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21 février 2008

Réforme Darcos

« Je n’entends pas lancer une énième réforme qui porterait mon nom… plutôt procéder par touches successives, nettoyer les programmes, les améliorer au mieux, laisser aux enseignants toute liberté pédagogique, mais en fixant des objectifs clairs… »

 

Ainsi parlait X. Darcos en juillet dernier. Et voici que nous atteignons pourtant l’inacceptable, à en croire le SNUipp-FSU. Voici des propositions ministérielles carrément scandaleuses- à rebours « d’une école qui innove, qui donne le goût de vie, qui est gaie et qui épanouit ». Ainsi parle ce syndicat si bien connu désormais pour son activisme réactionnaire. Nul doute que les Cahiers Pédagogiques abonderont dans son sens. Déjà Philippe Watrelot, dès hier émettait les plus fortes réserves. Pauvre chou dépassé par la réalité…

 

Mesurons bien le scandale : Darcos voudrait donc que l’école primaire apprenne à lire, écrire et compter – et à maîtriser les dates-phares, les grands personnages, et les œuvres plastiques majeures de l’Histoire de France. Comment ? Rien sur les masques nègres de la porte de Clignancourt ? Plus de « découverte de l’environnement », de rubrique « koa 2 neuf », d’éducation à la diététique et de « production d’écrits » ? Non : des dictées et des rédactions, du calcul mental, de la mémorisation. De surcroît, un peu plus de sport – il faut bien que testostérone passe…

 

Insupportable prétention. Le ministre affirme même que, tout en laissant les instituteurs libres de leur pédagogie, il conviendra d’enseigner le code alphabétique aux enfants, parce-que le sens vient de la maîtrise du code, et non de l’Observation Réfléchie de la Langue , superbe périphrase inventée par les Pédarogues[1] pour désigner la vacuité grammaticale. Il prétend diviser par trois le taux d’échec en Primaire – qui actuellement se mesure en 6°, chacun repassant aux autres la patate chaude de la dysorthographie, de la dyscalculie, et toutes les dyslexies provoquées par l’idéo-visuel Foucambert et autres billevesées si fort en vogue dans les IUFM. A terme, diviser aussi par trois ces 160 000 collégiens qui sortent de 3° sans rien dans les mains, ni dans la tête – parés pour se faire dévorer tous crus. Scandale vous dis-je… ou inconscience : l’horaire de Français passera à 8 h en CP-CE1, à 10h les trois années suivantes – parce-qu’il n’est pas de maîtrise possible sans une imprégnation en profondeur. Horreur finale : ce n’est pas en pensant aux NAP (Neuilly-Auteuil-Passy) que le ministre a concocté ces abominations, mais en souhaitant qu’Aulnay-sous-Bois, les quartiers nord de Marseille ou la banlieue de Lille maîtrisent enfin la langue française. Comment ? Un homme de droite, un « réac » fier de l’être (il s’en vante lui-même dans le Figaro du 21 février) se soucie davantage des banlieues que toutes les belles consciences bêlantes – cette gauche à bobos qui a trahi la Gauche. La ligne de partage des eaux n’est peut-être pas si claire que cela. Ou, si l’on préfère, l’Ecole n’est pas le champ clos des idéologies mais la maison commune de tous les citoyens.

Si vous ajoutez à ce sombre tableau que le ministre recommande l’apprentissage de la politesse, du respect, et l’emploi du vouvoiement… on comprend mieux la réaction outrée du SNUipp : « des programmes qui sentent la blouse grise et le bonnet d’âne… »

 

Plût au ciel ! Tel ou tel syndicat se plaint de ne pas avoir été consulté ? Mais Darcos a préféré demander leur avis et leurs suggestions à des personnes compétentes ! Il s’en trouve, il s’en trouve même qui sont ni au SGEN, ni à la FSU –encore que je pense très fort que nombre de syndiqués ne se reconnaissent pas dans les positions inutilement réactionnaires de tel ou tel lider maximo, ou que tel ou tel parent n’approuve pas toutes les ratiocinations de la FCPE. Si ce blog a une quelconque utilité, c’est de faire avancer la cause de la « maison commune » - la cause du peuple. Je n’ai pas ménagé mes critiques à telle ou telle initiative malheureuse ou inutile –celles propulsées par exemple par l’inénarrable Emmanuelle Mignon, phare de la conscience élyséenne, qui après avoir suggéré l’attribution à chaque élève de CM2 de la mémoire d’un enfant juif disparu dans les camps de la mort, vient de dédouaner les sectes. Celles et ceux qui ont voté pour Sarkozy, ou contre Royal, ne l’ont pas fait dans l’espoir que la Bêtise s’installerait dans l’entourage du président.

 

Un dernier point. Retour au « par cœur », retour de la rédaction, couplage du lire et de l’écrire dès le CP, insistance sur les fondamentaux, restauration de la chronologie en histoire, liberté pédagogique pour les maîtres, et inspection basée sur les résultats – tout en tenant compte du niveau de départ des élèves, du « coefficient social » de l’établissement… J’ai cru lire la table des matières de « Fin de récré », un ouvrage dont je connais assez bien l’auteur et dont je parlerai plus à loisir quand il sortira – dans deux semaines, aux éditions Gawsewitch. Une bonne centaine de propositions pour refonder l’Ecole – y compris certaines que le ministre n’oserait pas même articuler tout bas mais auxquelles il pense en catimini – en se rasant. Comme quoi les bonnes idées sont dans l’air, il suffit de les attraper…

 

Jean-Paul Brighelli.



[1] Je ne m’attribue pas les plumes d’autrui : j’ai trouvé le terme dans « Attention mots valises », Points Seuil  - une pure délectation.

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Commentaires

Eh bien, souhaitons longue vie au ministère de M. Darcos. La tâche de reconstruction est immense, l'inertie du système colossale, les poseurs de bâtons dans les roues nombreux. L'école primaire est un premier stade, le chantier du secondaire reste à ouvrir.
Puissions-nous vivre assez longtemps pour voir la dégringolade enfin s'inverser !

Ecrit par : Moot | 21 février 2008

J'ai tout lu ce matin tout en surveillant ma petite fille de 9 mois. Pourvu que ça dure jusqu'à son entrée à l'école et que ça y soit réellement appliqué !

Ecrit par : catmano | 21 février 2008

Plusieurs craintes cependant :

1) les Municipales approchent et il faut que les libéraux donnent quelques gages à la "fraction incohérente de la droite"
2) La liberté pédagogique, concept flou, peut laisser toute initiative aux pédagogistes
3) Les évaluations de CM2 sont la reprise de celles du CE2 des années passées tandis que les évaluations de 6° disparaissent : le "niveau" va monter très vite...
4) Plus de sport, plus d'enseignement artistique, moins d'heures d'école et plus d'élèves : c'est-quand-qu'on-fait-quoi ?

Ecrit par : Victor | 21 février 2008

...saperlipopette !

Ecrit par : Victor | 21 février 2008

Magnifiquement dit, Jean-Paul!
C'est excatement pour cela que j'ai voté pour Sarkozy, et que je n'arrête pas de me féliciter de ce choix. Car qu'y avait-il en face? - La Bêtise (à front de taureau ou pas).

Ecrit par : Jean | 21 février 2008

Je n'ai absolument rien à redire sur tout ce qui a été dit par Jean-Paul.
Deux points malgré tout :
- je comprends bien la délectation que peuvent ressentir certains, mais il convient peut-être d'éviter un triomphalisme, disons trop écrasant. Je trouve que de ce point de vue le ministre s'en sort plutôt bien. Je pense qu'il faut absolument éviter l'humiliation du "camp d'en face", qui pourrait engendrer un affrontement brutal, auquel personne n'aurait intérêt, d'autant que les sujets de mécontentement ne manquent pas par ailleurs.
- c'est d'ailleurs mon deuxième point : Jean-Paul a beaucoup argumenté ces derniers mois en disant que la réponse aux problèmes ne pouvait pas être uniquement quantitative, néanmoins, dans beaucoup d'établissements, on supprime des postes, en comptant d'hypothétiques heures supplémentaires pour compenser, par ailleurs, on fait passer le bac pro en 3 ans et on reverse les PLP en collège... Tout autant de mesures budgétaires que l'on justifie par le fait que les caisses sont vides, et qui sont certainement imposées à Xavier Darcos, mais qui laissent malgré tout un sentiment amer et parfois une impression de double discours.

Ecrit par : Pat | 21 février 2008

Dommage je viens de prendre ma retraite, encore un petit retour en arrière et nous serons sur la bonne voie, la revalorisation du travail scolaire et surtout celui fait à la maison est une nécessité absolue, ça doit payer de bosser, pourquoi pas le classement par ordre de mérite, la redistribution des prix en fin d'année, l'attribution massive de bourses au mérite en remplacement des allocs, pourquoi pas un pré salaire aux bons étudiants en fonction des résultats et des filières suivies, bref que du réac délicieux!!!!!

Ecrit par : piot | 21 février 2008

Je pense qu'il faut absolument éviter l'humiliation du "camp d'en face", qui pourrait engendrer un affrontement brutal, auquel personne n'aurait intérêt, d'autant que les sujets de mécontentement ne manquent pas par ailleurs.

Ecrit par : Pat | 21 février 2008

C'est vrai, mais sur la question de l'école, ceux du "camp d'en face" trépignent déjà d'impatience d'en découdre. Ils n'ont que l'injure à opposer aux arguments fondés sur des faits qui leur déplaisent. Voyez Frackowiack: un symbole!

Ecrit par : Jean | 21 février 2008

Je ne parlais pas tant des états-majors que des instits eux-mêmes.

Ecrit par : Pat | 21 février 2008

Pour info, ce soir, jeudi 21 février 2008 :

à France Inter, (vers 19 h 30) au Téléphonne sonne : les nouveaux programmes (essentiellement au primaire) annoncés par le Ministre hier.

Invités : Gilles Moindrot, Syndicaliste - M. PERRET , Inspecteur Général


Anne-Marie.
et Michel BUTTET, Président de Sauver les Lettres;

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 21 février 2008

Tout de suite Yves Calvi la cinq
A.M.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 21 février 2008

Je suis professeur de lettres en collège depuis 25 ans déjà ... Issue d'une famille pauvre ( sortez vos mouchoirs, ça se fait en Sarkozie), une de ces familles pour lesquelles, comme me l'a dit un jour un principal délicat et éclairé " l'accès à la fonction publique est la consécration suprême" ...Or je suis devenue enseignante à cause de mon institutrice du CP, une "vieille" de 25 ans qui nous traitait avec le mépris consacré de la science pour l'ignorance ... nous étions coupables de ne pas savoir ce qu'elle devait nous enseigner, nous étions stupides de ne pas deviner ce qu'elle ne savait pas nous montrer, elle envoyait volontiers valser les cahiers sous le tableau lorsque les exercices n'étaient pas réussis... Plus tard en 1967, quand j'étais en 6° l'enseignante qui assurait le français et l'anglais nous traitait régulièrement de bande de crétins ... Cette école-là dans ma petite province pauvre n'avait pas de BCD ni de CDI, elle se souciait fort peu des élèves et encore moins de leurs familles, cette école-là ne m'a rien appris sur moi-même ni sur les relations avec les autres, rien appris sur le monde, cette école-là m'a fait gratter de la copie, de la rédaction, des exercices de math, elle m'a demandé des cartes de géographie à main levée et pas fait entendre une seule note de musique, elle ne m'a rien proposé qui eût d'autre sens que celui d'exécuter des tâches répétitives sans "pratique raisonnée"... Mais cela eût été sans doute bien inutile puisque l'école avait a priori du sens pour les enfants dont les parents n'avaient pu étudier ... De ma classe de 30 élèves en 6°, 5 ont eu le bac ... Les autres ? Ailleurs ... Orientés vite fait ... Ils n'avaient qu'à comprendre!!!

J'ai payé la facture en classe préparatoire, au contact de jeunes gens et de jeunes filles issus de milieux sociaux favorisés et initiés à des quantités de choses et de codes que j'ignorais ... L'essentiel de ce qui est nécessaire pour réussir dans notre société ne s'apprend pas par des exercices systématiques, la conscience de soi ne se construit pas avec des leçons de morale! Aujourd'hui le sens de l'école mais surtout le sens du monde est sans cesse à construire et à faire construire et nous avons à préparer des enfants à être créatifs pour survivre sur une planète bien amochée ...
Les enfants ne sont pas des maisons préfabriquées dans lesquelles installer confortablement Sa Majesté le Savoir ... Les enfants résistent au savoir, ils nous le renvoient dans la figure parce que c'est bien souvent leur seul moyen d'expression, parce que les adultes qui les entourent sont fragiles et fragilisés ... Il y a bien un problème avec l'orthographe ... il y a bien un problème avec le vocabulaire... il y a bien un problème avec TF1... il y a bien un problème avec l'univers des jeux video qui passionnent les adolescents autant que pouvaient passionner autrefois les livres ou ... la chasse aux nids d'oiseaux ! Mais ces problèmes ne se résoudront pas à coups d'exercices systématiques ... Depuis quand apprend-on la langue en faisant des exercices de grammaire ? ( consultez les spécialistes de FLE, affreux constructivistes s'il en fut ... )
En faisant des exercices de grammaire on apprend juste à faire ... des exercices de grammaire. La pratique raisonnée de la langue est précisément un moyen de faire connaître la complexité du français et la formidable richesse de cet outil qui échappe à la mise en coupe réglée des manuels de grammaire (consultez l'ouvrage d'un dangereux grammairien belge nommé Marc Wilmet qui analyse dans sa Grammaire critique du français, les limites de l'étiquetage traditionnel). On se prend encore et toujours à espérer d'un ministre de l'éducation qu'il parle des livres, de la lecture encore et toujours, de l'apprivoisement de tous les codes ... de toute cette culture qui est naturellement transmise dans les familles qui possèdent des livres, qui emmènent leurs enfants au théätre et au cinéma, en vacances etc.
L'école qui se redessine aujourd'hui est le fantôme de l'école de pauvre que j'ai connue, ( j'ai tout à coup l'impression d'avoir cent ans !) elle agite la menace du collier que l'on serre un peu plus fort pour que le chien se tienne tranquille. Nulle part je ne vois ni n'entends l'ambition de former des hommes libres ... or nous étions en train d'arriver au but ... oui nos élèves ont souvent une mauvaise orthographe, oui ils sont souvent limités dans leur expression par un vocabulaire manichéen ( on leur a volé tant d'heures de français au collège ces dernières années, avec les horaires planchers à 4h30 en 5° et 4h en 4° ... à un âge où précisément ils ont besoin de mots pour leurs maux ... merci M. de R...) MAIS ils sont des personnes, ils sont capables d'être de véritables interlocuteurs et pas des cerveaux sur lesquels poser un entonnoir, ils ont des idées, une culture restreinte à nos yeux mais que nous ne pouvons ignorer ... Ils ont une relation au monde différente de celle des adultes et l'évolution est de plus en plus rapide. Cette crispation sur les " bonnes vieilles recettes" ne serait-elle pas le réflexe delétère d'une génération d'adultes qui n'assument pas leurs échecs, leur incapacité créative, qui s'en remettent un peu facilement à de dociles statistiques, à l'énarchie jargonnante ... Depuis que notre prophète national a déclaré que Dieu est dans le coeur de tout homme il n'y a plus qu'à attendre les miracles dont IL voudra bien nous gratifier pour remédier aux désastres sociaux qui accablent un grand nombre de personnes! Assurément le million d'enfants français qui vivent dans la misère trouvera son compte d'éducation dans la différenciation entre l'adjectif qualificatif épithète et l'adjectif qualificatif attribut ... Assurément ces enfants-là s'en sortiront mieux après une leçon de morale bien administrée qui leur aura rappelé fort opportunément que toute personne est respectable et qu'il faut traiter son prochain avec délicatesse. Assurément des enfants-là pourront s'intégrer socialement après l'adoption d'un enfant juif assassiné à Auschwitz. Comment ne pas voir l'immonde tartufferie de ces pseudo réformes? Quelle dangereuse ignorance du principe de réalité qui commande aux responsables de l'éducation d'admettre que toute démarche aboutie pédagogique est à reconsidérer, à revoir, à réviser parce que dès lors qu'elle est opérationnelle elle s'avère caduque pour la génération qui arrive !!! Quel manque d'ambition sous couvert d'assurer les fondamentaux !!! Reste à espérer ( l'espérance est une vertu théologale ) que les enseignants seront plus généreux que leur hiérarchie ! et qu'ils continueront à inventer au quotidien les solutions aux problèmes que posent sans cesse les apprentissages dès lors qu'on les aborde avec un souci de probité ... et non dans la pensée magique des temps révolus et heureux qui n'ont jamais existé où l'école fabriquait des jeunes gens au mieux, timorés, au pire, écoeurés ...

Ecrit par : BAILLY françoise | 21 février 2008

Et pour ceux qui seraient tenter d'assimiler la "révolution culturelle" du ministre à la "révolution nationale" du sinistre maréchal, deux citations:

"Il y avait à la base de notre système éducatif une illusion profonde : c’était de croire qu’il suffisait d’instruire les esprits pour former les cœurs et pour tremper les caractères … La formation d’une jeunesse sportive répond à une partie de ce problème. " (le maréchal Pétain. Juin 1940)

Des dictées et des rédactions, du calcul mental, de la mémorisation. De surcroît, un peu plus de sport – il faut bien que testostérone passe…

Jean Paul Brighelli (Février 2008)

Comme on voit les priorités sont inversées. En 40 la formation sportive (9 heures de sport par semaine) était censée obvier aux carrences de la seule instruction des esprits. Aujourd'hui, c'est le dressage des esprits qui est conçu pour former et tremper le caractère, le sport servant de soupape.

Ecrit par : marigot | 21 février 2008

J'ai voté Sarkozy pour ça.
Je suis comblé .
Ca me donnerait envie de retourner faire la classe.

Ecrit par : bernard | 21 février 2008

Nulle part je ne vois ni n'entends l'ambition de former des hommes libres ... or nous étions en train d'arriver au but ... oui nos élèves ont souvent une mauvaise orthographe, (...) MAIS ils sont des personnes, ils sont capables d'être de véritables interlocuteurs
Ecrit par : BAILLY françoise | 21 février 2008

Une chose est sûre: l'école d'aujourd'hui forme peut-être des "hommes libres" (de faire quoi?) mais elle limite beaucoup plus les perspectives d'ascension sociale que celle des années 60 (exemple: le % d'élèves issus de familles pauvres dans les GE). Et cela, c'est une donnée mesurable.

Quant à affirmer que :
- les élèves d'aujourd'hui sont plus "libres" que ceux d'hier, ou plus créatifs;
- "l'école fabriquait des jeunes gens au mieux, timorés, au pire, écoeurés ..."
on aimerait avoir quelques exemples précis, un peu argumentés... la génération qui a "fait" 68 n'était-elle pas issue de cette école d'oppresseurs de la jeunesse? peut-on vraiment la qualifier de "timorée"? Et que dire de la génération issue de l'école des années 80-90? Quelles brillantes productions a-t-elle à son actif?

Bref, on est ici dans la pure pétition de principe. Pour paraphraser une expression favorite des pédagos, je dirais volontiers que les "temps révolus et heureux qui n'ont jamais existé" sont justement ceux de cette école soit-disant émancipatrice, productrice en masse d'artistes, de chercheurs ou de révolutionnaires, qui aurait été issue du foucambertisme, de l'"élève au centre du système" et de la "recherche-action". Les nostalgiques ne sont pas ceux que l'on croit...

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 21 février 2008

"Plus de « découverte de l’environnement », de rubrique « koa 2 neuf », d’éducation à la diététique et de « production d’écrits » ? Non : des dictées et des rédactions, du calcul mental, de la mémorisation.

Jean-Paul Brighelli."

Je nuancerais un tout petit peu:
- le "quoi de neuf?", contre lequel JPB a manifestement une dent, ne me choque pas tant que cela. 2 fois par semaine, 3 élèves font une présentation sur le sujet de leur choix d'environ 3 minutes chacun. Ils s'inscrivent à l'avance. Ils s'entraînent ainsi à prendre la parole en public et à structurer un exposé (c'est l'expérience de mon fils qui adore ça). Le temps "perdu" est minime.

- la distinction entre "production d'écrits" et "rédaction" est trop subtile pour moi... hormis l'élégance dans l'expression, ce qui n'est pas rien (un écrit, ce n'est pas du yaourt...)

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 21 février 2008

"Issue d'une famille pauvre ( ...) Or je suis devenue enseignante à cause de mon institutrice du CP, une "vieille" de 25 ans qui nous traitait avec le mépris consacré de la science pour l'ignorance (...) J'ai payé la facture en classe préparatoire"
Ecrit par : BAILLY françoise | 21 février 2008

C'est curieux car votre prise de position catastrophiste est contredite par votre parcours scolaire et social : pauvreté, réussite scolaire (admission en classe prépa) dans l'école la plus traditionnaliste qui se puisse imaginer et statut social "supérieur".
Dans votre cas les "bonnes vieilles recettes" n'ont pas si mal marché ? Et vous voudriez nous en priver ?

Ecrit par : Victor | 21 février 2008

cette école-là ne m'a rien appris sur moi-même ni sur les relations avec les autres, rien appris sur le monde,

Ecrit par : BAILLY françoise | 21 février 2008

Ouais, c'est ben vrai, ça.
D'ailleurs, à 46 balais, je ne sais toujours pas fabriquer un cocktail Molotov, et je ne saurai pas où mettre l'allumette pour foutre le feu à une voiture à coup sûr.
Mais cette école m'a appris à parler, à raisonner, à réfléchir et à avoir la volonté d'apprendre malgré l'effort que cela demande.
C'est déjà pas mal.

Ecrit par : yann | 21 février 2008

Nulle part je ne vois ni n'entends l'ambition de former des hommes libres ... or nous étions en train d'arriver au but ...

Ecrit par : BAILLY françoise | 21 février 2008

Sans commentaires. Hallucinant.

Ecrit par : yann | 21 février 2008

Nulle part je ne vois ni n'entends l'ambition de former des hommes libres ... or nous étions en train d'arriver au but ...

Ecrit par : BAILLY françoise | 21 février 2008

Pourquoi la relecture de cette phrase fascinante provoque-t-elle en mon esprit un télescopage surnaturel avec l'actualité sur la scientologie ?
Pourquoi provoque-t-elle irrésistiblement en moi l'envie d'un trip au LSD ?
Pourquoi n'y a-t-il pas rien ?

Ecrit par : yann | 21 février 2008

Expérience pour expérience, la mienne contredit celle de Françoise Bailly. Je suis issue d'un milieu modeste, et la première, dans ma famille, à avoir fait des études secondaires. Je dois énormément à cette école paraît-il oppressive et productrice d'esprits timorés. J'ai le souvenir que la discipline y était effectivement sévère, mais j'y ai acquis les bases d'une culture qui a aiguisé mon esprit critique
et ma curiosité. Je me rappelle avec quelle jubilation, en terminale, je me suis précipitée sur les oeuvres complètes de Diderot que j'avais découvert l'année précédente grâce aux extraits du Lagarde et Michard. Je ne crois pas que beaucoup d"élèves au centre du système" aient connu semblable révélation.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 21 février 2008

"nous étions en train d'arriver au but"dit F. Bailly!

Blagueuse va!

Ecrit par : Philippe | 21 février 2008

Pour en rajouter une couche :

"Depuis quand apprend-on la langue en faisant des exercices de grammaire ? ( consultez les spécialistes de FLE, affreux constructivistes s'il en fut ... )
En faisant des exercices de grammaire on apprend juste à faire ... des exercices de grammaire. La pratique raisonnée de la langue est précisément un moyen de faire connaître la complexité du français et la formidable richesse de cet outil "

Allez, Eveline, on t'a reconnue !

Ecrit par : Victor | 21 février 2008

« MAIS ILS SONT DES PERSONNES, ILS SONT CAPABLES D'ETRE DE VERITABLES INTERLOCUTEURS » : COMMENT ? AVEC QUEL VOCABULAIRE ?

, ILS ONT DES IDEES, UNE CULTURE RESTREINTE A NOS YEUX MAIS QUE NOUS NE POUVONS IGNORER ... » BIEN, BIEN… « UNE » CULTURE PAS « LA » CULTURE

Yann a raison…hallucinant

Ecrit par : b. | 21 février 2008

Vous avez tout compris, Françoise Bailly!
On dirait du Meirieu!

Il y a quand même quelques petites choses qui me chiffonnent. Vous dites que vous êtes devenue professeur de français à cause d'une institutrice spécialement infecte. "A cause de " ou "grâce à "?
Cette école, que vous accablez, a quand même fait de vous un professeur, ce qui n'est pas un métier forcément plus minable qu'un autre.

Vouis dites que cinq de vos camarades de 6ème ont eu leur bac.
C'était avant, je suppose, la multiplication des bacs à l'infini qui permet à pratiquement tout le monde de devenir bachelier - avec le niveau de culture générale que l'on sait et que les employeurs apprécient à sa juste valeur. Et puis, vos camarades qui n'ont pas eu leur bac ont-ils raté leur vie pour autant? J'enseigne dans un collège en zone rurale et vous seriez étonnée devant la proportion d'élèves de 3ème qui n'ont pas du tout envie d'entrer en seconde et de faire des études longues: leur impatience, c'est d'entrer dans la vie active. Alors pourquoi pas?

Je suis un peu étonné aussi de vous voir vous plaindre de l'indigence culturelle dans laquelle votre lycée vous aurait laissée croupir, au point que vous êtes arrivée, dites-vous, en classe préparatoire, à peu près universellement inculte. Mais, pour autant que je m'en souvienne, le lycée a toujours proposé des cours de dessin et de musique, et même de travail manuel. Et puis, la fonction du lycée est de poser les bases de connaissances solides sur lesquelles chacun va être en mesure d'édifier et de compléter sa propre culture. A partir de l'enseignement dispensé au lycée, qu'est-ce qui vous empêchait d'élargir votre horizon?

J'observe d'ailleurs que vous êtes, toujours grâce à ce lycée, entrée en classe préparatoire, ce qui est la preuve de son efficacité.
Vous vous êtes trouvée en prépa comme une "demeurée", dites-vous, entourée de "privilégiés de la naissance"? D'abord qu'en savez-vous? Et d'autre part, qu'est-ce qui vous empêchait de vous adapter vite fait? La vie intellectuelle foisonnante d'une classe préparatoire relativise, il me semble, les différences sociales.

Vous évoquez de prétendus "problèmes que posent sans arrêt les apprentissages". Arrêtez donc de prendre les élèves pour des idiots! Les élèves comprennent, comme c'est normal, ce qui leur est expliqué clairement et avec méthode. Pour sûr, si vous les noyez dans un fatras incohérent comme c'est le cas avec la "séquence didactique", vous aurez créé vous-même ces infinis "problèmes que posent les apprentissages" et il faudra recruter des bataillons de chercheurs en pédagogie pour essayer de résoudre les problèmes artificiellement créés par ... les chercheurs en pédagogie. N'est-ce pas la fonction des IUFM de guérir les maux engendrés par la création des IUFM?

Ecrit par : Jean | 21 février 2008

« EN FAISANT DES EXERCICES DE GRAMMAIRE ON APPREND JUSTE A FAIRE ... DES EXERCICES DE GRAMMAIRE. «

QUAND ON FAIT DE LA COURSE A PIED ON APPREND JUSTE A FAIRE…DE LA COURSE A PIED

Ecrit par : b. | 21 février 2008

"Spécial dédicace à Françoise Bailly" après mon incursion quotidienne sur le blog de Mme Charmeux ("l'amie scolaire" : si, si, ça s'appelle comme ça -et avant que quelqu'un d'autre me le pique : "mamie scolaire" conviendrait mieux !)

"Depuis que je travaille sur cette question et que j'observe les élèves dans les classes, j'ai acquis la conviction que la cause n°1 des difficultés d'orthographe, loin d'être la prétendue complication de son organisation, n'est autre que l'impression confirmée et reconfirmée qu'elle n'a aucune utilité, sauf à rendre la vie des élèves impossible.
(...)
Ce que je peux affirmer — sans prétendre prouver quoi que ce soit ! — c'est que nous avons observé un profond changement de comportement en écriture, de la part des élèves. Le doute orthographique s'est installé en eux, et comme parallèlement, nous mettions en place, outre le travail d'enseignement du fonctionnement de l'orthographe française, une énorme travail d'entraînement à la maîtrise de la recherche dans les dictionnaires (y compris ceux de conjugaison), nous avons alors observé une libération très nette de la production d'écrits. "

Si ça, c'est pas de la pédagogie libératrice !

Ecrit par : Victor | 21 février 2008

Françoise Bailly ? allez, je file sur note2be pour vérifier votre profil

Ecrit par : b. | 21 février 2008

« Ce que je peux affirmer — sans prétendre prouver quoi que ce soit ! »
ça devrait être la devise du site


« le doute orthographique » cette expression me plonge dans un abîme de réflexion

Ecrit par : b. | 21 février 2008

Libres les élèves? de se couvrir de marques et de consommer aveuglément, de mépriser l'intello et le binoclard, de mettre leur bonheur dans un MP3, de ne lire que des mangas, d'aligner des poncifs sans orthographe.
La contrainte de l'instruction libère. Mon père n'avait pas le bac, moi je dois tout à l'école qui m'a même donné Ravel et Botticelli en plus de Diderot et de César.
Vive Darcos et vive Brighelli

Ecrit par : Cunégonde | 21 février 2008

des individus libres ? mais la liberté est une conquête, pas un don. Je songe à Gide par exemple. Quelle fut sont éducation ?

Ecrit par : b. | 21 février 2008

BAILLY françoise | 21 février 2008


Il y a beaucoup de vérité dans vos propos. Cependant sur la question de la systématicité dans les apprentissages que vous semblez récuser, je pense que vous en sous-estimez la valeur, que dis-je, la nécessité.

Il m'a été donné l'été dernier d'observer ma petite fille agée de 7 ans s'exercer avec une autre fillette à faire des roues, rondades, ATR etc. dans un camping et sans s'interrompre pendant plus de deux heures. Pourquoi cette discipline du corps, cet ascétisme librement consentis par ces enfants si ce n'est parce qu'ils possèdent une valeur formative? Comment? Et bien précisément dans leur dimension traumatique d'obéissance aveugle à un rituel mécanique profondément absurde.
La réforme Darcos pour le primaire semble vouloir renouer avec cette dimension malencontreusement oubliée par des générations d'instituteurs, pardon, de professeures.
D'un autre côté il serait criminel pour les enfants et de la part des maîtres de ne s'en tenir qu'à cette forme de dressage qui vise, comme le dit Hegel à propos de la systématicité des exercices de latin, en tout premier lieu, à "abandonner radicalement tout contenu substanciel "intérieur" à la vie spirituelle". (cf la Phénoménologie)

Ecrit par : buntovchik | 21 février 2008

" La contrainte de l'instruction libère." Rien de plus vrai. Elle permet de redresser des esprits vautrés dans le culte de la consommation facile. Quant à l'éducation de Gide, tout le monde sait combien elle fut contaignante. Résultat : un des esprits les plus libres du vingtième siècle.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 21 février 2008

Françoise Bailly ? allez, je file sur note2be pour vérifier votre profil

Ecrit par : b. | 21 février 2008

Pourquoi et toujours tant d'agressivité, de haine puérile à l'encontre d'une personne , Françoise Bailly, une collègue, qui a le mérite d'exposer et de défendre son point de vue?
Ne sommes-nous pas assez civiliser pour travailler ensemble à chercher des solutions aux problèmes de l'école, que d'aucuns ici pensent déjà définitivement résolus?
J'avoue que cette attitude m'indigne. J'espère 'être pas le seul.

Ecrit par : buntovchik | 21 février 2008

buntovchik il s’agit d’une plaisanterie, de second degré , d’humour ….moins destiné à la personne en question qu’au site mentionné , histoire d’en souligner, encore une fois, la dimension policière.
J’ai peut-être omis de mettre un smiley mois soyez moins vif tout de même « J'avoue que cette attitude m'indigne. J'espère 'être pas le seul. », comme s’il s’agissait désormais de me lyncher !

Ecrit par : b. | 21 février 2008

Françoise Bailly, une collègue, qui a le mérite d'exposer et de défendre son point de vue?

Ecrit par : buntovchik | 21 février 2008

Ouais, enfin, comme point de vue, c'est plutôt une attaque en règle contre l'école par quelqu'un qui rêve d'autre chose que d'une "école", une école où les enfants se conduiraient comme des adultes responsables, ce qu'ils ne sont à aucun point de vue, et iraient spontanément vers le savoir. Le même rêve que Meirieu. Le même puérocentrisme béat, la même analyse fausse sur l'inutilité des exercices répétitifs, de la grammaire, bref, qu'est-ce qui trouve grâce aux yeux de cette correspondante quand on a enlevé tout ce qui est ennuyeux pour les élèves?

Le texte de Françoise Bailly fait un peu "tissu d'âneries pontifiantes", d'où le léger agacement, ironique ou pas, qu'il suscite ici!

Ecrit par : Jean | 21 février 2008

Personne n'a insulté F. Bailly mais son message est délibérément provoquant sur un blog dont elle ne peut ignorer les positions en la matière.
Elle a comme nous tous le droit "d'exposer et de défendre son point de vue" mais nous avons aussi le droit de trouver ses positions "hallucinantes" ou caricaturales...sans haine, sans colère et sans violence comme a dit un jour un Niçois (enfin, à peu près).

Ecrit par : Victor | 21 février 2008

En outre « agressivité », « haine » , ça me semble exagéré . Cela conviendrait davantage aux échanges qui ont lieu sur le Forum France 2.Mais encore une fois nous nous sommes sans doute mal compris .

Ecrit par : b. | 21 février 2008

mais pas mois

Ecrit par : b. | 21 février 2008

Non, ce qui aurait pu me mettre en colère c’est « Marc Wilmet un dangereux grammairien belge » Wilmet n’a rien de dangereux . Il est dans la biblio de l’agreg/du capes ! C’est comme si on disait : Gustave Guillaume, un dangereux grammairien !

Mais hélas ! avant de s’avaler sa « grammaire critique » , il faut avoir assimilé tous les ouvrages intermédiaires. C’est un ouvrage qu’on ne lit qu’au terme du parcours . Donc il faut continuer à faire de l’étiquetage bête et méchant.

Ecrit par : b. | 21 février 2008

on aimerait avoir quelques exemples précis, un peu argumentés... la génération qui a "fait" 68 n'était-elle pas issue de cette école d'oppresseurs de la jeunesse?

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 21 février 2008

Ne faites pas l'âne pour avoir du son!!! Cette jeunesse qui prétend avoir fait 68 était essentiellement issue de la bourgeoisie. 99% y sont retournés, d'ailleurs...

Ecrit par : dobolino | 21 février 2008

Pourquoi provoque-t-elle irrésistiblement en moi l'envie d'un trip au LSD ?
Pourquoi n'y a-t-il pas rien ?

Ecrit par : yann | 21 février 2008
Essaie la kétamine, pas chère et à portée de main!

Ecrit par : dobolino | 21 février 2008

@ Françoise BAILLY

Que vous ayez été traumatisée par certains maîtres ou par leurs méthodes pédagogiques est peut-être vrai. Que vous ayez subi un "échec scolaire" en classe préparatoire est une autre chose. Cela incombe-t-il réellement à vos professeurs du primaire au lycée ?
A vous lire, rien ne justifie d'admettre la baisse du niveau général... Sans démagogie, quelle est la situation de 15 % d'une classe d'âge depuis plus de 10 ans ? Croyez-vous que cette frange importante d'élèves "construi[se] le sens du monde" et croyez-vous qu'ils soient "créatifs" ?
C'est du Meirieu pur jus.
En vous lisant, je comprends que c'est parce qu'on n'a pas assez appliqué le programme socio-constructiviste que l'école produit masse d'élèves quasi-incultes, des ilotes pousse-boutons. C'est un syndrome bien connu chez les "pédagogistes".
Bref, ces nouveaux programmes du primaire sont les bienvenus. Par contre, la baisse de l'horaire hebdomadaire peut susciter des interrogations. Et il faut je pense être vigilant sur le nombre d'enseignants et sur le ratio prof/élèves.

Ecrit par : Ulysse | 21 février 2008

Au rythme où nous allons,je vois venir le jour proche où il nous faudra créer des écoles privées non conventionnées pour offrir aux enfants un enseignement laïc sans cours de morale et d'histoire servis par la chaire de Scientologie.

Ecrit par : dobolino | 21 février 2008

"Il prétend diviser par trois le taux d’échec en Primaire – qui actuellement se mesure en 6°, chacun repassant aux autres la patate chaude de la dysorthographie, de la dyscalculie, et toutes les dyslexies provoquées par l’idéo-visuel Foucambert et autres billevesées si fort en vogue dans les IUFM."(JPB)

Je suis encore toute retournée par un film de cinquante minutes, loué, payé sur ordinateur, 2 euros, 99 pour 48 heures :"Dyslexie, le mal des mots". J'aimerais avoir un autre avis que le mien, qui est TOTALEMENT négatif.

On suit le parcours de deux enfants, de huit ans, parfaitement mignons et intelligents, d'une sagesse exemplaire. Ils tombent aux mains des psychologues, instits, pédopsy, chercheurs en neurosciences, pas un qui vaille plus que l'autre.

Enseignés, diagnostiqués, rééduqués, avec des méthodes globales, sans que personne n'émette l'idée qu'on pourrait essayer le b-a ba. TOUT, mais alors TOUT est rigoureusement du global pur et dur. (Qui a dit que la méthode globale n'existait plus depuis trente ans?)

Si cela interesse quelqu'un, on cherche www.vodeo.tv , on annonce le titre de ce que l'on veut visionner, on commande, on paye en ligne, ils vous disent qu'ils ont bien noté votre commande.

Vous cliquez sur mon compte à droite, puis sur "détails" vers la gauche, et cela marche.

(Personnalités de la recherche en neurosciences que l'on y voit : Catherine Billard, pédoneuropsychiatre à Bicêtre (grand prix de l'Institut pour sa recherche), Jean-François Demonet, que j'ai toujours trouvé d'un vaseux !)

Je rappelle qu'il y a une quarantaine de services de cet acabit en France.

Il y a des années-lumière entre leur conception de l'apprentissage de la lecture avec celle de Marc Le Bris (vu tout à l'heure sur la cinq) , Wettstein-Badour, Ouzilou, Liliane Lurçat, et les autres, GRIP et SLECC.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 21 février 2008

Vous avez tout compris, Françoise Bailly!
On dirait du Meirieu!

Il y a quand même quelques petites choses qui me chiffonnent. Vous dites que vous êtes devenue professeur de français à cause d'une institutrice spécialement infecte. "A cause de " ou "grâce à "?
Cette école, que vous accablez, a quand même fait de vous un professeur, ce qui n'est pas un métier forcément plus minable qu'un autre.


Ecrit par : Jean | 21 février 2008

J'ai une grande sœur qui m'a souvent et longtemps expliqué que sa vocation d'institutrice était venue de cette abominable institutrice de CP (à cause et non grâce!), dont j'ai eu le plaisir de bénéficier, qui frappait sur la tête, en scandant, avec une gaule de bois dur, "ses in-dé-cro-tta-bles".
A six ans, déjà, la petite se disait: "Moi, je ne ferai pas comme ça!". Ce fut, à ce qu'elle m'a dit, la naissance de sa vocation...
Libre à elle d'opposer un démenti et de dire que cette charogne était une merveille.
Je n'ai, pour ma part, moi qui n'ai jamais eu vocation d'enseigner, qu'un seul souvenir de cette femme: la mairie avait acheté de belles tables neuves, et les chaises, le tout ergonomique. Elle en a refusé l'usage à une pauvre gamine issue des taudis de bord de Seine, sous prétexte qu'elle était trop sale, que ses culottes étaient trouées, qu'elle sentait mauvais et était mauvaise élève et cette petite a du se contenter d'un des vieux pupitres, conservés tout exprès pour elle sur ordre de la demoiselle...
A l'époque, âgée de cinq ans passés, ça m'avait un peu choquée. Peut-être suis-je trop sensible à la misère du peuple????????????????????

Ecrit par : dobolino | 21 février 2008

Pourquoi et toujours tant d'agressivité, de haine puérile à l'encontre d'une personne , Françoise Bailly, une collègue, qui a le mérite d'exposer et de défendre son point de vue?
Ne sommes-nous pas assez civiliser pour travailler ensemble à chercher des solutions aux problèmes de l'école, que d'aucuns ici pensent déjà définitivement résolus?
J'avoue que cette attitude m'indigne. J'espère 'être pas le seul.

Ecrit par : buntovchik | 21 février 2008

Vous n'êtes pas seul mais... je ne suis pas du sérail! Ceci dit, je suis également scandalisée.

Ecrit par : dobolino | 21 février 2008

"Celles et ceux qui ont voté pour Sarkozy, ou contre Royal, ne l’ont pas fait dans l’espoir que la Bêtise s’installerait dans l’entourage du président."

La bêtise n'est pas que dans l'entourage...
Vulgarité et inculture à ce point, c'est rédhibitoire...

"C'est excatement pour cela que j'ai voté pour Sarkozy, et que je n'arrête pas de me féliciter de ce choix. Car qu'y avait-il en face? - La Bêtise (à front de taureau ou pas).

Ecrit par : Jean | 21 février 2008 "

Vous êtes manifestement l'un des derniers à le soutenir "à mort" comme dirait l'autre Jean (le chevelu vulgaire de Neuilly, vous savez bien). Vous finirez sans doute comme Martignon... la b.... sous le bras!

Pour être plus sérieux et cesser de parler des insignifiants et des ignorants qui prétendent nous gouverner, un mot à propos de Darcos. D'abord je ne suis pas en désaccord, loin de là, avec ses propositions même si certaines dispositions ( un peu provocatrices et parfois un peu hégémoniques parce que réductrices ) iront en définitive à l'encontre du but recherché... En effet il y a ceux qui écrivent les programmes, mais il y a aussi ceux qui les interprètent et ceux qui les ignorent superbement (pas plus ceux-ci d'ailleurs que les précédents...).
Il faut lui reconnaitre une certaine force et une sorte de solennité ce mercredi qui tranchait avec la pantalonnade de Périgueux où il a dû avaler son chapeau et faire bonne figure à côté de quelqu'un qui finalement ne lui inspirait guère que de la honte.

Ecrit par : Loublan | 21 février 2008

Je remercie monsieur Buntovchik de sa délicatesse et je ne suis pas ironique en le disant... je le remercie aussi de mentionner son patronyme ...
On me félicite d'être devenue prof malgré / à cause de / grâce à mon institutrice ... mais ces admirateurs de ma vocation ne songent pas un instant que j'avais peut-être un potentiel de musicienne, de comédienne, voire, ô merveille, d'énarque ! ... si ...
Il y avait chez cette institutrice un véritable abus de pouvoir, un arbitraire que mes 6 ans ressentaient comme une injustice permanente ( j'étais une petite fille très sage et soucieuse de bien faire). Elle était celle qui savait, celle qui tenait son pouvoir de son savoir et j'ai compris instinctivement que le savoir donnait une liberté, j'ai voulu être celle qui savait donc j'ai voulu être prof ! Par la suite, j'ai découvert la langue française et j'ai voulu l'enseigner : un coup de foudre pour le subjonctif ... Tiens , mais c'est de la grammaire ça, dira-t-on ... Oui mais l'institutrice de CE2 était une femme infiniment douce qui pratiquait quelque chose comme la pédagogie de la découverte ...
Je déplore que certains contradicteurs me fassent dire ce que je ne dis pas : je ne récuse pas la contrainte, je l'utilise beaucoup pour faire écrire les élèves, en poésie notamment, et l'expérimentation qu'ils en font leur permet d'aborder les formes poétiques de l'intérieur et d'apprécier l'invention des poètes plus sûrement à mes yeux que la définition du sonnet ou celle de la métaphore données a priori...
J'ai parlé d'hommes libres, pas d'enfants libres ... et quand je parle d'hommes libres, j'entends des citoyens pourvus d'un esprit critique honnête et efficace ... Cette démarche de formation est passionnante à travailler avec les adolescents qui sont des champions de mauvaise foi ( c'est de leur âge, rappelez-vous ...) à qui le spectacle médiatico-politique offre rarement l'exemple de la pensée dialectique intègre et constructive ... dont le présent blog me donne d'ailleurs à penser qu'elle est loin d'être le fait de tous les adultes qui ont charge de la faire pratiquer.
Cela s'acquiert progressivement par toutes sortes d'exercices qui sont autant d'occasions de mettre en oeuvre ... entre autres choses, des structures grammaticales, motivées, légitimées par un besoin d'expression ... C'est long, difficile, parfois décourageant ... le professeur de français doit savoir qu'il travaille pour le long terme ... Je n'ai pas exclu les apprentissages systématiques, je déplore qu'on donne à croire à l'opinion publique que le "retour" à la grammaire puisse résoudre pertinemment la question de l'expression ...
Et si nous reprenions nos jolies rédactions ??? Je prétends qu'un "bon élève" aujourd'hui écrit infiniment mieux que moi au même âge qui réussissais en français ... C'est un lieu commun de dire que les écarts se creusent et ils se creusent non à cause des ratés de l'école qui existent nécessairement mais parce que ce qui permet de réussir à l'école aujourd'hui ne s'enseigne pas à l'école mais dépend beaucoup de la famille et des moyens d'accompagnement dont elle dispose pour l'éducation des enfants ... Seules quelques exceptions confirment cette règle ... Epargnez-vous la peine de m'envoyer la tarte à la crème du milieu socio-culturel, je l'ai déjà reçue cinq sur cinq ... Lisez plutôt Le ghetto français d'Erik Maurin ... dont nos politiques feraient bien de méditer les analyses pour organiser intelligemment et dignement la politique de la ville ...

Que ne me suis-je adaptée vite fait aux délicieuses conditions de la classe préparatoire ? !... j'avais 16 ans et demi ( pardon !) et je débarquais dans un monde qui m'était inconnu et dont j'avais du mal à saisir les enjeux ( rappelez-vous ma petite province obtuse ...) j'aurais eu tout simplement besoin d'un peu d'aide avant de quitter mon lycée ... d'un professeur qui m'aurait expliqué deux ou trois choses, deux ou trois ressorts qui ne relevaient pas de la connaissance encyclopédique mais de la connaissance de l'institution et de son fonctionnement, de ce qui permet aux enfants d'enseignants de réussir si brillamment dans un système dont leurs parents connaissent parfaitement les rouages !!! Cette injonction du "adaptez-vous" va bien au monde d'aujourd'hui ... L'adaptation est une nécessité et un facteur de progrès mais elle a ses limites, voyez ce que nous en disent le monde végétal et la faune aquatique ...
A quoi sert l'éducation? à jeter les gens dans la piscine en leur disant : ' tu n'as qu'à nager, c'est tellement merveilleux d'être dans l'eau" ou à leur apprendre à nager sachant que tous ne sont pas des nageurs-nés ? Je maintiens donc que les apprentissages posent de vrais problèmes qui ne sont pas l'auto justification des chercheurs en pédagogie... Avez-vous tout appris sans difficulté? Ne vous êtes-vous jamais dit "si on m'avait enseigné la physique autrement, j'y aurais compris quelque chose" ou bien "j'aurais bien aimé l'anglais si seulement on avait eu un labo de langue ou des sketches à 2 ou 3 "?

Je m'inquiète que l'on n'ait pas d'autre argument à m'opposer qu'une stigmatisation du type " je file voir votre profil sur note2b".
Ne vous donnez pas cette peine : je ne prétends ni détenir la vérité ni reussir tout ce que j'entreprends, je prétends seulement que notre métier est d'abord et avant tout une oeuvre de valeur humaine ajoutée et qu'il importe de respecter chez les enfants qui nous sont confiés l'histoire et le devenir dont ils sont porteurs.
J'attends d'un lieu de débat que chacun reconnaisse à l'autre la part de vérité dont il est porteur... plutot que de vouer aux gémonies celui ou celle qui sème quelques oursins sur la plage
Merci ...

Ecrit par : BAILLY françoise | 21 février 2008

J'oubliais ... l'adjectif dangereux appliqué à Marc Wilmet était à lire au second degré ...

Ecrit par : BAILLY françoise | 21 février 2008

je prétends seulement que notre métier est d'abord et avant tout une oeuvre de valeur humaine ajoutée et qu'il importe de respecter chez les enfants qui nous sont confiés l'histoire et le devenir dont ils sont porteurs.

Ecrit par : BAILLY françoise

Mais je crois bien que tout le monde ici prétend la même chose ! Et je ne doute pas que les mêmes réprouvent le mépris affiché de l'institutrice que vous évoquez.
C'est une caricature de l'instruction qu'elle pratiquait, l'instruction à la façon du sergent Hartmann, l'immonde peau-de-vache du film "Full metal jacket". D'ailleurs, n'est-il pas puéril de croire que, lorsque nous disons être favorables à l'instruction, nous pensons qu'il s'agit de faire marcher les "sales mômes" à la baguette en leur aboyant dessus ? Sortez de ces clichés dignes des pires propagandistes du pédagogisme !

Ecrit par : Moot | 21 février 2008

Ah vous voilà rentré de vacances !
Et ce matin, en lisant mon quotidien régional, j'ai pu apprécier votre prose entre croissants et cacao. Que la journée commençait bien !
Et pourtant, si j'en étais resté au titre de l'entretien, j'aurais pu m'étouffer avec mes viennoiseries. Pensez ! le rédacteur en chef avait trouvé intéressant de reprendre une expression tirée de votre utilisation immodérée du second degré : "le scandale Darcos!". Brighelli serait tombé sur la tête pendant ses vacances ? Mais quel sport extrême pratique t'il et qu'il nous aurait caché ? Mais je vous ai lu tout entier. Et j'ai été vite rassuré.

Puisque c'est jour de fête, cadeau, j'offre un lien vers un article d'un enseignant plein de talent sur le site de la non moins détestée que JPB par les bien-pensants, Elisabeth Lévy.

http://www.causeur.fr/une-tragique-comedie#comment-2267

Ecrit par : David Desgouilles | 21 février 2008

Bonsoir

En tant que futur (si tout va bien) bibliothécaire, je bous intérieurement de voir les partisans de la méthode syllabique et du retour à l'apprentissage traditionnel de la grammaire assimilés à des ultra-conservateurs...

Je repense aux écrits de Claude Duneton dans les années 70, qui décrivaient si bien les pratiques d'intimidation culturelle auxquelles se livraient certains professeurs qui usaient de la langue française comme d'une arme destinée à humilier ceux qui n'en savaient pas autant qu'eux.

Et bien il est symptomatique de voir que c'est ce même Claude Duneton qui prédit en 1999 la disparition de notre langue dans cent ans dans son ouvrage "La mort du français".

Je n'imagine même pas par quelles désillusions cet ardent défenseur d'une langue française authentiquement vivante a pu passer pour devenir à ce point pessimiste.

Quand on pense qu'il avait écrit en son temps un "Antimanuel de français" où il défendait le droit pour tous à la connerie, c'est-à-dire le droit pour tous d'un usage non sclérosé de sa langue vivants, et par conséquent d'une pensée imparfaite, vivante et libre.

Et bien la source du désarroi d'un homme de la trempe de Claude Duneton, ce sont les pédagogues.

Duneton s'accomodait somme toute fort bien de la méthode syllabique et des dictées, pratiques qu'il assimilait à une véritable mise en bouche de la langue française. Duneton a vomi les pédagogues qui ont décidé de réduire la place des langues anciennes dans les programmes.

L'erreur dramatique que font ceux qui craignent un retour de l'école à Papa est de ne pas vouloir dissocier les méthodes traditionnelles d'apprentissage des méthodes d'intimidation culturelles dont certains professeurs pouvaient se rendre coupables.

Ecrit par : johnmarguerite | 21 février 2008

"J'oubliais ... l'adjectif dangereux appliqué à Marc Wilmet était à lire au second degré ...
"

Pas toujours…il faudrait que j’aille rechercher ses propositions sur l’enseignement du français parues l’an passé dans « le français aujourd’hui. »
Pour le reste , cette histoire de note2b , c’était de l’humour dirigé moins contre votre personne que contre ce site. Si vous ne le comprenez pas , tant pis !

Ps : quant à mon patronyme je l’utilisais ici l’an passé .

Ecrit par : b. | 21 février 2008

Vous posez opportunément la question du pouvoir des enseignants et du risque qu'il y a à se faire des scénarios exagérement humanistes ... je vous laisse néanmoins la responsabilité de cette analyse.
J'ai la faiblesse de croire qu'il est possible d'être vigilant là-dessus ... Quant à l'idéologie éducative que je revendique je n'en retirerai pas un mot car si l'enjeu de notre métier n'est pas cela, qu'est-il d'autre? A supposer évidemmment une conception active de ce respect qui ne se confond pas avec un angélisme béat dont on m'a ici taxée ...
Je suis frappée de voir à quel point les adultes de tous âges gardent l'empreinte profonde de ce qu'ils ont vécu de bien et/ou de mal à l'école ... Et ce dont il est question dans ces propos-là, ce n'est pas du prof qui a merveilleusement enseigné l'accord du participe passé ou le théorème de Thalès mais du prof avec qui on était bien ou mal, qui était du côté des élèves ou contre eux ou nulle part ... bref du prof qui avait une exacte et attentive considération pour les personnes qui lui étaient confiées ...

Ecrit par : BAILLY françoise | 21 février 2008

Il n'y a aucun désir de vous vouer aux gémonies, Françoise Bailly.
Simplement nous reconnaissons dans vos propos toutes les antiennes ""pédagos" les plus éculées, tous ces poncifs de l'"activité " obligatoire sans laquelle un élève ne saurait s'instruire. J'ai eu, pour ma part des professeurs qui expliquaient clairement les choses (ils n'avaient pas encore subi l'endoctrinement des IUFM, on ne leur avait pas encore présenté l'acte d'enseigner comme quelque chose de quasi impossible et donc je n'ai pas eu trop de problèmes pour m'approprier les connaissances - tiens, "m'approprier", je me mets à parler "pédago" maintenant!) - s'ils n'avaient pas lu tout Meirieu.
Vous caricaturez, comme Meireu, l'école qui vous déplaît. Un exemple: vous dites qu'il ne faut pas "donner la définition du sonnet et de la métaphore a priori". Mais qui "donne la définition du sonnet et de la métaphore a priori", à part les absurdes programmes en forme de bourrage de crâne accéléré concoctés par le triste Viala? Quel est le professeur "normal" ( c'est-à-dire qui ne tient aucun compte des "programmes" Viala) qui , spontanément, ne donnera pas en même temps un exemple de sonnet ou de métaphore? Mieux, quel professeur ne fera pas composer au moins le début d'un sonnet (deux quatrains en rimes embrassées) à ses élèves s'il leur a expliqué au préalable , avec exercices à l'appui, la structure d'un alexandrin? Vous me direz qu'il lui faut pour cela connaître la versification classique, et que si on raisonne comme certains formateurs (inculte) des IUFM, il n'est pas nécessaire qu'un professeur de français connaisse ces vieilleries inutiles! Donc, aucun professeur ne "donne sèchement la définition du sonnet ou de la métaphore" et vous avez repris sans vous poser de question la caricature meiriolique d'un "cours magistral" qui en réalité n'existe nulle part.

Vous reprenez mot pour mot l'attaque de Meirieu contre les "fils d'enseignants qui connaissent les rouages de l'institution" - à se demander si derrière Françoise Bailly il n'y aurait pas simplement Meirieu! - mais dites-moi en quoi le fait de "connaître les rouages de l'institution" aurait pu vous aider à être meilleure élève dans la classe préparatoire à laquelle vos mérites intellectuels de lycéenne vous avaient fait accéder. Pour réussir en hypokhâgne, on ne vous demandait pas de "saisir le monde et ses enjeux", mais simplement d'être une bête à concours. Ce n'était peut-être pas votre vocation.

Il est d'ailleurs tout à fait possible que nos pratiques et les vôtres ne soient pas aussi éloignées que ce débat théorique ne le laisserait supposer. Ce que nous essayons de vous faire comprendre, c'est qu'en matière d'enseignement le métalangage dans lequel se complaisent les "pédagos" et dont ils ont même fait leur fonds de commerce tout en ayant pris bien soin de s'éloigner des élèves, est vain, et même parfois nuisible.

Loublan, je ne suis pas sûr que la vulgarité apporte quoi que ce soit à vos propos.
Je précise à votre intention que je ne me présente pas dub tout comme un "inconditionnel" de Nicolas Sarkozy". Je me félicite, simplement mais au plus haut point, que l'élection de celui-ci ait entraîné la nomination de Xavier Darcos au Ministère de l'Education, car cette nomination, c'est aussi l'avis, apparemment, d' un certain nombre d'assidus de ce blog, aura des conséquences majeures pour le système éducatif. Les "pédagogistes" ne s'y trompent pas, et les voilà déjà dans tous leurs états, car ils sentent qu'avec Darcos ils auront plus de fil à retordre qu'avec le trop simple de Robien. Il est certain qu'avec Mme Royal, on aurait vu coloniser pouvoir tous ces esprits fumeux et semeurs de confusion pour le plus grand malheur des humbles, comme l'explique très bien La Fabrique du Crétin.

Ecrit par : Jean | 21 février 2008

"Quant à l'idéologie éducative que je revendique je n'en retirerai pas un mot car si l'enjeu de notre métier n'est pas cela, qu'est-il d'autre?"

"(...) du prof avec qui on était bien ou mal, qui était du côté des élèves ou contre eux ou nulle part ... bref du prof qui avait une exacte et attentive considération pour les personnes qui lui étaient confiées ..."

Pourriez-vous expliciter, parce que là... ou j'ai raté quelque chose ou il est tard ou je suis con (ou les trois à la fois) ?

Ecrit par : Victor | 21 février 2008

Corrections.

J'ai eu, pour ma part des professeurs qui expliquaient clairement les choses (ils n'avaient pas encore subi l'endoctrinement des IUFM, on ne leur avait pas encore présenté l'acte d'enseigner comme quelque chose de quasi impossible s'ils n'avaient pas lu et commenté tout Meirieu) et donc je n'ai pas eu trop de problèmes pour m'approprier les connaissances. Tiens, "m'approprier", je me mets à parler "pédago" maintenant!

si on raisonne comme certains formateurs (incultes) des IUFM, il n'est pas nécessaire qu'un professeur

Il est certain qu'avec Mme Royal, on aurait vu coloniser le pouvoir tous ces esprits fumeux et semeurs de confusion pour le plus grand malheur des humbles, comme l'explique très bien La Fabrique du Crétin.

Excuses!






On aurait vu colonier le pouvoir

Ecrit par : Jean | 21 février 2008

Non je ne suis pas Philippe Meirieu ... et je revendique ma capacité à penser seule et à analyser ma propre expérience et à assumer la conception de mon métier ...

Vous dites avoir tiré bénéfice des cours magistraux, je pourrais en dire autant ... Mais que diraient ceux qui ne sont pas ici pour expliquer combien la méthode de l'entonnoir leur a peu réussi ... et qu'ils eussent préféré être sollicités davantage ...

Ecrit par : BAILLY françoise | 21 février 2008

L'"idéologie éducative"...
Ce qui caractérise une "idéologie", c'est son caractère totalitaire. Tout y est codifé. Il n'y a pas d'espace respirable. Frackowiack!
Donc voilà un terme qui déjà très inquiétant en soi, Françoise Bailly!

Par ailleurs , est-il meilleure façon pour le professeur de respecter ses élèves, d'être dans le ton juste à leur égard, que de leur apprendre tout ce qu'il estime nécessaire qu'ils sachent pour mener une vie personnelle et professionnelle la plus réussie possible? Et comme "l'enfant cherche par nature le point faible de slon éducateur" (La Bruyère, Les Caractères), le professeur qui respecte ses élèves doit être sévère ( mais juste).

Ecrit par : Jean | 21 février 2008

@ MMe Bailly

Rectificatif de mon précédent message à votre intention :
il est tard, j'ai raté quelque chose, je suis con... et sans doute transparent. Ou mes messages s'autodétruisent dans les secondes qui suivent ?

Ecrit par : Victor | 21 février 2008

Victor ,c'est du vol, je crie au scandale ! laissez-moi mes saperlipopettes je vous prie!
Saperlotte de saperlipopette en voilà de fausses bonnes nouvelles ! je vais bientôt avoir droit à des vacances , c'est bien vrai ça Jean-Paul?

Saperlipopette et resaperlotte!

Ecrit par : Saperlipopette | 21 février 2008

Pourquoi vous obstinez-vous, Françoise Bailly, à caricaturer les cours de ceux qui ne font pas ouvertement allégeance au "pédagogisme" et ne vont pas claironner partout qu'ils sont les meilleurs parce qu'ils sont "progressistes"?
Vous dites "cours magistraux": caricature!
Vous dites "entonnoir": caricature!
Je dirais même : désinformation!

Ecrit par : Jean | 21 février 2008

A " jean " ...
Vous avez raison de me reprendre sur le mot idéologie ... j'aurais mieux dit en parlant d'idéal ... lequel me semble être la condition sine qua non pour l'accomplissement de la tâche d'instruction ( je ne risquerai pas le mot didactique ...) et n'exclut pas non l'exigence ... Le respect étant le contraire de la permissivité mais aussi de l'autoritarisme que les enfants décodent très vite comme ... une faiblesse!

Non je n'étais pas une bête à concours ... d'ailleurs j'étais en classe prépa pour des raisons économiques et parce que le cadre lycée était plus sécurisant ...
Pardonnez-moi mais vous semblez ne tenir aucun compte de l'influence déterminante du discours adulte qui programme en partie l'idée que les enfants et les adolescents se font de la place qui leur revient ou qu'ils peuvent revendiquerdans la société!!! Pour réussir dans ces classes il faut être intrinsèquement persuadé qu'on a sa place dans une élite ... or rien n'était plus éloigné de cela que l'éducation reçue dans ma famille ... Pour parodier facillement Simone de Beauvoir je dirai qu'on ne naît pas bête de concours, on le devient et encore pas toujours car je n'ai pas la naïveté de penser qu'il suffit d'être né dans une famille d'X pour le devenir ... nombre de fils d'X ou autres grandes écoles ont pâti de la projection de leurs parents ... Ainsi voit-on que l'équation entre les éducateurs et les éduqués n'est pas facile à résoudre ... et ne saurait s'accommoder de simplifications radicales...

Ecrit par : BAILLY françoise | 21 février 2008

Ne sommes-nous pas assez civiliser pour travailler ensemble à chercher des solutions aux problèmes de l'école, que d'aucuns ici pensent déjà définitivement résolus?
J'avoue que cette attitude m'indigne. J'espère 'être pas le seul.

Ecrit par : buntovchik | 21 février 2008


Et dire qu'il y a quelques jours encore, j'étais "brighelliste"... La lecture des nouveaux programmes et des ambitions de Darcos et Sarkozy concernant les élèves et mon métier me plonge dans la déprime. POURQUOI REPARTIR EN ARRIERE PLUTOT QUE DE PRENDRE LE MEILLEUR DE CHAQUE SYSTEME?
Je suis désolée, ce n'est pas en faisant 4h de sport avec mes élèves que je les ferai travailler mieux le reste du temps. Je ne suis pas prof de sport. Quant à enseigner le français et les maths à haute doses, pourquoi pas... ils en ont besoin, parait il... sauf qu'on oublie que j'aurais moins d'heure par semaine pour le faire avec la classe et moins de temps de repos à midi ou le soir pour cause d'aide aux élèves en très grandes difficultés (je ne suis pas maitresse d'adaptation! je ne suis pas orthophoniste! etc)
PE ou comment travailler plus pour gagner autant voire moins....

Gelsie une instit crevée qui en a marre de faire le yoyo entre son désir d'instruire au mieux ses élèves et son obligations de se soumettre aux désirs éminemment variables de son employeur.

Ecrit par : Gelsie | 22 février 2008

Gelsie, vous ne pourrez évidemment pas faire 4 heures de sport par semaine. Ce serait à la rigueur valable à partirdu collège,, mais absurde à l'école. Vous ferez ce que vous voudrez. Une heure de calcul ou de lecture sera mieux, à la place d'une heure de sport.

Il y a quand même de bonnes mesures dans les propositions de Darcos : celles que je trouve les meilleures sont :
-L'inspection non plus inféodée aux idées de Frackowiak, mais devant évaluer les résultats obtenus sur les élèves, en ayant évalué leur niveau de départ.

Cette mesure devrait rapidement faire cesser le harcèlement moral, les graves sanctions, les diminutions de salaire, les suppressions de postes dont ont été trop souvent victimes les enseignants instruisant leurs élèves, et qui ne se contentent pas de faire de leur classe un lieu de vie.

-Remplacement de l'ORL, cette monstrueuse c...sortie de je ne sais quel cerveau embrumé des parasites du ministère qui n'ont pour la plupart jamais enseigné.

-Suppression du jargon cher à ces mêmes parasites, qui a fini par envahir comme une marée insidieuse toute l'EN.

On pourrait en trouver quelques autres.

Espérez-donc, et continuez à INSTRUIRE.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 22 février 2008

Vous souvenez-vous du forum créé sur internet par le ministère de l'EN pendant le Grand Débat, et supprimé arbitrairement et prématurément, car la majorité des intervenants étaient vraiment trop politiquement incorrects (je me souviens en particulier du sort réservé à l'IUFM : "Delenda sunt IUFM", je crois que cette formule était de notre ami A.T., que je salue au passage, s'il nous lit.)

Claude Thélot et Christian Forestier n'ont pas pu supporter ce forum.

(Tout ce grand débat avait accouché d'une souris crevée, et nous sommes repartis à la case départ. Il faut dire que le choix de Luc Ferry n'était pas idéal, et que le choix des sous-fifres d'icelui était encore plus douteux.)

Et bien, il va y avoir prochainement l'ouverture d'un forum où tout le monde pourra s'exprimer.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 22 février 2008

Et dire qu'il y a quelques jours encore, j'étais "brighelliste"...

Ecrit par : une instit crevée qui en a marre de faire le yoyo | 22 février 2008

Le yoyo...du surnom de cet ancien ministre de l'EN, auteur d'une réforme à laquelle répond celle de X. Darcos?

Gelsie, il n'y a aucune raison de désespérer (Billancourt?) et de ne pas rester "brighelliste" si l'on nomme par là, l'attitude de combat critique contre l'asservissement de l'école, attitude qu'il a popularisée.

On verra si dans quelques mois, dans quelques années JP Brighelli est lui même "brighelliste", c'est à dire, encore assez lucide pour dénoncer les effets de cette nouvelle réforme.
Réforme qu'on peut qualifier de réforme "yoyo", en ce sens qu'elle se caractérise par une rupture typiquement idéologique, destinée à masquer les réelles contradictions, les antagonismes sociaux qui émergent dans l'école.
Le pédagogisme est l'idéologie principale de l'école. Elle vise à entretenir la croyance que l'école n'est qu'un simple outil technique pour transmettre un savoir objectif, jetable, renouvelable. Ceux qu'on appelle ici les "pédagogistes" (Meirieu) partagent la même illusion que ceux qui dans le sillage de X Darcos pensent qu'il suffira de modifier les méthodes de transmission et les contenus d'enseignement pour effacer, dépasser la contradiction de fond, à savoir l'inégalité profonde des individus placé sur la ligne de départ de la course pour la vie. Une contradiction qu' il est interdit de nos jours d'admettre et surtout de rapporter à la lutte des classes à l'échelle mondiale, cette lutte n'ayant plus lieu d'être, le mur ayant été détruit!
On peut aussi appliquer cette vision du "yoyo" au champ de jeu politique. Que s'est-il passé en mai 2007? Une révolution ou tout simplement un retour dans le champ idéologique de thèmes popularisés par l'extrême droite (l'affirmation des "valeurs familiales" du thème de la Patrie, du travail, entre autres) qui ne vont pas manquer de s'affronter avec celles persistantes des libéraux de gauche comme de droite.
La réforme de X Darcos signale-t-elle une profonde "rupture tranquille", une "révolution culturelle à l'essentiel" dans l'école , ou tout simplement un coup de "bluff politique" destiné à masquer la profonde entente sur le fond entre les politiques de droite et de gauche en matière scolaire et cela depuis plusieurs décennies?
L'histoire dont nous sommes les simples témoins jugera.

Ecrit par : buntovchik | 22 février 2008

on aimerait avoir quelques exemples précis, un peu argumentés... la génération qui a "fait" 68 n'était-elle pas issue de cette école d'oppresseurs de la jeunesse?

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 21 février 2008

Ne faites pas l'âne pour avoir du son!!! Cette jeunesse qui prétend avoir fait 68 était essentiellement issue de la bourgeoisie. 99% y sont retournés, d'ailleurs...

Ecrit par : dobolino | 21 février 2008

Peu importe qu'ils aient été issus de la bourgeoisie: si l'école les avait rendus "timorés" et soumis, comment auraient-ils pu se saisir des pavés? Je doute que cette pratique leur ait été enseignée par leurs parents. La "bourgeoisie" n'inculque pas à ses enfant l'art de la révolution...

Vous auriez pu, peut-être avec plus de pertinence, répliquer que les 68ards étaient en fait des conformistes, prêts à s'aligner comme des moutons derrière des slogans simplistes et à prendre pour parole d'évangile les propos du grand timonier... ce qui explique, d'un conformisme à l'autre, qu'une grande partie d'entre eux se soient ensuite ralliés au consensus libéral. Cette conception (aujourd'hui dominante) me paraît cependant un peu réductrice.

Un constat de bon sens: tous les grands créateurs (artistes, chercheurs, politiques, entrepreneurs, militaires...) ont été formés par des systèmes relativement "coercitifs" d'un point de vue post-meirieutique. Tout simplement parce que la parfaite maîtrise d'un corpus de règles constitue la meilleure propédeutique au dépassement de ces règles. Ceux qui ne disposent que d'une approche superficielle n'ont aucune chance de sortir de la boîte.
Rimbaud n'a pas créé son oeuvre à partir de recherches-actions créatives et épanouissantes, mais en dépassant les exercices scolaires très exigeants auxquels il s'était astreint au préalable.

Ceci dit, il me semble que le point de vue de F.Bailly ne concerne pas les génies mais les élèves issus des classes populaires, qui auraient été défavorisés dans l'ancien système. Il me semble qu'ils le sont encore plus aujourd'hui: demander aux élèves d'être créatifs, imaginatifs, entreprenants, et ce dans un contexte (tout de même) lié aux apprentissages scolaires, c'est à l'évidence favoriser ceux qui baignent dans la culture, les voyages, les relations sociales enrichissantes, etc...
Les exercices "répétitifs" qui ne font pas appel à des pré-requis culturels sont nettement moins sélectifs d'un point de vue social. L'exemple typique est celui des mathématiques...

La question sous-jacente porte plutôt sur ce que certains apprennent en-dehors de l'école: celle-ci peut-elle viser l'égalisation totale des conditions, en fournissant à ceux qui n'en ont pas un réseau de relations, une pratique musicale de haut niveau, la maîtrise de la spéculation boursière, la connaissance de l'oenologie, l'art de séduire les membres du sexe opposé, le courage de se battre physiquement, la capacité de se débrouiller dans des situations difficiles, le culot?... La liste pourrait s'allonger à l'infini: il est clair que l'école ne peut pas tout et d'ailleurs qu'elle n'est pas faite pour cela. Les enfants ont une vie en-dehors de l'école et certains réussissent très bien en tant qu'adultes en dépit de résultats scolaires déplorables, grâce à ce qu'ils ont appris ailleurs. Définissons précisément ce que l'on attend de l'école au lieu de lui demander une chimérique égalisation totale des conditions initiales de chacun, qui ne pourrait être acquise que dans une éducation réellement collective des enfants telle qu'elle s'est pratiquée dans certains kibboutzim (par l'abolition du noyau familial)..

Pour dépasser l'exercice passionnel, je suggère à F.Bailly (qui est professeur de collège si j'ai bien compris, donc non concernée par la réforme du primaire) d'indiquer précisément ce qui, dans les nouveaux programmes, lui paraît problématique. Pour ma part, exiger des enfants qui sortent du primaire qu'ils connaissent l'ensemble des temps et modes de la langue française pour les verbes réguliers et courants me paraît raisonnable, surtout si l'on souhaite ensuite leur faire composer des sonnets. Et je ne vois pas en quoi cela risquerait de ramener à une condition de servitude dont ils se seraient auparavant affranchis les enfants issus des classes populaires...

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 22 février 2008

Non ... en effet un prof de collège n'est pas concerné par la réforme de l'enseignement primaire ...

Ite ... missa est !

Ecrit par : BAILLY françoise | 22 février 2008

Voici l'article:

Le grand public sera consulté via internet. Figaro, 21 février 2008

Le projet de programme présenté hier sera soumis à consultation jusqu’à la mi-avril pour publication d’une version définitive fin avril-début mai.
Outre les syndicats et les fédérations de parents d’élèves, chaque enseignant sera sollicité au cours d’une demi-journée.( ??)

Trente écoles formeront par ailleurs un « groupe témoin » et auront un contact plus direct avec le ministère.

Comme cela avait été annoncé, les programmes seront également soumis à des commissions de l’Assemblée nationale et du Sénat.

Ils passeront également devant le Haut Conseil de l’Education.

De manière plus originale, le texte sera soumis à une large consultation publique, via le site de l’Education nationale, où, à partir du 3 mars, chacun pourra donner son avis sur les programmes.


Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 22 février 2008

Oui l’école ne peut pas tout car elle est soumise , comme toute activité humaine, à une partition.

« le professionnel représente une valeur sociale, et la société lui impose son langage professionnel. L’honnête homme représente une valeur individuelle. » (Thibaudet)

Cette valeur individuelle procède , hélas, d’un apprentissage individuel.
B. Clement

Ecrit par : b. | 22 février 2008

Pour compléter la référence à 68: les émeutiers de 2005 ont été formés par l'école "libératrice" post-1989, cette école qui les aurait rendus "libres", "capables d'argumenter", "citoyens".

Comment se fait-il alors qu'ils aient été incapables de "verbaliser" leurs revendications, de leur donner une expression politique? (c'est du moins l'analyse des sociologues les plus empathiques vis-à-vis de ces émeutiers, qui parlent de mouvements "proto-politiques" comme on parlerait de protozoaires, d'organismes primaires encore en devenir...)

On pourra répliquer que les émeutiers étaient justement les exclus de l'école, ceux qui y ont échoué. Mais si cette école était justement faite pour les "pauvres", n'est-ce pas sur ce résultat-là qu'il faut la juger?

La dernière ligne de repli des meirio-frackowistes consiste à inverser l'argument: oui, cette école a failli, mais c'est justement parce que les réformes meirieutiques n'ont jamais été réellement appliquées, du fait de la résistance culturelle des professeurs, alors même qu'elles ont été validées par consensus gauche-droite depuis les années 70 (je résume très exactement le propos de PF dans un de ses grands textes publiés sur le site de Meirieu, et qui me semblent bien rassembler l'essentiel du propos de la mouvance des Cahiers Pédagogiques).

Que répondre, sinon qu'une réforme acceptée et encouragée par tout le monde mais qui n'a jamais pu être appliquée relève de la chimère? Les didactico-pédagogistes reprennent (peut-être sans s'en douter) la vieille dialectique de la transition éternelle du socialisme vers le communisme: c'est parce que le PC chinois n'était "pas assez révolutionnaire" que le Grand bond en avant avait échoué, parce que le "déviationnisme droitier" avait infesté le Parti que la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne n'avait pas encore atteint son but. Les pédagogistes les plus bêtes vont même jusqu'à expliquer que les professeurs, étant des anciens "bons élèves" et souvent issus de la "bourgeoisie", sont structurellement incapables de comprendre les besoins et les difficultés de leurs élèves issus des classes populaires. Ils reprennent ainsi l'antienne de la Révo Cul: persécuter dans le Parti tous ceux dont l'origine sociale était douteuse (c'est-à-dire "non prolétarienne") car cette origine leur transmettait fatalement le virus "droitier".

Je m'arrête là. Il faut dire que l'excitation délirante d'un Frackowiak contre l'intervention de 5 minutes d'un membre du SLECC (quasiment identifié à un groupuscule nazi) lors d'un colloque de mathématiques m'a laissé sans voix. Bien que n'étant aucunement impliqué ni dans le SLECC ni dans aucune institution scolaire, ce que je découvre sur l'étendue du crétinisme au coeur de l'éducation nationale me désespère chaque jour un peu plus. Sans importance pour mes enfants, qui ont ce qu'il faut à la maison... mais quelle misère tout de même.

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 22 février 2008

Jesse Darvas, je trouve ce que vous dites plein de pertinence.

Je ne crois pas à la thèse du complot droite gauche pour laisser les enfants des classes défavorisées dans leur état de misère intellectuelle.

Je crois à une ignorance abyssale de l'ensemble de la population sur la dégradation de l'instruction telle qu'elle se produit insidieusement depuis plus de 40 ans, directement issue de l'adoption des thèses de Deway par le pédagogisme français, Foucambert en tête.

J'ai vu hier un film "Dyslexie, le mal des mots". Je ne crois pas que tous ces gens complotent pour laisser les enfants diagnostiqués dyslexiques par eux dans leur incapacité à apprendre à lire, donc à trouver plus tard un métier (ce film est terrifiant !)

Jean-François Demonet et Catherine Billard, chercheurs maîtres de recherche au CNRS pour le premier et neuropsychiatre réputée chef de service à l'hôpital de Bicêtre pour la seconde) (je me pose quand même des questions sur leur bonne foi !) en sont restés à l'époque foucambertienne.

Pendant une heure, j'ai suivi le parcours de deux malheureux enfants de huit ans, avec de telles institutrices, psychologues, psychiatres, neurochercheurs, othophonistes, les pauvres enfants ne risquent pas de s'en sortir.

Tout est "foucambertien "!!!

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 22 février 2008

Pour les exercices de composition, les conseils du vieux G Lanson, s’adressant aux lycéens à la fin du 19e :

« Il importe donc, on le conçoit sans peine, d’avoir développé le plus possible sa nature en tous les sens , et d’avoir, par la lecture, par la conversation, par la réflexion, par tous les moyens enfin, enrichi sa sensibilité, son imagination et son intelligence . Plus on aura de vivacité de sentiment , plus on aura emmagasiné dans son esprit de sensations, d’images, d’idées prêtes à être rappelées au besoin, et plus on sera en état de bien écrire. »

Ecrit par : b. | 22 février 2008

Pour réussir dans ces classes il faut être intrinsèquement persuadé qu'on a sa place dans une élite ...

Ecrit par : BAILLY françoise | 21 février 2008

C'est assez original, comme situation! Vous vous étiez donc retrouvée en hypokhâgne sans l'avoir voulu, sans être une "bête à concours", ce qui est absolument nécessaire dans une telle structure, et en vous sentant à des années-lumière de la mentalité de vos condisciples auxquels vous prêtiez, du coup, des préjugés et des attitudes de caste. Vous êtes sûre que ce n'était pas une erreur d'aiguillage?

Ainsi, ce n'est pas bien, comme vous semblez le dire, de vouloir appartenir à "une élite" et vous semblez en vouloir beaucoup à cette idée d'"élite". Pourtant, comment se fera la répartition des tâches dans la société si on ne prend pas en compte le "mérite"? L'"élite" due au mérite ne vous paraît pas légitime? Devenir maître-boulanger, par exemple, quand on est mitron, vous paraît scandaleux? Vous dites que l'hypokhâgne préparait les élites: mais trouvez-vous que ce soit un déni d'égalité sociale que de se retrouver professeur, car, après tout , le concours de sortie de Normale Sup n'est quand même que l'agrégation, laquelle ne confère pas, que je sache, des privilèges renversants? D'ailleurs, j'y pense, c'est certainement par idéal égalitaire que Meirieu a bien pris soin de ne réussir ni Capes ni agrégation.

Ecrit par : Jean | 22 février 2008

Et pour donner raison à F. Bailly, les paroles du même qui devait, alors, former les normaliens :

« Presque toujours, ce qu’on fait pour exciter l’activité d’une intelligence encore endormie et timide menace d’en étouffer l’originalité , si frêle en son germe et qu’un souffle peut sécher. Et c’est souvent ce qui arrive ; si ‘on n’y prend garde , c’est précisément là où l’enseignement paraît avoir été le plus efficace qu’il a été le plus funeste . L’incapacité de penser par soi-même , l’insincérité habituelle , voilà souvent la rançon des succès scolaire , qui semble attester au maître que son effort a été fécond : voilà le revers de cette brillante facilité qui fait les héros de concours. Il ne suffit donc pas d’habituer l’élève à trouver quelque chose, il faut qu’il le trouve en soi : tout le problème est là. «

Ecrit par : b. | 22 février 2008

suite et fin :
« le maître doit agir par sa présence plus que par sa parole : il suffit qu’il soit là pour que l’élève prenne de l’audace , sûr d’être repêché , s’il se noie. »

« toutes ces indications, ces questions, ces digressions qui ouvrent un peu au hasard des vues sur certaines régions de la pensée ou du sentiment , devront éveiller la curiosité et faire apparaître l’intérêt des matières : une fois que l’élève sera curieux à propos d’un devoir, et qu’un sujet lui semblera tout au fond du cœur intéressant , je n’ai plus d’inquiétudes. »(G. Lanson, 1891)

Ecrit par : b. | 22 février 2008

ces conseils sont toujours valables et soulignent ce que l’élève doit à l’enseignement et ce qu’il ne peut acquérir que tout seul . Clement

Ecrit par : b. | 22 février 2008

Victor ,c'est du vol, je crie au scandale ! laissez-moi mes saperlipopettes je vous prie!
Saperlotte de saperlipopette en voilà de fausses bonnes nouvelles ! je vais bientôt avoir droit à des vacances , c'est bien vrai ça Jean-Paul?

Saperlipopette et resaperlotte!

Ecrit par : Saperlipopette | 21 février 2008

Je m'inquiétais de votre absence inhabituelle en début de fil, me voilà rassuré ! Je vous concède bien volontiers le monopole absolu du "saperlipopette".

Ecrit par : Victor | 22 février 2008

Et dire qu'il y a quelques jours encore, j'étais "brighelliste"...

Ecrit par : Gelsie | 22 février 2008

Si le "Gelsie" a un quelconque rapport avec "Gelsomina" et si mes souvenirs d'errances sur blogs pédagogistes sont bons, votre conversion au "brighellisme" est très récente, non ?

Ecrit par : Victor | 22 février 2008

Une heure de sport en plus, de l'histoire de l'art pour remplacer la pratique artistique, qui va quasiment disparaître à l'école primaire, pour être réinvestie hors-temps scolaire par les personnels de la culture, qu'il faut bien recaser; il y en a évidemment plus au chômage que d'intervenants potentiels en sport... A qui tout cela profite t-il? Pas aux enfants, en tous cas!!!

"Celles et ceux qui ont voté pour Sarkozy, ou contre Royal, ne l’ont pas fait dans l’espoir que la Bêtise s’installerait dans l’entourage du président."

Ecrit par:JPB
Hélas, trois fois hélas, Jean-Paul, je crains que ce ne soit la phrase la plus désespérément et prophétiquement vraie de votre diatribe.

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 février 2008

L’incapacité de penser par soi-même , l’insincérité habituelle , voilà souvent la rançon des succès scolaire , qui semble attester au maître que son effort a été fécond : voilà le revers de cette brillante facilité qui fait les héros de concours. Il ne suffit donc pas d’habituer l’élève à trouver quelque chose, il faut qu’il le trouve en soi : tout le problème est là. «

Ecrit par : b.

Je ne pense pas, cependant, que le concours d'entrée de la rue d'Ulm, du moins en mathématiques et à l'époque où je l'ai passé (il y a bientôt vingt ans !), favorisait les "forts en thème". Les problèmes d'écrit sortaient complètement des sentiers battus, les questions à l'oral également.
Le but de ce concours, unique en son genre, était de faire réfléchir les candidats, bien au-delà des "compétences" standard, favorisant ceux qui étaient capables de se poser eux-mêmes les bonnes questions, de se dépétrer d'une situation proche de celle d'un chercheur devant un problème "ouvert".

Les "bourrins", les "bêtes à concours" étaient marginaux parmi les reçus, lesquels pour la plupart étaient admis à leur première tentative, comme si avant tout on avait ça "dans la peau".

Ecrit par : Moot | 22 février 2008

La Société des agrégés et la réforme Darcos de l'école primaire:


COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 22 FÉVRIER 2008

Les nouveaux programmes de l’école primaire

M. Jean-Michel LÉOST, Président de la Société des agrégés, a fait à la Presse la déclaration suivante :

La Société des agrégés approuve la formulation des orientations énoncées par le Président de la République, le vendredi 15 février 2008 à Périgueux, et par le Ministre de l’Éducation nationale, lors de la présentation à la presse, le mercredi 20 février, des nouveaux programmes de l’école primaire.

En déclarant que l’école primaire doit « [consacrer] à nouveau l’autorité du savoir – en partant de celle du maître, l’autorité du maître qui est le dépositaire du savoir », en rappelant que « c’est le savoir qui est au centre de la classe », le Président de la République revient à une conception de l’enseignement dont l’oubli a provoqué tant de dégâts.

En déclarant que « l’école primaire doit rester garante de l’idéal républicain : permettre à chaque enfant de devenir, par l’instruction, un citoyen libre et éclairé », en recentrant l’école primaire sur les fondamentaux – la lecture, l’écriture et le calcul –, en réaffirmant également la valeur de l’ordre chronologique en histoire et l’intérêt de la géographie de la France dans un cadre européen et mondial, le Ministre de l’Éducation nationale souligne que le devoir de la République est de transmettre à chacun le savoir qui permet d’acquérir la liberté de pensée et l’esprit critique, qui ouvre des possibilités de promotion personnelle et sociale, et de ne pas réserver le patrimoine culturel aux seuls « héritiers ».

La Société des agrégés estime que de telles orientations ne sont pas un retour à des conceptions passéistes mais un retour au bon sens qui n’a pas d’âge.

Mais ces intentions déclarées doivent se traduire en actes concrets, à commencer par une formation disciplinaire des professeurs des écoles adaptée à ces objectifs et une augmentation réelle des heures consacrées aux fondamentaux, avec des programmes exigeants. La Société des agrégés estime que la réduction des horaires obligatoires (24 heures au lieu de 26) risque de contrecarrer ces intentions.

Elle constate, d’autre part, que les principes qui président à ces nouveaux programmes vont à l’encontre de la pensée pédagogique dominante dans l’enseignement et souhaite donc que le Ministre en tire toutes les conséquences dans le Livre blanc en cours d’élaboration après les conclusions du rapport Pochard.

Ecrit par : Jean | 22 février 2008

Anne-Marie Valette a écrit:

"Gelsie, vous ne pourrez évidemment pas faire 4 heures de sport par semaine. Ce serait à la rigueur valable à partirdu collège"...

Et voilà comment on sabote avant qu'elle ne soit mise sur ses rails la réforme de notre ministre! Preuve qu'il y a bien un complot de la Droite et de la Gauche pour sortir les enfants des classes défavorisées de leur misère physique!

Blague à part, est-ce que vraiment vous pensez , vous autres intellectuels de gauche et de droite, que c'est un luxe pour les élèves de se voir attribuer de meilleures conditions (certes nettement insuffisantes en l'état, Catmano m'en avait expliqueé les raisons) d'enseignement de l'EPS. Je dis bien EPS et non sport!

Ma petite fille de 7 ans est en CE2. Dès le plus jeune âge ses parents et ses grands parents (3 profs d'EPS sur 4) l'ont initiée à la gymnastique, la natation (sans tabouret), au ski, au tennis. Cela ne l'a pas empêché d'apprendre à lire et écrire à la maternelle et de sauter à pieds joints par dessus le CP.

Je travaille dans un club de gym et de natation et je suis assez bien placé pour juger des aptitudes des jeunes enfants à entrer dans des apprentissages complexes, qui ne peuvent que favoriser les apprentissages d'autres techniques d'écriture.

S'il y a une mesure entre autres de la réforme Darcos à soutenir et à relayer, en exigeant des moyens institutionnels et matériels (qu'on demande aux profs d'EPS par exemple d'enseigner l'EPS aussi à l'école primaire, comme à Paris) pour lui donner toute sa valeur, c'est bien celle qu'il a prise d'attribuer une quatrième heure.

Maintenant je ne me fais aucune illusion sur le devenir de cette excellente décision de XD. Je ne m'y arrête que pour lui donner valeur d'exemple. Les autres mesures de la réforme resteront elles aussi lettres mortes si elles ne sont pas relayées profondément dans l'opinion et accompagnées d'un effort sans précédent de la nation pour son école et soi-dit en passant pour ses enseignants.

Ecrit par : buntovchik | 22 février 2008

"Béte à concours", Moot, c'était une façon de parler. Pour être à l'aise dans les classes préparatoires, il allait être un passionné de vie intellectuelle: cela primait sur la connaissance de je ne sais quel code de caste qui semblait beaucoup gêner Françoise Bailly. Existe-t-il d'ailleurs un concours de très haut niveau dans lequel on demanderait au candidat de recracher bêtement ce qu'il a ingurgité? On ne peut en dire autant du "bac anticipé" de français, où il s'agit pour le candidat de prouver qu'il a sagement appris par coeur les pédantissimes, et totalement dénuées d'intérêt pour les élèves, notions accumulées dans le programme par le triste Viala!

Ecrit par : Jean | 22 février 2008

Un mot pour dire à Jesse Darvas combien ses analyses me semblent pertinentes et nuancées. Quant à F. Bailly, elle semble croire que la capacité de réussir à un concours est le fait des seuls "héritiers". Ce n'est pas le cas, ou du moins ce n'était pas le cas avant les dérives qui ont miné l'Education Nationale, quand on trouvait encore en CPGE un certains nombre de jeunes gens issus de milieux "pauvres", et qui s'y épanouissaient.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 22 février 2008

Je suis tout à fait d'accord avec vous, buntovchik, tant sur l'importance du sport à l'école que sur le devenir de cette réforme. Attendons déjà le résultat des "consultations".
Quant à sa mise en place, même dans sa version "édulcorée", attendons pour voir. Le programme de CE1 n'est faisable qu'avec des élèves sortant du CP déjà bons lecteurs et ayant été habitués à faire du systématique en français et en maths.
Quant aux programmes de CM, en français du moins, ils doivent passer largement au-dessus de la tête de nombreux jeunes PE. Il suffira de quelques voix de sirènes leur susurrant qu'ils sont "inapplicables" et beaucoup trop ambitieux pour qu'elles abandonnent avant même d'avoir commencé.
Surtout que les premières années ne vont pas être faciles, imaginez de faire avaler tout ça en un an aux CM2 qui arriveront l'année prochaine en ayant pour tout bagage que quelques vagues exercices d'ORL.
Quant aux vingt-quatre heures (et même vingt-six, mais dans quelles conditions ?), elles me semblent très insuffisantes pour faire vraiment acquérir tout cela. Nous nous retrouvons avec les exigences des programmes de Chevènement (ou même plus, il faudra que je vérifie) et trois heures de moins par semaine.

Ecrit par : catmano | 22 février 2008

Si des enseignants veulent continuer à patauger dans leur merde,grand bien leur fasse si c'est adéquat à leurs propres capacités intellectuelles ,mais si seulement 20 % des enseignants s'y mettent sérieusement dès maintenant sans craindre les inspecteurs et les camarades syndiqués du snuipp,cela suffira.Ils ont le gouvernement et la présidence avec eux.On verra les résultats des élèves,les réactions de leurs parents.
Et la force des choses fera beaucoup de choses.
Après trente ans de sottises,on est quand même pas à un an près.

Ecrit par : bernard | 22 février 2008

Bonjour,

Je vous propose deux documents trouvés sur le site de Laurent Lafforgue :
http://www.ihes.fr/~lafforgue/textes/
TemoignageCollegeAnnees70.pdf

Témoignage sur une psychologue scolaire des années 70, qui mériterait une analyse de ceux qui savent comment cela se passe aujourd'hui.


http://www.ihes.fr/~lafforgue/textes/
TemoignageProfesseurPhysiqueUniversite.pdf

Cela n'a pas grand rapport avec le fil puisqu'il s'agit d'enseignement des sciences à l'université, mais me parait
pourtant devoir vous intéresser :

- disparition du goût du savoir (dont sont responsables non seulement "la société consumériste mercantile", mais aussi le type des devoirs demandés pendant la scolarité antérieure).
- nécessité d'une progression entre les disciplines (grammaire, puis maths, puis physique)
= Impossibilité d'accéder aux questions proprement physiques, si l'on n'a pas une formation mathématique
suffisante. Ce point est à souligner car il n'existe pas en biologie, géologie ou dans les formations techniques élémentaires. D'où provient l'erreur encouragée par Allègre et cautionnée malheureusement par Charpak, d'un enseignement mécanisé et non-intellectuel des mathématiques au collège et au-delà.
- rôle dirimant de l'analyse grammaticale en sciences : son absence interdit l'identification d'un raisonnement.

Je rappelle que la formation mathématique authentique fournit :
- la rigueur du raisonnement
- l'honnêteté intellectuelle (= le goût de la vérité pour elle-même, sans souci des convenances sociales)
- le développement de l'imagination (les maths sont une "pensée métaphorique scientifique", c'est étrange mais ainsi)

Elle contribue ainsi au développement du souci du Vrai, du Juste et du Beau, qui sont, me semble-t-il, les racines
authentiques de l'aspiration à la transcendance (si valorisée par notre président).

PS: Pourquoi ne trouve-t-on pas d'équivalent moderne du "cours d'analyse grammaticale" de Grevisse (ed
Deboeck/Duculot, 1969), qui présente de façon SYSTEMATIQUE analyse des mots et des phrases, sur des
exemples moralisants ? Il continue de se vendre ...

- Tout à fait d'accord avec Jesse Darvas.
- Les citations de Lanson sont remarquables, mais on en voit le danger :
"Il ne suffit donc pas d’habituer l’élève à trouver quelque chose, il faut qu’il le trouve en soi : tout le problème est là."

Certains en ont déduit qu'il fallait centrer l'élève sur lui-même, en ignorant le processus requis :
D'abord faire aller l'élève au-delà de ses parents en l'ouvrant au professeur, puis le faire aller au-delà du professeur en l'ouvrant au savoir, puis orienter le savoir vers les autres, enfin supprimer les tuteurs intermédiaires.
Trop souvent on confond chemin et objectif, en négligeant la primauté du premier sur le second.
Ce texte ancien de LL l'illustre très bien.
http://www.ihes.fr/~lafforgue/textes/PourquoiEcole.pdf

Amicalement.

Ecrit par : Julius | 22 février 2008

On verra les résultats des élèves,les réactions de leurs parents.
Et la force des choses fera beaucoup de choses.
Après trente ans de sottises,on est quand même pas à un an près.

Ecrit par : bernard | 22 février 2008

On les voit déjà dans les classes SLECC ou 3° voie, si je ne m'abuse. Les parents sont contents et cela rend les "collègues d'en face" d'autant plus hargneux.
Les médias pourraient beaucoup, au moins sur les jeunes collègues, pour les "vieux", je crois que ce n'est même pas la peine d'essayer.

Ecrit par : catmano | 22 février 2008

Le simple fait que Madame Royal (visiblement l'intelligence faite femme) ait cru bon de dénigrer la réforme Darcos en glapissant que c'était un "retour aux vieilles recettes" suffirait à prouver que le ministre est dans le vrai!

Ce qui est en train de se passer est capital: les "pédagogistes" sont en train de perdre leur pouvoir - usurpé depuis 1989!

Ecrit par : Jean | 22 février 2008

Lanson met en garde le professeur qui croit avoir formé un élève compétent alors qu’il a développé en lui l’habitude du trucage . Lanson attend justement du candidat de la finesse et de la sincérité : « le grand point, c’est donc la sincérité absolue. Même les devoirs d’écolier doivent être absolument sincères. », et non un développement brillant et artificiel des idées du maître.

Le livre de Grevisse est en effet admirable et l’on peut, encore aujourd’hui, le recycler mais il ne correspond plus tout à fait aux programmes. En outre, certains exercices, qui prennent pour support des textes « littéraires » sont inutilisables : la langue de l’auteur, la complexité de la syntaxe sont déjà des obstacles.

Le plus frappant d’ailleurs est que tous les manuels d’analyse proposés par les éditeurs sont très anciens. Sous leurs couvertures modernes, il s’agit , comme le manuel d’analyse d’Hamon, d’ouvrages qui ont plusieurs décennies. Autrefois utilisés dans les classes de collège, ils servent désormais à préparer les concours.
Pourtant, la pratique de l’analyse logique n’est pas une mauvaise chose . Elle forme effectivement le raisonnement , ne serait-ce que parce qu’elle dérive de la logique ( substantif/adjectif/attribut…).
Sur ce sujet, on peut d’ailleurs consulter

« Raisonner en vérité : Traité de logique analytique, dialectique, rhétorique, sophistique »( Bruno Couillaud )



Il s’agit d’une histoire de la pensée et d’une introduction aux différents modes de raisonnement . L’auteur montre ce qui unit et sépare philosophie, science et rhétorique.

Ecrit par : b. | 22 février 2008

Ce qui est en train de se passer est capital: les "pédagogistes" sont en train de perdre leur pouvoir - usurpé depuis 1989!

Ecrit par : Jean | 22 février 2008

Vous prenez vos désirs pour des réalités Jean! Et vous ne lisez pas les propos de X Darcos qui a bien dit que les enseignants et a fortiori les inspecteurs garderont leur "liberté pédagogique". Et les élèves continueront eux aussi à exercer leurs droits de ne pas apprendre s'ils ne veulent pas et de vous chahuter si cela les amuse. C'est triste , mais c'est ainsi.
De plus, la réforme de XD évite de s'en prendre au point le plus faible de l'édifice, celui des collèges, réel paradis des pédagogistes, soutenus par la caste intouchable des IPR.

Ecrit par : marigot tique | 22 février 2008

"mais si seulement 20 % des enseignants s'y mettent sérieusement dès maintenant sans craindre les inspecteurs et les camarades syndiqués du snuipp,cela suffira.Ils ont le gouvernement et la présidence avec eux"

Pour combien de temps? Wait and see comme dirait l'autre ou Demain sera un autre jour. RV le 16 mars au soir pour une petite avant première...



"Ce qui est en train de se passer est capital: les "pédagogistes" sont en train de perdre leur pouvoir - usurpé depuis 1989!"

Ecrit par : Jean | 22 février 2008

Qui croyez vous qui a et qui va garder le pouvoir comme vous dites?
Sauf à faire surveiller tout le monde de l'échelon inférieur par un kapo de l'échelon supérieur qui lui même sera surveillé par...
Ca a un nom ça, non?

Ecrit par : Loublan | 22 février 2008

"les enseignants et a fortiori les inspecteurs garderont leur "liberté pédagogique""

CQFD !

Ecrit par : Loublan | 22 février 2008

Merci beaucoup pour cette référence.

L'analyse logique/grammaticale peut être commencée dés les CM1 et CM2 (= Dans mes souvenirs, c'est là qu'elle m'a le plus marqué).

Je comprend bien ce que veut dire Lanson, mais cela reste un objectif non atteignable immédiatement.
Par exemple il est très difficile en terminale de réellement penser par soi-même dans les dissertations de philosophie (souvenirs personnels) et bien souvent on colle inconsciemment à des modèles extérieurs peu compris.
C'est un préalable nécessaire, la liberté se conquiert, elle n'est pas native !

Le défaut est typiquement français, plus précisément normalien (désolé JPB), de se fixer un objectif PARFAIT mais irréaliste, pour finalement se contenter d'une application "Potemkine".
D'où mon insistance sur LE CHEMIN.

Amicalement.

Ecrit par : Julius | 22 février 2008

« C'est aujourd'hui, messieurs, que vous allez recevoir votre Diplôme d ' études supérieures ! Le jour de gloire est arrivé ! » J' étais sur le point de m'en aller : un diplôme d' Etudes supérieures pour cette horde de .. . ? Non, il ne fallait pas céder à un emportement prématuré. Tendons plutôt l'oreille .. . le proviseur poursuivit sa harangue: « Messieurs, obtenir son diplôme dans notre Institution, la plus prestigieuse de toutes, quoi de plus glorieux!
Maintenant que vous possédez ce diplôme, messieurs, vous savez tout ce qu' il y a à savoir, et votre science étant universelle , ce sera sur vos épaules que reposeront, à l'avenir, les grandes affaires de l' Etat ! Quoi de plus glorieux ! » Après un bâillement prolongé et sonore, le proviseur ajouta : « C'est tout » ![…]
Ramassant alors, au pied du mur, de minces tablettes de pierre , qui portaient peut-être quelque inscription impossible à distinguer d'où j'étais, le proviseur les déposa à ses pieds et reprit la parole : « Dans cette promotion, tout le monde est Premier, quoi de plus glorieux ! Et maintenant je dépose ici vos diplômes : ayez l'obligeance. messieurs, de venir vous
servir ! Puisque tout le monde est Premier, il n'y a pas lieu de prendre son tour! La réunion est terminée ! » Le proviseur et le professeur ayant aidé le pessimiste effondré à se remettre sur ses jambes, ils sortirent tous les trois aussi lentement qu'ils étaient entrés. Les élèves,
loin d'aller ramasser leurs diplômes, reprirent au contraire de plus belle leurs activités favorites : les grimpeurs se remirent à grimper, les bagarreurs à se
bagarrer, et la mêlée devint générale . A quoi rimait donc cette comédie? Médusé, je rentrai
dare-dare chez Petit-Scorpion pour lui en demander l'explication. […]
Petit-Scorpion me tint le discours suivant : […] « Tu me demandes comment de simples gosses peuvent obtenir un diplôme d' Etudes supérieures ? Je te trouve bien naïf , pour ne pas dire bien sot ! N'as-tu donc pas compris qu e ce diplôme n'est que de la frime ? Ces gosses-là, c'était la première fois qu'ils mettaient les pieds à l'école ! Mais quand on se mêle de jouer une
farce , autant y aller carrément, et si nous n'avons pas beaucoup d'autres sujets de fierté, du moins sommes nous capables de faire les clowns jusqu 'au bout! L'histoire
déjà bicentenaire de notre Nouvelle Pédagogie n'est qu 'un intermède comique qui touche à sa fin, même les plus subtils amateurs de plaisanteries n'y trouvant plus sujet à rire! Pour appliquer ce nouveau système d' éducation , il y eut en effet, à l'origine , des établissements scolaires de différents niveaux, et avant de pouvoir prétendre à un diplôme, les élèves étaient astreints à passer des examens pour progresser d'un degré à l'autre . Cependant, deux siècles de réformes et de progrès menèrent par étapes à la suppression des examens, jusqu'au jour où n'importe quel élève , qu 'il eût - ou non - fréquenté les cours, put compter sur un diplôme , le moment venu. Mais, du jour où la présence aux cours cessa d'être obligatoire, à l'université aussi bien qu'à l'école , personne ne voulut plus se contenter d'un simple diplôme d'Etudes primaires alors que celui d'Etudes supérieures conférait un bien plus grand prestige. On en vint donc à réformer le système de fond en comble , e t c'est maintenant dès leur premier jour de classe que tous les élèves, sans exception, se voient attribuer d'emblée un diplôme d' Etudes supérieures ! On commence par distribuer ces diplômes , et après . .. oh, après ... il ne se passe plus grand-chose! Que peut-on attendre d'un élève qui tient déjà son diplôme ?« La méthode est excellente .., pour le Pays-Chat! En effet, d'après les statistiques, le nombre de nos diplômés d' Etudes supérieures nous classe en tête de tous les pays de la planète Mars! Cette supériorité numérique suffit à nous réconforter, que dis-je , ceci est notre principal sujet de fierté! Les hommes-chats sont fondamentalement réalistes, et c'est un fait, vois-tu, que si l'on compte le nombre de diplômés d'Etudes supérieures, il n'y a pas un seul pays qui nous vienne même à la cheville ! Voilà une bien grande satisfaction pour tous ! L'Empereur se
montre enchanté de cette méthode qui illustre à quel point il prend à coeur l'éducation de son peuple , et prouve que Sa Majesté a bien mérité de la patrie ! Les enseignants sont enchantés d'un système qui fait de chacun d'eux un Professeur d'Université, la moindre école ayant été promue au rang d' Etablissement (l'enseignement supérieur du plus haut niveau , où tous les élèves sont Premiers ! Pour reprendre la formule qui leur est chère : quoi de plus glorieux ! Les parents n'en sont pas moins enchantés car à sept ans, chacun de leurs gamins crottés devient titulaire d'un diplôme d'Etudes supérieures, et l'intelligence de leurs rejetons fait , comme chacun sait, la gloire des familles ! Est-il besoin de parler des élèves ? Il suffit que la bonne fortune qui les fait naître au Pays-Chat les empêche de mourir avant l'âge de six ou sept ans, pour qu'ils accèdent automatiquement à ce titre universitaire. « Cette façon de procéder présente aussi d'incontestables avantages financiers. L' Education nationale étant
autrefois entièrement à la charge de l'Empereur , celui-ci avait à puiser chaque année dans sa cassette pour entretenir des établissements dont les élèves ne se privaient pas pour autant de contester son autorité à tout bout de champ, lui causant mille soucis ! C'est le cas de dire qu'il
finançait son propre malheur ! A l' heure actuelle, l'Empereur n'a plus à dépenser un sou, et il n' en voit pas moins, tous les ans, lever une moisson de diplômés qui, cette fois, ne risquent pas de lui donner du fil à retordre[…]
Laoshe, La cité des chats, 1932.

Ecrit par : shidaifeng | 22 février 2008

De plus, la réforme de XD évite de s'en prendre au point le plus faible de l'édifice, celui des collèges, réel paradis des pédagogistes, soutenus par la caste intouchable des IPR.

Ecrit par : marigot tique | 22 février 2008

les enseignants et a fortiori les inspecteurs garderont leur "liberté pédagogique""

CQFD !

Ecrit par : Loublan | 22 février 2008

Loublan étant quelque chose comme IEN (ou autre adepte de la reptation verticale), cela montre bien que le le refuge du pédagogisme et par conséquent "maillon faible" est bien l'école primaire et non le collège...
Antibi, le redécouvreur de l'évaluation formative, le précisait d'ailleurs dans sa dernière conférence devant les "cadres" de l'ESEN : le syndicat FSU du primaire (SNUIPP)se félicite de sa méthode mais pas le SNES.

Ecrit par : Victor | 22 février 2008

Jean Paul Brighelli,

cf http://lrassemblezagauche.midiblogs.com/archive/2008/02/15/exclusif-conflit-entre-mesquida-et-freche-les-hostilites-von.html

outre une logorrhée ignoble, Frêche menace un élu de fermer un établissement scolaire de sa ville !

pourquoi, Jean Paul Brigehelli, vous ne prenez pas acte du caractère ignoble de Frêche et ne proposez pas de faire voter contre lui et son système féodal ?

est-ce trop demander ?!

Ecrit par : jim | 22 février 2008

Et Antibi continue à pérorer: allez voir et écouter sa dernière conférence sur le site de l'ESEN( par Google).
Monsieur Antibi s'y félicite de ce que "tous les syndicats, toues les associations de parents, tout le monde soutient son combat contre la constante macabre"."Sauf le Snes", ajoute-t-il avec ironie...
C'est très très embêtant, en effet, que le Snes se désolidarise de la coalition socialo-pédago qui coasse sagement en choeur aux pieds d'Antibi, nouveau gourou. Car le Snes rassemble une bonne tapée d'agrégés et de certifiés et que, pour ces gens-là, il y a des limites à ce qu'ils peuvent supporter comme conneries. Et justement, la "constante macabre" , le bébé d'Antibi, est la plus magistrale connerie qu'on ait pu imaginer.
Antibi oublie aussi, parmi ceux qui se fichent de lui, les syndicats dits conservateurs, le Snalc, par exemple, deuxième syndicat de l'enseignement secondaire, mais c'est une broutille, n'est-ce pas? La Société des agrégés, qui est une association (10 000 membres) et non un syndicat - il doit ignorer même qu'elle existe, comme Pochard! -, le considère comme sans intérêt.
Et Antibi bavarde... bavarde... bavarde... sur l'enseignement -qu'il ne pratique pas!
Comme Meirieu.
A propos de cet autre bavard-fleuve, allez voir et écouter sur son site (www.meirieu.com) son dernier commentaire du discours de Périgueux. Ecoutez-le dénoncer la réforme Darcos qui prétend imposer "une conception de la langue-exercice, de la soumission à des normes, au lieu de la langue comme communication", écoutez-le s'attaquer aux "exercices stériles", recommander au contraire les "ecrits qui font sens, les écrits longs...". Comme si les prétendus "exercices stériles" n'étaient pas au contraire le moyen le plus sûr pour arriver ensuite à une comunication aisée. Comme quoi Meirieu reste l'esprit faux qu'il a toujours été.

Ecrit par : Jean | 22 février 2008

Je bosse l'agrégation cette année et travaille sur les "pièces sur la médecine" de Molière. Le discours des pédagogistes ou autres (les scientifiques du doc sur la dyslexie, cité plus haut, par exemple) me rappellent la phrase d'un médecin dans L'Amour médecin : "Il vaut mieux mourir selon les règles de la Faculté que de réchapper contre elles." Pour les pédagos dévoyés (les faux pédagogues, comme on a parlé jadis des faux dévots), il en va de même : "Il vaut mieux rester ignorant selon les règles de la Pédagogie que de s'instruire contre elles." Ah ! Molière... Que n'es-tu encore parmi nous pour faire la satire des Tartuffes !

Cela dit, il faut aussi arrêter de crier à la catastrophe : prof depuis cinq ans, je n'ai que très rarement rencontré ces "ayatollahs" de la pédagogie dans les salles des profs... Qui, parmi les profs, prend vraiment au sérieux Meirieu et consorts ?

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 22 février 2008

Les "pédagos" , aussi imbus d'eux-mêmes qu'ils sont souverainement inutiles, en prennent aussi d'avance pour leur grade, Rodrigue du Gers, dans Les Femmes savantes sous la figure de Trissotin ("Il se sait si bon gré de tout ce qu'il écrit"!), de Rasius et de Baldus!

Ecrit par : Jean | 22 février 2008

"Il vaut mieux mourir selon les règles de la Faculté que de réchapper contre elles."
Ah oui, c'est tout à fait le discours officiel de l'E.N.!!! La comparaison est très bien trouvée (tout comme celle avec Tartuffe, ou celle que fait Jean avec Trissotin et consorts).

"je n'ai que très rarement rencontré ces "ayatollahs" de la pédagogie dans les salles des profs"
1) J'en connais plusieurs
2) Ils sont souvent conseillers pédagogiques et bien vus par le pro et l'inspecteur.
3) Ce n'est pas en salle des profs que les pédagogos sont le plus présents, mais dans l'administration, en particulier dans l'édiction des normes et des méthodes pédagogiques.

Ecrit par : Jeremy | 22 février 2008

Tout à fait, Jeremy.

Ecrit par : Jean | 22 février 2008

Loublan est IEN ?!

Mon Dieu ! Pauvres collègues du primaire !

Ecrit par : Jeremy | 22 février 2008

"Loublan étant quelque chose comme IEN cela montre bien que le refuge du pédagogisme est bien l'école primaire"

Ecrit par : Victor

Loublan, sans vouloir vous commander, pouvez-vous vous exprimer sur le sujet ?

Ecrit par : Jeremy | 22 février 2008

"Car le Snes rassemble une bonne tapée d'agrégés et de certifiés et que, pour ces gens-là, il y a des limites à ce qu'ils peuvent supporter comme conneries"

Le SNES rassemble surtout une bonne dose de staliniens de l'ancienne tendance UA. Les agrégés quant à eux sont majoritairement au SGEN ou au SNALC...

Ecrit par : LouBlan | 22 février 2008

Si le Snes considère la théorie de la "constante macabre" comme un gadget qui n'a d'objectif que de procurer à son inventeur une petite notoriété minable qui lui donne le sentiment d'exister enfin auprès des niais, eh bien c'est tout à l'honneur des "staliniens" du Snes!

Ecrit par : Jean | 22 février 2008

Passionnant, le témoignage de l'enseignant-chercheur de physique sur le site de Laurent Lafforgue. Atterrant, aussi. Les comportements qu'il décrit sont exactement ceux que j'observais en première quand j'enseignais encore, comportements qui avaient fini par me faire douter de mes propres compétences. J'avais la naïveté de croire qu'à l'université, les étudiants se montraient plus motivés et plus responsables. Je me faisais des illusions.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 22 février 2008

Qui, parmi les profs, prend vraiment au sérieux Meirieu et consorts ?

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 22 février 2008

Par notre foi! Il y a plus de 40 ans que nous faisons de la pédagogie savante sans que nous n'en sussions rien?

Ecrit par : buntovchik | 22 février 2008

Un peu d'espoir quand même...

- Les émissions sur ce qui se fait à l'école sont très fréquentes en ce moment. Les pédagos y disent tant de c...qu'ils sont en train de perdre du terrain. (Voir Francko : la bêtise au front de taureau.)

-Lu sur LIRAS.

"Flora a posté le message ci-dessous
Sujet : demande de directeur

------------------------------------------------------------------------
Bonjour Anaïs,

As-tu lu les nouveaux programmes ? Il y est rappelé que nous sommes libres de notre méthode d'enseignement. Nous allons désormais être jugés sur nos résultats. On nous redonne enfin notre responsabilité.

L'inspecteur est passé dans mon école pour faire une "inspection d'école". Il a tout de suite dit qu'il n'aimait pas la méthode Léo et Léa mais dès que je lui ai posé des questions précises sur ses doutes, il n'a pas pu me répondre clairement, précisément. Je lui ai dit que quoiqu'il en pense nous ne changerions pas de méthode (je suis la directrice et toute l'équipe est avec moi).

Depuis septembre 07, au sein de mon établissement, les enfants apprennent à lire avec Léo et Léa dès la grande section. Dès décembre presque tous les CP savaient déchiffrer et comprenaient ce qu'ils lisaient.

La maîtresse est plus que ravie, ainsi que les parents qui enfin peuvent mieux aider leur enfant ! Notre inspecteur a cependant soutenu qu'ils ne savaient pas lire. Alors c'est quoi savoir lire ? L'inspecteur s'est ridiculisé à nos yeux.

Ne t'inquiète pas, continue à y croire, change ce que tu crois devoir changer (de toutes les façons on passe sa vie d'enseignant à changer nos pratiques).

Je profite de cette réponse pour remercier les auteurs de cette méthode ! Et pour les encourager à poursuivre leurs actions !
Courage, le vent tourne dans le bon sens... "

Quand les enfants n'ont pas été matraqués par des années de méthode globale, ils apprennent très rapidement à lire.
La GS (en moyenne 6 ans) est la classe où de nombreux enfants ayant de bons maîtres peuvent apprendre en partie à lire.
Ils ont donc tout le CP pour affiner leur lecture, apprendre à écrire finement, compter, calculer, de la grammaire, au lieu d'être laissés complètement "en friches" comme c'est bien souvent le cas actuellement.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 22 février 2008

Pendant que certains sur ce site se félicitent de ce que fait Darcos avec Brighelli, certains profs de fac (les mêmes qui étaient informés des baisses de postes au concours niées par Brighelli) semblent penser qu'ils préparent leurs étudiants au CAPES et à l'agreg pour la dernière fois.
Darcos chante le retour à la morale (dont l'utilité me semble fort contestable), veut plus de sport (pourquoi?) et un retour aux fondamentaux (ça OK mais vu la résistance d'une bonne partie du corps enseignant je n'y crois pas-ou alors seulement en centre ville bourgeois); en revanche je pense que la droite lorgne surtout vers des masters pour former les enseignants à moindre coût.
Et que si on n'a pas eu Charybde (alias Ségolène) on a eu Scylla et que c'est très mal barré. Je me demande quand certains sur ce blog vont ouvrir les yeux et cesser de croire à la victoire.

Ecrit par : Courtin | 22 février 2008

Et que si on n'a pas eu Charybde (alias Ségolène) on a eu Scylla et que c'est très mal barré. Je me demande quand certains sur ce blog vont ouvrir les yeux et cesser de croire à la victoire.

Ecrit par : Courtin | 22 février 2008
Moi aussi... Et s'il ne s'agissait que des études, ce serait presque pas trop graves.

Ecrit par : dobolino | 22 février 2008

Que voulez-vous, Courtin, nous sommes des professeurs, et nous ne ferions pas ce métier si nous n'étions pas d'incorrigibles optimistes! Nous avons peine à imaginer que les "politiques" nourrissent les plus sombres desseins. Il y a pourtant des signes, vous avez tout à fait raison, qui devraient nous mettre en alerte et tempérer notre enthousiasme, et c'est sans doute pour cela que Meirieu, sur son site internet, ne semble pas, en vertu de la complicité entre les "libéraux" et les "pédagos" pour abattre l'école de la République, spécialement s'affoler de ce qui se prépare. L'European Round Table (les 50 plus gros industriels européens) ont-ils effectivement la haute main sur les politiques éducatives des pays qui forment l'Europe? Cela a été dit. Le "Processus de Lisbonne" est-il le rouleau compresseur qui va laminer tout ce qui restait de spécifiquement culturel dans le système éducatif français? Vous voyez que nous ne sommes pas naïfs. En attendant, nous sommes suffisamment attachés aux valeurs qui ont fait, au bénéfice de nombre de nos concitoyens et à travers le monde, le rayonnement de l'école de la République et de la culture française pour ne pas nous résoudre à imaginer que seul le pire est sûr!

Ecrit par : Jean | 22 février 2008

"Le SNES rassemble surtout une bonne dose de staliniens de l'ancienne tendance UA. "

Un vocabulaire qui montre que son auteur "pense" encore avec les catégories du passé, pas étonnant qu'il ne comprenne pas le monde où il vit.

L'insulte - et l'amalgame - plutôt que l'argument.....

Ecrit par : Hervé | 22 février 2008

Grave avec un s, on peut considérer que c'est une faute! Mais, c'est tellement grave que ça le mérite.
Vous vous réjouissez d'une hypothétique réintroduction de la grammaire alors qu'elle sera enseignée par des PE qui, en majorité, n'en maîtrisent pas la moindre notion et font des fautes plus grosses qu'eux, aussi bien d'orthographe que de grammaire...
Brighelli est persuadé que quatre heures de sport en primaire vont épuiser la testostérone de gamins qui, de notoriété publique, n'en sécrètent pas ou si peu qu'elle est nulle et non avenue.
On réintroduit la "morale" alors qu'on combat notre morale laïque et républicaine sur un autre front.
Nous croulons de plus en plus sous la paperasse et les charges sociales.
Les caisses sont vides!
La liste est si longue...
Mais, tout va bien, madame la Marquise!
Moi, je vous dis qu'on vous a jeté un nonos à ronger et je trouve ici certains très niais et bien égoïstes et obtus de crier victoire alors que toute la structure si aimable et si honnête de notre société française humaniste est aux mains d'un malade mental théocrate et autocrate, borderline, instable, qui détient les pleins pouvoirs et méprise profondément la France et les Français. Il me rendrait presque xénophobe, ce hongrois!
C'est quand même bien la première fois que le Premier Ministre, en période de crise, a une côte de popularité nettement supérieure à celle du Président! Mais, ça, ça n'inquiète pas certains bloggeurs d'ici qui ne rêvent que de casser du Meirieu comme on casse du bougnoule et qui sont encore plus ravis que les casseurs de bougnoules qui commencent à tordre du nez.
Vous n'avez donc pas pigé que cette pseudo-réforme est du même tabac qu'un charter d'expulsés.
Du pipeau pour calmer ces bœufs, beaufs, ces pauvres frankaouis!

Ecrit par : dobolino | 22 février 2008

Vous voyez que nous ne sommes pas naïfs. En attendant, nous sommes suffisamment attachés aux valeurs qui ont fait, au bénéfice de nombre de nos concitoyens et à travers le monde, le rayonnement de l'école de la République et de la culture française pour ne pas nous résoudre à imaginer que seul le pire est sûr!

Ecrit par : Jean | 22 février 2008

Vous êtes très exactement un naïf! Les valeurs auxquelles vous êtes attaché autant que moi, Sarko s'en bat le flanc gauche avec une queue de langouste et s'en tamponne le coquillard avec une patte d'anguille!
Son credo, vous l'avez comme moi entendu: "Je vais tous les niquer!"... Et c'est ce pauvre type, ce grossier brut de décoffrage qui crache sur le drapeau français et ses valeurs tous les jours qui prétend enseigner la courtoisie à mes gosses, alors qu'il est chez nous le repoussoir exemplaire?
Vous croyez que Darcos "cadrera" cet infect élève?

Ecrit par : dobolino | 22 février 2008

Ce que j'aimerais, dans un premier temps, pour vous édifier, c'est faire faire une dictée de certif à Sarko, avec les questions de grammaire, dans un strict cadre d'examen. Je pense qu'on se paierait déjà une bonne pinte de rigolade. Avec Ségo, je parie sur un sans faute ou faute excusable par manque d'entraînement....
Ceci pour rester proche du seul terrain qui vous concerne puisque tout le reste, ma foi, si j'ai bien compris, vous vous en battez l'œil?

Ecrit par : dobolino | 22 février 2008

Comme Président instable, oserions-nous dire insane, nous avions déjà eu Deschanel qui a eu le "bon sens" (?) de démissionner.
Mais bon, Président de la Troisième, c'est moins lourd que président de la Cinquième!
Et pouvons-nous espérer que le maniaque hyper-actif qui nous gouverne ait le bon sens de se démettre de ses fonctions avant que nous ne soyons en mesure de prononcer l'internement d'office?

Ecrit par : dobolino | 22 février 2008

Bon Dieu Sarko débarquant du TGV à Culmont-Chalindrey ça doit donner...

Ecrit par : Sergio | 22 février 2008

La traduction n'est pas parfaite! Vous m'excuserez et les hispanisants corrigeront à leur gré!

LLUÏS BASSETS EL PAÏS le 14/02/2008



Les Français ont un problème. Ils croyaient qu'ils avaient un super-président, un hyper-dirigeant, qu'il les sortirait de la dépression et de la décadence, et ils se rendent compte maintenant qu'ils ont un président comme ils en ont eu beaucoup d'autres, malade, limité dans ses fonctions, tel celui qu'il faut veiller et protéger tandis qu’on organise les choses pour que la France fonctionne et que le Gouvernement et les institutions remplissent leur mission. Ce n'est pas une situation inhabituelle : ont aussi été des malades et des handicapés Pompidou et Mitterrand, et le premier est mort à l'Elysée ; et Chirac s'est transformé en obstacle paralysant pendant une bonne partie de sa présidence. La maladie dont souffre Sarkozy n'a pas la gravité du cancer de la prostate de Mitterrand, mais affecte un organe aussi vital qui, son ego, qui souffre d'une hypertrophie probablement irréversible. En étant une personne tellement jeune et active, surtout sentimentalement parlant, l'indisposition est sérieuse et le traitement difficile.

Les enquêtes d'opinion donnent une idée de la gravité de la situation, alors que ne s’est pas encore écoulée une année depuis son élection. Sa popularité se trouve en chute libre, en opposition avec la bonne image de son premier ministre François Fillon, ce qui contrevient à l'ordre traditionnel des choses, qui oblige le Gouvernement à servir de fusible. Plus la date des élections municipales du 9 mars approche, plus croît la nervosités parmi les candidats du parti présidentiel et ils craignent au plus haut point les interventions de Sarkozy qui pourraient leur oter des voies. Son parti est divisé et fait face aux tensions qu'a créées le président lui-même, la dernière ayant consisté à mettre les doigts dans les candidatures de Neuilly, la ville dont il a été maire. Sont sorties à la lumière publique les tensions entre le Ministère des affaires étrangères et ses conseillers. Le traitement qu'il a fait subir en public à tous, même à ses collaborateurs les plus intimes, est celui propre à un monarque capricieux et atrabilaire envers ses laquais. Il a humilié et insulté ses conseillers par « le Monsieur » de l'Elysée lui-même, a court-circuité ses ministres par ses conseillers présidentiels et les parlementaires par les commissions spéciales auxquelles il a donné la charge des grandes tâches de « la réforme », Sarkozy s'est dirigé vers un isolement personnel hautain qui ne peut seulement que le conduire à la colère ou à la mélancolie. Y compris dans son impopularité, il est extravagant : ce n'est pas du à son programme « réformiste » inappliqué, mais à son comportement personnel.

Le trône que Sarkozy occupe a été conçu comme un escabeau pour un dialogue transatlantique avec la Maison Blanche. De Gaulle voulait être un tiers dans la discorde dans un monde bipolaire, une ombre occidentale hautaine à la confrontation avec Moscou. Ce petit businessman libéral, ce « de Gaulle » pro-américain (après le petit-fils Chirac et le fils Pompidou) a été installé avec des pouvoirs accrus par son ambition et son idée la plus personnelle de la présidence. Mais une fois celle-ci obtenue, il s'est fondamentalement consacré à la présidence elle même, comme un adolescent narcissique, occupé dans ses aventures sentimentales et ses plaisirs. Le pouvoir peut fournir beaucoup, mais la prudence conseille de ne pas en faire trop étalage. Sarkozy fait le contraire et ce dans la témérité et dans l'exposition.

Trois ont été les points par où s'est cassé le personnage : l'économie, qui n'a enregistré aucune amélioration ; son idéologie, plus "néocon" et même "théocon" que gaulliste, manifestée dans ses critères sur la laïcité, étrangers à la culture républicaine , et sa vie intime, aérée et exposée devant les médias comme jamais auparavant ce n'était arrivé. Il a manqué comme un roi thaumaturge, qui par son imposition des mains devait augmenter la capacité d'achat des français, jusqu'à se voir obligé de prononcer la phrase maudite qui casse les sortilèges : « Qu'est-ce que vous attendez de moi ? Que je vide des caisses qui sont déjà vides ? ». Comme le roi philosophe, il a suscité les plus grandes réserves en ce qui concerne les traditions républicaines, quand il a exprimé surtout avec désinvolture ses sympathies intellectuelles pour le Pape à Rome. ET il a seulement triomphé pleinement dans le rôle de sultan, seigneur en son sérail, , paré des atours qui passionnent le grand public et, manifestement aussi ses pairs, fascinés par sa capacité de séduction, son goût exquis et surtout son arrogance, rayonnante dans le dévergondage. Mais là ce qu'il a obtenu l’enfonce de nouveau pour beaucoup de Français : il a mis la République à la hauteur de la Principauté de Monaco.

Ecrit par : dobolino | 22 février 2008

Bon Dieu Sarko débarquant du TGV à Culmont-Chalindrey ça doit donner...

Ecrit par : Sergio | 22 février 2008
En pyjama!

Ecrit par : dobolino | 22 février 2008

Et ce genre de merdes qui envahissent notre espace, franchement, qu'est-ce qu'on en a à scier?????????????,
http://www.orange.fr/bin/frame.cgi?u=http%3A//actu.orange.fr/articles/a-la-une/Cecilia-ex-Sarkozy-bientot-entendue-par-la-police-sur-l-affaire-du-SMS.html
Ah! Il est beau, votre poulain!

Ecrit par : dobolino | 22 février 2008

Je suis en train d'écouter Monsieur Meirieu sur son site. N'ayons pas peur des mots : ce type est définitivement un âne.

A moins qu'il n'ait jamais croisé un jour un enfant de 5 à 10 ans, je ne vois pas d'autre diagnostic.

Ecrit par : David Desgouilles | 22 février 2008

"Je suis en train d'écouter Monsieur Meirieu sur son site. N'ayons pas peur des mots : ce type est définitivement un âne."

Ca, c'est de l'analyse et de l'argumentation!!

Par ailleurs si seulement Dobolino pouvait réveiller un peu les participants de ce blog qui se comportent comme des cocus qui ne veulent pas voir!

Ecrit par : LouBlan | 22 février 2008

Par ailleurs si seulement Dobolino pouvait réveiller un peu les participants de ce blog qui se comportent comme des cocus qui ne veulent pas voir!

Ecrit par : LouBlan | 22 février 2008

Bof! Dobo ne rêve plus depuis longtemps... Dobo sera sous peu un roi sans divertissement! A part égorger un voisin et le pendre dans un arbre, Dobo n'a guère de solution à court ou long terme...
Mon chat, le vrai Dobolino, le seul et unique, a une fixette sur les loirs qui le hantent jusqu'en son sommeil!
C'est un chat efficace, à son niveau!

Ecrit par : dobolino | 22 février 2008

@LouBlan

Argumenter, je sais le faire, et vous pouvez cliquer sur mon nom pour vous apercevoir que je ne manque d'arguments ni sur ce sujet ni sur d'autres.

J'exprimais seulement ce que je ressentais à l'instant T.

Quant au côté "cocu", voyez-vous, vous tombez très mal, car je n'ai pas cédé à la tentation de voter pour Monsieur Sarkozy :

- D'abord, parce qu'il y a d'autres sujets que l'Ecole,

- Ensuite, parce que je croyais, au contraire de beaucoup ici à commencer par le maître des lieux, que Sarkozy ne mettrait pas en place son programme sur l'Ecole. Parce que je connais le bonhomme et qu'il avait dans le passé donné des gages à la pensée meirieutesque (A Lyon en janvier 2006, chez l'âne justement, ne s'insurgeait-il pas sur le fait qu'on puisse être interrogé sur la Princesse de Clèves dans un oral de concours administratif de catégorie A ?). Qu'il ait fini par écouter, sur ce sujet, les bons auteurs, qu'il ait laissé travaillé l'un des seuls ministres du gouvernement qui ne relève pas du casting mais connaisse vraiment son sujet, voilà qui me rassure.

Reste l'application sur le terrain. Elle dépendra de la ferme volonté du ministre de faire respecter sa réforme, et des bâtons que lui jetteront dans les roues les séides de Meirieu.

A n'en pas douter, mon métier de parent d'élève sera très exigeant dès l'entrée au CP de mon aînée en septembre prochain.

Ecrit par : David Desgouilles | 22 février 2008

Dobolino est en plein délire ...Dobolino, je crois que vous passez trop de temps sur ce blog, vous devriez vous aérer...l'ordi, ça rend dingue.

Ecrit par : agna | 23 février 2008

Pardon pour l'absence d'accents: incompatibilite d'humeur entre mon Mac et ma livebox..donc retour sur Dell et clavier US.


Certains propos qui ont accueilli l'annonce du plan de sauvetage de XD sortent du meme tonneau fetide que ceux du representant de Nathan qui pontifiait jeudi chez Yves Calvi ( lui ne connait helas rien du tout au sujet traite).
Ce type, qui travaille comme par hasard, pour l'editeur de manuels de methode globale, condescendait, mais vraiment du bout des levres et d'un air pince, a admettre que peut-etre, et en cherchant bien, il y aurait eu ces derniers temps une toute petite baisse du niveau des eleves, mais uniquement en... langues (sic).

En face de lui, heureusement, Marc Le Bris a magistralement expose la genese de la destruction des apprentissages.(Et il a au passage invalide la theorie du complot contre les enfants des "classes laborieuses"...dont on nous a encore resservi une louche, un peu plus haut)

Au depart, explique Le Bris, il y a eu un paquet de theories ineptes, issues pour une bonne part de la linguistique, et plaquees telles quelles sur l'enseignement elementaire, sans avoir jamais ete validees, ni verifiees.(Il en a ete de meme avec le francais au college et au lycee...)
Ces theories ont ete applaudies et plebiscitees par l' etat-major de l'EN, qui a dirige pendant 30 ans cette institution essentielle de la republique, en l'infeodant a une ideologie gauchiste puisqu'egalitariste, progressiste, constructiviste.
Jusqu'a preuve du contraire, effectivement, ce ne sont pas des valeurs de droite qui ont guide les reformes. Il suffit de se reporter au plan Langevin-Wallon...


Cette crise de deliquescence de l'etat-major evoque le parallele saisissant etabli avec la debacle de juin 40 par Liliane Lurcat et Laurent Lafforgue, dans leur livre commun.(La debacle de l'ecole, une tragedie incomprise.)

Il y a une autre analogie qu'ils ne mentionnent pas, et qui m'est venue a l'esprit en regardant l'emission, celle que l'on peut faire entre les Justes , puisque c'est d'actualite, et le mouvement de resistance d'un bon nombre d'enseignants aux reformes fondees sur les susdites theories ineptes. Cette resitance, celle du bon sens contre la folie sectaire, fut spontanee, individuelle ou collective, selon les etablissements, et elle a, elle aussi, sauve tant d'enfants des griffes des gestapistes de la loi de 89 et du puerocentrisme.

Alors quand Calvi se tord les mains en repetant : mais pourquoi les enseignants n'ont-ils rien fait? encore une fois c'est surtout lui qui n'a pas fait son boulot et son ignorance du sujet traite est exemplaire de celle des journalistes et encore il est parmi les moins mal disposes...
Ne parlons pas des autres. C'est a croire qu'aucun d'eux n'a d'enfant scolarise.

Ecrit par : Cadichon | 23 février 2008

Je vous trouve un peu dur(e) avec Calvi, Cadichon !
D'une part, il fallait quand même que son plateau laisse la place à au moins une personne du camp pédagogo. Sans quoi, l'émission de débat qu'il anime n'en aurait pas été une.
D'autre part, il fallait bien qu'il se fasse "l'avocat du diable" pour relancer le débat devant le manque de répondant dudit éditeur. Vous lui reprochez son manque de connaissance sur le sujet mais il anime chaque jour un débat sur un sujet différent et je trouve qu'il relève largement la moyenne des journalistes...
Enfin, sa question sur le manque de réaction d'une majorité des enseignants n'est pas si bête que vous ne le laissez entendre.
Combien de temps a t-il fallu attendre vous pouvoir lire des Marc Le Bris, Rachel Boutonnet ou JPB ?

Ecrit par : David Desgouilles | 23 février 2008

Merci, Cadichon de votre témoignage.
Je suis en train de lire la réédition de "La destruction de l'école élémentaire et ses penseurs , la première cause de l'échec à l'école" , de Liliane Lurçat, qui comporte une préface d'une concision remarquable, TOUT y est en quelques pages.

(Je crois savoir qu'Yves Calvi a un ou plusieurs enfants jeunes, Xavier Darcos a un petit garçon de 7 ou 8 ans.)

David, avez-vous lu le livre de Le Bris?
Par son enthousiasme, son honnêteté intellectuelle, il est un des phares du mouvement SLECC, ce qu'apparemment Yves Calvi ignore, il lui aurait consacré un temps de parole supérieur à celui de cette espèce de fantoche de Nathan.

Nathan et Hatier font leurs choux gras de livres scolaires abominables, (les fameuses séquences tant honnies par les vrais professeurs de lettres) sans se rendre compte que si les enfants s'ennuient mortellement et acquièrent la haine de la lecture, les éditions même les plus (anciennement ) prestigieuses disparaîtront.

Quand je vois la flopée de nouveaux livres édités chaque jour, je pense à cette phrase : "il y aura bientôt plus le livres que de lecteurs".

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 23 février 2008

Je suis en train d'écouter Monsieur Meirieu sur son site. N'ayons pas peur des mots : ce type est définitivement un âne.

Ecrit par : David Desgouilles | 22 février 2008

On caractérisera Meirieu avec beaucoup d'exactitude en disant que c'est un "esprit faux". Pas une seule affirmation de Meirieu n'a, à la vérité, de sens appréhendable pas un esprit normalement constitué. Essayez de comprendre, par exemple, ce que veut dire la phrase tordue suivante: "En France on a encore tendance à considérer que la qualité d'un enseignant se mesure au nombre d'élèves qu'il a fait trébucher." On comprend, après avoir respiré un bon coup, que les bons professeurs , en France, ce sont ceux qui font échouer leurs élèves. Non, mais attendez, est-ce qu'on est encore dans un propos normal? Et cette autre: "Nul ne peut forcer un élève à apprendre." Ah bon? Dans ce cas-là, il n'y a plus qu'à fermer les écoles, et les parents n'ont qu'à laisser leurs enfants se vautrer devant la télé ou chater sur leur ordinateur à longueur de journée, et l'élève du collège Gilles de Chin avait bien raison de traiter son professeur de technologie de "connard". Et cette autre, donc: "Si les enseignants consacraient à leurs élèves les efforts qu'ils font pour leurs propres enfants, l'école se porterait mieux." Sympathique et constructif de la part de quelqu'un qui a bien pris soin de ne jamais réussir ni Capes ni agrégation et se tient prudemment loin des élèves, passant son temps à bavarder à l'infini sur une réalité qu'il ne connaît pas, pour laquelle il n'a aucune empathie!
Voyez-le critiquer , sur son site, la réforme Darcos, dénigrer les "exercices stériles" (alors que tout esprit raisonnable sait que les exercices, précisément, ne sont pas stériles.
En réalité, Meirieu n'a strictement rien à dire sur l'école, mais il est assez habile pour habiller ce néant d'une apparence qui trompe les imbéciles et les niais - et qui fédère les arrivistes de tout poil. C'est la seule chose que je lui reproche.

Ecrit par : Jean | 23 février 2008

Liliane Lurçat, qui l'a bien connu, a des propos extrêmement sévères à son égard.
Il représente le vide de la pensée.
On a d'ailleurs créé ce vocable : pensée meirieutique.

(Pour ne pas tomber dans la sinistrose, quelques instants de rigolade sur le "Meirieutron", de notre ami Pierre Azimont.)

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 23 février 2008

A n'en pas douter, mon métier de parent d'élève sera très exigeant dès l'entrée au CP de mon aînée en septembre prochain.

Ecrit par : David Desgouilles | 22 février 2008

Bon courage, David.
Avez-vous lu la "lettre de Mme Wettstein-Badour aux parents d'enfants de maternelle et CP "??

Je peux vous l'envoyer.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 23 février 2008

On caractérisera Meirieu avec beaucoup d'exactitude en disant que c'est un "esprit faux".

Ecrit par : Jean | 23 février 2008

Puisqu'on parle d'"esprit faux", et qu'il est question de l'émission de Calvi, je vous conseille le reportage du milieu (34ème-35ème minute, à voir sur le site de france5) : deux instits pleines de bonne volonté, l'une voulant faire croire qu'elle fait faire des maths en faisant de la musique, l'autre laissant une enfant manifestement dyslexique (ce n'est pas moi qui le dis, c'est Marc Le Bris) construire ses propres savoirs en "rédigeant" son journal sur un ordinateur ("j'ai mangé un bnobno").
Le problème le plus grave, c'est qu'elles croient à ce qu'elles disent. Dur comme fer.
Est-ce parce que nous sommes confrontés aux mêmes réalités par notre métier, mais je rejoins tout à fait l'analyse de Dobolino : rongez votre nonosse si vous voulez, mais ouvrez les yeux sur le reste.
Y'a du boulot !

Ecrit par : yann | 23 février 2008

David, Meirieu a quatre enfants, qui ont de bonnes situations : il a su les mettre dans de bons établissements, se foutant royalement de la carte scolaire, dans lesquels ils ne risquaient pas de devenir des victimes du pédagogisme.

En plus de tout ce qu'on dit sur lui, ce type n'a pas d'honneur.
Si ce terme semble bien désuet à notre époque, il avait du sens à la sienne. (Il n'est pas de première jeunesse.)

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 23 février 2008

Parlons net avec Alain Finkielkraut.

http://www.marianne2.fr/Alain-Finkielkraut-Au-lieu-de-jogger,-Sarkozy-devrait-ruminer-!-_a84164.html?PHPSESSID=6a189129920add826d9cd419906f39b0

Ecrit par : buntovchik | 23 février 2008

Il n'y a aucune sinistrose, Anne-Marie.
D'autant moins de sinsitrose que l'horizon s'éclaircit, quoi qu'en disent certains.
Il se passe même des choses absolument incroyables! Le collectif "Sauver les Lettres", très marqué à gauche, titre aujourd'hui sur son site (www.sauv.net):
"Projet de programmes de français: un espoir enfin."
"Un espoir enfin", disent-ils...
C'est bien la première fois depuis la création de "Sauver les Lettres" en 2000 que le Collectif approuve un ministre de l'Education - et un ministre de droite en plus!
Aucun doute, quelque chose se passe dans l'Education nationale...

P.S. Quelqu'un disait ici que l'affirmation appuyée de la "liberté pédagogique" était bien la preuve que rien n'allait changer et que les "pédagos" resteraient au pouvoir sur le terrain.
Je pense plutôt que le droit à la "liberté pédagogique" est un bouclier qui protègera les enseignants des lubies et des sanctions de certains inspecteurs sectaires (s'il en reste qui n'auront pas vite fait retourné leur veste). Par ailleurs, combien seront-ils , les enseignants qui s'accrocheront mordicus à des dogmes périmés et officiellement désavoués par le Ministère? Quand le mot "séquence" aura disparu des programmes de français, combien de professeurs s'obstineront à pratiquer une méthode qui conduit tout le monde dans le mur?

Ecrit par : Jean | 23 février 2008

Ce n'est pas la presence, parfaitement normale pour qu'il y ait debat, d'un representant des pedagestapistes que je critique, c'est le fait que tout au long de l'emission ( et je viens de la regarder a nouveau ) Yves Calvi, qui d'ordinaire fait bien son Homework connait ses dossiers et donc pose de bonnes questions, n'a cesse de dire sa perplexite, son incomprehension et visiblement pour lui, qui semble decouvrir l'ampleur du desastre, c'est la faute des profs.

Il est vrai, a sa decharge, que si vous lisez la prose d'un de nos plus brillants philosophes, Marcel Gauchet, notamment dans un ouvrage collectif ("Pour une philosophie politique de l'education", Bayard, 2002, )vous trouverez le meme abime de perplexite, et le meme autisme devant des propos qui sont pourtant clairs et percutants comme ceux de Marc Le Bris et indiscutables .
Mais l'ideologie a toujours raison de la dure realite des faits.


Ne voulant pas ( ou ne pouvant, par fidelite a son passe militant) admettre les racines ideologiques de la debacle, Gauchet y voit une sorte de generation spontanee inexplicable, fille de l'air du temps et, si l'on creuse un peu,des dysfonctionnements de la societe democratique, une sorte d'avatar de son entropie, (restons tocquevilliens...)

Transparait surtout le dedain (aristocratique, celui de l'intelligentsia?) pour "l'age naif de la meritocratie" (page 50), qui ne saurait etre reproduit sans regression. Il sent bien que l'ecole est sur une pente glissante et qu'elle aura toutes les peines du monde a la remonter, surtout si l'on continue a faire l'impasse sur la difference des talents, par exemple, mais l'egalitarisme fait la trame de son paradigme. Il ne peut encaisser le fait que c'est toujours une configuration liberticide. Or, entre egalite et liberte pas de direction bicephale possible, la liberte doit primer, sinon elle subit les diktats de l'activsme egalitariste, derive ideologique ou perversion de l'egalite.

Nous sommes ici au coeur du dilemme que pose la crise de l'education et qu'Arendt identifiait dans l'Amerique des annees 50.

Et relire encore et toujours Tocqueville ou Condorcet,
On n'a rien ecrit de mieux la-dessus depuis.

Ecrit par : Cadichon | 23 février 2008

On ne peut pas s'occuper de tous les problèmes, yann!
Je me mêle, pour ma part, de ce qui est de ma compétence, et je me félicite de l'arrivée et de l'action de Darcos, et je ne suis pas le seul apparemment si j'en juge pas www.sauv.net!
Quant au nonosse, croyez-vous vraiment que les questions qui touchent à l'Education nationale ne soient qu'un nonosse?

Ecrit par : Jean | 23 février 2008

Nathan et Hatier vont avoir un sacré recyclage de leurs livres uniques de français, pavés indigestes qui pèsent quotidiennement sur les dos fragiles de fillettes en pleine croissance.

Tout cela pour étudier quelques pages hors de leur compréhension.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas ces livres, en voici un petit extrait.

'Livre unique de français' cinquième'. (P.19)

*Que l'on raconte, que l'on décrive ou que l'on argumente, on le fait toujours avec une intention particulière, que l'on appelle 'visée' : ce peut être pour faire rire, susciter une émotion, convaincre...

3 . AUTEUR, NARRATEUR, PERSONNAGE.

*On appelle auteur l'écrivain qui imagine et écrit une histoire.

*L'auteur choisit un narrateur qui racontera l'histoire.

- Ce narrateur peut être un personnage de l'histoire : il raconte cette histoire à la première personne.
- Ce narrateur peut être extérieur à l'histoire : il raconte cette histoire à la troisième personne.
- L'auteur peut raconter sa propre histoire : l'auteur, le narrateur et et le personnage sont alors une seule et unique personne.

* Identifier le statut du narrateur, c'est dire si le narrateur est un personnage de l'histoire ou s'il est extérieur à l'histoire.

* Le narrateur peut intervenir pour faire un commentaire. Lorsque le récit est au passé, ces commentaires sont au présent d'énonciation.

Ex : Plus de dix fois, Gringoire, elle força le loup à reculer pour reprendre haleine.

4 . LE SCHEMA NARRATIF.
* Entre le début et la fin du récit, la situation des personnages évolue et se transforme. Une succession d'évènements permet le passage de l'un à l'autre. Un récit comporte en général cinq étapes :
- Une situation initiale qui présente les circonstances de départ (personnages, lieu, époque...);
- un premier évènement (élément déclencheur) qui a permis de lancer l'action;
- une série d'actions qui s'enchaînent;
- un dernier évènement qui permet à l'action de se dénouer (dénouement ou résolution) ;
- une situation finale qui instaure un nouvel équilibre, différent de celui présenté dans la situation initiale.

* Ces cinq étapes constituent ce qu'on appelle le schéma narratif. La structure d'un récit est parfois plus souple : par exemple, un récit peut commencer par l'élément déclencheur et se terminer par le dénouement, la situation finale est alors sous-entendue.

5 . LE SCHEMA ACTANCIEL.

* Le schéma actanciel permet d'identifier les forces agissantes (appelées aussi actants) qui s'exercent sur un personnage. Il faut se poser les questions suivantes au sujet de ce personnage, qu'on appelle alors sujet :
- qui le pousse à agir (qui est le destinateur?)
Il peut s'agir d'un autre personnage d'une force intérieure (amour, jalousie, désir de vengeance...)
- que cherche à obtenir le personnage (quel est l'objet de sa quête?) Ce peut être l'amour, l'argent..
- qui va l'aider (adjuvant) ? Ce peut être un autre personnage, son propre courage, sa ruse...
- qui va s'opposer à lui (opposant) ?
- à qui la quête profite-t-elle (qui est le bénéficiaire) ? Elle peut profiter au personnage lui-même, à un autre personnage...

(Suit un schéma avec cinq flèches, sujet au centre, et les mots destinateur, adjuvants, opposants, etc, à vomir...)

6 . LES TEMPS DU RECIT.

* Dans un récit au passé, le passé simple est utilisé pour raconter des actions de premier plan qui se succèdent et font avancer l'histoire.

Ex : elle se retourna et vit dans l'ombre deux oreilles courtes.

* L'imparfait est utilisé pour présenter l'arrière-plan de l'histoire, c'est-à-dire :
- Les descriptions.
Ex : Qu'elle était jolie la chèvre de Mr Seguin!

* Les actions répétées ou habituelles.

Exemple : Il les perdait toutes de la même façon.' La chèvre".

N'est-ce pas mortellement chiant???
Anne-Marie.

PS : trois mois...sur trois pages de la lettre de Mr Seguin.
J'ai demandé à mes trois petites élèves : "Vous avez aimé la chèvre de Mr Seguin?" Fou rire. Non, on déteste. (Elles l'on lu en entier, tout de même.)

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 23 février 2008

Cadichon, encore une fois, essayez de vous mettre à la place d'Yves Calvi. C'était son rôle de se mettre dans la position de l'avocat du diable à certains moments. Pour ma part, je lui sais gré de ne pas se comporter comme une Christine Ockrent moyenne, c'est à dire en ménageant forcément ceux qu'il apprécie et en étant agressif avec ceux dont ils ne partage pas les options. Christophe Hondelatte pratique de la même manière que Calvi. Je remarque tout de même que son plateau était plutôt à notre avantage : une représentante de la PEEP plutôt que de la FCPE , Marc Le Bris et Jean d'Ormesson qui appuie nos thèses. Le plateau aurait-il été composé ainsi ne serait-ce qu'il y a un an ?

Anne-Marie, je vous remercie pour votre proposition de m'envoyer cette lettre aux parents d'élèves de maternelle et de CP. Vous pouvez me l'envoyer à [email protected]

Merci d'avance.

Ecrit par : David Desgouilles | 23 février 2008

"un representant des pedagestapistes"

Le totalitarisme et le fascisme il arrive plutôt chez vous (voir les derniers évènements) , les adeptes que dis-je les disciples lobotomisés du naboléon.
Mais ça ne durera qu'un temps et bien court que vous ne pensez!
5 ans? vous n'y pensez pas!

On dit par ailleurs que Darcos voulait boucler sa réforme avant mars car il ne serait plus dans le gouvernement après. Qui sait quelque chose à ce sujet?

Ecrit par : Loublan | 23 février 2008

LouBlan, vous êtes incorrigible. Où avez-vous vu que ce site était peuplé d'inconditionnels de Sarkozy ? La plupart constatent simplement qu'en choisissant Darcos, Sarkozy avait, pour une fois, eu une bonne idée et qu'enfin une de ses fameuses ruptures pourrait s'avérer positive.

Quant au devenir de Darcos, il m'est avis qu'il restera au gouvernement car c'est un des ministres qui est le plus apprécié, non seulement à l'Elysée mais aussi à Matignon à l'Assemblée et dans le pays. Un peu comme Xavier Bertrand.
Alors restera t'il à l'Education où obtiendra t'il un porte-feuilles encore davantage prestigieux ? Je ne peux pas vous répondre là dessus, la politique étant absolument imprévisible. Surtout avec Sarkozy

Ecrit par : David Desgouilles | 23 février 2008

Parlons net avec Alain Finkielkraut.

http://www.marianne2.fr/Alain-Finkielkraut-Au-lieu-de-jogger,-Sarkozy-devrait-ruminer-!-_a84164.html?PHPSESSID=6a189129920add826d9cd419906f39b0

Ecrit par : buntovchik | 23 février 2008
Merci, Buntovchik! Finkielkraut dit exactement les mots que, il y a quelques jours ici et souventes fois auparavant, j'ai eu tant de peine à exprimer. Je l'avais tellement médiocrement fait que je me demande si Catmano et MàC avaient compris ce que je voulais dire sur la surexposition de la Shoah et ses néfastes effets.
Finkielkraut pense juste pour moi et me soulage d'un poids.

Ecrit par : dobolino | 23 février 2008

On ne peut pas s'occuper de tous les problèmes, yann!
Je me mêle, pour ma part, de ce qui est de ma compétence, !


Ecrit par : Jean | 23 février 2008
En tant que citoyen majeur et électeur, il vous est reconnu d'autres compétences que celles concernant votre profession!
Je suppose, par exemple, que vous détenez un permis de conduire, que vous avez effectué votre service militaire. Si vous étiez un peu plus âgé, la France vous aurait jugé compétent pour combattre en Indochine ou en Algérie.
Peut-être êtes-vous possesseur d'une maison et devez-vous faire des choix de matériaux de construction?
Vous vous chauffez, vous buvez de l'eau et consommez des aliments, vous achetez des denrées et des livres, vous produisez des déchets. Vous payez taxes et impots. Tous ces sujets vous concernent et vous pouvez y exercer vos compétences de citoyen.
Si tous fonctionnaient comme vous, le pays serait dans un triste état.

Ecrit par : dobolino | 23 février 2008

Quant au nonosse, croyez-vous vraiment que les questions qui touchent à l'Education nationale ne soient qu'un nonosse?

Ecrit par : Jean | 23 février 2008
Ce n'est pas ce que nous disons! On vous a jeté un nonos et il est fort probable qu'il ne contienne guère de moëlle. Enfin, on verra, c'est de toute façon mieux que rien. Il y a tellement à faire concernant l'enseignement.

Ecrit par : dobolino | 23 février 2008

Dobolino, je crois que vous passez trop de temps sur ce blog, vous devriez vous aérer...l'ordi, ça rend dingue.

Ecrit par : agna | 23 février 2008

Merci, très courtois comme propos, chère Madame!




SAVOIR-VIVRE
L’homme qui ne savait pas être prêsident
Les Français sont trop sérieux ou trop convenables pour pardonner à Nicolas Sarkozy ses caprices Ils ont le sentiment que leur pays en sort diminué.
William Pfaft, International Herald Tribune (extraits),

L‘effondrement de la cote de popularité de Nicolas Sarkozy n’est pas irréversible. Mais cette chute n’en témoigne pas moins, et à plus d’un titre, de l’image qu’ont les Français de leur propre pays. En surface, le problème de Sarkozy semble être que son hyperactivité n’a pas produit grand-chose. Soyons justes, il a tout de même réussi à désamorcer d’importants conflits sociaux qui avaient anéanti la volonté réformatrice du dernier mandat de Jacques Chirac.

Mais le président français est aussi coutumier des annonces tonitruantes et des promesses à l’emporte-pièce que ses ministres sont ensuite chargés d’analyser pour les trouver au bout du compte inappropriées ou inapplicables. Et l’imbroglio Cécilia-Carla n’a rien fait pour arranger les choses, au contraire.

Personne ne lui reproche que son couple ait été en crise, ni même qu’il se soit remarié, mais l’étalage de tout cela dans les journaux du monde entier, dans un tourbillon de « pipolisation », comme on dit bizarrement en bon franglais, s’est révélé faire très mauvais effet. Car la France reste un pays très attaché à la bienséance. Un endroit où les nobles usages et la politesse permettent de marquer au quotidien une distance bien utile, tout en favorisant une courtoisie aussi indispensable qu’apaisante. La concierge et la boulangère sont systématiquement gratifiées d’un chère Madame* et des nouvelles de leur santé leur sont rituellement demandées. Les échanges de courrier avec le Trésor public ou un quelconque client se concluent toujours par une formule de politesse et de déférence dont les gradations et le bon usage sont expliquées à tout étranger (et à toutes les secrétaires). Nicolas Sarkozy a renoncé à être « Monsieur le Président de République » sauf lorsque cette noble appellation se révèle opportunément intimidante. Dans les autres cas, il veut simplement être le type qui a un boulot à accomplir, à savoir taper les électeurs sur l’épaule, un dirigeant qui a gagné sa place au mérite, tout ça pour finir à la une des magazines people avec sa dernière — somptueuse — conquête Tout cela ne colle pas, et les Français ont le sentiment que leur pays en sort diminué.

Car la France est un pays éminemment sérieux. Or, les grandes décisions de politique étrangère — l’Afghanistan, l’Iran les rapports de la France et des Etats-Unis, l’OTAN, Israël, les Palestiniens, ou encore le nom du futur président de l’Union européenne ou celui du prochain maire de Neuilly — sont toutes prises par Sarkozy sur le mode du caprice, sans préalable ni débat public. La situation actuelle est de celles que le président français semble avoir lui- même anticipées, voire redoutées. Conquérir le pouvoir est une chose, en faire bon usage en est une autre. Au lendemain de son élection, il avait déclaré à la dramaturge Yasmina Reza « J’ai rêvé d’être là où je suis maintenant. J’y suis. Et ça ne m’excite pas. C’est dur. Ça y est, je suis président. Je ne suis plus dans l’avant. » Nicolas Sarkozy se retrouve donc dans le « maintenant ». C’est peut-être là tout le problème, et un problème pour lequel il ne trouve pas de réponse satisfaisante.

* En français dans le texte.

Ecrit par : dobolino | 23 février 2008

"L'article 62 de la Constitution stipule pourtant qu'«une disposition déclarée inconstitutionnelle ne peut être promulguée ni mise en application » et que les décisions du Conseil constitutionnel « ne sont susceptibles d'aucun recours et s'imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles "

Selon le secrétaire général de l'USM (Union syndicale des magistrats), Laurent Bedouet, «c'est une décision ahurissante, unique dans l'histoire de la Ve République. Jamais un président n'a demandé au président de la Cour de cassation comment contourner une décision du Conseil constitutionnel».


Et c'est "ça" que vous soutenez? Un gouvernement et un président qui prétendent réintroduire la morale et la civilité, la rigueur intellectuelle et qui se comportent comme le dernier des dictateurs ignorants et mégalo d'une république bananière!! On est chez Sarkodada!

Comme dirait Poutine ça va vous revenir dans la gueule!... et je le répète, bien plus tôt que vous ne le pensez.

IL faudra alors rendre des comptes messieurs les collabos!

Ecrit par : Loublan | 23 février 2008

Petite devinette:

Nous attirons l’attention sur le danger d’un retour des leçons de morale, pour ce qui concerne le programme d’ " instruction civique et morale ". L’apprentissage de la politesse et du " vivre ensemble " doit davantage se faire par imitation et respect des règles édictées par les maîtres, qu’à travers un prêchi-prêcha risquant d’inculquer aux enfants le pire conformisme social - méthodes qui rappellent l’aspect le plus contestable de l’école de Jules Ferry, voire l’enseignement religieux.

Quel est donc cet âne, cet adepte du meirieutisme qui parle de l'aspect le plus contestable de l'école de J Ferry et qui voit dans les leçons de morale un prechi-prêcha insupportable.

Le premier qui donne la bonne réponse a gagné!

Ecrit par : Loublan | 23 février 2008

Hep! dobolino, on se calme!
Ce n'est quand même pas de ma faute si Madame Royal, au lieu de se féliciter que l'école redevienne enfin une école, n'a rien trouvé de plus intelligent à dire que :" C'est un retour aux vieilles recettes."! Je comprends qu'une telle sottise vous mette hors de vous!

Ecrit par : Jean | 23 février 2008

Donner aux élèves quelques maximes ("Ta liberté s'arrête là où commence celle des autres", "Ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu'on te fasse", etc.), ce n'est pas du prêchi-prêcha...

Ecrit par : Jean | 23 février 2008

C'est pourtant bien un retour aux vieilles recettes... que vous appeliez de vos voeux. Assumez que diable!

Ecrit par : Loublan | 23 février 2008

Donner aux élèves quelques maximes ("Ta liberté s'arrête là où commence celle des autres", "Ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu'on te fasse", etc.), ce n'est pas du prêchi-prêcha...

Ecrit par : Jean | 23 février 2008

Ce n'est pas à moi qu'il faut le dire. Cherchez un peu...

Ecrit par : Loublan | 23 février 2008

Hep! dobolino, on se calme!

Ecrit par : Jean | 23 février 2008

Le problème n'est pas là! Et je ne suis nullement énervée. Je ne conçois pas que vous preniez le fait que je vous considère comme un citoyen digne d'avoir un avis respectable sur de nombreux sujets comme un signe de nervosité.

Ecrit par : dobolino | 23 février 2008

De toute façon, Jean, je ne suis plus au PS. La rupture est consommée de façon magistrale et j'espère que dans trois semaines ils l'auront profond profond. Je parle de mon canton et non de la France.
Je viens me défouler ici des ronds de jambe et autres poignées de main d'où ma crudité.

Ecrit par : dobolino | 23 février 2008

Sauvez les Lettres satisfait des programmes du primaire, réservé sur les horaires


Le collectif Sauvez les Lettres, défenseur d'une éducation plus traditionnelle, s'est réjoui jeudi que les nouveaux programmes de français au primaire rompent "heureusement avec des années de régression", tout en exprimant des réserves sur le nombre d'heures qui lui sont consacrées.

Les nouveaux programmes présentés par le ministre de l'Education, Xavier Darcos, "rompent enfin et heureusement avec des années de régression", parce qu'ils "portent une attention vigoureuse à l'enseignement de la grammaire de phrase et du vocabulaire", a estimé le collectif dans un communiqué.

Bien que satisfait de la "réintégration" de points disparus des programmes, il a regretté que celle-ci ne soit que "parcellaire".

Le collectif a également exprimé des réserves sur les volumes horaires réservés au français, déplorant une "très légère augmentation" qui n'est pas, selon lui, "à la mesure des objectifs".

"Nous demandons que l'horaire de français en primaire atteigne une moyenne de 10 heures sur les cinq années (un peu moins de 9 heures en moyenne actuellement, ndlr)", a-t-il ajouté.

Il a enfin critiqué "le danger d'un retour des leçons de morale", estimant que "l'apprentissage de la politesse et du vivre ensemble doit davantage se faire par imitation et respect des règles édictées par les maîtres, qu'à travers un prêchi-prêcha risquant d'inculquer aux enfants le pire conformisme social".

Ecrit par : dobolino | 23 février 2008

Nous avons la chance d'avoir un très sérieux et fort convenable Ministre de l'Education; De même, j'ai peu à me plaindre, pour mon ministère, de M. Barnier. Mais alors, notre Président, Aïe, Aïe, Aïe! Quelle misère!
S'il laissait un peu ses ministres travailler leur dossiers sérieusement et arrêtait de nous saouler à longueur de temps avec ses annonces à la mord-moi-le-nœud et sa perpétuelle agitation.
Grosse fatigue!
Vous allez voir qu'il va semer le bordel là où Darcos s'évertue à travailler en douceur et avec précautions.
Nous, on a du pot! Il ne s'intéresse nullement à l'agriculture dont il n'a pas compris l'avenir et qu'il croit du passé et a une trouille bleue des vaches. S'ouvre pour lui la semaine la plus pénible de l'année avec notre Salon de l'Agriculture. Va falloir qu'il gratte le cul des vaches, qu'il picole Beaujolais et Bourgogne et qu'il avale nos bons fromages bien puants, lui qui ne doit bouffer que du Hollande plastifié!
C'est e moment de l'année où nous regretterons le plus notre bon vieux Chirac.

Ecrit par : dobolino | 23 février 2008

Je vous ai trouvé une meilleure traduction:

Sarkozy, ce grand malade
LLUÏS BASSETS EL PAÏS le 14/02/2008.



Les Français ont un problème, ils croyaient avoir un super-président, un hyper-dirigeant capable de les sortir de la dépression et de la décadence, et voilà qu’ils ont écopé d’un président comme ils en ont déjà connu beaucoup d’autres : à savoir malade, limité, qu’il faut dorloter et protéger tout en s’organisant pour que la France tourne et que le gouvernement et les institutions fassent leur devoir. La situation n’a rien d’inédit Pompidou et Mitterrand étaient déjà des présidents malades et diminués. Le premier est même mort avant la fin de son mandat. Quant à Chirac, il fut un obstacle paralysant pendant une bonne partie de sa présidence. La maladie dont souffre Sarkozy n’a pas la gravité du cancer de la prostate de Mitterrand, mais elle touche un organe vital s’il en est l’ego. Celui du président est d’évidence atteint d’une hypertrophie probablement incurable.

Plus on s’approche du 9 mars, date du premier tour des élections municipales, plus la nervosité des candidats du parti présidentiel augmente et plus on redoute les interventions de Sarkozy, susceptibles de faire perdre des voix à l’UMP. Le parti du chef de l’Etat est divisé à cause de tensions qu’il a lui-même créées. Le traitement qu’il a infligé en public aux uns et aux autres, y compris à certains de ses collaborateurs les plus proches, est digne du comportement d’un monarque bilieux et capricieux avec ses laquais. Même son actuelle impopularité est extravagante : elle ne s’explique pas par un train de réformes puisque ces dernières sont encore largement inappliquées. Elle s’explique uniquement par son comportement public.

Le trône qu’occupe Nicolas Sarkozy a été imaginé par de Gaulle pour lui permettre d’être le troisième larron d’un monde bipolaire. Le président français voulait être un fier contrepoids occidental dans l’affrontement entre Washington et Moscou. Or Sarkozy, arrière-petit-fils libéral et proaméricain de De Gaulle (après le petit-fils, Chirac, et le fils, Pompidou), s’est installé sur le trône élyséen porté par son ambition personnelle et sa conception égotique de la présidence il a par le fait encore accru les pouvoirs de la présidence. Et, une fois parvenu à ses fins, il s’est consacré à lui-même, comme un ado narcissique obnubilé par ses sentiments et ses plaisirs. Certes, le pouvoir peut en apporter beaucoup, mais la prudence conseille de ne pas trop en faire étalage. Sarkozy le téméraire fait tout le contraire et se vautre dans l’exhibitionnisme. .

C’est sur trois points précis qu’est venu se briser le personnage : l’économie, qui n’a pas enregistré la moindre amélioration depuis son arrivée; son idéologie plus néocons, voire “théocons”, que gaulliste — en témoignent des prises de position sur la laïcité contraires à la culture de la République ; et sa vie privée, étalée dans les médias. En monarque thaumaturge qui par une simple imposition des mains devait augmenter le pouvoir d’achat, il a échoué au point de prononcer la formule maudite qui rompt les sortilèges: “Qu’est-ce que vous attendez de moi? Que je vide des caisses qui sont déjà vides ?“ En monarque philosophe, il a manifesté les plus fortes réserves vis- à-vis des traditions républicaines, en exprimant avec désinvolture son affinité intellectuelle avec le pape. Il n’a pleinement triomphé que dans le rôle de sultan, seigneur en son sérail, paré des atours qui passionnent un certain public — et manifestement aussi ses pairs. Le voilà fasciné par son propre pouvoir de séduction, son goût exquis et sa désinvolture. Mais ce triomphe- là a le don de déprimer beaucoup de Français car il rabaisse la République au niveau de la principauté de Monaco.

Ecrit par : dobolino | 23 février 2008

Bonjour à tous
J'entends aujourd'hui sur FRANCE INFO le responsable des anciens programmes de l'école primaire (juste avant ceux de XD) s'insurger contre plein de choses... En particulier ce monsieur se plaignait qu'on allait faire les choses "dans le désordre" pour les mathématiques, en ne mettant pas la "résolution de problemes" avant l'aspect technique des opérations. JE ne suis que simple prof de collège mais je me sens obligé de réagir : ce monsieur a tort : les règles qu'apprennent les élèves de l'école primaire pourront être transposées à bien d'autres choses que la résolution de problemes ... Alors que si on axe tout sur l'aspect concret, on vide les mathématiques de leur sens. Sur ce point, je suis sur que la réforme de XD est une bonne chose. Il est rassurant pour un élève de savoir poser une opération, tandis que s'il doit faire un probleme et qu'il ne voir pas le début du commencement de ce qu'il faut faire, il est déjà en échec !!! (et il n'a rien appris)
Je ne trouver pas normal qu'on entende toujours le même son de cloche (c'est le cas de le dire) sur une radio comme France info qui ressasse les mêmes infos 50 fois par jour.
Voila pour mon coup de Gueule.

La politique, on s'en fout : L'école, c'est plus important !

Ecrit par : D | 23 février 2008

J'aimerais bien savoir ce que pense les professeurs ici du site : http://note2be.com/

Un vif débat sur http://www.rue89.com/2008/02/22/note2be-le-site-qui-note-les-profs-et-les-enerve

Ecrit par : bayroudoudou | 23 février 2008

Quel est donc cet âne, cet adepte du meirieutisme qui parle de l'aspect le plus contestable de l'école de J Ferry et qui voit dans les leçons de morale un prechi-prêcha insupportable.

Le premier qui donne la bonne réponse a gagné!

Ecrit par : Loublan | 23 février 2008

Et on gagne quoi ? Un filet garni ?

Ecrit par : David Desgouilles | 23 février 2008

C'est pourtant bien un retour aux vieilles recettes... que vous appeliez de vos voeux. Assumez que diable!

Ecrit par : Loublan | 23 février 2008


Moi, j'assume ! Etre réac' peut être salutaire. Par exemple je suis aussi favorable à la renationalisation de l'eau. Pas vous ?
Si ?
Ringard, va !

Ecrit par : David Desgouilles | 23 février 2008

" il faudra alors rendre des comptes, messieurs les collabos"

J'ai beau ne pas être sarkosyste, là, Loublan, vous me faites froid dans le dos. Vous vous voyez déjà dans la peau d'un "épurateur" en chef ?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 23 février 2008

IL faudra alors rendre des comptes messieurs les collabos!

Ecrit par : Loublan | 23 février 2008

Voilà une remarque qui fleure bon le retour aux bonnes vieilles recettes.
Je plains les profs qui ont laissé ici des indices les concernant, lorsque les comités d'épuration du PS commenceront à faire leur travail salutaire, sous la direction d'IEN zélés comme loublan.
Ach ! Il va y avoir des profs tondus (au mieux) dans quatre ans !

Ecrit par : yann | 23 février 2008

A ma connaissance l'eau n'a jamais été nationalisée.
Il s'agit d'un service public communal organisé par la municipalité comme elle le souhaite.
Tout ce qui s'est passé c'est la privatisation de certaines régies municipales.
(ce qui en effet n'est pas une bonne chose, car cela favorise la corruption des élus)

Par ailleurs, le problème d'être "réac", n'a pas de sens. Il y a le PROGRES et il y a la MODE. Etre conforme à la seconde ne signifie pas nécessairement être conforme au premier.

La faute de la gauche française c'est depuis trop longtemps de prendre la mode comme DEFINITION du progrès.
C'était à l'origine une conception artistique (discutable), c'est devenu depuis la politique "du chien crevé au fil de l'eau".

Amicalement.

Ecrit par : Julius | 23 février 2008

Grillé sur le poteau par S.H. !
Mais il est quand même bon de montrer que certains propos ne passent pas inaperçus.

Ecrit par : yann | 23 février 2008

, lui qui ne doit bouffer que du Hollande ... (Sarko)

Ecrit par : dobolino | 23 février 2008

Ca lui fait au moins un point commun avec Ségo :o)))))

Ecrit par : yann | 23 février 2008

Certains sont tellement crispés sur Sarkozy qu'ils s'aveuglent en voulant tout voir à travers le prisme précédent Tout Sauf Sarko (TSS) maintenant Tous Sur Sarko (qu'on le lynche et l'achève). Y 'en a marre de cette bonne conscience de pseudo-gauche de gens bien nourris toujours prompte à voir du totalitarisme partout... le moindre fait et geste est interprété, analysé, décortiqué par la presse qui se régale de ce lynchage permanent : foutez-lui la paix ! Le totalitarisme n'est pas là où on le croit ...et les collabos, c'est cette clique minable qui n'a que ce mot à la bouche : Sarko. La presse est bien libre, donc, c'est pas une preuve ? Vous ne voyez pas que les lignes bougent ? Regardons au-delà des apparences - stop à cette grosse manipulation qui pue et qui nous prend la tête ... Oubliez-le 5 minutes, vous allez nous faire une Sarkose...

Ecrit par : agna | 23 février 2008

moi, qu'esse que je veux dire c'es de pas oublié les femmes de ménage qui on pas été a l'école assé lontemps !
le programe ne prévoie rien pour nous.

Ecrit par : Josette Gareski employée de maison | 23 février 2008

"Loublan étant quelque chose comme IEN cela montre bien que le refuge du pédagogisme est bien l'école primaire"

Ecrit par : Victor

Loublan, sans vouloir vous commander, pouvez-vous vous exprimer sur le sujet ? On attend toujours un démenti ou une confirmation.

Sinon, Loublan toujours, il n'est pas question d'un éventuel renvoi de Darcos après mars, au contraire, c'est l'un des mieux vus avec Xavier Bertrand et Bernard Kouchner.

Ecrit par : Jeremy | 23 février 2008

IL faudra alors rendre des comptes messieurs les collabos!

Ecrit par : Loublan | 23 février 2008

Monsieur Loublan IEN vraiment ?
Honte,Monsieur Loublanka !

Ecrit par : ienov | 23 février 2008

Oubliez-le 5 minutes, vous allez nous faire une Sarkose...

Ecrit par : agna | 23 février 2008

Ne tombez-vous pas vous-même dans le piège que vous dénoncez? C'est peut-être cela le "totalitarisme", une sorte d'infirmité qui empêche les gens de se décoller des mots eux-mêmes collés comme des étiquettes aux choses?
Peut-être cela résulte-t-il d'une éducation scolaire qui refuse de séparer les enfants de leurs revendications pulsionnelles et narcissiques? Pour un rien, pour un mot de trop, un SMS égaré, les gens s'entretueraient!

Ecrit par : candide | 23 février 2008

[Ragn]agna, comme on ne sait pas à qui vous parlez, c'est moi qui vais répondre : d'accord pour foutre la paix à Sarkozy, je ne fais pas partie des éternels insatisfaits des sondages, mais je commence à faire partie des agacés.
Pour qu'on lui foute la paix, il faudrait qu'il arrête de dire des conneries à tout va.
Quand il va à Gandrange promettre n'importe quoi et se poser en sauveur de la sidérurgie face au vilain patron voyou métèque, quand il donne sa propre définition de la laïcité devant ben Ouassèze, quand il demande que les élèves de CM2 adoptent un ami imaginaire mort dans les chambres à gaz, je me demande s'il n'a pas un peu les fils qui se touchent.
Et je ne parle pas des petites phrases de ses collaborateurs, qui semblent participer à un concours d'âneries, ni bien sûr de ses aventures sentimentales qu'il aurait pu mener avec un peu plus de discrétion.
C'est tout. S'il se rend compte de tout ça, et se met à considérer sa fonction avec un peu plus de dignité, pour ma part, il a encore toute ma confiance.

Ecrit par : yann | 23 février 2008

Pour un rien, pour un mot de trop, un SMS égaré, les gens s'entretueraient!

Ecrit par : candide | 23 février 2008

On voit bien que vous n'avez jamais reçu un SMS du style : "C'était si bon hier soir. Je t'aime. Gros calins" (je sais, c'est pas en style SMS, mais je suis inculte, je sais pas faire).
Moi, si. Et c'était une erreur.
Ma femme ne m'a pas cru tout de suite...

Ecrit par : yann | 23 février 2008

Sympathique et constructif de la part de quelqu'un qui a bien pris soin de ne jamais réussir ni Capes ni agrégation et se tient prudemment loin des élèves, passant son temps à bavarder à l'infini sur une réalité qu'il ne connaît pas, pour laquelle il n'a aucune empathie!

Ecrit par : Jean | 23 février 2008

Je ne tiens pas particulièrement à défendre Meirieu, mais l'honnêteté doit nous faire reconnaître qu'il a une expérience de l'enseignement, comme instituteur, puis comme professeur de français puis encore de philosophie.
Par ailleurs, Jean, j'admire votre constance dans l'effort. J'ai du mal à comprendre que vous ne vous lassiez pas à parler de l' "esprit faux", des mille et trois pages de non sens écrites par Meirieu, du fait qu'il n'ait ni Capes, ni agrégation (même si j'avoue que j'ai bien ri quand vous avez suggéré que c'était par égalitarisme qu'il avait pris soin de ne pas les obtenir).

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"L'article 62 de la Constitution stipule pourtant qu'«une disposition déclarée inconstitutionnelle ne peut être promulguée ni mise en application » et que les décisions du Conseil constitutionnel « ne sont susceptibles d'aucun recours et s'imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles "

Selon le secrétaire général de l'USM (Union syndicale des magistrats), Laurent Bedouet, «c'est une décision ahurissante, unique dans l'histoire de la Ve République. Jamais un président n'a demandé au président de la Cour de cassation comment contourner une décision du Conseil constitutionnel».


Et c'est "ça" que vous soutenez? Un gouvernement et un président qui prétendent réintroduire la morale et la civilité, la rigueur intellectuelle et qui se comportent comme le dernier des dictateurs ignorants et mégalo d'une république bananière!! On est chez Sarkodada!

Comme dirait Poutine ça va vous revenir dans la gueule!... et je le répète, bien plus tôt que vous ne le pensez.

IL faudra alors rendre des comptes messieurs les collabos!

Ecrit par : Loublan | 23 février 2008

Lamentable... Je préfère ne pas rentrer dans la rhétorique outrancière de Loublan.
Personne ici n'a dit soutenir cela.
Et personnellement, je trouve ça scandaleux.
Mais dire du bien des mesures sur l'école primaire n'est pas donner un blanc seing à tout le gouvernement.
Ni non plus à toute l'action de Xavier Darcos (attendons un peu pour avoir des nouvelles des Capes et Agrégations, voyons à ce que la bivalence ne revienne pas par la fenêtre, etc.).
Par ailleurs, sur la morale, je suis assez réservé, je ne suis pas sûr que ça s'enseigne par maximes. Et ça risque de faire marrer le jour où on étudiera : 'L'argent ne fait pas le bonheur".

Ecrit par : Pat | 23 février 2008

Entendu hier chez Durand une explication qui me manquait.
La France figée depuis des années et des années avait besoin de quelqu'un qui mette le bordel pour la défiger et la faire à nouveau avancer,loin du marxisme résiduel surtout et de la révolution façon gauche.
Sarko met le bordel dans les têtes,on le voit sur les blogs,et sur celui ci hier soir en particulier,Royal l'a dit l'autre jour,il nous met la tête à l'envers.
Mais c'est un bon bordel.
Sarko c'est l'anticonformisme.
Il agite bien et son gouvernement, dont Darcos, agit bien,dans cinq ans on ne se reconnaitra plus mais on se plaira plus et pour moi et surtout mes enfants c'est tant mieux.
Il n'arrête pas de le dire.Dans cinq ans ,vous aurez tout loisir de me chasser.
Vous préférez la guerre civile ?

Ecrit par : bernard | 23 février 2008

Candide, parlez simplement, j'ai rien compris : c'est qui qui est quoi ? Qu'est-ce qui colle ? Les étiquettes ? Et pour Yann, c'est pas bien de se foutre des gens, de caricaturer : c'est facile de tout tourner en dérision ; lui au moins, il propose, il jette des pavés dans la mare et ça marche, vous démarrez au quart de tour. Merci pour le ragnagna mais je suis pas gaga. Lui au moins il a des quouilles (et je suis une fille) !

Ecrit par : agna | 23 février 2008

La faute de la gauche française c'est depuis trop longtemps de prendre la mode comme DEFINITION du progrès.
C'était à l'origine une conception artistique (discutable), c'est devenu depuis la politique "du chien crevé au fil de l'eau".
Amicalement.

Ecrit par : Julius | 23 février 2008

Pas très ragoutant mais bien vu...
Il faut effectivement soigneusement distinguer la Gauche française des autres, car elle a bénéficié d'une longévité inégalée. Elle a pu continuer à plonger le pays tout entier dans la stagnation et laver consciencieusement le cerveau de nos compatriotes.

Elle avait, comme toutes les autres, pris dès l'origine le Progrès en otage ( cf progressisme, déviation idéologique de la notion, qu'on retrouve dans la Progressive Education US), en même temps qu'elle s'arrogeait le monopole du coeur et commettait bien d'autres impostures, mais sa particularité vient de ce que, malgré les rançons indécentes et de tous ordres qui lui ont été et lui sont encore versées, elle ne lui a jamais rendu sa liberté, contrairement aux autres gauches, celles de nos voisins et alliés s'entend.

Ce tropisme incantatoire de la modernité à tout crin s'exprime aujourd'hui dans les réactions au programme de Darcos.
Les insultes qui fusent (Reac, facho, rétrograde, blouses grises etc, etc, ) traduisent une ignorance et un aveuglement impardonnables pour quiconque a jamais réfléchi sur le sens de l'acte d'apprendre. La transmission des savoirs n'est rien si elle n'est pas essentiellement CONSERVATRICE, si elle n'a pas pour mission première de conserver l'acquis des connaissances des générations passées car il est bien évident qu'elle ne peut rien transmettre d'autre et certainement pas comme le prétendent les constructivistes, celui de la génération présente, ni a fortiori celui de ses successeurs.


Le pédagogisme est une magistrale escroquerie. Il est parvenu à propager les croyances les plus destrucrices, alors qu'elles défiaient le bon sens élémentaire. Mais les escrocs doivent changer de métier s'ils n'ont pas la mine bien honnête, c'est leur seul fonds de commerce, et ils l'exploitent en tablant sur la crédulité humaine.
Il leur faut ôter à tout pris aux victimes l' envie de gratter derrière cette façade, et tous les moyens sont bons, la démagogie cauteleuse, le terrorisme intellectuel, la menace, la diabolisation de toute opposition.
C'est aussi ainsi que fonctionnent les sectes. Celle des constructivistes ( appelés aussi educrats en Amerique) a eu notamment pour gourou un Jospin-la taupe-qui bouffait aussi au ratelier du trotskysme-lambertiste. Question dissimulation on ne pouvait rêver mieux.

Ils ont tous pu tranquillement persévérer dans ces moeurs de voyous, nimbés de l'aura du progressisme égalitariste qui leur valait certificat d'orthodoxie socialiste.

Et je ne peux que me dire qu'ils ont gagné, quand je lis sous la plume de tant d'analystes de la catastrophe scolaire, pourtant si lucides par ailleurs, qu'elle résulterait d'un vaste complot de la droite "libérale-libertaire", tentation à laquelle même notre hôte s'est laissé prendre un temps, avec quelques rechutes brèves, mais il est en fort bonne compagnie, aux côtes des Lecherbonnier et autres Michéa.

Ecrit par : Cadichon | 23 février 2008

oui Bernard et un bon coup de pied dans la fourmillière, ça ne fait pas de mal, un toilettage des têtes, loin du politiquement et intellectuellement correct : marre de ce terrorisme intellectuel avec ces messieurs dames les censeurs à la Bay rou ou la Royal, qui passent leur temps à commenter les faits et gestes de Sarkozy car ILS N'ONT RIEN A DIRE, leur parole est creuse, vide de sens. Cet homme ose et il prend tous les coups. Pour l'épisode Carla, il vaut mieux avoir un président bien dans sa peau qu'un frustré qui se livre à des perversions en coulisse : ceci avec son jogging nous apporte une certaine garantie de bonne santé du bonhomme. C'est déjà ça de pris.

Ecrit par : agna | 23 février 2008

Les propos de LoubLan sont "immonde(s)". C'est de la rhétorique de FFI, avec une souris à la place de la tondeuse.

Soit dit en passant, pour rebondir sur les propos de Dobolino ci-dessus, j'ai l'impression (et je m'inclus moi-même dans ce que je vais dire) qu'en effet nous faisons ici souvent figure d'atrabilaires impuissants et maussades, de moralistes fin (ou début ?) de siècle. C'est un laisser-aller qu'il faut corriger. Il faut rester dans le pragmatisme (ce qui signifie moins la compromission que l'action, évidemment) et éviter la surchauffe bilieuse et l'excès colérique. Travailler, dans son école, dans la rue, avec les siens, à la poursuite d'une vie personnelle et professionnelle qui soit avant tout éthique. Le système n'a pas prise sur toutes choses ! Et les manigances nauséabondes du petit Nicolas ne sont pas toutes-puissantes, loin s'en faut. Il y a des mécontents qui n'attendent que d'en découdre. On a encore de belles luttes devant nous. Et les partisans seront plus nombreux qu'il n'y paraît. Il n'y a qu'à lire la presse étrangère (Courrier International, cité fort à propos par Dobolino, par exemple, montre bien avec quelle lucidité le reste du monde sait déchiffrer ce nouveau quinquénat). La rénovation (et la révolution) se fait dans la classe : contre une société des médias dévoyés et du tape à l'oeil, un bon cours sur le baroque et le trompe-l'oeil ! Pour révéler une société du divertissement lâche et des apparences trompeuses, une bonne immersion dans les Fêtes Galantes de Verlaine ! Ou l'esthétique comme remède au galimatias médiatique, la poétique comme antidote à l'illusion politique. Voilà ce qui fait de nos lycéens des citoyens. Et c'est... in-dé-lé-bi-le.

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 23 février 2008

@Julius

Effectivement, l'eau n'a jamais été nationalisée. Elle était municipalisée. Elle le reste d'ailleurs dans certaines communes très minoritaires. Toutes les autres ont fait l'objet de concessions de service public à des entreprises privées dans les conditions que vous avez évoquées à juste titre.
Mais le terme remunicipaliser m'a paru quelque peu barbare, tout comme "republiciser".... c'est pourquoi j'ai employé le terme renationaliser.

En ce qui concerne le terme réac' que je disais assumer, il est volontaire dans la mesure où je voulais employer les propres termes des pseudo-progressistes afin de les mettre devant leurs propres contradictions. Pas très sympa Julius, qui m'obligez à dévoiler mes propres ficelles.... :)

Ecrit par : David Desgouilles | 23 février 2008

Pat, c'est vrai que je me répète à propos de Meirieu, mais c'est l'information des visiteurs occasionnels de ce blog, car j'estime qu'il est important de savoir que celui qui se prend pour un grand Pédagogue (rien que le ton de sa voix est insupportable de suffisance) n'a jamais réussi aux concours de recrutement des professeurs, et donc il se permet de faire de grandes considérations (constamment démagogiques) sur un métier qu'il ne connaît pas en profoneur , et en tout cas n'aime pas, comme le prouvent ses attaques constantes contre les professeurs.
Vous dites qu'il a enseigné? Certes, mais combien d'années? Et pourquoi a-t-il pris la fuite? Comme cet autre bavard de Hamon.
La maxime relative à l'argent n'est-elle pas plutôt : "L'argent ne fait pas le bonheur, mais il y contribue.", ce qui est indéniable. Sinon, vous avez aussi la variante de Coluche: "L'argent ne fait pas le bonheur des autres." Incontestable!

Quant aux menaces de Loublan, elles sont bien représentatives de la mentalité de la Nomenklatura qui a abattu depuis 1989 (peut-être dès 1981, année où les prétendues "sciences de l'éducation" ont été exhumées des instituts obscurs où elles menaient une existence complètement ignorée) sa chape de plomb sur le Ministère de l'Education et qui, comme l'explique Marc le Bris, "présente dès l'étage en-dessous du bureau du ministre", veille au grain.

Ecrit par : Jean | 23 février 2008

C'est vraiment curieux ce tourbillon soudain de sarkosite aigüe... Il faudrait peut-être attendre :

1) les modalités concrètes des "réformes" annoncées
2 ) Les remaniements post-municipales
3 ) Les moyens accordés ou la poursuite des suppressions de poste
4 ) Le futur amant de Carla
5 ) Les résultats du prochain krach
6 ) La lecture de Michéa par Cadichon
7 ) La réponse de Loublan à Jérémy
8 ) De savoir ce que je peux faire contre une invasion de chenilles processionnaires (Dobolino, au secours !)

Comme dirait Cadichon : peace and love !

Ecrit par : Victor | 23 février 2008

J'ai oublié : attendre aussi le résultat de France-Angleterre, capital !

Ecrit par : Victor | 23 février 2008

Et pour Yann, c'est pas bien de se foutre des gens, de caricaturer : c'est facile de tout tourner en dérision [...] Lui au moins il a des quouilles (et je suis une fille) !

Ecrit par : agna | 23 février 2008

Voilà qui fera une bien belle maxime à enseigner à nos petits nenfants.
Et puis, on pourra leur donner en exemple l'affaire des caricatures de Mahomet, entre autres, ou celle du cinéma St Michel.
Mais reprenons : vous m'avez classé à tort dans les bonnes consciences de gôgôche qui s'effarouchent des coups de pied de Sarko dans la fourmilière.
Son programme m'agrée tout à fait (bon, pas tout, mais dans l'ensemble), et je suis partisan de foutre un peu le bordel dans les mentalités de ce pays de veaux.
Je dis juste que certaines paroles sont malheureuses : ce n'est pas Cadichon qui me contredira si je dis qu'à Gandrange, on a assisté à du grand n'importe quoi avec Sarko en syndicaliste CGT. Je suis d'accord avec Simone Veil (qui n'est pas une dangereuse gauchiste, que je sache) concernant la Shoah. Et les tendances théocratiques du petit Nicolas me font gerber, en bon athée et bouffeur de curé, d'imam, de rabbin et de scientologue.
Pour le reste, Carla et les amis, j'en rigole plus qu'autre chose, et je m'en bats les ... quouilles (???).

En résumé, Nico devrait tourner sa langue sept fois dans sa bouche (ou celle de Carla, je m'en fous) avant de parler.
Et hop ! Encore une saine maxime pour nos tout petits (j'en ai plein comme ça).
Quant à Ragnagna, je vous prie de m'excuser, mais j'ai pas résisté.

Ecrit par : yan | 23 février 2008

8 ) De savoir ce que je peux faire contre une invasion de chenilles processionnaires (Dobolino, au secours !)

Ecrit par : Victor | 23 février 2008

Un lance-flammes, peut-être ?

4 ) Le futur amant de Carla

Ecrit par : Victor | 23 février 2008

C'est moi. Mais ne le dites ni à Nicolas, ni à ma femme... :o)
(le smiley, c'est pour ceux qui le prendraient au premier degré).

Ecrit par : yann | 23 février 2008

Le message ci-dessus à Agna, c'est moi, pas yan.
Y'a un N qu'a sauté !!

Ecrit par : yann | 23 février 2008

Yann,vois tes alliés d'un jour !

55% de non 45 % de oui au référendum.
Pourquoi le oui a -t-il finalement eu raison du non sans grande opposition dans la rue ou ailleurs?
Car le non était hétéroclite,les nonnon et les nonoui,non de le pen ,non de besancenot,non de fabius,non de dupont,non etc etc
.
60 % de non à Sarkozy et la shoah proposée à toute une classe avec un nom précis d'enfant juif.
40 % de oui.
Pourquoi cette proposition a-t-elle toutes les chances de se traduire dans le réel ?
Parce que nos analystes cachent avec rouerie que dans ces 60 % se cachent on ne sait combien d'antisémites,de judéophobes,d'ennemis des juifs,tradition bien française.
Depuis quand faudrait-il tenir compte de ces gens là ?
Donc les 40% de favorables sont là encore une victoire politique quand on veut bien regarder les constats avec un peu d'honnêteté intellectuelle.

Ecrit par : bernard | 23 février 2008

"Certains sont tellement crispés sur Sarkozy qu'ils s'aveuglent en voulant tout voir à travers le prisme précédent Tout Sauf Sarko (TSS) maintenant Tous Sur Sarko (qu'on le lynche et l'achève). Y 'en a marre de cette bonne conscience de pseudo-gauche de gens bien nourris toujours prompte à voir du totalitarisme partout... le moindre fait et geste est interprété, analysé, décortiqué par la presse qui se régale de ce lynchage permanent : foutez-lui la paix ! Le totalitarisme n'est pas là où on le croit ...et les collabos, c'est cette clique minable qui n'a que ce mot à la bouche : Sarko. La presse est bien libre, donc, c'est pas une preuve ? Vous ne voyez pas que les lignes bougent ? Regardons au-delà des apparences - stop à cette grosse manipulation qui pue et qui nous prend la tête ... Oubliez-le 5 minutes, vous allez nous faire une Sarkose..."

Ecrit par : agna | 23 février 2008

C'est exactement ce que m'a dit un des sages du conseil constitutionnel, après la demande de Sarko de saisir la cour de cassation...
Ce type est encore plus malade que je le pensais, et pourtant...
Agna, il faudra que vous me laissiez l'adresse de votre dealer! Ca a l'air d'être de la forte...

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 février 2008

) Le futur amant de Carla

Ecrit par : Victor | 23 février 2008

C'est moi. Mais ne le dites ni à Nicolas, ni à ma femme... :o)
(le smiley, c'est pour ceux qui le prendraient au premier degré).

Ecrit par : yann | 23 février 2008

Prétentieux, va (au fait ça s'écrit pas "couilles" ?) !

Ecrit par : Victor | 23 février 2008

Il a enfin critiqué "le danger d'un retour des leçons de morale", estimant que "l'apprentissage de la politesse et du vivre ensemble doit davantage se faire par imitation et respect des règles édictées par les maîtres, qu'à travers un prêchi-prêcha risquant d'inculquer aux enfants le pire conformisme social".

Ecrit par : dobolino | 23 février 2008

Je suis un peu déçu par cette déclaration de "Sauver les Lettres".

J'ai gardé personnellement un bon souvenir des "leçons de morale" que nous faisait notre instituteur de CM2 (de 7 ème à l'époque) dans les années 60.

Je n'en ai pas été "traumatisé" et plus d'une fois leur souvenir m'a empêché de céder, précisément, au "conformisme social".

Il est vrai que nous aimions et respections beaucoup cet instituteur.

Les cours de morale ont été mis en place par les pères fondateurs de l'école républicaine pour faire pendant au cours de catéchisme de l'Eglise catholique et s'inspirent de la morale kantienne qui est une version "läïque" et philosophique du piétisme protestant.

Loin d'être une invitation au "conformisme social", la morale (ou l'éthique, si l'on préfère) est une invitation à l'exercice d'une liberté exigeante et à une prise en compte du "visage de l'autre" (comme dirait E. Lévinas) (le fameux "impératif catégorique"), si difficile à faire entendre aux enfants, naturellement égocentriques et "pervers polymorphes" (Freud), mais indispensable si l'on veut vivre avec les autres :

« Agis de façon telle que tu traites l'humanité, aussi bien dans ta personne que dans tout autre, toujours en même temps comme fin, et jamais simplement comme moyen. »

« Agis selon la maxime qui peut en même temps se transformer en loi universelle »

« Agis selon des maximes qui puissent en même temps se prendre elles-mêmes pour objet comme lois universelles de la nature. »

Ecrit par : Robin | 23 février 2008

Donc les 40% de favorables sont là encore une victoire politique quand on veut bien regarder les constats avec un peu d'honnêteté intellectuelle.

Ecrit par : bernard | 23 février 2008

Bernard... Kouchner ?

Ecrit par : Victor | 23 février 2008

Yann,vois tes alliés d'un jour !

Ecrit par : bernard | 23 février 2008

D'abord, ce n'est pas une question d' "alliances". Je ne m'exprime qu'à titre personnel.
Parmi mes "alliés" du oui au referendum, il y avait Hollande et Ségo, et j'ai fait avec.
Ensuite, moi, j'ai lu 85 % et non 60 %. Mais, bon, les sondages ...
Enfin, si ça doit se faire, ça se fera, et ça ne bouleversera pas la France.

Je ne critique pas autant la mesure que la "méthode" Sarkozy, s'il y en a une.
J'annonce un truc, tant pis si c'est inapplicable, et après on voit. Ca se défend, mais ça fait quand même un peu guignol, par moments.
Voir Gandrange : aiguillonné par Cadichon, j'ai décidé de faire des progrès en économie, et même sans ça, il ne faut pas être grand clerc pour se rendre compte que not'bon maître est allé dire n'importe quoi devant les ouvriers (ravis).

Par ailleurs, on se connaît ? Ou vous me connaissez ?

Ecrit par : yann | 23 février 2008

(au fait ça s'écrit pas "couilles" ?) !

Ecrit par : Victor | 23 février 2008

Si vous lisiez tout, vous auriez remarqué que l'auteur (et non l'auteure, bien que ce soit une fille) de cette coquille est agna.

Vous avez remarqué : si on enlève le Q de coquille, ça donne couille. (Boris Vian)

Ecrit par : yann | 23 février 2008

Moi aussi,j'ai lu 85 % dans ce sondage.
Mais dans le même sondage,il y avait aussi 60% (61% précisément ) .
Je ne me contente pas des titres,je lis tout.

Ecrit par : bernard | 23 février 2008

Depuis quand faudrait-il tenir compte de ces gens là ?
Donc les 40% de favorables sont là encore une victoire politique quand on veut bien regarder les constats avec un peu d'honnêteté intellectuelle.

Ecrit par : bernard | 23 février 2008

C'est la logique qui prévaut lorsque la Madone lance quasiment des appels à l'émeute en cas d'élection de Sarkozy.
La démocratie, quelle horreur !
Il faudrait tenir compte de l'avis des pauvres et des cons ?
Vous n'y pensez pas, très chère ?

Ecrit par : yann | 23 février 2008

Je ne me contente pas des titres,je lis tout.

Ecrit par : bernard | 23 février 2008

Pour avoir été échaudé par 30 ans de sondages débiles, et pour avoir quelques notions de statistiques, lorsque je lis "sondage" dans un titre, je ne lis pas le reste.
Par principe.

Ecrit par : yann | 23 février 2008

Dans ce cas là si vous ne lisez que le titre des sondages,n'utilisez pas ces titres pour argumenter dans un blog comme plus haut.

Ecrit par : bernard | 23 février 2008

Parce que nos analystes cachent avec rouerie que dans ces 60 % se cachent on ne sait combien d'antisémites,de judéophobes,d'ennemis des juifs,tradition bien française.
Depuis quand faudrait-il tenir compte de ces gens là ?

Bernard, vous avez bien vu la réaction de Simone Veil ("mon sang d''est glacé").

En ce qui me concerne, malgré un grand-père juif, un père résistant de la première heure et une mère qui a couvert le procès de Nuremberg en tant que correspondante de presse (donc qui m'ont "affranchi" depuis ma plus tendre enfance sur la Résistance, le nazisme, la collaboration...), je pense qu'il faut prendre des précautions et que les gens "réticents" ne sont pas tous des antisémites et des judéophobes.

Je suis peut-être quelqu'un de particulièrement sensible ("tous les poètes sont des Juifs" disait Paul Célan), mais je vous assure qu'il y a des choses très lourdes à porter pour un enfant de 11 ans et si vous commencez, il faudra tout leur dire (par exemple sur les chambres à gaz)

En tant que père, je n'en parle avec mon plus jeune fils que maintenant (il est en troisième) et la période est au programme d'Histoire.

Ecrit par : Robin | 23 février 2008

Il (le Collectif "Sauver les Lettres") a enfin critiqué "le danger d'un retour des leçons de morale", estimant que "l'apprentissage de la politesse et du vivre ensemble doit davantage se faire par imitation et respect des règles édictées par les maîtres, qu'à travers un prêchi-prêcha risquant d'inculquer aux enfants le pire conformisme social".

Ecrit par : dobolino | 23 février 2008

C'est le côté gauche bien-pensante de "Sauver les Lettres"!
Il fallait bien qu'ils marquent leur différence avec ce ministre de droite qui, parce qu'ils ont reconnu en lui la véritable intelligence et qu'à "Sauver les Lettres" on n'en est pas spécialement dénué, les séduits plus qu'ils ne veulent consentir à le reconnaître.

Ils savent très bien, du reste, "in petto", justement parce qu'ils ne sont pas idiots, que les craintes qu'ils expriment n'ont aucun fondement et que la morale dont il est question ne sera pas du prêchi-prêcha conformiste - ce qui n'est pas le cas du sempiternel prêchi-prêcha du Père Meirieu -, et que le rappel de quelques règles de vie ne peut pas faire de mal dans l'école d'aujourd'hui. Mais enfin, comme le Chien de Jules Renard, "Faut qu'j'aboie! Faut qu'j'aboie!". Pour la forme! On est de gauche, enfin quoi!

Ecrit par : Jean | 23 février 2008

les séduit

Ecrit par : Jean | 23 février 2008

Je suis simplement de passage et je vous souhaite à toutes et tous une agréable soirée.

Je vous offre ce petit bijou musical interprêté par Nathalie Dessay :

http://dl.free.fr/iJv2DUSGI/10ROMBI-AveMaria.mp3

Ave Maria de Donizetti, chanté pour le film "Joyeux Noël".

Ecrit par : Sandra WAGNER | 23 février 2008

Je suis simplement de passage et je vous souhaite à toutes et tous une agréable soirée. Je vous offre ce petit bijou musical interprêté par Nathalie Dessay :
Ecrit par : Sandra WAGNER | 23 février 2008

Enfin un peu de poésie sur un blog qui se brutalise ; revenez plus souvent !

(pour continuer dans la poésie, j'avais bien vu mon cher Yann, que le "q" rajouté à ouilles venait d'Agna mais je n'ai pas osé en faire la remarque à une jeune fille... Je comptais sur vous pour le rectifier)

Ecrit par : Victor | 23 février 2008

"Selon un sondage Ifop pour le site Internet du Journal du Dimanche, 85% de français n'approuvent pas la proposition de Nicolas Sarkozy de confier la mémoire d'un enfant victime de la Shoah à chaque élève de CM 2.

Selon cette étude, effectuée les 20 et 21 février, seuls 4% des 1005 personnes interrogées approuvent "tout à fait" la proposition et 11% l'approuvent "plutôt".

"La proportion de répondants se déclarant 'tout à fait' opposés à cette proposition (57%) s'avère saisissante, une telle polarisation des jugements étant rarement observée dans une enquête d'opinion", souligne l'institut de sondage

Après les critiques qui ont suivi l'annonce du président de la République, le ministre de l'Education, Xavier Darcos, n'a ensuite pas écarté la possibilité que la démarche soit portée par des groupes d'enfants ou des classes entières. Cette hypothèse a également été testée par l'institut de sondage: 61% des sondés y sont tioujours défavorables."

Le voilà, votre sondage.
Donc, 85 % défavorables à un parrainage individuel.
Ce qui, selon votre mode particulier de calcul, nous fait 70 % d'antisémites dont il ne faut pas tenir compte.
Pas mal, non ?

Ecrit par : yann | 23 février 2008

(pour continuer dans la poésie, j'avais bien vu mon cher Yann, que le "q" rajouté à ouilles venait d'Agna mais je n'ai pas osé en faire la remarque à une jeune fille... Je comptais sur vous pour le rectifier)

Ecrit par : Victor | 23 février 2008

Pourquoi pensez vous qu'il s'agit d'une JEUNE fille ?
Parce qu'elle ne sait pas orthographier "couilles" ?

Ecrit par : yann | 23 février 2008

Après les critiques qui ont suivi l'annonce du président de la République, le ministre de l'Education, Xavier Darcos, n'a ensuite pas écarté la possibilité que la démarche soit portée par des groupes d'enfants ou des classes entières. Cette hypothèse a également été testée par l'institut de sondage: 61% des sondés y sont tioujours défavorables."

61% non / 39% oui
Putain quand on veut être de mauvaise foi.

Ecrit par : bernard | 23 février 2008

je maintiens donc mon raisonnement, yann.

Ecrit par : bernard | 23 février 2008

Juste une question, je suis très occupée et j'ai la flemme de chercher sur Google : qui est Président du Sénat en ce moment ?
Une autre : N'est-il pas trop liquide, comme disait Coluche ?

Ecrit par : catmano | 23 février 2008

David, je vous ai envoyé un gros paquet de documents pour occuper vos vacances, mais ils me sont revenus : inconnu à cette adresse.

Votre mail ne semble pas être celui que j'ai tapé. (Je viens de vérifier.)

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 23 février 2008

Moi je ne dirai plus rien ici tant que je ne saurai pas si Loublan est IEN ou pas.

Ecrit par : Jeremy | 23 février 2008

Loublan, êtes-vous IEN ?

Ecrit par : Jeremy | 23 février 2008

Juste une question, je suis très occupée et j'ai la flemme de chercher sur Google : qui est Président du Sénat en ce moment ?
Une autre : N'est-il pas trop liquide, comme disait Coluche ?

Ecrit par : catmano | 23 février 2008

Christian Poncelet

Ecrit par : Robin | 23 février 2008

trois maximes :

@ Yann : exactement car "ce qui se conçoit bien s'énonce clairement"

@ Jérémy : "qui ne dit mot consent"

@ Catmano : Christian Poncelet car "s'ils te résistent ponce-les"

Sur ce, bon match !

Ecrit par : Victor | 23 février 2008

Christian Poncelet :

Sénateur des Vosges (Lorraine)

Président du Sénat

Membre du Groupe Union pour un Mouvement Populaire

Contacts & site personnel Mél : [email protected]

Etat-Civil Né le 24 mars 1928

Election Elu le 25 septembre 1977 ;
Réélu le 28 septembre 1986 ;
Réélu le 24 septembre 1995 ;
Réélu le 26 septembre 2004


Groupes interparlementaires d'amitié Membre du groupe France-Viêt Nam.

Mandats locaux Président du conseil général des Vosges (canton : Remiremont)

Autres fonctions Président de droit du Groupe français de l'Union Interparlementaire (U.I.P.)
Membre de la Section française de l'Assemblée parlementaire de la francophonie (A.P.F.)
Membre de l'Académie des Sciences morales et politiques


Fonctions antérieures Ministre Député
Membre de l' Office parlementaire d'évaluation des politiques publiques
Maire de Remiremont
Membre du Comité national de l'Euro
Membre de la Commission de surveillance de la Caisse des dépôts et consignations

Ecrit par : Robin | 23 février 2008

Quant aux maximes moralisatrices, j'ai moi-même été tentée de commencer mon cours d'anglais par un proverbe ou "saying" anglais pour provoquer quelques réactions des élèves, leur donner l'équivalent en français, susciter quelques commentaires parfois et leur demander de l'apprendre par coeur.

Ecrit par : agna | 23 février 2008

Eh, vous regardez tous le match les gars ? Plus personne ?

Ecrit par : agna | 23 février 2008

Christian Poncelet

Ecrit par : Robin | 23 février 2008

Il me semblait bien. Merci du renseignement. Personne n'a répondu à ma deuxième question.

Ecrit par : catmano | 23 février 2008

Moi aussi, Robin, je garde un excellent souvenir des leçons de morale en primaire! C'était la mise-en-bouche du matin. Je suis convaincue néanmoins que si, pour moi, ça fonctionnait, c'est que ces petites morales illustrées d'une édifiante historiette étaient le relais d'enseignements reçus à la maison. Nos parents et grands-parents nous éduquaient, dans un parfait accord sans dissonnances, à grands coups de discours moraux et sans sévices corporels, nous étions trois enfants de la même fratrie et "la libertés des uns etc..." était notre pain quotidien.
Je suis certaine que mes enfants auraient gobé sans problème une petite morale du matin avant le calcul mental.
Le problème, car il y a problème, c'est que le problème n'est pas ces enfants-là, ceux de Robin, de JD, de Japhet d'Anne-Marie Valette ou de JPB ou de Yann, j'en passe et des meilleurs.

Ecrit par : dobolino | 23 février 2008

@Anne-Marie

Je ne comprends pas. Cette boîte fonctionne pourtant. Je vais d'essayer.
Envoyez donc à ma boîte professionnelle :
david.desgouilles@ac-besancon.fr

Merci.

Ecrit par : David Desgouilles | 23 février 2008

Il faut rester dans le pragmatisme (ce qui signifie moins la compromission que l'action, évidemment) et éviter la surchauffe bilieuse et l'excès colérique. Travailler, dans son école, dans la rue, avec les siens, à la poursuite d'une vie personnelle et professionnelle qui soit avant tout éthique.

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 23 février 2008

C'est exactement ça! Pour nous, c'est le pain quotidien avec une petite période de surchauffe momentanée lors de ces élections qui mettent aux prises, au niveau du canton, mon époux DVG de terrain avec la gauche Bobo Ps, le vieux obstiné à ne pas lacher son fromage et le PC qui radote ses vieilles lunes.
Pour nous, le quotidien, ce sont des enfants et ados à scolariser dans des structures proches et ergonomiques, un tissu économique à maintenir et enrichir, une agriculture et un élevage à promotionner, à aider, l'incitation à des manifestations culturelles pour tous!
Nous n'avons aucun moyen d'action sur les programmes de l'enseignement et le recrutement des enseignants. Je viens ici pour apporter ma petite pierre de citoyen, Agna et Jean, dans un domaine sur lequel je n'ai pas d'autres moyens d'agir.
Même si je le fais avec un certain plaisir, je ne considère pas que mon rôle soit de faire faire des dictées-questions à ma fille, en application d'un cours de grammaire que je sais pas faire bien. C'est mieux que rien, mais ma maîtrise de la grammaire française est fragmentaire, au point qu'en préparant les leçons pour la petite, j'apprends ce que j'ignore et mesure l'étendue de cette ignorance. Je mesure l'écart entre mon ignorance de BEPC 1973 et l'ignorance de mes enfants et je passe pour savante à leurs yeux!
Par ailleurs, Agna, j'ai accepté les résultats des élections présidentielles, me suis inclinée, mais là, trop, c'est trop! Ces trois derniers mois ont été épuisants, angoissants. Il est temps que votre poulain se redresse et prenne la mesure de la dignité de sa fonction, du rôle qui lui a été dévolu dans le strict cadre de la Constitution de la V° République. Les électeurs qui ont porté sur lui leur suffrage l'ont fait dans le cadre de cette Constitution et, s'il est tellement en baisse dans les sondages, c'est bien parce qu'il ne respecte pas la donne et ne se soumet pas aux devoirs de sa charge.
Qu'il propose une Sixième République et une nouvelle Constitution, au lieu de s'agiter et de transgresser perpétuellement notre morale et notre éthique.

Ecrit par : dobolino | 23 février 2008

Putaiiiiiiiiiin, 13 à 7 à la mi-temps, ça craint !

Ecrit par : Victor | 23 février 2008

8 ) De savoir ce que je peux faire contre une invasion de chenilles processionnaires (Dobolino, au secours !)



Ecrit par : Victor | 23 février 2008

Alors là!!! Couper avec un appareil ad hoc tous les cocons suspendus aux branches. Faire un tas et brûler le tout en faisant gaffe de ne pas faire brûler cent hectares.
Gaffe aux chiens! Ils sont très doués pour mettre leur petite truffe sensible au contact des charmantes bestioles.
Ayez en réserve du bicarbonate de soude! Le premier geste sera , en cas d'accident, de leur laver la gueule et les pattes à grande eau additionnée de bicarbonate. Ne pas hésiter sur les quantités, jusqu'à la noyade! Contactez ensuite l'homme ou la femme de l'Art. Lavez d'abord!

Ecrit par : dobolino | 23 février 2008

Qu'il propose une Sixième République et une nouvelle Constitution, au lieu de s'agiter et de transgresser perpétuellement notre morale et notre éthique.

Ecrit par : dobolino | 23 février 2008

Qu'il propose, si ça lui chante, mais c'est soumis à referendum, hein ?
Et si c'est non, c'est non !

Ecrit par : catmano | 23 février 2008

Alors là!!! Couper avec un appareil ad hoc tous les cocons suspendus aux branches.

Ecrit par : dobolino | 23 février 2008
Je veux dire les branches porteuses de cocons!

Ecrit par : dobolino | 23 février 2008

Dobolino, je crois que vous êtes fortement manipulée par des media qui ont créé ou du moins entretenu cette acoutumance ...vous êtes shootée à la Sarko. Vous êtes la malheureuse victime d'une fixation collective ; pensez à autre chose, trouvez un dérivatif, vous donnez raison à cette mode Sarko. Encore un fix ? On vous fait tourner en rond, ne vous laissez pas faire ; ne regardez pas là où on veut que vous regardiez ; c'est vrai que nous sommes en pleine psychose collective, il faut réagir : qui a intérêt à cela, au fond...

Ecrit par : agna | 23 février 2008

Qu'il propose une Sixième République et une nouvelle Constitution, au lieu de s'agiter et de transgresser perpétuellement notre morale et notre éthique.

Ecrit par : dobolino | 23 février 2008

Qu'il propose, si ça lui chante, mais c'est soumis à referendum, hein ?
Et si c'est non, c'est non !

Ecrit par : catmano | 23 février 2008

Ça sera plus clair que de chercher, par tous les moyens, à la détourner!

Ecrit par : dobolino | 23 février 2008

Ça sera plus clair que de chercher, par tous les moyens, à la détourner!

Ecrit par : dobolino | 23 février 2008

Entièrement d'accord. Il est comment Christian Poncelet ?

Ecrit par : catmano | 23 février 2008

Dobolino, je crois que vous êtes fortement manipulée par des media qui ont créé ou du moins entretenu cette acoutumance ...vous êtes shootée à la Sarko. Vous êtes la malheureuse victime d'une fixation collective ; pensez à autre chose, trouvez un dérivatif, vous donnez raison à cette mode Sarko. Encore un fix ? On vous fait tourner en rond, ne vous laissez pas faire ; ne regardez pas là où on veut que vous regardiez ; c'est vrai que nous sommes en pleine psychose collective, il faut réagir : qui a intérêt à cela, au fond...

Ecrit par : agna | 23 février 2008

C'est joli, on dirait un horoscope.

Ecrit par : catmano | 23 février 2008

La lutte mécanique ou échenillage, efficace à petite échelle

Son importance en terme de surfaces traitées est très faible, cette technique est néanmoins très utilisée pour les arbres isolés, dans les parcs ou les jardins notamment. Elle consiste à prélever, à l'aide d'un sécateur ou d'un échenilloir, les pontes, les pré-nids, voire les nids d'hiver. Dans ce dernier cas, l'utilisation d'une combinaison intégrale, pour éviter tout contact avec les poils urticants, s'avère indispensable.




Récolte des pontes de processionnaires du pin dans le massif de la Sainte Victoire (13)





L'utilisation du tir au fusil peut alors être une alternative (Mahieu, 1970), même si les poils sont disséminés dans l'air. Les règles d'utilisation des armes à feu doivent être respectées.
Les pontes ou nids collectés sont généralement incinérés.

Ecrit par : dobolino | 23 février 2008

Y'a plus que des femmes sur ce blog...mais oui, le match de rugby !

Ecrit par : agna | 23 février 2008

pensez à autre chose, trouvez un dérivatif, vous donnez raison à cette mode Sarko.

Ecrit par : agna | 23 février 2008

Mes dérivatifs:
La FCO
la leishmaniose
la cynégétique
les cours de grammaire à ma fille
Céline
La campagne cantonale et la campagne municipale de mon cher et tendre, sur des sujets chauds, PNR, SIVOS, Communauté de communes etc...
Ma 2035 (presque torchée, Yann! je n'ai plus qu'à l'envoyer à l'AGAPS pour contrôle de cohérence)
Demain, Agna, je vais au repas des chasseurs manger la fricassée (priez pour moi!) et faire la belle pour nos Nemrods locaux. Sarko, là, personne n'en a rien à cirer et je tiendrai mon rang avec dignité. J'en connais un rayon sur le Gascon Saintongeois, le Griffon Bleu et les pneumothorax sous tension ou ouverts.
Agna, je suis très intéressée de Médecine interne et de traumatologie thoracique et abdominale. J'envisage l'achat d'un congèlateur pour stocker les cadavres. J'aimerais que X... se décide à comprendre que l'intervalle vêlage-vêlage ne peut décemment passer quatorze mois et que s'il continue à bricoler, c'est pas demain la veille qu'il sortira de l'humiliation du RMI.
Ça ne m'empêche pas de penser que notre Président se comporte comme un vilain ado instable et que ça me fait très peur!

Ecrit par : dobolino | 23 février 2008

Ça ne m'empêche pas de penser que notre Président se comporte comme un vilain ado instable et que ça me fait très peur!

Ecrit par : dobolino | 23 février 2008
Et j'aimerais que ce pître laisse M. Darcos faire son travail méthodiquement sans venir empiéter et semer la panique, au risque de faire échouer les projets de français et grammaire en primaire. Je désire que le Président de la République se comporte en Président et ne joue pas le rôle de fusible qui ne lui est pas échu.
Ça me rappelle mon ex-beau-frère qui avait mis un fil de cuivre dans un des fusibles du tableau électrique, au risque de mettre le feu à la maison, pour être sûr que ça ne saute pas quand il branchait la machine à traire.
On a, en France, un Président assez barjot pour remplacer le plomb par du cuivre dans les fusibles! Il va nous foutre le feu, ce gars!

Ecrit par : dobolino | 23 février 2008

Je me recentre, Agna!
Quand donc va-t-on me payer mes interventions de dépistage FCO?
L'Etat m'a mandaté et me doit quelques 1200 euros à ce jour. J'ai le vague espoir d'être en partie payée avant les élections...

Ecrit par : dobolino | 23 février 2008

On a, en France, un Président assez barjot pour remplacer le plomb par du cuivre dans les fusibles! Il va nous foutre le feu, ce gars!

Ecrit par : dobolino | 23 février 2008

Surtout que, comme le dit si bien Yann, il a quand même relativement souvent des fils qui se touchent.

Ecrit par : catmano | 23 février 2008

Merci Dobolino pour les conseils sur l'extermination de la processionnaire du pin !

Avez-vous quelque chose d'efficace contre les rugbymen angais ?

Ecrit par : Victor | 23 février 2008

En attendant je vais essayer l'échenilloir, l'incendie, le fusil ..."même si les poils sont disséminés dans l'air" !

Ecrit par : Victor | 23 février 2008

La maxime relative à l'argent n'est-elle pas plutôt : "L'argent ne fait pas le bonheur, mais il y contribue.", ce qui est indéniable. Sinon, vous avez aussi la variante de Coluche: "L'argent ne fait pas le bonheur des autres." Incontestable!


Ecrit par : Jean | 23 février 2008

Ou encore :
"Si l'argent ne fait pas le bonheur, rendez-le !"
Jules Renard

Ecrit par : Pat | 23 février 2008

Avez-vous quelque chose d'efficace contre les rugbymen angais ?

Ecrit par : Victor | 23 février 2008

Je propose de le faire parrainer à chacun un enfant juif mort de la Shoah et de le leur rappeler, individuellement, avant chaque match! Ça devrait être aussi efficace que la lettre de Guy Môquet, non?

Ecrit par : dobolino | 23 février 2008

Casse toi, pauvre con !

Je sens que cela va devenir le nouveau slogan des cours de récré!

Avec un président comme NS, à quoi ça sert que Darcos se décarcasse pour imposer des cours de morale et d'instruction civique.

Pourréussir en soyer plutôt un trou d'inculte! (un trou du culte?)

Ecrit par : Merlemocoeur | 23 février 2008

En attendant je vais essayer l'échenilloir, l'incendie, le fusil ..."même si les poils sont disséminés dans l'air" !

Ecrit par : Victor | 23 février 2008
Le fusil... Chez nous, on appelle ça "La thérapeutique de la carouche de douze", c'est très économique à défaut d'être scientifique!

Ecrit par : dobolino | 23 février 2008

Message corrigé de de la dyslexie doigtale!

Casse toi, pauvre con !

Je sens que cela va devenir le nouveau slogan des cours de récré!

Avec un président comme NS, à quoi ça sert que Darcos il se décarcasse pour imposer des cours de morale et d'instruction civique.

Pour réussir en politique, soyez comme notre Président un vrai trou d'inculte! (un trou du culte?)

Ecrit par : Merlemocoeur | 23 février 2008

Avec un président comme NS, à quoi ça sert que Darcos se décarcasse pour imposer des cours de morale et d'instruction civique.

Ecrit par : Merlemocoeur | 23 février 2008

De toute façon, le NS l'a bien dit, il va nous niquer, tous!
Quelle courtoisie!
Agna, votre poulain ne tient pas la route et ne maîtrise pas nos valeurs!
Si ses valeurs sont les vôtres, tant mieux pour vous! Pour moi, un Président de la Cinquième, c'est autre chose que ce gadji!

Ecrit par : dobolino | 23 février 2008

On a, en France, un Président assez barjot pour remplacer le plomb par du cuivre dans les fusibles! Il va nous foutre le feu, ce gars!

Ecrit par : dobolino | 23 février 2008

Surtout que, comme le dit si bien Yann, il a quand même relativement souvent des fils qui se touchent.

Ecrit par : catmano | 23 février 2008

Terrible! Avec ce type, nosu sommes en court-circuit permanet! Heureusement que les ministres tiennent la route, enfin les nôtres, à vous et nous, parce que les magistrats ont touché le gros lot, eux...

Ecrit par : dobolino | 23 février 2008

Imaginez comme c'est intéressant de metter sa truffe là-dessus et de mordre dans cette procesion à belles dents de canidé naïf!
http://patrick.oger.free.fr/nature/processionnaire/chenille2.JPG

Ecrit par : dobolino | 23 février 2008

Alors, quand vous vous promenez en forêt, particulièrement le dimanche, et que les arbres sont ornés de ces charmantes décorations:
http://www.futura-sciences.com/uploads/tx_oxcsfutura/comprendre/d/images/700/martin_6.jpg
Ça ne vosu ennuierait pas de tenir vos chiens en laisse courte et nez en l'air? Que j'ai au moins le temps de faire une machine ou de finir une dictée à ma fille!

Ecrit par : dobolino | 24 février 2008

sauf erreur de mémoire... J'ai eu il y a 35 ans une prof e francais qui s'appelait Melle françoise ...Bailly ou Baillet...
Homonyme sans doute...
Quoiqu'il en soit l'ecole doit voir l'enfant ds sa globalité et avoir le bac n'est pas la garante de la réussite de sa vie!
mon exemple perso avec ma fille: adorable fille, capacité d'écoute qualités humaines, sérieuse... Le collège fut un enfer pour elle et pour moi : dyscalculies découverte en 3 eme. Les conseils de classe : dur difficile: si les gamins n'avaient pas 14 ils etaient nuls!
refus d'entrer en seconde , elle fait un bac pro le temps de reflechir: s'oriente vers l'esthétique, décroche son cap et bp : travaille ds les SPA de luxe et gagne à 24 ans plus qu'un prof de collège!!! 3400 € par mois! adore son job et est demandé par les SPA de grandes marques!
y'a certains profs que j'aimerais bien revoir...
Mais ma fille se plait à dire à son jeune frère : tu ne te rendS pas compte de la chance que l'on a d'avoir l'éducation que l'on a! parce que c'est incroyable les comportements qui sont inacceptables dans le milieu de travail!
a noter des jeunes collègues qui ne disent pas bonjour, qui rentre ds votre bureau et qui décroche un tableau sans vous prévenir, pour l'utiliser en arts plastiques... Qui vous tutoiesans que l'on vous demande si vous acceptez...
Bref la chienlit

Ecrit par : pirouette | 24 février 2008

Moi je ne dirai plus rien ici tant que je ne saurai pas si Loublan est IEN ou pas.

Ecrit par : Jeremy | 24 février 2008

Et merlemoqueur c'est Yfig ?
Plus à droite que Sarkozy, je ne connais qu'Yfig.

Ecrit par : Jeremy | 24 février 2008

En rapport très indirect avec ce fil je souhaite vous faire partager mon émoi.

Je suis tombé par hasard sur une première traduction française de « La peau » de Malaparte dans une brocante. J’ai découvert Malaparte à l’âge de 20-25 ans et j’en gardais un souvenir fort quoiqu’un peu estompé.

Sa relecture 30 ans après (et donc avec un peu plus de ... maturité) me bouleverse.

Je ne suis pas un littéraire et ne suis pas capable de formaliser une analyse pertinente.
Juste :
- le style est d’une cruauté sublime
- nous sommes tous des personnages de Malaparte même si c’est fâcheux à admettre
- c’est diablement actuel.

Si ce n’est pas fait, lisez « La peau » ou « Kaput » !

PS :
J’encourage tout particulièrement Loublan à cette lecture très appropriée à son cas :
« Il faudra alors rendre des comptes messieurs les collabos!
Ecrit par : Loublan | 23 février 2008 »

Une maxime entendue dans la bouche d’une prostituée cambodgienne :
« Faites le bien et vous récolterez le bien. Faites le mal et vous récolterez de l’argent ».

Ecrit par : Zorglub | 24 février 2008

L’éditorial de Claude Imbert dans le journal Le Point du 21 février 2008

La posture du président

A présidence de Nicolas Sarkozy n’est pas de tout repos. Son omniprésence trépidante et déconcertante, le mélange chez ce diable d’homme de l’imagination et de la présomption, de l’ampleur des ambitions et de sa propension à l’épate, de sa dévotion au bien public et de sa vulnérabilité aux aléas privés, tout ce méli-mélo balade l’opinion dans des excès, jadis d’espérance, aujourd’hui de dépit. Le fleuve de la présidence s’égare trop souvent. Il quitte son lit pour des rigoles.
Voici la dernière. L’annonce de la réforme de l’école primaire s’est trouvée brouillée par un mandement irréfléchi. Celui de confier à des enfants de 10 ans « la mémoire d’un des onze mille enfants victimes de la Shoah ». Une colonne maîtresse du projet présidentiel se trouve ainsi couverte par un affichage incongru ! Dieu merci, la colonne survivra à l’affiche, mais tout de même…


La réforme de l’enseignement primaire mérite un meilleur sort. Elle affronte rien de moins qu’une catastrophe nationale. Lorsqu’un enfant sur trois quitte l’école primaire sans lire ni écrire couramment -ou du moins sans comprendre ce qu’il ânonne-, c’est une énorme masse de jeunes Français qui, par un engrenage fatal, glissent dans le dénuement intellectuel, puis l’échec économique et social.
Tolérés en traînards du secondaire, voire en trimards du supérieur, ils finissent en éclopés, en chômeurs intermittents dans le grand hospice national de l’assistance.

Ce ratage historique a certes des excuses : la démocratisation massive, l’autorité évanescente de familles cassées par les divorces, le flot d’immigrés, les désarrois d’une société tourneboulée dans ses techniques et ses mœurs, l’empire de l’image…que sais-je encore ?
Mais l’enseignement primaire a lui-même sombré. Il a en chemin égaré deux principes essentiels : l’autorité de l’enseignant sur l’enseigné et la prescription de l’effort. Il aura substitué à une maîtrise de sens commun une pédagogie de Diafoirus. Le naufrage d’un tel rafiot, gouverné par l’illusion égalitaire, produit un comble d’inégalités : les enfants de familles aisées ou simplement solides se tirent d’affaire, les autres décrochent. Feu le mérite républicain, premier étage de l’ascenseur social, est en panne comme jamais.

Il faudra du temps, beaucoup de temps pour percevoir les effets de la révolution culturelle annoncée. Non que les enseignants ne soient eux-mêmes convaincus de sa nécessité. Mais ils sont encaqués dans une machinerie d’un million deux cent mille agents empêtrée dans ses grilles et sa nomenklatura syndicale. Perclus enfin de salaires insuffisants. La déchéance de l’ensemble fait pitié. Il a fallu vingt-cinq ans pour qu’un Etat couard et cafard ouvre les yeux sur cette misère. Combien pour la soigner ?

« Un jour, disait Nietzsche, il n’y aura plus d’autre réflexion que celle portant sur l’éducation. » Ce jour approche. La démocratie joue gros : elle supportera mal les inégalités du saccage.

Apprendre à lire, écrire, accomplir en somme les devoirs élémentaires de l’écolier, voilà qui prime sur le « sempiternel devoir de mémoire que l’on prétend infliger aux enfants. Je ne vois certes qu’avantages à ce que la Shoah soit enseignée. Mais de grâce, par la connaissance et non par l’émotion, par l’assentiment de l’esprit et non celui des larmes ! L’Histoire est un panorama qui s’aborde pied à pied, avec des dates, des cartes et des guides. Elle n’est pas un parcours de Foire du Trône où le « devoir de mémoire » ne visiterait que la grotte des horreurs.

Pour des enfants privés de repères chronologiques, chez qui les siècles se mélangent, qui confondent souvent les deux guerres mondiales, que viendra faire ce parrainage mortifère d’un enfant exhumé des charniers du IIIème Reich ?
Les propos des instituteurs, les films, les visites guidées, les récits télévisés pourvu qu’ils soient commentés, adaptés à leur fragile connaissance, le préalable aussi d’une mise en perspective historique fût-elle simplifiée, valent mieux que cette identification au martyrat juif.
D’autant que son exemplarité, décidée d’en haut réveillera la pénible compétition victimaire, ce qui n’est pas le meilleur moyen d’affronter l’antisémitisme. Comme Simone Veil, bien des juifs déjà déplorent cette embardée dans un ciel de douleurs.

Monsieur le Président, pourquoi déprécier la nécessaire audace des grandes réformes par ces audaces subalternes, ces manigances bricolées pour faire jaser ? Leur artifice dérange vos soutiens.
[…]

Ecrit par : Guillaume | 24 février 2008

La réforme de l’enseignement primaire mérite un meilleur sort. Elle affronte rien de moins qu’une catastrophe nationale.

L’enseignement primaire a lui-même sombré. Il a en chemin égaré deux principes essentiels : l’autorité de l’enseignant sur l’enseigné et la prescription de l’effort. Il aura substitué à une maîtrise de sens commun une pédagogie de Diafoirus.

La révolution culturelle annoncée...


Ecrit par : Guillaume | 24 février 2008

Bravo, Claude Imbert, c'est exactement cela! Ce ne sont pas quelques "dysfonctionnements", comme le concèdent certains du bout des lèvres sur ce blog, à la suite de Meirieu et de Hamon ("Le niveau monte"!), mais un authentique "saccage".

Quant au terme de "révolution culturelle", j'y ai pensé aussi, et j'ai failli l'employer dans un post précédent. Ce qui se passe est en effet une "révolution culturelle", mais dans le bon sens cette fois.

Il dépend de la volonté et de l'ardeur des professeurs de hâter ce renouveau: par exemple, les professeurs de français et de langues vivantes peuvent dès aujourd'hui envoyer à la casse les "séquences didactiques" et refaire un cours archi-cloisonné et structuré. Il reste encore quatre mois pour que les collégiens, grâce à ce changement complet de méthode, puissent apprendre enfin quelque chose!

Une autre expression me vient à l'esprit: "révolution copernicienne de la pédagogie"! Oui, c'est une "révolution copernicienne de la pédagogie"! Pour le plus grand dépit de
Meirieu et de ses acolytes...

Ecrit par : Jean | 24 février 2008

Bonjour !

En ce beau dimanche ensoleillé, recevez ce somptueux morceau de Lakmé "Air des Clochettes" :

http://dl.free.fr/hv3ONxkvT/01Lakmé-Oùvalajeunehindoue-.mp3

Cela vaut bien quelques grammes de finesse dans un monde de brutes...en sirotant tranquillement son apéritif !

Bonne journée

Ecrit par : Sandra WAGNER | 24 février 2008

61% non / 39% oui
Putain quand on veut être de mauvaise foi.

Ecrit par : bernard | 23 février 2008

Vous faites en effet ça très bien.

Donc , ça nous fait 22 % d'antisémites dont il ne faut pas tenir compte. C'est plus raisonnable , comme chiffre.

Ecrit par : yann | 24 février 2008

Ma 2035 (presque torchée, Yann! je n'ai plus qu'à l'envoyer à l'AGAPS pour contrôle de cohérence)

Ecrit par : dobolino | 23 février 2008

Reçue seulement hier, m'en occupe demain. En une heure, c'est plié (tu connais les formulaires PDF remplissables du site impots.gouv.fr ? Super pratique).

Ecrit par : yann | 24 février 2008

Monsieur le Président, pourquoi déprécier la nécessaire audace des grandes réformes par ces audaces subalternes, ces manigances bricolées pour faire jaser ? Leur artifice dérange vos soutiens.
[…]

Ecrit par : Guillaume | 24 février 2008

Tout à fait ça!

Ecrit par : dobolino | 24 février 2008

La 2035 je te la torche en une heure aussi! Le problème, c'est que l'AGAPS me fait recopier tout un tas de trucs alors que mes récapitulatifs recettes et dépenses sont justes au centime près et qu'une simple photocopie devrait leur suffire. A cause de quelques brebis galeuses qui leur fournissent des états comptables ni faits ni à faire, ils me font recopier en fin d'année tout ce que j'ai déjà fait méthodiquement et proprement mois après mois lors de la déclaration de TVA.
Cette année, je pense me fendre d'un courrier leur demandant d'instaurer un système de bonus/malus.
Tu n'es peut-être pas à l'AGAPS?

Ecrit par : dobolino | 24 février 2008

ARAPL.

Il me font remplir aussi une balance de trésorerie à la mords-moi-le-noeud, mais eux aussi proposent un PDF remplissable. D'où gain de temps.
Bon, là, on est totalement hors sujet, je crois ;o)

Ecrit par : yann | 24 février 2008

Complètement hors-sujet mais il n'est pas mauvais de faire prendre conscience à certains du fait que nous ne passons pas notre vie à soigner des bêbêtes au pays des bisounours, sans souci et dans un bien-être idyllique.

Ecrit par : dobolino | 24 février 2008

Ben voilà,Yann,on y arrive,difficilement, mais on y arrive !
Question chiffres,je ne serais pas si précis mais c'est bien cela que je voulais dire en gros.
On est loin de la propagande socialiste,chiraquienne et médiatique qui martèle que les Français rejettent les propositions aberrantes de Sarkozy de façon écrasante et sans appel.
En fait nous sommes aussi nombreux à les approuver qu'à les rejeter, pour de bonnes raisons j'entends.
Vous êtes contre,je suis pour,nous ne sommes ni sot l'un et l'autre,c'est évident.
Ce qui n'était pas dit au départ surtout en ce qui concerne les gens de mon avis.

Ecrit par : bernard | 24 février 2008

J'ai trouvé remarquable l'éditorial de Claude Imbert dans le Point ...un dangereux repaire de gauchistes, comme chacun sait ! (cookie).

La citation prophétique de Nietzsche sur l'importance que prendraient les questions d'éducation dans l'avenir était assortie, si je m'en souviens bien, d'une mise en garde. C'était l'éducation ou la guerre civile (une montée généralisée de la violence et une dislocation du lien social).

Ecrit par : Robin | 24 février 2008

Ah, c'est pour cela que Meirieu, qui avait fait quelques études de philosophie visiblement mal digérées et avait obligatoirement croisé l'oeuvre de Nietzsche, a intitulé son livre "L'Ecole ou la guerre civile"!
Le Geai paré des plumes du Paon!
Sauf que Meireu donne toutes les recettes pour faire advenir le plus sûrement possible, en ruinant l'école, la guerre civile.

Ecrit par : Jean | 24 février 2008

Attention Robin, vous nous faites du Meirieu...

L'école ou la guerre civile - 1997

Ecrit par : Guillaume | 24 février 2008

Jean dégaine plus vite...

Ecrit par : Guillaume | 24 février 2008

Attention Robin, vous nous faites du Meirieu...

L'école ou la guerre civile - 1997

Ecrit par : Guillaume | 24 février 2008

Gasp ! I am demasqued !

Ecrit par : Robin | 24 février 2008

C'est pire que je ne le pensais.

......Dans cette enquête réalisée par l'institut CSA, 61 % des personnes interrogées jugent important de "transmettre aux enfants la mémoire de la Shoah", contre 36 % de l'avis opposé......

Ecrit par : bernard | 24 février 2008

Attention Robin, vous nous faites du Meirieu...

L'école ou la guerre civile - 1997

Ecrit par : Guillaume | 24 février 2008

Remarquez, le brave homme ne dit pas que des bêtises et c'est bien là tout le problème : "un inextricable mélange de vérités et de choses absurdes" dit Hannah Arendt en parlant des alter égo (s) américains de Meirieu...

Ecrit par : Robin | 24 février 2008

dit Hannah Arendt en parlant des alter égo (s) américains de Meirieu...

Ecrit par : Robin | 24 février 2008

Et que dirait René Girard de l'acharnement thérapeutique exercé sur la personne de Meirieu? Un cas particulier du mécanisme victimaire à l'origine des religions archaïques?

Ecrit par : candide | 24 février 2008

Les seules vérités que Meirieu est capable d'articuler sont des banalités. Dès qu'il essaie de penser vraiment, Meirieu se fourvoie, car il n'en a pas les moyens intellectuels.
"Brave homme", dites-vous, Robin? Moi, je ne peux pas appeler un "brave homme" quelqu'un qui a fait une carrière juteuse sur le dénigrement des professeurs, tout en ayant bien pris soin de ne pas être des leurs. Impossible!

Ecrit par : Jean | 24 février 2008

pour Jean,
Un exercice plein de bonne volonté pédagogique,comme il en rêve!.....
(mieux vaut en rire un bon coup....)
(Trouvé sur weblettres):

ECRITURE D’INVENTION: Le jugement de Pâris
Vous êtes sur le mont Ida, où Pâris, fils de Priam et prince-berger exilé de la ville de Troie, est choisi comme juge en matière de beauté pour départager les trois déesses se disputant la Pomme d’or.

Vous imaginerez un dialogue théâtral et de portée argumentative entre Pâris, Héra, Athéna et Aphrodite. Chacune des déesses s’efforce de convaincre (les arguments choisis s’adressent donc à la raison) et de persuader (arguments s’adressent au cœur) Pâris de lui attribuer le fruit désiré. La présentation de votre texte suivra celle de Racine : absence de didascalie, d’incise, et nom du personnage au-dessus de sa réplique.
Vous écrirez le dialogue argumentatif des trois prétendantes en fonction du cadeau que chacune offre au prince et userez d’un lexique approprié (au moins quinze mots ou expressions par thème): celui de l’amour pour Aphrodite, de la guerre pour Athéna, de la domination pour Héra.
Votre dialogue comportera, au minimum, une tirade pour chaque déesse (10 vers ou lignes minimum) et quatre répliques par personnage. L’une des déesses de votre choix s’exprimera toujours en alexandrins (12 syllabes, rimes plates), une autre utilisera dans sa tirade le registre pathétique.
Vous emploierez plusieurs connecteurs logiques, une question rhétorique, une prétérition, une anaphore, plusieurs métaphores et hyperboles. Vous utiliserez, au minimum, une fois tous les temps de l’indicatif, une fois un temps de l’impératif et une fois tous les temps du subjonctif.

Ecrit par : mirwac | 24 février 2008

Il n'y a aucun "acharnement thérapeutique", candide!
Mais vous avez raison: est-il bien utile de continuer à réagir aux bêtises proférées par lui, puisque le ministère de l'Education semble vouloir en prendre l'exact contre-pied?

Mais tout de même, à titre d'expérience, essayez de l'écouter sans un haut-le-coeur tempêter sur France-Culture (émission reproduite sur son site) contre la réforme de l'école et affirmer qu'en français, au lieu de faire faire aux élèves des "exercices qui font sens", des "textes longs", le ministre veut les "matraquer d'exercices", d'"exercices stériles"! Texto!

Ecrit par : Jean | 24 février 2008

Et le champ lexical, mirwac? Vous oubliez le champ lexical!

Ecrit par : Jean | 24 février 2008

C'est vrai!
mais....ps: je ne suis pas l'auteur-e-re d'une parodie,c'est le libellé exact de l'énoncé!

Ecrit par : mirwac | 24 février 2008

L'école maternelle a pour finalité « d'aider chaque enfant à devenir autonome en s'appropriant des connaissances qui le prépareront à la maîtrise de la lecture, de l'écriture et du calcul".


Un bel exemple du pédagogisme ambiant. Celui-là n'est peut-être pas celui de Meirieu, mais on y lit clairement l'identité des convictions dogmatiques.
L'école, espace d'entraide dans lequel l' enfant apprend l'autonomie en en apprenant les connaissances, afin d'entrer dans les apprentissages...
La grande marche de la révolution cuculturelle.

Ecrit par : marigot | 24 février 2008

Dans quelle académie, mirwac, cette petite merveille, et en quelle classe?

Ecrit par : Jean | 24 février 2008

Je suis bien d'accord avec vous, Jean. Et il n'a pas changé d'un iota, si l'on en juge par sa charge contre le programme de réforme de l'enseignement primaire de Xavier Darcos.

Ecrit par : Robin | 24 février 2008

C'st un exercice- donné en exemple,je suppose -sur le site weblettres:http://www.weblettres.net/pedagogie/,dans le cadre d'une séquence sur le téâtre....

Ecrit par : mirwac | 24 février 2008

Il me paraît terrifiant, mirwac, de penser que des "professeurs de français" pourraient donner un sujet pareil et se complaire à un tel charabia! A l'AFEF, pour sûr, un tel sujet doit faire saliver!

Ecrit par : Jean | 24 février 2008

P.S. Ce "sujet" est vraiment typique des aberrations auxquelles conduit la "séquence didactique", moyen le plus sûr d'écoeurer les élèves et de pousser les parents sains d'esprit à penser que les professeurs sont des crétins, ce qui en l'occurrence, est indéniable.

Ecrit par : Jean | 24 février 2008

Ben voilà,Yann,on y arrive,difficilement, mais on y arrive !

Ecrit par : bernard | 24 février 2008

Ben, non, on n'arrive nulle part, en fait. Vous pourrez faire dire ce que vous voulez aux chiffres, ça n'a aucune importance.
En plus, concernant le "parrainage", je ne suis pas formellement "contre". L'idée est généreuse, il est important de perpétuer la mémoire de la Shoah, et d'expliquer.
Je suis plutôt opposé à la méthode : d'abord, l'effet d'annonce vient brouiller le travail de Darcos sur le primaire, ensuite la mesure en l'état est probablement inapplicable, et ouvre la voie à d'innombrables polémiques et demandes d'autres groupes victimes de ceci ou de cela (JPB milite pour la reconnaissance du génocide corse, par exemple), enfin, si vous vous focalisez là-dessus, moi je tiens plutôt le discours de Gandrange pour une bien plus énorme bourde politique.
Parler sans réfléchir pour flatter le couillon donne à Sarkozy l'image d'un zozo démagogue.
Maintenant, si c'est un zozo démagogue qui fait ce qu'il a dit lors de sa campagne, tant mieux, du moment que Carla ne joue pas les Evita dans quelques années ;o)

Ecrit par : yann | 24 février 2008

Yann m'a dit
"Ben, non, on n'arrive nulle part, en fait. Vous pourrez faire dire ce que vous voulez aux chiffres, ça n'a aucune importance"
Et je vous réponds sans grand risque maintenant d'être à côté de la réalité à quelques points près.
En gros 40% pour proposition 2 Sarkozy
25% contre Sarkozy2
mais pour expliquer la Shoah quand même
35 % pour oublier la Shoah
Vous êtes dans les 25% et c'est aussi estimable que moi qui suis dans les 40%.
Mais les chiffres sont les chiffres et ils alertent sur une triste facette de la réalité française que Sarkozy affronte.

Ecrit par : bernard | 24 février 2008

Attention Robin, vous nous faites du Meirieu...

L'école ou la guerre civile - 1997

Ecrit par : Guillaume | 24 février 2008

Ce n'est pas moi qui fais du Meirieu, c'est Meirieu qui fait du Nietzsche sans citer ses sources.

Mais je ne vois pas quelqu'un comme Niezsche mettre autre chose que le savoir au centre du système. Un "Gai savoir", sans doute, mais qui n'a rien à voir avec les élucubrations pédagogistes.

Ecrit par : Robin | 24 février 2008

@dobolino

Poncelet, il a toujours été idiot, maintenant, en plus, il est gâteux.

Ecrit par : Mouron rouge | 24 février 2008

Celles et ceux qui ont voté pour Sarkozy, ou contre Royal, ne l’ont pas fait dans l’espoir que la Bêtise s’installerait dans l’entourage du président. ( Brighelli)

Oui, mais elle semble s'y incruster...
Darcos est intelligent, soit. Mais pourquoi ce ministre annonce-t-il des réformes intelligentes en primaire sans se donner préalablement les moyens de faire en sorte qu'elles soient réellement appliquées? Car nous savons tous que les IA et les pédagos en place sont contre ces réformes. Nous savons tous que partie des instits issus des IUFM ne sont pas en mesure d'appliquer ces réformes.
Alors, pourquoi? Pour calmer les électeurs déçus d'avoir voté pour celui qui, conscient de sa fonction présidentielle, répond à un de ses compatriotes: "Casse-toi, pauvre con!"?
Pour essayer de faire quelque chose de bien pour l'école malgré tout, même en sachant que cela ne sera pas appliqué? Je doute!
Darcos a parlé de" révolution culturelle", mais lorsqu'on veut faire une révolution, on commence par s'attaquer aux postes de pouvoir, non? Tout le monde sait cela. Et si on ne le fait pas, c'est que l'on ne tient pas tant que cela à cette "révolution"...
Et puis ce qui est quand même pathétique, c'est de voir qu'il aura fallu 8 mois à ce ministère pour annoncer ( annoncer ne mange pas de pain) le retour de l'orthographe, de la grammaire, et du calcul en primaire sans avoir touché à quoi que ce soit aux structures en place et aux corps des inspecteurs.
Les pédagos ne tremblent pas d'ailleurs. Rien ne bouge au front des palais...

Ecrit par : Sanseverina | 24 février 2008

"'sans avoir touché à quoi que ce soit aux structures en place et aux corps des inspecteurs."

Tout à fait d'accord, Sanseverina.

Ecrit par : Guillaume | 24 février 2008

Il faudrait mettre les brassards, tous les licencier,ou les tuer,et peut-être commencer par Sanseverina.
Maladie infantile du ......quand tu nous tiens.
Ca ne me rajeunit pas.

Ecrit par : bernard | 24 février 2008

Les pédagos ne tremblent pas d'ailleurs. Rien ne bouge au front des palais...

Ecrit par : Sanseverina | 24 février 2008

On ne peut résumer aussi bien les choses! A vouloir techniciser (réduire la question scolaire à une simple question de pédagogie, de programmes, de méthodes) donc à dépolitiser la politique on se prive du levier qui permettrait de mener à bien cette "révolution culturelle".

Ecrit par : candide | 24 février 2008

@dobolino

Poncelet, il a toujours été idiot, maintenant, en plus, il est gâteux.

Ecrit par : Mouron rouge | 24 février 2008

C'était moi qui avais demandé. Bon, ben on est mal, alors.

Ecrit par : catmano | 24 février 2008

Moi je ne dirai plus rien ici tant que je ne saurai pas si Loublan est IEN ou pas.

Ecrit par : Jeremy | 24 février 2008

Loublan, Monsieur "Restez donc à votre place" est sans doute occupé à relire Dehaene (Les neurones de la lecture) qu'il n'avait pas bien compris la première fois.

Ecrit par : Guillaume | 24 février 2008

http://www.causeur.fr/une-tragique-comedie

Un prof d'histoire bien sympathique.

Ecrit par : Guillaume | 24 février 2008

En direct d'un forum d'enseignants du primaire :

Question : " Justement, toi qui es "très ancienne", j'aimerais avoir ton sentiment sur l'évolution des élèves en 2 (ou 3 décennies). Plus ou moins attentifs, plus ou moin scurieux, plus ou moins bavards, plus ou moin sagressifs, plus ou moins d'esprit critique .....et sur la faisabilité de ces programmes avec l'ACTUEL public d'élèves avec toute la bonne volonté du monde?"

Réponse : " Trois décennies (et trois ans), pour vous servir.

Alors, les élèves ? Tout dépend de leur âge...
Les tout-petits qui entrent à l'école maternelle sont exactement les mêmes que leurs parents d'il y a trente ans. La génétique n'étant pas passé par là, le "matériau de départ" est le même ! On a des petits calmes et des petits excités, des petits curieux et des petits endormis, des petits dégourdis et des petits empotés...
Je n'en dirais pas autant des élèves de cinq ans qui entrent dans ma classe, ni des plus grands... Ceux-ci sont généralement beaucoup moins attentifs et ne semblent pas vraiment avoir compris à quoi sert le maître ou la maîtresse. Ils ont aussi de moins bons repères spatiaux que leurs aînés et sont moins dégourdis manuellement (je suis étonnée lorsque je retrouve au fond d'un placard les dessins de mes élèves de CP d'il y a vingt ans et que je les compare avec ceux d'aujourd'hui).
Ceux qui étaient curieux en entrant en maternelle le sont toujours mais leurs capacités d'attention, d'écoute, de remise en cause de leurs savoirs étant bien moindres qu'il y a trente ans , leur curiosité s'arrête souvent très vite, volant d'un sujet à l'autre, sans jamais se poser, avec une très forte tendance au zapping et à l'autosatisfaction ("Je sais que... et tout ce que tu pourras me dire m'est totalement indifférent. Quant à ce que je ne sais pas, c'est parce que cela ne m'intéresse pas et tu n'as pas de raison de vouloir m'obliger à l'apprendre."). Ils mémorisent aussi beaucoup moins bien que leurs aînés et ont tendance beaucoup plus longtemps à croire qu' "un clou chasse l'autre" et que ce qu'ils ont appris l'année précédente n'était pas destiné à être retenu.
Ceux qui n'avaient pas la chance d'être curieux au départ ne le sont toujours pas, ils ont même tendance à l'être encore moins. Ils sont à l'école comme s'ils étaient à la consigne de l'aéroport en attente de retourner dans la "vraie vie".
Pour l'agressivité, il en est de même ; ceux qui étaient agressifs à deux ou trois ans ont continué à développer ce travers et semblent ne pas avoir pris conscience de la souffrance de leurs camarades lors de leurs exactions. Ceux qui n'avaient pas cette dose d'agressivité ont suivi deux chemins : soit ils le sont devenus, soit ils se sont bâti une carapace pour résister au(x) caïd(s) qui dominent la cour de récréation et parfois les vestiaires et les salles de classe.
L'esprit critique n'a jamais été le fort des enfants de moins de douze ans, il s'arrête souvent "à leur porte" et, en ceci, je ne vois pas de différence notable, à part peut-être dans le "discours bien pensant" des bons élèves qui cherchent à nous faire plaisir.
Le programme que l'on nous propose est faisable ; les enfants de maintenant ne sont ni plus bêtes, ni moins "éducables" que ne l'étaient leurs parents et leurs grands-parents.
Si toutefois ce programme passait, tel qu'il est proposé actuellement, il est évident que les débuts seraient difficiles, surtout pour les élèves les plus âgés.
En revanche, si les PE jouent le jeu et essaient vraiment de redresser la barre par touches imperceptibles de jour en jour, de semaine en semaine, de mois en mois et ceci dès la PS, il est tout à fait possible que d'ici deux ou trois ans (ou même avant), nous soyons étonnés des résultats, et dans le bon sens du terme."

Ecrit par : c.cru | 24 février 2008

Certes, Sanseverina, on peut se faire des frayeurs, mais Xavier Darcos est incomparablement plus fin stratège que le pauvre de Robien , qui ignorait que ses ennemis se trouvaient à l'étage en-dessous. Darcos le sait.
Et puis cette fois, c'est un changement complet de l'école, pas une "mesurette" comme l'affaire de la lecture (capitale certes, mais isolée) sous de Robien.
La loi aura force de loi, c'est le cas de le dire, donc comment imaginer que les inspecteurs , fonctionnaires de l'Etat, puissent s'opposer à son application? C'est quand même difficile. Sans parler de tous ceux qui retourneront leur veste, carrière oblige.
Par ailleurs, jamais, que je sache, aucun Président de la République ne s'était impliqué à ce point, personnellement, dans la question de l'école: il applique ce qu'il avait annoncé dans ses discours de campagne (Maisons-Alfort, etc.). Vous en avez entendu beaucoup, vous, dire que les élèves devaient se lever quand le professeur entre, ce qui me paraît l'évidence même?
Le changement a été un peu long à venir, peut-être, trouveront certains, mais il est "ruminé", ça c'est probable.

Ecrit par : Jean | 24 février 2008

P.S. : Le responsable du forum a fermé le fil de discussion après cette intervention car il y avait déjà un autre fil consacré aux nouveaux programmes.

Ecrit par : c.cru | 24 février 2008

Jean, votre admiration inconditionnelle pour Sarkozy et Darcos est charmante, mais il vous a visiblement échappé que les élèves du primaire ne feront PAS PLUS DE FRANCAIS qu'auparavant, si l'on tient compte des "fourchettes hautes" des programmes précédents. C'est d'autant plus vrai qu'avec la réduction horaire prévue (24 heures hebdomadaires au lieu de 26), et l'AJOUT de nouveaux enseignements indispensâââbles, comme chacun sait (LV au CE1, morale, plus de sport, etc.), il y a fort à parier que les horaires consacrés au français seront revus à la baisse dans les programmes définitifs.

De plus, le souhait de diviser par deux le "nombre d'élèves ayant pris une année de retard dans leur scolarité" est une formulation élégante pour indiquer que l'on fera passer tout le monde en interdisant les redoublements : on voit d'ici comment le niveau va monter !

Il est sans doute important, à vos yeux, de savoir distinguer l'attribut de l'épithète et la métaphore de la métonymie. J'ai le sentiment que le développement de l'esprit critique des élèves l'est tout autant, sinon plus.

Esprit critique dont vous me semblez, hélas, singulièrement dépourvu.

Ecrit par : Cyrano | 24 février 2008

C'est vrai que la distinction entre l'attribut et l'épithète et entre la métaphore et la métonymie ne contribue en rien à la formation de l'esprit critique. Je l'avais oublié - où avais-je la tête?

Ecrit par : Jean | 24 février 2008

Vous en avez entendu beaucoup, vous, dire que les élèves devaient se lever quand le professeur entre, ce qui me paraît l'évidence même?
Le changement a été un peu long à venir, peut-être, trouveront certains, mais il est "ruminé", ça c'est probable.

Ecrit par : Jean | 24 février 2008
"Casse-toi! Pauvre con!". Faut reconnaître que y'a du changement et un bel exemple pour les élèves qui traitent leurs profs de connard. Je vous avais dit que not'bon président avait peur des vaches... Ça a du le déstabiliser, ce cher ange. Respect au drapeau? Mes fesses, oui...

Ecrit par : dobolino | 24 février 2008

" pirouette" écrit : sauf erreur de mémoire... J'ai eu il y a 35 ans une prof e francais qui s'appelait Melle françoise ...Bailly ou Baillet...
Homonyme sans doute...


Cette sorte de mise en cause de la part de quelqu'un qui ne se nomme pas est assez impolie ... et rigoureusement inutile au débat, J'enseigne depuis 25 ans pas 35 ... je l'ai indiqué à ma première intervention, apprenez à lire ! Merci

Ecrit par : BAILLY françoise | 24 février 2008

Et la dernière: DARCOS donné battu aux municipales à Perigueux.
Tout part en qouille...

Ecrit par : DOMINIQUE | 24 février 2008

Allez, un peu de gaieté pour terminer le week end en beauté, voici une jolie valse de Richard Strauss :

http://dl.free.fr/jvavN7dc7/06RoméoetJuliette-ValsedeJuliette.mp3

Tournicoti tournicoton, nous voilà parés pour démarrer le lundi matin le coeur léger !

Ecrit par : Sandra WAGNER | 24 février 2008

Dobolino, voyons! Un peu de dignité! On n'est pas sur le forum de France 2! Ici, la diversité des avis est la règle - du moins le crois-je...

Ecrit par : Jean | 24 février 2008

Dobolino, voyons! Un peu de dignité! On n'est pas sur le forum de France 2! Ici, la diversité des avis est la règle - du moins le crois-je...

Ecrit par : Jean | 24 février 2008

En tant que gardien de la Révolution culturelle, il vous faut Jean vous préparer à de dures luttes idéologiques.
Le peuple n'est pas une souris qui se laisse attraper par un chat qu'il soit noir ou gris, comme disait XD (Xiaoping Deng)

Ecrit par : marigot | 24 février 2008

Je crois aussi, Jean!


Credo :

Je crois en un seul Dieu, le Père tout puissant,
créateur du ciel et de la terre, de l'univers visible et invisible,
Je crois en un seul Seigneur, Jésus Christ,
le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles :
Il est Dieu, né de Dieu,
lumière, né de la lumière,
vrai Dieu, né du vrai Dieu
Engendré non pas créé,
de même nature que le Père ;
et par lui tout a été fait.
Pour nous les hommes, et pour notre salut,
il descendit du ciel;
Par l'Esprit Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s'est fait homme.
Crucifié pour nous sous Ponce Pilate,
Il souffrit sa passion et fut mis au tombeau.
Il ressuscita le troisième jour,
conformément aux Ecritures, et il monta au ciel;
il est assis à la droite du Père.
Il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts
et son règne n'aura pas de fin.
Je crois en l'Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie;
il procède du Père et du Fils.
Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire;
il a parlé par les prophètes.

Je crois en l'Eglise, une, sainte, catholique et apostolique.
Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés.
J'attends la résurrection des morts, et la vie du monde à venir.

Amen


Encore une citation qui va réchauffer le cœur de Brighelli et de Sarkozy

Ecrit par : dobolino | 24 février 2008

Moi je ne dirai plus rien ici tant que je ne saurai pas si Loublan est IEN ou pas.

Sauf que : Cyrano et Jean sont des gens que j'aimbe beaucoup, alors ne vous tapez pas dessus, laissez-en un peu pour les pédagogos, qui sont à ce blog ce que les Romains sont au village d'Astérix.

Eh, Brighellix comme chef de ce petit village, ça aurait de la gueule, non ?

Ecrit par : Jeremy | 24 février 2008

ZzzZZZzZZZzzzZZ

Ecrit par : Loki | 24 février 2008

Et personne n'a lu, dans l'article de Claude Imbert, qu'il parle aussi des contingences extérieures à l'école, et de leur incidence dans ses difficultés actuelles? Même s'il semble les sous-estimer? J'en suis assez étonné...
Quoique parler "d'excuses" ne manque pas de souffle, en l'occurrence...
Merci à vous, Sandra... Ca fait du bien... Si seulement notre président-parano pouvait profiter de vos propositions musicales, il n'en serait peut-être pas là!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 février 2008

Je n'ai aucune "admiration inconditionnelle" pour Sarkozy, je rappelle des faits. L'avenir dira si les bonnes dispositions du Président de la République en matière d'école seront suivies d'effet. Pour l'instant, avec une réforme de l'enseignement primaire qui déplaît à Meirieu et à Royal , c'est bien parti, tout de même!
Quant aux heures de cours de français sans la semaine, je ne suis pas du tout persuadé qu'il faille les accumuler pour être efficace. Les horaires proposés me paraissent suffisants pour peu que les contenus soient recentrés sur l'essentiel, les méthodes pédagogiques de bon sens, et les programmes annuels intelligemment progressifs.

Ecrit par : Jean | 24 février 2008

Rappelons donc les faits. Et conseillons à not'bon président, dans le cadre de la réforme de la grammaire, de privilégier à partir de dorénavant, (et peut-être jusque zà désormais) le style un peu moins direct dans sa manière de s'adresser à la France d'en bas. L'exemple n'en sera que plus crédible s'il veut réellement réintroduire les cours de morale, (en nous laissant croire que l'idée n'est pas de lui, mais de son ministre de l'éducation et de l'exemple venu d'en haut).

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 février 2008

Louis Bonaparte est un homme de moyenne taille, […] c’est un personnage vulgaire, puéril, théâtral et vain. Certes, ce cerveau est trouble, ce cerveau a des lacunes, mais on peut y déchiffrer par endroits plusieurs pensées de suite et suffisamment enchaînées. C’est un livre où il y a des pages arrachées. A tout moment quelque chose manque. Louis Bonaparte a une idée fixe, mais une idée fixe n’est pas l’idiotisme. Il sait ce qu’il veut, et il y va. A travers la justice, à travers la loi, à travers la raison, à travers l’honnêteté, à travers l’humanité, soit, mais il y va. Ce n’est pas un idiot. C’est tout simplement un homme d’un autre temps que le nôtre. Il semble absurde et fou parce qu’il est dépareillé.
Seulement il oublie ou il ignore qu’au temps où nous sommes, ses actions auront à traverser ces grands effluves de moralité humaine dégagés par nos trois siècles lettrés et par la révolution française, et que, dans ce milieu, ses actions prendront leur vraie figure et apparaîtront ce qu’elles sont, hideuses.
M. Louis Bonaparte se laisse volontiers entrevoir socialiste. Il sent qu’il y a là pour lui une sorte de champ vague, exploitable à l’ambition. Alors il ne parle pas, il ment. Cet homme ment comme les autres hommes respirent. Il annonce une intention honnête, prenez garde ; il affirme, méfiez vous ; il fait un serment, tremblez. Machiavel a fait des petits.
Annoncer une énormité dont le monde se récrie, la désavouer avec indignation, jurer ses grands dieux, se déclarer honnête homme, puis au moment où l’on se rassure et où l’on rit de l’énormité en question, l’exécuter.
On est de son cercle intime ; il laisse entrevoir un projet qui semble, non immoral, on n’y regarde pas de si près, mais insensé et dangereux, et dangereux pour lui-même ; on élève des objections ; il écoute, ne répond pas, cède quelquefois pour deux ou trois jours, puis reprend son dessein, et fait sa volonté.
Grâce à cette façon de faire, il a toujours à son service l’inattendu, grande force ; et, ne rencontrant en lui-même aucun obstacle intérieur dans ce que les autres hommes appellent conscience, il pousse son dessein, n’importe à travers quoi, nous l’avons dit, n’importe sur quoi, et touche son but.
Il recule quelquefois, non devant l’effet moral de ses actes, mais devant l’effet matériel.
Dans ses entreprises il a besoin d’aides et de collaborateurs ; il lui faut ce qu’il appelle lui-même "des hommes". Diogène les cherchait tenant une lanterne, lui il les cherche un billet de banque à la main. Il les trouve. De certains côtés de la nature humaine produisent toute une espèce de personnages dont il est le centre naturel et qui se groupent nécessairement autour de lui selon cette mystérieuse loi de gravitation qui ne régit pas moins l’être moral que l’atome cosmique.
Aujourd’hui il en est environné, ces hommes lui font cour et cortège ; ils mêlent leur rayonnement au sien. A de certaines époques de l’histoire, il y a des pléiades de grands hommes ; à d’autres époques, il y a des pléiades de chenapans.
M. Louis Bonaparte a réussi. Il a pour lui désormais l’argent, l’agio, la banque, la bourse, le comptoir, le coffre-fort, et tous ces hommes qui passent si facilement d’un bord à l’autre quand il n’y a à enjamber que de la honte.
En attendant, depuis sept mois, il s’étale ; il a harangué, triomphé, présidé des banquets, pris des millions, donné des bals, dansé, régné, paradé et fait la roue ; il s’est épanoui dans sa laideur à une loge d’Opéra…
Il a réussi. Il en résulte que les apothéoses ne lui manquent pas…. Une chose me frappe pourtant, c’est que dans toutes les qualités qu’on lui reconnaît […] dans tous les éloges qu’on lui adresse, il n’y a pas un mot qui sorte de ceci : habileté, sang-froid, audace, adresse, affaire admirablement préparée et conduite, instant bien choisi, secret bien gardé, mesures bien prises. Fausses clefs bien faites. Tout est là. … Il ne reste pas un moment tranquille ; il sent autour de lui avec effroi la solitude et les ténèbres ; ceux qui ont peur la nuit chantent, lui il remue. Il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète.
Non, cet homme ne raisonne pas ; il a des besoins, il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse. Ce sont des envies de dictateur. La toute-puissance serait fade si on ne l’assaisonnait de cette façon.
Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit, et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve si énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve pas quelque surprise. On se demande : comment a-t-il fait ? On décompose l’aventure et l’aventurier, […] on ne trouve au fond de l’homme et de son procédé que deux choses : la ruse et l’argent. La ruse : nous avons caractérisé déjà ce grand côté de Louis Bonaparte, mais il est utile d’y insister.
Le 27 novembre 1848, il disait à ses concitoyens dans son manifeste : "Je me sens obligé de vous faire connaître mes sentiments et mes principes. Il ne faut pas qu’il y ait d’équivoque entre vous et moi. Je ne suis pas un ambitieux... Élevé dans les pays libres, à l’école du malheur, je resterai toujours fidèle aux devoirs que m’imposeront vos suffrages et les volontés de l’Assemblée. Je mettrai mon honneur à laisser, au bout de quatre ans, à mon successeur, le pouvoir affermi, la liberté intacte, un progrès réel accompli."
Depuis trente-six ans il y avait en France toutes sortes de choses pernicieuses : cette "sonorité", la tribune ; ce vacarme, la presse ; cette insolence, la pensée ; cet abus criant, la liberté ; il est venu, lui, et à la place de la tribune il a mis le sénat ; à la place de la presse, la censure ; à la place de la pensée, l’ineptie ; à la place de la liberté, le sabre ; et de par le sabre, la censure, l’ineptie et le sénat, la France est sauvée ! Sauvée, bravo ! et de qui, je le répète ? d’elle-même ; car, qu’était-ce que la France, s’il vous plaît ? c’était une peuplade de pillards, de voleurs, de jacques, d’assassins et de démagogues.
Il a fallu la lier, cette forcenée, cette France, et c’est M. Bonaparte Louis qui lui a mis les poucettes. Maintenant elle est au cachot, à la diète, au pain et à l’eau, punie, humiliée, garrottée, sous bonne garde ; soyez tranquilles, le sieur Bonaparte, gendarme à la résidence de l’Élysée, en répond à l’Europe ; il en fait son affaire ; cette misérable France a la camisole de force, et si elle bouge :... - Ah ! qu’est-ce que c’est que ce spectacle-là ? qu’est-ce que c’est que ce rêve-là ? qu’est-ce que c’est que ce cauchemar-là ? d’un côté une nation, la première des nations, et de l’autre un homme, le dernier des hommes, et voilà ce que cet homme fait à cette nation ! Quoi ! il la foule aux pieds, il lui rit au nez, il la raille, il la brave, il la nie, il l’insulte, il la bafoue ! Quoi ! il dit : il n’y a que moi ! Quoi ! dans ce pays de France où l’on ne pourrait pas souffleter un homme, on peut souffleter le peuple ! Ah ! quelle abominable honte !
Chaque fois que M. Bonaparte crache, il faut que tous les visages s’essuient ! Et cela pourrait durer ! et vous me dites que cela durera ! non ! non ! non ! par tout le sang que nous avons tous dans les veines, non ! cela ne durera pas ! Ah ! si cela durait, c’est qu’en effet il n’y aurait pas de Dieu dans le ciel, ou qu’il n’y aurait plus de France sur la terre ! [...]
il restera mesquin, […] il ne sera jamais que le tyran pygmée d’un grand peuple. […] un batteur de grosse caisse des Champs-Elysées… L’acabit de l’individu se refuse de fond en comble à la grandeur, même dans l’infamie. Faire hausser les épaules au genre humain, ce sera sa destinée. […] Il sera hideux, et il restera ridicule. Voilà tout. L’histoire rit et foudroie. […] L’historien ne pourra que le mener à la postérité par l’oreille.
L’homme une fois déshabillé du succès, le piédestal ôté, la poussière tombée, le clinquant et l’oripeau et le grand sabre détachés, le pauvre petit squelette mis à nu et grelottant, peut-on s’imaginer rien de plus chétif et de plus piteux ?
L’histoire a ses tigres. […] Elle ne mêle pas avec eux les chacals. Je ne sais quelle gangrène de prospérité matérielle menace de faire tomber l’honnêteté publique en pourriture.
Ma foi ! vivons, faisons des affaires, tripotons dans les actions de zinc ou de chemin de fer, gagnons de l’argent ; c’est ignoble, mais c’est excellent ; un scrupule de moins, un louis de plus ; vendons toute notre âme à ce taux ! On court, on se rue, on fait antichambre, on boit toute honte, et si l’on peut avoir une concession de chemins en France ou de terrains en Afrique, on demande une place.
C’est à qui fera ce trafic de soi-même le plus cyniquement, et parmi ces êtres il y a des jeunes gens qui ont l’oeil pur et limpide et toute l’apparence de l’âge généreux, et il y a des vieillards qui n’ont qu’une peur, c’est que la place sollicitée ne leur arrive pas à temps et qu’ils ne parviennent pas à se déshonorer avant de mourir. L’un se donnerait pour une préfecture, l’autre pour une recette, l’autre pour un consulat, l’autre veut un bureau de tabac, l’autre veut une ambassade. Tous veulent de l’argent, ceux-ci moins, ceux-ci plus, car c’est au traitement qu’on songe, non à la fonction. Chacun tend la main. Tous s’offrent. Un de ces jours on établira un essayeur de consciences à la monnaie. Les mots indépendance, affranchissement, progrès, orgueil populaire, fierté nationale, grandeur française, on ne peut plus les prononcer en France. Chut ! ces mots-là font trop de bruit ; marchons sur la pointe du pied et parlons bas. Nous sommes dans la chambre d’un malade.
Et la liberté de la presse ! Qu’en dire ? N’est-il pas dérisoire seulement de prononcer ce mot ? Cette presse libre, honneur de l’esprit français, clarté de tous les points à la fois sur toutes les questions, éveil perpétuel de la nation, où est-elle ?
Qu’est-ce que c’est que cet homme ?
C’est le chef, c’est le maître. Tout le monde lui obéit.
Ah ! tout le monde le respecte alors ?
Non, tout le monde le méprise.
O situation ! Cet homme de ruse, cet homme de force, cet homme de mensonge, cet homme de succès, cet homme de malheur !
Oui, quelquefois, aux paroles superbes qui lui échappent, à le voir adresser d’incroyables appels à la postérité, à cette postérité qui frémira d’horreur et de colère devant lui, à l’entendre parler avec aplomb de sa "légitimité"et de sa "mission", on serait presque tenté de croire qu’il en est venu à se prendre lui-même en haute considération et que la tête lui a tourné au point qu’il ne s’aperçoit plus de ce qu’il est ni de ce qu’il fait.
Il croit à l’adhésion des prolétaires, il croit à la bonne volonté des rois, il croit à la fête des aigles, il croit aux harangues du conseil d’état, il croit aux bénédictions des évêques, il croit au serment qu’il s’est fait jurer…

Ecrit par : VH | 24 février 2008

http://www.legrandsoir.info/spip.php?article6075


Sarkozy, le Warholien compulsif

Le vrai « maître » de Nicolas Sarkozy, au fond, ce n’est ni Charles Pasqua qui l’initia très tôt au délice des charters, ni Claude Guaino qui tente de suppléer son inculture, c’est ANDY WARHOL !

ANDY WARHOL nous avait expliqué que le commun des mortels est en recherche de son « Quart d’heure de célébrité » et cela souvent à n’importe quel prix…Le drame du petit Nicolas c’est que c’est un « WARHOLIEN COMPULSIF » qui passe d’un quart d’heure à l’autre sans même regarder l’effet du quart d’heure d’avant !

Il y en a eu des « Quart d’heure » de célébrité ! La racaille…le kärcher…Cécilia oui- Cécilia non…la pédophilie génétique…le suicide au travail aussi ! …Jaurés avec l’UMP…le travail rend libre…immigration et identité nationale mêlés…ADN pour tous…bienfaits de la colonisation…aliénation éternelle des africains à Dakar…l’instituteur au-dessous du curé…Jean Marie Bigard au Vatican…Dysneyland et Carla-si ! …Les enfants de CM2 jumelés chacun avec un fantôme de la Shoah…

Et le rythme frénétique ne s’arrête pas / Hier lors de l’inauguration de « l’historial » Charles de Gaulle "sa petitude" tentait de se couvrir du manteau trop grand pour lui, nous prenant tous pour des demeurés, mais après le coup de Jaurès et celui de Guy Môquet plus l’imposture est énorme plus elle est warholienne ! De Gaulle c’était celui qui fit aussi sortir la France du commandement de l’OTAN et exigea fermeture immédiate des bases US sur le territoire national ( construites après le débarquement de juin 44 et renforcées pendant la guerre froide) ; Nicolas c’est celui qui réintègre en notre nom et sans même un débat parlementaire l’OTAN toujours sous commandement US et engagé dans les guerres qui voudraient faire de l’Europe une force supplétive de ses ambitions impérialistes ! De Gaulle, c’est aussi celui qui le premier septembre 1966 dans son discours de Phnom Penh condamnait sans ambiguïté l’offensive et la présence US au Viêt-nam ! Nicolas c’est celui qui assure GW Bush de son soutien actuel et à venir pour ses guerres préventives ! Encore un quart d’heure de célébrité à l’ombre du « général ».

A peine passé ce quart d’heure là, qui n’a pas eu le temps d’être analysé ou commenté, un nouvel éclat avec l’exigence de passer outre l’avis du Conseil Constitutionnel pour rendre une loi sécuritaire rétroactive ! Le bouffon commence à faire peur ; l’histoire nous enseigne que beaucoup de dictateurs ont au début semblé grotesques… Certaines stupidités insondables peuvent laisser sans voix, nous sommes tentés de penser qu’elles auraient occasionné l’élimination d’un candidat bachelier ou au jeu des mille francs, le spectacle fait rire, alors qu’elles devraient nous alarmer provenant du chef de l’exécutif dans un régime qui piétine déjà la séparation des pouvoirs.

ANDY WARHOL avait pronostiqué que « Le vide est en train de s’emparer de la planète » (1984 – journal). Il était lucidement conscient de sa propre insertion / fusion dans la « Société du spectacle ». Il savait aussi cette société dangereuse, lui qui le 3 juin 1968 fut grièvement blessé par balle par une hystérique féministe. Le délire est aussi parfois alimenté par les peurs ; peut-être pas l’angoisse d’un 3 juin mais sans doute l’effondrement de la popularité jouant comme une suprême blessure narcissique peuvent nous préparer au pire !

La presse espagnole s’intéresse au « cas » de notre président et elle à raison (1), car la presse nationale est aux ordres ou muselée par la peur. Chez nous c’est un psychiatre et psychanalyste, Hervé Hubert qui dans l’Université Paris VII (UFR de sciences humaines cliniques) ouvre un séminaire de neuf séances consacré au « cas » Sarkozy sur la base de la lecture du livre « Témoignages » publié en 2006 par celui qui « Y pensait déjà le matin en se rasant ». Il semble que les deux premières séances aient déjà contribué à identifier le thème de l’enfant martyr et mal-aimé et celui de l’obsédé masturbateur de la puissance phallique, ainsi que la quête des origines au travers de son grand-père juif de Salonique…Surtout le trait dominant que l’actualité vérifie serait que « L’action ne doit jamais cesser », l’action « vaut tout », elle « remplace l’acte, qui lui suppose un avant et un après, une réflexion sur les conséquences » …Intéressant, non ? Nous allons déjà tester dans les prochains jours les limites de la loi « autonomie des universités »…

Mais un fantôme hante les couloirs Elyséens, celui du pape du Pop ART décédé en 1987, mais qui semble devenu inspirateur posthume de la « pop POLITIQUE »…Lé démocratie se résume désormais à l’élection pour cinq ans d’un « sujet du peuple » pour en faire un « sujet de conversation ».

L’Art de la politique est devenu « moderne », gouverner consiste désormais à réaliser des « PERFORMANCES »…Vraiment « TOUT DEVIENT POSSIBLE ! ». Nous étions prévenus ! C’est bien le « tout » qui peut nous inquiéter, car il englobe le n’importe quoi et le pire.

Ecrit par : dobolino | 24 février 2008

Yann! Je complète!
http://couchetard.over-blog.com/article-16006345.html

Ecrit par : dobolino | 24 février 2008

VH et Dobolino, à ce sujet, je vous recommande la lecture de Charlie hebdo à paraître mercredi à venir, et, surtout, de "l'édito" de Philippe Val...
Ca va faire très mal, et remuer dans les revues de presse.
Qu'on se le dise.

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 février 2008

C'est prévu! Ça risque d'être très bon...

Ecrit par : dobolino | 24 février 2008

Vous en avez pas marre ? Parlez d'autre chose, bon sang ; vous avez trouvé un objet en cristal de haine. Pauvres victimes de la pensée unique. Quelle laideur affichée, vous vous reconnaitrez, je n'ai pas besoin de vous nommer, allez donc faire un jogging pour avoir les idées plus claires et moins méchantes...Purifiez-vous en projetant votre haine accumulée, catharsis, projetez-vous ... vous allez bientôt appeler au meurtre, c'est quand même triste d'en arriver là. Raisonnez et maîtrisez-vous, vos propos excessifs me font peur...Comme quoi, l'intolèrance et le totalitarisme, la bête immonde se cache en chacun de nous, ne la laissez pas sortir...Vous, êtres doués de tant d'intelligence...qui veut faire l'ange fait la bête.

Ecrit par : agna | 24 février 2008

Tu as entendu, Totor, va faire ton jogging, on t'a dit ! Ça tombe bien, au Panthéon, il y a de longs couloirs.

Ecrit par : c.cru | 24 février 2008

Savez-vous qui est VH, Christophe Sibille?

Ecrit par : Jean | 24 février 2008

Les projets de Darcos me satisfont...enfin

Manquait plus que la suppression de l'anglais en primaire et c' était presque le rêve ! dégageant 2 heures pour la langue française !

Collège , lycée : 2 à 3 heures de LV1 de 6 ème à terminale ...à peu près 700 heures et pas foutu de se débrouiller dans une gare ou une épicerie anglaise!

Alors qu'on nous emm...pas avec 2 heures à faire dès le CE1 ...Merci Bayrou !

Ecrit par : patrickinstit | 24 février 2008

Je pense, Patrick, que l'enseignement de l'anglais et de l'allemand a été lui aussi la victime des "séquences" et du discrédit absurde jeté sur la grammaire. A moins d'être un locuteur naturel (et encore, on apprend quand même à l'école la grammaire de sa propre langue), on est obligé de passer la grammaire pour apprendre une langue vivante. Or il était de bon ton, depuis une ou deux décennies, de se dispenser de ce passage et de lancer les élèves dans l'"immersion" linguistique. Comme avec la méthode globale de lecture. On attendait qu'ils reconstruisent d'eux-mêmes les structures grammaticales par une sorte de "déclic" quasi magique. C'est pour cette raison-là que les collégiens et les lycéens baragouinent quelque chose qui ressemble vaguement à de l'anglais et à de l'allemand, mais qui n'est ni de l'anglais ni de l'allemand et que les 700 heures se sont perdues dans les brumes de la didactique. Les élèves ne savent strictement rien, mais le Didacticien triomphe! Comme en français, d'ailleurs.

Ecrit par : Jean | 24 février 2008

...on est obligé de passer par la grammaire pour apprendre une langue vivante.

Ecrit par : Jean | 24 février 2008

on est obligé de passer par la grammaire pour apprendre une langue vivante."

Eh bien! elle doit pas être bien vivante votre langue, Jean...
Mes amitiés à votre épouse...

Ecrit par : Dominique | 25 février 2008

P.S. Ce "sujet" est vraiment typique des aberrations auxquelles conduit la "séquence didactique", moyen le plus sûr d'écoeurer les élèves et de pousser les parents sains d'esprit à penser que les professeurs sont des crétins, ce qui en l'occurrence, est indéniable.

Ecrit par : Jean | 24 février 2008

Êtes-vous si sûr de la nouveauté de ce type de sujets ?
N'y avait-il pas autre fois des sujets comme "Imaginez un dialogue entre Racine et Sophocle au sujet de leurs pièces" ?

Ecrit par : Pat | 25 février 2008

Non, Jean, je ne sais pas qui est VH... Pourquoi? Il n'y a pas un mot dans le long copié-collé qui nous permette de le deviner, me semble t-il???
Agna, vous vous rendez compte de ce que vous écrivez? Il ne s'agit pas d'un pochetron anonyme s'étant un peu écorniflé après une quelconque beuverie avec un de ses collègues, mais du président de la république française, qui est en train de mettre tous les moyens en oeuvre pour tenter d'atomiser la constitution au profit de sa paranoïa.
Tiens, je viens d'entendre que Robert Badinter venait de refuser une mission que voulait lui confier Sarko. Il y a quand même au moins un homme politique qui a des quouyes dans ce pays. Dommage qu'il soit en retraite.

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 février 2008

Il me semble qu'il a déjà été question sur ce blog du livre de Stanislas Dehaene "Les neurones de la lecture".

Je ne me souviens pas si quelqu'un a reproduit la critique qu'en fait la Quinzaine universitaire (SNALC). Si oui, j'en rajoute une couche pour les visiteurs occasionnels et pour notre inspecteur primaire (?) connu comme le Loublan :

Depuis une vingtaine d'années, l'imagerie médicale (IRM et autres) permet de pénétrer le fonctionnement instantané du cerveau et de préciser la ocalisation de toutes ses activités. Stanislas Dehaine fait le bilan de l'état des recherches et en tire les conséquences.

Le cerveau de l'homme n'est pas initialement fait pour la lecture et l'écriture ! L'écriture existe depuis six mille ans. Le processus génétique n'a pas eu le temps de développer les circuits cérébraux adaptés...Certains neurones doivent être détournés de leur fonction initiale (recyclage neuronal), ce qui induit un apprentisssage méthodique important.

Voilà qui réduit à néant toutes les théories mythiques des méthodes idéographiques telles la lecture globale et ses dérivées associées. Mais pas uniquement en ce qui nous concerne dans le secondaire, il en est de même pour toutes les théories sur la construction des savoirs par l'élève lui-même. Dans la même veine, la pédagogie transversale et autres TPE supposent d'abord une bonne maîtrise des scineces de base pour dépasser le niveau de la "culture de salon".

En fait, les "modernistes", qui traitent si facilement leurs contestataires de passéistes postulant que l'élève doit redécouvrir par lui-même les fruits de milliers d'années de progrès et de découvertes, sont bien des bonimenteurs niant les acquis du savoir.

Le SNALC , qui dénonce depuis des années tous les Diafoirus qui se cachent derrière les maîtres en "sciences de l'éducation", se voit encore une fois conforté dans ses analyses.

La publication de ce livre s'est faite initialement dans la plus grande discrétion. En effet, il ne se veut pas racoleur et surtout, il ne va pas dans le sens du "politiquement correct" en cours dans l'E.N....Arrivant au milieu dela contestation du mode de fonctionnement de l'école, son importance devrait s'imposer.

Jean-Paul Saint-Marc

Stanislas Dehaene, professeur au collège de France, membre de l'académie des sciences, "Les neurones de la lecture" (l'éditeur n'est pas pérécisé)

Ce n'était pas un copié collé ! Ouf !

Ecrit par : Robin | 25 février 2008

Non, Jean, je ne sais pas qui est VH... Pourquoi? Il n'y a pas un mot dans le long copié-collé qui nous permette de le deviner, me semble t-il???

Allons, Christophe, vous n'avez pas reconnu l'auteur des Châtiments ?

Ecrit par : Robin | 25 février 2008

Ce n'est pas le type de sujet qui fait problème, Pat (encore qu'il soit difficilement faisable par des élèves puisqu'il implique la connaissance de cet épisode de la mythologie grecque - au surplus, pour ceux qui connaîtraient l'histoire, il consiste à répéter les arguments de chacune, ce qui ne représente à vrai dire aucune "invention") mais l'accumulation pédante et paralysante des "consignes", comme le :montent ces extraits:

"Vous imaginerez un dialogue théâtral et de portée argumentative entre Pâris, Héra, Athéna et Aphrodite [...]

Chacune des déesses s’efforce de convaincre (les arguments choisis s’adressent donc à la raison) et de persuader (arguments s’adressent au cœur) Pâris [...]
Vous emploierez plusieurs connecteurs logiques, une question rhétorique, une prétérition, une anaphore, plusieurs métaphores et hyperboles. Vous utiliserez, au minimum, une fois tous les temps de l’indicatif, une fois un temps de l’impératif et une fois tous les temps du subjonctif."

C'est grotesque, c'est cuistre, c'est scolastique, c'est imbuvable, c'est débile, comme cette injonction d'utiliser tous les temps de l'indicatif et du subjonctif qui est stupide et contradictoire pusique le passé simple et le passé composé, par exemple, ne peuvent coexister.
Non, vraiment, cela tient du canular...
En plus vous en connaissez beaucoup, des lycéens qui_ sachent écrire en alexandrins?

Le sujet, rédigé par des gens "normaux"et adressé à des élèves de Khâgne, tenait en trois mots: "Trois déesses, Héra, Athéna et Aphrodite se disputent le prix de la beauté, une Pomme dOr, auprès de Pâris. Chacune défendra sa cause dans une courte scène de théâtre que vous composerez à la manière de Racine."

D'ailleurs le sujet que vous reproduisez, Pat, tient en une phrase.


Christophe, cherchez mieux! Du côté du XIXème siècle...


Dominique, la méconnaissance de la grammaire française et l'impossibilité, par conséquent, de comprendre les structures grammaticales des langues étrangères sont les deux raisons des gravissimes difficultés des élèves en anglais et en allemand.
La deuxième partie de votre message est une invite? Comme quoi on voit de tout sur ce blog!

Ecrit par : Jean | 25 février 2008

Je le croyais enterré au panthéon, ce cher VH ...

Ecrit par : Julius | 25 février 2008

"Stanislas Dehaine fait le bilan de l'état des recherches et en tire les conséquences."

Ecrit par : Robin | 25 février 2008

Ce lapsus calami, (sur le nom de famille de l'auteur) me semble intéressant, Robin! Seriez-vous, au fond de vous même, un fanatique de la méthode globale?
:-)
Je plaisante, évidemment!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 février 2008

Robin, (et Jean), c'est tellement étonnant de voir (parfois) des auteurs de gauche cités sur ce blog!
Ceci-dit, très honnêtement, je n'ai pas lu "les châtiments".

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 février 2008

"Stanislas Dehaine fait le bilan de l'état des recherches et en tire les conséquences."

Ecrit par : Robin | 25 février 2008

Ce lapsus calami, (sur le nom de famille de l'auteur) me semble intéressant, Robin! Seriez-vous, au fond de vous même, un fanatique de la méthode globale?
:-)
Je plaisante, évidemment!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 février 2008

Et pan sur le bec... Mérité. Je l'ai écrit une fois correctement sur les deux, mais je ne suis pas non plus un fanatique de la "semi-globale".

...Et pardon à Stanislas Dehaene !

Ecrit par : Robin | 25 février 2008

Pourquoi tant Dehaine demande Meirieu ? (smiley !)

Ecrit par : Robin | 25 février 2008

VH,Louis Bonaparte,je n'ai pas lu les Châtiments,mais j'ai trouvé aussitôt.
0/20 en ORL.

Ecrit par : orl | 25 février 2008

Ce n'est pas dans "Les Châtiments", Christophe! C'est un recueil de poésies!
Quant à la pensée "de gauche" de VH, ça se discute, comme le disait récemment je ne sais plus qui.

Ecrit par : Jean | 25 février 2008

La lecture à l’École est vraiment bien défendue : heureusement le SNUIPP (syndicat des instituteurs) veille.
Je viens de lire, par curiosité malsaine;) le numéro 309 de « Fenêtre sur cours », publication tout en couleurs de ce syndicat. J’ai cru d’abord qu’il s’agissait d’une parodie mais non, c’est du vrai, du lourd, du brutal !
Je vous livre quelques morceaux de choix, effarants à plusieurs titres ou comment accumuler le maximum de clichés en langue caoutchouc et d’âneries dans le minimum d’espace :

« Support de littérature et fier de ce privilège, le livre n’arrête plus ses ambitions, exigeant au sein même de l’école une place de choix. »
« Le livre n’entend pas se cantonner à l’école, il veut sa part dans la réussite de tous et prétend même occuper dans les quartiers jadis trop pauvres pour s’offrir le moindre opuscule un rôle intégrateur et, osons le mot, républicain. »
« C’est pourquoi l’enseignant est devenu sa cible. »
« Les bibliothécaires ont initié le mouvement. »
« Ils savaient déjà qu’à la bibliothèque, “l’enfant n’est pas sous le regard de sa capacité à lire ou à déchiffrer.” ». Et voilà que cette nouvelle dimension est également prise en compte par l’école. »
« Yvanne Chenouf, qui l’observe depuis son poste de professeur de Français à l’IUFM de Créteil, est là pour en témoigner : « Faut-il rappeler la bataille pour dire qu’un enfant qui ne savait pas lire avait droit à des livres ? »

Plus loin, la chère Yvane réinvente l’eau froide :
« Pour quels motifs la littérature rentre-t-elle explicitement dans les programmes de 2002 ?
Ce fut un saut très net qui résulte de la conjonction de raisons très différentes. Alors que l’éducation nationale ne faisait pas de la littérature sa priorité, de nombreux acteurs de terrain oeuvraient pour dire l’importance des livres : les mouvements pédagogiques (mouvement Freinet, GFEN…), des enseignants sensibilisés, mais aussi des inspecteurs de l’éducation nationale, des professeurs de l’école normale, sans oublier les mouvements d’éducation populaire et les bibliothécaires qui ont promu la lecture dans les écoles, dans les quartiers…
« Et puis l’Association française pour la lecture a pointé l’absolue nécessité de lire tout de suite des textes écrits et non pas transcrits de l’oral. La traduction de signes écrits pour retrouver la logique de la parole ne fait pas des lecteurs car cette démarche ne donne pas les stratégies de la lecture. Pour Jean Foucambert, Evelyne (sic) Charmeux et d’autres, on apprend à lire avec de vrais textes (littérature, poésie, théâtre, presse, documentaires, correspondance…). Enfin après les premiers débordements des banlieues, le caractère fédérateur de la langue, le besoin de faire culture commune ont aussi été des moteurs pour que finalement le ministère reprenne tout ce travail en le formalisant dans les programmes de 2002.
Mais ce travail reste difficile à mettre en place…
La formation des enseignants est nettement insuffisante pour connaître les livres… »
« Certains pensent que face à une littérature trop sophistiquée, avec des références, des complications d’écriture, ce sont les enfants des milieux populaires qui “trinquent”. D’où cette idée d’installer des bases en premier. Mais la réalité, c’est qu’on ne va pas du simple au compliqué. »

Ecrit par : LaRiba | 25 février 2008

Tiens, c'est aujourd'hui, l'examen de la plainte déposée par le SNES, (et le SNALC, qu'ils semblent avoir oublié sur cette radio gauchiste qu'est France-Inter), contre "Not2be"? Je viens d'entendre ça!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 février 2008

Bien sûr, bien sûr, Hugo est un des précurseurs les plus reconnus de la droite moderne! :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 février 2008

Bonjour,

Selon moi, ces "nouveaux" programmes ne constituent ni une avancée ni une régression. Ils sont une non-mesure. Ils dureront ce que durera la Sarkozie, jusqu'à ce que la gauche remette à nouveau l'élève au coueur du système et autres calembredaines... Cependant, certaines réactions ci-dessus me font froid dans le dos. Chacun ici semble rendre l'école des années 80/90 et l'abandon des "vieilles methodes" responsables de l'effondrement culturel et de la crétinisation des masses. C'est renverser un peu vite le problème et faire preuve d'une étroitesse d'esprit impardonnable. J eprécisze que je suis un ennemi déclaré des IUFM, des pédagogues, de la methode globale et de l'ORL... Ceci évitera peut-être les procès d'intention. Il faut dans ce débat, me semble-t-il, prendre un peu de recul.

L'école est avant tout le reflet d'une évolution de la société que nombreux, en votant Sarkozy et sa clique, et en s'en félicitant, favorisent malgré eux. C'est le néolibéralisme et non l'école qui tue peu à peu le savoir et le désir d'apprendre en promouvant une société de l'image et de l'immédiateté, une société de consommateurs/zappeurs frénétiques ; c'est le néolibéralisme qui détruit peu à peu les dernières parcelles de liberté, d'indépendance et d'esprit critique des citoyens en abolissant la pluralité et le débat d'idée contradictoire. Les véritables coupables : Lagardère & Bouygues et tous ceux qui ont permis l'avènement de l'horreur néolibérale... Bref, les amis du Président.

Cela dit, le libéralisme n'a pas de couleur, il transcende les camps politiques. Mitterrand et le PS derrière lui furent de grands libéraux en leur temps, de grands privatiseurs et les premiers assassins de l'Etat providentiel et de son Ecole. Jospin a en effet commis l'abomination suprême en lançant les cycles et les réformes de 89/92 ont effectivement enterré l'école républicaine, et les notions de compétence et de savoir véritables. Ce fut certes un crime que je déplore au quotidien dans ma pratique d'enseignant du primaire. Mais entre-temps la société a changé, elle a évolué indépendamment de l'Ecole. Ont fait leur apparition, depuis les cycles, en vrac : les portables, le langage SMS, les jeux vidéos en réseau, les consoles, Internet, MSN, les bouquets numériques et leurs 3000 chaines. Bref, toutes choses susceptibles de détourner les élèves du savoir, de l'effort, des apprentissages, de la lecture et même d'une quelconque vision de l'avenir. Voilà de quoi nuancer le rôle de l'école dans cette dérive.

Au final, je ne pense pas que ce vrai-faux retour aux "bonnes vieilles methodes qui ont fait leurs preuves" (preuve de quoi, d'ailleurs, dans une société archi-cloisonnée et faussement méritocratique ?) règle quoi que ce soit du problème qui est le notre. Regardez vos élèves... les miens ont 9 ans et plus rien de ce que je peux leur raconter ne les interesse. Je travaille déjà depuis le départ plus ou moins comme le préconisent les futurs programmes, parce que je crois qu'il faut structurer les esprits et leur apprendre avant tout la rigueur. Mais chaque jour, je me heurte à leur ennui et à leur incompréhension. J'en arrive moi-même à me dire : "à quoi ça sert ?"

Frères humains qui avec moi vivez, je crois qu'il est trop tard. Beaucoup trop tard. Le mal est fait, et cette réforme n'y changera rien. Vous le savez tous aussi bien que moi.

Ecrit par : Jean-Marc Undriener | 25 février 2008

J'ai entendu récemment un contrôleur de la SNCF, voisin dans ma rue, me dire que finalement, les négociations avec le gouvernement avaient été plutôt intéressantes; il racontait que en matière de retraite, les cheminots étaient plutôt gagnants par rapport au régime antérieur! Et lui de rire en me parlant de la "revalorisation des enseignants": " Vous, vous allez encore bien vous faire avoir!"
Avez-vous des lumières sur la question? Il est vrai qu'on n'entend plus parler de grève dans les transports.
Sarkosy avait promis la fin des régimes spéciaux, non?
Sarkosy avait promis une véritable revalorisation du métier d'enseignant, non? Or, pour l'instant le livre vert ne parle que d'une possible rémunération au mérite ( le mérite d'un prof étant mesuré à la souplesse de son échine face à son chef d'établissement).
Sarkosy avait promis et même écrit que les agrégés devraient avoir une vraie possibilité d'enseigner en lycée. Les mutations à l'intra arrivent et le nombre de suppressions de postes en lycée est tel que fort peu d'agrégés en collège ont l'espoir de pouvoir obtenir un poste en lycée.
Vaste farce!

Ecrit par : Sanseverina | 25 février 2008

Tiens, c'est aujourd'hui, l'examen de la plainte déposée par le SNES, (et le SNALC, qu'ils semblent avoir oublié sur cette radio gauchiste qu'est France-Inter), contre "Not2be"? Je viens d'entendre ça!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 février 2008

Bernar Kuntz (SNALC) en a parlé ce matin sur la 3 (une chaîne de droite ?)

Ecrit par : Robin | 25 février 2008

Bonjour

Le message de LaRiba me laisse songeur mais me donne aussi l'occasion de lui demander sa conception du métier de bibliothécaire et du métier de professeur de documentation.

Pour ma part, je trouve stérile l'idée de rapprocher les deux métiers et reste circonspect lorsqu'on appelle "professeurs" les responsables des CDI.

Je trouve que c'est la chance des écoles et des bibliothèques d'être deux univers distincts et la collaboration entre enseignants et bibliothécaires ne doit pas déboucher sur une confusion des genres et des rôles.

Une bibliothèque vous encourage à vous former et vous éduquer tout au long de votre vie alors qu'une école vous transmets les savoirs et méthodes de travail fondamentaux qui rendront possible cette formation tout au long de l'existence.

Je trouve que réduire un bibliothécaire à la condition d'enseignant est une erreur. Ce n'est pas un même métier, ce n'est pas la même relation avec les élèves.

Ecrit par : johnmarguerite | 25 février 2008

Allons, Christophe, vous n'avez pas reconnu l'auteur des Châtiments ?

Ecrit par : Robin | 25 février 2008

Mais ce n'est pas extrait des Châtiments ! (une "transposition" en prose ?)

Ecrit par : Robin | 25 février 2008

Vous avez raison Jean-Marc, et il y a aussi l'éducation des parents. Car il y a des enfants qui gardent le goût de l'effort malgré toute cette société que vous décrivez. Et cela, ils le doivent à leurs parents.
Il est vrai que l'image exemplaire que devrait nous renvoyer le chef de l'état est la cerise sur le gâteau. Le même homme qui prône la morale à l'école et qui est incapable de remplir sa fonction présidentielle à la moindre critique! Heureusement qu'il n'est pas face à des élèves, les insultes et les coups pleuvraient!
Ce qui m'étonne le plus c'est de voir des hommes et des femmes politiques de l'UMP, courtois, polis et capables de se maîtriser en public, soutenir et justifier cette vulgarité et cette bêtise.
Quand vont-ils se décider à le lâcher?

Ecrit par : Sanseverina | 25 février 2008

Quant à la pensée "de gauche" de VH, ça se discute, comme le disait récemment je ne sais plus qui.

Ecrit par : Jean | 25 février 2008

JPB a rappelé le brûlot de Paul Lafargue, gendre de Marx contre V. Hugo, selon lui faux homme de Gauche.

V. Hugo est un Républicain tardif (à partir du coup d'Etat de Louis-Napoléon) après avoir été longtemps légitimiste et bonapartiste (son père était général d'Empire).

Disons qu'il est avant tout un homme de coeur héritier d'un "Evangile sans Eglise". Il se situe (comme La Bruyère avant lui) en matière de critique socioale d'un point de vue essentiellement moral.

Ecrit par : Robin | 25 février 2008

critique socioale (?)
sociale !

Ecrit par : Robin | 25 février 2008

Merci à VH pour ce texte fascinant.
( à Jean : je sais qui c'est )

Croyez vous que la mise au programme des prépas scientifiques du "11 brumaire" de Marx ait été intentionnelle ? Ou prémonitoire ?
Je le pique à ma fille dès la fin juin pour le dévorer.

Ecrit par : yann | 25 février 2008

Merci, Robin! Mais ce n'est déjà pas si mal, par les temps qui courent, et où la tendance serait plutôt trop souvent à l'inverse!

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 février 2008

@ Sanseverina

J'ai entendu récemment un contrôleur de la SNCF, voisin dans ma rue, me dire que finalement, les négociations avec le gouvernement avaient été plutôt intéressantes; il racontait que en matière de retraite, les cheminots étaient plutôt gagnants par rapport au régime antérieur!

Ecrit par : Sanseverina | 25 février 2008

J'ai aussi entendu de la part d'un contrôleur SNCF, un ami, la même fable ; la CGT a ainsi couvert sa capitulation en rase campagne !

Ecrit par : Victor | 25 février 2008

@ CH. Sibille,

.... plutôt que Charlie Hebdo et Ph. Val, lisez "le Plan B" !

Ecrit par : Victor | 25 février 2008

Bof...Pas ma tasse de thé. Ce sont des gens intelligents, mais la haine des élites, ce n'est pas trop mon truc.
Pourquoi dites-vous ça, au fait, Victor?

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 février 2008

"Soyez tranquille, l'histoire le tient.
Du reste, si ceci flatte l'amour-propre de M. Bonaparte d'être saisi par l'histoire, s'il a par hasard, et vraiment on le croirait, sur sa valeur comme scélérat politique, une illusion dans l'esprit, qu'il se l'ôte.
Qu'il n'aille pas s'imaginer, parce qu'il a entassé horreurs sur horreurs, qu'il se hissera jamais à la hauteur des grands bandits historiques. Nous avons eu tort peut-être, dans quelques pages de ce livre, çà et là, de le rapprocher de ces hommes. Non, quoiqu'il ait commis des crimes énormes, il restera mesquin. Il ne sera jamais que l'étrangleur nocturne de la liberté; il ne sera jamais que l'homme qqui a soûlé les soldats, non avec de la gloire, comme le premier Napoléon, mais avec du vin; il ne sera jamais que le tyran pygmée d'un grand peuple. Lacabit de l'individu se refuse de fond en comble à la grandeur, même dans l'infamie. Dictateur, il est bouffon; qu'il se fasse empereur, il sera grotesque. Ceci l'achèvera. Faire hausser les épaules au genre humain, ce sera sa destinée. Sera-t-il moins rudement corrigé pour cela? Point. Le dédain n'ôte rien à la colère; il sera hideux, et il resstera ridicule. Voilà tout. L'histoire rit et foudroie.
Les plus ondignés même ne le tireront point de là. Les grands penseurs se plaisent à châtier les grands despotes, et quelquefois même les grandissent un peu pour les rendre dignes de leur furie; mais que voulez-vous que l'historien fasse de ce personnage?
L'historien ne pourra que le mener à la postérité par l'oreille.
L'homme une fois déshabillé du succès, le piédestal ôté, la poussière tombée, le clinquant et l'oripeau et le grand sabre détachés, le pauvre petit squelette mis à nu et grelottant, peut-on s'imaginer rien de plus chétif et de plus piteux? "(Napoléon-le-petit, Conclusion, I)

C'était Napoléon le Petit par Victor Hugo le Grand
Je ne regrette pas d'avoir pris le pseudo VH pour poster cette citation! Avouez Christophe que vous avez fait l'âne pour avoir du son!

Ecrit par : dobolino | 25 février 2008

Avouez Christophe que vous avez fait l'âne pour avoir du son!

Ecrit par : dobolino | 25 février 2008

Hum!

Ecrit par : Jean | 25 février 2008

Parce que vous avez suggéré de lire le prochain édito de Val, parce que le Plan B éreinte régulièrement Philippe Val et que c'est assez plaisant de voir déboulonner de vieilles idoles du "politiquement correct" ...

Ecrit par : Victor | 25 février 2008

Je ne regrette pas d'avoir pris le pseudo VH pour poster cette citation!
Ecrit par : dobolino | 25 février 2008

La grande sœur, elle avait deviné mais elle n'a pas cafté.

Ecrit par : catmano | 25 février 2008

Encore une citation qui va réchauffer le cœur de Brighelli et de Sarkozy

Ecrit par : dobolino

Laurent Lafforgue, sors de ce corps ;-) !

Ecrit par : Moot | 25 février 2008

les pédagogos, qui sont à ce blog ce que les Romains sont au village d'Astérix.

Eh, Brighellix comme chef de ce petit village, ça aurait de la gueule, non ?

Ecrit par : Jeremy

Et Sibillix comme barde ;-) ?

Ecrit par : Moot | 25 février 2008

@Ch. Sibille

Vous me décevez! ne pas avoir lu Les Châtiments!
Mais je suis sûre que vous en connaissez les textes les plus célèbres!
"L'enfant avait reçu deux balles dans la tête..."
ou "Et s'il n'en reste qu'un je serai celui-là!"

Un petit extrait de poème pour faire bonne mesure :


Les Châtiments, Livre III , IX ( II )

JOYEUSE VIE

Millions ! millions ! châteaux ! liste civile1!
Un jour je descendis dans les caves de Lille ;
Je vis ce morne enfer.
Des fantômes sont là sous terre dans des chambres,
Blêmes, courbés, ployés ; le rachis tord leurs membres
Dans son poignet de fer.

Sous ces voûtes on souffre, et l’air semble un toxique ;
L’aveugle en tâtonnant donne à boire au phtisique ;
L’eau coule à longs ruisseaux ;
Presque enfant à vingt ans, déjà vieillard à trente,
Le vivant chaque jour sent la mort pénétrante
S’infiltrer dans ses os.

Jamais de feu ; la pluie inonde la lucarne ;
L’œil en ces souterrains où le malheur s’acharne
Sur vous, ô travailleurs,
Près du rouet qui tourne et du fil qu’on dévide,
Voit des larves errer dans la lueur livide
Du soupirail en pleurs.

Misère ! l’homme songe en regardant la femme.
Le père, autour de lui sentant l’angoisse infâme
Étreindre la vertu,
Voit sa fille rentrer sinistre sous la porte,
Et n’ose, l’œil fixé sur le pain qu’elle apporte,
Lui dire : D’où viens-tu ?

Là dort le désespoir sur son haillon sordide ;
Là, l’avril de la vie, ailleurs tiède et splendide,
Ressemble au sombre hiver ;
La vierge, rose au jour, dans l’ombre est violette ;
Là, rampent dans l’horreur la maigreur du squelette,
La nudité du ver ;

Là frissonnent plus bas que les égouts des rues,
Familles de la vie et du jour disparues,
Des groupes grelottants ;
Là, quand j’entrai, farouche, aux méduses pareille,
Une petite fille à figure de vieille
Me dit : J’ai dix-huit ans !

Là, n’ayant pas de lit, la mère malheureuse
Met ses petits enfants dans un trou qu’elle creuse,
Tremblants comme l’oiseau ;
Hélas ! ces innocents aux regards de colombe
Trouvent en arrivant sur la terre une tombe
En place d’un berceau !

Caves de Lille ! on meurt sous vos plafonds de pierre !
J’ai vu, vu de ces yeux pleurant sous ma paupière,
Râler l’aïeul flétri,
La fille aux yeux hagards de ses cheveux vêtue,
Et l’enfant spectre au sein de sa mère statue !
O Dante Alighieri !

C’est de ces douleurs-là que sortent vos richesses,
Princes ! ces dénûments nourrissent vos largesses,
O vainqueurs ! conquérants !
Votre budget ruisselle et suinte à larges gouttes
Des murs de ces caveaux, des pierres de ces voûtes,
Du cœur de ces mourants. […]


A propos, et sans rapport avec ce qui précède : les élèves de Périgueux ne se sont pas levés, je crois, quand Darcos et Sarkozy sont entrés dans leur classe. Qu'en penser?

Ecrit par : mouron rouge | 25 février 2008

Merci Victor!

Ecrit par : Sanseverina | 25 février 2008

Je ne regrette pas d'avoir pris le pseudo VH pour poster cette citation!
Ecrit par : dobolino | 25 février 2008

Et comment va notre poète après le banquet des chasseurs ?

Ecrit par : Victor | 25 février 2008

Et comment va notre poète après le banquet des chasseurs ?

Ecrit par : Victor | 25 février 2008
M'en suis pas trop mal sortie! Pas trop bu, pas de main aux fesses et quelques suffrages assurés.
Nos amis poètes de la chasse étaient égaux à eux-même...

Ecrit par : dobolino | 25 février 2008

Si l'on est plus que mille, eh bien, j'en suis ! Si même
Ils ne sont plus que cent, je brave encor Viala ;
S'il en demeure dix, je serai le dixième ;
Et s'il n'en reste qu'un, je serai celui-là !

Ecrit par : Victor | 25 février 2008

Et pour encourager Ch. Sibille à lire, en plus du Plan B, les Châtiments :

Je serai sous le sac de cendre qui me couvre,
La voix qui dit : malheur ! la bouche qui dit : non !
Tandis que tes valets te montreront ton Louvre,
Moi, je te dirai, Sarko, casse-toi pauvre con !

Ecrit par : Victor | 25 février 2008

Attention, Victor, votre dernier alexandrin compte treize syllabes !

Ecrit par : Sylvie Huguet | 25 février 2008

Moi, je te dirai, Sarko, cass'toi, pauvre con ?

.... ça passe ?

Ecrit par : Victor | 25 février 2008

...ou casse-toi, pauv'con ?

Aaaaaaaaaaaaah, ça défoule !

Ecrit par : Victor | 25 février 2008

Un dernier, pour la route...


A Carla,

-Do, mi, sol, mi, fa, -
Tout ce monde va,
Rit, chante
Et dans devant
Une belle enfant,
Méchante

Dont les yeux pervers
Comme les yeux verts
Des chattes
Gardent ses appas
Et disent ; "A bas
Les pattes !"

- Eux ils vont toujours !-
Fatidique cours
Des astres,
Oh ! Dis-moi vers quels
Mornes ou cruels
Désastres

L'implacable enfant,
Preste et relevant
Ses jupes,
La rose au chapeau,
Conduit son troupeau
De dupes ?

Ecrit par : Victor | 25 février 2008

ZZZzzzZZZzZZzZZZZZZZzzzzZZZ

Ecrit par : Anne Onyme | 25 février 2008

j'écrirais plutôt "Je te dirai" au lieu de "Moi, je te dirai", ce qui permet de conserver le e muet sans perte de sens.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 25 février 2008

Frères humains qui avec moi vivez, je crois qu'il est trop tard. Beaucoup trop tard. Le mal est fait, et cette réforme n'y changera rien. Vous le savez tous aussi bien que moi.

Ecrit par : Jean-Marc Undriener | 25 février 2008

Je suis en train de relire "Réelles présences" de George Steiner pour la nième fois (il y a des passages que je commence à peine à saisir) et je recopie à votre attention et à celle de La Sanseverina l'admirable fin de cet ouvrage qui est une traversée du nihilisme qui nous atteint tous, y compris l'auteur lui-même :

"Il est une journée bien particulière de l'histoire occidentale dont ni l'histoire ni le mythe ni les écritures ne parlent. Il s'agit d'un samedi. Et ce samedi est devenu le plus long des jours. Nous connaissons le vendredi qui est, pour les chrétiens, le jour de la crucifixion. Mais le non-chrétien, l'athée le connaît aussi. C'est-à-dire qu'il connaît l'injustice, la souffrance interminable, la destruction, l'énigme brute de la fin , qui constituent si clairement non seulement la dimension historique de la condition humaine, mais aussi le tissu quotidien de notre vie individuelle. Nous connaissons, de manière ineluctable, la douleur, l'échec de l'amour, la solitude qui constituent les fondements de notre histoire et de notre destin individuel. Nous connaissons aussi le dimanche. Pour le chrétien, ce jour signifie une suggestion, à la fois assurée et précaire, à la fois évidente et dépassant la compréhension, de la résurrection, d'une justice et d'un amour qui ont vaincu la mort. Si nous ne sommes pas chrétiens ou croyants, nous connaissons ce dimanche de manière analogue. Nous le concevons comme étant le jour de la libération de l'inhumanité et de la servitude. Nous cherchons une délivrance, qu'elle soit thérapeutique ou politique, qu'elle soit sociale ou messianique. L'élément essentiel de ce dimanche, c'est l'espoir (il n'est pas de mot moins suceptible de déconstruction) (thème du deuxième chapitre du livre).

Mais notre époque est celle du long samedi. Entre la souffrance, la solitude, l'inexprimable destruction d'une part et le rêve de libération, de renaissance de l'autre. Devant la torture d'un enfant, de la mort de l'amour que représente le vendredi, même les plus grandes formes d'art et de poésie sont presque (presque est en italiques) sans ressources. Dans l'utopie du dimanche, l'esthétique, je présume, n'aura plus de raison d'être (l'éducation non plus). Les appréhensions et les figurations qui sont en jeu dans l'imagination métaphysique, dans le poème, dans la composition musicale, qui parlent de la douleur et de l'espoir, de la chair qui a le goût de la cendre et de l'esprit qui a la saveur du feu, sont toujours oeuvres du samedi. Elles ont surgi d'une immensité de l'attente qui caractérise l'homme. Sans elles, comment pourrions-nous patienter ?

(George Steiner, Réelles présences, pages 274-75 NRF Essais/Gallimard)

Ecrit par : Robin | 25 février 2008

Bravo , Victor, pour vos essais poétiques!
A part, peut-être le début du premier quatrain, qui serait plutôt, me semble-t-il - je n'ai pas vérifié:
"Si l'on n'est plus que mille...".

Tout le monde tombe à bras raccourcis sur Sarkozy, mais tout de même, l'agression verbale contre lui ("Monsieur, je ne vous touche pas parce que je serais obligé d'aller me laver.") avait presque un petit côté "raciste", vous ne trouvez pas? A Berlaimont, c'est une gifle qui est partie, ici, c'est une réplique dont la vulgarité est évidente, mais d'un homme dont l'honneur était blessé... Et puis, si la dignité de la fonction impose de la retenue dans les répliques, n'impose-t-elle pas aussi que l'on respecte cette fonction? Simples considérations. On peut épiloguer.

Ecrit par : Jean | 25 février 2008

Moi, je te dirai, Sarko, cass'toi, pauvre con ?

.... ça passe ?

Ecrit par : Victor | 25 février 2008

Eh non, ça ne va pas, ça fait sept et cinq !
Moi, j'te dirai, Sarko, casse-toi pauvre con !

Ecrit par : catmano | 25 février 2008

Très finement observé, Jean !

Ecrit par : Victor | 25 février 2008

"Parce que vous avez suggéré de lire le prochain édito de Val, parce que le Plan B éreinte régulièrement Philippe Val et que c'est assez plaisant de voir déboulonner de vieilles idoles du "politiquement correct" ..."

Ecrit par : Victor | 25 février 2008

Le plan B? Un brulôt, écrit péniblement
Qui fait frémir d'aise ses deux ou trois lecteurs,
Quand le souffle animant ses piteux rédacteurs
Chie en vain sur ceux dont ils envient le talent.

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 février 2008

Non, Dobolino, je n'ai pas lu "les Châtiments". Mais je suis tellement content de découvrir encore des choses, à mon âge avancé!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 février 2008

"Chie en vain sur ceux dont ils envient le talent"

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 février 2008

Le MEDEF pour inviter Philippe Val à son université d'été, ça représente combien de talents ?

Ecrit par : Victor | 25 février 2008

Et pourquoi ne pas essayer de discuter AUSSI avec les patrons? Est-ce une preuve d'asservissement? Vous êtes un fameux démocrate!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 février 2008

Parce qu'il y a un rapport entre démocratie et patronat ?

Ecrit par : Victor | 25 février 2008

Cette fois, Christophe Sibille, votre art poétique flageole un peu (une blogueuse d'ici dira que cela ne sert à rien pour former l'esprit critique...).
D'abord, que faites-vous de l'alternance rimes féminises- rimes masculines? Il n'y a là que des rimes masculines.
Au deuxième vers, vous avez mis un e muet sur la sixième syllabe. Or c'est impossible!
Au quatrième vers, l'élision du e muet du premier verbe provoque le hiatus, du i et du e du mot suivant.
Et la césure coupe un groupe logique puisqu'elle est placée entre "dont" et "ils".
Corrigez-moi ça tout de suite!

Ecrit par : Jean | 25 février 2008

Là, je ne comprends pas bien ce que vous écrivez. Excusez-moi.

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 février 2008

Et puis, si la dignité de la fonction impose de la retenue dans les répliques, n'impose-t-elle pas aussi que l'on respecte cette fonction? Simples considérations. On peut épiloguer.

Ecrit par : Jean | 25 février 2008

Je suis d'acord avec vous, Jean...Et pourtant, je ne suis pas un partisan de N.S. J'ai voté pour lui au second tour à cause du discours de Maison-Alfort qu'il n'a probablement pas écrit lui-même et je sais que mon espoir d'une revalorisation morale et matérielle de notre profession sera probablement trahi, mais je n'approuve ni l'offense à la fonction, ni cet acharnement contre lui, ni l'attitude de certains de ses "amis" de l'UMP (ceux qui ont trahi François Bayrou et qui retournent une seconde fois leur veste). Tout cela me dégoûte et il m'en deviendrait presque sympathique.

Ecrit par : Robin | 25 février 2008

Moi aussi Jean j'ai pensé à la gifle donnée par notre collègue, et j'ai pensé à quelques situations de classe, déjà vécues, où la moindre parole est interprétée, dénaturée...et que vous n'avez qu'une envie : leur en donner une bonne (de baffe). La provocation de certains ne demandent ...qu'une saine réaction : on est pas des robots ...même notre président. Au moins, ce n'est pas l'hypocrisie qui le meut...Un peu de naturel, ça fait pas de mal.

Ecrit par : agna | 25 février 2008

Si l'on est plus que mille, eh bien, j'en suis ! Si même
Ils ne sont plus que cent, je brave encor Viala ;
S'il en demeure dix, je serai le dixième ;
Et s'il n'en reste qu'un, je serai celui-là !

Ecrit par : Victor | 25 février 2008

Pas mal!
Et là:
Si la Bardot veut me piquer mes douilles
Faudra d'abord qu'elle me suce les c***

Eh, les gars, c'est la fête, la chasse au sanglier sera fermée vendredi! Je vais pouvoir vous parasiter à outrance le week-end!

Ecrit par : dobolino | 25 février 2008

Et comme ça :

"Qui fait frémir de joie ses deux ou trois lecteurs
Quand le souffle animant ses piteux rédacteurs
Chie vainement sur ceux dont ils nient le talent."

Mais c'est vrai qu'il n'y a toujours pas de rimes féminines...

Ecrit par : Sylvie Huguet | 25 février 2008

Là, je ne comprends pas bien ce que vous écrivez. Excusez-moi.

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 février 2008

Ce sont des règles tout à fait basiques de la technique de versification appliquée par tous les poètes français pendant quatre siècles jusqu'à la naissance de la "poésie libre" au début du XXème. Et même encore par de nombreux poètes d'aujourd'hui membres de cercles locaux.
Mais là, ma parole, vous faites vraiment l'âne pour avoir du son, comme dirait dobolino!

Ecrit par : Jean | 25 février 2008

Au moins, ce n'est pas l'hypocrisie qui le meut...Un peu de naturel, ça fait pas de mal.

Ecrit par : agna | 25 février 2008

Ni la sagesse et la retenue dévolues à sa charge! D'autres avant lui, s'en seraient mieux sortis et auraient envoyé dans les cordes, sans conteste et avec plus d'élégance, le gêneur!
Il faut impérativement que ce garçon retourne à l'école faire ses humanités... s'il en est capable.

Ecrit par : dobolino | 25 février 2008

Mille excuses, Jean. Je répondais à Victor, et votre message s'est intercalé. Et je ne comprends toujours pas pourquoi être démocrate consiste à ne pas discuter avec les gens avec qui l'on est pas d'accord.

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 février 2008

D'accord avec Jean et avec Robin sur Sarkosy. La phrase qu'il aprononcée est choquante, mais l'insulte qui l'a précédée est tout aussi impardonnable. Et le déferlement de haine qui s'abat sur lui commence à m'écoeurer aussi.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 25 février 2008

Et, par ailleurs, je ne vois pas ce qui m'oblige à intercaler des rimes féminines et des rimes masculines. Il y a pas mal de précédents, me semble t-il. :-)
Et il est facile à ceux qui n'écrivent rien de reprocher leurs "fautes" à ceux qui tentent de le faire.

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 février 2008

Quand même, Sylvie, les réponses de De Gaulle, et même de Chirac, dans de telles circonstances, avaient une autre gueule!

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 février 2008

La phrase du citoyen lambda est impardonnable! Certes... Il n'avait pas à être là juste pour dire au président qu'il ne voulait pas serrer sa main. S'il était là, c'était pour provoquer, c'est évident.Mais notre Président n'est pas un citoyen lambda et doit ignorer ou répondre avec finesse et intelligence, lui qui est Président, face à un citoyen qui n'a jamais brigué cette fonction. Il doit même repérer ce type d'entrée de jeu et l'éviter soigneusement, c'est son rôle et son travail!

Ecrit par : dobolino | 25 février 2008

De toute façon, je vous l'avais dit, que le Salon de l'Agriculture, c'était sa semaine noire!

Ecrit par : dobolino | 25 février 2008

le tumesaliscassetoipauvconva a été dit "en privé".La personne qui a surpris ça n'avait pas à le répendre partout.
Qui va nous montrer le président mangeant, pissant,chiant, baisant ou Royal faisant de même,ou Moscovici,ou Bayrou ?
Pour nous faire voir s'ils sont admirables ou pas 24 h sur 24.
Faudra peut-être aller jusque là pour que ces pratiques totalitaires stasiennes s'arrêtent.
Pauv con ce photographe !
Pauv cons ces journalistes qui publient !

Ecrit par : bernard | 25 février 2008

Là, je ne comprends pas bien ce que vous écrivez. Excusez-moi.

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 février 2008

Jean doit règler ses comptes avec des leçons de solfège.

Ecrit par : Robin | 25 février 2008

Ben oui! Le président a le droit de chier! Mais pas en public et le fait est, patent, que c'était en public!
Et c'est bien le premier président qui se permette de chier en public, ce que moi, pauvre citoyen lambda sans ambition, m'abstiens de faire.

Ecrit par : dobolino | 25 février 2008

C'était du privé ,je maintiens !
Salope par exemple en privé c'est très usité aussi.

Ecrit par : bernard | 25 février 2008

Tiens, le président qui va au salon de l'agriculture, ça relève de sa vie privée, maintenant?
Remarquez, du moment que Paris-Match ne publie pas de photos sur son aventure avec Blanchette...

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 février 2008

Et, par ailleurs, je ne vois pas ce qui m'oblige à intercaler des rimes féminines et des rimes masculines. Il y a pas mal de précédents, me semble t-il. :-)
Et il est facile à ceux qui n'écrivent rien de reprocher leurs "fautes" à ceux qui tentent de le faire.

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 février 2008

Ne soyez pas de mauvaise foi, Christophe, et ne prenez pas la mouche. On en vous reproche rien, on s'amuse un peu. Vous avez voulu nous fabiquer des alexandrins. Or qui dit alexandrins dit "ipso facto" application de règles très strictes. Ce sont des conventions qui se sont imposées parce qu'elles garantissaient un élément esthétique au moins formel. Ne pas les appliquer reviendrait à annoncer un match de tennis et, raquette en main, jouer la balle au pied.
Je n'ai aucun mérite, c'est mon métier, j'explique cela dans un cours magistral de deux heures à mes collégiens. Après quoi ils en fabriquent eux-mêmes et ça les amuse énormément: c'est "innovant"! Et ils sont tout heureux et tout fiers d'en reconnaître dans La Fontaine, dans Molière, dans Corneille... C'est plus original que Bégaudeau!

"Ceux qui n'écrivent rien", dites-vous?
Vous savez, une fois qu'on possède les règles en question, on peut écrire sans aucun problème des milliers d'alexandrins réguliers sur n'importe quel sujet.

Ecrit par : Jean | 25 février 2008

"Parce qu'il y a un rapport entre démocratie et patronat ?"

Ecrit par : Victor | 25 février 2008

Plutôt qu'écrire des bêtises plus grosses que vous, vous lirez l'édito de Val dans "Charlie" de mercredi prochain. Puis, après, vous ferez vous-même une comparaison avec un article de votre choix dans un numéro du "plan B", de votre choix également. Après, si vous voulez, on discutera du talent respectif des auteurs des deux articles.

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 février 2008

"Ceux qui n'écrivent rien", dites-vous?
Vous savez, une fois qu'on possède les règles en question, on peut écrire sans aucun problème des milliers d'alexandrins réguliers sur n'importe quel sujet.

Ecrit par : Jean | 25 février 2008

Mais bien sûr, très cher... Mais la forme ne fait pas tout! Comme le disait un blogueur à votre intention, à propos d'une de vos digressions concernant la grammaire...
Mais je n'aurai pas l'audace de vous rappelez sa conclusion.

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 février 2008

Salope par exemple en privé c'est très usité aussi.

Ecrit par : bernard | 25 février 2008
Si c'est pour moi que vous le dites, même en le "privé" de ce blog... j'avoue que j'en suis fort aise.

Ecrit par : dobolino | 25 février 2008

Mais, mon cher Christophe, il n'est pas question que de talent mais bien du fond. Val a donné à Charlie une orientation bien-pensante que je réprouve -et manifestement je ne suis pas le seul.
Il a une bonne plume certes, mais où l'a-t-il ?

Ecrit par : Victor | 25 février 2008

Non,ce n'était pas pour vous du tout.Je ne suis pas si subtil.
Mais c'est vrai que quand je me suis relu,j'ai pensé avec effroi que vous alliez peut-être le prendre pour vous.
Je me pensai soudain odieux mais je constate que je fus plaisant.
Tout finit bien.

Ecrit par : bernard | 25 février 2008

Dobolino, Bernard est peut-être chasseur de sanglier, en privé bien sûr...

Ecrit par : Victor | 25 février 2008

"Mais, mon cher Christophe, il n'est pas question que de talent mais bien du fond. Val a donné à Charlie une orientation bien-pensante que je réprouve -et manifestement je ne suis pas le seul.
Il a une bonne plume certes, mais où l'a-t-il ?"

Ecrit par : Victor | 25 février 2008

Lisez l'édito de mercredi prochain, et c'est vous-même qui me fournirez la réponse. Je compte sur vous. :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 février 2008

Hep! Christophe: "de vous rappeler"!
Quant à la "conclusion" en question, je l'avais interprétée comme la proposition masquée d'"une" blogueuse un peu libertine. Vous me dites que c'est "un" blogueur. Déception!

Ecrit par : Jean | 25 février 2008

Meirieu:
Le Geai paré des plumes du Paon!

Ecrit par : Jean | 24 février 2008

pour moi c'est plutot
...le Pet pare des plumes du Jean

Merci de me l'avoir servi sur un plateau
N'ai pas pu resister, Sorry!

Comme disait Oscar Wilde: I can resist everything but ...temptation


et pardon pour ces accents manquants

Ecrit par : Cadichon | 25 février 2008

Christophe, parlez-moi plutôt de Siné car Siné, au contraire de Val, n'a jamais retourné sa veste pour complaire aux puissants.

Alors même si le prochain éditorial de Val est à lire, il a encore tant à se faire pardonner.

Et puis le catéchisme prêchi-prêcha à coup de citations, et cela quel que soit le dieu ou l'idéologie que l'on inculque ou que l'on loue , cela m'a toujours ennuyé!

Ecrit par : Merlemocoeur | 25 février 2008

Dites, Merlemoqueur, je me demandais, vous êtes plutôt Millon, de Villiers, Le Pen ou Mégret ?
Vous pouvez le dire sans crainte, on ne se moquera pas de vous, on a trouvé Yfig, lui il est bien pire que vous.

Et pas la peine de me demander si je suis plutôt Arlette, Besancenot ou Mao, je vous ai déjà dit que je n'étais pas gauchiste.

Ecrit par : Jeremy | 25 février 2008

Je ne disais pas ça pour Siné, hein, mais pour d'autres déclarations intempestives.

Ecrit par : Jeremy | 25 février 2008

Pffft, j'ai des hallucinations, ce n'est pas merlemocoeur qui est à droite toute, c'est Robert Marchenoir !

Merlemocoeur, je suis fort marri de vous avoir confondu avec un horrible personnage qui ne vient plus ici. Surtout que vous n'avez rien fait pour cela !

Considérez donc mes deux derniers messages comme nuls et non avenus.

Ecrit par : Jeremy | 26 février 2008

Non, Jean, je ne sais pas qui est VH... Pourquoi? Il n'y a pas un mot dans le long copié-collé qui nous permette de le deviner, me semble t-il???

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 février 2008

Ici pas de contrepet offert par notre ami Christophe, juste la confirmation que l'apprentissage de la musique et celui des autres beaux-arts sont devenus mutuellement exclusifs.
Il n'aurait pas donne sa langue au chat et aurait reconnu l'auteur, des les premieres lignes de cette longue descriptionsi VH avait noirci des portees (outre ses cahiers) au lieu de faire croquis et aquarelles, car il avait un joli coup de crayon a defaut d'un joli coup d'archet .

L'auteur du sobriquet "Napoleon-le-petit" nourrissait envers ce dernier une rancune legitime, qu'il alimentait en se lamentant avec son usuel talent et ....en lui taillant des costards.
On tresse rarement des couronnes a celui qui vous force a l'exil, meme si celui-ci fut dore, dans une jolie maison de Saint-Pierre-Port, commodement sise quelques portes au-dessus de celle de sa jolie Julie-tte.

il manque au quidam qui a poste cette pretendue analogie avec le locataire de la Lanterne et le talent de ce bon Totor et la legitimite de son ressentiment.

Ecrit par : Cadichon | 26 février 2008

Ben moi j'ai sauté sur merlemocoeur alors qu'il n'avait rien fait de mal.

Et Loublan ne nous a toujours pas dit s'il était IEN !

Je n'ai pas de chance avec les pseudos d'animaux.

Ecrit par : Jeremy | 26 février 2008

"Mais je n'aurai pas l'audace de vous rappelez sa conclusion."

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 février 2008

Oui, mille excuses encore, il commençait à se faire tard, et les vacances ne sont déjà plus qu'un souvenir qui s'éloigne.

"Christophe, parlez-moi plutôt de Siné car Siné, au contraire de Val, n'a jamais retourné sa veste pour complaire aux puissants.

Alors même si le prochain éditorial de Val est à lire, il a encore tant à se faire pardonner.

Et puis le catéchisme prêchi-prêcha à coup de citations, et cela quel que soit le dieu ou l'idéologie que l'on inculque ou que l'on loue , cela m'a toujours ennuyé!"

Ecrit par : Merlemocoeur | 25 février 2008

J'aimerais bien savoir où vous avez lu que Val avait retourné sa veste? Certes, si vos lectures préférées sont le "plan B", ou certains sites plus ou moins "rouges-bruns" du net, (Acrimed, par exemple), je n'en suis plus très étonné.
Pour moi, la démocratie restera la possibilité de discuter, même quelquefois de manière musclée, avec des gens dont je ne partage pas a priori les idées.

"Ici pas de contrepet offert par notre ami Christophe, juste la confirmation que l'apprentissage de la musique et celui des autres beaux-arts sont devenus mutuellement exclusifs.
Il n'aurait pas donne sa langue au chat et aurait reconnu l'auteur, des les premieres lignes de cette longue descriptionsi VH avait noirci des portees (outre ses cahiers) au lieu de faire croquis et aquarelles, car il avait un joli coup de crayon a defaut d'un joli coup d'archet .

L'auteur du sobriquet "Napoleon-le-petit" nourrissait envers ce dernier une rancune legitime, qu'il alimentait en se lamentant avec son usuel talent et ....en lui taillant des costards.
On tresse rarement des couronnes a celui qui vous force a l'exil, meme si celui-ci fut dore, dans une jolie maison de Saint-Pierre-Port, commodement sise quelques portes au-dessus de celle de sa jolie Julie-tte.

il manque au quidam qui a poste cette pretendue analogie avec le locataire de la Lanterne et le talent de ce bon Totor et la legitimite de son ressentiment."

Ecrit par : Cadichon | 26 février 2008

Oh, Cadichon, je n'ai pas reconnu Hugo, soit. Mais êtes-vous donc si certaine qu'il n'y ait pas quelques domaines dans lesquels vous soyez plus faillible que moi? Quelques domaines artistiques, ou autres, d'ailleurs?

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 février 2008

"Et Loublan ne nous a toujours pas dit s'il était IEN !"

Ecrit par : Jeremy | 26 février 2008

Je n'ai pas compris... Quelle importance? Il y a plusieurs blogueurs réguliers dont on ne connaît pas le métier.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 février 2008

""Et Loublan ne nous a toujours pas dit s'il était IEN !"

Ecrit par : Jeremy | 26 février 2008

Je n'ai pas compris... Quelle importance? Il y a plusieurs blogueurs réguliers dont on ne connaît pas le métier.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 février 2008 "

Pour nous autres enseignants, la fonction n'est pas anodine!!! Surtout après certains de ses propos ("on a les élèves qu'on mérite").

Ecrit par : Hervé | 26 février 2008

J'aimerais bien savoir où vous avez lu que Val avait retourné sa veste?
Ecrit par : Cadichon | 26 février 2008


Cadichon, vous devriez simplement écouter les disques de Font et Val (en vente dans toutes les bonnes solderies à vinyl) pour vous rendre compte qu'encore une fois vous parlez sans savoir....mais je doute que vous puissiez les supporter plus de 5 minutes.

Et en relisant mon message, je comprends votre admiration pour Val, vous sortez de la même usine à citations pour prêt à penser.

Ecrit par : Merlemocoeur | 26 février 2008

"J'aimerais bien savoir où vous avez lu que Val avait retourné sa veste?
Ecrit par : Cadichon | 26 février 2008


Cadichon, vous devriez simplement écouter les disques de Font et Val (en vente dans toutes les bonnes solderies à vinyl) pour vous rendre compte qu'encore une fois vous parlez sans savoir....mais je doute que vous puissiez les supporter plus de 5 minutes.

Et en relisant mon message, je comprends votre admiration pour Val, vous sortez de la même usine à citations pour prêt à penser."

Ecrit par : Merlemocoeur | 26 février 2008

Heu... Merlemocoeur, attention! Je crois que vous avez attribué un de mes messages à Cadichon!!! :-))))

Plutôt que relire vos messages, (activité louable en elle-même, ceci-dit), lisez d'abord mieux ceux des autres!!! Ca vous évitera de dire quelques bêtises bien senties.

Ceci étant dit, je ne parle pas sans savoir.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 février 2008

N.S. a déclaré dans une interview au Parisien qu"'il appréciait beaucoup Claude Allègre, l'ancien ministre de l'Education national de Lionel Jospin et qu'il aimerait travailler avec lui" (je cite de mémoire). Travailler où ? Il n'a pas précisé.

Ecrit par : Robin | 26 février 2008

il manque au quidam qui a poste cette pretendue analogie avec le locataire de la Lanterne et le talent de ce bon Totor et la legitimite de son ressentiment.

Ecrit par : Cadichon | 26 février 2008
Le quidam n'a pas de ressentiment, juste une grande lassitude. Le quidam a joué le jeu sans rancœur depuis neuf mois, acceptant l'annonce de réformes et ne voit rien venir si ce n'est, à chaque fois qu'un ministre se lance dans un dépoussiérage, un président tellement obsédé d'être Le premier qu'il aligne sans discernement les bêtises les unes à la suite des autres, quitte à semer une noire pagaille.
Pour changer de sujet et m'adressant aux professeurs de CPGE, que vaut l'option théâtre proposée par quelques hypokhâgnes?

Ecrit par : dobolino | 26 février 2008

C'est 2*3bil qui est allé se faire insulter au salon d'l'agriculture ?
Il n'a eu que ce qu'il mérite !

:ange:

Ecrit par : toto | 26 février 2008

N.S. a déclaré dans une interview au Parisien qu"'il appréciait beaucoup Claude Allègre, l'ancien ministre de l'Education national de Lionel Jospin et qu'il aimerait travailler avec lui" (je cite de mémoire). Travailler où ? Il n'a pas précisé.

Ecrit par : Robin | 26 février 2008

Il ne manquait plus que ça!
Claude Allègre, donc le principal titre de gloire est d'avoir diminué de 20 % le taux de rémunération des heures supplémentaires des professeurs, trouvant qu'ils étaient trop payés, bien sûr! Bon souvenir!
A sa décharge, il a toujours manifesté une fidèle répulsion pour le charabia "pédago", sans toutefois aller jusqu'à renvoyer le Père Meirieu, son conseiller, sur le poste d'obscur instituteur dans le Midi qu'il n'aurait jamais dû quitter.

Ecrit par : Jean | 26 février 2008

Pourquoi dans le Midi ? Nous n'avons vraiment pas besoin de Meirieu, ici !
Ni d'Allègre, d'ailleurs. Ils n'ont qu'à le mettre... euh... En fait, je ne sais pas, mais pas à l'Education Nationale, euh... ni au Développement Durable, ni à l'Agriculture, ni à la Santé, ni à l'Economie, ni aux Affaires Etrangères, ni à l'Intérieur, ni... Mais, bon sang, pourquoi veulent-ils absolument mettre Allègre quelque part ? Il est quand même vraiment dur à caser.

Ecrit par : catmano | 26 février 2008

Parce que Meirieu, né à Alès, a dû commencer par être instituteur dans le Midi, me semble-t-il. Mais je n'en sais rien.

Ecrit par : Jean | 26 février 2008

Si on essaie d'en savoir plus sur internet sur la formation et sur la carrière de Meirieu, on en est réduit à trois lignes tout à fait vagues. Manifestement, le gourou a pris bien soin d'occulter pas mal de choses. Même sur le site qu'il a ouvert à sa propre gloire, il n'y a rien à part ces mêmes trois ou quatre lignes plus que floues. Bizarre, quand même...

Ecrit par : Jean | 26 février 2008

Je suis étonnée de voir autant de collègues excuser le dernier dérapage verbal de Sarkosy. Si vous ne trouvez pas que la fonction présidentielle mérite un peu plus de distance et de maîtrise de soi que cela, vous vous en faites une drôle d'idée.
" Un peu de naturel" dites-vous! Justement le "naturel" n'a rien à y faire. C'est une fonction symbolique. Il n'est que de voir la cérémonie d'intronisation du président de la République pour constater la portée symbolique de l'événement. Or tout homme politique qui prend "un bain de foule" sait qu'il doit affronter à chaque fois des répliques peu subtiles d'hommes et de femmes qui le contestent. C'est vraiment d'un banal absolu. Ce n'est pas une situation d'exception. Et cela n'a rien à voir avec la gifle qu'un prof assène à un de ces élèves avec lequel il se retrouve tous les jours pendant un an. Vous mélangez tout. Non, décidément, je trouve que ce président n'est pas à la hauteur de sa tâche et donne une bien piètre image de la France à l'étranger. Lisez un peu les journaux étrangers...

Ecrit par : Sanseverina | 26 février 2008

Hier sur France 2
July contre Gluckmann.
July conservateur,le peuple veut une monarchie élective,de la sacralisation,de l'ordre comme avant.
Gluckmann réformateur,pour la désacralisation,la démocratie comme ailleurs en Europe , le débat sans tabou créateur du nouveau.
Devinette :quel est celui qui dénigrait Sarkozy ?

Ecrit par : bernard | 26 février 2008

Bien d'accord Sanseverina. Je ne vois pas d'excuses au Président dans cette circonstance.
Et même s'il n'était pas président : simple parent, si j'enseigne à mes enfants que l'insulte n'est pas une bonne façon de résoudre un conflit, de marquer son désaccord, je dois aussi montrer l'exemple.
Certains ont comparé l'insulte et la gifle : mais pour moi la gifle est d'un autre ordre, c'est une sanction (et il est certainement préférable d'en utiliser d'autres) qui "rétablit" la relation d'autorité entre le maître et l'élève, alors que l'insulte met les deux parties au même niveau (et pas très haut).

Une autre information m'a ce matin inquiétée :
Nadine Morano entend proposer au président de l'Assemblée nationale de créer une commission "pour réfléchir à l'adaptation de la Constitution afin qu'une loi puisse être rétroactive, dans des cas exceptionnels, lorsqu'il s'agit de la sécurité des Français".
C'est remettre en cause un principe fondamental affirmé par la Déclaration des Droits de l'homme et du Citoyen et l'article 2 du Code Civil.
Le populisme est vraiment dangereux

Ecrit par : lucile | 26 février 2008

Lisez sur internet, Sanseverina, les propos de Sarkozy dans le Parisien. Je suis désolé de ne pas être tout à fait d'accord avec vous, ce ne sont pas les propos d'un excité et d'un irréfléchi. Quant aux questions d'"image" dans la presse étrangère, vous savez, on y dira tout et son contraire...

Ecrit par : Jean | 26 février 2008

Je suis étonnée de voir autant de collègues excuser le dernier dérapage verbal de Sarkosy.
Ecrit par : Sanseverina | 26 février 2008

Oui, ça m'étonne moi aussi.
Jusqu'à ces derniers mois, nous étions souvent amenés à nous faire la réflexion de l'enfant dans Les habits neufs de l'Empereur ("Mais le roi est nu !") et maintenant, nous nous retrouvons en face de personnes qui essaient de nous démontrer que le roi est nu alors que nous le voyons habillé de pied en cap d'habits d'un goût plus que douteux.

Ecrit par : catmano | 26 février 2008

Pour en revenir la réforme Darcos, trouvé sur un autre site (la personne qui a copié cet article signale qu'elle a coupé certains passages) :

"Mais accroître le nombre d'heures de français, c'est inévitablement diminuer le temps consacré à d'autres disciplines, à plus forte raison au moment où l'horaire hebdomadaire global diminue de deux heures.
Or la diversité des approches est utile. Les diverses approches donnent souvent sens aux apprentissages. C'est ainsi que la bonne maîtrise de la langue française suppose que l'élève l'utilise dans de nombreux champs, pour mesurer l'importance du contexte dans la détermination du sens de mots. Inversement, l'enseignement de l'histoire ou de la littérature exige une aisance dans la lecture et la compréhension des textes historiques ou littéraires.
Cette vision systémique de l'apprentissage s'applique a fortiori aux enfants qui rencontrent des difficultés et que « le tout scolaire » met en échec. C'est bien souvent dans d'autres lieux d'excellence que ces élèves fragiles peuvent restaurer leur « image de soi » et faire des apprentissages qui en rendent alors possibles d'autres dans les disciplines dites « fondamentales ».
Elle est d'ailleurs la voie qu'a suggéré le Président de la République dans sa « Lettre aux éducateurs » (p. 29) :
« II ne s'agit pas dans mon esprit d'alourdir encore les horaires d'enseignement qui sont déjà trop lourds... Dans mon esprit, il s'agit au contraire, de redonner à nos enfants le temps de vivre, de respirer, d'assimiler ce qui leur est enseigné. Ce qu'il nous faut retrouver, c'est la cohérence du projet éducatif».

Sortir de la « démarche scolaire » pour favoriser la maîtrise de la culture scolaire.

Pour que tout élève accède au socle commun des connaissances et des compétences, il est nécessaire d'échapper à la logique strictement monodisciplinaire, pour que les connaissances prennent sens en s'ancrant dans la réalité quotidienne et la culture de chaque enfant.
La vraie question est de comprendre pour quelle raison tel ou tel enfant ne trouve pas d'intérêt à
l'acquisition de connaissances que d'autres assimilent sans problème. Outre le souhait de faire plaisir à ses parents ou à ses maîtres qui ne dure qu'un temps, deux bonnes raisons ont pu pendant longtemps stimuler le désir d'apprendre : la perspective de sanctions et la quasi-certitude d'une promotion sociale par l'école. Ces repères ne fonctionnent plus : la sanction n'est plus efficace - quand elle peut être encore infligée - et l'ascenseur social est en panne. Apprendre exige un effort. Il ne peut plus être accompli, de nos jours, que si le jeune discerne ce que pourrait être son avenir et comprend le lien entre la matière enseignée à l'école et la vie. Il n'y a pas d'opposition entre l'école des savoirs et l'école du rêve et de l'envie, car il n'y a pas d'école possible sans motivation.
Cette motivation doit être découverte ou suscitée. Elle peut prendre des formes variées selon la personnalité de l'enfant et le talent qui est le sien. Elle suppose une école ouverte su ce qui l'entoure, et non une école polarisée par ses propres préoccupations.
On retrouve ici encore les intentions de la « Lettre aux éducateurs » (p. 21-22) :
« Pour que le savoir devienne plus vivant, plus concret, il faut ouvrir davantage le monde de l'éducation sur les autres mondes, ceux de la culture, de l'art, de la recherche, de la technique et, bien sûr, sur le monde de l'entreprise qui sera celui dans lequel la plupart de nos enfants vivront un jour leur vie d'adulte... Il ne faut pas que les enfants restent enfermés dans leur classe. Très tôt, ils doivent aller dans les théâtres, les musées, les bibliothèques, les laboratoires, les ateliers. Très tôt, ils doivent être confrontés aux beautés de la nature et initiés à ses mystères. C'est dans les forêts, dans les champs, dans les montagnes ou sur les plages que les leçons de physique, de géologie, de biologie, de géographie, d'histoire, mais aussi la poésie, auront souvent le plus de portée, le plus de signification. Il faut apprendre à nos enfants à regarder aussi bien le chef-d'œuvre de l'artiste que celui de la nature ».....

Ne pas discriminer les élèves en difficulté ou handicapés.

Certaines manières d'envisager la remédiation des différents problèmes rencontrés dans le cadre scolaire peuvent conduire à une sorte de discrimination à l'égard de ces élèves et leur donner l'impression de devoir « payer » doublement pour leurs difficultés ou leur handicap.
Il importe que les heures dégagées servent, certes de manière prioritaire à ces situations, mais pas exclusivement, si l'on souhaite éviter d'en faire des « cas à part ».
Il serait pour le moins curieux, pour ne pas dire aberrant, que le temps scolaire soit raccourci pour les élèves bien adaptés à l'école et à ses exigences tandis qu'il croîtrait pour ceux en délicatesse avec l'école.
La prise en charge des élèves en difficulté, au-delà des 24 heures s'imposant à tous les enfants, ne doit pas être vécue par l'enfant et ses parents comme une pratique pénalisante. Si ces heures devaient être utilisées pour certains élèves comme des «cours de rattrapage» imposés par l'école tandis que leurs camarades devaient au même moment bénéficier d'activités péri ou extra scolaires, l'expérience serait probablement vouée à l'échec. Ces remarques s'appliquent, à plus forte raison, aux stages réservés aux élèves en difficulté pendant les périodes de vacances scolaires.
«Le fait d'isoler un élève ou un groupe d'élèves pour lui apporter une aide spécifique, sans continuité avec les activités conduites en classe, ne ... semble pas constituer une réponse efficace à la difficulté »
(Rapport de la commission du débat sur l'avenir de l'école, 2004, p. 57)......

Dans ce contexte général, l'année scolaire n'est pas l'unité organisatrice du temps scolaire la plus pertinente. Si l'on fait le choix -judicieux- d'inscrire les apprentissages dans la durée, le recours à la notion de cycle s'impose, parce qu'elle présente de nombreux avantages sous réserve que l'on en tire les conséquences pratiques indispensables.
Le cycle est un facteur de souplesse, car il donne à l'enfant le temps d'apprendre. Le cycle résout par sa seule existence une partie des problèmes de redoublement.
Cela suppose de renoncer à une subdivision des programmes en unités annuelles....


Les acteurs de la communauté éducative dans « une école de toutes les intelligences ».

Comme nous avons eu l'occasion de le dire lors de l'audition par la Commission sur le « métier
d'enseignant », «jamais le stress n'a permis de mobiliser quiconque qu'il soit élève, qu'il soit parent, qu'il soit enseignant ».
Même si la faiblesse des performances d'une partie trop importante des élèves est très préoccupante, ce serait succomber à la facilité que d'imputer exclusivement ce constat peu encourageant au tempérament de l'enfant ou à la démission de la famille ou à la maladresse de l'enseignant. Non seulement cela ne résout rien, mais introduit de surcroît le soupçon entre ceux dont la coopération est indispensable au progrès des enfants.
Une école qui permet à tous les élèves de réussir est une école qui ne peut être fondée que sur la
confiance entre les acteurs de la communauté éducative : élèves, enseignants, parents.

Resituer l'évaluation des enseignants dans le cadre du projet d'établissement

L'évaluation de la pratique pédagogique d'un enseignant a certes du sens par rapport aux acquisitions des apprentissages par les élèves. Mais « la performance » d'un enseignant ne saurait s'apprécier seulement par rapport à une norme ; elle doit tenir compte, d'une part des élèves enseignés, de leur bagage culturel, de leur parcours antérieur, d'autre part du projet de l'établissement et des objectifs que s'est donnés l'équipe pédagogique au regard de ces élèves et de leurs capacités. En d'autres termes, l'évaluation doit d'abord chercher à apprécier la valeur ajoutée de l'enseignant.
Si le pari -qu'il faut faire- est de « changer de logique et, d'abord, faire confiance aux maîtres pour
mettre en œuvre les choix pédagogiques qu'ils estiment les meilleurs », le mode d'évaluation des
enseignants doit changer radicalement.
Si l'évaluation est la contrepartie normale et nécessaire de la liberté laissée aux équipes éducatives, cette évaluation doit d'abord être une évaluation collective des équipes avant d'être une évaluation ndividuelle des professeurs…..
L'intervention des inspections sur les cas individuels devrait alors devenir marginale, les inspections s'inscrivant désonnais moins dans une logique de contrôle que dans une logique d'accompagnement des équipes pédagogiques.
Le renouvellement du métier des enseignants que révèlent ces nouvelles modalités de leur évaluation appelle une vigoureuse relance de la politique de formation continue. Il devra aussi impacter le cahier des charges de la formation initiale des maîtres actuellement en pleine mutation.
Personne ne conteste plus que la réussite d'un élève n'est jamais le fruit du travail d'un professeur isolé, si compétent soit-il, mais la récompense de la ténacité d'une équipe d'adultes qui parvient à convaincre le jeune de l'utilité des apprentissages

......

Eric de Labarre
Secrétaire général de l'Enseignement catholique
pour la commission permanente du Comité National de l'Enseignement Catholique (CNEC) "

Ecrit par : catmano | 26 février 2008

Oui, Lucile, et toutes proportions gardées, sans faire de mélanges des genres, je pense qu'un de nos problèmes face aux élèves est aussi un problème de symbole et de représentation. C'est bien à vouloir introduire un prétendu "naturel" avec les élèves qu'on a détruit la représentation symbolique du savoir. Et on voit ce que cela donne.

Ecrit par : Sanseverina | 26 février 2008

Non mais attendez! Il faudra comparer ce qu'aura fait Nicolas Sarkozy avec ce qu'ont fait ou plutôt n'ont pas fait les Présidents de la République précédents. Sous Mitterand, la destruction de l'école a été complète et sous Chirac l'inégalité sociale est devenue insupportable. Alors, comme sur ces deux terrains ça ne pouvait pas être pire, laissons sa chance à celui-ci sans lui trouver à l'avance toutes les tares de la terre.

Ecrit par : Jean | 26 février 2008

""""C'est le néolibéralisme et non l'école qui tue peu à peu le savoir et le désir d'apprendre en promouvant une société de l'image et de l'immédiateté, une société de consommateurs/zappeurs frénétiques ; c'est le néolibéralisme qui détruit peu à peu les dernières parcelles de liberté, d'indépendance et d'esprit critique des citoyens en abolissant la pluralité et le débat d'idée contradictoire. Les véritables coupables : Lagardère & Bouygues et tous ceux qui ont permis l'avènement de l'horreur néolibérale... Bref, les amis du Président. """"
Ecrit par : Jean-Marc Undriener | 25 février 2008

il y avait longtemps qu'on n'avait pas chante l'antienne du complot liberal contre l'ecole.
C'est certainement aussi le neoliberalisme (a propos c'est quoi cet animal la ?) et la mondialisation,( son jumeau heterozygote aurait dit Pierre Chaunu, qui designait ainsi nazisme et communisme) qui ont detruit les apprentissages.
L'embetant c'est que cette descente aux enfers de l'ignorance et de l'abrutissement a commence des la fin des annees 40 aux USA, avec la generalisation de la methode globale et du puerocentrisme constructiviste, et a partir de theories bidon concotees par des braves gens qui se croyaient investis de la mission divine de democratiser la societe par l'ecole...
Ses ravages en France on commence a se faire sentir dans la glorieuse periode post soixante-huitarde ou la doxa marxo-freudienne tenait le haut du pave dans l'intelligentsia.
Ou est votre neoliberalisme, par ailleurs etiquette fourre-tout denuee de toute pertinence ?
la scientologie du pedagogisme est tombee comme la verole sur le bas-clerge breton des deux cotes de l'Atlantique, et la France n'a fait qu'emboiter le pas aux Diafoirus americains.

Tant que perdurera ce magistral contresens que confirme la simple chronologie de ces errements panurgiens, il sera impossible d'y remedier.

Le pedaGOGISME EST UNE IDEOLOGIE, qui en France s'est ancree dans les valeurs et postures de la gauche post soixante-huitarde, ( egalitarisme, anti-elitisme, bourgeoisophobie, illiberalisme, jeunisme, etc...
Aux USA ce fut un autre cheminement ideologique mais le resultat fut le meme car il puisait aux memes racines intellectuelles , qui sont si ouvertement implantees a gauche qu'il ne peut etre l'effet d'un complot de l'oliarchie neoliberale.

un peu de serieux...

quant au derapage verbal de Sarko, c'est infiniment regrettable, certes mais dans le deshonneur porte a la fonction presidentielle il a encore du chemin a faire pour arriver a la cheville de Mitterrand.

Ecrit par : Cadichon | 26 février 2008

"Lisez sur internet, Sanseverina, les propos de Sarkozy dans le Parisien. Je suis désolé de ne pas être tout à fait d'accord avec vous, ce ne sont pas les propos d'un excité et d'un irréfléchi. Quant aux questions d'"image" dans la presse étrangère, vous savez, on y dira tout et son contraire..."

Ecrit par : Jean | 26 février 2008

Parlons-en, justement! La phrase dans laquelle Sarkozy disait regretter s'être énervé et avoir réagi de manière aussi inconséquente a été rajoutée par le rédacteur du "parisien"... Sarkozy ne l'a jamais prononcée!!! Dans la série: "ça continue"...

Je rappelle, pour mémoire donc, les répliques respectives de Jacques Chirac et de Charles de Gaulle à des admonestations comparables à celles dont Sarko a été victime;
-"Mort aux cons"; réponse du général: "vaste programme".

-Espèce de connard"; réponse de Jacquot: "enchanté, moi, c'est Jacques Chirac"...
Pas tout à fait comparable... Non, ce mec, ( notre omniprésident), est vraiment tout petit.
Jean, vous devriez lire: "le courrier international". C'est un vrai journal, contrairement au "plan B".

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 février 2008

"quant au derapage verbal de Sarko, c'est infiniment regrettable, certes mais dans le deshonneur porte a la fonction presidentielle il a encore du chemin a faire pour arriver a la cheville de Mitterrand."

Ecrit par : Cadichon | 26 février 2008

Qui sont les idéologues, déjà???

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 février 2008

Cadichon, essayez de vous trouver un clavier "avé l'assent". C'est "limite illisible", vos messages!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 février 2008

" Pour que tout élève accède au socle commun des connaissances et des compétences, il est nécessaire d'échapper à la logique strictement monodisciplinaire, pour que les connaissances prennent sens en s'ancrant dans la réalité quotidienne et la culture de chaque enfant.

Une école qui permet à tous les élèves de réussir est une école qui ne peut être fondée que sur la
confiance entre les acteurs de la communauté éducative : élèves, enseignants, parents."
Eric de Labarre
Secrétaire général de l'Enseignement catholique

Ecrit par : catmano | 26 février 2008

Amen.
La vulgate pédagogiste, doctrine officielle de la sainte Eglise romaine... qui tient le discours inverse lorsqu'il s'agit de recruter les rejetons de la bourgeoisie locale !
Mais on est dans la "logique" séculaire de l'institution...

Ecrit par : Victor | 26 février 2008

Jean, vous devriez lire: "le courrier international". C'est un vrai journal, contrairement au "plan B".

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 février 2008

Un vrai journal, du groupe Le Monde, avec des gens bien-comme-il-faut comme MM. Colombani et Minc. Leur directeur, Thureau-Dangin, étant candidat à la direction du Monde, il y a peut-êre là une opportunité pour Ph. Val ? Enfin une consécration à la July !

Ecrit par : Victor | 26 février 2008

Serge July est aussi un vrai journaliste...
Si vous saviez qui sont réellement les journalistes du "plan B" et "d'Acrimed"... Je ne vous souhaite pas un régime dans lequel de telles personnes auraient le pouvoir. Mais peut-être rêvez-vous du retour de Robespierre?
Je préfère, personnellement, quelques compromis au stalinisme pur et dur.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 février 2008

-"Mort aux cons"; réponse du général: "vaste programme".

-Espèce de connard"; réponse de Jacquot: "enchanté, moi, c'est Jacques Chirac"...

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 février 2008

Deux épisodes légendaires, très probablement. Remarquez que ce ne serait pas invraisemblable, ni venant de l'un ni venant de l'autre.

Ecrit par : Jean | 26 février 2008

Plan B et Courrier International ,si j'ai bien suivi vos explications aux uns et aux autres , c'est comme Castro et Chavez ?

Ecrit par : bernard | 26 février 2008

.....Daladier chuchote au Bourget où la foule est nombreuse et heureuse pour l'accueillir un mémorable : "Ah les cons, s'ils savaient !..."....
.
Mais il n'y avait pas les portables.Qui sait ,la face du Monde en aurait peur-être été changée !.....
.
De son fils Philippe et non pas d'un portable:
"-Les Français sont des veaux." Il a réellement employé cette expression ?
- Il l'a souvent employée quand il les voyait ne pas réagir ou se considérer comme battus avant même d'avoir engagé le fer. Au début de juin 1940, par exemple, à Londres, à l'hôtel Connaught, à voix basse pour ne pas être entendu des convives qui dînent à la table voisine. Il vient de stigmatiser l'armistice au micro de la BBC. Je le vois alors serrer son couteau nerveusement avant de le reposer avec délicatesse. Puis il me souffle: «Ce sont des veaux. Ils sont bons pour le massacre. Ils n'ont que ce qu'ils méritent. » Quand j'apprenais.......les Français sont comme ça depuis les Gaulois......."""""
...
Remarquez bien :serrer son couteau nerveusement...Une polémique de trois jours en 2008.
Pas zen le grand Charles et pourtant admirable.

Ecrit par : bernard | 26 février 2008

1. La tragédie du Président, Flammarion. mars 2006
2. On peut aussi, dans ce même livre, lire cette phrase : " La France a l’air à la ramasse. Mais observez - là de près. Elle a les jambes écartées. Elle attend désespérément qu’on la baise : ça fait trop longtemps que personne ne l’a honorée" . (p.284).
.
Heureux temps où les sms n'existaient pas .
Est-ce de Chirac,de Royal,de Villepin,de Bayrou ?...
..
de Sarkozy ?

Ecrit par : bernard | 26 février 2008

La vulgate pédagogiste, doctrine officielle de la sainte Eglise romaine... qui tient le discours inverse lorsqu'il s'agit de recruter les rejetons de la bourgeoisie locale !
Mais on est dans la "logique" séculaire de l'institution...

Ecrit par : Victor | 26 février 2008

La vulgate (le discours) est d'inspiration pédagogiste à cause de la domination du "politiquement correct" depuis les années 60,mais la pratique diffère (heureusement ?) du discours.

C'est la même chose pour le scoutisme (scouts de France catholiques et éclaireurs protestants) : discours rousseauïste de surface, mais enseignement explicite quand il s'agit de gréer un dériveur et de descendre une falaise en rappel (ouf, quand même !), mais ce n'est pas la tendance naturelle de la "sainte Eglise" qui est plutôt dogmatique en matière de doctrine et plutôt libérale en matière de pastorale.

Je ne crois pas, comme l'a affirmé quelqu'un sur ce blog il y a déjà un certain temps qu'il y ait un lien d'antécédence entre la doctrine catholique et le pédagogisme. C'est le pédagogisme qui a "contaminé" la doctrine et non l'inverse.

Vous ne pouvez pas imaginer le séisme provoqué par mai 68 dans l'Eglise catholique, notamment en France. Je me souviens d'un dominicain célèbre à l'époque terminant un de ses sermons en s'écriant : "Et maintenant, j'attends les gardes rouges et le saint Esprit !" (sic!). Ca explique( sans les justifier forcément) les réactions des "traditionalistes".

Le catholicisme est naturellement dogmatique et autoritaire, (au détriment de la liberté), alors que le pédagogisme est relativiste, sceptique et libertaire (au détriment de la vérité et des savoirs).

Ecrit par : Robin | 26 février 2008

La vulgate pédagogiste, doctrine officielle de la sainte Eglise romaine... qui tient le discours inverse lorsqu'il s'agit de recruter les rejetons de la bourgeoisie locale !
Mais on est dans la "logique" séculaire de l'institution...

Ecrit par : Victor | 26 février 2008

Jésus vient de naître à Béthléem. Un Franciscain se présente devant la crèche et s'écrie : "Cet enfant nous invite à la douceur, à la charité et à la sainte pauvreté !"

...Un dominicain lui succède : "Cet enfant est le Verbe incarné, le Logos, le Fils unique du Père, né avant tous les siècles..."

Deux Jésuites se présentent à leur tour. Le premier prend Saint Joseph à part et lui dit à l'oreille : "Confiez-nous le petit, on en fera quelque chose !"

L'autre lui donne un coup de coude : "Vous n'y pensez pas, ces gens-là sont trop pauvres !"

Elle est vache, mais l'enseignement public ne fait pas mieux aujourd'hui en matière de "reproduction des élites"...Quant aux Jésuites, ils ont pris le maquis (smiley)

Ecrit par : Robin | 26 février 2008

Deux épisodes légendaires, très probablement. Remarquez que ce ne serait pas invraisemblable, ni venant de l'un ni venant de l'autre.

Ecrit par : Jean | 26 février 2008

L'anecdote concernant de Gaulle (" Vaste programme ! ") est racontée par son gendre, le général Alain de Boissieu.

Ecrit par : Robin | 26 février 2008

De la plus pure veine "pédagogole", ces lignes exaltées pêchées dans le journal d'un syndicat bien meiriolâtre:

"A l'école N... comme au collège Y..., une volonté résolue de donner du sens aux apprentissages est au coeur du projet éducatif.
Elle a conduit chacune des deux équipes à éclater les cadres traditionnels, qu'il s'agisse de la structure classe ou des temps d'apprentissage des élèves.
Pour mieux cibler les besoins et donc renforcer les acquisitions, les deux équipes ont construit des outils d'évaluation des compétences, repères solides pour les enseignants comme pour les élèves, le tout s'appuyant sur une pédagogie différenciée.
Si Y... a choisi de revisiter le service des enseignants pour y inclure le temps de concertation, à l'école N... on joue à fond la carte des cycles."

Ah, les cons finis! Tout l'arsenal bébête et bien-pensant du pédagogisme y est!
Et si, au lieu de se livrer à ce fomalisme délirant et vain et de se gargariser de toutes ces idées creuses, ils se mettaient plutôt à faire de bons cours traditionnels et apportaient quelque chose de substantiel aux élèves? Ce serait une activité trop humble, pas labellisée "innovation". Ce serait le "retour aux vieilles recettes". Pouah!

Ecrit par : Jean | 26 février 2008

"Plan B et Courrier International ,si j'ai bien suivi vos explications aux uns et aux autres , c'est comme Castro et Chavez ?"

Ecrit par : bernard | 26 février 2008

Non, ce que vous décrivez, c'est "le monde diplomatique" et "plan B".

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 février 2008

"Est-ce de Chirac,de Royal,de Villepin,de Bayrou ?...
..
de Sarkozy ?"

Ecrit par : bernard | 26 février 2008

De Villepin.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 février 2008

Vous croyez que c'est normal, j'ai posté un message il y a plus d'une demi-heure et il ne s'affiche toujours pas... Je le remets ou j'attends encore un peu ?

Ecrit par : catmano | 26 février 2008

"Plan B et Courrier International ,si j'ai bien suivi vos explications aux uns et aux autres , c'est comme Castro et Chavez ?"

Ecrit par : bernard | 26 février 2008

Non, ce que vous décrivez, c'est "le monde diplomatique" et "plan B".

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 février 2008

Bref, les deux derniers journaux politiques indépendants (avec Marianne et le Canard... et encore ?). Peut-être Bernard y gagnerait-il quelque chose : ne pas confondre De Gaulle et Sarkozy, 1940 et 2008 ?

Ecrit par : Victor | 26 février 2008

Le Canard et Charlie-hebdo. A ce qu'il me semble, il y a de la publicité dans "Marianne" et "le diplo", et le "Plan B" n'est pas vraiment un journal.
L'absence de publicité est la seule garantie d'indépendance pour un journal.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 février 2008

Plan belge
La première banque Suisse, UBS, aurait perdu trois millions d’Euros ; « mais non ! On a seulement demandé à Johnny Halliday de venir les planquer en France ».

Prévention
Installation d’éthylotests anti-démarrage dans les voitures ; « j’en avais un dans la mienne, mais je l’ai fumé », nous confie Frédéric Beigbeider.

Ecole de grand-papa
Sarko admonesté : « plutôt qu’instaurer le devoir de mémoire à l’école, il vaudrait mieux y rétablir les devoirs tout court ».

Prime time
La croissance économique régresse, à 1,9%. Pour la booster, Jean-Marc Sylvestre serait pressenti pour présenter le 20h.sur Antenne 2.

Tibéri
Aucun candidat ne sera élu aux prochaines municipales dans le cinquième arrondissement, à Paris. En effet, n’y a plus de place pour les bulletins dans l’urne, il y a déjà les électeurs.

Evaluation à deux vitesses
Les sites où les élèves peuvent noter leurs professeurs fleurissent sur le web ; en mars prochain, l’action gouvernementale sera évaluée dans les urnes.

Opérationnel
Dans un discours à Périgueux, Sarkozy annonce le retour à la grammaire traditionnelle dans les écoles primaires ; « j’ai été inspiré par le retour de la division traditionnelle à l’UMP ».

Santé
Pour la presse espagnole, Nicolas Sarkozy a « un ego hypertrophié ». Il a peut-être été soigné avec de l’hormone de croissance contaminée ?

C’est du belge
La mise en exame d’André Santini pour « faux et usage de faux » confirmée. Pourtant, si vous voulez parler de mes havanes, je jure sur la tête de Castro que ce sont des vrais ».

ADN
Jean Sarkozy hué lors d’un meeting à Neuilly ; normal, là-bas, on est traditionnellement contre le regroupement familial.

Astrologie
Eclipse totale de lune dans la nuit de mercredi à jeudi dernier ; « j’ai dit qu’on ne devait plus évoquer ma vie privée », fulmine Nicolas Sarkozy.

Reconversion
Nicolas Sarkozy réclame le retour à la télévision d’hier ; ouf, Jean-Marie Cavada et Dominique Baudis, deux centristes de moins en politique.

Laïcité
Emmanuelle Mignon déclare : « les sectes sont devenues un non problème en France ». Et elle ajoute : « encore moins en ce moment, vu l’état actuel du PS ».

Dépression
Fidel Castro lâche le pouvoir à Cuba : « Depuis la mort de Pierre Lambert, je n’ai plus de goût à rien ».

Ile de beauté
Encore un tribunal mitraillé à Ajaccio : « Muhammar Khadafi déclare : « je n’y suis pour rien ! J’ai du sang corse, mais au figuré seulement ».

Clown
Philippe Douste-Blazy touchera un Euro symbolique annuel pour ses nouvelles fonctions à l’ONU ; « ceu n’est pas avequeu ça queu je vais m’acheter eu un nouveau maillot de bain », se lamente t-il.

Distinction
Aucune nomination pour Astérix à la cérémonie des Césars.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 février 2008

Je préfère, personnellement, quelques compromis au stalinisme pur et dur.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 février 2008

Quelques compromis ? Vous êtes optimiste, mais on peut avoir les noms ?

Ecrit par : Victor | 26 février 2008

L'absence de publicité est la seule garantie d'indépendance pour un journal.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 février 2008

Comme dans la Pravda ?

Ecrit par : Victor | 26 février 2008

Je ne fais que passer…
Mais je rappelle ces deux vers de Cyrano, à l'acte I :

"Le Vicomte : Maraud ! Faquin ! Butor de pied plat ridicule !
Cyrano : Ah ? Et moi Hercule Savinien de Cyrano de Bergerac.'

On vient de me dire que confronté à une insulte du même tonneau — l'un de ces "connards" que tout homme politique (et tout prof, comme nous le savons désormais) doit se résigner à entendre siffler à ses oreilles, Chirac avait répondu, parodiant Cyrano : "Enchanté… Moi, c'est Jacques Chirac."

Je suis un peu étonné qu'un homme politique aguerri — ou supposé l'être — n'ait pas un réservoir de répliques médiatiques pour ce type de situations. Ou alors le rhétoricien en chef de l'Elysée n'exerce son art qu'à l'écrit, au lieu d'entraîner aussi son boss à l'oral ?

Peut-être a-t-il besoin d'un répétiteur… Il y a ici même tout un tas d'enseignants aptes aux leçons de morale et de politesse…

Salut à toutes et à tous…
JPB

Ecrit par : brighelli | 26 février 2008

Au secours, monsieur Brighelli, la machine est détraquée ! Je fais le code tout bien comme il faut, elle me dit poliment que tout s'est bien passé et mon message n'apparaît pas !

Ecrit par : catmano | 26 février 2008

@ Catmano,
c'est qu'il y a bousculade sur le blog ; normalement ça finit par sortir... quand Ch. Sibille est à table ou lit Charlie ;-) !

Ecrit par : Victor | 26 février 2008

La captcha ! C'est terrible... Ah, la sécu... La sécu partout !!!

Ecrit par : Sergio | 26 février 2008

Comme dans la Pravda ?

Ecrit par : Victor | 26 février 2008

Oui mais là jujstement il en faudrait, de la publicité... Sans quoi y a rien à lire...

Ecrit par : Sergio | 26 février 2008

Terrible! Ma fille reçoit aujourd'hui deux lettres.
La première d'une ancienne camarade de classe agée de treize ans et demi, redoublante de cinquième. Sur dix petites lignes sans intérêt, dix fautes, certaines gravissimes du genre "si ta" en place de "si tu as". Elle explique qu'elle n'a guère le temps d'écrire car elle travaille beaucoup pour avoir un bon bulletin et... que, le week-end, elle va voir ses copines!!!
La deuxième de sa jeune correspondante sénégalaise, dix ans, élève de CM2: deux pages, extrêmement vivantes, sans une seule faute et deux cartes postales commentées avec sagesse et savoir. La petite explique qu'elle prépare d'arrache-pied le certificat de fin d'études élémentaires et l'examen d'entrée en sixième. Elle s'inquiète de son niveau insuffisant en expression écrite qui pourrait la faire échouer!

Ecrit par : dobolino | 26 février 2008

Gloire éternelle à Foucambert, dobolino, le premier à avoir dit qu'il suffit que les enfants reconnaissent la silhouette des mots et à avoir étranglé la méthode raisonnable de lecture qui prévalait avant et qui est restée celle des petits Africains, et gloire aussi à tout le lobby des "sciences de l'éducation" qui, depuis plus de vingt ans, a multiplié les efforts pour démolir l'enseignement du français en France.
Et pourtant, quand Laurent Lafforgue et Liliane Lurçat publient un livre qu'ils intitulent "La Débâcle de l'Ecole", cela fait encore ricaner; on dit qu'ils exagèrent.
La vérité, c'est qu'il est absolument anormal qu'un enfant qui entre en 6ème fasse tellement de fautes d'orthographe. On en admettrait quelques unes, comme il peut arriver aux adultes d'en faire. Mais en cinq années d'école primaire, on a largement le temps d'apprendre correctement le français aux élèves. C'est exclusivement une affaire de méthode pédagogique. Quand Nicolas Sarkozy dit, dans le Parisien, qu'il se fiche que ce soit la méthode globale ou la méthode analytique, c'est qu'il n'a pas vu de ses propres yeux les dégâts épouvantables causés par la méthode globale (ou semi-), et il faut espérer que les associations qui la combattent sauront faire remonter les informations jusque sur son bureau. Pour en finir avec la crise de l'enseignement du français, il n'y a pas d'autre issue que d'"en revenir aux vieilles recettes", ce qui fait tordre le nez de Mme Royal.

Ecrit par : Jean | 26 février 2008

Ben oui, mais mon commentaire, il n'est toujours pas là... Ça me tracasse ce truc-là. Il va finir par arriver, mais quand ?
A ce moment-là, JPB ouvrira un autre sujet et toc, mon truc sera enterré.

Ecrit par : catmano | 26 février 2008

Non mais attendez! Il faudra comparer ce qu'aura fait Nicolas Sarkozy avec ce qu'ont fait ou plutôt n'ont pas fait les Présidents de la République précédents. Sous Mitterand, la destruction de l'école a été complète et sous Chirac l'inégalité sociale est devenue insupportable. Alors, comme sur ces deux terrains ça ne pouvait pas être pire, laissons sa chance à celui-ci sans lui trouver à l'avance toutes les tares de la terre.

Ecrit par : Jean | 26 février 2008

Je suis convaincu que pour l'un comme pour l'autre ça peut être pire.
Sarkozy n'a pas fini son quinquennat.
(De la même manière que les élèves qui rentrent en 6ème n'ont pas terminé leurs études, d'après une anecdote qui revient de temps à autre sur ce blog.)

Ecrit par : Pat | 26 février 2008

A sa décharge, il a toujours manifesté une fidèle répulsion pour le charabia "pédago", sans toutefois aller jusqu'à renvoyer le Père Meirieu, son conseiller, sur le poste d'obscur instituteur dans le Midi qu'il n'aurait jamais dû quitter.

Ecrit par : Jean | 26 février 2008

Vous pensez donc qu'il serait moins nuisible devant les élèves ?

Ecrit par : Pat | 26 février 2008

Au moins il saurait de quoi il a parlé pendant vingt ans sans savoir!
Et puis, surtout, il serait payé pour être utile, ce qui n'est pas le cas actuellement!

Ecrit par : Jean | 26 février 2008

"On vient de me dire que confronté à une insulte du même tonneau — l'un de ces "connards" que tout homme politique (et tout prof, comme nous le savons désormais) doit se résigner à entendre siffler à ses oreilles, Chirac avait répondu, parodiant Cyrano : "Enchanté… Moi, c'est Jacques Chirac."
JPB

Ecrit par : brighelli | 26 février 2008

Oui, Jean-Paul. C'est moi qui ai cité cette anecdote, un peu plus haut.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 février 2008

"Comme dans la Pravda ?"

Ecrit par : Victor | 26 février 2008


Si vous lisiez réellement "le plan B" et "Charlie", vous verriez sans coup férir lequel ressemble le plus à "la Pravda".

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 février 2008

Jean, ne mélangez pas tout! Personne ne se réclame plus de Foucambert depuis bien longtemps. Mais je me demande si vous l'ignorez, ou si vous faites semblant?

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 février 2008

Bien sûr, bien sûr, Hugo est un des précurseurs les plus reconnus de la droite moderne! :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 février 2008


Sur le début de sa carrière politique, certainement.
Victor Hugo a commencé sa carrière de parlementaire bien à droite...Il était encore assez centriste en 1851 avant que LNB ne fasse son 2 décembre. Finalement, c'est son opposition à l'empereur qui en fait aujourd'hui un écrivain de gauche.
Et comme la droite sarkozyste a un petit air de Guizot et son "enrichissez-vous !", ça ne colle pas si mal, finalement...

Ecrit par : David Desgouilles | 26 février 2008

Pour changer de sujet et m'adressant aux professeurs de CPGE, que vaut l'option théâtre proposée par quelques hypokhâgnes?

Ecrit par : dobolino | 26 février 2008

Pas prof de CPGE, mais élève d'une CPGE qui offre l'option théâtre au moment où l'option s'est ouverte (cela fait donc déjà quelques années), je crois que cette option vaut autant que les autres options, et autant que les autres options artistiques en particulier.
Elle offre une étude essentiellement théorique du théâtre (pas au sens où le théâtre serait vu sans rapport à la pratique, mais parce qu'il n'y a pas de pratique théâtrale proprement dite).
Les premiers cycles de l'université étant ce qu'ils sont, il est probable que la formation en "études dramatiques" est certainement de meilleur niveau qu'à la fac. Et elle a évidemment l'avantage d'être associé à une formation également solide dans les autres matières.
L'option s'adresse donc , me semble-t-il, à d'excellents élèves par ailleurs passionnés de théâtre, et qui souhaitent recevoir une excellente formation théorique sur le théâtre (comme ils en recevront une sur la littérature, la philosophie, etc.).
Comme je l'ai dit en commençant, je ne connais cette option que de relativement loin, et d'autres en savent certainement plus que moi, j'espère seulement ne pas avoir dit de bêtises.

Ecrit par : Pat | 26 février 2008

Oui, Jean-Paul. C'est moi qui ai cité cette anecdote, un peu plus haut.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 février 2008

Quelle culture!

Ecrit par : Jean | 26 février 2008

Jean, ne mélangez pas tout! Personne ne se réclame plus de Foucambert depuis bien longtemps. Mais je me demande si vous l'ignorez, ou si vous faites semblant?

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 février 2008

Quelle mauvaise foi!

Ecrit par : Jean | 26 février 2008

En tout cas, pour mon département, si on nous a bien bassinés avec Foucambert, il y a quelques années (1991 et 1992, si mes calculs sont exacts), actuellement, c'est Christophe qui a raison, Jean, on ne nous parle absolument plus de ce monsieur, ni des ses "méthodes" d'apprentissage de la lecture.
Le dernier qui a eu l'honneur d'intervenir deux années de suite en animations pédagogiques obligatoires, c'est Chauveau.

Ecrit par : catmano | 26 février 2008

Si Foucambert est mort, en tout cas son fantôme bouge beaucoup : tapez le susdit nom sur Google et accrochez-vous !
Même mamie Charmeux sort beaucoup ; les malheureux instits des écoles proches de sa résidence de campagne font encore les frais de ses expériences et de ses précieux conseils, sur recommandation des IEN locaux, bien entendu.
Comme dirait Loublan (salut Jérémy !), CQFD...

Ecrit par : Victor | 26 février 2008

Cadichon, essayez de vous trouver un clavier "avé l'assent". C'est "limite illisible", vos messages!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 février 2008

Je regrette l' inconfort passager que je vous inflige par cette forme inadequate, dont la responsabilite incombe a l'incompetence crasse de France Telecom et a sa camelote de Livebox. Dans un pays normalement constitue, ces charlots auraient fait faillite de puis belle lurette.

Cette faiblesse dans la forme me semble bien peu de choses, pourtant, en regard du contenu de ma prose qui vous donne si souvent de l'urticaire.
J'essaie quand je le peux d'ecrire sur le blog hors de chez moi, quand j'ai acces a l'Internet, mais je crains de ne pas pouvoir faire mieux tant que je suis en France, c-a-d- jusqu'au lendemain des municipales.

Ma prose sans assent est une promenade de sante, me semble-t-il, en regard aussi de ces copies torchonnees, truffees de fautes, et dont je me farcis la lecture dans les quotidiens nationaux et regionaux et les hebdomadaires.

Et je ne parle pas des fautes de grammaire impardonnables dans le langage quotidien de mes compatriotes, qui elles sont permanentes. Leurs auteurs ont tous plus de 50 ans et n'ont meme pas l'excuse d'etre passes par les ecoles de l'ignorance.

Entre l'epidemie de phrases du style "la robe que ma soeur a mis", et celle des "un espece de" il y a vraiment de quoi vomir.

Tout aussi grave, tiens, le cas indecrottable d'une recrue des IUFM, candidate sur la liste pour laquelle j'oeuvre en ce moment, dans mon patelin. Elle refuse que l'on inscrive "institutrice" et exige "professeur des ecoles", sous son nom sur le bulletin de vote, mais ce titre ronflant ne l'empeche pas de se voir interdite d'ecriture sur le site Internet de sa liste, car l'etalage de sa dysorthographie galopante porterait gravement atteinte a la credibilite des 18 autres.
Pauvres eleves de CE2, je tremble d'effroi quand je pense a ce qu'elle peut bien leur enseigner...


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Jean, ne mélangez pas tout! Personne ne se réclame plus de Foucambert depuis bien longtemps. Mais je me demande si vous l'ignorez, ou si vous faites semblant?

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 février 2008

Voulez vous que je vous cite les noms de tous les adorateurs vivants et bien actifs de Fourcambert? Ce serait une punition trop terrible et je vous l'epargnerai. La liste de leurs noms et fonctions est tellement longue qu'ecrite sans assents, elle vous serait par trop intolerable. Vous ne meritez pas un tel supplice.

Ecrit par : Cadichon | 27 février 2008

Vous pensez donc qu'il serait moins nuisible devant les élèves ?

Ecrit par : Pat

Il nuirait à vingt ou trente enfants à la fois. Au lieu de plusieurs millions.

Ecrit par : Moot | 27 février 2008

Du bouquin que je suis en train de lire (Universite, la grande illusion, pages 90-91)je tire ces lignes, signees Piere Jourde qui a edite ce recueil d'essais. Le livre est un enieme constat implacable du delabrement du systeme scolaire, de la maternelle a l'universite. La reforme Darcos ne peut que faire mieux puisqu'elle prend le contre-pied de celles qui nous ont conduits a cette debacle.

"Un etudiant moyen en lettres de 19 ans ne fait plus la difference entre "marchait", "marchez", "marche" (nota:accent aigu)ou "marcher". Il est titulaire du baccalaureat. On lit courramment dans les copies:"il a declarait" ou "les gens richent". Bref la production ecrite de cet etudiant ordinaire ressemble de plus en plus a celle d'un eleve mediocre de CM2....En mathematiques beaucoup echouent aux examens parce qu'ils ne comprennent pas les termes francais employes dans l'enonce. Reciproquement,le professeur ne comprend pas une grande partie des copies qu'il lit, redigees dans une bouillie verbale. Mais le niveau monte. Quiconque dira le contraire est un reactionnaire crispe sur une conception desuete du savoir."

Probleme de ce livre qui contient par ailleurs des analyses pertinentes: il cite avec certaine complaisance les travaux de deux pompiers pyromanes: Passeron et Bourdieu qui apres avoir inspire et cautionne les pires derives viennent pontifier, qui sur la Reforme de l'universite, qui sur les "Diagnostics et remedes urgents pour une universite en peril".

De la a penser que les loups ne se mangent pas entre eux...

Peccato!

Ecrit par : Cadichon | 27 février 2008

"Voulez vous que je vous cite les noms de tous les adorateurs vivants et bien actifs de Fourcambert? Ce serait une punition trop terrible et je vous l'epargnerai. La liste de leurs noms et fonctions est tellement longue qu'ecrite sans assents, elle vous serait par trop intolerable. Vous ne meritez pas un tel supplice."

Ecrit par : Cadichon | 27 février 2008

Foucambert est reclus dans son coin, il n'édite plus que des revues extrêmement confidentielles, et, comme cela sera vraisemblablement le cas pour pour Sarko, ses "adorateurs" se sont évanouis une fois leurs yeux ouverts! Il y a d'ailleurs quelques similitudes dans les personnalités de ces deux individus!
Ceci-dit, vous avez raison, Cadichon! Il faut se méfier des grands communicateurs!

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 février 2008

"Un etudiant moyen en lettres de 19 ans ne fait plus la difference entre "marchait", "marchez", "marche" (nota:accent aigu)ou "marcher". Il est titulaire du baccalaureat. On lit courramment dans les copies:"il a declarait" ou "les gens richent". Bref la production ecrite de cet etudiant ordinaire ressemble de plus en plus a celle d'un eleve mediocre de CM2....En mathematiques beaucoup echouent aux examens parce qu'ils ne comprennent pas les termes francais employes dans l'enonce. Reciproquement,le professeur ne comprend pas une grande partie des copies qu'il lit, redigees dans une bouillie verbale. Mais le niveau monte. Quiconque dira le contraire est un reactionnaire crispe sur une conception desuete du savoir."

Ecrit par : Cadichon | 27 février 2008

Pure polémique, et amalgame, encore une fois; vous confondez "cas extrême" et "cas moyen", en essayant de nous faire croire que tous les étudiants en lettres sont des abrutis illettrés.

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 février 2008

"Voulez vous que je vous cite les noms de tous les adorateurs vivants et bien actifs de Fourcambert? "

Ecrit par : Cadichon | 27 février 2008

Il y a aussi des "r" en rab, sur votre clavier? Ou bien est-ce un "lapsi", ou un trait d'humour sur la déformation de son nom??? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 février 2008

"Oui, Jean-Paul. C'est moi qui ai cité cette anecdote, un peu plus haut.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 février 2008

Quelle culture!

Ecrit par : Jean | 26 février 2008 "

Mais non, Jean, simple question de réactivité! N'est-ce pas, après tout, la vertu cardinale de notre omniprésident- votre idole?

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 février 2008

Je vous dis que la machine à modérer les longs textes est cassée ! "Tampis", comme l'écrivent couramment mes jeunes collègues que je lis sur les forums, j'essaie de faire passer mon message autrement.
Première partie :
Ça y est, j’ai fini ce que je voulais faire depuis que j’avais imprimé le projet des nouveaux programmes qui devrait être soumis incessamment sous peu à consultation.

Afin de juger de leur réalisme en vingt-quatre heures chrono, je me suis livrée à un petit comparatif entre ce projet et les programmes de 1985 (programmes Chevènement) qui furent les plus exigeants de ceux que j’ai eu l’honneur de mettre en pratique dans mes classes.
Contrairement à mes vieilles habitudes, j’ai cette fois surtout travaillé sur le cycle 3 (CE2, CM1, CM2) et particulièrement sur les parties consacrées à la Culture scientifique et technologique et à la Culture humaniste puisque horaires et programmes de Français sont les mêmes dans les deux programmes et que les Mathématiques, dont les programmes sont aussi identiques, n’ont perdu qu’une heure par semaine.

Avant de livrer mes conclusions, j’aimerais toutefois dire un mot aux rédacteurs de la partie Education physique et sportive. En effet, je pense qu’il serait bon de corriger deux ou trois petites coquilles qui peuvent porter à croire que d’une part vous ne savez pas que ce cycle se déroule sur trois ans (« la pratique des activités est organisée sur les deux années du cycle ») et que d’autre part vous maîtrisez mal l’utilisation de la préposition « à » (« réaliser un parcours d’actions diverses [en] rollers, [en] vélo, [en] ski »).

Passons donc au vif du sujet. Pour information, si mes calculs sont bons et si l’horaire de langue vivante n’est pas intégré aux 8 heures de Français comme précédemment, mes collègues de cycle 3 disposeront à la rentrée de 5 h 30 par semaine à répartir entre les activités de « Culture scientifique et technologiques », « Culture humaniste », « Techniques usuelles de l’information et de la communication », « Pratiques artistiques et histoire des Arts » et « Education civique et morale » alors que leurs prédécesseurs de 1985 à 1989 disposaient de 8 heures, soit un déficit de 90 heures pour l’année scolaire.
Nous sommes donc en droit de penser que les programmes consacrés plus particulièrement aux matières que nous avons l’habitude d’appeler Sciences, Technologie, Histoire et Géographie ont forcément été allégés par rapport à ceux de 1985.
Qu’en est-il réellement ?

Ecrit par : catmano | 27 février 2008

Deuxième partie :
En Sciences et Technologie, nous remarquons au contraire que seuls ont disparu les fuseaux horaires, les marées, les phases de la Lune et l’évolution des vivants, et qu’en revanche, on a ajouté les lumières et les ombres, les risques liés aux volcans et séismes pour les sociétés humaines, le maintien de la qualité de l’eau, les pollutions de l’air, la réduction, la réutilisation et le recyclage des déchets, l’évolution d’un environnement géré par l’Homme (la forêt), l’importance de la biodiversité, les sources d’énergie des moyens de transport et les règles de sécurité et dangers de l’électricité.

En Histoire, le programme me semble sensiblement le même bien que les termes aient changé. Les nouveaux programmes sont beaucoup plus précis que ceux de 1985 sur les éléments que doivent comporter les études des différentes périodes. Certains termes ont disparu : Celtes, Germains, Philippe Auguste, Louis XI, nouveaux mondes (remplacés par empires coloniaux), la Réforme, les guerres de Religion (remplacées par « catholiques et protestants »), le Classicisme, la France, grande puissance colonisatrice et mondiale, la décolonisation. D’autres sont apparus : l’Islam, la traite des Noirs et l’esclavage.
En revanche, les nouveaux programmes donnent une liste exhaustive de 36 dates ou personnages « clés » de l’Histoire de France à connaître.
N’étant pas spécialiste, je me garderais de juger de la pertinence des ajouts, des retraits ainsi que du choix des dates et personnages clés et laisse ce rôle à des personnes plus qualifiées que moi.

En Géographie, la présentation est à nouveau plus précise, mais sous des termes différents, les programmes se ressemblent énormément. Ont néanmoins été ajoutés aux programmes de 1985 les points suivants : un sujet d’étude (l’eau dans la commune ou le traitement des déchets), les pays de l’Union européenne, les principales villes de France et d’Europe, les territoires français et la langue française dans le monde, l’Union européenne et l’étude des principaux caractères géographiques d’un ou deux de ses Etats (en fonction de la langue vivante étudiée dans la classe). Rien n’a été ôté des exigences de 1985.

Par ailleurs, on remarquera quand même dans l’introduction du programme de Culture scientifique une petite concession faite à la « Main à la Pâte » malgré les garanties données sur une liberté pédagogique pleine et entière lors du préambule : « ... les connaissances et les compétences sont acquises dans le cadre d’une démarche d’investigation qui développe la curiosité, la créativité, l’esprit critique et l’intérêt pour le progrès scientifique et technique ».

Ecrit par : catmano | 27 février 2008

Troisième et dernière partie :
Conclusion : Il est vrai qu’il est possible d’aller plus vite que ce à quoi les programmes de 1989, 1995 et 2002, remaniés 2007, nous ont habitués. En effet, il n’est pas nécessaire de perdre des heures en études de documents parfaitement stériles pour une énorme majorité des élèves (dans ma classe, sur 23 enfants, un seul a la culture générale nécessaire pour tirer des conclusions simples de la lecture ou de l’observation d’un texte, d’une image ou d’une carte et je ne pense pas que les élèves de ma collègue, plus âgés, soient très nombreux non plus à être capables de se livrer à ce type d’exploit).
En revanche, même si l’on partage très inégalement les 5 h 30 et que l’on réduit à la portion congrue les TICE, les Arts et l’Education civique et morale en n’octroyant à chacune de ces matières qu’une heure par quinzaine, il reste 3h30 par semaine, ceci bien sûr sans tenir compte des 15 minutes de récréation par demi-journée qui normalement doivent être réparties équitablement entre toutes les matières. En corrigeant l’horaire par le retrait de 1/12 que représentent les récréations, il reste à peine plus de trois heures pour ces matières.
Cela voudrait-il dire que nous ne devons qu’effleurer tout cela ? Est-ce une bonne habitude à donner à nos élèves que de les habituer à « zapper » quelques minutes par semaine de « zones industrialo-portuaires » en « conflits et échanges en Méditerranée », d’ « évolution d’un milieu géré par l’Homme » en « modes de reproduction des êtres vivants » ?

Et je finirai ma conclusion par cette revendication : « Rendez-nous nos 27 heures, pour tous nos élèves, donnez-nous quelques années pour leur inculquer les notions que vous avez prévues dans vos programmes, aidez les plus fragiles d’entre nous à prendre (ou reprendre) de bonnes habitudes de travail, une capacité à sérier les problèmes et à choisir parmi les méthodes en vigueur celles qui ont fait les preuves de leur efficacité et vous n’aurez bientôt plus besoin de prévoir des heures de soutien pour tous les « dys-quelque-chose » que l’Education Nationale a fabriqués durant ces vingt dernières années. »

Ecrit par : catmano | 27 février 2008

Merci, Catmano, d'apporter toutes ces précisions. J'avais souligné, de manière extrêmement grossière, ici-même, il y a cinq jours, les déficits dans certaines disciplines qu'entraînaient immanquablement les nouvelles directives mais, là, vous les pointez du doigt de manière irréfutable.

Par contre, il faudra que vous m'expliquiez en quoi, appliquée avec raison, la phrase suivante vous pose quelque problème que ce soit:

« ... les connaissances et les compétences sont acquises dans le cadre d’une démarche d’investigation qui développe la curiosité, la créativité, l’esprit critique et l’intérêt pour le progrès scientifique et technique ».

Ecrit par : catmano | 27 février 2008

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 février 2008

Pour changer de sujet et m'adressant aux professeurs de CPGE, que vaut l'option théâtre proposée par quelques hypokhâgnes?

Ecrit par : dobolino | 26 février 2008

Si ton fiston était un matheux, il existe des options théatre-études dans certaines INSA, avec théorie ET pratique.
Mais veut-il envisager une école d'ingénieurs ?

Ecrit par : yann | 27 février 2008

Par contre, il faudra que vous m'expliquiez en quoi, "appliquée avec raison", la phrase suivante vous pose quelque problème que ce soit:

« ... les connaissances et les compétences sont acquises dans le cadre d’une démarche d’investigation qui développe la curiosité, la créativité, l’esprit critique et l’intérêt pour le progrès scientifique et technique ».

Ecrit par : catmano | 27 février 2008

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 février 2008

Toute la nuance vient de ces trois mots "appliquée avec raison"...

D'autres parts, quels peuvent être les recourts quand on constate que les matières détaillées par Catmano ne sont pas du tout enseignées dans la classe que fréquente votre enfant?
Quand on voit ce que l'on voit, on est parfois pris de vertige devant le vide sidéral qu'on offre aux élèves dans certaines classes....

Ecrit par : Maminou | 27 février 2008

N'est-ce pas, après tout, la vertu cardinale de notre omniprésident- votre idole?

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 février 2008

Ce n'est pas plus mon idole que la sainte Greluche n'est la vôtre - du moins je suppose.

Ecrit par : Jean | 27 février 2008

Par contre, il faudra que vous m'expliquiez en quoi, "appliquée avec raison", la phrase suivante vous pose quelque problème que ce soit:

« ... les connaissances et les compétences sont acquises dans le cadre d’une démarche d’investigation qui développe la curiosité, la créativité, l’esprit critique et l’intérêt pour le progrès scientifique et technique ».

Ecrit par : catmano | 27 février 2008

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 février 2008

Toute la nuance vient de ces trois mots "appliquée avec raison"...
Ecrit par : Maminou | 27 février 2008

Merci Maminou, je n'avais pas vu le "appliquée avec raison".
Bon, ça ne fait rien, je réponds quand même. En trois parties, je n'aime pas la machine à code.

Première partie :
Ce qui me gêne, c'est l'obligation de suivre la démarche "La main à la pâte" : représentations initiales, expérimentations, hypothèses, vérification, conclusion.
Pour l'avoir très longtemps pratiquée dans mes classes et pour l'avoir abandonnée au profit d'une démarche plus explicite (leçon, explication, expérimentation sous forme de "preuve"), j'ai pu vérifier à quel point la première favorisait les "bons", ceux qui regardent les émissions scientifiques pour enfants et lisent des documentaires accompagnés d'un adulte pour commenter, expliquer, faire voir.
Deux petites anecdotes en plus de celle que JPB a colporté dans toutes les bonnes émissions (celle de mon Thotho et de son "Eh beh, si tu le sais, t'y as qu'à nous le dire, ça ira plus vite !") pour prouver que la « leçon de choses » permet tout aussi bien, si ce n’est mieux, d’engager les jeunes élèves dans une démarche scientifique et ne nuit en rien à leur créativité :

L'année dernière, nous avons étudié les leviers. J'avais écrit au tableau la leçon suivante :
"A la balançoire à deux, la poutre de bois appuis sur un pilier vertical. Cette balançoire utilise le principe du levier. Le pilier vertical est le point d'appui du levier.
Avec un levier, nous pouvons soulever de lourds objets, mais il faut que nous placions le point d'appui très près de l'objet à soulever. Plus le point d'appui est proche, moins l’effort est important. »
Nous avions bien sûr commenté (sans aller voir pour la balançoire afin de « travailler le langage d’évocation », comme le suggèrent les programmes 2002) et expérimenté le principe du levier en faisant soulever mon énorme bureau (modèle directeur années 50, bois massif et montants métalliques) plein à craquer par la plus « freluquette » des élèves de Grande Section, celle qui, lorsqu’elle lançait une balle lestée, réussissait péniblement à la projeter à cinquante centimètres de ses pieds. Un long dialogue s’était alors développé entre les élèves avec prise de parole, écoute mutuelle, prise en compte des interventions précédentes, respect du thème abordé, un bonheur de pédagogie active !
Au cours des récréations suivantes, la fameuse « balançoire à deux » a été prise d’assaut par une bande de « cycles 2 » qui se relayaient sur l’un des deux sièges et près de la barre verticale qu’ils appelaient doctement le point d’appui. Chacun y allait de son petit commentaire, ils comparaient leurs tailles, leurs mensurations pour vérifier si Machin était bien plus lourd que Truc, si Bidule et Chose feraient le poids en face de Duschmoll, et ainsi de suite.

Ecrit par : catmano | 27 février 2008

La suite de la leçon évoquait les ciseaux et la façon dont il fallait procéder pour couper des objets plus épais que la simple feuille de papier. Bien mal m’en a pris, les jours suivants toutes les activités nécessitant du découpage ont été bien plus longues que d’habitude, les élèves ayant tendance à se regarder découper et à étudier longuement la façon dont les lames mordaient le papier. Il a fallu que je leur fournisse des échantillons de carton de plus en plus épais pour qu’ils puissent vérifier si cela marchait.
Comme la dernière partie de la leçon parlait de différents outils utilisant le principe du levier, nous eûmes droit à un inventaire interminable de tous les bidules machins choses que ma liste avait omis de citer. Certains voulaient même que nous ressortions la leçon pour la compléter.

La seconde anecdote n’a pas de rapport précis avec une leçon en particulier mais peut montrer, selon moi, que la méthode « explicite » ne nuit en rien à la créativité, à l’esprit critique et à l’intérêt pour l’expérimentation.
Cet automne, nous avons eu une nuit de gel assez précoce, à l’époque où le mûrier platane de la cour avait encore toutes ses feuilles, bien vertes. A la récréation du matin, celles-ci se sont mises à tomber, l’une après l’autre, comme des gouttes d’eau.
Aussitôt, deux petites filles de CP se sont approchées, très intriguées. La discussion allait bon train, pourquoi, comment, peut-être que, ou alors que... En même temps, elles ramassaient les feuilles qu’elles empilaient soigneusement.
Un, puis deux, puis une dizaine de gamins et gamines de cinq, six et sept ans les ont rejointes, ajoutant leurs commentaires à ceux des deux petites.

Ecrit par : catmano | 27 février 2008

Troisième partie :
Comme ils étaient très nombreux, ils ont trouvé que les feuilles ne tombaient pas suffisamment vite et ont décidé d’aider un peu ce pauvre arbre à se dépouiller. L’organisation s’est vite mise en place, les plus grands juchés sur des pneus empilés décrochaient les feuilles, les plus petits leur tenaient les jambes et les pieds pour les aider à garder leur équilibre, des escaliers de pneus ont été construits scientifiquement afin de garantir la sécurité des cueilleurs, on testait la résistance de chaque branche avant de s’y accrocher, aidés par les commentaires du personnel au sol qui scrutait l’arbre pour y repérer les branches maîtresses, un chef de chantier de sept ans coordonnait le travail et distribuait les tâches aux nouveaux venus qui continuaient d’arriver.
La fin est un peu triste, au moins pour tous les moins de sept ans qui liront cette histoire. Les enfants avaient en effet conçu le projet grandiose de garder ces feuilles, vertes mais sèches, dans le but de faire brûler le Carmentran dignement, avec un matériau de choix, collecté avec passion, lors du prochain Carnaval.
Nous avons été obligées de les faire bêtement redescendre au niveau du trivial principe de réalité des adultes, leur expliquant que nous ne pouvions pas conserver ces feuilles pendant quatre ou cinq mois, que d’ici là la pluie, le vent, les gels successifs leur auraient fait perdre leur belle couleur verte, les auraient dispersées et qu’il valait mieux s’en débarrasser tout de suite.

Des anecdotes comme celles-ci, j’en ai des dizaines dans ma classe, sur tous les sujets du programme de sciences et technologie, d’histoire, de géographie (euh, souvent de cycle 3, le programme, celui de cycle 2 est si court que nous en avons vite fait le tour). Elles montrent toutes la même chose : les élèves de cinq à sept ans peuvent, sur commande, s’intéresser à n’importe quel point du programme que l’enseignant choisit d’exposer, ils ont une mémoire d’éléphant et sont capables plusieurs mois plus tard de « réciter » un texte simplement lu plusieurs fois en classe ; cette démarche, qui au début déstabilise énormément les « nombrils du monde », leur permet au bout de quelques semaines d’enfin se défaire d’une partie de leur toute-puissance imaginaire et de les faire entrer dans ce fameux principe de réalité et, aux dires de tous les parents, même ceux que cela déstabilise énormément parce qu’ils se voient obligés de répondre tout à coup à des questions sans fin, elle fait partie de ce que les élèves préfèrent dans leurs journées de classe.

Ecrit par : catmano | 27 février 2008

La sainte greluche a fait des siennes en Poitou-Charentes contre son premier adjoint.

Ecrit par : bernard | 27 février 2008

Rendez-nous nos 27 heures, pour tous nos élèves, donnez-nous quelques années pour leur inculquer les notions que vous avez prévues dans vos programmes, aidez les plus fragiles d’entre nous à prendre (ou reprendre) de bonnes habitudes de travail, une capacité à sérier les problèmes et à choisir parmi les méthodes en vigueur celles qui ont fait les preuves de leur efficacité et vous n’aurez bientôt plus besoin de prévoir des heures de soutien pour tous les « dys-quelque-chose » que l’Education Nationale a fabriqués durant ces vingt dernières années. »

Ecrit par : catmano | 27 février 2008

Bien d'accord avec vous et l'on peut demander la même chose pour le collège:
Rendez-nous nos 6h de français en 6ème et 5h dans les autres niveaux et...voir supra! redonnez des heures aux profs de langues vivantes. Eliminez tout ce qui n'est pas de l'ordre de la transmission des savoirs! Remettez les profs et les élèves aux rédactions et aux exercices de grammaire!
Parce que Monsieur le Ministre dans les collèges, c'est l'horreur!Il faudrait vraiment s'en occuper. A moins que vous n'attendiez la mort d'un élève ou d'un prof pour faire quelque chose. Ce qui ne saurait peut-être tarder quand on voit ce qui se passe dans certains établissements...

Ecrit par : Sanseverina | 27 février 2008

Normalement (?), il y a une icône sur la barre des tâches (en bas à droite) avec écrit dessus "FR" (chez moi, c'est blanc sur bleue) , tu cliques dessus et tu as le choix entre clavier français ou anglais ... C'est bien pratique...

Ecrit par : toto | 27 février 2008

"Un etudiant moyen en lettres de 19 ans ne fait plus la difference entre "marchait", "marchez", "marche" (nota:accent aigu)ou "marcher". Il est titulaire du baccalaureat. On lit courramment dans les copies:"il a declarait" ou "les gens richent". Bref la production ecrite de cet etudiant ordinaire ressemble de plus en plus a celle d'un eleve mediocre de CM2....En mathematiques beaucoup echouent aux examens parce qu'ils ne comprennent pas les termes francais employes dans l'enonce. Reciproquement,le professeur ne comprend pas une grande partie des copies qu'il lit, redigees dans une bouillie verbale. Mais le niveau monte. Quiconque dira le contraire est un reactionnaire crispe sur une conception desuete du savoir."

Ecrit par : Cadichon | 27 février 2008

Pure polémique, et amalgame, encore une fois; vous confondez "cas extrême" et "cas moyen", en essayant de nous faire croire que tous les étudiants en lettres sont des abrutis illettrés.

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 février 2008



Pour une fois, je suis tout à fait d'accord pour parler de "cas moyen".
Mes anciens professeurs se plaignent de leur faiblesse d'analyse (sans parler de leur vocabulaire). Et je donne des cours de "mise à niveau" (sic) à la fac, dont à une grande partie des étudiants en Lettres (resic).
La formatrice dans mon IUFM dégaine et impose le Bled aux PE qui ne font pas la différence basique entre: é/er pour 80% d'entre eux.

Cerise sur le gâteau, je corrige en ce moment le rapport d'un docteur en biologie incapable d'écrire une phrase complexe correcte. 40 pages en tout. Pas une phrase avec une tournure correcte... et truffé de fautes illogiques.

Ecrit par : Ordrade | 27 février 2008

Bon bon revenons quand même au sujet initial. "On touchait au but" nous dit Françoise Bailly. Ah évidemment faire passer la culture, la langue, le raisonnement par-dessus bord se justifiait au vu de l'enjeu : "fabriquer des personnes". Jouons un instant sur la polysémie du mot chère Françoise, il s'agissait en effet de fabriquer des "personne." Bien sûr il y a cette admirable spontanéité des élèves, par exemple, spontanément telle élève de ma terminale "L" me parle de l'archi "banalité de la Joconde de Picasso." C'est bien, c'est spontané, c'est une personne que voulez-vous. "Nous vivons dans un monde égaux" ajoute-t-elle parfois, voilà encore une vraie pensée personnelle... Bon, chère Françoise vous êtes émouvante et sans doute sincère. Vous dites qu'on forme des êtres libres parce que spontanés ? Mais qui a dit que la liberté était spontanéité ? Spontanément nos jeunes amis absorbent et véhiculent toutes les crétineries vues, lues, entendues sur l'internet, dans les magazines, à la télévision. C'est spontané, c'est la servitude volontaire, c'est même plutôt la Caverne de Platon. Bénissons nos enfants perdus, égarés, incapables de formuler une pensée articulée (malgré leur bonne volonté), incapables de dépasser les limites étriquées de leur propre PERSONNE et reprenant bêlants tous les slogans, tous les lieux communs, les banalités du temps. La voici cette liberté que vous vantez tant, pardon je vous la laisse... Mais ne nous quittons pas fâchés, je gage que vous saurez fabriquer des personnes malgré la lecture, l'orthographe, la grammaire et le calcul, que ces obstacles ne seront pas tout à fait insurmontables sur le chemin qui mène à l'autonomie, courage à vous !

Ecrit par : Fabrice | 27 février 2008

http://www.dailymotion.com/relevance/search/les%2Binconnus%2Bchasseurs/video/xw7vy_les-inconnus-les-chasseurs_fun

Ecrit par : dobolino | 27 février 2008

C'est quoi ce bordel? Le message posté il y a deux jours suite à la question de Victor sur le repas des chasseurs apparait maitenant!
Non, je ne suis pas hors-sujet mais victime de l'incohérence propre à ce blog!!!

Ecrit par : dobolino | 27 février 2008

V. Hugo est un Républicain tardif (à partir du coup d'Etat de Louis-Napoléon) après avoir été longtemps légitimiste et bonapartiste (son père était général d'Empire).

Ecrit par : Robin | 25 février 2008

Disons plutôt "sous l'Empire" : Victor Fanneau de la Horie était général avant l'Empire, d'un rang assez élevé puisque c'est essentiellement lui qui a négocié le traité de Lunéville. Il a effectivement continué à servir sous l'Empire, jusqu'à ce que ses convictions légitimistes l'en fassent se séparer.

Le général Hugo (père légal, donc), lui, le fut assez tard, au moment de l'Espagne.

Ecrit par : Sergio | 27 février 2008

Quand mes minots étaient petits, ils écoutaient ça:
http://ecx.images-amazon.com/images/I/41TQQ2HK2XL._AA240_.jpg
C'est vrai que maintenant, ce sont des grands! Mais ils s'en rappellent encore...

Ecrit par : dobolino | 27 février 2008

Bonjour

Je suis le seul à avoir lu "La mort du français" de Claude Duneton ou quoi ? (je rigole !)

Dans ce livre, Duneton parle justement des graves problèmes de rédaction relevés dans les copies des étudiants en médecine, alors que la maîtrise de la langue est importante dans ce métier pour soigner la qualité de la relation humaine avec le patient.

D'une manière générale, quel est votre sentiment concernant cet auteur, qui écrivit en son temps "L'antimanuel de français" ?

Ecrit par : johnmarguerite | 27 février 2008

Bonjour,

Je ne sais si certains d'entre vous ont déjà mis ce texte en lien, mais il me semble intéressant ...

" Imaginez. Vous êtes professeur de technologie au collège de Berlaimont, dans le nord de la France. Dans un geste d'énervement, vous avez jeté à terre les affaires d'un élève récalcitrant (11 ans). «Connard ! », ...

pour lza suite:

http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2258/articles/a366464-.html

Imagine -t-on ce texte dans ce même nouvel obs à l'époque des dits "sauvageons" : terme qui scandalisa il y a quelques années....

Jacques Julliard évincé de la rédaction...Gauche bobo qui trahit les principes républicains....

Cordialement

Ecrit par : Patrickinstit | 27 février 2008

Je suis étonnée de voir autant de collègues excuser le dernier dérapage verbal de Sarkosy.

Ecrit par : Sanseverina | 26 février 2008

Je ne pense pas qu'on puisse parler de "dérapage verbal" dans ce cas, puisque le Chef de l'Etat était en représentation du pouvoir, qui par définition et fonction ne peut dire que la vérité axiomatique. Que les représentants au plus haut niveau du pouvoir s'autorisent à transgresser eux-mêmes et rituellement la limite qui sépare et unit symboliquement la sphère privée de l'ordre public poursuit un objectif évident: renverser cet l'ordre symbolique d'essence patriarcale lui-même et le remplacer par quelque chose d'autre.
Cet ordre nouveau n'est ni plus ni moins que celui d'une société libérée du devoir gouverner politiquement (à l'image de l'Europe qui se construit sans les citoyens) au profit d'une gouvernance techno-scientocratique par les experts et les professionnels à vie de la chose politique.
Pour en arriver là il faut démythifier, désymboliser l'ordre politique construit au cours du millénaire précédent. C'est ce à quoi s'attache notre président.

Ecrit par : candide | 27 février 2008

Elle est vache, mais l'enseignement public ne fait pas mieux aujourd'hui en matière de "reproduction des élites"...Quant aux Jésuites, ils ont pris le maquis (smiley)

Ecrit par : Robin | 26 février 2008

Pourquoi Robin les parenthèses à "reproduction des élites"? Vous voulez par là signifier que cette fonction n'est peut-être pas si nécessaire, indispensable et évidente qu'on veut bien le croire, surtout quand on observe celles qui sont censées gouverner le pays à tous ses échelons?
Et si cette fonction de reproduction des élites était au principe des pires difficultés de l'école?
Réfléchisons-y!

Ecrit par : buntovchik | 27 février 2008

Que dire ? Sibille reste Sibille.

Ecrit par : Cadichon | 27 février 2008

Pure polémique, et amalgame, encore une fois; vous confondez "cas extrême" et "cas moyen", en essayant de nous faire croire que tous les étudiants en lettres sont des abrutis illettrés.

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 février 2008



Pour une fois, je suis tout à fait d'accord pour parler de "cas moyen".
Mes anciens professeurs se plaignent de leur faiblesse d'analyse (sans parler de leur vocabulaire). Et je donne des cours de "mise à niveau" (sic) à la fac, dont à une grande partie des étudiants en Lettres (resic).
La formatrice dans mon IUFM dégaine et impose le Bled aux PE qui ne font pas la différence basique entre: é/er pour 80% d'entre eux.

Cerise sur le gâteau, je corrige en ce moment le rapport d'un docteur en biologie incapable d'écrire une phrase complexe correcte. 40 pages en tout. Pas une phrase avec une tournure correcte... et truffé de fautes illogiques.

Ecrit par : Guillaume | 27 février 2008

Il n'y a plus moyen de faire un pas,nous sommes cernés par les images volées. . Clinton lance cette photo d'Obamah ,en espérant lui faire perdre des voix , le dévaloriser. (est-ce digne d'un futur Président nucléaire ? Ne serait-ce pas un rigolo etc etc etc etc) D'aucuns en revanche voteront peut-être pour lui à cause de cette photo ).
. http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/international/la_presidentielle_americaine_2008/20080226.OBS2351/une_photo_dobama_au_kenya_suscite_la_polemique.html
.
Il n'y a plus qu'une solution,qu'Obamah vienne habillé comme ça à un débat et qu'il enfonce Clinton . De la même façon,j'aurais apprécié qu'un Raffarin réponde au journaliste lui demandant son avis sur le pauvcon de Sarkozy uniquement ces 7 mots: -Vous- me -faites- chier ! On parle politique ?
Mais c'est trop demandé encore en ce février 2008. Mais ça viendra. Il faut que ça vienne. Vous êtes prévenus, les médias.

Ecrit par : bernard | 27 février 2008

L'anecdote concernant de Gaulle

Ecrit par : Robin | 26 février 2008

Et le premier quarteron était : Noguès, Darlan, Giraud, Boisson. Il s'entraînait à trouver ses formules pendant la guerre, le bougre !

Ecrit par : Sergio | 27 février 2008

Bonjour à tou(te)s,

La vidéo que la commission Pochard aurait du visionner.

http://www.youtube.com/watch?v=5OhvWT9UK64

Pas une ride !

Notamment le caractère visionnaire du " travailer plus pour gagner plus" du prof remplaçant et néanmoins trivalent qui fait le ménage après les cours.

Ecrit par : dugong | 27 février 2008

"Ce n'est pas plus mon idole que la sainte Greluche n'est la vôtre - du moins je suppose."

Ecrit par : Jean | 27 février 2008

Ah bon? Contrairement à vous pour Sarko, je ne lui ai jamais donné raison pour quoi que ce soit concernant ses propositions ici!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 février 2008

Tiens, Guillaume, vous êtes Ordrade? Vous vous êtes apparemment attibué son message, en tous cas!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 février 2008

Ça y est, j’ai fini ce que je voulais faire depuis que j’avais imprimé le projet des nouveaux programmes qui devrait être soumis incessamment sous peu à consultation.

Afin de juger de leur réalisme en vingt-quatre heures chrono, je me suis livrée à un petit comparatif entre ce projet et les programmes de 1985 (programmes Chevènement) qui furent les plus exigeants de ceux que j’ai eu l’honneur de mettre en pratique dans mes classes.
Contrairement à mes vieilles habitudes, j’ai cette fois surtout travaillé sur le cycle 3 (CE2, CM1, CM2) et particulièrement sur les parties consacrées à la Culture scientifique et technologique et à la Culture humaniste puisque horaires et programmes de Français sont les mêmes dans les deux programmes et que les Mathématiques, dont les programmes sont aussi identiques, n’ont perdu qu’une heure par semaine.

Avant de livrer mes conclusions, j’aimerais toutefois dire un mot aux rédacteurs de la partie Education physique et sportive. En effet, je pense qu’il serait bon de corriger deux ou trois petites coquilles qui peuvent porter à croire que d’une part vous ne savez pas que ce cycle se déroule sur trois ans (« la pratique des activités est organisée sur les deux années du cycle ») et que d’autre part vous maîtrisez mal l’utilisation de la préposition « à » (« réaliser un parcours d’actions diverses [en] rollers, [en] vélo, [en] ski »).

Passons donc au vif du sujet. Pour information, si mes calculs sont bons et si l’horaire de langue vivante n’est pas intégré aux 8 heures de Français comme précédemment, mes collègues de cycle 3 disposeront à la rentrée de 5 h 30 par semaine à répartir entre les activités de « Culture scientifique et technologiques », « Culture humaniste », « Techniques usuelles de l’information et de la communication », « Pratiques artistiques et histoire des Arts » et « Education civique et morale » alors que leurs prédécesseurs de 1985 à 1989 disposaient de 8 heures, soit un déficit de 90 heures pour l’année scolaire.
Nous sommes donc en droit de penser que les programmes consacrés plus particulièrement aux matières que nous avons l’habitude d’appeler Sciences, Technologie, Histoire et Géographie ont forcément été allégés par rapport à ceux de 1985.
Qu’en est-il réellement ?

En Sciences et Technologie, nous remarquons au contraire que seuls ont disparu les fuseaux horaires, les marées, les phases de la Lune et l’évolution des vivants, et qu’en revanche, on a ajouté les lumières et les ombres, les risques liés aux volcans et séismes pour les sociétés humaines, le maintien de la qualité de l’eau, les pollutions de l’air, la réduction, la réutilisation et le recyclage des déchets, l’évolution d’un environnement géré par l’Homme (la forêt), l’importance de la biodiversité, les sources d’énergie des moyens de transport et les règles de sécurité et dangers de l’électricité.

En Histoire, le programme me semble sensiblement le même bien que les termes aient changé. Les nouveaux programmes sont beaucoup plus précis que ceux de 1985 sur les éléments que doivent comporter les études des différentes périodes. Certains termes ont disparu : Celtes, Germains, Philippe Auguste, Louis XI, nouveaux mondes (remplacés par empires coloniaux), la Réforme, les guerres de Religion (remplacées par « catholiques et protestants »), le Classicisme, la France, grande puissance colonisatrice et mondiale, la décolonisation. D’autres sont apparus : l’Islam, la traite des Noirs et l’esclavage.
En revanche, les nouveaux programmes donnent une liste exhaustive de 36 dates ou personnages « clés » de l’Histoire de France à connaître.
N’étant pas spécialiste, je me garderais de juger de la pertinence des ajouts, des retraits ainsi que du choix des dates et personnages clés et laisse ce rôle à des personnes plus qualifiées que moi.

En Géographie, la présentation est à nouveau plus précise, mais sous des termes différents, les programmes se ressemblent énormément. Ont néanmoins été ajoutés aux programmes de 1985 les points suivants : un sujet d’étude (l’eau dans la commune ou le traitement des déchets), les pays de l’Union européenne, les principales villes de France et d’Europe, les territoires français et la langue française dans le monde, l’Union européenne et l’étude des principaux caractères géographiques d’un ou deux de ses Etats (en fonction de la langue vivante étudiée dans la classe). Rien n’a été ôté des exigences de 1985.

Par ailleurs, on remarquera quand même dans l’introduction du programme de Culture scientifique une petite concession faite à la « Main à la Pâte » malgré les garanties données sur une liberté pédagogique pleine et entière lors du préambule : « ... les connaissances et les compétences sont acquises dans le cadre d’une démarche d’investigation qui développe la curiosité, la créativité, l’esprit critique et l’intérêt pour le progrès scientifique et technique ».

Conclusion : Il est vrai qu’il est possible d’aller plus vite que ce à quoi les programmes de 1989, 1995 et 2002, remaniés 2007, nous ont habitués. En effet, il n’est pas nécessaire de perdre des heures en études de documents parfaitement stériles pour une énorme majorité des élèves (dans ma classe, sur 23 enfants, un seul a la culture générale nécessaire pour tirer des conclusions simples de la lecture ou de l’observation d’un texte, d’une image ou d’une carte et je ne pense pas que les élèves de ma collègue, plus âgés, soient très nombreux non plus à être capables de se livrer à ce type d’exploit).
En revanche, même si l’on partage très inégalement les 5 h 30 et que l’on réduit à la portion congrue les TICE, les Arts et l’Education civique et morale en n’octroyant à chacune de ces matières qu’une heure par quinzaine, il reste 3h30 par semaine, ceci bien sûr sans tenir compte des 15 minutes de récréation par demi-journée qui normalement doivent être réparties équitablement entre toutes les matières. En corrigeant l’horaire par le retrait de 1/12 que représentent les récréations, il reste à peine plus de trois heures pour ces matières.
Cela voudrait-il dire que nous ne devons qu’effleurer tout cela ? Est-ce une bonne habitude à donner à nos élèves que de les habituer à « zapper » quelques minutes par semaine de « zones industrialo-portuaires » en « conflits et échanges en Méditerranée », d’ « évolution d’un milieu géré par l’Homme » en « modes de reproduction des êtres vivants » ?

Et je finirai ma conclusion par cette revendication : « Rendez-nous nos 27 heures, pour tous nos élèves, donnez-nous quelques années pour leur inculquer les notions que vous avez prévues dans vos programmes, aidez les plus fragiles d’entre nous à prendre (ou reprendre) de bonnes habitudes de travail, une capacité à sérier les problèmes et à choisir parmi les méthodes en vigueur celles qui ont fait les preuves de leur efficacité et vous n’aurez bientôt plus besoin de prévoir des heures de soutien pour tous les « dys-quelque-chose » que l’Education Nationale a fabriqués durant ces vingt dernières années. »

Ecrit par : catmano | 27 février 2008

Et, en plus vous nous faites croire que c'est Cadichon qui a écrit l'en tête de votre dernier message, Guillaume? Vous n'êtes pas très honnête, finalement, pour un mec de droite!! ;-)))

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 février 2008

Bonjour à tou(te)s,

C'est exclusif : la commission Pochard a été manipulée par des inconnus :

http://www.youtube.com/watch?v=5OhvWT9UK64

Pas une ride.

Voyez notamment comment un vacataire trivalent peut "gagner plus en travaillant plus".

Ecrit par : dugong | 27 février 2008

Bon, tant pis, je le remets. Ayez l'obligeance de bien vouloir m'excuser s'il apparaît deux fois.
Ça y est, j’ai fini ce que je voulais faire depuis que j’avais imprimé le projet des nouveaux programmes qui devrait être soumis incessamment sous peu à consultation.

Afin de juger de leur réalisme en vingt-quatre heures chrono, je me suis livrée à un petit comparatif entre ce projet et les programmes de 1985 (programmes Chevènement) qui furent les plus exigeants de ceux que j’ai eu l’honneur de mettre en pratique dans mes classes.
Contrairement à mes vieilles habitudes, j’ai cette fois surtout travaillé sur le cycle 3 (CE2, CM1, CM2) et particulièrement sur les parties consacrées à la Culture scientifique et technologique et à la Culture humaniste puisque horaires et programmes de Français sont les mêmes dans les deux programmes et que les Mathématiques, dont les programmes sont aussi identiques, n’ont perdu qu’une heure par semaine.

Avant de livrer mes conclusions, j’aimerais toutefois dire un mot aux rédacteurs de la partie Education physique et sportive. En effet, je pense qu’il serait bon de corriger deux ou trois petites coquilles qui peuvent porter à croire que d’une part vous ne savez pas que ce cycle se déroule sur trois ans (« la pratique des activités est organisée sur les deux années du cycle ») et que d’autre part vous maîtrisez mal l’utilisation de la préposition « à » (« réaliser un parcours d’actions diverses [en] rollers, [en] vélo, [en] ski »).

Passons donc au vif du sujet. Pour information, si mes calculs sont bons et si l’horaire de langue vivante n’est pas intégré aux 8 heures de Français comme précédemment, mes collègues de cycle 3 disposeront à la rentrée de 5 h 30 par semaine à répartir entre les activités de « Culture scientifique et technologiques », « Culture humaniste », « Techniques usuelles de l’information et de la communication », « Pratiques artistiques et histoire des Arts » et « Education civique et morale » alors que leurs prédécesseurs de 1985 à 1989 disposaient de 8 heures, soit un déficit de 90 heures pour l’année scolaire.
Nous sommes donc en droit de penser que les programmes consacrés plus particulièrement aux matières que nous avons l’habitude d’appeler Sciences, Technologie, Histoire et Géographie ont forcément été allégés par rapport à ceux de 1985.
Qu’en est-il réellement ?

En Sciences et Technologie, nous remarquons au contraire que seuls ont disparu les fuseaux horaires, les marées, les phases de la Lune et l’évolution des vivants, et qu’en revanche, on a ajouté les lumières et les ombres, les risques liés aux volcans et séismes pour les sociétés humaines, le maintien de la qualité de l’eau, les pollutions de l’air, la réduction, la réutilisation et le recyclage des déchets, l’évolution d’un environnement géré par l’Homme (la forêt), l’importance de la biodiversité, les sources d’énergie des moyens de transport et les règles de sécurité et dangers de l’électricité.

En Histoire, le programme me semble sensiblement le même bien que les termes aient changé. Les nouveaux programmes sont beaucoup plus précis que ceux de 1985 sur les éléments que doivent comporter les études des différentes périodes. Certains termes ont disparu : Celtes, Germains, Philippe Auguste, Louis XI, nouveaux mondes (remplacés par empires coloniaux), la Réforme, les guerres de Religion (remplacées par « catholiques et protestants »), le Classicisme, la France, grande puissance colonisatrice et mondiale, la décolonisation. D’autres sont apparus : l’Islam, la traite des Noirs et l’esclavage.
En revanche, les nouveaux programmes donnent une liste exhaustive de 36 dates ou personnages « clés » de l’Histoire de France à connaître.
N’étant pas spécialiste, je me garderais de juger de la pertinence des ajouts, des retraits ainsi que du choix des dates et personnages clés et laisse ce rôle à des personnes plus qualifiées que moi.

En Géographie, la présentation est à nouveau plus précise, mais sous des termes différents, les programmes se ressemblent énormément. Ont néanmoins été ajoutés aux programmes de 1985 les points suivants : un sujet d’étude (l’eau dans la commune ou le traitement des déchets), les pays de l’Union européenne, les principales villes de France et d’Europe, les territoires français et la langue française dans le monde, l’Union européenne et l’étude des principaux caractères géographiques d’un ou deux de ses Etats (en fonction de la langue vivante étudiée dans la classe). Rien n’a été ôté des exigences de 1985.

Par ailleurs, on remarquera quand même dans l’introduction du programme de Culture scientifique une petite concession faite à la « Main à la Pâte » malgré les garanties données sur une liberté pédagogique pleine et entière lors du préambule : « ... les connaissances et les compétences sont acquises dans le cadre d’une démarche d’investigation qui développe la curiosité, la créativité, l’esprit critique et l’intérêt pour le progrès scientifique et technique ».

Conclusion : Il est vrai qu’il est possible d’aller plus vite que ce à quoi les programmes de 1989, 1995 et 2002, remaniés 2007, nous ont habitués. En effet, il n’est pas nécessaire de perdre des heures en études de documents parfaitement stériles pour une énorme majorité des élèves (dans ma classe, sur 23 enfants, un seul a la culture générale nécessaire pour tirer des conclusions simples de la lecture ou de l’observation d’un texte, d’une image ou d’une carte et je ne pense pas que les élèves de ma collègue, plus âgés, soient très nombreux non plus à être capables de se livrer à ce type d’exploit).
En revanche, même si l’on partage très inégalement les 5 h 30 et que l’on réduit à la portion congrue les TICE, les Arts et l’Education civique et morale en n’octroyant à chacune de ces matières qu’une heure par quinzaine, il reste 3h30 par semaine, ceci bien sûr sans tenir compte des 15 minutes de récréation par demi-journée qui normalement doivent être réparties équitablement entre toutes les matières. En corrigeant l’horaire par le retrait de 1/12 que représentent les récréations, il reste à peine plus de trois heures pour ces matières.
Cela voudrait-il dire que nous ne devons qu’effleurer tout cela ? Est-ce une bonne habitude à donner à nos élèves que de les habituer à « zapper » quelques minutes par semaine de « zones industrialo-portuaires » en « conflits et échanges en Méditerranée », d’ « évolution d’un milieu géré par l’Homme » en « modes de reproduction des êtres vivants » ?

Et je finirai ma conclusion par cette revendication : « Rendez-nous nos 27 heures, pour tous nos élèves, donnez-nous quelques années pour leur inculquer les notions que vous avez prévues dans vos programmes, aidez les plus fragiles d’entre nous à prendre (ou reprendre) de bonnes habitudes de travail, une capacité à sérier les problèmes et à choisir parmi les méthodes en vigueur celles qui ont fait les preuves de leur efficacité et vous n’aurez bientôt plus besoin de prévoir des heures de soutien pour tous les « dys-quelque-chose » que l’Education Nationale a fabriqués durant ces vingt dernières années. »

Ecrit par : catmano | 27 février 2008

Non, vous ne rêvez pas, cet article est bien extrait du "Nouvel Obs"! Jacques Julliard, saisi par la grâce, ou grand-père d'enfants du primaire et excédé de les voir brasser du vent ?

Pour un cessez-le-feu sur l'école
Qu'on fiche la paix aux profs ! Que l'on arrête de les harceler avec de nouveaux programmes et de nouvelles exigences ! Contentons-nous de les soutenir !
S'il est vrai, comme l'a très bien dit Christian Salmon («le Monde» du 16 février) , que la France n'a pas élu au printemps dernier un président de la République mais un sujet de conversation, la question se pose désormais de savoir quel statut accorder à ses propos. Actes de gouvernement ? Boutades destinées à lancer un débat ? Fumigènes propres à donner le change ? Déjà, à propos du patronage d'enfants juifs victimes du nazisme, Nicolas Sarkozy, au moyen d'une proposition mal étudiée, a réussi le tour de force de mobiliser contre la mémoire de la Shoah le mouvement antiraciste, les intellectuels de gauche et la plupart des grandes voix du judaïsme français. Renversant.
J'en suis aujourd'hui à redouter que, sur les grands sujets de société, il ne se prononce pour des solutions justes, tant existe le risque qu'il les déconsidère durablement.
Ainsi de son discours de Périgueux sur l'école, dont, pour ma part, j'approuve l'essentiel. Nicolas Sarkozy a proposé pour l'école primaire - il n'est, hélas !, pas le premier ! - de revenir aux «fondamentaux», c'est-à-dire à la maîtrise de la langue (lecture, grammaire, orthographe) , du calcul, ainsi qu'à l'instruction civique et à la morale.
Dans sa modestie, ce programme est à la fois sage et ambitieux. Il s'agit de diviser par trois (pourquoi par trois ?) le nombre d'élèves dont le niveau à la sortie du CM2 est nettement insuffisant, soit 40% des effectifs. Il s'agit surtout, contre le bambinisme bêlant, de remettre «au centre de la classe» non plus l'enfant mais «le savoir» et, par conséquent, «le professeur qui en est le dépositaire et le transmetteur». Oui, mille fois oui. Une telle démarche procède d'une appréciation juste de ce qu'est devenue l'école : en priorité un lieu de lutte contre l'illettrisme (Luc Ferry) , danger majeur pour la société et source des inégalités futures.

Enseignants mes amis, pédagogues, syndicalistes : n'allez pas vous mettre en travers de ces louables orientations sous prétexte que Nicolas Sarkozy les préconise ! Car il y a urgence, il y a priorité ! A condition toutefois que Nicolas Sarkozy parle d'une seule voix : on ne peut à la fois tenir le
discours de salubrité de Périgueux et approuver en bloc le rapport Attali qui propose d'ajouter au programme minimal la maîtrise de l'anglais, d'internet, l'apprentissage de l'économie, le développement de la créativité... la communale devenant un palais de Dame Tartine du savoir. Aux qualités que l'on demande pour suivre l'enseignement du CEI , je ne suis pas sûr que j'en serais aujourd'hui capable.
Le duel entre le réel et l'imaginaire reste, à l'école comme ailleurs, l'une des données permanentes de la vie intellectuelle française, dans laquelle le premier a rarement le dessus. Le tout-à-l'école, la reductio ad scholam, la fantasmagorie pédagogique est l'une des facilités les plus navrantes de notre vie publique. Surtout quand tout est fait par ailleurs pour démoraliser le corps enseignant et saper son autorité. Je ne reviens pas sur ce que j'ai dit la semaine dernière à propos de «la gifle» : la lutte contre la violence et contre l'illettrisme sont les deux priorités absolues du moment.
Il ne faut pas se le cacher : l'école vit aujourd'hui un grand naufrage que l'on met plus de temps et d'énergie à dissimuler qu'à combattre. Une heure avant la catastrophe, un orchestre jouait encore sur le pont du «Titanic».
L'obligation scolaire a disparu et l'absentéisme systématique est le seul remède efficace à la surcharge des classes. On continue de s'étriper sur les horaires des diverses disciplines, alors que c'est la discipline au singulier qui est devenue la préoccupation principale de maint professeur tout au long de la semaine. Que l'on aide les profs ! Qu'on leur fiche la paix ! Que l'on arrête de les harceler par de nouveaux programmes, de nouvelles évaluations, de nouvelles instructions, de nouvelles exigences !
Contentons-nous de les soutenir.

Jacques Julliard

Le Nouvel Observateur

21 02 08

Ecrit par : FGuichard | 27 février 2008

La minute du petit psy : devinette, de qui diantre pourrait-il être question ???

Hypomanie :

Troubles caractérisé par la présence d'une élévation légère, mais persistante, de l'humeur, de l'énergie et de l'activité, associée habituellement à un sentiment intense de bien-être et d'efficacité physique et psychique. Il existe souvent une augmentation de la sociabilité, du désir de parler, de la familiarité, ou de l'énergie sexuelle et une réduction du besoin de sommeil ; ces symptômes ne sont toutefois pas assez marqués pour entraver le fonctionnement professionnel ou pour entraîner un rejet social. L'euphorie et la sociabilité sont parfois remplacées par une irritabilité ou des attitudes vaniteuses ou grossières. Les perturbations de l'humeur ou du comportement ne sont pas accompagnées d'hallucinations ou d'idées délirantes.

Ecrit par : FGuichard | 27 février 2008

Il n'y a plus moyen de faire un pas,nous sommes cernés par les images volées. .

Bernard ........ :

Pompier volant du sarkozysme !

Ecrit par : Victor | 27 février 2008

http://fr.wikipedia.org/wiki/Narcissisme

Pour (dis)- qualifier sibille....
pas difficile à décrypter pourtant!

Ecrit par : Freud | 27 février 2008

"Un etudiant moyen en lettres de 19 ans ne fait plus la difference entre "marchait", "marchez", "marche" (nota:accent aigu)ou "marcher". Il est titulaire du baccalaureat. On lit couramment dans les copies:"il a declarait" ou "les gens richent". Bref la production ecrite de cet etudiant ordinaire ressemble de plus en plus a celle d'un eleve mediocre de CM2....En mathematiques beaucoup echouent aux examens parce qu'ils ne comprennent pas les termes francais employes dans l'enonce. Reciproquement,le professeur ne comprend pas une grande partie des copies qu'il lit, redigees dans une bouillie verbale. Mais le niveau monte. Quiconque dira le contraire est un reactionnaire crispe sur une conception desuete du savoir."

Ecrit Pierre Jourde, cité par : Cadichon | 27 février 2008

Hélas, Christophe, "les faits sont têtus" (Lénine). Je confirme ce qu'écrit P. Jourde, et je recommande la lecture de son livre ; tout ce qu'il écrit sur la qualité des productions écrites (on n'ose même plus dire "textes") des étudiants est malheureusement exact. Même en CPGE, le niveau de l'écrit laisse souvent à désirer, orthographe comme syntaxe. A ceux qui doutent encore, je suggère de consulter les rapports des concours, ENS comme CAPES : c'est édifiant.

Ecrit par : FGuichard | 27 février 2008

Mais le niveau monte. Quiconque dira le contraire est un reactionnaire crispe sur une conception desuete du savoir."

Ecrit Pierre Jourde, cité par : Cadichon | 27 février 2008

Mais non, Cadichon, tout va bien, puisque notre ami Christophe, formateur en IUFM, le dit. Les élèves font certes quelques petites fautes par-ci par-là, mais ce ne sont que quelques "dysfonctionnements" sans grande importance. C'est exactement ce que disent Meirieu et Hamon. Françoise Bailly leur fait chorus en nous assurant que ses élèves ignorent peut-être la grammaire - exercices à la vérité stériles, fastidieux et inutiles - mais sont des esprits critiques de premier ordre.

Ecrit par : Jean | 27 février 2008

Spontanément nos jeunes amis absorbent et véhiculent toutes les crétineries vues, lues, entendues sur l'internet, dans les magazines, à la télévision. C'est spontané, c'est la servitude volontaire, c'est même plutôt la Caverne de Platon.

Ecrit par : Fabrice | 27 février 2008

Ne vaut-il pas mieux s'asservir aux lois volontairement qu'à l'insu de son plein gré?
Et qu'est ce qui dit que les gens biens éduqués et parfaitement cultivés ne colportent pas des montagnes de crétineries?

Ecrit par : marigot | 27 février 2008

Comme je disais donc : Sibille reste Sibille.

Ecrit par : Guillaume | 27 février 2008

Il ne faut pas se le cacher : l'école vit aujourd'hui un grand naufrage que l'on met plus de temps et d'énergie à dissimuler qu'à combattre
Jacques Julliard

Le Nouvel Observateur

21 02 08

Ecrit par : FGuichard | 27 février 2008

Un deuxième jeune professeur (HG) dans mon collège vient de démissionner. D'après la rumeur il a été démis de ses fonctions. En début d'année c'était une jeune collègue stagiaire de Français. Une troisième jeune collègue d'arts plastiques n'a toujours pas repris son poste, suite à une profonde dépression en septembre.
Le naufrage n'est pas seulement celui de l'école.

Ecrit par : buntovchik | 27 février 2008

Et si ça se trouve, le fond est excellent ...
DO MA GE :ange:

Ecrit par : toto | 27 février 2008

mais c'est qu'il est bien noté, le taulier, sur note2be :
http://www.note2be.com/search/brighelli

Ecrit par : Guy Pinteau | 27 février 2008

"Un deuxième jeune professeur (HG) dans mon collège vient de démissionner. D'après la rumeur il a été démis de ses fonctions. En début d'année c'était une jeune collègue stagiaire de Français. Une troisième jeune collègue d'arts plastiques n'a toujours pas repris son poste, suite à une profonde dépression en septembre. Le naufrage n'est pas seulement celui de l'école."

Je pense que je vais bientôt en faire autant.

Ou rester en dépression, je viens d'y rentrer.

En plus mon copain vient d'apparaître sur note2be avec une sale note. Putains de cons, les élèves.

Ecrit par : H. L. | 27 février 2008

Catmano a écrit : "Par ailleurs, on remarquera quand même dans l’introduction du programme de Culture scientifique une petite concession faite à la « Main à la Pâte » malgré les garanties données sur une liberté pédagogique pleine et entière lors du préambule : « ... les connaissances et les compétences sont acquises dans le cadre d’une démarche d’investigation qui développe la curiosité, la créativité, l’esprit critique et l’intérêt pour le progrès scientifique et technique »."

Tout à fait vrai...

Mis à part quelques avancées sur les contenus, notamment en maths au cp, tout cela reste un brouet remixé ad nauseam qui permettra aux constructivistes de continuer à éconduire...

Ecrit par : dugong | 27 février 2008

Je pense que je vais bientôt en faire autant.

Ou rester en dépression, je viens d'y rentrer.

En plus mon copain vient d'apparaître sur note2be avec une sale note. Putains de cons, les élèves.

Ecrit par : H. L. | 27 février 2008

Le moins qu'on puisse dire, c'est que vous n'avez pas des nerfs en acier et que votre vocation, si vocation il y a, est passée au crible de votre répartition travail/loisirs.
Ceux qui sont atteints d'hypomanie ne se découragent pas si facilement! Regardez Catmano et Jean qui, chacun dans son style, ne désarment pas.
"La Garde meurt mais ne se rend pas". C'est ce sentiment, cette volonté qui manquent le plus à présent qu'on qualifie ce comportement de pathologique sous le savant terme hypomanie.
La vocation, FGuichard, est donc, d'après votre définition, une pathologie psychiatrique?

Ecrit par : dobolino | 27 février 2008

Hypomanie :

Troubles caractérisé par la présence d'une élévation légère, mais persistante, de l'humeur, de l'énergie et de l'activité, associée habituellement à un sentiment intense de bien-être et d'efficacité physique et psychique. Il existe souvent une augmentation de la sociabilité, du désir de parler, de la familiarité, ou de l'énergie sexuelle et une réduction du besoin de sommeil ; ces symptômes ne sont toutefois pas assez marqués pour entraver le fonctionnement professionnel ou pour entraîner un rejet social. L'euphorie et la sociabilité sont parfois remplacées par une irritabilité ou des attitudes vaniteuses ou grossières. Les perturbations de l'humeur ou du comportement ne sont pas accompagnées d'hallucinations ou d'idées délirantes.

Ecrit par : FGuichard | 27 février 2008

Relisez bien cette définition! Vous tous, professeurs qui jouissez de votre travail, êtes satisfaits des résultats obtenus et êtes parfois grossiers si on vous agresse, n'êtes que des "hypomanes".
Etre normal, c'est ne prendre qu'un faible goût à ce que l'on fait, ne le faire que pour s'ofrir du repos et de l'épanouissement personnel sans se bouffer les nerfs avec les résultats de son travail.
Etre énergique et enthousiaste, c'est pathologique!
Se sentir bien, plein d'énergie et heureux de son travail, c'est pathologique!
Etre sociable et aimer communiquer ses passions, c'est pathologique!
Merci, FGuichard, pour cette belle définition qui définit à peu près tous les intervenants de ce blog!!!!

Ecrit par : dobolino | 27 février 2008

Par contre, il faudra que vous m'expliquiez en quoi, appliquée avec raison, la phrase suivante vous pose quelque problème que ce soit:(Ecrit par : Christophe Sibille | 27 février 2008)

« ... les connaissances et les compétences sont acquises dans le cadre d’une démarche d’investigation qui développe la curiosité, la créativité, l’esprit critique et l’intérêt pour le progrès scientifique et technique ».

Ecrit par : catmano | 27 février 2008

Un enseignant (en n'importe quoi), pour etre digne de ce nom, doit savoir reconnaitre dans ces quelques lignes la description de l'inepte procedure de "La main a la pate".

@dobolino qui me procure toujours des conseils avises et a qui je suis ravie de rendre la pareille,dans un domaine qui est devenu le mien depuis que je me penche sur les faiblesses de la langue ecrite et parlee chez mes compatriotes de tous ages.
Se souvenir: verbe intransitif
Se rappeler: verbe transitif
Il faut s'en souvenir pour eviter qu'on ne vous le rappelle....

a marigot, ditto:
mais cette fois, il faut choisir entre dire
a votre insu ....et
contre votre plein gre
a l'insu de son plein gre me semble pleonastique
avec 3 accents aigus manquants..)
et flute, Christophe si vous ne savez pas ce qu'est la "main a la pate" vous devriez quand meme savoir placer mentalement les accents quand il font defaut: c'est une brise compare aux fautes monstrueuses qui emaillent les copies de 9 eleves sur 10

Ecrit par : Cadichon | 27 février 2008

"La Garde meurt mais ne se rend pas". C'est ce sentiment, cette volonté qui manquent le plus à présent qu'on qualifie ce comportement de pathologique sous le savant terme hypomanie.
Ecrit par : dobolino | 27 février 2008
Je ne dis pas ça que pour les professeurs mais pour tous... La petite correspondante sénégalaise de ma fille, si, en elle, je me reconnais, serait ici taxée de folie, d'hypomanie
Je sais bien que Fguichard, en sa citation, pensait à la psychopathologie de notre bon Président mais il me semble qu'elle se trompe. Cet homme a le front plissé en permanence, il me semble bien mal. Ce qui l'intéressait était la lutte pour le pouvoir. Le pouvoir en soi, il semblerait qu'il ne sait qu'en faire, n'est même pas certain de le détenir et continue à se comporter comme s'il était en campagne pour l'obtenir alors qu'on attend de lui de vrais actes, solides et assurés, qui appoprtent les amélioratons que ses électeurs attendaient, à tort ou à raison.

Ecrit par : dobolino | 27 février 2008

Ce qui l'intéressait était la lutte pour le pouvoir. Le pouvoir en soi, il semblerait qu'il ne sait qu'en faire.

Ecrit par : dobolino | 27 février 2008
Ce n'est pas le premier à être tel mais les autres, et particulièrement J. Chirac, une fois élus, laissaient faire le Premier Ministre et se limitaient à peu.

Ecrit par : dobolino | 27 février 2008

Mis à part quelques avancées sur les contenus, notamment en maths au cp, tout cela reste un brouet remixé ad nauseam qui permettra aux constructivistes de continuer à éconduire...

Ecrit par : dugong | 27 février 2008

Non, je trouve que vous exagérez un peu. Il n'y a pas que dans les maths au cp qu'on trouve des avancées, quand même.
Ils soulignent à nouveau l'importance de l'apprentissage précoce du code alphabétique qui avait fait une timide avancée en avril 2007. Je peux vous affirmer que cela va porter car, sur le forum EDP, on trouve de plus en plus de jeunes PE qui posent des questions, cherchent des méthodes et réalisent que leurs élèves progressent plus vite que ceux des années précédentes grâce à cette introduction précoce. Bien sûr, elles se font du souci pour le fameux "sens" qui serait absent de cette démarche. A nous de les rassurer.
Il leur manque aussi beaucoup d'outils ; elles ne savent pas, par exemple, comment lier la lecture à l'écriture et croient qu'il s'agit de deux matières qui n'ont pas forcément de rapport.
Il ne leur était pas venu à l'idée non plus qu'elles pouvaient très tôt dans l'année leur proposer des exercices systématiques et croyaient qu'il fallait attendre l'acquisition de la lecture de tous les sons pour commencer à leur faire pratiquer quelques exercices d'orthographe, de grammaire ou de conjugaison.

En parlant de conjugaison, je trouve quand même qu'ils y sont allés un peu fort avec les petits CE1. Demander à des enfants qui ne pratiquent l'écrit que depuis quelques mois de mémoriser le présent, le futur simple, le passé composé et l'imparfait des verbes du 1° groupe ainsi que des verbes être et avoir, je suis d'accord. Encore faut-il pour cela que les enseignants de CP aient fait leur boulot et que 100 % des élèves en soient au moins au stade du déchiffrage rapide (mot à mot) à l'entrée au CE1 (j'en ai reçu un au mois de janvier qui commençait tout juste à déchiffrer péniblement syllabe à syllabe et uniquement si celles-ci étaient composées d'une consonne suivie d'une voyelle, pour l'instant, je ne l'ai toujours pas mis à la grammaire).
Donc pour les trois verbes cités plus haut, je suis d'accord, les programmes 2007 y ajoutaient ces quatre temps pour le verbe aller ; j'avais quelques doutes sur le passé composé et sur l'accord du participe passé, mais admettons... Ç'aurait été une compétence "en cours d'acquisition" pour tous les gamins qui ont besoin d'un peu plus de temps, mais cela demeurait dans l'ordre du faisable.
En revanche, la nouvelle exigence me surprend un peu. Même en concentrant l'apprentissage, je ne vois pas très bien quand trouver le temps nécessaire à la fixation durable de l'orthographe des formes que prennent les verbes aller, faire, dire, prendre, venir, vouloir et pouvoir au présent de l'indicatif.
Ils n'ont que sept ans, beaucoup de mémoire certes, mais la plupart d'entre eux dit encore "vous faisez" et "vous disez". Ils viennent tout juste de découvrir l'écriture et cette floppée de terminaisons muettes toutes différentes risque fort de se retrouver embrouillée durablement dans leur petit cerveau.
Cela me rappelle mon étonnement devant l'énorme tableau de conjugaison proposé par un manuel de CE2 actuel. Bêtement, j'avais cru que les auteurs proposaient cela à l'apprentissage par cœur et je les trouvais bien optimistes. Heureusement (enfin, bon, cet adverbe est bien mal choisi), un rapide coup d'œil au livre du maître me "rassura", ce n'était pas destiné à l'apprentissage par cœur, mais cela devait servir de "référent" pour l'exécution des exercices. Autant vous dire que trois semaines après, lors du contrôle, personne ne se rappelait avoir travaillé la conjugaison de cette série de verbes irréguliers et être en possession d'un "outil" pour résoudre cette "situation-problème".
Peut-être faudra-t-il envisager que le présent de l'indicatif des verbes du 1° groupe, d'être et d'avoir soit acquis à la fin du CP et que l'on se contente d'une révision très rapide (une séance maximum) en début de CE1 pour pouvoir consacrer tout le troisième trimestre à l'acquisition des x, s, ds,d, t et autres tes que nos ancêtres ont placés à la fin de ces verbes certes usuels mais un peu particuliers.

Ecrit par : catmano | 27 février 2008

"Ou rester en dépression, je viens d'y rentrer. "
Le 'truc', c'est qu'il faut s'y mettre, avant d'y être...
:ange:

Ecrit par : toto | 27 février 2008

Cela me rappelle mon étonnement devant l'énorme tableau de conjugaison proposé par un manuel de CE2 actuel. Bêtement, j'avais cru que les auteurs proposaient cela à l'apprentissage par cœur et je les trouvais bien optimistes. Heureusement (enfin, bon, cet adverbe est bien mal choisi), un rapide coup d'œil au livre du maître me "rassura", ce n'était pas destiné à l'apprentissage par cœur, mais cela devait servir de "référent" pour l'exécution des exercices.

Ecrit par : catmano | 27 février 2008

Copieuse! C'est ma bichette qui a eu droit à ce bidule! J't'en ai causé y'a une heure à tout chier!!!!
Moi, en voyant cet énorme tableau à s'enfourner en un dimanche, j'ai cru que la maîtresse était devenue folle, réalisant l'énormité de l'inculture absolue qu'elle "enseignait" à ma bichette et tentant, d'un sul coup, d'un se"ul, de rattrapper ses errances passées...
Il m'a fallu hanter ici pour piger que la petite devait juste "savoir s'y référer".
Ma fille est à présent en quatrième et la pauvre niaise qui a fait usage de PE erre encore. Je préfèrerais qu'elle erre à balayer les classes!

Ecrit par : dobolino | 27 février 2008

lu dans libe : "Privilège rarissime, Claude Allègre a été prévenu dès hier que le chef de l’Etat envisageait de lui attribuer un maroquin. Dans le Parisien hier, Nicolas Sarkozy confie qu’il aimerait travailler «un jour» avec ce «grand scientifique qui veut changer les choses»".

A-t-on bien interprété la pensée présidentielle ? Ne s'agit-il pas plutôt de lui confier la mémoire d'un marocain (non juif) si possible massacré à petit feu à Tazmamart ?

Que ce fat géochimiste * veuille "changer les choses" c'est hélas évident pour tout le monde depuis longtemps. Qu'au moins, ce phare rubicond soit le plus éloigné possible du Moloch qui a tant besoin de révolutionnaires intelligents et sereins.

* ce qui n'est pas équivalent à "géochimiste fat"

Ecrit par : dugong | 27 février 2008

D'accord catmano ! J'ai écrit "notamment" en pensant précisément à l'enseignement du français.

Ecrit par : dugong | 27 février 2008

Copieuse! C'est ma bichette qui a eu droit à ce bidule! J't'en ai causé y'a une heure à tout chier!!!!
Moi, en voyant cet énorme tableau à s'enfourner en un dimanche, j'ai cru que la maîtresse était devenue folle, réalisant l'énormité de l'inculture absolue qu'elle "enseignait" à ma bichette et tentant, d'un sul coup, d'un se"ul, de rattrapper ses errances passées...
Il m'a fallu hanter ici pour piger que la petite devait juste "savoir s'y référer".
Ma fille est à présent en quatrième et la pauvre niaise qui a fait usage de PE erre encore. Je préfèrerais qu'elle erre à balayer les classes!

Ecrit par : dobolino | 27 février 2008

Oui, d'accord, c'est toi qui m'y as fait penser. Mais le manuel de CE2 "Facettes" propose exactement la même chose et mes CE2 d'il y a trois ans y ont eu droit, eux aussi, y'a pas que la bichette qui morfle, y'en a pour tout le monde.

Ecrit par : catmano | 27 février 2008

En revanche, la nouvelle exigence me surprend un peu. Même en concentrant l'apprentissage, je ne vois pas très bien quand trouver le temps nécessaire à la fixation durable de l'orthographe des formes que prennent les verbes aller, faire, dire, prendre, venir, vouloir et pouvoir au présent de l'indicatif.
Catmano

J'essayais (et je continue de le faire) d'aller le plus loin possible en conjugaison au CE1 en appliquant ce qui est demandé dans ces programmes-là qui étaient déjà proposés dans le Bled du CE1, sans illusions quant à "la fixation durable".
En reprenant tout au CE2, il était tellement réjouissant de constater que cette première approche avait laissé des traces substancielles.
Ma conclusion est celle-ci:
"Au CE1, on sème, au CE2, on récolte"...

Ecrit par : Maminou | 27 février 2008

"@dobolino qui me procure toujours des conseils avises et a qui je suis ravie de rendre la pareille,dans un domaine qui est devenu le mien depuis que je me penche sur les faiblesses de la langue ecrite et parlee chez mes compatriotes de tous ages.
Se souvenir: verbe intransitif
Se rappeler: verbe transitif
Il faut s'en souvenir pour eviter qu'on ne vous le rappelle...."

Ecrit par : Cadichon | 27 février 2008

Sauf que dans votre exemple, vous utilisez "se souvenir" sous sa forme transitive indirecte. Précision, donc, puisqu'il s'agit souvent ici de sodomiser les mouches : "se souvenir" peut être intransitif ou transitif indirect.

"a marigot, ditto:
mais cette fois, il faut choisir entre dire
a votre insu ....et
contre votre plein gre
a l'insu de son plein gre me semble pleonastique"
Marigot faisait de l'humour. Il parlait le Richard Virenque, pour être plus précis :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Virenque

"Richard Virenque nie alors s'être dopé intentionnellement mais, selon ses propres mots, « à l'insu de son plein gré » (i.e. involontairement)."

Ecrit par : Kap | 27 février 2008

Tenez, Dobolino, cadeau pour votre glandu lettreux : http://www.minimus-etc.co.uk/

"Minimus, the mini mouse", pour revoir ses bases en latin. (Ca peut ausi l'aider à tuer le temps si jamais il se retrouve coincé en TICE un de ses quatre :p).

Ecrit par : Kap | 27 février 2008

Appel aux personnes de bon sens, et de bonne volonté : que pensez-vous de cette pétition d'orthophonistes?
Moi, elle me stupéfie, m'horrifie, me navre...

http://pas.d.etiquette.free.fr/#3

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 27 février 2008

Pour en arriver là il faut démythifier, désymboliser l'ordre politique construit au cours du millénaire précédent. C'est ce à quoi s'attache notre président.

Ecrit par : candide | 27 février 2008

Vous croyez vraiment que cette attitude est délibérée et calculée? Je le voyais plus" bête" ( dans les deux sens du terme) que cela. Et puis, si l'on suit votre idée, cela revient à dire qu'il se tire une balle dans le pied lui-même car il n'a rien d'un technocrate-scientifico-spécialiste, non? Et il se condamnerait à n'être que la marionnette des spécialistes? Cela n'a pas l'air d'être le genre... Dans les deux cas, qu'il le fasse à dessein ou non, c'est pathétique.
Au moins, Villepin savait parler poésie, lui...

Ecrit par : Sanseverina | 27 février 2008

Pourquoi Robin les parenthèses à "reproduction des élites"? Vous voulez par là signifier que cette fonction n'est peut-être pas si nécessaire, indispensable et évidente qu'on veut bien le croire, surtout quand on observe celles qui sont censées gouverner le pays à tous ses échelons?
Et si cette fonction de reproduction des élites était au principe des pires difficultés de l'école?
Réfléchisons-y!

Ecrit par : buntovchik | 27 février 2008

Cette fonction est effectivement au centre de toutes les difficultés, du moins en France, dès lors que l'on accepte l'existence d'un enseignement à deux vitesses, sans jamais le dire clairement et en affirmant par ailleurs que l'école s'est "démocratisée".

On a renoncé, tantôt par cynisme, tantôt par idéalisme, tantôt par paresse à donner à tous les enfants les moyens d'accéder à la maîtrise du langage (je le vois bien cette année avec les élèves que j'ai en soutien).

Au lieu de chercher à compenser les inégalités économiques et intellectuelles, on les a confortées et finalement tout le monde s'est installé dans le système, les uns confortablement (les pédagogues et les enseignants des bons établissements de centre ville), les autres douloureusement.

C'est évidemment cette logique que je voudrais voir casser et je pense que les nouveaux programmes pour le primaire vont dans ce sens, toutes considérations politiques partisanes mises à part, mais encore faut-il qu'ils soient appliqués...

Mais pas, comme l'a dit Françoise Bailly que j'ai lu attentivement (son témoignage est à la fois partiel, donc partial, mais irréfutable et il sonne juste)... "à coups de règle sur la tête".

Ecrit par : Robin | 27 février 2008

"Pour (dis)- qualifier sibille....
pas difficile à décrypter pourtant!"

Ecrit par : Freud | 27 février 2008

Ah bon? Contester la sûreté d'eux-mêmes que montrent certains blogueurs est faire preuve de narcissicme? Très bien. Mais j'attends la brillante démonstration de ce bon Freud, plutôt qu'un lien sans aucun sens.... ;-)))

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 février 2008

"Comme je disais donc : Sibille reste Sibille."

Ecrit par : Guillaume | 27 février 2008

Oh, comme c'est intéressant. ;-)
Et Guillaume reste le roi de la tautologie. Et un personnage particulièrement sympathique.

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 février 2008

Tellement intéressant, même, que vous avez cru bon de l'écrire deux fois! Même sans narcissisme particulier, je suis flatté!

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 février 2008

Appel aux personnes de bon sens, et de bonne volonté : que pensez-vous de cette pétition d'orthophonistes?
Moi, elle me stupéfie, m'horrifie, me navre...

http://pas.d.etiquette.free.fr/#3

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 27 février 2008

Dites-nous AMV ce qui vous horrifie dans cette pétition (qui n'est pas seulement d'orthophonistes...)

Ecrit par : buntovchik | 27 février 2008

Je réponds à une question concernant l'éducation d'André Gide, que j'ai lue et que je ne retrouve pas. Toutes mes excuses à celui qui l'a postée.

André Gide est né en 1869. Haute bourgeoisie protestante, père professeur de droit, oncle économiste renommé (Charles Gide) études primaires à l'école alsacienne à Paris dont il est chassé pour "mauvaises habitudes".

Education à la fois "libérale" et "rigide" (si l'on ose dire !) sur la question sexuelle à l'ombre de la menace courante à l'époque de castration.

Tantôt endormi, tantôt rebelle et capable d'une extrême violence (l'épisode où il traîne par les cheveux un camarade qui lui a manqué de respect)

LIre son autobiographie "Si le grain ne meurt" qui a donné à Sartre l'idée d'écrire "Les Mots".

Ecrit par : Robin | 27 février 2008

Merci, FGuichard, pour cette belle définition de l'hypomanie qui définit à peu près tous les intervenants de ce blog!!!!

Ecrit par : dobolino | 27 février 2008

Dobolino, mon message a mis, j'ignore pourquoi, plus de 12 heures à apparaître sur le blog, et cette définition de l'hypomanie, donnée par un ami psy, loin de viser les intervenants de ce blog, concernait en fait le petit homme énervé qui accompagne la belle Carla...

Ecrit par : FGuichard | 27 février 2008

lu dans Libé : "Privilège rarissime, Claude Allègre a été prévenu dès hier que le chef de l’Etat envisageait de lui attribuer un maroquin. Dans le Parisien hier, Nicolas Sarkozy confie qu’il aimerait travailler «un jour» avec ce «grand scientifique qui veut changer les choses»".

Ecrit par : dugong | 27 février 2008

Le retour d'Allègre ??? !!!!! de plus en plus fort ! Veut-on une grève générale de l'éducation nationale, de la maternelle à l'Université et de Sud-Educ au SAGES, ou quoi ? Je me demande si, plutôt qu'hypomaniaque, le président ne serait pas tout simplement suicidaire --politiquement parlant, s'entend, même si le deuil doit seoir à Carla.

Ecrit par : FGuichard | 27 février 2008

Pour en arriver là il faut démythifier, désymboliser l'ordre politique construit au cours du millénaire précédent. C'est ce à quoi s'attache notre président.

Ecrit par : candide | 27 février 2008

C'est un peu "La ville dont le prince est un enfant" (malheur à elle ! dit le prophète).

Je ne suis pas sûr que nous puissions nous passer de symboles, de mythes, de l'image du père et/ou de la mère.

Voyez la plus vieille démocratie du monde, l'Angleterre. Nostalgie française de la monarchie qu'un Mitterrand a su si bien satisfaire.

Ecrit par : Robin | 27 février 2008

FGuichard a écrit : "Le retour d'Allègre ??? !!!!! de plus en plus fort ! Veut-on une grève générale de l'éducation nationale, de la maternelle à l'Université et de Sud-Educ au SAGES, ou quoi ?"

Il semble que le Président dans sa grande sagesse, n'envisage pas de le nommer à l'education !!!

Il y a encore bien des malheureux qui n'ont pas encore été éclairés par ce phare de la pensée.

Ecrit par : dugong | 27 février 2008

Oh, comme c'est intéressant. ;-)
Et Guillaume reste le roi de la tautologie. Et un personnage particulièrement sympathique.

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 février 2008

Tellement intéressant, même, que vous avez cru bon de l'écrire deux fois! Même sans narcissisme particulier, je suis flatté!


2 messages ineptes pour si peu, je suis flatté aussi.

Ecrit par : Guillaume | 27 février 2008

Candide a écrit : "Pour en arriver là il faut démythifier, désymboliser l'ordre politique construit au cours du millénaire précédent. C'est ce à quoi s'attache notre président."

Foutredieu ! Déconstruire l'ordre politique du précédent millénaire ? Rien que ça ?!

Façon Bouddhas de Bâmiyân ou par une herméneutique attentive de tout ce qui y a été écrit et qui s'y prête ?

Ecrit par : dugong | 27 février 2008

Mouron rouge, trop c'est trop.
Je ne sais plus si je pleure de rire ou de chagrin, merci pour ce bel extrait de VH, mais il noircit trop le tableau.

Ce blog est toujours aussi ludique, on y dit toujours autant de mal de Meirieu, Sibille continue à s'étriper (virtuellement) avec qui il peut (Guillaume et Cadichon, entre autres).

Au revoir, j'ai à faire ailleurs.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 27 février 2008

"2 messages ineptes pour si peu, je suis flatté aussi."

Ecrit par : Guillaume | 27 février 2008

Susceptible, surtout.

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 février 2008

Dobolino, je vous trouve dure pour H.L. Vous parlez comme quelqu'un qui n'a pas la moindre idée de ce que signifie vraiment l'expérience de la dépression.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 27 février 2008

Je me demande si, plutôt qu'hypomaniaque, le président ne serait pas tout simplement suicidaire --politiquement parlant, s'entend, même si le deuil doit seoir à Carla.

Ecrit par : FGuichard | 27 février 2008

C'est drôle que vous disiez cela. Depuis le début j'y pense. Il va trop vite , il fait tout trop vite. Il va mal finir...Un peu de recul, de distance...C'est bien le rôle d'un Président, normalement.
En fait il s'est trop battu le pauvre. Il le voulait tellement fort,fort, fort le joujou! Maintenant il l'a, avec même une belle poupée en prime! Il ne rencontre plus de résistance. Cela lui fait tout drôle. Tout le monde à ses pieds. Même le Premier Ministre dit qu'il est là pour Le servir; jusqu'à en oublier qu'en tant que Premier Ministre, il est là pour servir la France d'abord, n'est-ce pas?

Ecrit par : Sanseverina | 27 février 2008

C'est comme son prédécesseur. Ces deux là se ressemblent beaucoup plus qu'on le pense parfois. La conquête du pouvoir, mais pour en faire quoi? C'est l'ascension qui les intéresse, mais, une fois qu'on est en haut, on ne peut, pour eux, que redescendre.

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 février 2008

Merci, FGuichard, pour cette belle définition de l'hypomanie qui définit à peu près tous les intervenants de ce blog!!!!

Ecrit par : dobolino | 27 février 2008

Dobolino, mon message a mis, j'ignore pourquoi, plus de 12 heures à apparaître sur le blog, et cette définition de l'hypomanie, donnée par un ami psy, loin de viser les intervenants de ce blog, concernait en fait le petit homme énervé qui accompagne la belle Carla...

Ecrit par : FGuichard | 27 février 2008

J'avais bien cru le comprendre! Mais, il n'empêche que votre ami psy devrait grader mieux et ne pas confondre Pierre et Jacques, Jean et Paul. La définition de l'hypomanie qu'il nous donne est pour moi celle du motivé battant qui croit à ce qu'il fait et se bat pour! Je sais bien qu'à présent et depuis vingt ans, c'est considéré comme une manie, une dangereuse déviance mentale! Se sentir bien au boulot, parce que l'on aime ce que l'on fait et qu'on jouit des fruits de son travail est bel et bien une maladie, ne serait-ce parce qu'on casse le moral de ses compagnons de travail en prenant son pied au boulot et en en profitant pour prendre son pied au lit avec les compagnons qu'on y loge. Si on est une gonzesse, c'est le pompon!

Ecrit par : dobolino | 27 février 2008

Dobolino, je vous trouve dure pour H.L. Vous parlez comme quelqu'un qui n'a pas la moindre idée de ce que signifie vraiment l'expérience de la dépression.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 27 février 2008
Bien sûr! Moi, je suis hypomaniaque, pas dépressive! Notez que c'est pire et digne d'un internement d'office qu'on n'impose que rarement aux dépressifs...

Ecrit par : dobolino | 27 février 2008

Chaque jour qui passe et chaque séance de "soutien" (ou de quelque nom qu'on désigne la chose) me confirme la justesse du point de vue de la "pédagogie explicite" et des positions de SLEEC et la spéciosité du "constructivisme".

Je reconnais immédiatement les élèves qui ont bénéficié d'un enseignement explicite sérieux, systématique, approfondi, à l'école primaire.

Ils ne sont pas plus "intelligents", mais leur intelligence n'est pas restée "en friche", on peut les aider utilement à faire un travail qui correspond à leur niveau, alors qu'avec les autres, il faut tout reprendre à la base.

Mais par où commencer ? Ce n'est pas qu'ils ne savent rien; ils savent des choses, mais rien de précis et ils confondent tout.

Et puis ils se lassent vite, parce que c'est trop dur. Il y a trop à faire, à rattraper. On les a bercé d'illusions, on leur a fait prendre des vessies pour des lanternes.

Pauvres gosses !

Ecrit par : Robin | 29 février 2008

Et ce n'est pas fini, cher Robin... Trouvé sur un forum d'enseignants du primaire suite à la "réponse aux nouveaux programmes soumis à consultation" de monsieur Goigoux (sur le site du Café Pédagogique, pour ceux qui aiment se faire du mal) :

"Extraits : "je constate que nos jeunes collègues du supérieur sont eux aussi convaincus que l’échec des premiers cycles universitaires n’a rien à voir avec les pratiques pédagogiques de l’université, ni même avec celles du lycée ou du collège : tout leur semble joué à l’issue du primaire voire, comme l’affirmait le HCÉ en août 2007, à la fin de la maternelle ! Bref, au déterminisme sociologique, on est en train de substituer un déterminisme pédagogique qui fait porter la responsabilité des échecs aux enseignants du primaire dont on déplore qu’ils soient mal formés et mal encadrés. Coupables, ils ne sont donc pas entièrement responsables : il est politiquement correct de leur témoigner une confiance de façade tout en les faisant passer pour des crétins aisément manipulables par les idéologues de la pédagogie."

On sent bien où le vent va nous pousser définitivement... Et beaucoup le pense déjà : "...la valorisation inattendue de « la curiosité, de la créativité et de l’esprit critique » tranche avec la tonalité du reste du texte qui exige de l’élève à l’école maternelle qu’il « attende son tour de parole », qu’il « écoute en silence le récit lu par le maître » (en petite section !), qu’il parle mais « en respectant le thème abordé » et qu’il apprenne surtout à appliquer « les consignes données par l’enseignant » !..."

Grand retour en arrière et affirmation que l'enseignement doit se faire du haut vers le bas, du maître dispensant son savoir aux sujets dociles, attentifs, silencieux mais néanmoins curieux et sachant manier la langue avec brio !!! Une contradiction parmi tant d'autres...
On ne sait plus où donner de la tête "

Ecrit par : c. cru | 29 février 2008

Et ce n'est pas fini, cher Robin... Trouvé sur un forum d'enseignants du primaire suite à la "réponse aux nouveaux programmes soumis à consultation" de monsieur Goigoux (sur le site du Café Pédagogique, pour ceux qui aiment se faire du mal) :

J'ai bien envie d'aller y mettre mon grain de sel, mais ça n'a pas l'air facile d'y entrer et encore moins d'y rester !

Ecrit par : Robin | 29 février 2008

A l'attention de JPB :
Quand avez-vous prévu de prendre votre retraite ?

Eric SONZOGNI

Ecrit par : Eric SONZOGNI | 29 février 2008

Ce projet rabaisse l'enseignement à une sorte d'apprentissage de mécanismes, sans lien avec la culture, la vie, le monde, l'histoire… C'est démotivant pour les enfants comme pour les maîtres. De grâce, qu'on se donne le temps de faire mieux !

Ecrit par : Jack L. | 03 mars 2008

A l'attention de JPB :
Quand avez-vous prévu de prendre votre retraite ?

Eric SONZOGNI

Pour connaître l'auteur de cette amabilité, cliquez ci-dessous ou faites un c/c :

http://ienclus.edres74.ac-grenoble.fr/spip.php?auteur5

Ecrit par : Jeremy | 03 mars 2008