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19 décembre 2007

Physique / Chimie

Rêve de Bac scientifique…



L’un des assidus de ce blog, professeur de Physique-chimie, et « au demeurant — comme dit Rabelais — le meilleur fils du monde », m’a reproché avec quelque raison de ne pas me préoccuper assez des sciences, et m’a fait parvenir un sujet de Bac de sa façon — un « rêve de bac », pour reprendre ses termes.
Et de préciser :

« Il y a chez les enseignants de sciences physiques (de tous niveaux d'enseignement) quelques consensus (des vrais et des faux) et quelques "dissensus" clairs :

- vrai consensus (calculs sans calculette sur les ordres de grandeur) ;
- faux consensus (l'aspect expérimental des sciences physiques) : Tous les enseignants de physique ou de chimie vous le diront, l'aspect expérimental est essentiel. Dès qu'on fouille un peu, de sévères clivages apparaîtront sur les rapports théories / expériences (à la fois épistémologiques et didactiques). En arrière-plan permanent, les relations physique/mathématiques (toujours sur les deux plans épistémologiques et didactiques).
Il faut bien voir que la tendance actuelle est à l'expérimentalite (voyez par exemple la lettre sur le métier de maître de l'IGEN de physique : http://www2.ac-lyon.fr/enseigne/physique/phychi2/spip.php?article79)
- vrai "dissensus" : les contenus des programmes et la façon de les traiter… »

Puis il commente « son » sujet :

« Cet énoncé peut fonctionner comme un électrochoc :
- il est quasi inattaquable sur le contenu : tout est contenu dans le programme officiel au sens strict.
- il est scientifiquement intéressant. Je prends les discours pédagogols au mot par une référence constante à la "réflexion" et au "sens" physique (mots dont ils ont la bouche pleine, mais qu'ils dégradent à l'envi dans la réalité très pauvre de ce qu'ils produisent) tout en mettant haut le curseur sur le plan mathématique.
- il respecte les élèves au sens où les réponses ne sont pas triviales.

Le premier exercice proposé (sur les ondes le long d'une corde) est essentiellement qualitatif. Quantitativement, il ne fait appel qu'à la seule relation entre vitesse, distance parcourue et durée du parcours. C'est élémentaire et développé dès l'école primaire avec des raffinements progressifs au collège. Il n'en reste pas moins vrai qu'une infime partie d'une classe de terminale S sait résoudre un problème de rencontre de véhicules (vous savez : une voiture part de A à 9h00…)
Bien que tout le monde puisse a priori se représenter mentalement le contexte (un ébranlement qui se propage le long d'une corde tendue), la difficulté de cet exercice est à mon sens très grande : il y a de multiples façons de s'y planter si on n'a pas sans cesse à l'esprit la signification des différents termes de cette relation. Beaucoup d'élèves, dépassés sur le plan conceptuel, incapables d'empathie avec les objets et les êtres physiques ou mathématiques, cherchent l'abri d'une formule accueillante dont l'usage en pilotage automatique les dispensera de tout effort. En forçant à peine le trait, c'est le fameux coup du calcul de l'âge du capitaine avec des données qui n'ont rien à voir.
Une autre difficulté conceptuelle de cet exercice réside dans la représentation : il s'agit précisément de distinguer la représentation de la déformation u(x) de la corde partout à un instant donné (une photographie, en d'autres termes) avec la représentation u(t) de ce qui se passe dans le temps en un endroit donné de la corde (ce qu'une caméra fixe enregistrerait à cet endroit). La plupart des élèves décodent mal ce que représente le premier schéma.

Quant au second exercice, je viens de le donner samedi en devoir surveillé à mes élèves, suite à son traitement préalable en séance de Travaux pratiques (2h) suivie d'un cours de 2h où j'ai notamment (re)traité chaque question en détail. J'ai pris l'habitude de leur donner de temps en temps une épreuve sérieuse entre deux problèmes "type bac". Ils comprennent très bien la démarche — ainsi que leurs parents ("qui peut le plus peut le moins", "on prépare aussi l'après bac", "ceux qui ne sont pas exigeants avec vous ne vous respectent pas", etc.). Bien sûr, je surnote ce genre d'épreuves car je ne peux évidemment pas "n'être cohérent qu'avec moi-même" sur ce plan (dossier de prépas notamment !!)

Le dernier exercice est, à mon avis, aussi difficile sur le plan conceptuel que mathématique. L'empathie des élèves avec une bobine électrique est à peu près aussi faible que celle d'une poule avec un couteau…
Sans les multiples aides données dans les exercices actuels d'électricité au Bac (équations différentielles fournies, simple vérification demandée d'une solution quasiment donnée, etc.), je ne pense pas qu'il y ait aujourd'hui dans ce pays plus de 5% d'élèves capables de le mener au bout correctement. »

Quelques schémas incorporés ne passent pas sur ce blog. On les trouvera sans peine sur http://d.krauss.free.fr/editos/reve_de_bac.html.

Last but not least. Je suis bien incapable, moi JPB, d’analyser la pertinence scientifique du sujet proposé. J’ai donc demandé à un mien collègue de CPGE, au lycée Joffre (Montpellier), dont on trouvera l’analyse rapide ci-après — ainsi que le commentaire du commentaire du concepteur du sujet (ouf !) — de commenter brièvement le rêve de DK.
Bonne lecture à toutes et à tous…

JP Brighelli



Donc…

Rêve de Bac / Physique - Chimie / Session de 2012…


Les trois exercices suivants doivent être traités et sont indépendants. Durée 4h00

Les questions sont imprimées en italique.

La calculatrice est autorisée à condition que l'usage que vous en faites contribue durablement à votre développement intellectuel, c'est à dire ni comme prothèse neuronale ni comme cache misère de formules magiques inutilisables.

Le barème de notation tiendra largement compte du respect de l'orthographe et de la grammaire dans les explications et commentaires.

Une réponse ou une suite d'égalités sans texte de commentaire ou d'explication entraînera une note nulle. Il en va de même pour une réponse manifestement invraisemblable.


EXERCICE I : ONDES


On considère une longue corde (20 mètres environ), horizontale, assez tendue et immobile.

Une des extrémités de la corde, prise comme origine des abscisses, est brièvement mise en mouvement verticalement. L'autre extrémité est fixée sur un support.

Dès le début de cette mise en mouvement, un système optique déclenche un chronomètre situé à 3,50 m de la source ainsi qu'une caméra qui y enregistre les mouvements éventuels de la corde.

On convient que l'axe des abscisses est orienté de la source vers l'autre extrémité de la corde ; celui des ordonnées est orienté vers le haut.




L'observation ultérieure du film permet de réaliser le graphique simplifié donnant l'ordonnée u(t) du point d'abscisse 3,50 m en fonction du temps :

1- De quel type d'onde s'agit-il ?

2- Le mouvement de la source se déroule en deux phases successives. La phase la plus tardive est-elle une montée ou une descente ? Dure-telle plus longtemps ou moins longtemps que la première ?

3- Quelle est la valeur de la célérité de l'onde ?

4- Représenter l'allure vraisemblable de la fonction u(t) pour le point d'abscisse 6,00 m (l'instant origine étant le début du mouvement de la source).

5- A l'instant 200 ms (l'instant origine étant le début du mouvement de la source), donner les valeurs des abscisses des points qui sont en train de descendre.

6- Est-il vraisemblable qu'un système de communication optique puisse déclencher le chronomètre situé à l'abscisse 3,50 m pratiquement en même temps que le début du mouvement de la source ?

Aurait-on pu réaliser cela aussi bien en regardant la source du point d'abscisse 3,50 m et en déclenchant manuellement le chronomètre et la caméra ?

7- On suppose que le mouvement de la source est maintenant périodique. Plus précisément, sur une période, le mouvement de la source est le précédent suivi d'un temps mort de 35,7 ms. Graphiquement, le déplacement vertical uS de la source est représenté ci-dessous sur quelques périodes :

et ainsi de suite, indéfiniment. On suppose la corde suffisamment longue pour qu'il n'y ait pas d'onde réfléchie sur l'autre extrémité de la corde. On suppose que la célérité de l'onde vaut maintenant 8 m.s-1.

- Par quel moyen peut-on changer ainsi la valeur de la célérité ?
- Déterminer la valeur de la période T ainsi que celle de la longueur d'onde λ.
- Représenter graphiquement de façon vraisemblable l'état de la corde à l'instant t = 3,5.T (l'instant origine étant le début du mouvement de la source) pour des abscisses comprises entre 0 (la source) et 3,00 m.


EXERCICE II - EQUILIBRES CHIMIQUES


Données pour tout l'exercice :
- Conductivités ioniques molaires pour quelques types d'ions (à 20°C) :

- Masses molaires atomiques en g.mol-1 : H : 1,00 C : 12,0 O : 16,0 Na : 23,1

A- Préparation de 2000 mL d'une solution d'acide éthanoïque de concentration apportée 0,200 mol.L-1 :

1- L'acide éthanoïque pur est un liquide incolore, dangereux (autant par les vapeurs qu'il dégage que par contact). Pur, à 20°C, sa masse volumique vaut 1,05 g.cm-3.

Ecrire le bilan de la réaction acido-basique des molécules constituant l'acide pur avec l'eau. Quels sont les couples acide/base mis en jeu par cette réaction ?

2- Calculer la valeur de la masse ou du volume d'acide pur à ajouter à l'eau pour obtenir la solution voulue.
Décrire en détail le protocole de préparation de la solution voulue (schémas annotés et commentés).
On expliquera notamment s'il vaut mieux peser ou mesurer un volume ou si cela n'a pas de réelle importance ici.

3- On mesure la conductivité de la solution obtenue ; on obtient 0,74 mS.cm-1.

3-1 Faire un schéma annoté du dispositif de mesure.

3-2 Enoncer la loi de comportement électrique des solutions aqueuses reliant la conductivité d'une solution aux concentrations des espèces qui y sont présentes.

3-3 Déduire de la valeur de la conductivité mesurée au 3-) la valeur de la concentration des ions éthanoate et oxonium effectivement présents dans la solution. Traduire ces concentrations en quantités de matière (en mmol) dans les 2000 mL de solution.

3-4 La réaction a-t-elle été totale ou limitée ? En calculer le taux d'avancement.

3-5 Faire un inventaire quantitatif (en mmol) des diverses espèces présentes dans les 2000 mL de solution (molécules H2O exclues).

B- Apport d'éthanoate de sodium solide dans la solution précédente :

L'éthanoate de sodium est un solide ionique soluble dans l'eau. Il est hydraté et sa formule statistique s'écrit CH3COONa, 3H2O. On pèse 0,50 g de ce solide.

1- Faire une liste des espèces contenues dans ce solide. Ecrire les relations existant entre les quantités de matière de ces diverses espèces contenues dans un échantillon quelconque de ce solide.

2- Calculer (en mmol) les quantités d'espèces de chaque sorte contenues dans cette masse.

3- On dissout soigneusement l'éthanoate de sodium pesé dans la solution fabriquée au I.
Expliquer comment réaliser pratiquement le pesage et la dissolution (on s'aidera éventuellement de schéma annotés et commentés). Cette dissolution a-t-elle changé significativement le volume de la solution ?

On suppose que les ions sodium sont spectateurs ici.

4- Montrer que la dissolution du solide ionique entraîne un déplacement de l'équilibre décrit au I-4-4 dans un sens que l'on précisera et expliquera.

5- La mesure de la conductivité de la solution obtenue donne 0,64 mS.cm-1.

5-1 Réaliser un tableau d'avancement partant de la solution immédiatement après l'ajout du solide et aboutissant au nouvel état d'équilibre après sa dissolution.

5-2 Exprimer la loi de comportement électrique de cette solution. En déduire la valeur (en mmol) de l'avancement final.

5-3 Déduire de ce qui précède un inventaire quantitatif détaillé (en mmol) des espèces présentes dans la solution. Quelle proportion des ions éthanoate introduits (par le solide apporté) a-t-elle été consommée lors du déplacement de l'équilibre ?

6- Vérifier numériquement que la solution obtenue est électriquement neutre.


EXERCICE III - ELECTRICITE


On dispose d’un générateur continu réglable quasi idéal, d’une ampoule, de faible puissance, assimilée à un conducteur ohmique de résistance Ra ≈ 100 Ω et d’une bobine à noyau de fer de résistance Rb ≈ 12 Ω et d’inductance L ≈ 1,4 H.
Dans un premier temps, on règle la force électromotrice du générateur à E ≈ 3,0 V et on lui connecte la bobine et l’ampoule (tous les dipôles étant branchés en dérivation les uns par rapport aux autres).

1- En régime permanent, les grandeurs électriques étant toutes constantes dans ce circuit, on constate que l'ampoule brille faiblement.

1-1 Faire un schéma du circuit réalisé. On donnera des noms aux bornes et on précisera les notations et les orientations choisies pour les tensions et les courants.

1-2 Déterminer littéralement puis numériquement, les intensités des courants qui circulent dans la bobine et dans l’ampoule puis l’énergie stockée dans la bobine.

1-3 Enoncer les lois de l'électricité utilisées.

2- A l'instant pris comme origine, on ouvre brutalement l’interrupteur qui commande le générateur ce qui a pour effet de débrancher brusquement le générateur (la bobine et l’ampoule restant branchées entre elles).

2-1 Sans faire aucun calcul, expliquer :
Comment va se comporter la bobine ? Que va devenir l’énergie stockée dans la bobine ?

2-2 Quelle est, et pour quel dipôle, la grandeur électrique qui garde la même valeur algébrique juste avant et juste après l'ouverture de l'interrupteur ?
Quelle conséquence cela a-t-il sur le sens du courant traversant l'ampoule à l'ouverture de l'interrupteur ?
Calculer la valeur de la tension aux bornes de l'ampoule juste après l'ouverture de l'interrupteur.
Comment va évoluer l'éclat de l'ampoule ?

2-3 Ecrire l’équation différentielle vérifiée par l'intensité du courant qui circule dans l'ampoule pour t ≥ 0.
La résoudre compte tenu des conditions initiales que l'on explicitera.

2-4 Déduire de ce qui précède, le graphe numérique des évolutions de la tension entre les bornes de l’ampoule (on graduera avec soin les axes et on se restreindra à l'intervalle -0,5 s < t < 1 s).

2-5 Comparativement, que se serait-il passé si on avait réalisé le circuit avec le même générateur, la même ampoule mais avec une bobine d’inductance 10 mH et de résistance 3 Ω environ ?





Commentaires (JSW)

« Notre collègue essaie, si j'ai bien compris, de proposer sur les bases actuelles un sujet de bac qui se tient. J'ai lu le sujet du bac 2007 pour voir de quoi on part :
c’est un sujet long avec beaucoup de lecture, de questions plus proches du commentaire de texte que de la science, des questions (certainement très bien notées) où l'on demande de calculer des quantités de matière, des volumes, etc... ou des exercices type qcm. En chimie, le but d'une manipulation ne semble pas être la démonstration, la compréhension mais le calcul d'un rendement.
Chimie :
A l'inverse, dans l'épreuve de notre collègue, les questions sont liées, avec comme but final l'interprétation et l'étude d'un équilibre chimique. Cette notion est au cœur du programme de chimie et l'expérience à exploiter permet de vérifier, lors de la phase d'interprétation, la bonne compréhension de ce phénomène (en l'occurrence un déplacement d'équilibre). Certaines questions laissent le candidat mettre le problème en équation pour en tirer la donnée nécessaire à la compréhension du phénomène. C'est intéressant. La calculatrice est nécessaire, mais on pourrait limiter les abus en imposant des modèles de calculatrice scientifique non graphique. C'est au candidat de critiquer les valeurs qu'ils trouve, pour les corriger, et cela n'est pas (comme dans le sujet du bac) sujet à question. Bref, il lui est laissé pas mal d'initiative pour mener à bien la résolution. Dans le même temps, la suite de questions permet à un élève moyen d'avancer dans le problème jusqu'à un certain point.
En conclusion, je me suis intéressé surtout à la chimie car je connais bien le programme et ce qui en reste par la suite. En plus, je donne des cours aux TS de Joffre et je suis assez au courant de ce qui est fait concrètement.

En physique, il y a une équation différentielle à établir, ce qui correspond à la bonne démarche : étude du problème, utilisation des connaissances pour établir l'équation qui régit l'évolution du système. L'aspect "mathématique" est suivi d'interprétations qualitatives. A nouveau, initiative et compréhension de la démarche sont nécessaires.

En conclusion globale, j'aurai cependant deux critiques :
- Peut-on vraiment croire, vu la façon dont se passent les corrections et les commissions d'harmonisation, que "le barème de notation tiendra largement compte du respect de l'orthographe et de la grammaire dans les explications et commentaires » ? Et qu’« une réponse ou une suite d'égalités sans texte de commentaire ou d'explication entraînera une note nulle. Il en va de même pour une réponse manifestement invraisemblable ?"
Cela me semble un vœu pieux.

- Je trouve que l'ensemble est trop court pour le temps imparti (4h?). Une bonne épreuve ne devrait permettre qu'aux tous meilleurs d'arriver au bout. En relation avec cette critique, trop de parties du programme sont laissées de côté, notamment le programme de Première.

Je suis plutôt d'accord avec la conclusion de la note qui accompagne ce texte :
"On pourrait aussi penser qu'une "remathématisation" raisonnée des programmes, évitant les dérives insignifiantes du tout calculatoire, pourrait rétablir, chez nos élèves, des ossatures d'analyse et de raisonnement qui leur font cruellement défaut. "
Bref, une refonte des programmes… »


Commentaire du commentaire (DK)

« Je crains que notre collègue ne me considère avec un excès de sérieux dont vous savez qu'il ne constitue pas intégralement ma marque de fabrique !

« Lorsque je parle de barème de notation ou de sanction pour absence de rédaction, il s'agit très clairement de la manifestation plutôt sarcastique d'un vœu à moyen voire long terme, dont je n'ignore absolument pas qu'il constituerait un motif d'émeute s'il était appliqué hic et nunc !

« Il en est presque de même de l'épreuve proprement dite. Telle qu'elle est, donnée à des élèves actuels de Terminale S, on aurait moins de 25% de copies ayant traité au moins la moitié des questions et un nombre massif de copies pratiquement nulle. A l'intérieur d'un même exercice, les questions sont souvent "à tiroir" et la première déjà hors de portée d'un bon quart des élèves actuels de TS… »


Et maintenant, à vos commentaires !
JPB

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Commentaires

Saperlipopette !
Voilà un sujet intéressant !

Comme quoi, on peut faire de la physique intelligente à partir d'expériences concrètes, sans pour autant mettre la main dans la culotte de Charpak.

J'ai peur, en effet, que nombre d'élèves de terminale (et plus...) soient incapables de visualiser les différents phénomènes mis en oeuvre dans ces exercices.

Sur la durée du devoir, je ne me rends pas bien compte, mais j'ai deux remarques à faire :
Au commentateur, vous allez vous attirer les foudres antibiesques, qui fustigent justement ces devoirs que seuls les meilleurs peuvent terminer.
En général, la longueur de l'énoncé ne fait pas forcément tout l'intérêt de l'exercice. Il faut que je vous retrouve un exo très court et très tordu.

Ecrit par : yann | 19 décembre 2007

Voilà :

Si vous lancez un petite balle en l'air verticalement en tenant compte des frottements, met-elle plus de temps à monter qu'à descendre ?
(If you throw a small ball vertically upward in real air with drag, does it take longer to go up or come down? )

Sympa, non ?

Ecrit par : yann | 19 décembre 2007

calculs sans calculette sur les ordres de grandeur

Bien d'accord !
Autoriser à la limite une calculette pour ménagère de moins de 50 ans, type quatre z'opérations, plus une bonne vieille table des logarithmes (au moins, comme ça, ils sauraient à quoi ça sert, les logarithmes).
Rappelons qu'au épreuves de maths des grandes écoles (X, ESPCI, Mines, Centrale, etc.), la calculatrice est interdite.

Ecrit par : yann | 19 décembre 2007

Ch'uis tout seul ?
Les autres sont en train de plancher sur l'exo ?

Au fait, il m'est venu tout à l'heure des pensées antibiesques. Dites moi que c'est mal, mais dites moi aussi ce que vous pensez d'un élève (de S, bon, et bien noté en sciences) qui se croise les bras lors d'un devoir de philo et rend copie blanche parce qu'il sait qu'en faisant au mieux, il aura 3/20, avec un prof qui met 12 à la meilleure ?
Belle optimisation de l'énergie, non, compte tenu des coeffs ?

Ecrit par : yann | 19 décembre 2007

Ch'uis tout seul ?
Les autres sont en train de plancher sur l'exo ?

Oh que non ! Mais franchement que voulez-vous que dise quelqu'un dont le satellite tournait à 3600 m du niveau de la mer et qui n'est jamais arrivé à le faire grimper un peu, juste histoire qu'il ne s'emplafonne pas le Mont Blanc !
Alors là, mais qu'est-ce que je suis bien au CP avec mes petites piles, mes ampoules, mes leviers et ma balance Roberval !

Ecrit par : catmano | 19 décembre 2007

Le sujet de bac proposé, lui, DEVRAIT être accessible aux élèves de TS. Rien de tordu là dedans ! Que du naturel !

Or il ne l'est pas ...

Conclusion d'Antibi et de sa clique : yaka tout descendre de dix sept crans et la difficulté est supprimée : sublata causa, tollitur effectus. Tu parles ...

La mienne : restaurer un enseignement scientifique avec un CONTENU digne de ce nom au lycée de manière à ne pas en arriver là.

Et c'est même possible !

Pas tout seul... Et pas avec tout le monde...

Ecrit par : dugong | 19 décembre 2007

Catmano a écrit : "Oh que non ! Mais franchement que voulez-vous que dise quelqu'un dont le satellite tournait à 3600 m du niveau de la mer et qui n'est jamais arrivé à le faire grimper un peu, juste histoire qu'il ne s'emplafonne pas le Mont Blanc !"

Ah je sens le trauma !

Eleve, avez vous eu un problème de satellite à résoudre où vous avez trouvé une altitude de vol de 3600 m ?
Vous aviez tout bien écrit et entouré proprement le résultat en rouge ?
Votre professeur vous a tellement engueulé que vous vous en souvenez encore ?

Ecrit par : dugong | 19 décembre 2007

Rien de tordu là dedans ! Que du naturel !

Ecrit par : dugong | 19 décembre 2007

Elle est pas naturelle, ma p'tite balle ?
Et puis, question lutte contre la déforestation, essayez donc de faire mieux !

Ecrit par : yann | 19 décembre 2007

Pauvre Catmano !

Que dites-vous d'un exo de thermodynamique hyperbasique, dans lequel on colle un bloc de quelque chose à 100° C contre un bloc de la même chose à 0° C, et pour lequel je trouvais désespérément une température d'arrivée de MOINS 100° C ?
Authentique. Oral du concours véto !!!

Ecrit par : yann | 19 décembre 2007

Elle est pas naturelle, ma p'tite balle ?
Et puis, question lutte contre la déforestation, essayez donc de faire mieux !

Pas mieux !!

Comment un élève de terminale pourrait-il aborder un pb pareil (autrement qu'au doigt mouillé s'entend !) :

On peut raisonner au voisinage de la Terre avec un poids constant.

A l'altitude du lâcher, l'énergie potentielle de pesanteur de la balle est prise nulle (convention). Son énergie cinétique vaut 1/2.m.v0^2 (notations). L'énergie mécanique (somme des deux précédentes) vaut 1/2.m.v0^2

A l'altitude max dmax, l'énergie potentielle vaut m.g.dmax et l'énergie cintéique 0. L'énergie mécanique y vaut m.g.dmax.

Or, pour causse de frottement (quelle qu'en soit la forme), l'énergie mécaniquye a nécessairement diminué :
m.g.dmax < 1/2.m.v0^2

Dans la phase de descente (retour vers le lieu naturel aurait dit le Grand Aristote) : l'énergie mécanique au passage au point de départ vaut 0 + 1/2.m.v'0^2.

Pour les mêmes raison, l'énergie mécanique a diminué dans la descente : 1/2.m.v'0^2 < m.g.dmax

Par conséquent 1/2.m.v'0^2 < 1/2.m.v0^2
et donc v'0 < v0
autrement dit, avec frottements, la vitesse de retour à la position de lancer est forcémentinférieure à la vitesse de départ.

Là les choses se compliquent : l'élève pourrait dire : v change tout le temps et la vitesse moyenne lors de la montée est supérieure à la vitesse moyenne dans la descente.

Autrement dit dmax / (durée de montée) > dmax / (durée de descente)
et donc (durée de montée) < (durée de descente)

Je ne vois pas ce qu'on pourrait exiger de plus d'un élève de terminale.

Ecrit par : dugong | 19 décembre 2007

Catmano, je crois, nous dit que les sciences physiques sont une matière difficile que beaucoup d'élèves redoutent donc n'aiment pas. Le transfert sur l'enseignant est classique.

Bien sûr, les pédagols nous diraient qu'il faut "faire de la physique avec les mains" et "déclencher les forces de la joie".

Un idéal de professeur dans ce domaine : l'oncle Paul et ses belles histoires.

Qu'en reste-t-il une heure après ?

Ecrit par : dugong | 19 décembre 2007

Merci, Dugong, pour cette démonstration impeccable.

Catmano, votre cas n'est pas isolé, vérifications faites, ma fille a fait à peu près la même chose que vous l'an dernier en prépa (satellite à 600 ou 700 mêtres !!). Ca ne l'avait pas choquée plus que ça !

Ecrit par : yann | 19 décembre 2007

pardon : "libèrer les forces de la joie" !

Ecrit par : dugong | 19 décembre 2007

Il y a assez de gravité dans cette note pour ne pas en accentuer le verbe libérer...

Ecrit par : dugong | 19 décembre 2007

Bon, une fois le sujet fait, il me paraît effectivement un peu léger pour quatre heures.
D'un autre côté, si l'objectif est d'obtenir des réponses claires, bien rédigées, prouvant la compréhension des phénomènes, faut peut-être tout pour nos TS actuels.
Je préfère ça à un sujet mal ficelé, destiné à faire cracher des formules mal comprises par les élèves, sous la forme d'un QCM glaireux.

Ecrit par : yann | 19 décembre 2007

En général, la longueur de l'énoncé ne fait pas forcément tout l'intérêt de l'exercice. Il faut que je vous retrouve un exo très court et très tordu.

Ecrit par : yann

Il y en a un célèbre, paraît-il posé au G.O. de l'X : quelles dimensions minimales doit avoir une glace pour que l'on s'y voie en entier ?

Sinon, Ulm 1985, groupe A, premier sujet de mathématiques, épreuve de six heures : deux pages de long.

Ecrit par : Moot | 19 décembre 2007

Le sujet de bac proposé contient encore de nombreuses questions qui s'enchaînent. Il pourrait être compliqué à loisir par la diminution de leur nombre. Mais alors vient un moment où on déraisonne ! Cela doit rester un examen mais qu'on ne brade pas !

Pour la question du termps, 4 heures peuvent paraître une durée excessive aux spécialistes mais c'est peut-être nécessaire si on exige de nos élèves une qualité de rédaction et non pas une série de lignes insignifiantes contenant le signe égal.

L'absence de rédaction est une plaie (trop acceptée) de notre enseignement scientifique. Que d'ignorances crasseuses - ou pire de confusions mentales - peuvent se cacher derrière le signe égal d'une formule !

Ecrit par : dugong | 19 décembre 2007

Eleve, avez vous eu un problème de satellite à résoudre où vous avez trouvé une altitude de vol de 3600 m ?
Vous aviez tout bien écrit et entouré proprement le résultat en rouge ?
Votre professeur vous a tellement engueulé que vous vous en souvenez encore ?

Ecrit par : dugong | 19 décembre 2007

Même pas, c'était au Bac (D, 1974, Paris Créteil Versailles) ! J'avais pourtant appris toutes les annales par cœur pour parer le coup ! Heureusement que j'ai réussi à répondre à toutes les questions de cours... Je ne pense pas que j'avais entouré le résultat en rouge quand même, j'avais même dû l'écrire en tout petit, histoire que ça se voie moins !
La physique et moi, ce fut une longue histoire d'amours incomprises. Trois fois j'ai essayé ! Jamais réussi. Heureusement, je n'ai eu que deux enfants, ça m'a évité une quatrième casquette avec visière et oreillettes !
Mais que ça ne dégoûte surtout pas les autres. Allez-y, allez-y. Moi, je regarde, c'est tout.

Ecrit par : catmano | 19 décembre 2007

On en revient toujours au même problème: c'est-à-dire que si l'on veut de bons TS il faudrait accélérer les apprentissages dans les classes précédentes.

Maman de trois enfants dont l'une est en 6ème cette année. A Noël elle en est glorieusement à additionner et soustraire des nombres décimaux, techniques qu'elle avait acquises dès le primaire.

Auparavant elle a fait des chapitres sur l'écriture des nombres décimaux et leur comparaison. En géométrie elle a à peine vu ce qu'est un point, une droite et les 3 propriétés concernant les droites parallèles et perpendiculaires. Bref 3 chapitres vus sur 13 (info tirée du livre).

Sur les 4 heures de math qu'ils ont dans la semaine une heure est consacrée au "Défi math" où on leur propose des exercices très simples. En une heure ils en font 2 car il faut attendre que tous les groupes en soient au même point....

J'enseigne la physique appliquée et récemment un élève de 1ère m'a demandé :"c'est quoi Madame un périmètre ?" et quelques minutes plus tard: "l'unité c'est en mètre carré?"

Mes filles qui sont au collège actuellement sont sorties du primaire en ayant à peine vu l'aire d'un carré et celle d'un rectangle et encore celle qui en 6ème a eu_ un PE qui ne voulait pas donner de formule style aire = longueurxlargeur (hors programme paraît-il?). Circonférence et Aire d'un disque? Trop dur! Pensez donc il y a ce 3,14 à introduire!!! Pas de volume!

Mon voisin charpentier se lamente sur le niveau de ses apprentis incapables de mesurer quoi que ce soit....

La situation est désespérante.

Ecrit par : chauvat | 19 décembre 2007

"j'avais même dû l'écrire en tout petit, histoire que ça se voie moins !"

Le problème c'est qu'un enseignant de sciences physiques voit cela tout de suite !

Personnellement, je préfère un élève qui se rend compte de l'invraisemblance de ce qu'il vient de calculer et qui le dit (ou l'écrit) sans forcément corriger (manque de temps) à celui qui compte sur la providence (?) pour que le correcteur ne s'en aperçoive pas (malhonnêteté intellectuelle) ou celui qui ne s'en aperçoit pas du tout.

Une formule qui fait mouche chez les élèves : "vous avez le droit de vous tromper (errare...) mais vous n'avez pas le droit de ne pas vous en apercevoir".

C'est une question d'envie (de désir ?), d'empathie avec les choses pas une compétence...

Ecrit par : dugong | 19 décembre 2007

"c'est quoi Madame un périmètre ?" et quelques minutes plus tard: "l'unité c'est en mètre carré?"

Il est vrai qu'on ne voyait pas cela, même chez les élèves les plus faibles, il y a dix ans.

Personellement, je demande à mes élèves d'indiquer explicitement les unités dans les calculs numériques, d'accord en cela avec les mathématiciens du GRIP.

ex : surface = 6 m x 5 m = 30 m^2

NB : c'est même devenu une recommandation dans les récents programmes de maths de collège. Comme quoi, il ne faut pas toutjours désespérer de Chateaudun...

Ecrit par : dugong | 19 décembre 2007

Un idéal de professeur dans ce domaine : l'oncle Paul et ses belles histoires.
Qu'en reste-t-il une heure après ?
Ecrit par : dugong | 19 décembre 2007

J'arrive et découvre ce fil qui m'inspire plus que le précédent. Je réserve un avis plus circonstancié sur le fond après réflexion.

Quant au récent commentaire de Dugong,
ma réponse est catégorique : RIEN.

Néanmoins, ce n'est pas une raison pour s'en priver À FAIBLE DOSE. (Dommage impossible de mettre en gras ces derniers mots ce serait plus poli que de crier ...)

Vous le dites : « Le transfert sur l'enseignant est classique».
Je réponds : de ce fait, il est incontournable de le rendre positif.

Tonton Zorglub « gaspille » volontiers une heure de ci de là, si elle peut favoriser l’adhésion de la bande à la suite ... qui est moins divertissante.
Oui ! C’est de la démagogie, de la manipulation, c’est laisser faussement croire que la science c’est drôle, poétique, plaisant alors qu’il n’en est évidemment rien ...
Et alors ? Si par ce subterfuge j’incite mes nunuches à me suivre sur des sentiers autrement plus éprouvants ... c’est la seule chose qui m’importe.
S’il faut leur faire croire que je les aîîîîîme pour les faire réussir, la belle affaire tant que ça marche !

« Vous ferez vos exos de méca en mémoire de moi ».
Mégalo, moi ?

Ecrit par : Zorglub | 19 décembre 2007

Personnellement, je préfère un élève qui se rend compte de l'invraisemblance de ce qu'il vient de calculer et qui le dit (ou l'écrit)

En 1974, un candidat bachelier n'aurait jamais osé écrire sur sa copie, même sans faute d'orthographe : "Madame ou Monsieur l'examinateur, Veuillez croire, je vous prie, que j'ai parfaitement conscience que ma réponse a ce problème ne peut absolument pas convenir. Néanmoins, malgré toute ma bonne volonté et de nombreux calculs, je n'arrive pas à voir où est mon erreur. Veuillez croire, Madame, Monsieur, que je ne sollicite bien évidemment aucune clémence de votre part. Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'assurance de ma profonde considération. Le candidat."

Ecrit par : catmano | 19 décembre 2007

Zorglub a écrit : "Oui ! C’est de la démagogie, de la manipulation, c’est laisser faussement croire que la science c’est drôle, poétique, plaisant alors qu’il n’en est évidemment rien ... "

Je suis d'accord mais il faut un sacré "gouvernail intérieur" *pour ne pas déraper !

Les pédagols eux n'ont pas dérapé, ils ont dévissé !

* voilà que je cause comme les libres enfants de Summerhill !

C'est grave docteur ?

Ecrit par : dugong | 19 décembre 2007

Catmano a écrit : "En 1974, un candidat bachelier n'aurait jamais osé écrire sur sa copie, même sans faute d'orthographe : "Madame ou Monsieur l'examinateur, Veuillez croire, je vous prie, que j'ai parfaitement conscience que ma réponse a ce problème ne peut absolument pas convenir. Néanmoins, malgré toute ma bonne volonté et de nombreux calculs, je n'arrive pas à voir où est mon erreur. Veuillez croire, Madame, Monsieur, que je ne sollicite bien évidemment aucune clémence de votre part. Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'assurance de ma profonde considération. Le candidat."


En 1974, c'était effectivement peu commun.

D'ailleurs on a eu Giscard dans la foulée.

En 2007, je tolère le lapidaire "c'est invraisemblable. Plus de temps".

La génération de nos parents se souvient encore des notes négatives pour cause d'invraisemblance...

Ecrit par : dugong | 19 décembre 2007

A ce lien :

http://ac.matra.free.fr/FB/physique.pdf

Vous trouverez un texte comparant les épreuves du bac en physique en 1990 et en 2006. La chute est édifiante.

Ecrit par : Franck Boizard | 19 décembre 2007

Bon, alors, tous ceux qui n'ont rien pigé à cet énoncé:
Rassurez-vous! Moi qui ai obtenu 16/20 en Physique-chimie au bac C 1976 et qui ai certainement obtenu le concours d'entrée véto, en bizuth, 200°/400, en 1977, en partie non négligeable grâce à la physique et à la chimie, face à cet énoncé, je suis comme une poule mise en présence d'une fourchette...
C'est peut-être la fatigue, le burn-out face à la vache de Raphaël, ou tout simplement le fait qu'on ne m'a jamais appris à redébiter du par cœur en lisant les réponses dans les questions. Ces énoncés sont à mourrir d'ennui ou trop ambitieux, je ne sais...
Mon satellite géostationnaire ne tournait pas à 3600 mètres, mais bien à 36 000 km, lors de l'épreuve du bac. Mes aldéhydes et cétones étaient en place. H3O+ combattait OH- en parfait équilibre et ma tête n'était pas farcie de données insurmontables à mes seize ans.Tout allait bien. Pas de par cœur! Mais des données de base bien étayées et assises.
Trop d'ambitions tue l'ambition.

Ecrit par : dobolino | 19 décembre 2007

Alors, moi qui ai eu mon bac C en 1973, (la même année que Sarkozy!!!!!!), je serais fort en maths aujourd'hui??? :-)))

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 19 décembre 2007

Bien sûr que si dans ce temps là il y avait du par coeur.

Il y avait une question de cours et un problème. Il est vrai aussi que ces problèmes et ces questions de cours étaient assez stéréotypées.

Evidemment, en TC des débuts 1970, on comprenait aussi ce qu'on avait appris (notamment à cause de cela).

Ecrit par : dugong | 19 décembre 2007

"Bon, alors, tous ceux qui n'ont rien pigé à cet énoncé"
et
"C'est peut-être la fatigue, le burn-out face à la vache de Raphaël"

Relisez tranquilement l'énoncé sur la corde. Prenez celle de la vache et tirez lui dessus. Ensuite demandez lui gentiment d'opiner (à la vache pas à la corde). Ainsi, c'est tout le problème qui se trouve (presque) résolu.

Réussir en physique c'est avoir de l'empathie à la fois avec la corde et avec la vache.

Je reconnais que ce n'est pas donné à tout le monde tout le temps.

Ecrit par : dugong | 19 décembre 2007

Bien sûr que si dans ce temps là il y avait du par coeur.

Il y avait une question de cours et un problème. Il est vrai aussi que ces problèmes et ces questions de cours étaient assez stéréotypées.

Evidemment, en TC des débuts 1970, on comprenait aussi ce qu'on avait appris (notamment à cause de cela).

Ecrit par : dugong | 19 décembre 2007
Oui, il y avait du par cœur. De toute façon, il faut aller très loin, en chimie organique, avant que ce ne soit plus du par cœur, non?
Dès qu'on comprend, au sens large, avec amplitude physico-mathématique, ce qu'on a appris, ce n'est plus du par cœur, n'est-il pas?
Dans les années soixante-dix, l'épreuve de PC étaient en deux parties, l'une notée sur huit en deux questions de cours (du par cœur mais encore fallait-il être laborieux et sérieux ou brillant et impliqué), et un problème de compréhension noté sur douze.
Pour le problème, les connaissances par cœur devaient obligatoirement être alliées à une vraie compréhension et à une maîtrise mathématique.
Les pb proposés ici sont ou trop ardus pour un niveau bac ou trop "par cœur" et bien dans les rails.
Ces pb (exos?) ne me bottent guère: ou ils ne sont pas d'un niveau dix-sept ans ou on ne demande pas d'intelligence mais que du par cœur redébité genre première communion.

Ecrit par : dobolino | 19 décembre 2007

Réussir en physique c'est avoir de l'empathie à la fois avec la corde et avec la vache.

Je reconnais que ce n'est pas donné à tout le monde tout le temps.

Ecrit par : dugong | 19 décembre 2007
Et c'est bien l'empathie avec la vache de Raphaël qui est à l'origine du burn out...
On a essayé de remuer la chaîne: la vache ne remue pas!
Allez! Je le relirai à tête reposée, ce pb, mais, bon, a priori, je le trouve ou trop neuneu ou trop compliqué.

Ecrit par : dobolino | 19 décembre 2007

"Les pb proposés ici sont ou trop ardus pour un niveau bac ou trop "par cœur" et bien dans les rails.
Ces pb (exos?) ne me bottent guère: ou ils ne sont pas d'un niveau dix-sept ans ou on ne demande pas d'intelligence mais que du par cœur redébité genre première communion."

Je crains bien que vous n'ayez totalement tort.

D'abord, ils sont totalement compatibles avec les programmes d'aujourd'hui qui ne sont pourtant pas du niveau prix Nobel (très loin de là !)

Les formules n'y servent à pas grand chose : l'ensemble est construit de telle sorte que les formules (magiques) y soit inopérantes si elles ne s'accompagnent pas d'une réflexion sur leur signification.

"Pour le problème, les connaissances par cœur devaient obligatoirement être alliées à une vraie compréhension et à une maîtrise mathématique."

C'est précisément ce qui empêche la grande majorité des élèves d'aujourd'hui de traiter les exercices proposés...

Ecrit par : dugong | 19 décembre 2007

y soient ...

Ecrit par : dugong | 19 décembre 2007

A propos des problèmes du bac C des années 70 : il ne faut pas non plus se voiler la face. Une étude avait montré à l'époque qu'ils étaient tous réductibles à 7 problèmes type. On bachotait sec sur les annales.

Les épreuves actuelles ne sont pas ainsi réductibles. Elles sont originales en ce sens mais comme du Sheba pour les fêtes : de la daube avariée en paquet de luxe...

Ecrit par : dugong | 19 décembre 2007

avec beaucoup de gelée.

Ecrit par : dugong | 19 décembre 2007

Eh oui ... Pour faire de la physique correctement, il faut des Maths, du Français, et du bon sens ! Tout se tient ! Perso j'enseigne les maths, mais j'ai fait pas mal de physique, en prépa et au dela ! Et j'éprouve une franche répulsion pour tous les profs de physique qui prônent une démathématisation de leur matière : tout honnète physicien sait qu'on ne peut pas faire de physique sans maîtriser, sans "sentir" les outils mathématiques ! La démagogie de ceux qui prétendent expliquer en papotant agréablement me fait GERBER (pardon aux personnes plus lettrées que je le suis qui me liront). Parfois, les maths c'est dur à apprendre, et puis après on a compris ; la physique, c'est pareil ! Bien sûr que c'est plus simple quand on n'apprend plus rien !

Ecrit par : D | 19 décembre 2007

Les épreuves actuelles ne sont pas ainsi réductibles. Elles sont originales en ce sens mais comme du Sheba pour les fêtes : de la daube avariée en paquet de luxe...

Ecrit par : dugong | 19 décembre 2007

avec beaucoup de gelée.

Ecrit par : dugong | 19 décembre 2007
C'est bien ce que je dis... Mieux vaut sept problèmes types riches en protéines hautement assimilables qu'une gelée immonde avec facteurs appétents qui enrobent de la farine de plumes et vous affiche royalement 33% de protéines, dont 99% indigestibles mais sans que ce soit dit.

Ecrit par : dobolino | 19 décembre 2007

Il me semble me rappeler, du temps où j'étais au lycée, une relative guéguerre entre matheux et physiciens... Et, surtout, un relatif mépris des matheux vis à vis des physiciens.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 19 décembre 2007

Il me semble me rappeler, du temps où j'étais au lycée, une relative guéguerre entre matheux et physiciens... Et, surtout, un relatif mépris des matheux vis à vis des physiciens.

Ecrit par : Christophe SIBILLE

Parlez-vous des professeurs, ou bien des élèves ?

Tout ce que je peux vous dire, c'est que, rue d'Ulm (ou plutôt rue Lhomond), nous autres "matheux" (entrés par le concours M') dévoyés vers la physique, écrasions les "purs" physiciens (entrés par le concours P'). Cela peut être interprété comme un effet de la sélection en amont, puisque les meilleurs de chaque hypotaupe allaient en M'.

Ecrit par : Moot | 19 décembre 2007

@ Moot,
Moot qu'est-ce que vous pouvez être snob.
Aux autres intervenants : je ne vois guère de réflexions sur cette pitrerie qu'est la main à la pâte.

Ecrit par : Aristote | 19 décembre 2007

Je profite pour resortir une fois encore l'extrait de l'audition de Luc Ferry devant la commission sur le métier d'enseignant consacré à la main à la pâte (12/10/2007) :

"On a survalorisé depuis 40 ans toutes les méthodes pédagogiques qui visent à mettre en avant la créativité, la spontanéité, l'imagination de l'enfant.
On a pratiqué par exemple en histoire, le travail sur document.
La main à la pâte c'est une catastrophe en vérité parce qu'avec les meilleures intentions du monde, on a encore une fois repassé une couche sur les disciplines d'éveil. Au fond, ce qu'on va valoriser encore c'est le ludique, c'est la découverte joyeuse et amusante des sciences. La vérité c'est que cela marche formidablement pendant 6 mois, pendant un an mais après vous vous heurtez à un vrai problème qui est le travail. Cette rénovation pédagogique elle a été pardon de le dire calamiteuse parce qu'elle a oublié une chose c'est qu'il y avait – bien sûr c'est bien de valoriser l'imagination, la spontanéité, la créativité - mais qu'il y avait toute une part d'héritage et de transmission dans l'éducation notamment en matière de langue, de grammaire et en matière de courtoisie, de politesse.
Quand vous terminez une lettre et vous écrivez : "Monsieur, Madame, je vous prie d'agréer l'expression de mes sentiments les meilleurs", ce n'est pas très créatif, c'est quelque chose qui est totalement patrimonial, totalement de l'ordre de la transmission mais qui suppose comme attitude pour être acquis, le respect et l'humilité. Donc développons la créativité des enfants dans certains domaines mais pas dans tous. Et donc il y a là quelque chose qui a introduit le ver dans le fruit et qui fait que, aujourd'hui, en gros, 15 % des enfants ne savent pas lire et écrire à l'entrée en sixième – ou en tout cas, 10% à coup sûr – mais surtout 20% ou 25 % de plus ânonnent, déchiffrent et ne comprennent pas le sens de ce qu'ils lisent et donc sont exclus de la lecture par plaisir. Ce qui fait que vous avez 35 % d'enfants qui, en vérité, sont en situation d'échec scolaire d'entrée de jeu."

Pas trop méchant sur le fond avec la map, L. Ferry, très pragmatique, met l'acent sur l'incompatibilité à moyen terme entre des activités d'éveil généralisées et le travail.

Catmano nous avait déjà expliqué l'impossibilité de faire tenir l'ensemble de tous les enseignements du primaire dans une semaine de 24 h.

Au primaire, on se heurte très vite à la nécessité de faire des choix drastiques dans les enseignements. Cela suppose qu'on hiérarchise très clairement les priorités. Un des paradoxes de notre pays c'est que hiérarchiser et faire des choix relèvent très clairement du Politique et que nos politiques se dépêchent de ne pas le faire.

Si Loublan sortait de son hivernage *, il nous dirait peut-être qu'on a les politiques qu'on mérite ?

* Celui-là, je propose de l'appeler loublanka...

Ecrit par : dugong | 20 décembre 2007

met l'accent ! Vé !

Ecrit par : dugong | 20 décembre 2007

Merci à JPB de mettre les sciences à la question !

Le Prof de CPGE écrit :

Je trouve que l'ensemble est trop court pour le temps imparti (4h?). Une bonne épreuve ne devrait permettre qu'aux tous meilleurs d'arriver au bout.....

...."On pourrait aussi penser qu'une "remathématisation" raisonnée des programmes, évitant les dérives insignifiantes du tout calculatoire, pourrait rétablir, chez nos élèves, des ossatures d'analyse et de raisonnement qui leur font cruellement défaut. "

Bref, une refonte des programmes… »

*****************

En accord avec cet cet avis ou alors seulement 25% des élèves de seconde méritent de passer en 1ère S



Le prof de lycée (DK) écrit :


« Il en est presque de même de l'épreuve proprement dite. Telle qu'elle est, donnée à des élèves actuels de Terminale S, on aurait moins de 25% de copies ayant traité au moins la moitié des questions et un nombre massif de copies pratiquement nulle. A l'intérieur d'un même exercice, les questions sont souvent "à tiroir" et la première déjà hors de portée d'un bon quart des élèves actuels de TS… »

***********************

Constat désolant : où sont passées nos classes de série C ?

Ecrit par : patrickinstit | 20 décembre 2007

"Si Loublan sortait de son hivernage *, il nous dirait peut-être qu'on a les politiques qu'on mérite ?"

Ecrit par : dugong | 20 décembre 2007

Ca, ce n'est pas complètement faux!
Moot, je parlais surtout des profs, mais cet état d'esprit essaimait sur les élèves.
Concernant le discours de Luc Ferry, c'est, à mon avis, tout le problème de l'éveil. Le fait de présenter, au début, les choses sous un jour ludique et attractif ne dispense pas, progressivement, une prise de conscience, une fois que le goût s'en prend, de la nécessité de passer du temps et de travailler pour progresser. Mais ces contraintes paraissent, encore une fois, difficilement acceptables si les choses n'ont pas été présentées au départ, (j'insiste), sous un jour un peu ludique. (Apparemment, Luc Ferry justifie ce point de vue sur six mois, et ce n'est pas précisément un rigolo). Mais le travail ne peut évidemment pas être ludique tout le temps, cela me semble une évidence, (l'art naît de contrainte, etc, etc).

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 20 décembre 2007

Dugong écrit :

" Au primaire, on se heurte très vite à la nécessité de faire des choix drastiques dans les enseignements. Cela suppose qu'on hiérarchise très clairement les priorités.... "

******

Celà fait 15 ans que je m'efforce d'aller à ce que je pense être essentiel pour l'élève.Comme tous les instits , je suppose .

Il n'y a que les "sacristains" de l'EN , je veux dire les I.E.N. pour croire ou faire semblant de croire que l'on applique le B.O. !

Ecrit par : patrickinstit | 20 décembre 2007

Arrêtez avec le "ludique", Christophe! Il y en a marre du "ludique"! Les élèves détestent le "ludique". Ils en crèvent, du "ludique"! On les crétinise avec le "ludique"! Le "ludique", ça suffit! A la maison on joue, à l'école on travaille, voilà comment pensent les élèves. Si seulement les "pédagogues" professionnels" - quel beau métier: on peut dire impunément n'importe quoi aux frais de la République! - cessaient de penser à leur place.

Ecrit par : Jean | 20 décembre 2007

Jean, je suis certain que mes élèves travaillent autant que les vôtres! Alors, lisez correctement ce que j'écris, et arrêtez avec votre psychorigidité! S'il vous plaît.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 20 décembre 2007

Ce qui m'agace, Christophe, c'est l'effet magique que l'on attribue, dans la (non-)pensée pédagogique unique, au mot "ludique". Le "ludique" , c'est la panacée. Inversement, si vous ne faites pas de "ludique", vous êtes catalogué comme ringard, comme passéiste, vous voulez rétablir l'école des années 30, vous êtes l'un de ces professeurs "imbus de leur savoir et qui le déversent dans la tête des élèves comme dans un entonnoir en attendant la retraite". Le "ludique" est connoté "pédago", c'est pour ça que c'est presque devenu un gros mot! Le "ludique" , c'est un concept polémique avec lequel on essaie de discréditer la pédagogie "traditionnelle". A l'instar de cette sinistre idiotie qu'on appelle "La Main à la Pâte".
L'essentiel, Christophe, et nous sommes certainement d'accord là-dessus, c'est que les élèves sortent de nos cours plus savants qu'ils n'y sont entrés. Chaque professeur s'y prend comme il l'entend pour parvenir à ce résultat: la pédagogie est un art et, comme tel, elle ne se laisse pas enfermer dans des concepts rigides.
Vous disiez, c'est vrai, qu'il faut "commencer" par du "ludique", afin de provoquer un début d'intérêt pour la matière enseignée. Est-ce nécessaire dans toutes les matières? Je ne pense pas. En musique, sans doute; en français beaucoup moins puisque l'explication d'un texte ou le cours de grammaire, s'ils ont un contenu clair et solide, créent par eux-mêmes l'intérêt chez les élèves.
Encore une remarque au sujet du mot "ludique": il vient du latin "ludus, le jeu". Je ne crois pas qu'il soit judicieux de mêler l'école, sphère du travail, et la maison, sphère du jeu.

Ecrit par : Jean | 20 décembre 2007

Alors, moi qui ai eu mon bac C en 1973, (la même année que Sarkozy!!!!!!), je serais fort en maths aujourd'hui??? :-)))

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 19 décembre 2007

Tiens ! Je vous croyais plus jeune que moi.

Ecrit par : yann | 20 décembre 2007

Au fait, il m'est venu tout à l'heure des pensées antibiesques.

Dites moi que c'est mal, mais dites moi aussi ce que vous pensez d'un élève (de S, bon, et bien noté en sciences) qui se croise les bras lors d'un devoir de philo et rend copie blanche parce qu'il sait qu'en faisant au mieux, il aura 3/20, avec un prof qui met 12 à la meilleure ?
Belle optimisation de l'énergie, non, compte tenu des coeffs ?

Ecrit par : yann | 19 décembre 2007

Ce n'est pas par vanité que je me cite, mais j'ai posé une question hier, et personne n'a réagi.
Vous en pensez quoi ?

Ecrit par : yann | 20 décembre 2007

Je pense qu'un professeur qui, systématiquement, ne met pas de note supérieure à 12 commet une erreur (à moins que toute la classe ne soit vraiment très faible) . Si au contraire on n'hésite pas à mettre 18 à une très bonne copie, celui qui a 2 comprendra qu'il est sanctionné à juste titre parce qu'il se fiche visiblement de son travail. Celui qui fait au mieux de ses possibilités, même médiocre, ne doit pas obtenir la même note que le fumiste avéré.C'est ainsi que je procédais pour les dissertations, et les élèves ne s'en plaignaient pas.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 20 décembre 2007

Pourquoi un professeur ne mettrait-il pas plus de 12 à une bonne copie? Drôle d'idée! Il ne doit pas y en avoir beaucoup qui font ça.
Encore que, si la classe ne fiche ostensiblement rien dans sa matière, il peut faire exprès de donner la note que vaut effectivement la meilleure copie tout en forçant un peu le trait afin d'essayer de déclencher un sursaut de fierté chez quelques élèves. Ce serait donc une notation tactique à vertu pédagogique espérée. Antibi n'a rien à voir là-dedans - de toute façon, Antibi dit n'importe quoi et a perdu une bonne occasion de se taire - encore une Mouche du Coche!

Ecrit par : Jean | 20 décembre 2007

"… mais dites moi aussi ce que vous pensez d'un élève (de S, bon, et bien noté en sciences) qui se croise les bras lors d'un devoir de philo et rend copie blanche parce qu'il sait qu'en faisant au mieux, il aura 3/20, avec un prof qui met 12 à la meilleure ? Belle optimisation de l'énergie, non, compte tenu des coeffs ?"
écrit Yann.

Et un sportif qui ne partirait pas sous prétexte qu'il ne sera pas premier, qu'en penseriez-vous ? Etre dernier, ce devrait être une incitation à faire mieux, sans cesse (être premier aussi, d'ailleurs). On ne se bat pas pour la note — sauf chez Antibi. On se bat pour soi — la note n'est qu'un indicateur, il faut être sérieusement taré pour en faire une fin en soi, ou la prendre comme une fin en soi. Rater, c'est vouloir recommencer — "Cent fois sur le métier…". Qu'une génération ne fonctionne qu'à la rétribution immédiate (et positive, s'il vous plaît) est un constat accablant, mais c'est cet état d'esprit même qu'il nous faut changer. Et à qui la faute, sinon à tous ceux qui ont caressé le "jeune" dans le sens du poil, en flattant la moindre de ses productions ? Résultat, au pemier échec — et il y a toujours un premier échec —, ces narcisses-malgré-eux se cabrent ou s'écroulent en larmes.
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 décembre 2007

Bravo pour les excellents problèmes de M.Kraus.
Pour Yann, voici quatre problèmes d'énoncé court.

1) Un voilier vogue à 30 km/h. Du haut d'un mât de 10m, un matelot laisse tomber une pomme. A quelle distance du pied du mât arrive-t-elle après sa chute?

2) Un verre contient de l'eau et un glaçon . Le niveau de l'eau atteint exactement le bord du verre. Que se passe-t-il après que le glaçon a fondu?

3) Vos espions décèlent un satellite ennemi dont ils connaissent à tout moment la hauteur et la vitesse. Peuvent-ils en calculer la masse? [C'est à peu près ce que voulait savoir Eisenhower en 1957 quand les Soviétiques eurent lancé Sputnik]

4) Un train de longueur L se déplace à une vitesse v et arrive à une gare dont le quai est marqué de traits, qui font de ce quai une immense règle graduée. Au moment où le train passe la graduation zéro, une caméra, également située à la graduation zéro, photographie le train.
A quelle graduation voit-on la queue du train sur la photo?
On tiendra compte de la vitesse c de la lumière.
(Aucune notion de relativité n'est nécessaire pour comprendre et résoudre ce problème)

Amitiés à tous les lecteurs.

Ecrit par : Attila Smith | 20 décembre 2007

Résultat, au pemier échec — et il y a toujours un premier échec —, ces narcisses-malgré-eux se cabrent ou s'écroulent en larmes.
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 décembre 2007

En l'occurence, l'élève en question est plutôt un pragmatique.
Bon en sciences, excellent judoka, combatif, rien d'un enfant-roi.
Comme Sylvie Huguet, je pense que c'est le prof qui commet une erreur en ne donnant que 12 à la meilleure (d'autant plus que c'est ma gosse ! ;o)))) )

Ecrit par : yann | 20 décembre 2007

Grève du 24 janvier 2008: communiqué de presse du SNALC

MARRE DE SE FAIRE BAISSER !


Le SNALC-CSEN, deuxième syndicat le plus représenté chez les professeurs du second degré, participera activement à la journée de grève dans la fonction publique le 24 janvier 2008, afin de protester contre la politique salariale en trompe-l’œil du gouvernement : lorsque l’évolution de l’indice de traitement mensuel brut de base des fonctionnaires est de 1,7% en 2007 et celle de l’ indice des prix à la consommation de 2,4% (source Insee), la seule augmentation qui existe est celle de … la baisse !


Echaudé par 25 ans de paupérisation du corps professoral, le SNALC-CSEN demande une revalorisation significative et immédiate du point d’indice, seule garante d’une hausse mesurable des traitements des personnels de l’Education nationale. Le SNALC-CSEN considère que toute autre mesure – augmentation individualisée par exemple – relèverait une fois de plus de la supercherie.


Par ailleurs, le SNALC-CSEN appelle tous les personnels à agir ce 24 janvier auprès de l’Elysée, de Matignon, des ministères de l’Education nationale et de la Fonction publique, des rectorats, des inspections académiques et des inspections départementales, en envoyant par mail des messages exprimant leur mécontentement.
Paris le 19 décembre 2007

Ecrit par : Jacques | 20 décembre 2007

Merci à Attila Smith de penser à occuper mes matinées.

Ecrit par : yann | 20 décembre 2007

"Marre de se faire baisser"? Cékoiça?

Ecrit par : Jean | 20 décembre 2007

Grève du 24 janvier 2008: communiqué de presse du SNALC

MARRE DE SE FAIRE BAISSER !


Le SNALC-CSEN, deuxième syndicat le plus représenté chez les professeurs du second degré, participera activement à la journée de grève dans la fonction publique le 24 janvier 2008, afin de protester contre la politique salariale en trompe-l’œil du gouvernement : lorsque l’évolution de l’indice de traitement mensuel brut de base des fonctionnaires est de 1,7% en 2007 et celle de l’ indice des prix à la consommation de 2,4% (source Insee), la seule augmentation qui existe est celle de … la baisse !


Echaudé par 25 ans de paupérisation du corps professoral, le SNALC-CSEN demande une revalorisation significative et immédiate du point d’indice, seule garante d’une hausse mesurable des traitements des personnels de l’Education nationale. Le SNALC-CSEN considère que toute autre mesure – augmentation individualisée par exemple – relèverait une fois de plus de la supercherie.


Par ailleurs, le SNALC-CSEN appelle tous les personnels à agir ce 24 janvier auprès de l’Elysée, de Matignon, des ministères de l’Education nationale et de la Fonction publique, des rectorats, des inspections académiques et des inspections départementales, en envoyant par mail des messages exprimant leur mécontentement.
Paris le 19 décembre 2007

Ecrit par : Jacques | 20 décembre 2007

Ecrit par : Carla Bruni | 20 décembre 2007

On ne se bat pas pour la note — sauf chez Antibi. On se bat pour soi — la note n'est qu'un indicateur, il faut être sérieusement taré pour en faire une fin en soi, ou la prendre comme une fin en soi.

JPB

Et les parents alors? Y a pas que les élèves qui deviennent dingues avec un mauvaise note. J'en ai croisés. Certains d'entre eux confondent notes avec niveau d'intelligence ou amour dû à leur progéniture, et pensent que vous pensez que leur bambin est un neuneu. Pas tous le sont, voyons!

On a tous entendu: "Ca fait plaisir à mes parents les bonnes notes; s'il-vous-plaît, ne me saquez pas"...

Ecrit par : Pendariès | 20 décembre 2007

en envoyant par mail des messages exprimant leur mécontentement.
Paris le 19 décembre 2007

Ecrit par : Jacques | 20 décembre 2007

Pourquoi pas une manifestation unitaire et nationale à Paris, le 24 janvier? Cela ferait faire en plus un peu de marche à pied au corps professoral fatigué d'être sans cesse dupé!

Ecrit par : buntovchik | 20 décembre 2007

Pourquoi pas une manifestation unitaire et nationale à Paris, le 24 janvier? Cela ferait faire en plus un peu de marche à pied au corps professoral fatigué d'être sans cesse dupé!

Ecrit par : buntovchik | 20 décembre 2007

Et en plus, si mes informations sont bonnes, Carla Bruni participe à la Manif ! Ca va être torride !
"Sarko, t'es foutu, les mannequins sont dans la rue !"

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Je fais profil bas sur le fil "physique chimie".

Je pense qu'il doit y avoir un déclic à un moment donné qui se produit ou qui ne produit pas et qui n'est pas forcément lié au travail.

Pour les "affectifs" dans mon genre, quand j'étais élève, "l'effet maître" est très important. Je me souviens d'un professeur de mathématiques d'origine corse pour lequel je me serais fait couper en morceaux et qui maniait en virtuose l'effet Pygmalion.

Nous étions (presque) tous devenus bons en maths. Mais le génie pédagogique dont il était doté est, hélàs, infiniment rare.

Pourquoi la plupart des profs de maths et de sciences ne comprennent-ils pas que l'on ne comprenne pas ?

En ce qui me concerne, je me mets à comprendre les maths quand on m'en montre les aspects philosophiques (la géométrie non euclidienne, les nombres irrationnels...)

Ecrit par : Robin | 20 décembre 2007

En général, la longueur de l'énoncé ne fait pas forcément tout l'intérêt de l'exercice. Il faut que je vous retrouve un exo très court et très tordu.

Ecrit par : yann

Il y en a un célèbre, paraît-il posé au G.O. de l'X : quelles dimensions minimales doit avoir une glace pour que l'on s'y voie en entier ?

Ecrit par : Moot | 19 décembre 2007

Les énoncés les plus durs sont les plus courts et les moins formalisés. Exemples:
"on tord une barre de fer. Que se passe-t-il?"
"on frappe sur un tambourin. Décrivez les phénomènes en jeu."
(exercices posés aux oraux des concours au début des années 90: il s'agissait bien sûr de modéliser le phénomène, poser les bonnes questions, écrire les équations et les résoudre...)

Ceci étant dit, ma réaction face à l'énoncé proposé par JPB s'exprime avant tout dans la constatation désolée qu'on peut avoir atteint dans sa prime jeunesse un niveau satisfaisant en physique/chimie (notes convenables aux oraux des grands concours) et se trouver 15 ans plus tard totalement incapable de répondre à la moindre de ces questions. De quoi se demander si cela valait vraiment la peine d'étudier cette matière lorsqu'on ne se destinait pas à la profession de physicien...

Outre l'effet inévitable d'une absence totale et prolongée de pratique, je suppose que ce constat indique aussi que même au début des années 90, on pouvait obtenir de très bonnes notes en physique grâce à la mémorisation des situations et des formules, une certaine aisance mathématique et une rapidité d'exécution, sans avoir réellement "compris" le fond du sujet (je parle de la compréhension en profondeur qui demeure gravée de longues années plus tard, comme cela peut être le cas en mathématiques ou en philosophie).

Mais y avait-il autre chose à comprendre que le maniement des formules dans des situations types? vaste débat... qui renvoie à la manière dont cette matière est enseignée.

Je confirme par ailleurs le propos de C.Sibille: les M' avaient bien un sentiment de supériorité vis-à-vis des P', et pour certains d'entre eux un mépris assumé vis-à-vis de la physique, et pire encore s'agissant de la chimie (il était de bon ton d'être reçu à Ulm en sciences avec un 2/20 en chimie).

S'agissant de l'exigence sous-jacente à cet énoncé, je la formulerais différemment.
Sachant qu'aujourd'hui pratiquement tous les bons élèves vont en S, même ceux qui se destinent à des études plutôt littéraires, que doit-on exiger d'eux en physique? Quel est le but de cet enseignement?

Débat difficile, car il est sans doute illusoire d'espérer qu'un lycéen atteigne un niveau de compréhension et de profondeur dans l'analyse conforme aux exigences légitimes de ses professeurs spécialisés, et ce à la fois en mathématiques, physique, littérature, philosophie, histoire, géographie, biologie, langues vivantes, langues mortes... Combien de professeurs de maths étaient des cancres en philo? Et de professeurs d'histoire des cancres en physique?

En voulant trop en faire, on devient superficiel (si l'on excepte l'élite de l'élite, et encore!) La vraie question est donc celle de l'ambition des programmes du lycée. Il est naturel qu'un professeur agrégé de physique regarde avec pitié le niveau de ses terminales S; cependant s'il devait repasser le bac, aurait-il de bonnes notes dans toutes les matières?

L'observation d'un problème de physique nous emmène donc bien plus loin: la réflexion isolée favorise la surenchère disciplinaire, alors même que les horaires des lycéens excèdent ceux de tous nos voisins pour des résultats douteux.

Une solution envisageable consisterait à réduire l'étendue des champs couverts mais à traiter ceux-ci en profondeur: définir rigoureusement la continuité d'une fonction, s'assurer d'une réelle maîtrise des fondements de la mécanique, exiger une connaissance sérieuse de quelques auteurs en philosophie...
En contrepartie, il faudrait maintenir une réelle diversité disciplinaire dans les premières années du supérieur: ma grande surprise lors de mon séjour sur un grand campus américain fut de découvrir que ses bienheureux étudiants pouvaient suivre jusqu'au bachelor's degree des cours de mathématiques, de théâtre et de littérature pour ne se spécialiser réellement qu'en masters. C'est parce que l'on exige en général une forte spécialisation juste après le bac que l'on est tenté de couvrir au lycée un champ démesuré, avec des résultats superficiels..

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 20 décembre 2007

Comme Sylvie Huguet, je pense que c'est le prof qui commet une erreur en ne donnant que 12 à la meilleure (d'autant plus que c'est ma gosse ! ;o)))) )

Ecrit par : yann | 20 décembre 2007

Il faudra comparer à la note du bac. Certains professeurs préfèrent que leurs élèves aient une bonne surprise qu'une mauvaise ce jour-là. Mon professeur de philo de terminale ne mettait jamais plus de 15 (c'est déjà mieux que 12); le jour de l'examen final on avait ainsi la satisfaction de progresser de 2 ou 3 points (à l'époque il était quasiment impossible d'avoir plus de 18 en philo au bac... cela a peut-être changé!)

Il est aussi possible qu'il se ménage une progression d'ici la fin de l'année, et que votre enfant atteigne 15 ou 16 à la dernière dissertation, ce qui aura un effet décuplé sur son estime de soi. J'ai eu quelques professeurs de lettres ou d'histoire qui ménageaient ainsi la possibilité aux meilleurs de se sentir "progresser"; ce qui est plus difficile lorsqu'on atteint 18 dès le début de l'année...

Ceci dit, 12 me semble un peu faible. Mais si vous voulez un avis objectif de professionnels (ou des éléments de comparaison), postez sa dissertation sur internet!
JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 20 décembre 2007

Que vous inspire l'égalité 2^4=4^2 ?

Ecrit par : Zorglub | 20 décembre 2007

les nombres irrationnels

plutôt "imaginaires" non ? (racine d'un nombre négatif)

Ecrit par : Robin | 20 décembre 2007

Et un sportif qui ne partirait pas sous prétexte qu'il ne sera pas premier, qu'en penseriez-vous ? Etre dernier, ce devrait être une incitation à faire mieux, sans cesse (être premier aussi, d'ailleurs). On ne se bat pas pour la note — sauf chez Antibi. On se bat pour soi — la note n'est qu'un indicateur, il faut être sérieusement taré pour en faire une fin en soi, ou la prendre comme une fin en soi. (...) Qu'une génération ne fonctionne qu'à la rétribution immédiate (et positive, s'il vous plaît) est un constat accablant, mais c'est cet état d'esprit même qu'il nous faut changer.
JPB
Ecrit par : brighelli | 20 décembre 2007

C'est un peu plus complexe, à mon sens. La note n'est pas une "rétribution" au sens où peut l'être une prime monétaire: une bonne note ne rend pas plus riche, ne donne rien à l'élève qu'il n'ait déjà. En ce sens, le bon élève qui fait de son mieux avec l'objectif d'obtenir une "bonne note" agit bien de manière "désintéressée": cette note ne lui procurera aucun avantage matériel (j'excepte ici les notes aux examens et concours qui ne constituent pas le quotidien du travail des élèves au cours de leurs 12 ans de scolarité obligatoire...)

Et pourtant, si on lui annonce que le devoir ne sera pas noté, son effort sera certainement moindre.

Qu'est-ce donc qui est recherché par l'élève à travers la note? L'estime du maître, de ses parents, de ses camarades et compétiteurs (au choix ou en même temps) : cette estime qui va lui permettre de se construire son estime de soi (cf. Girard: y compris dans le narcissisme, celui qui se désire lui-même modèle son désir sur celui de ses admirateurs... sans eux il n'est plus rien...)

C'est sans doute là que se situe d'ailleurs l'erreur d'Antibi et des promoteurs de l'évaluation par "compétences": inévitablement, l'élève va transformer cette évaluation neutre et objective en appréciation sur "ce que les autres pensent de lui".

Il est vrai que plus tard, dans la vie professionnelle, la rétribution monétaire pourra se substituer à l'évaluation désintéressée. Mais là aussi, les études effectuées sur le sujet font apparaître un résultat robuste: le salarié est bien plus motivé par l'estime que lui témoignent ses pairs, ses collaborateurs et ses supérieurs que par le montant de son bonus. Une prime faible est ressentie avant tout comme un manque de considération, beaucoup plus que comme un inconvénient matériel (les choses sont un peu différentes lorsque les montants en jeu sont tels que les conditions d'existence peuvent s'en trouver transformées, mais ce cas ne concerne qu'une toute petite minorité)

Bref, travailler "pour la note" ne peut vouloir dire que deux choses:
(1) travailler pour obtenir l'estime des autres qui valide l'estime de soi (cas le plus fréquent)
(2) travailler pour obtenir un avantage matériel que la note va procurer (réussite à un concours, à un examen qui ouvre certaines voies professionnelles, etc.)

Le cas (2) n'intervient en général que pour les diplômes de fin d'études et les diplômes et concours du supérieur (c'est par exemple une évidence pour les concours administratifs); pendant l'essentiel de la scolarité obligatoire, c'est le cas (1) qui domine.
L'agrégation constitue probablement un mélange des deux: elle ouvre la voie à une carrière professionnelle et confère en même temps un titre valorisant les qualités intellectuelles de son détenteur...
JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 20 décembre 2007

Comme Sylvie Huguet, je pense que c'est le prof qui commet une erreur en ne donnant que 12 à la meilleure (d'autant plus que c'est ma gosse ! ;o)))) )

Ecrit par : yann | 20 décembre 2007

Moi aussi ; je suis en désaccord avec la "constante macabre" d'Antibi, mais je pense qu'il faut utiliser tout l'éventail disponible et pas seulement dans les matières scientifiques.

Ecrit par : Robin | 20 décembre 2007

les nombres irrationnels

plutôt "imaginaires" non ? (racine d'un nombre négatif)

Ecrit par : Robin | 20 décembre 2007

Le contenu "philosophique" sous-jacent aux nombres irrationels est au moins intéressant que celui qui sous-tend les imaginaires.

L'existence des irrationnels (c'est-à-dire des nombres réels qui ne peuvent s'écrire sous forme de fractions entières) n'était pas admise par les pythagoriciens. Ils avaient démontré que racine de 2 ne pouvait s'écrire sous forme de fraction mais n'en avaient pas déduit qu'il s'agissait d'un autre type de nombre: pour eux ce n'était pas un nombre du tout.

Avec les irrationnels, on découvre aussi l'infini non dénombrable (ie: qui ne peut être mis en bijection avec l'ensemble des entiers)...

Plus fascinant peut-être encore: les nombres "transcendants"; c'est-à-dire ceux qui ne sont pas solution d'un polynôme entier (ie les nombres comme pi, e, et tout ce qu'on peut construire avec). Ces nombres constituent en fait la quasi-totalité des nombres réels (puisque l'ensemble complémentaire, celui des nombres "algébriques" constitué de solutions de polynômes entiers, est dénombrable...)!

Il y aurait de quoi fasciner les élèves en leur faisant découvrir la richesse de ce monde merveilleux... hélas c'est rarement tenté.
JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 20 décembre 2007

Cher Jesse Darvas,
votre phrase
"Avec les irrationnels, on découvre aussi l'infini non dénombrable" peut induire en erreur: si vous ajoutez aux rationnels toutes les racines (de tous ordres ) de tous les entiers, puis les racines de ces nombres, puis les racines...vous restez dans la clôture algébrique des rationnels, qui est un ensemble tout ce qui'il y a de dénombrable.
D'ailleurs aucun procédé ALGEBRIQUE ne permet d'arriver aux nombres transcendants (que vous évoquez plus bas), ce qui faisait dire à Kronecker que ces nombres transcendants. n'existent pas.
Par ailleurs votre assertion "les nombres transcendants, c'est-à-dire ceux qui ne sont pas solution d'un polynôme entier (ie les nombres comme pi, e, et tout ce qu'on peut construire avec) " est inexacte: avec e et pi on peut construire e+pi mais personne au monde ne sait si
ce nombre est transcendant, ni même s'il est rationnel...
A l'inverse le nombre e^i(pi) (qu'on peut construire avec e et pi) est rationnel vu qu'il vaut -1. [Par respect pour les lecteurs je m'abstiens de donner un contre-exemple trivial comme e*0=0, non transcendant]
Amicalement, A.S.

Ecrit par : Attila Smith | 20 décembre 2007

@Aristote,

Pourquoi dites-vous que Moot est snob ? Il a fait de brillantes études (ulm, agrégation) et il en est satisfait: rien de mal à cela.

@ Attila,

réponses brèves:
1) au pied du mat (si bateau en MRU)
2) pas de changement si glaçon eau douce dans eau douce, baisse si glaçon eau salée dans eau douce, hausse si glaçon eau douce dans eau salée
3) Oui, en principe (3 eme loi de Kepler T^2/a^3=4Pi^2/(G(Mt+m))
4) je ne suis pas sur de bien visualiser la situation, mais je dirais -L-L/(c-v)

Ecrit par : françois duhem | 20 décembre 2007

faute de frappe dans mon 4), je voulais écrire:
-L-L*v/(c-v)

Ecrit par : françois duhem | 20 décembre 2007

2) pas de changement si glaçon
Ecrit par : françois duhem | 20 décembre 2007

Ouh ! La masse volumique de la glace est plus faible que celle de l'eau (la preuve elle flotte).
La masse de l'ensemble ne change pas.
Donc le volume diminue !

A l'envers, et c'est plus évident, si vous congelez une bouteille d'eau (en plastique) elle gonfle !

Ecrit par : Zorglub | 20 décembre 2007

Cher Zorglub,
vous avez raison: le volume total "eau+glace" diminue en effet, puisqu'il passe de
"volume du verre + volume de la partie émergée du glaçon"
à
"volume du verre".
Le volume d'eau restant après la fonte remplit alors exactement le verre.
La solution de François Duhem est donc parfaitement correcte.
Quel plaisir de voir que tout le monde a raison!

Toute mon amitié aux blogueurs et à la santé d"Archimède,
A.S.

Ecrit par : Attila Smith | 20 décembre 2007

"Avec les irrationnels, on découvre aussi l'infini non dénombrable" peut induire en erreur: si vous ajoutez aux rationnels toutes les racines (de tous ordres ) de tous les entiers, puis les racines de ces nombres, puis les racines...vous restez dans la clôture algébrique des rationnels, qui est un ensemble tout ce qui'il y a de dénombrable.
D
Amicalement, A.S.

Ecrit par : Attila Smith | 20 décembre 2007

Irrationnels veut dire ici: complément dans R des rationnels. Ce qui conduit au non dénombrable.

[J'avais compris que Kronecker était un "finitiste": il n'y a pas que les nombres transcendants qui lui posaient problème. ]

Quant à pi et e, ma formule était effectivement lapidaire.. je pensais plutôt à des polynômes entiers de pi ou de e, lesquels sont par définition transcendants. Ce sont d'ailleurs les seuls nombres transcendants que l'on rencontre avec quelque régularité dans une scolarité secondaire..

Même si les nombres algébriques constituent un ensemble dénombrable, il demeure que leur existence en-dehors de l'ensemble des rationnels constituait un scandale pour les pythagoriciens. Lesquels avaient pourtant montré qu'il n'existe pas deux entiers x et y tels que x^2=2*y^2 (la démonstration est accessible à un élève de collège et ce genre d'histoire constitue à mon avis une bonne manière de faire de "l'histoire des sciences" en maths).

Pour ceux qui aiment les discours philosophiques sur les nombres, je recommande "Le Nombre et les nombres" d'A.Badiou. Il contient quelques élucubrations politico-philosophiques voire psychanalytiques, mais c'est aussi un exposé clair et pédagogique sur la définition du "nombre" par Peano, Cantor, Dedekind et sur les nombres "surréels" de Conway.

Qu'est-ce qu'un nombre en effet? La réponse n'est pas simple (même pour les nombres entiers!) et ce type de question pourrait constituer une bonne accroche pour un cours qui couvrirait un vaste champ (mais pas devant n'importe quel public).

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 20 décembre 2007

A côté du problème des sciences au bac se pose celui des sciences dans le grand public aujourd'hui.

L'époque est plus que jamais conditionnée par les techniques issues des sciences. La connaissance scientifique du citoyen étant une des conditions émergeantes de l'existence même de la démocratie. La nécessité d'une enseignement des sciences visant la connaissance pour la majorité des citoyens me paraît ainsi souhaitable. En quelque sorte, pour tous les sujets scientifiques (nucléaire, ogm, etc.) où le politique doit trancher "il faut savoir décider en relative méconnaissance de cause" (J.M Lévy-Leblond).

Plus ambigu est le statut épistémologique de la science elle même. Les ouvrages de vulgarisation scientifique ne se sont jamais autant vendus (idem pour les conférences et évènements divers). Mais je crois que beaucoup de gens veulent plus qu'on leur raconte des histoires qu'une réelle compréhension et pas seulement à cause des efforts à fournir et des réelles difficultés d'accession. Pour illustrer mon propos, je prendrais volontiers le cas de la physique quantique : tout le grand public raffole des discours post bachelardiens (*) à la sauce quantique. Mais qui a envie de savoir qu'il s'agit en fait de la première théorie physique construite dont les physiciens dans leur grande majorité se moquent de l'interprétation car c'est une théorie qui marche (et même formidablement bien) et que cela leur suffit. On se garde bien de le dire (c'est le fond de commerce de plus d'un scientifique en quête d'une deuxième carrière après l'assèchement des résultats de recherche). Et puis, au fond, il s'agit de rêves et il n'y a guère que les psychanalystes pour vouloir raisonner le rêve.

On revient aux belles histoires de l'oncle Paul (en version soft pour adultes consentants).

* : je fais très attention au "post" pour ne pas subir les foudres de Pendariès.

Ecrit par : dugong | 20 décembre 2007

2) Un verre contient de l'eau et un glaçon . Le niveau de l'eau atteint exactement le bord du verre. Que se passe-t-il après que le glaçon a fondu?

Ecrit par : Attila Smith | 20 décembre 2007

Merci à Francois Duhem d'avoir écrit les réponses. J'avais tout juste ! Même si j'ai furtivement pensé que le niveau baisserait, j'ai vite pensé au Titanic.
Et comme je suis un joyeux adepte de la main à la pâte (et dans la culotte du zouave), j'ai fait une expérience à midi avec un pastis.
Résultat : le niveau ne bouge pas ( à vue de nez ). Mais le pastis est un peu trop dilué ;o))

Ecrit par : yann | 20 décembre 2007

Yann a écrit : "j'ai fait une expérience à midi avec un pastis."

Personnellement, je n'attends jamais que le glaçon fonde entièrement pour le boire.

De la physique amusante sponsorisée par une marque de produist anisés ? Pourquoi pas !

A quoi reconnaîtra-t-on le "bon prof" de sciences physiques dans les futures années bling bling ?

Au nombre de stickers promotionnels cousus sur sa blouse.

De Ricard à Areva en passant par Bayer : travailler moins pour gagner plus !

Ecrit par : dugong | 20 décembre 2007

La Physique est la reine des Sciences, la grande Science. La Mathématique est une construction intellectuelle permettant notamment d'accéder à la représentation de l'univers qui nous entoure. Mais ce n'est pas une science en terme de description du monde environnant contrairement à la physique. D'ailleurs, une loi physique ne se démontre pas, c'est une constatation qui ne sera acceptée que si elle est sans cesse vérifiée. Par contre, elle sera détruite par un seul contre exemple.
On constate en fait que les théories physiques ne font pas table rase du passé, mais elles les prolongent, les précédentes n'apparaissant que comme des cas particuliers (les premiers termes d'un développement). Actuellement la Physique bute sur la grande Unification, la gravitation refusant d'entrer dans le moule de la quantification.

Il est absurde d'opposer les mathématiques à la physique car les physiciens utilisent les mathématiques pour décrire l'Univers. D'ailleurs les mathématiques sont également utilisées par d'autres sciences et parfois abusivement (pour tromper les gogos.....les Scientifiques de l'Education n'y sont pas encore arrivés car du niveau d'où ils viennent, les sciences sont absentes, mais ils utilisent à l'envi unes phraséologie issue des Sciences Humaines et de la Philosophie pour faire plus sérieux).

La recherche mathématique (comme celle de Laurent Lafforgue) a trouvé une nouvelle jeunesse quand les mathématiciens sont revenus à leur métier d'autrefois, la description du monde physique. Ils ont quitté l'abstraction extrême comme l'a illustrée le regretté Alexandre Grothendiek. L'informatique est de ce fait un outil d'une richesse exceptionnelle, bien loin des fumisteries de l'ordinateur à l'école, il a permis par exemple assez récemment la démonstration du théorème des 4 couleurs.

Pour en revenir à la physique, il faut savoir qu'elle traîne avec elle beaucoup d'autres sciences dont celles de l'Ingénieur (les techniques). Malheureusement en France, on fuit la difficulté des Sciences (sauf celles de l'Education). Résultat: un niveau faible, un avachissement généralisé au niveau international, peu d'innovations et donc un déficit croissant. L'Etat a investi dans la recherche pédagogique au lieu de la recherche véritable. L'école s'est écrasée, même les savoirs risquent de ne plus pouvoir être transmis (il faudra expatrier des étudiants en Chine ou en Corée pour qu'on puisse revenir dans le concert des Sciences)

L'expérience de "la main à la pâte" a été une erreur monumentale pourtant cornaquée par un grand scientifique expérimentateur. La leçon de chose d'autrefois était simple et intéressante, rapide et efficace, pas nécessairement ludique.

Ce qui est intéressant, c'est de noter que le budget de l'Education Nationale est le premier de France. La France consacre la plus forte part des pays de l'OCDE à l'Education et le niveau des élèves Français est l'un des plus bas de ces pays....il doit bien y avoir une raison. En tous cas, l'affluence que rencontrent Science Po, Socio, Ethno, Psycho n'augure rien de bon pour le futur.

Tous les journaux et magazines pratiquent l'Omerta sur le sujet, y compris Marianne qui pourtant se positionne en Don Quichotte de la presse Française, critiquant sans vergogne les confrères dont elle copie le comportement.

AT

Ecrit par : at | 20 décembre 2007

hors-sujet:
Si j'avais à soutenir le droit que les élèves ont de perturber les cours, voici ce que je dirais:
Les élèves ayant concentré leur attention pendant une heure entière, ils doivent perturber le cours suivant, pour esbaudir leurs esprits animaux surexcités.
Les cours seraient trop ennuyeux, s'ils n'étaient égayés par les élèves perturbateurs
Les auteurs dont il s'agit sont vieux de plusieurs siècles, et ils sont si démodés qu'il est presque impossible de s'y intéresser.
On ne peut se mettre dans l'esprit que l'Administration, qui est une institution si sage, puisse attendre des élèves, surtout des plus créatifs, qu'ils subissent sans broncher un enseignement frontal.
On peut juger de notre attitude en classe par celle que nous avons devant la télévision, qui ne s'offusque jamais de nos bavardages.
Une preuve que les professeurs n'ont pas le sens commun, c'est qu'il font plus de cas de Marcel Proust que de la Star Academy, qui chez les gens normaux, est un divertissement si prisé.
Il est impossible que nous supposions que les cours puissent être intéressants, parce que, si nous les supposions intéressants, on commencerait à croire que nous manquons nous-mêmes de discernement.
Des esprits chagrins et nostalgiques exagèrent trop les méfaits des élèves perturbateurs, parce que, s'ils étaient tels qu'ils le disent, ne serait-il pas venu dans la tête des ministres, qui font tant de circulaires inutiles, d'en faire une générale en faveur de l'application et du respect?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 20 décembre 2007

"Il est absurde d'opposer les mathématiques à la physique car les physiciens utilisent les mathématiques pour décrire l'Univers. "

Ecrit par : at | 20 décembre 2007

Ce sont souvent eux-mêmes qui se "chicanent, entre eux! Je l'ai souvent entendu verbaliser ces "chicaneries" par les professeurs de ces disciplines eux-mêmes, quand j'étais lycéen, et elles s'expliquent vraisemblablement par la raison même que vous donnez.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 20 décembre 2007

"Ce sont souvent eux-mêmes qui se "chicanent, entre eux! "

Si les mathématiciens et les physiciens se chicornent parfois, ils s'aiment néanmoins profondément car ils ont de profondes convergences.

Le vrai clivage se situe entre les précédents et les sciences dites naturelles (comme si la physique ne l'était pas !) : la biologie notamment.

Le regretté René Thom a écrit des choses très dures sur les biologistes et beaucoup reste vrai *. Notamment leur rapport magique avec l'expérimentation en l'absence de souci de théorisation globale.

* : ce faisant, j'espère voir émerger sur ce blog quelque biologiste du néant de l'informulé...

Ecrit par : dugong | 20 décembre 2007

Pourquoi pas une manifestation unitaire et nationale à Paris, le 24 janvier? Cela ferait faire en plus un peu de marche à pied au corps professoral fatigué d'être sans cesse dupé!

Ecrit par : buntovchik | 20 décembre 2007

Voyons, Buntovchik, vous voilà fomentant quelque diabolique projet en cette sainte journée! Vous n'avez donc aucune pensée émue pour notre bon chanoine honoraire de St Jean de Latran?
Croyez-vous qu'il demandera une stalle à l'abbaye de Beauchêne?
Mais je médis et je vois déjà le maître des lieux s'avancer le regard foudroyant...

Ecrit par : Sanseverina | 20 décembre 2007

Sanseverina, vous me cherchez…
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 décembre 2007

Les programmes actuels de Lycée, en chimie, pour ce que je connais le moins mal, oublient à mon avis deux ou trois choses essentielles:
1. Savoir discerner l'essentiel, le fondamental, de l'anecdotique ou de la "technique" .
2. Savoir accumuler les connaissances acquises depuis la Seconde, voire avant et construire un sujet de bac qui tienne compte de façon certes scolaire mais nécessaire de cette accumulation.
3. Donner à choisir plusieurs possibilités de résolution pour une même question.
Comment l'élève se situe-t-il dans ce contexte de laxisme généralisé? Comment arrive-t-il à savoir que ce qui est important c'est bien de savoir que dans le solvant eau il existe des acides faibles et qu'il en existe des forts, que la conductimétrie, ou la pH-métrie, ne sont que DES techniques, parmi d'autres, pour arriver à les distinguer.
Moi qui enseigne en première année d'université (en Fac des Sciences) je me reçois la vague de ces bacheliers "light"en pleine figure: je refais la plupart du temps ce que j'avais appris moi même en tant qu'élève en Première C il y a une trentaine d'années. Je suis obligé de réviser avec eux ce qu'ils ont appris en Seconde ou Première, sans doute, et qu'ils ont "oublié" complètement en Terminale, parce que "on ne faisait plus ça en Terminale".
Alors, il y a eu déjà des contacts entre enseignants du Secondaire et enseignants du Supérieur. L'expérience a montré que ça ne servait à rien. Les collègues du lycée nous disaient en substance:"On est bien d'accord mais on ne peut rien faire, on est tenus par des programmes stricts. Gare à nous si on s'en écarte."
Alors, le malaise est profond. Si rien ne change, si on n'arrive pas à inverser la vapeur, on aura des "chimistes" à 600 euros par mois, ou alors des analyses de chimie délocalisées en Chine ou en Inde. DHL (j'ai pas dit BHL!!!) il faut bien que ça serve à quelque chose, non?

Ecrit par : Velours | 20 décembre 2007

"Voyons, Buntovchik, vous voilà fomentant quelque diabolique projet en cette sainte journée! Vous n'avez donc aucune pensée émue pour notre bon chanoine honoraire de St Jean de Latran?
Croyez-vous qu'il demandera une stalle à l'abbaye de Beauchêne?"

y ira-t-il accompagné de Laurent Lafforgue, tous deux en robe de bure (sur Yvette) ?

L'abbaye accueille aussi les carla brunis mais pas en même temps. Les temps ont décidément bien changé.

Sur leur site, on lit "Notre congrégation a des missions en Amérique du Sud et aux Caraïbes".
Je m'inquiète : blanchiment d'âmes ou d'argent sale ?
Plus diabolique encore : est-on en train de négocier le retour des otages des farc contre l'exfiltration de Meirieu et sa clique de laquets ?

Ecrit par : dugong | 20 décembre 2007

Velours a écrit : "Les programmes actuels de Lycée, en chimie, pour ce que je connais le moins mal, oublient à mon avis deux ou trois choses essentielles:
1. Savoir discerner l'essentiel, le fondamental, de l'anecdotique ou de la "technique"

Tout à fait d'accord et on peut encore plus le dire en physique.

Nos élèves, faute d'un contenu suffisamment structuré, ne savent pas distinguer des lois générales (valables pour tous les "objets" du domaine, même si parfois elles ont un contexte d'application) de lois que je propose d'appeler "lois de conportement" qui décrivent de façon détaillée le comportement d'un type d'objet bien précis.

Par exemple, les élèves ne hiérarchisent pas clairement la loi des noeuds (loi générale de l'électrocinétique) de la loi d'Ohm en électricité (loi de comportement des conducteurs ohmiques). On pourrait multiplier les exemples.

Pas loin de cela, demandez donc à une classe de TS quelle différence existe entre une définition et une loi. Il vous faudra bien quinze jours de vacances pour vous remettre des quelques "réponses" qui "émergent" timidement au bout d'une minute...

A ce propos, il faudrait parler de l'émergence. Concept d'expert qui en a conduit certains au délire (ex J. treiner, grand pape du dernier GTD * de sciences physiques, voulant obstinément faire "émerger" l'exponentielle de l'étude de la radioactivité).

Je réserve ça pour la suite à moins que quelqu'un d'autre veuille se lancer...

* GTD : groupes techniques disciplinaires. Instances chargées par les précendents Maîtres du Moloch de définir les programmes dans chaque discipline.

Ecrit par : dugong | 20 décembre 2007

précédents Maîtres du Moloch

Avec toutes leurs dents ...

Ecrit par : dugong | 20 décembre 2007

Dugong a écrit:
"A ce propos, il faudrait parler de l'émergence. Concept d'expert qui en a conduit certains au délire (ex J. treiner, grand pape du dernier GTD * de sciences physiques, voulant obstinément faire "émerger" l'exponentielle de l'étude de la radioactivité).
(...)
* GTD : groupes techniques disciplinaires. Instances chargées par les précendents Maîtres du Moloch de définir les programmes dans chaque discipline."
Et il est malheureux de voir que des sociétés savantes, comme la SFC, ne s'inquiètent pas de la catastrophe annoncée avec les désastres des actuels programmes.

Ecrit par : Velours | 20 décembre 2007

lois de comportement ! Les cons portent tout mais quand même !

Ecrit par : dugong | 20 décembre 2007

"Et il est malheureux de voir que des sociétés savantes, comme la SFC"

Pour la société française de chimie, je ne sais pas mais pour la SF de physique, Treiner est dedans (il est secrétaire) et il a un ego sévère qui envahit l'espace-temps.

Les autres n'osent peut-être pas le froisser : la paix des ménages n'a pas de prix...

Ecrit par : dugong | 20 décembre 2007

Sylvie Huguet, votre parodie est très drôle. Puis-je vous citer dans un ouvrage à venir ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 décembre 2007

L'esprit des lois ou les lois de l'esprit ?

Ecrit par : dugong | 20 décembre 2007

"Et il est malheureux de voir que des sociétés savantes, comme la SFC"

Pour la société française de chimie, je ne sais pas mais pour la SF de physique, Treiner est dedans (il est secrétaire) et il a un ego sévère qui envahit l'espace-temps.

Les autres n'osent peut-être pas le froisser : la paix des ménages n'a pas de prix...

Ecrit par : dugong | 20 décembre 2007

Il faudrait peut-être proposer une évaluation nationale par les facultés des Sciences de trois ou quatre matières fondamentales, dont, notamment la chimie, à l'entrée à l'université, le bac ne permettant pas d'évaluer de façon claire ces matières, notamment du fait des consignes de correction lors du bac.
Ca ne sera pas une partie de plaisir que d'obtenir cela dans le contexte de course à l'autonomie des universités encouragée par le législateur, dans le contexte de "Plan réussite Licence" de Valérie Pécresse, voulant à tout prix rendre la première année de Licence moins "spécialisée" qu'elle ne l'est actuellement, c'est à dire déjà bien peu, mais malgré tout déjà "teintée", puisque les étudiants s'inscrivent en fac des Sciences pour faire...des Sciences et pas de la géo... De plus, beaucoup considèrent parmi les universitaires que finalement la sélection s'opère déjà "assez bien" comme elle se fait actuellement: les "meilleurs" en classe prépa, les "moins bons" à la fac. Vouloir la réussite de larges cohortes d'étudiants au-delà de la Licence est-ce vraiment souhaité par tous les universitaires? Et ensuite, niveau emploi, ça suit comment?

Ecrit par : Velours | 20 décembre 2007

Cher AT,
vous écrivez:

"La recherche mathématique (comme celle de Laurent Lafforgue) a trouvé une nouvelle jeunesse quand les mathématiciens sont revenus à leur métier d'autrefois, la description du monde physique. Ils ont quitté l'abstraction extrême comme l'a illustrée le regretté Alexandre Grothendiek."

Tout d'abord j'ai grand plaisir à vous annoncer que Grothendieck est toujours vivant.
Ensuite je m'étonne que vous écriviez que la recherche de Laurent Lafforgue ait quoi que ce soit à voir avec le monde physique: à quel article faites-vous allusion?
En tout cas son article fondamental, dans lequel il démontre la correspondance de Langlands pour les groupes linéaires sur un corps de fonctions, compte 242 pages de la revue prestigieuse Inventiones Mathematicae et pas une seule n'a de sens sans les notions introduites par Grothendieck, en particulier la cohomologie l-adique de faisceaux sur un schéma. Vérifiez vous-même!
Si vous considérez cet article comme ayant "quitté l'abstraction extrême", je serais très intéressé de connaître votre référence à des Mathématiques plus abstraites.

Recevez, en attendant, mes salutations aussi concrètes que chaleureuses.
Votre dévoué Attila S.

Ecrit par : Attila Smith | 20 décembre 2007

J.P.Brighelli, vous pouvez citer ma parodie à votre convenance. Heureuse que vous l'ayez appréciée.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 20 décembre 2007

Cher A.T., je suis heureuse de lire votre message, et vous envoie mon meilleur souvenir.

Un grand inspecteur de physique, André Vaschalde, avait écrit à François Bayrou une lettre ouverte, dans laquelle il déplorait "le découplage " des mathématiques d'avec la physique, lettre qui était restée sans réponse.
(Ce texte avait été envoyé sur le forum du Grand Débat) .
D'après ce qui précède, je vois que ce problème reste d'actualité.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 20 décembre 2007

Désolé du Hors-Sujet, mais :

Agrégation de Lettres modernes 2007
Agrégation externe - 90
Agrégation interne - 106

Je rappelle que l'agrégation externe est la plus exigeante (latin, langue vivante, Ancien Français, grammaire moderne, commentaire comparé, etc.). L'agrégation interne repose pour moitié sur la didactique à l'écrit, et ne comporte pas d'épreuves d'ancien français ni de latin ni de langue vivante...
Autrement dit, peut être un agrégé de lettres un professeur qui ne connaît RIEN au latin, ni à l'ancien français, ni aucune langue. Par contre, il doit être bon en "didactique", matière dont l'évaluation est aléatoire et subjective, surtout qu'elle n'a pas lieu face à de vrais élèves mais entièrement sur papier !
On ne peut pas féliciter Xavier Darcos : c'est la première année où il y a plus de places en agrégation interne qu'en externe...

Ecrit par : Jeremy | 20 décembre 2007

Saperlotte de saperlipopette une nouvelle note! C'est Noël!
Il va me falloir quatre paires d'yeux pour lire tout cela...
Bonsoir, bonsoir...
je n'oublie pas de cocher la petite case pour l'abonnement et je reviens à la prochaine note...

Amitiés au cher maître des lieux;):)

Ecrit par : Saperlipopette | 20 décembre 2007

"Un grand inspecteur de physique, André Vaschalde, avait écrit à François Bayrou une lettre ouverte, dans laquelle il déplorait "le découplage " des mathématiques d'avec la physique, lettre qui était restée sans réponse."

D'ailleurs, la lettre d'André Vaschalde est téléchargeable sur le site du GRIP :

http://grip.ujf-grenoble.fr/documents/vaschalde/LBayrou96.doc

Ecrit par : dugong | 21 décembre 2007

C'était le temps où il se trouvait des IPR pour écrire es qualité quand il le fallait (ni trop souvent ni jamais) au Maître du Moloch.

Pas comme un vulgaire Frackowiak qui se planque frileusement sous le parapluie syndical dès qu'il fait mauvais temps.

On a les IEN qu'on mérite dirait loublanka.

Ecrit par : dugong | 21 décembre 2007

Pour mieux comprendre la nature de problèmes spécifiques rencontrés par nos élèves de terminale S, un exercice "simple" tout à fait dans le cadre des programmes actuels (pour le contenu) :

"On considère un tuyau métallique très long rempli d'eau. Quelqu'un frappe sur le tuyau avec un objet métallique. Une autre personne, plus loin a l'oreille posée sur le tuyau et perçoit deux bruits secs dont elle a mesuré l'écart des temps de réception noté tau = 1,8 s. On connait les vitesses notées ce et cm du son dans l'eau et dans le métal : respectivement 1,5 et 5 km/s. Montrer que ces données permettent de déterminer la distance d entre les deux personnes."

Cet exercice est en plein dans le programme de term S sur les ondes (partie traitée au premier trimestre en général). Si vous le donnez tel quel aux élèves et que vous observez la façon dont ils l'abordent, vous en verrez beaucoup qui essaieront de trouver l'opération (unique !) qui, magiquement va donner la solution d'un seul coup ; par exemple : d = 5 . 1,8 - 1.5 . 1,8 ou toute variante de ce genre (certains sentent confusément qu'il est question de la différence des vitesses).

Aucun n'abordera, malgré vos lents et loyaux services, le problème délicatement avec schémas et travail littéral.

Et, quand, après un sévère guidage, vous arrivez à tau = d/ce - d/cm, très peu sont capables d'y reconnaître dans le contexte une équation du premier degré et de déployer la stratégie classique pour la résoudre.

Après avoir dénoncé les abus de calculs littéraux qu'on faisait effectivement dans les années 70 (en prépas notamment !), on en est arrivé à plus de calculs litteraux du tout. A cela s'ajoute le culte de la vitesse : il est inconcevable pour la plupart de nos élèves qu'un problème ne puisse pas se résoudre directement par une opération directe.

Résultat : le spectacle navrant d'une classe de TS toute entière engluée dans un exercice comme celui-ci ...

Et tout cela sur fond de grandes phrases de nos grands experts déclarant à l'envi qu'on doit exalter le qualitatif et faire de la "physique avec les mains" * . Ils devraient comprendre pourquoi les soutiers que nous sommes s'énervent quand on les entend déraisonner ainsi de façon irresponsable.

On a les élèves et les experts qu'on mérite dirait loublanka.

* Malgré ces beaux discours et leur abondante mise en oeuvre au collège l'immense majorité des élèves ne cherchent pas à s'identifier, par empathie, aux diverses situations d'un problème. Ici, par exemple, s'identifier à chacune des deux personnes.
L'empathie ne s'apprend pas comme une technique : elle se désire (comme la Grâce...)

Ecrit par : dugong | 21 décembre 2007

Il y a un lien entre ce que je viens d'écrire et la déclaration que vient de faire Michel Delord pour présenter SLECC à la conférence sur l'avenir des mathématiques dans l'éducation (Lisbonne)

voir http://michel.delord.free.fr/lisbonne.pdf et notamment le dernier paragraphe de la page 4 ...

Ecrit par : dugong | 21 décembre 2007

Lisez le texte de Michel Delord : c'est simple et magistral. Merci !!

et ça améliorera votre anglais courant !

Ecrit par : dugong | 21 décembre 2007

Question aux spécialistes.
Comment se traduit en physique-chimie la pédagogie unique : càd la découverte, l'induction, le travail en groupe et autres lubies à la c.. ?
Autrement dit, est-ce que les zaprenans doivent devenir des petits Newton après (ou avant ?) être devenus des Champolllion dans les matières littéraires ?

Ecrit par : P. Azimont | 21 décembre 2007

Il faut ajouter à tout ce qui a été dit que, si l'on sollicite, ô combien, les universitaires pour être présidents de jurys de bac, le "premier grade universitaire" (!!!), jamais je n'ai vu passer le moindre questionnaire, la moindre enquête, sur ce que les universitaires attendent des étudiants frais émoulus qui débarquent en Première année.

Ecrit par : Velours | 21 décembre 2007

A ce propos, il faudrait parler de l'émergence. Concept d'expert qui en a conduit certains au délire (ex J. treiner, grand pape du dernier GTD * de sciences physiques, voulant obstinément faire "émerger" l'exponentielle de l'étude de la radioactivité).

Je réserve ça pour la suite à moins que quelqu'un d'autre veuille se lancer...

Ecrit par : dugong | 20 décembre 2007

Il ne me paraît pas complètement idiot d'utiliser la radioactivité pour expliquer la fonction exponentielle.
C'est en tous cas ce que j'ai fait la semaine dernière avec ma fille (Oh, pute borgne, je me prends pour cadichon ou mâme valette !), en utilisant biologie, chimie et tonneau des Danaïdes.
Maintenant, de là à faire "émerger" une définition stricte de l'exponentielle, je suis d'accord, ça ne suffit pas. Mais ça permet de poser l'équa diff et d'aller plus loin, ce que j'ai fait avec mon copain Euler.
J'ai bon ?

Ecrit par : yann | 21 décembre 2007

Jérémy, ne soyez pas mesquin ! La sélectivité de l'agreg interne doit être assez proche de l'externe et n'oubliez pas à tout peser qu'il fût des années fastes où le recrutement était généreux ; faut-il alors connaître le cru et le classement de chacun pour distinguer un "bon agrégé interne" d'un "mauvais externe" ?

Ecrit par : victor | 21 décembre 2007

De plus, vérification faite dans le très sérieux "L'Agrégation"(n° 429 et 430), vos chiffres sont faux :
- agreg externe 2007, Lettres modernes : 114 admis (sur 973 présents)
- agreg interne 2007, id. : 100 admis (sur 1234 présents) ;

vous voyez que la sélectivité de l'agreg interne rétablit un peu le déséquilibre des épreuves...

Ecrit par : victor | 21 décembre 2007

Victor,

Cela a déjà été dit, la corrélation entre le taux de réussite à un concours et sa difficulté est loin d'être parfaite. Je trouve scandaleuse la tendance qui s'amorce: disparition progressive de l'externe en faveur de l'interne, sans doute pour économiser des postes et nous préparer à la disparition programmée de l'agrégation, puis du CAPES.

Ecrit par : françois duhem | 21 décembre 2007

"Oh, pute borgne, je me prends pour cadichon ou mâme valette"

Ecrit par : yann | 21 décembre 2007

Non! Pitié! Pas mâme Valette!

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 21 décembre 2007

Yann a écrit : "Il ne me paraît pas complètement idiot d'utiliser la radioactivité pour expliquer la fonction exponentielle.
C'est en tous cas ce que j'ai fait la semaine dernière avec ma fille (Oh, pute borgne, je me prends pour cadichon ou mâme valette !), en utilisant biologie, chimie et tonneau des Danaïdes.
Maintenant, de là à faire "émerger" une définition stricte de l'exponentielle, je suis d'accord, ça ne suffit pas. Mais ça permet de poser l'équa diff et d'aller plus loin, ce que j'ai fait avec mon copain Euler.
J'ai bon ?"

Qu'il y ait dans l'exponentielle un aspect du type "plus y'en a plus ça croit vite" ou "plus y'en a, plus ca diminue vite", c'est inédniable. De là à utiliser la radioactivité, phénomène complexe, statistique ! comme méthode d'exposition, on peut trouver mieux ...

De plus, je pense que l'intégration numérique d'une équation différentielle est utile (Euler voire Runge-Kutta) mais ne remplace pas le concept de dérivée s'il n'est pas déjà un peu sédimenté.

La méthode d'Euler (et ses raffinements dans les méthodes R-K) ne fait jouir que les gens qui ont déjà le concept de dérivée.

Quant aux élèves qui nous arrivent en terminale ..!

Ecrit par : dugong | 21 décembre 2007

A François Duhem : à quelle "disparition programmée" allons-nous d'ailleurs échapper ?
Le CRAP se réjouit déjà de constater la liquidation des statuts "obsolètes" mise en scène par la commission Pochard...et M. Kessler (revue Challenges) évoque, lui aussi pour s'en réjouir, celle de tout le programme du CNR de 1945. Continental a renvoyé ses salariés à 1936 et une future "réforme" sur le service minimum en cas de grève nous ramènera au Second Empire...
Il n'y a que "Gaby" Cohn-Bendit pour se réjouir d'avoir obtenu du ministre la peau de cinq collèges pour élargir son "expérience" assise sur le fabuleux succès de St-Nazaire.

Ecrit par : victor | 21 décembre 2007

Zorglub,

Un mot d'explication sur le cas glaçon d'eau douce dans de l'eau douce: par Archimède (!), le volume immergé du glaçon est exactement égal au volume d'eau liquide qu'il donnera une fois qu'il aura fondu, par conséquent, le niveau reste le même.
Dans le cas glaçon d'eau douce dans de l'eau salée, le volume immergé du glaçon est inférieur au volume d'eau douce que donnera le glaçon une fois fondu, le niveau monte donc.
Pour le dernier cas, je vous laisse conclure par ous-même.

Ecrit par : françois duhem | 21 décembre 2007

Victor,

Il me semble que, par souci d'uniformisation avec les autres pays européens, le projet est de remplacer les concours nationaux par des diplômes de type master... gérés par les IUFM (ouille !).

Ecrit par : françois duhem | 21 décembre 2007

RAPPEL D'EVIDENCES DIVERSES SUR LA PHYSIQUE. Michel Hulin, Juin 1987

home.nordnet.fr/~dduverney/monsite/niveau3/hulin.pdf

Ecrit par : Katana | 21 décembre 2007

..."ouille" aussi ! Les pédagos vont en braire de joie !

Ecrit par : victor | 21 décembre 2007

L'abbaye accueille aussi les carla brunis mais pas en même temps. Les temps ont décidément bien changé.

Soeur Carla n'a pas laissé le chanoine de bois. La pécheresse ne s'est pas encore repentie, mais l' Eglise est patiente !


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Sur leur site, on lit "Notre congrégation a des missions en Amérique du Sud et aux Caraïbes".
Je m'inquiète : blanchiment d'âmes ou d'argent sale ?
Plus diabolique encore : est-on en train de négocier le retour des otages des farc contre l'exfiltration de Meirieu et sa clique de laquets ?

Ecrit par : dugong | 20 décembre 2007

Prions sainte Rita, patronne des causes perdues !

Ecrit par : Robin | 21 décembre 2007

"Jérémy, ne soyez pas mesquin ! La sélectivité de l'agreg interne doit être assez proche de l'externe et n'oubliez pas à tout peser qu'il fût des années fastes où le recrutement était généreux ; faut-il alors connaître le cru et le classement de chacun pour distinguer un "bon agrégé interne" d'un "mauvais externe" ?"

Ecrit par : victor | 21 décembre 2007

Jérémy ne s'est pas trompé, il a donné les chiffres de la session 2008, pas ceux de la session 2007. Et il a parfaitement raison : l'agreg interne de lettres mo, c'est pipeau à côté de l'externe. Même le dernier au classement à l'externe aura réussi un concours trois fois plus difficile que le premier à l'interne. C'est encore plus caricatural en lettres classiques, où l'agreg interne est plus facile que le capes externe. Rappel : à l'agreg interne de classiques, il n'y a qu'une "composition didactique" et une version au choix (grecque ou latine). Au capes, externe, il y a une disserte, une version grecque et une version latine. Et à l'agreg externe, une disserte, deux versions, un thème grec et un thème latin (et la notation qui va avec). Et je ne parle que de l'écrit. Même le programme de littérature est allégé, à l'interne.

Avant qu'on me tombe dessus, je précise que je ne suis pas agrégée. J'ai préparé l'agreg la même année que le capes. En fait, j'ai surtout préparé l'agreg, le capes, bof. J'ai eu le capes "fingers in ze nose" , bien classée, et je me suis plantée à l'écrit de l'agreg (raté à trois points de l'admissibilité pour cause de vautrage inattendu en thème latin). J'ai néanmoins appris énormément lors de cette année de préparation. J'ai tiré un profit considérable de toutes les heures que j'ai passées à faire du thème à un très haut niveau. Ca m'a permis de combler pas mal de mes lacunes en grammaire (grecque et latine).

Pour un comparatif entre les épreuves des différents concours : http://gsiac2.adc.education.fr/gsiac2/fGuide.

Ecrit par : Kap | 21 décembre 2007

A Kap

1) Jérémy avait bien écrit 2007 mais je prends acte du correctif

2) je ne vous "tomberai pas dessus" pour la bonne raison que nos querelles vaudront bientôt peau de balle si j'en crois le dernier post de François Duhem. Les IUFM trancheront le débat (comme la guillotine a réconcilié noblesse d'épée et noblesse de robe)...

Ecrit par : victor | 21 décembre 2007

@jeremy
Pas d'accord du tout avec vous, en ce qui concerne l'agrégation interne.
Certes, je n'ai pas fait de latin( de mon temps, en 6ème, on choisissait entre classique et moderne, et mes parents ont mal choisi pour moi ), mais, en langues et surtout en ancien français, j'avais un niveau dont je n'ai pas lieu de rougir. Au CAPES, en 69, il y avait, outre la dissertation générale, une version de langue et une épreuve mixte d'ancien français et de français moderne. Après cela, certains de mes condisciples, pas plus latinistes que moi, ont décroché l'agrég. externe avec quasiment 0 en latin.. Bien des années plus tard, les enfants élevés, j'ai passé l'interne, et je ne me reconnais pas dans le portrait que vous brossez de ses lauréats. Outre la didactique (coef.8), il y a une dissertation sur programme (coef.12), et, à l'oral, une leçon, une explication de texte assortie d'un exposé de grammaire, et un commentaire composé oral (5 à 7 pages à organiser en 2 heures). Ces épreuves orales ne sont pas faciles, loin de là, et j'eusse pour ma part préféré une version de langue et de l'ancien français plutôt qu'une dissertation de didactique!

Ecrit par : mouron rouge | 21 décembre 2007

Je vous comprends, mouron rouge. Il est tout à fait anormal qu'il y ait une dissertation de didactique (exemple même de la fausse science et de la science fausse) à l'agrégation. C'est contraire à l'éthique du concours, qui est de maintenir la tradition de la clarté et de la netteté de l'idée bien françaises. Le contraire de Meirieu, qui n'est, je le rappelle, ni agrégé ni certifié.

Ecrit par : Jean | 21 décembre 2007

@ Kap : Merci d'avoir confirmé la différence entre les agrégations interne et externe.

@françois duhem : Je partage votre sentiment : on fera disparaître peu à peu l'agrégation. Ca fait 15 ans qu'on en parle, il faudra bien que ça arrive un jour... Je pense même que c'est l'externe qui sera supprimée, et qu'on fera de l'agrégation interne un moyen de promotion interne.

@Mouron rouge : Je n'ai pas dit qu'il était facile d'avoir l'agreg interne, ni que l'agreg interne ne valait rien. J'ai dit qu'elle sanctionne à l'écrit, pour moitié, les compétences du candidat en didactique, dont on sait tout le mal qu'on peut en dire. Que vous soyez forte en ancien français et en langues vivantes, grand bien vous fasse, mais ce n'est d'aucune utilité pour l'agreg interne ! Par contre, il faut être bon en didactique.

@Victor : C'est la toute première année où il y a plus de reçus à l'agrégation interne qu'à l'agrégation externe. On reconnaît donc une plus grande valeur à l'épreuve de didactique (spécifique à l'interne) qu'aux épreuves généralistes de l'externe (ancien français, latin, langues vivantes, textes hors programme. Puisque vous ressortez les chiffres de l'année dernière, comparez-les avec ceux de cette année : vous verrez bien. Enfin, je n'ai pas dit que l'agreg interne n'est pas sélective, bien sûr qu'elle l'est, mais ce sont les critères de sélection qui me posent problème : pour être formateur à l'IUFM, on ne fait pas non plus entrer n'importe qui, tout dépend seulement des critères que l'on prend...
Je vous indiquerai enfin que les agrégés internes sont presque toujours désignés d'office pour être tuteurs pédagogiques, et ce même dès leur année de stage. Ca se passe en tout cas comme ça dans mon entourage (eh oui, je cotoie des agégés internes, au demeurant fort sympathiques).

Ecrit par : Jeremy | 21 décembre 2007

A Jérémy,
...tout à fait d'accord avec vous sur l'essentiel mais lorsque j'ai passé (1995) l'agreg interne histoire -géo (étant bi-admissible à l'externe), les préparateurs (parfois membres de jury) nous conseillaient vivement de "laisser tomber" tout zèle excessif en la matière étant eux-mêmes incapables d'évaluer la "didactique"... Le jury d'une épreuve d'oral m'a même interrompu lors d'une "transposition didactique" pour revenir au "savoir savant" !
Si je suis tuteur pédagogique (sollicité, pas volontaire), je le dois à une expérience d'ancien combattant en "ZEP/zone sensible" connue des IPR, pas à l'agreg (interne ou externe).

Ecrit par : victor | 21 décembre 2007

(les scientifiques et le maître des lieux vont nous maudire pour détournement de fil et ils auront raison !)

Ecrit par : victor | 21 décembre 2007

Je me souviens d'avoir donné comme exercice quelque chose du genre "sachant que la concentration en vitamine C d'un jus d'orange est de ... g/L, quel volume minimal de jus d'orange doit on boire pour absorber la dose journalière recommandée ... g?"
Certains de mes élèves avaient trouvé plusieurs dizaines de litres, sans que ça les choque.

Ecrit par : julie | 21 décembre 2007

Pour Dugong, illustrant la page 4 du texte de Michel Delord.


"Consignes pour résoudre au mieux les problèmes de mathématiques.


Consigne 1 ) Dans la mesure du possible, évitez de lire l'énoncé du problème. Cela prend du temps, et provoque une certaine confusion.

Consigne 2 ) Relevez les nombres contenus dans le problème dans leur ordre de présentation. Soyez attentif à la présence éventuelle de nombres écrits en lettres.

Consigne 3 ) Si la consigne 2 comporte trois nombres ou plus, le meilleur parti est de les additionner.

Consigne 4 ) S'il y a seulement deux nombres approximativement de la même grandeur, la soustraction risque de donner le meilleur résultat.

Consigne 5 ) S'il y a seulement deux nombres, et que l'un est nettement plus petit que l'autre, vous pouvez faire une division, si cela colle à peu près, sinon, tentez une multiplication.

Consigne 6 ) Si le problème vous semble évoquer une formule, choisissez une formule qui comporte assez de lettres pour utiliser tous les nombres trouvés dans le problème.

Consigne 7 ) Si les consignes 1 à 6 ne semblent pas marcher, faites une dernière tentative en désespoir de cause.

Prenez la liste des nombres trouvés dans la consigne 2, et effectuez environ deux pages d'opérations utilisant au hasard tous ces nombres.

Vous pourrez entourer environ cinq ou six réponses sur chaque page, au cas où il arriverait que l'une d'elles soit la bonne réponse. Vous pourrez au moins en espérer une certaine estime pour avoir travaillé dur!

Ce texte assez désopilant est un document humoristique américain, (j'espère ne pas avoir trahi son sens en le traduisant) que j'ai trouvé sur le site http://michel.delord.free.fr/captain1-0.pdf, (voir Michel Delord : 'Réhabiliter l'école primaire') mais malheureusement, il se fonde sur la réalité de ce qui se passe dans l'E.N., illustrant bien ce que dit Michel Delord : 'La spirale infernale qui prétend faciliter la compréhension en allégeant les savoirs fondamentaux' .

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 21 décembre 2007

Voici l'original.
Anne-Marie.

C'est en fait une blague américaine, mais je ne suis pas loin d'avoir constaté sa réalité chez des enfants de sixième.

'Stratégie utilisée par les élèves pour 'trouver la bonne opération.' ( A Student's Misguide to Problem Solving.)

Rule 1 : If at all possible, avoid reading the problem. Reading the problem only consumes time and causes confusion.

Rule 2 : Extract the numbers from the problem in the order they appear. Be on the watch for numbers written in words.

Rule 3 : If rule 2 yields three or more numbers, the best bet is adding them together.

Rule 4 : If there are only two numbers wich are approximately the same size, then substraction should give the best results.

Rule 5 : If there are only two numbers and one is much smaller than the other, then divide if it goes evenly - otherwise multiply.

Rule 6 : If the problem seems like it calls for a formula, pick a formula that has enough letters to use all the numbers given in the problem.

Rule 7 : If the rules 1 - 6 don't seem to work, make one last desparate attempt. Take the set of numbers found by rule 2 and perform about two pages of random operations using these numbers. You should circle about five or six answers on each page just in case one of them happens to be the answer. You might get some partial credit for trying hard.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 21 décembre 2007

'La spirale infernale qui prétend faciliter la compréhension en allégeant les savoirs fondamentaux' .

Cette spirale infernale s'actionne par le fait que l'idéologie prévaut sur la réalité que l'on somme de coller aux objectifs fixés, coûte que coûte, à grand renfort d'une novlangue qui allait opérer une véritable révolution sémantique. A la notion claire de compréhension, fondée sur une qualité d'attention (écoute, concentration, discipline) et une attitude d'application (rigueur et persévérance) allait se substituer celle de "stratégies cognitives" que l'apprenant mettrait en oeuvre pour réussir. C'était ouvrir la porte au système brûleur d'étapes des expédients, des raccourcis et, finalement, de l'escamotage. Tout le monde ne peut pas dire comme Einstein : "Je n’ai pas échoué, j’ai trouvé dix mille moyens qui ne fonctionnent pas."

Ecrit par : Magister | 21 décembre 2007

Si je me tais, outre une grande fatigue, c'est que chaque mot de l'énoncé de physique offert en pitance sur ce blog est l'émanation même, à mon sentiment, du pédagogolisme ambiant. Ça vous a une de ces tronches de Main à la Pâte et d'auto-construction des savoirs!
Je ne savais peut-être, à l'issue de ma TC, que sept problèmes type, c'est possible! En tout cas, c'est avec mon embryon de cerveau et de données mathématiques que je les résolvais, et sans par cœur, parce que je les entendais très bien dans mon petit cerveau de gamine de seize ans. Ils étaient beaucoup plus simples et beaucoup plus compliqués et ... productifs?

Ecrit par : dobolino | 21 décembre 2007

provoc illusoire !

Je vous pardonne parce que vous ne savez pas de quoi vous parlez.

Faites les exercices et vous en reparlerez après.

Ecrit par : dugong | 21 décembre 2007

Bon! Allons-y! J'imprime le sujet pour un Bac C 71 licence de physique et donne le lien à un autre bac C 71, ingénieur dans votre pays de rêves où René Girard s'exploie. Je verrais bien ce qu'ils en penseront.

Ecrit par : dobolino | 21 décembre 2007

Je me souviens d'avoir donné comme exercice quelque chose du genre "sachant que la concentration en vitamine C d'un jus d'orange est de ... g/L, quel volume minimal de jus d'orange doit on boire pour absorber la dose journalière recommandée ... g?"
Certains de mes élèves avaient trouvé plusieurs dizaines de litres, sans que ça les choque.

Ecrit par : julie | 21 décembre 2007


Dans le même style, certains de mes élèves (en SMS) avaient trouvé qu'un bocal de perfusion devait être situé à 10 mètres de hauteur par rapport au patient perfusé...

Plus consternant, cette année dans une de mes classes de seconde, à peu près 80% des élèves ne sait pas trouver la masse d'un contenu, connaissant la masse du contenant et la masse du tout. La plupart ne connaissait pas d'unité de masse et encore moins celles d'un volume alors imaginez leur maîtrise des conversions....
Je ne concois pas d'enseigner la physique "avec les mains" comme il nous est de plus en plus demandé mais avec ce genre de classe, je suis obligée de baisser mes exigences... ceci, bien malgré moi.
J'essaie de les remettre à niveau, mais ils ont de telles lacunes qu'une année n'y suffira pas.
Je me demande comment on a pu laisser ces gosses dans une telle ignorance jusqu'à la seconde. Et je m'en veux de ne pas faire avec eux ce que je fais avec d'autres élèves moins "perdus" : j'ai l'impression de les mépriser, comme l'institution scolaire les a méprisé en les laissant passer dans la classe supérieure avec de telles lacunes sans se soucier le moindre du monde des difficultés qu'ils rencontreraient à un moment donné ou à un autre.

Ecrit par : autrecat | 21 décembre 2007

Je vous pardonne parce que vous ne savez pas de quoi vous parlez.

Faites les exercices et vous en reparlerez après.

Ecrit par : dugong | 21 décembre 2007

Allons! Je n'ai guère le temps de vous prendre au mot et ai arrêté la physique il y a trente ans. J'avoue être très nulle: je ne sais construire mes savoirs seule sans béquille et emplâtre en ce domaine. D'autres ont ma prédilection.
Le premier m'a répondu que c'était trop expérimental et que ça l'aurait fait chier d'avoir ce genre de truc à faire mais que, préparé à ce genre d'épreuve, il aurait assumé, en bon élève bien baigné dedans et bien obéissant. Et que, de toute façon, il aurait su répondre et n'aurait rien eu à perdre au jeu et tout à gagner... Bon, ceci dit, d'après lui, c'est quand même de la bonne physique-chimie, c'est pas des questions de certif...

Ecrit par : dobolino | 21 décembre 2007

Je vous pardonne parce que vous ne savez pas de quoi vous parlez

Ecrit par : dugong | 21 décembre 2007

Bien sûr que je n'en sais plus rien depuis bien longtemps! C'est normal! Et vous pouvez me pardonner.
On met quoi, devant? La charrue ou les bœufs? Les bœufs sont réputés très bêtes, très lourds et très besogneux.

Ecrit par : dobolino | 21 décembre 2007

Je n'ai pas pu donner mon avis avant, je devais réceptionner une livraison (Pommard, Fixin, Côtes de Beaune) pour regarnir ma cave.
Je ne me souviens plus du détail de ce que j'ai appris en prépa ou au lycée mais il me semble que j'aurais su faire la chimie et l'électricité en terminale (il y 20 ans déjà...).
A la lecture des sujets, il semble que les élèves fassent plus de travaux pratiques qu'à mon époque, ce qui est une bonne chose. Je me souviens que pour l'électromagnétisme, nous n'avions fait que des "expériences de papier". Or, par rapport aux autres parties du programme, c'est quand même quelque chose d'assez différent et connaître des formules, c'est une chose, comprendre ce qui se passe en est une autre.
A la lecture des interventions des professeurs de physique, il semble qu'on ait régressé concernant les formulations mathématiques. Est-ce le constructivisme ? Demander aux élèves d'arriver à formaliser eux-mêmes, même s'ls ont à peu près compris le phénomène, est idiot. On a donc gâché une bonne idée (faire plus de manips) en baissant les exigences mathématiques. Dommage...

Ecrit par : Japhet | 21 décembre 2007

Bonjour,

Pour ceux qui s'intéressent à l'agreg interne, je peux vous donner le nombre de postes en espagnol en 2008: 26 (4 de moins que l'année dernière, ça ne fait pas beaucoup...) Pour l'externe, il y a une cinquantaine de postes à peu près, ce qui me manque, c'est le nombre exact d'inscrits pour ces deux concours. En général, il y a 500 inscrits à l'interne, en gros.

Ce qui est sûr, c'est que le programme de l'interne est plus léger, pas de linguistique ni de LV ou latin et programme de littérature plus "light". L'écrit n'est pas encore soumis à la didactique, les épreuves sont "traditionnelles". Par contre, à l'oral, une des deux épreuves est une épreuve de didactique et c'est là où les résultats sont les plus catastrophiques.

Ce qui me rassure, c'est beaucoup des reçus que j'ai rencontré, ont eu ce concours malgré de mauvaises notes en didactique. Ensuite, ils en ont aussi profité pour se libérer un peu plus du joug pédagogique et ils ont bien fait.

Enfin, pour moi, cette année, ce n'est pas gagné mais je remets ça en 2009 ( et vite, avant que l'agreg ne disparaisse totalement, ce sont les bruits qui courent)et à l'interne toujours, les "concurrents" n'étant pas les mêmes qu'à l'externe.
En attendant, je vous souhaite à tous d'excellentes vacances.
hasta luego,

Maria

Ecrit par : maria | 21 décembre 2007

A quoi reconnaîtra-t-on le "bon prof" de sciences physiques dans les futures années bling bling ?

Au nombre de stickers promotionnels cousus sur sa blouse.

De Ricard à Areva en passant par Bayer : travailler moins pour gagner plus !

Ecrit par : dugong

Lorsque certains collègues s'indignèrent de l'existence, au sein de notre lycée, d'une salle "Microsoft" (nous avons des BTS d'informatique), je proposai pour les chimistes une salle "Coca-Cola".

Ecrit par : Moot | 21 décembre 2007

est-on en train de négocier le retour des otages des farc contre l'exfiltration de Meirieu et sa clique de laquets ?

Ecrit par : dugong

Tiens, ce serait une bonne idée : récupérer les otages en les remplaçant par d'autres, pris parmi les pédagogos et les politiciens les plus véreux. Histoire de camoufler au mieux l'arnaque (car des prisonniers que l'on ne souhaite pas récupérer ne sont plus que des choses encombrantes dont on est déchargé, et c'est s'offrir des gardiens gratuits que les confier aux révolutionnaires colombiens), offrons-leur deux de ces individus contre un seul de leurs actuels otages.
Gageons qu'avec un peu de chance, sous l'influence de ces prisonniers pontifiants, chaque membre des FARC auto-construira sa révolution rouge et prolétarienne, et qu'ainsi la guerilla s'auto-détruira.

Ecrit par : Moot | 21 décembre 2007

Soeur Carla n'a pas laissé le chanoine de bois.

Ecrit par : Robin

De bois, en totalité, non, mais en partie, si, justement, si.

Ecrit par : Moot | 21 décembre 2007

Je me souviens d'avoir donné comme exercice quelque chose du genre "sachant que la concentration en vitamine C d'un jus d'orange est de ... g/L, quel volume minimal de jus d'orange doit on boire pour absorber la dose journalière recommandée ... g?"
Certains de mes élèves avaient trouvé plusieurs dizaines de litres, sans que ça les choque.

Ecrit par : julie

Ils avaient peut-être une très très grosse soif.

Ecrit par : Moot | 21 décembre 2007

Dobolino, remettez nous les trois problèmes ayant trait au principe d'Archimède.

J'ai su résoudre le second, il est probable que les physiciens du blog sauront résoudre les trois en quelques minutes.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 21 décembre 2007

Il n'y a que "Gaby" Cohn-Bendit pour se réjouir d'avoir obtenu du ministre la peau de cinq collèges pour élargir son "expérience" assise sur le fabuleux succès de St-Nazaire.

Ecrit par : victor | 21 décembre 2007

Ce n'est pas le sujet du fil, mais j'avoue ma perplexité: comment l'"expérimentation" de Saint-Nazaire peut-elle perdurer en tant que telle depuis 25 ans? Cette question est posée par les cahiers pédagogiques , pour s'indigner de l'absence de généralisation. Ma conclusion serait plutôt l'inverse de la leur: au bout de 25 ans, on doit pouvoir tirer des conclusions. Avec 10 à 15% de réussite au bac et des anciens élèves dont la plupart émargent au RMI (si j'en crois un article par ailleurs plutôt favorable à ce lycée!) il serait raisonnable de débrancher le malade.

Le fondement même de ce projet paraît absurde: prendre des adolescents (ou de jeunes adultes) en rupture avec le système scolaire et tenter de leur redonner goût aux études en les libérant de toute contrainte :de notation, mais aussi et surtout de présence aux cours, ce qui débouche sur des taux d'absence de l'ordre de 80 à 90%.

Le lycée de Saint Nazaire est le parfait exemple de l'expérience pédagogique qui n'est jugée que sur ses intentions, et absolument pas sur ses résultats. Etendre ce type de dispositif à des collèges défavorisés, c'est marcher sur la tête. Aux Etats-Unis, des expériences réussies de réinsertion d'élèves en rupture de ban reposent exactement sur le principe inverse: leur fixer un cadre plus strict que dans les écoles habituelles...

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 21 décembre 2007

A Jesse,

Finalement, le but ultime n'est-il pas de substituer aux cours, corrections, préparations, bref le quotidien de notre noble métier, une glandouille généralisée ? Au prix de quelques concessions d'emploi du temps, plus de stress car plus d'exigences, voire plus d'élèves...
C'est d'ailleurs le quotidien de beaucoup de "chefs d'établissement" accablés de réunions mais dispensés de la fréquentation rapprochée de ceux qu'ils ne supportaient plus. Combien de proviseurs et principaux ont ainsi reconverti une carrière de prof bordellé ? D'où leur répugnance à sanctionner et leur renvoi systématique à "nos responsabilités" en matière de discipline. L'Ed Nat, une armée commandée par des déserteurs !
(Je vais dérouiller s'il traîne sur ce blog quelques-uns de nos sympathiques chefs).

Ecrit par : victor | 21 décembre 2007

"Soeur Carla n'a pas laissé le chanoine de bois.

Ecrit par : Robin

De bois, en totalité, non, mais en partie, si, justement, si.

Ecrit par : Moot | 21 décembre 2007 "

Nicolas Sarkozy déçu ; il a beau rouler des patins à l’immense Carla Bruni, il n’arrive pas à ramener la croissance avec les dents.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 21 décembre 2007

"On veut installer un séchoir à linge dans un hangar de 8,60m de long sur 4,50m en tendant des fils de fer d'un mur à l'autre. Il faut que ces fils soient espacés d'au moins 70 cm les uns des autres et des murs.
1° Faut-il tendre ces fils dans le sens de la longueur ou de la largeur pour avoir la plus grande longueur d'étendage ?
2° Quelle sera la dépense, sachant que le le fil de fer utilisé coûte 80 f le kilogramme, qu'il pèse 300 g au mètre et qu'on perd pour attacher chaque fil 25 cm à chacune des extrémités et si on le tend dans le sens de la largeur ?
3° Combien aurait-on dépensé de moins ou de plus en tendant les fils dans l'autre sens ?
(Examen d'entrée en sixième, Constantine, 1948)

Pas mal, hein ? (et sans calculette !)

Ecrit par : Louis Barthas | 22 décembre 2007

Aujourd'hui, pour résoudre un tel problème, on réunirait un Conseil d'école des maîtres, des parents et des représentants des élèves afin de monter un projet de kermesse pour récolter de l'argent avec lequel on achèterait du fil de fer permettant d'expérimenter et de laisser les enfants "construire leur propre savoir" : "la main à la pâte"...
On ferait appel aux services techniques de la Mairie pour construire le hangar et placer les attaches de fixation du fil aux distances imposées.
On reviendrait ensuite au magasin en portant les deux longueurs de fil obtenues. On demanderait au vendeur du rayon, dans le cadre d'un partenariat citoyen, d'effectuer lui-même la mesure des longueurs. La caissière serait également associée au projet en délivrant les tickets de caisse permettant de comparer les prix.

Ecrit par : Louis Barthas | 22 décembre 2007

"Soeur Carla n'a pas laissé le chanoine de bois.
Ecrit par : Robin
De bois, en totalité, non, mais en partie, si, justement, si.
Ecrit par : Moot"

Le tout ne serait donc pas la somme des parties ?

Tout réduire aux parties, en sciences cela s'appelle le réductionnisme. C'est même son noyau dur.

Ecrit par : dugong | 22 décembre 2007

autrecat a écrit : "Dans le même style, certains de mes élèves (en SMS) avaient trouvé qu'un bocal de perfusion devait être situé à 10 mètres de hauteur par rapport au patient perfusé..."

Lorsque, victime d'une accès de culpabilité, je me sens trop exigeant avec mes élèves (si, si ça m'arrive aussi !), je pense à ce genre de situation en médecine : une erreur de dilution d'un médicament, une pression mal ajustée, etc. Résultats potentiels catastrophiques.

Je redeviens immédiatement dix fois plus exigeant.

Ne pas lâcher.

Ecrit par : dugong | 22 décembre 2007

Dobolino a écrit : "Le premier m'a répondu que c'était trop expérimental et que ça l'aurait fait chier d'avoir ce genre de truc à faire"

Le second aurait estimé que ça ne l'était pas assez et qu'il y avait trop de réflexion.

Le troisième aurait voulu que ce soit plus court parce qu'il avait un train à prendre.

Le quatrième aurait préféré plus de chimie (resp. la physique)que de physique (resp. la chimie) parce qu'il n'aime pas la seconde ...

De même, en lettres, Proust est trop prout, Montesquieu trop dans l'esprit des lois et Chateaubriand trop chateaubriant.

Avec mon tout, on en sort par le haut ?

Ecrit par : dugong | 22 décembre 2007

Louis Barthas nous a proposé un "(Examen d'entrée en sixième, Constantine, 1948)"

Décidément, ce blog est envahi par les pieds noirs (?)

Je pense que 20% de mes élèves de term S ne sauraient toujours pas en venir à bout après un trimestre de traitement de choc.

Quant à des 6èmes !

NB : l'ingénieur de Dobolino trouvera peut-être qu'il y a trop de chiffres, que c'est chiant voire que le problème est stupide car il gagne assez aux US pour se payer un sèche linge made in China ou qu'au contraire, que c'est un problème pour nantis disposant d'une surface perdue telle qu'ils peuvent en faire un local de séchage alors qu'on pourrait y stocker au moins dix immigrés en situation irrégulière pour y ouvrir un atelier de couture.

D'ailleurs, je dis dix mais on peut poser le problème en détail pour en déterminer l'optimum...

Ecrit par : dugong | 22 décembre 2007

Jesse darvas a écrit : "Le lycée de Saint Nazaire est le parfait exemple de l'expérience pédagogique qui n'est jugée que sur ses intentions".

J'ai cherché s'il existait sur le web une évaluation institutionnelle des établissements "expérimentaux".

J'ai trouvé ça :

http://www.debatnational.education.fr/upload/static/lemiroir/pdf/apport6.pdf

Lisez la page 13 et vous comprendrez peut-être pourquoi ce genre d'établissement pourra toujours, a posteriori, échapper à une évaluation en criant à l'évaluation normative avec des normes qui ne sont pas les siennes.

D'ailleurs, il n'y a peut-être pas de norme du tout.

Il faudrait que le Maître du Moloch réfléchisse bien avant de laisser des établissements aux mains des gangs à GCB. Une fois "donnés", ils seront très difficiles à récupérer et en tout cas pas sur des critères de réussite scolaire standard (réussite aux examens nationaux, par ex).

Ils pourront toujours hurler au droit à la différence, que leur réussite se situe sur le plan de l'humain, etc.

Mais je m'égare : le M du M sait ce qu'il fait.

Ecrit par : dugong | 22 décembre 2007

A propos de la main à la pâte, il faudrait parler un peu d'un de leur nanan à l'école primaire : l'expérience d'Eratosthène (première mesure parait-il du rayon de la Terre).

Je passe sur le site de la map où le délire s'étale d'année en année : voir notamment le document de 166 pages qui y est consacré *.
http://www.mapmonde.org/eratos/pdf/modulefr.pdf

Voyez des vidéos très instructives sur

http://www.diffusion.ens.fr/index.php?res=conf&idconf;=746

Il est clair que toutes ces vidéos montrent des enfants en action : on les a notamment sortis fin juin de leur salle de classe. Ils s'amusent au soleil et c'est bon pour leur développement. Indéniable !

Une seule vidéo montre comment l'analyse des mesures est réalisée en classe.

http://www.diffusion.ens.fr/video/2006_06_21_orthevielle_adsl.mov

A voir et analyser absolument. Je n'en dis pas plus.

Pour comprendre pourquoi l'hypothèse des rayons parallèles est très difficile à comprendre pour un élève du primaire :

http://frank.albrecht.free.fr/gestclasse_v7/documents/2nde/TP2RayonTerre/eratos.htm

Regardez notamment la 3ème et 4ème image. L'auteur et l'éditeur de la bédé ne sont pas cités. Dommage !
L'auteur du site ne paraît pas avoir vu le problème...

Lorsque je reprends cette "expérience" en classe de seconde, les incompréhensions sont encore très fortes. Je tiens à la disposition de qui me le deanderait des copies de contrôle que je fais systématiquement là dessus.

Edifiant.

* Catmano est priée de l'étudier en détail et de consacrer le temps qu'il faut sur ses 24 h hebdomadaires aux séquences décrites sans toucher, bien sûr, aux apprentissages fondamentaux.

Ecrit par : dugong | 22 décembre 2007

Désolé pour cette salve de posts (en louchebem on dirait une chiée de posts).

Les dugongs tranhument pendant toutes les vacances de Noel et grand bien leur fait.

Ecrit par : dugong | 22 décembre 2007

Je n'ai pas bien le temps de lire les 166 pages, alors je vous remets ça (je l'avais déjà posté dans les débuts du blog) :
Une petite anecdote au passage sur la Main à la Pâte : au retour d’une matinée d’animation pédagogique sur ce « magnifique outil absolument indispensable dont il faut impérativement se procurer les malles pédagogiques car, si la circonscription en possède certaines, il n’est pas sûr qu’elles soient disponibles au moment où vous en aurez besoin car vos collègues se les arrachent », j’ai décidé de faire émerger les « représentations mentales initiales des apprenants » afin de pouvoir construire ma séquence , elle-même divisée en un certain nombre de séances toutes préparées à l'avance quels que soient les résultats de la première.
La problématique est simple, nous travaillions sur les propriétés de l’air (c’était avant les programmes de 2002 ; dans ceux-ci, les propriétés de l’air n’apparaissent même plus au cycle 3).
J’avais gonflé un ballon de baudruche, nous avions mesuré sa circonférence en un point précis, nous avions ensuite fixé ce ballon au-dessus du radiateur en marche, puis à l’extérieur de l’école à l’ombre. A chaque fois, nous avions mesuré la circonférence au même point et les élèves s’étaient étonnés de la différence de volume du ballon.
C’était le moment. Nous allions passer à leurs fameuses représentations mentales... Ce fut long et pénible, les plus jeunes (GS) et certaines petites filles s’en fichaient complètement, ils jouaient avec leurs doigts, leurs chaussettes, ils se retournaient pour observer ce que faisaient les copains ; les plus motivés cherchaient en effet des hypothèses, certaines farfelues, toutes empreintes de ce célèbre (sauf chez les pédagogistes) animisme de l’enfant : « Le ballon, l’air, ils aiment pas le froid alors ils se font tout petits pour que le froid les attrape pas... »...
Evidemment, je m’énervais, j’essayais de faire participer les récalcitrants (toujours mon foutu idéal de réussite pour tous...) quand, tout à coup, T, 8 ans, CE1, tête de bon élève à lunettes, toujours sérieux comme un pape, lève le doigt et dit (à lire avec une voix traînante et un accent du midi à couper au couteau) : « Tu le sais toi, maîtresse, pourquoi il fait ça le ballon ?
-Oui, bien sûr, T.
- Eh beh, t’y as qu’à nous le dire, ça ira plus vite ! »
Alors, je le leur ai dit, ils ont écouté, tous, même les récalcitrants et nous sommes passés à autre chose.
Et deux ans après, alors qu’il était au CE1, V qui faisait partie des GS récalcitrants m’a dit en parlant d’un ballon de baudruche qui avait explosé dans la salle de motricité : « Ah oui, bien sûr, l’air s’est trop dilaté parce qu’il fait très chaud. »
Moralité : ils apprennent même si on ne tient pas compte de leurs représentations mentales initiales et ils ne sont pas déstabilisés de perdre leurs certitudes de bébés, au contraire, ils sont rassurés de savoir que les adultes comprennent et peuvent leur transmettre des connaissances qui leur permettront de sortir de leurs angoisses de tout-petits où des méchants ballons font exprès de leur exploser entre les doigts en plein Arbre de Noël de l’école...

Ecrit par : catmano | 22 décembre 2007

Merci Catmano !

Ecrit par : dugong | 22 décembre 2007

@Victor

D'accord avec vous, Victor. Une amie, membre du jury de l'agrég. Int. m'a affirmé, il y a déjà longtemps,qu'on n'avait pas assez de "didacticiens pur jus" pour assurer la correction du devoir de didactique, et que, par conséquent, les correcteurs étaient des spécialistes de littérature, française ou générale, ou des profs de prépa. De plus, il y a double correction, et cela fonctionne mal si on attelle un didacticien jargonneux à un littéraire. En tout cas, je me suis contentée, en didactique, d'exposer ce que j'aurais fait, pour ma part, dans une classe de première avec les textes proposés : du bon sens, des choses claires et simples, le moins de jargon possible.
Je crois que c'est surtout au CAPES interne qu'on vérifie la conformité idéologique. Ceux qui passent l'agrégation interne ont déjà de la bouteille, certains n'ont pas été formatés par l'IFUMISME, ou ont mesuré l'écart entre la Vulgate pédagogiste et ce qui "marche" sur le terrain.
Et puis, il ne faut pas oublier que, si on n'a pas la chance de bénéficier d'un congé, il est impossible de préparer l'agrégation externe, tant la charge de travail d'un professeur de Lettres est écrasante, surtout en lycée. Préparer l'interne est déjà une gageure, mais au moins, le programme de littérature française et générale est allégé.

Ecrit par : mouron rouge | 22 décembre 2007

Je viens d'entendre Henri Guaino chez Finkelkraut : "Le président de la république remplit ses fonctions".

C'est curieux cette expression "remplir ses fonctions" : n'y a-t-il pas des fonctions qu'on vide ?

Idem pour les obligations.

Ecrit par : dugong | 22 décembre 2007

"Désolé pour cette salve de posts (en louchebem on dirait une chiée de posts)"
écrit Dugong.
Je m'insurge. Le louchébem n'est pas un langage — c'est juste le mot "boucher" en largonji — l'argot, entre autres, des louchébems un peu loufs qui lorgnaient sur les lamedés.
Dugong, dans le contexte Consantine, ne confondrait-il pas avec le pataouète ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 22 décembre 2007

"Le louchébem n'est pas un langage"

Ne s'agit-il pas d'un cas de contamination où le boucher est confondu avec son langage (ses mets de bouche ?)

Quant à un rapprochement entre "largonji" et "pataouète" (plus oranais que constantinois) ce serait un beau sujet d'étude !

Ecrit par : dugong | 22 décembre 2007

D'ailleurs je n'ai jamais pu savoir si une "chiée" avait une valeur précise.

La fine analyse qui veut qu'une chiée vaut onze car "onze fait chiée" est évidemment à exclure.

Ecrit par : dugong | 22 décembre 2007

Je vous copie-(Sophie)Calle un article du monde. Désolé, ce n'est pas dans le droit fil du fil. Et puis j'ai toujours été nul en math et sciences physiques (et pas en biologie - à cause des dissections, ou du foetus humain que nous avait sorti de son placard, mais pas de son bocal, ma prof de 3ième, peut-être??); je corrige: nul dans mes notes. Pourquoi? Ces matières étaient enseignées de telle façon que je les trouvais aussi sèches qu'une noix rabougrie (sans sens, sans chair, sans résonnance "spirituelle" - d'esprit -, il m'a fallu attendre de lire les pré-socratiques et Pynchon, par exemple, des années plus tard, pour que la métaphore enrichisse la science, et vice-versa, de mille subtilités, et qu'elle soit, à mes yeux, dans le remuement, clair et obscur, de la Vie). Mais les enseignants étaient sympas, et motivés. J'en ai eu des cours particuliers; mais non: les algorythmes, les produits en croix, et que sais-je encore, ça ne me causait pas. Et puis en France, ce sont les maths et la physique qui ont toujours été privilégiées; pourquoi? Un papier, un stylo, un cerveau, pas plus. Ca ne coûte pas un labo hyper équipé.


Enquête
Culture française : déclin ou mutation ?
LE MONDE | 20.12.07 | 16h30 • Mis à jour le 20.12.07 | 16h30

"La mort de la culture française." En un titre, inscrit en première page, l'hebdomadaire américain Time a lancé la polémique. Une culture subventionnée favorisant la médiocrité, un marché intérieur protégé n'incitant pas à l'exportation, une esthétique intimiste ou cérébrale incapable de séduire un large public, appuyée sur une langue reléguée au 12e rang mondial : le réquisitoire du journaliste américain se voulait implacable. Ancienne puissance culturelle, la France ne serait plus que l'ombre, ou plutôt la caricature d'elle-même.

Déclinologues contre optimistes, gardiens du temple contre iconoclastes, le combat a traversé journaux, radios et télévisions. Preuve que, en France, la culture reste un sujet d'intérêt et que le cadavre observé par Time bouge encore. Mais ce constat n'épuise pas les questions : la culture française subit-elle une perte d'influence générale ? D'autres pays sont-ils touchés ? Est-ce le signe d'un épuisement créatif, d'une faiblesse conjoncturelle ou d'un changement durable de règles du jeu dans le monde des arts ?

Premier constat, la controverse se concentre sur trois disciplines : la littérature et les idées, le cinéma et les arts plastiques. A bon droit, Olivier Poivre d'Arvor, patron de Cultures France, l'organisme chargé de promouvoir la culture française à l'étranger, égrène la liste des succès nationaux à l'export : de l'architecture (Nouvel, Andreu, Portzamparc) à la danse (Preljocaj, Bel), de la musique techno (Air, Daft Punk) au nouveau cirque et aux arts de la rue (Zingaro, Royal de Luxe), sans compter les compositeurs (Boulez, Dutilleux, Dusapin) ou metteurs en scène (Mnouchkine, Chéreau) mondialement célébrés.

"Les scènes théâtrales et chorégraphiques françaises tournent beaucoup à l'étranger, elles y rencontrent un public très important, mais elles sont infiniment moins médiatisées que d'autres secteurs", regrette le metteur en scène et patron du CDN d'Orléans, Arthur Nauzyciel, un habitué des salles américaines. Mieux, insiste-t-il, les stars du théâtre américain, les Bob Wilson, David Mamet ou Susan Sontag, "ont d'abord été reconnues en Europe, et notamment en France, avant de connaître le succès aux Etats-Unis". Aujourd'hui encore, précise-t-il, les avant-gardistes américains, comme le Wooster Group ou Richard Foreman, ne doivent leur survie qu'au soutien du Vieux Continent.

Va donc pour les arts de la scène, mais quid des gros bataillons de livres, films et autres oeuvres plastiques françaises qui peinent à s'exporter ? Le monde de l'édition est éclairant. Les Sartre, Camus, Ionesco ou Foucault n'ont pas été remplacés. Depuis dix ans, le nombre de traductions progresse péniblement dans un marché mondial en forte croissance. Surtout, les exportations de livres français connaissent un recul spectaculaire dans la plupart des pays non francophones. La réponse institutionnelle est univoque : "La langue française a subi un véritable effondrement, insiste Olivier Poivre d'Arvor. Ce n'est pas pour rien si Time a mis le mime Marceau en couverture. Notre langue est devenue un obstacle. Si l'on prend ça en compte, notre culture résiste incroyablement bien."

Mais pourquoi alors un tel recul dans les arts plastiques ? Certes, le Kunst Kompass, palmarès des artistes contemporains réalisé par les Allemands, favorise ses champions nationaux. Mais depuis 1970, le baromètre n'a pas changé. A cette époque, trois artistes français (Vasarely, Yves Klein, Arman) figuraient parmi les dix plasticiens les plus exposés au monde. En 2007, le premier Français, Christian Boltanski, émarge au 19e rang. "Tous les indicateurs vont dans le même sens, poursuit le sociologue Alain Quemin. A la Foire de Bâle, le nombre de galeries françaises est passé de 33 en 2000 à 24 en 2006. A l'inverse, la FIAC n'attire plus les grandes galeries américaines, anglaises ou allemandes. Et cherchez nos artistes dans les grands musées étrangers ! On les y trouve dans des expositions temporaires, qui profitent ainsi des subventions de Cultures France pour boucler leur budget. Mais presque jamais dans les collections permanentes."

La faute aux artistes choisis pour représenter la France - les Boltanski, Calle, Buren... -, moins spectaculaires que leurs homologues allemands, les Richter, Baselitz ou Polke ? Ou aux structures qui opèrent ces choix ? Alain Quemin pointe clairement la responsabilité de Cultures France. Guy Walter, patron de la Villa Gilet et des Subsistances, deux structures lyonnaises dédiées à la création contemporaine, met lui aussi en cause le bras culturel de la France à l'étranger. Mais là où Quemin dénonce des aides qui "bénéficient toujours aux mêmes", Walter dénonce la politique de "coups", le "manque d'esprit de suite". "Il faut nouer des liens sur le terrain, patiemment, avec constance, proposer aux artistes étrangers, aux traducteurs, des résidences en France, plaide-t-il. Faire en sorte qu'il y ait un véritable échange. Sans arrogance."

Pour Olivier Poivre d'Arvor, rien ne sert de chercher des boucs émissaires. Si erreur il y a eu, elle est plus profonde : "Pour la France, la culture a toujours été un instrument diplomatique. On a tout axé sur le politique en oubliant l'économique." Là résiderait donc la faiblesse nationale. Alors que la culture se mondialisait, se démocratisait, entrait de plain-pied dans la sphère économique, le pays n'aurait pas su prendre le tournant, trop attaché à défendre son seul génie auprès des élites éclairées.

Kevin Mulhony, professeur d'administration publique à l'université de Baton Rouge, en Louisiane, l'assure : "Une époque s'achève". "Le déclin dont parle Time frappe les Etats-Unis comme la France. Mes étudiants ne sont pas plus capables de citer cinq écrivains ou philosophes américains que français. Ici, pour voir un film étranger, je dois faire2 000 km et aller à New York. Quant aux cinq films nominés aux Oscars, ils ont fait le tiers des entrées de Mission impossible 3. C'est tout un continent culturel qui sombre. Simplement vous les Français y teniez une grande place et y êtes encore sensibles."

Un déclin mondial et irréversible ? Pour l'historien Krzysztof Pomian, la révolution numérique, qu'il compare aux bouleversements introduits par l'imprimerie, "provoque immanquablement des phénomènes régressifs. Les humanistes de la Renaissance ont déploré la diffusion des incunables, moins parfaits que les admirables ouvrages manuscrits. Les nouveaux médias font bouger les frontières entre culture élitiste et culture de masse". Pour le pire ? L'historien balaye : "C'est une vieille antienne, on la retrouvait déjà sur les tablettes mésopotamiennes du IVe millénaire avant J.-C."

Nathaniel Herzberg et Emmanuel de Roux
Article paru dans l'édition du 21.12.07.

Ecrit par : Pendariès | 22 décembre 2007

on pourrait y stocker au moins dix immigrés en situation irrégulière pour y ouvrir un atelier de couture.

D'ailleurs, je dis dix mais on peut poser le problème en détail pour en déterminer l'optimum...

Ecrit par : dugong

Commençons à "débroussailler" le problème : il ne faut pas tenir compte de la surface occupée par les travailleurs clandestins, mais de celle que prennent les machines toutes seules.

Ecrit par : Moot | 22 décembre 2007

- Eh beh, t’y as qu’à nous le dire, ça ira plus vite ! »

Ecrit par : catmano | 22 décembre 2007

Sublime !!
La vérité sort de la bouche des enfants.

Ecrit par : yann | 22 décembre 2007

je pense à ce genre de situation en médecine : une erreur de dilution d'un médicament, une pression mal ajustée, etc. Résultats potentiels catastrophiques.

Ecrit par : dugong | 22 décembre 2007

Vous pouvez en parler aux irradiés d'Epinal et de Toulouse, victimes de carabins non seulement nuls en calcul, mais aussi en anglais.

Ecrit par : yann | 22 décembre 2007

- Eh beh, t’y as qu’à nous le dire, ça ira plus vite ! »

Ecrit par : catmano | 22 décembre 2007

Sublime !!
La vérité sort de la bouche des enfants.

Ecrit par : yann | 22 décembre 2007

On en a fait une blague avec Michel Jackson dedans, d'ailleurs.

Ecrit par : Pendariès | 22 décembre 2007

A propos de la main à la pâte, il faudrait parler un peu d'un de leur nanan à l'école primaire : l'expérience d'Eratosthène (première mesure parait-il du rayon de la Terre).

Ecrit par : dugong | 22 décembre 2007

Ah non ! N'en parlez pas ! Je vais encore avoir des boutons !!

Ecrit par : yann | 22 décembre 2007

On en a fait une blague avec Michel Jackson dedans, d'ailleurs.

Ecrit par : Pendariès | 22 décembre 2007

Vous en avez dit trop ou pas assez. Allez, encore un effort !

Ecrit par : yann | 22 décembre 2007

On en a fait une blague avec Michel Jackson dedans, d'ailleurs.

Ecrit par : Pendariès | 22 décembre 2007

Vous en avez dit trop ou pas assez. Allez, encore un effort !

Ecrit par : yann | 22 décembre 2007

Comment Michel Jackson surnomme-t-il son sexe?

"Vérité", car la vérité sort de la bouche des enfants.

Talatataaaaaaaan!!!!!

Ecrit par : Pendariès | 22 décembre 2007

C'est ma faute, j'aurais pas dû demander !

Ecrit par : yann | 22 décembre 2007

Il y a une quinaine d'année, je voulais recouvrir le sol de deux petites pièces de linoleum. Des pièces dans le genre 3.8*4.5 mètres. Je commande donc la longueur de lino en quatre ou cinq mètres de large... enfin, dans cette histoire, peu importe les données numériques puisque mon calcul était juste et adéquat.
Le plus important de l'histoire, c'est que celui qui devait le poser m'a soutenu mordicus que je n'en avais pas pris assez et qu'il lui en manquerait au moins deux mètres. J'ai essayé par tous les moyens arithmétiques en ma possession de lui démontrer la justesse de mon calcul. Y'a pas eu moyen. De guerre lasse, je lui ai dit:"Pose ce lino! Si j'ai commis une erreur, je l'assumerai". Là, je pouvais lui faire confiance: méticuleux, méthodique, tout parfait. Ce fut parfait et, à son immense surprise il en eut assez...
Ah! Ces jeunes de maintenant. Ils ne savent plus compter.
A votre avis, quel âge a cet artisan et quels diplomes?
NB pour Catmano: il s'agit de Zoé. Tu peux lui confier tous les chantiers que tu veux mais pas le devis ni l'achat des fournitures!

Ecrit par : dobolino | 22 décembre 2007

"On veut installer un séchoir à linge dans un hangar de 8,60m de long sur 4,50m en tendant des fils de fer d'un mur à l'autre. Il faut que ces fils soient espacés d'au moins 70 cm les uns des autres et des murs.
1° Faut-il tendre ces fils dans le sens de la longueur ou de la largeur pour avoir la plus grande longueur d'étendage ?
2° Quelle sera la dépense, sachant que le le fil de fer utilisé coûte 80 f le kilogramme, qu'il pèse 300 g au mètre et qu'on perd pour attacher chaque fil 25 cm à chacune des extrémités et si on le tend dans le sens de la largeur ?
3° Combien aurait-on dépensé de moins ou de plus en tendant les fils dans l'autre sens ?
(Examen d'entrée en sixième, Constantine, 1948)

Pas mal, hein ? (et sans calculette !)

Ecrit par : Louis Barthas | 22 décembre 2007

Je rajoute une question 0) ou 4): faire une représentation schématique des deux possibilités en utilisant 1 cm pour 1 mètre.

Ecrit par : dobolino | 22 décembre 2007

"Quant à un rapprochement entre "largonji" et "pataouète" (plus oranais que constantinois) ce serait un beau sujet d'étude !
Ecrit par : dugong | 22 décembre 2007

Ça tombe bien, voici le sujet oranais la même année (j'en profite d'abord pour redonner le sujet constantinois).

"On veut installer un séchoir à linge dans un hangar de 8,60 m de long sur 4,50 m en tendant des fils de fer d'un mur à l'autre. Il faut que ces fils soient espacés d'au moins 70 cm les uns des autres et des murs.
1° Faut-il tendre ces fils dans le sens de la longueur ou de la largeur pour avoir la plus grande longueur d'étendage ?
2° Quelle sera la dépense, sachant que le fil de fer utilisé coûte 80 f le kilogramme, qu'il pèse 300 g au mètre et qu'on perd pour attacher chaque fil 25 cm à chacune des deux extrémités et si on le tend dans le sens de la largeur ?
3° Combien aurait-on dépensé de moins ou de plus en tendant les fils dans l'autre sens ?"
(Examen d'entrée en sixième, Constantine, 1948)

"Une colonne de camions comprend 24 véhicules mesurant en moyenne 5 m chacun. Ces véhicules sont répartis en 3 groupes égaux qui se suivent à 0,750 km les uns des autres.
1° Sachant que les camions d'un même groupe laissent entre eux un espace de 50 m, quelle est la longueur du convoi ?
2° Quel temps ce convoi mettra-t-il pour passer devant une personne immobile sur le bord de la route, sachant qu'il se déplace à la vitesse de 54 km à l'heure ?"
(Examen d'entrée en sixième, Oran, 1948)

Ecrit par : Louis Barthas | 22 décembre 2007

Je me souviens d'avoir donné comme exercice quelque chose du genre "sachant que la concentration en vitamine C d'un jus d'orange est de ... g/L, quel volume minimal de jus d'orange doit on boire pour absorber la dose journalière recommandée ... g?"
Certains de mes élèves avaient trouvé plusieurs dizaines de litres, sans que ça les choque.

Ecrit par : julie

Ils avaient peut-être une très très grosse soif.

Ecrit par : Moot | 21 décembre 2007

Non! Ils ont tenu compte du CUD de l'acide ascorbique du jus d'orange, boisson réputée laxative. Donc, plus tu en bois, plus l'effet de chasse est important et l'absorption digestive dégradée et aléatoire. Et, de toute façon, avec dix litres de jus d'orange, tu vomis tout ce qui ne part pas en chiasse, donc globalement, l'absorption ne doit guère dépasser les 60mg d'AJR. Si l'on tient compte des pertes endogènes liées aux vomissement et à la diarrhée, ainsi que de la consommation énergétique liée aux efforts expulsifsviolents et répétés, la perte en vitamine C est tellement importante qu'il faudra bien dix autres litres pour la compenser.
Je miserais donc sur vingt litres, et encore, on a du pot que ce ne soit pas une substance dont seule la forme lévogyre est active.

Ecrit par : dobolino | 22 décembre 2007

je pense à ce genre de situation en médecine : une erreur de dilution d'un médicament, une pression mal ajustée, etc. Résultats potentiels catastrophiques.

Ecrit par : dugong | 22 décembre 2007

Vous pouvez en parler aux irradiés d'Epinal et de Toulouse, victimes de carabins non seulement nuls en calcul, mais aussi en anglais.

Ecrit par : yann | 22 décembre 2007

Avec du Chlorure de potassium, c'est plus rapide.

Ecrit par : dobolino | 22 décembre 2007

louchebem: Argot des bouchers, (comme le verlan des coquillards, il était évidemment destiné à ne pas être compris des "extérieurs", en l'occurrence, les flics de l'époque pour le verlan, déjà;
Vous remblacez la première consonne du mot concerné par un "l", vous mettez la première consonne ou le premier groupe de console débutant initialement le mot à la fin de celui-ci, et vous rajoutez: "em" à la fin du mot; (louchebem", "lerchem", qui a donné "lerche", "loufem", qui a donné "louf", "à poil" qui a donné "à loilpem", puis "à loilpé", etc).

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 22 décembre 2007

Avec du Chlorure de potassium, c'est plus rapide.

Ecrit par : dobolino | 22 décembre 2007

Et l'acide phosphorique, c'est pas mal non plus. Merci Agatha Christie !

Ecrit par : Robin | 22 décembre 2007

Devinette : qu'est ce qui est brunâtre, qui mesure environ 8 cm, dont le diamètre est d'environ 1 cm, et qu'on trouve dans la culotte d'un petit garçon?

Ecrit par : mouron rouge | 22 décembre 2007

"La fine analyse qui veut qu'une chiée vaut onze car "onze fait chiée" est évidemment à exclure."

Cher dugong,
vous êtes un rayon de soleil dans une triste journée pluvieuse.
Je n'ai que deux mots à vous dire: "merci et "encore".

A.S.

Ecrit par : Attila Smith | 22 décembre 2007

2° Quel temps ce convoi mettra-t-il pour passer devant une personne immobile sur le bord de la route, sachant qu'il se déplace à la vitesse de 54 km à l'heure ?"
(Examen d'entrée en sixième, Oran, 1948)

Ecrit par : Louis Barthas | 22 décembre 2007

3° Sachant que la distance d'arrêt est égale au carré du dixième de la vitesse et en tenant compte d'un temps de réaction d'une seconde, combien de camions seront-ils accidentés si la personne immobile est un kamikaze qui se fait exploser sur le camion de tête (qui contient les officiers) ?

Ecrit par : yann | 22 décembre 2007

Et l'acide phosphorique, c'est pas mal non plus. Merci Agatha Christie !

Ecrit par : Robin | 22 décembre 2007

Mais c'est plus douloureux !

Ecrit par : yann | 22 décembre 2007

2° Quel temps ce convoi mettra-t-il pour passer devant une personne immobile sur le bord de la route, sachant qu'il se déplace à la vitesse de 54 km à l'heure ?"
(Examen d'entrée en sixième, Oran, 1948)

Ecrit par : Louis Barthas | 22 décembre 2007

3° Sachant que la distance d'arrêt est égale au carré du dixième de la vitesse et en tenant compte d'un temps de réaction d'une seconde, combien de camions seront-ils accidentés si la personne immobile est un kamikaze qui se fait exploser sur le camion de tête (qui contient les officiers) ?

Ecrit par : yann | 22 décembre 2007
S'il se fait exploser sur le ventre et si les pneus du camion de tête sont assez larges, je pense que tous les camions passeront sans encombre sur la bouillie créée par le camion de tête. Après, c'est de la biologie, donc, pas une science exacte...
Ceci énoncé, il paraît que quand on passe sur un blaireau, on a la sensation de rouler sur un rocher? Je n'en sais rien! J'ai toujours réussi à éviter les blaireaux...

Ecrit par : dobolino | 22 décembre 2007

Devinette : qu'est ce qui est brunâtre, qui mesure environ 8 cm, dont le diamètre est d'environ 1 cm, et qu'on trouve dans la culotte d'un petit garçon?

Ecrit par : mouron rouge | 22 décembre 2007
Le petit garçon est-il encoprésique?

Ecrit par : dobolino | 22 décembre 2007

J'ai toujours réussi à éviter les blaireaux...

Ecrit par : dobolino | 22 décembre 2007

Enfin... J'ai toujours réussi à éviter les blaireaux sensu stricto et je passe mon temps à m'emplafoner des blaireaux sensu lato.

Ecrit par : dobolino | 22 décembre 2007

2° Quel temps ce convoi mettra-t-il pour passer devant une personne immobile sur le bord de la route, sachant qu'il se déplace à la vitesse de 54 km à l'heure ?"
(Examen d'entrée en sixième, Oran, 1948)

Ecrit par : Louis Barthas | 22 décembre 2007

3° Sachant que la distance d'arrêt est égale au carré du dixième de la vitesse et en tenant compte d'un temps de réaction d'une seconde, combien de camions seront-ils accidentés si la personne immobile est un kamikaze qui se fait exploser sur le camion de tête (qui contient les officiers) ?
Ecrit par : yann | 22 décembre 2007

Oui, il est évident que c'est un convoi militaire. 1948-2008, Algérie, Algérie...

Ecrit par : Louis Barthas | 22 décembre 2007

"Soeur Carla n'a pas laissé le chanoine de bois.
Ecrit par : Robin
De bois, en totalité, non, mais en partie, si, justement, si.
Ecrit par : Moot"

Le tout ne serait donc pas la somme des parties ?

Tout réduire aux parties, en sciences cela s'appelle le réductionnisme. C'est même son noyau dur.

Ecrit par : dugong | 22 décembre 2007

Le tout, pour certains, est de ne pas avoir les yeux plus gros que le ventre, ni les parties plus petites que le tout.

(Ce n'est pas gentil et je promets d'aller me confesser de ce pas au chanoine in partibus du Latran)

Ecrit par : Robin | 22 décembre 2007

Dobolino, petit témoignage pour la véto que vous êtes.

Avez-vous eu sur vos chevaux un "trichophyton equinum" ?
J'en avais trouvé sur le bras d'un palefrenier, sur deux chevaux importés de Nouvelle-Zélande dans un manège, et comme c'était un champignon très rare, je l'avis envoyé au service de mycologie de l'hôpital St Louis (service de Badillet).
Ils avaient confirmé, ils n'en avaient pas vu depuis vingt ans !

Comme nous sommes dans une région d'élevage, j'ai trouvé également des "teignes du veau", "trichophyton verrucosum".
Chez l'enfant, cela peut donner des lésions importantes : un petit garçon de cinq ans présentait un abcès du cuir chevelu gros comme une mandarine.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 22 décembre 2007

Pour en revenir (un peu) au sujet du fil, comment rêver d'un bac scientifique sans apprendre à lire?

Témoignage d'une jeune maîtresse.

IUFM Témoignage LIRAS 22/12/07

"A Drester (qui insulte tout le monde sur LIRAS)

Comme il est déplacé de se faire insulter par un homologue !
Vous dites que nous sommes de pauvres esprits de 2007 !

Pour ma part, c'est vrai que je me suis sentie bien pauvre, mais pas d'esprit, à ma sortie de l'IUFM en juin 2007 où je n'y ai appris que des théories auxquelles seuls mes formateurs croyaient.

Vous ne pouvez pas savoir comme il est précieux pour une débutante de pouvoir s'appuyer sur des manuels sérieux et qui donnent des résultats comme Léo et Léa.

Car si je devais m'en tenir à ce qu'on m'a enseigné à l'IUFM, mes élèves de CP - CE 1 n'auraient pas appris grand chose depuis la rentrée de septembre.

Certes, ils auraient été confrontés à des tas de situations problème, à des phases de représentations initiales, d'institutionnalisation, mais pour quels résultats ?

J'ai testé ces méthodes lors de mes stages en PE 2 (sous la contrainte, je risquais ma titularisation) et j'ai vu ce qu'elles donnaient : de l'à peu près... Pourtant, mes formateurs ne tarissaient pas d'éloges à mon égard : mes séances étaient parfaitement conformes à ce qu'ils nous enseignaient.

Peu importent les résultats pourvu que le constructivisme soit roi !
Les six CE 1 que j'ai récupérés ne savent pas lire ou presque. J'ai tout de suite compris pourquoi en regardant de plus près la méthode avec laquelle ils ont travaillé : il s'agit de Mika dont on m'a tant vanté les bienfaits à l'IUFM !

Il n'y a plus de bon sens dans l'Education Nationale... on dénigre des méthodes efficaces, on glorifie celles qui donnent des lecteurs médiocres...

Mes collègues me disent qu'ils n'ont jamais vu lire des CP aussi bien au mois de décembre. Pas étonnant qu'ils soient en admiration devant mes 18 CP après 7 ans où Mika a régné dans l'école...

Et non seulement ils lisent, mais ils comprennent aussi ! C'est fou, on m'avait pourtant juré à l’IUFM que la méthode syllabique ne permettait pas aux élèves d'accéder au sens.

Et contrairement à ce que vous dites, le vocabulaire de Léo et Léa est très bien choisi. Mes élèves sont fiers de me dire en rentrant de la cantine qu'ils sont repus. Les noms d'animaux rencontrés au fil des leçons nous permettent de faire des recherches, de les découvrir à travers des textes et photos.

Alors, s'il vous plait, laissez-nous faire notre travail sans pour autant nous taxer de pauvres d'esprits ou nous accuser de faire baisser le niveau de l'enseignement.
Car si vous y regardiez de plus près, vous verriez qu'il s'agit du contraire : les enseignants qui utilisent la pédagogie explicite ont des résultats bien meilleurs aux évaluations nationales. Cela devrait se passer de commentaires..."

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 22 décembre 2007

Enfin... J'ai toujours réussi à éviter les blaireaux sensu stricto et je passe mon temps à m'emplafoner des blaireaux sensu lato.

Ecrit par : dobolino | 22 décembre 2007

Au fait, il en porte un, de blaireau "sensu lato", sur son chapeau tyrolien le blaireau "sensu stricto" qui prétend qu'on médit du "chancelier".

Ecrit par : Robin | 22 décembre 2007

Merci pour le témoignage d'une jeune maîtresse... décomplexée.
Il faut savoir que beaucoup de ses homologues n'osent pas encore franchir ce pas salutaire, par crainte d'être saquées ou tellement conditionnées aux méthodes bâtardes qu'un retour aux méthodes analytiques leur donnerait l'impression de devoir retourner à la rivière pour laver leur linge...

Cette résistance est à saluer car nul ne sait si XD aura finalement le cran de renvoyer les pédagogistes dans leurs pénates, une bonne fois pour toutes...

Ecrit par : Magister | 22 décembre 2007

@dobolino
J'aurais dû écrire "grisâtre"!
Il s'agit du doigt de Michael Jackson.

Ecrit par : mouron rouge | 22 décembre 2007

J’ai lu le document proposé par dugong :
http://www.debatnational.education.fr/upload/static/lemiroir/pdf/apport6.pdf

C’est hallucinant ! Il faut innover pour innover car c’est bien d’innover… Le nouveau étant forcément toujours meilleur.

L’auteur du rapport reconnaît tout au long du rapport que les mérites des bidules innovants sont peu prouvés. Elle convoque l’inénarrable Perrenoud pour soutenir le paradoxe suivant lequel il faut continuer à innover sans savoir si ce qu’on fait est utile ou néfaste :
« Toute réforme est toujours une “cure d’idéalisme”. Perrenoud ne dit-il pas qu’ « en éducation, les changements à large échelle prennent si longtemps que, si l’on attendait, pour réviser les dispositifs, de pouvoir juger leurs effets sur pièces, avec le recul nécessaire, les boucles de régulation deviendraient si longues qu’elles supposeraient une extraordinaire continuité des instances de décision… Il s’ensuit que l’évaluation finale des réformes est une source improbable et peu efficace de régulation… » Mais savoir peut aider à comprendre pourquoi certains dispositifs s’installent plus facilement que d’autres alors que leur efficacité n’est pas toujours avérée… »

Beaucoup de parents apprécieront la “cure d’idéalisme” (magnifique style techno-pédagogo) imposée à leurs enfants !

Ecrit par : P. Azimont | 22 décembre 2007

http://economistes.blogs.liberation.fr/chiffrage/2007/12/les-effets-perv.html


22/12/2007

Les effets pervers de la loi Pécresse
Il existe aujourd’hui un consensus sur l’urgente nécessité d’une politique volontariste pour nos universités. Chacun reconnaît en effet qu’elles sont confrontées à un redoutable défi : continuer à produire un enseignement supérieur de qualité alimenté par une recherche de pointe, tout en accroissant le nombre de diplômés de l’enseignement supérieur.

Face à ce défi, l’autonomie apportée par la loi LRU (libertés et responsabilités des université) pourra être un atout mais, si l’on n’y prend garde, elle conduira aussi à de néfastes effets pervers causés par une trop forte concentration des pouvoirs entre les mains des présidents d’université. De plus, les bénéfices de l’autonomie seront très faibles si l’on n’accroit pas significativement le temps que les enseignants-chercheurs consacrent à la production et à la diffusion des savoirs plutôt qu’à des tâches d’administration et de gestion. L’autonomie n’est donc pas une panacée miracle et nous attendons plus et mieux de la réforme des universités.

La loi LRU ouvre la possibilité de créer des fondations universitaires permettant de collecter et d’utiliser des financements privés. Elle autorise le recrutement de personnels contractuels et elle permet de redéployer les budgets des universités entre fonctionnement, investissement et masse salariale, selon les priorités définies librement par leurs conseils d’administration.

Si l’on s’en tient au texte, cette loi ne constitue pas pour le moment une « privatisation » des universités. La présence des responsables d’entreprises reste en effet très minoritaire dans la nouvelle composition des conseils d’administration d’universités : un à deux membres sur vingt à trente au total. De plus, il est bien précisé que les établissements devront disposer de la majorité des sièges au sein du conseil d’administration des fondations universitaires, qui ne seront donc pas non plus « dans les mains du privé ». De toutes les formes de financement, la fondation d’intérêt général est peut-être celle qui garantit en effet le plus d’autonomie à ses bénéficiaires.

Le financement public est, quant à lui, soumis aux aléas des cycles économiques et électoraux ; et les entreprises n’acceptent de payer la taxe d’apprentissage qu’en échange d’un droit de regard sur le recrutement des étudiants et les programmes de formation. Les fondations bénéficient au contraire d’un financement pérenne lié à l’affectation irrévocable d’un patrimoine issu par exemple de dons, de legs et d’autres formes de mécénat. Et elles ne peuvent être créées que pour la « réalisation d’œuvres d’intérêt général et à but non lucratif conformes aux missions du service public de l’enseignement supérieur ». Donner un trop grand rôle à l’emploi contractuel et aux fondations signifierait que l’Etat se désengage de l’université et encourage une forme de privatisation, mais la loi LRU n’inscrit rien dans le marbre sur ces deux points.

Les effets pervers les plus immédiats de la loi LRU sont ailleurs. Ils résident en premier lieu dans l’important transfert de compétences, et donc de charge de travail, impliqué par ses articles 18 à 33. Comment les présidents et leurs collaborateurs, qui sont des universitaires formés par et pour la recherche et l’enseignement, vont-ils pouvoir assumer le fardeau de ces nouvelles fonctions de gestion du budget, du personnel, des salaires, et des fondations ? D’ores et déjà submergés par leurs responsabilités administratives et pédagogiques, ils n’auront pas d’autre choix que d’embaucher des personnels de gestion supplémentaires ce qui, compte tenu de la contrainte de «fongibilité asymétrique» inscrite dans la nouvelle loi, sera hautement problématique. En effet, cette contrainte interdit de prélever sur les budgets de fonctionnement ou d’investissement pour abonder le budget de personnel. Seul l’inverse est autorisé. Certes, le budget des fondations devrait pouvoir être utilisé pour le recrutement de personnels supplémentaires, mais toutes les universités du territoire ne bénéficieront pas rapidement de ces ressources nouvelles.

L’hétérogénéité des universités va donc s’accroître. On affiche par ailleurs l’intention de moduler les budgets des universités en fonction de leurs «performances». Les universités devront donc aussi se faire concurrence pour l’obtention des moyens publics. Dont acte : les universitaires sont habitués à la compétition et à l’émulation intellectuelle, qui ne leur fait pas peur. Cependant, ils savent aussi qu’il n’y a véritablement concurrence que si l’on ne favorise pas trop certains joueurs au départ. Là-dessus, la réforme ne donne aucune garantie aux universités de taille moyenne, qui risquent de devoir renoncer à nombres de leurs programmes de recherches, parce qu’elles n’auront pas les moyens de les poursuivre tout en assumant les nouvelles missions assignées par la loi LRU. C’est donc une université à plusieurs étages qui se dessine dans cette loi.

Ses inspirateurs voient dans cette division du travail entre universités de 1er cycle, universités de Masters et universités de Recherche, une forme de spécialisation forcément plus efficace. Cependant, comme ils insistent aussi beaucoup sur la nécessité impérieuse de placer un plus grand nombre d’universités françaises dans les classements internationaux, leur discours peut cacher des arrières pensées. Il faut en effet de très importants moyens pour attirer les stars mondiales de la recherche et améliorer ainsi sa position dans les classements internationaux. On peut donc craindre qu’il ne soit nécessaire de déshabiller les deux premiers étages consacrés à la formation pour mieux habiller le troisième consacré à la recherche, le plus prestigieux sans doute, mais pas nécessairement le seul à être utile socialement. Il ne s’agit donc pas seulement de se battre pour que les universités à taille potentiellement mondiale soient correctement financées, il faut aussi que les budgets de toutes les universités atteignent enfin les standards internationaux. On connaît l’effort à fournir : il faudrait passer de 7000€ par an et par étudiant à au moins 14000 €.

Une partie importante de ces moyens nouveaux devrait être consacrée à l’amélioration de la rémunération et des conditions de travail des enseignants-chercheurs. Sans cela, l’autonomie ne fera que réduire encore un peu plus leur disponibilité pour les tâches d’enseignement et de recherche. Malheureusement, la loi LRU est pour le moins légère sur cette question. Elle introduit en effet deux mesures qui n’amélioreront en rien la motivation des enseignants-chercheurs.

La première consiste à décentraliser la décision d’attribution de la seule prime qui aujourd’hui récompense l’effort de recherche, la PEDR. Son montant n’est pas augmenté, et il n’y a pas non plus de proposition pour atténuer son excessif rationnement, alors que seulement un enseignant-chercheur sur cinq environ peut en bénéficier. On ne voit pas en quoi le fait de charger les présidents de l’attribution de cette prime conduira à une meilleure évaluation des chercheurs, alors que cette fonction était auparavant assumée par un comité national d’experts éloignés des copinages locaux.

Les présidents d’université sont aussi autorisés à introduire des mesures d’« intéressement ». Elles ne sont pas financées cependant et il n’y a aucun énoncé de principe sur la nature des « résultats » qu’il faudra récompenser. Cela n’est guère compatible avec une vision républicaine du service publique de l’enseignement supérieur, et la notion d’intéressement renvoie à un vocabulaire entrepreneurial qui nous éloigne beaucoup de la notion d’intérêt général pourtant évoquée dans le code de l’éducation en de nombreux endroits.

Il existe pourtant des moyens beaucoup plus sûrs d’accroitre la performance des universitaires. A l’heure actuelle, les enseignants-chercheurs français doivent faire au minimum 192 heures d’enseignement au cours d’une année scolaire. Si l’on ajoute à cela les heures complémentaires imposées, les responsabilités de filières pédagogiques, les charges administratives, les milliers de copies à corriger, les encadrements de mémoires, de thèses, de stages, de projets, les présidences de jurys et ainsi de suite, la part de temps restant disponible pour la recherche ne représente plus qu’une portion ridicule. Comment participer sérieusement à la compétition mondiale dans une telle situation ? Dans la plupart des universités européennes, ces charges sont beaucoup plus faibles.

A titre d’exemple, les universitaires anglais les plus actifs en recherche doivent un service de 50 heures d’enseignement par an, et les plus spécialisés dans l’enseignement n’effectuent qu’environ 120 heures par an. La tentation de s’expatrier est donc grande pour nos chercheurs les plus brillants. D’autant plus que les rémunérations proposées à ces jeunes bardés de doctorats et d’agrégations font pâle figure : sait-on qu’un maître de conférences commence sa carrière à 30 ans avec un salaire de 1600 € nets par mois ? Sait-on que les personnels de l’enseignement supérieur privé gagnent bien mieux leur vie sans être forcément titulaires ni du doctorat, ni de l’agrégation, et sans avoir eu à produire les publications scientifiques exigées à l’université ? Sait-on enfin que la carrière d’un agrégé de l’enseignement secondaire public est nettement plus attractive que celle d’un maître de conférences du supérieur ?

L’autonomie n’est donc pas la panacée et il est urgent de lui adjoindre de réels moyens publics consacrés non seulement aux dépenses de structure, mais aussi aux hommes. Le seul moyen de donner corps et consistance à la réforme des universités serait donc de mettre en place une véritable loi de programmation contenant des propositions clairement chiffrées sur la gestion des carrières de l’enseignement supérieur. Il conviendra aussi de réaffirmer constamment la priorité des objectifs propres au modèle républicain d'accès au savoir universitaire sur les objectifs de rentabilité et de visibilité internationale. L’université a besoin d’autonomie, l’universitaire aussi. Si l’on peut sans doute considérer que l’entreprise a souvent besoin de concurrence et de hiérarchie, l’université elle a besoin de coopération, de liberté et de démocratie.

• Olivier Brossard •

Ecrit par : Pendariès | 22 décembre 2007

Dobolino, petit témoignage pour la véto que vous êtes.

Avez-vous eu sur vos chevaux un "trichophyton equinum" ?


Comme nous sommes dans une région d'élevage, j'ai trouvé également des "teignes du veau", "trichophyton verrucosum".


Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 22 décembre 2007
Je vous avoue que quand il n'y a pas contamination humaine, on évite les prélèvements... C'est pas bien sur le plan scientifique, OK, mais si la clinique est évocatrice, inutile n'est-ce pas, de multiplier les analyses coûteuses et perte de temps? Que ce soit Trichophyton sp. ou Microsporum sp., le traitement est le même!
Ce n'est pas vous l'autre jour qui déploriez la manie des jeunes médecins de se jeter sur les examens complémentaires en négligeant la clinique? En début de carrière, j'envoyais le moindre poil suspect au labo. A présent, en cas de lésion humaine, je réfère l'humain au dermato remboursé par la sécu et traite la bestiole, ses congénères et l'environnement en aveugle. Ça douille déjà assez...
Sur les dartres hivernaux des bovins, je vous conseille l'huile de vidange: pas cher et efficace. Nous n'avons aucun renseignement sur les délais d'attente. Si, dans votre assiette, vous avez un jour un steak ou un fromage qui pue la vieille bagnole cacochyme, vous penserez à moi.

Vous croyez que Dugong est parti très fâché? Je suis embêtée... Ils étaient certainement bien ses problèmes. C'est juste moi qui broge. La vache est morte hier soir et je viens de récupérer un chien qui sort du bagne et dont la peau tient les os. Si tu enlèves la peau, ça te fait un écorché de Fragonard sans aucune préparation supplémentaire.

Ecrit par : dobolino | 22 décembre 2007

En parlant de teigne... Il y a quinze ans, une éleveuse de chiens, qui m'a d'ailleurs abandonnée avec une ardoise de seize mille francs de l'époque, avait deux gosses scolarisés, des huskys, des whippets et des colleys teigneux sensu stricto (très gentils). Elle a contaminé par le biais de ses gamines tout le groupe scolaire, de la PS à la Troisième. J'étais assez mal à l'aise mais la teigne du chien n'est pas une MLRC soumise à déclaration. Il n'y a jamais assez de lois!
On a fini par soigner les chiens à la poudre de Griséfuline pour bovin par calcul vaguement approché réparti dans les diverses gamelles des soixante-dix canidés. Le problème n'était plus de niveau certif:
Sachant que 70 chiens d'un poids moyen de 22 kg, mais variant de dix à trente selon une courbe de Gauss bâtarde, doivent recevoir 50 mg/kg/jour de griséfuline,
sachant que ces chiens partagent, selon des rapports dominants-dominés propres à l'espèce, une quarantaine de gamelles
sachant que la poudre X titre 100 mg/5g de griséfuline
Comment répartissez-vous la dose dans les différentes gamelles?
Vous ne tiendrez compte ni de la DL50 de la griséofulvine ni du fait qu'elle est embryotoxique, sinon on ne s'en sortira jamais!

Ecrit par : dobolino | 22 décembre 2007

je viens de récupérer un chien qui sort du bagne et dont la peau tient les os. Si tu enlèves la peau, ça te fait un écorché de Fragonard sans aucune préparation supplémentaire.

Ecrit par : dobolino | 22 décembre 2007

Dès que j'ai la photo sur mon ordi, je l'envoie à ceux d'ici dont j'ai l'adresse... Ils confirmeront, j'espère, à Dugong qu'il y a de quoi être d'humeur morose et querelleuse.

Ecrit par : dobolino | 22 décembre 2007

Pierre Azimont, j'ai jeté un oeil sur ce texte vomitif.
Ecrit par les grands fossoyeurs de l'EN.

On retrouve toujours les mêmes noms : Meirieu comme d'habitude, mais Chauveau, Rogogeas-Chauveau, Thélot, approbation sans réserve de "l'innovation " qu'est la main à la pâte du prix Nobel Charpak, expérimentations de toutes leurs élucubrations dans les ZEP, avec les résultats que l'on peut constater, etc etc.

Pas une proposition interessante. Quand donc pourrons-nous souffler et trouver quelque chose de positif qui ne soit pas du genre "écoper la mer avec un dé à coudre"?

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 22 décembre 2007

Que dites-vous d'un exo de thermodynamique hyperbasique, dans lequel on colle un bloc de quelque chose à 100° C contre un bloc de la même chose à 0° C, et pour lequel je trouvais désespérément une température d'arrivée de MOINS 100° C ?
Authentique. Oral du concours véto !!!

Ecrit par : yann | 19 décembre 2007
T'inquiètes! Moi, à l'oral de physique, j'avais inversé abscisses et ordonnées sur le graphique d'un pb de dynamique des fluides. Imagine-toi que le prof m'a prévenu pendant que je préparais... Il a juste glissé: "Mademoiselle, attention à votre abcsisse!". Trop brave le gars! Y'a pas que des putes dans les concours! Quatre épreuves orales en huit heures et sans alimentation, certains concèdent que ça peut troubler l'entendement sur des choses simples.

Ecrit par : dobolino | 22 décembre 2007

Dobolino, chez l'homme, les teignes ne sont pas du tout évocatrice. Sans prélèvement et culture, on ne peut être sûr du diagnostic. Les teignes du chat ou du chien transmises à l'homme donnent des petites plaques plus ou moins rouges qui ressemblent à bien d'autres choses.

L'identification ne coûtait pas plus cher quand on avait fait la culture, et faisait d'ailleurs partie de l'obligation d'un laboratoire soumis à des contrôles de qualité.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 22 décembre 2007

Vous remblacez la première consonne du mot concerné par un "l", vous mettez la première consonne ou le premier groupe de console débutant initialement le mot à la fin de celui-ci, et vous rajoutez: "em" à la fin du mot; (louchebem", "lerchem", qui a donné "lerche", "loufem", qui a donné "louf", "à poil" qui a donné "à loilpem", puis "à loilpé", etc).

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 22 décembre 2007

Ça me rapelle un truc d'école véto: "Le mouton est un animal à poil laineux. A poil, les nœuds! A poil les nœuds!"
Le mot "lapine" régulièrement utilisée provoquait immanquablement une houle de rires gras et bêtes, suivis de la pine de cheval.
Bon Dieu! Ce qu'il a fallu subir comme bêtise affligeante pour obtenir ce maudit diplome.

Ecrit par : dobolino | 22 décembre 2007

Dobolino, chez l'homme, les teignes ne sont pas du tout évocatrices. Sans prélèvement et culture, on ne peut être sûr du diagnostic. Les teignes du chat ou du chien transmises à l'homme donnent des petites plaques plus ou moins rouges qui ressemblent à bien d'autres choses.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 22 décembre 2007
J'ai vu cependant de belles roues de Sainte Catherine.
De toute façon, quand je suspecte une teigne, je demande toujours aux propriétaires s'ils ont noté sur leur corps ou celui de leurs enfants ou commensaux, notamment cou et avant-bras, des plaques rouges ou d'autres lésions inexpliquées. Tous mes confrères agissent de même, sans exception: c'est enseigné aussi bien en Parasitologie qu'en Dermatologie. Il faut être homéopathe uniciste kentiste, tendance Swedenborg pour ne pas poser cette question de base, et encore... C'est quasi pavlovien comme question.

Ecrit par : dobolino | 22 décembre 2007

T, 8 ans, CE1, tête de bon élève à lunettes, toujours sérieux comme un pape, lève le doigt et dit (à lire avec une voix traînante et un accent du midi à couper au couteau) : « Tu le sais toi, maîtresse, pourquoi il fait ça le ballon ?
-Oui, bien sûr, T.
- Eh beh, t’y as qu’à nous le dire, ça ira plus vite ! »

Ecrit par : catmano | 22 décembre 2007


Cet enfant est donc déjà conditionné par une logique productiviste "ça ira plus vite" -> il veut gagner du temps et chacun sait que le temps c'est de l'argent. Il vient donc d'une famille favorisée sur le plan économique mais obtuse au plan culturel puisqu'il refuse de construire lui-même ses savoirs et refuse la transdiciplinarité induite par cette expérience de type la main à la pâte. Ceci est sans nul doute le produit d'une éducation néo-libérale qui l'amène à chercher à se singulariser au sein du groupe-classe, d'où son attitude sérieuse et son allure de bon élève.
Le seul point positif chez cet élève est sa créativité langagière (t'y as qu'à nous le dire), qui nous laisse l'espoir de l'amener malgré tout à une posture d'apprenant, merveilleusement illustrée par ses camarades (le ballon n'aime pas le froid).

Ecrit par : Japhet | 22 décembre 2007

Japhet, splendide analyse — vous devriez la poster chez Lubin, il n'y verrait que du feu…
JPB

Ecrit par : brighelli | 23 décembre 2007

C'est habilement écrit, mais décodable dès la première demi-ligne, comme toute caricature bien faite, Jean-Paul! Sous estimer ses adversaires, (ou faire semblant), est une très mauvaise politique.
Sur ce, bonnes fêtes de fin d'année à tous... Et bonnes dégustations à vous, Japhet! :-)))

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 23 décembre 2007

je viens de récupérer un chien qui sort du bagne et dont la peau tient les os. Si tu enlèves la peau, ça te fait un écorché de Fragonard sans aucune préparation supplémentaire.

Ecrit par : dobolino | 22 décembre 2007

Vous voulez dire, sans doute, qu'il a été maltraité.

Je ne supporte pas, encore moins que le mal que les hommes s'infligent les uns aux autres. C'est peut-être du sentimentalisme bêbête, mais je n'y peux rien. Je pense aussi que c'est moralement impardonnable.

J'ai vu un reportage, dans un magazine, sur un chien en Angleterre qui avait été récupéré dans un état affreux, à la suite de maltraitances (patte cassée, maigreur squelettique...).

Ils ont réussi à le sauver en dépit d'un pronostic très pessimiste.

Tenez-nous au courant.

Ecrit par : Robin | 23 décembre 2007

C'est habilement écrit, mais décodable dès la première demi-ligne, comme toute caricature bien faite, Jean-Paul! Sous estimer ses adversaires, (ou faire semblant), est une très mauvaise politique.
Sur ce, bonnes fêtes de fin d'année à tous... Et bonnes dégustations à vous, Japhet! :-)))

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 23 décembre 2007

Allons, Christophe, un peu d'humour. C'est ce qui manque le plus aux pédagos, mais je sais que vous en avez.

Joyeux Noël à vous aussi !

Ecrit par : Robin | 23 décembre 2007

"Les échecs quels qu'ils soient ne doivent jamais remettre en question la volonté de les dépasser car c'est le sens de la vie." Freinet.
J'avais noté cette petite phrase dans mon agenda de l'année 19.. à une époque où je n'avais pas trop le moral, histoire de ne pas désespérer, et quelques interventions récentes de ce blog l'ont rappelée à ma mémoire. Comme formule accompagnant les bons voeux de bonne année, elle peut trouver une petite place.
Mais ce matin, à la page 19 de mon quotidien régional " L'UNION." un titre m'interpelle :" A Rambouillet, un collège monté par des parents;"
Déçus par l'Education nationale, des parents d'élèves ont monté un collège privé catholique. Pour l'instant, deux classes fonctionnent avec 11 enseignants et des moyens artisanaux. Prix 200 euros par mois et l'équilibre financier ne serait pas gagné d'avance.
Et voilà, c'est reparti pour les souvenirs ! Dans mon petit Cours complémentaire qui débuta par une classe de sixième avec deux enseignants pour 43 garçons et filles du canton qui ne bronchaient pas, écoutaient et ... travaillaient. Comme c'est original ! C'était gratuit, sauf les livres, offerts uniquement aux enfants du chef lieu de canton. Les parents d'élèves des villages du canton devaient se débrouiller. En conséquence , ces livres là, j'en ai pris grand soin et je les ai toujours. J'ai eu l'idée comme ça de les reprendre et, ô miracle j'ai constaté que nous avions un assez bon niveau en maths, en sciences ou en physique -chimie- à partir de la quatrième - et que les formules et définitions reposant sur les démonstrations, leçons apprises,et exercices en veux-tu en voilà, revenaient assez vite. ( Il faut dire qu'à la communale on n'avait pas perdu notre temps non plus et que le maître avait pris soin des éléments aptes à aller plus loin. ) Ca alors ! Moi qui pensais être une demeurée en ce domaine me voilà requinquée.
Oui, mais cette histoire de 200 euros par mois, ça fait 2400 par an ! Elle est où l'école gratuite, obligatoire de Monsieur Lahique où les lettres et les sciences ne se regardaient pas en chien de faîence ?

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 23 décembre 2007

Vous avez raison, Anne-Marie, on retrouve toujours les mémes noms dans les textes publiés par le lobby pédago: toujours les mêmes parasites du système, les mêmes Mouches du Coche (je rappelle que la Mouche du Coche est cette grosse mouche, un taon peut-être, qui s'agite beaucoup autour des six lourds chevaux, qui les assomme de conseils et qui croit que c'est grâce à elle exclusivement que le Coche gravit la pente. Regardez-les tous, ces Meirieu, ces Chauveau, ces Frackowiak, ces Dubet, ces Zakhartchouk, comme ils se rengorgent, comme ils se savent si bn gré d'être eux-mêmes, comme ils sont persuadés d'etre indispensables...
Sans parler de leur compte en banque...
La meilleure façon de les combattre, c'est peut-être que nous fassions tous, sur le terrain, qui nous appartient, le contraire de ce qu'ils recommandent.
Je précise que j'ai été inspecté en juin par un IPR de Lettres, qui a bien vu que je ne faisais pas de "séquences" - je le lui ai confirmé avec un grand sourire - et que mon rapport d'inspection a été quand même été bon. "Le role de l'inspection, m'a-t-il dit, n'est plus de vérifier la conformité idéologique des méthodes."

Ecrit par : Jean | 23 décembre 2007

Je n'ai pas dit que je ne trouvais pas ça drôle, Robin! Mais, vous savez, je suis assez difficile, en ce qui concerne la crédibilité d'une caricature! :-)))
Par ailleurs, concernant la douleur animale, je ne me rappelle plus votre point de vue sur la corrida?

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 23 décembre 2007

pas à proprement parler de la maltraitance: pas de coup, pas de sadisme...Une maltraitance similaire à celle des ouvriers du XIX° siècle en France dans les fabriques et les mines: alimentation déplorable, logement inconfortable et absence de repos. Aveuglement, manque total d'éducation, aucune sensibilité face au vivant. Les médias et moi-même en avons éduqués un bon nombre, de ces esclavagistes mais certains, dans les plus de quarante cinq ans, sont indéboulonnables. Je note également le rôle fondamental de l'école et d'une scolarisation plus prolongée en collège unique. Les jeunes, aussi incultes soient-ils, ne commettent plus ce genre d'actes criminels consistant à faire courir à la chasse un chien tous les jours sans se préoccuper de savoir s'il a récupéré, s'il s'est nourri, si l'eau du seau n'était pas gelée... jusqu'à la cachexie sans pathologie associée. Rien que de l'épuisement.
Alors, oui, vraiment, sur certains sujets fondamentaux comme le respect du vivant en contre-partie de bons et loyaux services, le rôle de l'alimentation et la nécessité absolue de périodes de repos dans la vie d'un athlète, notre jeune génération en sait bien plus long que ses ainés et leur transmet ses savoirs. Je suis certaine que les cours de SVT du collège unique jouent un grand rôle dans cette compréhension que nos jeunes gens ont de la matière vivante et de ses besoins élémentaires.

Ecrit par : dobolino | 23 décembre 2007

Je n'ai pas dit que je ne trouvais pas ça drôle, Robin! Mais, vous savez, je suis assez difficile, en ce qui concerne la crédibilité d'une caricature! :-)))
Par ailleurs, concernant la douleur animale, je ne me rappelle plus votre point de vue sur la corrida?

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 23 décembre 2007

Je ne me souviens pas si je me suis exprimé sur ce sujet. Quoi qu'il en soit, je suis absolument et résolument contre, malgré Hemingway, Montherlant, Picasso et même Lorca que j'admire entre tous.

Mais chez Lorca c'est plus ambigu. Il exprime en fait, dans "Chant funèbre pour le toréro Ignacio Sanchez Mejias", tué dans l'arène, non son goût pour la corrida, mais le pressentiment de sa propre mort et son rôle de "bouc émissaire" dans la Guerre civile espagnole dont il fut l'une des toutes premières victimes.

...Et je suis absolument réfractaire aux arguments "esthétiques".

D'un point de vue anthropologique, la corrida est une résurgence des sacrifices humains, puis animaux (culte de Mithra) et des jeux du cirque de la civilisation romaine dans la civilisation chrétienne et c'est incompatible.

L'eau et le feu ont remplacé le sang, même si l'Humanité n'a pas encore compris (cf. le "testament" de René Girard "Achever Clausewitz")

Ecrit par : Robin | 23 décembre 2007

Je n'ai pas dit que je ne trouvais pas ça drôle, Robin! Mais, vous savez, je suis assez difficile, en ce qui concerne la crédibilité d'une caricature! :-)))

Une "caricature crédible". voilà un bel oxymore !

Ecrit par : Robin | 23 décembre 2007

Je suis certaine que les cours de SVT du collège unique jouent un grand rôle dans cette compréhension que nos jeunes gens ont de la matière vivante et de ses besoins élémentaires.

Ecrit par : dobolino | 23 décembre 2007

"Un troupeau n'est que de la viande de boeuf qui paît". Musil l'HSQ.
Il suffit de se rendre dans un supermarché en ce dimanche pour en avoir une confirmation.

Ecrit par : marigot | 23 décembre 2007

"pas à proprement parler de la maltraitance: pas de coup, pas de sadisme..."

En protection de l'enfance, on appelle cela "maltraitance par carence éducative".

Ecrit par : catmano | 23 décembre 2007

Ça y est! Il bouffe et de bon cœur encore! Ça fait plaisir à voir.

Ecrit par : dobolino | 23 décembre 2007

Une "caricature crédible". voilà un bel oxymore !

Ecrit par : Robin | 23 décembre 2007


Pas vraiment, Robin! Une caricature peut-être crédible... En tant que caricature!! Celles de Jacques Faizant ne l'étaient pas, et celles de Cabu le sont totalement, (et ces jugements n'ont rien à voir avec un point de vue politique!)
Concernant la corrida, je crois que je partage votre point de vue à 110%, bien que (ou parce que?) mécréant. Et vous avez su expliquer cela mille fois mieux que j'aurais pu le faire.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 23 décembre 2007

Ça y est ! Il bouffe et de bon cœur encore ! Ça fait plaisir à voir.

Ecrit par : dobolino | 23 décembre 2007

Bravo (c'est vraiment sincère)
Et on ne se moque pas SVP !

Ecrit par : Robin | 23 décembre 2007

Pas vraiment, Robin! Une caricature peut-être crédible... En tant que caricature!! Celles de Jacques Faizant ne l'étaient pas, et celles de Cabu le sont totalement, (et ces jugements n'ont rien à voir avec un point de vue politique!)

Je crois que les caricatures les plus crédibles sont celles des gens que nous n'aimons pas.

En tout état de cause, il vaut mieux se payer leur tête que la leur couper et les brûler effigie qu'"en vrai" ( pendant le carnaval ou la "manif" par exemple)

Toujours le sacrifice, toujours le bouc émissaire, mais une violence de plus en plus symbolique.

On appelle ça les "progrès de la civilisation" (?)

Ecrit par : Robin | 23 décembre 2007

Concernant la souffrance des animaux, je rejoins totalement Robin et Christophe Sibille. " Si j'avais à soutenir le droit que nous avons de maltraiter les bêtes..." J'avais autrefois écrit un pastiche sur le sujet, comme corrigé de devoir.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 23 décembre 2007

J'avais autrefois écrit un pastiche sur le sujet, comme corrigé de devoir.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 23 décembre 2007

Si vous le retrouvez...Je suis sûr que notre hôte ne verrait pas d'inconvénient à ce que vous nous en fassiez profiter...Même si c'est un peu "hors fil".

Ecrit par : Robin | 23 décembre 2007

" Si j'avais à soutenir le droit que nous avons de maltraiter les bêtes..." J'avais autrefois écrit un pastiche sur le sujet, comme corrigé de devoir.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 23 décembre 2007

Beau sujet! Si j'ai le loisir, je le tenterai volontiers. Pour l'instant, avec l'arrivée du Nouvel An, se profile la 2032, la DADS, les récapitulatifs annuels des Assedic, de l'URSSAF et de la caisse de retraite complémentaire. Chouette programme!

Ecrit par : dobolino | 23 décembre 2007

Si à Oran les enfants des écoles regardaient passer les convois militaires, en région parisienne, en cette après-guerre, on se préoccupait du logement en anticipant sur les parallélépipèdes à venir :

"Une boîte ayant la forme d'un parallélépipède droit a pour base un rectangle de 9 cm de longueur sur 75 mm de largeur. On veut y ranger par couches régulières le plus possible de petits cubes de 15 mm d'arête.
Combien y aura-t-il de cubes dans la première couche. Faites un dessin exact du fond de la boîte et de la place occupée par chaque cube.
Si la boîte a 6 cm de hauteur, combien pourra-t-elle contenir de cubes ?
Quelle hauteur doit-elle avoir pour en contenir 150 ?"
(Examen d'entrée en sixième, Seine, 1949)

Dans les Hautes-Pyrénées, on tenait à éveiller les papilles gustatives des élèves à la fameuse spécialité gasconne du porc noir de Bigorre (à accompagner de haricots tarbais et d'un Madiran), plus ancienne espèce de porc connue en France :

"Un rôti de porc pèse 2,5 kg. Il est vendu 480 f le kilogramme. Il est perçu en plus une taxe locale de 1,75 %.
Quel est le prix de revient de ce rôti ?"
(Examen d'entrée en sixième, Hautes-Pyrénées, 1948)

A Nice, les riches oisifs de la Côte d'Azur aimaient randonner le dimanche en décapotable sur la route de la Corniche :

"Une auto porte un compteur kilométrique, un compteur d'essence et une montre. Au départ d'une randonnée, le premier appareil marque 5925 km; le second 19 litres d'essence; la montre indique 8 h 55 mn. A l'arrivée, les deux appareils marquent respectivement 6000 km, 10 litres d'essence, 9 h 40 mn. Calculer :
1° la consommation d'essence pour 100 km;
2° la vitesse moyenne horaire."
(Examen d'entrée en sixième, Nice, 1948)

Les Ardennes avaient appris à vivre avec l'exode rural et on faisait miroiter aux jeunes des aventures ensoleillées dans des contrées exotiques :

"De Marseille à Alger, il y a 720 km. Un navire qui va d'un port à l'autre fait 30 km à l'heure. A mi-chemin, une panne l'oblige à s'arrêter pendant 3 h 45 mn. Il termine le trajet, mais sa vitesse est diminuée de 1/16. Calculer :
1° le temps mis pour aller d'un port à l'autre;
2° le jour et l'heure d'arrivée, sachant que le navire est partie le 28 juin à midi."
(Examen d'entrée en sixième, Ardennes, 1948)

En Seine-et-Marne, on préparait les enfants à succéder à leur père dans l'entretien du jardin ouvrier :

"Un jardin rectangulaire a une longueur de 82 m et une surface de 54,94 a. On veut l'entourer d'une palissade.
Quelle sera la dépense si cette palissade revient, pose comprise, à 125 f le mètre."
(Examen d'entrée en sixième, Seine-et-Marne, 1949)

La Mayenne se souvient qu'elle fut la première, en compagnie de l'Anjou et de l'Isère, à commencer la culture de la pomme de terre après 1790 :

"Un champ planté de pommes de terres a la forme d'un trapèze mesurant 164 m de grande base, 120 m de petite base et 70 m de hauteur. Il produit environ 100 kg de pommes de terre à l'are.
1° Quel est le poids de la récolte ?
2° sachant que le quart a été vendu à raison de 11 f le kilogramme, combien faut-il vendre le kg de ce qui reste pour gagner en tout 101 885 f ?"
(Examen d'entrée en sixième, Mayenne, 1949)

En Deux-Sèvres, on célèbre la pomme, fleuron de l'économie locale :

"Un marchand achète 18 t de pommes Glochard à 2 200 f le quintal. Les frais de transport s'élèvent à 780 f par tonne. Il veut faire un bénéfice égal à 1/10 du prix de revient.
Combien doit-il vendre le kilogramme de pommes ? (arrondir au franc supérieur)."
(Examen d'entrée en sixième, Deux-Sèvres, 1949)

En Côtes-du-Nord, c'est le miel de bruyère qui est à l'honneur :

"Une ruche produit chaque année 16 kg de miel et 0,750 kg de cire. le miel est vendu 156 f le demi-kilogramme et la cire 98 f les 125 g.
Les frais étant estimés à 15 % du produit du rucher, quel est le bénéfice réalisé sur 12 ruches ?"
(Examen d'entrée en sixième, Côtes-du-Nord, sans date)

Dans les rudes terres creusoises vouées à l'élevage, on apprend à préparer la viande :

"Une ménagère a acheté chez le boucher 1,800 kg de viande qu'elle a payé 648 f. Les os étant enlevés, le poids de la viande n'est plus que les 4/5 du poids primitif. On demande :
1° Combien le boucher vend le kilogramme de viande avec os ?
2° A combien revient le kilogramme de viande sans os ?"
(Examen d'entrée en sixième, Creuse, sans date)

L'école et les savoirs d'antan coupés de la vie ?

Ecrit par : Louis Barthas | 23 décembre 2007

Julien Gracq est mort. Nous avons perdu le dernier de nos grands écrivains.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 23 décembre 2007

"Une ménagère a acheté chez le boucher 1,800 kg de viande qu'elle a payé 648 f. Les os étant enlevés, le poids de la viande n'est plus que les 4/5 du poids primitif. On demande :
1° Combien le boucher vend le kilogramme de viande avec os ?
2° A combien revient le kilogramme de viande sans os ?"
(Examen d'entrée en sixième, Creuse, sans date)

L'école et les savoirs d'antan coupés de la vie ?

Ecrit par : Louis Barthas | 23 décembre 2007

A cette époque-là, en fin de 7ème, il fallait maîtriser la règle de trois, les fractions et la langue française. l'expression "poids primitif" n'est pas évidente.

Prix d'un kilogramme avec os : 360 F, sans os : 288 F J'ai bon ? Je serais passé en 6ème dans les années 50 ? Pas sûr !

Je trouve les autres problèmes particulièrement "coton".

Ecrit par : Robin | 23 décembre 2007

Je trouve les autres problèmes particulièrement "coton".

Ecrit par : Robin | 23 décembre 2007

coton = difficile (de mon temps)

Ecrit par : Robin | 23 décembre 2007

L'école et les savoirs d'antan coupés de la vie ?

Ecrit par : Louis Barthas | 23 décembre 2007
Mais non! Bien sûr... Mon époux m'expliquait que, quand un chien n'était bon à rien, son grand-père le pendait, car n'étant pas chasseur, il ne disposait pas d'un fusil.
Peut-être pas coupés de la vie humaine laborieuse du tâcheron qui se doit de planter des clôtures et de vendre x euro pièce des plants de lavande (gélées! comme le proprio bien honnête du clebard dont trois d'entre vous ont les photos) pour un champ d'un Hectare et de vingt cinq mètres de large, sachant que les boutures doivent être espacées de vingt cinq centimètres etc... mais bien loin du respect de la vie.



Gérard de Nerval


Vers Dores
"Eh quoi! tout est sensible."
Pythagore

Homme! libre penseur! te crois-tu seul pensant
Dans ce monde où la vie éclate en toute chose?
Des forces que tu tiens ta liberté dispose,
Mais de tous tes conseils l'univers est absent.

Respecte dans la bête un esprit agissant:
Chaque fleur est une âme à la Nature éclose;
Un mystère d'amour dans le métal repose;
"Tout est sensible!" Et tout sur ton être est puissant.

Crains, dans le mur aveugle, un regard qui t'épie:
A la matière même un verbe est attaché...
Ne la fais pas servir à quelque usage impie!

Souvent dans l'être obscur habite un Dieu caché;
Et, comme un oeil naissant couvert par ses paupières,
Un pur esprit s'accroît sous l'écorce des pierres!

Ecrit par : dobolino | 23 décembre 2007

Julien Gracq est mort. Nous avons perdu le dernier de nos grands écrivains.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 23 décembre 2007
Oui! J'ai appris... Mais, voyons, est-il si courant d'être édité dans la Pleïade de son vivant, d'être reconnu bien avant sa mort? Quels auteurs sont à présent en germe, passant inaperçus, qu'ils soit français, russes ou turcs ou...
Quelle démoralisation! Faites un peu confiance à la vie sans cesse renaissante! On se croirait à l'an mille.

Ecrit par : dobolino | 23 décembre 2007

Je trouve les autres problèmes particulièrement "coton".

Ecrit par : Robin | 23 décembre 2007
Ouah, eh, l'autre! Trop fastoches!!!

Ecrit par : dobolino | 23 décembre 2007

L'école et les savoirs d'antan coupés de la vie ?

Ecrit par : Louis Barthas | 23 décembre 2007

ce que l'on demandait aux élèves, c'était d'appliquer un raisonnement logique "hypothético-déductif" (si....alors) à une situation particulière et non des formules toutes faites et on ne séparait pas les mathématiques du français.

Ecrit par : Robin | 23 décembre 2007

Je trouve les autres problèmes particulièrement "coton".

Ecrit par : Robin | 23 décembre 2007
Ouah, eh, l'autre! Trop fastoches!!!

Ecrit par : dobolino | 23 décembre 2007

Bêcheuse !

robin-guilloux@club-internet.fr (pour la photo de comment s'appelle-t-il ce gentil toutou ?) - J'en voudrais une aussi quand il ira mieux et qu'il vous fera la fête ! -

"Plains deux fois l'animal qui souffre car il est toute chair et souffre tout entier !" (Lanza del Vasto)

Ecrit par : Robin | 23 décembre 2007

Vous avez raison, Dobolino. Le pessimisme m'égare. Pour vous et Robin :
Si j'avais à soutenir le droit que nous avons de maltraiter les bêtes, voici ce que je dirais :
L'homo sapiens ayant proliféré sur la terre, il a dû exterminer les autres espèces, pour assurer son espace vital.
La viande, les oeufs et le lait seraient trop chers, si nous n'élevions les bêtes qui les produisent en les privant d'air, d'espace et de lumière.
Les créatures dont il s'agit sont dépourvues de langage, et elles ont le corps si velu qu'il est presque impossible de les plaindre.
On ne peut se mettre dans l'esprit que Dieu, qui est un être très sage, ait doué de sensibilité, et même d'une sensibilité très vive, des êtres incapables de parler.
On peut juger des animaux en se référant à Descartes, le plus grand philosophe de France, qui les considérait comme des machines privées de sensation et de sentiment.
Il est si naturel de penser que les animaux sont des machines, que le révérend père Malebranche, lorsqu'il battait sa chienne, affirmait que ses gémissements n'avaient pas plus de signification que le grincement d'une porte rouillée.
Une preuve que les bêtes n'ont pas d'intelligence, c'est qu'elles s'exterminent rarement au sein d'une même espèce, contrairement à l'homo sapiens, dont le comportement envers ses semblables atteste un haut degré de civilisation.
Il est impossible que nous supposions que ces créatures-là soient susceptibles de souffrir, parce que, si nous les supposions susceptibles de souffrir, on commencerait à croire que nous ne sommes pas nous-mêmes humains.
Des âmes sentimentales exagèrent trop la souffrance des animaux, car, si elle était telle qu'elles le disent, ne serait-il pas venu dans la tête des intellectuels, qui signent tant de pétitions inutiles, d'en signer une en faveur de la compassion qui leur est due?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 23 décembre 2007

Dobolino,

Ma messagerie est [email protected]. J'aimerais vous envoyer la photo d'un petit animal dont je ne connais pas le nom et qui traine près de chez moi depuis quelques jours.
D'ailleurs, si vous voulez m'envoyer la photo du toutou...

Merci

Ecrit par : Japhet | 23 décembre 2007

Pour tous ceux qui n'ont rien compris aux problèmes, allez demander à vos enfants, peut-être qu'eux ils répondront. Et si au lieu de vous lamentez sur notre niveau, vous nous aidiez à l'améliorer. Et quand à ceux qui l'ont réussi et se vante d'avoir eu tel bac et tels concours allez donc faire des problèmes à votre niveau, à vaincre sans péril,... puisque vous semblez appréciez les citations inachevées. Peut-être histoire de montrer votre culture et de nous renvoyer à notre propre ignorance?

Ecrit par : Elmerys | 23 décembre 2007

Peut-être histoire de montrer votre culture et de nous renvoyer à notre propre ignorance?

Ecrit par : Elmerys | 23 décembre 2007

Joyeux Noël Elmerys !

...Et Paix sur la Terre aux hommes de bonne volonté !

Ecrit par : Robin | 23 décembre 2007

"Un rôti de porc pèse 2,5 kg. Il est vendu 480 f le kilogramme. Il est perçu en plus une taxe locale de 1,75 %.
Quel est le prix de revient de ce rôti ?"
(Examen d'entrée en sixième, Hautes-Pyrénées, 1948)

Cité par : Louis Barthas

De nos jours, il est impossible de poser un tel problème avec du hallouf dedans, ce serait vu comme une provocation par les autorités et les médias.


Prix d'un kilogramme avec os : 360 F, sans os : 288 F J'ai bon ? Je serais passé en 6ème dans les années 50 ? Pas sûr !

Je trouve les autres problèmes particulièrement "coton".

Ecrit par : Robin

Vous ne seriez pas passé en sixième. Dommage. Il est logique que la viande sans os coûte plus cher que la viande avec, puisque l'os ne se mange pas. C'est 450 F qu'il fallait trouver.
Pour votre punition, vous n'aurez droit qu'aux os au (ozoho !) réveillon.

Ecrit par : Moot | 24 décembre 2007

Je ne comprends pas l'histoire du rôti de porc : la réponse n'est pas 2,5x480 + 1,75 x (2,5x480) /100, ce qui doit représenter dans les 1220 francs environ ???

Ecrit par : Jeremy | 24 décembre 2007

Prix d'un kilogramme avec os : 360 F, sans os : 288 F J'ai bon ? Je serais passé en 6ème dans les années 50 ? Pas sûr !

Je trouve les autres problèmes particulièrement "coton".

Ecrit par : Robin

Vous ne seriez pas passé en sixième. Dommage. Il est logique que la viande sans os coûte plus cher que la viande avec, puisque l'os ne se mange pas. C'est 450 F qu'il fallait trouver.
Pour votre punition, vous n'aurez droit qu'aux os au (ozoho !) réveillon.
Ecrit par : Moot | 24 décembre 2007

Si, Robin serait passé en sixième. D'abord il a réussi la première question ensuite il y avait aussi des opérations et du calcul mental (certes pas facile non plus celui-là). Mais il aurait réussi haut la main l'épreuve de français, c'est sûr, et tout cela aurait suffi. Je pense que la moyenne était suffisante pour être admis.
Et puis il ne faut pas que les littéraires s'affolent devant ce genre de problème, c'est beaucoup une question d'entraînement. A l'époque les écoliers devaient sûrement en faire au moins deux par jour (un en classe et un à la maison en devoir du soir) et ce depuis le CP où les quatre opérations étaient enseignées. Et je crois qu'ils allaient à l'école tout le samedi, ils devaient faire 30 heures par semaine avec repos le jeudi et le dimanche. Je pense qu'en s'entraînant au rythme d'un problème par jour pendant un mois, tout adulte ayant fait des études supérieures parviendrait à résoudre tous ces problèmes.
Le manuel d'où sont tirés ces problèmes est :
B. Courtet et C Grill, Arithmétique cours moyen, Editions de l'école, 1954
Les leçons et la progression (mensuelle) sont d'une clarté étonnante, tout est explicite, l'enfant est guidé étape par étape et les automatismes sont recherchés. Chaque leçon est présentée sur deux pages avec les rubriques : leçon-exercices d'intelligence-exercices écrits-problèmes-calcul mental. En cas de difficulté dans un exercice il y a toujours la possibilité de se référer à la leçon (donc juste en faisant glisser le regard sur la page de gauche). Avec un peu de courage, d'équilibre familial et pour autant que la famille y soit disposée, avec un tel manuel la plupart des enfants étaient à même d'acquérir des bases solides en calcul et en raisonnement.

Ecrit par : Louis Barthas | 24 décembre 2007

Robin, je vous déteste !

Vous avez recopié l'énoncé d'un problème, pour mettre juste en dessous la solution à un autre !!!

J'ai passé ma soirée à essayer de comprendre !

Le problème que vous traitez, ce n'est pas celui que vous avez recopié, mais celui-là :

"Une ménagère a acheté chez le boucher 1,800 kg de viande qu'elle a payé 648 f. Les os étant enlevés, le poids de la viande n'est plus que les 4/5 du poids primitif. On demande :
1° Combien le boucher vend le kilogramme de viande avec os ?
2° A combien revient le kilogramme de viande sans os ?"
(Examen d'entrée en sixième, Creuse, sans date)

Ecrit par : Jeremy | 24 décembre 2007

Petit hors-sujet pour signaler une tribune de Daniel Faivre, professeur de Français, sur le site de Marianne.

http://www.marianne2.fr/Ecole-Obscene_a82261.html

Ecrit par : David Desgouilles | 24 décembre 2007

Robin, je vous déteste !

Vous avez recopié l'énoncé d'un problème, pour mettre juste en dessous la solution à un autre !!!

J'ai passé ma soirée à essayer de comprendre !

Jérémy, vous savez bien que les professeurs sont là pour "faire trébucher les élèves".

Ceci dit, je crois que c'est Monsieur Barthas, notre instituteur de 7ème, qui nous a fait trébucher.

ceci dit, je vous assure que j'ai bien essayé de résoudre le dernier problème.

Ecrit par : Robin | 24 décembre 2007

Question à dobolino : de qui est le poème que vous avez publié en commentaire ? Gérard de Nerval ? Merci de votre aimable réponse.

Ecrit par : Magister | 24 décembre 2007

Je vous envoie donc les photos de Vox, le chien de Denis, non pour vous émouvoir à son égard et au mien en cette veille de Noël, ce n'est pas mon propos. Mon propos sera pédagogique. Réfléchissez...

Ecrit par : dobolino | 24 décembre 2007

Joyeux Noël à vous aussi Robin.

Ecrit par : Elmerys | 24 décembre 2007

Une petite citation pour le réveillon. Dans Candide, le héros et son valet Cacambo passent par le pays d'Eldorado, et Candide demande à un vieillard "si dans le pays il y avait une religion" (chap. XVIII). "Le vieillard rougit un peu", explique qu'ils ont "la religion de tout le monde" et lâche finalement : "Nous adorons Dieu du soir au matin"…
Chacun appréciera à sa façon l'inversion de l'expression — mais j'ai dans l'idée que ce dieu adoré de nuit est le vrai dieu d'amour… Heureux/ses veinard(e)s, c'est la nuit la plus longue de l'année !

Ecrit par : brighelli | 24 décembre 2007

Robin, je vous déteste !

Vous avez recopié l'énoncé d'un problème, pour mettre juste en dessous la solution à un autre !!!

Ecrit par : Jeremy

C'est moi qui ai recopié de la sorte, parce que je commentais deux messages successivement. C'est donc moi que vous détestez ;-) !

Louis Barthas -> je pense bien que Robin aurait réussi à son examen. Quand même ! C'était juste pour le taquiner.

Ecrit par : Moot | 24 décembre 2007

"Arithmétique
Courtet – Grill-François
Etudier les fraction : pages 170 et 171 et extraire les entiers d’une fraction page 182 – Revoir pages 94 – 95 – 96 : division des nombres décimaux (voir feuille jointe) et page 177 : les fractions décimales"

Il s'agit d'un extrait du programme de travail à la maison d'une classe de 7e (ils l'appellent encore comme ça...) du célèbre Cours Hattemer en décembre 2006, que j'ai trouvé sur Google.
Le Courtet et Grill est donc encore utilisé de nos jours mais je ne sais pas dans quelle édition. J'ai trouvé, à la suite d'une recherche sommaire, une édition de 1966 avec un troisième auteur : François comme indiqué dans le document ci-dessus.

Ecrit par : Louis Barthas | 24 décembre 2007

Question à dobolino : de qui est le poème que vous avez publié en commentaire ? Gérard de Nerval ? Merci de votre aimable réponse.

Ecrit par : Magister | 24 décembre 2007

Vers dorés de Gérard de Nerval. Redoutable citation pour les dissert de concours d'entrée en Grande Ecole Scientifique, utilisable aussi bien en conclusion qu'en introduction. Une bouffée d'oxygène littéraire pour les malheureux professeurs de français qui corrigeaient sempiternellement "science sans conscience n'est que ruine de l'âme" ou autre "la technique est utile, la science est vraie". Donne-t-on toujours des sujets de philosophie des sciences en épreuve de français des concours d'entrée?

Ecrit par : dobolino | 24 décembre 2007

Il s'est dit quelques bêtises — oun uelques dagereuses approximatins — ces derniers jours sur ce blog à propos du nombre de postes mis au concours en interne ou en externe. Tous chiffres officiels sur http://www.education.gouv.fr/cid4605/postes-contrats-offerts.html
On verra que les concours externes restent, et de loin, devant la promotion interne. Il ne faut pas voir la main des pédagos dans toutes les culottes de zouaves — et surtout pas dans celle du ministre.
JPB

Ecrit par : brighelli | 24 décembre 2007

Bon, comme c'est Noël, je renonce à la haine inextinguible qui devrait m'animer jusqu'à la fin des temps contre les sieurs Robin et Barthas ;-) Pour le bien de mes descendants, je refuse d'être l'instigateur d'une nouvelle vendetta, et je déclare à qui veut l'entendre : pokój ludziom dobrej woli / pax hominibus bonae voluntatis.

Bonnes fêtes à tous :-)

Ecrit par : Jeremy | 24 décembre 2007

Dites donc, Jean-Paul, j'espère que ce n'est pas moi qui suis visé par les soi-disant "quelques bêtises — oun uelques dagereuses approximatins" (sic) sur les postes aux concours !

90 postes à l'agrégation externe de Lettres modernes, et 106 postes à l'agrégation interne de lettres modernes - je n'invente rien, c'est sur le lien que vous citez. Vous le vérifierez ici :

http://www.education.gouv.fr/cid4585/postes-agregation-externe.html
http://www.education.gouv.fr/cid4586/postes-agregation-interne.html

Bien sûr que le nombre de postes offerts en externe, toutes matières confondues, est globalement supérieur à ceux offerts en interne, puisqu'il y a 32 matières représentées à l'agrégation externe, et seulement 19 à l'agrégation interne !

Alors les "quelques bêtises — oun uelques dagereuses approximatins", vous irez expliquer ça aux étudiants qui préparent un concours depuis cinq ans, et qui apprennent trois mois avant le concours qu'on prendra plus de monde en interne qu'en externe. Ils ont la berlue sans doute !

Ecrit par : Jeremy | 24 décembre 2007

J'en reviens à mon chien et aux conclusions que, de ce fait et d'autres similaires, je suis tentée de tirer. Je sais qu'elles ne conviendront pas vraiment et trouveront ici peu d'échos mais, après tout, pourquoi taire ce que le simple citoyen que je suis a pu constater.
Denis, le maître du chien, a cinquante ans environ. Il a suivi sa scolarité primaire dans la classe unique de MMe F. que Catmano a eu l'occasion de rencontrer et qui n'est certainement pas suspecte d'avoir usé de méthode globale et autres études de documents freinetiques. On l'a probablement envoyé ensuite faire un tour en sixième cinquième puis finir sa scolarité au chaud au collège agricole. Il est très limité, Denis. Il sait certainement lire mais il ne lui vient probablement jamais à l'idée de s'acheter une revue de cynégétique ou de quatre-quatre ou de quad. Il sait avec certitude que les savoirs livresques ne sont pas pour lui et a des difficultés insurmontable à visualiser la première de couverture d'un magazine pour repérer un sujet qui l'intéresse, ignore de toute façon l'existence d'un sommaire qui lui permettrait de trouver la page où se situe l'article alléchant et serait bien incapable d'interprêter le message écrit qui y est contenu, même celui placé sous chaque photo. Il ignore que des encadrés lui permettront une approche simplifiée et résumée à la portée de son entendement. Mme Fayant avait bien autre chose à faire dans sa classe et avait probablement classé Denis parmi les futurs gratteurs de terre. Denis a obtempéré, s'est tenu au chaud en attendant d'aller travailler les terres sous les ordres d'un père ou grand-père dont il a reçu tous ses apprentissages, y compris l'art de soigner les bêtes. Pour lui, les savoirs des "intellectuels" sont nuls, incompréhensibles et surtout sans intérêt pratique et ridicules. Ils ne font en rien avancer son monde. Denis est par ailleurs un brillant calculateur, capable d'estamper n'importe quel gogo de mille ou deux mille euro.
Noël a entre vingt-cinq et trente ans. Il est aussi limité que Denis. Il n'a certainement guère brillé à l'école primaire et au collège unique, ne rêvait que de travailler et aller à la chasse. A présent, il est ouvrier et chasseur. Souvent, à la pause de midi, il vient au bar-presse du village boire un panaché. Il va aux revues, en prend une qu'il choisit en fonction de la première de couverture, ouvre le sommaire puis la page indiquée et s'absorbe dans la laborieuse lecture de l'article, parfois se tourne vers moi pour me commenter telle phrase ou telle photo, quand il s'agit de faune sauvage ou de soins aux chiens, car il sait pouvoir s'adresser à moi comme à un interlocuteur de qualité pouvant l'aider à construire ses savoirs. Pour lui, je ne suis nullement une intellectuelle au sens péjoratif et citadin du terme mais un bon prestataire de service support d'apprentissages et de progression dans la pratique de son loisir favori et la connaissance du monde qui le motive et passionne
Si j'ai choisi de m'exprimer à l'aide de ces deux exemples, ce n'est pas parce qu'il s'agit de cas particuliers mais juste à titre d'illustration d'un fait qui, dans mon environnement est général. Parmi les gens ayant eu de lourdes difficultés d'accession aux savoirs scolaires du fait d'un médiocre niveau d'intelligence, les plus de quarante ans, dans le milieu rural et ouvrier que je cotoie, se sont rabattus sur les savoirs ancestraux transmis par leurs aînés et sont incapables d'utiliser un document écrit ou audiovisuel pour améliorer leur rentabilité, les jeunes, tout en ayant profité des connaissances des anciens, n'ont pas d'attitude de rejet et de mépris à l'égard des ces savoirs et innovations, sont demandeurs, non repliés sur leur autarcie et savent utiliser convenablement ces données.
A niveau égal d'échec scolaire, il me semble très net que les bénéficiaires du collège unique et des pédagogies modernes des années soixante-dix sont nettement plus performants pour exploiter un document ou les mini-cours magistraux d'un professionnel, plus aptes à l'écoute active et à la construction de savoirs et pratiques nouveaux. Ils sont moins rebutés, moins enfermés, plus collaborateurs.

Ecrit par : dobolino | 24 décembre 2007

Je remercie chaleureusement Monsieur Louis Barthas de m'avoir accordé le passage en 6ème...Avec l'indulgence du jury du département de la Creuse pour les mathématiques.

C'était quand même "renard" l'histoire d'os dans le dernier problème. Un vrai chausse-trappe, sauf pour les enfants du boucher.

Pourvu que Meirieu ne tombe pas dessus !

C'est comme dans les bons romans policiers. le problème paraît compliqué alors que la solution est très simple.

Bon Dieu, mais c'est bien sûr !

Ecrit par : Robin | 24 décembre 2007

Puisque nous en sommes aux fractions voici ce qu'en pense Emile Patte, élève des années Trente.
" Les fractions , ça ne marche qu'avec les tartes,d'ailleurs. Pour changer, l'autre jour, Monsieur a voulu essayer avec une pomme, mais ça a raté. En dixièmes, il avait voulu la couper. C'était pas triste ! Il a bien tenté de nous prouver que deux dixièmes ça faisait la même chose qu'un cinquième,mais il ne nous a pas convaincus. Il y avait des dixièmes de rien du tout et des gros qui valaient sept ou huit cinquièmes à eux tout seuls. Après ça,il a voulu reconstituer la pomme avec tous ses dixièmes et il y en a un qui s'est fait la malle. Quand il les a eu tous rassemblés, il n'arrivait plus à les remettre ensemble, à reconstituer son puzzle; Monsieur répète constamment, que, dans chaque métier,on apprend des choses jusqu'à la veille de sa retraite : je suis certain qu'il y a un truc que je lui verrai jamais plus faire, c'est les fractions avec une pomme. Les fractions, ça ne peut être que de la tarte.
Tout ça ne serait que de la bagatelle, si, jour après jour, Monsieur ne s'ingéniait à compliquer les choses à plaisir. Ne voilà-t-il pas qu'il nous demande, par exemple, si on préfère 1/5 ou 1/6 de tarte ? 1/3 ou 2/6 de tarte ? 14/28 ou 7/14 de tarte. Qu'il nous fait additionner ces portions de tarte, soustraire, multiplier, réduire au même dénominateur; Ah ! Cette salade ! Je vous assure, je préfèrerais être privé de dessert ! Moi, je sais réduire les fractions, je sais bien les écrire l'une en dessous de l'autre et multiplier les deux termes de chacune par les dénominateurs des autres, mais, je l'avoue, j'y comprends rien.
Et puis,il y a les problèmes d'application, des histoires d'héritage et de partage,etc...
"A la mort de leur père,trois fils doivent se partager un champ rectangulaire de 125 m de long et 38 m de large. le premier prend un tiers du champ; le deuxième, un quart; Quelle sera la part du troisième ?"
Un partage comme ça, c'est de l'utoupie; je connais pas un frère au monde qui accepterait un partage comme celui-là. Ou alors il y en a qui auraient des compensations : une armoire, par exemple, un lit, une tête de bétail, je sais pas moi. en tout cas, pas de problème, c'est le cas de le dire : un partage en trois parts égales et sans bouger les bornes de place après. je l'ai bien vu quand on a hérité de la Tante Irma. Plus de vingt on était à hériter ! Et elle ne laissait pas grand-chose la Tante Irma, j'ai entendu assez souvent Papa lui reprocher la prodigalité qu'elle avait constamment manifestée de son vivant, pour le savoir. Eh bien, des années, ça a duré. Ca a fini devant le tribunal, et, depuis, il y a plein de cousins à qui on ne parle plus.
Les carnets de l'élève Mimile de Claude Capiaux. à suivre.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 24 décembre 2007

Merci de me pardonner Jérémy, je n'aurais pas voulu survivre dans la culpabilité ("...c'était comme si la honte dût lui survivre", Kafka).
Et bonnes fêtes aussi à vous tous.
Robin, en récompense de votre passage en 6e, je vais vous faire un cadeau et surtout ne me remerciez pas, je n'ai accompli que mon humble métier d'instituteur :

"Le 24 décembre, ayant obtenu la mention "Très bien" à l'examen de passage en 6e, Robin a reçu de M. Louis Barthas, instituteur, un livret de Caisse d'Epargne de 80 €. A la fin de l'année, quel sera le montant de son livret, l'intérêt étant de 2,75 %"
(adapté de Courtet et Grill, 136e leçon : "Caisse d'épargne", 1954, Les Editions de l'Ecole)

Prenez votre temps, Robin, vous avez toutes les vacances, vous me donnerez la solution à la rentrée. Mais... que ça ne vous empêche pas de passer d'excellentes fêtes !

Ecrit par : Louis Barthas | 24 décembre 2007

Les carnets de l'élève Mimile. Suite.

" A propos d'héritage, l'autre jour on a tout de même bien rigolé. Avant que d'aller s'occuper de la section des petits, Monsieur nous avait concocté un de ces petits problèmes d'application- je vous assure, il les fait lui-même ! - dont je ne vous dis que ça. Bien sûr, il s'était arrangé pour nous mitonner une réduction de derrière les fagots. Il fallait d'abord calculer le montant de l'héritage, avec des terres, des vaches, des chevaux etc...et puis les sous qu'on avait trouvé dans une boîte. Enfin, le bon coup quoi ! Et puis une floppée d'héritiers qui recevaient qui 1/7, 3/8, 2/15 etc...etc... Monsieur croyait être tranquille pour un bout de temps. Je vous en fiche ! J'en étais encore à calculer la surface des terres que Maxime Carré ( des fois Monsieur l'appelle " Racine" ), qui est tout extra en calcul,commençait déjà à s'exciter sur son banc. Bientôt, ils étaient quatre ou cinq à chuchoter et s'interpelller à voix basse alors que je commençais seulement à réduire. Monsieur a vu tout de suite qu'il y avait quelquechose. Il a abandonné les petits et est revenu vers nous.
- Que se pase-t-il , a-t-il demandé;
Vlan, aussi sec, c'est le Maxime carré qui a répondu :
- M'sieur, y a pas assez de sous !
Et c'était vrai ! A force d'en prendre, des fractions, les héritiers avaient dépassé le montant du magot !
Eh bien Monsieur ne s'est pas démonté pour autant. Il a sauvé la face au contraire, Royalement :
- C'est très bien qu'ila dit,en effet, je vous avais posé un piège...
C'st un malin, Monsieur, vous savez ! Et s'il prenait un lapin chaque fois qu'il tend un piège, pour sûr, ce serait le roi des bracos !"

( ... ) Dernier extrait avant de vous souhaiter un Joyeux Noël.

"Monsieur, lui, a une méthode de tarvail bien déterminée, à laquelle, dans la mesure du possible, il se tient constamment, et qui consiste en ceci : chaque fois qu'il le peut nous faire la démonstration tangible de ce qu'il annonce; Les moyens du cours élémentaire, par exemple, eh bien chaque fois qu'ils ont un problème de prix de vente, de prix d'achat ou de bénéfice, on peut être sûr que Monsieur va leur faire mimer une scène de commerce courant : chez le boucher, le marchand de lapins, l'épicier ou le drapier. En ce qui concerne la section des grands, la nôtre, par exemple, si un libraire, plutôt que de laisser s'empoussiérer des bouquins invendus, décide de les solder avec un rabais de 5% sur le prix d'achat, eh bien, Monsieur va s'empresser d'aligner des volumes sur son bureau et de désigner une victime- libraire qui sera chargée de faire des calculs sur l'estrade pendant que ses petits camarades- clients potentiels feront de même à leur place.
En mètres carrés, en centiares, en ares et même en hectare, nous connaissons tous, pour l'avoir mesurée plus de dix fois, la surface de la cour. et les tilleuls dont elle est plantée, on les a vendus fictivement à plusieurs reprises, à des scieries du coin, qui, après les avoir débités en planche, n'ont pas fait une mauvaise affaire du tout. Même que, des fois, le patron place l'argent obtenu à intérête composé. Je ne parle pas du farfelu, qui, avec le produit de la vente des planches, avit acheté des... obligations ! Dans quelle mélasse il nous avait mis celui -là !"
Claude Capiaux, fils d'instituteurs, lui-même instituteur durant 26 ans est l'auteur de cet ouvrage " Les carnets de l'élève Mimile" édité à compte d'auteur, se voulant un hommage à " Monsieur" , instituteur passionné par son métier, un homme comme les autres avec ses grandeurs et ses faiblesses mais toujours avide de transmettre et de partager son appétit de savoir et de comprendre le monde où il vit. J'ai déniché ce livre par hasard à une foire aux livres d'Amnesty.
Joyeux Noël !

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 24 décembre 2007

"Le 24 décembre, ayant obtenu la mention "Très bien" à l'examen de passage en 6e, Robin a reçu de M. Louis Barthas, instituteur, un livret de Caisse d'Epargne de 80 €. A la fin de l'année, quel sera le montant de son livret, l'intérêt étant de 2,75 %"
(adapté de Courtet et Grill, 136e leçon : "Caisse d'épargne", 1954, Les Editions de l'Ecole)

Je rédige la solution en expliquant :

Je calcule le montant des intérêts de mon livret :

80 X 2,75 : 100 = 2,20 euros

J'ajoute le montant des intérêts :

80 + 2,20 = 82,20 euros

Le montant de mon livret à la fin de l'année sera donc de 82,20 euros.


Merci Monsieur Barthas, Joyeux Noël !


(Il ya un piège, je suis sûr qu'il y a un piège !)

Ecrit par : Robin | 24 décembre 2007

La fin de l'année, c'est le 31 décembre, Robin.
Piège !

Ecrit par : yann | 24 décembre 2007

Moi, même si j'ai tout juste, Louis Barthas me refusera le passage en sixième pour dissidence, élément perturbateur, de la même manière que Corned'auroch sur le Forum de France2, mais pour une dissidence opposée.
Quand à l'histoire de l'os, c'est une histoire de rendement et le poids de l'os par rapport au poids du muscle, c'est fondamental! Une bonne race bouchère a une osssature relativement fine et courte par rapport à son volume de viande et ses masses musculaires réparties de préférence sur le premier quartier.

Ecrit par : dobolino | 24 décembre 2007

Retour sur le post de Catmano et l'animisme de l'enfant ("le ballon n'aime pas le froid"). En électronique, j'ai rencontré un animisme du lycéen et de l'élève de prépa : nous étudiions l'amplificateur opérationnel après avoir vu la diode, le transistor et un semblant de physique des semi-conducteurs (PNP, NPN, etc). Comment nous présentait-on cela ? On nous définissait l'ampli op comme un dispositif permettant de recueillir en sortie une tension multiple de la différence des tensions d'entrée, sans jamais nous montrer comment faire un ampli avec quelques transistors disposés dans un certain ordre. On ne nous disait pas non plus que l'ampli devait être alimenté...
Ce n'est qu'en école d'ingénieurs que nous avons vu les choses plus intelligemment d'un côté pratique, et je me souviens de la tête de certains en découvrant ce qu'était réellement un ampli et qu'il devait être alimenté...
Jusque là, ils avaient fonctionné sur un mode animiste en admettant qu'un appareil était capable de multiplier les tensions par l'opération du Saint-Esprit (peut-être était-ce un mode pseudo-chrétien ?). J'ai pour ma part échappé à cela, non en raison de mon éducation catholique m'ayant rendu allergique au christianisme, mais parce que j'ai eu la chance de fréquenter un monsieur passionné d'électronique et m'ayant montré des réalisations simples mais pratiques.
Rétrospectivement, je ne vois guère de différence entre notre crédulité, ou absence de curiosité, en matière d'électronique, et le comportement des enfants de Catmano. J'insiste donc sur la nécessité de l'aspect expérimental et de TP bien conçus en physique-chimie. D'après les sujets donnés en exemple ici, il semble bien qu'il y ait eu des progrès depuis 20 ans en ce domaine. Dommage que le niveau en mathématiques et en aptitude à formuler les phénomènes physiques ait diminué...

Ecrit par : Japhet | 24 décembre 2007

La fin de l'année, c'est le 31 décembre, Robin.
Piège !

Ecrit par : yann | 24 décembre 2007

Oui mais comment calcule-t'on les intérêts ? Par jour, par semaine, par heure, par seconde ? J'avais vu le piège mais je ne sais pas comment calculer la réponse...

Ecrit par : Japhet | 24 décembre 2007

Je suppose que les banques le font de la manière la moins avantageuse pour le client , c'est tout (par jour, en excluant les jours fériés et les dimanches ??)

Ecrit par : yann | 24 décembre 2007

Et joyeuses fêtes de fin d'année à toutes et tous, bien sûr !

Ecrit par : Japhet | 24 décembre 2007

La fin de l'année, c'est le 31 décembre, Robin.
Piège !

Ecrit par : yann | 24 décembre 2007

Oui, j'y ai pensé après.

Tout dépend de la date d'ouverture du livret.

Normalement on passe l'examen au mois de juin et la fin de l'année est le 31 décembre.

Ca fait 7 mois, donc je ne toucherai à la fin de l'année que les 7/12èmes des intérêts. c'est-à-dire : 1,28 euros et des poussières.

Donc au lieu de 82,20 euros, j'aurai 81,28 euros.

Ecrit par : Robin | 24 décembre 2007

Je ne comprends pas l'histoire du rôti de porc : la réponse n'est pas 2,5x480 + 1,75 x (2,5x480) /100, ce qui doit représenter dans les 1220 francs environ ???

Ecrit par : Jeremy | 24 décembre 2007

Et le pire, c'est que personne ne vous aide!
Prix du roti sans la taxe:
2.5*480=1200F
Montant de la taxe
1200*1.75/100=21 F
Montant total
1200+21=1221
Et pour faire plaisir au maître, j'ai posé toutes les opérations à la main. Ils n'étaient vraiment pas méchants pour les calculs. J'aurais pensé que c'était plus hard.

Même chose pour la viande avec ou sans os, toutes les divisions tombent juste, sans reste et sans chiffres après la virgule: niveau CM1.
Moi à qui on a toujours fait croire que l'épreuve de calcul de l'examen d'entrée en sixième était réservée à l'élite, j'aurais réussi sans difficulté aucune...

Ecrit par : dobolino | 24 décembre 2007

Normalement on passe l'examen au mois de juin et la fin de l'année est le 31 décembre.

Ca fait 7 mois, donc je ne toucherai à la fin de l'année que les 7/12èmes des intérêts. c'est-à-dire : 1,28 euros et des poussières.

Donc au lieu de 82,20 euros, j'aurai 81,28 euros.

Ecrit par : Robin | 24 décembre 2007

Faux! Les résultats tombent dans la première quinzaine de juillet et, pour le livret de caisse d'épargne, les intérêts sont à la quinzaine. Par ailleurs, pour votre anniversaire, le huit septembre, votre marraine vous donne vingt francs que vous déposez sur le livret le dix-sept septembre. Calculer vos intérêts au trente et un décembre.

Ecrit par : dobolino | 24 décembre 2007

Surtout en déposant ça un 26 décembre... Déjà, ils vont se débrouiller pour vous faire sauter les intérêts de décembre ("Trop tard ! Héhéhé ! Vous n'aviez qu'à déposer ça avant le 7 du mois, cher monsieur. Et encore, nous sommes bien bons d'attendre le 7 !"), ensuite comme ils calculent les intérêts du mois échu le 7 du mois suivant, vous pouvez aller vous rhabiller pour les intérêts de décembre 2008, nonméo ! Tant pis pour votre petit Noël.
Calculs à refaire. Nul n'est censé ignorer la loi bancaire qui change d'ailleurs en 2008 pour les livrets A, méfiez-vous, ça va faire comme pour l'âge de la retraite, ça. Il vaut mieux ne rien calculer du tout. Au moins, ça vous fera une surprise. Joyeux Noël à tous.

Ecrit par : catmano | 24 décembre 2007

Oui mais comment calcule-t'on les intérêts ? Par jour, par semaine, par heure, par seconde ? J'avais vu le piège mais je ne sais pas comment calculer la réponse...

Ecrit par : Japhet | 24 décembre 2007

A la quinzaine! Une somme posée le 21 ne produit des intérêts qu'à partir du premier jour du mois suivant. Si vous la posez le quatorze, elle produit à compter du quinze. C'est pour cette raison que si on retire une somme conséquente, il est préférable de la retirer le seize ou le deux que le quatorze ou le trente. Ceci au moins pour pour le livret A d'épargne et l'ex-CODEVI.

Ecrit par : dobolino | 24 décembre 2007

TSTSS! Catmano!!!


Livret A : Calcul des intérêts
Attention : les intérêts du livret A, comme sur tout livret épargne, sont calculés par quinzaine. Il existe 24 quinzaines dans l’année (et non 26 comme beaucoup de personnes le pensent) : deux quinzaines par mois... (même en février !).

Livret A : Quand effectuer un versement ?
Connaissant cette règle, il vaut donc mieux effectuer vos versements sur votre livret A le 15 ou le 30 du mois, et vos retraits le 1er ou le 16 du mois.

Ecrit par : dobolino | 24 décembre 2007

Merci dobolino !
J'avais donc bien trouvé, puisque j'avais dit 1220 environ et que c'était 1221. Aux chiffres et aux lettres, ca fait 6 points...

Autre point : j'espère que j'aurai la réponse au message que j'ai mis plus haut sur les "quelques bêtises — oun uelques dagereuses approximatins" (sic), parce que comparer 90 et 106, ça je sais le faire, et je n'ai pas besoin de dangereuses approximations.

Ecrit par : Jeremy | 24 décembre 2007

Aïe, aïe, aïe ! Qu'est-ce que j'ai déclenché !
Oh, mon Dieu, en ce temps de Noël, pardonnez-moi d'avoir semé la discorde, ce n'est plus le pardon de Jérémy que je sollicite, c'est le vôtre, Seigneur Tout-Puissant !
Oui ! Robin, mille fois oui ! vous avez juste ! Nul besoin de recompter, tout le monde a juste, mes élèves, ceux de tous les enseignants de ce blog, tous les élèves de la Terre entière ont juste pour tous les exercices en cours et à venir, il n'y a plus ni échec ni réussite, ni premier ni dernier et ce jusqu'à la Fin des Temps (on peut quand même demander une garantie à M. Meirieu, par précaution)
Oubliez tout ça, Noël ! Noël !

Ecrit par : Louis Barthas | 24 décembre 2007

Et joyeux Noël à tous !!!

Ecrit par : yann | 24 décembre 2007

De toute façon, professeur Barthas, j'aurais eu zéro à la dictée de l'examen d'entrée en sixième et, à l'époque, j'écrivais comme un petit cochon et mes pleins et déliés étaient fort approximatifs donc recalée quelles que soient à l'époque mes capacités à résoudre les petits problèmes que vous nous avez offert en pitance et que nous avons, en bons fauves, déchiquetés à pleines dents... Vous jugerez par vous-même de mon état orthographique et syntaxique actuel et du bien-fondé qu'il y avait à choisir de me faire entrer en sixième à neuf ans neuf mois sans examen préalable et éliminatoire et rhédibitoire et, peut-être, un tantinet réducteurs de têtes de gosses d'ouvriers et paysans, puisque , tout bien réfléchi, ceux qui en avaient les moyens pouvaient envoyer leur progéniture dans l'enseignement privé, en attendant que leurs réseaux neuronaux mûrissent un peu et que jeunesse se fasse et se passe.
Joyeux Noël, Louis et tous les autres!

Ecrit par : dobolino | 24 décembre 2007

deux fautes, d'entrée!
offertS: accord du participe passé
réducteur sans s: accord de l'adjectif au nom auquel il se rapporte.
Y'en a peut-être d'autres...

Ecrit par : dobolino | 24 décembre 2007

Autre point : j'espère que j'aurai la réponse au message que j'ai mis plus haut sur les "quelques bêtises — oun uelques dagereuses approximatins" (sic), parce que comparer 90 et 106, ça je sais le faire, et je n'ai pas besoin de dangereuses approximations.

Ecrit par : Jeremy | 24 décembre 2007

Ne vous prenez pas la tête. Ce gars n'aurait même pas eu l'examen d'entrée en sixième, avec une telle dyslexie. Ce n'est peut-être même pas vous qui étiez visé, Jérémy! Ici, nous avons tous un grave penchant parano, preuve d'intelligence visionnaire. Car, être visionnaire, à l'heure d'aujourd'hui, c'est être parano. Voir l'avenir qu'on nous réserve, même Kafka n'y aurait pas pensé.

Ecrit par : dobolino | 24 décembre 2007

Bon, comme c'est Noël, je renonce à la haine inextinguible qui devrait m'animer jusqu'à la fin des temps contre les sieurs Robin et Barthas ;-) Pour le bien de mes descendants, je refuse d'être l'instigateur d'une nouvelle vendetta, et je déclare à qui veut l'entendre : pokój ludziom dobrej woli / pax hominibus bonae voluntatis.

Bonnes fêtes à tous :-)

Ecrit par : Jeremy | 24 décembre 2007

Merci Jeremy, la Paix soit avec vous aussi !

Nous éviterons donc, grâce à votre sagesse, l'explosion du blog pour cause de contagion mimétique et de "montée aux extrêmes"...

Et si Monsieur Barthas ne renonce pas, en ce qui le concerne, à passer avec armes et bagages chez Philippe Meirieu, tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Ecrit par : Robin | 24 décembre 2007

Non, Robin, je reviens de la Fin des Temps et j'ai pu constater que l'utopie de la fin de l'école est une escroquerie, M. Meirieu ne peut offrir la moindre garantie.
Bonne soirée à tous.

Ecrit par : Louis Barthas | 24 décembre 2007

Vous n'êtes pas tous, tous les jours très sages mais c'est promis, l'année prochaine, je vous apporte à tous un manuel d'arithmétique...
C'est bien vrai, mon petit Jean-Paul, quelle est longue cette nuit , la plus longue de l'année!
à l'année prochaine!
j'ai encore quelques heures de boulot, après ce sera 365 jours(youpi un jour de plus cette année!) de vacances!

Ecrit par : le Père Noël | 25 décembre 2007

http://fr.youtube.com/watch?v=Ed7HXVxZb84

Ecrit par : dobolino | 25 décembre 2007

HIER, HIER, ON VOUS L'AVAIT POURTANT SERINE:


C'ETAIT ROIS MAGE OU DESERT....

MAIS VOUS N'AVEZ PAS CHOISI. DU COUP PRIVE DE DESERT.

Allez, Noyeux Joël à tous. Et une petite grande pensée émue pour JULIEN GRACQ, qui prouve que même un prof peut ne pas être un minable.

Ecrit par : montaigneàcheval | 25 décembre 2007

Au fait à part Sylvie Huguet, que je salue, y a pas beaucoup de monde qui semble s'être émouvu de la mort de Gracq....

ça cause toujours épicerie ici.

Ecrit par : montaigneàcheval | 25 décembre 2007

"Au fait à part Sylvie Huguet, que je salue, y a pas beaucoup de monde qui semble s'être émouvu de la mort de Gracq....
ça cause toujours épicerie ici."
Ecrit par : montaigneàcheval | 25 décembre 2007

1940. 21e Régiment de Marche des Volontaires Etrangers. Mon père passa par les Ardennes : Alsace, Ardennes, Vosges puis le stalag III D. Cinq ans. Au retour, Ils n'étaient plus là.
"- Va-t-en ! reprit-il, agacé. Voilà la nuit qui tombe."
(Julien Gracq, Un balcon en forêt")

Ecrit par : Louis Barthas | 25 décembre 2007

Au fait à part Sylvie Huguet, que je salue, y a pas beaucoup de monde qui semble s'être émouvu de la mort de Gracq....

N'oublions pas non plus Oscar Peterson...

Ecrit par : Japhet | 25 décembre 2007

" Il referma la porte d'une main dure, alluma une cigarette. Il respirait fortement, péniblement. Le bruit calme des vagues montantes entrait par les fenêtres. A perte de vue, les arbres du parc se givraient de la lumière de la pleine lune. Au coeur de la pièce obscure, la pendule battait des secondes égales, familières.
De nouveau il entendit la porte s'ouvrir, et, calme, du fond de la chambre, il vit venir à lui sa dernière heure."

Julien Gracq, derniers paragraphes d'Un beau ténébreux

Ecrit par : Sylvie Huguet | 25 décembre 2007

http://static.flickr.com/1/1266305_1d64ed9cbd_o.jpg

Ecrit par : dobolino | 25 décembre 2007

Je vous aime bien, alors je partage mon cadeau de Noël avec vous:
http://fr.youtube.com/watch?v=NJqku91PYwA
Ta mère, Catmano, elle en loupe pas une... On en prend l'habitude! Ça manque de smileys ici, comme d'hab.

Fréhel
TEL QU'IL EST
Paroles: Maurice Vandair, Charlys, musique: Alexander, 1936


J'avais rêvé d'avoir un homme,
Un vrai de vrai, bien balancé,
Mais je suis chipée pour la pomme,
D'un avorton, complètement jeté.
Ce n'est pas un Apollon mon Jules,
Il n'est pas taillé comme un Hercule.
Malgré qu'il ait bien des défauts,
C'est lui que j'ai dans la peau.

Tel qu'il est, il me plaît,
Il me fait de l'effet,
Et je l'aime.
C'est un vrai gringalet,
Aussi laid qu'un basset,
Mais je l'aime.
Il est bancale,
Du coté cérébral
Mais ça m'est bien égal,
Qu'il ait l'air anormal.

C'est complet, il est muet
Ses quinquets sont en biais
C'est un fait que tel qu'il est,
Il me plaît.

Il est carré mais ses épaules
Par du carton, sont rembourrées.
Quand il est tout nu ça fait drôle,
On n'en voit plus que la moitié.
Il n'a pas un seul poil sur la tête,
Mais il en a plein sur les gambettes.
Et celui qu'il a dans la main,
C'est pas du poil c'est du crin.

Tel qu'il est, il me plaît,
Il me fait de l'effet,
Et je l'aime.
C'est un vrai gringalet,
Aussi laid qu'un basset,
Mais je l'aime.
Il est bancale,
Du coté cérébral
Mais ça m'est bien égal,
Qu'il ait l'air anormal.

C'est complet, il est muet
Ses quinquets sont en biais
C'est un fait que tel qu'il est,
Il me plaît.

Le travail pour lui c'est la chose
La plus sacrée, il y touche pas.
Pour tenir le coup il se dose,
De quintonine, à tous les repas.
Ce qui n'est pas marrant c'est qu'il ronfle,
On dirait un pneu qui se dégonfle.
Et quand il faut se bagarrer,
Il est encore dégonflé.

Tel qu'il est, il me plaît,
Il me fait de l'effet,
Et je l'aime.
C'est un vrai gringalet,
Aussi laid qu'un basset,
Mais je l'aime.
Il est bancale,
Du coté cérébral
Mais ça m'est bien z égal,
Qu'il ait l'air anormal.

C'est complet, il est muet
Ses quinquets sont en biais
C'est un fait que tel qu'il est,
Il me plaît.

Ecrit par : dobolino | 25 décembre 2007

Notre littérature française qui ne se portait déjà pas très bien. Et avec Gracq en moins... Si, Montaigneàcheval, pensée très émue.

Ecrit par : Sanseverina | 25 décembre 2007

Mais, bon sang, Sanseverina, ce n'est qu'un passage à vide ou seulement l'impression d'un passage à vide! Ça va frémir et bouillonner à nouveau sous peu. Ce qui frémit et bouillonne actuellement vous-nous est étranger mais qui vous dit que dans cinquante ans, ce ne sera pas ineffable?
Le français n'est pas une langue morte, que diable! Comment voulez-vous que nous fassions si nos enseignants se démoralisent à ce point? Soyez conscients du fait que ni les enseignements scolaires ni les Présidents de la République ne musèleront jamais bien longtemps la créativité.
Je ne sais pourquoi je vous dis ça... Tous les intellectuels de toutes les époques ont toujours cru que le monde était fini pendant qu'une créativité anti-académique, donc nulle et non avenue pour l'autorité en place, continuait à naître, comme un Phoenix, de ses cendres.
Ce n'est pas d'aujourd'hui et c'est sans cesse ressassé!
Avez-vous pris l'avis de Julien Gracq à ce sujet? Etait-il aussi triste, sévère et négatif, à l'aube de sa mort? Pensait-il qu'après lui, il n'y aurait plus rien et qu'il était la fin du fin?

Ecrit par : dobolino | 25 décembre 2007

Vous avez raison, Dobolino, de dire que peut-être, sans doute, sûrement, dans quelques années notre littérature reprendra des forces. Je ne le sais pas, vous non plus.
En revanche, actuellement, elle ne brille pas beaucoup, beaucoup... Et je me sens plutôt portée vers des Nourritures étrangères, en ce qui concerne la littérature strictement contemporaine.
Bref, on a connu, en France, des époques plus stimulantes, plus bouillonnantes, d'un point de vue littéraire et philosophique. Alors bien sûr, dans 5O ou 60 ans, on peut se dire que... Mais, bon, ce doit être bien d'aimer vraiment l'époque dans laquelle on vit.
Et je vous rassure, je fais ce constat sans amertume aucune, et sans tristesse excessive. Il y a tant à lire.

Ecrit par : Sanseverina | 26 décembre 2007

Je ne me reconnais pas les compétences nécessaires pour juger de la qualité et de la pérennité d'une production artistique, sans trop de frustration et en toute humilité.

Ecrit par : dobolino | 26 décembre 2007

"Avez-vous pris l'avis de Julien Gracq à ce sujet? Etait-il aussi triste, sévère et négatif, à l'aube de sa mort? Pensait-il qu'après lui, il n'y aurait plus rien et qu'il était la fin du fin?"
Ecrit par : dobolino | 25 décembre 2007

Gracq ne semblait pas spécialement pessimiste, si l'on en croit les entretiens assez récent qu'il a eus avec Philippe Le Guillou, IG de l'educ nat et écrivain de son état. Le vieux monsieur était extrêmement attentif à ses contemporains. Voir "Le déjeuner des bords de Loire" : http://www.amazon.fr/d%C3%A9jeuner-bords-Loire-Suivi-Monsieur/dp/2070343553/ref=sr_1_9?ie=UTF8&s;=books&qid;=1198671077&sr;=1-9

Joyeux Noël à tous (avec un coucou spécial à Pendariès - merci, au passage, pour le tuyau sur le film horrifique ibère)

Ecrit par : Kap | 26 décembre 2007

récentS

Ecrit par : Kap | 26 décembre 2007

Bonjour et bon Noël à tous!
Si vous voulez, Dobolino, on a enregistré une version de "tel qu'il est", avec mon petit groupe vocal... Je vous en ferai parvenir une copie DVD par e-mail, dès que j'ai réintégré mes pénates...
Et Gracq et Peterson resteront éternellement vivants!

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 décembre 2007

Joyeux Noël à tous (avec un coucou spécial à Pendariès - merci, au passage, pour le tuyau sur le film horrifique ibère)

Ecrit par : Kap | 26 décembre 2007

C'était une "special dédicace" pour vous Kap (je palpite et sue déjà d'angoisse par avance, [Rec.] a l'air vraiment terrifiant! brrrrrrrrrrr].
Mes hommages à la brig'clique aussi.

Avez-vous tous eu vos cadeaux? Car je crois bien que, à mon corps défendant, j'ai tué le Père Noël. Non, vous n'en saurez pas plus! La Police est déjà à mes trousses...

Ecrit par : Pendariès | 26 décembre 2007

Si vous voulez, Dobolino, on a enregistré une version de "tel qu'il est", avec mon petit groupe vocal... Je vous en ferai parvenir une copie DVD par e-mail, dès que j'ai réintégré mes pénates...


Ecrit par : Christophe Sibille | 26 décembre 2007

Allez, OK, je la ferais passer en boucle pour la campagne électorale. Et si le sieur Brighelli passe par là, je veux bien la biographie de Céline aussi. Je suis en plein dedans.

Ecrit par : dobolino | 26 décembre 2007

ferAI!!!

Ecrit par : dobolino | 26 décembre 2007

"Je vous aime bien, alors je partage mon cadeau de Noël avec vous"
Ecrit par : dobolino | 25 décembre 2007

Merci Dobolino, la verve et la gouaille amoureuse de Fréhel me mettent en joie.
En remerciement, je vais aussi vous offrir un cadeau de Noël que j'ai choisi avec soin, de tout mon coeur, "flairant" tout l'intérêt que vous portez au sujet. J'espère qu'il vous procurera d'aimables réflexions et d'agréables sensations sylvestres :

"Un chasseur a pris 29 lapins valant 210 f l'un, 17 lièvres valant 750 f pièce et 34 perdrix estimées 280 f la couple (si, si, on dit bien "la" couple, j'ai vérifié : "une bonne couple de soufflets" dit Madame de Sévigné).
Calculer le produit total de la chasse."
(B. Courtet et C Grill, Arithmétique cours moyen, 11e leçon : Chasse et pêche, Editions de l'école, 1954)

Ne voulant pas anticiper votre passage en 6e à neuf ans neuf mois, j'offre juste "en pitance à vos dents" ce modeste problème de 8e afin de laisser le temps à "vos réseaux neuronaux de mûrir". Voyez comme je suis attentif et pas "réducteur de têtes" pour un sou.

Ecrit par : Louis Barthas | 26 décembre 2007

Avez-vous tous eu vos cadeaux? Car je crois bien que, à mon corps défendant, j'ai tué le Père Noël. Non, vous n'en saurez pas plus! La Police est déjà à mes trousses...

écrit Pendariès!

Désolé de te décevoir mon cher petit mais je suis toujours en pleine forme!
Tu aurais du être plus sage cette année!

Ecrit par : le Père Noël | 26 décembre 2007

"Un chasseur a pris 29 lapins valant 210 f l'un, 17 lièvres valant 750 f pièce et 34 perdrix estimées 280 f la couple (si, si, on dit bien "la" couple, j'ai vérifié : "une bonne couple de soufflets" dit Madame de Sévigné).
Calculer le produit total de la chasse."
(B. Courtet et C Grill, Arithmétique cours moyen, 11e leçon : Chasse et pêche, Editions de l'école, 1954)

Ne voulant pas anticiper votre passage en 6e à neuf ans neuf mois, j'offre juste "en pitance à vos dents" ce modeste problème de 8e afin de laisser le temps à "vos réseaux neuronaux de mûrir". Voyez comme je suis attentif et pas "réducteur de têtes" pour un sou.

Ecrit par : Louis Barthas | 26 décembre 2007

C'est une révision du programme de 9°? Trop fastoche!
29*210+17*750+34*280/2=23 600 Francs.
Belle journée! En espérant que le pauvre chien ne l'ait pas fini chez le véto parce que Denis en a eu pour 544.40 euro ainsi qu'une bouteille d'huile d'olive vierge première pression à froid pour tenter de m'adoucir.

Ecrit par : dobolino | 26 décembre 2007

D'ailleurs, je ne suis pas adoucie du tout et j'ai trouvé mieux que me porter partie civile: je diffuse les photos de Vox auprès de tous les chasseurs que je peux joindre qu'ils soient drômois, vauclusiens ou bas-alpins. Je ne conseille pas à Denis d'aller faire un tour sur le marché car les réactions sont vives.

Ecrit par : dobolino | 26 décembre 2007

J'en ai aussi des problèmes cynégétiques, dans mon bouquin de cours élémentaire ! Et même avec des animaux protégés !

Un fourreur (coucou MàC) a acheté 16 peaux de fouine à 395 F l'une, 13 peaux d'hermine à 53 F l'une et 9 peaux de loutre. Le tout lui a coûté 10 744 F. Combien a-t-il payé chaque peau de loutre ?

Hein ? Combien ?
Question subsidiaire : Que faisaient-ils avec les peaux de fouine et pourquoi étaient-elles plus chères que les peaux d'hermine ?

Ecrit par : catmano | 26 décembre 2007

Posons x, prix d'une peau de loutre. Nous pouvons écrire:
16*395+13*53+9x=10744
6320+689+9x=10744
7009+9x=10744
9x=10744-7009
9x=3735
x=3735/9
x=415
Une peau de loutre vaut 415 FF? Mai c'est pas possible! C'est Denis qui l'a vendue!
Et, comme d'hab, pas de chiffre après la virgule! Trop fastoche même si Robin et Jérémy n'ont toujours pas compris!

Ecrit par : dobolino | 26 décembre 2007

Relisez donc Gracq, il n'est pas très optimiste. Il nous a mis en garde contre la " marchandisation de la littérature" depuis longtemps et récemment encore, il déplorait de voir qu'il restait aussi peu d'écrivains dignes de ce nom et plus beaucoup de peintres ni de musiciens. ( Il vivait par ailleurs très reclu et très en dehors du monde m'a dit une amie qui lui a rendu visite il y a peu de temps; on l'appelait l'ermite de St Florent quand même) .
Mais il suffit de le relire pour voir tout cela. Je voulais juste parler du sentiment d'être un peu "orphelin" quand un Grand s'en va. Il est certain que je n'éprouverais rien de tout cela si Sollers ou l'auteur des Particules machin chose ou Pennac passait l'arme à gauche.

Ecrit par : Sanseverina | 26 décembre 2007

et ils veulent quoi, sur le site du brighelli!!!
jouer à l'école, aux maths physique où j'excellais avant de me faire petite prof de lettres.
et il est où? le toto double du maître?
c'est facile de gueuler au loin: à quand l'action? hors les cabinets de merde.
j'ai quand même un pseudo: a.grégoire, qui eut plus de courage qu'aucun de vous.
je vous salue à peine même si j'embrasse fraternellement plusieurs d'entre vous.dans la vraie vie.

fraternelllement, hihan

Ecrit par : ann hihan | 26 décembre 2007

et il vous restera quoi?
plus de capes, bientôt plus d'agrèg...de la norme ISO partout: vous connaissez la norme ISO?
fraternellement, hihan

Ecrit par : ann hihan | 26 décembre 2007

"La demoiselle et la biche (pour Dobolino, Vox et Denis)

Vous avez fait un vilain rêve
mademoiselle Noémie
Vous étiez biche dans les bois
Des chasseurs vous chassaient sans trêve
Votre coeur était aux abois.
Mais le matin enfin se lève
Et vous retrouvez vos amis
Car vous n'êtes pas biche aux bois
mademoiselle Noémie
Et vous reprenez vos esprits.
Mais dans la forêt du sommeil
Erre une biche triste et douce
Qui se sent seule lorsque s"éveille
mademoiselle Noémie.
La biche a eu toute la nuit
Une meute folle à ses trousses
Mais elle avait une amie
Qui partageait sa longue course.
La voilà seule dans les bois.
Où donc s'en est allée l'amie
Qui lui a tenu compagnie ?
La biche pleure, elle a froid
Et se demande où est partie
mademoiselle Noémie.

Claude Roy (Enfantasques)

Bon, je l'ai retranscrite de tête, le livre est à l'école... Je pense que tous les mots sont au rendez-vous, en tout cas le comptage est conforme. La ponctuation est plus hasardeuse et je me demande si les "mademoiselle Noémie" se se placent pas en fin de vers...

Ecrit par : Louis Barthas | 27 décembre 2007

"Et, comme d'hab, pas de chiffre après la virgule! Trop fastoche même si Robin et Jérémy n'ont toujours pas compris!"

Ah, mais si, j'ai compris ! D'ailleurs vos histoires de foureurs de vieilles peaux et de petites fouines me semblent à la limite de la légalité et des bonnes moeurs... Mais je resterai muet comme une carpe - au moins on ne fourre pas les poissons (mis à part les thons et les morues).

Non, voyez-vous, le seul problème arithmétique qui me pose encore problème, c'est la comparaison entre 106 et 90, qu'on a qualifiée ici de "dangereuse approximation", avant de rajouter des histoires de zouaves qui m'ont rappelé Archibald Haddock et Achille Talon (le premier les citant à loisir, le second ayant appartenu à leurs troupes). Quand on m'aura expliqué en quoi affirmer que 106 > 90 est une "dangereuse approximation", je dormirai tranquille. En attendant, selon l'expression de Barbara, je veille sur mes insomnies.

Ecrit par : Jeremy | 27 décembre 2007

et il vous restera quoi?
plus de capes, bientôt plus d'agrèg...de la norme ISO partout: vous connaissez la norme ISO?
fraternellement, hihan

Ecrit par : ann hihan | 26 décembre 2007

La norme ISO ou "démarche qualité" dans l'Entreprise est une démarche d'explicitation intégrale du processus de production . On peut la résumer ainsi : "Dire tout ce que l'on fait, faire tout ce qu'on a dit, vérifier qu'on a bien fait tout ce qu'on a dit."

Appliqué à l'éducation, ça s'appelle "pédagogie par objectifs".

C'est ça ?

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"Et, comme d'hab, pas de chiffre après la virgule! Trop fastoche même si Robin et Jérémy n'ont toujours pas compris!"

J'avais bon, sauf pour l'histoire de la virgule. Le maître n'en avait pas parlé. C'est contraire à la norme ISO.

Ecrit par : Robin | 27 décembre 2007

A propos de "La demoiselle et la biche", je crois qu'il faut inverser "et vous retrouvez vos amis" avec "et vous reprenez vos esprits"...

Ecrit par : Louis Barthas | 27 décembre 2007

@ Dugong :

J'ai fait lire à ma fille, celle qui est réfractaire par principe au truc d'Eratosthène, la petite BD que vous donniez en lien.
Miracle !!
Elle a enfin compris cette putain d'expérience.
Quad je lui ai fait remarquer qu'il fallait se méfier du dessin et que les rayons du soleil etc., elle m'a demandé si je la prenais pour une débile.

Merci mille fois, dugong, et bonnes vacances !

Ecrit par : yann | 27 décembre 2007

Quelqu'un pourrait-il fournir la solution au premier exercice (onde sur une corde) ? J'ai envie d'y coller de force une batterie d'équations différentielles, j'ai certainement tort.

Autre problème :

"Un camion circule sur une route. Il dispose d'un hayon arrière que le conducteur bascule de manière à pouvoir laisser monter un véhicule dans sa remorque. Une voiture se positionne à l'arrière du camion pour y entrer. Question : la voiture réussira-t-elle à monter dans le camion sans que les deux ne doivent s'arrêter au préalable ?"

Ecrit par : Ananke | 31 décembre 2007