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09 décembre 2007

Maternelles

Maternelles


Le Monde du 6 décembre rend compte du rapport remis par Alain Bentolila à Xavier Darcos sur les Maternelles. Bien sûr, on peut toujours s'interroger sur la compétence d'un linguiste universitaire sur la question — disons que sa prestation sur Gafi, le manuel de lecture qui a formé/déformé tant d'enfants, lui sert de carte de visite — ainsi que certaines remarques récentes sur le nécessaire apprentissage de "mots nouveaux" chaque jour en classe — dois-je croire que tous les instits n'en avaient pas ressenti la nécessité, et depuis quelques lustres ?
"Pour schématiser, dit Bentolila, les deux premières années [de Maternelle] on fait la classe au fil de l'eau, avec des activités qui n'ont pas de réels liens entre elles et sans objectifs clairement définis. En grande section, soit on continue sur ce modèle, soit on met les bouchées doubles."
Et de s'attirer les foudres immédiates d'une inspectrice générale, Viviane Bouysse, affirmant que "rien ne justifie qu'on fasse trop tôt et mal des apprentissages qui ne relèvent pas des écoles maternelles — déclaration faite à l'occasion d'un colloque organisé le 27 novembre à Paris par le SNUIPP-FSU, à qui nous devons depuis si longtemps tant de prises de positions pédagogiquement avantgardistes…

Je ne suis pas spécialiste des Maternelles, ni du Primaire en général, et je me garderai bien de donner mon son de cloche — parce que "cloche" serait, en l'occurrence, le terme vraiment adéquat.
Mais comme les bloggueurs/bloggueuses ici présent(e)s ont du talent, j'ai demandé à l'une d'entre elles, qui s'y connaît assurément, de bien vouloir mettre par écrit quelques propositions pour la Maternelle.
Merci à Catherine B-H***, plus connue sous le pseudonyme de Catmano. Ces "propositions" étaient destinées à mon prochain livre : je les soumets ici à l'appréciation de toutes et de tous — cela vaut mieux qu'undiscours creux appelant à "définir de sprogrammes clairs et étalir une vraie progression des apprentissages de la petite à la grande section."
Alain, mon ami, voici ton programme.

Jean-Paul Brighelli


Propositions :

1) Orientation générale :
• L’école maternelle a pour but de donner aux enfants de deux à six ans les soins que réclame leur développement physique, intellectuel et moral et de les préparer à recevoir les enseignements prévus dans les programmes de l’école élémentaire.
• C’est un établissement d’enseignement qui est chargé de former le passage de la famille ou du mode de garde choisi par celle-ci à l’école élémentaire. Elle initie au travail et à la régularité de l’école tout en conservant un mode de fonctionnement et des programmes compatibles avec le jeune âge de ses élèves.
• En conséquence, les instituteurs devront se préoccuper de permettre à leurs élèves d’accéder à l’école élémentaire en pleine possession de leurs facultés motrices et intellectuelles et capables de mobiliser ces compétences au sein d’activités dirigées.
• Comme on ne se propose pas dans les écoles maternelles de former ou d’exercer une capacité au détriment des autres, mais de les développer toutes harmonieusement, il ne peut être question de préconiser aucune méthode basée sur un système exclusif et artificiel. Les instituteurs s’appliqueront au contraire à former, à l’aide des différentes méthodes qu’il aura eu l’occasion de se voir développer au cours de sa formation, tous les exercices qui répondront aux besoins du petit enfant et qui mettront en jeu toutes ses facultés.
• Les exercices qu’elle proposera seront variés : la découverte du monde, le langage, le chant, les premiers essais d’arts visuels, de lecture, de calcul, de récitation partageront le temps avec les exercices corporels et les jeux sensoriels de toute sorte. On appliquera une méthode essentiellement naturelle, familière, toujours ouverte aux découvertes scientifiques, toujours susceptible de se compléter et de se réformer dans le sens d’une meilleure intégration des élèves à la suite de leur scolarité. Des entrevues entre enseignants de maternelle et des premières classes du primaire seront organisées afin que méthodes et contenus des deux écoles soient harmonisées.
• Sachant à quel point à cet âge, tout acquis est fragile et sujet à fluctuations, et combien les progrès dans un domaine mobilisent temporairement l’attention de l’enfant, allant parfois jusqu’à provoquer des régressions dans les autres domaines, l’évaluation des progrès de l’enfant restera globale. L’instituteur s’attachera à solliciter ses élèves dans tous les domaines, sans fatigue, sans trop de contraintes, sans excès d’application. Il veillera à leur donner toutes les aides et toutes les informations nécessaires pour que leur intérêt, leur joie d’apprendre, leur goût du travail et de l’effort ne s’altèrent pas.

2) Proposition de programmes par année scolaire :

• Petite Section (enfants de deux à quatre ans) :
a) Vivre ensemble :
Les enfants, encore très jeunes, ne pouvant encore profiter de l’expérience commune et ayant beaucoup de difficultés à se décentrer de leur expérience personnelle, il sera vain à cet âge de provoquer des débats visant à faire émerger des règles de vie collectives. C’est à l’adulte (PE et ATSEM) de leur faire prendre des habitudes compatibles avec la vie en société. Celui-ci s’attachera à ne tolérer aucun acte qui pourrait s’apparenter à de la violence et encouragera la prise en compte des autres enfants comme des égaux ayant droit aux mêmes égards que l’enfant lui-même.
- Causeries très simples, mêlées à tous les exercices de la classe et de la récréation, dès les premiers jours de classe, lors de chaque activité, puis en cours d’année, lors de chaque problème, le plus souvent adressé à un enfant ou un petit groupe d’enfants en particulier
- Suivi tout particulier à l’égard des enfants n’ayant pas encore intégré les premières règles de la vie en collectivité, en les aidant, grâce aux capacités d’anticipation de l’adulte, à gérer leur individualité au sein d’un groupe dans le respect du bien-être de chacun

b) Langage :
La disparité des capacités langagières des élèves de cette section pourra décontenancer l’instituteur et le conduire à considérer que tel ou tel enfant n’a pas encore sa place dans une structure de type « scolaire ». Il devra néanmoins se rappeler que les enfants de moins de quatre ans progressent selon des rythmes personnels très divers et qu’il peut s’attendre tout au long de l’année (ou des deux années) à voir progresser à pas de géants tel enfant qui stagnait depuis des semaines et s’arrêter ou même régresser tel autre qui est en train d’investir un autre domaine de compétence. Son rôle sera donc de proposer à tous un langage et des domaines d’exploration riches et variés.
- Exercices de prononciation, comptines, formulettes. L’enseignant aura reçu au cours de sa formation toutes les informations nécessaires sur l’appareil phonatoire et sera capable de distinguer facilement les troubles qui relèvent de sa compétence et ceux qui devront nécessairement être confiés à un personnel plus qualifié (rééducateur, orthophoniste)
- Exercices en vue d’augmenter le vocabulaire de l’enfant (voir découverte du monde) ; premiers exercices de mémorisation : chants, comptines, récits et contes lus ou racontés quotidiennement ; questions et réponses

c) Découverte du monde (leçons de choses, connaissance des objets usuels, premières notions d’histoire, de géographie)
Ces exercices, nombreux et variés, partiront toujours d’objets mis sous les yeux et dans les mains des enfants. Ils donneront lieu à des causeries à bâtons rompus où l’instituteur s’attachera à solliciter l’intérêt et la participation de chacun, évitant au maximum le monopole de la parole par les enfants les plus à l’aise. Au besoin, il constituera dans sa classe des groupes de niveau et confiera provisoirement l’un des groupes à l’ATSEM qui mènera alors une activité de jeu qu’il aura programmée lui-même afin de pouvoir travailler au plus près des besoins de ses élèves (dans les écoles à plusieurs classes, ces moments de langage autour d’un phénomène à découvrir pourront faire l’objet d’une programmation commune et les enfants seront alors répartis pour ce moment en groupes de besoins).
On traitera au cours de l’année scolaire les points suivants (ces notions seront reprises et élargies en Moyenne Section) :
- Nom des principales parties du corps humain ; des principaux animaux sauvages et domestiques ; des plantes servant à l’alimentation ou les plus visibles pour l’enfant (arbres de la cour, de la rue, fleurs familières, etc.)
- Nom et usage des objets qui sont sous les yeux de l’enfant (objets servant au vêtement, à l’habitation, à l’alimentation, au travail scolaire)
- Étude des couleurs et des formes par des jeux
- Notions de jour et de nuit
- Âge de l’enfant, anniversaires, la fratrie, la famille
- Le chaud, le froid, la pluie, le beau temps, la neige, la glace
- Éducation sensorielle : discerner des couleurs, des formes, des longueurs, des sons, des odeurs, des saveurs
- Demeure et adresse de l’enfant, nom de la commune, situation relative des différentes parties de l’école, petits exercices sur la distance (moins loin, plus loin)

d) Dessin, lecture, écriture, exercices manuels
Les exercices prématurés de lecture ou d’écriture risquant de provoquer chez les élèves les plus fragiles un dégoût durable, l’enseignant restera très modeste dans ce domaine jusqu’à la fin de la Petite Section. Son travail dans ce domaine se bornera donc à faire découvrir et apprécier les livres et ce qu’ils contiennent à ses petits élèves. Les prénoms inscrits sur les casiers, cahiers ou classeurs ainsi que sur le porte-manteau de chacun ne donneront lieu à aucun exercice de reconnaissance ou de copie. Ils seront là uniquement pour la commodité des usagers -lecteurs (adultes de l’école, parents).
- Les activités de dessin seront quotidiennes et on encouragera chaque enfant à « raconter son dessin » au maître qui transcrira ses paroles sur la feuille du dessin. Ces dessins seront collectés dans un cahier ou un classeur qui suivra l’enfant tout au long de l’année scolaire. Les capacités motrices fines de cet âge étant encore très limitées, on ne proposera pas à l’enfant de copie de modèle, de thème de travail, d’exercices de graphisme.
En revanche, de nombreuses activités manuelles seront programmées chaque jour : peinture, modelage, déchiquetage puis découpage, collage ou enfilage de petits éléments. Ces activités, très libres, ne viseront pas à obtenir un contenu esthétique souvent plus valorisant pour l’enseignant que pour l’enfant lui-même ou l’acquisition de techniques d’arts visuels issues de l’art contemporain et plaquées sur un projet conçu par des adultes pour des adultes. Elles seront proposées à l’enfant uniquement dans le but d’exercer sa motricité fine, de découvrir et d’entraîner sa discrimination visuelle, de l’encourager à mener à bien une tâche simple. L’enseignant se bornera donc à offrir un matériel riche et varié, à installer un goût de bien faire et quelques petites habitudes de soin, d’effort et de précision.
- Le maître donnera quotidiennement à voir à ses élèves un comportement de lecteur et scripteur expert. Il écrira sur les dessins produits un texte grammaticalement correct et encouragera chaque progrès de l’enfant en valorisant toute production graphique nouvelle (petits ronds, pointillés, hachures, etc.) et toute représentation du réel plus conforme à la réalité que les précédentes (bonhomme, animal, véhicule, objets, etc.)
- Chaque jour, il regroupera ses élèves autour d’un livre pour enfants. Il commencera par des imagiers très simples de façon à ne pas écarter dès le départ ceux de ses élèves qui n’ont eu hors de l’école aucun contact avec les livres. Petit à petit, tout au long des deux années de la Petite Section, il proposera des livres plus longs, aux textes plus fournis, en prenant garde toutefois de cibler tous ses élèves. Sa lecture sera interrompue de nombreuses questions, il donnera à voir les détails de l’image, se fera expliquer chaque phrase, reformulera en français plus élaboré les essais de langage de ses tout-petits.
- Les élèves étant encore trop jeunes, il n’essaiera pas de les faire écrire. Tout au plus pourra-t-il proposer à chaque enfant de reproduire un graphisme déjà produit et il les encouragera à automatiser le geste qui leur a permis ce graphisme. En revanche, il travaillera les compétences à la copie de modèles orientés grâce à des jeux à base de petit matériel (bâtonnets, jetons, cerceaux, balles, etc.)
e) Calcul
Les exercices proposés feront systématiquement appel au jeu et ne feront l’objet d’aucune évaluation. Les chiffres ne seront pas proposés à la copie et le maître s’attachera à ce que l’enfant considère à la fois le nombre sous son aspect cardinal et ordinal.
- Le nombre : quantités de 1 à 5, ajouts, retraits, partages. Associer chiffre, collection concrète, doigts de la main.
- La comptine numérique : de 1 à 5, premier, deuxième, troisième, dernier.
f) Musique
L’instituteur aura, au cours de sa formation, reçu une instruction complète sur les capacités vocales et rythmiques d’un enfant de deux à onze ans. Il sera donc capable de concevoir un répertoire adapté à la tessiture et aux capacités d’articulation et de vitesse d’élocution de ses élèves. Il s’attachera à ce que tous ses élèves participent, allégeant au besoin ses ambitions. Les musiques proposées à l’écoute et à l’expression corporelle seront choisies de la même façon et respecteront une progression élaborée allant du simple au complexe.
- Comptines et chants du répertoire traditionnel ou contemporain, jeux de nourrice.
- Exercices portant sur le rythme (rythme corporel, rythme frappé, petites percussions)
- Exercices d’écoute en lien avec la progression d’EPS (expression corporelle)
g) Education motrice
Selon le milieu familial, l’enfant de deux à trois ans qui entre à l’école maternelle a ou n’a pas eu l’occasion d’exercer sa motricité large et fine. L’instituteur devra en tenir compte et proposer à tous ses élèves une progression qui leur permettra de progresser et de s’approcher de la norme. Il aura pour cela reçu au cours de sa formation tous les éléments nécessaires à une bonne connaissance des capacités physiques et motrices de l’enfant. On s’attachera à ce que es actions, d’abord libres et menées par le simple désir d’agir soient de plus en plus voulues et organisées, graduellement plus élaborées et articulées entre elles.
- Jeux libres avec ou sans matériel (balles, ballons, cerceaux, anneaux, rubans, etc.), premières copies du jeu de l’enseignant ou d’un camarade (lancer et rattraper, faire rouler, rebondir, etc.)
- Expression corporelle, rondes, jeux dansés (voir Musique)
- Évolutions (marche, course, saut, ramper, grimper, quadrupédie, etc.) avec ou sans obstacles
- Exercices d’équilibre (rouler, glisser, évoluer sur la poutre, etc.)

• Moyenne Section (enfants de quatre à cinq ans) :
a) Vivre ensemble :
La plupart des enfants ayant déjà fréquenté l’école maternelle pendant une à deux années scolaires devront avoir intégré les habitudes d’une vie en collectivité harmonieuse. Il se pourra néanmoins que l’instituteur ait besoin de reprendre les programmes et méthodes de la classe de Petite Section pour permettre à chacun de progresser dans sa compréhension des règles de vie.
- Certains contes, chants et poèmes du répertoire traditionnel ou contemporain seront lus et commentés afin de faire émerger l’universalité des règles de vie appliquées à l’école. Ils seront suivis de questions propres à en faire ressortir le sens et à vérifier si les enfants l’ont compris
- Les causeries, très individualisées en Petite Section, deviendront plus collectives. On commencera à habituer les enfants à en référer à l’adulte lors des conflits afin que l’harmonie règne et que chacun se sente en sécurité au sein de règles communes applicables à tous

b) Langage :
Certains troubles de prononciation peuvent persister tout au long de la classe de Moyenne Section. Les enseignants, formés à détecter et traiter les plus simples de ces troubles, mettront tout en œuvre pour que ces difficultés cèdent avant l’arrivée en Grande Section. Toutes les facilités lui seront données pour le signalement des cas plus lourds et il aura à sa disposition une procédure simple pour encourager la famille à prendre en charge le traitement rapidement. La classe des Moyens est la classe idéale pour ouvrir l’ouïe de chaque enfant et le préparer à une articulation correcte et précise qui facilitera grandement les premières bases de l’apprentissage de la lecture alphabétique.
- Exercices de prononciation, d’écoute fine. Premiers exercices progressifs de conscience phonémique (oral uniquement)
- Enrichissement « exponentiel » du vocabulaire : toutes les activités de la classe engageront l’enfant à apprendre chaque jour des mots nouveaux et à les réinvestir régulièrement
- Récitation de chants, de comptines, de poèmes
- Lecture de contes, récits, documentaires par le maître. Celui-ci s’attachera à encourager l’écoute, la reformulation, l’anticipation des enfants. Le répertoire sera riche et varié et les méthodes employées viseront à ne jamais laisser l’intérêt de l’enfant s’étioler et à ne pas lui demander de s’intéresser à une éventuelle compétence de lecteur expert (lecture de mots, de phrases, production d’écrits personnels)
- Entraînement régulier à la dictée à l’adulte lors des activités quotidiennes de dessin (libre, résumant un conte lu en classe, le déroulement d’un événement vécu par l’enfant), le maître s’attachera tout particulièrement lors de cette activité à proposer à l’enfant un modèle de langage oral élaboré et n’hésitera pas à modifier la forme des propos dictés en lui expliquant les manques de ses propos (négations, utilisation des temps et modes de conjugaison, connexions logiques, adjonctions de compléments circonstanciels, structure du récit). Cette dictée à l’adulte ne fera en aucun cas appel à une éventuelle reformulation de l’écrit par l’enfant qui risquerait alors de prendre sa récitation pour de la lecture.
c) Découverte du monde (leçons de choses, connaissance des objets usuels, premières notions d’histoire, de géographie)
Le travail entrepris en Petite Section sera repris et complété, toujours à partir d’objets réels. Si le besoin s’en fait sentir, les groupes de besoin seront à nouveau constitués, les membres du RASED pouvant au besoin compléter les enseignants de l’école pour les cas les plus difficiles.
On ajoutera aux exercices vus en Petite Section et repris pour approfondissements en Moyenne Section :
- Observations sur la durée (heure, jour, semaine)
- Le nom du jour, de la veille et du lendemain
- Observations sur la saison, ses travaux, ses productions
- Éducation sensorielle : comparer des couleurs, faire discerner et comparer des nuances, des masses, des températures, des textures
- La terre et l’eau
- Le soleil : sa course apparente dans le ciel, le levant et le couchant
d) Dessin, lecture, écriture, exercices manuels
C’est bien sûr par le dessin que l’élève de Moyenne Section pourra continuer à s’exprimer. L’agilité manuelle des enfants permettra maintenant au maître de programmer les premiers exercices de graphisme préparatoire à l’écriture liée. Certains élèves, plus âgés ou plus précoces que leurs camarades, commenceront au cours de l’année à s’intéresser aux lettres et aux symboles en général. Cet intérêt ne sera surtout pas découragé, en revanche, on n’exigera pas que l’ensemble des élèves l’éprouve. L’essentiel de la préparation à la lecture se situera au niveau de la prononciation, de l’écoute pour aboutir au mieux à la conscience phonémique.
- Les activités de dessin seront quotidiennes et on encouragera chaque enfant à « raconter son dessin » au maître qui transcrira ses paroles sur la feuille du dessin. Ces dessins seront collectés dans un cahier ou un classeur qui suivra l’enfant tout au long de l’année scolaire. Selon les capacités motrices de ses élèves, le maître les encouragera à enrichir leurs productions, à établir des liens entre les différents éléments, à organiser l’espace de leur feuille de manière de plus en plus conventionnelle ; c’est par ces dessins, encore le plus souvent libres, qu’il pourra évaluer sans contrôle formel les acquis au niveau de l’organisation de l’espace, du schéma corporel, l’aisance psychomotrice et, lors de la dictée à l’adulte, la richesse du vocabulaire et la conformité syntaxique du discours. Les premiers dessins d’observation (leçons de choses) et de comptes-rendus (résumés de contes, d’activités) seront demandés aux élèves au cours de l’année scolaire. Les dictées à l’adulte pourront alors devenir collectives (groupe-classe ou petits groupes de besoins).
- Les activités manuelles resteront encore l’un des points centraux de la journée de classe. Aux activités prévues en Petite Section, on ajoutera toute activité nécessitant une motricité fine déliée et une précision accrue (laçages, couture, tissages, etc.). La copie de modèle sera évitée au maximum, le soin, la précision et l’effort pour mener à terme son travail seront encouragés.
- Des exercices progressifs de graphisme préparatoire à l’écriture liée seront mis à l’emploi du temps quotidien. L’instituteur s’attachera à construire une progression réaliste et exigeante, il pourra s’aider de manuels dont il suivra alors rigoureusement la progression.
- Dans la deuxième moitié de l’année scolaire, si tous les élèves ont commencé à marquer de l’intérêt pour les symboles, les chiffres, les lettres, l’instituteur pourra mettre en place une progression visant à apprendre à tous ses élèves le nom des lettres de l’alphabet, les minuscules scriptes et cursives seront privilégiées, on ne demandera pas à l’élève de lire ou de copier des mots entiers. Ces exercices resteront ludiques et ne feront pas l’objet d’une évaluation.
e) Calcul
Les exercices proposés feront systématiquement appel au jeu et ne feront l’objet d’aucune évaluation formelle. Les chiffres ne seront pas écrits et le maître s’attachera à ce que l’enfant considère à la fois le nombre sous son aspect cardinal et ordinal.
- Le nombre : quantités de 1 à 10, ajouts, retraits, partages, la moitié, comparaisons, égalité.
- La comptine numérique : de 1 à 10, premier, deuxième... dixième. Avant, après.
f) Musique
L’instituteur aura, au cours de sa formation, reçu une instruction complète sur les capacités vocales et rythmiques d’un enfant de deux à onze ans. Il sera donc capable de concevoir un répertoire adapté à la tessiture et aux capacités d’articulation et de vitesse d’élocution de ses élèves. Il s’attachera à ce que tous ses élèves participent, allégeant au besoin ses ambitions. Les musiques proposées à l’écoute et à l’expression corporelle seront choisies de la même façon et respecteront une progression élaborée allant du simple au complexe.
- Comptines et chants du répertoire traditionnel ou contemporain, jeux de nourrice.
- Exercices portant sur le rythme (rythme corporel, rythme frappé, petites percussions), la pulsation (vite / lent)
- Exercices d’écoute en lien avec la progression d’EPS (expression corporelle)
- Exercices et jeux d’écoute : grave, aigu ; découvrir quelques instruments, en étudier les caractéristiques, en reconnaître le son, trier (cordes, vent, percussion).

g) Education motrice
Le maître encouragera les élèves qui n’auraient pas fréquenté la Petite Section à participer aux activités motrices pour lesquelles il aurait de l’appréhension. Le travail moteur s’organise de plus en plus et commence à devenir collectif.
- Jeux organisés avec ou sans matériel (balles, ballons, cerceaux, anneaux, rubans, etc.), premiers jeux à règle.
- Expression corporelle, rondes, jeux dansés (voir Musique)
- Évolutions (marche, course, saut, ramper, grimper, quadrupédie, etc.) avec ou sans obstacles, évolutions dans un milieu moins familier (pleine nature, piscine, mur d’escalade, neige, etc.)
- Exercices d’équilibre (rouler, glisser, évoluer sur la poutre, etc.)

• Grande Section (enfants de cinq à six ans) :

a) Vivre ensemble :
Les enfants doivent avoir intégrer l’ensemble des règles qui régissent la vie de l’école ainsi que les valeurs en usage dans notre société.
- Les contes, chants et poèmes utilisés en Moyenne Section seront repris et complétés par d’autres visant à faire acquérir à chacun les droits et les devoirs d’un élève scolarisé
- Les causeries collectives auront pour origine non plus la vie quotidienne de la classe, mais plutôt des principes généraux. L’instituteur veillera à rester dans le strict cadre de la laïcité et le respect des valeurs familiales. Il gardera présent à l’esprit les mots de Jules Ferry (lettre aux instituteurs, 17/11/1883) : « ...avant de proposer à vos élèves un précepte, une maxime quelconque, demandez-vous s'il se trouve, à votre connaissance, un seul honnête homme qui puisse être froissé de ce que vous allez dire. Demandez-vous si un père de famille, je dis un seul, présent à votre classe et vous écoutant, pourrait de bonne foi refuser son assentiment à ce qu'il vous entendrait dire. Si oui, abstenez-vous de le dire ; sinon, parlez hardiment, car ce que vous allez communiquer à l'enfant, ce n'est pas votre propre sagesse, c'est la sagesse du genre humain, c'est une de ces idées d'ordre universel que plusieurs siècles de civilisation ont fait entrer dans le patrimoine de l'humanité. Si étroit que vous semble, peut-être, un cercle d'action ainsi tracé, faites-vous un devoir d'honneur de n'en jamais sortir, restez en deçà de cette limite plutôt que de vous exposer à la franchir : vous ne toucherez jamais avec trop de scrupule à cette chose délicate et sacrée, qui est la conscience de l'enfant. »
b) Langage :
Les exercices de langage oral seront combinés aux premiers exercices de langage écrit (lecture, écriture). Les exercices oraux proposés règleront d’eux-mêmes les dernières difficultés de prononciation des élèves. Les recours aux structures spécialisées (rééducateurs, orthophonistes) seront à nouveau facilités afin de garantir à tous les enfants un démarrage de l’école élémentaire efficace.
- Exercices oraux : questions très familières ayant pour objet d’apprendre aux enfants à s’exprimer nettement. Exercices progressifs portant sur la phrase, le mot, la syllabe, le phonème.
- Mémoire : récitation de poèmes, comptines, chants et formulettes.
- Lecture de contes, récits et documentaires par le maître : poursuite du travail entrepris en Moyenne Section. La production d’écrits personnelle ne relevant pas des compétences orthographiques d’un enfant de cinq à six ans, le maître continuera à ne demander à l’enfant que ce dont il est capable : produire à l’oral ou par le dessin un résumé d’un épisode ou une hypothèse sur la suite de l’aventure. Cet oral, remanié au besoin par le maître, sera transcrit en regard du dessin et relu à l’enfant. Au cours de l’année scolaire, l’enseignant pourra montrer à l’enfant les mots qu’il sait déchiffrer seul et l’encourager à lire le texte produit à deux voix
- Dictée à l’adulte : le maître encouragera ses élèves à produire seuls ou en groupe de nombreux textes oraux qu’il retranscrira pour eux à l’écrit. Comme en Moyenne Section, il attachera ses efforts à faire acquérir à ses élèves un langage oral élaboré et correct syntaxiquement. Ces exercices donneront lieu aux premières leçons orales de grammaire (le nom, l’adjectif qualificatif, le verbe, utiliser les pronoms, enrichir la phrase par des compléments, conjuguer correctement à l’oral, distinguer le présent, le futur, le passé) et aux premiers essais de déchiffrage dès que les élèves en sont capables
c) Découverte du monde (leçons de choses, connaissance des objets usuels, premières notions d’histoire, de géographie)
On continuera à enrichir les connaissances de l’élève selon le principe proposé pour les élèves plus jeunes. On pourra ajouter à l’observation du réel des documents (livres pour enfants, documentaires audiovisuels) toujours adaptés à leur âge et sollicitant leur intérêt. On s’efforcera de combiner toutes les fois qu’on le pourra, en les rattachant à un même objet, la leçon de choses, le dessin, les éléments d’éducation civique et morale (vivre ensemble), les jeux et les chants, de manière que l’unité d’impression de ces diverses formes d’enseignement laisse une trace plus durable dans l’esprit des élèves. On essaiera de régler autant que possible l’ordre des leçons par l’ordre des saisons, afin d’encourager l’élève à reprendre hors de la classe ses habitudes d’observation, de comparaison, de jugement.
Les exercices à proposer dépendront du lieu où l’enfant évolue (ville, campagne, région). A titre indicatif, on pourra consulter le programme suivant :
- Septembre : la rentrée des classes ; la fin de l’été, ses manifestations météorologiques ; les lieux de vacances (mer, montagne, campagne), le relief.
- Octobre : L’automne, fruits et légumes, arbres à feuillage caduque ou persistant
- Novembre : Les jours raccourcissent, l’éclairage, l’habillement
- Décembre : Le foyer, la famille, les fêtes. Les températures, le chauffage
- Janvier : la Nouvelle Année, mouvement de la Terre autour du Soleil. Vivre à la montagne.
- Février : Carnaval et les déguisements, l’habillement, le corps humain, l’hygiène alimentaire, taille et poids
- Mars : La maison, la construction, les principaux matériaux, les métiers. Les abeilles, la ruche.
- Avril : La végétation. Graines, racines, tiges, fleurs, etc. Les nids d’oiseaux, les insectes.
- Mai : L’eau, ruisseau, rivière, fleuve, mer, marée, la natation. La pêche, poissons d’eau douce ou de mer.
- Juin : Les fruits d’été. Éléments de météorologie : orage, grêle, vent, arc-en-ciel. Les voyages.

d) Dessin, lecture, écriture, exercices manuels
Le dessin et le langage oral resteront le mode d’expression individuelle dominant, les compétences des élèves en écriture ne leur permettant pas de s’exprimer par écrit. L’écriture liée sera enseignée, les premières bases de la lecture alphabétique seront posées. Si toutefois certains élèves s’essayaient à l’écriture personnelle de quelques mots, le maître réécrirait les mots en regard de la production de l’enfant, afin de lui en signaler l’orthographe normale.
- Les dessins libres cèderont peu à peu le pas aux dessins relatant un événement ou rendant compte d’une observation, sans toutefois être supprimés. La dictée à l’adulte deviendra de plus en plus collective, le maître s’attachant à ce que tous ses élèves participent à l’activité.
- Les exercices manuels que l’enfant maîtrise mieux maintenant feront l’objet d’une seule séance hebdomadaire plus longue. On pourra commencer à proposer des exemples tirés d’œuvres reconnues dont il ne sera pas demandé de copie. L’enseignant s’attachera à proposer systématiquement un atelier portant sur les volumes (modelage, collage, etc.) afin que l’élève commence à percevoir et représenter le monde en trois dimensions.
- Le maître concevra une progression qui mènera tous ses élèves à l’écriture liée normalisée. Il s’aidera au besoin d’un manuel dont il suivra rigoureusement la progression. En fin d’année, l’enfant sera capable de copier sur un cahier seyes agrandi ou à double interligne une phrase d’une dizaine de mots en respectant les caractéristiques de chaque lettre. L’étude des majuscules de l’écriture cursive ne fera pas l’objet d’un apprentissage.
- Au cours de l’année scolaire, par des exercices progressifs quotidiens, le maître amènera tous ses élèves à reconnaître les lettres de l’alphabet, à lire des syllabes simples (consonne + voyelle et voyelle + consonne) et à commencer à déchiffrer des mots composés de ces syllabes.
e) Calcul
Les exercices de calcul seront programmés quotidiennement sur l’emploi du temps. Le maître s’attachera à proposer des exercices portant sur des nombres concrets en respectant une progressivité stricte.
- Premiers éléments de la numération orale et écrite : lire et écrire les nombres jusqu’à 30, réciter la comptine jusqu’à 69, groupements par dix.
- Écrire les chiffres selon la norme. Désigner une collection par un nombre.
- Exercices d’ordre. Nombres ordinaux.
- Comparer des collections. Égalité.
- Calcul mental sur les dix premiers nombres : ajouter, retrancher, partager en deux, la moitié, donner 2 à chacun, le double.
- Comparer des longueurs, des sommes de monnaie, des capacités. Le centimètre, l’euro, le litre.
f) Musique
L’instituteur aura, au cours de sa formation, reçu une instruction complète sur les capacités vocales et rythmiques d’un enfant de deux à onze ans. Il sera donc capable de concevoir un répertoire adapté à la tessiture et aux capacités d’articulation et de vitesse d’élocution de ses élèves. Il s’attachera à ce que tous ses élèves participent, allégeant au besoin ses ambitions. Les musiques proposées à l’écoute et à l’expression corporelle seront choisies de la même façon et respecteront une progression élaborée allant du simple au complexe.
- Comptines et chants du répertoire traditionnel ou contemporain.
- Exercices portant sur le rythme et la pulsation (rythme corporel, rythme frappé, petites percussions)
- Exercices d’écoute en lien avec la progression d’EPS (expression corporelle)
- Exercices portant sur les caractéristiques du son (hauteur, durée, timbre, intensité), premier répertoire d’œuvres, d’instruments.

g) Education motrice
Le travail moteur est devenu collectif. L’enfant est encouragé à fournir un effort, adapter son action au milieu et au matériel, coopérer ou s’opposer au cours de jeux collectifs, organiser ses évolutions.
- Jeux avec ou sans matériel (balles, ballons, cerceaux, anneaux, rubans, etc.), jeux à règle
- Expression corporelle, premiers essais de chorégraphie collective, rondes, jeux dansés (voir Musique)
- Évolutions (marche, course, saut, ramper, grimper, quadrupédie, etc.) avec ou sans obstacles, mesurer son action, comparer ses résultats
- Exercices d’équilibre (rouler, glisser, évoluer sur la poutre, etc.), évoluer en milieu moins familier selon les possibilités locales (natation, ski, escalade, etc.).

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Commentaires

Une école maternelle idéale! Difficile à mettre en place, vu les écarts éducatifs entre les enfants qui y entrent! Et il va falloir "cartonner" sur la licence pluridisciplinaire des professeurs d'école, dans le cadre de leur formation!
Ceci-dit, pas mal d'éléments que vous mentionnez dans ce programme, Jean-Paul, existent déjà! Même si c'est à perfectionner.
Et la reconnaissance des étiquettes ne me gêne pas du tout.
:-)

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 09 décembre 2007

Tiens, j'ai grillé: "saperlipopette...

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 09 décembre 2007

Vu dans "Dimanche +" (Canal +), un reportage sur X. Darcos en visite en Finlande et en Lettonie (j'ai reconnu Vecriga!!!!) - heu... si vous pouvez le voir, faites-vous une idée...

Ecrit par : Pendariès | 09 décembre 2007

Je ne suis pas ce que l’on dirait une personne instruite.
Mais je sais une chose, l’école a été détruite par cette nouvelle méthode qui veut apprendre à lire au jeune avec des images.
Avant on apprenait que B+A=BA, cela paraisse bébête mais au moins on savait lire par la suite.
Sans compter la discrimination que l’on peut faire quand un enfant a une santé fragile.
Toutes ses sorties scolaires que je trouve bien inutile, soi-disant pour éveiller la jeunesse.
Qu’on leur apprenne à lire et à écrire correctement avant de leur remplir le crâne d’images qu’ils ne seront pour la plupart même pas expliqués dans une rédaction.
Personnellement je n’ai jamais était très bonne à école, mais ce n’est pas pour autant que je souillerai ma langue natale, Le FRANÇAIS, est notre dernier patrimoine, vue que notre monnaie a été détruite par notre propre gouvernement.
Qu’il fasse un référendum pour savoir combien de Français voudraient récupérer ça monnaie.
Nous sommes en train de perdre notre identité.
Nous n’avons déjà plus notre monnaie, et bientôt nous aurons plus du tout notre langue.

Ecrit par : sucre_en_poudre | 09 décembre 2007

Eh bien, c'est fort détaillé, et sans que je puisse dire ce qui est vraiment indispensable et ce qui l'est moins là-dedans (mais je pense que l'expérience de l'institutrice est là et je lui fais confiance), il me vient une remarque : c'est un tout autre métier que le mien, malgré l'uniformisation qui voudrait nous faire appeler tous "professeurs".
Alors chapeau à ceux qui font ça, j'en serais bien incapable, avec tous mes chiffons de papier officiels et "prestigieux".

Ecrit par : Moot | 09 décembre 2007

Effectivement, à la base, un professeur enseigne une discipline... Mais le "professeur des écoles" fait maintenant partie du dictionnaire... Cela ne veut pas dire qu'il fasse le même métier que vous. Il y a autant de différence entre un professeur de collège et un professeur d'université qu'entre un instituteur de maternelle et un professeur de collège, après tout.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 09 décembre 2007

Et on dit aussi: "professeur de tennis", professeur de violon", qui font aussi des métiers très différents! :-)

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 09 décembre 2007

Voueï! Je l'imprime pour Mme Rigaud qui demande instamment à Catmano de créer des manuels pour la production d'écrits en primaire.
De sa part, je souligne ceci, tant de fois réitéré par l'auteur:
"
Il s’aidera au besoin d’un manuel dont il suivra rigoureusement la progression"
Rigoureusement, en gras, en rouge, et souligné trois fois!

Il est inutile que des gars "se pèlent le jonc" à créer des progressions méthodiques si les usagers se mettent à picorer au hasard de leurs lubies et sautent vingt pages d'un coup.

Ecrit par : dobolino | 09 décembre 2007

Je suis tout à fait de votre avis , Anne-Marie, l'appel à Bentolila fait tache dans la restauration du système éducatif. Je ne comprends pas que Xavier Darcos ait pu solliciter les services de ce phraseur creux qui ne pense qu'à une seule chose, sa carrière, et qui n'a qu'un seul souci, qu'on parle de lui. Bentolila est aujourd'hui beaucoup plus dangereux que Meirieu.

Ecrit par : Jean | 09 décembre 2007

"La production d'écrits"...
Quelle horreur!

Ecrit par : Jean | 09 décembre 2007

Bonjour,
sur la maternelle, confiée aujourd'hui à Bentolila, un texte de quelqu'un qui savait de quoi il parlait.
GM.


L’éducation maternelle dans l’école
Par Mme P. Kergomard
Inspectrice générale des écoles maternelles
Hachette 1886

CHAPITRE XI

LE PROGRAMME

LA LECTURE

L'enfant qui sait parler doit apprendre à lire. - La directrice doit étudier les procédés, les comparer, en choisir un en connaissance de cause. Le procédé employé doit avoir un lien avec la méthode générale de culture. - Il faut aller du connu à l'inconnu. - Les syllabes détachées, les mots à difficultés, les phrases inintelligibles. - La lecture aux cercles. -L'enseignement simultané de l’écriture et de la lecture. Les difficultés que ce procédé rencontre. - Un procédé plus expéditif. - Tout exercice de lecture doit être précédé d'un exercice de prononciation. – Le choix des livres.

Lorsque, à propos des petits, j'ai parlé de l'éducation physique et de l'éducation morale, des exercices manuels et de la langue maternelle, le développement logique de ma pensée m'a conduite à traiter aussi ces questions relativement aux plus grands. Il ne nous reste donc plus aujourd'hui qu'à étudier ensemble la partie du programme plus spécialement instructive, après avoir fait remarquer une fois encore que nous ne regardons l'instruction que comme élément éducatif.
L'enfant arrivant dans la seconde section sera seul admis à apprendre à lire. Il aura cinq ans. De quelle méthode se servira-t-on ? Si je me laissais aller à ma pente, je dirais : La méthode m'importe peu ; qu'on me montre des résultats, et, si je demande comment ils ont été obtenus, ce ne sera que pour mon instruction et par intérêt pour une question qui me préoccupe vivement.
Il est évident, en effet, que le procédé grâce auquel l'enfant apprendra à lire en peu de temps et sans fatigué sera un bon procédé ; il est non moins évident que, le procédé étant un outil dont les directrices se servent pour enseigner à lire à leurs petits élèves, elles ont le droit de choisir leur outil, l'un pouvant leur paraître plus facile à manier que l'autre.
Mais ma manière - très libérale, on l'avouera - de traiter cette question suppose, de la part des directrices, une étude comparative préalable. Si vous entrez dans un magasin pour acheter un couteau, - vous voyez que j'en reviens à mon outil, - vous ne prendrez pas le premier venu ; même si le marchand vous affirme que celui qu'il vous montre est bon, vous en examinez la lame, le manche, la virole ; vous l'ouvrez, vous le fermez ; vous faites de même pour plusieurs couteaux qui vous paraissent de la même qualité, et vous ne vous décidez à faire votre choix qu'en parfaite connaissance de cause.
La plupart des directrices d'école maternelle n'ont pas agi ainsi, jusqu'à présent, quant aux méthodes, faute de temps peut-être, faute d'éléments de comparaison ensuite, faute aussi de ces études raisonnées qui font naître et développent l'esprit critique.
Il est vrai que ce travail de comparaison, d'autres semblent indiqués pour le faire à leur place et pour leur apporter tout prêt le résultat de leur étude : ce sont les inspecteurs, les inspectrices, les conférenciers, les écrivains spéciaux ; mais ceux-là même ne veulent pas imposer un choix, ils veulent simplement le guider. C'est ce que j'essaye de faire en ce moment, en partant de ce principe : « Les enfants qui fréquentent l'école maternelle doivent être mis à la lecture le plus tard possible, pour qu'ils sachent lire le plus tôt possible ».
Une grande partie des heures où l'enfant est en classe, et même une grande partie des heures de récréation sont employées à la lecture dans les écoles maternelles, et les résultats sont loin d'être satisfaisants. Cela vient de ce que les procédés de lecture n'ont pas de lien avec la méthode générale d'éducation. Ces procédés, plus ou moins factices, plus ou moins artificiels, plus ou moins routiniers et surannés, ne font pas corps avec le système éducatif. La devise si souvent mise en exergue : « Aller du connu à l'inconnu », est, sans qu'on s'en doute, mise absolument de côté, intellectuellement du moins, car je n'appelle pas « aller du connu à l'inconnu » passer de l'articulation m et de la voyelle n qui ne rappellent et ne représentent rien à l'enfant, à la syllabe ma, qui ne lui rappelle, qui ne lui représente rien non plus. Pour lui, en effet, dans le mot « gâteau », ce n'est pas le g, puis l'â, qui sont ses anciennes connaissances ; c'est le gâteau, saupoudré de sucre, bourré de confiture ou débordant de crème. Et cependant c'est par les sons et par les articulations qu'il a jusqu'à présent commencé son labeur intellectuel ! Pendant une période plus ou moins longue, qui varie selon sa mémoire, selon sa bonne volonté et le degré d'habileté de la directrice, il reste sur le tableau des voyelles, puis sur celui des consonnes; enfin il est appelé à grouper les unes avec les autres, et comme, d'après la plupart des méthodes de lecture, la syllabe est la base, il reste des semaines et des mois sur ces groupements sans lien entre eux : ma la ni tu sa tu la pa.
Il est vrai que, dans beaucoup d'écoles, l'étude de la lettre est aidée par des signes plus ou moins cabalistiques ; mais l'enfant a beau fermer ses cinq doigts et faire un mouvement de haut en bas, puis, ouvrant la main ; la porter à la hauteur de sa figure comme s'il était étonné et charmé, l'articulation m et la voyelle a ne lui ouvrent pas plus d'horizon pour cela. Quand il passe de la syllabe aux mots, les étapes sont encore douloureuses; il se trouve aux prises avec la difficulté pour la difficulté, avec l'abstraction, avec des mots dont il ne se servira jamais pendant son enfance - je parle des plus faciles et avec d'autres qu'il ne prononcera jamais de sa vie : - cadi - silo - dogme - caleb - galiote - kyrielle - synthèse - thériaque - pneumonie - psoral - sbire - spirale - Ptolémée - spatule - scribe- scruté - Strabon - Galswinthe. Et les groupements de mots ! « Le député fidèle sera réélu à la majorité - Le rire désarme - Le ministre Fox - Booz, père d'Obed - L'antenne de la France - Le piqueur a détaché le métal de sa gangue - Le troubadour a joué de la guitare en l'honneur de sa royale maîtresse - La guimbarde a éreinté le sapajou.... »
Soumis à ce régime, l'enfant finit par apprendre à lire, tout le monde le concède ; mais il apprend à lire comme il apprenait naguère la table de multiplication, les départements de France, les fables ; comme il apprenait tout, en un mot : par la mémoire, dans une espèce de mort intellectuelle ; si bien que, le jour de la grande victoire, de la victoire définitive, quand il est « parti », qu'il lit couramment, aucun rayon ne vient illuminer, vivifier les pages. Il sait lire mécaniquement ; mais « lire », qu'est-ce, en somme, pour lui ? C'est traduire par la parole des signes et des combinaisons de signes ; ce n'est pas cueillir les pensées d'autrui pour les ajouter à son propre fonds, à son propre trésor de pensées.
Nous ne chargeons pas le tableau, puisque trop d'enfants sortent encore de l'école primaire sans avoir découvert le trésor que recèle le livre. Ce trésor inconnu reste improductif...et les cabaretiers vendent de l'absinthe et de l'eau-de-vie.
Aujourd'hui que nous ne faisons plus chanter la table de multiplication ni les départements, aujourd'hui que nous ne nous permettons de confier à la mémoire que la poésie qui a été comprise, aujourd'hui que nous avons surtout souci d'éclairer notre lanterne, nous ne pouvons laisser l'enseignement de la lecture en dehors de cette espèce de renaissance pédagogique, et nous demandons, nous recommandons une méthode rationnelle.
Nous laissons de côté la syllabe inintelligible, morte, et nous prenons pour base le langage ; il est clair comme le jour que nous ne pouvons en avoir d'autre.
Comme entrée en matière d'enseignement, il faut faire parler le petit élève. Malheureusement, l'exercice de langage a beaucoup de peine à s'acclimater dans l'école. Est-ce parce qu'il n'y a pas encore de méthode tout d'une pièce, de livre tout fait là-dessus ? Je le crains bien un peu ! et pourtant ce serait si intéressant, si chaque directrice se faisait à elle-même son plan, ses exercices gradués, toujours en rapport avec le niveau intellectuel et moral de ses élèves, en rapport aussi avec leurs goûts, avec leurs habitudes, avec leur milieu ! La méthode deviendrait alors si vivante et si entraînante !
Nous n'en sommes pas là ; mais nous y viendrons. D'abord, nous prendrons ces petits qui ont trois ou quatre ans et que nous trouvons avec raison trop jeunes pour leur enseigner à lire, et nous leur apprendrons le nom de toutes les choses qui les entourent. « Ce sera vite fait », dites-vous. Tant mieux ; mais j'en doute, attendu que, sans compter les termes spéciaux à chaque terroir, qui défigurent la langue française, nous sommes tous plus ou moins ignorants du nom propre de chaque chose. Dans la classe, dans la maison, dans la rue, au jardin, il y a des quantités d'objets pour lesquels le terme nous manque. Quels sont, par exemple, les enfants des écoles primaires qui pourraient nous nommer la flore environnante ? Quels sont les enfants des écoles maternelles connaissant le nom des fleurs du jardin ou du bouquet placé sur l'estrade ? Le nombre en est si restreint que nous pourrions presque dire qu'il n'y en a pas.
Cet exercice de langage est donc urgent, et rien de plus facile que de le faire avec ordre et méthode. Aujourd'hui il s'agit de la classe ; demain, de la cuisine ; après-demain, du jardin. Les images aidant, les sujets abondent.
Chaque mot doit être prononcé exactement, à haute et intelligible voix, scandé par syllabes :
« La cham-bre, le pla-fond, l'es-ca-lier, le bureau. » « Le ga-zon, le mas-sif, le ro-sier, le pla-ta-ne, le pru-nier. »
Vous savez sans doute, mes chères lectrices, que, dans les écoles de certaines régions, l'étude du «vocabulaire » figure sur l'emploi du temps. C'est ce que nous demandons, mais un vocabulaire vivant, avec pièces à l'appui.
Après les mots viennent les groupements de mots : « La chambre est grande. Le plafond est blanc. L'escalier est en bois. Le bureau est verni. » Puis des propositions liées : « La chambre est propre, mais le plafond est noirci. L'escalier de l'estrade est en bois, celui de la maison est en pierre. »
Les mots représenteront des choses utiles aux enfants : « Mon lit est chaud » ou des choses qui flattent leur goût : « La pêche est mûre » ou des personnes qu'ils chérissent : « Ma mère berce mon petit frère ». C'est le « connu » pour eux ; c'est 1' « apprécié ; c'est l' « aimé ».
Ces mêmes mots qui représentent pour les enfants des idées, ces mots groupés en phrases et traduisant des pensées à eux, faisons-les-leur maintenant envisager au point de vue de la lecture, et ceci est le second exercice préparatoire, un exercice qui viendra longtemps après le premier, quand celui-ci sera devenu tout à fait familier aux enfants.
Tout à l'heure ils scandaient les syllabes : faites-leur maintenant détacher chaque son de l'articulation à laquelle il est lié : « m-on... l-it... est ch-aud. » Cette gymnastique intellectuelle plaît beaucoup aux petits esprits chercheurs, et, sans avoir vu une lettre (comprenez bien qu'il ne s'agit que du son exhalé, de l'articulation prononcée, abstraction faite de leur représentation par un signe conventionnel), sans avoir jamais vu de lettre, l'enfant décompose, épelle tous les mots qu'il a au bout de la langue.
Le laboureur qui veut ensemencer son champ le tourne, le retourne deci delà, partout, suivant l'expression du fabuliste, et ne confie le grain à la terre que lorsque celle-ci est bien préparée.
Vous avez fait comme le laboureur, votre terre est prête. « Mon lit est chaud », a dit l'enfant. Il a ensuite décomposé : « m-on...1-it...est ch-aud ». C'est le moment de lui dire qu'on a fait le portrait de m ; le voici : m. On a aussi le sien ; puis l-it. Tout ce qu'on prononce (ou peu s'en faut) a aussi son portrait. Et dorénavant, partout où il retrouvera ces portraits, ces signes qu'on appelle des lettres et qui sont vraiment pour lui des portraits de connaissance, il les nommera, et ce sera bientôt pour lui une fête de les dessiner : d'écrire.
Les combinaisons de ces portraits ou lettres représenteront pour lui des idées ; ces idées auront pour ainsi dire un corps : il déchiffrera avec entrain.
Plus tard, pourra-t-il se reporter à l'époque précise où il aura appris à lire ? Eh non ! puisque la découverte de la lecture ne sera qu'un des nombreux fils dont sera tissée la trame tout entière de son esprit.
En ce moment, nous sommes bien élevés au-dessus des tableaux de lecture devant lesquels se sont énervées tant de générations d'écoliers. Que nous importent les kyrielles de syllabes détachées : ra ca ni mu ; les mots à difficultés : diphtongue, esthétique, et le casse-tête chinois consistant à renverser l'ordre des syllabes d'un mot (cela existe) : « me-ny-no-sy », pour synonyme ! Comme nous sommes loin de tout ce qui est factice, empirique, décourageant !
Nous faisons découvrir la lecture à l'enfant, au lieu de la lui imposer. La torture d'aujourd'hui sera le charme de demain.
Ce sont là des idées générales ; on me demandera sans doute un procédé précis. Mais je veux encore déblayer mon terrain. Je continue donc à éliminer.
Quelle que soit la méthode que l'on choisira, il faut renoncer à la lecture aux cercles, qui ne donne pas de résultats, qui ne peut pas en donner.
Raisonnons un peu. Les enfants restent rarement jusqu'à sept ans à l'école maternelle ; les plus grands n'ont, en général, que six ans.
Un enfant de six ans rêve de papillons, disent les poètes, mais plus souvent de cabrioles dans le sable. S'il est plein de bonne volonté, s'il est ce qu'on appelle un enfant au-dessus de son âge (ce dont je ne reconnais pas l'utilité), il peut être attentif en classe, soumis à la discipline, être cité comme un élève modèle et faire l'admiration de ses petits camarades.
De là à surveiller les autres et à leur donner des leçons, il y a un abîme.
Oh ! je sais bien ce que l'on m'objectera : « L'enfant est fier d'avoir une responsabilité ; l'élévation à la dignité de moniteur est un excellent moyen de discipline, c'est même un moyen moralisateur. Oui, mais un moyen moralisateur dont il faut user, non pas abuser.
Tout individu doit être au-dessus de ses fonctions, c'est-à-dire apte à faire plus qu'on ne lui demande. L'habituer à être au-dessous de ses fonctions, c'est l'habituer à faire les choses à moitié, à se contenter de peu, à laisser, selon l'expression vulgaire, couler l'eau.
Quelles sont les qualités que doit réunir un moniteur quand il s'agit de lecture aux cercles ?
Il doit d'abord savoir imperturbablement le tableau qu'il est chargé de faire lire ; il doit pouvoir le lire de haut en bas, de bas en haut, en tous sens ; il doit en comprendre tous les mots, si ce tableau est composé de mots.
C'est déjà beaucoup.
Si nous admettons que cet enfant de six ans, ce moniteur, doit faire lire un enfant isolé ; il devra captiver l'attention de cet enfant, être lui-même attentif à ses réponses, surveiller sa prononciation, ne pas le laisser lire en perroquet. Est-ce vraiment possible ?
Or la lecture aux cercles comporte plusieurs élèves devant un même tableau, quatre, cinq, six élèves ; c'est-à-dire que les difficultés se multiplient, se décuplent, pour ne pas dire qu'elles se centuplent. Ce qui deviendrait un ferment d'émulation entre les mains d'un instituteur devient un ferment de distraction, d'inattention, de désordre entre les mains d'un enfant plus âgé seulement de quelques mois que ceux qu'on l'a chargé de surveiller et d'instruire.
Mais surveiller et instruire tout à la fois, c'est extrêmement difficile pour les instituteurs et les professeurs de tout ordre.
L'enfant ne peut pas faire ce qu'on attend de lui. Il faut donc supprimer la lecture aux cercles ; pas demain, aujourd'hui ; pas tout à l'heure, tout de suite.
La lecture aux bancs-tables, s'il y a des bancs-tables, la lecture au gradin, puisqu'il y a partout des gradins, doit donc remplacer la lecture aux cercles, quel que soit le procédé employé. Un des procédés les plus rationnels, c'est celui de la lecture et de l'écriture simultanées.
C'est très facile. La directrice trace sur le tableau la lettre la plus simple. Cette lettre est l'I. les enfants la reproduisent sur l'ardoise, à l'aide d'un bâtonnet ou d'une latte d'abord, et avec le crayon ensuite ; en la reproduisant, ils en apprennent le nom : « c'est un i ». Pour graver ce son i dans leur mémoire, on leur fait chercher des mots dans lesquels il se trouve : Emile, ville, bille, cerise, Paris.
De la lettre i on passe à une autre lettre composée de lignes droites, l'M par exemple, et, aussitôt que possible, on fait composer aux enfants une syllabe, même un mot si l'on peut : MIMI les intéressera tout de suite, j'en suis sûre. Ce mot, écrit d'abord en majuscules moulées, sera reproduit en minuscules, puis en lettres courantes. Ne dites pas, dès l'abord, que ce sera trop difficile ; je n'admets pas que l'enfant soit arrêté par la lettre P par exemple (cette lettre qui lui permettra d'écrire tout de suite PAPA), puisqu'il n'est pas arrêté devant certains modèles de dessin linéaire, tels que la ligne mixte.
Oh ! ce sera très mal écrit ! aussi mal écrit que sera mal dessiné ce que j'ai déjà demandé pour le dessin, mais nous n'avons pas à nous en inquiéter ; la calligraphie viendra plus tard. Ce qui nous importe pour le moment, c'est que l'enfant apprenne à lire d'une manière rationnelle, intéressante, sans procédés empiriques, et, de plus, qu'il n'apprenne à lire que des choses qu'il peut comprendre, que des mots qu'il peut prononcer.
Les enfants qui auront écrit et lu le mot PAPA rentreront ravis à la maison et seront pressés d'écrire et de lire le mot MAMAN, dont la représentation leur deviendra bien vite familière ; ils le prononceront bien, ils le diviseront par syllabes (la définition de ce terme grammatical leur est tout à fait inutile, il s'agit pour eux de compter combien de fois ils ouvrent la bouche pour prononcer un mot), et, en peu de temps, ils pourront écrire et lire des phrases courtes et simples, telles que : « Papa ira à la promenade. Maman a une jolie robe », etc.
Ils feront plus encore !
"Qui est-ce qui ira à la promenade ? leur demandera-t-on.
- C'est papa.
- Où ira votre papa?
- Papa ira à la promenade.
- Qui est-ce qui a une jolie robe?
- C'est maman.
- Qu'a votre maman? ou : Votre maman a... quoi ?
- Maman a une jolie robe.
- Comment est la robe de votre maman?
- La robe de maman est jolie."
Qu'est cet exercice, sinon une analyse logique, cette analyse qui est la terreur des écoliers non habitués au raisonnement ?
J'insiste là-dessus, parce que ce procédé d'analyse nous conduit sans tarder à la lecture courante. Quelle est, en effet, la pierre d'achoppement de la lecture courante dans nos écoles ? C'est le manque d'intelligence de la phrase lue, c'est le défaut d'analyse. Mais, dès que le lecteur a analysé, il a compris ; dès qu'il a compris, il s'intéresse, et, quand on est intéressé, on devient curieux d'aller plus loin, de savoir davantage. Nous ne connaissons plus les anciennes castes, mais nous ne pouvons nous empêcher de diviser la société en deux classes bien distinctes : d'un côté, il y a les gens qui lisent, ceux pour lesquels la lecture est un besoin; et, de l'autre, ceux qui ne lisent pas, soit qu'ils n'aient pas appris à lire, soit qu'ils lisent sans comprendre. Or, dans un pays de suffrage universel, tout le monde doit lire, les hommes pour bien voter, les femmes pour pou-voir engager les hommes à bien voter.
« Mais, me dira-t-on peut-être, grâce aux conseils que vous venez de nous donner, nous pourrons sans doute enseigner aux enfants les mots très usuels, les phrases très simples ; mais comment nous y prendre pour les difficultés ? »
Les difficultés, il faut les laisser de côté. Nous ne voulons pour nos petits élèves que ce qui est à leur portée, car il faut que l'enfant puisse s'assimiler ce qu'il lit. Quand il se sera rendu matériellement et intellectuellement maître des phrases simples, c'est-à-dire quand il embrassera d'un coup d’œil toutes les combinaisons de lettres qu'on lui présentera, quand il comprendra sans effort les idées que ces combinaisons représentent, il sera armé pour vaincre les difficultés à mesure qu'il les rencontrera.
« A mesure qu'il les rencontrera », car on ne le mettra plus aux prises avec des difficultés accumulées à plaisir, avec des mots et des phrases dans le genre de ceux que j'ai cités plus haut et auxquels j'ajoute : « L'élite de l'armée - Évite la rixe - Fatal, absolu, féodal, opportunité, Talmud, simulacre, fantasmagorie, héréditaire, quiproquo, mnémonique, cénotaphe, oedème, oecuménique, chlorate, spécifique, etc. »
Y a-t-il vraiment beaucoup de directrices d'école maternelle qui se chargeraient de donner à leur petit personnel des idées justes sur ces mots ? Quant à moi, je ne m'en chargerais pas.
Si, au contraire, la directrice fait elle-même ses modèles, si elle compose ses tableaux, si elle crée, en un mot, une méthode appropriée à ses élèves, il s'en dégagera des clartés. Or c'est la clarté, c'est la lumière qui a manqué jusqu'ici.
Le passage des ardoises ou du tableau noir aux livres s'effectuera sans secousse, puisque, dès les premiers jours, l'enfant aura été admis à comparer la lettre écrite à la lettre imprimée.
Cette méthode est facile, disais-je plus haut, et je ne me dédis pas ; mais, soit que les directrices aient manqué d'expérience, soit que les doigts malhabiles des enfants aient enrayé les progrès, nous n'avons pas encore constaté de résultats très satisfaisants. Dans beaucoup d'écoles où l'on en a fait l'essai, des mois entiers ont à peine suffi pour apprendre quelques mots seulement, et les phrases que l'on a pu construire avec ces mots ont semblé peu variées.
Il est à désirer cependant que l'enfant, dès qu'il a commencé à apprendre à lire, apprenne vite. Car il semble que tout soit donné par surcroît à celui qui lit de bonne heure et qui lit bien. Si tous les enfants de sept ans savaient lire (je ne parle pas ici des enfants des grandes villes, auxquels les générations précédentes ont légué une préparation intellectuelle latente, mais des paysans, qui, en somme, sont la masse), si tous les enfants de sept ans savaient lire couramment en comprenant ce qu'ils lisent, la tâche de l'instituteur serait extrêmement simplifiée. Le programme des écoles primaires, que nous trouvons trop chargé, deviendrait tout de suite assimilable par la majorité des écoliers ; car celui qui sait lire possède la clef qui ouvre toutes les portes du domaine intellectuel, aujourd'hui cadenassées pour le plus grand nombre. Le pays des clartés, au lieu d'être hérissé de murailles quasi infranchissables, lui est accessible ; il y entre, il le parcourt librement, et chaque jour amène sa découverte.
Cherchons donc un procédé plus expéditif et tout aussi rationnel pour les directrices auxquelles le premier n'aura pas réussi. Nous partons toujours du principe énoncé plus haut. L'enfant parle. Non seulement il parle couramment, mais il est exercé à scander ses phrases en mots, ses mots en syllabes, ses syllabes en sons et en articulations (sans théorie aucune, sans définitions : Compte ce que tu dis dans « papa », « pa-pa », « p-a-p-a »). Cette préparation est indispensable; elle est précieuse aussi et fera aller comme sur des roulettes l'enseignement de la lecture. Elle devra invariablement précéder chaque exercice de lecture.
Notre matériel se composera : 1° de lettres mobiles, une petite provision pour chaque enfant et la provision de la directrice ; ces lettres, ce sera d'abord l'alphabet complet ; puis les sons composés : ai, an, etc. ; puis les articulations composées, ch, gn, etc. ; ensuite la 3e personne du singulier du verbe être au présent, qui arrête longtemps les enfants (est)' (il sera entendu que, lorsqu'il trouvera ensemble ces trois lettres composant à elles seules un mot, il les prononcera ainsi qu'il est impossible de les décomposer) ; enfin l'article simple pluriel ou le pronom personnel les, l'article contracté des, la conjonction et, etc ; -2° des cartons sur lesquels ces lettres, ces sons simples et ces sons composés, ces articulations simples et ces articulations composées, et les quelques mots à difficultés que nous avons cités, seront imprimés comme sur les cartons du loto traditionnel ; - 3° de composteurs ou cadres en nombre égal à celui des enfants, sur lesquels chacun pourra composer des mots. (Ces composteurs ne sont pas indispensables et l'exercice peut, à la rigueur, se faire sur les tables, mais ils seraient très utiles.)
1er EXERCICE. - La directrice. Mes enfants, dites-moi chacun votre prénom. - Les enfants. Amélie, Albert, Caroline, Emile, Octave, Michel, André, Gustave, Ferdinand, Louis, Marie, Catherine, Gabrielle, René, Isidore, Pierre, Paul, Jeanne, Jacques, Ursule, etc.
La directrice. Maintenant, dites-moi chacun - l'un après l'autre s'entend - votre nom, c'est-à-dire ce-lui de votre famille. (Il est probable que beaucoup des lettres de l'alphabet, sinon toutes, seront représentées.)
2e EXERCICE. - Il y a des prénoms beaucoup plus usités que d'autres : Marie, Pierre, Jean et Jeanne. Il est très probable que plusieurs enfants de l'école ont le même nom. On commence par le plus usité, s'il est simple.
La directrice. Que toutes les petites filles qui s'appellent Marie lèvent la main. Encore une fois. Maintenant prononçons tous bien distinctement ce nom : Marie. Coupons-le : Ma-ri-e. Décomposons-le tout à fait M-a-r-i-e (les enfants feront plusieurs fois cet exercice collectif de décomposition, sans crier, puis séparément, surtout ceux qui sont les plus lents à comprendre).
La directrice. Voulez-vous voir maintenant le portrait de M ? Le voici, ces portraits s'appellent des lettres ; voici la lettre M. Cherchez le M dans vos lettres, montrez-le ; c'est bien. Voyez s'il y a encore des M, cherchez-les ; mettez-les tous devant vous sur la table (ou dans le composteur). Comptez-les. Combien y a-t-il de M (ce sera un moyen de contrôle ; la directrice aidera celui qui ne les a pas trouvés, ou le fera aider par son voisin, plus éveillé et plus expéditif) ? Y a-t-il d'autres enfants dont le nom commence par un M ? - Michel, Marguerite, Madeleine, Marthe. - Quand votre maman vous fait des chemises, des mouchoirs, des bas, elle les marque, elle y met un M. Regardez vos mouchoirs, sont-ils marqués ? - Oui ? c'est bien. - Non ? il faudra demander à votre maman d'y mettre un M.
Le même exercice se reproduira pour tous les noms. Et nous arrivons à celui-ci : « Catherine, quelle est la première lettre, l'initiale de ton prénom? et la tienne, Jean ? et la tienne, Louise ? et la tienne, Pierre ? etc.
3e EXERCICE. - La directrice. Voulez-vous maintenant que nous cherchions tous les portraits, toutes les lettres qu'il nous faut pour composer et pour lire Marie Nous avons dit Ma-rie. Cherchons a, cherchons r, cherchons i, cherchons e. Mettons-les à côté les unes des autres, ces lettres, et lisons : Marie. Cherchons encore tous les M, tous les a, tous les r, tous les i, tous les e. Combien y en a-t-il de chacun ? Combien de fois pouvons-nous écrire Marie ? Écrivons-le autant de fois que nous pourrons. C'est fait. Maintenant brouillez toutes les lettres. C'est fait (aux trois ou quatre plus lambins « Composez le nom Marie »).
4e EXERCICE : Le jeu du loto alphabétique. – Chaque enfant a son carton ; chaque enfant a son sac de lettres. La directrice tire, appelle; les enfants marquent. A la seconde partie, un enfant tire, appelle ; autant de parties, autant d'enfants tirent, appellent à leur tour, de manière qu'au bout de la semaine chacun y a passé.
5e EXERCICE. - Les enfants ont toutes les lettres devant eux. - La directrice. Composez Marie, Louis, Michel, Antoine, Charles, l'un après l'autre tous les noms des enfants.
6e EXERCICE. - La directrice (qui a préalablement préparé une liste, pour empêcher l'exercice de languir, ce qui est tout à fait important). Cherchons des noms d'animaux : poule, cheval, fourmi, chèvre, lapin, mouton, vache, âne, lion, sole, sardine, pinson, merle, etc.
Exercice de prononciation, de décomposition en syllabes, en sons et articulations; composition du mot, toujours d'après le procédé cité plus haut.
La directrice. Que fait la poule pour faire naître ses poussins ? - Elle couve. - Exercice d'invention : « La poule couve ». - Exercice de décomposition en mots : « La - poule - couve » (combien de mots? comptons-les) ; décomposition en syllabes, en sons et articulations. Composition des mots.
Faire une phrase sur chacun des mots suivants (une ou plusieurs, car la poule elle-même en aurait donné de très simples comme orthographe) :
« La poule a un bec », « La poule a des plumes », « La poule a des ailes ».
« Le cheval a du poil », « Le cheval porte le sac de blé ", etc.
Cet exercice se renouvellera pour les fruits, pour les fleurs, pour tout ce que l'enfant connaît et aime. Les petites difficultés de pluriel, de lettres inutiles et de redoublement seront vite vaincues, d'autant plus vite qu'on ne s'y arrêtera pas. Exemple : « André a bu du lait de notre vache brune. » La prononciation, qui aura été soignée, aura indiqué à l'enfant que lé doit être écarté. Restent ei ou ai, on choisit ce dernier ; le t final pourrait être supprimé ; mais la laiterie, alors ?... C'est pour nous rappeler qu'il y a une laiterie qu'on met un t à la fin du mot.
Les enfants sachant bien lire, il semblerait que la tâche fût terminée. Il me reste cependant un sujet à traiter : c'est le choix des livres de lecture courante.
Quelque rationnel que soit le procédé employé pour enseigner à lire, l'enfant aura pris de 1a peine pour apprendre ; il aura fait, en tout cas, un petit effort d'attention. Cet effort, renouvelé tous les jours représente, pour lui, une réelle somme d'efforts dont, en bonne justice, il doit recevoir le prix.
S'il allait se dire : « A quoi bon? » ou : « Si j'avais su ! » il se produirait certainement un arrêt de sa bonne volonté, qu'il est du devoir de l'éducateur d'empêcher. Rien de plus facile, d'ailleurs ; il faut simplement que ce qu'il lit l'intéresse, l'empoigne, soit en l'émouvant, soit en l'amusant.
Or, si je feuillette la plupart des livres que l'on met entre les mains des enfants, si j'en regarde seulement les titres, je suis tristement persuadée que nous sommes loin de ce résultat ; sans parler des livres liturgiques ou théologiques absolument inintelligibles, et en ne considérant que les livres écrits pour les écoles, je constate que la plupart sont trop sérieux, trop pédagogiques dans la forme, peu propres à servir d'aliment à l'imagination des petits lecteurs (l'imagination! un trésor dédaigné, calomnié !), impuissants à exciter en eux la générosité, le dévouement, l'enthousiasme, incapables de les faire pleurer et de les faire rire. Tout cela est morne, et l'enfant est morne lui aussi. Je vous en prie, mes chères lectrices, ne « prenez » pas un livre, choisissez-le ; mais, pour faire un choix, il faut comparer, juger ; pour bien choisir, il faut vouloir, comme je le veux moi-même, que l'enfant vive, qu'il vibre, qu'il soit gai, qu'il soit heureux.
1.On nous objectera que l'est (orient) s'écrit de la même manière mais se prononce différemment. Mais ce mot est rarement usité dans la littérature enfantine. Le petit apprenti lecteur a le temps de devenir ouvrier avant de le rencontrer.

Ecrit par : guy morel | 09 décembre 2007

"La production d'écrits"...
Quelle horreur!

Ecrit par : Jean | 09 décembre 2007

Désolée, Jean, mais c'est le terme consacré... Restez méthodique dans votre lutte.

Ecrit par : dobolino | 09 décembre 2007

Certes, mais cela fait bigrement abstrait et pédant. C'est tellement connoté "pédago", tellement grandiloquent!
Pourquoi ne pas dire simplement l'écriture, ou la rédaction de petites phrases, de petits textes?
Sans parler de l'ironie qu'il y a à parler de "production d'écrits" quand on voit la qualité des écrits que les élèves, à qui on n'a jamais rien appris en français, "produisent"!

Ecrit par : Jean | 09 décembre 2007

Ah non, l'Est s'écrit avec une majuscule : forcément, il n'y en a qu'un... Enfin... Il n'est jamais au meme endroit... C'est comme tout, ça dépend comment on se place !!!

Ecrit par : Sergio | 09 décembre 2007

Nous ne chargeons pas le tableau, puisque trop d'enfants sortent encore de l'école primaire sans avoir découvert le trésor que recèle le livre. Ce trésor inconnu reste improductif...et les cabaretiers vendent de l'absinthe et de l'eau-de-vie.


Ecrit par : guy morel | 09 décembre 2007

Trop mignon! Comme si savoir lire "pour de vrai" empêchait de picoler ou sniffer ou se piquer... Ça se saurait!

Ecrit par : dobolino | 09 décembre 2007

De la même Kergomard,
L’éducation maternelle dans l’école
Par Mme P. Kergomard
Inspectrice générale des écoles maternelles
Hachette 1886

CHAPITRE XVI
Le Calcul



L'enfant n'est pas habitué à réfléchir. - C'est la faute du dressage et de l'enseignement collectif. - Cette absence de réflexion est fort accusée dans les exercices de calcul. - Le calcul mental en Angleterre. -- Le boulier-compteur. --Les bâtonnets. - Les cailloux. - Les cubes, les fèves, les haricots. - Tout est prétexte à compter, et l’enfant aime compter. - La numération orale. - Les chiffres. – Les quatre opérations.


L'enfant des écoles maternelles parle peu ; il réfléchit moins encore, et il est fort rare qu'on lui fasse appliquera la vie pratique les notions toutes faites qu'on lui a inculquées. Cela vient du dressage que j'ai signalé au début, et de l'enseignement exclusivement collectif du gradin. En marche, ai-je dit, chaque enfant n'est qu'un des anneaux d'une chaîne inconsciente. Au gradin, la chaîne est assise. La directrice s'adresse à cet être abstrait qui s'appelle tout le monde. Bien dressé, tout le monde répond, pourvu qu'on lui ait donné les premiers mots de la réponse. Interrogez Jacques, Gabrielle : l'un et l'autre restent muets. Ils ne sont pas intimidés, mais ils ne savent pas qu'on peut réfléchir ; on ne leur en a jamais laissé le temps, on ne les y a jamais engagés. En chœur, ils récitent une fable et la savent; en chœur, ils ont compté jusqu'à cent et récité la table de multiplication; adressez-vous à une unité ayant un nom, à Jacques ou à Gabrielle, ni l'un ni l'autre ne sait la fable; ni l'un ni l'autre ne sait que quatre fois cinq font vingt, et que quatre fois vingt-cinq centimes font un franc.
Ce manque absolu de descente en soi-même est fort accusé dans les exercices de calcul.
Dans la plupart des écoles maternelles, l'enseignement du calcul consiste dans le même éternel exercice au boulier-compteur, sur lequel on arrive à faire l'addition et quelques soustractions, et dans l'énumération des nombres de un à cent. Dans les meilleures écoles, on fait les deux ou trois premières opérations sur l'ardoise et quelques petits problèmes; mais le calcul mental, le seul qui dût être pratiqué, est totalement négligé.
En Angleterre, où le système des poids et mesures et des monnaies est fort compliqué, les enfants des Infants' schools font, de tête, des calculs étonnants. C'est difficile, on s'y applique. En France, le système décimal étant d'une simplicité merveilleuse, on s'en occupe d'une façon presque dérisoire, et le peu que les enfants savent reste à l'état de théorie. C'est un fait : un enfant compte jusqu'à cent; il écrit sans broncher un nombre de cinq ou six chiffres; demandez-lui de vous montrer le quatrième bouton de son gilet, d'aller vous chercher le cinquième tableau accroché au mur, de commencer sa lecture à la douzième ligne de la page, il en est absolument incapable. Dites aux enfants du troisième banc de se lever : personne ne bouge, ou tout le gradin se lève comme un seul homme. Les enfants ne se doutent pas que ce qu'ils ont appris peut leur servir à quel-que chose, surtout à quelque chose d'individuel.
C'est la faute de la méthode, en général. Dans ce cas particulier, c'est beaucoup la faute du boulier-compteur. Or, excepté dans quelques écoles privilégiées, le boulier-compteur est l'unique objet matériel servant aux exercices de calcul. Ce boulier, c'est la directrice qui le manie. Quelquefois elle appelle un enfant; celui-ci quitte sa place, descend du gradin ou sort de son banc-table ; cela prend du temps, pour un mince résultat, car ces boules, emprisonnées sur leurs tringles de fer, ne permettent pas de varier les combinaisons; et puis, elles ne donnent lieu à un calcul concret qu'autant qu'on les appelle des boules. Dès qu'on les appelle : pommes, oranges, etc., l'abstraction s'en mêle, puisque l'enfant est obligé de se représenter autre chose que ce qu'il a sous les yeux.
En tout cas, le procédé fût-il excellent, il a toujours ce grave défaut l'uniformité, mère de l'ennui.
L'enfant aime à compter. Mais il aime à compter en palpant les objets et en les faisant passer d'une main dans l'autre, ou d'un objet dans un autre.
Le nouveau règlement favorise en partie cette disposition; il prescrit l'emploi des bâtonnets; mais, si le règlement prescrit, c'est la mairie qui paye, et la mairie n'est pas plus généreuse en fait de bâtonnets que pour tout autre article de matériel scolaire. Or, en ce cas particulier je suis disposée à ne pas lui en vouloir.
Des bâtonnets ! mais les enfants eux-mêmes se feraient un plaisir d'en approvisionner leur école : des brindilles que l'on ramasse dans les chemins, des allumettes ayant déjà servi. Comment ignorer que l'enfant adore de se rendre utile, de faire quelque chose qui serve, d'acquérir sa petite importance ! Et puis, est-il donc nécessaire que les unités soient représentées par des morceaux de bois d'une forme déterminée? Nous retomberions dans un des principaux défauts du boulier-compteur. Cela me dépasse, que les directrices n'aient pas fait ou fait faire des provisions de cailloux (le matériel primitif de l'humanité), de glands, de fruits de l'églantier, de pois, de fèves, de haricots. Je ne comprends pas davantage qu'elles n'aient pas fait appliquer chaque jour par les enfants les notions de calcul, qu'elles leur enseignaient. Vingt fois par jour, on peut les faire compter !
Voici le texte du règlement en ce qui concerne la petite section : « Familiariser l'enfant avec les termes : un, deux, trois, quatre, cinq, moitié, demie; l'exercer à compter jusqu'à dix. Calcul mental sur les dix premiers nombres ».
Tout est prétexte pour faire compter à l'école maternelle, et, je le répète, l'enfant aime à compter. Il a d'abord ses doigts, sur lesquels l'homme-enfant a toujours fait ses calculs, puis il compte les fleurs d'un bouquet, les pétales d'une fleur, les grains d'une grappe de raisin ou de groseilles, les personnages - représentés sur un tableau ou sur une image, les fenêtres de la maison, les arbres du jardin ou de la route, etc. A-t-il une pomme on la lui partage en deux morceaux : « Voici une moitié, puis une autre moitié; une demi-pomme, puis une autre demi-pomme. Mange la moitié de ta pomme. Et maintenant l'autre moitié. Il y avait deux moitiés dans ta pomme. » Et de même pour un gâteau.
L'enfant fait les petites commissions de la maîtresse : « Apporte-moi trois ardoises ; cinq crayons. Il va maintenant poser deux ardoises sur le deuxième banc, trois ardoises sur le troisième », etc.
Fait-il des constructions avec des cubes : « Combien en as-tu ? combien en as-tu déjà mis en place? Si tu en mets un autre, combien en auras-tu? et si tu en ôtes un? Fais deux tas de tes cubes: combien y en a-t-il dans l'un? combien dans l'autre? »
Et les cailloux. Chaque enfant en a dix. « Mets-en deux de côté, mets-en cinq, mets-en trois; mets-en huit », etc.
Et à la gymnastique. « Comptez six pas. Comptez deux temps forts et deux temps faibles », etc.
Pour les grands, maintenant :
« Premiers éléments de la numération orale et écrite
Premiers exercices de calcul mental. Addition et soustraction sur des nombres concrets et ne dépassant pas la première centaine;
Étude des dix premiers nombres et des expressions demie, tiers, quart;
Les quatre opérations sur des nombres de deux chiffres;
Le mètre, le franc, le litre. (j'y ajouterais le poids d'un kilogramme; les 500 grammes, les 250 grammes). »

La numération, c'est la formation des nombres, et si les enfants l'avaient comprise, le reste irait de lui-même. Malheureusement, dès le premier jour, ils confondent le nombre avec le chiffre, et la confusion dure longtemps! Quant à nous, nous mettons le chiffre absolument de côté.
L'enfant formera les nombres à l'aide de cailloux, de haricots, de noisettes : ce qui aura beaucoup d'analogie avec les excellents préceptes donnés par M. Braeunig (sous-directeur de l'école Alsacienne) dans son livre sur le Calcul mental.
Il formera le nombre deux avec un caillou, caillou o et un autre caillou o. Ces deux cailloux, il les placera ainsi : o o
o
o

ou ainsi :
.
A ce premier groupement : o o, il ajoutera un caillou: o, et il aura: o o o

o






ou
o
ou
o o
ou
o

o

o

o o

Au groupement trois, il ajoutera un caillou o o o o , ce qui lui donnera



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o o o o
ou
o
ou
o o o o
ou
o o o o
ou
o o o o.


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Il combinera ainsi pour cinq, pour six. Prenons un dernier exemple, sept : o o o o o o o.

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oou encore

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ou encore
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ou encore,





















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et remarquez que cela fait des dessins, et que l'enfant exerce en même temps son imagination et son goût, ce qui est nouveau quand il s'agit de calcul :


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ou :
o

o

o
ou :


o

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o
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ou :


o
ou :
o




o
o
ou :













ou :




















ou :
o





















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o
o
o
o
o

o

o
o
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o
o
o
o
o

o
o
o
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Les opérations naissent d'elles-mêmes; nous avons


6 + 1
et
7 - 1


5 + 2

7 - 2


4 + 3

7 - 3


3 + 4

7 - 4


2 + 5

7 - 5


1 + 6

7 - 6


Nous avons 7 fois 1, nous avons 3 fois 2 + 1, nous avons 2 fois 3 + 1.
Nous avons en 7, sept fois 1, nous avons 3 fois 2 plus 1, nous avons 2 fois 3 + 4.
Si nous avions dépassé la dizaine, nous aurions laissé les 10 premiers cailloux en tas, et les unités se seraient groupées comme ci-dessus.
Au chapitre lecture, nous avons dit que les lettres étaient les portraits des sons et des articulations avec lesquels les enfants s'étaient familiarisés. Ici nous avons des portraits aussi, et, quand nous écrivons le chiffre 7, ce chiffre représente chacun des groupements que l'enfant s'est plu à combiner.
On l'exercera au calcul mental à toute occasion. Il y a des bancs en classe : combien d'élèves sur chacun? combien cela fait-il d'élèves? il fera la distribution des cailloux, des cubes, des lattes. Combien y a-t-il d'enfants? combien à chacun? combien cela fait-il? Et puis il mesurera les longueurs; il apprendra à marque sur le mur, par terre, sur son tablier, la longueur du mètre; celle du demi-mètre, qui s'appelle 50 centimètres; celle du quart de mètre, ou 25 centimètres. Il mesurera le centimètre sur son ongle. Il se familiarisera avec les monnaies, et, à chaque leçon de calcul il comptera de tête. Et puis on jouera au marchand. 3 mètres à 2 francs, combien? J'engage les directrices à préparer ces questions avec les réponses, autrement l'exercice languira. Il faut que nos enfants calculent au moins comme les petits Anglais puisque notre système décimal est très simple.

Ecrit par : guy morel | 09 décembre 2007

Et pour finir les IO de 1882 sur l'école maternelle.

http://s.huet.free.fr/paideia/textoff/ferry1.htm

Ecrit par : guy morel | 09 décembre 2007

Pour ceux qui préfèrent, pour lire, imprimer les deux textes de Pauline Kergomard

http://michel.delord.free.fr/kergo-lect.rtf

http://michel.delord.free.fr/kergo-calc.rtf

MD

Quant aux programmes de 1895 complets toutes matières pour les maternelles ( en deux pages) :

http://michel.delord.free.fr/pg1882.pdf

Ecrit par : MichelDelord | 09 décembre 2007

Et pour finir les IO de 1882 sur l'école maternelle.

http://s.huet.free.fr/paideia/textoff/ferry1.htm

Ecrit par : guy morel | 09 décembre 2007
Où l'on pourra constater que je suis largement inspirée de ce que demandait Pauline Kergomard pour rédiger ce que JPB a posté aujourd'hui.

Ecrit par : catmano | 09 décembre 2007

A propos des instructions officielles de catmano.

Et si l'on décrétait une bonne fois que l'apprentissage de la lecture se fera désormais en Grande Section et se poursuivra au CP, ce ne serait pas plus clair pour tout le monde? Et surtout, cela ne mettrait-il pas un terme à ces essai bâtards et calamiteux ("lecture" d'étiquettes-prénoms) qui donnent d'emblée aux bambins le fâcheux réflexe de deviner la composition des mots?

Ecrit par : Jean | 09 décembre 2007

Où l'on pourra constater que je suis largement inspirée de ce que demandait Pauline Kergomard pour rédiger ce que JPB a posté aujourd'hui.
Ecrit par : catmano | 09 décembre 2007
C'est ce que j'avais cru voir.
GM

Ecrit par : guy morel | 09 décembre 2007

Si je ne m'abuse, comme disait un toubib de mes amis, Pauline Kergomard, née en 1838 et morte très âgée, vers 1930 ou dans ces eaux là était non seulement protestante, et par conséquent en pointe , à l'époque, de la recherche pédagogique ET démocratique, et fréquenta le milieu du Pasteur Wagner, et ,nommée Inspectrice par jules Ferry ,elle avait une conviction: que l'apprentissage des FONDAMENTAUX, était la raison d'être de l'école à partir de 5 ans. C'est elle aussi, je crois qui eut l'idée du mobilier scolaire à la taille des petits crapauds.

Au fond, là est l'escroquerie. L'école démocratique doit faire en sorte qu'en en sortant les enfants sachent lire, écrire, compter, et se connaître. Point. Final. Tout le reste, la jambe-gigotte, le macramé, le parachutisme, c'est de la vessie de porc. Du mécanique plaqué sur du vivant. De l'imposture. Ah, c'est sans doute plus gratifiant pour des pédagos à la débine de faire dans le "djeunn", de faire du rap, du rip, du rop, du ska, du skonck, du broutchmol aux noix, mais c'est une IMPOSTURE. Et je suis sûr que la Kergomard, de là où elle est, elle doit s'arracher les tiffes.

Ecrit par : montaigneàcheval | 09 décembre 2007

Je ne sais pas vous répondre, Jean. J'ai des GS depuis des années et des années.
La classe que j'ai le plus pratiquée est le CP (plus de vingt-cinq ans sur les trente-deux que j'ai d'ancienneté) associé soit à des maternelles (classe unique maternelle ou MS/GS/CP), soit à tout le cycle 2 (GS/CP/CE1), soit en classe unique élémentaire (GS à CM2 ou CP à CM2).
Les années où j'avais suivi les enfants de PS ou MS à GS, environ la moitié de ceux-ci étaient "entrés dans l'écrit", comme l'on dit. Cela allait du déchiffrage de quelques mots simples à la lecture courante. Mais la moitié seulement. Tous étaient capable d'écrire sous la copie en respectant les normes de l'écriture liée, mais tous n'étaient pas capables d'accéder au déchiffrage.
Il faut penser au fait que, à cet âge-là, la différence de maturité est encore énorme entre les enfants nés en début d'année civile qui ont entre cinq ans six mois et cinq ans neuf mois à la rentrée scolaire et ceux qui sont "de la fin de l'année" et qui entrent en GS âgés de quatre ans neuf mois à cinq ans trois mois.
Je pense en revanche, et je sais que T. Venot le pratique dans les classes où il intervient, qu'un démarrage de l'apprentissage de la lecture alphabétique est possible, le plus souvent dans la deuxième moitié de l'année scolaire de GS... En fait, lorsque tous les enfants ont cinq ans révolus, comme le disait déjà Pauline Kergomard , il y a plus de 120 ans.
Et puis, franchement, apprendre à lire plus tôt pour que, six ans après, on conseille à leurs maîtres de lire à haute voix toutes les consignes et tous les textes du livret d'évaluation CM 2, est-ce vraiment nécessaire ? Quand on voit le contenu du Socle Commun de Compétences, ils ne seront pas victimes de surmenage, ces pauvres gosses !
Alors revenons encore une fois aux écrits de Pauline Kergomard qui n'ont décidément pas beaucoup vieilli (en rappelant qu'à l'époque l'école maternelle accueillait aussi les enfants de six à sept ans, soit l'actuel CP) :
"En conséquence, les directrices devront se préoccuper beaucoup moins de livrer à l'école primaire des enfants déjà fort avancés dans leur instruction, que des enfants bien préparés à s'instruire. [...] Le but à atteindre, en tenant compte des divesités de tempérament, de la précocité des uns, de la lenteur des autres, ce n'est pas de les faire tous parvenir à tel ou tel degré de savoir en lecture, en écriture, en calcul, c'est qu'ils sachent bien le peu qu'ils sauront, c'est qu'ils aiment leurs tâches, leurs jeux, leurs leçons de toute sorte, c'est surtout qu'ils n'aient pas pris en dégoût ces premiers exercices scolaires qui seraient si vite rebutants, si la patience, l'enjouement, l'affection ingénieuse de la maîtresse ne trouvaient le moyen de les varier, de les égayer, d'en tirer ou d'y attacher quelque plaisir pour l'enfant." (Programmes 1882)

Ecrit par : catmano | 09 décembre 2007

"L’instituteur veillera à rester dans le strict cadre de la laïcité et le respect des valeurs familiales. Il gardera présent à l’esprit les mots de Jules Ferry (lettre aux instituteurs, 17/11/1883) : « ...avant de proposer à vos élèves un précepte, une maxime quelconque, demandez-vous s'il se trouve, à votre connaissance, un seul honnête homme qui puisse être froissé de ce que vous allez dire. Demandez-vous si un père de famille, je dis un seul, présent à votre classe et vous écoutant, pourrait de bonne foi refuser son assentiment à ce qu'il vous entendrait dire. Si oui, abstenez-vous de le dire"

Les racistes, les homophobes , les antisémites, les terroristes anti-IVG et les adorateurs de la peine de mort sont-ils des "honnêtes gens"?

La laîcité ce n'est pas la neutralité pour laquelle tout se vaut. Au sujet des valeurs, je vous renvoie entre autres à Finkelkraut que beaucoup apprécient aussi ici.

Ecrit par : LouBlan | 09 décembre 2007

Tiens, j'ai grillé: "saperlipopette...

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 09 décembre 2007


Comme je vous l'ai dit très cher Christophe, je ne suis pas beaucoup sur le web ces derniers temps ;) mais vous me donnez l'occasion de ne pas parler de la perte de mes lunettes aux fins de pouvoir "m'abonner" à ce nouveau fil de lecture...

Bonjour au maître des lieux!

Ecrit par : Saperlipopette | 09 décembre 2007

"Au fond, là est l'escroquerie. L'école démocratique doit faire en sorte qu'en en sortant les enfants sachent lire, écrire, compter, et se connaître. Point. Final."

Ecrit par : montaigneàcheval | 09 décembre 2007

Plus d'arts, plus d'histoire, plus de biologie? Votre message n'est que moyennement clair, Montaigneàcheval... Je ne vous pensais pas, a priori, aussi fanatique du socle commun!


"La laîcité ce n'est pas la neutralité pour laquelle tout se vaut. Au sujet des valeurs, je vous renvoie entre autres à Finkelkraut que beaucoup apprécient aussi ici."

Ecrit par : LouBlan | 09 décembre 2007

Tout à fait d'accord!

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 09 décembre 2007

voilà ce que c'est que de ne pas mettre ses lunettes , on oublie de cocher la bonne case...Saperlotte!
;)

Ecrit par : Saperlipopette | 09 décembre 2007

Merci pour votre réponse, catmano.
Ce que je me demandais, c'est comment éviter que les enfants aient d'emblée de l'écrit l'idée que c'est de la devinette. Mais il est clair aussi que ce n'est pas sans raison que le début officiel de l'apprentissage de la lecture a été fixé au CP depuis des décennies.

Ecrit par : Jean | 09 décembre 2007

Et si l'on décrétait une bonne fois que l'apprentissage de la lecture se fera désormais en Grande Section et se poursuivra au CP, ce ne serait pas plus clair pour tout le monde? Et surtout, cela ne mettrait-il pas un terme à ces essai bâtards et calamiteux ("lecture" d'étiquettes-prénoms) qui donnent d'emblée aux bambins le fâcheux réflexe de deviner la composition des mots?
Jean
Oui, pour suivre les conseils de prudence de Catmano on peut changer "se fera désormais en Grande Section" par "débutera désormais en GS", mais le noeud du problème est là. Pas besoin de trempette dans l'écrit avant la GS mais on rentre dans l'eau pour y apprendre à nager, pas pour y faire des bulles. Même si on prend toutes les précautions nécessaires pour que le bambin ne boive pas la tasse à son premier contact...

Ecrit par : Pascal Dupré | 09 décembre 2007

Pas besoin de trempette dans l'écrit avant la GS mais on rentre dans l'eau pour y apprendre à nager, pas pour y faire des bulles. Même si on prend toutes les précautions nécessaires pour que le bambin ne boive pas la tasse à son premier contact...

Ecrit par : Pascal Dupré | 09 décembre 2007

Mais où est le petit smiley du bonhomme qui applaudit des deux mains, bon sang ?
Pour ceux que ça amuserait, il faut aller sur le forum EDP, sélectionner "école maternelle", puis "le langage au coeur des apprentissages" puis "écriture du prénom en TPS-PS".
Quelle fatigue, mais alors quelle fatigue ! Et une envie de mordre qui vous prend d'un coup !

Ecrit par : catmano | 09 décembre 2007

Natation, escalade ou ski en Grande section ???

Alors que je n'arrivais même pas à plier une serviette ???

Soit j'étais débile, soit vous y allez fort !!!

Ecrit par : Jeremy | 09 décembre 2007

..."écriture du prénom en TPS-PS"...
Et à côté de ça, une collègue de GS qui me dit au mois de mars : "Tu sais je suis obligée de les freiner, sinon ils apprendraient à lire!"

Ecrit par : Pascal | 09 décembre 2007

En conséquence, les directrices devront se préoccuper beaucoup moins de livrer à l'école primaire des enfants déjà fort avancés dans leur instruction, que des enfants bien préparés à s'instruire...

Ecrit par : catmano | 09 décembre 2007


Je me garderai bien de donner mon avis sur cette question passionnante, ici, débattue. Mais lisant et découvrant la pensée (nous sommes là en présence d'une authentique pensée) de P Kergomard, je n'ai pu m'empêcher de me dire que ses principes sont très proches de ceux encore en vigueur dans les écoles de Russie.
Je peux rapporter une anecdote vécue. Il y a trois ans, alors que ma fille cadette savait lire et écrire (mais quelle écriture!), son demi-frère russe du même âge (7 ans) déchiffrait à peine des textes. Je me suis demandé alors s'il ne souffrait pas d'une quelconque déficience! Assurément il aurait été expédié immédiatement chez une orthophoniste, par une professeure bien intentionnée d'une école primaire française.
Mais un an plus tard au terme de sa deuxième année (notre CE1) il lisait parfaitement et couramment. A présent, il est bon élève, fait la fierté de sa mère en ne rapportant que des 5 en mathématiques. Son institutrice nous conseille de le faire entrer dans une école spécialisée en mathématiques. De surcroît, il me paraît bien plus mûr et plus sûr de lui que ma fille, scolarisée en sixième ou que les 30 petits crapauds de ma 6ème HA.
Au fond, je me demande dans quelle mesure notre école maternelle ne seraient pas comme ce laboureur dont parle PK, qui se contenterait d'un labour en surface, pressé qu'il serait de semer son blé tendre, au risque, le printemps venu, de le voir s'étioler.
Il y a là, entre nos deux écoles, une grande divergence d'approche.

Ecrit par : buntovchik | 09 décembre 2007

"Ces exercices resteront ludiques et ne feront pas l’objet d’une évaluation."

J'espère que c'est le cas pour tous les exercices des deux ans de PS - MS !

Ecrit par : Jeremy | 09 décembre 2007

Bon en tout cas, "Natation, escalade ou ski" en Grande section, j'ai du mal à m'en remettre.

Ecrit par : Jeremy | 09 décembre 2007

Évoluer en milieu moins familier selon les possibilités locales (petite phrase piquée dans les programmes 2002-2007 de l'école maternelle).
J'emmène mes GS à la piscine au mois de juin lorsque le temps le permet (piscine découverte), la plupart d'entre eux sont capables de se déplacer dans un endroit où ils n'ont pas pied lors des dernières séances. Pour le pliage de la serviette et le remplissage du sac à dos en fin de séance (serviette mouillée + maillot de bain), on va dire que c'est ECA !
Lorsque nous avions encore le droit, nous allions deux ou trois fois dans l'hiver dans une toute petite station drômoise, et tous les bambins de trois à cinq ans chaussaient les skis et étaient capables de descendre la piste baby et de prendre le petit remonte-pente.
Le camion d'escalade venait aussi avant que les adeptes du risque zéro aient mis leur nez dans les normes d'encadrement et les procédures d'agrément et les quatre à six ans n'étaient pas les derniers à être capables de grimper tout en haut pour faire sonner la petite clochette.

Ecrit par : catmano | 09 décembre 2007

Natation, escalade ou ski en Grande section ???

Ecrit par : Jeremy | 09 décembre 2007

Jérémy, vous êtes vraiment fâché avec l'EPS?
J'ai eu l'occasion en début de carrière, affecté que j'étais sur un poste spécialisé, de travailler avec des maternelles en natation et gymnastique. Les enfants à cet âge sont très capables.
Une de mes filles a nagé son premier 50 m nage libre le jour de ses 3 ans. Dans mon club de gym j'ai des fillettes de 6 et 7 ans qui tournent des roues sur poutre, souplesse avant, souplesse arrière etc.
Dans quelle mesure le regard de l'adulte, parfois, n' inhibe pas les possibilités naturelles d'un enfant, quel que soit le domaine?

Ecrit par : buntovchik | 09 décembre 2007

Catmano, que signifie ECA dans "Pour le pliage de la serviette, on va dire que c'est ECA" ?

J'ai vraiment du mal à m'y faire : vous n'allez pas me dire que tout le monde sait nager ou faire du ski à 5/6 ans ??

Il y a des gamins qui ont une peur bleue de l'eau - les emmener à la piscine dans le cadre de la classe, c'est bien si la maîtresse a le temps de s'occuper d'eux. Mais sinon ???

Ecrit par : Jeremy | 09 décembre 2007

Jérémy, vous êtes vraiment fâché avec l'EPS?
Ecrit par : buntovchik | 09 décembre 2007

Non, mais autant je suis pour la culture sportive (histoire des sports, physiologie, métabolisme, sophrologie, etc.) à partir du CM1, et pour la pratique d'un sport de loisir, autant je ne comprends pas comment on peut faire de la pratique sportive une matière scolaire imposée, au même titre que l'anglais ou les mathématiques. C'est ruiner tout le sens du sport que de faire concourir les uns contre les autres des élèves qui n'en ont pas envie, et même contre leur volonté.

Ecrit par : Jeremy | 09 décembre 2007

J'ai vraiment du mal à m'y faire : vous n'allez pas me dire que tout le monde sait nager ou faire du ski à 5/6 ans ??

Ecrit par : Jeremy | 09 décembre 2007

Mais ça n'est pas plus compliqué de nager ou de skier que de marcher, voire grimper un mur d'escalade.
Le problème du reste ne vient pas des enfants, mais des parents et souvent des éducateurs qui projettent sur leurs crapauds leurs inhibitions, leurs peurs, leurs fantasmes aussi parfois.
Il y a là, croyez-moi, un véritable enseignement. Ce sont les adultes qui limitent, sans s'en rendre compte et bien souvent, les apprentissages.

Ecrit par : buntovchik | 09 décembre 2007

Jean a écrit le 9 décembre
[A propos des instructions officielles de catmano.

Et si l'on décrétait une bonne fois que l'apprentissage de la lecture se fera désormais en Grande Section et se poursuivra au CP, ce ne serait pas plus clair pour tout le monde? Et surtout, cela ne mettrait-il pas un terme à ces essai bâtards et calamiteux ("lecture" d'étiquettes-prénoms) qui donnent d'emblée aux bambins le fâcheux réflexe de deviner la composition des mots?]

Tout à fait et, dit de manière très rapide, il faut, comme le dit Jean, « décréter une bonne fois »

- que non seulement l’apprentissage de la lecture mais aussi et surtout celui de l’écriture commence en Grande section, se poursuit en CP[1] ( car, outre l’importance intrinsèque de l’écriture, si on peut ergoter sur la lecture globale, on ne peut ergoter sur l’écriture globale car elle n’existe pas)
- que non seulement l’apprentissage de l’écriture/lecture mais aussi celui du calcul/numération doit commencer en grande section et se poursuivre en CP

C’est par ce triple renoncement venant des années 70 – séparation calcul/ numération, écriture /lecture, apprentissage effectif du calcul et de lecture passé de GS en CP – c'est-à-dire des changements de programmes en GS/CP - et pas à cause du constructivisme - que l'on a d’abord déstructuré la logique des progressions et de l'enseignement français. Et si l'on veut redresser la situation, il faut recommencer par là.

C’est ce que j’ai essayé de défendre depuis janvier 2006 notamment dans le texte « La globale et la syllabique »
http://michel.delord.free.fr/syll-glob.pdf
qui se terminait par

[Si l’on veut vraiment réussir le pari de l’apprentissage de la lecture avec le plus haut profit intellectuel, quatre conditions sont absolument requises.

I / Deux conditions négatives.

Il faut d’abord abandonner le contenu des programmes dans leur version 2002.
Refuser de commencer les apprentissages par le seul apprentissage de la lecture.

II / Deux conditions positives.

Commencer en même temps l’apprentissage des deux couples, écriture / lecture, numération /calcul, dès la maternelle, en incluant les premiers éléments de culture.
Continuer simultanément et systématiquement tous ces apprentissages au CP en développant les éléments d’histoire, de géographie, de sciences naturelles de telle sorte que l’apprentissage des premiers facilite un abord rationnel de l’apprentissage des seconds et que l’apprentissage des seconds oblige à un renforcement continu et progressif de l’apprentissage des premiers.

Mais, dès lors que l’on pose réglée la question des méthodes de lecture, il faut s’attaquer aux méthodes de calcul. Nous connaissons les obstacles, il ne reste plus qu’à les affronter.]

Les propositions ci-dessus ne résoudront pas tout car ce ne sont pas des conditions suffisantes mais il me semble absolument sûres qu’elles sont nécessaires et que, si on ne es prend pas, on sera en permanence ensuite limité par la problématique qui a détruit l’enseignement primaire.

Si on regarde bien où l’on en est dans ces propositions de début 2006 , les programmes de 2002 vont probablement être abandonnés mais , pour le reste, il y a encore du chemin à parcourir….

Michel Delord


[1] Au niveau GS/CP, il faut une structure souple, c'est-à-dire qui autorise
- aussi bien l’apprentissage en deux ans de lecture que le fait que des élèves de GS sachent complètement lire en fin de GS de CP
- l’apprentissage de la division en GS qui était même réalisé dans les année 50 par des classes complètes de GS ( Voir l’exemple d’une classe Freinet cité dans
http://www.slecc.fr/sources-slecc/documents/reflexion/maths/division-gs_cp.pdf )

Ecrit par : MichelDelord | 09 décembre 2007

Rectification : il fallait lire

--------
Au niveau GS/CP, il faut une structure souple, c'est-à-dire qui autorise

- aussi bien l’apprentissage en deux ans de lecture que le fait que des élèves de GS sachent complètement lire en fin de GS

- aussi bien, pour le calcul par exemple, l’apprentissage de la division en GS qui était même réalisé dans les année 50 par des classes complètes de GS* que la possibilité de son étalement sur deux ans

*Voir l’exemple d’une classe Freinet cité dans
http://www.slecc.fr/sources-slecc/documents/reflexion/maths/division-gs_cp.pdf )

Ecrit par : MichelDelord | 09 décembre 2007

ECA, cela veut dire En Cours d'Acquisition.
Je rajouterais à la démonstration de buntovchik, bien mieux placé que moi pour toutes les données techniques, qu'il n'y a rien de mieux pour tous nos petits "enfants-rois" persuadés de tout savoir avant de n'avoir rien appris que de se retrouver au pied du mur que celui-ci soit d'escalade, un peu enneigé ou carrément très mouillé.
Il y a bien des prétendus "hyperactifs" et autres "caïds des bacs à sable" qui, tout à coup, réalisent que la main de la maîtresse et ses conseils lui rendent bien service.
Si cela peut éviter qu'ils tabassent une petite fille de trois ans dans la cour de l'école maternelle ou leur professeur de dessin dans leur futur collège, confrontons-les à d'autres risques que ceux qu'ils prennent par procuration en regardant des dessins animés ou en jouant sur leur console de jeux.

Par ailleurs, je confirme ce que dit Michel Delord, écriture et lecture en même temps, soit actuellement deuxième moitié de l'année de GS, une fois que tous les gestes nécessaires à l'écriture liée sont acquis. Comptage et calcul dès la GS, sur des quantités qu'ils peuvent maîtriser.
Nous avons travaillé sur les partages de 12 pas plus tard que jeudi dernier. Les six GS et les huit CP ont "su faire", j'ai même eu droit à un "Fastoche, quand ils sont deux, c'est six pour chacun !" de la plus jeune. C'est la première année où je m'y risque, affaire à suivre lors du CP des plus jeunes en 2008-2009.

Ecrit par : catmano | 09 décembre 2007

catmano:
"Par ailleurs, je confirme ce que dit Michel Delord, écriture et lecture en même temps, soit actuellement deuxième moitié de l'année de GS, une fois que tous les gestes nécessaires à l'écriture liée sont acquis. Comptage et calcul dès la GS, sur des quantités qu'ils peuvent maîtriser.
Nous avons travaillé sur les partages de 12 pas plus tard que jeudi dernier. Les six GS et les huit CP ont "su faire", j'ai même eu droit à un "Fastoche, quand ils sont deux, c'est six pour chacun !" de la plus jeune. C'est la première année où je m'y risque, affaire à suivre lors du CP des plus jeunes en 2008-2009."

Je ne suis pas étonné que ça marche parce que ça a marché pendant quasiment un siècle même si on a peut-être perdu quelques tours de main.

Mais je pense surtout - et ça , ça n'est pas encore vérifiable - que la synergie entre les apprentissages simultanés de la lecture, de l'écriture, de la numération et du calcul ne montrera ses effets que beaucoup plus tard mais qu'ils seront bien supérieurs même à ce qu'on peut espérer.

C'est un petit peu comme le fait d' écrire 2m+3m=5m et 2m×3m=15m² en CE . Ses effets les plus importants sont 7/8ans après lorsque passe tout seul comme une lettre à la poste 2x+3x=5x. qui n'est pas confondu(par miracle pour ceux qui ne comprennent pas l'intérêt des progressions dans la structuration de la pensée) avec 2x×3x=15x²

Michel

Michel

Ecrit par : MichelDelord | 09 décembre 2007

Tout à fait d’accord avec Michel Delord et Catmano. Il y a dans le texte de Michel une idée force qu’il faudrait marteler systématiquement (un peu comme le « travailler plus, etc ») pour couper court au débat empoisonné sur les méthodes de lecture : il faut apprendre à lire et à écrire simultanément. Et comme il n’y a pas d’écriture globale…, le problème disparaît de lui-même.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 09 décembre 2007

Catmano, je suis impressionnée. J'ai gardé un très bon souvenir des institutrices de maternelle de mon fiston (des vendéennes laïques à l'ancienne, du genre Kergomard, quoi !), mais je réalise encore mieux à présent à quel point toute cette mise en place des apprentissages est minutieuse, savante et délicate ; à ce stade-là, c'est carrément de l'art.

Ecrit par : FGuichard | 09 décembre 2007

Tiens, Valérie Pécresse vient de dire en direct qu' "il faut amener 50% d'une génération à l'obtention de la licence"...

La fuite en avant continue !

La sélection se fera donc à bac +5, et la licence vaudra bientôt le bac actuel, qui ne vaut déjà plus grand chose...

Ecrit par : Jeremy | 09 décembre 2007

"il faut apprendre à lire et à écrire simultanément."

Vous en aurez peut-être marre que je ne parle que de moi, mais je lisais sans problème à 4 ans et demi, et je n'a su écrire mon prénom qu'à 6 ans passés, âge à partir duquel j'ai commencé à tracer les chiffres puis les lettres.

Ca m'inquiete d'avoir réussi dans un système où régnaient Ratus et consorts, et quand je vois ce qui est projeté, je ne réussirais à rien (ni les activités sportives supra, ni la lecture-écriture simultanée).

Ecrit par : Jeremy | 09 décembre 2007

Pécresse à la télé : dites, c'est très instructif.

Elle compte "intégrer les prépas à l'université, et à terme les grandes écoles aux universités." Et il y a deux députés PS et UMP pour assurer qu'il y a consensus gauche/droite sur ce point.

Ca, et 50% d'une génération niveau Bac +3.

Ils ont bien tiré les leçons du passé ! On aurait eu pareil avec Jack Lang, j'aurais préféré que ce soit lui qui le fît, ca avait plus de classe.

Fôrmidabl' !

Ecrit par : Jeremy | 09 décembre 2007

"Je suis obligée de les freiner, sinon ils apprendraient à lire", dit une collègue de GS à Pascal.
Donc ce n'est peut-être pas tout à fait idiot de commencer vraiment et méthodiquement l'apprentissage de la lecture en GS.
Michel Delord est, semble-t-il, de cet avis. Les considérations oraculaires de Bentolila paraissent bien vaseuses à côté de ces analyses claires et pragmatiques.

Ecrit par : Jean | 09 décembre 2007

Il faudrait commencer par virer tous ces instits illétrés qui sont les premiers responsables de tant d'échec scolaire.

Ecrit par : trf | 09 décembre 2007

Pécresse à la télé : dites, c'est très instructif.
Elle compte "intégrer les prépas à l'université, et à terme les grandes écoles aux universités." Et il y a deux députés PS et UMP pour assurer qu'il y a consensus gauche/droite sur ce point.
Ecrit par : Jeremy | 09 décembre 2007

Le PS l'a rêvé, la droite le fera. C'est magique.
Cette passion française de détruire ce qui marche plutôt que d'améliorer ce qui ne marche pas me laisse... rêveuse. Les prépas marchent justement parce qu'elles ne sont pas dans l'Université, parce qu'elles sont sélectives, -- d'une sélection scolaire, sur dossier -- et parce qu'on y travaille vraiment , un effectif de 50 louveteaux permettant un suivi permanent.
Et M. X. Darcos, agrégé de lett class, ancien prof de prépa, va laisser faire cela ? On n'est jamais aussi bien trahi que par les siens, décidément.
Ah que ne suis-je assise à l'ombre des forêts...

Ecrit par : FGuichard | 09 décembre 2007

"Il faudrait commencer par virer tous ces instits illétrés qui sont les premiers responsables de tant d'échec scolaire."

Ecrit par : trf | 09 décembre 2007

"illétrés"... :-))))))

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 09 décembre 2007

"Illétrés"?
Hum!

Ecrit par : Jean | 09 décembre 2007

""il faut apprendre à lire et à écrire simultanément."

Vous en aurez peut-être marre que je ne parle que de moi, mais je lisais sans problème à 4 ans et demi, et je n'ai su écrire mon prénom qu'à 6 ans passés, âge à partir duquel j'ai commencé à tracer les chiffres puis les lettres.

Ca m'inquiète d'avoir réussi dans un système où régnaient Ratus et consorts, et quand je vois ce qui est projeté, je ne réussirais à rien (ni les activités sportives supra, ni la lecture-écriture simultanée)."

Ecrit par : Jeremy | 09 décembre 2007

Cela peut prouver deux choses, Jeremy;
-Soit vous n'avez pas réussi;
-Soit les méthodes ne font pas tout, et, je dirais même plus, on ne peut pas leur imputer grand-chose!

Je vous laisse choisir! Mais je pense avoir la réponse! :-)))

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 09 décembre 2007

J'ai besoin d'un renseignement urgent pour la demande de mutation intercadémique.

j'accède au site SIAM, mais Je n'arrive pas m'inscrire.

La date limite est théoriquement le 10 décembre 2007.

Quelqu'un sait-il s'il y a un problème ?

Ecrit par : Robin | 09 décembre 2007

L'émission se termine en beauté : le député UMP déclare, avec l'approbation de la ministre : "le groupe UMP est en totalité contre la sélection [...] Il nous faut beaucoup plus d'étudiants à l'Université", et la ministre annonce : "Le prochain dossier, c'est la réussite en licence."
On voulait la reussite au lycée, on l'a obtenue. On veut la reussite en licence, on l'aura par les mêmes moyens : il faut 50% de réussite, on les aura coûte que coûte, avec toutes les compromissions et tous les trucages que ça nécessitera.

Ecrit par : Jeremy | 09 décembre 2007

je réalise encore mieux à présent à quel point toute cette mise en place des apprentissages est minutieuse, savante et délicate ; à ce stade-là, c'est carrément de l'art.
Ecrit par : FGuichard | 09 décembre 2007

et même carrément l'enfance de l'art.
GM :-)))

Ecrit par : guy morel | 09 décembre 2007

Robin, moi je n'ai pas eu de souci, si ce n'est que je n'ai rien pu imprimer.

Ecrit par : Jeremy | 09 décembre 2007

Robin, moi je n'ai pas eu de souci, si ce n'est que je n'ai rien pu imprimer.

Ecrit par : Jeremy | 09 décembre 2007


Je me demande si ce n'est pas une question d'heure (il est 22 h. 55). Comment avez-vous procédé ?

Ecrit par : Robin | 09 décembre 2007

L'émission se termine en beauté : le député UMP déclare, avec l'approbation de la ministre : "le groupe UMP est en totalité contre la sélection [...] Il nous faut beaucoup plus d'étudiants à l'Université", et la ministre annonce : "Le prochain dossier, c'est la réussite en licence."
Ecrit par : Jeremy | 09 décembre 2007

AU SECOURS !!!

Ecrit par : FGuichard | 09 décembre 2007

Robin, je passe par iprof, puis direction Siam par services.

Pour moi ca marche. Mais chaque académie a son serveur - si c'est en panne chez vous, il faudra attendre demain matin pour qu'ils réparent.

Ecrit par : Jeremy | 09 décembre 2007

Pedro Cordoba
"Tout à fait d’accord avec Michel Delord et Catmano. Il y a dans le texte de Michel une idée force qu’il faudrait marteler systématiquement (un peu comme le « travailler plus, etc ») pour couper court au débat empoisonné sur les méthodes de lecture : il faut apprendre à lire et à écrire simultanément. Et comme il n’y a pas d’écriture globale…, le problème disparaît de lui-même."

Jean :

"Donc ce n'est peut-être pas tout à fait idiot de commencer vraiment et méthodiquement l'apprentissage de la lecture en GS. "Michel Delord est, semble-t-il, de cet avis. Les considérations oraculaires de Bentolila paraissent bien vaseuses à côté de ces analyses claires et pragmatiques."

A mon avis, on ne sortira pas du piège si on se contente
i) de voir le lien entre écriture et lecture et l’importance de l’écriture pour l’apprentissage de la lecture
ii) d’avancer la nécessité d'apprendre l'écriture/lecture dés la GS .

Bien que, bien sûr, cette position soit bien supérieure, par exemple, au texte de la Fondapol de décembre 2005 – sorti au même moment que « La globale et la syllabique » - appelé « Recommencer par le commencement »* : il porte en effet bien mal son nom puisque justement il ne montre pas l’importance de l’apprentissage de l’écriture et surtout ne montre pas l’importance d’apprendre la lecture dès le commencement, cad dès la GS. Et ce juste au moment où l’erreur principale commise par ceux qui avaient conseillé Gilles de Robien avait été de ne parler que de la lecture en CP , c'est-à-dire de laisser , pour diverses raisons, le champ libre à trois ans d’ideovisuelle en maternelle.

Donc si l’on veut véritablement ‘recommencer par le commencement’, il faut EN PLUS dépasser le cadre de la lecture et commencer aussi en GS le calcul et la numération ( et en les liant, contrairement à ce qui se fait ).

Et ce n’est qu’à ce prix - minimum - que les bases d’un humanisme moderne, qui inclut les liaisons fécondes entre les bases de l’enseignement scientifique et les bases de l’enseignement littéraire, pourront renaître.


Michel Delord


* http://www.fondapol.org/v2/pdf/Etude_Recommencer-par-le-commencement-la-lecture.pdf

Ecrit par : MichelDelord | 09 décembre 2007

Pécresse à la télé : dites, c'est très instructif.
Elle compte "intégrer les prépas à l'université, et à terme les grandes écoles aux universités." Et il y a deux députés PS et UMP pour assurer qu'il y a consensus gauche/droite sur ce point.
Ecrit par : Jeremy | 09 décembre 2007

Il faudrait savoir ce qu'elle entend par "intégrer". "Intégrer" ne veut pas dire supprimer, bien que ce puisse être une autre façon de le faire.

j'attends pour voir, mais j'ai vraiment le sentiment de m'être fait salement avoir (et pas seulement sur ce coup-là) et je n'aime pas ça.

Si le ministre suit, il nous trahit et il se renie lui-même.

Et je commence à en avoir plus qu'assez des gens qui me répètent qu'ils ont la majorité et qu'ils ont le droit de faire ce qu'ils veulent et que je n'ai qu'à la fermer et que je ne suis pas un démocrate.

Ca me rappelle Louis Mexandeau en 81: "Vous avez juridiquement tort parce que vous êtes politiquement minoritaires."

Quelle est la différence ?

Ecrit par : Robin | 09 décembre 2007

L'émission se termine en beauté : le député UMP déclare, avec l'approbation de la ministre : "le groupe UMP est en totalité contre la sélection [...] Il nous faut beaucoup plus d'étudiants à l'Université"
Ecrit par : Jeremy | 09 décembre 2007

Voilà ce qui s'appelle du courage politique. Bravo ! ça, c'est tapé ! De l'audace, de l'audace, encore de l'audace,e t la France sera sauvée !

Ecrit par : TIGER LILITH | 09 décembre 2007

"Ca me rappelle Louis Mexandeau en 81: "Vous avez juridiquement tort parce que vous êtes politiquement minoritaires."

Que vient faire le pauvre Mexandeau dans cette galère?
Laignel... pas Mexandeau, me semble-t-il

Ecrit par : LouBlan | 09 décembre 2007

Que vient faire le pauvre Mexandeau dans cette galère?
Laignel... pas Mexandeau, me semble-t-il

Ecrit par : LouBlan | 09 décembre 2007

Va pour Laignel. Oui c'est la galère et on n'a pas fini de ramer.

Ecrit par : Robin | 09 décembre 2007

@sucre en poudre (?)

"Toutes ses sorties scolaires que je trouve bien inutile, soi-disant pour éveiller la jeunesse.
"Qu’on leur apprenne à lire et à écrire correctement avant de leur remplir le crâne d’images qu’ils ne seront pour la plupart même pas expliqués dans une rédaction.
Personnellement je n’ai jamais était très bonne à école,...
Qu’il fasse un référendum pour savoir combien de Français voudraient récupérer ça monnaie.
Nous sommes en train de perdre notre identité.
Nous n’avons déjà plus notre monnaie, et bientôt nous aurons plus du tout notre langue."

Et quant à l'orthographe, n'en parlons pas!

Ecrit par : LouBlan | 09 décembre 2007

J'ai regardé deux émissions politiques ce soir : l'une avec Pécresse, dont j'ai donné les morceaux choisis ; et l'autre avec Bachelot, que vous regardez peut-être en ce moment.

Eh bien autant Pécresse m'a semblé en dessous de tout, autant Bachelot a été remarquable : langage clair, refus de céder sur les mesures qu'elle a prises (alimentation, tabagisme, don du sang), elle a même rappelé qu'à l'école, "on doit d'abord apprendre à lire, à écrire et à compter, et on apprend le reste apres" !!!

Comme quoi ces dames ne sont pas toutes égales l'une à l'autre...

Ecrit par : Jeremy | 10 décembre 2007

Et quant à l'orthographe, n'en parlons pas!

Ecrit par : LouBlan | 09 décembre 2007


Qui pourrait tout comprendre... (Madame de Stael)

Ecrit par : Sergio | 10 décembre 2007

Merci à M.Delord pour ce lien instructif à plus d'un titre, notamment l'application du paradigme Exit & Voice de Hirschman à la crise scolaire par MC Bellosta. Elle reste cependant trop descriptive or l'intérêt de E&V; est d'offrir des ouvertures pour sortie de crise.


C'est ce que fit Joe Weiler, une sommité internationale en droit constitu. européen, de nationalité israélo-batave, qui a publié il y a une quinzaine d'années (je crois que c'était dans la Yale Law Review) un article sur l'impossibilité pour les états membres dans une Europe en panne de "voter avec leurs pieds" , expression qui traduit le concept d' "exit" ( "fuite" chez Bellosta). Weiler vient d'ailleurs de se distinguer avec un nouvel article dans lequel il critique ( en augurant bien mal de ses effets) le refus par les Européens d'inscrire la référence à leurs racines chrétiennes dans la dernière mouture du traité constitutionnel.

Ce parallèle me fiche soudain le bourdon car il met en relief l'énorme difficulté d'une sortie de crise pour l'école, sans un évènement extérieur capable de catalyser les énergies, comme ce fut le cas pour l'Europe des années 80.
Je m'inquiète comme tout un chacun des attermoiements de l'équipe Darcos qu'aggrave l'entrisme de personnages comme Bentolila dont depuis plus d'un an je signale ici le côté pernicieux sous ses habits d'"expert" .
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on peut effectivement craindre le pire en lisant:
"Wagner, bof..."
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 07 décembre 2007

Que penser, dans le même ... registre, d' un professeur de littérature qui dirait:
- Hugo, bof...?


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Que ceux qui se pincent vertueusement le nez à la moindre évocation de Wagner lisent donc la critique de son Tannhaüser que Baudelaire écrivit au lendemain de la première à l'Opéra de Paris.
Le procès d'intention qui lui est fait (sur LP) n'a rien d'étonnant: on retrouve tjs les mêmes.

Pour les autres, Arte nous a fait un magnifique cadeau avec le Tristan de la Scala qui fera date, et c'est particulièrement émouvant de voir se confirmer cette formidable alchimie Chéreau-Peduzzi, avec Baremboim, cette fois, et trente ans après ce "Ring des Français" , si violemment conspué à la première et ovationné pendant 90 minutes à la dernière, avant de devenir LE Ring de référence; comme quoi seuls les imbéciles ne changent pas d'avis.
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Article intéressant sur la situation au Québec
http://www.alternatives.ca/article3143.html

Ecrit par : Cadichon | 10 décembre 2007

Au fait - Tolkien a toujours nié s'être inspiré de Wagner pour son histoire d'anneau magique... Vous y croyez, vous ?
Je sais, ça nous éloigne des maternelles, mais c'est Cadichon qui m'y a fait penser en reparlant de Wagner.

Et on aurait pu parler aussi de Miss Réunion, qui était bien moins belle que Miss Bourgogne.

Ecrit par : Jeremy | 10 décembre 2007

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"Cette passion française de détruire ce qui marche plutôt que d'améliorer ce qui ne marche pas me laisse... rêveuse. Les prépas marchent justement parce qu'elles ne sont pas dans l'Université, parce qu'elles sont sélectives, -- d'une sélection scolaire, sur dossier -- et parce qu'on y travaille vraiment , un effectif de 50 louveteaux permettant un suivi permanent.
Et M. X. Darcos, agrégé de lett class, ancien prof de prépa, va laisser faire cela ? On n'est jamais aussi bien trahi que par les siens, décidément.
Ah que ne suis-je assise à l'ombre des forêts...

Ecrit par : FGuichard | 09 décembre 2007


Voilà qui me fait doucement rigoler...on aura tout vu: les compagnons de route de la LCR en chantres de la sélection la plus inégalitaire du monde, juste pour casser du sucre sur le dos de la droite.

Mais si ce système est si formidable, pourquoi donc fait-il si piètre figure, au plan international? regardez plutôt le classement international d'HEC ou de Sc PO Paris, je ne parle pas des autres. C'est si vrai que les étudiants qui veulent sortir du lot doublent leur parchemin français d'un diplôme étranger , US de préférence.

Les Français ont trouvé la parade: ou bien ils refusent de participer au classement ( ce fut le cas pour PISA) ou ils contestent les paramètres d'analyse.
Mauvais perdants en plus....

Ces CPGE, à la fois iniques et uniques au monde, illustrent bien la perversion du système, mais vouloir les intégrer dans les universités dans l'état actuel de celles-ci est une absurdité.
y'a vraiment du boulot!

Ecrit par : Cadichon | 10 décembre 2007

Voilà qui me fait doucement rigoler...on aura tout vu: les compagnons de route de la LCR en chantres de la sélection la plus inégalitaire du monde, juste pour casser du sucre sur le dos de la droite.
Ecrit par : Cadichon | 10 décembre 2007

Mais enfin, Cadichon, qui vous a dit que j'étais compagne de route de la LCR ? Que savez-vous de ma vie, de mon itinéraire personnel, de mes choix ? Parce que je n'apprécie pas Nicolas Sarkozy, je suis forcément trotskyste : un peu schématique, isn't it ? Naguère, vous m'accusiez de ségolinisme. Et dans les deux cas, vous êtes dans l'erreur, sans doute parce que vous ne connaissez pas bien la gauche, -- je ne parle pas de la gauche "réelle", réduite à la peau de chagrin et tant pis pour elle -- , mais des principes qui la font. Je ne suis encartée qu'à la "Libre Pensée", si vous voulez tout savoir, et j'ai trouvé J.-P. Chevènement intéressant jusqu'à ce qu'il se rallie à la Barbara picto-charentaise. L'élitisme républicain, oui, c'est quelque chose à quoi je crois, qui passe par une sélection SCOLAIRE qui permet à l'ascenseur social de fonctionner encore, malgré tout. Il n'y a aucune raison de se réjouir de voir que, comme toujours quand il s'agit de faire une khonnerie, la gogoche et la droite s'accordent sur le point de défaire les CPGE, par pure démagogie et pour le coup, effectivement, par égalitarisme au pire sens du mot : ne pouvant améliorer l'Université, on bousille les prépas. Quel est l'intérêt de cette misérable manoeuvre, à part peut-être, là encore, quelques économies budgétaires à la petite semaine ? Je ne vois pas en quoi il est trotskyste de le faire remarquer -- mais il faut dire que pour certains la LCR commence à partir de Bayrou !

Ecrit par : FGuichard | 10 décembre 2007

on peut effectivement craindre le pire en lisant:
"Wagner, bof..."
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 07 décembre 2007

Que penser, dans le même ... registre, d' un professeur de littérature qui dirait:
- Hugo, bof...?"

Ecrit par : Cadichon | 10 décembre 2007

Je parlais en tant que Christophe Sibille, sur le blog "bonnet d'âne", et non en tant que professeur de musique. Je ne tiendrai pas ce propos en cours.
Ce sont mes goûts, et je puis les discuter, si ça vous chante. Et je vais même vous faire bondir de votre chaise comme un cabri en vous disant que je ne suis pas fan d'opéra, (en dehors des opéras de Mozart, et de "Boris Godounov"). Et même que l'opéra italien du XIXè, dans son ensemble, me fait royalement ch...
Je considère que mes goûts reposent sur un minimum de culture, (j'ai écouté et analysé pas mal de musiques très diverses, vous savez.) Et je les revendique. Je perds sûrement quelque chose à ne pas apprécier des oeuvres qui sont certainement magnifiques.
Je les propose même en cours, et je n'empêche évidemment quiconque de les adorer. Au contraire.
J'ajouterai que, contrairement à vous, je ne considère pas mes propos comme parole d'évangile.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 10 décembre 2007

Et il n'aura échappé à personne que c'est Cadichon qui a mis Wagner et Hugo dos à dos. Toujours égale à elle-même. Toujours idéologue à n'en plus pouvoir.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 10 décembre 2007

Cadichon et Françoise Guichard ont quelques oppositions , Françoise se réclame de l'élitisme républicain et Cadichon parle de "l'application du paradigme Exit & Voice de Hirschman à la crise scolaire par MC Bellosta. Elle reste cependant trop descriptive or l'intérêt de E&V; est d'offrir des ouvertures pour sortie de crise."

Ce sont certes des problématiques intéressantes – je ne plaisante pas et je les prends très au sérieux comme le prouve la note [1] - mais que permettent-elles d'en déduire sur le sujet traité, c'est-à-dire les propositions pour la maternelle de Catmano . Et même sur un sujet beaucoup plus simplifié, qui est celui que je propose[1] : comment doivent être structurés les débuts de l'apprentissage de la lecture et du calcul ; doivent-il explicitement - cad que l'on apprend explicitement à lire , écrire, compter, calculer avec les quatre opérations - commencer en GS, ce qui s'est fait de 1880 à 1970 ou sous forme allégée et fragmentée , simplement à partir du CP ?

MD

[1] Et ce que je propose n’est pas sans rapport avec la pertinence de notion d'élitisme républicain, concept inventé a posteriori par JPC - le mot élitisme n'apparaît que dans les années 60* et les textes de la IIIeme ne l'emploient jamais - pour décrire (?) « l'école de Jules Ferry ». Si ce que je dis est vrai – c'est-à-dire qu'un point clé de la dégénérescence de l'école est le report du début de l'apprentissage réel du calcul et de l'écriture de GS en CP, la mise en avant de la lecture contre l'écriture et le retard de l'apprentissage du calcul sur celui de la numération - Jean-Pierre Chevènement ne s'est pas aperçu qu'il s'agissait d'un problème central puisqu'il ne l'a pas corrigé. Mais je regrette déjà d'avoir fait cette remarque qui va encore produire un processus courant sur ce blog, provoquer de vastes débats politiques et justifier ainsi que l'on ne parle pas du sujet : qu'enseigne-t-on en maternelle ? Ou même permettre de poser en quelque sorte le problème à l’envers : déduire de sa position politique ( au sens un peu étroit, certes) sur JPC et le courant républicain la position que l’on doit prendre sur l’intérêt qu’il y a à enseigner l’écriture et le calcul en GS.

* Vérifiez dans vos dictionnaires historiques dans lesquels vous vérifierez aussi que le mot élitisme n’est pas « neutre » mais signifie que l’on s’intéresse à l‘élite au détriment des intérêts de la masse.

Ecrit par : MichelDelord | 10 décembre 2007

"Ca me rappelle Louis Mexandeau en 81: "Vous avez juridiquement tort parce que vous êtes politiquement minoritaires."

Que vient faire le pauvre Mexandeau dans cette galère?
Laignel... pas Mexandeau, me semble-t-il

Ecrit par : LouBlan | 09 décembre 2007

Mais non, ni l'un ni l'autre : (laissez tranquille ce pauvre Laignel, surnommé le "Nain Sectaire") c'est Paul Quillès, surnommé Robespaul ou Quillès La Tendresse.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 10 décembre 2007

Michel Delord, il est quand même tentant d'analyser les positions de Jean-Pierre Chevènement par le prisme d'un certain souverainisme! Et pardon d'avance si j'ai fait ce que vous ne souhaitiez surtout pas qu'il soit fait ici, en disant ça!

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 10 décembre 2007

Quilès, avec un seul "l", Anne-Marie!

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 10 décembre 2007

Je vais m'éloigner encore de la question des maternelles, mais je tiens à dire que sur les classes préparatoires et la licence bradée à 50% d'une classe d'âge, je suis entièrement d'accord avec Jérémy et Françoise Guichard.

Pour Loublan : vu ce qu'on peut deviner de sucre en poudre à la lecture de son message, je ne trouve pas très élégant de se draper dans sa supériorité en relevant ses fautes d'orthographe.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 décembre 2007

Tout le monde fait des fôtes d'ortograf sur ce blog, ou des fautes de frappe, et je trouve malséant de les corriger, même si on a l'oeil exercé à les visionner. Surtout quand on a eu l'immense chance d'avoir fait des études structurantes qui permettaient de "penser".

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 10 décembre 2007

"C'est un petit peu comme le fait d' écrire 2m+3m=5m et 2m×3m=15m² en CE ."
Ecrit par : MichelDelord | 09 décembre 2007

Suis-je le seul à ne pas comprendre la seconde égalité ?
Pour moi : 2m×3m=6m².

Quelqu'un (ou l'auteur) peut-il m'expliquer ?

Ecrit par : PeutMieuxFaire | 10 décembre 2007

Rien à voir avec le fil, mais avec le précédent, et c'est pour Catmano : les mantelets de sabords sont les volets qui ferment les sabords, qui sont les ouvertures carrées pratiquées dans la muraille du navire pour laisser passer les canons (ou plutôt les boulets !).

Ecrit par : yann | 10 décembre 2007

"Tout le monde fait des fôtes d'ortograf sur ce blog, ou des fautes de frappe, et je trouve malséant de les corriger, même si on a l'oeil exercé à les visionner. Surtout quand on a eu l'immense chance d'avoir fait des études structurantes qui permettaient de "penser".

Anne-Marie."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 10 décembre 2007

Oh, il y a belle lurette que je ne fais plus ça, Anne-Marie. Sauf pour vous. Vous avez corrigé Loublan, (avec une certaine gourmandise, j'imagine). Quand on corrige les autres, il faut s'attendre à être corrigé soi-même. Et être corrigé est sûrement moins pénible que subir vos interminables copiés-collés, et le ton de vos messages.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 10 décembre 2007

"C'est un petit peu comme le fait d' écrire 2m+3m=5m et 2m×3m=15m² en CE ."
Ecrit par : MichelDelord | 09 décembre 2007

Suis-je le seul à ne pas comprendre la seconde égalité ?
Pour moi : 2m×3m=6m².

Quelqu'un (ou l'auteur) peut-il m'expliquer ?

Ecrit par : PeutMieuxFaire

La réponse est dans le post précédent :
Tout le monde fait des fôtes d'ortograf sur ce blog, ou des fautes de frappe...

Ecrit par : Pascal | 10 décembre 2007

"Je suis obligée de les freiner, sinon ils apprendraient à lire", dit une collègue de GS à Pascal.
Donc ce n'est peut-être pas tout à fait idiot de commencer vraiment et méthodiquement l'apprentissage de la lecture en GS.
Michel Delord est, semble-t-il, de cet avis. Les considérations oraculaires de Bentolila paraissent bien vaseuses à côté de ces analyses claires et pragmatiques.

Ecrit par : Jean | 09 décembre 2007

Des milliers d'enfants apprennent à lire en GS, avec "Lire avec Léo et Léa" ou Boscher (100.000 vendus par an), les enfants privilégiés de parents instruits ou d'enseignants qui savent que l'école utilisera à 90 % des méthodes globales dès la petite section de maternelle.

Quant aux enfants des ZEP, ils sont condamnés à croupir avec ces méthodes : combien de "professeurs des écoles" leur enseignent le b-a ba ?

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 10 décembre 2007

"Pour moi : 2m×3m=6m².

Quelqu'un (ou l'auteur) peut-il m'expliquer ?

Ecrit par : PeutMieuxFaire"


L'explication est que je me suis trompé et qu'il n' y a pas que pour vous que 2m×3m=6m²

MD

Ecrit par : MichelDelord | 10 décembre 2007

Tout à fait d’accord avec Michel Delord et Catmano. Il y a dans le texte de Michel une idée force qu’il faudrait marteler systématiquement (un peu comme le « travailler plus, etc ») pour couper court au débat empoisonné sur les méthodes de lecture : il faut apprendre à lire et à écrire simultanément. Et comme il n’y a pas d’écriture globale…, le problème disparaît de lui-même.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 09 décembre 2007

L'apprentissage de l'écriture favorise celui de la lecture. Pauline Kergomard, l'une des créatrices de l'école maternelle, écrivait : "Ecrire fait découvrir la lecture au lieu de l'imposer".

L'illettrisme qui règne actuellement est dû à l'enseignement que les enfants reçoivent à l'école. L'emploi de méthodes globales ou semi-globales conduit à isoler la lecture, tandis que l'écriture est négligée, réduite à une simple technique (ou même plus enseignée du tout !).

Or, l'écriture joue un rôle capital dans la fixation et la conservation de la lecture. Le langage écrit s'acquiert dans des situations comme la copie, la dictée, la rédaction, qui s'appuient à la fois sur la lecture et sur l'écriture.

En écrivant, l'enfant restitue la continuité du langage oral à l'aide d'éléments discontinus : les lettres et les mots.

L'écriture ne peut donc pas être globale.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 10 décembre 2007

"élitisme républicain, concept inventé a posteriori par JPC"

Ecrit par : MichelDelord | 10 décembre 2007


Que nenni. Rendons ce qui lui revient à ce malheureux Condorcet, si méconnu qu'on le dépouille de ses inventions les plus marquantes; l'élitisme républicain est au coeur de sa grande synthèse (Cinq Mémoires et Rapport sur l'Instruction publique) qui fait de l'école un rouage essentiel de la République puisqu'elle est une condition nécessaire à sa perpétuation. Il permet de résoudre la contradiction entre les exigences du principe d'égalité et la nécessité de respecter les inégalités naturelles, dont celles de l'intelligence et la force de caractère, présentes dans toutes les couches de la population, mais inexploitées dans les couches populaires. ( Rapport) L'école républicaine gratuite et obligatoire fait que l'inégalité sociale n'est plus une fatalité et puise dans une base infiniment plus large que sous l'Ancien régime, ces élites dont la République a besoin et qui ne sont pas nécessairement issues des cycles d' études supérieures mais peuvent aider au fonctionnement de la République, grâce à l'autre principe fondamental de l' élémentarisation des savoirs, acquis à l'école ...élémentaire.
L'élément n'est pas le rudiment puisqu'il est " gros de l'ultérieur".

Dans le Second mémoire, et cela nous ramène au fil des maternelles, Condorcet innove aussi en proposant d'associer l'enseignement (syllabique) de la lecture et de l'écriture, "ce qui épargnerait aux enfants du temps et de l'ennui. L'action d'imiter les lettres à mesure qu'on leur apprendrait à les connaître les amuserait et ils en retiendraient les formes plus aisément. " ( page 112 de l'édition Flammarion).

Condorcet développait une idée née en 1744, (abbé Berthaud) et reprise à la fin du 18s par François de Neufchâteau qui suggéra l'emploi de la craie et de l'ardoise au lieu de la plume d'oie rendant l'écriture trop difficile pour les petits. ( Furet-Ozouf: Lire et écrire).
Ce mathématicien rédigea aussi un manuel d'arithmétique élémentaire et prônait le concomitance de l'apprentissage de la numération, et des éléments de calcul, et de celui de la lecture/écriture.

Tout cela pour dire une fois de plus que si au lieu de suivre aveuglément, car par idéologie, les théories bidons du pégagogisme, qui régurgitent notamment un rousseauisme dévoyé, on aurait mieux fait de s'impreigner de cette oeuvre magistrale dont le grand tort, dans un pays habité par "son amour funeste de l'égalité", fut d'affirmer que l'instruction publique devait s'exercer dans un contexte concurrentiel. Elle ne peut garantir les libertés et sortir l'homme de la dépendance de l'ignorance que si elle est également une institution autonome des pouvoirs publics, le rôle desquels doit se limiter à en financer le fonctionnement, et surtout pas en faire un monopole, lequel est normal pour l'armée ou la justice.

Ecrit par : Cadichon | 10 décembre 2007

Une fois n'est pas coutume, je vais défendre Sibille contre Wagner.
Son rejet (partiel, sans doute) du Herr Rouflaquettes de Bayreuth me rappelle le "Victor Hugo, hélas !" de Gide : on peut préférer Musset et Ravel, ou Messiaen et Charlie Parker — surtout quand on se prend pour François d'Assise…
Quant aux déclarations de Pécresse, je pré"fère y voir une façon plus ou moins habile de jouer la sortie de crise étudiante. Quelqu'un pense-t-il sérieusement ici que les associations d'anciens élèves de l'X, de l'ENS ou de Centrale laisseraient diluer leurs Alma mater respectives (pas le temps d ele mettre au pluriel !) dans un tissu universitaire qui, colmme le fait remarquer par ailleurs Cadichon, est plein de trous ?
Et Darcos m'a assuré, les yeux dans les yeux, que les prépas dépendaient de "son" ministère — après tout les profs qui y enseignent sont détachés du Second degré, et il faudrait me présenter des profs de Fac avides de se taper les cours et les corrections de prépas… Laissez passer les cigognes, comme disait Mikhaïl Kalatozov (c'est ça, je croi, je cite de mémoire…).
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 décembre 2007

Bonjour M. Brighelli,

Avez-vous plus d'infos sur l'extension des bacs pro 3 ans et la réforme des bacs STI ?

Dans mon établissement, un bac STI (marginal) sera remplacé en sept 2008 par 1 bac pro 3 ans (avec suppression du BEP).
Du coup, les rumeurs (dont les plus folles) courent quant à la suite des évènements ...

Ecrit par : Zorglub | 10 décembre 2007

http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1772

Et un petit lien...

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 10 décembre 2007

"on aurait mieux fait de s'impreigner de cette oeuvre magistrale "

Ecrit par : Cadichon | 10 décembre 2007


s'impreigner... Lapsi?

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 10 décembre 2007

Laissez passer les cigognes, comme disait Mikhaïl Kalatozov (c'est ça, je croi, je cite de mémoire…).
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 décembre 2007
Ta mémoire ne te trompe pas. "Quand passent les cigognes", avec la sublime Tatiana Samoïlova.
GM

Ecrit par : guy morel | 10 décembre 2007

Petit memento de bien-pensance à l'usage des courtisans du royaume :

Il importe de bien apprendre les nouveaux usages afin de ne point risquer le ridicule :

Vive Johnny ! Vive Wagner !

Vive Guy Môquet ! A bas le communisme !

Vivent les gens qui se lèvent tôt ! Vivent les fonds de pension !

A bas les droits de succession ! Vive Jaurès !

Vivent les Rolleix, vive Blum,

Vive Bush ! Vive de Gaulle !

Vive Poutine ! Vivent les Droits de l'Homme !

Vive Khadafi ! A bas le terrorisme !,

A bas l l'égalitarisme ! A bas les classes prépa !

Vive le Grenelle de l'environnement ! A bas mai 68 !

Vive la rupture ! Vive le roy !

Ecrit par : Robin | 10 décembre 2007

...Et vive l'apprentissage de la lecture et de l'écriture dès la Grande Section...Sauf en ZEP !

Ecrit par : Robin | 10 décembre 2007

"Je parlais en tant que Christophe Sibille"

Ah bon ?
Moi je croyais que c'était :
"Je parlais en tant que Christophe SIBILLE"

Guignol !

Ecrit par : TOTO | 10 décembre 2007

Quant aux déclarations de Pécresse, je pré"fère y voir une façon plus ou moins habile de jouer la sortie de crise étudiante. Quelqu'un pense-t-il sérieusement ici que les associations d'anciens élèves de l'X, de l'ENS ou de Centrale laisseraient diluer leurs Alma mater respectives (pas le temps d ele mettre au pluriel !) dans un tissu universitaire qui, colmme le fait remarquer par ailleurs Cadichon, est plein de trous ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 décembre 2007

C'est une interprétation possible mais il y a une convergence troublante de divers acteurs sur le projet d'intégration prépas/universités/GE. Projet appuyé sur un "benchmarking" international (notre système est le seul au monde a présenter cette distinction, etc...) que les mêmes récusent pourtant lorsque les comparaisons aboutissent à des conclusions gênantes (sur le statut des chercheurs, la sélection, les droits d'inscription, etc...)

Il faudrait comprendre le sens de cette proposition: cela signifie-t-il la disparition de la sélection à l'entrée des classes prépas et des grandes écoles? Doit-on tirer les polytechniciens au sort parmi les bac+2 d'une classe d'âge? Si on maintient la sélection, comment justifier la coexistence au sein d'une même université de deux filières étanches?

Si l'on supprime toutes les filières sélectives, il s'en créera d'autres (par exemple des succursales de Harvard et Stanford) qui seront beaucoup plus coûteuses. Encore une fois, avec une visée "égalitariste", on renforcera massivement les inégalités...

A moins que l'idée sous-jacente ne soit pas la même chez tous les partisans de cette réforme: l'intégration des prépas et GE à CERTAINES universités constituerait le stade préliminaire à l'instauration d'une sélection à l'entrée d'un petit nombre d'universités d'excellence rénovées, présentant la taille critique nécessaire pour attirer les meilleurs sur le marché mondial. Pas sûr que ce soit le projet de l'UNEF.

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 10 décembre 2007

Dans l'académie d'Amiens, il y a ENORMEMENT de TZR d'allemand sans poste, affectés à ne rien faire.

Or, que lit-on sur le site de l'académie ?

Allez voir, bon pied bon oeil :

http://www.ac-amiens.fr/academie/recrutement/pdf/recrutement.dpe.231107.pdf

Ecrit par : Jeremy | 10 décembre 2007

Vous n'étiez pas censés discuter sur la maternelle inférieure?
Je vous vois en pleine mat sup.

Ecrit par : dobolino | 10 décembre 2007

On parlait plus haut de natation.
Je ne sais pas quel est l'âge idal pour apprendre. Le problème est que les instits sont priés d'emmener leurs ouailles à la piscine.
J'ai reçu il y a quelques jours le texte suivant d'un maître-nageur pas content — mais alors, pas content du tout ! — de voir des "professeurs des écoles, le plus souvent acompagnés de parents, débouler dans les piscines.Je vous le livre brut de décoffrage.

Regard sur la natation scolaire en 2007
par
Mr X, Maître-nageur

"J'ai commencé à travailler en 1982 à la piscine de M ...
J'ai exercé depuis dans une vingtaine de piscines et assisté à la lente dégradation de l'enseignement de la natation aux scolaires (primaires).

"A mes débuts, les séances se déroulaient ( généralement ) de la manière suivante : les enseignants accompagnaient leurs élèves à la piscine puis les confiaient aux maîtres-nageurs qui leur apprenaient à nager ou les perfectionnaient.

"Chacun était à sa place !

"Par la suite des textes de l'Education Nationale ont rendu l'instituteur responsable de la pédagogie et ont imposé la présence de parents au bord des bassins.

"De nos jours, le fonctionnement est totalement surréaliste puisque (de plus en plus souvent) ce sont les instituteurs et les parents qui prennent en charge les enfants tandis que les maîtres-nageurs (qui ont eux les connaissances techniques et pédagogiques pour enseigner la natation ... 1 à 2 années de formation) sont cantonnés à un rôle de surveillance !

"Cette situation aberrante entraîne les problèmes suivants :

1. Les enfants n'apprennent plus à nager !

"Encadrés par des instituteurs ou des parents ( qui n'ont aucune compétence dans l'enseignement de la natation ), les enfants se voient proposer des exercices inutiles, inadaptés ou incorrects.

"En effet les instituteurs, formés ( formatés ) par des conseillers pédagogiques de l'Education Nationale, mettent en application des méthodes dites modernes de l'apprentissage de la natation (... laisser l'enfant découvrir par lui-même le milieu aquatique en lui proposant des situations ludiques et variées, ect .).
"Ces théories sont bien jolies mais laissent de côté l'aspect technique de la natation et conduisent les enfants à acquérir des mouvements incorrects.
"Les enfants n'apprennent donc plus à nager (des nages codifiées), ils apprennent ... dans le « meilleur des cas » et au bout de plusieurs années à se « débrouiller » dans l'eau avec une technique médiocre.
"Des générations d'enfants sont ainsi « massacrées » et n'auront jamais une technique correcte... à moins de réapprendre avec un maître-nageur, ce qui sera long et difficile.

"Ce constat qui peut sembler sévère est malheureusement confirmé par les professeurs d'EPS qui se rendent bien compte que le niveau des enfants en natation à l'entrée en 6° est de plus en plus faible.

"Il est pour finir surprenant de constater que les enfants ne fréquentant pas ou peu ces séances de natation scolaire (... enfants ne disposant dans leurs communes que d'une piscine d'été ... et ayant appris à nager avec un maître-nageur) ont un bien meilleur niveau technique que ceux les subissant durant plusieurs années.

2. Les élèves en danger !

"Les instituteurs ont souvent pour consigne (donnée par leur conseiller pédagogique) de ne pas utiliser de ceinture et d'emmener tous leurs élèves dans le grand bain !

"Cette attitude est pour le moins dangereuse !

"Emmène-t-on des skieurs débutants sur la piste noire ?

"Les maîtres-nageurs sont donc en permanence sur le qui-vive et doivent fréquemment plonger pour aider des enfants en difficulté.

"Le fonctionnement actuel est dangereux et générateur d'incidents ( et d'accidents ) particulièrement traumatisants pour les enfants.

"Personnellement, je n'ai jamais vu cette situation se produire à l'époque où seuls les maîtres-nageurs encadraient les élèves.
"Et paradoxalement, la natation était à l'époque considèrée par l'Education Nationale comme une activité à risques...alors qu'elle ne l'est plus de nos jours !

"Il faut tout de même savoir que dans un entretien du 27 Juillet 2005, Mr TOUCHARD (qui était à l'époque le responsable de la natation scolaire au ministère de l'Education Nationale) se vantait qu'il n'y ait eu que 30 morts en natation scolaire durant les 10 dernières années !
"30 morts en 10 ans, cela fait tout de même 3 morts par an ; soit 1 mort par trimestre ! (... les enfants n'ayant classe que 9 mois par an) ... et combien d'enfants handicapés ou souffrant de séquelles suite à une réanimation ...

"Dans le fonctionnement actuel, l'instituteur (qui rappelons le n'a a priori aucune compétence pour enseigner la natation) est le « patron » de la pédagogie !

"Il organise donc les séances à sa guise et donne parfois aux maîtres-nageurs (... ceux ayant encore la chance d'avoir la charge d'un groupe d'enfants) une liste d'exercices à réaliser !

"Là encore, la logique voudrait que ce soit le professionnel de la discipline ( le maître-nageur ) qui donne des consignes à un éventuel assistant (l'instituteur).

"Mais les maître-nageurs ne sont plus, aux dires de l'Education Nationale, que des « intervenants extérieurs » ... à l'égal des parents ... C'est dire le peu de considération qu'a cette administration pour notre profession.

"J'ai vu également, dans certaines piscines, des instituteurs refuser le concours des maitres-nageurs présents et leur préfèrer les parents qui les accompagnaient...

"Toutes ces situations sont bien évidemment très mal vécues par les maîtres-nageurs qui se voient déconsidérés et dépossédés de la partie intéressante et valorisante de leur travail.

"Il ne faut donc pas s'étonner que, dans ces conditions, les relations entre instituteurs et maitres-nageurs soient parfois tendues ...

"Il est connu de tous les entraîneurs sportifs (... et sans doute aussi des chercheurs en sciences de l'éducation de l'Education Nationale) qu'il est plus facile d'enseigner une technique correcte à un débutant que de corriger un geste érroné chez un pratiquant.

"Pourquoi dans ces conditions laisser des personnes incompétentes enseigner des gestes incorrects ... ou laisser les enfants les acquérir par eux-mêmes ?

"Car savoir nager n'est pas seulement se déplacer dans l'eau, c'est savoir le faire en utilisant des mouvements codifiés (... comme être musicien n'est pas faire du bruit mais jouer juste !)

"Une technique correcte permet de se déplacer avec beaucoup plus d'efficacité tout en fournissant moins d'efforts, ce qui favorise endurance et confiance en soi.

"Pour finir, il est toujours fascinant, surprenant et désolant d'observer des instituteurs regarder avec contentement leurs élèves se déplacer dans l'eau avec des mouvements incorrects.

"Sont-ils aussi laxistes en classes ?
"Applaudissent-ils en corrigeant des devoirs truffés de fautes ?

"Si l'on considère que l'apprentissage de la natation doit, avant tout, répondre à un objectif de sécurité, on comprend mal pourquoi les nages alternées (le crawl et le dos crawlé) sont (tentées d'être) enseignées en priorité en natation scolaire.

"Encore une fois, ce choix n'est pas cohérent.

"Le crawl est en effet une nage éprouvante qui ne permet pas un à un jeune enfant de nager très longtemps.
"Et si le dos crawlé l'est un peu moins, il ne permet pas de regarder dans quelle direction l'on se dirige ... c'est embêtant.
"Imaginons dans une piscine des enfants ne maîtrisant que cette nage et se déplacant tous ensemble dans toutes les directions ...
"Comment feraient-ils pour ne pas se percuter, pour se parler et jouer ensemble ?

"Enfin, n'est-il pas plus logique de débuter l'apprentissage de la natation par une nage peu fatigante que par une nage plus sportive ?

"Pourquoi alors ne pas enseigner en priorité la brasse ?

"Cette nage, la plus économique qui soit en terme d'effort, permet de nager longtemps sans trop se fatiguer.
"Ainsi, un jeune enfant nagera toujours plus longtemps en brasse que dans n'importe quelle autre nage.

"C'est, me semble-t-il, un avantage primordial en terme de sécurité.

"Personnellement, j'amène chaque été des enfants venant juste d'apprendre à nager à parcourir plus de 1000 m en brasse.

"La brasse est, par ailleurs, une nage très pratique puisqu'elle permet à la fois de rester sur place, de regarder autour de soi et changer de direction très facilement.

"Enfin, l'acquisition d'un mouvement de jambes correct en brasse est indispensable à la pratique ultérieure du sauvetage, du water-polo et de la natation synchronisée ... activités dans lesquelles on utilise une variante de ce mouvement : le rétropédalage.

"Et si ces activités sont au programme dans les textes de l'Education Nationale, elles ne peuvent « sur le terrain » être pratiquées avec succès faute d'acquisition préalable d'un mouvement de jambes correct.

"Car la brasse est une nage très technique qui nécessite au niveau de l'enseignant des compétences techniques et pédagogiques (que n'ont pas les instituteurs ni les parents), un investissement personnel important de l'enseignant dans son travail et enfin des conditions d'enseignement optimales.

"Enfin l'apprentissage de la brasse impose aux élèves beaucoup d'attention et d'application.

"L'acquisition de ces qualités est un atout qui leur permettra d'apprendre plus facilement par la suite les autres techniques de nages.

"A contrario, un enfant ayant débuté son apprentissage de la natation par une nage alternée n'aura pas « appris » cette rigueur et aura acquis inévitablement des mouvements érronés en brasse.

"En effet, lorsque cet enfant s'arrêtera de nager, il devra pour rester sur place effectuer des mouvements de jambes.

"Les battements utilisés en crawl ou en dos crawlé ne lui permettant pas de se maintenir à la surface en position verticale, l'enfant effectuera naturellement (... mais sans les avoir appris) des mouvements ressemblant à ceux de la brasse.

"Les mouvements de jambes en brasse n'étant ni naturels ni innés, l'anfant positionnera ses pieds comme lors des battements et acquérira ainsi des mouvements incorrects.

"Et si l'enfant parvient tant bien que mal à se déplacer dans l'eau, ses parents (qui généralement ne sont pas des spécialistes de la natation) ne verront pas ses lacunes et ne chercheront donc pas à les faire corriger.

"L'enfant « nagera » donc toute sa vie durant avec une technique incorrecte.

"Parmi les exercices inutiles proposés aux élèves par les instituteurs ou les parents, il en est un qui revient constamment et qui consiste à demander aux enfants de se déplacer debout dans le grand bain en se tenant au mur.

"Cet exercice est d'une bétise absolue et ne présente aucun intérêt.

"En effet, la natation est un sport dans lequel on se déplace en position allongée et dans lequel on est en apesanteur ...
Aussi, il est toujours plus intéressant de faire s'allonger ses élèves dans le petit bain (avec ou sans matériel) que de les faire se déplacer debout agrippés au mur !

"Apprend-t-on à son enfant à marcher en l'allongeant sur le sol ?"

JPB

Ecrit par : brighelli | 10 décembre 2007

A propos des classes prépas. ::

Je sais qu'elles ont (avaient) des défauts (compétition excessive, bachottage)...Je ne sais pas ce qu'il en est aujourd'hui, j'évoque des souvenirs vieux de plus de trente ans.

La supériorité des classes prépas sur les facultés ne réside pas dans la qualité des professeurs (quel professeur de khâgne ou d'hypokhâgne pouvait rivaliser, par exemple, avec E. Lévinas, V. Jankélévicth ou P. Ricoeur, mais dans les méthodes et les conditions de travail.

...Et dans ces deux années où l'on continue "à faire de tout" : de l'Histoire, de la Géographie, du Latin, du Français, des Langues vivantes, de la Philosophie...

Le concours, on peut le passer ou non. L'important ce sont ces deux années-là (personnellement, je ne m'en suis aperçu que plus tard).

Je trouve dommage qu'il n'y ait personne pour répondre à Mme. Pécresse et aux deux députés, "l'un de Gauche, l'autre de Droite" qui pensent constituer une majorité représentative à eux seuls à propos des classes préparatoires.

Ceci dit, le critère de la "majorité" est-il le plus pertinent en l'espèce ?

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N.B. : suite à mon post précédent, je brave le ridicule en me prononçant en faveur de l'apprentissage CONJOINT de la lecture et de l'écriture dès la classe de "mat. sup."
(grande section de maternelle) , SURTOUT EN ZEP et en s'appuyant sur la méthode dite "syllabique" (association graphème/phonème).

Ecrit par : Robin | 10 décembre 2007

"Ces exercices resteront ludiques et ne feront pas l’objet d’une évaluation.
e) Calcul
Les exercices proposés feront systématiquement appel au jeu et ne feront l’objet d’aucune évaluation formelle"

On notera que l'auteur insiste à plusieurs reprises, méthodiquement, sur le fait qu'il ne faut pas faire dévaluations systématiques et formelles en classes maternelles.
Auraut-elle, ou d'autres acteurs de maternelle, l'amabilité de nous développer ses idées sur les dangers liés à ces maudites et sempiternelles évaluations qui dévorent un temps précieux pour une utilité discutable?

Ecrit par : dobolino | 10 décembre 2007

"On notera que l'auteur insiste à plusieurs reprises, méthodiquement, sur le fait qu'il ne faut pas faire dévaluations systématiques et formelles en classes maternelles."

Ecrit par : dobolino | 10 décembre 2007

Ce lapsus est très intéressant, (dévaluations). Et, sur ce sujet, je suis parfaitement d'accord avec vous! On va bientôt passer plus de temps à évaluer qu'à former... Et pas seulement en maternelle!

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 10 décembre 2007

Votre texte me fait bien plaisir, Brighelli. Je vais le refiler à mon président de SIVOS et néanmoins époux pour qu'il le lise en Conseil d'Ecole la prochaine fois que les parents et instits le tanneront pour qu'il libère des crédits pour trimballer les mioches à la piscine couverte la plus proche qui n'est jamais qu'à soixante dix kilomètres.
Les miens ont appris avec un maître nageur: brevet de cinquante mètres nage libre en un mois à raison de six heures par semaine, pendant l'été, pour un prix dérisoire. Brasse coulée, crawl et dos crawlé acquis. Ils se sont fait bougés sec mais les parents n'étaient pas nombreux à lui livrer leurs petites têtes blondes: trop dur, trop exigeant, pas assez pédagogue! Ma foi, les miens lui sautaient au cou quand ils le voyaient et en parlent encore six ans plus tard avec humour et affection. En fait, il n'a plus été réembauché car il exigeait la fermeture des bassins à ciel ouvert au premier éclair même lointain et c'était un sérieux manque à gagner...

Ecrit par : dobolino | 10 décembre 2007

Ce lapsus est très intéressant, (dévaluations). Et, sur ce sujet, je suis parfaitement d'accord avec vous! On va bientôt passer plus de temps à évaluer qu'à former... Et pas seulement en maternelle!

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 10 décembre 2007
En collège, c'est l'horreur, il y a presque plus d'heures de contrôle écrit et noté que d'heures de cours! Même les professeurs d'EPS passent leur temps à noter et évaluer... Par contre, en première L, la baudruche est dégonflée et voilà qu'il n'y a qu'une dissert de quatre heures en classe par trimestre. Faut pas chercher à comprendre, c'est mauvais à la santé, comme disent les Dauphinois, même le gratin d'ailleurs.

Ecrit par : dobolino | 10 décembre 2007

Jean-Paul, on en regretterait presque que les enfants "n'apprennent pas à nager sur un tabouret", selon la comparaison de Charmeux avec l'apprentissage du b-a ba avec l'excellente méthode "Lire avec Léo et Léa"
("Apprendre avec Léo et Léa, c'est apprendre à nager sur un tabouret")
Au moins, ils apprendraient les bons mouvements. Une fois de plus, à quoi cela sert-il d'emmener tous ces enfants si on ne leur enseigne pas les choses correctement?

Ce taux de noyades est effrayant, il est évident que comme pour toutes les disciplines, il faut des gens qualifiés, ce qui devient hélas de plus en plus rare, et a fortiori quand il y a un risque vital.

L'intrusion des parents dans l'EN ne date pas d'aujourd'hui.
Il est vrai que de nos jours, elle se justifie de plus en plus au fur et à mesure que le niveau...baisse.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 10 décembre 2007

Cadichon
["élitisme républicain, concept inventé a posteriori par JPC"

Ecrit par : MichelDelord | 10 décembre 2007


Que nenni. ]

Cadichon, voyons ! Que vous appeliez élitisme républicain ce que vous voulez chez Condorcet est possible mais, si les mots ont un sens et si changer de mots influe sur le sens ( non ?)

- le mot élitisme n'apparaît qu’à la fin des années 60 (Source : Robert Historique). Et ne me faite pas dire ce que je n’ai pas dit : je parlais bien du MOT « élitisme » puisque je disais dans mon message « Vérifiez dans vos dictionnaires historiques »

- l’expression élitisme républicain ne peut donc apparaître qu’après les années et je pense que JP Chevènement qui, dans plusieurs interviews, indique avoir inventé l’expression a bien des chances d’être dans le vrai. Bien sûr, si vous me montrez un texte d’avant les années 60 employant l’expression élitisme républicain, je reconnais avoir complètement tort.

Maintenant, sur Condorcet qui est indubitablement un « très grand bonhomme » - c’est le moins que l’on puisse en dire - , je pense que vous confondez le fait qu’il met effectivement au plan d’études de l’école primaire l’écriture, la lecture et le calcul ( ce qui est très en avance sur son temps ) avec le fait qu’il s’appuie sur les thèses qui seront nommées ensuite écriture/lecture et celles qui enseignement simultanément , dés le début de l’enseignement, la numération et le calcul ( c'est-à-dire le « Calcul intuitif » qui introduit aussi les fractions dés le début de l’enseignement). Je ne peux pas prouver que vous vous trompez parce que je n’ai pas l’ouvrage sous la main mais, lorsque vous dites [Ce mathématicien rédigea aussi un manuel d'arithmétique élémentaire et prônait le concomitance de l'apprentissage de la numération, et des éléments de calcul], vous faites manifestement allusion à l’ouvrage de Condorcet « Moyen d'apprendre à compter sûrement et avec facilité » : or si mes souvenirs sont exacts, cet ouvrage, excellent au demeurant, n’apprend pas le calcul au fur et à mesure de l’apprentissage de la numération mais apprend d’abord la numération, puis l’addition et la soustraction, la multiplication et la division n’arrivant qu’après une cinquantaine de pages du manuel. Si vous me montrez explicitement que ce je dis est faux et que Condorcet a aussi eu l’intuition du Calcul intuitif, j’en serai ravi.

MD

PS : Votre post veut-il dire que vous êtes en accord avec ce que je raconte sur l'enseignement en maternelle ? ( Que ce soit en accord avec ce que disait Condorcet ou pas ?)

Ecrit par : MichelDelord | 10 décembre 2007

"Jean-Paul, on en regretterait presque que les enfants "n'apprennent pas à nager sur un tabouret",

Anne-Marie."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 10 décembre 2007

Je vous conseille de parler de cela avec n'importe quel maître nageur, Anne-Marie Valette. Il ne faut quand même pas que votre haine du "pédagogisme" vous entraîne à dire vraiment n'importe quoi...
Qu'en pense Buntovchik?

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 10 décembre 2007

Robin, je passe par iprof, puis direction Siam par services.

Pour moi ca marche. Mais chaque académie a son serveur - si c'est en panne chez vous, il faudra attendre demain matin pour qu'ils réparent.

Ecrit par : Jeremy | 09 décembre 2007

Merci, Jérémy. Je bloquais sur i-prof. J'ai muté "à l'aveugle" mais dans les temps !

(Je comprends pourquoi les bienheureux profanes nous prennent pour des fous !)

Ecrit par : Robin | 10 décembre 2007

"Michel Delord, il est quand même tentant d'analyser les positions de Jean-Pierre Chevènement par le prisme d'un certain souverainisme! Et pardon d'avance si j'ai fait ce que vous ne souhaitiez surtout pas qu'il soit fait ici, en disant ça!

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 10 décembre 2007"

1) Il n'est pas inutile de savoir résister à la tentation ...

2) Personnellement, le souverainisme n'est pas ma tasse de thé mais je suis prêt à travailler avec tout souverainiste ou anti-souverainiste qui défend - par exemple - l'apprentissage simultané du calcul et de l'écriture-lecture en GS

3) Si l'on s'intéresse aux programmes de 86 en mathématiques ce sont eux - par exemple - qui ont supprimé toute référence aux nombre premiers , PPCM, PGCD non seulement pour le collège mais aussi pour tout le lycée , ce qui faisait que cette notion extrêmement importante , autrefois introduite en primaire, disparaissait complètement de l’enseignement : et sept/huit ans après les profs de fac de chimie, épouvantés , s’apercevaient qu’il fallait commencer le cours par ces notions s’ils voulaient que leurs étudiants sachent équilibrer les équations. Et oui : la baisse des étudiants en fac en 93/95 est une conséquence des programmes de 86 en collège . Et après tout c’est logique.

MD

Ecrit par : MichelDelord | 10 décembre 2007

Pour en revenir au titre du fil, comment peut-on faire confiance à quelqu'un qui écrit (et dit) de façon réitérée de telles absurdités ?

Bentolila expose une expérience pédagogique réalisée dans une classe maternelle : il s’agit d’abord d’observer les positions successives des ombres portées d’un corps à différentes heures de la journée.

En proposant une analyse de la réponse d’une jeune élève - "ça a tourné. " -, à la question " Que pensez-vous de ce que vous voyez par terre ? ", il déclare :
" Grâce à la grammaire la petite Vanessa a osé privilégier la réflexion à la perception ; le choix et l’organisation des mots lui ont donné le pouvoir d’aller plus loin que son œil le lui permettait.
Cinq siècles après lui, elle a mis ses pas dans ceux de Nicolas Copernic ; les mots de cette enfant ont fait écho aux siens, audacieux et téméraires, organisés par une grammaire qui portait sa pensée et l’opposait à tous ceux qui voyaient, de leurs yeux, le soleil se déplacer au-dessus de leur tête.

Face à la vérité autorisée, il assénait, obstiné, mot après mot : ‘La terre tourne autour du soleil’. »

Cette pédagogie est alignée sur le principe de " la main à la pâte : pur constructivisme.

Anne-Marie.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 10 décembre 2007

A propos de natation, témoignage d'une maman accompagnatrice "repentie".

En tant que maman disponible, j'ai dû accompagner les enfants à la piscine pendant plusieurs années. Je dis bien "j'ai dû" car il leur manquait un parent bénévole pour que l'activité ait lieu et l'institutrice m'a proposé de garder mes 3 enfants alors âgés de 18 mois, 4 ans et 5 ans après la classe que je puisse suivre la "formation".
Un peu inconsciente et ayant trouvé ce jour là une autre solution pour les enfants, je suis allée à la formation : 1 heure de vidéo sur les activités pratiquées, puis un temps de questions. A aucun moment , on ne m'a demandé si je savais nager !!

Et une fois qu'on a l'agrément et si on n'a pas de "mobile" pour y échapper, chaque année "rebelote", séances piscines.
Au fil des années, je me sentais de plus en plus mal à l'aise, trouvant d'une part qu'effectivement les enfants n'apprenaient pas grand chose (et pour cause) et d'autre part que la responsabilité d'un groupe d'enfants ne sachant pas nager était lourde à porter ! J'ai eu plusieurs fois des frayeurs : et si un enfant de mon groupe se noyait ?
Les seuls enfants pris en charge par des maîtres nageurs étaient ceux... qui savaient déjà nager !

Avec le recul je regrette d'avoir accepté de participer à cette activité peu convaincante et qui présente de grands risques si elle est mal encadrée.

Ecrit par : lucile | 10 décembre 2007

Je vous conseille de parler de cela avec n'importe quel maître nageur, Anne-Marie Valette. Il ne faut quand même pas que votre haine du "pédagogisme" vous entraîne à dire vraiment n'importe quoi...
Qu'en pense Buntovchik?

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 10 décembre 2007

Cessez donc de me traiter comme une abrutie invétérée, "sommum d'ignorance , de méchanceté et de perversité", comme vous avez eu la bonté de me traiter naguère.
Je ne suis pas celle que vous croyez, arrêtez de scruter mes messages à la loupe pour m'insulter à chaque fois.

Je connais de nombreuses personnes sur ce blog qui pourraient vous répondre vertement.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 10 décembre 2007

Je suis ravie de lire le texte que vous a envoyé ce maître-nageur. Il me réconcilie avec les sportifs que je ne fréquente que de loin!
Instit en Maternelle depuis janvier 1972, j'ai pu allègrement "profiter" de l'évolution des responsabilités en matière de natation.
Le jour où l'on m'a annoncé que j'étais RESPONSABLE de ces activités sportives, j'ai été horrifiée!
Pour remonter aux origines des problèmes:
Née de parents qui détestaient l"eau, et d'un père qui a failli mourir de noyade, je décidai à l'âge de 10 ans de me faire violence et d'apprendre à nager. Comme il y a des malchances qui poursuivent, je tombe pour mon premier cours sur un moniteur pas franchement du genre attentif et bienveillant. Il y avait encore à cette époque des maîtres-nageurs très obtus et fort peu pédagogues, ce qui a bien changé de nos jours! Pour me calmer de ma trouille bleue, ce moniteur me pousse dans le grand bain, sans ceinture, bien entendu. J'ai eu tellement de mal à m'en remettre, qu'il m'a fallu parvenir à l'âge de 40 ans pour oser à nouveau prendre des cours, cette fois-ci, particuliers et avec une monitrice qui m'avait été recommandée pour sa psychologie avec les personnes ayant subi un blocage.Si d'après ce cher "conteur" de Freud, la peur de l'eau était révélatrice d'un probléme grave avec la mère, nous allions y remédier!

Après quelques progrès dont j'ai toujours craint de profiter sans accompagnement - c'est tout dire! - je me vois donc contrainte par le Ministère à maîtriser la pédagogie et LA PRATIQUE de la natation avec mes élèves. Après avoir réussi à fuir la situation durant quelques temps, il m'a bien fallu me jeter à l'eau.

Je ne m'étendrai même pas sur mes incompétences techniques, mais comment voulez-vous rassurer de jeunes enfants quand vous êtes vous-même morte de peur?

Alors, je me pose une question: pourquoi plus les maîtres-nageurs sont compétents, plus on leur enlève le droit d'être efficaces dans leur boulot. Je sais que le "Professeur des Ecoles" est censé être polyvalent, mais n'a-t-il pas le droit d'avoir UN SEUL point faible? Ou va se nicher l'auréole qu'on veut faire porter aux instits depuis qu'on les nomme Profs?
Polyvalents, certes, mais pas omnipotents!

Ecrit par : alice | 10 décembre 2007

Bentolila expose une expérience pédagogique réalisée dans une classe maternelle : il s’agit d’abord d’observer les positions successives des ombres portées d’un corps à différentes heures de la journée.

En proposant une analyse de la réponse d’une jeune élève - "ça a tourné. " -, à la question " Que pensez-vous de ce que vous voyez par terre ? ", il déclare :
" Grâce à la grammaire la petite Vanessa a osé privilégier la réflexion à la perception ; le choix et l’organisation des mots lui ont donné le pouvoir d’aller plus loin que son œil le lui permettait.
Cinq siècles après lui, elle a mis ses pas dans ceux de Nicolas Copernic ; les mots de cette enfant ont fait écho aux siens, audacieux et téméraires, organisés par une grammaire qui portait sa pensée et l’opposait à tous ceux qui voyaient, de leurs yeux, le soleil se déplacer au-dessus de leur tête.

Face à la vérité autorisée, il assénait, obstiné, mot après mot : ‘La terre tourne autour du soleil’. »

Cette pédagogie est alignée sur le principe de " la main à la pâte : pur constructivisme.

Anne-Marie.

Non pas la main dans la pâte, mais la main dans la culotte de...Rousseau.
Bento a dû lire le célèbre passage où le Genevois, pour mettre en évidence les capacités d'abstraction du jeune enfant, lui demande où est l'ombre, qu'il ne peut voir, d'un cerf-volant. Et il en a tiré cette histoire à dormir debout.
Au fait, en parlant de Bento : qui aurait dans ses archives la méthode des pictogrammes publieé par lui en 1982 ?
GM

Ecrit par : guy morel | 10 décembre 2007

Bonne chance pour les collègues qui tentent l'interacadémique!

Ecrit par : Pendariès | 10 décembre 2007

Rien à voir avec le fil, mais avec le précédent, et c'est pour Catmano : les mantelets de sabords sont les volets qui ferment les sabords, qui sont les ouvertures carrées pratiquées dans la muraille du navire pour laisser passer les canons (ou plutôt les boulets !).

Ecrit par : yann | 10 décembre 2007

Oui ! Merci ! J'avais tout bon ! Les sabords, j'étais sûre, mais les mantelets, j'avais un peu navigué à vue...

Ecrit par : catmano | 10 décembre 2007

76 % des jeunes professeurs des écoles disent ne pas être satisfaits de leur formation initiale. Monde de l'Education Décembre 2007. On y évoque aussi le SLECC en page 36.

Dans le même numéro, un peu plus loin, on peut lire : "Et, à les entendre, la formation reçue en IUFM ne leur a pas facilité la tâche. "C'était rasoir" déplore la jeune femme. "Je n'ai pas eu l'impression d'apprendre grand-chose. Mon métier, je l'ai appris sur le terrain".

Notre brave Sibille est un peu comme le H de Hawaï...diraient mes élèves.

Ecrit par : Guillaume | 10 décembre 2007

Mais le président de la Conférence des directeurs d'IUFM, Patrick Baranger dit, toujours dans ce même numéro du Monde de l'Education :
Attention, je cite, accrochez-vous :

La réussite des élèves et la transmission des connaissances (si, si vous avez bien lu, la transmission des connaissances*) sont l'essence même de la profession enseignante.

*quand j'ai dit cela aux recruteurs de mon CFP [CFP, IUFM même combat], j'ai bien cru que mon sort était réglé. Je disais visiblement n'importe quoi. Deux années de lèche furent nécessaires.

Ecrit par : Guillaume | 10 décembre 2007

Bonne chance pour les collègues qui tentent l'interacadémique!

Ecrit par : Pendariès | 10 décembre 2007

thanks a lot...Mais il manque un petit bonhomme jaune pour l'intonation !

Ecrit par : Robin | 10 décembre 2007

"Parmi les exercices inutiles proposés aux élèves par les instituteurs ou les parents, il en est un qui revient constamment et qui consiste à demander aux enfants de se déplacer debout dans le grand bain en se tenant au mur.

"Cet exercice est d'une bétise absolue et ne présente aucun intérêt.

Alors là, JPB, le texte de votre maître-nageur est très, très drôle! J'en ris encore! C'est vraiment un texte à glisser dans un de vos merveilleux bouquins.
Ce texte, en fait, pourrait être considéré comme la métaphore de notre enseignement général, et là on rit beaucoup plus jaune!

Ecrit par : Sanseverina | 10 décembre 2007

thanks a lot...Mais il manque un petit bonhomme jaune pour l'intonation !

Ecrit par : Robin | 10 décembre 2007

Mon fils me dit que ça s'appelle un "smiley".

Ecrit par : Robin | 10 décembre 2007

Remarquable travail de Catmano à qui je présente mes ficelles de caleçon ainsi que deux remarques.

Moyenne et grande section ( la dictée à l’adulte )
Préciser que...

- Outre le fait que la dictée à l’adulte constitue un
excellent exercice de langage, elle a l’avantage de faire prendre conscience aux gamins que la parole peut être transcrite en « mots écrits » et que ceux-ci sont inscrits « dans le marbre » ( plusieurs semaines plus tard, les gamins jubilent à la relecture de ces dictées).

- Grande section ( écriture- lecture)

"Le maître amènera tous ses élèves à reconnaître les lettres de l’alphabet ".
Je pense qu'il faut préciser que celles-ci devront également être connues dans leur version phonique ( avec support gestuel éventuel type Borel- Maisonny) ; les enfants comprendront ainsi que les lettres sont des unités sonores qui servent à coder la parole. Il est souhaitable que ,dès que la motricité fine le permet ( en milieu d’année), l’écriture des lettres se fasse conjointement avec leur reconnaissance visuelle et sonore.
Je pense que l’apprentissage des syllabes simples (du type consonne + voyelle ) suffit largement. Il me semble, en revanche, INDISPENSABLE de préciser que le travail sur les lettres doit être conduit dans la perspective d’un apprentissage de la lecture par LA VOIE ALPHABETIQUE ( cela n’apparaît pas assez nettement)

Ecrit par : thierry Venot | 10 décembre 2007

"Drôle" sauf pour le taux de noyade! Désolée, je n'avais pas vu!

Ecrit par : Sanseverina | 10 décembre 2007

30 morts par noyades en milieu scolaire en 10 ans.

30 morts par morsure de chiens en ... 20 ans.

Quand on voit l'arsenal de mesures réglementaires qui découle de ce deuxième chiffre, c'est à se taper le cul sur un faitout moyennâgeux.

Ecrit par : yann | 10 décembre 2007

Votre post veut-il dire que vous êtes en accord avec ce que je raconte sur l'enseignement en maternelle ? ( Que ce soit en accord avec ce que disait Condorcet ou pas ?)

Ecrit par : MichelDelord | 10 décembre 2007

Mais absolument. J'abondais dans votre sens, mais votre texte m'a évoqué le Second mémoire, et les passages sur la première année d'école, qui correspondrait, toutes chose égales par ailleurs, à un GS/CP de nos jours.

Je ne mentionnais Condorcet (vs.Chevènement) que parce son républicanisme donne naissance à un concept original, la création d'une nouvelle élite sortie du peuple, il s'agit donc bien d'élitisme républicain, mais dans une approche qui me semble plus utile à notre réflexion dans la présente situation d'urgence pédagogique que le jacobinisme de JPC


D'autre part, ce n'est pas parce que Tocqueville n'a pas inventé le mot totalitarisme qu'il n'a pas pu en avoir l'intuition, et le décrire de façon saisissante, un siècle, lui aussi, avant que ce néologisme surgisse dans la tchatche mussolinienne.


L'école de Condorcet est le reflet et le pendant d'une république d'un style bien particulier, qui accepte sa remise en cause permanente, sa "réforme constante et critique " disent Kintzler et Coutel dans la préface des 5 Mémoires. Elle est décentralisée, pluraliste, et s'inscrit dans un contexte émancipateur, dynamisé par le jeu de la libre concurrence entre public et privé. Son autonomie n'est pas que structurelle , elle s'exprime aussi dans l'exigence de neutralité axiologique, expression d'une hantise, bien légitime chez le dernier philosophe des Lumières, de tout endoctrinement, religieux comme laïque, dont nous pourrions surtout prendre de la graine, car la politisation du milieu scolaire n'est pas le moindre de ses dysfonctionnements.

Ecrit par : Cadichon | 10 décembre 2007

les sabords, qui sont les ouvertures carrées pratiquées dans la muraille du navire pour laisser passer les canons (ou plutôt les boulets !).

Ecrit par : yann | 10 décembre 2007

- les canons eux-memes (incendie). D'où les délais de mise en batterie, sachant qu'en plus il faut la plupart du temps rentrer le rang du bas coté sous le vent.

Ecrit par : Sergio | 10 décembre 2007

3) Si l'on s'intéresse aux programmes de 86 en mathématiques ce sont eux - par exemple - qui ont supprimé toute référence aux nombre premiers , PPCM, PGCD non seulement pour le collège

MD

Ecrit par : MichelDelord | 10 décembre 2007

???????? Mon fils a passé le brevet des collèges en juin 2005 et PPCM et PGCD étaient dans l'épreuve???? N'aurait-il pas passé le brevet français, dans son collège au bord d'un plateau oublié de tous car lié à ce sale collabo de Giono, cent fois plus coupable que l'immaculé Wagner?

Ecrit par : dobolino | 10 décembre 2007

"Cessez donc de me traiter comme une abrutie invétérée, "sommum d'ignorance , de méchanceté et de perversité", comme vous avez eu la bonté de me traiter naguère.
Je ne suis pas celle que vous croyez, arrêtez de scruter mes messages à la loupe pour m'insulter à chaque fois.

Je connais de nombreuses personnes sur ce blog qui pourraient vous répondre vertement.

Anne-Marie."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 10 décembre 2007

Oh, cela a déjà été fait en d'autres lieux, et même ici! Cela ne m'empêchera en aucun cas de dire ce que je pense!
Et affirmer que vous dites n'importe quoi en ce qui concerne l'apprentissage de la natation sur un tabouret n'est pas une insulte, c'est une remarque de bon sens. Bon sens que je vous ai vu défendre à maintes reprises.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 10 décembre 2007

"La réussite des élèves et la transmission des connaissances (si, si vous avez bien lu, la transmission des connaissances*) sont l'essence même de la profession enseignante."

Ecrit par : Guillaume | 10 décembre 2007

Où est le problème?

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 10 décembre 2007

"76 % des jeunes professeurs des écoles disent ne pas être satisfaits de leur formation initiale. Monde de l'Education Décembre 2007. On y évoque aussi le SLECC en page 36.

Dans le même numéro, un peu plus loin, on peut lire : "Et, à les entendre, la formation reçue en IUFM ne leur a pas facilité la tâche. "C'était rasoir" déplore la jeune femme. "Je n'ai pas eu l'impression d'apprendre grand-chose. Mon métier, je l'ai appris sur le terrain".

Notre brave Sibille est un peu comme le H de Hawaï...diraient mes élèves."

Ecrit par : Guillaume | 10 décembre 2007

Je lirai cet article en détails, je ne l'ai pas encore fait. Et je ne suis pas "votre brave Sibille", Guillaume... qui apparait dès qu'Anne-Marie Valette attaque. :-)

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 10 décembre 2007

et sept/huit ans après les profs de fac de chimie, épouvantés , s’apercevaient qu’il fallait commencer le cours par ces notions s’ils voulaient que leurs étudiants sachent équilibrer les équations. Et oui : la baisse des étudiants en fac en 93/95 est une conséquence des programmes de 86 en collège . Et après tout c’est logique.

MD

Ecrit par : MichelDelord | 10 décembre 2007
Et si on leur en faisait un peu équyilibre en seconde, de ces réactions? Figurez-vous que moi, pauvre niaise, c'est par le biais de l'équilibrage des réactions chimiques, au troisième trimestre de seconde, que j'ai enfin compris la règle de trois, les produits en croix et autres jonglages du genre PPCM et PGCD qu'on m'avait entonné de force en CM2 en 1968/69 puis au collège. Et ce ne devait pas être si évident pour aucun d'entre nous, meilleure seconde C du lycée, puisque le professeur de chimie m'avait hautement félicitée pour ma dextérité à équilibrer. Mettre en application pratique une notion théorique était un plaisir pour certains, et pour d'autres, brillants élèves de CM2 couronnés des lauriers du primaire, c'était la section B ou A (déjà voie de garage) assurée pour cause d'incapacité à faire autre chose que du par cœur!
Ne jetez pas le bébé avec l'eau du bain! N-ième édition!
N'y avait-il que du bon dans ce par-cœur mal digéré et appliqué à la lettre par les ânes qui tombaient des nues au bahut et s'étonnaient, premiers de classe de primaire, d'être brutalement dépassés par ceux qu'ils croyaient médiocres?

Ecrit par : dobolino | 10 décembre 2007

Puisque Thierry y revient, je dois avouer que ce sont deux passages qui m'ont gratté un peu la gorge dans le bon potage que nous a concocté Catmano.
-La "dictée à l'adulte", exercice certes intéressant en maternelle, mais les pédagos nous l'ont mis à toutes les sauces jusque dans le primaire, à en faire oublier que la vraie dictée, c'est celle de l'adulte à l'enfant.
-La "reconnaissance des lettres de l'alphabet", expression qui peut laisser penser que l'écriture-lecture passe après la mémorisation de l'alphabet, ce qui n'est pas vraiment le but du jeu.
Comme quoi la cuisine des programmes est un art délicat qui nécessite un dosage précis des ingrédients

Ecrit par : Pascal Dupré | 10 décembre 2007

Et je ne suis pas "votre brave Sibille", Guillaume... qui apparait dès qu'Anne-Marie Valette attaque.

Brave et parano...

Ecrit par : Guillaume | 10 décembre 2007

Brave et parano...

Ecrit par : Guillaume | 10 décembre 2007

:-)

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 10 décembre 2007

Ces gens de "lire et écrire" sont décidément tous aussi charmants...

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 10 décembre 2007

Je sais que le "Professeur des Ecoles" est censé être polyvalent, mais n'a-t-il pas le droit d'avoir UN SEUL point faible? Ou va se nicher l'auréole qu'on veut faire porter aux instits depuis qu'on les nomme Profs?
Polyvalents, certes, mais pas omnipotents!

Ecrit par : alice | 10 décembre 2007
C'est vrai, ça! Ma maman a réussi à entrer à l'Ecole Normale vers 1947 alors qu'elle chantait La Marseillaise et Le Chant des Partisans comme une casserole... Je n'ai jamais vu quelqu'un chanter aussi faux, à part son père et son frère, mais, ceci dit, le passage à l'école normale avait du être bénéfique car, si elle chantait atrocement faux, nous, ses enfants, étions capables de décoder dans ses fausses notes l'air juste d'une chanson qu'elle nous apprenait et de tout recomposer pour sortir quelque chose de convenablement juste. Comme quoi, même en nageant comme un fer à repasser, on doit pouvoir apprendre à ceux qui ont la natation dans la peau...

Ecrit par : dobolino | 10 décembre 2007

"Parmi les exercices inutiles proposés aux élèves par les instituteurs ou les parents, il en est un qui revient constamment et qui consiste à demander aux enfants de se déplacer debout dans le grand bain en se tenant au mur.

"Cet exercice est d'une bétise absolue et ne présente aucun intérêt.

Alors là, JPB, le texte de votre maître-nageur est très, très drôle! J'en ris encore! C'est vraiment un texte à glisser dans un de vos merveilleux bouquins.
Ce texte, en fait, pourrait être considéré comme la métaphore de notre enseignement général, et là on rit beaucoup plus jaune!

Ecrit par : Sanseverina | 10 décembre 2007

J'ai vu le maître-nageur de mes enfants le faire, mais avec une composante supplémentaire:
-il se tenait lui-même, bras beaucoup plus longs, accroché au rebord, et les enfants devaient plonger la tête sous l'eau pour passer sous ses bras. Le but de l'exercice était, de toute évidence, d'apprivoiser les phobiques avec la plongée en apnée.
Les miens étant génétiquement phobiques( de vrais montagnards sans crainte devant une paroi rocheuse verticale ou une marche en montagne mais terrorisés par l'élément liquide...), il a du prolonger l'exercice méthodique, sur une dizaine de scéances de cinq à dix minutes, avant d'espérer obtenir une bonne brasse coulée et des plongeons.
Un deuxième exercice était pratiqué quotidiennement, dans le petit bassin: aller chercher un anneau à un mètre de profondeur en plongeant la tête dans l'eau, le bras des petiots n'étant pas assez long!

Ecrit par : dobolino | 10 décembre 2007

Dobolino, votre réponse m'amuse, comme toujours!
Mais je trouve que la majorité des intervenants sur ce blog sont atteints de logorrhée. C'est pourquoi je n'y viens plus souvent, malgré mon respect pour J-P. B.
A un de ces jours!

Ecrit par : alice | 10 décembre 2007

Dobolino
[3) Si l'on s'intéresse aux programmes de 86 en mathématiques ce sont eux - par exemple - qui ont supprimé toute référence aux nombre premiers , PPCM, PGCD non seulement pour le collège

MD

Ecrit par : MichelDelord | 10 décembre 2007

???????? Mon fils a passé le brevet des collèges en juin 2005 et PPCM et PGCD étaient dans l'épreuve???? N'aurait-il pas passé le brevet français, dans son collège au bord d'un plateau oublié de tous car lié à ce sale collabo de Giono, cent fois plus coupable que l'immaculé Wagner?

Ecrit par : dobolino | 10 décembre 2007 ]

1) Quand je dis qu'ils ont disparus en 86 dans les programmes de Chevenement , je le maintiens. mais je n'avais pas dit pour combien de temps .

2) Ils ont depuis été rétablis en 1996 mais de manière débile :
i) on commence par les nombres premiers entre eux ( sans définir ce qu'est un nombre premier ) et par la notion de PGCD en troisième (obtenu par l'algorithme d'Euclide, ce qui fait que lélève est incapable de comprendree pourqoui on obtien le résultat recherché) . Et c'est pour cela que votre fils n'a pas eu de PPCM au brevet, quelle que soit l'opinion de qui que ce soit sur Wagner ou Giono

2) on definit les nombres premiers jusqu'à 100 en seconde

3) on étudie le PPCM en terminale S


MD

* Pour ce que je raconte sur les programmes de troisième :
Page 85 de
http://www.cndp.fr/archivage/valid/54412/54412-9699-12060.pdf

Ecrit par : MichelDelord | 10 décembre 2007

à Dobolino et aux quelques non aculturés en sciences :

Equilibrer un bilan c'est résoudre un système de n-1 équations à n inconnues (système de rang n-1 diraient les mathématiciens).

La plupart des chimistes l'ignorent ou, pour les rares qui ont une culture mathématiques, il s'agit d'une situation horrible qu'il convient de masquer par de mystérieuses manipulations ("la chimie cela ne doit pas être des maths", "la chimie est avant tout une science expérimentale" et autres niaiseries à l'avenant servant à évacuer toute trace de mathématique de l'enseignement de la chimie).

S'il y en a que cette question intéresse, voir toute une discussion des problèmes (redoutables) posés par l'enseignement de la chimie quantitative :

http://d.krauss.free.fr/documents/Chimie/Quantitatif/Intro.htm

NB : on est allé déjà très loin dans l'aculturation mathématique dans les programmes de sciences physiques de lycée. Jusqu'à affirmer, dans le document officiel d'accompagnement des programmes de terminale S, que (je cite) :

"Pour montrer que l’on parvient à l’épuisement de l’un des réactifs, on remplace les calculs délicats sur les proportions stœchiométriques par des soustractions."

Vous avez bien lu : il est affirmé que des multiplications et divisons sont des "calculs délicats"... Apparemment, seule la soustraction bénéficie encore d'une certaine aura chez nos pédagols chimistes : dans une brusque prise de conscience, certains d'entre eux se sont peut-être aperçus qu'il fallait s'arrêter là avant le plongeon dans l'ensemble vide...

De profundis.

Ecrit par : dugong | 10 décembre 2007

Je pense que l’apprentissage des syllabes simples (du type consonne + voyelle ) suffit largement. Il me semble, en revanche, INDISPENSABLE de préciser que le travail sur les lettres doit être conduit dans la perspective d’un apprentissage de la lecture par LA VOIE ALPHABETIQUE ( cela n’apparaît pas assez nettement)

Ecrit par : thierry Venot | 10 décembre 2007

D'après mon branleur de fils, Tika, ça suffit amplement! Il se rappelle à présent nettement que c'est ce que faisaient les GS de sa classe unique quand il avait trois ans et que ça lui a donné un sacré coup de main pour piger le système. De fait, l'année suivante, ayant mis la technique en application au sein des nombreux livres et autres panneaux routiers et étiquettes d'aliment, avec une petite dose de "Les Chiffres et les Lettres" et autre "Questions pour un champion", confortablement installé sur les genoux de son grand-père qui avait le certif de 1936, il lisait couramment, au grand dam de ses enseignants et parents qui se rejetaient mutuellement la faute de cette incongruïté.

Ecrit par : dobolino | 10 décembre 2007

Citation qui n'est pas si hors sujet que ça. Cela date de 1992, Marcel Gauchet parle de l'Ecole.

Le Banquet : Mais sur l'éducation, on ne prend pas de position. On crée les I.U.F.M.

M.G.: Je dis dans dix ans. Dans une société, l'américanisation du système éducatif français va faire l'objet d'un rejet tôt ou tard. Les gens ne l'accepteront pas, dans le cadre d'une société si profondément scolarisée, attachée aux principes traditionnels.

Le Banquet : Mais vous ne croyez pas à l'éteignoir généralisé. Les gens ne vont-ils pas accompagner cette déscolarisation et n'être plus en mesure de ressentir le besoin même d'une reprise en main?

M.G.: Je ne le crois pas. Il faut faire appel à des paramètres explicatifs lourds. Dans notre société, particulièrement figée, où le peu de mobilité sociale est presque toujours passée par l'école depuis deux siècles. Or, le système actuel va conduire à une castification complète. Ce sont des choses qui mettent un certain temps à s'avérer, mais quand elles s'avèrent, elles font très mal. On peut convoquer une série d'explications du même genre. On va vivre une situation du chat et de la souris. Les hommes politiques, qui sont quand même un peu avertis de la situation, prennent toujours des mesures pour refiler cela à leurs successeurs. Sur la sécurité sociale, c'est typiquement ce que la gauche a fait depuis dix ans. Sur l'immigration, idem, etc. C'est le phénomène du renvoi à la suite. Je crois à un avenir de turbulences importantes, par entrée en phase de toutes ces contradictions.

Source :
http://www.revue-lebanquet.com/fr/art/1992/3.htm

Ecrit par : LaRiba | 10 décembre 2007

Pour Dugong et M.Delord
http://le-forum-parents-profs.xooit.com/t245-Science-sans-conscience-n-est-que-ruine-de-l-ame.htm#p2365

Ecrit par : dobolino | 10 décembre 2007

Puis après, un échange entre un ingénieur ESPCI et le pauvre Dobolino.


Et toi, physicien, peux-tu te permettre souvent d'écrire que 0.99999999999999999..... est égale à 1??????????

Dobolino?????


Bien sur, en physique toute valeur est entouree d'un intervalle de confiance. Donc les chiffres en dehors de l'intervalle n'ont aucune signification. Par exemple, si une balance pese au dixieme de gramme, la precision de la pesee est au mieux de 0.05 gramme. Donc 0,99 et 1.00 sont equivalents.
Il en va de meme en informatique ou le nombre de decimales significatives est limite par le nombre de bits disponibles pour representer un nombre.

Francois.
Je ne vais pas vous corriger les accents! C'est écrit d'un clavier anglais!

Ecrit par : dobolino | 10 décembre 2007

D'où, ma réponse:

En médecine, l'intervalle de confiance est très large! T'envoies ton médoc en espérant que l'organisme en fera bon usage! Quasi à la grâce de Dieu... On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs. Oublie ces propos quand tu vas chez le médecin!

....
J'adôôôôôre l'intervalle de confiance! C'est mon quotidien...

Ecrit par : dobolino | 10 décembre 2007

Ceci dit, concernant l'apprentissage de la natation par mes enfants, et, à tout prendre, de ceux des autres, je n'ai pas un grand intervalle de confiance!

Ecrit par : dobolino | 10 décembre 2007

Mettez-les à plat-ventre sur un tabouret, Dobolino! Cela ira tout seul! :-)

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 10 décembre 2007

Mettez-les à plat-ventre sur un tabouret, Dobolino! Cela ira tout seul! :-)

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 10 décembre 2007
Au kilogramme près, ça doit fonctionner à peu près aussi bien que le PPCM et le PGCD au CM2. Appris par cœur et sans plongée dans le grand bain! Après, on trie ceux qui surnagent, et ceux qu'on sauve des noyés, on les envoie à l'usine... Mais, au fait, j'y pense, là, d'un coup!, les usines, ça ne supporte pas notre droit du travail, ça exporte en Chine où l'ouvrier est moins onéreux et plus taiseux. On en fait quoi des semi-noyés du "PPCD" et du "PGCM", de la règle de trois et du tabouret au CM2? On les noie avec une pierre au cou ou on en fait des maréchaux-ferrants?

Ecrit par : dobolino | 10 décembre 2007

J'ai appris à lire avec "Daniel et Valérie" (vers 81-82). Quelqu'un connaît ?

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 10 décembre 2007

Au kilogramme près, ça doit fonctionner à peu près aussi bien que le PPCM et le PGCD au CM2. Appris par cœur et sans plongée dans le grand bain! Après, on trie ceux qui surnagent, et ceux qu'on sauve des noyés, on les envoie à l'usine... Mais, au fait, j'y pense, là, d'un coup!, les usines, ça ne supporte pas notre droit du travail, ça exporte en Chine où l'ouvrier est moins onéreux et plus taiseux. On en fait quoi des semi-noyés du "PPCD" et du "PGCM", de la règle de trois et du tabouret au CM2? On les noie avec une pierre au cou ou on en fait des maréchaux-ferrants?
Ecrit par : dobolino | 10 décembre 2007

C'est un assez joli condensé, très imagé, des thèses développées par Antoine Prost pour justifier la mise à mal des programmes du primaire après la réforme de 1963.
Voilà qui est curieux !
GM

Ecrit par : guy morel | 10 décembre 2007

J'ai appris à lire avec "Daniel et Valérie" (vers 81-82). Quelqu'un connaît ?
Ecrit par : Rodrigue du Gers | 10 décembre 2007
Oui : méthode semi-globale, mais à une époque où l'on n'infligeait pas encore trois ans d'idéovisuelle aux gosses de maternelle.
GM

Ecrit par : guy morel | 10 décembre 2007

J'ai appris à lire avec "Daniel et Valérie" (vers 81-82). Quelqu'un connaît ?
Ecrit par : Rodrigue du Gers | 10 décembre 2007
Oui : méthode semi-globale, mais à une époque où l'on n'infligeait pas encore trois ans d'idéovisuelle aux gosses de maternelle.
GM

Ecrit par : guy morel | 10 décembre 2007

Méthode semi-globale à très court départ global et à très forte composante syllabique dès les premières leçons (segmentation des mots - clés en syllabes, apprentissage d'une lettre, réinvestissement en déchiffrage).
Rien à voir avec Ribambelle et ses "exploitations d'albums de la littérature jeunesse"...

Ecrit par : catmano | 10 décembre 2007

Méthode semi-globale à très court départ global et à très forte composante syllabique dès les premières leçons (segmentation des mots - clés en syllabes, apprentissage d'une lettre, réinvestissement en déchiffrage).
Rien à voir avec Ribambelle et ses "exploitations d'albums de la littérature jeunesse"...
Ecrit par : catmano | 10 décembre 2007
Nous sommes d'accord. Très court départ global etc. Et pas d'idéovisuelle en maternelle.
GM

Ecrit par : guy morel | 10 décembre 2007

J'ai appris à lire avec Ratus.
Ca a très bien marché, car je savais déjà lire avant de connaître Ratus.

Ecrit par : Jeremy | 10 décembre 2007

J'ai appris à lire avec Ratus.
Ca a très bien marché, car je savais déjà lire avant de connaître Ratus.
Ecrit par : Jeremy | 10 décembre 2007
Mieux, il y a des enfants qui savent lire sans que personne ne leur ait appris à lire. Pour nager, c'est pareil : par exemple personne ne m'a jamais appris à nager. Ni sur un tabouret, ni surtout dans une piscine ( c'est dégueulasse ; le fond est plein de poils et de mucus) ; j'ai nagé parce que mes copains nageaient. Dans les rivières et dans la mer. Quant aux maîtres-nageurs de l'époque, ils draguaient les rombières. C'était à une époque reculée où il n'était pas encore venu à l'idée d'IA débiles d'inscrire la natation aux programmes de l'EN. Si cela continue, va falloir que l'EN se charge d'apprendre aux gosses à monter à vélo. Il y aura des maîtres-vélo.
GM

Ecrit par : guy morel | 10 décembre 2007

Tout à fait d'accord avec guy morel. Nous vivons dans un monde de cinglés ! Mais c'est là un poncif, n'est-ce pas ?!

Ecrit par : Magister | 10 décembre 2007

"C'est vrai, ça! Ma maman a réussi à entrer à l'Ecole Normale vers 1947 alors qu'elle chantait La Marseillaise et Le Chant des Partisans comme une casserole... Je n'ai jamais vu quelqu'un chanter aussi faux, à part son père et son frère, mais, ceci dit, le passage à l'école normale avait du être bénéfique car, si elle chantait atrocement faux, nous, ses enfants, étions capables de décoder dans ses fausses notes l'air juste d'une chanson qu'elle nous apprenait et de tout recomposer pour sortir quelque chose de convenablement juste. Comme quoi, même en nageant comme un fer à repasser, on doit pouvoir apprendre à ceux qui ont la natation dans la peau..."
Ecrit par : dobolino | 10 décembre 2007

Je n'ai pas eu de formation à l'Ecole Normale car je n'ai jamais voulu signer un contrat. J'ai donc été formée "'sur le tas" d'élèves, ce qui m'a dejà orientée sur la soi-disant formation. Je ne suis pas un "fer à repasser"pour reprendre votre expression. Je reste dans l'idéal: TRANSMETTRE ce que l'on aime et que l'on maîtrise. Sinon, BEURK!
Et je clame haut et fort que je déteste la natation et ai toujours été nulle pour l'enseigner.
Et si notre vocation consiste - je vous cite - à transmettre à des enfants qui ONT LA NATATION DANS LA PEAU, je n'ai rien compris. Dans ce cas, ils n'ont pas besoin de moi, mais de bons maîtres-nageurs.
Quant aux moins doués, le risque est de les achever car, dans ce domaine, je ne sais faire semblant.

Ecrit par : alice | 11 décembre 2007

J'ai appris à lire avec Ratus.
Ca a très bien marché, car je savais déjà lire avant de connaître Ratus.

Ecrit par : Jeremy | 10 décembre 2007

Ma fille (17 ans) qui était dans ce cas et vient de lire votre post, Jeremy, confirme. Elle avait, dit-elle, surtout beaucoup aimé le graphisme de Ratus et les petites histoires de ces personnages avec lesquels toute la classe progressait en s'amusant. Mais elle ajoute un détail qui a peut-être son importance: l'instit était un type formidable "qui avait une manière bien à lui de faire en sorte que tout le monde soit au diapason"
Avec un an de moins que les autres, elle n'a même jamais senti la moindre difficulté.

Mais il me semble qu'il ne fallait pas avoir loupé le coche au départ, qui fut syllabique en MS.. et en anglais, mais cela ne fait pas non plus de différence. Une fois le bon départ pris dans une langue, cela vaut pour l'autre.

C'est ce que nous apprennent ces formidables programmes bilingues où les deux langues alternent en primaire par demi-journées, mais avec une continuité le lendemain. Autrement dit si le lundi on commence avec anglais le matin, c'est français l'après-midi, et le mardi matin encore français, puis anglais le mardi après-midi et encore le mercredi matin, et ainsi de suite. Ceci m'amène à la question des langues étrangères au CP.
Si cela fonctionne si bien, cependant, et pour tous les enfants de cette école, j'ai l'impression que c'est aussi que le contexte complète l'apprentissage en le prolongeant par une situation d'immersion bilingue. C'est bien plus difficile à obtenir dans un environnement franco-français où le seul contact avec l'autre langue est à l'école.

Ecrit par : Cadichon | 11 décembre 2007

"C'était à une époque reculée où il n'était pas encore venu à l'idée d'IA débiles d'inscrire la natation aux programmes de l'EN."

A force de râler contre n'importe quoi on en devient un peu ridicule.

Le nombre de non nageurs a considérablement diminué ces dernières années et en parallèle le nombre de noyades. Et l'apprentissage de la natation à l'école en est la cause directe.

Pour mon fils j'ai vu la natation - dans le cadre, scolaire- enseignée de manière originale par des maîtres nageurs compétents. Alors les généralisations abusives systématiques sur ce blog me font sourire.

Ecrit par : Hervé | 11 décembre 2007

"Pour mon fils j'ai vu la natation - dans le cadre, scolaire- enseignée de manière originale par des maîtres nageurs compétents. Alors les généralisations abusives systématiques sur ce blog me font sourire."

Ecrit par : Hervé | 11 décembre 2007


Ah bon, vous avez remarqué???:-)))))))

"Ma fille (17 ans) qui était dans ce cas et vient de lire votre post, Jeremy, confirme. Elle avait, dit-elle, surtout beaucoup aimé le graphisme de Ratus et les petites histoires de ces personnages avec lesquels toute la classe progressait en s'amusant. Mais elle ajoute un détail qui a peut-être son importance: l'instit était un type formidable "qui avait une manière bien à lui de faire en sorte que tout le monde soit au diapason"

Ecrit par : Cadichon | 11 décembre 2007

Oui, effectivement, ce sont des gens qui enseignent, pas des méthodes.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 11 décembre 2007

Si cela continue, va falloir que l'EN se charge d'apprendre aux gosses à monter à vélo. Il y aura des maîtres-vélo.
GM

Ecrit par : guy morel | 10 décembre 2007

SI vous saviez tout ce que certains parents d'élèves aimeraient que nous prenions en charge (pas tous, hein) !

Ecrit par : catmano | 11 décembre 2007

J'aimerais quand même mettre mon petit grain de sel sur la "natation"...
J'habite en milieu rural, dans un village où la rivière n'est pas assez profonde pour qu'un enfant puisse y apprendre à nager. Avant que nous ne puissions nous rendre à la piscine, savaient "se débrouiller" dans l'eau certains gosses d'agriculteurs (ici, dans chaque ferme isolée, il y a une fontaine et un "bassin", sorte de plan d'eau d'1,20 m de fond, 3 m de large et 5 m de long) et deux ou trois gamins dont les parents avaient une piscine. Les autres, les petits des lotissements "à pas cher" et ceux dont les parents, ne sachant pas nager, trouvaient complètement inutile de vider le bassin une fois par an pour le nettoyer et le rendre ainsi à peu près sûr pour la baignade, n'avaient jamais eu l'occasion de faire trempette, à part le jour de la sortie familiale rituelle à "la mer"...
Ce que je proposais, c'était une familiarisation avec l'eau, à charge ensuite aux familles de finaliser celle-ci par une inscription aux cours de natation, donnés par les maîtres-nageurs, si elles le souhaitent.
Le maire de la bourgade limitrophe, qui vient de faire construire à grands frais un "parc nautique" ne s'y est d'ailleurs pas trompé, lui. Il a accordé la gratuité à nos quarante bambins dans le cadre scolaire de façon à ce que ceux-ci deviennent "prescripteurs" et réclament des sorties familiales au parc nautique.
Je déplore tout autant que vous le fait que les maîtres-nageurs n'aient souvent pas le droit d'intervenir. Dans la piscine que je fréquente, ils ne s'en sont d'ailleurs jamais plaint et nous ont même d'ailleurs à de nombreuses reprises fait remarquer qu'ils étaient là pour assurer la surveillance et c'est tout.
Personnellement, j'emmène avec moi le nombre de parents réglementaire, nous restons ensemble pendant que je dirige les activités et il est très rare que je confie un groupe d'enfants à un ou plusieurs d'entre eux, car je les sens encore moins aptes que moi à dispenser un enseignement quelconque.
A peine si, lors des dernières séances, et pour une partie seulement de la séance, je les laisse dans la pataugeoire avec du matériel et une partie des enfants pendant que j'accompagne dans le grand bain mes élèves qui en sont capables par groupes de deux pour effectuer une longueur (j'avoue que faire marcher les gamins le long du mur sans s'amuser à au moins les faire passer sous mes bras ne me serait jamais venu à l'idée, mais bon, on voit tant de choses étranges en lecture, en mathématiques, en arts visuels dans les classes que cette activité ne me surprend pas du tout).

Ecrit par : catmano | 11 décembre 2007

Natation, ou lancé de javelot (vaut bien), faites-leur faire du sport à vos gosses, ou nourrissez-les mieux: 1,7 million de gosses sont déjà obèses en France. Yipiha Yipihé! ;-)

Est-ce qu'au Primaire vous les voyez, Catmano et tous les instits et les collègues de collèges d'ici?

Ecrit par : Pendariès | 11 décembre 2007

"gosses" 2 fois! j'aurais pu dire: mioches, bambins, enfants, héritiers, etc.

Ecrit par : Pendariès | 11 décembre 2007

Est-ce qu'au Primaire vous les voyez, Catmano et tous les instits et les collègues de collèges d'ici?

Ecrit par : Pendariès | 11 décembre 2007

Je n'ai pas compris la question, et puis là, je pars travailler.

Ecrit par : catmano | 11 décembre 2007

Alors les généralisations abusives systématiques sur ce blog me font sourire.
Ecrit par : Hervé | 11 décembre 2007
Et cétait bien le but de mon post retro sur la natation et les maîtres-vélo.
GM

Ecrit par : guy morel | 11 décembre 2007

On en fait quoi des semi-noyés du "PPCD" et du "PGCM", de la règle de trois et du tabouret au CM2? On les noie avec une pierre au cou ou on en fait des maréchaux-ferrants?

Ecrit par : dobolino | 10 décembre 2007

Quenon, quenon, c'est un métier très qualifié, il faut des bases, c'est comme pour faire un bon soudeur.

Ecrit par : Japhet | 11 décembre 2007

Au kilogramme près, ça doit fonctionner à peu près aussi bien que le PPCM et le PGCD au CM2. Appris par cœur et sans plongée dans le grand bain! Après, on trie ceux qui surnagent, et ceux qu'on sauve des noyés, on les envoie à l'usine... Mais, au fait, j'y pense, là, d'un coup!, les usines, ça ne supporte pas notre droit du travail, ça exporte en Chine où l'ouvrier est moins onéreux et plus taiseux. On en fait quoi des semi-noyés du "PPCD" et du "PGCM", de la règle de trois et du tabouret au CM2? On les noie avec une pierre au cou ou on en fait des maréchaux-ferrants?
Ecrit par : dobolino | 10 décembre 2007

C'est un assez joli condensé, très imagé, des thèses développées par Antoine Prost pour justifier la mise à mal des programmes du primaire après la réforme de 1963.
Voilà qui est curieux !
GM

Ecrit par : guy morel | 10 décembre 2007

Ma foi! C'est qu'il y a peut-être une part de vérité dans tout ça? Poser un diagnostic juste ne signifie pas qu'on ne va pas appliquer un remède inapproprié, inefficace ou plus dangereux que le mal qu'on veut soigner.
C'est quand même grave d'être forcé d'expliquer cette évidence à quelqu'un qui semble doté d'une intelligence convenable!

Quant à votre réponse, Japhet, vous prêchez une convaincue qui a déjà longuement expliqué à Guy Morel ce que vous suggérez concernant les maréchaux-ferrants.
C'est pénible, faut tout lui expliquer. Il fait une fixette sur les programmes de 1920 et quelques.

Ecrit par : dobolino | 11 décembre 2007

10/12/2007 22:17:50

Version imprimableUne journée ordinaire en lycée où je suis censée enseigner l'anglais: en classe de seconde, je leur ai appris que dans 'je parle au maître', au=à le ; donc nous traduirons ce 'le' caché par le 'the' anglais. Au passage, nous avons écrit sur le cahier que, toujours en français, le pluriel de 'un', 'une' est 'des'( et non pas 'les'.) Puis, exercices, dans les deux langues.

Ensuite, nous avons travaillé l'infinitif :pourquoi, lorsque je dis 'après être parti', il s'agit du verbe 'partir' et non pas du verbe être', pourquoi est-ce que 'être mangé' est un infinitif passif et pas 'être parti'...

Auparavant il avait fallu expliquer à un jeune homme complètement perdu mais très 'accrocheur' que dans l'expression 'avant de répondre' 'répondre' n'était pas un nom mais un verbe. Puis exercices.

Aujourd'hui, j'ai également reçu en entretien particulier deux élèves de première L qui 'n'y arrivent pas', malgré
leur travail et leur intelligence. Nous avons passé deux heures à conjuguer le plus-que-parfait en français, et à
bien faire la différence avec le passé-composé et le conditionnel passé. J'ai mangé, j'avais mangé, j'aurais
mangé... Elles sont sorties contentes. Moi aussi.

Ce ne sont pas des jérémiades. J'entre dans ma classe,je ferme la porte, je constate le niveau de confusion des
élèves, qui varie d'une année à l'autre et puis je m'attelle à la réparation. Je me demande simplement comment ils ne sont pas devenus fous,quel instinct de survie les a sauvés.

Je me dis qu'ils ne méritaient pas cela; qu'on leur a volé une partie de leur vie, qu'ils se sont épuisés en vain à comprendre des méthodes globales en français, en anglais, je m'étonne qu'il aient encore le tonus nécessaire pour
s'y remettre, l'image qui me revient sans cesse est celle du massacre des innocents.

Il parait qu'une grande majorité de la population est satisfaite de notre école; cela me fait penser aux gens qui sont satisfaits de tel ou tel service à l'hôpital parce que la nourriture était bonne.

Amicalement, Yvonne Cloarec.


"Oui, effectivement, ce sont des gens qui enseignent, pas des méthodes. Ecrit par : Christophe SIBILLE | 11 décembre 2007 "
Bouffon !

Ecrit par : toto | 11 décembre 2007

Tout ce programme paraît de bon sens et il correspond assez largement à ce qui est pratiqué par les bons professeurs (si j'en crois mon expérience de parent d'élèves) à une exception près, et de taille: l'apprentissage systématique de l'écriture cursive. Cet apprentissage semble totalement délaissé, non seulement en maternelle mais aussi en primaire. Chaque enfant se débrouille comme il peut... avec des résultats inégaux.

S'agissant des textes lus en classe, il me semble important de souligner qu'ils doivent être écrits dans une langue impeccable (si possible soutenue, et en évitant en tout cas le style familier ou vulgaire).
C'est loin d'être garanti, notamment à l'école primaire (où devrait primer la continuité avec la maternelle, s'agissant des récits, contes, etc...)

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 11 décembre 2007

C'est un assez joli condensé, très imagé, des thèses développées par Antoine Prost pour justifier la mise à mal des programmes du primaire après la réforme de 1963.
Voilà qui est curieux !
GM

Ecrit par : guy morel | 10 décembre 2007

Ma foi! C'est qu'il y a peut-être une part de vérité dans tout ça? Poser un diagnostic juste ne signifie pas qu'on ne va pas appliquer un remède inapproprié, inefficace ou plus dangereux que le mal qu'on veut soigner.
C'est quand même grave d'être forcé d'expliquer cette évidence à quelqu'un qui semble doté d'une intelligence convenable!

Quant à votre réponse, Japhet, vous prêchez une convaincue qui a déjà longuement expliqué à Guy Morel ce que vous suggérez concernant les maréchaux-ferrants.
C'est pénible, faut tout lui expliquer. Il fait une fixette sur les programmes de 1920 et quelques.
Ecrit par : dobolino | 11 décembre 2007

Quant à "l'intelligence convenable", ce n'est peut-être qu'une apparence. Ne vous y fiez pas.
Quant à la "fixette sur les programmes de 1920 et quelques", avec cela, vous êtes loin du compte ; il faut y ajouter la fixation sur les programmes de maternelle de 1882. Programmes en voie de réécriture, comme vous le savez...
Quant à Prost, il est revenu sur "la part de vérité" en reconnaissant, quelques années plus tard, que son diagnostic était erroné et qu'il n'avait pas vu qu'une vraie démocratisation était en marche, à porter entièrement au compte du système scolaire antérieur aux réformes qu'il avait pronées.
Bien à vous.
GM
PS. J'aime bien que l'on m'explique ; cela me fait ronronner.

Ecrit par : guy morel | 11 décembre 2007

Bento a dû lire le célèbre passage où le Genevois, pour mettre en évidence les capacités d'abstraction du jeune enfant, lui demande où est l'ombre, qu'il ne peut voir, d'un cerf-volant. Et il en a tiré cette histoire à dormir debout.
Au fait, en parlant de Bento : qui aurait dans ses archives la méthode des pictogrammes publieé par lui en 1982 ?
GM

Si Bentolila s'est fendu de ce texte étrange, c'est parce qu'il s'est inversti dans une entreprise de réhabilitation de la grammaire, après avoir contribué, comme tant d'autres (Meirieu, Charmeux) à la chasser de la Cité scolaire.

Il est évident que ce n'est pas la grammaire mais des rudiments d'astronomie et l'environnement familial qui ont facilité la réponse.

Pourquoi chercher des justifications aussi compliquées ?

Ne suffirait-il pas de dire que l'étude des règles de fonctionnement de la langue permet de mieux exprimer sa pensée ?

(en réalité le langage permet la pensée et de penser le "réel" qui est toujours une construction de l'esprit, en fonction de la langue ; les mathématiques comme "langue bien faite" reposent sur une grammaire et une logique (de logos = langage, ordre, raison)

La tradition intellectuelle, éducative et pédagogique de l'occident a longtemps accordé une place fondatrice à la grammaire.

Qu'on se souvienne des sept arts libéraux du Moyen-âge, issus de la tradition gréco-romaine : grammaire, rhétorique, dialectique (trivium) - arithmetique, géométrie, astronomie, musique (quadrivium).

Libre à nous bien entenu de faire de la "déconstruction" avec Kojève ou Derrida en décelant par exemple que les catégories de la pensée philosophique sont en fait des catégories de la langue.

On ne peut "relativiser" qu'à partir d'une représentation stable.

On retrouve l'intuition d'Hannah Arendt dans "La crise de l'Education" à l'encontre de la pédagogie non-directive de Carl Rogers : la non-directivité est porteuse d'asservissement ; seule la transmission d'un savoir explicite est porteuse de liberté.

Ecrit par : Robin | 11 décembre 2007

Aujourd'hui, j'ai également reçu en entretien particulier deux élèves de première L qui 'n'y arrivent pas', malgré
leur travail et leur intelligence. Nous avons passé deux heures à conjuguer le plus-que-parfait en français, et à
bien faire la différence avec le passé-composé et le conditionnel passé. J'ai mangé, j'avais mangé, j'aurais
mangé... Elles sont sorties contentes. Moi aussi.

Amicalement, Yvonne Cloarec.

Comme je vous comprends... Et ça commence bien plus tôt. Mes quatrième ont découvert cette semaine que le futur se conjuguait sur la base de l'infinitif auquel on ajoutait les terminaisons -ai, -as, -a, etc. Ca les a rassurés comme jamais. Mais quand on me demande au conseil de classe si mes élèves qui ont plus de 14 de moyenne sont des littéraires en puissance, ni le principal ni certains collègues ne se doutent une seconde que j'en suis encore à faire avec eux "nature et fonction", "les verbes irréguliers au présent de l'indicatif", et que leurs notes sont des notes d'évaluations sur des apprentissages de base. Je me coltine des révisions niveau CM1 et CM2 et je leur fais faire des travaux qu'on pourrait exiger en sixième - et ils ne font pas des étincelles. Exit, évidemment, les focalisations, l'énoncé ancré et l'énoncé coupé, et toutes ces débilités creuses. Il faut compter huit heures de travail (deux semaines), et encore très encadré, pour obtenir une rédaction à peu près correcte avec narration, description et retour en arrière. Les temps sont mélangés, le vocabulaire inexistant ou très peu varié, les structures de phrases embryonnaires... Je ne sais plus quel moyen trouver pour les faire progresser et pour qu'ils s'intéressent à ce qu'ils font. Même les leçons à apprendre ne sont pas sues car ils ne retiennent rien ni ne travaillent pour s'approprier à la maison ce qu'en classe on leur demande de savoir (règles, exceptions, etc.). Tout est à refaire le lendemain. Et je sais que seuls les plus faibles seront pris en charge dans des voies spécifiques. Les autres iront en seconde. J'ai d'ailleurs des secondes et des premières (je suis en cité scolaire avec un temps de travail partagé collège-lycée). Et je comprends mieux les difficultés des lycéens du fait de travailler en collège en même temps. Mais je suis obligé de reconnaître que même en faisant sauter le tiers du programme infaisable qu'on nous demande de mettre en oeuvre en quatrième (ou à tout autre niveau du collège) pour se concentrer sur des fondamentaux, il est pratiquement impossible de les préparer convenablement à l'entrée au lycée.

Quatre heures de français par semaine au collège, c'est rien...

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 11 décembre 2007

2) on definit les nombres premiers jusqu'à 100 en seconde

MD
Ecrit par : MichelDelord | 10 décembre 2007

Dès qu'on connaît les tables de multiplication, on peut construire la liste des nombres premiers jusqu'à 100 par un crible d'Erathostène. C'est très amusant. Mon fils qui est en CE1 le fait sans difficulté: un autre témoignage de la possibilité d'avancer des apprentissages dans le temps. Je m'inquiète quand même un peu en constatant qu'il lui faudra 6 ans de plus avant de l'apprendre "à l'école".

La décomposition en nombres premiers permet en outre de comprendre pourquoi 9*2=6*3=18 et 6*4=8*3=24: elle facilite donc l'ancrage des tables de multiplication.

Sur l'exemple de 0,9999.. cité par dobolino, mon fils m'a justement posé la question en repérant que 1/3=0,3333... donc que 3*1/3=0,9999... mais aussi que 3*1/3=1 si l'on fait le calcul directement. Preuve que ce type de question (qui ne peut être abordée rigoureusement que si on maîtrise la notion de limite d'une série) peut arriver plus tôt qu'on ne le croit.

En "simplifiant" l'enseignement, on le complique car on fait perdre de vue les liens entre concepts qui permettent de les éclairer réciproquement. Si j'ai bien compris, c'est la position du SLECC mais que faire lorsqu'on n'a pas à sa disposition immédiate une école appliquant ces principes de bon sens? Cruel dilemme pour les parents d'élèves, que les projets d'école future ne peuvent soulager à court terme. Mes enfants découvrent émerveillés Hugo et La Fontaine à la maison tandis que l'école leur fait ingurgiter des textes écrits avec les pieds (pour rester courtois).

Je dois dire que c'est parfois assez rageant... et finalement dans tout cela c'est bien la maternelle qui pose le moins de problèmes!

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 11 décembre 2007

Méthode semi-globale à très court départ global et à très forte composante syllabique dès les premières leçons (segmentation des mots - clés en syllabes, apprentissage d'une lettre, réinvestissement en déchiffrage).
Rien à voir avec Ribambelle et ses "exploitations d'albums de la littérature jeunesse"...

Ecrit par : catmano | 10 décembre 2007

Pas du tout de départ global serait mieux, selon Mme W. Badour, Colette Ouzilou, Elisabeth Nuyts. Qu'en pensez-vous, Catmano?

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 11 décembre 2007

Dobolino, j'aimerais que vous me remettiez le site sur les erreurs de raisonnement mathématiques. J'ai cherché vainement à le retrouver.

Merci d'avance.
Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 11 décembre 2007

Sur les programmes de maternelle,j'avais fait notamment pour le cabinet de GdR en février 2006 un petit recueil tiré des programmes de 2002 "L’enjeu central des programmes de maternelle":

http://michel.delord.free.fr/lir-mat.pdf

MD

Ecrit par : MichelDelord | 11 décembre 2007

Quant à "l'intelligence convenable", ce n'est peut-être qu'une apparence. Ne vous y fiez pas.

GM
PS. J'aime bien que l'on m'explique ; cela me fait ronronner.

Ecrit par : guy morel | 11 décembre 2007

Intelligence convenable, ça veut dire capable de gober PPCM et PGCD dans le but de le mettre en application et, surtout, capable de ronronner.
Au sujet du PPCM, souvenez-vous que "bien mal acquis ne profite jamais".
Je connais bon nombre de personnes ayant quitté l'école à douze ans, certif en poche, et bon nombre de plus jeunes ayant quitté l'école vers dix-huit ans sans rien d'autre qu'un certificat d'échec scolaire. La vivacité d'esprit et la capacité à s'adapter à un enseignement nouveau et déstabilisant est fort également répartie. J'en fais l'expérience régulièrement puisque mon métier m'amène très souvent à expliquer des choses abominablement compliquées et je suis effrayée de voir dans quel état d'ignorance anatomique sont tous ces français, programme de 1922 ou de 1963. Ils n'ont pas la moindre idée, ne serait-ce que de leur tuyauterie digestive sans parler de leurs organes génitaux! Les jeunes générations ont de bien meilleures notions. On peut même leur parler assez souvent d'anticorps, d'immunité et d'auto-immunité.

Ecrit par : dobolino | 11 décembre 2007

Dobolino, j'aimerais que vous me remettiez le site sur les erreurs de raisonnement mathématiques. J'ai cherché vainement à le retrouver.

Merci d'avance.
Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 11 décembre 2007



Encore mieux, Anne-Marie!
http://le-forum-parents-profs.xooit.com/t245-Science-sans-conscience-n-est-que-ruine-de-l-ame.htm#p2390

Ecrit par : dobolino | 11 décembre 2007

Et je comprends mieux les difficultés des lycéens du fait de travailler en collège en même temps. Mais je suis obligé de reconnaître que même en faisant sauter le tiers du programme infaisable qu'on nous demande de mettre en oeuvre en quatrième (ou à tout autre niveau du collège) pour se concentrer sur des fondamentaux, il est pratiquement impossible de les préparer convenablement à l'entrée au lycée.

Quatre heures de français par semaine au collège, c'est rien...

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 11 décembre 2007

Vous êtes en train de faire la même expérience que moi, Rodrigue, à quelques années près et avec une accélération des dégâts : la nécessité pour les professeurs de collège (et maintenant de lycée, ce qui est logique) de reprendre les bases, de faire le travail que les instituteurs faisaient "avant la crise".

Je me suis un peu lourdement et maladroitement étendu sur la question de l'enseignement de la grammaire parce que je pense que les racines de cette crise qui se traduit par un refus de transmettre des savoirs explicites, refus qui est le premier responsable de la situation que vous observez, sont d'ordre philosophique et ont un rapport avec le débat qui opposait déjà Platon à Protagoras, aux sophistes et aux sceptiques.

Les pédagogistes sont essentiellement des sceptiques, qui partant d'un présupposé vrai : les savoirs sont relatifs, conventionnels, aboutissent à une conclusion erronée : il ne faut plus transmettre de savoirs, à chacun sa vérité, etc.

C'est une crise profonde que l'on retrouve dans bien d'autres domaines, pas seulement celui de l'école.

Dites-vous que vous êtes un précurseur et pensez dans les moments de découragement à l'aphorisme de F.Hölderlin : "Car là où croît le danger, croît aussi le salut."

Ecrit par : Robin | 11 décembre 2007

Rassurez-moi! Nous sommes tous bien d'accord sur le fait que les enfants de Jesse Darvas, ceux de Dobo, ceux de Cadichon et de tous les autres ne peuvent être cités en exemple à partir duquel on pourrait établir des généralités et un système d'enseignement efficient?
Mon fils rédige actuellement un sujet d'invention: décrire un fait de société du temps présent à la manière de Montesquieu. Ça a l'air de l'inspirer à peu près correctement. Bon, et après?
Il y a quand même une majorité de leurs petits camarades qui sont immergés à longueur d'année dans un bain d'ignorance familiale agrémenté d'une alimentation déplorable et d'un rythme de vie destructeur. Alors, 0,9999999999, l'infini et tout ça, tout doux!

Ecrit par : dobolino | 11 décembre 2007

Les jeunes générations ont de bien meilleures notions. On peut même leur parler assez souvent d'anticorps, d'immunité et d'auto-immunité.
Ecrit par : dobolino | 11 décembre 2007
On ne doit pas fréquenter les mêmes jeunes générations. Celles que je fréquente ont des représentations assez approximatives de l'anatomie.
Cela dit, un des blogueurs d'ici nous a appris que le nombre de morts par noyade diminuait. Avec ce que vous nous apprenez de la banalisation des notions d'anticorps, d'immunité et d'auto-immunité, on a de quoi voir la vie en rose.
GM
PS. on peut l'avoir ce sujet de brevet avec PPCM ?

Ecrit par : guy morel | 11 décembre 2007

Les pédagogistes sont essentiellement des sceptiques, qui partant d'un présupposé vrai : les savoirs sont relatifs, conventionnels, aboutissent à une conclusion erronée : il ne faut plus transmettre de savoirs, à chacun sa vérité, etc.

C'est une crise profonde que l'on retrouve dans bien d'autres domaines, pas seulement celui de l'école.

Dites-vous que vous êtes un précurseur et pensez dans les moments de découragement à l'aphorisme de F.Hölderlin : "Car là où croît le danger, croît aussi le salut."

Ecrit par : Robin | 11 décembre 2007

Etre un précurseur au lycée, c'est un peu tard, surtout pour l'apprentissage de la langue ! Mais vous avez raison sur le fond.
Néanmoins, ôtez-moi d'un doute : j'ai, dans ma culture philosophique de base (niveau terminale, université oblige), gardé l'idée que ce sont justement les sophistes qui se contentent de défendre une opinion par les moyens plus ou moins spécieux de la rhétorique, renvoyant au relativisme toute certitude dont les philosophes, eux, via la dialectique par exemple, sont en recherche. C'est plus ou moins en ces termes que j'essaie d'injecter un peu de substance dans la désormais incontournable séquence sur l'argumentation en première. J'ai souvenance que Schopenhauer, dans L'Art d'avoir toujours raison, développe (de manière plus complexe) ce type d'opposition première entre sophistique (et éristique) d'une part et dialectique d'autre part. Erratum ?
Quant au "scepticisme" des pédagogistes, si c'est bien par là qu'ils se définissent, il me semble dévoyé : Montaigne ne renvoie pas les savoirs au relativisme de l'opinion. La pratique du doute qu'il préconise dans l'institution des enfants me semble conçue justement comme une "queste" de la vérité et non comme la fermeture systématique du jugement sur un point de vue individuel, qui en vaudrait toujours un autre.

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 11 décembre 2007

"Bouffon !"

Ecrit par : toto | 11 décembre 2007

Tiens, vous avez appris un nouveau mot, toto?

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 11 décembre 2007

PS. on peut l'avoir ce sujet de brevet avec PPCM ?

Ecrit par : guy morel | 11 décembre 2007
Je vais voir si je l'ai gardé. Si je l'ai, je sais où il est... Il me semble que c'était PGCD et que le candidat a si bien patouillé et perdu de temps qu'il n'a pas pu finir les autres questions qu'il savait mieux traiter. C'est d'ailleurs l'intérêt principal du brevet des collèges que faire prendre conscience aux candidats que lors d'une épreuve en temps limité, il faut traiter en priorité ce qu'on sait traiter quitte à revenir après sur le moins maîtrisé.

Ecrit par : dobolino | 11 décembre 2007

"Il y a quand même une majorité de leurs petits camarades qui sont immergés à longueur d'année dans un bain d'ignorance familiale agrémenté d'une alimentation déplorable et d'un rythme de vie destructeur. Alors, 0,9999999999, l'infini et tout ça, tout doux!
Ecrit par : dobolino | 11 décembre 2007 "

Fais en sorte que cela se passe 'correctement' à l'école, je m'occupe des parents après ... :ange:

Ecrit par : toto | 11 décembre 2007

Je découvre qu'il a été hier, abondamment question d'enseignement de la natation à l'école primaire.
Je n'ai qu'une observation à faire: l'enseignement de l'EPS , comme celui de l'art d'écrire, ou de parler une langue étrangère ne devrait être confié qu'à des enseignants très qualifiés.
Comme on ne prend pas actuellement ce chemin, pour de multiples raisons, on en récolte les fruits forcément gâtés dans le quotidien de nos enseignements respectifs au collège, comme au lycée.
Sur ce , je file à la piscine pour nager mes 3 km quotidiens.

Ecrit par : buntovchik | 11 décembre 2007

Buntovchik, en revenant de votre entraînement, pourrez-vous nous dire ce que vous pensez d'une proposition qui a été faite ici hier; revenir au "tabouret" pour bien apprendre les gestes de la brasse? J'aimerais avoir le point de vue d'un spécialiste.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 11 décembre 2007

"Fais en sorte que cela se passe 'correctement' à l'école, je m'occupe des parents après ... :ange:"

Ecrit par : toto | 11 décembre 2007

Bien sûr, toto, bien sûr! Tout le monde sait que, dès leur naissance, les enfants vont à l'école pendant trois ans, avant d'être confiés à leur famille! :-)

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 11 décembre 2007

Arrête de mettre ton sens de neuneu, bouffon !

Ecrit par : toto | 11 décembre 2007

Ca y est, le site de l'ANPE n'offre plus de postes de RIEN... Trop de succès, donc remise en ordre! pfffffffff

Ecrit par : Pendariès | 11 décembre 2007

Est-ce qu'au Primaire vous les voyez, Catmano et tous les instits et les collègues de collèges d'ici?

Ecrit par : Pendariès | 11 décembre 2007

Je n'ai pas compris la question, et puis là, je pars travailler.

Ecrit par : catmano | 11 décembre 2007


Je parle, Catmano, de la génération des enfants obèses (1,7 millions de gosses gros en France), en avez-vous dans vos classes?

Ecrit par : Pendariès | 11 décembre 2007

Je parle, Catmano, de la génération des enfants obèses (1,7 millions de gosses gros en France), en avez-vous dans vos classes?

Ecrit par : Pendariès | 11 décembre 2007
Ce n'est quand même pas si courant en zone rurale méridionale. On en voit d'un peu enrobés mais carrément obèses, c'est rare. Par contre, il y a des matrones moustachues aux jambes poilues et au verbe fort assez terrorisantes.

Ecrit par : dobolino | 11 décembre 2007

« Si cela continue, va falloir que l’EN se charge d’apprendre aux gosses à monter à vélo. Il y aura des maîtres-vélo.
GM

Ecrit par : guy morel | 10 décembre 2007. »

Guy, il semble que cela existe déjà en collège !
Extrait de cette fantastique fiche rédigée en pédagol “Adopter une motricité adaptée pour conduire le VTT en terrain varié” :

« TRANSFORMATION ATTENDUE
Passer, d’une succession d'actions au cours desquelles les jambes propulsent, les bras dirigent, la selle porte le poids du cycliste, à des actions différenciées impliquant un transport du poids sur les appuis et une modulation de la vitesse au service du trajet choisi.

Adresse :
http://pedagogie.ac-toulouse.fr/eps/page_apsa.html

Plus tu pédales moins vite, moins tu avances plus vite...

Ecrit par : LaRiba | 11 décembre 2007

Quels sont les obstacles épistémologiques à l'accès au Sens de la pratique du vélo ?

Le vélo lui-même ? le cycliste ? les deux à la fois ?

Je préconise une pratique ludique du vélo en fond de piscine. D'abord cela agiterait ces fonds peu ragoutants et ensuite cela permettrait de découpler conceptuellement la position du bassin par rapport au vélo avec celle du vélo par rapport au bassin.

Une thèse vite !

Ecrit par : dugong | 11 décembre 2007

Quant au "scepticisme" des pédagogistes, si c'est bien par là qu'ils se définissent, il me semble dévoyé : Montaigne ne renvoie pas les savoirs au relativisme de l'opinion. La pratique du doute qu'il préconise dans l'institution des enfants me semble conçue justement comme une "queste" de la vérité et non comme la fermeture systématique du jugement sur un point de vue individuel, qui en vaudrait toujours un autre.

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 11 décembre 2007

Oui, il s'agit d'un scepticisme dévoyé par le ressentiment. Le pédagogisme est une machine de guerre contre l'enseignement traditionnel.

La lutte contre la transmission de connaissances explicites s'effectue au nom d'un dogmatisme réactionnel.

La pédagogie conserve toute son utilité quand on maintient la légitimité de la transmission de savoirs relatifs, voire conventionnels et quand on admet la relativité des moyens.

Le pédagogisme tend à l'inverse : illégitimité de la transmission de savoirs arbitraires (Eveline Charmeux qui a pourtant du lire Ferdinand de Saussure confond "conventionnel" et "arbitraire") et absolutisation des moyens.

Toute autre est le scepticisme de Montaigne résumé dans sa question "Que sçais-je ?" ou de Descartes dans la première partie des Méditations : le doute comme instrument "zététique" (du grec zétein=recherche). Toute autre la modestie de Socrate.

Ecrit par : Robin | 11 décembre 2007

le doute comme instrument "zététique" (du grec zétein=recherche). Toute autre la modestie de Socrate.

"zetein" est un infinitif = chercher

Ecrit par : Robin | 11 décembre 2007

La devise de tous les noyés du pédagogisme :

"Molitori te salutant"

Ecrit par : dugong | 11 décembre 2007

le doute comme instrument "zététique" :

Je crois que je doute d'être indécis mais je n'en suis pas certain.

Je continue à chercher ma voie.

Ecrit par : dugong | 11 décembre 2007

"Quatre heures de français au collège par semaine, c'est rien."

Oui et non. Je pense, comme JPB et à la différence de SLL, que ce n'est pas une affaire de quantité d'heures, mais de bon emploi de ces heures. Il suffit même d'une seule heure d'un bon cours de français bien "traditionnel" pour renverser déjà la vapeur.
Si tous les professeurs de français décidaient de changer, à la seconde même où nous parlons, leurs pratiques et d'en revenir à l'enseignement le plus traditionnel qui soit, par exemple de ne plus enseigner en séquences, c'est tout l'esprit qui changerait dans les classes, les élèves retrouvant aussitôt goût au français. Il n'est pas besoin pour cela d'attendre d' hypothétiques réformes. Tout pourrait changer sur-le-champ si les professeurs décidaient dès aujourd'hui d'arrêter de faire le grand écart entre leurs convictions et les consignes officielles. Si tous ceux qui se réclament de l'antipédagogisme passaient à l'acte, les "pédago" et les didacticiens qui leur lèchent les bottes accumuleraient partout les micro-défaites, dont l'ensemble ferait un désastre, et le système éducatif se redreserait aussitôt. C'est une telle "levée en masse" qu'il faudrait. Pourquoi ne s'est-elle pas encore produite spontanément? Voilà la question!

Ecrit par : Jean | 11 décembre 2007

Pour Pendaries:


http://www.dailymotion.com/relevance/search/les+inconnus+shoups/video/xx5nl_les-inconnus-parodie-schweppes_fun

Ecrit par : dobolino | 11 décembre 2007

Lariba, je comprends pourquoi ma fille a eu une note médiocre en EPS à son concours d'IUFM.

1) elle a couru trop vite, et, ne "connaissant pas son corps", elle a amélioré de 8 secondes le temps annoncé par elle pour courir 2.000 mètres.
2) surtout, elle a mal compris les questions posées à l'écrit.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 11 décembre 2007

Jean a écrit : "Pourquoi ne s'est-elle pas encore produite spontanément? Voilà la question!"

S'il est vrai que tout ce qui n'est pas impossible est fatal, il ne s'en suit malheureusement (?) pas que tout ce qui est possible soit fatal et encore moins que tout ce qui est fatal survienne sur le champ.

Jean vient d'inventer une dissidence antipédagol : les fatalo spontex (scission des simatanteenavait)

Le Grand Soir s'accomodant de "micro-défaites" de l'adversaire ! Cela manque de souffle et de soufre que diable !

Ecrit par : dugong | 11 décembre 2007

Sur la violence.


Les statisticiens nous disent que la violence des jeunes a augmenté de près de 80% en dix ans — particulièrement chez les plus jeunes.

Cela coïncide très exactement avec la montée en puissance des pédagogues, depuis que la loi Jospin de 1989 leur a ouvert en grand les portes de l’école, à commencer par celles de la formation des maîtres.

Et vous voudriez que je ne trouve pas curieuse cette coïncidence ? Vous voudriez que je ne pense pas que les IUFM, qui formatent les enseignants d’aujourd’hui, ont une part de responsabilité dans la dégradation du climat scolaire — sans parler de celle du niveau ?

Vous voudriez que je ne lie pas les événements furieux de novembre 2005 et les programmes imbéciles qui depuis dix ans affament les élèves ?

Depuis 2005, ils ont de plus en plus faim.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 11 décembre 2007

AM Valette a écrit : "Vous voudriez que je ne pense pas que les IUFM, qui formatent les enseignants d’aujourd’hui, ont une part de responsabilité dans la dégradation du climat scolaire"

Le trou dans la couche d'ozone a été découvert antérieusement à l'arrivée de Jospin au Moloch.

Il n'aurait plus manqué que ça !

Ecrit par : dugong | 11 décembre 2007

Le pédagogisme tend à l'inverse : illégitimité de la transmission de savoirs arbitraires (Eveline Charmeux qui a pourtant du lire Ferdinand de Saussure confond "conventionnel" et "arbitraire") et absolutisation des moyens.

Toute autre est le scepticisme de Montaigne résumé dans sa question "Que sçais-je ?" ou de Descartes dans la première partie des Méditations : le doute comme instrument "zététique" (du grec zétein=recherche). Toute autre la modestie de Socrate.

Ecrit par : Robin | 11 décembre 2007

Plutôt que le scepticisme de Montaigne ou le sophisme de Protagoras, le représentant le plus éminent du soubassement philosophique du relativisme en pédagogie me paraît être Feyerabend. Cet inventeur de l'"anarchisme épistémologique" a comparé dans un texte (dont la référence exacte m'échappe, mais qui est cité par J.Bouveresse dans Rationalité et Cynisme) la violence faite aux enfants par l'école (qui prétend les "normaliser" en leur imposant une vérité et une méthode) à l'inhumanité des camps de la mort .

On peut lire dans "Contre la Méthode" ce refus de toute norme "arbitraire" ou "conventionnelle", au nom d'autres conventions (car comment choisir l'une plutôt que l'autre):

"si un Américain peut bien aujourd'hui choisir la religion qu'il veut, on ne lui permet pas jusqu'à nouvel ordre d'exiger que ses enfants apprennent à l'école la magie plutôt que la science. Il y a une séparation entre l'Église et l'État, il n'y a pas de séparation entre l'État et la Science."

Et quelqu'un comme I.Stengers a pu écrire, après quelques réticences finalement écartées:
"la pensée-mouvement de Feyerabend touche chacun d’entre nous là où cela lui fait le plus mal, là où il définit pour lui-même sa différence d’avec l’opinion. (...) Elle m’a touchée moi-même lorsqu’il parlait de l’ « école », et longtemps j’ai vu comme une auto-condamnation de sa thèse, la conséquence selon laquelle le créationnisme pourrait y avoir droit de cité. Peu à peu je me rends compte que, face à ce que fait l’école aux jeunes, cette « menace » est somme toute insignifiante, traduction assez directe de mon horizon parcellaire."
(La mort de Feyerabend, une pensée en mouvement, 1994)

"Tout ce que l'école fait aux jeunes": n'est-ce pas l'inspiration d'un Frackowiak ou d'une E.Charmeux?

On doit cependant considérer que nos pédagogues relativistes sont encore beaucoup trop timides puisqu'ils n'en sont pas à exiger une totale "laïcisation" (au sens de Feyerabend) des contenus : pourquoi enseigner la science plutôt que la magie, la biologie plutôt que l'exorcisme, Hillberg plutôt que Faurisson?

Ces gens-là sont moins radicaux qu'ils ne le prétendent. Encore un effort, camarades, pour vous libérer vraiment des dogmes du passé!

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 11 décembre 2007

Petite précision concernant l'article du "monde de l'éducation, je cite:
-"De l'avis général, la formation dans les IUFM, plutôt disciplinaire et didactique, laisse en effet peu de place à la pédagogie, (p.36)." Cela veut dire, d'après l'article, "de l'avis
des formés". Mais vu qu'ils sont tous formatés, n'est-il pas?

Et il n'y a pas que le SLECC qui soit mentionné, Guillaume! Sylvain Grandserre s'y exprime aussi... Mais il est vrai que "le monde de l'éducation" est vendu au "lobby pédagogiste", n'est-il pas? Et peut-on réellement attendre d'un membre actif de "lire et écrire" de faire un résumé impartial d'un tel article? Lisez-le donc, pour vous faire une idée précise.
Ceci-dit, concernant la formation des enseignants, je reviens à la proposition de Pedro concernant la licence pluridisciplinaire... Qui permettrait, même sur un an (huit mois, en fait) de formation, de mieux traiter les sujets spécifiques comme la maternelle, l'ASH, etc... Mais ce serait évidemment mieux avec deux années.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 11 décembre 2007

"On doit cependant considérer que nos pédagogues relativistes sont encore beaucoup trop timides puisqu'ils n'en sont pas à exiger une totale "laïcisation" (au sens de Feyerabend) des contenus : pourquoi enseigner la science plutôt que la magie, la biologie plutôt que l'exorcisme, Hillberg plutôt que Faurisson?

Ces gens-là sont moins radicaux qu'ils ne le prétendent. Encore un effort, camarades, pour vous libérer vraiment des dogmes du passé!

JD"

Ecrit par : Jesse Darvas | 11 décembre 2007

Un seul paragraphe comme celui-ci démolit totalement les critiques (légitimes) qui peuvent être portées contre les excès de certains.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 11 décembre 2007

"Arrête de mettre ton sens de neuneu, bouffon !"

Ecrit par : toto | 11 décembre 2007

Attention, toto, vous êtes en surcharge cognitive! :-)

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 11 décembre 2007

"Les statisticiens nous disent que la violence des jeunes a augmenté de près de 80% en dix ans — particulièrement chez les plus jeunes.

Cela coïncide très exactement avec la montée en puissance des pédagogues, depuis que la loi Jospin de 1989 leur a ouvert en grand les portes de l’école, à commencer par celles de la formation des maîtres.

Et vous voudriez que je ne trouve pas curieuse cette coïncidence ? Vous voudriez que je ne pense pas que les IUFM, qui formatent les enseignants d’aujourd’hui, ont une part de responsabilité dans la dégradation du climat scolaire — sans parler de celle du niveau ?

Vous voudriez que je ne lie pas les événements furieux de novembre 2005 et les programmes imbéciles qui depuis dix ans affament les élèves ?

Depuis 2005, ils ont de plus en plus faim.

Anne-Marie."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 11 décembre 2007


Tiens, 2007 moins 1989 égalent 10, ("très exactement", comme vous dites?) Ce sont des maths modernes, Anne-Marie Valette?

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 11 décembre 2007

La devise de tous les noyés du pédagogisme :

"Molitori te salutant"

Ecrit par : dugong | 11 décembre 2007 J

J'en étais restée à "Montessori te salutant", pas mal non plus dans le genre ...

Ecrit par : FGuichard | 11 décembre 2007

Ces gens-là sont moins radicaux qu'ils ne le prétendent. Encore un effort, camarades, pour vous libérer vraiment des dogmes du passé!

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 11 décembre 2007

L'ouvrage de Feyerabend auquel vous faites allusion est "Against method".

L’une des cibles tant de Bricmont et Sokal que de Gross et Levitt ou de Boudon et Clavelin est le philosophe des sciences d’origine autrichienne Paul Feyerabend (1924-1994). Feyerabend serait sans doute resté ignoré du grand public s’il n’avait fait paraître en 1975 un ouvrage, Against Method, au contenu plus provocateur encore que son titre : dire qu’il n’y a pas de méthode scientifique universelle risque peut-être de scandaliser les épistémologues (même si Popper avait l’habitude de commencer ainsi ses cours, avant d’enseigner cette méthode inexistante), mais ne sera sans doute pas perçu comme une agression par les amis des sciences. Ajouter que « la science est beaucoup plus proche du mythe qu’une philosophie scientifique n’est prête à l’admettre », et déplorer que l’on ne permette pas « jusqu’à nouvel ordre d’exiger que ses enfants apprennent à l’école la magie plutôt que la science » (4) devait choquer beaucoup plus, et choqua en effet : d’où la notoriété de Feyerabend.

Ces gens-là sont moins radicaux qu'ils ne le prétendent. Encore un effort, camarades, pour vous libérer vraiment des dogmes du passé!

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 11 décembre 2007

On pourrait, à la lecture de cette dernière affirmation, soutenir que ceux qui attaquent le relativisme de Feyerabend ont en partie raison, de son propre aveu : simplement, ils attaquent une position qu’il avait en 1975, et peut-être même jusqu’en 1987, avant de changer d’opinion et de la condamner à la fin de sa vie. Pourtant, dans le même Dialogue sur la Connaissance, B précise : « Alors que j’avoue être un relativiste fervent en un certain sens, je ne suis certainement pas un relativiste dans d’autres » (Feyerabend, 1996b, p.250). Il est donc relativiste (en un certain sens) alors même qu’il a cessé de l’être. Ajoutons que dans son autobiographie, après avoir condamné le relativisme dans les termes que l’on vient de citer (mais aussi, notons-le, l’objectivisme, qui est généralement la position sur laquelle on s’appuie pour s’opposer au relativisme), Feyerabend précise : « Certains de mes écrits antérieurs disaient précisément cela – mais il me fallut longtemps pour en prendre conscience » (Feyerabend, 1996a, p.193) (6). Ainsi, même quand il était relativiste, il était déjà, quoique de manière inconsciente, en rupture avec le relativisme.


Les "camarades" sont donc, hélàs beaucoup plus relativistes que Feyerabend...Et hélàs beaucoup moins susceptibles de faire leur autocritique.

Ajoutons qu'ils présentent, relativisme mis à part, une nette différence de "niveau"!

Ecrit par : Robin | 11 décembre 2007

Meirieu lui-même, le pape de la pédagogie unique en personne, se définit à la radio comme un « sceptique relativiste. »

J’ai parcouru en librairie le bouquin d’un pote de Meirieu dans laquelle figure cet aphorisme très éclairant sur les conceptions “sceptiques” de ces braves gens :
« Cette opinion qu’ils appellent la science. »

Ecrit par : LaRiba | 11 décembre 2007

« Cette opinion qu’ils appellent la science. »

En ce qui concerne celles - autoproclamées - de l'éducation, je suis plutôt enclin à le penser.

Quant à Meirieu, je ne savais pas qu'on pouvait déceler une "septi-sémie relativiste" en faisant une radio. C'est effectivement une maladie grave : les Sens en sont tout retournés.

Allez ça ne l'empêchera pas d'embarquer à Plougoumelen lors de son exfiltration avec son carnet de vaccination à jour.

Ecrit par : dugong | 11 décembre 2007

Un article de Jean-Luc Gauthero, maître de conférences en philosophie des sciences à l'université de Nice-Sophia Antipolis : "Feyerabend, pour ou contre le relativisme".

http://www.amares.org/revue/01/travaux/t1/index.html

Ecrit par : Robin | 11 décembre 2007

"Et vous voudriez que je ne trouve pas curieuse cette coïncidence ? Vous voudriez que je ne pense pas que les IUFM, qui formatent les enseignants d’aujourd’hui, ont une part de responsabilité dans la dégradation du climat scolaire — sans parler de celle du niveau ?

Vous voudriez que je ne lie pas les événements furieux de novembre 2005 et les programmes imbéciles ...

VOUS AVEZ DU FAIRE DE HAUTES ET LONGUES ETUDES POUR EN ARRIVER A UNE CONCLUSION AUSSI INDISCUTABLE ET PARFAITEMENT ARGUMENTEE...

felicitations et ....MENTION

Ecrit par : LouBlan | 11 décembre 2007

"On doit cependant considérer que nos pédagogues relativistes sont encore beaucoup trop timides puisqu'ils n'en sont pas à exiger une totale "laïcisation" (au sens de Feyerabend) des contenus : pourquoi enseigner la science plutôt que la magie, la biologie plutôt que l'exorcisme, Hillberg plutôt que Faurisson?

Ces gens-là sont moins radicaux qu'ils ne le prétendent. Encore un effort, camarades, pour vous libérer vraiment des dogmes du passé!

JD"

Ecrit par : Jesse Darvas | 11 décembre 2007

Un seul paragraphe comme celui-ci démolit totalement les critiques (légitimes) qui peuvent être portées contre les excès de certains.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 11 décembre 2007

Mais vous faites référence à 2 paragraphes... lequel est incriminé?

Petite explication de texte (dont les jeunes lecteurs qui ont bénéficié des programmes de 2002 peuvent se passer, puisqu'ils ont appris à distinguer le sens premier du sens second, l'ironie du sérieux et l'implicite de l'explicite):

J'imagine que c'est la référence au négationnisme qui vous semble inutilement insultante mais il n'en est rien: au contraire, je note que les "relativistes" sont malgré tout d'accord avec les "absolutistes" (?) pour considérer certains débats comme n'ayant pas lieu d'être, du moins entre personnes raisonnables et/ou respectables. Ainsi de l'existence des chambres à gaz. Je n'accuse donc nullement les "pédagogistes" de négationnisme. Le deuxième paragraphe quant à lui, qui les incite à franchir le pas, doit évidemment être entendu dans le sens contraire à l'interprétation immédiate: je ne souhaite pas que les pédagogues sceptiques s'alignent sur les positions les plus extrêmes, mais plutôt que, réalisant jusqu'où l'irrationalisme peut mener, reconsidèrent le chemin qu'ils ont pris jusqu'ici.

Ainsi quand I.Stengers écrit que finalement, ce ne serait pas grave qu'on enseigne le créationnisme à la place (ou à côté?) du darwinisme, si cela s'inscrivait dans une conception de l'école moins dogmatique et plus ouverte sur d'autres visions de la rationalité que celle du logo-phallo-centrisme occidental (si j'ai bien compris son raisonnement), on est tenté de lui demander si ce jugement est aussi valable pour l'exemple sus-mentionné. Si la réponse est non (ce qui est probable), cela ne doit-il pas conduire à revoir les prémices du raisonnement?

Bref, craignant d'avoir imprudemment "démoli les critiques légitimes contre les excès de certains", je préfère mettre les points sur les i. Ceux qui ont lu Lyotard se souviendront en outre que l'exemple des chambres à gaz, sorte de test ultime du "scepticisme", constitue un point nodal de l'ouvrage "Le différend".

Il faut quand même dire que, quels que soient les remords ultérieurs de Feyerabend, sa comparaison scélérate entre l'école dogmatique et normalisatrice et Auschwitz ne passe pas plus que celle de Heidegger s'agissant de l'agriculture motorisée.

Le problème des penseurs "radicaux" (aujourd'hui, dans une veine analogue, il y a B.Latour), c'est que lorsqu'on cherche à expliciter les conséquences de leurs théories, on a généralement le choix entre deux possibilités toutes deux gênantes:
- prendre ce qu'ils disent au pied de la lettre, et aboutir à des absurdités ("rien ne distingue la science d'une religion");
- ré-interpréter dans un sens plus raisonnable et aboutir à des banalités ("il n'y a pas de méthode scientifique universelle et indépendante des circonstances").

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 11 décembre 2007

"Et vous voudriez que je ne trouve pas curieuse cette coïncidence ? Vous voudriez que je ne pense pas que les IUFM, qui formatent les enseignants d’aujourd’hui, ont une part de responsabilité dans la dégradation du climat scolaire — sans parler de celle du niveau ?

Vous voudriez que je ne lie pas les événements furieux de novembre 2005 et les programmes imbéciles ..."

Ah, je suis franchement désolée, Jean-Paul, j'ai omis de dire que ce copié-collé était pris sur l'un de vos fils, , et Sibille et Loublan ......ne l'ont apparemment pas trouvé à leur convenance.

Ah, mais non, en relisant mieux, je vois que Loublan vous accorde une mention (au moins honorable, j'espère !)

PS : qui me rappellera dans quelle fable de La Fontaine est cette belle moralité : "Tel est pris qui croyait prendre" ?

Je tâche de la faire apprendre à mes pauvres petites élèves de cinquième qui n'apprenne jamais un poème.

Merci, Dobolino, en plus de la référence aux problèmes de maths, j'ai lu le superbe poème Ophélie, de Rimbaud, et vais essayer de l'apprendre.

Il m'évoque le superbe film Hamlet avec Laurence Olivier, où Ophélie partant au fil de l'eau était telle que la décrit Rimbaud.

Anne-Marie.

Désolée, Christophe et Loublan, pour une fois que j'oublie de signer un copié-collé.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 11 décembre 2007

Merci, Dobolino, en plus de la référence aux problèmes de maths, j'ai lu le superbe poème Ophélie, de Rimbaud, et vais essayer de l'apprendre.

Il m'évoque le superbe film Hamlet avec Laurence Olivier, où Ophélie partant au fil de l'eau était telle que la décrit Rimbaud.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 11 décembre 2007
Ne me dites pas que vous ne le connaissiez pas! Mais à quelle école êtes-vous donc allée? Quelle adolescence avez-vous vécue???????????????

Ecrit par : dobolino | 11 décembre 2007

Ils n'ont pas la moindre idée, ne serait-ce que de leur tuyauterie digestive sans parler de leurs organes génitaux!

Ecrit par : dobolino | 11 décembre 2007

J'ai un bonhomme qui vient de m'expliquer qu'il avait remis les testicules de son chien "à l'intérieur de la peau" à la suite d'une érection un peu violente.
Je confirme.

Ecrit par : yann | 11 décembre 2007

Erection du chien, bien sûr !
N'allez pas croire des horreurs !!

Ecrit par : yann | 11 décembre 2007

"Erection du chien, bien sûr !
N'allez pas croire des horreurs !!"

Sûr que LouBlan aurait esté sur l'occasion !

Ecrit par : dugong | 11 décembre 2007

Je parle, Catmano, de la génération des enfants obèses (1,7 millions de gosses gros en France), en avez-vous dans vos classes?

Ecrit par : Pendariès | 11 décembre 2007
Ce n'est quand même pas si courant en zone rurale méridionale. On en voit d'un peu enrobés mais carrément obèses, c'est rare. Par contre, il y a des matrones moustachues aux jambes poilues et au verbe fort assez terrorisantes.

Ecrit par : dobolino | 11 décembre 2007

Rien d'atavique, j'espère... ;-)

Ecrit par : Pendariès | 11 décembre 2007

Meirieu lui-même, le pape de la pédagogie unique en personne, se définit à la radio comme un « sceptique relativiste. »

J’ai parcouru en librairie le bouquin d’un pote de Meirieu dans laquelle figure cet aphorisme très éclairant sur les conceptions “sceptiques” de ces braves gens :
« Cette opinion qu’ils appellent la science. »

Ecrit par : LaRiba | 11 décembre 2007


Les discussions sur la vérité , la relativité des cultures, le rôle du langage, le statut de la science... sont évidemment légitimes mais ne devraient pas, à mon avis, interférer avec les questions éducatives.

Comme le dit Hannah Arendt, Le rôle de l'école est de dire aux enfants "Voici notre monde" et non pas "Débrouillez-vous pour construire votre propre savoir ; nous n'avons pas le droit de vous imposer le nôtre."

En tout état de cause, l'idée que la science est une "opinion" nous fait régresser en-deça des présocratiques, c'est-à-dire de la lente émergence du sacrificiel et je ne vois pas ce que nous avons à y gagner.

Je ne sais pas si les tenants du relativisme se rendent compte aussi bien que Feierabend à la fin de sa vie des redoutables conséquences éthiques et épistémologiques de leurs "opinions".

Ecrit par : Robin | 11 décembre 2007

La conclusion de J.-L Gautero explicitebien les enjeux :


"Par-delà la multitude de ses approches, on l’a vu grâce à l’étude de Feyerabend, le relativisme peut ainsi fondamentalement se concevoir de deux façons : ce peut être une position absurde qui consiste à affirmer que tout est également vrai, ou, à peine moins absurde, qu’absolument rien n’est absolu, que tout jugement, éthique, politique, social ou cognitif, dépend de la culture dans laquelle il se situe : on pose ainsi les cultures comme absolues. C’est ce relativisme que rejette Feyerabend, non pas en raison de son incohérence, mais en raison du danger qu’il présente : il aboutit à une balkanisation de l’espèce humaine, une acceptation, au nom du respect des cultures, de tout et n’importe quoi : les nazis en Allemagne exterminent les juifs ? C’est leur culture, nous n’avons rien à dire. Mais à ce relativisme absolu s’oppose le plus souvent un objectivisme absolu, beaucoup plus répandu parce que cohérent, mais tout aussi dangereux : confondant l’affirmation raisonnable de l’existence autonome des objets du monde physique, d’un monde physique un, où vivent tous les êtres humains, avec la simplicité de ce monde, il soutient qu’il n’y a qu’une conception possible des objets, que tout problème peut se résoudre aussi simplement qu’une équation du premier degré (qui a une solution unique obtenue par une technique de résolution bien définie). Dès lors, tous ceux qui ne voient pas le monde comme l’objectiviste sont nécessairement dans l’erreur, et il considère comme un devoir, pour leur bien, de les ramener à son approche de la vérité (ce qui justifie toutes les interventions, tous les colonialismes). Il dénonce comme relativistes tous ceux qui, à l’exemple de Feyerabend, prennent en compte la richesse et la complexité du monde : ce deuxième relativisme, qui évite les écueils tant du premier relativisme que de l’objectivisme absolu, est pourtant plus fécond, ouvrant la voie à la possibilité de connaissances nouvelles et variées."

Ecrit par : Robin | 11 décembre 2007

"Désolée, Christophe et Loublan, pour une fois que j'oublie de signer un copié-collé.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 11 décembre 2007 "

Sûr que ces deux là font une belle paire de gland !

mdr :)

Ecrit par : toto | 11 décembre 2007

Par contre, il y a des matrones moustachues aux jambes poilues et au verbe fort assez terrorisantes.

Ecrit par : dobolino | 11 décembre 2007

Rien d'atavique, j'espère... ;-)

Ecrit par : Pendariès | 11 décembre 2007
Non, juste un choix personnel. On s'écrase sous le poids. J'ai entendu parler d'un couple qui avait écrasé le lit acheté chez But au premier ébat. Demandez à Catmano pour de plsu amples précisions...

Ecrit par : dobolino | 11 décembre 2007

"Un seul paragraphe comme celui-ci démolit totalement les critiques (légitimes) qui peuvent être portées contre les excès de certains."

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 11 décembre 2007

Si les critiques sont "légitimes" comment peuvent-elles être "démolies totalement" ?

Ecrit par : Louis Barthas | 11 décembre 2007

Dès lors, tous ceux qui ne voient pas le monde comme l’objectiviste sont nécessairement dans l’erreur, et il considère comme un devoir, pour leur bien, de les ramener à son approche de la vérité (ce qui justifie toutes les interventions, tous les colonialismes).

Au fond de l'idéologie pédagogiste, il y a cette idée que l'enfant est un "colonisé" et le professeur un "colonisateur". Qu'en pensent les instituteurs/trices de maternelle ?

Ecrit par : Robin | 11 décembre 2007

" Vous avez dû faire de hautes et longues études pour en arriver à une conclusion aussi indiscutable"

Décidément, Loublan, vous maniez le mépris de main de maître. Je plains les collègues que vous inspectez.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 11 décembre 2007

Ne me dites pas que vous ne le connaissiez pas! Mais à quelle école êtes-vous donc allée? Quelle adolescence avez-vous vécue???????????????

Ecrit par : dobolino | 11 décembre 2007

Chère Dobolino, j'ai eu depuis le jardin d'enfants jusqu'à la terminale un lycée de rêve, que je souhaiterais à tous les enfants, et c'est pourquoi, sans doute, ayant été si gâtée, je considère comme un devoir d'essayer d'aider un tant soi peu (le mal est hélas si profond) les enfants ou les parents en détresse.

Sur lire-ecrire, nous arrivons à donner des conseils pour aider les gens ou les jeunes enseignants, et c'est heureusement suivi de résultats positifs.

Je n'ai pas appris ce poème de Rimbaud. (Rimbaud n'était pas très à la mode) et je ne le connaissais pas.

Par contre, je peux réciter un beau poème de Hérédia :

Vitrail.

Cette verrière a vu dames et hauts barons,
Etincelants d'azur, d'or, de flamme et de nacre
Incliner sous la dextre auguste qui consacre
L'orgueil de leurs cimiers et de leurs chaperons

Lorsqu'ils allaient au bruit du cor ou des clairons,
Ayant le glaive au poing, le gerfaut ou le sacre,
Vers la plaine ou le bois, Bysance ou Saint Jean d'Acre,
Partir pour la croisade ou le vol des hérons.

Aujourd'hui, les seigneurs auprès des châtelaines,
Avec le lévrier à leurs longues poulaines,
S'allongent aux carreaux de marbre blanc et noir.

Ils gisent là, sans voix, sans geste et sans ouïe,
Et de leurs yeux de pierre ils regardent sans voir
La rose du vitrail toujours épanouie.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 11 décembre 2007

"Mais à ce relativisme absolu s’oppose le plus souvent un objectivisme absolu, beaucoup plus répandu parce que cohérent, mais tout aussi dangereux : confondant l’affirmation raisonnable de l’existence autonome des objets du monde physique, d’un monde physique un, où vivent tous les êtres humains, avec la simplicité de ce monde, il soutient qu’il n’y a qu’une conception possible des objets, que tout problème peut se résoudre aussi simplement qu’une équation du premier degré (qui a une solution unique obtenue par une technique de résolution bien définie)."
Ecrit par : Robin | 11 décembre 2007

Cet objectivisme absolu me semble tout aussi irréel que le relativisme absolu (celui qui affirme que "le monde n'existe pas" ou que la loi de la gravitation n'est qu'une fable mythologique: aucun relativiste à ma connaissance n'a testé cette proposition en sautant d'un immeuble de 10 étages).

Même les "physicalistes" (on appelle ainsi les néo-positivistes convaincus que la seule description rationnelle du monde est celle fournie par la physique) ne prétendent pas que "tout problème peut se résoudre aussi simplement qu’une équation du premier degré": ce monsieur n'a jamais entendu parler de la physique quantique? du principe d'incertitude?

Bref, encore une fois, on s'invente des adversaires imaginaires pour mieux noyer le poisson... je mets l'auteur de ce texte au défi de trouver un quelconque exemple concret de cet "objectivisme absolu" fantasmatique.

Exemple de "relativisme" dont je vous laisse apprécier le caractère "relatif" ou "absolu": lors d'une conférence à laquelle j'eus l'honneur d'assister, B.Latour prend appui sur un article de journal relatant que Ramses V serait mort de la tuberculose. Illusion! explique Latour. En effet, le bacille de Koch "n'existait pas" à l'époque de Ramses V puisque sa "découverte" (ou plutôt son "invention") est beaucoup plus récente. C'est donc un non-sens que de prétendre que l'empereur égyptien serait décédé par la faute d'un microbe qu'il n'a pu connaître.
Que conclure d'une telle sophistique? Absolument rien, sinon que les théories et les expériences scientifiques évoluent au cours du temps.
Bref, on est soit dans le trivial, soit dans l'absurde.

Nous sommes ici, en apparence, un peu loin des débats pédagogiques :même les plus échevelés des "modernistes" ne contestent pas l'enseignement des sciences plutôt que de la magie. Mis au pied du mur, certains d'entre eux seraient cependant bien en peine d'expliquer pourquoi, compte tenu de ce qu'ils professent par ailleurs.

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 11 décembre 2007

Décidément, Loublan, vous maniez le mépris de main de maître. Je plains les collègues que vous inspectez.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 11 décembre 2007

Vous m'en direz tant ! Loublan est inspecteur? En ce moment d'inspections montent vers le ciel les gémissements des jeunes enseignants terrorisés, maltraités, parce qu'ils ne sont pas inspectés sur les résultats qu'ils obtiennent, ce dont les inspecteurs n'ont que faire, mais sur leur obéissance aux diktats des désastreux BO de l'EN, télécommandés par qui nous savons.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 11 décembre 2007

"Vous m'en direz tant ! Loublan est inspecteur? En ce moment d'inspections montent vers le ciel les gémissements des jeunes enseignants terrorisés, maltraités, parce qu'ils ne sont pas inspectés sur les résultats qu'ils obtiennent, ce dont les inspecteurs n'ont que faire, mais sur leur obéissance aux diktats des désastreux BO de l'EN, télécommandés par qui nous savons.

Anne-Marie."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 11 décembre 2007

Et c'est moi qui suis parano... -:(

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 11 décembre 2007

"Sur lire-ecrire, nous arrivons à donner des conseils pour aider les gens ou les jeunes enseignants, et c'est heureusement suivi de résultats positifs."

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 11 décembre 2007

Des preuves!

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 11 décembre 2007

"Sûr que ces deux là font une belle paire de gland !"

mdr :)

Ecrit par : toto | 11 décembre 2007

Avec un "s", toto! Une paire, deux glands...:-)

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 11 décembre 2007

Le relativisme se réfute lui-même. Socrate le faisait déjà remarquer, dans le “Théétète” de Platon.

Si tout n’est qu’opinion et qu’aucune opinion n’est meilleure qu’une autre, comme le prétendent les relativistes, pourquoi les relativistes auraient-il raison ?
Socrate grattait aussi là où ça faisait mal, en demandant « pourquoi le relativiste Protagoras était-il un savant, ce qui fait qu’on le tenait pour maître des autres, avec, comme il est juste, un gros salaire ? »

Après, les relativistes se noient dans les sophismes et la capillitraction.
Tant que viran, fan lo torn comme on dit chez moi.

Ecrit par : P. Azimont | 11 décembre 2007

Chère Dobolino, j'ai eu depuis le jardin d'enfants jusqu'à la terminale un lycée de rêve, que je souhaiterais à tous les enfants, et c'est pourquoi, sans doute, ayant été si gâtée,

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 11 décembre 2007
Et c'est pourquoi, sans doute, ayant été si gâtée, vous n'avez eu nulle souffrance qui vous ait fait quitter les tilleuls verts de la promenade pour vous jeter dans les bras des poètes maudits. Ah! Je ne regrette pas mes atroces souffrances d'adolescente...

Ecrit par : dobolino | 11 décembre 2007

Tant que viran, fan lo torn comme on dit chez moi.

Ecrit par : P. Azimont | 11 décembre 2007

Chez nous, on dit: "tan que vire, faï dé tours!"

Ecrit par : dobolino | 11 décembre 2007

À propos Dobolino, j’ai offert la trilogie autobiographique de Pierre Magnan à un proche. Comme toujours, les gens qui ne le connaissent pas en redemandent !

Est-ce que Magnan va arrêter de se dénigrer un jour ? C’est un vrai écrivain !

Ecrit par : P. Azimont | 11 décembre 2007

Est-ce que Magnan va arrêter de se dénigrer un jour ? C’est un vrai écrivain !

Ecrit par : P. Azimont | 11 décembre 2007
C'est un genre qu'il se donne! Il adore souligner auprès des femme, lectrices potentielles, la mauvaise opinion qu'il a de lui-même, mais, tout bien calculé, mesuré et pesé, ses amis sont bel et bien les hommes, dans le quotidien de sa réalité.
Attendons son prochain livre...
Le fait est qu'il est d'un égoïsme effréné et qu'il peut briser autrui sans remords.

Ecrit par : dobolino | 11 décembre 2007

"Si les critiques sont "légitimes" comment peuvent-elles être "démolies totalement" ?"

Ecrit par : Louis Barthas | 11 décembre 2007

Par un argumentaire outrancier et de mauvaise foi, et de fait beaucoup plus critiquable que ce qu'il attaque!

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 11 décembre 2007

Et si l'on en revenait au fil originel : les programmes de maternelle ? Et tout particulièrement à la question de l'apprentissage simultané, en GS, de l'écriture-lecture, de la numération et des quatre opérations. Et aussi au faux débat qui oppose Globale et syllabique.
Bref, si on causait de ce qu'on cause ?
GM

Ecrit par : guy morel | 12 décembre 2007

Bon alors le relativisme c'est comme l'argument ontologique, finalement... Ou l'inverse, c'est-à-dire le contraire de l'inverse de l'opposé...

Ecrit par : Sergio | 12 décembre 2007

J'ai retrouvé la citation de Feyerabend. Je la reproduit sans commentaire inutile. Chacun est libre de faire les rapprochements qui s'imposent (ou non) avec les propos de tel inspecteur d'académie sur la spontanéité enfantine réprimée et les élèves "formatés":

"Ce ne sont pas seulement les officiers SS, mais également les rationalistes et les philantropes qui sont des bêtes. Que l'on protège, par conséquent, les traditions les unes contre les autres, que l'on défende les droits de ceux qui veulent quitter leur tradition - mais le reste ne concerne pas l'Etat. S'il y a des hommes qui trouvent leur bonheur dans le fait de s'exterminer les uns les autres dans des jeux guerriers dangereux, alors, qu'on leur laisse ce plaisir. Je ne peux pas m'exciter sur des pratiques de ce genre tant que je vois avec quelle égalité d'âme et même avec quel plaisir orgiaque nos concitoyens humanitaires et leurs chefs, les philantropes éminents de notre génération, considèrent la mutilation des âmes d'enfants innocents qui se pratique à longueur de journée dans nos écoles et avec quelle satisfaction sadique ils saluent la métamorphose d'enfants d'hommes vivants, pleins d'idées, pleins de charme, merveilleusement doués, en pâles copies de la "rationalité" de leurs maîtres" (Erkenntnis für freie Menschen, p.147)

J.D.

Ecrit par : Jesse Darvas | 12 décembre 2007

Guy, il semble que cela existe déjà en collège !
Extrait de cette fantastique fiche rédigée en pédagol “Adopter une motricité adaptée pour conduire le VTT en terrain varié” :

« TRANSFORMATION ATTENDUE
Passer, d’une succession d'actions au cours desquelles les jambes propulsent, les bras dirigent, la selle porte le poids du cycliste, à des actions différenciées impliquant un transport du poids sur les appuis et une modulation de la vitesse au service du trajet choisi.

Adresse :
http://pedagogie.ac-toulouse.fr/eps/page_apsa.html

Plus tu pédales moins vite, moins tu avances plus vite...
Ecrit par : LaRiba | 11 décembre 2007
Merci pour le fichier.
GM

Ecrit par : guy morel | 12 décembre 2007

Et si l'on en revenait au fil originel : les programmes de maternelle ? Et tout particulièrement à la question de l'apprentissage simultané, en GS, de l'écriture-lecture, de la numération et des quatre opérations. Et aussi au faux débat qui oppose Globale et syllabique.
Bref, si on causait de ce qu'on cause ?
GM

Ecrit par : guy morel | 12 décembre 2007

Si on prend rigoureusement cette proposition, elle revient à faire entrer directement en CP (ou plutôt en CE1... voire en CM1 pour les maths, si l'on considère les programmes actuels) les enfants de 5 ans. Donc de limiter la maternelle à la période 3-5 ans.
Je ne comprends plus la distinction maternelle/primaire si on fait en GS un programme qui dépasse de loin ce qu'on fait aujourd'hui en CP... Ne faut-il pas plutôt envisager de faire passer beaucoup plus d'enfants en CP à 5 ans (c'est aujourd'hui assez exceptionnel)? On aurait à la fois l'avantage d'une économie budgétaire (1 année de scolarité en moins) et d'une stimulation plus précoce de ceux qui y sont près, sans couler les autres.

Quant au débat globale/syllabique, il n'a tout simplement pas lieu d'être si on juge les enseignants à leurs résultats et non à leurs méthodes... pratique retenue par toutes les organisations efficientes mais pas par l'EN.

Reste la question du comment: il me semble qu'il y a un assez large consensus sur la cible à atteindre, mais aussi sur le verrouillage actuel du système. Comment éviter que les futures éventuelles réformes ne connaissent le même destin que les circulaires Robien (totalement dénaturées comme le montre avec humour M.Le Bris dans le documentaire "grand corps malade").
En théorie, dans ce genre de situation, il faut changer tous les chefs et leur laisser la liberté de changer leurs sous-chefs, etc... Il est totalement illusoire d'espérer qu'une réforme soit mise en oeuvre par ses principaux opposants.

Si l'on s'en juge incapable, il ne restera qu'à libéraliser complètement le système éducatif (à l'aide d'un système de "vouchers", d'une liberté de recrutement donnée aux directeurs d'école et d'une publicité implacable sur les résultats obtenus), en espérant qu'en faisant jouer la concurrence et la capacité des parents de "voter avec leurs pieds", on obtienne de meilleurs résultats qu'avec le monopole actuel. Ce n'est pas garanti, certes, mais peut-on vraiment faire pire?

Une telle proposition fera sans doute pousser des cris d'horreur un peu partout. En attendant, ceux qui connaissent l'état réel du système sont déjà partis dans le privé, réfugiés dans quelques quartiers protégés ou clients d'officines de cours particuliers. L'hypocrisie vertueuse se porte bien.

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 12 décembre 2007

OUPS! 'ceux qui y sont PRETS'

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 12 décembre 2007

Les discussions sur la vérité , la relativité des cultures, le rôle du langage, le statut de la science... sont évidemment légitimes mais ne devraient pas, à mon avis, interférer avec les questions éducatives.
Comme le dit Hannah Arendt, Le rôle de l'école est de dire aux enfants "Voici notre monde" et non pas "Débrouillez-vous pour construire votre propre savoir ; nous n'avons pas le droit de vous imposer le nôtre."

Ecrit par : Robin | 11 décembre 2007

et Guy Morel demande : si on causait de ce qu'on cause ?
GM

Ecrit par : guy morel | 12 décembre 2007

Eh bien suis-je la seule à voir un rapport dans les deux cas, entre education et relativisme et entre relativisme et la destruction des apprentissages? Robin curieusement convoque Arendt à contresens me semble-t'il de sa vision prémonitoire des effets délétères du relativisme, notamment en matière éducative. Elle établissait un lien entre l' infatuation de notre époque pour le "tout se vaut" (et réciproquement... )et le fait que Johnny can't read. Effectivement, peu importe que ce soit par la globale contre la syllabique et en raison d'une régression vers la dissociation de l'apprentissage écriture/lecture, qui avait cours au 18ème s. Le mal est bien là. il faut le guérir mais pas en évacuant les effets mortifères du relativisme et de la globale sur ces apprentissages.


D'une part, Arendt avait identifié chez ses contemporains cet "estompement " de toute aspérité dans l'analyse ( que nous appelons relativisme) comme une source intellectuelle de la crise générale de la culture dont elle analysa les diverses composantes, et comme un avatar de la poussée d'urticaire égalitariste qui les démangeait, et elle fit ce constat cinquante ans avant nos penseurs du 21eme siècle ( cf. Boudon ou Bruckner pour ne citer que des Français mais la réflexion sur ce thème est plus ancienne et féconde dans le reste de l'Europe, y compris à l'Est, et aux USA).

Elle ajoute qu'on ne peut impunément opérer une mutation de la "vérité des faits" en simple opinion individuelle ou publique ( article "Vérité et politique" dans "Crise de la culture " (pp. 289-336), ou encore confondre savoir et information. Quand elle écrivait dans les années 50-60, elle déplorait ces mutations de nature idéologique qui s'abattaient sur le monde moderne, n'épargnant aucune branche de l'activité humaine, mais Arendt avait aussi insisté sur le fait qu'elles affectaient l'éducation, et ce dans une indifférence générale qu'elle considérait comme particulièrement préoccupante (ibid., 224) . Elle pressentait en outre que l'effondrement des apprentissages qu'elle observait en Amérique essaimerait dans le reste du monde occidental.
Le seul point où elle s'est un peu trompée c'est que l'embellie bien réelle qu'elle avait sentie serait de courte durée ( Voir ED Hirsh et D.Ravitch) .

Pour approfondir la question, outre le livre de Arendt précité, il y a "Renouveler la démocratie: Eloge du sens commun" de Raymond Boudon et aussi quelques pages d' un livre bien plus ancien (1963) de Georges Gusdorf, mais d'une actualité constante, comme tout ce qu'il a écrit : "Pourquoi des professeurs?", clin d'oeil au célèbre "Wozu Dichter?," de Hölderling. Gusdorf analyse la fonction d'enseigner comme une "affaire de personne à personne" qui doit se situer hors du champ de la théorie, de la doctrine, qui synthétise sans les épouser "la prédestination rationaliste et l'artificialisme empiriste", deux approches insatisfaisantes car totalisantes, monolithiques, donc potentiellement totalitaires, donc liberticides.
" Certes les doctrines ne sont pas inutiles, à condition de ne les accepter que sous réserve d'inventaire, comme des indications fragmentaires, des thèmes et outils, qui peuvent, ici ou là et sans exclusivisme, faciliter la tâche de l'analyse. Le but du débat éducatif est essentiellement de contribuer à l'instruction, c'est-à-dire à l'édification d'une destinée humaine. Le théoricien considère l'éducation comme un travail en grande série, le maître sait d'expérience que cette perspective technique et industrielle n'est qu'une lointaine approximation du phénomène réel. La réalité fondamentale demeure ce dialogue chanceux au cours duquel s'affrontent et se confrontent deux hommes d'inégale maturité, dont chacun porte à sa façon, devant l'autre, témoignage des possibilités humaines." ( page 39).

J'avoue aussi ma perplexité devant cette évocation de Feyerabend, auteur mineur au regard de ceux dont il s'est voulu l'émule puis le contadicteur, sans grand succès, Thomas Kuhn et Popper, lesquels restèrent d'ailleurs trop longtemps inconnus en France, ....et pour cause.
Dans la rubrique "objectivisme" je préfère les romans épiques d'Ayn Rand. Ils ont infiniment plus divertissants.

Ecrit par : Cadichon | 12 décembre 2007

Welcome to the club, Jesse, et prenez préventivement trois grains d'Arnica contre les contusions. On s'y fait vite.
Depuis un an, je tiens ici ces mêmes propos iconoclastes qui sont une évidence partout ailleurs mais qui en France vous valent une pluie de coups de bâtons.
Cela dit, les cogneurs redoubleraient d'ardeur s'ils savaient que Le Pen a mis les chèques-éducation dans son programme, depuis des lunes. A l'époque c'est passé inaperçu, ou presque.
De toutes façons Que cela vienne de l'un ou de l'autre, cela ne change rien, cette solution n'a aucune chance de voir le jour tant que les mentalités resteront aussi conservatrices, fixées sur la ligne bleue de l'étatisme jacobin.

Ecrit par : Cadichon | 12 décembre 2007

ContRadicteur et Ils Sont....
2h du mat' : le clavier se brouille.
Nite nite.

Ecrit par : Cadichon | 12 décembre 2007

Si l'on s'en juge incapable, il ne restera qu'à libéraliser complètement le système éducatif (à l'aide d'un système de "vouchers", d'une liberté de recrutement donnée aux directeurs d'école et d'une publicité implacable sur les résultats obtenus), en espérant qu'en faisant jouer la concurrence et la capacité des parents de "voter avec leurs pieds", on obtienne de meilleurs résultats qu'avec le monopole actuel. Ce n'est pas garanti, certes, mais peut-on vraiment faire pire?
Ecrit par : Jesse Darvas | 12 décembre 2007

Ce discours a au moins l'avantage de la clarté : nos "libéraux" veulent la fin de l'école publique. Leurs vertueux propos instructionnistes ne visent qu'à abuser les gogos. On voit ici à quoi aboutit la synergie infernale des libertaires et des libéraux : la gauche bobo-Fracko-Meirieu ayant mis l'école par terre ("peut-on vraiment faire pire ? " demande, hélas à juste titre, JD), il ne reste plus qu'à achever le malade, et en avant pour le chèque-éducation, la mise en concurrence des établissements, l'expérimentation (Gaby : le retour !) et autres joyeusetés qui ne profiteront, une fois de plus, qu'aux familles suffisamment informées pour choisir leur école avec discernement ; les autres resteront à croupir dans leur établissement de proximité, de plus en plus poubellisé. Je ne suis pas sûre que l'instruction publique y gagnera, -- mais il faut dire que je fais partie de ces stupides jacobins qui veulent pour tous les enfants des programmes exigeants et des enseignants bien formés pour les appliquer.
P.S. Je réponds toujours courtoisement aux gens courtois, Jesse Darvas, n'ayez crainte, et je ne mords pas. J'ai reçu une éducation bourgeoise (eeeeh oui... ) et je suis même, osons le dire, affreusement bien élevée -- ce qui signifie, ipso facto, que quand je suis désagréable je le fais exprès, moi :-)

Ecrit par : FGuichard | 12 décembre 2007

"Reste la question du comment: il me semble qu'il y a un assez large consensus sur la cible à atteindre, mais aussi sur le verrouillage actuel du système. Comment éviter que les futures éventuelles réformes ne connaissent le même destin que les circulaires Robien (totalement dénaturées comme le montre avec humour M.Le Bris dans le documentaire "grand corps malade")."
"Je ne suis pas sûre que l'instruction publique y gagnera, -- mais il faut dire que je fais partie de ces stupides jacobins qui veulent pour tous les enfants des programmes exigeants et des enseignants bien formés pour les appliquer."

FGuichard, je mets une partie de vos propos en regard de ceux de JD, qui pose un vrai problème. J'ai moi aussi ri (pour ne pas pleurer) en voyant Marc Le Bris montrer comment les pédagogols ont déformé les instructions de De Robien sur la méthode syllabique et la grammaire. Ces instructions allaient pourtant dans le bon sens. JD demande comment les ministres peuvent imposer leur volonté aux pédagogo qui verrouillent le système. C'est une condition indispensable pour obtenir "pour tous les enfants des programmes exigeants et des enseignants bien formés pour les appliquer".
S'il n'y a pas moyen de mettre ces gens là au pas, ou de les mettre au placard, comment faire ? JD dit bien "si l'on n'en est pas capable..." et je ne pense pas qu'on puisse en déduire qu'il est animé des pires intentions.

Ecrit par : Japhet | 12 décembre 2007

Ce qui est d'autant plus grave que ce fil de discussion est consacré à la maternelle...
Quels établissements de proximité dans des quartiers où le niveau économique des familles n'a aucun intérêt pour quelque service marchand que ce soit ou dans des zones "en voie d'inéluctable dépeuplement" où des jeunes parents n'oseraient s'installer de peur de ne trouver aucune structure d'accueil pour leurs "moins de six ans" ?
Mesdames et messieurs les maires, à vos portefeuilles !
Mesdames les dames patronnesses, à vos bonnes œuvres !
Mesdames et messieurs les gourous de tout poil, fourbissez vos armes !

Ecrit par : catmano | 12 décembre 2007

Françoise, je pense que vous vous faites des illusions sur une qualité supérieure de l'école privée.

La plupart d'entre elles, à part quelques écoles hors contrat extrêmement onéreuses, subissent la même dérive que l'EN. Je ne sais si la formation est l'IUFM, en tout cas le résultat est le même.

Elles subissent moins la pression de l'Inspection, mais l'enseignement n'y est pas fameux, dans toutes les matières, comme je peux le constater tous les mardis en faisant du soutien à trois petites filles : je suis en train de leur réapprendre comment faire de petits raisonnements de calcul, les multiplications, la division, quelques notions simples de grammaire : le conditionnel, le subjonctif, la voix passive.

EX : on leur apprend au primaire que le conditionnel se termine comme le futur, mais également comme l'imparfait. C'est une explication tellement embrouillée que sur trois enfants, l' une m'a dit que le conditionnel de dévisager était je dévisageais, une autre je dévisagerai ! seule la troisième se souvenait que c'était une condition : si j'avais su, je ne serais pas venue.
L'anglais, c'est tel que le décrit Yvonne Cloarec dans "la débâcle de l'école" : elles sauront baragouiner du globish et ne feront pas remonter la désastreuse évaluation internationale où nous sommes pointés...à moins que leurs parents ne leur offrent des séjours linguistiques réitérés.


Actuellement, j'essaie de persuader ma fille de sortir sa fille en cinquième d'un collège privé pour la remettre dans l'EN, ainsi que d'en sauver la cadette, qui a appris à lire toute seule en GS.

On en revient toujours à la même constatation : plus le niveau baisse quelle que soit l'école choisie, plus les inégalités se creusent.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 12 décembre 2007

"Par un argumentaire outrancier et de mauvaise foi, et de fait beaucoup plus critiquable que ce qu'il attaque!
Ecrit par : Christophe SIBILLE | 11 décembre 2007"

Tu parles de ce qu'éructe Fra'K'Kon sur les Alphas ?
Ou de la merde qui sort de la bouche de Charmouse(et de la tienne, of course de ch'val) à propos de Léo & Léa ?

Bouffon !

Ecrit par : toto | 12 décembre 2007

Ce fil de discussion est consacré à la maternelle. Merci de le rappeler, Catmano. Je viens de survoler très très rapidement le fil des interventions et la sagesse me conseille de reprendre ma lecture depuis le début.
J'ai retrouvé dans mes rayons "musique" un ouvrage de Madeleine Roussel- Pouillès, institutrice d'école annexe, dilômée d'état pour l'enseignement de la musique et du chant :" Initiation musicale par le chant ( enfants de 3 à 8 ans ) illustrations de Jean Pécheux, cahiers de pédagogie moderne chez Armand Colin , 1965. 128 pages au total.
C'est vieux comme " mes robes" je sais, mais priceminister propose une édition de 1950 et une autre de 1970. Les 25 premières pages donnent des conseils, des suggestions, des exercices de rythme, d'évolutions, de formation de groupes, de parcours limités, de pas etc et 4 pages de classement des chants selon les genres musicaux, les difficultés mélodiques, les difficultés rythmiques et les origines géographiques. Veuillez m'excuser si vous connaissez cet ouvrage mais j'ai des réflexes de documentaliste et de passionnée du chant .

Hors-sujet : je recherche une édition des " Mémoires d'outre-tombe" de Chateaubriand pour les yeux fatigués de mon maître d'école âgé de 86 ans. La lecture récente, loupe en main, d'une biographie de cet auteur lui a fait prendre conscience d'une lacune à combler et il souhaite acquérir l'édition de la Pléiade. Voilà qui va le changer de Genevoix, Pergaud, Balzac, Hugo etc , etc, etc. Mes recherches sur la toile ne trouvent pas d'édition en caractères de dimension et d'épaisseur rendant la lecture aisée.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 12 décembre 2007

Si cela continue, va falloir que l'EN se charge d'apprendre aux gosses à monter à vélo. Il y aura des maîtres-vélo.
GM

Ecrit par : guy morel | 10 décembre 2007

SI vous saviez tout ce que certains parents d'élèves aimeraient que nous prenions en charge (pas tous, hein) !

Ecrit par : catmano | 11 décembre 2007

Tout d'abord, je vous informe qu'en maternelle, les enseignantes sont aussi chargée d'apprendre aux enfants à monter à vélo. Nous avons même un partenariat avec la MAIF pour des prêts ponctuels de bicyclettes. En ce qui concerne la santé de l'instit, il faut reconnaître qu'une demi-heure de séance de piscine est moins néfaste pour le dos qu'une demi-heure de "tenue de vélos sans les petites roues"...Pour les gamins obèses (2 sur 24 dans ma classe de l'an dernier), je ne pouvais même pas physiquement faire cet enrichissant travail.

Sur le sujet de la lecture en G-S, je ne suis pas tout-à-fait d'accord avec les conclusions de Guy Morel et de Catmano:

Daniel et Valérie: Méthode semi-globale à très court départ global et à très forte composante syllabique dès les premières leçons (segmentation des mots - clés en syllabes, apprentissage d'une lettre, réinvestissement en déchiffrage).
Rien à voir avec Ribambelle et ses "exploitations d'albums de la littérature jeunesse"...
Ecrit par : catmano | 10 décembre 2007
Nous sommes d'accord. Très court départ global etc. Et pas d'idéovisuelle en maternelle.
GM

Ecrit par : guy morel | 10 décembre 2007

Votre résumé sur les deux méthodes de ces livres de CP est exact. En revanche, l'idéovisuelle en maternelle était en plein essort. En1976, période durant laquelle je faisais des remplacements, j'ai vu un peu tout dans les CP. Au cours de la formation "lance-pierre" que j'ai suivie pour la maternelle, il nous était fortement conseillé pour les PS d'étiqueter tous les meubles et les coins-jeux . Exemple: sur les tiroirs de la commode, écrire en gros "Pulls, chaussettes, robes..." afin que les bébés de trois ans puissent apprendre à lire PAR IMPREGNATION. De même pour las "affichages imagés". Je reconnais que cela a bien empiré depuis, mais il y a trente ans, le problème de la liaison GS-CP était déjà lourd à maîtriser.

Quant à la violence , il semblerait que les chercheurs nous aient sorti un scoop! Les cours de maternelle ont toujours été de hauts lieux de violences. Comme disait une jeune collègue débutante: où est le monde rose et sucré de la petite enfance? Il suffi d'avoir un peu lu H. Montagnier ( qui a fait un grand travail sur le comportement des bébés en crèche ) pour comprendre, comme dirait Jean, que les enfants ne sont pas des modèles réduits d'adultes.
Mais il y a des sujets qui dérangent ceux qui préfèrent rester dans leur monde idéal en fermant les yeux sur le réel.
Observez déjà comme les participants à ce blog ont du mal à se contrôler alors qu'ils sont assis derrière leur ordinateur!
Alors, si quelqu'un leur balance une claque, combien seront-ils à tendre l'autre joue?

Ecrit par : alice | 12 décembre 2007

À Catmano et aux autres spécialistes des maternelles : les anecdotes que je vais citer sont-elles communes ou est-ce l’exception ?

Je précise que je parle d’enfants de familles tout à fait “moyennes”. Une institutrice de maternelle me disait qu’elle devait enseigner les couleurs de base (rouge, bleu) à certains élèves.

Une autre instit’ confiait qu’elle n’accompagnait plus les enfants aux toilettes quand elle est seule, de peur de se voir ségoliniser, càd accusée d’attouchements, etc. La cour de son école est interdite après une pluie, pour éviter tout petit bobo qui déclenche un délire procédurier des parents.

Ces collègues remarquent qu’il devient courant de voir des enfants habillés comme en été toute l’année, il faut alors leur fournir manteau ou chaussures.

Ecrit par : P. Azimont | 12 décembre 2007

Article du Monde sur Bentolila et les maternelles ( on ne sort pas du sujet du fil)

Quelques remarques, sur l'article du Monde.

1) Bentolila comme conseiller du Ministre, c'est la catastrophe !: maintenant, on se méfie peut-être un peu de Meirieu, mais pas assez de Bentolila. (qui est d'autant plus dangereux qu'il a de vrais titres universitaires)
Je rappelle qu'il continue à faire fructifier sa camelote, "Gafi le Fantôme", et que comme elle s'éssouffle peut-être un peu, il a produit un deuxième livre (crypto-)mixte "Au fil des mots".

Il a tout intérêt à dire qu'un langage pauvre induit l'apprentissage difficicile de la lecture quelle que soit la technique utilisée, ce qui est à mon humble avis complètement faux. (Je ferais bien le pari qu'il est en train de concocter des livres de mots à enseigner en maternelle, ce que tout le monde trouvera génial.)

2) Il y est parlé tant et plus des avis éclairés de Mireille Brigaudiot. J'ai sous la main le livre dont elle a coordonné la publication : Apprentissages progressifs de l'écrit à l'école maternelle, (INRP) qui est vraiment, de tout ce que jai lu, le plus débile !
Ecrit en collaboration avec 85 personnes.

Je viens de l'ouvrir, et tombe par hasard sur la bibliographie d'un des chapitres : essentiellement Brigaudiot, Chauveau, Goigoux, Defrance M-A ( "et si l'entrée dans la culture de l'écrit se faisait comme dans le miel? " in Brigaudiot M. et Goigoux R .," A la conquête de l'écrit".)

En voici un petit extrait.

"Apprendre à écrire à l'école maternelle"

Ce livre, "apprentissages progressifs de l'écrit à l'école maternelle", PROG.INRP, (Hachette Education) est coordonné par Mireille Brigaudiot, maître de conférences, IUFM de Versailles. L'équipe de rédaction se compose de cette dame, plus Marie-Alix Defrance, de l'IUFM de Versailles, plus 4 autres membres d'IUFM de Picardie, 2 de Lorraine, et un de Bourgogne.

Par ailleurs, ont contribué à la rédaction de ce livre 85 conseillers pédagogiques, PIUFM, IMF, directeurs d'écoles d'application, inspecteurs, professeurs des écoles, et autres.

Il comporte 287 pages.

" La mise en questionnement.
L'essentiel est de comprendre qu'il ne s'agit pas du tout de faire trouver une réponse à un enfant. Au contraire, il s'agit de faire en sorte qu'il se pose lui-même des questions. Le mettre en questionnement, c'est d’abord, et à tout prix, éviter les questions en "pourquoi tu as fait ça?", "pourquoi la petite fille elle a fait ça?". Les questions qui vont induire du "débroussaillement" cognitif sont celles qui portent sur l'activité du sujet enfant : "est-ce que tu pourrais dire comment tu as fait?", "tu peux nous expliquer comment tu sais ça?", "et si je te dis ça, est-ce que tu es d'accord?", "comment tu pourrais faire pour...?" On comparera ces deux attitudes en Grande Section."
(......) L'étayage du maître, qui consiste à circonscrire le champ des possibles pour que les enfants ne se perdent pas dans de vaines pistes.

(Le 27 novembre) Histoire du cerf et du lapin.
" Ce matin, on va travailler d'une drôle de façon, comme si on était à l'école élémentaire. (...) Vous allez écrire ce que le cerf a écrit, à votre avis. On le dit dans sa tête, on le garde dans sa tête, et après, on essaie de l'écrire. (....)
Seuls quatre élèves ont pris en compte la situation d'énonciation :
Alice : " NO T érDIOCHASere
"J'ai voulu écrire "interdit (elle montre les cinq premières lettres) au (montre la lettre O) "chasseur" (montre 7 dernières lettres.)"
Paul : "PAEDSEASCSCEAP "
"J'ai essayé d'écrire interdit de chasser les lapins (balaye du doigt)"
Alexandre : "LURTI DUEUAP"
"J'ai écrit : "interdit" (montre LURTI) " de tuer" (montre DU) "les lapins" (montre UAP)
Solène :" ltiEênrnallruirT". leErneeneein."
L'enseignante fait l'hypothèse que c'est la difficulté d'écriture qui a induit des messages inadaptés."



Je citerai quelques lignes de la dernière page.

Il s'agit du parcours d'un enfant qui a posé des problèmes depuis son entrée à l'école à 3 ans. (Non francophone, facilement coléreux et violent, mais il s'est beaucoup amélioré.)
"En fin de grande section, "début juin.
A l'évaluation transversale de fin d'année, on lui demande d'écrire
"le papa de Tom a mangé une tarte". Pendant son écriture, Sam prononce chaque mot, puis "se dicte" les lettres. Voici le résultat de sa relecture en suivant du doigt :
EL PAPA TOM AMAJE UTRT
"Le", je sais. "Papa", je connais, c'est P,A,P,A,"Tom", c'est maman qui m'a montré, "a mangé", j'ai écouté les lettres, une tarte aussi.
Cette procédure est tout à fait étonnante. Tout se passe comme s'il entendait le bruit de chaque lettre en disant son nom"...etc.

287 pages aussi indigestes...et indigentes.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 12 décembre 2007

il ne reste plus qu'à achever le malade, et en avant pour le chèque-éducation, la mise en concurrence des établissements, l'expérimentation (Gaby : le retour !) et autres joyeusetés qui ne profiteront, une fois de plus, qu'aux familles suffisamment informées pour choisir leur école avec discernement ; les autres resteront à croupir dans leur établissement de proximité, de plus en plus poubellisé.
Ecrit par : FGuichard | 12 décembre 2007

Je précise pour éviter toute ambiguité que je suis moi aussi favorable à un enseignement public de qualité pour tous. Mes enfants sont d'ailleurs scolarisés dans le public, comme je l'ai été moi-même.
La libéralisation que j'évoquais ne serait qu'une solution de dernier recours si l'on constatait l'impossibilité de faire bouger les choses par la voie "jacobine"...

La situation que vous décrivez ci-dessus me semble malheureusement correspondre d'assez près à l'état actuel des choses: les familles bien informées choisissent leur logement en fonction de l'école (ou obtiennent des dérogations); lorsqu'elles ne le peuvent pas elles mettent leurs enfants dans le privé. Celui-ci n'est certes pas forcément de meilleur niveau, comme le signale Anne-Marie: dans le choix du privé, il y a parfois le choix de l'environnement que certains souhaitent pour leurs enfants. En clair, dans certains quartiers encore un peu "mixtes" socialement, ceux qui en ont les moyens (sans avoir ceux de se loger dans les beaux quartiers) fuient le secteur public à partir du collège: cette tentation ségrégative s'explique largement par les faiblesses de l'institution elle-même.

Bref, tous les travers associés à la libéralisation que vous dénoncez à juste titre sont déjà là; le maintien de la fiction "jacobine" permet seulement de masquer cette réalité.

S'agissant de la maternelle, les choses ne se posent pas du tout dans les mêmes termes à mon avis car la pression pour obtenir des résultats scolaires à ce niveau-là n'est pas du tout la même. Par ailleurs, il ne me semble pas qu'il y ait eu en maternelle une dégradation marquée des "exigences" et du "niveau" depuis 30 ans : l'écart est en revanche très visible à partir du CP. Le fait qu'on ait enseigné les 4 opérations en GS dans une classe Freinet ne signifie pas que c'était chose courante... Attention à la surenchère: avant d'arriver à des exigences très supérieures aux exigences moyennes des années 70, ill serait déjà bon de retrouver le niveau moyen de cette époque. La marche d'escalier est suffisamment rude... Les propositions trop ambitieuses facilitent la caricature qu'affectionnent les anti-instructionnistes.

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 12 décembre 2007

287 pages pour "mettre en questionnement" le bambin de maternelle! Quelle belle équipe de cinglés!

Ecrit par : Jean | 12 décembre 2007

Dans les ZEP, certains cas sociaux sont absolument dramatiques.
Ma fille a un petit garçon angolais dont la mère et la soeur ont été assassinées récemment. Le père ne s'en occupe pratiquement pas et on lui a fait la leçon pour essayer de le raisonner.

Une petite fille de CE1 est dans une famille d'accueil car ses parents ont été coffrés pour proxénétisme.
Il y a eu une bagarre devant l'école (et les enfants) avant-hier, à l'heure de la rentrée du matin : : les mamas africaines avaient enlevé une savate et commençaient à faire du (happy?) slapping sur les quelques "hommes blancs" présents, jusqu'à l'arrivée de la police, les maîtresses n'ayant pas réussi à rétablir l'ordre malgré leurs tentatives courageuses. La bagarre avait commencé dans les immeubles où tous sont logés.

On vit dans un autre monde.
Si de plus, ces enfants ont toutes les chances de ne pas apprendre grand-chose dans ces classes où les méthodes globales sont prédominantes, qu' espérer??

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 12 décembre 2007

Oui, P.Azimont.
Les trois exemples dont vous parlez font partie du quotidien!

Au sujet de la pédophilie, je me souviens d'une anecdote.
Dans une école située dans un village agrandi, les parents étaient très vindicatifs. Un enfant ayant joué au bac à sable se plaint d'avoir du sable "dans les fesses". Nous l'emmenons aux toilettes en lui faisant secouer ses vêtements sans poser la main sur lui, bien entendu!
Le lendemain, la mère vient nous faire un scandale car elle avait dû enlever avec UN COTON-TIGE le sable qui était dans les recoins et dans les plis(sic!). Grâce à Ségo, notre "laxisme" était justifié!

Ecrit par : alice | 12 décembre 2007

Catmano et aux autres spécialistes des maternelles : les anecdotes que je vais citer sont-elles communes ou est-ce l’exception ?

Je précise que je parle d’enfants de familles tout à fait “moyennes”. Une institutrice de maternelle me disait qu’elle devait enseigner les couleurs de base (rouge, bleu) à certains élèves.

Une autre instit’ confiait qu’elle n’accompagnait plus les enfants aux toilettes quand elle est seule, de peur de se voir ségoliniser, càd accusée d’attouchements, etc. La cour de son école est interdite après une pluie, pour éviter tout petit bobo qui déclenche un délire procédurier des parents.

Ces collègues remarquent qu’il devient courant de voir des enfants habillés comme en été toute l’année, il faut alors leur fournir manteau ou chaussures.

Ecrit par : P. Azimont | 12 décembre 2007

anecdote 1 : Oui, de temps en temps. Mais aussi "bonjour, merci, pardon, au revoir, s'il te plaît", très régulièrement (et souvent aux parents aussi).

anecdote 2 :
a) Les remplaçants de sexe masculin refusent le plus souvent d'entrer dans les toilettes en maternelle, ils refusent aussi d'entrer seuls avec un enfant dans la salle où se trouve l'armoire à pharmacie pour désinfecter un "bobo"...
b) En effet, certains parents de maternelle ne comprennent pas pourquoi nous sortons les enfants en récréation les jours où il a plu et lorsque le thermomètre indique moins de 8 à 10 degrés. Ils vont s'enrhumer ! Nous avons aussi eu des réclamations au sujet des gobelets placés près des lavabos (lavés chaque jour + consignes de rinçage après usage données aux élèves) à cause de "LA gastro" et la suggestion hautement réalisable : "Chaque enfant apporterait une bouteille d'eau minérale qu'il garderait sur son bureau ou dans son cartable afin qu'il puisse boire lorsqu'il a soif."

Anecdote 3 : Oui, de temps en temps. L'année dernière, j'avais même fait appel à la "charité publique" afin de récupérer une paire de chaussures de sport pour qu'une petite fille puisse participer au cycle "course d'orientation" autrement qu'en bottes de caoutchouc (elle avait des chaussures de sport mais sa maman oubliait régulièrement de les lui mettre le jour de la course d'orientation... Elle n'oubliait pas en revanche de mettre la canette de coca interdite dans le sac à dos pour que la petite puisse se désaltérer pendant la sortie !).

Ecrit par : catmano | 12 décembre 2007

Ca commence mal !
Quote(*L’instituteur s’attachera à solliciter ses élèves dans tous les domaines, sans fatigue, sans trop de contraintes, sans excès d’application. Il veillera à leur donner toutes les aides et toutes les informations nécessaires pour que leur intérêt, leur joie d’apprendre, leur goût du travail et de l’effort ne s’altèrent pas. »)

C’est pas des élèves que vous allez en faire …. Mais des poules mouillées, des losers, des résignés prêts à voter pour le premier sarko qui passe !!!!!


Voici une autre ENORME CONNERIE :
Quote(*« Celui-ci s’attachera à ne tolérer aucun acte qui pourrait s’apparenter à de la violence et encouragera la prise en compte des autres enfants comme des égaux ayant droit aux mêmes égards que l’enfant lui-même. »)

Il faut, bien au contraire, encourager développer chez l’enfant le sens du combat et de la défense, lui apprendre à ne pas se laisser marcher sur les ripatons par le premier con venu qui cherche à le racketter, lui apprendre le discernement entre l’agressivité et l’agression …. Etc …. Mais surtout pas en faire des moutons de panurge !
Mon petit fils, je lui apprends à se défendre, à ne pas céder aux menaces ni à la délation ….sois un homme et on te respectera comme un homme.
Le foot est un sport qui aide à développer ces qualités et à se démarquer des supporters stupides qui n’ont jamais touché un ballon de leur vie et exsude leur violence en utilisant le foot comme argument fallacieux.
Tous les sports de combat qui apprennent à l’enfant à canaliser et maîtriser sa violence innée face à l’iniquité.



Tout le reste n’est que litanie et chialerie. Ca vaut pas un pet d’lapin !

Il faut faire de nos enfants des ‘guerriers aguerris’ qui conquérront le monde au lieu de se laisser conquérir par lui.

Il faut lui apprendre, dès la maternelle, les langues étrangères (en plus des cours de récréation ! qui sont plutôt des TP que des leçons structurées)

Il faut leur donner des ordinateurs puissants sous UNIX et surtout pas la merde de W, et leur apprendre les langages basiques booléens (tel que ada, fortran, lisp, et surtout binaire tel que l’assembleur…) ils apprendront plus tard les langages structurés évolués.
http://www.google.fr/url?sa=t&ct;=res&cd;=2&url;=http%3A%2F%2Fwww.commentcamarche.net%2Fforum%2Faffich-1975788-langage-binaire&ei;=jsdfR6uBNo_AnAP4oJQX&usg;=AFQjCNGcEpGuu_a6b8ZT2t6YGBr7QrOL9Q&sig2;=U6fCcqjmfDcTyuk45Mg-AA
Ne les brusquez pas, mais ne les laissez pas s’endormir sur leurs lauriers !!! et s’il le faut, apprenez-leur à marcher au pas en leur faisant croire que sinon on les envoie au Tchad avec les orphelins.


De plus, et ce dès les premiers mois de la vie de l’enfant, il faut lui donner ce pourquoi il est fait !
Il aime la danse, donnez-lui de la danse !
Il aime le chocolat …… expliquez-lui que c’est mauvais pour sa santé et faites lui faire plutôt de la danse !!!
Il aime dormir …. Achetez un clairon et tous les matins à 5 heures, sonnez clairon résonnez musette. Debout là’dans !!! nom dédiou !!!! Tous les jours sauf le jour du seigneur, le parcours du combattant, quelque soit le temps !puis, à la douche froide ….
Croyez-moi, en en fera des hommes, pas des lavettes !!!

Avant d’aller à l’école, faites-leur chanter des chants de mercenaires ou de légionnaires :
« la rue appartient ….. au drapeau du régiment …. Foulant la boue sombre …. Vont les fiers soldats …….. »
et révolutionnaires :
« ah ! ça ira ça ira les aristocrates à la poterne
ah ! ça ira ça ira les aristocrates on les pendra par les couilles !
monsieur sarko avait promis
monsieur sarko avait promis
qu’on toucherait pas nos retraites
qu’on toucherait pas nos retraites
mais il nous a menti il a des potes nantis
qui l’invitent sur leurs yacths
à faire banboche à faire banboche
ah ! ça ira ça ira tous les politiques à la poterne
ah ! ça ira ça ira les politiques on les pendra par les couilles »

au passage rappellez-leur que leur pays c’est la France.


Il aime chanter ….. apprenez-lui les maths !
Il aime lire …… apprenez-lui les maths ensemblistes
Il aime les contes, chants et poèmes …. Apprenez-lui les intégrales
Il regarde la télé …. Apprenez-lui la trigonométrie …. Un peu de nerf bondiou d’bondiou !!!!!
Etc ……
A c’t’âge là, ils apprennent tout et sans effort ! c’est le moment ou jamais de leur remplir le cigare de leur bourrer le potiron, de leur farcir la cafetière … !


Ou sinon, appliquez-leur ce programme pour tapette mollassonne et alanguie qu’on nous propose ….. mais vous étonnez pas d’avoir ensuite des chiares qui pleurnichent du matin au soir et qui pissent dans leur lit la nuit !!!!!

Je n’ai trouvé qu’un seul truc positif mais trop timide :
(leçons de choses)

Disons plutôt leçons de vie !
Comment faire jouir sa gozesse et lui faire des poulots, comment voter pour le bon côté des choses et apprendre à échapper au fisc et aux taxes en général ……

Allez …. Dans vingt ans on en reparle, quand vos gosses à vous seront les larbins des miens et du grand héros Kadhafi reçu par la France comme le prince des princes parce que nous sommes devenus si veules que même notre ombre nous fout la pétoche !


merci de votre attention
et merci à monsieur brighelli de me laisser passer mes messages pédagogiques.

Ecrit par : Yfig | 12 décembre 2007

Vous avez un programme pour les filles, Yfig, ou vous nous les voilez à trois ans juste après l'excision?

Ecrit par : dobolino | 12 décembre 2007

Quote(*"Il y a eu une bagarre devant l'école (et les enfants) avant-hier, à l'heure de la rentrée du matin : : les mamas africaines avaient enlevé une savate et commençaient à faire du (happy?) slapping sur les quelques "hommes blancs" présents, jusqu'à l'arrivée de la police, les maîtresses n'ayant pas réussi à rétablir l'ordre malgré leurs tentatives courageuses. La bagarre avait commencé dans les immeubles où tous sont logés.

On vit dans un autre monde.

Anne-Marie")

De tels propos racistes sont totalement affligeant !!!!

les "hommes blancs" ont autant le droit au respect que tous les autres hommes !
j'espère que la police retrouvera les criminelles !!!!!

non mais ! dès fois !

vive la france et sa diversité allogène mais attention aux excès d'autochtophobies ! les indigènes doivent pouvoir survivre ... et je propose que l'on crée des réserves pour les sauvegarder ..... chaque région pourrait avoir sa réserve :
la normandie avec les derniers normands
la bretonie avec les derniers bretons
l'alasacie ..... etc ......
paris, c'est trop tard ...... hélas !

Quand à nos écoles, il ne serait pas vain d'envoyer nos instits dans les écoles de brousse africaine.
Là bas, les élèves disent bonjour au maître et au revoir aussi et se lèvent quand un étranger rentre dans la classe et tous les enfant portent le même uniforme ......
mais bon ! c'est l'afrique !

Ecrit par : Yfig | 12 décembre 2007

Au fait, Catmano et autres spé de maternelle et primaire, comment vous proposez-vous de procéder, dans le cadre de vos procédures d'enseignement, pour dénouer le sexisme, qu'on laisse à présent s'installer dès la PS sans broncher, étant bien entendu que tout bon père de famille ne puisse que s'incliner? Vous êtes aux premières loges pour la prévention des "tournantes".
Là, comme pour l'évaluationnite aigüe, sur laquelle d'ailleurs personne ne m'a répondu, ça ne risque pas d'être du Kergomar!

Ecrit par : dobolino | 12 décembre 2007

quote(*"Vous avez un programme pour les filles, Yfig, ou vous nous les voilez à trois ans juste après l'excision?

Ecrit par : dobolino | 12 décembre 2007 ")

cher bobolino, les filles sont des hommes comme les autres !

quand à exciser, c'est une pratique d'un autre âge et je ne vois pas ce qui, dans mes propos, aurait bien pu laisser supposer que l'on doive couper les garçons (la circoncision n'est-elle pas le pendant ?) au contraire, je propose que l'on muscle tous ces appendices du plaisir ..... plus on est couillu moins on s'en laisse remontrer ....

et vous ? ça va de ce dôté là .... ? parce que vous avez l'air plutôt gniare, me trompe-je ?

Ecrit par : Yfig | 12 décembre 2007

Yfig, la circoncision est réputée améliorer le plaisir pour les deux partenaires. J'ai essayé avec et sans prépuce et je confirme... Après, c'est purement personnel et ne peut faire l'objet d'une généralisation mais ça se dit.
Revenons-en à la maternelle!
Quid des structures d'accueil 0 à deux ans ou quatre, pour ne blesser personne?
Ne croyez-vous pas qu'une maison d'accueil, par canton à la campagne avec mini-car, par ville en agglomération, verte, jaune ou bleue, comme vous voulez, où passeraient PMI et autres dépisteurs et éducateurs petite enfance et où les parents et/ou grands-parents pourraient venir à leur gré avec leur tout-petit passer une heure ou une après-midi pour une somme modique ne serait pas une option alléchante et un chouette soutien aux PE de maternelle qui découvrent avec horreur que le petit Kévin est nourri de frites et de télé et n'a ni heure de coucher ni heures de repas?

Ecrit par : dobolino | 12 décembre 2007

La réalité fondamentale demeure ce dialogue chanceux au cours duquel s'affrontent et se confrontent deux hommes d'inégale maturité, dont chacun porte à sa façon, devant l'autre, témoignage des possibilités humaines." ( page 39).

(cadichon)

Pouvez-vous rappeler l'auteur et l'ouvrage d'où est extraite cette magnifique définition. (Gusdorf ?)

Je suis d'accord en ce qui concerne l'antirelativisme d'Hanna Arendt.

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Je suis un peu dépité aujourd'hui. J'ai participé ce matin à une émission de radio où j'ai présenté "Achever Clausewitz" de René Girard et je me suis aperçu que ce penseur fondamental était complètement incompris.

L'interprétation de la Passion du Christ comme "fin du sacrifice" et même la notion si simple de "mimesis d'appropriation" dans le monde animal et dans le monde humain ont été mal reçues par les personnes présentes, pourtant intelligentes et cultivées.

Etrange comme nous refusons de regarder la vérité en face. Et pourtant, il est urgent que l'Humanité comprenne de quoi parle Girard.

Ecrit par : Robin | 12 décembre 2007

Quote(*"Yfig, la circoncision est réputée améliorer le plaisir pour les deux partenaires.")


Pour deux hommes, alors !

Quant aux réputations, il faut toujours rester vigilent !

Les moules, par exemple, ont la réputation d’être ……. Sociables et de se laisser bichonner par les conchyliculteurs (rien à voir avec le fait que j’aime à conchier mon prochain) qui les soignent patiemment sur leurs bouchots.
Eh bien ! j’ai connu, moi, à quelques encablures en mer au large de Brest des moules sauvages parfaitement asociales et qui n’avaient rien à envier, bien au contraire à leurs congénères d’élevage !
Tu vois, boborsalino, ne jamais se fier aux apparences, aux on dit et encore moins aux réputations !!!!



Quote(*"J'ai essayé avec et sans prépuce et je confirme... ")
tu faisais la femme ?

Ecrit par : Yfig | 12 décembre 2007

On vit dans un autre monde.

Anne-Marie")

De tels propos racistes sont totalement affligeant !!!!

les "hommes blancs" ont autant le droit au respect que tous les autres hommes !
j'espère que la police retrouvera les criminelles !!!!!

non mais ! dès fois !

Pouvez-vous me traduire ces propos en "politiquement correct", Yfig, je ne sais pas faire.

Je signale quand même que ma fille en ZEP pour la troisième année se crève la paillasse pour apprendre à lire, écrire, compter à des petits enfants (comment dire qu'ils ne sont pas d'origine du territoire???, Yfig???) au détriment de ses propres enfants (son fils en CE2 un peu trop négligé commence seulement à s'en sortir, ayant eu déjà 4 ans de très mauvaise instruction, Thierry Venot m'a dit : "Ton fils a eu "la totale").

En première classe de ZEP, elle avait eu comme livre pour son CE1 "Justine et compagnie" CE1, il faut savoir lire pour l'utiliser, Catmano connaît peut-être) je lui avais commandé 18 "Lire avec Léo et Léa", remboursés par la suite par le directeur qui la soutient à "250 %", et depuis, elle l'utilise pour ses petits élèves.

Elle en est, pour ceux qui connaissent, trois leçons avant celle qui parle de Noël, elle a déjà de très bons lecteurs, ceux qui suivent plus lentement sont aidés par une mâîtresse qui suit ses directives, et progressent donc, malgré leur retard sur les autres.

Anne-Marie.

PS : Yfig, avez-vous déjà travaillé en ZEP, votre méconnaissance du terrain le laisserait croire.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 12 décembre 2007

Ecole maternelle

Entre la proposition de Catmano et les écrits de 1886 de P. Kergomard..................121 ans.
A part la motricité, pas grand chose de nouveau (il est vrai qu'en 1886, n'existaient pas la piscine, le ski pour tous et l'escalade........).

Les écoles qui pratiquent la "méthode Kergomard" existent, et n'en déplaise à Anne-Marie, elles sont dans le privé et rarement dans le public. Tout simplement parce que le privé fonctionne avec le dioscèse. Et les fameuses inspections........


Je suis totalement d'accord avec Michel Delors pour l'apprentissage en simultané du calcul et de l'écriture/lecture en GS. C'est une excellent préparation.
J'avoue que mes enfants ont appris à lire seuls (sauf pour les difficultés de la lecture où je me suis servie de la méthode Bosher pour l'approfondissement des o, au eau eaux, ouille, ail aille...............) mais pour les autres au bout de 3 mois de CP, ils savaient lire, commencer les opérations sans difficulté, et le CP devenait le perfectionnement de la GS.

Par ex en GS : pour l'ainée, l'apprentissage de l'alphabet se faisait en chantant l'alphabet avec reconnaissance de chaque lettre. Reconnaissance au toucher des lettres (en bois) en minuscule et majuscule. Puis écriture en cursive. Et idem pour les chiffres et les nombres. Aujourd'hui que voit-on en GS : écriture en scripte et majuscule, puis au CP l'enseignement des lettres est pratiquement inexistant, donc on ne peut pas repprocher aux enfants de ne pas savoir écrire, on ne leur a jamais enseigné.
Il est vrai que l'on perdait moins de temps à envoyer les enfants s'oxigèner le cerveau. Les parents s'en chargeaient.

Ecrit par : Carole | 12 décembre 2007

Il est normal que le fil sur la maternelle, comme tant d' autres ait conduit vers le noeud du problème, l'affrontement entre deux écoles de pensées irréconciliables, mais en France seulement, je continue à le marteler, et dont l'une, qui s'est constituée en opposition à l'autre, est exemplaire de ce propos sur le déni de la réalité que Hannah Arendt développait voici 40 ans dans le texte que je citais plus haut ( Vérité et politique);
en voici l'illustration:

"Ce discours a au moins l'avantage de la clarté : nos "libéraux" veulent la fin de l'école publique".
FG

Est tout aussi limpide l'incapacité pour des esprits formatés par deux siècles de jacobinisme, et par la religion d'un Etat Providence qui a fait long feu partout ailleurs, une fois atteintes ses limites, de concevoir :

1. que l'école publique, gratuite et obligatoire est d'inspiration LIBERALE et qu'aucun libéral digne de ce nom ne la renierait

2. qu'il était donc également dans la logique de cette famille de pensée( sur laquelle 95% des Français font encore un abcès de fixation) d'être encore une fois aux premières loges pour réflechir aux moyens de sauver son oeuvre éducative d'un nauvrage orchestré par les tenant de l'école de pensée qui s'est définie en opposition à elle, dont le crédo est sa funeste passion pour l'egalité;

3. que cette opposition, qui s'exprime notamment dans l'imposture du "monopole du coeur", s'aggrave du contresens qui dénie aux libéraux la faculté d'inventer un système qui soit au premier chef conçu au bénéfice des familles les plus défavorisées. Or ce sont elles les premières victimes des réformes illibérales qui ont engendré la tragédie scolaire, réformes ancrées dans un carcan égalitariste ( pléonasme) aux antipodes de la pensée libérale.

3. que le chèque-éducation instaure une concurrence, oui, mais avant tout entre établissements PUBLICS, afin d'y assainir une situation que la folie égalitariste a rendue tragique et inique, et la nécessité de débloquer le numerus clausus du privé n'est qu'une conséquence de l' inflation de la demande d'inscriptions, impossible à contenir et causée par la débacle du public, d'une part, et par le fait que nombre d'écoles privées ont elles aussi été contaminées par la folie pédagogiste;

4. que le pluralisme ne menace en rien l'existence des maternelles, bien au contraire

c'est désespérant d'avoir à écrire des évidences pareilles mais à quoi bon toutes ces explications, puisque quand on veut tuer son chien on l'accuse de la rage.

Si les contempteurs du seul système connu à ce jour capable de sauver l'école du désastre acceptaient de se renseigner sur son mode de fonctionnement et surtout sur les modalités de son succès, ils s'épargneraient ces usuels cris d'orfraie, pincements de nez, réflexes pavloviens, diabolisation et procès d'intention, du style de :

"Leurs vertueux propos instructionnistes ne visent qu'à abuser les gogos. On voit ici à quoi aboutit la synergie infernale des libertaires et des libéraux : la gauche bobo-Fracko-Meirieu ayant mis l'école par terre ("peut-on vraiment faire pire ? " demande, hélas à juste titre, JD), il ne reste plus qu'à achever le malade, et en avant pour le chèque-éducation, la mise en concurrence des établissements, l'expérimentation (Gaby : le retour !) et autres joyeusetés qui ne profiteront, une fois de plus, qu'aux familles suffisamment informées pour choisir leur école avec discernement ; les autres resteront à croupir dans leur établissement de proximité, de plus en plus poubellisé. Je ne suis pas sûre que l'instruction publique y gagnera, -- mais il faut dire que je fais partie de ces stupides jacobins qui veulent pour tous les enfants des programmes exigeants et des enseignants bien formés pour les appliquer.
Ecrit par : FGuichard | 12 décembre 2007

Voici donc resservi le tableau apocalyptique d'usage, assorti de l'incontournable complot libéral/libertaire, cher à Lecherbonnier et consorts, qui reste la seule ressource de tous ceux qui s'étouffent d'horreur à la pensée d'avoir à se joindre aux libéraux pour sauver de la débâcle, que leur famille de pensée a orchestrée, un système scolaire dont les libéraux furent incontestablement les pères fondateurs, un détail qui passe mal dans l'hagiographie de la création de l'école républicaine, à la sauce socialiste.

C'est à rapprocher des efforts de la musaraigne de la rue d'Ulm pour raccrocher le libéralisme aux wagons en débandade du socialisme dans l'espoir de remettre ce dernier sur les rails.

Si la situation était moins tragique elle serait hautement comique.

Ecrit par : Cadichon | 12 décembre 2007

Les propos d'Anne-Marie ne sont pas racistes.
Il n'y a qu'en France où l'on s'effare dès que l'on prononce : noir, blanc, chinois, arabe........
Allez vivre ailleurs. Vous êtes un blanc, un noir, un arabe, un métis, un indien, un gringo et cela ne choque personne.
Il faut sortir des sentiers battus.

Ecrit par : Carole | 12 décembre 2007

Carole, je suis bien d'accord avec vous : le b-a ba progresse dans notre pays beaucoup plus vite dans les écoles privées que dans l'EN. Mais le reste ne suit pas, en particulier au collège.

Il faut dire que l'IUFM du Limousin est particulièrement nocif : résultat, les orthophonistes sont débordés, il y a un service CORIDYS au CHU, les APEDYS triomphent, etc etc.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 12 décembre 2007

Etrange comme nous refusons de regarder la vérité en face. Et pourtant, il est urgent que l'Humanité comprenne de quoi parle Girard.

Ecrit par : Robin | 12 décembre 2007
J'ai la vague impression que Girard est une évidence féminine. Je n'ai jamais eu envie de le lire car, à chaque fois qu'on m'en a parlé (ça ne date pas d'aujourd'hui! première fois en 1981...), j'ai eu l'impression de portes ouvertes enfoncées. On m'en a parlé souvent, car je n'ai jamais eu dans mon lit un bonhomme, circoncis ou non, qui ne l'ai évoqué avec des sanglots dans la voix.
Il va peut-être falloir que je me résigne à le lire pour mieux comprendre ce qu'est le genre masculin qui m'agrée. Depuis le temps que vous me tannez la peau avec votre Girard et qu'à chaque fois que je juge un type plutôt sympa et pas trop gniaï il est en extase devant Girard.
C'est peut-être le véritable homme de ma vie, ce René Girard?

Ecrit par : dobolino | 12 décembre 2007

Quote(*"Et pourtant, il est urgent que l'Humanité comprenne de quoi parle Girard.")

urgent, urgent , c'est vite dit !
il y a peut-être plus urgent, non ?
par exemple vendre des rafales à mouhamar ..... des TGV à la chine, des hot dogs aux américains, des dahus à la suisse et des frites aux belges ! et tout ça pour combler le trou de la sécu qui a rempli les poches des industries pharmaceutiques américaines.

c'est fou comme la notion d'urgence peut varier d'un individu à l'autre !

pour moi, par exemple, et bien que je rechigne à prendre ma personne comme parangon …
l’urgence c’est … merde ! je me rends compte que je n’ai pas d’urgence !!! ça va devenir rapidement urgent que je m’en trouve une !!!!!
voyons …. Il pourrait être urgent que notre bien aimé président tienne sa promesse de libérer la betancourt ….. mais en fait …. Je m’en fout ….. et d’ailleurs, je ne vois pas très bien pourquoi cette dame a tant mérité d’être une telle préoccupation (si je fais fi de mon naturel compassionnel !) pour la France ! avant qu’elle ne soit l’otage des fark, je n’en n’avais jamais entendu parler ….
Bon ! cherchons …..
Il se pourrait qu’il soit urgent que nos enfants soient enfin éduquer comme ils le doivent et que l’on cesse de les prendre pour des tamagotchis ! tout le monde sait qu’un enfant est un être en devenir, un monstre, une peste un barbare qui met tout à sa bouche et n’hésite pas à venir pique-assiéter dans l’assiette de son grand père !
Mais bon, c’est pas vraiment une urgence à laquelle on puisse apporter une réponse tant que l’EN sera l’otage des profs incompétents et ventripotents !
Alors ! ?
Je crois que mon urgence, c’est de ne pas en avoir !
Voilà, ça au moins, ça me colle bien au teint !!! et de plus, je sais faire !
Je me sens en parfaite catharsis avec moi-même et l’univers …. Si tout les gars d’la terre voulaient bien cesser de s’agiter comme des pucelles pour se trouver une urgence à imposer aux autres qui n’en n’ont rien à foutre ….. ça ferait un moment de calme universel, une osmose délicieuse avec le cosmos et un répit à notre pauvre terre qu’on épuise en urgences indigentes.
Prenons, comme je le fais, le temps de réfléchir chacun à notre urgence et nous sauverons peut-être l’humanité …. En tout cas, nous lui donnerons un léger délai !

Ecrit par : Yfig | 12 décembre 2007

Je suis un peu dépité aujourd'hui. J'ai participé ce matin à une émission de radio où j'ai présenté "Achever Clausewitz" de René Girard et je me suis aperçu que ce penseur fondamental était complètement incompris.

L'interprétation de la Passion du Christ comme "fin du sacrifice" et même la notion si simple de "mimesis d'appropriation" dans le monde animal et dans le monde humain ont été mal reçues par les personnes présentes, pourtant intelligentes et cultivées.

Etrange comme nous refusons de regarder la vérité en face. Et pourtant, il est urgent que l'Humanité comprenne de quoi parle Girard.

Ecrit par : Robin | 12 décembre 2007

Robin, ne jamais dire que Girard est un penseur chrétien, même les catholiques souriraient!

Ecrit par : Pendariès | 12 décembre 2007

Tiens Yfig vient faire son escargot...

Ecrit par : Pendariès | 12 décembre 2007

Je crois que mon urgence, c’est de ne pas en avoir !
Voilà, ça au moins, ça me colle bien au teint !!! et de plus, je sais faire !
Je me sens en parfaite catharsis avec moi-même et l’univers ….

Ecrit par : Yfig | 12 décembre 2007

Non, en fait, yfig est une grosse betterave. Con comme une betterave, fade comme une betterave, insignifiant comme une betterave.

Ecrit par : yann | 12 décembre 2007

Encombrant comme une betterave? Je ocnnaissais les deux films "l'attaque des tomates tueuses", mais celle des "betteraves flacides" non...

Ecrit par : Pendariès | 12 décembre 2007

Chère Anne-Marie,

J'ai commencé par une école privée.
Le directeur m'a amené le contrat de l'école ..... je me suis cassé !

J'ai fait du porte à porte, je suis allé frapper à la porte des directeurs de lycée de ma ville (de l'époque).
Une directrice m'a dit :
"on cherche un prof de maths ..... ça vous intéresse ?"
J'y ai dit "banco!"

j'ai eu une inspection et un 15 (paraît que c'est pas habituel comme note pour un débutant ?)
du coup, à la rentrée suivante, on m'a affecté à une école pour enfants difficiles (je sais plus le nom technique .... les noms, ça va ça vient ..... mais les gosses, eux, ils ne changent pas !)
je suis tombé sur une classe de bandits au sens propre du terme, des truands dealer et armés ! c'était en 1974 !
J'ai même pas demandé ma paie, je suis parti en laissant les merdeux dans leur caca et l'EN à jouer les gardes chiourmes !
si j'étais resté une minute de plus, il y aurait eu des marmots à l'hosto !!!!

Je m'en tape le coquillard à deux cent pour cent des difficultés des profs ! des coups et des blessures psychiques et physiques qu'ils essuient !
Si ils ne sont pas d'accord, ils n'ont qu'à faire comme moi .... aller travailler en afrique ..... on retrouve les mêmes, mais en très sérieux, très gentils et très obéissants ..... celui qui vole un quignon de pain en arabie saoudite, on lui coupe la main le vendredi jourde de marché sur la place de la mosquée !!!!!

c'est assez brutal, il faut le reconnaître, mais bon, c'est efficace. sauf que ça génère des terroristes .....

pour en revenir à l'EN, on veut absolument imposer à tout les mômes de rester le cul sur leur siège d'école à se curer les chicots !
c'est une connerie sans borne.
les enfants aiment ou non l'école.
et puis ils peuvent changer d'avis .... plus tard !
mais comme on ne sait pas les occuper, faut bien les ranger quelque part .... on leur octroie un délai avant de devenir chômeurs pros ! ou RMistes !

bref, si au lieu de rester passif à moucher la morves des morveux les profs se caltaient et allaient voir ailleurs comment ça se passe, il y aurait bientôt un déficit de prof et les mioches se rendraient compte de l'importance et de la révérecnce qu'il convient d'accorder naturellement aux enseignants !
mais tant qu'il y aura des milliers de jeunes diplomés prêt à tout pour avoir une classe ..... les enseignants seront des pions du pouvoir.

allez ! bonne continuation et soignez bien nos bambins de toutes les couleurs !!!!

carole, ce serait pas la femme à robin ? en tout cas, je les verrai bien en couple .... aussi niaiseux l'une que l'autre !!!!! et ils pourraient prendre bobolino pour tonton !!!!!

Ecrit par : Yfig | 12 décembre 2007

Moi, j'aime bien les betteraves rouges, en salade... Vous avez quoi contre les betteraves, vous? Il y a longtemps, j'ai passé une soirée à décoincer une betterave du gosier d'une vache. Je pourrais avoir une dent contre les betteraves!
Bon, alors, évaluations sempiternelles en maternelle, sexisme en maternelle? Quid?

Ecrit par : dobolino | 12 décembre 2007

bigorneau, penderrière, bigorneau !

salut Yann ! t'es agriculteur ? t'as un beau tracteur ?
Ah ! le tractosaure .... faut que te fasse goûter !!!



LE TRACTOSAURE

J’le connais depuis qu’on habite ici, donc, ça doit bien faire vingt cinq ans.
Le père Cauchois, dit le grincheux, est une figure dans notre microcosme.
Y ‘en a même qui le connaissent au delà des frontières du village et on m’a rapporté qu’on en parle jusqu’à Cormeilles le Royal.
Paysan de son état, il baguenaude sur son tracteur orange dont la marque a été lessivée par les intempéries et le temps, orange, qui a dû être rouge par le passé.
L’hiver il porte une espèce de blouson d’aviateur de la RAF qu’il a récupéré on ne sait d’où, avec un col fourrure et des lambeaux de cuir de ci de là sur le poitrail et dans le dos qu’on ne peut entrapercevoir que lorsqu’il descend de son engin, ce qui est rarissime. Ouais, on dirait qu’il a le cul collé au siège de son tracteur, à moins qu’il ne soit le fruit d’un croisement improbable entre une paysanne et un tracteur, un peu comme un centaure qu’on appellerait alors un « tractosaure ».
Il a toujours un bout de clop à son bec édenté, où quelques chicots noirâtres ne laissent aucun doute sur son indifférence à l’hygiène dentaire. D’ailleurs, quand on s’en approche trop, les fragrances de mouise, à moins qu’il ne s’agisse de bouse ? vous font reculer illico de trois pas au moins et même en plein vent.
Il a une grosse bouille rouge mal rasée. Il doit utiliser un rasoir à main centenaire pour être toujours aussi mal rasé sans pour autant être barbu.
Il roule ses cigarettes et n’utilise que du tabac gris, m’a-t-il confié un jour où il avait réussi à me coincer au bout du chemin, et on eut dit qu’il me faisait là la confidence du siècle !
Dés les premiers beaux jours, le Grincheux revêt son éternel marcel. Je n’ai pas pu lui arracher les vers du nez (l’image est forte quand on voit dans les trous de son nez !), a-t-il un unique marcel, en a-t-il plusieurs ? Et sa femme lave-t-elle ses marcels ? Bah ! avec lui, ce n’est pas vraiment une question métaphysique, non, juste une toute petite curiosité logistique.
Sa femme, c’est la fermière, une petite femme noueuse et claudicante.
Elle était vieille quand nous sommes venus nous installer ici, et aujourd’hui, elle n’a pas vieilli. C’est à elle qu’on s’adresse pour acheter des œufs ou du lait. Elle entretient quelques vaches dont elle vend le lait et les veaux. Enfin, je n’ai pas tout compris, je n’aurais pas pu être fermier.
Le Grincheux, lui, s’occupe des cultures et des pommiers. Son cidre entièrement fait à la main est recherché dans toute la Normandie. Il le vend cher, mais il y met tant de cœur et d’ouvrage. Le cidre, c’est à la fin de l’automne, juste avant l’hiver et c’est tout un rituel car on ne presse pas n’importe quel jour. Il faut la conjonction de la lune et du vent. Ne m’en demandez pas plus, c’est tout ce que j’en ai retenu. Il y a de ça une dizaine d’années, le Grincheux m’a fait demander par l’entremise de sa fermière de femme si je voulais voir comment il fait le cidre. Bien entendu j’ai répondu par l’affirmative avec une certaine excitation.
Le jour venu, calculé selon des critères quasi religieux, je fus convié à la fabrication de la boisson précieuse.
J’arrivais à la ferme et le Grincheux m’attendait. Il me conduisit jusqu’au grand pressoir de la cour, celui dont on aperçoit le toit de chaume depuis notre jardin.
Une grande charrette pleine de brassées reposait devant la porte du pressoir.
Le Grincheux y pris deux brassées et encouragé par l’exemple, j’en fis de même. Après tout, être ainsi convié à l’élaboration d’un produit magique du terroir valait bien que je m’investisse un peu.
L’intérieur du pressoir était dans une obscure pénombre et il me fallut quelques secondes avant que mes yeux ne s’habituent à cette obscurité. Mais déjà le Grincheux me bousculait au passage en m’enjoignant de déposer les deux brassées au pied du pressoir en granit, à côté des siennes et de le suivre aller en chercher d’autres à la charrette.
Un trop rapide coup d’oeil au pressoir ne me permit pas d’en concevoir tous les détails, mais je vis comme dans un conte de fées qu’un cheval était attelé au bras du gros rouleau de granit.
Nous déchargeâmes la charrette et j’étais en nage en ramenant les dernières brassées. Le Grincheux m’avait laissé finir seul dès la moitié déchargée et avait commencé à vider les pommes dans la rigole du pressoir, tout autour.
Je ne sentais plus mes mains ni mes reins et j’avais maintenant presque froid dans la nuit à peine éclairée du soleil passant par la porte.
Je fis un rapide écart au passage du cheval. Il était aveuglé par des oeillères et ne pouvait me voir. C’était un petit cheval brun, mais on sentait sa puissance et il tournait sans effort autour du pressoir.
J’avais enfin le temps d’admirer l’ensemble.
C’était vraiment magnifique, le mariage du chêne et du granit est somptueux, majestueux.
Un long bras de chêne entraîne une engrenage en chêne qui fait tourner la grande roue de granit dans la rigole du socle, de granit aussi, emplie de pommes.
Une goulotte taillée dans le granit de la rigole et munie d’un grillage laisse couler le jus de pomme dans une grande bassine de chêne que le Grincheux me demande de l’aider à verser dans un fût de chêne le long du mur en montant sur une espèce d’estrade mobile qui permet d’arriver juste à hauteur du haut du fût..
Au fur et à mesure du brassage, le Grincheux à l’aide d’une pelle de forme spéciale et aux dimensions exactes de la rigole, retire les résidus de pulpe de pommes et les met dans une grande cuve de chêne.
Il me regarde et me lance : ça, c’est pour faire la piquette. Et son explication me laisse encore plus interrogatif.
L’odeur sure de pomme écrasée, celle de ma propre sueur et celle du bonhomme et de son cheval emplit à présent le pressoir et en regardant vers la petite porte ensoleillée, j’aperçois un nuage de vapeurs embaumées en sortir. J’ai l’impression d’être remonté dans le temps et de revivre comme un paysan du moyen-âge.
Je n’ai pas vu les heures passées, et si ce n’était mes mains cloquées, mes épaules écartelées et mes reins laminés, je ne me serais pas soudain rendu compte que la nuit était tombée.
Le Grincheux me lança :
« Bon laisse,, je vais finir tout seul, ça ira pour aujourd’hui. Si tu veux, tu reviens demain, j’ai encore une charrette. »
J’ai serré la grosse main qu’il me tendait sans lui montrer qu’il me faisait un mal de chien.
Je suis rentré à la maison, pris une douche et précipité dans les drap. Je me suis levé la nuit pour aller manger un morceau, puis rendormi très fort.
Non, je ne pouvais pas y retourner le lendemain, j’étais brisé et hors d’usage.
J’ai mis une semaine à m’en remettre.
Ma femme est allée acheter quelques oeufs et elle est revenue avec un drôle d’air ironique. Elle n’avait pas que des œufs, elle avait aussi un panier que je ne lui connaissais pas.
« Mon pauvre Yfig, il t’a bien roulé le Grincheux. »
« Roulé, pourquoi ? »
« C’est sa femme qui m’a tout raconté parce qu’elle a un peu honte. »
« Mais honte de quoi ? »
« Le Grincheux, tu lui as fait économiser deux journées de journaliers qu’il aurait été obligé de payer si tu ne l’avais pas aidé. Tiens, sa femme m’a donné cinq bouteilles de cidre pour se faire pardonner.»

C’est super, j’ai eu une merveilleuse journée et en plus on me récompense. Et je n’ai pu m’empêcher de penser à Maupassant et à toutes ces histoires de paysannerie et de roublardises.

A quelques temps de là, je croisais au bout du chemin de Crémanville le Sieur Grincheux chevauchant son inséparable et vaillant tracteur.
Sans prendre la peine de couper le moteur ce qui nous obligea à élever de la voix, le Grincheux entreprit de me convaincre de ses propres convictions politiques qu’il a fort à droite toute !
J’évitais tant que faire se peut, mais sans pour autant me compromettre, d’entrer dans une inutile polémique qui nous eut conduit à un inévitable conflit de voisinage. Je le laissais donc me débiter ses tonnes de lisier sans vraiment tout entendre à cause du moteur. Mais pour ne pas trop le laisser se douter de mon ennui, je tentais régulièrement des :
« Bon ! c’est pas tout ça, mais … »
Mais … il reprenait de plus belle son monologue et on eut dit qu’il prenait un malin plaisir à me tenir là, debout près de lui à me faire chier. A la fin, il eut raison de moi et je ne protestais même plus, je restais coi, la tête basse à subir mon injuste châtiment.

Sans que rien ne le laisse présager, il stoppa soudainement le flot de ses mots. Sans me regarder, il dit :
« Faut que je fasse le plein .»
Je me demandais bien ce que le bonhomme s’apprêtait à faire, et je le vis sortir d’une espèce de coffre qu’il avait sur le côté de son tracteur une bouteille d’eau minérale à l’étiquette illisible tant elle était usée.
Et je vis le bonhomme verser le contenu de la dite bouteille dans le réservoir de son tracteur. Le roué fit semblant de ne pas se rendre compte de ma stupéfaction et remonta dare-dare sur son noble destrier. Il avait déjà enclenché la première et appuyé sur le champignon …. Non, je ne pouvais pas le laisser partir comme ça …. Sans savoir …. Il m’aurait fallu des siècles de remords pour m’auto absoudre d’une pareille bévue !
Je lui chopais le bas de son pantalon et le secouais avec véhémence.
« Qu’est-ce qu’y’a ? »
Et je hurlais :
« Vous avez mis de l’eau dans votre réservoir ! ? » moitié interrogatif, moitié admiratif.
« Non, c’est du calva »
et il partit en trombe.

J’étais sur le bord du chemin comme une andouille sur le bord de l’apoplexie.
Ma perplexité n’avait d’égale que mon immobilité ; je sentais les racines pousser à mes souliers et la ramure sur mon crâne.

C'est autre chose que ta betterave, hein ?

Ecrit par : Yfig | 12 décembre 2007

Dobolino, j'aime beaucoup le bortch.

Yfig, visiblement, le soleil africain, plus les quelque trois à quatre cents nouveaux virus qui fleurissent là-bas, plus une bonne dose de palu falciparum, ovale, vivax,et zut,j'en oublie toujours un, peut-être même une tsé-tsé, vous ont tapé sur le système : vous êtes tout-à-fait à côté de la plaque.

Lisez "Ebène", ce livre génial de Kapucinski, hélas mort récemment.

Faites écouter à vos petits élèves (je ne sais toujours pas comment dire : de couleur, noirs, non blancs, nègres, ébène, je n'ose...) de la musique classique : "quand ils entendent du Schubert, ils se mettent tous à chialer". (Dixit une grande dame du piano, Madame Déchaussé, j'ai oublié son prénom, ah, cette mémoire...)

Catmano, vous qui mettiez en doute la qualité de l'école où j'avais été instruite, je peux vous récitez la "Ballade des damas du temps jadis".

Je ne savais pas que J.M.de Hérédia était un poète maudit. Pourquoi?

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 12 décembre 2007

"(......) L'étayage du maître, qui consiste à circonscrire le champ des possibles pour que les enfants ne se perdent pas dans de vaines pistes."

Tiens, l'enfant ne devrait-il pas "construire son propre savoir" ? C'est à lui de découvrir si des "pistes" sont "vaines". Sinon cette démarche n'a aucun intérêt.
Toujours l'idée absurde de vouloir faire des enfants des chercheurs. Un responsable d'une association de recherche en pédagogie des mathématiques disait qu'on devait remplacer, à l'école, le modèle ancien de recherche individuelle par le nouveau modèle de recherche en groupes parce que c'est ainsi que la science fonctionne à notre époque. Il ne lui venait pas à l'esprit que les écoliers sont des enfants que l'on instruit.
Le modèle ancien n'a jamais existé et le nouveau n'est qu'une utopie ne pouvant conduire, si on s'avisait de la mettre en oeuvre, qu'à la confusion, au découragement et à l'ignorance.

Ecrit par : Louis Barthas | 12 décembre 2007

Bonjour à tous

Je suis instit (dit) spécialisé et cela fait maintenant douze années que je « ramasse les morts » au front des méthodes à départ global ; agonisants que je m’épuise à ramener à la vie (avec un peu de raison rien de surnaturel dans tout ça !). De nombreux gamins ne peuvent pas se structurer avec ces méthodes, c’est pour ceux-là que nous devons nous battre en priorité, pas pour ceux qui, de toute façon, apprendront à lire ( parfois très mal) quelle que soit la méthode (avec en prime la participation des familles). Avec ces méthodes, le massacre est encore plus important lorsque les enseignants sont inexpérimentés. Certains gamins, victimes de cet apprentissage ( ??), sont plongés dans une insécurité pédagogique et affective inadmissible, et ce, dans une institution dont la mission première devrait être la lutte contre l’obscurantisme.
D’où
Il est, à mon avis, impossible de rédiger des programmes de maternelle ( surtout ceux de grande section) si l’on n’a pas la vision claire et précise de ce que sera, en CP, la méthode d’apprentissage de la lecture.

A quoi bon, en maternelle, respecter une progression stricte allant du simple vers le complexe alors que , par exemple, après y avoir appris que le phonème « iiiii » pouvait être transcrit, à l’écrit, par le graphème « I », le premier mot global appris au CP est « lapin », et ce, sans plus d’explication ? Je vous jure que ça se passe vraiment comme cela, et encore, je reste « léger », il y a beaucoup mieux avec, par exemple, le premier jour du CP, ce genre de phrase proposée pour un ânonnement collectif « J’ai rêvé que j’étais un robot extraordinaire ». Pour certains gamins le rêve proposé s’arrête au bout de deux semaines, ils doivent alors s’en construire un nouveau (comme par exemple rêver d’apprendre à lire). Ce mépris pour l’intelligence des élèves les plus fragiles est lamentable.
Il y a deux ans de cela, j’ai réussi à convaincre deux instits d’utiliser une méthode alphabétique ; en contre- partie (« elle » dirait « donnant- donnant » ), je collabore avec les enseignantes de grande section pour préparer les gamins avec ma modeste méthode « De l’écoute des sons à la lecture ».Je peux vous assurer que depuis que nous avons instauré cette organisation pédagogique, « y’ a pas photo ! ». Les instits ont été stupéfaites par les résultats et la rapidité de progression de leurs élèves ; je ne parle même pas du stress en moins, de l’amélioration des conditions de travail et des rapports avec les familles. Alors bordel ! qu’est- ce - qu’on attend ?

Commentaires sur la proposition de Catherine

d) Dessin, lecture, écriture, exercices manuels (MS ok)

Je suis d’accord pour, qu’en moyenne section, ces 4 matières soient regroupées dans une même rubrique. En grande section, les enjeux sont tout autres, il me semble souhaitable qu’elles soient nettement séparées.
GS deux parties

d) Dessin, exercices manuels ( je n’ai pas de commentaire à faire )

Le dessin et le langage oral resteront le mode d’expression individuelle dominant, les compétences des élèves en écriture ne leur permettant pas de s’exprimer par écrit. L’écriture liée sera enseignée, les premières bases de la lecture alphabétique seront posées. Si toutefois certains élèves s’essayaient à l’écriture personnelle de quelques mots, le maître réécrirait les mots en regard de la production de l’enfant, afin de lui en signaler l’orthographe normale.
- Les dessins libres cèderont peu à peu le pas aux dessins relatant un événement ou rendant compte d’une observation, sans toutefois être supprimés.
-Les exercices manuels que l’enfant maîtrise mieux maintenant feront l’objet d’une seule séance hebdomadaire plus longue. On pourra commencer à proposer des exemples tirés d’œuvres reconnues dont il ne sera pas demandé de copie. L’enseignant s’attachera à proposer systématiquement un atelier portant sur les volumes (modelage, collage, etc.) afin que
l’élève commence à percevoir et représenter le monde en trois dimensions.

e) écriture, lecture

- Le maître concevra une progression qui mènera tous ses élèves à l’écriture liée normalisée. Il s’aidera au besoin d’un manuel dont il suivra rigoureusement la progression. En fin d’année, l’enfant sera capable de copier sur un cahier seyes agrandi ou à double interligne une
phrase d’une dizaine de mots en respectant les caractéristiques de chaque lettre. L’étude des majuscules de l’écriture cursive ne fera pas l’objet d’un apprentissage.
- Au cours de l’année scolaire, par des exercices progressifs quotidiens, le maître amènera tous ses élèves à reconnaître les lettres de l’alphabet celles-ci devront également être connues dans leur version phonique; ainsi, les enfants apprendront que les lettres sont des unités sonores qui servent à coder la parole. Il est souhaitable que, dès que la motricité fine le permet ( en milieu d’année scolaire), l’écriture des lettres se fasse conjointement avec leur reconnaissance visuelle et sonore ( premières dictées de lettres).
- L’apprentissage du mécanisme associatif entre consonnes et voyelles amènera progressivement les élèves à comprendre le principe de la combinatoire ; ils pourront ainsi écrire et lire des syllabes simples (consonne + voyelle) pour finalement, écrire et lire des mots composés de ces syllabes. Ce travail sur les lettres et leur combinaison sera ,bien entendu, conduit dans la perspective d’un apprentissage de la lecture par une méthode alphabétique.

Thierry

Ecrit par : Thierry Venot | 12 décembre 2007

Don't feed the troll, Kap a dit dans sa sagesse!

Ecrit par : Pendariès | 12 décembre 2007

Même avec de la betterave ?

Ecrit par : yann | 12 décembre 2007

"Catmano, vous qui mettiez en doute la qualité de l'école où j'avais été instruite, je peux vous récitez la "Ballade des damas du temps jadis"."

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 12 décembre 2007

Rigolo, comme lapsus... C'est votre chemin des dames?

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 12 décembre 2007

Six heures à l'IUFM avec les PLC2 en formation voix, aujourd'hui... Remarque générale, (un peu négative) de leur part: "Comment cela se fait-il que cette formation n'arrive pas plus tôt dans l'année?". Je n'ai pu qu'aquiescer.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 12 décembre 2007

Quelques" nouvelles" pour tout le monde:


La lettre Education
du mercredi 12 décembre 2007


Darcos : Un service minimum d'accueil dans les écoles à la rentrée prochaine


"Je souhaite rendre possible, dès la rentrée prochaine, un service minimum d'accueil dans les écoles", a déclaré mardi 11 décembre 2007, Xavier Darcos, au cours d'une conférence de presse. Le ministre de l'Education nationale a précisé qu'il engagerait au cours des prochaines semaines, "une discussion avec les représentants des collectivités locales, des familles et des partenaires sociaux pour en définir les modalités". Ces discussions devraient porter sur la manière de prévenir les conflits "pour que la grève ne constitue que le moyen d'ultime recours", et sur l'information des familles et des collectivités. Pour financer ce service, la totalité ou une partie des retenues sur les salaires des personnels grévistes pourra être reversée aux communes.

Par ailleurs, au cours de cette conférence de presse, le ministre a détaillé d'autres mesures pour l'école. A propos de la carte scolaire, il a indiqué vouloir "franchir un pas supplémentaire" en 2008. Ainsi "les recteurs et inspecteurs d'académie auront pour instruction de répondre favorablement à toutes les demandes de dérogation à la carte scolaire dès lors qu'il y aura de la place dans l'établissement souhaité". Si les demandes excèdent le nombre de places effectivement disponibles, la sélection se fera "sur critères sociaux", a insisté le ministre, ce qui contribuera à "plus de mixité sociale". Xavier Darcos a également souhaité la création de "2 500 places d'internat de réussite éducative" d'ici trois ans.

Par ailleurs, au sujet des activités après l'école proposées dans les collèges de l'éducation prioritaire, le ministre a annoncé l'extension du système non seulement à l'ensemble des collèges, mais aussi à "toutes les écoles relevant de l'éducation prioritaire". Concernant le baccalauréat, Xavier Darcos a précisé qu'il aura lieu plus tard que prévu dans 13 départements pour rallonger le 3ème trimestre. Enfin, il a annoncé qu'il avait proposé à Rachida Dati, ministre de la Justice, d'étendre à toutes les académies une convention existant dans l'académie de Paris permettant "un traitement en temps réel des infractions à caractère pénal commises dans les cadre de l'institution scolaire".

Source : Reuters, Libration, Europe 1

Ecrit par : Sanseverina | 12 décembre 2007

"il y a beaucoup mieux avec, par exemple, le premier jour du CP, ce genre de phrase proposée pour un ânonnement collectif « J’ai rêvé que j’étais un robot extraordinaire ». Pour certains gamins le rêve proposé s’arrête au bout de deux semaines, ils doivent alors s’en construire un nouveau (comme par exemple rêver d’apprendre à lire). Ce mépris pour l’intelligence des élèves les plus fragiles est lamentable."

Au bout de quelques semaines d'apprentissage de la lecture, une élève qui commençait à bien lire avec Léo et Léa m'a dit qu'elle pensait, en arrivant au CP, qu'elle repartirait le soir du premier jour en sachant lire. Elle avait maintenant compris que lire nécessitait un apprentissage du code raisonné fait de beaucoup de travail appliqué, de persévérance, de patience et qu'il fallait bien une année pour y arriver. Lire ne relevait plus du mystère et de la devinette à partir d'indices (pour des petits Champollion).
Avancer que n'importe quelle méthode peut permettre d'apprendre à lire correctement (ainsi cet exemple d'apprentissage par coeur de phrases dès le début) est irresponsable et maintient beaucoup d'enfants dans l'illusion et l'échec. Nombre d'élèves ayant subi ces méthodes depuis la Maternelle, où il arrive que dès la Petite section on tente de leur faire reconnaître des mots comme s'ils étaient des images, arrivent dans ma classe de CM en n'ayant pas compris le code de la lecture (mots déformés, oubliés).
Il faut rendre hommage au professionnalisme, à l'intelligence et au courage de Rachel Boutonnet qui, par ses livres, à grandement contribué à faire prendre conscience de l'énorme scandale de l'enseignement de la lecture en France.

Ecrit par : Louis Barthas | 12 décembre 2007

Catmano, vous qui mettiez en doute la qualité de l'école où j'avais été instruite, je peux vous récitez la "Ballade des damas du temps jadis".

Je ne savais pas que J.M.de Hérédia était un poète maudit. Pourquoi?

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 12 décembre 2007

C'est pas moioioioi,
C'est ma sœuœuœur,
Qu'a cassé la machine à vapeueueueur
Papoum, papoum...

Ecrit par : catmano | 12 décembre 2007

A propos de natation toujours, je suis tombé en lisant un ouvrage de Flacelière "La vie quotidienne en Grèce au siècle de Périclès" sur cette remarque: "une expression idiomatique définissait l'imbécile , comme celui qui ne sait ni lire ni nager"...

Christophe SIBILLE, le recours à un tabouret pour apprendre les mouvements de la brasse est une ineptie totale.
Cette technique de nage mise à la mode par les "prussiens" est inconnue des peuples vivant sur les rivages des mers et des océans.
Cette nage , qui n'a rien à voir avec la brasse sportive , très technique et très productrice d'acide lactique, renforce le comportement bipédique du terrien au lieu de le transformer.
Mais là n'est pas l'essentiel.
Comme il a été dit très souvent ici sur ce blog, les enseignants du primaire, comme du secondaire constatent dans la fabrique du crétin une chute brutale de la productivité des enseignements. Ceux de l'EPS n'y échappent pas. Alors que paradoxalement on pourrait penser que les sports, les danses, les jeux du corps ont plutôt le vent en poupe. Comme dit quelque part P Legendre: " Est-ce que nos sociétés, qui éclatent de savoirs, n'éclatent pas aussi de cette sorte de faiblesse que les anciens appelaient, *imbécilité*, à la fois faiblesse d'esprit et manque de caractère? La transmission des connaissances aujourd'hui ne serait-elle pas hypothéquée par cette faiblesse là"?

Une anecdote: mes élèves de troisième ont refusé hier de sortir dehors, pour se rendre au stade, sous le prétexte qu'il faisait trop froid et qu'ils risquaient pour leur santé (sic)! Il m'a fallu faire appel au Principal pour "mater la rebellion". Racontant cette histoire ce matin à leur prof de math, et prof principal, il m'a appris que les mêmes élèves s'étaient plaints le jour précédent et unanimement de la trop grande difficulté des contrôles de maths et du trop peu de temps pour les réaliser. Les mêmes contrôles avaient été soumis et réalisés par son autre troisième HA en 15 minutes!
Franchement il y a là de quoi écrire une "vie quotidienne dans un collège publique de centre-ville". Les anecdotes ne manquent pas!
Tenez, ce même prof de maths ainsi qu'une prof d'HG ont été accusés par lettre, adressée au Principal, de favoriser certains élèves en leur disant à l'avance le contenu et le jour des contrôles. Nos collègues sont bien décidés à se défendre en justice!

Ecrit par : buntovchik | 12 décembre 2007

Merci pour les réponses sur les anecdotes de maternelle.

Je ne suis qu'à moitié surpris en tant qu'enseignant dans le secondaire. Les ados traversent une période de démence (passagère pour la plupart) mais certains ne sont pas avantagés par cette éducation new style dans la petite enfance...

Ecrit par : P. Azimont | 12 décembre 2007

Je ne savais pas que J.M.de Hérédia était un poète maudit. Pourquoi?

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 12 décembre 2007

Pas maudit, mais méchamment ringardos. La poésie à la portée des caniches, pour plagier LF Céline. De la technique, oui, mais rien dedans. Beau et creux à la fois. C'est comme Sully Prudhomme, quoi : toute une époque.

Ecrit par : TIGER LILITH | 12 décembre 2007

Tenez, ce même prof de maths ainsi qu'une prof d'HG ont été accusés par lettre, adressée au Principal, de favoriser certains élèves en leur disant à l'avance le contenu et le jour des contrôles. Nos collègues sont bien décidés à se défendre en justice!

Ecrit par : buntovchik | 12 décembre 2007

Ben quoi, de quoi se plaint-on ? ils ont appliqué la méthode Antibi !

Ecrit par : Palombella Rossa | 12 décembre 2007

Cher Yfig,

je vous trouve culotté (je suis poli, moi !) de venir ainsi apostropher notre fleur nationale de l'enseignement !

les personnes sur ce blog se démènent corps et âmes pour apporter à vos enfants, à nos enfants, la culture qui plus tard leur permettra de se mouvoir dans ce monde de plus en plus dur, de plus en plus inique !
et vous, que faites-vous ? au lieu de les exhorter, vous les villipendez !
franchement, je vous trouve bien injuste !
nos enfants sont très bien élevés et ont des valeurs chaleureuses (brûler une bagnole est un rite qui vous dépasse mais qui donne beaucoup de chaleur à tous ceux qui s'approchent de la matière en combustion !)

vade retro satananas !

je vous accorde, au bénéfice du doute, que les conneries racontées ici par des enseignants malingres du neurone sont d'un niaiseux abyssale !
mais il y a la façon de le dire !

Allez, c’est l’heure de l’apéro ….. tchin tchin !

Ecrit par : Professeur Cosinus | 12 décembre 2007

Robin, ne jamais dire que Girard est un penseur chrétien, même les catholiques souriraient!

Ecrit par : Pendariès | 12 décembre 2007

Girard se dit chrétien et même catholique (il vit aux Etats-Unis et ce terme a un sens assez particulier là-bas), mais sa pensée dépasse le cadre étroit du catholicisme institutionnel(pourtant "catholique" veut dire universel).

J'avoue que je suis un peu déçu par les réactions des personnes qui étaient présentes.

L'un contestait l'analyse que fait Girard de la Passion du Christ (je n'ai pas compris au juste ce qu'il reproche à cet analyse), l'autre ne voyait pas le rapport entre le processus d'hominisation et la nécessité d'une régulation culturelle de la violence mimétique, qui est la base de la théorie de Girard.

Il m'a dit que "c'était pareil chez les animaux".

...A moins que tout simplement ils aient été effarés par le caractère apocalyptique de la pensée de R. Girard, ce dont Girard ne s'est jamais caché.

Mais comment penser autrement dans la situation actuelle de l'Humanité ?

Merci, en tout cas, de m'avoir répondu.

Ecrit par : Robin | 12 décembre 2007

"Christophe SIBILLE, le recours à un tabouret pour apprendre les mouvements de la brasse est une ineptie totale.
Cette technique de nage mise à la mode par les "prussiens" est inconnue des peuples vivant sur les rivages des mers et des océans.
Cette nage , qui n'a rien à voir avec la brasse sportive , très technique et très productrice d'acide lactique, renforce le comportement bipédique du terrien au lieu de le transformer.
Mais là n'est pas l'essentiel."

Ecrit par : buntovchik | 12 décembre 2007

J'esn suis convaincu. C'est à Anne-Marie Valette, qui a lancé cette idée géniale, qu'il faut le dire! :-)

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 12 décembre 2007

Robin, ne jamais dire que Girard est un penseur chrétien, même les catholiques souriraient!

Ecrit par : Pendariès | 12 décembre 2007

Girard se dit chrétien et même catholique (il vit aux Etats-Unis et ce terme a un sens assez particulier là-bas), mais sa pensée dépasse le cadre étroit du catholicisme institutionnel(pourtant "catholique" veut dire universel).

J'avoue que je suis un peu déçu par les réactions des personnes qui étaient présentes.

L'un contestait l'analyse que fait Girard de la Passion du Christ (je n'ai pas compris au juste ce qu'il reproche à cet analyse), l'autre ne voyait pas le rapport entre le processus d'hominisation et la nécessité d'une régulation culturelle de la violence mimétique, qui est la base de la théorie de Girard.

Il m'a dit que "c'était pareil chez les animaux".

...A moins que tout simplement ils aient été effarés par le caractère apocalyptique de la pensée de R. Girard, ce dont Girard ne s'est jamais caché.

Mais comment penser autrement dans la situation actuelle de l'Humanité ?

Merci, en tout cas, de m'avoir répondu.

Ecrit par : Robin | 12 décembre 2007

Vous n'étiez peut-être pas sur la bonne radio... ;-)

Ecrit par : Pendariès | 12 décembre 2007

P't'1

se réfugier chez girard ..... c'est d'un ............prout !

girard est un frustré du gland, mais qui a tout du gland !
alors, il implore jésus et la vierge marie de lui délivrer un peu de jus de cyprine pour son parfum qu'il compte promouvoir pour les fêtes de fin d'année de façon à se faire un petit pactole pour se payer une péripatéticienne (une pute .... je traduis car les profs n'ont pas tous un vocabulaire de terminale C)

Ecrit par : Professeur habemus papam | 12 décembre 2007

Ecrit par : Robin | 12 décembre 2007

Vous n'étiez peut-être pas sur la bonne radio... ;-)

Ecrit par : Pendariès | 12 décembre 2007

Oui, c'est bien ce qui m'inquiète.

Ecrit par : Robin | 12 décembre 2007

Dans une étude de la PEEP auprès de 800 familles, 72% veulent choisir l'école de leurs enfants, ce chiffre est à rapprocher des 80% qui se déclarent satisfaits de l'école.
Cherchez l'erreur.
=====================================
Robin, le livre Pourquoi des professeurs? de Georges Gusdorf, fut édité chez Payot, en 1963, collection Science de l'homme. Je l'ai trouvé d'occasion, chez chapitre.com .

Je suis tombée dessus par hasard, car je ne connaissais de lui que ce qui reste pour moi LA référence pour éviter le piège de la fausse ressemblance entre "lLes révolutions de France et d'Amérique", sous-titré "La violence et la sagesse" . Il y oppose le conservatisme de la seconde et le radicalisme de la première , dans une analyse politiquement incorrecte qui éclaire notre présent, notamment lorque nous sommes encore une fois confrontés aux effets de l'idéalisme politique: la destruction de notre école, qui désormais commence à la maternelle.


Cette relecture me confirme que nous payons encore aujourd'hui (comme les Russes) le prix d'une révolution ratée, car pour réussir, pour se construire, comme elle le fit en Angleterre puis en Amérique, au lieu de tout détruire, elle doit préserver le génie national et assumer pleinement le passé, ce que nous semblons avoir tant de mal à faire, que ce soit à propos des épisodes révolutionnaires, de la collaboration ou de la colonisation.

La repentance téléguidée, les démissions sucessives, les larmes de crocodile ou "sanglots de l'homme blanc " comme dit Bruckner, masquent mal une incapacité atavique d'assumer le passé, et de penser l'avenir, en commençant par celui des enfants.

Les Américains surent garder la tête froide et "négocier avec prudence les rapports du rêve et de la réalité" . Une leçon à garder en mémoire quand on réfléchit sur l'avenir de l'école.

Ecrit par : Cadichon | 12 décembre 2007

Où suis-je censée avoir prétendu que Hérédia était un poète maudit?????

Ecrit par : dobolino | 12 décembre 2007

Ceci ditr, je constate que ni l'évaluationnite en maternelle, ni le traitement du sexisme en maternelle, ni les structures d'accueil pré-scolaires, ni le dépistage et le signalement des Yfig et des betteraves en PS n'ont été traités.

Ecrit par : dobolino | 12 décembre 2007

Cadichon, l'âme française aurait-elle des similitudes et des accointances avec l'âme russe?

Ecrit par : dobolino | 12 décembre 2007

Pas maudit, mais méchamment ringardos. La poésie à la portée des caniches, pour plagier LF Céline. De la technique, oui, mais rien dedans. Beau et creux à la fois.

?
Et les Conquérants ?
La Trébbia ?
Epiques, évocateurs, nécessitant un petit bagage culturel.
Pas étonnant que Desnos, Carême et autres Prévert aient envahi les cahiers de poésie...Hérédia n'est pas le plus grand mais il avait effectivement de la technique. Un honorable artisan.

Pompidou, lui aussi, avait descendu Hérédia dans son anthologie.
Ce lettré a laissé son nom à un centre...moche et creux.

Ecrit par : Guillaume | 12 décembre 2007

@ dobolino

les Yfig sont comparables aux électrons ...... mais les ânes ne savent pas ce que sont les électrons ..... ils bouffent des betteraves ...... ils prient les betteraves, ils éduquent des betteraves ....... les ânes aimeraient, après leur mort, se réincarner en betteraves !

bon ! à chaque fois que je viens sur ce blog de pleurnichards, je te prends pour un mâle !!!!

désolé , c'est peut-être que mes hormones sont moins performantes avec l'âge ..... je me souviens (difficilement) du bon vieux temps ou , je pouvais renifler la femelle à plus de 10 km (quand elle n'ovulait pas !!!!!!) les sens évoluent tout comme évoluent les critères et les références .... on a beau sortir d'une matrice universelle ..... nous sommes tous différents.
mais va expliquer ça à un enseignant fonctionnaire qui a besoin de protocoles, de grilles, de cases, de certitudes et de gratitudes !!!!
autant essayer d'apprendre à une carpe le b a ba !!!!!

Ecrit par : Professeur habemus papam | 12 décembre 2007

Il faut rendre hommage au professionnalisme, à l'intelligence et au courage de Rachel Boutonnet qui, par ses livres, à grandement contribué à faire prendre conscience de l'énorme scandale de l'enseignement de la lecture en France.

Ecrit par : Louis Barthas | 12 décembre 2007

Merci, Louis, pour votre témoignage en faveur de Rachel.
Je me souviens de son débat télévisé avec Eveline Charmeux, où celle-ci s'était comportée comme une mégère.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 12 décembre 2007

Me promenant sur le web à la recherche du Porche du Mystère de la Deuxième Vertu, j'ai trouvé cette citation qui m'a immédiatement fait penser à vous, enfin à nous, avec mention spéciale à Guy Morel et son PGCD. Je vous la livre toute brute:
"C'est un insupportable abus de l'autorité paternelle que de vouloir imposer aux générations neuves les radotages des générations vieillies que nous sommes."

Charles Péguy

Ecrit par : dobolino | 12 décembre 2007

"Il y a deux ans de cela, j’ai réussi à convaincre deux instits d’utiliser une méthode alphabétique ; en contre- partie (« elle » dirait « donnant- donnant » ), je collabore avec les enseignantes de grande section pour préparer les gamins avec ma modeste méthode « De l’écoute des sons à la lecture »."

J'aime quand on "recolle" les "liens". :ange:

Je trouve rigolo qu'après le post de Thierry, l'ot neuneu ait besoin de se faire mousser.... :ange:

Ecrit par : toto | 12 décembre 2007

Yfig, pas d'inquiétude, nulle perte de flair n'est à craindre! Mes phéromones sont déroutantes, surtout à l'écrit... Quant aux ânes, je leur déconseille les betteraves, sauf en gâterie, un tout petit morceau par jour, pas plus! Trop de sucres nuit, comme se coucher tard.

Ecrit par : dobolino | 12 décembre 2007

J'esn suis convaincu. C'est à Anne-Marie Valette, qui a lancé cette idée géniale, qu'il faut le dire! :-)

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 12 décembre 2007

"Apprendre à nager sur un tabouret " est une ineptie totale, dit Buntovchik.

J'ai appris à nager à l'âge de huit ans dans une piscine sur une rivière, avec un maître- nageur qui vous accrochait au bout d'une corde, se tenait sur le ponton, après avoir montré les mouvements de la brasse hors de l'eau. Et comptait : un deueueux. Au bout de trois semaines (trois ou quatre séances d'un quart d'heure par semaine), j'ai pu nager dans la rivière, comme tous les enfants instruits par ce maître-nageur.

Mon bon Christophe, vous ne connaissez pas vos classiques : c'est votre amie madame Eveline Charmeux qui a mis cette expression à la mode : "Apprendre à nager sur un tabouret", qui traîne partout (vous pouvez le chercher sur gougle) en faisant une exécrable comparaison entre cette technique absurde et "Apprendre à lire avec Léo et Léa" qui ne vous en déplaise sauve de la fabrique du crétin des quantités d'enfants chaque année, malgré les efforts réitérés de cette personne contre cette excellente méthode, qui d'après elle "nuit gravement à la santé de l'apprenti lecteur. Qu' on se le dise! "

Faut-il que l'inéfable, inoxydable, béatement angélique Meirieu soit aux abois pour avoir exhumé cette bonne femme des limbes où elle commençait à croupir depuis sa retraite de l'IUFM de Toulouse !

Je n'aurai pas l'outrecuidance de remettre ses propos sur la façon dont elle conçoit la langue française, pas plus que d'appuyer sur le champignon Champollion, auquel fait allusion Louis Barthas (Roland Goigoux) qui lui connaît les classiques du genre constructiviste.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 12 décembre 2007

Pas maudit, mais méchamment ringardos. La poésie à la portée des caniches, pour plagier LF Céline. De la technique, oui, mais rien dedans. Beau et creux à la fois. C'est comme Sully Prudhomme, quoi : toute une époque.

Ecrit par : TIGER LILITH | 12 décembre 2007

Je vous avais lu un peu vite et j'ai cru que vous parliez des productions poétiques et picturales d'Yfig qui en plus de ses nombreux et éclatants talents se mêle de marier les gens.

En relisant, j'ai vu les mots "technique" et "Beau" et j'ai réalisé mon erreur.

Je sais que vous avez Céline pour vous et ce n'est pas rien, mais je vous trouve tout de même injuste envers Hérédia. ("Les Conquérants", ça a de l'allure, non ? C'est quand même mieux que du Prévert)

And now after feeding the troll, I must feed my cat !

Ecrit par : Robin | 12 décembre 2007

nous sommes tous différents.
mais va expliquer ça à un enseignant fonctionnaire qui a besoin de protocoles, de grilles, de cases, de certitudes et de gratitudes !!!!
autant essayer d'apprendre à une carpe le b a ba !!!!!

Ecrit par : Professeur habemus papam | 12 décembre 2007
Si! Le professeur le sait, puisqu'il est lui-même humain et différent! Quel rapport peux-tu établir entre Catmano, Brighelli, Pendaries ou MàC, Robin et Jérémy, un Hussard etc... si ce n'est qu'ils sont enseignants? Nos enfants si divers se heurtent à cette diversité de personnalités au cours de leur instruction et c'est tant mieux!
Ma fille, cette année, exècre son professeur de techno. D'autres, peut-être, le portent aux nues.
Mon fils est désolé pour son prof de maths qui se goinfre les premières L, dont il est, et l'entoure d'égards affectueux, désolé qu'il est de lui offrir sa médiocrité et son désintérêt pour tout substrat lycéen, tous les autres cours du pauvre homme étant en collège!
Que vivent nos professeurs dans leur diversité! Haïs par les uns, indifférents à d'autres, modèles passagers de quelques uns, ils sont le sel de l'école. Je ne voudrais pas voir remplacer ces personnalités par des logiciels, même si l'envie m'a démangé parfois d'en passer certains au broyeur à ordures ou au lance-flammes.

Ecrit par : dobolino | 12 décembre 2007

Je sais que vous avez Céline pour vous et ce n'est pas rien,

Ecrit par : Robin | 12 décembre 2007

Ouarf! Je vous la refais à la Wagner?
Y'a un écrivain qui, un jour, m'a dit que j'étais un Céline-femme, je n'ai toujours pas digéré l'éloge/insulte... Va peut-être falloir que je m'y colle à le lire? MàC, si vous passez par là, vous qui êtes un lettré, qu'en pensez-vous? Faut-il lire Céline? En abstraction?

Ecrit par : dobolino | 12 décembre 2007

Moi, c'est Catmano qui m'a appris à nager. J'avais six ans et quelques. Elle, neuf ans à peine, venait d'apprendre cet art à la piscine ...Molitor(?). A coups de trique, j'ai appris! Elle avait déjà le don de l'enseignement! Ma copine a bénéficié aussi de l'enseignement. Ça a tourné rond, je vous l'assure! Comme les cours d'allemand quand j'étais au CM2... Après, j'ai fait du russe en sixième mais quand j'ai attaqué l'allemand en quatrième, l'enseignement avait été tellement efficient que je n'avais rien oublié et étais en tête de classe les doigts dans le nez. C'est ça, un prof, Yfig! Ils ont cette manie dans la peau...

Ecrit par : dobolino | 12 décembre 2007

Il va peut-être falloir que je me résigne à le lire pour mieux comprendre ce qu'est le genre masculin qui m'agrée. Depuis le temps que vous me tannez la peau avec votre Girard et qu'à chaque fois que je juge un type plutôt sympa et pas trop gniaï il est en extase devant Girard.
C'est peut-être le véritable homme de ma vie, ce René Girard?

On s'éloigne de la maternelle !

Ecrit par : Robin | 12 décembre 2007

And now after feeding the troll, I must feed my cat !

Ecrit par : Robin | 12 décembre 2007

Le mot "troll" ne concerne pas Lilly la Tigresse mais le capitaine Crochet.

Ecrit par : Robin | 12 décembre 2007

Me promenant sur le web à la recherche du Porche du Mystère de la Deuxième Vertu, j'ai trouvé cette citation qui m'a immédiatement fait penser à vous, enfin à nous, avec mention spéciale à Guy Morel et son PGCD. Je vous la livre toute brute:
"C'est un insupportable abus de l'autorité paternelle que de vouloir imposer aux générations neuves les radotages des générations vieillies que nous sommes."

Charles Péguy
Ecrit par : dobolino | 12 décembre 2007
Dobolino, vous me faites rire ; si cela continue vous allez tourner Meirieu. Déjà, ce Péguy-là, celui que vous citez, c'est pas triste. Au fait, il est où votre sujet de brevet ?

Ecrit par : guy morel | 12 décembre 2007

C'est peut-être le véritable homme de ma vie, ce René Girard?

On s'éloigne de la maternelle !

Ecrit par : Robin | 12 décembre 2007
Ah! que non! On est en plein Oedipe!
De toute façon, quand je pose des questions sur la maternelle, que ce soit évaluationnite ou sexisme, personne ne me répond... Alors, je recentre sur le complexe d'Oedipe ou de Girard, c'est au choix du lecteur.

Ecrit par : dobolino | 12 décembre 2007

Au fait, il est où votre sujet de brevet ?

Ecrit par : guy morel | 12 décembre 2007

Oh merdre! J'l'avais oublié celui-là! j'y vas!
N'oubliez pas que je suis un bouffon tran-générationnel!

Ecrit par : dobolino | 12 décembre 2007

Ça y est, c'était bien rangé là où :
Diplôme national du brevet, sesion 2005 Série collège.(Aix-Marseille)
Exercice 4 (3 points/40) :
1) Trouver le PGCD de 6209 et 4435 en détaillant la méthode
2) En utilisant le résultat de la question précédente, expliquer pourquoi la fraction 4435/6209 n'est pas irréductible.
3) Donner la fraction irréductible égale à 4435/6209

Ecrit par : dobolino | 12 décembre 2007

Dobolino, vous me faites rire ;

Ecrit par : guy morel | 12 décembre 2007

C'est bien l'essentiel, non? Vous m'en voyez ravie, si je vous oblige à déboutonner le premier bouton du col.

Ecrit par : dobolino | 12 décembre 2007

Ah! que non! On est en plein Oedipe!
De toute façon, quand je pose des questions sur la maternelle, que ce soit évaluationnite ou sexisme, personne ne me répond... Alors, je recentre sur le complexe d'Oedipe ou de Girard, c'est au choix du lecteur.

Ecrit par : dobolino | 12 décembre 2007

Attends, on va te répondre, un jour. Mais il faut le temps ! Sur des sujets comme ça, on ne dit pas n'importe quoi.
En guise d'apéritif :
- Tu vois la Nonoille, ta petite nièce ? Va-t-en évaluer cette petite chose ! Résultats des dernières évaluations :

Le 17/11/07 à 10 h 32 :
- Tourne la tête lorsqu'elle entend son prénom et sourit à l'interlocuteur : acquis (test pratiqué cinq fois de suite entre 10 h 29 et 10 h 32).
- Attrape son hochet et se le fourre dans la bouche sans jamais louper son coup : en cours d'acquisition (trois essais sur cinq ratés, une fois, c'est l'œil, une fois la narine droite, une fois, le hochet tombe bêtement à terre au cours du trajet tablette du youpala / bouche)
- Répète "Ta ta ta ta" : non acquis (enfant décidément et définitivement obtuse)

Le 17/11/07 à 14 h 31 :
- Tourne la tête lorsqu'elle entend son prénom et sourit à l'interlocuteur : non acquis (test pratiqué dix fois de suite entre 14 h 24 et 14 h 31, aucun intérêt, l'enfant est peut-être sourde, à confier à un spécialiste qui procédera à des tests plus poussés).
- Attrape son hochet et se le fourre dans la bouche sans jamais louper son coup : acquis (cinq essais réussis, aisance et maîtrise, l'enfant ne regarde même pas sa main pour réussir l'exploit)
- Répète "Ta ta ta ta" : acquis (l'enfant éclate de rire à chaque réponse et chougne si on ne lui répond pas, une future oratrice sans doute).

Dans vingt et un mois, l'enfant en question aura l'âge de sa première rentrée... Elle aura évolué, mais pas tant que ça. Alors les évaluations en maternelle, bof !

Ecrit par : catmano | 12 décembre 2007

"Mon bon Christophe, vous ne connaissez pas vos classiques : c'est votre amie madame Eveline Charmeux qui a mis cette expression à la mode : "Apprendre à nager sur un tabouret", qui traîne partout (vous pouvez le chercher sur gougle) en faisant une exécrable comparaison entre cette technique absurde et "Apprendre à lire avec Léo et Léa" qui ne vous en déplaise sauve de la fabrique du crétin des quantités d'enfants chaque année, malgré les efforts réitérés de cette personne contre cette excellente méthode, qui d'après elle "nuit gravement à la santé de l'apprenti lecteur. Qu' on se le dise! "

Faut-il que l'inéfable, inoxydable, béatement angélique Meirieu soit aux abois pour avoir exhumé cette bonne femme des limbes où elle commençait à croupir depuis sa retraite de l'IUFM de Toulouse !

Je n'aurai pas l'outrecuidance de remettre ses propos sur la façon dont elle conçoit la langue française, pas plus que d'appuyer sur le champignon Champollion, auquel fait allusion Louis Barthas (Roland Goigoux) qui lui connaît les classiques du genre constructiviste.

Anne-Marie."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 12 décembre 2007

ineffable, Anne-Marie Valette! Et je ne suis pas plus votre "bon Christophe" que le "brave Christophe" de votre copain de "lire et écrire! Et je me contrefous d'Evelyne Charmeux. Je l'ai dit un certain nombre de fois ici.
Votre aveuglement à assimiler tout ce qui vient des IUFM à de la daube vous conduit à dire des grosses bêtises. Une fois de plus.
Nuancez vos blancs et vos noirs avec un peu de gris.
Et apprenez également, pour votre gouverne, que quand un musicologue, aussi chevronné soit-il, va faire écouter du Schubert à des estimables membres de peuplades africaines, ils s'en vont, poliment, au bout d'une minute ou deux. A force de ne connaître que vos classiques, vous faites preuve d'un ethnocentrisme qui frise le comique. A tous les niveaux.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 12 décembre 2007

De toute façon, évaluations ou pas, Gégé1 a dit que si on persistait à appeler cette gamine Nonoille, alors qu'elle a un si joli prénom, il se déchargeait de toute fonction de grand-oncle par alliance. Et, en plus, le Gégé1, il a lu tout René Girard et , en plus, et nonobstant, il a des truffières... C'est te dire à quel point c'est un homme! Alors, bon!

Ecrit par : dobolino | 12 décembre 2007

Et apprenez également, pour votre gouverne, que quand un musicologue, aussi chevronné soit-il, va faire écouter du Schubert à des estimables membres de peuplades africaines, ils s'en vont, poliment, au bout d'une minute ou deux. A force de ne connaître que vos classiques, vous faites preuve d'un ethnocentrisme qui frise le comique. A tous les niveaux.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 12 décembre 2007

Il me semble pourtant me souvenir, Christophe, que le pianiste Miguel Angel Estrella arpentait l'Argentine avec un piano dans sa camionnette, pour jouer du Schubert et du Chopin aux Indiens. Est-ce une légende ?

Ecrit par : FGuichard | 12 décembre 2007

Et apprenez également, pour votre gouverne, que quand un musicologue, aussi chevronné soit-il, va faire écouter du Schubert à des estimables membres de peuplades africaines, ils s'en vont, poliment, au bout d'une minute ou deux. A force de ne connaître que vos classiques, vous faites preuve d'un ethnocentrisme qui frise le comique. A tous les niveaux.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 12 décembre 2007

Y'a un blème, Christophe, c'est que nous, quand on nous goinfre de rythmes africains qui nous hérissent le poil et nous font mourrir d'ennui, au lieu de se tirer, on fait semblant d'adorer pour pas se faire mal voir par les "biens" qui ont tout "compris". Pourquoi, c'est toujours à nous, pauvres petits blancs, de faire semblant d'être en extase, même quand on se fait chier comme des rats morts?
Pourquoi on n'a pas le droit de préférer Elisabeth Schwarzkopf chantant Schubert?
Nous ne sommes pas estimables aussi, nous, peuplades européennes?

Ecrit par : dobolino | 12 décembre 2007

Catmano, si "ces évaluations" ne se passent pas chez le pédiatre, NoNoille a bien de la chance car sa maman et sa grand-mère peuvent garder leur sens de l'humour...

J'ai assisté "aux nombreuses et insistantes répétitions" de A. avant la visite chez le médecin pour qu'il puisse obtenir des "acquis" partout...

Et là, un profond et rétrospectif sentiment d'incompétence m'a assaillie...

Mes enfants sont entrés à l'école et au CP sans connaître les couleurs... et ça ne m'a posé aucun problème, à cette époque...
Ils ne sont pas allés à l'école maternelle, puisqu'il n'y en avait pas... mais comme c'est étrange... ils n'ont jamais écrit un chiffre à l'envers comme tous nos "petits bouts" qui fréquentent cette école durant 3 à 4 ans...

Ecrit par : Maminou | 12 décembre 2007

" Faut-il lire Céline ?"

Ecrit par : dobolino | 12 décembre 2007

Absolument pas. Il faut le connaitre par coeur !!!

Ecrit par : Sergio | 12 décembre 2007

Céline, bien sûr. Le Voyage, et Mort à crédit. Et savoir que le bnhomme étit un peu plus compliqué que ce que l'on prétend — par exemple, savoir qu'il soignait gratuitement les Juifs pauvres de son voisinage, et sans les dénoncer… Si ça vous amuse, Dobolino, j'ai une bio du bonhomme quelque part dans l'ordinateur, je vous l'enverrai.

Lilith Tiger, je vous trouve un peu sévère avec la fin de siècle. Hérédia, c'est peut-être trop fignolé pour vous, mais du baroque (dont vous vous délectez) à la Préciosité", il n'y a que le temps d'un soupir, Sully Prudhomme est un peu fêlé (gag !), mais Pierre Louÿs c'est très drôle, Rachilde c'est particulier, tous ces décadents professionnels héritiers de Des Esseintes sont émouvants, à force d'à force, et après tout Proust sort de là. Ou, un cran plus bas mais quand même, Georges Rodenbach. Ne jetez pas le bébé avec l'eau du bain parfumé à l'essence de tubéreuses…
JPB

Ecrit par : brighelli | 13 décembre 2007

Ah! que non! On est en plein Oedipe!
De toute façon, quand je pose des questions sur la maternelle, que ce soit évaluationnite ou sexisme, personne ne me répond... Alors, je recentre sur le complexe d'Oedipe ou de Girard, c'est au choix du lecteur.

Ecrit par : dobolino | 12 décembre 2007

On ne pourra pas vous reprocher de prendre vos amants à la maternelle, alors que certains y prennent leurs "maîtres à penser".

Ecrit par : Robin | 13 décembre 2007

Ou, un cran plus bas mais quand même, Georges Rodenbach. Ne jetez pas le bébé avec l'eau du bain parfumé à l'essence de tubéreuses…
JPB

Ecrit par : brighelli | 13 décembre 2007

"Bruges la morte", "A Rebours", Là-bas"...Vive la décadence !

Ecrit par : Robin | 13 décembre 2007

Ou, un cran plus bas mais quand même, Georges Rodenbach. Ne jetez pas le bébé avec l'eau du bain parfumé à l'essence de tubéreuses…
JPB

Ecrit par : brighelli | 13 décembre 2007

"Bruges la morte", "A Rebours", Là-bas"...Vive la décadence !

Ecrit par : Robin | 13 décembre 2007

Hé hé hé, je parie que je suis le seul, ici, à avoir lu "L'Agonie" de Jean Lombard. C'était dans ma période de fascination pour l'empereur Elagabal(e) / Héliogabale! Hein, hein, qui connait ici Jean Lombard? HEIN QUI????????

Ecrit par : Pendariès | 13 décembre 2007

Dans le même genre d'anarchisme et de jeunesse couronnés, j'ai longtemps cherché quelque biographie du pape Benoît IX (3 fois sur le trône de Pierre! et la première fois, jeune adolescent, renard au possible, paillard dans doute, accroché au pouvoir - ça, ça me fascine.): quelqu'un aurait-il une piste ou deux parmi nos érudits locaux? ;-) Merci!

Ecrit par : Pendariès | 13 décembre 2007

"Y'a un blème, Christophe, c'est que nous, quand on nous goinfre de rythmes africains qui nous hérissent le poil et nous font mourrir d'ennui, au lieu de se tirer, on fait semblant d'adorer pour pas se faire mal voir par les "biens" qui ont tout "compris". Pourquoi, c'est toujours à nous, pauvres petits blancs, de faire semblant d'être en extase, même quand on se fait chier comme des rats morts?
Pourquoi on n'a pas le droit de préférer Elisabeth Schwarzkopf chantant Schubert?
Nous ne sommes pas estimables aussi, nous, peuplades européennes?"

Ecrit par : dobolino | 12 décembre 2007

On a parfaitement le droit! Ce que je veux simplement dire, c'est que l'art est moins naturellement universel que ce qu'on croit, et que les premiers ethnomusicologues, pétris de Schubert et de Mozart, et certains de la suprématie de "leur" musique, ont dû être bien surpris quand ils ont vu les indigènes à qui ils ont fait écouter Mozart se détourner poliment au bout de quelques minutes en faisant comprendre que cela ne les touchait que moyennement! Il faut, pour apprécier certaines choses, y être "éveillé" culturellement, comme on dit, parfois pompeusement. Et pour entré dans un "raga", musique magnifique s'il en fut, (je ne parle pas de l'abréviation du mot "ragamuffin"), c'est un peu compliqué la première fois pour nous autres occidentaux.
Et j'en profite pour répondre également à Françoise en disant que, justement, la campagne d'Estrella participait justement de cet éveil musical, à la différence près qu'il s'y ajoutait une dimension sociale. Dans un même pays, faire découvrir la musique savante à des couches sociales à qui elle était interdite. Estrella, l'anti TF1, en quelque sorte.
Mais ce qui m'amuse vraiment est d'imaginer la tête de ces premiers ethno-musicologues.
De quels "rythmes africains" parlez-vous, Catmano? Moi, ce qui me hérisse plus, dans l'esprit dans lequel vous vous indignez, serait plutôt une certaine frange de ce qu'on appelle "la musique contemporaine". La musique savante d'aujourd'hui. Certains successeurs de Boulez. (Je ne parle pas de Stockhausen, qui vient de mourir, et que je trouve réellement intéressant.)

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 13 décembre 2007

Il y a encore erreur... Mais ça ne fait rien. Je serais plutôt comme vous, moi. Ce serait plutôt aussi les successeurs de Boulez, et même Boulez d'ailleurs, qui auraient tendance à me hérisser.

Ecrit par : catmano | 13 décembre 2007

Oui, j'avoue que, pour Boulez, il faut le décodeur! Cela fait partie des musiques que l'on peut vraiment apprécier de manière extrêmement cérébrale, après une analyse assez poussée qui permet de la comprendre.
Je peux me tromper, mais j'ai l'impression qu'il s'agit d'un plaisir à la limite de la perversion, et que je me procure d'ailleurs assez rarement! Mais je n'ai encore jamais eu l'occasion de tenter des écoutes de ce compositeur en maternelle! Peut-être que les enfants de petites sections réagiraient à cette musique extrêmement élitiste de manière radicalement différente?
Ceci-dit, bien "qu'éveillé" assez tôt à la musique contemporaine, j'écoute plus volontiers Ravel et Miles Davis.
:-)
Dobolino, à quelles musiques africaines faisiez-vous référence?

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 13 décembre 2007

1032 - [Ro] 1044 - Consécration du pape Benoît IX, un jeune enfant débauché de douze ans qui sera chassé après douze années de règne au profit de Sylvestre III qui n'exercera sa charge que durant 3 semaines ! L'ancien jeune pape usa de la force pour se rétablir durant une nouvelle période de 3 semaines (!), mais son oncle Grégoire VI lui ayant acheté le siège pontifical, Benoît IX réabdique... Sept mois plus tard, l'empereur germanique : HENRI III (surnommé le noir) descend en Italie pour faire déposer les deux papes : Sylvestre III et Grégoire VI par le Concile de Sutri. C'est ce même concile tenu en 1046, qui élira comme successeur de St Pierre : Clément II, évêque de Bamberg qui décédera neuf mois plus tard à Pesaro dans d'étranges conditions ! Aussitôt Benoît IX se réinstalla pour 8 mois et réabdiqua une troisième fois en faveur du bavarois Damase II qui ne sera pape que durant 22 jours en juillet 1048 ! Léon IX lui succédera le 12 février 1048.

Je suis allé regarder sur Google. Je ne connaissais pas ce pape haut en couleurs, c'est le moins que l'on puisse dire.

Débauché dès l'âge de 12 ans et trois fois pape ! Mazette ! On dit que déjà à la maternelle...

Vous avez des détails, Pendariès ?

On m'a dit un jour que le fait que l'Eglise ait survécu malgré tout cela était la preuve de son caractère divin. Raisonnement spécieux ?

Ecrit par : Robin | 13 décembre 2007

J'ai trouvé une source qui paraît assez sérieuse :

http://www.30giorni.it/fr/articolo.asp?id=9662

Ecrit par : Robin | 13 décembre 2007

J'ai fait mouche plus que je ne l'espérais, avec "mon" apprentissage de la brasse sur un tabouret, qui est celui d'Eveline Charmeux.

Sur la musique, Boulez, c'est ce qu'en dit Einstein : on ne peut l'écouter que "comme des variations de pression ondulatoire", cela a donc peu ou pas de sens. Je m'explique : pour moi, il est à la musique ce que sont les "séquences" à la littérature.

J'ai eu l'honneur de prêter mon piano à Miguel Estrella pour qu'il s'exerce en vue d'un concert, et c'était de la musique magnifique, ses pauvres mains torturées avaient retrouvé toute leur vélocité.

Catmano, ma fille me dit que plusieurs fois dans la journée, des petits enfants de sa classe se sont plaints : "Maîtresse, Tugul Dur nous a montré ses fesses" !"

Tugul Dur (c'est son nom!, je le trouve tellement joli que j'ai envie de le prendre comme pseudo) est un tout petit Chinois qui vient d'arriver dans sa classe. Il est absolument craquant, et les maîtresses doivent se défendre de ne pas le prendre comme mascotte.

Elle a trouvé la parade :" Tugul Dur, montre-moi tes fesses".
Tugul Dur était très ennuyé, a rougi (il est devenu orange) et ma fille a ajouté : "Tu as de la chance, je suis une gentille maîtresse, si j'étais méchante, je t'aurais obligé à montrer tes fesses à toute la classe". Je gage que Tugul Dur ne recommencera pas.

Anne-Marie.

PS : moi aussi, j'ai connu la piscine Molitor. Celle d'été était somptueuse...mais chère. Mon père nous y emmenait.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 13 décembre 2007

Ca va lui faire plaisir, à Tugul Dur, de savoir qu'on parle de ses fesses ici.
Ca sert aussi à ça, un pseudo : à éviter de raconter la vie de ceux qui n'y tiennent pas forcément. Comme ça, par exemple, on n'identifie pas du premier coup le néo-nazi de Dobolino. Il faut chercher un peu.

A propos de piano : moi, un jour, j'ai serré la main de Roger Gicquel.

Ecrit par : yann | 13 décembre 2007

Maternelle et natation.

Comme j'aurais aimé aller à l'école maternelle et comme j'aurais aimé apprendre à nager enfant ! Hélas ! Pas de maternelle dans mon village et pas de piscine non plus! L'instituteur de la communale aurait pu nous faire barboter dans la Marne mais aucun endroit aménagé ne le permettait. Entrée au Cours complémentaire ,qui fut ensuite appelé collège ,rien n'était prévu non plus. Pourtant mon cher papa me répétait qu'il n'était pas plus difficile d'apprendre à nager que d'apprendre à faire du vélo et qu'il avait appris tout seul à nager dans la Marne toute proche un peu avant la guerre 14. Or j'avais appris à faire du vélo toute seule. Bien obligée : il n'y avait pas de ramassage scolaire pour aller au Cours complémentaire . Il me racontait aussi cette petite histoire pour me déterminer à apprendre.
Un respectable professeur d'histoire- géographie monte à bord d'un bac traversant la rivière. S'adressant au passeur il lui demande s'il connait l'histoire. L'homme répond par la négative. Le professeur se lamente " Ah, mon brave , le quart de votre vie est perdue ! Vous connaissez peut-être la géographie ? " Seconde réponse négative et le professeur en conclut qu'un autre quart de sa vie est perdu. Le bac chavire et tout le monde se retrouve à l'eau.
- Savez- vous nager ? demande le passeur. Le professeur a bien du mal à articuler l'adverbe de négation.
- Quel dommage, conclut le passeur, voilà toute votre vie perdue !

Arrivée à l'Ecole normale le professeur d'EPS nous expliqua qu'une future institutrice devait savoir nager et nous allâmes à la piscine olympique où le maître-nageur faisait plonger d'office les ignares à l'endroit le plus profond du bassin pour leur tendre la perche après la remontée consécutive au coup de talon. A cette époque je surmontais de très graves problèmes de santé consécutifs à une erreur de diagnostic médical. Cette méthode d'apprentissage ne donna aucun résultat, et le prof d'EPS que j'admirais et respectais pour sa compétence et ses qualités humaines se fâcha avec le moniteur.
Ce ne fut qu'à l'âge de 40 ans que je réussis à apprendre chez des amis dans la piscine où tout le monde s'amusait, y compris mon mari paraplégique qui avait repris goût à la vie dans la piscine du centre de rééducation des Invalides de Paris. Mes amis , au détour d'une conversation, parlèrent d'un homme âgé de 60 ans qui avait appris à nager chez eux . Mon mari me fabriqua une ceinture destinée à me mettre en confiance : des morceaux de polystyrène gros comme des savonnettes taillés par ses soins et percés chacun d'un trou où passait une ficelle. Au bout de quelque jours je nageais avec la seule ficelle. Je me dis alors que je pourrais peut-être me mettre au piano ce que je fis. Je nage mal, je joue mal, mais cela me regarde. D'ailleurs je vais aller réviser " Noël noir " . mélodie de Francine Cockenpot, texte de Robert Morel, harmonisation de Raphaël Passaquet.

Bonne journée à tous.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 13 décembre 2007

J'ai eu l'honneur de prêter mon piano à Miguel Estrella pour qu'il s'exerce en vue d'un concert, et c'était de la musique magnifique, ses pauvres mains torturées avaient retrouvé toute leur vélocité.

Nous l'avions fait venir pour parler à des élèves de collège dans la Nièvre, il y a quelques années.

Il a raconté comment il s'exerçait à jouer du piano sur un clavier muet quand il était en prison et bien d'autres choses encore.

On avait les larmes aux yeux.

En fait c'est à cause de sa volonté de mettre la musique à la portée des plus humbles qu'il a été suspecté, arrêté puis emprisonné par la junte militaire argentine.

C'est certainement l'une des personnes les plus rayonnantes et les plus sympathiques qu'il m'ait été donné de renconter.

Un grand honneur et une grande chance.

Ecrit par : Robin | 13 décembre 2007

"Artiste non conventionnel - c'est un éclectique fier de ses racines - Miguel Angel Estrella s'élève contre l'utilisation commerciale de la musique et l'esprit de compétition qui oppose les musiciens entre eux. Cette attitude irrite certains milieux proches de la dictature militaire alors au pouvoir en Argentine. Pour avoir offert la musique aux plus humbles et aux plus démunis, Miguel Angel Estrella se voit refuser de travailler dans son propre pays. Avec sa famille, il cherche provisoirement refuge en Uruguay. Le Mexique et le Canada lui proposent du travail. En 1977, à la veille de son départ d'Uruguay, il "disparaît". Une vaste campagne de solidarité se développe alors sous l'impulsion d'Yves Haguenauer, de Nadia Boulanger, de Yehudi Menuhin et d'Henri Dutilleux, réunissant des centaines de musiciens et d'amis du pianiste. Grâce à l'effort des Nations Unies, de l'UNESCO, du Vatican, de l'Association Internationale des Juristes, de l'Aidà et de plusieurs organisations des Droits de l'Homme qui se sont mobilisés pour lui sauver la vie, la dictature se voit obligée de légaliser sa situation. Il est alors transféré à une maison d'arrêt officielle."

Ecrit par : Robin | 13 décembre 2007

"J'ai fait mouche plus que je ne l'espérais, avec "mon" apprentissage de la brasse sur un tabouret, qui est celui d'Eveline Charmeux."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 10 décembre 2007

C'est bien essayé, Anne-Marie Valette, mais ça ne passe pas! Il suffit de remonter lire, un peu plus haut, votre post qui souhaite à mots à peine couverts le retour à ce type de pratiques, je cite:

"Au moins, ils apprendraient les bons mouvements. Une fois de plus, à quoi cela sert-il d'emmener tous ces enfants si on ne leur enseigne pas les choses correctement?"

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 10 décembre 2007




Sur la musique, Boulez, c'est ce qu'en dit Einstein : on ne peut l'écouter que "comme des variations de pression ondulatoire", cela a donc peu ou pas de sens. Je m'explique : pour moi, il est à la musique ce que sont les "séquences" à la littérature.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 13 décembre 2007

Qu'est-ce exactement qu'une musique qui "a du sens", Anne-Marie Valette? Universellement parlant, je veux dire?

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 13 décembre 2007

Etant donné qu'on semble avoir joyeusement sombré dans le hors sujet, je me permets d'insérer ceci (à méditer).

Un extrait de L'école de la lâcheté de Maurice T. Maschino (que je recommande vivement):

"Il y a plus de trois décennies déjà, dans un ouvrage prémonitoire et d'une remarquable lucidité, Le lycée unidimensionnel, Henry Gunsberg décrivait en ces termes le devenir de l'école et de la fonction enseignante:
"Les professeurs seront laminés par le système. Ils seront tenus au plus grand conformisme, mais sous l'apparence du renouveau : n'enseigneront-ils pas les techniques nouvelles et n'élargiront-ils pas leur enseignement en picorant dans la vie quotidienne?[...]
On ne lui demandera pas plus [au professeur] de cultiver des intelligences que de tailler sur le bon patron les futurs producteurs, consommateurs et vendeurs. Son travail sera donc moins intense et son enseignement très superficiel; par contre, son temps sera dévoré par ses nouvelles tâches et il connaîtra l'usure plus que la fatigue. Il sera peu à peu relégué assez bas dans l'échelle sociale [...]
Les professeurs, nivelés par leur usure, assujettis à la machine sociale par leur nouveau statut, perdront liberté et originalité d'esprit, et enfin, l'intellectuel sera rejeté à son véritable rang dans la société moderne : le dernier [...]
Ce sera un résultat logique. Le nouvel Etat industriel [...] ne peut vivre que grâce [...] à la vente de masse et à la manipulation du consommateur. Il lui faut donc des clients malléables, de préférence coulés dans le même moule et ayant mêmes goûts, mêmes désirs, mêmes ambitions - des hommes qui se plaisent avant tout à se rendre et à se sentir identiques : la nouvelle société industrielle se nourrit de ressemblances. Aussi l'intellectuel en est-il l'ennemi exécré [...], il faut l'asservir et détruire son influence.""

Ecrit par : snoop | 13 décembre 2007

Justement, nous n'étions pas dans le hors-sujet, snoop! L'éveil artistique est une des composantes de l'enseignement et de l'école qui peut encore pallier ce que vous stigmatisez dans votre message!

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 13 décembre 2007

Justement, nous n'étions pas dans le hors-sujet, snoop! L'éveil artistique est une des composantes de l'enseignement et de l'école qui peut encore pallier ce que vous stigmatisez dans votre message!

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 13 décembre 2007

L'éveil artistique, l'éveil sportif, l'éveil scientifique, l'éveil littéraire, l'éveil citoyen... décidément, c'est la veillée aux morts dans cette école "ambition réussite"!

Ecrit par : marigot | 13 décembre 2007

@ christophe sibille
Je ne peux envisager que vous ayez mal compris, relisez : "n'enseigneront-ils pas les techniques nouvelles et n'élargiront-ils pas leur enseignement en picorant dans la vie quotidienne?[...]
Son travail sera donc moins intense et son enseignement très superficiel; par contre, son temps sera dévoré par ses nouvelles tâches "
On fait de l'éveil, de la citoyenneté, de l'éducation sexuelle, de l'éducation à l'hygiène, de la prévention routière, des tice, brevets informatiques b2i... J'en oublie ! On est en plein dedans.
L'école n'assume plus sa mission première: transmission de la culture et du savoir.
On peut d'ores et déjà signer l'avis de décès, il ne nous reste plus que l'enterrement en grande pompe, dans une flambée de violence et de misère (rassurez-vous, c'est bien parti; on a même déjà commencé dans les établissements de banlieue toujours à la pointe du progrès).

Ecrit par : snoop | 13 décembre 2007

Merci, Robin, de manifester la même admiration que moi pour ce grand et courageux musicien.

Le mettre sur le même plan que Roger Gicquel, comme le fait Yann, est dérisoire.

C'est hélas la dérive actuelle : on n'admire plus personne, on met au même niveau un article sur le foot, la nicotine qui attaque le cerveau, la faim qui tue toutes les quatre secondes, l'incipit (sic) du livre de Michel Leiris, etc etc...avec quelques lignes de V.Hugo, de Marguerite Yourcenar, une scène de l'Ecole des femmes, sans transition, une scène du film Marius;

de toute façon, aucune importance, ce qui compte, c'est de savoir à quelle époque de sa vie l'auteur a écrit cette scène, quels sont les "destinateurs", quelles sont les visées argumentatives, le message visuel, la modalisation, l'exercice bilan, les valeurs aspectuelles, le cadre spatio-temporel, la personnification, le motif du regard, les didascalies, les antonymes, l'anaphore qui structure un poème, l'utilisation de connecteurs logiques, l'ancrage dans l'actualité, comment un passage narratif mêle les deux systèmes énonciatifs, coupé et ancré, (pour cela, il faut s'appuyer sur les déictiques et autres billevesées (comme Madame de Romilly, je préfère ce mot à celui, plus banal et plus utilisé, de connerie) qui font que les jeunes sont à jamais dégoûtés de la littérature.

(Petit clin d'oeil à Jean , Jean-Paul, Robin et tous ceux qui sont d'ardents défenseurs de la littérature, sans oublier ceux qui initient les enfants à l'apprentissage de la lecture par le b-a ba ...et à la natation... pas sur un tabouret.)

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 13 décembre 2007

Il lui faut donc des clients malléables, de préférence coulés dans le même moule et ayant mêmes goûts, mêmes désirs, mêmes ambitions - des hommes qui se plaisent avant tout à se rendre et à se sentir identiques : la nouvelle société industrielle se nourrit de ressemblances. Aussi l'intellectuel en est-il l'ennemi exécré [...], il faut l'asservir et détruire son influence.""

Ecrit par : snoop | 13 décembre 2007

Texte d'une vérité saisissante, hélàs.

La mission première de l'école n'est plus assurée et les enseignants se sont peu à peu transformés en animateurs.

dernier exemple en date :

Ecrit par un élève de 3ème sur le logiciel GIBII (Gestion informatisée du B2I) en réponse à l'item : "Je sais rechercher des références documentaires à l'aide du logiciel documentaire du CDI : "Je c est (sic) le faire car je l'ai fait devant Mme. X" (et il y a bien pire !)

On peut éventuellement signaler les fautes de français, mais elles ne peuvent en aucun cas empêcher la validation de l'item.

Quand vous pensez qu'en dehors du B2I, il a l'apprentissage de la natation (compétence du socle commun "accession à l'autonomie"), le brevet de sécurité routière, la prévention du tabagisme, de la toxicomanie, de l'alcoolisme, l'éducation sexuelle, l'éducation à la citoyennenté, la sensibilisation au respect de l'environnement, les sorties éducatives, l'élection des délégués, etc.

Il ne reste en effet pas beaucoup de temps pour s'occuper de valider ces "items" tout à fait secondaires que sont la maîtrise de la langue et l'étude de la littérature.

Quant à la morale la plus élémentaire...C'est dépassé et traumatisant.

Ecrit par : Robin | 13 décembre 2007

Dans tout ce fil, j'ai retenu une phrase de notre hôte qu'il aurait pu exprimer en adaptant la plaisanterie bien connue sur les trois facteurs essentiels à la valeur d'un bien immobilier: en anglais, of corse : location, location location. Tout aussi fondamentaux pour la réussite des apprentissages sont le maître, le maître et le maître, mot que j'emploie à dessein puisque depuis qu'il a été rayé du vocabulaire scolaire, sa fonction s'est délitée et les aprentissages sont partis à la dérive.
On peut à cet égard dater avec précision le commencement de la fin de l'école des savoirs du jour où cette grande lumière de la Gauche française que fut Anatole de Monzie eut une idée en rapport avec son génie: il a fait débaptiser le ministère de l'Instruction publique .

Si on commençait par rayer l'Education nationale du vocabulaire on avancerait d'un grand pas.

Je vous signalais plus haut le livre de Georges Gusdorf, Pourquoi des professeurs ? ( Payot, Paris, 1963, coll. Science de l'homme) et sa lecture m'a fait ressortir un livre similaire, plus récent, et dont j'ignore s'il fut traduit en français, bien que son auteur, Jacques Barzun, le soit: Il se penche sur la question depuis plus d'un demi-siècle et ses articles sur "The Forgotten Conditions of Teaching and Learning" ont été édités en 1991, (Univ of Chicago Press), sous le titre: Begin Here.

Ayant enseigné à Columbia (qui fut dans le 1er tiers du siècle dernier le creuset du pédagogisme et de l'international market of bad ideas, comme dit mon maître à moi, Charlie Glenn), il était aux premières loges pour fustiger la doctrine pernicieuse qui a usurpé la notion de progrès, la " progressive education" ( pédagogisme version US) et son enfant monstrueux, la méthode globale (Look-and-Say ou Dick and Jane) qu'il qualifiait de " criminal nonsense" .

Et de rappeler ce que disait, en un temps où l'école publique était encore considérée comme " a new American wonder", le Président Wilson: "Our liberties are safe until the memories and experiences of the past are blotted out... and our public school system has fallen into decay".

Que n'eut-il pas ce genre d' intuition quand il est venu mettre son nez dans les Traités de Versailles et autres banlieues!

Barzun encore:
"Teaching is an art, and an art, though it has a variety of practical devices to choose from, cannot be reduced to a science."
Le reste est de la littérature.

Ecrit par : Cadichon | 13 décembre 2007

1032 - [Ro] 1044 - Consécration du pape Benoît IX, un jeune enfant débauché de douze ans qui sera chassé après douze années de règne au profit de Sylvestre III qui n'exercera sa charge que durant 3 semaines ! L'ancien jeune pape usa de la force pour se rétablir durant une nouvelle période de 3 semaines (!), mais son oncle Grégoire VI lui ayant acheté le siège pontifical, Benoît IX réabdique... Sept mois plus tard, l'empereur germanique : HENRI III (surnommé le noir) descend en Italie pour faire déposer les deux papes : Sylvestre III et Grégoire VI par le Concile de Sutri. C'est ce même concile tenu en 1046, qui élira comme successeur de St Pierre : Clément II, évêque de Bamberg qui décédera neuf mois plus tard à Pesaro dans d'étranges conditions ! Aussitôt Benoît IX se réinstalla pour 8 mois et réabdiqua une troisième fois en faveur du bavarois Damase II qui ne sera pape que durant 22 jours en juillet 1048 ! Léon IX lui succédera le 12 février 1048.

Je suis allé regarder sur Google. Je ne connaissais pas ce pape haut en couleurs, c'est le moins que l'on puisse dire.

Débauché dès l'âge de 12 ans et trois fois pape ! Mazette ! On dit que déjà à la maternelle...

Vous avez des détails, Pendariès ?

On m'a dit un jour que le fait que l'Eglise ait survécu malgré tout cela était la preuve de son caractère divin. Raisonnement spécieux ?

Ecrit par : Robin | 13 décembre 2007

Je n'ai que peu de détails en plus... J'ai eu seulement quelques articles sous les yeux, tirés de vieilles encyclopédies à la fac; rien de plus... Et, sincèrement, c'est le genre de graine que j'admire, quand elle pousse et s'épanouit à ce niveau et en tragédie. Mais aucune biographie. Rien, ce pape, est sous le Pierre; motus et bouche cousue. Dommage.

Pour l'Eglise: raisonnement forcément spécieux, sans doute, si l'on compare avec l'action du divin Elagabal (1), l'adolescent oriental (ah sa famille de princesses syriennes!), sur la religion de l'Empire. Prêtre, il voulut imposer son monothéisme (celle de la pierre noire d'Emèse, son Baal, son soleil; quel spectacle que son arrivée triomphale dans Rome: Elagabal, 17 ou 18 ans, vêtu et ornementé comme une femme - mâle et femelle, marié à son cocher fabuleusement membré -, s'inclinant devant son dieu qu'il précède dans sa marche dominatrice, et montrant, ainsi, son cul au Sénat et aux Temples); il se retrouva assassiné dans les latrines de son palais; désarticulés et mis en morceaux, ses restes furent jetés dans le Tibre (j'ai dévoré, j'avais 20 ans, fou de jalousie pour ce superbe qui osa, sans doute, les textes de Tacite, Lampridius, Suétone, Roland Villeneuve, Artaud, et même la pièce de théâtre de Pierre Moinot). Ca, ça a de la gueule!

Même Benoît IX me semble fade; mais j'espère encore pouvoir en savoir plus sur lui.

Ce qui est solide, Empire ou Eglise, c'est la (super)structure. Qui réagit comme un corps attaqué par un virus. Elle le bouffe et le rejette.


(1) Il y eu un opéra "Héliogabale" du magnifique Déodat de Séverac aux Arènes de Béziers, que, bien sûr, l'on ne trouve enregistré sur aucune galette cd aujourd"hui. Damned.).

PS: Si je ne parle pas des maternelles, c'est que je n'en connais mais.

Ecrit par : Pendariès | 13 décembre 2007

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-989064@51-972969,0.html

Chaque année, 30 % des nouveaux étudiants redoublent, 16 % sont réorientés et 6 % abandonnent leurs études

Le gouvernement débloque 730 millions d'euros pour la réussite à l'université

Sept cent trente millions d'euros cumulés d'ici à 2012, tel est le montant de l'enveloppe allouée à la réussite en licence, dans le cadre du plan que la ministre de l'enseignement supérieur, Valérie Pécresse, a présenté, jeudi 13 décembre, à la Conférence des présidents d'université (CPU), aux syndicats de personnels et aux organisations étudiantes. Cet effort équivaut à une hausse de 43 % du budget dédié aux trois premières années universitaires, dont le montant s'élève à 500 millions d'euros.

Ce plan a pour objectif de diviser par deux le taux d'échec en première année de licence. A l'étude depuis juillet, sa conception a été accélérée par le gouvernement pour sortir du mouvement de contestation contre la loi Pécresse sur l'autonomie des universités. Sur les 280 000 étudiants qui entrent chaque année à l'université, 52 % échouent en fin de première année : 30% redoublent, 16 % sont réorientés et 6 % abandonnent leurs études.

Pour lutter contre ce gâchis, le projet propose une refonte du contenu de la licence. La première année, baptisée "fondamentale", sera moins spécialisée. Outre la dominante disciplinaire, elle devra comporter des heures consacrées aux langues vivantes, à la méthodologie, à l'informatique. Durant cette première année, les étudiants bénéficieront du soutien d'un enseignant référent.

La deuxième année, dite de "consolidation" constituera la véritable entrée dans la spécialisation disciplinaire. Elle sera aussi consacrée à la découverte du monde professionnel sous forme de séminaires, de forums, de tutorat d'entreprise. Au cours de cette année, un suivi du projet personnel devra être assuré. Ce n'est qu'en troisième année que l'étudiant se spécialisera. Un stage obligatoire en entreprise devra être validé lors du cursus.

La nouvelle architecture entraînera une hausse des heures de cours. Cinq heures supplémentaires en moyenne seront octroyées aux universités pour chaque année de licence. Actuellement, le nombre d'heures de cours hebdomadaires varie entre 15 heures en lettres et 30 heures en sciences. Ce nouveau schéma s'inspire du projet de réforme sur lequel travaillait l'université de Rennes-II, l'une de celles où est né le mouvement de contestation contre la loi sur l'autonomie.

Ce renforcement pédagogique se fera sans création de postes d'enseignants. En revanche, les universités pourront recourir à des heures supplémentaires, défiscalisées, payées 40,06 euros. Pour chaque licence, une prime de l'ordre de 2 000 euros par an sera octroyée aux enseignants coordinateurs, chargés de concevoir le projet pédagogique. "Nous allons enfin donner une reconnaissance financière et symbolique à l'accompagnement des étudiants", explique MmePécresse. Les universités pourront aussi faire appel à de jeunes thésards occupant des postes de moniteurs; 2 250 de ces emplois étaient déjà prévus dans le budget 2008. Enfin, des étudiants seront recrutés pour des tâches de tutorat.

Autre volet du plan, un "contrat de réussite" sera signé entre l'étudiant et son professeur tuteur. Le document contiendra des engagements réciproques, en terme d'assiduité par exemple, ou de soutien en cas de difficultés. Un effort sera aussi fait pour améliorer l'orientation des étudiants.

Enfin, des possibilités de réorientation seront ouvertes dès la fin du premier trimestre et en fin de première année. Le but est de développer des passerelles entre les filières post-bac, notamment avec les IUT et BTS. Ces filières courtes seront incitées, grâce à l'instauration d'un système de bonus financier, à s'ouvrir davantage aux bacheliers technologiques pour lesquels elles avaient été créées.

Actuellement, les IUT recrutent 68 % de bacheliers généraux et seulement 32 % de bacheliers technologiques. Avec les bacheliers professionnels, ces derniers essuient le taux d'échec le plus important à l'université. La réforme instaure un accès de droit à ceux qui auront obtenu la mention bien ou très bien.

Prévu pour prendre effet dès février 2008, le plan licence devrait, sur le fond, rencontrer peu d'opposition. Les principaux acteurs réclamaient depuis longtemps une rénovation du premier cycle, talon d'Achille de l'université. En revanche, les organisations étudiantes et surtout les syndicats d'enseignants risquent de critiquer l'absence de crédits pour la création de postes.

Mercredi 12 décembre, l'UNEF rappelait dans un communiqué qu'"il était indispensable que le taux d'encadrement soit augmenté par un recrutement massif d'enseignants chercheurs et de personnel administratifs".


Catherine Rollot, "Le Monde"

Ecrit par : Pendariès | 13 décembre 2007

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-823448,36-989083,0.html


La filière droit rejette plus de la moitié des étudiants en première année
LE MONDE | 13.12.07 | 10h38 • Mis à jour le 13.12.07 | 10h38


Avec le recul, Valentin Riglet-Brucy les appelle en plaisantant "mes deux années sabbatiques… après le bac". Mais sur le coup, elles ont eu le goût amer de l'échec. Comme les 33 000 jeunes bacheliers qui se pressent chaque année en première année de droit, Valentin pensait qu'il avait sa chance. Bon élève, titulaire d'un bac S, il voyait dans la chose juridique une discipline intéressante et aux débouchés professionnels variés.



Dès le premier contact avec la fac, il a déchanté. "Nous étions près de 1000, répartis en trois groupes, à assister à des cours plus magistraux que magistraux", se rappelle l'ancien étudiant de Paris-II (Panthéon-Assas). L'anonymat, le manque de communication avec les enseignants, l'attitude des étudiants "qui refusent de prêter leurs cours" l'ont dégoûté. "En gros, c'est démerde-toi et chacun pour soi", déplore le jeune homme, qui s'est orienté vers un BTS audiovisuel en alternance, après s'être acharné pendant deux ans.

"Motivation négative" Des débuts difficiles, Laetitia Mattei en a elle aussi connu. Après avoir redoublé sa première année, elle est aujourd'hui en deuxième année de licence de droit. Bachelière à 17 ans, elle s'est sentie "lâchée sans filet" dans un univers dont elle ne maîtrisait pas les codes. Malgré ses efforts, les notes ne suivaient pas. Il lui a fallu un an d'acclimatation avant de trouver son rythme. "La première année de droit, c'est du par cœur assez rebutant, après on commence à comprendre ce qu'il y a derrière. Le problème c'est que personne ne nous prévient de ce qui nous attend." Beaucoup d'étudiants ne s'accrochent pas aussi longtemps. Plus de la moitié des inscrits en droit jettent l'éponge avant la fin de la première année et ne se présentent même pas aux examens. "Le bachelier, sauf exception familiale, n'a aucune vue générale sur le droit, matière qu'il n'a jamais abordée au cours de sa scolarité", explique Didier Truchet, professeur de droit public à Paris-II et auteur d'un rapport sur l'enseignement juridique.

En outre, poursuit M. Truchet "les jeunes ont en tête la représentation faussée des professions judiciaires donnée par de nombreuses séries télévisées. Or la réalité est souvent moins glamour". Le taux d'échec important s'explique aussi par ce que M.Truchet appelle "la motivation négative" : "Un certain nombre d'étudiants se disent : Je ne vais pas aller en lettres car il n'y a pas de débouchés, les mathématiques ne m'intéressent pas alors pourquoi pas le droit? " Les universités ont leur part de responsabilité, même si elles proposent de plus en plus de modules d'information ou de réorientation à leurs étudiants. Ainsi à Aix-Marseille-III, la filière développe depuis plusieurs années un accompagnement pour l'étudiant en difficulté afin de réduire l'échec "sec".

Mais comme en convient Louis Vogel, président de Paris-II, le soutien reste "une de nos lacunes". "Il faut être honnête, si les choses ne bougent pas depuis des années, c'est aussi parce que les filières de droit avec leurs amphithéâtres bondés ne cherchent pas le client", poursuit l'universitaire.

Catherine Rollot

Ecrit par : Pendariès | 13 décembre 2007

A propos du projet de brouillon de tentative de "réforme" de la licence : "La première année, baptisée "fondamentale", sera moins spécialisée...La deuxième année, dite de "consolidation" constituera la véritable entrée des étudiants dans la spécialisation disciplinaire."

Je veux bien mais quand leur apprendra-t-on à lire, écrire, compter, voire calculer ?

Des promesses de jours radieux pour les pédagols de fac (il y en a !) style itinéraires de découverte du ménadres du droit ou accompagnement dans l'initiation à la multiplication en virgule flottante voire stages professionnalisants sur le copier/coller (niveau 2).

C'est fun ! Et il y a des places à prendre !

Ecrit par : dugong | 13 décembre 2007

Snoop, Henri Gunsberg a écrit en 2005 un livre "L'ogre pédagogique", les coupeurs de tête de l'enseignement, (L'Harmattan), "dédié aux membres du GRIP, Bkouche, Le Bris, Delord, Demailly, Voltaire et tous les autres, sans qui cet essai n'aurait jamais été écrit."

(On peut trouver sur internet les projets de ce mouvement, ainsi que de Reconstruire l'école (Pedro Cordoba) sauv.net etc.)

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 13 décembre 2007

La nouvelle architecture entraînera une hausse des heures de cours.

Ecrit par : Pendariès | 13 décembre 2007

Ca va leur faire drôle, à nos petits. Va falloir qu'ils bossent plus.
Du coup, je ne sais pas s'il y aura plus de réussite, mais ça aura peut-être pour effet de revaloriser les licences.

@ AM valette : je ne mets pas le talent d'Estrella sur le même plan que celui de Gicquel, mais celui des touches de votre piano avec celui des cinq doigts de ma main droite.
"Et je connais Madame Robert"...

Ecrit par : yann | 13 décembre 2007

itinéraires de découverte des méandres du droit ...

Ecrit par : dugong | 13 décembre 2007

C'est hélas la dérive actuelle : on n'admire plus personne, on met au même niveau un article sur le foot, la nicotine qui attaque le cerveau, la faim qui tue toutes les quatre secondes, l'incipit (sic) du livre de Michel Leiris, etc etc...avec quelques lignes de V.Hugo, de Marguerite Yourcenar, une scène de l'Ecole des femmes, sans transition, une scène du film Marius
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 13 décembre 2007

La disparition des échelles de valeur anciennes n'est pas récente: on en trouve en quelque sorte les prémices et l'aboutissement dans ce passage de l'Homme Sans Qualités de R.Musil (l'action se déroule en 1913), où le héros, Ulrich, décide d'abandonner ses efforts pour devenir un "grand homme" après avoir lu dans la presse la description enthousiaste d'un cheval de course "génial". Si le génie est partagé par les chevaux, à quoi bon rechercher la grandeur?

Aujourd'hui, il suffit de passer 1/2 heure devant la télé à une heure de grande écoute pour découvrir une bonne douzaine de "génies" dans les domaines les plus divers et les plus improbables.

D'où le caractère un peu dérisoire des derniers efforts de l'école pour restaurer l'admiration des "grandes oeuvres": lorsque Diam's et Bach sont mis sur le même plan, il n'y a plus aucun sens à convoquer des hiérarchies en matière culturelle. D'autant que depuis Musil, Bourdieu et ses épigones sont venus ajouter leur contribution en "démontrant" que ces hiérarchies ne sont que le produit d'une connivence "de classe".
Même si chacun, quelle que soit son origine et son histoire, peut toujours se trouver saisi par la part d'universel d'une grande oeuvre, ce type d'événement singulier n'advient que rarement ("les vérités sont rares" comme l'écrit Badiou qui ne produit pas que du non-sens lorsqu'il ne parle pas de politique).

Conclusion, en matière de retour au sujet de ce fil: donner le plus tôt possible, à tous, les clés pour échapper à la médiocrité des productions "grand public" (qui ne s'adressent qu'à un public au contraire tout petit dans ses ambitions et ses exigences). Ce qui signifie, s'agissant de la maternelle: lire aux jeunes enfants des grands récits passionnants écrits dans une belle langue. Outre les contes traditionnels (Perraut, Grimm, Andersen...) dans leur version originelle, des enfants de 5 ans sont très réceptifs aux mythes grecs et romains (L'Odyssée dans une version un peu abrégée), aux contes des Mille et une Nuits, à la poésie lyrique et épique (par ex. Hugo: La Fin de Satan, La Légende des Siècles, L'Art d'être Grand-Père...), aux fables de La Fontaine (il faut prendre le temps d'expliquer chaque mot mais le résultat en vaut la peine: et quelle richesse dans la discussion autour des "moralités"! On peut aussi déboucher sur des dessins, des spectacles de marionnettes ou de petit théâtre, que sais-je encore...)
En musique: des oeuvres pour enfants comme Pierre et le Loup mais aussi des oeuvres lyriques abordables (en racontant et expliquant l'histoire) comme Fidelio ou La Flûte enchantée (qui existent en version abrégée pour enfants...) et des oeuvres courtes instrumentales de la grande musique classique (Bach, Vivaldi, Mozart, Chopin...) et, pourquoi pas, du jazz...

En "art visuel": de grandes oeuvres picturales, dont certaines sont très amusantes pour les enfants (Arcimboldo...) ; au cinema: Chaplin, Buster Keaton, Le Roi et l'Oiseau, Peau d'Ane... brefs des films drôles et/ou charmants.

Ces exemples ne sont pas tirés d'une expérience d'enseignant de maternelle mais d'une expérience de parent d'élève. A ceux qui seraient tentés de répondre comme un intervenant de ce fil :
"Rassurez-moi! Nous sommes tous bien d'accord sur le fait que les enfants de Jesse Darvas, ceux de Dobo, ceux de Cadichon et de tous les autres ne peuvent être cités en exemple à partir duquel on pourrait établir des généralités et un système d'enseignement efficient?(...)
Il y a quand même une majorité de leurs petits camarades qui sont immergés à longueur d'année dans un bain d'ignorance familiale"

je répliquerais volontiers que c'est justement pour ces petits camarades qu'il est indispensable qu'une sensibilisation à la "haute culture" (j'assume mon raisonnement "anti-bourdivin" primaire sur ce point) ait lieu le plus tôt possible. J'enrage lorsque j'entends Meirieu&Co; chercher des excuses en invoquant le temps passé par les enfants à se "crétiniser" devant la télé ce qui les rendrait indisponibles à l'école: les enfant passent 8 heures par jour à l'école, c'est plus que devant la télé même pour les plus scotchés d'entre eux! Un "jardin de culture" (comme l'écrit Kambouchner) qui serait cultivé dès la première année de maternelle (et peut-être dès 2 ans...) faciliterait grandement l'ouverture ultérieure des élèves de primaire puis de collège à une autre culture que celle de leur "génération".

Certains s'émerveillent que l'on parvienne à intéresser des élèves de 5ème de ZEP à de la mythologie grecque: mais que dirait-on si l'on parvenait à les intéresser à cette mythologie dès la maternelle? En quoi cela est-il plus difficile pour eux que d'entrer dans le monde des Pokemon? (beaucoup plus nombreux et plus complexes dans leurs attributions...)

J'ai été un peu long; tout ceci pour conclure qu'au programme très détaillé proposé par catmano et JPB, il me semble possible d'ajouter des exemples précis d'oeuvres de haute tenue appréciables dès la GS et pour certaines d'entre elles, avant. En quelque sorte, suivre un chemin rigoureusement opposé à celui préconisé par Aschieri qui verrait plutôt d'un bon oeil l'alignement des études littéraires jusqu'au bac sur la culture "générationnelle" des élèves...

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 13 décembre 2007

itinéraires de découverte des méandres du droit ...

Ecrit par : dugong | 13 décembre 2007

C'est les jeter trop vite dans l'arène. Je propose une année préalable de "remise à niveau" :

"Découverte de l'itinéraire de découverte du droit de découvrir les méandres de l'itinéraire de découverte des méandres du droit."

Il me semble, blague à part, que le projet de 1ère année "pas trop spécialisée" ressemble curieusement à une "hypokhâgne".

Ecrit par : Robin | 13 décembre 2007

Anne-Marie Valette, je ne pense pas que yann mette Estrella et Gicquel sur le même plan; simplement, il vous a gentiment charrié, avec l'humour présent dans beaucoup de ses messages, sur le fait que vous ayez souvent un peu tendance à parler de votre vie privée, ce qui intéresse moyennement les internautes. Mais son humour vous a apparemment échappé... Ce qui ne m'étonne qu'à moitié...
Ceci dit, Estrella est un grand homme, mais ce n'est pas un pianiste "historique"... Peut-être même moins reconnu que Gicquel, dans leurs parties respectives? :-)

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 13 décembre 2007

Excusez-moi, yann... J'avais zappé votre message à madame Valette.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 13 décembre 2007

Il me semble, blague à part, que le projet de 1ère année "pas trop spécialisée" ressemble curieusement à une "hypokhâgne".

Ecrit par : Robin | 13 décembre 2007

Si ça pouvait éviter de transformer les étudiants en "hyper-cagnes".

Ecrit par : yann | 13 décembre 2007

"D'où le caractère un peu dérisoire des derniers efforts de l'école pour restaurer l'admiration des "grandes oeuvres": lorsque Diam's et Bach sont mis sur le même plan, il n'y a plus aucun sens à convoquer des hiérarchies en matière culturelle. "

Ecrit par : Jesse Darvas | 13 décembre 2007

Je suis bien d'accord... A ceci près que Diam's et Bach ne sont pas mis sur le même plan sur les chaînes "généralistes". On y parle beaucoup plus de Diam's que de Jean-Sébastien!

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 13 décembre 2007

Il y a quand même une majorité de leurs petits camarades qui sont immergés à longueur d'année dans un bain d'ignorance familiale"

Ecrit par : Jesse Darvas | 13 décembre 2007

D'où la nécessité en maternelle, d'équiper les salles de classes de tabourets?

Ecrit par : buntovchik | 13 décembre 2007

Dans la série des nouvelles dispositions grotesques que prend notre ministère de la scolarisation, cette lettre adressée aux professeurs d'un élève de 3ème:

Conformément à la circulaire n° 2006-126...je vous indique les propositions qui figurent sur le PPS (projet personalisé de scolarisation) de l'élève N*** et qui s'appliquent à chacun:

- Placement au 1er ou 2nd rang face au tableau.
- Généralisation de l'utilisation de l'ordinateur en classe.
- Fournir les photocopies des cours.
- entraînement à l'utilisation du tiers temps;
- alléger les évaluations. N***est demandeur.
- Evaluation sur ordinateur avec impression ou usage de la clé USB.
- Privilégier l'oral.
- Tolérance plus grande quant à la qualité de l'écriture.
- En maths saisie des cours avec en complément la photocopie d'un cahier d'élèves.
- Un double du jeu de manuels scolaires.

Maintenant il faut savoir que cet élève , que je connais depuis la sixième est dit souffrir de "dyspraxie". Ce que je n'ai jamais pu vérifier (j'ai tout de même un diplôme de psycho-motricité) et que je conteste quand je le vois jouer au tennis de table. Il se situe dans le deuxième tiers de la classe, et est capable de donner les différents effets à sa balle en les adaptant au jeu de son adversaire.
D'autrepart, au premier trimestre, sa moyenne générale a été de 13,50 (celle de la classe: 12:46) sans que les professeurs aient eu à respecter ces dispositions personnalisées et ô combien contraignantes.
Quand on songe au nombre d'élèves réellement en difficulté, il y a de quoi se poser la question: mais qu'attendent les parents pour faire reconnaître officiellement les "handicaps" plus ou moins imaginaires de leurs enfants?
Mais peut-être, au train où vont les choses, d'ici quelques années tous les élèves auront un PPS?

Ecrit par : buntovchik | 13 décembre 2007

En "art visuel": de grandes oeuvres picturales, dont certaines sont très amusantes pour les enfants (Arcimboldo...) ; au cinema: Chaplin, Buster Keaton, Le Roi et l'Oiseau, Peau d'Ane... brefs des films drôles et/ou charmants.
Dit JD

Ô combien d'accord avec vous, JD, sur ce petit extrait et sur l'ensemble de votre post.
De la beauté partout, pour tous. On en a tant besoin.
Je montre à mes élèves de 3ème des tableaux de la Renaissance italienne; je leur parle du baroque en musique et leur fait écouter des petits extraits de Monteverdi, de Marc-Antoine Charpentier et quand nous étudierons la tragédie classique, je leur parlerai aussi de tragédie lyrique et ils auront des "petits bouts"d'opéras de Lully. Et ils en redemandent : parce qu'en art plastique, ils étudient depuis un trimestre la prétendue oeuvre d'art d'un artiste contemporain qui se trouve être l'élément d'obturation d'un évier ( encore un qui ne s'est pas remis de l'Urinoir, sans doute), parce qu'ils n'avaient jamais vu une reproduction de Gozzoli ou de Masaccio, parce qu'en musique, ils n'apprennent et n'entendent que des tubes ringards des années 80....
Malheureusement, si vous avez pris connaissance comme moi de ce que la commission Pochard nous annonce... La beauté? le cadet des soucis de ces messieurs du ministère. Et notre ministre, la beauté, le beau? Vous croyez qu'il s'en préoccupe?
Bien à vous,
Sanseverina.

Ecrit par : Sanseverina | 13 décembre 2007

To the happy few...

Ecrit par : Pendariès | 13 décembre 2007

Je suis, au contraire, à peu près persuadé qu'il y soit sensible. Et c'est encore pire!

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 13 décembre 2007

Et la beauté d'une démonstration mathématique, d'une propriété physique, comment les y initier ?
(sûrement pas avec les mains dans les pâtes, en tous cas)

C'est plus dur que pour l'opéra, le baroque ou le rococo, semble-t-il.
Pendant des années, j'ai tenté de le faire avec mes gosses, en passant pour un louf.
L'ainée commence à peine à comprendre (fugacement) ce que j'essaye de lui dire (en spé, tout de même !!).

Ecrit par : yann | 13 décembre 2007

J'ai été un peu long; tout ceci pour conclure qu'au programme très détaillé proposé par catmano et JPB, il me semble possible d'ajouter des exemples précis d'oeuvres de haute tenue appréciables dès la GS et pour certaines d'entre elles, avant. En quelque sorte, suivre un chemin rigoureusement opposé à celui préconisé par Aschieri qui verrait plutôt d'un bon oeil l'alignement des études littéraires jusqu'au bac sur la culture "générationnelle" des élèves...

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 13 décembre 2007

Merci à JD et à la Sanseverina, héroïne stendhalienne chère à mon coeur, de rappeler l'idéal grec du "Kalos ka'gathos" (Le Bien et le Beau) et d'en faire les paradigmes de programmes futurs pour les jeunes enfants, en commençant par la maternelle.

Il est temps de prendre au sérieux la prophétie "philocalique" de Dostoïevski : "La Beauté sauvera le monde."

Il serait bon que s'agrandisse le cercle des "happy few" : des Bentley pour tout le monde, pas des trabants, du Dom Perignon pas du "mousseux" !

Ecrit par : Robin | 13 décembre 2007

des Bentley pour tout le monde, pas des trabants, du Dom Perignon pas du "mousseux" !

Ecrit par : Robin | 13 décembre 2007

Façon de parler, évidemment !

Ecrit par : Robin | 13 décembre 2007

Sur Canal plus, maintenant, 19h18, Michel Rocard, en clair.

Ecrit par : Pendariès | 13 décembre 2007

Quels sont les obstacles épistémologiques à l'accès au Sens de la pratique du vélo ?

Le vélo lui-même ? le cycliste ? les deux à la fois ?

Je préconise une pratique ludique du vélo en fond de piscine. D'abord cela agiterait ces fonds peu ragoutants et ensuite cela permettrait de découpler conceptuellement la position du bassin par rapport au vélo avec celle du vélo par rapport au bassin.


Ecrit par : dugong

Dans mon École, tout individu émettant (sérieusement, ce qui n'est pas votre cas) de pareils propos aurait été directement jeté (tout habillé) dans le bassin au milieu de la cour d'honneur, où il aurait pendant au moins quelques secondes tenu compagnie aux poissons rouges.

Ecrit par : Moot | 13 décembre 2007

Et "le téléphone sonne", à France-inter, sur le bon usage de la langue française dans les media... 19h.20- 20h.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 13 décembre 2007

Même les "physicalistes" (on appelle ainsi les néo-positivistes convaincus que la seule description rationnelle du monde est celle fournie par la physique) ne prétendent pas que "tout problème peut se résoudre aussi simplement qu’une équation du premier degré": ce monsieur n'a jamais entendu parler de la physique quantique? du principe d'incertitude?

Ecrit par : Jesse Darvas

Peu importe, en fait, leur tort est plus dans leur façon de raisonner que dans leur postulat de base. En effet, s'imaginer que l'on va trouver des lois similaires à celles de la physique pour un "objet" aussi complexe physiquement parlant qu'un être humain, des lois se résumant à quelques équations simples et intelligibles, relève de la méconnaissance la plus crasse qui soit de ce qu'est la physique.

Il est déjà impossible de décrire algébriquement le mouvement de trois masses ponctuelles régies par les lois de Newton, alors imaginez ce que ça peut être pour un corps de quatre-vingt mille milliards de cellules (de mille sabords si ça vous chante), chaque cellule étant elle-même une machinerie très complexe.

Ecrit par : Moot | 13 décembre 2007

Exemple de "relativisme" dont je vous laisse apprécier le caractère "relatif" ou "absolu": lors d'une conférence à laquelle j'eus l'honneur d'assister, B.Latour prend appui sur un article de journal relatant que Ramses V serait mort de la tuberculose. Illusion! explique Latour. En effet, le bacille de Koch "n'existait pas" à l'époque de Ramses V puisque sa "découverte" (ou plutôt son "invention") est beaucoup plus récente. C'est donc un non-sens que de prétendre que l'empereur égyptien serait décédé par la faute d'un microbe qu'il n'a pu connaître.

Ecrit par : Jesse Darvas

Ça me fait penser à une "perle" relevée cette année pour la deuxième fois : un professeur d'Histoire évoque Lucy, l'autralopithèque. Une élève demande : "mais comment a-t-on su qu'elle s'appelait Lucy ?".
La première fois, c'était en philo, il y a deux ans, à propos d'Homo Habilis.

Ecrit par : Moot | 13 décembre 2007

Pendariès, vous aimeriez sans doute les Empereurs fous de Roland Auguet et de Michel Cazenave, paru d'abord en 1981.

Ecrit par : LaRiba | 13 décembre 2007

Même Benoît IX me semble fade; mais j'espère encore pouvoir en savoir plus sur lui.

C'est sûr qu'à côté d'Halagabal (ou Héliogabal ?) ; Benoït IX est un enfant de choeur !

Ecrit par : Robin | 13 décembre 2007

Pendariès a écrit : "Sur Canal plus, maintenant, 19h18, Michel Rocard, en clair."

Très bonne plaisanterie !

Ecrit par : dugong | 13 décembre 2007

Réforme de l'Université : Outre la dominante disciplinaire, elle devra comporter des heures consacrées aux langues vivantes, à la méthodologie, à l'informatique.

Ah ! Vous voyez, Pendariès, ils vont leur faire faire de la méthodologie ! Ils vont finir par savoir enfin y ranger des feuilles, dans ces fichus classeurs !

J. Darvas, vous prêchez à une convaincue. Mais si vous saviez combien certaines de maîtresses de primaire et certains parents d'élèves sont excédés par le répertoire que je fais écouter à mes élèves (les deux classes élémentaires en plus, je prends aussi la classe des grands en musique) et celui que ceux-ci choisissent pour la fête de fin d'année !
L'année dernière, il n'y avait que mes petits qui appréciaient la demi-heure par semaine d'écoute de La Flûte Enchantée !

Ecrit par : catmano | 13 décembre 2007

Sur Canal plus, maintenant, 19h18, Michel Rocard, en clair.

Ecrit par : Pendariès | 13 décembre 2007

"Michel Rocard, en clair" ???? Oxymoron !

Ecrit par : FGuichard | 13 décembre 2007

Pendariès, vous aimeriez sans doute les Empereurs fous de Roland Auguet et de Michel Cazenave, paru d'abord en 1981.

Ecrit par : LaRiba | 13 décembre 2007

Ne pas oublier Antoine de Tournens ("Moi Antoine de Tournens, roi de Patagonie" très bon roman de Jean Raspail chez Albin Michel)

Ecrit par : FGuichard | 13 décembre 2007

Sur Canal plus, maintenant, 19h18, Michel Rocard, en clair.

Ecrit par : Pendariès | 13 décembre 2007

"Michel Rocard, en clair" ???? Oxymoron !

Ecrit par : FGuichard | 13 décembre 2007

A quand Giscard sur Canal Jimmy, et Sarkozy aux Amours ?

Ecrit par : Jeremy | 13 décembre 2007

buntovchik a écrit : "Conformément à la circulaire n° 2006-126...je vous indique les propositions qui figurent sur le PPS (projet personalisé de scolarisation) de l'élève N*** et qui s'appliquent à chacun:

- Placement au 1er ou 2nd rang face au tableau.
- Généralisation de l'utilisation de l'ordinateur en classe.
- Fournir les photocopies des cours.
- entraînement à l'utilisation du tiers temps;
- alléger les évaluations. N***est demandeur.
- Evaluation sur ordinateur avec impression ou usage de la clé USB.
- Privilégier l'oral.
- Tolérance plus grande quant à la qualité de l'écriture.
- En maths saisie des cours avec en complément la photocopie d'un cahier d'élèves.
- Un double du jeu de manuels scolaires."

Que des parents psychiatrise ainsi leur môme le plus tôt possible, c'est hélas de moins en moins rare.

Qu'une administration locale se prête au jeu par le biais de circulaires victimisatoires qu'elle croit devoir pondre elle-même, c'est le signe de sa déliquescence.

Qu'un enseignant rentre dans ce probable délire, il ne serait pas digne de ce nom.

Et pour que la victime "s'entraîne à l'utilisation du tiers temps", faut-il lui en ajouter un autre ?

Remarquez que cela pourrait constituer une très belle séquence pédagole d'initiation à l'addition des fractions. Mais attention ! Une initiation seulement ! Manquerait plus qu'ils apprennent réellement à le faire ...

Ecrit par : dugong | 13 décembre 2007

COMMISSION POCHARD :
LE SNE-CSEN ET LE SNALC-CSEN CLAQUENT LA PORTE


Le Syndicat national des Lycées et Collèges (SNALC-CSEN), second syndicat le plus représenté de l’enseignement secondaire, et le Syndicat National des Ecoles (SNE-CSEN) s’abstiendront dorénavant de participer aux « travaux » de la Commission Pochard sur la « modernisation du métier d’enseignant ». Par avance, ils déclarent qu’ils considèrent comme nulles et non avenues toutes les conclusions auxquelles pourrait parvenir cette commission, dont ils contestent radicalement la composition et les méthodes.
Le SNE-CSEN et le SNALC-CSEN ont quitté la table ronde du 26 novembre sur le métier d’enseignant, après avoir été pratiquement privés de tout temps de parole par son animateur. Les deux organisations dénoncent la totale opacité dans laquelle se déroulent les débats, où les syndicats représentatifs ne sont secrètement admis que selon l’arbitraire et le « bon vouloir » des principaux responsables de la commission. Le SNALC et le SNE notent, par ailleurs, que la commission semble ne vouloir prendre en compte que le discours de spécialistes auto-proclamés ou de personnalités individuelles sans représentativité, choisies pour leur totale allégeance à la doxa pédagogiste.
Le SNE-CSEN et le SNALC-CSEN considèrent donc que la « commission Pochard » ne constitue plus, aujourd’hui, qu’un instrument docile au service de la technostructure qui paralyse, depuis des décennies, le ministère et impose aux personnels enseignants les réformes qui ont conduit l’Education Nationale à l’impasse.
Le SNALC-CSEN et le SNE-CSEN entendent ne pas être complices de la nouvelle menace qui se profile contre le statut des professeurs du premier comme du second degré, menace visant à dénaturer une fois de plus leur mission et à aggraver leur condition de travail sans contrepartie. Ils appellent les personnels à la plus grande vigilance, afin de se préparer à de nouvelles mobilisations de grande ampleur.
Paris, le 27 novembre 2007

Ecrit par : Jeremy | 13 décembre 2007

Lu dans le Monde :

"Dans l'Arctique, le réchauffement a des effets plus forts que prévu
...
Un rassemblement de 15 000 scientifiques"

C'est vrai qu'ils migrent de plus en plus tôt.

A moins qu'il ne s'agisse d'une transhumance arctique ?

Manquerait plus qu'ils s'enrhument * pour se réchauffer !

* néologisme signifiant littéralement "écluser un gorgeon de canne distillée"

Ecrit par : dugong | 13 décembre 2007

Dobolino, vous me faites rire ;

Ecrit par : guy morel | 12 décembre 2007

C'est bien l'essentiel, non? Vous m'en voyez ravie, si je vous oblige à déboutonner le premier bouton du col.
Ecrit par : dobolino | 12 décembre 2007
Je porte un col roulé. Je cherche le bouton.
GM

Ecrit par : guy morel | 13 décembre 2007

Exemple de "relativisme" dont je vous laisse apprécier le caractère "relatif" ou "absolu": lors d'une conférence à laquelle j'eus l'honneur d'assister, B.Latour prend appui sur un article de journal relatant que Ramses V serait mort de la tuberculose. Illusion! explique Latour. En effet, le bacille de Koch "n'existait pas" à l'époque de Ramses V puisque sa "découverte" (ou plutôt son "invention") est beaucoup plus récente. C'est donc un non-sens que de prétendre que l'empereur égyptien serait décédé par la faute d'un microbe qu'il n'a pu connaître.

Ecrit par : Jesse Darvas

Si l'on prend au pied de la lettre la théorie de la connaissance de Berkeley, on n'a pas le droit d'affirmer que les dinosaures et les animaux préhistoriques que l'on voit dans "Jurassic Parc" ont existé puisqu'exister c'est être perçu par l'entendement. ("esse est perspici").

C'est un peu plus compliqué chez Kant qui ajoute les formes a priori de l'aperception transcendantale (l'espace et le temps), les catégories de l'entendement et l'intuition sensible, mais ça au revient au même.

A quoi Berkeley et Kant auraient sans doute répondu en affirmant l'existence nécessaire d'un "entendement divin".

Réfléchissons aussi à ce paradoxe de Kant autour de cette même notion de relativité : Supposons que l'univers se réduise à la forme d'un gant. Il faudrait encore que ce soit le gant d'une main droite ou celui d'une main gauche.

Je ne sais pas pourquoi, mais je commence à avoir mal à la tête.

Ecrit par : Robin | 13 décembre 2007

"Michel Rocard en clair: oxymore."
Trop drôle!

Ecrit par : Jean | 14 décembre 2007

Trop drôle, Jesse.

Deux grands chercheurs anthropologues, Henry de Lumley et son épouse médecin, ont travaillé sur les maladies des momies. Je me souviens leur avoir vu démontrer qu'un pharaon était mort de la maladie de Kahler, médecin du XIX ème, au vu des trous que les radios montraient sur les os, et en particulier sur le crâne, absolument caractéristiques de cette maladie.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 14 décembre 2007

Dugong, au sujet de la psychiatrisation des enfants, il y a en France 40 services, les CORIDYS, où l'on s'occupe médicalement de ces enfants, alors que la plupart du temps, ils ont eu un mauvais enseignement dès le début de leur scolarité.
L'ennui, c'est que si les néfastes méthodes globales disparaissaient, leur lobby s'écroulerait comme un château de cartes.
Dixit madame Ouzilou.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 14 décembre 2007

Que des parents psychiatrise ainsi leur môme le plus tôt possible, c'est hélas de moins en moins rare.

Qu'une administration locale se prête au jeu par le biais de circulaires victimisatoires qu'elle croit devoir pondre elle-même, c'est le signe de sa déliquescence.

Ecrit par : dugong | 13 décembre 2007

Je ne le vous fais pas dire dugong. Depuis quelques années nous voyons ainsi , en tout cas dans le collège où j'officie, arriver de plus en plus d'élèves psycho-médicalisés.
Au point d'en affecter sensiblement les enseignements. Dans le cas que j'ai signalé hier, l'institution a donné droit au fantasme d'une mère qui a tout fait pour étouffer l'enfant. Comment ne pas y voir là plus qu'un symbole?
D'ailleurs, en janvier tous les enseignants du collège sont invités à assister à une conférence portant sur les "troubles", dyslexie, dyspraxie, dysgraphie etc. dont sont censés désormais, et en grand nombre nos élèves.
Comment ne pas voir là une manoeuvre institutionnelle pour gouverner, en commençant par convaincre les éducateurs (rééducateurs?) que l'espèce humaine est bien menacée, les enfants, des malades et névrosés potentiels ayant à dire des choses non programmées.

Ecrit par : buntovchik | 14 décembre 2007

Buntovchik, ce n'est pas si simple.
1) Les parents d'enfants dyslexiques (APEDYS) n'ont pas de connivence avec qui que ce soit : simplement, il y a une confusion entre vraie dyslexie (maladie extrêmement rare) et fausse dyslexie, celle induite depuis l'après-guerre par les méthodes globales de plus en plus utilisées. On leur a bourré le moût en leur disant que leur enfant est dyslexique, et ils cherchent de l'aide, d'où qu'elle vienne. Il y a d'ailleurs un rapport étroit entre l'activité des APEDYS et la nocivité de l'IUFM local. Certains sont de bonne foi, d'autres non.

2) Les pédopsychiatres et la plupart des scientifiques des neurosciences font les mêmes conclusions erronées.

Si vous cherchez un peu qui sont ces conférenciers dont vous parlez, vous y verrez que ce sont... des pédagogistes. Qui répandent insidieusement des idées complètement fausses.
Ils se promènent dans toutes les régions.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 14 décembre 2007

Si ces conférenciers font des conclusions erronées, c'est que ce sont des pédagogistes, et si ce sont des pédagogistes, ils feront des conclusions erronées! Le niveau monte, en mathématique! Une démonstration de haute tenue, proposée par Anne-Marie Valette. Prenez des notes, étudiez ça de près et, un jour, vous aurez peut-être la médaille Fields! :-)

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 14 décembre 2007

D'ailleurs, en janvier tous les enseignants du collège sont invités à assister à une conférence portant sur les "troubles", dyslexie, dyspraxie, dysgraphie etc. dont sont censés désormais, et en grand nombre nos élèves.

Notre instituteur de 7ème, qui était un grand spécialiste de la dysgraphie, maladie neurologique dont nous étions tous plus ou moins atteints (sans doute un syndrôme local), avait décidé de nous inoculer un vaccin sous forme d'une dictée tous les matins.

La maladie a été rapidement guérie, même s'il a fallu pratiquer tout au long de notre scolarité, des "piqûres de rappel".

Ecrit par : Robin | 14 décembre 2007

Buntovchik, ce n'est pas si simple.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 14 décembre 2007

Cela va sans dire!

Ecrit par : buntovchik | 14 décembre 2007

En fin de grande section, "début juin.
A l'évaluation transversale de fin d'année, on lui demande d'écrire
"le papa de Tom a mangé une tarte". Pendant son écriture, Sam prononce chaque mot, puis "se dicte" les lettres. Voici le résultat de sa relecture en suivant du doigt :
EL PAPA TOM AMAJE UTRT
"Le", je sais. "Papa", je connais, c'est P,A,P,A,"Tom", c'est maman qui m'a montré, "a mangé", j'ai écouté les lettres, une tarte aussi.
Cette procédure est tout à fait étonnante. Tout se passe comme s'il entendait le bruit de chaque lettre en disant son nom"...etc.

287 pages aussi indigestes...et indigentes.
Anne-Marie.

Cette procédure est tout à fait étonnante. Tout se passe comme s'il entendait le bruit de chaque lettre en disant son nom"...etc.
Ben ça alors !

" Cette procédure est tout à fait étonnante" Oh mon dieu j’en suis tout excité s’exclame le « chercheur »
Cet exemple prouve que certains gamins sont moins cons que ceux qui les évaluent ( le petit bonhomme a compris que « l’ écrit » est le codage de « l’oral » ( ce qui semble beaucoup impressionner nos amis « chercheurs »).
Cette façon de traiter les gamins comme des souris de laboratoire afin d'alimenter en hypothèses fumeuses des "études scientifiques" destinées à "réinventer l’eau chaude est extrêmement choquante .Le petit Sam qui a écrit " EL PAPA TOM AMAJEUTRT" ne saura toujours pas, après cette « expérience », écrire cette phrase correctement. En victime des pseudo- sciences, il sera laissé dans l’erreur, dans une insécurité cognitive totale, ce qui ne semble pas soucier ces braves pédagos. L'école maternelle et l’école élémentaire sont devenues des usines à évaluer le vide et à chercher, ensuite « des pistes de remédiation » ( ??!!) . On ne peut évaluer que ce qui a été appris et donc ce qui est sensé être su. Si toutes les évaluations ne sont que des "marqueurs" socio-culturels ou des outils destinés à mettre au point d’autres outils sans tirer les conclusions évidentes qui s’imposent, autant orienter les enfants dès la naissance ou fermer définitivement les écoles.

Thierry

Ecrit par : thierry venot | 14 décembre 2007

http://www.libetoulouse.fr/2007/2007/12/cest-un-peu-c-1.html

La revanche mathématique de l'Institut toulousain de formation des maîtres

"C’est un peu comme une revanche», souffle l’enseignant coordinateur des mathématiques de l’IUFM de l’avenue de Muret.

Jean-François Grelier vient de renvoyer les détracteurs de l’Institut universitaire de formation des maîtres à leurs petits calculs en signant un manuel "Pour aider à l’enseignement des mathématiques" à destination des élèves de CE2, CM1 et CM2.


«Nous sommes souvent accusés de nous contenter de réfléchir, d’être des intellectuels sans contacts avec le terrain, absents des classes et de leurs préoccupations. Ce travail d’équipe développé pendant deux ans avec des instituteurs est la preuve du contraire», note celui qui a conduit ces travaux

Le récent rapport Pisa de l’OCDE dénonce le supposé travers de l’enseignement en France qui privilégierait «la réflexion» chez les élèves au détriment de l’apprentissage pratique du «lire, écrire et compter».

Ce manuel, commandé par le Centre régional de documentation pédagogique, propose 50 activités pour rattraper les élèves en délicatesse avec les mathématiques. Véritable boîte à outils pédagogique, il expose deux ou trois manières d’aborder la même question, le même problème pour leur donner une chance de finir par comprendre.

C’est simple comme deux et deux font quatre, il suffisait de le faire, l’IUFM l’a fait.

GLv.

Ecrit par : Pendariès | 14 décembre 2007

Merci Robin pour vos informations concernant Miguel Angel Estralla. Merci jesse Dervas. Merci à tous ceux qui m'apprennent quelquechose quand je n'y connais rien ou si peu et stimulent ma curiosité. Merci à Guy Morel pour cette phrase extraite de la page 79 de " La débâcle de l'école" : " Un jour viendra, peut-être, où l'on se donnera la peine de réfléchir au fait que, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, toutes les" réformes" visant à la "démocratisation" de l'enseignement ont été accompagnés par des reculs éducatifs anti-démocratiques soigneusement pensés et justifiés par des sociologues et des experts de tout acabit." Comme à la lecture de la formule de JPB : "Le savoir c'est le capital du pauvre." , j'ai cru entendre mon père qui formulait la même idée en employant un vocabulaire légèrement différent. Lui qui avait obtenu le certificat d'études primaires en 1907 à l'âge de 12 ans, ( en avance d'un an ) et me parlait aussi bien des personnages de la Bible que de la mythologie grecque en passant par ceux de Rabelais ou de Victor Hugo et vérifiait sans avoir l'air si je connaissais mes conjugaisons, mes dates ou mes formules de surface et de volume était bien loin d'appartenir à l'élite bourgeoise. Je ferme les yeux et je vois son béret crasseux, ses bleus de moleskine rapiécés par tous les bouts par une épouse qui chantait comme un bengali, ses sabots de caoutchouc usagé, et j'entends cette voix tranchante un peu nasillarde me répétant que la grandeur des humbles cela exixte et qu'il faut la respecter et la protéger dès l'école.
Quel rapport avec la maternelle ? Simplement je pense à mes petits fils : l'un va bientôt la quitter et l'autre va y entrer. Je souhaite qu'ils soient capables d'affronter et surmonter ce monde qui se fout pas mal de la grandeur des humbles.
Je relis "La débâcle" ,à voix haute cette fois, pour quelques amis aveugles.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 14 décembre 2007

Chère Hélène, je lis toujours avec émotion vos posts, si bien sentis, si vrais, souvent si poétiques.
Merci pour tout ce que vous nous apportez de vraie humanisme.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 14 décembre 2007

Merci Robin pour vos informations concernant Miguel Angel Estralla. Merci jesse Dervas. Merci à tous ceux qui m'apprennent quelquechose quand je n'y connais rien ou si peu et stimulent ma curiosité.


C'est moi qui vous remercie , Hélène.

Ecrit par : Robin | 14 décembre 2007

Pour Thierry et Robin.

"Petits princes des mots tordus" (Les enfants soi-disant catalogués "dyslexiques ": la preuve qu'ils ne le sont pas.A.M.V.)

"Mais comment faire pour mieux repérer et prendre en charge ces « petits princes des mots tordus » ?
Catherine Billard, qui dirige le service de neuropédiatrie à l'hôpital de Bicêtre, cite le cas de l'expérience américaine en Floride.
Avec une action préventive, très ciblée sur les enfants en difficulté de lecture au CP, mais avant le diagnostic de dyslexie. Le programme comprend une aide intensive au déchiffrement de la lecture, de trente minutes tous les jours, sur des petits groupes d'enfants. La moitié des enfants en ayant bénéficié ont pu rejoindre en quelques mois le niveau de leurs pairs.

Pourquoi ne pas calquer ce modèle préventif nord-américain après l'avoir au préalable évalué ? proposent les experts. À un stade de plus, une fois la dyslexie diagnostiquée par des professionnels rompus à cette tâche, il faut entreprendre une rééducation orthophonique « intensive à raison de deux à quatre séances par semaine » au lieu du saupoudrage actuel. "

Pour ceux qui sont au courant de ce qui se passe à l'école, cette neuropédopsychiatre passe à côté du seul vrai problème : il vaudrait mieux prévenir que guérir.

Je signale que le site Lire-ecrire s'évertue à donner des conseils :
-pour essayer de soigner ces pauvres "petits princes des mots tordus" : il y a plusieus méthodes qui permettent de les rééduquer (Fransya pour les plus âgés est excellente), Boscher, Lire avec Léo et Léa. Il faut savoir que plus c'est tardif, plus c'est difficile de revenir en arrière.

-pour essayer de prévenir cette pseudo-maladie grâce à l'apprentissage par de bonnes méthodes, dès les maternelles et le CP.

La fameuse "expérience de Floride" est pratiquée quotidiennement par tous les "résistants", comme Thierry et les membres du mouvement SLECC, non sans qu'ils soient traités de "ringards, nostalgiques d'un âge d'or qui n'a jamais existé, voire nazis, " et autres charmants qualificatifs, et sans cesse menacés, mal notés, avec des salaires diminués, déplacés, rétrogradés, par des inspecteurs inféodés aux pédagos qui continuent à avoir pignon sur rue.

"Bilan scientifique de la dyslexie, expertise collective de l'INSERM, février 2007.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 14 décembre 2007

J'ai une élève de 2de BEP qui, depuis la 6ième, est en API, une aide consistant à ne pas prendre en compte ses fautes d'orthographe dans sa note, à bénéficier de temps en plus pour ses examens, par exemple. Elle fait ni plus ni moins d'erreurs que la plupart des autres dans leur copie...

Durant le conseil de classe (elle est déléguée), j'annonce que je vais la noter comme tout le monde (nous en avions parlé elle et moi avant, et elle est d'accord), afin qu'elle situe réellement ses forces: gros yeux et grosse voix du Chef qui me réplique sèchement: "Et pour un diablètique, vous lui dites: vous n'aurez plus votre traitement, et on voit le résultat?"...

c'est juste après cette remarque que je suis étrangement retourné me remémorer le nombre des étoiles; d'autres comptent les moutons.

Pauvre élève... tout le monde lui dit qu'elle est malade (sa mère, l'institution scolaire, son médecin...): quand elle cherchera du travail, qu'est-ce que ça va être (elle désire oeuvrer dans l'armée)?...

Ecrit par : Pendariès | 14 décembre 2007

J'ai collectionné douze documents sur la dyslexie et son hypermédicalisation.

Comme je sens une certaine "entrée en résonnance" de ce propos, et pour ne pas encombrer ce fil, je propose à ceux que cela interesse de me l'écrire sur mon adresse personnelle :

[email protected]

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 14 décembre 2007

...si toutefois vous pouvez recvoir Microsoft Office Word 2007

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 14 décembre 2007

Pour en revenir à la poésie de la fin du dix-neuvième, Pierre Louÿs, parfois, ce n'est pas si mal :

" Plus tard, ô ma beauté, quand des nuits étrangères
Auront passé sur vous qui ne m'attendrez plus,
Quand d'autres, s'il se peut, amie aux mains légères,
Jaloux de mon prénom, toucheront vos pieds nus,

Rappelez-vous qu'un soir nous vécûmes ensemble
L'heure unique où les dieux accordent, un instant,
A la tête qui penche, à l'épaule qui tremble,
L'esprit pur de la vie en fuite avec le temps."

Mais il est vrai que d'autres poèmes prêtent à sourire...

Ecrit par : Sylvie Huguet | 14 décembre 2007

"EL PAPA TOM AMAJE UTRT"

C'est grosso merdo ce que j'ai eu il y a un mois, on peut savoir lire correctement, cela n'implique pas que l'on sache écrire... (cibil, lui, ne sait ni lire ni parler ni écrire correctement... :ange:)
Là où je râle, c'est que ça n'a pas l'air de choquer la "prof". Qui se borne à corriger, ou pire à dire que le gamin n'a pas compris la question ... (une bouffonne !)
J'ai tout repris en main dès que je m'en suis apreçu, avec les exos de L&L; cp, que je n'avais pas eu le temps de faire. Encore merci L&L;, super la progression, on a "éclaté" le bouquin dans le mois. Maintenant on attaque L&L; ce1 ;) .

Ecrit par : toto | 14 décembre 2007

"On y parle beaucoup plus de Diam's que de Jean-Sébastien!"

Il faut se plaindre à la source... La "Formation" !

C'est qui le gland formateur ? :ange:

Ecrit par : toto | 14 décembre 2007

J'ai collectionné douze documents sur la dyslexie et son hypermédicalisation.

Comme je sens une certaine "entrée en résonnance" de ce propos, et pour ne pas encombrer ce fil, je propose à ceux que cela interesse de me l'écrire sur mon adresse personnelle :

[email protected]

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 14 décembre 2007

ho là, terrain miné pour un enseignant; comme je ne veux plus passer pour l'anarmerdeur nonchalant de mon bahut, je n'y touche pas. Si c'est pour prendre à rebours parents, enfants, et institution. Y a encore des coups à prendre, Anne-Marie, pour un prof.

Ecrit par : Pendariès | 14 décembre 2007

Mais non, plus on sait de choses plus on est fort pour résister...aux emmerdeurs.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 14 décembre 2007

"On y parle beaucoup plus de Diam's que de Jean-Sébastien!"

Il faut se plaindre à la source... La "Formation" !

C'est qui le gland formateur ? :ange:

Ecrit par : toto | 14 décembre 2007

Apparemment, toto, vous devriez changer de clinique; dans votre cas, le chirurgien a enlevé le cerveau et laissé la tumeur... :-)

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 14 décembre 2007

Tu sais écrire "apparemment" maintenant ?
T'es trop fort . :ange:

Ecrit par : toto | 14 décembre 2007

Merci à vous, toto! Ce commentaire positif, venant d'un connaisseur, puisque défenseur inconditionnel de "léo et léa", me va droit au coeur!

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 14 décembre 2007

J'me rappelle pour Céline! C'est la faute à ma prof de français de Première. Elle nous avait fait étudier un texte de Voyage au bout de la nuit, portant Céline aux nues.
Quelques mois plus tard, on avait eu droit à la projection d'un documentaire sur Gide et elle nous avait raconté que ce type était une nullité littéraire parce qu'il se farcissait des jeunes garçons...
Je n'ai rien pigé à l'histoire. J'ai lu et me suis délectée de Gide de A à Z et ai fait un blocage sur Céline...
Au fait, vous la connaissez, cette blague de Reiser:
Gide est avec un jeune marocain, ils viennent de coucher ensemble. Gide dit au jeune marocain:" Tu sais, aujourd'hui, tu as couché avec un grand écrivain français. Je vais te dire son nom, retiens-le bien, cela t'ouvrira des portes plus tard: Paul Claudel!"

Ecrit par : dobolino | 14 décembre 2007

Merdre, il avait du goût, Gide! Je suis en train d'écouter des Noëls Allemands chantés par des petits garçons du Bendersche Kinderchor en 1954. Non seulement les voix sont superbes mais, franchement, je les préfère tels qu'en 1954 que maintenant, même ceux qui sont encore en vie et pas trop cancéreux...

Ecrit par : dobolino | 14 décembre 2007

Remarquez qu'il y a certainement des antisémites pédophiles qui écrivent très bien et qui ont "de très bons amis izraëlites".
Pour les non-initiés, quand vous entendez quelqu'un vous dire qu'il a de très bons amis "izraëlites" (j'insiste sur le z qui n'est pas une faute de frappe), vous pouvez être sûr qu'il en est, enfin, pas de la jaquette, mais de l'antisémitisme.

Ecrit par : dobolino | 14 décembre 2007

Tous les trois ans, l’O.C.D.E. procède à une évaluation des performances des systèmes éducatifs des principaux pays développés et des nouveaux pays en émergence [1]. Le dernier classement, qui vient d’être publié, confirme le recul déjà observé dans les précédentes études. Les conclusions des experts de l’O.C.D.E. rejoignent les cris d’alarmes des acteurs du système qui refusent désormais de cautionner le massacre en sortant du silence imposé, au risque de compromettre leurs perspectives de carrières. Mais les faits sont têtus : le niveau des adolescents se détériore dans toutes les matières fondamentales (maîtrise de sa propre langue, de la lecture, mathématiques et sciences).
Or, une grande partie de ces collégiens seront amenés à devenir quelques années plus tard des étudiants. Il est inévitable que ces lacunes, si elles ne sont pas comblées au lycée, vont fortement conditionner les choix d’orientation de filières dans le supérieur. Dans certaines filières qui nécessitent une maîtrise indispensable de certains acquis de base, ces lacunes devront alors faire l’objet d’un rattrapage dans le supérieur provoquant un allongement de la durée des études que certains interprètent ensuite comme une élévation du niveau.

Si l’O.C.D.E. procède à ce genre d’études comparatives, c’est parce que les économistes ont montré que la croissance économique et le développement ne dépendent ni de la possession de ressources naturelles (le Japon est pauvre en matières premières) ni de la quantité d’argent injecté dans le système (l’Algérie croule sous les pétrodollars accumulés), mais essentiellement du capital humain, c’est-à-dire de la quantité et de la qualité de la population active. Mais, puisque les faits sont têtus, encore faut-il correctement les interpréter.
En France, l’école est désormais une affaire politique : les programmes et les carrières des enseignants y sont tenus par des syndicats très puissants. Et c’est sans doute ce caractère éminemment politique qui rend toute réforme impossible. Car pour y changer quelque chose, il faut obtenir le consensus, il faut l’accord de tous les acteurs (parents, enseignants, syndicats…etc.). Et comme un pareil consensus est aussi improbable qu’introuvable dans un système centralisé, alors on ne touche à rien.
Selon un titre publié dans la presse nationale, « l’école française a échoué à gommer les inégalités sociales » [2]. Voilà qui résume bien le malentendu et toute la dérive de notre système de formation. Car ce simple commentaire est révélateur des présupposés idéologiques qui structurent la conception et les fondements de l’éducation nationale à la française. Car est-ce bien là le premier rôle de l’école ? Le système éducatif a vocation à former au minimum des futurs citoyens respectueux, respectables et responsables et, au mieux, à fournir les compétences multiples et variées dont aura besoin la société dans le futur, notamment en donnant à chaque enfant la possibilité de trouver sa voie et de réaliser ses talents potentiels. Plutôt que d’égaliser tout le monde en fonction d’un niveau moyen qui serait extérieur à chaque élève, il faut au contraire donner la possibilité à chacun des élèves d’exploiter son propre potentiel, et d’atteindre ses propres limites. C’est déjà un objectif éminemment complexe que l’on ne saurait confier à une organisation centralisée et planifiée sauf si l’on veut transformer les êtres humains en de dociles moutons écervelés.

Il se trouve que la société aura probablement toujours besoin de boulangers, de maçons, d’hôteliers, d’avocats, de coiffeurs, d’écrivains, de scientifiques, de chirurgiens, d’enseignants, d’artistes, de chauffeur de taxis ou de pilotes d’avions et tant d’autres nouveaux métiers qu’il reste à imaginer. Or, dans une société où peut s’épanouir et co-exister une telle variété de métiers et de professions, l’inégalité sociale – mais je préfère parler de « diversité », fruit de la liberté - est inévitable. Faut-il alors s’en plaindre ? Non dans la mesure où cette inégalité n’est pas le résultat d’un découpage a priori de la société humaine en castes étanches qui interdirait toute mobilité individuelle et tout espoir d’évolution personnelle.
A force de s’échiner à gommer l’inégalité sociale en tant que telle, notre système éducatif finit par détruire les compétences et les métiers, en jetant sur le marché du travail une armée de jeunes sans qualification et sans motivation. Au lieu d’être inégaux dans la richesse et la croissance économique, ils seront égaux dans la pénurie et la stagnation, rendus totalement vulnérables et dépendant de la générosité publique. Ne serait-ce pas le but inavoué du système ?

[1] Organisation de Coopération et de Développement Economiques
[2] le quotidien Libération du 27 août 2007.

Ecrit par : Toto | 14 décembre 2007

Quelques mois plus tard, on avait eu droit à la projection d'un documentaire sur Gide et elle nous avait raconté que ce type était une nullité littéraire parce qu'il se farcissait des jeunes garçons...
Je n'ai rien pigé à l'histoire. J'ai lu et me suis délectée de Gide de A à Z et ai fait un blocage sur Céline...
Au fait, vous la connaissez, cette blague de Reiser:
Gide est avec un jeune marocain, ils viennent de coucher ensemble. Gide dit au jeune marocain:" Tu sais, aujourd'hui, tu as couché avec un grand écrivain français. Je vais te dire son nom, retiens-le bien, cela t'ouvrira des portes plus tard: Paul Claudel!"

Ecrit par : dobolino | 14 décembre 2007

Relire "Si le grain ne meurt", - Gide ne supportait que l'effleurement; les choses sérieuses et muqueuses lui faisaient venir la nausée au bord des lèvres. Il y a une scène de voyeurisme gidien assez savoureuse. Un garçon délicat, le monsieur...

Ecrit par : Pendariès | 14 décembre 2007

Qu'est-ce qui cause bien l'Toto , tout à coup !!!
C'est chez l'Christophe Sibille qu'il a pris des cours????

Ecrit par : babette | 14 décembre 2007

ça c'est de la news comme je les aime!

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2007/12/14/01011-20071214FILWWW00523-johnny-depp-a-l-autographe-facile.php

Ecrit par : Pendariès | 14 décembre 2007

"Qu'est-ce qui cause bien l'Toto , tout à coup !!!
C'est chez l'Christophe Sibille qu'il a pris des cours????"

Ecrit par : babette | 14 décembre 2007

On ne choisit pas ses élèves, mais quand même!!! :-))))))
Il est vrai que si nous n'avions pas affaire à des copiés-collés, ça tiendrait du miracle! :-)))

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 15 décembre 2007

@Robin

La première année de fac "pas trop spécialisée" ressemble surtout à ce quie j'ai connu encore en 1964, avant que cela soit supprimé : cela s'appelait propédeutique, et à la fin de l'année, après avoir passé diverses épreuves, certaines obligatoires pour tous, les autres au choix, dans une liste restreinte, on obtenait le CELG (Certificat d'études littéraires générales). Ensuite, on pouvait choisir quelle licence on ferait.
Si on ratait 4 fois ce CELG, on ne pouvait rester en Fac de Lettres. Certains tentaient leur chance ailleurs, d'autres se réorientaient.
En ce temps-là, peu d'étudiants rataient cette première année, et ensuite, en licence, le niveau était bon dans l'ensemble.

Ecrit par : mouron rouge | 15 décembre 2007

Je n'ai rien pigé à l'histoire. J'ai lu et me suis délectée de Gide de A à Z et ai fait un blocage sur Céline...

Ecrit par : dobolino | 14 décembre 2007

Même chose. Blocage total. Et c'est pas faute d'avoir essayé.
La célinolatrie m'insupporte, je n'arrive pas à comprendre ce qu'on trouve de si génial à ce type (et je me fous royalement qu'il soit antisémite).
Quitte à lire des écrivains francophones d'entre-deux-guerres, je préfère un million de fois Cendrars, Delteil, Gide, Giraudoux, Mac Orlan, Cocteau, Saint-Exupéry, et bien sûr Valéry.
Et j'en oublie plein.
Alors, pour moi, Céline, c'est poubelle !

Ecrit par : yann | 15 décembre 2007

A propos de Gide, cette anecdote racontée par J. Green :

François Mauriac aurait reçu ce télégramme d'André Gide quelque temps après sa mort : "L'enfer n'existe pas, tu peux te dévergonder ! Préviens Claudel !"

Ecrit par : Robin | 15 décembre 2007

Et j'en oublie plein.
Alors, pour moi, Céline, c'est poubelle !

Ecrit par : yann | 15 décembre 2007

Peut-être parce que vous n'avez pas participé à la grande boucherie de 14-18 et ne pouvez dire après lui: "je ne veux plus mourir"?

Ecrit par : buntovchik | 15 décembre 2007

Le court texte de Cendrars, "J'ai tué", m'émeut bien davantage que les souvenirs de Céline.

Ecrit par : yann | 15 décembre 2007

Moi non plus, je n'ai jamais accroché à Céline. Je me suis forcée à finir Voyage au bout de la nuit. Quant à Gide, il a tellement compté pour moi que je lui ai consacré mon mémoire de maîtrise. A lire " La jeunesse d'André Gide" de Jean Delay, une étude passionnante sur la genèse de sa personnalité et de son oeuvre.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 15 décembre 2007

Bon! Je vous départagerai sur Céline quand je l'aurai lu, ce qui ne saurait tarder.
Parfois, la vie se charge de nous ouvrir des portes et en ferme d'autres. Entre quinze et vingt cinq ans, je me suis fait une indigestion de Camus, de Hesse et de Julien Green et n'ai plus relu depuis que La Peste.
J'ai bloqué sur Voyage au bout de la Nuit à quinze ans. Je vais tenter à nouveau et ne suis même pas certaine que mon diagnostic soit définitif.
J'ai quelques certitudes absolues et indéboulonnables, Tolstoï, Gogol, Thomas Mann et Giono mais ne veut les imposer à personne.

Ecrit par : dobolino | 15 décembre 2007

Pareil! J'ai bloqué sur "mort à crédit, à quinze-seize ans, je ne sais plus. Mais la lecture du "voyage au bout de la nuit", il y a maintenant une... vingtaine d'années, a été un intense moment de bonheur...
Je n'ai jamais voulu lire les "bagatelles pour un massacre".

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 15 décembre 2007

Il y a certaines œuvres qu'il n'est pas bon de lire trop tôt. Je garde quelques souvenirs de grosses déceptions à avoir voulu lire entre douze et seize ans des livres en entier pour en avoir étudié des extraits passionnants en classe avec un professeur stimulant: Dominique de Fromentin, Le Lys dans la Vallée, Madame Bovary et Voyage au bout de la Nuit aussi.
C'est peut-être mieux d'étudier une œuvre complète pour l'apprivoiser? Qu'en pense nos professeurs de français?

Ecrit par : dobolino | 15 décembre 2007

Je passe en coup de vent pour poster deux (longs) documents sur la réforme de la formation des enseignants (avec explosion du Capes et de l'Agreg, à l'évidence) qui devraient vous intéresser :

"Lettre de mission de M. Nicolas SARKOZY, Président de la République, adressée à M. Xavier Darcos, Ministre de l'Education nationale.
Imprimer

LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Paris, le 5 juillet 2007


Monsieur le Ministre,


Les résultats de l'élection présidentielle et des élections législatives qui viennent d'avoir lieu dans notre pays montrent l'ampleur de l'attente de changement manifestée par les Français. En élisant au Parlement une large majorité présidentielle, ils ont voulu donner au gouvernement, sans aucune ambiguïté possible, tous les outils nécessaires à la réussite de sa mission. Ce gouvernement, auquel vous appartenez, n'a désormais qu'un seul devoir : celui de mettre en œuvre le programme présidentiel et, au-delà, de réconcilier nos compatriotes avec l'action politique en lui prouvant qu'elle peut encore changer les choses et rendre à notre pays la maîtrise de son destin.

Tout au long de la campagne présidentielle, des engagements ont été pris dans le champ de vos compétences ministérielles. Il va de soi que nous attendons de vous que vous les teniez. L'objet de cette lettre de mission est de vous préciser les points qui, parmi ces engagements, nous paraissent prioritaires et sur lesquels nous vous demandons d'obtenir rapidement des résultats.


Nos compatriotes sont très attachés à l'école gratuite, laïque et républicaine. Ils savent que, pour des générations entières, elle a été le moteur du progrès social et le pilier de l'égalité des chances. Pour cela, elle n'a jamais craint d'exiger le meilleur et le plus difficile de chacun des élèves qui lui étaient confiés. Et c'est à juste titre que, pour ces motifs, l'école est au cœur du pacte républicain et nous est particulièrement chère.

Or, force est de constater que notre école assure aujourd'hui difficilement le rôle que la nation attend d'elle. 20% des élèves sortent du système scolaire sans qualification : chaque année, des dizaines de milliers de jeunes affrontent le marché du travail avec un lourd handicap. Les classements internationaux des différents systèmes éducatifs montrent pour leur part que notre école ne tire pas assez vite les conséquences de la bataille mondiale de l'intelligence sur le niveau de formation requis des élèves et les qualités intellectuelles qu'il convient de développer chez eux pour répondre aux attentes du monde professionnel. Au-delà, l'école peine à assurer l'égalité des chances. Les différences de niveau entre les établissements sont devenues trop importantes pour garantir à tous les enfants une égalité réelle des chances devant l'enseignement supérieur, l'insertion professionnelle et même tout simplement la réussite de leur vie adulte. Corrélativement, la carte scolaire ne s'impose trop souvent qu'aux familles qui n'ont pas les moyens ou les relations pour la contourner.

L'éducation a été l'un des enjeux majeurs de la campagne électorale. Nos concitoyens la savent essentielle pour l'avenir de leurs enfants et même de notre pays tout entier. L'école est un maillon déterminant de la civilisation que nous voulons construire et dans laquelle nous voulons vivre. La mission qui est la vôtre au sein du gouvernement revêt dès lors une importance toute particulière. Il vous incombe de rétablir l'école dans sa mission fondamentale de transmission des valeurs, de formation des intelligences, d'élévation des esprits, de préparation à la vie adulte et professionnelle, de pilier de l'égalité des chances, en ayant à cœur que l'école regarde vers l'avenir et non pas qu'elle cultive la nostalgie du passé.


Aucun gouvernement ne peut prétendre faire de l'éducation une priorité s'il ne commence pas par revaloriser la condition enseignante. C'est pourquoi nous avons engagé avec vous-même les travaux et les concertations nécessaires à cette fin. Nous souhaitons que l'autorité des professeurs soit respectée, que leurs compétences soient reconnues, que leur formation soit mieux assurée. Vous garantirez la liberté pédagogique des enseignants, en contrepartie de quoi vous les évaluerez plus régulièrement sur la base des progrès et des résultats de leurs élèves. La sécurité des établissements est pour sa part indispensable à un enseignement serein. Loin de sous-estimer cette question, vous prendrez au contraire toutes les dispositions nécessaires à cette fin en lien avec la ministre de l'Intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales. Les familles et les enseignants le demandent.

Dans la continuité de la loi d'orientation du 23 avril 2005, vous veillerez, en lien avec la ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche, à ce que les instituts universitaires de formation des maîtres donnent aux enseignants les outils dont ils ont réellement besoin pour exercer leur métier, et non pas qu'ils cherchent à imposer certaines méthodes de préférence à d'autres. La formation des enseignants devra durer cinq ans et sera reconnue par un diplôme de niveau master. Vous vous attacherez à améliorer le début de carrière des enseignants. Nous ne voulons plus que les enseignants les plus jeunes et les moins expérimentés soient systématiquement affectés dans les établissements les plus difficiles.

Nous voulons également que la rémunération des enseignants corresponde mieux à l'importance de leur rôle pour la nation, à court terme en permettant aux enseignants qui veulent travailler plus pour gagner plus de le faire, à moyen terme en conciliant mieux l'évolution des effectifs et l'évolution des rémunérations. Nous souhaitons que le mérite soit reconnu, tant au niveau individuel que collectif. C'est possible tout en étant objectif. Il nous semble naturel que chaque enseignant puisse maîtriser, par son travail, l'évolution de sa carrière et de ses revenus en s'investissant comme il le souhaite dans son métier principal et dans des activités complémentaires. Les obligations de service des enseignants devront tenir compte de cette nouvelle liberté qui leur est offerte.


L'école tarde trop à réagir face aux difficultés rencontrées par les élèves, laissant ainsi des dizaines de milliers d'élèves accumuler les échecs, entrer en sixième sans savoir bien lire, ni écrire, sortir de l'école sans qualification. Vous ferez de la réussite de chaque élève le premier objectif de votre mission en mettant en œuvre, pour cela, des moyens de soutien et en individualisant les parcours.

Dès la rentrée 2007, des études dirigées devront être proposées à tous les élèves de l'enseignement prioritaire, puis généralisées à l'ensemble des établissements scolaires à partir de la rentrée 2008. Pour les élèves les plus en difficulté, vous proposerez du soutien individuel, en veillant notamment à ce que celui-ci intervienne au plus tôt dans l'année scolaire et au plus tôt dans la scolarité des élèves afin qu'aucun d'entre eux ne soit durablement laissé sans assistance comme c'est trop souvent le cas aujourd'hui. Au collège, vous chercherez à concilier les nobles objectifs du collège unique, qui sont l'égalité des chances et la formation généraliste la plus longue possible pour chaque enfant, avec ceux de la réussite et de l'acquisition du socle des connaissances et des compétences fondamentales par tous les élèves. Pour cela, vous permettrez à chacun de suivre sa scolarité à son rythme. Ce faisant, vous éviterez les redoublements à l'identique qui sont rarement des réussites. Enfin, dans les quartiers les plus en difficulté, vous mettrez en place, en lien avec les communes, des structures d'accueil de la petite enfance dont le but sera de préparer à l'école des enfants issus de milieux très défavorisés et de leur donner les mêmes chances que les autres d'y réussir. Vous agirez pour cela en lien avec le ministre de l'Immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement, et le haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté.

Nous voulons que chaque jeune Français puisse acquérir, grâce à l'école, la culture générale la plus large possible. C'est une condition pour vivre en homme ou en femme libre, en citoyen éclairé, et pour conserver, dans un monde qui évolue si vite, toutes ses chances de pouvoir changer plusieurs fois de métier au cours d'une seule vie professionnelle. C'est pourquoi nous vous demandons de mettre fin à l'apprentissage dit " junior ", organisé dès l'âge de 14 ans, qui nous paraît un âge beaucoup trop jeune.

Pour autant, nous n'assimilons pas formation généraliste et formation déconnectée des métiers, pas plus que nous n'opposons le travail intellectuel et le travail manuel. Au contraire, nous estimons que tous les élèves, dès la classe de cinquième, devraient suivre un parcours de découverte des différents métiers. Ce sera le rôle d'un nouveau service public de l'orientation, que vous mettrez en place, que d'organiser ce parcours et de donner à chaque famille et à chaque élève des informations pertinentes, fondées sur des évaluations précises et publiques, sur les différentes filières de l'enseignement supérieur et de l'enseignement technique et professionnel. La réussite scolaire, c'est que chaque enfant puisse s'orienter dans une voie qui corresponde à ses projets personnels, à ses talents, aux besoins du marché du travail, et dans laquelle il s'épanouit aujourd'hui et plus tard.


Nous savons que la mixité sociale est un facteur de réussite d'un système éducatif et nous entendons le cultiver pleinement. Mais la carte scolaire, qui a été l'instrument de cette mixité depuis 1963, est aujourd'hui devenue un outil qui aggrave la ségrégation et empêche l'égalité des chances. Elle favorise le regroupement de certaines catégories de la population dans certains quartiers et contraint à l'inverse des élèves méritants, dont les parents n'ont pas les moyens de contourner la carte, à rester dans des établissements qui ne leur offrent pas les mêmes chances de réussite qu'aux élèves privilégiés. En réalité, la carte scolaire sert d'alibi à une politique de mixité sociale qui ne se donne plus les moyens de réussir et dont l'échec le plus visible est la constitution de véritables ghettos scolaires. Cette situation n'est pas acceptable.

Face à cette question délicate, mais essentielle, nous vous demandons de faire preuve d'audace et de conviction, en vous inspirant notamment de l'exemple des nombreux pays étrangers qui ont supprimé avec succès leur carte scolaire. Notre objectif est de rendre la carte scolaire superflue par une égalisation du niveau des établissements qui permettra aux parents de choisir l'école de leurs enfants non plus en fonction du niveau réel ou supposé des établissements, mais du projet pédagogique mis en œuvre.

Pour cela, vous donnerez d'abord à tous les établissements plus de souplesse et d'autonomie, en particulier dans le domaine budgétaire, pour leur permettre de mettre en œuvre, sous le contrôle bien sûr de l'autorité académique, un projet pédagogique qui leur soit propre. Parallèlement, et en concertation avec les collectivités territoriales concernées, vous permettrez aux établissements de recruter en dehors de leur secteur une proportion croissante d'élèves, tout en leur imposant des obligations de mixité sociale et scolaire de leurs effectifs. Ainsi, l'obligation de mixité sociale ne sera plus une contrainte imposée aux familles, mais une responsabilité confiée aux établissements. Par des moyens supplémentaires et par des conseils et des contrôles plus fréquents, vous veillerez à soutenir davantage les établissements accueillant les élèves connaissant le plus de difficultés. Et vous accorderez également davantage de moyens aux établissements qui réussissent bien que situés dans des quartiers difficiles, parce que nous voulons soutenir cette réussite et non pas la pénaliser.

Face aux ghettos scolaires, vous mettrez en œuvre une politique spécifique, qui ne pourra être que progressive, mais qui n'en sera pas moins déterminée. Dès la rentrée 2007, vous identifierez une trentaine d'établissements les plus en difficulté et vous vous fixerez l'objectif d'en diviser par deux leurs effectifs, en répartissant dans d'autres établissements voisins les élèves en surnombre sur la base du volontariat. Vous doterez ces établissements en difficulté d'équipes éducatives renforcées et spécialement formées et vous leur demanderez de mettre en œuvre des projets éducatifs innovants permettant de passer d'une logique de relégation à une logique d'excellence. Vous étendrez progressivement cette politique, dont le but est de mettre fin à tous les ghettos scolaires. Ce volet de votre mission est pour nous déterminant. Nous voulons donner à chaque jeune de notre pays des chances égales de réussir, à chaque élève méritant d'atteindre le sommet de l'échelle sociale. Pour y parvenir, l'école, loin de réduire ses exigences et ses ambitions à l'égard des enfants les moins privilégiés, doit au contraire les renforcer. C'est notre conviction absolue.

Dans le même esprit, vous multiplierez les internats de réussite éducative en zone urbaine, afin de donner à tous les élèves méritants les conditions de travail nécessaires pour poursuivre les meilleures études possibles. Vous permettrez par ailleurs aux 5% des meilleurs élèves de chaque établissement scolaire de rejoindre, s'ils le veulent, une classe préparatoire aux grandes écoles ou un établissement bénéficiant d'un statut de grand établissement ou d'université technologique. Ce dispositif constituera un puissant vecteur d'égalité des chances, un outil d'émulation au sein des établissements et donnera au baccalauréat un nouvel intérêt. Nous souhaitons également que les stages soient l'occasion pour les élèves d'élargir l'horizon de leurs ambitions sociales et professionnelles, ce qui suppose au minimum de les mutualiser entre les élèves.

S'agissant de l'enseignement sous contrat, qui répond à certaines attentes des familles, vous ne dissuaderez pas les établissements privés de s'installer dans des quartiers en difficulté et, au contraire, vous soutiendrez, lorsqu'ils existent, de tels projets d'installation, dans le respect des grands équilibres nationaux.


Sans renoncer à ses traditionnels et incontestables facteurs d'excellence, nous voulons que l'école offre un visage nouveau, en phase avec certaines aspirations modernes de la société.

Vous poursuivrez d'abord l'effort de scolarisation des enfants handicapés dans les écoles de droit commun entrepris avec succès par le précédent gouvernement. Nous voulons que tous les enfants de la République fréquentent les mêmes écoles et grandissent ensemble.

Nous voulons ensuite que la place du sport à l'école soit doublée car le sport est une école de la vie et développe des qualités humaines précieuses dans le monde professionnel et dans la vie adulte. Il devra faire partie du socle des connaissances et des compétences fondamentales. Pour toutes les familles qui le souhaitent, le mi-temps sportif devra devenir possible.

Nous voulons que l'enseignement culturel et artistique soit significativement renforcé car c'est un facteur d'élévation individuelle et collective, et, dans un pays comme le nôtre, attaché à sa langue et à la vigueur de sa culture, un élément d'identité nationale. Vous créerez à cet effet, notamment, un enseignement obligatoire de l'histoire de l'art et vous veillerez à la transmission du patrimoine littéraire de notre pays. L'école d'un grand pays doit faire lire de grands textes. Vous ferez en sorte que, de la maternelle au baccalauréat, tous les élèves aient une pratique artistique. L'épreuve de pratique artistique au baccalauréat sera valorisée. Vous inciterez par ailleurs chaque établissement scolaire à établir des liens avec un établissement culturel permettant, entre autres, des échanges entre les élèves et les artistes.

Nous souhaitons enfin que l'enseignement des langues étrangères commence dès le cours préparatoire et que notre système éducatif se fixe comme objectif de faire en sorte que tout élève sorte bilingue du lycée, comme c'est le cas dans un nombre croissant de pays.

La mise en œuvre de ces orientations pose la question de l'ampleur actuelle des programmes scolaires et de la surcharge horaire imposée aux enfants, dont les journées de travail sont parfois plus longues que celles de leurs parents. De fait, les enfants français ont des emplois du temps plus lourds que leurs homologues étrangers sans que cela se traduise par un niveau scolaire général sensiblement supérieur. Vous ouvrirez donc une réflexion sur la manière de réduire le volume horaire imposé aux enfants tout en valorisant les activités collectives et d'ouverture, et sans renoncer à nos exigences essentielles, en particulier l'acquisition par tous les enfants du socle des connaissances et des compétences fondamentales. La plus grande autonomie des établissements doit avoir pour effet de permettre à chaque enfant de progresser à son rythme et de valoriser toutes les formes d'intelligence. Notre pays en a impérativement besoin.

Nous voulons également que les parents soient reconnus comme les premiers responsables de l'éducation de leurs enfants et que l'école travaille davantage avec les familles. Vous veillerez à ce que les parents soient informés le plus rapidement possible des difficultés de leur enfant, à ce que leur droit d'être reçus à leur demande et à brefs délais par les enseignants et les responsables d'établissement soit respecté, et à ce qu'ils soient plus associés aux décisions d'organisation de la vie scolaire dans les établissements.


En dernier lieu, nous souhaitons que vous mettiez en place un dispositif d'évaluation beaucoup plus conséquent de notre système éducatif. Celui-ci devra comprendre quatre volets : une évaluation systématique de tous les élèves tous les ans, afin de repérer immédiatement les élèves en difficulté et de pouvoir les aider ; une évaluation régulière des enseignants sur la base des progrès et des résultats de leurs élèves, et non pas sur les méthodes qu'ils utilisent, adossée à un dispositif réel de formation continue. Nos enseignants sont demandeurs de formation, de soutien, de conseil. C'est une forme de considération que nous leur devons ; une évaluation en profondeur des établissements, qui sera disponible pour les familles ; enfin, une évaluation indépendante et régulière de l'ensemble de notre système éducatif, afin que l'autorité politique puisse en permanence prendre les décisions nécessaires pour garantir la qualité de l'école et sa capacité à répondre aux obligations et aux attentes du monde contemporain.


Vous le savez, le programme présidentiel devra être mis en œuvre en respectant scrupuleusement notre volonté de préserver l'avenir des générations futures grâce à une gestion rigoureuse des finances publiques, conforme à nos engagements européens et composante essentielle de la démocratie irréprochable que nous souhaitons mettre en place.

Réussir les réformes attendues par les Français et cesser la spirale de l'endettement ne sont nullement inconciliables, mais sont au contraire deux objectifs complémentaires dès lors qu'il est décidé d'abandonner les politiques qui ne marchent pas au profit de politiques qui marchent. Répartir la pénurie est aussi lâche et inefficace que laisser courir la dette publique. Si nous voulons modifier en profondeur les structures et les modes d'intervention des administrations publiques, c'est pour que chaque euro dépensé soit un euro utile et que le potentiel humain inestimable de notre administration soit beaucoup mieux valorisé.

Dès cet été, une révision générale des politiques publiques, à l'instar de celle réalisée par le Canada au milieu des années 90, sera donc entreprise. Elle sera conduite, sous notre autorité, par le Secrétaire général de la Présidence de la République, le Directeur du cabinet du Premier ministre, le ministre du Budget, des comptes publics et de la fonction publique, le secrétaire d'Etat chargé de la Prospective et de l'évaluation des politiques publiques, ainsi que des personnalités qualifiées issues du secteur public et du secteur privé, et des parlementaires. L'objet de cette révision générale des politiques publiques sera de passer en revue, avec la collaboration, naturellement, des ministres concernés, chacune des politiques publiques et des interventions mises en œuvre par les administrations publiques, d'en évaluer les résultats et de décider des réformes nécessaires pour améliorer la qualité du service rendu aux Français, le rendre plus efficace et moins coûteux, et surtout réallouer les moyens publics des politiques inutiles ou inefficaces au profit des politiques qui sont nécessaires et que nous voulons entreprendre ou approfondir. C'est dans le cadre de cette révision générale que sera mis en œuvre l'engagement présidentiel d'embaucher un fonctionnaire pour deux partant à la retraite et que nos objectifs de finances publiques sur cinq ans seront poursuivis et atteints (réduction de la dette publique à moins de 60% du PIB, équilibre budgétaire, baisse aussi rapide que possible des prélèvements obligatoires avec l'objectif d'une réduction de quatre points sur dix ans).

Nous vous demandons de vous impliquer personnellement et sans réserve dans cet exercice qui ne saurait remettre aucunement en cause la mission que la présente lettre vous confie, ni la priorité que le programme présidentiel confère à l'éducation dans le cadre d'un projet de civilisation. Les premières grandes réformes issues de la révision générale des politiques publiques interviendront dès la préparation des budgets pour 2008. Nous insistons sur le fait qu'un bon ministre ne se reconnaîtra pas à la progression de ses crédits, mais à ses résultats et à sa contribution à la réalisation du projet présidentiel, y compris sur le plan financier.



Sur l'ensemble des points de cette lettre de mission, vous nous proposerez des indicateurs de résultat dont le suivi sera conjoint. Nous souhaitons que figurent notamment, parmi ceux-ci, la réduction de l'échec scolaire et de l'illettrisme, l'amélioration de notre classement dans l'évaluation internationale des systèmes éducatifs, la réduction des inégalités scolaires, l'augmentation de la mixité sociale au sein des établissements, la scolarisation des enfants handicapés, la montée en puissance du dispositif d'évaluation, la suppression des ghettos scolaires et la mise en place des internats de réussite éducative, la revalorisation de la condition enseignante, leur formation continue, et l'attractivité du métier d'enseignant.

En lien avec le ministre de l'Agriculture et de la pêche, vous veillerez à ce que ces orientations soient également mises en œuvre au sein de l'enseignement agricole, en préservant la spécificité de celui-ci. Sur un grand nombre de points, les réussites de l'enseignement agricole pourront d'ailleurs vous servir d'exemple utile.

Nous ferons le point d'ici un an de l'avancement de votre mission et des inflexions qu'il convient, le cas échéant, de lui apporter.

En vous renouvelant notre confiance, nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en l'assurance de nos sentiments les meilleurs.







Le Président de la République, Nicolas Sarkozy


Le Premier ministre, François Fillon



Monsieur Xavier Darcos
Ministre de l'Education nationale"

Ecrit par : Kap | 15 décembre 2007

Et un lien intéressant : http://www.institutmontaigne.org/vers-des-etablissements-scolaires-autonomes-134.html

Ecrit par : Kap | 15 décembre 2007

En fait, je me suis plantée : c'était un seul long document et un lien.

Ecrit par : Kap | 15 décembre 2007

Très intéressant, Kap! Nous avons ainsi la confirmation du fait que notre président de la république sait très bien parler... Et également très bien accueillir les dictateurs, au point de ridiculiser durablement ce qui reste un pays démocratique. Celui dont il est président, justement!

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 15 décembre 2007

Nous voulons que l'enseignement culturel et artistique soit significativement renforcé car c'est un facteur d'élévation individuelle et collective, et, dans un pays comme le nôtre, attaché à sa langue et à la vigueur de sa culture, un élément d'identité nationale. Vous créerez à cet effet, notamment, un enseignement obligatoire de l'histoire de l'art et vous veillerez à la transmission du patrimoine littéraire de notre pays. L'école d'un grand pays doit faire lire de grands textes. Vous ferez en sorte que, de la maternelle au baccalauréat, tous les élèves aient une pratique artistique. L'épreuve de pratique artistique au baccalauréat sera valorisée. Vous inciterez par ailleurs chaque établissement scolaire à établir des liens avec un établissement culturel permettant, entre autres, des échanges entre les élèves et les artistes.

"Soeur Anne, soeur Anne, ne vois-tu rien venir ?
-Je ne vois que le soleil qui déçoit et l'herbe qui merdoie."

Ecrit par : Robin | 15 décembre 2007

La "lettre de cadrage" envoyée par Sarkozy à Darcos est un peu du réchauffé (début juillet !), et l'étude de l'Institut Montaigne remonte à… 2001. Tout cela confirme en tout cas une chose : la réflexion de l'Elysée à cette date (et, pour autant que je sache, aujourd'hui encore) n'était pas bien aboutie en ce qui concerne la formation des maîtres, et les tiraillements entre les conseillers du président et les titulaires de la rue de Grenelle ne sont pas près de s'estomper. Rajoutez-y le fait que ça tire à hue et à dia entre Pécresse et Darcos, l'une voulant dissoudre les classes prépas dans les facs, tout en faisant de la première année une sorte de sous-prépas-bis, le tout pour arriver à "50% d'une classe d'âge en Licence", l'autre affirmant qu'il a à cœur de remonter d'abord le niveau du Primaire et du Secondaire afin d'envoyer en Fac des gens à peu près capables. Rajoutez à cela une louche de tentation européenne, si vive dans certains cercles, qui tendrait à nous faire recruter des enseignants dotés non d'un concours national, mais de diplômes d'universités mises en concurrence dans le cadre d'une autonomie accrue — que vaudra un diplôme de Paul Valéry par rapport à un diplôme Sorbonne ?
Je crois que nous finirons par crever de prendre nos exemples ailleurs — là où "ça marche", mais pour un modèle qui n'est pas le nôtre. On nous serine les beautés d el'exemple finlandais (apparemment, l'exemple sud-coréen est un peu trop "hard"), on voudrait prendre exemple sur les Anglais ou les Teutons, comme les pédagogues des années 60 et sq. ont pris exemple sur les USA ou le Canada — qui entre-temps sont revenus d eleurs errements. Curieuse tendance à aller voir ailleurs si l'herbe est plus fraîche, au lieu de s'occuper de la faire pousser ici. Sans être particulièrement nationaliste, j'aurais tendance à préconiser l'élaboration d'un modèle français — quitte à utiliser ce qui marchait au temps où nous étions, nous, copiés par tous les autres.
JPB
PS. C'est curieux que ces "infos" (res)sortent maintenant, comme si on voulait décourager certains de travailler avec un ministère qui, décidément, tient un double langage, etc. Ma foi, si d'aucuns veulent reprendre le maquis — mais pour quel profit ? Et qui a dit que travailler avec tel ou tel était une sinécure, ou que toutes nos propositions seraient acceptées d'emblée ?
Dernier point : l'autonomie des établissements, quels qu'ils soient, est à prendre avec des pincettes, même si une dose d'indépendance financière et pédagogique est éminemment souhaitable. La libre-concurrence, dans l'Education, serait un désastre pour 90% du pays.

Ecrit par : brighelli | 15 décembre 2007

L'épreuve de pratique artistique au baccalauréat sera valorisée.

Ils n'ont pas assez d'intermittents, ou bien ?

Ecrit par : catmano | 15 décembre 2007

L'épreuve de pratique artistique au baccalauréat sera valorisée.

Jadis, il y avait au baccalauréat en première une option artistique, musique ou dessin, coéfficient 1, qui rajoutait les points au-dessus de la moyenne, et qui comptait pour l'oral si mes souvenirs sont exacts.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 15 décembre 2007

Il y a actuellement une option "art" , (musique, arts visuels, théâtre, cinéma, danse) au baccalauréat, en terminale, dont les épreuves se passent avant celles des disciplines dites "classiques", et pour laquelle sont pris en compte, à l'oral, ou à l'écrit pour la mention, les points au dessus de "10". Sans coefficient, donc.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 15 décembre 2007

"Seuls les points excédant 10 sont retenus et, pour la première ou la seule épreuve facultative à laquelle le candidat choisit de s'inscrire, ces points sont multipliés par 2. Si cette première épreuve concerne le latin ou le grec, les points sont multipliés par 3." Source Eduscol.

Ce qui permet de gagner beaucoup de points : tous les ans des élèves obtiennent le bac avec plus de 20/20 par le biais de ces options bien "rémunérées"

Ecrit par : lucile | 15 décembre 2007

Quote(* » Les classements internationaux des différents systèmes éducatifs montrent pour leur part que notre école ne tire pas assez vite les conséquences de la bataille mondiale de l'intelligence sur le niveau de formation requis des élèves et les qualités intellectuelles qu'il convient de développer chez eux pour répondre aux attentes du monde professionnel. »)

Pas mieux !

Quote(* » Il vous incombe de rétablir l'école dans sa mission fondamentale de transmission des valeurs, de formation des intelligences, d'élévation des esprits, de préparation à la vie adulte et professionnelle, de pilier de l'égalité des chances, en ayant à cœur que l'école regarde vers l'avenir et non pas qu'elle cultive la nostalgie du passé. »)
Va y’avoir du boulot ….. du pain sur la planche surtout pour abandonner la nostalgie mortifère du passé ! le repentir des collabos, le méa culpa des colonisateurs, la défaite de Waterloo ……. le vase de Soissons et la rémission de Vercingétorix !!!!!

Quote(* » Vous garantirez la liberté pédagogique des enseignants, en contrepartie de quoi vous les évaluerez plus régulièrement sur la base des progrès et des résultats de leurs élèves. »)
Je savais bien que ce serait ‘mission impossible’ ! je voudrais pas être à la place de ce brave homme de Darcos !

Quote(* » les instituts universitaires de formation des maîtres donnent aux enseignants les outils dont ils ont réellement besoin pour exercer leur métier, et non pas qu'ils cherchent à imposer certaines méthodes de préférence à d'autres. »)
Il n’a pas l’air très au courant de ce qu’est le travail d’un enseignant ? ; répéter bêtement ce que les autres lui ont appris !

Quote(* » Nous ne voulons plus que les enseignants les plus jeunes et les moins expérimentés soient systématiquement affectés dans les établissements les plus difficiles. »)
Il est vraiment crédule not’bien aimé président et néanmoins ami de khadhafi ….. il sait pas qu’il y a des syndicats qui organisent le placement des copains ?????

Quote(* » en permettant aux enseignants qui veulent travailler plus pour gagner plus de le faire, « )
Ca fait pas partie de la déontologie de l’enseignant !
L’enseignant, ce serait plutôt « travailler moins pour gagner plus !!! »

Quote(* » Les obligations de service des enseignants devront tenir compte de cette nouvelle liberté qui leur est offerte. »)
on va droit dans l’mur !!!

Quote(* » Vous agirez pour cela en lien avec le ministre de l'Immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement, et le haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté. »)
On pourrait faire des économies ….. un seul ministère suffirait …. Le ministères des allogènes.


Quote(* » Notre objectif est de rendre la carte scolaire superflue par une égalisation du niveau des établissements qui permettra aux parents de choisir l'école de leurs enfants non plus en fonction du niveau réel ou supposé des établissements, mais du projet pédagogique mis en œuvre. »)
Quand on veut noyer sa vache on l’accuse d’être folle !!!!!

Quote(* » C'est notre conviction absolue. »)
Et ça porte un nom : « la volonté du Prince ! »

Quote(* » Nous voulons ensuite que la place du sport à l'école soit doublée »)
Faut affecter un prof de maths à nicolas …. Deux fois zéro égal la tête à toto !

Quote(* » Vous créerez à cet effet, notamment, un enseignement obligatoire de l'histoire de l'art et vous veillerez à la transmission du patrimoine littéraire de notre pays. »)
J’ai un copain prof qui m’a dit que ça voulait dire qu’on allait étudier le ‘da vinci code’ en terminale …… ? parce que c’est le seul bouquin que nicolas a lu !!!!!

Quote(* » Vous ferez en sorte que, de la maternelle au baccalauréat, tous les élèves aient une pratique artistique. »)
Là , je déconne plus, faut que le petit nicolas retourne en maternelle !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Quote(* » L'épreuve de pratique artistique au baccalauréat sera valorisée. »)
Dessine-moi un moutonsssss jeune pâtre !

Quote(* » des échanges entre les élèves et les artistes. »)
S’il pense à des mecs comme Soulage, les rencontres risquent d’être mélancoliques !

Quote(* » Nous souhaitons enfin que l'enseignement des langues étrangères commence dès le cours préparatoire »)
Je vous renvoie, une fois encore, à mon propre programme …… d’ailleurs beaucoup plus ambitieux que celui de notre guide des français au pouvoir d’achat en peau de chagrin !

Quote(* » Nous voulons également que les parents soient reconnus comme les premiers responsables de l'éducation de leurs enfants et que l'école travaille davantage avec les familles. » )
Comme toutes ces demi-mesures semblent timides !!!! il faut obliger les parents à s’asseoir sur les bancs de l’école à côté de leurs moufflets pour qu’ils comprennent la douleur du pauvre prof face à ces hordes de crève-culs !

Quote(* » une évaluation régulière des enseignants sur la base des progrès et des résultats de leurs élèves, et non pas sur les méthodes qu'ils utilisent, adossée à un dispositif réel de formation continue. »)
Ma parole popopo dit ! y m’a plagié mon programme ou quoi ?
Bon ! j’imagine la tronche des syndicats à la récré ….. on va plus pouvoir faire c’qu’on veut …. C’est pas du jeu !!!!!


Quote(* » et l'attractivité du métier d'enseignant. »)
Ouais, oh, vous savez, quand on n’a pas le choix ….. on prend c’qui vient !!!!!

Conclusion :
Nicolas et moi, nous partageons la même vision de ce que doit devenir l’EN : une caserne !!!!!

Ah ah ah ah !!!!!


et merci de votre attention.

Ecrit par : Professeur habemus nicolas | 15 décembre 2007

Réjouissez-vous braves gens .......... mon bon Prince et ami malgré lui vous réserve une très jolie surprise qui va vous remplir d'aise ...........
le ministère de la culture va passer à la trappe et une partie de son budget sera reporté vers le ministère de l'EN , l'autre partie servira aux développement des salles de spectacles privées (dont les directeurs sont de bons potes à mon pote).

Pour plus de détails ............
http://yfigexnihilo.hautetfort.com/archive/2007/12/14/vers-un-grenelle-de-la-culture.html
Ah ah ah ah !!!!!

Ecrit par : Professeur habemus nicolas | 15 décembre 2007

"et l'attractivité du métier d'enseignant..."

De quelle ridicule souris misérabiliste la commission montagneuse qui planche sur le sujet accouchera-t-elle ?

Quant au travailler plus pour gagner plus (et éventuellement le reverser dans l'augmentation galopante des prix), les instituteurs (pardon, les profs d'école) risquent d'être Gros-Jean comme devant. En effet, la suppression du samedi matin verra les heures reportées ailleurs, à raison d'une heure de soutien par jour pendant deux jours ou d'une demi-heure pendant quatre jours... Où ceux qui voudraient faire des heures supplémentaires placeront-ils leur temps, tandis que la journée sera déjà rallongée ? (et celle des enfants soutenus également, ce qui risque d'être proprement contre productif).

Autre sujet : outre l'archaïsme et l'infantilisme avérés de l'inspection classique qui voit certains inspecteurs en mal de pouvoir se conduire comme des petits barons de province, l'évaluation des enseignants à leurs résultats n'est pas sans effets pervers. Seront-ils tenus au miracle coûte que coûte ?

Ecrit par : Magister | 15 décembre 2007

Magister a écrit : "l'évaluation des enseignants à leurs résultats n'est pas sans effets pervers. Seront-ils tenus au miracle coûte que coûte ?"

Non ils seront tenus à la Grâce : il y aura ceux qui l'ont et ceux qui ne l'ont pas.

Ce qui exclut tous les tâcherons à fifiches.

Malheureusement (?) pour les enseignants, la Grâce est une qualité fort peu localisée et très temporaire.

Malheureusement pour le Ministère du Budget qui aura pas à prévoir une prime de Grâce et son éventuel cumul avec la prime de Transport.

Malheureusement pour le Moloch qui aura à gérer l'épineux problème des revandications syndicales pour l'accès de tous à une Grâce rémunérée.

Y compris à l'usure.

Ecrit par : dugong | 15 décembre 2007

"La célinolatrie m'insupporte, je n'arrive pas à comprendre ce qu'on trouve de si génial à ce type"

Ecrit par : yann | 15 décembre 2007

Au début cela parait bizarre, indigeste. Des développements qui insistent, qu'on verrait autrement. Egalement, l'omniprésence de l'outrance. Et puis, il me semble du moins, on s'y habitue. On s'arrete sur quelques jolies formules, on fait sien son monde. Enfin on se rend compte que dans tous ses ouvrages, l'action en soi n'a guère d'importance au regard du style, de la résonance qu'il déclenche, ce qui est probablement l'une des marques des grands.

Ecrit par : Sergio | 15 décembre 2007

L'évaluation des enseignants a des aspects religieux indéniables. Je le soulignais dans ma précédente action de Grâce.

On comprend mieux les pédagols qui veulent "professionnaliser" les jeunes enseignants : ne pouvant accéder par une démarche constructiviste à la Grâce sanctifiante (qui réside en l'Homme de façon permanente), ils prônent la Grâce opérante mais en feignant d'ignorer qu'elle n'est accordée à l'homme que comme un secours momentané.

Point de salut donc dans le constructivisme.

Merci au dictionnaire de l'académie pour ces subtilités.

Ecrit par : dugong | 15 décembre 2007

dugong écrit :

"L'évaluation des enseignants a des aspects religieux indéniables. Je le soulignais dans ma précédente action de Grâce."

Il me semblait bien que l'EN était en voie de se cléricaliser (le sectarisme des Pédangogistes de la FUMI est encore dans les esprits), mais craignons que cette mystique ne soit qu'une mystification de plus.

Ecrit par : Magister | 15 décembre 2007

Curieuse tendance à aller voir ailleurs si l'herbe est plus fraîche, au lieu de s'occuper de la faire pousser ici. Sans être particulièrement nationaliste, j'aurais tendance à préconiser l'élaboration d'un modèle français — quitte à utiliser ce qui marchait au temps où nous étions, nous, copiés par tous les autres.
JPB


Ecrit par : brighelli | 15 décembre 2007
Curieuse, mais pas nouvelle. Je ne suis plus si jeune, sans être hors d'âge (1959) et ne me souviens pas, de toute ma vie consciente, avoir entendu de jugements positifs des français sur leur propre modèle et leurs capacités à en élaborer un qui soit de qualité.
Pourtant, et pour en revenir au sujet, il me semble que nous étions réputés, il n'y a pas si longtemps encore pour être les champions de l'accueil scolaire des deux-cinq ans et de l'instruction pré-élémentaire. Là, je rejoins Cadichon: c'est notre gauche, avec son mépris des possibilités cognitives des classes populaires, qui a sciée, voire transformer en "bois-plaquette", l'un de nos fleurons français, fleuron pourtant plutôt connoté à gauche.
Faut reconnaître que quand on contemple le niveau du militant de base du PS ou du PC, ça peut dévier le jugement qu'on a du peuple. Plus con, tu meurs...

Ecrit par : dobolino | 15 décembre 2007

Tout partait de bonnes intentions dont on sait qu'elles pavent les voies de l'enfer...

La production de masse, la consommation de masse, la culture de masse... allaient logiquement entraîner la massification des études. Cette uniformisation de la société a pu se faire d'autant plus facilement qu'elle se construisait dans le contexte dominant de l'idéologique égalitariste.

A l'idée que tout se vaut ne peut en effet correspondre que l'objectif, par paliers, de la réussite de tous (on pense aux fameux 80 % de réussite au bac d'une classe d'âge). Seulement voilà, trouver sa place au sein d'un système qui, par son évolution technologique quasi exponentielle et la globalisation, réduit le champ des différents secteurs d'activité, s'intégrer dans un système devenu centrifuge, c'est vouloir s'inclure dans ce qui est par nature exclusif. Si notre société moderne était faite pour l'homme, ça se saurait. Ce n'est pas le cas. Aujourd'hui, la politique n'est plus, au mieux, qu'une espèce de Don Quichotterie ou, au pire, une gestion au coup par coup d'un immense quiproquo existentiel et donc, en définitive, une imposture.

Ce système est irréformable. Tous les grands discours (car les mots se laissent dire) ne s'y peuvent traduire que par un bricolage de fortune. Prenez n'importe quel homme de bon sens et faites-en un ministre...

Ecrit par : Magister | 15 décembre 2007

"Faut reconnaître que quand on contemple le niveau du militant de base du PS ou du PC, ça peut dévier le jugement qu'on a du peuple. Plus con, tu meurs..."

Certes mais la connerie militante UMP est au top également.

Une différence peut-être : un militant UMP ne sert vraiment à rien en dehors des périodes électorales.

Je me fais probablement des illusions en croyant encore qu'un militant de gauche existe quand le politique ne l'utilise pas.

Esse non est percipi ?

Ecrit par : dugong | 15 décembre 2007

Je voulais évidemment écrire "idéologie égalitariste".

Ecrit par : Magister | 15 décembre 2007

Au sujet des militants, on pense à Rémy de Gourmont qui écrivait :

Réunis en foule, les hommes deviennent particulièrement automatiques, et d'abord leur instinct de se réunir, de faire à un moment donné tous la même chose témoigne bien de la nature de leur intelligence. Comment supposer une conscience et une volonté aux membres de ces cohues qui, aux jours de fête ou de troubles, se pressent tous vers le même point, avec les mêmes gestes et le mêmes cris ? [....] "L'homme conscient qui se mêle naïvement à la foule, qui agit dans le sens de la foule, perd sa personnalité ; il n'est plus qu'un des suçoirs de la grande pieuvre factice, et presque toutes ses sensations vont mourir vainement dans le cerveau collectif de l'hypothétique animal ; de ce contact, il ne rapportera à peu près rien ; l'homme qui sort de la foule n'a qu'un souvenir, comme le noyé qui émerge, celui d'être tombé dans l'eau (La Culture des Idées)."

Ecrit par : Magister | 15 décembre 2007

"Faut reconnaître que quand on contemple le niveau du militant de base du PS ou du PC, ça peut dévier le jugement qu'on a du peuple. Plus con, tu meurs..."

Heureusement les membres de l'élite morale et intellectuelle qui fréquentent ce blog relèvent le niveau.

Pitoyable.

Ecrit par : Hervé | 15 décembre 2007

"Faut reconnaître que quand on contemple le niveau du militant de base du PS ou du PC, ça peut dévier le jugement qu'on a du peuple. Plus con, tu meurs..."

Certes mais la connerie militante UMP est au top également.

Une différence peut-être : un militant UMP ne sert vraiment à rien en dehors des périodes électorales.

Je me fais probablement des illusions en croyant encore qu'un militant de gauche existe quand le politique ne l'utilise pas.

Esse non est percipi ?

Ecrit par : dugong | 15 décembre 2007

Je ne crois pas que vous vous fassiez d'illusions. Il existe bel et bien! Au PS, il n'y a pas vraiment de discipline de parti, pas plus que de doctrine précise d'ailleurs. C'est louable...Jusqu'à une certaine limite!
Le militant PS peut complètement échapper aux dirigeants du PS et leur imposer son bon vouloir, selon la voie démocratique.

Ecrit par : dobolino | 15 décembre 2007

Rajoutez-y le fait que ça tire à hue et à dia entre Pécresse et Darcos, l'une voulant dissoudre les classes prépas dans les facs, tout en faisant de la première année une sorte de sous-prépas-bis, le tout pour arriver à "50% d'une classe d'âge en Licence", l'autre affirmant qu'il a à cœur de remonter d'abord le niveau du Primaire et du Secondaire afin d'envoyer en Fac des gens à peu près capables.

Il faut :

1°) Laisser les classes prépas tranquilles

2°) Créer des classes de mise à niveau en faculté ("sous-prépas bis") ? Pourquoi pas ?

3°) D'accord avec une reconstruction sur de bonnes bases (Darcos) plutôt qu'une construction sur des sables mouvants (Pécressse).

4°) Attendre quelques années, si tout va bien et si les petits cochons pédagogistes ne mangent pas les générations montantes d'avoir les 50% de vraiment "capables" d'aller en fac.

5°) Développer quand même parallèlement la formation technique et professionnelle.

La fac, oui, mais pour quoi faire après ?

Ecrit par : Robin | 15 décembre 2007

"Il y a certaines œuvres qu'il n'est pas bon de lire trop tôt. Je garde quelques souvenirs de grosses déceptions à avoir voulu lire entre douze et seize ans des livres en entier pour en avoir étudié des extraits passionnants en classe avec un professeur stimulant".
Ecrit par : dobolino | 15 décembre 2007

Vertus du Lagarde et Michard...

Ecrit par : Louis Barthas | 15 décembre 2007

Interrogez Jack Lang, je vous garantis qu'il vous dira encore que notre école est la meilleure du monde.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 16 décembre 2007

5°) Développer quand même parallèlement la formation technique et professionnelle.

La fac, oui, mais pour quoi faire après ?

Ecrit par : Robin | 15 décembre 2007

Les IUT, les écoles de commerce, etc.

Ecrit par : Robin | 16 décembre 2007

Lundi matin, à l'IUFM, à Châteauroux, conférence d'André Ouzoulias: "comment entrer dans l'écrit", ou quelque chose d'approchant. Je vous tiens au courant!
:-))))))

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 16 décembre 2007

Je me fais probablement des illusions en croyant encore qu'un militant de gauche existe quand le politique ne l'utilise pas.

Esse non est percipi ?

Ecrit par : dugong | 15 décembre 2007

Ca c'est un "intellectuel de Gauche", pas un militant et les intellectuels de Gauche ont une fâcheuse tendance à aller à Droite, surtout depuis quelque temps et surtout ceux que la politique n'utilisait pas. Mais qui peut les en blâmer ?.

Ecrit par : Robin | 16 décembre 2007

Lundi matin, à l'IUFM, à Châteauroux, conférence d'André Ouzoulias: "comment entrer dans l'écrit", ou quelque chose d'approchant. Je vous tiens au courant!
:-))))))

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 16 décembre 2007

Chrostophe, vous venez de lire "L'espion qui venait du froid" ?

Ecrit par : Robin | 16 décembre 2007

Chrostophe, vous venez de lire "L'espion qui venait du froid" ?

Ecrit par : Robin | 16 décembre 2007

Christophe pas Chrostophe. Excusez-moi d'avoir estropié votre prénom.

Ecrit par : Robin | 16 décembre 2007

André Ouzoulias, c'est le CRAP (aud) pédagogique : grand spécialiste de l'apprentissage de la lecture, comme Chauveau, Meirieu, "pédagogiste" pur et dur qui fout en l'air nos enfants depuis des dizaines d'années.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 16 décembre 2007

Pétition pour" sauvons la lecture", que du beau monde.

Jacques Bernardin, formateur, IUFM d’Orléans-Tours

Jean-Marie Besse, professeur de psychologie cognitive, université Lumière Lyon 2

Rémi Brissiaud, maître de conférences de psychologie cognitive, IUFM de Versailles

Mireille Brigaudiot, maître de conférences, IUFM de Versailles

Sylvie Cèbe, maître de conférences, IUFM de Lyon

Eveline Charmeux, professeure honoraire, IUFM de Toulouse

Gérard Chauveau, chercheur associé à l’INRP

Jacques Fijalkow, professeur de psycholinguistique, université de Toulouse-le-Mirail

Roland Goigoux, professeur des universités, université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand

Josette Jolibert, ancien professeur à l’IUM de Versailles

Philippe Meirieu, professeur des universités, directeur de l’IUFM de Lyon

André Ouzoulias, professeur à l’IUFM de Versailles

Sauvons la lecture, c'est-à-dire empêchons le ministre de préconiser l'apprentissage de la lecture par de bonnes méthodes alphabétiques.

Certains disent qu'il s'agit d'un complot bourgeois pour faire une société décérébrée docile, mais qui est interessé à ce complot? J'aimerais qu'on m'explique.

Anne-Marie

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 16 décembre 2007

Sauvons la lecture, c'est-à-dire empêchons le ministre de préconiser l'apprentissage de la lecture par de bonnes méthodes alphabétiques.

Certains disent qu'il s'agit d'un complot bourgeois pour faire une société décérébrée docile, mais qui est interessé à ce complot ? J'aimerais qu'on m'explique.

Anne-Marie

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 16 décembre 2007

Philippe Meirieu se pose en "résistant" alors qu'il n'a jamais résisté contre rien ni personne et s'est contenté de suivre la politique du chien crevé au fil de l'eau (il a d'ailleurs récolté, en toute logique, les hochets et les honneurs).

Evelyne Charmeux est une hystérique de Gauche comme on n'en fait plus.

Les autres sont des arrivistes et des doctrinaires.

C'est un ramassis de médecins dignes de ceux de Molière. Ils se pressent au chevet d'un moribond dont ils ont largement contribué à détruire la santé.

Ils faut toujours comprendre le contraire de ce qu'ils disent : "Sauvons la lecture !" signifie en réalité : "Détruisons encore davantage la capacité de lecture."

Que ces gens-là se disent de Gauche est une honte pour la Gauche et je pense que ce sont eux et leurs pareils qui ont contribué à dicréditer la Gauche.

Personnellement, je ne m'en réjouis pas.

C'est un fantasme chez eux de croire à un complot contre l'intelligence qui viendrait obligatoirement de la Droite, des "bourgeois"...

Certains médias, je veux bien, qui vendent du coca-cola entre deux émissions débiles.

Mais les vrais responsables du crétinisme ce sont eux.

Meirieu s'en prend aux médias, à TF1 etc. alors qu'il leur sert la soupe.

Ecrit par : Robin | 16 décembre 2007

Un complot bourgeois ? Quelle imposture et quel archaïsme ! Comme si la classe bourgeoise existait encore ! Ces gens-là n'ont-ils donc pas encore compris que la lutte des classes étaient bel et bien révolue et qu'ils devront se faire à cette nouvelle réalité des classes de mentalités, voire de consciences ?!

Cela nous apprend du moins que l'hydre pédagogiste n'est pas terrassée et que, si d'aventure la prochaine échéance présidentielle devait nous faire basculer de l'autre côté, nous aurions à faire face à des revanchards...

Ecrit par : MS | 16 décembre 2007

MS et Robin,quand je vois l'état de l'EN, (l'école libre n'a plus grand-chose à lui envier), et que telle l'hydre de Lerne, les pédagos surgissent de partout, que les jeunes prennent la relève des vieux, (Goigoux et Grandserre ne sont pas âgés, et déjà oh combien nocifs !) je comprends ceux qui disent lutter pour dans ...30 ans. Si notre société occidentale survit.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 16 décembre 2007

Et ils ont le culot de s'étonner que ces pauvres gosses crétinisés par la globale et le reste et pour lesquels le simple déchiffrage est devenu un véritale torture n'éprouvent pas le besoin de lire !

Ecrit par : Robin | 16 décembre 2007

Nous avons donc le devoir de résister contre la crétinisation, ce qui nous place d'emblée sur deux fronts : enseigner (oh ! le gros mot !) et dénoncer le fossoyage (et accessoirement nous protéger des zélateurs, bras armés des pédangogistes).
Force et honneur !

Ecrit par : Magister | 16 décembre 2007

C'est seulement pour faire aboyer Anne-Marie Valette, et lui faire (re-re-re-re)poster un des copiés-collés dont elle a le secret, que j'ai envoyé cette annonce! Mission réussie. Je ne sais d'ailleurs même pas si j'irai à cette conférence...:-)))

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 16 décembre 2007

Y etes vous deja allés ?

http://www.iufm.education.fr/

On n'y apprend bien sûr rien, mais je ne savais meme pas que ca existait !

Ecrit par : Jeremy | 16 décembre 2007

MS et Robin, merci d'avoir aboyé avec moi.

J'ajoute un petit copié- collé qui vous confortera dans votre décision de ne pas aller à cette conférence, cher Christophe : André Ouzoulias et consorts n'aiment pas beaucoup notre hôte J.P.B.

Je le cherche.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 16 décembre 2007

JPB, vous laissez dans les commentaires de votre blog des liens antisémites : http://yfigexnihilo.hautetfort.com/archive/2007/12/14/vers-un-grenelle-de-la-culture.html

Alors, je sais bien que ce n'est pas vous qui les avez indiqués, vous ne les avez même pas lus, mais dans les Cahiers pédagogiques, ils seraient drôlement contents de pouvoir mettre une tribune de Frackowiak disant :
"Les partisans de Brighelli sont des réac' antisémites. Son blog mentionne des liens antisémites, sans que personne - à commencer par le responsable du blog - ne s'ne émeuve le moins du monde".

Ce message est envoyé à toutes fins utiles.

Ecrit par : Jeremy | 16 décembre 2007

"Ce qu’il faut bien appeler une charlatanerie [3]

Une question se pose : comment expliquer cet étrange scénario « La syllabique : le retour » ? Cette méthode est en effet celle qui était utilisée dans l’école française il y a encore 40 ans, c’est-à-dire du temps où un tiers environ des élèves de CP redoublaient cette classe.

Un ouvrage récent de Laure Dumont ( "Globale ou b-a ba ", Laure Dumont est une ex-journaliste à l'Expansion, "spécialiste des questions d'éducation" !!! A.M.V.) nous éclaire sur ce point.

Selon elle, ce retour de la syllabique est porté par ce qu’elle appelle la « nébuleuse des Tout-fout-le-camp », nébuleuse qui rassemble aussi bien de vieux militants d’extrême gauche (Le Bris, Brighelli...) que des champions « illuminés » de l’ultralibéralisme (SOS Education) ou encore les catholiques intégristes de « Lire-Ecrire.org ».

Lorsqu’il fait croire aux français que c’est la recherche scientifique qui l’a conduit à imposer aux maîtres de CP la méthode syllabique, Gilles de Robien commet donc une charlatanerie : il présente comme un remède miracle la méthode préconisée par quelques activistes dont il partage les idées pédagogiques, une méthode très différente de celles que recommandent les chercheurs.

Il y a tromperie ! Et comme beaucoup de charlatans, son discours allie simplisme et grandiloquence. Ainsi, le 2 octobre dernier, il intervenait en conclusion d’un séminaire consacré à la lecture pour proclamer que : « le déchiffrage, c’est la clé de la liberté de lire et de penser » . Aucun des chercheurs en psychologie cognitive expérimentale, aucun des neuropsychologues invités à la tribune n’avait évidemment rapporté une conception aussi grossière et réductrice du progrès en lecture.
Le ministre invite des chercheurs, il les laisse dire que l’apprentissage de la lecture est une affaire complexe mais, avec une incroyable assurance, il conclut le séminaire en vantant sa méthode miracle."

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 16 décembre 2007

"JPB, vous laissez dans les commentaires de votre blog des liens antisémites"
me prévient Jérémy…
Et d'ajouter : "dans les Cahiers pédagogiques, ils seraient drôlement contents de pouvoir mettre une tribune de Frackowiak disant :
"Les partisans de Brighelli sont des réac' antisémites. Son blog mentionne des liens antisémites, sans que personne - à commencer par le responsable du blog - ne s'en émeuve le moins du monde".
Je sais bien — je sais aussi que Frackowiack et consorts pensent déjà que je suis une crevure fasciste. Mais, outre le fait que la bave du crapaud n'atteint pas la colombe, je me suis fixé pour ligne directrice de ne rien censurer sur ce blog — parce que si je commence, je vais couper un tel pour antisémitisme, et tel autre pour outrance, un tel pour bêtise (si, si, il y en a) et d'autres pour… On n'en sort pas : peut-être par excès de cionfiance en moi, je n'éprouve pas le besoin de ne laisser que ce qui va dans mon sens — je ne prétends pas m'accroître des opinions concordantes des autres, je me suffis à moi-même — comme, j'espère, la plupart des gens de bon aloi qui passent par ici : je suis content de voir que près de 35000 personnes ont la curiosité de venir voir ce qui se dit, que des milliers (et pas toujours les mêmes) y laissent une trace, et quelle que soit la qualité d'icelle, je la laisse à mon tour — naïveté, amour de la conversation (j'aimerais voir ce blog comme une sorte de "salon" d'Ancien régime où l'on recevrait aussi bien Voltaire que Fréron) ou mépris des imbéciles — et honni soit qui mal y pense —, comme vous voulez.
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 décembre 2007

Exactement 18759 visites depuis le 1er décembre — et nous sommes le 15. La moyenne mensuelle s'accroît régulièrement chaque mois de trois à quatre cents unités.
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 décembre 2007

"J'ajoute un petit copié- collé qui vous confortera dans votre décision de ne pas aller à cette conférence, cher Christophe : André Ouzoulias et consorts n'aiment pas beaucoup notre hôte J.P.B.

Je le cherche.

Anne-Marie."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 16 décembre 2007

Anne-Marie Valette, je connais énormément de gens qui ont tous des qualités, et qui ne s'aiment pas beaucoup entre eux. (Surtout dans le milieu du spectacle, il y en a même qui se détestent, et pas cordialement du tout). Cela ne m'empêche, et ne m'empêchera en rien de les apprécier chacun pour ce qu'il est. Votre argument ne tient pas.
En d'autres termes, si je vais à cette conférence, (ce qui est loin d'être sûr), et que j'apprécie ou non ce qui y est dit, (ce vis-à-vis de quoi je n'ai aucun a priori), ce ne sera pas en fonction de qui aime ou qui n'aime pas André Ouzoulias.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 16 décembre 2007

"Mais, outre le fait que la bave du crapaud n'atteint pas la colombe,"

JPB

Ecrit par : brighelli | 16 décembre 2007


Vous êtes effectivement assez crédible en colombe à moustache, Jean-Paul!!! :-)))

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 16 décembre 2007

A propos de crapaud, je retrouve cette jolie historiette de mon ami canadien Klaus H., parlant de Frackowiak, autre grand pédago, "crapaud du nord". (6 février 2006)

"Comme vous le savez probablement (mais je ne peux pas resister a l'image) il y a des crapauds de compagnie que l'on soigne bien dans des cages comforablement humides pour leur lecher le crane tous les soirs, car ils y secretent une substance hallucinogene (qui s'appelle bufotenine, je crois).
Plut a Dieu que tous les Inspecteurs fussent aussi delicieux!"

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 16 décembre 2007

Peut-être suis-je la blanche colombe.

"L'autre jour, aufond d'un vallon,
Un serpent piqua Jean Fréron.
Que croyez-vous qu'il arriva, Ce fut le serpent qui creva.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 16 décembre 2007

Oui, Voltaire, c'est connu comme le loup blanc!

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 16 décembre 2007

On n'en sort pas : peut-être par excès de cionfiance en moi, je n'éprouve pas le besoin de ne laisser que ce qui va dans mon sens — je ne prétends pas m'accroître des opinions concordantes des autres, je me suffis à moi-même — comme, j'espère, la plupart des gens de bon aloi qui passent par ici :
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 décembre 2007
Je croyais que vous étiez une personne de bon aloi qui s'enrichissait aussi bien des contradictions construites que des approbations nuancées, constructives et non courtisanes. Si vous vous suffisez à vous-même, à quoi bon venir ici débattre ou relancer le débat?

Ecrit par : dobolino | 16 décembre 2007

"On n'en sort pas : peut-être par excès de confiance en moi, je n'éprouve pas le besoin de ne laisser que ce qui va dans mon sens — je ne prétends pas m'accroître des opinions concordantes des autres, je me suffis à moi-même — comme, j'espère, la plupart des gens de bon aloi qui passent par ici :
JPB

L'excès nuit en tout, Jean-Paul!

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 16 décembre 2007

L'excès nuit en tout, Jean-Paul!

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 16 décembre 2007

Et, de plus, "se coucher tard nuit!".

Ecrit par : dobolino | 16 décembre 2007

Effectivement, d'ailleurs, j'y vais de ce pas! :-)

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 16 décembre 2007

Pour en revenir au sujet initial — les Maternelles…
Conférence le samedi 19 janvier à 14 h à l'école Jacques Brel de Roncq (rue H. Barbusse, pour les non-initiés) — si vous habitez dans le Nord, ou si vous passez par là, courez-y !
Thème : le lien école maternelle / école élémentaire. Intervenants — outre Françoise Candelier, cheville ouvrière du SLECC dans le coin, qui a rompu tant de lances contre Frackowiack l'Infâme —, Thierry Venot et Brigitte Guigui, tous deux membres éminents du GRIP — qu'on se le dise, et qu'on se le répète !
JPB

Ecrit par : brighelli | 17 décembre 2007

Dobolino, quand je dis que je me suffis à moi-même, je veux dire que je n'ai pas besoin de sélectionner, parmi ceux qui viennent ici, les seules contributions des groupies — c'est ce que fait Meirieu, qui n'affiche sur son site que les textes qui lui donnent raison. Je m'enrichis de tout ce qui passe — et j'espère bien que vous en faites autant.
JPB

Ecrit par : brighelli | 17 décembre 2007

"Dobolino, quand je dis que je me suffis à moi-même, je veux dire que je n'ai pas besoin de sélectionner, parmi ceux qui viennent ici, les seules contributions des groupies — c'est ce que fait Meirieu, qui n'affiche sur son site que les textes qui lui donnent raison. Je m'enrichis de tout ce qui passe — et j'espère bien que vous en faites autant.
JPB"

Ecrit par : brighelli | 17 décembre 2007

Vu sous cet angle, c'est effectivement louable. Mais vous faites bien de préciser; quand on dit: "je me suffis à moi-même", c'est pour le moins ambigu.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 17 décembre 2007

JPB, vous laissez dans les commentaires de votre blog des liens antisémites

Mais Jérémy, cet Ifig qui montre sa véritable nature vient régulièrement sur ce blog pour nous insulter.

Ecrit par : Robin | 17 décembre 2007

Antisémite ? Décidément, j'aurais tout entendu.

Ecrit par : Robin | 17 décembre 2007

Oui, Voltaire, c'est connu comme le loup blanc!

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 16 décembre 2007

Croyez-vous que les lycéens actuels savent qui est Voltaire?

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 décembre 2007

"Frackowiak l'Infâme", dites-vous Jean-Paul.

Allez sur le forum de son ami et maître à penser (????) Meirieu, et lisez cette chronique débile dudit infâme : "Confiance en l'enfant".

Et l'on s'étonne, comme le HCE, que 40 % des enfants entrant au collège ne maîtrisent pas notre langue.

Quand donc les parents porteront-ils plainte contre l'EN, qui ne respecte pas un des droits de l'homme primordial?

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 décembre 2007

Conférence à Roncq.

Brigitte Guigui,

Institutrice en Maternelle Grands et CP

Membre du G.R.I.P.

Brigitte Guigui, institutrice depuis les années 80, a enseigné dans tous les arrondissements de Paris, et tous les niveaux de maternelle et élémentaire.

En Seine et Marne depuis 1992, elle décide de se consacrer exclusivement aux classes de maternelle et de CP afin d’assurer aux élèves les bases essentielles à leur scolarité.

En effet, son expérience lui a montré que les exigences requises pour l’apprentissage de la lecture au CP sont les mêmes que celles que l’on se doit d’attendre d’un jeune enfant de maternelle.

Elle défendra l’idée que l’apprentissage alphabétique et progressif de la lecture et de l’écriture est d’abord un exercice de la volonté et de l’esprit analytique propre à l’appropriation de la langue écrite.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 décembre 2007

Conférence à Roncq.

Thierry Venot,

Instituteur en Maternelle Grands

Membre du G.R.I.P.

Thierry Venot est instituteur spécialisé ; il milite au sein du GRIP en faveur de l’apprentissage de la lecture par la voie alphabétique et pour une école de qualité.

Il s’attache plus particulièrement à définir, pour les élèves de grande section de maternelle, un véritable programme d’entrée dans le «langage écrit».

Pour lutter efficacement contre l’illettrisme, il pense que de nombreuses connaissances de base peuvent et doivent être acquises avant l’entrée au CP et que la réussite des élèves dépend de la cohérence des progressions proposées dans ces deux classes successives.
Il nous présentera sa méthode.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 décembre 2007

Bonsoir la côterie !!!

C'est moi .... Yfig ..... l'horrible méchant violent antisémite !!!

voyez, j'en ai la bave qui dégouline au coin de la babine retroussée sur mes crocs énormes prêts à vous bouffer séance tenante.

J'espère que vous tremblez dans vos carcasses !

J'espère que vous n'en dormez pas ni la nuit ni le jour et que vous allez informer notre bon garde chiourme, le petit nicolas .....

voyez-vous, tas d'imbéciles, ce mot "antisémite" qui vous brûle tant les lèvres, que vous galvaudez à longueur de tout ce qui cause ou qui s'écrit, ce vilain mot, vous l'avez transformé, à force de l'utiliser contre tout ce qui ne prie pas dans la même chapelle que vous en vulgarité obscène et inefficace.

Vous ne lisez même plus ce que dises les autres .... ceux qui ne sont pas de votre confession, non, vous ne prenez plus la peine d'analyser, de faire la part du juste et de l'inique ..... il suffit qu'il y ait le mot 'juif' quelque part dans le texte d'un non juif pour que vous montiez sur vos tora tora et criez à l'allali contre le malepeste.
Ah ! si je dis que le curé de mon village se tape les marmitons ... ça fait rire, l'anticléricalisme ne dérange personne !
si je prétends que le diacre saute la duègne .... on rit dans la basse-cour !!!
mais si je dis que je soupçonne un juif de captation de fonds public, c'est tout le landerneau qui frétille, qui sort les piques à enfourcher les sorciers athées.

Allez, je suis antisémite, puisque ça vous fait plaisir !!!!
et surtout, contentez-vous bien de dire ça ! cette insulte pitoyable qui vous sert contre le reste de l'univers dont vous appréciez si peu la compagnie sauf quand elle sert servilement vos intérêts.

antisémite et raciiiiiisteeeee, et anticlérical et païen et épicurien et vaurien et cacochyme et débile .....
antisémite,
antisémite,
antisémite,
antisémite,
antisémite,
antisémite,
antisémite,



gnia gnia gnia ...... et pédé .... vous oubliez pédé ..... et raciste .... Ah ! tiens ..... on pourrait donc être antisémite sans être pour autant raciste ???? moi j'y crois pas ! quand on est antisémite, on se doit d'être aussi raciste et pédé et sénile et menteur et veule et crétin et bon pour la casse !!!!!


antisémite et raciiiiiisteeeee, et anticlérical et païen et épicurien et vaurien et cacochyme et débile .....
comment on dit ... ceux qui exècrent les protestants ????

en tout cas, faute d'antisémitisme, je peux vous garantir que je pense que toutes les religions sont des pièges à cons et que tous les religieux sont au service du plus horrible, du plus vicieux, du plus hypocrite fascisme qui se peut ..... et ça, par contre, ce n'est pas une insulte mais une véritable révolte contre tout ce qui tend à asservir l'homme par des croyances imbéciles et stupides.

Si penser que la religion juive ne vaut pas mieux que la catholique, la musulmane, la protestante, la bouddhiste, la sarkosiste ……. Alors, oui, cent fois, mille fois oui, je suis totalement antisémite.

Dites-le à votre dieu …… pour que j’aille droit en enfer et que je ne passe pas par la case départ et ne reçoive pas les 20000000 euros !!!!!

p't'1, on s'amuse bien dans votre cour de récré !!!!!

Ecrit par : Professeur habemus goyim | 17 décembre 2007

Ah ! j'oubliais :
personne n'est dupe, votre manoeuvre est toujours la même :

accusez celui qu'on veut censurer d'antisémitisme ..... ça fout tellement les jetons à celui qui anime le blog qu'il ne peut s'empêcher de censurer !
et puis ça a un autre très gros avantage ....... ça évite d'avoir a argumenter ..... c'est que du bonus ....... on ferme la gueule au récalcitrant et on évite les éclaboussures ......
le coup est tellement galvaudé qu'on finirait par en rire si il ne marchait pas encore dans bien des cas !

Ecrit par : Professeur habemus goyim | 17 décembre 2007

"Au fait, Catmano et autres spé de maternelle et primaire, comment vous proposez-vous de procéder, dans le cadre de vos procédures d'enseignement, pour dénouer le sexisme, qu'on laisse à présent s'installer dès la PS sans broncher, étant bien entendu que tout bon père de famille ne puisse que s'incliner? Vous êtes aux premières loges pour la prévention des "tournantes"

En réponse un peu tardive à Dobolino qui fait partie des resonnes amusantes devenues rares sur ce blog.
Féministe de longue date, j'ai toujours lutté contre le sexisme avant tout. Sur tout ce qui me passait sous les yeux. J'ai régulièrement proposé des dialogues sur tous les sujets (Langage en situation!!!). Du repassage et de la vaisselle exécutés par les filles au garçon qui met la main aux fesses de la plus mignonne de la classe.
J'ai constaté, il y a quelques mois que l'Inspection nous proposait des bouquins sur le sexisme, franchement plus nunuches et "épurés" que ceux qui circulaient au début des années 70. Les jeunes regardaient cela comme un scoop et trouvaient cette piste "fort intéressante"...Je cauchemerde. ("Clave lapsus" que je trouve drôle).

http://aupays.desmerveilles.dalice.over-blog.com/

Ecrit par : alice | 17 décembre 2007

"Au fait, Catmano et autres spé de maternelle et primaire, comment vous proposez-vous de procéder, dans le cadre de vos procédures d'enseignement, pour dénouer le sexisme, qu'on laisse à présent s'installer dès la PS sans broncher, étant bien entendu que tout bon père de famille ne puisse que s'incliner? Vous êtes aux premières loges pour la prévention des "tournantes"

En réponse un peu tardive à Dobolino qui fait partie des resonnes amusantes devenues rares sur ce blog.
Féministe de longue date, j'ai toujours lutté contre le sexisme avant tout. Sur tout ce qui me passait sous les yeux. J'ai régulièrement proposé des dialogues sur tous les sujets (Langage en situation!!!). Du repassage et de la vaisselle exécutés par les filles au garçon qui met la main aux fesses de la plus mignonne de la classe.
J'ai constaté, il y a quelques mois que l'Inspection nous proposait des bouquins sur le sexisme, franchement plus nunuches et "épurés" que ceux qui circulaient au début des années 70. Les jeunes regardaient cela comme un scoop et trouvaient cette piste "fort intéressante"...Je cauchemerde. ("Clave lapsus" que je trouve drôle).

http://aupays.desmerveilles.dalice.over-blog.com/

Ecrit par : alice | 17 décembre 2007

Pénibles ces agressions de culs bénits de toutes sortes!

Juifs, Arabes, Boudhistes et Chrétiens, vous avez tous le droit de partager cette planète à condition de cesser de mélanger la Religion et la Politique.

Allez plutôt jeter un coup d'oeil chez Riposte Laïque!

http://www.ripostelaique.com/

Ecrit par : alice | 17 décembre 2007

Après renseigenment, l'antisémite serait un raciste vis à vis des juifs !

bon !
si je dis que Jeremy est un abruti ..... est-ce de l'antisémitisme ..... et lui, quand il m'accuse, sans avancer aucun argument, d'antisémitisme, est-ce qu'il est antimoi ????

Jeremy, il est juif ?
je sais pas, mais je pense qu'il est plus con que juif.

Ecrit par : Professeur habemus goyim | 17 décembre 2007

Allez plutôt jeter un coup d'oeil chez Riposte Laïque!

http://www.ripostelaique.com/

Ecrit par : alice | 17 décembre 2007



Alice,
pouvez-vous me dire si votre mouvement et affilié à un parti ou un mouvement politique d'extrême droite ?

merci.

Ecrit par : Professeur habemus goyim | 17 décembre 2007

En réponse un peu tardive à Dobolino qui fait partie des resonnes amusantes devenues rares sur ce blog.


Ecrit par : alice | 17 décembre 2007

Je résonne, en cloche que je suis! Et je raisonne, en chieuse que je suis...
Ceci dit, la lutte contre le sexisme semble abandonnée en maternelle et je m'en inquiète. A l'époque lointaine où j'étais écolière, le primaire n'était pas mixte et les contacts entre garçons et filles interdits. Chez nous, à Jean Moulin, les deux cours de récré, celle des filles et celle des garçons, étaient séparés par un terre-plein central qui permettaient de se voir mais deux ou trois gardes-chiourme interdisaient tout contact corporel et verbal, sous peine de sanction lourde, et nous contraignaient à ne pas mettre un pied dans le périmètre de sécurité virtuel qui entourait le terre-plein.
En maternelle, nous étions garçons et filles mélangés sans dommage: personne n'avait réalisé que le bébé est un pervers polymorphe doté d'une forte sexualité et nous faisions toutes sortes d'expériences passionnantes sans que les adultes s'en doutent ou nous y encouragent ou nous les interdisent. Pour eux, nous étions assexués et c'était tranquille.

Ecrit par : dobolino | 18 décembre 2007

Je dois dire que je reste ahurie devant le manque de différenciation sexuelle en maternelle. Par exemple, WC et vestiaires en commun...Et l'on apprend un jour qu'une petite fille ne veut plus aller à la piscine car elle est "ennuyée" par un garçon qui présente un comportement à la limite du harcèlement sexuel.
De même, l'an dernier, je suis intervenue DEUX fois auprès d'une maman qui habillait sa fille comme une prostituée. De plus, ette gamine était très physiquement mature. Cela m'a crevé les yeux quand nous nous sommes rendus à un petit théâtre situé dans le célèbre quartier de Pigalle. Au final, les parents m'ont remerciée.

"Resonne" pour personne était un lapsus clave marrant sur lequel vous n'avez pu vous empêcher de vous amuser! A ma grande joie.
Moi aussi, je suis une chieuse!

http://aupays.desmerveilles.dalice.over-blog.com/

Ecrit par : alice | 19 décembre 2007