ne pas d'abord avoir dit: "Je me régale à la fac parce que je prépare des cours de haut niveau, que je me replonge dans des textes que jamais je ne songerais à pouvoir enseigner, ou ne serait-ce que faire lire, à mes collégiens, que je partage ma sensibilité avec des étudiants intéressés ou pas?"

JPB, dans les débordements de Jo, il n'y a pas de maux, il y a une grande colère face à ce qui apparaît quelques fois comme des rentiers (les rois et les reines mis à nu) de l'Ecole à cause de faits intolérables, sans aucun doute. Mais qui voyant pourtant leur monde s'écrouler ne se sentent toujours pas aussi responsables, point personnellement, mais d'une façon communautaire, de la situation actuelle de l'Ecole.

Ecrit par : Regroupement de textes | 04 mars 2008

Ecrire rapidement au fil du clavier demande récriture:

Pourquoi ne pas d'abord avoir dit: "Je me régale à la fac parce que je prépare des cours de haut niveau. Je me replonge dans des textes que jamais je ne songerais à pouvoir enseigner, ou ne serait-ce faire lire, à mes collégiens. Je me sens épanouie à la fac car il me semble que je partage ma sensibilité avec des étudiants intéressés ou pas?"

Ecrit par : Regroupement de textes | 04 mars 2008

Tel est le sentiment d'un lecteur peut-être plus attentif.

Ecrit par : Regroupement de textes | 04 mars 2008

Sanseverina, n'avez-vous pas encore entendu parlé de professeurs à l'université insultés ou menacés par les étudiants durant leurs cours? A cause du niveau demandé, parce que ceux-là sont largués par les savoirs mis en oeuvre? Fait-on croire que les lycéens deviennent des anges arrivés à la faculté? Puis, rien de moins barbant que des salles remplies de tête qui s'emm... Le silence, le calme, mais posez-leur des questions précises, sondez leur sensibilité devant les textes, et nous verrons bien. Se satisfaire de la paix et des mouches qui volent ne suffit pas pour se dire que l'on a fait un bon cours. Etre dans les souliers d'un chargé de cours, pour le luxe du repos, est un exercice d'autiste.

Ecrit par : Jo | 02 mars 2008

Pour Jo et Regroupement de textes:

Je relis votre texte Jo et n'y vois pas la même chose que vous. Ou alors nous ne parlons pas la même langue et ne comprenons pas le français de la même manière. D'ailleurs si cela n'avait été qu'une simple erreur d''interprétation, en personne responsable que vous êtes, vous l'auriez signalé immédiatement et je n'aurais pas réagi à des accusations qui n'en auraient pas été. Or si la description que vous faites en premier n'est que celle d'un prof de fac, ( et pourtant le " posez leur des questions" et la suite....s'adressait bien à moi, non?)- vous ne manquez pas d'assimiler à la fin de votre message les chargés de cours aux mêmes profs:"Etre chargé de cours, pour le luxe du repos, est un exercice d'autiste". Je suis désolée, cela s'adressait bien à moi. Et je ne suis pas la seule à avoir compris cela.
Par ailleurs, mon propos était beaucoup plus simple que tout cela. Il s'agissait de dire que les cours au collège étaient souvent fatigants et que les charges de cours à la fac " reposaient" en comparaison. Pas de quoi fouetter un chat.
Quant à l'argument des pauvres universitaires qui souffrent de la violence des étudiants, c'est assez indécent de dire cela à un prof nommé dans un collège difficile. Un peu de décence tout de même.
J'ai partagé 20 ans de ma vie avec un prof de fac. Je crois pouvoir dire que je connais parfaitement bien ce milieu pour être tombée dedans assez jeune. Et la violence des étudiants n'est pas leur principal souci.
Maintenant, il va bien falloir que cette histoire s'arrête.
Si l'interprétation que nous avons tous fait des propos de Jo était aussi claire que celle que fait Regroupement de textes, il n'avait qu'à le dire lui-même.
Il n'était pas obligé de passer l'après-midi à insulter tous les profs de manière si basse.
Il devrait avoir le courage de ses propos et se présenter.
Pour ma part, je suis prête à m'excuser de " Vous êtes un sot en trois lettres et un sadique"s'il n'y avait que de douces intentions chez ce Jo( ce dont on peut douter) ce qui est quand même soft face à la bordée d'injures ": Je vous compisse Sanseverina" et tout le reste du même niveau.
Qu'on en finisse et qu'on me fiche la paix. Si le but est de montrer que j'ai tous les torts du monde pour que cela se termine, alors, oui, achevez, mais vite. Cela devient éprouvant.

Ecrit par : Sanseverina | 04 mars 2008

Il est évident, Sanseverina, qu'enseigner dans les conditions que vous décrivez n'est pas tous les jours une partie de plaisir (litote!). C'est pour cela que j'avais écrit à propos d'un autre sujet sur ce blog que la première mesure que Xavier Darcos devait prendre en même temps que la refonte des programmes, ce serait de rétablir une discipline de fer dans les collèges. Je l'avais écrit en des termes plus modérés, mais ça voulait dire cela. Cette proposition n'a pas recueili ici l'once d'une approbation. Pourtant , ce ne serait pas une chose extraordinaire et scandaleuse que d'interdire aux perturbateurs de perturber. Ce serait même les respecter eux (leur marquer des limites est la meilleure preuve qu'on les respecte), et respecter aussi ceux qui viennent pour s'instruire. Il faudait que le Ministre rappelle solennellement qu'un collège est un endroit où l'on a la chance de pouvoir venir s'instruire et se préparer à sa vie professionnelle et personnelle, et n'est rien d'autre ( ce n'est pas un lieu d'éducation, un prolongement de la famille, un centre aéré, etc.).

Il est certain que le calme qui règne dans les couloirs de la fac fait du bien quand on sort d'un collège-foutoir comme ils le sont presque tous - merci à Monsieur Foucambert et à Monsieur Meirieu! Mais c'est justement ce qui est anormal, que des collèges soient devenus les pétaudières que l'on voit parce qu'on a mis le perturbateur "au centre". La "débâcle de l'école" a été sciemment orchestrée par des illuminés - en réalité des médiocres sans aucun idéal, des blasés revenus de tout ce à quoi ils n'ont jamais pu atteindre, des nihilistes - dont on connaît bien les noms.

Ecrit par : Jean | 04 mars 2008

Je ne suis pas un habitué au quotidien du blog.
Lu que ce matin.
Réflexions immédiates.
Ne prends la défense de personne.
Ces liens m'apparaissent bien plus fabuleux à mes yeux que les insatisfactions de tel ou telle ou de moi-même qui ne sais pas encore ce que je vais manger à midi:

http://www.nasa.gov/externalflash/mars_200701_gallery/hi-resjpgs/1.jpg

http://www.nasa.gov/externalflash/mars_200701_gallery/hi-resjpgs/1.jpg

http://www.nasa.gov/mission_pages/mars/main/index.html

Ecrit par : Regroupement de textes | 04 mars 2008

"Le silence, le calme, mais posez-leur des questions précises, sondez leur sensibilité devant les textes, et nous verrons bien."

Ultime passage: N'emploie-t-on pas le "TU" et le "VOUS" pour exprimer une généralité, sans s'adresser à quelqu'un en particulier? Je ne suis pas grammairien. Je ne connais pas le nom de cette "figure stylistique", si "figure stylistique" sont les termes appropriés.

Ecrit par : Regroupement de textes | 04 mars 2008

pourquoi la dite Dobolino a affiché soudain tant de haine à mon égard.
Ecrit par : Sanseverina | 04 mars 2008
aucune haine! Pas le moindre embryon d'animosité à votre égard, à l'égard de la personne que vous êtes ni à l'égard de qui que ce soit ici. Il y a ici une seule personne pour laquelle j'ai une affection réelle. Tous les autres, moi y compris, sont virtuels.
Il m'est arrivé d'être objet d'insultes, non en tant que moi, mais en tant qu'émanation de la catégorie parent d'élève.

Ecrit par : dobolino | 04 mars 2008

Idem pour le "NOUS".

Je sais ce que je vais manger.
Bon appétit à toutes et tous.

Ecrit par : Regroupement de textes | 04 mars 2008

C'est pour cela que j'avais écrit à propos d'un autre sujet sur ce blog que la première mesure que Xavier Darcos devait prendre en même temps que la refonte des programmes, ce serait de rétablir une discipline de fer dans les collèges. Je l'avais écrit en des termes plus modérés, mais ça voulait dire cela. Cette proposition n'a pas recueilli ici l'once d'une approbation.

Ecrit par : Jean | 04 mars 2008

Je crois que si votre proposition a été accueillie avec scepticisme, c'est parce qu'elle s'apparente un peu à l'initiative des T-shirts "Non au racisme" qu'on a pu voir dans les stades de foot ces derniers temps. On imagine mal que d'autres aient pu mettre des T-shirts "Oui au racisme".
Et contrairement à ce que vous dites (et bien que vous soyez peut-être en mesure de me citer dans quelques unes des mille et trois pages de Meirieu des éloges du bavardage), il n'y a aucun collège où on encourage le bavardage, et je connais beaucoup de stagiaires IUFM à qui on a reproché, de manière tout à fait fondée du reste, de n'avoir pas réussi à "installer un climat de travail" (en français : empêcher le bavardage).
Le problème, car il y en a un, et un problème massif, c'est que certains élèves en rupture avec l'école, la société, et toute forme d'autorité ne trouvent dans l'Éducation Nationale aucune structure adaptée pour eux et pourrissent donc la vie de tout le monde jusqu'à leurs 16 ans, en passant de collège en collège, de classe-relais en classe-relais.
C'est là le problème de l'enseignement public par rapport à l'enseignement privé : celui-ci choisit ses élèves, pas celui-là.

Ecrit par : Pat | 04 mars 2008

JPB, dans les débordements de Jo, il n'y a pas de maux, il y a une grande colère face à ce qui apparaît quelques fois comme des rentiers (les rois et les reines mis à nu) de l'Ecole à cause de faits intolérables, sans aucun doute. Mais qui voyant pourtant leur monde s'écrouler ne se sentent toujours pas aussi responsables, point personnellement, mais d'une façon communautaire, de la situation actuelle de l'Ecole.

Ecrit par : Regroupement de textes | 04 mars 2008

Je maintiens que les règles implicites de la "pragmatique du blog" exigeaient que le locuteur, en l'occurence "Jo" se présente et dise "d'où elle parlait", ce qu'elle n'a fait à aucun moment.

Chacun peut comprendre qu'il n'est pas indifférent de parler en tant que professeur d'université/et ou de collège, des écoles ou seulement d'université ou seulement de collège, inspecteur primaire, secondaire, chef d'établissement, élève ou parent d'élève....

L'anonymat voulu de Jo a faussé les règles de l'échange (au point que j'ai cru au début que Jo était un homme) qui exige que l'on ait un minimum d'informations sur son interlocuteur pour pouvoir adapter sa réponse.

Le résultat des courses (j'avais écrit des corses !) c'est que sanseverina a été injustement blessée et sans aucun résultat positif pour Jo qui n'a pu faire passer son message, alors qu'en se présentant et en parlant simplement d'une expérience vécue, même dérangeante, elle nous aurait probablement intéressés et touchés.

Je suis d'autant plus à l'aise pour en parler que j'avais tendance dans mes premières interventions à faire un peu comme Jo.

Je ne me pose donc pas en donneur de leçons. Je dis simplement qu'il faut savoir "y mettre les formes"...Et ce savoir s'apprend (en fait, il se construit sur ce que nous avons appris).

Ecrit par : Robin | 04 mars 2008

Le problème, car il y en a un, et un problème massif, c'est que certains élèves en rupture avec l'école, la société, et toute forme d'autorité ne trouvent dans l'Éducation Nationale aucune structure adaptée pour eux et pourrissent donc la vie de tout le monde jusqu'à leurs 16 ans, en passant de collège en collège, de classe-relais en classe-relais.

Ecrit par : Pat | 04 mars 2008

Est-ce que ces élèves-là n'auraient pas besoin, précisément, pour se construire, d'une autorité extrêmement ferme? Ne dit-on pas qu'on ne peut s'appuyer que sur ce qui résiste? Si une discipline beaucoup plus stricte était instaurée dans les collèges, n'y aurait-il pas, rapidement, beaucoup moins de cas vraiment difficiles, de situations graves de rébellion? Car les enfants aiment assez, contrairement à ce que prétendent de pseudo-pédagogues dévoyés et démagogues, se sentir fermement encadrés. Les enfants ont instinctivement horreur qu'on les prenne pour des adultes - c'est l'erreur de Meirieu. C'est la raison pour laquelle ils seront reconnaissants aux adultes qui se seront montrés sévères avec eux - j'ai dit "sévères", pas "injustes". Il faut donc, à mon avis, beaucoup plus de sévérité dans les collèges.

A propos du bavardage, on trouverait peut-être quelques considérations dans les vingt mille pages de bavardage (précisément!) stérile de Meirieu. Dans la description qu'il donne de la classe idéale (description rapportée par Bernard Berthelot dans "L'imposture pédaglogique", que l'on peut lire sur www.sauv.net, et tellement irréalitste qu'elle montre bien que Meirieu n'a aucune connaissance personnelle du métier), il installe dans une seul et même salle six ou sept groupes d'élèves censés "découvrir le savoir par eux-mêmes" dans des domaines différents: "l'un met en scène une pièce de théâtre, l'autre prépare un exposé, l'autre écoute un exposé préparé par un élève, etc...". Présenter ainsi la classe idéale, c'est institutionnaliser le bavardage, car on imagine bien que tous les élèves ne seront pas attentifs et sages comme des images et qu'il sera difficile de faire le tri entre le "bon bavardage" du travail collectif et le bavardage parasite des distraits.
Par ailleurs, j'ai déjà raconté ici même qu'un stagiaire de Lettres de mon collège avait pris comme sujet de mémoire professionnel "De la nécessité pédagogique du bavardage en classe." Il y expliquait le plus sérieusement du monde les immenses avantages du bavardage. Ce travail avait été jugé excellent par les gogols de l'IUFM!

Ecrit par : Jean | 04 mars 2008

Regroupement de texte: un infinitif peut s'adapter à qui l'on veut. Un nous , un vous aussi. C'est tellement plus facile. Cela se tord dans n'importe quel sens et on met qui on veut derrière. C'est comme quelqu'un qui intervient sur le blog sous plusieurs pseudos, n'est-ce pas? Vos explications de texte sont à pleurer...

Ecrit par : Sanseverina | 04 mars 2008

"Quand donc finira la semaine?"

Ecrit par : Sanseverina | 04 mars 2008

Sanseverina, ne seriez-vous pas sous pression en ce moment? Vous reniflez du complot partout. Dites, Marion Cotillard, est-ce vous? Je vous croyais en train d'être filmée par M. Mann.

Ecrit par : Regroupement de textes | 04 mars 2008

J'existe

Jo n'existe pas

Ecrit par : Marion Cotillard | 04 mars 2008

J'existe

Jo n'existe pas

Ecrit par : Marion Cotillard | 04 mars 2008

Très Calderon.

Il n'empêche que sanseverina paraît nerveuse.

Ecrit par : Regroupement de textes | 04 mars 2008

Sanseverina,
J'ai l'impression que vous êtes aux prises avec un provocateur qui n'a pas l'intention de s'arrêter de si tôt.
Je n'ai pas réagi aux propos de Jo, et je ne réagis pas à ceux de "Regroupement" pour ne pas apporter d'eau à leur moulin, mais je tiens à vous dire que je lis toujours vos commentaires avec beaucoup d'intérêt et que ce ne sont pas quelques attaques sournoises contre vous qui vont me faire changer d'avis sur la qualité de vos posts.
Cordialement,

Ecrit par : Helisenne | 04 mars 2008

Il faut sauver le soldat sanseverina.

Ecrit par : Il faut sauver le soldat Sanseverina | 04 mars 2008

@ dobolino

Eh bien, moi, je suis sûre d'avoir trouvé qui est Jo. Les indices fournis par vous la concernant étaient lumineux. Et on ne voit plus son petit frère sensible sur ce blog. Faites-lui mes amitiés. Je crois qu'on est écorché vif dans la famille.
Ceci étant, les propos de Jo m'ont aussi fait bondir. Je ne vois rien à redire à ce qu'a écrit Sanseverina! Apprécier de faire cours dans le calme, cela n'a rien de scandaleux, que je sache, et on n'est pas un planqué pour autant.
Quand je suis retournée à la fac afin de préparer un concours, j'ai moi aussi vécu cela comme une bouffée d'air pur; il y avait d'ailleurs des étudiants agrégatifs qui se permettaient de bavasser pendant les cours, et qui se sont fait vertement renvoyer dans les cordes, non par les "planqués" qui officiaient, mais par les professeurs préparant l'agrég interne, que ce bavardage gênait.

Ecrit par : mouron rouge | 04 mars 2008

" De la nécessité pédagogique du bavardage en classe." Ce sujet me rappelle le témoignage de Marie Teissedre au chapitre V de l'ouvrage " La débâcle de l'école". Elle rapporte, en haut de la page 75 la propos suivant formulé par un formateur :" Ce qui est emmerdant avec le travail en groupe c'est le bruit. mais ça permet de mixer les enfants."

Tout le monde ne partage pas ce point de vue. Dans l'hebdomadaire Le Point du 24 janvier dernier, page 86, George Steiner déclare :" Ce qu'on ne peut pas apprendre par coeur, on ne le connaîtra jamais profondément, on ne l'aimera jamais assez. Le rôle de la mémoire est immense,comme celui du silence. Mais le silence est de plus en plus cher." Est-ce que Steiner pourrait figurer dans la bibliographie des stagiaires en IUFM ? Ca changerait un peu.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 04 mars 2008

Si une discipline beaucoup plus stricte était instaurée dans les collèges, n'y aurait-il pas, rapidement, beaucoup moins de cas vraiment difficiles, de situations graves de rébellion?

Ecrit par : Jean | 04 mars 2008

D'accord, mais qu'entendez-vous par "discipline plus stricte" ?

Ecrit par : Pat | 04 mars 2008

Il est temps que je revienne reniant ainsi la promesse que je m'étais faite de n'être qu'éphémère.

Je suis la mère d'usagers de l'école.

Sanseverina n'a rien à voir avec mon coup de dents de la dernière fois. Elle n'était pas visée en tant que personne. Après tout, elle n'est pas de mes intimes. Je ne connais pas sa vie et ses problèmes. Mais qui n'en a pas? Elle doit être une professeur de qualité puisque ses collègues lui donnent les classes les plus difficiles. C'est que son établissement compte sur elle.

Son propos se fit l'écho de mes jeunes années d'élèves puis d'étudiante face à des professeurs satisfaits seulement d'être où ils étaient. Imaginez leurs relations avec leurs étudiants et le contenu de leurs cours.

Tel est le risque de la quête du statut, du calme, de la vénération passant avant le goût de la transmission et du partage.
Il y a de plus en plus d'étudiants silencieux en cours car ils n'ont rien à dire. Les textes ne les questionnent plus. Alors pourquoi les questionner. Le calme ne signifie pas que respect du professeur, mais peut-être aussi beaucoup d'autres choses.

Quant aux difficultés professionnelles de Sanseverina, c'est un mal partagé par les travailleurs, au bas de l'échelle, sous diverses formes (harcèlements, précarité, rythmes fous, que sais-je?).

Aucune haine envers les professeurs. Que la chiasse d'un grand nombre descende sur leur figure est une réalité.

Nous ne sommes que ce que nous écrivons. Ce qui vient en premier sous forme de mots et de phrases est ce que nous sommes au fond de nous.

Un petit frère?

Ecrit par : Jo la trollette | 04 mars 2008

"Est-ce que ces élèves-là n'auraient pas besoin, précisément, pour se construire, d'une autorité extrêmement ferme?"
"Il faut donc, à mon avis, beaucoup plus de sévérité dans les collèges."

Ou une bonne explication de texte .

Lire avec L&L; édition belin 18€ po chir . àmha

Ecrit par : toto | 04 mars 2008

"Je suis la mère d'usagers de l'école."

Ecrit par : Jo la trollette | 04 mars 2008


Vous voulez dire "mère d'élèves" ?

Ecrit par : Cyrano | 04 mars 2008

"Je suis la mère d'usagers de l'école."

Ecrit par : Jo la trollette | 04 mars 2008


Vous voulez dire "mère d'élèves" ?

Ecrit par : Cyrano | 04 mars 2008

Non, monsieur, ils usent de l'école à bon escient. J'espère.

Ecrit par : Jo la trollette | 04 mars 2008

"il n'y a aucun collège où on encourage le bavardage, et je connais beaucoup de stagiaires IUFM à qui on a reproché, de manière tout à fait fondée du reste, de n'avoir pas réussi à "installer un climat de travail" (en français : empêcher le bavardage)."

Ecrit par : Pat | 04 mars 2008

Merci, Pat. Mais c'est tellement évident que c'est triste d'en être réduits à rappeler cet état de fait.

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mars 2008

Est-ce que Steiner pourrait figurer dans la bibliographie des stagiaires en IUFM ? Ca changerait un peu.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 04 mars 2008

Il faudrait de la part des formateurs une singulière honnêteté intellectuelle. Les idées de George Steiner (par exemple, comme vous le soulignez, sur le rôle essentiel de la mémoire)sont aux antipodes du constructivisme.

Par ailleurs son oeuvre maîtresse "Réelles présences" est une
tentative intellectuelle et existentielle de sortir du relativisme qui est la principale caractéristique de la pensée pédagogiste (celle de Meirieu par exemple qui se présente avant tout comme un "sceptique".)

Mais il est évident qu'à ce très haut niveau de déploiement de la pensée, ce n'est pas avec Meirieu que "dialogue" Steiner, mais avec Mallarmé et Rimbaud, Foucault et Derrida.

Je mets "dialogue" entre parenthèses car ce dialogue est plutôt le combat de Jacob avec l'Ange.

Ecrit par : Robin | 04 mars 2008

Je ne me démultiplie pas sur ce blog.

Ecrit par : Jo la trollette | 04 mars 2008

Nous ne sommes que ce que nous écrivons. Ce qui vient en premier sous forme de mots et de phrases est ce que nous sommes au fond de nous.

Un petit frère?

Ecrit par : Jo la trollette | 04 mars 2008

Il y a beaucoup de choses au fond de nous et les possibilités du langage humain, sont infinies, pour le meilleur et pour le pire.

Mais là, voyez-vous, en parlant ainsi et en vous dévoilant un peu, pour le meilleur et vous touchez juste.

Ecrit par : Robin | 04 mars 2008

Alors qui a les meilleures truffes ? Hein, qui ?

Ecrit par : Victor | 03 mars 2008

Vos truffes sont les meilleures...

Ecrit par : dobolino | 03 mars 2008

Peut-être, mais vous les braconnez toujours, n'est-ce pas ? ;o))

(je ne sais pas non plus qui est josette, mais ce n'est pas moi).

Sérieusement, 70 pages d'insultes, de noms d'oiseaux et de psychopathologie de bazar, j'ai du mérite de revenir.

Et si la violence à l'école n'était que le reflet de la violence dans tous les secteurs de la société, y compris sur les blogs les mieux orthographiés ?

Ecrit par : yann | 04 mars 2008

"Je suis la mère d'usagers de l'école."

Ecrit par : Jo la trollette | 04 mars 2008


Vous voulez dire "mère d'élèves" ?

Ecrit par : Cyrano | 04 mars 2008

Non, monsieur, ils usent de l'école à bon escient. J'espère.

Ecrit par : Jo la trollette | 04 mars 2008

Singulière conception de l'école, madame.

Je n'ai jamais eu, pour ma part, le sentiment d'"utiliser" mes professeurs comme on prend le train, par exemple.

D'autant que l'on voit d'ici se profiler "l'usager mécontent" qui estime avoir un droit de regard sur les "prestations" offertes par ses professeurs.

Ecrit par : Cyrano | 04 mars 2008

Singulière conception de l'école, madame.
.
Rendez-vous sur le pré avec vos témoins!

Ecrit par : faquine | 04 mars 2008

Sanseverina,
J'ai l'impression que vous êtes aux prises avec un provocateur qui n'a pas l'intention de s'arrêter de si tôt.
Je n'ai pas réagi aux propos de Jo, et je ne réagis pas à ceux de "Regroupement" pour ne pas apporter d'eau à leur moulin, mais je tiens à vous dire que je lis toujours vos commentaires avec beaucoup d'intérêt et que ce ne sont pas quelques attaques sournoises contre vous qui vont me faire changer d'avis sur la qualité de vos posts.
Cordialement,

Ecrit par : Helisenne | 04 mars 2008

Merci Helisenne. Et attendons que cela passe...

Ecrit par : Sanseverina | 04 mars 2008

La presse : le fat géochimiste pose ses conditions pour entrer dans le gouvernement.

Il a demandé un thermomètre qu'il placera devant la fenêtre de son bureau pour démontrer au peuple ébaubi que le réchauffement climatique n'existe pas.

Plus duraille, il veut un musée de dimension mondiale dédié à l'emporte pièce. Il en possède de rarissimes qu'il propose en dation.

On murmure dans les hautes sphères que le président dispose d'un argument qu'il estime imparable pour convaincre le récalcitrant : une rolex (qui donne l'heure) tous les ans à Noël.

Ecrit par : dugong | 04 mars 2008

Je n'ai pas besoin de témoins lorsque je suis dans un pré avec une dame. Qu'on se le dise !

Ecrit par : Cyrano | 04 mars 2008

Vous n'avez pas besoin de témoin mais ils existent quand même : pensez à toute la faune ultramillimétrique que vous explosez en fôlatrant !

Ecrit par : dugong | 04 mars 2008

folâtrant ! pas faux latran

Ecrit par : dugong | 04 mars 2008

Il a demandé un thermomètre qu'il placera devant la fenêtre de son bureau pour démontrer au peuple ébaubi que le réchauffement climatique n'existe pas.

Dans un gouvernement dont l'action se réclame de slogans "performatifs" ("dire, c'est faire"), notamment à propos du pouvoir d'achat, le fat est tout désigné pour devenir ministre de l'écologie.

Son maroquin fera parti des objets exposés dans le musée à dimension mondiale dédié à l'emporte-pièce car il aura tôt fait de saborder son ministère après en avoir victorieusement démontré l'inutilité.

Ecrit par : Robin | 04 mars 2008

"Le problème, car il y en a un, et un problème massif, c'est que certains élèves en rupture avec l'école, la société, et toute forme d'autorité ne trouvent dans l'Éducation Nationale aucune structure adaptée pour eux et pourrissent donc la vie de tout le monde jusqu'à leurs 16 ans, en passant de collège en collège, de classe-relais en classe-relais."

Ecrit par : Pat

Vous faites erreur, ils ont "le droit" de continuer leur travail de sape en lycée, et ce bien au-delà des seize ans réglementaires. Il est devenu très difficile de les mettre à la porte.

"Ne dit-on pas qu'on ne peut s'appuyer que sur ce qui résiste ?"

Ecrit par : Jean

"Appuyons-nous sur les principes : ils finiront bien par céder" (Oscar Wilde).

"il n'y a aucun collège où on encourage le bavardage, et je connais beaucoup de stagiaires IUFM à qui on a reproché, de manière tout à fait fondée du reste, de n'avoir pas réussi à "installer un climat de travail" (en français : empêcher le bavardage)."

Ecrit par : Pat

Il y a beaucoup d'établissements où l'on ne décourage pas le bavardage. Le professeur est seul contre le fléau. Quant aux reproches faits à des stagiaires, ils acquièreraient quelque valeur s'ils étaient suivis de conseils judicieux. Or il n'en est quasiment rien, je crains. Le "ifoyaka" n'est en aucun cas suffisant.

Une des premières conditions nécessaires au rétablissement de l'ordre est d'extirper la manie du débat contradictoire, de la justification obligatoire, de la parodie de procès, du désir impossible de "justice". Il faut revenir à la causalité toute simple : faute => sanction, sans fioritures et sans bla-bla.

Ecrit par : Moot | 04 mars 2008

Allègre me semble être aux écologistes fanatiques ce que Brighelli est aux pédagogistes.
Il nous fera de l'air.

Ecrit par : bernard | 04 mars 2008

Le thermomètre du phénomène sera couplé à une caméra.

Les images seront diffusées 24 h sur 24 sur le site de la main à la pâte.

Les enseignants seront priés de faire tracer compulsivement par les élèves la courbe de l'évolution des températures (corrigées, si besoin est, par la Direction de la Prospective).

Les récalcitrants seront mutés d'office en terre Adélie où ils auront en charge l'alphabétisation des manchots (futur grand chantier présidentiel).

Ecrit par : dugong | 04 mars 2008

"La presse : le fat géochimiste pose ses conditions pour entrer dans le gouvernement."

Dugong et Robin, vous êtes bien durs avec notre joyeux Allègre.

N'a-t-il pas lancé ce pur cri du coeur :

"Si j'y vais - ce qui n'est pas fait - ce sera pour revaloriser les salaires et les conditions de travail des professeurs d'université et des chercheurs".

Ne sait-il donc pas que les caisses sont vides, le brave homme?

Ecrit par : Cyrano | 04 mars 2008

Moot a écrit : "Une des premières conditions nécessaires au rétablissement de l'ordre est d'extirper la manie du débat contradictoire, de la justification obligatoire, de la parodie de procès, du désir impossible de "justice". Il faut revenir à la causalité toute simple : faute => sanction, sans fioritures et sans bla-bla."

Oui ! Bien vu et 150% d'accord.

Ecrit par : dugong | 04 mars 2008

"Ne sait-il donc pas que les caisses sont vides, le brave homme?"

Yaka vendre les bijoux de famille. On revend Jussieu en refilant la feraille à désamianter à Mittal. Au prix du terrain dans le secteur, c'est jackpot. Il suffit de placer la mornifle sur le marché des matières premières agricoles et de distribuer les dividendes à tous les thésards qui auront reconnus par écrit que le réchauffement climatique n'existe pas.

Qu'est ce qu'on dit à tonton Dugong ?

Ecrit par : dugong | 04 mars 2008

qui auront reconnu....

Ecrit par : dugong | 04 mars 2008

Moot a écrit : "Une des premières conditions nécessaires au rétablissement de l'ordre est d'extirper la manie du débat contradictoire, de la justification obligatoire, de la parodie de procès, du désir impossible de "justice". Il faut revenir à la causalité toute simple : faute => sanction, sans fioritures et sans bla-bla."

Oui ! Bien vu et 150% d'accord.

Ecrit par : dugong | 04 mars 2008

J'approuve.

Ecrit par : Jean | 04 mars 2008

Je ne suis pas d'accord pour être comparé à Allègre — même par pure rhétorique, même par plaisanterie !
JPB

Ecrit par : brighelli | 04 mars 2008

"Je ne suis pas d'accord pour être comparé à Allègre"

Je comprends. Il y a des limites à la proportion. Fût-elle aristotélicienne.

Ecrit par : dugong | 04 mars 2008

Et puis, il n'a pas de moustache!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mars 2008

Moot a écrit : "Une des premières conditions nécessaires au rétablissement de l'ordre est d'extirper la manie du débat contradictoire, de la justification obligatoire, de la parodie de procès, du désir impossible de "justice". Il faut revenir à la causalité toute simple : faute => sanction, sans fioritures et sans bla-bla."

Oui ! Bien vu et 150% d'accord.

Ecrit par : dugong | 04 mars 2008

J'approuve.

Ecrit par : Jean | 04 mars 2008

Encore, une fois, je suis désolé, même si tout le monde approuve en chœur, on est encore dans le très abstrait.
Faute -> Sanction, d'accord, mais quelles sanctions ?
Et que faire de ceux qui sont déjà "bookés" en heures de retenue pour le trimestre à venir ?
De ceux qui passent de collège en collège et de classe-relais et de classe-relais ?

Ecrit par : Pat | 04 mars 2008

Je me sers d'Allègre pour faire faire des exercices à mes élèves !

1. Un ministre diminue le tarif des heures supplémentaires des professeurs de 17,6 %. Son successeur décide de revenir sur cette mesure.
Pour une HS à 30 €, calculez le pourcentage d'augmentation qu'il faut pour revenir au prix d'origine.

2. Le ministre de l'Éducation décide que les lycéens doivent se contenter de "flashes" en histoire. Quels exemples pouvez-vous donner de cette mesure en 2de ?

Ecrit par : LaRiba | 04 mars 2008

Allègre me semble être aux écologistes fanatiques ce que Brighelli est aux pédagogistes.
Il nous fera de l'air.

Ecrit par : bernard | 04 mars 2008

N'importe quoi.
Allègre est aux scientifiques et aux écologistes ce que les pédagogistes sont aux enseignants.
Quelqu'un qui ne sait pas de quoi il parle mais qui occupe le terrain en assénant avec force des prétendues vérités.
Si j'étais de mauvaise foi, je pourrais ajouter que Meirieu a été conseiller d'Allègre lorsqu'il était ministre.

Ecrit par : Pat | 04 mars 2008

"Si j'y vais - ce qui n'est pas fait - ce sera pour revaloriser les salaires et les conditions de travail des professeurs d'université et des chercheurs".

Ne sait-il donc pas que les caisses sont vides, le brave homme?

Ecrit par : Cyrano | 04 mars 2008

"Parole gelée" pour le musée dédié à l'emporte-pièce.Les caisses sont vides, mais la collection s'enrichit..

Ecrit par : Robin | 04 mars 2008

Encore, une fois, je suis désolé, même si tout le monde approuve en chœur, on est encore dans le très abstrait.
Faute -> Sanction, d'accord, mais quelles sanctions ?
Et que faire de ceux qui sont déjà "bookés" en heures de retenue pour le trimestre à venir ?
De ceux qui passent de collège en collège et de classe-relais et de classe-relais ?

Ecrit par : Pat | 04 mars 2008

Il faut être réaliste, Pat, même si cela fait nous mal au coeur à nous autres irréductibles optimistes qui croyons qu'en tout enfant il y a un être amendable: nous avons le devoir d'écarter des classes qu'ils empêchent de fonctionner les élèves qui malgré une série de rappels à l'ordre et de sanctions "normales" échelonnées (punition, retenue, exclusion temporaire) s'obstinent à les perturber. Nous DEVONS protéger tous les autres, parmi lesquels il y a AUSSI au collège des enfants malheureux à cinquante mille titres et qui auraient aussi cinquante mille raisons de ne pas apprendre leurs leçons, de déranger, d'être insolents. L'alibi du "mal-être", ça commence à bien faire! Il faut nous résigner à ce que certains élèves passent de collège en collège jusqu'à leurs seize ans, à ce que d'autres relèvent d'une structure d'accueil plus médicalisée.
Certains élèves perturbent parce qu'ils ne supportent pas, ni physiquement ni mentalement, de rester assis pendant des heures à réfléchir (ce que supportent tous les autres sans faire autant de foin). Il faut respecter leur choix et leur proposer une filière différente à l'intérieur du collège: des classes "pratiques", par exemple, où ils ne seront pas automatiquement en difficulté, où la partie concrète, manuelle, composera l'essentiel de leur semaine. J'ai encore connu un collège où il y avait une classe de CPPN: les garçons ont passé leur année à retaper une 4CV Renault et ils ont même gagné un concours:; ils étaient fiers d'eux et n'ont posé, de l'année, aucun problème de discipline. Pour certains élèves, qui se sentent mortellement étrangers à la scolarité normalement intellecuelle qui est le lot plus ou moins bien accepté mais accepté quand même de tous les autres, les CPPN étaient un recours. L'apprentissage junior en était un excellent aussi: évidemment, comme toute idée raisonnable, elle a été saccagée par les bien-pensants de salons de gauche, qui préfèrent certainement voir les enfants totalement allergiques à l'école devenir infernaux et rendre malades leurs professeurs. Il me paraît évident qu'un palier d'orientation vers une filière pré-professionnelle ou du moins résolument "pratique" doit être ménagé EN FIN DE 5ème.

Ecrit par : Jean | 04 mars 2008

On revend Jussieu en refilant la ferraille à désamianter à Mittal.

Ecrit par : dugong

Ça va coûter bonbon pour remorquer tout ça jusqu'à Alang !

Ecrit par : Moot | 04 mars 2008

Jean -> entièrement d'accord.

Ecrit par : Moot | 04 mars 2008

Après 20 ans de collège dont 12 en ZEP, je ne peux -j'allais écrire "hélas"- qu'être d'accord avec Jean... "même si cela fait nous mal au coeur à nous autres irréductibles optimistes qui croyons qu'en tout enfant il y a un être amendable".

Aujourd'hui j'ai vu sourire pour la première fois de l'année un élève de 3ème au terme de la tenue d'une "équipe éducative" : le principal venait d'accepter, en alternative à l'exclusion, de lui accorder le droit d'effectuer des mini-stages en entreprise. Chaque prof présent a accepté de lui apporter une aide spécifique pour l'aider à les réussir : j'ai cru qu'il allait se mettre à pleurer. Nous n'avons droit qu'à une dizaine de places dans ce dispositif pour un effectif de plus de 700 élèves...
Hier, j'ai croisé sur un trottoir deux anciens élèves inscrits en CFA, je leur ai demandé s'ils ne regrettaient pas trop l'école : deux grands et francs éclats de rire en réponse !
Ce ne sont bien sûr que des anecdotes mais dans un pays où l'artisanat est encore une voie de réussite, pourquoi oblige-t-on l'éducation nationale à refuser de prendre en charge un enseignement professionnel de qualité ? Je sais que beaucoup d'entre vous connaissent la réponse.

Ecrit par : Victor | 04 mars 2008

"Pour certains élèves, qui se sentent mortellement étrangers à la scolarité normalement intellecuelle"

Ecrit par : Jean | 04 mars 2008

Ceux-là ne réussiront pas non plus à intégrer un lycée hôtelier!

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mars 2008

Jean, je suis moi aussi tout à fait d'accord.
Je regrettais dans un de mes précédents messages l'absence de structure adaptée à certains, qui fait qu'on doit garder en collège des enfants dont on peut penser qu'ils n'en retirent rien et qu'ils gênent énormément les autres.
Je pense aussi que tout ce que vous dites au sujet de la professionnalisation, ainsi que Victor, est très juste (tout en prenant garde à l'effet de "reproduction", évidemment).
Mais c'est Victor qui pose LA question : pourquoi oblige-t-on l'éducation nationale à refuser de prendre en charge un enseignement professionnel de qualité ?
Mais tout cela me conforte dans mon idée que l'appel à une plus grande sévérité est loin de résoudre tous les problèmes, et que tout ce qui pourra être fait pour l'enseignement professionnel sera au moins aussi important.

Ecrit par : Pat | 04 mars 2008

Avez-vous des informations concernant le "coût" d'un élève en lycée professionnel et celui d'un élève en lycée général ?

Ecrit par : Cyrano | 04 mars 2008

C'est évidemment une question économique, Pat.

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mars 2008

Comme moot, victor, pat, je suis d’accord avec la proposition de Jean. Je pense de plus en plus qu’il faut une sorte de sélection en fin de cinquième. Quelles modalités, je n’en sais trop rien mais sélection quand même. A l’entrée en sixième, ce serait prématuré et injuste (l’expérience de l’orientation en CES ou CEG ne plaide pas en faveur de cette option). Mais une fois que les élèves auraient fait l’expérience du collège et qu’ils seraient plus mûrs, le fait de savoir qu’il y a une échéance ne pourrait être que bénéfique. D’ailleurs, puisqu’on n’arrête pas de nous demander de voir ailleurs, c’est bien ce qui se passe en Grande-Bretagne pour l’entrée dans les public-schools. Il faudrait quelque chose dans ce genre, un petit examen – ce qui aurait aussi une influence sur la discipline. Je suis trop loin de ces problèmes pour être sûr de ce que j’avance, mais j’imagine qu’une grande partie des problèmes de discipline viennent de ce que les élèves sont largués et ne comprennent rien à ce qui se passe en classe. Et comme ils ont renoncé à travailler, ils deviennent violents ne serait-ce que pour « passer le temps ». C’est une réaction tout à fait logique. La solution pourrait donc se trouver (au moins partiellement) dans un travail plus intensif depuis le CP (c’est le sens de la réforme du primaire) de façon à préparer l’entrée en quatrième. Cette sélection porterait donc à la fois sur les savoirs et la conduite (mais de façon plus indirecte). Car si ce que je dis est vrai, les deux sont liés et une sélection fondée uniquement sur des problèmes de discipline ne me semble pas juste dans le cadre scolaire, surtout tel qu’il est aujourd’hui. Un simple décision du conseil de classe (comme dans le cas des CPNN si je ne m’abuse) ne me semble pas, non plus, l’idéal car la « pression » sur les élèves serait insuffisante. Puisqu’on nous dit qu’il faut responsabiliser les élèves, responsabilisons-les.

Mais je crois savoir que Sarkozy s’oppose à des mesures de ce genre. C'est pas très bon pour l'image dans l'opinion publique. Quand on pense que les Français plébiscitent Lang (n°1) et Allègre (n°2) pour "l'ouverture" dans un nouveau gouvernement, on se dit qu'on n'est pas sortis de l'auberge

Ecrit par : Pedro Cordoba | 04 mars 2008

Sanseverina, je souscris entièrement aux propos d'Helisenne.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 04 mars 2008

Ce ne serait pas une mauvaise chose que d'ouvrir un débat sur la question des sanctions.
Je me lance. Comme je le raconte dans mon prochain livre ("Fin de récré", en vente partout dans dix jours — pub gratuite, dédicaces à la demande…), je n'ai jamais donné une heure de colle de ma vie. Par principe : les colles sont le meilleur moyen d'ancrer dans la tête des élèves l'idée que venir au collège ou au lycée est une sanction. L'exclusion, oui, ça enquiquine les parents, ça les responsabilise parfois (j'ai souvent des doutes sur ce qui pourrait responsabiliser certains parents, mais passons…), ça met l'élève aux fers de l'extérieur - loin des copains : c'est à peu près ce qui se passe pour certains élèves qui volontairement "taillent" une matinée ou une journée de cours, ils se font suer assez vite. Un travail supplémentaire, peut-être, si c'est payant. Mais ne me parlez pas de colles — ou alors, en étant avec l'élève, en lui offrant la chance d'une ou deux heures de plus — et j'avoue que ma vertu n'est que très rarement allée jusque là…
JPB
PS. Qu'est-ce que c'est dur d'écrire avec un chat sur les genoux… Et après il y en a qui se moquent de mes fautes de frappe… Ah, cruauté…

Ecrit par : brighelli | 04 mars 2008

D'autant que l'on voit d'ici se profiler "l'usager mécontent" qui estime avoir un droit de regard sur les "prestations" offertes par ses professeurs.

Ecrit par : Cyrano | 04 mars 2008
Excusez-moi, Cyrano, mais il me semble que droit de regard il y a toujours eu et que certains cas sont vraiment limites. ma mère qui fête ses 78 ans à la fin du mois, me parle encore de son abominable professeur de géo d'hypokhâgne qui ne leur a enseigné, en tout et pour tout, durant l'année, que le relief karstique alors que ces jeunes normaliennes préparaient Fontenay en un an au lieu de deux. Ce n'est franchement pas drôle du tout et si ces jeunes filles avaient eu le droit de réclamer, il est certain que, même en 1949/50, elles l'auraient fait et qui aurait pu leur reprocher de se plaindre d'un professeur qui négligeait à ce point leur préparation au concours qui leur était vital?

Ecrit par : dobolino | 04 mars 2008

Certains abordent la question du coût dans les lycées professionnels. J’ai déjà dit à plusieurs reprises que j’étais favorable à la suppression des lycées professionnels, l’une des inventions les plus funestes de Chevènement. La formation professionnelle doit se faire en alternance et la partie professionnelle proprement dite doit être à la charge de l’entreprise. A distinguer des séries techno. Mais au niveau collège, on est encore dans le cadre de l’enseignement obligatoire. Tout coût financier serait justifié si cela permet d’avoir des élèves plus satisfaits, plus calmes et donc plus travailleurs dans chacun des secteurs. Et en y transférant l’argent dépensé pour des résultats presque nuls, sinon contre-productifs, dans les lycées pro, l’opération serait financièrement rentable.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 04 mars 2008

Ah, Pedro, comme vous avez raison… En particulier sur ce que le petit Nicolas juge populaire ou non… Quand je pense qu'il y a quelques mois un hebdomadaire (le Point) le comparait à Napoléon III… Je bosse sur le "18 Brumaire de Louis Bonaparte" (Pedro, vos premières amours !), et je vous jure que le neveu de l'oncle était un très fin politique, comparé à ce qui s'agite en ce moment dans le marigot.
PS. Et Marx (je ne parle même pas de Hugo, qui invente des faits à l mesure de sa haine — on croirait certaines épouses en instance de divorce — et le Victor avait fait des avances au prince-président) est lui-même très injuste avec l'homme du 2 décembre, immortel auteur de "l'Extinction du paupérisme" — si !

Ecrit par : Abraxas | 04 mars 2008

PS. Qu'est-ce que c'est dur d'écrire avec un chat sur les genoux… Et après il y en a qui se moquent de mes fautes de frappe… Ah, cruauté…

Ecrit par : brighelli | 04 mars 2008
Est-ce qu'il fait "tapis-tapis" sur vos cuisses?
" faire tapis-tapis", c'est l'expression que ma fille a créé pour expliquer que son chat fait le mouvement des pattounes des chatons qui têtent sur le ventre de leur mère. Avec un beau matou bien armé, c'est très plaisant!

Ecrit par : dobolino | 04 mars 2008

avec :
L&L; GS ou/et planète des alphas
L&L; CP ou/et planète des alphas
L&L; CE1

Boscher écriture/mathématique
Méthode Singapour (Lafforgue)


Fini les heures de colles (ils resteront vous faire chier encore bien plus tard)
Fini les punitions (c'est eux qui demanderont du boulot supplémentaire)
Fini les selections (plus qu'une seule filière, celle de l'excellence)

àmha .

Ecrit par : toto | 04 mars 2008

"Il est temps que je revienne reniant ainsi la promesse que je m'étais faite de n'être qu'éphémère." Josette la pompette

Parjure !

Ecrit par : Jeremy | 04 mars 2008

Vous n'avez pas besoin de témoin mais ils existent quand même : pensez à toute la faune ultramillimétrique que vous explosez en fôlatrant !

Ecrit par : dugong | 04 mars 2008

Pas si c'est un pré accueillant des vaches traitées larga manu aux avermectines. Vlan, plus de micro-faune!

Ecrit par : dobolino | 04 mars 2008

Un examen en fin de cinquième serait effectivement souhaitable, pour orienter vers des disciplines concrètes les élèves qui n'ont vraiment aucune affinité avec les disciplines intellectuelles et qui perdent leur temps tout en perturbant gravement les études des autres. Nous sommes apparemment nombreux à partager cet avis, mais comment faire pour que l'orientation dans une voie professionnelle ne soit pas automatiquement perçue comme la sanction d'un échec?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 04 mars 2008

Je ne sais pas... Peut-être changer nous-même d'état d'esprit vis à vis de ce que sont les métiers manuels, parfois?
((Rien que la qualification de "scolarité normalement intellectuelle" par Jean me semble un tantinet réductrice vis à vis des autres (scolarités), mais certainement sans que son auteur ait pensé à mal)).

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mars 2008

JPBrighelli, de quel site parlez-vous ? Je ne vous ai pas recommandé de site particulier, et me vois donc bien en peine de vous faire un copie-collé de quoi que ce soit.

Ecrit par : Jeremy | 04 mars 2008

pourquoi oblige-t-on l'éducation nationale à refuser de prendre en charge un enseignement professionnel de qualité ? Je sais que beaucoup d'entre vous connaissent la réponse.

Ecrit par : Victor | 04 mars 2008

La réponse tient en deux mots : l'idéologie égalitaire. Une idéologie qui a prévalu et prévaut encore dans l'Education nationale depuis la Réforme Haby (1975).

Tout ce qui était en place pour "réguler" le système a été supprimé peu à peu : d'abord les 4ème CPPN, puis les orientations après la 5ème (4ème et 5ème préparatoires au CAP), puis les 4ème et 3ème technologiques...Et maintenant les BEP !

Ne pas voir le rapport avec le thème du fil (la violence), relève de la cécité la plus totale. des élèves qui n'ont aucun goût pour l'abstraction et à qui "on prend la tête" avec du français, des maths,de l'anglais à haute dose, pour lesquels le simple fait de rester rester assis et d'écouter représente un supplice insupportable n'ont qu'une idée en tête, c'est de se venger de ceux qu'ils jugent responsables de leur malheur : les enseignants et de saboter le système.

Ecrit par : Robin | 04 mars 2008

"La formation professionnelle doit se faire en alternance"

D'accord s'il y a alternance à l'intérieur même de la formation professionnelle : l'élève arrive chez l'artisan 1 qui roule en Audi TT. Impressionné... En alternance chez l'artisan 2 qui roule en BMW série cquifaut.

Revalorisation immédiate du travail manuel.

Problème, isoler les artisans et patrons de PME qui roulent en Audi TT et/ou en BMW trucmuche. Exclure les autres de la formation professionnelle. Ou les subventionner.

Allègre a sûrement un plan d'enfer.

Ecrit par : dugong | 04 mars 2008

"Je ne suis pas d'accord pour être comparé à Allègre — même par pure rhétorique, même par plaisanterie !
JPB"

Ecrit par : brighelli | 04 mars 2008

"Je comprends. Il y a des limites à la proportion. Fût-elle aristotélicienne."

Ecrit par : dugong | 04 mars 2008

"Et puis, il n'a pas de moustache!!!"

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 mars 2008

Mais si Christophe, il en a une ! Juste au-dessus des yeux.

Ecrit par : Kap | 04 mars 2008

D'accord avec Jean,il faut de la stricte discipline.Et il faut utiliser toutes les possibilités internes à l'Ecole et externes.
Je viens de voir un reportage de France2 sur la violence scolaire en Espagne.Coopération très étroite entre la Police et les Enseignants, dans la bonne humeur.Au vu des résultats,les Lycées la demandent à leur tour.
Les seuls qui trouvent ça pas bien,devinez!Les élèves.Enfin,DES élèves ! C'est bien normal !
Le monde enseignant français est-il toujours aussi exceptionnel dans son aversion très majoritaire pour la Police aidant l'Ecole ?Quand j'ai quitté la direction d'Ecole,il n'y a pas si longtemps,mes collègues ne voulaient rien savoir de la police et y allaient à reculons dans la coopération.

Ecrit par : bernard | 04 mars 2008

...Et puis le mépris typiquement français pour les métiers manuels et la survalorisation des métiers "intellectuels" (ou prétendus tels)

Ecrit par : Robin | 04 mars 2008

"Avec un beau matou bien armé, c'est très plaisant!"

Ecrit par : dobolino | 04 mars 2008

Avec un Maine Coon de plus de 8 kilos, c'est une vraie torture.

Ecrit par : Kap | 04 mars 2008

Violence scolaire :

"voilà quelques temps qu'une élève de ma classe fait des crises de nerf très violentes, généralement dirigées contre moi, dès qu'on lui fait une remarque ( genre: je suis désolée mais il y a une erreur de copie dans ce mot)
elle est en ce2 c'est la 2ème année qu'elle fait des crises de ce type.
j'en sors avec des marques partout, épuisée.
j'ai un triple niveau et les enfants de la classe sont impressionnée de ses sautes d'humeur;
une maman d'élève est venue l'accuser d'avoir étranglé sa fille.
sa mère en a peur
son père (les parents sont séparés) répond à tous les problèmes par de coups ou des insultes.
l'équipe éducative a conclu qu'il ne s'agissait pas d'un cas pathologique bien qu'il y ait souffrance de l'enfant (l'an dernier elle parlait de suicide, ils trouve que c'est mieux que la violence soit dirigée contre quelqu'un d'autre )
et en plus je ne peux pas juger de son niveau scolaire parce qu'elle refuse de travailler.


moi, je commence à croire que c'est moi qui ne sait pas la gérer (bien qu'elle ait fait la même chose avec 2 enseignants l'an dernier, la pe2 qui m'a remplacée en janvier et le collègue de l'autre classe que j'avais appelé à la rescousse)
de plus je suis crevée en ce moment, (triple niveau, 120 km tous les jours, enceinte de 2 mois avec nauseés violentes et insomnies)
je ne sais pas comment je vais continuer de la gérer.
la douceur, le raisonnement, l'autorité, rien ne fonctionne avec elle.
quelqu'un aurait-il un conseil? "

J'ai donné les conseils que j'ai pu donner. J'ai omis de lui dire de penser à elle et à son bébé. J'y retourne.

Ecrit par : catmano | 04 mars 2008

Eh bien on dira que ce n'est ni dans la moustache,ni dans les sourcils que se situe la source du courage.

Ecrit par : bernard | 04 mars 2008

"C'est là le problème de l'enseignement public par rapport à l'enseignement privé : celui-ci choisit ses élèves, pas celui-là.
".
Dans l'Enseignement privé, dans le contexte démographique actuel, on cherche à faire du nombre, à maintenir les effectifs pour éviter que les enseignants se retrouvent en pertes d'heures.
Du reste, je vous rappelle ou vous signale que de par la loi Debré de 1959, un établissement privé sous contrat ne peut refuser aucun élève pour quelque motif que ce soit sauf à ce qu'un numerus clausus en vienne à être dépassé. C'est la loi, je ne dis pas que dans certains établissements élitistes (mais à part quelques bahuts parisiens réputés et cinq ou six en province, y-a-t-il encore beaucoup d'établissements privés élitistes ?) on essaie de contourner cela parce qu'on peut "se le permettre" dans la mesure où les classes seront remplies quoi qu'il advienne, mais je connais beaucoup d'établissements privés qui accueillent des élèves en grande difficultés sur le plan scolaire ou du comportement et dont les établissements publics ne veulent plus. Chaque année, des établissement privés ruraux ferment faute d'élèves. L'âge d'or, si tant est qu'il ait existé, est révolu depuis longtemps.
Je précise que j'enseigne dans un établissement privé et que les élèves de collège que j'ai en face de moi écoutent les mêmes musiques que les autres jeunes de leur âge, emploient le même langage, anonnent plus qu'ils ne lisent et manquent cruellement de vocabulaire et de culture (que croyez-vous, leurs parents, même pour certains de milieux peut-être plus favorisés que la moyenne ne les amènent pas pour autant à l'opéra et n'alimentent pas leur bibliothèque d'auteurs classiques, n'ont pas non plus de grandes discussions philosophiques avec eux à table). C'est symptomatique d'une génération plus que d'un milieu social ; je parle en connaissance de cause. Je vous concède que les problèmes majeurs de discipline sont probablement moins présents que dans certains établissements publics (pourquoi ? je ne sais pas trop, on n'a pas plus de surveillants que dans le Public, on informe plus volontiers les parents des écarts de conduites, peut-être, mais des enseignants insultés, des dégradations, on en voit aussi). Tout ça pour dire que, non, dans l'Enseignement privé, on ne "choisit" pas nos élèves, pour être précis, ce sont les parents qui "choisissent" leur établissement, c'est tout (ce qui, d'ailleurs, place les enseignants en position d'infériorité vis-à-vis des "clients" qui en payant les frais de scolarité pour l'entretien des locaux, les charges, les photocopies etc. s'imaginent qu'ils paient le salaire des professeurs, ont plus qu'ailleurs un droit de regard et en veulent "pour leur argent"...).

Ecrit par : contractuel2 | 04 mars 2008

"Avec un beau matou bien armé, c'est très plaisant!"

Ecrit par : dobolino | 04 mars 2008

Avec un Maine Coon de plus de 8 kilos, c'est une vraie torture.

Ecrit par : Kap | 04 mars 2008
Pensez qu'il vous exprime ainsi son bien-être! Imaginez une pleine classe de trent-cinq élèves ronronnant de bonheur en cardant leurs griffes!

Ecrit par : dobolino | 04 mars 2008

D'ailleurs, Kap, huit kilos, même pour un Maine-coon, c'est trop! Vos allez me faire le plaisir de l'alléger un peu, ce garçon (je suppose que c'est un garçon émasculé...). Nous avons des croquettes de régime très bonnes!

Ecrit par : dobolino | 04 mars 2008

"D'ailleurs, Kap, huit kilos, même pour un Maine-coon, c'est trop! Vous allez me faire le plaisir de l'alléger un peu, ce garçon (je suppose que c'est un garçon émasculé...). Nous avons des croquettes de régime très bonnes!"

Ecrit par : dobolino | 04 mars 2008

En fait, non, parce qu' il est plus grand que la moyenne, pour un Maine Coon (il est vraiment très grand), et que ce n'est que du muscle (il est très sportif : grand chasseur). Son vétérinaire le trouve très en forme, d'après ce que je sais. Et il n'est pas à moi mais à mes parents (avec mon petit salaire, je vise un chat de gouttière made in SPA pour quand je vivrai en pleine campagne).

"Pensez qu'il vous exprime ainsi son bien-être! Imaginez une pleine classe de trent-cinq élèves ronronnant de bonheur en cardant leurs griffes!"

Ecrit par : dobolino | 04 mars 2008

Mes 5e m'ont fait ça , ce matin. Je leur ai parlé de la farce du Moyen-Age, de la commedia dell' arte, de la comédie ballet et de Molière pendant une heure (avec prise de notes toutes les dix minutes). Ils m'ont presque tous posé des questions et ils sont sortis en me disant que c'était vachement bien quand je leur racontait des histoires. Comme quoi, ne pas prendre les élèves pour des buses, ça peut marcher (message aux stagiaires ioufme malmenés par certains formateurs).

Ecrit par : Kap | 04 mars 2008

"je leur racontais"

J'ai vraiment du mal en ce moment.

Ecrit par : Kap | 04 mars 2008

"J'ai donné les conseils que j'ai pu donner. J'ai omis de lui dire de penser à elle et à son bébé. J'y retourne."

Ecrit par : catmano | 04 mars 2008

Qu'avez-vous donné comme conseils, Catmano ? Ca m'intéresse vraiment - et je pense que je ne suis pas la seule.

Ecrit par : Kap | 04 mars 2008

Ben euh... Ça m'ennuie un peu... Je ne suis pas "grillée" sur ce forum qui n'est pas forcément vraiment sensible aux charmes de la future réforme de l'enseignement primaire (eux, ils appellent plutôt cela le retour du bâton et de la blouse grise).
D'autre part, j'aime assez mon petit boulot là-bas et, à part quelques PEMF, certains collègues apprécient mes conseils. Je ne tiens pas à y être reconnue.
En gros, beaucoup de calme et de sécurisation. Ne jamais mettre l'élève en situation où elle pourrait se sentir "attaquée", pas de travail de groupes, pas de corrections sur le vif, beaucoup de présence (bureau seul, près de celui de la maîtresse, accompagnement proche lors des déplacements en rang), l'avertir avant une participation (venue au tableau, réponse à une question) qu'il est possible que sa réponse soit fausse et qu'elle ne doit prendre la parole que si elle est sûre qu'elle ne se sentira pas lésée par une éventuelle correction de sa réponse.

Ecrit par : catmano | 04 mars 2008

Et en y transférant l’argent dépensé pour des résultats presque nuls, sinon contre-productifs, dans les lycées pro, l’opération serait financièrement rentable.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 04 mars 2008

Salut Pedro,
Tu tiens vraiment à une solution "financièrement rentable" ? Parce que nous y sommes à cette solution : c'est moins coûteux d'enfermer les jeunes jusque 25 ans dans un système scolaire devenu fou que de les payer au boulot. Au fait, sur ce blog où l'on effeuille volontiers la marguerite plutôt que s'affronter aux rudes réalités de l'offre et de la demande, quelqu'un peut-il me dire ce qu'est l'UIMM.
Et là, je pressens quelques réponse rigolotes.
Bien à toi.
GM

Ecrit par : guy morel | 05 mars 2008

Tout ce qui était en place pour "réguler" le système a été supprimé peu à peu : d'abord les 4ème CPPN, puis les orientations après la 5ème (4ème et 5ème préparatoires au CAP), puis les 4ème et 3ème technologiques...Et maintenant les BEP !

Ne pas voir le rapport avec le thème du fil (la violence), relève de la cécité la plus totale. des élèves qui n'ont aucun goût pour l'abstraction et à qui "on prend la tête" avec du français, des maths,de l'anglais à haute dose, pour lesquels le simple fait de rester rester assis et d'écouter représente un supplice insupportable n'ont qu'une idée en tête, c'est de se venger de ceux qu'ils jugent responsables de leur malheur : les enseignants et de saboter le système.

Ecrit par : Robin | 04 mars 2008

Eh oui, Robin, c'est exactement come cela que les choses se présentent. Le simple bon sens obligerait à en convenir, mais la gauche bien-pensante (pour les autres) n'a aucun bon sens: l'idéologie ne peut avoir tort, elle doit triompher, les élèves dussent-ils en être laminés, comme l'explique La Fabrique du Crétin.

Ecrit par : Jean | 05 mars 2008

Je veux bien qu'on charge la barque de la gauche bien-pensante et de son égalitarisme, mais je rappellerais malgré tout que cela fait quelques temps qu'elle ne gouverne plus. Ce n'est d'ailleurs pas elle qui supprime les BEP. Le problème, c'est plutôt que le système actuel est le moins coûteux, son seul défaut étant les poussées de violence de plus ou moins grande importance qui se manifestent ici ou là.

Ecrit par : Pat | 05 mars 2008

Au fait, sur ce blog où l'on effeuille volontiers la marguerite plutôt que s'affronter aux rudes réalités de l'offre et de la demande, quelqu'un peut-il me dire ce qu'est l'UIMM.

Ecrit par : guy morel | 05 mars 2008

Moi, je peux. Par contre, qu'on ne me demande pas la différence entre le GRIP, le SLECC et Troisième voie, ce sont des réalités vraiment trop concrètes pour moi.

Ecrit par : Pat | 05 mars 2008

L'IUMM? Apparemment une super pompe à fric.
En tout cas, je me réjouis que grâce à l'exemple de M.Gautier-Sauvagnac, qui part à la retraite avec une prime "normale puisqu'il est salarié", tous les salariés de France aient maintenant le droit d'exiger une prime de départ à la retraite semblable, en proportion de leur salaire. C'est la vendeuse de grand magasin qui après trente ans de carrière touche encore à peine plus que le SMIG, qui va être heureuse de voir son travail enfin reconnu: mieux vaut tard que jamais!.

Ecrit par : Jean | 05 mars 2008

Belon 00, saperlipopette! Quel magnifique compliment
dugong
et cela tombe bien, je n'aime pas l'andouille non plus.


Et pourquoi m'envoie-t-on au Manitoba? bizarre invention car il n'y a pas de municipales en ce moment au Canada, moi je suis tout simplement en.... Savoie!

Dommage, d'ailleurs, c'est bien moins exotique,

et pour Kap, qui compatit si gentiment au manque de sommeil, je veux bien lui faire une petite place quand je repars le 17, lendemain du second tour..
c'est bien long cette campagne et, ici, il y a un peu trop de chefs et pas assez d'Indiens. Ils sont tous au Manitoba, sans doute.


Merci A-M V d'avoir remis le lien de Montagner sur ce dangereux serial killer incurable de Bentolila, auquel je voudrais qu'on applique la loi Dati: l'enfermer pour de bon et puis jeter la clef.

Ecrit par : Cadichon | 05 mars 2008

Sur l'IUMM, J'ai entendu poser ce matin pendant l'interview sur Fce-Inter la seule question pertinente: Aurons-nous un jour des informations sur la destination des 19 millions de la caisse noire? Ses destinataires et beneficiaires: syndicalistes et partis politiques.

Est-ce le prix de la "paix sociale"?

EADS est le plus gros contributeur de cette caisse noire, ( j'y travaillais quand le Gen. Miterrand dirigeait les deux)

Collusion, corruption, prevarication, on peut encore trouver un paquet d'autres synonymes...

1.5 million pour prix du silence, c'est moins de 10%.


Voici par exemple comment un patron de la CGT (il s'agissait de Georges Seguy et c'etait en 81 ou 82) pouvait trouver les moyens de s'offrir des costumes chez Cifonelli, un des tailleurs les plus chers de Paris... (Rue Marbeuf).
Il lui fallait une autre source de largesses puisque le robinet a Phynances de la Banque de l'Europe Nord ne fonctionnait plus.

Son successeur actuel, lui, me semble moins gourmand, car il n'a visiblement pas de quoi s'offrir une coupe de cheveux et ne porte jamais de costard.

Ecrit par : C | 05 mars 2008

ooops! C comme Cadichon
moi, l'anonymat ce n'est pas mon truc.

Ecrit par : Cadichon | 05 mars 2008

de plus je suis crevée en ce moment, (triple niveau, 120 km tous les jours, enceinte de 2 mois avec nauseés violentes et insomnies)
je ne sais pas comment je vais continuer de la gérer.
la douceur, le raisonnement, l'autorité, rien ne fonctionne avec elle.
quelqu'un aurait-il un conseil? "

J'ai donné les conseils que j'ai pu donner. J'ai omis de lui dire de penser à elle et à son bébé. J'y retourne.

Ecrit par : catmano | 04 mars 2008

Moi, je risque un conseil, catmano, pour votre collègue: qu'elle demande d'urgence un rendez-vous à son député ou à son sénateur ou à son maire (c'est le moment!) à qui elle expliquera, fleuves de larmes à l'appui, dans quelle situation impossible elle se trouve pour qu'il intervienne auprès de l'Inspection académique afin qu'elle puisse quitter cette école de m..... et qu'elle soit nommée près de chez elle et pas à 120 km.

Ecrit par : Jean | 05 mars 2008

pas à 60 km, plutôt (120 /2)!

Ecrit par : Jean | 05 mars 2008

@ Cadichon : le problème, c'est que le critiquant n'est pas tellement meilleur que le critiqué, à part quelques passages.

Il est nécessaire de commencer à instruire les petits enfants dès la GS : les parents prudents (enseignants surtout) leur apprennent à lire par le b-a ba avec succès, sachant qu'ils ont 99 % de chances d'avoir d'infâmes méthodes globales dès la MS. (100.000 Boscher vendus chaque année et de très nombreux "Lire avec Léo et Léa", aux soi-disant "nostalgiques -d'un-âge-d'or-qui-n'a-jamais-existé").

D'autre part, il nous ressort la tarte à la crème de "la Finlande, meilleure école du monde", (comme Daniel Cohn-Bendit) alors qu'elle n'a strictement rien de rien de comparable avec l'école française...si ce n'est que les enfants français, s'ils apprenaient à lire par les méthodes alphabétiques, comme c'est le cas en Finlande, n'auraient pas plus de 40 % d'enfants en difficulté en collège.

On s'accorde à dire maintenant que la meilleure école du monde est celle de Singapour. Les Chinois et les Indiens sont également très bien placés, surtout en mathsainsi que le Japon et la Corée du sud.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 05 mars 2008

Ca y est, c'était prévisible! Cadichon a réussi à nous convaincre que DGS, (l'homme qui a quand même une certaine logique, car il fluidifie les relations sociales à coup de retraits en liquide) était un brave homme, en le mettant dos à dos avec... ... ... Georges Séguy... Incorrigible!!!

"Comme quoi, ne pas prendre les élèves pour des buses, ça peut marcher"
Ecrit par : Kap | 04 mars 2008

Merci, Kap. Mais c'est encore une évidence.

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mars 2008

Le SNUIPP part en guerre contre la réforme Darcos! Pas étonnant!
La preuve: Gilles Moindrot, secrétaire général, déclare que c'est une des nombreuses aberrations des nouveaux programmes que de vouloir faire apprendre aux élèves LE PASSE ANTERIEUR. Quelle horreur, pensez donc, le passé antérieur!
Et l'excellent et éruditissime syndicaliste "anti-passé antérieur" de nous donner un exemple de ce temps avec lequel seuls des nostalgiques de l'école d'autrefois (le mot d'ordre de la FSU, ne l'oublions pas, c'est "enseigner autrement"!) prétendent torturer les élèves et les prendre pour des entonnoirs dans lesquels on déverse un savoir inutile.

Voici l'exemple de passé antérieur donné par M.Moindrot sur une station de radio (on sentait la moue de dégoût et le mépris pour ces connaissances inutiles):
"Encore eût-il fallu que vous pratiquassiez assidûment cet exercice pour pouvoir le réussir."

Eh bien, M.Moindrot a perdu une occasion de dissimuler son ignorance, car "eût fallu" n'est pas un passé antérieur mais un conditionnel passé 2ème forme (le conditionnel passé 1ère forme serait: "aurait-il fallu"), et "pratiquassiez" n'est pas non plus un passé antérieur mais un subjonctif imparfait.
On le voit, M.Moindrot aurait bien besoin de retourner à l'école de Jules Ferry, avec Xavier Darcos comme maître d'école! Car il s'agit là de connaissances tout à fait élémentaires!

Par ailleurs, M.Moindrot décrète que la connaissance du passé antérieur est inutile. Autre ânerie! Car le passé antérieur est au contraire un temps dont on ne peut se passer pour peu qu'on emploie aussi le passé simple. Un exemple, entre cinquante mille:
"Quand il eut refermé la porte , il repensa à tout ce qui s'était passé."
Le passé antérieur "eut refermé " est d'un emploi absolument naturel, il exprime une action antérieure par rapport au passé simple, c'est l'antérieur du passé simple, comme le plus-que-parfait est l'antérieur de l'imparfait ("Quand j'avais fini mes devoirs, je montais me coucher.").
On trouve le passé antérieur dans tous les livres, même les livres destinés aux enfants. Un écrivain ne peut pas s'exprimer si le passé antérieur lui est interdit.

Demander, comme le fait M.Moindrot, que le passé antérieur soit rayé des programmes, c'est interdire aux enfants la compréhension des livres qu'ils lisent. C'est un attentat contre l'intelligence. C'est sans doute cela, la vision FSU de la réussite de tous les élèves!

Ecrit par : Jean | 05 mars 2008

Jean, désolé de vous le dire : vous ne savez pas parler la novlangue telle qu'elle se cause. Inutile d'employer le passé antérieur. Voyez plutôt : "Quand il a dit une bêtise à la radio, Moindrot a tout dit" — où l'expression de l'événement isolé, normalement rendu par un "eut dit" de bon aloi, est remplacé par un passé composé d'habitude…
JPB

Ecrit par : brighelli | 05 mars 2008

Merci A-M V d'avoir remis le lien de Montagner sur ce dangereux serial killer incurable de Bentolila, auquel je voudrais qu'on applique la loi Dati: l'enfermer pour de bon et puis jeter la clef.

Ecrit par : Cadichon | 05 mars 2008

A choisir entre deux dangereux serial killers, j'avoue que sur ce coup-là, je préfère nettement Bentolila à l'autre.
Ce petit extrait vous suffira-t-il ?
"des êtres câlins, rieurs, expressifs, "clowns", sociaux, joueurs, indisciplinés, turbulents, imprévisibles, appliqués, provocateurs, conquérants, "baragouineurs", querelleurs, imaginatifs, inventifs... aux modes de communication et "formes" d'intelligence multiples. En d'autres termes, ils sont des PERSONNES (c'est moi qui souligne) qui débordent de vie, d'initiative et de créativité, mais aussi des êtres vulnérables qui révèlent leurs détresses, leurs souffrances et leur insécurité affective. Faudrait-il qu'ils des INDIVIDUS ASSUJETTIS que l'on peut ENFERMER à tout moment dans la maîtrise du vocabulaire, les productions langagières qui respectent la syntaxe et la grammaire, et dans un discours formaté ?"
Si nous écoutons M. Montagner, dans quinze ans, tout le monde parle le langue Bébé qui, en tant que langue à part entière, employée par des millions de Personnes sur Terre, a droit au respect de la communauté internationale.
A quand les interventions en Bébé à l'ONU, à l'OMC, au FMI ? Exigeons au moins un traducteur pour que toutes les bébés-personnes du monde puissent avoir accès aux discours de tous ces non-bébés qui décident de leur avenir dans un discours formaté ?
J'ai une petite fille de dix mois, si vous voulez, je peux vous donner la première leçon : vous secouez les mains en "chantant" : "Émadounéééééé !". Voilà, cela veut dire : "Ainsi font, font, font, les petites marionnettes, ainsi font, font, font, trois p'tits tours et puis s'en vont !". Vous voyez c'est simple. Pour "Je ne veux plus de purée.", c'est encore plus rapide, vous projetez la main sur la cuillère de purée en tournant la tête rapidement. Essayez, vous verrez, c'est très efficace.

Ecrit par : catmano | 05 mars 2008

J'ai oublié de fermer les guillemets après formaté ?"

Ecrit par : catmano | 05 mars 2008

J'ai surtout entendu Moindrot s'élever contre la disparition (de) ou le très net dégraissage qu'impliquait la réforme Darcos dans certaines disciplines, (le téléphone sonne, sur France-inter, il y a une dizaine de jours).

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mars 2008

Jean, désolé de vous le dire : vous ne savez pas parler la novlangue telle qu'elle se cause. Inutile d'employer le passé antérieur. Voyez plutôt : "Quand il a dit une bêtise à la radio, Moindrot a tout dit" — où l'expression de l'événement isolé, normalement rendu par un "eut dit" de bon aloi, est remplacé par un passé composé d'habitude…
JPB

Ecrit par : brighelli | 05 mars 2008

Pardon de vous reprendre, Jean-Paul, mais êtes-vous sûr que "Quand il a dit une bêtise à la radio, Gilles Moindrot a tout dit." soit grammaticalement incorrect? Moi, non, car il me semble que l'idée d'antériorité est incluse dans le passé composé "a dit" [une bêtise], lequel a la valeur d'un passé surcomposé "a eu dit"[une bêtise], le passé surcomposé "a eu dit" [une bêtise] étant l'antérieur du passé composé.

On ne pourrait pas écrire, en revanche, "Quand il eut dit une bêtise, Gilles Moindrot a tout dit.", pour la raison que le passé antérieur est l'antérieur du passé simple et non du passé composé, lequel est un passé proche (ou de vérité générale comme dans "Quand Gilles Moindrot a dit une bêtise, il a tout dit.").

De fait, le passé antérieur apparaît aussi peu dans la langue orale que le passé simple, auquel il est indissolublement lié. Mais à l'écrit, impossible de se dispenser de le connaître et de le reconnaître, sauf à se couper des livres. Beau projet du SNUIPP!


Christophe, vous avez l'oreille sélective!

Ecrit par : Jean | 05 mars 2008

Bonjour

Je viens de lire Anne-Marie, et j'apprends que les écoles de Singapour comptent parmi les meilleures du monde.

Je profite de l'occasion pour mettre en lien l'article ci-dessous qui présente le réseau de bibliothèque exceptionnel de ce pays où 48 % des habitants possèdent leur carte de lecteur, contre 18 % en France.

Si nous options pour une politique de lecture publique aussi ambitieuse, nul doute que la question du "sens" de ce que l'on apprend à l'école serait beaucoup moins problématique, et qaue, par exemple, les pédagogues ne rêveraient plus à une école qui fonctionnerait comme une bibliothèque.

http://66.102.9.104/search?q=cache:aOGL1p_3lMMJ:lebourget-drancy.org:81/archives/IMG/rtf/LH585.rtf+Singapour+Aline+Girard+Billon&hl;=fr&ct;=clnk&cd;=5≷=fr

Ecrit par : johnmarguerite | 05 mars 2008

Anne-Marie Valette !

Ecrit par : johnmarguerite | 05 mars 2008

Merci Jean. Il me semble avoir déjà raconté que je n'étais pas toujours une petite fille modèle à l'école primaire au CM1. Il m'arrivait de me retourner, de bavarder, d'écrire un petit mot ( mais ça il paraît que ça se fait encore en conseil des ministres) , de lire un livre en cachette dans ma case ou de passer à une copine le texte d'une chanson de Dalida entendue à la radio et mémorisée en deux ou trois fois. Que croyez-vous qu'il arrivât ? Une punition parbleu, oui, une par semaine environ,laquelle consistait à conjuger un verbe soigneusement choisi, et différent à chaque fois, pour ses difficultés par le maître, à tous les modes et à tous les temps cela va de soi. Je m'aidais du tableau de conjugaison du livre unique de français d'un certain monsieur Dumas qui n'a rien à voir avec les homonymes s'étant illustrés en littérature ou en politique. J'avais acheté mon cahier de punitions avec mes économies, lesquelles économies provenaient de menus services rendus à une voisine. En cas de doute, je consultais le petit Larousse familial et il m'arrivait de temps à autre, avec un air fort innocent de demander à papa, flatté de voir sa fille s'intéresser ainsi à la langue française. Bien entendu, personne à la maison, pas même le grand-frère complice qui avait achevé sa scolarité, ne connaissait la raison véritable de cette passion pour la conjugaison. Finalement c'était devenu une passion et dans les dictées ça aidait bien. Le maître a fini par s'apercevoir que la punition devenait jubilation. J'apprenais à jongler avec les verbes et j'en étais fière.Nous en avons discuté et il me proposa ,au lieu de bavarder et d'envoyer des petits mots et des chansons quand j'avais fini mon travail, de me frotter aux exercices des grands du cours de fin d'études primaires. Et là, pour ne pas perdre la face, je faisais comme je pouvais.

A part cela, l'enquête sur le coup de pied donné à un collégien de Reims par un professeur, suit son cours. Nous apprenons , par la présidente d'une association indépendante de parents, que ce professeur ne faisait pas cours, qu'il ne donnait ni contrôles ni notes, et que l'administration avait été avisée mais la situation n'aurait pas été gérée assez rapidement. Le conditionnel est largement employé dans ce genre d'article. Comme quoi il est bon de maîtriser la conjugaison.

Bonne journée à tous.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 05 mars 2008

Je mets la conclusion de l'article sur les bibliothèques de Singapour :

"C'est à la part démocratique du régime singapourien que l'on se doit d'attribuer la volonté de drainer vers les bibliothèques publiques, pour plus de savoir et plus d'esprit critique, la population dans son entier. C'est probablement à la part dictatoriale, ou pour le moins hypercentralisée de la décision, que l'on doit la mise en œuvre aussi volontariste, radicale et rapide d'un programme de lecture publique d'une telle ampleur. Nos démocraties, dont on sait qu'elles sont, selon le mot de Winston Churchill, « un mauvais système, mais le moins mauvais de tous les systèmes », peuvent difficilement s'accommoder de tels moyens d'action. On peut cependant rêver d'une sagesse politique et citoyenne qui tendrait aux mêmes buts et obtiendrait les mêmes résultats par des voies moins contraintes."

Ecrit par : johnmarguerite | 05 mars 2008

Merci johnmarguerite pour ce lien.
Peut-être future assistante de conservation, tous les articles sur ce thème m'intéressent.
Si l'école est à réformer, les bibliothèques sont pour leur part confrontées à un "séisme" lié aux nouvelles technologies !
Le métier est à repenser.

Ecrit par : lucile | 05 mars 2008

@ contractuel2 -> parfaitement d'accord.

Ecrit par : yann | 05 mars 2008

De rien Lucile !

A propos du "séisme lié aux nouvelles technologies", que penser de Kindle, le livre éléctronique que vient de lancer Amazon ?

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2008/02/21/un-livre-ou-je-veux-quand-je-veux_1014114_651865.html

Ecrit par : johnmarguerite | 05 mars 2008

On trouve le passé antérieur dans tous les livres, même les livres destinés aux enfants. Un écrivain ne peut pas s'exprimer si le passé antérieur lui est interdit.

Demander, comme le fait M.Moindrot, que le passé antérieur soit rayé des programmes, c'est interdire aux enfants la compréhension des livres qu'ils lisent. C'est un attentat contre l'intelligence. C'est sans doute cela, la vision FSU de la réussite de tous les élèves!

Ecrit par : Jean | 05 mars 2008

Au risque de me répéter... mon fils, actuellement en CE1, maîtrise apparemment mieux la langue française que M.Moindrot, puisqu'il distingue sans difficulté le passé antérieur du conditionnel passé 2è forme.

Inutile d'aller chercher dans Proust: ces temps abondent dans les fables de La Fontaine...

"et le drôle eut lapé le tout en un moment": passé antérieur
"il eût fallu livrer bataille, et le mâtin était de taille à se défendre hardiment": conditionnel passé 2è forme.

On ne trouve que ça. Mais j'ai cru comprendre que pour ces esprits forts, les fables de La Fontaine sont "trop difficiles"...

Bien sûr ces temps "littéraires" sont inutiles pour lire des BD ou pour élaborer des présentations powerpoint. L'empathie pédagogique rejoint ici l'efficacité économique... Si on suit M.Moindrot jusqu'au bout, il y a beaucoup de choses "inutiles" à ôter des programmes. A peu près tout, en fait... Au fond, est-il encore utile de maintenir l'école après 8 ans? Une fois qu'un enfant a appris à lire et à se servir d'une souris, il n'a plus besoin de professeur... remplaçons l'école par des cybercafés, et laissons les élèves butiner sur internet les savoirs dont ils besoin.

Tout ceci est tellement pitoyable que cela en devient risible... si le projet Darcos suscite l'opposition résolue de tant d'imbéciles, c'est qu'il doit avoir du bon.

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 05 mars 2008

ooops! C comme Cadichon
moi, l'anonymat ce n'est pas mon truc.

Ecrit par : Cadichon | 05 mars 2008

Vous vous appelez réellement "Cadichon" ?

Ecrit par : Victor | 05 mars 2008

john marguerite, je n'aimerais pas encombrer le fil de discussions avec des questions hors sujet, il faudrait se retrouver sur un blog de bibliothécaires.

Mais les enseignants peuvent donner leur avis sur le livre numérique.
D'un point de vue tout personnel, je suis contente que la Bibliothèque nationale ait numérisé ses enluminures médiévales : elles sont à la disposition de tout le monde, des trésors partagés.

Le titulaire de la chaire d'innovation technologique du Collège de France, Gérard Berry a dans sa leçon inaugurale (on peut la voir en vidéo sur le site, ça vaut vraiment la peine) montré que tout est numérique aujourd'hui et que l'école ne doit pas apprendre "comment" on se sert d'un ordinateur (le Bédeuzi ne sert à rien, ils apprennent tout seuls) mais à quoi sert le numérique, dans tous les domaines de la vie.
Et j'ajoute, pour ne pas me faire taper dessus :-), sans négliger les enseignements fondamentaux, mais il doit bien y avoir quelques matières scientifiques et technologiques où le numérique est expliqué.

Ecrit par : lucile | 05 mars 2008

"quelqu'un aurait-il un conseil? "
La revalorisation de la "personne" ? Elle a essayé ?
Genre Jacquou Le Martin ...

L&L; ? Elle a essayé ?
Pas assez d'infos...
Méthode etcetcetc

ps: "quand j'avais fini mon travail, de me frotter aux exercices des grands du cours de fin d'études primaires."

Merci Hélène, c'est exactement de ça dont je parlais plus haut. :ange:

Ecrit par : toto | 05 mars 2008

des êtres câlins, rieurs, expressifs, "clowns", sociaux, joueurs, indisciplinés, turbulents, imprévisibles, appliqués, provocateurs, conquérants, "baragouineurs", querelleurs, imaginatifs, inventifs... aux modes de communication et "formes" d'intelligence multiples.

Il y a un passage très significatif chez Freud où il parle du "narcissisme intact"...Un passage qui en dit plus sur la psyché de Freud lui-même que sur le narcissisme proprement dit et où il évoque les enfants, les animaux sauvages et les stars de cinéma (l'ange bleu ?) comme exemples de "narcissisme intact".

Il s'agit évidemment là d'une illusion d'adulte au narcissisme forcément blessé qui rêve (qui n'en rêve pas ?) d'une plénitude d'être (excusez l"expression) dont certains êtres "fascinants" seraient pourvus.

Déjà Rousseau...

Ecrit par : Robin | 05 mars 2008

Lucile, je ne pense pas qu'on soit si hors-sujet que ça car je pense que beaucoup d'enseignants souhaitent que leur métier se rapprochent le plus possible de celui de bibliothécaire, ce qui ne me paraît pas une idée.

Je copie-colle ici un extrait d'une réponse que m'a faite M. Ogilvie sur le rapport entre écoles et bibliothèques :

"J’ai beaucoup aimé la remarque sur les bibliothèques, mais je le reprendrais en un autre sens : je pense en effet que les écoles et les universités devraient être considérées comme de vastes bibliothèques dans lesquelles on peut trouver des bibliothécaires avertis et de bon conseil (les enseignants ; ça ne les empêcherait pas de faire une petite conférence de temps en temps, mais pas trop souvent !). C’est ainsi que fonctionnent admirablement les universités comme Cambridge ou Oxford, mais évidemment elles sont réservées à des élites. C’était l’esprit du travail de Freinet (l’enseignant au fond de la classe qui crée les conditions matérielles d’accès des enfants aux livres). "

Oui, vous avez bien lu, dans l'esprit de M. Ogilvie (dont la réponse est par ailleurs fort courtoise et attentive) enseignants et bibliothécaires ne font qu'un, ce qui est selon moi une idée à combattre.

Cet extrait est tiré du site "L'autre campagne" ou un chapitre entier est consacré à la "nouvelle éducation".

Vous pouvez lire l'article de M. Ogilvie ici (l'extrait que j'ai copié-collé est dans la partie commentaire) :

http://www.lautrecampagne.org/article.php?id=52

Et, pour le fun, vous pouvez lire un article, que je trouve franchement délirant, de M. Bernard Lahire sur l'introduction des sciences sociales et humaines à l'école primaire !!!!!!!

http://www.lautrecampagne.org/article.php?id=103

Ecrit par : johnmarguerite | 05 mars 2008

Il s'agit évidemment là d'une illusion d'adulte au narcissisme forcément blessé qui rêve (qui n'en rêve pas ?) d'une plénitude d'être (excusez l"expression) dont certains êtres "fascinants" seraient pourvus.

Ecrit par : Robin | 05 mars 2008
On appelle ça des hypomanes... ou des cœurs qui chantent leur réclame;

Ecrit par : dobolino | 05 mars 2008

c'est moins coûteux d'enfermer les jeunes jusque 25 ans dans un système scolaire devenu fou que de les payer au boulot.

Ecrit par : guy morel

Économiquement parlant, il n'est pas certain que ce soit un bon calcul. Quand on travaille, on produit et on consomme. On rapporte plus au système que l'on ne lui coûte.

Ecrit par : Moot | 05 mars 2008

Lucile, je ne pense pas qu'on soit si hors-sujet que ça car je pense que beaucoup d'enseignants souhaitent que leur métier se rapprochent le plus possible de celui de bibliothécaire, ce qui ne me paraît pas une idée.

Ecrit par : johnmarguerite | 05 mars 2008

Vous avez tout à fait raison sur la distinction à maintenir entre bibliothèque et école : j'en suis pleinement convaincue, et c'est pour cela que je suis aussi ici.

Non ce qui me semblait hors-sujet (par rapport au fil sur la violence scolaire), c'est de discuter de l'avenir des bibliothèques (même si je l'ai évoqué en passant).
Nous ne sommes pas là pour parler boutique entre nous ;-)

Mais les propos de Monsieur Ogilvie sont tout à fait consternants.
Il pourrait être intéressant cependant de discuter de cette relation bibliothèque/école et sur la façon dont chacune doit appréhender son rapport à la société.

Ecrit par : lucile | 05 mars 2008

"Talion
Nicolas Sarkozy s’est rendu dans l’Allier ; il y a présenté un volet inédit de la réforme de la justice : « œil pour œil, Saint Pourcin ».

Pasteur
Alerte à la rage en France ; les trois chiens atteints par le virus et euthanasiés auraient été mordus par Nicolas Sarkozy lors de son passage au salon de l’agriculture."

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2008

Tiens, Victor, vous avez vu, je ne suis pas "simplement lecteur" de Charlie hebdo, (en page 16 du numéro de ce matin).
;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mars 2008

Toute ressemblance avec une personne fréquentant ce blog est purement fortuite.

C'est une blague tirée du philogelos.

Un homme spirituel (eutrapelos) voit un futur instituteur ignare en train de s'excercer à faire la leçon à des enfants. Il s'approche de lui et lui demande pourquoi il n'enseigne pas à jouer de la cithare. "Parce que je n'y connais rien, lui répond l'instituteur. Alors, reprend le premier, pourquoi enseignes-tu la lecture?" (puisque que tu n'y connais rien)

Aristote: "Le sens de l'humour, c'est la violence bien élevée".

Ecrit par : buntovchik | 05 mars 2008

"Nous ne sommes pas là pour parler boutique entre nous ;-)"

Bah, ça peut toujours servir d'interlude ! La petite pause récré, quoi !

Ecrit par : johnmarguerite | 05 mars 2008

Anne-Marie Valette,

S'il n'y avait que les biblioteque a Singapour;

Singapour intensifie ses efforts continuellement et veut prendre une part croissante dans le marche de l'education.
Elle veut attirer les business schools en leur assurant le statut 'd'ecole mondiale'; Singapour a deja plus de 50 000 etudiants etrangers et veut multiplier par 3 ce chiffre d'ici 10 ans;

Ecrit par : Carole | 05 mars 2008

bibliothequeS

Excusez le manque d'accents, pas facile de se battre avec un clavier plein de (sapghettis);

Ecrit par : Carole | 05 mars 2008

Bah, ça peut toujours servir d'interlude ! La petite pause récré, quoi !

Ecrit par : johnmarguerite | 05 mars 2008

C'est vrai, il y en a d'autres qui en profitent !

Tiens, j'ai trouvé sur un blog de bibliothécaire (Desperate Librarian Housewife, http://sophiebib.blogspot.com/ ), le calcul du niveau d'un blog et bien Bonnet d'âne est "genius".
http://www.criticsrant.com/bb/reading_level.aspx
Les critères pour le déterminer sont mystérieux, parce que je ne suis pas sûre qu'on puisse qualifier ainsi toutes les interventions. :-)

Ecrit par : lucile | 05 mars 2008

Johnmarguerite,
L'article de Lahire ne me fait pas rire, il me fait grincer des dents.

Ecrit par : Carole | 05 mars 2008

De tels intermèdes vous sont permis, surtout quand ils permettent aux participants de ce blog d'apprendre qu'ils œuvrent dans le "genius" — à quelques scories près qui heureusement ne viennent ici que d'aventure, et qui donc ne se reconnaîtront pas. Sanseverina, restez parmi nous, le comte Mosca se languit…
JPB

Ecrit par : brighelli | 05 mars 2008

Tiens, j'ai trouvé sur un blog de bibliothécaire (le calcul du niveau d'un blog et bien Bonnet d'âne est "genius".

En fait, en tapant un peu n'importe quoi on obtient la même réponse
Ce n'est qu'en tapant blogdemertde que le "jugement" a été niveau école élementaire...

Ecrit par : dugong | 05 mars 2008

Bizarre Dugong, celui de Desperate Librarian Housewife n'est "que" du niveau junior high school aujourd'hui et était high school il y a quelques jours.
Si quelqu'un trouve les critères !

Je suis déçue, je croyais que j'étais sur un des rares blogs "géniaux" !

Ecrit par : lucile | 05 mars 2008

C'est peut-être le mot "housewife" qui le rétrograde !

Ecrit par : lucile | 05 mars 2008

L'article de Lahire ne me fait pas rire, il me fait grincer des dents.

Ecrit par : Carole | 05 mars 2008


En fait, ce qui est drôle, c'est la suite d'élucubrations qui tient lieu à M. Lahire de raisonnement, mais il est vrai que le projet en lui-même d'imposer l'enseignement des sciences sociales tout au long de la scolarité, des la primaire a quelque chose d'effrayant, surtout quand on lit ce paragraphe :

"Pourquoi ne pas enseigner les outils et les manières de penser que les sciences sociales et humaines ont constitués efficacement depuis plus de cent ans plutôt que de laisser les futurs citoyens construire leurs représentations du monde social au sein de leurs structures familiales ou dans les cadres traditionnels de la socialisation (enseignement religieux, socialisation politique et syndicale, etc.) ?"

Ah bah, oui pourquoi ? Quel laxisme aussi de l'école de laisser les futurs citoyens livrés "aux structures familiales" et autres "cadres traditionnels de la socialisation" !

Il est grand temps que les sciences sociales y mettent bon ordre !

Ecrit par : johnmarguerite | 05 mars 2008

Bonjour, je ne fais que passer.

Pour continuer dans mon militantisme pro-Max Rouquette, ceci:

http://www.max-rouquette.org

Ecrit par : Pendariès | 05 mars 2008

Pasteur
Alerte à la rage en France ; les trois chiens atteints par le virus et euthanasiés auraient été mordus par Nicolas Sarkozy lors de son passage au salon de l’agriculture."

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2008

Tiens, Victor, vous avez vu, je ne suis pas "simplement lecteur" de Charlie hebdo, (en page 16 du numéro de ce matin).
;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mars 2008

Ce qui n'empêche, quelque soit l'affection que je porte à Charlie Hebdo, et quelqu'y soient vos entrées privilégiées, que ce n'est pas épidémiologiquemet correct! Si vous ne me croyez pas, Christophe, demandez à Pelloux! Si le gars ne peut pas vous renseigner, je le raye illico de ceux que j'ai en estime.

Ecrit par : dobolino | 05 mars 2008

Ah bah, oui pourquoi ? Quel laxisme aussi de l'école de laisser les futurs citoyens livrés "aux structures familiales" et autres "cadres traditionnels de la socialisation" !

Il est grand temps que les sciences sociales y mettent bon ordre !

Ecrit par : johnmarguerite | 05 mars 2008

Ca n'est pas ça le totalitarisme ?

Ecrit par : Robin | 05 mars 2008

Sanseverina, restez parmi nous, le comte Mosca se languit…
JPB

Ecrit par : brighelli | 05 mars 2008

Fabrice Del Dongo aussi
(quel vieux fat je fais, hélàs !)

Ecrit par : Robin | 05 mars 2008

Et pour continuer dans la déprime, Claude Allègre exploré pour participer au futur gouvernement Mafia. Et il pose ces exigences, ce porc!!! Il ne veut QUE l'enseignement supérieur!! Dame!!! Il en a tellement bavé avec nous. mais je subodore qu'il va au devant de GROS pépins. Parce que le gouvernement Uribe-France attend la rigolade des municipales pour annoncer au populo des mesures dont je ne te dis que ça.....et en particulier une réduction drastique des crédits de la recherche.
Allègre, d'autre part, le Bibendum de la Tectonique des Plaques s'est ridiculisé en soutenant la thèse du complot à propos de l'effet de serre et de la responsabilité majeure des activités humaines qu'il nie.
A propos de théorie du complot, je vous balance ça:

Savourez…..“On te montre d’autres tours du même genre ayant pris des avions, ayant brûlé - il y a une tour, je crois que c’est en Espagne, qui a brûlé pendant vingt-quatre heures. Elle ne s’est jamais effondrée ! Aucune de ces tours ne s’effondre. Et là, en quelques minutes, le truc s’effondre. Et puis après, on peut en parler longuement… Parce que c’était bourré d’or les tours du 11 Septembre. Et puis c’était un gouffre à thunes parce qu’elles ont été terminées, il me semble, en 1973, et pour recâbler tout ça, pour le mettre à l’heure de toute la technologie et tout, c’était beaucoup plus cher de faire des travaux, etc. que de les détruire.Est-ce que l’homme a vraiment marché sur la Lune ? J’ai vu pas mal de documentaires là-dessus et ça, vraiment, je m’interroge. En tout cas, je ne crois pas tout ce qu’on me dit, ça c’est sûr.»

Non Meyssan blague!

MARION COTILLARD………dans Libé

Entre Jeanne Moreau et Mariard Cotillon il y a la même différence qu'entre un repas au Véfour, (même avec deux étoiles) et un menu Big-MAc au Franchisé de la Porte de Bagnolet.....

Ecrit par : montaigneàcheval | 05 mars 2008

Bonjour, je ne fais que passer.

Pour continuer dans mon militantisme pro-Max Rouquette, ceci:

http://www.max-rouquette.org

Ecrit par : Pendariès | 05 mars 2008

Salut, petite scorie.

Ecrit par : dobolino | 05 mars 2008

On revend Jussieu en refilant la ferraille à désamianter à Mittal.

Ecrit par : dugong

Ça va coûter bonbon pour remorquer tout ça jusqu'à Alang !

Ecrit par : Moot

Ce n'est pas un problème ! Allègre nous assènera que l'acier flotte si on le veut vraiment.

Ecrit par : dugong | 05 mars 2008

Au boulot, les gars! Quelles propositions nous offrez-vous pour illustrer ce poème d'un dessin?
Moi, je la vois assez avec un ciel à la Turner mais nous n'avons plus guère de pastels à l'huile et plus de jaune...

Ô souvenirs ! printemps ! aurore !
Ô souvenirs ! printemps ! aurore !
Doux rayon triste et réchauffant !
- Lorsqu'elle était petite encore,
Que sa soeur était tout enfant... -

Connaissez-vous, sur la colline
Qui joint Montlignon à Saint-Leu,
Une terrasse qui s'incline
Entre un bois sombre et le ciel bleu ?

C'est là que nous vivions, - Pénètre,
Mon coeur, dans ce passé charmant !
Je l'entendais sous ma fenêtre
Jouer le matin doucement.

Elle courait dans la rosée,
Sans bruit, de peur de m'éveiller ;
Moi, je n'ouvrais pas ma croisée,
De peur de la faire envoler.

Ses frères riaient... - Aube pure !
Tout chantait sous ces frais berceaux,
Ma famille avec la nature,
Mes enfants avec les oiseaux ! -

Je toussais, on devenait brave.
Elle montait à petits pas,
Et me disait d'un air très grave :
" J'ai laissé les enfants en bas. "

Qu'elle fût bien ou mal coiffée,
Que mon coeur fût triste ou joyeux,
Je l'admirais. C'était ma fée,
Et le doux astre de mes yeux !

Nous jouions toute la journée.
Ô jeux charmants ! chers entretiens !
Le soir, comme elle était l'aînée,
Elle me disait : " Père, viens !

Nous allons t'apporter ta chaise,
Conte-nous une histoire, dis ! " -
Et je voyais rayonner d'aise
Tous ces regards du paradis.

Alors, prodiguant les carnages,
J'inventais un conte profond
Dont je trouvais les personnages
Parmi les ombres du plafond.

Toujours, ces quatre douces têtes
Riaient, comme à cet âge on rit,
De voir d'affreux géants très-bêtes
Vaincus par des nains pleins d'esprit.

J'étais l'Arioste et l'Homère
D'un poème éclos d'un seul jet ;
Pendant que je parlais, leur mère
Les regardait rire, et songeait.

Leur aïeul, qui lisait dans l'ombre,
Sur eux parfois levait les yeux,
Et moi, par la fenêtre sombre
J'entrevoyais un coin des cieux !

Ecrit par : dobolino | 05 mars 2008

Allègre nous assènera que l'acier flotte si on le veut vraiment.

Ecrit par : dugong

Et il le prouve en nous rappelant que la plupart des navires de commerce ou de guerre sont en acier.

Ecrit par : Moot | 05 mars 2008

Ca n'est pas ça le totalitarisme ?

Ecrit par : Robin | 05 mars 2008

C'est, au minimum, tellement mal exprimé qu'on peut légitimement le croire.

Ecrit par : johnmarguerite | 05 mars 2008

Claude Allègre exploré

Ecrit par : montaigneàcheval | 05 mars 2008

Ils ont exploré Claude Allègre ? C'est pour leurs recherches sur le vide intersidéral ?

Ecrit par : catmano | 05 mars 2008

Entre Jeanne Moreau et Mariard Cotillon il y a la même différence qu'entre un repas au Véfour, (même avec deux étoiles) et un menu Big-MAc au Franchisé de la Porte de Bagnolet.....

Ecrit par : montaigneàcheval | 05 mars 2008

Oui, elles ne fument manifestement pas la même qualité de moquette.

Ecrit par : Robin | 05 mars 2008

Ce n'est pas un problème ! Allègre nous assènera que l'acier flotte si on le veut vraiment.

Ecrit par : dugong | 05 mars 2008

Le Titanic aussi...flotta.

Ecrit par : Robin | 05 mars 2008

La proprotion aristotélicienne a la côte en ce moment. Qu'on en juge :

Bernard affirme : "Allègre me semble être aux écologistes fanatiques ce que Brighelli est aux pédagogistes."
Réponse indignée du terme brighellien de la proportion: "Je ne suis pas d'accord pour être comparé à Allègre — même par pure rhétorique, même par plaisanterie !"

Pat corrige en "Allègre est aux scientifiques et aux écologistes ce que les pédagogistes sont aux enseignants."
Ce qui me paraît assez sensé.

Enfin MàC ose un vertigineux : "Entre Jeanne Moreau et Mariard Cotillon il y a la même différence qu'entre un repas au Véfour, (même avec deux étoiles) et un menu Big-MAc au Franchisé de la Porte de Bagnolet."
Big MàC a-t-il songé qu'il plonge ainsi tous les habitants de la porte de Bagnolet dans la désespérance d'une vie sans étoile ? En pleine campagne des Municipales ?! C'est un coup à faire élire la Fanapieu !

Ecrit par : dugong | 05 mars 2008

la cote est facile mais la côte est pentue !

Ecrit par : dugong | 05 mars 2008

Ah la proprotion !
C'est l'âge ...

Ecrit par : dugong | 05 mars 2008

http://www.max-rouquette.org/centenaire/evenements/autres-spectacles
Voir 2, rue Raoul!

Ecrit par : dobolino | 05 mars 2008

Entre Jeanne Moreau et Mariard Cotillon il y a la même différence qu'entre un repas au Véfour, (même avec deux étoiles) et un menu Big-MAc au Franchisé de la Porte de Bagnolet.....

Ecrit par : montaigneàcheval | 05 mars 2008
Ben, moi, MàC, j'ai les ronds pour le Mac'Do de la porte de Bagnolet mais, chez Véfour, faut que je me prive par ailleurs et serré!

Ecrit par : dobolino | 05 mars 2008

En une sur le site du Figaro : "À Londres, le choix de l'école se joue à la loterie"

je cite un extrait : "...Les résultats de la ville de Brighton étaient particulièrement attendus, puisqu'elle fait partie de ces quelques lieux où la réforme du système par les travaillistes a été appliquée : elle a permis de mettre en place des loteries pour tirer au sort l'attribution des collèges dans le cas où toutes les demandes ne pouvaient être satisfaites"

puis plus loin : "La réforme des travaillistes est aussi impopulaire dans la mesure où de plus en plus de familles anglaises s'arrangent pour profiter du système actuel, notamment en baptisant leurs enfants et en allant à la messe le dimanche. Parmi les écoles publiques, les meilleures sont traditionnellement les anglicanes et les catholiques. Financées par l'État et donc obligatoirement gratuites, elles sont dirigées par des structures non gouvernementales et le plus souvent liées aux églises. Pour les plus demandées, il est indispensable d'avoir le soutien du prêtre de la paroisse locale, qui signe les certificats d'assiduité à la messe exigés par les écoles."

Ca va donner des idées aux têtes d'oeuf du Moloch !

Ecrit par : dugong | 05 mars 2008

À propos des célébrations rouquettiennes, notre ami Pendariès va apparemment conférencer — mais le thème exact n'est pas encore annoncé sur le site dont Dobolino a donné les références…
JPB

Ecrit par : brighelli | 05 mars 2008

Bon, à la demande émouvante de Dobolino, je corrige . Jeanne Moreau est Marion Cotillard ce que le Général De Gaulle fut à Coty, hier.
(le canard, en 1958, titra d'ailleurs:
IL NOUS FALLAIT UN PRESIDENT. COTY L'EST DONC.
De quoi nous faire flageolet....

Ecrit par : montaigneàcheval | 05 mars 2008

Sérieusement, cher Pendariès, un pseudonyme rouquettien en diable, je n'ai JAMAIS lu une ligne de ce bonhomme dont je sais seulement qu'il est mort il y a trois ans, très très vieux, exactement au même âge que Gracq. Que me conseilleriez-vous?????
BâV et je passe temps en temps voir votre site. je vosu en reparlerai.

Ecrit par : montaigneàcheval | 05 mars 2008

Sérieusement, cher Pendariès, un pseudonyme rouquettien en diable, je n'ai JAMAIS lu une ligne de ce bonhomme

Ecrit par : montaigneàcheval | 05 mars 2008

Ça, c'est pas bien du tout, et même, c'est très laid. C'est vachtément bien, Rouquette, même en traduction. Moi, je m'en suis régalée et en ai fait la promotion auprès de comédiens! Ça sert à quoi, de venir chez Brighelle, si on reste sur son quant-à-soi????????????????

Ecrit par : dobolino | 05 mars 2008

Mon Kant à moi???? Voici une critique de la raison. Pure.

Signé HODERLING

Ecrit par : montaigneàcheval | 05 mars 2008

Merci pour votre hugolâtrie, Dobolino.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 05 mars 2008

Pour illustrer ce merveillleux poème, et soient panées et frites les langues des imbéciles qui n'aimment pas Hugo, je verrais assez bien une de ces grandes maisons un peu tristes en pierre et au toit en ardoises, au bord de la mer à Saint-Cast. C'est le soir. la mer est douce. La lumière du soir est devenue jaune et pourpre. Elle bruisse doucement, et un petit vent doux mugit dans les pins du jardin. Fenêtres bleu délavé. Hortensias au feuillage vert aigre. Quelques pas sur le gravier.

Ecrit par : montaigneàcheval | 05 mars 2008

Sur le site du jus pédagol, GCB renonce à la main mise de son angkar sur des lycées/collèges.

Il est déçu.

Il y en a qui ne sauront jamais à quoi ils ont échappé.

Ecrit par : dugong | 05 mars 2008

"Ah la proprotion !
C'est l'âge ..."

Ecrit par : dugong | 05 mars 2008

C'est pa proprostate ?

Ecrit par : Kap | 05 mars 2008

Je voulais écrire : "C'est LA proprostate ?"

Ecrit par : Kap | 05 mars 2008

Allez sur le site d'Yfig...c'est surréaliste YFIG EX NIHILO

Ablon manque d'ambition....
et voous retrouvez qui???? IPUDESMANDIBULES....toujours aussi à l'Ouest....

Ecrit par : montaigneàcheval | 05 mars 2008

Aux USA, un proprostate doit être un partisan acharné de l'intervention de l'Etat. Un communiste quoi !

Ecrit par : dugong | 05 mars 2008

Pas mal, Dugong....

la prostate de Pisistrate, le faisait pisser en strates.

Ecrit par : montaigneàcheval | 05 mars 2008

Mici, m'sieur Brighelli pour la pub.

Ecrit par : Pendariès | 05 mars 2008

Concernant le colloque où Pendariès ne sera pas Pendariès mais Lionel Navarro:

http://www.max-rouquette.org/centenaire/evenements/colloque

MàC, merci de passer voir ma page.

Je rentre de la Médiathèque (quel bien de travailler hors de chez soi, la tentation internet n'y existe pas - grrrr, j'aime pô les rimes...); en levant le nez, je regarde derrière la baie vitrée, la route départementale où passent les voitures, puis, plus loin, le haut d'un bosquet dans un jardin privé: ces mots me sont venus (pardon, j'abuse du blog):

nuit - ô nuit toute - au rentré
du feuillage, arbre éternel dans l'arbre,
là, visible, coupé en deux profils par
la lumière qui s'en retourne
à l'ouest

Je n'ai pas pu continuer, un monsieur m'a dit de sortir, 17h50, l'établissement fermait.

Je retourne au vide et au plein jansénistes.

Ecrit par : Pendariès | 05 mars 2008

Exercice de diction d'IUFM ?

Comme quoi tout n'a pas été dit sur nos grecs.

Une brusque angoisse : la théorie du lieu naturel chère à notre cher Aristote doit-elle quelque chose à la dysenterie ?

Ecrit par : dugong | 05 mars 2008

De rien, mon cher Pendaiès — d'ailleurs, à l'origine, le lien vers Rouquette venait de M'dam' Veto…
JPB

Ecrit par : brighelli | 05 mars 2008

Oh, Pendariès, vous voilà de retour ? Bienvenue !

Profitez-en donc pour aller donner votre avis sur les nouveaux programmes de l'école primaire :
http://survey.newpanel.com/gkws/cgi-bin/newforpar/cgi.pl

Plus nous serons nombreux, mieux ça sera !

Ecrit par : catmano | 05 mars 2008

Jesse, je croyais que c'était :
"L'attaquer, le mettre en quartiers,
Maître loup l'eut fait volontiers,
Mais il fallait livrer bataille,
Et le mâtin était de taille
A se défendre hardiment."

Si le régime de Singapour contraint les gens à aller en bibliothèque, ce n'est pas bien.

En tout cas, je connais leur livre de calcul pour le CP : ils n'ont pas eu peur, eux, d'enseigner les quatre opérations dès le CP, et ne considèrent pas que c'est une méthode nostalgique d'un âge d'or qui n'a jamais existé. Il est probable qu'ils ont également une bonne méthode d'apprentissage de la lecture, et non pas 36 méthodes globales toutes plus mauvaises les unes que les autres (dont celles de ce faux-cul de Bentolila).

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 05 mars 2008

MàC, en Mai, il y aura édition et rééditions de recueils de poèsie.
Je conseille souvent ces lectures: "Vert paradis" (recueil de nouvelles; avec certaines d'entre elles le comédien Rolland Peyron fait d'étonnantes lectures accompagnées de musique blues à la guitare et à l'harmonica) et "Médée" (théâtre, chef-d'oeuvre), et puis "La Quête de Pendariès" (un médecin, Pendariès, au temps de la Peste en Languedoc, au XVIe siècle, tient son journal intime où passent, jour après jour, les figures de Rabelais, de Rondelet, etc.), et "Tout le sable de la mer" (biographie sur des millénaires de la Sybille de Cumes).

Ecrit par : Pendariès | 05 mars 2008

Catmano quel est le site officiel pour lire les nouveaux programmes?

Ecrit par : Pendariès | 05 mars 2008

Catmano quel est le site officiel pour lire les nouveaux programmes?

Ecrit par : Pendariès | 05 mars 2008

http://media.education.gouv.fr/file/02_fevrier/24/3/BOEcolePrimaireWeb_24243.pdf

Ecrit par : catmano | 05 mars 2008

Pour vous Catmano:


«L'école maternelle
creuse les inégalités»

Propos recueillis par Laure Daussy (lefigaro.fr)
05/03/2008 | Mise à jour : 16:23 | Commentaires 20 .
INTERVIEW - «Il faut fermer les écoles maternelles» : dans un pamphlet au titre volontairement provocateur, un inspecteur de l'Education nationale critique sévèrement l'enseignement dispensé aux jeunes enfants.
Pourquoi une telle charge contre l'école maternelle ?
J'aime l'école maternelle, je veux la sauver. J'ai utilisé volontairement un titre provocateur, mais c'est pour attirer l'attention sur certains problèmes. La maternelle creuse les inégalités au lieu de les résorber. Elle ne prépare pas tous les élèves de la même manière. Les objectifs à atteindre et les programmes sont trop flous. L'enseignement se fait ainsi non par disciplines mais par « domaines » : « savoir s'exprimer », « vivre ensemble ». «Découvrir le monde», par exemple, recouvre l'histoire, le calcul,… Si bien qu'un enseignant qui est davantage intéressé par l'histoire fait moins de calcul. Chacun interprète le programme à sa manière. Les enfants arrivent ainsi en CP avec des acquis qui ne sont pas les mêmes. On passe aussi beaucoup trop de temps à faire autre chose que de l'apprentissage. Au final, il n'y a que 35 minutes d'enseignement sur trois heures de classe.

Mais c'est aussi le compromis propre à l'école maternelle, entre garderie et apprentissage …
Contrairement à ce que pensent beaucoup de parents, l'école maternelle n'a pas vocation à être une garderie. Sinon pourquoi payer des enseignants pour cela ? La rémunération des enseignants du primaire coûte 4,5 milliards d'euros par an. C'est énorme ! Si l'école maternelle reste telle qu'elle est, alors mieux vaut transférer cet argent aux municipalités pour qu'elles mettent en place des garderies. En revanche, si l'on estime que les enfants peuvent apprendre à cet âge, alors autant clarifier les choses et que cela soit véritablement une école, avec des règles claires à respecter.

Que faut-il faire alors pour réformer la maternelle ?
Depuis la loi d'orientation de 1989, les choses sont ambigües. La classe de grande section est soit rattachée au «cycle 1», avec la petite et moyenne section, soit au «cycle 2», avec le CP et le CE1. Et cela dépend des inspecteurs, des enseignants, du projet d'école…. La place de la grande section est donc à redéfinir. Il faudrait qu'elle soit vraiment intégrée au « cycle 2 », et que l'école soit obligatoire dès l'âge de 5 ans, pour qu'il y ait une vraie classe de « préparation » au CP. En ce qui concerne les deux autres sections de maternelle, il faut aussi les réformer, avec des règles posées par l'Etat qui fixent le programme, avec des matières bien définies : maths, français, sciences, etc, et un nombre d'heures précis.

Vous publiez ce livre sous un pseudonyme, Julien Dazay. Pourquoi ?
Pour protéger ma vie privée, pour ne pas être une «bête médiatique». Et aussi pour continuer à travailler sereinement avec les enseignants. Certaines choses risquent de gêner. Comme la description que je fais d'une «journée ordinaire dans une maternelle». Certains vont dire que ce n'est pas vrai, mais il faut oser le dire.L'école est un peu archaïque, c'est un domaine difficile à faire bouger. Elle ne s'est pas rénovée depuis longtemps, ses fondamentaux datent du milieu du XXè siècle. Elle ne remplit plus sa mission, donc il est urgent de la réformer. Ce sont nos enfants qui sont en cause, nous n'avons pas droit à l'erreur !

Ecrit par : Pendariès | 05 mars 2008

Au fait, merci à vous, Catmano pour votre édifiante réponse. J'espère que vous ne vous ferez pas éjecter de votre forum à cause de moi. ;)


"Allez sur le site d'Yfig...c'est surréaliste YFIG EX NIHILO"

Ecrit par : montaigneàcheval | 05 mars 2008

C'est pas joli d'aller troller, même si c'est sur le blog d'un troll. :=)


"Concernant le colloque où Pendariès ne sera pas Pendariès mais Lionel Navarro"

Ecrit par : Pendariès | 05 mars 2008

Dites, Pendariès, quand vous changez d'identité, vous retirez votre cape de Pendariès ou vous mettez votre cape de Lionel Navarro ? Lionel est-il Peter Parker et Pendariès Spiderman ? Est-ce l'inverse ? Que de mystères !

Ecrit par : Kap | 05 mars 2008

Je continue avec mon hors-sujet sur les masters d’enseignement. Il s’agit en l’occurrence de l’IUFM de Créteil et des Universités de Paris 8, Paris 12, Paris 13, Marne-la-Vallée (+l’ENS de Cachan). Un gros projet donc. Mais le plus grave est que des projets analogues fleurissent un peu partout, y compris dans les jurys de concours, les sociétés savantes, les associations de spécialistes et, sans doute, le Ministère lui-même. Tout le monde est pris de la même frénésie. A cause de l’Europe, dit-on, nous sommes obligés de « mastériser les concours ». L’Europe n’a pas dit un seul mot sur cette question. Mais qu’importe… Le mot magique est prononcé, comme pour le LMD (qui était une idée française et non européenne), et tout le monde s’agite sans même comprendre qu’aucun de ces projets ne tient la route.
Reconstruire l’Ecole a publié il y a quelques jours le texte du projet-Créteil, le plus avancé, qui doit commencer mercredi prochain son parcours à travers les instances universitaires pour être approuvé. Je redonne le lien :

http://www.re2.freesurf.fr/iufm/MasterIUFM.html

Nous venons de publier aujourd’hui une critique détaillée de ce texte. A quelques détails près, elle est valable pour toute tentative de « mastériser les concours ». Car cette idée relève de la quadrature du cercle.

http://www.re2.freesurf.fr/iufm/critiqmaster.html

Ecrit par : Pedro Cordoba | 05 mars 2008

Merci Pendariès pour ce texte qui développe encore une fois ce que j'essaie de faire passer sur les différents blogs et forums.

Ecrit par : catmano | 05 mars 2008

COLLEGES INNOVANTS DE GABRIEL COHN-BENDIT : MORT DU DISPOSITIF ; GABY RENONCE

"L'administration de l'Education nationale n'a pas réuni les conditions nécessaires à l'expérimentation de collèges d'initiatives éducatives malgré les latitudes offertes par l'article 34 de la loi de 2005". Le Collectif d'Initiatives Educatives (CIE), constitué autour de Gabriel Cohn-Bendit pour favoriser la constitution d'équipes d'enseignants volontaires pour faire vivre des projets pédagogiques dans des collèges difficiles, abandonne.

Finalement réduit à deux collèges de l'académie de Créteil dans lesquels une douzaine de postes seulement étaient disponibles, le projet devenait infaisable. D'autant que, selon le communiqué du CIE, "les craintes ou les peurs d'une partie des enseignants entretenues par les rumeurs, l'absence de transparence, voire certaines annonces officielles encouragent méfiance ou défiance devant toute innovation".

Le Café pédagogique a demandé à Gabriel Cohn-Bendit de nous éclairer sur les raisons de cet échec et sur les perspectives futures.


Entretien avec Gabriel Cohn-Bendit
http://www.cafepedagogique.net/communautes/Collegeexperimentaux/default.aspx

Ecrit par : Jeremy | 05 mars 2008

" Dans l'entretien qu'il a accordé aux lecteurs du Parisien, paru aujourd'hui, Nicolas Sarkozy exprime le souhait de poursuivre l'ouverture. Il envisagerait de faire appel à l'ancien ministre socialiste de l'Education Claude Allègre. "

Ecrit par : Jeremy | 05 mars 2008

Pécresse sur la sellette - Allègre annoncé pour la remplacer.

http://www.rmc.fr/edito/info/34076/pecresse-allegre-serait-une-recrue-douverture-/

Ecrit par : Jeremy | 05 mars 2008

MàC, de Max Rouquette vous pouvez lire Verts Paradis, un recueil de proses superbes. Je l'ai découvert grâce à Pendariès et j'ai été émerveillée. La mort de Rouquette à un âge très avancé n'est pas son seul point commun avec Julien Gracq.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 mars 2008

Pendariès a répondu avant moi !
Je vais lire les autres livres qu'il signale.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 mars 2008

Montaigne, j'espère que vous avez compris que je suis hugolâtre? Je peux saturer ce fil avec les poèmes que je sais encore par coeur.

En particulier "Mon père ce héros", que je n'ai jamais appris mais que comme tous mes frères et soeur nous savions, car notre père nous le récitait : nous étions fascinés et croyions qu'il nous parlait de notre grand-père très aimé.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 05 mars 2008

Un danger s'éloigne (Cohn-Bendit) un autre pointe : Allègre.

Espérons qu'il refusera. Il a lui aussi été un des fossoyeurs de l'école.
Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 05 mars 2008

Qu'il refuse ?! Au contraire il n'attend que ça ! Il veut en bouffer, du chercheur, du Maître de Conf' et de la Grande Ecole !

On a besoin de qq'un pour intégrer les classes prepas aux univesités, non ? Et il faut un homme pour masteriser les concours ?

Qui de mieux qu'Allègre ?

Ecrit par : Jeremy | 05 mars 2008

ll n'est pas besoin de connaître passé simple et passé antérieur pour lire une BD, a écrit Jesse Darvas.

Eh bien, il existe au moins une BD pour laquelle c'est indispensable. Il s'agit de "De cape et de croc", dont huit volumes sont déjà sortis.Les dialogues sont écrits dans une superbe langue classique, avec alexandrins et imparfaits du subjonctif. Les allusions littéraires foisonnent, et le scénario se réfère explicitement à L'Histoire comique des empires de la Lune, de Cyrano de Bergerac.. Bref, c'est une BD pour lettrés, dont je recommande la lecture sans modération.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 mars 2008

En parlant de passé simple et de passé antérieur, essayez d'aller répondre au sondage. Les autres en face, ils répondent à tour de bras (enfin de souris).

Ecrit par : catmano | 05 mars 2008

"Eh bien, il existe au moins une BD pour laquelle c'est indispensable. Il s'agit de "De cape et de croc" "

Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 mars 2008

Tout à fait exact.

"Qu'il refuse ?! Au contraire il n'attend que ça ! Il veut en bouffer, du chercheur, du Maître de Conf' et de la Grande Ecole !"

Ecrit par : Jeremy | 05 mars 2008

Il veut surtout s'en mettre plein les fouilles tant qu'il le peut encore. C'est que ça rapporte, un marocain !

Ecrit par : Kap | 05 mars 2008

Bonjour Pendariès, ravie de vous revoir. Je présume que vous étiez occupé à préparer votre conférence.

Voter Sarkozy et se récupérer Allègre, cela doit être dur pour certains ici! Si Dégraissator, qui sut si bien dégraisser les électeurs de Jospin, rejoint la bande à So Crazy, cela promet !

Ecrit par : mouron rouge | 05 mars 2008

De rien, mon cher Pendaiès — d'ailleurs, à l'origine, le lien vers Rouquette venait de M'dam' Veto…
JPB

Ecrit par : brighelli | 05 mars 2008

Mais non!!! J'ai juste ouvert le lien donné par Pendariès pour vous offrir celui qui menait à notre Roland Peyron. Si vous ne sautiez pas un post sur deux, vous gagneriez en cohérence.

Ecrit par : dobolino | 05 mars 2008

MàC, de Max Rouquette vous pouvez lire Verts Paradis, un recueil de proses superbes. Je l'ai découvert grâce à Pendariès et j'ai été émerveillée. La mort de Rouquette à un âge très avancé n'est pas son seul point commun avec Julien Gracq.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 mars 2008
Moi aussi! En plus, y'a même pas besoin d'avoir "étudié" pour le lire. C'est d'une simplicité à la portée du premier amoureux de la terre.
Je ne suis toujours pas remise de "Le renard dans le bassin". Pauvre bête...

Ecrit par : dobolino | 05 mars 2008

" Dans l'entretien qu'il a accordé aux lecteurs du Parisien, paru aujourd'hui, Nicolas Sarkozy exprime le souhait de poursuivre l'ouverture. Il envisagerait de faire appel à l'ancien ministre socialiste de l'Education Claude Allègre. "

Ecrit par : Jeremy | 05 mars 2008
Ça, c'est le pompon. Dans quel état seront la France et l'Université dans quatre ans avec des recrues pareilles?
Allègre, non, mais Allègre!!! Vous imaginez! Ce type, concentré de haine et de rancœur contre le système qui l'a éjecté, bête, méchant, hargneux comme un roquet. Si on lui laisse les mains libres, il va allègrement fusiller le peu qui reste de l'enseignement supérieur.
Ne restera plus que le recours à la borie à Lure! On va être nombreux sur Lure, le Causse et autres lieux telluriques de repli.

Ecrit par : dobolino | 05 mars 2008

Mais, Dobolino, c'est justement pour bouziller tout ce qui reste qu'il est pressenti, cette ordure!!!!

Ecrit par : montaigneàcheval | 05 mars 2008

On a besoin de qq'un pour intégrer les classes prepas aux univesités, non ? Et il faut un homme pour masteriser les concours ?

Qui de mieux qu'Allègre ?

Ecrit par : Jeremy | 05 mars 2008
Y'a pas mieux. C'est le nec plus ultra.
Moi qui ne fréquente quasiment que des électeurs de gauche, je peux vous dire qu'ils sont soit morts de rire soit pétrifiés d'horreur, le deuxième terme l'emportant largement.

Ecrit par : dobolino | 05 mars 2008

Mais, Dobolino, c'est justement pour bouziller tout ce qui reste qu'il est pressenti, cette ordure!!!!

Ecrit par : montaigneàcheval | 05 mars 2008

Mais, MàC, je sais! Vous me permettrez d'être un semi-cadavre encore tiède, agité de mouvements convulsifs involontaires, de type réflexes courts.
Des fois, quand j'euthanasie un chien ou un chat, c'est très désagréable car il se remet à avoir des mouvements respiratoires cinq minutes après le décès. Des espèces de grandes inspirations, comme un poisson hors de l'eau. C'est très choquant pour les maîtres éplorés.
J'(ai beau être en mydriase totale, cœur arrêté et électroencéphalogramme plat après dix moix de doléthal-Sarko-T61, il n'empêche que parfois, par réflexe, je gobe un peu d'air.

Ecrit par : dobolino | 05 mars 2008

"Allègre, non, mais Allègre!!! Vous imaginez! Ce type, concentré de haine et de rancœur contre le système qui l'a éjecté, bête, méchant, hargneux comme un roquet"

Ecrit par : dobolino | 05 mars 2008

Dobolino, vous semblez maîtriser le cas Allègre. Confirmez-vous ce que j'ai toujours soupçonné, c'est-à-dire que cette enflure qui nous ressert son "je suis une sommité du monde scientifique, un savant internationalement reconnu" à tout propos est bien un parfait médiocre - sur le plan scientifique, veux-je dire ?

Ecrit par : Kap | 05 mars 2008

J'oubliai : je remercie Cadichon pour la place qu'elle pourrait me réserver dans ses valoches si Dobolino Junior en venait à être pris d'un soudain désir de vengeance.

Au passage, la Belon 00, c'était de moi, et je pensais vous faire un compliment en vous comparant à cette huître de luxe, Cadichon. Une huître qui m'a nourrie pendant toute ma jeunesse ! Une huître poussée dans la rivière où j'allais me baigner alors que je ne faisais guère plus d'1m10 et que j'osais encore me promener topless sur les plages bretonnes !

Ecrit par : Kap | 05 mars 2008

Pour illustrer ce merveillleux poème, et soient panées et frites les langues des imbéciles qui n'aimment pas Hugo, je verrais assez bien une de ces grandes maisons un peu tristes en pierre et au toit en ardoises, au bord de la mer à Saint-Cast. C'est le soir. la mer est douce. La lumière du soir est devenue jaune et pourpre. Elle bruisse doucement, et un petit vent doux mugit dans les pins du jardin. Fenêtres bleu délavé. Hortensias au feuillage vert aigre. Quelques pas sur le gravier.

Ecrit par : montaigneàcheval | 05 mars 2008

La petite a fait un truc du genre mais c'est la Provence et le toit est en tuiles romaines... On a les références qu'on a! Elle a placé un corbeau tout noir à la pointe de la toïture pour que ce ne soit pas trop gai, pour qu'on n'oublie pas que Léopoldine est morte.

Ecrit par : dobolino | 05 mars 2008

Kap, vous n'êtes pas à l'abri de la vengeance de Dobo junior mais, comme il est d'un tempérament calme, certains diraient veule, il s'est résigné à s'acheter ses Placid et Muzo chez un bouquiniste.
Bon, pour Allègre, je sais qu'il a du s'exiler pour faire des études, à l'époque où les anglo-saxons récupéraient nos rogatons friqués. Je ne suis pas à la pointe du savoir concernant le réchauffement planétaire mais... demandez aux phoques et aux ours blancs ce qu'ils pensent des affirmations d'Allègre.

Ecrit par : dobolino | 05 mars 2008

Le site note2be a supprimé aujourd'hui les noms de profs de son site. Pourtant, il en reste, et un beau :
http://www.note2be.com/news/2
Le 2ème en bas à droite.

Ecrit par : biribi | 05 mars 2008

"Il veut surtout s'en mettre plein les fouilles tant qu'il le peut encore."

Ecrit par : Kap | 05 mars 2008

Joli contrepet, ma foi!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mars 2008

- Il se nomme... A ce nom je tremble, je frissonne,
Mon coeur se paralyse à la vue de Gorgone,
Tu connais ce ministre hier démissionné?
- Allègre, justes dieux! - C'est toi qui l'as nommé!

Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 mars 2008

Le site note2be a supprimé aujourd'hui les noms de profs de son site. Pourtant, il en reste, et un beau...
Ecrit par : biribi | 05 mars 2008

Et en bas de page, il y a un sondage sur "un élève a-t-il le droit de noter un professeur", avec 60 % d'opinions favorables.
J'ai rajouté un "non".

Ecrit par : catmano | 05 mars 2008

Sylvie Huguet bravo !

Allez, après le tragique, le comique :

http://www.lets-jam.com/index.php/2006/11/27/795-jean-dell-nous-decrit-l-instituteur-de-demain

Ecrit par : Jeremy | 05 mars 2008

Ah, Jérémy! si votre citation est applaudie, je quitte ce blog à jamais!

Ecrit par : dobolino | 05 mars 2008

Quelle citation ?

J'ai rien fait moi !

J'ai juste donné le lien vers un sketch !

Dites donc dobolino, vous auriez mieux fait de vous fâcher contre Josette au lieu de vous en prendre à moi. Vous réagissez vraiment de travers.

Ecrit par : Jeremy | 05 mars 2008

Je l'ai donné y'a trois ou quatre semaines, ce lien! On m'a dit que c'était téléphoné...

Ecrit par : dobolino | 05 mars 2008

@ Cadichon : le problème, c'est que le critiquant n'est pas tellement meilleur que le critiqué, à part quelques passages."
A-M V.
Une difference: Bentolila est devenu et demeure "la reference" quand Montagner et son bambinisme restent , il me semble, plus confidentiels, du moins je l'espere.

Kap, pardon pour la confusion et merci pour le compliment.
Il m'est alle droit au coeur, et cela tombait bien car justement hier, laissant mes sommets, j'ai fait un A-R dans la journee un peu foldingue ( 900 bornes) pour une visite eclair a Aix-en-Provence, mais avec en prime un dejeuner.... d'huitres au "Passage", arrose d'un coteaux d'Aix, (chateau Paradis), un regal.
Besoin irresistible d'iode en montagne.


Retour vers la Bretagne:
si cela vous interesse, le petit port de Lezardrieux, qui garde le souvenir de Brassens, abrite un jeune ostreiculteur (Gwendal Maheo) qui eleve des plates, meilleures, plus fines et noisetees que celles de Prat-ar-Coum (Madec) et surtout bien moins cheres.


Carole,
Condoleances pour le clavier sans accents... Une vraie plaie et pas seulement pour nos lecteurs.

Ecrit par : Cadichon | 06 mars 2008

Je l'ai donné y'a trois ou quatre semaines, ce lien! On m'a dit que c'était téléphoné...

Ecrit par : dobolino | 05 mars 2008

Eh bien vous devriez être contente, il aura été cité deux fois.

Ayez la positive attitude, comme disaient Raffarin le Poitevin et la chanteuse dont j'ai oublié le nom (Alizée?)

Ecrit par : Jeremy | 06 mars 2008

Apres vérification :

La positive attitude, concept post-moderne s'il en est, les diffuseurs et promoteurs en étaient Raffarin et Lorie.

Ecrit par : Jeremy | 06 mars 2008

Cadichon a écrit : "Condoleances pour le clavier sans accents... Une vraie plaie et pas seulement pour nos lecteurs"

Avec l'euro à 1,5 $, on en trouve pas cher un peu partout.

On peut même se le faire livrer.

La mondialisation est merveilleuse pour qui sait en profiter.

N(ayez pas peur, cadichon, lancez vous !

Ecrit par : dugong | 06 mars 2008

Violence scolaire, suite et retour au fil : les enseignants du collège dit sensible de la belle de Mai à Marseille (il est loin le joli petit bal de Vincent Scotto), après la quatrième agression depuis le début de l'année, ont exercé vendredi 29 fev. leur droit de retrait et se sont mis en grève dès le lundi suivant 3 mars, en demandant entre autres la création de deux postes de surveillant.
Réaction de la principale, qui a dû coucher avec Meirieu ET Gaby Cohn-Bendit, ensemble ou séparément (on la tondra donc deux fois...): à la télévision, discours fielleux-mielleux-cul serré sur le mode "Pas besoin de pions, c'est l'équipe pédagogique qui doit se remettre en cause et travailler à la gestion des conflits, dialoguer, patati patata". Air connu : si vous vous faites exploser la tronche, c'est que vous ne savez pas vous y prendre. La malheureuse Karine Montet-Toutain l'a expérimenté à ses dépens.
Dans la pratique : cette dame a annoncé à ses professeurs grévistes qu'elle demanderait à leur intention quatre jours de retrait de salaire, en comptant, comme l'avait fait au printemps 2003 l'ineffable Luc Ferry (qu'il reste dans les poubelles de la philosophie!) les 1er et 2 mars, c'est à dire le week-end, comme deux jours de grève.
Moralité 1 : pour la principale, il vaut mieux dialoguer avec la caillera qu'avec ses propres enseignants.
Moralité 2 : tant que cette brave dame, planquée dans son bureau, ne se sera pas elle-même fait refaire le sourire à la truelle, les deux postes de surveillant ne seront sans doute jamais créés.
Moralité 3 : mort aux cons.

Ecrit par : TIGER LILITH | 06 mars 2008

Ce crescendo moralitaire * me convient.

* j'assume.

Ecrit par : dugong | 06 mars 2008

Pasteur
Alerte à la rage en France ; les trois chiens atteints par le virus et euthanasiés auraient été mordus par Nicolas Sarkozy lors de son passage au salon de l’agriculture."

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 mars 2008

Tiens, Victor, vous avez vu, je ne suis pas "simplement lecteur" de Charlie hebdo, (en page 16 du numéro de ce matin).
;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 mars 2008

Ce qui n'empêche, quelque soit l'affection que je porte à Charlie Hebdo, et quelles qu'y soient vos entrées privilégiées, que ce n'est pas épidémiologiquemet correct! Si vous ne me croyez pas, Christophe, demandez à Pelloux! Si le gars ne peut pas vous renseigner, je le raye illico de ceux que j'ai en estime.

Ecrit par : dobolino | 05 mars 2008

Pelloux est parfaitement au courant, et sait aussi ce qu'est une caricature! Vous n'arriverez pas à me faire croire que vous n'avez pas plus d'humour, Dobolino!
Et je n'ai aucune entrée privilégiée à Charlie-hebdo, mes "brèves" sont soumises au comité de rédaction, au même titre que les autres. Allons, allons! C'est à cause de l'affaire "Josette" que vous êtes encore aussi énervée?

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 mars 2008

Suite aux considérations sur le clavier incoplet de cadichon, voici deux considérations informatisantes et néanmoins incorrectes :

- avec 1€ à à 1,53 $, je constate que Apple fait toujours des tarifs identiques en € en Europe et en $ aux USA. Comment dit-on subventions volontaires extérieures aux USA ?

- il existe des logiciels libres qui ne sont pas à la hauteur de leur correspondants chez Microsoft. Prenez le tableur d'openOffice et essayez par exemple de le programmer.
Bien sûr, pour faire des soustractions dans une DHG (dotation horaire globale) d'établissement, le tableur d'OO suffit bien. Laissons ce genre de logiciel aux administratifs qui pourront ainsi faire les économies qu'ils préconisent.

Ecrit par : dugong | 06 mars 2008

Allègre est non seulement fort contesté (en un seul mot, parce que les tests réellement passés par ce "chercheur" ne sont pas légion — d'où sa haine quasi freudienne des agrégés — papa l'était, et dans sa discipline, de surcroît…) par ses pairs et l'ensemble de la communauté scientifique ; il est non seulement méprisé par l'équipe rédactionnelle de l'Express, où l'on est obligé, chaque semaine, de récrire ses papiers ; il s'est non seulement fait casser la figure par Haroun Tazieff (excellente analyse de l'affaire de la Soufrière en 1976 sur http://www.ipgp.jussieu.fr/~beaudu/soufriere/forum76.html), mais comme tous les mauvais perdants, c'est un haineux de première — et un gourmand : il faisait attendre les présidents d'université dans l'antichambre de son ministère, le temps de se goinfrer des fins produits de chez Pétrossian. Il a eu une attitude extrêmement bizarre dans l'affaire Yanacocha (voir http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p20031224/articles/a228571-.html), et Patrick Maugein, intéressé au premier chef dans cette histoire rocambolesque, le soupçonnait de bien pis que de faiblesse mentale. Enfin, je me rappelle avoir croisé Marie-Noelle Lienemann chez son éditeur, qui m'avoua qu'elle ne craignait vraiment que deux hommes, au PS, Vharasse et Allègre, dont elle savait quils entretenaient des réseaux structurés comme des organismes d'espionnage, allant de droite à gauche (que les gens de gauche qui passent ici se rassurent donc : Allègre, l'ami de trente ans de Jospin, est juste une honte pour son parti, et je n'en tire pas de généralité).
Que le Président pense à lui pour un quelconque poste est à mettre dans la catégorie "balles dans le pied" dont il semble s'être fait une spécialité ces temps-ci. Il en a été question d'abord à la Recherche, sans doute le meilleur moyen de stériliser ladite recherche, vu les haines qu'Allègre entretient avec la plupart de ses "collègues" (je passe sur les polémiques sur le désamiantage de Jussieu ou le réchauffement climatique). Quant à le mettre en charge des universités, ce sera sans doute le meilleur moyen de provoquer un clash avec Darcos — mais pour info, une partie de l'inspection générale joue en ce moment la carte de l'expulsion de XD du ministère après les municipales : "il est encore fécond, le ventre qui a nourri la Bête immonde".

Ecrit par : Abraxas | 06 mars 2008

Je viens d'écouter l'interview de Julien Dazay (Il faut fermer les écoles maternelles) diffusée sur RTL hier.
Il dit la même chose que sur figaro.fr, sauf qu'il ne dit qu'en toute fin d'interview, au moment où on lui a presque déjà retiré le micro qu'il préfèrerait qu'elles restent ouvertes avec des programmes renouvelés.
Et ça, ça m'ennuie.

Ecrit par : catmano | 06 mars 2008

Moralité 3 : mort aux cons.

Ecrit par : TIGER LILITH | 06 mars 2008

Moralité 4 : la puissance publique n'a que des mots à la bouche pour enterrer les conflits, masquer la déchirure profonde du tissu social (il est loin le concept de "fracture sociale"), diffuser les illusions.
Au demeurant les nombreux intervenants sur ce blog ne participent -ils pas à cette mascarade à leur corps défendant?

Ecrit par : marigot | 06 mars 2008

Merci, Abraxas, et belle diatribe! Je n'ai jamais pu supporter ces deux personnages, (Allègre et Charasse), et les ai toujours mis, de manière totalement intuitive, sur le même plan.
Il y a effectivement des moments où on ne sait plus trop ce que gauche et droite veulent dire.

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 mars 2008

Nicolas Sarkozy nous assure qu'il n'y aura pas de gros remaniement ministériel après les élections municipales; "pas gros, monsieur le président, seulement un peu enveloppé", répond Claude Allègre...
Mais ce serait mieux en dessin qu'en brève... :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 mars 2008

Pelloux est parfaitement au courant, et sait aussi ce qu'est une caricature! Vous n'arriverez pas à me faire croire que vous n'avez pas plus d'humour, Dobolino!


Ecrit par : Christophe Sibille | 06 mars 2008
1)Par éducation, je n'ai aucun humour sur la rage
2) Un humour bati sur l'erreur n'est pas un bon humour.
3) Si vous étiez contraint, comme moi, d'expliquer régulièrement aux gens, y compris gendarmes et médecins, pourquoi le chien mordeur doit être mis sous contrôle vétérinaire durant les quinze jours suivant la morsure et pourquoi le fait qu'il soit vacciné n'est pas une garantie suffisante pour le faire échapper à la loi, vous n'auriez nulle envie de rire à la lecture de cette brève de comptoir basée sur des données absolument fausses. Toc!

Ecrit par : dobolino | 06 mars 2008

je n'ai aucun humour sur la rage
Ecrit par : dobolino | 06 mars 2008

Dobolino, je comprends votre réaction professionnelle.
Nous avons une fois été joints en vacances par l'hôpital pour que mon mari se fasse vacciner, après qu'une de ses vaches soit morte de la rage (nous étions partis en attente du diagnostic). Il a pu attendre son retour pour le faire, mais le sérieux avec lequel les services sanitaires ont traité l'affaire nous a rappelé que la rage est une maladie avec laquelle on ne plaisante pas.

Ecrit par : lucile | 06 mars 2008

mais pour info, une partie de l'inspection générale joue en ce moment la carte de l'expulsion de XD du ministère après les municipales : "il est encore fécond, le ventre qui a nourri la Bête immonde".

Ecrit par : Abraxas | 06 mars 2008

Je confirme...Et ils fonctionnenet en réseaux idéologiques + copinage (inspecteurs généraux/inspecteurs).

J'en dirais trop en précisant dans quelles matières.

Conclusion : il faut soutenir Darcos. Il a de nombreux ennemis très bien placés et le ventre de la bête est encore fécond.

Une petite précision à ce sujet. Il y a belle lurette qu'ils n'y croient plus ou qu'à moitié à la "construction des savoirs", à l'enfant au centre et à toutes ces belles choses.

C'est plus un réseau d'intérêts qu'un véritable courant de pensée.

Ecrit par : Robin | 06 mars 2008

Catmano, j'ai jeté un oeil ahuri sur les programmes du primaire.

Vaste programme, et mort aux cons qui l'ont écrit.

Il est impossible de lire ce texte pour un enseignant en activité :vous devriez demander huit jours pour l'étudier.

C'est l'exemple même de ce que peuvent concocter les gratte-papiers des ministères qui sont payés pour emmerder les gens qui travaillent.

Ces-gens là, vu leur nocivité, sont les premiers à supprimer et non des enseignants ou des surveillants.

Ce que j'en ai tout de même retenu est qu'on exige de nos pauvres mouflets, et des pauvres maîtres, tellement de travail que la semaine de quarante heures est forcément de retour pour tout le monde.

On peut supprimer d'emblée l'anglais : cela prend un temps précieux pour rien. J'ai une petite-fille en CM2 qui en est à sa troisième année, et qui n'en sait pas un traître mot. Je crois qu'on peut généraliser mon expérience.

J'ai vu hier une amie professeur d'anglais en lycée : elle m'a dit que d'année en année, ses cours se transforment en cours de grammaire française. (C'est exactement ce que dit Yvonne Cloarec dans "La débâcle")

L'ordinateur paraît superflu : s'il y en a un à la maison, ils savent s'en servir bien plus vite que les enseignants. Il vaut mieux apprendre à lire et écrire, et compter.

Tout cela devrait être rédigé en quelques pages : c'est à reprendre de fond en combles. Illisible et indigeste.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 06 mars 2008

"On peut supprimer d'emblée l'anglais : cela prend un temps précieux pour rien. J'ai une petite-fille en CM2 qui en est à sa troisième année, et qui n'en sait pas un traître mot. Je crois qu'on peut généraliser mon expérience.
"J'ai vu hier une amie professeur d'anglais en lycée : elle m'a dit que d'année en année, ses cours se transforment en cours de grammaire française. (C'est exactement ce que dit Yvonne Cloarec dans "La débâcle")"

écrit Anne-Marie Valette.

C'est mon sentiment profond, et je l'ai écrit dans Fin de récré. Nous avons suggéré au ministère, puisqu'il hésitait entre huit et dix heures de français en CP, de supprimer l'anglais des CP / CE1, tant que les structures linguistiques françaises ne sont pas établies en profondeur (donc peut-être même faut-il supprimer la langue étrangère au CE2). Quant aux profs d'anglais forcés de faire de la grammaire française, c'était déjà le cas dans "Education Nationale : un grand corps malade". Il faudra que je fasse une note là-dessus — à moins qu'un angliciste compétent m'adresse une analyse que je reprendrai telle quelle, avec arguments ad hoc.
JPB
PS. Il a l'air d'en savoir long sur l'affaire Yanacocha, cet Abraxas. D'ici qu'on lui découvre des liens avec ce Jean-Claude Gawsewitch qui a publié un bouquin sur le sujet chez Lafon il y a quatre ou cinq ans, ou avec ce Patrick Maugein qui avait écrit un livre (imprimé et non publié) chez Ramsay un peu avant… D'ici qu'il ait été le nègre de l'un et de l'autre…

Ecrit par : brighelli | 06 mars 2008

"Si le régime de Singapour contraint les gens à aller en bibliothèque, ce n'est pas bien" (Anne-Marie Valette)

Non, non, le régime de Singapour ne contraint pas les gens à aller en bibliothèque ! Il n'y a "que" 48 % d'inscrits (ou alors ça fait 52 % de dissidents !)

Ecrit par : johnmarguerite | 06 mars 2008

Si Jack Lang revient au pouvoir en qualité de ministre de l'éducation, nous sommes morts pour de bon !

Ci dessous un article du monde :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/03/03/jack-lang-voit-dans-les-projets-de-xavier-darcos-un-appauvrissement-intellectuel-de-l-ecole_1017978_3224.html

Ecrit par : Sandra WAGNER | 06 mars 2008

"On peut supprimer d'emblée l'anglais : cela prend un temps précieux pour rien."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 06 mars 2008

Supprimer l'anglais ou toute autre langue sous prétexte que l'enseignement est très mal fait consiste à faire payer très cher une fois de plus aux enfants les manquements des adultes.
Le bilinguisme devrait être inscrit dans la constitution!
Un mien ami me disait hier que son fils qui parle déjà russe et allemand , apprend en sixième au collège de Vannes l'anglais et l'espagnol.
S'agissant de l'apprentissage du français je peux citer un tas d'exemples d'élèves venus de l'étranger qui ont appris cette langue en quelques mois et qui sont devenus de bons élèves dans cette discipline au collège et au lycée.

Ecrit par : buntovchik | 06 mars 2008

Kézaco, Yanacocha ?

Ecrit par : yann | 06 mars 2008

Confirmez-vous ce que j'ai toujours soupçonné, c'est-à-dire que cette enflure qui nous ressert son "je suis une sommité du monde scientifique, un savant internationalement reconnu" à tout propos est bien un parfait médiocre - sur le plan scientifique, veux-je dire ?

Ecrit par : Kap

Je fréquente les géologues et minéralogistes de Jussieu, ainsi que ceux de l'École des Mines de Paris. Personne parmi ces gens-là n'a la moindre estime pour cet individu. La diatribe la plus virulente que j'ai entendue était celle du directeur du laboratoire où il a commencé sa carrière.

Un de mes amis, thésard à l'IPG dans les années 90, disait à peu près ceci du patron de cet institut : "il déboule une fois tous les quinze jours, engueule tout le monde et repart aussi sec". Un autre ami, qui étudia la géologie à l'Université de Rennes au début des années 80, racontait la prestation du susdit dans le jury d'une soutenance de thèse : "tout s'est bien passé, sauf qu'il y avait une espèce de type imbuvable arrivé de Paris comme un cheveu sur la soupe".

Plus comique, à l'époque où il était ministre de l'EN, l'animateur d'une émission télévisée "psychologique" (je ne sais plus son nom, lequel est plus ou moins tombé dans les oubliettes) était pressenti (c'était une rumeur infondée) pour être conseiller en communication de Jospin. Interrogé sur France Inter, il disait d'Allègre : "c'est un grand mathématicien". Quand on sait "l'amour" du Glaude pour les mathématiques, et "l'amour" des mathématiciens (ne serait-ce que Laurent Schwartz) pour le Glaude, on est sidéré par tant de méconnaissance crasse.

Ecrit par : Moot | 06 mars 2008

Kézaco, Yanacocha ?

Ecrit par : yann

Je suppose qu'il s'agit du projet de mine d'or au Pérou (sans blague), "planté" par Allègre à l'époque où il était directeur général du BRGM, et qui fut un gouffre financier.

Ecrit par : Moot | 06 mars 2008

Voir ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_de_la_mine_d%27or_de_Yanacocha pour plus de précisions.

Ecrit par : Moot | 06 mars 2008

Yann, pour Yanacocha, suivez donc le lien que j'indiquais plus haut : http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p20031224/articles/a228571-.html)
Ou tapez le mot sur Google…

Ecrit par : Abraxas | 06 mars 2008

"PS. Il a l'air d'en savoir long sur l'affaire Yanacocha, cet Abraxas. D'ici qu'on lui découvre des liens avec ce Jean-Claude Gawsewitch qui a publié un bouquin sur le sujet chez Lafon il y a quatre ou cinq ans, ou avec ce Patrick Maugein qui avait écrit un livre (imprimé et non publié) chez Ramsay un peu avant… D'ici qu'il ait été le nègre de l'un et de l'autre…"

Ecrit par : brighelli | 06 mars 2008

;-)))

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 mars 2008

"1)Par éducation, je n'ai aucun humour sur la rage
2) Un humour bati sur l'erreur n'est pas un bon humour.
3) Si vous étiez contraint, comme moi, d'expliquer régulièrement aux gens, y compris gendarmes et médecins, pourquoi le chien mordeur doit être mis sous contrôle vétérinaire durant les quinze jours suivant la morsure et pourquoi le fait qu'il soit vacciné n'est pas une garantie suffisante pour le faire échapper à la loi, vous n'auriez nulle envie de rire à la lecture de cette brève de comptoir basée sur des données absolument fausses. Toc!"

Ecrit par : dobolino | 06 mars 2008

Et qui vous dit que notre omni-président n'est pas capable de bouleverser les lois de la génétique (et de la prophylaxie?)

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 mars 2008

Grincheux a connu Prof dans la mine de Yanacocha. Tout s'explique !

"Chanter en travaillant...!"

Ecrit par : Robin | 06 mars 2008

Profitez-en, j'écris hors de chez moi, donc sur clavier azerty, mais juste pour dire à ceux qui ironisent sur mon avarice qu'ils ne se gênent pas s'ils veulent m'offrir un nouvel ordinateur portable pour remplacer ce vieux Dell....
ou qu'ils actionnent France-Télécom pour que je puisse connecter mon Mac à leur Livebox pourrie.

Comme tout le reste de mes écrits est en anglais, je me contente de ce que j'ai. J'en ai encore pour 10 jours.

Ecrit par : Cadichon | 06 mars 2008

http://www.burodelire.com
Le PPS du jour

à télécharger :ange:


"C'est mon sentiment profond"

Désolé, les filles, mais si ils ont eu L&LGS; ou Alpha ET L&LCP; ou alpha ET L&L; ce1 BIENFAIT,
ILS PEUVENT FAIRE DE L'ANGLAIS (bien fait po globol, hein ) Cela dit, pour les céfrans, l'ITALIEN serait plus approprié ... àmha

Ecrit par : toto | 06 mars 2008

Cadichon, cela ne me gene en rien tes textes sans accents; nous sommes toutes les deux constamment entre differents ordis. Quelle souplesse d'esprit ces critiques de la part des enseignants. Pas le droit a la difference. j'aimerai qu'il en soit de meme en discipline a l'ecole, moins d'intransigeance;

Ecrit par : Carole | 06 mars 2008

Il semble que le fat géochimiste soit costardisé pour - au moins - le printemps.

Allez ! une petite aristotélicienne pour la route :

Allègre est aux ministères ce que Leclerc est aux secteurs commerciaux pourris.

On peut imaginer des variantes.

Ecrit par : dugong | 06 mars 2008

Jesse, je croyais que c'était :
"L'attaquer, le mettre en quartiers,
Maître loup l'eut fait volontiers,
Mais il fallait livrer bataille,
Et le mâtin était de taille
A se défendre hardiment."

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 05 mars 2008

Vous avez raison... à ceci près que c'est bien "sire" et non "maître loup" et qu'il faut un accent circonflexe sur "l'eût fait volontiers" puisqu'il s'agit d'un conditionnel passé 2è forme et non d'un futur antérieur... ma mémoire me joue des tours, mais l'exemple était tout de même bien choisi.

A propos de ces fables, dans "La Génisse, la Chèvre, et la Brebis, en société avec le Lion", comment se fait-il que trois herbivores souhaitent partager avec le roi des animaux la dépouille d'un cerf? Question innocente que m'a posée mon fils, et à laquelle je n'ai su que répondre au hasard que ces braves bêtes pensaient sans doute monnayer leur part contre un avantage quelconque plus directement utilisable. Cette explication est sans doute trop rationnelle... Je suis un peu hors sujet, mais si quelqu'un a une meilleure explication... (hormis la fantaisie de l'auteur)



JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 06 mars 2008

PS. Il a l'air d'en savoir long sur l'affaire Yanacocha, cet Abraxas. D'ici qu'on lui découvre des liens avec ce Jean-Claude Gawsewitch qui a publié un bouquin sur le sujet chez Lafon il y a quatre ou cinq ans, ou avec ce Patrick Maugein qui avait écrit un livre (imprimé et non publié) chez Ramsay un peu avant… D'ici qu'il ait été le nègre de l'un et de l'autre…

Ecrit par : brighelli | 06 mars 2008

Et si c'était Abraxas, cette Jo? Y'en a qui changent facilement de pseudo, ici...

Ecrit par : dobolino | 06 mars 2008

Chalie, c'est comme le reste, il y a aussi des grosses tãches, 3+3bil en fait partie :ange:

Ecrit par : toto | 06 mars 2008

Mais pourquoi supprimer l'anglais en primaire ?

Il faudrait qu'il soit aussi bien enseigne que le francais. mais malheureusement pour apprendre une langue etrangere, il faut avoir les mecanismes de la lecture, de l'ecriture, grammaire, conjugaison, ce que l'on fait de moins en moins en France.
Il faudrait aussi que les enfants puissent regarder des films en langue etrangere, ce qui n'est pas le cas sur nos bonnes chaines francaises.

A l'etranger, les enfants ont cours en francais, en espagnol, en anglais, en castellano plus cours d'histoire et geographie dans chaque langue, pas de problemes.
N'est pas bilingue celui qui parle, est bilingue celui qui parle et ecrit.

Ecrit par : Carole | 06 mars 2008

Sur le site du figaro : "Un principal de collège, qui s'est exhibé à plusieurs reprises sur les pistes de stations savoyardes, a été interpellé fin février à Val-Thorens"

C'est assez banal : beaucoup de chefs d'établissement s'exhibent déjà sur les pistes par la commission Pochard.

Voir le site des CE pédagols "éducation et devenir" (peur de rien pour se nommer ainsi...)

Ecrit par : dugong | 06 mars 2008

sur les pistes tracées par...

Ecrit par : dugong | 06 mars 2008

Test :

Jérémy aura peut-être la primeur de l'info ce soir.

Fin de test.

Ecrit par : dugong | 06 mars 2008

Les conquérants

Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal,
Fatigués de porter leurs misères hautaines,
De Palos de Moguer, Allègre et Sarko zen
Partaient, ivres d'un rêve héroïque et brutal.

Ils allaient conquérir le fabuleux métal
Que Yanaco mûrit dans ses mines lointaines,
Et les vents alizés inclinaient leurs antennes
Aux bords mystérieux du monde Occidental.

Chaque soir, espérant des lendemains épiques,
L'azur phosphorescent de la mer des Tropiques
Enchantait leur sommeil d'un mirage doré ;

Ou penchés à l'avant des blanches caravelles,
Ils regardaient monter en un ciel ignoré
Du fond de l'Océan des étoiles nouvelles

J.-M. de Hérédia (avec toutes mes excuses)

Ecrit par : Robin | 06 mars 2008

De l'or brut sorti par les esclaves ruisselants de Yanacocha aux Rolex du président et de ses affidés, quel chemin parcouru !

Ecrit par : dugong | 06 mars 2008

Sans rapport avec ce qui précède, mais important :

http://passouline.blog.lemonde.fr/2008/03/06/langoisse-et-le-degout-de-boualem-sansal/

Ecrit par : FGuichard | 06 mars 2008

Sur le site du figaro : "Un principal de collège, qui s'est exhibé à plusieurs reprises sur les pistes de stations savoyardes, a été interpellé fin février à Val-Thorens"

Ecrit par : dugong | 06 mars 2008

Vous êtes sûr que ce n'est pas LouBlan (son pseudo cadre bien avec l'affaire) ? Jérémy, on l'a retrouvé !

Ecrit par : Victor | 06 mars 2008

@ FGuichard.
Si vous avez le temps, ci-dessous le lien sur la prestation de Boualem Sansal dans "les matins de France Culture". Un grand moment de radio.
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/matins/fiche.php?diffusion_id=59905
Philippe.

Ecrit par : Phil Del | 06 mars 2008

Comment, Dobolino, vous ne saviez pas qu'Abraxas et Jean-Paul ne faisaient qu'un?

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 mars 2008

Je vois d'ici la scène. Le pauvre principal, yeux exorbités(c'est le cas de le dire) bave aux lèvres, rglllglbbbblll, et le corps du délit frigorifié en bec de cafetière. Se précipitant vers les skieurs juvéniles en hurlant "AH AH TU L'AS VU MON ESQUIMAU VANILLE!!! EH DESCHANEL, TU L'AS VUE MA BECHAMELLE HAHAHAHAHA!!!!CHUIS MEIRIEU!!! CHUIS MEIRIEU!!!! CHUIS MEIRIEU...."
Ensuite pinpon, à la Verrière. Bromure. 3 heures de cassettes de Oui-Oui obligatoires....

Pauv'gars quand même...

Ecrit par : montaigneàcheval | 06 mars 2008

"grosse tãche."

Ecrit par : toto | 06 mars 2008

Enchanté. Moi, c'est Christophe.

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 mars 2008

Un petit bétisier d'Allègre pour ne pas oublier le charme si particulier du personnage, véritable génie dans son genre...

"Il faut savoir que dans l'enseignement secondaire il y a un enseignant pour onze élèves. Alors que dans l'enseignement primaire il y a un enseignant pour vingt-six élèves, que dans l'enseignement supérieur il y a un enseignant pour vingt-quatre élèves, dans l'enseignement secondaire il y en a un pour onze."

"Il y a beaucoup d'absentéisme dans l'Éducation nationale et il faut mettre fin à cela. 12 % d'absentéisme, c'est beaucoup trop. On n'a pas droit à des congés de maladie systématiques"

Les chiffres les plus officiels qui soient, à savoir les statistiques de l'INSEE, ne sont pas tout à fait d'accord ! Depuis Cloclo est revenu sur ses déclarations et a parlé de "5 à 8 %". Mais le mal est fait, d'une part, et d'autre part il est encore tellement faux que les services ministériels n'ont jamais pu dire d'où venait ce chiffre. Le ministre le répète malgré tout. Une étude de l'I.n.s.e.e. de septembre 1998 donne pour les professeurs un "taux d'absentéisme" de 1,6 % contre 3 % pour l'ensemble des salariés et 2,2 % pour les "cadres de la fonction publique" !

Présentant le budget : "depuis que j’ai fait cette déclaration a propos de l'absentéisme des profs, celui ci a diminué de moitié" ; un député (RPR) lui faisant remarquer que c'est grotesque (12 % : chaque prof aurait un mois de congé maladie par an...) il ne se démonte pas : "si monsieur, c'est vrai : je suis un scientifique, je ne truque pas les chiffres". La preuve ne traîne pas, 3 jours plus tard sur Canal+ , il rectifie le chiffre : c'est de 2/3 que l'absentéisme a chuté depuis sa déclaration.... Le 22 décembre (Le Figaro) il se vante d'avoir fait descendre l'absentéisme à 3 % (facile quand les chiffres sont inventés...) ! À force d'annoncer n'importe quoi, C.A. donnera-t-il un jour les chiffres exacts ?

""Or, compte tenu de la règle dérogatoire qui autorise certains enseignants à cumuler jusqu`à 150 % de leur salaire..." (rapport devant la commission des Finances).

"Il y a plusieurs solutions. Par exemple alléger les horaires de maths pour renforcer les heures des disciplines artistiques. Ceci ne fait pas baisser le niveau. Au contraire, cela l'améliorera".

Il déclare à RTL qu'un bon exemple de connaissance inutile, dans l'enseignement de physique en Seconde, est l'ampli op(érationnel), et qu'il faut le supprimer.
"Vous savez, si vous prenez le programme de Physique, vous avez un certain nombre de choses... je vais vous donner un exemple : dans le programme de Physique, en seconde vous avez quelque chose qui s'appelle l'amplificateur opérationnel. En fait, on enseigne ça, ça ne s'utilise plus en électronique. On peut le laisser de côté et ainsi de suite. Donc moi je suis pour des programmes plus légers, mais mieux sus. Ce n'est pas un abaissement de niveau. Je veux élever le niveau."
Depuis, il l'a fait, affirmant que c'était en réponse à la demande des lycéens. Double mensonge : ceux-ci ne demandaient pas d'allègements de programme et la suppression était donc prévue de longue date. Incidemment le moniteur sur lequel vous lisez ces lignes contient plusieurs centaines d'amplis-op dans ses circuits...

Ecrit par : LaRiba | 06 mars 2008

"
Enchanté. Moi, c'est Christophe.

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 mars 2008
"
Tu réécris mes posts ?
Tu ne comprends pas ce que tu lis ?
Toi va bien ?

Ecrit par : toto | 06 mars 2008

Comment, Dobolino, vous ne saviez pas qu'Abraxas et Jean-Paul ne faisaient qu'un?

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 mars 2008

Bien évidemment que si! Pourquoi pas Jo en plus?

Ecrit par : dobolino | 06 mars 2008

EH DESCHANEL, TU L'AS VUE MA BECHAMELLE

Ecrit par : montaigneàcheval | 06 mars 2008



"C'est certainement un monsieur car il a le ... propre ! "

Ecrit par : Sergio | 06 mars 2008

Je viens d'écouter l'interview de Julien Dazay (Il faut fermer les écoles maternelles) diffusée sur RTL hier.
Il dit la même chose que sur figaro.fr, sauf qu'il ne dit qu'en toute fin d'interview, au moment où on lui a presque déjà retiré le micro qu'il préfèrerait qu'elles restent ouvertes avec des programmes renouvelés.
Et ça, ça m'ennuie.
Ecrit par : catmano | 06 mars 2008
Que ce Julien Dazay commence par dire son vrai nom. Après, peut-être, on s'intéressera à ce qu'il dit.
Il se la joue fatwa ce mec ou quoi ?. M'étonnerait pas en fin de compte qu'il s'agisse vraiment d'un inspecteur. Z'avez entendu parler de Muglioni ? C'en était un qui avait de la virilité, lui. Pas comme ce petit bout d'homme qui n'ose pas signer de son nom.
On prend vraiment les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages.
GM

Ecrit par : guy morel | 06 mars 2008

"Toi va bien ?"

Ecrit par : toto | 06 mars 2008

Mais très bien, merci! Et vous-même?

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 mars 2008

Quelqu'un a-t-il lu le bouquin de de Vecchi, en défense et illustration du pédagogisme, dont le titre comporte une idée de "bon sens" ou qque chose comme ça ?
Si cela a déjà été abordé ici, merci de m'indiquer le fil !

Ecrit par : Victor | 06 mars 2008

"Toi va bien ?"

Ecrit par : toto | 06 mars 2008

Si vous avez trouvé cette tournure grammaticale dans "leo et lea", je ne suis pas près de faire de la pub pour cette méthode!!! :-))

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 mars 2008

"Bien évidemment que si! Pourquoi pas Jo en plus?"

Ecrit par : dobolino | 06 mars 2008

Ca fait beaucoup de monde pour une moustache!

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 mars 2008

LaRiBa, vous oubliez :

"Grâce à moi, on enseigne plus la Princesse de Clèves en troisième" (on a jamais enseigné La P. de Clèves avant lui)

et

"Les professeurs sont surtout absents le lundi matin".

Ecrit par : Jeremy | 07 mars 2008

"musicien raté reconverti en commissaire du peuple"
Lu dans les commentaires .

Travailleuse manuelle, pas prof du tout, je repassais par là pour chercher comme de temps à autre de l'info à une source républicaine.C'est grâce à une bibliothèque scolaire que j'ai découvert Freud. On peut sortir du pesant catholicisme famillial français grâce à l'école...et aux cours de philo , même si par la suite l'on ne se destine pas aux belles lettres et sciences.

En vrac:

Sur la violence :
J'aime bien Pierre Legendre lorsqu'il explique la construction du Sujet soumise à la loi du père. Il n'est pas n'importe qui, agrégé de droit romain et d'histoire du droit.

Pour dire simple, il y a défection chez les parents, non qu'ils le veuillent. Simplement si déjà mesdames voulaient bien garder le père, voire, l'admirer, l'escalade serait de mon point de vue, moins grande. A l'ère de la monoparentalité , c'est rien d'en parler. S'il n'y a pas l'Autre, le grand Autre, où voulez vous qu'il se trouve chez les apprentis élèves? C'est pas moi, c'est JP Lebrun qui le soumet à nos réflexions. Il ne fut pas le seul.
Tenez, en ce moment cela pose question au collège international de philosophie :
"une conception de l’Être ne nécessitant plus l’Autre comme pilier ou passage obligé"

-http://www.ciph.org/activites.php?rub=agenda&date;=20080312



Bref, j'ai eu la chance d'aller à l'école au moment où d'une manière générale, une claque ne finissait jamais en procès, mais fait injuste, c'était souvent les camarades les plus esseulés famillialement qui les prennaient. Alors, peut être les hommes de l'époque avaient une plus grande place... le corps enseignant moins féminisé que maintenant. Et la substitution, qu'on la veuille ou non, si elle ne disait pas son nom, officiait quand même, et c'est pas Camus qui me contredira sur ce point dans son cas. Même s'il fut un ainé pour ma génération et un cas, pas une généralité.

Bref, je vois que les gosses, enfin un grand nombre , lorsqu'ils viennent parfois tâter la matière manuelle, savent moins de choses que moi à leur âge . Pour eux, le 14 juillet, c'est la fête nationale. J'ai eu la chance d'avoir des parents sérieux, voire rigides sur certains principes, et choisir une voix manuelle n'obligeait pas à le faire trop tôt. C'est donc qu'avant de pousser à choisir à 13/14 ans une filière, faudrait voir assurer le rôle parental en amont , celui qui permet de transmettre l'intérêt de ce qui est extérieur et au delà de sa petite personne, des pulsions sans apprentissage des frustrations.
La première violence, c'est des parents absents.

Alors je lis ici que les disciplines enseignées auraient l'heur de donner les moyens de se penser.(panser?)
Moi j'y crois, mais pas sans le bonhomme ou la bonne femme derrière qui y donne gôut . Pas pour la discipline seule, mais pour tout ce que cela signifie de l'histoire du monde et celle qui sera à construire, celle aussi du premier concerné . Parce qu'après tout, la discipline peut être aussi aride que le jargon psychopédago noit. Mais quand il y a un homme, ou une femme derrière, alors là, c'est autre chose.

Bon courage à tous.


PS: entre un Mélenchon qui se fend d'un sain cours de rattrapage d'histoire pour le PS, suite au discours de Latran et un Darcos qui veut bien écrire un programme que les parents puissent enfin lire: je ne sais plus où est la gauche.

Ecrit par : dg | 07 mars 2008

"Test : Jérémy aura peut-être la primeur de l'info ce soir.
Fin de test."
Ecrit par : dugong.

dugong ?

tu m'aimes ?

Ecrit par : Jeremy | 07 mars 2008

La justice et la CNIL ont fait leur boulot concernant le site nauséabond.

Il parait que c'est une exception française.

Tant mieux.

De tels signes par ci par là m'aident à supporter les manifestations obscènes de ce qu'il est convenu d'appeler la "démocratie participative" (voir les réactions à ces décisions dans la presse).

Ce n'était pas mieux avant : les opinions faisandées et revanchardes existaient mais étaient refoulées dans l'informulé. Il fallait attendre parfois longtemps le prochain Vichy pour les exprimer.

La société de com a apporté ce bienfait douteux d'avoir guéri le con taiseux en con logorrhéique mais tout cela est peut-être le signe d'une société également stupide mais apaisée.

PS : Jérémy : je voulais simplement vérifier que vous lisiez bien les envois qui précèdent les vôtres avant de donner des nouvelles déjà anciennes. Allez en paix !

Ecrit par : dugong | 07 mars 2008

"PS: entre un Mélenchon qui se fend d'un sain cours de rattrapage d'histoire pour le PS, suite au discours de Latran et un Darcos qui veut bien écrire un programme que les parents puissent enfin lire: je ne sais plus où est la gauche."

Ecrit par : dg | 07 mars 2008

De tels signes par ci par là m'aident à supporter les manifestations obscènes de ce qu'il est convenu d'appeler la "démocratie participative"

Ecrit par : dugong | 07 mars 2008

A propos de démocratie participative et de Mélenchon, c'est quand même ce dernier qui, en tant que député, a ridiculisé la démocratie représentative tout entière en ayant réclamé à cor et à cris un referendum concernant le traité européen.

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2008

Mais quand il y a un homme, ou une femme derrière, alors là, c'est autre chose.

Bon courage à tous.

Effectivement. Il faut mettre les savoirs au centre, mais à condition d'instaurer une "relation" paternelle (ou maternelle), exigeante, mais affectueuse.

Cette question de l'accession à la "paternité juste" (ou à la maternité), mais c'est plus facile pour les femmes est un point tout à fait crucial.

Ecrit par : Robin | 07 mars 2008

Sur le site du figaro : "Un principal de collège, qui s'est exhibé à plusieurs reprises sur les pistes de stations savoyardes, a été interpellé fin février à Val-Thorens"

Ecrit par : dugong | 06 mars 2008

Eveline Charmeux a pris la défense du principal incriminé : "Les gendarmes n'y connaissent rien. Il faisait de l'ORL en classe de neige et il abordait l'attribut du sujet."

Ecrit par : Robin | 07 mars 2008

Quelqu'un a-t-il lu le bouquin de de Vecchi, en défense et illustration du pédagogisme, dont le titre comporte une idée de "bon sens" ou qque chose comme ça ?
Si cela a déjà été abordé ici, merci de m'indiquer le fil !

Ecrit par : Victor | 06 mars 2008

"Enseigner par situations-problèmes", de Gérard de Vecchi, éminent professeur de l'IUFM de Créteil. (sep 2007)

Il écrit aussi en collaboration avec André Giordan, "professeur d'université", également formateur à Créteil. (Celui-là, je l'ai dans le pif :il est l'auteur du "Faunographe", que mon petit-fils a eu en CE1. Livre dont madame Wettstein-Badour m'a dit "Vous seriez en droit de porter plainte auprès de l'EN pour maltraitance à enfant". Comment une institutrice peut-elle être assez conne pour mettre ses élèves en difficulté avec un livre aussi insane?


Il a également écrit des textes sur les SVT vues à travers les situations-problèmes, cherchez sur Google, c'est d'une c. gratinée. C'est un pédagogiste pur et dur, je ne risque pas de lire une de ses oeuvres, même en poche.

Ses nombreuses oeuvres sont sur Google.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 07 mars 2008

à Robin : ne devrait-on pas plutôt parler des attributs du sujet ?

L'important, au fond, n'est-il pas que les attributs s'accordent avec le sujet ?

Ecrit par : dugong | 07 mars 2008

A moins que ce soit le sujet qui doive s'accorder avec ses attributs ?

Je suis en proie au doute.

Ecrit par : dugong | 07 mars 2008

Il s'agit peut-être d'une tentative d'analyse sémiologique sur le terrain de la phrase "les avoir comme des myrtilles quand il fait froid" par un pédagogue qui vit concrètement sa passion d'enseigner.

Ecrit par : dugong | 07 mars 2008

Petit extrait de la prose du sieur Vecchi. ("Les SVT autrement".)

"On oublie aussi que seul l’élève peut apprendre. Aucun enseignant n’a le pouvoir de le faire à sa place.

Et "apprendre", ce n’est pas prendre ce que celui qui sait nous donne mais élaborer soi-même un savoir en profondeur. Chaque élève doit donc SE construire SON propre savoir.

Cela implique qu’il ne soit pas seulement "actif" (avec ses mains) mais aussi "acteur" (avec sa tête) !

Apprendre ce n’est donc pas seulement "comprendre" ; c’est "faire du sens" à partir d’éléments qui nous concernent.

Comment placer véritablement les élèves au centre des apprentissages ?

· Les recherches en didactique des sciences ont largement montré que lorsqu’on ne prend pas en compte les représentations erronées des apprenants, celles-ci persistent et même peuvent se renforcer.

Il est donc important de partir des conceptions des élèves, de ce qu’ils sont, de ce qu’ils savent… de ce qu’ils croient savoir, de ce qu’ils ignorent.

L’analyse des conceptions permet surtout de prendre conscience des obstacles qui empêchent les savoirs de se construire.

Partir des conceptions des élèves, cela ne veut pas dire se contenter de les faire émerger puis de rectifier les erreurs. "Faire contre" s’avère le plus souvent inefficace.

Nous savons aujourd’hui qu’il est nécessaire de "faire avec pour aller contre". Il ne va donc pas falloir seulement construire un nouveau savoir mais aussi, en même temps, "déconstruire" celui qui préexistait.

C’est pour cette raison que l’on tend, de plus en plus, à mettre les élèves face à des "situations-problèmes" qui les font entrer dans des démarches de recherches en les plaçant en face d’éléments qui contredisent leurs conceptions erronées.

Ces situations-impasses donnent donc du sens aux apprentissages. Par les "ruptures" qu’elles portent, elles font naître un questionnement, avec de vraies questions d’élèves qui sont porteuses d’une dynamique de travail.

Elles obligent à confronter ce que chacun croit avec la réalité, donc à modifier en profondeur ce qui existait dans sa tête. Apprendre, ce n’est pas "ajouter un élément à ce qui existe pour faire monter le niveau".

Apprendre, c’est "changer". C’est modifier ses conceptions en renversant les obstacles présents. C’est aussi se construire des modèles explicatifs abstraits pertinents et réinvestissables qui demandent un effort personnel de structuration. C’est enfin entrer dans une culture scientifique, dans un certain "état d’esprit".

Pour tout cela, il est important de mettre en place des moments de "métacognition" (descendre de bicyclette pour se regarder pédaler !) c’est-à-dire permettre à chaque élève de se pencher sur lui-même, sur ce qu’il a véritablement appris, sur la manière dont il a appris, et sur les situations dans lesquelles il pourrait réutiliser ces savoirs.

Cela correspond à des activités d’évaluation ouvrant sur une véritable auto-évaluation. "

J'aime beaucoup "Descendre de sa bicyclette pour se regarder pédaler".
Je pense qu'Eveline Charmeux s'en est inspirée dans sa comparaison de "Lire avec Léo et Léa" : c'est apprendre à nager sur un tabouret".

Parmi les références de Vechi, vous ne serez pas étonné de retrouver...Meirieu.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 07 mars 2008

A moins que ce soit le sujet qui doive s'accorder avec ses attributs ?

Je suis en proie au doute.

Ecrit par : dugong | 07 mars 2008

C'est que vous êtes en train de "déconstruire des représentations erronnées" !

Ecrit par : Robin | 07 mars 2008

vingt dieux !

Je devrais consulter Giordan dès que possible mais il y a six mois d'attente.

Ecrit par : dugong | 07 mars 2008

"Sur le site du figaro : "Un principal de collège, qui s'est exhibé à plusieurs reprises sur les pistes de stations savoyardes, a été interpellé fin février à Val-Thorens"

Ecrit par : dugong | 06 mars 2008

Eveline Charmeux a pris la défense du principal incriminé : "Les gendarmes n'y connaissent rien. Il faisait de l'ORL en classe de neige et il abordait l'attribut du sujet.""

Ecrit par : Robin | 07 mars 2008

Vous voyez bien Dobolino, qu'on peut rire de tout, et (prioritairement) à partir de choses fausses! Comme disait notre enragé omniprésident himself: "Mieux vaut un excès de caricature qu'une absence de caricature".

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2008

"A propos de démocratie participative et de Mélenchon, c'est quand même ce dernier qui, en tant que député, a ridiculisé la démocratie représentative tout entière en ayant réclamé à cor et à cris un referendum concernant le traité européen."

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2008

Mélenchon est sénateur, pour votre gourverne. N'est pas ridicule qui vous croyez dans l'histoire .

Faire manger leur chapeau aux électeurs de 2005 en leur faisant dire qu'ils n'ont pas assez bien voté à cette occasion ...pour leur faire passer un texte identique sur le fond malgrè tout , est ce un signe de respect des suffrages exprimés ?
Ne faites pas passer NS pour un défenseur de la République démocratique .

Ecrit par : dg | 07 mars 2008

Effectivement, j'ai commis une erreur. Mais le sénat n'est-il pas un peu, quand même, un élément, (controversé à juste titre, ceci-dit), de la démocratie représentative? Et n'est il pas un peu scandaleux qu'un représentant de cette démocratie représentative en conteste la légitimité?
Et n'oubliez pas que beaucoup de gens de gauche sont pour l'Europe, et toute la droite de la droite absolument contre.

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2008

Allègre considérait comme de l'absentéisme les congés maternité, et les absences liées aux convocations émanant de l'EN ( concours, examens, etc.) Ainsi, lorsque vous interrogiez pour le bac, vous entriez dans la catégorie des absentéistes.
Mais si on voulait dresser la liste des conneries qu'il a dites et écrites, on n'en finirait pas. Matheux, physiciens, philosophes (eh oui, le crétin prétentieux s'est aussi piqué de philosophie!) avaient relevé toutes les erreurs émanant de lui. Un site internet, qui a dû disparaître et qu'il faudra réactiver, les répertoriait.

Christophe, vos propos sur Mélenchon me scandalisent. C'est tout à son honneur, de s'être démené pour un référendum, et c'est pratiquer l'amalgame que de faire passer les gens ayant voté non au référendum pour des gens de droite anti-européens, ou quasiment.

Ecrit par : mouron rouge | 07 mars 2008

Mouron rouge, j'ai signé également la pétition pour le referendum européen. Mais je ne suis pas un élu du peuple, ces mêmes élus qui avaient pour mission de voter ou non ce traité.
Par ailleurs, je ne vous ferai pas l'injure de vous rappeler les propos de ce même Mélenchon, en "off", au moment du "premier vote", à un quidam qui lui demandait: "mais les Esthoniens, eux, aimeraient bien que l'Europe existe enfin". Réponse de Mélenchon: "quoi, les Esthoniens... Vous en connaissez, vous, des Esthoniens?". Miteux et pitoyable.

Quant aux amalgames, merci, mais j'en ai souvent lu de beaucoup plus scandaleux ici, contre lesquels je ne vous ai pas beaucoup vu(e) vous élever.

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2008

De beaucoup plus scandaleux, parce que nettement plus flagrants.

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2008

Et n'oubliez pas que beaucoup de gens de gauche sont pour l'Europe, et toute la droite de la droite absolument contre.

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2008

Oui. Je suis le même raisonnement, et depuis que j'ai appris que Le Pen utilisait du papier hygiénique pour s'essuyer le derrière, j'y ai définitivement renoncé, et ne me sers plus que de mes doigts.

Ecrit par : Cyrano | 07 mars 2008

Comme quoi, on peut moucher avec ses doigts...

Ecrit par : dugong | 07 mars 2008

"La maternelle , chef d'oeuvre en péril" : tel est le titre de l'article de l'hebdomadaire "Le Point" du 6 mars dernier et présentant aux pages 86 et 87,l'ouvrage de Monsieur Julien Dazay.
Zut alors ! Toute la patience et toute l'énergie dépensées par les parents et les élus pour ouvrir et aménager en 1979 une école maternelle dans les locaux d'une école primaire désaffectée constituent donc une regrettable erreur... Pourtant tout le monde est content on dirait, et cette école continue à jouer son rôle. Mes enfants y sont allés de bon coeur et je conserve dans une armoire ( c'est plus fort que moi ) leurs cahiers , dessins, photos et objets divers. Mon petit fils lui aussi, à 40 km de notre domicile, parle volontiers de tout ce qu'il apprend et est impatient d'apprendre à lire. Il doit traîner un virus dans son école et il faudrait peut-être ouvrir l'oeil.
Donc,si je comprends bien, après avoir dénigré mes maîtres en blouse grise qui faisaient le maximum avec le minimum,voire" si peu, si peu, si peu..." comme le chantait Marcel Amont, il convient de passer à l'école maternelle. Est-ce que ça va durer longtemps cette manie de démolir ce qui a bien rendu service ? Le maître de maison ayant précisé que nous pouvions tout dire pourvu que ce soit constructif, je me permets de poser la question ?
Maintenant que tu as le ventre plein tu dis que c'était trop salé. ( proverbe arabe, sauf erreur. )

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 07 mars 2008

DERLE ET BILDUNG

En cherchant autre chose, je tombe sur ça :

http://www.coe.int/t/dg4/linguistic/Source/
Prague07_Terminologie_FR.doc

Il s’agit de la première ébauche d’un DERLE. Qu’est-ce qu’un DERLE direz-vous ? Eh bien, ce que je vous annonce depuis plusieurs mois : « Document de référence pour les langues de l’éducation », qui étend à la langue de « scolarisation » le déjà célèbre « Cadre européen commun de références en langues » du Conseil de l’Europe. Autrement dit, ce qu’il faudra aussi faire dans les cours de français, depuis le primaire jusqu’en terminale, si le Ministère l’adopte comme il l’avait déjà fait pour les langues vivantes. En fait, si vous lisez ce texte vous verrez qu’il n’y a pas seulement le français et les langues vivantes. Ce serait beaucoup trop simple, indigne de la haute réflexion des experts européens en pégado-didactique : même si vous ne vous en étiez pas douté jusqu’ici, il y a une bonne dizaine de « langues » diverses à l’école…
Pourquoi BILDUNG (dont tout un chacun connaît le sens même s’il n’est pas germaniste) ? Parce que ce mot est au cœur du projet. C’est long (92 pages) et indigeste. Mais les professeurs de lettres devraient y jeter un coup d’œil s’ils veulent savoir à quelle sauce ils risquent d’être mangés.
Quelques citations :

« L’école comme lieu de développement personnel et lieu (parmi d’autres) de socialisation… Le projet que recouvre cette notion [de bildung] et qui combine formation et instruction n’a pas pour objet une réduction de la pluralité mais bien de contribuer à des formes d’intégration holistique et dynamique de cette pluralité, tant au niveau de l’individu qu’à celui de la société....

L’éducation est définie ici comme un mode de socialisation finalisée (de manière plus ou moins explicite) par le projet (plus ou moins formel) d’une instance donnée…
Penser les langues de l’éducation en termes de Bildung : un « plus » pour comprendre et organiser l’éducation plurilingue et les processus sous-jacents…

Pratiquer la communication comme compétence transférable, la travailler dans toutes ses dimensions (réception et production de messages oraux et écrits, médiation, interaction), la cultiver selon diverses modalités (verbale, non-verbale, linguistique iconique, sonore, multimodale)…
L’enseignement de la littérature et d’autres types de textes (à savoir : travailler les œuvres du canon et de la littérature « nationale ; développer l’imaginaire et la compétence d’appréciation littéraire ; faire l’expérience d’une des plus riches formes de travail de la langue ; stimuler la réflexion sur la langue, moins comme système grammatical que comme jeu de procédés rhétoriques et stylistiques)…

L’approche stratégique vaut aussi dans la perspective de l’individu. Au-delà de l’acquisition de savoirs, savoir faire et attitudes liés à telle ou telle langue, l’éducation langagière consiste à articuler au mieux éducation scolaire et pratiques sociales en contribuant à l’épanouissement personnel et en préparant à l’insertion civile et professionnelle dans la société. C’est pourquoi, au niveau de l’individu, une approche instrumentale et technicienne de l’éducation langagière ne saurait suffire. Les apprenants sont sujets de leur propre apprentissage et devraient donc développer des stratégies à court, moyen et long terme en ce qui concerne leur propre éducation langagière…. Stratégies et plans qui reposeraient sur une pleine conscience et connaissance du rôle positif qu’une éducation langagière et un usage des langues fondés sur des valeurs peut avoir pour garantir la cohésion sociale et la compréhension mutuelles. Selon cette perspective, les plans de développement individuel reprennent toute la gamme de stratégies telles que l’auto-analyse et l’auto-évaluation, la planification, la mise en œuvre, la gestion et l’évaluation du processus de développement personnel. Tous les aspects indiqués ci-dessus pourraient ainsi entrer dans la composition d’une matrice de développement adaptée aux capacités, aux attentes et aux affects de chaque individu….

Les finalités pour les langues de l’éducation en tant que Bildung ne se résument ni à la lecture littéraire ni à la participation à des débats en classe. Les études préparatoires rappellent que la réalisation des objectifs propres au Bildung est parfois abusivement ramenée au travail de la littérature et aux discussions en classe. C’est là une vision bien étroite, dans la mesure où, d’une part, « l’élément Bildung est toujours perceptible dans la pratique de langue et varie selon le degré de réflexivité personnelle et de conscience des autres » (Aase, 2006, 13) et où, d’autre part, le Bildung littéraire n’est qu’une composante d’une conception holistique plus large....

L’équilibre entre affirmation de sa propre individualité et respect de l’altérité se joue, avant tout, sur le terrain des valeurs, qu’il est peut-être moins question à l’école de « transmettre » que de re- et co-définir ainsi que de re- et co-construire avec les apprenants…

Ces contenus scolaires, partie d’un processus de Bildung , contribuent à la mise en place, chez l’acteur social en devenir qu’est l’élève, de compétences (« capacités d’agir ») et de cultures (« manières de concevoir, de sentir et de se représenter ») rapportées à des domaines sur lesquels porte le projet éducatif : éducation scientifique, éducation technique, éducation physique, éducation langagière, éducation esthétique, éducation éthique, éducation civique.
Savoirs, considérés de différents points de vue : savoir factuel/informatif vs savoir formatif ; savoir académique vs savoir pratique ; savoir déclaratif vs savoir procédural ; savoir savant vs savoir enseigné vs savoir ordinaire ; savoir littéraire vs savoir linguistique ou discursif… pour ne mentionner que quelques-unes des catégories repérables dans la littérature professionnelle…

Faire de la réflexion (méta)linguistique une occasion de développement cognitif pour l’apprenant et pour cela :

1. sortir des analyses grammaticale, logique et syntaxique traditionnelles avec leurs paradigmes grammaticaux et leur étiquetage métalinguistique arbitraire, foisonnant et abstrait des faits de langue ;

2. trouver de nouveaux modèles adéquats de description de la langue qui soient utiles aussi à l’acquisition des compétences langagières ;

3. soumettre à la réflexion tous les secteurs de la langue et non seulement les aspects de la grammaire, de la morphosyntaxe ou de l’orthographe : l’étude du contexte linguistique environnant ; les changements linguistiques ; leur relation avec les événements historiques ; les mécanismes de la langue et des dialectes ; le fonctionnement du langage verbal ; les diverses formes de variabilité de la langue ; sens, signification et structuration du lexique, etc. ;

4. montrer que le critère principal pour évaluer les discours oraux ou écrits est celui de leur adéquation aux différentes situations de communication et non pas l’adhésion à des « règles » linguistiques qui seraient universellement valables et immuables… »

Il y en a comme ça sur 92 pages

Ecrit par : Pedro Cordoba | 07 mars 2008

"Et n'oubliez pas que beaucoup de gens de gauche sont pour l'Europe, et toute la droite de la droite absolument contre.
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2008
,
Elle commence ou la droite? O grandissime politologue du blog!
Tout le monde sait aussi, selon vous, que Chirac. est de gauche , normal, un Radsoc, quoi. Et c'est bien pourquoi il a fait 2 mandats.
Mais Villepin, Fillon, Sarko ?...eux z-aussi, y sont d'goche, ma bonne dame.
J'comprends rien a la politique, ben trop complique
mais heureusement qu'ya des Christophe pour bien expliquer, avec lui au moins c'est clair. Toute la droite est derriere Le Pen, les autres c'est rien que des hommes de paille...


Bon je vois que cela ne s'arrange pas sur ce blog, heureusement qu'il y a la belle Helene pour elever le debat.
avec sa sobriete et sa sagacite habituelles. Et un style qui reconcile avec la vie.
Merci madame Charpentier/

Je n'ai pas lu le livre en question mais dans une interview j'ai cru comprenndre qu'il ne parlait pas de toutes les maternelles, mais visait seulement de celles qui se sont transformees enantichambres d'ecoles "coraniques". Celles-la sont aux mains de recrues formatees par les I(UM)mams du pedagogisme, de la novlangue et du progressisme educatif qui font le coup des fifiches et des etiquettes aux bambins et leur astiquent le "self esteem" (translation anyone?)
J'ai vu cela en septembre dernier, en Gde maternelle, avec une nouvelle recrue. Une maman a qui j'avais prete pour l'ete les livres de Nuyts et de Lurcat m'a alertee.

Et il n'y a pas que les delires de la globale, c'est toute une philosophie pernicieuse de la vie qui est leur transmise et a la quelle echappent les petits vernis qui peuvent rester chez des mamans capables de leur donner des structures morales et comportementales essentielles. Encore une fois, les victimes sont justement ceux qui ont le plus besoin d'aide.

Ecrit par : Cadichon | 07 mars 2008

Oui. Je suis le même raisonnement, et depuis que j'ai appris que Le Pen utilisait du papier hygiénique pour s'essuyer le derrière, j'y ai définitivement renoncé, et ne me sers plus que de mes doigts.

Ecrit par : Cyrano | 07 mars 2008

Et si vous utilisiez plutôt les 92 pages du DERL (extrait ci-dessus)

Ecrit par : Robin | 07 mars 2008

Et si vous utilisiez plutôt les 92 pages du DERL (extrait ci-dessus)

Ecrit par : Robin | 07 mars 2008

Toutes mes excuses à cadichon qui a posté entre temps. Je faisais allusion au texte posté par notre Pedro Cordoba "pour information".

Ecrit par : Robin | 07 mars 2008

Le texte posté par Pedro Cordoba... Vu le jargon utilisé, je n'en ai pas compris le dixième. C'est suffisant pour être terrifié.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 07 mars 2008

Je suis un neuneu !
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 mars 2008

Ecrit par : toto | 07 mars 2008

Il me paraît que le débat sur l'Europe avait déjà eu lieu, mais bon...
Il est inutile de rappeler la campagne calamiteuse pour le "oui à l'Europe" de notre président de la république de l'époque, lui-même européen fraîchement converti et pour le moins assez tiède.
Il est également inutile de rappeler la quasi-illisibilité de ce traité, pour lequel peu d'efforts pédagogiques ont été faits en direction du grand public.
Pour le oui, en vrac, Robert Badinter, Simone Veil, Daniel Cohn-Bendit, François Hollande, et beaucoup d'autres; quels hommes ou femmes politiques de qualité équivalente ont soutenu le "non"?
Enfin, l'importance du côté "vote sanction" infligé au gouvernement de l'époque sous couvert de refus de l'Europe n'aura, je pense, échappé à personne ici.

Ecrit par : Dany | 07 mars 2008

A.M. Valette a écrit, citant Vecchi : " Pour tout cela, il est important de mettre en place des moments de "métacognition" (descendre de bicyclette pour se regarder pédaler !) c’est-à-dire permettre à chaque élève de se pencher sur lui-même, sur ce qu’il a véritablement appris, sur la manière dont il a appris, et sur les situations dans lesquelles il pourrait réutiliser ces savoirs."

Le regretté René THOM * écrivait : " Je suis de ceux qui pensent que, même en science, l’introspection et l’expérience mentale jouent un rôle important. Tous les grands progrès théoriques, à mon avis, proviennent de la capacité des inventeurs à se «mettre dans la peau des choses », pour pouvoir s’identifier par empathie à n’importe quelle entité du monde extérieur. Et cette espèce d’identification transforme un phénomène objectif en une sorte d’expérience concrète et mentale."

S'il est vrai que l'empathie joue un rôle fondamental dans les processus d'invention scientifique, sa transposition au domaine de l'éducation est idéologique sinon délirante : demander trop tôt de penser sa propre connaissance est un crime qu'il faudra peut-être un jour inscrire au code pénal.

Il faut une déontologie de l'imaginaire.

Lorsque l'exigence empathique est incontrôlée, on aboutit au délire (cf le texte sur le "DERLE" cité par Pedro Cordoba). Elle peut aussi être contrôlée par des considérations idéologiques rigides (Giordan et consorts).

A contrario, je me méfie des discours instructionnistes totalement pragmatiques (dictature de l'efficace). L'intérêt que je persiste à trouver dans le métier d'enseignant malgré mon âge avancé est assez lié à l'imaginaire à la fois qu'il autorise et qui en résulte. J'aurais pu devenir pédagol mais, par chance, je suis doté d'un gouvernail intérieur suffisant généré aux bons moments par la lecture de quelques grands penseurs.

Il reste à faire une psychanalyse du pédagogisme. Laissons cela aux thérapeutes ; les enseignants, les vrais, ont autre chose à faire.

* Non seulement un prodigieux mathématicien mais un philosophe. Un vrai. Je recommande de perdre son temps à le lire. Il a écrit des choses très profondes sur ces processus empathiques. Si cela vous intéresse, écrivez moi à dugongg chez free.

Ecrit par : dugong | 07 mars 2008

"Et n'oubliez pas que beaucoup de gens de gauche sont pour l'Europe, et toute la droite de la droite absolument contre."

Oui ce sont certainement les mêmes qui laissèrent les programmes scolaires et les missions de l'école devenir ce qu'ils sont, vertement contestés ici.
Relisez le programme de la société éducative du PS.
Cela donne d'autant plus envie de voter pour une Europe qui enfoncera le clou...

Ecrit par : dg | 07 mars 2008

"Oui ce sont certainement les mêmes qui laissèrent les programmes scolaires et les missions de l'école devenir ce qu'ils sont, vertement contestés ici.
Relisez le programme de la société éducative du PS.
Cela donne d'autant plus envie de voter pour une Europe qui enfoncera le clou..."

Ecrit par : dg | 07 mars 2008

Allons, allons, dg, relisez vos "classiques de bonnet d'âne"... Tout cela aurait, d'après beaucoup d'entre eux, commencé bien avant 1981...

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2008

Et quelle meilleure garantie pour une école de qualité qu'une position résolument souverainiste, je vous le demande!

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2008

En une du Monde, Pochard dit qu'il craint...

Ecrit par : dugong | 07 mars 2008

"L'intérêt que je persiste à trouver dans le métier d'enseignant malgré mon âge avancé est assez lié à l'imaginaire à la fois qu'il autorise et qui en résulte."


Excellente analyse de Dugong.

Vu de la lune, j'ajouterais que le DERLE est un bel exemple de la façon dont la folie vient se loger au coeur même de ce qui voudrait la bannir : un discours technocratique, ultra-rationaliste, qui refoule tout ce qui pourrait relever de l'imaginaire et de la fantaisie.

A la place de la douce folie, humide et chaude, de la pensée puisant ses forces aux sources vives de la poésie et de l'imaginaire, nous voici face au délire terrifiant, sec et froid, d'un monstre rationnel complètement déraisonnable, qui a largué les amarres.

Ecrit par : Cyrano | 07 mars 2008

Christophe,

Où avez vous lu que je soutenais une position souverainiste?
Vous interprétez de manière restrictive le fait que l'on puisse ne pas partager la politique libérale européenne, surtout à la lecture de l'objectif de Lisbonne et de "l' économie de la connaissance la plus compétitive du monde. D'ailleurs, ce ne sont pas tous les enseignants de sauvez les lettres ou reconstruire l'école qui soutiennent les objectifs européens en matière de partenariats public- privé pour l'éducation, suite aux discours sans ambiguité de l'ancienne commissaire à l'éducation.
D'ailleurs vous pourriez faire vous même le lien entre, en 1989 , les désidératas de l'ERT et la nouvelle loi d'orientation Jospin....

Ecrit par : dg | 07 mars 2008

Claude Allègre, le DERLE et ce que vivent nos enfants au quotidien...
Y a-t-il un pays où nous pourrions demander l'asile "instructionniste" ? (ça ne sonne pas bien, mais éducatif ne me semblait pas juste)

Ecrit par : lucile | 07 mars 2008

Coup de blues de la semaine...

Ecrit par : lucile | 07 mars 2008

Il y a déjà un certain temps que je viens sur ce blog. Sans trop oser y internenir,n'étant ni directement enseignant,ni parent. Comparé à tous ceux que j'ai suivi, c'est vraiment un blog de haute tenue. Une seule énigme pour moi. La tolérance qui semble être de mise pour un individu nommé "toto". Je ne vois vraiment pas l'intérêt de sa présence ici,qui dépare l'image de ce blog. Est-il totalement imbécile,ou le fait-il exprès? C'est dommage,tout le reste est interessant.

Ecrit par : Cripure | 07 mars 2008

Il y en a comme ça sur 92 pages

Ecrit par : Pedro Cordoba

J'ai déjà la nausée à déchiffrer (je ne puis dire "lire") la première. Martèlement cyclique de lieux communs, affirmations péremptoires, jargon "managerial" (ah, les "stratégies", Napoléon serait jaloux !), etc.

Les entonnoirs avec lesquels prétendument les professeurs "gavaient les élèves de savoir" doivent bien traîner sur quelque étagère poussiéreuse. Exhumons-les, astiquons-les et coiffons-en les auteurs de ces inepties.

Ecrit par : Moot | 07 mars 2008

Christophe, je ne lis pas tout ce qui s'écrit sur ce blog, surtout quand je m'absente plusieurs jours. D'autre part, certains propos sont parfois si caricaturaux que je ne prends pas la peine de les relever. Mais j'ai été surprise par votre remarque, car les députés et sénateurs qui ont tout fait pour qu'aie lieu un référendum sont à mon avis estimables. Le terme "scandalisée" est excessif, j'en conviens volontiers, rectifiez : "étonnée".
@Cripure
Le mieux à faire avec toto, c'est de le laisser éructer de temps en temps. Si on devait relever tout ce qu'il écrit, on n'en finirait pas. Pour masquer son orthographe déficiente , il parle et écrit comme Titeuf, ce qui serait amusant de la part d'un gamin, ce qui est plus gênant de la part d'un "parent d'élève", qui devrait être adulte.
J'ajouterai que je ne comprends pas toujours les signes cabalistiques qu'il emploie, et que cela m'importe peu. A part recommander Léo et Léa, vouer aux gémonies Marie-Jeanne et insulter Christophe, il ne poste rien de constructif.
@toto
Vous pouvez me traiter de neuneu ou de connasse pour ce que je viens d'écrire, cela vous changera de vos têtes de Turcs habituelles. Sans animosité aucune.

Ecrit par : mouron rouge | 07 mars 2008

"Mais j'ai été surprise par votre remarque, car les députés et sénateurs qui ont tout fait pour qu'aie lieu un référendum sont à mon avis estimables. Le terme "scandalisée" est excessif, j'en conviens volontiers, rectifiez : "étonnée"."

Ecrit par : mouron rouge | 07 mars 2008

Mais cela ne prouve t-il pas qu'ils ont finalement assez peu d'estime pour la fonction représentative qui est la leur, du moins en ce qui concerne ce dossier, (de l'Europe)?

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2008

"Il y a déjà un certain temps que je viens sur ce blog. Sans trop oser y internenir,n'étant ni directement enseignant,ni parent. Comparé à tous ceux que j'ai suivi, c'est vraiment un blog de haute tenue. Une seule énigme pour moi. La tolérance qui semble être de mise pour un individu nommé "toto". Je ne vois vraiment pas l'intérêt de sa présence ici,qui dépare l'image de ce blog. Est-il totalement imbécile,ou le fait-il exprès? C'est dommage,tout le reste est interessant."

Ecrit par : Cripure | 07 mars 2008

J'attendais ce type de message depuis un certain temps! Et dire qu'il vient d'un "non blogueur régulier"!!!
Il est vrai que quand on est depuis longtemps dans une pièce empuantie, on finit par en oublier l'odeur!

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2008

Je suis bien d'accord avec vous, Cadichon.

Hélène, malheureusement, bien souvent la fabrique à pseudo-dyslexiques commence dès la moyenne section, parfois même la petite, avec les fameuses "Gestalt", pour étiqueter les vestiaires.

En GS, dans 99 % des maternelles, on écrit dans tous les sens, sans lignage, on "lit" les jours de la semaine, les prénoms des copains, les "50 mots du répertoire de la classe les plus souvent rencontrés", et autres fadaises constructivistes ingurgitées par les apprenants de l'IUFM.

"L'écriture en miroir" (qui peut faire espérer à certains que leur enfant est un petit génie en herbe, pourquoi pas Léonard de Vinci? Goigoux espère bien qu'ils vont tous se transformer en petits Champollions ) est une pathologie qui n'existait sûrement pas il y a 50 ans!

C'est là que commence la véritable "inégalité des chances", dont on se gargarise tant. Ceux qui se sortent de ce mauvais pas sont ceux qui apprennent en famille avec Boscher, Lire avec Léo et Léa, avant le CP si possible. Mais de toute façon, comme la grammaire, le par coeur, sont maintenant bannis, peu d'entre eux, même lecteurs, échapperont à la dysorthographie.

Il est donc évident que les enfants de familles défavorisées, dans les ZEP en particulier, perdent dès la maternelle la chance qu'ils auraient pu avoir d'apprendre à lire, écrire, compter, calculer. (ZEP = pour certains "zone d'échec programmé", ou "zone d'expérimentation pédagogique".)

En effet, on n'y place la plupart du temps que des jeunes maîtres sans aucune expérience, issus directement de l'IUFM, où l'on n'a jamais abordé la façon de tenir une classe d'enfants parfois difficiles, et encore moins à enseigner l'écriture, une méthode alphabétique qui seule leur permettrait d'accéder à la lecture en fin de CP, dans les IUFM on ne connaît que les méthodes mixtes.

D'où l'importance d'une sage refonte des maternelles, si on veut qu'elles soient véritablement utiles.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 07 mars 2008

PS : Jérémy : je voulais simplement vérifier que vous lisiez bien les envois qui précèdent les vôtres avant de donner des nouvelles déjà anciennes. Allez en paix !

Ecrit par : dugong | 07 mars 2008

Dugong, salaud !

Je lis tout moi, ici ! Même la façon dont Cyrano a renoncé au papier hygiénique, les délires de la DERLE et les dessous de l'affaire du Yanacocha.

Ecrit par : Jeremy | 07 mars 2008

Un copié-collé... Avec mes excuses!

"Un inspecteur plaide pour la fermeture des écoles maternelles
"Il faut fermer les écoles maternelles." Tel est le titre provocateur que donne à son ouvrage un inspecteur de l'Éducation nationale qui a souhaité garder l'anonymat.
Julien Dazay (pseudonyme) souhaite "que cette école se rénove, qu'elle affronte sa nécessaire révolution, en douceur", car à l'heure actuelle, "on n'y apprend souvent pas grand-chose, ou en tous cas, pas assez de choses".
Demander la fermeture des écoles maternelles telles qu'elles existent aujourd'hui, "c'est écrire ce que de nombreux chercheurs, pédagogues et politiques pensent mais n'osent pas affirmer publiquement par crainte des corporatismes", estime-t-il, s'appuyant sur son expérience professionnelle: "J'ai visité au cours de ma carrière des centaines de classes et je ne veux plus taire mes observations parfois sidérantes".
Pourquoi garder l'anonymat? "Pour susciter le débat plutôt que d'apparaître comme je ne sais quel gourou médiatique d'une 'révolution scolaire introuvable'."

Le SNUipp a envie de rappeler à ce courageux inspecteur anonyme que l'école publique maternelle est un élément indispensable à la réussite scolaire (reconnu par tous : enseignants, chercheurs et parents) .
Et qu'un inspecteur de l'éducation nationale qui ne se rend pas compte de cela dans l'exercice de ses fonctions aurait bien besoin d'un stage ... sur le terrain."

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2008

"Le mieux à faire avec toto, c'est de le laisser éructer de temps en temps. Si on devait relever tout ce qu'il écrit, on n'en finirait pas. Pour masquer son orthographe déficiente , il parle et écrit comme Titeuf, ce qui serait amusant de la part d'un gamin, ce qui est plus gênant de la part d'un "parent d'élève", qui devrait être adulte.
J'ajouterai que je ne comprends pas toujours les signes cabalistiques qu'il emploie, et que cela m'importe peu. A part recommander Léo et Léa, vouer aux gémonies Marie-Jeanne et insulter Christophe, il ne poste rien de constructif.""

Ecrit par : mouron rouge | 07 mars 2008

Merci à vous, Mouron rouge... Oserai-je dire que je n'ai rien à rajouter? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2008

"Oui. Je suis le même raisonnement, et depuis que j'ai appris que Le Pen utilisait du papier hygiénique pour s'essuyer le derrière, j'y ai définitivement renoncé, et ne me sers plus que de mes doigts."

Ecrit par : Cyrano | 07 mars 2008

Une excellente idée, si vous en profitez pour aller lui serrer la main juste après! Ce qui fait que, du même coup, vous lui restituez une partie de son programme!

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2008

Il y a aussi une énorme distance entre les professeurs et les étudiants actuellement. Ceux-ci doivent tout accepter des profs comme des mentors. Hélas, combien de profs incompétents! combien? combien font perdre aux étudiants des heures et des heures, tandis qu'ils sont obligés d'être présents aux cours? Je pense franchement que l'incompétence de ce genre de professeurs, en plus tout puissants sur les étudiants (notes et compagnie) ne contribue pas à détendre l'atmosphère.

Ecrit par : christophe | 07 mars 2008

A l'université?

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2008

"J’ai toujours été un élève sérieux, motivé, et assez doué à l’école. "
"Voilà le pourquoi ce blog. "

par "christophe".

Tiens, un nouveau ?

Ecrit par : yann | 07 mars 2008

note2be condamné.
Excellent.

La CNIL fait sa chochotte et refuse de sanctionner.
Moins bon.

Ecrit par : yann | 07 mars 2008

"L’équilibre entre affirmation de sa propre individualité et respect de l’altérité se joue, avant tout, sur le terrain des valeurs, qu’il est peut-être moins question à l’école de « transmettre » que de re- et co-définir ainsi que de re- et co-construire avec les apprenants…"

"Redéfinir et reconstruire" la tolérance, le respect, l'amitié, la morale, l'altruisme... C'est un objectif de dictateur irresponsable, ça.

Ecrit par : Jeremy | 07 mars 2008

J'ajouterai que je ne comprends pas toujours les signes cabalistiques qu'il emploie

Ecrit par : mouron rouge | 07 mars 2008


Entre ça et les Umlaut qui s'enfuient, il doit y avoir une fabrique de claviers spéciaux dans les environs...

Ecrit par : Sergio | 07 mars 2008

note2be condamné.
Excellent.
La CNIL fait sa chochotte et refuse de sanctionner.
Moins bon.

Ecrit par : yann | 07 mars 2008

Non non, Yann, elle n'a pas à condamner puisque le TGI est censé l'avoir déjà fait.
D'autre part, faites gaffe, vous allez subir le test de dugong, car la nouvelle a déjà été donnée.

Ecrit par : Jeremy | 07 mars 2008

Le texte peu compréhensible envoyé par Pedro m'évoque deux titres :
-celui de Michel Leroux : "De l'élève à l'apprenant et autres pamphlets ", dont "la destruction programmée de l'enseignement des lettres".
-Celui de Liliane Lurçat : "Vers une école totalitaire".

Les civilisations sont mortelles, et nous sommes sur le point de perdre notre langue. Si l'Europe se plie aux élucubrations de cette fameuse "Bildung", qui en fait réduit l'école à un lieu de vie et non d'instruction, et détruit tout, contrairement à son titre ronflant et "récurant", nous perdrons vite les pédales dans ce milieu concurrentiel inouï de la mondialisation, où la Chine et l'Inde sont en train de faire une émergence très rapide.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 07 mars 2008

"Il y a aussi une énorme distance entre" certains "professeurs et" certains" étudiants actuellement."

"Hélas, combien de profs incompétents! combien?"

Mince j'aurions jamais cru être d'accord avec christophe .

:ange:

:jap: :jap:

Evidemment, c'est po l'même .... :lol:
Ca doit être lourd à porter :o))))))))))))

cripourri je te nike ta race :o))))

Ecrit par : toto | 07 mars 2008

Allez faire un tour sur le blog de Christophe (le nouveau). C'est un supporter enthousiaste de note2be, un contempteur du "lobby" des mauvais enseignants dont trente pour cent sont systématiquement en arrêt maladie...

Ecrit par : Sylvie Huguet | 07 mars 2008

Le texte proposé pour information par Pedro Cordoba n'a pas su retenir mon attention et je n'ai pas eu le courage d'aller jusqu'au bout. Qu'il daigne accepter toutes mes excuses !
Comme nous sommes vendredi et que le printemps pointe le bout de son nez, je vous propose un petit voyage dans les Ardennes , un département limitrophe de la Marne, avec Bernard Totot, instituteur honoraire, du côté du "Ravin de Heurtebise" un petit coin tranquille apprécié des sangliers.

" Début du chapitre IV : La naissance de Roufy.

Le printemps était là : on le voyait, on l'entendait, on le sentait. Il avait accroché aux arbres leurs premières feuilles, et étendu, dans les sous-bois, un tapis de pervenches et de primevères. Au lever du soleil, l'orchestre philarmonique emplumé s'échauffait, s'accordait, chacun répétant ses gammes avant d'entreprendre l' exécution magistrale d'une symphonie aérienne, d'un hymne chaque matin renouvelé au plaisir de vivre. Les merles les premiers se mettaient à la flûte bientôt suivie à la clarinette par l'ensemble des grives. Le menu peuple des pinsons, verdiers et toutes les mésanges s'essayaient au violon, au viloncelle, à la harpe. Les geais embouchaient la trompette et les pigeons ramiers le basson. Les pics à grands coups de leur bec, frappaient en cadence les arbres creux.
Avec l'éclosion des clochettes du muguet dans les clairières ensoleillées, les oiseaux cessèrent de chanter. A la construction des nids succédait la couvaison.
Rouf avait été acceptée au sein d'une compagnie hétéroclite menée par une laie expérimentée et dans laquelle faisaient bon ménage un groupe de bêtes rousses et une jeune laie accompagnée de ses cinq marcassins qui, bien que déjà forts, étaient encore en livrée. La recherche quotidienne et nocturne de la nourriture emmenait la troupe de la Chambre aux loups à la Plaine du Roi jusqu'au plateau de Heurtebise. Sous les feuilles mortes retournées d'un coup de groin abondaient toutes sortes de larves succulentes. Dans les layons de la Quemine, la compagnie savait trouver à profusion les grains de maïs qui gavaient rapidement et sans effort les plus gourmands. "

Rouf la laie va bientôt donner naissance à Roufy, personnage principal de l'histoire qui devra affronter bien des malheurs mais le brave Antoine - évidemment il faut qu'il s'appelle Antoine - et son vieil ami le vétérinaire sont là...
Comme le temps du muguet n'est pas encore revenu je vous quitte pour aller cueillir les premiers pissenlits dont la fleur sème la connaissance à tout vent, et si vous voulez qu'ils soient digestes et savoureux à la fois je vous indique un ouvrage de Lise Bésème Pia : La salade au lard en Ardenne et ailleurs. Dominique Guéniot éditeur.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 07 mars 2008

Autant ne pas y aller alors.

Ecrit par : Jeremy | 07 mars 2008

A l'université mais pas qu'à l'université... là où c'est censé être un peu plus élitiste, censé je dis bien.
Certains professeurs sont exceptionnels et ça c'est vraiment génial, d'ailleurs comme par hasard ce sont ceux-là qui ont plus d'autorité, qui font respecter le silence quand il est nécessaire, car ils ne prennent pas les étudiants pour des imbéciles avec des enchaînements de truismes. Non ils ont préparé leur cours et ça se voit. Mais ceux, nombreux, qui arrive sans rien et se mettent au bavardage pendant 2h...

si la violence par les élèves-étudiants a augmenté, celle, implicite, qui est faite tous les jours aux jeunes gens brillants et intéressés en leur assenant des heures de cours on ne peut plus médiocres, est permanente, ignorée, et étouffée. Normale après qu'il y ait des éclats.

Ecrit par : christophe | 07 mars 2008

Et je rappelle que je supporte note2be, parce que malgré son caractère tonitruant et un peu trop aguicheur, c'est le SEUL, le SEUL, je répète, qui peut représenter une possibilité de changement et d'évolution contre ces gens qui se croient tout permis. Les bons profs n'ont rien à craindre sauf les louanges.

Ecrit par : christophe | 07 mars 2008

Bernard Totot ?

C'est un participant du blog ?

Ecrit par : Jeremy | 07 mars 2008

Christophe,
Bienvenido au blog village. Vous verrez, il y a des habitués quotidiens, des mensuels, des trimestriels, des tendres, des agressifs, des politisés, des pro-pédagos, des anti-pédagos, d'excellents professeurs (en autre Jean), Cadichon (que je salue pour sa délicieuse plume), 2 vétos, et des personnes de passage (ceux-là, ils sont reniflés, ignorés, rejetés ou acceptés).
Ce blog village a une excellente bibliothèque, il a aussi un énigmatique personnage qui se nomme Toto (langage codé).
Le propriétaire de ce blog village écrit des vérités qui décalquent, personnage libertin, et privilégie une liberté d'expression sans censure.
Toujours des articles d'actualité, qui dévient parfois, souvent.
La tolérance des habitués pour le nouveau n'est pas la qualité primière, mais il est très intéressant à consulter.

Un conseil : évitez les fautes de frappes ou d'orthographe, et surtout tapez avec un clavier bien franchouillard.
Ouf, je me suis arraché les cheveux pour trouver les accents.

Ecrit par : Carole | 07 mars 2008

d'excellents professeurs (en autre Jean)

Ecrit par : Carole | 07 mars 2008

Evitez aussi les phôtt de frappe, Carole!
Et ce n'est pas impossible que Jean soit un excellent professeur, mais qu'est-ce qui vous permet d'être catégorique à ce sujet? Vous avez suivi ses cours, ou vous l'avez inspecté?

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2008

Sourire, sourire sieur Sibille.

Vous voyez Christophe, en autre Christophe Sibille, le prof musicien pro-iufmiste est un peu chatouilleux.

En ce qui concerne Jean, cela vous dérangerait-il cher Christophe Sibille, qu'il soit excellent ?

Ecrit par : Carole | 07 mars 2008

"toto". Je ne vois vraiment pas l'intérêt de sa présence ici,qui dépare l'image de ce blog. Est-il totalement imbécile,ou le fait-il exprès? C'est dommage,tout le reste est interessant."

Ecrit par : Cripure | 07 mars 2008


toto est la preuve de l'interet de ce blog: pas de censure, c'est comme les sous-titres, personne ne vous oblige a les regarder.

Ecrit par : Cadichon | 07 mars 2008

Pedro et Jean-Paul, savez-vous comment Vaclav Havel décrivait le P.C. de l'URSS en 1968 ?

"Son idéologie dresse une barrière entre l'homme et la réalité."

C'est aussi une belle définition du pédagogisme en général et de la DERLE en particulier.

Ecrit par : Jeremy | 07 mars 2008

"En ce qui concerne Jean, cela vous dérangerait-il cher Christophe Sibille, qu'il soit excellent ?"

Ecrit par : Carole | 07 mars 2008

Oh non, bien au contraire! Et il y a d'ailleurs pas mal de chances pour qu'il le soit!
Mais qu'est-ce qui vous fait penser qu'il soit meilleur que d'autres ici, comme Dugong ou Milady, (qu'on n'a pas vue depuis longtemps, d'ailleurs), ou que tous les autres ici présents? Parce qu'il vitupère en permanence contre les séquences et contre Meirieu? Ou parce qu'il laisse entendre qu'il ne peut être qu'excellent? J'aimerais que vous m'expliquiez ça! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2008

""toto". Je ne vois vraiment pas l'intérêt de sa présence ici,qui dépare l'image de ce blog. Est-il totalement imbécile,ou le fait-il exprès? C'est dommage,tout le reste est interessant."

Ecrit par : Cripure | 07 mars 2008

toto est la preuve de l'interet de ce blog: pas de censure, c'est comme les sous-titres, personne ne vous oblige a les regarder."

Ecrit par : Cadichon | 07 mars 2008

Je ne vois pas le rapport! Un sous-titre n'est pas obligatoirement imbécile! Ni, a priori, sans intérêt!

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2008

D'autre part, faites gaffe, vous allez subir le test de dugong, car la nouvelle a déjà été donnée.

Ecrit par : Jeremy | 07 mars 2008

Je sais. C'était en rapport avec le blog du petit nouveau.

Ecrit par : yann | 07 mars 2008

Cadichon a écrit : "c'est comme les sous-titres, personne ne vous oblige a les regarder."

à CS : Voyons ! Vous savez bien que Cadichon ne parle qu'en VO !

Ecrit par : dugong | 07 mars 2008

Ah, oui, pour elle, beaucoup de blogueurs sont des VO...

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2008

"Ah, oui, pour elle, beaucoup de blogueurs sont des VO"

Sutout ceux qui bloguent sous la mer !

Ecrit par : dugong | 07 mars 2008

« Il y en a comme ça sur 92 pages.
Ecrit par : Pedro Cordoba. »

Terrifiant en effet !
On est en plein "cauchemar aseptisé" du politiquement correct !
Une telle langue de bois doit ravir des abrutis comme Pochard ou les génies des Cahiers pédagogiques.

Ecrit par : LaRiba | 07 mars 2008

Christophe,

Vous avez manifestement un grief contre Jean: cela vous dérange qu'il soit un excellent professeur, de surcroît agrégé ?

Au fil des messages, vous avez vous aussi laissé entendre, de façon sibylline, que vous étiez un très bon formateur en iufm. L'auto-satisfaction qui émane de vos messages est si sincère qu'elle en est désarmante, et elle fait plaisir à voir: voilà au moins une personne qui se regarde chaque matin dans son miroir avec ravissement, se dit-on :-) (je me mets aux smileys). Tout cela est fort bien, mais pourquoi vous rembrunir lorsque quelqu'un ose manifester de l'estime, voire de l'admiration, envers d'autres que vous ? Je pense moi aussi qu'en tant que professeur agrégé doté d'une grande expérience, Jean est un excellent professeur; tout comme je suis persuadé que vous l'êtes :-)

Ecrit par : françois duhem | 07 mars 2008

Christophe,

Vous réagissez comme un enfant.
Pourquoi Jean et pas Moi ?

Que Jean blâme Meirieu and co m'importe peu.
Jean n'a pas un ego surdimensionné.
Il ne laisse pas entendre qu'il ne peut être qu'excellent, ce jugement vous appartient.
Jean est tout simplement excellent.

Ecrit par : Carole | 07 mars 2008

"Au fil des messages, vous avez vous aussi laissé entendre, de façon sibylline, que vous étiez un très bon formateur en iufm. L'auto-satisfaction qui émane de vos messages est si sincère qu'elle en est désarmante, et elle fait plaisir à voir: voilà au moins une personne qui se regarde chaque matin dans son miroir avec ravissement, se dit-on :-) (je me mets aux smileys). Tout cela est fort bien, mais pourquoi vous rembrunir lorsque quelqu'un ose manifester de l'estime, voire de l'admiration, envers d'autres que vous ? Je pense moi aussi qu'en tant que professeur agrégé doté d'une grande expérience, Jean est un excellent professeur; tout comme je suis persuadé que vous l'êtes :-)"

Ecrit par : françois duhem | 07 mars 2008

Vous rigolez? Vous avez très mauvaise mémoire, ou n'étiez pas sur le blog au moment de ces échanges? Jean m'avait "assassiné" ici-même, parce que j'émettais de sérieux doutes quant au fait d'être arrivé "à la perfection"... Perfection dont je suis absolument certain d'être très loin, contrairement à ce que vous pensez!

Votre message frise l'insulte, et je le prends tranquillement comme une simple provocation!
Que vous pensiez que Jean est un excellent professeur, soit. Je le pense aussi, et je l'ai déjà dit. Rien à voir d'ailleurs, à mon point de vue, avec le fait qu'il soit agrégé... Charmeux l'est aussi...;-)
Mais je manifestai simplement un léger étonnement, quand à l'absolue certitude que semblait montrer Carole à ce sujet! Mais, suis-je bête! Elle en est peut-être aussi certaine simplement du fait qu'il soit agrégé! Je n'y avais pas pensé!!! ;-)
Ceci-dit, je ne me rembrunis pas, et je ne suis absolument pas jaloux, ne vous inquiétez pas! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2008

Vous non plus, Carole, vous semblez ne pas avoir été présente au moment de ces échanges... ;-)))

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2008

Voici encore ce que m'évoque la "Bildung ".


L'école des Egos, contre les gourous du pédagogiquement correct

Je vais citer quelques lignes de ce livre, écrit par Elizabeth Altschull, professeur d'histoire et géographie dans un lycée parisien, américaine naturalisée française.

La grande mystification pédagogique.
« L'optique constructiviste de l'appropriation des connaissances s'oppose à celle d'une transmission de celui qui sait à celui qui ne sait pas. » (Rapport Migeon, 1989, Recteur de l'E.N., envoyé à L.Jospin, alors ministre de l'E.N.)

C'est un splendide condensé de la version française du courant qui s'attaque à l'école en France depuis les années 80.

Les « Scientifiques de l'éducation française » l'ont importé, souvent en prétendant faire des recherches qui ont en réalité consisté à lire des ouvrages américains.

Migeon remet donc en cause une institution politique débattue en France depuis la Révolution française, et qui organise un effort collectif obligeant les savants à instruire les ignorants.(…) « C'est bien chacun d'entre nous, depuis son plus jeune âge, qui s'est lui-même construit »

Jean Foucambert, inspecteur de l'E.N. , inconnu du grand public comme beaucoup de hauts cadres de l'E.N. (les ministères peuvent se succéder, il reste), auteur de « l'école de Jules Ferry, un mythe qui a la vie dure », et très influent au sein de l'I.N.R.P. (institut national de la recherche pédagogique), président de l'Association française pour la lecture, est l'initiateur de la méthode globale d'apprentissage de la lecture en France.

Liliane Lurçat dénonce une pensée qui détruit l'école élémentaire. « Le constructivisme amène les enfants à être des « autodidactes scolaires ». Il obscurcit volontairement la présentation des connaissances en obligeant l'enfant à deviner au lieu de comprendre ». Au total, l'égalité des chances a été remplacée par la généralisation des malchances ».

Mme Altschull dit plus loin : « L'art pédagogique des instituteurs est dévalorisé au profit de leur capacité à reproduire le discours « SCIENTIFIQUE »de ceux qui contrôlent leur formation. Le maître mot? Eviter l'enseignement basé sur les contenus.

Ce qu'on appelle le « pédagogisme » gagne désormais le secondaire. Ce néologisme désigne toute cette idéologie obscure qui gangrène peu à peu le système.

(…) Dans le réseau d'écoles publiques aux U.S.A., une seule règle est arrivée à s'imposer partout : les enseignants ne peuvent exercer qu'à condition d'avoir obtenu un diplôme de « SCIENCES DE l'EDUCATION ». Accessoirement et non obligatoirement, ils peuvent avoir obtenu un diplôme dans une matière.

Philippe Meirieu (....) veut prendre le contrôle de la formation des professeurs du secondaire, comme l'on fait ses homologues aux U.S.A. De médiocres intellectuels, aigris par un système universitaire qui ne leur a pas décerné la reconnaissance qu'ils en attendaient, n'ont pas accepté pour autant d'abandonner le rêve d'être au sommet de la hiérarchie académique.

A la faveur d'une idéologie égalitariste pétrie de culpabilité, ils ont érigé une « SCIENCE » qui a tout d'un procédé de CHARLATAN. Cette prise de pouvoir, si elle réussit, fera s'effondrer l'ensemble du système.

(....) Ainsi, il n'y a pas plus critiques des inégalités du système scolaire que ces pseudo-gourous. Cependant, leur diagnostic du mal appelle toujours le même traitement : changer les méthodes pédagogiques des enseignants. Qui est le plus apte à les améliorer ? Les enseignants ? Non, eux, les chercheurs en « SCIENCES DE L'EDUCATION » qui d'ailleurs N'ENSEIGNENT PAS.. ILS SONT DES SPECIALISTES DE METHODES.

Pour que ces « SCIENCES » aient l'air d'une recherche intellectuelle sérieuse, il faut manier l'art de la mystification rhétorique, de préférence par DES ECRITS ILLISIBLES TRUFFES D'UN JARGON ESOTERIQUE. Si cela ne convainc pas, l'intimidation pure et simple marche très bien aussi. Il est très difficile, entre personnes respectables, universitaires, éditeurs scolaires, etc., de dénoncer une supercherie intellectuelle ».

J'arrête là mon extrait, qui est en langage parfaitement clair selon moi. J'ai été un peu longue, mais ce texte en vaut la peine.
Anne-Marie

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 07 mars 2008

Quant à Anne-Marie, c'est certainement une potarde génialissime!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2008

Christophe,

Si je vous ai froissé, je vous prie de m'en excuser. Comme vous êtes un grand émetteur de smileys, je pensais que vous étiez aussi un bon récepteur ( loi de Kirchhoff: "Les bons récepteurs sont de bons émetteurs", et vice-versa).
Par contre, vous vous trompez quand vous dites que sa compétence n'a rien à voir avec le fait qu'il est agrégé. Ce n'est certainement pas l'unique raison de son excellence, mais cela y contribue bien évidemment. Si vous souteniez le contraire, vous sombreriez dans la démagogie la plus vile. Mais je sais vous ne faites pas partie de ces individus complexés qui nourrissent secrètement une rancune contre les agrégés:-).

Ecrit par : françois duhem | 07 mars 2008

Christophe Sibille,

Vous malmenez vos neurones inutilement.
L'agrégation ne rentre pas en ligne de compte.

A vous et aux autres, les commentaires sur A-M Vallette et Cadichon sont mesquins.

Ecrit par : Carole | 07 mars 2008

Tant qu'à faire, pour être taxé mais pas de mesquinerie :

Cadichon nous a appris incidemment qu'elle utilisait un ordinateur Dell *. Le modem est un Pathé-Marconi ?

* Conseil : n'achetez pas (et surtout pas de portable, plus fragile). Au moindre problème, service après vente injoignable à moins d'avoir souscrit une "assurance".

Ecrit par : dugong | 07 mars 2008

Le modem est un Pathé-Marconi ?

Ecrit par : dugong | 07 mars 2008

Le Modem est surtout dans les choux pour les municipales!!
;-))

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2008

François, j'accepte assez facilement la critique. Mais pas toujours les contre-vérités flagrantes.
Je ne suis pas du tout anti-agrégés. Je considère simplement que c'est très loin d'être une preuve de quoi que ce soit. C'est d'ailleurs vous qui fournissez le meilleur argument en tapant sur Charmeux à plaisir!

"A vous et aux autres, les commentaires sur A-M Valette et Cadichon sont mesquins."

Ecrit par : Carole | 07 mars 2008

Beaucoup moins que de (faire semblant de) croire que je suis certain d'être parfait et infatué de ma personne, croyez-moi.

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2008

A vous et aux autres, les commentaires sur A-M Vallette et Cadichon sont mesquins.

Ecrit par : Carole | 07 mars 2008

Sur Cadichon, parfois ("Le modem est un Pathé-Marconi ? Ecrit par : dugong | 07 mars 2008" : la voix de son maître . Oncle Milton ? ;o)).
Sur AMV, jamais. Toujours réalistes.

Ecrit par : yann | 07 mars 2008

Merci Anne-Marie pour votre réponse mais j'ai retrouvé le titre de l'ouvrage : "Ecole, sens commun... ou bon sens ?"

La table des matières est assez édifiante :


Sommaire

Introduction

Première partie
DE LA MANIPULATION AUX VRAIS PROBLÈMES

1. Comment on nous manipule !

2. Comment se construit l'opinion ?

3. Aller vers une culture... mais laquelle ?

4. Des problèmes... mais sont-ils bien posés ?

Deuxième partie
LE NIVEAU BAISSE... VRAIMENT ?

5. Le niveau baisserait... mais depuis quand ?

6. Le niveau baisse... mais de quel « niveau » s'agit-il ?

7. Pourquoi ce besoin de retourner en arrière ?

Troisième partie
COMMENT VA L'ÉCOLE ?

8. Un vaste complot international pour « décérébrer » nos enfants ?

9. Notre École... dans quel état ?

10. « Liberté, égalité, fraternité »... ou « docilité, élitisme et mépris » ?

11. Doit-on mépriser la « racaille » ?

Quatrième partie
FAUT-IL EXTERMINER LES PÉDAGOGUES ?

12. Enseigner... ou « en saigner » ?

13. Les « bonnes vieilles méthodes qui ont fait leurs preuves » mais les preuves de quoi ?

14. Les fondements des cours classiques... et leurs manques !

Cinquième partie
LIRE, ÉCRIRE ET COMPTER... SEULEMENT ?

15. La langue française à la dérive ?

16. Interdire la « méthode globale » en lecture : réaction saine... ou manipulation démagogique ?

17. Orthographe et Dictée : avec des majuscules... comme Dieu ?

18. Calcul : 2 et 2 ne font même plus 4 ?

19. Lire, écrire et compter... seulement ? Et les nouveaux programmes ?

Sixième partie
QUELLE EST CETTE « PÉDAGOGIE »

QU'IL FAUDRAIT BANNIR ?

20. Comment on caricature les pédagogies modernes !

21. L'élève doit-il être placé « au centre » des apprentissages ?

22. L'élève peut-il « construire » ses savoirs ?

Septième partie
QUELLE ÉCOLE POUR AUJOURD'HUI...

ET POUR DEMAIN ?

23. Oser penser autrement les structures

24. Des contenus adaptés au monde d'aujourd'hui

25. Des enseignants en adéquation avec leur mission

26. L'École que l'on nous prépare

Conclusion

Un engagement vers l'utopie...et même au-delà

Quelques personnes sur lesquelles s'appuient nos thèses

et qui sont citées dans cet ouvrage

Bibliographie

Ecrit par : Victor | 07 mars 2008

Et je rappelle que je supporte note2be, parce que malgré son caractère tonitruant et un peu trop aguicheur, c'est le SEUL, le SEUL, je répète, qui peut représenter une possibilité de changement et d'évolution contre ces gens qui se croient tout permis. Les bons profs n'ont rien à craindre sauf les louanges.

Ecrit par : christophe | 07 mars 2008

C'est ce que dit SOS éducation, en effet, "les bons profs n'ont rien à craindre sauf des louanges".
Tant de démagogie et d'aveuglement (volontaire ?) fait peur à voir.
Ceux qui n'ont rien à craindre, ceux sont les profs aimés de la totalité de leurs élèves. Parmi eux, il y a les professeurs exceptionnels (en général, on a eu la chance d'en croiser un ou deux dans toute sa scolarité), mais il y a aussi les très démagos, qui savent acheter la paix sociale.
Tous les autres (98 %) ne sont à l'abri de rien

Ecrit par : Pat | 07 mars 2008

Christophe S, vous écrivez:

"Je ne suis pas du tout anti-agrégés. Je considère simplement que c'est très loin d'être une preuve de quoi que ce soit."

Votre deuxième phrase contredit la première, et les deux sont fausses:-).
Je vais faire le naïf et répondre platement à votre affirmation. Il est bien évident qu'être agrégé garantit un certain niveau de connaissances dans une discipline. Autrement dit, son obtention prouve une compétence technique minimale. Donc être agrégé (tout comme être docteur, vétérinaire, ingénieur...) prouve bien quelque chose, contrairement à ce que vous affirmez.
Bon j'arrête là, c'est une querelle stérile que j'ai eu le tort d'entretenir: mea maxima culpa.

ps: s'il faut être explicite, Christophe, c'est évidemment pour son discours argumenté sur l'éducation que je soutiens Jean, et pas par esprit de corps !

Ecrit par : françois duhem | 07 mars 2008

Je ne savais même pas que vous étiez agrégé, François, votre orgueil dût-il en souffrir.
Je comprends que vous défendiez l'agrégation, c'est humain, mais je ne l'attaque pas!
Je considère simplement que, si c'est effectivement une preuve qu'on a une tête toute pleine de bonne chose et apte à les mettre en perspectives, ça ne donne pas obligatoirement de bons professeurs!
Ne pas l'admettre est faire preuve d'une mauvaise foi totale. J'ai eu des professeurs agrégés excellents, d'autres très mauvais, et des professeurs certifiés (ou même auxiliaires, à l'époque), excellents, et d'autres très mauvais également. Et je pense que vous aussi.
Mais, bon, effectivement, cette querelle est absolument stérile. Et à peu près tout a été dit sur le sujet, ici et ailleurs!

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2008

"bonnes choses", pardon... Lapsi...

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2008

"S'il faut être explicite, Christophe, c'est évidemment pour son discours argumenté sur l'éducation que je soutiens Jean."

Ecrit par : françois duhem | 07 mars 2008

En voici d'ailleurs, pour les nouveaux, la substantificque mouelle :

"Y'a plus d'école en France,
C'est la faute aux séquences.

Y'a qu'des élev' foireux,
C'est la faute à Meirieu."

Ecrit par : Cyrano | 07 mars 2008

C'est bien Christophe: vous corrigez le tir :-).

Vous commencez par écrire ça:

"Je considère simplement que c'est très loin d'être une preuve de quoi que ce soit."

Qui est complètement faux.

Puis, sans le signaler (vous avez parlé de mauvaise foi, vous jouez aux pompier pyromane :-)?), vous modifiez votre affirmation pour dire ceci:
"...ça ne donne pas obligatoirement de bons professeurs! "

Qui est trivial, mais a le mérite de ne pas être faux.

Ecrit par : françois duhem | 07 mars 2008

Je suis beaucoup plus préoccupé par la tentation qu'auront probablement les technos du Moloch d'utiliser l'agrégation comme moyen de promotion interne des certifiés. Et ce sur des évaluations de soumission aux dogmes pédagols par les grands prêtres de l'IGEN et de leurs portes-mitre.

Question : est ce vraiment trop demander de savoir ce que l'IGEN pense du constructivisme, discipline par discipline ? J'adorerais lire la prose ampoulée et contorsionniste des diverses IGEN sur le sujet.

Ecrit par : dugong | 07 mars 2008

Salut gavroche !

Ecrit par : françois duhem | 07 mars 2008

Dugong,

Je crois que les jours de l'agreg externe sont comptés, qu'on le veuille ou non: pas assez rentable, qu'ils disent !

Ecrit par : françois duhem | 07 mars 2008

Son idéologie dresse une barrière entre l'homme et la réalité."

C'est aussi une belle définition du pédagogisme en général et de la DERLE en particulier.

Ecrit par : Jeremy | 07 mars 2008

La réalité dresse une barrière entre l'homme et le réel.

Le réel dans le monde de l'éducation c'est la débâcle (liedakhod), à laquelle nous assistons impuissants, mais en ronchonnant. C'est l'objet de ce blog! Bienvenue dans le réel, comme dirait Zizek.

La réalité, c'est l'écran sur lequel nous nous projetons, car il faut bien aller au charbon, et qui nous permet tout en enseignant de nous illusionner, de nous identifier au role, un minimum.
Il ya des enseignants (dans mon collège , 3 depuis le début de l'année) qui ne peuvent pas affronter le réel et préfèrent ne plus jouer la comédie. Tous les autres restent dans la réalité, histoire de toucher en fin de mois de quoi revenir le mois suivant et ainsi de suite, jusqu'à la mise en pension! Alors sonnera l'heure de la Jubilation!

Ecrit par : buntovchik | 07 mars 2008

Pour Christophe (le nouveau)

Il arrive sans doute que des élèves brillants ne trouvent pas dans les cours de certains professeurs la nourriture intellectuelle qu'ils seraient en droit d'attendre, mais c'est loin d'être le cas le plus fréquent. Il y a nombre de professeurs compétents dans leur discipline qui ne demandent qu'à partager leur savoir, et qui en sont empêchés par l'atmosphère qui règne dans les établissements.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 07 mars 2008

François Duhem a écrit : "Je crois que les jours de l'agreg externe sont comptés".

Je ne crois pas trop à la disparition complète de l'agreg externe : il faudra bien alimenter le vivier de professeurs de chaire supérieure.

A moins que Pécresse ou son remplaçant réussisse à phagocyter les prépas.

En attendant, les postes offerts globalement aux agreg internes sont en net augmentation.

Bis repetita et pour info, les statistiques des agrégations internes et externes depuis 2003 :

2003 ext : 2100 int :900 (30% interne, 70% externe)
2004 1750 900 (34% interne, 66 % ext)
2005 1940 950 (32,9% interne)
2006 1440 760 (34,5% interne)
2007 1443 760 (idem)
2008 1245 760 (37,9% interne)

Ecrit par : dugong | 07 mars 2008

Merci Carole.

Les commentaires de certains d'entre vous m'ont fait penser à cette jolie phrase de Marcel Achard :

"On doit toujours dire beaucoup de bien de soi : cela se répète, cela se propage, et on finit par ne plus savoir d'où cela vient".

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 07 mars 2008

sont en nette augmentation (en pourcentage !)

Ecrit par : dugong | 07 mars 2008

Suite à la "Derle" :

"Les bons élèves ne deviennent pas forcément meilleurs grâce aux devoirs à domicile. Et ce n'est pas en répétant le soir ce qu'ils n'ont pas compris dans l'après-midi que les mauvais élèves feront des progrès".

Ce sont les résultats d’une étude de l’université de Dresde. Les chercheurs, auteurs de cette étude, estiment donc qu’il est presque "scandaleux" que les enseignants continuent à en donner … Dresde, nouvel eden des élèves croulant sous les devoirs ?"

(Lu sur Nousvousils)

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 07 mars 2008

Il y a nombre de professeurs compétents dans leur discipline qui ne demandent qu'à partager leur savoir, et qui en sont empêchés par l'atmosphère qui règne dans les établissements.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 07 mars 2008

Partager ou transmettre le savoir? Une concession aux pédagogistes? (Je rigole)

Ecrit par : marigot | 07 mars 2008

dugong,

moi, je crains le pire. Vous savez comme moi que les sbires du moloch ont le projet "d'intégrer les prépas à l'université", c.a.d de faire disparaître les prépas (ce qui m'ennuierait beaucoup !). Ils arguent du fait qu'à l'heure de l'Europe, cette exception bien française n'a que trop duré, que les grandes écoles ne sont pas reconnues en dehors du territoire français (ce qui est faux, je le sais d'expérience), et patati patata...

Puissiez-vous me détromper !

Ecrit par : françois duhem | 07 mars 2008

""S'il faut être explicite, Christophe, c'est évidemment pour son discours argumenté sur l'éducation que je soutiens Jean."

Ecrit par : françois duhem | 07 mars 2008

En voici d'ailleurs, pour les nouveaux, la substantificque mouelle :

"Y'a plus d'école en France,
C'est la faute aux séquences.

Y'a qu'des élev' foireux,
C'est la faute à Meirieu.""

Ecrit par : Cyrano | 07 mars 2008

Cyrano, vous êtes toujours aussi excellent!

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2008

Christophe, vous êtes toujours aussi fuyant !

Ecrit par : françois duhem | 07 mars 2008

C'est bien Christophe: vous corrigez le tir :-).

Vous commencez par écrire ça:

"Je considère simplement que c'est très loin d'être une preuve de quoi que ce soit."

Qui est complètement faux.

Puis, sans le signaler (vous avez parlé de mauvaise foi, vous jouez au pompier pyromane :-)?), vous modifiez votre affirmation pour dire ceci:
"...ça ne donne pas obligatoirement de bons professeurs! "

Qui est trivial, mais a le mérite de ne pas être faux.

Ecrit par : françois duhem | 07 mars 2008

"C'est très loin d'être une preuve" ne veut pas exactement dire: "ça ne prouve rien", mais bon, si penser le contraire peut vous faire plaisir, je n'y vois absolument aucun inconvénient.

Mais je ne vois pas en quoi c'est "trivial", ceci-dit.

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2008

Christophe, vous êtes toujours aussi fuyant !

Ecrit par : françois duhem | 07 mars 2008

???

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2008

"Christophe, vous êtes toujours aussi fuyant !"

CS est parfois à l'état gazeux. Exercez les bonnes pressions et il se liquéfiera peut-être.

Ecrit par : dugong | 07 mars 2008

J'aime beaucoup "Descendre de sa bicyclette pour se regarder pédaler".


Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 07 mars 2008
Je passe mon temps à descendre de la bicyclette pour me regarder pédaler et trouver que je peux mieux faire! Moi, ça me botte pour un être fini ou en finition. Mais il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs. Avant de descendre pour se regarder pédaler, faut d'abord avoir appris et utilisé le b-a-ba du pédalage et l'avoir mis en pratique.
Faut pas confondre un gosse de six ans avec un gars de vingt ou trente ans!

Ecrit par : dobolino | 07 mars 2008

""Christophe, vous êtes toujours aussi fuyant !"

CS est parfois à l'état gazeux. Exercez les bonnes pressions et il se liquéfiera peut-être."

Ecrit par : dugong | 07 mars 2008

Décidément, il en est des qui sont de plus en plus énigmatiques!!! ;-) De quoi parlez-vous?

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2008

Dugong,

pensez-vous qu'il est liquéfiable à des températures usuelles ? M'étonnerait: trop fugace, l'échantillon !

Ecrit par : françois duhem | 07 mars 2008

Allons ! Cher Christophe Sibille, ne faites pas le hongre * pour avoir du son !

* : A toutes fins utiles, je n'ai rien contre les émigrés d'Europe Centrale.

Ecrit par : dugong | 07 mars 2008

En tous cas, les agrégés se serrent les coudes, ici! Attention aux tendinites! ;-)
Mais, mesdames et messieurs, dans ce cas précis, pourquoi tant de susceptibilité, si vous avez une conscience tellement sincère d'être de loin les meilleurs???

Mais oui, vous êtes les meilleurs! ;-)))

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2008

"Allons ! Cher Christophe Sibille, ne faites pas le hongre * pour avoir du son !"

Ecrit par : dugong | 07 mars 2008

Ah, pour le cou, voilà qui ne manque pas de selle!

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2008

"* : A toutes fins utiles, je n'ai rien contre les émigrés d'Europe Centrale."

Ecrit par : dugong | 07 mars 2008

Vous, vous savez vous mettre à l'abri d'un contrôle fiscal!

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2008

Tout le monde est parti... Il y a du rugby, ce soir, ou une pendaison de Philippe Meirieu prévue en place de grève? ;-)

Bon appétit à tous!

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2008

"En tous cas, les agrégés se serrent les coudes, ici! Attention aux tendinites! ;-) Mais, mesdames et messieurs, dans ce cas précis, pourquoi tant de susceptibilité, si vous avez une conscience tellement sincère d'être de loin les meilleurs???
Mais oui, vous êtes les meilleurs! ;-)))
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2008"

Au premier degré comme au vingtième, c'est complètement con. Gare aux tendinites du cerveau, Christophe, c'est fatal aussi.

Ecrit par : Jeremy | 07 mars 2008

J'avais annoncé tout à l'heure que Pochard s'épanchait dans le Monde : il craint l'enterrement de son rapport, son beau rapport.

Ca n'a pas l'air de passionner les foules (?)

Ecrit par : dugong | 07 mars 2008

Impossible de vous lire tous! Je m'absente une journée pour acuse d'épuisement lié à la manie que j'ai de me regarder pédaler et de campagne électorale brûlante et y'en a des kilomètres.

Ecrit par : dobolino | 07 mars 2008

"Mais oui, vous êtes les meilleurs! ;-))"

N'exagérons rien, mais nous sommes effectivement excellents.

Ecrit par : françois duhem | 07 mars 2008

acuse= cause

Ecrit par : dobolino | 07 mars 2008

dugong, j'ai une amie qui m'a dit que vous n'aviez pas répondu à son mail ! C'est quoi ces manières ?
Votre adresse c'est bien [email protected] ?

Ecrit par : Jeremy | 07 mars 2008

salut Jean Paul

une petie infos en passant sur Bonet d'âne, je vois que les debats sont toujours vifs :) bref aprrès "travailler avec des cons", sortie de "vivre avec des cons" chez Privé
mon nouveau site pour ce bouquin est ici
http://www.vivreavecdescons.com

TD

Ecrit par : Tonvoisin Depalier | 07 mars 2008

Mais si dugong, cette info m'a intéressé:
"De profundis clamavi ad te, Domine"

Mais ses craintes sont-elles fondées (je l'espère) ?

Pouvez-vous nous en dire plus ?

Ecrit par : françois duhem | 07 mars 2008

Héla non : je ne suis pas branché sur la cour du Moloch.

Ecrit par : dugong | 07 mars 2008

"dugong, j'ai une amie qui m'a dit que vous n'aviez pas répondu à son mail ! C'est quoi ces manières ?
Votre adresse c'est bien [email protected] ?"

Absolument.

Je n'ai rien reçu à c't heure.

Ecrit par : dugong | 07 mars 2008

Il y en a comme ça sur 92 pages

Ecrit par : Pedro Cordoba | 07 mars 2008

Les extraits sont édifiants! J'en tirerais profit pour mes gosses qui, semble-t-il, commencent d'eux-même à tirer profit de cette logorrhée, ce qui prouve que leur bêtise a ses limites. Les lardons s'adaptent plus vite que les vieux.

Ecrit par : dobolino | 07 mars 2008

Peut être y a-t-il eu du tirage * entre Duwoye et Pochard ?

* en tout bien tout honneur

Ecrit par : dugong | 07 mars 2008

La phrase de Pochard qui intrigue : "Car il y a des points sur lesquels on peut avoir le sentiment que les deux (ministère et syndicats) ne souhaitent pas que la réalité des choses soit dite explicitement et écrite. Car ils peuvent redouter d'être mis dans une situation qui les obligent à changer et à sortir du bois."

C'est vraiment Dallas au Moloch : flèchettes empoisonnées balancées en douce des couloirs dans les bureaux, parapluie bulgare de protection individuelle, 12.7 en batterie aux intersections, fiel à tous les étages.

Et Pochard en monsieur Propre qui déplore.

Et dire que les enseignants de ZEP se plaignent de la violence ! On finit par retrouver le fil du sujet...

Ecrit par : dugong | 07 mars 2008

dugong, apparemment le mail vous a été envoyé une deuxieme fois.

Vous n'avez pas une autre adresse mail que chez free ? Ca ne marche jamais, chez free...

Ecrit par : Jeremy | 07 mars 2008

Dugong, apparemment, le message vous a été envoyé une seconde fois.

Vous n'avez pas une autre adresse mail que chez free ? Ca ne marche jamais chez free.

Ecrit par : Jeremy | 07 mars 2008

Tiens, ici aussi les messages vous parviennent deux fois !

Ecrit par : Jeremy | 07 mars 2008

Je viens de faire un essai. ca marche. 2 gg à la fin à dugongg.

Ecrit par : dugong | 07 mars 2008

Rapport Pochard :
Ministère et syndicats.
La co-gestion.
Mais Allègre l'avait dénoncé cette union obscure et dangereuse.

Ecrit par : Carole | 07 mars 2008

"l'avait dénoncée"

Ecrit par : Carole | 07 mars 2008

A.M. Valette a écrit, citant Vecchi : " Pour tout cela, il est important de mettre en place des moments de "métacognition" (descendre de bicyclette pour se regarder pédaler !) c’est-à-dire permettre à chaque élève de se pencher sur lui-même, sur ce qu’il a véritablement appris, sur la manière dont il a appris, et sur les situations dans lesquelles il pourrait réutiliser ces savoirs."

Et c'est ainsi que des maîtresses de Petite Section de maternelle ne proposent rien de moins que cela (je rappelle que la Petite Section reçoit des enfants qui ont à cette période de l’année de 2 ans 3 mois à 4 ans 1 mois) :

« Voici une façon de procéder que j'ai exploitée avec des PS.
1/ Exposer la reproduction d'une oeuvre (ce serait mieux d'avoir un original) qui soit remarquable par la ou les techniques employées, ou bien le sujet traité, ou bien les couleurs...
2/ Séance de langage autour de l'oeuvre : comment le peintre s'y est-il pris pour réaliser ce tableau... Questionnement sur le pourquoi, le comment, le avec quoi, quels gestes, quelle matière, quels outils...
3/ Une fois qu'on a émis des hypothèse, chacun expérimente puis on observe les résultats et on compare.
4/ On retient les propositions qui nous satisfont pour produire de nouvelles oeuvres personnelles qui ne sont pas obligées d'être des "à la manière de". »

Rien que ça !

Ecrit par : catmano | 07 mars 2008

"Il arrive sans doute que des élèves brillants ne trouvent pas dans les cours de certains professeurs la nourriture intellectuelle qu'ils seraient en droit d'attendre, mais c'est loin d'être le cas le plus fréquent. Il y a nombre de professeurs compétents dans leur discipline qui ne demandent qu'à partager leur savoir, et qui en sont empêchés par l'atmosphère qui règne dans les établissements."
je fais partie des 80% de ma classe qui ont la même opinion que moi sur la moitié des professeurs : une catastrophe. Alors suis-je dans un mauvais établissement? Non, malheureusement non, c'est censé être l'un des meilleurs...
Donc non nous sommes une majorité à nous ennuyer plus de 10h par semaines à cause d'imbéciles.

Ecrit par : christophe alias 2beornot2be | 07 mars 2008

Christophe, vous vous y connaissez en informatique ? Vous avez les moyens d'investir de l'argent dans un site ?

Il y avait bien mieux à faire que note2be, qui était fait de bric et de broc par deux amateurs qui ne connaissaient meme pas le droit français !

Ecrit par : Jeremy | 07 mars 2008

2/ Séance de langage autour de l'oeuvre : comment le peintre s'y est-il pris pour réaliser ce tableau... Questionnement sur le pourquoi, le comment, le avec quoi, quels gestes, quelle matière, quels outils...

Rien que ça !

Ecrit par : catmano | 07 mars 2008


En plus les gestes... En dehors de Pollock ou Klein...

Ecrit par : Sergio | 08 mars 2008

Pour compléter le texte que j'ai posté hier :

Quelques indices cliniques pour comprendre comment le pédagogisme peut déborder un esprit immunitairement déprimé (notamment par le manque de lecture alternative) : l'exemple de Gérard de Vecchi

- dans son site perso, il insiste sur son passé de "mauvais élève" avec trauma initial ("Votre fils n’est pas assez intelligent pour poursuivre des études "). Comme chez Giordan *, ce sentiment semble avoir diffusé sans rencontrer d'obstacles **. A l'âge adulte, une des pathologies consécutives se traduit par le syndrome guerrier du missionnaire en croisade ("une envie de voir les élèves ne plus vivre ce que j’avais vécu", "entrer dans l'arène", "révolte").

- dans sa prose (voir, par exemple, le dernier avatar de sa croisade dans le jus pédagol), il est fait un usage immodéré du point d'exclamation signe de l'exaltation qui a submergé le jugement ***.

- une légère tendance paranoïaque relevée par l'usage de mots ou d'expressions comme "position marginale" et "solitaire".

Voilà notre Jedi convaincu d'être du côté lumineux de la force. Mais n'est ce pas avant tout un esprit exalté solidement enkysté dans sa citadelle IUFM avec un statut qui l'assure, à vie, de guerroyer sans risque et en toute impunité devant un public largement captif **** tout le reste de sa vie professionnelle ?

Qu'en pense Christophe Sibille, si habile à faire le hongre pour avoir du son quand il ne veut ni voir, ni entendre ?


* dont il se réclame abondamment.

** l'obstacle (épistémologique) est un des nanans favoris des pédagogistes.

*** On retrouve cette tendance chez l'auteur de l'inénarrable manuel sur l'expérience d'Eratosthène à destination des maîtres du primaire (site de lamap) : à toutes les pages, parfois 3 points d'exclamation consécutifs.

**** sur son site, sauf erreur ou omission, pas un mot à propos des futurs professeurs dont il a la "charge".

Ecrit par : dugong | 08 mars 2008

2/ Séance de langage autour de l'oeuvre : comment le peintre s'y est-il pris pour réaliser ce tableau... Questionnement sur le pourquoi, le comment, le avec quoi, quels gestes, quelle matière, quels outils...

Rien que ça !

Ecrit par : catmano | 07 mars 2008


En plus les gestes... En dehors de Pollock ou Klein...

Ecrit par : Sergio | 08 mars 2008

Eh oui ! Du coup, ils ne font que du Pollock et du Klein... Et on ne peut pas dire que ça les amuse.

Ecrit par : catmano | 08 mars 2008

Julio, élève à Rennes, est en danger d’expulsion !

Mardi matin, Julio, élève angolais, participe avec sa classe à une sortie scolaire. Au retour de cette sortie, en compagnie de trois de ses camarades étrangers, il croise des policiers de la Police aux Frontières (PAF). Dans le cadre d'une grande journée de contrôles tous azimuts ordonnés par le Procureur à Rennes, ces policiers contrôlent deux des quatre élèves mais pas Julio. Celui-ci intervient alors pour rassurer les policiers sur l'identité de ses camarades et il subit lui-même un contrôle d'identité. Malgré ses papiers de mineur en règle, il est alors embarqué par les policiers et placé en garde à vue car ceux-ci pensent qu'il ment sur son âge.
C'est une première raison de la mobilisation de la communauté éducative du lycée Victor et Hélène Basch.

Il semble que la couleur noire des élèves ait été le principal critère de choix lors des contrôles d'identité. Trois autres élèves étrangers du lycée ont été contrôlés dans la même journée. Au total, sept élèves contrôlés donc.
C'est une deuxième raison de la mobilisation de la communauté éducative du lycée Victor et Hélène Basch.

Julio est emmené chez le médecin pour subir des examens médicaux et il est emmené menotté.
C'est une troisième raison de la mobilisation de la communauté éducative du lycée Victor et Hélène Basch.

Julio subit ainsi trois examens médicaux visant à évaluer son âge : examen de la pilosité, examen des organes génitaux, examen des os.
C'est une quatrième raison de la mobilisation de la communauté éducative du lycée Victor et Hélène Basch.

Toujours menotté, Julio est ensuite emmené à son domicile qui est fouillé avec une certaine violence si l'on en croit notre élève.
C'est une cinquième raison de la mobilisation de la communauté éducative du lycée Victor et Hélène Basch.

Le lendemain, mercredi 5 mars…

Les trois examens médicaux, dont la marge d'erreur serait de plus ou moins deux ans par rapport à l'âge réel, concluent que Julio a plus de 18 ans.
Déclaré majeur, Julio fait maintenant l'objet d'un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière signé par le préfet d'Ille-et-Vilaine mercredi matin. Autrement dit, le préfet souhaite expulser Julio de France pour le renvoyer de force vers l'Angola. Autrement dit, parce que des examens médicaux douteux disent qu'il n'est pas mineur, Julio ne sera plus notre élève et ne sera plus le camarade de classe de nos élèves. C'est une sixième raison de révolte de la communauté éducative du lycée Victor et Hélène Basch.

Mercredi, à 11 heures 20, Julio est placé en rétention dans le centre de Saint Jacques de la Lande. Nous allons le visiter. Alors que chaque retenu a le droit de recevoir une visite pendant une demi-heure, le temps de visite qui nous est accordé est arbitrairement diminué par les gendarmes sous prétexte qu'il y a beaucoup de monde à attendre pour les visites.
C'est une septième raison de la mobilisation de la communauté éducative du lycée Victor et Hélène Basch.

Jeudi 6 mars

A 14 h 30, Julio est présenté devant le Juge des Libertés et de la Détention qui doit juger la validité de la procédure d'interpellation et de la régularité de la mise en rétention tout en devant répondre à une demande préfectorale de prolongation de la rétention pendant 15 jours pour Julio. Une soixantaine de membres de la communauté éducative de Basch décident d'aller soutenir Julio à l'audience. Plusieurs centaines d'élèves prennent aussi la décision d'aller soutenir Julio à l'audience.

Longue plaidoirie de l'avocat : sur l'irrégularité de la procédure, sur l'intégration de Julio, sur le caractère douteux des examens médicaux... Chaque argument est contredit avec rigueur par le représentant de la préfecture. Le juge se retire pour délibérer. Longue attente.

A 16 heures 30, nous apprenons que le juge considère les examens médicaux attestant de la majorité de Julio comme suffisants. Le juge considère donc que Julio est bien majeur, qu'il est en situation irrégulière (sans-papiers) et qu'il peut donc être maintenu en rétention pendant 15 jours supplémentaires, le temps que la préfecture d'Ille-et-Vilaine organise son expulsion.
C'est une huitième raison de la mobilisation de la communauté éducative du lycée Victor et Hélène Basch.

Mais rien n'est terminé : la mobilisation continue en soutien à notre élève!

1) L'avocat a fait de la décision du Juge des Libertés et de la Détention*. Cet appel (audience publique) sera jugé lundi: selon le résultat, Julio sera maintenu en rétention ou libéré.
2) L'arrêté préfectoral de reconduite à la frontière va faire l'objet d'un recours auprès du Tribunal Administratif, lundi 10 mars. Le juge administratif va juger la validité de la procédure d'expulsion de Julio. Il peut prendre trois décisions
- Annuler l'arrêté préfectoral de reconduite à la frontière : dans ce cas, Julio sera immédiatement libéré.
- Valider l'arrêté mais casser le pays de renvoi (l'Angola) de Julio : en clair, le juge dit que Julio est bien expulsable mais pas vers l'Angola. Dans ce cas, Julio sera libéré mais n'aura pas de situation régulière sur le territoire français.
- Valider l'arrêté et le pays de renvoi : dans ce cas, Julio deviendra immédiatement expulsable.
Le juge prendra sa décision le jour de l'audience au tribunal administratif.

Lundi 10 mars, jour du jugement : rassemblement à partir de 11 heures devant le Tribunal Administratif, 3 rue Contour de la Motte, en face de la Piscine Saint-Georges à Rennes.
Aura sans doute lieu, toujours lundi 10 mars, un rassemblement place du Parlement de Bretagne à l’occasion du recours fait par Julio contre la décision du Juge des Libertés et de la Détention, décision prise jeudi après-midi.

• La Communauté éducative du lycée Victor et Hélène Basch •


http://sanspapiers.blogs.liberation.fr/sans_papiers/2008/03/julio-lve-renne.html#more

Ecrit par : Hervé | 08 mars 2008

"Au premier degré comme au vingtième, c'est complètement con. Gare aux tendinites du cerveau, Christophe, c'est fatal aussi."

Ecrit par : Jeremy | 07 mars 2008

Ne soyez pas si susceptible, Jeremy! Gardez donc votre sourire! Je ne plaisantais absolument pas! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mars 2008

"Qu'en pense Christophe Sibille, si habile à faire le hongre pour avoir du son quand il ne veut ni voir, ni entendre ?"

Ecrit par : dugong | 08 mars 2008


Excusez-moi, Dugong, mais je ne sais pas du tout de quoi vous parlez. Pourquoi voulez-vous absolument me redemander mon avis concernant ce type de sites? Je croyais avoir été assez clair en disant que j'avais autre chose à faire que renifler le cul des scientistes de l'éducation! Une fois pour toutes, ce n'est pas ma tasse de thé! Et, une fois pour toutes, je peux parfaitement faire un vrai boulot de professeur de musique, à l'IUFM, et comme beaucoup de mes collègues, en ayant par ailleurs des lectures beaucoup plus intéressantes que celles-ci!
Faites donc comme moi, lisez autre chose! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mars 2008

""Mais oui, vous êtes les meilleurs! ;-))"

N'exagérons rien, mais nous sommes effectivement excellents."

Ecrit par : françois duhem | 07 mars 2008

Ca manque de smiley!!! :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mars 2008

Et, pour parer à toute remarque désobligeante sur ma prétendue vanité, quand je dis: "je peux parfaitement le faire", ça ne veut évidemment pas dire que je prétends le faire parfaitement. :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mars 2008

Cher Christophe Sibille, votre position est plutôt "maximale". Je prends acte de la schizophrénie qui parfois nous anime (je m'inclus dans le diagnostic).

Ecrit par : dugong | 08 mars 2008

C'est en archives non accessibles sur le site d'Ouest france je mets un lien vers un scan de l'article:

http://www.kwoon.info/forum/viewtopic.php?p=298010#298010

Ecrit par : Hervé | 08 mars 2008

"Et c'est ainsi que des maîtresses de Petite Section de maternelle ne proposent rien de moins que cela (je rappelle que la Petite Section reçoit des enfants qui ont à cette période de l’année de 2 ans 3 mois à 4 ans 1 mois) :

« Voici une façon de procéder que j'ai exploitée avec des PS.
1/ Exposer la reproduction d'une oeuvre (ce serait mieux d'avoir un original) qui soit remarquable par la ou les techniques employées, ou bien le sujet traité, ou bien les couleurs...
2/ Séance de langage autour de l'oeuvre : comment le peintre s'y est-il pris pour réaliser ce tableau... Questionnement sur le pourquoi, le comment, le avec quoi, quels gestes, quelle matière, quels outils...
3/ Une fois qu'on a émis des hypothèse, chacun expérimente puis on observe les résultats et on compare.
4/ On retient les propositions qui nous satisfont pour produire de nouvelles oeuvres personnelles qui ne sont pas obligées d'être des "à la manière de". »

Rien que ça !

Ecrit par : catmano | 07 mars 2008

Catmano, d'où tirez-vous ces "consignes"?

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 08 mars 2008

Ah bon, Dugong, vous êtes schizophrène? Moi, je ne suis que paranoïaque.

Tous les espoirs de guériso me sont permis. Vous...

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 08 mars 2008

Edifiant !

Manifestement, la forme n'était pas seule vicieuse...

N'y aurait-il pas quelque inconséquence (voire plus) au service juridique du rectorat ?

Ecrit par : dugong | 08 mars 2008

"Cher Christophe Sibille, votre position est plutôt "maximale". Je prends acte de la schizophrénie qui parfois nous anime (je m'inclus dans le diagnostic)."

Ecrit par : dugong | 08 mars 2008

Nous le sommes tous un peu, vous savez. ;-)
Sauf Anne-Marie, évidemment! ;-)))

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mars 2008

à A.M. Valette : je ne sais pas dans quelle mesure la paranoïa est "inférieure" à la schizophrénie.

Ecrit par : dugong | 08 mars 2008

Et je ne sais pas non plus si la (vraie) paranoïa est beaucoup plus facile à guérir que la schizophrénie!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mars 2008

Je faisais allusion aux attaques récurrentes de Christophe, qui a l'habitude d'accuser les uns et les autres de paranoïa.

Il ne m'avait pas encore dit que j'étais schizophrène, mais apparemment c'est fait. Merci. (Je pense que le côté aléatoire de ces diagnostics en liaison directe avec nos sentiments vis-à-vis de Meirieu et autres constructivistes feraient bien rigoler un psychiatre.)

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 08 mars 2008

L'interview de Pochard (par Brigitte Perucca, rédac-chef du Monde de l'Education, et l'un des plus fervents soutiens des pédagos) est sur http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/03/07/l-auteur-du-livre-vert-sur-le-metier-d-enseignant-denonce-la-collusion-syndicats-ministere_1019801_823448.html#ens_id=1012456

Le cher Pochard s'indigne que le ministre ait peut-être des arrière-pensées. Et puisse, ô scandale, s'appuyer sur des organisations syndicales plutôt que sur les billevesées d'un administratif - aussi haut placé soit-il dans la hiérarchie. Ces gens-là ne doutent de rien, mais l'interview donne une idée des jeux de pouvoir qui se jouent en coulisses, entre l'option "tout économique" de Pochard et l'option combinée pédagogico-raisonnée de Darcos. Que ce dernier ait ou non des arrière-pensées - qui n'en a pas ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 08 mars 2008

Certes JPB.

J'avais réagi là-dessus hier.

Qu'est ce qui sortira de ces querelles absolument non byzantines ?

Laissons les réglements de compte se faire en haut du Moloch (?)

Le petit personnel observera et comptera les morts ensuite (?)

Ecrit par : dugong | 08 mars 2008

L’interview de Pochard montre bien tout l’implicite, le non-dit qui sont de règle dans la propagande pédagogiste et managériale.

Un profane qui lit l’interview aura l’impression que ce bureaucrate et ses copains ont redécouvert des « choses cachées depuis la fondation du monde ». Comme avec Allègre, le profane aura l’impression qu’un chevalier blanc a débusqué le fainéant et le malévolent qu’est l’enseignant de base !

Le Pochard et la Perucca veulent nous faire croire que ces salauds de profs sont mutés selon leur bon plaisir, qu’ils sont tous bien notés et qu’ils ne foutent rien ! Ce que tout le monde serait censé cacher.

Bref, on est dans un rêve de bureaucrates qui regrettent de ne pouvoir caporaliser les professeurs et leur faire suer le burnous.

Ecrit par : LaRiba | 08 mars 2008

Et puisse, ô scandale, s'appuyer sur des organisations syndicales plutôt que sur les billevesées d'un administratif - aussi haut placé soit-il dans la hiérarchie. Ces gens-là ne doutent de rien, JPB

Ecrit par : brighelli | 08 mars 2008

Tout à fait d'accord avec cette remarque. Admirons au passage la nature réelle de l'Etat centraliste français visible dans cet éclat de miroir. La France n'est rien moins qu' une URSS qui a réussi. Qu'est-ce que peut faire un ministre de la République, voire le Chef d'Etat lui-même dans une aussi lourde machinerie chargée d'administrer la félicité? Rien, sinon de faire croire qu'il pilote le navire alors que celui-ci est en pilotage automatique depuis deux siècles, après que la Révolution eût démocratisé les privilèges.
La seule mesure qui aurait pu, dans le rapport Attali, mettre en danger ce bel ordre pontifical de l'Etat français était la suppression des départements. Condition nécessaire et sans doute non suffisante pour démocratiser véritablement la vie publique. Cette mesure décisive à peine évoquée a été très vite écartée. On devine pourquoi! La rupture annoncée en matière des règles du jeu du pouvoir d'Etat n'est que virtuelle, un jeu d'illusions, un mensonge sucré (Pindare).

Ecrit par : buntovchik | 08 mars 2008

"Je faisais allusion aux attaques récurrentes de Christophe, qui a l'habitude d'accuser les uns et les autres de paranoïa.

Il ne m'avait pas encore dit que j'étais schizophrène, mais apparemment c'est fait. Merci. (Je pense que le côté aléatoire de ces diagnostics en liaison directe avec nos sentiments vis-à-vis de Meirieu et autres constructivistes feraient bien rigoler un psychiatre.)

Anne-Marie."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 08 mars 2008

Allons, Anne-Marie, étonnez-nous! Faites preuve d'humour, pour une fois! ;-)

Il n'y a d'ailleurs que vous, que j'ai accusée il y a quelque temps de paranoïa. Personne d'autre. Et je ne vous accuse pas de schizophrénie!
Peut-être, une légère névrose obsessionnelle anti-IUFM? Mais votre psychiatre à vous vous indiquera certainement un traitement efficace.
"Vos" sentiments vis-à-vis de Meirieu, sur le fond, m'indiffèrent absolument. Mais vous rendez-vous compte que, formellement, vous êtes, disons, un tantinet ennuyeuse?

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mars 2008

"Vos" sentiments vis-à-vis de Meirieu, sur le fond, m'indiffèrent absolument. Mais vous rendez-vous compte que, formellement, vous êtes, disons, un tantinet ennuyeuse?

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mars 2008

Chère Anne-Marie, c'est que pour Christophe, la forme compte un peu plus que le fond : ne préfère-t-il pas être un lecteur-auteur de Charlie plutôt que du Plan B ?

Ecrit par : Victor | 08 mars 2008

Evitez aussi les phôtt de frappe, Carole!
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2008


toto est la preuve de l'interet de ce blog: pas de censure, c'est comme les sous-titres, personne ne vous oblige a les regarder."
Ecrit par : Cadichon | 07 mars 2008

Je ne vois pas le rapport! Un sous-titre n'est pas obligatoirement imbécile! Ni, a priori, sans intérêt!
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 mars 2008

Toujours aussi peu indulgent pour les coquilles, signe d'une vision étriquée du trieur de lentilles (bean counter) et toujours autant à côté de la plaque sur le plan cérébral, not' pôv' cricri.

Alors juste pour lui, je mets les points sur les i, les barres sur les t et (enfin)l' Umlaut sur Hölderlin, et même je me déplace pour taper sur clavier azerty...ouf, talk about dedication.

Le rappport, il est pourtant clair:les messages de toto,(et tant que j'y suis, ceux de CS) tout comme les sous-titres, quand ça gêne ou que c'est superfétatoire, ou pour toute autre raison, ...pas besoin de les lire.
Kapisch?

Ecrit par : Cadichon | 08 mars 2008

"Chère Anne-Marie, c'est que pour Christophe, la forme compte un peu plus que le fond : ne préfère-t-il pas être un lecteur-auteur de Charlie plutôt que du Plan B ?"

Au premier degré comme au vingtième, et sauf votre respect, ce que vous dites est stupide, Victor, et vous le savez parfaitement!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mars 2008

Le rappport, il est pourtant clair:les messages de toto, (et tant que j'y suis, ceux de CS, et les interminables copiés-collés d'Anne-Marie Valette, et même une bonne partie de mes messages), tout comme les sous-titres, quand ça gêne ou que c'est superfétatoire, ou pour toute autre raison, ...pas besoin de les lire.
Kapisch?

Ecrit par : Cadichon | 08 mars 2008

Comme ça, c'est plus clair, effectivement!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mars 2008

"La France n'est rien moins qu'une URSS qui a réussi"

Si l'on ne peut qu'approuver le premier membre de cette phrase, (et pas seulement pour leur nomenklatura et la similitude du Mammouth et de l'Armée rouge) le second est infiniment plus sujet à caution.
Belle réussite en effet, que celle d'un pays qui est passé du rôle de phare de l'Europe à celui de lanterne rouge, dans tant de domaines, et pas seulement l'éducation.

Ecrit par : Cadichon | 08 mars 2008

Christophe n'a jamais eu l'idée que les copiés-collés peuvent provenir d'un patient travail de documentation accumulée.

Je n'ai pas encore réussi à discerner ce qu'il apporte comme informations sur l'EN.
Désolée, nos sommes "tirés vers le bas", à force d'insultes.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 08 mars 2008

Catmano, d'où tirez-vous ces "consignes"?

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 08 mars 2008

D'un site d'instit'...

Ecrit par : catmano | 08 mars 2008

Au premier degré comme au vingtième, et sauf votre respect, ce que vous dites est stupide, Victor, et vous le savez parfaitement!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mars 2008

Voire... ; - )

Ecrit par : Victor | 08 mars 2008

Belle réussite en effet, que celle d'un pays qui est passé du rôle de phare de l'Europe à celui de lanterne rouge, dans tant de domaines, et pas seulement l'éducation.

Ecrit par : Cadichon | 08 mars 2008

Il faudrait que Cadichon ne se réfugie pas dans le slogan mais donne des preuves de cette lanterne... rouge, évidemment.

Ecrit par : Victor | 08 mars 2008

Mais si, Anne-Marie, je n'ai pas dit autre chose! Mais c'est, avant tout, un patient travail de choix de ce qui est le plus caricatural! Ne le niez pas!
Des insultes? Où ça? A part dans les messages de toto, (bouffon, neuneu), ceux qui s'adressent à Meirieu ou autres têtes de turcs de beaucoup de blogueurs céans, (cloportes), et dans le dernier message de Cadichon à mon égard, (relisez-le bien), je n'en vois pas beaucoup!
Quant aux "informations", j'ai pas mal parlé du nouveau référentiel d'évaluation ces derniers temps. Si vous n'aviez pas une lecture aussi sélective!

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mars 2008

"Au premier degré comme au vingtième, et sauf votre respect, ce que vous dites est stupide, Victor, et vous le savez parfaitement!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mars 2008

Voire... ; - )"

Ecrit par : Victor | 08 mars 2008

J'ai l'avant dernier numéro du "plan B", ("une tête qu'on aimerait bien écraser à coups de tatanes", avec un portrait de Sarko en couverture), sous les yeux.
Vous avez raison, c'est ce qu'on appelle "du fond". Mais on voit que vous, vous ne l'avez pas lu, pour le défendre avec une telle abnégation!
Moi, si.

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mars 2008

"et (enfin)l' Umlaut sur Hölderlin"

Ecrit par : Cadichon | 08 mars 2008

Vous y aviez même oublié le premier "l", à "Holderlein. Entre un certain nombre d'erreurs grossières, et autres lapsi, que vous commettez régulièrement.
Je vous suggère respectueusement d'être aussi exigeante envers vous-même qu'envers les autres. Merci.

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mars 2008

"Lanterne rouge", un pays qui reste la première destination touristique de la planète !

Nn'oubliez pas que depuis l'offensive libérale sur le Royaume-Uni, elle accueille même la diaspora de 500 000 britanniques dans une sorte de Dunkerque à rebours. On devrait d'ailleurs leur concéder le statut de réfugiés politiques...

Ecrit par : Victor | 08 mars 2008

Vous y aviez même oublié le premier "l", à "Holderlein.

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mars 2008


"HODERLEING", synthèse des derniers développements. Une affaire qui progresse, c'est pas comme la bourse...

Ecrit par : Sergio | 08 mars 2008

J'ai l'avant dernier numéro du "plan B", ("une tête qu'on aimerait bien écraser à coups de tatanes", avec un portrait de Sarko en couverture), sous les yeux.
Vous avez raison, c'est ce qu'on appelle "du fond". Mais on voit que vous, vous ne l'avez pas lu, pour le défendre avec une telle abnégation!
Moi, si.

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mars 2008

Si je me souviens bien ce titre se voulait justement une reprise parodique d'un Charlie-Hebdo ou Hara-kiri, je suis surpris que cela vous ait échappé si vous l'avez lu "à fond". Si je me trompe -pour n'en être pas un fana, pas même un abonné- je vous présenterai mes plus plates excuses.
(Enfin, nuancées du dégoût que m'inspire l'évolution de ce pauvre Charlie !).

Ecrit par : Victor | 08 mars 2008

"Lanterne rouge", un pays qui reste la première destination touristique de la planète
Ecrit par : Victor | 08 mars 2008
CQFD: le tourisme est la seule industrie dans les pays les plus pauvres de la planète, comme Haïti ou, tiens, juste à côté, Cuba, où les prostituées prépubères sont ... fonctionnaires.

Ecrit par : Cadichon | 08 mars 2008

"Si je me souviens bien ce titre se voulait justement une reprise parodique d'un Charlie-Hebdo ou Hara-kiri, je suis surpris que cela vous ait échappé si vous l'avez lu "à fond". Si je me trompe -pour n'en être pas un fana, pas même un abonné- je vous présenterai mes plus plates excuses.
(Enfin, nuancées du dégoût que m'inspire l'évolution de ce pauvre Charlie !)."

Ecrit par : Victor | 08 mars 2008

Oh, il ne m'a absolument pas échappé que ça "se voulait" une reprise parodique d'un Charlie de l'époque. Ils sont d'ailleurs tellement lourdement didactiques qu'on ne peut pas ne pas le voir à la première ligne.
Ce qui est dommage pour eux, (et pour pas mal de gauchistes), c'est qu'il ne suffit pas de "se vouloir" pour "parvenir à être". Et ce qui transparaît surtout dans l'écriture des malheureux rédacteurs de ce brulôt, c'est une jalousie maladive et viscérale vis à vis de la réussite de Charlie, qui transparaît dans la moindre de leurs lignes.

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mars 2008

Pôv'cricri, décidément, oui, quand c'était pire c'était mieux, comme disent nos voisins italiens.

Bon, je n'allais pas répondre à sa dernière ....ânerie mais, à la réflexion, je me réjouis de lui avoir fait découvrir l'existence de Friedrich Hölderlin, (je persiste et signe) et comme ma sollicitude (abnégation?) est sans limite, je lui précise que cet admirateur de Pindare est né ...
"am Neckar Strand".
Ah, la paresseuse rivière, dont le gentil clapot berça ma tendre enfance (à Rastatt).
Et sur les rives de laquelle, un peu plus loin, selon une célèbre chanson, sorte d'ancêtre de Sag warum, un amoureux se lamente d'avoir perdu son coeur:
Ich hab' mein Hertz in Heildelberg verloren,
In Heidelberg, am Neckar Strand.
Ich war verliebt bis über beide Ohren...

Ecrit par : Cadichon | 08 mars 2008

CQFD: le tourisme est la seule industrie dans les pays les plus pauvres de la planète, comme Haïti ou, tiens, juste à côté, Cuba, où les prostituées prépubères sont ... fonctionnaires.

Ecrit par : Cadichon | 08 mars 2008

La comparaison avec la France est un curieux point de vue...

Quant aux "prostituées prépubères" (de Cuba, bien sûr, la Sodome et Gomorrhe des Antilles, autrefois si pure au temps béni de Batista) je péfère les savoir fonctionnaires que soumises à la libre contractualisation libérale...

Ecrit par : Victor | 08 mars 2008

"Ils sont d'ailleurs tellement lourdement didactiques qu'on ne peut pas ne pas le voir à la première ligne."
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mars 2008

C'est une constante chez vous de dénoncer "le lourdement didactique". La légèreté du propos et le papillonnage seraient-ils systématiquement plus vertueux ?
Ceci dit sans vouloir vous blesser.

Ecrit par : Victor | 08 mars 2008

"Pôv'cricri, décidément, oui, quand c'était pire c'était mieux, comme disent nos voisins italiens."

Ecrit par : Cadichon | 08 mars 2008

Quelle argumentation! Vous baissez, (avec deux "s"), Cadichon!
Vous avez pris des cours de rhétorique avec toto, ou bien? (comme disent nos voisins hélvètes)!
Ou alors, vous aussi, vous êtes particulièrement susceptible, mais je ne crois pas!!! ;-)
Au fait, je viens de vous envoyer un e-mail, et il m'est revenu via "maeler daemon"... Est-ce normal, docteur?

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mars 2008

"HODERLEING", synthèse des derniers développements. Une affaire qui progresse, c'est pas comme la bourse...

Ecrit par : Sergio | 08 mars 2008

Par pitié, n'allez pas jusqu'à Hölderbling (bling) !

Ecrit par : Robin | 08 mars 2008

Vous ne pourriez pas ficher la paix à Christophe Sibille, afin qu'on puisse enfin parler de choses sérieuses ?
Bon après-midi à tous.

Ecrit par : catmano | 08 mars 2008

Le Figaro titre "150 enseignants ont été sanctionnés en 2007"

Libé : "Un instituteur tente de se suicider dans son école"

Le Monde : rien

hasard ?

Ecrit par : dugong | 08 mars 2008

En exclusivité, des extraits du “Petit dictionnaire de l’Éducation nationale”, coordonné par Philippe Meirieu et Marie Duru-Bellat, préface de Claude Allègre, éditions ESF-France Inter. Il semble que la commission Pochard ait disposé d’exemplaires en avant-première. Ce mémento sera disponible dans tous les établissements, y compris en version DVD, avant la fin de l’année. Outil innovant, il devrait servir de levier pour el changement.

Accompagnement : aide aux enseignants dépassés par l’évolution du savoir savant et des avancées pédagogiques.
Accueillir : permet de gérer les flux et les stocks.
Anglais : il est urgent que tous les élèves du primaire le parlent.
Autonomie : qualité de l’enseignant qui applique les ordres. Ou de l’élève qui refuse l’autorité des enseignants. Avancée décisive.
Autorité : idée dépassée. Inutile face aux « nouveaux publics ». Utile seulement aux chefs d’établissement face au personnel.
Autrement : adverbe conseillé, à utiliser après un verbe sans complément d’objet.
Baccalauréat : vestige napoléonien. Inutile, rite trop coûteux mais toujours aussi exigeant.
Budget de l’Éducation nationale : énhaurme, en augmentation exponentielle. Gaspillage des fonds publics.
Cancre : mot à éviter. N’a existé que dans les représentations de certains. A de toute façon disparu.
Chahut : a disparu. Ou bien n’est qu’anomique.
Construction du savoir : apport décisif de la psychologie du XXe siècle.
Développement durable : défi du XXIe siècle qui nous interpelle tous, l’École ne peut y échapper.
ÉCJS : non discipline fondamentale, devrait avoir un horaire à la mesure de son importance. Bond en avant décisif.
Élèves : toujours moins nombreux. Les enseignants ont beaucoup à apprendre d’eux.
Évaluation : se doit d’être toujours positive pour les jeunes.
Flux : voir accueillir. Jeunes (ou personnels selon le contexte) accueillis.
Géographie : change tout le temps. De toute façon, les moyens modernes l’ont abolie.
Groupe de pilotage : instrument de l’autonomie.
Handicaps socioculturels : qualités des jeunes d’origine maghrébine ou africaine. À respecter.
Histoire : discipline désuète. Ne s’occupe que du passé. Enseigner des flashes doit suffire.
Innovation : toujours nécessaire. Qualité du pédagogue. Il faut qu’elle soit innovante.
Inspection : inadaptée sous sa forme actuelle. Devrait être annuelle et pratiquée par une équipe multidisciplinaire.
IUFM : grâce à eux les enseignants sont maintenant des professionnels. Trop tôt pour les évaluer.
Liberté pédagogique : permet de mettre en œuvre les documents d’accompagnement.
Mathématiques : bientôt remplacées par les ordinateurs.
Meirieu (Philippe) : grand pédagogue, internationalement reconnu.
Mérite : qualité de l’enseignant qui applique les ordres, en équipe, de préférence.
Méthodes de lecture : toutes sont bonnes (sauf la syllabique).
Modernisation : toujours nécessaire. Voir innovation.
Niveau : ne cesse de monter, comme le montrent les évaluations.
Notation des enseignants : doit se faire au mérite, pas comme aujourd’hui. Voir mérite.
Notation des élèves : valorise les productions des jeunes. Lui préférer l’évaluation.
Nouveaux publics : jeunes qui ont des handicaps socioculturels. À valoriser.
Orthographe : obsession à dépasser à l'aube du IIIe millénaire, celle du français est trop complexe. Voir anglais.
Partenaire : entreprise qui permet d’économiser les fonds publics.
Pédagogue : C’est un « acteur réflexif » qui cherche des outils de compréhension et d’action dans un même mouvement. Ce que le professeur traditionnel a beaucoup de mal à accomplir.
Piaget (Jean) : seul psychologue du XXe siècle.
Professeur : a trop de vacances, trop payé pour ses prestations. Variante : grogne et traîne les pieds.
Programmes : doivent toujours être nouveaux, sous peine d’être dépassés.
Savoir : ne peut se transmettre. Se construit en autonomie.
Stock : ensemble d’élèves ou d’enseignants.
Syllabique (méthode) : dépassée depuis longtemps.
Tableau noir : dépassé. Préférer les TICE.
TICE : in-dis-pen-sa-bles dans tous les EPLE, assurent l’autonomie.
Travail en équipe : in-dis-pen-sa-ble, assure l’autonomie.
Travail en groupe : permet au jeune de construire son savoir en autonomie.
Trente-cinq heures : malheureusement pas encore appliquées pour les enseignants. Serait une réforme courageuse et innovante.
Violence : la vraie violence est celle que l’École inflige aux élèves.
Vygotsky (Lev) : seul psychologue du XXe siècle.

Ecrit par : P. Azimont | 08 mars 2008

"Aber unten im Tal, wo die Blume sich nährt von der Quelle,
strecket das Dörfschen vergnügt über die Wiese sich aus".
(F. Hölderlin, Titisee)

Et la jolie petite ville de Tübingen...

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 08 mars 2008

Ah Sag warum c'était bien :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/Sag%2Bwarum/video/x47lus_camillo-felgen-sag-warum_music

Ecrit par : Sergio | 08 mars 2008

Pierre Azimont a écrit : En exclusivité, des extraits du “Petit dictionnaire de l’Éducation nationale”...

Otez moi d'un doute : c'est une parodie du document réel ?

Ecrit par : dugong | 08 mars 2008

Ouf j'ai lu. J'ai eu peur. Bien joué.

Ecrit par : dugong | 08 mars 2008

Mais non, ce n'est pas une parodie, Dugong! C'est le vrai! Edulcoré, encore!
C'est comme le mail sur Sako, qui avait suscité la polémique, il y a peu, ici! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mars 2008

Ouille, Sarko, pardon... Joli lapsi...

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mars 2008

"IUFM : grâce à eux les enseignants sont maintenant des professionnels. Trop tôt pour les évaluer."

Ecrit par : P. Azimont | 08 mars 2008

Rien que cet item prouve une méconnaissance totale du système, mon cher. Ou alors, c'est du troisième degré...???

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mars 2008

J'avais annoncé tout à l'heure que Pochard s'épanchait dans le Monde : il craint l'enterrement de son rapport, son beau rapport.

Ca n'a pas l'air de passionner les foules (?)

Ecrit par : dugong

Vous savez, les vomissements d'un ivrogne n'ont jamais passionné qui que ce soit. Laissons-le dégobiller et bouchons-nous les narines.

Ecrit par : Moot | 08 mars 2008

"La France n'est rien moins qu'une URSS qui a réussi"

Belle réussite en effet, que celle d'un pays qui est passé du rôle de phare de l'Europe à celui de lanterne rouge.

Ecrit par : Cadichon

Eh oui, notre glorieux fanal rouge indique la direction du Grand Soir imminent (dès que le capitalisme aura enfin péri de ses contradictions internes) aux prolétaires (unis) de tous les pays.

Ecrit par : Moot | 08 mars 2008

Bravo, Pierre, vous connaissez à fond ce système.
C'est digne de votre meirieutron.

Mais hélas, celui-là, c'est du réèl.

http://www.ageem.fr/adit/pdf/lecture.pdf

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 08 mars 2008

"Mais hélas, celui-là, c'est du réel"

Apparemment, Anne-Marie n'en sait pas beaucoup plus que P. Azimont sur ce qui se passe concernant l'évaluation des enseignants dans les IUFM.
A moins que la phrase de Pierre veuille dire qu'il était trop tôt pour évaluer les IUFM, et non les professionnels que sont devenus les enseignants qui y sont formés?

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mars 2008

Les nazis en rêvaient, les gauchistes l’ont fait
C’est dans la révolution nationale que mai 68 prit ses racines. Quelques dents risquent de grincer…

Superbe texte :
http://www.libertyvox.com/article.php?id=309

Ecrit par : L & M | 08 mars 2008

Pur délire : tout n'est pas bon pour enchaîner des mots !!!!!

Ecrit par : dugong | 08 mars 2008

Pur délire : tout n'est pas bon pour enchaîner des mots !!!!!

Ecrit par : dugong | 08 mars 2008


Exact. Finalement on se demande si ce ne serait pas Robe-Grillet qui a mûri le plan Schlieffen (Enfin, son grand-père, plutôt...)

Ecrit par : Sergio | 08 mars 2008

Faurisson a fait des petits...
Vraiment, prétendre que mai 68 n'est que gauchiste est d'une puérilité imbécile... Ou une escroquerie intellectuelle redoutable.
Il est surtout... Anar, en fait! Regardez la plupart des slogans qui nous en sont restés! Et les lois qui en ont résulté.

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mars 2008

Ma plume a fourché... Je pensais plus à Meyssan qu'à Faurisson... ;-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 mars 2008

"Les nazis en rêvaient, les gauchistes l’ont fait
C’est dans la révolution nationale que mai 68 prit ses racines. Quelques dents risquent de grincer…

Superbe texte :"


On est vraiment tombé bien bas par ici....

Ecrit par : Hervé | 08 mars 2008

Les nazis en rêvaient, les gauchistes l’ont fait
C’est dans la révolution nationale que mai 68 prit ses racines. Quelques dents risquent de grincer…

Superbe texte :
Ecrit par : L & M | 08 mars 2008

Tiens, un égaré de Libertyvom... le blogoïsme qui fait gerber !

Ecrit par : Victor | 08 mars 2008

Bonsoir, c'est l'facteur !

"PS, je suis allée faire un tour sur le blog de Brighelli. Ben vous savez quoi ? Ils vont lire le forum EdP. Si, parfaitement.

Bon, je demande ici officiellement au grand Jean-Paul s'il range vraiment dans la case des fondamentaux le passé antérieur et la subordonnée complétive. Et puis si c'était si important, en maths, de décider de faire moins de problèmes mais plus de divisions à virgules.

Pis s'il a des tuyaux pour me dire comment je devrai faire pour faire comprendre la soustraction à retenues à mes CP l'an prochain. Je prends aussi. "

Ecrit par : c. cru | 08 mars 2008

Palpitant : qui va aider Christian Forestier à éclaicir le "mystère de la rentrée 1992" (sic) qui vint brutalement mettre un terme aux "Trente glorieuses de l'éducation nationale" (re-sic) de 1982 à 1992 ?

http://www.esen.education.fr/fr/ressources-par-type/conferences-en-ligne/regroupements-de-conferences/regards-sur-deux-decennies-de-notre-systeme-educatif-c-forestier/

Ecrit par : Victor | 08 mars 2008

Forestier fête-t-il son jubilé comme un vieux footballeur qu'on a trop taclé et qui ne tient plus la distance ?

Va-t-on lui décerner le Moloch d'Or ?

En plus, il donne des conseils pour le moyen terme. Il finira dans un talk-show sur TV-Moloch où il s'entretiendra avec Duwoye en évoquant les franches parties de rigolade quand ils étaient dans la commission Pochard.

Souvenirs, souvenirs !

Ecrit par : dugong | 08 mars 2008

Le lien n'est pas complet, il faut cliquer sur "En conclusion", dernière vidéo.

Ecrit par : Victor | 08 mars 2008

Excusez-moi, les bougres si je ne viens pas trop! Je pense BAV mais suis surcolonisée et ai peine à vous suivre lors de mes brèves incursions.
Ceci dit, j'aimerais que Bling-Bling rende obligatoire pour le brevet des collèges la maîtrise des paroles de cette chansonnette:

Barbara
Göttingen

Paroles et Musique: Barbara 1965
© Editions Métropolitaines



Bien sûr, ce n'est pas la Seine,
Ce n'est pas le bois de Vincennes,
Mais c'est bien joli tout de même,
A Göttingen, à Göttingen.

Pas de quais et pas de rengaines
Qui se lamentent et qui se traînent,
Mais l'amour y fleurit quand même,
A Göttingen, à Göttingen.

Ils savent mieux que nous, je pense,
L'histoire de nos rois de France,
Herman, Peter, Helga et Hans,
A Göttingen.

Et que personne ne s'offense,
Mais les contes de notre enfance,
"Il était une fois" commence
A Göttingen.

Bien sûr nous, nous avons la Seine
Et puis notre bois de Vincennes,
Mais Dieu que les roses sont belles
A Göttingen, à Göttingen.

Nous, nous avons nos matins blêmes
Et l'âme grise de Verlaine,
Eux c'est la mélancolie même,
A Göttingen, à Göttingen.

Quand ils ne savent rien nous dire,
Ils restent là à nous sourire
Mais nous les comprenons quand même,
Les enfants blonds de Göttingen.

Et tant pis pour ceux qui s'étonnent
Et que les autres me pardonnent,
Mais les enfants ce sont les mêmes,
A Paris ou à Göttingen.

O faites que jamais ne revienne
Le temps du sang et de la haine
Car il y a des gens que j'aime,
A Göttingen, à Göttingen.

Et lorsque sonnerait l'alarme,
S'il fallait reprendre les armes,
Mon cœur verserait une larme
Pour Göttingen, pour Göttingen.

Mais c'est bien joli tout de même,
A Göttingen, à Göttingen.

Et lorsque sonnerait l'alarme,
S'il fallait reprendre les armes,
Mon cœur verserait une larme
Pour Göttingen, pour Göttingen.

Ecrit par : dobolino | 08 mars 2008

Bon, comme je viens par là! Mon petit gars a passé son oral de français de bac blanc sur le monologue de Hamlet. Il a fait son truc puis a du interprêter œuvres picturales et sculpturales sur le sujet. Il a conclu en disant que dans l'art baroque, le monde est un théâtre. Comme seul commentaire sa correctrice lui a dit: "Oui, et sur ce théâtre, tu es l'élève et je suis le professeur!", mais avec un grand sourire.
Vous qui êtes initiés, il va se prendre une veste ou une bonne note?

Ecrit par : dobolino | 08 mars 2008

interpréter!!!!

Ecrit par : dobolino | 08 mars 2008

à A.M. Valette : je ne sais pas dans quelle mesure la paranoïa est "inférieure" à la schizophrénie.

Ecrit par : dugong | 08 mars 2008
Bonne question!
Quand un parano se heurte à un schizo, le schizophrène gagne à court terme mais sur le long terme, ça se discute; Faut voir!

Ecrit par : dobolino | 08 mars 2008

Mon seul créneau horaire est celui du désert! Je monologue, "to be or not to be", mais je vous aime bien quand même et, aujourd'hui, dernier jour de la campagne du premier tour, j'ai conseillé à la suppléante de mon époux la lecture de La Fabrique du Crétin qu'elle peut trouver, par mes bons soins, à la bibliothèque municipale. Cette jeune femme,née en 1974, qui se sait déjà sinistrée en orthographe-grammaire, s'affole que ce soit pire pour ses filles de dix et cinq ans.
Pour l'achever, je lui ai montré la lettre qu'a reçu ma fille de sa jeune correspondante sénégalaise de dix ans, élève de CM2, qui s'inquiète de son niveau médiocre en expression écrite pour le concours d'entrée en sixième.
Elle propose une photocopie de cette lettre présentée à tous les PE de CM1/CM2 pour leur faire réaliser ce qu'un élève de CM2 qui a reçu un enseignement solide est capable de produire en expression écrite libre.
Faut reconnaître que c'est édifaint!
Un extrait:
"Bref, actuellement il fait un peu chaud à Thiès avec beaucoup de poussière. Certains disent que c'est l'avancée du désert. Le climat social est un peu lourd avec la grève des enseignants du secteur public. Moi j'ai la chance d'être dans un Etablissement privé. J'en suis donc fort heureuse il n'y a pas de grève. Ainsi on est tranquille mais j'ai de la peine pour mes camarades du public.
Ainsi va la vie."
Et je n'ai apporté aucune correction à ce texte spontané d'une petite fille qui fêtera ses onze ans en août.

La meilleure: "Nous avons fait deux examens blancs j'ai réussi mais il reste beaucoup à faire surtout en expression écrite et je fais de mon mieux vraiment pour être à la hauteur."
Et il faut que cette petite s'améliore en expression écrite!!!!

Ecrit par : dobolino | 08 mars 2008

Pour Dobolino :

http://fr.youtube.com/watch?v=MqWnsEwOsgU

Anne-Marie

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 08 mars 2008

Soir de gala,
Sag warum et Göttingen.

Pour avoir ce Umlaut...
j'ai fait copie/colle, et zut la, j'ai pas de quoi!

Ecrit par : Cadichon | 08 mars 2008

Dobolino, je vais vous parler de "mon grand dépendeur d'andouilles", vous qui "traitez" souvent votre fils.

(Il ne passe pas inaperçu : 1m,96)
J'ai eu l'occasion de rencontrer son professeur de français de seconde en lycée professionnel, bien des années après.. Il ne lui avait pas laissé un mauvais souvenir : très gentil et pas chahuteur, mais très nul en français.
(Un pseudo-dyslexique rééduqué pendant 4 ans).

Elle lui avait dit : "Lisez-vous les livres que je vous donne à lire?" Réponse : "Non, mais maman les lit". C'était resté proverbial dans le lycée.
Il avait à lire "Les dieux ont soif", d'Anatole France.
Je le lui lisais donc...en m'interrompant pour pleurer, tant ce livre m'a apporté de révélations sur la terreur : moi qui avais toujours cru que seuls les grands de ce monde étaient passés à la guillotine.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 08 mars 2008

moi qui avais toujours cru que seuls les grands de ce monde étaient passés à la guillotine.

Ecrit par : Anne-Marie Valette

Ah ben oui, on raccourcissait aussi les petits.

Ecrit par : Moot | 08 mars 2008

Ben mon dépendeur d'andouilles, jusqu'à cette année, il n'a jamais lu ce qu'il fallait au moment où il aurait fallu. Mais pour lire, il a lu... jusqu'à se faire rappeler qu'il était élève!
J'espère qu'il ne sera jamais à dire: "La chair est triste, hélas et j'ai lu tous les livres"

Ecrit par : dobolino | 08 mars 2008

Ma pauvre Anne-Marie, mon fils lit des trucs qui me resteront abscons jusqu'à la mort et il serait bien en peine de lire même une vulgarisation à l'usage du commun de ce que je lis tellement la science et la nature lui sont étrangères.
Cette dichotomie m'est intolérable!

Ecrit par : dobolino | 08 mars 2008

1968: "resucée de l’agit-prop socioculturelle des organisations de jeunesse de la collaboration. Que les soixante-huitards aient porté au pouvoir, treize ans après l’échec provisoire de leur révolution nationale un ancien pétainiste convaincu et ce, pour réaliser le programme que la Libération a interrompu, à savoir «changer la vie», est dans l’ordre des choses : ils sont devenus ce qu’ils étaient vraiment".

Aux premiers mots de ce texte de Voltaire fils (Libertyvox, et non nux vomica), sa conclusion (ci-dessus) etait une evidence. Il evoque un exemple, entre mille, celui de Mitterrand, qui passa allegrement et sans le moindre etat d'ame, du petainisme actif a un socialisme, tout aussi sur mesure que ses costards, puis au soixantehuitard-isme tout autant de circonstance.
Il est meme alle jusqu'a se bricoler un attentat bidon, pour conserver un fonds de commerce qui battait de l'aile.

Quelle admirable force de conviction, mais peut-on dans son cas parler, avec Max Weber, d'ethique du meme nom?

Ah que...non

Mais voila que je fais du Johnny

Ecrit par : Cadichon | 08 mars 2008

"La France n'est rien moins qu' une URSS qui a réussi"

Dans le monde de l'éducation c'est certain. Sauf que les élèves y atteignent un degré de culture moindre.

P. Azimont, votre dictionnaire est TRES réussi !

Ecrit par : Jeremy | 08 mars 2008

Pour avoir ce Umlaut...
j'ai fait copie/colle, et zut la, j'ai pas de quoi!

Ecrit par : Cadichon | 08 mars 2008


Don't worry. De toutes manières, l'Umlaut, on ne peut pas la trouver sur les claviers QWERTY et a fortiori français (il ne peut y avoir que le tréma). Donc il faut aller chercher un clavier en Allemagne. Nach Berling !!!

Ecrit par : Sergio | 09 mars 2008

"Il avait à lire "Les dieux ont soif", d'Anatole France."

En lycée pro ???

Mais personne n'oserait donner ça, même en lycée général !

Bien sûr c'est un tres beau livre, mais ca ne passerait jamais aupres d'eleves lambda !

Je serais bien curieux de savoir combien de Bac +3 en lettres modernes et classiques l'ont lu ! 5% ?

Ecrit par : Jeremy | 09 mars 2008

D'façon on s'en fout, grâce à la DERLE y aura bientôt meme plus besoin de lire des livres. Il suffira d'écouter les elèves s'écouter parler.

Tiens d'ailleurs, le saviez-vous ?

"Derle, n.f. : Terre à porcelaine ; argile propre à faire de la belle faïence, de la porcelaine.
Ex: "Il sera levé et perçu sur la derle ou terre propre à faire porcelaine, qui sortira des villes et lieux conquis par Sa Majesté.... la somme de 40 livres pour last de 12 tonnes ordinaires." [Arrêt du conseil d'État, 6 juillet 1688]"

Etonnant, non ?

Ecrit par : Jeremy | 09 mars 2008

On pourra ainsi dire :

De la glèbe derleuse surgira le nouvel Adam *.

A moins que la derle ne constitue le substrat dans lequel on enfouira les dernières illusions d'un enseignement de qualité.

De quoi occuper les possibles archéologues dans quelques milliers d'années.

* : on trouvera bien un épais exalté du calibre de de Vecchi pour jacasser ainsi.

Ecrit par : dugong | 09 mars 2008

Je viens d'écrire : "on trouvera bien un épais exalté du calibre de de Vecchi pour jacasser ainsi."

A la réflexion, je crois bien que de Vecchi doit plus lire Meirieu et Changeux que André Chouraqui...

Ecrit par : dugong | 09 mars 2008

Peut être la derle est-elle conçue par ses auteurs comme un piège à mammouth ?

Nouveau mot d'ordre pédagol : Tout le monde à l'atelier de poterie et d'expression sur porcelaine !

C'est dire la fragilité des "auto-constructions du savoir"...

Ecrit par : dugong | 09 mars 2008

Dobolino, un élève qui maîtrise l'idée que le monde est un theâtre ne peut être tout à fait mauvais. Encore un effort, il glissera du theatrum mundi à la société du spectacle, et après, il se fera moine épicurien.
JPB

Ecrit par : brighelli | 09 mars 2008

Ben dis-donc, ça chie chez les gros patrons!

Dobolino, "Göttingen" fait partie du répertoire incontournable que je propose chaque année à "mes" PE1, en vue de la préparation à l'épreuve de musique du concours... ;-)
Bonne journée à tous... Et...

Vu l'enjeu national du scrutin, ce dimanche,
Il conviendra de ne pas voter comme des manches.

Oui, je sais, les "e muets" sont en trop...;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mars 2008

Et la diphtongue...

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mars 2008

"Ben dis-donc, ça chie chez les gros patrons!"

Encore une histoire de ménage à trois entre Parisot, Dewavrin et Gautier-Sauvagnac.

Les veaux de ville en raffolent.

Personnellement, en tant que Dugong, je préfère la campagne et le veau sous la mer.

PS : j'ai une excuse : je corrige un bac blanc...

Ecrit par : dugong | 09 mars 2008

Je reviens sur le DERLE (qui est masculin puisqu’il s’agit d’un document). Nous pouvons rire ou nous indigner du jargon employé mais nous aurions tort de le prendre simplement à la rigolade. On risque fort de retrouver tout cela dans les programmes de français dans deux ou trois ans. Darcos n’a pas pu empêcher la mise en œuvre du CECRL (ou il n’a pas voulu ou il n’a pas compris ce que cela représentait). C’est pourquoi il est urgent de rédiger un rapport sur ce sujet. Je ne peux pas tout faire, les IUFM + les langues vivantes. Or il y a moyen de contourner le CECRL et cela serait un précédent pour le DERLE. Mais il faudrait pour cela l’accord de l’Inspection générale – qui est loin d’être garanti. Même si Darcos fait de bons programmes pour le collège et le lycée, rien ne dit qu’il sera encore là dans deux ou trois ans et que les programmes de français ne seront pas à nouveau changés pour les adapter au DERLE.

Pour ceux qui n’auraient pas réussi à aller jusqu’au bout, je recopie la fin où les choses sont cette fois assez compréhensibles :

« Faire de la réflexion (méta)linguistique une occasion de développement cognitif pour l’apprenant et pour cela :
1. sortir des analyses grammaticale, logique et syntaxique traditionnelles avec leurs paradigmes grammaticaux et leur étiquetage métalinguistique arbitraire, foisonnant et abstrait des faits de langue ;
2. trouver de nouveaux modèles adéquats de description de la langue qui soient utiles aussi à l’acquisition des compétences langagières ;
3. soumettre à la réflexion tous les secteurs de la langue et non seulement les aspects de la grammaire, de la morphosyntaxe ou de l’orthographe : l’étude du contexte linguistique environnant ; les changements linguistiques ; leur relation avec les événements historiques ; les mécanismes de la langue et des dialectes ; le fonctionnement du langage verbal ; les diverses formes de variabilité de la langue ; sens, signification et structuration du lexique, etc. ;
4. montrer que le critère principal pour évaluer les discours oraux ou écrits est celui de leur adéquation aux différentes situations de communication et non pas l’adhésion à des « règles » linguistiques qui seraient universellement valables et immuables… »

Bref : Pas de règles de grammaire (abstraites et arbitraires), pas de morphosyntaxe, pas d’orthographe. Trouver de nouveaux modèles descriptifs du côté de la linguistique. Pluralité des « secteurs de la langue ». Approche communicationnelle. En fait, c’est du Charmeux pur jus : chassée par la porte de la limite d’âge, elle revient par la fenêtre du DERLE.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 09 mars 2008

Voir les noms des diffuseurs (auteurs ?) de la DERLE au Conseil de l'Europe :

http://www.coe.int/t/dg4/linguistic/Contact_rev_fr.asp

Parmi ces six personnages s'est cachée E. Charmeux.

Sauriez vous la débusquer ?

envoyer vos réponses à la DG IV du Conseil de l'Europe.

Trève de plaisanteries, le chef de la bande semble être Joseph SHEILS, apparemment auteur d'un inoubliable "cours complet d'irlandais pour débutants".

Ecrit par : dugong | 09 mars 2008

Voir les "principes politiques" de la division du même nom :

http://www.coe.int/t/dg4/linguistic/Division_FR.asp

Ecrit par : dugong | 09 mars 2008

Merci à dugong pour son lien. Pour la langue de "scolarisation" (i e pour nous le français) cliquer ici :
http://www.coe.int/t/dg4/linguistic/Schoollang_FR.asp

Ecrit par : Pedro Cordoba | 09 mars 2008

Les nazis en rêvaient, les gauchistes l’ont fait
C’est dans la révolution nationale que mai 68 prit ses racines. Quelques dents risquent de grincer…

Superbe texte :
http://www.libertyvox.com/article.php?id=309

Ecrit par : L & M | 08 mars 2008

Je n'ai pas bien saisi la relation entre la Révolution nationale et mai 68.

Ceci dit, j'ai trouvé, personnellement, le texte intéressant.

Communisme et nazisme justifient la violence, mais pas au nom des mêmes principes, ce n'est donc pas seulement une question d'intention : le communisme au nom de la lutte des classes et le nazisme au nom de la conformité avec les lois de la nature.

Dans la mesure où mai 68 se réclamait de ces deux idéaux : nature et lutte des classes, on peu dire à la rigueur (c'est moi qui vais faire grincer des dents) que les deux ombres se disputaient une partie du ciel...

...Mais il y avait bien d'autres choses (mon cher Maurice Clavel parle, quant à lui, d'un soulèvement de l'esprit).

Ecrit par : Robin | 09 mars 2008

Il est effectivement remarquable que Vercors ait pris la peine de lire "Mein Kampf" au moment de sa parution et de comprendre que l'auteur pensait ce qu'il écrivait et mettrait ses écrits en pratique : haine de la culture française. Non seulement Gide, Proust, Bergson explique l'officier allemand dans "Le silence de la mer", mais aussi tout le passé (sous-entendu Descartes et Pascal Racine et Molière..., mais aussi la philosophie des Lumières et la Déclaration des Droits de l'Homme).

De la même façon, ce ne sont pas tant les Juifs tant que tels que les nazis voulaient détruire que ce dont ils sont les porteurs volontaires ou involontaires depuis la sortie d'Egypte et les Tables de la Loi : le refus de diviniser la nature.

Ecrit par : Robin | 09 mars 2008

Peut être la derle est-elle conçue par ses auteurs comme un piège à mammouth ?

Nouveau mot d'ordre pédagol : Tout le monde à l'atelier de poterie et d'expression sur porcelaine !

C'est dire la fragilité des "auto-constructions du savoir"...

Ecrit par : dugong | 09 mars 2008

A ce degré là, on se demande en effet où finit la théorie et où commence la parodie.

Ecrit par : Robin | 09 mars 2008

J’ai fini par lire ce texte de Liberty Vox, que je trouve d’une indigence absolue. Ressassement de lieux communs, de choses dites et entendues depuis les années 20-30. Plus paradoxal – et donc infiniment plus intéressant – est le livre de Milner sur les « penchants criminels de l’Europe démocratique ». Du coup, le nazisme n’est pas le papa ou le frérot du communisme mais le fiston des Lumières et l’Europe démocratique et libérale accomplit le projet nazi. Ce résumé est, bien sûr, trop résumé.
Le livre de Milner est pro-juif mais antilibéral. Liberty Vox est pro-juive (antimusulmane) et ultralibérale. C’est qu’il y a juif et juif. Pas de juifs parmi les fondateurs du nazisme. Beaucoup de juifs parmi les fondateurs du communisme. Beaucoup de juifs aussi parmi les gauchistes de 68.
Deux autres choses pour finir
- Il y a un écologisme rationnel qui ne divinise pas la nature.
- Je me demande comment Liberty Vox concilie l’ultralibéralisme, le judaïsme et le nationalisme français.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 09 mars 2008

À propos du texte
http://www.libertyvox.com/article.php?id=309

Je n’ai pas non plus bien saisi le lien entre gauchisme et nazisme. On peut dire que tout est dans tout et réciproquement, en revanche ce qui me paraît flagrant aujourd’hui c’est que l’École n’est plus une institution mais devient une « communauté éducative ». Par institution, j’entends le sens classique : un fait social qui transmet des règles, des valeurs. Il y a l’influence de l’Histoire : le poids de la transmission des générations précédentes, le poids des morts ! Ce qui ne veut pas dire qu’on ne peut (ou doit) pas s’en libérer.

La communauté, c’est autre chose et ce n’est pas étonnant que des gauchistes, des fanatiques du management, des pédagogistes et des religieux se retrouvent à la célébrer ! La communauté c’est ce qui commun à certaines personnes, à des groupes restreints. L’institution donne des règles du jeu alors que dans une communauté les intérêts et les sentiments communs jouent un rôle essentiel.

En gros, l’institution c’est l’Église et la communauté c’est la secte. Et on peut quitter une Église plus facilement qu’une secte...

Ecrit par : P. Azimont | 09 mars 2008

...Mais il y avait bien d'autres choses (mon cher Maurice Clavel parle, quant à lui, d'un soulèvement de l'esprit).

Ecrit par : Robin | 09 mars 2008

Soulèvement de l'esprit, certes, mais aussi, à la suite, une tristesse grandissante à mesure des commémorations, des appels réitérés pour en finir une bonne fois.

Jérôme Thélot écrit dans son exceptionnel et tout récent commentaire de l'Idiot (Folio): Comme le dit encore Térentiev: "il vit d'une vie trop intense et trop directe". Trop intense est la "nature" vitale en Rogojine, trop directe pour souffrir le moindre différement de sa jouissance. Rogojine comme Térentiev devant son mur et comme Mychkine dans ses crises, se désespère de son excès de vie: il souffre de ce qu'il ne peut se souffrir.
Ainsi ces trois hommes jeunes auxquels il est donné de regarder le tableau de Holbein* sont en profondeur identiques -- en profondeur: là où en eux la vie se veut elle-même, cette vie absolue qui les innocente et les accable, là où ils sont à la fois incapables de renoncer à vivre et d'empêcher la mort**.
Un emblème frappant de leur identité figure dans le récit de Lébédev sur la comtesse du Barry criant sous l'échafaud, épouvantée: "Encore un moment, Monsieur le bourreau, encore un moment!"
"L'idiotie de l'idiot, en ce point, fait sa tristesse insurmontable. Elle est son impuissance ontologique à faire que son expérience du paradis s'incarne dans le monde où la vie est violence".


* Il s'agit bien sûr du tableau "le Christ mort"
** J Thiélot ajoute cette note: "Le philosophe Paul Audi a excellemment décrit cette relation entre la vie absolue et le désespoir d'en souffrir la joie".

Ecrit par : buntovchik | 09 mars 2008

C’est qu’il y a juif et juif. Pas de juifs parmi les fondateurs du nazisme. Beaucoup de juifs parmi les fondateurs du communisme. Beaucoup de juifs aussi parmi les gauchistes de 68.

La filiation entre judaïsme et communisme est indiscutable; d'un point de vue spirituel, on peut dire que le communisme est un "messianisme dévoyé" et historiquement à cause de la condition sociale des Juifs, notamment dans la Russie tsariste.

J'aurais dû peut-être préciser que la Révélation du Sinaï (Livre de l'Exode) interdit la divinisation de la nature, mais aussi de l'Histoire. L'interdiction du meurtre ("Tu ne tueras pas") intervient après les commandements concernant l'idolâtrie, comme si c'en était une conséquence.

Ecrit par : Robin | 09 mars 2008

Vu l'enjeu national du scrutin, ce dimanche,
Il conviendra de ne pas voter comme des manches.

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mars 2008
Ouais! Moi, je vote sur un enjeu familial!!!
J'ai mon candidat dans la manche et, permettez moi cette immonde grossièretè, il emmanche pas mal...
Allez vous cacher, Dobolino!

Ecrit par : dobolino | 09 mars 2008

En matière de sexualité, une nouvelle position à essayer:
placez madame couchée sur le ventre,
pénétrez la doucement et délicatement par derrière,
saisissez ses seins des deux mains et dites
"On dirait vraiment ceux de ma collègue".

A partir de là, il FAUT tenir 8 secondes !!!

Ecrit par : Attila | 09 mars 2008

Pour un changement de registre discursif, c'est un changement de registre discursif !

Merci Dobolino.

Ecrit par : dugong | 09 mars 2008

Dans la mesure où mai 68 se réclamait de ces deux idéaux : nature et lutte des classes, on peu dire à la rigueur (c'est moi qui vais faire grincer des dents) que les deux ombres se disputaient une partie du ciel...


Ecrit par : Robin | 09 mars 2008

Mes dents ne grincent point et je souscris. Du Vert allemand au nazi, du nazi au Vert allemand, quel papier à cigarette,parfois?
Hélas, Göttigen...

Ecrit par : dobolino | 09 mars 2008

Bon, Christophe, pour vous consoler, mon candidat est DVG parce que le PS, qui l'avait nommé il y a deux ans révolus, a eu des états d'âme et en soutient deux autres et pas lui. Quel bordel, ce PS, parti en déliquescence, sans tête et sans corps, chronique d'une mort annoncée. Y'a plus d'autorité mais une myriade de groupuscules qui ne savent plus: "non so più cosa son cosa faccio"!
Pauvre chérubin...

Ecrit par : dobolino | 09 mars 2008

Si le PS n'est plus qu'un symbole de vote protestataire et n'obtient la majorité que si on n'est pas content de l'UMP, il n'a guère plus d'audience que le FN ou la LCR.

Ecrit par : dobolino | 09 mars 2008

C’est qu’il y a juif et juif. Pas de juifs parmi les fondateurs du nazisme. Beaucoup de juifs parmi les fondateurs du communisme. Beaucoup de juifs aussi parmi les gauchistes de 68.

La filiation entre judaïsme et communisme est indiscutable; d'un point de vue spirituel, on peut dire que le communisme est un "messianisme dévoyé" et historiquement à cause de la condition sociale des Juifs, notamment dans la Russie tsariste.

J'aurais dû peut-être préciser que la Révélation du Sinaï (Livre de l'Exode) interdit la divinisation de la nature, mais aussi de l'Histoire. L'interdiction du meurtre ("Tu ne tueras pas") intervient après les commandements concernant l'idolâtrie, comme si c'en était une conséquence.

Ecrit par : Robin | 09 mars 2008
Robin, vous êtes trop intelligent! Je sens que je vais retourner à ma bien-aimée leishmaniose dès que ces p... d'élections seront réglées. Je n'en puis plus!

Ecrit par : dobolino | 09 mars 2008

De la même façon, ce ne sont pas tant les Juifs tant que tels que les nazis voulaient détruire que ce dont ils sont les porteurs volontaires ou involontaires depuis la sortie d'Egypte et les Tables de la Loi : le refus de diviniser la nature.

Ecrit par : Robin | 09 mars 2008
Robin, si vous continuez, je ne ferai plus de réduc aux municipalités et associations de protection animale pour les stérilisations de chats errants!!!!

Ecrit par : dobolino | 09 mars 2008

"L'idiotie de l'idiot, en ce point, fait sa tristesse insurmontable. Elle est son impuissance ontologique à faire que son expérience du paradis s'incarne dans le monde où la vie est violence".


* Il s'agit bien sûr du tableau "le Christ mort"
** J Thiélot ajoute cette note: "Le philosophe Paul Audi a excellemment décrit cette relation entre la vie absolue et le désespoir d'en souffrir la joie".

Ecrit par : buntovchik | 09 mars 2008

Dans "réelles présences", George Steiner attribue par erreur (c'est la seule de ce merveilleux livre) ce tableau à Rubens, alors qu'il est bien, en effet, de Hans Holbein le Jeune.

Ce tableau n'exprime pas "l'excès de vie", mais le non sens absolu de la vie, le négation de toute résurrection posssible. Le tableau appartient au père de Rogojine (chez Dostoïevski, le nihilisme se transmet de pères et fils...cf. les Démons).

Muychkine souffre en effet d'une impossibilité à incerner le Bien, d'un déficit ontologique d'incarnation. Dostoïevski s'en est expliqué dans ses carnets et il avoue avoir échoué dans sa tentative de peindre un personnage absolument bon.

Cet "échec" inscrit dans le projet est évidemment riche d'enseignement.

Ecrit par : Robin | 09 mars 2008

Ontologie, ontologie...

Profitez en bien car, par les temps scientistes qui courrent, prononcer ce mot sera bientôt puni par la loi.

Ecrit par : dugong | 09 mars 2008

Ecrit par : Robin | 09 mars 2008
Robin, vous êtes trop intelligent! Je sens que je vais retourner à ma bien-aimée leishmaniose dès que ces p... d'élections seront réglées. Je n'en puis plus!

Ecrit par : dobolino | 09 mars 2008

Ecrit par : Robin | 09 mars 2008
Robin, si vous continuez, je ne ferai plus de réduc aux municipalités et associations de protection animale pour les stérilisations de chats errants!!!!

Ecrit par : dobolino | 09 mars 2008


J'en ronronne de plaisir ! Vous pouvez continuer sans crainte dans la voie de la "compassion rationnelle". C'est seulement si vous envisagiez de rétablir le culte de la déesse Bastet sur vos terre que je me verrais dans l'obligation d'en référer au grand rabbin.

Ecrit par : Robin | 09 mars 2008

Le Monde titre : "l'école alsacienne nourrit le projet d'ouvrir une annexe en banlieue"

Hans et Ali auront tout ce qu'ils veulent...

Ecrit par : dugong | 09 mars 2008

Bref : Pas de règles de grammaire (abstraites et arbitraires), pas de morphosyntaxe, pas d’orthographe. Trouver de nouveaux modèles descriptifs du côté de la linguistique. Pluralité des « secteurs de la langue ». Approche communicationnelle. En fait, c’est du Charmeux pur jus : chassée par la porte de la limite d’âge, elle revient par la fenêtre du DERLE.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 09 mars 2008

La lecture de ces divagations m'ont autant ahurie et inquietee (suis chez moi, donc pas d'accent, scusi)que vous tous, mais elles suscitent la question de la liberte pedagogique .


Si elle n'existe pas, c'est un motif de rebellion, non?
Et si elle existe, est-ce loufoque d'imaginer qu'au lieu de faire la greve des cours, pour tout un tas d'autres raisons, et sur injonction syndicale, les enseignants peuvent, individuellement et spontanement, dans leur salle de classe, boycotter l'application de programmes ineptes, comme celui du bac de francais ? S'ils ne sont qu'une poignee, non, mais les opposants se sont-ils jamais reellement comptes?
Je constate qu'ils se bouffent le nez au lieu de s'unir contre l'ennemi commun, lequel est trop content de diviser pour regner.


Il me semble pourtant que les defenseurs du bon sens forment encore une majorite, meme parmi la generation IUFMisee.
Me trompe-je?

Alors quand on lit qu'il faut encore, "trouver de nouveaux modèles descriptifs du côté de la linguistique", apres toutes les catastrophes que la derive scientiste de cette discipline a produites dans les apprentissages, il y a de quoi monter au plus vite des barricades autour de son bureau.

La persistance de ces folies m'evoque celle de toutes les ideologies criminogenes, tous ces -ismes post 1917, qui ont elles aussi pu pu perdurer, et qui ont aussi conserve longtemps leur aura chez nos bons intellos, et sous le meme pretexte. Elles aussi s'arrogeaient le monopole de la superiorite morale, flattaient les bonnes consciences.

Elles ont instaure la terreur.
Est-ce aussi la terreur qui a empeche les enseignants de bouger, depuis quarante ans qu'on casse leur ecole?
Les parents, enfin les plus vernis, toujours les memes, ceux qui pouvaient, ont vote avec leurs pieds, en trouvant d'autres moyens d'instruire leurs enfants
(souvenez-vous:Hirschman et son Exit, Voice and Loyalty).


Le lien avec ce qui suit me parait evident, suis-je la seule?
Cela m'evoque l'echange de lettres (8 au total) entre Furet et Nolte qui pose la question suivante, et dont la reponse semble s'imposer,or, malgre des pages de louables efforts, Furet ne peut se resoudre a l'admettre:
Qui est plus acceptable "moralement", de Lenine qui ironise (apres Marx dans une lettre a Engels) sur les "idiots utiles", et qui leur fait subir les pires horreurs, au nom du Grand soir, ou d'Hitler, qui les commet lui aussi, mais sans cette mascarade et en application du programme qu'il a bien voulu annoncer, dans Mein Kampf?

Je ne sais plus le titre francais du petit bouquin ( O.Jacob?), sinon qu'il est plus banal qu'"Eine freundliche Feinde". Pas le temps, dois aller...voter, reponse sur amazon.fr.

Ecrit par : Cadichon | 09 mars 2008

Christophe
Pour éviter à votre alexandrin de boiter, il suffit d'écrire "il convient" à la place de "il conviendra".
Dobolino, que n'êtes-vous ma véto! moi, je paye plein pot pour les miens et pour les autres, que je fais stériliser quand je peux les choper.

Ecrit par : mouron rouge | 09 mars 2008

Réponse à Cadichon : "Fasisme et communisme", de François Furet et Ernst Nolte, Pluriel. (Hachette Littératures).

Anne-Marie.

A lire aussi : "Le malheur du siècle, fascisme, communisme, et l'unicité de la schoah", par Alain Besançon.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 09 mars 2008

Ils ont de l'humour, au Conseil de l'Europe :

"Conférence internationale « Vers un Cadre européen commun de référence pour les langues de scolarisation ? », Cracovie, Pologne, 26 – 29 avril 2006

Les documents pour cette Conférence ne sont disponibles qu’en anglais"

Pour une politique des langues, c'est bien de montrer l'exemple.

Ecrit par : Jeremy | 09 mars 2008

"Christophe
Pour éviter à votre alexandrin de boiter, il suffit d'écrire "il convient" à la place de "il conviendra". "

Ecrit par : mouron rouge | 09 mars 2008

Il boite quand même, avec le "e" muet à la fin, et j'ai vraiment lâché ces deux vers de mirliton en direct, sans réfléchir ni tenter de les travailler; "shame on me", comme ne dirait pas notre bien aimée ultra-libérale ;-).
Mais je vous remercie quand même infiniment pour le coup de main, et j'attends votre facture! ;-)

Ecrit par : Attila | 09 mars 2008

Damned, je me suis trahi... "Shame on me", de nouveau, c'est bien moi qui avait posté une blague salace ce matin, sous pseudo...
;-)))))

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mars 2008

C'est seulement si vous envisagiez de rétablir le culte de la déesse Bastet sur vos terre que je me verrais dans l'obligation d'en référer au grand rabbin.

Ecrit par : Robin | 09 mars 2008

hélas! J'ai une statuette de Bastet sur mon bureau, dans ma salle de consultation... C'est grave, Docteur?

Ecrit par : dobolino | 09 mars 2008

Si ce qui suit est accepté...Cadichon , je pense que vous êtes trop optimiste sur ce qui se passe en Europe.

Je complète par quelques lignes le Derle de Pedro.

(Suite)

"L’école est un des premiers lieux où la diversité infinie des
apprenants se rencontre: une diversité avant tout ontologique car s’inscrivant dans l’unicité de chaque être humain, dans son irréductible singularité.

Diversité des tempéraments, des humeurs, des goûts, des inclinations, …, diversité pour partie innée mais fruit aussi et déjà du conditionnement de la première socialisation en famille.

Idéalement, l’école est censée accueillir cette diversité, la respecter et la valoriser en tant que richesse et ressource. Elle œuvre aussi bien dans le sens de la prise de conscience, de la part des apprenants eux-mêmes, de leur propre individualité, de sa valeur et de ce qui la caractérise que dans celui de sa pleine et autonome prise en charge et
de son développement (cf. Bildung).

En même temps et parallèlement, l’école fait en sorte que cette reconnaissance valorisante de la singularité de chacun constitue le point de départ et la base pour la reconnaissance, l’accueil et la valorisation de l’altérité.

Individualité et altérité procèdent ainsi de pair : l’une n’allant pas sans l’autre, dans un jeu perpétuel de renvois dynamiques et de tensions à gérer, pour ne pas encourir les risques opposés de l’individualisme ou du conformisme.

L’équilibre entre affirmation de sa propre individualité et respect de l’altérité se joue, avant tout, sur le terrain des valeurs, qu’il est peut-être moins question à l’école de « transmettre » que de re- et co-définir ainsi que de re- et co-construire avec les apprenants.

Un socle de valeurs communes et partagées - sorte de commun dénominateur - qui permettraient à l’individualité de pleinement se déployer non pas en vase clos mais en relation avec (et à travers) les altérités et dans leur respect.

Ces valeurs se joueraient donc autant sur le versant «individualité » (respect de soi-même, courage de dire et de défendre de façon assertive son propre point de vue même s’il n’est pas partagé par les autres, …) que sur le versant « altérité » (accueil d’un point de vue différent ou contraire au propre, acceptation de la divergence d’opinion comme ressource, disponibilité à négocier un sens commun partagé, …).

De la sorte, l’école donne les moyens aux apprenants pour
construire leurs propres identités : des identités différentes les unes des autres, chacune plurielles, complexes, à plusieurs facettes, décloisonnées - car ouvertes aux identités des autres, car sensibles aux variations contextuelles - et donc flexibles, malléables, évolutives …

Le rôle de l’école est aussi de développer la conscience que la
construction identitaire est:
un processus en évolution continuelle qui, commencé en dehors de l’école, nourri, enrichi et conscientisé par les apports de cette dernière, se poursuivra au-là d’elle ;

un processus éthiquement délicat qu’il incombe à chaque individu d’assumer.

Tout ce que l’on vient de dire devrait rentrer dans l’ethos de l’école, c’est-à-dire s’inscrire pleinement dans la philosophie qui oriente le projet qu’elle se donne: ethos de l’école qui peut être explicitement formulé dans son « contrat » avec la société et les familles et explicitement inscrit dans son organisation même, puisque l’école est - entre autres mais surtout - une organisation, dont le fonctionnement et les normes en disent long sur le type de relation que l’école établit entre celui qui enseigne et celui qui apprend.

Plus particulièrement, il importe que le socle commun de valeurs partagées que l’école se donne comme finalités se vive de façon cohérente au quotidien et imprègne toutes les activités organisées par l’école.

Cela signifie également qu’une cohérence forte devrait
s’établir entre le socle de valeurs communes et les approches et les méthodologies adoptées, c’est-à-dire l’orientation didactique et technique de l’enseignement.

Sans oublier que cela serait largement insuffisant si cette cohérence n’était cherchée à un niveau beaucoup plus profond et subtil : celui de la posture éthique même de chaque enseignant."

Lisant ce charabia typiquement IUFMSque, bien que j'eus des renvois dynamiques, je défends de façon assertive mon propre point de vue, même s'il n'est pas partagé par les autres. De quoi nourrir le meirieutron.

Il y a de quoi nourrir la pensée de nombreux candidats au concours de l'IUFM, et leur permettre ainsi de rédiger d'excellentes synthèses.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 09 mars 2008

Dobolino, que n'êtes-vous ma véto! moi, je paye plein pot pour les miens et pour les autres, que je fais stériliser quand je peux les choper.

Ecrit par : mouron rouge | 09 mars 2008
Pour les vôtres, c'est normal. Pour les autres, voyez avec:
1)votre mairie
2) votre communauté de communes
3) la SPA
4) la Fondation Bardot.
Vous devriez avoir des bons si vous demandez et que vous justfiez d'un taf de chats errants conséquent.

Ecrit par : dobolino | 09 mars 2008

Grand concours ouvert à tous !
Sachant qu'un nombre certain d'intervenants sur ce blog usent de pseudos différents selon ce qu'ils ont à dire, quel est à dix près, le nombre de personnes réelles se cachant derrière le nombre de personnes virtuelles ?
Bien évidemment, vous comprendrez que je n'aie pas la réponse et que le gagnant sera tiré au sort par une main innocente, si toutefois nous arrivons à en trouver une.
Vu qu'il n'y a rien à gagner, ce n'est pas bien grave*.

* : Toute ressemblance entre ce concours et certains diplômes délivrés par l'Education Nationale est bien évidemment fortuite.

Ecrit par : catmano | 09 mars 2008

" De la sorte, l’école donne les moyens aux apprenants pour
construire leurs propres identités : des identités différentes les unes des autres, chacune plurielles, complexes, à plusieurs facettes, décloisonnées - car ouvertes aux identités des autres, car sensibles aux variations contextuelles - et donc flexibles, malléables, évolutives …

Le rôle de l’école est aussi de développer la conscience que la
construction identitaire est:
un processus en évolution continuelle qui, commencé en dehors de l’école, nourri, enrichi et conscientisé par les apports de cette dernière, se poursuivra au-là d’elle ;

un processus éthiquement délicat qu’il incombe à chaque individu d’assumer."

Ça doit être de là que sort le chapitre du rapport Bentolila sur les enfants d'origine étrangère dont je n'arrive pas à comprendre l'utilité.

Ecrit par : catmano | 09 mars 2008

hélas! J'ai une statuette de Bastet sur mon bureau, dans ma salle de consultation... C'est grave, Docteur?

Ecrit par : dobolino | 09 mars 2008

Vous frôlez l'hérésie, mais je veux bien fermer les yeux...A condition que vous me carressiez encore une fois...dans le sens du poil !

Ecrit par : Robin | 09 mars 2008

Nous pouvons rire ou nous indigner du jargon employé mais nous aurions tort de le prendre simplement à la rigolade.

Ecrit par : Pedro Cordoba

Voici un extrait d'une interview de Michéa en 1999 :

"Nos casiers en salle de professeurs ont commencé à déborder de circulaires - de ce côté, la production de l'Administration est incontestable. Des textes rédigés dans le jargon si particulier des "sciences" de l'éducation. L'élève devenait un "apprenant", le livre un "support visuel", l'enseignant, selon la formule de Philippe Meirieu, le tout-puissant directeur de l'lnstitut national de la pédagogie, un "pourvoyeur d'occasions", un "manager de l'aventure quotidienne de l'apprendre".

Si mon stagiaire rappelle, au début du cours, les éléments du cours précédent, je dois rédiger un rapport où je précise qu'"en phase de démarrage d'une situation séquentielle le stagiaire interconnecte le nouveau et le déjà-là".

Au début, tous les enseignants un peu sérieux ont éclaté de rire. Mais c'était nous qui étions des naïfs.

Derrière la "novlangue" grotesque, une nomenklatura se mettait en place."

Ecrit par : Moot | 09 mars 2008

N'êtes-vous point au jus (en plus, c'est proche de chez moi)?

Un instituteur tente de se suicider dans son école
Il s'est tailladé superficiellement les veines vendredi matin et a absorbé un verre de déboucheur liquide dans une pièce derrière la cantine de l'établissement.
Liberation.fr
LIBERATION.FR : samedi 8 mars 2008

Un instituteur de 25 ans a tenté de se suicider vendredi à l'école de Brousses-et-Villaret (Aude), où il a été découvert par un de ses élèves avant les cours, a-t-on appris samedi auprès de la gendarmerie. Il a été transporté à l'hôpital de Carcassonne, situé à une vingtaine de kilomètres du village, et ses jours ne sont pas en danger, ont précisé les gendarmes.
Le jeune instituteur s'est tailladé superficiellement les veines vendredi matin et a absorbé un verre de déboucheur liquide dans une pièce derrière la cantine de l'établissement. Il devait être inspecté l'après-midi. Passionné par son métier, l'enseignant, en poste depuis deux ans au sein du regroupement pédagogique intercommunal (RPI) de Brousses, Saint-Denis et Fraisse, était apprécié par ses d'élèves de CM1-CM2 et se dévouait totalement à son travail, selon le quotidien régional La Dépêche du Midi.

L'inspecteur d'accadémie, Daniel Koch, cité par le journal, a "constaté l'excellent travail de cet enseignant et la qualité des relations établies avec ses élèves". M. Koch, qui n'excluait pas le stress lié à cette visite, a estimé que "s'il a intenté à ses jours au sein de l'école, c'est parce qu'elle est le centre de sa vie et il m'apparaît comme un immense appel à l'aide". Une cellule psychologique a été mise en place vendredi pour l'unique classe de Brousses-et-Villaret et l'enseignant a été remplacé, selon la gendarmerie. La brigade de Cuxac-Cabardès a été chargée de l'enquête.

http://www.liberation.fr/actualite/societe/314482.FR.php

Ecrit par : Pendariès | 09 mars 2008

En gros, l’institution c’est l’Église et la communauté c’est la secte. Et on peut quitter une Église plus facilement qu’une secte...

Ecrit par : P. Azimont | 09 mars 2008

Cette distinction est aussi capitale que la distinction entre "éducation nationale" (expression dûe à Anatole de Monzie, grand admirateur de Mussolini, ce grand démocrate) et "instruction publique").

J'ai oublié de vous féliciter pour votre dictionnaire de l'Education nationale qui n'a rien à envier à celui de Flaubert.

Ecrit par : Robin | 09 mars 2008

"Sachant qu'un nombre certain d'intervenants sur ce blog usent de pseudos différents selon ce qu'ils ont à dire, quel est à dix près, le nombre de personnes réelles se cachant derrière le nombre de personnes virtuelles?"

Ecrit par : catmano | 09 mars 2008

A dix près? Il n'en resterait pas lourd, alors! ;-)
Jusqu'à présent, de "démasqués", il n'y a que Jean-Paul et moi... Vous en connaissez d'autres, Catmano? Vous croyez vraiment que toto et Cadichon ne font qu'un??? ;-)))

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mars 2008

Ne cherchez pas, Pendariès; à mon avis, on a dû menacer cet instituteur d'avoir à se farcir tous les copiés-collés d'Anne-Marie Valette sur "bonnet d'âne". Il n'a trouvé que ce moyen pour y échapper...

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mars 2008

Derrière la "novlangue" grotesque, une nomenklatura se mettait en place."

Ecrit par : Moot | 09 mars 2008

Oui, car comme l'ont montré Orwell ("1984") et Victor Klemperer à travers son travail sur la "Lingua tercii imperii" (Langue du Troisième Reich), longuement évoqué jadis sur ce blog, la prise de pouvoir sur les êtres commence par un détournement du langage.

Ecrit par : Robin | 09 mars 2008

A dix près? Il n'en resterait pas lourd, alors! ;-)
Jusqu'à présent, de "démasqués", il n'y a que Jean-Paul et moi... Vous en connaissez d'autres, Catmano ?

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mars 2008

Il se peut... Il se peut...
Vous croyez vraiment que toto et Cadichon ne font qu'un??? ;-)))

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mars 2008

Vous êtes sérieux ??? Ça, ça serait un scoop !!!

Ne cherchez pas, Pendariès; à mon avis, on a dû menacer cet instituteur d'avoir à se farcir tous les copiés-collés d'Anne-Marie Valette sur "bonnet d'âne". Il n'a trouvé que ce moyen pour y échapper...

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mars 2008

Et là, c'est carrément lourd ! Je ne trouve pas ça drôle du tout !
Allez faire un tour chez EDP et lisez les messages de tous ces pauvres débutants complètement paniqués par, en vrac, les inspections (de PIUFM, de conseillers pédagogiques, de PEMF, d'IEN), les parents d'élèves, les élèves à problèmes comportementaux graves, les programmes, les évaluations, le fiches de prép', les compétences et les capacités que l'on doit absolument avoir répertoriées soigneusement avant de décider si on leur fait tailler le moindre crayon, utiliser la moindre règle ou pour parler de votre domaine chanter la moindre petite comptine.
Je ne m'étais pas intéressée de près à cette histoire de suicide, mais elle me touche suffisamment pour ne pas avoir envie de faire de l'humour dessus.

Ecrit par : catmano | 09 mars 2008

Ecoutez, Catmano, très franchement, je vous avoue que j'ai hésité.
Mais, outre le fait qu'effectivement ces copiés-collés soient à mourir d'ennui, je suis, figurez-vous, confronté d'assez près au problème des PE en situation d'avoir des visites pédagogiques dans le cadre de leur formation.
Il y a, effectivement, quelquefois des "visiteurs" qui ne se rappellent pas très bien leurs débuts, et qui mettent une pression exagérée. Cela m'agace autant que vous.
Mais, croyez-moi, l'exagération est beaucoup plus du côté du discours incessamment lourdingue d'Anne-Marie Valette que de celui des visiteurs dans leur grande majorité.

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mars 2008

Christophe,

Pourquoi avoir changé de pseudo pour faire cette "blague" salace: auriez-vous eu honte ? Il n'y avait pas de quoi.

En revanche, votre dernière en date, alors la, chapeau bas (pour le coup, vous auriez pu changer de pseudo): classe, distinction, puis, en guise d'excuses, une pitoyable auto-justification. D'habitude, je vous aime plutôt bien, mais que vous osiez plaisanter sur ce fait divers m'a vraiment foutu en boule.

Ecrit par : françois duhem | 09 mars 2008

Dans ce cas-là, la future inspection serait apparemment le déclencheur.
Mais je vous assure qu'il n'y a pas que cela.
Quand on en est à poster des messages à 1 h du matin parce qu'on cherche une situation ludique pour introduire l'imparfait le lendemain matin dans sa classe de CM2 ou à reposter plusieurs fois de suite un message pour savoir comment faire une évaluation sur la tenue des ciseaux en Petite Section ou comment trouver les compétences que l'on met en œuvre lors la décoration d'un oeuf de Pâques avec des gommettes, quand on se rend malade d'angoisse parce qu'un élève de GS refuse tout travail et se roule par terre en hurlant dès qu'on fait mine de lui résister, quand l'idée de croiser les parents d'élèves au portail devient intolérable, c'est vraiment qu'il y a un problème. Et les copiés-collés d'Anne-Marie n'y sont vraiment pour rien.

Ecrit par : catmano | 09 mars 2008

Même moi, je n'ai pas osé...

Ecrit par : Frappe_à_terre | 09 mars 2008

"une pitoyable auto-justification."

Ecrit par : françois duhem | 09 mars 2008

Ah bon? Où donc?

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mars 2008

"pour le coup, vous auriez pu changer de pseudo"

Ecrit par : françois duhem | 09 mars 2008

Mais non! Absolument pas!

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mars 2008

Au moins, sur ce coup, vous ne m'accuserez pas d'être "fuyant". D'ailleurs, entre parenthèses, vous l'êtes plus que moi:

Ecrit par: Christophe Sibille

"D'habitude, je vous aime plutôt bien"

Ecrit par : françois duhem | 09 mars 2008

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mars 2008

"une pitoyable auto-justification."

Ecrit par : françois duhem | 09 mars 2008

Ah bon? Où donc?

Ecrit par : Christophe Sibille


Ici:"je vous avoue que j'ai hésité. " et le blabla qui suit.

Ecrit par : françois duhem | 09 mars 2008

Christophe,

Joignez moi par mail (duhemf à wanadoo.fr) si vous voulez savoir pourquoi votre dernière "plaisanterie" m'a donné la nausée.

Et je ne suis pas fuyant, je ne me suis d'ailleurs jamais caché derrière un pseudo.

Ecrit par : françois duhem | 09 mars 2008

"D'habitude, je vous aime plutôt bien, mais que vous osiez plaisanter sur ce fait divers m'a vraiment foutu en boule."

Moi non plus je n'avais rien contre C. Sibille, mais sa réaction la semaine dernière m'a fait penser la même chose.

Ecrit par : Jeremy | 09 mars 2008

Allons bon! Qu'est-ce que j'ai encore dit la semaine dernière???

Je ne vois pas, François, en quoi le fait de dire que j'avais hésité est une "justification pitoyable". C'est la stricte vérité. Mais, vous voyez, finalement, je l'ai fait.
Si vous croyez qu'il n'y a pas un bon paquet de contributions, en ces lieux, qui sont beaucoup moins bénignes que celle que vous incriminez, et qui déshonorent nettement plus ce blog, voué, je crois, à être lu par "pas mal de monde en haut lieu".

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mars 2008

Christophe, vous êtes toujours aussi fuyant !

Ecrit par : françois duhem | 07 mars 2008



Il est surtout toujours aussi bruyant!!
Un vrai cancer sur ce blog, à part se mettre misérablement en scène, des commentaires pitoyables sur les propositions des autres comme si sa parole faisait autorité, il fait bien de se mettre au pseudo...

Ecrit par : pitiéééé... | 09 mars 2008

Si vous souhaitez me dire quelque chose, François, je vous laisse mon mail. Comme je l'ai fait maintes fois ici:

[email protected]

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mars 2008

"Il est surtout toujours aussi bruyant!!
Un vrai cancer sur ce blog, à part se mettre misérablement en scène, des commentaires pitoyables sur les propositions des autres comme si sa parole faisait autorité, il fait bien de se mettre au pseudo..."

Ecrit par : pitiéééé... | 09 mars 2008

Tiens, vous aviez raison, Catmano...
Des propositions? Diable, c'est plutot rare ici! Il y a nettement plus d'anathèmes!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mars 2008

La semaine dernière, c'était l'épisode de la foldingue.

Je ne vous en tiens pas rancune, mais je trouve qu'avec la blague sur la tentative de suicide du jeune, ça fait beaucoup.

Ecrit par : Jeremy | 09 mars 2008

A propos de "l'épisode de la foldingue", je dois dire que j'en ai autant contre vous que vous pouvez en avoir contre moi! Vous avez été assez ridicule sur ce coup-là. Mais je dois dire que j'avais mis cet épisode de côté. Il y a des choses plus importantes, vous savez! ;-)
Concernant ma "blague", nous sommes en plein dans les visites de PE2, en ce moment, à l'IUFM. Et j'enrage vraiment de ne pas réussir à convaincre les stagiaires, (ou certains, du moins) à oser venir dire ici ce qu'ils pensent, en toute objectivité. Et remettre à leur place certains arguments totalement ridicules et outranciers. Cela permettrait de rendre les choses plus claires. A force d'être entre eux, ici, certains n'ont plus vraiment de sens commun, en ce qui concerne ces problèmes particuliers. Ils me font penser, à l'opposé, à une assemblée de personnels IUFM en concertation pédagogique.

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mars 2008

"Un vrai cancer sur ce blog"

Ecrit par : pitiéééé... | 09 mars 2008

Vous serez certainement plus indulgent avec ce commentaire, François??? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mars 2008

Christophe a écrit:

"Vous serez certainement plus indulgent avec ce commentaire, François??? ;-)"

C'est un propos outrancier, ignorez le simplement.
Je vous envoie un mail sous peu.

Ecrit par : françois duhem | 09 mars 2008

La violence est innée en tout être humain et l'éducation Nationale doit l'intégrée dans son instruction car le service militaire obligatoire a été aboli par les socialistes laxistes et antimilitaristes.

Il faut armer les enseignants et les former dans des camps militarisés spéciaux avec maniements des armes et tirs à balles réelles sur des cibles ressemblant à des élèves en train de tirer eux-mêmes sur les profs.

Vive l'armée Française, vive l'Education Nationale Française et vive la France

Allons enfants de la patrie !

Ecrit par : para pour la FRANCE | 09 mars 2008

"C'est un propos outrancier, ignorez le simplement. "

Ecrit par : françois duhem | 09 mars 2008

Oh, ne vous inquiétez pas, j'ai le cuir tanné! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mars 2008

Oh, ne vous inquiétez pas, j'ai le cuir tanné! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mars 2008

Hélas ...

Ecrit par : Zorglub | 09 mars 2008

"Si mon stagiaire rappelle, au début du cours, les éléments du cours précédent, je dois rédiger un rapport où je précise qu'"en phase de démarrage d'une situation séquentielle le stagiaire interconnecte le nouveau et le déjà-là"."

Si c'est vrai, c'est atterrant....

Petite question quel est le "statut" de "je dois"?

Ecrit par : Hervé | 09 mars 2008

Pedro,

Vous dîtes qu'il y a un moyen d'éviter le CECRL? lequel?
Je ne vois pas trop, surtout en ce moment où en stage, on nous gave d'"entrées dans la séquence par la tâche"... Aux dernières nouvelles, Darcos n'a pas pu éviter cette horreur, comment pourra t-il y arriver pour le DERLE?
En ce qui me concerne, je me fiche totalement du CECRL mais je suis une hors-la-loi!!
Expliquez-nous. Merci
Maria

Ecrit par : maria | 09 mars 2008

Pour détendre l'atmosphère et puisqu'on parle d'enseignement des langues, prenons exemple sur nos amis américains.
L'essentiel n'est-il pas de dire quelque chose, même n'importe quoi ?
http://couvillencoul.wordpress.com/2008/02/02/

Ecrit par : lucile | 09 mars 2008

"Oh, ne vous inquiétez pas, j'ai le cuir tanné! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mars 2008

Hélas ..."

Ecrit par : Zorglub | 09 mars 2008

Mais non! Pourquoi donc?

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mars 2008

Je ne vois pas trop, surtout en ce moment où en stage, on nous gave d'"entrées dans la séquence par la tâche"...

Ecrit par : maria | 09 mars 2008

D'aucuns trouvaient que j'en faisais trop à propos des "séquences"... Il me semble au contraire que la "séquence" - symbole même d'une pédagogie qui marche sur la tête - est à abattre en priorité et que tant que ce nettoyage ne sera pas fait, la "fabrique du Crétin" continuera à tourner à plein régime.

Ecrit par : Jean | 09 mars 2008

Et j'enrage vraiment de ne pas réussir à convaincre les stagiaires, (ou certains, du moins) à oser venir dire ici ce qu'ils pensent, en toute objectivité. Et remettre à leur place certains arguments totalement ridicules et outranciers. Cela permettrait de rendre les choses plus claires.

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 mars 2008

Les choses sont parfaitement claires, Christophe! Il y a une bande de chenapans, de demi-intelligents mâtinés d'un vernis de culture, nantis de diplômes aléatoires, dépourvus de tout idéal, pédants s'il en fut, obsédés par leur seule petite gloriole personnelle, et accessoirement pas leur compte en banque, qui tient dans ses lourdes pattes de cuistre l'institution appelée du sigle grotesque d'IUFM dont tous les esprits lucides et honnêtes ont réclamé la suppression dès le jour de sa création. Ces gens-là, qui ne sont rien d'autre que des usurpateurs, ce sont eux que nous combattons. Il n'y a rien à "clarifier", et le plaidoyer en faveur de l'IUFM d'un pauvre petit futur instituteur qui tremble de tous ses membres en attendant sa titularisation et qui n'a pas la vue d'ensemble indispensable pour comprendre où sont ses vrais ennemis nous intéresse assez peu!

Ecrit par : Jean | 09 mars 2008

Jean, votre dernier post n'est-il pas quelque peu sectaire? Je n'ai pas l'expérience des IUFM, qui n'existaient pas à l'époque ou j'ai passé le concours, et j'avoue que je m'en félicite, vu ce que j'en entends dire un peu partout et mon antipathie pour toutes les formes de formatage. Mais n'est-il pas souhaitable, dans tous les cas, d'entendre les arguments de l'adversaire?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 mars 2008

"le plaidoyer en faveur de l'IUFM d'un pauvre petit futur instituteur qui tremble de tous ses membres en attendant sa titularisation et qui n'a pas la vue d'ensemble indispensable pour comprendre où sont ses vrais ennemis nous intéresse assez peu!"
écrit Jean.
Eh bien mon cher, je ne voudrais pas vous contrarier, mais ça m'intéresse fort, moi. D'abord, il faut peut-être éviter la caricature : je ne suis pas sûr que les futurs instits n'aient pas la vue d'ensemble et ne sachent pas au fond qui sont leurs vrais ennemis. Il y a suffisamment de gens qui s'engagent dans cette profession par amour du métier, par goût de la transmission, et par intérêt pour les enfants, pour qu'ils ne soient pas lucides sur la qualité de ce qu'on leur enseigne — ou qu'on ne leur enseigne pas. Et si certains ont des arguments en faveur des IUFM, j'en serais curieux — surtout s'ils viennent après deux ou trois ans d'expérience pratique, une fois dégagés des turlupinades pédagogistes. De toute manière, les réformes en cours, si Darcos parvient à les mener à leur terme, rendront lesdites turlupinades obsolètes à moyen terme, parce que les instits et les profs verront bien par eux-mêmes ce qui marche et ce qui ne marche pas — c'est déjà le cas, et combien font évoluer leurs pratiques de classe dans le dos des adjudants — pardon, des IEN…
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 mars 2008

Ce n'est pas du "sectarisme", Sylvie. C'est simplement le fait que je crois que rien ne peut justifier l'existence des IUFM "actuels", qui sont le produit d'une entreprise idéologique de déstructuration voulue de l'école. Les arguments en faveur des IUFM, on les connaît par coeur, on en a eu depuis vingt ans les oreilles rebattues, et c'est en se sens que je disais que cela m'intéresse assez peu de les réentendre. Qu'il faille un "centre pédagogique de formation des professeurs", c'est évident. Mais pas celui-là!

Bien sûr, Jean-Paul, que, "le bon sens étant la chose du monde...", les stagiaires sont souvent conscients de l'entreprise de décérébration dont ils font l'objet (l'enquête menée l'an dernier par la Société des agrégés et disponible sur son site le montre) et que leur intervention sur ce blog ne serait probablement pas à l'avantage de ces instituts. Mais je crois que Christophe Sibille attend plutôt plutôt desdits stagiaires qu'ils viennent en prendre chaleureusement la défense, afin de montrer que si tout n'est pas blanc, tout n'est pas noir, et qu'à part "quelques dysfonctionnements", les IUFM sont utiles et féconds.

Ecrit par : Jean | 10 mars 2008

Mais je crois que Christophe Sibille attend plutôt plutôt desdits stagiaires qu'ils viennent en prendre chaleureusement la défense
Ecrit par : Jean | 10 mars 2008

Après tout - vous avez raison - pourquoi pas? On attend avec curiosité!

Ecrit par : Jean | 10 mars 2008

Il n'y a pas de complot généralisé contre l'instruction en France mais il y a de sévères idéologues/exaltés enkystés sur lesquels il FAUT frapper sans relâche et avec allégresse. Ils sont nocifs et actifs. Deux exemples paradigmatiques : de Vecchi (collègue autrement plus actif que C. Sibille) et Frackowiak.

Il faut également comprendre qu'un instituteur est autrement plus "fragile" vis à vis de son institution qu'un enseignant du secondaire. Les pressions de certains adjudants-IEN et de leurs affidés sont vraiment très fortes. Les gens extérieurs au Moloch ne s'en rendent pas compte, pas plus que la possibilité royalement toujours offerte à un agrégé de pouvoir, du simple fait de sa volonté et de ses convictions, ignorer superbement les "conseils injonctifs didactico-déconnants" d'un l'IPR pédagol.

Quant à Christophe sibillle, qui ne voit ni n'entend jamais rien autour de lui dans son IUFM, il pourra toujours arrondir ses fins de mois à la retraite en écrivant un bouquin-confession au titre accrocheur du genre : "Une vie d'IUFM" dans la collection Vécu chez Didier.

Bonjour chez vous.

Ecrit par : dugong | 10 mars 2008

... "collègue autrement plus actif que C. Sibille"

...collègue de C. Sibille autrement plus actif que lui.

Ecrit par : dugong | 10 mars 2008

"Mais je crois que Christophe Sibille attend plutôt plutôt desdits stagiaires qu'ils viennent en prendre chaleureusement la défense, afin de montrer que si tout n'est pas blanc, tout n'est pas noir, et qu'à part "quelques dysfonctionnements", les IUFM sont utiles et féconds."

Ecrit par : Jean | 10 mars 2008

Encore une fois, comment voulez-vous qu'on avance avec des arguments aussi caricaturaux? Je n'ai absolument aucune envie que les stagiaires viennent ici défendre leur formation " tous crins". Simplement qu'ils viennent s'exprimer, avec, si vous craignez pour eux, l'anonymat que permet l'utilisation d'un pseudo. Mais, vous savez, j'ai aussi dit pas mal de choses assez négatives en ce lieu sur la formation dans les instituts, (je vous rappelle mes propos sur l'évaluation), et on ne m'a pas encore signalé de mise à pied, ni de retenues sur salaire!
Par ailleurs, je le répète, surtout pour vous, Jean, qui manifestez une certaine dureté d'oreille à ce sujet, je parle ici essentiellement de la formation des PE.
Dugong, pourquoi êtes-vous d'aussi mauvaise foi? Je vois et entend ce qui se passe à l'IUFM autour de moi. Et j'écoute et entends ce qui se dit concernant la formation. Mais, encore une fois, tant que des propos comme ceux de Jean pourront être lus en haut lieu, votre combat n'aura que peu de crédibilité.
Concernant votre propos sur "certains IEN et affidés", vous avez certainement raison. Et les nouvelles dispositions concernant l'évaluation de fin de stage des PE2 en formation risque de ne pas arranger les choses.
Jean-¨Paul, je suis d'accord avec votre messages. Mais les IEN ne sont pas tous des adjudants!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2008

Par ailleurs, Dugong, je n'ai aucune envie d'écrire un livre sur ce thème, rassurez-vous.
Et, en tous cas, je vois avec plaisir que Jean nous est revenu regonflé à bloc de ses vacances! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2008

Quant à Xavier Darcos, on ne sait pas encore s'il sera en position d'imposer quoi que ce soit. On verra la semaine prochaine.
Et je n'ai pas d'opinion tranchée sur le fait que ce soit une bonne nouvelle ou pas.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2008

Christophe Sibille, vous n'êtes qu'un iota d'IUFM alors que vous pourriez en être un Yoda.

Dommage !

PS : Entendons nous bien ! Je ne parle pas de vos oreilles que vous avez sûrement plus délicatement ourlées (prononcer ourléeuses comme certains de nos instituteurs, jadis, dans les dictées).

Ecrit par : dugong | 10 mars 2008

En réponse à Maria sur les langues.

On ne peut plus vraiment éviter le CECRL. Je parlais d’en contourner l’usage qui en est fait dans l’enseignement scolaire. Condition requise : l’appui de l’Inspection générale des Langues. Or nous ne l’avons pas, entre autres raisons parce que cette Inspection est dominée par les anglicistes et que l’idée d’une unification de l’enseignement de toutes les langues est bien ancrée dans les têtes et promue depuis très longtemps par la Haute Administration du MEN, qui a bien plus de pouvoir qu’un Ministre. Les anglicistes devraient se demander pourquoi l’enseignement de l’anglais a toujours été une catastrophe et celui de l’espagnol une immense réussite (jusqu’à une date récente et la fameuse « unification »). Evidemment, ils ne le feront jamais.

Ce que je voulais donc dire, c’est que le CECRL se présente lui-même comme un ‘cadre de références pour l’évaluation ». Indépendamment de la critique qui peut et doit en être faite, ce cadre ne préjuge pas des méthodes d’enseignement. Il s’applique à tout le monde quels que soient l’âge et la façon dont X ou Y ont appris une langue : sur le tas, en famille, bilingues d’origine, par des séjours à l’étranger, à l’école, au collège, au lycée, dans le supérieur, etc. Il est donc impossible de déduire de ce texte, conçu pour l’évaluation, une méthode unique d’enseignement. Comment pourrait-on appliquer les mêmes méthodes à un élève du primaire et à un cadre d’entreprise qui fait un stage accéléré avant de partir 3 mois ou 2 ans dans le pays ? Appliquer les mêmes méthodes au niveau débutant, au niveau avancé et surtout au niveau « faux-débutant » qui est le plus fréquent et celui qui pose le plus de problèmes aux professeurs ? En outre, l’étalement dans le temps des différents niveaux produit des effets pervers considérables. Je prends l’exemple du primaire qui me tracasse beaucoup. Il est prévu dans les nouveaux programmes que les élèves doivent avoir acquis à l’entrée en sixième le niveau A1. C’est ahurissant. Atteindre au bout de 4 ou 5 ans le niveau A1 (balbutier quelques mots du langage courant) alors qu’à cet âge-là, un enfant peut acquérir ce niveau en 15 jours ! Il y a là de quoi décourager définitivement les élèves en leur faisant croire qu’apprendre une langue étrangère exige une éternité d’efforts. Ne pas oublier que les enfants n’ont pas la même perception du temps que les adultes et qu’une seule année est déjà pour eux une éternité. En outre la hiérarchie des niveaux repose sur une aberration, en particulier dans le cadre scolaire. Le cadre d’entreprise dont je parlais tout à l’heure pourra accepter de passer par le niveau A1 tel qu’il est défini parce qu’il joue le jeu et que, pour lui, l’acquisition de ce niveau va se faire très vite et qu’il va tout de suite passer à autre chose (stage de formation accélérée). Mais tous les items de ce niveau A1 supposent une infantilisation de « l’apprenant ». Or s’il y a quelqu’un qui refuse d’être infantilisé, c’est bien l’enfant. On dirait que les experts en langues n’ont jamais été enfants. Ils imaginent que ces derniers s’intéressent d’abord à leur contexte immédiat et qu’il faut aller du très connu à l’inconnu (cins ou six ans ans après). C’est évidemment le contraire qui est vrai. Une fois qu’ils ont réussi à faire quelques phrases sur leur famille, leurs copains ou leurs musiques préférées, les enfants se lassent très vite. Au bout de quelques séances, ils n’ont plus rien à dire. Ce qui les intéresse vraiment, c’est ce qu’ils ne connaissent pas et les fait rêver : les Indiens ou Merlin, les latinos aux USA ou les problèmes écologiques de l’Amazonie, Robin des Bois ou Don Quichotte, etc. Bref, à l’école il faut partir du culturel pour aller vers le communicationnel. C’est ce que les hispanistes avaient compris il y a une quarantaine d’années et que les anglicistes n’ont jamais réussi à comprendre. Le CECRL n’impose pas qu’on déduise les méthodes d’enseignement scolaire de l’évaluation, surtout si les méthodes ainsi déduites vont à l’encontre du but poursuivi. C’est sur ce front-là qu’il faudrait se battre en langues vivantes.

Mais cela deviendra totalement impossible si les mêmes stupidités triomphent en « langue de scolarisation ». On aura alors tout « unifié » dans une catastrophe annoncée. C’est pourquoi j’avais voulu sonner l’alarme à propos du DERLE.
A l’origine de tout cela : le FLE. Les soi-disant experts ont entrepris de conquérir tout le terrain à partir de cette position stratégique qui permet de surplomber à la fois le français et les langues étrangères. C’est le discours du FLE qu’on trouve à la fois dans le CECRL et le DERLE. Cette prise de pouvoir s’est effectuée en France à partir de l’ENS de Saint-Cloud (ou officiaient il y a 25 ans les inventeurs de la méthode communicationnelle « Orange » pour l’enseignement du français aux étrangers). Il n’est donc pas étonnant que le seul français à être intervenu dans le DERLE vienne de l’ENSLSH de Lyon (qui a remplacé Saint-Cloud). Ces gens-là ont maintenant le pouvoir dans toutes les structures de l’EN, depuis les IUFM jusqu’à l’Inspection. Et c’est à partir de ces structures de pouvoir qu’ils contrôlent tout. C’est pourquoi je reviens pour finir à un vieux débat qui m’oppose à Guy Morel. Qu’il s’agisse de politique ou d’école, ce sont les structures de pouvoir qui comptent et pas les programmes. Car les programmes, on les fabrique ou les abandonne au gré des circonstances sans que personne ne s’en émeuve. Combien de temps ont duré les programmes de Chevènement ? Combien de temps vont durer les programmes de Darcos si tant est qu’il arrive à les boucler ? Qui se souvient encore de la question des « filiales » qui avait fait capoter le Programme Commun de la Gauche et qui, avec le recul, semble plus burlesque qu’un film de Buster Keaton ?

Ecrit par : Pedro Cordoba | 10 mars 2008

A Jean.
Les « séquences » en langues vivantes ne sont pas exactement la même chose qu’en français. Elles correspondent en règle générale à des regroupements thématiques qui ne constituent pas un obstacle majeur, sauf si on s’obstine comme certains de nos amis à vouloir enseigner la langue à partir de la grammaire, ce qui est une aberration aussi grave que l’aberration contraire (l’approche communicationnelle). Comme le dit Maria, le vrai problème pour nous ce sont « les tâches », qui empêchent le seul apprentissage efficace : celui qui mime l’immersion.

A Christophe,
Vous dites et répétez que vous ne parlez que de la formation des PE. Pourquoi alors défendre la structure de pouvoir que sont les IUFM et dont vous dénoncez vous-même les dérives ? Est-ce que vous ne pourriez pas faire le même travail dans un autre cadre, moins contraignant pour tous ? Un cadre qui n’impliquerait pas le contrôle à la fois des PE, des certifiés, des agrégés et maintenant des formations universitaires elles-mêmes ?

Ecrit par : Pedro Cordoba | 10 mars 2008

Merci, Pedro Cordoba pour ces précisions éclairantes sur l'enseignement des langues.

En ce qui concerne votre différent avec Guy Morel et pour tout dire avec le GRIP, si le pouvoir réel n'est pas au niveau du ministre mais d'une technostructure qui a déjà presque tout verouillé et qui s'apprête à parfaire son oeuvre (voir les projets de la CDIUFM), quel espoir reste-t-il d'une sortie de tunnel à, disons, moyen terme ?

L'unique solution à moyen terme réside-t-elle dans une réaction populaire de type poutinienne *?

Si c'est le cas, dites-le nous !

* c'est à dire, avec inspection systématique des toilettes.

Ecrit par : dugong | 10 mars 2008

sauf si on s’obstine comme certains de nos amis à vouloir enseigner la langue à partir de la grammaire, ce qui est une aberration aussi grave que l’aberration contraire (l’approche communicationnelle).

Ecrit par : Pedro Cordoba | 10 mars 2008

Les professeurs de langue de mon collège n'arrêtent pas de se plaindre de l'ignorance totale de la plupart des élèves en grammaire. Les "séquences" semblent interdire tout aprentissage systématique des structures grammaticales de la langue tout comme elles le font en français.

Quant à Christophe, il ne semble toujours pas comprendre que ce que nous combattons , c'est l'existence même des IUFM sous leur forme actuelle et sous ce nom ridicule, parce qu'ils sont idéologiquement marqués et contrôlés. Ce n'est pas de la caricature, mais la stricte réalité.

Ecrit par : Jean | 10 mars 2008

Jean a écrit :
"Les professeurs de langue de mon collège n'arrêtent pas de se plaindre de l'ignorance totale de la plupart des élèves en grammaire. Les "séquences" semblent interdire tout aprentissage systématique des structures grammaticales de la langue tout comme elles le font en français."

Je répète qu'IL NE FAUT PAS d'enseignement systématique de la grammaire en langues vivantes. Mais cela suppose que la grammaire française soit connue. Cette dernière sert alors de référence implicite et le progesseur peut se contenter de courtes remarques visant à signaler les différences. Les leçons et les exercices de grammaire pure sont un obstacle à l'apprentissage au même titre que les autres "tâches". Il faut les réduire au strict minimum quand la structure en question a déjà été utilisée à maintes reprises à l'oral dans le cadre d'une "expression spontanée des élèves" qui, en fait, est entièrement contrôlée par le professeur sans que les élèves n'en soient conscients. Cette pratique demande évidemment une formation ad hoc. Elle ne peut pas être inventée à partir de rien par le professeur. Mais c'est très facile à mettre en oeuvre une fois qu'on a compris les mécanismes. Cette pratique là, qui tombe peu à peu en désuétude, n'a rien à voir par ailleurs avec la PRL (équivalent de l'ORL en français)

Ecrit par : Pedro Cordoba | 10 mars 2008

En ce qui concerne votre différent avec Guy Morel et pour tout dire avec le GRIP, si le pouvoir réel n'est pas au niveau du ministre mais d'une technostructure qui a déjà presque tout verouillé et qui s'apprête à parfaire son oeuvre (voir les projets de la CDIUFM), quel espoir reste-t-il d'une sortie de tunnel à, disons, moyen terme ?

L'unique solution à moyen terme réside-t-elle dans une réaction populaire de type poutinienne *?

Ecrit par : dugong | 10 mars 2008

L'obligation de publier les résultats obtenus, associée à la suppression de la carte scolaire et à la fermeture des établissements désertés, constitue une solution alternative... Laissons les parents voter avec leurs pieds. Examinons les résultats réels obtenus par les partisans des méthodes d'auto-construction non directive des savoirs relatifs et mouvants, et comparons-les à ceux d'un enseignement explicite exigeant.

Si les écoles SLECC sont les plus efficaces, elles se multiplieront naturellement par ce biais. Les premiers résultats de l'expérimentation SLECC seront particulièrement importants pour faire taire ceux qui y voient une offensive réactionnaire, voire d'extrême-droite, tel l'étrange Frackowiak.

Vision certes un peu idéaliste, car encore faut-il que les parents soient informés, actifs, etc...

Mais on peut aussi soutenir qu'à terme, les écarts de résultats (à condition qu'ils soient bien mesurés, en neutralisant l'impact de la situation initiale des élèves) finiront par mettre à mal les structures de pouvoir elles-même. Une chose est sûre: tant que la nocivité d'une théorie absurde n'est pas démontrée de manière claire par l'examen de ses conséquences pratiques, elle peut se perpétuer.

S'agissant des résultats comparés de l'enseignement de l'anglais et de l'espagnol, mentionnés par Pedro Cordoba, il me semble qu'il faudrait tenir compte de la difficulté respective de ces deux langues pour un francophone. Un français qui a étudié un peu le latin peut quasiment comprendre un texte espagnol simple sans avoir étudié la langue. Il n'en est pas de même pour l'anglais et encore moins pour l'allemand.
Avec la même logique, on pourrait démontrer que les professeurs d'anglais sont plus efficaces que les professeurs de chinois car le niveau atteint en moyenne au bout de X années d'études est bien supérieur dans le premier cas...

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 10 mars 2008

Oui, mais quand même, Pedro, est-ce qu'il n'est pas utile et même nécessaire d'apprendre par coeur des tableaux de conjugaison et de déclinaison?

Ecrit par : Jean | 10 mars 2008

Je me permets de conseiller aux amateurs de polars historiques une petite merveille, le début d'une suite prometteuse : Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles de Gyles Brandreth (10/18 Grands détectives) et un livre de Christian Bobin sur la poétesse américaine Emilie Dickinson (j'ai saisi une émission au vol sur France Culture dimanche dans ma voiture avant d'aller voter et je n'ai pas retenu le titre, mais j'ai beaucoup aimé les extraits).

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En ce qui concerne la violence, je sais qu'il y a des causes "exogènes" : situation socio-économique, traumatismes de l'enfance, etc.

Mais l'expérience m'a également persuadé que l'implication personnelle du chef d'établissement, ainsi que le degré de solidarité entre les enseignants étaient des facteurs déterminants.

L'idée que l'on ne peut rien contre la violence, comme celle que l'on on ne peut rien contre les déterminismes sociaux sont parfaitement désespérantes, mais heureusement fausses.

Ecrit par : Robin | 10 mars 2008

A Christophe,
Vous dites et répétez que vous ne parlez que de la formation des PE. Pourquoi alors défendre la structure de pouvoir que sont les IUFM et dont vous dénoncez vous-même les dérives ? Est-ce que vous ne pourriez pas faire le même travail dans un autre cadre, moins contraignant pour tous ? Un cadre qui n’impliquerait pas le contrôle à la fois des PE, des certifiés, des agrégés et maintenant des formations universitaires elles-mêmes ?

Ecrit par : Pedro Cordoba | 10 mars 2008

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2008

Oups, fausse manoeuvre, mille excuses, Pedro, le coup est parti tout seul!
Je ne les défends pas spécialement et, encore une fois, j'en ai souligné encore certains dysfonctionnements récemment, et de manière assez énergique.
Simplement, certains ici ont le don, par leur manière de présenter les choses, de donner envie de les contredire systématiquement. Suivez mon regard. ;-)
Par ailleurs, je suis d'accord avec vous. Et nous avons d'ailleurs longuement parlé de la licence pluri-disciplinaire des futurs PE.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2008

"Je répète qu'IL NE FAUT PAS d'enseignement systématique de la grammaire en langues vivantes."

Pedro, expliquez-moi comment on peut apprendre la rection des verbes et des prépositions en allemand si l'on n'en fait pas un enseignement systématique !

De même pour les particules séparables ou non.

De même pour la formation du participe passé de ces mêmes verbes.

De même pour la signification des auxiliaires de mode.

Le temps qu'un élève ait compris ce que signifie "Der Sportler soll sich gedoppt haben", si vous attendez qu'il sorte cette phrase spontanément, ou qu'il l'ait comprise sans qu'on lui explique la spécificité de "sollen", il n'est pas près de connaître la tournure.

Et je ne parle pas du double infinitif ou de l'emploi du génitif, dont je vois mal comment les expliquer en dehors d'un cours de grammaire.

Ecrit par : Jeremy | 10 mars 2008

A propos de "l'épisode de la foldingue", je dois dire que j'en ai autant contre vous que vous pouvez en avoir contre moi! Vous avez été assez ridicule sur ce coup-là. [...]
Concernant ma "blague", nous sommes en plein dans les visites de PE2, en ce moment, à l'IUFM. Et j'enrage vraiment de ne pas réussir à convaincre les stagiaires à oser venir dire ici ce qu'ils pensent."

Si vous vous permettez de leur dire qu'ils sont ridicules comme à moi, ça ne m'étonne pas qu'ils ne viennent pas.

Ecrit par : Jeremy | 10 mars 2008

Je retiens de l'intervention de notre ami Pedro Cordoba l'idée que l'étude systématique de la grammaire est superflue, voire contreproductive pour les langues vivantes étrangères, à condition que l'on fasse systématiquement de la grammaire française, le professeur (d'anglais ou d'espagnol) se contentant de montrer de temps en temps les rapports. Ca me va (mais ai-je bien compris ?)

Ecrit par : Robin | 10 mars 2008

Christophe Sibille a écrit : "Et j'enrage vraiment de ne pas réussir à convaincre les stagiaires à oser venir dire ici ce qu'ils pensent."

Cher CS, j'aimerais que vous nous parliez de ce que vous croyez qu'ils pensent.

Ecrit par : dugong | 10 mars 2008

Mais il y a des points de grammaire qui me semblent difficile à comprendre si on ne fait pas une parenthèse dessus.
L'élève peut rencontrer 320 génitifs, si on ne lui explique pas ce qu'est le génitif il n'est pas près de le comprendre, et si on ne lui donne pas la déclinaison complète du génitif, il n'est pas près de l'employer.
Mais c'est le seul point que je veux nuancer, je suis entièrement d'accord pour le reste.

Ecrit par : Jeremy | 10 mars 2008

"Qu’il s’agisse de politique ou d’école, ce sont les structures de pouvoir qui comptent et pas les programmes."

Ah, vous aussi ça vous a frappé, la présence de Daniel Coste dans ce quarteron infernal.

"Daniel Coste est un linguiste et didacticien français, professeur des universités émérite (sciences du langage et didactique des langues) qui a notamment été en poste à l'École normale supérieure directeur du CREDIF (Centre de recherches et d'études pour la diffusion du français)"

Il y aurait beaucoup à dire sur l'ENS (celle de Lyon come celle d'Ulm).

Ecrit par : Jeremy | 10 mars 2008

Jesse darvas a écrit : "Examinons les résultats réels obtenus par les partisans des méthodes d'auto-construction non directive des savoirs relatifs et mouvants, et comparons-les à ceux d'un enseignement explicite exigeant.

Si les écoles SLECC sont les plus efficaces, elles se multiplieront naturellement par ce biais. Les premiers résultats de l'expérimentation SLECC seront particulièrement importants pour faire taire ceux qui y voient une offensive réactionnaire"


Mais alors pourquoi ne pas aller tout de suite au plus efficace, qui est pensé en filigrane et presqu'aussitôt chassé de l'esprit de beaucoup d'entre nous : créer des structures privées d'esprit SLECC : écoles, collèges et lycées basé sur des programmes impulsés comme une priorité par des structures comme le GRIP ?

Prenez garde, voici l'avant garde...

Ecrit par : dugong | 10 mars 2008

basés...

Ecrit par : dugong | 10 mars 2008

Et puisque vous aimez le Derle, voici un extrait de la prose de Daniel Coste dans un article du "Français aujourd'hui" :

"- Il y a degré d’intégration quand le syllabus de la langue comme matière d’enseignement est conçu (ou révisé) en fonction de son rôle comme vecteur d’enseignement bilingue ;
- Degré d’intégration aussi quand le syllabus de la discipline non linguistique donnant lieu à enseignement bilingue est ajusté en conséquence ; [...]
Ceci étant, si l’on radicalise le point de vue, la question qui se pose au bout du compte est moins celle d’une intégration des classes bilingues et de l’enseignement bilingue au curriculum que celle d’un curriculum intégré et intégrant, où l’usage véhiculaire des langues autres que la principale langue d’instruction devienne ordinaire, soit en quelque sorte naturalisé et fasse intégralement partie des finalités éducatives."

J'espère que ça vous a plu.

Ecrit par : Jérémy | 10 mars 2008

'espère que ça vous a plu.

Ecrit par : Jérémy | 10 mars 2008

C'est traduit manifestement traduit par ordinateur...mais de quelle langue ?

Ecrit par : Robin | 10 mars 2008

C'est traduit manifestement traduit par ordinateur...mais de quelle langue ?

Ecrit par : Robin | 10 mars 2008

Le premier "traduit" est de trop. C'est contagieux les abcès à la langue !

Ô syllabus du curriculum de l'usage véhiculaire...De quel point de vue as-tu intégré et à quel degré le bilinguisme ordinaire des finalités éducatives ?

Ecrit par : Robin | 10 mars 2008

"Cher CS, j'aimerais que vous nous parliez de ce que vous croyez qu'ils pensent."

Ecrit par : dugong | 10 mars 2008

Ca, j'en ai déjà parlé nombre de fois, et en détails! Mais il serait effectivement mieux de "l'entendre de leur bouche".

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2008

"Si vous vous permettez de leur dire qu'ils sont ridicules comme à moi, ça ne m'étonne pas qu'ils ne viennent pas."

Ecrit par : Jeremy | 10 mars 2008

Jamais, Jeremy. Quand on est à peu près civil et correct avec moi, je réponds de même.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2008

Le cadavre du projet de GCB bouge encore ?

Dans le jus pédagol, on lit cette prose sibylline *: "L'annonce du retrait du collectif CIE du projet de collèges innovants le 5 mars suscite des réactions. On saura dans quelques jours si de nouvelles conditions rendent possible d'envisager quelque chose pour la rentrée 2008."

Dès lors qu'il serait éventuellement possible d'envisager la possibilité d'un projet éventuel, GCB nous tiendrait au courant, c'est probable.

* Mais non, Christophe, on ne parle pas de vous derrière votre dos.

Ecrit par : dugong | 10 mars 2008

Robin, j'ai justement acheté avant-hier Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles, qui m'avait paru alléchant. Vu le bien que vous en dites, je me fais d'autant plus une joie de le lire bientôt.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 mars 2008

"L'"expression spontanée des élèves" qui, en fait, est entièrement contrôlée par le professeur sans que les élèves n'en soient conscients"

"Une chose est sûre: tant que la nocivité d'une théorie absurde n'est pas démontrée de manière claire par l'examen de ses conséquences pratiques, elle peut se perpétuer."

"Mais l'expérience m'a également persuadé que l'implication personnelle du chef d'établissement, ainsi que le degré de solidarité entre les enseignants étaient des facteurs déterminants"

(Je copie-colle pour le plaisir)

Ecrit par : johnmarguerite | 10 mars 2008

* Mais non, Christophe, on ne parle pas de vous derrière votre dos.

Ecrit par : dugong | 10 mars 2008

excellent!!

Ecrit par : doucette | 10 mars 2008

Il est normal que lorsque je dis (comme beaucoup d'autres) que les IUFM ne sont bons qu'à être fermés, Christophe estime que ce seul propos appelle la contradiction! Etre professeur de musique dans un collège qui risque d'être merdique, ce n'est évidemment pas la même chose que de "visiter des PE stagiaires"!

Ecrit par : Jean | 10 mars 2008

L'obligation de publier les résultats obtenus, associée à la suppression de la carte scolaire et à la fermeture des établissements désertés, constitue une solution alternative... Laissons les parents voter avec leurs pieds. Examinons les résultats réels obtenus par les partisans des méthodes d'auto-construction non directive des savoirs relatifs et mouvants, et comparons-les à ceux d'un enseignement explicite exigeant.

Ecrit par : Jesse Darvas

Dans ce cas, que faire des professeurs et des élèves "en trop" ? Il ne sera pas possible d'augmenter la taille des établissements qui auront du succès.
À moins que les établissements délaissés soient re-fondés, employant cette fois des procédés pédagogiques en conformité avec ce qui fonctionne ailleurs ?

Ecrit par : moot | 10 mars 2008

"Il est normal que lorsque je dis (comme beaucoup d'autres) que les IUFM ne sont bons qu'à être fermés, Christophe estime que ce seul propos appelle la contradiction! Etre professeur de musique dans un collège qui risque d'être merdique, ce n'est évidemment pas la même chose que de "visiter des PE stagiaires"!"

Ecrit par : Jean | 10 mars 2008

Mon pauvre Jean, si vous saviez...

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2008

Robin, j'ai justement acheté avant-hier Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles, qui m'avait paru alléchant. Vu le bien que vous en dites, je me fais d'autant plus une joie de le lire bientôt.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 mars 2008

Je viens de le terminer (et j'avais trouvé la solution !). J'ai rarement lu un livre aussi jubilatoire depuis longtemps.L'auteur est un spécialiste de Wilde et de son oeuvre.

Ecrit par : Robin | 10 mars 2008

"* Mais non, Christophe, on ne parle pas de vous derrière votre dos.

Ecrit par : dugong | 10 mars 2008

Tant que vous voulez, même si la tête n'est pas malade!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2008

Il est normal que lorsque je dis (comme beaucoup d'autres) que les IUFM ne sont bons qu'à être fermés, Christophe estime que ce seul propos appelle la contradiction! Etre professeur de musique dans un collège qui risque d'être merdique, ce n'est évidemment pas la même chose que de "visiter des PE stagiaires"!

Ecrit par : Jean | 10 mars 2008

Jean, rien que de très logique ici... Christophe possède une sinécure qu'en bon opportuniste il défend bec et ongles.
Etre payé alors qu'un ne travaille pas vraiment* et n'avoir pas à subir le chahut des affreux marmots, c'est tout de même bien agréable. Et puis, votre statut vous permet de donner des leçons aux autres...

*J'entends déjà vos cris d'orfraie, Christophe, mais j'ai été stagiaire IUFM et conseiller-tuteur pour stagiaire IUFM et j'ai été à même de voir en quoi consistait l'emploi et les fonctions des "formateurs" IUFM : le néant.

Ecrit par : Kutya | 10 mars 2008

Les formateurs IUFM sont choisis pour leur incompétence c'est bien connu (cf. le principe de Peter & son corollaire le principe de Dilbert).
Vous en connaissez tous un dans votre bahut, et bizarrement ce n'est jamais le meilleur professeur.
CQFD.

Ecrit par : Loki | 10 mars 2008

Re:accord du sujet et du verbe.
@Ch.Sibille qui nous écrit:
"Et les nouvelles dispositions concernant l'évaluation de fin de stage des PE2 en formation risque de ne pas arranger les choses"

Ô Père Fouettard de l'orthographe,
Qui donne des verges
Pour s'faire fouetter!
Va-t-il bientôt
Se la boucler
Sur les coquilles vénielles des copains?
Tatie Danièle

Ecrit par : Cadichon | 10 mars 2008

"Ô Père Fouettard de l'orthographe,
Qui donne des verges
Pour s'faire fouetter!
Va-t-il bientôt
Se la boucler
Sur les coquilles vénielles des copains?
Tatie Danièle"

Ecrit par : Cadichon | 10 mars 2008

Danièle, je ne vous ferai pas l'injure de vous rappeler qui a commencé à donner des leçons aux autres concernant leurs fautes vénielles et autres "lapsi"...
Sous le pseudo, précisément, de Danièle, que vous aviez à cette époque. (Changé pour "Cadichon", pourquoi? Vous seule le savez).
Beaucoup de "copains" blogueurs, épinglés par vous dès cette époque, s'en souviennent vraisemblablement... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2008

"Jean, rien que de très logique ici... Christophe possède une sinécure qu'en bon opportuniste il défend bec et ongles.
Etre payé alors qu'un ne travaille pas vraiment* et n'avoir pas à subir le chahut des affreux marmots, c'est tout de même bien agréable. Et puis, votre statut vous permet de donner des leçons aux autres...

*J'entends déjà vos cris d'orfraie, Christophe, mais j'ai été stagiaire IUFM et conseiller-tuteur pour stagiaire IUFM et j'ai été à même de voir en quoi consistait l'emploi et les fonctions des "formateurs" IUFM : le néant."

Ecrit par : Kutya | 10 mars 2008

"Les formateurs IUFM sont choisis pour leur incompétence c'est bien connu (cf. le principe de Peter & son corollaire le principe de Dilbert).
Vous en connaissez tous un dans votre bahut, et bizarrement ce n'est jamais le meilleur professeur.
CQFD.""

Ecrit par : Loki | 10 mars 2008

Aucun cri d'orfraie, mais un petit conseil aux deux charmantes personnes suscitées:
Avant de japper, se documenter sur les "cahiers des charges", assez différents, de professeur d'IUFM disciplinaire à destination d'un public "PE", et de tuteur en charge d'un PLC sur le terrain.
Et vous me les copierez cent fois pour demain! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2008

C'est cruel à admettre, mais parfois je me surprends à penser, tout bien considéré, toto n'a pas entièrement tord ...

Ecrit par : Zorglub | 10 mars 2008

Excusez CS : il est fatigué par sa conférence annuelle devant un public captif de PLC2 * le 21 février.

sujet : La communication par la voix et le corps

C'était bien ?

Y a-t-il un sponsor ?

http://www.orleans-tours.iufm.fr/presentation/sites/chateauroux/infos.shtml

* Que les mauvaises langues s'arrêtent de siffler : il a aussi un public captif de PE avec qui il travaille aussi.

Ecrit par : dugong | 10 mars 2008

"Mon pauvre Jean, si vous saviez...
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2008"

C. Sibille, vous apprendrez que Jean n'est pas "votre" "pauvre" Jean...

Ecrit par : Jérémy | 10 mars 2008

Dugong, je suis ravi de vous donner un supplément d'informations;
il s'agit, en effet, de deux foix six heures de formation (six heures annuelles, hélas; je trouve personnellement ceci un peu juste, mais bon...) autour de la voix, sous forme d'ateliers et d'apports théoriques.

Comme je vous l'ai dit un peu plus haut, je serais enchanté que les stagiaires concernés viennent s'exprimer ici sur ce que cette formation a pu leur apporter; je gage que vous, (et quelques autres ici) seraient surpris! ;-)

Comme à chaque fois qu'on se donne un minimum pendant un cours, quel qu'il soit, c'est effectivement un peu fatigant. Mais, rassurez-vous, malgré mon âge canonique, j'ai à peu près récupéré!!! ;-))))

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2008

"Si vous vous permettez de leur dire qu'ils sont ridicules comme à moi, ça ne m'étonne pas qu'ils ne viennent pas."
Ecrit par : Jeremy | 10 mars 2008
Jamais, Jeremy. Quand on est à peu près civil et correct avec moi, je réponds de même.
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2008"

Oenone - Quoi ? Vous perdez du temps avec ce zigoto ?

Phèdre - Dieux ! Que ne suis-je inscrit au nom du sieur toto !
Quand pourrai-je au travers de ce blog noble et fier
Faire mordre à Sibille une vile poussière ?

Ecrit par : Jeremy | 10 mars 2008

Jérémy, contentez-vous donc d'être susceptible pour vous! Ne le soyez pas pour les autres! Et je vous assure que Jean n'a absolument pas besoin d'un avocat comme vous!
Et je ne vous ai pas beaucoup vu vous agiter non plus quand toto sort ces énormités, ce qui me paraît légèrement plus ennuyeux que ce que j'ai pu écrire à Jean, (en réponse, d'ailleurs, à un message un peu insultant de sa part).

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2008

Houlala, Jérémy, que de fautes de prosodie! Vous allez vous attirer quelques remarques désagréables!!! ;-))))))

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2008

Je trouve ce M. Sibille épatant.
J'aime particulièrement ses breves dans Charlie Hebdo et son lourd travail de formation.
Je viens ici parler spontanément comme il nous l'a demandé.
Merci M. Sibille, et mes hommages à Madame.

Ecrit par : Un stagiaire concerné | 10 mars 2008

Et moi qui me decarcasse pour lui faire plaisir !

Vous etes un ingrat, Sibille !

Ecrit par : Jérémy | 10 mars 2008

Quatre fois la même formation à quatre vagues de stagiaires successives ou bien ?

Il est vrai que placer sa voix est plus que très utile.

L'adjudant de Full metal Jacket a aussi sa méthode. Comme dit l'ami Fritz, "sommaire mais efficace".

Ecrit par : dugong | 10 mars 2008

"Houlala, Jérémy, que de fautes de prosodie!"

Et c'est vous qui faites un cours sur la voix ?
Alors que vous ne savez même pas faire le décompte correct des syllabes ?
Eh mais vous êtes une nullité ambulante, Christophe! J'espère que vous êtes bon dans votre domaine, où moi au moins je n'aurais pas l'outrecuidance de vous juger, mais alors votre vanité mal placée, faudrait voir à la ranger là où elle se doit.
C'est stupide ! Vous ne savez même pas compter les e muets et les e caducs ? On apprend ça aux petits sixièmes, enfin, à ceux qui savent lire.

Ecrit par : Jeremy | 10 mars 2008

"Et je vous assure que Jean n'a absolument pas besoin d'un avocat comme vous!"

Ca vous ennuie qu'on trouve votre mépris détestable ?

Ecrit par : Jeremy | 10 mars 2008

Je me demande si ce "stagiaire concerné" est dugong ou Jérémy!
Une phôttt d'accent de Jérémy, comme il peut y en avoir une dans le message précédent du "stagiaire concerné, me mettrait plutôt sur cette piste! ;-)))

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2008

Relisez-vous, Jérémy! Vous transpirez le mépris à longueur de message!
Et vous vous agitez, vous énervez, comme vous l'avez fait bêtement au moment de "l'affaire Jo". Vraiment, vous vous faites du mal.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2008

Non, Dugong. Deux fois trois heures, à deux groupes de PLC2.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2008

Avant de japper, se documenter sur les "cahiers des charges", assez différents, de professeur d'IUFM disciplinaire à destination d'un public "PE", et de tuteur en charge d'un PLC sur le terrain.
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2008


Kutya ne jappe pas, il aboie!
Ceci dit, entre deux aboiements, je reste perplexe. Comment malgré votre "cahier des charges", si bien rempli et si bien observé, réussissez-vous à passer votre vie sur ce forum? J'ai cru constater, en effet, que vous êtes l'auteur d'une bonne moitié des messages qui y sont présentés.
N'y voyez d'ailleurs pas une critique de ma part, vous êtes sans aucun doute plus utile ici par vos conseils musicaux et artistiques que dans votre IUFM.

Ecrit par : Kutya | 10 mars 2008

De plus, manque de bol pour vous, aucun stagiaire ne sait que j'écris des brèves pour "Charlie hebdo".

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2008

Effectivement, je ne travaillais pas cet après-midi. Mais, si ça vous amuse vraiment de faire ce type de procès d'intention, vous remarquerez que je poste beaucoup le matin. Tôt. Très tôt, même. Souvent, à la pause de midi, aussi. Et, parfois, le soir, assez tard.


"Kutya ne jappe pas, il aboie!"
Ecrit par : Kutya | 10 mars 2008

C'est votre droit le plus strict. Moi, je préfère parler. Et parler à la première personne, qui plus est.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2008

Autrement dit, sur vos 55 PE, aucun n'a en même temps les trois caractéristiques suivantes :

- lire Charly hebdo (dans ou en dehors des heures IUFM)
- lire les contributions au Bonnet
- réagir aux consignes du formateur

Une reprise en main s'impose.

Ecrit par : dugong | 10 mars 2008

"J'ai cru constater, en effet, que vous êtes l'auteur d'une bonne moitié des messages qui y sont présentés."

Ecrit par : Kutya | 10 mars 2008

Je vous suggère, très respectueusement, de faire des investigations un peu plus poussées!

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2008

"Ces gens-là ont maintenant le pouvoir dans toutes les structures de l’EN, depuis les IUFM jusqu’à l’Inspection. Et c’est à partir de ces structures de pouvoir qu’ils contrôlent tout. C’est pourquoi je reviens pour finir à un vieux débat qui m’oppose à Guy Morel. Qu’il s’agisse de politique ou d’école, ce sont les structures de pouvoir qui comptent et pas les programmes. Car les programmes, on les fabrique ou les abandonne au gré des circonstances sans que personne ne s’en émeuve. Combien de temps ont duré les programmes de Chevènement ? Combien de temps vont durer les programmes de Darcos si tant est qu’il arrive à les boucler ? Qui se souvient encore de la question des « filiales » qui avait fait capoter le Programme Commun de la Gauche et qui, avec le recul, semble plus burlesque qu’un film de Buster Keaton ?
Ecrit par : Pedro Cordoba | 10 mars 2008

À ma connaissance, et même, j'en suis sûr, à l'insu de mon gré, je n'ai jamais eu de différend avec Pedro ( salut Pedro !) à propos des structures de pouvoir. Je me souviens de divergences à propos des structures scolaires et des programmes ; lui voulant voir dans des propositions de programmes que je faisais je ne sais quelle visée bouleversant ces structures. Cela dit, les structures technocratiques existent, et il est bien possible -et même certain - qu'elles donnent du fil à retordre à ceux qui comme moi pensent que les programmes ont quelque importance.
S'ajoute à cela le fait que le temps du politique est réduit tandis qu'une oeuvre éducative demande du temps.
Et alors ? Colbert, qui se foutait bien des structures de pouvoir de son époque (fermiers généraux et autres Conseillers au Parlement) a fait planter des glands pour produire, deux siècles plus tard, les chênes ( je dis cela sans nécessairement penser à C. Forestier) dont avait besoin la marine française pour disputer la maîtrise des mers à la flotte anglaise. Des esprits avisés feront remarquer que les cuirassés en acier ont remplacé les navires en bois bien avant que les chênes n'arrivent à maturité. D'autres, tout aussi avisés, mais plus sages, que nous devons à Colbert d'avoir le territoire le mieux boisé d'Europe.
Semons des glands, il en restera toujours quelque chose.
GM

Ecrit par : guy morel | 10 mars 2008

Mais alors pourquoi ne pas aller tout de suite au plus efficace, qui est pensé en filigrane et presqu'aussitôt chassé de l'esprit de beaucoup d'entre nous : créer des structures privées d'esprit SLECC : écoles, collèges et lycées basé sur des programmes impulsés comme une priorité par des structures comme le GRIP ?

Prenez garde, voici l'avant garde...

Ecrit par : dugong | 10 mars 2008

ça existe déjà: le cours Hattemer à Paris, par exemple (qui précède le SLECC de loin puisque les programmes de 1923 y ont été conservés depuis l'origine ou à peu près). Mais cela coûte très cher, comme tous les établissements hors contrats.

(je pense pourtant qu'il existe un marché pour ce type d'établissements, compte tenu du nombre de parents qui désespèrent de la faiblesse de l'enseignement public, qui refusent un enseignement confessionnel et qui ont les moyens de payer... une idée pour des professionnels de l'enseignement qui auraient l'esprit d'entreprise...)

S'il s'agit de créer des établissements privés sous contrats, il n'y a pas nécessairement de différence notable avec des établissements publics.

L'autre option serait de favoriser la création d'établissements hors contrats en distribuant des "vouchers" aux parents qui n'ont pas les moyens de se les offrir. Mais encore une fois, on risque d'aboutir à une petite minorité de bons établissements accueillant des élèves triés sur le volet (comment?) tandis que le reste irait à vau-l'eau. Et puis l'Etat n'a pas d'argent pour cela...

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 10 mars 2008

"Autrement dit, sur vos 55 PE, aucun n'a en même temps les trois caractéristiques suivantes :

- lire Charly hebdo (dans ou en dehors des heures IUFM)
- lire les contributions au Bonnet
- réagir aux consignes du formateur

Une reprise en main s'impose."

Ecrit par : dugong | 10 mars 2008

Je déplore effectivement qu'il n'y ait pas plus de lecteurs de Charlie hebdo chez les PE, en particulier, et chez les gens, en général.
Je déplore également qu'à la suite d'une "pub" que j'avais pu faire pour le blog auprès d'un groupe de PE2 l'année dernière, certains, y étant allés, ont été effrayés par le ton et l'agressivité de certains messages.

Pour ce qui est de "réagir aux consignes", je leur en laisse le libre arbitre, si elles leur semblent adaptées. ;-)))

Et, entre les PE1 et les PE2, il y en a plus du double de ce que vous dites!

Si vous voulez des renseignements un peu plus précis sur tout cela, je suis à votre disposition! Mais je crois qu'on va faire ça par "mail privé", je ne voudrais pas me faire accuser (à juste titre) d'encombrer le blog!

Allez, je vais vous laisser! J'ai une répétition de chorale à aller préparer! Et, là, ils sont.... Mazette! Exactement 55! Comment vous avez fait???????

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2008

Waouh, ça y est, je suis sur Bonnet d'Ane, le blog de Christophe Sibille !!!

Funky !

Ecrit par : johnmarguerite | 10 mars 2008

ça existe déjà: le cours Hattemer à Paris, par exemple (qui précède le SLECC de loin puisque les programmes de 1923 y ont été conservés depuis l'origine ou à peu près). Mais cela coûte très cher, comme tous les établissements hors contrats.
Ecrit par : Jesse Darvas | 10 mars 2008

Sauf le respect que je vous dois, vous vous berlurez en mettant Hattemer et SLECC dans le même sac et avec eux les programmes de 1923. Si le GRIP ne manque pas de saluer la qualité de ces programmes, il se donne la peine d'en rédiger d'autres. De même s'il n'ignore pas la qualité du cours privé Hattemer, il travaille à destination du public scolaire général.
Guy Morel, secrétaire du GRIP.

Ecrit par : guy morel | 10 mars 2008

Bon, c'est dommage, j'ai commenté à contre-temps, mais sérieusement, dès fois j'ai vraiment l'impression qu'on est ici sur le blog de M. Sibille et qu'il n'est pas le seul responsable.

Ecrit par : johnmarguerite | 10 mars 2008

"j'ai vraiment l'impression qu'on est ici sur le blog de M. Sibille"

Ne parlez pas de malheur

Ecrit par : Jeremy | 10 mars 2008

Guy Morel a écrit : "Le GRIP travaille à destination du public scolaire général."

C'est évidemment souhaitable et on verra déjà l'année scolaire prochaine s'il y a des changements notables d'attitude des IEN vis à vis des instituteurs qui se seront déclarés "SLECC".

Ce sera un des vrais tests des nouveaux programmes en supposant qu'ils rentrent vraiment en vigueur sous une forme non édulcorée...

Ecrit par : dugong | 10 mars 2008

"qu'ils entrent" suffira...

Ecrit par : dugong | 10 mars 2008

Je déplore effectivement qu'il n'y ait pas plus de lecteurs de Charlie hebdo chez les PE, en particulier, et chez les gens, en général.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2008


C'est vrai, l'esprit du temps est autre. Les sociétés se referment sur leur quotidien. Mais cela reviendra, il n'y a pas de raison.

- et puis alors "Sarko-hebdo" personne ne le lirait, déjà le titre aurait moins d'allure, ensuite il est déjà partout...

Ecrit par : Sergio | 10 mars 2008

Pour Robin : à propos de polar historique, avez-vous lu "Un oeil bleu pâle" de Louis Bayard, où l'enquêteur est assisté par le jeune Edgar Poe ? C'est excellent.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 mars 2008

Sauf le respect que je vous dois, vous vous berlurez en mettant Hattemer et SLECC dans le même sac et avec eux les programmes de 1923. Si le GRIP ne manque pas de saluer la qualité de ces programmes, il se donne la peine d'en rédiger d'autres. De même s'il n'ignore pas la qualité du cours privé Hattemer, il travaille à destination du public scolaire général.
Guy Morel, secrétaire du GRIP.

Ecrit par : guy morel | 10 mars 2008

C'était une simplification bien entendu, mais dans les grandes lignes l'idée est la même (me semble-t-il), du moins pour le primaire (après le primaire, le cours Hattemer n'a pas très bonne réputation).
En mathématiques, l'introduction des 4 opérations dès le CP; en français, l'intégralité des temps et des modes pour les verbes réguliers et une bonne partie des irréguliers dès le CE2 (en fait le CE1, puisqu'au cours Hattemer les enfants entrent à l'équivalent du CP à 5 ans). De la grammaire systématique. Un accent sur l'enseignement explicite, l'entraînement, la répétition, à l'exclusion de tout dispositif ludique.

Le cours Hattemer est certes plus "passéiste" que le SLECC (avec un classement régulier des élèves dès le CP et une distribution de prix...) mais je caricature en écrivant qu'ils maintiennent tels quels les programmes de 1923. Ils font paraît-il de l'informatique et de l'anglais, ce qui n'existait pas à l'époque. Et en histoire-géographie, je suppose qu'ils ont un peu actualisé les contenus.

Sur l'aspect universel, il est clair que le cours Hattemer est plutôt destiné soit à des gens très fortunés soit à des "surdoués".

Sur la pertinence des programmes de 1923: cela fait rire les "progressistes", mais si l'on abandonne l'idée d'enseigner en primaire les concepts des mathématiques modernes, de la grammaire structurale, de la physique quantique, de la biologie moléculaire et de la philosophie post-heideggerienne, il n'y a pas tellement de différence de contenu entre ce qu'un écolier de l'époque devait savoir et ce qu'il convient d'enseigner aujourd'hui, hormis l'histoire contemporaine, une géographie un peu actualisée (l'Europe?), l'utilisation de l'ordinateur (puisqu'il le faut...) et des rudiments (douteux) d'anglais.

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 10 mars 2008

Dans le Figaro, ce matin, un entretien intéressant entre Alain Finkielkraut et Jacques Julliard.Finkielkraut qualifie de "monstruosité" l'évaluation des professeurs par les élèves : "L'école est le lieu où celui qui sait apprend à celui qui ne sait pas. Oublier que ce dernier n'a pas les moyens d'évaluer la qualité de la transmission, c'est effacer la différence entre le travail et le jeu, l'école et le spectacle, le Maître et le bateleur."
Sur mai 68, Finkielkraut : "Il s'agissait surtout d'une accélération de l'idée selon laquelle rien ne doit pouvoir échapper au principe d'égalité et qu'il faut en finir avec les vestiges aristocratiques : la grandeur, la beauté, la haute culture. On a voulu reconstruire l'école sur la base de cet absolutisme égalitaire (...) Refus de hiérarchiser les élèves, mise en cause de l'idée républicaine de talent."
Julliard : " On a vu cheminer l'idée qu'entre le savoir et l'ignorance, il n'y avait pas une telle différence puisque tous les citoyens ont des droits égaux. La bigoterie égalitaire de 68 a été nocive."

Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 mars 2008

Je déplore également qu'à la suite d'une "pub" que j'avais pu faire pour le blog auprès d'un groupe de PE2 l'année dernière, certains, y étant allés, ont été effrayés par le ton et l'agressivité de certains messages.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2008

S'ils ont été "effrayés" , c'est qu'ils étaient déjà bien conditionnés! Car nous ne disons ici que des choses évidentes. Par exemple: les "IUFM actuels doivent être fermés et remplacés par une institution non inféodée à l'idéologie pédagogiste". Une telle affirmation va tellement de soi qu'elle n'effraiera que les zélateurs du pédagogisme.

Si Christophe Sibille n'est chargé que de la formation des stagiaires en musique, je peux comprendre qu'il se sente à l'aise dans un IUFM et qu'il se contrefiche des superstructures idéologiques. On peut créer partout son petit univers musical autour de soi et s'y sentir bien.
Mais s'il est chargé de la formation pédagogique des instituteurs dans d'autres matières que la musique, on est bien obligé de reconnaître qu'il partage les théories pédagogistes.

Ecrit par : Jean | 10 mars 2008

"Je déplore effectivement qu'il n'y ait pas plus de lecteurs de Charlie hebdo chez les PE, en particulier, et chez les gens, en général. "

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2008

Preuve que l'esprit critique n'est pas mort, même à l'IUFM !

Ecrit par : Victor | 10 mars 2008

Puisque vous en êtes à vous recommander des romans policiers "historiques" ou "littéraires", je ne saurais trop conseiller de lire tous les polars de Jean-François Parot, remarquable inventeur du commissaire Le Flo'ch, qui dans la France de Louis XV démêle les fils embrouillés d'intrigues sanglantes et politiques : voir la liste des titres — tous bons — sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-François_Parot
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 mars 2008

Pour Robin : à propos de polar historique, avez-vous lu "Un oeil bleu pâle" de Louis Bayard, où l'enquêteur est assisté par le jeune Edgar Poe ? C'est excellent.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 mars 2008

Non, je ne l'ai pas lu, mais j'en ai l'eau à la bouche et l'oeil (vert foncé ?) qui frise !. Je vais le commander.

Ecrit par : Robin | 10 mars 2008

Témoignage sur une journée de stage obligatoire.
CECI N'EST PAS UNE PARODIE.

Le thème : "la maîtrise de la langue".
Une quinzaine de profs de lettres convoqués au chef-lieu.
Deux formateurs "qui travaillent à l'IUFM".

Comme d'habitude, les choses commencent avec du retard, blablabla, café et petits gâteaux infects, "l'inspecteur viendra à 13 h 30."

Déroulement du stage :
Émergence des représentations (sic) : "qu'est-ce que la maîtrise de la langue ?". Travailler en petits groupes sur cette question, prendre des notes (qui ne serviront pas).
L'enthousiasme ne gagne pas les participants.
Intervention des formateurs : "la langue est un objet (d'étude) et un outil (elle est utilisée !), elle sert à la communication à l'oral et à l'écrit." Autre citation bouleversante : "la maîtrise de la langue relève de l'enseignement du français MAIS elle est aussi l'affaire de tous."

11 h 30 : "mise en activité" en groupes. Des textes sont distribués, il faut en sélectionner trois en se posant la question "comment utiliser ces textes dans une séance pour la maîtrise de la langue ?".

Repas.

14 h 30 : mise en commun, chaque groupe doit faire un transparent de sa cogitation. Les formateurs ne disent rien.
Distribution de feuilles pour une aide à un "travail réflexif", chez soi, avec des questions comme : "quand est-ce que je travaille la maîtrise de la langue ?"

L'inspecteur arrive (Aaah !). Il redit ce qui a été révélé le matin aux stagiaires sur la maîtrise de la langue.

Il se fait tard, il faut reprendre la voiture pour rentrer à la maison, les stagiaires rentrent, éblouis, par les phares des autos qu'ils croisent...

Je tiens (précieusement) à la disposition des amateurs les photocopies distribuées ce jour-là si vous aussi vous voulez progresser ;)

Ecrit par : LaRiba | 10 mars 2008

"les stagiaires rentrent, éblouis, par les phares des autos qu'ils croisent"

mécréant(e)s !

"Je tiens (précieusement) à la disposition des amateurs les photocopies distribuées ce jour-là"

Version moderne des tables de la Loi. La vérité révélée n'est plus ce qu'elle était.

A propos d'argile, on ne vous a pas parlé du DERLE ?

Ecrit par : dugong | 10 mars 2008

"je ne saurais trop conseiller de lire tous les polars de Jean-François Parot."

C'est déjà fait ! Et je les conseille aussi.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 mars 2008

Pour détendre un peu l'atmosphère...houleuse

Bac20071.pps

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 10 mars 2008

"je ne saurais trop conseiller de lire tous les polars de Jean-François Parot."

C'est déjà fait ! Et je les conseille aussi.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 mars 2008

Je n'ai pas lu le dernier, j'attends qu'il sorte en poche. Il est bien ?

Ecrit par : catmano | 10 mars 2008

"L'"expression spontanée des élèves" qui, en fait, est entièrement contrôlée par le professeur sans que les élèves n'en soient conscients"

"Une chose est sûre: tant que la nocivité d'une théorie absurde n'est pas démontrée de manière claire par l'examen de ses conséquences pratiques, elle peut se perpétuer."

"Mais l'expérience m'a également persuadé que l'implication personnelle du chef d'établissement, ainsi que le degré de solidarité entre les enseignants étaient des facteurs déterminants"

(Je copie-colle pour le plaisir)

Ecrit par : johnmarguerite | 10 mars 2008

En tant qu'auteur de la troisième citation, j'aurais pu me vexer, mais votre collage m'a fait rire et pour cette raison, Ego te absolvo ! (c'est mon problème aussi avec les élèves, ne le répétez à personne, j'ai souvent du mal à garder mon sérieux).

Ecrit par : Robin | 10 mars 2008

Je tiens (précieusement) à la disposition des amateurs les photocopies distribuées ce jour-là si vous aussi vous voulez progresser ;)

Ecrit par : LaRiba | 10 mars 2008

LaRiba, je vous ai déjà demandé, il me semble, de m' épargner. Mes proches qui m'entendent s'exclaffer en lisant vos posts se posent (légitimement) des questions sur mon équilibre mental.

Ecrit par : Robin | 10 mars 2008

Vous ne claffez plus depuis longtemps ?

Ecrit par : dugong | 10 mars 2008

Je n'ai pas lu non plus le tout dernier Jean-François Parot, mais je compte le faire d'ici peu. Et une amie à qui je l'ai offert en pense beaucoup de bien.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 mars 2008

"Si Christophe Sibille n'est chargé que de la formation des stagiaires en musique, je peux comprendre qu'il se sente à l'aise dans un IUFM et qu'il se contrefiche des superstructures idéologiques. On peut créer partout son petit univers musical autour de soi et s'y sentir bien.
Mais s'il est chargé de la formation pédagogique des instituteurs dans d'autres matières que la musique, on est bien obligé de reconnaître qu'il partage les théories pédagogistes."

Ecrit par : Jean | 10 mars 2008

Jean, par pitié, essayez de vraiment vous documenter sur ce qu'est la formation des professeurs d'école!
Et, par ailleurs, on peut créer partout son "univers pédagogique", sans être inféodé à aucune idéologie. Très sincèrement, c'est ce que je fais à chaque instant, en essayant de donner le meilleur de moi-même.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2008

""j'ai vraiment l'impression qu'on est ici sur le blog de M. Sibille"

Ne parlez pas de malheur"

Ecrit par : Jeremy | 10 mars 2008

Là, pour le coup, je suis totalement en accord avec Jérémy! Je ne suis pas près de créer un blog sur ce modèle! Pas le courage, sincèrement, j'admire Jean-Paul.
Et puis, en admettant que j'en aie le talent, l'envie et l'énergie, je ne pourrais pas ne pas censurer certaines participations.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2008

""Je déplore effectivement qu'il n'y ait pas plus de lecteurs de Charlie hebdo chez les PE, en particulier, et chez les gens, en général. "

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2008

Preuve que l'esprit critique n'est pas mort, même à l'IUFM !"

Ecrit par : Victor | 10 mars 2008

Et complètement en accord également avec Victor! J'en connais encore moins qui lise "le plan B"... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2008

Sur le thème de la violence , d'actualité, de Thierry Jonquet,
"Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte"
Edition Points.

Une fenêtre de tir critique sur la formation enseignante actuelle et bien d'autres aspect de notre société.


« Étant les ignorants, ils sont les incléments
Hélas combien de temps faudra t-il vous redire
À vous tous que c’est à vous de les conduire
Qu’il fallait leur donner leur part de la cité
Que votre aveuglement produit leur cécité
D’une tutelle avare, on recueille les suites
Et le mal qu’ils vous font, c’est vous qui le leur fîtes.
Vous ne les avez pas guidés, pris par la main
Et renseignés sur l’ombre et sur le vrai chemin,
Vous les avez laissés en proie au labyrinthe
Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte
C’est qu’ils n’ont pas senti votre fraternité.
Comment peut-il penser, celui qui ne peut vivre ?
Quoi ! Pour que les griefs, pour que les catastrophes, les problèmes, les angoisses,
et les convulsions s’en aillent, suffit-il que nous les expulsions ? »

Ecrit par : Dg | 10 mars 2008

Vous ne claffez plus depuis longtemps ?

Ecrit par : dugong | 10 mars 2008

Ve ne claffe pus, fé pas démokratic !

Ecrit par : Robin | 10 mars 2008

A l'ESEN, on prépare déjà la nouvelle évaluation des enseignants, voilà le dernier module à la mode :

Objectifs de la formation
Appréhender et positionner sa responsabilité de cadre de service public quant à l'évaluation des collaborateurs en rang N-1, ou N-2 si les conditions locales l'exigent ; connaître et s'approprier conceptuellement et techniquement les modalités
de l'entretien annuel ; maîtriser la communication liée aux actes d'évaluation et de suivi de carrière ;savoir articuler l'entretien avec l'ensemble des responsabilités de gestion
des ressources humaines : définition et évolution des missions confiées, accompagnement professionnel, formation, mobilité, etc. ; induire une réflexion personnelle relative à la préparation de sa propre évaluation devant le N+1.

Camarades N-1 et N-2 n'oublions jamais que notre évaluateur doit aussi rendre des comptes à N+1 !

Ecrit par : Victor | 10 mars 2008

"Camarades N-1 et N-2 n'oublions jamais que notre évaluateur doit aussi rendre des comptes à N+1 !"

et si N appartient à Z, on est naze ?

Ca promet : de nombreux chefs d'établissement souvent nazes vont avoir une formation de sabir en ressources humaines. Pour nous l'appliquer en lotion.

Genre : Alors Monsieur Dugong, combien avez vous remédié cette année ? Il faudra améliorer vos opportunités de progrès...

Ecrit par : dugong | 10 mars 2008

Dans le droit fil du fil, trouvé aussi sur ledit site la correction d'une épreuve écrite d'admissibilité au concours de chef d'établissement :

3. Rédaction d’un rapport à l’inspecteur d’académie
L’inspecteur d’académie qui a été destinataire de la pétition rédigée par les enseignants en dehors de la
voie hiérarchique vous demande de lui faire parvenir un bref compte rendu de la situation.

Académie de « Z » « W » le 19 mars 2005
Le principal du collège C
À
Monsieur l’inspecteur d’académie
Directeur des services départementaux
de l’éducation nationale de « Y »

Objet : incidents survenus au collège C le 18/03/2005

Comme suite à votre demande, j’ai l’honneur de vous faire parvenir les éléments d’information sur les
incidents du 18/03/2005 et la pétition qui vous a été adressée par quelques enseignants de mon
établissement. Comme je vous l’ai indiqué lors notre conversation téléphonique du…, je suis confronté
depuis mon arrivée dans l’établissement à la dernière rentrée scolaire à une demande croissante de
conseils de discipline. Sans pour autant exclure la possibilité de recourir à cette procédure, je crois
nécessaire de lui garder un caractère exceptionnel. Dans l’affaire évoquée, j’ai estimé que, pour graves
qu’ils sont, les faits reprochés aux élèves ne justifient pas la convocation de plusieurs conseils de
discipline. En effet, après recoupement d’informations, il est établi que l’élève X, aidé de deux camarades,
a agressé l’élève U (croche-pied, coups à la tête, au visage et sur le corps). Une surveillante est intervenue immédiatement pour faire cesser l’agression et la victime a été vue très rapidement par l’infirmière qui s’est montrée rassurante sur son état. J’ai pris l’attache des familles concernées et ai
infligé à l’élève X huit jours d’exclusion et trois jours à chacun de ses deux camarades. J’ai aussi travaillé avec le commissaire de police afin de pouvoir éventuellement communiquer cette information aux
éducateurs en charge du suivi éducatif des mineurs concernés et pour connaître, peut-être, plus
précisément l’origine de cette bagarre.
De manière plus générale, cet incident illustre ce que j’avais mentionné dans le diagnostic du collège.
L’arrivée, depuis quelques années, d’élèves difficiles a conduit à une multiplication des actes de violence
et d’incivilités auxquels l’établissement a répondu presque exclusivement de manière disciplinaire. Sans
aucunement remettre en cause la nécessité de sanctionner les élèves qui transgressent des règles, il me
paraît important également de conduire une réflexion tant pédagogique qu’éducative sur la prise en
charge de ces élèves. C’est tout le sens de l’action que j’ai développée, comme cela est indiqué dans ma
lettre de mission, depuis mon arrivée au collège, mais qui mérite sans doute d’être mieux expliquée pour
être pleinement efficace. J’ai dans cette optique pris l’attache des services de la formation continue pour
qu’un stage spécifique de l’établissement puisse lancer la réflexion collective.
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Ecrit par : Victor | 10 mars 2008

"J’ai dans cette optique pris l’attache des services de la formation continue "

Comment la formation peut-elle être encore qualifiée de continue si on lui a pris son attache ?

Ecrit par : dugong | 10 mars 2008

Dugong, j'ai dans l'idée que vous ne serez jamais chef d'établissement !

Ecrit par : Victor | 10 mars 2008

Bien vu !

Ecrit par : dugong | 10 mars 2008

Et, par ailleurs, on peut créer partout son "univers pédagogique", sans être inféodé à aucune idéologie. Très sincèrement, c'est ce que je fais à chaque instant, en essayant de donner le meilleur de moi-même.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2008

On avait bien compris! Mais dans le carcan idéologique de l'IUFM, cela tient du grand écart!

Ecrit par : Jean | 10 mars 2008

J'ai un ami qui, pour sa première année de principal de collège, a fait une trentaine conseils de discipline.

De sa jeunesse d'authentique racaille, il avait gardé la tendance aux explications musclées en tête à tête dans son bureau avec les parents qui voulaient la ramener un peu trop.

L'esprit commando quoi !

Inutile d'insister, je ne donnerai aucun nom.

Ecrit par : dugong | 10 mars 2008

"On avait bien compris! Mais dans le carcan idéologique de l'IUFM, cela tient du grand écart!"

Ecrit par : Jean | 10 mars 2008

Bien sûr, bien sûr!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2008

Et parce que tout le monde a été bien sage sur le blog ce soir, pompompompom pompompom pompom, une petite poésie (hélas authentique !) :

Un homme sans sectarisme.

Passionné de l’enseignement.

Chercheur et professeur.

Formateur hors catégorie.

Auteur de référence.

Acteur de la pédagogie.

Collègue acharné.

Editeur spécialisé.

Penseur de l’action.

Transmetteur d’innovations.

Ami de l’école, des élèves, des enfants.

Partenaire des familles et des enseignants.

Un Monsieur très respectable…

J’ai nommé, vous l’aviez reconnu, Môssieur Philippe Meirieu.

Ecrit par : Victor | 10 mars 2008

Bien sûr, bien sûr!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 mars 2008

A chaque fois que vous vous sentez supérieur à quelqu'un, vous rajoutez un smiley à la fin de votre message. C'est lassant.

Ecrit par : Jeremy | 10 mars 2008

Victor,
Je viens de lire votre dernier post... et il s'est mis à pleuvoir. A Ajaccio, vous rendez-vous compte?! 290 jours de soleil par an!

Ecrit par : Scaramouche | 10 mars 2008

http://www.snuipp.fr/IMG/pdf/FSC_311_light.pdf

Suivez le lien ; le SNUIPP rend enfin au GRIP l'hommage que le vice doit à la vertu. (Fenêtres sur cours, p.14)
GM

Ecrit par : guy morel | 10 mars 2008

Pour Jesse Darvas:
sur les cheques-education qui sonnent le glas de la sectorisation et permettent a des enfants des ghettos des centre-ville US d'aller dans de meilleures ecoles, et pas toujours vraiment privees, puisque certaines de ces nouvelles ecoles se sont ouvertes justement grace aux vouchers, donc sont exclusivement financees par de l'argent public, et au grand dam des syndicats... qui braillent car cela penalise les mauvais etablissements.

Impossible chez nous, et non seulement a cause du numerus clausus des ecoles privees sous contrat qui sont,d'ailleurs elles aussi largement financees avec l'argent public

Pour l'etat c'est kif-kif. en fait c'est tout benef. il ne depense pas un sou de plus par eleve. Il enleve simplement le montant X qu'il lui coute (dans le public qui pour les memes raisons que chez nous cultive l'enseignement de l'ignorance et a detruit les apprentissages,) et le donne aux parents pour mettre leurs gosses ailleurs, ou les methodes d'enseignement ont notamment repris le chemin du bon sens et ou la globale par ex. n'a plus droit de cite.


Les vouchers ont ete inventes avant tout comme un moyen d'aider les plus demunis, pour mettre un terme aux ecoles-poubelles dont nous avons aussi de beaux exemples chez nous.
Ils sont soumis a des conditions de revenus:seulement accessibles aux plus faibles.

C'est un des aspects de la redistribution, made in US (il y en a bien d'autres comme le mecenat ou les fondations et jamais les Francais n'en parlent) qui me semble plus equitable que la notre, qui se gargarise de justice sociale et de solidarite, et qui ne pense qu'a piquer aux riches mais sans jamais enrichir les pauvres pour autant.

Le voucher repose sur l'idee que tout contribuable paie pour le public, et que les riches qui mettent leurs momes dans le prive, non subventionne, paient 2 fois pour leur education.
Le voucher c'est pour aider les pauvres a aller dans de meilleures ecoles, sans bourse delier.

Ce qui fait aussi hurler pas mal de monde et encore les syndicats d'enseignants mais aussi les assoces de gauche genre ACLU, c'est que le choix des parents se porte souvent sur des ecoles religieuses et notamment catholiques, au rapport qualite-prix imbattable, ce qui semble a priori contraire au 1er Amendement ( separation eglise-etat et pas de financement public des ecoles religieuses ). Seulement, pas de pot, la Cour Supreme a dit niet, pas violation de la Constitution, car c'est dans l'interet des enfants.
Donc... elle est pour.

Pros and Cons on school vouchers
http://www.bellaonline.com/articles/art41482.asp

aussi
New Study Shows that School Vouchers Boost the Achievement of Low- Income African-Americans (Brookings Institute ) William G. Howell, University of Wisconsin, Patrick J. Wolf, Guest Scholar, Governmental Studies Program, Paul E. Peterson, Harvard, and David E. Campbell, Harvard.

Ecrit par : Cadichon | 11 mars 2008

Colbert, qui se foutait bien des structures de pouvoir de son époque (fermiers généraux et autres Conseillers au Parlement) a fait planter des glands pour produire, deux siècles plus tard, les chênes ( je dis cela sans nécessairement penser à C. Forestier) dont avait besoin la marine française pour disputer la maîtrise des mers à la flotte anglaise. Des esprits avisés feront remarquer que les cuirassés en acier ont remplacé les navires en bois bien avant que les chênes n'arrivent à maturité. D'autres, tout aussi avisés, mais plus sages, que nous devons à Colbert d'avoir le territoire le mieux boisé d'Europe.
Semons des glands, il en restera toujours quelque chose.
GM

Ecrit par : guy morel | 10 mars 2008


Excellent. Et c'est le propre des monarchies qui se tiennent : travailler pour l'avenir.

Ecrit par : Sergio | 11 mars 2008

Guy Morel a écrit : "le SNUIPP rend enfin au GRIP l'hommage que le vice doit à la vertu"

Qu'y lit-on : "On retrouve dans le texte du ministère ... des
préconisations d’associations qui ne sont pas
réputées pour leur subtilité en matière pédagogique
tel de Groupe de réflexion interdisciplinaire
sur les programmes (GRIP)."

Ils sont sur la voie du salut : ils arrivent à nous nommer sans avoir besoin d'eau bénite.

Debout les rustres de la pédagogie !
et demain, ...

Ecrit par : dugong | 11 mars 2008

Guy Morel a écrit : "Semons des glands, il en restera toujours quelque chose"

Les métaphores horticoles * ont toujours été cultivées chez les enseignants.

Ceci dit, on peut se demander dans quelles mesures l'usage du gland est plus répandu chez les professeurs chenus que chez les jeunes pousses.

* Il y a aussi les métaphores piscicoles : le "vivier" des alevins d'IUFM en est un exemple.

Il y a aussi les conchylicoles : voir les obsédés de la gommette que nous décrit si bien Catmano.

Ecrit par : dugong | 11 mars 2008

Ceci dit, on peut se demander dans quelles mesures l'usage du gland est plus répandu chez les professeurs chenus que chez les jeunes pousses.

D'après Claude Allègre, on est tous des glandeurs...Et les bonnes femmes aussi !

Ecrit par : Robin | 11 mars 2008

C'est une perte de valeur généralisée (voir le général du docteur Folamour avec sa théorie des fluides vitaux).

Ecrit par : dugong | 11 mars 2008

D'après Claude Allègre, on est tous des glandeurs...Et les bonnes femmes aussi !

Ecrit par : Robin | 11 mars 2008

"glandeuses" ?

Ecrit par : Robin | 11 mars 2008

Je propose glandeures comme dans proviseures.

Ecrit par : dugong | 11 mars 2008

Les résultats aux municipales vont sans doute nous valoir un " ministre d'ouverture" (à défaut d'être "ouvert"...Gros et fermé). Première déclaration de l'heureux élu :
"Glandeurs, glandeuses, je n'ai que mépris !"
(hors micro : "Ces profs, tout juste bons à voter à Gauche !")

Ecrit par : Robin | 11 mars 2008

Je propose glandeures comme dans proviseures.

Ecrit par : dugong | 11 mars 2008

Les professeuses et les proviseures sont la glandeure de la France !

Ecrit par : Robin | 11 mars 2008

En grande forme Robin, dès le matin !

Ecrit par : dugong | 11 mars 2008

En grande forme Robin, dès le matin !

Ecrit par : dugong | 11 mars 2008

C'est que je ne suis pas un glandeur, moi môssieur !

Ecrit par : Robin | 11 mars 2008

Sur ce, je m'en vais "glander".

Ecrit par : Robin | 11 mars 2008

Bonne glandouille !

Ecrit par : dugong | 11 mars 2008

"A chaque fois que vous vous sentez supérieur à quelqu'un, vous rajoutez un smiley à la fin de votre message. C'est lassant."

Ecrit par : Jeremy | 10 mars 2008


Je ne me sens supérieur à personne, mon cher. Simplement, certaines affirmations un peu caractérielles me font sourire.

A ne pas manquer, ce soir, à 21h. sur Arte, "le monde selon Monsanto".

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 mars 2008

Regardez-le tous, ne serait-ce que pour faire plaisir à Claude Allègre!!! ;-)
Bonne journée à tous...

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 mars 2008

"le monde selon Monsanto".

Au Moloch, certains rêvent de profs génétiquement modifiés.

Ecrit par : dugong | 11 mars 2008

... qui auraient la fibre pédagogiste.

Ecrit par : dugong | 11 mars 2008

"Ami de l’école, des élèves, des enfants."

Eveline Charmeux a un blog, également appelé "Amie de l'école" dans lequel elle élimine soigneusement tous ceux qui sont antipédagos.
Pas la peine d'y aller.
Cela me rappelle "l'amie des arbres", massacre à la tronçonneuse.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 11 mars 2008

Partenaire des familles et des enseignants.

Un Monsieur très respectable…

J’ai nommé, vous l’aviez reconnu, Môssieur Philippe Meirieu.

Ecrit par : Victor | 10 mars 2008

Où donc avez-vous trouvé cette ode admirable à la gloire du grand timonier de la pédagogie ?

Ecrit par : Robin | 11 mars 2008

Lu sur le site de Libé un article sur la probable fausse agression d'un principal adjoint.

Passons sur le cas individuel dramatique : il faut vraiment avoir dépassé de beaucoup la border line pour en arriver là...

En revanche, qu'il existe ne serait ce que quelques cas de ce type chez des "chefs d'établissement" ne me rassure pas sur le surcroît de pouvoir qu'on s'apprête à leur accorder.

A ce stade, je préfère encore la finlandisation de l'administration du Moloch...

Ecrit par : dugong | 11 mars 2008

Il ne nous reste qu'à devenir chefs d'établissement.

Malheureusement, le concours reste difficile : le jury teste votre capacité à vous ruiner en costumes et en stylos Mont-Blanc et à accepter de vivre dans un bunker (n'oubliez pas que vous risquez de vous retrouver affectés dans un campement de barbares armés).

Le plus dur, ce sont quand même les épreuves de reptation et surtout de lecture de directives administratives. Il y a un truc si l'on vous questionne : pour faire mine de les comprendre, il faut les approuver.

Ecrit par : P. Azimont | 11 mars 2008

"pour faire mine de les comprendre, il faut les approuver."

En branlant du chef ?

reptation, close combat, jeux de lance-flamme : tout l'esprit fantassin quoi !

Ecrit par : dugong | 11 mars 2008

... pour monter à l'assaut du rectorat afin de négocier à la baisse "sa" DHG.

Ecrit par : dugong | 11 mars 2008

Bon ! Promis j'arrête : je viens de finir de corriger le bac blanc...

Ecrit par : dugong | 11 mars 2008

"Meirieu, grand timonier de la pédagogie"

Ecrit par : Robin | 11 mars 2008

Vous lui beaucoup d'honneur, Robin, à ce médiocre, de le comparer à quelqu'un qui représente quand même l'une des grandes figures de l'histoire du XXème siècle.
Le discours de Meirieu n'est que du vent, que dissimule un habillage rhétorique pseudo-savant. Le néant absolu.

Ecrit par : Jean | 11 mars 2008

Le site du Figaro titre : "Une étude dévoile la loterie des notes du bac"

Tiens tiens, "on" (re)tape sur le bac... ES notamment.

"On" conclut : "Il serait possible, considère Bruno Suchaut, d'envisager des épreuves plus légères, moins coûteuses. Le problème des aléas de la notation ne serait «cependant pas davantage résolu». Au vu de ce test, la question de la suppression de l'examen peut en tout cas être posée"

La question ou la réponse ?

PS : l'auteur de l'étude, B. Suchaud est chercheur à l'IREDU : "Unité Mixte de Recherche CNRS-Université de Bourgogne qui se spécialise dans les travaux de sociologie et d'économie de l'éducation"

C'est un travail qui cherche à faire des économies sur l'éducation ?

Ecrit par : dugong | 11 mars 2008

Cela me rappelle qu'il existe au Moloch, un "chef de projet de dématérialisation du bac"

un IREDUctible du QCM ?

Ecrit par : dugong | 11 mars 2008

Fort heureux de constater que mon différend avec Guy Morel (salut Guy !) reposait en grande partie sur un malentendu comme c’est souvent le cas sur les blogs et les forums. C’est que nous n’avons pas les mêmes références. Je ne sépare pas les programmes et les structures parce que je pense, avec Foucault, qu’il n’y a pas des savoirs d’un côté (les programmes) et des pouvoirs de l’autre (la technostructure) mais, à tous les niveaux, des dispositifs de savoirs-pouvoirs. L’école est un de ces dispositifs parmi l’ensemble des dispositifs sociaux de discipline et de contrôle. Elle ne se contente pas de transmettre, elle distribue des places. Plus encore : les savoirs transmis se distribuent eux-mêmes dans cette distribution en fonction de la topologie des places disponibles. J’en reste là pour ne pas relancer un débat interminable sur le devenir des élèves, débat qui exige un autre support que celui-ci.

Ce que j’ai dit sur les langues pose problème. J’en suis conscient et devrais écrire une bonne vingtaine de pages pour m’en expliquer. Impossible. Mais cela repose sur l’expérience de milliers de profs d’espagnol pendant 20 ou 25 ans. Je suis donc tout à fait sûr de ce que je dis. Toutes les explications qu’on peut imaginer sur le succès de l’espagnol sont fausses. Ni la facilité du système phonologique (l’italien est dans le même cas et l’espagnol n’a pas eu le même succès dans d’autres pays) ni l’immigration (il y avait à ce moment là plus d’immigrés espagnols en Allemagne qu’en France et plus d’immigrés portugais que d’immigrés espagnols en France), etc. La seule raison de ce succès se trouve dans une pédagogie remarquablement astucieuse et efficace qui n’a été utilisée dans aucune autre langue. Dès le premier cours les élèves s’exprimaient en espagnol et ils n’arrêtaient plus. Les quelques petits inconvénients étaient très faciles à résoudre et ils l’auraient été si on n’avait pas commencé alors à mixer des méthodes incompatibles.

Je répète l’idée générale sans pouvoir entrer dans les détails : mimer l’apprentissage par immersion dans les conditions scolaires. L’enseignement SYSTEMATIQUE de la grammaire devient inutile, même pour des langues dont la morphosyntaxe est difficile comme l’allemand. Les petits allemands apprennent à parler allemand sans devoir apprendre au préalable des tableaux de déclinaisons. Il en allait de même pour les petits romains. Même en français il y a des restes de déclinaisons (le paradigme je, me, moi par exemple). Comme dirait Chomsky, il y a des compétences linguistiques innées - au vrai sens du mot « compétences » qui s’oppose à « performances », ce qui implique qu’on ne puisse pas « évaluer des compétences » puisque seules des performances peuvent être évaluées. Si on devait réfléchir à la grammaire avant de s’exprimer, on n’arriverait pas à articuler la moindre phrase. Les élèves d’espagnol étaient donc capables dès les premières semaines de cours d’employer correctement des imparfaits ou des plus-que-parfaits du subjonctif sans avoir à connaître par coeur des tableaux de conjugaison. C’est ce que fait aussi un paysan analphabète de Castille (il y en a encore) ou des Andes (ils sont beaucoup plus nombreux).

Il est évident par ailleurs que les conditions d’apprentissage en milieu scolaire ne sont pas vraiment celles de l’apprentissage de la langue maternelle. C’est pourquoi j’employais le verbe « mimer » qui introduit une dimension de fiction (cf. le sens de mimesis chez Aristote ou Platon). Le rôle du professeur est donc irremplaçable. C’est lui qui crée cet espace fictif ou théâtral de l’apprentissage. Il doit être à la fois auteur, metteur en scène et acteur-improvisateur de son cours de telle sorte que les élèves deviennent eux aussi acteurs-improvisateurs de la pièce qu’ils jouent. Mais l’improvisation ne s’improvise pas. Elle suppose chez le professeur un savoir et une pratique préalables, comme pour un musicien de jazz. De temps en temps, la pièce s’arrête, on fait une petite séance de bilan. C’est à ces occasions qu’on peut rapidement présenter aux élèves une liste de déictiques, de parfaits forts ou de futurs irréguliers à apprendre par coeur. Mais ils les ont déjà utilisés à de multiples reprises. On se trouve alors dans la même situation qu’à l’école primaire lorsqu’on enseignait des règles de grammaire ou des temps verbaux que les élèves savaient déjà utiliser puisqu’ils parlaient le français avant d’aller à l’école (ou l'apprenaient en même temps, ce qui fut mon cas). Sauf que cette fois, cela va infiniment plus vite A CONDITION QUE la terminologie grammaticale et l’idée même de règles aient déjà été totalement acquises par les élèves, à l’école primaire justement.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 11 mars 2008

Je ne pensais pas à la Chine, Jean, mais plutôt à ce gros mammouth en acier qui a sombré en heurtant un iceberg.

Ecrit par : Robin | 11 mars 2008

C'est un travail qui cherche à faire des économies sur l'éducation ?

Ecrit par : dugong | 11 mars 2008

Ne pourrait-on commencer par faire l'économie du chercheur ?

Ecrit par : Robin | 11 mars 2008

Sauf que cette fois, cela va infiniment plus vite A CONDITION QUE la terminologie grammaticale et l’idée même de règles aient déjà été totalement acquises par les élèves, à l’école primaire justement.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 11 mars 2008

En ce qui concerne les langues étrangères, je vous suis bien pour l'expression orale ; on n'a pas besoin de la grammaire, du moins au début, mais à l'écrit ?

Ecrit par : Robin | 11 mars 2008

Bonjour

En tant qu'auteur de la troisième citation, j'aurais pu me vexer, mais votre collage m'a fait rire et pour cette raison, Ego te absolvo ! (c'est mon problème aussi avec les élèves, ne le répétez à personne, j'ai souvent du mal à garder mon sérieux).

Ecrit par : Robin | 10 mars 2008

En fait, c'était mon best of personnel de la veille, sans penser à un lien possible entre les 3 citations !

Sinon, je suis en train de lire aux éditions Sarbacane, dans la collection eXprim', un roman que je crois exceptionnel écrit par Insa Sane.

Le titre du livre : "Du plomb dans le crâne".

Le contexte du roman est celui des émeutes de l'hiver 2005.

Un chapitre du roman notamment m'a totalement remué, autant sur le plan formel que celui du contenu.

Il s'agit des pages 98 à 101. Avant de vous en citer quelques extraits, je dois dire que le roman n'a selon moi rien à faire en littérature jeunesse, tant l'univers décrit est violent et nécessite un coeur bien accroché pour y entrer.

Mais, au-delà du débat qu'on peut avoir sur les qualités proprement littéraires du livre, deux choses dans ces quelques pages sont totalement fascinantes :

Tout d'abord, le nombre particulièrement élévé de références à la culture littéraire. Jugez plutôt :

"C'était la première, le décor était planté, le théâtre comble. En coulisses, les acteurs de la pièce espéraient avidement que cette tragédie se joue, le tout-Paris retenait son souffle. Pour Alassane comme pour ses amis, le rideau allait se lever, la Guerre de Troie aurait bien lieu."

"Dans le lointain de cette jungle urbaine, les sirènes de Darwin retentissaient en chacun de ces petits êtres comme des rugissements fauves"

"Le souffle court, le corps crispé, aux aguets, les jeunes, pétrifiés dans des postures de statues antiques, avaient cessé leur course".

"Au milieu de la fourmilière, leurs silhouettes projetées contre le mur prenaient -enfin- des allures de guerriers titanesques"

"Droits comme des cheminées, ils attendaient, alignés au pied de la colonne abrupte"

"La forteresse assiegée, le gymnase Saint-Exupéry de Sarcelles, était à présent à portée de tir."

"Ces remparts imprenables retenaient captif le souvenir des temps où ils s'amusaient naïvement de la vie, capes de petits princes ondulant autour de leurs échines fragiles".

"Les donjons de cette bastille moderne enfermaient jeux juvéniles, preuves d'amitiés scellées dans le sang, innocentes illusions".

"Vitement, ils voulaient voler vers le soleil, quitte à se bruler les ailes"

"D'abord les flammes léchèrent presque timidement les parois de la citadelle, puis les tendres baisers se changèrent en ébats infernaux"

"A la manière d'un peloton d'execution, le jeunes restaient muets. La politique de la terre brulée réclamait son lot de sacrifices."

"Dans leur quête nocturne, ils rélaisèrent soudain qu'ils venaient de bâtir un phare".

"Parce qu'ils s'étaient trop longtemps égarés dans le désert de leur société en crise, ils se mirent à danser autour de leur veau d'or".

"Ils étaient comme fous, avaient-ils perdu la raison ? La raison est Hélène, Hélène n'est que raison ; eux, disait-on dans la cité, ne l'étaient pas".

Personnellement, je trouve jusqu'à cette faute d'orthographe sur le mot Hellène totalement fascinante, la preuve en tant cas d'une véritable soif de culture classique.

Pour ne pas faire trop long, je coupe le commentaire en deux

A suivre...

Ecrit par : johnmarguerite | 11 mars 2008

Insa Sané "Du plomb dans le crâne, deuxième partie.

L'autre chose absolument frappante dont je voulais est la mise en accusation implicite, dans ce même passage de l'école elle-même, non pour les humiliations infligées par une pédagogie rétrograde, mais pour le refus de l'école et donc de la société d'avoir offert les rite de passage à l'état adulte :

Regardons ce qu'écrit l'auteur au moment où ces jeunes s'apprêtent à mettre le feu au Gymnase Saint Exupéry, cette "Bastille moderne" :

"A présent, ils étaient grands, mais on les traitait toujours comme des enfants ! Alors que faire, sinon immoler le souvenir des temps espiègles ? Dans un monde qui n'entend pas les petis, cesser d'être jeune - ils l'avaient compris - était crucial.

"Parce qu'ils n'étaient que des petits bouts d'homme, ils voulaient s'attaquer à quelque chose d'immense"

"Parce qu'ils voulaient s'affranchir de leur enfance, il fallait que les murs tombent"

"Oui, ils dansaient, hurlaient et chantaient? Oui, ils criaient, ivres de haine à l'encontre de l'existence machinale à laquelle on voulait les contraindre".

Et, comme pour enfoncer le clou, voici une phrase glaçante prononcée par un des personnages, à présent que le gymnase brûle :

"J'ai cramé l'école parcequ'elle m'a rendu quelconque"

Ce mot "quelconque" mériterait des pages et des pages d'analyse à lui tout seul !

Ecrit par : johnmarguerite | 11 mars 2008

"J’en reste là pour ne pas relancer un débat interminable sur le devenir des élèves, débat qui exige un autre support que celui-ci".

Ecrit par : Pedro Cordoba | 11 mars 2008

C'est très dommage d'en rester là. Parce que , ce nous dit plus haut Pedro Cordoba me paraît essentiel, fondé non sur des préjugés mais visiblement sur une fine analyse de pratiques d'enseignement.
Je suis tenté de dire: enfin! un chercheur en pédagogie intelligent qui ne se laisse pas enfermer dans le faux débat des pro et anti-pédagogistes.

Reste la bonne question posée un peu plus haut par Robin. Qu'en est-il de l'enseignement de l'écrit d'une langue étrangère déjà parlée? Vaste question qui se pose à moi étant conduit à enseigner le français à des adultes russophones sortis du cadre scolaire. Le passage de l'oral à l'écrit leur pose d'énormes problèmes découlant peut-être de la difficulté à enseigner systématiquement, mécaniquement la grammaire?

Ecrit par : buntovchik | 11 mars 2008

En ce qui concerne les langues étrangères, je vous suis bien pour l'expression orale ; on n'a pas besoin de la grammaire, du moins au début, mais à l'écrit ?

Ecrit par : Robin | 11 mars 2008

C'est une méthode qui donne la prééminence à l’oral. Cela aurait d’ailleurs dû donner toute satisfaction aux « experts » qui insistent tant sur la communication, mais passons... L’écrit n’est pas absent mais s’appuie sur ce qui a été fait oralement en classe. Les élèves devaient compléter quelques phrases à la maison sur un cahier d’exercices. Le mécanisme était du même ordre que les questions ou les petites rédactions après les dictées de l’ancienne école primaire. Sauf que les questions étaient remplacées par des « amorces » sur le modèle des interventions du professeur en classe, interventions réduites au strict minimum : un mot, parfois un simple geste pour relancer l’intervention de l’élève et lui permettre de construire oralement des phrases complexes. Et en cas de faute ou incorrection reprise systématique du professeur qui ne laisse rien passer (l’élève répète alors toute sa phrase). Mais pas de questions fermées car l’élève est bloqué et se contente de répondre par monosyllabes. Il faut qu’il puisse dire ce qu’il a envie de dire à un moment donné. Le passage à l’écrit est évidemment infiniment plus facile en espagnol qu’en anglais à cause de la correspondance graphème/phonème. Mais pas plus difficile qu’en français à l’école primaire. Ne pas oublier que la rédaction des élèves s’appuyait sur un texte (littéraire) qu’ils avaient d’abord écouté (lecture du professeur avec livre fermé) et sur lequel ils avaient parlé en classe avant de le lire (toujours en classe), ce qui pouvait donner lieu à de nouveaux « commentaires » oraux. Les élèves avaient donc en classe un contact avec le texte imprimé et ils s’y reportaient lorsqu’ils devaient écrire à leur tour. D’où aller-retour systématique entre l’oral (d’abord) et l’écrit. Il n’en reste pas moins que les dosages sont très différents d’une langue à l’autre et qu’on ne peut pas suivre exactement les mêmes méthodes dans les différentes langues. C’est bien ce que je reproche au système actuel : vouloir imposer le même type de « compétences » et de progressions quelle que soit la langue à enseigner, y compris maintenant la langue maternelle ! Le professeur devrait insister beaucoup plus sur le rapport écrit/oral en anglais (ou en portugais) qu’en espagnol (ou en allemand), où ce rapport va presque de soi. Ce n’est pas un problème de langues romanes vs langues germaniques mais de rapport avec la phonologie et l’orthographe du français.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 11 mars 2008

Pedro, votre point de vue est extrêmement intéressant. Je ne ferai pas de parallèle avec ce qu'on appelle, à l'école primaire, "la maîtrise de la langue", (en ayant par dessus la tête des polémiques autour des "méthodes globales") mais, concernant l'apprentissage de la musique, votre discours ouvre une alternative très nette aux pratiques qui consistent à faire faire systématiquement, dans l'enseignement spécialisé, un, voire deux ans de solfège avant d'avoir le moindre contact avec un instrument de musique.
Même si la pratique du chant choral par les jeunes élèves tempère un peu le côté abstrait et souvent légèrement indigeste de cet apprentissage du vocabulaire et de la grammaire musicaux.
Ceci-dit, je reste persuadé que "l'écoute", à l'école, (puisque le milieu familial n'y est, hélas, pas souvent très propice), de toutes formes de musiques autres que celles auxquelles les gamins ont facilement accès par voie médiatique, reste le premier vecteur valable.

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 mars 2008

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Semons des glands, il en restera toujours quelque chose.
GM

Ecrit par : guy morel | 10 mars 2008
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Et puis ça nourrit les cochons.
Certains espèrent dans le porc salut.
D'autres disent qu'un bon porc rouge est un porc rouge mort.
Quand il pète, le porc tue air.

vive la France.

Ecrit par : para pour la FRANCE | 11 mars 2008

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Semons des glands, il en restera toujours quelque chose.
GM

Ecrit par : guy morel | 10 mars 2008
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Et puis ça nourrit les cochons.
Certains espèrent dans le porc salut.
D'autres disent qu'un bon porc rouge est un porc rouge mort.
Quand il pète, le porc tue air.

vive la France.

Ecrit par : para pour la FRANCE | 11 mars 2008

A buntovchik

Je ne suis pas un chercheur en pédagogie, Dieu me garde d’un pareil destin ! J’ai simplement été (peu de temps) professeur dans le secondaire et il m’a suffi d’avoir vu faire cours pendant une heure ma conseillère pédagogique puis de dialoguer 20 minutes avec elle pour comprendre l’intérêt et le fonctionnement de la méthode. Quand je pense à la quantité de temps perdu aujourd’hui par les stagiaires en IUFM ! Un professeur expérimenté vous montre ce qu’il fait, il vous explique pourquoi puis vous vous mettez vous-même au boulot, en tâtonnant d’abord et en vous améliorant ensuite peu à peu. C’est tout ce qu’il faut pour enseigner. Pas plus besoin de sciences de l’éducation pour enseigner qu’on n’a besoin de sciences de la rabotique pour apprendre à raboter une planche (ce que je sais faire aussi parce que mon père était ébéniste et nous avait appris le métier au cas où…)

Je ne connais pas un mot de russe (à part le lexique élémentaire du communisme) et ne peux donc vous aider. Etes-vous sûr que vos élèves parlent bien français, je veux dire sans fautes de prononciation ni de grammaire ? La méthode dont je parle était fondée sur un aller-retour entre l’oral et l’écrit et l’oral devait être parfait (d’où les reprises systématiques du professeur). Quand on apprend la langue parlée « sur le tas », cela devient impossible. Je ne vois pas d’autre solution que la grammaire normative. Mais c’est plus facile avec un adulte qui est prêt à faire cet effort qu’avec un élève qui n’éprouve évidemment pas le moindre besoin de « communiquer » dans une langue qu’il ne connaît pas.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 11 mars 2008

C’est tout ce qu’il faut pour enseigner. Pas plus besoin de sciences de l’éducation pour enseigner qu’on n’a besoin de sciences de la rabotique pour apprendre à raboter une planche.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 11 mars 2008

Bien d'accord avec ce point de vue. J'ai sciemment utilisé l'expression "chercheur en pédagogie" que se devrait-être tout enseignant au travail de penser son enseignement. Cette figure s'opposant à celle du pédagoque, esclave de la techno-sience éducative et travaillant mécaniquement comme un robot.

Pedro, vous connaissez au moins un mot russe...le mot "robot", dont la racine "rob" est un paronyme de la racine "rab" (l'esclave, le serf) ou "rob" qu'on trouve dans le mot "rabota" , le travail, "rabotnik", le travailleur.

Un détail amusant la racine "rab" ou "rob" est apparentée à la racine "orph" du mot français "orphelin" (en gr. orphanos: privé de). Et le mot russe pour dire "petit enfant", est "rebionok". On est passé de l'idée d'orphelin (l'enfant privé de parents) à celle d'enfant obligé de travailler: "rabotat" et donc "petit esclave".
Le mot "robot" quant à lui a été inventé par l'écrivain tchèque K. Capek à partir du mot "rabota", travail, dur labeur.

Ecrit par : buntovchik | 11 mars 2008

Total hors sujet...
Question posée par une jeune collègue qui a 10 ans d'ancienneté dans l'EN mais effectue son premier CP;;;


"Bonjour,

C'est mon premier Cp et je me pose la question suivante :

comment abordez-vous l'addition :

par exemple 8+5

- dire 8 puis on montre 5 doigts et on compte à partir de 8 ?
- dessiner 8 points sur l'ardoise et rajouter 5 et compter le tout ?
- ou ....

Je suis curieuse de voir comment vous vous y prenez."

Nous sommes tout de même le 11 mars...
Pour les 4 opérations au CP, ce n'est pas gagné !!!

Ecrit par : c.cuit | 11 mars 2008

A propos de pratiques de classe, nos enfant sont de plus en plus confrontés (sans doute au nom des méthodes actives) à des contrôles où ce sont les élèves eux-mêmes qui posent les questions. Deux exemples :

- les élèves font des exposés en groupes de 2 ou 3. Le groupe qui a travaillé sur un thème est ensuite invité à poser 3 questions qui seront données en contrôle un autre jour. Bien entendu, par solidarité, la plupart révèlent à leurs copains les 3 questions... et les réponses. Certains élèves qui ne veulent pas tricher se sentent très mal à l'aise avec ce procédé.
Faut-il en parler avec l'enseignant, qui, d'une certaine façon, "tend la perche" à ce genre de dérive ?

- dans une autre classe, les élèves ont lu les Fourberies de Scapin et ce matin "autocontrôle" : chacun devait se poser à lui-même 3 questions sur le livre !!!

Je me pose beaucoup de questions sur ces pratiques et d'une façon générale sur la tricherie qui semble extrêmement répandue.
Même si je suis bien consciente qu'elle existera toujours, n'y a-t-il pas parfois des enseignants qui l'encouragent par naïveté ou idéalisme ? Quelle position les parents doivent-ils adopter ?
Nous faisons bien comprendre à nos enfants qu'ils travaillent pour eux-mêmes et que les tricheurs seront confrontés un jour à leurs limites. Mais parfois ils sont dégoûtés devant la malhonnêteté de leurs camarades et le manque de lucidité de leurs enseignants.

Avez-vous des "stratégies" contre la tricherie ?

Ecrit par : lucile | 11 mars 2008

Et puis ça nourrit les cochons.
Certains espèrent dans le porc salut.
D'autres disent qu'un bon porc rouge est un porc rouge mort.
Quand il pète, le porc tue air.

vive la France.

Ecrit par : para pour la FRANCE | 11 mars 2008

Vous avez vu Yann, il y a des anciens de l'école royale militaire de S...qui viennent sur le blog. Et ils n'ont pas l'air de s'être arrangés.

Ecrit par : Robin | 11 mars 2008

Euh, ça compte dans la moyenne générale, ces contrôles ?

Ecrit par : johnmarguerite | 11 mars 2008

"Vous lui beaucoup d'honneur, Robin,"

"donnez"..

Je suis quasi sûr que pourtant tu t'es "vu" l'écrire ....
;) le cerveau est un grand farceur ...

Ecrit par : toto | 11 mars 2008

Avez-vous des "stratégies" contre la tricherie ?

Ecrit par : lucile | 11 mars 2008

Des sanctions progressives et adaptées : commencer par 50 coups de fouet.

Sinon, ne jamais noter le genre d'exercices que vous décrivez...Ou tout simplement ne jamais en faire.

Ecrit par : Robin | 11 mars 2008

Euh, ça compte dans la moyenne générale, ces contrôles ?

Ecrit par : johnmarguerite | 11 mars 2008

Ben oui.
Je crois que tout est bon pour remonter les moyennes.

Ecrit par : lucile | 11 mars 2008

Des sanctions progressives et adaptées : commencer par 50 coups de fouet.
Ecrit par : Robin | 11 mars 2008

Cela semble raisonnable !

Ecrit par : lucile | 11 mars 2008

"toto n'a pas entièrement tord ..."
"toto n'a pas entièrement tort ..."
Saloupio ;)

Qd toto ne sait pas, en général, il ferme sa gueule .... Ou il demande .... :ange:

Ecrit par : toto | 11 mars 2008

A propos de pratiques de classe, nos enfant sont de plus en plus confrontés (sans doute au nom des méthodes actives) à des contrôles où ce sont les élèves eux-mêmes qui posent les questions. Deux exemples :

- les élèves font des exposés en groupes de 2 ou 3. Le groupe qui a travaillé sur un thème est ensuite invité à poser 3 questions qui seront données en contrôle un autre jour. Bien entendu, par solidarité, la plupart révèlent à leurs copains les 3 questions... et les réponses. Certains élèves qui ne veulent pas tricher se sentent très mal à l'aise avec ce procédé.
Faut-il en parler avec l'enseignant, qui, d'une certaine façon, "tend la perche" à ce genre de dérive ?

- dans une autre classe, les élèves ont lu les Fourberies de Scapin et ce matin "autocontrôle" : chacun devait se poser à lui-même 3 questions sur le livre !!!

Ecrit par : lucile | 11 mars 2008

Ces pratiques sont tout simplement débiles! Elles illustrent bien la perversion profonde des "pédagos": mettre les enfants dans des situations ingérables afin de les écoeurer plus sûrement de la connaissance parce que eux, les "pédagos", ne croient plus à rien, sauf à leur carrière. C'est exactement ce qu'on appelle le socio-constructivisme dénoncé par Marc Le Bris.
Les professeurs qui se livrent à ce genre de stupidités sont ou des cinglés ou des idiots.

Ecrit par : Jean | 11 mars 2008

Les professeurs qui se livrent à ce genre de stupidités sont ou des cinglés ou des idiots.
Ecrit par : Jean | 11 mars 2008

Jean, je comprends votre énervement, mais je trouve ces termes un peu exagérés, car en dehors de quelques pratiques de ce genre et qui sont effectivement "débiles" (et encore tout dépend de ce qu'on veut évaluer), ces enseignants ne me semblent souffrir que d'un grand idéalisme angélique.
Comment les aider à revenir sur terre ?

Ecrit par : lucile | 11 mars 2008

Pedro Cordoba,

Votre façon d'expliquer votre perception d'apprentissage de la langue me fait un peu penser à la méthode assimil.

Méthode sympa pour se débrouiller (une petite pincée de grammaire, une grosse pincée de conversation en soupoudrant le tout de quelques explications).

Mais, comprendre "à peu près", deviner, se faire comprendre, se "débrouiller" n'est pas très difficile, c'est vrai.

Mais parler une langue, riche, de façon précise et authentique, est autrement plus complexe.
Le piège à éviter est de ne pas tomber dans la médiocrité, comme c'est le cas actuellement, de notre belle langue française.

Pour moi, 70% de grammatical + lexical.
30% d'oral.
Cela va de soi, que les élèves, doivent lire, regarder des films en VO................

Ecrit par : Carole | 11 mars 2008

Comment les aider à revenir sur terre ?

Ecrit par : lucile | 11 mars 2008

Impossible! C'est une adhésion à des dogmes sacro-saints Essayez donc de convertir un témoin de Jehovah!
Il vaut mieux prendre la fuite et leur arracher vos enfants: en ce sens, la suppression de la carte scolaire sera une excellente chose!

Ecrit par : Jean | 11 mars 2008

Total hors sujet...
Question posée par une jeune collègue qui a 10 ans d'ancienneté dans l'EN mais effectue son premier CP;;;


"Bonjour,

C'est mon premier Cp et je me pose la question suivante :

comment abordez-vous l'addition :

par exemple 8+5

- dire 8 puis on montre 5 doigts et on compte à partir de 8 ?
- dessiner 8 points sur l'ardoise et rajouter 5 et compter le tout ?
- ou ....

Je suis curieuse de voir comment vous vous y prenez."

Nous sommes tout de même le 11 mars...
Pour les 4 opérations au CP, ce n'est pas gagné !!!

Ecrit par : c.cuit | 11 mars 2008

Achetez le livre de calcul de Singapour, très bien fait, qui fait comme le préconise le SLECC, les 4 opérations dès le CP.

(Librairie des écoles)

Malheureusement, ce qui est bon pour les petits Malais est considéré comme ringard chez nous, et cette tentative de réformette de Darcos vivement contestée risque d'avorter si les consignes de descendre prochainement dans la rue sont suivies d'effet.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 11 mars 2008

"Comment les aider à revenir sur terre ?"

Sevrage, 3 semaines minimum sans :
-hakik
-beu
-alcool
-amphette
-cid
-exta
........
comptez po sur moi :ange:

Ecrit par : toto | 11 mars 2008

Des sanctions progressives et adaptées : commencer par 50 coups de fouet.
Ecrit par : Robin | 11 mars 2008

Soyez honnête : vous-même n'avez pas encore totalement décroché des bonnes vieilles méthodes pédagogiques du collège de S... .
Alors, comment voulez-vous que les anciens élèves s'arrangent ?

Ecrit par : yann | 11 mars 2008

Je pense qu'il faut étudier soigneusement la grammaire d'une langue étrangère, par exemple, en allemand, comment connaître les trois personnes (masculin, féminin, neutre) si on ne fait pas l'effort de les apprendre et que l'oral ne suffit pas.

Si on connaît beaucoup de vocabulaire et de grammaire, la compréhension de la langue et l'oral posent peu de problèmes, et peuvent être intégrés assez facilement.
Les nouvelles méthodes pour les langues qui privilégient l'oral avec une grammaire indigente, un vocabulaire indigent, (je le vois en anglais), aboutissent à un écroulement de la connaissance des langues.

D'autant plus que les enfants ne sont pas incités à travailler, ne lisent en français que les livres qu'ils sont obligés de lire, sont nuls en grammaire et en orthographe...à moins d'être dans des écoles privilégiées, ou de faire partie des familles qui contribuent à l'essor des officines genre Acadomia.
(Dont pour je ne sais quelle raison, il est rarement parlé : pourtant, plus de 2 milliards d'euros par an, ce n'est pas rien!)

Les méthodes globales étant passées par là, y compris les "séquences".

Les enfants bilingues de naissance dans un pays comme les USA, qui reviennent en France à l'adolescence, ont de grosses lacunes en français, surtout à l'écrit, et doivent les combler par des cours particuliers. Les public schools n'étant pas fameuses non plus aux USA, il faut également combler des lacunes en anglais, à l'écrit également. (C'est l'expérience que j'en ai).

Mon impression est comme celle de Carole : 70 % de grammaire, vocabulaire, et 30 % d'oral.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 11 mars 2008

Pardon : l'école royale militaire de S...

Ca a tout de même plus de gueule.

Ecrit par : yann | 11 mars 2008

Total hors sujet...
Question posée par une jeune collègue qui a 10 ans d'ancienneté dans l'EN mais effectue son premier CP;;;


"Bonjour,

C'est mon premier Cp et je me pose la question suivante :

comment abordez-vous l'addition :

par exemple 8+5

- dire 8 puis on montre 5 doigts et on compte à partir de 8 ?
- dessiner 8 points sur l'ardoise et rajouter 5 et compter le tout ?
- ou ....

Je suis curieuse de voir comment vous vous y prenez."

Nous sommes tout de même le 11 mars...
Pour les 4 opérations au CP, ce n'est pas gagné !!!

Ecrit par : c.cuit | 11 mars 2008
Bonjour,
Je vous signale la sortie début avril chez GRIP-Éditions de
COMPTER-CALCULER au CP par Pascal Dupré.
(Fichier de calcul +complément de géométrie, 148 pages, 9,8 euros)
Disponible en open content pour l'instant sur le site du projet SLECC
Guy Morel

Ecrit par : guy morel | 11 mars 2008

Pardon : l'école royale militaire de S...

Ca a tout de même plus de gueule.

Ecrit par : yann | 11 mars 2008

Oui la façade avait de la gueule, mais à part ça...J'y ai beaucoup souffert et beaucoup appris ; comme vaccin contre l'extrêmisme de droite et la bêtise militaire, ça se posait là !
ceci dit, j'ai oublié de mettre un smiley derrière les 50 coups de fouets. J'ai essayé d'"humaniser". Dur, dur !

Ecrit par : Robin | 11 mars 2008

ceci dit, j'ai oublié de mettre un smiley derrière les 50 coups de fouets. J'ai essayé d'"humaniser". Dur, dur !
Ecrit par : Robin | 11 mars 2008

Vous connaissant Robin, nous ne pouvions douter un instant de votre sérieux ! ;-)

Pour remédier à l'angélisme de certains enseignants, je me suis demandé si la lecture obligatoire de Sa Majesté des Mouches à l'IUFM pourrait avoir quelque effet.

Ecrit par : lucile | 11 mars 2008

Bonjour,
Je vous signale la sortie début avril chez GRIP-Éditions de
COMPTER-CALCULER au CP par Pascal Dupré.
(Fichier de calcul +complément de géométrie, 148 pages, 9,8 euros)
Disponible en open content pour l'instant sur le site du projet SLECC
Guy Morel

Ecrit par : guy morel | 11 mars 2008

Merci pour le renseignement, je suis très intéressée...
Je possède quelque chose de très complet pour le CP, avec apprentissage des 4 opérations, que j'ai rapporté ....
devinez donc d'où???


du Sénégal !!!


J'ai hâte de pouvoir comparer et de constater qu'un jour les petits français auront autant de chance que les petits sénégalais... de ne plus être considérés comme des insuffisants cérébraux...

Ecrit par : Maminou | 11 mars 2008

J'ai hâte de pouvoir comparer et de constater qu'un jour les petits français auront autant de chance que les petits sénégalais... de ne plus être considérés comme des insuffisants cérébraux...
Ecrit par : Maminou | 11 mars 2008


Vous le pouvez en tapant
http://www.slecc.fr/
GM

Ecrit par : guy morel | 11 mars 2008

@Anne-Marie Valette,

Mes souvenirs sont lointains en allemand, mais je me souviens que l'on apprenait les déclinaisons avec article défini (masc, fém, neutre et pluriel) et avec l'article indéfini (masc, fém et neutre).
Quoi qu'il en soit, par exemple pour les déclinaisons, c'était de mixer les déclinaisons et le vocabulaire, pour éviter l'accumulation de fautes irrécupérables.

Cela dit, je ne me suis jamais servie de l'allemand professionnellement, uniquement l'anglais.

Ecrit par : Carole | 11 mars 2008

Vous le pouvez en tapant
http://www.slecc.fr/
GM

Ecrit par : guy morel | 11 mars 2008

Excellent !!!
Quel travail remarquable !!!

Je transmets l'adresse de ce site à qui de droit...

Ecrit par : Maminou | 11 mars 2008

ceci dit, j'ai oublié de mettre un smiley derrière les 50 coups de fouets. J'ai essayé d'"humaniser". Dur, dur !
Ecrit par : Robin | 11 mars 2008

Vous connaissant Robin, nous ne pouvions douter un instant de votre sérieux ! ;-)

Pour remédier à l'angélisme de certains enseignants, je me suis demandé si la lecture obligatoire de Sa Majesté des Mouches à l'IUFM pourrait avoir quelque effet.

Ecrit par : lucile | 11 mars 2008

Voilà comment naissent les réputations ! ))))! N'ayant pas été très sérieux sur ce coup-là, je voudrais me rattraper en affirmant la nécessité d'une éducation à l'honnêteté et à la loyauté et donc d'une condamnation explicite de la tricherie,sous toutes ses formes, à l'école.

Et le fait que beaucoup d'adultes trichent et dans toutes sortes de sphères, y compris les plus élevées, n'est pas un argument recevable.

Il faut donc le dire clairement aux élèves et poser les règles du jeu dès le départ, avec des sanctions à la clé (un copiage = 0/20)

Leur faire déposer les sacs à l'entrée de la salle, mettre la cloison d'un classeur entre eux et le voisin et surtout avoir l'oeil.

"Le Seigneur des mouches" est un excellent roman (il y a une très bonne adaptation anglaise en noir et blanc que j'ai enregistrée sur cassette et qu'il m'est arrivé de passer aux élèves après étude du roman...Je ne me souviens plus du nom du réalisateur)

Film et roman expriment une vérité fort dérangeante mais que tous les adultes devraient se mettre dans la tête : l'homme n'est pas naturellement bon et ces "petits anges" peuvent faire preuve d'une cruauté sans limites.

Ecrit par : Robin | 11 mars 2008

Où donc avez-vous trouvé cette ode admirable à la gloire du grand timonier de la pédagogie ?
Ecrit par : Robin | 11 mars 2008

Sur le blog pédagogiste : http://lewebpedagogique.com/ostiane/

Ecrit par : Victor | 11 mars 2008

A Carole et Anne-Marie

Carole : Votre façon d'expliquer votre perception d'apprentissage de la langue me fait un peu penser à la méthode assimil.

--- Rien à voir avec Assimil. Ce sont justement des succédanés d’Assimil qu’emploient les profs d’anglais (de FLE, le CECRL, etc). Et c’est pour cela que c’est un échec sur toute la ligne.

Carole : Méthode sympa pour se débrouiller (une petite pincée de grammaire, une grosse pincée de conversation en saupoudrant le tout de quelques explications). Mais, comprendre "à peu près", deviner, se faire comprendre, se "débrouiller" n'est pas très difficile, c'est vrai.

--- Il ne s’agit absolument pas de se « débrouiller ». Ça, c’est le niveau A1 A2 du CECRL, contre lequel il faut se battre. J’ai dit que l’oral devait être PARFAIT, même si au tout début on dit des choses relativement simples.

Carole : Mais parler une langue, riche, de façon précise et authentique, est autrement plus complexe.

---- Le point d’appui de cette méthode, ce sont des textes littéraires. Une langue riche, précise et authentique. C’est d’ailleurs curieux que vous employiez ce mot « authentique ». Car c’est celui qui est resté lorsqu’on a commencé à vouloir mixer les méthodes en langues vivantes. Tout le monde s’est mis à jurer par le « document authentique ». Mais comme c’était détaché du reste, personne n’a compris ce qu’on pouvait en faire.
J’avais parlé de « petits inconvénients ». L’un d’eux est que les élèves parlaient une langue beaucoup trop littéraire et châtiée. Et quand ils allaient en Espagne pour la première fois, les gens les regardaient comme des bêtes curieuses. Je me souviens d’un élève d’une quinzaine d’années (le fils d’un copain) qui était venu un temps à la maison quand j’habitais en Andalousie. La fille des voisins (même âge) était ahurie. « Tu parles comme ma grand-mère » ou « comme si c’était écrit dans les livres », lui disait-elle. Mais c’est un tout petit inconvénient, bien sûr. Il est plus facile d’apprendre le langage quotidien quand on parle comme un personnage de Proust que l’inverse. Au bout de quelques jours, il n’y paraît plus.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 11 mars 2008

"Le seigneur des mouches" ou "Sa majesté des mouches "("Lord of the flies" est un roman de William Golding, le film tiré du roman est de Peter Brook (1963). "Seigneur des mouches" est la traduction du mot hébreu "Baal-zvuv" (Belzébuth)

Ecrit par : Robin | 11 mars 2008

Je copiecolle ce "poème" (?) trouvé sur le site indiqué par Victor (le web pédagogique)...Bel exemple d'angélisme sur le thème qui nous intéresse présentement et bellel confusion entre l'éthique et l'esthétique :


"De l’acte violent à l’acte d’écriture, la voie est possible, le chemin initiatique et le résultat accessible.

Un monde sans violence est une illusion de monde.

La violence a toujours existé, elle existera toujours. Vouloir l’éteindre n’aboutirait qu’à en rallumer plus ardemment la flamme.

La (les) question(s), il me semble, se trouve(nt) ailleurs…

Que faire de cette violence?

Comment vivre avec cette violence?

Comment la rendre acceptable?

Peut-on partager cette violence?

Avec qui? Où et comment?

Un possible élément de réponse proposé par ce mini film.

La violence réincarnée dans l’écriture. "

Ecrit par : Robin | 11 mars 2008

Total hors sujet...
Question posée par une jeune collègue qui a 10 ans d'ancienneté dans l'EN mais effectue son premier CP;;;


"Bonjour,

C'est mon premier Cp et je me pose la question suivante :

comment abordez-vous l'addition :

par exemple 8+5

- dire 8 puis on montre 5 doigts et on compte à partir de 8 ?
- dessiner 8 points sur l'ardoise et rajouter 5 et compter le tout ?
- ou ....

Je suis curieuse de voir comment vous vous y prenez."

Nous sommes tout de même le 11 mars...
Pour les 4 opérations au CP, ce n'est pas gagné !!!

Ecrit par : c.cuit | 11 mars 2008
Bonjour,
Je vous signale la sortie début avril chez GRIP-Éditions de
COMPTER-CALCULER au CP par Pascal Dupré.
(Fichier de calcul +complément de géométrie, 148 pages, 9,8 euros)
Disponible en open content pour l'instant sur le site du projet SLECC
Guy Morel

J'ai bien peur que le fichier seul ne suffise pas pour un cas comme celui cité par c. cuit (que je salue au passage).
Dans ce cas-là, j'ai bien peur qu'il faille y ajouter un bon gros livre du maître expliquant pas à pas le déroulement d'une leçon (travail collectif au tableau : apprentissage de la règle, premiers essais collectifs; travail individuel avec du matériel : bûchettes, jetons, petits objets, monnaie factice, double-décimètre ; exercices de contrôle sur le fichier). De plus, il serait bon que ces leçons -modèles soient accompagnées de nombreuses petites notes de bas de page expliquant au "maître" la différence entre dénombrer, surcompter et calculer.
Sinon, le fichier du SLECC sera bientôt accusé de fabriquer des dyscalculiques aussi bien que les autres fichiers.

Ecrit par : catmano | 11 mars 2008

Sous l’ode à Meirieu citée ci-dessus, les commentaires valent le déplacement :

« Cliquez, écoutez, c’est riche, c’est dense, mais c’est tellement clair ! (sic)
Et vous? qu’en pensez-vous?
Parents innovants, enseignants novateurs, audacieux silencieux ou grands orateurs, qu’évoque pour vous l’idée d’innovation éducative? »

C’est quoi un « parent innovant » ? On y est, nous ? Il y a un innovatiomètre pour vérifier ?
Ce site est tellement nunuche qu’il en devient très con !
Allez, encore un petit coup version Dolto pour la route :

« La notation ne prend en compte que l’adéquation immédiate d’une réponse à une question relative à une norme fixée par la règle. Cette notation ne doit pas exclure l’évaluation qui, elle, intègre dans son statut, le processus d’apprentissage, voire de résistance à l’apprentissage. Une toute autre affaire!
Des “garçons manqués” qui ne connaissent pas le féminin, des jumeaux séparés qui n’intègrent pas le pluriel, des enfants uniques qui mettent des “s” partout….oui oui, ça existe! »

Ecrit par : Lariba | 11 mars 2008

...... un cas comme celui cité par c. cuit (que je salue au passage).

Il s'agissait de rejoindre "c.cru" dans sa désolation au vu de ce que certains enseignants osent demander quand ils sont "dans la panade"...

Ecrit par : c.cuit !!! | 11 mars 2008

Des instits m'ont avoué qu'ils ne font presque pas d'hist-géo car ils n'y “connaissent rien” et que beaucoup de leurs collègues sont dans ce cas.

Est-ce une expérience courante ?

Ecrit par : P. Azimont | 11 mars 2008

...... un cas comme celui cité par c. cuit (que je salue au passage).

Il s'agissait de rejoindre "c.cru" dans sa désolation au vu de ce que certains enseignants osent demander quand ils sont "dans la panade"...

Ecrit par : c.cuit !!! | 11 mars 2008

J'avais compris. Je pense que cette brave Carmen appréciera aussi.

Ecrit par : catmano | 11 mars 2008

Les professeurs qui se livrent à ce genre de stupidités sont ou des cinglés ou des idiots.

Ecrit par : Jean | 11 mars 2008

Vous nous expliquerez la différence, Jean, entre l'idiot et le cinglé?
J'ai appris il y a peu en lisant l'excellent essai de Jérôme Thélot, professeur d'Université à Lyon, consacré à l'Idiot de Dostoïevski, que le mot grec "idios" pour dire l'idiotie, signifie quelque chose comme "l'obligation d'être soi, et de s'identifier à cette obligation, au point de ne pouvoir "sortir de soi".
Je me demande, dans quelle mesure, les méthodes modernes d'éducation et d'enseignement, qui mettent l'enfant ou "l'apprenant" au centre, ne l'enferment pas en lui-même, ne l'attache pas obstinément à lui même? Tendance lourde de notre civilisation ultra-moderne prônant l'individu insulaire, autonome, additionnant son individualité à celles des multiples autres pour former l'agglomérat anonyme de la société, ou pire, de la communauté.
Je rappelle que précisément, pour Hegel, le contraire immédiat de "l'attachement obstiné" est la discipline et son pouvoir formateur. En ce sens que la discipline est ce qui permet, par sa dimension "traumatique" d'obéissance aveugle à un rituel "mécanique" absurde, de s'arracher à l'aliénation subjective.
Hegel insistait pour cette raison, alors qu'il était directeur du Gymnasium de Nuremberg, sur l'enseignement de l'exercice mécanique dans le service militaire, et sur celui du latin.
Les méthodes pédagogiques qui prétendent faire de l'élève le sujet auto-constructeur et auto-évaluateur de ses savoirs ont toutes les raisons de rejeter en bloc les apprentissages mécaniques, le par-coeur, l'imitation du modèle: ils sont la condition de la séparation, de l'externation radicale, du sacrifice du "contenu substantiel spirituel intérieur". Sacrifice qui permet au sujet, nous dit Hegel, d'émerger en tant que négativité pure se rapportant à soi.
Il convient , et je concluerai la-dessus, de comprendre que le recours et l'utilisation des méthodes d'enseignement dites "disciplinaires", pourfendues par les pédagogistes, ne se justifient pas pédagogiquement. La discipline n'est rien d'autre que le couteau symbolique qui permet de trancher les attaches de l'élève à son propre sujet, lui permettant ainsi, étant libéré de se consacrer à ce que Kant appelle la partie positive de l'instruction.

Ecrit par : buntovchik | 11 mars 2008

Assez curieusement, si c'était JPBqui avait parlé de pro/fesseur et de coups de fouet, personne n'aurait pensé qu'il rigolait...

Ecrit par : Abraxas | 11 mars 2008

Des instits m'ont avoué qu'ils ne font presque pas d'hist-géo car ils n'y “connaissent rien” et que beaucoup de leurs collègues sont dans ce cas.

Est-ce une expérience courante ?

Ecrit par : P. Azimont | 11 mars 2008
Ma fille en a eu une qui n'avait pas dépassé l'âge de la pierre taillée et qui leur a resservi la même soupe trois ans d'affilée. Ceci dit, elle aurait été bien en peine d'inventer elle-même la taille de la pierre.

Ecrit par : dobolino | 11 mars 2008

J'ai appris il y a peu en lisant l'excellent essai de Jérôme Thélot, professeur d'Université à Lyon, consacré à l'Idiot de Dostoïevski, que le mot grec "idios" pour dire l'idiotie, signifie quelque chose comme "l'obligation d'être soi, et de s'identifier à cette obligation, au point de ne pouvoir "sortir de soi".


Ecrit par : buntovchik | 11 mars 2008

Une maladie idiopathique, c'est une maladie qu'on ne peut expliquer, qui n'a pas de cause tangible, qui est "en soi". Est-ce la même racine?
En général, la maladie idiopathique ne se soigne pas, n'a pas de traitement autre que palliatif, ce qui n'empêche pas qu'on peut en guérir.

Ecrit par : dobolino | 11 mars 2008

"Des instits m'ont avoué qu'ils ne font presque pas d'hist-géo car ils n'y “connaissent rien” et que beaucoup de leurs collègues sont dans ce cas."

Je crois me rappeler qu'un rapport de l'IGEN (il ya bien 5 ans) faisait état de différence de temps consacré au mathématiques au primaire dans un rapport de 1 à 5 (?).

Qui s'en souvient ?

Ecrit par : dugong | 11 mars 2008

"Meirieu, grand timonier de la pédagogie"

Ecrit par : Robin | 11 mars 2008

Vous lui beaucoup d'honneur, Robin, à ce médiocre, de le comparer à quelqu'un qui représente quand même l'une des grandes figures de l'histoire du XXème siècle.
Le discours de Meirieu n'est que du vent, que dissimule un habillage rhétorique pseudo-savant. Le néant absolu.

Ecrit par : Jean | 11 mars 2008

Un esprit faux ?

Ecrit par : Pat | 11 mars 2008

Des instits m'ont avoué qu'ils ne font presque pas d'hist-géo car ils n'y “connaissent rien” et que beaucoup de leurs collègues sont dans ce cas.

Est-ce une expérience courante ?

Ecrit par : P. Azimont | 11 mars 2008

Oui, très. Et je ne vous parle pas de la biologie.

Ecrit par : catmano | 11 mars 2008

Bonjour, ma copine cuit...

Avez-vous vu la réponse du PIUFM de service ?
"Il me parait intéressant de proposer un petit problème pour commencer comme, par exemple, leur dire qu'ils disposent de trois pièces de 1 € et de trois pièces de 2 € et leur demander s'ils peuvent payer un objet qui coûte 7 €."

Recette en quatre points :
- Vous prenez une belle charrue, modèle innovant.
- Vous la posez dans le champ.
- Surtout, surtout, vous laissez les boeufs à l'étable, la porte bien fermée, histoire qu'ils ne nous fassent pas le coup de la chèvre de Monsieur Seguin.
- Laissez-les faire, regardez-les.

Ecrit par : c. cru | 11 mars 2008

Trouvé sur le forum de France2, pour vous apasturer, ce texte:

Voici un courrier d'un Principal de collège qui a décidé d'informer sur le
sort réservé aux collèges "Ambition-Réussite" qui ont remplacé les Zones
d'Education Prioritaire.

Bonsoir,

J'occupe depuis cette rentrée la fonction de Principal d'un Collège dit
"difficile", classé "Ambition Réussite". 82% des élèves sont issus de
catégories socio-professionnelles très défavorisées. Un Collège ghetto, avec
ses problèmes quotidiens, et les problèmes de violence dans le quartier.

Je suis très fier d'avoir travaillé pendant plusieurs années à Meaux, puis
dans la banlieue de Lyon pendant 4 ans, et aujourd'hui ailleurs dans le
Rhône. Fier d'être fonctionnaire de la République, d'assumer cette mission
de service public tant décriée.

Ce soir, ma fierté m'a abandonné. J'ai honte. J'ai surtout honte de devoir
affronter le regard des professeurs, des surveillants, des partenaires
extérieurs, des parents d'élèves et des élèves.

Vous vous souvenez tous de la promesse de notre président de la République
pour ne pas laisser les "orphelins de 16 heures" à la rue ?

Vous vous souvenez des annonces de M. Darcos, Ministre de l'Education
nationale, à propos de la mise en place de l'accompagnement éducatif, ce
dispositif devant accueillir tous les collègiens de 16 heures à 18 heures ?

La circulaire a paru au journal officiel le 13 juillet 2007. Je l'ai
découverte en détails au moment même où je prenais mes fonctions au Collège
X fin août, comme tous mes autres collègues Principaux de Collèges en
Education prioritaire (près de 1500 Collèges dans toute la France).

Je me suis mis en quatre pour mettre en place ce dispositif, car je suis un
fonctionnaire responsable. J'ai mis mes opinions de citoyen dans ma poche,
et j'ai tout fait pour que ce dispositif soit un succès.

Je rappelle à tous que cet accompagnement éducatif devait concerner les
élèves volontaires, encadrés par des enseignants volontaires.

Sur 365 élèves, j'ai réussi à en convaincre 225: 61,5 % de l'effectif total.
La moyenne dans le Rhône tourne autour de 28 %.

Sur 47 enseignants, j'en ai convaincu 29. Je suis allé solliciter la MJC du
quartier pour mettre en place un atelier de danse urbaine. J'ai sollicité le
Centre social pour mettre conjointement en place l'aide aux devoirs, 3 fois
par semaine. 100 % des élèves de 6ème étaient inscrits à cette dernière
action. J'ai sollicité une compagnie artistique pour mettre en place un
atelier d'écriture. Les professeurs ont ensuite proposé un atelier de
sciences physiques, un club journal des collégiens, une activité escalade,
trois groupes de soutien en mathématiques, deux groupes de soutien en
français. J'étais en pourparlers avec un club d'échecs et un autre de rugby
pour enrichir l'offre.
J'ai même réussi à débaucher un danseur de la maison de la danse, qui vient
de partir pour le cirque du soleil à Las Vegas....

Tout cela a bien sûr un coût. Vous vous en doutez.

L'Inspection académique et le Rectorat nous ont transmis courant octobre
2007 une enveloppe d'heures pour les professeurs et les intervenants
extérieurs (pour ces derniers, ces heures devaient être transformées en
vacations, payées 15 € de l'heure).

Je disposais de 1476 heures. C'est à partir de cette enveloppe que je
n'avais pas demandé que j'ai construit mon offre. J'ai informé les parents
d'élèves, et le 12 novembre, les actions se sont mises en place. L'aide aux
devoirs avait commencé dès le 20 septembre. Les élèves étaient pour la plus
part d'entre eux très heureux.
Début décembre, j'ai mis en paiement auprès du Rectorat les heures
effectuées en septembre, octobre et novembre: 398 heures.

Cet après-midi, mardi 29 janvier 2008, réunion officielle à l'Inspection
académique. L'inspecteur d'Académie préside la réunion, flanqué de ses deux
adjoints et de deux chefs de service. Configuration inhabituelle.. Curiosité
puis inquiétude.

L'Inspecteur d'Académie ne le dit pas explicitement, car nous sommes tous
soumis au même devoir de réserve. "Le dispositif n'est pas supprimé, mais on
a réduit la voilure". On a seulement supprimé les heures pour le faire
fonctionner. Au lieu des 1476 heures, je n'en ai plus que 397 pour terminer
l'année scolaire. Cela vient directement du Ministère. C'est identique dans
toutes les Académies, l'Inspecteur d'Académie nous l'a confirmé, comme s'il
voulait nous consoler. Tous mes collègues sont dans la même stupeur (40
Principaux de Collège abasourdis).

J'ai dépensé 1 heure de plus que ce à quoi j'ai droit. Et les heures
effectuées en décembre et en janvier ne sont pour l'instant pas honorées
(j'ai compté 221 heures pour ces 2 mois). Je n'en ai plus les moyens. C'est
noble le bénévolat, mais, là, on atteint des limites...

Concrètement, dès lundi prochain, 4 février 2008, toutes les actions
décrites ci-dessus s'arrêteront, faute de moyens. Je ne vous fais pas de
dessin.

Oui, j'ai honte ce soir. Honte pour les élèves. Honte pour les parents
d'élèves. Honte pour les profs. Honte pour les partenaires exterieurs. Je ne
sais toujours pas comment je vais leur annoncer la chose.

Merci M. Sarkozy pour vos promesses péremptoires. Merci M. Darcos pour avoir
démontré la crédibilité du système éducatif français.

Bonsoir les amis, vive la République..

Je vous encourage à le diffuser autour de vous.

Bernard Étrillard






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http://www.lesauvageon.org: web-journal trimestriel, thématique, indépendant et participatif.

Ecrit par : dobolino | 11 mars 2008

Recette en quatre points :
- Vous prenez une belle charrue, modèle innovant.
- Vous la posez dans le champ.
- Surtout, surtout, vous laissez les boeufs à l'étable, la porte bien fermée, histoire qu'ils ne nous fassent pas le coup de la chèvre de Monsieur Seguin.
- Laissez-les faire, regardez-les.

Ecrit par : c. cru | 11 mars 2008

Et oui, j'ai vu...

Et dans le même style, un gamin de CE2, qui n'a jamais eu aucune leçon de géographie à l'école et à qui on demande à la suite d'une séance de cinéma ("La petite marchande de soleil") de rechercher les pays du monde ayant le plus fort taux d'analphabétisme...

Ecrit par : c.cuit !!! | 11 mars 2008

J'ai appris il y a peu en lisant l'excellent essai de Jérôme Thélot, professeur d'Université à Lyon, consacré à l'Idiot de Dostoïevski, que le mot grec "idios" pour dire l'idiotie, signifie quelque chose comme "l'obligation d'être soi, et de s'identifier à cette obligation, au point de ne pouvoir "sortir de soi".


Ecrit par : buntovchik | 11 mars 2008

Une maladie idiopathique, c'est une maladie qu'on ne peut expliquer, qui n'a pas de cause tangible, qui est "en soi". Est-ce la même racine?
En général, la maladie idiopathique ne se soigne pas, n'a pas de traitement autre que palliatif, ce qui n'empêche pas qu'on peut en guérir.

Ecrit par : dobolino | 11 mars 2008


Certes. Comme dans idiome ou idiosyncrasie (chère à Edern Hallier...)

Ecrit par : Sergio | 11 mars 2008

Dites donc, CQI et C.CRU, vous allez finir?
Vous vous prenez pour Jo, ou quoi? Ou pour Abraxas, le type qu'est pas fichu de trouver une adresse à partir d'un numéro de fixe et qui dérange un véto, même pas le sien, en pleine consult pour avoir une adresse!!!

Ecrit par : dobolino | 11 mars 2008

buntovchik, Jérome Thélot (excellent souvenir) a été un de mes professeurs à l'université, jeune (à l'époque), brillant, ami, sans doute intime même, de poètes du qualibre de Bonnefoy, Jaccottet, Stétié, etc.

Voilà, voilà, voilà.

Ecrit par : Pendariès | 11 mars 2008

"La "loterie" de la notation au bac soulignée par une étude de l'Iredu
LEMONDE.FR avec AFP | 11.03.08 | 19h44


Si la notation scolaire est aléatoire, le maintien du baccalauréat est-il légitime ? C'est la question que pose Bruno Suchaut, chercheur en sciences de l'éducation et directeur de l'Institut de recherche sur l'éducation (Iredu) de l'université de Dijon, dans une récente étude publiée sur le site de l'Iredu."

(...)
etc, etc.

A souligner en rouge: "Bruno Suchaut, chercheur en sciences de l'éducation et directeur de l'Institut de recherche sur l'éducation (Iredu) de l'université de Dijon" - on accorde encore trop de crédit aux bavardages impénitents de ces chercheurs en sciences de la méséducation.

Ecrit par : Fenrir | 11 mars 2008

cher "c.cuit !!!",
je crois que tout est dit, on pourrait résumer sans doute ainsi:

Xavier Darcos et ses petits disciples du ministère doivent disparaître! on en a marre de ces incapables au pouvoir. Ils ne pensent qu'à ça, qu'au pouvoir et à l'argent, avec leur beau sourire aux dents refaites. Mais ils foutent rien!

Ecrit par : 2beornot2be | 11 mars 2008

Bonjour,
Je vous signale la sortie début avril chez GRIP-Éditions de
COMPTER-CALCULER au CP par Pascal Dupré.
(Fichier de calcul +complément de géométrie, 148 pages, 9,8 euros)
Disponible en open content pour l'instant sur le site du projet SLECC
Guy Morel

J'ai bien peur que le fichier seul ne suffise pas pour un cas comme celui cité par c. cuit (que je salue au passage).
Dans ce cas-là, j'ai bien peur qu'il faille y ajouter un bon gros livre du maître expliquant pas à pas le déroulement d'une leçon (travail collectif au tableau : apprentissage de la règle, premiers essais collectifs; travail individuel avec du matériel : bûchettes, jetons, petits objets, monnaie factice, double-décimètre ; exercices de contrôle sur le fichier). De plus, il serait bon que ces leçons -modèles soient accompagnées de nombreuses petites notes de bas de page expliquant au "maître" la différence entre dénombrer, surcompter et calculer.
Sinon, le fichier du SLECC sera bientôt accusé de fabriquer des dyscalculiques aussi bien que les autres fichiers.
Ecrit par : catmano | 11 mars 2008

C'est bien pourquoi il est prévu de mettre un livre du maître sur le site du projet SLECC.
GM

Ecrit par : guy morel | 11 mars 2008

Si la notation scolaire est aléatoire, le maintien du baccalauréat est-il légitime ? C'est la question que pose Bruno Suchaut, chercheur en sciences de l'éducation et directeur de l'Institut de recherche sur l'éducation (Iredu) de l'université de Dijon, dans une récente étude publiée sur le site de l'Iredu."

Ecrit par : Fenrir | 11 mars 2008

De l'art de poser des questions idiotes. Ou de justifier son salaire à ne rien foutre.
Là, il y a des économies à faire, Madame Lagarde! Coupez les crédits de cette recherche entièrement bidon qui s'appelle pompeusement "sciences de l'éducation"! Ces inutiles ou ces parasites coûtent cher!

Ecrit par : Jean | 12 mars 2008

Trouvé sur le forum de France2, pour vous apasturer, ce texte:

Voici un courrier d'un Principal de collège qui a décidé d'informer sur le
sort réservé aux collèges "Ambition-Réussite" qui ont remplacé les Zones
d'Education Prioritaire.

Bonsoir,

J'occupe depuis cette rentrée la fonction de Principal d'un Collège dit
"difficile", classé "Ambition Réussite". 82% des élèves sont issus de
catégories socio-professionnelles très défavorisées. Un Collège ghetto, avec
ses problèmes quotidiens, et les problèmes de violence dans le quartier.

Je suis très fier d'avoir travaillé pendant plusieurs années à Meaux, puis
dans la banlieue de Lyon pendant 4 ans, et aujourd'hui ailleurs dans le
Rhône. Fier d'être fonctionnaire de la République, d'assumer cette mission
de service public tant décriée.

Ce soir, ma fierté m'a abandonné. J'ai honte. J'ai surtout honte de devoir
affronter le regard des professeurs, des surveillants, des partenaires
extérieurs, des parents d'élèves et des élèves.

Vous vous souvenez tous de la promesse de notre président de la République
pour ne pas laisser les "orphelins de 16 heures" à la rue ?

Vous vous souvenez des annonces de M. Darcos, Ministre de l'Education
nationale, à propos de la mise en place de l'accompagnement éducatif, ce
dispositif devant accueillir tous les collègiens de 16 heures à 18 heures ?

La circulaire a paru au journal officiel le 13 juillet 2007. Je l'ai
découverte en détails au moment même où je prenais mes fonctions au Collège
X fin août, comme tous mes autres collègues Principaux de Collèges en
Education prioritaire (près de 1500 Collèges dans toute la France).

Je me suis mis en quatre pour mettre en place ce dispositif, car je suis un
fonctionnaire responsable. J'ai mis mes opinions de citoyen dans ma poche,
et j'ai tout fait pour que ce dispositif soit un succès.

Je rappelle à tous que cet accompagnement éducatif devait concerner les
élèves volontaires, encadrés par des enseignants volontaires.

Sur 365 élèves, j'ai réussi à en convaincre 225: 61,5 % de l'effectif total.
La moyenne dans le Rhône tourne autour de 28 %.

Sur 47 enseignants, j'en ai convaincu 29. Je suis allé solliciter la MJC du
quartier pour mettre en place un atelier de danse urbaine. J'ai sollicité le
Centre social pour mettre conjointement en place l'aide aux devoirs, 3 fois
par semaine. 100 % des élèves de 6ème étaient inscrits à cette dernière
action. J'ai sollicité une compagnie artistique pour mettre en place un
atelier d'écriture. Les professeurs ont ensuite proposé un atelier de
sciences physiques, un club journal des collégiens, une activité escalade,
trois groupes de soutien en mathématiques, deux groupes de soutien en
français. J'étais en pourparlers avec un club d'échecs et un autre de rugby
pour enrichir l'offre.
J'ai même réussi à débaucher un danseur de la maison de la danse, qui vient
de partir pour le cirque du soleil à Las Vegas....

Tout cela a bien sûr un coût. Vous vous en doutez.

L'Inspection académique et le Rectorat nous ont transmis courant octobre
2007 une enveloppe d'heures pour les professeurs et les intervenants
extérieurs (pour ces derniers, ces heures devaient être transformées en
vacations, payées 15 € de l'heure).

Je disposais de 1476 heures. C'est à partir de cette enveloppe que je
n'avais pas demandé que j'ai construit mon offre. J'ai informé les parents
d'élèves, et le 12 novembre, les actions se sont mises en place. L'aide aux
devoirs avait commencé dès le 20 septembre. Les élèves étaient pour la plus
part d'entre eux très heureux.
Début décembre, j'ai mis en paiement auprès du Rectorat les heures
effectuées en septembre, octobre et novembre: 398 heures.

Cet après-midi, mardi 29 janvier 2008, réunion officielle à l'Inspection
académique. L'inspecteur d'Académie préside la réunion, flanqué de ses deux
adjoints et de deux chefs de service. Configuration inhabituelle.. Curiosité
puis inquiétude.

L'Inspecteur d'Académie ne le dit pas explicitement, car nous sommes tous
soumis au même devoir de réserve. "Le dispositif n'est pas supprimé, mais on
a réduit la voilure". On a seulement supprimé les heures pour le faire
fonctionner. Au lieu des 1476 heures, je n'en ai plus que 397 pour terminer
l'année scolaire. Cela vient directement du Ministère. C'est identique dans
toutes les Académies, l'Inspecteur d'Académie nous l'a confirmé, comme s'il
voulait nous consoler. Tous mes collègues sont dans la même stupeur (40
Principaux de Collège abasourdis).

J'ai dépensé 1 heure de plus que ce à quoi j'ai droit. Et les heures
effectuées en décembre et en janvier ne sont pour l'instant pas honorées
(j'ai compté 221 heures pour ces 2 mois). Je n'en ai plus les moyens. C'est
noble le bénévolat, mais, là, on atteint des limites...
Merci M. Sarkozy pour vos promesses péremptoires. Merci M. Darcos pour avoir
démontré la crédibilité du système éducatif français.

Bonsoir les amis, vive la République..

Je vous encourage à le diffuser autour de vous.

Bernard Étrillard
Ecrit par : dobolino | 11 mars 2008

Cet Étrillard s'est fait étriller. Bien fait pour lui. Cela lui apprendra -et encore je n'en suis pas sûr- qu'un principal de collège a autre chose à faire qu'à donner dans les projets et autres conneries.
Et il se plaint ce bougre de gauche, en se drapant dans sa bonne conscience et en criant Vive la République ! Lamentable.
GM

Ecrit par : guy morel | 12 mars 2008

Jean a écrit :

"De l'art de poser des questions idiotes. Ou de justifier son salaire à ne rien foutre.
Là, il y a des économies à faire, Madame Lagarde! Coupez les crédits de cette recherche entièrement bidon qui s'appelle pompeusement "sciences de l'éducation"! Ces inutiles ou ces parasites coûtent cher!"

Bien asséné ! Nous entretenons beaucoup de chercheurs-de-midi-à-quatorze-heures qui se la jouent scientifiques. Que d'énergie et d'argent gaspillés pour publier des études futiles qui ne justifient qu'elles-mêmes ou tout juste bonnes à donner du grain à moudre aux parleurs professionnels ! On peut véritablement parler de parasites que notre Raie publique produit en grande quantité.

Ecrit par : Magister | 12 mars 2008

"On peut véritablement parler de parasites que notre Raie publique produit en grande quantité."

Ecrit par : Magister

Oui, mais les parasites se cooptent, et donc comme la mauvaise herbe, ils ont la vie dure, les bougres.

"Xavier Darcos et ses petits disciples du ministère doivent disparaître! on en a marre de ces incapables au pouvoir. Ils ne pensent qu'à ça, qu'au pouvoir et à l'argent, avec leur beau sourire aux dents refaites. Mais ils foutent rien!"

Ecrit par : 2beornot2be

Mon pauvre enfant, vous souhaitez l'éradication des professeurs qui ne sont pas passionnés par ce qu'ils font, c'est bien ça, j'ai correctement lu votre blog ? Vous appelez la fin de "l'éducation sépulcrale"? Ah oui, vous êtes tout fiérot d'avoir trouvé cette jolie expression qui ne veut rien dire. Cela dit, tout littéraire que vous annoncez être, permettez-moi de vous le dire, vous ne savez pas écrire avec style.

Il ne va plus rester grand monde si on vous suit, mon grand. La politique, ce n'est pas "yfoyaka", l'enseignement non plus d'ailleurs. Vous ne savez pas à quel point le "mammouth" est pesant, vous ne savez pas à quel point le pouvoir est difficile à cerner et à contenir dans cette institution à part.

Râlez tant que vous le désirez, mais de grâce, laissez les grandes personnes faire ce qu'elles peuvent. C'est déjà assez délicat sans vos élucubrations.

Et si vous avez un cerveau, cessez donc de soutenir les cow-boys de l'Internet, les individus dénués de tout scrupule quand la thune est en vue, j'ai décrit les Cola et consorts qui ne sont que gens de sac et de corde.

Ecrit par : moot | 12 mars 2008

Etrillard a écrit :

"Tous mes collègues sont dans la même stupeur (40
Principaux de Collège abasourdis). "

Ils furent abasourdis parce qu'on leur a dit : " y a pas d'sous, dit !"

Ecrit par : Magister | 12 mars 2008

Flute ! J'ai mis un t au lieu d'un s au verbe dire ! Je vais me coucher.

Ecrit par : Magister | 12 mars 2008

Pedro Cordoba,

A toute fin utile, je vous ferai remarquer que je ne fais pas partie de la chapelle de l'EN.

Vous me parlez du A1 A2 du CECRL contre lequel il faut se battre.
?????? Pour moi, c'est du petit nègre.

Pourquoi trouvez-vous curieux le mot "authentique" ?
Je l'ai utilisé dans le sens de "sûr".


Vous dites :

J’avais parlé de « petits inconvénients ». L’un d’eux est que les élèves parlaient une langue beaucoup trop littéraire et châtiée. Et quand ils allaient en Espagne pour la première fois, les gens les regardaient comme des bêtes curieuses. Je me souviens d’un élève d’une quinzaine d’années (le fils d’un copain) qui était venu un temps à la maison quand j’habitais en Andalousie. La fille des voisins (même âge) était ahurie. « Tu parles comme ma grand-mère » ou « comme si c’était écrit dans les livres », lui disait-elle. Mais c’est un tout petit inconvénient, bien sûr. Il est plus facile d’apprendre le langage quotidien quand on parle comme un personnage de Proust que l’inverse. Au bout de quelques jours, il n’y paraît plus.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 11 mars 2008

Par ailleurs, pour ceux qui n'ont pas le langage de Proust, que se passe-il, selon vous ? Cet inconvénient peut devenir tout simplement un handicap, non ?

Apprendre les expressions quotidiennes est facile, mais j'avoue, pour avoir fait plusieurs pays d'Amérique latine, que si je n'avais pas su mes conjugaisons, mes règles de grammaire............. je n'aurai pas pu apprendre aussi facilement l'espagnol qui est d'une grande richesse.

Ex : au Venezuela, on ne prononce pas le "s", mais il s'écrit.
au Mexique, pas d'utilisation de "ustedes", il faut le savoir afin que votre écrit soit respectueux.
en Argentine l'auxiliaire "haber" est rarement utilisé pour former le passé-composé, mais on peut le trouver plus souvent dans le plus-que-parfait...................
Si de par sa langue maternelle, on ne connait pas/ne sait pas faire la distinction entre la nature et la fonction d'un mot, entre les divers temps, entre les différentes propositions..... le résultat sera médiocre.

Tout cela pour dire, que si l'on ne maîtrise pas les conjugaisons, l'orthographe, la grammaire, on peut échouer sans ces connaissances; comme en français.
Il me semble, que parler et écrire correctement, fait partie du savoir-vivre. Non ?

Je suis tout simplement contre le piège de tout ce qui est vague.

Ecrit par : Carole | 12 mars 2008

Vous appelez la fin de "l'éducation sépulcrale"? Ah oui, vous êtes tout fiérot d'avoir trouvé cette jolie expression qui ne veut rien dire.

Revoilà les vieux démons (sympathiques au demeurant) de Mai 68 de la "jouissance" et du vitalisme. "Sépulchrale" ? Mais toute éducation véritable est "sépulchrale"...

Mourir à cette part de soi-même qui veut persévérer dans l'enfance, au chaud contre la maman, inconscient de la douleur du monde et des tâches à accomplir : "Ne sors pas, reste avec moi !"

" Sépulchrale ? Oui, mais si le renoncement à la joussance de cette chaleur première conduisait à la haute joie, au "gai savoir" ?

Eduquer : appeler à devenir soi-même, à mourir un peu. Sépulchrale ? Détache-moi ! Détache toi !

"Si le grain ne meurt et ne tombe en terre, il ne portera pas de fruit."

Le paradis, s'il y en a un, n'est pas en arrière.

Ecrit par : Robin | 12 mars 2008

"Je suis tout simplement contre le piège de tout ce qui est vague."

Ecrit par : Carole | 12 mars 2008

Les cinq marins sauvés in extremis en mer du nord, pendant la récente tempête, sont exactement de cet avis.

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mars 2008

Pêché sur lire-écrire:

"Le pédagogisme est un millénarisme. C'est la seule façon de comprendre la méthode globale ou, par exemple, les programmes Viala. Contrairement aux apparences, ces derniers ne désacralisent pas la littérature pour en offrir l'accès à tous. En réalité, s'ils suppriment les grands auteurs (bien pire : s'ils suppriment l'idée qu'il puisse y avoir de grands auteurs), c'est pour opérer la vaste table rase qui bouleversera complètement notre rapport à la culture, et donc notre société. [...]

C'est pourquoi les pédagogistes détestent l'école et les professeurs. [...]

De la même façon, pour les communistes, le peuple n'était jamais assez populaire, la révolution assez révolutionnaire ou le progressisme assez progressiste. Chaque 'avancée' gagnée au prix du sang des autres décevait, forcément, et appelait d'autres 'grands bonds' aussi meurtriers et désastreux que les précédents. Pour les millénaristes, la table n'est jamais assez rase, ni le soir assez grand. [...]

Comme l'écrivait A. Finkielkraut : 'De tous les démentis que la réalité lui inflige, la révolution cuculturelle fait des arguments en faveur de sa radicalisation. Elle puise sa raison d'être dans le désastre qu'elle engendre. Son égalitarisme se nourrit des inégalités dont il est la cause.' "

"Les pédagogistes détestent les professeurs", dit l'honorable internaute. C'est très bien vu! La haine du professeur est le fonds de commerce de Meirieu, en effet!

Ecrit par : Jean | 12 mars 2008

Tiens donc, à entendre notre brave Sibille, Guernesey serait en mer du Nord désormais, c'est la dérive des incontinents...

Ecrit par : Guillaume | 12 mars 2008

Mais non, Guillaume! J'ai saisi cette information à la volée, sans entendre où cela s'était réellement passé. Simple association un peu rapide avec la tempête en mer du nord.

J'ai été moniteur de voile dans mon "jeune temps", et ai eu la joie de co-encadrer une croisière sur "mousquetaires" aux anglo-normandes.
Bonne journée à vous. Et ne perdez pas une occasion d'être un minimum "civil"! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mars 2008

Mais non, Guillaume! J'ai saisi cette information à la volée, sans entendre où cela s'était réellement passé. Simple association un peu rapide avec la tempête en mer du nord.

J'ai été moniteur de voile dans mon "jeune temps", et ai eu la joie de co-encadrer une croisière sur "mousquetaires" aux anglo-normandes.
Bonne journée à vous. Et ne perdez pas une occasion d'être un minimum "civil"! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mars 2008

Cela devient lassant, ces bavardages inutiles, ces "Je" "Je" "Je" de christophe sibille...

Ecrit par : Grrrrrrrr | 12 mars 2008

Je ne résiste pas à l'envie de vous faire partager ce passage du livre d'entretiens de Pierre Michon ("Le Roi vient quand il veut", p.88) au sujet de la récitation. A l'heure où le SNUIPP s'insurge contre le retour en force de cette pratique prévu par XD et où la FSU plaide pour l'abandon de l'étude des textes "trop vieux" au profit de ceux de la "culture jeune", le récit d'un grand écrivain, venu de la campagne profonde, me semble très émouvant. Tout comme JC Milner a dit de Bourdieu (parlant plutôt de ses épigones) que son travail visait à ce que plus jamais un Bloch ne puisse arriver en tête au concours de l'agrégation, on peut dire que l'effort de nos syndicats d'avant-garde vise à ce que plus jamais un enfant né hors de la haute société ne puisse accéder aux grands textes pour en produire lui-même ensuite. On préfère leur faire écrire de la poésie dès le primaire, sans leur en faire lire ni apprendre...

"Q: De quelles habitudes de lecture dans votre jeunesse procède cette idée d'un éclat de la littérature, d'un lien entre lecture et admiration?

R: Les premières grandes émotions, ce sont les récitations de l'école primaire. On n'y comprenait rien, l'instituteur non plus. J'avais appris par coeur les cinq ou six premières strophes de "Booz endormi" de Victor Hugo. "Booz s'était couché de fatigue accablé": ça va. "Il avait tout le jour travaillé dans son aire": aire? Et "Comme dormait Jacob, comme dormait Judith": qui c'est, ceux-là? Ces instituteurs avaient une croyance dans le texte, une croyance dévote. Ils pouvaient bien ne pas comprendre grand-chose à un poème de Victor Hugo (ils comprenaient bien des choses, mais pas tout le détail), ils le disaient avec cet éclat, cette voix chantante. Dans la classe, pour les enfants qui venaient du fond de l'arrière-campagne, c'était quelque chose comme de l'incantation qui les subjuguait totalement. Ils sentaient bien qu'il fallait essayer, si on ne le comprenait pas tout à fait, de l'aimer quand même. C'était quelque chose à aimer. On se trompe aujourd'hui, il faut continuer à apprendre des choses que l'on ne comprend pas. Une autre fois, en fin d'année, au retour d'une classe-promenade où on était allés faire de la botanique, l'instituteur a lu le début de Salammbô de Flaubert. Je devais avoir 9 ans. Je me rappelle ce truc complètement incompréhensible: "C'était à Megara, faubourg de Carthage, dans les jardins d'Hamilcar." Et puis toutes ces histoires de Gaulois qui mangeaient des homards. On ne comprenait rien mais il se passait là quelque chose, ce clinquant fabuleux."

Je retiens en passant "on se trompe aujourd'hui, il faut continuer à apprendre des choses que l'on ne comprend pas". Quelle hérésie pour les tenants de la "langue communication"...
JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 12 mars 2008

Ne faisant pas partie non plus de l'EN, j'approuve à 100 % ce que dit Carole.
Je suis d'une époque révolue où on apprenait dès le primaire à fond les bases, et dans le secondaire à fond le latin dès la 6 ème et non une vague teinture qui en dégoûte complètement les collégiens, toutes les déclinaisons en allemand, avec des textes littéraires très difficiles, idem en anglais.
Cela permet de lire des textes dans ces langues, et de comprendre quand on fait des séjours dans ces pays. Et de se remettre assez facilement dans le bain, si on veut aider par exemple des collégiens en perdition.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 12 mars 2008

Je retiens en passant "on se trompe aujourd'hui, il faut continuer à apprendre des choses que l'on ne comprend pas". Quelle hérésie pour les tenants de la "langue communication"...

Ecrit par : Jesse Darvas | 12 mars 2008

Merci pour ce texte.
Il n'y a plus beaucoup de place pour la beauté, la poésie dans notre société technicienne.
Le pire c'est que les directives européennes ou les circulaires ministérielles sont encore plus incompréhensibles que Flaubert pour un enfant de 9 ans, mais allez essayer de rêver avec ça

Ecrit par : lucile | 12 mars 2008

Bravo, Pierre Michon! Et merci à Jesse Darvas pour cette citation.
Les "hommes de bonne volonté" sont en harmonie sur la question de la finalité de l'école.

Je ne range pas Meirieu et la bande de chenapans qui forme sa cour parmi les "hommes de bonne volonté".

Ecrit par : Jean | 12 mars 2008

Je suis d'une époque révolue où on apprenait dès le primaire à fond les bases, et dans le secondaire à fond le latin dès la 6 ème et non une vague teinture qui en dégoûte complètement les collégiens.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 12 mars 2008

J'utilise en 4ème et en 3ème , Anne-Marie, le "Latin 6ème" de la collection Gerald Bloch qui date de... 1962, et qui est excellent. D'une clarté de diamant! Aussi clair et progressif que les manuels actuels (cautionnés par la CNARELA, carpette des pédagos) sont confus et désespérants. Et ça marche!

Ecrit par : Jean | 12 mars 2008

C'était "magique", Booz endormi.
Il m'en reste quelques bribes :
C'était l'heure tranquille où les li ons vont boire.

Booz, vêtu de probité candide et de lin blanc.

"Et Ruth se demandait,immobile, l'oeil ouvert à demi sous son voile,
Quel Dieu, quel moissonneur de l'éternel été
Avait en s'en allant négligemment jeté
Cette faucille d'or dans le champ des étoiles".

Quand on voit que les jeunes sont "privés" du par coeur, cela fait mal. C'est d'abord une atteinte gravissime faite au pouvoir de mémorisation : pourquoi tant de jeunes, même bons élèves, mettent deux ans à réussir les concours de médecine ou pharmacie : la demande de mémorisation est d'un seul coup trop importante.

Que ce soit dans le public ou le privé, on ne voit plus apprendre de poèmes, si ce n'est des petits bouts, et encore
récités...par écrit !

Hélène reprenait un peu plus haut la phrase de Steiner : "Ce qu'on ne peut pls apprendre par coeur, on ne le connaîtra jamais profondément, on ne l'aimera jamais assez. Le rôle de la mémoire est immense, comme celui du silence."

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 12 mars 2008

J'ai bien peur que le fichier seul ne suffise pas pour un cas comme celui cité par c. cuit (que je salue au passage).
Dans ce cas-là, j'ai bien peur qu'il faille y ajouter un bon gros livre du maître expliquant pas à pas le déroulement d'une leçon (travail collectif au tableau : apprentissage de la règle, premiers essais collectifs; travail individuel avec du matériel : bûchettes, jetons, petits objets, monnaie factice, double-décimètre ; exercices de contrôle sur le fichier). De plus, il serait bon que ces leçons -modèles soient accompagnées de nombreuses petites notes de bas de page expliquant au "maître" la différence entre dénombrer, surcompter et calculer.
Sinon, le fichier du SLECC sera bientôt accusé de fabriquer des dyscalculiques aussi bien que les autres fichiers.
Ecrit par : catmano | 11 mars 2008

C'est bien pourquoi il est prévu de mettre un livre du maître sur le site du projet SLECC.
GM

Ecrit par : guy morel | 11 mars 2008

Je n'en attendais pas moins du GRIP...

N'oublions pas que nos "petits jeunes" n'ont assisté au cours de leur "formation" qu'à des séances d'auto-construction des savoirs devant des zaprenan qui redécouvraient seuls le principe de la numération décimale. Les "leçons-modèles", ils ne connaissent pas et ils en ont besoin.

Puisqu'il est question que l'année prochaine, en échange des deux heures de moins en présence des élèves, leurs professeurs aient droit à quelques heures de formation continue supplémentaires, je suggère que ces modules soient exclusivement consacrés à une (re)mise au niveau en mathématiques, grammaire, conjugaison, orthographe, apprentissage de la lecture, histoire, géographie, sciences, éducation physique et sportive, musique et arts en général.

Il faudrait aussi, lors de ces journées de formation, insister sur la progressivité des apprentissages, leur apprendre à construire un emploi du temps, à respecter la progression d'un manuel au lieu de choisir la fiche de mathématiques du jour en fonction des petits lapins qui l'illustrent, sous prétexte que le thème actuel en vocabulaire est "Les animaux de la ferme"...

Il faudrait aussi leur rappeler que, si tous les enfants n'avancent pas au même rythme, ils sont quand même tous censés "traverser" les cinq ans d'école élémentaire (et les trois ou quatre ans d'école maternelle) en absorbant la totalité des programmes et que, le redoublement étant si ce n'est interdit, du moins déconseillé très fermement, il serait souhaitable qu'ils s'attachent à obtenir de chacun de leurs élèves au moins le minimum et qu'il est donc inacceptable qu'ils trient leurs élèves, dès la Petite Section, en petits, moyens ou grands "parleurs" et qu'ils en demandent moins à ceux qui en ont le plus besoin.

Ecrit par : catmano | 12 mars 2008

Je confirme que les élèves n'apprennent que de plus rarement par coeur des poésies à l'école primaire, sans parler du collège, en particulier Jean de la Fontaine.

En soutien l'autre jour (avec des 6èmes) un seul connaissait très approximativement "Le corbeau et le renard"(J.-J. Rousseau aurait réussi à convaincre ?). Aucun "La cigale et la fourmi" -"ma soeur l'a appris, mais pas moi", dixit l'un d'eux, aucun ce chef d'oeuvre absolu (à tous points de vue) : "Le loup et l'agneau", jugé sans doute traumatisant (?)

Je n'arrive pas à comprendre ce qui s'est passé pour qu'on en arrive là. Je ne veux pas mettre tout sur le dos des "pédagos", mais enfin il doit bien y avoir une option idéologique derrière tout ça. (bon, je fais un peu le Candide, je l'avoue)

Même chose pour les conjugaisons, les règles de grammaire les plus élémentaires, l'accord du participe passé...

Des enfants gentils, plein de bonne volonté, pas bêtes, mais dont la mémoire n'a absolument pas été entraînée et qui construisent leur savoir, d'accord, mais sur des sables mouvants.

Ecrit par : Robin | 12 mars 2008

"Sa gerbe n'était ni avare, ni haineuse."

Gratitude éternelle à Victor Hugo pour ce vers si admiré par Jacques Lacan comme la plus parfaire définition de la paternité accomplie (ni avare, ni haineuse...génial !...Parce que tout est dit sur le refus de la rivalité père/fils, de la part du père).

On ne comprenait pas, c'est vrai, mais si la désignation de "gerbe" comme "métonymie" et plus encore la différence entre le sexuel et le sexué nous serait passé largement au-dessus de la tête, on comprenait que ce Monsieur-là était un "gentil papa" (et donc, pour les mal lotis, qu'il y en avait de "gentils")

Ecrit par : Robin | 12 mars 2008

"Sa barbe était d'argent comme un ruisseau d'avril.
Sa gerbe n'était point avare ni haineuse ;
Quand il voyait passer quelque pauvre glaneuse :
- Laissez tomber exprès des épis, disait-il."

Ecrit par : Robin | 12 mars 2008

Excusez-moi d'avoir estropié l'alexandrin. Je rétablis :

"Sa gerbe n'était point ni avare ni haineuse"

Et toutes mes excuses aussi à Victor Hugo !

Ecrit par : Robin | 12 mars 2008

Enlevez-moi le premier "ni"...Sacrédious !

Ecrit par : Robin | 12 mars 2008

On peut rappeler qu’en Grèce à l’origine, le mot idiot désigne non pas un “intellectuellement défié” ou un “malcomprenant”, mais un citoyen qui refuse de participer à la vie civique, qui ne se consacre qu’à sa vie privée et qui est considéré de ce fait avec mépris.

Périclès disait : « Nous ne laissons pas notre absorption dans nos affaires personnelles nous empêcher de participer aux affaires de la cité. »

Jacqueline de Romilly a écrit sur la démocratie en Grèce des bouquins magnifiques dans un style clair qui change des bouillies qu'on nous sert dans l'Éducnat sur le sujet.

Ecrit par : P. Azimont | 12 mars 2008

Bon, j'imagine ce qu'un psychanalyste pourrait déduire de mes difficultés à citer correctement ce vers. J'arrête de prendre ce blog pour un divan, c'est promis !

Ecrit par : Robin | 12 mars 2008

Mais non, Robin, c'est bien : "
"Sa gerbe n'était point avare ni haineuse."
(Deux syllabes pour gerbe, trois pour avare)
C'est plus joli à l'oreille.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 12 mars 2008

moot , vous êtes vraiment un imbécile vous, vous devez parfaitement représenter l'éducation sépulcrale.
Lisez un peu le portrait du professeur de philosophie, ça éclairera vos lanternes, vos bougies que dis-je, à l'âge moyenâgeux où vous vivez... et s'il vous plaît épargnez nous la suie noire qui en tombe...
Les jeunes censés représenter la future élite du pays, frais et dispo, vifs, se farcissent pour 1/4 de leurs cours, des professeurs indélogeables et archi-nuls, mais quand je dis nul, je crois que vous n'imaginez même pas, vous-meme devez le dépasser un petit peu en intelligence, vous rendez vous compte!
C'est un homme qui s'endort et qui passe son temps à s'opposer à Sarkozy.. je crois qu'il ne sait même pas ce que philo veut dire. Franchement si c'est cela que vous appeler le monde des "grands", je me suiciderais à votre place. Mais si vous aimez vous enduire de pourriture et croupir dans les rayons en ruine de l'éducation sépulcrale, c'est votre droit. J'espère bien qu'un jour, de plus frais et dispo, des gens vierges de la pourriture et la corruption, vous écraserons comme de vulgaires vers de terre.

Ecrit par : 2beornot2be | 12 mars 2008

Formidable votre intervention ce matin sur LCI, prof de français (en collège et lycée) et maman de 4 enfants (primaire et collège), je suis ravie de vous entendre. Bravo, bravo, je cours acheter votre nouveau livre.
Une vraie fan!

Ecrit par : mb | 12 mars 2008

Moot "Il ne va plus rester grand monde si on vous suit, mon grand. La politique, ce n'est pas "yfoyaka", l'enseignement non plus d'ailleurs. Vous ne savez pas à quel point le "mammouth" est pesant, vous ne savez pas à quel point le pouvoir est difficile à cerner et à contenir dans cette institution à part.

Râlez tant que vous le désirez, mais de grâce, laissez les grandes personnes faire ce qu'elles peuvent."
"ce qu'elles peuvent"??? laissez moi rire, lisez un peu ça vous apprendra quelque chose, ceux qui n'ont aucun pouvoir, les étudiants, ont + fait pour virer les mauvais professeurs que toutes ces personnes vindicatives, qui ne connaissent rien au véritable terrain, qui ne sont jamais dans une salle de classe à la place des élèves qui se farcissent un imbécile, les grandes personnes, monsieur, je crois, que vous entendez par là, ces vieux tas rabougris et inefficaces, et indélogeables qui plus est, parce que trop gros, trop gras, trop visqueux.

C'est déjà assez délicat sans vos élucubrations.lisez les portraits cher Moot, les portraits de mon blog, celui que je viens de mettre par exemple, et si vous trouvez cette pauvreté intellectuelle tout de même satisfaisante, malgré l'avis de ces jeunes que vous méprisez, ces jeunes qui essaient paradoxalement en cachette du professeur de travailler , et bien si vous méprisez tout cela cher imbécile, alors vraiment, changez de domaine, ce sera pour nous déjà un assainissement considérable.

Pour moi, dans mon établissement, ce sont une grande partie des étudiants, qui sont "grands", et une petite partie des professeurs, celle médiocre, qui sont "petits", qui ont régressé au dernier stade... ;)

Ecrit par : 2beornot2be | 12 mars 2008

aucun ce chef d'oeuvre absolu (à tous points de vue) : "Le loup et l'agneau", jugé sans doute traumatisant (?)

Ecrit par : Robin | 12 mars 2008

J'ai encore en mémoire l'écoute, enfant, des fables dites par Fernandel, dont celle-ci. La voix du loup résonne encore...
En plus traumatisant (pour un enfant de moins de 5 ans), il y a la Chèvre de monsieur Seguin dite par le même.

En antidote au loup et l'agneau, on peut toujours lire celles où c'est le loup la victime (mais qui a mérité son sort): "le loup devenu berger", ou "le loup, la mère et l'enfant". Succès garanti!


JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 12 mars 2008

Houlàlà !, Hamlet a débarqué sur la scène et cherche un Polonius à transpercer. Ne vous en faites pas, Moot, ce n'est pas après vous qu'il en veut. Il cherche l'Etre.

Ecrit par : Robin | 12 mars 2008

Bon je laisse tomber ce forum, y a rien à faire, en tout cas, vous êtes de bons représentants de l'ES. Vous serez contents dans une ou deux générations, si vous êtes encore vivants, vous serez les plus intelligents! (Tous les autres gosses seront passés par l'enseignement que vous défendez donc...)

Ecrit par : 2beornot2be | 12 mars 2008

Vous vous trompez de combat 2beornot2be.

Et vous n'avez définitivement pas de style.

Ecrit par : Fenrir | 12 mars 2008

2beoonot2be

Je viens de passer un quart d'heure à lire votre blog et je comprends mieux maintenant votre propos. Ne prenez pas la mouche comme ça. Vous êtes en première ou deuxième année de prépa. C'est ça ? Et vous vous plaignez d'avoir des mauvais profs (celle qui confond les "personnages de papier" et les "personnages réels"...Eugénie Grandet...Et votre professeur de philosophie qui est "un peu fou".

Mais vous dites aussi que l'autre professeur de philsophie est "génial". Qu'est-ce qu'on peut tirer de tout ça ? Que l'Education nationale doit faire le ménage ? Que vous êtes un garçon intelligent et lucide ? Que les élèves devraient avoir le droit de noter les professeurs ? Ou plutôt que vous êtes en train de découvrir la vie comme elle est ?

Ecrit par : Robin | 12 mars 2008

Je n'arrive pas à comprendre ce qui s'est passé pour qu'on en arrive là. Je ne veux pas mettre tout sur le dos des "pédagos".

Ecrit par : Robin | 12 mars 2008

Qui voulez-vous donc que ce soit? Ces gens sont de dangereux endoctrinés.

Ecrit par : Jean | 12 mars 2008

Puisque Guillaume m'en a gentiment et généreusement fourni l'occasion, je tenais à rappeler que l'enseignement de la voile applique depuis longtemps la manière de penser dont nous a parlé Pedro concernant l'apprentissage de l'espagnol; apprentissage du "vocabulaire" et de la "grammaire" de la discipline en parallèle avec beaucoup de pratique et, avant tout, avant d'insister sur une manière un peu formatée de l'apprentissage des bases techniques précises, essayer de "sentir le vent." Dans la limite, évidemment, où la force du vent le permet, et avec un encadrement qualifié et attentif. Sans appliquer la méthode dite "de l'abbé Cottard".

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mars 2008

"Cela devient lassant, ces bavardages inutiles, ces "Je" "Je" "Je" de christophe sibille..."

Ecrit par : Grrrrrrrr | 12 mars 2008

Voilà, en tous cas, un message très riche, et d'un apport incommensurable.

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mars 2008

J'ai été moniteur de voile dans mon "jeune temps", et ai eu la joie de co-encadrer une croisière sur "mousquetaires" aux anglo-normandes.

Ecrit par : Christophe Sibille

Vous étiez aux "Glen'muches" ? Si oui, à quelle époque ? Vous avez peut-être croisé mon père qui a longtemps œuvré dans cette association (il était ami de Philippe et Hélène Viannay).

Ecrit par : moot | 12 mars 2008

Cet Étrillard s'est fait étriller. Bien fait pour lui. Cela lui apprendra -et encore je n'en suis pas sûr- qu'un principal de collège a autre chose à faire qu'à donner dans les projets et autres conneries.
Et il se plaint ce bougre de gauche, en se drapant dans sa bonne conscience et en criant Vive la République ! Lamentable.
GM

Ecrit par : guy morel | 12 mars 2008

Je me demande qui est vraiment lamentable dans ce coup-là...
J'apprends donc que l'aide aux devoirs fait partie des conneries.
Et dénoncer le décalage entre les discours grandiloquents d'en haut sur la justice sociale et les réalités du terrain, c'est de la bonne conscience.

Ecrit par : Pat | 12 mars 2008

Christophe,

quand avez-vous été aux Glénans ? Nous nous y sommes peut-être croisés, je suis d'une famille de voileux invétérés.

Ecrit par : françois duhem | 12 mars 2008

"je suggère que ces modules soient exclusivement consacrés à une (re)mise au niveau en mathématiques, grammaire, conjugaison, orthographe, apprentissage de la lecture, histoire, géographie, sciences, éducation physique et sportive, musique et arts en général."

Tu retrouves tout ça dans :
"lire avec Léo & Léa" Edition belin 18€ pochir :ange: :lol:
Essayez :lol: :whistle:

Ecrit par : toto | 12 mars 2008

"C'est bien pourquoi il est prévu de mettre un livre du maître sur le site du projet SLECC.
GM
Ecrit par : guy morel | 11 mars 2008 "

Il faudrait en prévoir au moins 2 .
Un pour les débiles comme moi (2005/6) ne sachant pas lire 'correctement'. (c-a-d, avè, les couleurs, les passages importants en gras souligné etc etc etc ) Du pas à pas de chez Pasàpas...

Un pour ceux qui savent lire (normal) .

:ange:

Ecrit par : toto | 12 mars 2008

Je me demande qui est vraiment lamentable dans ce coup-là...
J'apprends donc que l'aide aux devoirs fait partie des conneries.

Ecrit par : Pat | 12 mars 2008

L'aide aux devoirs fait partie des "conneries" lorsqu'elle est jumelée avec des cours qui n'en sont plus parce qu'on y applique toutes les "conneries" recommandées par les "pédagos". Par exemple, le français en "séquences" aboutit à l'ignorance générale des élèves. Ceux qui ont une famille qui compense avec Acadomia s'en sortiront. Les autres n'auront que l"aide aux devoirs", laquelle est complètement aléatoire et ne saura jamais remplacer un cours défaillant.
Donc, au lieu de bramer tous azimuts qu'il faut de l'aide aux devoirs, commençons par faire aux élèves des cours corrects, c'est-à-dire le contraire de ce que recommandent les "pédagos" (dont les enfants ont été prudemment mis à l'abri par ces habiles démagogues dans de sûres boîtes privées).

Quant à ce pauvre principal de collège qui tombe de haut, je crois qu'il avait fini par prendre son collège pour un centre culturel. Or un collège est d'abord et seulement un lieu où les enfants viennent pour acquérir les connaissances qui leur seront utiles aussi bien pour acquérir plus tard un métier que pour se faire une vie personnelle équilibrée tout en complétant leur culture. Le collège est un lieu d'instruction exclusivement. Il y a déjà assez à faire si l'on s'en tient à cet objectif majeur pour ne pas encore disperser ses efforts dans cinquante mille directions.

Ecrit par : Jean | 12 mars 2008

Bonjour, je lis régulièrement ce blog, et je pense que cet article paru aujourd'hui sur le site du Monde devrait intéresser les intervenants.

"Luc Ferry et Jack Lang unis contre les nouveaux programmes du primaire
LEMONDE.FR avec AFP | 12.03.08 | 13h15 • Mis à jour le 12.03.08 | 13h43

Tous deux ont été ministres de l'éducation nationale. L'un dans un gouvernement de gauche, l'autre dans un gouvernement de droite. Dans Le Nouvel Observateur à paraître jeudi 13 mars, Jack Lang et Luc Ferry lancent un appel commun à Xavier Darcos pour qu'il renonce à ses nouveaux programmes du primaire, qui, selon eux, "risquent de nuire gravement à la santé de notre système éducatif".

Annoncé par Nicolas Sarkozy le 15 février, et détaillé par M. Darcos quelques jours plus tard, le projet de nouveaux programmes du primaire pour la rentrée 2008 modifie les équilibres horaires en faveur de plus de français, de mathématiques et de sport, avait indiqué le ministère.

"IMPOSTURE", "RENIEMENT"

Les deux anciens ministres jugent que "la seule véritable visée" de ces nouveaux programmes est "un affichage politique, qui relève d'une catégorie relativement nouvelle : celle du 'populisme scolaire'". "Mensonge", "paresse intellectuelle", "vide abyssal", "imposture", "reniement", tels sont les qualificatifs attribués à ces programmes par MM. Lang et Ferry.

Ils expliquent ainsi, dans le détail, que les horaires de français sont en fait "considérablement réduits par rapport à ceux de 2002". "Comment Xavier Darcos peut-il prétendre (...) diminuer tout à la fois l'horaire hebdomadaire [qui passe de 26 à 24 heures en raison de la suppression des heures du samedi matin], augmenter les horaires de sport et de maths, créer une discipline nouvelle [l'histoire de l'art] et malgré cela augmenter le français ?", s'interrogent-ils.

Ils en "appellent à l'honnêteté de Xavier Darcos et à son sens des responsabilités" pour "préserver ce qui a été fait de bon par le passé"."

Ecrit par : Anne Mugnier | 12 mars 2008

Jack Lang et Luc Ferry lancent un appel commun à Xavier Darcos pour qu'il renonce à ses nouveaux programmes du primaire, qui, selon eux, "risquent de nuire gravement à la santé de notre système éducatif".

A part ça, la question des programmes scolaires, ne serait pas une question profondément politique?
Un signe de plus , que la refondation ou la reconstruction de l'école est bien mal engagée.
Je ne sais pas de quoi ça parle le plus dans vos salles de profs, mais dans la nôtre, il est surtout question de départs à la retraite. Je sens un certain découragement s'emparer d'un bon nombre de professeurs.

Ecrit par : buntovchik | 12 mars 2008

J'ai été moniteur de voile dans mon "jeune temps", et ai eu la joie de co-encadrer une croisière sur "mousquetaires" aux anglo-normandes.

Ecrit par : Christophe Sibille

Vous étiez aux "Glen'muches" ? Si oui, à quelle époque ? Vous avez peut-être croisé mon père qui a longtemps œuvré dans cette association (il était ami de Philippe et Hélène Viannay).

Ecrit par : moot | 12 mars 2008

Christophe,

quand avez-vous été aux Glénans ? Nous nous y sommes peut-être croisés, je suis d'une famille de voileux invétérés.

Ecrit par : françois duhem | 12 mars 2008

Toto, vous n'étiez pas celui qu'ils ont essayé de noyer ?

Ecrit par : Victor | 12 mars 2008

"Je sens un certain découragement s'emparer d'un bon nombre de professeurs."
buntovchik

Dans un système éducatif à la dérive, les perspectives de carrière sont somme toute assez simples :
En-deça de 40 ans, on songe à faire autre chose, et au-delà de 40 ans, on pense à la retraite.
Non vraiment, il n'y a pas d'avenir dans ce métier...

Ecrit par : Scaramouche | 12 mars 2008

:o))))))))))))) mdr

Ecrit par : toto | 12 mars 2008

J'ai fait mon stage à la base de Binic, à Pâques 1976, et la croisière a eu lieu l'année suivante.
Au "centre nautique du Trieux", (un bras de mer qui aboutit à l'ile de Bréhat), et le centre nautique se trouve juste en face du village de Lézardrieux, où Brassens possédait une maison.
Il y avait une antenne des Glénans à peu près au milieu en tre le centre et Bréhat, dans laquelle les stagiaires étaient, eux, formés sur des "cavales".
Mais, pour tout ça, je vous parle d'un temps...

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mars 2008

Le collège est un lieu d'instruction exclusivement. Il y a déjà assez à faire si l'on s'en tient à cet objectif majeur pour ne pas encore disperser ses efforts dans cinquante mille directions.

Ecrit par : Jean | 12 mars 2008

Ce qui est pour beaucoup d'entre nous ici une évidence, voire une obligation, (que le collège redevienne un lieu d'instruction positive), ne l'est déjà plus pour un très grand nombre de gens.
Vous étiez bien naïf , Jean, de penser, il y a encore 2 semaines, qu'il suffisait d'un décret de X Darcos, pour renverser le cours de l'histoire de l'éducation en France.

Ecrit par : buntovchik | 12 mars 2008

J'aurais d'ailleurs aimé avoir le point de vue de Buntovchik sur l'enseignement de la voile.

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mars 2008

En 1900 l'école était à la pointe de la technologie avec juste :
un livre
une feuille de papier
un stylo plume
taille crayon ( :o)))) )
imprimerie portative (??) j'ai pu l'nom là ...
orgue (machin) à vent/souflet (pu l'nom non plus ... bourré...hips)
etc (peinture ardoise...)

aujourd'hui pour être juste au niveau de la société il faut au minimum :
un ordinateur dual core 2g mémoire vive 160G dd (avec carte son :ange: )
un rétroprojecteur
une connexion adsl
une imprimante


cherchez l'erreur
:)

Ecrit par : toto | 12 mars 2008

"J'ai fait mon stage à la base de Binic, à Pâques 1976, et la croisière a eu lieu l'année suivante. "

Pt1 d'bourgeois :ange:

Ecrit par : toto | 12 mars 2008

Ça s'appelle un guide-chant, ton truc, Toto.
Et l'imprimerie, c'est Freinet, vers 1920-1930.

Ecrit par : catmano | 12 mars 2008

"Pt1 d'bourgeois :ange:"

Ecrit par : toto | 12 mars 2008

Oh, les "mousquetaires" ne sont vraiment pas des bateaux de riches... Et j'étais "payé", à l'époque, trente-cinq francs par jour pour participer à l'encadrement... Pas le Pérou non plus.

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mars 2008

Vous vous trompez de combat 2beornot2be.

Et vous n'avez définitivement pas de style.

Ecrit par : Fenrir | 12 mars 2008

Si. Celui de la logorrhée fasciste des années folles.

Relisez : "Mais si vous aimez vous enduire de pourriture et croupir dans les rayons en ruine de l'éducation sépulcrale, c'est votre droit. J'espère bien qu'un jour, de plus frais et dispo, des gens vierges de la pourriture et la corruption, vous écraserons comme de vulgaires vers de terre.

Ecrit par : 2beornot2be | 12 mars 2008 "

Des blonds aryens ?

Ecrit par : yann | 12 mars 2008

un ordinateur dual core 2g mémoire vive 160G dd (avec carte son :ange: )

Ecrit par : toto | 12 mars 2008


Le problème, c'est surtout le nombre. Mais cela ne va plus être impensable dans les années qui viennent : des réseaux de machines à cent ou deux cents euros pièce sont annoncés par divers constructeurs. En y mettant des Linux, la question des licences disparaît également.

Ecrit par : Sergio | 12 mars 2008

Vous étiez bien naïf , Jean, de penser, il y a encore 2 semaines, qu'il suffisait d'un décret de X Darcos, pour renverser le cours de l'histoire de l'éducation en France.

Ecrit par : buntovchik | 12 mars 2008

Jean-Paul ne paraît pas aussi pessimiste que vous, et comme il est proche de Darcos, il en sait peut-être que nous ne savons pas.
Pour le principal en question, et pour, dire les choses en termes crus, je trouve que c'est bien fait pour sa gueule! Et l le fait de rogner les crédits (témérairement annoncés) pour des " conneries" me paraît plutôt une prise de conscience salutaire du ministère!

Ecrit par : Jean | 12 mars 2008

2beornot2be, peut-être mésestimez-vous votre professeur de lettres. Après tout, les vrais littéraires, les authentiques amoureux du roman accordent souvent autant d'existence aux personnages fictifs qu'aux personnes réelles." La mort de Lucien de Rubempré, disait Oscar Wilde, a été le plus grand chagrin de ma vie. "Je vous invite à lire "L'art de raconter", de Dominique Fernandez.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 12 mars 2008

Jean, c'est peut-être Xavier Darcos lui-même qui, dans cinq jours, ne sera plus en position de faire grand-chose. Qui peut croire une seconde, malgré les affirmations de Sarko, qu'il sauvera son poste de ministre s'il perd Igueux?

Tiens, Guillaume, vous lisez Charlie Hebdo? Vous avez piqué l'idée de "la dérive des incontinents" sur l'édito de Val? Ou alors, vous êtes un fan du groupe punk du même nom? Je ne pensais pas que c'était votre style de musique, pourtant!

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mars 2008

Et le ponant, hein, le ponant au foc rouge..Ca c'était du dériveur !

Ecrit par : Robin | 12 mars 2008

L'aide aux devoirs fait partie des "conneries" lorsqu'elle est jumelée avec des cours qui n'en sont plus parce qu'on y applique toutes les "conneries" recommandées par les "pédagos". Par exemple, le français en "séquences" aboutit à l'ignorance générale des élèves.

Ecrit par : Jean | 12 mars 2008

Parfois, je me demande si vous croyez vraiment à ce que vous dites, ou si vous êtes dans une pure rhétorique.
Les programmes et les recommandations sont une chose, ils n'empêchent pas beaucoup de professeurs d'apprendre des choses à leurs élèves (beaucoup d'intervenants ont déjà dit ici qu'on pouvait mettre beaucoup de choses sous l'habillage de la séquence). Il doit par ailleurs arriver que des élèves d'excellents professeurs, même parmi ceux qui refusent courageusement les séquences, aient des difficultés, et que du soutien scolaire mis à disposition gratuitement par l'institution puisse leur être utile. C'est "donner plus à ceux qui ont moins", et c'est conforme aux principes de justice sociale dont Darcos parle à chacune de ses interventions.

Quant à ce pauvre principal de collège qui tombe de haut, je crois qu'il avait fini par prendre son collège pour un centre culturel. Or un collège est d'abord et seulement un lieu où les enfants viennent pour acquérir les connaissances qui leur seront utiles aussi bien pour acquérir plus tard un métier que pour se faire une vie personnelle équilibrée tout en complétant leur culture. Le collège est un lieu d'instruction exclusivement. Il y a déjà assez à faire si l'on s'en tient à cet objectif majeur pour ne pas encore disperser ses efforts dans cinquante mille directions.

Ecrit par : Jean | 12 mars 2008

Ce pauvre principal de collège n'a fait que prendre au mot les discours de Sarkozy et Darcos sur les "orphelins de 16 heures", qui avaient annoncé des activités culturelles et sportives (jogging style !).
Par ailleurs, l'enjeu principal de cette mesure était de soustraire de jeunes collégiens à l'oisiveté de la rue, voire à des mauvaises fréquentations, ne faisons pas semblant de l'oublier.

Ecrit par : Pat | 12 mars 2008

"Je vous invite à lire "L'art de raconter", de Dominique Fernandez.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 12 mars 2008

Hamlet est reparti au Danemark, vexé comme un pou.

Ecrit par : Robin | 12 mars 2008

Jean, c'est peut-être Xavier Darcos lui-même qui, dans cinq jours, ne sera plus en position de faire grand-chose. Qui peut croire une seconde, malgré les affirmations de Sarko, qu'il sauvera son poste de ministre s'il perd Igueux?

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mars 2008

Moi, m'sieur !
Les ministres battus conserveront leur poste, sinon il faudra changer la moitié du gouvernement (Albanel, Lagarde, Yade, Kosciusko-Morizet...), et trouver des remplaçants qui ont donc remporté des victoires aux municipales...
Il faut souhaiter au contraire que Darcos soit battu, pour qu'il puisse s'occuper totalement de son ministère, qui est assez important pour qu'on veuille y consacrer tout son temps, me semble-t-il...

Ecrit par : Pat | 12 mars 2008

Les programmes et les recommandations sont une chose, ils n'empêchent pas beaucoup de professeurs d'apprendre des choses à leurs élèves ...

Ecrit par : Pat | 12 mars 2008

Ouais! Je vous trouve bien optimiste! Car quand on voit l'état d'inculture notoire de la plupart des élèves en littérature française (de base) et leur ignorance quasi complète de la langue française (de base), ainsi d'ailleurs que leur ignorance de l'anglais et de l'allemand - pour ne rien dire de l'histoire et de la géographie - lorsqu'ils sortent du collège et - c'est encore plus scandaleux - du lycée, il me semble légitime de s'interroger sur ce qu'ils y apprennent. Quand on a mis son nez dans leurs cahiers de cours ( enfin de "cours", c'est un euphémisme!) , on comprend pourquoi!

Par ailleurs, l'enjeu principal de cette mesure était de soustraire de jeunes collégiens à l'oisiveté de la rue, voire à des mauvaises fréquentations, ne faisons pas semblant de l'oublier.

Ecrit par : Pat | 12 mars 2008

Certes, certes, mais pour soustraire les jeunes collégiens à l'influence de la rue, à juste titre, comme vous dites, je persiste à estimer qu'il faut commencer par leur faire, dès l'école primaire, de vrais cours, des cours magistraux c'est-à-dire archi-directifs, qui leur donnent petit à petit l'armature intellectuelle qui leur permettra d'avoir une véritable autonomie, et pas cette "autonomie" de carton-pâte qui ne repose sur rien de solide, sur aucune culture foncière de l'esprit, que vont glapissant les pédagos et qui n'est qu'un conformisme à un irénisme flou.

Ecrit par : Jean | 12 mars 2008

"Je vous aime le soir où monte la marée
Bateaux de Bénodet à la voile azurée."

Guillaume Apollinaire

Ecrit par : Robin | 12 mars 2008

"Et le ponant, hein, le ponant au foc rouge..Ca c'était du dériveur !"

Ecrit par : Robin | 12 mars 2008

Oui, Robin, le temps où le bouchain vif était hyper-compétitif! Pas d'hier! C'est là-dessus que j'ai appris à faire du trapèze, dans les années...
Mince... J'ai encore dit: "je"... On va "m'allumer" une fois de plus... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mars 2008

"Je vous invite à lire "L'art de raconter", de Dominique Fernandez.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 12 mars 2008

Hamlet est reparti au Danemark, vexé comme un pou.

Ecrit par : Robin | 12 mars 2008

Ils manquent d'indulgence ces jeunes...Et puis difficile de penser qu'un prof agrégé en CPGE soit complètement nul. Enfin, il me semble. Caractériels, portés sur la dive, certain, oui, mais "nuls" ?

Ecrit par : Robin | 12 mars 2008

"Moi, m'sieur !
Les ministres battus conserveront leur poste, sinon il faudra changer la moitié du gouvernement (Albanel, Lagarde, Yade, Kosciusko-Morizet...), et trouver des remplaçants qui ont donc remporté des victoires aux municipales..."

Ecrit par : Pat | 12 mars 2008

Je n'irai pas jusqu'à parier, (même une bouteille de pif), mais je ne suis pas sûr que vous ayez raison, Pat!

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mars 2008

certains avec un "s". serais-je nul ?

Ecrit par : Robin | 12 mars 2008

Oui, Robin, le temps où le bouchain vif était hyper-compétitif! Pas d'hier! C'est là-dessus que j'ai appris à faire du trapèze, dans les années...
Mince... J'ai encore dit: "je"... On va "m'allumer" une fois de plus... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mars 2008

Moi aussi, à Bénodet (les Glenans sont juste en face).

Ecrit par : Robin | 12 mars 2008

Tiens, Guillaume, vous lisez Charlie Hebdo? Vous avez piqué l'idée de "la dérive des incontinents" sur l'édito de Val?

Non, Guernesey, mer du Nord et votre propension à vous répandre sans cesse sur ce blog...

Nul besoin de votre bible.

Ecrit par : Guillaume | 12 mars 2008

Je n'irai pas jusqu'à parier, (même une bouteille de pif), mais je ne suis pas sûr que vous ayez raison, Pat!

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mars 2008

Je ne vois pas comment, dans l'état actuel du système éducatif, on peut se réjouir du départ de Xavier Darcos, qui me paraît - je persiste - le premier ministre de l'Education potable que nous ayons eu.

Ecrit par : Jean | 12 mars 2008

Darcos ne partira pas car il ne peut pas.

Il a des choses à faire dont certaines en cours.

Ecrit par : dugong | 12 mars 2008

Oh, les "mousquetaires" ne sont vraiment pas des bateaux de riches... Et j'étais "payé", à l'époque, trente-cinq francs par jour pour participer à l'encadrement... Pas le Pérou non plus.

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mars 2008

Et, d'excuses en justifications, on se retrouve à ramer pour Charlie-Hebdo !

Ecrit par : Victor | 12 mars 2008

Vlà que CS se met à radoter.

Ne tirez pas sur nos vieux ! Déjà que le dernier poilu vien de casse sa boffarde !

Ecrit par : dugong | 12 mars 2008

de casser sa bouffarde.

Ecrit par : dugong | 12 mars 2008

D'accord, je vais changer de clavier.

Ecrit par : dugong | 12 mars 2008

D'accord, je vais changer de clavier.

Ecrit par : dugong | 12 mars 2008

Trop...vieux ?

Ecrit par : Robin | 12 mars 2008

avec moins de bémol qu'avant mais pas édenté.

Ecrit par : dugong | 12 mars 2008

Le Maître du Moloch commence à montrer les dents dans sa réponse sur le nouvel obs * aux deux zozos (Ferry et Lang qui nous font un duo digne Bouvard et Pécuchet).

Je cite : "il s'agit d'en finir avec 30 ans de pédagogisme"... "on peut s'obstiner à penser que l'observation raisonnée de la langue vaut mieux que l'apprentissage de la grammaire"

Oh Xavier, tu te faches ! C'est bien continue !

Pour un peu on souhaiterait presque un commentaire du fat géochimiste pour qu'il nous fasse une grosse colère cathartique


* oui, vous savez : l'hebdo télé bien connu.

Ecrit par : dugong | 12 mars 2008

"Lazare Ponticelli, qui vivait chez sa fille, avait dans un premier temps refusé l'idée d'avoir des obsèques nationales comme le proposait le gouvernement. Mais il avait finalement décidé d'accepter un hommage national "au nom de tous ceux qui sont morts, hommes et femmes", pendant la Première Guerre mondiale."

Je l'ai entendu parler de la Guerre de 14 en des termes que n'auraient pas désavoués Céline ("une belle c..."). Le journaliste était sidéré.

Ecrit par : Robin | 12 mars 2008

Le Maître du Moloch commence à montrer les dents dans sa réponse sur le nouvel obs * aux deux zozos (Ferry et Lang qui nous font un duo digne Bouvard et Pécuchet).

Ferry n'est jamais allé à l'école ; il avait des précepteurs à domicile. Pas franc du collier.

Quant à Lang, il vaut mieux en rire.

Ecrit par : Robin | 12 mars 2008

http://www.dailymotion.com/relevance/search/joe%2Bla%2Bmouk/video/x1xn3a_joe-la-mouk-les-jeunes_music

Il en pense Koi le 'neuneu' critique de rap ?
:ange:

Ecrit par : toto | 12 mars 2008

Je connaissais: "ta gueule", (on me l'a envoyé par mail il y a déjà deux ans), mais pas ce titre! Merci pour le lien, toto!

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mars 2008

"Vlà que CS se met à radoter."

Ecrit par : dugong | 12 mars 2008

De quoi parlez-vous?

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mars 2008

de vos souvenirs de dans le temps longtemps où vous ne naviguiez pas que sur le net.

Ecrit par : dugong | 12 mars 2008

"Et, d'excuses en justifications, on se retrouve à ramer pour Charlie-Hebdo !"

Ecrit par : Victor | 12 mars 2008

Tiens, Victor, il y a longtemps que vous ne nous avez pas parlé du "plan B"... Vous en avez honte? Remarquez, je vous comprends!

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mars 2008

"Non, Guernesey, mer du Nord et votre propension à vous répandre sans cesse sur ce blog...

Nul besoin de votre bible."

Ecrit par : Guillaume | 12 mars 2008

Mais pourquoi êtes-vous donc si susceptible, mon bon?

François Duhem m'a posé une question et, comme je suis courtois, je lui ai répondu.

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mars 2008

"Je ne vois pas comment, dans l'état actuel du système éducatif, on peut se réjouir du départ de Xavier Darcos, qui me paraît - je persiste - le premier ministre de l'Education potable que nous ayons eu."

Ecrit par : Jean | 12 mars 2008

Où avez-vous lu que je m'en réjouissais?

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mars 2008

u're welcome :)

Ecrit par : toto | 12 mars 2008

Devoir du soir pour un enfant de 6e :

Objet : trouver l'émetteur et le recepteur.
Grammaire et expression Nathan.

"Cher papa,
Ton plan école et sagesse ça me branchait pas des masses. Alors, histoire de déconnecter et de me fendre la pêche, je suis allé zoner sur la plage. Bonjour l'angoisse ! Je me suis fait avaler par une baleine. Chelou, la bête ! Impossible de me tirer vite fait, j't'assure. Depuis, c'est le délire dans son estomac. Je te raconte pas l'ambiance, tellement c'est glauque. Il faudrait que tu m'aides à sortir de là : je balise comme une bête.
Bon, ben, lut-sa, hein !
Pinocchio"

Superbe le français dans une école bilingue.

Punaise, quand je pense que l'on paye une fortune tous ces bouquins de m.... !!!!!!!!!!!!!!!!!!

Et après Lang et Ferry diront X Darcos veut nuire à la bonne santé de l'école.
Quel carnage, non seulement pour les petits français, mais pour les étrangers aussi.

Ecrit par : Carole | 12 mars 2008

Jean-Paul Brighelli, demain à 7h50, sur France 2.

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mars 2008

Quant à ce pauvre principal de collège qui tombe de haut, je crois qu'il avait fini par prendre son collège pour un centre culturel. Or un collège est d'abord et seulement un lieu où les enfants viennent pour acquérir les connaissances qui leur seront utiles aussi bien pour acquérir plus tard un métier que pour se faire une vie personnelle équilibrée tout en complétant leur culture. Le collège est un lieu d'instruction exclusivement. Il y a déjà assez à faire si l'on s'en tient à cet objectif majeur pour ne pas encore disperser ses efforts dans cinquante mille directions.

Ecrit par : Jean | 12 mars 2008

C'est un peu ce que je pensais en citant ce texte! Je module un peu quand même car il y a des élèves qui sont là, en perdition, parfois avec la haine et qu'un atelier artistique ou l'apprentissage du jeu d'échec peut (je dis bien "peut"...) les réconcilier avec le collège et le travail scolaire.
Y'a pas besoin d'aller en collège "Ambition/Réussite" pour trouver des cas catastrophiques.

Ecrit par : dobolino | 12 mars 2008

Tiens, Victor, il y a longtemps que vous ne nous avez pas parlé du "plan B"... Vous en avez honte? Remarquez, je vous comprends!

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mars 2008

Je ne suis pas comme vous un champion de la voile, j'ai encore du mal à sentir le vent tourner ! ; -)

Ecrit par : Victor | 12 mars 2008

Le capitaine d'Charlie-Hebdo, ali-alooo
qui fait la pêche aux libéraux,
ali, ali, ali, alo....aliiiiiii aloooooooooo !

Ecrit par : Victor | 12 mars 2008

"Je ne sais pas de quoi ça parle le plus dans vos salles de profs, mais dans la nôtre, il est surtout question de départs à la retraite. Je sens un certain découragement s'emparer d'un bon nombre de professeurs.
Ecrit par : buntovchik | 12 mars 2008"

Chez nous ca parle démission, dépression, classes difficiles, suppression de postes et départ à la retraite.
Ah, il y a eu deux suicides, aussi, en six mois de temps, mais ça c'est dans l'établissement d'à côté.

Ecrit par : Jeremy | 12 mars 2008

"Le capitaine d'Charlie-Hebdo, ali-alooo
qui fait la pêche aux libéraux,
ali, ali, ali, alo....aliiiiiii aloooooooooo !"

Ecrit par : Victor | 12 mars 2008

Ce n'est rien, Victor! Ne bougez pas, on va appeler les hommes en blanc, ils vont vous arranger ça! ;-))))

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mars 2008

Petite mise au point....



Le ministère de l'éducation dément toute révision à la baisse de l'accompagnement éducatif
LEMONDE.FR | 11.02.08 | 16h55 • Mis à jour le 11.02.08 | 18h04

L'information est fausse, mais elle a du succès. Un courriel circule depuis le 29 janvier sur Internet en milieu enseignant : anonyme ou rendu anonyme, il exprime la rancoeur d'un principal de collège du Rhône classé "Ambition réussite" et auquel l'inspection d'académie aurait brutalement restreint les moyens alloués à "l'accompagnement éducatif" des collégiens de 16 à 18 heures. "Cela vient directement du ministère. C'est identique dans toutes les académies, l'inspecteur d'académie nous l'a confirmé, comme s'il voulait nous consoler", affirme le texte.
Cet accompagnement éducatif, destiné selon l'expression consacrée aux "orphelins de 16 heures", est une priorité de Nicolas Sarkozy, reprise par le ministre de l'éducation, Xavier Darcos. Mis en place depuis la rentrée 2007, ce dispositif concerne les établissements de l'éducation prioritaire et doit être généralisé à tous les collèges à la rentrée 2008. Il est abondamment financé, par attribution d'heures supplémentaires, transformables en vacations pour rémunérer des intervenants extérieurs.
Le courriel donne des précisions. Enumérant les activités mises en place dans le collège (aide aux devoirs, ateliers d'écriture ou de sciences physiques, club journal, escalade, groupes de soutien en mathématiques et en français…), il indique que cette offre était bâtie sur une "enveloppe" de 1 476 heures, dont 398 ont été utilisées en septembre, octobre et novembre. Or, l'inspecteur d'académie aurait annoncé le 29 janvier au chef d'établissement qu'il n'aurait plus que 397 heures pour terminer l'année scolaire, l'obligeant ainsi à renoncer à la plus grande partie de ces activités et le plaçant même dans l'impossibilité d'honorer certains paiements. D'où la "honte" éprouvée par le chef d'établissement vis-à-vis des élèves, professeurs, parents et partenaires extérieurs.

CAFOUILLAGE LOCAL
Renseignements pris, le courriel – au moins à l'origine – est authentique. Bien que "remanié" et "manipulé" par ceux qui l'ont diffusé, "il a bien été écrit par un collègue chef d'établissement, mais dans un contexte purement privé et il circule sans son accord", indique Isabelle Gouleret, secrétaire académique du SNPDEN (Syndicat national des personnels de direction de l'éducation nationale). Elle précise que le chef d'établissement a pu apporter à ce sujet la preuve de sa bonne foi. Sur le fond, le malentendu s'explique par des tensions liées à des "ajustements" du dispositif mais, précise-t-elle, "tout est rentré dans l'ordre depuis".
Interrogé, le cabinet du ministère de l'éducation, Xavier Darcos, attribue l'incident à un cafouillage local, l'inspecteur d'académie ayant omis de "faire le point avec son recteur sur les enveloppes budgétaires" disponibles. Selon le ministère, le recteur, alerté par les réactions, a adressé le 1er février une note aux chefs d'établissement concernés "pour leur confirmer que le dispositif était intégralement financé". Et il en va toujours de même au niveau national : "Nous avons distribué pour la période de janvier à juin 2008 pour les 1 119 collèges éducation prioritaire 650 000 heures supplémentaires, c'est plus que suffisant !"
En attendant, le courriel du chef d'établissement mécontent continue de circuler, dans sa version remaniée. Il contribue à nourrir le mécontentement des enseignants au moment où certains établissements sont touchés par des restrictions, réelles celles-ci, de leur dotation horaire globale (DHG), conséquence des 11 200 postes supprimés à la prochaine rentrée. Outre qu'il s'agit de l'année scolaire en cours pour ce qui concerne l'accompagnement éducatif et de l'année prochaine pour la DHG, les deux "enveloppes" budgétaires sont totalement indépendantes l'une de l'autre.
Luc Cédelle
http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/02/11/le-ministere-de-l-education-dement-toute-revision-a-la-baisse-de-l-accompagnement-educatif_1010118_3224.html

Ecrit par : dobolino | 12 mars 2008

Même si Darcos perd dimanche, il ne partira pas.
Certes, Sarkozy ne fait pas toujours preuve d'un sang froid à toute épreuve mais il sait lire les études d'opinion.
Et les mesures de Darcos concernant l'école primaire sont en tête des satisfactions des Français. Il ne va donc pas se séparer d'un des seuls ministres donnant satisfaction.
D'ailleurs, pas besoin d'IPSOS ni de CSA pour savoir le contenu de ces études "quali" : il suffit de dialoguer un peu partout avec nos concitoyens pour s'en rendre compte.

Si sachant ça, Sarkozy vide Darcos, c'est qu'il est effectivement bon pour Sainte-Anne !

Ecrit par : David Desgouilles | 12 mars 2008

Et s'il met Pécresse à l'éducation, pour placer Allègre à l'enseignement supérieur ?
Ca m'étonnerait mais bon...

Ecrit par : Jeremy | 12 mars 2008

Il y avait une antenne des Glénans à peu près au milieu en tre le centre et Bréhat, dans laquelle les stagiaires étaient, eux, formés sur des "cavales".
Mais, pour tout ça, je vous parle d'un temps...

Ecrit par : Christophe Sibille

C'est bien le temps que je connais, malgré mon très jeune âge à l'époque. Et "l'antenne" s'appelle l'île Verte, reconnaissable à son arbre.

Ecrit par : moot | 13 mars 2008

Vous vous trompez de combat 2beornot2be.

Et vous n'avez définitivement pas de style.

Ecrit par : Fenrir | 12 mars 2008

Si. Celui de la logorrhée fasciste des années folles.

Relisez : "Mais si vous aimez vous enduire de pourriture et croupir dans les rayons en ruine de l'éducation sépulcrale, c'est votre droit. J'espère bien qu'un jour, de plus frais et dispo, des gens vierges de la pourriture et la corruption, vous écraserons comme de vulgaires vers de terre.

Ecrit par : 2beornot2be | 12 mars 2008 "

Des blonds aryens ?

Ecrit par : yann

Je ne suis pas peu fier de lui avoir fait dégobiller ses répliques au vitriol. Et au passage, elles m'ont bien fait marrer. Ce petit teubê or not teubê a-t-il des actions dans la coke à Cola ?

Ecrit par : moot | 13 mars 2008

Libération, toujours en pointe, nous ressort une pub contrat de confiance Antibi (dans sa rubrique société).

Curieuse, cette tendance actuelle à produire des articles sur la notation (Suchaut, Antibi).

Bientôt la sortie du rapport sénatorial.

Pour palier la stagnation des résultats globaux du bac, la prêtrise techno du Moloch sent bien qu'on ne peux plus avoir recours uniquement à la guignolisation des sujets et des barêmes de notation du bac. Il faut de nouvelles idées pour un nouveau bond en avant et chauffer le public en activant les relais amplificateurs des médias.

Ecrit par : dugong | 13 mars 2008

on ne peux ...

Ecrit par : dugong | 13 mars 2008

on ne peut ! arf !!!

Ecrit par : dugong | 13 mars 2008

Devoir du soir pour un enfant de 6e :

Objet : trouver l'émetteur et le recepteur.
Grammaire et expression Nathan.

"Cher papa,
Ton plan école et sagesse ça me branchait pas des masses. Alors, histoire de déconnecter et de me fendre la pêche, je suis allé zoner sur la plage. Bonjour l'angoisse ! Je me suis fait avaler par une baleine. Chelou, la bête ! Impossible de me tirer vite fait, j't'assure. Depuis, c'est le délire dans son estomac. Je te raconte pas l'ambiance, tellement c'est glauque. Il faudrait que tu m'aides à sortir de là : je balise comme une bête.
Bon, ben, lut-sa, hein !
Pinocchio"

Tous les enfants du monde détestent les "plans sagesse" et préfèrent "aller zoner sur la plage"...Au risque de se faire avaler par les baleines et à y rester pour le restant de leurs jours...

Sauf si leur vieux papa (prof, instit.) répond à leur appel au secours.

Eternelle histoire, celle du fils prodigue, celle de tous les adolescents du monde : "Fiche-moi la paix/occupe-toi de moi !" Seulement jusqu'à présent, les "vieux papas" ne se contentaient pas de demander quid de "l'émetteur" et quid du "récepteur". Ils expliquaient les "niveaux de langue" et demandaient la traduction en "langage courant".

"Je te raconte pas l'ambiance, tellement c'est glauque. Il faudrait que tu m'aides à sortir de là : je balise comme une bête."

La tendance actuelle est de les laisser "zoner sur la plage" et de les envoyer paître quand ils appellent au secours.

Ecrit par : Robin | 13 mars 2008

"Je ne sais pas de quoi ça parle le plus dans vos salles de profs, mais dans la nôtre, il est surtout question de départs à la retraite. Je sens un certain découragement s'emparer d'un bon nombre de professeurs.
Ecrit par : buntovchik | 12 mars 2008"

Chez nous ca parle démission, dépression, classes difficiles, suppression de postes et départ à la retraite.
Ah, il y a eu deux suicides, aussi, en six mois de temps, mais ça c'est dans l'établissement d'à côté.

Ecrit par : Jeremy | 12 mars 2008

Violence ordinaire dans un collège "ordinaire" : Parlé avec une collègue hier à midi, professeur d'arts plastiques. Elle me demande dans quel établissement j'étais avant. Je le lui dis (l'établissement où je suis tombé malade). Ah! Je connais bien, j'y étais avant mi aussi. Il ne fallait jamais tourner le dos aux élèves. Ils font ce qu'ils veulent. Le principal ne fait rien et lève systématiquement les punitions ; aucune solidarité...Puis un temps d'arrêt...Moi aussi je suis tombée malade : cancer du sein (elle n'a pas plus de 40 ans).

Ecrit par : Robin | 13 mars 2008

"Je ne suis pas peu fier de lui avoir fait dégobiller ses répliques au vitriol. Et au passage, elles m'ont bien fait marrer. Ce petit teubê or not teubê a-t-il des actions dans la coke à Cola ?"

Ecrit par : moot | 13 mars 2008

Moot, tant pis si Victor m'accuse encore de suppôt du libéralisme, mais il y a un excellent article dans le "Charlie" de cette semaine sur ces sites de notation, (signé par Patrick Pelloux).
Un court extrait: "la notation sur le net, c'est la vindicte du minable érigée en principe".

En attendant, Darcos fait preuve d'un mépris assez indéfendable vis-à-vis de son challenger de Périgueux, que François Hollande et Ségolène Royal sont venus soutenir: "il fait venir papa, il fait venir maman".

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 mars 2008

Pour les glénanais,
avez-vous navigué sur "Sereine" et connaissez vous le "fout le feu" ?
Malheureusement, les Glénans, c'est plus comme avant.

ps: Je sais, c'est hors sujet, alors clouez moi le becsi je vous importune.

Ecrit par : françois duhem | 13 mars 2008

jean-paul brighelli chaque fois que je vous vois sur un plateau télé, je comprends pourquoi la france va si mal
c'est rare de rencontrer des gens aussi con..
un vrai facho du francais et surtout de la connerie..
ton pays est pas pret de s'en sortir avec des tarés comme toi comme élite

Ecrit par : conan | 13 mars 2008

En attendant, Darcos fait preuve d'un mépris assez indéfendable vis-à-vis de son challenger de Périgueux, que François Hollande et Ségolène Royal sont venus soutenir: "il fait venir papa, il fait venir maman".

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 mars 2008

Moi, je trouve ça au contraire plein d'humour, et tellement bien vu! Porcinet fait tout à fait papa Poule, et Royal fait très infirmière! En plus ils viennent en ex-famille!

Ecrit par : Jean | 13 mars 2008

Merci à Cri-cri Laborde pour m'avoir offert ce petit dej' jouissif, en compagnie de not'bon maître, si chic en costard. Un vrai bonheur de l'entendre en tailler d'aussi beaux à Luc Ferry et Lionel Jospin que voilà rhabillés pour ce qui nous reste d'hiver.

La journée commence bien!

et rendez-vous la semaine prochaine, pour en faire autant (euh...avec une toge ) à la Pythie du blog, qui a lu dans les entrailles de ses poulettes que Darcos quittait la rue de Grenelle alors que c'est lui qui a enfin le premier eu le courage de siffler la fin de la récré. On ne remplace pas celui qui marque l'essai avant de le laisser le transformer..

Pas plus qu'on ne change une équipe qui gagne, comme celle des 18 colistiers de mon village, qui se sont classés en premier, en tir groupé, devant tous leurs adversaires, et malgré le panachage, et qui ont déjà fait élire le futur maire au premier tour. Ils l'emporteront dimanche et je regagnerai mes pénates avec la satisfaction du devoir accompli.
Eux aussi sifflent la fin de récré aux incapables sortants.


De quoi pavoiser, la vie est belle et le soleil est revenu

Ecrit par : Cadichon | 13 mars 2008

Merci pour vos réflexions pour la refondation de l'école et votre annonce aux quatre vérités de la parution de votre ouvrage "fin de récré".
J'ai apprécié votre positionnement comme porte parole de la blogosphère, néanmoins j'en trouve pour l'instant peu d'éléments de discussion dans les quelques textes de vous que je viens de survoler.
Depuis plusieurs années je me suis efforcé d'accompagner les conseils locaux et départementaux de parents au titre de ma condition effective de parent d'élèves et maintenant je cherche à transmettre quelques éléments de sciences et technologies au travers de la fondation C.Génial :
http://lmc.ac-grenoble.fr/~cgenial/
La violence scolaire que j'ai pu effectivement constater revêt beaucoup de facettes, l'une d'entre elle est l'addiction de jeunes aux jeux video et à l'internet et sur ce point il y a responsabilité conjointe des acteurs socio-économiques qui n'ont pas encore su mettre en place d'accompagnement éducatif : vous ne pouvez pas vous contenter de proposer que les portables soient interdits à l'école juste pour que les enseignants ne se retrouvent pas exposés sur l'internet.
Pourriez vous aider à proposer des réponses aux quelques questions suivantes :
- Comment les parents doivent-ils accompagner la transmission des connaissances dont vous parlez si bien ?
- Quels conseils pourriez vous donner aux jeunes pour l'apprentissage de l'internet (blogs, wikis, démocratie électronique ...) ?
- Comment voyez vous l'implication des parents dans le fonctionnement des FSE, conseils de classe, stages en entreprises (en 3ème ou 4ème) particulièrement ?

Ecrit par : Aimé Vareille | 13 mars 2008

"Je ne vois pas comment, dans l'état actuel du système éducatif, on peut se réjouir du départ de Xavier Darcos, qui me paraît - je persiste - le premier ministre de l'Education potable que nous ayons eu."

Ecrit par : Jean | 12 mars 2008

Où avez-vous lu que je m'en réjouissais?

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 mars 2008

Où avez-vous vu qu'il s'agissait de vous?

Ecrit par : Jean | 13 mars 2008

Luc Ferry et Jack Lang.

"L'association d'un philosophe de salon et d'un socialiste d'opérette..."
JPB, ce matin sur France 2

Ecrit par : vov | 13 mars 2008

"Cher papa,
Ton plan école et sagesse ça me branchait pas des masses. Alors, histoire de déconnecter et de me fendre la pêche, je suis allé zoner sur la plage. Bonjour l'angoisse ! Je me suis fait avaler par une baleine. Chelou, la bête ! Impossible de me tirer vite fait, j't'assure. Depuis, c'est le délire dans son estomac. Je te raconte pas l'ambiance, tellement c'est glauque. Il faudrait que tu m'aides à sortir de là : je balise comme une bête.
Bon, ben, lut-sa, hein !
Pinocchio"

Superbe le français dans une école bilingue.

Punaise, quand je pense que l'on paye une fortune tous ces bouquins de m.... !!!!!!!!!!!!!!!!!!

Et après Lang et Ferry diront X Darcos veut nuire à la bonne santé de l'école.
Quel carnage, non seulement pour les petits français, mais pour les étrangers aussi.

Ecrit par : Carole | 12 mars 2008

J'avoue avoir cru à un gag. Ce texte figure-t-il réellement dans un manuel Nathan? Sert-il de base à des cours dans une école bilingue privée et payante? Ce serait le pompon... Si vous payez, vous avez le droit de vous plaindre et de demander un remboursement, comme n'importe quel client floué.

Je pense que le jour où mes enfants reviendront de l'école avec ce type de devoir, je leur ferai quitter l'éducation nationale. Je préfère leur payer un précepteur, quitte à faire quelques sacrifices financiers, plutôt que d'accepter une maltraitance aussi caractérisée.

Je suis de plus en plus convaincu qu'il existe un vrai gisement non exploité dans l'enseignement privé hors contrat non confessionnel: chez les parents disposant de quelques moyens, qui ont quelques réticences à l'idée de mettre leurs enfants chez les jésuites mais qui ne se résignent pas à les voir désapprendre à l'école ce qu'ils apprennent chez eux. Si ce type de proposition se développe, on peut penser qu'ensuite les "vouchers" seront réclamés par ceux qui n'ont pas les moyens de se payer ce type d'école. Et l'école publique n'aura plus qu'à se réformer ou à disparaître...

Je me demande si certains des professeurs ou auteurs de manuel qui cherchent ainsi à flatter vilement le "parler jeune" ne souffrent pas à l'origine du complexe du bon élève qui s'efforce d'être aussi "cool" que ses camarades moins forts en thème mais plus dégourdis. Ce complexe est répandu et il peut laisser des traces jusque tard dans la vie.

Au passage, "Bon, ben, lut-sa, hein !" ne correspond à rien, tout comme d'ailleurs l'essentiel de ce texte. C'est du faux verlan, du faux argot... personne ne s'exprime comme ça. J'imagine qu'une certaine pudeur (ou une totale ignorance) a empêché les auteurs d'utiliser les termes réellement vernaculaires...

Ecrit par : Jesse Darvas | 13 mars 2008

Pourriez vous aider à proposer des réponses aux quelques questions suivantes :
- Comment les parents doivent-ils accompagner la transmission des connaissances dont vous parlez si bien ?
- Quels conseils pourriez vous donner aux jeunes pour l'apprentissage de l'internet (blogs, wikis, démocratie électronique ...) ?
- Comment voyez vous l'implication des parents dans le fonctionnement des FSE, conseils de classe, stages en entreprises (en 3ème ou 4ème) particulièrement ?

Ecrit par : Aimé Vareille | 13 mars 2008

Je ne suis pas JPB, mais je me permets de vous faire part de mon opinion sur le sujet.
1) L'accompagnement des parents est, bien sûr, essentiel. Il doit consister d'abord à souligner l'importance de l'enseignement et à faire prendre à l'enfant sa scolarité "au sérieux". C'est en portant un intérêt au travail scolaire de ses enfants, qu'on les aide à réussir. Dans cette perspective, il me semble que les parents doivent s'astreindre à vérifier régulièrement les cahiers, à faire réciter les leçons... et ce au moins jusqu'à la fin du collège. Il conviendrait ausi d'éviter de louper la classe pour partir en week-end.
2) Concernant l'utilisation des nouveaux moyens de communication, ne vous inquiétez pas trop quant à l'aspect "technique". Vos enfants sauront les utiliser rapidement et avec dextérité avant que vous n'ayez eu le temps de dire ouf. Par contre, concernant l'utilisation qui peut en être faite, ce n'est pas à l'école que revient le soin de transmettre "les bonnes pratiques" mais au parent qui, dans le cadre de l'éducation, doivent leur donner un cadre moral.
3) L'implication dans les organes institutionnels des parents est une bonne chose lorsqu'elle vise à accompagner le travail d'instruction des professeurs. Malheureusement, je constate trop souvent que beaucoup de parents n'y voient qu'un moyen d'améliorer le passage à la cantine, de soutenir un voyage "pédagogique" ou de promouvoir un club de danse, d'échecs...

Ecrit par : kutya | 13 mars 2008

Bonjour, j'aimerai envoyer à Jean-Claude Brighelli un article que j'ai écrit sur les pratiques musicales en IUFM dans la revue "La Lettre du Musicein", ne serait-ce que pour apporter de l'eau à son moulin qui diffuse une bien utile musique... Mais je ne sais comment faire car il faut que j'envoie des pièces jointes. Merci de me renseigner. J'ai été scotché à l'entretien des 4 vérités ce matin du 13 mars 2008

Ecrit par : christian lorandin | 13 mars 2008

Une réaction au commentaire de Conan dont la pauvreté de vocabulaire et d'argumentation sont une brillante démonstration des manquements qu'il a du avoir dans ses apprentissages... Et cette arrogance extrême et cette violence idéologique des détenteurs du "savoir unique..." C'est affligeant et bien représentatif, hélas.

Ecrit par : ChL.76 | 13 mars 2008

Christian Lorandin,
Vous pouvez facilement contacter JPB par l'intermédiaire de son éditeur qui lui fait suivre son courriel quotidiennement :
[email protected]

Ecrit par : Zorglub | 13 mars 2008

Je viens de regarder l'interview de JPB sur le site de France 2.
Je n'ai rien à dire sur sa prestation, en revanche, je reste perplexe devant l'attitude de Françoise Laborde (et c'était déjà le cas lors de la présentation du précédent ouvrage) qui a fait preuve d'une complaisance extraordinaire en servant littéralement la soupe à Jean-Paul. Qu'elle soit favorable à ce que pense Jean-Paul, d'accord, mais elle aurait pu veiller à ce que cela se voit moins, et une contradiction efficace aurait peut-être rendu son invité plus convaincant.

Ecrit par : Pat | 13 mars 2008

Jesse Darvas,

Le "texte" de Nathan existe bien. Ce n'est pas un gag.
Il y a également dans ce livre Grammaire/Nathan un texte sur Zinedine Zidane, du même style.

Oui, ce genre de "prose" est enseignée dans une école bilingue. Vous croyez que je reste muette, je hurle.

Oui, cette école est payante.

D'ailleurs, mon fils, qui a 9 ans, m'a demandé des explications, en me disant tout simplement "maman, ce texte ne veut rien dire, je ne comprends pas tout le vocabulaire".

Le plus triste, c'est que les langues étrangères enseignées dans cette école, sont mieux enseignées que notre propre langue.

Lorsque vous êtes à l'étranger, si on veut suivre le cursus français, vous êtes obligés d'aller dans ces misérables publics (c'est la loterie, vous avez un bon prof ou un prof qui a la formation IUFM bien ancrée avec sa carte SNES ou FSU).
Vous savez dès la rentrée des classes, à qui vous avez à faire et en tenir compte.

Vous parlez de bons élèves........., l'année passée, dans un autre pays, mon autre fils, a étudié en français un petit book, c'était l'histoire d'un certain Momo, leader de coc et de traffic en tous genres en banlieue, le 93.
Le prof demande une dissertation. Mon fils ne connaissant pas les 3/4 du vocabulaire de banlieue, lui fait remarquer qu'il ne comprends pas tout le vocabulaire du livre.
Réponse du prof "Ton langage soutenu, tu le mets dans ta poche, un kleenex par dessus.

Vous croyez que je me suis tue. Loin de là. Mais le proviseur de ce lycée français, une brave femme, comme on dit dans le sud, trouvait que la diversité de langage était très constructive.

Que ce soit en France ou à l'étranger, c'est idem.
C'est la loterie.

Ecrit par : Carole | 13 mars 2008

Jospin " socialiste d'opérette..." pas vraiment le terme que j'aurais choisi pour un trotsko-lambertiste impénitent, menteur et couard, puisqu'il a cru pouvoir faire porter cette casquette infamante à son frangin. Bel esprit de famille en sus...
Tout pour plaire, et je comprends que les vrais socialistes le conspuent.

With friends like that, who needs enemies?

Ecrit par : Cadichon | 13 mars 2008

"(c'est la loterie, vous avez un bon prof ou un prof qui a la formation IUFM bien ancrée avec sa carte SNES ou FSU)."

Ecrit par : Carole | 13 mars 2008

Il y a dans cette seule phrase le même type de mépris affiché que dans celui de Darcos à l'égard de son challenger socialiste, Darcos que Jean trouve si drôôôôôle!

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 mars 2008

"Merci à Cri-cri Laborde pour m'avoir offert ce petit dej' jouissif, en compagnie de not'bon maître, si chic en costard. Un vrai bonheur de l'entendre en tailler d'aussi beaux à Luc Ferry et Lionel Jospin que voilà rhabillés pour ce qui nous reste d'hiver.

La journée commence bien!

et rendez-vous la semaine prochaine, pour en faire autant (euh...avec une toge ) à la Pythie du blog, qui a lu dans les entrailles de ses poulettes que Darcos quittait la rue de Grenelle alors que c'est lui qui a enfin le premier eu le courage de siffler la fin de la récré. On ne remplace pas celui qui marque l'essai avant de le laisser le transformer..

Pas plus qu'on ne change une équipe qui gagne, comme celle des 18 colistiers de mon village, qui se sont classés en premier, en tir groupé, devant tous leurs adversaires, et malgré le panachage, et qui ont déjà fait élire le futur maire au premier tour. Ils l'emporteront dimanche et je regagnerai mes pénates avec la satisfaction du devoir accompli.
Eux aussi sifflent la fin de récré aux incapables sortants.


De quoi pavoiser, la vie est belle et le soleil est revenu"

Ecrit par : Cadichon | 13 mars 2008

Heu... Navré de vouloir tempérer légèrement votre enthousiasme, mais il est un ou deux "incapables sortants" de votre bord, dans des grandes villes qui plus est, qui vont certainement subir le sifflement de la fin de la récré également, et cela ne me fera pas pleurer, je peux vous le dire!
Concernant "mes poulettes", ne me prêtez pas de moeurs particulières à leur égard, et, pour Darcos, je ne suis sûr de rien, comme vous ne semblez pas l'avoir lu. Wait and see. Sarko décidera. "On", c'est lui, pas vous.
Mais les avis, à entendre les différentes informations, sont assez partagés. Et le vôtre ressemble beaucoup plus à un voeu pieux qu'à une prophétie complètement raisonnable. ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 mars 2008

""L'association d'un philosophe de salon et d'un socialiste d'opérette..."

Lors de son interview, ce matin, JPB nous a fait une aristotélicienne :

"Les iufm sont aux écoles normales ce que la Lune est au Soleil"

Pauvre Lune qui ne méritait pas ce ravalement !

Plus loin, il aurait pu nous faire "Ferry est à la philosophie ce que Lang est au socialisme".

Mais n'est-il pas juste aussi d'affirmer que "Ferry est un philosophe d'opérette et que Lang est un socialiste de salon" ?

Ecrit par : dugong | 13 mars 2008

à CS, pour l'avoir cotoyé, je peux vous affirmer que le challenger de Darcos à Périgueux est un petit apparatchik sans envergure qui ne devrait son élection qu'à des circonstances dégradantes.

Ne prenez pas parti pour Moyrand commme vous le faites pour vos collègues d'iufm : ça sent trop la pétition de principe.

Ecrit par : dugong | 13 mars 2008

Pour les glénanais,
avez-vous navigué sur "Sereine" et connaissez vous le "fout le feu" ?
Malheureusement, les Glénans, c'est plus comme avant.

ps: Je sais, c'est hors sujet, alors clouez moi le bec si je vous importune.

Ecrit par : françois duhem | 13 mars 2008

Non, François, pas du tout.

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 mars 2008

"à CS, pour l'avoir cotoyé, je peux vous affirmer que le challenger de Darcos à Périgueux est un petit apparatchik sans envergure qui ne devrait son élection qu'à des circonstances dégradantes.

Ne prenez pas parti pour Moyrand commme vous le faites pour vos collègues d'iufm : ça sent trop la pétition de principe."

Ecrit par : dugong | 13 mars 2008

Où avez-vous lu que je prenais parti pour lui? Je trouve simplement la sortie de Darcos, (sans jeu de mot) totalement indigne de ce qu'on présume être sa classe, (sans jeu de mot non plus).
Et je n'ai jamais pris spécialement parti pour mes collègues d'IUFM en général. Seulement pour ceux que je connais, et dont je sais la qualité du travail. Aucune position de principe là-dedans.
Et contre ceux qui, ici, nous amalgament quasiment tous à des incapables, voire à des débiles mentaux. La vraie position de principe se trouve exactement là, mon cher.

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 mars 2008

Mais n'est-il pas juste aussi d'affirmer que "Ferry est un philosophe d'opérette et que Lang est un socialiste de salon" ?

Ecrit par : dugong | 13 mars 2008
Si fait,si fait, mais Lang est les deux (ha ha) il navigue entre salon et operette, tandis que l'austere Jospin n'est a l'aise ni dans l'une ni dans l'autre

Ecrit par : Cadichon | 13 mars 2008

pour suivre l'actualité de notre hôte... ,):)

http://les-4-verites.france2.fr/

Ecrit par : Saperlipopette | 13 mars 2008

Merci à Zorglub pour son conseil

Ecrit par : Christian Lorandin | 13 mars 2008

Un court extrait: "la notation sur le net, c'est la vindicte du minable érigée en principe".

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 mars 2008

Si l'émission Télématin a eu l'excellente idée d'inviter JPB, elle a eu aussi l'exécrable idée de présenter le site "notemaire dot com". Comme si on ne les notait pas en ce moment par le vote.
Jattends avec impatience "notetonveto".

Ecrit par : yann | 13 mars 2008

et rendez-vous la semaine prochaine, pour en faire autant (euh...avec une toge ) à la Pythie du blog...

Ecrit par : Cadichon | 13 mars 2008

Vous n'allez quand même pas couper la Pythie !

Ecrit par : yann | 13 mars 2008

Effectivement, l'attitude de Laborde était pour le moins complaisante. Et les propos de Jean-Paul, (en dehors de quelques invectives sans doute indispensables pour entretenir son image), plutôt intéressants. Mais je trouve quand même sidérant qu'on puisse évoquer le problème de l'autorité, (et en faire, du même coup, retomber toute la responsabilité sur les épaules de l'enseignant) sans évoquer l'importance de ce qui peut se passer dans les familles avant que les enfants mettent leur premier pied à l'école. Normal de la part de l'interviewé, (on connaît tous ses idées à ce sujet), mais assez curieux de la part de l'intervieweuse.
Vous lui avez "tapé dans l'oeil" à ce point, Jean-Paul?

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 mars 2008

En tous cas, mille mercis à Saperlipopette d'avoir pensé à ceux qui se lèvent tôt pour travailler dur! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 mars 2008

Merci, Saperlipopette, pour le lien.

Ecrit par : yann | 13 mars 2008

Et un petit salut à Yann en passant! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 mars 2008

Ah! Je connais bien, j'y étais avant mi aussi.

Ecrit par : Robin | 13 mars 2008

Avez-vous oublié une lettre à moi ou avez-vous été influencé par "Bienvenue chez les chtis", Robin ?
Auquel cas il eût fallu écrire : Ah ! J'connos bin, j'y étos avint mi auchi.
Je profite de cette introduction pour rectifier une erreur dans "Fin de récré", à propos des classes SLECC (p 57) : Roncq, où s'est tenu le colloque en août dernier, est une petite ville paisible de l'agglomération lilloise, pas une banlieue ouvrière sinistrée. On peut trouver en revanche à proximité, à Roubaix, Tourcoing ou Lille, notamment, des quartiers ouvriers sinistrés par la désindustrialisation de la région ou des cités-ghettos avec l'ensemble des problèmes habituels.
Le milieu social à Roncq n'a rien de défavorisé. Ceci n'enlève rien au mérite des enseignants qui y officient et montrent les mérites de leurs méthodes.

Ecrit par : Japhet | 13 mars 2008

Mais n'est-il pas juste aussi d'affirmer que "Ferry est un philosophe d'opérette et que Lang est un socialiste de salon" ?

Ecrit par : dugong | 13 mars 2008

Je ne suis vraiment pas un admirateur de l'homme politique Luc Ferry, mais il n'en reste pas moins que le philosophe Luc Ferry reste un très bon spécialiste de Kant et ne mérite donc pas le qualificatif de philosophe d'opérette. Philosophe de salon, je crois qu'il l'est, en revanche.

Jack Lang est également un vrai socialiste de salon. Pas d'opérette, puisqu'hélas il n'y a plus que dans les salons qu'il reste des socialistes.

Ecrit par : Pat | 13 mars 2008

"Mais je trouve quand même sidérant qu'on puisse évoquer le problème de l'autorité, (et en faire, du même coup, retomber toute la responsabilité sur les épaules de l'enseignant) sans évoquer l'importance de ce qui peut se passer dans les familles avant que les enfants mettent leur premier pied à l'école. Normal de la part de l'interviewé, (on connaît tous ses idées à ce sujet)"

Non mais attendez

A

tten

dez

Vous êtes en train benoîtement de nous dire que JPB fait "retomber toute la responsabilité [de la question de l'autorité] sur les épaules de l'enseignant".

Bon, on va faire les choses calmement :

1) vous portez votre regard sur la rubrique "notes récentes"
2) vous cliquez sur le billet intitulé autorité
3) vous cliquez sur commentaire
4) vous lisez le premier commentaire écrit de la main d'un dénommé SIBILLE Christophe
5) c'est à vous de voir maintenant

PS : pour ceux qui voudrait se dispenser des étapes 1, 2 et 3, je copie-colle :

"si les parents se montraient plus fermes envers Monchéri et Moncœur, nous n’en serions pas là. Une mythologie de l'enfant-roi s'est répandue dans le pays, avec les conséquences que l'on voit. Un enfant est un être en constitution, il n'a d'autre liberté que celle d'apprendre à constituer sa liberté — et à en connaître les limites."

Jean-Paul Brighelli

Infiniment heureux de lire ceci, et de l'importance de l'éducation, (je rappelle que les enfants passent trois ans dans leur famille avant de mettre un pied à l'école)!
C'est le père de l'élève ayant traité l'enseignant de "connard" qui devrait être accusé de violences aggravées envers son fils pour lui avoir "donné" une éducation qui permette de tels comportements.

Ecrit par : Christophe Sibille | 01 février 2008

Ecrit par : johnmarguerite | 13 mars 2008

Bien vu ! johnmarguerite

Ecrit par : Guillaume | 13 mars 2008

Pendant le temps de vos échanges, un groupe de garçons, dans le couloir de mon LP, comparait les vertus et désagréments de la tonte et du déboisage de leurs poils pubiens.

Ecrit par : Pendariès | 13 mars 2008

Le syndrome "ticket de métro" chez les post-métrosexuels de 16 ans.

Bonjour à toutes et à tous.

Ecrit par : Pendariès | 13 mars 2008

Merci à Conan ! Ça fait du bien de se faire traiter de connard par quelqu'un qui s'y connaît.

On ne peut pas tout dire en 8 mn (les Quatre vérités). Et encore, 8 mn, c'est exceptionnel. Pour plus de détails, voir mon intervention la veille sur LCI, entre 9 et 10. Mais l'un des grands manques de la télé est de n'avoir jamais fait une émission sérieuse sur l'Education — mais avec des paillettes, là, oui.

Quant à Périgueux et au candidat socialiste… Ce que je peux vus dire, c'est que cet individu s'est permis de faire circuler des allusions à la santé de l'épouse de XD — et ça, franchement, dans le style dégueulasse, ça vous signe un homme et une politique. Son seul argument est : "Darcos est essentiellement à Paris". Mais il est maire de Périgueux depuis des années, il est ministre de ceci ou de cela depuis des années, il est chaque semaine dans sa ville, qui est fort bien tenue — allez-y, c'est splendide, depuis la strate gallo-romaine jusqu'aux couches médiévales et au-delà.

Et l'article co-signé Lang / Ferry est une crapulerie. Lisez-le, ça vaut le coup.

Pour ce qui est de "l'étude" sur la notation au Bac, c'est une vieille lune déjà sortie (avec plus de sérieux) par des décimologues lyonnais il ya une quinzaine d'années, et le chercheur a fait corriger six copies (6 !) par trois profs (les statisticiens apprécieront). Ça vous donne une idée de l'aspect scientifique des chercheurs en sciences de l'Education. Sa conclusion est purement antibiste : supprimons les notes, et usons de QCM, plus "égalitaires".
Ça vaut le coup de lancer un vrai débat sur le Bac, au niveau national. Ça ne présente pas d'intérêt de relayer l'idéologie faisandée de pseudo-spécialistes.
JPB

Ecrit par : brighelli | 13 mars 2008

Le syndrome "ticket de métro" chez les post-métrosexuels de 16 ans.

Bonjour à toutes et à tous.

Ecrit par : Pendariès | 13 mars 2008

Bonjour Pendariès, heureux de voir ! ...Comme disait le général.
J'ose ou j'ose pas ?

"Le mammouth est un animal à poil laineux."

J'ai osé.

Ecrit par : Robin | 13 mars 2008

Personnellement je suis assez égoïste parfois. C'est pourquoi, n'habitant pas la bonne ville de Périgueux, je me satisferais bien d'un Darcos ministre à plein temps et très revanchard après une défaite municipale. Question que cela lui donne encore plus les crocs contre les pédagogos.

Les Périgourdins qui fréquentent ce blog ne me pardonneront pas mais j'assume....

:)

Ecrit par : David Desgouilles | 13 mars 2008

johnmarguerite, ne faites pas l'âne pour avoir du son! Je parle du propos de Jean-Paul dans l'émission de Laborde, écoutée par beaucoup de monde, et non de ses écrits sur le blog, beaucoup plus complets et plus intéressants, mais moins "consultés".

Par ailleurs, les quelques noms d'oiseau dont il a qualifié les IUFM et deux hommes politiques dans son interview font certainement se contorsionner d'aise une (bonne) partie des blogueurs de "bonnet d'âne" mais, pour avoir discuté un peu avec certaines personnes, (hors IUFM, et même hors éducation nationale), je pense qu'ils n'apportent rien à la cause qu'il défend. Au contraire, même.

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 mars 2008

"johnmarguerite, ne faites pas l'âne pour avoir du son! Je parle du propos de Jean-Paul dans l'émission de Laborde, écoutée par beaucoup de monde, et non de ses écrits sur le blog"

Ecrit Christophe Sibille

Moi, je me rappelle surtout avoir lu ceci :

"Normal de la part de l'interviewé, (ON connaît tous ses idées à ce sujet)"

Si je ne trompe, ce "ON" désigne bien les lecteurs de ce blog.

Ou alors Christophe SIBILLE écrit pour ceux qui ne viendront jamais lire Bonnet d'Ane.

D'aucuns trouveront cette attitude courageuse ou extravagante, c'est selon.

Ecrit par : johnmarguerite | 13 mars 2008

"Cher papa,
Ton plan école et sagesse ça me branchait pas des masses. Alors, histoire de déconnecter et de me fendre la pêche, je suis allé zoner sur la plage. Bonjour l'angoisse ! Je me suis fait avaler par une baleine. Chelou, la bête ! Impossible de me tirer vite fait, j't'assure. Depuis, c'est le délire dans son estomac. Je te raconte pas l'ambiance, tellement c'est glauque. Il faudrait que tu m'aides à sortir de là : je balise comme une bête.
Bon, ben, lut-sa, hein !
Pinocchio"

Tous les enfants du monde détestent les "plans sagesse" et préfèrent "aller zoner sur la plage"...Au risque de se faire avaler par les baleines et à y rester pour le restant de leurs jours...


Ecrit par : Robin | 13 mars 2008

Une idée de film "Les dents de la mer à l'IUFM".


Eh, Catmano, un slogan pour le deuxième tour: "90, lou pépé!".

Ecrit par : dobolino | 13 mars 2008

Une idée de film "Les dents de la mer à l'IUFM".

ou plutôt les pédants de l'amer institut.

Ecrit par : dugong | 13 mars 2008

http://www.dreammovies.net/synopsis1/Dents%20de%20la%20mer%203.jpg

Ecrit par : dobolino | 13 mars 2008

Une idée de film "Les dents de la mer à l'IUFM".

ou plutôt les pédants de l'amer institut.

Ecrit par : dugong | 13 mars 2008

Avec les pédants de l'amer, on est dans la mer(de).

Ecrit par : Robin | 13 mars 2008

Jattends avec impatience "notetonveto".

Ecrit par : yann | 13 mars 2008

Il y a eu!!! L'Ordre y a mis "bon ordre" vite fait bien fait. Faut suivre, yann!

Ecrit par : dobolino | 13 mars 2008

Ah! Je connais bien, j'y étais avant mi aussi.

Ecrit par : Robin | 13 mars 2008

Avez-vous oublié une lettre à moi ou avez-vous été influencé par "Bienvenue chez les chtis", Robin ?
Auquel cas il eût fallu écrire : Ah ! J'connos bin, j'y étos avint mi auchi.

Merci Japhet pour cette leçon de chtimi (on dit comme ça ?) En réalité, je n'ai pas encore vu le film, excellent paraît-il ; c'était bien une faute de frappe.

Ecrit par : Robin | 13 mars 2008

"
Vous croyez que je me suis tue. Loin de là. Mais le proviseur de ce lycée français, une brave femme, comme on dit dans le sud, trouvait que la diversité de langage était très constructive.
"
CAROLE,
Pourriez-vous me dire dans quel pays vous étiez ?

Ecrit par : Aude | 13 mars 2008

"Il faut commencer par se débarrasser de ce chancre, de cette tumeur que sont les IUFM." (Jean-Paul Brighelli, ce matin sur France 2 chez Françoise Laborde).
J'applaudis!

Ls oreilles de Christophe Sibille ont dû siffler.

Tiens, c'est bizarre, Jean-Paul Brighelli est aussi radical que moi, et que la Société des agrégés, laquelle réclame la fermeture des IUFM depuis leur ouverture (1989)!

Ecrit par : Jean | 13 mars 2008

En réalité, je n'ai pas encore vu le film, excellent paraît-il.
Ecrit par : Robin | 13 mars 2008


J'ai passé un bon moment en regardant le film (comme le reste de la salle, à en juger par les rires). Je n'irais pas jusqu'à dire que c'était excellent. Mais j'ai beaucoup apprécié la façon dont on se moque des clichés sur le Nord-Pas de Calais (le climat, la misère, l'alcoolisme, etc...).
Le langage parlé dans le film est édulcoré pour être compréhensible par le Français moyen. Quand Danyboon retrouve son "vrai" accent chtimi, seuls les initiés le comprennent. Mais j'ai pu constater au cours de mes séjours dans diverses régions que les gens appréciaient beaucoup d'entendre cette langue et que cela les faisait bien rire.

Ecrit par : Japhet | 13 mars 2008

Je rebondis sur la mode du chtimi. Mes grand-parents parlaient le chti à la maison et ont appris (correctement) le "vrai Français" à l'école. S'ils allaient à l'école de nos jours, dans des endroits où l'on applique les théories pédagogo à la mode, ils n'apprendraient plus la langue mais on les maintiendrait dans leur patois en louant leur spontanéité, leur créativité et que sais-je encore... C'est donc ça qu'ont réussi les pédagos : laisser des gens englués dans leur dialecte (même s'il s'agit de "parler banlieue" ou équivalent).

Ecrit par : Japhet | 13 mars 2008

"Moi, je me rappelle surtout avoir lu ceci :

"Normal de la part de l'interviewé, (ON connaît tous ses idées à ce sujet)"

Si je ne trompe, ce "ON" désigne bien les lecteurs de ce blog.

Ou alors Christophe SIBILLE écrit pour ceux qui ne viendront jamais lire Bonnet d'Ane.

D'aucuns trouveront cette attitude courageuse ou extravagante, c'est selon."

Ecrit par : johnmarguerite | 13 mars 2008

Vous avez tout compris. Mais j'aimerais sincèrement qu'ils viennent le lire.

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 mars 2008

VIOLENCES SCOLAIRES STOP !
D'un peu partout en France m'arrive des nouvelles du terrain et d'une nouvelle forme de violence qui s'y développe. Des inspecteurs, parlant des projets de programmes, les présentent aux instituteurs comme venant de Satan les nouveaux programmes, vilipendent et intimident.
Il est temps de mettre la raison ces nouveaux délinquants, imbus d'eux-mêmes, de leurs soutien syndical et de l'impunité que leur offre les Jack et les Luc qui règnent sur les docks pédagogistes.
GM

Ecrit par : guy morel | 13 mars 2008

Ouais !
Quand on m'en fait trop j'correctionne plus, j'dynamite... j'disperse... et j'ventile...

Ecrit par : catmano | 13 mars 2008

Devoir du soir pour un enfant de 6e :

Objet : trouver l'émetteur et le recepteur.
Grammaire et expression Nathan.

Ecrit par : Robin

L'auteur s'appelle-t-il Marconi ?

Ecrit par : moot | 14 mars 2008

le philosophe Luc Ferry reste un très bon spécialiste de Kant et ne mérite donc pas le qualificatif de philosophe d'opérette. Philosophe de salon, je crois qu'il l'est, en revanche.

Ecrit par : Pat

De qui Socrate était-il spécialiste ? Voilà un bel abus de langage comme on en fait tant de nos jours : appeler philosophe quelqu'un qui se contente de connaître la philosophie des autres. Et qui se garde bien de l'appliquer.

Ecrit par : moot | 14 mars 2008

Moot,

Je ne peux vous dire comment s'appelle l'auteur, il n'y en a pas.

Ecrit par : Carole | 14 mars 2008

Ce soir, réunion en 1ere S. L'année vient de commencer, changement d'hémisphère.

Que des professeurs agréables et décidés semble-t-il à faire réussir les élèves.
Arrive un charmant monsieur, passionné par sa matière, professeur d'histoire/géo qui nous explique que cette année, le coefficient en histoire au bac sera de 2. Je sens de l'amertume dans sa voix, malgré tout le dynamisme que dégage sa personne.
Arrive le professeur de sport, le coefficient en EPS sera de 3.

L'histoire et à travers elle la culture, à la trappe.
Mais alors, fabriquer une armée de futurs footbaleurs, de cyclistes est autrement plus important.
On se prépare à être un pays sous-developpé, et il faudra des muscles, pour piloter tous les touristes qui viendront s'éclater en France.

Une anecdote : un parent arrivant de Berlin s'inquiète du niveau d'espagnol de son fils (cette année bac de français et bac argentin 3 épreuves Castellano, historia, geografia).
Le professeur lui répond que de toute façon le bac argentin doit être rédigé avec un espagnol soutenu et structuré, comme en FRANCAIS (oups). Exigeance oblige. Donc l'élève doit impérativement travailler.
Quand je vois toute la littérature que mon fils étudie en langues étrangères, je me dis que cela ferait rêver beaucoup de professeurs de français.

Ecrit par : Carole | 14 mars 2008

"Arrive un charmant monsieur, passionné par sa matière, professeur d'histoire/géo qui nous explique que cette année, le coefficient en histoire au bac sera de 2.
Arrive le professeur de sport, le coefficient en EPS sera de 3."

Zetes sûre ? C'est l'inverse normalement !

On peut facilement vérifier sur internet (là j'ai pas le temps...)

S'ils ont vraiment fait ça, c'est scandaleux !

Ecrit par : Jeremy | 14 mars 2008

Carole a écrit : "Que des professeurs agréables et décidés semble-t-il à faire réussir les élèves."

Personnellement, je ne me sens pas "agréable" et j'ai de plus en plus tendance à dire la vérité aux malades sans grands effets de manche (par exemple, dire à des parents de seconde en assemblée qu'une partie de la classe est à peine lettrée et que, pour ceux-là, je ne sais pas "faire"; sans d'ailleurs provoquer la réaction que j'attendais).

Je suis décidé à faire réussir les élèves qui le veulent bien et je m'y emploie. J'ai de plus en plus tendance à enlever les tuyaux des plus atteints qui ne manifestent pas de réactions à mes tests (pas d'acharnement pédagogique).

D'autant plus qu'il semblerait que l'avenir soit à l'évaluation des enseignants sur la réussite des élèves. En ces temps où on met au pinacle des "vertus" comme le "professionnalisme" *, il faudrait en tirer une des conséquences, plutôt perverse : : tendance lourde à se débarasser par pilonnage des glandeurs mous du bulbe.

Enfin, je n'ai pas souvenir d'avoir prêté un quelconque serment de dévouement. Genre : serment de Meirieu ou serment d'Hypocryte.

Bref, mon reste de dévouement est à diffusion restreinte. C'est peut-être l'âge ? C'est grave docteur ?

* évidemment pas au sens du discours iufm pour qui le mot est dévoyé dans le sens de nécessité absolue et généralisée d'en passer par eux pour la formation. En fait, quand la cdiufm parle d'exigence de professionnalisme, elle parle de sa volonté de mainmise sur la profession.

Ecrit par : dugong | 14 mars 2008

A ma note de bas de note, j'ajoute qu'il s'agit pour eux d'un de leur mot en -isme. C'est assez cohérent : ils font du cosntructivisme de professionnalisme.

Ecrit par : dugong | 14 mars 2008

J'ai oublié ma chute :

Bonjour chez vous.

Ecrit par : dugong | 14 mars 2008

VIOLENCES SCOLAIRES STOP !
D'un peu partout en France m'arrive des nouvelles du terrain et d'une nouvelle forme de violence qui s'y développe. Des inspecteurs, parlant des projets de programmes, les présentent aux instituteurs comme venant de Satan les nouveaux programmes, vilipendent et intimident.
Il est temps de mettre la raison ces nouveaux délinquants, imbus d'eux-mêmes, de leurs soutien syndical et de l'impunité que leur offre les Jack et les Luc qui règnent sur les docks pédagogistes.
GM

Ecrit par : guy morel | 13 mars 2008

Je confirme aussi en ce qui concerne certains inspecteurs qui interviennent en collège et qui présentent les nouvelles orientations en s'en moquant et de façon acerbe : "De toutes façons, vous n'avez pas à en tenir compte. Ca ne s'applique pas pour l'instant, seulement à partir de 2009 (sous-entendu, c'est encore nous qui commandons, il coulera de l'eau sous les ponts et le gouvernement sera tombé d'ici là). C'est scandaleux.

Ecrit par : Robin | 14 mars 2008

Je confirme aussi en ce qui concerne certains inspecteurs qui interviennent en collège et qui présentent les nouvelles orientations en s'en moquant et de façon acerbe

Je précise qu'il ne s'agit pas de ma matière (que de précautions on est obligé de prendre !)

Ecrit par : Robin | 14 mars 2008

Je fais rarement de la pub à mes interventions médiatiques, mais je signale aux passants cette note insérée sur le site du Ministère :

"« Lecture et réussite scolaire » sera le thème phare du ministère de l'Éducation nationale à la 28ème édition du Salon du Livre (Porte de Versailles). Le stand du ministère accueillera de nombreux débats, animations et rencontres.
« Quelle école pour quels lecteurs ? » : Xavier Darcos, ministre de l'Éducation nationale, et les écrivains, Jean-Paul Brighelli, Daniel Picouly, Marcel Rufo, Danièle Sallenave, en débattront mardi 18 mars à 20h30."

Con se le dise…
JPB

Ecrit par : brighelli | 14 mars 2008

"(que de précautions on est obligé de prendre !)"

Ecrit par : Robin | 14 mars 2008

C'est tout à votre honneur, Robin! Certains n'ont pas ces scrupules, et, du coup, pratiquent l'amalgame.

"Il faut commencer par se débarrasser de ce chancre, de cette tumeur que sont les IUFM." (Jean-Paul Brighelli, ce matin sur France 2 chez Françoise Laborde).
J'applaudis!

Ls oreilles de Christophe Sibille ont dû siffler.

Tiens, c'est bizarre, Jean-Paul Brighelli est aussi radical que moi, et que la Société des agrégés, laquelle réclame la fermeture des IUFM depuis leur ouverture (1989)!"

Ecrit par : Jean | 13 mars 2008

Oh, elles ne sifflent plus pour ça, Jean! Comme je vous le disais, je connais maintenant bien cette dialectique. Mais elle choque pas mal de gens qui pourraient être d'accord avec une partie de votre discours, et, de fait, les en détourne totalement. Si vous préférez vous satisfaire de caricatures grossières et de quelques "bons" mots plutôt que de parvenir à convaincre vos contradicteurs...

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2008

"Il faut commencer par se débarrasser de ce chancre, de cette tumeur que sont les IUFM." (Jean-Paul Brighelli, ce matin sur France 2 chez Françoise Laborde). "

Nlon mais attendez, Christophe! Les mots sont les mots, et ce que Jean-Paul Brighelli réclame, c'est donc bien la suppression des IUFM! Cela ne vous émeut pas pus que ça?

Ecrit par : Jean | 14 mars 2008

Et "pus", en plus! ;-)))
"Les mots sont les mots"... Je trouve l'emploi de cette tautologie précise, par un professeur agrégé de lettres qui plus est, assez étonnante. Sur le fond et sur la forme.

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2008

"Je confirme aussi en ce qui concerne certains inspecteurs qui interviennent en collège et qui présentent les nouvelles orientations en s'en moquant et de façon acerbe."

Ecrit par : Robin | 14 mars 2008

Je suis persuadé, pour ma part, que Xavier Darcos est absolument sûr de sa stratégie. D'ailleurs Jean-Paul Brighelli, qui est bien placé pour connaître le sentiment du ministre, semble lui aussi tout à fait serein et plus déterminé que jamais.
Quant aux inspecteurs primaires qui appellent à la sédition, ils se mettent en infraction par rapport aux obligations de leur charge, car ce ne sont jamais que des fonctionnaires exécutants.

Ecrit par : Jean | 14 mars 2008

Chronique de Philippe Val sur "not2be.com", sur France-Inter. J'essaie de vous mettre le lien...

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2008

"Les mots sont les mots"... Je trouve l'emploi de cette tautologie précise, par un professeur agrégé de lettres qui plus est, assez étonnante. Sur le fond et sur la forme."

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2008

J'ai un illustre devancier, Christophe: Voltaire" J'appelle un chat un chat, et Meirieu un ..."!
Ce n'est une tautologie que formelle, car vous savez bien que ladite signifie que les mots ont leur charge de sens, que l'on ne peut leur dénier: ici, l'IUFM comparé à un "chancre", à une "tumeur", ce n'est pas rien, tout de même!

Ecrit par : Jean | 14 mars 2008

"ici, l'IUFM comparé à un "chancre", à une "tumeur", ce n'est pas rien, tout de même!"

Ecrit par : Jean | 14 mars 2008

Je vois qu'on est d'accord.

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2008

Je vois qu'on est d'accord.

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2008

D'accord sur le fait que l'IUFM soit un chancre dont il faut se débarrasser?

Ecrit par : Jean | 14 mars 2008

Mais alors, fabriquer une armée de futurs footbaleurs, de cyclistes est autrement plus important.
On se prépare à être un pays sous-developpé, et il faudra des muscles, pour piloter tous les touristes qui viendront s'éclater en France.

Ecrit par : Carole | 14 mars 2008

Que signifie que ce discours ultra-réactionnaire et cette charge innommable contre la noble corporation des pédotribes, que je représente ici?
Ma parole, Carole préfèrerait -t-elle que les enfants et les adolescents déjà passablement indifférents à ce qui se passe en dehors de leur petite bulle ne puissent mener une "vie héroïque à vide" ainsi que l'auteur de la "Guerre de Troie n'aura pas lieu" définissait la vie sportive?
S'il y avait une mesure ministérielle décisive à prendre à l'encontre de la jeunesse scolarisée, ce serait bien de doubler les heures d'EPS en collège , comme au lycée, et les moyens institutionnels de les assurer dans de bonnes conditions.
Mais peut-être que certains préfèrent voir cette même jeunesse désoeuvrée, passive, traînant les centres commerciaux, refusant toute notion d'effort et de sacrifice de soi?
Carole, renseignez-vous et voyez la place qu'accordaient les grecs à l'éducation physique. C'était la toute première place!
Quant au coefficient 3 attribué à l'EPS au bac ce serait une très bonne mesure à prendre.

Ecrit par : buntovchik | 14 mars 2008

Carole, renseignez-vous et voyez la place qu'accordaient les grecs à l'éducation physique. C'était la toute première place!
Quant au coefficient 3 attribué à l'EPS au bac ce serait une très bonne mesure à prendre.

Kalos Ka'gathos (beau et bon)... "mens sana in corpore sano"... "mens fervida in corpore lacertoso": un esprit ardent dans un corps musclé.

Le vieux pirate d'Astérix

Ecrit par : Robin | 14 mars 2008

Vous parlez de bons élèves........., l'année passée, dans un autre pays, mon autre fils, a étudié en français un petit book, c'était l'histoire d'un certain Momo, leader de coc et de traffic en tous genres en banlieue, le 93.
Le prof demande une dissertation. Mon fils ne connaissant pas les 3/4 du vocabulaire de banlieue, lui fait remarquer qu'il ne comprends pas tout le vocabulaire du livre.
Réponse du prof "Ton langage soutenu, tu le mets dans ta poche, un kleenex par dessus.

Vous croyez que je me suis tue. Loin de là. Mais le proviseur de ce lycée français, une brave femme, comme on dit dans le sud, trouvait que la diversité de langage était très constructive.

Que ce soit en France ou à l'étranger, c'est idem.
C'est la loterie.

Ecrit par : Carole | 13 mars 2008

C'est le "sanglot de l'homme blanc" en version modernisée. Mais ce professeur était un peu trop timide et conventionnel: il aurait dû organiser des séances de dégustation de coke pour faire participer pleinement ses élèves à la découverte de la Culture de l'Autre.

Au fond, tout ceci est infiniment méprisant pour ceux envers qui cette prétendue sollicitude prétend s'exercer: amalgamer le "parler banlieue", le trafic de drogue et l'origine maghrébine, c'est reprendre avec une bonne conscience incroyablement stupide les pires clichés du Front National, en transformant le signe - en signe +.

Si la réponse du prof que vous citez fut exactement '"Ton langage soutenu, tu le mets dans ta poche, un kleenex par dessus" je dois dire que je suis stupéfait. Je suis sorti de l'enseignement secondaire en 1990 et jamais je n'ai entendu un professeur s'exprimer de la sorte. Il faut croire que la baisse du niveau d'exigence dans l'expression frappe les enseignants aussi bien que les élèves.

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 14 mars 2008

les capitales administratives et universitaires du sud de la France à l'ouest du Rhône sont dans des régions traditionnellement à gauche ; pour autant, Montpellier, contrairement à Bordeaux et Toulouse, est toujours gérée par la gauche, et quelle gauche, une gauche frêchiste au discours ignoble que n'arrive pas à anesthésier Mandroux et servilement accepté par la gauche plurielle hors les Verts ;

et puis quel bilan : bétonnage illustrant l'appétit frêchien pour la croissance quantitative et non qualitative, plus fort taux de chômage et d'impôts parmi les grandes villes, crise du logement et explosion des prix de l'immobilier, centre ville dégradé et taggé ;

dans ces conditions, malgré la politique clientéliste de Frêche qui a amené à Montpellier ses partisans et fait partir de la ville les autres, la liste Mandroux-Frêche arrive un peu en dessous de 25% des inscrits au premier tour ;

le système Frêche est en train de se craqueler ; comme dit Jacques Domergue, l'occasion est unique pour tous les électeurs de droite, du centre, et de l'écologie non exploitée par l'extrême gauche, de mettre fin à cette fatalité par la gestion du parti 'frêchiste' ; nombreux de ces électeurs se sont abstenus dans le passé, la bataille électorale étant perdue d'avance ; or cette fois-ci il y a une triangulaire à gauche, occasion unique de porter un coup au système Frêche qui méprise les citoyens, comme Mandroux qui a refusé le débat organisé par Midi Libre ;

quand bien même la liste Mandroux-Frêche s'en sortirait avec une majorité relative, cela créerait les conditions d'un affaiblissement de ce système qu'il faut combattre dans la durée pour y mettre fin ; si lors de ces élections municipales, les Montpelliérains envoient un signal clair, 'Frêche ça suffit', 30 ans de bétonnage ça suffit, alors c'est l'affaiblir considérablement pour les régionales de 2010 et les municipales suivantes où il pourrait tout perdre ;

cependant Jacques Domergue doit expliquer qu'arithmétiquement, si 4 électeurs sur 5 ayant voté pour la droite à la présidentielle à Montpellier votent pour lui au second tour de la municipale (proportion réaliste) alors Mandroux-Frêche seront battus, de peu, mais battus ; ils est donc possible d'en finir avec ce système ;

aux abstentionnistes d'être de bons citoyens et de se mobiliser ; aux gens sincèrement à gauche de porter un coup à Frêche dans la perspective des régionales de 2010, une défaite de Frêche à Montpellier à cause de la triangulaire permettrait de choisir un nouveau candidat de gauche, plus conforme à ses valeurs, pour les régionales 2010 ; aux électeurs centristes, le MoDem se moque de vous, son représentant est le licencieur Marc Dufour ;

les Montpelliérains qui n'iront pas voter porteront une très lourde responsabilité, celle de faire prendre du retard à la ville dont il n'est pas possible de savoir qui est le maire avec Frêche qui tire les ficelles ; avec des conflits avec les communes environnantes ; tout ce cirque n'est pas sérieux, il faut y mettre fin, et Jacques Domergue s'en est très bien sorti lors du débat ;

à JP Brighelli, vous enseignez à Montpellier, il vous faut prendre position contre Frêche, soutenu par l'hypocrite Royal qui donne des leçons de vertu mais ne se les applique pas à elle même !

Ecrit par : jim | 14 mars 2008

Je suis décidé à faire réussir les élèves qui le veulent bien et je m'y emploie. J'ai de plus en plus tendance à enlever les tuyaux des plus atteints qui ne manifestent pas de réactions à mes tests (pas d'acharnement pédagogique).

Enfin, je n'ai pas souvenir d'avoir prêté un quelconque serment de dévouement. Genre : serment de Meirieu ou serment d'Hypocryte.

Bref, mon reste de dévouement est à diffusion restreinte. C'est peut-être l'âge ? C'est grave docteur ?

Ecrit par : dugong

C'est peut-être l'âge, mais avec quelques années de moins que vous, j'ai fini par être atteint moi aussi.
Je me justifierai (puisque la mode est à la justification) en disant que, ma mission étant d'instruire, j'instruis, mais je ne perds pas mon énergie à instruire ce qui ne peut pas (ou refuse de) l'être.

Enfin, bon, aujourd'hui, je parle de ça en pur théoricien.

Ecrit par : moot | 14 mars 2008

Bonjour

Je passe et je vois que Christophe Sibille ne comprends pas l'ironie, donc je vais clore sur lui en disant que je ne lui pardonne pas de m'inclure implicitement ainsi que tous les lecteurs de ce blog lorsqu'il dit de JPB : "c'est normal, on connait tous [ses] opinions [au sujet de l'autorité].

Surtout lorsqu'il ajoute ensuite piteusement, une fois mis devant ses contradictions, qu'il fallait bien sûr comprendre qu'il parlait des opinions de JPB uniquement sur les plateaux télés, ce qui est au passage une belle saloperie envoyée sans avoir l'air d'y toucher puisqu'il accuse celui qui l'héberge de tenir des discours totalement contradictoires selon le support qu'il utilise pour s'exprimer.

Fin de l'histoire en ce qui me concerne et aucune intention de répondre à quelqu'un qui va soit recourir à la mauvaise foi, soit comprendre tout de travers, ce qui fait beaucoup pour un donneur de leçons.

Ecrit par : johnmarguerite | 14 mars 2008

" Je suis décidé à faire réussir les élèves qui le veulent bien et je m'y emploie, mais je ne pratique pas l'acharnement pédagogique" écrit en substance Dugong.
C'est, dans la situation actuelle, l'attitude la plus sage, celle que j'avais d'ailleurs adoptée pendant mes dernières années d'enseignement.

" J'appellle un chat un chat..." Jean, il me semble bien que la formule est de Boileau plutôt que de Voltaire.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 14 mars 2008

Il y a eu!!! L'Ordre y a mis "bon ordre" vite fait bien fait. Faut suivre, yann!
Ecrit par : dobolino | 13 mars 2008

J'ai loupé un épisode ! C'était quoi, et quand ?

Ecrit par : yann | 14 mars 2008

J'appelle, et non j'appellle.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 14 mars 2008

Je tiens à signaler, sans aucune animosité envers d'autres matières qui n'en peuvent mais, que l'histoire et la géographie ont le coefficient... 1 au bac technique.

Ce qui est bien sûr un grand encouragement pour les élèves et leurs professeurs. Classes la plupart du temps composées de garçons, comment dit-on déjà ? “en difficulté”. L'euphémisme ou l'autre nom du mensonge.

Ecrit par : P. Azimont | 14 mars 2008

Devoir du soir pour un enfant de 6e :

Objet : trouver l'émetteur et le recepteur.
Grammaire et expression Nathan.

Ecrit par : Robin


Robin, vous ne croyez pas si bien dire.


Petit extrait d'un cours de français en 5 ème.

III) Le discours descriptif.
A) Objectifs.
L’émetteur veut que le récepteur puisse se représenter, imaginer un lieu, objet, personnage.

On le trouve :
1) à l’oral dans les récits, contes.
2) A l’écrit : manuels scolaires, guides touristiques, notices (de montage, d’utilisation), articles de journaux.

B) Les indices grammaticaux.

1) Indices de personnes : 3ème personne sing.ou pluriel.
2) Temps des verbes.
a) Présent : le présent.
b) Passé : imparfait.
3) Quelques repères dans le temps et dans l’espace.
4) De nombreuses expansions du GN
a) L’adjectif épithète : les terrains arides
b) C de N (complément du nom) : les murs de boue
c) La prop.subordonnée relative : le chien qui court est malade.


IV) Le discours explicatif.
A) Objectifs.
Le narrateur veut faire comprendre quelque chose au récepteur.
1) A l’oral : cours d’un professeur, explication d’un vendeur.
2) A l’écrit : dans les manuels scolaires, les notices.

B) Les indices grammaticaux.
1) Personnes : 3ème personne
2) Temps présent de vérité générale.
3) Les mots outils servent à marquer les étapes de l’explication.

Les étapes de l’explication.
1) Conjonctions de coordination : car, donc.
2) Adverbes : en effet, pourtant.
3) Conjonction de subordination : parce que, puisque, ainsi, c’est pourquoi.


V) Le discours argumentatif.
A) L’adjectif.
L’émetteur veut persuader, convaincre le récepteur par tous les moyens.

1) A l’oral : conversation, débat, publicité.
2) A l’écrit : dialogue de théâtre, de roman ; publicité, articles de journaux.


B) Les indices grammaticaux.
On retrouve les outils, les indices des trois premiers discours.

Une grande variabilité.

1) De personne (1ère, 2ème, 3ème)
2) De temps (passé, présent, futur.)
3) De mode (indicatif, impératif, condit. subj.)"

Une abondance de mots outils (les mêmes que dans le discours explicatif)

(Il s'agit d'un travail sur trois pages de la chèvre de Monsieur Seguin, seul texte étudié...depuis la rentrée!) (C'était au début du mois de décembre.)

Ces fameuses séquences didactiques conduisent nos enfants à "l'inappétence scolaire", euphémisme utilisé par le "langage pédadingo", pour qualifier le rejet de ces enfants pour toute littérature.

Dans le livre de Michel Leroux, j'ai trouvé une comparaison, sur ce genre de procédure.
"Cela n'aurait aucun sens, disait Einstein, de décrire une symphonie de Beethoven comme des variations de pression ondulatoire."

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 14 mars 2008

Moot,

n'avez vous jamais été tenté par l'enseignement en cpge ? Avec votre curriculum (ens+agreg), vous devriez avoir vos chances. C'est l'un des rares endroits où les professeurs peuvent encore exercer leur métier: transmettre des savoirs.

Ecrit par : françois duhem | 14 mars 2008

le philosophe Luc Ferry reste un très bon spécialiste de Kant et ne mérite donc pas le qualificatif de philosophe d'opérette. Philosophe de salon, je crois qu'il l'est, en revanche.

Ecrit par : Pat

De qui Socrate était-il spécialiste ? Voilà un bel abus de langage comme on en fait tant de nos jours : appeler philosophe quelqu'un qui se contente de connaître la philosophie des autres. Et qui se garde bien de l'appliquer.

Ecrit par : moot | 14 mars 2008


C'est vraiment idiot ce que vous venez d'écrire.
On parle volontiers ici de police de la pensée ; ici on est dans un vrai cas de police de la pensée. Luc Ferry n'est pas d'accord avec moi, alors il est il est quelqu'un qui se contente de connaître la philosophie des autres et qui se garde bien de l'appliquer.
Sinon, pour répondre à votre question, Socrate était spécialiste de la pensée de Pythagore, de Parménide, d'Empédocle... de ceux que nous appelons les Présocratiques.
Mais peut-être pensez-vous que pour philosopher véritablement il faut surtout ne rien savoir ?

Ecrit par : Pat | 14 mars 2008

Pour préciser d'une formule ce que j'écrivais ce matin (très tôt) :

L'allégeance à la secte constructiviste est un saint serment d'Hypocrite.

Ecrit par : dugong | 14 mars 2008

à Pat : Je pense qu'il y a deux catégories de "philosophes" : les commentateurs (il y en a plein la Sorbonne) et les créateurs (qui ne partent évidemment pas de rien).

Ferry n'est pas un créateur.

Peut-être est ce là ce que Moot voulait dire ?

Ecrit par : dugong | 14 mars 2008

Au sujet du chancre et de la tumeur... Personnellement, je ne suis pas plus fana des métaphores épidémiologiques que de la rhétorique collaboration-résistance-fascisme, de quelque côté qu'elle vienne (cf le "Il faudra rendre des comptes, messieurs les collaborateurs." de Loublan ici même il y a quelque temps).
Ça permet de frapper les esprits, certes, mais il me semblait pourtant qu'on avait compris que le combat ne se gagnerait pas par des symboles (fermeture des IUFM, abolition de la séquence) car les symboles peuvent disparaître sans empêcher que la réalité change, mais qu'il se gagnerait plutôt en ne touchant pas aux symboles (ne nous battons pas pour des noms) mais en transformant les réalités, progressivement, en évitant la brutalité du combat frontal.

Par ailleurs, Jean-Paul, il me semble qu'au moment de la sortie de votre précédent ouvrage, vous disiez que la trilogie était achevée et qu'il n'y aurait pas de suite. Puis-je vous demander ce qui vous a fait changer d'avis ?

Ecrit par : Pat | 14 mars 2008

Quand Loublan lance son imprécation "il faudra rendre des comptes", il se rapproche de Robespaul Quilès qui lançait en 1981 : "que des têtes tombent".

P. Quilès sans avoir inventer la poudre en avait l'usage (Polytechnique, ministre de la défense).

Loublan lui, n'en est pas là : il croit que la poudre à canon est du vin déshydraté et que Meirieu en sert au mess.

Ecrit par : dugong | 14 mars 2008

Paul Quilès avait dit : "Il ne faut pas dire : "des têtes vont tomber", mais dire lesquelles, et rapidement !"

Ecrit par : Pat | 14 mars 2008

Que signifie que ce discours ultra-réactionnaire et cette charge innommable contre la noble corporation des pédotribes, que je représente ici?
Ma parole, Carole préfèrerait -t-elle que les enfants et les adolescents déjà passablement indifférents à ce qui se passe en dehors de leur petite bulle ne puissent mener une "vie héroïque à vide" ainsi que l'auteur de la "Guerre de Troie n'aura pas lieu" définissait la vie sportive?
S'il y avait une mesure ministérielle décisive à prendre à l'encontre de la jeunesse scolarisée, ce serait bien de doubler les heures d'EPS en collège , comme au lycée, et les moyens institutionnels de les assurer dans de bonnes conditions.
Mais peut-être que certains préfèrent voir cette même jeunesse désoeuvrée, passive, traînant les centres commerciaux, refusant toute notion d'effort et de sacrifice de soi?
Carole, renseignez-vous et voyez la place qu'accordaient les grecs à l'éducation physique. C'était la toute première place!
Quant au coefficient 3 attribué à l'EPS au bac ce serait une très bonne mesure à prendre.

Ecrit par : buntovchik | 14 mars 2008

Peotriba Buntovchik,

Aucun grief contre votre corporation.
Simplement cela m'étonne. C'est mon droit.
Pour en avoir le coeur net, j'ai appelé le proviseur du lycée, qui va contrôler.
Il était assez étonné, comme tous les parents hier soir, et me donne une réponse aujourd'hui.

Quant à vos dires, je vous les laisse volontiers.

Valoriser le sport à l'école OUI, mais pas au détriment de l'histoire, si cela se confirme.

Ecrit par : Carole | 14 mars 2008

Le cours de cinquième décrit par Anne-Marie Valette est proprement hallucinant. Si tous les cours de collège ressemblent à celui-là, je comprends pourquoi les élèves que j'accueillais au lycée n'avaient plus aucune culture littéraire. D'ailleurs, si on regarde les exemples cités (publicité, guide touristique, etc...) on se rend compte à quel point la littérature en est absente.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 14 mars 2008

P. Quilès sans avoir inventé la poudre ...

je suis confus.

Ecrit par : dugong | 14 mars 2008

Sylvie Huguet,

Mais c'est ce que découvre les yeux des parents (s'ils daignent y plonger leurs yeux).
Dans le livre de 6e, on parle de Bruno Masure, de Canal +, des Simpsons.
Je ne comprends pas les professeurs, ils ne vont jamais lire les manuels de leurs collègues ?
Se plonger dans différents bouquins et regarder en parallèle le contenu des cahiers est extraordinaire de médiocrité.

Comment voulez-vous que les parents ne se tranforment pas en professeurs, ils ont de bonnes raisons, non ?

Ecrit par : Carole | 14 mars 2008

Il s'agit d'un travail sur trois pages de la chèvre de Monsieur Seguin, seul texte étudié...depuis la rentrée!) (C'était au début du mois de décembre.)

Ces fameuses séquences didactiques conduisent nos enfants à "l'inappétence scolaire", euphémisme utilisé par le "langage pédadingo", pour qualifier le rejet de ces enfants pour toute littérature.

Dans le livre de Michel Leroux, j'ai trouvé une comparaison, sur ce genre de procédure.
"Cela n'aurait aucun sens, disait Einstein, de décrire une symphonie de Beethoven comme des variations de pression ondulatoire."

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 14 mars 2008

Je ne comprends pas. Ceux qui minimisent l'importance de l'apprentissage systématique du code en primaire comme Eveline Charmeux, insistent sur l'importance des textes (il faut qu'ils soient intéressants, riches, etc.).

Et après, en collège (d'après ce programme), plus de textes, mais l'étude des différentes formes de "discours".

Et apparemment le type de texte qui plaît le plus aux élèves, le récit (un bon vieux conte de fées en 6ème a toujours du succès), n'en fait pas partie.

On marche sur la tête !

Ecrit par : Robin | 14 mars 2008

Chronique de Philippe Val sur "not2be.com", sur France-Inter. J'essaie de vous mettre le lien...

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2008

Pas la peine ! N'essayez pas de nous aliéner !

Ecrit par : victor | 14 mars 2008

"Bonjour

Je passe et je vois que Christophe Sibille ne comprend pas l'ironie, donc je vais clore sur lui en disant que je ne lui pardonne pas de m'inclure implicitement ainsi que tous les lecteurs de ce blog lorsqu'il dit de JPB : "c'est normal, on connait tous [ses] opinions [au sujet de l'autorité].

Surtout lorsqu'il ajoute ensuite piteusement, une fois mis devant ses contradictions, qu'il fallait bien sûr comprendre qu'il parlait des opinions de JPB uniquement sur les plateaux télés, ce qui est au passage une belle saloperie envoyée sans avoir l'air d'y toucher puisqu'il accuse celui qui l'héberge de tenir des discours totalement contradictoires selon le support qu'il utilise pour s'exprimer.

Fin de l'histoire en ce qui me concerne et aucune intention de répondre à quelqu'un qui va soit recourir à la mauvaise foi, soit comprendre tout de travers, ce qui fait beaucoup pour un donneur de leçons."

Ecrit par : johnmarguerite | 14 mars 2008

Aucune contradiction, johnmarguerite, et c'est vous qui êtes piteux d'employer ce type d'argument quand vous n'en avez plus d'autres! Il suffit de relire ce qu'écrit Jean-Paul ici et de comparer avec ce qu'on a entendu dans l'émission pour voir que le discours n'est pas tout à fait le même, (je n'ai dit nulle part qu'il était contradictoire, et c'est belle saloperie de votre part de le laisser subodorer)!
Ceci-dit, il y a des omissions qui ont vraiment du sens! Comme le disait justement Jean, aucune parole n'est innocente. Surtout dans la bouche de personnes qui savent parfaitement ce qu'elles disent.
Les éventuels blogueurs occasionnels apprécieront, en tous cas.
En ce qui me concerne aussi, cet échange est clos.

"Ou alors Christophe SIBILLE écrit pour ceux qui ne viendront jamais lire Bonnet d'Ane.

D'aucuns trouveront cette attitude courageuse ou extravagante, c'est selon."

Ecrit par : johnmarguerite | 13 mars 2008

Vous avez tout compris. Mais j'aimerais sincèrement qu'ils viennent le lire.

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 mars 2008

Dommage que vous ayez prétendu avoir fait de l'ironie! Vous m'aviez VRAIMENT donné l'impression d'avoir compris quelque chose!
J'écris effectivement surtout pour ceux qui ne viendront, hélas, vraisemblablement jamais lire bonnet d'âne. Utopie, quand tu nous tiens...

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2008

Victor, vous êtes parfois un parfait abruti.

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2008

http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/philippeval/

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2008

"Bonjour
Je passe et je vois que Christophe Sibille ne comprend pas l'ironie [...]
[En plus], il accuse celui qui l'héberge de tenir des discours totalement contradictoires selon le support qu'il utilise pour s'exprimer. [...]
[C'est enfin ] quelqu'un qui va soit recourir à la mauvaise foi, soit comprendre tout de travers, ce qui fait beaucoup pour un donneur de leçons.
Ecrit par : johnmarguerite | 14 mars 2008

johnmarguerite, vous avez bien saisi le personnage.
Je l'appréciais au départ, mais je trouve maintenant que c'est un cuistre décevant. Mais il va sûrement nous faire un petit message méprisant avec un smiley au bout, et nous sortir son expression favorite : "ne faites pas l'âne pour avoir du son".

Ecrit par : Jeremy | 14 mars 2008

Victor, vous êtes parfois un parfait abruti.

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2008

J'ai été votre élève à l'IUFM...

Ecrit par : victor | 14 mars 2008

"Victor, vous êtes parfois un parfait abruti.
Ecrit par : Christophe Sibille"

Ah, c'est charmant.

Ecrit par : Jeremy | 14 mars 2008

Bon, mille excuses, un coup pour rien... Je ne suis vraiment pas doué pour les liens, et ne sais pas comment faire pour réécouter... :-(

Mais non, Jeremy, vous ne m'avez jamais apprécié, et je m'en contrefiche absolument!

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2008

"Que ce soit en France ou à l'étranger, c'est idem.
C'est la loterie."

Carole, si vous saviez comment sont faites les mutations pour les ecoles européennes et les lycées français à l'étranger !

Vous en auriez la nausée !

Ecrit par : Jeremy | 14 mars 2008

"Victor, vous êtes parfois un parfait abruti.

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2008

J'ai été votre élève à l'IUFM..."

Ecrit par : victor | 14 mars 2008

Que voulez-vous, on ne peut quand même pas faire de miracles!

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2008

D'ailleurs, je n'ai pas d'élèves à l'IUFM!

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2008

"Je l'appréciais au départ, mais je trouve maintenant que c'est un cuistre décevant. Mais il va sûrement nous faire un petit message méprisant avec un smiley au bout, et nous sortir son expression favorite : "ne faites pas l'âne pour avoir du son".

Ecrit par : Jeremy | 14 mars 2008 "

Ah oui, et en plus c'est un donneur de son !

Ecrit par : johnmarguerite | 14 mars 2008

"Je trouve l'emploi de cette tautologie précise, par un professeur agrégé de lettres qui plus est, assez étonnante. Sur le fond et sur la forme.
Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2008

Pour faire repartir la vente de livres, qiu stagne, on devrait proposer à Gallimard de faire un recueil des sibillades, ces phrases méprisantes envoyées du haut d'un orgueil mal placé.

C. Sibille, à part vous en prendre à Jean, Victor, johnmarguerite et moi, vous devez bien savoir faire autre chose ?

Ecrit par : Jeremy | 14 mars 2008

" Je ne comprends pas les professeurs, ils ne vont jamais lire les manuels de leurs collègues?"
écrit par Carole, 14 mars 2008

Il est vrai que n'ayant jamais enseigné qu'en première et terminale, je m'intéressais surtout aux manuels destinés au lycée; je ne suivais pas de très près ce qui se passait au collège, et j'avais tort, car j'aurais mieux compris alors les lacunes insondables des élèves que je prenais en main.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 14 mars 2008

Jeremy, remettez tout cela dans l'ordre, si vous voulez bien. Vous avez une fâcheuse tendance à renverser les choses. Il me semblait pourtant que Catmano vous l'avait déjà fait remarquer, il y a quelques jours?

"Vous ne pourriez pas ficher la paix à Christophe Sibille, afin qu'on puisse enfin parler de choses sérieuses ?
Bon après-midi à tous."

Ecrit par : catmano | 08 mars 2008

Elle avait raison! Là, on est vraiment dans une cour de récré!

Et john avait même renchéri:

"Bon, c'est dommage, j'ai commenté à contre-temps, mais sérieusement, parfois j'ai vraiment l'impression qu'on est ici sur le blog de M. Sibille et qu'il n'est pas le seul responsable."

Ecrit par : johnmarguerite | 10 mars 2008

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2008

Allez, je vous laisse à vos anathèmes! A plus... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2008

Lectrice des bouquins de JP Brighelli et de passage régulièrement sur ce blog (mais pas venue depuis un certains temps) il se trouve que j'ai assisté , hier soir, à une conférence sur "la violence scolaire" animée notamment par Eric Debarbieux.
Ses propos trés durs envers "les anti pédagos" et Brighelli en particulier m'apparaissent , maintenant que j'ai découvert le post du 02/03 , comme une maigre vengeance. Au moins vos détracteurs vous lisent ils, ils en prendront toujours de la graine...

Ecrit par : muriel | 14 mars 2008

un parfait abruti.

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2008


La perfection n'existe pas !!!

Ecrit par : Sergio | 14 mars 2008

"Bon, c'est dommage, j'ai commenté à contre-temps, mais sérieusement, parfois j'ai vraiment l'impression qu'on est ici sur le blog de M. Sibille et qu'il n'est pas le seul responsable."

Ecrit par : johnmarguerite | 10 mars 2008

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2008

Eh oui, j'avais dit ça, il y a 4 jours, il y a quatre siècles, il y a toute une éternité !

Ecrit par : johnmarguerite | 14 mars 2008

Quizz : qui suis-je ?

Mes références :
* en philo --> Ph. Val
* en littérature --> Charlie Hebdo
* en sciences politiques ---> S. Royal
* en méthodes pédagogiques ---> l'IUFM
* en difficultés matérielles pour la jeunesse ---> les Glénans

Pour couronner le tout, mon principal ennemi (sans doute à ma mesure ?) ---> toto !

Ecrit par : Zorglub | 14 mars 2008

Vous ne pourriez pas ficher la paix à Christophe Sibille, afin qu'on puisse enfin parler de choses sérieuses ?
Bon après-midi à tous."

Ecrit par : catmano | 08 mars 2008

Je confirme la lassitude (euphémisme) devant le sempiternel défoulement sur CS, qui est loin d'être le pire des formateurs d'IUFM. C'est l'institution qui est détestable, mais les personnes qui y enseignent vont du crétin nuisible au bon enseignant -- rarement certes mais ils existent ... j'en ai même rencontré !
Ras le bol de vos enfantillages, les copains : c'est à la fois fatigant et contre-productif. La tête de Turc dans la cour de récré, depuis le CM2, ça ne se fait plus. Fin de récré,qu'il a dit, le maitre des lieux !!
Une fois qu'on aura fini de se défouler, si l'on parlait des suppressions de postes et d'options, en particulier en langues rares et anciennes, hein ? Des DGH calamiteuses ? Si l'on s'informait sur le PAAPE, (non, il ne s'agit pas du vénéré Benouasèze, mais de la nouvelle usine à gaz des rectorats ?)Ce que je dis, c'est juste pour causer, mais...

Ecrit par : FGuichard | 14 mars 2008

"Vous ne pourriez pas ficher la paix à Christophe Sibille, afin qu'on puisse enfin parler de choses sérieuses ?
Bon après-midi à tous."

Ecrit par : catmano | 08 mars 2008

Je confirme la lassitude (euphémisme) devant le sempiternel défoulement sur CS, "

C'est bon, j'ai donné, je repasse en mode spectateur mais avec lui vous en avez pris de toutes façons pour longtemps...

Ecrit par : johnmarguerite | 14 mars 2008

Le cours de cinquième décrit par Anne-Marie Valette est proprement hallucinant. Si tous les cours de collège ressemblent à celui-là, je comprends pourquoi les élèves que j'accueillais au lycée n'avaient plus aucune culture littéraire. D'ailleurs, si on regarde les exemples cités (publicité, guide touristique, etc...) on se rend compte à quel point la littérature en est absente.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 14 mars 2008

Ce n'est pas faute de l'avoir dit et redit sur ce blog, Sylvie Huguet: les manuels de français de collège, de la 6ème à la 3ème, ont été écrits par des obsédés du type de discours, du schéma actantiel, du connecteur logique, bref par des cuistres sans âme. Ils sont inutilisables pour quelqu'un qui entend enseigner le français aux élèves et le leur faire aimer. Le jour de la rentrée, j'invite mes élèves à les entreposer délicatement sur une étagère de leur chambre et à ne plus y toucher jusqu'au 30 juin. Le livre de latin, c'est pareil: inutilisable!
Notez que c'est mille fois plus intéressant, ensuite, de pouvoir concevoir son cours soi-même! Donc, de ce point de vue , merci aux "pédagos"!

Ecrit par : Jean | 14 mars 2008

C. Sibille, à part vous en prendre à Jean, Victor, johnmarguerite et moi, vous devez bien savoir faire autre chose ?

Ecrit par : Jeremy | 14 mars 2008

@ jérémy. Vous fatiguez pas, il a le soutien des cheftaines du blog!

Ecrit par : Arnolphe | 14 mars 2008

Salut à Muriel… Elle en a, du curage, d'aller assister à une conférence de Debarbieux. AInsi donc, cet illustre me lit. Ça ne peut pas lui faire de mal (quoique — la bile…), effectivement, mais ça ne lui fera aucun bien : il a la certitude des pierres, comme dit Sartre à propos des racistes dans Réflexions sur la question juive. Comme disait le Canard à propos de Le Pen, c'est un menhir.

Christophe, il est en train de s'installer un système à deux vitesses dans les facs, selon qu'elles sont ou non reliés à un IUFM (d'où ma métaphore du chancre). Les unes ont des fonds, quels que soient leurs résultats, les autres non. Et toutes vont pâtir lourdement de l'intégration de tous ces spécialistes des sciences de l'Education, dont la nomination stérilisera la création de postes en université pour de longues années; J'explique cela dans le détail dans mon dernier-né. Ainsi, Nanterre n'aura rien, malgré de bonnes prestations dans les divers concours, mais Cergy-Pontoise, qui ne brille guère, rattaché à l'IUFM de Versailles, brillera de mille feux. Et dois-je m'étonner que la plupart des IUFM se soient maqués à des facs peu performantes, dès qu'ils avaient le choix ? La culture de la médiocrité, cela déteint.
De toute manière, nous saurons la semaine prochaine où nous en sommes — mais je vous le dis, ceux qui comptent sur Darcos pour démissionner en cas de défaite à Périgueux se mettent le doigt dans l'œil jusqu'au rectum.
JPB

Ecrit par : brighelli | 14 mars 2008

Jérémy,

Rassurez vous je suis blindée.
Les mutations sont gèrées par les syndicats SNES FSU et piston de quelques inspecteurs en cheville avec les attachés culturels des consulats ................. non ?





La récré est terminée au blog village ?

Ecrit par : Carole | 14 mars 2008

Réflexions d'un silencieux:

La réforme stucturelle de l'enseignement des matières, bien sûr.

Mais: quand vous avez des élèves qui, dans leur très grande majorité, n'ouvrent jamais, leurs cahiers, leurs manuels, font à peine les exercices, quand les devoirs à la maison se font rares, quand les parents eux-mêmes ne comprennent pas pourquoi leur bambin doit travailler le soir et les soutiennent si leurs professeurs font la grimance, qu'est-ce que cela fera.

Jean-Paul Brighelli (coucou!) annonce un rétablissement de l'Ecole d'ici un long temps (entre 5 et 10 ans), les résultats accompagnant ses transformations. Bien, une génération d'élèves va passer. Les prochains élèves auront pour parents celles et ceux qui sont en classe depuis quelques années, ces jeunes qui, depuis la maternelle, n'ont pas appris à se concentrer, apprendre, réviser, à faire, à reproduire et à analyser.

Quand je vois dans mon LP combien les géniteurs actuels s'en foutent ou prennent la défense de leur progéniture étouffée par les exigences (quand il y en a) du corps enseignant, je me questionne pour les suivants qui auront vécu et grandi dans le: "J'apprends pas, je fais pas, etc.", cette génération d'élèves pour qui l'école est une prison, un lieu où on s'emmerde à apprendre pas grand chose d'intéressant.

Aujourd'hui, l'école sans le soutien de parents responsables, qu'est-ce?

(Je reviens plus tard, j'ai un rdv chez le coiffeur, bon sang je suis en retard!)

Ecrit par : Pendariès | 14 mars 2008

D'ailleurs, je n'ai pas d'élèves à l'IUFM!

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2008

Pardon, votre" apprenant" !

Ecrit par : Victor | 14 mars 2008

C'était la dernière, promis !

Ecrit par : Victor l'abruti | 14 mars 2008

"Christophe, il est en train de s'installer un système à deux vitesses dans les facs, selon qu'elles sont ou non reliés à un IUFM (d'où ma métaphore du chancre). Les unes ont des fonds, quels que soient leurs résultats, les autres non. Et toutes vont pâtir lourdement de l'intégration de tous ces spécialistes des sciences de l'Education, dont la nomination stérilisera la création de postes en université pour de longues années; J'explique cela dans le détail dans mon dernier-né. Ainsi, Nanterre n'aura rien, malgré de bonnes prestations dans les divers concours, mais Cergy-Pontoise, qui ne brille guère, rattaché à l'IUFM de Versailles, brillera de mille feux. Et dois-je m'étonner que la plupart des IUFM se soient maqués à des facs peu performantes, dès qu'ils avaient le choix ? La culture de la médiocrité, cela déteint.
De toute manière, nous saurons la semaine prochaine où nous en sommes — mais je vous le dis, ceux qui comptent sur Darcos pour démissionner en cas de défaite à Périgueux se mettent le doigt dans l'œil jusqu'au rectum.
JPB"

Ecrit par : brighelli | 14 mars 2008

Le seul problème, à mes yeux, étant que l'équation: IUFM= Sciences de l'éducation n'est exact ni dans un sens, ni dans l'autre. Il y a, d'un côté, d'énormes pans de la formation en IUFM qui ne sont pas atteints par les sciences de l'éducation et, de l'autre côté, des départements de sciences de l'éducation, et ceci indépendamment des IUFM, dans beaucoup d'universités.
Et, sur les sciences de l'éducation elles-mêmes, je ne suis pas très loin de partager votre point de vue. Mais les IUFM étaient évidemment réformables.
N'était-il pas possible que des gens de votre stature, (Pedro, Guy Morel, et d'autres) réussissent à se fédérer, d'une part et, d'autre part, à proposer un vrai dialogue avec tous les autres partenaires, (syndicats, et même chercheurs en sciences de l'éduc.), pour faire avancer les choses? N'y avait-il aucun moyen de discuter?
Je persiste à penser que ce n'est pas avec des mots comme "chancre) qu'ont peut faire avancer les choses... Et que ce n'est pas en faisant "table rase du passé" qu'on pourra construire quelque chose de vraiment durable. Les exemples ne manquent pas.
Pour ce qui est de se "maquer avec des facs peu performantes", je crois surtout qu'ils se sont "maqués" avec des facs dans lesquelles le maximum des disciplines d'enseignement primaire et secondaire étaient représenté.¨

Pour ce qui est de Darcos, j'ai entendu aujourd'hui que les décisions "en très haut lieu" n'iraient finalement pas dans le sens d'un remaniement... Ce qui peut effectivement se comprendre, vu le nombre de ministres menacés. Mais, en tout état de cause, je ne pense pas que ce soit lui qui décide!

Je vous remercie, ceci-dit, du ton civil que vous avez employé à mon égard. Je n'étais (presque) plus habitué qu'on s'adresse à moi comme ça en ces lieux! ;-)

Et, en toute objectivité, je vous recommande l'écoute de la chronique de Val sur "not2be". Elle est réellement excellente, et reprend une bonne partie de ce qui à été dit ici à ce sujet.

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2008

"D'ailleurs, je n'ai pas d'élèves à l'IUFM!

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2008

Pardon, votre" apprenant" !"

Ecrit par : Victor | 14 mars 2008

Victor, au grand jamais je n'ai employé ce mot.

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2008

Quand je vois dans mon LP combien les géniteurs actuels s'en foutent ou prennent la défense de leur progéniture étouffée par les exigences (quand il y en a) du corps enseignant, je me questionne pour les suivants qui auront vécu et grandi dans le: "J'apprends pas, je fais pas, etc.", cette génération d'élèves pour qui l'école est une prison, un lieu où on s'emmerde à apprendre pas grand chose d'intéressant.

Aujourd'hui, l'école sans le soutien de parents responsables, qu'est-ce?

(Je reviens plus tard, j'ai un rdv chez le coiffeur, bon sang je suis en retard!)

Ecrit par : Pendariès | 14 mars 2008


Bonne nouvelle, au moins chez nous.
Nos "petites mamans" (vous savez, celles qui causent jusqu'à dix heures devant le portail, entre copines), eh bien, elles les font "turbiner" leurs petits CP/CE1. Il faut même que je les calme...
Elles trouveraient tout à fait logique de garder le petit bonhomme ou la petite mémère de sept ans assis pendant une heure et demle le mercredi après-midi jusqu'à ce qu'il sache écrire les quarante mots de la page de vocabulaire sans une seule faute d'orthographe.
Et le papa qui est reparti à une heure et demie avec la petite soeur de quatre ans m'a dit : "Elle est un peu fatiguée, je la garde cet après-midi. Autant qu'elle reste un peu à la maison cette année, parce que l'année prochaine, ce sera du sérieux. En grande section, il ne faudra plus qu'elle manque l'école."

Ecrit par : catmano | 14 mars 2008

Heureusement que les chefs d’établissement veillent au grain !
Paroles, à graver dans le bronze, d’un proviseur au conseil de classe de terminale BEP. Les profs crient leur ras-le-bol devant certains “élèves” dont un qui cumule insolence, fainéantise plus 40 demi-journées d’absence dans le trimestre, il faudrait faire quelque chose :
« Mais mesdames et messieurs, ne soyez pas injustes, il faut compter sa semaine d’exclusion dans le nombre. De toute façon, il faut comprendre que les adultes ne sont pas tout puissants. Et c’est pas vous qui décidez. »

Circulez, y a rien à voir ! Je ne vous laisserai pas faire du mal à ces pauv’ jeunes !

Ecrit par : Lariba | 14 mars 2008

Valoriser le sport à l'école OUI, mais pas au détriment de l'histoire, si cela se confirme.

Ecrit par : Carole | 14 mars 2008

Je suis parfaitement d'accord sur ce point. D'ailleurs si l'histoire était sérieusement enseignée, par des professeurs disposant d'une solide culture classique, nos contemporains apprendraient que les sports, les jeux, les cérémonies populaires ne proviennent pas de n'importe quoi. Ils sont eux-mêmes des facteurs de la reproduction historique, des éléments de la tradition, des vecteurs de la transmission généalogique.

Ecrit par : buntovchik | 14 mars 2008

"Dialoguer avec les chercheurs en sciences de l"éducation", suggère Christophe Sibille!
Vous provoquez, mon brave!
Ce serait comme dialoguer avec des Témoins de Jéhovah! Aussi inutile!
On ne leur demande qu'une seule chose, aux chercheurs en sciences de l'éducation: qu'ils restent planqués au fond de leurs instituts d'où les socialistes les ont exhumés en 1989 -s'ils sont inemployables ailleurs - et qu'ils veuillent bien cesser d'importuner les vrais professeurs.
"Il n'y a pas de sot métier". Tout métier est respectable. Sauf celui de chercheur en sciences de l'éducation. Et cela pour une raison très simple, c'est qu'il ne correspond à aucune qualification. Le boulanger, l'avocat, le professeur, l'éboueur ont une qualification. Le chercheur en sciences de l'éducation, aucune. Il est payé par la nation en contre-partie d' un service nul. Le chercheur en sciences de l'éducation est un parasite du corps social.

Ecrit par : Jean | 14 mars 2008

Ca sera au dépens de l'histoire-(géographie), des sciences et de l'éducation artistique. En tous cas en ce qui concerne l'école primaire.

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2008

"Notez que c'est mille fois plus intéressant, ensuite, de pouvoir concevoir son cours soi-même."
Ecrit par Jean, 14 mars 2008

Tout à fait. Je faisais la même chose en première, et je ne me suis jamais servie du manuel qui comportait certes beaucoup de textes littéraires, mais qui les saupoudrait au fil de séquences qui m'exaspéraient.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 14 mars 2008

"Dialoguer avec les chercheurs en sciences de l"éducation", suggère Christophe Sibille!
Vous provoquez, mon brave!
Ce serait comme dialoguer avec des Témoins de Jéhovah! Aussi inutile!
On ne leur demande qu'une seule chose, aux chercheurs en sciences de l'éducation: qu'ils restent planqués au fond de leurs instituts d'où les socialistes les ont exhumés en 1989 -s'ils sont inemployables ailleurs - et qu'ils veuillent bien cesser d'importuner les vrais professeurs.
"Il n'y a pas de sot métier". Tout métier est respectable. Sauf celui de chercheur en sciences de l'éducation. Et cela pour une raison très simple, c'est qu'il ne correspond à aucune qualification. Le boulanger, l'avocat, le professeur, l'éboueur ont une qualification. Le chercheur en sciences de l'éducation, aucune. Il est payé par la nation en contre-partie d' un service nul. Le chercheur en sciences de l'éducation est un parasite du corps social."

Ecrit par : Jean | 14 mars 2008

Effectivement, en lisant ceci, je prends acte du fait que le dialogue va être assez compliqué à établir. ;-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2008

" Aujourd'hui, l'école sans le soutien de parents responsables, qu'est-ce?"
écrit par Pendariès, 14 mars 2008

Je suis tout à fait de votre avis. Et ce soutien manque même dans les "bons" lycées où les parents se soucient des études de leurs enfants, parce qu'ils sont toujours très prompts à remettre en cause la compétence du professeur et à le juger coupable des résultats insuffisants du cher petit.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 14 mars 2008

Jean robert Pitte vient de perdre son fauteuil de président (Paris IV).

Ecrit par : Carole | 14 mars 2008

Jean, il faudrait venir le leur dire en face! Sur ce blog, ce n'est pas très constructif! La plupart des blogueurs sont à peu près d'accord avec vous sur le fond!
Un bon débat là-dessus, avec des arguments solides...

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2008

Catmano, youpi pour ces nouvelles. Est-ce que les jeunes parents et les futurs parents, pour la majorité d'entre eux, sont et seront dans cet état d'esprit?

J'ai eu cette semaine quelques conversations avec Proviseur, Proviseur-adjoint et une CPE: "Monsieur Navarro, la situation empirera". Nous évoquions le rôle social, devenu primordial, des établissements du secondaire.

Dans mon LP, vous avez des gamins qui ont vécu à eux seuls les malheurs de chacun des lecteurs commentateurs d'ici. Pour exemple: dans une de mes classes, il y a une fille de 15 ans qui a accouché au même âge que sa mère (elle lui a dit: "Tu n'as aucune réflexion à me faire, tu as fait la même chose"), une autre dont le maman est en HP après une tentative de suicide, une autre dont le père boit, et qui, avec sa femme, insulte sa gosse à la traitant de nulle, d'incapable, et peut-être même de fille de pute (elle est interne pour être le moins possible chez papamaman), puis aussi, celle-là, dont je ne connais pas les antécédents psychologiques, mais qui est aussi instable qu'un pont de singes. Le reste de la classe se trouva contaminée par tant de légèreté et de joie de vivre, et de bonheur d'être assis derrière un bureau.

J'ai dû faire avec; et c'était un travail... difficile.

Comment faire? Comment faire au minimum son boulot? Quand le réel vous fonce dans la gueule? Et ce réel, qui rentre dans nos classes, comme un virus transporté par l'organisme, ne cesse de devenir de plus en plus dur et intraitable. Bien sûr, il y aura toujours les établissements protégés à la HIV (Henri the fourth).

Puis ceci: la CPE me dit: "Tant qu'on laissera 5% des élèves d'une classe la pourrir , c'est foutu". Le problème est donc l'impossibilité de renvoyer les fouteurs de m... Les ordres sont: Keep them. Mais, paradoxe: quand ces fouteurs de m... ont une vie compliquée, ha, hé bien, heu, ces mêmes qui demandent la fermeté lancent: "Donnons-leur, encore, une chance".

Je suis intimement convaincu d'une chose: nous, les profs, nous allons devoir de plus en plus affronter le réel de nos élèves, le je-m'en-foutisme ou les manques des familles (je suis assure: les familles Tuyau-de-poêle sont légions!) - quand l'instruction et l'éducation pour elles-mêmes ont foiré ou n'ont pas été intégrées dans leur existence, que faut-il attendre, de leur part, pour exiger de leurs enfants l'apprentissage des savoirs?

Mon Proviseur m'a dit: passer le capes ou l'agrégation est une erreur, vous iriez en collège, là, et les exemples proposés sur Bonnet d'âne son édifiants, ce sont 30 élèves ou plus (alors qu'en LP les classes en ont entre 15 et 24) qui peuvent vous fichent en l'air.

Dans mon lycée, 5 enseignants ont appelé les services du rectorat pour celles et ceux qui veulent changer de voie professionnelle. Je suis le 6ième. Nous sommes tous des jeunes trentenaires.

Ecrit par : Pendariès | 14 mars 2008

Comment faire? Comment faire au minimum son boulot? Quand le réel vous fonce dans la gueule? Et ce réel, qui rentre dans nos classes,

Ecrit par : Pendariès | 14 mars 2008

Pour qui cherche à distinguer la notion de "réel" de celle de "réalité", voilà une bien belle définition du "réel": ce qui vous fonce en pleine gueule et que vous n'attendiez pas!
Quel enseignant en collège ou en lycée n'est pas d'une manière ou d'une autre dans la journée confronté à ce réel? Le réel, c'est-à-dire l'impossible?

Ecrit par : buntovchik | 14 mars 2008

Jean, il faudrait venir le leur dire en face!

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2008

Certes Ch. Sibile, mais ...

Mes rares rencontres avec cette engeance mortifère, se sont déroulées dans un contexte institutionnel (et je m’en serais bien dispensé ...).
Ils étaient accompagnés de leur cohorte d'IPR chiens de garde ou de patrons bien-pensants et prompt à la vengeance mesquine.
Indépendamment des menaces tacites (qui m’émeuvent peu à mon âge ...) toute forme de dialogue est impossible.
Le débat est rapidement clos par un supérieur hiérarchique :
« Mon bon M. Zorglub, comment osez-vous, misérable vermisseau, avoir un avis sur un tel sujet ? Vous enseignez depuis seulement 20 ans, et vous osez comparer vos conclusions à celle de Herrr Dôctor Schmoll qui, lui, s’il n’a jamais enseigné, étudie les sciences de l’éducation depuis 15 ans ! Cette outrecuidance ne vous honore pas ... Et toc ! ».

Ite missa est. Mouche ton nez et va jouer aux billes dans la cour des petits !

Hors de ces contraintes (à la télé par exemple) j’observe
« chez ces gens là » une habileté perverse dans le débat. Ce sont des monuments de mauvaise foi, de perversion logique dans leurs raisonnements, de mélangeurs de tête. Difficile de les coincer et plus d’un (parmi les plus brillants, suivez mon regard ...) s’y sont cassé les dents au moins partiellement. Le mélange de demi-vérités dégoulinantes de bons sentiments, de « donc » inappropriés, de confusion lexicale délibérée rend la riposte laborieuse. De ce fait, elle ne colle plus au temps des médias.

J’aime pas bien ce que je vais dire mais ça ressemble un peu à un débat avec un bon vieux facho bien rompu à la dialectique vicieuse.
Après coup, on a un goût amer, le sentiment d’avoir été dupé, mais en direct, on manque de prise !

Au total, ils sont plus rompus que nous à l’exercice et pour cause : c’est leur fond de commerce !

Ecrit par : Zorglub | 14 mars 2008

Il y a eu!!! L'Ordre y a mis "bon ordre" vite fait bien fait. Faut suivre, yann!
Ecrit par : dobolino | 13 mars 2008

J'ai loupé un épisode ! C'était quoi, et quand ?

Ecrit par : yann | 14 mars 2008
C'était un site qui donnait les "meilleures" adresses de véto, par département!
Le pire, c'est que les élus du site, ne sachant ni pourquoi ni comment ils avaient été choisis, terrorisés à l'idée de se récupérer tous les chieux internautes au téléphone et de se retrouver criblés de plaintes à l'Ordre, ont été les premiers à porter plainte. C'était il y a deux ans eniron.

Ecrit par : dobolino | 14 mars 2008

Christophe, il serait temps de créer votre blog.
Parce que là, les statistiques sont effrayantes.
Je viens de parcourir tout le fil depuis hier soir à la même heure et vous avec écrit à peu près la moitié des commentaires.

Ecrit par : David Desgouilles | 14 mars 2008

Jean, il faudrait venir le leur dire en face! Sur ce blog, ce n'est pas très constructif! La plupart des blogueurs sont à peu près d'accord avec vous sur le fond!
Un bon débat là-dessus, avec des arguments solides...

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2008

Mais vous êtes têtu, Christophe Sibille! Et Zorglub vous a fort bien répondu!
Puisqu'on vous dit que ce sont des gens qui n'ont strictement aucun intérêt à nos yeux ni aucune utilité, je ne vois pas ce qu'il reste à débattre! A part leur reconversion. Mais sont-ils reconvertibles quand ils ont pris l'habitude d'être encensés pour la moindre bêtise qu'ils profèrent.
On ne leur demande pas de condescendre à nous convier à un débat. Cela vous intéresse, vous, à moins que vous n'ayez du temps à perdre, de débattre avec un Témoin de Jéhovah? On leur demande de cesser de nous nuire et de cesser de nuire aux élèves et à leurs familles éplorées. D'ailleurs ce n'est pas à eux qu'on le demande, mais aux pouvoirs publics. Valérie Pécresse serait bien inspirée , par exemple, de fermer les instituts de sciences de l'éducation en tant que tels et d'en faire un appendice croupion des instituts d'histoire. Voilà des économies utiles!

Ecrit par : Jean | 14 mars 2008

« Mon bon M. Zorglub, comment osez-vous, misérable vermisseau, avoir un avis sur un tel sujet ? Vous enseignez depuis seulement 20 ans, et vous osez comparer vos conclusions à celle de Herrr Dôctor Schmoll qui, lui, s’il n’a jamais enseigné, étudie les sciences de l’éducation depuis 15 ans ! Cette outrecuidance ne vous honore pas ... Et toc ! »."

Ecrit par : Zorglub | 14 mars 2008

"Ils" vous ont réellement dit ça?
Vous savez, quand je vois, sur la forme, la manière qu'ont certains de qualifier d'autres, avec l'invective et l'injure à la bouche assez facile, taxant très facilement de mauvaise foi quelqu'un ayant une opinion différente, je suis un peu sceptique sur la difficulté qu'il peut y avoir à répondre en gardant son calme.
Regardez avec quelle facilité certains cataloguent des gens comme moi dans ce qui est considéré ici comme l'axe du mal, sous prétexte que je n'attaque pas tout ce qui ressemble de près ou de loin à un chercheur en sciences de l'éducation de manière énergique, voire agressive!
Quand au "débat avec un vieux facho bien rompu à la dialectique vicieuse", franchement, vous y allez un peu fort.

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2008

"Je viens de parcourir tout le fil depuis hier soir à la même heure et vous avez écrit à peu près la moitié des commentaires."

Ecrit par : David Desgouilles | 14 mars 2008

Quand on aime, on ne compte pas! Et, pourtant, je n'ai pas beaucoup été là! Un peu hier soir, ce matin très tôt, et à partir de 16h. aujourd'hui.

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2008

Sibille, vous savez sans doute combien j'aime le face-à-face. Alors, faites-moi inviter à faire une conférence dans votre IUFM, je suis libre en général le mercredi — jour des enfants. Clermont-Ferrand, d'ici, ce n'est pas bien facile, mais Pendariès se fera certainement une joie de venir avec moi, ça égaiera la route… Garantissez-moi un vrai public, quantitativement (et qualitativement) parlant, une prise de parole de 45 minutes et autant de questions qu'ils voudront — avec un peu de pub au passage, et l'autorisation donnée au libraire local de venir vendre mes livres et ceux de mes amis dans votre antre. Allez, qu'en dites-vous ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 14 mars 2008

Effectivement, en lisant ceci, je prends acte du fait que le dialogue va être assez compliqué à établir. ;-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2008

Ce n'est pas de notre fait!
Un inutile qui dispose de quelque once de pouvoir usurpé est constamment sur la sellette. Il vous suspectera constamment de vouloir mettre à nu son inutilité. Il usera de maints artifices pour vous en empêcher, à commencer par l'intimidation.

Ecrit par : Jean | 14 mars 2008

Jean-Paul, je vous réponds par e-mail. On a déjà eu cette conversation.
Je le ferai avec un grand plaisir si je trouve un contradicteur de votre niveau. (J'ai une ou deux pistes). Et, évidemment, si ma hiérarchie m'y autorise.

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2008

Dans mon lycée, 5 enseignants ont appelé les services du rectorat pour celles et ceux qui veulent changer de voie professionnelle. Je suis le 6ième. Nous sommes tous des jeunes trentenaires.

Ecrit par : Pendariès

Penda, vous voulez changer de voie professionnelle? Que voulez-vous faire? Je n'ai pas suivi cette histoire...
CAPES, agrég? Ou carrément ne plus enseigner?

Ecrit par : Loki | 14 mars 2008

"Sibille, vous savez sans doute combien j'aime le face-à-face. Alors, faites-moi inviter à faire une conférence dans votre IUFM, je suis libre en général le mercredi — jour des enfants."

Ecrit par : brighelli | 14 mars 2008

Alors, Christophe, chiche?

Ecrit par : Jean | 14 mars 2008

Pendaries, j’aime bien ce que vous avez dit !

Hélas, les situations que vous évoquez sont devenues habituelles en lycée technique.

L’année dernière, j’étais prof principal dans seconde SURréelle.
Un élève gravement handicapé suite à un accident de scoot, une gamine qui tapinait sur les quais, un gosse dont les parents étaient dans une secte et qui avait été violé quelques années plus tôt, un autre souffrant d’alcoolémie fœtale, un fils de militaire nazi, etc.

Évidement, tous ces bambins étaient un peu turbulents ... J’ai passé une matinée par semaine avec l’infirmière, le médecin scolaire et autres psychologues et assistants sociaux.

Ce soir, bien tranquille devant mon PC, je dis, faut virer ces trublions qui massacrent le reste de la classe. Les élèves normaux ont DROIT à un enseignement normal ...

Ben, l’année dernière, quand j’avais les gosses devant moi, je l’avoue, j’ai pas toujours eu le cran de le faire. J’sais bien que c’est de la sensiblerie mal placée mais ...

Ce débat et l'actu TV me ramène à un passé lointain et douloureux. J’ai participé activement il y a 20 ans à l’euthanasie volontaire d’un ami.
C’est moins facile ... dans le REEL !

Ecrit par : Zorglub | 14 mars 2008

"Alors, Christophe, chiche?"

Ecrit par : Jean | 14 mars 2008

Excusez-moi, Jean, je ne comprends pas votre question. Il me semblait avoir répondu?

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2008

D'ailleurs, Yann, Internet, c'est vachtément dangereux pour tous, même les vétos. Regarde celui-là qui se trouve catapulté "Maître de conférence"!!!
http://semaphore.cattery.online.fr/

Ecrit par : dobolino | 14 mars 2008

"Ils" vous ont réellement dit ça?

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2008

Oui, en substance naturellement !
Et pour cause, dans la vraie vie, je ne m'appelle pas Zorglub.

Ecrit par : Zorglub | 14 mars 2008

Jean-Paul, je vous réponds par e-mail. On a déjà eu cette conversation.
Je le ferai avec un grand plaisir si je trouve un contradicteur de votre niveau. (J'ai une ou deux pistes). Et, évidemment, si ma hiérarchie m'y autorise.

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2008

Je ne comprends pas! Les gens de votre IUFM ne sont donc pas capables d'échanger, en toute honnêteté et dans le seul souci de la recherche sincère de la vérité, des arguments de bon sens? Pourquoi voulez-vous produire, pour "tenir tête "à Jean-Paul Brighelli, une bête curieuse, un contorsionniste tel que ceux que Zorglub évoque ci-dessus, qui sont rompus à toutes les ficelles de la malhonnêteté intellectuelle? Auriez-vous peur que Jean-Paul ait convaincu, à la fin de la séance, les trois-quarts de votre IUFM?

Ecrit par : Jean | 14 mars 2008

Excusez-moi, Jean, je ne comprends pas votre question. Il me semblait avoir répondu?

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2008

Invitez Jean-Paul!

Ecrit par : Jean | 14 mars 2008

Le cours de cinquième décrit par Anne-Marie Valette est proprement hallucinant. Si tous les cours de collège ressemblent à celui-là, je comprends pourquoi les élèves que j'accueillais au lycée n'avaient plus aucune culture littéraire. D'ailleurs, si on regarde les exemples cités (publicité, guide touristique, etc...) on se rend compte à quel point la littérature en est absente.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 14 mars 2008
Faut peut-être pas exagérer non plus! Ma fille, en quatrième à l'heure actuelle, vient d'apprendre un poème de Hugo et étudie Le Bourgeois Gentilhomme avec ce même prof qui me fait enseigner conditionnel, subordonnées relative et conjonctive à la maison... Depuis la sixième, nous avons vu défiler les grands auteurs (Le Malade Imaginaire, les Fables de La Fontaine, l'Illiade et l'Odyssée etc...)
Le grave est surtout la façon, pas obligatoirement la substance.
Anne-Marie caricature toujours!

Ecrit par : dobolino | 14 mars 2008

Vous ne pourriez pas ficher la paix à Christophe Sibille, afin qu'on puisse enfin parler de choses sérieuses ?
Bon après-midi à tous."

Ecrit par : catmano | 08 mars 2008

Je confirme la lassitude (euphémisme) devant le sempiternel défoulement sur CS
Ecrit par : FGuichard | 14 mars 2008

Itou!

Ecrit par : dobolino | 14 mars 2008

Comme Victor, ce sera mon dernier post destiné à C. Sibille, en lien avec lui ou avec ses propos. Parce que franchement, C. Sibille, c'est odieux de venir me provoquer avec une citation de Cat ("Il me semblait pourtant que Catmano vous l'avait déjà fait remarquer, il y a quelques jours?") qui ne m'était de toute façon pas destinée personnellement.

Ensuite, vous faire passer pour une pauvre victime innocente après avoir nous avoir méprisés Jean et moi en différentes occasions, après avoir traité Victor d'abruti et après vous être pris la tête avec johnmarguerite, cela prouve que vous êtes un parfait faux-cul dans vos relations sociales ici.

Je n'ai rien d'anti-IUFM (j'y connais effectivement des personnes très bien) et à bac + ***, je ne vous ai pas attendu pour me faire un cours sur "il y a des gens bien partout", "le manichéisme c'est mal", etc. Votre comportement a été dégueulasse avec plusieurs personnes de ce blog, et votre mépris est particulièrement blessant.

Je ne perdrai effectivement plus de temps moi non plus à vous répondre, et je vous envoie de ce pas un mail, pour vous donner une adresse à laquelle vous pourrez me répondre afin qu'on ne pollue pas ce blog de nos conversations privées.

Je ne vois pas l'intérêt que vous avez trouvé à nous prendre en grippe, et à ensuite vous plaindre d'être attaqué. Mais vous pourrez sans doute m'expliquer ça par mail, dès que je vous ai envoyé le mien.

Ecrit par : Jeremy | 14 mars 2008

Je n'ai rien d'anti-IUFM

Ecrit par : Jeremy | 14 mars 2008

Moi si!
Complétement.
L'IUFM est une structure malsaine, voilà le problème.

Ecrit par : Jean | 14 mars 2008

Pardon, pardon, j'ai voulu dire, je ne suis pas opposé à l'IUFM au point d'y haïr les gens qui y travaillent (d'où la parenthèse qui suit la citation que vous indiquez : "j'y connais effectivement des personnes très bien").
Après la structure en elle-même, je ne serais pas là si je ne la considérais pas comme "un chancre" ou une tumeur !

Ecrit par : Jeremy | 14 mars 2008

"Puis ceci: la CPE me dit: "Tant qu'on laissera 5% des élèves d'une classe la pourrir , c'est foutu". Le problème est donc l'impossibilité de renvoyer les fouteurs de m... Les ordres sont: Keep them. " écrit Pendariès.
Bayrou, l'HIV des bacs à sable (surnom inventé par MàC) avait une proposition intelligente dans son programme : virer les fouteurs de merde et les scolariser en internat dans des structures adaptées. Facile à dire, me répondrez-vous... Je pense quand même qu'il y a une idée à creuser, d'autant que l'on parle dans le même message de 5% des élèves...

Changement de sujet et retour sur les sciences de l'éducation : compte-rendu de conversation avec une connaissance, formatrice à temps partiel en IUFM (professeur de maths dans le secondaire), débordant de bonne volonté et d'attention envers les humbles et les élèves en difficulté.
-Je fais le programme de maths du concours pour ceux qui le préparent en 1e année. Avec les 2e année, je repasse tout le programme, de la GS au CM2. Mais ce qui me demande le plus de travail, c'est l'exposé du travail des chercheurs.
-????
-Oui, il y a des enfants qui ont du mal à apprendre à compter. 1, 2, 3, 4, 5 et le reste qui vient petit à petit, ce n'est pas évident pour tout le monde et des gens travaillent là-dessus. Etudier leurs publi demande beaucoup de temps.
-Ne crois-tu pas qu'il faudrait plutôt trouver des instits chevronnés, qui se sont trouvés face au type d'enfants dont tu parles, pour exposer quelles peuvent être les difficultés, la façon dont il faut y répondre (là, je pensais à des gens comme Catmano).
-Oui, mais ces gens là ne connaissent pas les dernières théories, elles évoluent très vite.
-Mais qui valide ces théories ? Est-ce que ces pondeurs de théories tâchent de les mettre en pratique face au type d'enfants dont ils se soucient ?
-Ils y mettent tellement de réflexion qu'il doit bien y avoir du vrai. Et il ne faut pas toujours rester crispé sur des vieilles méthodes...
-Tu te souviens de la réponse de S (ndlr : S est médecin) il y a quelque temps : heureusement que nous ne faisons pas comme ça ; les patients risqueraient de ne pas être rassurés, voire carrément mécontents si on les intoxiquait ou si on ratait les traitements...

Commentaire : demander à un professeur de mathématiques de cadrer le programme du primaire, de le mettre dans une perspective plus large, pour des gens qui n'ont plus fait de maths depuis la terminale pour certains d'entre eux, je n'ai rien à redire ; qu'une personne qui ne s'est jamais coltiné des jeunes enfants ayant du mal à apprendre à compter instruise les futurs instituteurs dans cet art est très douteux ; faire l'apologie de théories sans aucune validation sous prétexte que les gens y ont mis leur coeur et leur intelligence, ça me fait rire pour ne pas pleurer. Et c'est payé avec nos impôts...

Qui rit avec moi ?

Ecrit par : Japhet | 14 mars 2008

Jaune, alors ...

Ecrit par : Zorglub | 14 mars 2008

Jean-Paul, je suis toujours prêt à un petit voyage sympathique, en bonne compagnie; en plus, je suis certains que vous possédez un trésor de blagues pour la route, alors, oui, Penda sera au rdv!

Loki, vu les échos et les avis sur l'état du collège et du lycée, par des personnes renseignées, a priori, Proviseur, CPE, passer un CAPES ou une AGREG qui demandent beaucoup de travail et d'énergie...
Oui, les 5 collègues (ainsi que moi-même, si cela se peut, et à moyen terme, 2 ans, sans doute) quittent l'enseignement, ont demandé des formations, créent leur bizness, changent d'administration.

Mon médecin m'a raconté qu'un certain nombre de ses patients profs (et bardés de diplômesà on démissionné, mais se trouvent maintenant dans des petits boulots et de l'interim, et des CDD. Quitter l'EN exige de bien préparer son départ: partir en ayant autre chose, de solide. Sinon...

Est-ce que quelqu'un a les chiffres officiels des démissions dans le corps enseignant, par tranches d'âge.

Ecrit par : Pendariès | 14 mars 2008

Catmano, youpi pour ces nouvelles. Est-ce que les jeunes parents et les futurs parents, pour la majorité d'entre eux, sont et seront dans cet état d'esprit?

J'ai eu cette semaine quelques conversations avec Proviseur, Proviseur-adjoint et une CPE: "Monsieur Navarro, la situation empirera".

Ecrit par : Pendariès | 14 mars 2008

Moi, même si je pige pas, faut, en tant que parent, que j'accepte les fourches caudines.
En préliminaire et pour éviter tout délire professoral (OK, Tika?), j'y suis passée.
Bon, venons en aux faits. Mon fils vient de passer son oral de bac blanc de français. Il a eu douze. On va pas pleurer!
Ce qui me laisse pantoise, c'est que le seul reproche qui lui a été fait, de façon circonstanciée, c'est que sa préparation écrite était insuffisante.
Pour le môme, c'est bon! J'ai dit! "Obtempère et la ferme!"
Mais, en tant que parent, je suis assez déparentée, pardon, désemparée...
C'est quoi, un écrit?
C'est quoi, un oral????

Ecrit par : dobolino | 14 mars 2008

je suis certain

un certain nombre [...] a démissionné

Bon j'ai bu du vin blanc dans un bar à trentenaires (avec quelques quadra femmes divorcées). Hips.

Ecrit par : Pendariès | 14 mars 2008

A la corporation des pédotribes

Réponse du proviseur concernant l'EPS : 2.




Faut peut-être pas exagérer non plus! Ma fille, en quatrième à l'heure actuelle, vient d'apprendre un poème de Hugo et étudie Le Bourgeois Gentilhomme avec ce même prof qui me fait enseigner conditionnel, subordonnées relative et conjonctive à la maison... Depuis la sixième, nous avons vu défiler les grands auteurs (Le Malade Imaginaire, les Fables de La Fontaine, l'Illiade et l'Odyssée etc...)
Le grave est surtout la façon, pas obligatoirement la substance.
Anne-Marie caricature toujours!

Ecrit par : dobolino | 14 mars 2008


Mais bien sûr, évidemment, l'école n'existe que pour Dobolino.
Elle est seule au monde, dans son joli petit village du sud de la France. Mais si la fille de Dobolino a la chance de s'instruire correctement, ce n'est pas le cas de tous les élèves de France et de Navarre.

"Anne-Marie caricature toujours".
Ce genre de propos était totalement inutile et gratuit.

On n'arrête pas de dire qu'il y a encore et heureusement des enseignants qui instruisent correctement et d'autres qui appliquent comme des niais l'absurdité des books.

Bon week-end.

Ecrit par : Carole | 14 mars 2008

Je suis intimement convaincu d'une chose: nous, les profs, nous allons devoir de plus en plus affronter le réel de nos élèves, le je-m'en-foutisme ou les manques des familles (je suis assure: les familles Tuyau-de-poêle sont légions!) - quand l'instruction et l'éducation pour elles-mêmes ont foiré ou n'ont pas été intégrées dans leur existence, que faut-il attendre, de leur part, pour exiger de leurs enfants l'apprentissage des savoirs?


Ecrit par : Pendariès | 14 mars 2008

Vous vous heurtez au même blème quand vous embauchez ces personnes qui sont, comme vous dites, légions!

Ecrit par : dobolino | 14 mars 2008

Elle est seule au monde, dans son joli petit village du sud de la France. Mais si la fille de Dobolino a la chance de s'instruire correctement, ce n'est pas le cas de tous les élèves de France et de Navarre.



Ecrit par : Carole | 14 mars 2008
Nota bene: la fille (et le fils, d'ailleurs!) de Dobolino ne s'instruit pas correctement! On fait ce qu'on peut à la maison et c'est pas brillant parce que c'est pas notre job. De là à raconter qu'ils ne bossnt au collège que des textes bidouillés, c'est de l'intox grave qui rend le discours inaudible.

Ecrit par : dobolino | 14 mars 2008

je suis toujours prêt POUR un petit voyage

Allez, je retourne lire "Les Chroniques de la haine ordinaire" de Desproges (régal! régal! "J'apprends qu'il y a un Juif dans la salle".), celles datées du 28 mars 1986, "PSY" (l'avis d'un pédo-psychiatre sur un élève):

"Ma copine Betty Sartou, mère de famille à ses moments pas perdus pour tout le monde, a connu le malheur d'accoucher d'une espèce de surdoué qui s'appelle Grégoire, comme les moins cons des papes, mais c'est une coïncidence. A cinq ans et demi, ce monstre donnait des signes alarmants d'anormalité. Notamment, il préférait Haendel à Chantal Goya, il émettait des réserves sur la politique extérieure du Guatemala et, surtout, il savait lire malgré les techniques de pointe en vigueur à l'Education nationale".

Du 9 avril 1986"NON AUX JEUNES":

"Et comment ne pas claquer ces têtes à claques devant l'irréelle sérénité de la nullité intello-culturelle qui les nimbe. Et s'ils n'étaient que nuls, incultes et creux, par la grâce d'un quart de siècle de crétinisme marxiste scolaire, renforcé par autant de diarrhéique démission parentale, passe encore. mais le pire est qu'ils sont fiers de leur obscurantisme, ces minables.
Ils sont fiers d'être cons."

Indispendables. Vendues chez Points.

Ecrit par : Pendariès | 14 mars 2008

Oh et puis merde, faites chier! Bon courage, les gars!

Ecrit par : dobolino | 14 mars 2008

Dobolino, je n'imagine pas de catastrophes pour vos enfants. C'est aussi entre leurs mains, leur destin. N'ont pas les cons, alors, ça ira.

Ecrit par : Pendariès | 14 mars 2008

N'ont pas l'air con.

Ecrit par : Pendariès | 14 mars 2008

"Comme Victor, ce sera mon dernier post destiné à C. Sibille, en lien avec lui ou avec ses propos. Parce que franchement, C. Sibille, c'est odieux de venir me provoquer avec une citation de Cat ("Il me semblait pourtant que Catmano vous l'avait déjà fait remarquer, il y a quelques jours?") qui ne m'était de toute façon pas destinée personnellement.

Ensuite, vous faire passer pour une pauvre victime innocente après avoir nous avoir méprisés Jean et moi en différentes occasions, après avoir traité Victor d'abruti et après vous être pris la tête avec johnmarguerite, cela prouve que vous êtes un parfait faux-cul dans vos relations sociales ici.

Je n'ai rien d'anti-IUFM (j'y connais effectivement des personnes très bien) et à bac + ***, je ne vous ai pas attendu pour me faire un cours sur "il y a des gens bien partout", "le manichéisme c'est mal", etc. Votre comportement a été dégueulasse avec plusieurs personnes de ce blog, et votre mépris est particulièrement blessant.

Je ne perdrai effectivement plus de temps moi non plus à vous répondre, et je vous envoie de ce pas un mail, pour vous donner une adresse à laquelle vous pourrez me répondre afin qu'on ne pollue pas ce blog de nos conversations privées.

Je ne vois pas l'intérêt que vous avez trouvé à nous prendre en grippe, et à ensuite vous plaindre d'être attaqué. Mais vous pourrez sans doute m'expliquer ça par mail, dès que je vous ai envoyé le mien."

Ecrit par : Jeremy | 14 mars 2008

Je ne suis pas sûr que cela fasse plaisir à Catmano que vous l'appeliez: "Cat".

Je ne sais pas avec qui j'ai eu un comportement dégueulasse ici... Vous? Jean? Johnmarguerite?

Je ne vous ai pas pris en grippe. La haine ne fait pas partie des sentiments que j'éprouve. Et je ne me plains pas d'être attaqué. C'est la règle du jeu, et je me borne simplement à le constater. Les éventuels participants ponctuels, (et certains réguliers) peuvent le constater également. Sans problème. Ils l'ont dit maintes fois, et encore très récemment.


"Pourquoi voulez-vous produire, pour "tenir tête "à Jean-Paul Brighelli, une bête curieuse, un contorsionniste tel que ceux que Zorglub évoque ci-dessus, qui sont rompus à toutes les ficelles de la malhonnêteté intellectuelle? Auriez-vous peur que Jean-Paul ait convaincu, à la fin de la séance, les trois-quarts de votre IUFM?"

Ecrit par : Jean | 14 mars 2008

Je n'ai absolument aucune crainte de ce genre. Mais qui vous permet de présumer du profil de la (ou des) personne(s) que je pense convier? Vous me faites un joli procès d'intention, cher ami!

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2008

N'était-il pas possible que des gens de votre stature, (Pedro, Guy Morel, et d'autres) réussissent à se fédérer, d'une part et, d'autre part, à proposer un vrai dialogue avec tous les autres partenaires, (syndicats, et même chercheurs en sciences de l'éduc.), pour faire avancer les choses? N'y avait-il aucun moyen de discuter?
Écrit C. Sibille

Mais cher Christophe,
Les individus dont vous parlez sont infédérables, non pas qu'ils ne soient pas d'accord sur l'essentiel, mais parce qu'ils ne sont membres d'aucune ligue de football. Ce qui ne les empêche pas d'être demandeurs individuellement de confrontation avec les gens des sciences de l'éduc, les syndicats etc. J'ai demandé à Meirieu ( brououhh ! le grand méchant !) sur RFI que l'équipe SLECC puisse entrer dans les IUFM, JPB vous demande de venir dans le vôtre un mercredi. Franchement, je ne vois ni les syndicats, ni les SE se précipiter pour affronter un seul d'entre nous. Tiens, une idée : on met Brissiaud face à Michel Delord sur la question de la division en GS. Chiche ? Ou Charnais face à Laurent Lafforgue. Ou Morel face à Moindrot et à ses conjugaisons SNUIPP. Ou JPB face à la mère Weinland. Pas de danger que cela arrive.
Ces gens-là ont la trouille au cul de perdre leur prébende et ils refusent toute confrontation directe. Pour résumer en des termes légèrement surannés : ce sont des chiens de garde, des valets du capital, des grouillots lèche-cul du patron, de la curetaille, des ennemis de l'instruction publique bien pire que les congréganistes du XXe.
Bien à vous.
GM

Ecrit par : guy morel | 14 mars 2008

Cat, catmano... Quelle importance ?
Le directeur dont j'assurais la décharge, il y a une vingtaine d'années, hurlait bien dans la cour de l'école :" Où elle est, la décharge ?" et les gamins me montraient du doigt en lui répondant :"Elle est là !". On s'habitue à tout.
En fait, ça n'a toujours pas grand intérêt, vos petits choupignages (comment dit-on en français ?).
Dobo, ne t'énerve pas, ça n'en vaut vraiment pas la peine. C'est quand même moins pire que "90, lou pépé !"

Ecrit par : catmano | 14 mars 2008

bien pire que les congréganistes du XXe.
Bien à vous.
GM
Du XIXe ; chacun aura rectifié.
GM

Ecrit par : guy morel | 14 mars 2008

Guy, sauf votre respect, je crois surtout qu'ils n'ont pas très envie d'entendre de tels écarts de langage dans le cadre d'une réunion publique... Et, sincèrement, je n'imagine pas une seule seconde Pedro les avoir.
Respectueusement.
Christophe.

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2008

Oui, Catmano, je me rappelle avoir demandé à une PE sortante quel poste elle avait obtenu, il y a déjà quelques années, et elle m'avait répondu: "je décharge les maîtres formateurs".
Elle ne m'avait pas répondu: "je décharge les cageots", comme dans "Lily", la chanson de Pierre Perret... Autrement, je n'aurais vraiment pas su quoi lui répondre...

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2008

Ceci-dit, je n'aurais pas dû traiter Victor d'abruti. Il n'empêche que sa réflexion était idiote. Chacun ici pourra le constater en écoutant la chronique de Val concernant "not2be.com".

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2008

Et, évidemment, si ma hiérarchie m'y autorise.

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2008

J'aime bien Christophe Sibille parce qu'il a une morale : "si ma hiérarchie m' y autorise."
Avec ça on va très loin.
GM

Ecrit par : guy morel | 14 mars 2008

Guy, sauf votre respect, je crois surtout qu'ils n'ont pas très envie d'entendre de tels écarts de langage dans le cadre d'une réunion publique... Et, sincèrement, je n'imagine pas une seule seconde Pedro les avoir.
Respectueusement.
Christophe.
Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2008

Parce que vous croyez, cher ange, que ce sont des écarts de langage ? Quel délicat vous faites ! Et quelle idée du langage vous avez !
Qu'ai-je dit d'autre que ce que tout le monde sait ?
GM

Ecrit par : guy morel | 14 mars 2008

"Ou JPB face à la mère Weinland."

Ca a un côté Merlin contre Madame Mime.

Ah, les bons souvenirs...

Tiens à propos, nous avons eu un échange fort cordial par mail avec Christophe Sibille (que je remercie d'avoir répondu si vite, meme s'il n'a vu mon mail qu'après avoir reposté ici). Bon bref on ne vous ennuiera plus avec nos petites querelles.

Ecrit par : Jeremy | 15 mars 2008

Je n'ai absolument aucune crainte de ce genre. Mais qui vous permet de présumer du profil de la (ou des) personne(s) que je pense convier? Vous me faites un joli procès d'intention, cher ami!

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2008

Quel besoin d'aller ailleurs vous chercher un "champion" pédago pour "affronter" Brighelli? Laissez donc celui-ci discuter avec les formateurs de base de votre IUFM. Et vous-même, vous feriez très bien l'affaire. Que craignez-vous d'une discussion honnête? Eh bien je vais vous le dire: vous craignez d'être mis en difficulté par lui, vous et vos congénères, par la seule force de son argumentation! Et comme vous refusez à l'avance de vous rendre à celle-ci, vous cherchez à mettre en avant quelqu'un qui, par de l'artifice rhétorique, saura éviter de perdre la face. Autrementr dit, vous organisez un "débat" tout en prenant bien soin de le cadenasser à l'avance.

Je constate que vous ne relevez pas le défi qui vous a été lancé par Jean-Paul! Soyez logique avec vous-même: invitez-le dans votre IUFM pour débattre avec les membres de celui-ci, pas avec une sommité pédago parachutée pour les besoins de la cause!
On attend votre réponse à Jean-Paul, publique et sans conditions!

Ecrit par : Jean | 15 mars 2008

Jean, soyons un peu sérieux, voyez-vous. J'ai très envie que cet échange puisse se faire. Sous réserve de rester courtois, et de ne pas envisager ceci sur le plan guerrier.
Je ne suis pas absolument certain, par contre, que mon chef d'établissement, (qui connaît très bien mon côté parfois un peu "provoc"), et seul habilité à décider qui viendra ou pas faire une conférence dans ses murs, (je pense que c'est à peu près la même chose chez vous) soit obligatoirement d'accord pour y introduire quelqu'un dont le but avoué est de les dynamiter, après les avoir traités de chancre. Avouez que tout ceci n'est pas évident.

"Parce que vous croyez, cher ange, que ce sont des écarts de langage ? Quel délicat vous faites ! Et quelle idée du langage vous avez !
Qu'ai-je dit d'autre que ce que tout le monde sait ?
GM"

Ecrit par : guy morel | 14 mars 2008

Je vous rappelle, ma douce, les termes exacts de l'e-mail que vous m'aviez envoyé, je cite: "je vais venir te casser la gueule dans ton IUFM de merde". Même si vous vous étiez un tantinet radouci après, ce sont des mots qu'on n'oublie pas.

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mars 2008

"J'ai très envie que cet échange puisse se faire. Sous réserve de rester courtois, et de ne pas envisager ceci sur le plan guerrier."

Le problème Christophe, c'est que c'est une forme de guerre que nous vivons (une guerre de tranchée - salut l'artiste! Lundi: debout et silencieux! - ou une de mouvement): l'école a été et est attaquée, il y a pas mal de dégâts quand même, non? Je n'ai jamais vu des "ennemis" voire des "adversaires" se tenir par la barbichette pour savoir qui rira le dernier et qui ne se prendra pas la tapette. Je ne suis généralement pas pour le sang (sauf dans les films gore que je regarde entre mes doigts), mais JPB sait très bien se tenir, et si le monde, un cénacle, une institution tremblent pour un mot-rentre-dedans, c'est que notre civilisation est fin prête pour se faire manger par qui utilise de vrais armes bien plus vicieuses. On peut être ferme, quand même? Et pis, moi ça me plairait assez de faire votre connaissance à Clermond (ville que je ne connais pas du tout, sauf pour son maire suicidaire, enfin, pro-euthanasie).

Ecrit par : Pendariès | 15 mars 2008

Pour mes copains vétos et les amis des chats (dont je suis d'une manière indéfectible: je suis pour leur domination totale et inconditionnelle):


http://www.geekzone.fr/blog/?2007/10/18/1477-ces-fourbes-de-chats

http://www.geekzone.fr/blog/?2008/03/06/1597-les-chats-ces-fourbes-poilus

Ecrit par : Pendariès | 15 mars 2008

Dobolino, hélas je ne cacariture pas.

Voici ce que la géniale institutrice de mon petit-fils leur avait donné comme livre de lecture en CE2.

Je pense être vraiment rétro, je n'apprécie pas le livre de lecture de mon petit-fils, en CE1, 'Le Faunographe'. Table des matières : L'itroglion. L'éfébeuf. La lainophe. L'aspicoclic. L'odriaque. L'oubidoule. L'uglude. L'euclomontitrope. L'imperlimpinpin. L'andugne. L'ondelle. Le pulipatte.etc etc.

C’est un « phonémécédaire », écrit par un maître de conférences de l’IUFM de Créteil, par ailleurs professeur des sciences de l’éducation à l’université de Genève, pour les enfants de la GS à la fin du primaire.(André Giordan, "professeur d'université", des sciences de l'éducation, comme d'hab). Avec, cerise sur le gâteau, apprentissage de l'alphabet phonétique international.

C’est un miroir aux alouettes, car il y a des dessins racoleurs amusants d’animaux fantastiques, ce qui plait aux enfants, mais les textes comportent tellement d’ « implicite » que même des collégiens doivent se les faire expliquer !!

« Le déambulidaire.
Le déambulidaire, dada pas ordinaire, draguait tous les jeudis la même donzelle hardie.
Hélas, la blonde, peu séduite par son ridicule derrière, se défila dare-dare au deuxième rendez-vous.
De désespoir, il déracina des dycotilédones. A la dixième, il décida d'arrêter, car depuis douze secondes une déambulidaire doucement le regardait... »

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 15 mars 2008

Japhet, je pleure avec vous quand je pense à l'enseignement que vont recevoir vos petits enfants.
Un conseil en tout cas : apprenez-leur à lire avant le CP, pour ne pas risquer d'en faire des enfants en difficulté, voire pseudo-dyslexiques.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 15 mars 2008

Toutes ces histoires de propositions de "dialogue" entre pédagols et instructionnistes au sein ou pas des IUFM me font rigoler jaune.

CS est aux IUFM ce que le technicien chimiste est à Monsanto : un auxiliaire, vaguement associé aux décisions, donc vaguement (ir)responsable.

Il peut même se payer le luxe d'exhiber de temps en temps une légère hostilité à certains aspects des IUFM ; digne représentant du très ancien et très consensuel mythe français de l'homme de terrain, droit dans ses bottes et toujours un peu frondeur avec sa hiérarchie.

Les neurotoxiques efficients se trouvent dans la technostructure des IUFM. Quand Baranger (président de la cdiufm), tout sourire, explique à la commission Pochard que, dans son iufm de Metz *, on fait en sorte de remplacer systématiquement tout départ à la retraite d'un PRAG/PRCE par un maître de conf **, il montre la morgue de ceux qui savent ce qui est réellement important.

Au point même, je crois, de pouvoir se payer le luxe maintenant de faire mine d'encourager un "dialogue" pour amuser la masse de prime abord ébaubie puis relaxée et enfin consentante.


* : pour CS : ceci n'est pas une insulte

** : Rien contre les MdC de façon générale mais je demande quand même : nom, prénom, âge et qualité ?
Une stat disponible ?

Ecrit par : dugong | 15 mars 2008

Les neurotoxiques efficients se trouvent dans la technostructure des IUFM.

Ecrit par : dugong | 15 mars 2008

C'est ça le problème. Mais l'excellent Sibille s'obstine à ne pas l'admettre.

Ecrit par : Jean | 15 mars 2008

Pour mes copains vétos et les amis des chats (dont je suis d'une manière indéfectible: je suis pour leur domination totale et inconditionnelle)
Ecrit par : Pendariès | 15 mars 2008

Merci pour les liens, c'est excellent !

Les liens privilégiés entre les chats et les amateurs de (bons) livres ne sont plus à prouver, mais si ça vous intéresse, un site répertorie les chats de bibliothèques dans le monde entier (avec parfois des photos !).
http://www.ironfrog.com/librarycatsmap/eu-starsky.html

Ecrit par : lucile | 15 mars 2008

Ceci-dit, je n'aurais pas dû traiter Victor d'abruti. Il n'empêche que sa réflexion était idiote. Chacun ici pourra le constater en écoutant la chronique de Val concernant "not2be.com".

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 mars 2008

Mais vous êtes tout pardonné ! J'avais cru pouvoir plaisanter sur le "lien" que vous ne trouviez pas et "a-lién-er", il n'y avait donc aucune "réflexion".
Ceci dit il en faudra beaucoup pour me faire réviser mon appréciation sur le susdit rédacteur, mais sait-on jamais ?

Ecrit par : Victor l'abruti | 15 mars 2008

Excusez-moi, j'ai conservé par erreur le "qualificatif" de mon dernier post !

Ecrit par : Victor | 15 mars 2008

Encore que certains diront peut-être que cela convenait très bien : soyons modeste !

Ecrit par : Victor | 15 mars 2008

Jean robert Pitte vient de perdre son fauteuil de président (Paris IV).

Ecrit par : Carole | 14 mars 2008

Cette information est effectivement très intéressante. Elle montre que celui qui avait pour seul remède au mauvais état de l'université des solutions que l'on doit bien qualifier d'ultra-libérales (en particulier la liberté de fixer les droits d'inscription et de faire une sélection par l'argent) a été désavoué par les enseignants, les étudiants et les personnels de son Université.
Tout le monde attend beaucoup maintenant de la nouvelle équipe dirigeante de l'Université Paris-Sorbonne (Paris IV) autour de Georges Molinié, qui devra montrer qu'il est possible d'apporter d'autres solutions aux problèmes de l'université.

Ecrit par : Pat | 15 mars 2008

Florilège pour détendre un peu l'atmosphère ("Est-ce que j'ai une gueule d'atmosphère ?") :

"Je vais venir te casser la gueule dans ton IUFM de merde."

"Où elle est, la décharge ?" et les gamins me montraient du doigt en lui répondant :"Elle est là !". On s'habitue à tout."

"Ou JPB face à la mère Weinland."Ca a un côté Merlin contre Madame Mime.

" Et pis, moi ça me plairait assez de faire votre connaissance à Clermond. "

Christophe, ca n'est pas bien d'envoyer les gens ailleurs pour voir si vous y êtes ! (je plaisante !)

"Quel hypocrite tu fais...Tu me dis que tu vas à Bamberg pour que je croie que tu vas à Nürnberg, alors que tu vas à Bamberg." (Sigmund Freud, "Psychopathologie de la vie quotidienne")


.

Ecrit par : Robin | 15 mars 2008

Si vraiment C.S. est à l'IUFM de Clermont-Ferrand, tout s'explique !
Le président n'en est-il pas l'inéfable Roland Goigoux, "professeur des universités" ?

Si c'est le cas, méfiez-vous, JPB, il va vous convertir à sa conviction profonde que l'enfant est un génial petit Champollion.

Roland Goigoux, maître de conférence à l’IUFM de Clermont-Ferrand : « Nous montrons l’intérêt de prendre appui sur les textes mémorisés par cœur (comptines, titres d’ouvrages, extraits de récits, etc.) afin d’étudier l’organisation de la langue écrite.

Débarrassés du souci de comprendre le message écrit, puisque celui-ci est connu, les enfants peuvent se consacrer à l’étude du code écrit. C’est une véritable aventure « à la Champollion » qu’ils entreprennent, lorsqu’ils sont placés, comme le déchiffreur des hiéroglyphes, devant un message aux règles internes obscures mais dont la signification est claire.

Comme Champollion, ils connaissent la signification du message, et cherchent, avec l’aide de la maîtresse et du groupe, à déduire le fonctionnement du système linguistique écrit.

Tout au long de l’année, de texte en texte, l’exploration se poursuit, instituant la classe comme une communauté de chercheurs.

C’est ainsi que les enfants conservent des phases initiales de l’apprentissage une idée de conquête, d’appropriation de secrets, qui conforte leur confiance en eux-mêmes et qui crée, dès le début, une connivence avec le langage écrit. »
(Cahiers pédagogiques, n° 352, mars 1997. Texte donné au concours des IUFM en 2002.)

Cela m'étonnerait qu'on puisse avoir une conversation constructive avec de tels...constructivistes.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 15 mars 2008

Je suis moi aussi un peu effaré par l'acharnement dont est victime Christophe Sibille et j'admire son absence de lassitude devant les attaques qu'il essuie.

Jean, je ne vais pas faire une explication de texte de votre dernier message, je pense que tout le monde voit bien qu'il est ridicule.

L'expression "vous et vos congénères" n'est déjà pas très maline, mais alors votre mise en scène du combat entre le vice et la vertu, entre la force de l'argumentation et les artifices rhétoriques, entre la discussion honnête et le débat cadenassé...

Par ailleurs, Jean, vous avez l'air d'ignorer que n'importe qui ne peut pas faire n'importe quoi dans un établissement d'enseignement quel qu'il soit. De la même manière que vous ne pouvez pas inviter quelqu'un dans votre collège sans l'autorisation de votre principal, Christophe ne peut pas inviter n'importe qui dans son IUFM "sans l'autorisation de [sa] hiérarchie".

Ce n'est donc pas la peine de lancer des ultimatums à Christophe de cette manière, ne vous donnez pas plus d'importance que vous en avez. N'en donnez pas non plus trop à Christophe en en faisant un décideur dans son IUFM. Je crains aussi que vous fassiez erreur en croyant que Jean-Paul ait en contact permanent avec Xavier Darcos et le consulte avant de prendre toute décision. Si c'était le cas, on n'aurait peut-être pas la réforme des lycées professionnels qu'on annonce.

Ecrit par : Pat | 15 mars 2008

Je crains aussi que vous fassiez erreur en croyant que Jean-Paul ait en contact permanent avec Xavier Darcos et le consulte avant de prendre toute décision. Si c'était le cas, on n'aurait peut-être pas la réforme des lycées professionnels qu'on annonce.

Ecrit par : Pat | 15 mars 2008

Lire : que Jean-Paul soit en contact permanent avec Xavier Darcos et que celui-ci le consulte avant de prendre toute décision.

Ecrit par : Pat | 15 mars 2008

Je suis moi aussi un peu effaré par l'acharnement dont est victime Christophe Sibille et j'admire son absence de lassitude devant les attaques qu'il essuie.
Ecrit par : Pat | 15 mars 2008

Bien d'accord avec vous !


Si vraiment C.S. est à l'IUFM de Clermont-Ferrand, tout s'explique !
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 15 mars 2008

Et si Christophe Sibille officie dans un autre établissement, qu'allez-vous dire ?
Vous faites un procès d'intention sur une information non vérifiée.

Et au passage merci pour le lien vers la chronique de Philippe Val sur Note2be. Sans partager toutes les idées de celui-ci sur d'autres points, je trouve cette chronique pleine d'intelligence et d'ironie.

Ecrit par : lucile | 15 mars 2008

"officie" à remplacer par "enseigne" tout simplement.

C'est à force de lire que les IUFM sont comme les temples d'une secte !

Ecrit par : lucile | 15 mars 2008

"Et au passage merci" ajouter "Monsieur Sibille"

Ecrit par : lucile | 15 mars 2008

Pat et Lucile, au sujet de Ch. Sibille vous en faites un peu trop : "le sang versé était-il donc si pur" ?

Pour en revenir à des choses moins futiles, une excellente mise au point au sujet de l'intervention des duettistes Lang-Ferrry à lire sur "Sauvez les lettres" :
http://www.sauv.net/ctrc.php?id=870

Ecrit par : Victor | 15 mars 2008

Dobolino, hélas je ne cacariture pas.



Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 15 mars 2008

Caricaturer n'est pas le mot juste, il est vrai. J'ai vu des drôles de trucs aussi. Ce que je voulais dire surtout, c'est qu'il ne faut pas faire de généralisation abusive. Dans les livres de mes collégiens, j'ai vu des textes stupides. Ceci dit, il se trouve que sur les sept professeurs dont mes enfants ont bénéficié, enseignants âgés de 28 à 58 ans environ, aucun ne les a exploités. Très peu de littérature jeunesse aussi. Ce n'est pas pour autant qu'on ne me les a pas gavés de séquences, de schémas narratifs et autre révision à outrance du présent de l'indicatif des verbes du premier groupe et de cours d'orthographe sans exercices d'application sur ces/c'est/ses du CE2 à la troisième, tous les ans...
Il se trouve que, pour ce faire, les professeurs de collège ont toujours utilisé des vrais textes, en vrai français.
On ne peut pas avoir le beurre, l'argent du beurre, le sourire de la crémière et le tout gratuitement. Faut pas pousser!

Ecrit par : dobolino | 15 mars 2008

Je suis moi aussi un peu effaré par l'acharnement dont est victime Christophe Sibille et j'admire son absence de lassitude devant les attaques qu'il essuie.

Ecrit par : Pat | 15 mars 2008

Vous fantasmez! Il n'y a aucun "acharnement" contre Sibille.
Et il sait parfaitement rendre les coups quand il s'estime attaqué. De grâce, n 'en faites pas une victime.
Meirieu aussi adore se poser en victime injustement persécutée - c'est d'ailleurs sa stratégie, puisqu'il n' a rien à dire.

Ecrit par : Jean | 15 mars 2008

Pendariès, je suis extrêmement surpris d'apprendre que j'ai été muté à Clermont-Ferrand, (dans mon sommeil, sans doute?)
J'ai dit un bon paquet de fois, (n'ayant rien à cacher) où j'enseignais. Et Dugong a remis un lien récemment pour me "charrier" un peu sur les formations voix à destination des PLC, lien dans lequel le site IUFM dans lequel j'enseigne apparaît de manière explicite.
Que cela ait échappé à Anne-Marie Valette, vu son sens aigu de l'approximation et le plaisir apparent (que je n'aurais pas voulu gâcher, mais hélas...) qu'elle semblait éprouver de me voir officier au même endroit que Roland Goigoux, ne m'étonne pas tellement.
Maintenant, pour parler plus sérieusement, si cette rencontre se fait, (ce que je souhaite, quoiqu'en pense Jean), il va vous falloir, Pendariès, faire un peu plus de kilomètres que prévu initialement..

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mars 2008

Anne-Marie Valette, généraliser? Vous plaisantez, Dobolino, j'espère? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mars 2008

L'alphabet phonétique international! Mon fils y a eu droit pendant plus d'un mois en 6è. Cela fait-il vraiment partie du programme de Français ? Pouvez-vous me renseigner Anne-Marie?

Ecrit par : Philippe | 15 mars 2008

Moi, je peux vous renseigner.
Non, l'alphabet phonétique international n'a jamais été inscrit aux programmes de l'école élémentaire depuis mes débuts dans cette structure (1975).
Il a en revanche été proposé aux maîtres comme un outil possible (voire souhaitable, selon les IEN desquels nous dépendons).
Il en est de cet outil comme des autres outils, certains les gardent en tant qu'outils (comme les gommettes, le stylo, l'ordinateur, le dictionnaire ou le Bescherelle) et d'autres en font une religion et considèrent que la maîtrise de l'outil est plus importante que tout le reste.
C'est ainsi que dans certaines classes maternelles, on ne laisse pas les enfants dessiner librement tant qu'ils n'ont pas abandonné la prise palmaire du crayon, ne leur mettant celui-ci entre les mains que pendant la demi-heure hebdomadaire d'atelier dirigé de gestion dynamique de l'espace graphique et que dans d'autres, la maîtresse cherche désespérement une progression suivie d'une évaluation terminale ayant pour intitulé "Je sais coller une gommette".
C'est aussi ainsi que des élèves d'élémentaire passent une année entière à créer le site de leur classe, que personne n'ira lire d'ailleurs, que d'autres apprennent que la séance de vocabulaire consiste à remplir des dizaines fiches insipides sur "comment se servir du dictionnaire" et que d'autres enfin se tapent des monceaux de tableaux dans lesquels le travail est de transcrire les phonèmes par un des signes de l'API au lieu d'apprendre qu'il existe des règles simples pour savoir si tel mot prend un ou deux "s", si le "c" a besoin d'une cédille ou non et qu'il vaut mieux apprendre par cœur, en attendant d'être capable de savoir pourquoi, qu'on écrit piscine, ascenseur, descendre et scie.

Ecrit par : catmano | 15 mars 2008

Sibille, vous savez sans doute combien j'aime le face-à-face. Alors, faites-moi inviter à faire une conférence dans votre IUFM, je suis libre en général le mercredi — jour des enfants. Clermont-Ferrand, d'ici, ce n'est pas bien facile, mais Pendariès se fera certainement une joie de venir avec moi, ça égaiera la route…

JPB

Christophe, c'est que j'ai suivi les yeux fermés les assertions de Jean-Paul Brrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrighelli (mais où sont les brighelettes????? en ces jours de cérémonie "Claude François vous chante dans le poste depuis sa salle de bain").

Ecrit par : Pendariès | 15 mars 2008

Orléans, ah oui, c'est plus loin. Je n'y viens que si quelques Anglois sont à brouter.

Ecrit par : Pendariès | 15 mars 2008

"atelier dirigé de gestion dynamique de l'espace graphique"
Catmano

"Claude François vous chante dans le poste depuis sa salle de bain".
Pendariès

C'est à cause de gens comme vous que je reste collée devant mon écran, à rire toute seule , alors que j'ai une montagne de repassage qui m'attend...

Est-ce bien raisonnable???

Ecrit par : Maminou | 15 mars 2008

Pendariès, je suis extrêmement surpris d'apprendre que j'ai été muté à Clermont-Ferrand, (dans mon sommeil, sans doute?)

Vous voyez bien !

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Qu'est-ce que j'apprends, l'IUFM de Clermont-Ferrand organise des combats de catch ?

Saperlipopette !

Ecrit par : Robin | 15 mars 2008

Orléans, ah oui, c'est plus loin. Je n'y viens que si quelques Anglois sont à brouter.

Ecrit par : Pendariès | 15 mars 2008

...bouter ?

Ecrit par : Victor | 15 mars 2008

"Orléans, ah oui, c'est plus loin. Je n'y viens que si quelques Anglois sont à brouter."

Ecrit par : Pendariès | 15 mars 2008

Quelques Anglois, ou quelques angloises? En tous cas, personnellement, je broute souvent hors de frange!

Je ne suis pas non plus à Orléans... Cherchez encore! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mars 2008

Enfin, chacun ses goûts !

Ecrit par : Victor | 15 mars 2008

Je ne suis pas non plus à Orléans... Cherchez encore! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mars 2008

Châteauroux, antenne de l'IUFM d'Orléans-Tours ?
Y être muté relève en général d'une mesure disciplinaire...
Châteauroux, morne plaine...

Ecrit par : Victor | 15 mars 2008

"Châteauroux, antenne de l'IUFM d'Orléans-Tours ?
Y être muté relève en général d'une mesure disciplinaire...
Châteauroux, morne plaine..."

Ecrit par : Victor | 15 mars 2008

J'ai eu un peu de mal à m'adapter à la vie provinciale, au début... On est un peu "concon", parfois, quand on est parisien d'origine. Mais, là, je puis vous assurer que, pour rien au monde, je ne reviendrais à la capitale!

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mars 2008

" à Clermond. "

Ecrit par : Robin | 15 mars 2008



ClermonT !

Si en plus mantenant il y a des anti-bougnats... A moi Auvergne !

Ecrit par : Sergio | 15 mars 2008

Orléans, ah oui, c'est plus loin. Je n'y viens que si quelques Anglois sont à brouter.

Ecrit par : Pendariès | 15 mars 2008

...bouter ?

Ecrit par : Victor | 15 mars 2008

Buter ?

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Dans le contexte de la préparation des futurs professeurs des écoles aux réalités de terrain (self-défense contre la violence et les incivilités), L'IUFM de Clermont-Ferrand organise un combat de catch entre Jean-Paul Brighelli ("Le bourreau de L'Hérault") et Philippe Meirieu ("L'angelot de Lyon"). Ce match sera l'occasion de départager une bonne fois pour toutes les tenants de la "pédagogie explicite" et ceux du "constructivisme". Venez nombreux !

Ecrit par : Robin | 15 mars 2008

Moustache Noire contre Moustache Blanche !

Ecrit par : Pat | 15 mars 2008

Et en lever de rideau, l'angle blanc de la Loubianka (alias Loublan) contre le bourreau de Béthune (alias Frako le fracassé).

Quel est le plus givré des deux ?

Ecrit par : dugong | 15 mars 2008

"Et en lever de rideau, l'angle blanc de la Loubianka (alias Loublan) contre le bourreau de Béthune (alias Frako le fracassé).

Quel est le plus givré des deux ?"

Ecrit par : dugong | 15 mars 2008

Tiens, je croyais que, pour vous, ils faisaient partie du même camp?

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mars 2008

Raison de plus !

Ecrit par : dugong | 15 mars 2008

C'est évidemment l'ange blanc...

Ecrit par : dugong | 15 mars 2008

Dans ce combat "fratricide" on verra un spécialiste de l'étranglement lexical ("tais toi !" dit-il volontiers) contre un spécialiste de la défausse syndicale (Fracko le pleutre qui se planque dans le giron syndical quand l'ancien maître du Moloch lui tape sur les doigts).

Ecrit par : dugong | 15 mars 2008

Bon, excusez-moi de vous demander pardon. Cet après-midi, j'ai fait dans le sérieux, moi.

Catmano, youpi pour ces nouvelles. Est-ce que les jeunes parents et les futurs parents, pour la majorité d'entre eux, sont et seront dans cet état d'esprit?
...
Dans mon LP, vous avez des gamins qui ont vécu à eux seuls les malheurs de chacun des lecteurs commentateurs d'ici. Pour exemple: dans une de mes classes, il y a une fille de 15 ans qui a accouché au même âge que sa mère (elle lui a dit: "Tu n'as aucune réflexion à me faire, tu as fait la même chose"), une autre dont le maman est en HP après une tentative de suicide, une autre dont le père boit, et qui, avec sa femme, insulte sa gosse à la traitant de nulle, d'incapable, et peut-être même de fille de pute (elle est interne pour être le moins possible chez papamaman), puis aussi, celle-là, dont je ne connais pas les antécédents psychologiques, mais qui est aussi instable qu'un pont de singes. Le reste de la classe se trouva contaminée par tant de légèreté et de joie de vivre, et de bonheur d'être assis derrière un bureau.

J'ai dû faire avec; et c'était un travail... difficile.

Puis ceci: la CPE me dit: "Tant qu'on laissera 5% des élèves d'une classe la pourrir, c'est foutu". Le problème est donc l'impossibilité de renvoyer les fouteurs de m... Les ordres sont: Keep them. Mais, paradoxe: quand ces fouteurs de m... ont une vie compliquée, ha, hé bien, heu, ces mêmes qui demandent la fermeté lancent: "Donnons-leur, encore, une chance".
...
Je suis intimement convaincu d'une chose: nous, les profs, nous allons devoir de plus en plus affronter le réel de nos élèves, le je-m'en-foutisme ou les manques des familles (je suis assure: les familles Tuyau-de-poêle sont légions!) - quand l'instruction et l'éducation pour elles-mêmes ont foiré ou n'ont pas été intégrées dans leur existence, que faut-il attendre, de leur part, pour exiger de leurs enfants l'apprentissage des savoirs?

Ecrit par : Pendariès | 14 mars 2008

Hélas ! En primaire, depuis 1881, nous avons toujours eu des familles Tuyau de Poêle et tous les f... de merde possibles et imaginables.

Depuis quelques années, « ils » nous en ont même rajouté quelques-uns, ceux qui précédemment ne passaient pas par la case départ, ne touchaient pas F 20 000 et qui, après deux CP d’adaptation, se dirigeaient directement vers la classe de perfectionnement.
Sans compter toutes ces nouvelles maladies qui affectent les petits enfants du XXI° siècle, la dyspraxie, l’hyperactivité, la dyslexie viséo-attentionnelle, les victimes de troubles de déficit de l’attention sans hyperactivité et autres troubles de l’apprentissage et du comportement.

Pour nous rendre le challenge encore un peu plus difficile, on nous a aussi, si ce n’est interdit, tout du moins fortement déconseillé le redoublement, facteur d’échec scolaire, paraît-il...

De temps en temps, quand un gamin balance une chaise à la figure de la maîtresse, risquant au passage d’amocher trois ou quatre de ses petits camarades, après moult équipes éducatives, entretiens avec le psychologue scolaire, l’assistante sociale et des parents plus ou moins coopératifs, on arrive, dans la limite des places disponibles, bien sûr, et elles sont peu nombreuses, à faire admettre le chérubin dans un ITEP, à moins qu’il n’aille simplement dans l’école d’en face pourrir la vie d’une autre classe...

Mais revenons-en à votre première question. Dans l’école où je travaille, les jeunes parents sont dans cet état d’esprit, familles Tuyau de Poêle comprises. Les amis de ma fille, vingt-six ans et mère d’un bébé de dix mois, aussi dans leur grande majorité.

Bien sûr, les familles Tuyau de Poêle ont de la peine à concevoir quel est exactement le rôle qu’elles ont à jouer dans la scolarité de leurs enfants. Pour elles, l’achat de l’ordinateur, du cartable de marque et des baskets qui courent vite devrait suffire. Il ne faut pas leur demander en plus d’inscrire les petits à la médiathèque, de les emmener ne serait-ce qu’au zoo et de leur faire écouter autre chose que la Star Ac’.
Il ne faut même pas leur demander de coucher le petit vers 20 h, de lui faire manger autre chose que des chips et des fraises tagada et de lui imposer d’enfiler des bottes en caoutchouc les jours de pluie, des sandales les jours de grosse chaleur et un blouson dont la fermeture à glissière fonctionne les jours de grand Mistral.

En revanche, chez nous du moins, une fois qu’on leur a expliqué que le petit devait lire sa page de lecture tous les soirs, qu’apprendre une conjugaison nécessitait de faire épeler les terminaisons, qu’une table de multiplication s’apprend dans l’ordre mais aussi dans le désordre, généralement, c’est fait. Ils ont parfois un peu plus de peine avec la récitation et nous sommes souvent obligées de faire tout le travail de compréhension en amont et, pour les plus petits du moins, d’entamer franchement le travail de mémorisation.

Si les parents ont peur de ne pas être capables d’assurer ce minimum syndical, ils font l’effort de conduire presque chaque soir le fiston ou la fifille à l’aide aux devoirs ou de trouver une mamie du quartier qui est ravie de jouer à la maîtresse avec les petits voisins (ne vous vexez pas, Maminou).

Ils ont déjà beaucoup plus de peine si la maîtresse demande en « devoirs du soir » de collecter des documents sur les abeilles ou la Préhistoire ou de rédiger le questionnaire qui servira lors de la visite du journaliste invité à l’occasion de la Semaine de la Presse.

Cela surprend toujours les jeunes collègues qui ont appris que c’était cela qu’elles devaient demander aux familles et qui se retrouvent toutes surprises avec les douze pages sur les abeilles de l’Encyclopédie Encarta que le gamin serait bien en peine de lire ou des questions débiles du style : « C’est quoi votre métier ? Est-ce que vous avez des enfants ? Vous aimez faire journaliste ? Vous avez déjà interviewé Claude François (pour rester dans le thème du jour) ? »

Si on leur conseille de leur donner une photocopie du Bled pour que les gamins remplissent les petits trous, comme les parents le leur réclament, certaines hurlent au manque de professionnalisme et continuent de galérer avec des gamins de moins en moins motivés par le travail du jour, se basant comme il se doit sur les recherches entamées à la maison, d’autres cèdent, en se cachant du conseiller pédagogique et de l’IEN et obtiennent des succès plus ou moins flagrants selon qu’elles le font de manière quotidienne ou seulement les jours où elles avaient la flemme de programmer une de ces mirifiques recherches dignes d’un thésard.

Mon amie Maminou connaît un autre style de classe, celle où les devoirs consistent à faire le cahier de mathématiques et les leçons de grammaire à la maison (bonjour Dobolino) tandis que l’école se charge des visites au musée de ceci et au théâtre de cela. Il faudra lui demander si, dans cet autre cas de figure, tous les parents s’investissent et suivent le programme imposé par l’enseignante.

En conclusion, il me semble que si la Famille Tuyau de Poêle sent que son enfant est correctement pris en charge par l’école, que l’enseignant fait son boulot et qu’il ne lui demande que d’accompagner cette scolarité par des travaux à sa mesure (relire la lecture, faire réciter une ou deux leçons, surveiller la copie d’un exercice écrit très simple) et ce, dès le CP, elle s’engagera, même si, hélas, ce n’est pas pour cela qu’elle prendra effectivement réellement en charge l’éducation de sa progéniture.

Comme nous tous ici, j’ai été confrontée lors de ma carrière à des cas très graves, comparables ou même pires que ceux que vous décrivez. Souvent, mais pas toujours hélas, la stabilité de la journée de classe, son rythme immuable, ses exigences lisibles par des enfants ont permis à ces pauvres gosses de trouver dans l’école une bouée de sauvetage ou au moins un lieu de sécurité où ils pouvaient se raccrocher à quelque chose.

J’ai aussi remarqué que ces enfants-là disjonctaient le plus souvent dès que nous programmions quelque chose qui sortait de l’ordinaire (une sortie, un travail de groupe, une récréation un peu plus longue que d’habitude).

Parfois, nous n’avons pas pu faire grand-chose pour eux, surtout les rares fois où nous avons eu l’idée de les « décrocher » et de leur offrir une « différenciation », d’autant plus que nous craignions de rajouter à leurs troubles celui qu’est censé provoquer le redoublement.


Pourtant quoi de plus naturel que d’aller moins vite avec un enfant plus lent ou trop perturbé par une vie de famille traumatisante pour être capable de se concentrer aussi longtemps que ses camarades sur un exercice ou une leçon ? Lorsque nous, adultes, vivons un cataclysme, notre médecin n’hésite pas à nous octroyer un congé maladie. Lorsqu’un enfant vit la même chose, pourquoi n’a-t-il pas le droit de se laisser momentanément submerger par sa douleur puis de reprendre son « métier d’enfant » là où il l’avait laissé avant que de sombrer dans le gouffre ?

Ecrit par : catmano | 15 mars 2008

@jpb
Ma mére me charge de vous dire qu'elle se régale en dégustant votre prose. J'en salive d'avance mais ne vous lirai que dans l'avion du retour, mardi.

Je n'ai pas trouvé Fin de récré dans l'unique librairie de mon village, normal... le libraire est un pédagog-(commun)iste qui tord le nez et avale la commande pour les auteurs (par ex. Ormesson ou ....Brighelli) qui ne sentent pas le souffre, ou toute odeur rappelant celle des grenades lacrymogènes de mai 68.
Après cela on se demande pourquoi les gens commandent sur Amazon.fr

Ecrit par : Cadichon | 15 mars 2008

Coucou.

Je ne sais pas si ce lien a déjà été posté. Dans l'ignorance, je le poste :

http://www.marianne2.fr/Exclusif-le-gouvernement-ecorne-la-garantie-de-l-emploi-des-fonctionnaires_a84661.html?PHPSESSID=53f9a6e2fa9e37d0c84309d31fb13cae

Ca avance.

Ecrit par : Kap | 15 mars 2008

Pour ceux qu'intéressent la vie et l'avis du GRIP :
http://www.slecc.fr/communiques_GRIP/2008_mars_programmes.pdf


PS : je n'aurais pas cru Kissbeaf si troll !

Ecrit par : Pascal | 15 mars 2008

Kissbeef, pardon Christophe...
Pascal

Ecrit par : Pascal | 15 mars 2008

PS : je n'aurais pas cru Kissbeaf si troll !

Ecrit par : Pascal | 15 mars 2008

Pas cap, le grill!

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mars 2008

Bonjour, Pascal…
C'est sans doute ce que l'on appelle un "soutien critique" ? Il faut certainement intervenir pour clarifier ce qui, dans les programmes du Primaire, est encore un peu flou, mais le GRIP pourrait noter un peu plus franchement le travail du ministère ("en finir avec trente ans de pédagogisme", a dit Darcos en réponse à l'article des duettistes du Nuvel Obs). Il n'y a qu'à écouter ce qu'en dit Meirieu sur son site (ce garçon enregistre sa voix, il y a du Ron Hubbard chez Meirieu) : il en revient carrément à la politique de l'élève au centre, qu'il récusait il y a six mois dans une cure momentanée d'auto-critique (cela tient à vrai dire au double langage du pape des IUFM, selon le média auquel il livre sa pensée — il y a du Tarik Ramadan chez cet homme).
Cadichon, je suis bien content que Fin de récré plaise — pour le moment — à votre maman, que je salue. J'ai dit à l'antenne que c'était presque un livre collectif, et qu'il devait bien des choses aux participants du blog — à tus les participants, je ne suis pas sectaire — enfin, pas tout le temps…
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 mars 2008

Merci Catmano pour votre réponse.
Outil possible pour les maîtres, mais qu'en est-il en sixième?

Ecrit par : Philippe | 15 mars 2008

il en revient carrément à la politique de l'élève au centre, qu'il récusait il y a six mois dans une cure momentanée d'auto-critique...

Ecrit par : brighelli | 15 mars 2008

Je viens de lire avec délectation les 14 premiers chapitres de "Fin de récré". Il est vrai on y trouve condensé en un seul volume bien des propos tenus et échangés ici sur ce blog.
On voit se dessiner une idée claire et cohérente de ce que doit être l'école en ce début de XXI siècle. Idée que je partage, personnellement, même si on n'y parle pas m'a-t-il semblé de l'EPS, du russe et aussi de la question difficile de l'intégration des élèves déficients, handicapés. Elèves qui n'ont rien à voir avec la figure du "nouveau cancre" (CH 10).

Il est à craindre que cette vision de l'école que peint dans cet ouvrage JP Brighelli incite les nombreux opposants à repartir en croisade. Je suis très pessimiste sur l'avenir de nos établissements d'enseignement.

Bon j'entends chanter la Marseillaise...J'espère que nos bleus vont donner aux gallois une petite leçon de rugby à 15.

Ecrit par : buntovchik | 15 mars 2008

"Bon j'entends chanter la Marseillaise...J'espère que nos bleus vont donner aux gallois une petite leçon de rugby à 15."

Ecrit par : buntovchik | 15 mars 2008

Personnellement, je préfère: "que le meilleur gagne, et en évitant de se foutre sur la gueule plus que nécessaire".
Bon match à ceux qui regardent.

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mars 2008

L'alphabet phonétique international! Mon fils y a eu droit pendant plus d'un mois en 6è. Cela fait-il vraiment partie du programme de Français ? Pouvez-vous me renseigner Anne-Marie?

Ecrit par : Philippe | 15 mars 2008

J'ai toujours sauté par-dessus, et sur les exercices qui vont avec (par exemple dans O.R.T.H, Guyon, Hatier) et je me suis toujours demandé qui était assez foldingue pour le faire apprendre aux élèves, alors qu'ils ont tant de difficultés par ailleurs.

Bon, apparemment, il y en a ! ...des foldingues.

L'intérêt, si intérêt il y a, c'est de leur faire transcrire en "bon français" des phrases écrite en alphabet international...

Qu'est-ce qu'on n'irait pas inventer pour éviter de faire des dictées !

Tant qu'à faire, ce serait plus intéressant de faire l'alphabet grec, mais je ne m'y suis jamais risqué non plus, enfin, pas systématiquement et pas pendant un mois !

C'est une idée typique de pédago.

Ecrit par : Robin | 15 mars 2008

Je ne suis pas sûr, Robin. Cela faisait, en tous cas, beaucoup plus partie intégrante du programme des "FP", au temps des écoles normales, et dans le but d'être transmis aux élèves dans les classes, que de celui des "PE" dans les formations IUFM de maintenant.
Ceci-dit, je suis d'accord avec vous.

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mars 2008

Je ne suis pas sûr, Robin. Cela faisait, en tous cas, beaucoup plus partie intégrante du programme des "FP", au temps des écoles normales, et dans le but d'être transmis aux élèves dans les classes, que de celui des "PE" dans les formations IUFM de maintenant.
Ceci-dit, je suis d'accord avec vous.

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mars 2008

L'idée de faire apprendre l'alphabet phonétique international existe depuis longtemps et effectivement au niveau du collège, mais je n'ai jamais entendu dire que c'était obligatoire. Il n'y a rien dans ce sens dans les directives officielles.

Ecrit par : Robin | 15 mars 2008

Merci à vous aussi Robin. C'est en tous les cas un "pédago" typique: ni orthographe ni grammaire, ou seulement à très petite dose dans des séquences où l'élève papillonne au milieu de photocopies!

Ecrit par : Philippe | 15 mars 2008

Kap nous communique un lien vers un article de Marianne.
Faut voir dans les détails avant de s’affoler, il y a parfois à boire et à manger dans cette gazette.

Dans le même ordre d’idée, voici le compte rendu d'une rencontre syndicale avec le secrétaire général d'une académie. Un peu long mais édifiant !

Désolé pour l'orthographe, c'est un copié collé, le SNES (ou autre syndicat ?) ferait bien d'organiser quelques sessions de rattrapage pour ses représentants ...

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Bonjour,

Ce matin (.. début février), nous avons donc rencontré avec les autres organisations syndicales le rectorat dans le cadre d'un groupe de travail sur les "perspectives qui s'offrent aux enseignants de STI confronté à des sureffectifs dans leur discipline" (selon les termes du rectorat).

Nous avons a nouveau fortement protesté contre les affectations hors discipline et rappelé l'illégalité de telles affectations à plein temps et la nécessité d'avoir l'accord des enseignants avant de leur confier un tel service.

Le rectorat (représenté par Mr XX secrétaire général) ne prévoit toujours pas de se conformer aux décrets de 50, argumentant qu'il faut que les TZR de STI "ne restent pas à la maison" (!!!!) étant donné qu'il y a un "sureffectif". Le rectorat a balayé d'un revers de main nos explications sur l'augmentation des effectifs par groupe (et la non ouverture de groupe) qui accentue le "sureffectif".
Le rectorat a redit que les problèmes concernaient surtout les génies mécanique construction et productique et les électrique électronique.

Comme certain l'on vu dans le projet rectoral présenté, 3 solutions sont proposées par le rectorat (force est de constater que leur présentation pousse plutôt à la reconversion...):

1. Les enseignants de STI qui désirent rester en STI pourront toujours être affectés en math, physique chimie, technologie ou autre discipline aussi bien en collège ou lycée général et technologique qu'en LP... Bref le rectorat annonce qu'il va continuer comme maintenant !
Nos avons martelé notre totale opposition à cela... La seule réponse du rectorat est qu'il demandera aux enseigannts de STI ce qu'il préfèrent (mais rien ne dit qu'il respectera le choix et déclare que ceux qui n'auront rien indiqué il les mettre où il voudra !)
Nous avons soulever le problème d'inspection des enseignants affectés dans une discilpine pour laquelle ils n'étaient pas volontaires : d'un côté, s'il ne seont pas inspectés ils sont pénélisés, et de l'autre s'ils sont inspectés ils risque de voir leur note baissée ! Bien que le rectorat est affirmé que les enseignants ne doivent pas être pénalisés pour cela (enfin du point de vue global... le rectorat n'ayant pas exclu des baisses individuelles !), les inspecteurs présnets (STI, math et physqiue-chimie) ont dit qu'ils s'étaient mis d'accord pour inspecter à deux (STI + l'autre matière) les personnes concernés (tout en reconnaissant que l'inspection à deux étaient difficile à organiser par exemple dans le cas des STI affectés en LP...).

2. Il est possible de changer de discipline (et de participer au mouvement intra dans l'académie de XXX seulement) tout en conservant la qualification en STI (et permettre ainsi un retour éventuel en STI si la situation s'améliore un jour.) . Le changement de discipline se fait selon un protocole (voir-ci-dessous).

3. Il est possible de changer définitivement de discipline (selon le même protocole) et ensuite de participer au mouvement intra (mais aussi à l'inter s'ils le souhaitent).
Le Rectorat a seulement reconnu que les demandes de changement de discipline sont bien causées par l'administration (conséquences des problèmes de gestion dont sont victime le spersonnels), ce qui implique une bonification particulière dans le cadre du mouvement dans la nouvelle discipline.

La bonification rectoral de 1000 points proposée est en cours d'examen : d'une part ces changements (forcés) e discipline s'apparente à des mesures de cartes scolaires et donc c'est plutôt 1500 points et non 1000 qu'il faudrait donner, d'autre part se pose la question délicate de l'équilibre du mouvement (où comment consillier les différents intérêts des enseignants de math en postes fixe, TZR, en ZEP,... qui attendent depuis des années une mutation parfois en galérant à l'autre bout de l'académie, bref l'inconciliable auquel se rajoute les TZR STI qui galèrent depuis des années... ).
Les syndicats et le rectorat doivent réfléchir jusqu'à mardi prochain, jour de la discussion sur le mouvement intra 2008.

En ce qui concerne les protocoles de changement de discilpine, nous avons obtenu une certaine harmonisation enre les disciplines : tous les enseignants demandant à changer de discilpine feront entre 1/2 et 2/3 de leur temps de service devant des classe de la nouvelle discipline et le reste en formation (que l'inspection doit encore préciser : à l'université, en interne ?).
Le rectorat n'a pas retenue notre proposition de ne donner que de 6 à 8 heuresde cours comme pour les stagiaires PLC2. Par contre il s'st engagé à payer tous les frais de formation (y compris d'éventuels frais d'inscription universitaires). Les formations devraient aussi être individualisées (certains ont besoin d'une remise à niveau dans la discilpine,...), mais cela semble poser des problèmes d'organisation à l'inspection de math.

Il faut donc se remobiliser pour :
- continuer à protester contre les affectations hors discipline (la pétition et la lettre à transmettre par voix hiérarchique et en cours de relecture et nous allons "profiter" de la parution du livre de la commission Pochard qui prône la bivalence pour la lancer)
- veiller à une formation de qualité pour ceux qui veulent changer de discilpine.

Le rectorat devrait bientôt publier la circulaire sur "perspectives qui s'offrent aux enseignants de STI confronté à des sureffectifs dans leur discipline" (tout ce que j'ai écris ci-dessus est un rapide compte rendu des discussion... je rappelle que seul le rectorat décide au final et que seul le rapport de force obtenu lors des actions diverses permet de donner du poids à nos revendications).

Ecrit par : Zorglub | 15 mars 2008

"Il y a du Ron Hubbard chez Meirieu"

Ecrit par : brighelli | 15 mars 2008

C'est un chef de secte, et c'est pour cela qu'il reste dangereux.


"Dans le contexte de la préparation des futurs professeurs des écoles aux réalités de terrain (self-défense contre la violence et les incivilités), L'IUFM de Clermont-Ferrand organise un combat de catch entre Jean-Paul Brighelli ("Le bourreau de L'Hérault") et Philippe Meirieu ("L'angelot de Lyon"). Ce match sera l'occasion de départager une bonne fois pour toutes les tenants de la "pédagogie explicite" et ceux du "constructivisme". Venez nombreux !"

Ecrit par : Robin | 15 mars 2008

Très franchement, Robin, vous trouvez ça drôle? Excusez-moi, mais moi pas du tout. Cela me paraît une erreur de faire à Meirieu l'honneur de le confronter à Brighelli. Une telle confrontation n'aurait absolument aucun intérêt. Pour qu'il y ait débat, comme le dit Platon, qe vous connaissez bien , Robin, il faut avant tout savoir de quoi on débat. Or, avec cet esprit faux qu'est Meirieu, c'est impossible parce qu' on ne sait jamais de quoi on parle vraiment. Et comme il utilise les artifices rhétoriques les plus malhonnêtes, il réussit le tour de force démagogique de se poser en victime.
Meirieu rend confus tout ce qu'il touche. Il n'y a aucun dialogue possible avec cet illuminé.
Alors je ne trouve pas qu'il y ait lieu de plaisanter quand on évoque Meirieu. Car la plaisanterie rend toujours son objet sympathique. Or vous avez envie de plaisanter, vous, Robin, avec l'individu qui actuellement, en France, hait le plus les professeurs? Moi pas!

Ecrit par : Jean | 15 mars 2008

Bon, les meilleurs ont gagné, apparemment... Je n'ai regardé que les vingt dernières minutes, ceci-dit.

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mars 2008

"Car la plaisanterie rend toujours son objet sympathique."

Ecrit par : Jean | 15 mars 2008

Vous êtes sûr de ça?

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mars 2008

"Car la plaisanterie rend toujours son objet sympathique."

Ecrit par : Jean | 15 mars 2008

Vous êtes sûr de ça?

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mars 2008

Soit! Je l'ai écrit un peu vite! Cela dépend de la plaisanterie.
Celle du combat de catch était plutôt "plaisante" et risquait de rendre sympathique le concurrent opposé à Brighelli...

Ecrit par : Jean | 15 mars 2008

Bon, ça va pour cette fois! Mais ne recommencez pas! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mars 2008

Merci à vous aussi Robin. C'est en tous les cas un "pédago" typique: ni orthographe ni grammaire, ou seulement à très petite dose dans des séquences où l'élève papillonne au milieu de photocopies!

Ecrit par : Philippe | 15 mars 2008

Ce qui est absolument sidérant dans ce cas précis, c'est que les élèves auront sans doute à transcrire "en bon français" des phrases écrites en alphabet phonétique international (qu'ils auront laborieusement appris), alors qu'ils n'auront pas appris l'orthographie du français. Quelle est l'utilité de cette "usine à gaz" ?

Je sais bien que le "bon sens" ne doit pas être l'étalon absolu (concession au regretté Roland Barthes), mais enfin, il y a des limites.

Ecrit par : Robin | 15 mars 2008

Je me demande si notre équipe de France de rugby n'est pas victime du pédagogisme : entraîneurs travaillant en équipe pluridisciplinaire, tâtonnement expérimental sur le terrain, rejet de la transmisssion explicite par la charnière au profit du travail de groupe des avants, observation réfléchie du ballon par les trois-quarts, éloge du ludique, coup de pied en touche, etc.
Ne nous étonnons pas du résultat ; l'essentiel, comme à l'école, c'est de participer !

Ecrit par : Victor | 15 mars 2008

Bon, les meilleurs ont gagné, apparemment... Je n'ai regardé que les vingt dernières minutes, ceci-dit.

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 mars 2008

Bon, qu'est-ce que je vous disais : un prof d'IUFM qui regarde le match est d'emblée satisfait...

Ecrit par : Victor | 15 mars 2008

Alors je ne trouve pas qu'il y ait lieu de plaisanter quand on évoque Meirieu. Car la plaisanterie rend toujours son objet sympathique. Or vous avez envie de plaisanter, vous, Robin, avec l'individu qui actuellement, en France, hait le plus les professeurs? Moi pas!

Ecrit par : Jean | 15 mars 2008

Vous avez sans doute remarqué Jean que les pédagos, comme tous les idéologues, ne plaisantent pas ; c'est leur point faible...Ceci dit, il me semble que le susnommé a déjà été opposé à JPB...Ce n'était pas un combat de catch, mais "le bourreau de l'Hérault" )))))) l'emporta, à mon avis, haut la main.

Ecrit par : Robin | 15 mars 2008

Vous avez sans doute remarqué Jean que les pédagos, comme tous les idéologues, ne plaisantent pas

Ecrit par : Robin | 15 mars 2008

En êtes-vous sûr? Car chaque fois que je vois Meirieu participant à un débat, il est toujours en train de rire alors qu'il n'y a rien de drôle.

Ecrit par : Jean | 15 mars 2008

Ne devenez pas sectaire à votre tour Jean. Si vous n'avez pas souri à la boutade de Robin, c'est qu'il y a un problème chez vous.

Ecrit par : Loki | 15 mars 2008

Mon amie Maminou connaît un autre style de classe, celle où les devoirs consistent à faire le cahier de mathématiques et les leçons de grammaire à la maison (bonjour Dobolino) tandis que l’école se charge des visites au musée de ceci et au théâtre de cela. Il faudra lui demander si, dans cet autre cas de figure, tous les parents s’investissent et suivent le programme imposé par l’enseignante.
Catmano

Et oui, je suis confrontée à ceci avec un gamin dans la classe duquel se multiplient les sorties "culturelles" , sportives et ludiques au rythme d'une, sinon deux par semaine.
Et Je ne vous parle pas des longs trajets en bus que nécessitent ces escapades ni de leur coût.
Mais là, le conseil général et la communauté des communes sont généreux parce que riches et "le peuple" esbaudi se réjouit : on met les moyens financiers nécessaires pour éveiller les enfants !!!

Et le gamin que je suis 2 fois par semaine en soutien scolaire , rapporte régulièrement 4 exercices de grammaire ou de conjugaison (à faire dans le cahier de classe, ce que je trouve particulièrement honteux!) ou 4 pages du fichier de calcul à exécuter à la maison.

En classe, on évalue... et on "blablate" sur l'orgue Gallinet (et ses gammes chromatiques) du village voisin ou sur l'analphabétisme dans le monde après avoir visionné un film alors que jamais, au grand jamais , on n'a étudié quoi que ce soit en Géographie dans cette classe !!!

Mais je ne parle pas volontiers de tout cela, car "j'ai mal à notre éducation nationale" où j'ai passé tant d'années de bonheur : bonheur d'enseigner à des gamins qui aimaient l'école, même ceux qui venaient de familles tuyaux de poêle, bonheur de travailler avec quelqu'un qui avait comme moi de l'ambition pour nos élèves...

Et savoir que dans les salles de professeurs , on échange si souvent à propos de projets de changements d'orientations et d'aspiration à la retraite me désole vraiment.

Ecrit par : Maminou | 15 mars 2008

À qui voudrait en savoir plus sur la question évoquée beaucoup plus haut de la notation au Bac, et sur cette "enquête" si merveilleusement bâclée par des "spécialistes" des "sciences de l'Education", je conseille de voir ou revoir "Revu et corrigé", l'émission animée par Paul Amar, demain sur la Cinq à 13h15. Elle passait ce soir à 19h, mais tout le monde ne reçoit pas la TNT.
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 mars 2008

Ne devenez pas sectaire à votre tour Jean. Si vous n'avez pas souri à la boutade de Robin, c'est qu'il y a un problème chez vous.

Ecrit par : Loki | 15 mars 2008

D'une part Meirieu m'insupporte parce que tout dans ma pratique quotidienne de la classe est exactement à l'opposé de ses dogmes, et d'autre part je trouve sincèrement le rapprochement avec Jean-Paul Brighelli particulièrement incongru. La partie ne serait pas égale entre un intellectuel aux idées claires et un faux penseur aux idées fumeuses. En le confrontant à Brighelli, vous envoyez Meirieu au casse-pipe comme ça s'est déjà produit. Le score est connu d'avance. Alors à quoi bon?

Ecrit par : Jean | 15 mars 2008

On ne peut pas avoir le beurre, l'argent du beurre, le sourire de la crémière et le tout gratuitement. Faut pas pousser!

Ecrit par : dobolino | 15 mars 2008

Vous me conseillez, Dobolino, de faire suivre à mes petits-enfants des cours Acadomia?
Pour l'instant, leurs écoles sont "gratuites", mais c'est une bonne idée.
Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 15 mars 2008

Le bac bradé

Education. Pour stabiliser les taux de réussite, les correcteurs ont été invités à relever leurs appréciations.


Bac : le grand marchandage des notes avant les résultats. (Le Figaro Lundi 4 juillet 2005) Marie-Estelle Pech.


Alors que les élèves de terminale s’apprêtent aujourd’hui, le ventre noué, à découvrir leurs résultats au bac, savent-ils que les correcteurs ont parfois « modifié » des notes selon d’autres appréciations que celles de leur copies ?

Tous les ans, dès la fin des épreuves écrites, une négociation entre correcteurs et inspecteurs régionaux se met en place lors de "deux commissions d'harmonisation "successives, académie par académie.
Les enseignants que nous avons interrogés divergent sur l’objet de cette intervention. Les uns disent qu’elle a pour but d’aider les candidats à obtenir le bac, tandis que les autres affirment qu’elle sert à lisser les notes et éviter les injustices.

Une chose est sûre : la note finale n’est pratiquement jamais la note initiale. Selon un professeur d’histoire-géographie, « dans ma discipline, cette année, 30 à 40 % des copies ont vu leur note relevée ».

Concrètement, une première commission de correcteurs établit un barème à la vue des premiers devoirs. Ce système permet d’éviter un taux de réussite trop bas si un exercice a été raté par une majorité d’élèves. « Une deuxième commission se réunit pour que 80 % obtiennent le bac », résume, lapidaire, ce même professeur qui dénonce un « vaste tripatouillage ».

Comme nombre de ses collègues, il décrit les pressions « feutrées »des inspecteurs pédagogiques qui encouragent les enseignants à mettre de bonnes notes. Les écarts entre les académies – parfois jusqu’à 10 % -peuvent agacer les rectorats.

« L’an dernier, nous avons été parmi les pires dans cette matière, soyez indulgents ! », entendent-ils parfois. Les appréciations peuvent varier du tout u tout : en 2002, par exemple, un recteur a fait corriger une même copie de bac S en mathématiques par 100 correcteurs et obtenu des notes variant de 8 à 16 !

Depuis vingt ans, le ministère insiste sur la stabilité des taux de réussite. Ancien président de l’association des professeurs de mathématiques, Jean-Paul Bardoulat se souvient d’une commission où l’inspecteur avait carrément dit que les taux trop faibles faisaient exploser les lycées et les taux trop forts faisaient imploser l’université !

« Je ne suis pas contre le fait de gérer les flux mais il faut cesser de le dissimuler », s’agace cet enseignant. « On nous met la pression pour élever les moyennes, mais tout le monde se contrefiche que les élèves aillent à la décapitation dans les études supérieures », confirme un professeur d’économie.

Les brebis galeuses sont écartées au passage. Les rectorats choisissent les professeurs qui mettent les notes les plus élevées en terminale et qui obtiennent la meilleure moyenne au bac, reconnaît Pierre Merle, sociologue et professeur à l’université de Rennes, spécialiste de l’évaluation scolaire. Et les plus sévères sont parfois…privés de correction.

En 1996, une examinatrice d’anglais a même été relevée pendant l’examen pour « notation trop sévère ». La moyenne des premières notes qu’elle avait attribuées à l’oral d’anglais s’élevait à 8. Evidemment, cette technique permet d’éliminer des enseignants exagérément sévères, comme ce professeur de philosophie qui avait mis 60 zéros sur 120 copies de S, sous prétexte qu’elles « n’étaient pas philosophiques ».

Lorsqu’un incident survient, les élèves n’ont rien à craindre. En 2003 comme en 1995, l’épreuve de maths de série S avait été jugée trop difficile. En notant les copies sur 22, voire 33 points dans certaines académies, tous les candidats avaient été sauvés. Pis, selon l’association des professeurs de mathématiques, la moyenne des maths cette année –là n’a jamais été aussi bonne ! « L’aubaine a profité aux mauvais élèves », regrette Jean-Paul Bardoulat.

Pierre Merle, sociologue professeur à l’université de Rennes, réfute cependant le reproche d’indulgence excessive.

« Les tests de niveau dans l’armée donnent les mêmes résultats depuis trente ans », argue-t-il. La seule année où le bac a été bradé, assure-t-il, c’était en 1968. Certes, l’orthographe s’est fortement détériorée depuis quelques années, reconnaît-il, confirmant une plainte récurrente des correcteurs. « Par contre, les élèves sont bien meilleurs à l’oral ou en informatique. » Surtout, le pouvoir des services d’inspection varie selon les professeurs, nuance-t-il.

Certains « intégristes » considèrent que leur travail n’est pas discutable et refusent toute intervention. Et les commissions d’harmonisation permettent, selon lui, de « maîtriser les aléas de la correction même si le système est imparfait. »

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 15 mars 2008

Jean, vous êtes entier, et c'est tout à votre honneur. De plus, on ne peut pas vous reprocher d'en vouloir à Meirieu, l'un des fossoyeurs de l'école française. Tout le monde est d'accord avec vous ici (à l'exception de CS - mais qui s'en soucie?).
Ne tombez simplement pas dans l'excès inverse: idolâtrer Darcos ou même ne pas apprécier une gentille blague dans laquelle Meirieu et JPB apparaissent tous deux. Voilà.

Ecrit par : Loki | 15 mars 2008

Bonjour
Je suis institutrice en élémentaire. J'écris ici pour la première fois pour vous rapporter ce que j'ai entendu lors d'une réunion de "concertation" sur les nouveaux programmes (1ère partie : français, cycle 3).
Précision : mes collègues de cycle 3 ont 40-50 ans et ne sont ni conseillers pédagogiques, ni maîtres-formateurs...

- C'est quoi un "complément d'attribution"?
- Quoi? Ils remettent les propositions? Ce n'était plus au programme ! (instit de CM2)
- Mais si... Tu vois, c'était écrit : "la phrase complexe", ça veut dire qu'il fallait étudier les propositions !
- D'accord, mais moi, je ne fais que nom / verbe / adjectif et ce n'est toujours pas acquis en juin.
- Que restera-t-il à faire au collège?
- J'ai bien l'impression qu'on veut nous faire revenir au Bled et à l'application des fameuses règles que les élèves ne comprennent pas... Remarquez, ce matin, on a rencontré dans un texte un nom en "-ou" au pluriel et plusieurs élèves connaissaient la célèbre liste et l'ont même récitée !! (rires)
- (moi) Vous trouvez inutile la mémorisation de ces règles?
- oui, car tous ces exercices sont stupides et hors contexte.
D'ailleurs, l'orthographe n'est plus aussi importante que par le passé. Un de mes amis, ingénieur, fait presque une faute à chaque mot. Mais cela ne l'empêche pas d'exceller dans son domaine! En fait, de nos jours, l'orthographe sert surtout à classer les gens.
- C'est comme avec toute cette conjugaison. on va creuser les inégalités. Ceux qui ont la chance d'entendre des subjonctifs à la maison s'en sortiront, mais les autres! C'est dégueulasse!
-(moi) Ce n'est pas plutôt l'inverse? Ces élèves peuvent-ils employer le subjonctif si on ne le leur enseigne pas?
- Il suffit de les reprendre oralement, par exemple quand ils disent "pour qu'il vient". Mais surtout pas de contrôle.... ils seraient stigmatisés!
- C'est comme tous ces temps : passé antérieur, plus que parfait... Qui emploie ça? Oui, d'accord, quelquefois, dans les livres... Bon, ben il suffit de leur dire : "Voyez ce verbe, il est est à un temps qui s'appelle futur antérieur, que vous apprendrez plus tard. Cela leur parle plus aux enfants.

etc.

Ce n'est pas gagné...
-

Ecrit par : Guillemette | 16 mars 2008

Merci Guillemette en étant à l'intérieur du système de destruction, de venir témoigner.

Toujours de l'intox grave, Dobolino ?

Ecrit par : Carole | 16 mars 2008

Merci à Guillemette : c'est tout à fait la moyenne de ce qui se passe, et les IEN les plus rétifs ux réformes ont encore de beaux jours devant eux.

Pourquoi diable voudriez-vous que je m'opposasse à Meirieu ? Cela nous est arrivé déjà près d'une dizaine de fois, à la télé, à la radio, dans les journaux et dans les FNAC. Ce serait le rematch du rematch. Comme on dit en anglais : he is history.
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 mars 2008

Pourquoi diable voudriez-vous que je m'opposasse à Meirieu ?

Ecrit par : brighelli | 16 mars 2008

Cela n'aurait strictement aucun intérêt.
On ne discute pas des dogmes, on les rejette. Et on essaie d'en purger le ministère.
On discute pas les idées de Meirieu, puisqu'elles sont La Vérité!
La dogmatique meiriolique est totalitaire :"Changer l'école pour changer la société, changer la société pour changer l'école". Dans l'école voulue par Meirieu, on ne respire pas: on s'y formate, on y étouffe.

Ecrit par : Jean | 16 mars 2008

Stanislas Dehaene, sur France-inter, ce matin; son livre, "les neurones de la lecture", va t-il mettre tout le monde d'accord concernant l'apprentissage de cette dernière? Les paris sont ouverts.

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 mars 2008

"Bon, qu'est-ce que je vous disais : un prof d'IUFM qui regarde le match est d'emblée satisfait..."

Ecrit par : Victor | 15 mars 2008

Expliquez-nous ça, Victor... Satisfait de quoi, exactement?

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 mars 2008

J'ai toujours sauté par-dessus l'Alphabet phonétique international, et sur les exercices qui vont avec (par exemple dans O.R.T.H, Guyon, Hatier) et je me suis toujours demandé qui était assez foldingue pour le faire apprendre aux élèves, alors qu'ils ont tant de difficultés par ailleurs.
L'intérêt, si intérêt il y a, c'est de leur faire transcrire en "bon français" des phrases écrite en alphabet international...
C'est une idée typique de pédago.

Ecrit par : Robin | 15 mars 2008

L'A.P.I. n'est pas une idée typique de pédago, mais un outil pratique à un certain niveau, et à condition de ne pas en faire la panacée.
Figurez-vous que je le fais apprendre en prépa, parce que j'en ai assez de lire de manière quasi systématique dans les khopies des bourdes du type "ce texte est emprunt de poésie", ou "le dessin du romancier" : mes étudiants "n'entendent" pas ce qu'ils écrivent, en particulier les nasales -in, -an, ,-en, -on, -un, -ein, et les sons é, -è, -ê, -ai, -- ces jeunes gens étant à la fois déformés par l'accent dominant dans les médias (voix dans le masque, franchimandisation à l'extrême, absence d'articulation, vocifération érigée en système) et celui des "chansons" que certains, même en CPGE, écoutent : le souriant ragamuffin marseillais est certes plus sympathique que les éructations hargneuses des rappeurs du 9-3, mais il ne favorise guère la maîtrise de l'orthographe : on écrit comme on parle et on parle comme on entend, càd de travers... Bref, il y a du travail, en particulier dans la nécessaire articulation entre l'oral et l'écrit.
J'en profite pour rappeler qu'une consultation nationale sur les nouveaux programmes du primaire est ouverte sur le site du ministère ( lien "donnez votre avis" sur la page http://www.education.gouv.fr/preview.php?cid=21007 )
Il est important que ces réformes soient globalement encouragées, -- même si on n'est pas forcément d'accord sur toutes les mesures, ce qu'on peut exprimer d'ailleurs dans le questionnaire.
En tout cas, il est impératif que chacun de nous se fasse entendre, car c'est d'abord un bon enseignement primaire qui permettrait de résoudre tous les problèmes que nous
connaissons depuis le collège ... jusqu'à l'hypokhâgne, entre autres...

Ecrit par : FGuichard | 16 mars 2008

"Remarquez, ce matin, on a rencontré dans un texte un nom en "-ou" au pluriel et plusieurs élèves connaissaient la célèbre liste et l'ont même récitée !! (rires)"
Guillemette


Il doit y avoir un peu partout des parents et des instits à la retraite qui continuent à enseigner "ces horreurs traumatisantes" !!!

Ecrit par : Maminou | 16 mars 2008

CS a écrit : "Stanislas Dehaene, sur France-inter, ce matin; son livre, "les neurones de la lecture", va t-il mettre tout le monde d'accord concernant l'apprentissage de cette dernière? Les paris sont ouverts."

Quel niveau d'inculture épistémologique faut-il atteindre pour croire un seul instant qu'un réductionnisme expérimentalisant * puisse permettre d'accéder à la compréhension d'un phénomène comme l'acquisition de la lecture et, qui plus est, à une déduction univoque de la meilleure façon d'en réaliser l'apprentissage.

* : a fortiori en neurobiologie "moderne".

Ecrit par : dugong | 16 mars 2008

Passionnant, Françoise... Ceci-dit, la "voix dans le masque" n'est pas une mauvaise chose en elle-même... Mais qu'est-donc la "franchimandisation"?

Concernant la page des programmes, comment pourrait-on dire; un mélange de grand-écart, de voeu pieux, de langue de bois, et quelques phrases qui m'ont fait rire jaune; celle-ci, par exemple: "Les programmes de sciences, d'histoire géographie et de pratique artistique sont recentrés sur l'essentiel."
Bonne journée à tous.

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 mars 2008

Dugong, c'était de l'humour! Ceci-dit, je vais quand même lire ce livre! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 mars 2008

www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/2008/programmes_frack.aspx

Un petit lien qui débouche sur un texte réjouissant de l'inspecteur Frackowiak, membre de la direction de la fédération PS du Nord-Pas-de-Calais.
Bonne lecture.
GM

Ecrit par : guy morel | 16 mars 2008

CS a écrit : "Dugong, c'était de l'humour! Ceci-dit, je vais quand même lire ce livre! ;-)"

Pour vous peut-être (cela me rassurre un peu) mais ma réaction un peu vive est liée à quelques souvenirs d'interventions très inquiétantes sur ce sujet et notamment sur ce blog.

Il faut s'efforcer de ne pas croire beaucoup plus que ce qu'on peut penser. C'est déjà en soi une véritable ascèse.

Ecrit par : dugong | 16 mars 2008

Allez une petite aristotélicienne avant de faire de la plomberie :

Frackowiak est à l'éducation ce que Minou Drouet fut à la poésie.

Ecrit par : dugong | 16 mars 2008

Quel niveau d'inculture épistémologique faut-il atteindre pour croire un seul instant qu'un réductionnisme expérimentalisant * puisse permettre d'accéder à la compréhension d'un phénomène comme l'acquisition de la lecture et, qui plus est, à une déduction univoque de la meilleure façon d'en réaliser l'apprentissage.

* : a fortiori en neurobiologie "moderne".
Ecrit par : dugong | 16 mars 2008
Je me suis levé dans la grisaille, on dirait que le soleil se lève : enfin un jugement éclairé sur les divagations obscurantistes de Stanislas Deheane.
GM

Ecrit par : guy morel | 16 mars 2008

Et en lisant ce texte, on découvre cet autre lien :
http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/2007/MaternelleUnrapportmeprisant.aspx
Bonne lecture.

Ecrit par : catmano | 16 mars 2008

Je n'irai pas jusqu'à parler de divagations obscurantistes en ce qui concerne S. Dehaene mais il me paraît juste de dire que ce n'est qu'un neurobiologiste.

C'est, presque, tout dire...

Ecrit par : dugong | 16 mars 2008

Oui, merci à Guillemette.
Depuis le temps que je consulte ce blog je pensais prendre du recul,devenir plus forte mais non, rien à faire, ça fait toujours aussi mal et je ne supporte toujours pas cette entreprise de destruction. Quelle folie,quelle inconscience ! Qu'allons- nous devenir ? J'ai déjà rabâché que j'aimais bien les dictées questions dans mon école communale et l'analyse logique de la phrase où il fallait retrouver la proposition pricipale avec ses subordonnées s'articulant autour des conjonctons et des pronoms relatifs me fascinait. C'était magique. Non, non, je n'étais pas maso, j'étais juste une gamine comme les autres contente d'aller à l'école pour apprendre à m'exprimer correctement - lire ,écrire, compter c'était fait à ce stade - et poser d'autres questions pour aller plus loin dans la connaissance et la compréhension de ce monde où je grandissais.
Vraiment, je n'accepte pas cette entreprise de décervelage, cette démolition qui nous rabaisse et nous conduit à la perte de notre dignité. Je ne sais pas mordre la main qui m'a nourrie et ce que j'ai appris dans ma modeste école primaire me semble aussi solide que le pont romain de Vaison la Romaine qui résista à la crue de l'Ouvèze en 1992 et aux précédentes. Bon la comparaison n'est peut-être pas du meilleur goût mais je n'ai pas le temps de trouver mieux. En ce moment je lis et j'enregistre pour mes amis aveugles. Ah, le plaisir de lire à voix haute, en respectant la ponctuation, en artirculant, en y mettant le ton pour inviter celui qui vous écoute à suivre parfaitement la construction de la phrase pour mieux saisir les nuances de la pensée de celui qui l'a écrite, quel bonheur ! Un bonheur qui me vient de l'école primaire, à chaque fois renouvelé. Oui, je dis bien de l'école primaire. je persiste et signe et je dis un grand merci à mes maîtres dévoués et passionnés. Excusez-moi mais la moutarde me monte au nez. Allez, je retourne à mes cassette et bonne journée.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 16 mars 2008

mes cassetteS.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 16 mars 2008

Guillemette, ma collègue de cycle 3 ne savait pas non plus ce qu'était le complément d'attribution et se mélangeait un peu entre les propositions subordonnées. Elle va aujourd'hui dire bonjour à son ancienne instit' d'école primaire et est bien décidée à lui demander un ou deux cours particuliers.
Et si elle pouvait aussi lui donner quelques pistes sur la règle de trois, ça lui ferait bien plaisir...
Hier, nous avons fait notre concertation, et la seule chose qui nous inquiète, c'est la durée de la semaine de classe.
Même en faisant des récréations ric rac et en comptant qu'ils ne mettront jamais plus de cinq minutes à vider ou remplir leur cartable, copier leurs leçons sur le cahier de textes, lacer leurs chaussures ou décoincer leur fermeture éclair bloquée, ça va être sportif. Et je ne vous parle pas des semaines de rhume où les nez dégoulinent toutes les cinq minutes !

Ecrit par : catmano | 16 mars 2008

On peut toujours lire ceci sur Dehaene...

http://noel-2007-note-de-lecture.blogspot.com/

Ecrit par : Guillaume | 16 mars 2008

Saint Fracko me prédit un beau succès avec Fin de récré : j'aimerais bien, mais je crois surtout qu'il dit ça en manière d'exorcisme — "pourvu que ça n'arrive pas".
Autrement, sa diatribe haineuse vaut sans doute le coup qu'on la signale au ministère, où un fonctionnaire d'autorité en rébellion contre sa hiérarchie (rien ne l'a forcé, jadis, à se faire inspecteur, mais il a désormais un devoir de réserve) n'a rien à faire. Je veux bien que l'on taxe Sarko d'autoritarisme, mais Darcos a laissé en place toute la hiérarchie héritée de ses prédécesseurs (ce qu'avaient fait avant lui Robien et Fillon — la Droite a des complexes à couper des têtes, comme aurait dit en d'autres temps Emmanuelli), alors que la Gauche en 1981 avait remplacé 100% des recteurs en trois mois — non sans raison, si l'on se replace à l'époque.

FG, vous souvenez-vous d'une vanne de Paul Martin, que vous subîtes vous aussi et qui n'avait pas que des défauts, expliquant à ses élèves marseillais qu'un con testé n'est pas forcément incontesté ?
Hein (1) ? Qu'est-ce que vous dites ?
JPB
(1) Prononcer "hin"…

Ecrit par : brighelli | 16 mars 2008

- C'est comme tous ces temps : passé antérieur, plus que parfait... Qui emploie ça? Oui, d'accord, quelquefois, dans les livres... Bon, ben il suffit de leur dire : "Voyez ce verbe, il est est à un temps qui s'appelle futur antérieur, que vous apprendrez plus tard. Cela leur parle plus aux enfants.

etc.

Ce n'est pas gagné...

Ecrit par : Guillemette | 16 mars 2008

S'ils ne l'ont pas appris à ce moment-là, ils ne le sauront jamais vraiment. En collège, on apprend, d'accord, mais surtout on révise. Les plus favorisés ne sont pas forcément les enfants de milieux favorisés, mais ceux qui ont eu la chance de ne pas avoir des instituteurs, pardon des "professeurs des écoles" comme ceux-là.

Tout ce que je lis sur ce blog et sur d'autres ne font que confirmer le diagnostic...Et qui donc pourra prétendre que le pédagogisme n'a pas fait autant d'émules que de ravages ?

La "savante" (plus prétentieuse que savante) pensée-Meirieu-Charmeux-Frakowiack ici traduite en français banal est une accumulation de lieux communs mortifères : les lieux communs du pédagogisme ordinaire.

Ecrit par : Robin | 16 mars 2008

Allez une petite aristotélicienne avant de faire de la plomberie :

Frackowiak est à l'éducation ce que Minou Drouet fut à la poésie.

Ecrit par : dugong | 16 mars 2008

"Tous les enfants sont poètes, sauf Minou Drouet" (Jean Cocteau)

Ecrit par : Robin | 16 mars 2008

Fin de récré: (page 267) "Ce n'est pas d'augmentation de salaires dont nous avons le plus rapidement besoin - sauf les débutants".
(page 135) " La revalorisation annoncée par le président tarde à venir. Les caisses sont vides? Et les nôtres, qui avons perdu plus de 20 % de pouvoir d'achat en vingt ans"?

N'y-a-t-il pas là une petite contradiction?

Ecrit par : buntovchik | 16 mars 2008

"qu'un con testé n'est pas forcément incontesté ?
Hein (1) ? Qu'est-ce que vous dites ?
JPB
(1) Prononcer "hin"…"

Ecrit par : brighelli | 16 mars 2008

Hé oui, Jean-Paul... Mais Balkany est quand même (re)passé au premier tout à Levallois.

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 mars 2008

Darcos a laissé en place toute la hiérarchie héritée de ses prédécesseurs

Ecrit par : brighelli | 16 mars 2008

Cela, c'est la vraie classe.

Il suffit maintenant d'attendre que ces inspecteurs fanatisés perdent le sens et aillent jusqu'à la faute!

Ecrit par : Jean | 16 mars 2008

Une petite valse de Khatchaturian, "Mascarade suite", pour apaiser les bleus de l'âme :

http://dl.free.fr/fFvDBsrpv/03MASCARADESUITE.mp3

Ca vaut tous les mélanges alcools-anxiolytiques pour oublier.........

Santé !

Ecrit par : Sandra WAGNER | 16 mars 2008

Je veux bien que l'on taxe Sarko d'autoritarisme, mais Darcos a laissé en place toute la hiérarchie héritée de ses prédécesseurs...

Ecrit par : brighelli | 16 mars 2008

Je pense que l'on commet une grave erreur politique à vouloir dépolitiser la question scolaire. La "refondation de l'école" est une nécessité pour la vie de la nation, qui ne peut être perçue comme telle par tous les citoyens qu'au terme d'un débat politique débouchant sur des décisions politiques.

Il court dans "Fin de récré" cette idée que l'école n'est ni de droite ni de gauche. En quelque sorte elle serait l'affaire des techniciens , des professionnels, des experts. On redéfinit les priorités, on réécrit les programmes, on les discute et hop, le tour est joué! Cette approche techno-administrative sera cause de l'échec annoncé de cette "refondation". Pas besoin de sortir de l'ENA pour prévoir cette fin.
En fait, il aurait fallu que X Darcos refasse ce qu'a fait Legrand au début des années 80, mais dans l'autre sens. Impliquer les "principaux acteurs de l'école", dans un grand débat démocratique, (politique), profitant de l'élan créé par le changement politique. Il faut croire que si ce débat n'a pas eu lieu et n'aura pas lieu, cela tient à ce que la situation est bien trop figée.

Ecrit par : buntovchik | 16 mars 2008

- oui, car tous ces exercices sont stupides et hors contexte.
D'ailleurs, l'orthographe n'est plus aussi importante que par le passé. Un de mes amis, ingénieur, fait presque une faute à chaque mot. Mais cela ne l'empêche pas d'exceller dans son domaine ! En fait, de nos jours, l'orthographe sert surtout à classer les gens.

témoigne Guillemette

Voilà donc le type d'homme issu de la volonté de "changer l'école pour changer la société", l'idéal caché des pédagos : "l'ingénieur analphabète qui excelle dans son domaine".

Ecrit par : Robin | 16 mars 2008