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16 décembre 2007
Mes universites
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La licence nouvelle est annoncée par Valérie Pécresse : une première année « fondamentale » qui ressemblerait (un peu) à ce qu’étaient les anciennes « propédeutiques » — en fait, une mise à niveau des ces néo-bacheliers tout fiers ‘avoir entre les mains un diplôme sans v&leur; et pas grand-chose dans la tête. Cela afin de diminuer (« de 50% », dit la ministre) le taux d’échec en première année (aujourd’hui 52%, toutes filières confondues, mais avec des variables significatives selon l’origine scolaire des candidats : moins de 30% pour les titulaires d’un Bac S, et 97% pour les Bac Pro : en chiffres, c’est 160 000 étudiants priés de redoubler ou d’aller voir ailleurs — et, au total, 20% quittent l’université sans le moindre diplôme — rapport Hetzel, 2006). Cette première année, outre la dominante disciplinaire, inclura des heures de langues vivantes, de méthodologie, et d’informatique (tout sur le copier-coller). Un « enseignant-référent » prendra en tutelle les étudiants, pour les aider au mieux. La deuxième année (« consolidation », en langage ministériel) sera la véritable entrée dans la discipline — et dans le monde professionnel, via des séminaires, des forums et du tutorat d’entreprise. La vraie spécialisation interviendra en troisième année — et dans tous les cas, l’étudiant devra accomplir un stage en entreprise.
Tout cela ne pourra se faire qu’avec une augmentation sensible des heures de cours (aujourd’hui entre 15 heures / hebdo en Lettres, et 30 en Sciences). Faut-il en déduire que l’on va embaucher massivement — qui ? « Des enseignants-chercheurs », dit l’UNEF.
Pauvres d’eux ! Ce sont des enseignants non-chercheurs qu’il faut embaucher pour repriser les trous de la culture mitée des néo-bacheliers.
Mais Valérie Pécresse a bien précisé que tout cela se fera sans embauches supplémentaires — les profs de Fac sont priés de travailler plus pour gagner plus — j’ai dans l’idée que ça ne les intéressera pas. De jeunes thésards, des étudiants de quatrième ou cinquième année feront du tutorat.
Hmm…
Ajoutons, pour être objectif, que le plan prévoit des passerelles avec les filières post-Bac (IUT / BTS), afin de réorienter rapidement les étudiants qui se seraient engagés sur des voies inadéquates — et qu’il est prévu, comme cela se fait déjà, que des universitaires aillent dans les lycées informer les Terminales sur ce que sont vraiment la vie et les exigences de la Fac. Le but avoué est de dissuader les Bacheliers technologiques d’aller s’égarer dans des formations généralistes, et de poser leurs candidatures vers les BTS / IUT qui ont été créés pour eux — et qui actuellement recrutent pour l’essentiel (68%) leurs élèves dans les filières générales… Quant aux Bac Pro, peu de nouvelles…
Et 730 millions d’euros seront débloqués (en quatre ans) pour mettre en œuvre toutes ces belles choses à la rentrée 2009 — en attendant, les facs anticiperont sur leurs fonds propres.
Ce dont ce « plan » témoigne, c’est, au moins, d’une prise de conscience : on ne peut pas laisser les étudiants payer les pots cassés d’un enseignement secondaire délité. En attendant qu’un Primaire rénové engendre un Collège nouveau qui produira un Lycée honorable, il faut bien gérer l’existant : instaurer — comme à Orsay — une « année zéro » de remise à niveau, qui marche fort bien. En Lettres, ce pourrait être par exemple la mise en place d’un système qui combinerait méthodologie et culture de base. Bref, des maths-sup bis ici, des hypokhâgnes-bis là : ce sont les facs qui doivent venir en prépas (ou en venir aux prépas), et non l’inverse, quels que soient les appétits (financiers) de présidents d’universités qui lorgnent depuis des décennies sur le budget des Classes préparatoires. Le maintien d’une absence de sélection est à ce prix : évidemment, les horaires doubleront, et il faudra bien trouver des enseignants pour former tant d’étudiants en déshérence — des généralistes, et non des « enseignants-chercheurs » !
Second volet intéressant des projets Pécresse, la formation des maîtres.
La « lettre de cadrage » envoyée par la présidence de la République en juillet 2007 recommandait à Xavier Darcos de « veiller, en lien avec la ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche, à ce que les instituts universitaires de formation des maîtres donnent aux enseignants les outils dont ils ont réellement besoin pour exercer leur métier, et non pas qu'ils cherchent à imposer certaines méthodes de préférence à d'autres. La formation des enseignants devra durer cinq ans et sera reconnue par un diplôme de niveau master. »
Comme tout ce qui est du domaine politique, il y a de tout dans cette phrase.
D’abord, un constat critique : les IUFM actuels ne préparent pas à l’enseignement, mais transmettent une idéologie pédagogique sans lien réel avec les nécessités du métier. Ensuite, une inquiétude : les « masters » ne vont-ils pas remplacer, à terme, les actuels concours ? De surcroît, la barre des « cinq ans » ne signifie-t-elle pas que tous les concours seront alignés — ce qui signe la fin de la différence CAPES / Agrégation, et la disparition probable de cette dernière ? Bref, ce qui paraissait initialement une critique des pédagogistes finit par leur donner tout pouvoir : intégrés dans les Facs comme un chancre sur un cerveau sain, voici les IUFM chargés de la formation des futurs enseignants — ou de leur déformation, au choix.
Autant dire et redire : ce dont un enseignant a prioritairement besoin, c’est de savoir. On ne peut pas contrôler une classe si l’on ne maîtrise pas la discipline, c’est aussi simple que cela. Et pour maîtriser l’apprentissage des conjugaisons en Sixième, il faut en connaître un peu plus que le Bescherelle : toute transmission suppose une maîtrise des concepts complexes, une arrière-garde intellectuelle que l’on ne lancera peut-être jamais, ou très rarement, mais qui donne à l’enseignant l’assurance dans les choses simples.
D’où sort cette idée de « masters » d’enseignement ?
On lira avec intérêt l’article de Pedro Cordoba sur le sujet, sur le site de Reconstruire l’école (http://www.r-lecole.freesurf.fr/iufm/gueguerre.html). Pour faire court, l'idée vient de gauche (tous égaux !), et remonte à 1999. Une première pétition entraîna le retrait du « plan Oriano ». Vinrent alors les plans Alluin-Cornu, puis Brihault-Cornu — sous Lang. Une seconde pétition fit capoter ces tentatives — mais les IUFM se vengèrent en s’annexant le concours de recrutement des professeurs des écoles. C’est une vieille lune des Instituts de Formation des Maîtres : leur existence est incompatible avec les concours, qui forcément sont préparés hors de leur sphère d’influence. Le même Pedro Cordoba a rédigé il y a maintenant presque trois ans une analyse de ce que pourrait être la formation des maîtres (avec, me semble-t-il, Isabelle Voltaire : http://www.r-lecole.freesurf.fr/iufm/fform.pdf), un argumentaire dont certain(e)s se sont fortement inspiré(e)s sans jamais faire mieux. Merci à lui.
Ce qui est évident dans les projets qui s’agitent aujourd’hui, c’est l’alliance objective entre la « gauche » pédagogiste et la droite la plus décomplexée (l’Institut Montaigne).
Soyons réaliste, demandons l’impossible. Quitte à maintenir une différence entre CAPES et Agrégation, suggérons que le premier se passe à M1 (première année de Master), et la seconde à M2 — l’un allant vers le collège, l’autre vers le lycée, sans que ce soit une obligation absolue : il est plus que temps d’en finir avec la rivalité saugrenue mais persistante des uns et des autres. On n’a pas besoin d’une « commission Pochard » pour cela — je dirais même qu’il est urgent de dissoudre ladite commission, et le refus du SNALC de continuer à jouer le jeu des auditions devant cette parodie de réflexion est sans doute la meilleure preuve de la vacuité intellectuelle de messieurs Forestier, Maurin and co., et de la confusion mentale de Michel Rocard.
Jean-Paul Brighelli
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Commentaires
"intégrés dans les Facs comme un chancre sur un cerveau sain, voici les IUFM chargés de la formation des futurs enseignants — ou de leur déformation, au choix."
Jean-Paul Brighelli
Un chancre sur un cerveau sain? Quel que soit votre point de vue, (c'est le vôtre), sur les IUFM, prétendre que les facs, à l'heure actuel, sont un "cerveau sain", relève, à tous les niveaux, du rêve le plus délirant.
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 16 décembre 2007
Ce qui est évident dans les projets qui s’agitent aujourd’hui, c’est l’alliance objective entre la « gauche » pédagogiste et la droite la plus décomplexée (l’Institut Montaigne).
Ecrit par J.-P.Brighelli
Quel plaisir de lire ces lignes : c'est juste ce que je répète depuis des années, n'en déplaise à certains ... li-li (libéraux-libertaires), tous unis pour défaire l'école de la République ! On est vraiment heureux de vous retrouver ainsi, JPB. Hasta siempre !
Ecrit par : FGuichard | 16 décembre 2007
"Quel que soit votre point de vue, (c'est le vôtre), sur les IUFM"
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 16 décembre 2007
Un point de vue est toujours celui de quelqu'un et il est unique.
Ecrit par : Louis Barthas | 16 décembre 2007
L'expression "un cerveau sain", Christophe, appliquée aux facs, me paraît parfaitement appropriée dans la mesure où l'Université est le lieu de la transmission des connaissances accumulées par la raison depuis que la raison raisonne. L'Université n'existe que parce que l'intelligence existe, elle est le lieu où s'élabore le savoir et où il se transmet, elle est le lieu de la pensée libre.
Ls IUFM, au contraire, sont un lieu d'endoctrinement dans lequel des idées décrétées "vérités" par quelques activistes à la compétence scientifique douteuse sont assénées comme des vérités et soustraites à l'examen de la raison. L'IUFM est un lieu où la pensée est bâillonnée, où les esprits faux triomphent. Tout le contraire de l'Université! Rien de sensé ne peut se construire à l'IUFM parce que la pensée libre en est bannie, parce que la raison y est interdite de séjour. L'IUFM cherche à détruire tout ce qui remet en question ses dogmes fétiches. A l'IUFM, on ne forme pas, on formate. L'IUFM est pour les futurs enseignants qui ont à le subir un tremplin pour nulle part, un billet pour l'échec. C'est une institution morbide qui corrompt tout ce qu'elle touche. Un "chancre" en effet.
Ecrit par : Jean | 16 décembre 2007
Ne jamais oublier que les IUFM sont une création de Meirieu, auteur de vingt mille pages de divagations sur l'enseignement d'où toute pensée claire est bannie. Au surplus, ce type n'a aucune légitimité à s'exprimer sur l'enseignement, n'ayant lui-même quasiment pas enseigné, et n'ayant même pas ce sésame de base que représenterait le Capes ou l'agrégation!
Ecrit par : Jean | 16 décembre 2007
"qui ressemblerait (un peu) à ce qu’étaient les anciennes « propédeutiques » "
Parmi les "anciens" ou les bien informés qui peut me dire de quoi il s'agissait et de quelle époque - visiblement très ancienne - ça date?
Ecrit par : Hervé | 16 décembre 2007
"L'expression "un cerveau sain", Christophe, appliquée aux facs, me paraît parfaitement appropriée dans la mesure où l'Université est le lieu de la transmission des connaissances accumulées par la raison depuis que la raison raisonne. L'Université n'existe que parce que l'intelligence existe, elle est le lieu où s'élabore le savoir et où il se transmet, elle est le lieu de la pensée libre.
Ls IUFM, au contraire, sont un lieu d'endoctrinement dans lequel des idées décrétées "vérités" par quelques activistes à la compétence scientifique douteuse sont assénées comme des vérités et soustraites à l'examen de la raison. L'IUFM est un lieu où la pensée est bâillonnée, où les esprits faux triomphent. Tout le contraire de l'Université! Rien de sensé ne peut se construire à l'IUFM parce que la pensée libre en est bannie, parce que la raison y est interdite de séjour. L'IUFM cherche à détruire tout ce qui remet en question ses dogmes fétiches. A l'IUFM, on ne forme pas, on formate. L'IUFM est pour les futurs enseignants qui ont à le subir un tremplin pour nulle part, un billet pour l'échec. C'est une institution morbide qui corrompt tout ce qu'elle touche. Un "chancre" en effet."
Ecrit par : Jean | 16 décembre 2007
J'adore votre manichéisme!!! :-)
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 16 décembre 2007
"Un point de vue est toujours celui de quelqu'un et il est unique."
Ecrit par : Louis Barthas | 16 décembre 2007
C'est votre point de vue, et vous le partagez, Louis! :-)
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 16 décembre 2007
M. Sibille, il est compréhensible que vous défendiez la main qui vous nourrit, mais il est indéfendable de penser que les universités en sont rendues au même point que les IUFM en ce qui concerne la lutte contre l'obscurantisme ; malgré ses défauts, l'université reste un lieu où l'objectif avoué est la transmission d'un savoir (travail qui aurait dû être initié dans le secondaire, ce qui est de moins en moins le cas) tandis que les IUFM sont un lieu de débauche de l'esprit, ou les même les vérités les plus absolues se noient dans un magma pseudo-scientifique, où la notion de vérité n'a même plus de sens. La réforme de l'université est un mal nécessaire, compte-tenu du mal que l'on a fait à l'enseignement secondaire ces 20 dernières années.
L'ENFER EST PAVE DE BONNES INTENTIONS.
Pensez aux générations à venir !
Ecrit par : D | 16 décembre 2007
Le chancre se nourrit, pour la corrompre, de la substance de l'organe qui le porte.
C'est exactement ce qu'entend faire la Conférence des Directeurs d'IUFM en s'installant dans les Universités.
Si l'efficacité des IUFM était évaluée - bizarrement, cette usine à gaz échappe à tout contrôle! - , le résultat ne serait pas fameux: 40% des élèves de primaire entrant au collège sans savoir lire et écrire, certainement autant d'incultes à la sortie du collège du "tronc unique" et des "séquences", la plupart des "bacheliers" infirmes dans leur propre culture et incapables de suivre en première année de fac, c'est brillant en effet! Que d'argent jeté par les fenêtres depuis 1989! Quand on découvre sur le site d'un IUFM l'interminable liste des intervenants (enseignants du premier degré, du second degré, du premier degré, du second degré, enseignants chercheurs, etc.), on se demande à quoi servent tous ces gens-là.
La formation pédagogique des instituteurs et des professeurs du secondaire ne demandait pourtant pas qu'on en fasse un tel fromage - en tous les sens du terme. D'ailleurs, il faut les distinguer, car ce sont deux métiers assez différents. La polyvalence des instituteurs exige une formation pratique beaucoup plus poussée: il faut qu'ils apprennent à organiser la journée de classe, les diverses activités qui la meublent, à concevoir et à préparer le matériel qui est nécessaire. Dans le secondaire, ce côté pratique étant réduit, les trois stages de cinq ou six semaines en collège et en lycée organisés par le Centre Pédagogique Régional (CPR) avant 1989 suffisaient (et suffiraient à nouveau) amplement. C'est pour cette raison que les certifiés et les agrégés s'impatientent de perdre leur temps dans les IUFM: ils n'ont pas besoin de la même préparation pratique au métier que les instituteurs. La pédagogie ne s'apprenant pas, une institution vouée à cet apprentissage n'a littéralement pas de sens: les IUFM sont en crise depuis leur création.
Qu'on borne donc leur mission à la formation pratique des instituteurs. Et que l'on dispense les certifiés et les agrégés de ce passage par l'IUFM qui ne leur apporte rien. Voilà qui serait une mesure pragmatique. Et que d'économies en perspective!
Ecrit par : Jean | 16 décembre 2007
JPB a écrit : "évidemment, les horaires doubleront, et il faudra bien trouver des enseignants pour former tant d’étudiants en déshérence — des généralistes, et non des « enseignants-chercheurs » !"
Yaka envoyer périodiquement tous les agrégés de la terre dans la glèbe des champs d'étudiants catatoniques.
1- Ca les changera d'air un moment.
2- Ils y apprendront des tas de choses des quelques enseignants chercheurs qui peuvent réellement chercher quelque chose et ils serviront aussi d'édifiants exemples à tous les autres.
3- Ils connaissent déjà leurs futures ouailles à qui ils pourront déjà dire avant même l'université : "bossez hic et nunc ou je vous propédeute l'année prochaine".
4- Ils porteront un uniforme noir dessiné par Jean Paul Gaultier et des bottes de chantier.
Ecrit par : dugong | 16 décembre 2007
L'année de propédeutique, Hervé, était une année préparatoire qui précédait les deux années de licence et que sanctionnait, en lettres, le CELG, ou Certificat d'Etudes Littéraires Générales, qui comportait deux épreuves écrites. J'avais personnellement choisi la dissertation littéraire et la version latine.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 16 décembre 2007
On préparait propédeutique dans les années 60
Ecrit par : Sylvie Huguet | 16 décembre 2007
Avec un certain retard à l'allumage, Luc Cédelle du Monde commente les derniers résultats de Pisa (voir sur le site du journal dans le menu perspectives / Opinions)
On y lit :
"Pour Nathalie Mons, maître de conférences en sciences de l'éducation à l'université Grenoble-II, "ce n'est pas en s'intéressant strictement aux élites que l'on remonte le niveau global mais en faisant en sorte qu'il n'y ait pas d'élèves qui décrochent". Le repérage précoce de la difficulté et son traitement immédiat dans le cadre scolaire, à la source du succès finlandais, sont ce que notre système ne sait pas faire. La plupart des élèves en difficulté à l'entrée au CP le sont toujours à la sortie du collège. Il y a donc une marge d'amélioration."
Bien entendu, il n'y a rien à dire sur les contenus de programmes si ce n'est pour les néantiser encore davantage afin "de faire en sorte qu'il n'y ait pas d'élèves qui décrochent".
Tout est dans la remédiation : la maladie comme le traitement !
Ecrit par : dugong | 16 décembre 2007
Ouais, encore la Finlande, et encore et toujours ce qu'on oublie dire à propos de la Finlande: que tous les élèves qui ne réussissent pas les tests d'aptitude à l'entrée en 6ème sont automatiquement dirigés vers l'enseignement professionnel.
Après cela, une fois écartés les élèves qui auraient été incapables de suivre, l'enseignement au collège peut être en effet une réussite!
Il paraît aussi que la méthode de lecture est tout sauf globale! Tiens, quelle coïncidence!
Je suggère qu'on imite la Finlande, dont on nous rebat les oreilles!
"Maître de Conférences en Sciences de l'Education"...! Quel beau titre! Cela laisse rêveur. Cela consiste en quoi, au juste? Rasius et Baldus, en somme! (dans Molière, pour ceux qui hésiteraient)
Ecrit par : Jean | 16 décembre 2007
Et c'est reparti pour un tour! Les IUFM caca, (par quelqu'un qui n'y a jamais mis les pieds ni le reste), les facs extra... Vous y êtes allé, Jean, au moins, en fac??? :-)))
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 16 décembre 2007
Je préfère la vaccination à la remédiation.
Disciple de Liliane Lurçat, Elisabeth Nuyts, Colette Ouzilou, Ghislaine Wettstein-Badour, je pense que tout le mal vient du constructivisme, et de son corollaire, le pédagogisme.
J'ai passé une heure à lire les élucubrations de tous ces "grands chercheurs", en tombant par hasard sur un site très "riche" (Jean, le chancre me paraît incurable, c'est plutôt un cancer métastasé et mortel) : allez voir sur google André Ouzoulias. Il faut avoir l'estomac bien accroché.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 16 décembre 2007
Quand je lis les interventions de certains, j'ai vraiment l'impression qu'ils se conduisent comme s'ils essayaient, par le biais du blog, de convaincre d'hypothétiques décideurs, (à moins qu'ils n'essaient de se convaincre eux-mêmes?), tant le discours qu'ils nous servent est borné et outrancier. Alors, je m'adresse à ces mêmes hypothétiques décideurs, en leur disant: "c'est vraiment dommage que le discours de Jean, d'Anne-Marie Valette, et de quelques autres, soit aussi outrancier, parce qu'il y a de réels dysfonctionnements dans les instituts. Et un discours injurieux et outrancier décrédibilise cette réalité, et empêche de voir réellement lesquels sont ces dysfonctionnements."
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 16 décembre 2007
"M. Sibille, il est compréhensible que vous défendiez la main qui vous nourrit"
Ecrit par : D | 16 décembre 2007
Je tiens ma fourchette de la main droite, cher ami. En dehors de ça, la "main qui me nourrit" est l'éducation nationale. Comme vous?
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 16 décembre 2007
"Ls IUFM, au contraire, sont un lieu d'endoctrinement dans lequel des idées décrétées "vérités" par quelques activistes à la compétence scientifique douteuse sont assénées comme des vérités et soustraites à l'examen de la raison. L'IUFM est un lieu où la pensée est bâillonnée, où les esprits faux triomphent. Tout le contraire de l'Université! Rien de sensé ne peut se construire à l'IUFM parce que la pensée libre en est bannie, parce que la raison y est interdite de séjour. L'IUFM cherche à détruire tout ce qui remet en question ses dogmes fétiches. A l'IUFM, on ne forme pas, on formate."
On va dire ça comme ca.Ca ne mange pas de pain...
Je pense que l'auteur de ces lieux communs qui ne fait que répéter comme un perroquet ce qu'il a lu ou entendu il ne sait plus trop où, se veut convaincant et se croit sans doute très brillant... sans avoir jamais mis les pieds sans doute dans un IUFM.
Avec de tels arguments, le pédagogisme et le constructivisme que vous voulez terrasser a de beaux jours devant lui.
Merci Jean et Anne Marie.
Ecrit par : LouBlan | 16 décembre 2007
C.Sibille et Loublan : Et si vous nous parliez par exemple,
- des relations entre les universitaires d'IUFM (mdc et pu en sciences de l'éduc) avec les inspecteurs de tout poil (IEN , IPR)
- de leurs relations avec les soutiers (enseignants en demi service à l'iufm et dans leur école, collège ou lycée).
- des sciences dans des iufm qui sont intégrés dans des universités où les sciences sont absentes.
?
Ecrit par : dugong | 16 décembre 2007
4- Ils porteront un uniforme noir dessiné par Jean Paul Gaultier et des bottes de chantier.
Ecrit par : dugong | 16 décembre 2007
Pour les bottes, j'hésite, mais m'habiller en JPG, j'avoue...
Ecrit par : FGuichard, fashion victim | 16 décembre 2007
M. Sibille, il est compréhensible que vous défendiez la main qui vous nourrit,
Ecrit par : D | 16 décembre 2007
Rien n'interdit de mordre la main qui vous nourrit si la nourriture est indigne...
Ecrit par : dobolino | 16 décembre 2007
"C.Sibille et Loublan : Et si vous nous parliez par exemple,
- des relations entre les universitaires d'IUFM (mdc et pu en sciences de l'éduc) avec les inspecteurs de tout poil (IEN , IPR)
- de leurs relations avec les soutiers (enseignants en demi service à l'iufm et dans leur école, collège ou lycée).
- des sciences dans des iufm qui sont intégrés dans des universités où les sciences sont absentes.
?"
Ecrit par : dugong | 16 décembre 2007
Pour le dernier item, je suis totalement incapable de vous répondre. Pour les autres (items), c'est comme pour l'enseignement. Il y a autant de types de rapports entre les gens que de gens... Comme il y a autant de manière d'enseigner que d'enseignants.
Merci à Loublan. On respire un peu mieux, d'un seul coup.
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 16 décembre 2007
Mais oui arrêtez de généraliser comme vous le faites. Un prof d'IUFM donc tous les formateurs et tous les IUFM etc...
Je pourrais aussi généraliser : un prof de collège qui se réclame sans cesse de SLL et qui ne parle que de JPB( auquel il n' a manifestement rien compris), va bientôt, au train où vont les choses, se retrouver sous des plaintes pour maltraitance et harcèlement des élèves qui n'en peuvent plus de supporter son autoritarisme et son mépris .
Donc... ah non!
Ecrit par : LouBlan | 16 décembre 2007
Pour les bottes, j'hésite, mais m'habiller en JPG, j'avoue...
Ecrit par : FGuichard, fashion victim | 16 décembre 2007
Bof! En JPG? Si ça vous sied, c'est votre problème! Mais pas sur les deniers du contribuable que je suis si vous voulez jouer les trans. Merci.
Ecrit par : dobolino | 16 décembre 2007
Joyeux anniversaire, Beethoven !
http://www.dailymotion.com/relevance/search/triple+concerto+beethoven/video/xwu4o_beethoven-triple-concerto-allegro_music
Ecrit par : Un hussard | 16 décembre 2007
Et un discours injurieux et outrancier décrédibilise cette réalité, et empêche de voir réellement lesquels sont ces dysfonctionnements."
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 16 décembre 2007
Pouvez-vous nous dire quels sont les "dysfonctionnements" que vous avez observés ?
Je ne suis pas passé par les IUFM, Christophe et ça ne m'attriste pas plus que cela.
J'ai connu les CPR (Centres Pédagogique Régionaux) dans les années 90 et j'ai trouvé cette formation amplement suffisante avec les stages en observation et en situation en collège et en lycée et les conférences qui portaient essentiellement sur la "didactique de la discipline".
Le reste, nous l'apprenions sur le terrain et en s'inscrivant éventuellement à des stages "MAFPEN".
Le plus important étant ce que nous avions appris durant nos études en CPGE, à Ulm, à St Cloud et/ou en faculté, nos lectures, nos réflexions, nos loisirs, nos rencontres...
Je n'ai pas l'impression que ces IUFM aient apporté grand chose en ce qui concerne le secondaire.
Quant à l'enseignement primaire, j'ai été abasourdi d'apprendre que le temps consacré à l'"exposé" des méthodes d'apprentissage de la lecture et de l'écriture n'était que de quelques heures dans l'année et que cette question était considérée comme peu importante.
Je n'ai jamais mis les pieds en IUFM, mais j'ai suivi un stage d'établissement avec un proche de Philippe Meirieu et j'avoue ne pas en avoir retenu grand chose, sinon une bonne connaissance du pédagogisme, de ses idées et de ses méthodes, ce qui est important quand on pense de son devoir de les combattre.
Ecrit par : Robin | 16 décembre 2007
Pour moi, j'ai mis les pieds dans des IUFM, à la fac, et dans bien des établissements de l'E.N., et je compte bien en découvrir davantage. Ce que j'en ai vu ne me fait absolument pas contredire ce qu'en disent Jean et J.-P. Brighelli.
Ecrit par : Jeremy | 16 décembre 2007
Je pourrais aussi généraliser : un prof de collège qui se réclame sans cesse de SLL et qui ne parle que de JPB( auquel il n' a manifestement rien compris), va bientôt, au train où vont les choses, se retrouver sous des plaintes pour maltraitance et harcèlement des élèves qui n'en peuvent plus de supporter son autoritarisme et son mépris .
Donc... ah non!
Ecrit par : LouBlan | 16 décembre 2007
Faut voir... C'est peut-être... ah si?
(N.B.: Je ne suis pas enseignant)
Ecrit par : dobolino | 16 décembre 2007
Robin, je suis passé par les "CPR", et n'en suis pas plus satisfait que ça non plus!
Quant aux dysfonctionnements, (référentiel de compétence, et, surtout, les évaluations qui l'accompagnent), j'ai laissé nombre de messages à ce sujet.
Cordialement.
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 16 décembre 2007
L'idée que l'élève construit son savoir par lui-même et que le professeur n'est pas là pour transmettre des connaissances est un des principes de base, que je sache, de la pédagogie façon IUFM. Ceux qui ont conspué Gilles de Robien, lequel avait compris - simple question de bon sens - que la méthode de lecture semi-globale était une des causes majeures de l'échec scolaire, ce sont les IUFM. Ceux qui prêchent le décloisonnement, la transversalité, les "séquences", avec pour résultat l'ignorance généralisée chez les élèves, alors que lesdits élèves veulent au contraire des enseignements cloisonnés, précis, qui leur donnent des repères, ce sont les IUFM. Ceux qui regardent la grammaire des natures et des fonctions comme dépassée et inutile, ce sont les IUFM. Ceux qui applaudissent à grands cris à des sottises aussi monumentales que "la Main à la Pâte", ce sont les IUFM. L'institution vouée corps et âme à la diffusion de la doctrine passablement nihiliste de Meirieu, ce sont les IUFM.
Mais il est vrai que leur procès a déjà été fait sur ce blog et ailleurs. Il faut en finir avec les IUFM tels qu'ils existent actuellement, c'est évident.
Alors pourquoi ne pas les transformer en instituts de formation des professeurs d'école, et cesser d'importuner les certifiés et les agrégés?
Ecrit par : Jean | 16 décembre 2007
Tiens, vous dites: "semi globale", maintenant? Vous êtes en progrès! :-))
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 16 décembre 2007
"Les IUFM sont à l'Université ce que le chancre est au cerveau sain."
C'est excellemment dit! Magnifique analogie! Il fallait la trouver!
Ecrit par : Jean | 16 décembre 2007
"Les IUFM sont à l'Université ce que le chancre est au cerveau sain."
Joli contrepet, en effet! :-))
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 16 décembre 2007
"L'idée que l'élève construit son savoir par lui-même et que le professeur n'est pas là pour transmettre des connaissances est un des principes de base, que je sache, de la pédagogie façon IUFM"
Vous sachez mal, que je sache...
Il n' y en qu'un qui manie(qui maniait plutôt) avec autant de mauvaise foi les contre-vérités et les amalgames.On ne peut pas dire que l'effet sur ses "troupes" fut prodigieux...
Ecrit par : LouBlan | 16 décembre 2007
"Ceux qui applaudissent à grands cris à des sottises aussi monumentales que "la Main à la Pâte", ce sont les IUFM. L'institution vouée corps et âme à la diffusion de la doctrine passablement nihiliste de Meirieu, ce sont les IUFM."
Et ceux qui qui sont responsables du froid en décembre, les IUFM bien sûr!
Ecrit par : LouBlan | 16 décembre 2007
Au fait, Loublan, vous etes qui pour défendre les IUFM avec autant d'ardeur ?
Jean est professeur, et moi aussi, mais vous ?
Je vous pose cette question en toute honnêteté, n'ayant aucune idée de la réponse.
Ecrit par : Jeremy | 16 décembre 2007
Que faut-il savoir de plus que le Bescherelle pour enseigner les conjugaisons ?... Bon, déjà, il est bon de connaître son Bescherelle sur le bout des doigts. Ce qui n'était pas mon cas quand je commençai à enseigner, malheureusement... Et je puis vous dire que mon cas n'est pas isolé.
Ensuite, il faut savoir le latin et un peu d'ancien français.
D'autre part, il faut maîtriser la grammaire en tant qu'elle est un art d'apprendre à lire et à écrire, et non lieu où s'éjouir de ses facultés à élaborer des théories plus habiles et... fumeuses les unes que les autres.
Enfin il faut connaître La Fontaine, Molière et Hugo.
Mais quant au linguisticisme en vogue ici et là, et à la narratotologie, que nenni.
Ecrit par : Nicolas Lakshmanan-Minet | 16 décembre 2007
"Au fait, Loublan, vous etes qui pour défendre les IUFM avec autant d'ardeur ?
Jean est professeur, et moi aussi, mais vous ?
Je vous pose cette question en toute honnêteté, n'ayant aucune idée de la réponse."
Ecrit par : Jeremy | 16 décembre 2007
Simple réflexe, je pense! Pour ma part, quand je les vois attaqués céans avec une telle mauvaise foi, et même si j'ai personnellement quelques reproches, (que j'ai même exposés ici) à leur faire, je n'ai qu'une seule envie, c'est de les défendre! C'est humain.
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 16 décembre 2007
A force de faire du bricolage intellectuel dans le secondaire, on finit par contaminer le supérieur.
Je me demande bien quand les élèves/étudiants auront une matière sérieuse à se mettre sous la dent, en thèse?
On m'a déjà demandé de donner des cours à la fac alors que je n'étais que remplaçante dans le secondaire pour dixit le DRH: "enseigner l'orthographe, la grammaire et la conjugaison".
Tous ces errements pour en arriver là....
Ecrit par : Ordrade | 16 décembre 2007
"Pour ma part, quand je vois les IUFM attaqués céans avec une telle mauvaise foi, [...] je n'ai qu'une seule envie, c'est de les défendre!"
Ca c'est sûr, Christophe, vous n'êtes pas du tout juge et partie !!!
Ecrit par : Jeremy | 16 décembre 2007
Ordrade, vous me donnerez l'adresse pour donner des cours de langue dans le supérieur, j'y cours tout de suite.
En plus, mes cours de lycée seront recyclés, puisque c'est déjà ce que j'y enseigne.
Ecrit par : Jeremy | 16 décembre 2007
Nous voici le 17 décembre 2007.
1) On ne sait toujours pas le nombre de postes aux concours que passeront des milliers d'enseignants dans cinq semaines (concours internes), ni aux concours que passeront plus de vingt mille étudiants dans trois mois (concours externes). Ces concours représentent l'aboutissement de leurs études, et le début d'une carrière dans laquelle ils feront toute leur vie. En attendant, ils ne savent même pas s'il y aura 100 ou 1000 lauréats.
2) Le 11 décembre, Darcos a révélé que les profs de français de lycée devront, entre le 22 juin et le 27 juin 2008 :
- a) assurer leurs cours de Seconde (entre 6 et 18 heures par semaine)
- b) préparer les conseils de classe (de 2 à 6 heures, toujours en soirée, selon le nombre de classes)
- c) corriger 120 copies de bac de huit pages chacune (disserts, commentaires, etc.)
- d) faire passer des oraux (trois à cinq journées complètes en général)
- e) éventuellement faire des surveillances de bac en plus de tout ça.
Le tout en 5 jours !
Ah, il est bien comme ministre ! C'est le ministre du gain de temps : correction des copies en cinq jours au lieu de dix, réforme des bacs pro en trois ans au lieu de quatre, suppression de quatre heures de cours au primaire...
Sarkozy l'aurait mis à l'agriculture, il nous faisait pousser des choux en trois mois, et les veaux étaient sevrés en deux jours !
Ecrit par : Jeremy | 17 décembre 2007
Au fait, l'agreg et le capes, ca depend de qui maintenant, Darcos ou Pecresse ?
Ecrit par : Jeremy | 17 décembre 2007
"Au fait, Loublan, vous etes qui pour défendre les IUFM avec autant d'ardeur ?
Ecrit par : Jeremy | 16 décembre 2007
ll y a bien longtemps que je hante ce blog sans rien dire. Il serait facile de lancer quelques lieux communs pour rentrer dans les débats vains sur les séquences, sur les méthodes de lecture, sur l'imposture du constructivisme, sur l'orthographe ou la dictée, sur le méchant loup Meirieu ou autres "détails", mais finalement c'est autre chose qui me frappe, quelque chose qui est de l'ordre du non dit et qui est bien plus important: vous (pas tous mais beaucoup à des degrés différents certes mais...)vous semblez considérer les élèves comme des adversaires alors qu'il faudrait les considérer comme des partenaires sans rien enlever au rôle spécifique de l'enseignant qui ne peut, qui ne doit pas être un gentil organisateur de papoter en rond (là je suis d'accord) et dont la seule tâche serait de créer ou de gérer des conflits socio cognitifs pour que les élèves découvrent le savoir(là je suis encore d'accord).
Une formule que j'emploie parfois quand des enseignants en formation ou lors d'une inspection me rabâchent que c'est la faute des élèves, qu'ils sont impossibles, méchants, que ce sont tous des agités et des asociaux est la formule suivante qui, je vous l'accorde est un peu provocatrice mais que je crois globalement vraie car j'en ai de nombreux exemples : ON A LES ELEVES QU'ON MERITE...
J'attends avec sérenité la torture et le bûcher pour ces propos blasphématoires...
Ecrit par : LouBlan | 28 septembre 2007
Faudra suivre son blogue : http://loublan.zeblog.com/
A ce sujet, je savais bien que j'avais déjà vu ce pseudo qui évoque plus le fan d'Hélène Grimaud que l'adepte de Meirieu quelque part. Ca m'est revenu en regardant les liens de son site : c'est chez ce taré de Lubin qu'il poste ! On est bien chez l'un des membres de la secte du gourou à moustache et noeud pap.
Ecrit par : Kap | 29 septembre 2007
Et passez muscade...
Ecrit par : D'Enguell | 17 décembre 2007
@ Pendariès, à propos de Scheckley, d'Omega et de l'éducation par machines, et @ F.Guichard, qui lit Jean Raspail, il y aurait peut-être une croisée des chemins...
"Plus n'était besoin de prisons, d'asiles de redressement, de camps de régénération ou de stimulation collective. A la fin, chacun se jugeait soi-même selon le code unique sans plus solliciter la vigilance des autres, se déclarait coupable et s'enfermait dans sa propre prison intérieure, le cœur et l'âme transformés en cachot nu et lisse d'où le prisonnier volontaire sortait définitivement métamorphosé. Ainsi avaient péri, de nation en nation, le goût de la singularité, la soif des différences fondamentales et jusqu'à la merveilleuse haine qu'engendraient naguère nos bienfaisantes inégalités divines. Quelles que fussent sa race, sa culture et ses origines, le même type d'homme peuplait désormais les deux tiers de la planète et le plus effrayant, c'est qu'il semblait satisfait !"
http://leshussardsnoirs.hautetfort.com/idees_de_lecture/
Ecrit par : D'Enguell | 17 décembre 2007
GEOGRAPHIE, LANGUES, PHILO, etc
Valérie Pécresse a expliqué comment elle voyait les choses en prenant un exemple concret : la licence de géographie. En première année, on fait un peu de tout sans oublier l’informatique du copié-collé et l’anglais d’aéroport, si utiles dans le monde d’aujourd’hui. En deuxième année, on continue à faire un peu de tout mais on commence à se spécialiser. En troisième année, on se spécialise vraiment en géographie… du tourisme. Car il faut que les licences débouchent sur des emplois. Et c’est pourquoi toutes les licences doivent aussi inclure un stage en entreprise. Comment une telle licence pourrait-elle permettre de devenir géographe ou, plus humblement, certifié d’histoire-géo ? Mystère. Quand on lui dit qu’il faut distinguer entre Enseignement supérieur et Université, Valérie Pécresse fait semblant de ne pas comprendre. Elle regarde voler quelques anges puis revient à ses moutons : réduire le taux d’échec, un emploi au bout de trois ans.
Idem pour les langues vivantes. Début novembre, elle est venue à la Sorbonne. Plus exactement au Centre de Clignancourt, où ont lieu les cours de première et deuxième année. Elle a rassemblé dans une salle les étudiants d’espagnol et leur a demandé d’exposer leurs doléances et leurs souhaits. Cela donne en synthèse :
-- On fait beaucoup de choses inutiles et qui nous font échouer.
-- Quoi par exemple ?
-- La linguistique et aussi la littérature et aussi la civi (ie l’ensemble du cursus). On nous oblige à étudier des choses très vieilles comme l’Inquisition ou Cervantes. Et après, si on va en Espagne, on ne sait même pas demander une baguette.
-- Vous avez bien raison. Je vais mettre de l’ordre dans tout ça.
Audit à la Sorbonne. Les missi dominici du Ministère se font donner les programmes de l’UFR de philosophie. Ils y jettent un coup d’œil dégoûté et concluent : il n’y a que des trucs de philo là-dedans, qu’est-ce vous voulez qu’ils fassent dans la vie vos étudiants, avec tout ça ?
Ecrit par : Pedro Cordoba | 17 décembre 2007
C. Sibille et LouBlan, vous jouez aux vierges effarouchées dès qu'on vous parle des IUFM.
Mais dès qu'on vous parle de choses précises, vous ne dites rien ou vous dites que vous ne savez pas. Les exemples d'une telle ligende défencse ne manquent pas dans l'histoire et ça ne fonctionne pas bien...
J'en remets donc une couche :
Et si vous nous parliez par exemple,
- des relations entre les universitaires d'IUFM (mdc et pu en sciences de l'éduc) avec les inspecteurs de tout poil (IEN , IPR)
- de leurs relations avec les soutiers (enseignants en demi service à l'iufm et dans leur école, collège ou lycée).
- des sciences dans des iufm qui sont intégrés dans des universités où les sciences sont absentes.
Je rajoute une question subsidiaire si vous séchez :
- est-il possible de trouver la trace d'une forme de liberté pédagogique pratiquée dans les IUFM dans les mémoires pondus par les stagiaires ?
Par exemple, un mémoire analysant les vertus d'une pédagogie frontale en sciences ou celles des méthodes alphabétiques au CP ?
Et ne nous dites pas que vous ne savez pas !
Ecrit par : dugong | 17 décembre 2007
-Dugong, je vous ai répondu. Ne soyez pas de mauvaise foi. Et vous n'êtes pas assez précis, sur votre nouvel élément: mémoire "analysant les vertus d'une pratique frontale en sciences" ou celles "des méthodes alphabétiques en CP". De quelle manière? En opposition à quoi? Sont-ce des exemples auxquels vous avez été confronté, de près ou de loin? J'attends des informations.
Bonne journée à vous.
P.S.: Je vois que, quand il y a un début d'ébauche de rééquilibrage entre défenseurs modérés et attaquants furieux, les insultes fusent de nouveau, (taré de lubin).
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 17 décembre 2007
C. Sibille : la ficelle est un peu grosse et la manoeuvre dilatoire.
En me demandant (à l'infini) de préciser, vous vous dispensez de répondre.
Si vous ne savez pas, je vous aide un peu. Tapez mémoires IUFM sur glouglou et allez voir la réalité en face.
Il faut faire un travail de mémoires !
Ecrit par : dugong | 17 décembre 2007
Je ne connais pas de professeurs qui prennent leurs élèves ou leurs étudiants pour des adversaires. Je tiens en revanche les IUFM non seulement pour des adversaires mais pour des ennemis. Ennemis de la culture, ennemis du savoir, ennemis de l’Université, ennemis même de la formation des maîtres. Ennemis puissants malgré un bilan plus que désastreux. Parmi les recommandations du HCE, la seule à tenir la route était la suppression de la première année d’IUFM. C’est aussi la seule qui n’ait pas été suivie par De Robien. Intervention immédiate au Ministère ou à l’Elysée (je ne sais pas, peut-être aux deux). Résultat : les IUFM gardent l’année de préparation aux concours. Or qu’en font-ils ? Ils n’interviennent pas du tout dans la préparation de l’agreg, ils n’interviennent pratiquement pas dans la préparation des CAPES et se contentent de mettre des bâtons dans les roues à l’Université quand il y a trop de candidats (ce n’est plus le cas aujourd’hui). Quant au concours de professeur des écoles, ils n’acceptent que 20% des candidats – ce qui a provoqué le boom des préparations privées. Pourquoi s’obstinent-ils donc à conserver cette année qui concerne si peu de monde et qui – pour comble – leur pose des problèmes insolubles ? Car ils n’arrêtent pas de pester aussi contre « l’obstacle » que représente la place des concours au milieu de la « formation ». Deux explications à ces paradoxes :
- renoncer à l’année de préparation impliquerait une perte de pouvoir. Or le pouvoir est tout ce qui les intéresse, y compris lorsqu’il s’exerce contre les intérêts des candidats.
- ils espèrent toujours imposer le plan ourdi en 1999 : supprimer la partie scientifique des concours en recrutant directement en licence et en prenant en charge la « professionnalisation » des enseignants pendant deux ans de suite avec un master à la clé.
J’aimerais que l’Inspecteur Loublan réponde à ces accusations très précises au lieu de se réfugier dans la stratosphère des idées creuses. Et pour m’éviter des redites, qu’il veuille bien lire – ou relire – les deux textes cités dans sa note par JPB.
NB. Je parle des IUFM en tant qu’institution de pouvoir. Pas des formateurs, qui pour beaucoup font de leur mieux dans les conditions qui leur sont faites. Il y en a même qui sont adhérents de Reconstruire l’Ecole ou du GRIP ! C’est bien la preuve qu’ils ne sont pas tous mauvais.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 17 décembre 2007
Une formule que j'emploie parfois quand des enseignants en formation ou lors d'une inspection me rabâchent que c'est la faute des élèves, qu'ils sont impossibles, méchants, que ce sont tous des agités et des asociaux est la formule suivante qui, je vous l'accorde est un peu provocatrice mais que je crois globalement vraie car j'en ai de nombreux exemples : ON A LES ELEVES QU'ON MERITE...
Vous écrivez et vous pensez comme un inspecteur pédago. Je ne sais pas si vous l'êtes, mais vous en avez bien les structures mentales.
Le genre qui vient de démolir deux de mes collègues. Ils sont assez nombreux, finalement. Ca fait déjà deux inspecteurs (un homme, une femme) et deux collègues (deux femmes : musique et documentation) et on n'est qu'au mois de décembre.
Vous me direz sans doute qu' elles le méritaient.
Mauvaise, foi, inculture, procès d'intention, comptes à règler, sentiment de supériorité intellectuelle injustifié, position "en surplomb", pas d'expérience de terrain ou peu, on s'est dépéché de se planquer dans les bureaux pour juger les "poilus" et les fusiller dans le dos. . Théoricien. Juge. Procureur. Commissaire du Peuple.
On garde les mains propres car on n'a pas de mains.
Pas le bûcher, le mépris...
Ecrit par : Robin | 17 décembre 2007
J'en remets donc une couche :
Et si vous nous parliez par exemple,
- des relations entre les universitaires d'IUFM (mdc et pu en sciences de l'éduc) avec les inspecteurs de tout poil (IEN , IPR)
- de leurs relations avec les soutiers (enseignants en demi service à l'iufm et dans leur école, collège ou lycée).
(dugong)
Réponse ? A moins que nous ne vivions sur une autre planète, vous devez bien comprendre de quoi il s'agit Christophe et Lioublan. Non ?
Ecrit par : Robin | 17 décembre 2007
Audit à la Sorbonne. Les missi dominici du Ministère se font donner les programmes de l’UFR de philosophie. Ils y jettent un coup d’œil dégoûté et concluent : il n’y a que des trucs de philo là-dedans, qu’est-ce vous voulez qu’ils fassent dans la vie vos étudiants, avec tout ça ?
Ecrit par : Pedro Cordoba | 17 décembre 2007
On en prendra un ou deux pour faire des articles sur Carla Bruni dans Gala.
Ecrit par : Robin | 17 décembre 2007
"C. Sibille : la ficelle est un peu grosse et la manoeuvre dilatoire.
En me demandant (à l'infini) de préciser, vous vous dispensez de répondre.
Si vous ne savez pas, je vous aide un peu. Tapez mémoires IUFM sur glouglou et allez voir la réalité en face.
Il faut faire un travail de mémoires !"
Ecrit par : dugong | 17 décembre 2007
Votre manoeuvre est dilatoire. Pourquoi ajouterais-je, a priori, une foi absolue à internet? On sait de quoi la toile est capable! Vous n'avez qu'à aller sur le site d'Acrimed, (évoqué ici il y a peu). Ceci-dit, j'irai voir.
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 17 décembre 2007
"Et si vous nous parliez par exemple,
- des relations entre les universitaires d'IUFM (mdc et pu en sciences de l'éduc) avec les inspecteurs de tout poil (IEN , IPR)
- de leurs relations avec les soutiers (enseignants en demi service à l'iufm et dans leur école, collège ou lycée).
(dugong)
Réponse ? A moins que nous ne vivions sur une autre planète, vous devez bien comprendre de quoi il s'agit Christophe et Lioublan. Non ?"
Ecrit par : Robin | 17 décembre 2007
J'ai répôndu, Robin. Et je n'ai réellement aucun élément de réponse supplémentaire à proposer.
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 17 décembre 2007
Je vois que je ne suis pas le seul à dénoncer la malfaisance des IUFM et la déraison dont ils se repaissent! Des gens infiniment plus brillants que moi s'y emploient aussi...
C'est quand même bien, que je sache, dans les IUFM qu'on essaie de convaincre le futur professeur qu'il doit , devant ses élèves, s'excuser d'être professeur, qu'il doit raser les murs, surtout ne rien imposer, négocier son autorité, et patati et patata. C'est l'IUFM qui jette dans les classes des jeunes professeurs orphelins de leur bon sens: on a "oublié" de leur dire que le premier devoir du maître dans sa classe, c'est d'imposer son autorité, d'interdire le bavardage, entre autres, et de punir aussitôt l'élève qui désobéira, pas de négocier les règles de fonctionnement de la classe! Une fois les consignes de discipline claires et nettes données, punitions à l'appui pour bien faire comprnedre aux élèves qui commande dans la classe, la classe peut fonctionner: les élèves sérieux sont rassurés, et les perturbateurs potentiels se tiennent à carreau. Voilà ce qu'il est interdit de dire à l'IUFM parce que cela ne figure pa dans la vulgate meiriolisante qui est la charte fondatrice des IUFM.
Ce qui caractérise les IUFM, c'est qu'il est nterdit d'y penser juste. Par exemple, quand Loublan dit qu'on a les élèves qu'on mérite, c'est pour culpabiliser le professeur qui n'appliquerait pas les rêveries insensées de Meirieu, pas pour dire cette chose assez juste que quand une classe n'est pas fermement prise en main dès le premier cours, c'est toute l'année que le professeur va souffrir et que les élèves vont perdre leur temps.
L'IUFM est un tremplin pour le vide et un passeport pour l'échec pédagogique, professionnel pour les professeurs, scolaire pour les élèves, et humain. Et un tonneau des Danaïdes pour les finances de l'Etat.
Bien sûr, Christophe, que certains posts publiés ici sont adressés aux autorités de l'Etat. Xavier Darcos lit ce blog...
Ecrit par : Jean | 17 décembre 2007
C. Sibille a écrit : "Pourquoi ajouterais-je, a priori, une foi absolue à internet? On sait de quoi la toile est capable! "
Sur glouglou en tapant mémoires IUFM, les deux premiers liens proposés sont :
http://www.crdp-montpellier.fr/ressources/memoires/consultation/liste.asp
http://www.dijon.iufm.fr/spip.php?article39
Il s'agit de sites notoirement anti uifm qui répandent leur fiel aigri sur ces hauts lieux de la pensée contemporaine.
Une visite chez l'ophtalmo ou le gériatre s'impose.
Ecrit par : dugong | 17 décembre 2007
Une visite chez l'ophtalmo ou le gériatre s'impose...
Il ne manquerait plus qu'on forme des spécialistes bivalents dans ces deux disciplines !
Les IUFM devraient tenter d'absorber les études de médecine (au moins la première année) : on y apprendrait à apprendre la médecine.
Ecrit par : dugong | 17 décembre 2007
"sans avoir jamais mis les pieds sans doute dans un IUFM."
Bouffon !
"Si vous ne savez pas, je vous aide un peu. Tapez mémoires IUFM sur glouglou et allez voir la réalité en face."
Laisse béton, il ne sait pas lire...
Ecrit par : toto | 17 décembre 2007
P.S.: Je vois que, quand il y a un début d'ébauche de rééquilibrage entre défenseurs modérés et attaquants furieux, les insultes fusent de nouveau, (taré de lubin).
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 17 décembre 2007
Christophe, je vous aime bien, mais vous avez parfois des oeillères :
Voilà comment Loublan parle des habitués du blog sur son blog :
"Quand l'insulte et les propos orduriers remplacent l'argumentation.
Une bande d'obtus prétentieux et au langage grossier prétendent sauver l'Ecole. On en frémit d'avance.
Je ne donnerai pas le lien du blog car si ces obtus prétentieux y interviennent, le "maître des lieux" n'a pas à assumer toutes leurs errances. De toute façon, "ils ne jouent pas dans la même cour" que lui."
Comme Ipidiblue, il a deux langages selon les personnes a qui il s'adresse.
Ecrit par : yann | 17 décembre 2007
Sur glouglou en tapant mémoires IUFM, les deux premiers liens proposés sont :
http://www.crdp-montpellier.fr/ressources/memoires/consultation/liste.asp
http://www.dijon.iufm.fr/spip.php?article39
Merci à dugong pour le lien qui démontre la persistance de l'étreinte du "calamar géant" pédagogiste dans la formation de futurs enseignants.
Le mot "séquence" figure dans quasiment tous les intitulés de "Mémoires professionnels".
Bonjour la liberté pédagogique proclamée depuis Guy de Robien.
J'ai lu le résumé de l'un d'eux "Comment introduire les outils de langue dans les séquences d'écriture". (Le titre est déjà éloquent) ; la jeune collègue s'efforce docilement de faire comme on lui dit pour décrocher la partie pratique du CAPES.
Ca tient de la confession publique après lavage de cerveau : "J'ai essayé d'oublier" ; "j'aurais dû"; "Ma tutrice m'a fait remarquer que..."; "Je n'aurais pas dû utiliser le Bled." etc.
On sent à chaque ligne une souffrance morale à la limite du supportable, comme si on lui comprimait la tête dans un instrument de torture.
Je plains cette jeune collègue de tout mon coeur. J'espère qu'elle arrivera un jour à s'en remettre.
Ecrit par : Robin | 17 décembre 2007
Bonjour, je ne fais que passer...
Saperlotte encore un nouveau fil!
Ecrit par : Saperlipopette | 17 décembre 2007
Merci Yann, votre exposé du contenu de chez loubian m'évite une nouvelle passe d'armes avec Ch Sibille, qui a bien mieux à faire.
Ecrit par : D'Enguell | 17 décembre 2007
Robie et dugong, vous êtes de mauvaises langues : l'un des mémoires a pour préambule :
"Dans son numéro 266, du 5 avril 1999, La Lettre de l’éducation publiée par Le Monde donne une idée de la réalité en soulignant : « A la rentrée dernière, plus de 20% des élèves de sixième ne maîtrisaient pas les compétences de base en lecture, et 38% d’entre eux en calcul. »
Après cette analyse des résultats de l’évaluation nationale à l’entrée en sixième, on serait curieux de connaître celle de l’évaluation à l’entrée en seconde, et l’on peut légitimement se demander pourquoi il ne semble pas envisagé de la rendre publique. Serait-ce parce qu’elle mettrait en évidence des lacunes tout aussi consternantes chez les élèves qui entrent dans le secondaire et sèmerait l’émoi dans l’opinion ?
Guy MOREL et Daniel TUAL-LOIZEAU
L’HORREUR PEDAGOGIQUE
Parole de profs et vérité des copies"
N'est-ce pas une preuve d'ouverture que de diffuser de tels pamphlets ? :)
Ecrit par : D'Enguell | 17 décembre 2007
Pécresse va continuer à collecter de précieux témoignages d'apprenants de fac ?
Ça va donner : "M'dame on a que des cours sur le passé".
"On n'a que des cours avec plein de nombres."
"On n'a que des cours avec plein avec rien que des livres à lire.", etc.
Zyva, j'vais t'arranger ça !
Et si l'enseignement coûte cher, essayons l'ignorance ! Tiens, on dirait un slogan d'IUFM...
Ecrit par : LaRiba | 17 décembre 2007
"Christophe, je vous aime bien, mais vous avez parfois des oeillères :
Voilà comment Loublan parle des habitués du blog sur son blog :
"Quand l'insulte et les propos orduriers remplacent l'argumentation.
Une bande d'obtus prétentieux et au langage grossier prétendent sauver l'Ecole. On en frémit d'avance.
Je ne donnerai pas le lien du blog car si ces obtus prétentieux y interviennent, le "maître des lieux" n'a pas à assumer toutes leurs errances. De toute façon, "ils ne jouent pas dans la même cour" que lui."
Comme Ipidiblue, il a deux langages selon les personnes a qui il s'adresse."
Ecrit par : yann | 17 décembre 2007
yann, je vous suggère un petit coup d'oeil sur le site: "lire et écrire", si les quelques fils initiés par toto et Anne-Marie Valette il y a quelque temps n'y ont pas été soigneusement effacés. Vous y aurez quelques jolis exemples d'insultes et de langage ordurier.
Par ailleurs, je regrette effectivement que Loublan ne laisse pas ici les coordonnées du blog dont il parle.
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 17 décembre 2007
"Si vous ne savez pas, je vous aide un peu. Tapez mémoires IUFM sur glouglou et allez voir la réalité en face."
Laisse béton, il ne sait pas lire..."
Ecrit par : toto | 17 décembre 2007
Mais, toto, vous savez bien que je ne peux pas savoir lire ni écrire aussi bien que vous! Je n'utilise pas leo et lea! :-)))
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 17 décembre 2007
Répondant à ceux qui sont arc-boutés sur leurs privilèges et face à la préoccupation didactique et persuadés que le jeune est un apprenant potentiel, il est vital, dans le souci des apprenants, d'exiger une mise en œuvre se référant à des capacités et compétences des interlocuteurs de proximité.
Ecrit par : Germinal | 17 décembre 2007
" On a les élèves qu'on mérite" Combien de collègues déjà trop prompts à douter d'eux-mêmes ces fortes paroles ont-elles conduits à la tentation du suicide ?
Ecrit par : Sylvie Huguet | 17 décembre 2007
Bravo, Germinal, vous avez bien intégré le langage abscons et foireux des IUFM.
Anne-Marie.
Je suis sûre que vous avez lu l'excellent petit livre de Michel Leroux, "de l'élève à l'apprenant, la destruction programmée de l'enseignement des lettres".
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 décembre 2007
J'ai donné des cours de Méthodologie à l'Université.
La méthodologie n'est pas apprendre à écrire des dissertations et des commentaires composés universitaires (ça c'est le travail des TD), rien de culturel, mais: apprendre à tisser des liens pour que l'étudiant ne se trouve pas tout seul à bosser, savoir se présenter, réfléchir durant un dossier de 4 pages sur ce qu'il veut faire lors de ses études, s'il a bien compris ce qu'on lui demande dans sa filière, quels sont les débouchés, etc.
Je me marre... Allez hop, selon celui qui tiendra la Méthodologie, ça sera du grand n'importe quoi, ou un peu moins...
Ecrit par : Pendariès | 17 décembre 2007
Les "séquences" figurent obligatoirement dans le titre des mémoires professionnels, nous dit Robin. Or les "séquences" sont très exactement ce qu'il fallait inventer pour que les élèves ne sachent en français, ce qu'un peu d'esprit critique et d'honnêteté intellectuelle oblige à reconnaître.
Que l'IUFM continue à imposer les "séquences" prouve bien que toute critique y est interdite de séjour. En revanche l'autocritique semble y être un sport en vogue.
Cela n'empêche pas certains de trouver qu'il n'y a dans les IUFM que quelques "dysfonctionnements", alors que c'est le principe même de leur existence qui est vicieux.
Ecrit par : Jean | 17 décembre 2007
Dites, c'est quand qu'on invente des portails pour passer dans des mondes parallèles, parce que là, ça donne vraiment envie de se demander, contre Bonnefoy, et avec X-Files si la vérité n'est pas ailleurs...
Ecrit par : Pendariès | 17 décembre 2007
" On a les élèves qu'on mérite" Combien de collègues déjà trop prompts à douter d'eux-mêmes ces fortes paroles ont-elles conduits à la tentation du suicide ?
Ecrit par : Sylvie Huguet | 17 décembre 2007
Il n'y a que nous et nos collègues que ça touche, Sylvie.
Eux ne sont jamais responsables de rien devant personne.
Nous ne sommes plus leurs "collègues", mais leurs "inférieurs hiérarchiques".
Quant aux élèves, ils se sont arrangés depuis longtemps pour ne plus en avoir.
Ecrit par : Robin | 17 décembre 2007
Tout ce que nous apprend JPB sur la (future ?) formation des maîtres est plus qu'inquiétant. Je le répète : je prépare l'agrégation depuis juillet avec un collègue (lui en lettres classiques, moi en modernes) et on travaille beaucoup mieux qu'avant devant nos élèves. "Très bonne maîtrise philologique des textes" serait une formule adequat pour résumer l'enjeu de cette prépa-concours (qu'on y réussisse ou non). La prépa Capes, notionnelle et théorique - et non poétique et chronologique - , n'apporte pas tout ce que la prépa agrég procure. Et on en sait beaucoup plus que ce qu'on donne, condition sine qua non de toute transmission confortable et maîtrisée. Quant à la formation IUFM, elle est un cadavre qui pourrit au fond des oubliettes de ma formation - c'est heureux comme ça et il faut que ça continue.
Ecrit par : Rodrigue du Gers | 17 décembre 2007
L'IUFM dépossède les futurs professeurs de tous les moyens de remplir leur mission, transforme artificiellement les classes en garderies épuisantes et stériles, et leur claironne ensuite, triomphant: "On a les élèves qu'on mérite!"
Ecrit par : Jean | 17 décembre 2007
Monsieur Darcos,
Je sollicite de votre haute bienveillance de dire à Monsieur Jean et à Madame Valette que vous n'êtes pas sot, et que vous avez parfaitement compris ce qu'ils essaient de vous seriner depuis qu'ils sont apparus sur ce blog, à savoir leur opinion sur les IUFM alors que, manifestement, (et plusieurs questions de candides qu'ils ont pu poser ici le prouvent), ils n'y ont jamais mis les pieds.
Je compile et résume la substantificque moëlle de leurs propos sans les dénaturer, soit, en gros:
-IUFM beurk foireux débiles mentaux tarés.
-Séquences caca prout.
Je vous remercie de m'avoir lu jusqu'au bout.
Veuillez recevoir mes salutations distinguées.
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 17 décembre 2007
Frackowiak poursuit son autohabillage de "moderne" dans le café pédagol à propos de pisa :
http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/2007/Pisa_frack.aspx
Les arguments sont confondants : il est moderne, réformateur les autres sont groupusculaires, activistes (!), intégristes, délateurs, conservateurs, passéistes...
Puis viennent les mots de vérité : les antipédagols refusent "le sens de l'histoire et le bon sens". Ce n'est pas faux : comme d'autres avant moi, je suis assez fier de ne pas collaborer à son histoire. En ce qui concerne le bon sens, c'est un mot valise dont il convient de rappeler à notre IEN favori que c'est aussi l'excuse que se donnent les imbéciles d'être aussi nombreux.
Je vous laisse juge de la chute du sinistre :
"Les performances de l'école ne pourront s'améliorer que si elle change, si elle évolue, si elle se réforme dans le sens amorcé au début des années 1970, si elle surmonte la rupture survenue ces dernières années, si elle donne toute sa place à la pédagogie, si elle s'engage pour construire l'avenir. L'école serait bien le seul domaine de la vie d'une société où pour résoudre les problèmes d'aujourd'hui on allait chercher des solutions qui ont échoué autrefois."
Ce type est "un des responsables des questions éducatives" au PS.
Je ne suis pas près d'y retourner...
NB : Tiens il ne parle pas de la Finlande !? A-t-il oublié ? C'est pourtant marqué noir sur blanc dans l'argumentaire simplifié que les chefs pédagols ont produit pour les commis aux basses oeuvres.
Ecrit par : dugong | 17 décembre 2007
Pour ne pas oublier l'essentiel : se retremper régulièrement dans une page de Gracq ou de Celan (publiés tous deux chez José Corti)
Gracq est au programme de l'agrégation interne cette année : "Un balcon en forêt", "La Presqu'île".
Je viens de relire son pamphlet contre les moeurs littéraires françaises, écrit en "La Littérature à l'estomac" (1950) qui n'a pas pris une ride.
Un poème de Celan :
MATIERE DE BRETAGNE
Lumière de genêt, jaune, les pentes
suppurent vers le ciel, l'épine
courtise la plaie, cela
sonne là-dedans, c'est le soir, le néant
roule ses mers à la prière,
la voile de sang fait route vers toi.
Sec, envasé,
le lit derrière toi, enjonque
son heure, en haut,
près de l'étoile, les ruisselets
laiteux babillent dans la boue, datte de pierre
en contrebas, buissonnante, bée dans le bleu,
un arbrisseau d'éphémère, superbe,
salue ta mémoire.
(Me connaissiez-vous,
mains ? J'allai
le chemin fourchu que vous marquiez, ma
bouche crachait ses galets, j'allai,
mon temps, surplomb neigeux en marche,
jetait son ombre – me connaissez-vous ?)
Mains, la plaie
courtisée par l'épine, cela sonne,
mains, le néant, ses mers,
mains, dans la lumière de genêt, la
voile de sang
fait route vers toi.
Quelques lignes du pamphlet de Gracq ("La littérature à l'estomac") sur les Prix littéraires :
"Puisque j'en suis aux prix littéraires, et avec l'extrême méfiance que l'on doit metre à solliciter son intervention dans les lieux publics, je me permets de signaler à la police, qui réprime en principe les attentats à la pudeur, qu'il est temps de mettre un terme au spectacle glaçant d"écrivains", dressés de naissance sur leur train de derrière, et que des sadiques appâtent aujourd'hui au coin des rues avec n'importe quoi : une bouteille de vin, un camembert - comme ces bambins piaillants qu'on faisait jadis plonger dans le bassin de Saint-Nazaire en y jetant une pièce de vingt sous enveloppée dans un bout de papier journal."
Pas mal, non ?
JPB, "Mes Universités", ça ne serait pas le titre d'une chanson de Philippe Clay ?
Ecrit par : Robin | 17 décembre 2007
Je ne suis pas près ni prêt d'y retourner...
Ecrit par : dugong | 17 décembre 2007
Le café pédagol déclare : "il faut sauver le soldat b2i" :
Dans la fournée du 17/12, on lit :
"Aussi "mal foutu" soit le B2i, le sabotage général de l'intégration des TIC dans le milieu scolaire, est en train de le faire disparaître."
Je suis fier d'avoir contribué au "sabotage" du b2i. Quant à l'intégration des TIC dans le milieu scolaire, je la pratique dans mon enseignement depuis 1980 et je n'ai pas attendu les pédagols pour savoir ce qu'on peut utilement en faire (peu) et ce qu'on peut ne pas en faire (beaucoup).
Ecrit par : dugong | 17 décembre 2007
Décidément, malgré "la tragédie incomprise qu'est la débâcle de l'école", ce blog est assez ludique, ce qui va dans le sens de la pédagogie moderne.
Ce pauvre Sibille, devant les basses attaques contre les IUFM qui font (presque) l'unanimité, a pété un plomb!
Merci, cher, de résumer en quelques lignes, si d'aventure Monsieur Darcos daignait nous rendre visite, les opinions de Jean et de ma bien modeste personne.
Il n'est pas nécessaire "d'avoir mis les pieds dans les IUFM" pour savoir à quoi s'en tenir sur leur nocivité, il y a une très abondante littérature qui se charge de notre instruction, et le désespoir envahit ceux qui ne portent pas d'oeillères.
Il n'est pas nécessaire d'avoir vécu à l'époque des pharaons pour s'y connaître en égyptologie.
Il est nécessaire de savoir une dizaine de langues anciennes pour lire la pierre de Rosette, et les petits Champollions sont rares, n'en déplaise à Goigoux, qui voudrait transformer tous nos malheureux petits écoliers en petits Champollions, avec ses "méthodes intégratives".
Notre civilisation est-elle appelée à disparaître?
Quant à la Finlande, son modèle a fait long feu.
Les meilleures écoles du monde sont celle de Singapour, en tête ( un exemple : ils enseignent les quatre opérations dès le CP, comme le voudraientt les membres de SLECC, traités de "passéistes, ringards, nostalgiques d'un âge d'or, et fashistes en dernier recours ), de la Corée du Sud, et de la Chine.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 décembre 2007
Xavier Darcos n'est pas, heureusement, M. de Robien. C'est un grand professionnel reconnu et habile, un des meilleurs connaisseurs du système actuel. S'il ne peut pas balayer d'un revers de main toutes les erreurs et les excès de son prédécesseur en prenant le risque de relancer les polémiques qui ont fait tant de tort à l'école, on peut s'interroger sur sa capacité à réparer les dégâts.
Amusant le coup de griffe à Gilles de Robien et le coup de brosse à reluire à son successeur, quand on connaît le contexte !
Ils donnent même la clé :
Pierre FRACKOWIAK, inspecteur de l'Education Nationale contre lequel M. de Robien avait envisagé une sanction disciplinaire à propos des positions exprimées sur l'apprentissage de la lecture, puis avait abandonné la procédure. Syndicaliste SIEN UNSA Education. Un des responsables des questions d'éducation au PS.
Ecrit par : Robin | 17 décembre 2007
Frackowiak poursuit son autohabillage de "moderne" dans le café pédagol à propos de pisa :
http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/2007/Pisa_frac
Ecrit par : dugong | 17 décembre 2007
Frackowiak prétend que l'échec de l'EN ne s'explique pas par les réformes pédagogistes mises en oeuvre depuis les années 70, mais par le sabotage de ces réformes du fait de l'obstination conservatrice des enseignants, tous d'anciens bons élèves manifestement inaptes à comprendre les besoins de l'apprenant lambda.
Cela me rappelle irrésistiblement (sans les mettre en équivalence) l'argumentaire des staliniens puis des maoïstes : l'échec du socialisme s'expliquait par l'insuffisance de socialisme, le sabotage des koulaks, la pénétration de l'esprit bourgeois dans le Parti lui-même, etc... La seule solution: épurer, épurer toujours.
Le marxisme-léninisme n'est plus aujourd'hui qu'une curiosité pour historiens: il en sera bientôt de même du pédagogisme, comme de toutes les idéologies absurdes, confrontées tôt ou tard (malheureusement souvent trop tard) à la nullité de leurs résultats. La panique de Meirieu, Frackowiak et consorts, leur haine absurde pour de Robien et leurs maladroites tentatives de circonvenir l'actuel ministre témoignent de l'épuisement du mouvement.
Un point particulier doit être rectifié dans les propos de Frackowiak: il est faux de prétendre qu'on ne "sait pas" ce qui se passe dans les classes. Les parents d'élèves constatent tous les jours la diminution des exigences, le temps perdu, la confusion entre langue écrite et langue orale. Cette dernière confusion, que déplore l'enseignante citée plus haut pour son mémoire de CAPES, n'étonne pas le parent d'élève qui voit dans les textes choisis par le professeur de primaire des tournures familières voire incorrectes.
Quant à la Finlande, c'est peut-être à dessein qu'elle n'est plus citée: depuis le documentaire "EN: grand corps malade" où l'on a vu des spécialistes finlandais des sciences de l'éducation dire tout le mal qu'ils pensaient du constructivisme et faire l'apologie de l'enseignement explicite et progressif, les didacto-pédagos ont probablement des états d'âme.
JD
Ecrit par : Jesse Darvas | 17 décembre 2007
Pedro,
Je n'en reviens pas de cette réunion entre Pécresse et ces étudiants de Clignancourt!
C'est du grand n'importe quoi!! Vous pourrez leur dire que certains étudiants ont eu leur capes ou agreg grâce aux cours de Mme Molinié-Bertrand, de Mr Chevalier, Mme Delport ou Mr Bénézech... et qu'ils les en ont remercié. Quelle honte!
Je me demande qui je vais avoir comme collègues d'espagnol dans quelques années, ces incapables-là? J'ai les b.......... même si je ne suis qu'en collège.
Hasta pronto!
Maria
Ecrit par : maria | 17 décembre 2007
Pour se préparer au concours de "professeur des écoles", il fallait tout au long de la première année à l'IUFM,se préparer à l'exercice de "synthèse", une des pièces maîtresses du concours, qui avait de grandes chances de tomber.
Je vous livre une de ces synthèses, rédigée par une brillante élève, qui avait toujours de bonnes notes.
Synthèse IUFMesque : l'apprentissage de la lecture.
"L’apprentissage de la lecture s’effectue de plus en plus à l’aide de différentes méthodes.
On peut alors se demander quelle méthode est à préconiser afin que l’apprentissage de la lecture soit le plus bénéfique possible.
C’est à cette question que tentent de répondre les quatre extraits des livres suivants :
- « Enseigner le français à l’école », de Carole Tisset (doc 1)
- « La lecture, apprentissage, évaluation, perfectionnement », d’Alain Bentolila. (doc2)
- « Ils ne sauront pas tous lire en même temps », de Pascal Bouchard (doc 3)
- « Les chemins de la lecture », de Gérard Chauveau (doc 4)
Afin d’élucider ceci, nous verrons dans un premier temps les différentes méthodes d’apprentissage de la lecture, puis dans un second temps l’importance de l’affectif, quelque soit la méthode utilisée.
Différentes méthodes d’apprentissage de la lecture ont été relatées.
Pour A. Bentolila, l’apprentissage de la lecture doit être précédé d’un « entraînement autonome de l’analyse phonique de l’oral ». Cet apprentissage est centré sur « la conscience phonique ».
Il devient donc très intéressant de travailler sur les mots d’une même famille, sur des homophones, afin que les élèves se rendent compte que, certes, le système orthographique français est relativement complexe, mais que celui-ci a à sa portée différents dispositifs permettant de passer outre ces obstacles.
Une autre méthode est appelée méthode globale. Cette méthode consiste à lire des textes assez longs dans lesquels différents sons et différentes graphies sont abordés. « C’est exactement ce qui se passe lorsqu’un enfant de CP lit un album », nous fait remarquer C.Tisset dans la doc 1.
« En effet, l’enfant apprend par imprégnation toujours plus de chose que prévu ».
D’après P.Bouchard dans le document 3, « les approches globales doivent être additionnées à d’autres méthodes, notamment celles mettant le « spot sur les lettres ».
En effet, comme le souligne Gérard Chauveau dans le doc 4, « un des codes de l’écrit est le code alphabétique et orthographique. C’est celui qui reste incontournable ».
Cependant, comme le dit Gérard Chauveau, « l’acte de lire n’est pas essentiellement technique et mécanique, et les difficultés propres à la lecture ne concernent pas que les processus de bas niveau ».
La place du merveilleux, de l’affectif, et du rationnel est prépondérante dans l’apprentissage de la lecture.
Pour un enfant de CP, apprendre à lire avec des albums « évite la coupure avec la grande section de maternelle où l’album et l’imaginaire sont très présents », nous dit C.Tesset dans le doc 1. Il faut qu’il y ait un relais entre la grande section et le CP. C’est pour cela que l’apprentissage de la lecture se fait souvent sous forme de jeux auditifs et visuels relatant au départ une lettre, un phonème ou un graphème. A ce moment là, l’enfant de CP fait un pas de plus vers l’avant, tout en gardant un univers merveilleux où jeux et imaginaire sont présents.
Des devinettes et des gestes prennent ensuite la place des jeux auditifs et visuels, ce qui amène beaucoup plus l’enfant à faire « une activité d’intelligence ».
Afin que tout ceci se réalise le mieux possible, il faut que les enfants se reconnaissent dans ce qu’ils lisent. C.Tisset ajoute qu’il est essentiel que l’enfant ne s’ennuie pas en lisant.
Ce qui semble essentiel pour l’apprentissage de la lecture dans la doc 3 de P. Bauchard, c’est que la lettre étudiée prenne « une réalité qui marque le collectif », mais que « cette réalité n’est pas la même pour chacun des enfants », suivant l’affectif porté à ce moment là.
L’enfant doit, pour parvenir à l’apprentissage de la lecture, être entouré.
G. Chauveau souligne que la capacité de lecture doit être développée avec l’aide de l’adulte.
Pour l’enfant, ce qui va être prédominant dans son apprentissage de la lecture, c’est que ce soit dynamique, motivant et encadré.
En effet, « la charge affective de l’album décuple la motivation, donc la capacité de mémorisation », écrit C.Tisset dans la doc 1.
Tout ce qui va être appris ou établi doit être introduit dans des « mots intéressants ». « Ces mots doivent avoir une vie antérieure pour pouvoir avoir une vie postérieure »
Le rationnel doit aussi trouver sa place dans l’apprentissage de la lecture, afin que l’enfant puisse s’y référer pour répondre à des questionnements qu’il pourrait se poser.
C’est pour cela que G.Chauveau souligne « qu’il n’y a pas un code de l’écrit, mais trois ».
En effet, pour les enfants, le support a un rôle prépondérant dans l’apprentissage de la lecture et l’acte de lire.
Après avoir appris à reconnaître les différents supports pouvant exister, un enfant se sentira plus à l’aise dans la lecture. De plus, le code de l’espace graphique lui permettra d’évoluer sans appréhension dans le monde de la lecture.
En conclusion, nous pouvons dire que, quelle que soit la méthode utilisée pour l’apprentissage de la lecture, le plus important pour les auteurs de ces différents documents reste la dimension affective portée à cette activité.
Pour de nombreux apprentissages, « la pédagogie diversifiée trouve ses fondements dans le collectif ».
Ne serait-il pas utile de l’appliquer concrètement et de manière systématique dans l’apprentissage de la lecture ?
Tout en sachant bien que tous les enfants ne sauront pas lire en même temps."
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 décembre 2007
Et si l'enseignement coûte cher, essayons l'ignorance ! Tiens, on dirait un slogan d'IUFM...
Ecrit par : LaRiba
Je ne veux pas rabattre votre joie, mais j'ai bien l'impression que l'essai a été effectué depuis longtemps, et qu'il s'est avéré concluant. L'expérience se poursuit presque partout.
Il n'est pas nécessaire "d'avoir mis les pieds dans les IUFM" pour savoir à quoi s'en tenir sur leur nocivité, il y a une très abondante littérature qui se charge de notre instruction, et le désespoir envahit ceux qui ne portent pas d'oeillères.
Ecrit par : Anne-Marie Valette
Chaque fois qu'à l'un de mes jeunes collègues j'ai "avoué" avoir échappé à l'IUFM, j'ai eu pour remarque : "tu n'as rien perdu" ou "quelle chance !". Ça s'est encore produit aujourd'hui même.
Ecrit par : Moot | 17 décembre 2007
-- On fait beaucoup de choses inutiles et qui nous font échouer.
-- Quoi par exemple ?
-- La linguistique et aussi la littérature et aussi la civi (ie l’ensemble du cursus). On nous oblige à étudier des choses très vieilles comme l’Inquisition ou Cervantes. Et après, si on va en Espagne, on ne sait même pas demander une baguette.
-- Vous avez bien raison. Je vais mettre de l’ordre dans tout ça.
Rapporté par Pedro Cordoba.
Pour Pedro Cordoba:
Je croyais qu'on avait résolu ce problème, en langues au moins, avec la création du cursus LEA? C'était bien pour répondre à ce genre d'arguments que cela avait été créé? Pour professionnaliser à tout prix?
Alors quid de la différence entre les 2 voies?
Il me semble que ce que vous rapportez de "l'audit"( à une si petite échelle, cela laisse rêveur) nous montre que nombre de ces étudiants ne sont pas des étudiants, ne sont plus des étudiants tels que doivent être des étudiants: c'est-à- dire des jeunes gens curieux, intéressés, aimant lire, mener des recherches en bibliothèques, enthousiastes pour une matière intellectuelle et ne faisant plus vraiment la différence entre leur vie personnelle et leurs études.
Au lieu de cela, ce que je vois à l'université ( je n'ai que des charges de cours) ce sont ( pour la plupart) des jeunes gens qui veulent des tickets d'entrée au rabais pour avoir un boulot et qui se moquent de la civi., de l'histoire littéraire, de la critique littéraire, mais aussi du thème et de la version ( effectivement traduire V. Woolf ne sert pas à grand-chose pour draguer dans une discothèque à Londres), en bref qui se moquent des études qu'on leur propose en tant que telles.
Vous me direz que ce constat n'est pas neuf. Mais pour une fois qu' un gouvernement semble enfin se pencher sur la question de l'université et sur sa déliquescence et semble vouloir y apporter des remèdes, pourquoi n'a-t-il pas le courage d'imposer un système de sélection clair et lisible?
Pourquoi les cours de littérature, de civi et d'ancien français seraient-ils imposés à des jeunes gens qui n'en veulent manifestement pas? Car enfin, les "étudiants" que j'ai devant moi ne sont plus des enfants. Au bout d'une première année de lettres, ou d'espagnol ou d'anglais, ils ont vu ce qu'on attendait d'eux. Ils sont en mesure de dire non. Alors pourquoi continuer de leur donner ce qui n'intéresse sans doute qu'une minorité? Pour autant, il ne s'agit pas de les larguer en pleine nature mais plutôt de leur refuser l'accès à des voies qui ne les intéressent pas et leur en proposer d'autres plus techniques, plus professionnelles. Pourquoi vider les licences "classiques" de tout leur classicisme et de toute leur âme, au nom de jeunes gens qui n'ont rien à y faire?
"Oui, tu as raison, me disait un collègue ( PU)récemment mais
nous voulons garder nos heures et nos postes, alors, on fait ce qu'il faut pour cela."
Et la boucle est bouclée!
Qu'y aurait-il d'indécent à dire qu'on sélectionne dans les licences de lettres, anglais.... pour n'avoir qu'un nombre d'étudiants ad hoc!
En France on a le droit de "mériter" sa médecine ou ses études de droit, mais pas " ses lettres".
Quand le gouvernement, s'il le fait, aura évidé les licences "classiques" de toute leur raison d'être, les jeunes gens que je vois à la fac , qui "ânoneront" vaguement de l'anglais ou de l'espagnol de communication, ne trouveront pas plus facilement du travail. ( mais leurs études les auront comblés, assurément).
On va réinjecter de l'argent dans les facs pour rien et tout le monde le sait.
Car personne n'ose envisager une sélection intelligente qui devrait être liée à une réorganisation de toutes les filières du supérieur. Les étudiants et leurs parents s'imaginent encore qu'une licence vaut mieux qu'un bac. Les universitaires veulent garder leurs heures et leurs postes et leur pouvoir. Le gouvernement veut rester au gouvernement.
Donc, on ne fâche personne et on descend encore d'un cran en s'attaquant au contenu des licences, comme le montre Pedro Cordoba.
En n'organisant pas une sélection par l'intelligence, le travail et le mérite, on favorise la sélection par l'argent et les relations sociales.
Mais tout le monde se tait devant l'argent( les élèves et les étudiants sont remplis d'admiration devant les grosses fortunes, c'est impressionnant) et devant les relations sociales qui vont avec ( on entretient au mieux ceux qui pourraient, peut-être...).
Un peu trop longue! Mes excuses auprès de notre hôte...
Pas le temps de me relire. J'espère qu'il n'y aura pas trop de fautes.
Ecrit par : Sanseverina | 17 décembre 2007
Les pédagogos toujours dans la remédiation !
Et jamais dans la médiation tout court !
Il m’est arrivé vendredi dernier de pouvoir discuter avec de jeunes collègues de disciplines différentes.
Après avoir compris que je ne leur tendait pas un piège (les pauvres ont appris à se méfier !), ils m’ont raconté leur année de bizutage institutionnel à l’IUFM. Ils se sont emm... et ont perdu leur temps, transbahutés à travers l’académie pour aller assister à des stages bidons. Tout ça pour rien ou presque.
L’auto-socio-construction des savoirs a encore de beaux jours devant elle. Le cérémonial reste le même : on fait un tour de table pour « mieux se connaître » et puis les prétendus formateurs font de petits groupes chargés de reufleuchir au sujet avant une mise en commun.
Toute question aux formateurs sur des situations concrètes en classe provoque la réponse « On ne peut pas répondre au cas par cas, on ne connaît pas le contexte, etc. De toute façon y a pas de recette ! »
Il leur a fallu faire un mémoire où les plus malins reprennent le jargon et « veulent faire réussir les apprenants » et inventent carrément pour faire plaisir aux formatageurs... Inutile de dire qu’il ne faut surtout pas faire de critique de la formation...
Ayant connu des professeurs de fac à la hauteur, les stagiaires considèrent avoir « régressé » dans ce bain d’incompétence et de conformisme.
Ecrit par : LaRiba | 17 décembre 2007
Monsieur Darcos,
Je sollicite de votre haute bienveillance de dire à Monsieur Jean et à Madame Valette que vous n'êtes pas sot, et que vous avez parfaitement compris ce qu'ils essaient de vous seriner depuis qu'ils sont apparus sur ce blog, à savoir leur opinion sur les IUFM alors que, manifestement, (et plusieurs questions de candides qu'ils ont pu poser ici le prouvent), ils n'y ont jamais mis les pieds.
Je compile et résume la substantificque moëlle de leurs propos sans les dénaturer, soit, en gros:
-IUFM beurk foireux débiles mentaux tarés.
-Séquences caca prout.
Je vous remercie de m'avoir lu jusqu'au bout.
Veuillez recevoir mes salutations distinguées.
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 17 décembre 2007
C'est trop beau, je remets...Quel brave homme ce Sibille !
Ecrit par : Guillaume | 17 décembre 2007
Mais tout le monde se tait devant l'argent( les élèves et les étudiants sont remplis d'admiration devant les grosses fortunes, c'est impressionnant) et devant les relations sociales qui vont avec ( on entretient au mieux ceux qui pourraient, peut-être...).
Ecrit par : Sanseverina | 17 décembre 2007
Eh oui, cara Gina... C'est le triomphe de la droite bling-bling,
qui se cultive à Euro-Disney au bras d'une chanteuse aphone (ravissante au demeurant, soyons honnêtes). Voilà THE modèle... Pas besoin d une licence classique, effectivement. Une grosse Rolex Oyster et un bracelet en poil d'éléphant suffit. Tout ceci est profondément vulgaire et manque absolument de classe.
Ecrit par : FGuichard | 17 décembre 2007
Réaction d'une de mes anciennes étudiantes, (présentement agrégée), au projet développé dans la lettre de cadrage. je vous la copie-colle telle quelle et sans commentaire.
Bonjour,
je tombe des nues en lisant votre mail. Je devais être très naïve : je pensais que Darcos allait supprimer les iufm , or il leur donne une importance considérable ! On va se voir arriver des troupeaux de fous qui déformeront la formation des enseignants . Ms où diable cela va t-il nous mener? Darcos a-t-il planifié un plan de destruction du savoir ?
J'espère que le système d'équivalence avec les prépas fonctionnera tjrs pour réintégrer la fac ensuite, pck si ce sont les iufm qui choisissent leurs futurs élèves,je peux vous dire que les khâgneux seront rejetés .
Ecrit par : FGuichard | 17 décembre 2007
"Pas besoin d une licence classique, effectivement"
"Une grosse Rolex Oyster et un bracelet en poil d'éléphant suffit. Tout ceci est profondément vulgaire et manque absolument de classe."
Une licence IV suffit.
Et dire qu'il n'est même pas pied noir !
Ecrit par : dugong | 17 décembre 2007
Deux questions essentielles ce soir :
Comment se porte Sibille ces derniers temps?
Quel est le truc de Sarko avec les filles ?
(P.S Seule la réponse de la seconde m'intéresse.., un crac boum uhuu peut-être...)
Ecrit par : Guillaume | 17 décembre 2007
"Quel est le truc de Sarko avec les filles ?"
Ce sont elles qui en veulent à son truc.
Ecrit par : dugong | 17 décembre 2007
Sanseverina, vous vous faites des illusions quant à la médecine.
Elle a subi la même destruction que l'EN. Le coup de grâce lui a été porté en 2002, quand notre "French Doctor" a supprimé l'Internat, cela accompagné de nominations administratives qui bloquent toute évolution.
La pseudosélection de la première année est absolument inique, puisque les étudiants sont pratiquement obligés de redoubler, bien qu'ayant suivi une instruction parallèle extrêmement onéreuse. (Idem pour la pharmacie.) Et ceux qui sont collés pour la deuxième fois? C'est une fois de plus la sélection par l'échec.
La suite du cursus est tout aussi délirante : il ne permet plus de former de bons cliniciens. Plus d'externat, plus de réel internat sur concours difficiles, les étudiants en médecine n'abordent l'hôpital que très tardivement, où les stages sont de plus ou moins bonne qualité.
La suppression de l'étude et de la connaissance des signes cliniques (qui sont à la médecine ce que le b-a ba est à l'apprentissage de la lecture) a fait que les médecins fondent leur diagnostic sur les examens techniques : laboratoire, radios, scanners, IRM à gogo, ...et passent parfois à côté d'un diagnostic évident pour un bon clinicien.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 décembre 2007
Guillaume, je te trouve extrêmement cruel, et même un peu vicelard.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 décembre 2007
" On a les élèves qu'on mérite" Combien de collègues déjà trop prompts à douter d'eux-mêmes ces fortes paroles ont-elles conduits à la tentation du suicide ?
Ecrit par : Sylvie Huguet | 17 décembre 2007
Très bien.
Ecrit par : Jeremy | 17 décembre 2007
(très bien dit, j'entends)
Ecrit par : Jeremy | 17 décembre 2007
"je pensais que Darcos allait supprimer les iufm , or il leur donne une importance considérable"
Aux Jeunes stagiaires d'IUFM,
Profitez de votre position pour télécharger illégallement et en masse toute l'oeuvre de Carla Bruni depuis vos IUFM. Celle-ci, touchée durement à la bourse, en touchera une au président qui réveillera le Maître du Moloch à 3h du matin pour qu'il ferme tous les IUFM dès 8h00.
Ce qu'il fera avec diligence en convoquant tout le ban et l'arrière ban des IUFM de France et de Navarre pour être auditionné par la commission Pochard mercredi après midi pendant 2h. De plus, les professeurs de sciences de l'éducation y seront soumis à la question extraordinaire par Pierre-Yves Duwoye en personne.
Non mais !
Qu'est ce qu'on dit à tonton dugong ?
Ecrit par : dugong | 17 décembre 2007
Merci tonton dugong
Et...
Si peu...Anne-Marie...si peu...
Ecrit par : Guillaume | 17 décembre 2007
"Deux questions essentielles ce soir :
Comment se porte Sibille ces derniers temps?
Quel est le truc de Sarko avec les filles ?
(P.S Seule la réponse de la seconde m'intéresse.., un crac boum uhuu peut-être...)"
Ecrit par : Guillaume | 17 décembre 2007
Très bien, Guillaume, très bien, au risque de vous décevoir. Et je constate avec une certaine satisfaction, en vous lisant, et en zappant les copiés-collés d'Anne-Marie Valette, que le niveau monte sur ce blog!!! :-))))
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 17 décembre 2007
Il ne manque plus que toto! Mais il va certainement rappliquer dans pas longtemps! Que serait ce blog sans toto!
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 17 décembre 2007
Convoquer le ban et l'arrière-ban c'est aussi "s'adresser à tous ceux dont on peut souhaiter la présence ou espérer quelque appui." (source dictionnaire de l'académie).
XD serait-il un Janus ?
Ecrit par : dugong | 17 décembre 2007
Je comprends M. Sibille quand il dit qu'il a envie de défendre les IUFM simplement parce que les commentaires de ce blog sont outranciers. J'ai un peu le même état d'esprit.
Je suis passée par l'IUFM, comme beaucoup je n'ai pas aimé (la vérité est que je n'aimais pas enseigner), non plus l'école telle qu'elle était devenue. Les livres de M. Brighelli m'ont paru lumineux.... Mais certains, ici, proposent des améliorations ou nous parlent de leur formation avant-IUFM qui me rappellent étrangement l'IUFM. De plus, les gens qui travaillent là-bas (en IUFM) ne m'ont pas donné l'impression d'être particulièrement ennemis de la culture, du savoir. Et ils étaient du terrain, profs les autres jours de la semaine.
Peut-être y a t-il parfois un peu trop d'exagération sur ce blog ? Stratégie pour mieux déstabiliser l'ennemi ?
M. Sibille a bien du mérite, je trouve. Il est patient et ouvert.
Ecrit par : Kassad | 17 décembre 2007
Merci tonton Dugong, j'aime tant les dugongs depuis mon enfance : "L'île mystérieuse", suite "de 20.000 lieues sous les mers.".
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 décembre 2007
En même temps, on se demande parfois si Toto a complètement tort ...
Ecrit par : Zorglub | 17 décembre 2007
Que deviendrais ce fil sans moi ??????
Philippe Clay Paroles de Les voyous Chansons de Philippe Clay Paroles de Moi j'fais mon rond
Mes universités
Paroles: H.Djian, S.Balasko. Musique: D.Faure 1971
© 1971 - Editions Métropolitaines
Mes universités,
C'était pas Jussieu, c'était pas Censier, c'était pas Nanterre
Mes universités
C'était le pavé, le pavé d'Paris, le Paris d'la guerre
On parlait peu d'marxisme
Encore moins d'maoïsme
Le seul système, c'était le système D
D comme débrouille-toi
D comme démerde-toi
Pour trouver d'quoi
Bouffer et t'réchauffer
Mes universités
C'était pas la peine d'être bachelier
Pour pouvoir y entrer
Mes universités
T'avais pas d'diplômes
Mais t'étais un homme
Quand tu en sortais
Nous quand on contestait
C'était contre les casqués
Qui défilaient sur nos Champs-Elysées
Quand on écoutait Londres
Dans nos planques sur les ondes
C'était pas les Beatles qui nous parlaient.
Mes universités,
C'était pas Jussieu, c'était pas Censier, c'était pas Nanterre
Mes universités
C'était le pavé, le pavé d'Paris, le Paris d'la guerre
Pourtant on tenait l'coup
Bien des fois entre nous
On rigolait comme avant ou après
Mais quand ça tournait mal
Fallait garder l'moral
Car y avait pas de came pour oublier
Mes universités
C'était mes vingt ans pas toujours marrants,
Mais c'était l'bon temps
Mes universités
Si j'en ai bavé je m'f'rais pas prier
Pour y retourner
Bien sûr l'monde a changé
Tout ça c'est du passé
Mais ce passé faut pas vous étonner
Il est tellement présent
Qu'on n'comprend plus maint'nant
C'qui n'tourne plus rond dans vos universités.
Paroles de Balasko .....S.
on dira rien, ça reste dans la famille .....
Quand PC a sorti cette chanson, j'en ai vomi .... depuis, mon soeur et surtout mon cuir se sont bien endurcis .... je ne peux toujours pas l'écouter sans quelques soubresauts incontrôlés .... mais je dois bien avouer qu'on aurait parfois envie d'en baver ..... plutôt que de bâver !
allez ... noz vad et si vous croisez jeremy, dites-lui bien que l'antisémite le conchie avec enthousiasme !!!!!
Ecrit par : Professeur habemus goyim | 17 décembre 2007
-- On fait beaucoup de choses inutiles et qui nous font échouer.
-- Quoi par exemple ?
-- La linguistique et aussi la littérature et aussi la civi (ie l’ensemble du cursus). On nous oblige à étudier des choses très vieilles comme l’Inquisition ou Cervantes. Et après, si on va en Espagne, on ne sait même pas demander une baguette.
-- Vous avez bien raison. Je vais mettre de l’ordre dans tout ça.
Rapporté par Pedro Cordoba.
En fait, ce que veulent ces jeunes "étudiants", d'accord avec la ministre (ou l'inverse), c'est aligner l'université sur les IUT. Gagner de l'argent le plus vite possible après des études courtes "professionalisantes".
Pourtant, une bonne culture générale peut être aussi un bon atout.
Et que va-t-on faire des gens qui n'ont pas cette tournure d'esprit-là, qui aiment la linguistique, la civi., la littérature, Cervantès...et l'équivalent en littérature française, en philosophie, etc. ?
Les rééduquer (ou les déséduquer") ?
Ecrit par : Robin | 17 décembre 2007
La suppression de l'étude et de la connaissance des signes cliniques (qui sont à la médecine ce que le b-a ba est à l'apprentissage de la lecture) a fait que les médecins fondent leur diagnostic sur les examens techniques : laboratoire, radios, scanners, IRM à gogo, ...et passent parfois à côté d'un diagnostic évident pour un bon clinicien.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 décembre 2007
Simplification abusive, à mon avis. Les études de médecine n'ont pas été rallongées alors que les méthodes d'investigation progressent depuis trente ans à vitesse grand V. Même si l'étude des signes cliniques est enseignée à la même mesure qu'en 1920, elle est largement etouffée sous la masse des examens complémentaires nouveaux, qu'ils soient d'imagerie ou de biologie clinique, apportant une certitude diagnostique très rassurante et répondant au principe de précaution. Anne-Marie, excusez-moi, mais votre manie des jugements à l'emporte-pièce sur des sujets que vous ne maîtrisez nullement vous font dire quelques bêtises.
L'immense éventail des possibilités d'investigation diagnostique et les exigences procédurières des patients ne laissent pas une grande marge de manœuvre au clinicien.
Ce doit être au moins la quinzième fois que j'explique ceci sur ce blog! Grosse fatigue...
Ecrit par : dobolino | 17 décembre 2007
ma soeur ne contrôle pas mon coeur !
Ecrit par : Professeur habemus goyim | 17 décembre 2007
Si vous voulez remettre au goût du jour les programmes de 1920 en Primaire, pourquoi pas, même si je ne suis pas certaine que ce soit la solution. Mais, en médecine, ou même en second cycle scientifique, prévenez-moi, j'émigre avant d'être malade...
Ecrit par : dobolino | 17 décembre 2007
"La panique de Meirieu, Frackowiak et consorts, leur haine absurde pour de Robien et leurs maladroites tentatives de circonvenir l'actuel ministre témoignent de l'épuisement du mouvement."
Il y en a qui prennent leurs désirs pour des réalités. Quand allez vous enfin comprendre que XD a bien d'autres ambitions que de répondre à un petit groupe sans réelle influence?
Ecrit par : LouBlan | 17 décembre 2007
"" On a les élèves qu'on mérite" Combien de collègues déjà trop prompts à douter d'eux-mêmes ces fortes paroles ont-elles conduits à la tentation du suicide ?
Ecrit par : Sylvie Huguet | 17 décembre 2007 "
C'est bien vrai malheureusement!!! Mais les esprits forts qui ne risquent rien aiment les bons mots....
Ecrit par : Hervé | 17 décembre 2007
"La suppression de l'étude et de la connaissance des signes cliniques (qui sont à la médecine ce que le b-a ba est à l'apprentissage de la lecture) a fait que les médecins fondent leur diagnostic sur les examens techniques : laboratoire, radios, scanners, IRM à gogo, ...et passent parfois à côté d'un diagnostic évident pour un bon clinicien"
Et voilà AMV experte en médecine aussi. Mais c'est pas possible! C'est Léonard de Vinci et Pic de la Mirandole à elle seule, cette meuf!
Au fait j'aurais aussi besoin d'un avis éclairé et bien sûr définitif sur :
- la pose du papier peint avec raccord droit
- la nourriture des chats agés
- l'intérêt de la programmation en java
- le traitement contre les termites
Ecrit par : LouBlan | 17 décembre 2007
Il ne manque plus que toto! Mais il va certainement rappliquer dans pas longtemps! Que serait ce blog sans toto!
Ecrit par : Christophe SIBILLE
Vous aimez tant que ça les lancinants "cibil neuneu ducono" ;-) ?
Ecrit par : Moot | 17 décembre 2007
Et que va-t-on faire des gens qui n'ont pas cette tournure d'esprit-là, qui aiment la linguistique, la civi., la littérature, Cervantès...et l'équivalent en littérature française, en philosophie, etc. ?
Les rééduquer (ou les déséduquer") ?
Ecrit par : Robin
Avez-vous le délicieux "Paris au XXè siècle", de Jules Verne ? Vous y trouverez des éléments de réponse. Et vous verrez que cet auteur était bien plus critique envers le technicisme que ce que l'on imagine.
Ecrit par : Moot | 17 décembre 2007
Au fait j'aurais aussi besoin d'un avis éclairé et bien sûr définitif sur :
- la pose du papier peint avec raccord droit
- la nourriture des chats agés
- l'intérêt de la programmation en java
- le traitement contre les termites
Ecrit par : LouBlan | 17 décembre 2007
Bon, alors si j'ai bien compris les leçons de la hiérarchie, je crois que la réponse est :
- On a les papiers peints qu'on mérite.
- On a les chats âgés qu'on mérite.
- On a les programmes info qu'on mérite.
- On a les termites qu'on mérite.
Ecrit par : Un hussard | 17 décembre 2007
pchiiiit... même pas drôle... lol
Ecrit par : LouBlan | 17 décembre 2007
"Quand allez vous enfin comprendre que XD a bien d'autres ambitions que de répondre à un petit groupe sans réelle influence?"
Ecrit par : LouBlan
Vous nous apprenez que vous appartenez à un groupe jouissant d'une réelle influence, et que finalement, dans le fonctionnement de l'EN, tout est affaire d'influence, ce à quoi l'intérêt général n'a que fort peu à faire.
Merci pour cette belle leçon d'humilité.
"C'est Léonard de Vinci et Pic de la Mirandole à elle seule, cette meuf!"
Ecrit par : LouBlan
Yo zyva, chirdé sa râce LouBlan, d'la balle comment qu'y cause le verlan, cé un boss le keum !
Ecrit par : Moot | 17 décembre 2007
pchiiiit... même pas drôle... lol
Ecrit par : LouBlan
On a l'humour qu'on mérite.
Ecrit par : Moot | 17 décembre 2007
Yfig nous a fait l'honneur de sa plus belle prose :
"Quand PC a sorti cette chanson, j'en ai vomi .... depuis, mon soeur et surtout mon cuir se sont bien endurcis ... [...] allez ... noz vad et si vous croisez jeremy, dites-lui bien que l'antisémite le conchie avec enthousiasme !!!!!"
1) Un chanteur dont les initiales sont PC ne peut que faire vomir Yfig
2) Ton soeur bat le beurre, et plus tard il lèchera le bâton.
3) Je corrige : "l'antisemite et vulgaire"
4) On peut être antisémite et assumer parfaitement - il y en a qui font ça très bien. Pas la peine de devenir grossier pour autant.
Ecrit par : Jeremy | 17 décembre 2007
pchiiiit... même pas drôle...
Ecrit par : LouBlan
Loublan = Chirac ?
Ecrit par : Jeremy | 17 décembre 2007
Bon, alors si j'ai bien compris les leçons de la hiérarchie, je crois que la réponse est :
- On a les papiers peints qu'on mérite.
- On a les chats âgés qu'on mérite.
- On a les programmes info qu'on mérite.
- On a les termites qu'on mérite.
Ecrit par : Un hussard | 17 décembre 2007
Et on a la hiérarchie qu'on mérite.
Ecrit par : Robin | 17 décembre 2007
Et on a la hiérarchie qu'on mérite.
Ecrit par : Robin | 17 décembre 2007
Maître, maître, Robin y nous a traités, nous les zinstits ! Oh, comme il est vexant, ce prof !
Ecrit par : Un hussard | 17 décembre 2007
Avez-vous le délicieux "Paris au XXè siècle", de Jules Verne ? Vous y trouverez des éléments de réponse. Et vous verrez que cet auteur était bien plus critique envers le technicisme que ce que l'on imagine.
Ecrit par : Moot | 17 décembre 2007
N'est-ce pas le roman qui était resté dans un coffre-fort et n'avait jamais été édité du vivant de Jules Verne ?
Je l'ai lu quand ils l'ont ressorti il y a une dizaine d'années. Contrairement à ce que l'on dit souvent, Jules Verne n'est pas un adulateur béat du "progrès technique" et ses livres sont remplis de mises en garde contre les dangers et les excès de la civilisation industrielle, notamment pour l'écologie, et c'est là qu'il est véritablement "prophétique", plutôt que dans ses "inventions".
Ecrit par : Robin | 17 décembre 2007
Maître, maître, Robin y nous a traités, nous les zinstits ! Oh, comme il est vexant, ce prof !
Ecrit par : Un hussard | 17 décembre 2007
On a les profs qu'on mérite !
Ecrit par : Robin | 17 décembre 2007
Il est vrai que les informations données par Pedro Cordoba font froid dans le dos : le goût du savoir désintéressé va-t-il devenir illicite ? Je suis d'accord avec Sanseverina : des "hispanisants" qui ne trouvent aucun intérêt à Cervantes n'ont pas leur place à l'université.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 17 décembre 2007
Je réprouve l'emploi du mot "meuf", manifestement banalisé, voire normalisé. Bon, soyons incisif, mais gardons la langue haute. Merci.
Ecrit par : Magister | 17 décembre 2007
Allons F.Guichard, Mitterrand ne s'est pas non plus gêné et bien d'autres avant lui.L'usage des prostituées de luxe par les hommes politiques n'est pas une nouveauté sous la cinquième république depuis VGE. Ils étaient sans doute plus discrets, c'est vrai.
C'est notre société entière qui porte aux nues le clinquant et le mauvais goût . D'ailleurs, je me disais récemment que lorsqu'on parle des élites maintenant, il ne s'agit plus que des élites financières. L'association du mot "élite" et de l'adjectif "intellectuel" a disparu depuis quelque temps déjà.
Enfin, pour la dame de petite vertu, il est assez drôle de la voir passer du statut d'égérie à France-Culture à celui de cocotte élyséenne. Enfin, cela ne peut pas être bien mauvais pour les relations franco-italiennes...
Eh bien, Mr Brighelli qui voulait un blog, genre "salon de Madame Récamier"!!!
Ecrit par : Sanseverina | 17 décembre 2007
L'élite se délite...
Ecrit par : Magister | 17 décembre 2007
La suppression de l'étude et de la connaissance des signes cliniques (qui sont à la médecine ce que le b-a ba est à l'apprentissage de la lecture) a fait que les médecins fondent leur diagnostic sur les examens techniques : laboratoire, radios, scanners, IRM à gogo, ...et passent parfois à côté d'un diagnostic évident pour un bon clinicien.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 décembre 2007
On a les cliniciens qu'on mérite...
Ecrit par : dobolino | 17 décembre 2007
Idem pour les langues vivantes. Début novembre, elle est venue à la Sorbonne. Plus exactement au Centre de Clignancourt, où ont lieu les cours de première et deuxième année. Elle a rassemblé dans une salle les étudiants d’espagnol et leur a demandé d’exposer leurs doléances et leurs souhaits. Cela donne en synthèse :
-- On fait beaucoup de choses inutiles et qui nous font échouer.
-- Quoi par exemple ?
-- La linguistique et aussi la littérature et aussi la civi (ie l’ensemble du cursus). On nous oblige à étudier des choses très vieilles comme l’Inquisition ou Cervantes. Et après, si on va en Espagne, on ne sait même pas demander une baguette.
-- Vous avez bien raison. Je vais mettre de l’ordre dans tout ça.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 17 décembre 2007
Dites-nous que c'est un canular !
Cela dit, ces pauv' zétudiants, s'ils s'intéressaient de plus près au cours de "civi", découvriraient peut-être que le fait de savoir demander une "baguette" en Espagne n'est pas d'une grande utilité !
Ecrit par : Un hussard | 17 décembre 2007
"Pas besoin d une licence classique, effectivement"
"Une grosse Rolex Oyster et un bracelet en poil d'éléphant suffit. Tout ceci est profondément vulgaire et manque absolument de classe."
Une licence IV suffit.
Et dire qu'il n'est même pas pied noir !
Ecrit par : dugong | 17 décembre 2007
J'en sortirai bien une pour dobolino, mais j'ai peur de choquer les "Goyim".
Ecrit par : Robin | 17 décembre 2007
A la limite, s'il faut se limiter à la panoplie du parfait franchouillard, "vin" et "béret" passeraient mieux !
Ecrit par : Un hussard | 17 décembre 2007
"En même temps, on se demande parfois si Toto a complètement tort ..."
Ecrit par : Zorglub | 17 décembre 2007
Zorglub, voilà un propos pour le moins... Sibyllin!
Attention, Loublan! Anne-Marie Valette, en tant que pharmacienne, connaît peut-être mieux la médecine que les IUFM... :-)))
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 17 décembre 2007
A la limite, s'il faut se limiter à la panoplie du parfait franchouillard, "vin" et "béret" passeraient mieux !
Ecrit par : Un hussard
L'élite se délite...
Ecrit par : Magister
Je propose que l'on restaure une élite sortie du peuple, une élite soucieuse des intérêts du peuple, une élite ancrée à gauche : l'élite de rouges.
Ecrit par : Moot | 17 décembre 2007
... l'élite de rouges... qui a toutes les chances d'être frelaté !
Ecrit par : Magister | 17 décembre 2007
Mea culpa !
Mon précédent commentaire sur les études d'espagnol témoigne d'une regrettable ringardise. En fait, la solution est d'une extrême simplicité : il suffit que les hispanisants se mettent à étudier l'anglais, puisque c'est désormais LA langue. Pour ce qui est de la nourriture, internationale comme il se doit, il suffira en Espagne aussi de savoir demander des burgers et du coca...
Quelle idée d'aller s'enquiquiner avec ces R imprononçables des bocerones, zarzuelas, churros, chipirones...
Ecrit par : Un hussard | 17 décembre 2007
Je propose que l'on restaure une élite sortie du peuple, une élite soucieuse des intérêts du peuple, une élite ancrée à gauche : l'élite de rouges.
Ecrit par : Moot | 17 décembre 2007
...Et une élite monarchiste ancrée à droite : l'élite de blancs.
Le niveau monte !
Ecrit par : Robin | 17 décembre 2007
Pas besoin d une licence classique, effectivement"
"Une grosse Rolex Oyster et un bracelet en poil d'éléphant suffit. Tout ceci est profondément vulgaire et manque absolument de classe."
Une licence IV suffit.
Et dire qu'il n'est même pas pied noir !
Ecrit par : dugong | 17 décembre 2007
J'en sortirai bien une pour dobolino, mais j'ai peur de choquer les "Goyim".
Ecrit par : Robin | 17 décembre 2007
Allez, courage! Une bien bonne...
Ecrit par : dobolino | 17 décembre 2007
"Eh bien, Mr Brighelli qui voulait un blog, genre "salon de Madame Récamier"!!!"
Ca donne une toute autre idée des salons de Madame Récamier...
Ecrit par : Jeremy | 17 décembre 2007
"Jean-Louis Borloo et Xavier Darcos ont lancé, le 29 novembre, le dispositif du "Grenelle de l’environnement à l’école". Le site lecoleagit.fr constitue le cœur de cette initiative."
Tous ceux qui travaillent dans un lycée surchauffé, qui ont déménagé à 800 km de chez eux, qui sont TZR et se rendent en voiture dans des collèges loin de leur établiseement de rattachement, ou qui ont été mutés à 100 km de leur domicile, rient jaune en lisant ça !
Je ne parle pas des photocopies administratives gaspillées, c'est un "marronnier", mot dont le double sens ne sera perceptible que tant qu'il en existera encore des vrais, de marronniers...
Ecrit par : Jeremy | 17 décembre 2007
"Quand allez vous enfin comprendre que XD a bien d'autres ambitions que de répondre à un petit groupe sans réelle influence?"
Ecrit par : LouBlan
Si j'ai bien compris, le petit groupe auquel vous faites allusion est celui des pédagogistes? En tout cas c'est bien ainsi qu'ils se présentent (nos idées n'ont jamais été appliquées, nous avons un "devoir de résistance", les pédagogues sont toujours minoritaires, les partisans des méthodes innovantes ne représentent pas plus de 20% des profs; etc... cf. les complaintes habituelles sur les sites de Ph Meirieu, E.Charmeux, etc.)
Donc, oui, effectivement, XD a semble-t-il mieux à faire que répondre à ce groupe-là.
J'espère en revanche qu'il sera fidèle aux positions qu'il a développées dans son ouvrage (L’Art d’apprendre à ignorer, Plon, 2000) et à sa signature en bas de la pétition contre les programmes de 2002. Je ne lui en demande pas plus!
Déjà une bonne mesure annoncée aujourd'hui: la publication obligatoire des résultats des élèves de chaque école primaire aux tests de CE2 et CM2. Le meilleur moyen d'en finir avec les discussions théoriques sur les méthodes et de passer à l'examen de ce qui marche. Comme le disait Deng Xiao Ping: "peu importe que le chat soit blanc ou noir, pourvu qu'il attrape les souris" tandis que pour Mao et la bande des Quatre, il importait avant tout que le chat soit rouge, le reste était sans importance: il pouvait bien mourir de faim! Tout parallèle avec le débat actuel sur l'école sera de la seule responsabilité des lecteurs, etc...
JD
Ecrit par : Jesse Darvas | 17 décembre 2007
Sale temps pour les antisémites .....
je me couvre bien vite de ma cagoule du cul cul clan !!!!!
franchement .... bon ! je préfère me taire !!!!!
Ecrit par : Professeur habemus goyim | 18 décembre 2007
"Eh bien, Mr Brighelli qui voulait un blog, genre "salon de Madame Récamier"!!!" écrit Sanseverina.
Deux choses.
Primo, mon modèle est plutôt XVIIIème que XIXème. Disons Mme du Châtelet, ou Mme du Deffand plutôt que la Récamier.
Ensute, il s'en disait de sévères, dans les salons. C'est à peu près comme les citations de César (voir Astérix chez les Belges) : on n'a gardé que la croûte.
Et Stendhal qui vous est cher, ma chère, en balançait aussi de sévères — voir le "HB" de Mérimée et toute sa correspondance : c'est lui apparemment qui introduit pour la première fois le mot "con", au sens figuré, à l'écrit.
Pour DK : pourriez-vous me renvoyer votre "rêve de bac" sur un format que je puisse copier — sous Word, par exemple ? Je le mettrais volontiers en Note ici même — ce blog est très insuffisant côté sciences —, et j'ai par ailleurs un commentaire autorisé sur ledit sujet.
JPB
PS. C'est significatif, ce qui se dit en ce moment, ici et là, sur la vulgarité. Un livre est déjà sorti sur le sujet, un excellent ami va en publier un autre aux éditions de l'Olivier, il se tient sur le "vulgaire" le discours qui se tenait sur le kitsch dans les années 70. En même temps, tout "vulgaire" suppose l'émergence/la permanence d'une élite (plus ou moins auto-proclamée). Quand on y pense, c'est encourageant.
Ecrit par : brighelli | 18 décembre 2007
Pour dobolino :
"Moshé et David ne se sont pas vus depuis 15 ans. Ils se sautent dans les bras :
Alors, David demande à Moshé : ça va la vie ?
Et l'autre répond :
- Oh là là, j'ai une vie parfaite, j'ai une entreprise de 5000 salariés, je suis patron de 3 boites, je suis côté en bourse, le fric, je roule dessus, j'ai deux yachts, une maison à Deauville, une à St Trop' et une à New-York, j'ai trois voitures, toutes avec chauffeur,… et ma femme, c'est un top model, super gentille, super intelligente et très attentionnée, très douce, j'ai trois gosses adorables, tous brillants (médecin, avocat et ingénieur), j'ai une vie formidable, j'ai plein d'amis, enfin, tout le monde m'aime. Une vie vraiment formidable… Et toi ?
- Moi ? J't'emmerde !!"
Ecrit par : Robin | 18 décembre 2007
Simplification abusive, à mon avis. Les études de médecine n'ont pas été rallongées alors que les méthodes d'investigation progressent depuis trente ans à vitesse grand V.
Même si l'étude des signes cliniques est enseignée à la même mesure qu'en 1920, elle est largement etouffée sous la masse des examens complémentaires nouveaux, qu'ils soient d'imagerie ou de biologie clinique, apportant une certitude diagnostique très rassurante et répondant au principe de précaution.
Anne-Marie, excusez-moi, mais votre manie des jugements à l'emporte-pièce sur des sujets que vous ne maîtrisez nullement vous font dire quelques bêtises.
Dobolino, ce "jugement à l'emporte-pièce" n'est évidemment pas de mon cru, mais de trois médecins autorisés.
Je connais personnellement deux jeunes femmes qui se sont promenées avec des embolies pulmonaires non diagnostiquées pendant plusieurs mois. L'une a fini par l'être quand elle a fait une seconde embolie de l'autre poumon, la seconde a été opérée à coeur ouvert avec un embol de 5 cm dans l'artère pulmonaire.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 18 décembre 2007
J'avais évoqué l'organisation d'une transhumance massive des agrégés vers le supérieur. Cela ne semble pas avoir passionné les blogueurs (si ce n'est par l'aspect "bling-bling" associé à l'uniforme JP Gaultier*).
La transhumance suppose des allers-retours ce qui permettrait à XD et VP de se livrer à un jeu inspiré du tir à la corde : le sort de chaque agrégé volontaire serait en quelque sorte tiré à la corde. On ne tirerait évidemment pas sur l'agrégé lui même (on risquerait de déchirer l'uniforme JPG) : le tir sur agrégé aurait lieu par corde symbolique interposée.
Tous les services des ministères correspondants seraient priés de participer (avec promesse de lots ou primes). On peut aussi imaginer que l'équipe qui tire du côté du Moloch soit constituée de thésards ou post thésards dont l'intérêt objectif est que l'agrégé reste dans le secondaire...
* Pour aller encore un peu plus loin sans trop lâcher, je suggère aux négociateurs du MEN d'appâter le client en proposant en plus de l'uniforme JPG la distribution d'une clé USB avec l'oeuvre intégrale de Carla Bruni. Si cela ne suffit toujours pas y mettre aussi en bonus pack une parodie d'analyse textuelle avec schémas actanciels et tout le fourbi.
Pas plus.
Ecrit par : dugong | 18 décembre 2007
Excellent, Robin!
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 18 décembre 2007
Dobolino, ce "jugement à l'emporte-pièce" n'est évidemment pas de mon cru, mais de trois médecins autorisés.
.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 18 décembre 2007
Oui, oui... Je connais! Ces médecins autorisés feraient bien de ne pas s'autoriser à tenir ce genre de propos sans étayer solidement leur argumentation de façon à ce qu'il n'y ait pas de généralisation abusive.
Formés dans les années soixante ou soixante-dix, ils ont pu bénéficier d'une base clinique dont la place était prépondérante puis, au fur et à mesure de leur carrière, de nouvelles connaissances et technologies ont vu le jour. Ils se sont formés tout en s'appuyant sur leur déjà importante expérience clinique, riche de milliers de cas, et ont réalisé que les multiples cas qui leur étaient restés obscurs s'éclairaient à présent d'un jour nouveau, auraient pu bénéficier des nouvelles armes thérapeutiques.
Les jeunes étudiants d'aujourd'hui se prennent tout sur le cerveau d'un seul coup et on ne peut pourtant pas se dispenser de leur enseigner la totalité de l'existant mis à leur disposition.
Je doute que Léo et Léa ou les Lagarde et Michard puissent résoudre le problème de l'enseignement médical ou vétérinaire. Ou bien on rallonge la durée des études ou bien on crée plusieurs professions supplémentaires ou les deux.
De toute façon, vous ne transformerez jamais un jeunot inexpérimenté en un vieux plein d'expérience.
J'ai parfois l'impression d'enfoncer des portes ouvertes.
Ecrit par : dobolino | 18 décembre 2007
Je connais personnellement deux jeunes femmes qui se sont promenées avec des embolies pulmonaires non diagnostiquées pendant plusieurs mois. L'une a fini par l'être quand elle a fait une seconde embolie de l'autre poumon, la seconde a été opérée à coeur ouvert avec un embol de 5 cm dans l'artère pulmonaire.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 18 décembre 2007
Bien sûr! Vous devriez relire les prouesses médicales de Charles Bovary...
Ecrit par : dobolino | 18 décembre 2007
Une dernière pour la route. Pour dobolino et Christophe :
(pour illustrer la notion de "quiproquo", mais avec les élèves, j'en reste au "Bourgeois Gentilmec") :
"Le petit Samuel a de très mauvais résultats scolaires. En désespoir de cause, ses parents le mettent en pension dans un établissement privé catholique.
Au bout d'un mois, il reçoivent son premier bulletin : "Excellent élève, intelligent, travailleur, attentif, très bon comportement..."
Ravis, mais un peu étonnés, ses parents demandent à Samuel des explications : "Eh bien, quand vous êtes partis, le directeur m'a montré un homme cloué sur une croix et il m'a dit : "Tu vois, mon petit, cet homme, c'est Jésus-Christ, le Fils de Dieu et il était Juif, comme toi."
...J'ai tout de suite compris qu'avec eux, il fallait que j'arrête de jouer au con."
Ecrit par : Robin | 18 décembre 2007
Et les Thibault de Roger Martin du Gard.
Maintenant, si vous voulez que je vous raconte toutes mes erreurs diagnostiques et thérapeutiques, celles liées à mon inexpérience autant que celles liées à la pauvreté des connaissances médicales et des moyens d'investigation, tout ce que m'ont appris mes jeunes remplaçants des années 90, ou le superbe plantage d'un confrère spécialiste en cardio et médecine interne, blanchi sous le harnais et vieux, très vieux et très expérimenté, sur une endocardite de la valvule tricuspide que je lui livrais clés en main pour une confirmation diagnostique. C'est à l'autopsie que je l'ai eu, ma confirmation...
Ecrit par : dobolino | 18 décembre 2007
Un extrait d'une inoubliable chanson à texte de Carla Bruni
Le toi du moi.
"...
T'es le laurel de mon hardy
T'es le plaisir de mon soupir
T'es la moustache de mon trotski
T'es tous les éclats de mon rire
Tu es le chant de ma sirène
..."
avec ça, la sirène tire des larmes à Sarkosy
Foi de sirénien.
nb : Pour les littéraires du blog, une petite analyse contrepétrique s'impose.
Ecrit par : dugong | 18 décembre 2007
Merci Dobolino pour ces mises au point !
Je préfère être soignée par la médecine d'aujourd'hui que celle d'il y a 50 ans !
Mon mari est vivant parce qu'on sait synthétiser l'hormone produite par la thyroïde.
Un ami dans la quarantaine est opéré aujourd'hui pour remplacer une valve cardiaque, opération "banalisée" en salles d'opérations de nos jours.
Merci à la technique qui permet ces progrès !
Et si je me fie à l'expérience de mon entourage, il n'est pas "obligatoire" de redoubler sa première année ; statistiques familiales : 100% de ceux qui ont passé le concours depuis 5 ans l'ont eu sans redoubler et sans préparation privée durant l'année ! :-))) Ils sont deux ;-)
Et dès la deuxième année, stages en hôpitaux.
Ecrit par : lucile | 18 décembre 2007
— ce blog est très insuffisant côté sciences —
Ecrit par : brighelli | 18 décembre 2007
Surtout si c'est anne marie valette qui assure l'essentiel des prestations en la matière.
Dobolino m'a grillé sur ce coup, j'abonde dans son sens.
J'ajoute que la sélection en PCEM 1 n'impose ni le redoublement, ni la prépa payante, mais que c'est ... une sélection. Qui sélectionne les "meilleurs" avec la bonne dose d'injustice. Avez vous une autre solution ? Tiens, si on sélectionnait les étudiants véto sur leur amour des animaux ? Voilà une bonne idée.
Dès la deuxième année, les carabins sont en stage à l'hosto, et découpent du cadavre. Ils doivent se farcir ensuite dix fois plus d'infos scientifiques que n'en ont eu à apprendre vos "médecins autorisés" (coluchistes ??). Et le sens clinique viendra avec l'expérience, plus ou moins bien selon les individus.
Pour ma part, j'ai connu quelqu'un qui a guéri. Mais, chut, c'est un secret.
Ecrit par : yann | 18 décembre 2007
Quand je li les oeuvres de cadichon ou de mâme valette, j'ai l'impression d'être avec ma belle-mère.
Déprimant.
Ecrit par : yann | 18 décembre 2007
...J'ai tout de suite compris qu'avec eux, il fallait que j'arrête de jouer au con."
Ecrit par : Robin | 18 décembre 2007
Souvenir de Sorèze ?
Ecrit par : yann | 18 décembre 2007
"Pour les littéraires du blog, une petite analyse contrepétrique s'impose."
Ecrit par : dugong | 18 décembre 2007
Et comme disait (l'excellent) Didier Porte hier sur "France inter", à 12h05: "La première fois qu'on on lui a présenté Carla Bruni, il paraît que Nicolas Sarkozy est resté sans voix.
Ca leur a instantanément fait un point commun". (Je ne garantis pas la précision de la citation.)
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 18 décembre 2007
Mince, tout le monde va plus vite que moi ce matin.
Désolé, Lucile, pour les redites.
Ecrit par : yann | 18 décembre 2007
Désolé, Lucile, pour les redites.
Ecrit par : yann | 18 décembre 2007
Au moins il y a le style en plus !
Ecrit par : lucile | 18 décembre 2007
Au fait j'aurais aussi besoin d'un avis éclairé et bien sûr définitif sur :
- la pose du papier peint avec raccord droit
- la nourriture des chats agés
- l'intérêt de la programmation en java
- le traitement contre les termites
Ecrit par : LouBlan | 17 décembre 2007
Anne marie, loublan vous a posé une question.
Allons ! Un petit effort !
Ecrit par : yann | 18 décembre 2007
Quand je lis les oeuvres de cadichon ou de mâme valette, j'ai l'impression d'être avec ma belle-mère.
Déprimant.
Ecrit par : yann | 18 décembre 2007
J'y pense subitement : l'une des deux EST (peut-être) ma belle-mère !!!!
Mythomane, mégalo, égocentrique, persuadée d'avoir réponse à tout.
Damned !
Ecrit par : yann | 18 décembre 2007
Amusante digression médicale entre AMV et Dololino. On compte les points. :)
Dommage par contre que personne ne relève le témoignage d'hier de Lariba.
Il (elle) confirme indirectement toute l’ambiguïté qui fait controverse sur ce blog :
- Les IUFM ne délivreraient pas la formation que l’on attend d’eux, les stagiaires en témoignent et n’en sont pas dupes.
- Les IUFM ne relaieraient pas efficacement le constructivisme car les stagiaires bien qu’apparemment dociles se forgent alors leurs convictions par opposition et non par adhésion (car le modèle ne répond pas à leur attentes).
Si le formatage pédagogique est inefficace, peut-on alors le rendre responsable de tous les maux ?
Ecrit par : PeutMieuxFaire | 18 décembre 2007
Amusante digression médicale entre AMV et Dololino. On compte les points. :)
Ecrit par : PeutMieuxFaire | 18 décembre 2007
Y'a pas de points à compter, PeutMieuxFaire, car j'ai le nez dedans depuis trente ans et je ne rapporte pas les propos d'un ami mais le fruit de mes réflexions intensives sur mon sujet de prédilection. En plus, il ne s'agit nullement de digression mais bel et bien d'enseignement universitaire, même s'il n'est pas littéraire ni syllabique.
Conclusion: je ne vois pas pourquoi je prends la défense de jeunes médecins qui dans vingt à trente ans dénonceront l'incompétence et le manque de sens clinique des jeunes médecins qui, eux-même, trouveront les devenus vieux dangereux avec leurs raccourcis diagnostiques.
Ecrit par : dobolino en plein burn-out autrement nommé épuisement compassionnel. | 18 décembre 2007
Merci de ton soutien, Yann!
Ecrit par : dobolino en plein burn-out autrement nommé épuisement compassionnel. | 18 décembre 2007
"Quand je lis les oeuvres de cadichon ou de mâme valette, j'ai l'impression d'être avec ma belle-mère.
Déprimant.
Ecrit par : yann | 18 décembre 2007
J'y pense subitement : l'une des deux EST (peut-être) ma belle-mère !!!!
Mythomane, mégalo, égocentrique, persuadée d'avoir réponse à tout.
Damned !"
Ecrit par : yann | 18 décembre 2007
yann, je vous trouve un peu cruel!!!:-))))... Mais pas vicelard pour un rond! -:))
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 18 décembre 2007
C'est vrai! Yann est cruel avec sa belle-mère
Ecrit par : dobolino en plein burn-out autrement nommé épuisement compassionnel. | 18 décembre 2007
Si le formatage pédagogique est inefficace, peut-on alors le rendre responsable de tous les maux ?
Ecrit par : PeutMieuxFaire | 18 décembre 2007
Les choses sont bien plus simples. Dans leur grande majorité les enseignants et tout particulièrement ceux entrés récemment dans la corporation attachent une plus grande importance au déroulement de leur carrière, qu'à celle, scolaire, de leurs élèves.
Cette dernière comme l'a rappelé JP Brighelli, un peu plus haut, n'exige que 2 conditions toutes simples: maîtriser sa classe et le savoir de sa discipline.
Seulement, aujourd'hui, le déroulement de carrière passe par la soumission rampante au pouvoir académique, textualisé par les pédagogues (qui ont trouvé là, la condition d'avancement dans leur carrière), et contrôlé-vérifié par les inspecteurs/trices issus du même groupe.
Il passe aussi par la soumission à l'idéologie totalitaire de l'élève centre de lui-même et du système pédagogique. Soumission symbolisée par la participation active quoique feinte à la vie de l'établissement, à ses projets, ses CE etc et récompensée par le chef-manager du dit-établissement.
Je connais trop de collègues qui fonctionnent, sans s'en cacher, sur ce modèle carriériste, pour rejeter cette explication. Ce qui détermine essentiellement le travail pédagogique d'en enseignant c'est l'obtention de la hors-classe, de la meilleure rémunération possible, (choses qui se comprennent très bien et sur lesquelles jouent les politiques), bien avant les préoccupations pédagogiques et éducatives.
Les élèves peuvent très bien sortir incultes de l'école publique, ce n'est là qu'une conséquence à peine regrettable de la reproduction élargie d'une logique propre au libéralisme résumée par Sarkozi: travailler plus pour gagner plus, ou par Royal quand elle suggérait aux enseignants de faire 30 heures au service du peuple roi des élèves.
Ecrit par : marigot | 18 décembre 2007
Dommage par contre que personne ne relève le témoignage d'hier de Lariba.
Il (elle) confirme indirectement toute l’ambiguïté qui fait controverse sur ce blog :
- Les IUFM ne délivreraient pas la formation que l’on attend d’eux, les stagiaires en témoignent et n’en sont pas dupes.
- Les IUFM ne relaieraient pas efficacement le constructivisme car les stagiaires bien qu’apparemment dociles se forgent alors leurs convictions par opposition et non par adhésion (car le modèle ne répond pas à leur attentes).
Si le formatage pédagogique est inefficace, peut-on alors le rendre responsable de tous les maux ?
Ecrit par : PeutMieuxFaire | 18 décembre 2007
Les choses sont plus subtiles que cela. Effectivement, il y a des "dissidents" dans les IUFM, mais après tout, il y en avait aussi dans les pays de l'Est.
Et c'est vrai qu'ils se révoltent plus ou moins (plutôt moins que plus parce qu'il faut faire preuve d'une docilité apparente pour avoir le droit d'exercer), mais le "formatage" est tout à fait efficace quand rien d'autre ne leur est proposé (on le voit bien avec les méthodes d'apprentissage de la lecture).
D'autre part le pédagogisme est un état d'esprit qui consiste à privilégier jusqu'à l'hypertrophie la forme par rapport au contenu, la pédagogie par rapport aux savoirs. La véritable pédagogie est toujours au service des savoirs, le pédagogisme proclame l'autonomie de la pédagogie par rapport aux savoirs et méprise souvent les savoirs stigmatisés comme arbitraires, dogmatiques...
Et force est de constater que cete idéologie a fait et fait encore des ravages dans l'Education nationale, à commencer par le primaire, la base de tout.
Ecrit par : Robin | 18 décembre 2007
Dobolino, un point de plus - mais je ne préciserai pas le score, il est déjà trop question de cruauté ici...
Un point de plus parce que, d'abord j'ai éccorché votre pseudo et ensuite, c'est vrai que médecine et véto restent des parcours universitaires même si on ne leur prête pas les mêmes faiblesses que les autres formations disciplinaires.
Il peut être alors intéressant de voir ce qui les distinguent ?
J'en vois 2 de taille : numérus clausus et formation largement professionalisée.
Ecrit par : PeutMieuxFaire | 18 décembre 2007
Yann, vous m'éclairez! il ya quelques temps déjà que je me demandais à qui pouvaient bien me faire penser ces deux femmes qui m'escagacent au plus au point.
à elles deux , elles sont une anthologie remarquable de "la belle mère dans toute son horreur".
Anne Marie vient de nous révéler sa plus grande frustration , celle de ne pas être professeur ...en médecine bien sûr!
alors que la voilà réduite à se morfondre dans son officine...
quel triste sort!
Ecrit par : Serpent à plumes | 18 décembre 2007
"Anne Marie vient de nous révéler sa plus grande frustration , celle de ne pas être professeur ...en médecine bien sûr!
alors que la voilà réduite à se morfondre dans son officine...
quel triste sort!"
Ecrit par : Serpent à plumes | 18 décembre 2007
De plus en plus cruel... Et de moins en moins vicelard! :-)))
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 18 décembre 2007
"Les choses sont plus subtiles que cela. Effectivement, il y a des "dissidents" dans les IUFM, mais après tout, il y en avait aussi dans les pays de l'Est.
Et c'est vrai qu'ils se révoltent plus ou moins (plutôt moins que plus parce qu'il faut faire preuve d'une docilité apparente pour avoir le droit d'exercer), mais le "formatage" est tout à fait efficace quand rien d'autre ne leur est proposé (on le voit bien avec les méthodes d'apprentissage de la lecture).
D'autre part le pédagogisme est un état d'esprit qui consiste à privilégier jusqu'à l'hypertrophie la forme par rapport au contenu, la pédagogie par rapport aux savoirs. La véritable pédagogie est toujours au service des savoirs, le pédagogisme proclame l'autonomie de la pédagogie par rapport aux savoirs et méprise souvent les savoirs stigmatisés comme arbitraires, dogmatiques...
Et force est de constater que cete idéologie a fait et fait encore des ravages dans l'Education nationale, à commencer par le primaire, la base de tout."
Ecrit par : Robin | 18 décembre 2007
Robin, venant de certains, des points de vue aussi caricaturaux ne m'étonnent pas tellement mais vous, quand même! Avec la culture et la réflexion que vous manifestez! Avec qui avez-vous des comptes directs à régler?
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 18 décembre 2007
Et force est de constater que cete idéologie a fait et fait encore des ravages dans l'Education nationale, à commencer par le primaire, la base de tout.
Ecrit par : Robin | 18 décembre 2007
Cette explication n'exclut pas celle de marigot (ci-dessus). Comme dans les ex pays de l'Est, beaucop de gens étaient désabusés mais continuaient à faire semblant par calcul.
Le vrai courage est rare.
Ecrit par : Robin | 18 décembre 2007
Deux conditions nécessaires et suffisantes pour enseigner dans le secondaire:
1) tenir sa classe, c'est-à-dire imposer par l'intimidation les règles de discipline qui permettent à chacun de travailler en paix;
2) dominer la matière qu'on enseigne, et pour cela, avoir passé l'un des grands concours de recrutement de professeur(Capes, agrégation).
A quoi sert l'IUFM à cet égard? A rien. Donc, fermons ces instituts inutiles.
Ecrit par : Jean | 18 décembre 2007
Robin, je n'ai pas de raison de discuter votre point de vue mais j'ai le sentiment, comme vous le dites les choses sont plus subtiles.
Une anecdote :
ma voiture vient de subir un contrôle technique négatif pour rejet excessif de CO2. Une sonde qui analyse les gaz rejetés ne renvoyait plus l’information au carburateur afin d’y adapter l’alimentation.
Dans l’Education Nationale il me semble que l’on se refuse à établir un lien entre les difficultés ou les facilités des élèves et leur parcours scolaire (une boucle de régulation). Craint-on probablement de stigmatiser les faiblesses de certains collègues. La mise en cause des méthodes, même s’il faut en débattre, à l’inconvénient (ou l’avantage ?) de cacher l’effet important sur la réussite de élèves qu’est l’effet-maître.
Certes, il vaut mieux ne pas le dire, car l’institution prend si peut en charge collectivement la responsabilité des échecs que l’on va me reprocher à minima de contribuer à la déprime de certains.
Pour éviter cet écueil il faudrait à minima une hiérarchie de proximité responsable auprès des tiers (parents, corps des inspecteurs), recrutée sur de critères professionnels et humains et à qui on donne des moyens d’agir. Ceux qui ont une expérience en dehors de l’Education Nationale comprennent probablement.
Bonne journée à tous.
Ecrit par : PeutMieuxFaire | 18 décembre 2007
c'est vrai que médecine et véto restent des parcours universitaires même si on ne leur prête pas les mêmes faiblesses que les autres formations disciplinaires.
Il peut être alors intéressant de voir ce qui les distinguent ?
J'en vois 2 de taille : numérus clausus et formation largement professionalisée.
Ecrit par : PeutMieuxFaire | 18 décembre 2007
Il me semble aussi qu'on ne s'engage pas dans des voies aussi précises sans l'ambition, qui peut être diverse néanmoins, d'exercer une profession à laquelle on aspire. C'est d'ailleurs le cas de toutes les filières professionnalisantes et particulièrement les filières médicales. Aussi bien infirmière, kiné, orthophoniste, technicien des services vétérinaires...
S'il est certain qu'un numerus clausus à l'entrée a des avantages, j'ai de la peine à me convaincre que c'est la panacée. Les étudiants motivés vont se former ailleurs en Europe.
Bon, je n'ai pas fini mais je vous laisse, je vais travailler!
Ecrit par : dobolino en plein burn-out autrement nommé épuisement compassionnel. | 18 décembre 2007
Robin, venant de certains, des points de vue aussi caricaturaux ne m'étonnent pas tellement mais vous, quand même! Avec la culture et la réflexion que vous manifestez! Avec qui avez-vous des comptes directs à régler?
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 18 décembre 2007
Je n'ai pas de comptes à régler, Christophe et je me réjouis que vous vous démarquiez de cette idéologie, mais j'enseigne depuis presque trente ans et je l'ai vue à l'oeuvre.
J'ai vu des inspecteurs imposer de façon autoritaire et dogmatique les séquences didactiques à partir de 96, la disparition progressive de l'enseignement de la grammaire et de l'orthographe en collège qui est la conséquence des séquences didactiques.
J'ai vu aussi les ravages des nouvelles méthodes d'apprentissage de la lecture et de l'écriture, j'ai eu affaire et pas seulement en théorie à ces 5, puis 10, puis 17, puis 20 et bientôt 30% d'élèves arrivant en 6ème sans savoir vraiment lire et écrire.
J'ai subi personnellement les contrecoups de l'idéologie de "l'élève au centre du système éducatif", toujours impuni, incompris, même quand il insultait ses professeurs et ses camarades, arrivait ivre en cours, empêchait ses camarades de travailler et faisait n'importe quoi...Les chefs d'établissements démissionnaires et complaisants (le dernier en particulier avant d'être obligé de m'arrêter).
Tout ce que je dis est tiré de mon expérience personnelle et de celle de collègues proches.
Ecrit par : Robin | 18 décembre 2007
alors que la voilà réduite à se morfondre dans son officine...
quel triste sort!"
Ecrit par : Serpent à plumes | 18 décembre 2007
Sans rire : AM V est pharmacienne ?
C'est donc là l'origine inconsciente de mon aversion pour sa prose.
Si vous connaissez la longue histoire de haine et de mépris qui lie vétérinaires et potards, vous comprendrez mieux.
S'pas, Dobolino ?
Ecrit par : yann | 18 décembre 2007
Le site du Monde nous offre un article intéressant : "En calcul, des singes sont (presque) aussi performants que des étudiants"
On y lit :
"Les additions portaient sur des petits nombres : la somme des points pouvait avoir pour valeur 2, 4, 8, 12 et 16"
Soumettre des êtres humains à une telle pression mentale est ... inhumain. la FIDH est saisie.
"Cette découverte, notent-elles, souligne l'existence d'une continuité extraordinaire dans les processus qui gouvernent les pensées numériques chez les primates, humains ou non."
Cette continuité ravira les pédagols qui y verront le triomphe ultime de leurs idées. Le principe d'égalité exige de prendre en compte tous les primates, qu'ils soient humains ou non : tous les primates doivent apprendre à construire leur propre savoir.
Chez les macaques, cela fonctionne manifestement mieux que chez les humains
Les deux macaques (du genre festival à Woodstock), quoique femelles, sont mal nommées : j'aurais préféré les appeler Beaudelotte et Establette.
Ecrit par : dugong | 18 décembre 2007
Un ami d'Aulnay (sous Bois) me presse de distinguer (Pascal) Sevran et (Roger) Beaudelotte.
On a beau être du 9-3 (ils ne savent plus qu'on dit "quatre vongt treize), on n'en est pas plus bête que les autres.
Ecrit par : dugong | 18 décembre 2007
Mme Pécresse lance une réflexion sur le statut des enseignants
LE MONDE | 18.12.07 | 13h56 • Mis à jour le 18.12.07 | 13h56
Alors que la contestation de sa loi sur l'autonomie des universités (loi LRU) n'est pas encore tout à fait éteinte, la ministre de l'enseignement supérieur, Valérie Pécresse, a lancé, mardi 18 décembre, un nouveau "chantier" consacré aux personnels. Annoncé dès son arrivée au ministère, ce dossier est l'un des cinq ouverts parallèlement à la loi.
Il s'agit d'aborder le problème de l'attractivité des métiers de l'enseignement supérieur mais aussi des questions plus délicates concernant les statuts des personnels, aussi bien les administratifs que les enseignants-chercheurs.
Une commission d'une quinzaine de personnes, présidée par le conseiller d'Etat Rémy Schwartz remettra ses propositions à la fin du mois de janvier. Valérie Pécresse devra ensuite négocier avec les syndicats, notamment le Snesup-FSU, syndicat majoritaire et très opposé à la loi LRU. Mais le SGEN-CFDT et l'UNSA-Education, les deux autres principaux interlocuteurs de la ministre, émettent eux aussi des craintes.
Les statuts des enseignants-chercheurs datent de 1984 et n'ont été, depuis, modifiés qu'à la marge. Or, la loi LRU a fait sauter un certain nombre de verrous, notamment dans le domaine des "obligations de service" des enseignants, qui effectuent en moyenne 6 heures par semaine de cours et consacrent le reste du temps à la préparation, à l'encadrement des étudiants et à leurs activités de recherche. La loi permet aux conseils d'administration des universités d'intervenir sur cette répartition du temps de travail des enseignants-chercheurs, notamment en ce qui concerne l'accompagnement des étudiants, traditionnellement mal valorisé dans les carrières.
Autre point d'achoppement, la loi donne la possibilité au président de recruter des contractuels pour occuper différentes fonctions, y compris d'enseignement. D'où une inquiétude très vive des syndicats sur le thème de la "précarisation" des personnels, même si la loi prévoit aussi que le pourcentage de la masse salariale consacré à ce type d'emplois soit inscrit dans les contrats pluriannuels passés par les universités avec l'Etat.
Par ailleurs, l'absence de contre-pouvoir face au président, désormais responsable notamment de l'attribution de primes et détenteur d'un droit de veto sur les recrutements, est aussi très critiquée. Enfin, les syndicats protestent contre l'absence d'embauches. Le Snesup-FSU, à l'origine d'une pétition pour dénoncer la loi LRU qui a recueilli, selon le syndicat, 20 000 signatures, demande un plan pluriannuel de recrutement d'enseignants-chercheurs et de personnels à hauteur de 5 000 emplois par an.
Dans son budget 2008, la ministre ne prévoit aucune création d'emploi. "Nous ne sommes pas arc-boutés sur l'existant car l'existant peine à encadrer la réalité d'aujourd'hui, convient Thierry Cadart, secrétaire général du SGEN-CFDT. Mais les nouvelles tâches d'encadrement ne pourront pas se faire uniquement par le jeu des heures supplémentaires.".
Catherine Rollot
Article paru dans l'édition du 19.12.07.
Ecrit par : Pendariès | 18 décembre 2007
alors que la voilà réduite à se morfondre dans son officine...
quel triste sort!"
Ecrit par : Serpent à plumes | 18 décembre 2007
Sans rire : AM V est pharmacienne ?
C'est donc là l'origine inconsciente de mon aversion pour sa prose.
Si vous connaissez la longue histoire de haine et de mépris qui lie vétérinaires et potards, vous comprendrez mieux.
S'pas, Dobolino ?
Ecrit par : yann | 18 décembre 2007
je comprends très bien;)
j'ai juste lu à plusieurs reprises sur ce blog qu'elle était pharmacienne mais ce n'est peut-être pas vrai, elle semble être très à l'aise pour changer de blouse ...
elle est peut-être bouchère ...
est-ce que les vétos font aussi bon ménage avec les bouchers qu'avec les potards?
je retourne dans mon trou , mettre mes plumes à l'abri, en cette saison, on se retrouve vite déplumé et il fait frisquet dehors...:);)
Ecrit par : Serpent à plumes boa en autruche pour l'occasion | 18 décembre 2007
Si vous connaissez la longue histoire de haine et de mépris qui lie vétérinaires et potards, vous comprendrez mieux.
S'pas, Dobolino ?
Ecrit par : yann | 18 décembre 2007
Ouais! La mienne prescrit le Crisax sur diagnostic des maîtres, sans consultation préalable, le renouvelle sans ordonnance et roule en BMW intérieur cuir pendant que j'achève ma vieille 306 diesel (370 000 km quand même) en employant des mots barbares genre barbitalémie et induction enzymatique et subis x fois par jour le sempiternel discours "vétérinaire, c'est plus difficile que médecin parce qu'un chien ça parle pas!".
C'est débile! Vous voyez bien que c'est pas difficile: tous les pharmaciens font ça très bien,sans examen clinique.
C'est comme apprendre à lire aux enfants! Pourquoi tous ces enseignants font des embarras à n'en plus finir alors qu'il y a Léo et Léa en vente dans toutes les bonnes pharmacies pour pas chir, 18 euros. Servent à rien les enseignants, comme les vétos: deux comprimés de Crisax au chien, une cuillerée à soupe de Léo et Léa au gosse et l'affaire est réglée.
Avec Boscher, encore mieux, tu leur apprends à compter vu qu'il y a une leçon de calcul avec!
Ecrit par : dobolino en plein burn-out autrement nommé épuisement compassionnel. | 18 décembre 2007
Ah!
Ecrit par : dobolino | 18 décembre 2007
est-ce que les vétos font aussi bon ménage avec les bouchers qu'avec les potards?
Ecrit par : Serpent à plumes boa en autruche pour l'occasion | 18 décembre 2007
Excellents rapports avec les bouchers, bien sûr. Question de bon sens...
Pour les ignares: ce sont nos confrères fonctionnaires de la DDSV qui réalisent l'inspection des points de vente des denrées alimentaires d'origine animale. Forcément, ça crée des liens!
Ecrit par : dobolino | 18 décembre 2007
"la belle mère dans toute son horreur"
Ecrit par : Serpent à plumes | 18 décembre 2007
Boah les belles-mères c'est comme la tolérance, il y a des maisons pour cela...
Ecrit par : Sergio | 18 décembre 2007
Pour éviter cet écueil il faudrait à minima une hiérarchie de proximité responsable auprès des tiers (parents, corps des inspecteurs), recrutée sur de critères professionnels et humains et à qui on donne des moyens d’agir. Ceux qui ont une expérience en dehors de l’Education Nationale comprennent probablement.
Bonne journée à tous.
Ecrit par : PeutMieuxFaire | 18 décembre 2007
Je ne suis pas opposé à l'existence d'un corps d'inspection, mais à condition que les inspecteurs jouent un rôle d'aide et de conseil et non, comme c'est trop souvent le cas aujourd'hui, de censure et d'encadrement idéologique.
Le SNALC dénonce à juste titre, depuis des années, ces trop fréquentes "inspections guillotine" qui n'aident absolument pas le professeur à accomplir au mieux sa mission.
Je sais bien qu'il y a de tout dans l'éducation nationale, des "bons profs" et des "moins bons" et que "l'effet professeur" est important (aussi important que l'effet chef d'établissement)...Ce qui fait mentir, soit dit en passant, la théorie de Bourdieu et de Passeron pour lesquels tout est dans "l'infrastructure".
Mais il faut bien comprendre aussi que l'éducation est un domaine à part dans lequel les usages de l'entreprise privée par exemple ne sont pas vraiment transposables. Le monde de l'entreprise et de la recherche a autant besoin, à mon avis, d'innovation que l'Ecole de stabilité.
C'est ainsi que les notions de "modernisation" (on pense à la commission Pochard) et d'"innovation" doivent être examinées et appliquées avec beaucoup de prudence.
Bref, je crois à la légitimité et au bien-fondé à l'école d'un "conservatisme ouvert ".
Enfin, en ce qui concerne la transmission des savoirs, je ne pense pas que nous ayions à refaire dès l'école primaire l'expérience de Descartes de "remise à plat" (lui ne l'a d'ailleurs fait qu'une seule fois).
Je suis d'accord pour dire que les savoirs sont "relatifs", "conventionnels" et même pour le dire au enfants (à partir d'un certain âge) : "je vous dis cela maintenant, mais au lycée, vous apprendrez que l'on peut résoudre ce problème autrement".
Mais ce n'est pas une raison pour ne pas transmettre des savoirs explicites et laisser les enfants "construire leurs propres savoirs".
Nous devons avoir le courage de leur dire (je reprends les termes de Hannah Arendt dans "La crise de l'Education") : " Voici notre monde."
Je pense que c'est l'essentiel de notre fonction. Elle est à mon avis incompatible avec le scepticisme épistémologique et éthique qui anime la pensée pédagogiste.
Ecrit par : Robin | 18 décembre 2007
Robin, vous avez bien raison de me faire remarquer que tous les usages de l'entreprise ne sont pas vraiment transposables à l'EN.
Mais comment faut-il faire pour ne pas continuer à faire supporter à l'enseignant débutant ou mal à l'aise les pressions les plus fortes sans répartir ces pressions plus équitablement ? C'est en ce sens que j'évoquais un renforcement des prérogatives et des responsabilités de la hiérarchie intermédiaire (quand elle existe, pratiquement pas en primaire car je ne parle pas des inspecteurs !).
Ecrit par : PeutMieuxFaire | 18 décembre 2007
Post-Scriptum à Dobolino:
Je vous ai envoyé une "tite" réponse sur le fil précédent Excusez le doublon dû aux bugs.
Ecrit par : alice | 18 décembre 2007
" Un conservatisme ouvert" : excellente formule.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 18 décembre 2007
C'est en ce sens que j'évoquais un renforcement des prérogatives et des responsabilités de la hiérarchie intermédiaire
Si vous entendez par "hiérarchie intermédiaire" les directeurs d'ecole à l'école primaire les principaux et les adjoints en collège, les proviseurs et les adjoints en lycée, je ne suis partisan d'un "renforcement de leur pouvoir".
Je serais cependant assez partisan, comme c'est le cas au Royaume Uni d'une extension de leur compétence disciplinaire aux abords immédiats de l'Etablissement.
je pense toutefois qu'ils en ont déjà suffisamment, mais qu'ils doivent en améliorer l'exercice.
Ils ont notamment un rôle de protection vis-à-vis des élèves les plus jeunes, les plus faibles et les plus fragiles et aussi des enseignants en difficulté, rôle qu'ils n'assument pas toujours par faiblesse, démagogie ou lâcheté.
Les établissements qui "marchent" le mieux sont ceux où l'investissement personnel et la dimension charismatique (au sens laïc du terme) et "ethique" du chef d'établissement est la plus grande.
Ce dont les établissements ont le plus besoin, c'est d'un surcroît d'humanité.
Ecrit par : Robin | 18 décembre 2007
"Cette découverte, notent-elles, souligne l'existence d'une continuité extraordinaire dans les processus qui gouvernent les pensées numériques chez les primates, humains ou non."
Cette continuité ravira les pédagols qui y verront le triomphe ultime de leurs idées. Le principe d'égalité exige de prendre en compte tous les primates, qu'ils soient humains ou non : tous les primates doivent apprendre à construire leur propre savoir.
Chez les macaques, cela fonctionne manifestement mieux que chez les humains
Ecrit par : dugong
Un peu de patience et, soit nous devrons, au nom de l'intégration, avoir des élèves macaques dans nos classes (et non uniquement leurs simulacres, déjà très présents), soit des macaques seront recrutés pour enseigner aux classes en ZEP : ils seront payés en bananes.
Ecrit par : Moot | 18 décembre 2007
"Deux conditions nécessaires et suffisantes pour enseigner dans le secondaire:
1) tenir sa classe, c'est-à-dire imposer par l'intimidation les règles de discipline qui permettent à chacun de travailler en paix;
2) dominer la matière qu'on enseigne, et pour cela, avoir passé l'un des grands concours de recrutement de professeur(Capes, agrégation)."
1 - imposer par l'intimidation- joli ça!!!
2 - quelle prétention que de vouloir "dominer" la matière qu'on enseigne. Vous savez, comme moi je pense, qu'on a un CAPES ou même une agreg et qu'on connait,à peu près, ce qui est du programme du concours et pour le reste... pas grand-chose en fait.
Ecrit par : LouBlan | 18 décembre 2007
1 - imposer par l'intimidation- joli ça!!!
C'est pourtant ce qui se pratique couramment à l'IUFM...
Ecrit par : Guillaume | 18 décembre 2007
"nous devrons, au nom de l'intégration, avoir des élèves macaques dans nos classes (et non uniquement leurs simulacres, déjà très présents), soit des macaques seront recrutés pour enseigner aux classes en ZEP"
Avez vous pensé aux réactions des bonobos injustement exclus de cet arrangement entre humains et macaques dans leur dos ?
Gardons nous d'une inversion de position dominante : les représailles seront terribles ...
Ecrit par : dugong | 18 décembre 2007
1 - imposer par l'intimidation- joli ça!!!
C'est pourtant ce qui se pratique couramment à l'IUFM...
Ecrit par : Guillaume | 18 décembre 2007
Mais oui mais oui...
Ecrit par : LouBlan | 18 décembre 2007
Même si cela ne relève pas du sujet de ce fil, je me dois de vous recommander la lecture de ce texte édifiant de l'AFL (association française pour la lecture, organe central du foucambertisme) sur lequel je suis tombé par hasard:
http://www.lecture.org/productions/revue/AL/AL81/page21.PDF
Cela détend un peu... l'AFL constitue la mauvaise conscience des pédagogistes, depuis que les partisans "raisonnables" des méthodes "innovantes" tels R.Goigoux ont renié (en apparence) l'héritage de Foucambert, tout en cherchant à en perpétuer les "fructueuses innovations".
Le grand mérite de l'AFL tient dans sa franchise: son but explicite est le renversement de la relation de "domination" maître/élève, prélude à une révolution plus générale de l'ensemble des rapports sociaux (en quoi l'AFL se modèle inconsciemment sur la Révo Cul dans la Chine Pop, qui commença dans les écoles). Voilà un objectif ambitieux que les pédagogues "institutionnels" tels que Meirieu n'osent plus assumer comme tel. Quel dommage.
Là où ces gens apparaissent étonnament naïfs (ou peu conséquents dans leur raisonnement) c'est lorsqu'après avoir "démontré" que l'appareil éducatif est conçu par et pour les classes dominantes, qu'il s'agit en somme d'un "appareil idéologique d'Etat" comme on disait à la belle époque, ils s'indignent de se voir couper leurs subventions. Lénine prédisait que le capitaliste lui vendrait la corde pour le pendre, les "révolutionnaires" modernes considèrent que cette corde leur est tout simplement due!
Penser que des hurluberlus pareils ont pu exercer un réel pouvoir d'influence dans l'EN nationale donne le tournis...
JD
Ecrit par : Jesse Darvas | 18 décembre 2007
Au fait j'aurais aussi besoin d'un avis éclairé et bien sûr définitif sur :
- l'intérêt de la programmation en java
Ecrit par : LouBlan | 17 décembre 2007
L'un d'eux est de fournir des applications utilisables directement (sans compilation) sous tous les systèmes d'exploitation, donc tous les Unix et meme Windows. Il faut bien sur un certain nombre de fichiers d'accueil, mais en général tout le monde les a, meme sans le savoir, sans compter que cela aussi est très facle à installer.
Sinon, des applications en Java, il y en a de toutes les sortes, de la 3D à la musique et différentes interfaces graphiques.
Bon, mais en fait c'est moyennement éclairé et surtout pas définitif...
Ecrit par : Sergio | 18 décembre 2007
Un professeur qui intimide ses élèves a le mérite d'imposer le silence et donc une atmosphère favorable à l'étude. C'était le cas de celle qui m'a enseigné le latin et le grec en quatrième et en troisième. Elle était glaçante et je ne l'aimais pas. Mais je ne l'en considérais pas moins comme un "bon professeur", et toute la classe avec moi. Le fait est que je lui dois les bases grammaticales qui m'ont permis beaucoup plus tard de passer l'agrégation avec succès.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 18 décembre 2007
Dobolino, il y a d'autres possibilités que d'être potard d'officine quand on fait les études de pharmacie.
Pour ma part, je n'ai été dans une officine que pendant l'année de stage, les études sont extrêmement interessantes, et j'ai choisi la branche laboratoire médical.
La pharmacie a été une pépinière de très grands savants, en particulier certains contemporains de Monsieur Homais.
Grands inventeurs pharmaciens : Pelletier et Caventou.
La plupart des grands chimistes organiciens qui se sont succédés au collège de France étaient pharmaciens.
Le premier Nobel de chimie était Moissan, pharmacien.
Je n'ai aucune animosité contre les vétérinaires : ceux que j'ai côtoyés pour mes chats et mes chiens étaient très gentils et d'une très grande compétence. (J'ai travaillé chez un vétérinaire patron du laboratoire départemental et j'ai élevé depuis le jour de sa naissance un setter lemon de grande race : la propriétaire en avait apporté quatre pour les trucider, la mère en ayant eu une dizaine).
J'ai une admiration très grande pour Louis Pasteur, et aussi pour Gaston Ramon.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 18 décembre 2007
Jesse, je ne pense pas qu'il faille parler au passé de l'adhésion de Goigoux à Foucambert, à moins que ce ne soit très récent.
Cette citation de Roland Goigoux, maître de conférence à l’IUFM de Clermont-Ferrand, mérite d’être mentionnée :
« Nous montrons, par exemple, l’intérêt de prendre appui sur les textes mémorisés par cœur (comptines, titres d’ouvrages, extraits de récits, etc.) afin d’étudier l’organisation de la langue écrite.
Débarrassés du souci de comprendre le message écrit, puisque celui-ci est connu, les enfants peuvent se consacrer à l’étude du code écrit. C’est une véritable aventure « à la Champollion » qu’ils entreprennent, lorsqu’ils sont placés, comme le déchiffreur des hiéroglyphes, devant un message aux règles internes obscures mais dont la signification est claire.
Comme Champollion, ils connaissent la signification du message, et cherchent, avec l’aide de la maîtresse et du groupe, à déduire le fonctionnement du système linguistique écrit.
Tout au long de l’année, de texte en texte, l’exploration se poursuit, instituant la classe comme une communauté de chercheurs.
C’est ainsi que les enfants conservent des phases initiales de l’apprentissage une idée de conquête, d’appropriation de secrets, qui conforte leur confiance en eux-mêmes et qui crée, dès le début, une connivence avec le langage écrit. »
(Cahiers pédagogiques, n° 352, mars 1997. Texte donné au concours des IUFM en 2002.)
Pur constructivisme.
Cela rappelle Bentolila et l'enfant qui rejoint Copernic et Foucault, en voyant son ombre dessiner "une fleur" sur le sol,
"ça a tourné ", dit-elle.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 18 décembre 2007
Je trouve que les comparaisons École-entreprise sont vaseuses pour l’essentiel.
Il faut rappeler des évidences.
Un enseignant qui offre son savoir ne perd rien ! À part sa patience ;)
L’enseignement, ce n’est pas comme les transports en commun où l’usager est trimballé mort ou vif : un cours ne peut exister vraiment que si l’élève en face participe au processus, on ne fait pas cours à des chaises mais à des êtres humains, quoiqu’avec l’exemple des macaques on puisse rêver ;)
Alors, vérifier la qualité du service rendu n’est forcément si facile. Cependant, les éducrates qui nous gèrent se satisfont de bilans sur papier : ils pratiquent le comptage des corps comme avec les pourcentages de reçus, de passages en classe supérieure qui équivalent à une promotion sociale du point de vue des gestionnaires et des pédagogos.
Bon, il n’empêche que certains élèves se croient dans l’autobus quand ils sont en classe. Anorak fermé jusqu’au menton de septembre à mai, le cartable-sac fermé lui aussi, posé sur la table devant eux. Je leur demande s’ils descendent à la prochaine, ils me regardent avec des yeux hagards, du Nord, bien sûr...
Ecrit par : P. Azimont | 18 décembre 2007
Le texte de Goigoux rappelé par Anne-Marie ci-dessus ne mérite qu'un qualificatif: "insensé"!
Ecrit par : Jean | 18 décembre 2007
Jesse, je ne pense pas qu'il faille parler au passé de l'adhésion de Goigoux à Foucambert, à moins que ce ne soit très récent.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 18 décembre 2007
La rupture est définitive depuis que Goigoux a montré (fin des années 90?) dans un article que la méthode idéo-visuelle donnait des résultats inférieurs à ceux d'une méthode "phonique" (ie une méthode largement globale mais consentant tout de même à enseigner quelques correspondances graphème-phonème... aucune comparaison n'a été effectuée avec les résultats d'une méthode alphabétique, horresco referens!)
Belle astuce que ce reniement pour Goigoux: cela lui permet de montrer en toute bonne foi qu'il ne saurait être assimilé aux dérives les plus absurdes (type "silhouettes de mots"), et de valoriser la méthode "globale" en la distinguant savamment de la méthode idéo-visuelle.
Exemple dans un débat avec M. Le Bris publié dans Le monde de l'éducation en 2004:
R. G. :
De plus, vous confondez la méthode globale avec l'approche idéovisuelle, celle de Foucambert (1), pour qui il ne faut surtout pas enseigner les relations entre les lettres et les sons parce que cela donnerait aux enfants la mauvaise habitude de déchiffrer...
Vous êtes pour ?
R. G. : Absolument contre ! Dans ma thèse de doctorat en 1993, j'ai montré les inconvénients de cette absence d'enseignement des correspondances lettres-sons. Qu'on ne vienne pas dire que la hiérarchie théorico-je-ne-sais-quoi défend l'approche idéo-visuelle. Les programmes l'excluent et je vous mets au défi de trouver plus de vingt CP qui la pratiquent. La méthode globale, théorisée en France par Freinet sous le nom de méthode naturelle, est très différente de la méthode idéovisuelle.
Ecrit par : Jesse Darvas | 18 décembre 2007
Bon, il n’empêche que certains élèves se croient dans l’autobus quand ils sont en classe. Anorak fermé jusqu’au menton de septembre à mai, le cartable-sac fermé lui aussi, posé sur la table devant eux. Je leur demande s’ils descendent à la prochaine, ils me regardent avec des yeux hagards, du Nord, bien sûr...
Ecrit par : P. Azimont | 18 décembre 2007
Hé hé hé, la France des blousons, des anoraks, des vestes fermés! La jeunesse française (européenne, peut-être? mondiale, pourquoi pas?) est frileuse! C'est dingue. De Brest à Nice et de Roubaix à Perpignan, c'est partout pareil! La globalisation fait des ravages (?) là aussi! hé hé hé.
Mais comment se fesse que ça soit généralisé??????????
Ecrit par : Pendariès | 18 décembre 2007
Bonjour,
je me permets un commentaire, disons... "au débotté" car une collègue vient de me raconter l'entretien qu'elle a eu il y a deux jours avec un inspecteur...
Qu'on me comprenne bien : il n'est pas question pour moi de sabrer un inspecteur (de toute façon il va de soi que je ne citerai pas son nom) mais bien de m'interroger sur la fonction...
Je vais essayer de faire court pour ne pas lasser.
Voici donc : la collègue, fraîchement certifiée de lettres-modernes, profite de la visite d'un inspecteur dans son collège pour solliciter un entretien. En proie au doute, souhaitant être guidée, elle s'en va donc quérir la bonne parole. Las ! Elle ressort de cet entretien (accordé du bout des lèvres et avec un dédain ostensible, voire ostentatoire) effarée. Effarement qu'avec d'autres collègues (trop naïfs?) nous partageons lorsqu'elle nous fait un compte-rendu de cette pitoyable entrevue.
"Bigre ! Et que dit-il ce compte-rendu, qui vous épate tant ?
-Eh! bien il dit, en vrac et sans ordre de préférence:"
-Il faut donner le moins possible de traces écrites aux élèves;
-Il ne faut surtout pas contextualiser les textes (je dis bravo, étonnez-vous qu'ils soient incultes après ça!);
-Il ne faut pas poser de questions qui proposent d'expliquer les textes;
-Il faut encore moins faire écrire aux élèves les réponses à ses questions (alors que ça permet de tempérer la spontaénité, de prendre l'habitude de rdiger des phrases...);
-Les élèves doivent s'imprégner (des textes, des notions...) par l'écriture d'imitation (et par magie à mon humble avis)...
J'en passe et des meilleures...
Je pense (j'ose l'espérer) que vous saurez jauger à quel point de tels conseils sont nuisibles...
Car enfin quelle activité reste-t-il à faire en classe ? De la lecture? Très bien. de l'écriture ? Certes, mais dans quelle direction, sur quelles bases puisqu'il ne faut pas présenter les notions ?
Bref, pensez-y, chères bonnes âmes qui vous agacez contre un "système" ( ce qui est par ailleurs assez commode, un système c'est personne n'est-ce pas?) et contre les pédagogues : le professeur, il aimerait bien de temps en temps pouvoir faire son métier. Oui mais voilà: il y a l'inspecteur, il y a les marottes de l'inspecteur, il y a les marottes qui divergent selon les inspecteurs... et il y a la note, souvent arbitraire qui tombe au bout du compte.
Et là, il n'est plus question de l'IUFM ni de quelconques dérives psychomachintrucs. Non non ! La preuve en est que dans l'IUFM où j'ai étudié, la formation était sérieuse (pas de théories pseudopédagochoses) et finalement... en totale contradiction avec les imbécillités suscitées.
Allez, tout cela n'est pas grave: demain je ferai de la poterie en lieu et place du cours de français: au point où on en est, hein!
Voilà, c'était mon coup de hure du jour, je vous remercie de m'avoir lu.
p-s: une réforme de l'inspection serait certainement très utile. J'entends par là des inspections plus fréquentes mais surtout faites en binomes, ce qui permettrait peut-être d'éviter l'arbitraire délétère (je précise que je n'ai pas été inspecté et que nulle aigreur n'anime mon propos).
Ecrit par : Roderra | 18 décembre 2007
Dobolino, il y a d'autres possibilités que d'être potard d'officine quand on fait les études de pharmacie.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 18 décembre 2007
Je sais, c'est comme tout pareil que chez nous ou en fac de médecine. C'est bien pour cette raison que ces filières a priori "professionnalisantes" pourraient, si ce n'est supprimer, au moins augmenter leur numerus clausus, les débouchés étant très vastes. D'un autre côté, si on ne sélectionne pas à l'entrée ou au bout d'un an ou deux, on perd de la qualité, notamment en TP et TD ou on craque un argent fou.
En plus, le dixième de point qui différencie le premier recalé du dernier reçu peut-il constituer la preuve tangible que le premier recalé est inférieur au dernier reçu et que le premier recalé serait un futur professionnel plus nul que le major qui est souvent un maniaco-dépressif, en l'état actuel des sélections au par cœur?
Si on faisait un concours avec numerus clausus pour obtenir une bourse d'études et des études payantes pour les autres? Si la filière est bonne, les banques prêteront à tous ceux qui leur semblent capables et motivés.
Ecrit par : dobolino | 18 décembre 2007
"les banques prêteront à tous ceux qui leur semblent capables et motivés."
Ca, c'est de la théorie, comment les banques pourraient-elles se faire une idée juste de la question?
Ecrit par : Hervé | 18 décembre 2007
Oui, pas besoin de doltoïser pour comprendre le malaise de ces ados en anorak.
Adossés au mur, le corps désarticulé, les jambes d’un côté, le buste de l’autre. Il m’est arrivé d’en faire tomber à distance rien qu’en leur faisant une remarque. Je précise que ce n’était jamais injurieux, j’entends les cris des protecteurs auto-proclamés de l’humanité apprenante et juvénile ! Rien que de nommer leur déséquilibre peut les mettre sur le cul.
Ils souffrent d’un tel manque de vérité de la plupart des adultes. Le faire-semblant qui règne dans l’Éducnat est tragique, toutes ces générations à qui on raconte des bobards, en leur cachant la vérité comme s’ils avaient toujours cinq ans. Cette prolongation de l’enfance est un manque de respect.
Ils sont si contents quand on ne les mène plus en bateau, même si ça peut faire mal !
Ecrit par : P. Azimont | 18 décembre 2007
"-Il faut donner le moins possible de traces écrites aux élèves;"
Le plus effarant c'est que plus personne ne sursaute à "trace écrite" qui est pourtant un bel exemple de "novlangue"
Ecrit par : Hervé | 18 décembre 2007
J'ai une admiration très grande pour Louis Pasteur, et aussi pour Gaston Ramon.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 18 décembre 2007
Et pas pour Soleyssel?
SOLLEYSEL, Jacques de.
Le Parfait Mareschal, qui enseigne à connoistre la beauté, la bonté et les défauts des chevaux, les signes & les causes des maladies, les moyens de les prévenir ; leur guérison, le bon ou la mauvais usage de la purgation et de la saignée. La manière de les conserver dans les voyages, de les nourrir, et de les panser selon l’ordre. La ferrure sur les desseins des fers, qui rétabliront les méchans pieds et conserveront les bons. Ensemble un traité du haras, pour élever de beaux & bons poulains, et les préceptes pour bien emboucher les chevaux
Ecrit par : dobolino | 18 décembre 2007
Et Chauveau???
Auguste Chauveau (I827-1917) fut Professeur de physiologie, puis Directeur de l’Ecole nationale vétérinaire de Lyon et Professeur à la Faculté de médecine de Lyon. Il fut le premier à réaliser le cathétérisme du cœur d’un mammifère vivant, ouvrant ainsi la voie à la physiologie et à la chirurgie cardiaques.
Ecrit par : dobolino | 18 décembre 2007
"2 - quelle prétention que de vouloir "dominer" la matière qu'on enseigne. Vous savez, comme moi je pense, qu'on a un CAPES ou même une agreg et qu'on connait,à peu près, ce qui est du programme du concours et pour le reste... pas grand-chose en fait.
Ecrit par : LouBlan | 18 décembre 2007 "
Maîtriser sa matière reste un objectif valable.
Quant à laisser entendre que les enseignants sont relativement ignorants c'est insultants en dehors d'une réflexion globale sur la relativité du savoir.
Il y a sans doute trop de collègues qui négligent leur auto-formation personnelle mais nier globalement leurs compétences rabaisse celui qui profère de telles âneries.
Ecrit par : Hervé | 18 décembre 2007
Loublan s'offusque de l'emploi du terme "intimidation" à propos de la mise en place de l'indispensable discipline dans la classe, et il considère qu'un professeur ne domine jamais sa matière.
Il est bien dans la logique du pédagogisme et de l'endoctrinement façon IUFM. Dans la vulgate meiriolique, "discipline" est un mot tabou, car c'est à l'élève d'aller spontanément vers ce qui l'intéresse. L'un des "principes" de Meirieu - on sait ce que valent ses "principes", qui ne sont rien que des partis-pris injustifiables -, c'est que "nul ne peut contraindre un élève à apprendre". Meirieu n'a sans doute pas lu ou pas compris La Bruyère, qui écrit dans les Caractères ceci, que tous les enseignants d'école primaire et de collège devraient avoir à l'esprit en entrant dans leur classe: "L'enfant cherche par nature le point faible de son éducateur."
En début d'année, l'intimidation est donc absolument nécessaire pour bien faire comprendre à toute la classe ce qui sera interdit pendant toute l'année, bavarder, par exemple. Le professeur doit se faire craindre juste ce qu'il faut pour qu'il puisse transmettre les connaissances selon la mission que la Nation lui a confiée sans en être empêché par un perturbateur qui profiterait de sa faiblesse pour semer la zizanie. Une fois faites ces mises au point, et puisque les élèves savent dès lors quelles sont les limites à ne pas franchir - il faudra les rappeler de temps en temps par des punitions -, le travail peut commencer. Evidemment, le professeur doit être parfaitement convaincu de la valeur et de l'utilité de ce qu'il a à transmettre, et il doit parfaitement posséder sa matière: cela renforcera le respect que ses élèves lui témoigneront.
Le doute jeté sur la valeur formatrice des grands concours est bien, lui aussi, dans la logique pédagogiste: on n'aime pas, chez les pédagogistes, l'idée que le professeur pourrait savoir quelque chose et le transmettre aux élèves. Or les grands concours représentent, de l'avis de la plupart de ceux qui s'y sont affrontés, une occasion exceptionnelle de mettre au point ses connaissances dans la discipline que l'on va enseigner. Le propos de Loublan laisse supposer qu'il n'a peut-être ni Capes ni agrégation. En général, ceux qui dénigrent ces concours sont ceux qui n'y ont pas été reçus (Allègre, Meirieu...).
Ecrit par : Jean | 18 décembre 2007
L'autorité, qui n'a rien à voir avec le pouvoir, s'appuie sur l'authenticité (les deux mots sont d'ailleurs liés étymologiquement). L'authenticité procède de ce lien et consiste, dans le contexte qui nous intéresse plus particulièrement ici, sinon à bien posséder sa discipline, du moins à faire corps avec elle et donc, en quelque sorte, à la personnifier. Les élèves sont très sensibles à cela.
L'effet-maître demeure à mon sens premier et déterminant, sans quoi un enseignement ne serait qu'une mécanique sans âme, d'autant moins qu'il prétendrait à la perfection (qui ne serait au mieux -et au pire-qu'une totalité).
La pédagogie, c'est entendu, est question de méthode. Mais elle est essentiellement une relation humaine et ne saurait donc raisonnablement et réellement se construire sur des théories exclusivement scientifiques. Vouloir paramétrer tous les actes d'enseignement relève de cette tentation mécaniste et insidieusement totalitaire dont les zélateurs des sciences de l'éducation ont fait largement preuve, surtout depuis la création des IUFM qui leur donnèrent une véritable base institutionnelle.
L'élève-au-centre-du-système, avatar de l'enfant-roi, est une erreur fondamentale. D'abord, on ne fait qu'énoncer une réalité (d'où l'idée qu'enfoncer une porte ouverte, c'est avant tout faire du courant d'air) car c'est bien à l'élève que l'enseignement s'est toujours adressé. Ensuite, le centrage sur l'élève relativise, jusqu'à le dénier, l'effet-maître, instrumentalisé et aligné sur des méthodes dont la scientificité est considérée (décrétée) comme admise, à l'instar de l'agent technique exécutant un procédé de fabrication. Enfin, on relativise la discipline enseignée, c'est-à-dire le champ particulier de la connaissance, qui n'est alors plus qu'un prétexte, un simple support pour « apprendre à apprendre ». La tentation mécaniste rejoint donc la tentation utilitariste, une évolution qui s'inscrit dans la logique consumériste et marchande qui traduit tout en terme de produit (on pense au fameux « produire du texte »).
Ecrit par : Magister | 18 décembre 2007
p-s: une réforme de l'inspection serait certainement très utile. J'entends par là des inspections plus fréquentes mais surtout faites en binomes, ce qui permettrait peut-être d'éviter l'arbitraire délétère (je précise que je n'ai pas été inspecté et que nulle aigreur n'anime mon propos).
Ecrit par : Roderra | 18 décembre 2007
XD a annoncé quelque chose en ce sens: évaluer les enseignants sur leurs résultats et non sur leurs méthodes. C'est une évidence: certaines méthodes sont efficaces face à certains publics, mais ne sauraient être généralisées.
Exemple: la Ron Clark Academy révélée par Loublan ; un professeur de maths qui fait assimiler le programme à ses élèves en leur faisant chanter des formules en rap doit être félicité si les résultats sont au rendez-vous.
Cela n'empêche pas un professeur qui se contente de lire un court magistral clair et complet et d'exiger de ses élèves qu'ils l'apprennent d'obtenir d'excellents résultats dans un bon lycée (j'ai un exemple personnel en tête, d'une classe qui obtenait régulièrement des prix au concours général en histoire et géographie avec un enseignement de ce type: aucune fantaisie, aucune innovation pédagogique... mais une classe studieuse!)
Avec des programmes simples et clairs, il doit être possible d'évaluer les résultats (sur la base de la progression des élèves et non de leur niveau absolu, bien entendu) en laissant au professeur le choix de la méthode qui convient le mieux à ses élèves et à lui-même.
C'est ce que récusent les pédagogistes, pour qui la méthode d'apprentissage détermine la faculté d'autonomie du futur citoyen (cf. Meirieu et son "Frankenstein pédagogue"...) Position théologique, sans aucune validation empirique possible ni souhaitée, et qui permet de stigmatiser l'adversaire au nom de principes "politiques"...
Ceci dit, l'exemple cité plus haut d'une inspection en français est ahurissant. IL faudrait constituer des "cahiers de doléances" et les rendre publics: cela permettrait peut-être d'avancer...
jD
Ecrit par : Jesse Darvas | 18 décembre 2007
Hé hé hé, la France des blousons, des anoraks, des vestes fermés! La jeunesse française (européenne, peut-être? mondiale, pourquoi pas?) est frileuse! C'est dingue. De Brest à Nice et de Roubaix à Perpignan, c'est partout pareil! La globalisation fait des ravages (?) là aussi! hé hé hé.
Mais comment se fesse que ça soit généralisé??????????
Ecrit par : Pendariès | 18 décembre 2007
C'est peut-être un effet pervers de l'effet de serre? Ces gosses ne sont plus habitués au froid et se gèlent au moindre courant d'air? Dès la naissance, on les colle en couveuse s'ils n'affichent pas leur trente-sept degrés règlementaires... Je le sais! Je l'ai vécu! Ils m'ont piqué ma ch'tiote pour l'enfermer dans une couveuse alors qu'elle crevait de faim et eut été cent fois plus à l'aise sur mon flasque ventre et pendue à mon sein. Pauvre petite mère!
Ecrit par : dobolino | 18 décembre 2007
p-s: une réforme de l'inspection serait certainement très utile. J'entends par là des inspections plus fréquentes mais surtout faites en binomes, ce qui permettrait peut-être d'éviter l'arbitraire délétère (je précise que je n'ai pas été inspecté et que nulle aigreur n'anime mon propos).
Ecrit par : Roderra | 18 décembre 2007
M'est avis qu'il serait bon d'envoyer ces gens-là faire un stage sur le terrain, pendant un an, en ZEP par exemple, histoire de leur apprendre un peu la vie.
Ecrit par : Robin | 18 décembre 2007
Ils sont si contents quand on ne les mène plus en bateau, même si ça peut faire mal !
Ecrit par : P. Azimont | 18 décembre 2007
Lu et approuvé. "On ne s'appuie que sur ce qui résiste."
Ecrit par : Robin | 18 décembre 2007
"J'entends par là des inspections plus fréquentes mais surtout faites en binomes"
En binome de quoi ? d'inspecteurs ? Un inspecteur et le chef d'établissement (comme cela a été souvent dit lors des auditions du comité Théodule sur le métier d'enseignants) ?
Des inspections fréquentes et ... inopinées ? Pour éviter la comédie que nous y jouons tous ...
Ecrit par : dugong | 18 décembre 2007
Chez nous, en primaire, c'est le contraire. Nous avons toutes les peines du monde à leur faire enfiler un blouson dès qu'un maigre rayon de soleil pointe son nez entre deux nuages (en revanche, la moindre goutte de pluie, même tiède, les affole autant que s'ils allaient fondre, jusqu'au CM2).
Quant à daigner remonter une fermeture à glissière, boutonner une veste ou lacer une chaussure, il ne faut pas exagérer quand même, c'est beaucoup trop pénible et surtout trop long. Alors, ils n'ont pas froid, c'est plus simple.
C'est peut-être pour ça qu'ils ne veulent plus les ôter, ces fameux blousons dès qu'ils arrivent au collège.
En primaire, on les a fait suer pendant huit ans à les mettre et les enlever six fois par jour, alors, ils ont fini par construire eux-mêmes leurs savoirs : "Si je le garde, ils me ficheront la paix et je n'aurai pas à l'enfiler à la prochaine récré."
Ecrit par : catmano | 18 décembre 2007
Loublan s'offusque de l'emploi du terme "intimidation" à propos de la mise en place de l'indispensable discipline dans la classe, et il considère qu'un professeur ne domine jamais sa matière.
Oui c'est par le travail quotidien, le fait de se tenir au courant des dernières recherches, des derniers débats, le fait de préparer ses cours en profondeur ,c'est d'abord tout cela qui fait qu'un prof "domine" sa matière.
Il y a des agrégés je ne dirai pas ignorants mais dont le savoir n'a pas été réactualisé ou consolidé qui maitrisent bien moins leur matière qu'un passionné (en histoire, en littérature ou en n'importe quoi) qui n'est même pas enseignant...
Pour ce qui est de l'intimidation, là non plus je ne franchirai pas le pas qui mène à l'autoritarisme et au pouvoir.
Les gens qui ont besoin de pouvoir sont ceux qui n'ont pas d'autorité.
Il va de soi qu'un enseignant doit avoir de l'autorité et que ceux qui n'en n'ont pas c'est souvent tout simplement parce qu'ils n'acceptent, pas pour des raisons diverses qui demanderaient à être éclaircies, qu'ils ne veulent (ou ne peuvent) assumer l'autorité qui est à la fois celle qui leur est donnée par l'institution( autorité institutionnelle) et celle qui leur est est donnée par leurs compétences et leur savoir(autorité dite de l'expert)
Ecrit par : LouBlan | 18 décembre 2007
Alors, ils n'ont pas froid, c'est plus simple.
C'est peut-être pour ça qu'ils ne veulent plus les ôter, ces fameux blousons dès qu'ils arrivent au collège. ."
Ecrit par : catmano | 18 décembre 2007
Le mien, feignant breveté, malgré qu'il est en première, se trimballe encore en tee-shirt, alors qu'il fait moins dix. Il n'a toujours pas froid, ce qui, reconnaissons-le, est cent fois plus simple et mille fois moins épuisant, y compris pour la bourse de ses parents. Deux tee-shirt ou maillots, comme il vous sied, et deux falzards, une paire de pompes premier prix et l'année est bouclée... A peine plus cher que Léo et Léa, c'est dire!
Ecrit par : dobolino | 18 décembre 2007
Il y a des agrégés je ne dirai pas ignorants mais dont le savoir n'a pas été réactualisé ou consolidé qui maitrisent bien moins leur matière qu'un passionné (en histoire, en littérature ou en n'importe quoi) qui n'est même pas enseignant...
Ecrit par : LouBlan | 18 décembre 2007
Pouvez-vous me les présenter, LouBlan? J'en ai entendu parler, mais n'en ai jamais rencontré! Ce doit être une espèce assez rare, non?
Ecrit par : dobolino | 18 décembre 2007
Loublan,
Je ne sais pas quelle est votre spécialité d'origine, mais dans les matières scientifiques en général, et en particulier en physique, "se tenir au courant des dernières recherches" ne donne qu'un vernis de savoir. Avez-vous la moindre idée de la technicité et de la variété des domaines de recherche en physique, en maths, en biologie...? Même quand on a été à un moment à la pointe du savoir dans un domaine très spécifique (pendant une thèse, par exemple), dés que l'on cesse de faire de la recherche, c'est déjà une activité à plein temps de se tenir au courant des derniers travaux dans son propre domaine. Donc votre propos n'est pas réaliste, et doit se réduire à: il faut entretenir sa culture générale, ce qui est une évidence qui ne vaut pas la peine d'être énoncée.
Vous dites aussi que certains agrégés connaissent moins bien leur matière que certains passionnés non enseignants. Où est le problème ? Je suis certain qu'il y a de nombreux ingénieurs qui connaissent mieux leur spécialité que moi: des sup'aéro qui me mettent minable en aérodynamique, des arts et métiers bien meilleurs mécaniciens, et j'en passe. Les agrégés ont une bonne connaissance des bases de leur discipline, et peut être une connaissance plus poussée dans un ou deux domaines s'ils ont poursuivi en dea ou en thèse, mais ce ne sont pas des spécialistes.
Dominent-ils leur matière ? Bien sûr que non ! Même Feynman, Fermi, Pauli, génies s'il en fût, ne dominaient pas _toute_ la physique, elle était déjà bien trop vaste pour être assimilée par un seul cerveau. Mais vous savez pertinement que l'intervenant qui parlait de dominer sa matière ne voulait pas dire cela. Il voulait simplement affirmer la nécessité impérative de posséder un savoir et une aisance suffisants pour avoir du recul et une réflexion originale sur son programme.
De manière générale, vous semblez avoir une piètre opinion des professeurs, est-il vrai que vous les inspectez ? Et si c'est le cas, la façon dont vous les traitez ne laisse rien présager de bon quant à votre impartialité.
Ecrit par : françois duhem | 18 décembre 2007
De toute façon, même si votre argumentation est imparable, François Duhem, LouBlan n'a cité que littérature et histoire comme exemples et là, j'ai l'impression que c'était la preuve de son incapacité à prouver ses dires... S'il avait cité physique, maths ou biologie, on aurait pu discuter mais sait-il seulement que ces matières d'étude existent?
Ecrit par : dobolino | 18 décembre 2007
Il n'est pas du tout nécessaire de "se tenir au courant des dernières recherches, des derniers débats" pour être un professeur qui domine sa matière, qui explique magnifiquement bien le "Médecin malgré lui" ou une fable de La Fontaine, et qui apprend à ses élèves les natures et les fonctions des mots ou les règles de la dissertation.
Quant aux agrégés, décidément, Loublan leur en veut! C'est assez ridicule de vouloir que leur savoir soit "consolidé" étant donné le niveau de ce concours. C'est au contraire pendant les années de préparation du concours que leur savoir se "consolide". Loublan a beau dire qu'un "passionné" d'histoire peut en savoir plus qu'un agrégé d'histoire dans un domaine particulier - on peut dire la même chose qu'un titulaire de thèse qui ne serait pas agrégé - , il ne peut faire que le savoir et le brio dudit agrégé ne soient pas ce qu'on fait de plus solide.
Pourquoi Loublan fait-il semblant de ne pas comprendre ce que je dis, et pourquoi assimile-t-il l'intimidation que doit exercer sur les élèves de sa classe le professeur pendant les premières heures de l'année à de l'autoritarisme? Si on écoute ce chant des Sirènes, on n'ose plus, par crainte de verser dans l'"autoritarisme", imposer son "autorité". C'est le discours culpabilisant de l'IUFM.
Enfin, je ne dirai pas que "le professeur doit avoir de l'autorité" et que celle-ci est soit "institutionnelle", soit "de l'expert", car ce sont des mots creux. Le professeur a dans sa classe l'autorité qu'il se donne. Et cette fois, la formule est appropriée. Evidemment, il ne faut pas que le chef d'établissement , imbibé des principes nihilistes de Meirieu jusqu'à plus soif comme il en est tant, s'ingénie à ruiner l'autorité que le professeur essaie de se donner devant sa classe!
Ecrit par : Jean | 18 décembre 2007
Soites.Je ne connais pas grand chose aux matières scientifiques et je veux bien prendre acte de la très grande spécialisation des domaines.
Ma référence implicite (qui va donc devenir explicite) est l'Histoire.
Il est vrai que je connais nombre de passionnés et d'érudits dans ce domaine, au fait des derniers travaux, au fait des derniers débats historiographiques, passant des heures et des heures à exhumer des archives des documents non encore exploités. C'est parfois des enseignants (agrégés ou pas), parfois pas.
Il est vrai que je connais aussi nombre de routiniers ,de plaignants permanents et professionnels faisant partie d'une sorte de secte mystérieuse qui a de plus en plus le vent en poupe, dite "attentistes des vacances " ou "adorateurs du temps béni d'il y a x ans" , passant des heures à médire sur les élèves qui ne comprennent plus rien , sur le chef d'établissement qui s'en fiche, sur les Inspecteurs qui ne savent plus ce que c'est que faire classe et sur le ministre (tant qu'on y est) qui est dévoré par son ambition personnelle politique ,sur la démission des parents et sur le laxisme général ...
Ils n'ont bien sûr ni le temps ni l'énergie de faire autre chose...
Ecrit par : LouBlan | 18 décembre 2007
"Le professeur a dans sa classe l'autorité qu'il se donne. "
donc...
On avance on avance
Ecrit par : LouBlan | 18 décembre 2007
Soyons concret, pour éviter que Loublan ne se réjouisse trop vite.
"Se donner de l'autorité", pour le professeur, c'est dire très clairement, très fermement et très posément - cela peut se faire sans élever la voix - que dans ce cours-là, bavarder sera interdit, emprunter les affaires du voisin sera interdit, se lever sans en demander la permission sera interdit, prendre la parole sans lever le doigt sera interdit, apprendre ses leçons et faire ses devoirs sera obligatoire, apporter ses livres et ses cahiers sera obligatoire, que le premier qui bavardera quand même sera immédiatement puni, et punir immédiatement le premier qui bavarde quand même...On n'est pas dans les théories, dont vous semblez vous repaître, mais dans les réalités. Je vois déjà les tronches défaites des formateurs d'IUFM: "Mais vous allez traumatiser ces pauvres gosses que "nul ne peut obliger à apprendre", vous êtes vieux-jeu, vous ne mettez pas l'élève au centre!" Bandes de songe-creux, va!
Se donner de l'autorité, c'est donc faire comprendre très clairement à tous les élèves de la classe, en début d'année, avec des piqûres de rappel de temps en temps, que dans ce cours-là, c'est le professeur qui "commande" et pas les élèves, que leur premier droit , c'est d'obéir. Ce n'est pas de l'autoritarisme, c'est le rapport normal entre enfants et adultes (La Bruyère: "L'enfant cherche par nature le point faible de son éducateur.").
Ecrit par : Jean | 18 décembre 2007
A part quelques nuances dans les formulations, sur le fond je n'ai rien à redire. Tout ca me parait aller de soi. C'est en effet l'enseignant qui commande, non pas parce que c'est son bon vouloir mais parce que que c'est comme ca : tous les enseignants se doivent de commander et c'est bien une autorité qui vient de l'institution.
Donc je continue: L'enseignant a l'autorité qu'il se donne (je dirais plutôt qu'il assume -mais ne chipotons pas).
S'il n' a pas d'autorité et si les élèves sont des sauvageons, il ne peut s'en prendre qu'à lui-même? Toujours d'accord?
Ecrit par : LouBlan | 18 décembre 2007
(La Bruyère: "L'enfant cherche par nature le point faible de son éducateur.").
Exact ! Et comme l'EN est devenu un ventre mou, grâce en partie aux théories constructivistes et à l'angélisme généralisé, les enfants n'ont plus à chercher le point faible, puisqu'il leur est offert sur un plateau...
Ecrit par : Magister | 18 décembre 2007
Le professeur doit se donner devant sa classe l'autorité nécessaire pour que le cours puisse se dérouler comme il entend qu'il se déroule, mais cette prise en main énergique et déterminée de la classe n'est peut-être pas aussi facile selon que l'on se trouve dans un collège "tranquille" ou dans un collège "à problèmes". Le laxisme sur fond d'angélisme universel prôné par les pédagogistes a fait des ravages suffisamment profonds pour que l'affirmation par le professeur de son autorité soit rendue impossible dans les collèges mêmes où cette autorité serait pourtant la plus nécessaire. L'autorité "institutionnelle" est devenue, sous la pression des illuminés du constructivisme, la grande absente du système éducatif. Or, pour pouvoir s'imposer devant sa classe, le professeur doit être sûr, évidemment, que l'administration du collège montrera la fermeté voulue à l'échelle de l'établissement, que s'il se trouve devant un cas de rébellion que quelques paroles un peu fermes et quelques sanctions ne suffisent pas à régler, la direction du collège aura la poigne nécessaire pour que l'élève soit remis à sa place d'"élève", dont le premier droit est de "la boucler".
Il faut certainement que le Ministère donne aux chefs d'établissement des consignes très claires de fermeté et les invite à rétablir l'ordre d'une façon musclée s'il le faut. La refonte des programmes doit s'accompagner d'une reprise en main disciplinaire.
Ecrit par : Jean | 19 décembre 2007
" Si les élèves sont des sauvageons, il ne peut s'en prendre qu'à lui-même"
Mais évidemment, ça va de soi...
Ecrit par : Sylvie Huguet | 19 décembre 2007
Je vois que, en ce qui concerne l'autorité, on va finir par se rendre compte, au bout d'encore deux ou trois échanges, qu'on est tous à peu près d'accord sur l'essentiel, à savoir:
-Maîtriser sa discipline, ce qui va sans dire pour tous les collègues, mais qui, comme toutes choses qui vont sans dire, méritent quelquefois d'être rappelée. Je n'ai jamais entendu tenir de discours contredisant cela à l'IUFM.
-Ne rien laisser passer aux élèves pendant les premières heures, discours que j'ai entendu tenir par tous mes collègues chargés de formation d'enseignants.
"L'autorité naturelle" dont on dispose est inégalement partagée, (et elle ne dépend évidemment pas uniquement de l'étendue des connaissances, Jean), et elle peut se travailler. Je ne reviendrai pas sur l'intérêt que représenterait l'introduction de la pratique théâtrale dans la formation des enseignants.
Par contre, je serais assez d'accord avec une partie du point de vue suivant, tout en pensant qu'il est un peu caricatural. Mais pas totalement à rejeter, à mon sens.
"La pédagogie, c'est entendu, est question de méthode. Mais elle est essentiellement une relation humaine et ne saurait donc raisonnablement et réellement se construire sur des théories exclusivement scientifiques. Vouloir paramétrer tous les actes d'enseignement relève de cette tentation mécaniste et insidieusement totalitaire dont les zélateurs des sciences de l'éducation ont fait largement preuve, surtout depuis la création des IUFM qui leur donnèrent une véritable base institutionnelle."
Ecrit par : Magister | 18 décembre 2007
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 19 décembre 2007
"Et là, il n'est plus question de l'IUFM ni de quelconques dérives psychomachintrucs. Non non ! La preuve en est que dans l'IUFM où j'ai étudié, la formation était sérieuse (pas de théories pseudopédagochoses) et finalement... en totale contradiction avec les imbécillités suscitées."
Ecrit par : Roderra | 18 décembre 2007
Vous avez noté ceci, Jean, Anne-Marie Valette et Guillaume?
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 19 décembre 2007
"Quant au concours de professeur des écoles, ils n’acceptent que 20% des candidats – ce qui a provoqué le boom des préparations privées. Pourquoi s’obstinent-ils donc à conserver cette année qui concerne si peu de monde et qui – pour comble – leur pose des problèmes insolubles ? Car ils n’arrêtent pas de pester aussi contre « l’obstacle » que représente la place des concours au milieu de la « formation ». "
Ecrit par : Pedro Cordoba | 17 décembre 2007
Comment voulez-vous, Pedro, qu'un titulaire d'une licence spécialisée telles qu'elles sont proposées en ce moment à l'université puisse prétendre pouvoir prendre une classe sans une formation solide dans l'ensemble des disciplines enseignées à l'école primaire? Est-ce cela que vous appelez une "formation professionnelle"?
Si vous nous reparliez de votre proposition de licence pluridisciplinaire? (Je parle ici, évidemment, de la formation des professeurs d'école. Instituteurs, si le terme vous énerve réellement, cela m'est personnellement absolument égal).
J'imagine assez mal les cours de cette licence, au cas où elle soit institutionnalisée, ce dont je doute fort, dispensés en amphi, au moins pour ce qui concerne certaines disciplines, (je pense à la musique, aux arts visuels, par exemple).
Est-ce que vous préconiseriez une sélection en amont de la préparation de cette licence pluridisciplinaire, ou plus sévère en cours de celle-ci, pour amortir "a priori" celle du concours?
Ce ne sont que des questions, sans aucune présomption de réponses. Et des réponses formatées de personnes n'ayant aucune prise directe avec l'enseignement du premier degré ne m'intéressent pas. N'est-ce pas, Jean, Anne-Marie Valette?
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 19 décembre 2007
Donc je continue: L'enseignant a l'autorité qu'il se donne (je dirais plutôt qu'il assume -mais ne chipotons pas).
S'il n' a pas d'autorité et si les élèves sont des sauvageons, il ne peut s'en prendre qu'à lui-même? Toujours d'accord?
Ecrit par : LouBlan | 18 décembre 2007
J'ai été principal adjoint faisant fonction en 96 dans un établissement sensible de la région parisienne et je suis à votre disposition pour vous expliquer ce qu'est un "sauvageon", comme vous dites (ou plutôt comme disait JP Chevènement)
Je peux vous assurer que les professeurs ne sont pas en cause.
Je ne sais pas au juste qui vous êtes Loublan, j'aimerais bien que vous ayiez le courage de nous le dire. Inspecteur ? Inspecteur de quoi ? Dans ce cas vous faites preuve d'une ignorance totale de ce qui se passe sur le terrain et vous alimenter à juste titre ce que vous appeleriez " la mythologie des inspecteurs".
Je veux dire que vous donnez raison à ceux qui disent qu'ils vivent sur la lune.
PS. Je vous donne quelques exemples de ce qu'est capable de faire un "sauvageon" : dévisser un radiateur et le jeter du haut d'un escalier - frapper à coup de pied une camarade à terre dans la cour de récréation, l'intervention d'un adulte évitant de justesse la mort par éclatement de la rate - insultes racistes d'une élève maghrébine envers un professeur de mathématiques d'origine africaine : "Tu n'as pas le droit d'enseigner les maths, sale nègre !" Vous voulez d'autres exemples ?
Cette année-là, dans l'établissement voisin un élève avait poignardé en pleine classe une professeur d'espagnol.
Iriez-vous jusqu'à dire que la professeur en question était responsable ?
Ecrit par : Robin | 19 décembre 2007
Tiens, LouBlan est pris par la patrouille !
Ecrit par : victor | 19 décembre 2007
"Et là, il n'est plus question de l'IUFM ni de quelconques dérives psychomachintrucs. Non non ! La preuve en est que dans l'IUFM où j'ai étudié, la formation était sérieuse (pas de théories pseudopédagochoses) et finalement... en totale contradiction avec les imbécillités suscitées."
Ecrit par : Roderra | 18 décembre 2007
Vous avez noté ceci, Jean, Anne-Marie Valette et Guillaume?
Vite! Vite! L'adresse de cette perle rare!
Enfin, un témoignage positif sur un IUFM et notre brave Sibille reprend des couleurs...Cela fait plaisir à voir !
Ecrit par : Guillaume | 19 décembre 2007
Et des réponses formatées de personnes n'ayant aucune prise directe avec l'enseignement du premier degré ne m'intéressent pas.
J'enseigne depuis plus de 10 ans dans une école primaire et les réponses formatées de formateurs en musique concernant l'apprentissage de la lecture ou la maternelle m'amusent plutôt qu'autre chose.
Ecrit par : Guillaume | 19 décembre 2007
Oups LouBlan !
Quel beau crash !
Ecrit par : Guillaume | 19 décembre 2007
Vous m'avez mal compris, Magister. Je n'ai pas dit que l'autorité du professeur dépendait de son assurance dans la matière qu'il enseigne. J'ai distingué deux modalités, qui vont de pair tout au long de l'année, dans la prise en main de la classe: la première, qui consiste à intimider les élèves, à se faire craindre juste ce qu'il faut, mais tout ce qu'il faut, et la deuxième, qui consiste à consolider son autorité par des cours qui ont un contenu solide et précis - les élèves comprennent très vite chez quel professeur ils n'apprennent rien et secrètement le méprisent. Alors peut-être que certains formateurs IUFM, qui ne sont pas tous des ânes bâtés incultes et imbibés d'idéologie, donnent aux futurs professeurs ce genre de conseil de bon sens. Il n'en reste pas moins que le gourou fondateur des IUFM, le sieur Meirieu (qui n'a ni Capes ni agrégation et se mêle donc de ce qui ne le regarde pas), prêche exactement le contraire desdits conseils, et que le malheureux qui a la malchance de croire un seul mot de ce que raconte Meirieu (c'est comme le Journal de Trévoux et la maladie du Jésuite Berthier - voyez Voltaire) ne sait définitivement plus enseigner. Réformons donc les IUFM et ôtons-leur cette assise théorique ubuesque sur laquelle ils continuent de s'appuyer (voyez les délires de certains enragés, tels Frackowiak...).
L'encadrement de l'Education nationale s'est fait une gloire depuis deux décennies, de meirioliser et de prendre des grands airs supérieurs en toisant le professeur en difficulté: "Mais c'est à vous, cher Monsieur, de gérer les conflits en interne. On a les élèves qu'on mérite. Remettez-vous en question. Faites des stages de dynamique de groupe, et patati et patata..." Tout un discours convenu , politiquement correct, qui défaussait l'administration de la seule chose qu'elle aurait dû faire: saisir au collet les trublions et leur appliquer une sanction exemplaire. J'ai connu une situtation de ce genre lors d'un passage dans un Lycée technique, avec un proviseur qui m'avait déclaré en me lançant un regard de travers que pour lui "Monsieur Meirieu était un grand homme." Il m'a totalement laissé me dépatouiller à faire préparer le bac de français (la nouvelle EAF, avec les objets d'étude!) à des Premières GMB (Génie mécanique bois!). Une mission impossible avec un chef d'établissement pareil! Robin a donc tout à fait raison de dire que la discipline générale du collège ou du lycée doit être assurée par sa direction - c'est son premier devoir. Ce n'est que si les professeurs sentent soutenus a priori qu'ils peuvent ensuite imposer leur autorité dans leur classe. Le professeur n'a pas à engager un bras de fer perdu d'avance avec un perturbateur résolu: le problème doit être immédiatement transféré dans le bureau du Principal. Si ledit Principal est un allumé pédago, la situation est sans issue. Il n'y a donc aucun redressement possible de l'Education nationale si un tour de vis disciplinaire radical n'est pas donné, et si des instructions de fermeté extrême ne sont pas données par le Ministre aux chefs d'établissement. On pourra changer tous les programmes qu'on veut: s'il n'est pas rappelé aux élèves que leur premier droit c'est de "la boucler", on aura mouliné dans le vide.
Ecrit par : Jean | 19 décembre 2007
Il y a des agrégés je ne dirai pas ignorants mais dont le savoir n'a pas été réactualisé ou consolidé qui maitrisent bien moins leur matière qu'un passionné (en histoire, en littérature ou en n'importe quoi) qui n'est même pas enseignant...
Ecrit par : LouBlan | 18 décembre 2007
J'ai vécu toute ma jeunesse aux côtés d'un agrégé d'Histoire qui a consacré plus de temps à ses étudiants qu'à ses propres enfants d'ailleurs.
Sans avoir fait d'études d'Histoire, je reste un amateur éclairé, un passionné, mes lectures sont essentiellement des bouquins d'histoire, le dernier en date, les Plantagenêts de Favier.
Pourtant, pour la comprendre, rien ne vaut une discussion avec le paternel qui possède la culture, les clés pour éclairer ce que je pensais comprendre bref le Savoir.
L'amateur négligera des connaissances parfois rébarbatives, ennuyeuses et pourtant indispensables pour la compréhension d'une période (on en revient toujours à cette question de l'effort).
C'est ce qui distinguera un Furet d'un Manceron.
Encore tout faux, LouBlan !
Ecrit par : Guillaume | 19 décembre 2007
Mais c'est si gentil de me faire croire qu'un jour je dépasserai mon géniteur...
Ecrit par : Guillaume | 19 décembre 2007
Il y a des formateurs je ne dirai pas ignorants mais dont le savoir n'a pas été réactualisé ou consolidé (ils en sont restés à Rogers, Neill, Vygosky voire Dewey et n'ont pas lu Clermont Gauthier, Bissonnette, Lurçat ou LeBris) qui maitrisent bien moins leur matière qu'un enseignant (en histoire, en littérature ou en n'importe quoi) qui n'est même pas formateur ou inspecteur...
Voilà...c'est mieux !
Ecrit par : Guillaume | 19 décembre 2007
Vygotsky
Ecrit par : Guillaume | 19 décembre 2007
Mais c'est si gentil de me faire croire qu'un jour je dépasserai mon géniteur...
Ecrit par : Guillaume | 19 décembre 2007
Ca y est, j'ai compris, LouBlan est un fana des conférences de Meirieu et un ancien élève de Gilles Deleuze ("l'anti-Oedipe").
Dépassera-t-il Meirieu grâce à Deleuze ?
Ecrit par : Robin | 19 décembre 2007
"Il y a des formateurs je ne dirai pas ignorants mais dont le savoir n'a pas été réactualisé ou consolidé (ils en sont restés à Rogers, Neill, Vygosky voire Dewey et n'ont pas lu Clermont Gauthier, Bissonnette, Lurçat ou LeBris) qui maitrisent bien moins leur matière qu'un enseignant (en histoire, en littérature ou en n'importe quoi) qui n'est même pas formateur ou inspecteur...
Voilà...c'est mieux !"
Ecrit par : Guillaume | 19 décembre 2007
Portenawak... Vous allez bien, Guillaume??? :-)))
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 19 décembre 2007
"J'ai vécu toute ma jeunesse aux côtés d'un agrégé d'Histoire qui a consacré plus de temps à ses étudiants qu'à ses propres enfants d'ailleurs."
Sans avoir fait d'études d'Histoire, je reste un amateur éclairé, un passionné, mes lectures sont essentiellement des bouquins d'histoire, le dernier en date, les Plantagenêts de Favier.
Pourtant, pour la comprendre, rien ne vaut une discussion avec le paternel qui possède la culture, les clés pour éclairer ce que je pensais comprendre bref le Savoir.
L'amateur négligera des connaissances parfois rébarbatives, ennuyeuses et pourtant indispensables pour la compréhension d'une période (on en revient toujours à cette question de l'effort).
C'est ce qui distinguera un Furet d'un Manceron.
Encore tout faux, LouBlan !
Ecrit par : Guillaume | 19 décembre 2007
Allez, une petite psychanalyse, et tout va s'arranger! Pas d'inquiétude, ça ne dure qu'une dizaine d'années! :-)))
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 19 décembre 2007
"J'enseigne depuis plus de 10 ans dans une école primaire et les réponses formatées de formateurs en musique concernant l'apprentissage de la lecture ou la maternelle m'amusent plutôt qu'autre chose."
Ecrit par : Guillaume | 19 décembre 2007
Réponses formatées? Où ça? Pourquoi ne supportez-vous pas que quelqu'un se pose des questions en dehors de sa spécialité? (Un mal bien français, celui-ci!!! :-)) ... Faites plutôt ce reproche à votre copine de "lire et écrire" Anne-Marie Valette, qui sait tout sur tout (et même son contraire!)
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 19 décembre 2007
"Et là, il n'est plus question de l'IUFM ni de quelconques dérives psychomachintrucs. Non non ! La preuve en est que dans l'IUFM où j'ai étudié, la formation était sérieuse (pas de théories pseudopédagochoses) et finalement... en totale contradiction avec les imbécillités suscitées."
Ecrit par : Roderra | 18 décembre 2007
Vous avez noté ceci, Jean, Anne-Marie Valette et Guillaume?
"Vite! Vite! L'adresse de cette perle rare!"
Ecrit par : Guillaume | 19 décembre 2007
Oui, pour faire ce genre de témoignage ici, il faut un certain courage! Ce n'est pas dans la ligne "politiquement correcte" de ce blog.
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 19 décembre 2007
Mais avec rappelez-vous alors avec quelle condescendance vous m'aviez répondu lorsque j'ai dit sur Lire-Ecrire que j'appréciais un certain chanteur à la tête rasée (en fait pas du tout mais que ne ferai-je pour vous hérisser le poil).
Moi, le musicien de Font et Val (le célèbre groupe pour enfants), le grand formateur de l'illustre IUFM de Châteauroux, je sais ce que c'est que la grande Musique, la belle musique...
La musique est un art mineur...
Gainsbourg.
Voous êtes brave.
Ecrit par : Guillaume | 19 décembre 2007
Oui, pour faire ce genre de témoignage ici, il faut un certain courage!
Pas vraiment...Pourquoi pas ?
Qu'en est-il de la formation concernant l'apprentissage de la lecture (nombre d'heures consacrées et méthodes abordées) ?
Que l'intéressé nous donne le nom de l'IUFM, nous pourrons vérifier aisément. Et si c'est bien le cas, je serai le premier réjoui par cette bonne nouvelle.
Ecrit par : Guillaume | 19 décembre 2007
Allez, une petite psychanalyse, et tout va s'arranger! Pas d'inquiétude, ça ne dure qu'une dizaine d'années!
C'est mignon de s'inquiéter de ma santé. Quand je vous dis que vous êtes un brave gars.
Ecrit par : Guillaume | 19 décembre 2007
Ce n'est pas dans la ligne "politiquement correcte" de ce blog.
Allez dans une journée de formation des maîtres et vous verrez ce qu'est le "pédagogiquement correct".
Là, vous tournez ridicule.
Ecrit par : Guillaume | 19 décembre 2007
Bonjour
C'est super drôle, cette histoire de la question de l'autorité, ça me rappelle mes années d'emploi-jeunes "médiateur du livre" dans une BCD dans une école primaire ghetto dont les résultats aux évaluations étaient abyssaux.
J'ai eu le plaisir de voir une équipe soudée avec l'appui de son directeur autour de règles de vie communes et d'échelles de sanctions appliquées de la même manière par tous pour bien faire comprendre aux élèves les limites à ne pas dépasser.
Et je peux vous dire que la solidarité dans cette école n'était pas un vain mot, les professeurs les plus chevronnés acceptant le déplacement temporaire dans leur classe (avec travail à faire) des élèves les plus durs à chaque fois qu'ils perturbaient gravement les classes des professeurs moins expérimentés.
Ce qui est plus remarquable encore, c'est que les profs de CP ont pu enseigner avec leur méthode syllabique sans se cacher, alors que j'ai compris ensuite que le directeur défendait une autre approche.
Et je me réjouis de voir aujourd'hui que cette école a rejoint la moyenne nationale en ce qui concerne les résultats d'évaluation.
J'insiste sur le caractère remarquable du travail accompli parce qu'un jour le prof le plus craint des élèves m'a dit droit dans les yeux, alors que personnellement ça n'allait pas fort, qu'on était ici dans un établissement où le lot de tous les profs était de réaffirmer leur autorité chaque jour, sous peine de la voir automatiquement remise en question.
Vous imaginez la pression, et on n'était qu'en primaire.
Et pour enfoncer le clou, je dirais que mes souvenirs de première année là-bas étaient de l'ordre de la guerre civile, et que cette année-là, on avait essayé la solution d'un débat trimestriel où les élèves devaient en salle de cantine s'exprimer sur les causes de leur violence et les moyens d'y remédier.
On avait trouvé comme solution le comptage des bagarres à la récré par des élèves volontaires, pour que les élèves prennent conscience de l'ampleur du problème, et dans l'espoir de démontrer une baisse statistique au fil du temps.
Un véritable fiasco, un plantage total et des situations au final hallucinantes, comme lorsque l'élève et moi nous demandions si on allait compter un simple gnon ou une tentative avortée d'étranglement comme une bagarre ou non...
Ecrit par : johnmarguerite | 19 décembre 2007
où les élèves devaient en salle da cantine s'exprimer sur les causes de leur violence et REFLECHIR AUX moyens d'y remédier (débat encadré par un animateur spécialisé et le directeur d'école).
J'en profite pour dire que le directeur et l'animateur spécialisé étaient sérieux : ce n'est pas parce que ça a planté que c'était méprisable... mais le fait est que ça a planté, surement parce qu'on attendait trop des enfants alors que la clé se trouvait chez les adultes (ça n'allait pas fort au sein de l'équipe cette année-là mais la situation s'est amélioré dès l'année suivante)
Ecrit par : johnmarguerite | 19 décembre 2007
"Et je me réjouis de voir aujourd'hui que cette école a rejoint la moyenne nationale en ce qui concerne les résultats d'évaluation"
écrit Johnmarguerite…
Ça m'intéresserait d'aoir les coordonnées exactes de ladite école…
JPB ([email protected])
Ecrit par : brighelli | 19 décembre 2007
Je ne trouve pas du tout que cette question de l'autorité soit "drôle", comme vous dites, johnmarguerite. Elle est en réalité dramatique, et c'est parce que des gens comme Meirieu ont réussi à faire appliquer en très large part par les pouvoirs publics leur idées délirantes sur l'élève qui construit son savoir tout seul, sur l'anomalie que constitue l'existence de professeurs qui imposent des contraintes, qui déversent leur savoir dans la tête des élèves comme dans un entonnoir en attendant la retraite, sur une société, en fait, sans école, qu'on en est là, et que dans beaucoup de collège, faire cours est quasiment impossible, avec les conséquences dramatiques que cela peut avoir pour l'avenir social des enfants sérieux des ZEP, par exemple.
Que le "professeur le plus craint des élèves " vous ait dit qu'il fallait réaffirmer son autorité chaque jour n'a rien de surprenant: c'est en effet tous les jours que cette autorité doit être réaffirmée, ou du moins rappelée par une punition si l'élève a enfreint les consignes données en début d'année. La Bruyère écrit - je le martèle parce que c'est basique - que "l'enfant cherche par nature le point faible de son éducateur." Tant qu'il sera enfant, ce sera comme ça. C'est pourquoi les "contrats de bonne conduite" passés avec un trublion ("Alors, n'est-ce pa-a-a-as, tu as bien compri-i-i-s que tu devais être responsable et ne plus recommencer à injurier ton professeur? Oui-i-i-i? Ah! c'est bien-en-en-en!" )sont grotesques et complètement bidon.
Si la direction d'un collège et les professeurs ont des conceptions idéologiquement incompatibles des droits et devoirs des élèves, on peut fermer boutique avant qu'il y ait de la casse grave. Vous avez raison: il est nécessaire que tous les adultes d'un collège soient d'accord sur les "limites" à imposer aux élèves et sur les moyens de les faire respecter.
Ecrit par : Jean | 19 décembre 2007
6- Les compétences sociales et civiques acquièrent une dignité nouvelle (...) Il y a à travailler sur la différence entre civilité et citoyenneté, et à lutter contre les tendances, citées plus haut, des lobbies d’Histoire-Géographie à amener tout un savoir lourd et hors de propos (dans les grilles, on trouve par exemple la connaissance du rôle de l’UNESCO ou de l’ONU ou autres subtilités qui ne peuvent raisonnablement faire partie de "ce qu’il n’est pas permis d’ignorer", même si ce sont légitimement des thèmes du programme).
Dernière livraison de Jean-Michel Zakhartchouk au sujet du "socle de compétences"...Je demande pardon à l'internationale pédago-libérale d'avoir des années durant livré à mes élèves "un savoir lourd et hors de propos" et d'avoir tenté de les initier à quelques "subtilités". Futurs petits prolos, qu'ont-ils à faire de tout cela ? Il faudra seulement "être capable de"...fermer sa gueule, "s'adapter", ne pas se contenter de "savoirs figés", construire "tout au long de sa vie".
La collusion pédago-libérale c'est vraiment la bonne recette !
Ecrit par : victor | 19 décembre 2007
"Un animateur spécialisé"...
Cela me fait marrer! Encore une de ces Mouches du Coche qui croient tout savoir parce qu'on leur a barbouillé la cervelle de psycho-pédago-sociologie!
Discuter avec les élèves des problèmes de discipline qui se posent dans leur école était la pire erreur. A la rigueur dans un lycée, avec des jeunes qui sont des adultes. Mais dans une école primaire, c'est complètement fou. Pas étonnant que cela ait été un fiasco. Les enfants ne veulent surtout pas être traités comme des adultes: ils veulent qu'on les laisse vivre leur enfance, faite d'insouciance de l'avenir, de jeu et de... contraintes. Ils veulent en face d'eux des adultes qui jouent leur rôle d'adultes, pas qui se conduisent comme des copains avec qui on discute d'égal à égal. Comme le rappelait Robin, on ne peut s'appuyer que sur ce qui résiste.
Ecrit par : Jean | 19 décembre 2007
Quand je dis "c'est super drôle", c'est bien sûr ironique ! Ca fait cinq ans que je ne suis plus retourné dans cette école et que je ne travaille plus dans l'éducation nationale.
Ecrit par : johnmarguerite | 19 décembre 2007
La "trace écrite" une belle preuve de novlangue ? hmm... Certes, c'est pas folichon, comme expression mais enfin de là à...
Moi ce que je trouve le plus étonnant, c'est que personne ne s'insurge contre l'arbitraire dans l'éduc nat !
j'ai moult exemples, mes agneaux, moult moult...
Au pif, il y a l'inspecteur qui tout en ayant saqué une collègue, la maintient sur un poste de formatrice en IUFM (bel exemple de cohérence); il y a les tuteurs qui n'avaient pas d'être tuteurs et se comportent comme des cancrelats avec leurs stagiaires (cela dit, moi je m'en fous: j'ai une un tuteur exceptionnel)...
Ah! et tant que j'y suis, allons-y pour un coup de pédagochose comme on les aime: il m'est arrivé de lire, issue de la plume d'un inspecteur vie-scolaire, cette délicieuse idiotie (je cite de mémoire): "si un élève souille du matériel, la sanction ne doit pas consister à le lui faire nettoyer et ce pour deux raisons: la première c'est que la sanction doit regarder vers l'avenir et non pas revenir sur une faute passée, la deuxième c'est que le personnel d'entretien verrait d'un mauvais oeil le fait que son travail soit assimilé à une sanction."
Alors les aminches, c'est-y pas beau ça ? hmm?
Oui, il y a vraiment un problème avec l'arbitraire et la hiérarchie !
Ecrit par : roderra | 19 décembre 2007
Loublan,
vous dites:
"S'il n' a pas d'autorité et si les élèves sont des sauvageons, il ne peut s'en prendre qu'à lui-même? Toujours d'accord?"
Soit vous nous provoquez inutilement, soit vous ne connaissez vraiment rien au fonctionnement d'une classe. Une chose est sûre: vous n'avez jamais enseigné, ou alors, vous vous êtes empressé d'oublier. Vous ne nous avez toujours pas répondu: êtes-vous oui ou non inspecteur de l'EN ?
Ecrit par : françois duhem | 19 décembre 2007
Moot,
Si ce n'est pas indiscret, pouvez-vous me dire comment vous avez échappé à l'iufm ?
Ecrit par : françois duhem | 19 décembre 2007
Pourquoi Loublan fait-il semblant de ne pas comprendre ce que je dis, et pourquoi assimile-t-il l'intimidation que doit exercer sur les élèves de sa classe le professeur pendant les premières heures de l'année à de l'autoritarisme? Si on écoute ce chant des Sirènes, on n'ose plus, par crainte de verser dans l'"autoritarisme", imposer son "autorité". C'est le discours culpabilisant de l'IUFM.
Ecrit par : Jean | 18 décembre 2007
D'autant plus que c'est dégueulasse pour les gosses car quoi de plus sécurisant et de plus favorable à l'étude que d'avoir la certitude de pouvoir s'appuyer sur du solide et intelligent qui guide et limite de façon claire, sans arrangement fuyant, sans chouchous et sans têtes de turcs. C'est la condition sine qua non du sentiment de sécurité et de bien être et un enfant a besoin d'abord d'être sécurisé, de savoir quelle direction prendre pour pouvoir élaborer ensuite seul ou avec ses pairs sa propre trajectoire.
Ecrit par : dobolino | 19 décembre 2007
"La "trace écrite" une belle preuve de novlangue ? hmm... Certes, c'est pas folichon, comme expression mais enfin de là à..."
La novlangue c'est prendre des expressions et leur donner un nouveau sens - assez éloigné de l'original - qui oblige le non- initié à apprendre un nouveau vocabulaire pour comprendre le groupe (secte).
On pourrait dire: le résumé, l'essentiel, "ce qu'il faut savoir",synthèse des réponses,...etc. Ce qui, il me semble, est plus explicite que "trace écrite".
Ceci dit, ce n'est pas le plus grave dans les modes actuelles: la fameuse "séquence globalisée contextualisée" est plus contraignante dans la manière de (dé)construire (et pas au sens philosophique malheureusement) ses cours (mots que je n'ai quasiment pas entendu en formation depuis des années).
Ecrit par : Hervé | 19 décembre 2007
Moot a peut-être eu la chance d'être stagiaire avant que les IUFM existent !
Rendez-nous compte : depuis 1990 les enseignants sont des professionnels !
Car c’était le but des IUFM de “professionnaliser la profession”. Cela fait donc des milliers de professeurs professionnels qui, formés au socio-constructivisme scientifique, font monter le niveau des apprenants français, luttent contre la violence et l’ennui, bref sauvent la jeunesse. Ils acceptent même d’être payés pour, ce qui est un défaut auquel on peut certes remédier facilement.
Comment ? La mission n’a pas été aussi magnifiquement accomplie que prévu ?
En ce cas, la réponse est prête, déjà rodée, répétée et entendue : 17 ans c’est jeune pour une institution ! Voyons ! Z’êtes vraiment ringards ! Laudatores temporis acti !
L’an prochain, les IUFM auront 18 ans, il va falloir fêter ça ! Qui paie le champagne ?
Et puis on attendra un siècle pour que soit réalisée leur “évaluation” prévue par la loi.
Science-fictionnons un peu : Meirieu arrive aux urgences pour faire soigner un de ses enfants ou petits enfants. Que lui répondre ?
Que l’hôpital c’est jeune par rapport aux pyramides ?
Que l’enfant a toute la vie pour guérir ?
Ou bien on peut en discuter en groupe pour faire émerger les représentations ?
Ecrit par : LaRiba | 19 décembre 2007
"(en fait pas du tout mais que ne ferai-je pour vous hérisser le poil)."
...
C'est bien d'avouer que votre but ultime est de me "hérisser le poil... Mais, vous savez, comme je l'ai déjà dit, j'ai le cuir tanné!
"Moi, le musicien de Font et Val (le célèbre groupe pour enfants), le grand formateur de l'illustre IUFM de Châteauroux, je sais ce que c'est que la grande Musique, la belle musique"
Ecrit par : Guillaume | 19 décembre 2007
Ah bon, j'ai dit ça??? Que je savais ce qu'était la grande musique? Retrouvez donc l'ensemble de la discussion, sans omission qui vous arrange, Guillaume! Nous en reparlerons.
"La musique est un art mineur...
Gainsbourg.
Vous êtes brave."
Ecrit par : Guillaume | 19 décembre 2007
Gainsbourg a dit: "la chanson est un art mineur". Vérifiez vos citations.
:-)
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 19 décembre 2007
Bien envoyé, LaRiba!
Ecrit par : Jean | 19 décembre 2007
Ils sont si contents quand on ne les mène plus en bateau, même si ça peut faire mal !
Ecrit par : P. Azimont | 18 décembre 2007
Lu et approuvé. "On ne s'appuie que sur ce qui résiste."
Ecrit par : Robin | 18 décembre 2007
Oh la, oh la; il y a des cas perdus (pour le moment), des ados qui n'en ont rien à battre du système scolaire, qui le disent ouvertement, et qui sont là; des personnages vicieux, qui auront toujours de quoi vous répliquer; et qui ne désirent qu'une chose: casser ce qui résiste!
Vécu de matin où j'en ai traité 3 de "sans-couilles" qui restent douillettement au LP, attendant que le temps passe pour aller au CFA, et qui vous les brisent sérieux avec leur très-mauvais esprit d'abruti. Mais qui, jamais, jamais, n'iront porter leur démission par peur du vide, de la réalité du monde, de leurs parents qui ne veulent plus s'en occuper (je les ai entendus, ceux-là: "Je ne peux plus rien en tirer! Je ne sais pas quoi faire. Alors je le laisse à leur guise"); mais qui ne supporteraient pas que l'Ecole les foutent à la porte. Faudrait qu'ils trouvent des solutions pour la chair de leur chair...
Où sont mes chiottes?
Ecrit par : Pendariès qui a été vulgaire ce matin | 19 décembre 2007
Moi ce que je trouve le plus étonnant, c'est que personne ne s'insurge contre l'arbitraire dans l'éduc nat !
Ecrit par : roderra | 19 décembre 2007
Mais il n'est question que de cela dans l'EN, s'insurger contre l'arbitraire...en premier lieu contre l'arbitraire de la langue, première de nos institutions. Chaque élève ne reçoit-il pas à l'école et quotidiennement l'injonction de parler et d'écrire librement, d'inventer son propre langage?
Ecrit par : marigot | 19 décembre 2007
de leurs parents qui ne veulent plus S'occuper D'EUX
Ecrit par : Pendariès qui a été vulgaire ce matin | 19 décembre 2007
Tiens pour me détendre, ça: Kap, si vous passez par là:
http://www.atasteforthetheatrical.com/deathtrap/default.htm
Ecrit par : Pendariès qui a été vulgaire ce matin | 19 décembre 2007
Pchhhh....Sibille
On va lasser...
vous savez, comme je l'ai déjà dit, j'ai le cuir tanné!
Oh! Quand je vous avais pris sur le fait sur ce blog, vous en aviez pourtant trépigné de colère et promis de ne plus y mettre les pieds.
Je mets cela aussi dans mes recherches...? Comme quoi votre cuir, c'est parfois de la peau de chamois.
Ecrit par : Guillaume | 19 décembre 2007
"-Il faut donner le moins possible de traces écrites aux élèves;
-Il ne faut surtout pas contextualiser les textes (je dis bravo, étonnez-vous qu'ils soient incultes après ça!);
-Il ne faut pas poser de questions qui proposent d'expliquer les textes;
-Il faut encore moins faire écrire aux élèves les réponses à ces questions (alors que ça permet de tempérer la spontanéité, de prendre l'habitude de rédiger des phrases...);
-Les élèves doivent s'imprégner (des textes, des notions...) par l'écriture d'imitation (et par magie à mon humble avis)..."
Ecrit par : Roderra | 18 décembre 2007
Roderra, rassurez-nous, ça paraît tellement ahurissant comme conseils, ce n'est pas possible, c'est un canular ou l'inspecteur s'est méchamment moqué de votre collègue !!!
Conseils en négatif : faites exactement le contraire de ce que je raconte !
Ecrit par : lucile | 19 décembre 2007
Comme le rappelait Robin, on ne peut s'appuyer que sur ce qui résiste.
Ecrit par : Jean | 19 décembre 2007
Exactement l'une des figures hégéliennes célèbres: je ne peux reconnaître ma propre substance que dans la force même qui semble résister à mon entreprise et la contre-carrer.
Les enseignants que nous sommes font cette cruelle mais nécessaire expérience au coeur même de leur office. C'est d'ailleurs pour nous en soustraire que les mystapédagogues ont inventé la pédagogie, entendue comme la levée théorique de tout ce qui fait obstacle, obstruction, barrière au libre déploiement des sujets, élèves comme professeurs.
Une anecdote de fin de trimestre: une de mes collègues me racontait hier, qu'elle a dû signifier noir sur blanc, sur leur bulletin, à 3 élèves des "avertissements pour manque de travail". Mais la moyenne générale calculée par pro-note de ces élèves est de 13.50/20. (avec les notes de vie scolaire, d'instruction civique , de techno, d'arts plastiques etc. les élèves sont assurés d'avoir la moyenne). Comment rester crédible auprès des parents, me demandait cette collègue avec de tels procédés?
Ecrit par : buntovchik | 19 décembre 2007
"Mais la moyenne générale calculée par pro-note de ces élèves est de 13.50/20."
Ecrit par : buntovchik | 19 décembre 2007
Pro-note : kezako ?
Ecrit par : Un hussard | 19 décembre 2007
J'ai souvent constaté le fait suivant : ceux qui parlent le mieux de la pratique de la classe... n'enseignent pas ou plus ! Et si d'aucuns viennent du terrain, cela ne prouve qu'une chose : qu'ils n'y sont plus, ayant sans doute tout fait pour s'en échapper...
Il faudrait renvoyer tous les théoriciens et autres ronds de cuir faiseur de vent au charbon, pour leur remettre les idées en place, leur apprendre l'humilité et une once de réalisme.
Certes, une telle réflexion a des relents de révolution culturelle de sinistre mémoire, mais convenons que l'EN saurait fonctionner sans un certain nombre de parasites connexes, surtout quand, pétris d'opportunisme, de carriérisme ou de prétentions intellectuelles, ils nous empêchent de faire notre travail. Car aujourd'hui, non seulement les enseignants sont sur un front difficile, mais il faut en plus qu'ils assurent leurs arrières !
Dans la société, il y a deux types de personnes : ceux qui disent et ceux qui font, ceux qui ont la faconde et ceux qui portent leur coin de monde, chaque jour.
Ecrit par : Magister | 19 décembre 2007
A bove ante, ab asino retro, a stulto undique caveto !
Ecrit par : Un hussard | 19 décembre 2007
Lucile, je vous assure que non, il ne s'agissait pas d'une blague. Point d'ironie là-dedans: c'est la position de cet inspecteur, qui est par ailleurs rétif à la littérature jeunesse et plutôt classique. Allez comprendre!
J'ai cité un cas, mais il se trouve que lors d'un stage, avec d'autres collègues, cette question a été évoquée. Il y a eu confirmation: cet inspecteur assène ces "vérités" (celles susdites donc) aux collègue qu'il visite!
Un autre collègue a été inspecté par ce gugusse (mais si) et ça s'est fort bien passé. Mais quand même, le sentencieux lui a reproché d'avoir contextualisé le texte qu'il utilisait pour sa leçon du jour (en l'occurence, un texte de Voltaire).
Un autre inspecteur, lui, a carrément déclaré lors d'une réunion à l'IUFM, que de son point de vue, c'était un quasi-crime pédagogique que de faire lire Madame Bobary en seconde! Pourquoi ? ah! dame mais passque "c'est trop dur", vingt dieux!
Alors une chose, quand même: ces gens sont diplômés, reconnus, et tout le toutim.
Bon, ben c'est l'évidence: toutes leurs palmes et autres hochets honorifiques n'empêchent pas que ce sont de tristes cuistres!
Ecrit par : roderra | 19 décembre 2007
"-Il faut donner le moins possible de traces écrites aux élèves;
-Il ne faut surtout pas contextualiser les textes (je dis bravo, étonnez-vous qu'ils soient incultes après ça!);
-Il ne faut pas poser de questions qui proposent d'expliquer les textes;
-Il faut encore moins faire écrire aux élèves les réponses à ces questions (alors que ça permet de tempérer la spontanéité, de prendre l'habitude de rédiger des phrases...);
-Les élèves doivent s'imprégner (des textes, des notions...) par l'écriture d'imitation (et par magie à mon humble avis)..."
Ecrit par : Roderra | 18 décembre 2007
Roderra, rassurez-nous, ça paraît tellement ahurissant comme conseils, ce n'est pas possible, c'est un canular ou l'inspecteur s'est méchamment moqué de votre collègue !!!
Conseils en négatif : faites exactement le contraire de ce que je raconte !
Ecrit par : lucile | 19 décembre 200
Lucile, j'ai entendu ça lors de ma formation IUFM et pendant mes inspections. Avec la note qui va avec si vous n'avez pas trop fait comm'y disent.
Ecrit par : Pendariès qui a été vulgaire ce matin | 19 décembre 2007
Ah! Hervé, je viens de vous lire. Un mot tout de même: la novlangue, si vous y tenez, ce ne sont pas les bonnes pommes que nous sommes qui l'inventons. On doit faire avec.
Cela dit, les IUFM, les Frankenstein pédagogues, tout ça tout ça, tant que vous voudrez. Mais c'est pas meirieu (dont je n'ai que faire au passage) qui l'a inventée, la sacro sainte hiérarchie qui a toujours raison même quand elle a tort, la morgue des inspecteurs, leur incohérence qui fait qu'ils ne sont même pas capables de se mettre d'accord entre eux sur le discours à tenir en matière de pédagogie!
Vous ne trouvez pas scandaleux que le corporatisme des inspecteurs soit tel que très peu de collègues osent demander une contre-inspection pour la bonne raison que "ce serait mal vu" , Non ? Ca ne vous choque pas ça?
Et il faut bien se comprendre: tout ça ne serait rien si ça n'avait des repercussions sur la qualité de l'enseignement.
Ecrit par : roderra | 19 décembre 2007
Une anecdote de fin de trimestre: une de mes collègues me racontait hier, qu'elle a dû signifier noir sur blanc, sur leur bulletin, à 3 élèves des "avertissements pour manque de travail". Mais la moyenne générale calculée par pro-note de ces élèves est de 13.50/20. (avec les notes de vie scolaire, d'instruction civique , de techno, d'arts plastiques etc. les élèves sont assurés d'avoir la moyenne). Comment rester crédible auprès des parents, me demandait cette collègue avec de tels procédés?
Ecrit par : buntovchik | 19 décembre 2007
Ouf! Moyenne générale supprimée pour nous, en collège, avec notice explicative: "chaque note, dans chaque matière, a son importance, d'où la suppression de la moyenne générale!".
En lycée, toujours une moyenne générale, avec coeff 1 à toutes les matières: que vous soyez en L ou en S, français et maths sont de même coeff! Illisible pour les non-initiés...
Ecrit par : dobolino | 19 décembre 2007
Ma référence implicite (qui va donc devenir explicite) est l'Histoire.
Il est vrai que je connais aussi nombre de routiniers [... ]passant des heures à médire sur les élèves qui ne comprennent plus rien ...
Ecrit par : LouBlan | 18 décembre 2007
Le problème est qu'en Histoire il n'y a plus rien à comprendre, vu le bordel infâme des programmes !
Plus de chronologie, tout en vrac, les enfants n'arrivent pas à mettre dans l'ordre tout ce qu'on leur raconte. Et vous mettent Louis XIV contemporain de la révolution industrielle, et tout à lavement.
Sans compter les lacunes en culture générale, que l'école est censée leur donner :
sujet de terminale (S, mais bon ...) : "l'émancipation des colonies". Les 3/4 de la classe n'ont pas compris le mot "émancipation", et ont traité ... la colonisation !
Ecrit par : yann | 19 décembre 2007
Lucile, j'ai entendu ça lors de ma formation IUFM et pendant mes inspections. Avec la note qui va avec si vous n'avez pas trop fait comm'y disent.
Ecrit par : Pendariès qui a été vulgaire ce matin | 19 décembre 2007
En fait c'est aussi le quotidien de nos enfants dans beaucoup de matières, mais ça fait tout drôle de le voir écrit comme ça, noir sur blanc.
Cela semble une telle insulte à l'intelligence et au bon sens, qu'on pourrait croire à une blague.
Le parascolaire a de beaux jours devant lui !
Ecrit par : lucile | 19 décembre 2007
"Pchhhh....Sibille
On va lasser...
vous savez, comme je l'ai déjà dit, j'ai le cuir tanné!
Oh! Quand je vous avais pris sur le fait sur ce blog, vous en aviez pourtant trépigné de colère et promis de ne plus y mettre les pieds.
Je mets cela aussi dans mes recherches...? Comme quoi votre cuir, c'est parfois de la peau de chamois."
Ecrit par : Guillaume | 19 décembre 2007
VOUS allez lasser, Guillaume, je crois. Je ne vois même pas de quoi vous parlez dans ce dernier message, et je crois que vous non plus!
Vous avez vérifié, pour Gainsbourg, au fait? C'était lors d'une engueulade avec Guy Béart, en direct, où il avait mis dos à dos la "chansonnette" et la "grande" musique. :-)
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 19 décembre 2007
Ah! Mais taisez-vous! J'essaie suivre le débat sur les sciences...
Ecrit par : Guillaume | 19 décembre 2007
Des ordres, maintenant? Franchement, pour qui vous prenez-vous donc?
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 19 décembre 2007
Aaaaah! Mais il va pas se taire !
C'est déjà coton à suivre mais avec un bruit de fond j'vous explique pas !
Ecrit par : Guillaume | 19 décembre 2007
Pro-note : kezako ?
Ecrit par : Un hussard | 19 décembre 2007
Enseignants, ne craignez plus pour votre vie, celle de votre femme, de vos enfants, de votre chien, de votre poisson rouge, ne craignez plus pour vos pneus de voiture...
PRONOTE est un logiciel mis au point par M. Antibi, chercheur en sciences de l'éducation et recommandé par M. Philippe Meirieu, docteur en sciences de l'éducation.
PRONOTE recalcule automatiquement vos moyennes de façon que tous vos élèves sans exception aient plus de 10 sur 20 !
PRONOTE tient compte de toutes les compétences injustement sous-estimées dans l'enseignement traditionnel : maîtrise du registre vulgaire, habileté au ramassage des "tombées de camions", roulage de joints, insultes qui tuent...
Pets, rots, crachats, tour de poitrine, tour de taille, tour de biceps...Chacun de vos élèves a des compétences cachées dans un domaine ou dans un autre. Comme le dit M. Meirieu (encyclopédie des sciences pédagogiques, tome X, page 2004) : "Ne zappons pas les savoirs cachés des zapprenants."
PRONOTE DELUXE : toutes vos matières seront comprises entre 15 et 20.
En vente par correspondance (catalogue CAMIF disponible en salles des professeurs)
Fini les nuits blanches, fini les angoisses, fini les sueurs froides !
Merci PRONOTE !
Ecrit par : Robin | 19 décembre 2007
pour qui vous prenez-vous donc?
Pour quelqu'un qui se paie votre tête et vous qui marchez à fond les gamelles...
Allez bonsoir...entre 2 carnets vous me permettez de souffler un peu, je vous en remercie.
Tenez, bises sur les deux joues.
Ecrit par : Guillaume | 19 décembre 2007
PRONOTE DELUXE : toutes vos matières seront comprises entre 15 et 20.
A la place de "matières", il fallait bien entendu lire "moyennes".
Nos lecteurs auront rectifié d'eux-mêmes !
Ecrit par : Robin | 19 décembre 2007
Merci PRONOTE !
Ecrit par : Robin | 19 décembre 2007
Vous êtes sérieux ? Ca existe vraiment ?
Ecrit par : yann | 19 décembre 2007
Merci PRONOTE !
Ecrit par : Robin | 19 décembre 2007
Vous êtes sérieux ? Ca existe vraiment ?
Ecrit par : yann | 19 décembre 2007
Pas encore, mais ça va venir !
Ecrit par : Robin | 19 décembre 2007
"Pour quelqu'un qui se paie votre tête"
Ecrit par : Guillaume | 19 décembre 2007
Je crains que ce ne soit pas dans vos moyens...:-)))
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 19 décembre 2007
"Ah! Hervé, je viens de vous lire. Un mot tout de même: la novlangue, si vous y tenez, ce ne sont pas les bonnes pommes que nous sommes qui l'inventons. On doit faire avec.
Cela dit, les IUFM, les Frankenstein pédagogues, tout ça tout ça, tant que vous voudrez. Mais c'est pas meirieu (dont je n'ai que faire au passage) qui l'a inventée, la sacro sainte hiérarchie qui a toujours raison même quand elle a tort, la morgue des inspecteurs, leur incohérence qui fait qu'ils ne sont même pas capables de se mettre d'accord entre eux sur le discours à tenir en matière de pédagogie!
Vous ne trouvez pas scandaleux que le corporatisme des inspecteurs soit tel que très peu de collègues osent demander une contre-inspection pour la bonne raison que "ce serait mal vu" , Non ? Ca ne vous choque pas ça?
Et il faut bien se comprendre: tout ça ne serait rien si ça n'avait des repercussions sur la qualité de l'enseignement.
Ecrit par : roderra | 19 décembre 2007 "
Pour en terminer sur le sujet (inépuisable!!!) des inspecteurs. Les deux premiers que j'ai subis étaient des doctrinaires pédagogistes insuportables et notant selon le critère d'adaptation à leurs dogmes (un début et donc la suite de carrière bien au ralenti). Les deux suivants (et actuels) sont plus ouverts (ils semblent plus insistants avec les collègues plus jeunes...), parfois de bon conseil, même s'ils expliquent devoir transmettre sans commentaire toutes les "directives" et "nouveautés" dont on nous gratifie (sans doute pour éviter la routine!!!).
Mais lors de formations (?) j'ai subi des "formateurs "prétentieux, agressifs, méprisants et auto-proclamés seuls pédagogues qui m'ont fait comprendre que les discours parfois incroyables qu'on entend sur certains IUFM sont fondés.
J'ai au début de carrière pensé à quitter le métier trouvant qu'on me le gachait, alors que c'est un des trucs qui m'éclate le plus que de permettre à mes élèves de comprendre et de se comprendre mieux.
Quant à Mérieu, je n'en dis rien car je ne l'ai que peu lu et il me semble servir avant tout de bouc émissaire - ce qui est une mauvaise manière de faire passer ses critiques.
Ecrit par : Hervé | 19 décembre 2007
Hervé,
merci de prendre le temps de causer un peu.
Oui, vous avez raison : il en existe de tels, des formateurs iuéfemesques. Et lorsque j'évoquais l'IUFM par lequel je suis passé, je n'évoquais pas la panacée.
S'il est vrai que les théories psychopédagochoses nous ont été épargnées, j'ai vu des collègues stagiaires être véritablement tourmentés pour des raisons du genre "Vous n'utilisez par plusiseurs couleurs sur le cahier de texte de la classe, c'est un scandale".
Ah! m'en revient une que j'avais oubliée au sujet de l'inspecteur dont auquel. Voici: il a reproché à une collègue qui faisait étudier Colomba à ses élèves de contextualiser l'oeuvre en s'appuyant sur une carte de la Corse! "Rien à voir avec le français: cecie est de la géographie"!
Moi qui passe mon temps à expliquer aux élèves que tout se tient, qu'il n'y a pas une cloison étanche entre les disciplines (mais des spécificités), ça me consterne d'ouir pareilles calembredaines!
Ecrit par : roderra | 19 décembre 2007
Mais lors de formations (?) j'ai subi des "formateurs "prétentieux, agressifs, méprisants et auto-proclamés seuls pédagogues qui m'ont fait comprendre que les discours parfois incroyables qu'on entend sur certains IUFM sont fondés.
On bavarde, on bavarde et on oublie l'essentiel...
Ecrit par : Guillaume | 19 décembre 2007
Merci PRONOTE !
Ecrit par : Robin | 19 décembre 2007
Vous êtes sérieux ? Ca existe vraiment ?
Ecrit par : yann | 19 décembre 2007
Pas encore, mais ça va venir !
Ecrit par : Robin | 19 décembre 2007
Sûr que ça existe... pas sous forme de logiciel, pour l'instant, mais, pire, sous forme de programmation des enseignants. Notation en points positifs, ça s'appelle.
Ecrit par : dobolino | 19 décembre 2007
"On bavarde, on bavarde et on oublie l'essentiel..."
Ecrit par : Guillaume | 19 décembre 2007
Mais non, Guillaume, vous l'avez dit! L'essentiel est sur le forum scientifique! Ne vous laissez pas distraire par le bruit de fond! :-)))))
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 19 décembre 2007
Et où en êtes-vous de votre "mea culpa" sur votre citation erronée de Gainsbourg, au fait, Guillaume?
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 19 décembre 2007
Ah! m'en revient une que j'avais oubliée au sujet de l'inspecteur dont auquel. Voici: il a reproché à une collègue qui faisait étudier Colomba à ses élèves de contextualiser l'oeuvre en s'appuyant sur une carte de la Corse! "Rien à voir avec le français: ceci est de la géographie"!
La même mésaventure était arrivé à une collègue qui avait "contextualisé "Le Bourgeois Gentilhomme" en faisant référence aux trois Ordres de l'Ancien Régime.
La pièce est effectivement incompréhensible si l'on n'explique pas le contexte socio-historique (la noblesse domestiquée par Louis XIV se moque de ceux dont ils dépendent financièrement et qui vont bientôt prendre le pouvoir) mais il ne faut surtout pas que les élèves comprennent, n'est-ce pas ?
Et puis, il convient de privilégier l'analyse stylistique, à commencer pas la sacro-sainte "double énonciation".
Et il n'est pas souhaitable que les élèves éprouvent du plaisir : quelle obscénité !
Ou pire encore, qu'ils fassent le lien entre les oeuvres et la vie réelle.
Là, ça devient carrément dangereux !
Ecrit par : Robin | 19 décembre 2007
Je dirai plutôt, Magister, que ceux qui n'enseignent pas ou plus parlent LE PLUS MAL de l'enseignement. Voyez les vingt mille pages de délire de Meirieu sur l'enseignement.
Justement, à propos de Meirieu, Hervé, je ne pense pas du tout que ce soit un bouc émissaire. Si vous avez lu une seule de ses phrases alambiquées, ou pétries de haine contre les professeurs, ou obscures, ou les trois à la fois, vous avez été - le contraire est impossible quand on a un tant soit peu de jugement - frappé par la nullité prétentieuse du personnage. Meirieu est celui de tous qui s'est le plus acharné, dans les années 80, contre l'enseignement traditionnel, c'est-à-dire contre l'enseignement tout court. Il se fait plus ondoyant aujourd'hui, mais son blog regorge d'énervés qui continuent son combat.
Ecrit par : Jean | 20 décembre 2007
Jean, vous frisez la névrose obsessionnelle! :-))
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 20 décembre 2007
Si vous aviez lu la moindre ligne de Meirieu, Christophe, vous seriez de mon avis. Mais vous avez dit vous-même que vous êtes entrés à l'IUFM sans avoir jamais lu Meirieu. Et Frackowiak, Christophe? Vous appréciez Frackowiak? C'est le bébé de Meirieu.
Ecrit par : Jean | 20 décembre 2007
Peut-être ne lis-je pas Meirieu parce que je n'ai pas envie d'être de votre avis? Et Frackowiak, pareil? :-)))
Plus sérieusement, pourquoi voulez-vous absolument avoir la mainmise sur mes lectures? J'ai d'autres priorités que lire des livres de sciences de l'éducation, c'est aussi simple que ça! Et je n'ai absolument pas besoin des sciences de l'éducation pour enseigner!
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 20 décembre 2007
"Je n'ai absolument pas besoin des sciences de l'éducation pour enseigner."
Alors là, nous sommes d'accord!
Quant à vos lectures, je disais simplement que pour émettre un jugement sur Meirieu il vaut mieux en avoir lu quelques lignes. Mais on peut très bien s'en passer, surtout si on enseigne. Les vrais "professeurs" - je veux dire tous ceux dont l'essentiel de l'activité est d'instruire des élèves réels et non virtuels - n'attendent rien des "pédagogues professionnels" - je veux dire ceux qui pérorent dans le vide, les Mouches du Coche... - , et cette évidence a le don de beaucoup énerver, comme on peut le constater, lesdits "pédagogues professionnels".
Ecrit par : Jean | 20 décembre 2007
Jean, je n'ai jamais émis aucun jugement sur Philippe Meirieu!
:-)))
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 20 décembre 2007
Merci PRONOTE !
Ecrit par : Robin | 19 décembre 2007
Vous êtes sérieux ? Ca existe vraiment ?
Ecrit par : yann | 19 décembre 2007
PRONOTE est un logiciel que nous utilisons désormais dans mon collège et qui permet par exemple, aux professeurs de rentrer les notes d'un devoir ONLINE, de chez eux, et d'être aussitôt consultées par les parents à qui, le collège a attribué un code d'accès.
S'agissant du conseil de classe, ce logiciel projette sur un écran les résultats chiffrés de l'élève, que commente le professeur principal. Les appréciations personnelles des professeurs n'apparaissent pas. En réalité, sur l'écran on ne voit que le "profil" de l'élève sous la forme d'un cercle plus ou moins brisé. Bien entendu, le "profil idéal" qui définit l'élève proche de la perfection est un cercle parfait. Par exemple celui d'un élève qui dans toutes les matières a 18 de moyenne. Mais aussi d'une certaine manière celui d'un élève dont le graphique épouse celui tracé en rouge de la classe.
L'utilisation de ce logiciel a définitivement mis fin à la hiérarchisation des disciplines. Toutes désormais s'équivalent. La note de français ou de maths est noyée dans l'ensemble et dispose de la même valeur que celle de la vie de classe.
De cette manière plus aucun élève n'a en dessous de 12 de moyenne. Dans la classe où je suis prof principal la moyenne de la classe est de 15.30. Il devient dès lors difficile sinon impossible pour le PP d'identifier les élèves qui ont de réelles difficultés.
N'est-ce pas ici un bon exemple de l'impact de la technologie sur la transformation des pratiques scolaires ainsi archaïcissées, libérées des traditions et...de la pensée pour tout dire.
Ecrit par : buntovchik | 20 décembre 2007
"Il devient dès lors difficile sinon impossible pour le PP d'identifier les élèves qui ont de réelles difficultés."
Les machines n'empêchent pas de se servir de son cerveau!!!
Ecrit par : Hervé | 20 décembre 2007
Pourtant Meirieu est connu!
Ecrit par : Jean | 20 décembre 2007
"Le profil idéal de l'élève proche de la perfection est un cercle parfait."
C'est donc "L'élève au centre". Au centre expansionnel de lui-même, dans un désert de connaissances et de valeurs.
Ecrit par : Jean | 20 décembre 2007
"Justement, à propos de Meirieu, Hervé, je ne pense pas du tout que ce soit un bouc émissaire. Si vous avez lu une seule de ses phrases alambiquées, ou pétries de haine contre les professeurs, ou obscures, ou les trois à la fois, vous avez été - le contraire est impossible quand on a un tant soit peu de jugement - frappé par la nullité prétentieuse du personnage. Meirieu est celui de tous qui s'est le plus acharné, dans les années 80, contre l'enseignement traditionnel, c'est-à-dire contre l'enseignement tout court. Il se fait plus ondoyant aujourd'hui, mais son blog regorge d'énervés qui continuent son combat.
Ecrit par : Jean | 20 décembre 2007 "
Justement ! Mérieu serait alors l'arbre qui cache la forêt. C'est l'armée des "pédagogistes" qui semble poser un problème pas Mérieu en lui même.
Il me semble que se focaliser sur lui c'est comme demander la démission d'un ministre et laisser faire quand l'essence de sa politique se réalise après son départ.
Ecrit par : Hervé | 20 décembre 2007
Je suis bien d'accord, Hervé, mais c'est quand même Meirieu qui, de tous les "pédagogistes", a énoncé, quantitativement, la plus grande masse de sottises. Si vous allez sur son blog, vous verrez que sa stature de gourou, aux yeux desdits "pédagogistes", est intacte.
Ecrit par : Jean | 20 décembre 2007
Merci PRONOTE !
Ecrit par : Robin | 19 décembre 2007
Vous êtes sérieux ? Ca existe vraiment ?
Ecrit par : yann | 19 décembre 2007
Je n'étais pas vraiment sérieux, bien sûr. J'ai forcé la note. Mais buntovchik, lui, l'était et vous pouvez constater que son point de vue sur Pro-note rejoint le mien.
Dans son établissement, la note de vie scolaire est intégrée dans la moyenne, sachant qu'on a rarement en dessous de 15 - une "mauvaise" note de vie scolaire - mais une note convenable dans n'importe quelle autre matière. Vous voyez la "manip".
Ecrit par : Robin | 21 décembre 2007
La pièce est effectivement incompréhensible si l'on n'explique pas le contexte socio-historique (la noblesse domestiquée par Louis XIV se moque de ceux dont ils dépendent financièrement et qui vont bientôt prendre le pouvoir) mais il ne faut surtout pas que les élèves comprennent, n'est-ce pas ?
Dans un perspective "girardienne", Molière utilise les effets comiques de la "mimésis", mais l'imitation ne tourne jamais à la rivalité car le médiateur est trop éloigné, comme dans Don Quichotte (ce que Girard appelle la "médiation externe".
Ce n'est pas toujours le cas, par exemple, dans "L'Avare", la rivalité père-fils prend une tournure tragique.
Le "médiateur" de M. Jourdain ne devient jamais un rival même quand il lui souffle sa maîtresse : naïveté "invraisemblable" du personnage. On est dans la farce.
M. Jourdain copie ce que ses modèles croient détenir "par nature" : le naturel, les manières de cour, l'art de la conversation, le sens des convenances etc.
Ne jamais oublié que la pièce n'a pas été écrite pour le "parterre", mais pour le roi et son entourage, ce qui oblige le spectateur d'aujourd'hui à adopter le point de vue "aristocratique" et d'une certaine façon celui des vrais "snobs".
Mais la dépendance financière des "petits marquis", leur "rouerie" (ils vivent d'expédients et Dorante n'est pas loin du souteneur) est bien mise en évidence et Molière les dépeint sous un jour extrêmement antipathique.
Ce retrournement a été réutilisé à notre époque dans un film comme "Le Dîner de con".
Au fait que pensez-vous de la version donnée récemment à la télmévision avec J.-M. Bigard dans le rôle-titre ?
Ecrit par : Robin | 21 décembre 2007
Bonjour,
Eh bien moi aussi j'ai échappé à l'IUFM : maître auxiliaire durant deux ans avant de passer le CAPES, j'ai été nommé "stagiare en situation" et dispensé de formation IUFM ; validation automatique à la fin de l'année scolaire quia suivi ma réussite au concours (j'avais été inspecté en tant que maître auxiliaire l'année précédente et l'IPR n'a pas voulu revenir), puis réussite à l'agrégation externe et validation par inspection l'année qui a suivi ; le tout sans passer par l'IUFM.
Un petit mot à propos de la phrase : " ce dont un enseignant a prioritairement besoin, c’est de savoir. On ne peut pas contrôler une classe si l’on ne maîtrise pas la discipline, c’est aussi simple que cela."
Certes, mais ça ne suffit pas. J'enseigne depuis onze ans l'éducation musicale en collège et suis en reconversion (changement de discipline car si j'aime l'enseignement et le contact avec les jeunes, je suis totalement désabusé vis-à-vis de l'enseignement musical en collège). Lorsque vous ne bénéficiez d'aucun soutien de la part de votre hiérarchie : retenues non effectuées ou sanctions non données car les parents montent au créneau : "On ne va pas coller mon fils pour le cours de musique" ou bien " mon fils faisait ses devoirs de maths pendant le cours de musique et alors ? les Maths c'est important et puis au moins, il ne dérangeait personne pendant ce temps-là... et vous n'aviez pas à lui confisquer son devoir pour le mettre dans le casier du prof de maths ; j'espère que ça ne se reproduira pas !". Un professeur de maths qui se fait traiter de connard, c'est une affaire d'Etat, un prof de musique que se fait traiter de connard par un élève qu'il n'autorise pas à aller en étude faire ses devoirs de matières "importantes" plutôt que de venir en cours (obligatoire) de musique en collège, c'est une déviation sémantique : "Il faut comprendre, c'est l'adolescence et patati et patata". Dans ces conditions, enseigner la musique en collège, c'est l'enfer sur terre. Certains parents sont un jour venus me trouver pour me proposer de garder leur maison durant les grandes vacances pour me faire un peu d'argent de poche. Ils s'imaginaient que j'étais payé au Smic ("On ne paie quand même pas un prof de musique comme un prof de maths ? La musique ça ne compte pas, ça ne sert à rien etc."). Les élèves : "Ah bon, vous venez au conseil de classe, vous le prof de musique ? Oh, de toute façon, vous ne devez pas avoir le droit de dire quoi que ce soit, vous n'êtes pas un vrai prof..."
Pauvre France, elle a du souci à se faire quant au niveau de culture musicale général (si l'on appliquait les critères de qualité de la Star Ac' pour le Prix Goncourt, c'est Pif Gadget qui aurait le prix...).
Ecrit par : prof-désabusé | 23 décembre 2007
Pauvre France, elle a du souci à se faire quant au niveau de culture musicale général (si l'on appliquait les critères de qualité de la Star Ac' pour le Prix Goncourt, c'est Pif Gadget qui aurait le prix...).
Ecrit par : prof-désabusé | 23 décembre 2007
J'ai toutes les raisons de comprendre et de compatir.
Mon épouse est professeur de musique (pardon d'Education musicale et Chant choral) en collège et en reconversion, elle aussi.
Première médaille d'or de piano et premier prix régional de chant, elle a vécu à peu près tout ce que vous évoquez.
Un inspecteur n'a rien trouvé de mieux que de lui dire un jour : " Oubliez que vous êtes une artiste ! " Ca résume tout, n'est-ce pas ?
Ecrit par : Robin | 23 décembre 2007
Merci !
Et oui, pour faire ce métier, il vaut mieux ne pas être trop musicien car, si on l'est, on souffre. L'IPR m'a dit que je n'étais pas là pour passer de la musique classique à mes élèves et en faire des mélomanes. On croit sans doute donner une légitimité à la matière en donnant dans le répertoire qui passe sur les ondes par démagogie et jeunisme. Si les parents (dont beaucoup, j'en suis sûr, surveillent d'un oeil les lectures de leurs enfants) connaissaient le contenu textuel des chansons écoutées à longueur de jour et de nuit par leurs enfants, ils en seraient malades. Mais comme dirait l'autre : "bah, ce n'est QUE de la musique" ! Quand on sait combien les jeunes s'identifient à ce genre de musique et les ravages que cela peut faire dans des cas extrêmes... enfin. Pas besoin de CAPES ou d'agrégation pour enseigner la musique en collège, disons tel que cet enseignement est conçu et risque d'évoluer après le remaniement annoncé des programmes, un animateur de MJC fait mieux l'affaire (je n'ai rien contre les animateurs de MJC, ceci dit !).
Ecrit par : prof-désabusé | 24 décembre 2007
Citation:
Passé et passif de l’enseignement supérieur américain
L’eldorado universitaire américain n’a cessé de fasciner les élites mondiales, aveuglées par les établissements richement dotés, les campus rutilants et les bibliothèques gorgées d’ouvrages. Même si pendant les décennies de l’après-guerre une certaine démocratisation de l’enseignement supérieur est intervenue, le système universitaire s’est toujours accommodé de centaines d’institutions démunies et peu courues – sauf par les étudiants pauvres écartés des facultés d’élite. Est-ce ce modèle, substituant parfois la « diversité » à l’égalité, qui tente l’Europe, et en particulier la France depuis l’élection à l’Elysée de M. Nicolas Sarkozy ?
Par Christopher Newfield
Professeur à l’université de Californie de Santa Barbara, auteur de The Post-Industrial University : The Culture Wars and the Unmaking of the American Middle Class, 1980-2005.
Durant la majeure partie de son histoire, le système universitaire des Etats-Unis a répondu à la mission de progrès économique et social qui relevait en Europe de l’Etat-providence. Ce rôle d’intégration sociale est peu à peu délaissé. L’Université tient chaque jour davantage du bassin de main-d’œuvre et du prestataire de services aux entreprises. Or, qu’il s’agisse du « concours d’excellence » en Allemagne ou des « réformes » en France, les critères retenus pour construire un espace universitaire européen s’inspirent plutôt des défauts du système américain que de ses qualités.
Aux Etats-Unis, dans un foisonnement sans réelle structure ou administration de tutelle, le seul critère qui vaille est une redoutable classification des « bonnes » et « mauvaises » universités. Chaque région en compte ainsi quelques « bonnes », une réputation qui doit souvent moins à la qualité des programmes qu’à l’assise historique de l’établissement, à son niveau de sélection, à ses ressources et à la notoriété de ses enseignants. La valeur d’un college est largement fonction des difficultés rencontrées pour y entrer. Harvard (Massachusetts) et Stanford (Californie), par exemple, n’acceptent qu’un candidat sur dix. De tels chiffres, qui attisent la convoitise et impressionnent par l’image d’excellence qu’ils véhiculent, font monter la cote d’un établissement. Une véritable industrie s’est ainsi développée en marge de l’université afin d’aider les futurs étudiants à préparer l’entretien d’entrée dans l’établissement de leur choix, à rendre plus affriolant leur curriculum vitae. Environ 20 % des étudiants admis dans de grandes universités ont eu recours aux services d’un coach personnel, lequel peut coûter jusqu’à 30 000 dollars (22 300 euros)...
En réalité, seules trente-cinq universités acceptent moins d’un étudiant sur quatre (1) ; les cent premières en retiennent un sur deux ; la majorité est ouverte à tous. Plutôt que de garantir la qualité globale de l’enseignement, ce système de sélection légitime l’importance des moyens accordés aux établissements d’élite, qui ne représentent que 1 % à 2 % de l’ensemble. Les dix mieux dotés se sont attribué la moitié de l’augmentation des dons privés en 2006 (2) ; l’université californienne Stanford, qui dispose déjà d’une dotation en capital (endowment) de 14 milliards de dollars, a récemment lancé une campagne afin de recueillir 4,3 milliards de dollars supplémentaires. On le voit, la sélection permet surtout d’assurer à une petite élite des ressources quasi illimitées. Une version informelle, à l’américaine en quelque sorte, des « grandes écoles » françaises (3). Le fait « d’aller au college », qui fut longtemps le dénominateur commun par excellence de la société américaine, sert aujourd’hui de loupe dévoilant l’inégalité croissante du système social.
La situation tranche avec celle des années de prospérité consécutives à la seconde guerre mondiale. Washington confiait alors aux universités publiques une mission de réduction des inégalités. A partir de 1945, les Etats-Unis ont construit de nombreux établissements publics destinés à accroître massivement l’accès des classes populaires à un enseignement supérieur. Ils devenaient ainsi un creuset de cohésion sociale. Entre 1940 et 1970, le nombre des étudiants passa de 1,5 million à 8 millions. Durant les trente années qui suivirent, il doubla encore.
Paradoxalement, c’est pour partie à la guerre froide qu’on doit cette parenthèse « égalitaire ». Dans un climat politique anticommuniste et antisocialiste, l’Université devint l’instrument idéal permettant de déguiser la structure sociale du pays en méritocratie. Cela a permis de faire l’impasse sur toute politique à connotation ouvertement travailliste ou égalitaire : les universités n’avaient pas tant pour vocation d’éduquer la « classe ouvrière » que celle de la transformer en une armée d’« ouvriers du savoir » au service de l’entreprise Amérique. C’est dans cette perspective que nombre d’hommes politiques de droite se résolurent à augmenter les dépenses publiques et que le gouvernement fédéral finança généreusement les bourses d’études destinées aux anciens combattants. Il utilisa aussi la menace militaire soviétique pour justifier le versement de crédits plantureux à la recherche : le budget de la National Science Foundation (4) fut multiplié par cent entre 1952 et 1962...
L’Université américaine doit donc une bonne part de sa renommée planétaire à un processus inavoué de socialisation des coûts de développement du pays. Vinrent d’abord d’impressionnantes hausses des crédits alloués à l’enseignement supérieur : ni 5 % ou même 8 %, mais 25 %, voire 100 %. Aussi spectaculaires qu’inégaux, ces bonds soulevaient l’enthousiasme des milieux universitaires, donnaient un sens nouveau à leur mission et permettaient de dégager les ressources nécessaires pour faire face aux difficultés rencontrées en cours de route. Cette manne représenta également une chance formidable pour des millions d’étudiants issus de familles dont aucun des membres n’avait eu jusqu’ici accès aux études supérieures. Ce qui favorisa un éveil politique des classes populaires, une prise de conscience de leur pouvoir, le désir de se forger un destin.
L’Université réalisait aussi la fusion entre enseignement et recherche. Elle répondait tout à la fois aux aspirations des citoyens ordinaires et aux attentes des intellectuels, des scientifiques, des milieux d’affaires et de l’armée. Les chercheurs, qui n’appartenaient pas souvent aux élites traditionnelles, commencèrent à se percevoir comme l’une des forces vives de l’économie postindustrielle. Et à se sentir légitimement fondés à jouir d’une plus grande maîtrise de leur travail et de meilleurs revenus. De leur côté, les étudiants se montraient d’autant plus ouverts aux mouvements sociaux que leurs campus toléraient, voire encourageaient, l’égalité des sexes et des « races ». En somme, l’Université paraissait opérer la synthèse entre service public et excellence, égalitarisme et richesse. Elle estimait être le reflet d’une démocratie de plus en plus multiraciale aspirant à repousser toujours plus loin les frontières de la connaissance.
Les changements survenus après-guerre se situaient souvent dans le droit fil des pratiques de certaines des universités traditionnelles, qui défiaient depuis longtemps les règles établies par les milieux d’affaires. Au tout début du XXe siècle, le président conservateur de l’université de Californie, Benjamin Wheeler, prétendait avoir pour mission de « sauver et libérer les hommes de l’esclavage ». Quelques décennies plus tard, l’Université posa le principe d’une recherche affranchie des pressions financières ou politiques et édicta une éthique du travail intellectuel postulant le droit des universitaires à contrôler eux-mêmes la qualité de leur production, à partir de critères d’évaluation établis par leurs pairs. Souvent issus des rangs des professeurs, les administrateurs des établissements étaient plus enclins à représenter et à soutenir le corps enseignant qu’à s’incliner devant les hommes politiques ou les mécènes. Chaque département devint responsable de ses recrutements et du contenu des programmes enseignés. Bien sûr, l’Université continuait à servir le système capitaliste, mais elle entendait échapper à sa dépendance et se consacrer au développement des formes d’un progrès humain étranger à l’obsession américaine de la croissance économique.
Les conséquences de ce réformisme de bon ton allaient bientôt apparaître dans les rangs de la nouvelle classe moyenne éduquée. La participation des étudiants au mouvement pour les droits civiques et aux manifestations contre la guerre du Vietnam constitua le premier symptôme des changements survenus. Cependant, c’est la transformation observée dans la nouvelle classe de jeunes diplômés, peu politisés et voués à devenir la cheville ouvrière du système, qui constitua le plus grand défi pour les milieux dirigeants. Ces cadres faisaient fonctionner l’économie, mais remettaient en question les règles du jeu.
Comme l’économiste de Harvard John Kenneth Galbraith en fit l’analyse, cette nouvelle classe moyenne diplômée formait une « technostructure » réfractaire aux patrons autoritaires. Elle considérait l’entreprise comme une institution sociale, refusait que la consommation soit la seule finalité du travail et que le développement soit défini de manière purement économique. Les masses éduquées, écrivait Galbraith, résistaient aux « puissantes incitations à entrer dans le système », enclenchant ainsi « les mécanismes de l’émancipation » au nom des « sphères négligées de la vie (5) ». Les élites traditionnelles comprirent progressivement que les diplômés devenaient porteurs d’une nouvelle forme de pensée en termes de droits économiques, politiques et culturels. Ils commençaient d’ailleurs à se percevoir comme les moteurs réels de la société et à considérer leur travail comme la véritable source de la richesse nationale. Ils avaient également soif de culture et de loisirs.
On comprend mieux l’arrivée au pouvoir de la droite dans les années 1980 en appréciant les efforts qu’elle a déployés pour détruire cette social-démocratie à l’américaine, pour en limiter le coût et contrecarrer ses effets égalitaires. La « guerre culturelle » cibla d’abord les universités des Etats à forte tradition sociale. En attaquant le « politiquement correct » et d’autres courants de pensée produits par le monde universitaire, la droite chercha à entamer le pouvoir de la « nouvelle classe ». Ses attaques se concentrèrent sur les idées qui la caractérisaient le mieux : la lutte contre la discrimination raciale, le désir d’autonomie dans le métier. Mais elles mirent aussi en cause un « enfermement » scientifique qui ne répondait pas assez à la logique du marché, un savoir sans retombées économiques immédiates.
Cette guerre des idées passa par une guerre économique engagée contre les aspirations et les exigences de la nouvelle majorité éduquée. La fiscalité et la privatisation en furent les bras armés. Des crises de financement artificiellement orchestrées aboutirent à une diminution des fonds alloués au système public d’éducation. Car la réduction des budgets des universités d’Etat ne reflète pas une baisse des revenus des contribuables (et parents), mais un recul sensible de la part de l’impôt sur le revenu affectée à ces établissements publics d’enseignement supérieur que fréquentent 80 % des étudiants américains (6). Ils ont vu leurs budgets réduits d’un tiers depuis vingt-cinq ans. Pour l’université de Californie, qui se situa à l’avant-garde de la recherche, la chute est de 40 % depuis 1990.
Afin de combler ce manque, les universités publiques ont eu recours au mécénat, en particulier pour financer des recherches spécifiques (7) ; elles ont également sollicité plus de fonds privés et accru considérablement leurs frais de scolarité. Dans le même temps, la dotation en capital des universités privées, favorisée par les largesses de donateurs de plus en plus riches et par des placements avisés sur les marchés financiers (encore que Harvard vienne de perdre 350 millions de dollars dans la débâcle d’un fonds spéculatif...), a bondi de 10 % à 20 % par an depuis quinze ans. Le contraste entre la richesse des universités privées et les difficultés des établissements publics conduit ces derniers à se soumettre à la même logique. Désormais, même les doyens et les chefs de départements entrent dans la danse, sollicitant les parents, les anciens élèves, les municipalités, les habitants.
Pour les universités publiques, cet engrenage est absurde et sans espoir. Si elle entendait recouvrer sous la forme d’intérêts sur sa dotation en capital les financements publics qu’elle a perdus depuis 2001, l’université de Californie devrait trouver du jour au lendemain... 25 milliards de dollars. Soit presque autant que Harvard, une institution vieille de quatre siècles (8). L’augmentation des frais de scolarité est donc vite apparue comme le seul recours possible. Ceux-ci ont doublé depuis 2001. Et, s’il fallait combler le manque, ils devraient à nouveau doubler et atteindre 15 000 dollars par an. Dorénavant, la plupart des établissements publics tentent de réserver les fonds privés qu’ils obtiennent à des projets dotés d’un statut particulier ou qu’ils estiment potentiellement rentables. Cela crée des ghettos d’excellence au cœur d’institutions dont le lent déclin se fait si discrètement qu’il n’émeut pas grand monde. Hormis pour une petite élite, la privatisation se résume à l’équation suivante : payer plus pour avoir moins.
En rivalisant pour attirer les étudiants les plus solvables, les universités ne font qu’accentuer la fracture sociale dès lors que les étudiants pauvres se retrouvent presque toujours dans les établissements démunis. Simultanément, la dette étudiante augmente et les trois quarts des familles américaines doivent emprunter pour financer les études de leurs enfants. Autre conséquence, les candidats à une carrière dans le service public se font plus rares, car ils craignent que leurs futurs salaires, moins élevés que ceux du privé, ne leur permettent pas de rembourser leurs créances.
Par ailleurs, afin de se rendre plus attirants aux yeux de l’étudiant-client-payeur, les établissements affectent une part croissante de leur budget à d’autres postes que l’éducation, tels le marketing ou l’embellissement des équipements. A tel point que, entre 1975 et 1995, le quadruplement des frais de scolarité et du coût des résidences universitaires ne s’est traduit que par un accroissement de 32 % des dépenses affectées aux étudiants (9). A mesure que les familles déboursent davantage pour l’enseignement supérieur public de leurs progénitures, elles se montrent moins disposées à financer le système par le biais de l’impôt. Le contrat passé dans l’immédiat après-guerre est en morceaux ; les notions d’ouverture au plus grand nombre et de qualité sont perçues comme antinomiques.
Les dirigeants du monde universitaire n’approuvent pas cette tendance qui se creuse depuis un quart de siècle. Le désir d’accès universel au savoir, l’autonomie de gestion, la valeur attribuée aux investissements publics, l’ouverture aux mouvements sociaux, les passerelles entre recherche de pointe et instruction publique : voilà ce qui faisait la force du système universitaire américain. Aujourd’hui, ce sont les faiblesses de l’édifice qui apparaissent : un enseignement de qualité réservé aux plus riches, des investissements privilégiant un rendement rapide, une stratification sociale marquée, une concurrence engendrant des coûts prohibitifs, une concentration des ressources au sommet de la pyramide. Un tel glissement général constitue sans nul doute une victoire pour la droite américaine puisqu’il entérine l’abandon de l’ambition d’une éducation de haut niveau destinée à l’ensemble de la société. Il importe à n’en pas douter de réinventer une vision égalitaire de l’utilisation des savoirs. Mais un choix de ce genre sera plus vraisemblablement imposé par l’ensemble des Américains que par l’Université elle-même.
............
(1) http://www.usnews.com/sections/education/index.html
(2) Jeffrey Selingo et Jeffrey Brainard, « The rich-poor gap widens for colleges and students », The Chronicle of Higher Education, Washington, DC, 7 avril 2006 ; http://chronicle.com/free/
(3) Lire Rick Fantasia, « Délits d’initiés sur le marché universitaire américain », Le Monde diplomatique, novembre 2004.
(4) Agence fédérale indépendante destinée à soutenir la recherche scientifique fondamentale.
(5) John Kenneth Galbraith, Le Nouvel Etat industriel, Gallimard, coll. « Tel », Paris, 1989.
(6) En 1978, un référendum d’initiative populaire inspiré par les républicains, la « proposition 13 », aboutit au gel des taxes d’habitation en Californie. Les recettes de l’Etat furent brutalement affectées.
(7) Lire Ibrahim Warde, « L’université américaine vampirisée par les marchands », Le Monde diplomatique, mars 2001.
(8) Cf. Christopher Newfield, Henning Bohn, Calvin Moore, « Current budget trends and the future of the University of California », mai 2006 ; document PDF. Fin juin 2007, la dotation en capital de Harvard atteignait 34,9 milliards de dollars.
(9) Cf. Eric Gould, The University in a Corporate Culture, Yale University Press, Newhaven (Connecticut), 2003.
Ecrit par : dobolino | 25 décembre 2007
Merci dobolino pour cette mise au point à propos de l'Université américaine.
Dans un tout autre registre un extrait d'un entretien de Pierre Legendre que publie ces jours-ci marianne 2 http://www.marianne2.fr
Il y décrit magistralement les effets de la casse du système d'enseignement et d'éducation, le rôle des appareils comme les IUFM, les réformes gestionnaires bédeuziques, pronotes etc...
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Rubens: En Occident, la communication semble enterrer jusqu'à l'usage du terme de parole. Le marketing politique, la publicité, le jargon de l'entreprise démonétisent la parole. Ce mot, communication, s'est même infiltré dans les relations personnelles. Comment faire entendre que la communication mutile la parole ?
PLegendre: "Pour le jargon, vous pouvez ajouter les milieux éducatifs, universitaires et formateurs (j'en oublie !) toujours à l'affût des dernières lubies communicantes. Je ne pense pas qu'il soit possible de faire entendre quoi que ce soit aujourd'hui sur la question de la parole.
C'est le moment de se souvenir d'Orwell dans 1984 : « Nous taillons le langage jusqu'à l'os. »
Nous avons affaire à ce qui s'appelait dans la Russie stalinienne « la révision des valeurs ». C'est du granit, le granit sur lequel reposent un international-scientisme et l'ordre libéral-libertaire. Je ne dis pas que nous en resterons là, car l'avenir réserve aux intégristes occidentaux l'inattendu.
Pour l'heure, les effets de casse de la défaite de la parole sont pris en charge par la gestion. Vous avez des professionnels pour ça, formatés par la sociologie et les sciences comportementales en tous genres. Nous sommes sur une pente de dé-Raison qui, pour avoir consistance sociale, suppose comme toujours les minorités agissantes et passe forcément par la mobilisation des institutions.
Pour une prise de conscience, il faudrait d'abord se rendre compte que nous fabriquons des sacrifiés, des handicapés artificiels, auxquels sont refusées les conditions normatives minimales de l'humanisation. Derrière cela, il y a une longue, très longue histoire. Mais ce n'est pas notre propos.
Ecrit par : buntovchik | 26 décembre 2007
Mais que fait Cadichon ???
Ecrit par : catmano | 26 décembre 2007
No comment :-)))!
Ecrit par : buntovchik | 26 décembre 2007
"Pauvre France, elle a du souci à se faire quant au niveau de culture musicale général "
Don't worry, on a notre bouffon national (CIBIL) qui va remédier à tout ça. :ange:
C't'étonnant qu'il ne soit pas djà passé par là ????
:ange:
bonnes fêtes
Ecrit par : toto | 26 décembre 2007



