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16 février 2008

Vacances

Vacances


Je m'absente quelques jours. Alors, oui, je sais, un seul être vous manque…
… Et tout est repeuplé : tenez-vous chaud les uns aux autres… Salut aux nouveaux arrivants — n'hésitez pas à dire ce que vous voulez, il n'y a pas de censure ici. Une seule obligation : être poli — et si possible positif.

Un mot pourtant avant de partir.
On attend (pour mercredi) le projet complet du ministre pour le Primaire. Il l'a exposé dans les grandes lignes aux IA et IEN cette semaine, et le Président a cru bon de s'en annexer quelques chapitres, hier, à Périgueux. Instruction civique à l'école (mais ça se faisait déjà…), apprentissage de la Marseillaise (eh bien, on leur apprendra l'histoire de la Révolution, ce qui se faisait… déjà), plus d'heures de français (je l'ai annoncé sur ce blog il y a deux mois déjà), retour aux matières fondamentales (heu… n'est-ce pas ce que l'on appelait déjà le "socle" ?), et, cerise sur le gâteau, parrainage par chaque écolier de l'un des 11 000 enfants juifs envoyés dans les camps de la mort.
Idée néfaste (même s'il est difficile d'évaluer ce qui est ou non cause de traumatisme pour un enfant, ne vaut-il pas mieux éviter d'en rajouter ? Les gosses ont trop souvent tout ce qu'il faut à la maison pour ne pas être si bien que ça), idée absurde (même les petits Allemands, culpabilisés collectivement après 1945, n'ont pas été rendus comptables des six millions de Juifs, Tziganes et autres boucs émissaires envoyés à Auschwitz et ailleurs — et je me demande parfois si le regain du néo-nazisme outre-Rhin n'est pas une réaction à cette culpabilisation à outrance). Sans compter que nombre de descendants de minorités massacrées pourraient protester ("Et nous ? clameront les Vendéens, les Huguenots cévenoles, les…). Sans compter que la diversité culturelle de nos classes rend l'entreprise particulièrement hasardeuse : des massacres, il y en a eu beaucoup, beaucoup trop, du Moyen-Orient à l'Afrique, depuis le "plus jamais ça" de 1945. Nous sommes tous des Juifs Allemands, des Juifs français, des Palestiniens, des Rwandais, des Bosniaques, des… Rien de ce qui est inhumain ne nous est étranger.
Je m'interroge un peu sur ces effets d'annonce. À qui le Président pensait-il plaire ? Aux invités du CRIF, devant lesquels il a, en premier, développé son idée ? Mais Simone Veil, qui a toute l'autorité requise pour s'exprimer sur ces matières, vient de le renvoyer dans les cordes. Au PS ? Ségolène Royal et François Hollande, avec cette spontanéité et cette immédiateté qui caractérisent les vieux couples, même après séparation, ont approuvé l'initiative — c'est pour ainsi dire le gage de sa nocivité.
Quant à l'annonce pleine d'élégance par laquelle il a partiellement coupé l'herbe sous les pieds de Darcos, qui s'apprête donc à dire sur le Primaire des choses sérieuses, nous pourrions nous interroger aussi. L'Ecole communale est certes un sujet "porteur" — nous savons tous que c'est dès le début que la Fabrique du Crétin tourne à plein régime, quels que soient la bonne volonté ou l'esprit d'indépendance des instituteurs. Nous savons bien que c'est dès la grande section de maternelle qu'il nous faut reprendre les choses en main. Mais ce n'est pas en instillant une dose d'Instruction civique que nous allons diminuer le nombre d'enfants en difficulté à la fin du CM2 (parenthèse : Darcos avait annoncé il y a un mois son intention de diviser par trois le nombre de redoublements — et le Président a repris la même image, en se l'annexant). Il faut faire du français intensément, parce que sans la maîtrise de la langue, personne ne peut arriver où que ce soit — pas même à la porte de son ghetto. Faire de la grammaire systématique, et non de l'Observation Réfléchie de la Langue". Réinstituer le "par cœur". Faire de l'écrit le double immédiat de l'apprentissage de la lecture — et revenir à la "rédaction", si porteuse de formes et de sens. En finir avec les "cycles" qui n'ont jamais d'autre effet que de repasser au collègue de l'année suivante les élèves en difficulté. En finir avec la politique de "l'élève au centre", et mettre le paquet sur le Savoir et la Transmission… Evaluer les maîtres sur leurs résultats, et non sur leur conformisme à je ne sais quels diktats iufmesques…
Entre autres…
Mais de tout cela, je parlerai plus à loisir — dans "Fin de récré", à paraître dans vingt jours aux éditions Gawsewitch : la ruine de la Fabrique est en vue, et c'est à nous tous d'en finir avec les politiques éducatives létales qui nous ont accablés depuis bientôt trente ans.

Jean-Paul Brighelli

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Commentaires

"Evaluer les maîtres sur leurs résultats"

On est d'accord! Mais qui va évaluer, et comment?
Bonnes vacances, en tous cas, et je les souhaite à tous ceux qui partent et aussi à ceux qui restent, et bon courage à ceux qui n'en ont pas!
Tiens, j'ai encore grillé "Saperlipopette"!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 février 2008

"Nous savons bien que c'est dès la grande section de maternelle qu'il nous faut reprendre les choses en main."
Jean-Paul Brighelli
Non, dès la petite section de maternelle.
Arrêter les "glugluteries" autour de la lecture en réseau, les puzzles sur la première de couverture, le "travail" sur l'initiale du prénom et la récitation de la comptine numérique qui n'apportent rien d'autre que des fausses pistes aux élèves sans difficulté et font perdre un temps inouï aux autres qui auraient besoin qu'on leur apprenne à parler, à sentir, à toucher, à voir, à observer, à connaître les autres et à vivre avec eux.

Ecrit par : catmano | 16 février 2008

http://www.dailymotion.com/video/x4cjrf_sarkozy-se-contredit-sur-le-pouvoir_politics

Ecrit par : dobolino | 16 février 2008

En finir avec la politique de "l'élève au centre", et mettre le paquet sur le Savoir et la Transmission… Evaluer les maîtres sur leurs résultats, et non sur leur conformisme à je ne sais quels diktats iufmesques…
Entre autres…

Evaluer les mâitres sur leurs résultats...Vite vite je demande ma mutation dans un collège ou un lycée chic de centre-ville!

Ecrit par : buntovchik | 16 février 2008

Bonjour à tous,

Une question à Catmano : une copine instit en maternelle m'a fait les plus grands éloges de M. Grandaty que je croyais proche de Charmeux et apôtre de l'ORL.

Avez-vous connaissance de ses travaux et un avis sur leur pertinence ?

Ecrit par : Victor | 16 février 2008

Christophe Sibille a l'air d'être une vedette sur ce site. Apparemment tous les intervenants ici ont l'air de former un club où tout le monde se connait. Moi je sais pas qui c'est Christophe Sibille. On pourrait éclairer ma lanterne ?

Ecrit par : Aristote | 16 février 2008

Ah non, jamais entendu parler et jamais rien lu, désolée.
Je vais aller fouiner un peu pour voir si je trouve quelque chose.
Vous savez, il y a des tas de trucs à piocher à droite ou à gauche. Surtout quand on voit le niveau de formation en "puériculture" de certaines collègues de maternelle.
La phrase "L'enfant est une personne" a fait énormément de mal lorsqu'elle a été comprise comme "le bébé est un adulte comme les autres".

Dans la plupart des IUFM, cette école est déjà morte et elles n'en entendent parler que très peu.
Lorsqu'elles arrivent sur le terrain, elles ne savent donc rien de rien et ont tout à construire, je ne dis pas, bien sûr, que c'est le cas de votre amie...

J'ai lu le rapport de Bentolila, il ne dit pas que des niaiseries, loin de là.
Je viens de lire aussi les livres de D. Dumont sur le geste d'écriture et de M. Brigaudiot sur l'entrée dans l'écrit (oui, oui, je sais, les titres font frémir).
Je vous assure pourtant que l'on trouve aussi dans ces deux livres, de nombreux paragraphes qui relèvent du pur bon sens et et dont bien des institutrices de maternelle devraient s'inspirer pour "bâtir leur pédagogie".
Alors, ce M. Grandaty dit peut-être aussi de bonnes choses au milieu de quelques fadaises. J'essaie de voir cela, et je vous tiens au courant.

Ecrit par : catmano | 16 février 2008

Merci beaucoup, je cherche aussi de mon côté... et bonnes vacances !

Ecrit par : Victor | 16 février 2008

Il faut faire du français intensément, parce que sans la maîtrise de la langue, personne ne peut arriver où que ce soit — pas même à la porte de son ghetto.

Jean-Paul Brighelli

La proposition inversée serait plus juste: il faut une politique intensive qui mette fin aux ghettos, de Neuilly comme des périphéries de nos grandes villes, pour que chacun, quelle que soit son origine puisse être suffisamment instruit et puisse vivre dignement sa vie.
L'école deviendra "libératrice" le jour où il sera donner à tous les citoyens en plus des mêmes droits, des mêmes conditions sociales et institutionnelles pour les exercer.
Ce qui n'est pas demain la veille.
La révolution bolchévique a réussi par son système scolaire, hautement politisé, à permettre aux fils de paysans et d'ouvriers de parvenir là où ils sont parvenus qu'au prix d'avoir préalablement éliminés les autres classes sociales.
Pour l'heure et au stade actuel de la reféodalisation des sociétés occidentales, de la reconstitution des états, des corporations, des castes, des ghettos etc... l'école ne peut que suivre , participer, s'adapter et se privatiser à tour de bras.

Ecrit par : marigot | 16 février 2008

La phrase "L'enfant est une personne" a fait énormément de mal lorsqu'elle a été comprise comme "le bébé est un adulte comme les autres".



Ecrit par : catmano | 16 février 2008

Ça me rappelle la misérable PE qui, malgré ma mise en garde préalable et expliquée clairement, a traîné ma fille de neuf ans à la découverte du cimetière de Vassieux en Vercors et à la visite du mémorial de la Résistance, sans aucun accompagnement psychologique et sans rien lui épargner. La gosse en est revenue bouleversée, cauchemars et difficultés d'endormissement pendant des mois.
Non, certainement, on ne doit pas à l'enfant le même respect qu'à l'adulte.

Ecrit par : dobolino | 16 février 2008

pourquoi, Monsieur Brighelli, vous qui enseignez à Montpellier, n'appelez-vous pas à sanctionner Frêche, son ignoble logorhée et son système aux municipales ?

pourquoi à votre avis les bobos bien pensants qui frétillent de plaisir à l'appel 'républicain' du torchon Marianne, qui fait de la mousse plutôt de de dénoncer les vrais scandales comme l'union UMPS protégeant les corrompus de l'affaire des frégates par le refus de lever le secret défense, 4 milliards de volés et quelques morts, pourquoi ces bobos bien pensants, qui aiment à se faire peur avec de virtuelles menaces contre la République, s'apprêtent à voter pour une homme, Frêche, qui vient de trouver normal que des pseudo résistants, en fait auto proclamés résistants de la dernière heure, aient tondu des femmes à la libération par haine des femmes ?

redescendez sur terre, Monsieur Brighelli, et prononcez vous sur des enjeux concrets ;

Frêche fait honte à la région Languedoc Roussillon et ses étrons verbaux relevant du cas psychiatrique donnent la septicémie à la Septimanie !

comment tolérer que ce cirque grotesque continue encore longtemps ?

Ecrit par : leo | 16 février 2008

logorrhée *

Ecrit par : leo | 16 février 2008

(ne garder que ce message, erreurs typographiques sur les précédents !)

pourquoi, Monsieur Brighelli, vous qui enseignez à Montpellier, n'appelez-vous pas à sanctionner Frêche, son ignoble logorrhée et son système aux municipales ?

pourquoi à votre avis les bobos bien pensants qui frétillent de plaisir à l'appel 'républicain' du torchon Marianne, qui fait de la mousse plutôt que de dénoncer les vrais scandales comme l'union UMPS protégeant les corrompus de l'affaire des frégates par le refus de lever le secret défense, 4 milliards de volés et quelques morts, pourquoi ces bobos bien pensants, qui aiment à se faire peur avec de virtuelles menaces contre la République, s'apprêtent à voter pour Frêche qui vient de trouver normal que des pseudo résistants, en fait auto proclamés résistants de la dernière heure, aient tondu des femmes à la libération par haine des femmes ?

redescendez sur terre, Monsieur Brighelli, et prononcez vous sur des enjeux concrets ;

Frêche fait honte à la région Languedoc Roussillon et ses étrons verbaux relevant du cas psychiatrique donnent la septicémie à la Septimanie !

comment tolérer que ce cirque grotesque continue encore longtemps ?

Ecrit par : leo | 16 février 2008

Frêche fait honte à la région Languedoc Roussillon et ses étrons verbaux relevant du cas psychiatrique donnent la septicémie à la Septimanie !

comment tolérer que ce cirque grotesque continue encore longtemps ?

Ecrit par : leo | 16 février 2008

Peut-être parce que les exemples lui viennent-ils de plus haut encore?
Ce n'est pas de fraîche date que les politiciens sont des guignols. C'est même là leur fonction principale: représenter par leur personne (au sens ici de masque théâtral, du mot latin médiéval "masca", le spectre, le démon, la sorcière) la représentation.
L'erreur généralement commise ici-bas, est de penser que les hommes politiques puissent être non pas des masques mais des hommes comme vous et moi, dotés magiquement de pouvoirs gestionnaires, d'une science cachée au commun, d'une intelligence supérieure, d'une personnalité bien trempée dévoilée par les médias etc...
Que de mascarades dans ce bas-monde grotesque d'illusions trompeuses!

Ecrit par : David | 16 février 2008

Michel Grandaty, je connaissais vaguement.
Cela ne me disait rien qui vaille...

"Multimédia et production en classe
Michel Grandaty et Pierre Valade

Multimodalité et interactivité

Pour A. Tricot un hypermédia est un « document multimédia interactif. La multimodalité, c’est la présence simultanée sur un même support : - de texte, d’images fixes ou animées, - de son ; une application interactive est un environnement dans lequel un certain nombre de choix possibles sont présentés à l’utilisateur à l’instant t, de telle sorte chacun de ces choix entraîne, à l’instant t+1, une modification différente de l’environnement ».

Il convient de « distinguer deux niveaux dans la conception d’un outil pédagogique multimédia interactif : le niveau des modalités d’interaction et celui du scénario d’interaction.

Les modalités d’interaction concernent les aspects concrets et matériels de l’interaction de l’utilisateur avec la machine, et n’ont a priori rien de spécifique au domaine des apprentissages.

Le scénario d’interaction concerne les aspects pédagogiques de l’interaction de l’apprenant avec un contenu d’enseignement, et n’ont a priori rien de spécifique au
support utilisé 1».

Pour analyser les données recueillies auprès des différentes classes participantes, nous allons observer les productions réalisées au travers de ces deux éléments : comment les élèves représentent-ils la multimodalité?
Comment représentent-ils les interactions? "

Y a-t-il un traducteur du jargon IUFMesque sur le blog?

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 16 février 2008

Moi, j'ai trouvé cela sur la maternelle, j'ai lu mais je n'ai pas le temps de commenter, devoir familial oblige :
http://eduscol.education.fr/D0126/didactiqueoral_grandaty.htm
Des portes ouvertes à enfoncer, mais hélas peut-être nécessaires, quelques idées de progressions pouvant conduire à des pratiques allant du meilleur au pire, selon le degré d'interprétation.

Ecrit par : catmano | 16 février 2008

Quant à Mireille Brigaudiot, je m'interroge...

Voici un court extrait de son livre.

Apprendre à écrire à l'école maternelle"

Ce livre, "apprentissages progressifs de l'écrit à l'école maternelle", PROG.INRP, (Hachette Education) est coordonné par Mireille Brigaudiot, maître de conférences, IUFM de Versailles. L'équipe de rédaction se compose de cette dame, plus Marie-Alix Defrance, de l'IUFM de Versailles, plus 4 autres membres d'IUFM de Picardie, 2 de Lorraine, et un de Bourgogne.

Par ailleurs, ont contribué à la rédaction de ce livre 85 conseillers pédagogiques, PIUFM, IMF, directeurs d'écoles d'application, inspecteurs, professeurs des écoles, et autres.

Il comporte 287 pages.

" La mise en questionnement.
L'essentiel est de comprendre qu'il ne s'agit pas du tout de faire trouver une réponse à un enfant.

Au contraire, il s'agit de faire en sorte qu'il se pose lui-même des questions. Le mettre en questionnement, c'est d’abord, et à tout prix, éviter les questions en "pourquoi tu as fait ça?", "pourquoi la petite fille elle a fait ça?".

Les questions qui vont induire du "débroussaillement" cognitif sont celles qui portent sur l'activité du sujet enfant : "est-ce que tu pourrais dire comment tu as fait?", "tu peux nous expliquer comment tu sais ça?", "et si je te dis ça, est-ce que tu es d'accord?", "comment tu pourrais faire pour...?" On comparera ces deux attitudes en Grande Section."

(......) L'étayage du maître, qui consiste à circonscrire le champ des possibles pour que les enfants ne se perdent pas dans de vaines pistes.

(Le 27 novembre) Histoire du cerf et du lapin.
" Ce matin, on va travailler d'une drôle de façon, comme si on était à l'école élémentaire. (...) Vous allez écrire ce que le cerf a écrit, à votre avis. On le dit dans sa tête, on le garde dans sa tête, et après, on essaie de l'écrire. (....)

Seuls quatre élèves ont pris en compte la situation d'énonciation :
Alice : " NO T érDIOCHASere
"J'ai voulu écrire "interdit (elle montre les cinq premières lettres) au (montre la lettre O) "chasseur" (montre 7 dernières lettres.)"

Paul : "PAEDSEASCSCEAP "
"J'ai essayé d'écrire interdit de chasser les lapins (balaye du doigt)"
Alexandre : "LURTI DUEUAP"
"J'ai écrit : "interdit" (montre LURTI) " de tuer" (montre DU) "les lapins" (montre UAP)

Solène :" ltiEênrnallruirT". leErneeneein."
L'enseignante fait l'hypothèse que c'est la difficulté d'écriture qui a induit des messages inadaptés."



Je citerai quelques lignes de la dernière page.

Il s'agit du parcours d'un enfant qui a posé des problèmes depuis son entrée à l'école à 3 ans. (Non francophone, facilement coléreux et violent, mais il s'est beaucoup amélioré.)
"En fin de grande section, "début juin.
A l'évaluation transversale de fin d'année, on lui demande d'écrire
"le papa de Tom a mangé une tarte". Pendant son écriture, Sam prononce chaque mot, puis "se dicte" les lettres. Voici le résultat de sa relecture en suivant du doigt :
EL PAPA TOM AMAJE UTRT
"Le", je sais. "Papa", je connais, c'est P,A,P,A,"Tom", c'est maman qui m'a montré, "a mangé", j'ai écouté les lettres, une tarte aussi.

Cette procédure est tout à fait étonnante. Tout se passe comme s'il entendait le bruit de chaque lettre en disant son nom"...etc."

Cordialement.
A.M.Valette.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 16 février 2008

"Christophe Sibille a l'air d'être une vedette sur ce site. Apparemment tous les intervenants ici ont l'air de former un club où tout le monde se connait. Moi je sais pas qui c'est Christophe Sibille. On pourrait éclairer ma lanterne ?"

Ecrit par : Aristote | 16 février 2008

Je ne suis une vedette de rien du tout. Je suis un simple professeur certifié en musique et en théâtre, qui essaie de faire ce qu'il peut avec les futurs enseignants du premier degré qu'il a en face de lui.

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 février 2008

David,

oui,

d'ailleurs je n'ai pas voté pour ces guignols à la dernière présidentielle,

je suis tout aussi à l'aise à dénoncer le président dernièrement élu qu'à dénoncer Frêche ;

mais se pose une question : comment se fait-il qu'il reste autant d'électeurs pour Frêche, qu'ils n'aient pas envie de voter à droite peut être, mais de là à aller voter positivement Frêche ...

il y a de quoi être dégoûté de la démocratie, comme d'ailleurs de ces pseudo élites

Ecrit par : leo | 16 février 2008

Pouquoi voulez-vous un traducteur du jargon IUFmesque, Anne-Marie? Laissez donc les Diafoirus (du vieux mot français "foire", qui signifie "diarrhée") des IUFM jargonner tout leur saoûl puisque c'est leur bonheur! Regardez comment Meirieu s'éclate dès qu'on lui donne la parole, admirez ce soliloque entièrement déconnecté de toute réalité!
Qu'ils continuent donc leur petit jeu, tous ces "chercheurs en sciences de l'éducation",
"Gens qui de leur savoir paraissent toujours ivres
Riches, pour tout mérite, en babil importun,
Inhabiles à tout, vides de sens commun,
Et pleins d'un ridicule et d'une impertinence
A décrier partout l'esprit et la science.""
(Molière, Les Femmes savantes, vers 1379-1382), pourvu que le Ministère de l'Education nationale, qui n'a pas de temps à perdre, les ignore.
Un peu avant, Clitandre déclare, en parlant de Rasius et Baldus (comment ne pas penser à Meirieu!):
"Leur savoir à la France est beaucoup nécessaire." (vers 1361)
Ce que signifie le jargon IUFmesque, Anne-Marie, ne m'intéresse pas une seule seconde.
Il est inutile, et même dangereux , si on veut enseigner, d'avoir lu Meirieu, Charmeux, Bentolila, Dubet, et toute la clique des "pédagos".

Ecrit par : Jean | 16 février 2008

Anne-Marie, ce soir ou demain, je vous copierai quelques paragraphes pleins de bon sens de M. Brigaudiot.
Loin de moi, l'idée de dire qu'il faut suivre sa méthode, mais loin de moi aussi, l'idée de rejeter en bloc les écrits de quelqu'un sous prétexte que ses conclusions et ses méthodes ne sont pas les miennes.
Il y a énormément à faire pour que l'école maternelle retrouve un rôle réellement éducatif, y compris le fait de dire aux futurs enseignants comment enfoncer les portes ouvertes.

Ecrit par : catmano | 16 février 2008

"Leur savoir à la France est beaucoup nécessaire."

Ecrit par : Jean | 16 février 2008

Parfois, leurs ennemis avec eux font la paire.

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 février 2008

Trouvé l'avant-propos d'un ouvrage de grammaire (CE2) du susdit écrtit en collaboration avec E. Charmeux et F. Monier-Roland :

"avant-propos en forme de lettre adressée à l'enfant qui va utiliser ce livre.

Bonjour !
peut-être, te demandes-tu à quoi peut bein servir ce nouveau livre.
pour le savoir, pense à ce qui se passe avec un jouet ou un outil : si on veut bien s'en servir, il faut le connaître à fond.
C'est pour cela que tu as souvent envie de le démonter pour voir comment il est fait à l'intérieur.
Et tu as raison : c'est le meilleur moyen de comprendre comment les pièces sont agencées et quels mécanismes les font fonctionner...à condition, bien sûr, que le démontage ne l'ait pas cassé.
Et, pour cela, il faut bien choisir son tournevis !
Pour la langue française, qui est notre outil de communication, c'est la même chose. Si l'on veut pouvoir l'utiliser de façon efficace, il faut démonter les textes ( avec précaution !) et regarder dedans. C'est cela la grammaire. Mais les tournevis à utiliser dans ce cas sont un peu différents : ce sont des questions auxquelles il faut chercher à répondre pour comprendre comment sont faits les écrits que tu as lus et découvrir quels types de règles les dirigent.
Ce livre, c'est donc une boîte de tournevis, un recueil de questions, qui doit te permettre de faire toutes sortes de découvertes sur la langue française, et te rendre capable de répondre à la fameuse question : "la langue française, comment ça marche ?"
Bon démontage ! "

Ecrit par : Victor | 16 février 2008

Sarkozy croyait sans doute flatter son assistance lors du «dîner » annuel du CRIF auquel il avait décidé d’assister, par une annonce «choc », plus forte encore que l’imposition de la lecture de la lettre de Guy Môquet dans tous les établissements scolaires à la rentrée 2007, ce premier recel de cadavre avait fait couler déjà beaucoup d’encre…Instrumentaliser la mémoire historique était devenu un sport présidentiel.
Cette fois le président annonce avoir «demandé au ministre de l’éducation nationale de faire en sorte que, chaque année, à partir de la rentrée scolaire 2008, tous les enfants de CM2 se voient confier la mémoire d’un des 11.000 enfants français victimes de la Shoah » (! ) Onze mille enfants morts soustraits à la douleur intime de leur famille pour servir la politique opportuniste de celui qui se déclarait hostile à toute forme de “repentance” ! Un recel massif de onze mille cadavres encore, sans concertation ni réflexion préalable sur l’incidence d’une telle mesure et les tensions qu’elle ne manquera pas de susciter…
Au travers de l’empathie obligée pour Guy Môquet (dont on tentait cependant de taire l’engagement communiste), chaque lycéen était, en 2007, encouragé à se sentir «un peu résistant »…En 2008 ce seront les plus jeunes du CM2 qui seront invités par procuration à se dire qu’ils auraient pu être «justes parmi les nations » et sauver leurs petits camarades…
Au même moment des enfants des mêmes écoles et leurs familles sont raflées et expulsées par milliers en procédures accélérées pour remplir les quotas, supérieurs à vingt mille, fixés par le même président…Obscène !

Ecrit par : bayroudoudou | 16 février 2008

L'avant-propos de la grammaire de CE2 de Brigaudiot cité par Victor est absolument imbuvable, vertigineusement idiot.
On reconnaît bien l'obsession des "pédagos" de mettre un foutoir mental maximum là où les choses étaient simples.
Gens dangereux, et sans intérêt. Mais difficle à déloger des niches grassement prébendées où ils se lovent.

Pas mal, Christophe, pour cet alexandrin sans aucune faute de versification!

Pour la forme, parce que pour le contenu, c'est une autre affaire. Prenons tout à fait au hasard Meirieu (Diafoirus) et Brighelli: vingt mille pages venimeuses commises par Meirieu ne servent pas beaucoup la France, c'est le moins qu'on puisse dire, alors que quelques lignes de Brighelli suffisent pour susciter l' espoir de voir un jour prochain l'école restaurée pour le premier bénéfice des plus défavorisés. Aucune commune mesure. Vous ne pouvez pas dire que les ennemis de Meirieu font la paire avec lui. Même si votre alexandrin claque bien!

Ecrit par : Jean | 16 février 2008

difficiles à déloger

Ecrit par : Jean | 16 février 2008

Jean, j'ai dit: "Parfois". Et je ne visais pas Jean-Paul.
Je ne pense d'ailleurs pas, au vu de ce qui s'écrit ici, qu'il soit absolument nécessaire de dire expressément qui je vise par cet alexandrin, "sans faute de versification". ;-)

Par ailleurs, merci pour votre compliment "formel". .

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 février 2008

@ Jean

Excusez-moi, le "susdit" désignait Michel Grandaty co-auteur. Voir ci-dessus mon message à Catmano.
Mais cela ne remet pas en cause votre analyse !

Ecrit par : Victor | 16 février 2008

Je ne suis pas absolument certain, par ailleurs, que Jean-Paul et Meirieu soient ennemis. Adversaires, certainement.
Je peux me tromper, mais je pense qu'il démentira vigoureusement en ce cas!

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 février 2008

Brigaudiot, pour être, Victor, maître de conférences à l'IUFM de Versailles, ne doit pas valoir beaucoup mieux...

Ecrit par : Jean | 16 février 2008

"peut-être, te demandes-tu à quoi peut bein servir ce nouveau livre.
pour le savoir, pense à ce qui se passe avec un jouet ou un outil : si on veut bien s'en servir, il faut le connaître à fond.
C'est pour cela que tu as souvent envie de le démonter pour voir comment il est fait à l'intérieur."

C'est pour cela qu'Eveline Charmeux n'a jamais réussi à apprendre à conduire : elle est encore en train de démonter le moteur de sa première voiture.
Si elle en avait fait autant avec l'"outil" de son mari, elle n'aurait jamais eu d'enfants... On n'est jamais constructiviste jusqu'au bout (si j'ose dire) !

Ecrit par : Victor | 16 février 2008

"Un mot pourtant avant de partir."

Aux chiffres et aux lettres, ce mot-là gagne à tous les coups.

Et je n'ose imaginer un compte triple au scrabble.

Ecrit par : Jérémy | 16 février 2008

"Mais de tout cela, je parlerai plus à loisir — dans "Fin de récré", à paraître dans vingt jours aux éditions Gawsewitch : la ruine de la Fabrique est en vue, et c'est à nous tous d'en finir avec les politiques éducatives létales qui nous ont accablés depuis bientôt trente ans."

Bien !

Dites, JP Brighelli, ce n'est pas que je ne veux pas verser mon obole à Jean-Claude - là n'est pas la question - mais les quelques habitués de TRES longue date qui hantent ce blog pourraient bien avoir un exemplaire gratuit... Non seulement ce serait un gage de reconnaissance bien sympathique, mais en plus je peux vous dire que ce serait extrêmement rentable pour l'éditeur (et quand je promets, je tiens).

Ecrit par : Jérémy | 16 février 2008

Moi aussi, j'en veux un! Et dédicacé, encore! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 février 2008

On vient d'atteindre les 55 000 signatures!

Ecrit par : Jean | 16 février 2008

On vient d'atteindre les 55 000 signatures!

Ecrit par : Jean | 16 février 2008

Pour quelle pétition? Celle contre le parrainage par chaque écolier de l'un des 11 000 enfants juifs envoyés dans les camps de la mort?
L'actualité va tellement vite qu'on s'y perd!

Ecrit par : candide | 16 février 2008

Il y a déjà une pétition contre le parrainage? Où çà?

Je parlais de celle contre la mise en garde à vue du collègue gifleur (www.snalc.asso.fr et www.lille.snes.edu). 55 000 signatures au total.

Ecrit par : Jean | 16 février 2008

C'est beaucoup? Je ne me rends pas compte...

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 février 2008

Je ne pense pas qu'il y ait vraiment besoin d'initier une pétition contre le parrainage! On ne sait pas d'où vient cette idée à l'origine, mais elle est tellement bonne qu'elle va certainement y retourner aussi sec!

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 février 2008

Ségolène Royal et François Hollande, avec cette spontanéité et cette immédiateté qui caractérisent les vieux couples, même après séparation, ont approuvé l'initiative — c'est pour ainsi dire le gage de sa nocivité.

JPB

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Pas tout à fait:

Elle à simplement répondu à cette question d'un journaliste qui lui demandait si "Commémorer la Shoah à l'école, c'est bien?". Elle à évidemment répondu "Non seulement ce n'est pas une mauvaise idée mais elle est déjà mise en application dans beaucoup de communes donc c'est bien", a-t-elle ajouté, jugeant qu'"il n'y a pas de raison de polémiquer la-dessus".

La réponse de S Royal est la suivante:

PARIS, 15 fév 2008 (AFP) - Mémoire de la Shoah: Royal dénonce "l'étonnante légèreté" de Sarkozy

L'ex candidate socialiste à l'élection présidentielle Ségolène Royal a qualifié vendredi la décision du président Nicolas Sarkozy de "confier la mémoire" d'un enfant français victime de la Shoah à chaque élève de CM2, d'"annonce improvisée" qui traduit une "étonnante légèreté".

"Une question aussi grave ne doit pas faire l'objet d'une annonce improvisée (...) cette façon de faire traduit un manque de respect et une étonnante légèreté de la part du chef de l'Etat", a déclaré Mme Royal à l'AFP.

Elle a estimé" que "le devoir de mémoire des crimes contre l'humanité est un impératif moral qui ne tolère aucune instrumentalisation".

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Il ne faut jamais travestir les propos, quels qu' ils soient

Ecrit par : Virginie | 16 février 2008

C'est un millième (environ!) du nombre de Français.
On pourait être plus, mais c'est déjà ça, surtout que les remarques qu'on lit sur www.lille.snes.edu vont toutes dans le sens d'une éducation plus ferme, ce qui, en soi, est intéressant (cf. La Bruyère: "L'enfant cherche par nature le point faible de son éducateur.")!
Le pauvre gosse, qu'est-ce qu'il s'en serait vu coller, des secondes torgnoles, à lire les signataires!

Ecrit par : Jean | 16 février 2008

Virginie, ce qui indigne Mme Royal, ce n'est pas l'idée de M.Sarkozy en elle-même, c'est le fait qu'elle ait été "improvisée".
Or Simone Veil n'a pas protesté une seule seconde contre la forme et les conditions de cette annonce, mais contre son contenu et elle est allée directement au fond des choses, sur lequel Mme Royal n'a pas pris position alors que c'était pourtant facile, car tout le monde avait bien compris de quoi il s'agissait et pouvait se déterminer pour ou contre dans la minute même.
Vous voyez que vous ne pouvez absolument pas prétendre que Mme Royal s'est élevée contre l'idée de M.Sarkozy.
Vous savez, Virginie, ce qui caractérise J.P.Brighelli, c'est que ce n'est pas tout à fait un imbécile, et qu'en général, quand il affirme quelque chose, il y a de fortes chances pour qu'il sache de quoi il parle!
Mais vous avez essayé de défendre votre candidate, c'était votre droit!

Ecrit par : Jean | 16 février 2008

"Le pauvre gosse, qu'est-ce qu'il s'en serait vu coller, des secondes torgnoles, à lire les signataires!"

Ecrit par : Jean | 16 février 2008

Alors que ce sont vraisemblablement plus les parents qui les méritent, effectivement.

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 février 2008

"Mais vous avez essayé de défendre votre candidate, c'était votre droit!"

Ecrit par : Jean | 16 février 2008

Alors qu'effectivement ceux qui défendaient Nicolas Sarkozy il y a moins d'un an en ces lieux-mêmes se sont faits, dans l'ensemble, plutôt discrets sur ce plan! A commencer par le même maître des lieux, Jean.

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 février 2008

Quand J.P.Brighelli recommandait de voter pour Sarkozy, Christophe, c'est parce qu'il y avait de très fortes chances que le ministre de l'Education nationale fût Xavier Darcos, c'est-à-dire la seule personne capable de prendre les décisions qui s'imposaient pour redresser l'Education nationale.
Avec la Sainte Greluche, nous étions sûrs - c'était garanti sur facture! - de voir arriver au Ministère un Meirieu ou assimilé - "horresco referens...!

D'ailleurs vous avez bien lu, JP.PBrighelli n'a pas essayé de défendre Sarkozy dans l'affaire du parrainage. Il l'a même désavoué très directement. Ce qui n'empêche pas ledit Sarkozy d'avoir comme ministre de l'Education un certain Xavier Darcos qui prépare une refonte des programmes et entend bien rectifier le cap - si vos amis de la CDIUFM ne font pas tous leurs efforts pour continuer à pousser le navire Education nationale vers les écueils!.

Ecrit par : Jean | 16 février 2008

Non, Jean. Il n'a pas été avéré avant les présidentielles que Sarko prendrait Darcos. Je me souviens, (ce n'est pas si vieux), que c'est sur son programme à lui, Sarko, qui vous semblait calqué, ou peu s'en faut, sur les positions prises sur ce blog, que vous avez (presque) tous appelé comme des fans à voter pour lui. Certains plus que d'autres. Malgré les "prophètes de malheur" qui ne voyaient pas cet homme providentiel du même oeil que vous.
Et, effectivement, vous avez beaucoup appelé à voter contre celle que vous avez appelée "la maldonne du Poitou". Mais, de ça, on ne peut vous en vouloir qu'à moitié. C'est vrai.

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 février 2008

Quand à s'élever contre Sarkozy à l'occasion de cette délicate affaire de parrainage, ça ne vous paraît pas un peu tard, à vous? Vous me direz, vieux moutard que j'aimais...

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 février 2008

Pour autant que je m'en souvienne, le nom de Darcos a circulé très tôt, bien avant l'ouverture de la campagne présidentielle, et c'est ce qui a décidé une bonne partie des visiteurs de ce blog à voter pour Sarkozy. Il s'agissait de barrer la route à la Maldonne du Poitou, et je suis ravi, pour ma part, qu'elle n'ait pas réussi son coup.
Du reste, les discours de Nicolas Sarkozy sur la réforme de l'Education nationale (Maisons-Alfort, par exemple), étaient cohérents avec le choix envisagé de Xavier Darcos.
Et jusqu'à présent, Xavier Darcos travaille à la réforme urgente des programmes sans avoir été désavoué, que je sache, par le chef de l'Etat.
S'il arrivait que lors d'un prochain remaniement ministériel, Darcos valsât, là, nous serions fondés à nous poser quelques questions ...

Il me paraît d'ailleurs d'une saine démocratie que l'on conteste certaines déclarations du président de la République qui ne sont pas encore transformées en lois.

Ecrit par : Jean | 16 février 2008

Moi, au sujet du parrainage des petits juifs, je dis que c'est pas bien de fayoter avec la mort!

Ecrit par : petrus | 16 février 2008

Elle a estimé" que "le devoir de mémoire des crimes contre l'humanité est un impératif moral qui ne tolère aucune instrumentalisation".

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Il ne faut jamais travestir les propos, quels qu' ils soient

Ecrit par : Virginie | 16 février 2008

Evidence qu'il fallait souligner!

Ecrit par : dobolino | 16 février 2008

Avec la Sainte Greluche, nous étions sûrs - c'était garanti sur facture! - de voir arriver au Ministère un Meirieu ou assimilé - "horresco referens...!



Ecrit par : Jean | 16 février 2008
Et, sur cette facture, vous avez envoyé sans hésiter quatre-vingt-dix pour cent des français à la trappe, dont vous, petit fonctionnaire zélé!
Plus con, tu meurs!
J'ai bien envie de vous dire de vous démerder avec vos galères, les miennes étant ce qu'elles sont!
PS: J'attends toujours le règlement des dépistages FCO et mes éleveurs attrappent leurs bêtes pour la gloire. Nousd, à la différence de vous, sommes habitués depuis fort longtemps, que droite ou gauche soient au pouvoir.

Ecrit par : dobolino | 16 février 2008

Moi, au sujet du parrainage des petits juifs, je dis que c'est pas bien de fayoter avec la mort!

Ecrit par : petrus | 16 février 2008
Je ne sais pas, jeune homme, mais, vous avez probablement raison...
Aujourd'hui, ma maman, qui fait partie des 58 000 et quelques moins de dix huit ans vivant en France en 1940 et non déportés, a abreuvé sa fille aînée Catmano de souvenirs et l'a entraîné, suite aux délires du Sarko national, à la visite du mémorial le plus proche... mais, en contre-partie, recevant son petit-fils de seize ans le même jour, elle n'a parlé avec lui que de la mort, survenue la veille, de sa minette née à peine après lui. Ils étaient bien tristes tous deux, mémé et petit-fils. C'est dur à encaisser, la mort du petit chat qui accompagne notre enfance chez mémé.

Ecrit par : dobolino | 16 février 2008

De nombreux signataires, Christophe, recommandent en effet de gifler aussi le père de l'élève.

Ecrit par : Jean | 16 février 2008

"Il me paraît d'ailleurs d'une saine démocratie que l'on conteste certaines déclarations du président de la République qui ne sont pas encore transformées en lois."

Ecrit par : Jean | 16 février 2008

Qu'en termes élégants ces choses-là sont dites...:-)

Ca paraît, effectivement, être la moindre des urgences, comme vous le fait en d'autres termes remarquer Dobolino.

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 février 2008

""peut-être, te demandes-tu à quoi peut bein servir ce nouveau livre.
pour le savoir, pense à ce qui se passe avec un jouet ou un outil : si on veut bien s'en servir, il faut le connaître à fond.
C'est pour cela que tu as souvent envie de le démonter pour voir comment il est fait à l'intérieur."

C'est pour cela qu'Eveline Charmeux n'a jamais réussi à apprendre à conduire : elle est encore en train de démonter le moteur de sa première voiture.
Si elle en avait fait autant avec l'"outil" de son mari, elle n'aurait jamais eu d'enfants... On n'est jamais constructiviste jusqu'au bout (si j'ose dire) !

Ecrit par : Victor | 16 février 2008

Je suis sûre qu'elle ne sait pas nager non plus!!!
Merci Victor ! Tout s'explique ! Elle a dû apprendre à nager sur un tabouret, c'est pourquoi elle a comparé l'excellente méthode "Lire avec Léo et Léa" avec l'apprentissage de la natation sur un tabouret !

Séquelles d'un apprentissage raté, dans la petite enfance;
ça laisse vraiment des traces indélébiles, je réprouve absolument la démarche de Sarko. Je ne vois pas mon petit-fils chéri, déjà traumatisé par au moins quatre ans de méthodes désastreuses genre Bentolila, se coltiner dans deux ans un pauvre petit mort, comme l'ont dit si justement Dobolino et Catmano.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 16 février 2008

Malgré le sérieux du propos, vous m'avez bien fait rire, Victor.

Savez-vous que Charmeux appelle les pronoms personnels sujets "les embrayeurs de conjugaison" ? Cela ouvre de nouveaux horizons sur son incapacité à apprendre à conduire : les embrayeurs, ce n'est vraiment pas cela.

Il faudrait l'écrire à madame de Romilly, qui s'étonne de cette comparaison dans son dernier livre.

Elle a dû aussi avoir des problémes avec sa boîte à outils : outil, c'est le nom qu'elle donne à la méthode "Lire avec Léo et Léa" ("L'outil utilisé nuit gravement à la santé de l'apprenti lecteur, qu'on se le dise").

Anne-Marie.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 16 février 2008

Saperlotte!
bonnes vacances cher ami, je suis sûre que cela vous fera le plus grand bien!
pirouette de saperlipopette

Ecrit par : Saperlipopette | 16 février 2008

Je suis sûre qu'elle ne sait pas nager non plus!!!
Merci Victor ! Tout s'explique ! Elle a dû apprendre à nager sur un tabouret

Ecrit par : Anne-Marie Valette

Ah, mais c'est que vous n'y connaissez rien, ma parole ! Il est parfaitement possible d'apprendre à nager avec un tabouret, sachez pour votre information que la méthode s'inspire d'une recette de cuisine : la soupe au corbeau.

Ecrit par : Moot | 16 février 2008

Ah ! Un peu de cuisine. Je connais la soupe au caillou, mais pas la soupe au corbeau.

Ecrit par : catmano | 16 février 2008

Au hit-parade des idées tordues, la dernière foucade de Sarko figure cette semaine en tête de liste.

Il fut adoubé par Sainte Nunuche? N'en déplaise aux adorateurs d'icelle, elle nous a bel et bien couiné une nième version de son tube:"La charentaise dans le clapet", traduction libre de "She Puts Her Foot In Her Mouth"

....so, what else is new?

Le ridicule ne tue pas et l'idée de jumeler chaque élève de CM2 avec un martyr de l'holocauste est tellement sotte qu'on l'aurait bien vue germer dans la calebasse vide qui sert de crâne à ce cabot de Martinon, si le plus bête des toutous de Cécilia n'était pas tombé la semaine dernière sur un nonosse plus gros que ceux qu'il ronge d'habitude.
Sigh! It could not have happened to a nicer guy!


Et voici un autre motif de ....(cocher la case désirée)
1-désespoir
2-hilarité
3- les deux
Ce qui suit a dû faire frémir d'horreur, à moins d'être résignés, (comme la qusi-totalité des Français entre 1940 et 44)tous ceux qui ont des enfants ou petits-enfants scolarisés: combien l'EN compte-t-elle de fossiles de cet acabit, tout droit évadés du Jurassic Park de la Gauche la plus moisie du monde libre!
Je vous livre sa prose dans son jus, et avé les fottes...Té!

"La révolution bolchévique a réussi par son système scolaire, hautement politisé, à permettre aux fils de paysans et d'ouvriers de parvenir là où ils sont parvenus qu'au prix d'avoir préalablement éliminés les autres classes sociales.
Pour l'heure et au stade actuel de la reféodalisation des sociétés occidentales, de la reconstitution des états, des corporations, des castes, des ghettos etc... l'école ne peut que suivre , participer, s'adapter et se privatiser à tour de bras.
Ecrit par : marigot | 16 février 2008

L'optimisme du maître de ces lieux semble grandement prématuré quand il s'imagine que " la ruine de la Fabrique est en vue, et c'est à nous tous d'en finir avec les politiques éducatives létales qui nous ont accablés depuis bientôt trente ans."
Y rêve en couleurs, not' bon maître, car pour cela il faudra rouvrir des gulags et autres laogaï, à Cayenne, par exemple ou en Terre Adélie, pour parquer avec les manchots à la dérive, et aprés les avoir lobotomisés, tous les marigots et autres Khmers rouges de l'Educ Nat, sinon ils continueront à laver le cerveau de notre progéniture avec leur rhétorique, éculée, mais criminogène.

Ben, on n'est pas sortis du bois, à c't'heure!

et je vous signale à ce propos, ( du Québec, of corse,) que le Figaro d'hier découvrait ce que je serine ici depuis des lunes, à savoir les ravages que font la globale et les théories bidon du même tonneau, dans la Belle Province, depuis le début des années 70.

"La déplorable orthographe des élèves québécois", par Ludovic Hirtzmann.

Où était-il donc ce niaiseux-là, pendant les quarante dernières années? et s'il a moins de 40 ans, il n'a pas fait son homework, s'il n'a découvert qu' hier le secret de Polichinelle. Il s'émeut avec LA (sic) ministre de l'education devant " l'hécatombe orthographique à l'examen du ministère" et "ces résultats catastrophiques".

Les dictionnaires, grammaires et autres précis de conjuguaison mis à leur disposition sont des outils inutiles aux mains des illettrés, cautères sur la jambe de bois d'un cul-de-jatte...

De là à ce que la Bretagne, l'Alsace ou l'Auvergne fassent sécession au nom de la solidarité des analphabètes, il n'y a qu'un pas;
ou plus simple encore, réclamons au même titre la rétrocession du Québec à la France.

Asinus asinum fricat

Ecrit par : Cadichon | 16 février 2008

Non, Jean. Il n'a pas été avéré avant les présidentielles que Sarko prendrait Darcos. Je me souviens, (ce n'est pas si vieux), que c'est sur son programme à lui, Sarko, qui vous semblait calqué, ou peu s'en faut, sur les positions prises sur ce blog, que vous avez (presque) tous appelé comme des fans à voter pour lui. Certains plus que d'autres. Malgré les "prophètes de malheur" qui ne voyaient pas cet homme providentiel du même oeil que vous.
Et, effectivement, vous avez beaucoup appelé à voter contre celle que vous avez appelée "la maldonne du Poitou". Mais, de ça, on ne peut vous en vouloir qu'à moitié. C'est vrai.

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 février 2008

Si vous m'aviez bien lu à l'époque et si -mieux encore- vous aviez cliqué sur le lien vous dirigeait sur mon blog consacré à la présidentielle, vous sauriez, que tous (parmi ceux qui crient haro sur la pédagogogie, c'est bien ceux que vous visez, n'est ce pas ?) n'ont pas appelé à voter pour Sarkozy. J'ai pour ma part toujours dit qu'il s'agissait d'un faussaire. Je savais aussi que la Dame du Poitou était une Sarkozy en pire, en ce sens qu'elle possède aussi un ego et une ambition démesurés. Ségo c'est Sarko avec 5 à 10 ans de retard et habillée un peu plus sexy. De plus, effectivement, on aurait eu un Meirieu ou un Frackowiak à l'EN et ça c'etait insupportable.
Pour ma part, j'ai mis une enveloppe vide dans l'urne. Et je ne le regrette pas.

Tout cela est vérifiable sur :
http://presidentielle2007dd.rmc.fr/r6293/janvier-2007/
Lisez notamment le deuxième texte : La Madone et le Faussaire

Ecrit par : David Desgouilles | 16 février 2008

La recette (j'ai dû la réinventer, c'est celle de mon papa, que l'on ne trouve pas sur le houaibe) :

Ingrédients pour 4 personnes

4 poireaux
2 navets
4 oignons
4 pommes de terre
3 c. à soupe d'huile d'olive
1 corbeau
Sel gris, poivre

Laver les poireaux, éplucher les navets, peler les oignons, rincer les pommes de terre, puis couper tous ces légumes en gros morceaux.
Chauffer l'huile dans une cocotte à fond épais pour y dorer les oignons pendant 5 minutes.
Ajouter les autres légumes, saler, poivrer et couvrir d'eau. Porter à ébullition.
Poursuivre la cuisson pendant au moins 1h30 en ajoutant autant d'eau que nécessaire pour que les légumes soient toujours couverts.

Servir chaud...

Et le corbeau ? Si vous avez une cuisinière à bois, le mieux est de le jeter dans le feu.

Ecrit par : Moot | 16 février 2008

Alors, là, les profs, on a intérêt à se bouger...L'infâmie pleine pâte. Les Juifs vont resservir. Après les abat-jours, les savonnettes, les couvertures, ils vont servir d'appa^t électoral pour ce misérable petit Peron de Conforama...

Du jamais vu. Jamais. Même Mitterrand, ce vieil antisémite, fleurisseur de Putain, n'y aurait pas pensé!!! Rien, rien, rien ne nous sera épargné. Aumône de 200 euros aux croulants pour qu'ils cessent de parkinsoniser devant l'urne. Et les mêmes croulants, à Créteil sont appelés à faire des heures sup àà 37 euros de l'heure.... Et maintenant, après les croulants, Sa Majesté Médiocre Ier s'attaque aux chiards. Allez , les moufflets, et un petit déporté à mémoriser ,un !!!! Ignoble, consternant, obscène.
Car cette instrumentalisation électorale de la Shoah revient à du négationnisme. On imagine la scène. Les instits, les pauvres, déjà tellement méprisés et ridiculisés, léoetléatisés, gaffytisés, devenus maintenant responsables d'un putanat génocidaire à finalité municipale!!!!!

Pour ceux qui continuent à se faire les thuriféraires nullards de Banidguet, voilà qui devrait les dessiller. Ou alors ,c'est à vous dégoûter. AU fait Villepin et je ne sais plus qui ,Royal , je crois, ont formé une sorte de "Comité de Vigilance". Grotesque??? Ah???? Vous croyez???eh bien pas moi.

Sarkozy avec ses tendances thanatophiles - en CM2 , les enfants de la Shoah, et pafff, au collège Guy Môquet, qui va être assassiné dans cinq minutes. Parlez d’une introduction à la vie. L'école devenue succursale de Roblot. Maman Sarkozy a bien fait son boulot. Freud, outre-tombe,tout content, d’avoir pareil patient.
En fait, inconsciemment, le Sarkozy s’en prend aux mômes qu’il hait (regardez le coup que lui a fait son chenapan de fils-scooter) parce qu’ils représentent, chacun le sait, “l’exception démographique française” et donc l’impossibilité de construire sa petite dictature sécuritaire à base de viande de vieux. Il a inventé la punition démographique. Chapeau. Et pour ce qui est de son truc sur les civilisations, bonjour le désatre à venir. Et Klarsfeld qui le soutient. Mais, dame, Klarsfeld est gros et vieux, hypertension , couperose, diabète, cholestérol et fils demeuré. Absolvons-le. Et Hollande, notre mimolette nationale, aussi le soutient. Mais y a -t-il jamais eu un socialiste français apte à comprendre quoi que ce soit à la Shoah???? Hollande…pauvre fromage déficient mental….
Madame Veil, immense, elle, qui est la Jeanne Moreau de la Vème République qui n’hésite pas à dire que “son sang s’est glacé”. Et l’autre minus qui persiste et signe, comme un môme méchant et teigneux… Affligeant.

Pour parler d'autre chose, tout à l'heure à 15 heures, indépendance du Kosovo. L'année du centenraire de l'annexion de la Bosnie par l'inénarrable François-Joseph. Au fait Pristina est à uen heure et demie de Sarajevo.

Bon , merdre, où j'ai bien pu ranger mon froc garance et mon Lebel????? A la bonne nôtre. Nul doute que bientôt, on provlamera l'indépendance de l'Eure-et-loir, du Kosovo-Nord, puis du Kosovo-Nord-Nord, puis du Kosovo Nord-Nord-Nord. On a dit mondialisation???? "village planétaire"????
De quoi se pisser dessus de rire.

Ecrit par : montaigneàcheval | 17 février 2008

LA FRANCE PUE.

Ecrit par : montaigneàcheval | 17 février 2008

A Montaigneacheval

Ca va être d'abord la Seine-Saint-Denis, une partie du Val de Marne, Roubaix, Marseille, la banlieue toulousaine et quelques autres endroits qui sont déjà des zones de demi-non-droit qui vont devenir les Kosovo, ou plutôt les Palestine de la France d'ici quelques décennies, avec frappadingues prêts à se faire exploser dans ce qui restera de France car ils exigeront qu'on en revienne aux frontières d'avant la bataille de Poitiers qui est dans la mémoire des pratiquants bien plus que dans nôtre.

Pour le moment, en dépit des destructions systématiques d'églises, les kosovars sont plutôt des muslims lights (un peu à l'image des turcs, ils sont plutôt pacifiques - école hanéfite oblige - et ne commettent de génocides que très ponctuellement, mais définitivement et alors, ça ne rigole plus du tout et dans ces moments là on en vient à regretter les membres hanbalites et malékites d'Al Qaïda et de leurs prédécesseurs). Par exemple, ils constituaient avec les bosniaques le gros des troupes SS musulmanes du Mufti de Jérusalem (division SS Al Hanjar, les égorgeurs) qui ont dévasté la région dans les années 40. On leur impute + de 200 000 morts, dont une majorité de Serbes (mais aussi 20 000 juifs) Leur spécialité consistait à couper les membres de leurs victimes et de les jeter dans des trous puis de recouvrir ce qui restait de la personne encore vivante de chaux vive puis de les enterrer vivantes. Leurs méthodes étaient si particulière que même les hauts dignitaires allemands de la Waffen SS en ont été dégoutés et ont arrêté le massacre (et le projet de l'oncle de Yasser Arafat d'une Serbie totalement musulmane). Ce sont ces types d'éléments qui aident mieux à comprendre pourquoi les Serbes ont un peu de mal avec les musulmans qui sont, faut-il le rappeler, des vestiges de l'effroyable occupation turque (dont l'expansion a été stoppée à Vienne le... 11 septembre (!) 1683.

L'Onu nous imposera comme elle impose au Kosovo de partager la terre avec des gens qui ne veulent déjà plus s'intégrer et qui le voudront de moins en moins (on n'en est qu'au tout début du processus d'islamisation).

D'ailleurs, à la mairie de Créteil et dans d'autres mairies, on ne cesse de donner gratis des terre à Dahr el Islam sans mesurer en rien la conséquence de tels actes de trahison :
http://grouik-grouik.org/9/2008/02/aidons-le-maire-de-crteil-laurent.html

Il n'est pas trop tard pour agir, mais on en prend exactement le chemin contraire : c'est l'esprit munichois qui règne partout en France, alors que le principe de précaution qui s'applique un peu à tout et à n'importe quoi devrait impliquer que l'islam soit interdit dans tous les pays civilisés du monde.

Ecrit par : IGG | 17 février 2008

Au moins, la FSU, (Moindrot), et l'UNSA ont ils réagi assez violemment contre cette mesure débilissime, Montaigneàcheval. Et Mélenchon également.

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 février 2008

"Y rêve en couleurs, not' bon maître, car pour cela il faudra rouvrir des gulags et autres laogaï, à Cayenne, par exemple ou en Terre Adélie, pour parquer avec les manchots à la dérive, et aprés les avoir lobotomisés, tous les marigots et autres Khmers rouges de l'Educ Nat, sinon ils continueront à laver le cerveau de notre progéniture avec leur rhétorique, éculée, mais criminogène."

Ecrit par : Cadichon | 16 février 2008

Pas de doute, cette fois, Cadichon, c'est bien vous, avec votre style inimitable!

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 février 2008

"Si vous m'aviez bien lu à l'époque et si -mieux encore- vous aviez cliqué sur le lien vous dirigeait sur mon blog consacré à la présidentielle, vous sauriez, que tous (parmi ceux qui crient haro sur la pédagogogie, c'est bien ceux que vous visez, n'est ce pas ?) n'ont pas appelé à voter pour Sarkozy. J'ai pour ma part toujours dit qu'il s'agissait d'un faussaire."

Ecrit par : David Desgouilles | 16 février 2008

J'ai écrit presque tous, David. Relisez.

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 février 2008

Dont acte

Ecrit par : David Desgouilles | 17 février 2008

Dont acte

Ecrit par : David Desgouilles | 17 février 2008

Pas de doute, cette fois, Cadichon, c'est bien vous, avec votre style inimitable!

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 février 2008

...et la même rhétorique que les khmers rouges...mais les vrais, pas ceux de l'Educ. nat!

Ecrit par : marigot | 17 février 2008

Mhouais...

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 février 2008

Nul doute que bientôt, on proclamera l'indépendance de l'Eure-et-loir, du Kosovo-Nord, puis du Kosovo-Nord-Nord, puis du Kosovo Nord-Nord-Nord. On a dit mondialisation???? "village planétaire"????
De quoi se pisser dessus de rire.

Ecrit par : montaigneàcheval | 17 février 2008

C'est bien pour cela que notre merveilleux "Monde libre" -comme l'appelle- Cadichon- est dirigé par des clowns comme Bush, Sarkozy et bientôt Huckabee ou Mc Cain...

Comment dit Cadishow déjà ? Ah oui : "....so, what else is new?"

Ecrit par : Victor | 17 février 2008

Je suis sûre qu'elle ne sait pas nager non plus!!!
Merci Victor ! Tout s'explique ! Elle a dû apprendre à nager sur un tabouret

Ecrit par : Anne-Marie Valette

Ah, mais c'est que vous n'y connaissez rien, ma parole ! Il est parfaitement possible d'apprendre à nager avec un tabouret, sachez pour votre information que la méthode s'inspire d'une recette de cuisine : la soupe au corbeau.

Ecrit par : Moot | 16 février 2008

Merci, Moot, je m'étais fait incendier sur le blog, en disant, qu'après tout, il était peut-être possible d'apprendre à nager sur un tabouret.

On peut y apprendre la coordination des mouvements des bras et des jambes, et à garder les doigts bien serrés : les enfants petits écartent les doigts, ce qui explique qu'ils ont du mal à tenir sur l'eau et à avancer.

@Cadichon : malgré le désespoir qui m'envahit quand je vois la résistance des kmehrs rouges, je vous remercie de m'avoir fait rire.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 février 2008

@Victor

Mc Cain est tout sauf un clown : il est posé, me semble bien plus ouvert que Bush et sait ce que c'est une guerre (ne pas oublier qu'il a été torturé pendant 5 ans par les communistes vietnamiens).

Si l'on en croit cet article, les pétroliers (et leur argent) semblent miser sur Obama : http://www.iran-resist.org/article4133

Ecrit par : L & M | 17 février 2008

Tiens, dites-moi, dobolino, les injures ne sont pas véritablement nécessaires entre nous.
Je comprends vos raisons de fulminer contre Sarkozy, mais voyez-vous, moi, quand j'entendais Mme Royal, pendant la campagne présidentielle, promettre tout à tout le monde avec une méconnaissance à peu près totale des dossiers, en fait elle n'avait rien à dire (c'est le Meirieu de la politique!), j'éprouvais exactement les mêmes sentiments que vous à l'égard de Sarkozy. D'ailleurs, le choix de Royal par les militants socialistes reste une énigme historique: c'était le pire choix possible, de l'avis même de pas mal de têtes (véritablement) pensantes dudit parti.
Avec la conjoncture économique mondiale, qu'auraient fait les socialistes au pouvoir? Très certainement la même chose que la droite.
Sauf sur la question de l'école. C'est ce que je m'échine à expliquer : avec l'élection de Sarkozy, nous avons au moins gagné un ministre de l'Education qui soit le premier à connaître le système éducatif de l'intérieur, le seul qui en connaisse par expérience tous les rouages, le seul qui ait pour l'école un projet humaniste qui soit autre chose que des sempiternelles incantations généreuses (80% d'une classe d'âge au baccalauréat", "l'égalité des chances", etc.), qui ne débouchent jamais sur rien, le seul qui possède un vrai diplôme de l'enseignement secondaire (et pas n'importe lequel, puisqu'il est agrégé de Lettres classiques). Cela dit, JPB nous le rappelle à juste titre, ce n'est pas Merlin l'Enchanteur, et il doit composer, pour faire avancer lentement mais sûrement ses idées, avec les réalités économiques et politiques, et avec tout le lobby pédago-bourdieusien qui, à l'étage juste en-dessous de son bureau, comme l'explique Marc Le Bris, veille au grain.
Donc, toute considération politicienne mise à part, je persiste à prétendre que c'est une chance (presque inespérée) pour l'école que nous ayons enfin un ministre de l'Education qui sache ce qu'il veut et de quoi il parle, et qui ait les armes intellectuelles et l'habileté tactique indispensables pour commencer à réformer un système éducatif qui partait en quenouille.

Ecrit par : Jean | 17 février 2008

votre bon mot ( votre pensée se nourrit avec complaisance de ces propos de zinc ) sur le vieux couple est FAUSSE ; SR a désapprouvé l'initiative sans la virulence de S. Veil mais n'a en aucune manère rejoint l'attitude trop poltique d'Hollande ; cela ne sert à rien de raconter des bobards . pour le reste, je suis toujours étonné de vous voir oublié votre soutien explicite sur les plateaux TV ( TF1 ou la 2 ) au sakozysme ! C'est bien fait pour vous ! Soixante-huit ard ( 20 ans en 68 ), je rigole bien aussi des vieux récas aigris que nous sommes devenus : le crétin est-ce que cela n'est pas vous ? Car qui vous donne ce regard quasi-divin sur notre existence ?

Ecrit par : bourneville | 17 février 2008

votre bon mot ( votre pensée se nourrit avec complaisance de ces propos de zinc ) sur le vieux couple est FAUSSE ; SR a désapprouvé l'initiative sans la virulence de S. Veil mais n'a en aucune manère rejoint l'attitude trop poltique d'Hollande ; cela ne sert à rien de raconter des bobards . pour le reste, je suis toujours étonné de vous voir oublié votre soutien explicite sur les plateaux TV ( TF1 ou la 2 ) au sakozysme ! C'est bien fait pour vous ! Soixante-huit ard ( 20 ans en 68 ), je rigole bien aussi des vieux récas aigris que nous sommes devenus : le crétin est-ce que cela n'est pas vous ? Car qui vous donne ce regard quasi-divin sur notre existence ?

Ecrit par : bourneville | 17 février 2008

"Vous savez, Virginie, ce qui caractérise J.P.Brighelli, c'est que ce n'est pas tout à fait un imbécile, et qu'en général, quand il affirme quelque chose, il y a de fortes chances pour qu'il sache de quoi il parle!"
la preuve en est qu'il a soutenu en bon gauchiste - réac Sarko en traitant l'autre d'imbécile ;
que s'il l'a fait pour Darcos c'est à se plier en deux : Darcos prof de CPGE à Montaigne et LLG, doyen de l'IG est le pur produit du Mammouth ; penser qu'il faut voter pour Sarko pour avoir Darcos fait pleurer de rire au milieu du malheur et est une preuve d'intelligence ! Pour avoir un poste peut être ?

Quelqu'un d'intelligent ne dit pas n'importe quoi sur ce qu'il ne connait pas : l'enseignement des maths, la lecture en primaire, les banlieues ...

non, ce blog est l'école du crétin car les crétins c'est toujours les autres pour ces avant-gardes qui se croient élues : Brighelli et d'autres alors qu'ils sont les héros du fig mag de Dassault ...
les lundi de l'existence où il faut enseigner le calcul intégral en banlieue, Corneille en BTS M Brighelli ne les connaient pas sauf comme céline au bout de la nuit .

Ecrit par : Bourneville | 17 février 2008

a bonne idée du "parrainage " viendrait de l'avocat à roulettes, l'ex de Carla, Arno Klarsfeld

Ecrit par : mouron rouge | 17 février 2008

a bonne idée du "parrainage " viendrait de l'avocat à roulettes, l'ex de Carla, Arno Klarsfeld

Ecrit par : mouron rouge | 17 février 2008

J'ai plutôt lu que ça venait de Serge Klarsfeld.

Avec la conjoncture économique mondiale, qu'auraient fait les socialistes au pouvoir? Très certainement la même chose que la droite.

Ecrit par : Jean | 17 février 2008

Peut-être pas les cadeaux fiscaux faits aux plus riches qui ont fini de vider les caisses ?

Par ailleurs, voici qui va permettre à tout le monde ici (les pro-Sarko et les pro-Ségo) de se réconcilier en tapant tous ensemble sur un troisième !

Selon le Journal du Dimanche, Claude Allègre "réfléchirait aux contours d'un grand ministère Industrie-Recherche-Enseignement supérieur", en vue d'un futur remaniement après les municipales. D'après l'hebdomadaire, l'ancien ministre socialiste serait "en pole position".

Source : JDD

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/02/17/01011-20080217FILWWW00044-allegre-a-la-tete-d-un-grand-ministere.php

Ecrit par : Pat | 17 février 2008

Selon le Journal du Dimanche, Claude Allègre "réfléchirait aux contours d'un grand ministère Industrie-Recherche-Enseignement supérieur", en vue d'un futur remaniement après les municipales. D'après l'hebdomadaire, l'ancien ministre socialiste serait "en pole position".

Ecrit par : Pat | 17 février 2008

Une sorte de renaissance du Mammouth en quelque sorte?

Ecrit par : éric. A | 17 février 2008

Nul doute que bientôt, on « provlamera » l'indépendance de l'Eure-et-loir, du Kosovo-Nord, puis du Kosovo-Nord-Nord, puis du Kosovo Nord-Nord-Nord. On a dit mondialisation???? "village planétaire"????
De quoi se pisser dessus de rire.
Ecrit par : montaigneàcheval | 17 février 2008
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Bonne nouvelle, le ‘juif’ de service est polyglotte !!!
Jeremy va être jaloux

Ecrit par : Yfig est à cheval sur la langue | 17 février 2008

LA FRANCE PUE.
Ecrit par : montaigneàcheval | 17 février 2008
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Mets-toi un bon déodorant ….. !

Ecrit par : Yfig parce que tu le veau bien | 17 février 2008

les lundi de l'existence où il faut enseigner le calcul intégral en banlieue, Corneille en BTS M Brighelli ne les connaient pas sauf comme céline au bout de la nuit .
Ecrit par : Bourneville | 17 février 2008
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Une fractale, une !

Ecrit par : Yfig mateeeuuuuh | 17 février 2008

Asinus asinum fricat
Ecrit par : Cadichon | 16 février 2008
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Autrement dit : les ânes fricotent avec les ânes !
Prof Yfig !!!

Ecrit par : Yfig distingué latinistic !! | 17 février 2008

De nombreux signataires, Christophe, recommandent en effet de gifler aussi le père de l'élève.
Ecrit par : Jean | 16 février 2008
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Immédiatement suivi de mon pied au cul …… gaaaaaaaaaaaaaaaarde à vu !!!!!

Ecrit par : Yfig caporal chef | 17 février 2008

Le pauvre gosse, qu'est-ce qu'il s'en serait vu coller, des secondes torgnoles, à lire les signataires!
Ecrit par : Jean | 16 février 2008
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Et des coups d’pied au cul ?

Ecrit par : Yfig aime les petits enfants | 17 février 2008

Vous savez, Virginie, ce qui caractérise J.P.Brighelli, c'est que ce n'est pas tout à fait un imbécile, et qu'en général, quand il affirme quelque chose, il y a de fortes chances pour qu'il sache de quoi il parle!
Ecrit par : Jean | 16 février 2008
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« pas tout à fait un imbécile » encore un euphémisme malheureux …… la science de la vérité est en marche !

Ecrit par : Yfig donne des leçons aux autres | 17 février 2008

Moi, au sujet du parrainage des petits juifs, je dis que c'est pas bien de fayoter avec la mort!
Ecrit par : petrus | 16 février 2008
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Surtout que les fayots ……. Ça fait péter !!!!!

Ecrit par : Yfig attention, on vous lit !!!!!!! | 17 février 2008

(Le 27 novembre) Histoire du cerf et du lapin.
" Ce matin, on va travailler d'une drôle de façon, comme si on était à l'école élémentaire. (...) Vous allez écrire ce que le cerf a écrit, à votre avis. On le dit dans sa tête, on le garde dans sa tête, et après, on essaie de l'écrire. (....)

Seuls quatre élèves ont pris en compte la situation d'énonciation :
Alice : " NO T érDIOCHASere
"J'ai voulu écrire "interdit (elle montre les cinq premières lettres) au (montre la lettre O) "chasseur" (montre 7 dernières lettres.)"

Paul : "PAEDSEASCSCEAP "
"J'ai essayé d'écrire interdit de chasser les lapins (balaye du doigt)"
Alexandre : "LURTI DUEUAP"
"J'ai écrit : "interdit" (montre LURTI) " de tuer" (montre DU) "les lapins" (montre UAP)

Solène :" ltiEênrnallruirT". leErneeneein."
L'enseignante fait l'hypothèse que c'est la difficulté d'écriture qui a induit des messages inadaptés."



Je citerai quelques lignes de la dernière page.

Il s'agit du parcours d'un enfant qui a posé des problèmes depuis son entrée à l'école à 3 ans. (Non francophone, facilement coléreux et violent, mais il s'est beaucoup amélioré.)
"En fin de grande section, "début juin.
A l'évaluation transversale de fin d'année, on lui demande d'écrire
"le papa de Tom a mangé une tarte". Pendant son écriture, Sam prononce chaque mot, puis "se dicte" les lettres. Voici le résultat de sa relecture en suivant du doigt :
EL PAPA TOM AMAJE UTRT
"Le", je sais. "Papa", je connais, c'est P,A,P,A,"Tom", c'est maman qui m'a montré, "a mangé", j'ai écouté les lettres, une tarte aussi.

Cette procédure est tout à fait étonnante. Tout se passe comme s'il entendait le bruit de chaque lettre en disant son nom"...etc."

Cordialement.
A.M.Valette.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 16 février 2008
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Ca se passe où, cette histoire de fous ?

Ecrit par : Yfig attention, on vous lit !!!!!!! | 17 février 2008

Je m'absente quelques jours. Alors, oui, je sais, un seul être vous manque…
… Et tout est repeuplé : tenez-vous chaud les uns aux autres… Salut aux nouveaux arrivants — n'hésitez pas à dire ce que vous voulez, il n'y a pas de censure ici. Une seule obligation : être poli — et si possible positif.

Jean-Paul Brighelli
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Yfig taisez-vous

Jeremy
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Qui faut-il croire ?????

Ecrit par : Yfig dubitatif | 17 février 2008

Christophe Sibille a l'air d'être une vedette sur ce site. Apparemment tous les intervenants ici ont l'air de former un club où tout le monde se connait. Moi je sais pas qui c'est Christophe Sibille. On pourrait éclairer ma lanterne ?
Ecrit par : Aristote | 16 février 2008
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En tout cas, je peux vous dire que ce n’est pas Socrate, ni Platon ….. oh non !!!!!

Ecrit par : Yfig psychologue du dimanche | 17 février 2008

C'était .....

ma petite anthologie du blog des ânes !!!!

miroir, dis-moi que je suis intelligent .... pour un âne !

Ecrit par : Yfig philosophe du dimanche | 17 février 2008

es lundi de l'existence où il faut enseigner le calcul intégral en banlieue, Corneille en BTS M Brighelli ne les connaient pas sauf comme céline au bout de la nuit .
Ecrit par : Bourneville | 17 février 2008
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la vraie question, c'est : "qui les connaît" ? Céline ?

Ecrit par : Yfig philosophe du dimanche | 17 février 2008

J'ai trouvé un frère de fautes !!!
buenvenuto Bourneville (dans l'14 ou dans l'76 ... Comme Bourvil ?)

Ecrit par : Yfig philosophe du dimanche | 17 février 2008

Bourneville
tout le monde sur ce blog te le dira :

IL NE FAUT PAS LIRE YFIG !

ne ma demande pas pourquoi .... c'est juste un ostracisme ordinaire vis à vis de quelqu'un d'assez quelconque .... et je ne suis même pas juif ..... alors t'imagines ..... si j'avais été de la calotte !!!

Ecrit par : Yfig philosophe du dimanche | 17 février 2008

@Victor

Mc Cain est tout sauf un clown : il est posé, me semble bien plus ouvert que Bush et sait ce que c'est une guerre (ne pas oublier qu'il a été torturé pendant 5 ans par les communistes vietnamiens).

Ecrit par : L & M | 17 février 2008

Malheureusement ou heureusement, je ne sais ce qu'il faut choisir le concernant, le fait qu'il ait été torturé ne lui délivre aucune compétence militaire ; pourtant c'est bien ce seul critère qui semble compter aux yeux de ses compatriotes. Ils ne distinguent d'ailleurs pas toujours héros réel et virtuel comme le montre l'élection d'un certain gouverneur de Californie...

Ecrit par : Victor | 17 février 2008

Xavier Darcos a un petit garçon de 7-8 ans, et à moins d'être aussi hypocrite que Luc Ferry, qui faisait des dictées tous les jours à sa fille de 10 ans, bien qu'il ait approuvé la suppression de la dictée à l'école, et a mis ensuite ses enfants dans une boîte privée très onéreuse (ou comme Jospin qui avait ses enfants à l'Ecole Alsacienne), il a peut-être eu le courage de le mettre à l'EN, et de se rendre compte que celle-ci est en train de tomber au fond du gouffre.

Tous les espoirs sont donc permis.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 février 2008

Avec la conjoncture économique mondiale, qu'auraient fait les socialistes au pouvoir? Très certainement la même chose que la droite.

Ecrit par : Jean | 17 février 2008

Peut-être pas les cadeaux fiscaux faits aux plus riches qui ont fini de vider les caisses ?

J'admire votre candeur, Pat, et que vous attribuiez au camp d'en face le monopole de la vertu. Les "cadeaux faits aux plus riches", comme vous dites, ne sont-ils pas la conséquence de la pression économique mondiale?

"Darcos,
prof de CPGE à Montaigne et LLG, doyen de l'IG est le pur produit du Mammouth"
écrit Bourneville.

Cela ne veut rien dire "pur produit du Mammouth", car le "Mammouth" désignait, dans la bouche d'Allègre, l'administration pléthorique qui peuple les bureaux du ministère.
Darcos a été nourri de littérature française, de grec et de latin, c'est-à-dire de la pensée antique et de son prolongement dans la littérature d'aujourd'hui, il ne faut pas l'oublier. Il a enseigné les Lettres classiques, il est l'auteur manuels de littérature pour les lycées, il vient de publier un livre sur l'historien latin Tacite, après d'autres ouvrages dont un livre sur l"école de Jules Ferry. Il est musicien, très exactement organiste ( il raconte qu'il a même songé dans sa jeunesse à en faire sa profession, ou même à se lancer dans la facture d'orgues). Son idéal humaniste me paraît évident. Maintenant, comme le dit à juste titre JPB, il ne peut pas tout faire, ni tout changer à sa guise: ça résiste dur dans le lobby "pédago" en place, et la "résistance" ne fait sans doute que commencer.

Quel ministre de l'Education Mme Royal nous aurait-elle amené dans ses bagages? Un enragé "pédago", un sectaire quelconque, un Meirieu? Non merci! On l'a échappé belle!

Ecrit par : Jean | 17 février 2008

Son idéal humaniste me paraît évident. Maintenant, comme le dit à juste titre JPB, il ne peut pas tout faire, ni tout changer à sa guise: ça résiste dur dans le lobby "pédago" en place, et la "résistance" ne fait sans doute que commencer.


Pathetique de se croire persecuté par un lobby.

J'ai été à l'école de l'autoritarisme et du mépris et cela dans les années 80 et 90, arrêtons l'élève n'a jamais été au centre, il n'existe tout simplement pas.

Je n'ai rencontré que des blazés, droitarde frustré sexuellement et compagnie.

Et même certains qui prennent un malin plaisir à harceler les plus faibles (jamais un maghrebin car ils ont une peur bleu du grand frère)

Ecrit par : vedette | 17 février 2008

Vedette, avez-vous un lien avec la mère Denis ?

Parce que je n'ai pas du tout envie de vous dire:"Bah, c'est bin vrai, ça".

Ecrit par : David Desgouilles | 17 février 2008

Bourneville, faut etre con pour faire Corneille en BTS, ce n'est pas DU TOUT au programme.
Ni le chanteur, ni l'auteur.
Corneille est déjà au programme en quatrième et en Seconde, on peut peut-être souffler un peu, non?

Ecrit par : Jérémy | 17 février 2008

Yfig, vous ne partez jamais en vacances, vous ?

Ecrit par : Jérémy | 17 février 2008

Les "cadeaux faits aux plus riches", comme vous dites, ne sont-ils pas la conséquence de la pression économique mondiale?

Ecrit par : Jean | 17 février 2008

Non.

Ecrit par : Pat | 17 février 2008

Yfig, vous ne partez jamais en vacances, vous ?

Ecrit par : Jérémy | 17 février 2008
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Enfin quelqu'un qui prend de mes nouvelles, je commençais à désespérer .......... mais vous avez raison .... j'ai besoin d'un peu de repos ! j'ai beaucoup lu de conneries ces derniers temps, fau que je vidange !!!!!

Ecrit par : Yfig philosophe du dimanche | 17 février 2008

"j'ai beaucoup lu de conneries ces derniers temps, faut que je vidange !!!!!"

Ecrit par : Yfig philosophe du dimanche | 17 février 2008

Rien à côté de ce qu'on a lu depuis votre retour! Alors, bon vent! Et si celui-ci décorne les boeufs, on a même des chances de vous voir à "visage" découvert!

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 février 2008

Pour rire un peu,en revenant aux fondamentaux...
En cette période de réflexion sur les causes(les responsables?) de la chute des compétences orthographiques je soumets à votre appréciation l'intensité de la réflexion pédagogique atteinte dans un séminaire,organisé.... en Guadeloupe:

Séminaire du 28 janvier 2004
(Katherine WEINLAND, Doyenne De L'inspection Générale Des Lettres)



1° REFLEXION SUR L'EVALUATION AU LYCEE

· Relation entre consigne et évaluation

Activité proposé (sic)
Consigne :
Mets la phrase suivante au passif: « La lumière éclairait la campagne »

Réponses :
1 . La campagne était éclairée parla lumière
2. La campagne été éclairée par la lumière
3. La campagne était éclairé parla lumière
4. La campagne est éclairée par la lumière
5. La lumière éclairait parla campagne

Question: Quelles réponses considérez-vous comme justes?

Selon les participants, le nombre de réponses retenues comme justes va de une à quatre. Pour ne retenir comme juste que la réponse 1, il aurait fallu compléter la consigne en précisant par exemple: "en effectuant toutes les transformations grammaticales nécessaires".

=>Il n'y a pas de place pour l'implicite dans la consigne.

Ecrit par : la curiosité est un vilain défaut? | 17 février 2008

http://www.ac-guadeloupe.fr/Cati971/PEDAGO/lettres/html/infos/lycees/weinland_lycee.htm

Ecrit par : la curiosité est un vilain défaut? | 17 février 2008

" ...se rendre compte que l'EN est tombée au fond du gouffre "
Oui, et ces mots me rappellent la réflexion d'une collègue dans les années 85 environ. J'étais documentaliste à l'époque. Elle enseignait le français et " la connaissance du monde contemporain" dans les sections de BEP tertiaires après avoir exercé plusieurs années dans une classe unique des Ardennes. J'appréciais son pragmatisme, sa rigueur, son exigence et son dévouement, sans parler de son humour. Elle résistait aux discours pompeux et vides qui commençaient à s'infiltrer un peu partout et elle en constatait les effets déplorables. Je me souviens de sa remarque : " Quand nous serons descendus au fond, il faudra bien donner un coup de talon pour remonter mais en attendant quel gâchis ! "
Le gâchis, effectivement a continué, allant jusquà nous faire douter de nous-mêmes, raser le passé et renier nos parents ou nos vieux maîtres dévoués ,allant jusqu'à traîner dans la boue des figures exemplaires comme Jacqueline de Romilly. Il a fallu résister. En découvrant Bonnet d'âne un peu par hasard grâce à un vieil inspecteur retraité qui avait vu clair même s'il est borgne, souffrant et handicapé, j'ai appris beaucoup de choses. Certes je ne suis plus dans l'arène mais j'ai trop aimé ce métier, je dois trop à mes maîtres et à mes professeurs, et j'aime trop mes petits enfants pour rester indifférente

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 17 février 2008

Certes je ne suis plus dans l'arène mais j'ai trop aimé ce métier, je dois trop à mes maîtres et à mes professeurs, et j'aime trop mes petits enfants pour rester indifférente

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 17 février 2008
Nous aimons trop l'humanité, la langue française et ses richesses, pour rester indifférents!

Ecrit par : dobolino | 17 février 2008

Petit tour sur note2be...
Les vacances commencent pour notre zone! Comme je m'y attendais, les professeurs de mon fils apparaissent, avec leurs noms et prénoms... Soyons vigilants!

Ecrit par : dobolino | 17 février 2008

Chère Hélène, une fois de plus, je suis émue en lisant votre message.
Je dois tant à mes professeurs qui sauf de très rares exceptions, m'ont donné le goût d'apprendre et la curiosité, ainsi qu'à mes parents qui m'ont donné la passion de la lecture dès ma plus tendre enfance.

Je considère que j'ai un devoir envers mes petits-enfants, et quand je vois la déliquescence de la transmission du savoir, je fais mon possible pour...poser quelques rustines, et donner quelques conseils à des parents ou instituteurs en détresse.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 février 2008

Ecrit par : Yfig philosophe du dimanche | 17 février 2008

Rien à côté de ce qu'on a lu depuis votre retour! Alors, bon vent! Et si celui-ci décorne les boeufs, on a même des chances de vous voir à "visage" découvert!

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 février 2008

Un peu d'humour dans un monde de brutes épaisses qui se prennent pour la crème éponyme .... ça vaut tout les poncifs avec ou sans cornegidouilles.

Ecrit par : un nouvel observateur | 17 février 2008

Une pétition et des renseignements utiles contre note2be ...

http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article5788

Eric

Ecrit par : Eric | 18 février 2008

Rejoignez les 3500 signataires contre note2be :

http://www.mesopinions.com/detail-signature.php?ID_PETITION=f1ec7dfbea8dee742eb50bb12d686800

Ecrit par : Zara | 18 février 2008

URGENCE :
Qui a l'adresse d'un bon psychiatre ?

Ecrit par : Katherine WEINLAND, Doyenne De L'inspection Générale Des Lettres) | 18 février 2008

Pour soigner qui, Katherine?

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 février 2008

Je rappelle que Katherine Weinland est surtout connue pour sa célèbre phrase : (je cite de mémoire)
"Un enfant qui ne sait pas lire en sixième? Pas grave. Sa scolarité n'est pas terminée."

Rejoignant Gérard Chauveau (MIKA) : "Un enfant qui ne sait pas lire en sixième ? Bien souvent les parents s'affolent pour rien. Le redoublement dans ce cas n'est pas interdit."

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 18 février 2008

Le Canada.

"Les enfants de 4 ans qui entrent à l'école Jules-Verne, dans un quartier défavorisé de Montréal-Nord que l'on surnomme « le Bronx », ont parfois de la difficulté à s'exprimer, Ils font des phrases de trois mots. Ils n'ont jamais tenu un crayon de leur vie. Pour les amener à la lecture, qu'ils apprendront en première année, le travail est donc colossal.

Katia Gagnon
La Presse
On ne se racontera pas d'histoires, bien des jeunes sortent du secondaire analphabètes.

Un cul-de-sac perpétuel? Pas sûr. Certains se reprennent en main, mais c'est loin d'être la majorité. L'idéal serait de juguler le problème à sa source. Et c'est possible. Avec des enseignants motivés et imaginatifs dès la maternelle. Ou encore l'immersion dans un milieu pluridisciplinaire qui sait exactement comment prendre les élèves.

Quand elle est sortie du secondaire, Annie Carrière était analphabète. Pour lire un texte, elle devait prononcer les mots lentement, à haute voix. Et souvent, elle ne comprenait pas ce qu'elle lisait.

Annie était, et est toujours, dyslexique. Elle a fait la quasi-totalité de son parcours scolaire dans les classes de «cheminement particulier», où se retrouvent les élèves en difficulté. «J'ai lâché l'école à 17 ans», raconte-t-elle. Avec, évidemment, aucun diplôme en poche.

Un cas désespéré, croyez-vous? Pas si sûr. Annie est retournée à l'école. Elle a terminé sa troisième secondaire, puis fait un cours de préposée aux bénéficiaires. À 28 ans, elle travaille maintenant dans une résidence pour personnes âgées.

Eh oui, elle sait lire.

Alors, c'est un cas d'exception, direz-vous. Encore là, pas si sûr. Selon une étude de Statistique Canada qui date de 2005, 38% des jeunes Canadiens de 16 à 25 ans sont des analphabètes fonctionnels. Ils savent lire, mais sont incapables de comprendre un texte simple.

À la Boîte à lettres de Longueuil, on reçoit ces jeunes analphabètes. Tous ont un point commun: ils ont fait leur scolarité dans les classes de «cheminement particulier», où les jeunes ont au moins deux ans de retard scolaire.

À la CSDM, un jeune sur six se retrouve dans ces classes. À la commission scolaire de la Pointe-de-l'Île, c'est 10%. À la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, 12%.

«Abandonnés par l'école»

Depuis 25 ans, Danièle Lefebvre enseigne à ces jeunes dans une polyvalente de Vaudreuil. Ils sont 20 dans sa classe. Trouble de comportement. Dyslexie. Vingt enfants tragiquement «abandonnés» par l'école, estime leur prof.

«Les profs du primaire ont souvent une pensée magique. Les enfants arrivent ici, leurs difficultés sont consolidées. On veut les envoyer en orthopédagogie? Six mois d'attente.»

Résultat: «Ces enfants-là nous souffrent en pleine face», lance-t-elle. «On les a toujours abandonnés. Au début de ma carrière, on disait qu'ils étaient handicapés et on les traitait comme de la merde. Aujourd'hui, on est plus éduqués, mais les préjugés ne sont pas tombés.»

«Je ne comprends pas que des élèves québécois, qui n'ont aucun trouble neurologique, se retrouvent en cheminement avec des années de retard», observe Caterina Femia, une jolie Italienne de 30 ans qui enseigne elle aussi en cheminement particulier.

Elle a dans sa classe les 21 élèves les plus faibles de la polyvalente Lucien-Pagé, au coeur de Montréal. Ils sont théoriquement au secondaire: en réalité, en 4e année du primaire.

La jeune prof déborde d'énergie. Elle a entraîné tout le secteur du cheminement particulier - 250 enfants sur les 1600 qui fréquentent «Pagé» - dans de très beaux projets. Mais elle constate, elle aussi, le cruel manque de services pour ses élèves. Cette année, à l'école, il y a un demi-poste d'orthopédagogue pour 250 élèves.

Surtout que la jeune enseignante a vu, avec le cas d'une famille, éduquée et informée, qui s'est battue pour obtenir des services, la différence énorme qu'ils peuvent représenter dans la vie d'un jeune. «Cette enfant-là progresse! J'ai cet exemple-là dans ma classe. Et l'autre, à côté, qui n'a rien. Zéro.»

Un classement rarement temporaire

Et le classement en cheminement particulier est rarement temporaire. «Peu d'enfants reviennent au secteur régulier», reconnaît Liette Picard, de la direction de l'adaptation scolaire au ministère de l'Éducation.

La plupart de ces jeunes n'obtiendront donc jamais leur diplôme. Près de la moitié abandonne carrément l'école, établit une étude réalisée il y a quelques années par le MEQ.

Mais quand on tente de les réintégrer au régulier, en accord avec le credo de l'intégration des élèves en difficulté, c'est souvent le désastre. «Les enfants en difficulté ont été intégrés dans les classes où ils ne reçoivent pas les services dont ils ont besoin.
Ceux qui restent tranquilles dans le fond de la classe n'apprennent rien. L'intégration à tout prix, c'est une grosse catastrophe», estime Hélène Guy, professeure en sciences de l'éducation à l'Université de Sherbrooke.

À la Boîte à lettres de Longueuil, on reçoit ces jeunes à l'autre bout du tuyau: lorsqu'ils réalisent que leurs difficultés de lecture sont telles qu'elles les handicapent pour la vie de tous les jours. La grande majorité de ces jeunes n'ont pas de problème de déficience ou de graves difficultés d'apprentissage.

«La plupart proviennent de milieux défavorisés. Pour eux, la lecture et l'écriture, c'est un luxe», résume Suzanne Daneau, de la BAL. Après des années de scolarité en classes spéciales, ils arrivent «complètement démolis par le système scolaire, en état de détresse psychologique. Beaucoup ont décroché dès le primaire dans leur tête.»

Toute ressemblance avec ce qui se passe en France est évidemment fortuite.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 18 février 2008

Pour tous ceux qui pensent que la dégradation orthographique date des UFM et des pédagogie récentes, voici la preuve que le mal a des racines plus anciennes puisqu'elle touche même N. Sarkozy !!!

Comme le prouve la vidéo suivante:
http://rue89.com/2008/02/17/lorthographe-de-nicolas-sarkozy-dans-le-petit-journal

N.Sarkozy étant né en 1955, on peut dire que -bien avant mai 1968- l'enseignement de l'orthographe laissait à désirer au Cours St-Louis rue de Monceau (même pas un établissement public).En tout cas N.Sarkozy n'a pas entendu parler des familles de mots à moins que ce ne soit une tendance dyslexique qui l'empêche de voir qu' "infrécantable" est de la même racine que fréquenter.
De même quand on voit que sa matière préférée était L'HISTOIRE, on reste encore plus perplexe devant ses approximations historiques : entre autres l'oubli des guerres de religion et la responsabilité dans l'antisémitisme des religions catholiques et orthodoxes qui n'ont pas attendu Hitler et Staline pour "promouvoir" ghettos et pogroms
Benoit XVI vient de demander que l'on retire dans les textes de l'office du Vendredi Saint pratiqué par les courants traditionalistes de l'Eglise toute allusion à la responsabilité des Juifs dans la mort du Christ. Il n'y a pas si longtemps que le peuple juif était qualifié de déicide. Les barbaries du XX ème siècle n'ont rien inventé !!! ,mais cela N.Sarkozy semble l'avoir oublié et que n'aurait-on pas dit si c'était S.Royal qui avait autant déformé l'Histoire? Je crois déjà entendre les vociférations de C.Goasgen ou P.Devedjian.

Ecrit par : Ponocratès | 18 février 2008

Au Canada, il serait pourtant simple de suivre "l'expérience de Floride ", grande découverte de notre distinguée Catherine Billard (elle a en effet reçu pour ses recherches un prestigieux prix de l'Institut de France !!)

Bilan scientifique sur la dyslexie
CATHERINE PETITNICOLAS.
Publié le 17 février 2007
Actualisé le 17 février 2007 : 21h05

Une expertise collective de l'Inserm fait le point sur les troubles des apprentissages scolaires.

http://www.lefigaro.fr/sciences/20070217.FIG000000652_bilan_scientifique_sur_la_dyslexie.html

"LIRE, écrire, compter, le b.a.-ba des acquis de l'école primaire représente un handicap quasi insurmontable pour ceux que l'on nomme dyslexiques, dysorthographiques et dyscalculiques. Des troubles très fréquents. La dyslexie touche à elle seule près de 40 000 enfants par classe d'âge et risque de les amener à l'échec scolaire si elle n'est pas détectée et traitée à temps.

Un bilan des connaissances les plus récentes (1 500 articles référencés) vient d'être rendu par l'Inserm dans une volumineuse expertise collective (842 pages) réalisée à la demande du Régime social des indépendants.

Mais suite aux polémiques qui ont émaillé deux expertises précédentes, celle-ci est accompagnée d'une lecture critique faite par des associations de patients et de parents, des professionnels de l'éducation, des psychologues, orthophonistes etc.

« Les difficultés de ces enfants ne peuvent être attribuées ni à un retard intellectuel, ni à un handicap sensoriel, ni à un trouble psychiatrique avéré, préviennent les experts. Elles peuvent se rencontrer chez les enfants de tous les milieux et ce, quelle que soit la pédagogie utilisée. » Et peuvent s'associer à des anomalies de la coordination, du graphisme ou encore à une hyper¬activité ou des troubles de l'attention.

Il existe bien souvent des signes précurseurs comme un langage oral mal organisé, un vocabulaire limité. Ces écoliers ne maîtrisent pas les correspondances entre les lettres ou groupes de lettres (graphèmes) et les sons de la parole (phonèmes).

Mais on ne peut parler de dyslexie qu'en cas de trouble durable et persistant. « En sachant qu'il y a tout un éventail de sévérité et que seuls 10 % de l'ensemble des dyslexiques auront un handicap durable », précise Michel Habib, neuropédiatre à la Timone à Marseille.

Au chapitre de la recherche, Jean-François Demonet, chercheur Inserm et neurologue à l'hôpital de Purpan (Toulouse), insiste sur le rôle de l'imagerie cérébrale qui peut, dans certains cas, montrer une anomalie du développement d'aires spécifiques.

Mais les experts restent prudents : l'expression de la dyslexie résulte à la fois de dysfonctionnements cognitifs et de l'influence de nombreux facteurs environnementaux.

En particulier celui de la langue, selon que son orthographe est régulière ou pas. Les écoliers italiens ou espagnols sont moins exposés que les petits Français qui le sont infiniment moins que les enfants anglais et américains.

Petits princes des mots tordus

Mais comment faire pour mieux repérer et prendre en charge ces « petits princes des mots tordus » ? Catherine Billard, qui dirige le service de neuropédiatrie à l'hôpital de Bicêtre, cite le cas de "l'expérience américaine en Floride."

Avec une action préventive, très ciblée sur les enfants en difficulté de lecture au CP, mais avant le diagnostic de dyslexie. Le programme comprend une aide intensive au déchiffrement de la lecture, de trente minutes tous les jours, sur des petits groupes d'enfants. La moitié des enfants en ayant bénéficié ont pu rejoindre en quelques mois le niveau de leurs pairs.

Pourquoi ne pas calquer ce modèle préventif nord-américain après l'avoir au préalable évalué ? proposent les experts. À un stade de plus, une fois la dyslexie diagnostiquée par des professionnels rompus à cette tâche, il faut entreprendre une rééducation orthophonique « intensive à raison de deux à quatre séances par semaine » au lieu du saupoudrage actuel.

S'il est difficile aux experts de se prononcer sur les différentes méthodes proposées, ils recommandent la plus grande prudence face aux nombreuses méthodes « miracles » qui se développent à l'heure actuelle.

Psychothérapeutes et pédopsychiatres ont leur place en cas de difficultés psychologiques associées. Sans oublier d'établir des liens « absolument indispensables entre les professionnels de santé et l'école » tout comme avec les parents."

Je rappelle que ceux qui recommandent d'apprendre à lire, écrire, compter, calculer (SLECC) sont souvent accusés d'être des "nostalgiques d'un âge d'or qui n'a jamais existé", alors qu'ils ne font que chercher à appliquer ce que notre grande pédopsychiatre semble avoir découvert. Et que cela permettrait de fermer tous ces services de psychiatrie où l'on traite les malheureuses victimes du pédagogisme.

(Comment être célèbre en réinventant l'eau tiède!)

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 18 février 2008

Merci, Moot, je m'étais fait incendier sur le blog, en disant, qu'après tout, il était peut-être possible d'apprendre à nager sur un tabouret.

Ecrit par : Anne-Marie Valette

Est-ce du premier degré ? Si vous avez lu la recette de la soupe au corbeau, vous comprendrez en quoi consiste la méthode d'apprentissage de la nage "avec un tabouret".
En clair : on va à la piscine, le tabouret, soit on le met dans un coin pour qu'il ne gêne pas, soit on s'assied dessus pour se reposer après la séance.

Ecrit par : Moot | 18 février 2008

Oui, Dobolino, vous avez raison de rectifier et de remplacer " je" par "nous" et je vous en remercie sincèrement.
A propos de l'amour de l'Humanité justement, je souhaiterais apporter mon témoignage sur l'enseignement des camps d'extermination aux enfants. Au Cours Moyen, à l'école communale le maître nous avait parlé de ces camps où des êtres humains prisonniers maltraités étaient destinés à mourir. Nous avions appris " Le chant des marais."

Loin vers l'infini s'étendent
De grands prés marécageux.
Pas un seul oiseau ne chante
Sur ces arbres secs et creux.
Ô terre de détresse,
Où nous devons sans cesse
Piocher.

Chant lugubre s'achevant sur un note d'espoir :

Ô terre enfin libre
Où nous pourrons revivre
Aimer.

En réalité je ne me rendais pas vraiment compte et à l'époque je me sentais davantage touchée par le sort du grand frère envoyé en Algérie et du suivant qui sans doute irait le rejoindre en dépit des six années les séparant. Mes parents s'efforçaient de dissimuler une angoisse que je partageais sans pouvoir l'exprimer.
Au collège, en classe de troisième, le professeur d'histoire aborda le sujet de la même manière sans donner trop de détails mais le contenu de " Mein kampf" nous avait été clairement expliqué. J'avais été attentive sans mesurer l'ampleur destructrice de l'ouvrage. Les accords d'Evian venaient d'être signés et l'OAS multipliait les attentats. Là-bas en Algérie, mon autre frère pensait à son retour prévu pour fin août. J'allais avoir seize ans et cette fois mes parents répondaient à mes questions, d'autant que j'écrivais régulièrement à ce frère complice et si lointain mais si proche depuis toujours. Un dimanche soir de la fin du mois d'avril, ma mère me proposa d'aller au télé-club de l'école. Le village ne comptait que deux ou trois récepteurs et l'instituteur avait imaginé la formule du télé-club quelques soirs par semaine pour alimenter les caisses du Foyer rural de jeunes et d'Education Populaire. Pour 50 centimes par personne, nous avions droit à un film, un documentaire, un reportage...en noir et blanc bien sûr.
Ce soir là, la télévision proposait " Nuit et brouillard" d'Alain Resnais que ni ma mère ni moi ne connaissions. Je fus épouvantée par les images et le commentaire. Quand je dis épouvantée,le mot est encore trop faible. Pourquoi, pourquoi, dis maman ? Je voyais des nazis partout. Je voulus tout savoir,je voulus comprendre et je me mis à chercher des livres, des témoignages un peu partout. Mon père s'inquiéta. Un jour que je lisais " L'étincelle de vie." d'EM Remarque, l'un de ses auteurs péférés, mais ce livre là il ne le connaissait pas, il me fit observer que le titre à lui seul invitait à l'espoir sans pour autant relâcher la vigilance. Nous avons parlé de la bestialité de l'être humain et de sa dignité que l'on découvre là où on s'y attend le moins et qu'il convient de respecter. Nous étions en septembre cette fois. Mon frère venait de rentrer et pourrait participer à la vendange. En ce temps là les rendements à l'hectare atteignaient environ le tiers des récoltes actuelles. Il était rentré.Cela seul comptait.
Telles furent mes réactions. Le contexte a changé. L'actualité n'est toujours pas réjouissante. Apprendre à observer, réfléchir et comprendre pour se conduire en être humain digne de ce nom relève de la patience, de la persévérance, voire de l'abnégation, toutes "vertus" dont la vie trépidante et stressante actuelle ne favorise pas la culture.
Faut-il donc, un décret, un rapport,une commission, une réforme pour y parvenir ? " Pour faire un homme, mon dieu que c'est long" chantait Hughes Aufray et le bon dieu s'énervait dans son atelier. Ben oui ce travail de de construction n'est aps un jeu que l'on démolit pour reconstruire aussi facilement.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 18 février 2008

correction : n'est pas un jeu.
Voilà ce qui arrive quand on veut jouer à la championne du clavier !

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 18 février 2008

"Je considère que j'ai un devoir envers mes petits-enfants, et quand je vois la déliquescence de la transmission du savoir, je fais mon possible pour...poser quelques rustines..."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 février 2008

C'est exactement là, la grande ambition du ministre: "mettre quelques rustines" sur le mécanisme, en panne, de la transmision généalogique.
Je cite la phrase d'AMV parce qu'elle indique où se situe la faille dans ce mécanisme: il est entre la génération des élèves et celui de la référence (les grands-parents, les ancêtres, ceux qui ont précédé).
Il y a une chose qu'on ne parvient plus à comprendre: pour qu'il y ait de la transmission (entre autres du savoir, mais aussi d'un héritage) il faut que fonctionne le principe lui-même juridique de transmission. Et on devine que c'est la fonction de l'Etat d'en être le garant. Cela s'appelle la justice généalogique.
Or c'est ce principe qui a été mis à mal ces dernières décennies, d'abord dans la famille, structure classique de base de la reproduction de l'ordre symbolique, et dans l'école, laquelle en est la transposition.
Que s'est-il passé que révèle la petite phrase d'AMV?
Un chaînon dans le mécanisme de transmission a sauté: celui logiquement et juridiquement incarné par les parents.
Les parents qui mettent au monde les enfants se heurtent comme à une impossibilté structurale d'exercer leur fonction d'interdit, fonction du "Non!" et du "Nom du père".
Et les enseignants à la suite. Les générations se confondent, s'entre-mêlent, s'inversent parfois.
La monstrueuse idéologie qui terrorise les passants sur le chemin de la succession des générations (une sorte de Sphynx, donc) idéologie élaborée par les pédagogues ces dernières décennies se résume en ceci: les parents (les enseignants) sont interdits d'interdire. Les enfants (Oedipe) sont assignés à résidence sous un statut d'enfant-roi, un statut qui les empêche dès lors de recevoir leur dû: la sanction, le "Non!", la limite, l'apprentissage en un mot de la finitude et du principe de contradiction.
Et pourquoi? Parce que les parents ne veulent pas céder tout simplement leur place d'enfant, celle qu'ils occupent à demeure, leur propres parents ne les ayant pas délogés en temps et heures.
On retrouve cette logique de blocage de la transmission dans l'école. Les théoriciens des doctrines pédagogiques dominantes sont des enseignants (parents) qui
ne veulent pas céder leur place de sujets animés par la foi et les croyance en la toute puissance du verbe: ils fabriquent industriellement des théories standards destinées à remplir le vide, à combler l'écart qui d'ordinaire sépare le maître de l'élève.
En réalité ils ont bloqué le mécanisme de transmission en comblant les espaces qui séparent les générations entre elles et les générations avec le la fiction de l'Autre, la Tradition, les Ancêtres etc.
Par conséquent ce n'est pas tant la volonté de transmettre des connaissances qui est en panne, notre société au contraire regorge d'outils et de moyens pour apprendre. Non ce qui est grippé, c'est le mécanisme lui-même de transmission. C'est la chaîne qui a sauté et non le pneu qui a crevé.
Par conséquent pour rétablir le mécanisme et la logique de transmission scolaire il faut remettre l'enseignant à sa place d'inter-venant, d'inter-médiaire, d'inter-dicteur. Et de juge chargé non pas "'évaluer" selon le jargon gestionnaire, mais de sanctionner, de marquer chaque élève du sceau de la loi commune.
D'autre-part il faut déloger les enfants ou élèves de la place où on les y a mis: celle des adultes ou des maîtres (mythe de l'élève auto-apprenant, auto-gérant ses apprentissages etc...).
Et at last but not at least il faut ayant rétabli l'ordre hiérachique entre les corps, re-symboliser la production scolaire des savoirs et des connaissances. Autrement dit inverser la lourde tendance qui consiste à ne faire apprendre aux élèves que des choses qui leur seront utiles, fonctionnelles, indispensables.
Comme on voit, très squelettiquement, et je m'en excuse, c'est toute autre chose que quelques rustines qu'il faut pour remettre le grand corps malade sur ses jambes.
Je doute quant à moi que nous soyons sur la bonne voie de rétablissement. Les belles théories pédagogiques ont encore de beaux jours devant elles et nous ne sommes pas près de nous libérer des idéologies attaliennes de l'homme nouveau qui se fait tout seul.

Ecrit par : de magister | 18 février 2008

Parfois, les non-dits, tuent plus que les dits.



ENFERMEZ EVELINE,6Bil
LIBEREZ MARIE-JEANNE

Ecrit par : toto | 18 février 2008

Pour Anne-Marie:

Une autre méthode pour apprendre à nager: http://bluecity.free.fr/instit/13.htm

Tirée de l'excellent livre de BD : "Le journal d'un remplaçant" par Martin Vidberg, collection « Shampooing » chez Guy Delcourt éditeur.

Ecrit par : ex-parent | 18 février 2008

Il ne vient plus, Pendariès ?

Ecrit par : Jérémy | 18 février 2008

Bonjour,

Je vous communique un lien vers un article mettant en cause la femme du maire de Lattes, avec la bénédiction du Procureur de la république de Montpellier, Jean Philippe.

Cliquer lien

Cordialement,

Dilgo
Bondy Blog

Ecrit par : dilgo | 18 février 2008

Moot, au cas où vous ne l'auriez pas (encore) remarqué,Anne-Marie Valette n'a aucun humour, donc aucun second degré! Elle croit réellement qu'on peut apprendre à nager sur un tabouret, tout en insultant au passage Eveline Charmeux en disant: 'c'est pas moi, c'est elle" dès que quelqu'un objecte que cette manière d'apprendre à nager n'a ni sens, ni syllabes...
En attendant, il faut encore s'appuyer ses séries de "copiés-collés"... Je pense effectivement que le message de Katherine Weinland pourrait lui être destiné rien que pour cette raison.

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 février 2008

Vous n'avez pas l'adresse d'un bon tabouret ?

Ecrit par : un nouvel observateur | 18 février 2008

Il ne vient plus, Pendariès ?

Ecrit par : Jérémy | 18 février 2008
Il est un peu déçu, enfin un peu écœuré. C'est à lui de l'expliquer s'il en a envie mais, finalement, l'explication est ici. Il suffit de relire...
Je suis plus inquiète de la disparition de Robin qui sortait d'un grave épisode dépressif.

Ecrit par : dobolino | 18 février 2008

Vous n'avez pas l'adresse d'un bon tabouret ?

Ecrit par : un nouvel observateur | 18 février 2008



http://www.piscine-molitor.com/

Ecrit par : dobolino | 18 février 2008

http://www.piscine-molitor.com/

Ecrit par : dobolino | 18 février 2008


Non mais ho ! Y a pas que Paname !

http://pagesperso-orange.fr/edragal/expo_nancy_1909/nancythermal.htm

Et faut voir les photos d'époque à l'intérieur... Des bataillons entiers sur des tabourets ! C'est pour ça qu'on n'a jamais franchi le Rhin !!!

Ecrit par : Sergio | 18 février 2008

A l'instar de Diogène à la lanterne, je cherche un tabouret .... pour que l'homme puisse s'asseoir !

Ecrit par : un nouvel observateur | 18 février 2008

Il ne vient plus, Pendariès ?

Ecrit par : Jérémy | 18 février 2008

tant qu'on ne mettra pas un tabouret à sa disposition, il ne reviendra pas ....
Oh la la qu'est-ce qu'il nous manque ...... !!!!!
mais pas autant que le tabouret !!!!!

Ecrit par : un nouvel observateur | 18 février 2008

Pour filer la métaphore natatoire sur la lecture, je doute évidemment que l'on puisse apprendre à nager sur un tabouret mais je ne suis pas sûr que la dissection complète de l'apprenti-nageur et la nomenclature de son squelette et de sa musculature soient une méthode mieux appropriée.

C'est sans doute ce qu'Anne-Marie Valette a voulu dire après lecture de cet extrait de l'avant-propos d'un livre de grammaire co-signé Charmeux :
"peut-être, te demandes-tu à quoi peut bien servir ce nouveau livre.
pour le savoir, pense à ce qui se passe avec un jouet ou un outil : si on veut bien s'en servir, il faut le connaître à fond.
C'est pour cela que tu as souvent envie de le démonter pour voir comment il est fait à l'intérieur."

De ce fait la vraie ou pseudo Katherine Weinland est bien inspirée de solliciter ici "un bon psychiatre" et C. Sibille eût été à son tour bien inspiré de ne pas relever ce coup de pied de l'âne...

Ecrit par : Victor | 18 février 2008

Pendareste, c'était bien cet espèce d'énergumène très excité qui insultait tout ce qui n'était pas de son avis ?

Ce pauvre type très imbu de lui-même personnellement qui résonnait comme un pot d'chambre d'hôtel des voyageurs .... ! ?

Bon ! si il revient, moi, je me casse .... c'est à prendre ou à laisser ... alors réfléchissez bien .... parce que moi, je ne reviendrai pas sur ma décision .... gnia !


Ils étaient vraiment 11000 ?

pas 10999 ?
ou 11001 ?

dans les hyper marché, on évite les nombres ronds, c'est pas commerçant !

Ecrit par : un nouvel observateur | 18 février 2008

C. Sibille se noyant sous les yeux d'un nouvel observateur songeait :

"j'ai participé à mille colloques sur la natation, j'ai suivi des cours de gymnastique spécialisée sur la nage, j'ai dessiné cent baigneurs pour la fête de l'établissement axée sur le thème de la mer, j'ai interviewé pour le professeur de français le champion du 100 mètres nage libre. Comment se fait-il que je ne sache pas nager ?"

Merci à H. Grunsberg, De n'importe où à nulle part.

Ecrit par : Victor | 18 février 2008

Magistrale, l'analyse de Magister; mais alors, quelle est la solution? faut-il psychanalyser tous les parents?

Ecrit par : edith | 18 février 2008

Pendariès m'a toujours semblé quelqu'un de très bien... Vous pouvez disparaître, un nouvel observateur, je ne sais pas si on vous regrettera beaucoup.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 18 février 2008

Merci, ex-parent, j'ai lu ce témoignage...époustouflant.

Ce que je veux dire, Magister, "en posant quelques rustines", c'est que malheureusement je ne vois mes trois petites élèves qu'une heure et demi par semaine, et que c'est bien court pour faire de la grammaire, une dictée, expliquer les fautes, leur dire qu'il FAUT apprendre les leçons d'anglais, que personne ne le fera à leur place, leur donner une liste de quelques verbes irréguliers en anglais et en français (je finisserai en 5ème, c'est quand même ...), vérifier qu'elles n'ont pas oublié comment on fait une division, une soustraction, leur donner quelques problèmes de primaire pour leur apprendre à réfléchir....

Mais TOUT, absolument TOUT est à refaire pour le ministre, tout est à reconstruire de A jusqu'à Z, depuis les IUFM jusqu'à l'université, et même les grandes écoles. Puisque tout a été détruit, on ne peut contempler nos ruines sans essayer de faire quelque chose.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 18 février 2008

56160 signatures à ce jour sur les deux pétitions pour soutenir le gifleur, c'est quand même assez incroyable!
Sur www.lille.snes.edu, la plupart des opinions exprimées exigent une éducation des enfants beaucoup plus ferme. L'"enfant-roi'", c'est fini!
Ira-t-on jusqu'à 100 000 signatures? Là, ça commencerait à faire plébiscite, avec des retombées utiles sur l'école.

Ecrit par : Jean | 18 février 2008

@ Victor et Anne Marie Valette,

J'ai suivi un stage sur "la lecture au cycle 2" et on nous a "bourré le mou" avec cette Mireille BRIGAUDIOT ! Que dit-elle ? J'en ignore les grandes lignes tant les explications de la conseillère pédagogique étaient confuses. Il me semble qu'elle veut faire écrire des mots à des enfants de cycle 1. "Ca fait sens pour eux". Comme tout est lié, l'apprentissage de la lecture passera par l'écrit. Et bien sûr l'oral. Voilà en gros ce qu'on nous a dit (on enfonce des portes ouvertes). Et sinon, "comment et par quelles activités travailler le code et la correspondance grapho/phonologie ?" Aucune réponse pratique de la conseillère pédagogique. Merci à elle.

Ecrit par : Ulysse | 18 février 2008

J'aime bien Pendariès, meme si des fois ils s'emporte pour rien.
Et Robin me manque car ses messages étaient plein de bon sens et de poésie (c'est rare d'allier les deux).

Ecrit par : Jérémy | 18 février 2008

Robin me manque, à moi aussi. J'appréciais sa vive sensibilité et sa très grande culture.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 18 février 2008

Ce qui fait le charme du métier, Ulysse, c'est de concevoir son cours et d'inventer ses exercices soi-même et comme on le juge le plus utile pour ses élèves, pas de suivre bêtement un manuel ou les directives d'un conseileur-pas-payeur-bien -au-chaud-dans-son-poste-de-pédagogue-inutile-autoproclamé. Et cela en maternelle comme en classe terminale.
Tous ces petits "conseillers pédagogiques" frétillent en vous serinant les dernières antiennes pédagos à la mode. Que voulez-vous? Il faut bien qu'ils aient le sentiment d'exister! Le plus extraordinaire, c'est qu'ils croient à leur importance! Pourtant, un zeste de retour réflexif sur eux-mêmes leur ferait apparaître leur profonde vacuité. Et comme, sauf exception, ce sont en général des demi-intelligents, ils sont incapables de dominer les questions dès qu'elles deviennent un peu trop intellectuelles.
Faire profession de "pédagogie", c'est déjà suspect en soi!

Ecrit par : Jean | 18 février 2008

Je suis plus inquiète de la disparition de Robin qui sortait d'un grave épisode dépressif.

Ecrit par : dobolino | 18 février 2008

Classe, la discrétion !

Ecrit par : Bohort | 18 février 2008

Attendez, attendez, je n'ai jamais dit que je suivais les délires des "essais d'écriture autonome" de M. Brigaudiot, hein ? Que l'on soit bien d'accord.
J'ai simplement dit que la formation de certains est tellement indigente qu'ils ont même besoin qu'on les aide à enfoncer les portes ouvertes car ils ne savent plus du tout ce qu'il est nécessaire d'apprendre à des enfants de trois, quatre ou cinq ans ni comment le leur apprendre avant qu'ils soient capables d'apprendre à lire, à écrire et à compter.

Ecrit par : catmano | 18 février 2008

On est bien d'accord!

"La formation de certains"...
De certains quoi? "Formateurs"?

Je n'enseigne pas en cycle 1, mais je me demande quand même comment un mot peut "faire sens" (encore une expression dont le seul emploi vous campe en "pédago" à la page- comme le bonnet suffit à faire un médecin dans Le Médecin malgré lui!) pour un enfant s'il n'en connaît pas d'abord la composition orthographique détaillée, c'est-à-dire les lettres! Car s'il ne sait pas que le mot est formé de lettres, il ne peut pas savoir ce que c'est qu'un mot, et donc on peut lui mettre sous le nez n'importe quel gribouillis en l'affublant d'un sens au hasard. N'importe quel gribouillis peut donc "faire sens"!
En fait, la petite mère Brigaudiot en revient à la silhouette du mot si chère à Foucambert. Démon de la secte, quand tu nous tient!

Quand au travail de la "correspondance grapho-phonologique" - ouah! qu'elle est savante, cette conseillère pédagogique-là! - , des lignes de A en belle cursive, puis des lignes de B à l'avenant, puis on associe.
Et petit à petit l'oiseau fait son nid...

Ecrit par : Jean | 18 février 2008

quand tu nous tiens

Ecrit par : Jean | 18 février 2008

Eh ... :-)

http://motstocsin.autonomie.org/html/billets/billets_textes/billets2008/anticipation.htm

Et on continue à pétitionner !

Ecrit par : Pitbull | 19 février 2008

Bonjour,

Mémoire de la Shoah…. Une école, une classe, Un enfant juif déporté .


Chaque année en Cycle 3 (Cm1 ou Cm2 ), je travaille sur le thème de la Shoah. C’est dans le programme .

Ainsi en 2005 pour le 60ème anniversaire de la libération des camps, des publications pour scolaires furent éditées et j’ai reçu comme tout enseignant de primaire, un courrier de Me Simone Veil alors présidente de la Fondation pour la mémoire de la Shoah,nous invitant à travailler sur ce thème.

” Devant ce mur, passeront aussi des classes d’élèves, des jeunes dont beaucoup n’auront sans doute jamais entendu parler de la Shoah, à moins que l’école, comme elle le fait depuis quelques années, assume pleinement sa mission d’enseignement de l’histoire. En effet,la mémoire de la Shoah ne peut pas être seulement portée par les victilmes et leurs descendants…

Discours de Me Simone Veil le 23 janvier 2005



Le Président de la République en 2008 lors du dîner du C.R.I.F. a malheureusement donné une dimension particulière à ce fait.

Ce fut une “bonne mauvaise” idée.

Bonne… car il est sain que des enfants de CM aient connaissance de cette tragédie historique.

Mauvaise … dans la forme imposée :

” Un enfant d’aujourd’hui - Un enfant juif déporté de France”

Dès la connaissance de cette proposition : j’ai saisi la dimension de l’erreur et malheureusement du tollé à venir.

Le choix d’une classe et pourquoi pas d’une école primaire toute entière me semble plus judicieux.

Chaque école de France porte le nom d’un personnage emblématique de notre histoire .

L’école dans laquelle j’enseigne maintenant en CP porte le nom de Jean Moulin (Romanin !)

Je verrais bien ce nom prestigieux associé à un enfant juif déporté de France.

Les classes de CM ayant pour tâche chaque année de faire revivre la mémoire de cet enfant à travers une journée . Ceci sous différentes formes.

Ainsi, en serait-il pour chaque école primaire de France.

Il ya quelques années j’avais consulté “le Livre Mémorial des enfants juifs déportés de France ” de Serge Klarsfeld.

Je garderai en mémoire la photo d’un gamin d’une dizaine d’années, déporté en Lituanie et mort dans les mines de potasse.


Ce livre n’aurait-il pas sa place dans chaque mairie de France ?

Livre, Mémorial, porteur de milliers d’informations et photos qui serait consultable pour tous les établissements scolaires de la commune (primaire, collège, lycée )


Patrick

Ecrit par : Patrick | 19 février 2008

Vous savez Jean, en maternelle, les enfants "font du sens" avec des mots qu'ils entendent ou qu'ils prononcent et non des mots qu'ils écrivent.
Et certains, dans de nombreuses classes, leur donnent à entendre des phrases, des textes entiers dont ils n'expliquent rien pour "garder intact" le plaisir de la découverte. Ces textes sont variés et il n'est pas rare qu'un jeune enseignant s'imagine, sans doute parce qu'on le lui a dit, qu'il va pouvoir avec ses jeunes élèves de trois ans "étudier la structure" de la lettre, du conte, de la recette de cuisine ou du menu de la cantine.
C'est en cela que j'ai évoqué M. Brigaudiot l'autre jour car elle signale clairement dans son livre: "... quand on regarde de près la récente mode de la diversité des textes, on peut se demander comment les enfants disposant de peu d'écrits chez eux peuvent prendre des repères." (Apprentissages progressifs de l'écrit à l'école maternelle" page 33).

Je pratique en Grande Section les lignes d'écriture et les exercices de combinatoire que vous proposez avec des résultats bien sûr. Je pense que, cette année, mes six élèves quitteront l'école au mois de juillet en étant déjà de bons déchiffreurs et en sachant écrire correctement un certain nombre de mots très simples et très courts.
En revanche, pour la Petite et la Moyenne Section, le travail à entreprendre est très différent. Très rares sont les enfants de quatre ans prêts à faire plus que reconnaître les lettres en tant que signes, et encore plus rares ceux qui seraient prêts dès le début de l'année à tenir fermement un crayon et à tracer les tours et les contours de notre écriture cursive.
Et je ne parle bien sûr, de nos tout-petits de deux ou trois ans.
Pauline Kergomard, fondatrice "en chef" de notre école maternelle le signalait déjà en 1882 et enjoignait ses institutrices à démarrer l'apprentissage de la lecture-écriture le plus tard possible pour qu'il soit le plus rapide et le plus efficace possible.
Lorsque des personnes prennent la peine de réécrire ces paroles pleine de sagesse, même si les développements et les cheminements qu'elles proposent ensuite sont complètement délirants, cela vaut la peine de le signaler.
Il suffit de voir d'ailleurs comment les écrits de cette dame sont critiqués et contestés dans ce qu'ils ont de raisonnable par les Institutrices Maîtres Formatrices sur les forums d'enseignants du Primaire pour comprendre qu'ils ont leur utilité et leur part de vérité.

Ecrit par : catmano | 19 février 2008

J'ai oublié un mot dans ma phrase. Je voulais dire:"Je me demande comment un mot écrit peut "faire sens"."

Donc, on est bien d'accord aussi sur la prééminence de l'oral jusqu'en GS, si j'ai bien compris.

Bien d'accord aussi, je suppose, pour considérer que ce qu'écrit la petite mère Brigaudiot (Madame Je-parle-je bavarde-je-parle-je bavarde-donc-je-suis") page 33 est plus que sujet à caution: car comment les enfants "privilégiés" vont-ils pouvoir eux-mêmes "trouver des repères dans les écrits" s'ils ne savent pas ce que sont les mots écrits et si pour eux ce sont des gribouillis ou des silhouettes, donc s'ils ne peuvent attacher de sens particulier à tel ou tel type de gribouillis? Est-ce que ce n'est pas là, toujours et encore, le même présupposé à la Foucambert qui veut que l'enfant entre dans l'écrit par un phénomène quasi magique à partir des silhouettes des mots, ou de la couleur des couvertures?

Ecrit par : Jean | 19 février 2008

"En revanche, pour la Petite et la Moyenne Section, le travail à entreprendre est très différent. Très rares sont les enfants de quatre ans prêts à faire plus que reconnaître les lettres en tant que signes, et encore plus rares ceux qui seraient prêts dès le début de l'année à tenir fermement un crayon et à tracer les tours et les contours de notre écriture cursive."

Catmano, c'est exactement ce que disent les orthophonistes Cuche et Sommer.

Le cerveau des très jeunes enfants est immature à bien des points de vue, et c'est pourquoi il est criminel de leur apprendre à "lire" dès la maternelle des mots entiers qu'ils ne savent pas déchiffrer.
Je crois tout-à-fait ce que disent Mmes W.Badour, Ouzilou, et Nuyts, entre autres; cela crée un dysfonctionnement dans les connexions du cerveau, et il faut souvent des années d'orthophonie pour revenir en arrière. Alors que l'abolition des méthodes globales permettraient d'éviter tout ce gâchis.

J'y reviendrai, car j'écoute ces jours-ci des émissions sur la dyslexie, absolument sidérantes.

Anne-Marie.

PS : reconnaissez, Catmano, que le livre de madame Brigaudiot n'était pas une très bonne lecture de vacances pour ma fille se préparant à recevoir 26 petits GS. (conseillé par sa conseillère pédagogique dès sa sortie de l'IUFM.)

Je lui ai offert le livre de Marc le Bris en échange, qui lui a "fait remettre en question tout ce qu'elle avait appris si péniblement pendant trois ans". (sic)

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 février 2008

Je suis plus inquiète de la disparition de Robin qui sortait d'un grave épisode dépressif.

Ecrit par : dobolino | 18 février 2008

Classe, la discrétion !

Ecrit par : Bohort | 18 février 2008
Aucune indiscrétion!!! C'est lui-même qui nous l'a expliqué ici à titre d'illustration, les causes principales de cette dépression étant le burn-out du professeur face à des élèves d'aujourd'hui...

Ecrit par : dobolino | 19 février 2008

Comme tous ici, j'ai toujours apprécié les interventions de Robin. S'il y avait indiscrétion, ce serait que je le connaitrais par d'autres canaux que ce blog et, dans ce cas, je saurais les raisons de son absence.

Ecrit par : dobolino | 19 février 2008

Ce livre n’aurait-il pas sa place dans chaque mairie de France ?

Livre, Mémorial, porteur de milliers d’informations et photos qui serait consultable pour tous les établissements scolaires de la commune (primaire, collège, lycée )


Patrick

Ecrit par : Patrick | 19 février 2008

Patrick, pour des CM matures, je vous conseille Paroles d'Etoiles. C'est moins lourd puisqu'il s'agit de témoignages d'enfants juifs qui ont échappé à la déportation. Dur quand même.

Ecrit par : dobolino | 19 février 2008

http://www.arenes.fr/livres/fiche-livre.php?numero_livre=49

Ecrit par : dobolino | 19 février 2008

"PS : reconnaissez, Catmano, que le livre de madame Brigaudiot n'était pas une très bonne lecture de vacances pour ma fille se préparant à recevoir 26 petits GS. (conseillé par sa conseillère pédagogique dès sa sortie de l'IUFM.)Anne-Marie."

Oui, oui, j'en conviens ou alors, il faut qu'elle le lise avec une passoire à très gros trous de façon à n'en garder que ce qui est du bon sens.
Un autre petit conseil pour elle : surtout qu'elle ne se laisse pas contaminée par le système des ateliers tournants.
En GS, et même avant, il est proprement inadmissible et dangereux pour la suite de la scolarité de ne travailler que lors de la présence de la maîtresse dans le petit groupe de 5 ou 6 enfants où l'on est "inscrit".
Comment veulent-ils que les enfants progressent en ne "travaillant " une matière que vingt minutes par semaine ? Comment veulent-ils qu'ensuite, en élémentaire, les élèves comprennent que la maîtresse s'adresse à chacun d'entre eux même si elle n'est pas présente physiquement tout près d'eux ? Il ne faut pas s'étonner si nos petits CP (et après) ont tant de peine à réagir au quart de tour à nos paroles.
Je me bagarre régulièrement sur ce fameux forum à ce sujet et, pour le moment, je ne suis pas comprise du tout. Je serais paraît-il une folle furieuse lorsque j'affirme qu'il est possible de mener un moment de langage constructif en ayant le groupe complet avec soi.
Bien sûr, il est hors de question de ne faire que du travail scolaire en groupe entier ou en individuel en maternelle. Les élèves ont encore besoin de jouer, de bouger, de construire, de dessiner librement, de patouiller dans la peinture, l'argile ou la pâte à modeler, de s'entraîner à des gestes précis en découpant, en collant, en tissant des bandes de papier, en enfilant des perles, etc. Ils ont aussi, moins en GS, besoin d'imiter en habillant les poupées, en faisant rouler des petites autos, en manipulant des marionnettes, seuls ou à plusieurs pour apprendre à "vivre en société", comme le disent les programmes de 1921 et 1928.
Autre conseil auquel j'ai pensé en écrivant ces dernières lignes : si elle pouvait être la première à m'écouter au sujet de l ' "accueil" du matin, cela me ferait bien plaisir.
Figurez-vous que je n'arrive pas à faire admettre à toutes ces jeunes (et moins jeunes) collègues que leur idée de recevoir en classe des élèves accompagnés de leurs parents la plupart du temps et de les laisser jouer librement pendant une demi-heure est une idée complètement idiote et qu'il ne faut pas s'étonner si nous avons tant de difficultés à faire comprendre à nos élèves de primaire (et si j'ai bien compris de collège, de lycée et même d'université) qu'ils sont venus dans nos classes pour recevoir un enseignement et non pour faire ce qu'ils veulent quand ils le veulent.
Ça me rappelle l'histoire des petites oies qui prenaient K. Lorenz pour leur mère ! Comment veulent-elles qu'un enfant considère la maîtresse et l'école comme quelque chose d'important si on l'encourage à ne pas tenir compte de l'une comme de l'autre lors des premiers instants de classe ?

Ecrit par : catmano | 19 février 2008

"En fait, la petite mère Brigaudiot en revient à la silhouette du mot si chère à Foucambert. Démon de la secte, quand tu nous tient!"

Dans un petit film que j'ai regardé, qui m'a sandalisée, ("La galaxie des dys"),on suit le parcours d'enfants très en retard, catalogués dyslexiques.

Ils sont suivis par des orthophonistes.
L'un deux, après quatre ans dorthophonie, n'a toujours pas appris à écrire : il écrit avec un stylo feutre, sur une page A4 !!

(J'admire beaucoup madame Lurçat, elle a écrit un livre (mars 2007) "Savoir écrire pour savoir lire", je ne l'ai pas encore lu, mais il répond sûrement à nos questions.)

Un autre apprend à "reconnaître "le mot "éléphant" sur sa silhouette !
Ces orthophonistes feraient bien de se recycler! Je croyais que les théories fumeuses de Foucambert étaient enterrées.
Ces malheureux enfants ne risquent pas de s'en sortir, c'est triste. Combien de milliers comme cela??

Cherchez CORIDYS, ce lobby médical qui s'occupe d'adolescents "dyslexiques" dans des services de psychiatrie, c'est pas triste !

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 février 2008

"Il suffit de voir d'ailleurs comment les écrits de cette dame sont critiqués et contestés dans ce qu'ils ont de raisonnable par les Institutrices Maîtres Formatrices sur les forums d'enseignants du Primaire pour comprendre qu'ils ont leur utilité et leur part de vérité."

Ecrit par : catmano | 19 février 2008

Merci, Catmano. Je crois que tout est dit dans cette phrase, et pourrait s'appliquer à beaucoup d'autres personnes et d'autres écrits que ceux de "cette dame".

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 février 2008

Allez, cela en fera peut-être sourire quelques-uns:

Inné et acquis
Muhammar Khadafi est d’origine corse par son père ; « mais, après, j’ai chassé le naturel, et j’ai bossé ! En terrorisme comme ailleurs, les gènes ne font pas tout ! ».

Plan belge
La première banque Suisse, UBS, aurait perdu trois millions d’Euros ; « mais non ! On a seulement demandé à Johnny Halliday de venir les planquer en France ».

Prévention
Installation d’éthylotests anti-démarrage dans les voitures ; « j’en avais un dans la mienne, mais je l’ai fumé », nous confie Frédéric Beigbeider.

Urnes
Henri Salvador meurt ; l’UMP en deuil : « c’était le seul homme politique de droite qui aurait pu remporter les municipales à Neuilly sur Seine ».

Ecole de grand-papa
Sarko admonesté: « plutôt qu’instaurer le devoir de mémoire à l’école, il vaudrait mieux y rétablir les devoirs tout court ».

Prime time
La croissance économique régresse, à 1,9%. Pour la booster, Jean-Marc Sylvestre serait pressenti pour présenter le 20h.sur Antenne 2.

Tibéri
Aucun candidat ne sera élu aux prochaines municipales dans le cinquième arrondissement, à Paris. En effet, n’y a plus de place pour les bulletins dans l’urne, il y a déjà les électeurs.

Evaluation à deux vitesses
Les sites où les élèves peuvent noter leurs professeurs fleurissent sur le web ; en mars prochain, l’action gouvernementale sera évaluée dans les urnes.

Mondialisation
Mittal-Arcelor fait des profits indécents ; « Lakschmi-Lakschmoi serre la main de Sarko, les deux restent sur le bateau, les salariés tombent à l’eau ».

Opérationnel
Dans un discours à Périgueux, Sarkozy annonce le retour à la grammaire traditionnelle dans les écoles primaires ; « j’ai été inspiré par le retour de la division traditionnelle à l’UMP ».

Jumelage
En hommage aux cinq pompiers brûlés vifs à Neuilly sur Seine il y a cinq ans, Idriss Dhéby décrète le couvre-feu à N’Djamena.

Affliction de la réalité
Fin de la grève des scénaristes, à Hollywood : « on aurait pu la continuer ; nos scénarii-catastrophes n’arrivent pas à la cheville de ceux qu’est en train d’inventer la droite française »

Pitoyable
Françoise de Panafieu traite Bertrand Delanoë de tocard . « J’avais le choix entre perdre les municipales la tête haute et me ridiculiser ; j’ai choisi ».

Ouverture
Gilbert Montagné chargé de mission pour améliorer la vie quotidienne des mal-voyants ; les bulletins de vote UMP pour les municipales seront sonorisés avec son dernier tube.

Arithmétique
Les appels concernant les renseignements téléphoniques ont baissé de moitié depuis la disparition du 12 ; « si on avait su, on aurait proposé le 6, pas le 118006 » !

Chantage
82% des français trouvent l’attitude de Nicolas Sarkozy incompatible avec la fonction présidentielle. Les 18% restants sont sous la menace d’un contrôle fiscal.

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 février 2008

Catmano, ma fille en est à sa troisième année en ZEP : la première, c'était un CE1, mais pas un ne savait lire.
La seconde, CP-CE1, en fait CP, les CE1 ne savaient pas lire, et ont d'ailleurs appris plus lentement que les primo-arrivants CP.
Cette année, CP uniforme, environ 22 enfants, dont certains très difficiles (l'un d'eux la prend pour sa mère, la sienne ayant été assassinée avec sa soeur sous ses yeux en Angola)Il se met tout d'un coup à hurler, bouge sans arrêt, est souvent inconrôlable, bien que très intelligent.)

Ils sont AVIDES d'instruction, ces pauvres petits.
Sachant lire à la fin de l'année, qu'adviendra-t-il d'eux l'année prochaine?

(Je signale au passage que l'inspectrice a fortement déconseillé d'envoyer dans sa classe des stagiaires de l'IUFM. A Limoges, le "frontal", le b-a ba sont non politiquement corrects, le pédagogisme y règne en maître.)

Anne-Marie.

Elle fait beaucoup de "frontal", quand elle a toute sa classe, elle a des aides quelques moments par semaine pour les trois plus faibles, qui sont en train de rattraper les autres.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 février 2008

Figurez-vous que je n'arrive pas à faire admettre à toutes ces jeunes (et moins jeunes) collègues que leur idée de recevoir en classe des élèves accompagnés de leurs parents la plupart du temps et de les laisser jouer librement pendant une demi-heure est une idée complètement idiote et qu'il ne faut pas s'étonner si nous avons tant de difficultés à faire comprendre à nos élèves de primaire (et si j'ai bien compris de collège, de lycée et même d'université) qu'ils sont venus dans nos classes pour recevoir un enseignement et non pour faire ce qu'ils veulent quand ils le veulent.

Ecrit par : catmano | 19 février 2008

Dans l'école de ma fille, les parents de GS n'ont plus le droit d'entrer dans la classe le matin (sauf un jour par semaine, et pour quelques minutes seulement: le temps de regarder les oeuvres de leurs bambins).
En PS et MS, les parents sont tolérés une dizaine de minutes. Mais de toute façon l'école ouvre à 8h20 et la classe commence (en théorie) à 8h30...
Vous n'êtes pas totalement isolée! Je me demande d'ailleurs comment les parents peuvent s'installer en classe une demi-heure tout en respectant l'horaire de tenue des cours.
JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 19 février 2008

Je n'ai rien contre le fait que les parents entrent dans la classe en maternelle. Je trouve simplement que le début de matinée est un moment fort mal choisi.
D'une part parce que ce n'est pas en retardant au maximum le moment de la séparation qu'on la rend moins "douloureuse" et d'autre part parce que l'enfant se laisse toujours influencer par sa première impression.
Si on le laisse vaquer à sa guise dans la classe pendant la première demi-heure, il en conclura qu'il vient à l'école pour faire ce qu'il a envie quand il en a envie. Si papa ou maman reste dix minutes dans la classe, il considérera qu'il peut, par négociation, pleurs ou colère, obtenir qu'il y reste plus longtemps.
Il faut qu'il y ait une rupture franche. D'un côté, la famille, la maison, les jeux libres, de l'autre, la maîtresse, l'école, la prise d'habitudes différentes.
L'accueil des parents serait plus judicieux pendant le dernier quart d'heure au moment où l'enfant peut montrer ce qu'il a fait dans la journée et se remémorer devant ses parents son déroulement.
Les moments de jeux libres seraient mieux placés juste avant les récréations, lorsque les différences de rythme de "travail" ont décalé les plus rapides par rapport aux plus lents ou en fin de journée, lorsque la fatigue de chacun empêche des exercices plus dirigés.
Par ailleurs, ces moments de jeux libres ne doivent en aucun cas être des moments de "papillonnage" d'une activité à l'autre ou des occasions de chahut où chacun hurle, court, arrache les jouets des mains de ses camarades.
Dès le début de la Petite Section, la maîtresse, aidée de l'ATSEM, doit encourager, féliciter, participer au besoin à une activité ou une autre plutôt que de laisser les enfants "se réguler" seuls.

Ecrit par : catmano | 19 février 2008

J'aime bien Pendariès, meme si des fois ils s'emporte pour rien.
Et Robin me manque car ses messages étaient plein de bon sens et de poésie (c'est rare d'allier les deux).

Ecrit par : Jérémy | 18 février 2008

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Moi, je regrette beaucoup Yfig qui alliait les trois !!!!!
espérons qu'il revienne vite ..... avant qu'on s'ennuie et qu'on baille !

allez, un peu de poésie !

bois ton thé bois ton thé chérie
bois ton thé car il refroidit

P. Valéry

Ecrit par : un observateur totalement neutre | 19 février 2008

l'artisan, qui de ses mains
Bâtit ces leiux d'aisance
Fit plus pour le genre humain
Que De Gaulle pour la France


Vallery-Radot De la Méduse

Ecrit par : montaigneàchevalsur ce toit pentu où butinesnt les focs | 19 février 2008

Catherine Tasca
Sénateur Ps des Yvelines

Pour la première fois à la télé pose la bonne question : pourquoi ?

En effet, le président donne ses instructions :
- mémoire des enfants juifs
- suppression de la pub sur les chaînes publiques
- éclatement de la 3 et revente en lots …

Injonctions non inscrites au programme de l’UMP et données sans préavis, sans concertation et surtout sans motif !

En démocratie, on discute et on justifie les décisions !

En autocratie, non !

Ecrit par : un goy démocrate | 19 février 2008

Il y a un type, un journaliste, je crois, dans un débat qui a demandé à un rabbin pourquoi le devoir de mémoire se limitait aux enfants juifs morts de la shoah ?

le rabbin est monté sur ses grands cheveux et a répondu à la cantonade :
vous mélangez tout, ce n'est absolument pas la même chose, la shoah est universelle.

et à la radio, sur europe1 à l'émission de Ruquier, un certain pierre bénichou a dit que c'est insoutenable ceux qui ne sont pas d'accord avec la proposition de Sarkozy et que c'est pour ça que la France "pue"
et montagne sur son dada sur le forum des ânes a dit la même chose : la France "pue"

ouaip, ça pue la discrimination goy, le racisme anti-laïc et la vindicte religieuse juive contre la liberté de pensée et surtout de ne pas penser comme eux !!!

Au fait, et si on se souvenait un peu de tous ces goys Français morts pour leur pays ?

Il y en a eu ... oui, oui ! ils n'étaient pas tous anti-sémites et collabos ..... contrairement à ce que les "historiens" juifs prétendent !!!!!

Ecrit par : un goy Français qui a la peau dure | 19 février 2008

C'est bien qu'il n'y ait pas de censure ici. Ça permet de ne pas oublier que certains échantillons humains dégagent une odeur pestilentielle.

Ecrit par : dobolino | 19 février 2008

C'est bien qu'il n'y ait pas de censure ici. Ça permet de ne pas oublier que certains échantillons humains dégagent une odeur pestilentielle.

Ecrit par : dobolino | 19 février 2008

tu peux préciser ta pensée , tu penses aux goys, n'est-ce pas !
Ces pauvres imbéciles de goys à qui on peut faire croire n'importe quoi (entendu à la table du dîner républicain que j'ai quitté pour ne plus entendre les insultes anti-goy qui pleuvaient comme hallebardes !!!)

Au moyen-âge, on brûlait les rouquines .... pour sorcellerie ....

Tu es juive Française ?
Bonjour, moi, c'est goy Français ....

à ce jeu là, nous ne sommes pas là de vivre harmonieusement !

Avant, je disais : je suis Français .....
mais comme on ne cesse sans cesse de me parler de juifs Français, j'ai décidé de mettre en avant, moi aussi, ma condition de laïcs athées goy et finalement .... Français !

ça pue, hein, un Français !!!!
mais pas autant que les rouquins !!!

et alors .... les rouquins Français ....

Ecrit par : un goy Français qui a la peau dure | 19 février 2008

C'est bien qu'il n'y ait pas de censure ici. Ça permet de ne pas oublier que certains échantillons humains dégagent une odeur pestilentielle.

Ecrit par : dobolino | 19 février 2008
tu peux préciser ta pensée , tu penses aux goys, n'est-ce pas !


Ecrit par : un goy Français qui a la peau dure | 19 février 2008
C'est tout de même bizarre qu'un aussi élégant penseur ait pris mes propos pour lui alors que bien évidemment ils s'adressait à l'infâme youpin arrogant MàC.
Moi? Les goys disent que je suis youpine, les youpins me traitent de goy. On dit "avoir le cul entre deux chaises".

Ecrit par : dobolino | 19 février 2008

Et l'immonde Pierre Cardin ? Hein ? Qui y pense ?

Que ceux qui n'ont pas compris l"allusion s'abtiennent - en tout casje suissur que C. Sibille a compris, lui.

Ecrit par : Jérémy | 19 février 2008

Peut-être faut-il rappeler à certains que, malgré leur pseudo, Internet ne les rend absolument pas anonymes; et j'en connais quelques-uns que ça démange de porter plainte.

Ecrit par : Pendariès | 19 février 2008

Pendariès,

si tu portes plainte, je porterai plainte contre montagne sur son cheval de bois !

Il précise à plusieurs reprise qu'il est juif (? juif de quoi ? juif, c'est comme chrétien, non ? ou athée ? et goyim, c'est quoi ?)

Il dit : la France pue

à qui s'adresse-t-il ?
Comment dois-je l'interpréter ?
comme un compliment ?

Dois-je me laisser insulter sans broncher ? avec cette arme secrète, cette contrition, cette cohercition, cette menace d'antisémitisme qui m'oblige à me taire et à courber l'échine ?
et puis est-ce de l'antisémitisme de se reconnaître goy ?

Te plains pas, je le gueule bien fort !!! tant d'autres le remâchent en silence ..... jusqu'à quand ?

Qu'on arrête ces exacerbations et tout s'arrêtera ... forcément !
En attendant, c'est plainte contre plainte !

Ecrit par : un goy Français qui a la peau dure | 19 février 2008

Porter plainte renforcerait sa paranoïa.
Vaut mieux se contenter d'écarquiller les yeux en lisant ces propos. Tenez, comme ça:
http://www.faut-rire.com/animaux/le-lemurien-hallucine.html

Ecrit par : dobolino | 19 février 2008

Le plus menacé par une plainte, c'est vous, qui que vous soyez. Alors vous vous calmez immédiatement: il y a des sites fâcheux créés pour des gens comme vous pour déverser vos insanités. La Loi est de notre côté.

Ecrit par : Pendariès | 19 février 2008

Hello, Pendariès! Un petit bonjour... Et ne vous inquiétez pas! Les insultes ne déshonorent que ceux qui les éructent!
:-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 février 2008

Bonjour Christophe, Penda ne fait que passer; les propos tenus ci et là sont susceptibles de poursuites devant la justice. Il vaut mieux que la chose soit dite ou rappelée avec fermeté.

Ecrit par : Pendariès | 19 février 2008

Il n'est pas dans mes habitudes de censurer ce blog, mais certains seraient bien avisés d'exprimer une pensée apaisée, sinon plus cohérente, faute de quoi j'estimerai nécessaire d'en appeler au modérateur du site...

Bonnes vacances à tous (quand même!)

JPB.

Ecrit par : brighelli | 19 février 2008

Bonsoir, Pendariès !

Ecrit par : Sylvie Huguet | 19 février 2008

Bonsoir, Pendariès !

Ecrit par : Sylvie Huguet | 19 février 2008

Mes sentiments les meilleurs et amicaux aux esprits fameux (et non fumeux) de "Bonnet d'âne", - aux passeurs de tous ordres, gens d'ouverture et de bonheur, solides. Et aux amateurs d'âme(s).

Ecrit par : Pendariès | 19 février 2008

Hey, Pendaries est revenu !
Manque plus que Robin !
Dites, JPBrighelli, vous penserez à mon idée d'envoyer un exemplaire de Fin de récré aux fidèles des fidèles de ce blog.
On n'est pas si nombreux : dobo, cat, penda, sibille, jean, sanseverina, anne-marie et moi (ce sont ceux qui ont posté le plus ici depuis le début du blog).
Et moi, je m'engage à vous trouver au moins huit acheteurs dans la foulée, si ça peut rembourser Jean-Claude.
Enfin je vous l'ai déjà dit, s'il le fait, ça lui fera largement plus de 8 acheteurs.

Ecrit par : Jérémy | 19 février 2008

Sur www.lille.snes.edu, un signataire déplore ce soir que les syndicats ne lancent pas d'une même voix une véritable action d'envergure et tout de suite pour soutenir le collègue gifleur mis en garde à vue.
Ce signataire trouve que 37 300 signatures ( + les 19 000 du Snalc), cela reste quand même assez ridicule.
C'est vrai que, dans l'absolu, cela fait peu, et que ce n'est pas avec ça qu'on va remuer les montagnes d'indifférence qui cernent les pauvres enseignants agressés et insultés aujourd'hui.
C'est vrai, ça, que font donc les syndicats, à part de belles déclarations et une pétition?

Ecrit par : Jean | 19 février 2008

je suis rouquine et je suis française. Il m'arrive de puer bien entendu en raison de flatulences inévitables si je mange des oignons pour purger l'organisme , des petits pois ou du cassoulet que j'adore. Sinon je me lave régulièrement .
J'aime bien rigoler aussi et je m'aperçois que c'est la récré. Alors rigolons. le maître va bientôt revenir avec " Fin de récré." Un peu facile mais bon c'est la récré...

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 19 février 2008

Une technique incomparable contre les emmerdeurs à qui vous ne savez plus que répondre !


Il nous arrive à tous de nous trouver confronter à des personnes sans moralité, sans scrupules ni éducation !
Des êtres ignobles qui vous confrontent avec vos propres contradictions vous empêchant soudain de réfléchir avec circonspection et vous font perdre et votre self control et vos moyens intellectuels.
Vous et moi, qui sommes des gens ordinaires, nous sommes particulièrement désarmés face à ces individus retors et consternants, nous restons là, sur une jambe à nous demander que faire, que dire, que répondre ……

Ne cherchez plus !
J’ai la solution …. Menacez-le de le traîner devant les tribunaux pour racisme et antisémitisme …. Paf ! le rigolo n’a plus qu’à la fermer s’il ne veut pas se voir couvert d’opprobre et d’infamie !
Qu’importe ce qu’il a dit …. Soyez ferme, convaincant …. Brutal s’il le faut …. Vous verrez comme c’est efficace ….
Il faut dire aussi que les tribunaux ne rigolent pas avec ce genre d’individus …

Quoi ? ses propos n’étaient pas antisémites …. ?

on s’en fout …. Suffit de le dire, ça le devient !!!!

Il répondait à d’autres propos ….
Oui, mais il a tort, un point c’est tout !

Voltaire …..ils ont raison, la France, ça pue !

Ecrit par : un goy ordinaire | 19 février 2008

Bonne blague...
Comme je vous le narrais il y a quelques jours, j'ai entamé envers ma fille, élève de quatrième, un enseignement ni raisonné ni réfléchi de la langue en utilisant le livre de grammaire de son vieux papa (Grammaire française expliquée. 6°- 5° par G. et R. Galichet. Ed° Lavauzelle).
Nous bossions sur le nom, son genre, son nombre et tout un tas de joyeusetés, verbe devenu nom, adjectif mutant.
La petite s'amusait beaucoup à chercher des trucs du genre signification et genre d'armistice (la transversalité n'est pas une innovation!).
Arrive le dernier exercice dont je vous cite l'édifiant énoncé:

"Enumérez les professions auxquelles peut se destiner une jeune fille. Donnez le nom de ces professions lorsqu'elles sont exercées aussi par un homme (ex. : une institutrice, un instituteur)."

Après un violent coup de sang du genre "c'est bon, on a fini! Va te laver!", je pense en faire demain une belle leçon, aussi efficace que l'étude de la signification d'armistice que mes deux couillons traduisaient par Traité de Paix.
Sur le coup, je fus prise d'un violent vertige... Parce que on dit "UN vétérinaire"!

Ecrit par : dobolino | 19 février 2008

Une technique incomparable contre les emmerdeurs à qui vous ne savez plus que répondre !


Ecrit par : un goy ordinaire | 19 février 2008

La réponse, c'est la Loi, qui est claire au sujet de l'incitation à la haine raciale. Si vous ne cessez, nous serons légions à porter plainte contre vous, que nous soyons Goy ou juifs ou animistes ou athées

Ecrit par : dobolino | 19 février 2008

Il n'est pas dans mes habitudes de censurer ce blog, mais certains seraient bien avisés d'exprimer une pensée apaisée, sinon plus cohérente, faute de quoi j'estimerai nécessaire d'en appeler au modérateur du site...

Bonnes vacances à tous (quand même!)

JPB.

Ecrit par : brighelli | 19 février 2008
Va peut-être falloir, même si c'est répugnant.

Ecrit par : dobolino | 19 février 2008

Dites, JPBrighelli, vous penserez à mon idée d'envoyer un exemplaire de Fin de récré aux fidèles des fidèles de ce blog.
On n'est pas si nombreux : dobo, cat, penda, sibille, jean, sanseverina, anne-marie et moi

Ecrit par : Jérémy | 19 février 2008
Dobo l'achètera! Les Corses, c'est comme les Juifs! Tu les jettes au plafond, ils restent accrochés!
Après, je le refourgue à la bibliothèque du village.

Ecrit par : dobolino | 19 février 2008

je suis rouquine et je suis française. Il m'arrive de puer bien entendu en raison de flatulences inévitables si je mange des oignons pour purger l'organisme , des petits pois ou du cassoulet que j'adore. Sinon je me lave régulièrement .
J'aime bien rigoler aussi et je m'aperçois que c'est la récré.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 19 février 2008

Moi, je ne suis pas rousse, mais je pète aussi quand je mange des oignons ou des fayots. Quand j'ai soigné un bouc en rut ou extrait un agneau emphysémateux d'une brebis, je pue aussi. Des fois, le soir, quand je rentre du travail, l'un ou l'autre membre de la famille, s'élançant pour me faire un bisou, recule en disant: "tu pues la pharmacie" ou "tu pues le vétérinaire"...
Je suis aussi de nationalité française et j'ai eu un grand-père apatride à partir de 1932 qui a toujours payé ses impots en France

Ecrit par : dobolino | 19 février 2008

C'est vrai, ça, que font donc les syndicats, à part de belles déclarations et une pétition?
Ecrit par : Jean | 19 février 2008

Le Snes ne soutient même pas la pétition contre note2be, alors qu'elle aura bientôt 4500 signataires. http://www.mesopinions.com/Pour-le-respect-de-la-loi-informatique-et-libertes---signez-contre-Note2be-petition-petitions-f1ec7dfbea8dee742eb50bb12d686800.html

S'ils échouent avec leur référé, je vais les voir en personne pour leur parler du pays.

Ecrit par : F. Poulenc | 19 février 2008

http://www.faut-rire.com/scenes-cultes/le-grand-detournement-le-racisme-cest-mal-2.html

Ecrit par : dobolino | 19 février 2008

Merci, Jérémy, de me mettre quand même dans les fidèles de Jean-Paul , bien que je ne sois pas toujours personna grata pour certains de ce blog.

Anne-Marie

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 février 2008

Mais moi aussi, je l'achèterai, il faut bien que notre cher Corse rentre dans ses frais...
Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 février 2008

Vous oubliez Toto et Guillaume.
Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 février 2008

Il a pas eu le bédeuzi (ils ne le lui ont pas fait passer...), mon fils de seize ans qui vient de me mettre en favori, en deux clics de souris, en bas débit, "La Classe Américaine"...
A voir. C'est à mourir de rire!

Ecrit par : dobolino | 19 février 2008

Passque, malgré notre bas-débit, son copain la lui a mis sur sa clé MP3 et il en a eu pour cinq minutes pour télécharger le film en entier sur l'ordi familial.
Vous ne vous imaginez tout de même pas que ce morveux a son ordi perso dans sa chambre!????

Ecrit par : dobolino | 19 février 2008

je fus prise d'un violent vertige... Parce que on dit "UN vétérinaire"!

Ecrit par : dobolino

Je pense que l'on pourrait dire "une vétérinaire" sans choquer quiconque de nos jours.
Mais il faut savoir que la langue française admet un genre "neutre", lequel prend les formes du genre masculin.

Pour ma part, je trouve que la féminisation politiquement correcte des noms est une horreur. Des mots comme "professeure", "défenseure" ou "écrivaine" sont d'une incroyable laideur (pourquoi pas "laideure" ? Beurk !).

Ecrit par : Moot | 19 février 2008

Je pense que l'on pourrait dire "une vétérinaire" sans choquer quiconque de nos jours.

Ecrit par : Moot | 19 février 2008

De nos jours, certes!
Mais le livre en question, édité aux alentours de 1963 pour éduquer le seigneur et maître qui devint mon époux pour la vie, aux fruits de mille altercations somme toute assez constructives, ne se place pas dans ce contexte..
Il nous faut tous avouer qu'il y a eu, depuis 1963, une sacrée marche en avant en ce qui concerne la parité homme/femme...

Ecrit par : dobolino | 19 février 2008

Tatata, la féminisation des noms est une bonne chose. Il n'y a que l'académie pour ressortir son accpetion du neutre, qui comme par hasard est exactement la meme forme que le masculin.
On peut lire "une écrivaine" sous la plume de plein de bons auteurs, et pis c'est tout. Et je préfère dire de ma collègue bien aimée qu'elle est professeure plutôt qu'enseignante, ou pire, éducatrice.

Ecrit par : Jérémy | 20 février 2008

Je suis d'accord avec Moot. Je préfère le grammaticalement correct au féministement correct. Et si je dis : "Marguerite Yourcenar est un des plus grands écrivains français du vingtième siècle", j'exprime davantage que si je dis "Marguerite Yourcenar est une des plus grandes écrivaines", parce que dans ce cas, je la situe seulement par rapport aux autres "écrivaines", alors que dans le cas contraire je la situe par rapport à tous les autres écrivains, quel que soit leur sexe.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 20 février 2008

On peut lire "une écrivaine" sous la plume de plein de bons auteurs, et pis c'est tout.

Ecrit par : Jérémy

Écrivanité des écrivanités, tout est écrivanité !

Ecrit par : Moot | 20 février 2008

Mais le livre en question, édité aux alentours de 1963 pour éduquer le seigneur et maître qui devint mon époux pour la vie, aux fruits de mille altercations somme toute assez constructives, ne se place pas dans ce contexte..
Il nous faut tous avouer qu'il y a eu, depuis 1963, une sacrée marche en avant en ce qui concerne la parité homme/femme...

Ecrit par : dobolino | 19 février 2008


Puisque vous appréciez ce genre de littérature, je peux vous envoyer un livre que je viens de retrouver dans un bric à brac familial, datant de 72, intitulé "La science de la maison" et qui servait dans les "écoles ménagères".
Les introductions des divers chapitres sont très parlantes.
De nos jours, ça fait bien rire... 72, ce n'est pourtant pas si vieux.

Ecrit par : Japhet | 20 février 2008

Et je préfère dire de ma collègue bien aimée qu'elle est professeure plutôt qu'enseignante, ou pire, éducatrice.

Ecrit par : Jérémy | 20 février 2008

Et pourquoi on ne dirait pas "professeuse" ?
On dit chercheuse, pas chercheure, et il y a sûrement bien d'autres exemples.

Ecrit par : Japhet | 20 février 2008

Il y en a eu ... oui, oui ! ils n'étaient pas tous anti-sémites et collabos ..... contrairement à ce que les "historiens" juifs prétendent !!!!!
Ecrit par : un goy Français qui a la peau dure | 19 février 2008

Je savais bien que ça existait encore, ce genre d'excréments. A la fois onctueux et pestilentiels. Raclure antisémite. Normalement, ce genre de furoncle, ça se traite par le mépris.L'absence. Mais je vais te dire deux choses, connard:

1) 250000 Juifs furent sauvés par des Français. La France est le PAYS DU MONDE où le plus de gens furent sauvés. héritage indélébile de la Révolution Française. Mon père est dans ce cas. Personne, tu m'entends, crétin, personne n'ose remettre en cause le prodigieux, l'insensé courage anonyme des ces milliers de Français (pas des bourgeois, ni des profs, ni des intellectuels, je te rassure) mais parfois - souvent, de petits curetons, pasteurs etc.
2) "Historiens juifs" écris-tu??? Enculé!!!!!! Personne, et je me fais fort de te le prouver, quoiqu'on ne rouve rien à un étron, n'a jamais écrit que la France était un pays de alauds. C'est le REGIME DE PETAIN, et la poignée de saloperies qui est en cause. LEs "historiens juifs"....abject!!! à vomir!!!!! En fait, t'es un nazi. Allez, vide tles couilles qui te servent de cerveau: SELON QUELS CRITERES DETERMINES-TU, Darnand de mes deux, LA JUDEITE D'UN HISTORIEN??? Le nom????, le prépuce??? le nez????
AInsi, petit exercice pratique, moi, je suis historien, j'ai toujours fait l'apologie du peuple français, en matière de courage et d'héroïsme. Mon nom est JPH GOLDSCHMIDT. Alors???"historien juifs??" Promis à la rouelle, à l'étoile???

Un conseil: demande à ta maman qu'elle t'achète plus de poisson, ça rend intelligent. Et arrête la coke!!!!

Ecrit par : montaigneàcheval | 20 février 2008

On abuse de la "féminisation"; j'ai entendu : "Marguerite Yourcenar, la première membre de l'académie française."

Une telle, "la phare" du mouvement féministe.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 20 février 2008

La tribune:
PARIS - Le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos a présenté mercredi la réforme de l'école primaire comme une "révolution culturelle de l'essentiel" instaurant "la réussite gratuite obligatoire".
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"Ce que nous essayons de faire aujourd'hui, c'est (...) de faire en sorte que l'école primaire se recentre sur ce qu'elle doit enseigner fondamentalement, c'est-à-dire non pas supprimer des disciplines, mais faire une révolution culturelle de l'essentiel", a-t-il déclaré sur France-2.

"On a eu jusqu'ici l'école gratuite obligatoire. Ce que nous faisons, nous, c'est la réussite gratuite obligatoire", a-t-il ajouté.

Parmi les changements, le ministre a confirmé que le nombre d'heures de cours des enfants serait abaissé à 24 heures, les enseignants restant eux à 26 heures pour se consacrer aux élèves les plus en difficultés.

Par ailleurs une évaluation "très précise", "au milieu de leur scolarité et au moment où ils arrivent à la fin de leur scolarité", permettra de "repérer les élèves qui ont de très grandes difficultés et de leur proposer, comme nous allons le faire dès Pâques, des stages" de remise à niveau "gratuits".

"L'éducation civique et morale" sera en outre restaurée, "comme l'avait souhaité le président de la République", a ajouté M. Darcos se défendant d'organiser le retour de "la morale à la papa". "C'est savoir où s'arrête ma liberté et commence celle d'autrui, c'est savoir pourquoi respecter certaines valeurs, c'est apprendre à se respecter mutuellement".

Le ministre a enfin laissé la porte ouverte à d'éventuelles "améliorations" au cours des "deux-trois" prochains mois, via "des amendements que pourraient souhaiter nos personnels". Une journée banalisée "permettra à toutes les classes de France d'en discuter". AP




Et bien voilà que nous arrivons doucement à la réussite gratuite pour tous en lieu et place de l'école gratuite pour tous...

Ecrit par : dg | 20 février 2008

Tatata, la féminisation des noms est une bonne chose.

Ecrit par : Jérémy | 20 février 2008

Qu'est-ce que la morale vient faire dans cette histoire?
La féminisation (ou érotisation?) juridique des noms par une instance typiquement phallocratique, ultime ruse fallacieuse de domination politique d'un genre sur un autre?
Cette manipulation par la bonne conscience morale et démocratique évoque le langage politiquement correct dans l'éducation nationale. Par exemple, en disant à un élève qu'il "rencontre des difficultés intellectuelles" plutôt que de lui dire qu'il est un véritable cancre, un crétin ou un âne bâté accompli on ajoute l'insulte à l'injure.

Ecrit par : marigot | 20 février 2008

Le mot "apatride" me rappelle le roman autobiographique d'Henri Verneuil : " Mayrig" et j'espère orthographier correctement. Dans cet ouvrage, Henri Verneuil évoque le génocide arménien (dont on parle si peu dans les manuels scolaires et dont j'ai découvert l'existence par hasard par un ami marseillais que les parents avaient pu fuir grâce à des amis turcs.) Le mot "apatride " apparaît dès les premières pages de l'ouvrage. Je me souviens que cet ouvrage consacre quelques lignes très respectueuses à l'égard du système éducatif français. Henri Verneuil explique que son père s'est épuisé à travailler de nuit dans des conditions particulièrement insalubres afin d'assumer les frais d'une école ( secondaire ? ) privée réputée. Méditant sur ce sacrifice, il s'interroge sur son utilité. Le cinéaste constate en effet qu'il aurait pu être inscrit dans un établissement public lui dispensant un enseignement de qualité pour beaucoup moins. Je ne possède plus ce roman et ne suis pas en mesure de fournir une citation précise.
Dernièrement j'ai pensé à vous, Dobolino, en lisant " Le ravin de Heutebise" de Bernard Totot. ( premier o fermé, second ouvert et faire sonner le t) instituteur retraité des Ardennes. Le titre désigne un lieu-dit des Ardennes apprécié des sangliers. Un jeune marcassin blessé dont la mère a été tuée par erreur est soigné et sauvé par un vétérinaire retraité, puis élevé par un brave fermier prénommé " Antoine" bien sûr ... Le marcassin sympathise avec la chatte, les brebis, la jument, fait des bêtises évidemment mais doit retouner à la vie sauvage. je n'en dis pas plus. ( Voir le site de La plume ardennaise à l'occasion pour lequel j'ai rédigé une petite fiche. ) On pense à " Rroû" de Maurice Genevoix ou à toutes les histoires de Louis Pergaud. Le point de vue de l'animal qui découvre la vie est bien rendu.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 20 février 2008

Correction : Heurtebise et non Heutebise.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 20 février 2008

"On a eu jusqu'ici l'école gratuite obligatoire. Ce que nous faisons, nous, c'est la réussite gratuite obligatoire", a-t-il ajouté."

Chouette, alors, on va pouvoir porter plainte si un enfant normalement intelligent, ayant suivi 4 ou 5 ans de scolarité obligatoire dans l'école de la république, a eu des méthodes tellement débiles, avec de jeunes enseignantes tellement formatées à l'IUFM qu'elles ne savent même pas qu'il peut exister d'autres méthodes que les méthodes globales, qu'il est en difficulté, parfois irrémédiable.

D'ailleurs, il me semble me souvenir que l'instruction fait partie des droits de l'homme et du citoyen.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 20 février 2008

Et bien voilà que nous arrivons doucement à la réussite gratuite pour tous en lieu et place de l'école gratuite pour tous...

Ecrit par : dg | 20 février 2008

Rien de neuf sous le soleil! En attendant de prendre connaissance des détails, tout semble indiquer que X Darcos est dans la poursuite, voire l'accentuation d'une politique scolaire qui tourne définitivement le dos au principe d'excellence.
Cette politique de la réussite pour tous consiste à adapter les moyens de l'école aux besoins économiques et culturelles de la société européenne. Remisée l'école soucieuse de donner GRATUITEMENT les moyens d'instruction aux élèves qu'elle aura chemin faisant convertie à son idéal du savoir comme horizon à conquérir. Autrement dit cela va devenir encore plus difficile pour les familles ne vivant pas dans l'opulence de compter sur l'école publique pour arracher leur enfants à leurs conditions.

Ecrit par : marigot | 20 février 2008

Je trouve moi aussi que le féminisme grammatical est une horreur (une horreure?). Allez donc expliquer après aux mômes qu'à part quelques exceptions, les noms féminins s'écrivent -eur! Et puis, on dit une vigie, une sentinelle, un mannequin, et un laideron. Si vraiment il avait fallu féminiser les noms, on aurait pu le faire selon d'autres règles. Professoresse, pourquoi pas. Pour ma part, je suis un professeur, il s'agit de la fonction et non de la personne. Il y a bien d'autres discriminations à combattre qui concernent les femmes, d'autres luttes à mener. Mais le féminisme grammatical, cela ne coûte rien et cela permet aux "belles âmes", comme dirait Gide, de se manifester.

Ecrit par : mouron rouge | 20 février 2008

A titre personnel, quand je vois des floppées de points d'exclamation dans un message comme celui de "goy machin", j'ai tendance à avoir une idée assez précise d'où vient le coup.

Et j'ai envie d'aller mettre "goy" devant son caca et de lui montrer ce que font ses amis en Irak (voir lien)

Ecrit par : IGG | 20 février 2008

Du sociétal à la place du social.
Ça marche très fort, depuis quelques années.
Un petit peu comme la discrimination positive, quoi.

Ecrit par : catmano | 20 février 2008

Il y en a eu ... oui, oui ! ils n'étaient pas tous anti-sémites et collabos ..... contrairement à ce que les "historiens" juifs prétendent !!!!!
Ecrit par : un goy Français qui a la peau dure | 19 février 2008

Je savais bien que ça existait encore, ce genre d'excréments. A la fois onctueux et pestilentiels. Raclure antisémite. Normalement, ce genre de furoncle, ça se traite par le mépris.L'absence.

Ecrit par : montaigneàcheval | 20 février 2008

J'ai fini par traiter par le mépris et l'absence mon analyste femelle dont Yfig est la caricature aux traits grossiers et vulgaires. La vermine était si subtile qu'il m'a fallu l'avoir lachée depuis trois ans et avoir lu pas mal de textes ici et ailleurs pour enfin ouvrir les yeux sur la manip. Ce qui fait que Yfig, pour moi, ce n'est franchement pas traumatisant. Ses propos ont le mérite d'exsuder la haine, la médiocrité, un vrai vaccin de cheval!
Ceci dit, mon analyste a fait du bon boulot et m'a amenée à un état de lucidité amélioré sur les tenants et aboutissants de l'antisémitisme du XXI° siècle.
La Shoah, après avoir été une destruction physique méthodique des juifs d'Europe, est à présent, du fait même de son atrocité, le ferment de tous les antisémitismes modernes. L'antisémitisme de Yfig, c'est celui du masochiste frustré de ne pouvoir s'ennorgueillir d'un massacre similaire. De même, mon analyste, frustrée de trauma d'aussi belle qualité, pratique le révisionnisme psychanalytique. Globalement son propos se résume à: "Mais non! Vous n'êtes pas traumatisé par la Shoah! C'est juste votre manière à vous pour vous mettre en avant, frimer, vous faire mousser. Aucun Juif sain n'est traumatisé par la Shoah. Vous vous complaisez à vous plaindre. Il n'y a pas de trauma. Votre inconscient n'est nullement marqué par ce point de détail. C'est une théorie entretenue par les psychanalystes juifs."
Génial, non, MàC?

Ecrit par : dobolino | 20 février 2008

Je répondais à mouron rouge.

Ecrit par : catmano | 20 février 2008

Dans cet ouvrage, Henri Verneuil évoque le génocide arménien (dont on parle si peu dans les manuels scolaires et dont j'ai découvert l'existence par hasard par un ami marseillais que les parents avaient pu fuir grâce à des amis turcs.) Le mot "apatride " apparaît dès les premières pages de l'ouvrage.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 20 février 2008

Outre le génocide de 1915, certains nombreux Arméniens restés au pays ont eu la joie de bénéficier par la suite, cerise sur le gâteau, de la pression stalinienne... Que du bonheur!
Et, en plus, on peut être arménien et juif!!
Mais ça, c'est le must.

Ecrit par : dobolino | 20 février 2008

Bien le bonjour Dobolino. En effet, ça vaut son pesant de cacahuètes. Comme quoi, la psychanalyse mène à tout ,y compris l'inattendu.
Vous me connaissez, moi, un gros facho, je vouis rouge. Et vous croyez que c'est ce troll d'Yfig!!!!! Misère de misère!!!!

Et on peut être Arménien, Juif, communiste, homosexuel et intellectuel, alors là on est mal barré.

Ecrit par : montaigneàcheval | 20 février 2008

Je vous remercie tous pour vos considérations sur le sexe des mots. De quoi enrichir notre débat de ce soir. Je vais tenter de n'être point trop directive car je suis curieuse de connaître l'avis spontané d'une française de treize ans. Si cette génération et les suivantes féminisent naturellement ces noms, la langue évoluera dans ce sens puisqu'ils nous survivront.
Si je dis je suis "vétérinaire", j'emploie le masculin car je complète par l'adjectif canin ou rural. Vous trouvez ça joli, vous, "je suis vétérinaire canine"?

Ecrit par : dobolino | 20 février 2008

Bien le bonjour Dobolino. En effet, ça vaut son pesant de cacahuètes. Comme quoi, la psychanalyse mène à tout ,y compris l'inattendu.
Vous me connaissez, moi, un gros facho, je vouis rouge.
Ecrit par : montaigneàcheval | 20 février 2008
C'est pas un facho, c'est autre, peut-être pire...
Tenez, deux coups fumants de ma psy:
1)Scéance le sur-lendemain du 11/09/. Je m'allonge sur son vieux divan pourri. Je n'avais rien à dire. Cette connasse qui ne tolérait pas mon silence qui est pourtant une bonne façon de parler me lance "Quelle est votre réaction face à l'attentat?". Moi: "Bof! Il faut que j'ai une réaction?". Elle, exultante: "Voyez comme vous avancez vers la guérison! Quels progrès, je vous ai fait faire! Il y a trois mois, vous auriez été dans tous vos états!".
Sur le coup, je n'ai pas trop pigé. Y'avait beau temps que je ne me mettais plus dans tous mes états pour rien de ce genre, mon dernier "tous mes états" remonte au funeste jour où Le Pen passa la barre des 10% en 1983.
C'est bien plus tard que j'ai analysé la situation et les sous-entendus de mon antisémite du XXI° siècle.
2) Elle m'incita une fois à m'intéresser de près à Attac, à y investir mon énergie...
Pas pigé non plus sur le coup. Faut dire que j'étais passablement dans les choux à l'époque!

Y'a un copain de Bernard Toboul qui me propose de recruter des gars pour plastiquer son échoppe. Que vous en semble, MàC?

En plus, cette frustrée m'interdisant d'aborder mes racines juives sous prétexte que c'était sans rapport avec mon inconscient et mes névroses, n'a jamais pu, de ce fait, apprendre que pépé Siegmund était plutôt anti-sioniste et franchement défavorable aux états théocratiques. Il supportait assez mal ses séjours chez ses amis de Tel-Aviv et me les avait décrits en termes critiques.

Yfig, c'est vraiment du caca de poule en comparaison. Ses névroses sont franchement bas de gamme.

Ecrit par : dobolino | 20 février 2008

Les ouvrages de Galichet sont de très bons ouvrages . le volume 4e 3e contient même tout ce qu’un candidat au capes devrait savoir en matière de grammaire. Le plus étonnant , dans ce genre d’ouvrage « normatif » , est la liste d’incorrections ou de nuance de sens dressée par l’auteur.
-construction directe de « se rappeler »
-nuance de sens entre aider quelqu’un et aider à quelqu’un . Je l’aide de mes conseils/je lui aide à réparer son vélo…
-substitution de « je suis allé » à « j’ai été »

« fautes » aujourd’hui tout à fait admises.

Un autre très bon point : les applications stylistiques des leçons de grammaire.
Une question demeure : l’élève de 13 ans de 1960 arrivait-il à reproduire la période de Bossuet ou le style coupé de La Bruyère ? J’ai des doutes. Toutefois, cela reste de belles leçons d’écriture.

Ecrit par : b. | 20 février 2008

Et vous croyez que c'est ce troll d'Yfig!!!!! Misère de misère!!!!


Ecrit par : montaigneàcheval | 20 février 2008

Si ce n'est pas lui, c'est un de ses frères.

Ecrit par : dobolino | 20 février 2008

Faut reconnaître que ce Galichet, c'est top. Nous avions le sixième-cinquième et je me suis procuré le quatrième troisième. J'ai aussi trouvé le livre du professeur de dictées en rapport avec les leçons du livre de grammaire 6° 5°.
Avec ce support, j'arrive enfin à faire du boulot à peu près productif malgré mon incompétence notoire. Je suis sécurisée comme Toto avec son Léo et Léa. Et comme Toto, j'apprends plein de données nouvelles dont j'ignorais tout.
D'ailleurs, en travaillant toute cette grammaire avec ma fille, je me rends compte que, après trois ans de séquences et d'ORL, elle n'est pas si ignorante, au fond. Le problème semblerait être que ses savoirs grammaticaux sont théoriques et quasi-inutilisés (inutilisables) en application pratique de rédaction ou dictée. Par ailleurs, je note chez elle un total "jem'enfoutisme" en écriture spontanée: elle écrira par exemple volontiers un nôtre ou un notre en lieu et place de un autre, alors qu'elle sait, pratiquement à tout coup, analyser grammaticalement notre, autre et nôtre dans le cadre d'un exercice de grammaire.
J'ai bien l'impression que ce ne sont pas tant les enseignements de Français en séquences que le manque d'heures de travail, que l'éparpillement en diverses activités chronophages et improductives, que le manque d'exigence et de sanction des fautes qui sont en cause, tout au moins en ce qui concerne ma fille.

Ecrit par : dobolino | 20 février 2008

Les programmes de la Maternelle et de l'Elémentaire sont en ligne sur le site du M.E.N. J'espère qu'ils seront appliqués! N'oublions pas combien le pédagogisme est implanté chez les IEN...
La ruine de la Fabrique du Crétin est effectivement en vue.
Merci à JPB pour son engagement: j'adore sa Fabrique, que je viens de relire, et ses interventions dans les média.
Clémentine, professeur de lettres

Ecrit par : Clémentine | 20 février 2008

La "Présentation des nouveaux programmes du primaire" par Xavier Darcos ce matin (à lire sur le site du Ministère de l'Education nationale).
Rien à dire. Le bon sens. L'intelligence faite homme. Cela fait du bien! Quand je pense au crétin phraseur (avec les "pédagos" fumeux qui auraient tiré les ficelles par derrière) qu'on aurait pu avoir comme Ministre de l'Education si la sainte Greluche était passée, j'en frémis...

Ecrit par : Jean | 20 février 2008

C’est aussi mon constat. De la 6e au lycée, même jem’en foutisme. Les élèves réussissent très bien les exercices d’orthographe systématiques. Cela ne les empêche pas de retomber dans les mêmes erreurs lorsqu’ils écrivent.
Une solution : la pratique très régulière de « dictées préparées » , disponibles en recueil chez différents éditeurs , où il faut au préalable justifier l’orthographe de tel ou tel mot. Au bout de quelque temps, lassé de justifier la forme –ait (plutôt que –é ), l’élève le fait (parfois)de lui-même.
Evidemment , la dictée doit être réellement préparée par un ensemble de questions d’orthographe, de grammaire, de vocabulaire…et non pas apprise « par cœur » comme on le fait souvent. En un sens, c’est revenir aux exercices du Certif’ ou de l’entrée en 6e : « 60 dictées suivies de questions traitées et notées »(J. Maitron,1954)

Pour la rédaction, un contemporain de Galichet : Courault et les deux volumes de son « manuel pratique de l’art d’écrire »

Ecrit par : b. | 20 février 2008

Je viens de les survoler rapidement. Où sont les programmes annuels promis ?
Je n'ai vu que de vagues indications sur "à la fin de l'école maternelle", "à la fin du CE1", "à la fin du CM2", "l'élève sera capable de..." !
Voici le lien :
http://media.education.gouv.fr/file/02_fevrier/24/3/BOEcolePrimaireWeb_24243.pdf

Ecrit par : catmano | 20 février 2008

Vous ne devinerez jamais quel code ils m'ont fait taper ! CKWFfF !
Il n'y a qu'à remettre les consonnes dans l'ordre et rajouter les voyelles , plus un petit R, pour que ce soit complet !

Ecrit par : catmano | 20 février 2008

pour la féminisation… C’est historique, voilà tout. N’importe quel manuel de grammaire observe, par exemple, qu’on ne trouve pas de masculin pour « sage femme » , que « la colonelle » ne désigne pas une femme militaire. Dès lors, la féminisation ne pourra pas être systématique.

Ecrit par : b. | 20 février 2008

"J'ai bien l'impression que ce ne sont pas tant les enseignements de Français en séquences que le manque d'heures de travail, que l'éparpillement en diverses activités chronophages et improductives, que le manque d'exigence et de sanction des fautes qui sont en cause, tout au moins en ce qui concerne ma fille.
Ecrit par : dobolino | 20 février 2008 "

C'est un peu le sushi que j'ai nânalysé chez GentilFreinet, tout ny lè bõ tout ny lè gentil, le gentilnélève il a toujours 10 comme chez Martin ... J'aime bien le Jacquou, c'est important skil fè, mais ça ne suffit pas ....
:ange:

Ecrit par : toto | 20 février 2008

Très vite parce qu'on m'attend, un petit extrait :

DECOUVRIR L'ECRIT

1. Se familiariser avec l'écrit

Découvrir les supports de l'écrit
Les enfants découvrent les usages sociaux de l'écrit en comparant les supports les plus fréquents dans et hors de l'école (affiches, livres, journaux, revues, écrans, enseignes, ...) Ils apprendt à les nommer de manière exacte et en comprennent les fonctions.

...

Contribuer à la production d'un texte écrit
Les enfants sont mis en situation de contribuer à la production de textes écrits, les activités fournissant des occasions naturelles de laisser des traces de ce qui a été fait, observé ou appris. Ils apprennent à dicter un texte à l'adulte qui les conduit, par ses questions, à prendre conscience des exigences qui s'attachent à la forme de l'énoncé. Ils sont ainsi amenés à mieux contrôler le choix des mots et la structure syntaxique. A la fin de l'école maternelle, ils savent transformer un énoncé oral spontané en un texte que l'adulte écrira sous la dictée. Ils s'initient à l'écriture de mots, de phrases par associations, comparaisons d'unités connues ou reconnues ; ils font des essais d'écriture avant même de savoir lire.

La dernière phrase devrait plaire à tout le monde ici, je sens. Sur ce, bonne continuation (c'est le cas de le dire).

Ecrit par : catmano | 20 février 2008

je cite :

Le SNUipp dénonce la politique du secret ou du fait du prince utilisée actuellement. Elle est incompatible avec l’élaboration de programmes qui constituent à la fois un engagement devant les parents d’élèves, mais aussi un outil professionnel pour les enseignants.

Le SNUipp demande qu’un bilan approfondi soit effectué de la mise en place des programmes 2002, qu’une véritable consultation soit organisée pour permettre de recueillir l’avis et les propositions des enseignants, que des documents d’accompagnement soient élaborés et que des actions de formation soient mises en oeuvre.

Paris, le 19 février 2008

Ecrit par : b. | 20 février 2008

« ils font des essais d'écriture avant même de savoir lire. »

Ils parlent de l’écriture d’invention de l’EAF ?

Ecrit par : b. | 20 février 2008

Eh oui, catmano, le "pédagogisme" est bien enkysté! Et la contre-attaque agressive du lobby "pédago" a déjà commencé, comme le montre le communiqué du SNUIPP.
Pour que des demi-pointures intellectuelles (voyez Frackowiack) défendent leur beef-steak avec un tel acharnement, il doit y avoir des avantages immenses à la clé.

Ecrit par : Jean | 20 février 2008

On dirait, non ?

En revanche, ils n'y sont pas allés avec le dos de la cuillère en conjugaison ! Il y a intérêt à commencer au début du troisième trimestre de CP.
Selon moi, si les élèves arrivent en CE1 en n'ayant pas au moins appris le présent (et pourquoi pas aussi le futur) de l'indicatif des verbes du 1° groupe (réguliers, hein ?), d'avoir, être et aller, avant la fin du CP, en vingt-quatre heures chrono, mieux qu'à La Redoute, ça va être musclé !

Ecrit par : catmano | 20 février 2008

que dites-vous ? Ils ont AU MOINS jusqu’au bac pour apprendre le présent et le futur. Tant qu’on n’a pas quitté l’école, rien n’est perdu.
:=)

Ecrit par : b. | 20 février 2008

Je vous remercie tous pour vos considérations sur le sexe des mots.

Ecrit par : dobolino

Justement, la doctrine politiquement correcte voudrait faire accroire que le genre et le sexe sont confondus. Les noms communs n'ont pas de sexe !

Ecrit par : Moot | 20 février 2008

Et voilà! Cela n'a pas tardé! Madame Royal n'a pas raté l'occasion de faire parler d'elle et de rassembler autour d'elle la marigot coassant des "pédagos" à propos de la réforme de l'école primaire: elle vient de dénoncer "le retour aux vieilles recettes"!
Je ne croyais pas si bien dire en écrivant tout à l'heure que si Madame Royal était passée, on aurait eu comme ministre de l'éducation nationale un "pédago" !

Ecrit par : Jean | 20 février 2008

"On a eu jusqu'ici l'école gratuite obligatoire. Ce que nous faisons, nous, c'est la réussite gratuite obligatoire (Xavier Darcos).

Je suis dubitatif en ce qui concerne l'expression employée par le ministre. Parce que la réussite, c'est le bonheur, et le bonheur obligatoire, nous savons ce que cela donne.
D'ailleurs on n'a jamais eu l'école gratuite obligatoire. On a eu l'instruction obligatoire avec l'école gratuite, et pour ainsi dire la seconde en contrepartie de la première.

Ecrit par : Moot | 20 février 2008

Pour se détendre et pour remplacer les « Martine »
http://hollywood.logeek.com/

Ecrit par : b. | 20 février 2008

"lorsqu'on parle de cristal au pluriel on dit cristaux, parce qu'il y a plusieurs cristals" Lu dans une copie de 6ème. Adorable et si juste.....
Faut pas désespérer.

Ecrit par : montaigneàcheval | 20 février 2008

Autre version : "à partir de deux chevals, on dit un chevaux".

Ecrit par : Moot | 20 février 2008

Il va bien falloir prendre quelque part les heures qui vont manquer; une heure de sport supplémentaire, (le lobby des professeurs d'EPS est très efficace, et il a bien raison), de la morale, (à quelle sauce? Celle des curés qui eux, au moins, ont le sens du sacrifice), de l'histoire de l'art, (il va bien falloir occuper les univesitaires en histoire, qui rêvent de s'approprier ce gâteau, vu qu'il y aura en plus moins d'histoire géographie), mais:
-Moins d'histoire-géo, donc;
-Moins de sciences
-Moins de pratique artistique, (elle sera dispensée en dehors des horaires scolaires; le ministère de la culture lorgne sur ce gâteau, et aimerait bien "y" recaser sa foultitude d'intermittents du spectacle).

Tout ceci a sa logique, extrêmement pragmatique et, comme d'habitude, purement comptable à court terme.
Vive le retour aux "fondamentaux"!!!

"Vous oubliez Toto et Guillaume.
Anne-Marie."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 février 2008

Je ne suis pas totalement convaincu que ce soit un oubli. Jérémy nous le dira peut-être???

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 février 2008

Lu sur "Le café pédagogique". (Pas étonnant, il est nul en maths ! Bon moyen pour ne pas assister à ce colloque.)

Clair de lune mathématique à Maubeuge

"Où est la réflexion sur l'avenir de l'école et des mathématiques à l'école? Dans aucun domaine de la vie, on ne conçoit de faire un bond en arrière pour résoudre les problèmes de demain... A Maubeuge, on le fera... sans nous". C'est la rupture.

A Maubeuge la Cité des géométries organise début mars un colloque sur "la recherche en mathématiques aujourd'hui". Rien d'original si ce n'est que les organisateurs ont invité la fine fleur des courants les plus réactionnaires en éducation, à commencer par le Slecc.

Pour la formation des enseignants il y a mieux. Les IEN du Nord s'opposent aux organisateurs qui bénéficient de l'appui d'une IPR de maths. Pierre Frackowiak, IEN, est en colère. Il explique pourquoi.

Quand la cité des géométries à Maubeuge réussit à valoriser les thèses du SLECC dans un colloque financé par la région Nord-Pas-de-Calais, le Conseil Général du Nord et la ville de Maubeuge....

Une performance que les élus majoritairement progressistes de cette région ont involontairement cautionnée, ignorant tout de la réalité de ce groupuscule qui s'était déjà distingué par son combat pour le b-a ba, par ses connivences avec le mouvement ultra réactionnaire « SOS Education » et avec J-P Brighelli, auteur de « la fabrique du crétin », cet ouvrage qui est une insulte à l'école publique et aux enseignants

La Cité des géométries est une association à caractère culturel, financé par les collectivités territoriales, qui organise chaque année des colloques scientifiques, généralement intéressants et ouverts.

Cette année, du 5 au 7 mars 2008, elle a fait le choix d'orienter fortement son programme « Qu'est-ce que la recherche en mathématique aujourd'hui? »... dans une direction qui peut surprendre tant elle a peu de rapports avec la recherche... mais en a beaucoup avec une idéologie contraire aux idéaux des républicains de progrès.

Pierre Frackowiak, inspecteur dans le Nord, qui avait été et est toujours une cible privilégiée de ces ultra conservateurs, avec Philippe Meirieu et de nombreux autres pédagogues, s'exprime en leur nom, au nom des mouvements pédagogiques et des enseignants qui luttent au quotidien pour améliorer la réussite scolaire et la démocratisation de l'enseignement:

1° On peut s'étonner que s'agissant du premier degré, l'association soit allée chercher et valoriser un mouvement ultra réactionnaire, opposé à tout progrès et toute évolution de l'école, destructeur de la loi de 89, des programmes de 2002, de toute l'histoire de la rénovation pédagogique depuis 1969, qui prône tout simplement sans expérimentation, sans rigueur scientifique, le retour aux programmes du 19ème siècle en actionnant essentiellement la démagogie et la nostalgie.

On n'a pas sollicité les mouvements pédagogiques: l'ICEM Freinet, le GFEN (dont la présidente est agrégée de... maths, auteur de nombreux ouvrages), le CRAP (cahiers pédagogiques), etc. De vraies recherches, une pensée fondamentalement progressiste... Ignorée... Méprisée...

2° On s'appuie sur la caution d'IA IPR du second degré considérant sans doute qu'ils sont compétents de l'université à l'école maternelle et à l'école élémentaire alors qu'ils ne la connaissent pas et n'y mettent jamais les pieds, et ignorant qu'un IEN du premier degré est chargé de mission auprès de l'Inspecteur d'Académie du Nord pour l'enseignement des maths et travaille à égalité de dignité avec les IA IPR dans des groupes de travail académiques. On s'est gardé de solliciter son expertise.

3° Informée des protestations des enseignants du premier degré et des inspecteurs, l'association entend leur donner des leçons de démocratie, alors qu'elle prend parti ouvertement, qu'elle valorise sciemment, un groupuscule qui prône le retour à un enseignement élitiste qui a fait les preuves de son inefficacité et qui a justifié toutes les recherches et les transformations de l'école depuis 1969.

La cité des géométries prétend donner 5 minutes de parole aux progressistes au terme d'un long exposé orienté à charge contre l'Ecole... Pas de conférence. Pas d'atelier. Pas d'affichage dans le programme... Mais où est la démocratie? Où est le respect?

Où est la réflexion sur l'avenir de l'école et des mathématiques à l'école? Dans aucun domaine de la vie, on ne conçoit de faire un bond en arrière pour résoudre les problèmes de demain... A Maubeuge, on le fera... sans nous.

Les IEN du premier degré refusent cette parodie de colloque et invitent vivement les professeurs des écoles à ne pas y participer et à rechercher avec leurs organisations et mouvements, les moyens de mettre en valeur, leurs travaux, leurs recherches, leurs expérimentations, leurs réflexions qui sont aux antipodes de SLECC.

On peut s'interroger quand même: comment le SLECC réussit-il à usurper le titre de recherche (appliquer les programmes et méthodes du 19ème siècle n'est quand même pas une recherche!)? Comment réussit-il à tromper des élus dont l'action en faveur de l'Ecole Publqiue ne fait aucun doute?

Mystère des mathématiques sans logique?

Retour de l'obscurantisme derrière le célèbre clair de lune?

Pierre Frackowiak

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 20 février 2008

"Les IEN du premier degré refusent cette parodie de colloque et invitent vivement les professeurs des écoles à ne pas y participer et à rechercher avec leurs organisations et mouvements, les moyens de mettre en valeur, leurs travaux, leurs recherches, leurs expérimentations, leurs réflexions qui sont aux antipodes de SLECC."

... et on s'étonne que nombre de collègues du Nord le surnomment Franckowiak ?

Francko, ferm' eut bouque !

Ecrit par : Victor | 20 février 2008

Tous à Maubeuch' tisot ! Et in plus ya deul bonn bir !

Ecrit par : Victor | 20 février 2008

""Vous oubliez Toto et Guillaume.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 février 2008

Je ne suis pas totalement convaincu que ce soit un oubli. Jérémy nous le dira peut-être???
Ecrit par : Christophe Sibille | 20 février 2008


Pour m'en tenir à de strictes considérations STATISTIQUES, celles et ceux que j'ai nommés ont écrit le plus grand nombre de messages. Je me suis arrêté aux huit premiers, c'est tout.

Ecrit par : Jérémy | 20 février 2008

"Les IEN du Nord s'opposent aux organisateurs qui bénéficient de l'appui d'une IPR de maths."

C'est la guerre des gangs dans le Nord! Encore un coup de Vanneste ?

Ecrit par : Sidonie | 20 février 2008

Pour Catmano :
http://media.education.gouv.fr/file/02_fevrier/24/9/apprentissage_primaire_24249.pdf

Ecrit par : Karadoc | 20 février 2008

Justement, la doctrine politiquement correcte voudrait faire accroire que le genre et le sexe sont confondus. Les noms communs n'ont pas de sexe !

Ecrit par : Moot | 20 février 2008
Un exercice de grammaire sur le genre du nom, dans le Galichet:
Citez cinq noms dont le genre correspond au sexe et cinq noms d'animaux qui ont le même genre pour désigner le mâle et la femelle. Dans ce dernier cas, comment ferez-vous pour indiquer le sexe de l'animal?


D'ici à ce que les mésanges mâles révolté(-e)s nous fassent une révolution ou une grève sur le tas!

Ecrit par : dobolino | 20 février 2008

Mouhahahaha, Yfig est tellement désoeuvré qu'il est allé enquiquiner Roméro sur son blog!!!
C'est tordant! Yfig, rassurez-moi, vous existez vraiment? C'est vous le seul électeur qui reste aux partis nauséabonds? Hein?
Quand on fera une exposition sur les gens de votre espèce, on pourra vous mettre en vitrine? On en tient un bon, surtout ne le lâchez pas!
Yfig avec nous! Yfig avec nous!
Allez, pour rigoler, voilà le message du plaisantin.
Vous etes un grand enfant, Yfig, un grand taquin en tout cas.

"Monsieur romero,
je ne vous connaissez pas, je viens de tombé sur votre blog par le plus grant des hasards.
N'auriez-vous pas un léger surdimenssionnement égotiste ?
ma pensé mes vidéeos ma chaise longue mon chien mes fleurs ma feme mon fils ma fille ma limousine mon pays ma ville ma quéquette ..... ça vous arrive de penser, parfois, aux autre ? Je sais que vous ne publierez pas ce message ... peu me chaut, je m'en voudrais de vous avoir pour relation !
kenavo
Ecrit par : Yfig petit banc sec | 15.02.2008"

Comment se payer la honte pour l'éternité!!!

Ecrit par : Gify | 20 février 2008

La féminisation des noms, ça ne coûte rien.
Je ne vois pas pourquoi on refuse ça.
C'est du conservatisme par plaisir.

Ecrit par : F. Poulenc | 20 février 2008

La féminisation des noms, ça ne coûte rien.
Je ne vois pas pourquoi on refuse ça.
C'est du conservatisme par plaisir.

Ecrit par : F. Poulenc | 20 février 2008

Ça n'apporte pas grand chose non plus! Ce soir, j'ai interrogé, sans préambule, mes deux lardons, un garçon (16 ans) et une fille (13 ans) assez évolués et aussi libres penseurs que l'époque le leur permet, sans les vanter. Aucun des deux n'éprouve le besoin impératif de dire une professeure pour reconnaître et respecter une femme comme professeur à l'égal d'un homme. Ceci dit, si on leur impose cette règle, ils n'en feront pas une maladie, leurs notions d'orthographe du français étant fort fragmentaires.




http://www.faut-rire.com/animaux/le-lemurien-hallucine.html

Ecrit par : dobolino | 20 février 2008

Moi j'attends impatiemment le retour de M. Yfig qui va nous expliquer le message putride qu'il a laissé chez Roméro.
On en connaît d'autres du meme mauvais bois, mais eux au moins s'expriment avec plus de classe.

Ecrit par : Gify | 20 février 2008

Je remercie ceux, en particulier Dobolino et Jérémy, qui se sont inquiétés de mon absence sur ce blog, absence dûe à un déménagement et à un dégroupage (réussi cette fois-ci !)

Je ne comprends pas pourquoi MàC est attaqué à propos de sa prise de position contre le "parrainage" (drôle de terme entre nous et drôle d'idée de faire parrainer un enfant mort par un enfant vivant) en même temps que Bénichou qui, lui, est d'accord. Il faudrait savoir.

Il me semble que le président de la République serait mieux inspiré de veiller à ce que soit assurée la sécurité des enfants qui portent un nom juif dans les collèges, ce qui n'est pas toujours le cas.

Sinon,je suis d'accord avec Simone Veil sur le caractère insupportable d'un tel fardeau..."Mon sang s'est glacé".

Je m'étais inquiété avant les élections de certaines prises de position de N.S., en particulier de son rejet de la psychanalyse avec le problème crucial du père absent et peut-être d'un frère aîné mort en bas âge (c'était le cas de Françoise Dolto).

Je ne peux pas dire que je sois particulièrement heureux d'avoir eu confirmation à plusieurs reprises des effets néfastes de ce rejet.

Malheureusement, cela n'engage pas que lui-même.

J'espère que les instituteurs seront nombreux à refuser de jouer ce jeu morbide et dommageable, sans bénéfice pour la mémoire, comme les professeurs de lycée ont été nombreux à expliquer longuement le contexte de la lettre de Guy Môquet.

Expliquer, oui, mais "parrainer", cela n'a aucun sens. Le parrain et la marraine assurent (assuraient) la vie morale, matérielle, spirituelle de l'enfant en cas de disparition prématurée des parents...C'est inverser et brouiller les générations et les responsabilités.

Inquiétant ces incursions répétées, brouillonnes et autoritaires dans l'intime.

Ecrit par : Robin | 20 février 2008

Hey, Robin est de retour :-)

Moi aussi je suis contre cette idée débile de parrainage.

Sarkozy ferait effectivement bien de veiller à ce que la sécurité des enfants soient assurée dans les écoles.

Ecrit par : Jérémy | 21 février 2008

Yfig?

C'est toi là-bas dans le noir?

Ecrit par : Dalida | 21 février 2008

Arménien, juif, homosexuel,intellectuel... Est-ce qu'il est permis d'ajouter, petit, malingre, bancal,manchot, aveugle, sourd, paralytique, autiste, vieux, moche ( là on a le choix les critères de la beauté sont variables comme Voltaire l'a si bien expliqué) tendre, sentimental , rêveur ? Je dois en oublier. Il ne va plus rester grand-monde.

Mon quotidien régional rend compte des déclarations de Monsieur Darcos. Comme il fallait s'y attendre la résistance s'exprime : "On revient plusieurs décennies en arrière(...) mais on ne peut pas faire un enseignement qui ne soit que ça. (" ça "désigne le par coeur, les règles et les automatismes) On prive l'élève de la joie de grandir, de découvrir, on vole leur enfance aux élèves."
Et voilà, ça recommence. Euh, ben non, franchement non. Il y a pas mal de témoignages sur le sujet. Tiens je vais reregarder "La guerre des boutons." ou relire " Les carnets de l'élève Mimile." ou ... allez ça va j'ai compris je recommence moi aussi.
Bonne journée à tous. Ce matin en ouvrant mes volets, j'ai entendu le verdier lancer dans le ciel gris son tuiiiiiiiiiit qui n'en finit pas. Longue note filée pour appeler la belle , annoncer la pluiiiiiie, ou les premiers signes du printemps comme on voudra. Le renouveau du bon sens peut-être.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 21 février 2008

Moi j'attends impatiemment le retour de M. Yfig qui va nous expliquer le message putride qu'il a laissé chez Roméro.
On en connaît d'autres du meme mauvais bois, mais eux au moins s'expriment avec plus de classe.

Ecrit par : Gify | 20 février 2008

Ceci est bien intéressant, mais j'aimerais comprendre pourquoi d'aucuns éprouvent le besoin de venir sur ce blog nous dire qu'un troll notoire est allé troller un autre blog qui n'a rien à voir avec bonnetdâne. Il y a là une logique qui m'échappe.

A part ça, bonjour à Robin & Pendariès. J'avais peur que vous ne boudassiez (Beuark, faut reconnaître que parfois, la langue française, c'est pas terrible à l'oreille :o) ).

Ecrit par : yann | 21 février 2008

Merci Karadoc pour le lien. Intéressant tout ça, pour l'élémentaire surtout, encore un peu vague pour la maternelle. Je vous quitte, il y a un bébé qui me parle.

Ecrit par : catmano | 21 février 2008

Moi, je vais réécouter (il me faut le coeur bien accroché) une vidéo que j'ai louée pour 48 h sur "vodéo.tv", sur le diagnostic et le traitement de la dyslexie : une heure de torture pour moi.
Adepte de ce que disent Mesdames Lurçat, Wettstein-Badour et Ouzilou, je suis sidérée que des maîtres de recherche au CNRS : le professeur Démonet et Madame Sprenger-Charolles puissent s'égarer à ce point, quant aux orthophonistes qui rééduquent ces malheureux enfants, elles feraient bien de se rendre compte que Foucambert est quand même passé (en principe!) dans les oubliettes, pour ne pas dire les poubelles de l'histoire.

Faisons un rêve : que Franckowiak, Meirieu, et autres sinistres pédagos disparaissent eux aussi dans les poubelles.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 21 février 2008

A part ça, bonjour à Robin & Pendariès. J'avais peur que vous ne boudassiez (Beuark, faut reconnaître que parfois, la langue française, c'est pas terrible à l'oreille :o) ).

Ecrit par : yann | 21 février 2008

On trouve dans la dernière édition du Grevisse cette constatation de bon sens: c'est la rareté de l'utilisation de l'imparfait du subjonctif qui le rend étrange à l'oreille, et non son étrangeté qui explique sa rareté.

Exemple: la forme "fascinassions" du verbe fasciner nous paraît lourde, alors qu'à l'oreille elle est identique à "fascination"...

Grevisse rappelle aussi que l'imparfait du subjonctif n'est ni obligatoire, ni désuet: il est aujourd'hui tout aussi correct d'écrire "j'avais peur que vous boudiez" que "j'avais peur que vous boudassiez". La deuxième forme étant tout de même nettement plus rare... et même franchement ridicule à l'oral (Grevisse distingue strictement les temps utilisés à l'écrit et à l'oral).

On peut aussi remarquer qu'au deuxième groupe, imparfait et présent du subjonctif sont identiques au pluriel. Ce qui explique que "finissions" nous est familier tandis que "parlassions" sonne étrangement. La rareté explique le sentiment de sonorité un peu désagréable: les deux structures sont très proches mais la première est beaucoup plus fréquemment utilisée...

Votre remarque me rappelle un débat un peu comique autour de l'usage de l'imparfait du subjonctif entre JPB, E.Charmeux et P.Cordoba, dont il est facile de trouver les traces sur internet.

Les propos de Frackowiack sur le colloque SLECC sont stupéfiants. Si l'on faisait le compte de tout l'argent public dépensé dans des colloques où fleurissent des insanités didactico-pédagogiques, on n'en finirait pas. Cet homme est un grand malade.
JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 21 février 2008

«Après moi la langue ne sera plus tout à fait la même. Elle entrera dans une nuit remuante. Elle se confondra avec le bruit d'une terre désormais sans légendes. Les langues s'oublient plus vite que les morts. Elles tombent, comme le jour, le vent, ou le silence sur le monde où je suis né et qui était peuplé de gens rudes, peu loquaces, au visage tourné vers le couchant, et qui auraient souri de me voir, moi, le dernier des Bugeaud, seul de ma race à écrire aujourd'hui le français à peu près comme ils ont rêvé de le parler ou, pour quelques-uns, l'ont parlé, quand ils ne s'exprimaient pas en patois, dans ce parler limousin où s'entendaient encore, entre les souffles des animaux et ceux des grands bois, tous les temps du subjonctif, tandis que le français y renonçait et qu'ils parlaient, eux, avec ce respect de la syntaxe française qui était la véritable armature de l'homme, pour les Bugeaud comme pour les autres Siomois, y compris ceux qui parlaient mal mais qui considéraient que s'exprimer correctement était ici-bas la vraie, la seule gloire.» (Ma vie parmi les ombres)

Oui, c’est un tantinet réac mais j’adore cet incipit

Ecrit par : b. | 21 février 2008

Chers collègues, avez-vous reçu de la MAIF un courriel-journal étalant ses bonnes intentions pédagogistes ?

J'ai demandé un désabonnement et adressé cette réponse :

Bonjour,

J'aimerais savoir ce qui autorise la MAIF à investir à grands frais dans l'espace pédagogique, surtout pour y colporter des visions aussi simplistes que celle d'un Louis Maurin ? J'ose espérer que le coût de cet investissement ne sera pas reporté sur la facture "assurance" dont on apprécierait qu'elle devienne plus légère... Si la direction de la MAIF a de l'argent à dépenser inutilement qu'elle en fasse profiter ses adhérents au lieu de sortir de son cadre d'activités.
Merci.

Ecrit par : Victor | 21 février 2008

Toutes mes excuses à b. et Jesse Darvas pour cette chute triviale !

Ecrit par : Victor | 21 février 2008

Jesse Darvas a écrit :

[Les propos de Frackowiack sur le colloque SLECC sont stupéfiants. Si l'on faisait le compte de tout l'argent public dépensé dans des colloques où fleurissent des insanités didactico-pédagogiques, on n'en finirait pas. Cet homme est un grand malade.]

De plus, il ne s'agit pas d'un "colloque SLECC" mais d'un colloque dans lequel , sur 22 ateliers et exposés, UN SEUL - un atelier et pas un exposé plénier -est explicitement consacré à SLECC.
Il est vrai que JP Demailly intervient en session plénière inaugurale mais non pas sur SLECC et en tant que représentant de SLECC mais en tant que membre de l'académie des sciences sur " Recherche en Mathématiques, entre liberté, soumission et rébellion". J'y interviens aussi ,sur la multiplication, en atelier mais en tant que membre élu -ce qui n'est pas le cas de M. Frackowiak- du CA de la SMF.

Donc tout ce bruit parce qu'une intervention, au mieux deux en comptant la mienne, sur 22 au total - dont aucune en séance plénière - peuvent parler de SLECC ...

MD

Cité des géométries : http://www.citedesgeometries.org/
Programme du colloque :

http://www.citedesgeometries.org/portail/index.php?option=com_content&task;=view&id;=32&Itemid;=1

Ecrit par : MichelDelord | 21 février 2008

Pour info, ce soir, jeudi 21 février 2008 :

à France Inter, (vers 19 h 30) au Téléphonne sonne : les nouveaux programmes (essentiellement au primaire) annoncés par le Ministre hier.

Invités : Gilles Moindrot, Syndicaliste - M. PERRET , Inspecteur Général

et Michel BUTTET, Président de Sauver les Lettres;

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 21 février 2008

Je me rappelle avoir entendu Brassens et Yourcenar utiliser dans la conversation des "bien que je pensasse" et "jamais je ne me fusse permis" avec un naturel parfait, sans aucune pose. Leur familiarité avec la langue classique était telle que ces tournures leur venaient spontanément à la bouche.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 21 février 2008

Je suppose que tout le monde l'a vu ou en a ouî, dans l'O de ce matin il y a un article sur la violence et surtout l'ambiance dans un certain nombre d'établissements. Impressionnant quand même...

Ecrit par : Sergio | 22 février 2008

ce jeu morbide et dommageable, sans bénéfice pour la mémoire

Ecrit par : Robin | 20 février 2008


Oui, à tout le moins déplacé et pratiquement pervers. On se demande ce qui pourrait bien se passer dans la tête d'un CM2 se voyant imposer une situation pareille.

Dans un registre semblable, bien que beaucoup moins poussé, je me souviens d'avoir vu trois fois dans le même mois Nuit et brouillard : en allemand, en Histoire, en français. On a tous eu la même réaction : très important, grave, etc., mais enfin cette répétition finissait par engendrer une curieuse ambiance. Et, encore une fois, c'était bien moindre que cette étonnante histoire de parrainage.

Ecrit par : Sergio | 22 février 2008