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27 novembre 2007

LP

LP


Les mauvaises idées sont insubmersibles — c’est même à cela qu’on les reconnaît.

Un arrêté de 2001 — sous Lang — permet virtuellement de ramener le Bac Pro de quatre à trois ans, à titre expérimental. Diverses « expérimentations » sont donc lancées, en 2004, et l’Inspection générale, peu suspecte en général de vouloir à toute force déplaire, mais dont la probité professionnelle n’est pas niable, rend en septembre 2005 un rapport accablant : « Au motif d’économies immédiates apparentes (gain de moyens d’enseignement de 25%), ces dernières pratiques sont de loin les plus pénalisantes. En effet, elles négligent les publics relevant d’un parcours ordinaire en quatre ans (BEP + Bac Pro) qui sont les plus nombreux et qui sont ainsi obligés d’aller chercher ailleurs leur formation. »
Explication de texte : l’enseignement technique fonctionne par cycles de deux ans (CAP -> BEP -> Bac Pro). À chaque étape, un certain nombre d’élèves s’orientent effectivement vers la vie active — mais majoritairement, ils vont le plus haut possible : le Bac Pro est donc l’espoir d’une grande majorité d’entre eux.
Pour quelle finalité ? Si CAP et BEP sont reconnus par les conventions collectives, il n’en est pas de même du Bac Pro, qui n’a d’autre valeur (théorique) que d’ouvrir vers l’enseignement supérieur.
Et tout est là. Lorsqu’on a créé les Bac Pro (sous Chevènement), le ministre voulait que ce soit un diplôme « de niveau Bac ». Il s’est laissé embobiner par des idéologues fumeux qui ont voulu le persuader que là encore, appellation oblige, ce « Bac » devait ouvrir automatiquement les portes de l’enseignement supérieur. Et qu’en est-il ? 97% des bacheliers « pro » passés dans le Supérieur échouent en première année (contre 50% en moyenne nationale pour l’ensemble des Bacs). C’est dire que le niveau atteint en Bac Pro 2, particulièrement dans les « matières générales », ne satisfait guère les exigences des formations supérieures. À commencer par les BTS, qui devraient être la filière « naturelle » des Bac Pro, et qui, au grand dam du ministère, recrutent pourtant au goutte-à-goutte les lycéens des LP, préférant de beaucoup (à part peut-être dans les sections industrielles — et encore…) les lycéens des Bacs généraux.
Et on voudrait nous faire croire que ce qui ne se fait pas en quatre ans pourrait se faire en trois ?

La cause première et dernière de l’hypothèse « trois ans », c’est d’économiser des postes (20 à 25 %, calculent les syndicats — tous les syndicats), et de reverser ces enseignants PLP en collège, pour éponger sans créer davantage de Certifiés, le choc du baby-boom de l’an 2000 (qui a commencé en fait en 1998, d’où l’urgence).
Comme si une réflexion un peu poussée sur ce qui s'enseigne en Collège ne pouvait suffire à amortir au moins le premier choc démographique…
À ce jour, j’attends encore que l’on me présente un enseignant de LP désireux d’aller enseigner en Sixième. D’autant que le PLP est un concours bivalent — pratiquement, un étudiant qui a fait ses études dans une matière (mettons «Lettres) passe en Lettres / Histoire — et passe, comme me dit l’un d’eux interviewé récemment, « sur ses souvenirs de lycée » : quel « historien » de formation a vraiment envie de faire de la grammaire française en Sixième ? Le ministère prétend-il réinventer l’expérience peu encourageante des PEGC ?
Sans compter que cette formation semble décourager une masse considérable d’élèves de poursuivre des études, pour lesquelles ils se sentent encore moins bien préparés qu’en quatre ans — d’où la sonnette d’alarme agitée par l’Inspection générale.

De surcroît, cette idée mirobolante, que le ministère a ramassée dans les cartons de Robien qui lui-même l’avait trouvée dans ceux de Fillon qui en héritait de Ferry et de Lang, va mettre dans la rue (si, si, je n’exagère pas — seul le pire est sûr) les enseignants unanimes de LP, tous syndicats confondus, et leurs élèves, charmants bambins à qui on ne peut pas demander la même modération dans les manifestations qu’à leurs homologues de lycées classiques. Le ministère, qui avait finement joué la désunion syndicale, en mettant le qualitatif en avant au détriment du quantitatif, a toutes les malchances de se retrouver avec un mouvement d’ensemble, qui pourrait bien cristalliser les mécontentements diffus de ceux qui attendent beaucoup et qui ne voient pas tout venir tout de suite. En désespérant Billancourt, on prend le risque de désespérer Neuilly — et les autres.
Le ministère prévoit d’ores et déjà une application de 10 à 50% dans les LP à la rentrée 2008, selon que l’on est en « Métiers du bois » ou en « Comptabilité ». C’est mettre inutilement le feu aux poudres et 600 000 élèves dans la rue. C’est inutilement créer les conditions objectives d’une levée de boucliers syndicaux, comme il n’y en a pas eu depuis les protestations sur les « décrets de 1950 » — une réforme que Darcos a eu la sagesse de passer à la trappe. Aujourd’hui, du SNETAA au SNFOLC en passant par le SNALC, aucun syndicat n’est favorable à la réforme. Ils l’ont dit, ils le répètent — saura-t-on les entendre ?

Que faire ?
Il y a deux problèmes objectifs. L’un est le manque de considération patronale pour le Bac Pro. L’autre, le faible niveau des lycéens des Lycées professionnels en phase terminale, si je puis ainsi m’exprimer.
Alors, pourquoi ne pas monter une sorte de « BEP Sup », en trois ans — un super-diplôme professionnel destiné à celles et ceux qui veulent entrer plus rapidement dans la vie active avec un bagage technique réel — et reconnu comme tel par les entreprises, qui sur cette base pourraient bien plus aisément être associées à la formation ? Et, en aval, réserver une quatrième année aux lycéens décidés à se lancer dans le Supérieur — une sorte de propédeutique qui mettrait le paquet sur les matières générales, aurait effectivement rang de Bac — et le mériterait ? Cela permettrait sans doute de dégraisser en partie les LP, en dégageant vers la vie active ceux qui le souhaitent — et qui, actuellement, redoutent surtout les cours de matières générales, où le faible niveau acquis en Collège éclate tout particulièrement. J’ai chaque année en BTS d’excellents élèves issus du Bac Pro qui rament comme des damnés pour rattraper le niveau — alors même qu’ils sont tout à fait compétents dans les domaines techniques. C’est cela qu’il faut traiter en priorité — quitte à sélectionner (ciel, un gros mot !) en amont les volontaires, et à les préparer réellement à une formation (les BTS) particulièrement appréciée par les chefs d’entreprise.
L’idée d’une propédeutique généralisée fait de toute façon son chemin. Nombre de facs ont inventé dans leur cursus une « année zéro » de remise à niveau (Orsay, par exemple). C’est faire de l’élitisme intelligent — et plus rentable, à moyen ou long terme, qu’un envoi massif sur le marché du travail de gosses mal dégrossis. Ce n'est pas faire preuve de faiblesse que de renoncer à appliquer tout de suite une mauvaise idée : autant prendre le temps de la concertation — il vaut mieux réfléchir à plusieurs que se tromper tout seul.

Jean-Paul Brighelli

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Commentaires

un nouveau fil!
saperlotte!
Bonjour monsieur le maîtredes lieux ;):)

Ecrit par : Saperlipopette | 27 novembre 2007

Vous avez retrouvé vos lunettes ?

Ecrit par : yann | 27 novembre 2007

D'accord avec vous!
Cette réforme est un scandale, une catastrophe pour une grande majorité de mes élèves, très faibles (et très agités)... Ils vont sortir du système éducatif sans aucun diplôme.

Quant aux PLP reversés en collège: ce que je constate en ce moment dans mon académie de Créteil, c'est l'inverse (certifiés TZR obligés de venir enseigner en LP. J'ai même croisé des agrégés de Lettres!!)
Etant de formation historienne, ça ne me dérangerait pas d'aller enseigner l'Histoire-géo au collège. Mais pour le Français, et surtout la grammaire, je serais un professeur de piètre qualité...

Cette réforme imposée à la va-vite n'a qu'un seul but: faire des économies. On se moque des élèves. J'espère qu'une réforme intelligente verra le jour, comme celle que vous proposez, mais j'en doute fortement. Donc j'attends une réaction massive, et j'en serai, alors que je n'ai plus fait grève depuis la réforme Allègre.

Ecrit par : ProfAnonyme | 27 novembre 2007

élémentaire mon cher JP

Ecrit par : pierrot le zygo | 27 novembre 2007

C'est encore une fois faire des économies de bouts de chandelle sur le dos des plus démunis, uniquement sur le court terme en plus et en semant de façon certaine une zizanie qui risque d'engendrer de coûteuses destruction du bien public. Mettre les banlieues à feu et à sang est le nouveau jeu?

Ecrit par : dobolino | 27 novembre 2007

Mettre les banlieues à feu et à sang est le nouveau jeu?

Ecrit par : dobolino | 27 novembre 2007

Il en est des LP comme des banlieues...on ne sait comment en parler sans tomber dans les lieux communs d'une orthodoxie.
L'idée me traverse l'esprit que nous ne sommes plus capables de penser ces questions pour les avoir pédagogisées, gérées, passées au tamis des doctrines psycho-sociologiques d'Etat. Même les forces de Police se pensent derechef comme des forces pédagogiques et non comme des forces régaliennes répressives et de maintien de l'ordre. Quelque part l'antagonisme radical au principe de la vie sociale (les institutions visent à symboliser la négativité, les pulsions destructrices qui nous habitent) a cédé la place à l'illusion d'un grand Tout social où les problèmes se résolveraient techniquement, gentiment, démocratiquement, convivialement, intelligemment, rationnellement...pour peu que chacun en mette du sien!
Il n'est besoin d'être grand clerc pour voir que l'émergence d'un tel univers où il n'y a que des différences, que l'on pourrait aisément combler techniquement et pédagogiquement (mythe de l'école libératrice) masque en vérité un profond antagonisme au sein du corps social, un phénomène refoulé mais classique d'exclusion sociale.
Peut-on parler et avancer sur des questions aussi sensibles que sont les banlieues et leurs institutions dévouées, sans en penser l'impensé, le refoulé dans nos manières toutes conventionnelles et apolitiques d'en parler?

Ecrit par : marigot | 27 novembre 2007

"Alors, pourquoi ne pas monter une sorte de « BEP Sup », en trois ans — un super-diplôme professionnel destiné à celles et ceux qui veulent entrer plus rapidement dans la vie active avec un bagage technique réel — et reconnu comme tel par les entreprises, qui sur cette base pourraient bien plus aisément être associées à la formation ? Et, en aval, réserver une quatrième année aux lycéens décidés à se lancer dans le Supérieur — une sorte de propédeutique qui mettrait le paquet sur les matières générales, aurait effectivement rang de Bac — et le mériterait ?"

Je suis cadre dans l'industrie et j'ai souvent le nez dans les ateliers. Si on s'en tient à la lettre des programmes, un BEP fournit un réel bagage technique. Or, ce n'est plus actuellement une garantie de niveau (air déjà entendu) : certains, à la sortie du LP, maîtrisent bien le métier qu'ils ont appris, et ils ont de fortes chances de trouver du boulot s'ils le souhaitent ; d'autres ne savent pas faire grand chose... Je parle des secteurs que je connais (mécanique, usinage, soudage, chaudronnerie...) mais c'est sans doute valable pour bien d'autres secteurs de l'industrie. Alors pourquoi ne pas rétablir, à défaut des quatrièmes/troisième techno, une année préparatoire aux LP, avec l'accent mis sur certains fondamentaux (calcul, lecture de plan - c'est ce qui handicape certains, qui pourtant ont un réel savoir-faire par ailleurs, dessin industriel) ? Cette année permettrait de vérifier la motivation des élèves, rattraperait certains fondamentaux (y compris en français) et éviterait de considérer les BEP comme un dépôtoir, ce qui est trop souvent le cas actuellement.
Obtenir des gens compétents à l'issue des formations courtes (je ne pense pas que le patronat souhaite des moutons décérébrés, surtout s'ils n'ont aucun savoir-faire) est un réel besoin de l'économie française. Cela offrirait par ailleurs une chance à de nombreux jeunes, dans des métiers qui peuvent être très intéressants.

Ecrit par : Japhet | 27 novembre 2007

Yo ma poule ;)

"
1)Les méthodes alphabétiques étant nécessairement progressives, ta remarque suppose donc
2) qu'il y a des méthodes progressives ( ou supposées telles )qui ne sont pas alphabétiques(?).
"


1) Et non, pas nécessairement... . :-)
2) Bien sûr L&L; et Alpha :-) (je ne parle que de ce que j'ai vu :-) )

Méthode Alphabétique dans le sens :
Relatif à l'alphabet; qui suit l'ordre de l'alphabet

Ecrit par : toto | 27 novembre 2007

De toute façon, Marigot, je n'avais pas l'intention de débattre ici du problème des banlieues, ni en théorie ni en pratique. Ma naïveté m'empêche de bien comprendre pourquoi on prend toujours les mauvaises mesures et non les bonnes alors qu'au fond du fond la dépense est probablement à peu près la même sur le long terme, peut-être même supérieure. Il y a des jours où j'aimerais pouvoir me reposer, comme Cadichon, sur d'inamovibles certitudes, pouvoir désigner à coup sûr coupables et sauveurs.
Les propositions de JP Brighelli inspirent confiance, semblent logiques et pleines de bon sens, peuvent certainement être encore améliorées par tous les Japhet qui sont sur le terrain de l'emploi et tous les professeurs qui officient en LEP. Mais non! Grosse fatigue...

Ecrit par : dobolino | 27 novembre 2007

Toto, c'est qui "Yo ma poule" ?

Ecrit par : iPidiblue yomen | 27 novembre 2007

Et pourquoi ne pas laisser quatre années de formation (BEP + Bac Pro) pour tous les élèves de LP.
Et sélectionner pour l'accès au BTS, ce qui se fait déjà.

Votre proposition revient à réduire d'un tiers la formation des élèves de LP qui ne veulent pas (et pour la plupart ne peuvent pas) continuer en BTS.
Et ne dites pas qu'il suffit de recentrer sur des programmes nouveaux (ce qui est aussi nécessaire mais loin d'être suffisant)!!!! Il faut un peu de temps pour réparer les dégâts et les manques des neuf premières années de scolarité.

le Bac pro est loin d'être inutile, y compris aux yeux des patrons et autres responsables que j'ai rencontrés lors des visites de stages

Ecrit par : Hervé | 27 novembre 2007

Dans mon LP, c'est chaud bouillant, à cause du bac en 3 ans.

Qu'en est-il ailleurs?

Ecrit par : Pendariès | 27 novembre 2007

"Le SNE-CSEN et le SNALC-CSEN claquent la porte de la commission Pochard",
qu'ils considèrent désormais comme une courroie de transmission pure et simple des théories pédagogistes qui paralysent le ministère depuis des lustres et où ils ne mettront plus les pieds.
(Voir le communiqué de presse du 27 novembre sur le site du SNALC).
Il fallait s'y attendre, à ce que la commission Pochard ne serve que les intérêts du Crétin!

Ecrit par : jean | 27 novembre 2007

'Toto, c'est qui "Yo ma poule" ?
Ecrit par : iPidiblue yomen | 27 novembre 2007 '

T'es aux RG ?
1)Il se reconnaîtra.
2)Si tu sais chercher, tu trouveras, Champolion . (E.C) :-) ...

Ecrit par : toto | 27 novembre 2007

Marcel Pochard, président de la commission, c'est pas encore une blague de Toto ?

Ecrit par : iPidiblue siège à la commission Rika Zaraï | 27 novembre 2007

Allez ! Une transcription de l'audition de Ferry par la commission sur le métier d'enseignant :

http://www.education.gouv.fr/cid5658/les-videos-des-auditions.html

(début à 7min38s et durée 3 min pour les gens pressés) :

"L'éducation c'est d'abord et avant tout, la transmission d'un héritage, d'un patrimoine, et depuis 40 ans, dans ce qu'on a appelé la rénovation pédagogique, on ne cesse de mettre en avant la spontanéité, la créativité des enfants, au détriment du rapport respectueux et humble des héritages et ce n'est pas un hasard si nous avons tant de difficultés un, sur la maîtrise de la langue ; deux, sur la question de la civilité. Pourquoi ? Parce que ce sont les deux héritages les plus clairement patrimoniaux si je puis dire. Aucun d'entre nous autour de cette table n'a inventé le français. Ce n'est pas une question de créativité ou de spontanéité de l'enfant. Les règles de grammaire, il faut les apprendre par cœur. L'accord du participe avec l'auxiliaire avoir ce ne sont pas des choses qu'on découvre à huit ans par l'effet de la spontanéité. Ou, pour le dire autrement, la créativité en matière de grammaire, ça s'appelle les fautes d'orthographe. On a survalorisé depuis 40 ans toutes les méthodes pédagogiques qui visent à mettre en avant la créativité, la spontanéité, l'imagination de l'enfant.
On a pratiqué par exemple en histoire, le travail sur document.
La main à la pâte c'est une catastrophe en vérité parce qu'avec les meilleures intentions du monde, on a encore une fois repassé une couche sur les disciplines d'éveil. Au fond, ce qu'on va valoriser encore c'est le ludique, c'est la découverte joyeuse et amusante des sciences. La vérité c'est que cela marche formidablement pendant 6 mois, pendant un an mais après vous vous heurtez à un vrai problème qui est le travail. Cette rénovation pédagogique elle a été pardon de le dire calamiteuse parce qu'elle a oublié une chose c'est qu'il y avait – bien sûr c'est bien de valoriser l'imagination, la spontanéité, la créativité - mais qu'il y avait toute une part d'héritage et de transmission dans l'éducation notamment en matière de langue, de grammaire et en matière de courtoisie, de politesse.
Quand vous terminez une lettre et vous écrivez : "Monsieur, Madame, je vous prie d'agréer l'expression de mes sentiments les meilleurs", ce n'est pas très créatif, c'est quelque chose qui est totalement patrimonial, totalement de l'ordre de la transmission mais qui suppose comme attitude pour être acquis, le respect et l'humilité. Donc développons la créativité des enfants dans certains domaines mais pas dans tous. Et donc il y a là quelque chose qui a introduit le ver dans le fruit et qui fait que, aujourd'hui, en gros, 15 % des enfants ne savent pas lire et écrire à l'entrée en sixième – ou en tout cas, 10% à coup sûr – mais surtout 20% ou 25 % de plus ânonnent, déchiffrent et ne comprennent pas le sens de ce qu'ils lisent et donc sont exclus de la lecture par plaisir. Ce qui fait que vous avez 35 % d'enfants qui, en vérité, sont en situation d'échec scolaire d'entrée de jeu."

La messe est dite.

PS : je demandais dans la note précédente qui était le type à gauche de Duwoye. Et bien c'est Duwoye (à moins que ce ne soit l'inverse) ! S'il fait son boulot au moloch comme il se comporte en commission, je comprends qu'il y ait des dysfonctionnements. Je suggère au président Pochard de l'affecter à la gestion des micros lors des auditions qui sont parfois inaudibles. A la fin, on lui décerne le bac pro de gestionnaire de micro en commissions : un boulot d'avenir à n'en pas douter.

Ecrit par : dugong | 27 novembre 2007

"...a cédé la place à l'illusion d'un grand Tout social où les problèmes se résolveraient techniquement, gentiment, démocratiquement, convivialement, intelligemment..."etc., écrit marigot.
Moi je croyais que les problèmes se résoudraient...Mais que pèse un barbarisme devant les pensées profondes du marigot?

Ecrit par : Lecuistre | 27 novembre 2007

"En désespérant Billancourt, on prend le risque de désespérer Neuilly — et les autres."

A un moment où les banlieues crament (faut-il ajouter "à nouveau") et où un Mariton dit qu'il apprécie "la douceur de vivre à Neuilly", j'ai du mal à comprendre. Une petite explication de texte, siouplaît...

Eric

Ecrit par : Eric | 27 novembre 2007

Mon interprétation est qu'en provoquant des grèves dans les LP, Darcos va faire la jonction avec les grèves des transports et qu'on verra encore des manifs de rentiers et de rombières, agitant leurs bijoux sur la place du marché aux Sablons pour protester contre les régimes spéciaux.
Enfin c'est ce que j'ai compris.
J'ai bon, JP ?

Ecrit par : yann | 27 novembre 2007

Ou alors pendant qu'enseignants et élèves de LP sont dans la rue, on déménage furtivement l'outil de travail et on délocalise à Singapour où les élèves, sont parait-il, meilleurs.

Ecrit par : dugong | 27 novembre 2007

Pauvre petit David Martinon même son nom est écorché !

Ecrit par : iPidiblue et la grande pitié du marché des Sablons | 27 novembre 2007

Vous voulez délocaliser les rombières de Neuilly à Singapour, Dugong ?

Ecrit par : yann | 27 novembre 2007

"Vous voulez délocaliser les rombières de Neuilly à Singapour, Dugong ?"

Cela ne servirait à rien : elles se reproduisent ici par tacite reconduction (sous la surveillance du MEDEF).

Et si le gouvenement de Singapour exigeait la réciprocité ? Y gagnerions nous au change ?

Ecrit par : dugong | 27 novembre 2007

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Ecrit par : dobolino | 27 novembre 2007

Ca c'est du lien ! Est-il social ?

Ecrit par : dugong | 27 novembre 2007

La suite?
http://www.dailymotion.com/flash/flvplayer.swf?rev=1195141106&statEnabled;=1&selfURL;=http%3A%2F%2Fwww.dailymotion.com%2Flautrecampagne%2Fvideo%2Fx3fghe_universites-le-grand-soir-2&autoStart;=0&logURL;=http%3A%2F%2Flogger.dailymotion.com%2Fvideo%2Faccess%2Fx3fghe%3Fsession_id%3D%26referer%3Dhttp%253A%252F%252Fforums.france2.fr%252Ffrance2%252FEducation%252Funiversite-grand-soir-sujet_7097_1.htm%26country%3DFR%26blog_key%3DvkCeWYRP2slrBoas2%26key%3Ddj3biiw0io0p0502cjs6jeo&previewURL;=http%3A%2F%2Flimelight-050.static.dailymotion.com%2Fdyn%2Fpreview%2F320x240%2F5760050.jpg%3F20071127045447&url;=http%3A%2F%2Fwww.dailymotion.com%2Fget%2F16%2F320x240%2Fflv%2F5760050.flv%3Fkey%3Df4b01d418880bf5cc890b8dadc92dd791303467&playerURL;=http%3A%2F%2Fwww.dailymotion.com%2Fvideo%2Fx3fghe_universites-le-grand-soir-2&playerURLTarget;=_blank&allowZoom;=2

Ecrit par : dobolino | 27 novembre 2007

Il ya une erreur manifeste sur la ligne 13 ...

Ecrit par : dugong | 27 novembre 2007

Il ya une erreur manifeste sur la ligne 13 ...

Ecrit par : dugong | 27 novembre 2007

Je suis désolée! Je savais que ça vous intéresserait, Dugong! Je vais vous donner le lien qui vous permettra d'accéder aux quatre chapitres.

Ecrit par : dobolino | 27 novembre 2007

Là:
http://forums.france2.fr/france2/Education/universite-grand-soir-sujet_7097_1.htm

Ecrit par : dobolino | 27 novembre 2007

Là, c'est mieux, je pense:
http://www.dailymotion.com/videos/relevance/search/université+le%20grand%20soir/1

Ecrit par : Pendariès | 27 novembre 2007

Vous voulez délocaliser les rombières de Neuilly à Singapour, Dugong ?

Ecrit par : yann | 27 novembre 2007

Les rombières et/ou leur "outil de travail" : le pinceau applicateur pour le vernis à ongles ?

Ecrit par : Robin | 27 novembre 2007

Vous voulez que je vous dise ? Tout est fichu... Notre société patine sur elle-même et ne cesse de grossir le noeud gordien.
Le vrai problème, c'est que nous retrouvons aujourd'hui avec des masses de gens dont on ne sait plus réellement que faire, sinon de leur vendre des miroirs aux alouettes et de les amuser (sport, télé, fêtes à neuneu et autres manifestations).
Le monde est devenu centriguge, n'étant plus centré sur rien autre que sa propre perpétuité consumériste. Or, un monde centrifuge est par nature exclusif. Quand l'immédiateté devient la norme, quand plus rien ne s'enracine dans la durée, on pourra toujours s'essayer à la réforme du système scolaire, mais ça ne sera jamais qu'un reformatage mécanique de plus, une tentative expédiente d'amortir le choc final, d'échapper à l'impasse, à l'épuisement d'un paradigme fondé sur la linéarité et l'unidimensionnalité.

C'est dire que je salue particulièrement tous ceux qui s'investissent honnêtement dans la réflexion et plus encore ceux qui, chaque matin, vont au charbon (dont votre serviteur). Ce sont des fous ou des héros, voire les deux à la fois.
Quant à tous les fossoyeurs de l'école, ceux qui par leur délire pédagogiste (j'allais dire leurs prétentions scientifiques et leur orgueil intellectuel), bref, tous ces faiseurs de vent qui nous ont précipités dans la mélasse actuelle, ils ne méritent que le mépris. Non qu'ils soient les seuls responsables, mais ils auront quand même composé la colonne infernale du crépuscule de l'école.

Ecrit par : Magister | 27 novembre 2007

LP :

Je vais essayer d'être sérieux et de suivre le fil sur les lycées professionnels.

J'y ai enseigné en tant que MA "bivalent Français/Histoire pendant un an, en 88, avant de passer le CAPES ; j'avais des 4ème ETC (employés techniques de collectivité) et des BEP secrétariat.

Les CAP étaient assez gentils, mais très faibles (certains relevaient peut-être d'une SEGPA) ; j'étais obligé de faire les interrogations d'Histoire à livre ouvert pour avoir des notes au-dessus de la moyenne (obstacle n°1 : la compréhension des consignes).

Mais on arrivait à leur apporter quelque chose, notamment à travers les stages en entreprise.

Les BEP ont été maintenus, mais les CAP ETC ont été supprimés l'année suivante au bénéfice des BEP "bioservice" en fin de 3ème, inaccesibles pour ce genre d'élève.

Un joli gâchis.

C'était l'accélération de la mise en place du "collège unique" avec la Loi de 89 l'année suivante et il n'y aurait bientôt plus d'orientation hors collège après la 5ème.

J'ai eu l'occasion quelques années après de parler à des responsables du Château (je ne peux m'empêcher de penser à l'angoissant roman de Frantz Kafka quand j'évoque l'administration centrale de la rue de Grenelle) lors d'une réunion public et ils ont avoué "qu'ils s'étaient trompés".

Et maintenant, si j'ai bien compris, c'est aux BEP qu'ils veulent s'attaquer en réduisant d'une année l'accession aux Bac Pro ? Remplacer les BEP par le Bac pro ?

Merci aux collègues de LP de m'expliquer. Moi pas comprendre.

Ecrit par : Robin | 27 novembre 2007

inaccesibles

inaccessibles

Ecrit par : Robin | 27 novembre 2007

Il fallait lire :
"Le vrai problème, c'est que nous nous retrouvons aujourd'hui avec des masses de gens..."
Avec mes excuses.

Ecrit par : Magister | 27 novembre 2007

Et maintenant, si j'ai bien compris, c'est aux BEP qu'ils veulent s'attaquer en réduisant d'une année l'accession aux Bac Pro ? Remplacer les BEP par le Bac pro ?

Merci aux collègues de LP de m'expliquer. Moi pas comprendre.

Ecrit par : Robin | 27 novembre 2007

Moi non plus en fait. Les annonces officielles sont prévues pour janvier. On sait juste qu'il y a une volonté de généraliser le bac pro en trois ans. (Alors qu'on a plein d'élèves qui réussissent leur BEP en trois ans! passons...)

J'aimerais en fait savoir comment ça va se passer concrètement: on fait passer un "BEP" au bout d'un an puis on enchaîne sur la préparation au bac, ou on supprime le BEP et on tente de préparer nos élèves au bac en 3 ans?
Certains pensent qu'à l'issue de la 3e, il y aurait une année de formation commune puis une orientation vers les diverses options d'un "bac" pro.
Le résultat sera: bac pro = niveau BEP d'aujourd'hui.

Ecrit par : ProfAnonyme | 27 novembre 2007

Là:
http://forums.france2.fr/france2/Education/universite-grand-soir-sujet_7097_1.htm

Ecrit par : dobolino | 27 novembre 2007

Là, c'est mieux, je pense:
http://www.dailymotion.com/videos/relevance/search/université+le%20grand%20soir/1

Ecrit par : Pendariès | 27 novembre 2007

Y'a plus de choix mais c'est plus compliqué.

Ecrit par : dobolino | 27 novembre 2007

Ce qui est admirable avec ce gouvernement, c’est son aptitude à se tirer des balles dans le pied ! Plus encore que par des idéologues obtus, nous sommes gouvernés par des gestionnaires et in fine par Bercy -- je m’abstiendrai de tout commentaire sur la ministre, parce qu’on me traiterait encore de misogyne : toutes les mesures prétendument pédagogiques ne sont prises qu’en fonction de calculs comptables, parce que « l’éducation coûte trop cher, ma chèèèère ». L’objectif de la misérable manœuvre semble, effectivement, de re-verser en collège les professeurs de LEP, et de recréer, ipso facto, le corps des PEGC – la mention complémentaire permettant d’introduire la bivalence au CAPES ayant été un flop retentissant.
Tout ceci est d‘une mesquinerie confondante, bien à l’image des princes qui nous gouvernent et qui nous méprisent tant : inutile de préciser que s’il faut se mettre en grève pour soutenir les collègues de LEP, je le ferai tout de suite et sans hésitation.
Question subsidiaire : l’objectif final serait-il de mettre le pays à feu et à sang ? Je renvoie à la belle citation de V. Hugo sur l’émeute, et je la reformule (sujet d’invention…) : on organise le bordel, et (car ?) du bordel naît la tyrannie.

Ecrit par : FGuichard | 27 novembre 2007

Le résultat sera: bac pro = niveau BEP d'aujourd'hui.

Ecrit par : ProfAnonyme | 27 novembre 2007

Est-ce que ce n'est pas actuellement bac pro aujourd'hui= niveau BEP d'il y a 20 ans ?

Ecrit par : Japhet | 27 novembre 2007

Ayant songé un instant à demander ma mutation en lycée pour la rentrée prochaine, je viens de jeter un coup d'oeil sur les programmes.

Rien n'a changé. Ce sont toujours les mêmes que ceux que nous dénoncions sur ce blog il y a quelque temps : technicité déssechée (les "objets d'étude"), ambition démesurée, mort programmée de la littérature, de l'Histoire littéraire, des belles oeuvres, du plaisir et du sens.

Des programmes comme ceux-là m'auraient dégoûté à jamais de faire des études de Lettres et je ne me sens pas capable de les appliquer.

Alors je crois que je vais rester sagement en collège pour les deux années qui me restent.

XD s'attaque au primaire. Au train où vont les choses, mes arrières-arrières petits enfants ont quelques chances d'échapper à la Réforme Viala au lycée.

Entre nous, ceux qui ont voté Sarkozy, comme moi, au deuxième tour en croyant que ça allait changer à l'école et éventuellement ailleurs, vous ne vous sentez pas un peu...comment dire ?

Intéressantes aussi les dernières études de l'INSEE sur l'accroissement des inégalités sociales et la baisse du pouvoir d'achat des ménages.

Très intelligent aussi la suppression des tribunaux de proximité.

Et maintenant les Lycées professionnels, comme si c'était le moment de décourager les jeunes et d'aggraver le chômage.

Et voilà que ça recommence dans les banlieues.

A Neuilly et pour les riches, ça va, merci...Et même de mieux en mieux.

Oui, je sais, je fais de la démagogie.

Ecrit par : Robin | 27 novembre 2007

Et pourquoi ne pas laisser quatre années de formation (BEP + Bac Pro) pour tous les élèves de LP.
Et sélectionner pour l'accès au BTS, ce qui se fait déjà.
Ecrit par : Hervé | 27 novembre 2007

Pas très vrai ... Au moins dans le domaine industriel et dans mon académie, il existe plus de places en BTS que d'élèves en STI. Pour preuve, la plupart des sections ne font pas le plein et d'ailleurs, le rectorat en ferme plusieurs cette année.

Certes, un élève de STI avec un dossier très médiocre ne choisira pas nécessairement sa filière, ni sa ville, mais il trouvera assurément une place en STS à la rentrée.

Pour les élèves de bac pro c'est différent : avec une mention, ils sont admis d'office en STS mais seulement dans la filière faisant directement suite à leur spécialité du bac pro. Ceux là réussissent d'ailleurs assez bien. Pas étonnant, vue la chute spectaculaire de niveau technique des élèves de STI ces dernières années (à mon sens EN PARTIE due aux méthodes inductives). Les BONS élèves issus de bac pro compensent leur manque de maîtrise théorique par plus de bon sens acquis après 4 ans de pratique professionnelle.
Pour les élèves plus moyens, c'est pas gagné, et de fait ils souffrent énormément en enseignement général et théorique (maths physiques français etc.) sans compenser dans les matières techniques (on exige légitimement beaucoup plus de recul et de sens de l’analyse qu’en bac pro).

Pour le reste sur la généralisation des bac pro 3 ans :
• Effet sans doute positif : le mot magique « BAC » est lâché en fin de collège et les formations professionnelles retrouveront peut-être une certaine attractivité. Le nombre d’élève en BEP industriel ne fait que baisser (au moins dans mon établissement), avec seulement 1 ou 2 par classe qui ont CHOISI cette formation, les autres : orientés par l’échec. C’est un désastre social et une folie économique : les industriels pleurent pour recruter des ouvriers qualifiés avec une réelle envie de gratter (un très grand nombre de spécialités est concerné). Dans le même temps, les premiers cycles des facs de socio (psycho, HG, philo etc.) sont remplies d’étudiants dont le niveau est lamentable (quand bien même ils seraient tous brillants : qu’en faire professionnellement ?).
Avec une entrée directe en « bac » après le collège on peut espérer inciter quelques élèves ayant un niveau décent à rejoindre ces formations à fort potentiel d’emploi.
• Défaut principal : pour une bonne partie des élèves, en 4 ans c’est déjà pas très brillant avec des taux de réussite globaux (nbre entrée en 2nde BEP/nbre titulaires bac pro) très faible. Réussir à faire mieux en 3 ans est une gageure pour les élèves les plus faibles (qui subsisteront : il faut bien les caser quelque part).
Autre conséquence si l’attractivité fonctionne, il faudra gérer des classes encore plus hétérogènes.
• Que faire de ceux qui n’arrivent vraiment pas à atteindre le bac pro ? Comment leur donner un diplôme qualifiant type BEP au bout de ces 3 ans ?
• Quelles seront les consignes pour l’intégration en BTS ? Tous les titulaires du bac pro ou seulement les meilleurs ? Pour les moins bons, l’idée d’une propédeutique me semble valable, sera-t-elle mise en place ?
• Quelle articulation et distinction entre bacs STI (restant à rénover, et comment ?) et bac pro ?

Le diable est dans les détails.
Si tous les dispositifs d’accompagnement sont pensés dès le départ, si on ne se lance pas dans une telle aventure sans avoir analysé tous ses effets pervers potentiels, alors cette réforme peut être une planche de salut pour les LP et LT (qui sont sinistrés en termes d'effectif). Je connais hélas trop bien l’EN et sa bureaucratie, trop bien les syndicats qui s’arc-bouteront sur des positions idéologiques ou corporatistes ! Dans le fond, tous refuseront un dialogue constructif qui permettrait de proposer l’ensemble des mesures concrètes optimisant les chances de succès d’une telle réforme.

Par ailleurs, je suis très étonné (euphémisme) que certains analysent cette initiative sous l’angle : « Et que va-t-il advenir des PLP ? Une telle réforme se traduira par des cartes scol ou des nécessité de reconversion etc.».
Oui, c’est un souci, mais dans le fond très secondaire lorsqu’il s’agit ni plus ni moins que de trouver un avenir aux gosses les plus défavorisés (socialement et/ou intellectuellement) de mon pays ! Le bien public me semble passer largement avant la défense d’intérêts catégoriels.
Si cette réforme est bonne pour les élèves, je la soutiendrai sans état d’âme. Je précise que très certainement j’en subirai personnellement les conséquences dans ma vie !
On pourrait espérer que le rôle des syndicats serait de négocier des termes acceptables et des dispositifs d’accompagnement pour les profs concernés. Je crains qu’ils préfèrent l’épreuve de force et le jusqu’auboutisme stérile auquel ils nous ont habitués.

Vous pouvez taper, m’en fout ! Si possible, soyez vulgaires, grossiers et insultants (comme la dernière fois ...) mais surtout, que les mêmes n’hésitent pas à donner quelques leçons de courtoisie dans les jours qui suivent ...

PS :
Je ne sais rien de ce qu’il en est dans le tertiaire et parle donc seulement de l’industriel.

« Inutile de préciser que s’il faut se mettre en grève pour soutenir les collègues de LEP, je le ferai tout de suite et sans hésitation » Ben pas moi ! En tout cas, pas avant de savoir quelles sont les propositions PRECISES du ministère et pas avant de savoir si cette mesure est bonne ou pas pour les élèves et pour l’économie du pays dans lequel (et par lequel) je vis !

Ecrit par : Zorglub | 27 novembre 2007

Est-ce que ce n'est pas actuellement bac pro aujourd'hui= niveau BEP d'il y a 20 ans ?

Ecrit par : Japhet | 27 novembre 2007

je ne sais pas: je n'étais pas encore prof! J'étais en Seconde.
Quoi! insinueriez-vous que le niveau baisse? Faudrait en parler à la commission de pochards!

Ecrit par : ProfAnonyme | 27 novembre 2007

Pour Dobolino:

Je visionne les vidéos sur le supérieur.

Il y a du grain à moudre ...

Ce petit monde m'énerve souvent mais il n'est pas au fond du trou. La preuve ? S'il y était, Edouard Leclerc aurait ouvert des Universités à son enseigne.

Il attend encore un peu.

Ecrit par : dugong | 27 novembre 2007

Pour Dobolino:

Je visionne les vidéos sur le supérieur.

Il y a du grain à moudre ...

Ce petit monde m'énerve souvent mais il n'est pas au fond du trou. La preuve ? S'il y était, Edouard Leclerc aurait ouvert des Universités à son enseigne.

Il attend encore un peu.

Ecrit par : dugong | 27 novembre 2007

Vous êtes trop dur! Le petit monde du supérieur est un peu énervant, je vous le concède volontiers. Mais notre énervement n'est-il pas à la mesure de la frustration que nosu avons d'avoir choisi le monde "réel"? Sont-ils si nuisibles à être académiques et pas, plutôt, indispensables à la survie de la pensée?
Praticien je suis,certes! Mais est-ce une raison pour mépriser leur inadéquation à la quotidienneté?

Ecrit par : dobolino | 27 novembre 2007

Vous pouvez taper, m’en fout ! Si possible, soyez vulgaires, grossiers et insultants (comme la dernière fois ...)
Ecrit par : Zorglub | 27 novembre 2007

Zorglub, je ne serai ni grossière ni insultante, je ne taperai pas... Pouvez-vous mieux expliquer? C'est tout ce que je vous demande, moi qui suis si étrangère à ces cursus bac pro.

Ecrit par : dobolino | 27 novembre 2007

Expliquer mieux quoi ?

Ecrit par : Zorglub | 27 novembre 2007

Vous pouvez taper, m’en fout ! Si possible, soyez vulgaires, grossiers et insultants (comme la dernière fois ...)
Ecrit par : Zorglub | 27 novembre 2007

Ce n'est pas dans nos habitudes Zorglub. Les gens se respectent ici, en général et la plupart ne demandent qu'à comprendre.

Ecrit par : Robin | 27 novembre 2007

Expliquer mieux quoi ?

Ecrit par : Zorglub | 27 novembre 2007

Ce projet de réforme.

Que va-t-il apporter de positif pour les élèves. En quoi va-t-il améliorer les choses : formation, préparation à l'emploi, insertion professionnelle, confiance des employeurs...?

Est-il exact ou non qu'il soit dicté par des soucis d'économie ?

Ecrit par : Robin | 27 novembre 2007

S'il y était, Edouard Leclerc aurait ouvert des Universités à son enseigne.

Il attend encore un peu.

Ecrit par : dugong | 27 novembre 2007

Pour les pompes funèbres aussi il a attendu un peu.

Ecrit par : Robin | 27 novembre 2007

Si cette réforme est bonne pour les élèves, je la soutiendrai sans état d’âme.

Zorglub

Les chiffres: d'après mes sources (revue du SNETAA): 40 % des élèves d'un bac pro expérimenté quitte le LP sans diplôme, sans même l'avoir passé. Juste parce que: démotivés, noyés, sans le niveau requis.

Dans quelques jours, je vous ferai part des commentaires venant de mon bahut (réunions, profs, élèves).
Ce que je peux dire c'est que:
1) corps professoral et élèves savent qu'on la leur met bien profond (pardon, mais c'est la réalité des propos que je récolte),
2) le LP de Narbonne se destine à dévenir un lycée des métiers centré sur l'industriel (CAP et Bac pro pour usinage, routiers, menuisiers, etc.), avec la disparition progressive des Commerces, Compta (et des filières qui se vident: Mode, Pressing...),
3) c'est la 1ère fois que TOUT LE MONDE, dans mon LP, côté profs est d'accord pour faire grève, s'il faut en arriver là.

Ecrit par : Pendariès | 27 novembre 2007

40 % des élèves d'un bac pro expérimenté quitteNT

Ecrit par : Pendariès | 27 novembre 2007

Lycée des Métiers = moins de places, 1 lycée des Métiers par département (si je ne dis pas de bêtise)....

Ecrit par : Pendariès | 27 novembre 2007

Les chiffres: d'après mes sources (revue du SNETAA): 40 % des élèves d'un bac pro expérimenté quitte le LP sans diplôme, sans même l'avoir passé. Juste parce que: démotivés, noyés, sans le niveau requis.

C'est ce qui s'est déjà produit dans les années 90, au moment de la Loi d'orientation et de la mise en place du collège unique, quand l'administration centrale a supprimé un grand nombre de CAP.

Ecrit par : Robin | 27 novembre 2007

Entre nous, ceux qui ont voté Sarkozy, comme moi, au deuxième tour en croyant que ça allait changer à l'école et éventuellement ailleurs, vous ne vous sentez pas un peu...comment dire ?

Ecrit par : Robin | 27 novembre 2007

Baisés ? et avec la poignée de gravier (variante légionnaire: de sable chaud) ?

Ecrit par : TIGER LILITH | 27 novembre 2007

Droite ou Gauche pouvant accéder au pouvoir = idem, de toute façon. A un moment donné, il faut bien s'en rendre compte.

Ecrit par : Pendariès | 27 novembre 2007

Et les Extrêmes se ressemblent malgré leurs différences! Où est ma thébaïde?

Ecrit par : Pendariès | 27 novembre 2007

Oui, dans ma cité scolaire, les profs du LP sont remontés comme des pendules. Pourtant, dans le Gers, la "qualité des entrants" est plutôt élevée. Et les taux de réussite avoisinent le 100% partout (CAP, BEP, Bac Pro). Mais, connaissant les zigotos qu'on leur envoie depuis le collège (j'ai des quatrièmes depuis 3 ans et chaque année j'en vois partir un certain nombre en 3eDP6 qui ne sont pas piqués des hannetons), je me demande comment ils vont faire pour en tirer un maximum vers le haut en seulement trois ans.

PS : (pour Robin)

Les programmes de Viala se contournent !
Je suis à cheval sur le collège et le lycée depuis trois ans (et prof depuis trois ans par ailleurs), et je vous assure qu'on n'applique jamais ces programmes à la lettre. L'argumentation est soluble dans les contextes : "l'essai" en première ? bah ! "Montaigne et l'humanisme", oui ! Et l'intendance Viala n'a qu'à suivre...

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 27 novembre 2007

« Que va-t-il apporter de positif pour les élèves. En quoi va-t-il améliorer les choses : formation, préparation à l'emploi, insertion professionnelle, confiance des employeurs...? »
Ecrit par : Robin | 27 novembre 2007

A mon sens il peut (s'il est mené de manière raisonnable) redonner de l'attractivité aux LP. On incitera ainsi des élèves de niveau normal à CHOISIR de suivre une formation en LP alors que leur niveau leur permettait de suivre une seconde générale. Ce n'est pas le cas aujourd'hui, le simple mot BEP fait fuir la plupart de ceux-ci tellement il est connoté = orientation par l'achec - voie royale des nuls ou des racailles.
Relever le niveau en LP, c’est un pas bon objectif pour les profs ?
Admettons que ça marche on pourrait imaginer une spirale de la réussite : « l’argent appelle l’argent » (bon d’ac je rêve un peu ...).

Pour les élèves aptes à suivre un BTS après le bac pro (qui dans cette hypothèse optimiste seraient plus nombreux) c’est une chance : avec la plupart des BTS industriels l’emploi est assuré.
On assiste années après années à une baisse spectaculaire des effectifs en STI qui étaient le vivier des BTS. Il faut bien remplacer ceux-ci afin d’éviter que les délocalisations pour cause d’absence de main d’oeuvre qualifiée suivent les délocalisations boursières.

Je ne comprends pas pourquoi les métiers manuels ou de l’industrie sont tellement dévalorisés, il est urgent de changer cet état d’esprit. C’est peut-être une piste.
Ramer comme un galérien 3 ou 4 ans pour obtenir un bac ES ou L à ras les pâquerettes est le lot commun de trop d’élèves des lycées classiques. Avec quel avenir ? Quelle suite d’étude crédible ?
Idem, à quoi bon passer un bac S à grand coup de redoublements et de cours particuliers si c’est pour finir sa scolarité avec un DUT qui aurait été accessible avec de vrais chances de succès (et sans douleur) après un bon bac STI ?

« Est-il exact ou non qu'il soit dicté par des soucis d'économie ? » :
Pas d'avis sur la question, chuis pas dans le secret des dieux. Ma parano naturelle m’incite à penser que c’est un aspect non négligeable mais mon optimisme m’incite à espérer qu’il y a aussi une vision plus profonde ...
Ce qui est certain c'est qu'il va bien falloir parler des économies !
Soit on continue à dépenser une fortune dans l'EN mais alors on s'arrange pour que ça donne des résultats moins pitoyables (en comparaison avec les autres pays d'Europe) soit on fait aussi mal pou moins cher ... tant qu'à avoir des résultats lamentables autant que ça ne pèse pas sur le budget de l'état !
En tout cas faut faire ...

Je reste cependant plein d’interrogations dont je vous ai fait part dans le précédent.

« Les chiffres: d'après mes sources (revue du SNETAA): 40 % des élèves d'un bac pro expérimenté quittent le LP sans diplôme, sans même l'avoir passé. Juste parce que: démotivés, noyés, sans le niveau requis. »
Ecrit par : Pendariès | 27 novembre 2007

Parlez-vous des bac pro en 3 ans ou des bac pro en 2 après le BEP ?
Qu’en est-il dans votre établissement (j’ai rien contre le SNETAA mais j’aime mieux les faits directs) ?
Mon expérience en bac pro mécanique auto (2+2 ans) il y a 5 ou 6 ans était beaucoup plus positive avec une bonne insertion prof. et une suite d’étude pour une partie (genre certification ou mention complémentaire). J’ai quitté le LP par la suite après être enfin sorti du statut (?) de TZR.

Ecrit par : Zorglub | 27 novembre 2007

Au fait, je ne vous l'avais pas dit. Nouvelle coqueluche de mon établissement : la télévision dans le foyer des élèves. Les surveillants (pardon : les AED) en sont enchantés. Ben voyons : coller les gosses devant la télé entre midi et 2, ça fait du boulot en moins. Ils ont tout de même argué qu'ils "laisseraient les élèves regarder uniquement des programmes pédagogiques, comme ceux de la cinquième". Tu parles. Ce midi, les mômes étaient scotchés devant M6 et W9. Et le proviseur est d'accord. Et comme deux précautions valent mieux qu'une, il s'agit non pas d'une mais de deux télévisions, la première en surplomb derrière le bar et l'autre dans une salle attenante. On doit en parler au CA jeudi soir (merveilleuse perspective...) Mais serai-je entendu ? Même certains collègues ne sont pas contre : "ils la regardent chez eux de toute façon - qu'est-ce que ça change ?" Et moi de passer pour un réac. Mais c'est parfois nécessaire (et ça fait du bien !).

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 27 novembre 2007

« Les chiffres: d'après mes sources (revue du SNETAA): 40 % des élèves d'un bac pro expérimenté quittent le LP sans diplôme, sans même l'avoir passé. Juste parce que: démotivés, noyés, sans le niveau requis. »
Ecrit par : Pendariès | 27 novembre 2007

Parlez-vous des bac pro en 3 ans ou des bac pro en 2 après le BEP ?
Qu’en est-il dans votre établissement (j’ai rien contre le SNETAA mais j’aime mieux les faits directs) ?

Zorglub

Bac pro en 3 ans. Mais les chiffres sont officiels.

L'an prochain ça commence les Bac en 3 ans en Commerce (et déjà des profs sont certains d'être envoyés ailleurs...).

Je ne crois absolument pas que le Bac Pro en 3 ans attirera plus de bons élèves.
Les bons élèves qui rentrent en LP suivent des filières d'excellence: joaillerie, métiers de la photo et des multimédias, par exemple.
Vous savez bien les difficultés qu'ont les entreprises, grandes ou petites, à trouver dans le bâtiment, la plomberie, etc., ou comment les chômeurs refusent les emplois qui les "dévaluent" à leurs yeux.
Les métiers qui sont sous des a priori "sociaux" n'attireront pas plus avec le bac pro en 3 ans.

Je n'ai pas envie de parler des résultats du bac en 2 ans ou du CAP, ou du BEP, - dans les matières générales, je considère, pour avoir été correcteur (à l'écrit et à l'oral) qu'on ne peut faire autrement que donner des notes qui ne soient pas trop mauvaises aux copies vraiment moyennes moins... Les très mauvaises notes sont destinées aux copies réellement catastrophiques, à la limite de l'incapacité mentale.

Ecrit par : Pendariès | 27 novembre 2007

L'an prochain ça commence les Bac en 3 ans en Commerce (et déjà des profs sont certains d'être envoyés ailleurs...) DANS MON LP.

Je viens d'avoir encore confirmation auprès d'un collègue d'un autre bahut que ça discute grave dans les salles des profs.

Ecrit par : Pendariès | 27 novembre 2007

Vous savez bien les difficultés qu'ont les entreprises, grandes ou petites, à trouver DES OUVRIERS dans le bâtiment, la plomberie, etc., ou comment les chômeurs refusent les emplois qui les "dévaluent" à leurs yeux.

Ecrit par : Pendariès | 27 novembre 2007

Bon, en même temps je cite un extrait de :
http://www.snetaa.org/pedago/docpedago/experimentation_bacpro_3ans.pdf

Les stats y sont moins catastrophiques que celles que vous annoncez.

La conclusion en est :
"Le bilan est contrasté, mais l’intérêt du cursus en trois ans demeure sous
certaines conditions :
- des conditions de recrutement et d’accueil des élèves
- des conditions d’ouverture et de régulation des formations
- des conditions d’encadrement des équipes
- des conditions de suivi et d’évaluation"

C'est bien un peu ce que je disais ... si c'est pas fait de la manière la plus stupide possible, ça peut marcher !

"Je ne crois absolument pas que le Bac Pro en 3 ans attirera plus de bons élèves."
Je suis plus optimiste ... Cet après midi, réunion orientation avec les term STI (je vous épargne le sketche de la copsy disant qu'il était permis de rentrer en medecine ou en deug science avec le bac STI). Deux élèves m'ont demandé quelle formation suivre pour se réorienter vers les métiers de l'artisanat bâtiment (plomberie-chauffage pour l'un, élec pour l'autre). Ces gosses auraient peut-être suivi un bac pro il y a 3 ans si l'image du LP était meilleure ?

Ecrit par : Zorglub | 27 novembre 2007

"Vous savez bien les difficultés qu'ont les entreprises, grandes ou petites, à trouver des ouvriers dans le bâtiment, la plomberie, etc., ou comment les chômeurs refusent les emplois qui les "dévaluent" à leurs yeux."

Je le sais Pendariès et je m'en désole !
Ces métiers restent physiquement éprouvants mais très largement moins que dans un récent passé et les salaires y sont bien plus élevé que ce qu'en dit la légende.
En tout cas sensiblement meilleurs que dans le tertiaire bas de gamme !

Ecrit par : Zorglub | 27 novembre 2007

Chapeau bas à Magister et à

" tous ceux qui s'investissent honnêtement dans la réflexion et plus encore ceux qui, chaque matin, vont au charbon...Ce sont des fous ou des héros, voire les deux à la fois. Quant à tous les fossoyeurs de l'école, ceux qui par leur délire pédagogiste (j'allais dire leurs prétentions scientifiques et leur orgueil intellectuel), bref, tous ces faiseurs de vent qui nous ont précipités dans la mélasse actuelle, ils ne méritent que le mépris. Non qu'ils soient les seuls responsables, mais ils auront quand même composé la colonne infernale du crépuscule de l'école"

Ecrit par : Magister | 27 novembre 2007


Chaque époque a ses naufrageurs, ses charognards, dont le dénominateur commun est la souple promptitude avec laquelle ils retournent leur veste.

Ecrit par : Cadichon | 27 novembre 2007

MEN sana in corpore sano !

C'est beau comme devise mais quel horizon lointain !

Ecrit par : iPidiblue fait sa commission rue de Grenelle | 28 novembre 2007

Les stats y sont moins catastrophiques que celles que vous annoncez.

Zorglub

Vous avez raison (après vérification; - et je me demande d'où j'ai bien pu sortir ce chiffre de 40% ??!!! Je crois que cela doit marquer ma réelle inquiétude):

"Le bilan statistique 2006 du ministère (bureau de la formation professionnelle initiale, de l'apprentissage et de l'insertion - MENESR-DGESCO A2-3) a fait état d'une érosion important des effectifs sur le cycle de BAc Pro 3 ans de l'ordre de 22%, dont plus de 15% au cours de la première année."

L'AP, SNETAA-EIL, n°489, Octobre 2007, p.7.


Il y a de bons élèves de collège qui, parce que faineants avoués, ou parce qu'ils veulent ne faire que 2 ans de BEP d'étude pour rentrer vite dans la vie active, sont venus en LP (il faut voir le niveau demandé, les études et devoirs généralement proposés pour vite s'en rendre compte).

On n'a qu'à appeler le futur bac pro en 3 ans: bac technique. Changeons le nom, changeons la vie! Et en parlant de bac technique: en 3 ans, les élèves n'ont aucun stage, paraît-il (est-ce exact? si oui - alors QUID du professionnel? Mettre le bac pro au niveau des autres bacs, c'est à la fois des études plus ou moins solides en matières générale et devoir se professionaliser. Ouais... On fait comment avec le temps qui nous est imparti? Les stages sont INDISPENSABLES pour la formation.)...

Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2007

matières généraleS

Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2007

On n'a qu'à appeler le futur bac pro en 3 ans: bac technique.
Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2007

Risque de confusion, chez les élèves et leurs parents, avec les bacs technologiques, non ?

Ecrit par : FGuichard | 28 novembre 2007

On n'a qu'à appeler le futur bac pro en 3 ans: bac technique.
Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2007

Risque de confusion, chez les élèves et leurs parents, avec les bacs technologiques, non ?

Ecrit par : FGuichard | 28 novembre 2007

Bien sûr, je ne faisais qu'une boutade. Pour montrer que le Lycée Professionnel (avec Bac pro en 2 ou 3 ans) gardera sa réputation, et recevra les élèves que lui enverront les collègues du collège!
Et ayant, en tant que TZR, remplacé dans des collèges et contribué à des Conseils de classe de 3ième, j'enrage (le LP reste une façon de virer les élèves chiants du Lycée général; ça aussi, c'est à revoir!).

Il faudrait qu'assiste un enseignant de LP (matières générale ou professionnelle) aux conseils de classe finaux des 3ième, je pense.

Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2007

Au train où vont les choses, mes arrières-arrières petits enfants ont quelques chances d'échapper à la Réforme Viala au lycée.

Ecrit par : Robin | 27 novembre 2007

Sans vouloir paraître exagérément pessimiste, j'ai bien peur que vos arrières-arrières petits enfants ne soient virtuels, ou bien ne finissent vitrifiés ou caramélisés.
Déjà que je ne suis pas sûr de ne pas avoir fait une connerie en faisant des enfants ...

Ecrit par : yann | 28 novembre 2007

Les barbares ("qui montraient leurs crocs aux barrières du périphérique") brûlent en priorité les bibliothèques.

Tout un symbole, n'est-ce pas (isn't it, dirait Cadichon) ?

Coup de blues ...

Ecrit par : yann | 28 novembre 2007

Les barbares ("qui montraient leurs crocs aux barrières du périphérique") brûlent en priorité les bibliothèques.

Ecrit par : yann | 28 novembre 2007

Et ça vous étonne ? Pas moi -- ça me consterne, en revanche. Une remarque cependant : des gouvernants qui, toutes tendances confondues, n'ont réussi à donner aux enfants que la haine de la culture (parce que les fils de "bourgeois" la détestent et la méprisent aussi, la culture, seulement eux se contentent de ne jamais ouvrir un livre) devraient se couvrir la tête de cendres, raser soigneusement les murs, et ne sortir que la nuit ...et encore avec des lunettes noires.
"Nos enfants gâchés"...

Ecrit par : FGuichard | 28 novembre 2007

Et ayant, en tant que TZR, remplacé dans des collèges et contribué à des Conseils de classe de 3ième, j'enrage (le LP reste une façon de virer les élèves chiants du Lycée général; ça aussi, c'est à revoir!).

Tout à fait d'accord, mais même sur ce blog très peu de gens sont pour une orientation après la 5ème et même pour le maintien de 4ème CPPN (classes préprofessionnnelles de niveau en collège).

En attendant, les élèves qui allaient auparavant en 4ème CPPN ou qui devraient aller en SEGPA (pas possible sans l'accord des parents) restent jusqu'en 3ème avec les conséquences que tout le monde connaît.

En fin de 5ème, vers 14 ans, les choses étaient encore rattrapables. Deux ans après, c'est trop tard.

Que voulez-vous que fassent les professeurs de collège, faire passer tout le monde en seconde générale ?

Mais je pense comme vous que cette "orientation négative" est néfaste.

Concrètement, c'est cela le "collège unique".

Ecrit par : Robin | 28 novembre 2007

Déjà que je ne suis pas sûr de ne pas avoir fait une connerie en faisant des enfants ...

Ecrit par : yann | 28 novembre 2007

Pareil.

Ecrit par : Robin | 28 novembre 2007

Concrètement, c'est cela le "collège unique".

Ecrit par : Robin | 28 novembre 2007

La suppression des "détails" : "le diable se cache dans les détails." (Goethe)

Ecrit par : Robin | 28 novembre 2007

Tout à fait d'accord, mais même sur ce blog très peu de gens sont pour une orientation après la 5ème et même pour le maintien de 4ème CPPN (classes préprofessionnnelles de niveau en collège).

Même les 4ème et 3ème technos étaient de trop pour les idéologues de la rue de Grenelle.

Ecrit par : Robin | 28 novembre 2007

Les barbares ("qui montraient leurs crocs aux barrières du périphérique") brûlent en priorité les bibliothèques.

Ecrit par : yann | 28 novembre 2007

Hier soir, à la télévision, quelqu'un a demandé si ces jeunes dont certains sont âgés d'à peine 12 ans, allaient à l'école ou au collège le lendemain matin et comment ils allaient s'y comporter.

Silence de mort.

Je pense qu'il faut regarder les choses en face et les journalistes étrangers ne s'y trompent pas, ce à quoi nous assistons (les écoles et les médiathèques brulées, les tirs contre les policiers) ça porte un nom : la guerre civile.

Ecrit par : Robin | 28 novembre 2007

Le Bac pro en 3 ans, ça marche pour certains, d'accord. Mais les élèves que j'ai actuellement sont incapables de suivre ce type de cursus. Que vont-ils devenir?
Aucune entreprise ne voudra d'eux pour un contrat d'apprentissage.
Sinon, du point de vue de la prof lassée par ses sauvageons: après tout, si je peux récupérer des élèves un peu meilleurs et plus motivés grâce à cette réforme: OK.
Mais que faire de tous ces "gentils neuneu" qui peuplent mes cours? des qui-ne-tiennent-pas-en-place? que va valoir le bac pro si mon public reste le même?

Ce n'est pas à la fin de la 3e qu'il faut s'inquiéter de l'illettrisme des élèves!

Ecrit par : ProfAnonyme | 28 novembre 2007

Deux élèves m'ont demandé quelle formation suivre pour se réorienter vers les métiers de l'artisanat bâtiment (plomberie-chauffage pour l'un, élec pour l'autre). Ces gosses auraient peut-être suivi un bac pro il y a 3 ans si l'image du LP était meilleure ?

Ecrit par : Zorglub | 27 novembre 2007

Même constat dans ma classe de VAM ce matin: ils se rendent compte qu'ils auraient mieux fait de faire plombier ou électricien plutôt que de se précipiter dans une formation estampillée "secteur tertiaire" (donc "mieux" que "industriel")

Ecrit par : ProfAnonyme | 28 novembre 2007

Ce n'est pas à la fin de la 3e qu'il faut s'inquiéter de l'illettrisme des élèves!

Ecrit par : ProfAnonyme | 28 novembre 2007

Jusque dans les années 80, on essayait de rattraper ces élèves-là en collège.

En général, c'était un professeur avec une vocation d'instituteur qui s'en occupait.

Maintenant c'est impossible avec la suppression des classes de transition et la dégradation de l'enseignement primaire, ce sont pas une quinzaine d'élèves qui sont concernés.

30% à 40% d'élèves qui arrivent en 6ème sans savoir lire, ni écrire correctement et qui, grâce à la Loi d'orientation de 89, vont automatiquement jusqu'en 3ème. Est-ce que les gens se rendent compte de ce que ça veut dire sur le terrain ?

Il faut le vivre pour le savoir.

Ecrit par : Robin | 28 novembre 2007

Brûler les écoles et les bibliothèques, et trouver des adultes, souvent des profs quadra-quinqua geignards et se tordant les mains devant "leurs sauvageons vilains garnements" pour tenter piteusement, honteusement, lamerdauculmachemisecolle, de justifier ces crimes par le fait que NOUS serions responsables, NOUS les Occidentaux, et les Juifs, c'te bonne blague, pourquoi ne pas les mettre en cause, tant qu'on y est, par notre attitude néocolonialiste de ces dérives.
Ces jeunes sont des SS. Point barre. De véritables SS pur mouton. Manipulés par les sbires des RG, l'UMP, les islamistes, les médias, pas très futés, on les enfonce encore un peu plus dans leur sauvagerie en faisant des papiers socio-philoosphico-urbanistiques farineux et surréalistes dans "LE MONDE" le journal des bobos, qui se foutent royalement de Villiers-le Bel ou de la Queue en Brie!!!!!. Des papiers indignes qui sont pleins de fausse componction, de faux apitoiement tiers-mondiste, de fausses analyses sociopitres.
Moi, je retiens une image. Hier au journal de FR3, le 19-20, celle d'une maman magrhébine de Villiers-le -Bel pleurant à chaudes larmes devant les ruines de la bibliothèque et disant "les salauds!! les salauds!!! c'était à nous. A nous."

M'enfin , chère meudème, huhuhuhuhu, vous n'y pensez pas, ces gentils petits jeunes sont les victimes de l'infâme néocolonialisme culturel, celui qui se bat contre l'excision, les mariages forcés et qui tente depuis 20 ans de faire en sorte que CapVerdiens, Maliens, Senégalais, Cinghalais, Tamouls, Marocains etc soient français comme un Goldschmidt, un Lukaszewski, un Sarkozy ou un Tchamithchian.
Ces gosses perdus à jamais, Aliens en gestation, futurs SS au service de qui vous voulez, prêts à flinguer une classe de CP pour 5000 euros en liquide, c'est notre création. la création de notre lâcheté, de notre ignoble hypocrisie prétendûment émancipatrice. Ce que nous avons oublié, nous les pleureurs de gauche, c'est qu'on peut être Malien et être une ordure. Un fasciste.
Si on devait trouver une explication à cette abdication , elle serait toute simple : la bite. Les fantasmes de profs mâles et femelles devant les supposées performances bitologiques des Africains. Comme le disait cette vieille salope de Léautaud,ce vieux fasciste, "C'est le cul qui mène le monde!!!!".
Les brasiers de bibliothèques et d'écoles sont les autodafés expiatoires de nos renoncements. C'est fini. Nous sommes morts. Merci encore à Meirieu et à ses slips sales de collabos (c'est bien le terme approprié). Merci aussi à tous les collègues qui se sont débaluchonnés devant les sauvages. Merci aux administrations, aux principaux, en particulier de leur couardise et de ces perpétuels "on te donne une dernire chance". Eux, les SS de banlieues, de la Défense, de la Gare du Nord, n'en donnent jamais de deuxième chance.
Merci au PS de son silence radio actuel après avoir tout dévasté. Et surtout , un grand merci à l'Obersturmbannführer Hortefeux pour avoir attisé la haine.

Nous sommes tous des nains hideux, incapables de tourner le cabestan de la démocratie.
France 2007= Weimar 1930???? Je sais, on me dira, "m'enfin Godemiche, vous êtes parano!!! Et puis, normal qu'ils brûlent les bibliothèques et les écoles. C'est pour eux le symbole de l'oppression etc etc...."

Ben voyons!!!!!

Ecrit par : montaigneàcheval | 28 novembre 2007

Il n'est que trop peu question sur ce blog de la commission qui travaille aujourd'hui à détruire un peu plus le métier d'enseignant ; les vidéos des auditions sont disponibles sur le site du ministère et les partis pris y sont déjà manifestes, ceux d'apparatchiks à l'oeuvre depuis des décennies : attention à la "pochardisation" des enseignants !

Ecrit par : Laurent | 28 novembre 2007

"Entre nous, ceux qui ont voté Sarkozy, comme moi, au deuxième tour en croyant que ça allait changer à l'école et éventuellement ailleurs, vous ne vous sentez pas un peu...comment dire ?"

Ecrit par : Robin | 27 novembre 2007

Ce n'est pas faute de l'avoir martelé ici! On attend d'ailleurs, (enfin, j'attends, en tous cas) avec impatience les commentaires Cadichonesques à ce sujet, Cadichon qui va sûrement une fois de plus accuser Bernard Maris et les trente-cinq heures! Mais non, c'est certainement le fait qu'il faille laisser à not'bon président assez de temps pour aller au bout de sa logique-libérale-qui-met-du-baume-à-son-coeur!

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 novembre 2007

JPB a écrit il a quelque temps sur ce blog, Laurent, que l'on avait créé des commissions pour occuper les imbéciles ( je résume) et détourner leur attention du lieu où se passait l'action réelle. Jusqu'à preuve du contraire, JPB n'a pas exprimé un avis contraire et ne s'est pas alarmé des gesticulations de la commission Pochard. C'est peut-être pour cela que le sujet n'est que rarement abordé ici.
Quelle importance devons-nous accorder au fait que le Snalc ait claqué la porte de la commission? Voilà, me semble-t-il, la question.

Ecrit par : Jean | 28 novembre 2007

Déjà que je ne suis pas sûr de ne pas avoir fait une connerie en faisant des enfants ...

Ecrit par : yann | 28 novembre 2007

Pareil.

Ecrit par : Robin | 28 novembre 2007

Vos enfants ne sont pas vous! C'est à eux d'en juger, en tant qu'individus à part entière et non en tant que votre perpétuation. Le vin étant tiré, il faut le boire mais ne les forcez pas à boire votre vin.

Ecrit par : dobolino | 28 novembre 2007

Montaigneàcheval, - tout le reste n'est que silence (?).

Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2007

...des gouvernants qui, toutes tendances confondues, n'ont réussi à donner aux enfants que la haine de la culture (...) devraient se couvrir la tête de cendres...

FGuichard un jour de novembre 2007

Relève-t-il vraiment de la responsabilité des gouvernants de donner aux enfants de la patrie l'amour de la culture?
Ne revient-il pas plutôt et en premier lieu aux géniteurs d'enfants de les éduquer, et de leur inculquer sinon l'amour, du moins les moyens et les conditions d'élaboration de l'autre symbolique (cultivé, séparé , éduqué, civilisé)? Si c'était le cas, les ouvriers spécialisés dans la fabrique de l'homme pour inculquer les savoirs disciplinaires rencontreraient assurément moins de difficultés qu'ils n'en éprouvent aujourd'hui.
Transférer la responsabilité de la débâcle scolaire sur les quelques gouvernants s'avère être par conséquent une erreur politique. D'autant plus qu'en démocratie les gouvernants ne tombent pas du ciel, tout couronnés, mais sont élus par le peuple, pour le peuple.

Ecrit par : marigot l'intru | 28 novembre 2007

Robin,

Vous avez très bien que Sarkozy ne peut résoudre le gravissime problème de d'école en quelques mois.
Le terrain est miné et le déminage doit se faire avec stratégie et prudence. La rue de Grenelle, c'est pire que le KGB.

Il faudrait tout de même avoir l'honneteté d'avouer que l'école est devenue aujourd'hui l'oeuvre de votre faiblesse.
Je ne parle pas de certains ici qui sont complétement désabusés ou qui résistent encore un peu, mais les autres, les aveugles, les soumis. Vous connaissez tous le principe de la soumission consentie par ignorance. C'est un véritable fléau.
Ce principe a été appliqué sur les enfants et sur les parents.
Avec l'aval de beaucoup d'entre vous qui sont devenus les relais de Merrieu and Co.

Ecrit par : Carole | 28 novembre 2007

Pour ma part, les premières vapeurs de guerre civile, je les ai senties quand j'étais en remplacement, il y a 5 ans, à Pierrelatte, où une majorité d'élèves maghrébins disaient: "La France, c'est un sac de sport rempli d'argent. Il faut le vider le plus rapidement possible", "Vous les Blancs, vous vous nous christianiser", etc.
Et les quelques fachos blancs demandaient à en découdre...

Bref...

Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2007

C'est pas vrai...pincez-moi!!! LA COMMISSION POCHARD!!!!!! Hips!!!! La grosse commission??? Pochard!!!!! L'alcool, nnnnnonn, mais l'eau geru...furi...gerineuse....ferrugineuse. voui...

Monsieur le Rectal, je vous présente le Président Pochard, de la Commission du même nom (comme disait une statue de ma connaissance).

le Rectal, (se retenant d'exploser de rire) pffffffff...bjr Mr
Pochetron. wwwwouuuuuuuahhhhhhhhhhhh!!!!!

marigot, certes, beaucoup de "géniteurs", là on sent l'UMP adéhainiste, sont entièrement responsables de la sauvagerie de leurs enfants. Mais ce n'est pas nouveau. Croyez-vous qu'à l'aube de la laîcité en 1881, les parents brezouneghs, auvergnuches, ou parigots étaient des modèles montessoriens ou doltoïstes..quelle blague!!!! C'est pourquoi, je suis ,contrairment à cette flatulence ultrasarkoziste que vous nous serrvez, comme quoi l'état ne peut pas tout, CONVAINCU DU CONTRAIRE. C'est par une volonté d'état que les choses peuvent avancer.Et nous payons aujourd'ui 25 ans de recul de l'Etat, justement.

Ecrit par : montaigneàcheval | 28 novembre 2007

D'autant plus qu'en démocratie les gouvernants ne tombent pas du ciel, tout couronnés, mais sont élus par le peuple, pour le peuple.

Ecrit par : marigot l'intru | 28 novembre 2007
D'autant plus ou parce que? Etre élu puis réélu contraint à manipuler les électeurs, à susciter les bons réflexes pavloviens. Plus on est en haut de la pyramide, plus c'est crade. D'où les malheureusement assez justes propos de MàC.
Je vais finir monarchiste légitimiste puisqu'un monarque de droit divin peut œuvrer pour le bien de tous en n'ayant de comptes à rendre qu'à Dieu qui, tout bien réfléchi, n'a pas dit que des conneries. Rien ne l'empêche d'être un despote éclairé qui tient soigneusement en bride son Voltaire ou son Diderot.

Ecrit par : dobolino | 28 novembre 2007

j'aime le "malheureusement"!!!!! Il n'est pas de bonheur sil 'on n'est pas détesté. Merci Dobolino.

Robin,

Vous avez très bien que Sarkozy ne peut résoudre le gravissime problème de d'école en quelques mois.
CAROLE.

Alors celle-là, c'est la meilleure. Imaginons-noussur un blog d'avocats. Carole, à propos de la scélérate réforme de la Dati, nous eût écrit

Robin,


Vous avez très bien que Sarkozy ne peut résoudre le gravissime problème de la justice en quelques mois.

Fabuleux de naïveté. Mais, enfin, ça ne vous suffit déjà pas??? Vous voulez encore attendre?? Vous êtes comme les anciens du PCF, qui vous mettaient la main sur l'épaule en disant "Vois-tu, camarade, ces lendamains qui chantent!!!!!"

Attendre quoi?? que les ecoles soient regroupées selon le même principe qu'appllque servilement la Dati obéissant à l'infâme Lagarde?? N'ayez crainte, ça va venir.

Ecrit par : montaigneàcheval | 28 novembre 2007

Quelle importance devons-nous accorder au fait que le Snalc ait claqué la porte de la commission? Voilà, me semble-t-il, la question.

Ecrit par : Jean | 28 novembre 2007

Les gens du SNALC sont des gens généralement bien élevés et peu enclins à la contestation gratuite.

En échange, ils ne sont pas nés de la dernière pluie.

S'ils ont claqué la porte de la commission, c'est qu'ils ont compris que la commission était d'ores et déjà acquise au pédagogisme, que la "synthèse" était déjà faite (on connaît la chanson, depuis le temps) et qu'ils faisaient de la figuration.

Ecrit par : Robin | 28 novembre 2007

Réflexion pour les collègues de collège et des lycées général et technique qui ne se sentiraient pas concernés par ce qui va se passer dans les LP avec le Bac en 3 ans.

Je ne cesse de le répéter. Ce qui se passe en LP est tjs un avant-goût de ce qui attend tout le monde.

Le Bac pro en 3 ans signifie à court (moyen?) terme l'instauration d'un bac et d'un lycée uniques. Ce qui veut dire que les certifiés CAPES (voire les agrégés) pourront professer dans les classes professionnelles.
Et envoyer des bivalents PLP au collège, c'est démontrer que cela peut se passer normalement, - donc généralisation à toutes et tous la bivalence.

Pas folles les guêpes ministérielles.

Alors celles et ceux qui déjà veulent quitter le collège, peut-être que les collègues du PLP vous souhaiterons la bienvenue.
Dans mon LP plusieurs TZR Capes (langues, Lettres ) enseignent déjà... - et l'enseignante CAPES Lettres Modernes DOIT donner des cours d'Histoire et de Géographie!

Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2007

Vous avez très bien que Sarkozy ne peut résoudre le gravissime problème de d'école en quelques mois.

J'ai compris qu'il ne le résoudrait pas, ni en quelques mois, ni en quelques années.

Ecrit par : Robin | 28 novembre 2007

donc généralisation à toutes et tous DE la bivalence

les collègues du PLP vous souhaiteronT la bienvenue

Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2007

'ai compris qu'il ne le résoudrait pas, ni en quelques mois, ni en quelques années.

Ecrit par : Robin | 28 novembre 2007

Il faudrait :

1°) qu'il ait conscience de ces problèmes
2°) qu'il ait la volonté de les résoudre





I

Ecrit par : Robin | 28 novembre 2007

donc généralisation à toutes et tous DE la bivalence

les collègues du PLP vous souhaiteronT la bienvenue

Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2007

J'espère que vous nous excuserez si on vous dérange. A part la "valence" en plus, on se fera tout petits !

Ecrit par : Robin | 28 novembre 2007

donc généralisation à toutes et tous DE la bivalence

les collègues du PLP vous souhaiteronT la bienvenue

Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2007

Avec des plumes et du goudron, comme dans Lucky Luck ?

Ecrit par : Robin | 28 novembre 2007

Couche n°4 :

Que de la commission Pochard, il ne sorte pas grand chose, c'est probable. J'espère encore me tromper.

En attendant, allez voir les auditions (si j'ose dire). Il y a du grain à moudre !

Notamment, voyez celles, très instructives, de Ferry, d'Allègre et de Thélot.

Ecrit par : dugong | 28 novembre 2007

Quelqu'un aurait-il l'obligeance de bien vouloir remettre le lien ? Merci.

Ecrit par : catmano | 28 novembre 2007

Vidéos des auditions de la Com Pochard :

http://www.education.gouv.fr/cid5658/les-videos-des-auditions.html

et

http://www.education.gouv.fr/cid5619/les-videos-des-auditions.html

Ecrit par : dugong | 28 novembre 2007

donc généralisation à toutes et tous DE la bivalence

les collègues du PLP vous souhaiteronT la bienvenue

Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2007

Avec des plumes et du goudron, comme dans Lucky Luck ?

Ecrit par : Robin | 28 novembre 2007

Et les vieilles puritaines!
Mais vous verrez c'est plutôt sympa! Surtout dans les lycées préparant aux métiers de la restauration et de l'hôtellerie (chouettes repas, caves remplies de bon vins, etc.; et conseils de classe au champagne!).

Vous ne prendrez pas le fait d'enseigner en LP comme une punition quand même; sinon nous CAPLP le prendrions fort mal (quelle considération pour nous et nos élèves! hé hé).

Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2007

"marigot, certes, beaucoup de "géniteurs", là on sent l'UMP adéhainiste, sont entièrement responsables de la sauvagerie de leurs enfants. Mais ce n'est pas nouveau. Croyez-vous qu'à l'aube de la laîcité en 1881, les parents brezouneghs, auvergnuches, ou parigots étaient des modèles montessoriens ou doltoïstes..quelle blague!!!! C'est pourquoi, je suis ,contrairment à cette flatulence ultrasarkoziste que vous nous serrvez, comme quoi l'état ne peut pas tout, CONVAINCU DU CONTRAIRE. C'est par une volonté d'état que les choses peuvent avancer.Et nous payons aujourd'ui 25 ans de recul de l'Etat, justement."

Ecrit par : montaigneàcheval | 28 novembre 2007

Montaigneàcheval, je n'ai vraiment pas l'impression que le message de Marigot ait des relents "droitiers!" Affirmer qu'il existe beaucoup de carences éducatives, (qui ne sont pas les mêmes, soit dit en passant, que celles vécues par les enfants d'il y a trente ans; elles sont même très souvent à l'inverse; "pédagogie noire", d'Alice Miller, laissant la place dans les familles à celle de "l'enfant roi") n'équivaut pas à dire que la faute en soit systématiquement à rejeter sur les parents eux-mêmes.
Et, en l'occurrence, le rôle des dirigeants ayant trahi leurs engagements, (ce qui est une chose quasiment récurrente en politique) est à stigmatiser. Et ce n'est pas Besancenot qui va nous en sortir!
Par contre, comment contredire Marigot quand il affirme que ces carences éducatives rendent le travail des enseignants difficile? C'est d'une telle évidence...

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 novembre 2007

Témoignage personnel:

Mon fils après un bac S avec mention bien fit quelques mois en classe prépa scientifique ( pupille de l'air de Grenoble) . Mais erreur d'aiguillage ... il s'aperçut que la carrière aéronautique militaire n'était pas son truc.

Passionné par l'histoire , il quite l'école après 2 mois 1/2 et décide de faire fac d'histoire ???? Virage à 180°

RV avec le doyen de sa future université qui accepte au vu de ses réultats en lycée , en classe prépa de l'inscrire en 1ère année.

Le fiston habitué au rythme de prépa a vite rattrappé son retard passa en seconde année et prépara parallèlement le concours de Sciences po Aix
Résultat ! : licence en histoire et actuellement en 3 ème année d'IEP .

Il garda de sa fac d'histoire de mauvais souvenirs dûs au faible niveau de ses collègues . Une forte proportion de jeunes à bac Pro qui n'avait aucune culture historique , aucune notion du travail et l'effort. Des fouteurs de merde en amphi.
Ce bac pro , une véritable arnaque ! Le bon CAP que mon père artisan plombier faisait passer à ses apprentis n'a aucune comparaison !

bien amicalement

Ecrit par : Mengo | 28 novembre 2007

C'est pourquoi, je suis ,contrairment à cette flatulence ultrasarkoziste que vous nous serrvez, comme quoi l'état ne peut pas tout, CONVAINCU DU CONTRAIRE...

Ecrit par : montaigneàcheval | 28 novembre 2007

Moi aussi je suis un CON-VAINCU du contraire. L'Etat n'a pas à s'occuper de l'éducation de ses enfants, sauf bien entendu si ses enfants n'ont pas de parents géniteurs ou adoptifs.
Et c'est par ce que l'Etat tend (taculaire) tellement à se substituer partout et à tout moment à ses sujets, que son rôle d'arbitre ou de référent s'affaiblit.
On ne sait plus qui fait quoi et comment. On ne voit plus dans l'Etat que l'image qu'il a fini par projeter dans nos cervelles affaiblies, celle d'une monstrueuse administration gestionnaire dont on attend tout y compris qu'elle nous délivre de nos maux, et en particulier celui d'avoir été jeté dans le monde.
Il suffit de regarder comment les choses fonctionnent aujourd'hui dans l'Administration de l'EN. Au point de départ est la conviction partagée par tous que l'EN doit prendre en charge naturellement et gérer rigoureusement tous les problèmes liés à l'existence matérielle et morale des jeunes générations: bédeuzi, petit déjeûner, sécurité routière, éducation sexuelle, prévention SIDA, éducation citoyenne, apprentissage de la langue maternelle, éducation tout court, actions caritatives, éducation à l'orientation (vu que plus personne ne s'y retrouve dans le labyrinthe) etc.
Qu'on m'explique, dès lors, comment les enseignants- instructeurs, dans ce magma de bonnes intentions confondantes, peuvent exiger de leurs élèves qu'ils rompent et se séparent de toutes ces attaches imaginaires et réelles à la mère-patrie qui nous aime et nous choie, pour se sacrifier un peu et se consacrer à la tâche prioritaire de la fabrication du couteau symbolique des savoirs? C'est physiquement et psychiquement impossible.
L'Etat a fini par envahir toutes les sphères de la vie et nous propose désormais une gestion automatique, cybernétique, inventant ainsi un Monstre d'une nouvelle espèce qui aura la particularité de n'effrayer plus personne et pas même Montaigne sur son cheval. Bien au contraire, cet Etat se fait convivial, sympathique, attirant, généreux et le bon peuple séduit en redemandera toujours plus. Plus de gestion, plus d'attention, plus de signes de reconnaissance et plus d'étouffement. Voilà la véritable figure de l'Etat ultrasarkoziste.

Ecrit par : marigot le cuistre | 28 novembre 2007

Robin,

Vous savez, pendant 1 an j'ai enseigné l'Histoire et la Géographie (plus éducation civique) à des 4ièmes et des 3ièmes en remplacement. Alors que j'ai une formation littéraire. J'étais légèrement inquiet quand j'ai pris les classes en septembre.

L'ancien étudiant qui a passé le CAPLP avec "ses souvenirs de Lycée" (pour l'Histoire et la Géo) dont parle JPB, c'est moi. Et je peux vous assurer que la plupart de mes camarades Lettreux étaient dans la même situation que moi. A l'inverse les Historiens et les Géographes sont désarmés face au commentaire composé et à la dissertation littéraire.

Il m'était impossible d'apprendre tout un programme qui commence à 1850 pour finir à nos jours (j'étais en DEA, je commençais une recherche sérieuse avec communications, je préparais aussi d'autres concours), et celui de géographie, je ne vous raconte pas! Il n'y a pas de formation accélérée à l'Université.

J'ai pris 1 (!!!!) en dissertation de Géographie sur l'aménagement du territoire en France; et 18 en Français.
Un collègue littéraire 6, une autre angliciste 2 (en Anglais!!!). J'ai été heureusement admissible.

Je me suis rattrapé en préparant à fond les oraux pdt 3 semaines (merci les "Que sais-je?"!!! les bandes chronologiques, l'Encyclopedia Universalis, mes fiches du magazine "L'Etudiant" que j'avais conservées...).
J'ai eu un 16 en Histoire à l'oral (analyse, commentaoire et synthèse de documents sur les symboles de la République française de la IIIième à la Vième - j'ai déchiré!!! hé hé), un 6 en Didactique (j'ai fait frémir le jury en parlant de dictée pouvant servir à aider les élèves à acquérir une bonne orthographe).

Bref, je ne me vois pas avoir un poste au collège pour y enseigner l'histoire toute ma carrière! Et en plus les pré-ados et les jeunes ados, c'est pénible, à mon avis. Enfin, pour mon caractère. Puis: j'ai bien pris mes marques avec le LP.
Et les élèves sont généralement contents de m'avoir et de m'avoir eu.

Je ne connais pas un seul prof bivalent qui soit vraiment à l'aise (universitairement parlant) dans 2 matières en même temps.

Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2007

j'aime le "malheureusement"!!!!! Il n'est pas de bonheur sil 'on n'est pas détesté. Merci Dobolino.



Ecrit par : montaigneàcheval | 28 novembre 2007

De rien, mais ce n'était pas le sens que je voulais donner à ma phrase. Mais bon, allons-y, je vous exècre, je vous hais, je vous méprise puisque c'est de cette façon que vous aimez que je vous embrasse. J'aime faire plaisir et me rendre utile.
Donnez-moi votre adresse et je m'engage à vous envoyer régulièrement des lettres suantes de haine et de bas mépris. Ça m'entraînera. Je peux même vous les faire anonymes, si vous voulez, avec des petits cercueils et des croix gammées.

Ecrit par : dobolino | 28 novembre 2007

Il m'était impossible d'apprendre tout un programme qui VA DE 1850 pour finir à nos jours

Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2007

Que dire de ceci ??? Consternant ?
Certainement ; mais pourquoi ?

http://mclcm.free.fr/

Ecrit par : D | 28 novembre 2007

A MAC le ricaneur et l'agressif.

¡¡Rapidité n'est pas synonyme d'efficacité!!

Votre verbe assassin m'amuse parfois, mais quels sont ces donneurs de lecons, qui sont placés en première ligne concernant la prolifération de métastases cancéreuses et qui n'ont trouvé aucun antidote depuis plus de "25 ans".

Ecrit par : Carole | 28 novembre 2007

Je suis bien désolée de lire que la Commission a déjà fait son choix, en êtes-vous sûrs?
Quelqu'un a t'il comme moi apprécié l'intervention claire, honnête et intelligente de M.Obin?

Ecrit par : cafécalva | 28 novembre 2007

Et les vieilles puritaines!
Mais vous verrez c'est plutôt sympa! Surtout dans les lycées préparant aux métiers de la restauration et de l'hôtellerie (chouettes repas, caves remplies de bon vins, etc.; et conseils de classe au champagne!).
Vous ne prendrez pas le fait d'enseigner en LP comme une punition quand même; sinon nous CAPLP le prendrions fort mal (quelle considération pour nous et nos élèves! hé hé).

Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2007

Oui, je sais. J'ai enseigné une année en LP dans l'Ain avant de passer le CAPES (je me demande encore ce qui m'a pris) : CAP ETC avec cuisine et service de table, poulets de Bresse et vacherins au déssert (entre autres). J'avais pris 5 kilos.

Ambiance familiale, collègues sympas, que des femmes à part le prof de cuisine et moi (Lettres, Histoire).

C'était plutôt whisky "on the rocks" dans le bureau de la directrice.

C'était le bon temps !

Ecrit par : Robin | 28 novembre 2007

Je suis bien désolée de lire que la Commission a déjà fait son choix, en êtes-vous sûrs?
Quelqu'un a t'il comme moi apprécié l'intervention claire, honnête et intelligente de M.Obin?

Ecrit par : cafécalva | 28 novembre 2007

Obin est quelqu'un de très bien, il est l'auteur d'un rapprt remarquable et il tire la sonnette d'alarme depuis des années.

Ecrit par : Robin | 28 novembre 2007

Oui, je sais. J'ai enseigné une année en LP dans l'Ain avant de passer le CAPES (je me demande encore ce qui m'a pris) : CAP ETC avec cuisine et service de table, poulets de Bresse et vacherins au déssert (entre autres). J'avais pris 5 kilos.

Ambiance familiale, collègues sympas, que des femmes à part le prof de cuisine et moi (Lettres, Histoire).

C'était plutôt whisky "on the rocks" dans le bureau de la directrice.

C'était le bon temps !

Ecrit par : Robin | 28 novembre 2007

C'est des raisons pour lesquelles bon nombre de PLP ne veulent absolument pas passer le CAPES; il nous arrive d'être plus inquiétés par ce que peut être un collégien qu'un ado de 15 à 21 ans... :-)

Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2007

Un post d'ordre plus littéraire.
J'ai dévoré durant le nuit d'une traite "Les aventures de Pinocchio" de Collodi - chef d'oeuvre, roman d'éducation, et de jouissives analyses et métaphores sur l'instruction, les cancres, les mauvais garçons (oui, il n'y a aucune fille, hors la Fée aux cheveux d'azur...), ce que c'est que devenir un homme accompli, le choix entre continuer des études et chercher un travail - deux formes, parmi d'autres, d'accomplissement de l'individu, qui peuvent ne faire qu'une.

Mes amis d'extrême-gauche hurleront à l'aliénation. Mais vraiment, c'est un bijou ce roman en courts chapitres, de drôlerie, de sadisme aussi, un vrai conte! - et peu à voir avec Disney: Le "Grillon-Parlant" (Jimmy Criquet, dans le dessin animé, la voix de la conscience) est écrasé à coups de marteau très rapidement.

Génial!

Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2007

CE SONT des raisons

Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2007

Que dire de ceci ??? Consternant ?
Certainement ; mais pourquoi ?

http://mclcm.free.fr/

Ecrit par : D | 28 novembre 2007

C'est ignoble ! J'ai failli vomir en voyant la page d'accueil.

Je prends un Nozevet ND, et j'y retourne (masochisme ?).

Ecrit par : yann | 28 novembre 2007

entre continuer des études et chercher un travail, ET SURTOUT GAGNER SA VIE (LA SOCIETE N'ACCEPTANT QUE LES VIEUX ET LES MALADES COMME INDIGENTS A QUI FAIRE L'AUMONE)

Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2007

Méditation sur l'effort et la paresse, la facilité et le dépassement... NOn vraiment, je suis sous le charme de ce livre vif, intelligent (bon moraliste, certes, mais c'est du XIXième italien chrétien aussi), sagace.

Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2007

Je suis allé sur le site du Mouvement contre la constante macabre.
On y retrouve tous les syndicats et associations déjà responsables du saccage de l'Education national. Le SNES n'a pas encore signé, mais cela ne sauait tarder... Beaucoup de syndicats et d'associations catholiques ( comme Meirieu).
Ce qui m'effraie dans cette affaire, ce n'est pas qu'ils aient la moindre chance d'obtenir satisfaction, même si le Ministère de l'Education les "soutient", car je vois mal celui-ci engager des milliers de poursuites administratives et judicaires contre les milliers de professeurs qui ne tiendront aucun compte de ces nouveaux oukases, c'est plutôt de constater le pouvoir fédérateur de la bêtise. Tous les charitalistes, tous les rêveurs creux, ceux qui naufragent les élèves avec les meilleures intentions du monde se refroupent sous la bannière asinaire d'Antibi. Car ce que dit et explique Antibi est tout bonnement stupide, ses solutions sont grotesques, le bruit qu'il fait autour de rien (car la notation des élèves est un faux problème) est proportionné à l'aigreur qu'il éprouvait de n'être qu'un petit professeur obscur de sciences de l'éducation de province. Appelez-vous Laurent Lafforgue, soyez la fine fleur de l'intelligence française, dites des choses claires et vraies, lancez-vous dans la défense de l'Ecole républicaine avec un total désintéressement, vous récolterez 11 000 malheureuses signatures et l'Education nationale ignorera vos propositions. Appelez-vous Antibi, ne dites que des bêtises (à l'instar de votre maître en la matière Meirieu), elle vous fera un pont d'or, vous serez un oracle respecté.
Sur le site indiqué ci-dessus, je trouve d'emblée cette contre-vérité proférée par Antibi: quand une classe est uniformément excellente, le professeur ne peut se permettre de mettre une bonne note à tous les élèves, car il craindrait de passer pour laxiste, donc il va mettre un tiers de mauvaises notes, un tiers de notes moyennes etc.. Voilà le niveau du raisonnement d'Antibi! Cela rappelle tout à fait Meirieu: des bêtises proférées avec assurance!

Ecrit par : Jean | 28 novembre 2007

Oh non! Fred Chichin, guitariste des Rita Mitsouko, est mort ce matin!!!!!

Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2007

Ce qui m'effraie dans cette affaire, ce n'est pas qu'ils aient la moindre chance d'obtenir satisfaction, même si le Ministère de l'Education les "soutient",

J'aimerais partager votre optimisme sur ce point, Jean. Dans les Livrets de compétences du socle commun, il n'y a plus de notes. On coche des cases "acquis", "non acquis", "en voie d'acquisition" et j'ai bien peur que l'on n'aille vers la généralisation de ce genre d'évaluation.

Antibi et sa "constante macabre" sont bien dans l'air du temps : égalitarisme et refus des "épreuves", c'est-à-dire d'une confrontation objective avec des savoirs et avec les autres.

Je ne dis pas qu'il ne faut faire que ce genre d'évaluation, mais il faut aussi en faire (évaluations "sommatives" dans le jargon pédagogique).

la constante macabre n'a rien de macabre. Il est normal d'obtenir un éventail de notes en fonction de la différence entre les efforts et le niveau des élèves.

J'obtenais une constante macabre ou plus exactement une courbe de Gauss même en faisant des interrogations à livre ouvert en LP (4ème prépa). Il y avait simplement un peu plus de notes au-dessus de la moyenne, c'est tout. C'était d'ailleurs le but.

Ecrit par : Robin | 28 novembre 2007

Tous les hommes sont mortels.
Or, Fred Chichin est un homme.
Donc...

Ecrit par : Magister | 28 novembre 2007

Voilà le niveau du raisonnement d'Antibi! Cela rappelle tout à fait Meirieu: des bêtises proférées avec assurance!

Ecrit par : Jean | 28 novembre 2007

Meirieu et Antibi, c'est le point de vue des cancres (et pas les "gentils qui élèvent des hannetons, qui regardent par la fenêtre et qui ne font de mal à personne).

De ceux qui vous disent avec insolence : "Pourquoi vous m'avez pas mis la moyenne à ma rédaction? Madame untel, elle mettait la moyenne à tout le monde." ou "Madame untel, elle fait pas de dictées." ou "Vous n'avez pas le droit de faire faire des résumés, c'est trop dur."

Le point de vue de Meirieu et d'Antibi, c'est le point de vue des cancres.

Très à la mode ces temps-ci. Mais il y a de l'espoir. Il y en a qui finissent par avoir le Renaudot !

Ecrit par : Robin | 28 novembre 2007

"Quelqu'un a t'il comme moi apprécié l'intervention claire, honnête et intelligente de M.Obin?"

Ecrit par : cafécalva | 28 novembre 2007

"Obin est quelqu'un de très bien, il est l'auteur d'un rapprt remarquable et il tire la sonnette d'alarme depuis des années."

Ecrit par : Robin | 28 novembre 2007


Je ne serai pas aussi béat.

Bien sûr, l'homme présente bien avec son look de psychanaliste sage aux cheveux blancs et son ton posé.
Voici une transcription d'un passage (49 min16, durée 4 min) de son audition :

"Je ne pense pas sincèrement qu'un CPE dans un établissement avec quelques jeunes surveillants soit capable de maîtriser, de conduire l'éducation des élèves si les professeurs ne s'y investissent pas. Les professeurs doivent être clairement désignés par leur mission, par leur référentiel de compétences, par toute une série d'autres textes et d'initiatives dont les épreuves du concours comme les premiers éducateurs des élèves dans l'établissement des élèves, au moins jusqu'à la troisième. Je pense que c'est un choix vital pour notre société aujourd'hui.

Question : Vous avez évoqué vos travaux sur les jeunes enseignants. Qu'est ce que vous avez perçu comme aspirations spécifiques des jeunes recrues ?

Il y en a plusieurs. Je ne vais pas entrer trop dans les détails mais vous pourrez éventuellement vous référer à mon rapport où les choses sont très détaillées. La première surprise qui était la nôtre c'est de voir la coupure totale entre les préoccupations des jeunes enseignants et celles des "anciens" (le groupe interviewé de 15 – 20 ans d'ancienneté). D'un côté des gens désabusés, souvent amers, souvent critiques qui n'ont pas réussis à suivre l'évolution des élèves, qui sont dans la plainte. De l'autre côté des jeunes qui démarrent dans le métier, sont venus très motivés, pas du tout pour des questions de salaire mais sur une vraie vocation pour la majorité d'entre eux et qui demandent plusieurs choses :
- la première, c'est vis à vis de leurs collègues, nous voulons être aidés au niveau de la proximité. Je disais tout à l'heure pourquoi on ne peut pas demander un jumelage avec un ancien, un appariement ? pourquoi on ne peut pas enseigner à deux dans la classe ? Pourquoi c'est un maître de stage désigné par l'administration qui doit le suivre qui n'est pas forcément du même établissement et qui n'est pas forcément celui qu'on aurait choisi. Et pas le collègue avec qui on s'entend bien, dans la même discipline, qui viendrait travailler avec nous. Pourquoi on ne peut pas rentrer dans la classe d'un collègue ? Pourquoi ça ne se fait pas ?
- deuxième demande : quand on insiste, demande auprès du chef d'établissement, ça ne vient pas forcément spontanément, il faut poser la question : qu'est ce que vous attendez de votre Chef d'établissement ? Et là on voit apparaître un … de la sécurité. On veut un établissement qui soit sûr, dirigé de manière ferme et où on puisse s'épanouir. Et même en plus de la sécurité, si on pouvait avoir un peu de chaleur, de camaraderie, ce serait pas plus mal. Et puis de la solidarité. Si on a des pépins, si on est en butte avec des élèves ou des parents. On veut un chef d'établissement qui soit concrètement solidaire. D'ailleurs des demandes de solidarité pas toujours sans ambiguïté : ça pourrait, à la limite avoir toujours raison quoi qu'on fasse.
- Et si on insiste encore et qu'on demande à ces jeunes enseignants : De l'institution, du Ministère, qu'est ce que vous attendez ? C'est beaucoup plus difficile à savoir et seule une minorité répondent : de la formation continue, restez dynamique, ne pas s'encroûter. Sous entendu, on peut entendre : pas devenir comme eux, les anciens. On attend là, un maintien des qualifications, un accroissement des compétences qui permette la mobilité. Mais lorsqu'on leur pose la question sur la mobilité, ils ont beaucoup de mal à se projeter dans une mobilité de deuxième partie de carrière. C'est très très rare."

Suivent des considérations très intéressantes (et inquiétantes) sur la réforme des concours d'enseignement avec l'introduction de nouvelles "compétences" non disciplinaires. Et l'idée que l'université devra, bessif *, s'adapter pour les enseigner aux futurs candidats dans les préparations. Et de proposer un deal avec les syndicats de se partager le gâteau de la formation continue des "compétences" (ça ne vous rappelle rien ?)

Je ne sais pas pour vous, mais ça me fait très fortement l'impression de vouloir monter deux caricatures l'une contre l'autre : de jeunes cons (type épicuriens laxistes : tout pour ma gueule et tout le monde au service de mon épanouissement sécurisé) contre de vieux cons aigris. Non seulement, j'ai rarement rencontré de tels collègues (les marges !) mais je "m'amuse" de voir le lent glissement opéré par Obin dans l'énumération des caractéristiques des vieux cons : "désabusés", "amers" et enfin souvent "critiques". On voit avec quoi est associé le sens critique ...

Réaliser de telles considérations serait du nanan pour les pédagogistes tant est clair l'enjeu : repousser le disciplinaire au profit de nouvelles "compétences tellement nécessaires".

Les belges ont une agrégation de "sciences de l'éducation" (même si le terme agrégation n'a pas le même sens qu'en France). Les verront nous bientôt en France ? **


* : j'avais déjà évoqué les tentations de tout côté de se servir cyniquement de la notion de "liberté sous contrainte" : on proclame la liberté de principe mais on la limite très fortement de fait par les contenus et "compétences" qu'on impose.

** La France étant traditionnellement une terre d'accueil, le possible éclatement de l'état belge aura des conséquences chez nous. Devrons nous accepter les wallons parlant pédagol ?

Ecrit par : dugong | 28 novembre 2007

"Meirieu et Antibi, c'est le point de vue des cancres (et pas les "gentils qui élèvent des hannetons, qui regardent par la fenêtre et qui ne font de mal à personne)."

Il n'y a plus de hannetons, eh !

En passant devant le superbe parking, je me souviens
De ces jardins de banlieue qui lui ont cédé le terrain.
Ma tante avait une maison, là où se trouve l'entrée.
C'était un petit pavillon au milieu des azalées.
Régulièrement, je piétinais son jardin au printemps,
Ce qui me valait quelques gifles aussi régulièrement,
Mais j'y trouvais, quand revenait la saison des hannetons
Les plus rares spécimens pour compléter ma collection.
Aujourd'hui, je ferais en vain une telle expédition,
Et je rentrerais bredouille,
Sans les hannetons qui grouillent
Sur les feuilles de ma boîte de carton.
Il n'y a plus de hannetons.
(...)

Ecrit par : Blugu | 28 novembre 2007

Merci Blugu. j'aime bien ce poème : 20/20 au "cancre" qui l'a écrit !

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Je suis en train de lire "Achever Clausewitz" de René Girard (coll. carnetsnord) sur les conseils de l'un d'entre vous (qui au fait?)

Je ne saurais trop le remercier.

Extrait de la 4ème de couverture :

"René Girard fait de Clausewitz le témoin fasciné d'une accélération de l'Histoire. Hanté par le conflit franco-allemand, ce stratège éclaire, mieux qu'un autre, le mouvement qui va détruire l'Europe. "Achever Claudsewitz", c'est lever un tabou : celui qui nous empêchait de voir que l'apocalypse a commencé. Car la violence des hommes, échappant à tout contrôle, menace aujourd'hui la planète entière."

A lire de toute urgence !

Ecrit par : Robin | 28 novembre 2007

Montaigneàcheval, je n'apprécie pas toujours votre violence, mais cette fois, vous avez raison : ce sont de futurs SS.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 28 novembre 2007

Pourquoi futurs ?

Ecrit par : yann | 28 novembre 2007

Je suis en train de lire "Achever Clausewitz" de René Girard (coll. carnetsnord) sur les conseils de l'un d'entre vous (qui au fait?)

Je ne saurais trop le remercier.

Robin

C'est moi, Robin; comme quoi Pendariès n'est pas qu'un lecteur d'Harry Potter, ni un amateur de film d'horreur décérébré.... hé hé.

Je ne l'ai pas lâché d'un WE ce 'Achever Clausewitz'... Stupéfiant; même si l'avant dernier chapître ne me satisfait pas complètement (peut-être parce que je suis issu du Calvinisme...?).

Bien heureux de vous avoir fait découvrir Max Rouquette aussi! ;-)

Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2007

Brûler les écoles et les bibliothèques, et trouver des adultes, souvent des profs quadra-quinqua geignards et se tordant les mains devant "leurs sauvageons vilains garnements" pour tenter piteusement...

Ecrit par : montaigneàcheval | 28 novembre 2007

Bravo, Montaigne ! Texte remarquable de bout en bout ! Je vous embrasse !

Ecrit par : FGuichard | 28 novembre 2007

Une liseuse de listes quotidiennes (autrement dit, une "journaliste de radio") sur France Musique à propos des "violences urbaines" dit que "mille hommes ont quadrillé la ville" en prononçant "mille z'hommes".

Elle a bien détaché chaque mot en hésitant avant de se lancer dans le "z'hommes". Pas comme la Kervasdoué -lors de sa tentative de record du monde du débit de mots - lors de son inoubliable "roi Léar".

S'agit t-il de L'Emile, dont chacun sait que c'est un homme ? Ou Les Milles près d'Aix en provence ?

On se perd en conjectures.

Tant que personne ne se perd en conjoncture * (ce qui ne manquera pas d'arriver), tout va bien.

* la conjoncture est aussi le nom donnée par les nigériens à une bière locale : sa mise sur le marché a coincidé avec la mise en place du premier plan d'ajustement structurel que le FMI a imposé à ce pays ainsi qu'à beaucoup d'autres.

Ecrit par : dugong | 28 novembre 2007

Les verrons nous bientôt ...

Ecrit par : dugong | 28 novembre 2007

Bien heureux de vous avoir fait découvrir Max Rouquette aussi! ;-)

Ecrit par : Pendariès | 28 novembre 2007

Alors, un double merci !

Ecrit par : Robin | 28 novembre 2007

Sur le site indiqué ci-dessus, je trouve d'emblée cette contre-vérité proférée par Antibi: quand une classe est uniformément excellente, le professeur ne peut se permettre de mettre une bonne note à tous les élèves, car il craindrait de passer pour laxiste, donc il va mettre un tiers de mauvaises notes, un tiers de notes moyennes etc.. Voilà le niveau du raisonnement d'Antibi! Cela rappelle tout à fait Meirieu: des bêtises proférées avec assurance!

Ecrit par : Jean | 28 novembre 2007

Ecoutez-le jusqu'au bout et vous verrez qu'à la fin de son laïus il se contredit lui-même puisqu'il énonce clairement qu'avec sa méthode, les notes sont "étalées"... donc, boum! courbe de Gauss. Stupide courbe de Gauss qui ne s'adresse qu'à des échantillons statistiquement valables, ce qui n'est pas le cas d'une classe de trente élèves.
De toute façon, j'ai fait le test au troisième trimestre de seconde en maths: on piquait le sten de nos devoirs en classe dans la poubelle du CDI et on préparait tous à l'avance. Les notes étaient étalées, de 6 à 19 au lieu de 0 à 18. Ça tassait juste un peu l'écart et ça remontait la moyenne générale. Ceci dit, je vous concède que ça déstresse.

Ecrit par : dobolino | 28 novembre 2007

Montaigneàcheval, je n'apprécie pas toujours votre violence, mais cette fois, vous avez raison : ce sont de futurs SS.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 28 novembre 2007

je suis d'accord aussi. C'est comme ça que ça a commencé et que ça a fini (Nurenberg), mais apparemment on n'en finit jamais avec la barbarie.

...Et il n'y a pas d'autre mot.

Ecrit par : Robin | 28 novembre 2007

Lu sur internet :

Comme disais Nicolas Sarkozy à son homologue hier "moi aussi j'ai mes cités interdites "

Ecrit par : Guillaume | 28 novembre 2007

Pourquoi futurs ?

Ecrit par : yann | 28 novembre 2007
Parce qu'ils ne sont pas encore embrigadés de façon claire et affichée par quelque mouvement extrémiste que ce soit. Un peu de patience, ça viendra. Pour l'intant, c'est futur. Quand ce sera présent, il deviendra vital d'envoyer contre eux l'armée régulière. A présent, c'est trop tôt, les ligues de vertu qui croient encore pouvoir exploiter leurs révoltes hurleraient au scandale. Regardez les cris d'orfraie qu'ont poussés les uns et les autres quand Ségo a prescrit un encadrement militaire alors que les seuls qui remonteront la pente seront probablement ceux qui s'engageront dans la Légio Etrangère.

Ecrit par : dobolino | 28 novembre 2007

Juste un mot.Je suis prof depuis 10 ans et je touche dfficilement 1800 Euros par mois.
Depuis que je suis dans ce métier,j'entends répéter autour de moi que je suis"flemmard" (un grand classique),que j'ai trop d'avantages,que je suis trop payé et que je dois "me remettre en question."
J'ai droit au mépris des ministres successifs qui me traitent de "mammouth" et mettent dans la tête des gens que je suis un parasite vivant sur leurs impôts.
Je vois tomber d'incessantes réformes qui me compliquent la vie et augmentent ma charge de travail (note de vie scolaire,B2I,réunions incessantes...).
Je vois des parents de plus en plus envahissants et pinailleurs,soutenus par les divers gouvernements qui leurs accordent régulièrement davantage de prérogatives.
Je vois des profs agressés de plus en plus sauvagement,soutenus du bout des lèvres par leur hiérarchie qui cherche avant tout à préserver les apparences,envoyés bouler par des policiers qui refusent de prendre leur plainte (véridique).
Quand un policier se fait tirer dessus,le président se déplace pour aller le voir à l'hôpital et 1000 policiers sont envoyés sur les lieux,quand un chauffeur de bus se fait agresser,tous les autres se mettent en grève.
En revanche,quand une jeune prof se fait rouer de coups de poings/coups de pieds au point d'en être inconsciente,à peine à-t-elle droit à quelques mots vagues du ministre de l'EN.
Quand une autre jeune prof (Karen Monté-Toutain) envoie de multiples courriers à son inspection pour lui demander de l'aide ,car se sentant physiquement en danger face à un élève ingérable,on lui répond par le silence,jusqu'au jour ou elle reçoit plusieurs coups de couteau.
Bien entendu,si à contrario un prof a le malheur de donner la moindre claque à un élève,alors-là les choses vont très vite et le prof en question se retrouve illico devant la "justice"! Idem si il frappe un élève qui l'agresse:il n'a pas le droit de défendre son intégrité physique et doit se faire taper dessus docilement.
Et bien croyez-moi,si c'était à refaire,je rentrerais dans la police,dans l'armée ou la SNCF:je gagnerais surement plus,j'aurais des CE,et au moins je serais soutenu par ma hiérarchie!
Toujours est-il que chaque fois que je rencontre un jeune qui nourrit le projet de devenir prof,je l'exhorte à ne pas s'embarquer dans cette galère et à se trouver un job moins difficile,mieux payé et mieux reconnu! Amicalement,Christophe.

Ecrit par : GAQUIERE | 28 novembre 2007

Merci à MàC !

Les pédagogos apôtres de la rebellitude du "jeune"et les sociologues "boîtes à excuses" vont s'empresser de justifier la violence de ces quelques barbares banlieusards.

Ces pauvres glands vont ressortir les violons et entonner le chant de la victimitude. On peut remarquer que dans cete idéologie, le monde se partage en deux : les victimes et les fascistes. Et comme ces dames patronnesses vivent dans un monde orwellien, il faut comprendre bien sûr l'inverse du sens commun : les brutes sont les victimes !

Après le délire de la main à la pâte, il serait urgent que les jeunes en question mettent la main sur les livres plutôt que de les brûler.
« Livre, mon ennemi », beau slogan de cauchemar pour le monde qui vient !

Ecrit par : P. Azimont | 28 novembre 2007

"Toujours est-il que chaque fois que je rencontre un jeune qui nourrit le projet de devenir prof,je l'exhorte à ne pas s'embarquer dans cette galère et à se trouver un job moins difficile,mieux payé et mieux reconnu!"

Pareil que Christophe.

Honnêtement, y-a-t-il des métiers plus ingrats que prof et infirmière ?
Des années d'études pour toucher une misère et n'avoir aucune considération. Ce n'est ni Neuilly ni Billancourt qu'on désespère, c'est Grenelle.

Ecrit par : Jeremy | 28 novembre 2007

Sur le site indiqué ci-dessus, je trouve d'emblée cette contre-vérité proférée par Antibi: quand une classe est uniformément excellente, le professeur ne peut se permettre de mettre une bonne note à tous les élèves, car il craindrait de passer pour laxiste, donc il va mettre un tiers de mauvaises notes, un tiers de notes moyennes etc.. Voilà le niveau du raisonnement d'Antibi! Cela rappelle tout à fait Meirieu: des bêtises proférées avec assurance!
Ecrit par : Jean | 28 novembre 2007

Je nuancerais légèrement. Il est vrai que quelque soit le niveau de la classe, les notes seront dispersées. Non pas en raison de quelque "constante macabre", mais tout simplement parce que lorsque la classe est d'un très bon niveau, le professeur est, légitimement, plus exigeant. Dans ma classe de terminale, les notes en mathématiques s'étalaient entre 6/20 et 18/20 dans l'année, tandis qu'au bac à peu près tout le monde a eu plus de 16 (le dernier de la classe a eu 17 ou 18...)

Ce qui est ridicule dans la proposition d'Antibi, c'est l'idée de ne proposer aux élèves QUE des exercices déjà faits; voire en français des dissertations déjà écrites... il refuse même des variations mineures, qui seules pourtant permettent de s'assurer que l'élève a compris! L'exemple qu'il donne pour refuser ces variations témoigne d'ailleurs d'une confusion mentale surprenante (http://mclcm.free.fr/EPCC/070320_EPCC.pdf)

Ceci dit, il faut tout de même relever un point positif dans sa proposition: elle incite les élèves à apprendre leurs leçons (il semble même ne pas s'opposer au "par coeur" honni de certains didactico-pédagogues) Faire, de temps en temps, des interrogations sans piège destinées à vérifier que le cours a été appris n'est pas stupide. On aboutit à l'absurde quand on prétend que cela soit le seul mode d'évaluation des élèves : on ne les prépare aucunement à faire preuve d'adaptation dans des délais contraints, faculté indispensable dans le monde réel...

Ecrit par : Jesse Darvas | 28 novembre 2007

Oui,Jérémy,il y a peut-être un métier plus ingrât que prof:curé!:-)))
Mais jadis les profs étaient des prêtres,donc...De là vient cette idée que l'enseignement n'est pas un "métier comme un autre" mais un sacerdoce,que par là-même les profs n'ont rien à revendiquer,doivent se contenter de la beauté de leur mission comme les moines se nourrissent de leur foi...Christophe

Ecrit par : GAC | 28 novembre 2007

"proposition d'Antibi"
Il est juste brind'zinc ce mec ... faut pas chercher plus loin !
J'avais pas encore lu ses oeuvres, c'est un festival de grandguignolesque !

Ecrit par : Zorglub | 28 novembre 2007

De là vient cette idée que l'enseignement n'est pas un "métier comme un autre" mais un sacerdoce,que par là-même les profs n'ont rien à revendiquer,doivent se contenter de la beauté de leur mission comme les moines se nourrissent de leur foi...Christophe

Ecrit par : GAC | 28 novembre 2007

Pareil pour les professions médicales! Et je suppose que les flics ou l'armée le ressentent tout pareil...

Ecrit par : dobolino | 28 novembre 2007

Toujours est-il que chaque fois que je rencontre un jeune qui nourrit le projet de devenir prof,je l'exhorte à ne pas s'embarquer dans cette galère et à se trouver un job moins difficile,mieux payé et mieux reconnu! Amicalement,Christophe.

Ecrit par : GAQUIERE | 28 novembre 2007

Si vous pouviez dire ça à tous les étudiants de CAPES ça m'arrangerait: je gagnerais peut-être quelques places ! ;-)

Ecrit par : PFC | 28 novembre 2007

Oui Dobolino,sauf qu'un toubib gagne bien davantage qu'un prof,que les policiers peuvent au moins compter sur leur hiérarchie pour les soutenir,qu'ils sont armés et peuvent se défendre,qu'un gardien de la paix (concours niveau bac) qui parvient à intégrer la CRS gagne autant qu'un prof (concours niveau bac + 3 minimum) et avec toutes ses périodes de récup' a presqu'autant de vacances,que les militaires ont la retraite à 50 ans,une couverture médicale totale,des primes diverses et quand même assez peu de chances d'aller guerroyer de nos jours...Que tous ont des comités d'entreprise qui permettent de partir en vacances à moindres frais!
Nous,rien:le droit de se faire emmerder,insulter,frapper sans que rien ne soit fait,quand on ne vient pas nous dire que nous l'avons au fond un peu cherché.Le droit de se taper les parents hargneux qui contestent les notes,les appréciations,les punitions,les méthodes,viennent nous expliquer comment faire notre boulot en sous-entendant qu'ils feraient bien mieux que nous.
Tout celà pour un salaire de misère avec en prime le mépris,voir la haine de 99% de la société,à commencer par nos ministres!
Alors par pitié,qu'on ne vienne plus nous dire hypocritement que nous faisons "le plus beau métier du monde"!!! Ce fut peut-être le cas jusque dans les années 60,quand un prof ou un instituteur était une personne que l'on soutenait et que l'on estimait,aujourd'hui,c'est un métier de merde avec un salaire de merde,rien d'autre.:-(((

Ecrit par : Christophe | 28 novembre 2007

"Vous savez bien les difficultés qu'ont les entreprises, grandes ou petites, à trouver des ouvriers dans le bâtiment, la plomberie, etc., ou comment les chômeurs refusent les emplois qui les "dévaluent" à leurs yeux."

Je le sais Pendariès et je m'en désole !
Ces métiers restent physiquement éprouvants mais très largement moins que dans un récent passé et les salaires y sont bien plus élevé que ce qu'en dit la légende.
En tout cas sensiblement meilleurs que dans le tertiaire bas de gamme !

Ecrit par : Zorglub | 27 novembre 2007


Concernant la pénibilité, c'est très hétérogène : les métiers de gros oeuvre (maçon, boiseur-bancheur, terrassier...) restent très éprouvants. Electricien, plombier, beaucoup moins en moyenne. Dans mon secteur, les bonnes volontés ne manquent pas mais nous avons du mal à trouver de la main d'oeuvre qualifiée : le BEP n'est plus une garantie de qualification et il nous arrive de voir de jeunes soudeurs ne sachant pas se servir d'un chalumeau ou d'un poste à soudure. Plutôt gênant... Essayez de trouver un bon soudeur... Ces gens là n'ont aucun problème pour changer de job quand ça leur chante, et un soudeur d'élite (du genre de ceux qui travaillent dans le nucléaire) se fait plus de 3000€ nets mensuels. J'ai bien écrit "soudeur d'élite", je n'ai pas du tout écrit "en moyenne". Plus généralement, de bons usineurs, ajusteurs, au bout de dix à quinze ans d'expérience, peuvent sans problème espérer deux fois le smic.

Ecrit par : Japhet | 28 novembre 2007

"...que les militaires ont la retraite à 50 ans,une couverture médicale totale,des primes diverses et quand même assez peu de chances d'aller guerroyer de nos jours..."
Christophe


Presque 5 mois par an en opérations extérieures de maintien de la paix en Côte d'Ivoire, au Tchad, au Kosovo en Guyane ou en Afganistan, le pied, quoi...
Du tourisme pour pas cher en sorte...

Ecrit par : Maminou | 28 novembre 2007

Maminou,tu parles de "certains" militaires:forces spéciales,parachutistes,légionnaires...Ce n'est pas toute l'armée du simple trouffion au général qui va dans ces coins-là.
Et puis même pour ces soldats d'élite:ils savent dès leur engagement dans ces corps ce qui les attend,ils le veulent d'une certaine manière-on ne devient pas fusillier commando pour gratter du papier dans un bureau-et ils sont entrainés pour ça.
En revanche le prof qui vient des bancs de la fac et qui se trouve plongé dans l'enfer des zones sensibles n'a en rien été préparé à ce qu'il découvre,et on ne l'aide pas à y faire face...

Ecrit par : Christophe | 28 novembre 2007

Si, si, de simples troufions participent à ces opérations extérieures, mais il est vrai qu'ils ont fait le choix d'entrer à l'armée et en acceptent les contraintes et les dangers.

Il est vrai aussi que les professeurs ne devraient pas être confrontés à la violence et que leurs conditions de travail sont parfois bien délicates.

Ecrit par : Maminou | 28 novembre 2007

Et si on parlait un peu de la réalité des choses.
1-En 1999, pour l'Horreur pédagogique, nous étions allés interroger, avec Daniel Tual-Loizeau, un DRH d'AUCHAN à propos des débouchés des BTS commerce. Salaire d'embauche des dits BTS : le SMIG, le même que celui des "hôtesses de caisse" parfois titulaires d'un BEP-vente ; perspectives de carrière : inexistantes sauf exception.
2- En 1999 encore - et le phénomène s'est accentué depuis - il ressortait des entretiens que nous avions eus avec des patrons de PME que les entreprises avaient les plus grandes difficultés pour recruter des professionnels qualifiés ( OQ et OHQ) dans toutes les spécialités dites "manuelles" : ajusteurs, soudeurs, chaudronniers, électriciens, plombiers, chauffagistes etc.
3- En accusation, dans la bouche des DRH de grandes entreprises comme des patrons de PME, le défaut de connaissances de base, qui seules garantissent la solidité de la qualification et l'adaptabilté, et la fragilité de la formation "technique" qui en résultait.
4- Tout le monde sait par ailleurs que la question de l'enseignement professionnel et technique n'a jamais été envisagée sérieusement en France pour de multiples raisons, la moindre n'étant pas le mépris social mêlé de commisération pour les "ouvriers" et les "techniciens", mépris largement répandu "à gauche", faut-il le dire ?

Alors un Bac pro - quelle sottise ! - en trois, quatre ou autant d'années que vous voudrez, ce n'est pas vraiment la question. Tant que les connaissances élémentaires ne seront pas assurées - on a tendance à oublier que la formation élémentaire incluait jusqu'aux années cinquante le dessin au trait, des capacités élevées de calcul et la pratique en atelier -, tant que l'on ne se donner pas la peine, au lieu d'envoyer 50% des jeunes dans un supérieur pléthorique où il n'ont rien à faire, de repenser le primaire et en même temps des formations sérieuses pour le secteur productif, on continuera à patauger dans l'ornière.
Merci à Japhet : "essayez de trouver un bon soudeur ", c'est la morale de l'histoire.
Bien à tous.
GM

Ecrit par : guy morel | 28 novembre 2007

Presque 5 mois par an en opérations extérieures de maintien de la paix en Côte d'Ivoire, au Tchad, au Kosovo en Guyane ou en Afganistan, le pied, quoi...
Du tourisme pour pas cher en sorte...

Ecrit par : Maminou

Et c'est payé 2,5 fois plus cher que lorsqu'ils restent tranquillement en métropole.

Ecrit par : Moot | 28 novembre 2007

" Presque 5 mois par an en opérations extérieures de maintien de la paix en Côte d'Ivoire, au Tchad, au Kosovo en Guyane ou en Afganistan, le pied, quoi...
Du tourisme pour pas cher en sorte... "

1) C'est sur volontariat
2) C'est super bien payé
3) Ils restent dans les casernes et n'ont rien à faire car ils n'ont pas le droit d'intervenir
4) La pénibilité du métier de soldat n'enlève rien à celle du métier de prof
5) J'ai des membres de ma famille militaires dans quatre des cinq régions que vous citez, alors je commence à être renseigné sur la façon dont ça se passe...

Ecrit par : Jeremy | 29 novembre 2007

A la limite, et dans ces conditions, c'est aussi éprouvant d'être prof en ZEP que militaire français au Kosovo.
Sauf que c'est moins reconnu, moins valorisant, et franchement moins bien payé.

Ecrit par : Jeremy | 29 novembre 2007

a propos de "la Kervasdoué" (dugong | 28 novembre 2007 )
Dans leur fief de Perros-Guirec, les amis de ces deux magifiques spécimens de la gauche caviar les surnomment les Kervas-sousdoué, elle (née Anne Gélis)et son agronome de mari, recyclé dans le business hospitalier, mais il est nettement plus sympa, plus fin et moins snob que sa médiatique moitié.

à propos d'Antibi:
Je rappelle qu'il a fait sa conférence dimanche au Salon de la mauvaise éducation et du pédagoogle, dans le bruit assourdissant des percussions du podium que ces enfoirés d'organisateurs avaient installé à 1 mètre de l'amphi. Quoi de plus normal, à la réflexion, pour des gens qui confondent école et clubmed, aussi joyeusement qu' impunément, et depuis 40 ans?

Il y a un lien ( capacité à impressioner les gogos) entre An-tibi et l'An-ne susnommée.

Pendant que mes tympans subissaient la torture en écoutant les témoignages et les questions dans la salle, je me disais que le boni-menteur sur scene s'était trouvé un public captif (à défaut d'auditoire dans le vacarme infernal) auprès d'enseignants si désemparés devant l'echec scolaire qu'ils sont prêts à adouber le premier venu s'il les convainc qu'il a trouvé le moyen de révolutionner le fil à couper le beurre. Ditto pour la 3ème voie.

Tous ces brocanteurs sont pleins de bonnes intentions ( mais charité bien ordonnée commence quand même par soi-même) et cela n'empêche pas qu' ils font du neuf avec du vieux et que cela reste du bricolage. Au premier coup de tabac, ça ne tient plus

Ecrit par : Cadichon | 29 novembre 2007

Tout le monde sait par ailleurs que la question de l'enseignement professionnel et technique n'a jamais été envisagée sérieusement en France pour de multiples raisons, la moindre n'étant pas le mépris social mêlé de commisération pour les "ouvriers" et les "techniciens", mépris largement répandu "à gauche", faut-il le dire ?
Ecrit par : guy morel | 28 novembre 2007

Le mépris des Français de gauche pour le travail manuel est effectivement un comble d' hypocrisie. Ils diabolisent la droite ( ces exploiteurs du peuple) tout en se posant en seuls défenseurs des "travailleurs". With friends like that workers don't need enemies....

Les pays qui ont résorbé à la fois leur chômage et leur déficit regardent incrédules la faillite lancinante du "modèle" français que n'arrange pas cette cohorte de grèves éhontées.

La détresse des LP et ce mépris pour les cols bleus sont particulièrement odieux dans un pays tellement pétri de prétentions. Ils nous mettent en lumière un lien de cause à effet entre "fractures" scolaire et sociale, entre la destruction des apprentissages fondamentaux et le chômage structurel et héréditaire, que n'arrangent bien sûr pas non plus une politique fiscale confiscatoire et une politique économique obsolète depuis belle lurette.

Plus le temps passe, plus le navire sombre et pendant ce temps là les electeurs des naufrageurs et ces derniers s'agitent, tempêtent et ricanent parceque les canots de sauvetage n'arrivent pas assez vite.

de qui se moque-t-on?

Regardé C dans l'air sur la gangrène du PS...
Ce n'est pas sain pour la démocratie un pays avec une opposition aussi minable. Heureusement qu'il y en a une au sein même de la majorité....C'est un comble d'en arriver là mais cela n' a rien d'étonnant: la nature a horreur du vide

Ecrit par : Cadichon | 29 novembre 2007

¿Il y a quelques décennies, qui respectait-on dans une ville ou un village ?
- Le curé : respect de sa connaissance et de ce qu'il représentait.
- L'instituteur : pour son instruction et sa culture.
L'enfant s'appelait élève, aujourd'hui transformé en apprenant de tout et de rien.
Le médecin : l'homme savant (qui était même véto à ses heures). Un malade était un patient, aujourd'hui c'est un client.

Pour revenir à l'enseignant :
Mai 68, et ses idées foireuses d'affranchissement. Les profs en jeans, percings, baskets, plus de civisme, le respect à la porte des écoles.... et les "experts" ont projeté leur venin, avec de beaux discours. Et les médias ont banalisé tous ces beaux discours d'expert. Et les enseignants ont suivi.

Et aujourd'hui, on pleure sur sa condition, sur son salaire, sur les élèves, sur les parents. Mais, me semble-t-il, chacun a contribué au devenir de la profession.
Pour certains profs (la vocation) si je puis dire était là.
Mais combien d'entre vous ont opté pour la fonction publique (sécurité de l'emploi et vacances), ils ont oublié qu'être fonctionnaire, c'est servir l'état. Servir ne veut pas dire être soumis, mais avec votre soumission à accepter la décôte des programmes, vous avez vous-même sonné le glas. Aucun respect de l'enseignant, de son cursus et encore moins de son salaire.

Ecrit par : Carole | 29 novembre 2007

Entièrement d'accord Carole:je le vois régulièrement,mes collègues profs pleurent sur l'irrespect des élèves mais crient au scandale et au fascisme dès qu'une mesure visant à rétablir leur autorité est proposée,d'autre part,ils se montrent eux-mêmes bien souvent désespérément angéliques en conseils de discipline,trouvant toutes les excuses possibles au pire emmerdeur et refusant son renvoi.Les profs ont une étonnante faculté à s'auto-flageller et sont en grande partie resposables de leur malheur...

Ecrit par : Christophe | 29 novembre 2007

Choses vues :
A la porte de notre établissement toujours bloqué, un piquet de grève tâtillon (belles vocations de kapo chez certains élèves, je propose de créer un bac pro, ils ont déjà les TP...) fait mille difficultés à un professeur qui veut simplement sortir du lycée. La collègue, à bouts d'arguments : "Enfin, laissez-moi sortir, sinon vous ne pourrez pas m'empêcher d'entrer demain matin !"

Ecrit par : Palombella Rossa | 29 novembre 2007

"Regardé C dans l'air sur la gangrène du PS...
Ce n'est pas sain pour la démocratie un pays avec une opposition aussi minable. Heureusement qu'il y en a une au sein même de la majorité....C'est un comble d'en arriver là mais cela n' a rien d'étonnant: la nature a horreur du vide"

Ecrit par : Cadichon | 29 novembre 2007

Application de "la constante macabre" en politique? (Au fait, quelqu'un a t-il réussi à télécharger la video? Mon ordinateur a planté à chaque tentative... Encore un complot pédagogiste?)
Vous avez raison, Cadichon. Sarkozy a réussi, avec l'aide de Royal, à planter complètement le PS, il a atomisé Bayrou en vol, coulé Le Pen en appliquant une bonne partie de ses programmes, (économie, immigration, sécurité). A part ça, courir partout, insulter sa fonction en face de quelques pêcheurs et la boucler quand il y a un dossier important, il sait faire quoi, votre chantre du libéralisme?

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 novembre 2007

A part ça, courir partout, insulter sa fonction en face de quelques pêcheurs et la boucler quand il y a un dossier important, il sait faire quoi, votre chantre du libéralisme?

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 novembre 2007

S'augmenter de 150%...

Ecrit par : FGuichard | 29 novembre 2007

A part ça, courir partout, insulter sa fonction en face de quelques pêcheurs et la boucler quand il y a un dossier important, il sait faire quoi, votre chantre du libéralisme?

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 novembre 2007

Draguer et emballer les journalistes blondes !
http://www.dailymail.co.uk/pages/live/articles/news/worldnews.html?in_article_id=496163∈_page_id=1811

Ecrit par : Merlemocoeur | 29 novembre 2007

Bon anniversaire à Dobolino !

Ecrit par : yann | 29 novembre 2007

Oui, la liste n'est pas limitative...
C'est vrai, cette histoire avec Laurence Ferrari?
Moi qui aimais bien son émission sur Canal +, le dimanche! (J'apprécie plus "le château" que ses interviews, remarquez.)
Bon anniversaire, Dobolino!

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 novembre 2007

Bon anniversaire à Dobolino !

Ecrit par : yann | 29 novembre 2007

Et à Phiphi et à Jacquot !

Ecrit par : catmano | 29 novembre 2007

Ils sont deux, maintenant, à pérorer dans le vide sur l'enseignement et à nous dire ce que nous avons à faire: Meirieu et Antibi! C'est absolument lamentable que cet insignifiant bavard se soit hissé en deux ans à la stature d'un conseiller écouté du Ministère!

Ecrit par : Jean | 29 novembre 2007

Lu les posts de cadichon (sur l'inexistence de l'opposition) et de carole (sur la passivité des enseignants et leur complicité active/passive dans le processus de dégradation de l'Ecole)

Il y a du vrai dans ce qu'elles disent (écrivent), même si je les soupçonne d'éprouver une sorte de satisfaction maligne à le faire dans ces termes.

Cependant :

comme je suis : a) électeur b) enseignant c) que je n'ai pas la chance (ou la malchance) de vivre aux Etats-Unis d) que je n'ai pas d'inclination pour le masochisme :

Je continuerai :

a) à exercer mon esprit critique vis-à-vis de Nicolas Sarkozy et de sa politque b) à participer au relèvement d'une opposition digne de ce nom c) à me battre pour la reconstruction du système éducatif d) à me répéter chaque matin, même si c'est pour en pleurer le soir la devise de la Résistance "Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer."

Ecrit par : Robin | 29 novembre 2007

Le mépris des Français de gauche pour le travail manuel est effectivement un comble d' hypocrisie. Ils diabolisent la droite ( ces exploiteurs du peuple) tout en se posant en seuls défenseurs des "travailleurs". With friends like that workers don't need enemies....


Ecrit par : Cadichon | 29 novembre 2007

Dites plutôt "le mépris des intellectuels de gauche" car, figurez vous, ma bonne Cadichon, qu'il y a des agriculteurs artisans et ouvriers de gauche. C'est même très courant.
Le problème est plutôt que les intellectuels de gauche ont une forte audience auprès des politiques de gauche et que les intellectuels de droite, aussi méprisants des travailleurs manuels, ont moins d'influence et de pouvoirs.

Ecrit par : dobolino | 29 novembre 2007

,que les militaires ont la retraite à 50 ans,une couverture médicale totale,des primes diverses et quand même assez peu de chances d'aller guerroyer de nos jours...

Ecrit par : Christophe | 28 novembre 2007

Si vous voulez, je vous donnerai l'adresse d'un copain commandant qui est allé "guerroyer" en Afrique l'an dernier et qui a ramené un cercueil dans ses bagages .

Ecrit par : yann | 29 novembre 2007

3) Ils restent dans les casernes et n'ont rien à faire car ils n'ont pas le droit d'intervenir

Ecrit par : Jeremy | 29 novembre 2007

Même motif, même punition pour Jeremy.
Vous m'f'erez huit jours !

Ecrit par : yann | 29 novembre 2007

" Presque 5 mois par an en opérations extérieures de maintien de la paix en Côte d'Ivoire, au Tchad, au Kosovo en Guyane ou en Afganistan, le pied, quoi...
Du tourisme pour pas cher en quelque sorte... "
Maminou

1) C'est sur volontariat
2) C'est super bien payé
3) Ils restent dans les casernes et n'ont rien à faire car ils n'ont pas le droit d'intervenir
4) La pénibilité du métier de soldat n'enlève rien à celle du métier de prof
5) J'ai des membres de ma famille militaires dans quatre des cinq régions que vous citez, alors je commence à être renseigné sur la façon dont ça se passe...

Ecrit par : Jeremy | 29 novembre 2007



1) C'est sur volontariat FAUX

2) C'est super bien payé MOUAIS (ça dépend de la façon dont vous évaluez le prix de la vie)

3) Ils restent dans les casernes et n'ont rien à faire car ils n'ont pas le droit d'intervenir FAUX, ARCHI FAUX
(Voir ce que Yann vient d'écrire)

4) La pénibilité du métier de soldat n'enlève rien à celle du métier de prof VRAI

5) J'ai des membres de ma famille militaires dans quatre des cinq régions que vous citez, alors je commence à être renseigné sur la façon dont ça se passe... MOI AUSSI !!!

Ecrit par : Maminou | 29 novembre 2007

qu'un gardien de la paix (concours niveau bac) qui parvient à intégrer la CRS gagne autant qu'un prof (concours niveau bac + 3 minimum) et avec toutes ses périodes de récup' a presqu'autant de vacances,

Ecrit par : Christophe | 28 novembre 2007

4 mois de vacances pour les gardiens de la paix ? Il vont être content de savoir ça !

Ecrit par : yann | 29 novembre 2007

Médecin, OK, c'était sans doute un mauvais exemple : ils gagnent bien leur vie pour des employés de la sécu.

Ecrit par : yann | 29 novembre 2007

""Les aventures de Pinocchio" de Collodi - chef d'oeuvre, roman d'éducation"

Exactement.

Il faut le lire en Italien :ange:
" C'era una volta... un pezzo di legno."

Ecrit par : toto | 29 novembre 2007

C'era una volta...

- Un re! - diranno subito i miei piccoli lettori.

No, ragazzi, avete sbagliato. C'era una volta un pezzo di legno.

Non era un legno di lusso, ma un semplice pezzo da catasta, di quelli che d'inverno si mettono nelle stufe e nei caminetti per accendere il fuoco e per riscaldare le stanze.

Non so come andasse, ma il fatto gli è che un bel giorno questo pezzo di legno capitò nella bottega di un vecchio falegname, il quale aveva nome mastr'Antonio, se non che tutti lo chiamavano maestro Ciliegia, per via della punta del suo naso, che era sempre lustra e paonazza, come una ciliegia matura.

Appena maestro Ciliegia ebbe visto quel pezzo di legno, si rallegrò tutto e dandosi una fregatina di mani per la contentezza, borbottò a mezza voce:

- Questo legno è capitato a tempo: voglio servirmene per fare una gamba di tavolino.

Detto fatto, prese subito l'ascia arrotata per cominciare a levargli la scorza e a digrossarlo, ma quando fu lì per lasciare andare la prima asciata, rimase col braccio sospeso in aria, perché sentì una vocina sottile, che disse raccomandandosi:

- Non mi picchiar tanto forte!

Figuratevi come rimase quel buon vecchio di maestro Ciliegia!....

Ecrit par : toto | 29 novembre 2007

"Oui, c’est un souci, mais dans le fond très secondaire lorsqu’il s’agit ni plus ni moins que de trouver un avenir aux gosses les plus défavorisés (socialement et/ou intellectuellement) de mon pays ! Le bien public me semble passer largement avant la défense d’intérêts catégoriels."
Ecrit par : Zorglub | 27 novembre 2007

"Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer."
Ecrit par : Robin | 29 novembre 2007

Merci Zorglub, merci Robin.. et tous les "résistants".
Au nom de Farida, Kevin, Mouloud, Sergueï, Annie et de tous ceux qui s'accrochent encore à l'école dans l'espoir qu'elle offre une issue à leur misère sociale, quelle que soit leur origine.

Et bon anniversaire, Dobolino !

Ecrit par : lucile | 29 novembre 2007

Le médecin : l'homme savant (qui était même véto à ses heures).

Ecrit par : Carole | 29 novembre 2007

Merci pour la façon élogieuse dont vous qualifiez notre profession. Ce diminutif n'a rien d'affectueux. Classique de la part d'un "prof"!

Ecrit par : dobolino | 29 novembre 2007

Et merci à ceux qui m'adressent leurs vœux.

Ecrit par : dobolino | 29 novembre 2007

"Le bien public me semble passer largement avant la défense d’intérêts catégoriels."

Ceci dit la piètre estime dans laquelle sont tenus les professeurs par trop de monde en France a certainement des conséquences sur l'enseignement lui-même. La revalorisation non seulement de leur salaire mais de leur fonction en terme d'autorité, de respect, de reconnaissance de leurs capacités à transmettre des connaissances aurait aussi des effets positifs pour les élèves.

Je n'arrive pas à m'habituer à l'idée que le plus souvent le salaire dépende non pas de la capacité à bien remplir sa fonction, mais de la "rentabilité économique à court terme" (je parle des salariés, y compris les mercenaires des "grands" clubs de football).

Ecrit par : lucile | 29 novembre 2007

"4 mois de vacances pour les gardiens de la paix ? Il vont être content de savoir ça !"



J'ai parlé des CRS,qui entre leurs congés normaux et leurs périodes de récup' totalisent en effet presqu'autant de vacances que nous,je le sais,j'ai un copain CRS,il le dit lui-même.Et ce ne sont pas les seuls:bien des salariés grâce aux RTT (dont bien sûr les profs ont été exclus) parviennent à une somme de congés proche de celle des enseignants.

Ecrit par : Christophe | 29 novembre 2007

Draguer et emballer les journalistes blondes !
http://www.dailymail.co.uk/pages/live/articles/news/worldnews.html?in_article_id=496163∈_page_id=1811

Ecrit par : Merlemocoeur | 29 novembre 2007

Mon beau-père (qui est plus ou moins proche de la section socialiste de son coin) avait donc raison!
Hé bien... C'est "Dimanche +" qui va perdre en crédibilité! Je me souviens des interviouves de la Présidentielle dans cette émission (est-ce que ça draguait????).
Bravo!

Coup de gueule: j'en ai ras le bol de récupérer des élèves à qui les collègues du collègue en Histoire et Géo mettaient des des 16 (parce que l'ado avait bien recopié la phrase du texte que moi je ne considère qu'en tant qu'exemple et non comme réponse, parce que les fautes d'orthographe comptent pour rien, parce que l'idée d'ensemble vaut plus que la clarté de l'idée, etc.): je rends des copies aux notes basses, car je ne peux pas leur mentir en disant: "Va, c'est un très bon travail. Je n'y ai rien compris, c'est mal expliqué, mais mes félicitations quand même".

Je fais avec une copie d'Histoire et de Géo une moyenne entre les compétences de ces matières sur 20 et une note portant sur l'orthographe, la syntaxe, la conjugaison sur 20 aussi.
Je demande ensuite aux élèves de corriger leurs fautes - je reprends les copies et les retravaillent pour que la note s'améliore!
Et je fais la moyenne de ces 4 corrections (un sacré boulot! Mes 35 heures, je les fais!!!) pour chaque devoir.

J'en ai marre de me rendre compte que l'EN institutionalise un Français qui ne ressemble plus à rien, des raisonnements qui n'en sont aucunement.

J'ai en assez de corriger des copies à plus de 20 fautes; de tenir ferme sur mes objectifs et mes exigences (afin que les élèves aient la possibilité / chance de se remettre en question, de se responsabiliser - TU PARLES! Se responsabiliser en France??????), de passer pour un "facho" aux yeux de la classe, parce que les autres collègues laissent faire.

Je suis scandalisé; et la pesanteur de tout ce système me donne envie de gerber, et de faire semblant comme la plupart des autres (noter en gros)... Ou de me casser dès que je peux.

Ecrit par : Pendariès | 29 novembre 2007

Bon anniversaire, alors ma'âme Dobolino!

Ce soir donc: bon spectacle!

Ecrit par : Pendariès | 29 novembre 2007

Je n'arrive pas à m'habituer à l'idée que le plus souvent le salaire dépende non pas de la capacité à bien remplir sa fonction, mais de la "rentabilité économique à court terme" (je parle des salariés, y compris les mercenaires des "grands" clubs de football).

Ecrit par : lucile | 29 novembre 2007

Vous tombez lucile dans le piège de croire que le professeur (fonctionnaire d'Etat) et le footballeur (lui aussi sorte de prêtre d'une religion païenne) n'assurent plus ou moins bien qu'une fonction productive, économique.
Le professeur d'Etat est en théorie dans la même fonction symbolique que le policier d'Etat, ou le juge d'Etat. Il représente, il symbolise avant même d'adresser son message à ceux que la loi convoque pour l'entendre et s'y enlacer la fiction de l'Autorité ( l'Etat est le nom donné à la référence absolue, il est en position et fonction de Totem, exprimant la négativité, l'interdit , assise des fondements).
Mais il est vrai que l'Etat Sarkozi demande désormais aussi aux policiers et aux juges de faire du chiffre, en vertu du seul message audible de nos jours, celui de la rentabilité et de la comptabilité gestionnaires.
L'effondrement de la fonction ou de la dignité jouée dans le théâtre de l'école par les enseignants dans le nom de l'Etat de la République, résulte de ce renversement des valeurs. Remémorons-nous l'image (d'Epinal) de "l'Instituteur de la République" pour comprendre que cette fonction de symbolisation du Garant de la Justice était primordiale et vitale.
Depuis la mondialisation est passée par là et la religion nouvelle du management s'est infiltrée jusque dans les discours pédagogiques tenus non plus ex-officio, dans le nom de l'Etat tiers, par les pédagogues, mais en leur nom propre. L'Etat désormais ne représente plus guère au regard des enseignants, des familles, qu'un appareil gestionnaire vomisseur d'écrits techniques, dans un monde où les féodalités économiques (pensons à Google, Microsoft) ont plus de pouvoir moral et de contrôle que les Etats eux-mêmes.

Ecrit par : buntovchik | 29 novembre 2007

А Dobolino: С днем рождения!

Ecrit par : buntovchik | 29 novembre 2007

"Le bien public me semble passer largement avant la défense d’intérêts catégoriels."

Ceci dit la piètre estime dans laquelle sont tenus les professeurs par trop de monde en France a certainement des conséquences sur l'enseignement lui-même. La revalorisation non seulement de leur salaire mais de leur fonction en terme d'autorité, de respect, de reconnaissance de leurs capacités à transmettre des connaissances aurait aussi des effets positifs pour les élèves."





Exactement! Quand comprendra-t-on que tout ce qui est contre l'interêt des profs n'est pas systématiquement bon pour les élèves!!???
Qu'un prof bien payé et soutenu dans sa mission sera plus à même de s'investir qu'un fonctionnaire méprisé et qui se demande comment il va finir le mois?!!!
Récemment,je voyais aux infos un instit' qui avouait avoir dû faire appel à l'aide sociale!!! Mais est-ce qu'on réalise?!!! Alors que nous sommes cadres A de la fonction publique!!!
On ne peut pas demander à quelqu'un d' exercer un métier aussi dur nerveusement,de se battre pour la réussite des élèves les plus en échec et les plus difficiles tout en ayant en tête de perpétuels soucis financiers:comment payer les impôts,le gaz,l'électricité,le téléphone,faire réparer la voiture...
Et comme le dit Lucile:la reconnaissance passe aussi par la rémunération! Nous passons notre temps à dire aux élèves que l'école est indispensable pour leur réussite:comment être crédibles quand ils nous voient comme des gagne-misère,habillés avec des fringues élimées et arriver dans des voitures pourraves!(l'autre jour encore un élève me disait "un prof,ça gagne rien!")
Ne devrions-nous pas être l'exemple vivant de ce que nous préconisons? Ne devrions-nous pas susciter l'admiration pour notre réussite à des concours difficiles et susicter l'envie de se démener en classe?
Toujours est-il qu'il va falloir un jour se poser une question incoutournable:veut-on encore que dans un avenir proche il se trouve des jeunes pour embrasser cette profession?
Si oui,il va falloir sérieusement revaloriser les conditions de travail et les salaires,sinon la société devra faire face à une pénurie de profs qui ne pourra pas être résolue avec des clips cuculs du genre "et si on parlait du plaisir d'enseigner"...

Ecrit par : Christophe | 29 novembre 2007

Tiens, Christophe, je viens d'entendre aux infos que not'bon président allait recevoir également notre collègue agressée, dans le nord! Tout n'est donc pas si noir, à l'éduc nat! :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 novembre 2007

Nous passons notre temps à dire aux élèves que l'école est indispensable pour leur réussite:comment être crédibles quand ils nous voient comme des gagne-misère,habillés avec des fringues élimées et arriver dans des voitures pourraves!(l'autre jour encore un élève me disait "un prof,ça gagne rien!")

Christophe

Réponds-lui que si vous faites ce métier, ce n'est pas pour l'argent. Ca rendra nobles et généreuses vos prétentions aux yeux de vos classes. Heu, non, je blague.

J'ai un élève de BEP dont le père Turc gagne 3000 euros dans la maçonnerie, alors... Je ne les écoute plus ces remarques. J'enseigne par amour de l'autre à faire devenir un bon adulte responsable!

Ecrit par : Pendariès | 29 novembre 2007

"J'enseigne par amour de l'autre à faire devenir un bon adulte responsable!"





C'est noble et généreux,mais hélas même cet objectif devient impossible à atteindre avec des parents d'élèves arrogants qui sapent notre travail et mettent dans la tête de leurs gosses que nous sommes des larbins tout juste bons à être à leur service...

Ecrit par : Christophe | 29 novembre 2007

"Tiens, Christophe, je viens d'entendre aux infos que not'bon président allait recevoir également notre collègue agressée, dans le nord! Tout n'est donc pas si noir, à l'éduc nat! :-("








Ah,alors c'est déjà ça...Elle va pouvoir retourner au casse-pipe avec les "sincères encouragements et les félicitations pour son dévouement" du Président...L'agresseur lui sera remis en liberté dans 2 mois,sera repris dans le bahut parce-qu'il ne faut "pas priver le pauvre petit de ses chances de réussite",un "contrat" sera passé avec lui...et il pourra finir le boulot avec la collègue!:-/
Je suis amer,je sais...

Ecrit par : Christophe | 29 novembre 2007

Au lieu d'être amer Christophe, soyez arrogant, regardez autour de vous il y a plus petit que vous qui y arrive très bien ...

Ecrit par : iPidiblue et le quant-à-soi de nos amis les profs | 29 novembre 2007

Christophe, je suis entièrement d'accord avec vos derniers posts à propos de la dégradation matérielle et morale du métier d'enseignant. Cette dégradation de l'image dans un monde qui ne pense que par images est catastrophique.

...Et je me joins au carabiniers d'Offenbach pour souhaiter à dobolino un joyeux anniversaire !

Ecrit par : Robin | 29 novembre 2007

Si j'étais producteur à la télévision, je ferais une émission qui s'intitulerait "Un million d'amis", une famille française serait filmée dans son intérieur recevant un professeur le dimanche à déjeûner qui serait tellement heureux d'être accueilli dans le sein d'une cellule d'apprenants !

Ecrit par : iPidiblue et la cellule d'apprenants | 29 novembre 2007

u lieu d'être amer Christophe, soyez arrogant, regardez autour de vous il y a plus petit que vous qui y arrive très bien ...

Ecrit par : iPidiblue et le quant-à-soi de nos amis les profs | 29 novembre 2007


"Il était un pt'it bonhomme, pirouette, cacahouette...

...Il s'est cassé le bout du nez ...Il s'est cassé le bout du nez..."

Ecrit par : Robin | 29 novembre 2007

Si j'étais producteur à la télévision, je ferais une émission qui s'intitulerait "Un million d'amis", une famille française serait filmée dans son intérieur recevant un professeur le dimanche à déjeûner qui serait tellement heureux d'être accueilli dans le sein d'une cellule d'apprenants !

Ecrit par : iPidiblue et la cellule d'apprenants | 29 novembre 2007

Ecrit par : iPidiblue et la cellule d'apprenants | 29 novembre 2007

S'ils sont à la FCPE, ils sont capables de lui faire payer le repas.

Ecrit par : Robin | 29 novembre 2007

novembre 2007

"Christophe, je suis entièrement d'accord avec vos derniers posts à propos de la dégradation matérielle et morale du métier d'enseignant. Cette dégradation de l'image dans un monde qui ne pense que par images est catastrophique.

...Et je me joins au carabiniers d'Offenbach pour souhaiter à dobolino un joyeux anniversaire !

Ecrit par : Robin | 29 novembre 2007 "






Merci Robin...Dégradation de l'image dans un monde qui ne pense que par l'image,oui,c'est vraiment ça.
Dans un monde ou tout doit aller vite,toujours plus vite,tout doit devenir toujours plus facile,(internet,portables),l'effort devient archaïque...d'ou le décalage de plus en plus grand entre l'EN et la société.L'enseignant devient une espèce de dinausaure (ou de mammouth...) ringard,dépassé,qui utilise des outils anté-dilluviens comme des craies,un tableau,un magnétophone,et surtout-le plus incroyable-qui demande de travailler! Alors qu'avec un clic de souris on a tout sous la main,il est ouf le prof!
Encore,que les élèves préfèrent la facilité à l'effort,c'est dans l'ordre des choses,nous étions pareil,mais lorsque les pédagogols et les politiques encouragent cette tendance par des discours démagos,alors...:-/
PS:happy birthday Dobolino,puisqu'apparament c'est ton annif!

Ecrit par : Christophe | 29 novembre 2007

Vous tombez lucile dans le piège de croire que le professeur (fonctionnaire d'Etat) et le footballeur (lui aussi sorte de prêtre d'une religion païenne) n'assurent plus ou moins bien qu'une fonction productive, économique.
Ecrit par : buntovchik | 29 novembre 2007

Je n'y crois pas, Buntovchik dans le sens où ce serait ma vision de la société humaine, mais je finis par y "croire" en voyant comment va le monde de marchands où nous vivons, comme vous le dites si bien : "un monde où les féodalités économiques (pensons à Google, Microsoft) ont plus de pouvoir moral et de contrôle que les Etats eux-mêmes."

Et ça me désole.

Ecrit par : lucile | 29 novembre 2007

Et dans ce monde-là que vaut d'un point de vue économique l'aide soignante qui s'occupe jour après jour de personnes âgées grabataires, présente pour leur offrir encore un peu de chaleur humaine ?
Que va-t-il se passer dans notre société capitaliste lorsque le fardeau des personnes très âgées sera devenu trop lourd ?
Je n'ose pas y penser. Le pire n'est jamais sûr, mais il arrive parfois.

Ecrit par : lucile | 29 novembre 2007

"la beauté sauvera le monde" nous avez-vous fait remarquer l'autre jour, Buntovchik, en citant l'Idiot.
Croire et espérer pour ne pas sombrer et pour continuer à agir.

Ecrit par : lucile | 29 novembre 2007

S'ils sont à la FCPE, ils sont capables de lui faire payer le repas.

Ecrit par : Robin | 29 novembre 2007

S'ils sont à la PEEP, ils lui en font une petite ?

Ecrit par : yann | 29 novembre 2007

Pour revenir à l'enseignant :
Mai 68, et ses idées foireuses d'affranchissement. Les profs en jeans, percings, baskets, plus de civisme, le respect à la porte des écoles....

Ecrit par : Carole

Hier, en prenant le métro, je me suis trouvé avec des gamins de 6-7 ans accompagnés de leurs "professeurs des écoles". Ces derniers avaient une apparence telle que, assis sur un banc dans un jardin public, soit ils se feraient mettre dehors par un garde, soit un passant compatissant leur donnerait une pièce. Et leur ramage était assorti à leur plumage.

Affligeant.

Ecrit par : Moot | 29 novembre 2007

Instructive conversation avec le prof principal (et syndicaliste) des 2de BEP qui n'ont pas digéré ce matin le fait que je prenne en considération dans leur note d'histoire leurs fautes d'orthographe, de syntaxe. En gros:

"Tu vas prendre des coups. Tu es le seul à faire ça. Tu n'es pas dans le goût du jour. Pour ma part, je veux atteindre 12 de moyenne générale pour la classe; donc je m'arrange avec les notes que je donne à leur cahier de cours. Les bons restent bons, les mauvais mauvais. Ce qu'il faut, c'est ne pas perdre sa tranquillité. Il n'y a que des coups à prendre sinon."

Non JPB, je ne crois vraiment pas que l'EN sera réformée. Le corps est malade de ses orteils à la pointe de ses cheveux, en passant par ses poils du cul. De la formation, aux enseignants, au ministère, à l'administration, aux élèves, aux parents.

Putain de métier, de mentalité (surtout ne pas dire que les / certains collègues achètent la paix dans leurs cours... qu'ils laissent aller la vague, parce que la vague est forte...), d'organisation, - comment ne pas devenir autre chose qu'un professeur qui devient démago, suit le mouvement, - à force, - par épuisement, fatalité, ou parce qu'on lui lie les mains?

Je vais haïr.

Ecrit par : Pendariès | 29 novembre 2007

"J'ai un élève de BEP dont le père Turc gagne 3000 euros dans la maçonnerie, alors... "
Disait Pendariès

Je m'interroge sur le "alors..."
Le maçon turc qui gagne 3000 Euros par mois ne fait d'ombre à personne.

Le travail du professeur n'a ni plus ni moins de valeur marchande que celui du maçon.... il aurait droit à une reconnaissance financière au moins similaire.

Dans la région de Cluses, en haute Savoie, une jeune Professeur de maths en LP, enseigne dans des classes de CAP et de BEP dont les élèves trouvent tout de suite du travail dans le décoltage pour des salaires de 2000 Euros par mois, ce qu'elle est loin de gagner.

Ecrit par : Maminou | 29 novembre 2007

Et en plus avec les anti-constructivites qui s'engueulent à qui mieux mieux!

Words, words, words.

Combien je voudrais être au bord de la retraite, pour m'en foutre.

Ecrit par : Pendariès | 29 novembre 2007

"J'ai en assez de corriger des copies à plus de 20 fautes"
Le but n'est pas de 'corriger' les fautes d'orthographe.
Le but c'est de faire en sorte qu'ils n'en fassent plus.

Les fautes qu'ils font vont t'indiquer dans quel sens tu devras organiser ton prochain cours.
Tu ne leur feras RIEN rentrer (de 'viable') dans la tête tant qu'ils ne seront pas lire ET écrire 'correctement'.

'Lire avec Léo & Léa' Edition Belin 18€ po chir méthode 'globale' tri tri bien faite !

Ecrit par : toto | 29 novembre 2007

'sauront' hips !

Ecrit par : toto | 29 novembre 2007

Je m'interroge sur le "alors..."

Maminou

Ne voyez pas le mal où il ne se trouve pas.
Pitié, entendez l'ironie générale du post...
Sinon c'est le procès qui m'attend...

Ecrit par : Pendariès | 29 novembre 2007

"J'ai en assez de corriger des copies à plus de 20 fautes"
Le but n'est pas de 'corriger' les fautes d'orthographe.
Le but c'est de faire en sorte qu'ils n'en fassent plus.

Les fautes qu'ils font vont t'indiquer dans quel sens tu devras organiser ton prochain cours.
Tu ne leur feras RIEN rentrer (de 'viable') dans la tête tant qu'ils ne seront pas lire ET écrire 'correctement'.

Toto

Ils ont par semaine un cours de grammaire, de vocabulaire, de conjugaison, une à deux dictées, une rédaction, c'est pas selon moi L&L; qui les sauvera, mais c'est le baobab qu'ils ont dans la main qui les pénalise!

Ecrit par : Pendariès | 29 novembre 2007

Il faut soigner ce petit complexe de supériorité, les enfants !

Ecrit par : iPidilbue encyclique à tous les professeurs ici-présents | 29 novembre 2007

J'aurai beau utiliser la méthode nec plus ultra, si les élèves ne reprennent pas les leçons, s'ils ne (re)font pas les exercices, s'ils n'ouvrent jamais un livre (et certains, c'est depuis la 6ième!), s'ils n'apprennent, s'ils ne se sortent pas le doigt du c..., hé bien, ça ne fonctionnera pas. C'est l'effort qui les fait suer! Je suis obligé de leur faire savoir qu'en hiver on ne porte pas de t-shirt sans manches sous peine d'avoir froid en cours (car j'exige qu'ils enlèvent leur doudoune! D'autres dans le bahut ne le demandent pas...): la facilité est le mal absolu.

Tiens, le voile de Maïa ne cesse de tomber. Où est la sortie? J'ai 32 ans, je suis un jeune prof, - et devant moi qu'est-ce qu'il y a dans ce métier???? Laisser faire.... pfffff...

Ecrit par : Pendariès | 29 novembre 2007

Il faut soigner ce petit complexe de supériorité, les enfants !

Ecrit par : iPidilbue encyclique à tous les professeurs ici-présents | 29 novembre 2007

Retournez dans votre ombre, vous.
Vous n'avez pas de boulot.
Vous ne vous mettez pas en situation de risque.
Vous ne faites que vomir.
Ca occupe des journées faussement à la Des Esseintes, remarquez.

Ecrit par : Pendariès | 29 novembre 2007

Ne voyez pas le mal où il ne se trouve pas.
Pitié, entendez l'ironie générale du post...
Sinon c'est le procès qui m'attend...

Ecrit par : Pendariès | 29 novembre 2007


Non, non... Aucune intention de juger qui que ce soit négativement...
Je comprends votre motivation, j'admire votre combat et je compatis à votre découragement.

Mais je suis sûre que vous avez aussi des éléments qui vous permettent de vivre des victoires sur l'ignorance et de belles réussites.

J'ai du mal à m'imaginer que tout est si noir et si négatif, je me réjouis que le maçon Turc gagne 3000 Euros par mois et je voudrais vraiment que votre rémunération représente une reconnaissance de votre travail.

J'ai eu un élève Turc dont le papa était maçon (j'ignore ce qu'il gagnait, ce devait être très près du SMIG) mais son fils est maintenant architecte...
Il y a de belles victoires, c'est important de le souligner aussi.

Ecrit par : Maminou | 29 novembre 2007

"J'enseigne par amour de l'autre à faire devenir un bon adulte responsable!"





C'est noble et généreux,mais hélas même cet objectif devient impossible à atteindre avec des parents d'élèves arrogants qui sapent notre travail et mettent dans la tête de leurs gosses que nous sommes des larbins tout juste bons à être à leur service...

Ecrit par : Christophe | 29 novembre 200

Ce n'est ni noble ni généreux, c'est juste du rire... jaune.

Il y a plus désespérant que l'école malade. C'est que la machine est morte. Pensez au nombre de collègues qui laissent faire, parce qu'ils n'en pouvaient plus, parce que c'est trop, ou parce que ça les arrange.

Remettre la locomotive en route? La facilité fait de nous des ventres mous qui, quelques fois, reçoivent des coups. Et encore plus pour celles et ceux qui tentent de se tenir debout. Et de faire face, de faire bosser une classe.

Pendariès qui se dit que demain ça ira mieux et qu'en vieillissant il se vautrera sans doute douillettement dans ses avantages s'il en reste encore dans son statut.

Ecrit par : Pendariès | 29 novembre 2007

s'ils n'ouvrent jamais un livre (et certains, c'est depuis la 6ième!),
Ecrit par : Pendariès | 29 novembre 2007

Je vous trouve très optimiste avec votre 6°. Ça a commencé au CP quand la maîtresse mettait des petits trombones qui attachaient les pages de l'album à découvrir pour empêcher les parents et les grands frères de leur lire la suite et de ficher en l'air sa séance de découverte de la lecture par hypothèses.

Ecrit par : catmano | 29 novembre 2007

Je suis d'accord avec vous Maminou. Il y a de belles victoires. Qui ne nous appartiennent pas, après tout, seul l'élève est responsable de son destin. Mais le corps que j'ai décrit semble foncièrement pourri. Et va vers la facilité pour ne pas se remettre en question, ne pas se donner plus de boulot, ne pas se faire emmerder, pour ne pas ne pas progresser dans sa carrière.

Je regarde autour de moi: être prof? Penser que hors du bahut, c'est la liberté.

Ecrit par : Pendariès | 29 novembre 2007

Bravo Maminou ! Vous êtes la nounou de ce blog comme Catmano !

Les bons ouvriers sont toujours heureux quand leur journée de travail est fini, les mauvais se plaignent tout le temps de leur outil !

Ecrit par : iPidiblue panse les bobos | 29 novembre 2007

s'ils n'ouvrent jamais un livre (et certains, c'est depuis la 6ième!),
Ecrit par : Pendariès | 29 novembre 2007

Je vous trouve très optimiste avec votre 6°. Ça a commencé au CP quand la maîtresse mettait des petits trombones qui attachaient les pages de l'album à découvrir pour empêcher les parents et les grands frères de leur lire la suite et de ficher en l'air sa séance de découverte de la lecture par hypothèses.

Ecrit par : catmano | 29 novembre 2007

Comment peut-on être optimiste pour l'école?

Ecrit par : Pendariès | 29 novembre 2007

Comment peut-on être optimiste pour l'école?

Ecrit par : Pendariès | 29 novembre 2007

En vivant dans une zone rurale où les LP forment des jeunes qui majoritairement trouvent du travail.

Mais les conditions sont un peu faussées ici dans l'Est car beaucoup vont travailler en Suisse et en Allemagne et le région est riche...

Ecrit par : Maminou | 29 novembre 2007

"finie" ! Ah là là ! je vais devoir retourner à l'école primaire bientôt !

Ecrit par : iPidiblue fait des fautes élémentaires | 29 novembre 2007

Les bons ouvriers sont toujours heureux quand leur journée de travail est fini, les mauvais se plaignent tout le temps de leur outil !

Ecrit par : iPidiblue panse les bobos | 29 novembre 2007

Vous n'en avez pas vous de journée de travail, alors...
Vous, c'est votre génie méconnu qui vous fait être ce que vous êtes: rien.

Et pensez une chose: si je votre mémoire ne se souviendra pas de celles et ceux du blog, sachez que quand comme vous on désespère d'entrer dans l'immortalité littéraire, la première des choses, c'est d'y entrer, dans la mémoire des gens. Or...

D'où parlez-vous?
Vous ne faites rien.
Vous ne vous occupez que de vous et de vos misères.
Juste une flaque.

Ecrit par : Pendariès | 29 novembre 2007

Maminou et Catmano, il y a des malades qui vous attendent !

Ecrit par : iPidiblue en urgence ! | 29 novembre 2007

Méthode pour savoir que vous n'êtes rien.

Taper votre nom sur Google et voir le résultat.
A part votre blog (c'est gratuit d'en créer un). Nada.

Ecrit par : Pendariès | 29 novembre 2007

Allez, vous ne me divertissez même pas.

Ecrit par : Pendariès | 29 novembre 2007

Comment peut-on être optimiste pour l'école?

Ecrit par : Pendariès | 29 novembre 2007

Ben non, on ne peut pas.

Ecrit par : catmano | 29 novembre 2007

Ça a commencé au CP quand la maîtresse mettait des petits trombones qui attachaient les pages de l'album à découvrir pour empêcher les parents et les grands frères de leur lire la suite et de ficher en l'air sa séance de découverte de la lecture par hypothèses.

Ecrit par : catmano | 29 novembre 2007

Au CP, j'ai eu une heure de retenue parce que je voulais savoir la suite de Totolitoto et que j'avais vingt pages d'avance. La cruauté imbécile des instits, c'est effrayant!

Ecrit par : dobolino | 29 novembre 2007

Méthode pour savoir que vous n'êtes rien.
Taper votre nom sur Google et voir le résultat.
Ecrit par : Pendariès | 29 novembre 2007

Heureusement Pendariès, on peut être quelqu'un pour sa famille, la grand-mère du quartier, les quelques élèves qui ont encore envie de progresser.
N'être quelqu'un pour personne (c'est comme cela qu'il faut dire?), ce n'est pas cela le plus triste ?
Plus grave que de n'être rien pour Google, non ?

Ecrit par : lucile | 29 novembre 2007

Horreur, je n'existe pas sur la toile !
Tant pis ce n'est pas elle qui me fait un calin le soir avant le coucher ;-)

Ecrit par : lucile | 29 novembre 2007

Lucile, il est très difficile de soigner un complexe de supériorité aggravé au fil des années par une ambition démesurée ça peut finir par des formes de pathologies graves comme dépression, schizophrénie ou président de la république !

Ecrit par : iPidiblue, je suis le maître du monde | 29 novembre 2007

PS:happy birthday Dobolino,puisqu'apparament c'est ton annif!

Ecrit par : Christophe | 29 novembre 2007

Oui, ça crée une sorte d'émeute parce que, en fait, c'est l'anniv de Philippe Meirieu et qu'ils n'osent pas le lui souhaiter directement. Ils prennent tous des chemins détournés sauf Catmano qui a souhaité bon anniversaire à Chirac et à Meirieu mais pas à moi. ce doit être les effets déshinibants du Di-Antalvic.

Ecrit par : dobolino | 29 novembre 2007

Méthode pour savoir que vous n'êtes rien.
Taper votre nom sur Google et voir le résultat.
Ecrit par : Pendariès | 29 novembre 2007

Heureusement Pendariès, on peut être quelqu'un pour sa famille, la grand-mère du quartier, les quelques élèves qui ont encore envie de progresser.
N'être quelqu'un pour personne (c'est comme cela qu'il faut dire?), ce n'est pas cela le plus triste ?
Plus grave que de n'être rien pour Google, non ?

Ecrit par : lucile | 29 novembre 2007

Je parle de ipidiblue qui a pour velléité d'être l'un des plus grands poètes /penseurs français du XXIième siècle.
Hélas son génie n'est reconnu par personne sauf par les loosers dans son genre (son pote retraité peintre moraliste écrivain chansonnier, etc., etc., etc.).
J'ai montré, en récoltant les posts qu'il écrit ailleurs, qu'il agonise les enseignants.
Il n'est rien et il se gausse de celles et ceux qui sont au front et qui bossent et qui créent, qui se battent.
Il vient s'essuyer les fesses ici. C'est tout.
Lui, c'est un ludion du Net; rien de plus.
Il ne combat rien. Sinon celles et ceux qui sont à la place où il voudrait être.
Il n'est actif sur rien. Juste un liseur et un gloseur.
Sauf centré sur lui-même et sa pauvre personne.
Ce genre de personnage est sincérement méprisable, parce que la bouche ouverte à tout propos.
Double face. Quand d'autres sont au turbin, et qu'ils espèrent agir sur le réel. Eux.

Pas juste des mots comme il les aligne lui.

Ma mauvaise humeur est grande; mais la discussion avec le collègue syndicaliste qui m'a dit: "Bah ça sert à rien ce que tu fais" m'a rendu hargneux.

Le réel est laissé entre les mains de qui? Bordel!

Ecrit par : Pendariès | 29 novembre 2007

désinhibants! désihnibants; désinibhants? Sûre qu'il y a un h quelque part.

Ecrit par : dobolino | 29 novembre 2007

Tiens, je vais aller gratter des jeux à gratter tout à l'heure.

Ecrit par : Pendariès | 29 novembre 2007

J'avais compris Pendariès, mais des fois je me demande à quoi je sers (angle économique toujours), alors je me console comme je peux.

Est-ce vous l'autre jour qui disiez que sur ce blog il y a pas mal de frustrés ?
Il fut un temps dans mon adolescence où je voulais être professeur : la frustration remonte avec la crise de la quarantaine et je viens la guérir en essayant de croire que je peux discuter ici avec de vrais enseignants. C'est bête hein !

Et je comprends votre mauvaise humeur et votre dégoût.

Ecrit par : lucile | 29 novembre 2007

"Ils ont par semaine un cours de grammaire, de vocabulaire, de conjugaison, une à deux dictées, une rédaction,
//// c'est pas selon moi L&L; qui les sauvera///, mais c'est le baobab qu'ils ont dans la main qui les pénalise!
Ecrit par : Pendariès | 29 novembre 2007 "
Si !
Tant que tu ne voudras pas essayer, tu ne comprendras pas de quoi je parle :ange:
C'est un problème TECHNIQUE entre l'oeil ET le cerveau, dû à une mauvaise habitude prise pendant le CP .

Tant que tu n'essaieras pas, je dirai que c'est TOI qui a le Baobab dans la main !
Dès le premier essai tu verras de quoi JE parle ! (enfin si tu es un bon, je pense que oui (?), à vérifier :ange: )

Ecrit par : toto | 29 novembre 2007

Son action visible ne repose que sur son blog.
Et il le dit lui-même, en parlant des bouquins de JPB, ce qui compte c'est qu'on parle de soi, de son oeuvre, aujourd'hui. Google permet de savoir si l'on est médiatisé ou pas, si, quand on a des prétentions telles que les siennes, on existe ou pas.

Ce genre d'individu ça sert à quoi? à part: gniagniagnia. Et écrire des phrases aussi longues qu'un jour sans pain. Un estomac creux qui se gonfle virtuellement par le déversement de l'ego.

Que fait-il dans le réel? A part s'être présenté dans une élection légsilative et s'être ramassé une tôle? Quand on sait qu'une candidature, c'est avant tout des mots, des mots, des mots.

D'un côté lui, de l'autre le syndicaliste - sur le même bâton merdeux.

Je ne suis en colère pas contre les personnes, mais contre ces genres d'âme. Pierre Driout, je ne le connais pas.

Ecrit par : Pendariès | 29 novembre 2007

Franchement, L&L; ne m'intéresse pas. Je ne suis pas un dogmatique mais un pragmatique. Pas de potion magique. Surtout en instruction. Ce qui a marché sur vous ne fonctionne pas obligatoirement sur les autres.

Dire aux élèves: vous verrez vous réussirez avec L&L;, s'ils ne veulent pas ouvrir le bouquin, réviser, faire des efforts, c'est peanut. Il faut être réaliste Toto. Pas dogmatique. No offense.

Ecrit par : Pendariès | 29 novembre 2007

Pour Pendariès:
http://www.fdjeux.com/#
Ça vous évitera de prendre froid et de vous ridiculiser (sous emballage discret).
J'ai écrit mon nom sur Google: il y en a douze pages mais c'est un homonyme. C'est normal qu'il n'y ait rien sur moi? Je ne suis rien?

Ecrit par : dobolino | 29 novembre 2007

Pendariès qui se dit que demain ça ira mieux et qu'en vieillissant il se vautrera sans doute douillettement dans ses avantages s'il en reste encore dans son statut.

Ecrit par : Pendariès | 29 novembre 2007

On ne dira jamais assez combien la condition sociale bien que médiocre de ce membre de la petite bourgeoisie d'Etat, qu'est l'enseignant pèse lourd sur ses convictions politiques et éthiques.
Je viens d'aller voir mes collègues d'EPS au collège réunis en un stage intitulé: "Produire et utiliser des ressources avec les TICE. Analyse du projet diagnostic des besoins".
Déjà ce jargon devrait les faire vomir. Pensez-donc! Bienheureux de ne pas avoir d'élèves cet après-midi (personnellement je ne travaille pas le jeudi après-midi), je les ai vus boire comme du petit lait les paroles de l' animateur, prophétisant la révolution pédagobédeuzique.
J'ai bien tenté de convaincre mes collègues que cette révolution dénature, voire explose complètement leur discipline. Rien n'y a fait. On peut leur vendre n'importe quelle salade, tout est bon pour garder le privilège de rester membre d'un corps privé de sa simple faculté de penser, de respirer. Quelle tristesse!

Ecrit par : buntovchik | 29 novembre 2007

C'est un problème TECHNIQUE entre l'oeil ET le cerveau, dû à une mauvaise habitude prise pendant le CP .

Ecrit par : toto

Toto, quand il sont en LP, cela fait déjà dix ans que l'on a bousillé les neurones de ces élèves. Si on pouvait faire un "reboot" de leur cerveau, ce serait parfait pour leur réapprendre à lire et à écrire. Mais on ne peut pas les éteindre et les rallumer, et une telle rééducation est autrement plus difficile à faire que l'apprentissage initial sur de jeunes esprits encore vierges.
Vous en êtes capable, vous ?

Ecrit par : Moot | 29 novembre 2007

Pour Pendariès:
http://www.fdjeux.com/#
Ça vous évitera de prendre froid et de vous ridiculiser (sous emballage discret).
J'ai écrit mon nom sur Google: il y en a douze pages mais c'est un homonyme. C'est normal qu'il n'y ait rien sur moi? Je ne suis rien?

Ecrit par : dobolino | 29 novembre 2007

Même réponse que pour Lucide, quand, comme ipidiblue, on crache sur la gueule de celles et ceux qui sont au front, que soi même on a de hautes ambitions zéphyriques et qu'on n'est reconnu par personne d'autre que soi-même et les gens du dégoût qu'ils partagent ensemble, on arrête le manège et on fait tout pour être constructif! ON AGIT! ON JOUE SUR LE REEL! Vous voyez bien, Dobolino, que cela ne vous concerne pas. ipidiblue marche à la médiatisation, à la reconnaissance. Ca marche pas dans la vraie vie, alors il tente avec la Toile et sur beaucoup de blogs. Et avec un pseudo! hé hé.

C'est ma lecture de Pinocchio qui me donne des arguments à avancer. ;-)

Ecrit par : Pendariès | 29 novembre 2007

Pour rappel,
je viens de réapprendre à lire 'correctement' depuis peu (1an1/2) grâce à L&L; .
Compare mes posts d'il y a un ou deux ans, avec mes posts d'aujourd'hui ... (et je suis très souvent bourré/fatigué/déchiré :ange: )

Je n'ai toujours pas fait de grammaire (je n'y comprends toujours rien, je suis au CE2 :ange: )

ESSAYEZ !

Ecrit par : toto | 29 novembre 2007

"Je ne suis pas un dogmatique mais un pragmatique. "
PROUT !

"Toto, quand il sont en LP, cela fait déjà dix ans que l'on a bousillé les neurones de ces élèves"
J'ai 43 ans ! PROUT !

Bien amicalement
:ange:

Ecrit par : toto | 29 novembre 2007

Bon, allez, bon anniversaire, Phiphi.
(Damned, I am demasqued !).

Ecrit par : yann | 29 novembre 2007

Est-ce vous l'autre jour qui disiez que sur ce blog il y a pas mal de frustrés ?

Lucide

Oui, c'est moi. La frustration, je la repousse de toutes mes forces en faisant une thèse, écrivant des articles, présentant des communications, faisant découvrir et servant le mieux possible l'oeuvre de Max Rouquette.

Là c'est la colère qui me fait écrire tous ces derniers posts. L'indignation de voir saccagé mon métier par ceux-là même qui travaillent dans le même corps que moi. Comme le dit buntovchik.

Ecrit par : Pendariès | 29 novembre 2007

Il n'est actif sur rien.

Ecrit par : Pendariès | 29 novembre 2007

0,45 % , ce n'est pas rien, tout de même !

Ecrit par : yann | 29 novembre 2007

"Je ne suis pas un dogmatique mais un pragmatique. "
PROUT !

"Toto, quand il sont en LP, cela fait déjà dix ans que l'on a bousillé les neurones de ces élèves"
J'ai 43 ans ! PROUT !

Bien amicalement
:ange:

Ecrit par : toto | 29 novembre 2007

Vous aviez envie de vous y mettre. On ne fait pas boire un âne qui ne le veut pas. Vous étiez seul face à votre désir de réussir.

Moi j'ai 26 élèves x 4 classes.

Ecrit par : Pendariès | 29 novembre 2007

Pendariès, "Lucide" c'était quelqu'un d'autre l'autre jour.
Mon pseudo c'est Lucile.
Juste pour ne pas nous mélanger les pinceaux.

Et au passage merci de m'avoir fait connaître Max Rouquette et René Girard.
Le nombre d'idées de lecture et d'oeuvres à écouter que j'ai déjà glanées ici !
Même si ça ne va pas mieux à l'EN, ce blog enrichit l'esprit !

Ecrit par : lucile | 29 novembre 2007

Pendariès, "Lucide" c'était quelqu'un d'autre l'autre jour.
Mon pseudo c'est Lucile.
Juste pour ne pas nous mélanger les pinceaux.

Lucile

"Lucide" ou "Lucile" - toujours la lumière, malgré mon lapsus!

Ecrit par : Pendariès | 29 novembre 2007

En fait je suis l'aveugle mariée à la lumière (étymologiquement)
:-)

Ecrit par : lucile | 29 novembre 2007

PROUT !

Bien amicalement
:ange:

Ecrit par : toto

Un pet amical ? On aura tout vu ;o) !
:ange: (?)

Ecrit par : Moot | 29 novembre 2007

Pendariès
Je comprends votre profonde frustration Pendariès.
Autrefois, "on montrait du doigt" les mauvais élèves. Et malgré ce cap difficile pour eux, ils pouvaient être tirés vers le haut.
Aujourd'hui, ceux qui sont montrés du doigt, ce sont les bons élèves, les excellents (de plus en plus rares). Et à ces élèves qui travaillent, pas de compliments, c'est normal. En conseil de classe, on passe deux secondes sur leurs cas.

La situation des élèves est devenue la même pour les enseignants. La masse est bien représentative et sans résultats.
Les rares enseignants qui instruisent (on peut dire rare, car vous êtes des milliers), ne sont plus considérés, ils dérangent.
Vous êtes les petits moutons noirs de la bergerie.
La situation décadente de l'EN s'est aussi retournée contre les bons profs.
Jamais les profs de collège et de lycée n'auraient dû accepter, en fermant les yeux, les dégâts faits en primaire.
Pour ceux qui ont encore une conscience professionnelle, vous le payez très cher.

Ecrit par : Carole | 29 novembre 2007

Je ne comprends pas grand chose à vos histoires de Bac pro;la seule fois que j'ai eu affaire à un tel diplômé,ce fut avec l'embauche d'une secrétaire remplaçante en CDD.Elle était infoutue d'écrire trois mots sans faire quatre fautes,et de tenter une opération à la calculette sans se planter...Il est vrai qu'exemple ne vaut pas démonstration.
Quant au Sarko-bashing pratiqué systématiquement par certains(sans que nul ne leur suggère une psychothérapie):j'ai voté les deux fois pour cet agité du bocal avec résignation, mais aussi sans hésitation.Un fait,entre autres,m'a décidé:la vision d'une vidéo des émeutes de 2005 où on entendait des djeunz(très justement qualifiés par MàC) gueuler "Sarko sale juif!"En feuilletant il y a peu la dernière bouse scripturale d'Alain Badiou(De quoi sont les pieds?...Ah non,De quoi Sarkosy est-il le nom),je me disais que mon vote avait servi à cela,pourrir un tant soit peu la vie de ces "intellectuels" qui me font vraiment penser au Brasillach des années 30.Si l'hypothèse de la guerre civle se confirme,leur destin est scellé.

Ecrit par : rocardo | 29 novembre 2007

Pour ceux qui ont des difficultés à faire régner la discipline dans leur bahut, j'ai trouvé une entreprise pas mal intéressante:
"Au départ, Respect sécurité n'était qu'une association de banlieue, travaillant avec les collectivités locales. Il y a deux ans, elle est devenue une société commerciale : "Le bénévolat, ça a du bon un temps, explique M. Bourouaha. Le monde change."

La petite entreprise se spécialise dans la sécurité classique - le gardiennage avec maîtres-chiens -, celle des fêtes (pour la ville de Bagnolet) ou des concerts, de rap notamment. Il y a aussi la nouveauté : l'aide et la "sécurisation" des tournages. L'équipe lit les scripts, repère les lieux, recrute des figurants... Aïcha, de Yasmina Benguigui, ou La Commune, série actuellement diffusée sur Canal+, ont profité de leurs services.

"On a l'expertise des quartiers, on arrive à désamorcer rapidement une embrouille", racontent les responsables. La société fait travailler Samir Mihi, un des fondateurs d'AC-le feu, née après le drame de Clichy-sous-Bois, en octobre 2005, et Siakha Traoré, le frère de Bouna, l'un des deux garçons brûlés vifs dans le transformateur.

Respect sécurité s'est encore diversifié. "Ils "sécurisent" les reportages, comme ils le font pour les tournages, explique un journaliste client. Ils nous disent : "Passez par ici, ne passez pas par là." Ils nous commandent de baisser la caméra, on la baisse. Ils sont discrets, mais on les sent capables d'être fermes si nécessaire." La banlieue avait déjà ses "fixeurs", ces guides-interprètes pour reporter de guerre, elle a désormais ses "grands frères" gardes du corps : 30 euros HT de l'heure, forfait de quatre heures minimum. "

Pas cir et certainement plus efficace que Léo et léa.

Ecrit par : dobolino | 29 novembre 2007

Oui, ça crée une sorte d'émeute parce que, en fait, c'est l'anniv de Philippe Meirieu et qu'ils n'osent pas le lui souhaiter directement. Ils prennent tous des chemins détournés sauf Catmano qui a souhaité bon anniversaire à Chirac et à Meirieu mais pas à moi. ce doit être les effets déshinibants du Di-Antalvic.

Ecrit par : dobolino | 29 novembre 2007

Eh oui mais..., comme diraient mes élèves, j'avais repris le post de Yann qui te souhaitait ton anniversaire et que je complétais, bien sûr.
A part ça, je viens de m'écouter 1 h 25 de Allègre, alors, j'ai des excuses pour le style. Plein.
A cinq minutes de la fin, M. Rocard intervient pour parler de la formation des "monitrices" de maternelle qui coûterait beaucoup plus cher que celle des instituteurs d'élémentaire, il avance même les chiffres de 45 à 50 % de plus... Déjà, je bondis ! Ça fait 32 ans que je suis instit' et personne ne m'avait jamais parlé de ces fameuses monitrices qui coûtent si cher à former et que je n'ai jamais rencontré dans aucune école, dont on ne m'a jamais parlé, ni en animation pédagogique, ni en réunion syndicale...
Et là, intervient un p'tit jeune, prop'sur lui, le genre jeune loup aux dents longues, qui commence à chercher des poux à l'Ecole Maternelle française qui serait responsable des échecs à PISA (je vous dis que je cause le allègre couramment).
Mon sang ne fait qu'un tour, le diantalvic ne suffit plus, je décide de reculer un peu le petit bitoniau pour réécouter leurs horreurs. Et bing ! Ça beugue ! Que dois-je faire ? Je ne vais quand même pas me refader 85 minutes d'Allègre pour savoir ce que le DRH a dit à la fin (j'ai quand même saisi le sens général de ses propos : "De profundis, l'école maternelle d'état.")...

Ecrit par : catmano | 29 novembre 2007

Aujourd'hui, ceux qui sont montrés du doigt, ce sont les bons élèves, les excellents (de plus en plus rares). Et à ces élèves qui travaillent, pas de compliments, c'est normal. En conseil de classe, on passe deux secondes sur leurs cas.


Ecrit par : Carole | 29 novembre 2007
Là, vous exagérez gravement: j'ai une fille bonne élève et studieuse, en progrès constant après un enseignement primaire catastrophique. Non seulement nous sortons des réunions parents-professeurs sur un petit nuage avec des chevilles enflées au possible (à la dernière réunion, c'est la gosse qui a décidé d'arrêter les visites après cinq ou six professeurs en nous disant qu'ils répétaient toujours al même chose) mais nous recevons des bullatins à encadrer et la petite, interne cette année et de taille inférieure à la moyenne a pleins d'amis et n'a jamais subi la moindre brimade.
N.B.: elle a testé deux collèges lambda.

Ecrit par : dobolino | 29 novembre 2007

rencontrées

Ecrit par : catmano | 29 novembre 2007

"Vous aviez envie de vous y mettre. On ne fait pas boire un âne qui ne le veut pas. Vous étiez seul face à votre désir de réussir.
Moi j'ai 26 élèves x 4 classes.
Ecrit par : Pendariès | 29 novembre 2007 "

Que nenni que nenni,

JE NE SAVAIS MÊME PAS que je ne savais pas lire, je savais que je ne savais pas écrire ni parler 'correctement', là po d'souci, MAIS lire ça franchement je pensais savoir !
Je l'ai découvert par hasard en essayant d'apprendre à lire à mon gamin !

Avec 26 grands ça ne pose AUCUN problème, c'est l'histoire d'une dizaine d'heures MAXIMUM.

M'en fous je vous tânerai le temps qu'il faudra, jusqu'à ce que vous craquiez .

J'ai fait 'suer' nanjc pendant 6 mois avant qu'elle n'achète la méthode.... Aujourd'hui elle est super satisfaite, sa fille n'a plus besoin d'aller chez l'ortho, et je suis certain que son gamin va très vite s'améliorer aussi .


Un jour je vous raconterai l'histoire de l'espion russe qui se fait 'pécho' par les américains .... :ange:

Ecrit par : toto | 29 novembre 2007

"Un pet amical ? On aura tout vu ;o) !
:ange: (?)
Ecrit par : Moot | 29 novembre 2007 "

Tu dois être très jeune... ou pas encore marié(e)(?po l'temps d'vérifier? :) ) :ange:

Ecrit par : toto | 29 novembre 2007

la vision d'une vidéo des émeutes de 2005 où on entendait des djeunz(très justement qualifiés par MàC) gueuler "Sarko sale juif!"
Ecrit par : rocardo | 29 novembre 2007

Cette video est disponible sur YouTube. Elle est extraite d'un reportage de Canal + qui sous-titrait (car on sous-titre les paroles des "jeunes de banlieues" qui s'expriment pourtant en français) "Sarkozy, fasciste". Si on ne fait pas attention, le sous-titre apparaît correct mais à l'écoute attentive la supercherie est évidente (d'autant plus qu'elle suit un discours relatif à l'intifada, Jerusalem, etc... qui n'a aucun rapport avec le mot "fasciste" que les jeunes en question ont peu de chance de connaître d'ailleurs. "Facho" à la rigueur oui, mais "fasciste"???)

Mais cela ne prouve rien: ce n'est pas parce que des crétins antisémites crient "Sarkozy sale juif" que ce dernier (bon catholique par ailleurs) devient un saint.

Ecrit par : Jesse Darvas | 29 novembre 2007

tannerai, oups .... fatigué.. ciao

Ecrit par : toto | 29 novembre 2007

Toto, votre conviction c'est très bien, mais être sur le terrain, c'est mieux.

Je n'ai pas des enfants à l'esprit vierge, comme l'a dit Moot, mais des ados de 15 à 21 ans qui n'en auront rien à battre de L&L; et de la progression: c'est du boulot pour eux, et le boulot c'est épuisant; et en plus cela ne les flattera pas qu'on les fasse travailler sur un bouquin pour les CP. Déjà que je leur donne des dictées niveau Cours Moyen et 6ième-4ième... S'ils ne sont pas motivés, ils ne feront rien. Il n'y a pas de gentille fée au lycée qui, d'un coup de baguette, font changer les états d'esprit.

Il n'y a pas de méthode magique sans volonté ni labeur.

Et en plus mes élèves savent lire, mais ils ne maîtrisent pas la grammaire ou la conjugaison. Ce n'est pas une question absolument de consonnes et de voyelles, et de syllabes. C'est qu'ils ne savent pas quand, écrivant, ils ont à faire à un sujet, à un verbe, un adverbe, etc., quand ils ont un adjectif ils ne l'accordent pas au nom auquel il se rapporte, pas d'accord non plus entre les articles au pluriel et leur nom... etc. etc. etc.

Ce ne sont pas des illettrés. Mais par la voix de leurs enseignants, l'EN leur promet le paradis à moindre prix. That's all folks.

Merci à Carole pour son message. Je me dis qu'il faut faire comme ses poissons des sables qui, cachés, ne sortent que leurs yeux. Putain d'ambiance.

Non vraiment, je lâche le mot, c'est un problème de choix de civilisation.

Ecrit par : Pendariès | 29 novembre 2007

Catmano a écrit : "Mon sang ne fait qu'un tour, le diantalvic ne suffit plus, je décide de reculer un peu le petit bitoniau pour réécouter leurs horreurs. Et bing ! Ça beugue ! Que dois-je faire ? Je ne vais quand même pas me refader 85 minutes d'Allègre pour savoir ce que le DRH a dit à la fin"

Il "suffit" de télécharger le fichier en format mpeg (sous l'écran, cliquer à droite sur le lien "mpeg" et enregistrer sous). Vous pourrez voir et entendre tout ce beau monde autant que vous voulez (attention : presque 1 Go !)

On peut même voir et entendre Allègre en famille : c'est un bon divertissement. D'accord ça ne vole pas très haut et l'élocution de l'ex n'est pas très fluide mais ça amuse tellement les enfants. Et puis, si on écoute bien, il se dit des choses très édifiantes.

Ecrit par : dugong | 29 novembre 2007

Pour en revenir au Post - un BEP en 3 ans + 1 an de préparation pour le supérieur... Je ne suis pas certain. 1 an pour remettre à niveau les lycéens????

Je pense que les collègues, ça les arrange que le niveau soit bas, - c'est plus rapide pour préparer un cours, moins chiant pour organiser un contrôle, et quand on note en gros, c'est très rapide...

Je mets ma main à couper que les enseignants qui ferment les yeux sont légion, - c'est moins de boulot, on ne va pas dépenser de l'énergie pour motiver les troupes ("Ils ne veulent pas travailler? qu'ils ne travaillent pas! je suis payé!" Qui n'a pas entendu ça parmi les profs???). Comme les élèves, la facilité c'est une habitude tenace difficile à faire déguerpir.
Ce ne sera pas simplement une réforme de l'enseignement, ce sera une réforme touchant à la conception du travail, de l'effort.

Tout se tient: une classe pénible, ça ne donne pas envie de bosser. Ne pas bosser devient une habitude, etc.

Majoritairement, les enseignants, je ne les vois pas vouloir en mettre un coup pour accompagner le redressement théorique du navire. Les habitudes changent rarement ou très doucement. L'humain va toujours vers le moins douloureux, non?

D'où mon pessimisme radical (surtout quand j'imagine ce que je vais sans doute devenir, par manque de forces).

Ecrit par : Pendariès | 29 novembre 2007

Le SNE-CSEN et le SNALC-CSEN considèrent donc que la « commission Pochard » ne constitue plus, aujourd’hui, qu’un instrument docile au service de la technostructure qui paralyse, depuis des décennies, le ministère et impose aux personnels enseignants les réformes qui ont conduit l’Education Nationale à l’impasse.
Le SNALC-CSEN et le SNE-CSEN entendent ne pas être complices de la nouvelle menace qui se profile contre le statut des professeurs du premier comme du second degré, menace visant à dénaturer une fois de plus leur mission et à aggraver leur condition de travail sans contrepartie. Ils appellent les personnels à la plus grande vigilance, afin de se préparer à de nouvelles mobilisations de grande ampleur.
Paris, le 27 novembre 2007

Voilà qui est bien pensé et bien dit!
(Extrait du communique de presse publié mardi 27)

Ecrit par : buntovchik | 29 novembre 2007

Attention, ce n'est pas parce que les élèves sont pénibles, ou insultants, ou agressifs (ce qui n'est pas le cas), que je suis dans cet état; mais parce que je ne vois pas comment le système tel qu'il est en interdépendance avec les moeurs et les idéaux actuels: de la tête à la queue le mérou me semble en décomposition.

Ecrit par : Pendariès | 29 novembre 2007

1"Il n'y a pas de méthode magique sans volonté ni labeur."
Vous parlez pour les élèves ou pour les profs?

2"Tout se tient: une classe pénible, ça ne donne pas envie de bosser. Ne pas bosser devient une habitude, etc."

On pourrait aussi renverser le propos, non? Question de l'oeuf et de la poule?

Ecrit par : LouBlan | 29 novembre 2007

1"Il n'y a pas de méthode magique sans volonté ni labeur."
Vous parlez pour les élèves ou pour les profs?

Loublan

Des 2! Je crois que mes messages étaient clairs.

Ecrit par : Pendariès | 29 novembre 2007

J'ai déjà souhaité un bon anniversaire à dobolino.

Je tiens également à exprimer à Monsieur Philippe Meirieu, professeur agrégé de l'université de sciences de l'éducation, titulaire d'un nombre considérable de décorations qui ne récompenseront jamais son instimable mérite et conseiller honoraire de M. Lionel Jospin, de M. Claude Allègre et de Mme. Ségolène Royal, mes voeux les plus chaleureux à l'occasion du jour béni de sa naissance parmi les hommes.

Ses pensées délicates et profondes : "Les professeurs enseignent un savoir mort", "les professeurs font trébucher les élèves."..."Les professeurs sont brouillés avec le monde de l'Entreprise"...

Ses diagostics d'une lucidité confondante : "Personne n'utilise plus la méthode globale."

Ses théories limpides et lumineuses : "Les cartes de géographie, il faut les retourner ou les regarder la tête en bas. Le nord, c'est le paradis, le sud, c'et l'enfer"..."Pour les enfants défavorisés, il faut utiliser d'autres supports, par exemple des notices de machine à laver."

...m'ont été d'une grande aide et d'un constant réconfort, ainsi qu'à un grand nombre de mes collègues, dans l'exercice de notre mission, ô combien difficile, au service de l'école de la République.

Longue vie à M. Philippe Meirieu !

Ecrit par : Robin | 29 novembre 2007

Il n'y a pas de gentille fée au lycée qui, d'un coup de baguette, fAIt changer les états d'esprit

Ecrit par : Pendariès | 29 novembre 2007

A CATMANO: le petit jeune bien prop' sur lui est: Philippe Manière, directeur de l'Institut Montaigne (pas à cheval!) think tank libéral.
C Allègre répond que la Maternelle est très importante et qu'il n'y faut pas toucher, que sa maman était instit' de maternelle et qu'elle a inventé une méthode pour tracer les lettres au pinceau.

Ecrit par : cafécalva | 29 novembre 2007

1"Méthode pour savoir que vous n'êtes rien.
Taper votre nom sur Google et voir le résultat"

Eh bien moi je me trouve plein de fois! (3 pages de google)

je vais me croire important et faisant partie des gensses qui comptent (humour...)

2"La cruauté imbécile des instits, c'est effrayant"

"Jamais les profs de collège et de lycée n'auraient dû accepter, en fermant les yeux, les dégâts faits en primaire."

par un prof d'université:
La cruauté imbécile des profs de lycée , c'est effrayant
Jamais les profs d'université n'auraient dû accepter, en fermant les yeux, les dégâts faits dans le secondaire.


par un prof des écoles de primaire:
La cruauté imbécile des instits de maternelle, c'est effrayant
Jamais les profs primaire n'auraient dû accepter, en fermant les yeux, les dégâts faits en maternelle.


par une instit de maternelle:
La cruauté imbécile des parents, c'est effrayant
Jamais les instits de maternelle n'auraient dû accepter, en fermant les yeux, les dégâts faits par les parents.


Maintenant d'après ce que je lis de vos expériences diverses d'"usagers" (parents ou collègues) du secondaire, les dégâts se maintiennent à un bon niveau dans les collèges et les lycées.

Cessons donc ces procès en amont . On va aller jusqu'où?

Ecrit par : LouBlan | 29 novembre 2007

"Pour en revenir au Post - un BEP en 3 ans" écrit Pendariès
(là, j'imite le style de JPB...). Moi, ça me semble une bonne idée. J'ai déjà écrit que je voyais arriver des jeunes munis de leur BEP mais avec des niveaux techniques très hétérogènes.
Un chasseur sachant chasser sans son chien est un bon chasseur et un soudeur ne sachant pas souder avec son chalumeau ne trouvera jamais de travail...
Les anciens des ateliers, qui ont en général obtenu un CAP il y a 20, 30 ans (voire 40) ont un niveau bien plus élevé que bien des jeunes sortant de BEP. Ils sont mêmes meilleurs en français que bien des jeunes cadres. Il a été dit et répété que les BEP "industriels" permettaient de trouver du travail, parfois bien payé. Ceci n'est vrai que pour ceux qui maîtrisent le métier qu'ils étaient censés apprendre. Donc oui au BEP en 3 ans mais avec une première année de remise à niveau dans les fondamentaux pour ceux qui ne les ont pas.
Cela me paraît nécessaire pour que la qualité du diplôme soit de nouveau garantie.

Je joins ma voix au concert des souhaiteurs de bon anniversaire à Dobolino. Buvez un coup à notre santé, tiens !
Quelle boisson suggèrent les blogueurs, dont certains ont besoin d'avoir le moral remonté ?

Ecrit par : Japhet | 29 novembre 2007

Pour en revenir à la barbarie qui gangrène les banlieues, Thierry Jonquet à écrit sur la question un remarquable roman noir, "Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte" Quelqu'un l'a-t-il lu ?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 29 novembre 2007

Cessons donc ces procès en amont . On va aller jusqu'où?

Ecrit par : LouBlan | 29 novembre 2007

"La cruauté imbécile d'Adam et Eve, c'est effrayant. Jamais Caïn, Seth et Abel n'auraient dû accepter en fermant les yeux les dégâts faits par leurs parents."

Ecrit par : Robin | 29 novembre 2007

Oh, Robin, ne salissez pas l'image de l'agrégation en inventant une "agrégation de sciences de l'éducation" qui n'existe pas et en supposant Meirieu agrégé! Meirieu, précisément, n'a pas été capable de réussir à l'agrégation. Si beaucoup de ceux qui ne sont pas agrégés auraient pu l'être s'ils avaient pris le temps de s'y préparer et fait les sacrifices nécessaires (suivez mon regard, Robin...), en revanche, avoir l'esprit faux est un élément absolument rédhibitoire à ce genre de concours. Le jury d'agrégation, très logiquement, a écarté Meirieu.
Il vaut la peine de rappeler l'un de ses "dicts" parmi les plus ignobles: "En France, on a encore tendance à considérer que la qualité d'un enseignant se mesure au nombre d'élèves qu'il a fait trébucher."

Ecrit par : Jean | 29 novembre 2007

Si beaucoup de ceux qui ne sont pas agrégés auraient pu l'être ....

Ecrit par : Jean | 29 novembre 2007

Si j'aurais su, j'aurais pas v'nu !

Ecrit par : Petit Gibus | 29 novembre 2007

Japhet, BEP ou BAC, c'est la durée qui est ne gageure: 3 ans! les élèves ont à peine la patience pour 2 ans d'études!

Ecrit par : Pendariès | 29 novembre 2007

J'aurai beau utiliser la méthode nec plus ultra, si les élèves ne reprennent pas les leçons, s'ils ne (re)font pas les exercices, s'ils n'ouvrent jamais un livre (et certains, c'est depuis la 6ième!), s'ils n'apprennent, s'ils ne se sortent pas le doigt du c..., hé bien, ça ne fonctionnera pas. C'est l'effort qui les fait suer! Je suis obligé de leur faire savoir qu'en hiver on ne porte pas de t-shirt sans manches sous peine d'avoir froid en cours (car j'exige qu'ils enlèvent leur doudoune! D'autres dans le bahut ne le demandent pas...): la facilité est le mal absolu.
Ecrit par Pendariès.

Absolument bien dit, absolument la même chose dans mon établissement. Le refus de faire des EFFORTS,voilà mon ennemi au quotidien. Et tout le monde est d'accord pour que les petits ne fassent rien ou si peu. De la présence et des bonnes notes. Et les parents sont contents.
Passer le stade de la primaire, si un gamin ne fait rien le soir, il plonge.

Ecrit par : Jacques | 29 novembre 2007

Quelle boisson suggèrent les blogueurs, dont certains ont besoin d'avoir le moral remonté ?

Ecrit par : Japhet | 29 novembre 2007


Un punch ?

4 cl de rhum blanc

2 cl de rhum brun

12 cl de jus d'ananas

4 cl de lait de coco

Ecrit par : Robin | 29 novembre 2007

Bon, à part devenir alcolo, le réconfort c'est quoi? car je me sens brindille sur la mer grande. hé hé

Ecrit par : Pendariès | 29 novembre 2007

On m'a envoyé ça :
"Bonsoir à tous,
Allez sur http://www.anpe.fr/
puis en haut à gauche :
« Vous êtes Candidat »
« Recherchez vos offres d’emploi »
Dans le métier recherché, saisir le mot " rien" puis cliquer sur "lancer la recherche".
Regardez le résultat !!!!"
Faites-le, ça vaut le coup.

Ecrit par : catmano | 29 novembre 2007

A Pendariès;
Et pourquoi pas devenir maître d'école?
Vous sauveriez beaucoup d élèves du naufrage puisque vous savez ce qui leur manque. Vous trouveriez la fraîcheur de l'enfance et de bons moments.
Je comprends votre dégoût. Vous êtes très lucide alors peut-être faut-il changer de "métier" avant d'être trop désespéré.

Ecrit par : cafécalva | 29 novembre 2007

@Catmano : excellent ! Bon mais moi je m'attendais à trouver "agent de police", ce logiciel est traitre comme le scorpion...

Ecrit par : Sergio | 29 novembre 2007

Regardez le résultat !!!!"
Faites-le, ça vaut le coup.

Ecrit par : catmano | 29 novembre 2007

Excellent !

Ecrit par : Robin | 29 novembre 2007

Allez, Pendariès, l'année est finie à Noël.
En tout cas c'est ce que me disaient les anciens quand j'étais stagiaire ;)

« Lo mau de tota glòria : de luònh sembla un solelh, quand vos sarratz ven beluga, e puòi a lo tocar, es pas qu’un alòs ont s’entredormís un recòrd de calor tebesa. »

Ecrit par : P. Azimont | 29 novembre 2007

Pendariès;
Et pourquoi pas devenir maître d'école?
Vous sauveriez beaucoup d élèves du naufrage puisque vous savez ce qui leur manque. Vous trouveriez la fraîcheur de l'enfance et de bons moments.
Je comprends votre dégoût. Vous êtes très lucide alors peut-être faut-il changer de "métier" avant d'être trop désespéré.

Ecrit par : cafécalva | 29 novembre 2007

Savez-vous que, paraît-il, il faut que je démissionne d'abord de mon poste de CAPLP avant de passer le concours d'instituteur?...
Et puis, me remettre dans le bachotage.... non, non.

La recherche doctorale me prend beaucoup de temps et me comble pour le moment; et puis, j'escompte bien trouver une poste de sortie avant de devenir désespéré, ou prof qui attend que le mois passe pour que le salaire tombe.

La conscience professionnelle... halala.

Et en plus que je passe à l'ancienneté dans la carrière... Faute à ce que mes méthodes ne plaisent pas à mes Inspecteurs. Ben oui, c'est plus discret que de faire plein d'activités ludiques et culturelles!....

Et puis, tiens, comme ipidiblue, je sais que je suis l'un des plus grands poètes français du XXième siècle! hu hu hu.

Ecrit par : Pendariès | 29 novembre 2007

XXIième siècle!!!!!

Ecrit par : Pendariès | 29 novembre 2007

à Catmano : si à "rien" correspond IEN, il faut dire aussi qu'à "bien" aussi !

Si on m'avait dit un jour que je volerai au secours des IEN !!!
Ne le dites pas à ma mère !

Ceci dit, certains sont effectivement bien à rien.

Ecrit par : dugong | 29 novembre 2007

Ca occupe des journées faussement à la Des Esseintes, remarquez.

Ecrit par : Pendariès | 29 novembre 2007

Ah ! Pendariès. je vois que vous faites parti des "happy few" qui ont lu et aimé "A rebours" ! Quel roman...Quel scandale pour les "bien-pensants"...Et quel écrivain ce J.K. Huysmans ! !

99% de la production actuelle contre une seule page d'"A rebours" !

Ecrit par : Robin | 29 novembre 2007

Catmano MERCI!!!! J'ai ri!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! OUF! ma journée est sauvée!!!!

Ecrit par : Pendariès | 29 novembre 2007

"Un punch ?
4 cl de rhum blanc
2 cl de rhum brun
12 cl de jus d'ananas
4 cl de lait de coco"

Vous voulez une boisson d'homme pour tous et toutes ? jus de citron vert (un peu) et rhum blanc style rhum charette (QSP).

Le rhum brun est une foutaise.

Ecrit par : dugong | 29 novembre 2007

Vous voulez une boisson d'homme pour tous et toutes ? jus de citron vert (un peu) et rhum blanc style rhum charette (QSP).

Le rhum brun est une foutaise.

Ecrit par : dugong | 29 novembre 2007

Ca c'est un "ti'punch", très bon aussi, plus "viril" et plus "râpeux" en effet...sur la terrasse de l'Alhambra, devant la mer toujours renouvelée (je ne dirais pas où) !

Ecrit par : Robin | 29 novembre 2007

Excellent, Catmano !
Qui a dit que l'ANPE n'était pas compétente ?

Si certains veulent essayer "taré", ça n'est pas mal non plus...

Ecrit par : Un hussard | 29 novembre 2007

Ceci dit, certains sont effectivement bien à rien.

Ecrit par : dugong | 29 novembre 2007

80% et je suis gentil.

Ecrit par : Robin | 29 novembre 2007

Pour en revenir au fil, tapez "miséreux" pour avoir une idée des effets de la réforme des LEP !

Ecrit par : Un hussard | 29 novembre 2007

A CATMANO:
le petit jeune bien prop' sur lui est: Philippe Manière, directeur de l'Institut Montaigne (pas à cheval!) think tank libéral.
C Allègre répond que la Maternelle est très importante et qu'il n'y faut pas toucher, que sa maman était instit' de maternelle et qu'elle a inventé une méthode pour tracer les lettres au pinceau.

Ecrit par : cafécalva | 29 novembre 2007

Dobolino et Philippe Meirieu sont nés le même jour ?
Et on voudrait que je crois à l'astrologie ?
Oui, mais peut-être pas la même année !
Ah ! Pardon, Dr. Teissier !

Ecrit par : Robin | 29 novembre 2007

"Et on voudrait que je croie" Honte sur moi !

Ecrit par : Robin | 29 novembre 2007

"La cruauté imbécile d'Adam et Eve, c'est effrayant. Jamais Caïn, Seth et Abel n'auraient dû accepter en fermant les yeux les dégâts faits par leurs parents."

Ecrit par : Robin

Et lorsqu'ils furent chassés du paradis terrestre, Adam dit à Ève : "nous entrons dans une période de transition".

Ecrit par : Moot | 29 novembre 2007

Et lorsqu'ils furent chassés du paradis terrestre, Adam dit à Ève : "nous entrons dans une période de transition".

Ecrit par : Moot | 29 novembre 2007

Et l'archange de la pédagogie leur dit : "Le pire est derrière!"

Ecrit par : Robin | 29 novembre 2007

Pour revenir à l'apprentissage de la lecture, excellent article sur ifrap.org
Méthode globale : les dégâts d'un ukase d'Etat.

Ecrit par : Carole | 29 novembre 2007

Merci cafécalva, c'était donc bien le DRH, j'avais bien compris.

Ecrit par : catmano | 29 novembre 2007

Arrête de les faire 'suer' avec tes dictées, ils ne savent pas lire ! (c'est toi qui le dit : '20 fautes par copie après correction' , j'ai bon ? )

Tu prends L&L;,
1) Tu leur expliques qu'ils se sont tous fait BAISER !
2) Tu le leur prouves en leur faisant lire un passage à haute voix (le premier qui rigole prend mon pied au Q, :ange: ) passage qu'ils seront incapable de lire 'correctement' . !
3) Tu leur expliques que ce n'est vraiment RIEN à corriger ET que APRèS correction de CE PETIT problème (10 h max avec un grand :ange: ), ils pourront ENFIN commencer à essayer d'écrire 'CORRECTEMENT' .

Tant que tu ne corrigeras pas le petit problème technique dont je te parlais tout à l'heure, tu ne mettras RIEN de viable dans leur cerveau. Juste de quoi appuyer sur un bouton ... ou plusieurs...


ps: Dugong, tu ne connais pas le Bielle 59° MarieGalante il en fait du Brun, et quand il ne se trompe pas dans les doses de carambars, tu peux me croire, ça déchire 'grave' .

Ecrit par : toto | 29 novembre 2007

"Le refus de faire des EFFORTS, voilà mon ennemi au quotidien."
Ecrit par : Jacques

Très juste. Ce refus révèle une absence de courage, c'est-à-dire de coeur à l'ouvrage. Et d'où vient-il ? De la télé abrutissante et des modèles sociologiques qu'elle met en avant ? D'une alimentation déséquilibrée et carencée ? Des vaccins ? Du délire psycho-ludo-pédagogiste de l'enfant-au-centre-du-système ? (alias l'enfant-roi). De la publicité omniprésente qui dépeint un monde facile et factice ? D'une éducation parentale flasque ? D'une institution scolaire instable ? D'une société consensuselle où plus personne ne veut jouer le rôle du méchant ? ...

Ecrit par : Magister | 29 novembre 2007

"Vous voulez une boisson d'homme pour tous et toutes ? jus de citron vert (un peu) et rhum blanc style rhum charette (QSP)."

Pas de sucre de canne ?

Ecrit par : toto | 29 novembre 2007

On peut mettre un fruit confit (j'ai oublié son nom) à la place du sucre.

Ecrit par : Zorglub | 29 novembre 2007

"Vous voulez une boisson d'homme pour tous et toutes ? jus de citron vert (un peu) et rhum blanc style rhum charette (QSP)."

Pas de sucre de canne ?

Ecrit par : toto | 29 novembre 2007

Punch Spécial toto :

PUNCH COCO
Mélanger le coco râpé avec le rhum
Laisser macérer une demi-journée
Mettre un peu d'eau dans une casserole. Y verser le sucre et la vanille fendue en deux dans le sens de la longueur
Laisser prendre le sirop à petit feu, en tournant constamment
Passer le coco au rhum pour extraire le coco
Mélanger le rhum et le sirop et mettre au frais
Servir très froid

1/2 litre de rhum blanc
200 g de noix de coco râpé
1 gousse de vanille
100 g de sucre de canne

Ecrit par : Robin | 29 novembre 2007

"PUNCH COCO"

plus connu à la Réunion et à la Guadeloupe sous le nom de "PUNCH TOTO"

Ecrit par : Robin | 29 novembre 2007

On m'a envoyé ça :
"Bonsoir à tous,
Allez sur http://www.anpe.fr/
puis en haut à gauche :
« Vous êtes Candidat »
« Recherchez vos offres d’emploi »
Dans le métier recherché, saisir le mot " rien" puis cliquer sur "lancer la recherche".
Regardez le résultat !!!!"
Faites-le, ça vaut le coup.

Ecrit par : catmano | 29 novembre 2007

Les "casseurs" ont un avenir, mais pas les "incendiaires". Faudrait tout de même pas exagérer !

Ecrit par : Robin | 29 novembre 2007

Viens de passer une bonne demi-heure à vous lire, Robin, Pendariès, Sybille, etc. Je suis prof (de lettres) depuis 3 ans et, si je vous écoute, ne m'attendent que la dépression ou la démission. Pitié ! Une parole positive et encourageante... Plus je fréquente ce blog, plus je me sens dépité par le discours des plus anciens. De mère instit et de père cheminot (par ailleurs retraité, 56 ans - donc depuis 6 ans ! - avec 2200 euros nets par mois), c'était une fierté pour tout le monde que je devienne prof. Et c'est un bonheur pour moi de faire ce métier. Certes, il faut assumer un loyer de 600 euros et le reste avec 1500 euros par mois, se creuser les méninges tous les jours pour contourner Viala, et se procurer des manuels de grammaire chez les bouquinistes. Mais la situation est-elle à ce point désespérée ??? Même le "projet d'établissement", nouvelle coqueluche administrative, permet d'aller dans le bon sens si les équipes ne perdent pas de vue l'essentiel : dans mon lycée, on a créé pour les secondes des groupes de niveau en maths et en langues, et des groupes resserrés en français (25 élèves maxi) en jonglant avec la DGH (et le proviseur). Vous me direz qu'on aurait pu le faire sans le "conseil pédagogique", mais si ça marche...

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 29 novembre 2007

Vous n'avez pas le niveau requis Rodrigue du Gers, vous avez sur ce blog deux ou trois collègues qui vous montreront la bonne voie, mots salés à foison et fosse d'aisance verbale y compris !

Ecrit par : iPidiblue, Don Diègue de Rueil | 29 novembre 2007

Rodrigue du Gers

Je m'en voudrais de vous décourager. Ca dépend de l'établissement, de l'équipe (pardon, des "collègues") et du chef d'établissement.

J'ai eu en effet des expériences très très dures dans le passé (pas toujours) et ça explique l'amertume de certains de mes propos.

Mais ça va nettement mieux cette année et le pire est derrière (il me reste deux ans)

Vous avez raison de vous engager, de "contourner" intelligemment et d'espérer.

L'école a besoin de gens comme vous.

Ecrit par : Robin | 29 novembre 2007

Merci Catmano ! j'ai bien ri! et bravo à "un hussard" car avec "taré" et "miséreux" c'est aussi assez drôle!

Ecrit par : Serpent à plumes | 29 novembre 2007

Vous n'avez pas le niveau requis Rodrigue du Gers, vous avez sur ce blog deux ou trois collègues qui vous montreront la bonne voie, mots salés à foison et fosse d'aisance verbale y compris !

Ecrit par : iPidiblue, Don Diègue de Rueil | 29 novembre 2007

Merci pour ce conseil paternel... mais je préfère la générosité baroque à l'obscénité, fût-elle rabelaisienne. Soit dit en passant, il est vrai que sur ce blog le niveau reste élevé (d'ailleurs, je suis en train de préparer l'agrégation - mais je ne gagnerai jamais plus que mon père cheminot qui palpait plus à 50 ans qu'un agrégé sexagénaire... et je me demande soudain si ça vaut le coup)

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 29 novembre 2007

Pour Robin :

MERCI !
(j'y crois)

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 29 novembre 2007

"Soit dit en passant, il est vrai que sur ce blog le niveau reste élevé", oui, depuis que vous êtes arrivé l'air est devenu plaisant et l'humour rare, mais une jolie loco rouge cela ne vous ferait pas plus plaisir que certains collègues au nez de clown ?

Ecrit par : iPidiblue père Noël | 29 novembre 2007

Rodrigue du Gers, le chant du "tout va bien", il n'a pas besoin de personnes supplémentaires pour l'entonner.

Le seul point positif, c'est que vous vous rendez compte qu'on est payés une misère.

Sans indiscrétion aucune, vous pouvez me dire combien gagnait votre père en fin de carrière, et les études qu'il avait faites ?

Ecrit par : Jeremy | 29 novembre 2007

Je précise que ce n'est pas un message agressif mais un message bref, car je suis fatigué, que j'ai corrigé des copies jusqu'à 23h et que j'ai encore 6 paquets de copies à corriger pour lundi ( 6 x 35 élèves x 4 pages par copie = 840 pages à lire, corriger et annoter en trois demi-journées, entre samedi midi et dimanche soir).

Ecrit par : Jeremy | 29 novembre 2007

Un agrégé sexagénaire... Bon Dieu déjà que c'est pas facile à prononcer...

Ecrit par : Sergio | 30 novembre 2007

"mais je ne gagnerai jamais plus que mon père cheminot qui palpait plus à 50 ans qu'un agrégé sexagénaire... et je me demande soudain si ça vaut le coup"

Terrible, comme phrase, non ?

Digne d'une belle citation liminaire.

Il est au courant, le ministre ? Ca lui ferait du bien de s'intéresser à des trucs comme ça, et à l'impossibilité du cumul des points d'agreg et de Pacs.

Ecrit par : Jeremy | 30 novembre 2007

Lu les posts de cadichon (sur l'inexistence de l'opposition) et de carole (sur la passivité des enseignants et leur complicité active/passive dans le processus de dégradation de l'Ecole)
Il y a du vrai dans ce qu'elles disent (écrivent), même si je les soupçonne d'éprouver une sorte de satisfaction maligne à le faire dans ces termes.
Ecrit par : robin | 29 novembre 2007


Et la charité chrétienne? et le bénéfice du doute? Médisante culture du soupçon et du ressentiment, chevillée au corps des cocus du socialisme mués soudain en parangons de (bien petite) vertu. Ils ne peuvent en concéder une miette (de vertu et de ce bénéfice du doute) aux coupables du crime impardonnable de soutenir encore après six mois un gouvernement dont il est visiblement utile de rappeler qu'il a été élu par une large majorité de Français.

=======
"Dites plutôt "le mépris des intellectuels de gauche" car, figurez vous, ma bonne Cadichon, qu'il y a des agriculteurs artisans et ouvriers de gauche. C'est même très courant.
Ecrit par : dobolino | 29 novembre 2007
Alors, selon vous, il n'y aurait pas de paysan ni d'ouvrier ni d'artisan de droite?Eh bien alors, qui donc a voté pour Sarko?

Réflexion d'une journaliste russe avec qui j'ai dîné ce soir (après un merveilleux concert d'une de ses compatriotes poétesse-chanteuse) "même nos anciens communistes sont plus à droite que votre droite soit-disant libérale, qui n'est en fait ni libérale, ni de droite!
C'est dans la ....droite (what else?)ligne de ce que j'affirmais en avril, à savoir qu'Hilary et Barak auraient voté pour Sarko et certainement pas pour la Maldonne, s'ils avaient eu la double nationalité.

Ensuite, chère B'day girl, pourquoi ajouter ce cliché:"les intellectuels de droite, aussi méprisants des travailleurs manuels"; ? En connaissez-vous un seul? En ce cas vous avez de la chance car en France ils sont aussi rares que des présidents libéraux.
Moi, le vrai mépris pour ces cols bleus, c'est chez des socialistes français que je l'ai rencontré. Leur électorat captif d'idiots utiles me semble heureusement avoir rué dans les brancards en mai dernier.

Sur ce , je vais m'occuper de mon toutou opéré de son calcul ce matin par des mains aussi expertes que celles de notre , Geburtstagskind, à laquelle je souhaite many happy returns.
Sincerely,
C.

Ecrit par : Cadichon | 30 novembre 2007

Réflexion d'une journaliste russe avec qui j'ai dîné ce soir (après un merveilleux concert d'une de ses compatriotes poétesse-chanteuse) "même nos anciens communistes sont plus à droite que votre droite soit-disant libérale, qui n'est en fait ni libérale, ni de droite!

Elle a peut-être une chance de ne pas se faire flinguer, à condition de ne jamais dire "Tchéchène".

Laissez-moi deviner : service de presse de Poutine ?

Ecrit par : Robin | 30 novembre 2007

On peut mettre un fruit confit (j'ai oublié son nom) à la place du sucre.

Ecrit par : Zorglub | 29 novembre 2007

La carambole, ça va très bien, et en plus c'est joli -- en forme d'étoile.

Ecrit par : FGuichard | 30 novembre 2007

Cessons donc ces procès en amont . On va aller jusqu'où?

Ecrit par : LouBlan | 29 novembre 2007

"La cruauté imbécile d'Adam et Eve, c'est effrayant. Jamais Caïn, Seth et Abel n'auraient dû accepter en fermant les yeux les dégâts faits par leurs parents."

Ecrit par : Robin | 29 novembre 2007

La cruauté imbécile de Dieu, c'est effrayant. Jamais Adam et Eve n'auraient dû accepter en fermant les yeux les dégâts faits par leur père.

Ecrit par : Palombella Rossa | 30 novembre 2007

La cruauté imbécile de Dieu, c'est effrayant. Jamais Adam et Eve n'auraient dû accepter en fermant les yeux les dégâts faits par leur père.

Ecrit par : Palombella Rossa | 30 novembre 2007

Nec plus ultra !

Ecrit par : Robin | 30 novembre 2007

Un agrégé sexagénaire...
Ecrit par : Sergio | 30 novembre 2007

Souvenir d'un dessin très drôle (ça pouvait lui arriver, quand il ne se mêlait pas d'idéologie) de feu Jacques Faizant :
La vieille dame ( jambes filiformes, chignon sur la nuque, petit noeud autrour du cou) à sa copine (du même métal), voyant passer un vieux monsieur très digne (melon, noeud pap, canne)
-- On dit qu'il est sexagénaire...
Et l'autre de répondre :
-- Si c'est pas une honte, à son âge !

Ecrit par : FGuichard | 30 novembre 2007

Et la charité chrétienne? et le bénéfice du doute? Médisante culture du soupçon et du ressentiment, chevillée au corps des cocus du socialisme mués soudain en parangons de (bien petite) vertu. Ils ne peuvent en concéder une miette (de vertu et de ce bénéfice du doute) aux coupables du crime impardonnable de soutenir encore après six mois un gouvernement dont il est visiblement utile de rappeler qu'il a été élu par une large majorité de Français.

Cadichon,

Dobolino est suffisamment grande pour se défendre toute seule, mais vous avez dépassé les limites avec ce sous-entendu sur ses compétences professionnelles et vous lui devez des excuses. La haine vous aveugle.

Je vous rappelle :

a) qu'elle a refusé de s'associer à votre mise en boîte.

b) qu'elle vous a demandé des nouvelles de votre chien dans des termes qui m'ont personnellement ému. Je voulais d'ailleurs le faire moi aussi, mais maintenant...

Peut-être qu'au lieu de perdre votre temps sur ce blog avec des néo-staliniens nostalgiques de Léonid Brejnev, vous devriez employer vos talents de polémiste au sein d'un comité de réelection de Georges W. Bush...

...et à masser la nuque de votre époux quand il rentre le soir, après lui avoir servi un Jack Daniels "on the rocks".

Demandez-lui aussi de vous donner des cours de communication.

Il you see what I mean .

Ecrit par : Robin | 30 novembre 2007

Il est au courant, le ministre ? Ca lui ferait du bien de s'intéresser à des trucs comme ça, et à l'impossibilité du cumul des points d'agreg et de Pacs.

Ecrit par : Jeremy | 30 novembre 2007

Vous savez pour les CAPES et les CAPLP, vous ne pouvez pas non plus cumuler les points du PACS avec je ne sais plus quels autres...

L'EN vous fixe et voilà!

Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2007

Cadichon, Dobolino est suffisamment grande pour se défendre toute seule, mais vous avez dépassé les limites avec ce sous-entendu sur ses compétences professionnelles et vous lui devez des excuses. La haine vous aveugle.
Ecrit par : Robin | 30 novembre 2007

Cadichon est une femme intelligente, mais tellement persuadée d'avoir raison, toujours partout et en tous lieux, qu'elle en devient effrayante, et blessante surtout : je ne suis pas sûre qu'elle s'en rendre bien compte. Cette hybris la dessert : ce qui me gêne dans ses interventions, ce n'est pas tant ses opinions de droite libérale, --- après tout, cela existe... -- que sa brutalité, càd l'impossibilité qu'il y a de dialoguer avec elle, puisqu'on est un crétin illibéral à partir du moment où on n'est pas de son avis. Son objectif semble moins de convaincre que de tancer, de morigéner, de rappeler ad nauseam à un ordre qui n'est en fait que son opinion, càd de l'idéologie pure, non pas de la science et encore moins une ueritas aeterna -- désolée pour le latin, mon intention n'est pas d'être khuistre mais ça me vient spontanément de bon matin après le café !... Dans le collimateur de Cadichon, non seulement les gens de gauche, objets de son ressentiment, mais des humanistes comme Robin par exemple, des professeurs de base, les mains dans le cambouis, bref tout ce qui n'est pas elle, elle, elle... Que de talent gâché !
Post scriptum : je m'absente pour qq jours, donc si je ne réponds pas ce n'est pas par discourtoisie, mais parce que dans mes Basses- Alpes natales je ne dispose pas d'un ordinateur.

Ecrit par : FGuichard | 30 novembre 2007

Viens de passer une bonne demi-heure à vous lire, Robin, Pendariès, Sybille, etc. Je suis prof (de lettres) depuis 3 ans et, si je vous écoute, ne m'attendent que la dépression ou la démission. Pitié ! Une parole positive et encourageante... Plus je fréquente ce blog, plus je me sens dépité par le discours des plus anciens. De mère instit et de père cheminot (par ailleurs retraité, 56 ans - donc depuis 6 ans ! - avec 2200 euros nets par mois), c'était une fierté pour tout le monde que je devienne prof. Et c'est un bonheur pour moi de faire ce métier. Certes, il faut assumer un loyer de 600 euros et le reste avec 1500 euros par mois, se creuser les méninges tous les jours pour contourner Viala, et se procurer des manuels de grammaire chez les bouquinistes. Mais la situation est-elle à ce point désespérée ??? Même le "projet d'établissement", nouvelle coqueluche administrative, permet d'aller dans le bon sens si les équipes ne perdent pas de vue l'essentiel : dans mon lycée, on a créé pour les secondes des groupes de niveau en maths et en langues, et des groupes resserrés en français (25 élèves maxi) en jonglant avec la DGH (et le proviseur). Vous me direz qu'on aurait pu le faire sans le "conseil pédagogique", mais si ça marche...

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 29 novembre 2007

Il n'y a pas que le salaire dans la vie d'un homme ou d'une femme. Et quand vous signez pour l'EN, vous savez que ce n'est pas pour devenir membre de la classe moyenne +.

Concernant le métier.
Tout dépend, bien entendu, devant quel public vous enseignez. Je veux dire: vous avez sans doute le calme, l'esprit pouvant couler de source (sans avoir à reprendre X ou Y toutes les 4,30 mn), les conditions de travail normales.
MAIS: ce sur quoi je me suis énervé hier, c'est contre le fait que l'EN ne changera pas selon moi. Non pas par vertu nostradamesque; seulement, depuis que j'enseigne: 6 ans maintenant, et que j'enseigne à des élèves ayant derrière eux des années à l'école, depuis la maternelle, il est clair, et c'est un mouvement général (il y a des exceptions) que:
a) la conscience professionnelle (comme dans tous les métiers) est une chose assez rare, - le laisser-aller est bien moins épuisant (je vous dis: gagner la paix dans sa classe en gonflant les notes, en flattant la fainéantise de la plupart, comme des maires achètent la paix sociale dans leurs quartiers en donnant du boulot aux caïds, - ce qui ne fonctionne pas bien entendu), - soyez franc, honnête avec vous-même et vos classes vis à vis de vos exigences (et ça prend énormément de temps pour les corrections: pour ma part, je corrige 2 fois les copies de Français et d'Histoire/Géo. Une première fois pour la première notes avec les fautes, une seconde fois après l'autocorrection par les élèves eux-mêmes. Bien entendu, les points de grammaire, syntaxe, conjugaison, etc. ont été revus entre temps.). Mais le raz-de-marée est tellement fort que vous pouvez y perdre votre slip, - surtout quand vous savez pertinemment que l'élève ne (re)voit jamais ses leçons, ne reprend jamais ses dictées, ne constitue pas sa fiche "Mes fautes d'orthographe" que je leur demande de faire, etc. Donc oui, je comprends que la volonté de bien faire son travail et de raconter n'importe quoi aux classes ("Le Français ça ne compte pas: écrire clairement et penser clairement, et vice-versa, à quoi bon? De toute façon le prof met des notes au-dessus de la moyenne pour cacher la misère réelle; et puis c'est tellement mieux pour l'inspection, et le bahut...").
b) les élèves ont été habitués à ce qu'on leur fasse croire qu'écrire n'importe comment, s'exprimer confusément, permettent quand même (naturellement) d'avoir des notes correctes, voire incroyables vu leur niveau réel sur ces 2 premiers points, et puis, je le répètent: ILS NE BOSSENT PAS. A quoi bon leur proposer une structure (cours bien délimités - ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas de dialogue et de va et vient entre les leçons de grammaire, les dictées, les rédactions...), puisque cela n'est lettres mortes.

J'ai demandé des classeurs avec des intercalaires. Pour bien ranger. Je tombe sur des classeurs véritables foutoirs, où tout est mélangé, avec d'autres matières, des feuilles froissées, etc.

C'est pour cela que: quand le métier devient une recherche de confort, quand vous perdez le sens de SERVICE PUBLIC, que vous recevez des rapports qui sous-entendent que vous êtes un mauvais prof qui n'y comprend rien, quand tout votre travail c'est comme pisser dans un violon, parce qu'être enseignant c'est bosser à deux: vous et la classe, vous pour la classe et l'élève pour lui, que l'on vous dit ou fait entendre: "Tu t'emmerdes pour rien. Laisse faire de toute façon ils n'auront que ce qu'ils méritent après le LP. LMes bons restent bons, les mauvais restent nuls"... Hé bien, vous pouvez avoir les boules, et gueuler sur un blog qu'il y a quelque chose de pourri, non pas que dans l'EN...

Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2007

- soyez franc, honnête avec vous-même et vos classes vis à vis de vos exigences ET CA GROGNE, C'EST MECONTENT (AH MERDE! UN PROF QUI TIENT CE QU'IL DIT...)

Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2007

Donc oui, je comprends que la volonté de bien faire son travail et de raconter n'importe quoi aux classes ("Le Français ça ne compte pas: écrire clairement et penser clairement, et vice-versa, à quoi bon? De toute façon le prof met des notes au-dessus de la moyenne pour cacher la misère réelle; et puis c'est tellement mieux pour l'inspection, et le bahut...") CA NE VA PAS DE PAIR.

Ouh ce matin, j'ai pas de Latin en bouche, et mes propositions ont des problèmes...

Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2007

je le répètE

puisque cela n'est QUE lettres mortes



Trop bon repas arrosé bien hier au soir... HIPS!

Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2007

Bon WE madame Guichard!

Je crains que les réponses à cette situation, ou ne serait-ce qu'un soutien, ne se trouvent dans aucun des dogmes qui sont parfois exposés sur ces pages.

Renter dans le moule, et participer à l'échec d'une civilisation? brrrrrrrrrrrrrrrrrrr

Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2007

RentRer...

Bon mes cours ne vont pas être clairs, je le sens aujourd"'hui

Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2007

dans mon lycée, on a créé pour les secondes des groupes de niveau en maths et en langues, et des groupes resserrés en français (25 élèves maxi) en jonglant avec la DGH (et le proviseur). Vous me direz qu'on aurait pu le faire sans le "conseil pédagogique", mais si ça marche...

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 29 novembre 2007

Je ne sais pas si Rodrigue du Gers se rend bien compte du sens des propos qu'il dépose ici? Il nous dit au fond que peut-être, la "pédagogie" pourrait tout de même être une solution technique, organisationnelle pour gérer dans la fabrique, faute de mieux, et en attendant des jours meilleurs, le travail d'instruction?
Mais bien sûr que toute "innovation pédagogique" peut marcher, pour peu que leurs inventeurs s'impliquent dans sa mise sur le marché, et sa consommation ultérieure par la clientèle...Jusqu'à l'innovation suivante!
Voilà trente ans qu'on (On, le pouvoir) ne cesse pas de nous asséner la certitude qu'enseigner est trop compliqué pour nous, qu'il faut faire le détour des méthodes et des technologies de pointe pour se faire comprendre des élèves. Au point qu'à présent c'est cette certitude qui légifère, qui est destinée à être entendue et comprise. Il y a de l'organisation, voire, de l'auto-organisation et peut être bien n'y-at-il que cela? Quant à l'acquisition du savoir disciplinaire et à ses effets dans la construction de l'identité des nouveaux venus, on peut toujours courir ou s'en remettre au marché privé de la transmission.

Ecrit par : marigot l'intru | 30 novembre 2007

Lu les posts de cadichon (sur l'inexistence de l'opposition) et de carole (sur la passivité des enseignants et leur complicité active/passive dans le processus de dégradation de l'Ecole)
Il y a du vrai dans ce qu'elles disent (écrivent), même si je les soupçonne d'éprouver une sorte de satisfaction maligne à le faire dans ces termes.
Ecrit par : robin | 29 novembre 2007

Je ne vois pas en quoi ces propos "manquent à la charité chrétienne".

Niez-vous que vous n'éprouvez pas une satisfaction maligne quand vous vous réjouisez de l'écrasement de l'opposition par N. Sarkozy avec DSK en orbite et Lang dans un placard doré ?

Moi, ça ne me fait pas rire. Je vis en France et je n'ai pas la double nationalité comme vous.

Aux Etats-Unis, il y a une opposition digne de ce nom et ça me paraît très malsain qu'il n'en soit pas de même en France.

Et je ne comprends pas de quoi vous vous plaignez et de quoi vous avez peur. N. Sarkozy et le RPR détiennent la majorité à l'assemblée et tirent les ficelles de la quasi totalité de la presse écrite et audio-visuelle.

Quel besoin avez-vous de venir insulter et écraser de votre morgue des gens minoritaires qui osent ne pas penser comme vous ?

Et quel besoin a Carole de mettre dans le même panier les professeurs qui ont suivi le courant et ceux qui en sont tombés malades ?

Ecrit par : Robin | 30 novembre 2007

Pendaries, puisque vous êtes par là, c'est où à Séguret, dimanche? Mon assistante voudrait le savoir.

Ecrit par : dobolino | 30 novembre 2007

Robin, il vous reste François Bayrou avec qui vous allez pouvoir refonder l'opposition !

Ecrit par : iPidiblue, nec pluribus impar | 30 novembre 2007

Je vis les mêmes choses que Pendariès, je fais les mêmes constats et ça me désole. Rien ne bouge, ni au sommet, ni à la base de cette énorme machine qu'est l'Education Nationale. Les chefs d'établissements se contentent de faire respecter des règlements et des circulaires absurdes, les collègues perdent leur temps à bâtir des projets dignes du centre aéré, ou à déblatérer sur "comment faire de l'école un lieu de vie".
Travail, niveau: il n'en est point question...

J'aimerais vivre un jour ce que vit Rodrigue.
________
Japhet, BEP ou BAC, c'est la durée qui est une gageure: 3 ans! les élèves ont à peine la patience pour 2 ans d'études!

Ecrit par : Pendariès | 29 novembre 2007

Vrai, malheureusement!
Les élèves se mettent à "travailler" 3 mois avant leurs examens. Avant, on fait de la garderie, du maternage. Alors trois ans de suite avec les mêmes élèves: non merci.

Ecrit par : ProfAnonyme | 30 novembre 2007

"Dites plutôt "le mépris des intellectuels de gauche" car, figurez vous, ma bonne Cadichon, qu'il y a des agriculteurs artisans et ouvriers de gauche. C'est même très courant.
Ecrit par : dobolino | 29 novembre 2007
Alors, selon vous, il n'y aurait pas de paysan ni d'ouvrier ni d'artisan de droite?Eh bien alors, qui donc a voté pour Sarko?


Ecrit par : Cadichon | 30 novembre 2007
Selon moi, rien du tout! Vous avez tort de ne pas être communiste, Cadichon! Vous êtes très douée pour le procès stalinien. Comment avez-vous réussi à lire que j'affirmais qu'il n'y avait pas d'ouvriers de droite? Il m'arrive parfois de me demander si vous n'êtes pas très limitée.
Cadichon, ma bonne, je connais même des chasseurs écolo.

Ecrit par : dobolino | 30 novembre 2007

Faites-le, ça vaut le coup.

Ecrit par : catmano | 29 novembre 2007

Merci, Catmano, merci !
C'est bon de rigoler de bon matin.

Ecrit par : yann | 30 novembre 2007

Prof de LP j ai participé hier à une heure syndicale concernant les Bac Pro 3 ans et le sujet est chaud bouillantissime .Le contraire serait étonnant car,quand meme avant de discuter du fond du problème.de la refonte de l architecture du LP .de sa revalorisation....il faut reconnaitre que sur la forme les maladresses accumulées risquent de couper court à toute réflexion et de braquer profs et élèves.En vrac:

-pourquoi une telle précipitation?
-contours du nouveau Bac Pro mal définis
-que deviennent les BEP?
-suppression de postes,logique comptable,moins de fonctionnaires
-baisse de l offre de formation pour des élè
ves qui en ont pourtant le plus besoin(travailler plus pour se former plus)
-reconversion des PLP
..........

tout y passe .Les peurs les plus irrationnelles prennent le pas
sur la réflexion.Encore une fois la reforme nécessaire commence mal.L absence d informations sérieuses génère incompréhension et opposition.

Personnellement je ne serais pas opposé à une réforme du Bac Pro 3ans mais alors clarifions les choses et exigeons une vrai revalorisation des LP , des formations professionnelles et des metiers manuels et finissons en avec l image du LP ghetto, d élèves recalés orientés par defaut....
Une réforme par le haut !Alors soyons fous et demandons l impossible.

-Bac pro 3ans après la 3ème avec sélection sur dossier plus mention au brevet des collèges(au moins il servira a quelque chose..)

-CAP ou BEP (qu importe le terme)en deux ans pour les élèves qui n iront pas en seconde générale et qui veulent s orienter vers des filières professionnelles courtes

-PASSERELLES:
-après l obtention du CAP ou BEP possibilité pour les meilleurs(dossier+mention) d intégrer la première Bac Pro (bilan:un Bac Pro 4 ans pour les élèves en difficulté au départ mais méritants)

-Enfin:les élèves Bac pro 3 ans passeraient leCAP ou BEP en fin de première et après le Bac intègreraient un BTS ou DUT sur dossier+mention au bac.

-Cerise sur le gateau des BTS pourraient s ouvrir en LP avec des profs de LP.....revalorisation des PLP ,reconnaissance et tout le bazar.Que la vie serait belle,tout le monde voudrait venir en LP profs comme élèves.

Ecrit par : ENJALBERT | 30 novembre 2007

A lire Robin, il semblerait que Cadichon est mis en doutes mes compétences professionnelles? J'avoue n'avoir pas suivie! Ceci dit, ma bonne Cadichon, si vous vous renseignez auprès de mes grands confrères parisiens ou plus simplement de JPB, me semble-t-il, sur mes capacités vétérinaires, vous risquez d'être étonnée et il y a de fortes chances que ceux qui me connaissent déplorent le fait que j'use ici mon énergie au lieu de la déployer au service de ma profession.
Je le déplore aussi mais ainsi va la vie!

Ecrit par : dobolino | 30 novembre 2007

Je trouve assez curieux de voir autant de professeurs insulter leurs élèves sur ce blog !

Je remarque que seule Catmano qui sait ce qu'elle sait, et qui fait ce qu'elle sait faire montre non seulement de la pondération mais aussi un vrai plaisir à son enseignement - dont mon esprit il faut avoir un peu de tenue si l'on veut par son exemple éduquer les autres et donc montrer qu'on estime ceux qui ne sont pas encore vos égaux si on veut les élever à soi.

Ecrit par : iPidiblue et la société des égaux | 30 novembre 2007

Trop bon repas arrosé bien hier au soir... HIPS!

Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2007

Un verre de punch toto/coco, tout est beau ! Deux verres, trois verres...Dix verres, c'est un peu trop !

Ecrit par : Robin | 30 novembre 2007

"dans" à la place de "dont" in mon message précédent.

Ecrit par : iPidiblue correcteur | 30 novembre 2007

"Viens de passer une bonne demi-heure à vous lire, Robin, Pendariès, Sibille, etc. Je suis prof (de lettres) depuis 3 ans et, si je vous écoute, ne m'attendent que la dépression ou la démission. Pitié ! Une parole positive et encourageante... "

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 29 novembre 2007

C'est curieux, serais-je dépressif sans le savoir? Je n'ai pas vraiment l'impression de véhiculer des propos négatifs.
Pas quand je parle des professeurs ou de l'enseignement, en tous cas. Et il faudra effectivement qu'on soit le plus positif possible, pour ne pas se laisser bouffer par le climat de trouille et de repli individuel que tente d'insuffler le petit zébulon dont Cadichon semble de plus en plus fan!
Là, oui, je suis pessimiste et peut-être un peu désespéré. Et quand on voit l'état de la gauche, effectivement, encore plus!

Autrement, Japhet, merci pour votre suggestion concernant un petit recentrage sur des produits réconfortants...
Je suggère un petit verre de "Lagavulin", pour rester dans des produits (à peu près) abordables.
Mais, autrement, un bon sauvignon de ma région fera parfaitement l'affaire! :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 novembre 2007

Robin, il vous reste François Bayrou avec qui vous allez pouvoir refonder l'opposition !

Ecrit par : iPidiblue, nec pluribus impar | 30 novembre 2007

Et pourquoi pas ? En politique, tout est possible.

Souvenez-vous de Jacques Chirac éclatant de rire à l'idée d'une possible cohabitation avec la Gauche; trois mois après, il était obligé de gouverner avec Jospin.

J'ai à l'esprit une phrase du général de Gaulle écrite pendant la guerre qui dit à peu près ceci :

"Et il peut arriver qu'un choix moral et désintéressé puisse être aussi un bon calcul politique." (je n'ai pas la citation sous la main ici, je vous la chercherai ; il parlait évidemment de la Résistance. Personne n'en donnait cher en 42 de la Résistance et pourtant !).

Vous oubliez aussi...le "panache" (demandez à JPB de vous expliquer, c'est un spécialiste du personnage). Tiens, dites-moi donc de qui il s'agit !

Pourquoi dites-vous que les professeurs ici vous insultent ? Personne ne vous insulte. J'ai eu des élèves comme vous. Au début, ça fait des étincelles et après le courant passe...On finit par trouver un "modus vivendi"...Bien obligé !

Ecrit par : Robin | 30 novembre 2007

Robin soit vous lisez mal, soit vous faites de l'humour à mes dépens ! Levez l'équivoque je suis sur le gril, suis-je revenu en enfance sans m'en rendre compte (on appelle cela le gâtisme) ou bien est-ce que tout le monde ou presque est votre élève potentiel dans votre esprit et alors le gâtisme n'est plus de mon côté !

Ecrit par : iPidiblue et encore quelques dents | 30 novembre 2007

A lire Robin, il semblerait que Cadichon est mis en doutes

Ecrit par : dobolino | 30 novembre 2007
ait mis en doute, toutes mes excuses.

Ecrit par : dobolino | 30 novembre 2007

Sur le fond je peux quand même vous donner mon sentiment de citoyen, le blog de Jean-Paul Brighelli ne donne pas une idée très positive du corps enseignant - hors quelques exceptions comme Catmano - on voit soit des gens fatigués comme vous qui attendent leur retraite - "putain deux ans!" comme faisaient dire les guignols en 1993 à Chirac - soit des trentenaires qui cherchent à passer une thèse afin de se sortir du lycée professionnel mais qui n'ont visiblement pas le niveau !

Se croire au-dessus de sa situation c'est quand même la pire des positions et l'on comprend que cela suscite un rejet des élèves devant des professeurs si mal à l'aise dans leur statut !

Je croyais que l'idée de JP Brighelli c'était la critique de certaines méthodes récemment introduites et je me rends compte que son blog est un défouloir à rancoeurs et une espèce de salle de profs bis où l'on se repasse la dernière de l'élève Toto en en faisant des gorges chaudes !

Ecrit par : iPidiblue et l'activisme brighellien | 30 novembre 2007

Cadichon est une femme intelligente, mais tellement persuadée d'avoir raison, toujours partout et en tous lieux, qu'elle en devient effrayante, et blessante surtout :

Ecrit par : FGuichard | 30 novembre 2007

Est-ce le fait d'un être intelligent d'être persuadé d'avoir toujours raison? Je me demande si vous ne confondez pas érudition et intelligence?

Ecrit par : dobolino | 30 novembre 2007

1)"J'ai demandé des classeurs avec des intercalaires. Pour bien ranger." Méthode Boscher, bien pratique si elle est 'correctement' appliqué, sinon attention.... àmha

2)"Je tombe sur des classeurs véritables foutoirs, où tout est mélangé, avec d'autres matières, des feuilles froissées, etc."
Méthode de MERDE, un grand classique, demande un énorme effort de mémoire... Ca peut marcher .. il paraît ... Meirieu le dit... :ange:


TU NE PASSES PAS DU 2 AU 1 SANS ÊTRE PRéALABLEMENT PASSé PAR :
"Lire avec Léo &L;éa " Edition Belin 18€ pochir tritri bien faite.
:ange:

Ecrit par : toto | 30 novembre 2007

Je trouve assez curieux de voir autant de professeurs insulter leurs élèves sur ce blog !

J'ai cru que vous parliez de vous, mais déréchef, je n'ai rien lu d'insultant envers les élèves sur ce blog.

Vous faites quoi au juste dans la vie ?

Ecrit par : Robin | 30 novembre 2007

Oui évidemment si je disais à mes clients ce que vous dites de vos élèves, ils m'enverraient promener et ils auraient raison !

Ecrit par : iPidiblue et le respect du client | 30 novembre 2007

Oui évidemment si je disais à mes clients ce que vous dites de vos élèves, ils m'enverraient promener et ils auraient raison !

Ecrit par : iPidiblue et le respect du client | 30 novembre 2007

Mais, si vous disiez DE vos clients, et vous le dites, ce qu'ils disent DE leurs élèves, vos clients ne le sauraient pas.

Ecrit par : dobolino | 30 novembre 2007

Rien compris Dobolino !

Au fait vous revoyez votre néo-naze ?

Ecrit par : iPidiblue | 30 novembre 2007

Oui évidemment si je disais à mes clients ce que vous dites de vos élèves, ils m'enverraient promener et ils auraient raison !

Ecrit par : iPidiblue et le respect du client | 30 novembre 2007

Mais, si vous disiez DE vos clients, et vous le dites, ce qu'ils disent DE leurs élèves, vos clients ne le sauraient pas.

Ecrit par : dobolino | 30 novembre 2007

Rien compris Dobolino !

Ecrit par : iPidiblue | 30 novembre 2007

Confusions au niveau des "mots-outils" ? Difficultés de lecture fine ? Serait-ce des séquelles de la méthode globale ?

Ecrit par : catmano | 30 novembre 2007

Dire à quelqu'un qu'il est stupide, c'est, en le regardant en face, lui dire :"tu es un stupide!", dire de quelqu'un qu'il est stupide, c'est dire, en son absence, à un interlocuteur: "il est stupide".
Compris, pidiblue?

Ecrit par : dobolino | 30 novembre 2007

Il me semble - je crois que sinon on rentre dans un dialogue de sourds - qu'un professeur qui méprise ses élèves x heures par semaine, cela se ressent !
Les élèves ne sont pas si stupides qu'on le dit ! J'ai déjà dit à Jean-Paul Brighelli que contrairement à ce qu'il croit les crétins sortis de la fabrique ne le restent pas forcément tout le long de leur vie ...

Catmano, je ne crois pas avoir appris la lecture avec la méthode globale mais bon ! je maintiens que la phrase de Dobolino est équivoque, si vous ne voyez pas pourquoi tant pis ...

Ecrit par : iPidiblue lecteur à ses heures perdues | 30 novembre 2007

"Et pourquoi pas ? En politique, tout est possible."

Ecrit par : Robin | 30 novembre 2007

Avez-vous entendu ça aux infos, ce matin? Avant la présidentielle, (ou entre les deux tours, j'étais encore dans les brumes, j'ai mal entendu, c'était tôt...), Royal aurait arrangé un rendez-vous avec Bayrou pour lui proposer d'être son premier ministre en cas de victoire... Et ce dernier lui aurait posé un lapin au dernier moment... Un peu tôt, (ou tard), pour un poisson d'avril, non?

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 novembre 2007

@Robin, à propos de hannetons.

Ce n'est pas un poème mais une chanson, de Frédérik Mey, chanteur qui semble franco-allemand et dispose d'un site internet (http://www.reinhard-mey.de/fr/).

La chanson finit comme ça :

"Tant de questions sont pressantes, mais j'écris en conclusion,
Sur une feuille de hêtre, un requiem pour hannetons.
Pourquoi dédaignent-ils le parking comme quartier d'hiver,
Et même le vieux chêne ayant résisté aux bulldozers ?
Si cela me préoccupe tant, c'est peut-être en raison
De tout ce que j'ai appris jadis avec ces compagnons.
Et si leur départ m'angoisse, c'est peut-être que je crois
Que les hannetons ne nous précèdent que d'un petit pas.
(...)"

Ecrit par : Blugu | 30 novembre 2007

Pendaries, puisque vous êtes par là, c'est où à Séguret, dimanche? Mon assistante voudrait le savoir.

Ecrit par : dobolino | 30 novembre 2007

Je n'étais plus ici, mais en train d'aller en cours, je suppose. Voici les indications pour trouver Séguret.

http://www.viamichelin.fr/viamichelin/fra/dyn/controller/mapPerformPage?ie=utf-8&strArrivalDate;=&strDepartureDate;=&strPersons;=2&strCountry;=1424&strAddress;=&strMerged;=seguret&x;=0&y;=0#locid=31NDJ5cXIxMGNORFF1TWpBM053PT1jTlM0d01qSXpOQT09

Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2007

Merci pour le lien Blugu !

Ecrit par : Robin | 30 novembre 2007

-Bac pro 3ans après la 3ème avec sélection sur dossier plus mention au brevet des collèges(au moins il servira a quelque chose..)

Ecrit par : ENJALBERT | 30 novembre 200

Vous n'y pensez pas! Voyons, où iraientils, les recalés? En lycée général ou technique??
N'oublions jamais que les collègues du collège débarrassent leurs collègues du lycée général ou technque des énergumènes en les envoyant au LP!

Si les LP deviennent un lieu d'excellence, mais quelle tronche vont tirer les enseignants des lycées général et technique! A recevoir les perturbateurs et le fainéasses!

Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2007

Une nouveauté, ou plutôt deux dans notre collège. Désormais, en conseil de classe, les professeurs principaux ne feront plus le tour de table pour demander aux professeurs leur avis sur la classe. Motif: ces avis sont le plus souvent négatifs et répétitifs. Ensuite, les parents ont accès par internet, directement aux bulletins de notes, au bédeuzi, au carnet de compétences, aux absences des professeurs, aux évènements de la "vie" scolaire" etc. Ce n'est plus l'ouverture de l'école sur la vie, c'est la vie qui envahit "l'espace pédagogique" et en expulse la parole et la pensée.

Ecrit par : buntovchik | 30 novembre 2007

Une nouveauté, ou plutôt deux dans notre collège. Désormais, en conseil de classe, les professeurs principaux ne feront plus le tour de table pour demander aux professeurs leur avis sur la classe. Motif: ces avis sont le plus souvent négatifs et répétitifs. Ensuite, les parents ont accès par internet, directement aux bulletins de notes, au bédeuzi, au carnet de compétences, aux absences des professeurs, aux évènements de la "vie" scolaire" etc. Ce n'est plus l'ouverture de l'école sur la vie, c'est la vie qui envahit "l'espace pédagogique" et en expulse la parole et la pensée.

Ecrit par : buntovchik | 30 novembre 2007

C'est aussi: Bonjour, on vous observe, gens professorante!

Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2007

Avez-vous entendu ça aux infos, ce matin? Avant la présidentielle, (ou entre les deux tours, j'étais encore dans les brumes, j'ai mal entendu, c'était tôt...), Royal aurait arrangé un rendez-vous avec Bayrou pour lui proposer d'être son premier ministre en cas de victoire... Et ce dernier lui aurait posé un lapin au dernier moment... Un peu tôt, (ou tard), pour un poisson d'avril, non?

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 novembre 2007

Je l'ai entendu moi aussi à la télévision hier ou avant hier. Ca n'intéresse pas François Bayrou d'être premier ministre, quelle que soit la couleur et le sexe du (de la) président (e).

Ecrit par : Robin | 30 novembre 2007

François Bayrou confirme, interrogé par Marianne, les propos de Ségolène Royal ...

Ce qui est sûr Christophe Sibille, c'est qu'on ne refera pas le passé !
Quant à l'avenir rien n'est moins certain qu'un accord entre François Bayrou et le PS, ni d'ailleurs avec des gens de gauche (hormis Jacques Delors chrétien comme lui, je ne me souviens pas qu'il ait jamais montré la moindre accointance avec ce milieu).

A ma connaissance F.Bayrou est quelqu'un d'extrêmement conservateur, un catholique de province fervent, un mari appliqué, un père de famille nombreuse, il a toutes les qualités possibles et tous les défauts que cela suppose en retour !

Par exemple je me souviens des propos très durs, sectaires disons le mot, qu'il répétait en petit comité, lors des manifestations pro-Pacs !
Il paraît qu'il a changé ... je demande à voir !

Ecrit par : iPidiblue royaliste ? | 30 novembre 2007

Motif: ces avis sont le plus souvent négatifs et répétitifs. Ensuite, les parents ont accès par internet, directement aux bulletins de notes, au bédeuzi, au carnet de compétences, aux absences des professeurs, aux évènements de la "vie" scolaire" etc. Ce n'est plus l'ouverture de l'école sur la vie, c'est la vie qui envahit "l'espace pédagogique" et en expulse la parole et la pensée.

Ecrit par : buntovchik | 30 novembre 2007

Alain Finkelkraut n'a pas tort de demander à ce que l'on "débranche l'école".

La technique n'est pas un simple instrument au service d'un sujet éternel et abstrait ; elle modifie profondément notre rapport au monde, à nous-mêmes et aux autres (cf. les analyses de M. Heidegger et de J.Habermas).

L'introduction des ordinateurs à l'école n'est évidemment pas neutre et il n'est pas étonnant que les machines réduisent le peu d'espace de parole et de liberté dont disposaient les hommes.

La technique efface la conscience et la conscience s'efface devant la technique.

Ecrit par : Robin | 30 novembre 2007

Il paraît qu'il a changé ... je demande à voir !

Ecrit par : iPidiblue royaliste ? | 30 novembre 2007

Oui il a changé, en tout cas sur le PACS

Ecrit par : Robin | 30 novembre 2007

Je ne vous suis pas Robin ... de quelle conscience parlez-vous ? de la conscience religieuse ? Je me souviens de ces dictons souvent répété aux futurs prêtres, "allez et la foi viendra", ou "priez et le reste vous sera donné de surcroit", "faites les gestes et le reste suivra" !
D'abord la technique religieuse et la conscience sera entraînée automatiquement !
Quant à la liberté vous me la baillerez belle ...

Ecrit par : iPidiblue et la technique dans les écoles | 30 novembre 2007

Non, l’enseignement en LP n'est pas foutu. Voici un extrait de la note véridique que les professeurs ont reçue dans leurs casiers. Vous remarquerez que l’adjectif citoyen veut dire tout autre chose que ce qu'on entend dans le sens commun. Enfin par là, on n’entend pas grand-chose...

LPXXX
Pour le comité d’environnement
Le Proviseur-Adjoint
A La communauté scolaire.

Objet : Action propreté des salles de classe.

Nous vous proposons aujourd’hui une autre action : propreté des salles de classe.

L’objectif est de sensibiliser les élèves et les professeurs à l’importance du respect des lieux dans lesquels tous passent au moins 30 semaines dans l’année.
Cette opération est une démarche citoyenne, il ne s’agit pas d’une punition. Les professeurs principaux et les professeurs concernés expliqueront cette démarche aux élèves.

Concrètement : entre le mercredi XXX et le samedi XXX chaque classe consacrera 1 h de cours à nettoyer une salle (cf. planning).
Le matériel sera fourni par le lycée :
1 seau avec des éponges, des chiffons et du nettoyant ménager pour nettoyer les plinthes, les taches aux murs, les vitres ;
du produit nettoyant pour les tags, (à n’utiliser que pour les tables, produit cher !) ;
des feuilles de papier verre pour enlever les tags sur les dos des chaises ;
des spatules pour enlever les chewing-gums sous les tables ;
quelques paires de gant.
Un agent viendra en début de séance apporter le matériel nécessaire.
Si vous n’êtes pas concernés par le planning et que vous souhaitez apporter votre contribution en participant avec la classe de votre choix, vous êtes les bienvenus.
L’équipe de direction, le comité d’environnement vous remercient de votre précieuse collaboration.

Ecrit par : LaRiba | 30 novembre 2007

La technique efface la conscience et la conscience s'efface devant la technique.

Ecrit par : Robin | 30 novembre 2007

Connaissez-vous Jacques Ellul et sa critique de la société technicienne ? Votre phrase m'y fait penser.

"Et l'on aborde ici l'essentiel de sa pensée : la technique, c'est à dire la recherche du moyen absolument le plus efficace dans tous les domaines, constitue la clé de notre modernité. En substance, l'homme croit se servir de la Technique et c'est lui qui la sert." relève Patrick Chastenet à son propos sur un site qui lui est consacré.

Ecrit par : lucile | 30 novembre 2007

Voici les indications pour trouver Séguret.


Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2007

Séguret, ça va, elle sait y aller vu qu'elle y a plein de copains! Je voulais dire, c'est chez qui, où, en quel lieu, à Séguret.

Ecrit par : dobolino | 30 novembre 2007

Voici les indications pour trouver Séguret.


Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2007

Séguret, ça va, elle sait y aller vu qu'elle y a plein de copains! Je voulais dire, c'est chez qui, où, en quel lieu, à Séguret.

Ecrit par : dobolino | 30 novembre 2007

Je vous envoie ça par courriel maintenant

Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2007

"À ce jour, j’attends encore que l’on me présente un enseignant de LP désireux d’aller enseigner en Sixième"

et bien je me présente. Je suis PLP maths-sciences et je serais absolument ravie que l'on me propose un poste, bivalent ou non en collège. Cela me confronterais à un public différent, et me permettrait d'appréhender autrement mes enseignement de LEP. En étant passée par le collège, cad là d'où viennent les elèves de LEP, je pense que mes cours seraient bien plus pertinents !

Ecrit par : et si, ca existe! | 30 novembre 2007

Vous n'y pensez pas! Voyons, où iraientils, les recalés? En lycée général ou technique??

ecrit par Pendaries.

Désolé mais je pensais avoir été clair.Les recalés du bac pro 3ans iraient tout simplement en CAP (ouBEP) puis en bac pro pour les + meritants.

Ecrit par : ENJALBERT | 30 novembre 2007

D'abord la technique religieuse et la conscience sera entraînée automatiquement !
Quant à la liberté vous me la baillerez belle ...

Ecrit par : iPidiblue et la technique dans les écoles | 30 novembre 2007

Non, pas la conscience religieuse, la conscience tout court, c'est-à-dire la possibilité de définir soi-même le but de ses actes, ce qui est aussi une définition possible de la liberté : "l'important, c'est de savoir pourquoi ils font ce qu'ils font" (Platon).

Si l'on suit le raisonnement de Jacques Ellul cité par Lucile, la technique a tendance à fixer ses propres normes, à savoir la recherche du moyen le plus efficace (exemple de Buntovchik : pourquoi commencer le conseil de classe par un tour de table puisque les parents savent déjà, grâce à l'ordinateur, ce que les professeurs vont dire ?) : quel est le gain ? efficacité maximum, économie de temps mais quelle est la perte (inaperçue) : tout se passe comme si la machine (la technique) décidait à la place des hommes ce qui est bon pour eux (le meilleur, le bien)

Il ne s'agit pas de supprimer la technique, de revenir en arrière, mais d'équilibrer la technique par un surcroît de conscience en lui imposant nos propres fins au lieu de nous laisser imposer ses fins à elles. On peut appeler cela aussi le primat de l'éthique ou le refus de l'idôlatrie.

Pour en revenir au fil du blog, les lycées profesionnels, il faut discuter de ce problème avec les élèves de LP car ils sont peut-être plus exposés que d'autres à se laisser déposséder par la technique.

Ecrit par : Robin | 30 novembre 2007

Mais pourquoi vouloir à tout prix mener 80% d'une génération au bac? Si un BEP suffit pour être un bon électricien, c'est pas la peine de faire perdre du temps aux élèves.

Qu'est-ce que le niveau Bac pro apporte de plus de toute manière? Les élèves bacheliers qui trouvent du travail sont employés aux mêmes tâches, aux mêmes salaires que des BEP (dans le tertiaire en tout cas). Seule la minorité qui parvient à passer un BTS s'en sort mieux (cf les enquêtes IVA- Insertion dans la Vie Active)

Cette réforme arrange les bons élèves. Le problème, c'est qu'il n'y en a pas beaucoup dans mes classes. Mais c'est peut-être un problème d'académie... Ailleurs, ça se passe mieux?
Le ministère pleure sur le fait que seuls 39% des élèves entrants en BEP arrivent jusqu'au bac pro (en 4 ans)
Dans les LP tertiaires, ça ne va rien changer, juste amplifier l'échec de ceux qui y atterrissent.

Ecrit par : ProfAnonyme | 30 novembre 2007

euh... "entrant en BEP"

Ecrit par : ProfAnonyme | 30 novembre 2007

Nous vous proposons aujourd’hui une autre action : propreté des salles de classe.

Transmis par : LaRiba

Il y a près de dix ans, ça se pratiquait dans mon lycée ("général et technologique", comme ils disaient). Aussi étonnant que cela paraisse, les élèves adoraient et mettaient du cœur à l'ouvrage !

Ecrit par : Moot | 30 novembre 2007

"À ce jour, j’attends encore que l’on me présente un enseignant de LP désireux d’aller enseigner en Sixième"

et bien je me présente. Je suis PLP maths-sciences et je serais absolument ravie que l'on me propose un poste, bivalent ou non en collège. Cela me confronterais à un public différent, et me permettrait d'appréhender autrement mes enseignement de LEP. En étant passée par le collège, cad là d'où viennent les elèves de LEP, je pense que mes cours seraient bien plus pertinents !

Ecrit par : et si, ca existe! | 30 novembre 2007

C'est que vous y resteriez au collège, ce serait votre poste à vous, avec la réforme. Pas de possibilité de revenir à la case LP.

Brrrrr des pré-ados et des ados de 14 ans!

Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2007

Vous n'y pensez pas! Voyons, où iraientils, les recalés? En lycée général ou technique??

ecrit par Pendaries.

Désolé mais je pensais avoir été clair.Les recalés du bac pro 3ans iraient tout simplement en CAP (ouBEP) puis en bac pro pour les + meritants.

Ecrit par : ENJALBERT | 30 novembre 2007

Les BEP et ensuite les CAP vont disparaître des LP....

Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2007

ENJALBERT, à quelques détails près je ne suis pas loin de penser comme vous.
On ne sait jamais : "Une réforme par le haut ! Alors soyons fous et demandons l'impossible."

Cependant la vraie question c'est : quelle différence entre bac STI (à rénover) et bac pro ? Et même, le lycée technique a-t-il encore un sens dans un tel contexte ?

C'est un gros pb ... avec d'étranges conséquences :
Si on supprime le LT, les profs de LT deviennent PLP ? Seront-ils alors polyvalents et sur quelle base ?

Si on intègre les LP dans les LT (votre proposition avec le passage en BTS des PLP), les PLP restent-ils polyvalents ? Les PLP d'enseignement généraux participent-ils aux même mouvement que les certifiés ?

Pas de pb salarial puisque (sauf erreur ?) même grille PLP/certifiés.
Restent de GROS pb de sensibilité (et ... de susceptibilité) des uns et des autres ...
Je pressents des batailles de couloir homériques à la FEN.

Ecrit par : Zorglub | 30 novembre 2007

Cette réforme arrange les bons élèves. Le problème, c'est qu'il n'y en a pas beaucoup dans mes classes. Mais c'est peut-être un problème d'académie... Ailleurs, ça se passe mieux?

Profanonyme

Se passer mieux, du point de vue de l'absence de violence, sans doute; mais le niveau est bas, bas, bas, il n'y a que les filières d'excellence qui ont quelque chose dans le ventre (joaillerie, multimedia, etc.).

Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2007

Mais une bonne fois pour toutes qui va nous définir ce que c'est que la technique ?

Un peu de grec que diable (qui se trouve dans les détails), tekhné veut dire savoir-faire !

http://medias.hachette-education.com/media/contenuNumerique/029/1363898013.PDF

Vous voulez plus de savoir pour plus de faire, parfait !
Mais ne cherchez pas à supprimer l'un ou l'autre.

Ecrit par : iPidiblue technicien de blog | 30 novembre 2007

"Sur le fond je peux quand même vous donner mon sentiment de citoyen, le blog de Jean-Paul Brighelli ne donne pas une idée très positive du corps enseignant - hors quelques exceptions comme Catmano - on voit soit des gens fatigués comme vous qui attendent leur retraite –
Ecrit par : iPidiblue et l'activisme brighellien | 30 novembre 2007"

A ma décharge, il est beaucoup plus facile d’être positif quand on est au début de la chaîne. Même si de temps en temps, il m’est donné de hurler intérieurement contre les collègues de maternelle ou les parents qui ont envoyé les élèves que je reçois droit dans le mur, cela ne porte généralement que sur des broutilles que je peux aisément corriger.
En plus, à cet âge-là, ils oublient vite et il suffit généralement de dire : « Vous savez, c’est parce que vous étiez trop petits que la maîtresse vous faisait faire cela, mais maintenant que vous êtes grands (si en plus, je rajoute beaux et forts, ça marche encore mieux), il ne faut plus le faire, vous passeriez pour des bébés. » pour qu’ils fassent tout ce qu’ils peuvent pour rectifier le tir.
C’est ainsi que chaque année, mes deux ou trois petits « cinq ans » qui étaient assez mûrs l’année précédente pour « tirer un léger profit » des exercices de lecture de prénoms doivent chasser de leur esprit que tout mot commençant par C se lit forcément Chloé et que la lettre V en début de mot est un signe indubitable que le mot en question est vendredi.
Je bagarre aussi régulièrement contre tous ceux qui sont persuadés que « le 3 », c’est le majeur de la main gauche et que « le 10 », c’est l’auriculaire de la main droite, que 13 se lit vingt-trois et qu’il est nécessaire d’avoir sous les yeux une file numérique pour savoir écrire ou énoncer le suivant de 25.
Je hurle encore plus fort, toujours dans mon for intérieur, quand je vois que l’énergie et le temps gaspillés pour mettre en place tout ce galimatias de « compétences en cours d’acquisition » ont en revanche compromis l’acquisition sûre et affirmée de « vraies compétences de maternelle », quand je reçois des élèves qui ne savent pas tenir un crayon ou une paire de ciseaux, ni a fortiori représenter la réalité par un dessin simple, qui bousculent et marchent, au vrai sens du terme, sur leurs camarades sans même s’en rendre compte, qui n’ont pas pris l’habitude de lever le doigt et d’attendre qu’on leur donne la parole, qui n’ont aucune idée du fait que la maîtresse en sait un tout petit peu plus qu’eux dans certains domaines, qu’ils peuvent lui demander de l’aide ou même écouter ce qu’elle dit pour obtenir des lumières sur tel ou tel sujet.
Il m’arrive aussi de pester contre ceux qui m’ont précédée lorsque je reçois dans ma classe, à l’issue du CP ou en cours de CE1, des gamins qui ne savent toujours pas déchiffrer, qui ont bâti des systèmes de tracés loufoques pour recopier lettre à lettre le modèle d’écriture ou l’exercice de grammaire que je leur donne, qui ne savent toujours pas (compétence toujours en cours d’acquisition ?) que l’on n’a plus besoin d’une file numérique pour trouver le nombre précédent ou suivant d’un nombre donné dès lors qu’on vous a expliqué le système de numération décimale, qu’ajouter ou retrancher 1 ou 10, c’est bête comme chou et que, théoriquement, à sept ans et demi, on n’a plus besoin de dégainer ses doigts pour trouver le résultat.
Surtout quand je me rends compte que ce n’est pas pour cela que les acquis qui auraient déjà dû être mis en place en maternelle sont installés. Attention, concentration, transfert des connaissances, méthodologie, compréhension des consignes, « citoyenneté », toutes ces compétences transversales, dont on fait grand cas, ne sont pas plus assurées pour autant.
C’est pourquoi je comprends les collègues de secondaire lorsqu’ils hurlent à la mort devant leur bande d’ « ignorants doublés d’incompétents transversaux ». Et je me rends compte à quel point leur tâche est difficile lorsque je la compare à la mienne.
Mes petits nouveaux, ceux qui arrivent en cours de cycle, me donnent toujours plus de fil à retordre que ceux que je reçois au début du cycle des apprentissages fondamentaux car je dois leur faire récupérer leur retard tout en assurant l’ensemble du programme.
C’est ce que constate aussi ma collègue de CE2/CM1/CM2 lorsqu’elle reçoit un élève sachant tout juste ânonner un texte, gribouiller quelques lignes bourrées de fautes et qui a toutes les peines du monde à faire une addition, une soustraction ou une multiplication à un chiffre sans pour autant être plus compétent que nos élèves dans le rangement du classeur, la consultation d’un document sur internet ou la participation à un débat institutionnel.
J’imagine sans peine ce que doit être la tâche de Pendariès avec ses lycéens, toujours aussi persuadés que mes bambins de cinq ans qu’ils savent tout et que ce qu’ils ne savent pas, c’est uniquement parce que ce n’est ni intéressant ni important, qui, au cours de leurs quinze années de cours de méthodologie sur le rangement du classeur, ont toujours été « en cours d’acquisition » à l’évaluation, alors qu’il aurait suffi d’attendre le CM2 ou le collège pour leur expliquer en deux coups de cuiller à pot comment on se sert des intercalaires, de la même façon qu’il suffirait de quelques mois à cheval sur la GS et le CP pour développer les compétences de lecteur si l’on n’avait pas fichu la tête des bambins à l’envers à ce sujet dès leur entrée en maternelle.

Ecrit par : catmano | 30 novembre 2007

La propreté du plan de travail est un pré-requis pour toute tâche qui comporte une partie manuelle.

Ecrit par : iPidiblue propre sur lui | 30 novembre 2007

Penda, à la place de :
1) Vous vous êtes tous fait BAISER

tu peux essayer ça :

1) « Vous savez, c’est parce que vous étiez trop petits que la maîtresse vous faisait faire cela, mais maintenant que vous êtes grands (si en plus, je rajoute beaux et forts, ça marche encore mieux), il ne faut plus le faire, vous passeriez pour des bébés. »

"Lire avec Léo &L;éa" Edition Belin 18 € po chir tritri bien faite
:ange:

Ecrit par : toto | 30 novembre 2007

Les BEP et ensuite les CAP vont disparaître des LP....
Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2007

Oui (pour les BEP) et non (pour les CAP) dans l'idée actuelle.
On conserve les CAP pour caser les fauves sortant de 3ème. On trouve des super-héros pour y enseigner (chuis pas volontaire).

Les moins mauvais (et quelques pas mauvais du tout dans l'hypothèse optimiste) entrent en bac pro 3 ans.
Ils passent tous en cours de cycle un "BEP arrangement" histoire de satisfaire aux conventions collectives et d'éviter qu'ils ne sortent sans diplôme pour ceux qui ne réussissent pas le bac pro.

A nouveau, je ne connais rien aux pb du tertiaire ...

Ecrit par : Zorglub | 30 novembre 2007

Il n'y a que les grands intellectuels qui peuvent se permettre d'avoir un plan de travail dégueulasse - passez-moi le mot - et des ongles de dix centimètres de long comme Gilles Deleuze !

Ecrit par : iPidiblue et le fourbi des grands génies | 30 novembre 2007

S'cusez, iPidiblue, vous avez oublié de répondre à une question qui vous a été posée.
Quelle est votre profession ?

Ecrit par : Zorglub | 30 novembre 2007

Zorglub si je vous le disais vous n'en reviendriez pas !

Ecrit par : iPidibulle aussi | 30 novembre 2007

Robin,
Ne sont pas dans le même panier les profs shoutés par les pédagos et les autres.
En ce qui concerne les profs malades, je me garderai de porter un jugement.
Robin, si vous avez été malade (dont la cause était l'école), je pense à vous lire, que vous êtes un prof, comme Christophe, Jean, Pendariès où votre choix EST d'instruire sérieusement. Mais en parallèle, i y a eu votre fils (vous comprendrez). Enseigner dans une classe et être sûr de ces compétences, ok, mais quand nos propres enfants sont au coeur de ce système pitoyable, les dégâts sont plus difficiles à accepter.

Par ailleurs, je n'ai pas lu que Cadichon mettait en doute les compétences professionnelles de Dobolino.

Ecrit par : Carole | 30 novembre 2007

Laissez tomber, Catmano, aux yeux d'ipidiblue, vexé quand il avait 13 ans par une de ses profs qui l'a traité de "fumiste", nous passerons tous pour des bourreaux, des merdes assises sur leur faux tas d'or, quand nous souhaitons juste pour nos élèves le meilleur de l'enseignement.

Cet homme sentimentalise. Et nous la joue Zarathoustra descendu de sa montagne.

Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2007

Mais qui ne touche pas terre, bien sûr, c'est tellement dégueulasse...

Il n'avait qu'à être prof s'il se sent si utile pour sauver le monde de la sale engeance des profs!

L'idée de répondre à quelqu'un qui nous méprise tous me dépasse.

C'est comme serrer la main à un neo-naz.

Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2007

Ipidiblue, juste, il me semblerait correct d'être plus précis ...
Vous intervenez fort régulièrement en ces lieux avec des avis circonstanciés sur le système éducatif.

Loin de moi l'idée de penser que seuls les enseignants sont habilités à émettre une opinion sur l’EN !
Mais, il me semblerait intéressant (voire courtois) pour mieux éclairer vos propos de nous dire d'où vous observez le microcosme ...

Quant à ne pas en revenir, vous surestimez ma capacité d'étonnement. Après 20 ans de pratique du système scolaire, plus rien ne surprend !

Ecrit par : Zorglub | 30 novembre 2007

Mettons que je profitais de son intervention pour dire ce que j'avais à dire. Si j'ai bien compris, la réponse est : "Cucul, gnan-gnan..."
Que voulez-vous, les gosses de six ans sont cuculs, gnangans ! On l'a beaucoup oublié ces vingt dernières années, c'est peut-être d'ailleurs pour cela qu'ils n'arrivent plus à bien grandir.

Ecrit par : catmano | 30 novembre 2007

Je ne dis pas qu'il est un neo-naz (on sait jamais avec les procès maintenant); mais: saluer l'adversaire, voire l'ennemi. Donc l'estimer, en lui accordant un geste.

Zorglub, il suffit de faire défiler les pages de son blog pour se rendre compte de qui il peut être. Et de ce dont il peut être capable. Et du vide... C'est un gloseur.

Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2007

Mettons que je profitais de son intervention pour dire ce que j'avais à dire. Si j'ai bien compris, la réponse est : "Cucul, gnan-gnan..."

Catmano

Et d'un pompeux ma chère; des maximes qui se veulent radicales... et qui ne sont pas grand chose à les creuser. Enfin, comme il n'y a pas d'épaisseur... Ces gens me sortent pas les yeux - qui se destinent à être des Statue du Commandeur. Mince, qu'ils fassent une bonne psychanalyse, ou qu'ils se taisent, car ils n'ont rien à dire vraiment.
Pas de monde intérieur, juste du commentaire.

Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2007

Et pas la main dans le cambouis. Et, Ô révélation, je sais pourquoi ce pseudo m'insupporte autant, il me fait penser à mes inspecteurs académiques: même aplomb. Même esprit pseudo-décalé et professoral (mais dans le plus mauvais sens du terme).

Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2007

Chuis pas fort j'ai pas trouvé avec google ...
Faites un peu de pub pour son site Pendariès afin que je me rende compte !

Ecrit par : Zorglub | 30 novembre 2007

StatueS

Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2007

Pour Zorglub :

Mon tel 0147515159

Mon e-mail driout@club-internet.fr

Je n'ai rien à cacher et vous ?

Ecrit par : iPidiblue dans l'annuaire | 30 novembre 2007

Chuis pas fort j'ai pas trouvé avec google ...
Faites un peu de pub pour son site Pendariès afin que je me rende compte !

Ecrit par : Zorglub | 30 novembre 2007

Envoyez moi un message sur [email protected], je vous donnerai l'adresse; je n'ai pas envie de lui faire de la pub sur le blog de JPB. Dont il pense pis que pendre d'ailleurs.

Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2007

ecrit par zorglub

" On conserve les CAP pour caser les fauves sortant de 3ème. On trouve des super-héros pour y enseigner (chuis pas volontaire)."

Quel mépris pour ces élèves qui ne sont pas nés "fauves"mais qui peut etre le sont devenus par la faute d un collège unique dans lequel ils n ont pas trouve leur place.Tout se paye un jour.Voyez les banlieues...Je n ose pas remonter au primaire on en a suffisamment parler sur ce blog .

Ecrit par : ENJALBERT | 30 novembre 2007

Ouarf! Ouarf! Ouarf! L'argument!!!! On dirait de l'autofiction!!!! Ouarf ouarf ouarf

Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2007

Quel mépris pour ces élèves qui ne sont pas nés "fauves"mais qui peut etre le sont devenus par la faute d un collège unique dans lequel ils n ont pas trouve leur place.

Ecrit par : ENJALBERT | 30 novembre 2007

Venez tenir dans une classe de "fauves". Ben entre RESPECT et MEPRIS la Gauche pienbensante aura fait son oeuvre.
Je n'ai aucun respect pour des fauves qui voulaient bien me casser la gueule en classe, qui ont bousillé ma bagnole à coups de pierre, parce que je ne faisais pas cas du "collège unique" (mais ça ils s'en foutent du collège unique) et que je leur donnais du boulot pour, justement, se remettre à niveau! et que travailler, c'est trop dur!

Halte à la propagande humaniste. Les fauves existent! Et il ne faut pas les excuser! Et les comprendre? J'en suis de moins en moins sûr, car c'est déjà les excuser un peu!

Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2007

La question de la cause n'est pas posée (même si pour le coup mon avis diffère sans doute du votre).

Mais sans doute seriez-vous volontaire ENJALBERT pour enseigner dans des classes qui regrouperaient les élèves les plus déficients sortant de collège (aussi bien en termes de niveau, que de comportement ou de motivation) ?

Ecrit par : Zorglub | 30 novembre 2007

Pend' c'est bon, j'ai trouvé avec son nom de famille.
Bon, il collectionne les photos, hobby honorable ... ;-))

Ecrit par : Zorglub | 30 novembre 2007

Ces fauves-là, monsieur, détestent tout ce que nous représentons.

Ils n'ouvrent pas un livre. Ils brûlent les bibliothèques.

Et monsieur ipidiblue n'aurait pas tenu 5 secondes. C'est à coups de pied au cul qu'ils l'auraient viré, avec sa culture grandissime en bandouilière.

Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2007

Pend' c'est bon, j'ai trouvé avec son nom de famille.
Bon, il collectionne les photos, hobby honorable ... ;-))

Ecrit par : Zorglub | 30 novembre 2007

'tention à la prose! zavez rien vu!

Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2007

Pis aussi des disques et des bouquins ...
En fait, il est ... brocanteur !

Comment c'est déjà, le titre de la série télé avec un broc' philosophe qui se balade en camionnette ?

Ecrit par : Zorglub | 30 novembre 2007

Un exemple, parmi mille: "Grande solitude, grande vérité. Parmi les hommes que de grimaces et de tours de magie pour épater la galerie. Que d’imitations plates et sans esprit !

Le devoir d’un écrivain est de lutter contre l’uniformisation des moeurs, c’est son plaisir aussi."

Et ça donne des leçons de hauteur...

Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2007

Bouquiniste, vous trouvez cela méprisable aussi ?

Décidément Monsieur Z. la liste de vos mépris doit être longue comme un jour sans pain !

Ecrit par : iPidiblue le broc' philosophe | 30 novembre 2007

Le plus fort c'est que tous les prix sont ... en francs !
Bon stop ! Faut que j'arrête de délirer et de polluer les lieux, j'va bosser un peu, ça occupe !

Ecrit par : Zorglub | 30 novembre 2007

Louis la brocante!

Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2007

écrit par Pendaries

" Les fauves existent"

Un petit test ADN a la naissance et hop on les jette aux Apothètes au pied du mont Taygète.

Ecrit par : ENJALBERT | 30 novembre 2007

C'est comme serrer la main à un neo-naz.

Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2007

C'était la fatigue... Le pire, c'est que j'y retourne ce soir et que je suis à nouveau ... naze! à cause du Côtes du Ventoux d'hier soir et du coucher tardif.
J'en ai pour dix-huit semaines à lui serrer la pogne tous les vendredis soirs en ramenant un chat errant dûment stérilisé. A la dix-huitième semaine, je lui serre la main une dernière fois et je lui dis que mon grand-père était juif, franc-maçon et pacifiste. C'est lui qui se sera sali la main.

Ecrit par : dobolino | 30 novembre 2007

Vous êtes un sage Zorglub, je vais finir de lire mon "Mad-Movies" sur le mariage entre le gore et le sexe.
Et j'ouvrirai n'importe quelle page de de La Rochefoucauld, pour le contraste, avec les pensées d'ipidiLouLou

Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2007

écrit par Pendaries

" Les fauves existent"

Un petit test ADN a la naissance et hop on les jette aux Apothètes au pied du mont Taygète.

Ecrit par : ENJALBERT | 30 novembre 2007

Y a mieux que le Test ADN: la réalité de leurs actions!

Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2007

Et d'un pompeux ma chère; des maximes qui se veulent radicales... et qui ne sont pas grand chose à les creuser. Enfin, comme il n'y a pas d'épaisseur... Ces gens me sortent pas les yeux -

Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2007

Le pire, c'est qu'il y en a plein le bistro d'en face, accoudés devant un petit blanc en train de te refaire le monde.

Ecrit par : dobolino | 30 novembre 2007

Vous caricaturez ou voulez bien faire l'aveugle ENJALBERT.
CA se voit que vous n'avez pas enseigné dans des classes très difficiles avec des petits barbares en face de vous.

Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2007

Il n'est point de sot métier, il n'est que de sottes gens !

Ecrit par : iPidiblue ridiculement proverbial | 30 novembre 2007

¿ C'est la foire ici ?

Excellent article sur Valeurs Actuelles : Vivie l'orthographe.

Ecrit par : Carole | 30 novembre 2007

J'en ai pour dix-huit semaines à lui serrer la pogne...

Ecrit par : dobolino | 30 novembre 2007

Dix-huit semaines ! Dix-huit chats ??
Fait-les cinq par cinq, comme moi, et tu t'économisera de la souffrance ...

Ecrit par : yann | 30 novembre 2007

Attention iPidiblue, vous allez devenir la mascotte rigolote du blog! Vous savez celle du genre à qui les enfants adorent donner des coups de grôles!

Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2007

Vive

Ecrit par : Carole | 30 novembre 2007

Vivie l'orthographe.

Ecrit par : Carole | 30 novembre 2007

C'est vraiment le titre ? ;o))

Ecrit par : yann | 30 novembre 2007

Désolé , Carole, pas assez rapide.

Ecrit par : yann | 30 novembre 2007

On ne peut que s'détendre Carole, quand on lit de vastes fumisteries sur la réalité de LP, des fauves, du métier de prof, etc.

Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2007

ça c'est bon!!!

http://mad-movies.com/mad/bande-annonce-209-l-enfer-sur-terre-alien-vs-predator-requiem-de-colin-&-greg-strause.html

Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2007

"-CAP ou BEP (qu importe le terme)en deux ans pour les élèves qui n iront pas en seconde générale et qui veulent s orienter vers des filières professionnelles courtes

-PASSERELLES:
-après l obtention du CAP ou BEP possibilité pour les meilleurs(dossier+mention) d intégrer la première Bac Pro (bilan:un Bac Pro 4 ans pour les élèves en difficulté au départ mais méritants)"

J'ai de gros doutes:

Il semble que dans un certain nombre de lycées de ma région les BEP soient purement et simplement supprimés!!!! C'est Bac Pro obligatoire pour tous.

Ecrit par : Hervé | 30 novembre 2007

C'était le meilleur du pire aujourd'hui comme on dit dans les best-off de la télévision !

Ecrit par : iPidiblue s'amuse | 30 novembre 2007

Par ailleurs, je n'ai pas lu que Cadichon mettait en doute les compétences professionnelles de Dobolino.

Ecrit par : Carole | 30 novembre 2007

Sur ce , je vais m'occuper de mon toutou opéré de son calcul ce matin par des mains aussi expertes que celles de notre , Geburtstagskind, à laquelle je souhaite many happy returns.
Sincerely,
C.

J'ai cru déceler à bon droit de l'ironie dans ce paragraphe à cause des lignes qui précédaient, d'une agressivité effarante. S'il s'agissait d'un compliment ( c'est bien ambigu pour être un compliment), je retire ce que j'ai dit, mais uniquement à ce sujet-là.

En ce qui vous concerne, votre mise au point me suffit Carole. N'en parlons plus.

Ecrit par : Robin | 30 novembre 2007

Je rentre à l'instant. J'ai rencontré un garçon très intelligent à Matignon, Patrick Hetzel, qui a entendu avec intérêt tout ce que j'ai pu dire sur les LP — et les programmes. Tout n'est peut-être pas si vissé ni verrouillé que ça…
Saut à toutes et à tous…
JPB

Ecrit par : brighelli | 30 novembre 2007

Je rentre à l'instant. J'ai rencontré un garçon très intelligent à Matignon, Patrick Hetzel, qui a entendu avec intérêt tout ce que j'ai pu dire sur les LP — et les programmes. Tout n'est peut-être pas si vissé ni verrouillé que ça…
Saut à toutes et à tous…
JPB

Ecrit par : brighelli | 30 novembre 2007

Espérons-le; mais le constat qui est sorti pdt votre absence montre que le système EN est bien mal en point, - et que le peuple des professeurs est bien fatigué (hu hu). Peut-être aurez-vous le temps de lire cela.

Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2007

faiS-les...
Désolé.

Ecrit par : yann | 30 novembre 2007

J'ai cru déceler à bon droit de l'ironie dans ce paragraphe à cause des lignes qui précédaient, d'une agressivité effarante. S'il s'agissait d'un compliment ( c'est bien ambigu pour être un compliment), je retire ce que j'ai dit, mais uniquement à ce sujet-là.


Ecrit par : Robin | 30 novembre 2007

Je remplace agressivité par connerie si vous voulez bien. Transformer "il y a des ouvriers de gauche" en "tous les ouvriers sont de gauche", c'est grave.
Pour les propos sur mon travail, je mets ma main à couper que Cadichon voulait être élogieuse. Mais éloge ou critique, ça ne me fait ni chaud ni froid vu que Cadichon ne m'a pas fait soigner son animal.

Ecrit par : dobolino | 30 novembre 2007

faiS-les...
Désolé.

Ecrit par : yann | 30 novembre 2007

Je ne raisonne pas ainsi, merci!

Ecrit par : dobolino | 30 novembre 2007

"ça c'est bon!!!

http://mad-movies.com/mad/bande-annonce-209-l-enfer-sur-terre-alien-vs-predator-requiem-de-colin-&-greg-strause.html "

Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2007


Pendariès, le blog de Yannick Dahan a récemment été mis à jour et le numéro d'Opération Frisson consacré à Hurlements de Joe Dante est enfin disponible, puisque vous voulez vous changer les idées.
http://yannickdahan.oldiblog.com/?page=articles&rub;=448692

Sinon, vous avez déjà visité le blog de Louis Skorecki ? Il y parle plus souvent de musique que de cinéma, mais ça reste intéressant (pour moi).

Et joyeux anniversaire à Dobolino.

Par ailleurs, je visite de temps en temps le blogue de Pierre Driout et je ne serais pas aussi dure que vous avec on journal en ligne - pitié, ne m'en voulez pas ! Il y a de très bons passages :

"Maria Callas (°1923-1977) versus Rosine Stoltz (°1815-1903), des différences et beaucoup de points communs, des origines modestes voire très obscures et donc une revanche à prendre sur la vie, l'amour de l'argent et de tout ce qui brille, des carrières vocales courtes dans l'un et l'autre cas mais une grande longévité pour Rosine et une courte vie pour Maria, un appétit des hommes très différent, c'est la Stoltz qui mène le jeu face à la gent masculine, ses ennemis préférés, le baron Thénard quand elle a seize ans qui l'enlève, l'avocat Lescuyer qui dirige la Monnaie avec qui elle se marie et qui élèvera ses deux fils, Léon Pillet le directeur de l'Opéra de Paris qu'elle régente complètement pendant dix ans et ruine, Ernest Duc de Saxe-Cobourg-Gotha, musicien émérite qui la fait baronne avec le fils naturel qu'elle a eu de lui, l'empereur Don Pedro du Brésil qui la couvre d'or, Charles Deburau, le mime fils du grand Deburau, qu'elle entretient, à qui elle paye un théâtre et qui lassé de sa tyrannie finira par prendre la poudre d'escampette, le prince Godoy, un vieillard qu'elle soudoie pour qu'il se marie avec elle et qu'elle enterre aussitôt, enfin au total un tableau de grande chasseresse digne de tous les éloges, à côté de la pitoyable Maria Callas, la fidèle et résignée amoureuse, tellement bafouée par le mafieux Onassis et qui nous fait pâle figure ...
D'après les témoignages les voix de l'une et l'autre étaient très étendues, aux couleurs sombres mais il est certain que la Callas a été une plus grande artiste, une bien meilleure chanteuse, Rosine qui a vécu l'ère romantique a créé quelques-uns des rôles majeurs du répertoire, la Callas aucun mais elle les a recréé ce qui est peut-être encore plus remarquable, en tous les cas une performance mémorable.
En clair Rosine Stoltz est une moderniste, une progressiste, qui incarne des rôles de femmes trahies, pures ou luxurieuses par raccroc sans jamais s'identifier à elles, mais elle compose sa vie comme une oeuvre d'art, écrasant tout le monde sur son passage, menant les hommes par le bout du nez, par la braguette, par l'argent, par le prestige enfin par tous les moyens à sa disposition pour exercer l'ascendant même sur le pauvre poète Baudelaire qui venu l'attendre dans son salon y composera quelques stances dignes de son importance.
Maria Callas tout autant vulgaire que son aînée, capable du pire arrivisme, tout autant issue du peuple, est une passéiste se rêvant en madone énamourée et soumise qui n'arrivera même pas à être mère, elle vit la tragédie romantique sur les planches et la subit dans sa vie privée, même si elle est escortée par des hommes de qualité comme le maestro Serafin ou des homosexuels, chevaliers servants ou cavaliers blancs comme Visconti et Pasolini.
La Stoltz fuyait le pathétique, amoureuse quand elle voulut se marier pour de bon avec Deburau qui avait quatorze ans de moins qu'elle, elle confondait encore l'amour avec l'esclavage car c'était une âme dominatrice. Au fond c'est une Carmen, elle a vécu trop tôt pour incarner le rôle alors que la Callas condamnait moralement les velléités d'indépendance de la belle gitane.
Deux femmes de premier plan, et deux exemples à méditer et en plus amusants comme un joli miroir de la condition féminine - et masculine - pour tous les amateurs non seulement du bel canto mais aussi de la comédie sociale.

Rosine Stoltz est une française et plus particulièrement elle a le caractère d'une parisienne émancipée, Maria Callas une grecque mâtinée de new-yorkaise qui danse entre les rives de la latinité et de la modernité anglo-saxonne, elles finissent toutes deux leur vie sur les bords de la Seine, seul lieu au monde où leur destin pouvait prendre tout son sens, entre le tragique et la comédie."

Pierre Driout, Le parti de mon innocence, chapitre 8

Ecrit par : Kap | 30 novembre 2007

Je ne raisonne pas ainsi, merci!

Ecrit par : dobolino | 30 novembre 2007

?????

Ecrit par : yann | 30 novembre 2007

!!!

Ecrit par : dobolino | 30 novembre 2007

Kap, je ne vous en veux pas.

Et si je suis "dur" avec ipidiblue, c'est parce qu'il nous déteste, nous les enseignants, parce qu'il vient sur le blog de JPB, histoire de fausement chercher à comprendre pouquoi un "agrégé dit que l'école va mal" (alors que dans son crâne d'élève vexé par une prof - nous avons tous été vexés par un prof à un moment donné: moi en CM1, mon institutrice m'a balancé devant toute la classe alors que je n'avais pas pu résoudre un problème mathématique au tableau: "Regardez-moi ce sac à patates!", hé bien, je suis devenu enseignant! et pas pour me venger huhu), et - péremptoire, et debarquant ici avec ses blessures et nous vomissant dessus (mais pas sur ce blog, voyons! discrétion oblige); je n'aime pas les doubles faces... et les génies mal compris, selon eux.

Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2007

Je n'ai jamais écrit qu'il n'était pas bon commentateur ou gloseur; en tant que penseur, que moraliste, c'est complètement autre chose... Disons que c'est convenu.

Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2007

"I would prefer not to ..." comme le dit si bien Raphaël Juldé !

Il reprend le mot célèbre du héros de Melville, Bartleby.

Il vaudrait mieux que certains ne se soient pas engagés dans la carrière d'enseignant en effet !

Raphaël Juldé lui aurait fait un très bon professeur, il a une patience d'ange, une compréhension profonde de la littérature et pas superficielle comme ceux qui se contentent de collectionner les références et ne savent que beugler leur ressentiment.

Ecrit par : iPidiblue et Bartleby | 30 novembre 2007

écrit par Pendaries


"... le système EN est bien mal en point, ... "

Allez Pendaries une petite pour la route...17ans de LP:, Nord Isère,Léonard à la Paillade(si tu connais)...4T,3T,3DP6,CAPbois,BEP SM,ORSU,BacPRO......bon j arrete là.Je n ai jamais dit que c etait facile et je ne pense pas etre aveugle seulement les gosses sont là et il faut faire avec.Et si on en a marre on passe l Agreg et on se casse...

Ecrit par : ENJALBERT | 30 novembre 2007

Sans rapport (ben si : pour moi !)

J'ai un rapport à faire (qui me pompe) pour justifier des subventions europe. De toute façon il va finir dans un placard et il a déjà été fait 1837 fois ...

Qui a une idée d'un bouquin ou d'un site présentant dans les détails le système éducatif allemand ? J'ai la flemme ... et j'ai trouvé que des généralités pour l'instant (et en anglais de surcroit donc pour le copier/coller c'est mort ...).

Ecrit par : Zorglub | 30 novembre 2007

Une (mauvaise) blague pour Dobolino Véto.....

Un toubib est assis dans son cabinet. Perplexe. Il entend sa petite voix familière qui lui sussure le cu rieux refrain:"Ah, tu voudrais bien tel a payer ta patiente, hein???" Le toubib rétorque "Et puis après? De toutes façons c'est pas la première fois que ça arriverait."
Et la petite voix
"Mais enfin, Hubert, tu as oublié que tu es vétérinaire!!"

Je sais l'est nulle et j'en suis contrit. Mais enfin, depuis qu'on fout au ballon des institutrices qui baptisent des nounours Mohamed en hurlant au blasphème, le monde a atteint un point de non-retour en matière de connerie et je n'ai pas à rougir....
A propos, Sarkozy; hier, c'était un peu Christian Clavier dans ce très très très mauvais nanar "la fièvre de l'or"
Mes électeurs et les autres, là, les crapules bolcheviques, rien, nib de braise. Pas un kopek. Tintin. Ziiiip, poches vides, portemonnaies aussi plats que couilles pontificales.
Allez tous vous faire foutre. Z'avez qu'à bosser, tas de feignasses. Les dimanches, les nuits, à Noël, à Yom Kippour le moins pourra le plus......

Tiens, relu, cette après-midi quelques pages somptueuses du "Gai Savoir" dans la traduc de mon pater.... livre à mettre d'office entre toutes les mains professorales et autres .Remède efficace contre la nécrose IUFM.

Ecrit par : montaigneàcheval | 30 novembre 2007

Salut, Fabrice…
JPB

Ecrit par : brighelli | 30 novembre 2007

Pour Zorglub :

http://www.paris.diplo.de/Vertretung/paris/fr/01/pool__documents/datei__brochure__system__educatif,property=Daten.pdf

Je ne sais pas si vous en tirerez quelque chose d'intéressant.

Ecrit par : Kap | 30 novembre 2007

Salut,Jean paul

Ecrit par : ENJALBERT | 30 novembre 2007

Marci Kap j'ai déjà et c'est cheap ...

Ecrit par : Zorglub | 30 novembre 2007

Marci Kap j'ai déjà et c'est cheap ...

Ecrit par : Zorglub | 30 novembre 2007
En effet.

De rien.

Ecrit par : Kap | 30 novembre 2007

?????

Ecrit par : yann | 30 novembre 2007

!!!

Ecrit par : dobolino | 30 novembre 2007

Bon, OK, très drôle.
Je précise ma question : c'est ma faute d'orthographe qui pose problème, ou le fait de proposer de moins voir ton nazi en stérilisant plusieurs chats à la fois ?

Ecrit par : yann | 30 novembre 2007

Pourquoi personne n'a réagi quand FGuichard a très justement rappelé que Sarkozy s'était octroyé très généreusement une augmentation de 150%????ah oui c'est vrai , ici on ne parle que de ce qui touche à l'école...
J'ai zappé quelque chose ou c'est normal? Nous aurait-il fait une proposition identique dans sa logorrhée hier soir?
C'est fou ce que le français est capable d'avaler comme salade...Vous, les enseignants, vous êtes prêts à travailler le dimanche pour gagner plus?

Ecrit par : serpent à plumes | 30 novembre 2007

Et si je suis "dur" avec ipidiblue, c'est parce qu'il nous déteste, nous les enseignants, parce qu'il vient sur le blog de JPB, histoire de fausement chercher à comprendre pouquoi un "agrégé dit que l'école va mal" (alors que dans son crâne d'élève vexé par une prof - nous avons tous été vexés par un prof à un moment donné: moi en CM1, mon institutrice m'a balancé devant toute la classe alors que je n'avais pas pu résoudre un problème mathématique au tableau: "Regardez-moi ce sac à patates!", hé bien, je suis devenu enseignant! et pas pour me venger huhu), et - péremptoire, et debarquant ici avec ses blessures et nous vomissant dessus (mais pas sur ce blog, voyons! discrétion oblige); je n'aime pas les doubles faces... et les génies mal compris, selon eux.

Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2007

Je comprends, mais pour moi, vous savez, c'est un peu comme dans l'exemple de Dobolino : s'il pense du mal de nous et va l'écrire ailleurs mais qu'il est poli un fois passé le seuil du blogue de JPB, je m'en fiche un peu qu'il me considère comme la dernière des pintades.

Allez, Pendariès, je vous envoie un petit lien musical pour vous réconforter : http://fr.youtube.com/watch?v=IQlt1UxjvWU

Ecrit par : Kap | 30 novembre 2007

"Pourquoi personne n'a réagi quand FGuichard a très justement rappelé que Sarkozy s'était octroyé très généreusement une augmentation de 150%"
Ecrit par : serpent à plumes | 30 novembre 2007

Je devais être en train de lire ou de corriger des copies et j'ai raté ce post. Sinon, j'aurais souligné l'erreur : ce n'est pas 150 % d'argent de poche en plus, que Sarko s'est octroyé, mais 207 %. Ah ! :=)

"Vous, les enseignants, vous êtes prêts à travailler le dimanche pour gagner plus?"
Ecrit par : serpent à plumes | 30 novembre 2007

Ca va être difficile, je travaille déjà le dimanche. Le samedi aussi, généralement. Mais seulement l'après-midi. Le matin, c'est ménage, linge et courses.

Ecrit par : Kap | 30 novembre 2007

Je précise que ce message n'est pas une attaque contre vous, SàP. C'est juste une boutade (pas très vive).

Ecrit par : Kap | 30 novembre 2007

Pour Zorglub :

http://www.paris.diplo.de/Vertretung/paris/fr/01/pool__documents/datei__brochure__system__educatif,property=Daten.pdf

Je ne sais pas si vous en tirerez quelque chose d'intéressant.

Ecrit par : Kap | 30 novembre 2007

En tous cas pour le sujet qui nous intéresse, l'enseignement professionnel oui.

Le système allemand n'est pas parfait; aucun système ne l'est.

On peut lui reprocher le caractère précoce des orientations, mais il n'y a pas les inconvénients du collège unique (apparemment, ils ont une structure qui y ressemble un peu où plusieurs filières sont proposées dans le même établissement et où l'orientation est moins précoce, mais qui est minoritaire)

C'est un système beaucoup plus efficace du point de vue de l'insertion professionnelle et beaucoup moins stressant (les cours se terminent à 13 heures et les élèves peuvent faire du sport et de la musique l'après-midi).

La France aurait intérêt à s'inspirer de l'enseignement professionnel allemand, mais d'après ce que j'ai compris, "nous" (quand je dis "nous", c'est une façon de parler) avons l'intention de faire exactement le contraire : suppression à terme des BEP/CAP au profit des BAC PRO. (si j'ai bien compris)

C'est comme si les Allemands supprimaient leurs écoles techniques et professionnelles.

Pas fous les voisins d'outre-Rhin ! (comparez leur taux de chômage avec le nôtre, sachant qu'ils ont intégré l'Allemagne de l'Est en une vingtaine d'années)

Ecrit par : Robin | 30 novembre 2007

Alors comme ça, il paraîtrait que j’agonis les profs agonisants !!!!

Bon, prof de gestion et finances, on n’est pas forcé d’être incollable en lettres.

Prof de gestion et finances ….. ça m’a toujours laissé rêveur, ça me fait penser au génial A. Minc !
La seule fois qu’il a occupé un emploi, il a fait crouler la boîte !
Prof en gestion / finance, colucci l’a loupé celui-là !
Nous, on avait des profs qui étaient experts comptables et qui ne donnaient que quelques heures de cours par semaine … pour s’assurer de futurs collaborateurs compétents.
Tous les autres, les petits profs, n’étaient que des perroquets sans conséquence. La seule chose qu’on pouvait en tirer, c’était des rigolades de potaches. Le pire que j’ai eu est maintenant doyen d’une faculté ! c’est un raté total et un alcoolo fini !

Ce pendariès est considérable ! il doit sortir d’une mauvaise pièce de boulevard, je le verrais bien en costard vaudevillesque, avec rouflaquettes et bésicles, sans oublier les lustrines aux coudes ……. Pour les écritures ! !
Mais pour se sentir aussi penaud, c’est qu’il doit être bien malheureux de son métier …. Comme tant d’autres !
Ce ‘sac à patates’ qui n’hésite pas à vociférer au lieu d’adopter un profil bas !
Mais que fait-il ici ? c’est vrai qu’à la compagnie des ânes …. On fini par bouffer du son ! c’est pour cette raison, entre autres, que j’évite d’y mettre l’orteil !

Ce que je suis, mon petit bonhomme, ne te regarde pas plus que ce que j’ai été ni que ce que je serai.
Tu peux venir te goberger autant que tu veux sur mes blogs, tu ne seras jamais estimé.
Bon ! je te signale, quand même, que la retraite, ça se mérite et que pour en profiter, il faut avoir fait autre chose que torcher le cul des vaches en comptant les mamelles.
Retraité n’est pas, contrairement à ce que tu sembles croire, une situation détestable …. Ce serait plutôt une espèce de sinécure qui permet de se détendre et d’appréhender les restes du monde avec un autre angle de vision. ….. tu verras, mon benêt ….. ton tour viendra et tu comprendras peut-être si tes placements financiers n’ont pas tous été bouffés par les hasards du marché.

Sinon, à part ça, je partage assez l’avis d’iPidiblue sur la morosité (à tendance morbide) qui se dégage de ce forum brighellien !
L’impression générale est une espèce d’abandon de soi dans la gueule du monstrueux EN (genre d’ET en moins intelligent).
Laissez-vous faire, ayez confiance, notre bon président va vous bouffer avec vos cornichons d’élèves ……

Ce blog pourrait servir de blague si il ne cachait pas une forêt d’effarants errements !

Les profs qui se plaignent de ce qu’ils ont fait d’eux-mêmes et de leur outil !

Mais bien sûr que vous allez disparaître !
Comment pourriez-vous résister à votre indigence ?
Tout sera privatisé et seuls seront conservés les profs qui ont quelque chose à enseigner. Les autres, les répétiteurs feront ce qu’ils doivent faire : pions !
Et je n’agonis personne, je me contente d’un constat objectif et impartial !
JPB sort de Matignon …….. j’ai l’impression que c’est Bécassine qui sort de la chambre de commerce ….. alors ? ça s’est bien passé ? oh oui ! j’ai vu un monsieur très gentil qui m’a fait plein de compliments et qui m’a dit que je pouvais revenir quand je voulais ….. et tu as obtenus quoi ? …… ben …. Il m’a promis une image …. Une belle image …. Si je suis bien sage !!!!!

Ecrit par : Yfig | 30 novembre 2007

Merci d'avoir permis ce message !

Ecrit par : Yfig | 30 novembre 2007

Alors s'il faut comparer les systèmes, l'heure est venue d'aller jusqu'au bout en les unifiant, dans la mesure s'entend.

Ecrit par : Sergio | 30 novembre 2007

Je précise ma question : c'est ma faute d'orthographe qui pose problème, ou le fait de proposer de moins voir ton nazi en stérilisant plusieurs chats à la fois ?

Ecrit par : yann | 30 novembre 2007
C'est le fait de castrer en série. Après, je chante Le Poinçonneur des Lilas toute la journée.
Au fait, j'ai habilement évité la poignée de main.

Ecrit par : dobolino | 30 novembre 2007

Ce soir, les enfants, c'est brochettes de couilles et fricassée d'ovaires.

Ecrit par : dobolino | 30 novembre 2007

Bon ! je te signale, quand même, que la retraite, ça se mérite et que pour en profiter, il faut avoir fait autre chose que torcher le cul des vaches en comptant les mamelles.


Ecrit par : Yfig | 30 novembre 2007

Y'a pas de sot métier! Moi, je gagne ma retraite en levant des queues de vache et en appuyant mon pouce gauche à la base de la gouttière jugulaire gauche des brebis, et en coupant les roubignoles des matous des rues.

Ecrit par : dobolino | 30 novembre 2007

"Alors s'il faut comparer les systèmes, l'heure est venue d'aller jusqu'au bout en les unifiant, dans la mesure s'entend."

Ah oui, cent ans au moins.

On n'a déjà pas réussi à harmoniser correctement les diplômes et concours du supérieur, alors les systèmes éducatifs, on ne les unifiera pas au 21eme siècle...

Ecrit par : Jeremy | 30 novembre 2007

Jean-Paul, vous ne faites pas les présentations, je m'en charge donc :

http://www.uni.asso.fr/spip.php?article614
http://blog.bromet.fr/post/2007/05/20/Le-recteur-Patrick-Hetzel-quitte-Limoges-pour-Matignon

Dites, Patrick Hetzel, c'est un descendant de Jules ? (je n'ai pas connu d'autre Hetzel, ça ne doit donc pas être si répandu que cela...)

Ecrit par : Jeremy | 30 novembre 2007

"Hetzel quitte Limoges pour Matignon"

De même qu'il ne faudrait jamais quitter Montauban si on ne recherche pas spécialement les nervous breakdowns, quitter Limoges présente le risque du retour de service par limogeage.

Du moment qu'en échange, l'académie des Millevaches n'hérite pas d'un éléphant se vautrant dans la porcelaine...

Là bas, les pédagols péteux qui commencent à envisager leur reconversion * pourraient être affectés au replantage de la forêt qui a beaucoup souffert en 1999.

La filière bois a de l'avenir : que 1000 LP s'ouvrent au bois !

* c'est curieux comme ils viennent contribuer au bonnet ces derniers temps.

Ecrit par : dugong | 30 novembre 2007

écrit par Pendaries


"... le système EN est bien mal en point, ... "

Allez Pendaries une petite pour la route...17ans de LP:, Nord Isère,Léonard à la Paillade(si tu connais)...4T,3T,3DP6,CAPbois,BEP SM,ORSU,BacPRO......bon j arrete là.Je n ai jamais dit que c etait facile et je ne pense pas etre aveugle seulement les gosses sont là et il faut faire avec.Et si on en a marre on passe l Agreg et on se casse...

Ecrit par : ENJALBERT | 30 novembre 2007

Je n'en ai pas marre pour moi. Juste déconfit face à ce qu'est devenue l'EN, ce qu'elle produit, ce qu'elle génère, ce qu'elle suinte.
C'est pour les élèves, les sauvages aussi, que je m'inquiète - quels futurs citoyens formons-nous?

Je sors d'un conseil de classe. Il y fut dit que nouveauté: l'esprit est clanique, de meute: par exemple, refus du remplaçant de leur prof habituel, même pour 1 heure de cours.

Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2007

Merci d'avoir permis ce message !

Ecrit par : Yfig | 30 novembre 2007

yfig, vous recommencez ; on dirait un enfant qui a peur de se faire gronder par les grandes personnes ; mais bon sang, assumez ce que vous écrivez ! On vous répondra, dans le meilleur des cas, ou on vous ignorera, la lassitude aidant. Mais pourquoi avez si peur qu'on vous censure ? C'est donc une pratique courante sur les autres blogs ?

Ecrit par : Robin | 30 novembre 2007

…. On fini par bouffer du son ! c’est pour cette raison, entre autres, que j’évite d’y mettre l’orteil !

C'est pourtant ce que vous faites (ah! l'esprit sous-terrain!).

Ecrit par : Robin | 30 novembre 2007

Yfig, j'ai entendu que ça faisait "ploc", vous venez de faire caca, c'est ça? hu hu hu!

Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2007

Yfig y raison...nous ne sommes plus très vaillants. Mais à qui la faute?? A nous, certes non!!!! Mais puisque vous me prenez la queue par le bon bout, je vais vous dire pourquoi, en France, les profs ne sont plus que de pauvres jouets disloqués.
Un souvenir douloureux, si vous me le permettez. C'étaien 1984, quand j'étais stagaire ou en stage, je ne sais plus...On avait 6 heures "en repsonsabilité", c'est-à-dire devant les mômes. Heureusement, cette année-là, le Rectum aux rats de Créteil avait besoin de profs et on avait enjoint aux anciens maitre-aux de ne pas faire 6 mais 16 heures en responsabilité. Hallelujah!!
Sonnez trompettes, résonnez musettes..... donc moins de conneries de formateurs à se tortorer. Le plaisir infini d'enseigner, tout simplement, avec tout ce gentil petit public qui vaut tout l'or du monde danvant nous, les gosses avec leurs petites manies, leurs trousses en Marsupilami, leurs magnifiques stylo quartre, cinq, douze couleurs lumineux...comme j'étais heureux et comme je le suis toujours loin des cloportes administratifs!!! Seulement pour faire sérieux, fallait bien quand même assister à quelques stages, s'enfiler quelques coloks à la beurre-moi-l'oigne....
Et ce fut à l'occasion d'une de ces "journées pédagogos" que j'éprouvai la plus aigüe tristesse et la plus solide honte de ma piètre vie. C'était aux Archives Départementales de Bobigny, sorte de silo à histoire planté syur le rivage de la ville, le long de la Grande Ceinture....C'était en Mars. On nous fit entrer dans une sorte d'amphi aux sièges couverts de velours rouge cramoisi, le même rouge que celui des sièges de cinémas. Nous pouvions être quoi, huit dix, à se demander ce que nous foutions là. J'avais pris un fauteuil côté fenêtre. Ainsi, je voyais les filaments de nuage se traîner vers Paris. Au loin la colline de Romainville. ça et là des fumées montaient droites dans l'air froid de cet après-midi là. Sur la Grande Ceinture, je regardais les trains de marchandises qui faisaient frémir les premiers châtons. Il faisait chaud.J 'étais bien. Je me foutais royalement de ce qu'on allait nous éjaculer comme conneries. Le thème était "La nouvelle valise pédagogique".
Intervenant, Monsieur Lucien Klausner du CDDP de Seine Saint Denis. Merdum!!!! Mon vieux Lucien!!! L'ami de toujours de mes parents. Mon second papa ,au fond. Le meilleur prof d'Histoire Géo que l'on puisse imaginer. Il avait quitté le capharnaüm du Lycée de Saint-Denis et s'était foruvoyé dans la raclure pédagogique. Donc ,j'allais le retrouver après des années d'absence. Je savais qu'il avait été gravement malade, une terrible scolios qui lui avait déformé le dos.
J'étais à la fois ému et perplexe. En colère aussi qu'un homme comme lui ait pu se fourvoyer ainsi. Et, oui, mon coeur battait de joie.
Une pédago vint d'une voix cassante nous présebnter le bonhomme...et la valise. Alors tout le désespoir du monde me sauta au visage , quand je vis mon vieux Klausner, le dos tordu, marchant en crabe, et tirant cette immonde valdoche en métal guilloché. J'eus honte. Ce que j'avais en face de moi, c'était l'Humilié. Il me vit et me fit un joli petit salut de la main, dont je savais qu'il n'était que pour moi. Et il commença de sa belle voix qui n'avait pas changé, une voix ronde, une voix d'archéologue, à nous faire l'article....Piteuse vieille marionnette râpée. Utilisée par ces cloportes qui l'avaient transformée en VRP de la pédagodemsdeux. Déjà chenu, souffrant le martyre de devoir rester debout, on sentait qu'il ne croyait pas un mot de ce qu'il nous vendait.
Eh bien je vais vous dire, je sentis des larmes éclore dans mes yeux et je regardai par le fenêtre, la grosse ville au loin et ce beau ciel que j'avais déjà tant observé depuis la salle du lycée où Klausner nous enseignait l'Histoire......

Depuis lors, je me suis juré de NE PLUS JAMAIS FAIRE DE MERDES PEDAGOGIQUES, DE STAGES POUR PUNAISES......mais, vous savez Yfig, même si vous ne le croyez pas, et je m'en contrefous, tous, nous aimons nos élèves. Je dirais même qu'il sont l'antidote contre la connerie chronique de ces pourceaux, destructeurs de la substance même de notre métier que vous brocardez gentiment.....

BâV en m'excusant d'avoir été bien long.....

Ecrit par : montaigneàcheval | 30 novembre 2007

Quand c'est si beau, ça n'est jamais trop long.....

Ecrit par : Maminou | 30 novembre 2007

Yfig est un fou, et tout le monde lui répond.

Il est ptet fou, mais c'est réussi - y-a-t-il une explication à cela ?

Ecrit par : Jeremy | 30 novembre 2007

Non, non, MAC lorsque vous êtes lyrique, vous êtes parfait !
C'était émouvant sans être guimauve, évocateur sans tomber dans l'anecdotique, et très juste dans la chute ...

PS :
Fais chier, j'aimerais avoir votre talent ! (mais j'pense que j'vous nique en maths ...)
En plus c'est sincère.
Voyez à quel point les insectes méprisables savent être peu rancuniers ...

Ecrit par : Zorglub | 30 novembre 2007

"Il s'était fourvoyé dans la râclure pédagogique".
Excellemment écrit!
Ladite râclure s'étale jusqu'à plus soif sur le site du plus enragé des pédagogistes - sous ses allures de bon apôtre tranquille et irénique -, le sieur Meirieu: www.meirieu.com.

"Le plaisir infini d'enseigner, tout simplement".
Exact!

Ecrit par : Jean | 30 novembre 2007

"Le plaisir infini d'enseigner, tout simplement".
C’est juste ça, une bonne magie qui redonne envie d’y croire !

Ce matin, c’est parti en vrille en cours de méca avec mes adorables bécassines. J’étais un peu stone (migraine => antalgiques).

Tonton Zorglub a raconté la structure du système solaire, les galaxies, la nucléosynthèse au coeur des étoiles, Héra et la voie lactée, les novae, la poussière d’étoile qui compose notre corps, la relativité restreinte, les distances dans l’univers, etc.

Fallait voir ça, les étoiles étaient dans leurs yeux ... A la fin elles m’ont dit : « On n’a pas tout compris, mais c’était tellement bien, M’sieur ! ».

C’est aussi ça enseigner, un rêve partagé avec des mômes ... La science qui fait planer, le sentiment qu’avec toutes nos différences, on est dans la même histoire.

PS : Lundi, fini de rire. DS de cinématique, faudrait voir à pas trop déconner non plus ! Mais je suis sûr elles auront de bonnes notes, juste, ... pour me faire plaisir.

Ecrit par : Zorglub | 30 novembre 2007

Bien sûr que si on peut déconner en cinématique :

http://perier.ts4sp.free.fr/TS/TS_obligatoire_physique/TS_meca/Exercices_cinematique_avec_videos.html

Ecrit par : dugong | 30 novembre 2007

C'était bien beau, MAC.
Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 30 novembre 2007

Depuis lors, je me suis juré de NE PLUS JAMAIS FAIRE DE MERDES PEDAGOGIQUES, DE STAGES POUR PUNAISES......mais, vous savez Yfig, même si vous ne le croyez pas, et je m'en contrefous, tous, nous aimons nos élèves. Je dirais même qu'il sont l'antidote contre la connerie chronique de ces pourceaux, destructeurs de la substance même de notre métier que vous brocardez gentiment.....

BâV en m'excusant d'avoir été bien long.....

Ecrit par : montaigneàcheval | 30 novembre 2007

"gentiment", c'est vite dit. Si Yfig a compris ne serait-ce qu'une once du message, il y a de l'espoir.

Votre pauvre vieux professeur au dos cassé rejoint la sainte cohorte des Humiliés défigurés qui gardent au monde figure humaine : le Cripure de Louis Guilloux, le Christ-clown de Georges Rouault, le Bartelby d'Hermann Melville...

Comme l'a dit Isaac Bashevi Singer : "Je n'ose même pas imaginer un monde où de tels êtres ne trouveraient pas leur récompense."

Ecrit par : Robin | 30 novembre 2007

Yfig est un fou, et tout le monde lui répond.

Il est ptet fou, mais c'est réussi - y-a-t-il une explication à cela ?

Ecrit par : Jeremy | 30 novembre 2007

Continuez à nous insulter tout votre saoûl Yfig...Si c'est pour inspirer à MàC des textes comme ça !

Ecrit par : Robin | 30 novembre 2007

Aux jolies histoires toujours un peu niaises de l'oncle Paul, je préfère l'évocation du vomi qu'on ramasse dans les centrifugeuses après quelques tours des candidats révolutionnaires.

La science présentée systématiquement sous de beaux atours me donne la gerbe (de particules). C'est très pédagol style la main dans le sac !

Allez, je suis d'humeur magnanime ce soir. On peut bien se la jouer de temps en temps devant un public captif : ça fait du bien à l'égo.

Soyez absout (Salam !) et tournez manèges !

Ecrit par : dugong | 30 novembre 2007

"ça fait du bien à l'égo" 'videmment ... ! Et je ne suis pas dupe ...

Mais pas seulement, c'est aussi ce qui rend supportable le reste, le principal : la douleur.
Et c'est leur quotidien à mes nunuches venant de sous BEP, larguées en sachant à peine lire et surtout pas calculer au milieu de programmes insurmontables. Avec la nécessité d'accepter de reprendre tout à zéro, depuis classer des nombres dans l'ordre croissant et tracer une perpendiculaire pour arriver un jour à intégrer une équa diff de mvt ...

Et ça en demande de l'humilité d'accepter en classe de première de bosser sur une photocop de livre de 5ème ...

C'est dégueulasse ce qu'on leur fait à ces mômes, elles ont bine droit de temps à autre à un peu de rêve !

Cependant, n'oubliez pas de lire le PS du post précédent Dugong, j'ai dit UN PEU !

Ecrit par : Zorglub | 30 novembre 2007

Depuis lors, je me suis juré de NE PLUS JAMAIS FAIRE DE MERDES PEDAGOGIQUES, DE STAGES POUR PUNAISES......mais, vous savez Yfig, même si vous ne le croyez pas, et je m'en contrefous, tous, nous aimons nos élèves. Je dirais même qu'il sont l'antidote contre la connerie chronique de ces pourceaux, destructeurs de la substance même de notre métier que vous brocardez gentiment.....

BâV en m'excusant d'avoir été bien long.....

Ecrit par : montaigneàcheval | 30 novembre 2007

Bravo, MàC, que je hais pour son plus grand plaisir!!!! Trop bien...

Ecrit par : dobolino | 30 novembre 2007

Non, montagne et son cheval, on ne dit pas 'Hallelujah!!', mais 'alléluia' et dans le monde des vivants agnostiques : 'pain de coucou".

vous me faites tous chier à pleurnicher comme des cornichons que vous êtes !

putain ! bande de branleurs, ressaisissez-vous !

allez, je vais vous faire marrer un peu .... puisque vous semblez admirer la grandiloquence ....

http://yfigexnihilo.hautetfort.com/archive/2007/11/30/o-corsica-o-isula-d-amor.html

amusez-vous bien et cessez de chialer ... vous n'avez que ce que vous méritez à force d'enseigner de bric et de broc .... même si l'un de vous, de ci, de là, cahin, caha .... va mon âne, va petit âne .....
la france vous regarde !!!!
et not'bon et très cher président aussi ....

vive le camembert de la ferté macé moulé à la louche et au pochoir de mortain !

Ecrit par : Yfig | 30 novembre 2007

zorglub !
toi, mon pote, tu pues !
et j'm'y connais ...
à la campagne on a tout not' odorat très développé ....
connais-tu le phallope puant ? un champignon qui attire les mouches à merde .... pour ta gouverne !
eh bien toi ..... si jamais tu passes à portée de mon subtil odorat ..... je te reconnaîtrais entre mille .... c'est te dire !

sinon, dans un degré moindre, on a les épandages .... ça, c'est quand tu perds ta concentration ....

noz vad !

Ecrit par : Yfig | 30 novembre 2007

merci, monsieur Brighelli, de me laisser la parole .... j'espère ne pas en abuser ! ?

Ecrit par : Yfig | 30 novembre 2007

A Ifig et à MàC qui n'en a pas besoin :

Cinq minutes de "grandiloquence" (ou à quoi servent les professeurs ?)

J'ai retrouvé les photos d'un voyage en Pologne, avec des élèves en 1988...Les bagages sur le quai de la gare, une enfilade de rues à Varsovie, un joueur d'orgue de barbarie sur la vieille place...L'urne où repose le coeur de Frédéric Chopin...Des parcs, des châteaux, des groupes folkloriques. On avait failli en laisser deux derrière nous, dans un bistrot, à Berlin...Et puis au milieu de l'album la tombe du père Popieluszko...Des fleurs partout, des gens en prière...des banderolles de Soldarnösc attachées à la grille.

Leçon d'Histoire : Un collègue polonais leur explique les combats pendant la deuxième Guerre mondiale, comment les Russes étaient volontairement restés sans réagir, sur l'ordre de Staline, de l'autre côté de la Vistule, tandis que les Allemands saccageaient la ville.

Il y a aussi des photos du sanctuaire de Yasna Gora, le coeur intime de la nation dont la protectrice au visage balafré contemple la passion à travers ses yeux noyés de larmes et Cracovie, la capitale médiévale. Leçon de beauté.

Et puis je me souviens de ce moment au camp d'Auschwitz-Birkenau, un élève de seconde s'était mis à l'écart, la tête entre les mains : "Moi aussi, j'ai persécuté un camarade à l'internat...Je connaissais l'histoire, une sale histoire ; nous avions eu la chance d'intervenir à temps et la victime était hors de danger.

C'est en lisant Les désarrois de l'élève Törless de Robert Musil que j'avais commencé à prendre conscience des racines du mal. Musil soulignait la complicité passive des adultes qui finissent même par punir la victime. Et voilà que la situation du roman s'était reproduite dans la réalité et avait trouvé son dénouement dans ce camp que Musil entrevoyait à l'horizon des cruautés dont son adolescence avait été le témoin.

"J'ai pris plaisir à lui faire du mal. Dieu ne me le pardonera jamais;" "Il t'a pardonné...a cause de tes larmes...C'est Lui qui t'en a fait don." Leçon de morale.

D'Auschwitz Birkenau, je n'ai pas de photos. Ici, on se tait, on se recueille et on pleure...Et l'on pense à tous ceux qui combattaient les forces de la nuit : Alberto, l'ami de Primo Lévi, "l'homme fort et doux, contre qui venaient s'émousser les armes de la nuit", Primo Lévi, le dernier Homme, Geneviève Anthonioz de Gaulle, qui grignotait à Ravensbrück le pain des anciens poèmes, Jasusz Korczac, le raccomodeur d'enfants, qui partit à Treblinka, avec des orphelins du ghetto de Varsovie. Leçon d'héroïsme.

Ecrit par : Robin | 30 novembre 2007

A Ifig et à MàC qui n'en a pas besoin :

Cinq minutes de "grandiloquence" (ou à quoi servent les professeurs ?)

J'ai retrouvé les photos d'un voyage en Pologne, avec des élèves en 1988...Les bagages sur le quai de la gare, une enfilade de rues à Varsovie, un joueur d'orgue de barbarie sur la vieille place...L'urne où repose le coeur de Frédéric Chopin...Des parcs, des châteaux, des groupes folkloriques. On avait failli en laisser deux derrière nous, dans un bistro, à Berlin...Et puis au milieu de l'album la tombe du père Popieluszko...Des fleurs partout, des gens en prière...des banderoles de Soldarnösc attachées à la grille. Leçon de résistance.

Un collègue polonais leur explique les combats pendant la deuxième Guerre mondiale, comment les Russes étaient volontairement restés sans réagir, sur l'ordre de Staline, de l'autre côté de la Vistule, tandis que les Allemands saccageaient la ville. Leçon d'Histoire.

Varsovie : Voici l'Homme, je ne sais ce qu'il est, mais je sais ce qu'il souffre et que toujours de ses cendres il renaît. Ce ne sont pas les pierres qui font les villes, mais l'espérance et la mémoire et la farouche ardeur de persister et de revivre, de tourner vers le ciel le visage inviolé que l'on porte au fond de soi. Leçon d'Espoir.

Il y a aussi des photos du sanctuaire de Yasna Gora, le coeur intime de la nation dont la protectrice au visage balafré contemple la passion à travers ses yeux noyés de larmes et Cracovie, la capitale médiévale. Leçon de beauté.

Et puis je me souviens de ce moment au camp d'Auschwitz-Birkenau, un élève de seconde s'était mis à l'écart, la tête entre les mains : "Moi aussi, j'ai persécuté un camarade à l'internat...Je connaissais l'histoire, une sale histoire ; nous avions eu la chance d'intervenir à temps et la victime était hors de danger.

C'est en lisant Les désarrois de l'élève Törless de Robert Musil que j'avais commencé à prendre conscience des racines du mal. Musil soulignait la complicité passive des adultes qui finissent même par punir la victime. Et voilà que la situation du roman s'était reproduite dans la réalité et avait trouvé son dénouement dans ce camp que Musil entrevoyait à l'horizon des cruautés dont son adolescence avait été le témoin.

"J'ai pris plaisir à lui faire du mal. Dieu ne me le pardonnera jamais"... "Il t'a pardonné...à cause de tes larmes...C'est Lui qui t'en a fait don." Leçon de morale.

D'Auschwitz Birkenau, je n'ai pas de photos. Ici, on se tait, on se recueille et on pleure...Et l'on pense à tous ceux qui combattaient les forces de la nuit : Alberto, l'ami de Primo Levi, "l'homme fort et doux, contre qui venaient s'émousser les armes de la nuit", Primo Levi, le dernier Homme, Geneviève Anthonioz de Gaulle, qui grignotait à Ravensbrück le pain des anciens poèmes, Jasusz Korczac, le raccomodeur d'enfants, qui partit à Treblinka, avec des orphelins du ghetto de Varsovie. Leçon d'amour.

Ecrit par : Robin | 30 novembre 2007

Ecrit par : Robin | 01 décembre 2007

Voir (et surtout écouter) la vidéo de Chevènement audité par le comité Théodule :

http://www.education.gouv.fr/cid5811/les-videos-des-auditions.html

Ecrit par : dugong | 01 décembre 2007

N'avez-vous point encore entendu "Ploc"? Mais avec quelque chose de très sec. Comme une vesse à la saint Paul précédent la chute de la matière organique hyper compressée.

Ecrit par : Pendariès | 01 décembre 2007

Vous, les enseignants, vous êtes prêts à travailler le dimanche pour gagner plus?"
Ecrit par : serpent à plumes | 30 novembre 2007

Ca va être difficile, je travaille déjà le dimanche. Le samedi aussi, généralement. Mais seulement l'après-midi. Le matin, c'est ménage, linge et courses.

Ecrit par : Kap | 30 novembre 2007

La rumeur enfle selon laquelle en lycée les professeurs doivent s'attendre à travailler désormais en juillet, ceci afin que les lycéens puissent bénéficier de l'enseignemet de leurs professeurs jusque fin juin.
Rumeur, intox ou projet sérieux?

Ecrit par : marigot | 01 décembre 2007

Yfig à l'odorat éduqué en élevage porcin, champion du DSlam de fond à 1700 € HT la journée de formation, qui crache sur la misère professorale et mord la main qui l'a nourri pendant ses années de scolarité ressemble à ces surgeons italiens et à leurs jeunes mères soixantenaires : un système immunitaire défaillant, un coup de pub ici et là que le pubis las ne peut plus donner, la rebellitude teintée d'avarice.

Point besoin de vous stigmatiser en ladre, Scheckley a déjà dépeint votre vision de l'enseignement dans "Omega"

Ecrit par : D'Enguell | 01 décembre 2007

Yfig à l'odorat éduqué en élevage porcin, champion du DSlam de fond à 1700 € HT la journée de formation, qui crache sur la misère professorale et mord la main qui l'a nourri pendant ses années de scolarité ressemble à ces surgeons italiens et à leurs jeunes mères soixantenaires : un système immunitaire défaillant, un coup de pub ici et là que le pubis las ne peut plus donner, la rebellitude teintée d'avarice.

Point besoin de vous stigmatiser en ladre, Scheckley a déjà dépeint votre vision de l'enseignement dans "Omega"

Ecrit par : D'Enguell | 01 décembre 2007

Pourriez-vous décoder pour les non-initiés (DSlam, journée de formation???), monsieur D'Enguell? J'ai googlesié Schekley, mais les réponses sont bien maigres. Ou du moins ne satifont pas ma curiosité! Merci

Ecrit par : Pendariès | 01 décembre 2007

Voir (et surtout écouter) la vidéo de Chevènement audité par le comité Théodule :

http://www.education.gouv.fr/cid5811/les-videos-des-auditions.html

Ecrit par : dugong | 01 décembre 2007

Je n'aurai qu'un mot : "Waouh !"

Ecrit par : catmano | 01 décembre 2007

La rumeur enfle selon laquelle en lycée les professeurs doivent s'attendre à travailler désormais en juillet, ceci afin que les lycéens puissent bénéficier de l'enseignemet de leurs professeurs jusque fin juin.
Rumeur, intox ou projet sérieux?

Ecrit par : marigot | 01 décembre 2007

En tout cas, organiser les plannings pour que les secondes aient cours jusqu'au 4 juillet (date officielle des vacances d'été, je crois, non?).

Ecrit par : Pendariès | 01 décembre 2007

Je me vois bien récupérer mes Secondes BEP après leur stage et surtout un mois après leur conseil de classe!

Ecrit par : ProfAnonyme | 01 décembre 2007

Faut faire les conseils de classe après le 20/06...

Ecrit par : dobolino | 01 décembre 2007

@ Pendariès : DSLAM est un terme de réseau internet, domaine ayant partie liée à l'informatique grâce à laquelle notre ami semble avoir fait des affaires corses et juteuses (sans rapport a posteriori) (sur son lien).

Omega est le récit d'un retour à la Terre après un ban, Terre où l'Educnat se fait par machines, et décérèbre quelque peu les têtes enfantines.

Salut et fraternité.

Ecrit par : D'Enguell | 01 décembre 2007

Voir (et surtout écouter) la vidéo de Chevènement audité par le comité Théodule :

http://www.education.gouv.fr/cid5811/les-videos-des-auditions.html

Ecrit par : dugong | 01 décembre 2007

Rocard, à propos de la question des IUFM (47'54): "Les IUFM sont là, on n'en sortira pas"...

Ecrit par : Pendariès | 01 décembre 2007

Pendariès a écrit : "Rocard, à propos de la question des IUFM (47'54): "Les IUFM sont là, on n'en sortira pas"..."

Rocard, en bon parpaillot, endosse son costard de responsable de la création des IUFM mais pas trop tout de même (genre : j'ai fait confiance, je n'y connaissais rien...). Il commence par demander à Chevènement comment en sortir (47min30) puis, une minute après, déclare qu'on n'en sortira pas.

La réponse est dans la question. Les arapèdagos sont enkystées et il y a belle lurette qu'on ne déloge plus personne au corps à corps maison par maison.

L'esprit fantassin se perd....

Ecrit par : dugong | 01 décembre 2007

Se taper les secondes après leur conseil de classe, ça se fait déjà chez nous. Résultat : les élèves qui viennent ne veulent surtout pas bosser, déjà que certains ne l’ont jamais fait ! L’ambiance est tendue, certains élèves se défoulent contre des collègues encore plus démunis qu’en temps dit normal.

On reste de toute façon dans le faire semblant, le Potemkine chers à l’Éducnat. Pourvu que la fonction de garderie et d’accueil soit assurée. Comme dans le reste de l’année, le lycée-entrepôt assure la gestion des stocks lycéens.
C’est d’ailleurs ce que veulent beaucoup de parents ainsi que les pédagogos, des bahuts ouverts à toute heure toute l’année, boissons chaudes l’hiver et fraîches l’été, télé à tous les étages, animations, activités, vivrensemble « citoyen »...

Enseigner ? Non, ringard, chiant, peu porteur pour des crétins procéduriers, adaptés à la consommation.
Mais « accueillir » ? Oui ! C’est la « demande sociale » comme y disent en IUFM. Après tout, ne sommes-nous pas recrutés et payés d’abord pour ça aujourd’hui ? Qu’on le dise enfin franchement.

Ecrit par : LaRiba | 01 décembre 2007

Les ministres pérorent et portent beau devant le comité pour la revalorisation( ?) du métier d'enseignant.

C'est très bien , ce que dit Luc Ferry ; alors pourquoi n'a-t-il pas dit cela quand il était ministre et agi en accord avec ses paroles en pourfendant les saboteurs de l'EN .?
Toutefois son refus de l'apprentissage ne me paraît pas judicieux. Les bons artisans des métiers de bouche, invités de l'émission de JP Coffe, à midi, le samedi, sur France Inter, recherchent des apprentis motivés, même âgés de 18 ans , d'ailleurs.

Entre parenthèses, l'un des patrons aujourd'hui a déploré le fait que les derniers apprentis qu'il a eus ne savaient même pas faire une soustraction ni calculer les proportions!

Par ailleurs, je sais que les maçons préféraient les apprentis de 14 ans, car il semble que ce soit plus facile pour eux d'apprendre le bon coup de main.
J'entends d'ici les bonnes âmes susurrer que c'est pour mieux les exploiter que les patrons préféraient les plus jeunes.

De toute façon, maintenant, cela ne doit plus être possible de recruter si jeune; et d'ailleurs, il faut sans doute le niveau du bac pour savoir faire une soustraction!

Quant à Chevènement, il s'est discrédité en supprimant des heures de Français lorsqu'il était ministre. Qu'il ose, après cela
défendre le français , me paraît révélateur d'une attitude sans vergogne inacceptable.

Je n'aime pas avoir une attitude négative! Mais franchement, on les a vus à l'oeuvre, ces ministres. Aucun espoir à attendre!

Ecrit par : edith | 01 décembre 2007

Une bonne blague! Je discutais avec mon rejeton (première L) de sa moyenne de latin du premier trimestre et constatais: "Ah! Alors, ça t'a été utile de faire le livre de latin de sixième de ton père cet été". Réponse: "Oui, mais je me demande bien ce qu'ils pouvaient faire après la sixième à l'époque?".
Qu'à cela ne tienne, j'ai trouvé sur internet la suite, livres de cinquième et quatrième même éditeur, même collection, programme 1960. Ceci dit, je me demande si le livre de quatrième est exploitable sans professeur, tout seul?

Ecrit par : dobolino | 01 décembre 2007

"Quant à Chevènement, il s'est discrédité en supprimant des heures de Français lorsqu'il était ministre. Qu'il ose, après cela défendre le français"

Il a des excuses : il ne s'en souvient peut-être plus car il revient du diable vauvert.

A-t-il seulement encore en mémoire qu'il sort de soutenir la maldonne des meetings et ses spadassins pédagols ?

Ecrit par : dugong | 01 décembre 2007

Quote(*"champion du DSlam de fond à 1700 € HT la journée de formation, qui crache sur la misère professorale et mord la main qui l'a nourri pendant ses années de scolarité"*)

je ne mords pas ce qui risque de m'empoisonner !
vous vous fourvoyez, mon bon d'engell, l'EN ne m'a pas nourri, la plupart des profs qui m'ont eu me foutaient systématiquement à la porte de leurs cours !
Faut dire que j'ai très tôt compris le système !
Vous croyez être spécifiques .... détrompez-vous, braves gens .... dans toutes les professions, dans toutes les strates de la société il y a une couche très largment majoritaire de cloportes qui se regardent le nombril en s'exclamant que rien au monde n'est plus intéressant !
Tous les polytechniciens que j'ai cotoyé (pour mon plus grand malheur) n'étaient que des brêles bardées de diplômes mais incapables de changer une ampoule. Par contre, à s'approprier le travail des autres ils sont incomparables !!!!

vous voyez .... vous n'êtes pas seuls !
et quand vous vous retrouverez dans le privé, vous ne vous sentirez pas dépaysés ...... elle est pas belle la vie ?

vive monsieur notre très vénéré chef des armées et de l'économie et de l'EN et des forces de l'ordre et des chocolatiers de france et de navarre et vive les sous-marins et les sous-mariniers.

Ecrit par : Yfig | 01 décembre 2007

Enseigner ? Non, ringard, chiant, peu porteur pour des crétins procéduriers, adaptés à la consommation.
Mais « accueillir » ? Oui ! C’est la « demande sociale » comme y disent en IUFM. Après tout, ne sommes-nous pas recrutés et payés d’abord pour ça aujourd’hui ? Qu’on le dise enfin franchement.

Ecrit par : LaRiba | 01 décembre 2007
Alors, il faut que ce soit annoncé franchement et clairement, à tout bout de champ! Parce qu'au fond, ce n'est pas vraiment ce que les parents veulent. On les englue dans des discours lénifiants et pontifiants. On les balade de pédopsy en orthophonistes, de remédiations en soutiens scolaires, de conseillers d'orientation en tribunaux d'instance. Que peuvent-ils faire d'autres qu'y croire?

Ecrit par : dobolino | 01 décembre 2007

Yfig, je vais vous dire un secret: on peut faire des études supérieures de bon niveau et savoir changer une ampoule, une bougie, recoudre un bouton, réparer une fermeture éclair, déboucher le gicleur de son carburateur et cuisiner un bœuf en daube. Ce n'est nullement incompatible!
On peut même caresser un chien ou créer des emplois non précaires.
La liste est longue, je m'arrête ici mais, vous, cessez de prendre tous les professeurs pour des nouilles parce que, soit vous n'avez pas eu de chance, soit vous n'avez pas su la saisir.

Ecrit par : dobolino | 01 décembre 2007

Quel est, dobolino, ce livre de latin de 6ème? Moi, je connais etj'utilise en 4ème (et en 3ème) celui de la collection Gerald Bloch, Latin, Classe de 6ème, de 1962. Il est très bien, et il fait qu'au moins les élèves, comprenant tout parce que tout est bien clairement expliqué, se prennent à aimer le latin. Les manuels actuels de latin brillent par leurs ambitions démesurées et leur manque total de pédagogie: ils sont "pédagos" jusqu'à la garde: ils sont tous organisés (ou plutôt désorganisés) en "séquences". La CNARELA, qui passe son temps à s'inquiéter de n'être pas assez "moderne" et à vouloir séduire les élèves, a largement donné dans les "séquences".

Ecrit par : Jean | 01 décembre 2007

Mais « accueillir » ? Oui ! C’est la « demande sociale » comme y disent en IUFM. Après tout, ne sommes-nous pas recrutés et payés d’abord pour ça aujourd’hui ? Qu’on le dise enfin franchement.

Ecrit par : LaRiba

Le jour où un ministre de l'EN quelconque l'annonce, je lui envoie une lettre de démission au vitriol que je transmets également à tous les journaux.
Ça a peu de chance d'arriver, car je serai déjà ailleurs à ce moment-là.

Ecrit par : Moot | 01 décembre 2007

C'est chez Nathan, Jean, par A. Cart; J. Lamaison; P. Grimal; R. Noiville. Le livre de sixième est utilisable par n'importe quel parent ayant fait du Latin puis par l'élève seul.
Malgré tout, mon fils a été impressionné par les versions à la fin du livre et n'a osé s'y lancer. A mon humble avis, il a eu tort car c'est très simple (bien plus que le De Viris) mais il doit être impressionné par les dix pages.
Pourtant, franchement...
Ça commence comme ça:
"Miseram et nobilem vitam Herculis audite.
Multae gentes in antiquis temporibus Herculem amaverunt et coluerunt. Nam bonus fuit et fortis et strenuus."
Avec 17 de moyenne en première L, ça lui fait peur. C'est tout dire...

Ecrit par : dobolino | 01 décembre 2007

Tiens, c'est marrant, yfig aussi, comme ipidi, parle encore en francs.
Ramollissement du bulbe ? Lepénisme ?

Ecrit par : yann | 01 décembre 2007

Ça commence comme ça:
"Miseram et nobilem vitam Herculis audite.
Multae gentes in antiquis temporibus Herculem amaverunt et coluerunt. Nam bonus fuit et fortis et strenuus."
Avec 17 de moyenne en première L, ça lui fait peur. C'est tout dire...

Ecrit par : dobolino | 01 décembre 2007
D'ailleurs, elle ne serait pas là, la constante macabre, Jean?
Pauvres gosses utilisés au dixième de leurs réelles capacités...

Ecrit par : dobolino | 01 décembre 2007

Tiens, c'est marrant, yfig aussi, comme ipidi, parle encore en francs.
Ramollissement du bulbe ? Lepénisme ?

Ecrit par : yann | 01 décembre 2007

Plains-toi que la mariée est trop belle! Il trouvera que l'ovario de chatte n'est pas chère...

Ecrit par : dobolino | 01 décembre 2007

C'est chez Nathan, Jean, par A. Cart; J. Lamaison; P. Grimal; R. Noiville. Le livre de sixième est utilisable par n'importe quel parent ayant fait du Latin puis par l'élève seul.

Ecrit par : dobolino | 01 décembre 2007

Ceci dit, je précise à toutes fins utiles, que, d'après mon époux (sixième en 1964/65), le livre en question n'était pas achevé, dans son collège, à la fin de l'année de sixième puisque le latin n'y éait enseigné qu'aux deuxième et troisième trimestres, après avoir sélectionnés, en jugeant leur niveau de français, ceux qui étaient aptes à suivre et proposer aux parents cet enseignement supplémentaire. Les parents, pour la plupart niveau certif, étaient fort impressionnés et disaient: "Si c'est bien pour le petit...". Personne à l'époque, dans ces cantons ruraux, n'aurait songé à réclamer le latin pour son cancre, à l'exception de quelques rares familles "bien nées" et "embourgeoisées" par la collaboration.

Ecrit par : dobolino | 01 décembre 2007

Ça commence comme ça:

"Miseram et nobilem vitam Herculis audite.
Multae gentes in antiquis temporibus Herculem amaverunt et coluerunt. Nam bonus fuit et fortis et strenuus."

Bon ça va, j'ai au moins le niveau 6ème années 60, sans dictionnaire !

Ecrit par : Robin | 01 décembre 2007

Moi, il me manque coluerunt et strenuus.

Ecrit par : catmano | 01 décembre 2007

"Miseram et nobilem vitam". L'idée qu'une vie réussie puisse aussi être tragique et la valeur morale des "exempla" (cf Plutarque et son "De viris illustribus".

Toute une tradition éducative qui n'existe plus. Et pourtant, il faut bien qu'ils imitent...Mais qu'ils imitent quoi ?

Ecrit par : Robin | 01 décembre 2007

Moi, il me manque coluerunt et strenuus.

Ecrit par : catmano | 01 décembre 2007

coluere : célébrer, rendre hommage
stenuus : fort, puissant, vigoureux (cf. anglais "strong" ?)

Ecrit par : Robin | 01 décembre 2007

"Mais qu'ils imitent quoi ?" demande Robin. Bonne question — et y répondre résoudrait une grande partie de l'autre question plus générale, que faire en Français en collège (et en lycée, parce qu'il n'y a pas de raison que l'imitation, qui est la meilleure façon d'apprendre à écrire, s'arrête à 16 ans). Les futurs programmes ont tout intérêt à s'articuler sur cette notion, qui nous changerait un peu des faux-semblants de la "libre expression" et autres démagogogeries à la mode.
JPB

Ecrit par : brighelli | 01 décembre 2007

"Miseram et nobilem vitam Herculis audite.
Multae gentes in antiquis temporibus Herculem amaverunt et coluerunt. Nam bonus fuit et fortis et strenuus."

Ecoutez le récit de la vie d'Hercule. Nombreux furent ceux, dans le temps passé qui l'ont célébré et aimé. Car il était bon, fort et vigoureux.

Ecrit par : Robin | 01 décembre 2007

Plutôt "écoute" que "écoutez"

Ecrit par : Robin | 01 décembre 2007

"Ecoutez le récit de la MALHEUREUSE ET NOBLE vie d'Hercule".

Attention aux omissions. ;-)

Ecrit par : Kap | 01 décembre 2007

Plutôt "écoute" que "écoutez"

Ecrit par : Robin | 01 décembre 2007

Tût tût... "Audite" = 2e p. pl. "Audi" serait la 2e. p. sg.

Ecrit par : Kap | 01 décembre 2007

Kap a tiré plus vite que moi. L'opposition des adjectifs est un effet de style si remarquable que Robin ne peut les avoir omis que par étourderie. Sans compter que la combinaison de l'exemplaire ("nobilem") et du moral ("miseram") en dit plus long que quinze cours sur la citoyenneté.
JPB

Ecrit par : brighelli | 01 décembre 2007

Communiqué de presse snep-snes-snuep-snetap /fsu


Voie professionnelle publique :

Une réforme contraire à l’intérêt des élèves et du service public

Sans aucune discussion préalable avec les organisations syndicales et alors qu’un rapport de l’inspection générale avait rendu, en septembre 2005, un avis critique négatif sur l’expérimentation du Bac professionnel en trois ans, le ministre de l’éducation nationale Xavier Darcos a décidé la généralisation de celui-ci, le ministère de l’Agriculture en étendant l’application à l’enseignement agricole. Cela a pour conséquences :
- la suppression des formations BEP à court terme dans la quasi-totalité des filières tertiaires, industrielles et agricoles.
- le niveau V maintenu au seul CAP à vocation à insertion professionnelle immédiate.
- le report de la mise en œuvre en l’état de la réforme du BEP tertiaire. Les syndicats enseignants du second degré de la FSU (SNUEP, SNETAP, SNES et SNEP) considèrent que ces mesures correspondent pour l’essentiel à des objectifs d’économie budgétaire qui ne font que peu de cas de l’élève et de sa formation. La mission du service public de l’Enseignement Professionnel consiste à accueillir l’ensemble des élèves orientés vers cette voie afin de leur assurer un niveau de qualification le plus élevé possible. L’accueil en BEP des élèves de classe de troisième permet souvent, malgré des difficultés réelles, une orientation positive en plaçant nombre des élèves en situation de réussite. La suppression des sections de BEP ne peut qu’entraîner un accroissement des sorties sans qualification du système éducatif car de nombreux élèves ne pourront accéder à un Baccalauréat Professionnel en trois ans au lieu de quatre actuellement. Cela d’autant que les exigences de ces bacs pro devraient être augmentées pour permettre, selon le ministre, une poursuite massive d’études en BTS et DUT. Cela risque d’aboutir à une fusion des voies technologique et professionnelle. Ce dispositif fait fi des élèves en difficulté dont l’avenir ne saurait se régler dans des sections de CAP, qu’il soit à vocation sociale ou à vocation qualifiante. Le fait de pouvoir passer un BEP à l’issue de la 2e année du Baccalauréat Professionnel en 3 ans, ne saurait remplacer une formation effective et spécifique à ce diplôme et n’est une solution ni acceptable ni appropriée aux sorties du système éducatif, qui s’accentueront. Les syndicats enseignants de second degré de la FSU considèrent indispensable le maintien des sections de BEP dans les Lycées Professionnels car elles sont l’un des maillons essentiels au sein d’une filière de formation complète. Ils rappellent leur attachement au Baccalauréat Professionnel après 2 années de formation qualifiante en BEP. Ils rappellent également leur refus d’orientation précoce avant la 3ème. La décision ministérielle est à relier à la volonté de réduire considérablement le nombre de personnels à l’éducation nationale et dans l’enseignement agricole et aux projets concernant les lycées généraux et technologiques (réduction du nombre de filières et d’options, regroupements, …) qui devraient être connus en janvier : nous sommes confrontés à une transformation très profonde du système éducatif, qui remettrait en cause la diversification des formations dans le second cycle du second degré et qui n’offrirait plus de réelles remédiations et possibilités de poursuite d’études aux jeunes en difficulté à l’issue de la troisième. Les mesures mises en œuvre et prévues impliquent à terme des suppressions massives de postes, de sections, de filières entières voire même de lycées professionnels. Le statut des personnels, notamment ceux de lycée professionnel, leur avenir seraient de fait remis en cause. En conséquence, les syndicats enseignants du second degré de la FSU appellent tous les personnels des lycées professionnels, généraux et technologiques, de l’éducation nationale et de l’agriculture à se réunir au plus vite et à se mobiliser, dans l’unité la plus large, afin d’agir pour exiger le retrait des modifications imposées sur les structures pour la rentrée 2008 qui mènent inéluctablement à la disparition de la voie professionnelle initiale scolaire publique et laïque. Ils organiseront l’information des parents et des élus pour montrer que cette mesure ne saurait répondre aux besoins des jeunes et du pays et mettront en avant leurs propositions pour un service public d’éducation, dans les trois voies du lycée, capable d’assurer la réussite du plus grand nombre.

Ecrit par : Hervé | 01 décembre 2007

Dans une note diffusée uniquement à l’attention des Recteurs, en date du 29 octobre 2007, Xavier Darcos ordonne la généralisation du bac pro 3 ans.

Cela a pour conséquences :

- la suppression du BEP dans la quasi-totalité des filières tertiaires et industrielles.

- dès la rentrée 2008, le remplacement généralisé des secondes BEP par des secondes de baccalauréat professionnel en 3 ans.

- le niveau V maintenu au seul CAP à vocation à insertion professionnelle immédiate.

- le report de la mise en œuvre en l’état de la réforme du BEP tertiaire.

Le SNUEP-FSU considère que ces mesures ne correspondent qu’à des objectifs budgétaires qui ne font que peu de cas de l’élève et de sa formation. La mission du service public de l’Enseignement Professionnel consiste à accueillir l’ensemble des l’élèves orientés vers cette voie afin de leur assurer un niveau de qualification le plus élevé possible. L’accueil en BEP des élèves de classe de troisième permet souvent, malgré des difficultés réelles, une orientation positive en plaçant une partie des élèves en situation de réussite, ce qui n’est pas toujours le cas en collège. La suppression des sections de BEP ne peut qu’entraîner une sortie sans qualification du système éducatif car de nombreux élèves ne pourront accéder au Baccalauréat Professionnel. Leur avenir ne saurait se régler dans des sections de CAP qu’il soit à vocation sociale ou à vocation qualifiante. Le compactage du BEP au sein d’une ou deux années de formation de Baccalauréat Professionnel avec validation n’est pas une solution aux sorties du système éducatif qui perdureront.

Le SNUEP-FSU considère indispensable le maintien des sections de BEP dans les Lycées Professionnels. Elles sont l’un des maillons indispensables au sein d’une filière de formation complète.

Le SNUEP-FSU rappelle son attachement au Baccalauréat Professionnel après 2 années de formation qualifiante en BEP.

Les mesures qui accompagnent la généralisation du bac pro 3 ans seront mises en place dès la rentrée 2008 : elles impliquent à terme des suppressions massives de postes, de sections, de filières entières voire même de lycées professionnels.

En conséquence, le SNUEP-FSU appelle tous les personnels de l’Enseignement Professionnel Public à se mobiliser et à se réunir au plus vite, dans l’unité la plus large, afin d’agir pour exiger le retrait des modifications imposées sur les structures pour la rentrée 2008 qui mènent inéluctablement à la disparition de la voie professionnel initiale publique et laïque.

Le SNUEP-FSU appelle tous les personnels de l’Enseignement Professionnel à informer les parents et les élus et à refuser avec eux la casse de l’Enseignement Professionnel Public.

Ecrit par : Hervé | 01 décembre 2007

"Ecoutez le récit de la MALHEUREUSE ET NOBLE vie d'Hercule".

Attention aux omissions. ;-)

Ecrit par : Kap | 01 décembre 2007

Vous avez tout à fait raison, kap, c'est d'autant plus idiot que j'avais justement évoqué cette mise en valeur de la dimension tragique de la vie du héros (en fait davantage chez les Grecs que chez les Romains).

Ecrit par : Robin | 01 décembre 2007

Hervé, est-ce que le SNETAA et le SNETAP c'est la même chose ?

Parce que si c'est je cas, je ne comprends plus rien.

Conclusions du SNETAA sur l'expérimentation du Bac pro 3 ans :
"Le bilan est contrasté, mais l’intérêt du cursus en trois ans demeure sous certaines conditions :
- des conditions de recrutement et d’accueil des élèves
- des conditions d’ouverture et de régulation des formations
- des conditions d’encadrement des équipes
- des conditions de suivi et d’évaluation"

La citation provient du site snetaa.org

Ils auraient changé d'avis ? Qui peut m'éclairer ?

Ecrit par : Zorglub | 01 décembre 2007

c'est dingue, hein ! comme les gens qui n'ont rien à dire peuvent être bavards !

Ecrit par : Yfig (le sens du rythme et de la ballaïka ! ) | 01.12.2007 (chez lui).

Si c'est lui qui le dit ...

Ecrit par : yann | 01 décembre 2007

Oui, yann! Yfig vient de nous faire une splendide autocriti-
-que... En attendant l'autodissolution?

Ecrit par : Christophe Sibille | 01 décembre 2007

"Miseram et nobilem vitam Herculis audite.
Multae gentes in antiquis temporibus Herculem amaverunt et coluerunt. Nam bonus fuit et fortis et strenuus."

Mieux que les gousses d'ail et le crucifix pour faire fuir les pédagos du blog ! :)

Ecrit par : D'Enguell | 01 décembre 2007

Robin, le De viris a été écrit par l'abbé Lhomond, érudit du dix-huitième siècle qui composa cet abrégé d'histoire romaine dans un latin accessible aux débutants. Plutarque a écrit, en grec, " Vies des hommes illustres" où il groupe deux par deux des biographies d'hommes célèbres, un Grec et un Romain (par exemple Alexandre et César)

C'était mon accès de cuistrerie hebdomadaire.

Bonne soirée.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 01 décembre 2007

Rodrigue du Gers, le chant du "tout va bien", il n'a pas besoin de personnes supplémentaires pour l'entonner.

Le seul point positif, c'est que vous vous rendez compte qu'on est payés une misère.

Sans indiscrétion aucune, vous pouvez me dire combien gagnait votre père en fin de carrière, et les études qu'il avait faites ?

Ecrit par : Jeremy | 29 novembre 2007

Mon père gagnait à 50 ans, juste avant sa retraite, 20000F net par mois, soit 3000 euros actuels. Il avait un certificat d'études, aucune année de collège. Par concours internes, il a grimpé les échelons, depuis l'apprentissage sur les voies jusqu'à la conduite du TGV.

A+

PS : je ne chante pas le "tout va bien" mais le "ça peut aller mieux"

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 01 décembre 2007

"Miseram et nobilem vitam Herculis audite.
Multae gentes in antiquis temporibus Herculem amaverunt et coluerunt. Nam bonus fuit et fortis et strenuus."

Il me semble que nous touchons un point essentiel : le rôle de l'imitation dans les conduites humaines déjà mis en évidence par Gabriel Tarde au XIXème siècle dans son livre sur la psychologie des foules et remis à l'honneur et de manière magistrale par R. Girard qui en fait l' élément moteur de l'hominisation et la raison d'être du religieux sacrificiel (l'imitation d'appropriation, régulé par les montages instinctifs chez l'animal est porteuse chez l'homme d'une violence mimétique dangereusement contagieuse).

Or nous voyons que dans l'éducation contemporaine le rôle de la "bonne imitation" est totalement minimisé : disparition de l'apprentissage par coeur, des cours de morale, des "exempla" à la Plutarque (traduit et abrégé par l'abbé Lhomond, merci de le rappeler Sylvie !), de l'imprégnation par les grands textes comme le rappelle de son côté JPB.

C'est à ce rôle que pensait aussi l'autre jour A. Finkelkraut en assurant que la dictée ne servait pas uniquement à "apprendre l'orthographe" et qu'il ne fallait évidemment pas dicter n'importe quoi.

Mais nous vivons dans l'illusion romantique de l'autonomie du sujet qui construit sa propre vie et son propre savoir en affirmant sa "différence".

C'est dans le domaine moral, avec la disparition de la notion antique du "souverain Bien" et des exemples que les ravages se font le plus sentir.

On n'imite plus le héros noble et souffrant, mais le dernier chanteur ou le dernier malfrat, comme on n'imite plus Proust ou Chateaubriand, mais les dernières productions de la sous littérature, quand ce n'est pas le langage SMS.

Et le plus amusant c'est que l'on croit n'imiter personne.

Ecrit par : Robin | 01 décembre 2007

"Mieux que les gousses d'ail et le crucifix pour faire fuir les pédagos du blog ! :)"

Ecrit par : D'Enguell | 01 décembre 2007

Ca fait quand même un bail qu'aucun ne s'aventure plus ici!

Ecrit par : Christophe Sibille | 01 décembre 2007

"Miseram et nobilem vitam Herculis audite.

Il me semble que certains héros "modernes" (Superman, Spiderman...je les ai tous vus grâce à mon fils) se rapprochent de cette "vie noble et souffrante" ; il ya toujours un moment dans le film où le superhéros perd ses pouvoirs, sa fiancé, sa confiance en lui-même...se retrouve au fond du fond, même si c'est pour mieux rebondir.

Et c'est vrai qu'on ne peut s'intéressser qu'à ce genre de héros.

Il y a un texte admirable de Charles Péguy qui provoqua chez les élèves une vive et sincère admiration (c'est assez rare pour le signaler, même si c'était en terminale) dans lequel Péguy affirme que les Grecs savaient bien, comme nous, que les hommes sont plus "accomplis" que les dieux parce qu'ils font l'expérience de la souffrance et de la mort.
Hercule n'est pas un dieu, mais un demi-dieu. Les dieux n'ont pas d'aventures, il n'ont que des querelles et des flirts.

Ecrit par : Robin | 01 décembre 2007

"Il y a un texte admirable de Charles Péguy qui provoqua chez les élèves une vive et sincère admiration (c'est assez rare pour le signaler, même si c'était en terminale) dans lequel Péguy affirme que les Grecs savaient bien, comme nous, que les hommes sont plus "accomplis" que les dieux parce qu'ils font l'expérience de la souffrance et de la mort.
Hercule n'est pas un dieu, mais un demi-dieu. Les dieux n'ont pas d'aventures, il n'ont que des querelles et des flirts."

Ecrit par : Robin | 01 décembre 2007

Ca mérite bien une petite "Lamentation de Didon" par Dame Janet Baker : http://download.yousendit.com/9A50FCCB290D4008

(nécessite un lecteur autre que Windows Media Player)

Ecrit par : Kap | 01 décembre 2007

je n' ai pas lu le reste des messages des 2 derniers jours je m'arrête ahurie par l'imbrolio que Robin a cru bon de créer en transformant mes souhaits de bon anniversaire à dobolino en insulte à ses compétences. j'ai eu l'occasion de juger de cellesci à maintes reprises qund elle a donné de judicieux conseils ici, je n'ai pas lu ce qu'elle disait sur mon chien tant la hargne de Robin et et FGuichard qui lui a fait écho m'est arrivéée comme des cheveux sur la soupe


Comment applez-vous faire dire le contraire de ce qui est écrtit sinon mauvaise foi et médisance

sous_entendre que je me réjouisse de la débandade de l'opposiion quand je la déplore et ne pas pouvoir accepter que je pense chaque mot que j'écris c'est ignoble
c'est pas une preuve d'intelligence ni de charité chrétenne qui exige au minimum le bénéfice du doute

bref, dobolino, si vous m'avez prodigué des conseils pour mon chien je vous en remercie et cela ne m'étonne pas. sachez malgré ce que les langues de p... du blog voudraient vous faire croire que je vous estime

je vous serais très reconnaissante
de me dire par email ([email protected] ) ce que je
n'ai pas le coeur de chercher plus haut tant certains prennent un malin plaisir à me faire dire le contraire de ce que j'écris et je vais passer à table ... ne veux pas me couper l'appétit avec pareilles vomissures.

Purtant aucune honte à être cocu c'est le cocufieur qui est le salaud alors pourquoi cette hargne robin et en plus cela ne s'adressait pas du tout à dobolino

Ecrit par : Cadichon | 01 décembre 2007

Le fils de Dobolino a peut-être raison de trouver ces versions de sixième trop difficiles puisque la première phrase pose tant de problèmes à l’illustre corporation des « latinistes associés » du blog Brighelli. Je ne suis pas d’accord avec votre traduction de « strenuus ». Ce mot ne veut pas dire « fort, puissant, vigoureux » (ça, c’est le premier sens de « fortis », qui signifie aussi « courageux ») mais plutôt « actif, vif, diligent, énergique, ardent » et lorsqu’il est pris en mauvaise part, « turbulent, agité ». « Si minus fortis, at tamen strenuus » écrit Cicéron d’après mon vieux Gaffiot : sinon brave, du moins agissant, empressé. Le mot anglais qui correspond n’est pas « strong » mais tout simplement « strenuous ». « Strong » a même racine que « string », la corde. Voir aussi parmi les dérivés du radical streig- (idée de raideur, de quelque chose qui serre) : étroit, strie, strict, restriction, étreinte, détresse, prestige, prestidigitation (altération du latin praestigiator où l’on a mis des doigts qui n’avaient rien à y faire). Quant à « strenuus » et « strenuous », dont l’origine est moins claire, il semble qu’il faille plutôt y voir un rapport avec « strena » (étrennes, étrenner, etc.). « Strena » est d’abord un pronostic, puis le cadeau qu’on fait en guise de bon présage. Si cette étymologie, que donnent la plupart des indo-européanistes est bonne, il faudrait voir dans « strenuus » une sorte de prédisposition à l’action, qui peut être un peu brouillonne et qu’il faut discipliner. Cela s’applique bien à Hercule. Et aussi à ces élèves dont on ne sait trop s’il faut dire qu’ils sont turbulents ou particulièrement vifs.

Voilà : c’était juste pour ajouter ma petite gousse d’ail à chasser les pédagos. Cela dit, les questions posées par cette note de JPB sont de la plus haute importance. Merci à lui et à tous ceux qui sont intervenus. Cela me permettra d’y voir plus clair quand j’aurai le temps de lire à tête reposée.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 01 décembre 2007

"Le fils de Dobolino a peut-être raison de trouver ces versions de sixième trop difficiles puisque la première phrase pose tant de problèmes à l’illustre corporation des « latinistes associés » du blog Brighelli. Je ne suis pas d’accord avec votre traduction de « strenuus ». "

Ecrit par : Pedro Cordoba | 01 décembre 2007

Pedro, ne soyez pas trop dur avec Robin, la traduction est de lui et il n'est pas latiniste - et je doute qu'il ait un Gros Gaff' sous la main. ;-)

Ecrit par : Kap | 01 décembre 2007

Pedro, ne soyez pas trop dur avec Robin, la traduction est de lui et il n'est pas latiniste - et je doute qu'il ait un Gros Gaff' sous la main. ;-)

Ecrit par : Kap | 01 décembre 2007

Merci Kap ; en effet, mon Gaff' est dans une caisse et inconsultable (déménagement imminent)

Ecrit par : Robin | 01 décembre 2007

il faudrait voir dans « strenuus » une sorte de prédisposition à l’action, qui peut être un peu brouillonne et qu’il faut discipliner. Cela s’applique bien à Hercule. Et aussi à ces élèves dont on ne sait trop s’il faut dire qu’ils sont turbulents ou particulièrement vifs.

Oui, ça va bien aussi avec l'anecdote de la lyre cassée sur la tête de son professeur de musique et du massacre de sa famille (crise de folie passagère, c'est très moderne). Hercule était un sujet de moquerie chez les Athéniens (trop "strenuus", trop peu "intellectuel")

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Cadichon,

J'admets vos explications, j'ai mal compris, mais vous avouerez que vos interventions sont souvent difficiles à décrypter. Ce mode de communication a ses limites, j'ai les miennes et chacun de nous a les siennes.

Ecrit par : Robin | 01 décembre 2007

Cher Robin: ne voyez pas malice dans mon commentaire. C'est juste que j'aime bien les études indo-européennes et qu'on n'a pas trop l'occasion de discuter ici de ces choses-là. Il m'était plus facile de causer latin que d'y voir clair dans l'imbroglio de l'enseignement professionnel.

Pour continuer sur le latin donc, j'ai écouté un peu par hasard France-Culture ce matin. On y rappelait que Léopold Sédar Senghor s’était fâché avec son ami Edgar Faure quand celui-ci avait supprimé le latin en sixième. Le poète revenait des Etats-Unis où on lui avait expliqué que les études classiques avaient le vent en poupe (mais à la fac, c’est toujours le même problème aux USA : la fac est très bien et les high schools un désastre). Que lui avaient alors dit nos amis américains ? On s’était aperçu que ceux qui avaient fait du grec étaient de très bons businessmen, meilleurs que ceux qui n’avaient pas de culture classique. Mais c’était à la fin des glorieuses sixties. J’ai bien peur qu’il n’y ait plus de latin ni de grec dans un MBA.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 01 décembre 2007

Pour strenuus, le livre de sixième traduit par "vaillant".
Je vois que cette phrase vous a occupés toute cette longue soirée d'hiver tandis que je remettais les poumons du brave Taïaut à la place qu'ils n'auraient jamais du quitter.
Dès que je rentre à la maison je fais lire vos brillants commentaires au jeune latiniste et vous cite la phrase suivante.

Ecrit par : dobolino | 01 décembre 2007

Pour strenuus, le livre de sixième traduit par "vaillant".

Soit !

(J'avais horreur de ce genre d'annotation dans la marge. Ca voulait dire : "Oui, bon, si vous voulez, àla rigueur, mais il y a mieux)

Je pense que Pedro a raison ; il faut plutôt traduire pas "ardent" ou par "énergique".

Ecrit par : Robin | 01 décembre 2007

"Voilà : c’était juste pour ajouter ma petite gousse d’ail à chasser les pédagos." "

Ecrit par : Pedro Cordoba | 01 décembre 2007


Les chasser d'où? Du blog? Mais on n'en n'a pas vu "la queue" d'un depuis un bon moment! :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 01 décembre 2007

Strenuus me fait plutôt penser à l'ancien français s'estriver, faire des efforts;mais c'est une simple hypothèse, sans doute à rejeter à cause de la phonétique .

Ecrit par : edith | 01 décembre 2007

"Hervé, est-ce que le SNETAA et le SNETAP c'est la même chose ?

Parce que si c'est je cas, je ne comprends plus rien.

Conclusions du SNETAA sur l'expérimentation du Bac pro 3 ans :
"Le bilan est contrasté, mais l’intérêt du cursus en trois ans demeure sous certaines conditions :
- des conditions de recrutement et d’accueil des élèves
- des conditions d’ouverture et de régulation des formations
- des conditions d’encadrement des équipes
- des conditions de suivi et d’évaluation"

La citation provient du site snetaa.org

Ils auraient changé d'avis ? Qui peut m'éclairer ?

Ecrit par : Zorglub | 01 décembre 2007 "

Non le communiqué provient de syndicats fsu

Ecrit par : Hervé | 02 décembre 2007

"Hervé, est-ce que le SNETAA et le SNETAP c'est la même chose ?"

SNETAP - FSU

SNETAA - EIE

Ecrit par : Hervé | 02 décembre 2007

Voir un dossier spécial sur:

http://www.snuep.fr

Ecrit par : Hervé | 02 décembre 2007

Voir pour le snetap (enseignement agricole):

http://www.snetap-fsu.fr/

Ecrit par : Hervé | 02 décembre 2007

Du côté de la CGT:

http://www.sdencgt37.org/spip.php?article374

Ecrit par : Hervé | 02 décembre 2007

Quelqu'un peut-il m'expliquer la différence entre lycée des métiers et lycée professionnel? Une suppression éventuelle du BEP entraînerait-elle une revalorisation des CAP? Si oui, est-ce une mauvaise chose et pourquoi?

Ecrit par : Pedro Cordoba | 02 décembre 2007

Bonjour à tous, bonjour Pedro,
Je crois que "lycée des métiers" est une sorte de "label", concernant des établissements dans lesquels les collectivités territoriales n'interviennent pas au même niveau que dans un "simple" lycée professionnel. Plus au niveau régional. A mon avis, peut-être la même différence qu'entre "conservatoire national" "simple", et conservatoire national à vocation départementale", en musique donc, avec des impératifs spécifiques en ce qui concerne la pratique de presque tous les instruments, (donc de certaines professions pour les "lycées des métiers"). Mais Pendariès vous donnera certainement des éléments à la fois plus justes et plus précis à ce sujet!
Bonne journée à tous!

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 décembre 2007

Réforme BEP - BAC pro

http://fo-snfolc.fr/IMG/pdf_Bac_pro_3_ans_SNFOLC_23-11-07.pdf

http://fo-snfolc.fr/IMG/pdf_Bac_pro_3_ans_SNETAA-SNFOLC_21-11-07.pdf

Ecrit par : Un hussard | 02 décembre 2007

Pédro, l’idée « Lycée des métiers » consiste à créer des établissement proposant l’ensemble des niveaux d’une filière : par exemple CAP – BEP – Bac Pro (et/ou bac STI) – BTS (et même licence pro dans de rares cas).
L’objectif est de réunir en un même lieu des équipements communs, un fort potentiel de formateurs et ce dans la meilleure visibilité médiatique. Logiquement, les choix des filières privilégiées sont faits en tenant compte des spécificités du bassin d’emploi. C’est à mon sens plutôt une bonne chose : éviter l’émiettement de l’offre de formation au profit de pôles forts.
Dans un tel contexte il aurait été légitime de fermer certaines sections isolées afin de les créer ailleurs pour compléter les filières.

Vous êtes assez fin pour imaginer que tout ne se passe pas suivant ce schéma idyllique ! Pression des élus locaux, défense syndicale des intérêts catégoriels, décisions bureaucratiques arbitraires, concurrence implicite entre les établissements, etc. ont largement brouillé la donne.

Vous avez compris que je ne suis pas opposé a priori au bac pro 3 ans, en tout cas pas avant de savoir quelles seront les mesures d’accompagnement. Et, pour l’instant, je ne suis pas très optimiste : absence de transparence et de débat, circulaires passées en catimini sans réflexion de fond sur l’avenir de la formation professionnelle et son articulation avec les bacs technologiques etc.

« Une suppression éventuelle du BEP entraînerait-elle une revalorisation des CAP? » : A mon sens non ! Et je ne suis pas certain que la question soit bien posée (sauf votre respect !).
Le vrai problème est : Que faire des élèves sortant de collège avec un niveau très faible, une totale absence de motivation et une déstabilisation comportementale majeure ? Mais là aussi je me surprends à poser une mauvaise question ! La bonne serait : Comment éviter qu’ils soient si nombreux ? !!!

Bon, en tout état de cause, il faut bien les caser ...
Suppression des BEP pour les bac par 3 ans veut dire « sélection » (n’exagérons rien ...) à l’entrée avec l’objectif d’améliorer l’image de la filière et d’y attirer plus d’élèves de meilleur niveau moyen. Et c’est très sain, parce que porteur d’emploi et de qualif. professionnelle recherchée par les patrons.
Les CAP seront donc « réservés » aux élèves qui ne seront pas recrutés en bac pro. Vous imaginez de qui il s’agit et donc, vous avez la réponse à votre question.

J’insiste sur un point, il est urgent d’agir pour que l’image de la formation professionnelle s’améliore. Les effectifs fondent (avec beaucoup de démission en cours de cycle) et le niveau s’effondre.
Les patrons pleurent pour trouver des ouvriers qualifiés, les étudiants s’empilent en fac en attendant l’abattoir et on embauche ... des plombiers polonais.

Comme d’hab dans mon beau pays, plutôt que de mettre ce vrai pb sur la table, on prend des demi mesures en sous-main en espérant que ça ne fera pas trop de vagues. Les syndicats EN sont-ils prêts à entamer une réflexion sur le sujet sortant des incantations « Pas d’école pour les patrons ! etc », j’en doute. Le ministère a-t-il d’autres objectifs que de faire des économies, je n’en suis pas sûr !

Les réactions de certains sur ce fil ne m’incitent pas à l’optimisme.

Ecrit par : Zorglub | 02 décembre 2007

Alors là, Un Hussard, j'hallucine, il s'agit bien du SNETAA qui a dit le contraire dans un autre texte !

Le tract que vous citez est un monument de sottise et de dogmatisme ... Il faut se pincer pour se souvenir que nous sommes en 2007.

On y retrouve tous les poncifs :
• le complot patronal contre la classe ouvrière passant par la volonté d’abaisser le niveau de formation (parlez-en avec les artisans et vous verrez ce qu’ils en disent ...)
• le « coup de force porté à l’École de la République » visant au « démantèlement de l’enseignement public et laïque » (je laisse la faute ...) pas besoin de commenter.
• la défense des intérêts catégoriels contre le bien public : « non aux suppressions de postes, non aux fermetures de section » alors qu’il s’agit presque toujours de filières dans lesquelles les effectifs se réduisent à 5 ou 6 élèves (plus fréquent qu'il ne semble).

C’était ma précédente conclusion : on est bien parti ...

Ecrit par : Zorglub | 02 décembre 2007

Strenuus me fait plutôt penser à l'ancien français s'estriver, faire des efforts; Ecrit par : edith | 01 décembre 2007

Si je puis ajouter mon grain de sel: strenuus me fait penser qu'on a en russe, par exemple, l'adjectif "strémiltelny" : impétueux. Le verbe "strémitsia": faire tout son possible, aspirer à etc. Et "strémia": l'étrier. Ne m'étrillez pas si ce rapprochement est quelque peu étriqué.

Ecrit par : buntovchik | 02 décembre 2007

Les patrons pleurent pour trouver des ouvriers qualifiés, les étudiants s’empilent en fac en attendant l’abattoir et on embauche ... des plombiers polonais.

Ecrit par : Zorglub | 02 décembre 2007

Je peux confirmer ce que dit là Zorglub. Je connais pas mal d'émigrés, essentiellement des pays de l'ex-URSS et je n'en connais pas un qui dès qu'il a reçu son titre de séjour ne trouve pas un travail qualifié, quelle que soit la branche, de la plomberie à la médecine.
Ce qui pose une question sous-jacente: et si tout cela n'était pas inscrit dans un "programme politico-nomique", à l'heure de la "mondialisation", du marché mondial du travail, des ministères de l' immigration etc.
Encore une fois, ne se leurre-t-on à chercher des réponses techniques, juridiques, voire pédagogiques à des questions surdéterminées par des rapports économiques et politiques à une toute autre échelle que celle, limitée, d'un seul pays?

Ecrit par : buntovchik | 02 décembre 2007

Pour Zorglub

Je laisse le soin à Denis Kessler de vous répondre (Magazine Challenges 04/10/2007) :

"Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d'importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme...
A y regarder de plus près, on constate qu'il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C'est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s'agit aujourd'hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance !"

Et comme c'est dimanche, pour le même prix, vous avez droit à une autre déclaration de cet excellent Kessler :

« La lutte des classes, j’y crois toujours, mais maintenant je suis de l’autre côté de la barrière. »

-))))

Ecrit par : Un hussard | 02 décembre 2007

Cher Pedro Cordoba, merci pour ces éclairages, de l'indo-européen au latin-grec des MBA...
Amitiés.

Ecrit par : D'Enguell | 02 décembre 2007

Hélas Buntovchik, ma parano naturelle m'incite à ne pas négliger votre hypothèse ... même si je me méfie des théories du complot (menées par d'obscures forces judéo-maçoniques, néo-con ou par les petits hommes verts).

Hélas (à nouveau), il ne s'agit souvent que des conséquences de la médiocrité humaine conjointe au laisser-aller et à l'incompétence (libre à chacun de compléter cette pénible liste). Et ce n'est pas plus réjouissant.

Ecrit par : Zorglub | 02 décembre 2007

“Strenuus”, c’est du sabin d’après “Les mots latins” de F. Martin et a perdu son sens religieux.
Ici, ça devient une vraie parcelle d’ail à faire fuir tout un IUFM et peut-être même un « groupe de pilotage »!
Que Strenia, déesse des présages favorables, entende nos prières !

Ecrit par : P. Azimont | 02 décembre 2007

Yfig est un fou, et tout le monde lui répond.

Il est ptet fou, mais c'est réussi - y-a-t-il une explication à cela ?

Ecrit par : Jeremy | 30 novembre 2007

Yfig est l'"homme du souterrain" par excellence (cf. Dostoievsky relu par R.Girard). Il exprime sur ce blog un ressentiment teinté d'un désir dénié d'être reconnu; il affecte de mépriser les auteurs du passé tout en se sentant obligé de montrer qu'il les connaît tous; il se présente comme un exclu du système qui aurait cotoyé de nombreux polytechniciens...
Et pour finir s'il écrit ici, c'est probablement parce qu'il a un compte mal réglé avec l'EN, comme il l'explique lui-même. Il ne prendrait pas la peine d'insulter les profs de ce blog s'il n'avait pour eux que mépris...

Inutile donc, et contre-productif même, de rentrer dans son jeu mimétique. Relire Girard est plus profitable!

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 02 décembre 2007

"Il s'agit aujourd'hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance"
Ben ... il était peut-être temps en 2007 de revoir des fondamentaux qui datent un peu !
Il semblerait que l'état de la planète ait quelque peu changé depuis (qu'on en soit content ou non étant une autre question). Les petits chinois se marrent en écoutant les incantations franco-françaises !

C'est pas marrant ce qu'il nous arrive. Pleurer n’y changera rien, va falloir s’y faire !

Les tiers-mondistes des années 70 rient jaune.
AVANT : un tiers monde esclave au service d’un occident riche et prospère avec une explosion du niveau de vie de la classe moyenne.
APRES : une planète tiers-mondisée (à la brésilienne) avec dans tous les pays une minorité d’ultra-riches, une classe moyenne émergente dans le sud et dont le pouvoir d’achat stagne au nord et l’apparition des travailleurs pauvres au nord.

Sauf que nous habitons au nord et que donc ça ne nous arrange pas, c’est plutôt juste (tout au moins ... égalitaire) ?

Arg ! Dur à passer la pilule. Une juste répartition des richesses sur la planète (pour laquelle on militait en 70) arrive et ... c’est pas celle qu’on attendait !

Ecrit par : Zorglub | 02 décembre 2007

(re)Lisez la bd de Bretecher, initialement parue dans le Sauvage : "les amours écologiques du bolot occidental".

C'est féroce et tout y est (presque) dit.

Ecrit par : dugong | 02 décembre 2007

"Ici, ça devient une vraie parcelle d’ail à faire fuir tout un IUFM et peut-être même un « groupe de pilotage »! "

Ecrit par : P. Azimont | 02 décembre 2007

Allons allons, P. Azimont, ne soyez pas parano! Il n'y a jamais eu qu'un représentant des IUFM's en ces lieux... Et, à beaucoup d'égards, je trouve cela très dommage.

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 décembre 2007

Le vrai problème est : Que faire des élèves sortant de collège avec un niveau très faible, une totale absence de motivation et une déstabilisation comportementale majeure ? Mais là aussi je me surprends à poser une mauvaise question ! La bonne serait : Comment éviter qu’ils soient si nombreux ? !!!
(zorglub)

Il me semble qu'on arrivait à en faire quelque chose avant la Loi d'orientation de 89 et le collège unique avec les 4ème CPPN et les 4ème préparatoires au CAP.

Mais on a considéré, contrairement à nos voisins Allemands, qu'il ne fallait plus faire d'orientations à 14 ans.

C'est vrai qu'il y a avait peut-être quelques erreurs à la marge, mais dans l'ensemble le système fonctionnait plutôt bien.

Et donc, avec le collège unique, ces élèves-là vont jusqu'en 3ème générale et on sait ce que ça veut dire (passages automatiques à l'ancienneté, "incivilité" (bel euphémisme !), incapacité de suivre normalement les cours...)

Donc, si je comprends bien la rue de Grenelle (les mêmes ?) s'aperçoivent 20 ans après, comme dirait Dumas (Alexandre, pas l'ancien ministre des affaires étranges) qu'il y a un problème et on veut rétablir une formation courte (moins difficile) pour des élèves qui sortent de 3ème et qui ont passé deux ans de plus et de trop sur les bancs du collège.

Sans comprendre qu'ils ont grandi entre temps et qu'ils sont beaucoup plus difficiles à rattraper à 15, 16 ou 17 ans qu'à 13 ou 14.

Encore un bel exemple de l'aveuglement du Château et de sa méconnaissance des réalités de terrain, de la sociologie, de la psychologie de l'enfant et de l'adolescent et de la vie réelle en général.

Mais vous avez raison aussi zorglub de parler du primaire. Peut-être en effet y en aurait-il moins, si...

Ecrit par : Robin | 02 décembre 2007

Il y en aurait moins si... on arrêtait de mettre la charrue avant les bœufs en maternelle puis en primaire, par exemple ?

Ecrit par : catmano | 02 décembre 2007

"Il s'agit aujourd'hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance"

Vous connaissez le contexte. de Gaulle a bien été obligé de faire avec les communistes et puis il fallait planifier la reconstruction, en attendant que la société civile se relève du chaos (en particulier de la décapitation des chefs d'entreprise à la Libération).

Ecrit par : Robin | 02 décembre 2007

Il y en aurait moins si... on arrêtait de mettre la charrue avant les bœufs en maternelle puis en primaire, par exemple ?

Ecrit par : catmano | 02 décembre 2007

Quelle tristesse qu'il n'y ait pas davantage d'instituteurs et d'institutrices comme vous.

Ecrit par : Robin | 02 décembre 2007

Les CAP seront donc « réservés » aux élèves qui ne seront pas recrutés en bac pro. Vous imaginez de qui il s’agit et donc, vous avez la réponse à votre question.

Ecrit par : Zorglub | 02 décembre 2007

Ce qui est bien dommage, car le CAP permet une qualification professionnelle rapide à ceux qui en ont marre de traîner à l'école et qui souhaitent échapper à l'ambiance de travail catastrophique qui a cours en BEP.
Ou alors on va vers une dichotomie encore plus grande entre CAP préparé en CFA/en alternance et CAP sous statut scolaire.

Ecrit par : ProfAnonyme | 02 décembre 2007

Inutile donc, et contre-productif même, de rentrer dans son jeu mimétique. Relire Girard est plus profitable!

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 02 décembre 2007

Très juste, Jesse Darvas, mais "fascinant" quand même de voir surgir un personnage de roman dans la vie réelle.

Ecrit par : Robin | 02 décembre 2007

Les patrons pleurent pour trouver des ouvriers qualifiés, les étudiants s’empilent en fac en attendant l’abattoir et on embauche ... des plombiers polonais.


Ecrit par : Zorglub | 02 décembre 2007

Taratata! Si la directive Bolkestein a été refusée, elle est bel et bien appliquée à mon avis. Il suffit de quelques petits tours de passe-passe. Pourquoi les gars qui réparent nos lignes téléphoniques le dimanche après-midi circulent-ils à bord de véhicules immatriculés en Pologne?
Quel intérêt pourrait-il y avoir à former des ouvriers plombiers français hors de prix alors qu'il est si simple à une entreprise polonaise de venir exécuter des chantiers en France selon le code du travail polonais?
Il nous vaut mieux former des précaires et des Rmistes et aller chercher ailleurs les travailleurs qualifiés avec leur code du Travail à eux et sous-traiter à l'étranger tout ce qu'on peut y sous-traiter. C'est indiscutable.

Ecrit par : dobolino | 02 décembre 2007

"Taratata! Si la directive Bolkestein a été refusée, elle est bel et bien appliquée à mon avis. Il suffit de quelques petits tours de passe-passe. Pourquoi les gars qui réparent nos lignes téléphoniques le dimanche après-midi circulent-ils à bord de véhicules immatriculés en Pologne?
Quel intérêt pourrait-il y avoir à former des ouvriers plombiers français hors de prix alors qu'il est si simple à une entreprise polonaise de venir exécuter des chantiers en France selon le code du travail polonais?
Il nous vaut mieux former des précaires et des Rmistes et aller chercher ailleurs les travailleurs qualifiés avec leur code du Travail à eux et sous-traiter à l'étranger tout ce qu'on peut y sous-traiter. C'est indiscutable."

Dobolino a raison - au moins en partie. L'un de mes amis est plombier et bosse pour une petite boîte bretonne spécialisée dans les chantiers. Il y a peu, une boîte portugaise concurrente s'est installé dans son coin. Ca leur a fait du mal : les Portugais sont beaucoup moins chers. Mon ami a rencontré certains des ouvriers de la boîte. Les types ont des horaires assez dingues, des salaires ridicules, et ils sont obligés de passer des semaines loin de leur famille, restée au pays. Ils ont accepté de venir parce que, aussi minable soit-il, le salaire qu'ils touchent est quand même nettement supérieur à celui qu'ils toucheraient s'ils étaient restés au pays.

A l'époque à laquelle il me racontait cela, mon copain bossait sur un chantier que sa boîte avait réussi à piquer de justesse aux Portugais. Le constructeur avait préféré prendre des Français pour des raisons de service après-vente - le SAV des Portugais se trouvant au Portugal.

Ecrit par : Kap | 02 décembre 2007

une boîte s'est installéE, bien sûr

Ecrit par : Kap | 02 décembre 2007

Ingrid Betancourt....et nous bêtes en cours si on n'en parle pas.....

#

Etre restée otage SIX ANS, plus que Kauffmann, Normandin et Carton. Record Guiness de l’enlèvement. Effroyable. La vie derrière soi, pour paraphraser Ajar. De quel droit ces anus de terroristes jugent-il que tel morceau de viande humaine vivante convient à leur libido?? Quoi de plus con que les FARC??? l’ETA, sans doute, ou le FLNC ou AL QAIDA, ou le FLAMSE BLOK….TOus ces ramassis de nuques raides, de ces convaincus d’avour Gott mit Sich. Et quoi, les FARC veulent qu’on libère 500 pourritures maos??? contre la pauvre Bétancourt, qui qui qu’elle ait pu être, est de toutes façons suppliciée à vie par la bêtise cruelle de ses geoliers .Et en face, en face, pire encore. Uribe. Uribe, le parangon de l’haciendero reconverti dans le thon en boîte. Immensément réactionnaire, invraisemblement mafieux. Lance ses escadrons de flics de la mort contre les pue-la sueur de Bogota. Encourage les cartels. Suce Bush, suce les ultralibéraux, les pignole d’importance. Uribe, con , cruel, cynique, fasciste pur porc. Mugabe blanc. Sarkozy latino.
La détention de Betancourt, sorte de Dreyfus moderne, innocente comme lui, dépassée par la connerie des hommes…est la honte de l’humanité. Ah comme j’aimerais dézinguer tous ces salauds, les cons des FARC comme le dindon des FARC !!! Ramassis de merdes , modèle Khmers rouges , révisé Escadrons de la Mort brésiliens. Pourritures sans nom. Qui font le bonheur des maquereaux fabricants d’armes tchèques, français (eh, Giat, pourquoi tu tousses), chinois, yankee, indiens, iraniens, algériens et saoudiarabes…..
le pire est notre Fée Braise de Président qui croit qu’il ui suffira d’apparaître pour que froutttt, il puisse poser sur le tarmac de Villacouplée au bras des 30 kilos qui restent de Bétencourt. Lui aussi chien, mille fois chien opportuniste.

Sans parler de Chavez, espèce de démiurge mussolinien avec ses groupes de jeunss chemise blanche et foulard rouge, giovinezza, giovinezza, giovinezza mussoliniiista.....

Tout cela à vomir.

Ecrit par : montaigneàcheval | 02 décembre 2007

A l'époque à laquelle il me racontait cela, mon copain bossait sur un chantier que sa boîte avait réussi à piquer de justesse aux Portugais. Le constructeur avait préféré prendre des Français pour des raisons de service après-vente - le SAV des Portugais se trouvant au Portugal.

Ecrit par : Kap | 02 décembre 2007
Ce pourquoi nous n'arrêtons pas tout bonnement de former des artisans. Ce doit être assez simple pour une boîte française un peu dégourdie et un peu grosse (Bouygues?) de sous-traiter le gros-œuvre et d'assurer avec des employés qualifiés français en nombre ad hoc (pas trop mais juste assez), salariés selon notre propre Code du travail, la maintenance et le plus hautement technique.
Finalement, on en reviendrait à dire, à l'instar de votre chère pintade, qu'il faudrait favoriser les PME/PMI, les régions et les projets locaux de haute qualité environnementale pour s'en sortir un peu mieux? Enfin, disons, un peu moins mal?

Ecrit par : dobolino | 02 décembre 2007

Pendant ce temps, Dassault se barre de France sous prétexte que l'euro est trop fort et délocalise soit dans la zone dollar sois dans des pays à bas coût, comprenez les réserves à esclaves du Tiers Monde.....

Ecrit par : montaigneàcheval | 02 décembre 2007

Oui, Montaigneàcheval. Quand on pense que ces enfoirés du "diplo" portent Chavez au pinacle. Chavez, qui vient de se faire voter la possibilité d'un nombre non limitatif de mandats.
Chavez, chez qui les patrons des Farc vont se refaire une santé quand ils ont un peu trop de soucis avec les paramilitaires.

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 décembre 2007

Allez, m'en vais regarder "les guignols"!

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 décembre 2007

Ecrit par : montaigneàcheval | 02 décembre 2007

Mais bêtes en cours, on ne fait que ça de parler de tout ce qui ne va pas dans l'immonde. C'est comme çà qu'ils vous tiennent comme des teignes, Montaigne! (ils: les industries de l'opinion, sous la coupe des marchands de béton ou d'eau recyclée). Triste privilège et piètre consolation, avouez-le, de pouvoir en toute liberté et sans que personne ne vous entende, de vitupérer, vomir et vider sa bile.

Ecrit par : marigot | 02 décembre 2007

Chavez "consul à vie" du Vénézuela. Décidément, depuis Simon Bolivar, en passant par San-Martin , Peron et d'autres, Naboléon Ronatarte fait un tabac en AL.....On n' a qu'à échanger cette pauvre Betancourt contre Sarkoléon Napozy.....

Ecrit par : montaigneàcheval | 02 décembre 2007

Chavez, chez qui les patrons des Farc vont se refaire une santé quand ils ont un peu trop de soucis avec les paramilitaires.

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 décembre 2007

Après les guignols revenez nous parler de Poutine...On s'ennuie déjà!

Ecrit par : marigot | 02 décembre 2007

Vous connaissez le contexte. de Gaulle a bien été obligé de faire avec les communistes et puis il fallait planifier la reconstruction, en attendant que la société civile se relève du chaos (en particulier de la décapitation des chefs d'entreprise à la Libération).

Ecrit par : Robin | 02 décembre 2007

et des collabos...

Ecrit par : ange | 02 décembre 2007

et des collabos...

Ecrit par : ange | 02 décembre 2007

Ils n'étaient pas tous des "collabos".

Ecrit par : Robin | 02 décembre 2007

.....On n' a qu'à échanger cette pauvre Betancourt contre Sarkoléon Napozy.....

Ecrit par : montaigneàcheval | 02 décembre 2007

Pour le coup, ce serait un beau coup d'Etat!

Ecrit par : buntovchik | 02 décembre 2007

"Après les guignols revenez nous parler de Poutine...On s'ennuie déjà!"

Ecrit par : marigot | 02 décembre 2007

Vous êtes un peu taquin, marigot! Mais si vous croyez que j'ai envie de plaisanter! Poutine... Le KGB au pouvoir... Reprise de la guerre froide. Sinistre répétition de l'histoire.

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 décembre 2007

Allons, Christophe, je plaisantais. D'abord, je sais bien qu'un vrai pédagogiste ne lit rien.

Ecrit par : P. Azimont | 02 décembre 2007

"Il s'agit aujourd'hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance"

Ben ... il était peut-être temps en 2007 de revoir des fondamentaux qui datent un peu !
Ecrit par : Zorglub | 02 décembre 2007

Ah, ces "fondamentaux qui datent un peu", c'est une vraie plaie, ma bonne dame. C'est comme le code du travail, le code civil... Et la séparation de l'Etat et de l'Eglise. Et la Déclaration des droits de l'homme, et la séparation des pouvoirs, qui datent carrément du XVIIIème siècle... j'vous dis pas. Des vieilleries, tout ça, ma bonne dame.

Vive le retour au Moyen Age : ses barons, ses fiefs, ses serfs... et ses hordes de barbares incultes qui pillent, qui violent, qui brûlent, qui tuent. Sans parler de ses gibets, de ses bûchers... avec la bénédiction de l'Eglise. Au moins, ça, c'est moderne, ma bonne dame !

Ecrit par : Un hussard | 02 décembre 2007

Quel intérêt pourrait-il y avoir à former des ouvriers plombiers français hors de prix alors qu'il est si simple à une entreprise polonaise de venir exécuter des chantiers en France selon le code du travail polonais?

L'intérêt, c'est que nous avons entre 2 et 4 millions de chômeurs et que beaucoup de gens trouveraient du boulot s'ils étaient des manuels qualifiés (bien des entreprises ont du mal à trouver ce genre de personnes).
Des soudeurs, des maçons, des électriciens, des plombiers, des chaudronniers, desmenuisiers (et j'en passe) !
Il y en a des nombreux qui sont contents de leur boulot et qui gagnent correctement leur vie !

Ecrit par : Japhet | 02 décembre 2007

"Allons, Christophe, je plaisantais. D'abord, je sais bien qu'un vrai pédagogiste ne lit rien."

Ecrit par : P. Azimont | 02 décembre 2007

Mais je ne sais toujours pas ce qu'est un "vrai pédagogiste"! Et je ne plaisante pas!

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 décembre 2007

J'espère que vous le faites exprès, un Hussard, parce que sinon ... ça relève de la mèdecine.
Ceci dit, je n’entends guère de propositions concrètes pour sortir la formation professionnelle de son gouffre.
A moins que ce ne soit pas souhaitable afin de ne pas risquer de livrer des générations de candides adolescents aux mains lubriques des patrons ?
"Groupons-nous et demain ..."

Ecrit par : Zorglub | 02 décembre 2007

Quelques propositions concrètes pour sortir la formation professionnelle de son gouffre ?

1) Priorité des priorités : mettre le paquet en amont, à l'école primaire, afin que plus aucun élève n'en sorte en situation d'échec absolu. Ce qui implique de limiter les effectifs par classe à 20 élèves (éventuellement 25 quand il n'y a aucun élève relevant de l'enseignement spécialisé). Parce qu'avec des classes à 30 élèves voire plus -dont 2 ou 3 relevant du spécialisé- même avec de bons programmes et des méthodes efficaces, même en travaillant 60 à 70 heures par semaine, on ne peut pas tous les mettre sur les rails. Avec des effectifs réalistes en revanche, et en s'appuyant sur des programmes sensés et des méthodes efficaces, c'est possible.

2) Abroger la loi Montchamp, qui en obligeant les enseignants à donner la priorité aux enfants atteints de troubles psychologiques voire psychiatriques -pour des raisons de sécurité- les conduit à délaisser des élèves fragiles mais non violents, qui glissent peu à peu vers un échec qui aurait pu être évité.

3) Remettre de l'ordre dans les orientations en SEGPA en revenant aux critères d'origine des SES et en cessant de les utiliser comme "fourre-tout" pour y balancer des élèves relevant d'ITEP ou de CLAC, qui n'ont rien à y faire. Les SEGPA peuvent constituer une transition satisfaisante vers l'enseignement professionnel pour des élèves qui ne sont pas débiles, mais dont le potentiel intellectuel est limité.

4) Mettre en place dans chaque collège une 6ème de consolidation, à très faible effectif et sélective, c'est-à-dire réservée à des élèves fragiles mais travailleurs et ne relevant pas de l'enseignement spécialisé.

5) Remettre en place la possibilité d'une orientation professionnelle vers des CAP à la fin de la 5ème pour les élèves qui ne souhaitent pas traîner davantage dans l'enseignement général.

5) Mettre en place pour les collègues de collège une formation sérieuse sur les formations professionnelles et leurs débouchés, afin qu'on en finisse avec certaines pratiques qui consistent à dissuader de bons élèves de s'engager dans cette voie et à considérer l'enseignement professionnel comme une déchetterie dans laquelle on balance n'importe qui, n'importe comment, n'importe où.

Mais comme les solutions concrètes sont incompatibles avec la LOLF...

Ecrit par : Un hussard | 02 décembre 2007

"Mais comme les solutions concrètes sont incompatibles avec la LOLF..."

Ecrit par : Un hussard | 02 décembre 2007

Ca, effectivement, totalement en contradiction, même! :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 décembre 2007

"pour y balancer des élèves relevant d'ITEP ou de CLAC"

C'est quoi, des élèves qui relèvent de CLAC ???

Ecrit par : Jeremy | 02 décembre 2007

C'est quoi, des élèves qui relèvent de CLAC ???
Ecrit par : Jeremy | 02 décembre 2007

Ce ne sont pas des élèves qu'il faut tarter !
Les CLAC sont l'équivalent dans le secondaire des CLIN-CRI du primaire, c'est-à-dire des classes destinées aux élèves non francophones.

Ecrit par : Un hussard | 02 décembre 2007

Un "vrai pédagogiste", c'est quelqu'un pour qui Meirieu est un grand homme, quelqu'un pour qui les oeuvres de Meirieu sont la source de toute vérité pédagogique et philosophique, et la visite régulière du site www.meirieu.com un rendez-vous quotidien fusionnel.
Ajoutez à ceux-là tous ceux qui ne connaissent pas Meirieu, n'en ont jamais lu une ligne, et ignorent l'existence de son site, mais sont terrorisés à l'idée qu'ils pourraient passer pour vieux-jeu et s'alignent d'instinct sur les pratiques et les mentalités jeunistes qu'ils admirent chez leurs collègues "pédagogues".
On en trouvera cent mille ou deux cent mille en France qui répondent à cette définition et qui suffisent à paralyser, les uns par activisme, les autres par bêtise, l'ensemble du système.

Ecrit par : Jean | 02 décembre 2007

Quelques propositions concrètes pour sortir la formation professionnelle de son gouffre ?

Pas grand chose à ajouter à ce que dit un hussard, si ce n'est un gros effort sur l'orientation et l'information, pour faire comprendre qu'il y a des débouchés pourvu que les élèves fassent un minimum d'efforts.

Ecrit par : Japhet | 02 décembre 2007

Un hussard, plutôt d'accord avec vos propositions mais très sceptique sur la portée de la 5a (combien d'élèves concernés ?).

Dans le fond elles ne coûte pas si cher (sauf la 1).

Vous osez parler de l'abrogation de la loi Montchamp - remettre en cause la "compétence" des copsy - envisager une orientation précoce. Cachez-vous la FSU et la FCPE arrive avec du goudron et des plumes !

Admettons qu'elles soient mises en oeuvre (et là, comme vous je doute ...).
Il faut 5 ou 6 ans avant qu'elles produisent leur effet, en attendant on fait quoi ?

Et ça ne règle pas non plus la question de l'image de marque désastreuse du LP aujourd'hui.

Ecrit par : Zorglub | 02 décembre 2007

"Cachez-vous la FSU et la FCPE arrive avec du goudron et des plumes !"
Ecrit par : Zorglub | 02 décembre 2007

Même pas peur : les copains du bâtiment, de la chimie, du nettoyage, des hôpitaux... sauront les recevoir !!! Ils n'aiment pas qu'on emmerdent "leurs" instits !

Ecrit par : Un hussard | 02 décembre 2007

Oups : qu'on emmerdE. Comme quoi c'est très vilain de dire des gros mots : l'orthographe se rebelle !

Ecrit par : Un hussard | 02 décembre 2007

e pire est notre Fée Braise de Président qui croit qu’il ui suffira d’apparaître pour que froutttt, il puisse poser sur le tarmac de Villacouplée au bras des 30 kilos qui restent de Bétencourt. Lui aussi chien, mille fois chien opportuniste.

Sans parler de Chavez, espèce de démiurge mussolinien avec ses groupes de jeunss chemise blanche et foulard rouge, giovinezza, giovinezza, giovinezza mussoliniiista.....

Tout cela à vomir.

Ecrit par : montaigneàcheval | 02 décembre 2007

MàC :

J'ai écrit un long article en février 2007 (trop long pour être reproduit ici, mais je peux vous l'envoyer), à l'occasion d'une exposition et d'une conférence qui a eu lieu ici à l'occasion de la cinquième année de sa détention, le 23 février 2002.

Il y avait, entre autres, Jorge Borrero, haut-fonctionnaire et ami d'enfance d'Ingrid Bettancourt, Adaïr Lamprea Okamel, son chauffeur au moment de son enlèvement, la cinéaste Natalia Zuluaga Ospina, ainsi que sa soeur par liaison téléphonique.

Extrait de l'intervention de Cathy Thibier, présidente de "Libertad 18" qui oeuvre dans le département du Cher pour la libération d'Ingrid Bettancourt : "Certaines personnes sont retenues en otage depuis plus de dix ans et il y a parmi elles des enfants. Ingrid est le symbole des otages et de tous ceux qui sont pris en otage.

On ne peut pas accepter que des hommes, des femmes, des enfants puissent être retenues comme simple monnaie d'échange. Comment des gens qui se prétendent humains peuvent-ils se comporter ainsi ? Oublier les otages, ce serait donner l'impression qu'ils n'ont pas de valeur et que nous sommes indifférents à leur sort."

J'avais mis en exergue cette phrase de Pablo Neruda :

"Plus que la colère, plus que le mépris, plus que le sanglot." (Pablo Neruda)

Je pense souvent à elle moi aussi et à ses enfants. A elle en tant qu'individu, mais à elle aussi en tant que symbole, le symbole de toutes les victimes innocentes de la bêtise et de la violence...Et aussi, vous avez raison de la souligner, du cynisme des politiciens.

Ecrit par : Robin | 02 décembre 2007

"Admettons qu'elles soient mises en oeuvre (et là, comme vous je doute ...).
Il faut 5 ou 6 ans avant qu'elles produisent leur effet, en attendant on fait quoi ?
Et ça ne règle pas non plus la question de l'image de marque désastreuse du LP aujourd'hui.

Ecrit par : Zorglub | 02 décembre 2007

Malheureusement d'accord avec vous. Et vu que le "grand soir", ce n'est pas ma tasse de thé, tout ça me paraît effectivement bien mal engagé...

Surtout que je maintiens que la priorité des priorités, c'est le travail en amont, dès l'école primaire. Or étant donné que c'est totalement incompatible avec la LOLF et les directives européennes et que l'idée de dégager de l'Union européenne n'est pas à l'ordre du jour...

Ecrit par : Un hussard | 02 décembre 2007

**[-Voilà : c’était juste pour ajouter ma petite gousse d’ail à chasser les pédagos." "
Ecrit par : Pedro Cordoba | 01 décembre 2007

-À quoi Christophe Sibille répond : "Les chasser d'où? Du blog? Mais on n'en n'a pas vu "la queue" d'un depuis un bon moment! :-)"]**

C'est bien la preuve que c'est efficace !

Ecrit par : Boulot | 02 décembre 2007

Tout à fait autre chose. J'étais harcelé par des "pop ups" (on dit comme ça?) depuis des mois et j'ai bêtement cédé en téléchargeant sur mon ordinateur un antivirus et un antispyware. On me dit que ce sont de faux logiciels. Quelqu'un a-t-il des lumières à ce sujet. ne vous contentez pas de me dire que je suis le dernier des idiots ; je le sais déjà !

Ecrit par : Robin | 02 décembre 2007

Boulot, vous n'avez lu mon message que globalement; j'ai écrit: "depuis un bon moment".

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 décembre 2007

Quels sont ces "faux logiciels", Robin? Il faudrait en savoir un peu plus à ce sujet!

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 décembre 2007

Malheureusement d'accord avec vous. Et vu que le "grand soir", ce n'est pas ma tasse de thé, tout ça me paraît effectivement bien mal engagé...

Ecrit par : Un hussard | 02 décembre 2007

Pour combattre , Un hussard, votre humeur bien noire ce soir méditez les mots de Médée:

Nérine

Forcez l'aveuglement dont vous êtes séduite,
Pour voir en quel état le sort vous a réduite.
Votre pays vous hait, votre époux est sans foi:
Dans un si grand revers que vous reste-t-il?

Médée

Moi,
Moi, dis-je, et c'est assez.

Ni grand soir, ni défaitisme mais le combat pour exister dans la dignité, la tête haute, avec ses semblables.

Ecrit par : buntovchik | 02 décembre 2007

Quand même, ils sont sympas, vos élèves. Mon fils vient de me taxer de deux euros pour offrir un bouquet collectif à leur prof d'anglais qui s'était mise à pleurer en cours. Ils veulent lui remonter le moral. Moi, si je me mets à pleurer en consultation, je perds la confiance des clients définitivement.

Ecrit par : dobolino | 02 décembre 2007

Quels sont ces "faux logiciels", Robin? Il faudrait en savoir un peu plus à ce sujet!

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 décembre 2007

Oui, apparemment. Ils vous harcèlent en vous disant que votre ordinateur est infesté par des virus, que votre antivirus n'est pas suffisant (j'ai un antivirus gratuit ) et ils vous proposent moyennant finances de vous installer un antivirus. J'ai bêtement cédé parce que j'en avais assez de voir surgir des "pop ups" à tout bout de champ. Je sais maintenant qu'il faut aller dans les programmes et désinstaller l'antivirus.

J'ai eu la curiosité d'aller chercher sur Google et il y plusieurs sites qui expliquent qu'il s'agit de faux logiciels.

Si ça vous arrive aussi , ça s'appelle WINPRO ANTIVIRUS.

Ecrit par : Robin | 02 décembre 2007

Quel intérêt pourrait-il y avoir à former des ouvriers plombiers français hors de prix alors qu'il est si simple à une entreprise polonaise de venir exécuter des chantiers en France selon le code du travail polonais?

L'intérêt, c'est que nous avons entre 2 et 4 millions de chômeurs et que beaucoup de gens trouveraient du boulot s'ils étaient des manuels qualifiés (bien des entreprises ont du mal à trouver ce genre de personnes).
Des soudeurs, des maçons, des électriciens, des plombiers, des chaudronniers, desmenuisiers (et j'en passe) !
Il y en a des nombreux qui sont contents de leur boulot et qui gagnent correctement leur vie !

Ecrit par : Japhet | 02 décembre 2007

Ce n'est pas de l'intérêt du chomeur ou sans emploi moyen dont je parlais mais de l'intérêt supérieur de la Nation tel qu'il est analysé par des instances qui se moquent autant de votre avis que de celui des PME et PMI.
De toute façon, pour exercer les métiers dont vous parlez, si l'érudition universitaire est sans intérêt, il faut être bosseur, intelligent et ingénieux de ses mains et son cerveau réunis.

Ecrit par : dobolino | 02 décembre 2007

Si ça vous arrive aussi , ça s'appelle WINPRO ANTIVIRUS.

Ecrit par : Robin | 02 décembre 2007

A jeter très vite. tant pis pour vos sous! C'est un attrape-couillon.
Et c'est le conseil d'un couillon de plus.

Ecrit par : dobolino | 02 décembre 2007

Sur le fond je peux quand même vous donner mon sentiment de citoyen, le blog de Jean-Paul Brighelli ne donne pas une idée très positive du corps enseignant - hors quelques exceptions comme Catmano - on voit soit des gens fatigués comme vous qui attendent leur retraite - "putain deux ans!" comme faisaient dire les guignols en 1993 à Chirac - soit des trentenaires qui cherchent à passer une thèse afin de se sortir du lycée professionnel mais qui n'ont visiblement pas le niveau !

Se croire au-dessus de sa situation c'est quand même la pire des positions et l'on comprend que cela suscite un rejet des élèves devant des professeurs si mal à l'aise dans leur statut !

Ecrit par : iPidiblue et l'activisme brighellien | 30 novembre 2007

Je ne passe pas une thèse, mais l'agrégation (qui est un concours de recrutement de l'enseignement secondaire et non un diplôme de recherche), cela dans le but non de quitter le lycée pro (j'enseigne en lycée général), mais de rester là où je suis - en y bossant mieux. Qu'y a-t-il donc de négatif dans le fait de vouloir progresser et améliorer ses capacités disciplinaires ? Aucun mal-être là-dedans, ni de mon côté ni de celui de mes élèves - j'ai d'ailleurs un très bon rapport avec eux, et vice versa. Ne vous y trompez pas, ipidiblue : je manifeste tout autre chose que de la grisaille !

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 02 décembre 2007

Robin, je vous conseille aussi de faire une analyse antivirus de votre ordinateur : certains de ces logiciels à "pop-ups" SONT des virus. Au pire, vous avez téléchargé un spy. Si vous voulez nettoyer votre ordinateur de tous ses spies et ads, deux vrais logiciels : Spybot et Ad-aware, gratos et efficaces. Pour les virus, allez donc faire un tour sur le site de Norton-Symantec faire un scan gratuit en ligne, histoire de vérifier que votre ordinateur n'a rien attrapé de suspect : http://security.symantec.com/sscv6/default.asp?productid=symhome&langid;=fr&venid;=sym .

Si vous avez encore des problèmes après ça, allez posté chez Yfigyraisin : c'est lui, le pro de l'informatique. ;-)

Ecrit par : Kap | 02 décembre 2007

A jeter très vite. tant pis pour vos sous! C'est un attrape-couillon.
Et c'est le conseil d'un couillon de plus.

Ecrit par : dobolino | 02 décembre 2007

Bienvenue au club, chère amie. Evitez aussi SPYWARESECURE ! Un prétendu logiciel anti-espion qui espionne en fait votre ordinateur.

Ecrit par : Robin | 02 décembre 2007

"Je ne passe pas une thèse, mais l'agrégation (qui est un concours de recrutement de l'enseignement secondaire et non un diplôme de recherche), cela dans le but non de quitter le lycée pro (j'enseigne en lycée général), mais de rester là où je suis - en y bossant mieux. Qu'y a-t-il donc de négatif dans le fait de vouloir progresser et améliorer ses capacités disciplinaires ? Aucun mal-être là-dedans, ni de mon côté ni de celui de mes élèves - j'ai d'ailleurs un très bon rapport avec eux, et vice versa. Ne vous y trompez pas, ipidiblue : je manifeste tout autre chose que de la grisaille !"

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 02 décembre 2007

Laissez tomber, Rodrigue. Driout fait de la provo. Qu'il soit sincère ou non, il ne cherche qu'à être désagréable, et ce n'est pas vous qui étiez visé par ses propos, mais Pendariès qui, après plusieurs semaines de trolling du pidiblue, a fini par s'énerver méchamment (mauvaise journée, visiblement) et l'envoyer violemment sur les roses. Du coup, pidi se venge en débinant, en allant poster des horreurs sur Penda sur le blog d'Yfig et en se plaignant à ce dernier des méchantes chose que le vilain professeur de LP a écrit sur lui, Pierre Driout, sachant bien sûr qu'Yfig réagirait au quart de tour et viendrait vomir sur Penda ici - ce qui permet à pidi de garder les mains propres et de continuer à se donner l'allure d'un loufoque philosophe qui ne se vexe jamais et se rrrrrrrit de tout.

Ca me rappelle certains de mes élèves, mais en bien pire (eux ils ont des excuses, ils n'ont pas quarante piges passées). Sur ce, je retourne préparer mes cours.

Ecrit par : Kap | 02 décembre 2007

"allez posteR", bien sûr.

Il paraît que Winpro est difficile à enlever.

Ecrit par : Kap | 02 décembre 2007

"des méchnates choseS que le vilain professeur de LP a écritES sur lui"

Pas facile, l'orthographe, aujourd'hui.

Ecrit par : Kap | 02 décembre 2007

Si vous avez encore des problèmes après ça, allez posté chez Yfigyraisin : c'est lui, le pro de l'informatique. ;-)

Ecrit par : Kap | 02 décembre 2007

Merci Kap, je crois que je me contenterai des conseils précédents.

Ecrit par : Robin | 02 décembre 2007

Voyez, le Hussard qu'on peut se rejoindre au moins en partie !
Tout d'ac il FAUT s'occcuper du primaire et sauver les meubles ailleurs en attendant les effets.
Amitiés à vos copains mais néanmoins, ne sortez pas sans votre flacon d'eau écarlate !

------------------------
Robin, gratos, honnête et efficace :
1 antivirus Avast (en version familiale)
+
2 outils anti malware et spyware complémentaires :
* spybot
* ad-aware.
(à passer 1 fois par mois + si parano).

Tout ça avec interface en français.
------------------------

Puisqu'on est dans le rien à voir je sors du ciné : "De l'autre côté" de Fatih Akin.
Beau film, humaniste sans être gnangan, tragique mais pas larmoyant, plein d'enseignements mais sans donner de leçons. Au final, plein d'espoir sur la nature humaine.
Si vous manquez d'idée vous pouvez essayer (à condition de ne pas craindre les histoires peu vraisemblables dans l'intrigue).

Ecrit par : Zorglub | 02 décembre 2007

Ni grand soir, ni défaitisme mais le combat pour exister dans la dignité, la tête haute, avec ses semblables.
Ecrit par : buntovchik | 02 décembre 2007

Merci à vous, Buntovchik. Il est vrai que quelques vers de Corneille ont tôt fait de redonner du "coeur"...

Je m'abstiendrai cependant de méditer trop longuement sur Médée, craignant de céder promptement à la tentation de faire subir aux fossoyeurs de l'école républicaine le même sort que celui que connurent les adversaires de la demoiselle !!! Voilà qui serait plus sanglant qu'un quelconque grand soir !

Ecrit par : Un hussard | 02 décembre 2007

Ecrit par : Kap | 02 décembre 2007

Merci de vos conseils, ainsi qu'à zorglub

Une dernière question : j'avais jusqu'à présent un anti virus gratuit : CLAMFREEANTIVIRUS est-il réputé comme étant efficace ?

Ecrit par : Robin | 02 décembre 2007

Voyez, le Hussard qu'on peut se rejoindre au moins en partie !
Ecrit par : Zorglub | 02 décembre 2007

Bien sûr ! Les discussions "énergiques" ne sont pas incompatibles avec le respect, bien au contraire...

Houba, houba ! -)))

Ecrit par : Un hussard | 02 décembre 2007

Retour dans la soirée. Merci à Zorglub pour ses explications, à Un hussard pour ses propositions et à tous ceux qui, ici, éclairent ma lanterne. Et d’avance pardon pour mes questions ou mes remarques idiotes. C’est un peu inévitable quand on ne maîtrise pas les données essentielles d’un problème.

A la réflexion, le projet de Darcos ne me semble pas aussi calamiteux que je craignais. Mettre le paquet sur les lycées des métiers est essentiel si on veut vraiment « revaloriser le travail manuel ». Tout le monde dit ça depuis une éternité – à droite, à gauche, chez les pédagos et chez les antipédagos – et personne ne fait rien.

Il se trouve que je passe presque tous les jours à côté d’un de ces lycées : rue des Feuillantines, à 50 m de l’ENS et à 200 m de la Sorbonne. Le bougnat d’en face, qui connaît tout du quartier depuis les années 40, ne tarit pas d’éloges. Excellente image dans le voisinage. Tous les élèves, semble-t-il, trouvent du travail à la sortie. Pourquoi ne pas suivre cet exemple ? Pour les curieux, voici leur site :
http://lyc-lucas-de-nehou.scola.ac-paris.fr/accueil.htm

D’après ce que j’ai pu lire ici ou là, les patrons préfèrent un bon CAP à un mauvais BEP ou un mauvais bac Pro. Il y a même des étudiants de fac qui se reconvertissent dans un CAP. Pourquoi donc ne pas trancher et supprimer le BEP ? En sélectionnant les élèves d’un bac pro, ne pourrait-on unifier voie technologique et voie professionnelle ? (C’est un de mes dadas mais je ne sais pas si c’est réaliste).

Bien sûr, on peut aussi retenir l’idée de JPB : CAP + BEP3 et suppression du bac pro : cela revient, me semble-t-il, au même.

Le problème des CAP, c’est apparemment qu’on y met des collégiens dont on ne sait que faire. Comme plusieurs d’entre vous l’ont dit, cela relève d’abord de l’école primaire. Et on peut raisonnablement espérer que les mesures de Darcos sur le primaire iront dans le bon sens. En outre, la disparition des BEP et la sélection en bac pro, changeraient automatiquement la composition des CAP. Enfin – un autre de mes dadas – tout ce qui relève de la formation professionnelle au sens strict devrait être confié aux entreprises elles-mêmes : apprentissage en alternance, c’est la seule solution rationnelle quel que soit le niveau. A quoi bon des équipements obsolètes et des formations qui coûtent fort cher et qui ne correspondent ni aux voeux des élèves ni au marché de l’emploi ? Il y a là un filon à exploiter pour ce qui est des économies. Et cela permettrait de ne pas fermer à tour de bras des classes de latin. Hurlements syndicalistes (et républicains) à prévoir. Mais depuis les dernières grèves (transports, facs) le syndicalisme classique a les jours comptés : Sarko a fait plus fort que Thatcher.

La conséquence la plus négative me semble être le transfert en collège (et lycée général ?) des PLP surnuméraires avec reconstitution du corps des PEGC. Il faudrait calculer combien de postes cela représenterait. Et puis est-on vraiment sûr que ces PLP ne pourraient pas enseigner en collège ? N’y a-t-il pas là une de ces formes de mépris en cascade si délétère dans nos milieux : des agrégés externes envers les agrégés internes, des agrégés envers les certifiés, des certifiés envers les PLP, etc. ?

Ecrit par : Pedro Cordoba | 02 décembre 2007

Autrement, "bitdefender" semble extrêmement efficace!

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 décembre 2007

Il se trouve que je passe presque tous les jours à côté d’un de ces lycées : rue des Feuillantines, à 50 m de l’ENS et à 200 m de la Sorbonne.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 02 décembre 2007

Z'avez raison, Pedro! J'ai un tonton qui habite rue des Feuillantines! Il est, dans la famille, réputé très con pour n'avoir aucun niveau d'étude et raser les pâquerettes. Y'a un blême! Tonton était le seul à être à l'ISF avant que Sarko n'ait remédié à cette chienlit fançaise. Bon plan, la rue des Feuillantines.... Moi, j'aime bien Tonton, il est de bon sens.

Ecrit par : dobolino | 02 décembre 2007

"Le problème des CAP, c’est apparemment qu’on y met des collégiens dont on ne sait que faire."

"Enfin – un autre de mes dadas – tout ce qui relève de la formation professionnelle au sens strict devrait être confié aux entreprises elles-mêmes : apprentissage en alternance, c’est la seule solution rationnelle quel que soit le niveau."

Ecrit par : Pedro Cordoba | 02 décembre 2007

Le problème des CAP actuellement, c'est aussi que ce sont des diplômes reconnus dans les grilles de classification de différentes branches, donc une garantie pour les salariés, notamment en termes d'affectation et de rémunération. Ce qui est difficilement compatible avec une idéologie qui prône la flexibilité et la réduction de la masse salariale.

D'où les multiples tentatives pour les faire peu à peu disparaître et leur substituer un vague système de VAE. Autant la VAE peut être intéressante dans un certain nombre de cas, si elle se développe parallèlement à un éventail de diplômes nationaux, autant elle peut devenir dangereuse dans le cadre d'une politique qui tend à la substituer progressivement à des diplômes nationaux obtenus au terme d'une formation initiale. A plus forte raison quand on sait que des sortes de "livret ouvrier" ont fait leur réapparition à titre expérimental ces dernières années !

Pour ce qui concerne le rôle des entreprises dans la formation professionnelle, il est vrai qu'il est difficile et coûteux pour les LP de renouveler continuellement leurs équipements. L'idée de faire assurer l'apprentissage technique sur des machines par les entreprises mérite donc d'être discutée. Pour le reste de la formation en revanche, le fait qu'il soit assuré par les LP constitue une protection pour les élèves qu'il serait dangereux de supprimer.

Il n'est, pour s'en persuader, que d'entendre les témoignages de collègues dans le domaine, par exemple, de la restauration et de l'hôtellerie, lorsqu'ils font les visites de stage et qu'ils retrouvent parfois leurs élèves livides, ayant enchaîné jusqu'à 17 heures consécutives de travail...

Ecrit par : Un hussard | 02 décembre 2007

Autrement, "bitdefender" semble extrêmement efficace!

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 décembre 2007

Je préfère me défendre autrement.

(Pardon, je n'ai pas pu m'en empêcher)

Ecrit par : Robin | 02 décembre 2007

Z'avez raison, Pedro! J'ai un tonton qui habite rue des Feuillantines!
Ecrit par : dobolino | 02 décembre 2007

La rue des Feuillantines, c'était aussi le QG de Rol Tanguy (témoignage du bougnat)

Ecrit par : Pedro Cordoba | 02 décembre 2007

Je vais sombrer dans la paranoïa avec ces virus, ces anti-virus, les espions, les anti-espions...les vrais, les faux...
Ahhhhhhhhhhhgrgrgrgr!!!!!!!!!!!!!!

Ecrit par : Robin | 02 décembre 2007

Je vais sombrer dans la paranoïa avec ces virus, ces anti-virus, les espions, les anti-espions...les vrais, les faux...
Ahhhhhhhhhhhgrgrgrgr!!!!!!!!!!!!!!

Ecrit par : Robin | 02 décembre 2007

Mais dans quel monde sommes-nous ? Pourquoi tant de méchanceté ? C'est pô juste !

Ecrit par : Robin | 02 décembre 2007

"Voilà : c’était juste pour ajouter ma petite gousse d’ail à chasser les pédagos." "

Ecrit par : Pedro Cordoba | 01 décembre 2007


Les chasser d'où? Du blog? Mais on n'en n'a pas vu "la queue" d'un depuis un bon moment! :-)

Ecrit par : Christophe Sibille

Voilà qui prouve que c'est très efficace ;o).

Ecrit par : Moot | 02 décembre 2007

J'ai eu la curiosité d'aller chercher sur Google et il y plusieurs sites qui expliquent qu'il s'agit de faux logiciels.

Si ça vous arrive aussi , ça s'appelle WINPRO ANTIVIRUS.

Ecrit par : Robin | 02 décembre 2007

Le mieux est de réinstaller votre système d'exploitation (windows je suppose: tous les virus sont conçus pour lui) car ce qui a été installé est une porte d'entrée à toute une série d'emmerdes.
Et oui, moi aussi...

Ecrit par : ProfAnonyme | 02 décembre 2007

La rue des Feuillantines, c'était aussi le QG de Rol Tanguy (témoignage du bougnat)

Ecrit par : Pedro Cordoba | 02 décembre 2007
Et, même, Victor Hugo y a habité... c'est pour dire!!!

Ecrit par : dobolino | 02 décembre 2007

Mince, quelqu'un avait déjà posté la même remarque que moi quant à l'efficacité des gousses d'ail ! J'avais bien lu cinquante messages après celui de Christophe, mais la litanie quotidienne est très longue et c'était encore après ces cinquante-là qu'était la réponse identique à la mienne.
Que l'on me pardonne pour ce comique de répétition involontaire !

Il nous vaut mieux former des précaires et des Rmistes et aller chercher ailleurs les travailleurs qualifiés avec leur code du Travail à eux et sous-traiter à l'étranger tout ce qu'on peut y sous-traiter. C'est indiscutable.

Ecrit par : dobolino

Sauf que l'on paie très cher cette politique à courte vue :
1° les Français qui ne sont pas employés, puisque l'on a les Polonais, sont au chômage et coûtent cher à la collectivité ;
2° les Polonais consomment très peu chez nous et donc ne contribuent pas à l'économie française ;
3° nos chômeurs sont dans un cas similaire à celui des Polonais, du fait de leurs faibles revenus.

On oublie trop facilement qu'un travailleur payé est un travailleur qui dépense et que cela est bon pour l'économie. C'est bien un retour en arrière que l'on fait, en piétinant les idées d'un Henry Ford qui pensait malgré tout à son propre porte-monnaie, mais qui pensait qu'il l'engraisserait moins abondamment et moins vite en faisant le rapiat.

En fait, il y a une seule raison à ce que cela soit rentable pour les entreprises qui le pratiquent : ce sont d'autres (la collectivité) qui paient les dégâts sociaux qu'elles commettent. Même si les entreprises dont il est question contribuent au financement cette charge, cela reste inférieur à ce qu'elles économisent, parce que toutes les entreprises ne font pas de même.

Un gouvernement responsable ne devrait pas autoriser un tel suicide économique et social du pays.

Ecrit par : Moot | 02 décembre 2007

Pedro, votre bougnat serait-il le bistrot appelé tout simplement "les Feuillantines" ? Chez Fernand (comme on disait, je n'ai jamais vérifié si c'était son vrai nom) ? Là où il n'y a pas deux chaises identiques (ni de chaise qui tienne sur ses quatre pieds simultanément) ? Il existerait donc encore ?

Ecrit par : Moot | 02 décembre 2007

Le mieux est de réinstaller votre système d'exploitation (windows je suppose: tous les virus sont conçus pour lui) car ce qui a été installé est une porte d'entrée à toute une série d'emmerdes.
Et oui, moi aussi...

Ecrit par : ProfAnonyme | 02 décembre 2007

Arrêtez ! Vous allez désespérer Robin et il va aller poster chez Yfig !

Ecrit par : Kap | 02 décembre 2007

Le mieux est de réinstaller votre système d'exploitation (windows je suppose: tous les virus sont conçus pour lui) car ce qui a été installé est une porte d'entrée à toute une série d'emmerdes.
Et oui, moi aussi...

Ecrit par : ProfAnonyme | 02 décembre 2007

Le pire, c'est que j'ai les deux systèmes windows vulnérable aux virus et Linux (ubuntu) non vulnérable (pas besoin d'anti-virus) mais il faut être un génie en informatique pour s'en servir et j'avoue que j'ai renoncé : on ne peut pas être génial dans tous les domaines (je plaisante...quoique)

Ecrit par : Robin | 02 décembre 2007

Arrêtez ! Vous allez désespérer Robin et il va aller poster chez Yfig !

Ecrit par : Kap | 02 décembre 2007

Kap, il y a des degrés dans le désespoir et je n'ai pas encore atteint ce degré-là !

Ecrit par : Robin | 02 décembre 2007

Le pire, c'est que j'ai les deux systèmes windows vulnérable aux virus et Linux (ubuntu) non vulnérable (pas besoin d'anti-virus) mais il faut être un génie en informatique pour s'en servir et j'avoue que j'ai renoncé : on ne peut pas être génial dans tous les domaines (je plaisante...quoique)

Ecrit par : Robin | 02 décembre 2007

Je me suis mal exprimé. Je voulais dire que je voulais supprimer windows pour emm...Bill Gates et migrer sur Linux.

Mais même les spécialistes en programmation disent que le système n'est pas assez convivial et c'est bien dommage (logiciels gratuits, pas besoin d'antivirus)

Ecrit par : Robin | 02 décembre 2007

Le mieux est de réinstaller votre système d'exploitation (windows je suppose: tous les virus sont conçus pour lui) car ce qui a été installé est une porte d'entrée à toute une série d'emmerdes.
Et oui, moi aussi...

Ecrit par : ProfAnonyme | 02 décembre 2007
Et sans indiscrétion, vous les avez payés les logiciels antivirus factices ? Et qu'est-ce qu'on peut faire dans ce cas-là ?

Ecrit par : Robin | 02 décembre 2007

Dans ce cas-là, j'appelle mon beau-frère ingénieur en informatique, à 600 km de distance il peut rentrer dans mon ordinateur et faire le ménage.....

C'est beaucoup mieux que chez Yfig !!!

Ecrit par : Maminou | 03 décembre 2007

Dans ce cas-là, j'appelle mon beau-frère ingénieur en informatique, à 600 km de distance il peut rentrer dans mon ordinateur et faire le ménage.....

C'est beaucoup mieux que chez Yfig !!!

Ecrit par : Maminou | 03 décembre 2007

Vous avez de la chance Maminou.

Enfin, si ma mésaventure peut servir à quelque chose, un conseil : ne téléchargez ni Winproantivirus, ni Spywaresecure, ni d'ailleurs quoi que ce soit dont vous ne soyiez absolument sûrs.

Ecrit par : Robin | 03 décembre 2007

Je viens d'envoyer un message électronique à la direction de la concurrence et des fraudes. Je vous tiens au courant. (intéressant pour voir comment on régule le libéralisme économique dans notre beau pays).

Bonne nuit !

Ecrit par : Robin | 03 décembre 2007

Clamav est d'origine Unix. Je l'ai sur ma Solaris, il a comme tous l'efficacité que prodigue la présence d'une bibliothèque de signatures à jour. Sur les systèmes Unix, jusqu'à présent du moins, il ne cherche pas à détruire les virus : il permet seulement de repérer les fichiers infectés, après quoi on en fait ce qu'on veut, les détruire et les remplacer, selon qu'il s'agit de fichiers système (à retrouver sur le CD, donc) ou utilisateur (à récupérer dans une sauvegarde).

Cela dit, la rigueur des systèmes Unix d'une part, l'intéret évident qu'il y a pour les éditeurs de virus à préférer le marché Windows, fragile et solvable, d'autre part, font qu'on n'a pratiquement pas de virus sous Unix, a fortiori par répertoires ou meme disques entiers : j'en trouve à peu près un tous les deux mois, inévitablement localisé dans la boite aux SPAM.

Peut-etre que sous Windows Clamav détruit les virus ? A vérifier... Par ailleurs il existe plusieurs autres antivirus gratuits pour W.

Bien entendu, il ne peut etre exclu qu'un jour les éditeurs de virus s'intéressent également aux Unix (incluant Linux et les Mac), mais enfin, pour le moment, on ne s'en occupe meme pas. Je n'ai installé Clamav que par curiosité.

Ubuntu fait en réalité partie de la distribution Debian, donc peut-etre un peu difficile d'accès au début. Si l'on veut quelque chose de plus fluide, bien représenté, avec des logiciels (3D, composition musicale, etc.) qui s'installent sans murmure et que l'on trouve partout, je conseilerai Fedora Core (alias Red Hat). Mais Ubuntu est très à la mode, cela doit quand meme etre possible...

Ou alors les Mac...

Ecrit par : Sergio | 03 décembre 2007

@Robin : bon, mais c'est pas la mort !

1) Normalement, les fenetres pop-up, on peut réglementer leur apparition simplement dans le navigateur : il faut regarder dans les menus (Internet Explorer ?) du coté de la sécurité et consorts. Avec Mozilla j'en suis sur, il doit bien y avoir l'équivalent sous IE.

2) Ce qui est plus ennuyeux, ce sont ces fameux logiciels bidon : à tous les coups leur désinstallation n'est pas prévue. Mieux vaut quand meme essayer de regarder, en prenant son temps : les répertoires de Windows sont quand meme très peu nombreux. Ca serait à tout prendre dommage de réinstaller tout le système pour cela. Eventuellement, essayez d'aller faire un tour sur des forums qui en parlent...

Good luck !

Ecrit par : Sergio | 03 décembre 2007

Robin, équipez-vous chez Mac !
JPB

Ecrit par : brighelli | 03 décembre 2007

Le verbe "strémitsia": faire tout son possible, aspirer à etc. Et "strémia": l'étrier. Ne m'étrillez pas si ce rapprochement est quelque peu étriqué.

Ecrit par : buntovchik | 02 décembre 2007


C'est pourquoi je recommande vivement la lecture déridante du "Katastrôff" de Sylvain Tesson,

Ecrit par : Cadichon | 03 décembre 2007

**[-Voilà : c’était juste pour ajouter ma petite gousse d’ail à chasser les pédagos." "
Ecrit par : Pedro Cordoba | 01 décembre 2007

-À quoi Christophe Sibille répond : "Les chasser d'où? Du blog? Mais on n'en n'a pas vu "la queue" d'un depuis un bon moment! :-)"]**

C'est bien la preuve que c'est efficace !

Ecrit par : Boulot | 02 décembre 2007

"Voilà : c’était juste pour ajouter ma petite gousse d’ail à chasser les pédagos." "

Ecrit par : Pedro Cordoba | 01 décembre 2007


Les chasser d'où? Du blog? Mais on n'en n'a pas vu "la queue" d'un depuis un bon moment! :-)

Ecrit par : Christophe Sibille

Voilà qui prouve que c'est très efficace ;o)."

Ecrit par : Moot | 02 décembre 2007


Bon, Moot, vous êtes encore plus global que "Boulot", en remettant quasiment le même message que lui;
j'ai écrit: "depuis un bon moment". Mais c'est vrai que la pédagogie est l'art de la répétition...:-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 décembre 2007

"
Ubuntu fait en réalité partie de la distribution Debian, donc peut-etre un peu difficile d'accès au début. Si l'on veut quelque chose de plus fluide, bien représenté, avec des logiciels (3D, composition musicale, etc.) qui s'installent sans murmure et que l'on trouve partout, je conseilerai Fedora Core (alias Red Hat). Mais Ubuntu est très à la mode, cela doit quand meme etre possible...

Ou alors les Mac...

Ecrit par : Sergio | 03 décembre 2007 "

Quant à moi, je tourne avec mandriva Linux qui me semble la plus simple des distributions linux (tout à la souris y compris l'installation).

Mais tous les gens que je connais qui utilisent Ubuntu en sont très contents.

Ecrit par : Hervé | 03 décembre 2007

Merci à tous de vos conseils. C'est vrai que ça n'est pas si grave, mais par mesure de précaution je fais un scan complet avec un antivirus sécurisé en espérant ne pas avoir à réinstaller le système.

JPB :

Et dire que j'ai commencé avec Apple dans les années 80 grâce à un collègue et ami Afghan, docteur en maths et en informatique, chercheur de haut niveau à l'université de Toulouse le Mirail (il travaillait dans le même établissement ; il enseignait les maths et moi la philo). Personne ne comprenait ce qu'une personne de son niveau faisait là. Il avait la vocation. On avait fait équiper l'établissement avec des Mac (Apple 2 à l'époque) et ça avait provoqué une véritable révolution !

"Video meliora proboque, sed deteriora sequor." (St. Augustin ou St Thomas, je ne me souviens plus)

Ecrit par : Robin | 03 décembre 2007

@Moot
Oui c'est bien chez Fernand, le dernier bougnat du Quartier Latin et sa mémoire vivante. Il n'a pratiquement plus de clients (les normaliens d'aujourd'hui sont trop chicos pour entrer dans un endroit pareil) mais a un océan d'histoires à raconter pour peu qu'on sache s'y prendre. Il a tout vu : les Allemands, les collabos, les résistants, les porteurs de valise, la bande à Lacan, la bande à Geismar, etc. Plein d'anecdotes croustillantes. Une mine pour l'histoire orale.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 03 décembre 2007

"Video meliora proboque, sed deteriora sequor." : devise des pédagogistes et notamment des agités des tice ?

Ecrit par : dugong | 03 décembre 2007

Surtout que je maintiens que la priorité des priorités, c'est le travail en amont, dès l'école primaire. Or étant donné que c'est totalement incompatible avec la LOLF et les directives européennes et que l'idée de dégager de l'Union européenne n'est pas à l'ordre du jour...

Ecrit par : Un hussard | 02 décembre 2007

J'avoue ne pas comprendre ce que la LOLF et l'UE ont à voir dans cette histoire. Si vous voulez dire par là qu'il y a des contraintes budgétaires, celles-ci existent en tant que telles (soutenabilité de la dette publique) indépendamment des rappels de nos "partenaires" européens et des outils de présentation budgétaire (la LOLF n'est que cela).

S'agissant des marges de manoeuvre pour l'école primaire, quelques chiffres donnent une idée.:
- coût moyen par élève en primaire: 4909 USD en France, moyenne OCDE de 5548
- coût moyen par élève en secondaire: 8440 en France, moyenne OCDE de 6927
(cf. "Regards sur l'éducation 2007", OCDE, dispo sur internet)

On voit qu'à coût total constant on peut renforcer les moyens du primaire pour réduire la taille des classes (notamment dans les quartiers les moins favorisés, cf. les analyses de Piketty) à condition de ramener les horaires des lycéens et collégiens à quelque chose de plus raisonnable.
Et si on souhaite dépenser nettement plus dans l'éducation que la moyenne de l'OCDE, d'autres mesures sont envisageables (réduction du format des armées, par exemple...)

Inutile donc de chercher des boucs émissaires extérieurs.

A noter: la Finlande obtient de bien meilleurs résultats avec des moyens inférieurs aux nôtres, tandis que les Etats-Unis dépensent beaucoup plus pour des résultats inférieurs. Il faut cesser de faire de l'éternel "plus de moyens" (fournis par qui?) la solution magique: dépenser plus d'argent dans un système mal conçu ne conduit qu'à plus de gaspillage...

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 03 décembre 2007

"Video meliora proboque, sed deteriora sequor." : devise des pédagogistes et notamment des agités des tice ?

Ecrit par : dugong | 03 décembre 2007

Ca, c'est la devise des publicains et des pécheurs. La devise des pédagogistes et des agités, c'est plutôt celle des pharisiens : "video meliora (les tice et le reste) proboque et meliora sequor."

Aucun espoir de "mouiller à la grâce" !

Ecrit par : Robin | 03 décembre 2007

A noter: la Finlande obtient de bien meilleurs résultats avec des moyens inférieurs aux nôtres, tandis que les Etats-Unis dépensent beaucoup plus pour des résultats inférieurs. Il faut cesser de faire de l'éternel "plus de moyens" (fournis par qui?) la solution magique: dépenser plus d'argent dans un système mal conçu ne conduit qu'à plus de gaspillage...

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 03 décembre 2007


Les Etats-Unis dépensent plus dans les public schools encore ou à nouveau dominées par l'idéologie pédagogiste (constructivisme, enseignement non explicite) qui est d'ailleurs venue en France par les Etats-Unis (rien à voir avec le courant Freinet) et qu'Hannah Arendt dénonçait déjà dans les années 60.

Il semblerait que la réforme voulue par Reagan dans les années 80 ait fait long feu ou tout simplement que le gouvernement américain ne juge pas utile de disposer d'une "élite" numériquement plus importante et préfère avoir affaire à des classes moyennes auxquelles on peut faire gober n'importe quoi : l'idée que le Mal s'incarne toujours dans l'autre, l'ignorance de l'Histoire et de la Géographie et de la diversité des cultures, la dimension épistémologique de la Genèse, etc.

Ecrit par : Robin | 03 décembre 2007

Il nous vaut mieux former des précaires et des Rmistes et aller chercher ailleurs les travailleurs qualifiés avec leur code du Travail à eux et sous-traiter à l'étranger tout ce qu'on peut y sous-traiter. C'est indiscutable.

Ecrit par : dobolino

Sauf que l'on paie très cher cette politique à courte vue :
1° les Français qui ne sont pas employés, puisque l'on a les Polonais, sont au chômage et coûtent cher à la collectivité ;
2° les Polonais consomment très peu chez nous et donc ne contribuent pas à l'économie française ;
3° nos chômeurs sont dans un cas similaire à celui des Polonais, du fait de leurs faibles revenus.

On pas autoriser un tel suicide économique et social du pays.

Ecrit par : Moot | 02 décembre 2007

Moot, pour être "au chomage", il faut avoir travaillé au moins six mois d'affilée et pas en travail saisonnier. Et la période d'indemnisation n'est pas des plus longues, loin d'être infinie. Après, on touche l'allocation de solidarité qui est à peu près du même montant que le RMI. Merci, les restaus du cœur, le secours populaire.
Donc, ceux que vous appelez chomeurs ne coûtent pas si chers que ça et ne nuisent en rien à la rentabilité des fonds de pension. Avant 25 ans, ils n'ont accès à aucune allocation type RMI. Cette tranche d'exclus et de précarisés ne s'implique pas à mauvais escient dans la vie politique et sociale du pays alors que s'ils avaient un emploi, ils risqueraient de casser les pieds aux gouvernants et de nuire à la rentabilité des fonds de pension par des luttes salariales et des grèves incongrues.
Les polonais ne sont pas des électeurs français, ils acceptent de travailler 48 heures par semaine pour un salaire de misère et ne s'impliquent pas dans notre vie sociale et politique. C'est tout bénéfice!
CQFD

Ecrit par : dobolino | 03 décembre 2007

"Et si on souhaite dépenser nettement plus dans l'éducation que la moyenne de l'OCDE, d'autres mesures sont envisageables (réduction du format des armées, par exemple...)"

Ecrit par : Jesse Darvas | 03 décembre 2007

Effectivement, Jesse Darvas, on ne peut qu'être d'accord avec vous!
Une vraie LOLF aurait dû prendre ceci en compte! Malheureusement, les édicteurs de cette loi n'y ont vraisemblablement même pas pensé! Un problème culturel de taille...
Et je renvoie à un livre écrit par un chantre de l'ultra-libéralisme, à côté duquel Jean-Marc Sylvestre ferait presque figure d'altermondialiste; il s'appelle Nicolas Decaussin, écrit dans le Figaro.
Dans un bouquin fustigeant les "dérives financières du tout étatique", les moindres anomalies de tous les ministères étaient passées au crible. Sauf qu'il n'y avait pas un mot sur le ministère des armées. Même pas mentionné dans son "livre".

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 décembre 2007

Bonjour à tous en passant car l'emploi du temps est bien rempli actuellement

Dehors les vieux ordonnait un certain Khaled il y a quelques mois. Eh oui,les vieux sont hors circuit mais on est souvent bien content de les trouver et ils n'ont pas le temps de s'ennuyer, ce qui n'est pas plus mal d'ailleurs. Tout de même, j'ai du mal à suivre vos preoccupations en informatique." Je dirai même plus", je suis complètement larguée...Il faudrait que j'aille à l'école !

Il est exact que la formation en hôtellerie-restauration est physiquement éreintante. Notre fille en a fait l' expérience. Bonne musicienne, douée pour les langues, elle a tenté une licence d'anglais sa seconde langue après l'allemand pour y renoncer rapidement car elle ne voyait pas où elle allait et elle ne partageait pas l'état d'esprit "peu studieux" de ses camarades étudiants. Après une année de mise à niveau dans un lycée hôtelier où elle se sentait solidement encadrée, elle a obtenu le BTS ( major de sa promotion) en ayant beaucoup travaillé, rentrant très tard certains soirs, blanche et épuisée, c'est vrai, mais nous la sentions déterminée à réussir.
Je pourrais évoquer la formation très éprouvante de notre fils pompier volontaire et pas encore professionnel qui affirme supporter les nuits blanches et les interventions à la limite du supportable pour une reconnaissance dérisoire, au risque de glisser dans le hors -sujet. Pas si sûr: il a eu un jour cette petite phrase " Je suis passionné par ce que je fais et ce que j'apprends." La passion du métier n'est-ce pas le fil conducteur de ce blog ?
Comme je relis actuellement, crayon en main, cette fois, " La débâcle de l'école"je constate que cette passion d'être au service des autres pour les aider à s'élever ou à se relever,cette passion là refuse de se laisser piéger par le mensonge et la flatterie.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 03 décembre 2007

C'est vrai, cette histoire avec Laurence Ferrari?
Ecrit par : Christophe Sibille | 29 novembre 2007

Ne comptez-pas sur la presse française pour vous le révéler (même si ce n'est peut-être pas vraiment important, c'est significatif, un peu inquiétant même ?)
http://ecosphere.wordpress.com/2007/11/28/sarkozy-ferrari-silence-presse-froc/

Ecrit par : lucile | 03 décembre 2007

Moi, j'aime bien Tonton, il est de bon sens.

Ecrit par : dobolino | 02 décembre 2007

Et puis, un tonton à l'ISF, ça se soigne !! ;o))

(j'en ai pas, bouhh !)

Ecrit par : yann | 03 décembre 2007

C'est vrai, cette histoire avec Laurence Ferrari?
Ecrit par : Christophe Sibille | 29 novembre 2007

Sarko avec Lolo Ferrari ? Sans blague ? Elle n'est pas morte ?

Ecrit par : yann | 03 décembre 2007

Tonton a un fils! Donc, sans intérêt. D'ailleurs, si on n'y prend pas garde, il fait tout pour nous rouler.

Ecrit par : dobolino | 03 décembre 2007

Un gouvernement responsable ne devrait pas autoriser un tel suicide économique et social du pays.

Ecrit par : Moot | 02 décembre 2007

Classe de Première/ Objets d'études/Les figures de style/ l'implicite.

Après avoir rappelé la définition de la notion d'implicite, vous expliciterez l'implicite de cette phrase du blogueur Moot. Vous montrerez en quoi l'implicite est une variété d'ironie.

Ecrit par : Robin | 03 décembre 2007

Ne comptez-pas sur la presse française pour vous le révéler
écrit par lucile

Jusqu'à un passé récent, la vie privée de nos dirigeants ne faisait pas la une des journaux, c'était en accord avec le monde journalistique et ceci nous différenciait des USA.

Ne serait-il pas préférable que cela redevienne un domaine totalement privé à l'abri des médias?

Ecrit par : Maminou | 03 décembre 2007

D'ailleurs, si on n'y prend pas garde, il fait tout pour nous rouler.

Ecrit par : dobolino | 03 décembre 2007

Ce qui démontre effectivement son bon sens.

Ecrit par : yann | 03 décembre 2007

Ne serait-il pas préférable que cela redevienne un domaine totalement privé à l'abri des médias?

Ecrit par : Maminou | 03 décembre 2007

Pourquoi pas si une des personnes concernées n'était pas elle-même journaliste : la transparence me paraît là de mise.

Quand je lis un journal j'aime savoir à qui il appartient ou quand j'écoute un/une journaliste, qui il fréquente.
Si un magazine appartient à un marchand d'armes, je ne m'attendrai pas à y trouver un article dénonçant le trafic de celles-ci. J'irai chercher les infos ailleurs.

Ecrit par : lucile | 03 décembre 2007

Ne serait-il pas préférable que cela redevienne un domaine totalement privé à l'abri des médias?

Ecrit par : Maminou | 03 décembre 2007

Sauf quand le dirigeant en question a pour maîtresse une journaliste présentant un magazine politique à la TV. Soit dit en passant, Sarko est loin d'être le seul concerné (n'est-ce pas, Bernard et Gaston ? ... entre autres). Si c'était une actrice ou un top-model (voire une ex-Coco Girl), on s'en tamponnerait.

Ecrit par : Kap | 03 décembre 2007

Lucile a tiré plus vite que moi.

Ecrit par : Kap | 03 décembre 2007

Lucile a tiré plus vite que moi.

Ecrit par : Kap | 03 décembre 2007

Lien de cause à effet ? J'écoute ce matin tout en surfant sur internet, "Don Giovanni" ! ;-)

Ecrit par : lucile | 03 décembre 2007

soit des trentenaires qui cherchent à passer une thèse afin de se sortir du lycée professionnel mais qui n'ont visiblement pas le niveau !

Rodrigue

Puisque sans nommer, je suis visé, avant de dire des conneries, demandez: j'ai volontairement passé le CAPLP (sur les conseils d'un de mes profs de fac enseignant le XVIIième siècle) pensant que je pouvais rendre de meilleurs services là que dans les voies royales et confortables où vous vous trouvez (orgueil, sans doute!), et que vous voulez quitter. Je déteste bachoter, je suis un paresseux. Les concours me gavent. Je ne me vois pas remplir ma cervelle de choses que la norme (au sens le plus détestable du terme) éducative veut imposer. Je m'éclate dans ma thèse, et tout va bien, merci; cela me permet de quitter les sentiers battus du scolaire et de l'académisme; je suis plutôt reconnu dans ma partie. Et efficace.
Cher ami, si vous vous prenez au sérieux, c'est votre droit; mais ne tombez pas dans le ridicule. Je vous concède, je le répète, que bachoter ne m'amuse pas. Cela m'ennuie. La servilité intellectuelle, je vous la laisse. La norme? qu'elle ailleu à qui ne sont capables que de la suivre, par vide. Mais ne vous en faites pas, je la maîtrise aussi.

Et pour votre gouverne, je suis un râleur. Mais un bosseur. Ce qui me donne les amitiés de personnalités universitaires, littéraires, qui sont dans le système (car il faut être dedans pour pouvoir le transformer)Je m'énerve souvent contre le système; mais si vous veniez dans mon LP, vous entendriez plutôt mes élèves et anciens élèves dire sur moi des choses plutôt agréables.

Je vous souhaite de ne pas être un imbécile heureux.

Ecrit par : Pendariès | 03 décembre 2007

Lien de cause à effet ? J'écoute ce matin tout en surfant sur internet, "Don Giovanni" ! ;-)

Ecrit par : lucile | 03 décembre 2007

Les femmes chez Mozart (seulement chez Mozart?) sont en effet beaucoup plus malignes que les hommes, y compris Don Juan.

Ecrit par : Robin | 03 décembre 2007

Sur le fond je peux quand même vous donner mon sentiment de citoyen, le blog de Jean-Paul Brighelli ne donne pas une idée très positive du corps enseignant - hors quelques exceptions comme Catmano - on voit soit des gens fatigués comme vous qui attendent leur retraite - "putain deux ans!" comme faisaient dire les guignols en 1993 à Chirac - soit des trentenaires qui cherchent à passer une thèse afin de se sortir du lycée professionnel mais qui n'ont visiblement pas le niveau !

Se croire au-dessus de sa situation c'est quand même la pire des positions et l'on comprend que cela suscite un rejet des élèves devant des professeurs si mal à l'aise dans leur statut !

Ecrit par : iPidiblue et l'activisme brighellien | 30 novembre 2007

MILLE EXCUSE, Rodrigue, LE POST QUI M'A MIS EN ROGNE VENAIT DE CET IDIOT (la preuve est éclatante) DE PIERRE GRIOUT! CELA NE M'ETONNE PAS... Je suis un sang chaud. Je vous répondais faussement, mais la flèche visait bien un individu comme lui...

Le poôôôôôôôôôôôo solitaire grincheux, qui a sans doute râté sa vie, ou tout fait pour, entouré de livres, de vieilles photos, et disques, qui lui servent de caveau.Vitrifié, le mec.

De profundis.

Ecrit par : Pendariès | 03 décembre 2007

Merci Kap, vous êtes une sage dame.

Est-ce que vous aimez avoir très peur??? Si oui, en rouge dans votre agenda: [REC.].

http://www.mad-movies.com/mad/preview-194-LA-PEUR-AU-VENTRE.html

Ecrit par : Pendariès | 03 décembre 2007

Les femmes chez Mozart (seulement chez Mozart?) sont en effet beaucoup plus malignes que les hommes, y compris Don Juan.

Ecrit par : Robin | 03 décembre 2007

Bien vu, Robin :-)
Là comme je fais la cuisine, je me sens plus Zerlina que Donna Anna.

Kap, j'écris n'importe quoi : le lien de cause à effet n'était pas pour expliquer la rapidité (relative) de la réponse.

Ecrit par : lucile | 03 décembre 2007

Rodrigue, et puis, en définitive, oui, P. Driout, je ne me trompe pas: est un servile. Kap elle-même l'a montré. Maintenant, je ne dirai plus rien qui me salirait sur ce médiocre fâcheux.

Ecrit par : Pendariès | 03 décembre 2007

Ce que je veux dire, Rodrigue, entre autres, c'est que préparer l'agrégation, n'est pas obligatoirement être esclave d'une norme; madame Thalie que j'ai appris à connaître, par exemple, montra bien qu'il y a le moyen pour grimper dans la hiérarchie, puis - le métier, et sa personnalité - l'ouverture et l'agapè envers l'autre à instruire, si je puis me permettre ce mot ici.

Ecrit par : Pendariès | 03 décembre 2007

Puisque sans nommer, je suis visé, avant de dire des conneries, demandez: j'ai volontairement passé le CAPLP (sur les conseils d'un de mes profs de fac enseignant le XVIIième siècle) pensant que je pouvais rendre de meilleurs services là que dans les voies royales et confortables où vous vous trouvez (orgueil, sans doute!), et que vous voulez quitter.

D.P. ne quitte rien, n'agit pas. C'est fou comme les hargneux méhaignié (ai-je bien écrit ce mot? -, il est de mémoire) se ressemblent.

Mince, j'ai promis de ne plus rien dire sur machin chose, mais je me sens confus vis à vis de Rodrigue...
Sincèrement, veuillez accepter mes excuse.
J'aurais dû lire le post jusqu'au bout...

Ecrit par : Pendariès | 03 décembre 2007

MILLE EXCUSE, Rodrigue, LE POST QUI M'A MIS EN ROGNE VENAIT DE CET IDIOT (la preuve est éclatante) DE PIERRE GRIOUT! CELA NE M'ETONNE PAS...
Ecrit par : Pendariès | 03 décembre 2007

De qui d'autre aurait-il pu venir?

Ecrit par : dobolino | 03 décembre 2007

MILLE EXCUSE, Rodrigue, LE POST QUI M'A MIS EN ROGNE VENAIT DE CET IDIOT (la preuve est éclatante) DE PIERRE GRIOUT! CELA NE M'ETONNE PAS...
Ecrit par : Pendariès | 03 décembre 2007

De qui d'autre aurait-il pu venir?

Ecrit par : dobolino | 03 décembre 2007

C'est fou ce que j'en apprends sur le monde de l'informatique depuis que je fréquente ce blog.

Je sais maintenant ce qu'il y a des virus qui se font passer pour des anti-virus et des espions qui se font passer pour des anti-espions...

Et qu'il y a des virus as de l'embrouille comme certains élèves qu'on appelle des trolls qui se font passer pour des hommes et que l'on ne doit pas nourrir ("Margaritas ante porcos...Ne jetez pas de perles aux cochons...")

Le noble Rodrigue dont la valeur n'a point attendu le nombre des années, survole suffisamment les trolls pour ne pas vous en vouloir Pendariès.

Ecrit par : Robin | 03 décembre 2007

Je vous l'avais dit quYfig était un fou et imbécile.

Mais personne ne m'a écouté...

Cassandre, je vous dis, Cassandre !

Ecrit par : Jeremy | 03 décembre 2007

Et sans indiscrétion, vous les avez payés les logiciels antivirus factices ? Et qu'est-ce qu'on peut faire dans ce cas-là ?

Ecrit par : Robin | 02 décembre 2007

non, je n'ai rien payé, car je me doutais bien que c'était une arnaque. Mon ordinateur était déjà infesté et attirait des centaines de virus et de trojan... J'ai finalement réinstallé windows en attendant de me mettre à Ubuntu.
J'utilise désormais le pare-feu Kerio (gratuit) et l'antivirus AVG (gratuit aussi)

Ecrit par : ProfAnonyme | 03 décembre 2007

"Russie Unie, le parti du président Vladimir Poutine, a remporté une victoire sans appel aux législatives de dimanche.
Selon des résultats partiels publiés lundi matin portant sur près de 98 % des suffrages, sa formation obtient 64,3 % des voix.

Le PC, seul parti d'opposition à la Douma (Parlement), arrive second avec 11,6 %. L'opposition a accusé le pouvoir de fraudes, contestées par la Commission électorale.

Vladimir Poutine s'est félicité lundi de la "victoire" de son parti. Il a par ailleurs estimé que le scrutin avait renforcé la "légitimité" de la Douma.

Outre les communistes, deux autres partis franchissent la barre de 7 % requise pour siéger au Parlement: les ultranationalistes du LDPR de Vladimir Jirinovski et le parti Russie juste (se voulant de gauche), deux formations considérées comme des satellites du Kremlin. Le premier obtient 8,2 % des voix, le second 7,8 %.

L'opposition libérale, très divisée, déjà inexistante dans l'assemblée sortante à l'exception de quelques députés indépendants, est une nouvelle fois laminée avec 1,6 % pour Iabloko et 1 % pour le SPS. Elle est poursuivie par sa réputation de "fossoyeur du pays". Elle a aussi dû faire face à une campagne médiatique visant à la décrédibiliser un peu plus.

Avec ses alliés, Vladimir Poutine obtient 315 des 450 sièges à la Douma. Il obtient ainsi la majorité des deux tiers nécessaires pour modifier la constitution.

En Tchétchénie, région où les troupes russes livrent une guerre féroce contre les indépendantistes, le parti du Kremlin, Russie Unie, a obtenu 99,4 % des voix."

No comment. Je sais reconnaître un vrai leader de la raison d'Etat quand j'en croise un. Qui ose se plaindre du petit Nicolas ?
Abraxas

Ecrit par : Abraxas | 03 décembre 2007

ou d'Hugo Chavez?
Bon, je sors!
Petit cadeau:
http://www.netprof.fr/Voir-le-cours-en-video-flash/Jeux/Mathematiques/Les-aberrations-mathematiques,10,60,313,0.aspx

Ecrit par : dobolino | 03 décembre 2007

No comment. Je sais reconnaître un vrai leader de la raison d'Etat quand j'en croise un. Qui ose se plaindre du petit Nicolas ?
Abraxas

Ecrit par : Abraxas | 03 décembre 2007

Dans le genre "Mange ta soupe, y'a des gosses qui meurent de faim!"...

Ecrit par : dobolino | 03 décembre 2007

Abraxas, Nicolas Sarkozy vient de "féliciter chaleureusement" Waldimir Poutine pour son succès... Qui se ressemble s'assemble? Fermez le ban!
Heureusement, Hugo Chavez s'est fait décalquer...
Il n'y a pas que des mauvaises nouvelles ...
Champagne! Ou, plutôt, Ti-Punch, ou bon sauvignon de Touraine ou du Sancerrois... :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 décembre 2007

Dites, Jean-Paul, si vous passez encore par ici, vous avez vu que vous êtes dans le Point du 22 novembre ?

Ecrit par : Jeremy | 03 décembre 2007

Enseignants de maths et de sciences économiques, sachez intéresser vos élèves !

Voci une activité à la fois ludique et concrète tirée d'un rapport de la mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie.

Il s'agit de maximiser le profit ou plus subtilement d'un dealer de shit moyennant quelques hypothèses raisonnables (le problème est posé page 11 du rapport).

http://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/epfxcbnc.pdf

A rédiger sur feuille pour lundi prochain.

Ecrit par : dugong | 03 décembre 2007

Il fallait lire "Il s'agit de maximiser le profit d'un dealer de shit moyennant quelques hypothèses raisonnables"

Ecrit par : dugong | 03 décembre 2007

Je vous l'avais dit quYfig était un fou et imbécile.

Mais personne ne m'a écouté...

Cassandre, je vous dis, Cassandre !

Ecrit par : Jeremy | 03 décembre 2007

La curiosité, Jérémy, la curiosité ! C'est elle qui nourrit les trolls, qui télécharge les logiciels espions et qui fait entrer le cheval de Troie dans... l'ordinateur.

Et c'est vrai que vous nous aviez prévenus : "Timeo Danaos et dona ferentes".

Ecrit par : Robin | 03 décembre 2007

"Video meliora proboque, sed deteriora sequor." (St. Augustin ou St Thomas, je ne me souviens plus)

Ecrit par : Robin | 03 décembre 2007

Ni l'un, ni l'autre.
Ovide, "Métapmorphoses", VII.
C'est Médée qui parle.

Ecrit par : Pat | 03 décembre 2007

Dugong, je me marre parce que je viens de mailer ce doc à un pote IPR d'éco afin qu'il le conseille aux collègues comme support de TP !

J'expliquais à midi tout le bien que je pensais de l'économétrie (science chargée de prédire le passé avec une marge d'incertitude acceptable ...).

Ecrit par : Zorglub | 03 décembre 2007

C'est la définition des sciences économiques en général, ça, non ?

"Science chargée de prédire le passé avec une marge d'incertitude acceptable".

C'est très drôle en tout cas !

Ecrit par : Jeremy | 03 décembre 2007

Dans l'un des derniers numéros du Point ou du Nouvel Observateur ( je ne retrouve plus la référence), Axel Kahn déclarait que l'université devrait accueillir, en assurant sa réussite, 80% d'une classe d'âge. Suis-je la seule à juger cette ambition déraisonnable?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 03 décembre 2007

"Video meliora proboque, sed deteriora sequor." (St. Augustin ou St Thomas, je ne me souviens plus)

Ecrit par : Robin | 03 décembre 2007

Ni l'un, ni l'autre.
Ovide, "Métapmorphoses", VII.
C'est Médée qui parle.

Ecrit par : Pat | 03 décembre 2007

Oui, mais je crois que St Augustin qui était rhéteur et nourri de culture grecque et latine (surtout latine, il apprit le grec sur le tard) a repris ce vers pour évoquer dans la perspective chrétienne qui lui est propre la situation de l'âme humaine soumise au péché originel ("Je vois le Bien et je l'approuve, mais je fais le Mal.").

C'est d'ailleurs très intéressant ce réinvestissement de la pensée grecque et de l'idée de destin ("ananké"), dans la dialectique chrétienne et augustinienne de la chute et de la rédemption.

Et maintenant, vous pouvez reprendre une occupation normale.

Ecrit par : Robin | 03 décembre 2007

Et c'est vrai que vous nous aviez prévenus : "Timeo Danaos et dona ferentes".

Ecrit par : Robin | 03 décembre 2007

Je crains les Grecs, même quand ils font des présents (VIRGILE, Énéide, liv. II, v. 49).

Le grand prêtre Laocoon cherche à dissuader les Troyens de faire entrer dans leurs murs le cheval de bois que les Grecs avaient perfidement laissé sur le rivage, et dans les flancs duquel ils avaient caché des guerriers.

Dans l'application, ces mots signifient qu'il faut se défier des présents d'un ennemi. Si l'on en croit le Charivari anglais, le Punch, il est prudent même d'étendre cette défiance jusqu'aux présents ... d'un ami.

Témoin cette phrase qui renferme une leçon de sage économie : « L'inconvénient de recevoir une bourriche qui vous est envoyée par un ami, c'est que vous êtes forcé de donner un grand dîner pour vous débarrasser de ce cadeau de venaison : Timeo Danaos et dona ferentes. »

Il y a des développements passionnants chez R.Girard sur cette idée de "cadeaux empoisonnés" (la pratique du potlach assimilée à un duel avec "montée aux extrêmes")

Joyeux Noël quand même !

Ecrit par : Robin | 03 décembre 2007

Et c'est vrai que vous nous aviez prévenus : "Timeo Danaos et dona ferentes".

Ecrit par : Robin | 03 décembre 2007

Vous êtes démasqué, Robin !
C'est vous le petit vieux pirate d'Astérix !

Ecrit par : yann | 03 décembre 2007

Bonjour, quelqu'un parmi vous pourrait-il nous aider?
Un de mes enfants à un exercice à faire ayant pour intitulé les expansions de nom(???) , il lui est demandé de supprimer dans un petits texte les adjectifs qualificatifs et leurs groupes . Qu'est ce que sous entend "leurs groupes"?
D'avance,un grand merci !

Ecrit par : Saperlipopette | 03 décembre 2007

Bonjour, quelqu'un parmi vous pourrait-il nous aider?
Un de mes enfants à un exercice à faire ayant pour intitulé les expansions de nom(???) , il lui est demandé de supprimer dans un petits texte les adjectifs qualificatifs et leurs groupes . Qu'est ce que sous entend "leurs groupes"?
D'avance,un grand merci !

Ecrit par : Saperlipopette | 03 décembre 2007

Mettez vite vos lunettes et recopiez une des phrases, il sera ainsi plus aisé de vous répondre...

Ecrit par : Maminou | 03 décembre 2007

Il y a des développements passionnants chez R.Girard sur cette idée de "cadeaux empoisonnés" (la pratique du potlach assimilée à un duel avec "montée aux extrêmes")

Joyeux Noël quand même !

Ecrit par : Robin | 03 décembre 2007

Le problème, ce n'est pas le cadeau, c'est l'aptitude aussi bien à offrir qu'à recevoir. Peu de personnes y sont aptes. Ils se font tous des nœuds dans la tête. On n'achète pas avec un cadeau et celui qui le reçoit n'est pas débiteur. Le plaisir de celui qui offre nait du plaisir de celui qui reçoit. Pour l'instant, je n'ai rencontré que deux personnes dotées de cette spontanéïté qui donne au cadeau sa vraie valeur. Pas vrai, Maminou?
Pourtant l'expression "c'est cadeau!" dit bien ce qu'elle veut dire.
Tout cadeau mal offert et tout cadeau mal reçu n'est plus un cadeau mais un poison.

Ecrit par : dobolino | 03 décembre 2007

ne sont plus des cadeaux mais un poison.

Ecrit par : dobolino | 03 décembre 2007

Expansions du nom

Fonctions faisant partie des expansions du nom
• épithète (aussi appelée "épithète liée")
• épithète détachée (aussi appelée "adjectif apposé")
• apposition (aussi appelée "nom apposé")
• complément du nom
• complément de l'antécédent

Ecrit par : Germinal | 03 décembre 2007

"Bonjour, quelqu'un parmi vous pourrait-il nous aider?
Un de mes enfants à un exercice à faire ayant pour intitulé les expansions de nom(???) , il lui est demandé de supprimer dans un petits texte les adjectifs qualificatifs et leurs groupes . Qu'est ce que sous entend "leurs groupes"?
D'avance,un grand merci !"

Les expensions du nom c'est tout ce qu'on rajoute à un nom pour le compléter. Ca peut être un adjectif, un autre nom, un groupe nominal prépositionnel, un proposition subordonnée relative. J'imagine que le professeur de votre enfant veut lui faire obtenir des groupes nominaux "minimuax", c'est-à-dire, des groupes réduits à un nom précédé de son déterminant.

Ex : transformer "le petit chat blanc" en "le chat" (les deux adjectifs ont sauté).

Il existe aussi des groupes adjectivaux. Ex : la voiture rouge vif. "rouge vif" est un GA.

Ecrit par : Kap | 03 décembre 2007

Du genre:
Dans la sombre forêt de mélèzes, j'ai vu, assis tous en rond, trois jolis petits loups, gris et velus.
Donne:
Dans la forêt, j'ai vu trois loups.

Ecrit par : dobolino | 03 décembre 2007

Pour Yann : très drôle, le petit pirate d'Astérix !

Pour Saperlipopote : les groupes de l'adjectif, c'est tout ce qui dépend de l'adjectif. Il faut donc supprimer "capables de bien faire" dans : "Même les professeurs capables de bien faire sont sacqués par les inspecteurs".

Pour S.Huguet : la citation que vous pointez du doigt est tout à fait déraisonnable, mais Axel Kahn, que le bon peuple et les élites bien pensantes adorent au même titre que le gentil Albert Jacquard et l'intelligent René Girard, est considéré comme ayant toujours raison lorsqu'il profère ses paroles dorées et consensuelles.

Ne me tirez pas dessus à boulets rouges parce que je n'aime ni Jacquard, ni Girard, mais je préfère Revel et Onfray (et encore, pas tout d'Onfray...)

Ecrit par : Jeremy | 03 décembre 2007

Vous êtes démasqué, Robin !
C'est vous le petit vieux pirate d'Astérix !

Ecrit par : yann | 03 décembre 2007

Damned ! Vous êtes très fort, yann. Même Yfig n'y était pas arrivé !

"Sic transit gloria mundi!"..."Diem perdidi !" ..."acta est fabula ! "

Ecrit par : Robin | 03 décembre 2007

Ca cite Girard à tout va, ici, alors j'y vais de mon petit Revel :

"Ce que les Français détestent, ce ne sont pas les inégalités, ce sont les inégalités autres que celles qui sont octroyées par l'État."

Ecrit par : Jeremy | 03 décembre 2007

mais Axel Kahn, que le bon peuple et les élites bien pensantes adorent au même titre que le gentil Albert Jacquard et l'intelligent René Girard, est considéré comme ayant toujours raison lorsqu'il profère ses paroles dorées et consensuelles.


Ecrit par : Jeremy | 03 décembre 2007
Voueï!

Ecrit par : dobolino | 03 décembre 2007

"expansions" et "minimaux"

Ecrit par : Kap | 03 décembre 2007

Du genre:
Dans la sombre forêt de mélèzes, j'ai vu, assis tous en rond, trois jolis petits loups, gris et velus.
Donne:
Dans la forêt, j'ai vu trois loups.

Ecrit par : dobolino | 03 décembre 2007

Mais quand d'un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l'odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l'édifice immense du souvenir.
(Du côté de chez Swann, p.61, Folio n°821)


= "L'odeur reste."

Ecrit par : Robin | 03 décembre 2007

Ne me tirez pas dessus à boulets rouges parce que je n'aime ni Jacquard, ni Girard, mais je préfère Revel et Onfray (et encore, pas tout d'Onfray...)

Ecrit par : Jeremy | 03 décembre 2007

Mais Jérémy, on ne discute pas des goûts et des couleurs. Tout Revel, soit ! Pas tout Onfray ? Alors tout n'est pas perdu !

Ecrit par : Robin | 03 décembre 2007

"L'expansion du nom"!
Je trouve cette appellation ridicule et inutile et je n'en parle jamais à mes élèves de collège!
Car qu'est-ce que l'expansion du nom dans "le chien du maître"? Le maître serait l'"expansion" du chien? Le chien s'expandrait jusqu'à son maître? Stupide! Et dans "le chapeau du clown", le clown serait l'"expansion" du chapeau? Si c'est un chapeau rouge, voilà "rouge" devenu "expansion" du chapeau alors que le rouge est dans le chapeau lui-même! Allons donc! Que l'on en revienne à un peu de bon sens!
C'est un peu le même problème qu'avec les "déterminants"( qui comportent les articles définis, indéfinis, partitifs, les adjectifs possessifs, démonstratifs, etc.): on a créé une catégorie supplémentaire pour satisfaire les enragés des "structures d'ensemble", mais qui n'éclaire en rien la construction de la phrase. Car parler d'"expansion" ne dispense en aucune manière de distinguer l'"épithète", terme structural s'il en est puisqu'il signifie simplement "placé tout contre", le "complément du nom", la proposition subordonnée relative, etc.
D'ailleurs, Saperlipopette, je suis pratiquement sûr que vote enfant vous a dit qu'il n'y comprenait rien et que ça le barbait. Il a raison. C'est avec des cuistreries de ce genre qu'on a dégoûté les élèves de la grammaire et du français en général!
La grammaire traditionnelle, celle que l'on a enseignée dans les collèges jusque vers les années 80, était amplement suffisante, et elle n'éteignait pas le goût de la langue. C'est celle que j'enseigne à mes élèves, et je constate qu'ils y trouvent un véritable attrait: cela les amuse, même, de faire de l'analyse (trouver la nature et la fonction d'un mot).
Là aussi, notre devoir de professeurs est de résister aux modes.

Ecrit par : Jean | 03 décembre 2007

Là aussi, notre devoir de professeurs est de résister aux modes.

Ecrit par : Jean | 03 décembre 2007

Bien sûr, Jean. Je me suis amusé à réduire le texte de Proust à son expression mimale. On voit bien que la réduction est une dénaturation du sens et un appauvrissement.

La notion d'expansion n'est intéressante que si l'on fait l'exercice inverse d'enrichissement qui n'est pas un exercice de grammaire, mais un acte d'écriture.

Ecrit par : Robin | 03 décembre 2007

Mais quand d'un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l'odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l'édifice immense du souvenir.
(Du côté de chez Swann, p.61, Folio n°821)


= "L'odeur reste."

Ecrit par : Robin | 03 décembre 2007

Vous trichez! Vous avez supprimé les compléments circonstanciels et d'objet direct qui ne sont pas expansions du nom, non?

Ecrit par : dobolino | 03 décembre 2007

compléments d'objet indirects? Rester à...???

Ecrit par : dobolino | 03 décembre 2007

Car qu'est-ce que l'expansion du nom dans "le chien du maître"? Le maître serait l'"expansion" du chien? Le chien s'expandrait jusqu'à son maître? Stupide!

Ecrit par : Jean | 03 décembre 2007

Pas tant que ça, à c't'heure, croyez-moi Jean. J'en vois pas mal, des maîtres qui sont l'expansion de leur chien. Y'a des chiens qui sont assez expandus pour expander même leur vétérinaire.

Ecrit par : dobolino | 03 décembre 2007

Merci à tous ,
Robin vous nous avez fait bien rire!

Vous professeurs, vous pouvez résister mais que peuvent faire nos enfants quand ils ont l'obligation de faire des excercices aussi stupides?
Surtout que dans l'exercice il s'agissait d'un extrait du "capitaîne Fracasse", leur faire massacrer un beau texte pour les amener à en percevoir la richesse,méthode plutôt démagogique, vous ne trouvez pas?

Maminou je n'ai jamais perdu mes lunettes je n'en porte pas ;) c'est juste une intervention comme une autre pour pouvoir m'abonner au fil de lecture quand il y en a un nouveau. De plus je n'ai pas mis la phrase qu'il était demandé de traiter dans l'exercice car je ne voulais pas que vous fassiez l'exercice à sa place même s'il ne présente pas vraiment d'intérêt dixit ma fille qui avait semble-t-il compris ce qu'on lui demandait alors que pour moi c'était plutôt obscur, je ne digère pas cette grammaire...
un grand merci donc et bonne nuit à tous

saperlotte de saperlipopette

Ecrit par : Saperlipopette | 03 décembre 2007

soit des trentenaires qui cherchent à passer une thèse afin de se sortir du lycée professionnel mais qui n'ont visiblement pas le niveau !

Rodrigue

Puisque sans nommer, je suis visé, avant de dire des conneries, demandez: j'ai volontairement passé le CAPLP (sur les conseils d'un de mes profs de fac enseignant le XVIIième siècle) pensant que je pouvais rendre de meilleurs services là que dans les voies royales et confortables où vous vous trouvez (orgueil, sans doute!), et que vous voulez quitter. Je déteste bachoter, je suis un paresseux. Les concours me gavent. Je ne me vois pas remplir ma cervelle de choses que la norme (au sens le plus détestable du terme) éducative veut imposer. Je m'éclate dans ma thèse, et tout va bien, merci; cela me permet de quitter les sentiers battus du scolaire et de l'académisme; je suis plutôt reconnu dans ma partie. Et efficace.
Cher ami, si vous vous prenez au sérieux, c'est votre droit; mais ne tombez pas dans le ridicule. Je vous concède, je le répète, que bachoter ne m'amuse pas. Cela m'ennuie. La servilité intellectuelle, je vous la laisse. La norme? qu'elle ailleu à qui ne sont capables que de la suivre, par vide. Mais ne vous en faites pas, je la maîtrise aussi.

Et pour votre gouverne, je suis un râleur. Mais un bosseur. Ce qui me donne les amitiés de personnalités universitaires, littéraires, qui sont dans le système (car il faut être dedans pour pouvoir le transformer)Je m'énerve souvent contre le système; mais si vous veniez dans mon LP, vous entendriez plutôt mes élèves et anciens élèves dire sur moi des choses plutôt agréables.

Je vous souhaite de ne pas être un imbécile heureux.

Ecrit par : Pendariès | 03 décembre 2007

Erratum, Pendariès, ce n'est pas moi qui ait écrit ça (d'ailleurs je ne sais plus qui au juste). C'est justement un message dont je pensais qu'il m'était adressé et auquel j'ai répondu avec beaucoup d'amusement un peu plus haut. Comme je bosse l'agrég (ah ! une tête bien faite...), je pensais qu'il s'adressait à moi et que le blogueur avait confondu thèse et agrégation - en fait, c'est bien à vous qu'il s'adressait. En dehors de ça, je défendrai bec et ongle ce concours : il est certes normatif, comme tous les concours, mais très utilement, et certainement pas fondé sur le lapi-lazulis structuraliste de ce cher Viala. Pour finir, oui je suis très heureux, mais pas imbécile, ça non, au point de me prendre au sérieux. Bon courage pour votre thèse.

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 03 décembre 2007

Jr trouve, Robin, que la métaphore "expansion", puisque c'est une métaphore, est malheureuse, et surtout qu'elle n'apporte rien à personne.

Ecrit par : Jean | 03 décembre 2007

"Video meliora proboque, sed deteriora sequor." (St. Augustin ou St Thomas, je ne me souviens plus)

Ecrit par : Robin | 03 décembre 2007

Ni l'un, ni l'autre.
Ovide, "Métapmorphoses", VII.
C'est Médée qui parle.

Ecrit par : Pat | 03 décembre 2007

Oui, mais je crois que St Augustin qui était rhéteur et nourri de culture grecque et latine (surtout latine, il apprit le grec sur le tard) a repris ce vers pour évoquer dans la perspective chrétienne qui lui est propre la situation de l'âme humaine soumise au péché originel ("Je vois le Bien et je l'approuve, mais je fais le Mal.").

Ecrit par : Robin | 03 décembre 2007

Vous pensez peut-être à Saint Paul et à son : "Je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas." dans l'épître aux Romains ?

Ecrit par : Pat | 03 décembre 2007

« J'avoue ne pas comprendre ce que la LOLF et l'UE ont à voir dans cette histoire. Si vous voulez dire par là qu'il y a des contraintes budgétaires, celles-ci existent en tant que telles (soutenabilité de la dette publique) indépendamment des rappels de nos "partenaires" européens et des outils de présentation budgétaire (la LOLF n'est que cela). »
Ecrit par : Jesse Darvas | 03 décembre 2007

Selon vous, la LOLF ne serait qu’un outil de présentation budgétaire. Ce n’est pourtant pas du tout ce qu’en dit D. Migaud, qui n’est pas tout à fait incompétent en la matière, puisqu’il est avec A. Lambert à l’origine de cette loi :

"La loi organique permet de mieux prendre en compte la dimension territoriale. La globalisation de l'autorisation parlementaire et la fongibilité qui lui est liée renforceront l'autonomie des gestionnaires locaux".

Elle permet "de sortir d'une gestion exclusivement centrée sur le statut" et "suppose un changement des règles de recrutement, de promotion et de mutation des personnels, dans le sens d'une plus grande déconcentration".

Mais surtout, "en donnant à la fongibilité un caractère asymétrique, la loi organique limite l'utilisation des crédits de personnel dans un plafond de dépense".

"Les crédits de personnel peuvent donc être utilisés pour abonder les autres titres, mais ne peuvent, en aucun cas, être majorés".

Par ailleurs, la Commission des finances, de l’économie générale et du plan présidée par P. Méhaignerie a expliqué très clairement, en avril 2005, le lien entre la LOLF et la SMR (Stratégie de réforme de l’Etat) :

"Les SMR entrent en synergie avec la LOLF, qui fournit un cadre de travail aux administrations, la notion de performance se traduisant par la définition d'objectifs et d'indicateurs. Les SMR sont les projets précis permettant d'atteindre les objectifs de la LOLF… En définitive, sans les SMR, la LOLF serait souvent un simple artifice de présentation. Certaines actions illustrent bien la démarche : au ministère de l'Éducation nationale, la simplification des examens professionnels et des procédures de recrutement des enseignants du premier et du second degrés. les exercices de la LOLF et des SMR, qui concourent au même résultat - améliorer la performance de l'État -, doivent être parfaitement articulés au fil du temps, ce qui suppose une collaboration totale entre les responsables de programme et les secrétaires généraux des ministères."

Concrètement, cela signifie par exemple que, dès que la réforme de l'Etat sera achevée, les postes d'enseignants en tant que tels disparaîtront de la Loi de finances soumise au contrôle des parlementaires, pour être dilués dans l'enveloppe budgétaire attribuée aux recteurs et inspecteurs d'académie.

Si un inspecteur d'académie estime nécessaire de dégager un nombre de postes d'instits supérieur au plafond qui lui a été fixé, il ne pourra le faire car il aura interdiction de financer ces postes en utilisant les crédits destinés à d'autres titres. En clair, il n'aura pas le droit d'utiliser des crédits réservés au financement de projets "Tartiflette aérodynamique en montagne", "Carnaval citoyen"... pour mettre des instits supplémentaires sur le terrain !

Mais il aura le droit de supprimer quelques postes d'instits pour financer des projets de tout ce que vous voulez, y compris de... lutte contre l'échec scolaire !

Ecrit par : Un hussard | 03 décembre 2007

dans mon lycée, on a créé pour les secondes des groupes de niveau en maths et en langues, et des groupes resserrés en français (25 élèves maxi) en jonglant avec la DGH (et le proviseur). Vous me direz qu'on aurait pu le faire sans le "conseil pédagogique", mais si ça marche...

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 29 novembre 2007

Je ne sais pas si Rodrigue du Gers se rend bien compte du sens des propos qu'il dépose ici? Il nous dit au fond que peut-être, la "pédagogie" pourrait tout de même être une solution technique, organisationnelle pour gérer dans la fabrique, faute de mieux, et en attendant des jours meilleurs, le travail d'instruction?
Mais bien sûr que toute "innovation pédagogique" peut marcher, pour peu que leurs inventeurs s'impliquent dans sa mise sur le marché, et sa consommation ultérieure par la clientèle...Jusqu'à l'innovation suivante!
Voilà trente ans qu'on (On, le pouvoir) ne cesse pas de nous asséner la certitude qu'enseigner est trop compliqué pour nous, qu'il faut faire le détour des méthodes et des technologies de pointe pour se faire comprendre des élèves. Au point qu'à présent c'est cette certitude qui légifère, qui est destinée à être entendue et comprise. Il y a de l'organisation, voire, de l'auto-organisation et peut être bien n'y-at-il que cela? Quant à l'acquisition du savoir disciplinaire et à ses effets dans la construction de l'identité des nouveaux venus, on peut toujours courir ou s'en remettre au marché privé de la transmission.

Ecrit par : marigot l'intru | 30 novembre 2007

Marigot, vous êtes bel et bien intrusif et je pense que vous allez trop loin dans votre analyse critique. Des classes à 25, ne me dites pas que tous les profs de seconde n'en rêvent pas ! D'accord, ça ne vient pas du ministère mais du terrain. Qu'est-ce que ça peut bien faire ? C'est dingue. Quand le ministère décide, on dit qu'il nous emmerde ; quand on prend des initiatives qui vont dans le bon sens, des collègues vous disent que c'est pédagogo et mercantile. Alors qu'est-ce qu'on fait ? Je croyais que sur ce blog on plaidait, justement, en faveur de la "liberté pédagogique". Il me semble qu'il faut être libéral au sens propre du terme - et pragmatique : ne pas attendre les directives de la superstructure et travailler. Non ?

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 03 décembre 2007

quote(*"Yfig est l'"homme du souterrain" par excellence (cf. Dostoievsky relu par R.Girard). Il exprime sur ce blog un ressentiment teinté d'un désir dénié d'être reconnu; il affecte de mépriser les auteurs du passé tout en se sentant obligé de montrer qu'il les connaît tous; il se présente comme un exclu du système qui aurait cotoyé de nombreux polytechniciens...
Et pour finir s'il écrit ici, c'est probablement parce qu'il a un compte mal réglé avec l'EN, comme il l'explique lui-même. Il ne prendrait pas la peine d'insulter les profs de ce blog s'il n'avait pour eux que mépris...

Inutile donc, et contre-productif même, de rentrer dans son jeu mimétique. Relire Girard est plus profitable!

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 02 décembre 2007 ")



puis .... un autre ..... je n'ai pas tout noté .... prédit que Driout les mains sales m'abuse et me manipule .... le pauvre hère .... sachant que je me précipiterai bille en tête (non pas aussi bien dit ... malheureusement ...) ... pour prendre sa défense ...
mais lisez-le .... avant de dire pareille sottise !



dites, les pochetrons, vous croyez pas que vous devriez arrêter la quettemo ?

vous n'êtes ni dans hernani, ni dans l'illiade ..... ni ni ..... peau d'chien !

alors quoi ? pour avoir une chance que vous preniez en considération mes propos, il faudrait que j'ignore tout des auteurs ! ?
il faudrait que je sois un culte ?
que je me présente à vous dans un suaire de chez dior ?

alors, et alors seulement, vous pourriez vous gaussez du doux dingue, du diléttante amateur de contrpéterie et autres palindromes .... las! bonnes pâtes que vous êtes, il vous serait aisé de me damer le croupion de vos bottes secrètes .... mais toujours prètes à botter le tiers état !

je vous emmerde, braves gens, je vous emmerde et c'est rien de le dire !!!!
et je n'ai pas vu le moindre faraud d'entre vous avoir le culot de poster sur mon blog !
Vous êtes bien trop dignes pour oser vous frotter au fretin !
et puis, on ne sait jamais .... dès fois qu'on vous paierait du pied au cul que vous méritez !!!!!

le plus drôle c'est que vous ignorez (je parie !) qui vous lit !!!!
si vous saviez .....

noz vad mes bons professors !!!!!

et tous mes remerciements à M. Brighelli pour me laisser m'exprimer sur son blog élitiste (euh ! c'est une ironie .... pas un euphémisme ! ) !

Ecrit par : Yfig | 04 décembre 2007

quote(*"mais lisez-le .... avant de dire pareille sottise !
"*)

Driout !
c'est là (entre autres) : http://driout.club.fr/Le_Parti_9.html

Ecrit par : Yfig | 04 décembre 2007

Bonjour,
je suis actuellement etudiant en licence de mathématiques,consultant régulièrement ce blog,je pense que vous pourrez répondre à une question qui me vient à l'esprit après le visionnage de l'audition de la CFTC devant la commission sur le métier d'enseignant; j'ai l'impression que ce syndicat souhaite la disparition de l'agrégation; ai-je raison et si oui,pourquoi veulent-ils cela ?
Merci de m'éclairer.

Ecrit par : poupou | 04 décembre 2007

Je trouve très bizarre (en dehors même de l'appellation "d'exopansion", quelque peu pédante) de proposer à des éèves d'en supprimer. En ajouter peut être plus formateur — et très drôle. Je me souviens avoir ait faire à des élèves ce petit jeu qui consiste à remplacer chaque mot d'une phrase par sa définition dans le dictionnaire — et ainsi de suite.

Bien des syndicats ou organisations suggèrent la disparition de l'agrégation. En général, c'est parce qu'ils ne l'ont pas eue : l'égalitarisme est souvent la vertu des frustrés — comme s'il était vexant d'échouer à un concours difficile !
JPB

Ecrit par : brighelli | 04 décembre 2007

Les agrégés (enfin la plupart) sont les pires ennemis des "pédagos", et ce sont eux qui gênent le plus toute la piétaille misérable de pseudo-formateurs aux qualifications aléatoires et douteuses qui entend imposer la loi du néant pontifiant dans les IUFM.
Voyez Allègre et Meirieu, qui se sont attaqués aux valeurs attachées à l'agrégation - la transmission de connaissances solides et rationnelles - ne ratent pas une occasion de dénigrer l'agrégation: ils n'ont été fichus ni l'un ni l'autre de la passer.
L'intelligence fait de l'ombre.

Ecrit par : Jean | 04 décembre 2007

Allons, allons, Jean, tenez vous un peu au courant! Il y a un sacré pourcentage d'agrégés (externes) qui enseignent dans les IUFM! Cinq sur douze, sur le site où j'enseigne. Et, sur les collègues de musique ou d'arts plastiques de l'académie, la moitié d'entre eux ont obtenu ce diplôme. Si vous voulez, je ferai un compte exact sur l'ensemble des collègues de l'IUFM sur l'ensemble de l'académie, toutes disciplines confondues!

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2007

Abraxas, aucun commentaire sur les félicitations appuyées de Zébulon au killer du Kremlin, après sa victoire?
Et merci à "un hussard" pour ses précisions indispensables sur ce qu'est réellement la "LOLF"! Mais, je vous préviens, il faut vous attendre à une autre diatribe de Cadichon...:-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2007

"Voyez Allègre et Meirieu, qui se sont attaqués aux valeurs attachées à l'agrégation - la transmission de connaissances solides et rationnelles - ne ratent pas une occasion de dénigrer l'agrégation: ils n'ont été fichus ni l'un ni l'autre de la passer.
L'intelligence fait de l'ombre."

Ecrit par : Jean | 04 décembre 2007

Par ailleurs, vous le savez très bien, (et cela a été dit maintes fois ici par des gens vraisemblablement beaucoup plus intelligents que moi), intelligence et agrégation ne sont pas obligatoirement en adéquation.

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2007

Et, pour finir avec ça, on peut n'avoir absolument aucune envie de passer ce diplôme, (voir les messages de Pendariès à ce sujet consacrés, un tout petit peu plus haut). Il y a vraiment une vie pour les professeurs en dehors de la préparation de l'agrégation!

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2007

Christophe, qu'est-ce que l'intelligence ? La question est tellement vaste, que votre phrase :

"intelligence et agrégation ne sont pas obligatoirement en adéquation"

peut être remplacée par:

"intelligence et X ne sont pas obligatoirement en adéquation", quel que soit X, sans perdre de sa véracité. Elle est d'une telle généralité qu'elle ne signifié rien.

A part ça, à l'iufm (une année d'un ennui mortel pour moi), j'aurais aimé qu'il y ait plus de formateurs ayant votre ouverture d'esprit et votre pondération.

Ecrit par : françois duhem | 04 décembre 2007

"j'aurais aimé qu'il y ait plus de formateurs ayant votre ouverture d'esprit et votre pondération."

"Abraxas, Nicolas Sarkozy vient de "féliciter chaleureusement" Waldimir Poutine pour son succès... Qui se ressemble s'assemble? Fermez le ban!
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 décembre 2007 "


wwwwwww@@@@@@@rrrrrrrrffffffffff pipi

ps: Si les "pauvres" parlent fort, c'est qu'ils sont allés dans des écoles de "pauvres" . / !

Ecrit par : toto | 04 décembre 2007

Qui se ressemble s'assemble?
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 décembre 2007

Et pourrait-on appliquer ce poncif à l'IUFM par exemple ?

Ecrit par : Zorglub | 04 décembre 2007

Je me plaçais, Christophe, du point de vue des stagiares.
A ma connaissance, lorsqu'on est stagiaire en IUFM, il suffit d'être agrégé pour qu'on s'intéresse avec beaucoup de sollicitude à votre rééducation et qu'on voie en vous un ennemi inexpiable.
Quant aux agrégés qui enseignent en IUFM, ou ils font le grand écart idéologique ou ils ont piétiné leur conscience par appât du gain et et pour échapper à une carrière moins minable que garde-chiourme en collège de ZEP.
L'une des deux horreurs qui étaient venues dans mon collège mandatées par l'IUFM avec mission de chercher noise au pauvre stagiaire de Lettres classiques dont j'ai maintes fois parlé était agrégée des Lettres - peut-être, il est vrai, par promotion interne, c'est-à-dire sans avoir jamais passé aucun concours.

Ecrit par : Jean | 04 décembre 2007

"wwwwwww@@@@@@@rrrrrrrrffffffffff pipi"

Ecrit par : toto | 04 décembre 2007

Tiens, revoilà toto! La hauteur épistémologique de vos messages commençait à nous manquer, mon bon. Mais au moins celui-ci ne comporte t-il aucune faute d'orthographe!
:-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2007

APPRECIATIONS GLOBALES DES ENSEIGNANTS : élève sympathique , éprouvant de grandes difficultés , encouragements pour la concentration et la régularité d'apprentissage des leçons .Ne pas se décourager , pas d'avertissement...

CONCLUSION DU PROF PRINCIPAL :

X , n'est pas à sa place en seconde...

Trouve-lui une place , connard ! !

Ecrit par : peu importe qui c'est... | 04 décembre 2007

Vous trichez! Vous avez supprimé les compléments circonstanciels et d'objet direct qui ne sont pas expansions du nom, non?

Ecrit par : dobolino | 03 décembre 2007

Aïe !

Ecrit par : Robin | 04 décembre 2007

Concrètement, cela signifie par exemple que, dès que la réforme de l'Etat sera achevée, les postes d'enseignants en tant que tels disparaîtront de la Loi de finances soumise au contrôle des parlementaires, pour être dilués dans l'enveloppe budgétaire attribuée aux recteurs et inspecteurs d'académie.

Si un inspecteur d'académie estime nécessaire de dégager un nombre de postes d'instits supérieur au plafond qui lui a été fixé, il ne pourra le faire car il aura interdiction de financer ces postes en utilisant les crédits destinés à d'autres titres. En clair, il n'aura pas le droit d'utiliser des crédits réservés au financement de projets "Tartiflette aérodynamique en montagne", "Carnaval citoyen"... pour mettre des instits supplémentaires sur le terrain !

Mais il aura le droit de supprimer quelques postes d'instits pour financer des projets de tout ce que vous voulez, y compris de... lutte contre l'échec scolaire !

Ecrit par : Un hussard | 03 décembre 2007

Vous avez raison, la LOLF est en théorie beaucoup plus qu'une nouvelle présentation budgétaire: elle est censée changer la pratique des gestionnaires en les responsabilisant et en passant d'une logique de moyens à une logique d'objectifs et de résultats (ce qui n'est pas une mauvaise idée, soit dit en passant).

Ceci dit, en pratique, malgré les propos que vous citez de Lambert, Migaud et Méhaignerie (qui sont des parlementaires, donc peu au fait des réalités concrètes de la gestion quotidienne des agents de l'Etat) la LOLF n'a à peu près rien changé d'autre que la présentation du budget, devenu beaucoup plus lisible qu'avant (comparez les "PAP" aux anciens "bleus budgétaires" que seuls les spécialistes pouvaient déchiffrer).

Quant à la "fongibilité asymétrique" que vous citez, elle constitue effectivement une innovation mais elle ne fait que donner au gestionnaire une faculté dont il ne disposait pas auparavant (utiliser son reliquat de crédits de personnel pour financer du fonctionnement ou de l'investissement): dans le système précédent, lorsque des crédits de rémunérations demeuraient inutilisés, ils étaient "perdus". Il est donc paradoxal de considérer que cette souplesse de gestion nouvelle qui leur est donnée "interdit" des pratiques qui auraient pu avoir cours précédemment!

La LOLF n'est qu'un outil: il peut être mis au service d'un ministère de l'EN dont les acteurs seraient responsabilisés sur leurs résultats (ce qui constituerait une vraie nouveauté!) ou se limiter à un habillage nouveau de pratiques anciennes...

Ecrit par : Jesse Darvas | 04 décembre 2007

Il semblerait que la réforme voulue par Reagan dans les années 80 ait fait long feu ou tout simplement que le gouvernement américain ne juge pas utile de disposer d'une "élite" numériquement plus importante et préfère avoir affaire à des classes moyennes auxquelles on peut faire gober n'importe quoi : l'idée que le Mal s'incarne toujours dans l'autre, l'ignorance de l'Histoire et de la Géographie et de la diversité des cultures, la dimension épistémologique de la Genèse, etc.

Ecrit par : Robin | 03 décembre 2007

Quoi qu'il en soit, la France est derrière les Etats-Unis en compétence de lecture en CM1, selon les 3 axes d'analyse retenus par l'université de Boston:

http://www.lefigaro.fr/assets/pdf/Binder1.pdf

Je ne sais pas comment ce test a été fait, mais c'est inquiétant...

Si on s'inspire de ce classement, ce sont vers les systèmes scolaires de Hong Kong, Singapour, du Canada (hors Quebec!) et de la Russie (les restes du système soviétique?) qu'il faudrait se tourner pour s'inspirer de méthodes efficaces.

Il est intéressant de noter que l'on trouve tant en haut qu'en queue de classement des pays dont les langues parlées et/ou écrites sont réputées à tort ou à raison "simples" ou "complexes".

La fameuse Finlande n'est pas testée (je me demande pourquoi).

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 04 décembre 2007

l'idée que le Mal s'incarne toujours dans l'autre, l'ignorance de l'Histoire et de la Géographie et de la diversité des cultures, la dimension épistémologique de la Genèse, etc.

Ecrit par : Robin | 03 décembre 2007

Je ne sais pas si vous avez vu cet extrait hier à la télévision d'un jeu télévisé américain.

La candidate ignorait que la France et la Hongrie étaient des pays d'Europe et confondait "Hongrie "et "to be hungry" (avoir faim), Turckey (Turquie) et turckey (dinde). Authentique !

Ecrit par : Robin | 04 décembre 2007

Robin, gratos, honnête et efficace :
1 antivirus Avast (en version familiale)
+
2 outils anti malware et spyware complémentaires :
* spybot
* ad-aware.
(à passer 1 fois par mois + si parano).

Tout ça avec interface en français

Merci Zorglub. Je ne vous raconte pas comment je me suis fait eng...par mon fils !

Ecrit par : Robin | 04 décembre 2007

Damned ! Vous êtes très fort, yann. Même Yfig n'y était pas arrivé !

Ecrit par : Robin | 03 décembre 2007

Ca, je ne sais pas si c'est un compliment.
Mais venant de vous, je ne le prends pas mal.

Ecrit par : yann | 04 décembre 2007

A propos de la notion d'expansion" :

dans "Questions d'Education" (n°3, janvier-février 2007, page 6), organe de communication du ministère : "La grammaire sous un nouveau jour" à propos de la circulaire Robien : "La terminologie grammaticale doit permettre aux parents et aux grands-parents d'accompagner sans difficulté l'apprentissage de leurs enfants et leurs petits-enfants.

Voici ce qu'écrit Eric Orsenna à ce sujet :

"Cette réflexion sur l'évolution de la pédagogie grammaticale m'a d'abord intéressé au titre d'auteur et d'homme de Lettres, bien sûr. Mais aussi, voire surtout, parce que je ne comprenais plus les questions des exercices de français de mes enfants. Y a-til des avancées dans le savoir qui justifient l'emploi de ces nouveaux mots ?

Suite au prochain N° !

Ecrit par : Robin | 04 décembre 2007

ne ratez pas cette anthologie de l'amérique profonde ....
la blonde américaine et l'europe (désopilant !)
//www.koreus.com/video/blonde-europe-pays.html

Ecrit par : Yfig | 04 décembre 2007

En trois ans, la France n'a pas amélioré ses performances scolaires, au contraire. L'enquête PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves), menée par l'OCDE en 2006 et rendue publique, mardi 4 décembre, confirme le classement médiocre de la France, déjà pointée du doigt par l'organisation internationale dans ses précédentes études de 2000 et de 2003.




L'OCDE, qui teste près de 400 000 élèves de 15 ans scolarisés dans 57 pays, a choisi de se concentrer cette fois sur les sciences. Alors que les élèves finlandais caracolent une nouvelle fois en tête du classement, les Français plafonnent légèrement en dessous de la moyenne.

En 2003, la France était à la 10e place pour les sciences, il est vrai avec des tests un peu différents. Elle recule cette année au 19e rang parmi les trente pays de l'OCDE. Ce décrochage se confirme aussi dans les deux autres domaines étudiés depuis 2000, la compréhension de l'écrit (lecture) et les mathématiques.
En lecture, la France a ainsi rétrogradé entre 2000 et 2006 de la 14e place à la 17e place. Même chose en mathématiques, où les Français sont passés en trois ans du 13e au 17e rang. "La France et le Japon ont vu leurs performances en lecture diminuer, mais pour des raisons diamétralement opposées. En France, c'est la proportion d'élèves en difficulté qui a augmenté, alors qu'au Japon c'est celle des bons élèves qui a baissé", développe Eric Charbonnier, analyste à la direction de l'éducation de l'OCDE.
RÉFORMES


Mais cette différence n'est pas la seule qui sépare les deux pays. Le Japon, comme l'Allemagne, l'Autriche ou encore la Suisse, fait partie des pays qui ont entrepris des réformes éducatives après avoir connu un véritable "choc PISA" à la révélation de leurs mauvais résultats.

"Le Japon ou la Suisse ont réagi en mettant en place un système d'évaluation national de leurs élèves. En Allemagne, un certain nombre de réformes en cours découlent de PISA", explique Nathalie Mons, maître de conférences en sciences de l'éducation à l'université Grenoble-II. En Allemagne, pour développer le goût pour les sciences, quelque 250 "laboratoires pour enfants" ont été créés sur tout le territoire. Au niveau fédéral, un programme prévoit d'étendre à tout le pays la prise en charge des enfants l'après-midi.

En France, PISA n'a pas été prise très au sérieux. Avec l'édition 2006, les choses pourraient changer. Car, selon Nathalie Mons, "un pays est mûr quand il existe un questionnement sur la qualité du système éducatif". De plus, "l'existence d'un gouvernement qui a un autre système de références que les acteurs de l'éducation est aussi un élément déclencheur, tout comme l'absence ou la faiblesse de l'évaluation des élèves. Tous ces éléments sont réunis aujourd'hui en France", analyse la chercheuse.

Celle-ci reste prudente sur l'effet du classement. "Est-ce PISA qui induit vraiment les réformes, ou ces projets préexistaient-ils et ont été a posteriori légitimés par l'étude?", se demande l'universitaire. Depuis plusieurs semaines, le ministre de l'éducation nationale, Xavier Darcos, multiplie les références aux études internationales.

Lundi 3 décembre, sur France-Culture, M. Darcos évoquait ainsi les mauvais résultats en mathématiques des élèves français pour justifier de "remettre de l'école dans l'école" et plaider en faveur d'un recentrage du primaire sur l'acquisition des savoirs fondamentaux, l'un des axes de sa future réforme.

Catherine Rollot et Marie de Vergès (à Berlin)

Ecrit par : Maminou | 04 décembre 2007

Peut-on appeler l"expansion" une "notion"? Pour mériter ce titre, elle devrait être claire et distincte. C'est loin d'être le cas. C'est un fourre-tout, comme les déterminants.
Quant aux parents qui ne comprennent plus les questions posées en français à leurs enfants, c'est bien la preuve de ce scandaleux hold-up réalisé sur la pédagogie par les didacticiens fous qui ont colonisé l'Education nationale.

Ecrit par : Jean | 04 décembre 2007

Je ne sais pas si vous avez vu cet extrait hier à la télévision d'un jeu télévisé américain.

La candidate ignorait que la France et la Hongrie étaient des pays d'Europe et confondait "Hongrie "et "to be hungry" (avoir faim)

Ecrit par : Robin | 04 décembre 2007

Le géo-Maître du monde a-t-il besoin pour régner de différencier, voire nommer les provinces de son Empire?
Jesse Darvas s'interroge plus haut: pourquoi la Finlande n'est-elle pas citée dans le classement? Preuve qu'il ne sait pas qu'elle est une province septentrionale de la Fédération de Russie. A ce propos, où mettez-vous la Russie? En Europe mélancolique ou en Asie affairiste?

Ecrit par : marigot le cuistre | 04 décembre 2007

Quelqu'un sait-il comment sont faites les évaluations PISA? Pourquoi est-ce qu'on n'en entend jamais parler dans les établissements? Quels élèves sont choisis pour être testés?

Ecrit par : Jean | 04 décembre 2007

"A ma connaissance, lorsqu'on est stagiaire en IUFM, il suffit d'être agrégé pour qu'on s'intéresse avec beaucoup de sollicitude à votre rééducation et qu'on voie en vous un ennemi inexpiable.
Quant aux agrégés qui enseignent en IUFM, ou ils font le grand écart idéologique ou ils ont piétiné leur conscience par appât du gain et et pour échapper à une carrière moins minable que garde-chiourme en collège de ZEP.
L'une des deux horreurs qui étaient venues dans mon collège mandatées par l'IUFM avec mission de chercher noise au pauvre stagiaire de Lettres classiques dont j'ai maintes fois parlé était agrégée des Lettres - peut-être, il est vrai, par promotion interne, c'est-à-dire sans avoir jamais passé aucun concours."

Ecrit par : Jean | 04 décembre 2007

Autant de mots, autant d'erreur potentielles, cher Jean.

- certains agrégés arrivent en stage avec une telle arrogance, et une telle certitude d'écraser les autres de leur savoir, qu'ils se font illico détester de tous leurs collègues certifiés, et de l'ensemble des formateurs. N'ayant que peu d'expérience personnelle à ce sujet, (j'ai surtout en formation des stagiaires du premier degré), je relate ce que m'ont raconté certains collègues certifiés stagiaires; (je dis bien: "certains agrégés", attention! D'autres sont intelligents, et possèdent encore, à ce titre, juste ce qu'il faut d'humilité.)

-Certains agrégés, (et certifiés!) nommés en IUFM apprécient le public adulte, et font leur travail avec conscience et talent. La meilleure preuve que ce travail n'est pas si facile est le peu de candidatures que suscitent les propositions de postes, (qui sont d'ailleurs, malheureusement, de plus en plus des postes "en temps partagé".) L'appréhension de se retrouver devant un public adulte peut parfois se révéler dissuasive. (Parce qu'on peut très bien éviter ce que vous appelez "les dérives pédagogistes" en occupant ce type de poste. On a les libertés qu'on se donne.)

-"L'horreur" qui venait de l'IUFM, (je vous laisse la responsabilité de ce qualificatif) était "peut-être" peu intelligente. Elle était "peut-être" agrégée "sur titre". Elle avait "peut-être" l'agrégation interne. Ou "peut-être" l'agrégation externe. De votre propre aveu, vous n'en savez rien! Tous les cas de figure sont possibles! Aucune adéquation, vous disais-je un peu plus haut.

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2007

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3224,36-985481@51-985485,0.html

Ecrit par : Pendariès | 04 décembre 2007

Je confirme pour la présence des agrégés à l'IUFM. Tous les formateurs de l'agrégation interne le sont (encore, c'est heureux !). Mais les programmes Viala ne sont pas remis en question. Il est même impossible de débattre au sujet de leur pertinence tant ils se sont imposés avec une suprême évidence. Je rappelle qu'à l'agrégation interne, nous sommes cuisinés à l'écrit par une sacro-sainte épreuve dite de "didactique" où il est question, au gré de démarches d'analyse comparatistes et structurales, de faire s'interroger les élèves sur la "forme préfacielle", qu'elle soit "ultérieure" ou "testamentaire" (Barthes), ou sur la sacralité de la poésie entre Saint-Amand et Cendrars - en passant par Vigny et Hugo (de la "poétique diachronique" à haute dose) - en fait, on travaille sur le même type de corpus que dans les sujets de bac - mais avec des textes deux ou trois fois plus longs. Et quand on demande aux formateurs s'il est finalement pertinent d'aborder la littérature de cette manière-là (contextes éparpillés, notions esthétiques morcelées, poétiques noyées dans le tout structural), ils répondent à côté (sincèrement ?) en vous disant que la "dissertation didactique" est un exercice artificiel assumé, qui s'adresse à de fantasmés bons élèves de bac + 3 ! Soit. A l'extrême limite, pourquoi pas. Mais quand on on insiste et veut interroger la pertinence en classes de lycée du principe même de cette démarche, les formateurs font de grands yeux ronds comme si on venait de remettre en question l'existence de Dieu en plein concile. Heureusement, il reste trois quarts de formation "classique", calqués sur le concours externe. Les notes les plus stables aux épreuves d'entraînement sont d'ailleurs celles de littérature et non celles de didactique. Mais la didactique est coefficientée 8 et la littérature 12 ! Moralité : bon nombre de profs se font rétamer chaque année au concours malgré leurs capacités disciplinaires pures. Cela dit, le principe du groupement de texte (pierre angulaire de la didactique) est parfois pertinent (le portrait dans Les Misérables, la postérité du mythe de Dom Juan) ; mais c'est si rare. Je repense au sujet de bac de mes premières S de l'an dernier : "caractériser et comparer les visées argumentatives de Hugo, La Bruyère et Prévert"... mauvais sujet. Les élèves étaient déçus et peu inspirés. Et pourtant, de la pure didactique appliquée au lycée.

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 04 décembre 2007

Quelqu'un sait-il comment sont faites les évaluations PISA? Pourquoi est-ce qu'on n'en entend jamais parler dans les établissements? Quels élèves sont choisis pour être testés?

Ecrit par : Jean | 04 décembre 2007

Une partie de la réponse est sur le site de l'OCDE.
Les liens sont trop longs et les fichiers très lourds à télécharger.
Mais à partir de là : http://www.pisa.oecd.org,
vous avez accès à toutes sortes de documents.
Pour savoir comment sont choisies les écoles, il faut cliquer sur le lien à droite "Pisa en français". Mais les établissements retenus ne sont pas indiqués.
Dans "What Pisa produces", vous pouvez aussi trouver des tests de 2000 et 2003 (ceux de 2006 ne sont pas encore disponibles).

Ecrit par : lucile | 04 décembre 2007

(ceux de 2006 ne sont pas encore disponibles).

Ecrit par : lucile | 04 décembre 2007

Apparemment si, mais uniquement en anglais.
Ce n'est peut-être pas le bon jour pour aller faire un tour sur le site : il semble être très sollicité :-)

Ecrit par : lucile | 04 décembre 2007

Le lien ne fonctionne pas : taper "pisa oecd" dans Google et c'est bon.

Ecrit par : lucile | 04 décembre 2007

Voici ce qu'écrit Eric Orsenna à ce sujet :

"Cette réflexion sur l'évolution de la pédagogie grammaticale m'a d'abord intéressé au titre d'auteur et d'homme de Lettres, bien sûr. Mais aussi, voire surtout, parce que je ne comprenais plus les questions des exercices de français de mes enfants. Y a-til des avancées dans le savoir qui justifient l'emploi de ces nouveaux mots ?

Suite au prochain N° !

Ecrit par : Robin | 04 décembre 2007

suite promise :

Je me suis rendu compte que non. C'est donc un jargon évidemment utile pour les chercheurs ou pour les doctorants, mais pas en classe de 6ème.

D'ailleurs, on ne parle même plus de grammaire mais "d'observation réfléchie de la langue"
Est-il venu à l'idée de qui que ce soit d'appeler le solfège "observation réfléchie de la musique"?

Cette technicisation du savoir est comme une modélisation mathématique, et j'y vois une dérive.

Ce qui explique que pour beaucoup d'enfants le français est la matière qu'ils détestent le plus. C'est préoccupant, car la langue est le contrat social par excellence, ce qui permet de tisser des liens avec les autres.

Il fallait donc changer les choses. Et, au lieu de multiplier les commentaires de textes, il s'agit de revenir à des leçons consacrées à la grammaire, de pratiquer des exercices de rédaction, de jouer avec l'apprentissage des règles (hum!)

Et se mettre aussi d'accord sur un lexique compréhensible par tous pour mettre fin à la fracture intergénérationnelle causée par l'approche actuelle de la grammaire. C'est un défi que nous devons relever pour l'avenir de nos enfants."

Excusez-moi d'avoir cassé le fil, mais de fil en aiguille !
(mais ça concerne aussi les élèves de LP)

Ecrit par : Robin | 04 décembre 2007

A la décharge des IUFM, je précise quand même qu'ils souffrent d'un manque de moyens pour les concours internes. Pas d'heures payées pour les colles d'oral. D'où : on s'entraîne à l'explication de texte (3h de prép) mais pas à la leçon (7h) ! - et on part affronter le jury avec des fiches méthode. Par ailleurs, la formation est indigente (3h annuelles sur chacun des 5 auteurs en littérature, 3h sur le programme de litté compa - 4 auteurs -, 6h de grammaire et le reste pour la didactique) ; les frais de déplacement non remboursés (400km par semaine pour moi, qui migre chaque mercredi depuis la Gascogne jusqu'à Toulouse), tout comme les cours du CNED ou de Sévigné, qui coûtent cher. Et sur 45 profs inscrits à l'agrég interne de lettres modernes dans l'académie de Toulouse cette année, seuls 4 ont un congé formation - et encore, partiel. On voudrait nous employer pour pas cher pendant 41 ans que ça ne m'étonnerait qu'à moitié...

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 04 décembre 2007

Ca, je ne sais pas si c'est un compliment.
Mais venant de vous, je ne le prends pas mal.

Ecrit par : yann | 04 décembre 2007

Moi non plus avec le petit vieux qui fait des citations latines dans Astérix pendant que le bateau sombre. C'est le passage que je préfère.

Ecrit par : Robin | 04 décembre 2007

Excusez-moi d'avoir cassé le fil, mais de fil en aiguille !
(mais ça concerne aussi les élèves de LP)

Ecrit par : Robin | 04 décembre 2007

Pour une fois qu'ils font une réforme qui va dans le bon sens !

Ecrit par : Robin | 04 décembre 2007

Ce qui explique que pour beaucoup d'enfants le français est la matière qu'ils détestent le plus. C'est préoccupant, car la langue est le contrat social par excellence, ce qui permet de tisser des liens avec les autres.

Il fallait donc changer les choses. Et, au lieu de multiplier les commentaires de textes, il s'agit de revenir à des leçons consacrées à la grammaire, de pratiquer des exercices de rédaction, de jouer avec l'apprentissage des règles (hum!)

Ecrit par : Robin | 04 décembre 2007

Mais peu de profs emploient ce jargon sur le terrain. Je suis à cheval sur le lycée et le collège. J'ai deux classes de quatrième. Et je fais des leçons de grammaire, comme j'en ain eues quand j'étais élève : nature et fonction, les compléments circonstanciels, d'objet, etc. Mes collègues aussi. Il n'y a que dans les IUFM qu'on fait des ateliers d'étude réfléchie de la langue. Pas de panique.

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 04 décembre 2007

...ou sur la sacralité de la poésie entre Saint-Amand et Cendrars ....

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 04 décembre 2007

Evidemment, c'est pointu. Tout le monde ne connait pas.
La bibliothèque de mon bled vient de mettre à la cave les oeuvres complêtes de Blaise Cendrars. En attendant la poubelle. Pour faire de la place pour Sylvain Tesson, sans doute.
Je crois que je vais aller y foutre le feu...

Ecrit par : yann | 04 décembre 2007

Je crois que je vais aller y foutre le feu...

Ecrit par : yann | 04 décembre 2007

Oui, mais par pitié, sauvez Cendrars !

Ecrit par : Robin | 04 décembre 2007

Les agrégés qui arrivent en IUFM sont sur leurs gardes et savent déjà que dans ces instituts on va leur faire, plus spécialement à eux, la peau, et essayer de leur infuser des stupidités et des erreurs. Les échos que j'ai eus des IUFM, comme tout un chacun, c'est que l'on y apprend aux futurs professeurs qu'ils n'auront plus à transmettre des connaissances. Et comme les agrégés, encore plus que d'autres parce qu'ils ont payé le prix fort pour cela en investissement et en sacrifices, ne sont pas prêts à se laisser démolir par des gens qui intellectuellement ne leur arrivent pas à la cheville et qui n'ont pas fait pour la connaissance - base de la raison et donc de la civilisation - le centième des efforts qu'ils ont consentis eux.
L'erreur, c'est évidemment de vouloir faire passer les agrégés sous les Fourches Caudines des IUFM. IL y a entre eux et le personnel intellectuellement asservi des IUFM incompatibilité d'humeur totale et rédhibitoire.
Je le répète, les IUFM ne servent à rien pour les futurs professeurs de l'enseignement secondaire. J'ai connu, pour ma part, les CPR (Centres Pédagogiues Régionaux): trois stages de six ou sept semaines sur le terrain dans l'année, assis au fond de la classe et faisant quelques cours en fin de stage, plus deux ou trois conférences pédagogiques organisées par l'IPR du coin. C'était amplement suffisant.

Vous dites, Christophe, que l'on ne se bouscule pas pour enseigner en IUFM: je ne crois pas que ce sot par crainte du contact avec un public adulte - quand on est agrégé ou certifié et sûr de ses connaissances, que craint-on? - mais plutôt parce que l'on n'a pas du tout envie d'enseigner sur ordre.
Rodrigue du Gers explique très bien ci-dessus que les agrégés de Lettres en IUFM sont tenus d' enseigner la nauséeuse didactique des "séquences" et des "objets d'étude". C'est déjà dissuasif! Sauf pour quelques carriéristes prêts à piétiner leur conscience et l'intérêt des élèves, comme les deux représentantes de la Police de la Pensée IUFM qui étaient venues cuisiner le stagiaire de mon collège.

Au fait, Rodrigue du Gers, pourquoi ne vous présentez-vous pas à l'agrégation externe? C'est bien plus sûr. Vous êtes en Lettres Modernes ou en Lettres classiques? Avec les seuls cours du CNED, et beaucoup de travail personnel, on peut en venir à bout. C'est ce que j'avais fait moi-même: je n'avais suivi aucun cours de fac. Il faut surtout, à mon avis, être parfaitement au clair sur la méthode de dissertation, sur la méthode du commentaire de texte: au jury d'agrégation, on est assez conservateurs en la matière (il y a une tradition rhétorique française...).

Le commentaire de texte traditionnel tel qu'on le pratique à l'agrégation et que certains professeurs "résistants" le font encore pratiquer à leurs élèves de lycée, Robin, me paraît un exercice hautement utile, puisqu'il consiste à dire pour quelles raisons un texte est intéressant. C'est un bon execrcice de jugement personnel et de culture.
Mais Orsenna pensait sûrement à ce qu'est devenue aujourd'hui l'explication de texte sous l'influence des didacticiens pédants: un bavardage indigent et indigeste qui affadit et dépoétise tout ce qu'il touche. La grande victoire de Viala et consorts, c'est d'avoir dégoûté du français toute une génération d'élèves!

Ecrit par : Jean | 04 décembre 2007

Erratum!
"Et comme les agrégés [...], c'est la guerre assurée."

Ecrit par : Jean | 04 décembre 2007

Avec certaines personnes qui prétendent être documentalistes dans les CDI, les livres de plus de dix ans sont à “désherber”, càd à foutre à la poubelle...
Les livres d’histoire sont parmi les premiers à être sur la liste des non grata. À dégager !
Comme si un bouquin paru en 1971 était de la merde à évacuer d’urgence, ça doit sans doute gêner le “développement durable” et la “citoyenneté”.

D’ailleurs on appelle ces lieux des CDI. Centre de documentation et d’information : c’est ce que nous avions coutume d’appeler une bibliothèque, mais bibliothèque cela évoque un endroit terne et solennel régenté par de vieilles filles maussades. Un Centre de documentation et d’information cela évoque un endroit dynamique et joyeux, luisant avec tout son skaï et son formica, où vous pouvez obtenir une chose ou une autre servie par un employé souriant, il ne manque plus que l’autorisation accordée à Coca-cola pour avoir un soda. Bibliothécaires, ça fait penser à “livres” mais les Centristes de documentation et d’information, en revanche, peuvent nous fournir de jolies machines et nous montrer comment les allumer pour copier-coller les moindres conneries googlées sur la Toile.

Achetons à prix fort des ordis pour permettre aux zaprenans de construire leur propre savoir ! Les brutes qui brûlent les bibliothèques ne font finalement que suivre le mouvement : un livre c’est dégoûtant et ça vous regarde avec des yeux méchants.

Comme le disaient des représentants du Conseil régional à propos de gaspillage des fonds régionaux dans les lycées : « Bah, tout ça nous coûte moins cher qu’un rond-point ! »

Ecrit par : P. Azimont | 04 décembre 2007

Jesse Darvas s'interroge plus haut: pourquoi la Finlande n'est-elle pas citée dans le classement? Preuve qu'il ne sait pas qu'elle est une province septentrionale de la Fédération de Russie. A ce propos, où mettez-vous la Russie? En Europe mélancolique ou en Asie affairiste?

Ecrit par : marigot le cuistre | 04 décembre 2007

La Finlande est indépendante depuis 1917; elle a adhéré à l'Union Européenne en 1995... où voulez-vous donc en venir?

Ecrit par : Jesse Darvas | 04 décembre 2007

Exact : l'Histoire en particulier, ça change tout le temps, surtout celle d'il y a deux ou trois siècles...

Ecrit par : Sergio | 04 décembre 2007

Lucile a écrit : "Dans "What Pisa produces", vous pouvez aussi trouver des tests de 2000 et 2003 (ceux de 2006 ne sont pas encore disponibles)."

Si Si !

La cuvée 2006 s'intéresse aux "sciences":

http://www.pisa.oecd.org/dataoecd/30/17/39703267.pdf
et
http://www.pisa.oecd.org/dataoecd/30/18/39703566.pdf

(respectivement 390 et 316 pages ...)

Il y a beaucoup à dire sur Pisa et notamment sa conception de l'enseignement des sciences. On peut voir quelques items (le reste est top secret ?) dans le premier document ci-dessus à partir de la page 76)

Nos braves académiciens des sciences (Léna et Brézin)démarrent au quart de tour pour demander plus de main à la pâte, d'expériences, de "séquences questionnantes" (Voir le monde page société).

Au secours !

Ma prière du soir : "Oh maître, préserve nous des prix Nobel et des académiciens désoeuvrés qui ont des idées sur l'éducation !

Ces gens ne peuvent admettre qu'ils ont tort. Je les renvoie à ce que disait Luc Ferry dans son audition devant la commission sur le métier d'enseignant :

"La main à la pâte c'est une catastrophe en vérité parce qu'avec les meilleures intentions du monde, on a encore une fois repassé une couche sur les disciplines d'éveil. Au fond, ce qu'on va valoriser encore c'est le ludique, c'est la découverte joyeuse et amusante des sciences. La vérité c'est que cela marche formidablement pendant 6 mois, pendant un an mais après vous vous heurtez à un vrai problème qui est le travail. Cette rénovation pédagogique elle a été pardon de le dire calamiteuse parce qu'elle a oublié une chose c'est qu'il y avait – bien sûr c'est bien de valoriser l'imagination, la spontanéité, la créativité - mais qu'il y avait toute une part d'héritage et de transmission dans l'éducation notamment en matière de langue, de grammaire et en matière de courtoisie, de politesse."

On rappelle aussi aux journalistes que l'académie des sciences est très partagée sur le sujet ...

Ecrit par : dugong | 04 décembre 2007

La bibliothèque de mon bled vient de mettre à la cave les oeuvres complêtes de Blaise Cendrars. En attendant la poubelle. Pour faire de la place pour Sylvain Tesson, sans doute.
Je crois que je vais aller y foutre le feu...

Ecrit par : yann | 04 décembre 2007

Je vous suis, cher ami, je peux même vous aider à confectionner l'engin purificateur.
Cela dit, le pauvre Sylvain Tesson a peut-être des circonstances atténuantes : je me demande parfois s'il n'est pas parti au bout du monde juste dans l'espoir de ne plus entendre pontifier son père (là, je sens que je vais encore me faire une copine... )
Mais après tout : "quand tu aimes il faut partir", n'est-ce pas ? Parce que "le monde est plein de nègres et de négresses". C'est une merveille, ce poème, avec cet homme qui monte sur la balance, qui pèse bien ses quatre-vingts kilos, et qui enchaîne par un "je t'aime", quasiment de cause à effet... Rendez-nous Cendrars !

Ecrit par : FGuichard | 04 décembre 2007

Hola,

Bonjour à tous après de longues semaines d'absence.
A Rodrigue du Gers: moi aussi, je prépare l'agreg interne, mais en espagnol.
Pour nous, en ce qui concerne l'écrit, RAS, ce sont des épreuves plus que traditionnelles et tant mieux: une épreuve de version-thème-justification des choix de traduction et une disserte ou explication de texte sur l'une des questions au programme.
Là où le bât blesse, c'est l'une des deux épreuves orales dite de didactique, elle ressemble fort à l'épreuve écrite dont vous parlez, je n'y comprends rien!! Beaucoup de corpus ne présentent aucun intérêt, notamment lorsque l'on y trouve pêle-mêle des pubs, des extraits d'auteurs "classiques", des séquences filmiques et que l'on doit montrer l'intérêt de ce méli-mélo et trouver des "stratégies" pour un apprentissage qui rend l'élève "acteur".
L'autre épreuve orale est une explication de texte, on ne peut plus traditionnelle, ouf!
En ce qui concerne les cours de l'IUFM, dans mon académie, nous sommes une petite quinzaine à les suivre (en théorie), seules deux personnes ont un congé de formation et pour le reste, c'est une vraie galère! Nous ne sommes pas préparés à l'écrit (ils n'ont pas dû trouver des gens capables de le faire dans mon académie) et à l'oral, nos stages portent surtout sur la didactique, évidemment. Je me tape quatre heures de route A/R pour entendre ces horreurs et les cours d'explication de texte sont un peu "légers".
Je sais déjà ce que Jean va me dire en lisant ces lignes mais l'externe, pour moi, ce n'est pas possible maintenant, vu que j'habite au milieu de nulle part et que le CNED, ce ne serait pas suffisant, étant donné mes lacunes.
Sur ce, il va falloir que je vous laisse. Suerte (bonne chance) à tous et en particulier aux collègues de LP en ces temps difficiles.
Maria

Ecrit par : maria | 04 décembre 2007

Lucile a écrit : "Dans "What Pisa produces", vous pouvez aussi trouver des tests de 2000 et 2003 (ceux de 2006 ne sont pas encore disponibles)."

Si Si !

Ecrit par : dugong | 04 décembre 2007

Oui je l'ai vu après. En fait j'étais allé sur le site il y a quelques jours, avant la publication. Par contre je n'ai pas trouvé de tests de lecture en français, uniquement en anglais, de 2000.

Ecrit par : lucile | 04 décembre 2007

j'étais alléE

Ecrit par : lucile | 04 décembre 2007

Je vous suis, cher ami, je peux même vous aider à confectionner l'engin purificateur.

Ecrit par : FGuichard | 04 décembre 2007

J'y penserai.
Cela dit, je n'ai rien en fait contre ce pauvre Tesson, c'était juste pour embêter Cadichon.

Quant à Cendrars, le malheureux, cela fait bien longtemps que les histoires littéraires l'ont enterré, relégué au rayon des auteurs de second ordre, lui dont la langue française est une pure merveille.
Il faut dire qu'il était suisse. Et qu'il doit y avoir une malédiction de famille, puisqu'il est aussi peu connu du grand public et aussi génialissime que son lointain parent, Léonard Euler.

Ecrit par : yann | 04 décembre 2007

> Retour au sujet (LP)?
J'arrive après la bataille mais le billet brighellien m'a paru bon, clair, bien structuré et surtout, ce coup-ci, accompagné d'une bonne proposition. Pour quel impact? That is, once more, the question ....

Ecrit par : sejan | 04 décembre 2007

Pour info
Dossier de 5 pages consacré à la chute du niveau d'orthographe dans le dernier numéro de Valeurs Actuelles
En couverture :
L'orthographe
Ce trésor dont on prive nos enfants
Quatre élèves sur dix en difficulté à la fin du primaire.

En introduction du dossier :
Les fautes d'orthographe se multiplient, à l'école comme dans l'entreprise. C'est la conséquence des billevesées pédagogistes.
Il faut rétablir la dictée.

Ecrit par : Guillaume | 04 décembre 2007

On en apprend de belles sur le site du figaro :

"Une équipe japonaise a mis en concurrence des singes et des étudiants dans un exercice de mémorisation rapide. Les primates en sortent largement vainqueurs."

C'est normal : depuis le temps qu'on leur plante des électrodes sur le crane les singes sont habitués à répondre comme il faut pour avoir de la banane.

Les étudiants non.

C'est culturel, je crois.

Ecrit par : dugong | 04 décembre 2007

Pour Jean et Maria.

Non, je ne présenterai pas l'agrégation externe pour les mêmes raisons, ou à peu près, que celles de Maria. Je n'ai pas fait d'Ancien français ni de linguistique depuis 1998 et j'ai arrêté le latin en 1993, en première, pour faire biologie, option de marque de l'antique mais prestigieuse filière A1. Comme le latin était optionnel à la fac, même en débutant, j'ai pris cinéma - j'en veux encore à l'université de m'avoir laissé choisir ! Non, j'exagère : j'adore le cinéma, je l'enseigne dans mon lycée - Ford, Welles, Eastwood, Hitchcock - et grâce à de bons profs à la fac (Claude Murcia, Denis Mellier), j'ai un beau niveau, c'est génial. Mais la fac de Poitiers (c'est là que j'étais) - alors qu'on n'avait que 13 heures de cours par semaine -, n'avait pas trouvé le moyen de caser des heures de latin obligatoire ni, surtout, de nous brieffer dès la première année sur les concours et sur les matières à ne pas éviter. Je m'en mords encore les doigts. Du coup, je suis bon pour l'interne. Et je garde un Gaffiot planqué dans le tiroir du bureau de ma salle de classe...

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 04 décembre 2007

Quel impact?
Il semblerait qu'au ministère, on improvise:
http://www.education.gouv.fr/cid20533/valorisation-de-l-enseignement-professionnel-bac-pro-en-trois-ans.html
Je regrette l'absence d'une véritable réflexion sur les diplômes (on forme des secrétaires qui ne savent pas écrire, des électriciens daltoniens, des comptables qui ne savent pas compter, des vendeurs qui parlent très mal...)

Ecrit par : ProfAnonyme | 04 décembre 2007

Rodrigue du Gers a écrit : "Et je garde un Gaffiot planqué dans le tiroir du bureau de ma salle de classe..."

Avez vous pensé à le déclarer en gendarmerie comme parabellum (antipédagol) ?

PS : Les études de cinéma ne sont pas toutes bidons. Des gens comme Claude Murcia élèvent effectivement le niveau.

Ecrit par : dugong | 04 décembre 2007

Mais après tout : "quand tu aimes il faut partir", n'est-ce pas ? Parce que "le monde est plein de nègres et de négresses". C'est une merveille, ce poème, avec cet homme qui monte sur la balance, qui pèse bien ses quatre-vingts kilos, et qui enchaîne par un "je t'aime", quasiment de cause à effet... Rendez-nous Cendrars !

Ecrit par : FGuichard | 04 décembre 2007

Une des plus belles répliques littéraires que je connaisse. Elle est de Blaise Cendrars à un ami auquel il venait de lire son célèbre poème "La prose du Transsibérien" :

"- Magnifique ! Mais dis-moi, Tu l'as vraiment pris le Transibérien ?

- Qu'est-ce que ça peut te f..., puisque je te l'ai fait prendre !"

C'est aussi une belle définition de la littérature.

Régine Detambel la rappelait l'autre jour à des élèves de 3ème à Noirlac, à l'occasion des Futurs de l'Ecrit dans le cadre de son atelier d'écriture (le gros mot en moins !)


Extrait :

"En ce temps-là, j'étais en mon adolescence
J'avais à peine seize ans et je ne me souvenais déjà plus de mon enfance
J'étais à 16.000 lieues du lieu de ma naissance
J'étais à Moscou dans la ville des mille et trois clochers et des sept gares
Et je n'avais pas assez des sept gares et des mille et trois tours
Car mon adolescence était si ardente et si folle
Que mon coeur tour à tour brûlait comme le temple d'Ephèse ou comme la Place Rouge de Moscou quand le soleil se couche.
Et mes yeux éclairaient des voies anciennes.
Et j'étais déjà si mauvais poète
Que je ne savais pas aller jusqu'au bout.
Le Kremlin était comme un immense gâteau tartare croustillé d'or,
Avec les grandes amandes des cathédrales, toutes blanches
Et l'or mielleux des cloches...
Un vieux moine me lisait la légende de Novgorod
J'avais soif
Et je déchiffrais des caractères cunéiformes
Puis, tout à coup, les pigeons du Saint-Esprit s'envolaient sur la place
Et mes mains s'envolaient aussi avec des bruissements d'albatros
Et ceci, c'était les dernières réminiscences
Du dernier jour
Du tout dernier voyage
Et de la mer. "

Blaise Cendrars, "La prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France"

Ecrit par : Robin | 04 décembre 2007

En fait, il l'avait vraiment pris, le Transsibérien, mais sans billet !


"À 16 ans il fit une fugue, et comme d'autres vont à Vierzon ou à Bormes-les-Mimosas, prit le premier train rencontré qui le conduisit tout simplement à Moscou. De Moscou il partit allégrement, par le Transsibérien, en Chine, au diable l'avarice (quand on voyage clandestinement !). Blaise Cendrars, on le voit est allé à la bonne « école buissonnière».

Ecrit par : Robin | 04 décembre 2007

Oui c'est bien chez Fernand, le dernier bougnat du Quartier Latin et sa mémoire vivante. Il n'a pratiquement plus de clients (les normaliens d'aujourd'hui sont trop chicos pour entrer dans un endroit pareil) mais a un océan d'histoires à raconter pour peu qu'on sache s'y prendre. Il a tout vu : les Allemands, les collabos, les résistants, les porteurs de valise, la bande à Lacan, la bande à Geismar, etc. Plein d'anecdotes croustillantes. Une mine pour l'histoire orale.

Ecrit par : Pedro Cordoba

Et dire que, jeune conscrit, j'y allais presque tous les midi après le Pôt avec mes amis pensionnaires américains !
Oui, c'est vrai, les normaliens sont plus qu'avant encore recrutés chez des bourgeois biens gentils mais bien conformistes aussi : j'ai assisté à la transition au début des années 90. Un de mes vieux camarades (entré cinq ans avant moi, avant la mixité) dit que l'École est devenue une boîte pour "fils à papa" et je veux bien le croire ; évidemment, il s'agit de papas universitaires, pas de ceux dont on critique habituellement les héritiers qui reprennent "la boîte".

Ecrit par : Moot | 04 décembre 2007

Qu'ouis-je ? De vénérables enseignants s'apprêtent à brûler une bibliothèque ? Sous prétexte de Cendrars au rebus ?

Est ce vraiment une bibliothèque ou une médiathèque déguisée ? Dans le second cas, vous avez ma bénédiction. On trouve des mortiers pas chers sur le "second marché" (celui qui est derrière). Je peux intercéder.

Sinon, laissez l'âme du Blaise déterminer le châtiment. L'homme y foudroiera ...

PS : Merci à Yann de m'avoir appris la parenté entre Euler et Cendrars.

Ecrit par : dugong | 04 décembre 2007

Classe de Première/ Objets d'études/Les figures de style/ l'implicite.

Après avoir rappelé la définition de la notion d'implicite, vous expliciterez l'implicite de cette phrase du blogueur Moot. Vous montrerez en quoi l'implicite est une variété d'ironie.

Ecrit par : Robin

Joli pastiche !

Question subsidiaire : expliquez pourquoi le blogueur Moot est pris d'une subite envie de vomir en lisant cette prose.

Question personnelle du blogueur Moot : c'est grave, docteur ?

Ecrit par : Moot | 04 décembre 2007

Question subsidiaire : expliquez pourquoi le blogueur Moot est pris d'une subite envie de vomir en lisant cette prose.

Prenez donc le Transsibérien avec Cendrars, Moot. Ca vous redonnera l'appétit des vrais mots !

Ecrit par : Robin | 04 décembre 2007

"À 16 ans il fit une fugue, et comme d'autres vont à Vierzon ou à Bormes-les-Mimosas, prit le premier train rencontré qui le conduisit tout simplement à Moscou. De Moscou il partit allégrement, par le Transsibérien, en Chine, au diable l'avarice (quand on voyage clandestinement !). Blaise Cendrars, on le voit est allé à la bonne « école buissonnière».

Ecrit par : Robin | 04 décembre 2007

Certains disent que c'est la légende. Cendrars n'aurait pas fugué, ses parents l'auraient envoyé à Moscou à cause de ses mauvais résultats scolaires. Avec Cendrars, vérité et légende sont inexticablement mêlées.

Ecrit par : Robin | 04 décembre 2007

"Concrètement, cela signifie par exemple que, dès que la réforme de l'Etat sera achevée, les postes d'enseignants en tant que tels disparaîtront de la Loi de finances soumise au contrôle des parlementaires, pour être dilués dans l'enveloppe budgétaire attribuée aux recteurs et inspecteurs d'académie."
Celle-là, je vais te la ratiboiser en y otant toutes les expansions du nom:
Concrètement, cela signifie par exemple que, dès que la réforme sera achevée, les postes disparaîtront de la Loi pour être dilués dans l'enveloppe.
Trop bien! Avec une majuscule à Enveloppe ce serait plsu équilibré.

Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2007

Non, j'exagère : j'adore le cinéma, je l'enseigne dans mon lycée - Ford, Welles, Eastwood, Hitchcock - et grâce à de bons profs à la fac (Claude Murcia, Denis Mellier), j'ai un beau niveau, c'est génial.

Moi j'ai eu Henri Langlois, le directeur de la cinémathèque de Chaillot, à Nanterre dans les années 70. Magique !

Ecrit par : Robin | 04 décembre 2007

Dans l'un des derniers numéros du Point ou du Nouvel Observateur ( je ne retrouve plus la référence), Axel Kahn déclarait que l'université devrait accueillir, en assurant sa réussite, 80% d'une classe d'âge. Suis-je la seule à juger cette ambition déraisonnable?

Ecrit par : Sylvie Huguet

Non, mais il n'y a que 20% d'une classe d'âge à être du même avis que vous ou moi.

Ecrit par : Moot | 04 décembre 2007

"prit le premier train rencontré qui le conduisit tout simplement à Moscou"

Le premier train rencontré mène en général à la Garenne ou à Bécon. Affaire d'aiguillages.

Prendre le train pour Moscou involontairement est hautement improbable. Y arriver encore plus.

Ah légende quand tu nous tiens !

Ecrit par : dugong | 04 décembre 2007

Moi j'ai eu Henri Langlois, le directeur de la cinémathèque de Chaillot, à Nanterre dans les années 70. Magique !

Ecrit par : Robin | 04 décembre 2007

Je vous envie, Robin. Nous à Poitiers, on connaissait surtout Langlois par le festival qui porte encore son nom. Mais sur la croisette poitevine, entre l'église Notre-Dame et la place de Verdun, les vedettes ne se la racontaient pas. Accessibles, souriantes, sympas. L'année du cinéma belge, il y avait Rémi Belvaux et Benoît Poelvoorde. Dans les bars après la projection, la nuit n'en finissait pas. "Cinémaaa, cinémaaa !" Tout ça était revivifié par les glandeurs de la fac "arts du spectacle". Des fumistes finis qui se prenaient pour Scorsese, mais des fêtards de première.

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 04 décembre 2007

Cela dit, le pauvre Sylvain Tesson a peut-être des circonstances atténuantes : je me demande parfois s'il n'est pas parti au bout du monde juste dans l'espoir de ne plus entendre pontifier son père (là, je sens que je vais encore me faire une copine... )


Ecrit par : FGuichard | 04 décembre 2007
C'est à moi que vous causez?

Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2007

bibliothèque cela évoque un endroit terne et solennel régenté par de vieilles filles maussades.

Ecrit par : P. Azimont

Lesdites vieilles filles n'ont pas été mises au rancart et ont été réaffectées dans les tout nouveaux CDI : on les a rebaptisées "les mères docu".

Ecrit par : Moot | 04 décembre 2007

Nos braves académiciens des sciences (Léna et Brézin)démarrent au quart de tour pour demander plus de main à la pâte, d'expériences, de "séquences questionnantes" (Voir le monde page société).

Au secours !

Ma prière du soir : "Oh maître, préserve nous des prix Nobel et des académiciens désoeuvrés qui ont des idées sur l'éducation !

Ecrit par : dugong

Cela fait longtemps que le brave Léna a dit qu'il manquait à la science, aux triomphes incontestables, une "grande science de l'éducation", qui résoudrait toutes les difficultés connues dans ce domaine.
On connaît le résultat. L'enfer est décidément pavé de bonnes intentions.

Ecrit par : Moot | 04 décembre 2007

Axel Kahn déclarait que l'université devrait accueillir, en assurant sa réussite, 80% d'une classe d'âge.

Pourquoi seulement 80% ?

Ecrit par : Robin | 04 décembre 2007

on les a rebaptisées "les mères docu".

Ecrit par : Moot | 04 décembre 2007

Shame on you Moot! Vous n'avez rien d'autre de plus délicat à nous proposer?

Ecrit par : buntovchik | 04 décembre 2007

J'y pense : pourquoi ne pourrait-on pas être radié de l'une de nos Académies pour "crime contre le Savoir" ?

Ecrit par : Moot | 04 décembre 2007

Cinémaaa, cinémaaa !" Tout ça était revivifié par les glandeurs de la fac "arts du spectacle". Des fumistes finis qui se prenaient pour Scorsese, mais des fêtards de première.

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 04 décembre 2007

Moi aussi j'aime le cinéma.

Langlois nous passait et nous commentait tous les films mythiques : les Griffith, les Murnau, les Tourneur...

On avait droit en prime à "l'invitée d'honneur", Lotte Eisner, la grande historienne allemande du cinéma, une légende vivante.

Elle s'asseyait au milieu de nous dans l'amphi (mai 68 n'était pas loin) et ses cours consistaient en une causerie intimiste qu'elle faisait à mi-voix, sans aucune note, avec l'accent de Marlène Dietrich.

Ecrit par : Robin | 04 décembre 2007

Elle s'asseyait au milieu de nous dans l'amphi (mai 68 n'était pas loin) et ses cours consistaient en une causerie intimiste qu'elle faisait à mi-voix, sans aucune note, avec l'accent de Marlène Dietrich.

Ecrit par : Robin | 04 décembre 2007

Il faut lire ses livres sur Lang et sur Murnau et son chef d'oeuvre "L' écran démoniaque" sur l'expressionisme allemand.

Ecrit par : Robin | 04 décembre 2007

la grande historienne allemande du cinéma

En réalité franco-allemande ; elle était d'origine juive et avait dû fuir l'Allemagne nazie en 1936.

Ecrit par : Robin | 04 décembre 2007

Comme le latin était optionnel à la fac, même en débutant, j'ai pris cinéma - j'en veux encore à l'université de m'avoir laissé choisir ! Non, j'exagère : j'adore le cinéma, je l'enseigne dans mon lycée - Ford, Welles, Eastwood, Hitchcock - et grâce à de bons profs à la fac (Claude Murcia, Denis Mellier), j'ai un beau niveau, c'est génial. Mais la fac de Poitiers (c'est là que j'étais) - alors qu'on n'avait que 13 heures de cours par semaine -, n'avait pas trouvé le moyen de caser des heures de latin obligatoire ni, surtout, de nous brieffer dès la première année sur les concours et sur les matières à ne pas éviter. Je m'en mords encore les doigts. Du coup, je suis bon pour l'interne. Et je garde un Gaffiot planqué dans le tiroir du bureau de ma salle de classe...

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 04 décembre 2007

Et vos papa et maman, ils étaient où? A l'ouest de la fac?
D'où la reproduction des élites... J'ai un fils assez nullisime qui a choisi d'entrer en première L. Il a fait mine de vouloir abandonner le latin et la réaction fut claire et immédiate: "Si tu abandonnes le latin, ne compte pas sur nous pour te payer une licence de lettres! C'est CAP boucherie tout de suite!". Réflexe de base...
Lettres françaises sans latin ne sont que ruines de l'âme.
Ou, autrement dit, "tant qu'à choisir une filière sans issue, donne-toi au moins une chance d'en tirer quelque chose".

Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2007

Lettres françaises sans latin ne sont que ruines de l'âme.
Ou, autrement dit, "tant qu'à choisir une filière sans issue, donne-toi au moins une chance d'en tirer quelque chose".

Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2007

"Audaces fortuna juvat !"

Ecrit par : Robin | 04 décembre 2007

C'est à moi que vous causez?

Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2007

Non, chère Dobolino, c'est à l'ex future belle-mère du jeune homme en question !!! Dans la même intention que votre confrère Yann, d'ailleurs : tester les réactions de la dame. Oui, je le reconnais, c'est pô malin. J'l'f'rai plus.

Ecrit par : FGuichard | 04 décembre 2007

Il faut rétablir la dictée.

Ecrit par : Guillaume | 04 décembre 2007

Vous savez que la dictée, honnie par les commandos pédagogistes est un exercice quasiment prohibé aussi bien à l'école primaire qu'au collège.

Il faut en faire le moins possible et très courtes.

Ces gens-là sont très forts pour prohiber.

La moitié conteste la nécessité d'apprendre l'orthographe. L'autre moitié préconise "l'observation raisonnée" avec la ferme conviction que ça rentrera tout seul.

"Apprendre l'orthographe devient dès lors une science d'observation, qui s'étudie en situation de lecture et d'observation des écrits qui ont été lus. Sa connaissance se construit par des situations d'observation réfléchie et de manipulations aidées de documentations diverses, des textes qui ont été lus, vers la recherche de constats à ériger en règles provisoires, non généralisables de fonctionnement."

(Eveline Charmeux)

Edifiant, non ?

Ecrit par : Robin | 04 décembre 2007

"La France est derrière les Etats-Unis en compétence de lecture en CM1, selon les 3 axes d'analyse retenus par l'université de Boston"

http://www.lefigaro.fr/assets/pdf/Binder1.pdf
Ecrit par : Jesse Darvas | 04 décembre 2007

En tant qu'élève de Charlie Glenn qui a participé à la mise au point des dits axes (dean de la School of Education de Boston University, et mon dir. de thèse) j'aurai le triomphe modeste puisque je m'évertue depuis plus d'un an à convaincre les Français que le niveau scolaire a commencé à remonter aux US, ( ou l'echec à régresser, au choix), lentement mais sûrement, et irrégulièrement suivant les villes ou les états, mais contrairement à la France qui commence enfin à se rendre compte qu'elle ferait bien de s'acccrocher aux rideaux pour ne pas choir encore plus bas.

========
Speaking of niveau:avez-vous relevé la perle suivante:?

"Jesse Darvas s'interroge plus haut: pourquoi la Finlande n'est-elle pas citée dans le classement? Preuve qu'il ne sait pas qu'elle est une province septentrionale de la Fédération de Russie. A ce propos, où mettez-vous la Russie? En Europe mélancolique ou en Asie affairiste?
Ecrit par : marigot le cuistre | 04 décembre 2007


Donc, marigot est blonde et se produit avec le succès que l'on a pu admirer sur "Are you smarter than a fifth grader", de Jeff Foxworthy, célèbre comique du Sud des US).

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"pauvre Sylvain Tesson a peut-être des circonstances atténuantes : je me demande parfois s'il n'est pas parti au bout du monde juste dans l'espoir de ne plus entendre pontifier son père (là, je sens que je vais encore me faire une copine... )
Ecrit par : FGuichard | 04 décembre 2007

Dobolino, c'est à moi et non à vous que cette minable pique s'adresse, et que je relève pour remettre encore une fois à l'heure la pendule de F Guichard qui débloque toujours quand elle marche au ...fiel .
Pour tout ce beau monde d'orphelins du Grand Soir, Papa Tesson ne peut être qu'un mauvais père puisque cette vipère lubrique écrit dans le torchon fasciste notoire qu'est Le Point.

Bel exemple de procès d'intention. So what else is new?

FG n'en connait rien mais elle insulte gratuitement une belle famille, soudée et talentueuse:la mère fut un grand patron de presse et les deux soeurs aussi sont tout douées, chacune dans sa partie, mais il vous est impossible, hein, madame G, de concevoir qu'il y ait tant de talent chez de sales bourges, des riches comme dit l'ex de la Maldonne.

Cette famille a accueilli ma fille avec une chaleur humaine et une générosité dont sont visiblement incapables ceux dont le coeur est tout desséché par la hargne et le ressentiment;

Faut ëtre bien malheureuse pour être aussi vipérine.
Mes condoléances sincères.

Ecrit par : Cadichon | 04 décembre 2007

"prit le premier train rencontré qui le conduisit tout simplement à Moscou"

Le premier train rencontré mène en général à la Garenne ou à Bécon. Affaire d'aiguillages.


- ah ça non nous ici à Nancy on peut parfaitement le prendre à l'envers et se retrouver à Budapest comme qui rigole... Comme ça au moins après on sait où c'est... Bon au pire on peut toujours descendre sur la voie à Kehl comme Deschanel...

Ecrit par : Sergio | 05 décembre 2007

Faut ëtre bien malheureuse pour être aussi vipérine.
Mes condoléances sincères.

Ecrit par : Cadichon | 04 décembre 2007

Ben non, désolée de vous décevoir, cara, mais mon bonheur ne se porte pas plus mal que cela -- et pour ce qui est de la vipère, je crois que vous en connaissez vous aussi un sérieux rayon. En fait, j'ai juste surenchéri sur la vanne de Yann, dans la même intention que lui, et en utilisant les mêmes armes que vous : la mauvaise foi -- juste pour voir si vous réagiriez avec votre sang-froid habituel :-)
Sérieusement, et là je ne suis plus vipérine du tout, mais constructive et posée : Cadichon, si je vous provoque aussi méchamment, c'est parce que je ne comprends pas, mais vraiment pas, comment une personne aussi intelligente et cultivée que vous n'arrive pas à saisir que pour convaincre il faut juste changer de ton. Plus que le fond de vos propos, c'est leur forme qui met les lecteurs mal à l'aise. Vous avez été blessée par ce que j'ai écrit, bien sûr, mais au moins vous avez prouvé que vous êtes un être humain, ce qui me rassure (non, je ne plaisante pas, je suis même du plus grand sérieux) : mais combien de bloggueurs avez-vous blessés avec votre ton péremptoire, votre mépris et vos affirmations tranchantes ? Nous sommes tous des êtres humains avec nos sensibilités : pourquoi l'oubliez-vous si souvent ? Pourquoi être sensible à la peine que l'on vous fait et si indifférente à celle que vous pouvez provoquer chez ceux qui vous lisent ? Pourquoi être aussi peu capable d'empathie ?

Ecrit par : FGuichard | 05 décembre 2007

Lettres françaises sans latin ne sont que ruines de l'âme.
Ou, autrement dit, "tant qu'à choisir une filière sans issue, donne-toi au moins une chance d'en tirer quelque chose".

Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2007

"Audaces fortuna juvat !"

Ecrit par : Robin | 04 décembre 2007


Les autres pirates :

"Ô, la ferme !"

Ecrit par : Robin | 05 décembre 2007

Lesdites vieilles filles n'ont pas été mises au rancart et ont été réaffectées dans les tout nouveaux CDI : on les a rebaptisées "les mères docu".

Ecrit par : Moot | 04 décembre 2007

La nôtre est appréciée par tout le monde et elle a même réussi à établir ce qu'il y a des plus rare et de plus nécessaire dans un lieu consacré à l'étude : le silence !

Au fait, mettre Cendrars (par exemple) au pilon dans un CDI, ça porte un nom technique, ça s'appelle le "désherbage" ou la méthode "Youppi" (ça vient du Canada).

L'un des critères est la fréquence de l'emprunt du livre ou du document. Notre documentaliste est contre car dit-elle, à ce que compte-là, il faudrait jeter toute la littérature française : Rabelais, Balzac, Victor Hugo...et ne garder que la littérature pour la jeunesse.

Ô tempora, ô mores !

Les autres pirates : "La ferme!"

Ecrit par : Robin | 05 décembre 2007

et ne garder que la littérature pour la jeunesse.

...et les bandes dessinées.

Ecrit par : Robin | 05 décembre 2007

L'un des critères est la fréquence de l'emprunt du livre ou du document.
Ecrit par : Robin | 05 décembre 2007

L'autre étant, heureusement, la qualité de l'ouvrage !
En bibliothèque jeunesse, je n'aurais pas enlevé des rayons le Vent dans les saules ou Alice au pays des merveilles, même s'ils n'étaient pas beaucoup empruntés.

C'est aussi une part du métier de bibliothécaires que d'être médiateur et de susciter la rencontre entre un livre et son lecteur. Et ça c'est un vrai bonheur.

Il faut parfois "désherber" et si pour certains livres c'est un vrai plaisir de les mettre en "réserve" ou au pilon, pour d'autres ça ne se fait pas sans pincement au coeur.

Ecrit par : lucile | 05 décembre 2007

Dernières nouvelles d’un lycée du grand sud pris depuis une dizaine de jours dans les poubellades -- pour les non-initiés, il s’agit d’un mur de poubelles et de divers détritus, de préférence puants, érigé, pour bloquer les entrées, par des jeunes gens se prétendant anti-LRU... dont aucun, je crois ne sait lire, comme disait Beaumarchais à propos des princes mahométans -- et en tout cas dont aucun, c'est sûr, ne semble l’avoir lue. L'histoire qui suit débute le 22 novembre dernier.
>
Je vous laisse juges de ce témoignage livré brut de fonderie,
Abraxas

Ecrit par : Abraxas | 05 décembre 2007

Dernières nouvelles d’un lycée du grand sud pris depuis une dizaine de jours dans les poubellades -- pour les non-initiés, il s’agit d’un mur de poubelles et de divers détritus, de préférence puants, érigé, pour bloquer les entrées, par des jeunes gens se prétendant anti-LRU... dont aucun, je crois ne sait lire, comme disait Beaumarchais à propos des princes mahométans -- et en tout cas dont aucun, c'est sûr, ne semble l’avoir lue :

Dès le jeudi matin, une A."G." plus que minoritaire avait décidé de bloquer l’établissement le vendredi à 7 h. Vers midi 30, il y avait déjà une magnifique barricade de poubelles en cours de construction : de l'art brut, en somme.
Et effectivement, le vendredi, dès potron-minet, à l'heure blafarde où blanchit la campagne et sous l’averse, malgré l'alerte orange, se dressait le poubellique barrage, agrémenté de grillages venus d'on ne sait où, et tenu par des gens particulièrement agressifs, dont certains, dit-on, n'étaient pas des lycéens et peut-être pas non plus des étudiants de l'Université, vu l'âge qu'ils avaient l'air d'avoir - même en ayant beaucoup redoublé leur L1 L2 L3 etc...
Le ton et les tensions sont montés tout de suite : la proviseur a été bousculée, apostrophée sur le mode « Toi la meuf, dégage ! », et des collègues qu'on ne peut pas exactement soupçonner d'être de droite et qui tentaient simplement de s'interposer pour ramener le calme , insultés en termes très ambigus relevant du délit de faciès.
Résultat prévisible : le corps professoral, pourtant majoritairement de gauche – si tant est que cela signifie encore quelque chose -- et donc a priori pas franchement défavorable à une initiative contre la loi LRU, s'est retourné illico contre les modalités ce mouvement débilo-spontex -- comme on disait autrefois quand on n’était pas mao. Les parents de la FCPE ont également pris leurs distances -- ce qui a, fatalement , conduit à une radicalisation supplémentaire pour ne pas dire une hystérisation de certains et surtout de certaines, les yeux hors de la tête et souffrant manifestement de problèmes sexuels lourds. Faut dire que quand on voit leurs petits camarades masculins, le dos rond, l'air nigaud, le cague-brailles posé sur les os iliaques et la clope bavouillante au bec, on pige tout de suite qu'il n'y a pas plus de choses dans leurs p'tits caleçons que dans leurs menus cerveaux.
Bref, revenons à notre sujet : la distribution d'un tract du comité des lycéens d’***, avec au bas mot entre quarante et cinquante fautes d'orthographe (exemple : "le service publique" dès la ligne 1) a fini de faire sombrer dans le grotesque une action crétine, mal organisée, et menée par de pauvres gamins qui n'étaient même pas capables de dire "loi LRU" sans lire, ou plutôt ânonner, leur papelard.
Car le niveau ne monte pas en conscience politique non plus : ces petits sont aussi incompétents en militantisme que dans les matières scolaires, et pour les mêmes raisons : refus d’apprendre, de travailler, de réfléchir ! Ils ne savent rien, du reste, ni l'histoire du mouvement ouvrier ni la théorie marxiste ni quoi que ce soit en fait, ni même la manière de gagner la sympathie des gens qu'ils sont censés vouloir convaincre : quand je pense qu’on les gave avec l’argumentation !!! "C'est en militant qu'on apprend à militer", tel semble être leur mot d'ordre, frappé au coin du fétichisme du faire et de l'activité : ou comment Meirieu a contaminé pour ne pas dire décervelé les ados encore plus qu'on ne le croyait. "C'est en militant qu'on apprend à militer"… Tu parles... C'est en militant qu'on devient mirliton, oui, comme on a pu une nouvelle fois le constater. Pauvres gosses… Pratique théorique, théorie de la pratique ? Pipeau et mirliton, justement. L'essentiel est de s'agiter pour (se) faire croire qu'on fait quelque chose. C'est une génération aux neurones défaits.
Il a même fallu en arriver à la fermeture administrative au bout de huit jours, soit jeudi dernier à midi jusqu'à lundi matin 8 h, suite à de graves incidents devant le portail d'honneur : en effet, nous avons vu débarquer les casseurs, avec bonnets enfoncés jusqu’aux yeux, écharpes remontant jusqu’au nez, look « caillera », extincteurs volés dieu seul sait où , barres à mine et battes de base-ball. Dans l’échauffourée qui s’ensuivit, l'agent-chef des ATOS a eu deux doigts cassés , et l’un des proviseurs-adjoints la main totalement écorchée ; le proviseur a été injuriée et molestée (on lui a carrément jeté une poubelle dessus !).
Synthétisons : Le lycée a fermé à cause de trente zozos dont la moitié ne sont pas nos élèves (ni même des militants politiques, mais de purs et simples "casseurs"), -- associés avec quelques fils et filles de bourges, foucaldiens sans le savoir, qui ont érigé la "caillera" en modèle, ma chèèèère, car c’est tellement excitant, le délinquant primaire, et qui se donnent des émotions fortes à fréquentouiller les "minots" des cités. Prestige de la brute, non plus la brute blonde nietzschéenne "couverte de sang et de carnage", mais la brute lumpen au front bas quand on le voit, jeans-cuir-keffieh, embiérée et kiffée jusque là. Chaque époque a les fascin(s)ations qu'elle peut.
Lundi matin à 8 h, reprise dans le calme, parce qu’il y avait beaucoup d’adultes (administration, professeurs et parents) aux entrées, mais incidents derechef à 10 h avec une nouvelle tentative de blocage : c’est alors qu’une centaine de potaches, excédés de ne pouvoir entrer, ont enfoncé le piquet de grève en un mawl performant du plus bel effet, certains criant à tue-tête "Chaaabaaaal !" C'était assez marrant, avouons-le, mais bien risqué : tout cela aurait pu finir en empoignade générale avec piétinements, malaises ou crises d’asthme : qu’aurions-nous pu faire alors ???
Même topo mardi matin, en plus problématique encore : pas de souci à 8 h, certes, mais à 11 h attaque des casseurs – les mêmes ou d’autres, mystère -- , avec caillassage en règle des deux entrées de l'établissement ...
En tant que membre du CA, je suis en première ligne depuis le début des festivités : avec les collègues du SNES et du SGEN-CFDT, et les parents de la FCPE, pour une fois utiles et efficaces, nous tentons de jouer l'ONU tous les matins dès 7 h devant les portes, afin d’ empêcher, autant que faire se peut, que tout dégénère en baston. Nous cherchons également à éviter l'intervention de la police, comme ce fut le cas hier matin dans d’autres lycées de la région : ce serait mettre définitivement le feu aux poudres.
Bref, et pour conclure : environ 20.000 € de dégâts matériels (les trois portails du bahut, des portes anti-feu, des extincteurs), une cause juste, ou du moins qui méritait une vraie discussion, discréditée par une gestion calamiteuse du mouvement, des collègues excédés -- qui auraient exercé leur droit de retrait si la décision de fermeture n'était pas intervenue -- et très remontés contre les djûûnns (= sarkozysation des esprits ipso facto), voilà tout ce que ces jeunes crétins ont provoqué. Bravo. Nous voilà jolis. Lors d’une A.G. du personnel , entre les quelques inconscients, en panne d’analyse et de débouchés politiques, qui considéraient que les lycéens sont le sel de la terre parce qu'ils auraient l’énergie et le courage de lutter contre le gouvernement à notre place, ceux qui traitaient les syndicalistes de "jaunes" parce que nous sommes au portail pour tenter d'éviter les violences, et ceux qui se demandent pourquoi on n'a pas encore fait intervenir la légion, je vous jure que le décoconnomètre a pulvérisé tous les records...
Bilan éducatif de tout cela : la faillite. Ces enfants qui campent, sans perspectives, au milieu des canettes et des mégots, sur des barricades de poubelles, ce sont nos gosses, nos élèves, « nos enfants gâchés ». Les fils et filles des TICE et des TPE, les enfants au centre du projet, les qui construisent leur savoir, ceux qu’on a mis en autonomie : les fruits de la déroute scolaire.

Je vous laisse juges de ce témoignage livré brut de fonderie,
Abraxas

Ecrit par : Abraxas | 05 décembre 2007

Il faut parfois "désherber" et si pour certains livres c'est un vrai plaisir de les mettre en "réserve" ou au pilon, pour d'autres ça ne se fait pas sans pincement au coeur.

Ecrit par : lucile | 05 décembre 2007

Je suis sûr que vous "désherbez" à bon escient, mais ce n'est pas le cas de tout le monde.

Vous avez raison aussi sur le rôle de médiation des professeurs, des documentalistes et des élèves (à travers notamment les défis lectures et les comités de lecture).

Mais que c'est difficile de lutter contre la concurrence des images ! Je m'en suis encore aperçu l'autre jour : des élèves de 3ème devaient choisir un livre (une autobiographie) chacun.

Il restait, entre autres deux romans admirables d'Albert Cohen : "Ô vous frères humains;" et "Le livre de ma mère". J'ai bien essayé de faire l'article, mais je ne dois être un bon vendeur.

Albert Cohen est resté sur l'étagère, mais la série "Confessions" (témoignages romancés d'adolescents d'aujourd'hui d'un intérêt très relatif et pas très bien écrits) s'est bien "vendue".

Je sais que c'est mieux que rien.

Ecrit par : Robin | 05 décembre 2007

Ces enfants qui campent, sans perspectives, au milieu des canettes et des mégots, sur des barricades de poubelles, ce sont nos gosses, nos élèves, « nos enfants gâchés ». Les fils et filles des TICE et des TPE, les enfants au centre du projet, les qui construisent leur savoir, ceux qu’on a mis en autonomie : les fruits de la déroute scolaire.

Je vous laisse juges de ce témoignage livré brut de fonderie,
Abraxas

Ecrit par : Abraxas | 05 décembre 2007

Merci pour ce témoignage de première main, Abraxas.

Mais comment voulez-vous demander à des gens qui ont failli faire élire Le Pen en 2002 de réfléchir ?

Votre assimilation avec les événements de 1933 fait froid dans le dos. Je ne la crois hélàs pas exagérée : les livres brûlés comme à Nuremberg et les brutes qui font le coup de poing dans la rue.

André Malraux disait qu'Auschwitz nous avait définitivement vaccinés contre la barbarie, mais il y en a qui auraient besoin d'une bonne piqûre de rappel.

Car ce qui leur manque le plus, ce sont les mots et la mémoire.

Ecrit par : Robin | 05 décembre 2007

Bilan éducatif de tout cela : la faillite. Ces enfants qui campent, sans perspectives, au milieu des canettes et des mégots, sur des barricades de poubelles, ce sont nos gosses, nos élèves, « nos enfants gâchés ». Les fils et filles des TICE et des TPE, les enfants au centre du projet, les qui construisent leur savoir, ceux qu’on a mis en autonomie : les fruits de la déroute scolaire.

Je vous laisse juges de ce témoignage livré brut de fonderie,
Abraxas

Ecrit par : Abraxas | 05 décembre 2007

Attention quand même à ne pas tout mélanger. En matière de délire militant, les (lacano-)maoïstes n'étaient pas mal non plus. Ils étaient certes beaucoup plus cultivés, maniaient parfaitement la langue française mais cela ne les a pas empêchés de sombrer dans la fascination pour le Grand Timonier à l'époque où des esprits posés comme Simon Leys ou radicaux comme les situationnistes avaient dévoilé en détail la supercherie de la "Révo Cul dans la Chine pop".

Il faut relire Alain Badiou (normalien, major de l'agrégation de philo, brillant connaisseur tant des arts et des lettres que des mathématiques), des années 70 à aujourd'hui pour mesurer que le délire militant ne procède pas nécessairement de l'ignorance. Les batailles sur le campus de Vincennes, où les cours d'Etienne Balibar (communiste d'obédience soviétique, donc "révisionniste" aux yeux des maos) se trouvaient violemment chahutés, n'avaient rien à envier en vigueur à celles des jeunes moins éduqués d'aujourd'hui.

Et si l'on remonte beaucoup plus loin, à la recherche de "fils et filles de bourges, foucaldiens sans le savoir, qui ont érigé la "caillera" en modèle", on peut se souvenir d'Hébert, le "Père Duschene" ordurier, spécialiste de l'appel au meurtre... lui-même d'une famille plutôt aisée mais qui prospérait sur l'identification mythique à un peuple sans-culotte.

Bref, il n'y a pas grand chose de nouveau sur ce plan et il ne faut pas idéaliser les militants d'antan dont certains connaissaient par coeur les oeuvres complètes de Marx, Lénine, Staline, Mao et Lin Biao sans que cela leur ait été très profitable pour comprendre le monde tel qu'il est...

On peut seulement déplorer que les jeunes "militants" d'aujourd'hui n'aient conservé que les tics de leurs aînés (les slogans simplistes, la vision binaire du monde, la fascination pour la violence et les mouvements de foule) sans avoir hérité de leur culture (qui permit à certains d'entre eux de se reconvertir ensuite dans de bonnes conditions).

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 05 décembre 2007

Ces enfants qui campent, sans perspectives, au milieu des canettes et des mégots, sur des barricades de poubelles, ce sont nos gosses, nos élèves, « nos enfants gâchés ». Les fils et filles des TICE et des TPE, les enfants au centre du projet, les qui construisent leur savoir, ceux qu’on a mis en autonomie : les fruits de la déroute scolaire.
Ecrit par : Abraxas | 05 décembre 2007

Le tableau est à peu près le même devant mon établissement. Une collègue qui enseigne en région parisienne me fait remarquer que les casseurs dans les manifs sont un phénomène très généralisé sauf dans celles qui sont très cadenassées par le service d'ordre de la CGT. Curieux, non ? et de quoi faire virer à droite beaucoup de gens...
Chez nous, curieusement, les lycéens du piquet laissent passer sans problèmes enseignants et étudiants de BTS et CPGE, comme s'ils avaient déjà intériorisé leur futur échec à l'Université. A la fois révoltés et résignés, en somme. C'est désespérant, au fond. Qu'avons-nous à proposer à tous ces enfants, maintenant qu'on les a réduits à l'état où ils sont ?
Se comporter en adultes signifierait leur dire la vérité : faut tout reprendre à la base. Qui osera prendre le risque de se faire exécuter, comme dit la chanson ?

Ecrit par : FGuichard | 05 décembre 2007

Je suis sûr que vous "désherbez" à bon escient, mais ce n'est pas le cas de tout le monde.
Ecrit par : Robin | 05 décembre 2007

Je "désherbais", Robin, aujourd'hui je n'ai plus que la bibliothèque de la maison et sur les rayonnages de celle-ci je peux TOUT garder , B.D. comprises ;-)

Et je ne sais pas si c'était toujours à bon escient : on peut mal juger un auteur, chacun a ses "préférés". Le choix de livres pour les acquisitions est un des aspects du métier les plus passionnants, mais parfois que de pressions des lecteurs !
Et encore je n'étais pas en secteur adulte où il faudrait dans les semaines après le Goncourt, 10 exemplaires du lauréat, avant qu'il ne tombe dans l'oubli 1 ou 2 ans plus tard.

Ecrit par : lucile | 05 décembre 2007

On peut seulement déplorer que les jeunes "militants" d'aujourd'hui n'aient conservé que les tics de leurs aînés (les slogans simplistes, la vision binaire du monde, la fascination pour la violence et les mouvements de foule) sans avoir hérité de leur culture (qui permit à certains d'entre eux de se reconvertir ensuite dans de bonnes conditions).

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 05 décembre 2007

Se reconvertir , par exemple dans les ministères, comme par exemple celui de l'EN?
Et qu'est-ce qu'il nous propose, JD, comme perspectives pour les générations à venir? Rester les bras croisés, en attendant que nos gentils dirigeants "reconstruisent" une France prospère, hédoniste, généreuse etc...?

Ecrit par : marigot | 05 décembre 2007

A ce propos, que pensez-vous de la LRU ?

Ecrit par : EP | 05 décembre 2007

Bilan éducatif de tout cela : la faillite. Ces enfants qui campent, sans perspectives, au milieu des canettes et des mégots, sur des barricades de poubelles, ce sont nos gosses, nos élèves, « nos enfants gâchés ». Les fils et filles des TICE et des TPE, les enfants au centre du projet, les qui construisent leur savoir, ceux qu’on a mis en autonomie : les fruits de la déroute scolaire.

Je vous laisse juges de ce témoignage livré brut de fonderie,
Abraxas

Ecrit par : Abraxas | 05 décembre 2007



ouaip, peut-être, mais ne pas perdre de vue l'existentiel, la praxis : la paie à la fin du mois !

Ecrit par : Yfig | 05 décembre 2007

"Les agrégés qui arrivent en IUFM sont sur leurs gardes et savent déjà que dans ces instituts on va leur faire, plus spécialement à eux, la peau, et essayer de leur infuser des stupidités et des erreurs. Les échos que j'ai eus des IUFM, comme tout un chacun, c'est que l'on y apprend aux futurs professeurs qu'ils n'auront plus à transmettre des connaissances. Et comme les agrégés, encore plus que d'autres parce qu'ils ont payé le prix fort pour cela en investissement et en sacrifices, ne sont pas prêts à se laisser démolir par des gens qui intellectuellement ne leur arrivent pas à la cheville et qui n'ont pas fait pour la connaissance - base de la raison et donc de la civilisation - le centième des efforts qu'ils ont consentis eux."

Ecrit par : Jean | 04 décembre 2007

Jean, si vous aviez, comme moi, entendu certains commentaires faits par leurs collègues certifiés eux-mêmes sur l'attitude de beaucoup d'agrégés en formation, je pense que cela vous aurait fait rire. Jaune.

"L'erreur, c'est évidemment de vouloir faire passer les agrégés sous les Fourches Caudines des IUFM. IL y a entre eux et le personnel intellectuellement asservi des IUFM incompatibilité d'humeur totale et rédhibitoire.
Je le répète, les IUFM ne servent à rien pour les futurs professeurs de l'enseignement secondaire. J'ai connu, pour ma part, les CPR (Centres Pédagogiques Régionaux): trois stages de six ou sept semaines sur le terrain dans l'année, assis au fond de la classe et faisant quelques cours en fin de stage, plus deux ou trois conférences pédagogiques organisées par l'IPR du coin. C'était amplement suffisant.

Vous dites, Christophe, que l'on ne se bouscule pas pour enseigner en IUFM: je ne crois pas que ce soit par crainte du contact avec un public adulte - quand on est agrégé ou certifié et sûr de ses connaissances, que craint-on? - mais plutôt parce que l'on n'a pas du tout envie d'enseigner sur ordre.
Rodrigue du Gers explique très bien ci-dessus que les agrégés de Lettres en IUFM sont tenus d' enseigner la nauséeuse didactique des "séquences" et des "objets d'étude". C'est déjà dissuasif! Sauf pour quelques carriéristes prêts à piétiner leur conscience et l'intérêt des élèves, comme les deux représentantes de la Police de la Pensée IUFM qui étaient venues cuisiner le stagiaire de mon collège."

Ecrit par : Jean | 04 décembre 2007

Personnellement, je n'ai rien appris en "CPR"... Mais bon...

Vous avez parfaitement le droit de "croire" que ce ne sont pas les raisons. Je vous assure que vous vous trompez, dans pas mal de de cas. Et l'agrégation ne constitue pas toujours un sésame suffisant pour ne pas s'attirer des commentaires peu amènes de la part des stagiaires, (je parle ici essentiellement des formations "PE") sur le sens pédagogique de leurs formateurs qui en sont titulaires!

Et nul n'est obligé d'enseigner "sur ordre"! Certains commentaires que vous avez pu faire précédemment sur ce qui se passe réellement dans les instituts vous disqualifie d'ailleurs pour en parler. Mais, ce qui est merveilleux avec vous, c'est que vous semblez ne jamais douter... J'irai presque jusqu'à vous envier de ça... Par moments. :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 décembre 2007

En attendant le bilan des IUFM reste désastreux : le niveau d'orthographe s'effondre (voir l'étude Manesse qui se garde d'ailleurs bien d'aller voir dans les années 60, lisez le dernier numéro de Valeurs Actuelles), la dernière étude internationale sur la lecture établit le recul net de la France, enfin un sondage dans le dernier Monde de l'Education montrait le peu d'estime qu'ont les étudiants d'IUFM de leur formation.

Quel est vraiment celui qui ne doute de rien ?

Ecrit par : Guillaume | 05 décembre 2007

J. D. a écrit : "Il faut relire Alain Badiou (normalien, major de l'agrégation de philo, brillant connaisseur tant des arts et des lettres que des mathématiques), des années 70 à aujourd'hui pour mesurer que le délire militant ne procède pas nécessairement de l'ignorance"

Assurément, l'agrégation ne protège ni de la connerie ni de la barbarie. Voir le cas badiou dans

http://passouline.blog.lemonde.fr/2007/11/28/de-quoi-badiou-est-il-le-nom/

De profundis.

Comme pour N. Chomsky, il y a des choses que c'est plus la peine de lire alors qu'il y en a tant à découvrir...

Ecrit par : dugong | 05 décembre 2007

C. Sibille a écrit : "Et nul n'est obligé d'enseigner "sur ordre"!"

Tout à fait d'accord !

Une fois dans la place, que risque l'enseignant d'IUFM (ou d'ailleurs) à proférer l'a-constructivisme, le primat de la théorie sur l'expérience, l'inverse, l'oeuf avant la poule la poule sur l'oeuf, l'oeuf dans la poule, la récapitulation de la l'embryogénèse dans la phylogénèse, l'inverse, le plan à gauche du tableau, tableau à feutre vs tableau à craie, etc. ?

Un blâme ?

J'aimerais bien avoir un blâme écrit (format 21 x 29,7 SVP) des hautes autorités sur mes prises de position grippeuses. Je ferais encadrer et je radoterais mes exploits devant mon petit fils.

NB : c'est le moment de postuler pour des postes de PRAG en IUFM : faites vous passer pour un "fana constructivi" et débrouillez vous pour être audité devant l'aréopage au grand complet. Faites vos dévotions obligées à Bachelard, Perrenoud, Meirieu, Chermeux, Giordan etc (avec citations apprises par coeur et récitées comme des mantras).
Une fois dans la place, faites des lectures commentées de la prose du GRIP, déféquez sur les "sciences de l'éduc" et agitez très fort.
Le poisson pourrit par la tête.

Ecrit par : dugong | 05 décembre 2007

"Apprendre l'orthographe devient dès lors une science d'observation, qui s'étudie en situation de lecture et d'observation des écrits qui ont été lus. Sa connaissance se construit par des situations d'observation réfléchie et de manipulations aidées de documentations diverses, des textes qui ont été lus, vers la recherche de constats à ériger en règles provisoires, non généralisables de fonctionnement."

(Eveline Charmeux)

Va te faire foutre, conasse! C'était mon quart d'heure toto! Excusez!

Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2007

Et vos papa et maman, ils étaient où? A l'ouest de la fac?
D'où la reproduction des élites... J'ai un fils assez nullisime qui a choisi d'entrer en première L. Il a fait mine de vouloir abandonner le latin et la réaction fut claire et immédiate: "Si tu abandonnes le latin, ne compte pas sur nous pour te payer une licence de lettres! C'est CAP boucherie tout de suite!". Réflexe de base...
Lettres françaises sans latin ne sont que ruines de l'âme.
Ou, autrement dit, "tant qu'à choisir une filière sans issue, donne-toi au moins une chance d'en tirer quelque chose".

Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2007

C'est pas la faute de mes vieux - encore que : ma mère, instit, a eu son bac philo en 71 ; le latin, elle connaissait ; elle aurait pu réagir. Mon père, lui, avec son certif et sa carrière interne de cheminot, ne connaissait le latin qu'avec Astérix (ce qui n'est déjà pas si mal). Il m'ont surtout fait chier après le bac en m'interdisant de faire les Beaux-Arts (j'ai toujours eu un don pour le dessin) et en m'obligeant à faire une licence de lettres, que j'ai prolongée, en partie par résignation, jusqu'au DEA.
En fait, l'arrêt du latin, c'est surtout la faute de mes profs qui ne s'intéressaient pas à leurs élèves (en tout cas aux élèves comme moi - moyen +), et celle du conseiller d'orientation, que je crois n'avoir jamais vu ni d'Eve ni d'Adam entre ma seconde et ma terminale. Je me suis retrouvé dès la seconde (au lycée Jean Dautet de La Rochelle) dans une classe "à option" - LV1 classe européenne - à laquelle on accédait par un concours d'entrée (ce qui m'avait permis d'éviter le lycée Merleau Ponty à Rochefort qui, lui, ne sélectionnait personne - mes vieux n'étaient pas si cons que ça et la carte scolaire, ils avaient bien pigé comment ça marche), et à Dautet, dans ces "secondes d'élite" (avec grec, latin, allemand LV1, etc.), on ne s'intéressait qu'aux cadors qui planaient haut dans les strates de notation. Tous mes anciens camarades de seconde ont fait au moins des prépas, au mieux des grandes écoles, et sont devenus : énarques (les deux jumelles Courrèges), chercheurs, maîtres de conférence, pilotes de chasse, ingénieurs, ,vétos ou médecins. Et les moins brillants de l'époque (dont je suis) sont devenus... instits ou profs ! Mais c'est déjà pas mal. J'aurais pu être éboueur. Et j'aurais commencé ma carrière avec 1200€ nets par mois (mais... ce ne serait pas le même salaire de départ que celui d'un certifié ???)

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 05 décembre 2007

Vous dites que vous n'avez rien appris en CPR, Christophe. Moi, non plus. mais ce n'était pas le but. Le but, c'était de faire reprendre contact avec des élèves à des gens qui avaient passé les quatre ou cinq dernières années sur les bancs d'une fac. On n'apprend pas à enseigner par un coup de baguette magique, et surtout pas en lisant Meirieu. On apprend à enseigner en enseignant pendant dix ou vingt ans la discipline que l'on domine. La perfection en ce domaine n'existe pas. Les trois stages de six semaines en CPR suffisent largement pour démarrer. Inutile de barbouiller la cervelle des stagiaires pendant des années (les IUFM réclament que leur contrôle idéologique des stagiaires soit prolongé!) avec des considérations théoriques surtout quand au surplus elles sont fumeuses.
Quant à mes "certitudes", je ne m'avance pas beaucoup en disant que sur l'inutilité et la nocivité des IUFM actuels (cela pourra peut-être changer quand on en aura viré les staliniens qui actuellement en empoisonnent l'atmosphère), elles sont assez largement partagées.
Sur la formation des PE, je ne suis pas sûr d'avoir compris, ce que vous dites, mais il est clair que confier cette formation à des agrégés est d'une incommensurable stupidité! Dans les Ecoles normales d'autrefois, des agrégés de Lettres formaient les instituteurs à l'explication de texte, leur faisaient lire (parfois découvrir ) Le Cid, La Rochefoucauld, Mallarmé... C'était à l'époque où l'on y avait encore le respect des chefs-d'oeuvre et de la connaissance. Aujourd'hui, pour infuser aux futurs instituteurs le réflexe bébête de "La Main à la Pâte", c'est-à-dire du ludique creux et stérile, il n'est certes plus besoin d'agrégés. Mais je vous l'ai dit, les agrégés n'ont pas leur place à l'IUFM: ni comme stagiaires parce qu'ils en savent souvent mille fois plus que leurs formateurs, ni comme formateurs parce que leur savoir soit dépasse largement les exigences des formés (les instituteurs, par exemple), soit est honni par l'institution elle-même.
Quant à "l'attitude de certains agrégés en formation", qui serait "drôle", dites-vous, cela ne m'étonne pas. Lorsqu'il sort d'un concours d'une difficulté herculéenne et qu'il s'est frotté aux plus hautes connaissances, l'agrégé est un peu comme le Pélican (vous savez: "Ses ailes de géant l'empêchent de marcher"), il est tout étourdi de se retrouver au milieu de toute une faune de formateurs misérables qui tiennent des propos miteux, rabougris, de gens sans envergure, dans une ambiance minable. Etonnez-vous qu'il se sente gauche.
Non, la seule solution, si les IUFM ne subissent pas la grande lessive idéologique promise par Sarkozy pendant la campagne, c'est qu'on dispense les agrégés de subir cette pseudo-formation!
Mieux encore: que l'on rouvre les Ecoles normales d'instituteurs. Pour l'enseignement secondaire, une formation intiale préalable à l'exercice du métier n'est pas nécessaire, puisque ledit métier consiste à faire des cours. Pour les instituteurs, c'est différent, car ils doivent être polyvalents. Il y a en plus tout un savoir-faire pratique et technique qui leur est indispensable pour démarrer.

Ecrit par : Jean | 05 décembre 2007

Le choix de livres pour les acquisitions est un des aspects du métier les plus passionnants, mais parfois que de pressions des lecteurs !
Ecrit par : lucile | 05 décembre 2007

Pour sûr! J'avais quelques Max Gallo qui trainaient à la maison, fast food difficiles à digérer mais plutôt fastoches à lire, restes d'une phase dépressive. Je les ai refilés à la bibliothèque municipale, une fois consommés sur place... Fallait voir comme la bibliothécaire était contente de ne pas avoir à débourser d'argent pour mettre ces bidules si réclamés en rayons!

Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2007

Au fait. Concernant la filière littéraire qui se meurt, dans le Gers, on a mis en oeuvre quelques idées qui fonctionnent très bien :

En seconde, tous les élèves ont une heure de cours obligatoire supplémentaire où on leur enseigne le cinéma (histoire, esthétique, genres, réalisateurs, etc.)

En première L, ils continuent de suivre cette heure de cours supplémentaire, toujours axée sur le cinéma (ils passent à des formes plus modernes et plus complexes et étudient la Nouvelle Vague, le cinéma politique, etc.)

En terminale, ils ont une heure de cours supplémentaire avec histoire des arts (peinture, du Moyen-âge au XXe siècle), histoire et sciences politiques, audio-visuel (étude des médias).

Cette heure de cours supplémentaire, axée en grande partie sur l'image, a l'avantage de libérer les heures de français du travail sur l'image qui leur est habituellement imposé. Du coup, on fait davantage de français en français, et l'image est traitée de manière autonome, à partir de supports d'intérêt (cinéma et peinture uniquement). En gros, si on décode, il s'agit d'une heure de français en plus pendant laquelle on fait de l'image.
Elle a aussi le grand avantage de ne pas entrer en concurrence avec les options traditionnelles (latin, grec, allemand) qui peinent à subsister en seconde et en L, tout en permettant de donner envie aux gosses d'aller en L (où ils pourront à la fois faire leur grec et leur latin, et continuer de découvrir le cinéma).

A cela s'ajoute un atelier cinéma le mercredi, un atelier théâtre, un prix littéraire et un voyage à Paris pour les terminales L (musées, monuments, visites d'organes de presse, etc.)

Tout ça les incite à suivre cette filière, sans mettre en péril ce qui fait ses spécificités classiques (langues anciennes, langues vivantes, etc.). J'en entends déjà quelques uns qui vont hurler un peu vite et dire trop rapidement qu'on fait du "teasing" et de la séduction, en oeuvrant de manière économique (travail en fonction des moyens et non du fond, ateliers et non "cours"). Tout en étant d'accord avec la plupart des argumentaires de ce blog, ce n'est pas notre point de vue. Car ça marche, sans rien lâcher des fondamentaux. Ces 3 dernières années, le nombre de L augmente chez nous (de 12% à 15%, c'est très peu, c'est vrai, mais quand même) ; mais surtout, on a de plus en plus d'excellents élèves qui souhaitent aller en permière L et qui, sans ce dispositif, seraient allés en S - qui représentent la majorité des latinistes !

Pour conclure, il faut peut-être sortir de l'audiovisuel sous forme d'option (car il affaiblit les fondements de la discipline - grec, latin), et proposer un enseignement classique ouvert par obligation (et non par option), mais en proportion raisonnable, sur l'image (peinture, cinéma).

On a essayé et les élèves sont de plus en plus satisfaits de leur filière (et non seulement séduits).

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 05 décembre 2007

En fait, l'arrêt du latin, c'est surtout la faute de mes profs qui ne s'intéressaient pas à leurs élèves
Ecrit par : Rodrigue du Gers | 05 décembre 2007

CQFD! Reproduction des élites... Je sais bien, moi, pauvre petit véto de campagne, qu'il ne faut pas abandonner le latin... Ce n'est pas ma faute si les profs de français ne font pas leur boulot! D'ailleurs, comment peut-on nommer professeur de français en collège ou lycée celui ou celle qui ne maîtrise pas un latin de base?
C'est comme former un vétérinaire qui ne connaitrait pas, en entrant à l'Ecole, le fonctionnement de la mitochondrie de son époque! Après, qu'il ne suive pas au pied de la lettre les évolutions n'est pas dramatique... Mais qu'il dise que c'est sans importance à un gamin qui s'engage dans cette voie, trente ans après lui, là, c'est un massacre!

Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2007

JPB, très réussie votre intervention d'hier dans la lucarne. Et ce qui me plaît ,c'est que vous êtes un des rares personnages de notre temps à ne pas faire usage de cette foutue langue de bois tellement utilisée qu'elle est pleine d'échardes. Et, comme vous, je trouve que même si il y a quelques années ,c'était un peu un syndicat de vieux schnocks, le SNALC est à peu près le seul à défendre ls valeurs laïques.

Pour Darcos, là, par contre, il me semble que vous fourrez les doigt dans l'oeil jusqu'à la 5ème lombaire!!!!! Même s'il veut faire quelque chose, l'immonde Lagarde, cette fin de dynastie bourgeoise, de toutes façons nous dira que, fini, ls un centime, plus un fifrelin. Nib de braise. Et vosu avez vu la nouvelle entourloupe sur le paiement des heures sup, avec cette jonglette dégueulasse entre HSE et HSA...

Et l'autre qui martèle que "n'avez qu'à bosser plus et vous gagnerez plus".....Beati pauperes spiritu...

En tous cas, merci, de votre intervention remarquable. Meirieu a peut-être enfin avalé une arète de sole.....
(et dites donc, je ne savais que vous aviez une calvitie...Cachottier, va)

Ecrit par : montaigneàcheval | 05 décembre 2007

l'agrégé est un peu comme le Pélican (vous savez: "Ses ailes de géant l'empêchent de marcher"),

Ecrit par : Jean | 05 décembre 2007

Le pélican de Jonathan avait pondu un œuf tout blanc dont est sorti... un albatros?

Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2007

D'ailleurs, comment peut-on nommer professeur de français en collège ou lycée celui ou celle qui ne maîtrise pas un latin de base?
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2007

Savez-vous, Dobolino, que ce n'est que depuis cette année scolaire que le latin (ou le grec) est obligatoire dans toutes les hypokhâgnes, et pas seulement les prépas Ulm ? Cette mesure de salubrité littéraire a déclenché en juin dernier un scandale, dont JPB s'est fait du reste l'écho sur ce blog, scandale qui est loin d'être clos, car les opposants à la réforme ont la rancune tenace et la mauvaise foi punique,c 'est le cas de le dire.

Ecrit par : FGuichard | 05 décembre 2007

"Quel est vraiment celui qui ne doute de rien ?"

Ecrit par : Guillaume | 05 décembre 2007

Pas vous, vraisemblablement, compte-tenu de l'ensemble de vos propos.

"l'agrégé est un peu comme le Pélican (vous savez: "Ses ailes de géant l'empêchent de marcher")"

Ecrit par : Jean | 05 décembre 2007

"O lac, suspends ton vol..." :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 décembre 2007

"l'agrégé est un peu comme le Pélican..."

L'agrégé de base doit-il s'ouvrir le ventre pour nourrir ses petits (élèves) ?

Bien sûr, si on excepte le ventre et en étant beaucoup plus vulgaire, on tendrait encore plus vers la vérité.

Ecrit par : dugong | 05 décembre 2007

Je pense, Jean, qu'il existe des moyens de "gagner du temps", sur le plan pédagogique, par la pratique de certaines disciplines. (Le théâtre, en tête). Je l'ai déjà dit plusieurs fois, ici.
Je me bats, personnellement, pour qu'il fasse partie de la formation des professeurs d'école, (et des professeurs du second degré, agrégés compris).
Certains en ont moins besoin que d'autres, (et c'est totalement indépendant de leurs diplômes). Plusieurs d'entre eux sont venus me voir, quelques années après leur formation, pour me dire que, sur le plan de l'autorité, ils pensaient que cette pratique les avaient bien fait avancer.
Par ailleurs, les sciences de l'éducation, comme je l'ai dit également, sont très loin d'être ma priorité. Et je suis très agacé contre les nouvelles modalités d'évaluation des professeurs stagiaires, et le référentiel de compétences. Je pense qu'on aura les mêmes résultats, les mêmes personnes admises et les mêmes recalées, avec un système de décortiquage d'une complexité frisant parfois le ridicule.
Comme pour beaucoup de collègues certifiés ou agrégés s'occupant, comme moi, de la formation des PE.
Dugong, j'ai été recruté du temps des écoles normales. Peu de temps avant la création des IUFM. Et, aux dires de beaucoup d'intervenants ici présents, la "doxa pédagogiste" sévissait déjà à ce moment là.
Un des membres du jury de la commission de recrutement, avec lequel j'ai discuté quelque temps après ma nomination, m'a dit que ce qui avait "emporté le morceau" avait été mon insistance sur le côté "disciplinaire" que je comptais donné à mon enseignement. Je n'ai pas prononcé un mot ayant rapport à la didactique.

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 décembre 2007

CQFD! Reproduction des élites... Je sais bien, moi, pauvre petit véto de campagne, qu'il ne faut pas abandonner le latin... Ce n'est pas ma faute si les profs de français ne font pas leur boulot! D'ailleurs, comment peut-on nommer professeur de français en collège ou lycée celui ou celle qui ne maîtrise pas un latin de base?
C'est comme former un vétérinaire qui ne connaitrait pas, en entrant à l'Ecole, le fonctionnement de la mitochondrie de son époque! Après, qu'il ne suive pas au pied de la lettre les évolutions n'est pas dramatique... Mais qu'il dise que c'est sans importance à un gamin qui s'engage dans cette voie, trente ans après lui, là, c'est un massacre!

Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2007

Exact. Mais en tant que victime du massacre, j'ai quand même de beaux restes en latin (malgré l'arrêt en première) - ne serait-ce que par rapport à certains collègues... Sans doute parce que j'ai eu des profs de collège et de seconde qui n'étaient pas des manchots (ni des modernes : au collège de Surgères, qu'ils étaient vieux, méchants et terrifiants ! - et j'ai eu droit au latin ET au grec). Quant au travail des profs de mon ex-lycée, il n'ont pas fait ce qu'il fallait, ça c'est sûr. Peut-être que si j'avais été dans un bahut un peu moins couru, ils auraient prêté plus d'attention à moi et un peu moins aux futurs champions de la République (les très forts) et aux derniers de liste (les - rares - très faibles).

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 05 décembre 2007

Fausse manip avant relecture...

Je pense, Jean, qu'il existe des moyens de "gagner du temps", sur le plan pédagogique, par la pratique de certaines disciplines. (Le théâtre, en tête). Je l'ai déjà dit plusieurs fois, ici.
Je me bats, personnellement, pour qu'il fasse partie de la formation des professeurs d'école, (et des professeurs du second degré, agrégés compris).
Certains en ont moins besoin que d'autres, (et c'est totalement indépendant de leurs diplômes). Mais plusieurs d'entre eux sont venus me voir, quelques années après leur formation, pour me dire que, sur le plan de l'autorité, ils pensaient que cette pratique les avaient bien fait avancer.
Par ailleurs, les sciences de l'éducation, comme je l'ai dit également, sont très loin d'être ma priorité. Comme pour beaucoup de collègues certifiés ou agrégés s'occupant, comme moi, de la formation des PE.
Et je suis très agacé contre les nouvelles modalités d'évaluation des professeurs stagiaires, et le référentiel de compétences. Je pense qu'on aura les mêmes résultats, les mêmes personnes admises et les mêmes recalées, avec un système de décortiquage d'une complexité frisant parfois le ridicule.

Dugong, j'ai été recruté du temps des écoles normales. Peu de temps avant la création des IUFM. Et, aux dires de beaucoup d'intervenants ici présents, la "doxa pédagogiste" sévissait déjà à ce moment là.
Un des membres du jury de la commission de recrutement, avec lequel j'ai discuté quelque temps après ma nomination, m'a dit que ce qui avait "emporté le morceau" avait été mon insistance sur le côté "disciplinaire" que je comptais donner à mon enseignement. Je n'avais pas, lors de cet entretien, prononcé un mot ayant rapport à la didactique.

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 décembre 2007

'Va te faire foutre, conasse! C'était mon quart d'heure toto! Excusez!
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2007 '
C'est po plutôt : 'connasse' ?

Tu as remarqué que cela ne veut strictement rien dire. :ange:
Dire qu'elle a été payé de longues années pour débiner ce genre d'âneries ... Incroyable ... Ca m'trou l'Q de voir certains zânes lui lécher le derche... beuark ... :ange:

Ecrit par : toto | 05 décembre 2007

Ce qui me paraît quand même assez drôle, Christophe, c'est que le jury qui vous a recruté se soit réjoui que vous teniez à l'aspect disciplinaire de votre spécialité, que cela ait pu l'étonner. C'est donc que le pédagogisme avait déjà bien mité l'institution.
Je pensais aux Ecoles normales d'avant, celles d'il y a une cinquantaine d'années.

La pratique du théâtre peut en effet donner plus d'aisance devant un public, mais devant des élèves les règles sont différentes: on ne peut y faire l'économie du rapport de forces et donc de la punition (La Bruyère dit dans les Caractères que l'enfant cherche par nature le point faible de son éducateur). Ce qui donne surtout au maître son autorité, une fois institué le nécessaire système des sanctions, c'est sa parfaite maîtrise de sa discipline et la conviction qu'il met à la transmettre. D'ailleurs choisit-on ce métier si l'on n'est pas déjà un peu "théâtreux" dans l'âme?

Ecrit par : Jean | 05 décembre 2007

Nos braves académiciens des sciences (Léna et Brézin)démarrent au quart de tour pour demander plus de main à la pâte, d'expériences, de "séquences questionnantes" (Voir le monde page société).

Au secours !

Ma prière du soir : "Oh maître, préserve nous des prix Nobel et des académiciens désoeuvrés qui ont des idées sur l'éducation !

Ecrit par : dugong

J'ai enregistré dans mes documents votre post sur Brezin.

Le correcteur voulait que je remplace "Brezin" par "Berezina"!!!

Etonnant, non???
Le correcteur devient intelligent.
Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 05 décembre 2007

Coin! coin! le niveau monte. Le Pélican se marche sur les ailes. Vous faisiez de l'humour, Jean, j'espère? Sinon !!!! La honte absolue!
Magnifique leçon de morale de FG: comment être empathique en un mail! Aimez-vous les uns les autres et gnagnagna...
Compris? Cadichon? Il faut parler avec l'onctuosité " de gauche"c'est -à- dire avoir l'air concerné, compassionnel avec tout monde; tout le monde, enfin les bons, les Justes.
Le petit coup de flatterie de Montaigneàcheval pour JPB.
Et le reste habituel.
Coin! coin! le niveau monte!

Ecrit par : Jacques | 05 décembre 2007

La pratique du théâtre peut en effet donner plus d'aisance devant un public, mais devant des élèves les règles sont différentes: on ne peut y faire l'économie du rapport de forces et donc de la punition (La Bruyère dit dans les Caractères que l'enfant cherche par nature le point faible de son éducateur). Ce qui donne surtout au maître son autorité, une fois institué le nécessaire système des sanctions, c'est sa parfaite maîtrise de sa discipline et la conviction qu'il met à la transmettre. D'ailleurs choisit-on ce métier si l'on n'est pas déjà un peu "théâtreux" dans l'âme?

Ecrit par : Jean | 05 décembre 2007

Si, on choisit ce métier si l'on aime être en représentation - et non en exhibition. Mais je dirai, concernant les limites que vous mettez à l'efficacité face aux élèves de la pratique préalable du théâtre, que c'est malgré tout un d'apport crucial. En deuxième année de stage IUFM, on a eu droit à des cours de théâtre - destinés à le faire pratiquer à nos élèves mais aussi à acquérir une certaine maîtrise de soi - de son corps, de sa voix, de l'espace - face à eux. Et pour ce qui concerne la sanction, n'oubliez pas que le propre du théâtre, c'est le coup de bâton !

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 05 décembre 2007

Anne-Marie Valette a écrit : "Le correcteur voulait que je remplace "Brezin" par "Berezina"!!!"

Il est vrai que Brezin a eu plus de flair en physique théorique qu'en sciences à l'école où il ferait bien battre en retraite avant que les élèves n'atteignent le point critique !

Voir sa mirobolante bio dans http://www.academie-sciences.fr/membres/B/Brezin_Edouard_bio.htm

Comme quoi on peut être un bon calculateur et avoir des idées catastrophiques sur l'éducation des plus jeunes.

Ecrit par : dugong | 05 décembre 2007

"Ce qui explique que pour beaucoup d'enfants le français est la matière qu'ils détestent le plus. C'est préoccupant, car la langue est le contrat social par excellence, ce qui permet de tisser des liens avec les autres. "

Robin, cette "technicisation" est très bien relatée par Michel Leroux :

"Cela n'aurait aucun sens, disait Einstein, de décrire une symphonie de Beethoven comme des variations de pression ondulatoire".

Les enfants auxquels cette dépravation de la langue est infligée se désintéressent complètement des cours de français, n'apprennent pas leurs leçons de français, les jugeant incompréhensibles et inutiles, voire idiotes, deviennent incapables de mémoriser quelques lignes d'une fable de La Fontaine (choisies par elles-mêmes car les plus courtes !!). (Je l'ai encore vérifié avec mes trois petites élèves de cinquième hier.)
En maths, je pense utile de leur réapprendre comment faire une division, ais-je raison?
Faut-il apprendre les verbes irréguliers en anglais, ou cela "vient-il " tout seul? Y a-t-il un "déclic", comme quand on apprend à lire globalement?

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 05 décembre 2007

"Ai-je raison"
Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 05 décembre 2007

Je ne faisais aucun humour, Jacques. Les agrégés forment un corps d'élite. C'est voulu ainsi par la République. Le concours est ouvert à tous, selon la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen ("en fonction de ses seuls mérites"). Tous ceux qui le souhaitent peuvent s'y présenter. C'est toujours mieux que l'élite cooptéee par copinage et piston, vous ne trouvez pas?
Et que dans les IUFM on les haïsse est un fait avéré, puisque, justement, n'importe qui peut se faire proclamer "formateur en IUFM" , sans aucune condition de diplôme.

Ecrit par : Jean | 05 décembre 2007

"Si tu abandonnes le latin, ne compte pas sur nous pour te payer une licence de lettres! C'est CAP boucherie tout de suite!". Réflexe de base...

Je suggère soudure, Dobolino. Un bon soudeur se fait 3000 euro nets par mois sans problème dans le nucléaire.

Ecrit par : Japhet | 05 décembre 2007

"Un bon soudeur se fait 3000 euro nets par mois sans problème dans le nucléaire."

Un BON soudeur hein ?! Pas un pisse-étain tout juste capable de poser une grosse pêche !

Le nucléaire c'est d'abord de la tuyauterie : c'est bien vrai !

Ecrit par : dugong | 05 décembre 2007

Un cheveu sur la soupe :

Reçu ce texte en PDF, envoyé par une tierce personne, ancienne du primaire. Ici retranscris imparfaitement en texte "brut"...
Comment l'interpréter, quand on connaît l'auteur ?
Le meilleur ami de l'auteur de "La fabrique du Crétin", himself !

Au début, bonne impression ...

Mais ensuite, sans doute "des bâtons pour se faire battre" ? Ou, "un hôpital qui se moque de la charité" ? Ou encore,"tel est pris qui etc. ... "
Ou plutôt : "Une Madeleine qui s'appelle Croco, un arroseur arrosé ? "




JPL


Texte cité :


" L'évolution du métier - évolution du métier
d'inspecteur du premier degré"


ou


« Je suis content, je
pilote » !


Pierre FRACKOWIAK

A la mémoire de Paul DUPAS et de Victor HOST

"Il est des mots qui s'imposent progressivement sous l'effet de modes, de techniques de communication, d'objectifs politiques souvent implicites, qui sont issus de domaines très différents de celui qui les absorbe et qui deviennent des évidences indiscutables. Il est devenu ringard de les remettre en cause, de rechercher leur fondement, de s'interroger sur leur sens. Ils s'imposent alors contribuant au règne de l'apparence et au renforcement du formalisme aux dépens du réel. Le mot "pilotage" est de ceux-là. Il permet de se donner l'illusion d'un regain de prestige de la fonction. Associé à l'indispensable tableau de bord et à l'ordinateur portable, il donne l'apparence du sérieux, de la compétence, de l'importance, de la responsabilité. Je pilote, j'ai beaucoup d'indicateurs sur mon tableau de bord -plus j'en ai et mieux c'est-je fais régulièrement ma check list, je corrige les bugs, j'affirme que je sais croiser les items, j'affiche avec power point évidemment, je commente, je justifie tout techniquement, donc je suis responsable. On me dit d'ailleurs, sous le sceau de l'anonymat, que, dans la
grande école de cadres de l'Éducation Nationale, au coeur de la belle région Poitou-Charente, sous l'influence du Futuroscope, du virtuel et des gadgets, on ne jure que par le pilotage et les tableaux de bords, les camemberts et les histogrammes, les diagnostics et les plans.

Je ne suis plus inspecteur, je suis pilote, économiste, technicien très supérieur, et je suis content. D'ailleurs, on peut me demander toujours plus d'évaluations, je suis toujours d'accord, j'en propose parfois moi-même, car
j'ai compris que sans évaluation, sans estimation, sans calculs statistiques savants, je ne peux pas piloter.

Et je finis par croire, cela me fait du bien, que je pilote vraiment. J'en profite pour me rapprocher de Simon, mon petit fils, qui pilote vraiment sur ses multiples simulateurs. L'inspection, c'est ringard. Je travaille désormais sur les
les résultats des élèves, je prends mon pied en les décortiquant et en imaginant des programmes de remédiation, même si les apprentissages n'ont pas été
"médiés", ils seront, je n'en doute pas, "remédiés" puisque je l'aurai déclaré et que j'aurai répondu à toutes les enquêtes. J'enjoliverai un peu pour faire comme tout le monde et parce que ce que l'on me demande, c'est de prouver que c'est bien
et que les circulaires ministérielles sont bonnes. Je serais bien incapable de faire moi-même ce que j'exige des autres, mais c'est normal. On ne demande pas au directeur d'usine de savoir fraiser une pièce ou graisser la machine.

Je suis fatigué mais j'ai un beau métier. Je donne aussi les autorisations d'absence. Occasionnellement, j'annonce que Madame Jules sera inspectée entre le 15 à 8h et le 30 à 17h (hors les dimanches), ce que je ne supporterais pas
pour moi-même mais ce qui justement me permet de m'affirmer comme chef.
J'ai de très nombreuses réunions, plus j'en ai, plus je suis important, même si je râle parce que la réunionnite dévore mon temps et que je rate tous les concerts et tous les films, toutes les réunions de mon syndicat et quelques doux moments de bonheur.

Le métier a terriblement changé en 20 ou 30 ans, mais c'est normal, l'école a tellement changé elle-même, n'est-ce pas? Et je n'y suis pas pour rien
puisque j'ai piloté le changement.

Je travaille. Je travaille soir et matin, dimanche et fêtes. J'ai pris mes dossiers et mon ordinateur pour les vacances.

Je m'endors sur mes lauriers et mes angoisses.

Soudain, une voix m'interpelle, lointaine. Je la reconnais, c'est bien celle de Paul, mon inspecteur "de quand j'étais instit'", qui est au paradis des inspecteurs. Je vois sa tête à la Léo Ferré et je revois ses emportements. Il n'avait rien d'un valet, lui, et il pensait, lui. Manifestement, il n'est
pas content. Il a son regard des mauvais jours:

" Et les enfants? Tu les vois encore? Tu les observes? Tu as remarqué que celui-là s'ennuie, que celui-ci ne comprend rien, que l'autre rêve, que l'instit', pardon, le professeur d'école, professe pour les 5 gamins formatés du premier
rang? As-tu regardé ce qu'ils font vraiment? S'ils s'expriment? S'ils dialoguent entre eux? S'ils pensent et peuvent dire ce qu'ils ont pensé? Tu as vu que celui-ci
est au bord des larmes? Et l'autre là, le petit malin, avec son regard vif, mauvais élève intelligent qui se fout du monde et qui se demande ce que tu fais là et à quoi tu sers?

Et le prof? Tu le regardes? Tu notes ce qu'il dit? Absorbé par la lecture des livrets d'évaluation et des statistiques, tu ne vois pas qu'il fait cours, qu'il explique, qu'il ne comprend pas que les élèves ne comprennent pas? Il s'use pour rien, je te le dis. Si tu crois qu'il va changer quand tu lui auras mis
tes camemberts sous le nez, que tu lui auras défini ses objectifs comme le fait le directeur de la banque pour ses démarcheurs, tu te trompes.

Et pourquoi tu ne prends pas un peu la classe pour réorienter l'activité, pour mettre en évidence que les capacités de réflexion des enfants, notamment de ceux qui sont en difficulté, sont sous-estimées, pour donner de la matière à
l'entretien que tu auras ensuite, pour faciliter la réflexion sur les représentations et sur les choix pédagogiques, pour montrer que tu es vraiment un expert et que, même expert, tu peux te planter? Ah, oui, tu ne sais pas. Tu causes et
tu pilotes.


Il y a pourtant bien longtemps que je t'ai dit qu'il fallait absolument observer l'acte pédagogique, sa réalité, comprendre les raisons des choix des praticiens pour espérer les faire évoluer, comprendre le réel pour tenter d'aller
vers l'idéal?" Observer l'acte pédagogique, sa réalité, comprendre les raisons des choix des praticiens pour espérer les faire évoluer, comprendre le réel pour tenter d'aller
vers l'idéal?"

Bon, voilà qu'il me ressort du Jaurès, Condorcet va arriver. Et Freinet, et l'OCCE, et le GFEN, et Don Bosco, et Montessori, et le polonais Korczak, et Fernand Deligny. Et lui, dont il ne parlera pas mais qui savait si bien mettre en
évidence toute l'intelligence potentielle des enfants pauvres, étouffée aujourd'hui par l'évaluationnite aiguë.

Je me souviens bien, mon cher Paul. Comme un autre de mes maîtres, Victor HOST, directeur de recherche à l'INRP, tu me disais simplement: "Il y a trois types d'activités nécessaires à l'école: 1° des activités de construction des
savoirs et des compétences par les élèves eux-mêmes placés dans des situations de recherche, de tâtonnement, d'expression/communication, de comparaison des
procédures, de réflexion, de raisonnement, de justification des suppositions, de fabrication d'outils mentaux. 2° des activités d'exercice, d'entraînement, de fixation, de réinvestissement. 3° des activités d'évaluation. Aujourd'hui, 90% du temps scolaire sont occupés par les activités de type 2 et 3. Toutes les activités de remédiation et toutes les activités d'aide aux devoirs sont de type 2,
c'est-à-dire qu'elles ne sont que plâtre sur des jambes de bois. Pour améliorer la
réussite scolaire, il faudrait au moins 50% du temps pour des activités de type 1 et donc une sérieuse réduction du temps d'enseignement collectif frontal. Et la remédiation n'a de sens que si elle est de type 1."

Paul, tu avais déjà raison. Comment peut-on améliorer les performances des enfants si l'on n'est pas capable d'analyser les pratiques des maîtres et de les faire évoluer? D'ailleurs, quand j'interroge mes collègues: comment on
fait pour piloter?, les réponses sont souvent floues et fuyantes. J'ai vu des tonnes de power point sur les performances des élèves, avec des graphes magnifiques et
de jolies couleurs, et même avec des araignées qui descendent des plafonds, à en avoir la nausée. Je n'en ai jamais vu sur les pratiques pédagogiques des enseignants. Mais puisqu'il faut piloter, pilotons.

Piloter par les résultats des élèves sans savoir piloter les pratiques des enseignants. cela relève du gag. Or, comme le disait fort justement un expert, Claude THELOT, malgré la compétence des inspecteurs et des pilotes, on ne sait pas ce qui se passe réellement dans les classes.

Le vrai problème, derrière l'écran de fumée commode et snob du pilotage,n'est-il pas d'accompagner les enseignants à voir clair dans leurs représentations et leurs pratiques professionnelles et à mettre leurs actes en accord avec leurs valeurs?

Merci Paul de m'avoir réveillé une fois encore! Je vais me ranger du pilotage et de statistiques qui n'ont pas de sens et tenter de rester proche des enseignants pour les comprendre et les accompagner, les aider à faire mieux l'école. Ne t'inquiète pas. Je ne veux pas être pilote, je résiste et je m'indigne, tu sais que je n'ai jamais été un valet, même avec toi. Je veux être inspecteur, autant que possible intelligent, autant que possible sensible et humain.
Mais je te le dis: ce n'est pas facile aujourd'hui face à l'adversité déguisée, à la complaisance colorisée et à la gloire du pilotage! "

P.F.
Fin de citation

Ecrit par : JPL | 05 décembre 2007

à AM Valette : Bien sûr qu'il faut savoir faire division à la main.

N'écoutez pas les corneculs qui prétendent qu'un élève doit d'abord en maîtriser le Sens (avec un grand S, prononcé avec le maximum de grandiloquence possible).

Ecrit par : dugong | 05 décembre 2007

Pourquoi avoir sali ce blog avec ce misérable paquet d'octets vomis par ce sinistre défenseur de la liberté pédagogique ?

Les spécialistes de l'ensemble vide trouveront le paquet sur le site du futur exfiltré :

http://www.meirieu.com/FORUM/frackowiak_inspection.pdf

Ecrit par : dugong | 05 décembre 2007

"Sali ce blog" pour que chacun voie mieux que la bête sera bien dure à traquer et à mettre HS !

Ecrit par : JPL | 05 décembre 2007

Un BON soudeur hein ?! Pas un pisse-étain tout juste capable de poser une grosse pêche !

Le nucléaire c'est d'abord de la tuyauterie : c'est bien vrai !

Ecrit par : dugong | 05 décembre 2007

C'est un des problèmes actuels pour les entreprises qui recrutent des BEP/CAP : maîtrisent-ils le métier qu'ils sont censés avoir appris ? Souvent, les jeunes ne sont pas gardés à l'issue de la période d'essais. C'est dommage car il y a un gros gisement d'emplois (dans la métallurgie : soudeur, chaudronnier, ajusteur, tourneur-fraiseur, monteur-mécanicien...) et les gens qualifiés sont correctement payés.

Ecrit par : Japhet | 05 décembre 2007

Pierre FRACKOWIAK aurait-il le blues ? Il est vrai que les pédagogistes ont du plomb dans l'aile... Mais l'hydre n'est pas encore morte...

Ecrit par : Magister | 05 décembre 2007

Pourquoi avoir sali ce blog avec ce misérable paquet d'octets vomis par ce sinistre défenseur de la liberté pédagogique ?
Ecrit par : dugong | 05 décembre 2007

Pour ça, je suppose, qui permet de tout espérer avant la dégringolade de situation-problème en recherche-action (pendant lesquelles le monsieur n'a apparemment jamais remarqué que, à part les cinq du premier rang, tous les gentils font semblant et tous les moins-gentils empoisonnent le monde) :

"Et les enfants? Tu les vois encore? Tu les observes? Tu as remarqué que celui-là s'ennuie, que celui-ci ne comprend rien, que l'autre rêve, que l'instit', pardon, le professeur d'école, professe pour les 5 gamins formatés du premier
rang? As-tu regardé ce qu'ils font vraiment? S'ils s'expriment? S'ils dialoguent entre eux? S'ils pensent et peuvent dire ce qu'ils ont pensé? Tu as vu que celui-ci
est au bord des larmes? Et l'autre là, le petit malin, avec son regard vif, mauvais élève intelligent qui se fout du monde et qui se demande ce que tu fais là et à quoi tu sers?"

Ecrit par : catmano | 05 décembre 2007

Pierre FRACKOWIAK aurait-il le blues ? Il est vrai que les pédagogistes ont du plomb dans l'aile... Mais l'hydre n'est pas encore morte...

Ecrit par : Magister | 05 décembre 2007

Je pensais me mettre un peu à la diète, mais là c'est trop ! La documentaliste de l'Etablissement vient d'être inspectée par ce genre de zozo (une zozotte en l'occurence) qui l'a complètement démolie.

Elle s'est décommandée deux fois, elle n'est pas arrivée à l'heure et n'a même pas eu la courtoisie de s'excuser.

Notre documentaliste est appréciée de tous pour sa compétence et son expérience ; elle est à deux ans de la retraite. L'nspectrice s'est comportée exactement comme P. Frackowiack se décrit dans ce faux acte de contrition.

J'ai un deuxième exemple encore plus dégueulasse et presque aussi récent.

Frackowiack, c'est le diable déguisé en ermite. Qu'il aille se faire foutre, lui et ses pareils.

Ecrit par : Robin | 05 décembre 2007

Et les enfants? Tu les vois encore? Tu les observes?

Ecrit par : catmano | 05 décembre 2007

Pourquoi le maître devrait-il prêter attention à la subjectivité de ses élèves, ce reliquat d'humanité bien gênant et si difficile à neutraliser pour stimuler le désir d'auto-socio-construire des compétences du socle et le bédeuzi?

Ecrit par : marigot l'intru | 05 décembre 2007

Pauvre Frackowiak !
Avec ses puissantes “réflexions” de beauf de gauche, sa théorie de la reproduction mal comprise et mal digérée !
Et traiter les bons élèves de “formatés” ! Encore un chantre de la rebellitude sans objet.
Et vas-y que je te prends la pose, caractéristique des pédagogos, c’est que j’aime les enfants, moi ! Voulant faire de l’humour en se moquant du mot “pilotage” alors que c’est un mot lancé et utilisé par ses copains qui voudraient tant qu’on les prennent pour des experts!

Cette prose poisseuse m’évoque une fresque à la chinoise ou à la soviétique : Frako et Meirieu à gauche de l’image, entourés d’enfants aux regards extasiés, les granpédagogues pointant le doigt vers le soleil levant de l’avenir radieux, de l’homme nouveau cher aux Cahiers merdagogiques. En très grand, en haut, leur slogan terrifiant : « Changer la société pour changer l’école, changer l’école pour changer la société. » Beurk !

Ecrit par : P. Azimotn | 05 décembre 2007

Et lui, dont il ne parlera pas mais qui savait si bien mettre en
évidence toute l'intelligence potentielle des enfants pauvres, étouffée aujourd'hui par l'évaluationnite aiguë.

L'intelligence potentielle des enfants pauvres tuée dans l'oeuf par les divagations de Frackowiack et de ses semblables.

Ecrit par : Robin | 05 décembre 2007

Au début, bonne impression ...
Ecrit par : JPL | 05 décembre 2007

Le texte de Frackowiack est comme le supplice du pal : il commence fort bien et il finit très mal.

Ecrit par : TIGER LILITH | 05 décembre 2007

Pierre FRACKOWIAK aurait-il le blues ? Il est vrai que les pédagogistes ont du plomb dans l'aile... Mais l'hydre n'est pas encore morte...

Ecrit par : Magister | 05 décembre 2007

Il a peut-être le blues, mais il n'a pas changé. Ce texte dégoulinant de sentimentalisme vaseux est une profession de foi constructiviste.

Ecrit par : Robin | 05 décembre 2007

Au début, bonne impression ...
Ecrit par : JPL | 05 décembre 2007

Le texte de Frackowiack est comme le supplice du pal : il commence fort bien et il finit très mal.

Ecrit par : TIGER LILITH | 05 décembre 2007

Oui, mais de toutes façons on l'a dans le...

Ecrit par : Robin | 05 décembre 2007

De Max Rouquette, ceci que je viens de découvrir dans un de ces agendas, sur un petit bout de papier, et écrit (plus qu'écrit: mis en éternité) à la toute fin de son existence. Ce qui est très touchant pour moi:

"Dans mes écrits, et vis à vis de ce qu'on appelle le monde littéraire, je suis à prendre ou à laisser. Je ne réclame rien. Et tout jugement extérieur m'indiffère. Sauf la louange qui m'émeut. Quand elle vient d'un être indifférent à la foire aux vanités où se meut actuellement ce qu'il est convenu de nommer (sic), à cet univers de marionnettes".

Cet homme et cet esprit de haute tenue me manquent terriblement.

Ecrit par : Pendariès | 05 décembre 2007

Pardon, « qu’on les prenne ».

J’ai eu ce genre de gugusse bien pensant à la Frako comme instit’. J’étais bon élève (“formaté” !) et il me vouait une haine qui m’était peu compréhensible à l’époque. Je devinais quand même un ressentiment chez la bête. Ces types ne peuvent convaincre que ceux qui s’abstiennent de se servir de ce qu’ils ont entre les deux oreilles ou qui veulent faire carrière comme flics de la pensée.

Ecrit par : P. Azimont | 05 décembre 2007

"Un bon soudeur se fait 3000 euro nets par mois sans problème dans le nucléaire."

Il y en a au moins un qui se fait ça par jour... si c'est vrai.
Il faut savoir tout souder.

Frakk, tant qu'il ne fait pas son mea culpa sur les alphas, je lui pisse au Q !

Ecrit par : toto | 05 décembre 2007

"Les agrégés qui arrivent en IUFM sont sur leurs gardes et savent déjà que dans ces instituts on va leur faire, plus spécialement à eux, la peau"

C'est vrai !

On m'a meme fait faire mon mémoire pro, et tous les trucs annexes débiles qui tournent autour. Et on m'a bien fait comprendre que l'inspecteur suivrait l'avis de l'IUFM.

Ecrit par : Jeremy | 05 décembre 2007

Je suggère soudure, Dobolino. Un bon soudeur se fait 3000 euro nets par mois sans problème dans le nucléaire.

Ecrit par : Japhet | 05 décembre 2007
Oh! Un bon chevillard se fait nettement plus dans un environnement moins dangereux et, pas en net, mais au noir! Je préfère pour mon fils un coup de saton de Limousine de temps en temps à des rayons gamma quotidiens.
Et puis, en cas de guerre mondiale, pensez-donc, avoir un boucher dans la famille!

Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2007

Cet homme et cet esprit de haute tenue me manquent terriblement.

Ecrit par : Pendariès | 05 décembre 2007

"Je l'avais compris un soir de légende
Si profondément que j'en avais peur,
Et notre amitié devenait si grande
Que nous n'en pouvions saturer nos cœurs.

Je ne connaissais que toi de si rare,
De si lumineux dans le haut chemin;
Je croyais que seule la mort sépare
Et que ton absence aurait une fin.

Par les soirs cruels de l'indifférence,
Je vivais dans ta très douce présence,
Attendant des jours tranquilles et clairs.

J'ai veillé longtemps, sans âme et sans force:
Peut-être as-tu su déchirer l'écorce
Qui voilait si mal un cœur si désert!"

Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2007

"La pratique du théâtre peut en effet donner plus d'aisance devant un public, mais devant des élèves les règles sont différentes: on ne peut y faire l'économie du rapport de forces et donc de la punition (La Bruyère dit dans les Caractères que l'enfant cherche par nature le point faible de son éducateur). Ce qui donne surtout au maître son autorité, une fois institué le nécessaire système des sanctions, c'est sa parfaite maîtrise de sa discipline et la conviction qu'il met à la transmettre. D'ailleurs choisit-on ce métier si l'on n'est pas déjà un peu "théâtreux" dans l'âme?"

Ecrit par : Jean | 05 décembre 2007

Sur votre dernière phrase, j'aimerais que vous ayez raison! Mais, hélas, ce n'est pas toujours le cas! Et la pratique du théâtre peut justement aider à cultiver cette "autorité naturelle", devant laquelle nous sommes fondamentalement inégaux, autorité qui permet d'éviter de recourir aux punitions.

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 décembre 2007

Merci Dobolino.... Vous visez doublement juste, la voix de Patrice de la Tour du Pin m'est chère.

Ecrit par : Pendariès | 05 décembre 2007

Dobolino a écrit : "Et puis, en cas de guerre mondiale, pensez-donc, avoir un boucher dans la famille!"

Ca c'est du pragmatisme de bon aloyau ! Et c'est utile pour faire la soudure en fin de mois !

Voulant m'informer - je suis professeur principal en TS - sur les débouchers dans la boucherie, j'ai tapé sur glouglou bac S et boucherie.

En rang un j'obtiens le lycée Hélène Boucher à Thionville.

C'est dire si on n'en sort pas !

Ecrit par : dugong | 05 décembre 2007

Et la pratique du théâtre peut justement aider à cultiver cette "autorité naturelle", devant laquelle nous sommes fondamentalement inégaux, autorité qui permet d'éviter de recourir aux punitions.

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 décembre 2007

Si je vous comprends bien Crhistophe Sibille, votre grande préoccupation, c'est l'indiscipline de vos élèves, leurs penchants à transgresser votre bon sens petit bourgeois de l'ordre établi dans la fabrique?

Ecrit par : marigot l'intru | 05 décembre 2007

Si je vous comprends bien Crhistophe Sibille, votre grande préoccupation, c'est l'indiscipline de vos élèves, leurs penchants à transgresser votre bon sens petit bourgeois de l'ordre établi dans la fabrique?

Ecrit par : marigot l'intru | 05 décembre 2007

Je ne vois pas bien ce qu'il y a de choquant pour un enseignant à faire en sorte que sa classe se tienne correctement et dans une ambiance propice au travail, ce qui suppose, effectivement, une certaine "discipline" -- pas un gros mot, que je sache !... Habituellement, c'est l'inverse que l'on reproche aux professeurs : de manquer d'autorité. Faudrait savoir !

Ecrit par : FGuichard | 05 décembre 2007

Je préfère pour mon fils un coup de saton de Limousine de temps en temps à des rayons gamma quotidiens.
Et puis, en cas de guerre mondiale, pensez-donc, avoir un boucher dans la famille!

Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2007


Les soudeurs, dans le nucléaire, soudent les diverses pièces bien avant la mise en service des réacteurs. Ils ne reçoivent donc pas plus de radiations que vous et moi. C'est de la qualité de leur travail que dépendent les autorisations d'avancer les chantiers et les mises en service. C'est pour cela qu'ils sont bien payés dans cette industrie.
S'ils doivent intervenir après la mise en service d'un réacteur, il vaut mieux ne pas habiter à proximité de la centrale.
Merci pour le poème de P. De la Tour du Pin.
J'apprécie moi aussi cet auteur.

Ecrit par : Japhet | 05 décembre 2007

"Si je vous comprends bien Christophe Sibille, votre grande préoccupation, c'est l'indiscipline de vos élèves, leurs penchants à transgresser votre bon sens petit bourgeois de l'ordre établi dans la fabrique?"

Ecrit par : marigot l'intru | 05 décembre 2007

Là, j'ai un peu de mal avec l'esprit un peu "troisième degré" de votre sens de l'humour!

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 décembre 2007

Moi aussi j'aime Patrice de la Tour du Pin. Je me rappelle avoir lu et relu, dans mon adolescence, ses très beaux "enfants de Septembre", dans une anthologie réunie par Marcel Arland :

" Les bois étaient tout recouverts de brume basse,
Déserts, gonflés de pluie et silencieux :
Longtemps avait soufflé ce vent du Nord où passent
Les Enfants Sauvages, fuyant vers d'autre cieux,
Par grands voiliers, le soir, et très haut dans l'espace."

Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 décembre 2007

Puisqu'on parle de beaux et bons poètes, cette petite et précieuse info :
Au Château de Grignan (Drôme provençale) le 8 décembre à 18 heures, la Librairie Ma Main Amie vous invite à une rencontre avec Jacques Réda, présentée par Philippe Jaccottet.
Vous devez connaître, Dobolino...
Pour renseignement et réservation 04 75 46 58 93 ou par mail à : [email protected]

Ecrit par : FGuichard | 05 décembre 2007

Pris dans le Monde (Internet):

"L'école maternelle, considérée, il y a peu, comme une réussite française, se retrouve sur la sellette. "Elle ne met pas tous les enfants dans les conditions de réussir à l'école élémentaire" (du CP au CM2), accusaient, en août, les experts du Haut Conseil de l'éducation. De l'ordre de 15 % d'élèves n'auraient pas les acquis nécessaires pour bien apprendre à lire à leur entrée au CP.

Fort de ce constat, le ministre de l'éducation nationale, Xavier Darcos, a chargé, en septembre, Alain Bentolila, professeur de linguistique à Paris-V, d'identifier les réformes nécessaires.

Organisée en trois, voire quatre ans, l'école maternelle ne marque pas de progressions claires dans ses apprentissages. "Pour schématiser, les deux premières années, on fait la classe au fil de l'eau, avec des activités qui n'ont pas de réels liens entre elles et sans objectifs clairement définis. En grande section, soit on continue sur ce modèle, soit on met les bouchées doubles", considère le linguiste.

Ainsi, la grande section de maternelle s'est transformée, dans certains cas, en une sorte de pré-CP. Il n'est plus rare aujourd'hui qu'une partie des élèves sachent quasiment lire à la fin de la grande section. La pression des parents, inquiets des performances de leurs enfants, n'a fait qu'amplifier le phénomène.

"Rien ne justifie qu'on fasse trop tôt et mal des apprentissages qui ne relèvent pas des écoles maternelles", notait Viviane Bouysse, inspectrice générale de l'éducation nationale, à l'occasion d'un colloque organisé sur le sujet, le 27 novembre, à Paris, par le Snuipp-FSU, le principal syndicat des enseignants du primaire. Car si les enfants issus de milieux familiaux qui consolident leurs apprentissages en profitent, les autres s'avèrent pénalisés.

Or la grande affaire de l'école maternelle, c'est avant tout la maîtrise du langage oral, préalable indispensable à un apprentissage correct de la lecture. "Un gamin qui arrive au CP avec un vocabulaire pauvre, une maîtrise déficitaire du langage au plan syntaxique et sans discriminer correctement les sons aura très peu de chances d'apprendre à lire quelle que soit la méthode de lecture", considère Alain Bentolila.

Tout cela suppose une formation spécifique des enseignants à la maternelle, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. "Ni le bon sens ni l'amour des enfants ne suffisent à mettre le langage au coeur des apprentissages. Vous devez vous appuyer sur des théories", a expliqué Mireille Brigaudiot, maître de conférences en sciences du langage à l'Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) de Versailles, devant un parterre d'enseignants, à l'occasion du colloque sur l'école maternelle.

Ainsi, soucieux de faire parler les enfants, des enseignants leur posent des questions sans s'assurer systématiquement que ceux-ci disposent des connaissances pour répondre. "Dans ce cas, seuls les élèves les plus performants vont répondre et c'est comme ça que, sans le vouloir, on creuse les écarts entre les élèves, ajoute Mme Brigaudiot. Il faut parler aux enfants des expériences partagées ensemble, des livres lus ensemble ou de choses dont on sait qu'elles les intéressent."

Or, les spécificités de l'école maternelle sont peu enseignées dans les IUFM. "D'un institut à un autre, le traitement de la maternelle est très inégal", convient Lucile Barbéris, présidente de l'Association générale des enseignants des écoles des classes maternelles publiques (Ageem, 4 500 professeurs), qui a participé à la réflexion.

Comme beaucoup de ses collègues, Magali Quinquandon, professeur des écoles à La Londe-les-Maures (Var), s'est trouvée projetée dans l'univers de la maternelle sans y avoir été vraiment préparée : "Je me rappelle de ce jour où je me suis retrouvée assise avec une vingtaine d'enfants de 3 ans sur un tapis en me demandant par quoi je devais commencer." La confrontation avec le terrain a été éprouvante. "En école élémentaire, les maîtres débutants peuvent s'appuyer sur des manuels, se rassurer en préparant des photocopies et des cours. Avec les petits, il y a beaucoup de création, tout un savoir-faire que l'on acquiert sur le tas", constate l'enseignante, forte de ses six ans d'expérience.

Chantal Cougé, directrice d'une école maternelle à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne) et formatrice, est confrontée chaque année aux mêmes appréhensions des professeurs stagiaires. "Ils se sentent peu armés, par exemple, pour résister à la pression de parents qui voudraient faire de la grande section un pré-cours préparatoire."

Reste le recours à la formation continue. Selon Gilles Moindrot, secrétaire général du Snuipp-FSU, la maternelle serait, là encore, désavantagée. Enfin, il n'existe plus, depuis 1972, de corps d'inspecteurs spécialisés sur l'école maternelle, ce qui n'aide pas à la reconnaissance de ses spécificités.

Pour Alain Bentolila, dont le rapport sur la refondation de l'école maternelle devrait être rendu public dans les prochains jours, "il faut définir des programmes clairs et établir une vraie progression des apprentissages de la petite à la grande section". Par ailleurs, "les professeurs des écoles qui veulent enseigner en maternelle devraient suivre des modules de formation obligatoires et effectuer des stages spécialisés, dans le cadre de la formation initiale", devrait préconiser le linguiste dans son rapport."

Martine Laronche et Catherine Rollot
Article paru dans l'édition du 06.12.07.

Ecrit par : Pendariès | 05 décembre 2007

Merci Dobolino.... Vous visez doublement juste, la voix de Patrice de la Tour du Pin m'est chère.

Ecrit par : Pendariès | 05 décembre 2007

"Tous ceux qui vous tiennent rancune
De les avoir créés si beaux,
Quand la hantise du tombeau
Les importune

Ceux-là sont vains. il faut détruire
Ce thème mensonger et plat
D'un gouffre qu'on ne connaît pas,
Mais qui aspire...

Laisser tomber tous ces symboles.
Si l'on souffre trop d'être humain,
Il faut chercher un peu plus loin:
Si peu console..."
Cette voix m'est bien chère aussi.

Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2007

Je préfère pour mon fils un coup de saton de Limousine de temps en temps à des rayons gamma quotidiens.
Et puis, en cas de guerre mondiale, pensez-donc, avoir un boucher dans la famille!

Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2007


Les soudeurs, dans le nucléaire, soudent les diverses pièces bien avant la mise en service des réacteurs. Ils ne reçoivent donc pas plus de radiations que vous et moi. C'est de la qualité de leur travail que dépendent les autorisations d'avancer les chantiers et les mises en service.
Merci pour le poème de P. De la Tour du Pin.
J'apprécie moi aussi cet auteur.

Ecrit par : Japhet | 05 décembre 2007

Oui, mais fiston est trop manche pour faire un bon soudeur et je connais un très bon maître d'apprentissage pour boucherie....
Ceci dit, les soudeurs de turbines hydro-électriques sont très recherchés, et les ingénieurs aussi. C'est une spécialisation qui demande mains et tête et ce n'est pas donné à tout le monde d'avoir les deux options, bien efficientes et en concordance.

Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2007

Faudrait quand même pas nous faire avaler que soudeur de précision, c'est l'enfance de l'art et à la portée du premier imbécile venu parce qu'il n'y a nul besoin d'étudier Racine pour ce faire. Il y faut art et passion!

Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2007

Merci de votre message, Pendariès! On ne peut que vous donner raison sur toute la ligne!

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 décembre 2007

Au Château de Grignan (Drôme provençale) le 8 décembre à 18 heures, la Librairie Ma Main Amie vous invite à une rencontre avec Jacques Réda, présentée par Philippe Jaccottet.
Vous devez connaître, Dobolino...
Pour renseignement et réservation 04 75 46 58 93 ou par mail à : [email protected]

Ecrit par : FGuichard | 05 décembre 2007
Ça, c'est le coin de Catmano... Je connais, mais le huit décembre, je couds et ravaude pour faire bouffer ma marmaille. J'en parlerai à mes hommes.

Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2007

Merci de votre message, Pendariès! On ne peut que vous donner raison sur toute la ligne!

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 décembre 2007

Je me bâtis - avec ce grand accompagnant, Max Rouquette, à l'esprit, - toujours.

Ecrit par : Pendariès | 05 décembre 2007

Combien de bloggueurs avez-vous blessés (*SIC!)
avec votre ton péremptoire, votre mépris et vos affirmations tranchantes ?

Eh bien, j'écris pour tout le monde, et too bad si cela défrise en 2007 les derniers cocus du socialisme réel et autres orphelins de la Cause du peuple, toujours scotchés dans leurs schémas éculés. Ces donneurs de leçons ont singulièrement manqué d'empathie pour les centaines de millions de victimes immolées au nom de leur ideologie de référence, de cette funeste passion pour l'égalité dont la cause est si indéfendable qu'ils ne peuvent plus s'en sortir désormais que par le procès d'intention et la diabolisation d'une droite hyper-libérale ( est-ce que je les traite d'hyper-socilalistes, moi?) et par définition sans coeur ( et qui n'enfante que de mauvais parents, tant qu'on y est) puisque le monopole de ce dernier appartient à la gauche!

Pathétique.

La catastrophe humanitaire, qui a tué dans l'oeuf le potentiel de plusieurs dizaines de classes d'âge, a des origines idéologiques bien précises, des théories bien identifiées, et toutes sont ancrées dans l'égalitarisme, pas vraiment un crédo de la droite, non? Tant pis pour ceux qui au bout de tant d'années n'ont pas encore viré leur cuti, continuent à croire qu'il ne faut voir qu'une tête pour être gentil, à faire des listes au Père Noël socialiste, glorifient avce nostalgie les vertus de la révolution permanente et tremblent devant le Père Fouettard libéral.
Il y a heureusement un paquet de gens qui n'ont jamais gobé ces fadaises ou, ce qui revient au même, en sont plus ou mons vite revenus. Errare humanum est, sed perseverare diabolicum, pas besoin d'avoit fait du latin pour comprendre cette évidence, speaking of which, notre bonne dame patronnesse nous en a servi une autre :
"Nous sommes tous des êtres humains avec nos sensibilités"
Ecrit par : FGuichard | 05 décembre 2007

Non, vraiment? quel scoop!
Et excusez-moi, je nous prenais pour des ânes.


==============
Magnifique leçon de morale de FG: comment être empathique en un mail! Aimez-vous les uns les autres et gnagnagna...
Compris? Cadichon? Il faut parler avec l'onctuosité " de gauche"c'est -à- dire avoir l'air concerné, compassionnel avec tout monde; tout le monde, enfin les bons, les Justes.
Le petit coup de flatterie de Montaigneàcheval pour JPB.
Et le reste habituel.
Coin! coin! le niveau monte!
Ecrit par : Jacques | 05 décembre 2007

Rien à ajouter, Jacques, reçu 5/5.

Ecrit par : Cadichon | 05 décembre 2007

Pour Alain Bentolila, dont le rapport sur la refondation de l'école maternelle devrait être rendu public dans les prochains jours, "il faut définir des programmes clairs et établir une vraie progression des apprentissages de la petite à la grande section". Par ailleurs, "les professeurs des écoles qui veulent enseigner en maternelle devraient suivre des modules de formation obligatoires et effectuer des stages spécialisés, dans le cadre de la formation initiale", devrait préconiser le linguiste dans son rapport."

Martine Laronche et Catherine Rollot
Article paru dans l'édition du 06.12.07.

Ecrit par : Pendariès | 05 décembre 2007

Z'ont qu'à demander à Catmano de le leur expliquer!

Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2007

"Jamais les profs de collège et de lycée n'auraient dû accepter, en fermant les yeux, les dégâts faits en primaire."

rapport PISA

S’agissant du niveau des jeunes de 15 ans et compte tenu de la nature des questions, il ne peut être question (contrairement à ce qu’on a fait trop souvent) d’incriminer l’école primaire. D’autant plus que les élèves français de 15 ans dont le « niveau » est en baisse par rapport à 2003 avaient déjà quitté l’école primaire à l’époque. C’est donc bien le collège français qui est en cause ici.

Ecrit par : LouBlan | 05 décembre 2007

Pardon, « qu’on les prenne ».

J’ai eu ce genre de gugusse bien pensant à la Frako comme instit’. J’étais bon élève (“formaté” !) et il me vouait une haine qui m’était peu compréhensible à l’époque. Je devinais quand même un ressentiment chez la bête. Ces types ne peuvent convaincre que ceux qui s’abstiennent de se servir de ce qu’ils ont entre les deux oreilles ou qui veulent faire carrière comme flics de la pensée.

Ecrit par : P. Azimont | 05 décembre 2007

A tout prendre, je trouve moins dangereux les technocrates à tableaux de bord qui ne "savent pas ce qui se passe dans les classes".

Ecrit par : Robin | 05 décembre 2007

"Magnifique leçon de morale de FG: comment être empathique en un mail! Aimez-vous les uns les autres et gnagnagna...
Compris? Cadichon? Il faut parler avec l'onctuosité " de gauche"c'est -à- dire avoir l'air concerné, compassionnel avec tout monde; tout le monde, enfin les bons, les Justes.
Le petit coup de flatterie de Montaigneàcheval pour JPB.
Et le reste habituel.
Coin! coin! le niveau monte!"
Ecrit par : Jacques | 05 décembre 2007

"Rien à ajouter, Jacques, reçu 5/5."

Ecrit par : Cadichon | 05 décembre 2007

Ben dis-donc, Cadichon, si vous prenez le message de Jacques comme référence 5/5, vous baissez dans mon estime! On peut être incisif sans être agressif, chercher à convaincre sans insulter et sans être mièvre, et reconnaître des mérites à ceux avec qui on n'est pas d'accord à cent pour cent sans faire de la lèche! On ne va pas beaucoup avancer, avec des messages comme ceux de Jacques.

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 décembre 2007

"Ceci dit, en pratique, malgré les propos que vous citez de Lambert, Migaud et Méhaignerie (qui sont des parlementaires, donc peu au fait des réalités concrètes de la gestion quotidienne des agents de l'Etat) la LOLF n'a à peu près rien changé d'autre que la présentation du budget, devenu beaucoup plus lisible qu'avant (comparez les "PAP" aux anciens "bleus budgétaires" que seuls les spécialistes pouvaient déchiffrer)."

Ecrit par : Jesse Darvas | 04 décembre 2007

Bon, pour planer à ce point, vous ne devez pas avoir idée de ce que sont les CTP ni suivre ce qui s'y passe. A moins que vous ne soyez un adepte de la méthode Coué !

Ecrit par : Un hussard | 05 décembre 2007

"Jamais les profs de collège et de lycée n'auraient dû accepter, en fermant les yeux, les dégâts faits en primaire."

rapport PISA

Qu'est-ce que ça veut dire ?

Ecrit par : Robin | 05 décembre 2007

L'argument de "Loublan" est un sophisme : à partir du moment où des élèves privés de bases en lecture, écriture et calcul, rentrent en sixième, fatalement, ils n'apprennent rien en collège. C'est d'une telle évidence ! A propos, comment font-ils nos glorieux Finlandais : on y rentre à l'école à 7 ans, après avoir appris à lire "à la maison" ?
On s'occupe, ensuite et seulement, dans cette école tardive, de ceux qui présentent un retard dans cette "compétence" ("savoir", en bon français). Je suis prêt à parier que les parents qui apprennent à lire à leurs enfants utilisent des méthodes très frustes, qui feraient dresser sur la tête les cheveux de nos IEN, docteurs ès "sciences de l'éducation".
Envolons-nous vers le cercle polaire avec des idées simples ...

Ecrit par : JPL | 05 décembre 2007

Pris dans le Monde (Internet):

"De l'ordre de 15 % d'élèves n'auraient pas les acquis nécessaires pour bien apprendre à lire à leur entrée au CP.

Si Le Monde mérite toujours son titre de "quotidien de référence" (ce qui est, du reste, douteux, surtout depuis que c'est devenu un sujet d'auto-satisfaction pour ses responsables), ce n'est pas visiblement pas grâce au respect de la langue française dans ses articles, ni au style fluide de ses journalistes.

Ecrit par : Moot | 06 décembre 2007

Ah, au fait, sans arrière-pensée politique : bonne fête à tous les Nicolas !
Et gare au père fouettard qui n'est jamais loin derrière le saint.

Ecrit par : Moot | 06 décembre 2007

"Au Château de Grignan (Drôme provençale) le 8 décembre à 18 heures, la Librairie Ma Main Amie vous invite à une rencontre avec Jacques Réda, présentée par Philippe Jaccottet.
Ecrit par : FGuichard | 05 décembre 2007 "

C'est gentil, FGuichard, d'autant que ça montre que Jaccottet va mieux (il était grandement malade il y a qque temps).

Mais les poètes pensent-ils que leurs lecteurs peuvent habiter une région pourrie, loin de la Drôme provençale ? Le seul poète que j'ai rencontré dans le coin en est reparti le plus vite possible, en se faisant muter ailleurs (il était prof en même temps).

Ecrit par : Jeremy | 06 décembre 2007

"les professeurs des écoles qui veulent enseigner en maternelle devraient suivre des modules de formation obligatoires et effectuer des stages spécialisés, dans le cadre de la formation initiale"

Les pauvres ! Encore des heures de formation inutile !
Comme d'hab : l'idée est bonne, le résultat sera désastreux.
Quand on voit les bras cassés qui font ces formations (je ne parle pas de vous, Christophe, je parle de ceux que j'ai eus, et de ceux que je vois encore à l'oeuvre.)

Ecrit par : Jeremy | 06 décembre 2007

C'est une énorme erreur éducative, Christophe, que de s'imaginer qu'on puisse et qu'on doive éviter d'infliger des punitions. La punition est attendue par l'enfant qui a fait une bêtise (bavardé, oublié son cahier, son exercice, etc.), car il a le sens inné de la justice. Ne pas le punir revient à le déstabiliser, alors qu'il a besoin de repères clairs sur ce qui est permis et ce qui ne l'est pas et d'avoir en face de lui des adultes conscients de leurs responsabilités. On ne peut s'appuyer, comme disait l'autre, que sur ce qui résiste. Ne pas punir, c'est le rêve de Meirieu d'une école où tout le monde il est beau tout le monde il est gentil, c'est-à-dire d'une société qui ne peut avoir aucune existence puisque même dans celle des adultes, la sanction est encore plus brutale. Meirieu prend les élèves pour de petits adultes pétris de bons sentiments. Double erreur: les enfants ne sont pas des adultes, donc on doit les obliger à apprendre leurs leçons, à faire leurs devoirs, et d'autre part il n'y a pas de société sans contraintes et sans sanctions.

Ecrit par : Jean | 06 décembre 2007

Encore Bentolila! Toujours Bentolila! Il est instituteur en maternelle, Bentolila? Il est maître d'école expérimenté, Bentolila? Non? Alors de quoi il se mêle, Bentolila? La barbe, Bentolila! Mêlez-vous donc une bonne fois de ce qui vous regarde! Vous êtes insupportable!
Marc Le Bris, oui, Bentolila, non!

Ecrit par : Jean | 06 décembre 2007

Jamais les profs de collège et de lycée n'auraient dû accepter, en fermant les yeux, les dégâts faits en primaire.
Pour ceux qui ont encore une conscience professionnelle, vous le payez très cher.

Ecrit par : Carole | 29 novembre 2007

"Jamais les profs de collège et de lycée n'auraient dû accepter, en fermant les yeux, les dégâts faits en primaire."

rapport PISA

S’agissant du niveau des jeunes de 15 ans et compte tenu de la nature des questions, il ne peut être question (contrairement à ce qu’on a fait trop souvent) d’incriminer l’école primaire. D’autant plus que les élèves français de 15 ans dont le « niveau » est en baisse par rapport à 2003 avaient déjà quitté l’école primaire à l’époque. C’est donc bien le collège français qui est en cause ici.

Ecrit par : LouBlan | 05 décembre 2007

Ce paralogisme est aisé, mais il me semble que tous les fondamentaux s'enseignent au primaire. Les profs de collège et de lycée baissent gentiment les yeux quand ils constatent que trop d'élèves manquent de bases, de ce fait on les laisse gentiment couler.

Certains parents n'ont pas attendu gentiment et sagement le rapport PISA et gentiment et intentionnellement essaient de limiter le désastre.

JPL a tout compris.

Mais restons en France, au lieu de parler de la Finlande.
Une méthode sauvage pour l'EN : la méthode Boscher.
Mais elle est tellement simple que je ne sais si nos enseignants de primaire ................................. et puis vu son prix modique........................................pas d'intérêt!
L'E.N aime les gros budgets, les gros effectifs et les gros dégâts.
Que voulez-vous, l'E.N aime l'outrance.

Ecrit par : Carole | 06 décembre 2007

Ce paralogisme est aisé, mais il me semble que tous les fondamentaux s'enseignent au primaire. Les profs de collège et de lycée baissent gentiment les yeux quand ils constatent que trop d'élèves manquent de bases, de ce fait on les laisse gentiment couler.

L'impression dominante, en ce qui me concerne, mais je ne suis pas le seul, est que les instituteurs ont de moins en moins fait leur travail, que les méthodes aberrantes de Pierre Frakowiak et de ses semblables (Meirieu, Charmeux) se sont imposées et que l'on a privilégié le point 1 : autonomie/construction des savoirs au détriment de la transmission explicite et de l'évaluation (cf. la fausse autocritique de P. Frakowiak.).

Le résultat est que les professeurs de collège consciencieux ne savent plus quoi faire, construisent sur du sable mouvant et s'arrachent les cheveux.

Ecrit par : Robin | 06 décembre 2007

"C'est une énorme erreur éducative, Christophe, que de s'imaginer qu'on puisse et qu'on doive éviter d'infliger des punitions. La punition est attendue par l'enfant qui a fait une bêtise (bavardé, oublié son cahier, son exercice, etc.), car il a le sens inné de la justice. Ne pas le punir revient à le déstabiliser, alors qu'il a besoin de repères clairs sur ce qui est permis et ce qui ne l'est pas et d'avoir en face de lui des adultes conscients de leurs responsabilités. On ne peut s'appuyer, comme disait l'autre, que sur ce qui résiste. Ne pas punir, c'est le rêve de Meirieu d'une école où tout le monde il est beau tout le monde il est gentil, c'est-à-dire d'une société qui ne peut avoir aucune existence puisque même dans celle des adultes, la sanction est encore plus brutale. Meirieu prend les élèves pour de petits adultes pétris de bons sentiments. Double erreur: les enfants ne sont pas des adultes, donc on doit les obliger à apprendre leurs leçons, à faire leurs devoirs, et d'autre part il n'y a pas de société sans contraintes et sans sanctions."

Ecrit par : Jean | 06 décembre 2007

Jean, j'essaie, (je dis bien: "j'essaie") tous les jours de faire mienne cette phrase, et dans tous les domaines: "l'art naît de contrainte(s) et meurt de liberté(s)". Mais il me semble que vous, vous confondiez "sanction" et "punition"!

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 décembre 2007

"Encore Bentolila! Toujours Bentolila! Il est instituteur en maternelle, Bentolila? Il est maître d'école expérimenté, Bentolila? Non? Alors de quoi il se mêle, Bentolila? La barbe, Bentolila! Mêlez-vous donc une bonne fois de ce qui vous regarde! Vous êtes insupportable!
Marc Le Bris, oui, Bentolila, non!"

Ecrit par : Jean | 06 décembre 2007

Jean, si on suit votre logique, faites donc un "deal" avec Bentolila; il arrête de parler de la maternelle si vous-même arrêtez de parler des IUFM! :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 décembre 2007

"Organisée en trois, voire quatre ans, l'école maternelle ne marque pas de progressions claires dans ses apprentissages. "Pour schématiser, les deux premières années, on fait la classe au fil de l'eau, avec des activités qui n'ont pas de réels liens entre elles et sans objectifs clairement définis. En grande section, soit on continue sur ce modèle, soit on met les bouchées doubles", considère le linguiste." dit Bentolila.
S'il veut faire corriger cela, il fautdrait qu'il demande à son ministre de décourager la pédagogie de projet...
Parce que, dans la plupart des classes maternelles, on a un "joli projet", bien ficelé, qui doit paraît-il faire émerger tous les savoirs, toutes les capacités, toutes les compétences, sans même que l'enfant s'en rende compte.
Le problème, c'est que c'est de l'ORVS (observation réfléchie de la vie scolaire) dans tous les domaines des programmes (langage, vivre ensemble, éducation motrice, découverte du monde), matière qui n'a rien à envier à l'ORL des plus grands quant au manque de progressivité, de structuration, de motivation des enfants.

Ecrit par : catmano | 06 décembre 2007

Il faudrait

Ecrit par : catmano | 06 décembre 2007

Ne jouez pas sur les mots, Christophe. Les enfants DOIVENT être punis ( ou "sanctionnés", comme vous voulez, la sanction consistant en une punition), quand ils ont fait une bêtise. Même les adultes doivent l'être! Vous-même, s'il vous arrivait d'être pris à rouler à 50 km/h au-dessus de la limite, l'Etat vous prendrait 3000 euros (je dis cela au hasard). Ce n'est pas une punition, ça?

Ecrit par : Jean | 06 décembre 2007

Le bavardage mondain de Bentolila sur l'école est gonflant. Ce monsieur cherche surtout à se mettre en valeur lui-même, avec des idées mirifiques et absurdes comme celle de faire de la grammaire en maternelle!
Il n'éprouve de toute évidence aucun intérêt sincère pour l'école. Ce n'est pas son rayon.
Les IUFM, Christophe, j'en observe les effets dans l'enseignement secondaire, où j'enseigne, et où je vois les élèves ne rien savoir en français par la faute des "séquences"...

Ecrit par : Jean | 06 décembre 2007

Oh, Jean, pour un professeur de lettres, votre laxisme soudain concernant deux mots qui ne sont quand même pas exactement synonymes me surprend!

Ce que je veux simplement dire, c'est que la punition ne sert pas à grand-chose. Alors, oui, faire le maximum pour pouvoir l'éviter (et, dans le domaine que vous évoquez, une vraie politique de prévention éviterait une répression exagérée). Ceci-dit, vous avez touché, avec la sécurité routière, un sujet particulièrement sensible chez moi. Mais je reste quand même sceptique quan au fait du parallèle "scientifique" entre pédagogie et voiture.

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 décembre 2007

Je ne sais pas si vous avez remarqué, Christophe, mais les enfants ont une sorte de sens inné de la justice. Pour eux, une punition va de soi s'ils estiment qu'ils la méritent. ce n'est pas aux professeur, mais aux élèves à "faire le maximum pour pouvoir l'éviter"!
Quant au mot "sanction", il présente deux significations: la négative (punition) et la positive (récompense). On dit bien, n'est-ce pas: "Ce premier prix de violon sanctionne ses efforts."? Les bonnes notes, les "félicitations" , les "encouragements", les prix (la distribution des prix de fin d'année est une excellente chose qu'il faudrait rétablir) sanctionnent les efforts et le sérieux des élèves.

Ecrit par : Jean | 06 décembre 2007

la Librairie Ma Main Amie vous invite ...

Ecrit par : FGuichard | 05 décembre 2007

Cendrars, toujours Cendrars.
Merci à Françoise Guichard

Ecrit par : yann | 06 décembre 2007

Rien à ajouter, Jacques, reçu 5/5.

Ecrit par : Cadichon | 05 décembre 2007

Toujours aussi Cadic...e.

Ecrit par : yann | 06 décembre 2007

C’est donc bien le collège français qui est en cause ici.

Ecrit par : LouBlan | 05 décembre 2007

C'est donc ça ! Loublan a trouvé le biais statistique qui met notre grand pays, phare du monde, derrière la Bulgarie dans le classement Pisa : les enfants ne vont pas en primaire, et apprennent à lire au collège.
Il suffirait de les tester plus tard, et ils rattraperont les Bulgares...

Ecrit par : yann | 06 décembre 2007

"Il suffirait de les tester plus tard, et ils rattraperont les Bulgares"

Est ce la faute des Bulgares si beaucoup de nos élèves ont le cerveau structuré comme du yaourt ?

Ecrit par : dugong | 06 décembre 2007

LouBlan dira peut être qu'il aime ou qu'il n'aime pas le yaourt et que, par conséquent, ce n'est pas de sa faute si les choses sont ainsi ou, s'il le désire, si les choses ne le sont pas.

Cocher la case (pour validation des compétences).

Ecrit par : dugong | 06 décembre 2007

La compétence testée est : "savoir s'en laver les mains"

Ecrit par : dugong | 06 décembre 2007

Je me souviens bien, mon cher Paul. Comme un autre de mes maîtres, Victor HOST, directeur de recherche à l'INRP, tu me disais simplement: "Il y a trois types d'activités nécessaires à l'école: 1° des activités de construction des
savoirs et des compétences par les élèves eux-mêmes placés dans des situations de recherche, de tâtonnement, d'expression/communication, de comparaison des
procédures, de réflexion, de raisonnement, de justification des suppositions, de fabrication d'outils mentaux. 2° des activités d'exercice, d'entraînement, de fixation, de réinvestissement. 3° des activités d'évaluation. Aujourd'hui, 90% du temps scolaire sont occupés par les activités de type 2 et 3. Toutes les activités de remédiation et toutes les activités d'aide aux devoirs sont de type 2,
c'est-à-dire qu'elles ne sont que plâtre sur des jambes de bois. Pour améliorer la
réussite scolaire, il faudrait au moins 50% du temps pour des activités de type 1 et donc une sérieuse réduction du temps d'enseignement collectif frontal. Et la remédiation n'a de sens que si elle est de type 1."


Il manque un chaînon essentiel dans la vision pédagogique de ce Victor Host, directeur de recherche au CRDP et maître à penser de l'auteur de ces lignes, un chaînon sans lequel application, réinvestissement et évaluation sont tout simplement impossibles : la transmission de savoirs explicites.

Pierre Fr. parle dédaigneusement de "temps d'enseignement collectif frontal" mais pour assimiler cet enseignement à ce qu'il nomme les activités de type 2 (entraînement, fixation, réinvestissement) et 3 (évaluation)

Mais bon sang réinvestir et évaluer quoi ? Quelle confusion ! On marche sur la tête !

Et la cerise sur le gâteau, si l'on ose dire, c'est de prétendre que la rémédiation n'a de sens que si elle est de type 1 (autoconstruction des savoirs). Remédier à l'impossibilité de réinvestir un savoir qui ne leur a pas été transmis en leur faisant construire leur propre savoir !

Toute la confusion, toute l'utopie brouillone et destructrice du rapport des élèves aux savoirs est dans ces lignes.

Les "tableaux de bords" et autres "camemberts" ne sont que d'innocents passe-temps de savants Cosinus à côté de ça.

S'il avait pu se contenter de faire comme l'inéffable Thélot qui s'efforce, en convainquant, de moins en moins de prouver algébriquement que le niveau monte.

Il est vrai qu'ils sont aux deux extrémités de la chaîne.

La seule question intéressante est de savoir comment évaluer et comment transmettre sans déperdition, de la manière la plus efficace possible des savoirs explicites. Je reconnaîs que ce n'est ni simple ni évident, mais je nevois pas en quoi ces lignes de Pierre Fr. peuvent nous y aider.

Ecrit par : Robin | 06 décembre 2007

Ainsi, la grande section de maternelle s'est transformée, dans certains cas, en une sorte de pré-CP. Il n'est plus rare aujourd'hui qu'une partie des élèves sachent quasiment lire à la fin de la grande section.
???????????????
Vite des adresses ! L'auteur a probablement confondu école maternelle et milieu familial !
Thierry

Ecrit par : venot thierry | 06 décembre 2007

Merci, Robin, pour l'expression " mère docu".

Quand j'ai découvert ce blog je n'avais aucune idée de pseudo et j'ai été habituée à me présenter en donnant mon nom. Dix-sept ans docu sans que cela réponde à un choix véritable - mais on ne fait pas toujours comme on veut et les responsabilités familiales sont pour moi prioritaires - tout en nourissant l'espoir de devenir prof de lettres en dévorant une petite revue de rien de tout ( "L'école des lettres"), dix-sept ans de CDI, cela compte dans une carrière. Je n'étais pas commode, c'est vrai, mais en revanche je m'efforçais d'être disponible pour aider les élèves à formuler et à cibler leurs recherches et les conseiller dans la prise de notes afin de les obliger à lire attentivement pour repérer tel ou tel passage du document répondant à leurs recherches. Je refusais d'avoir recours à la photocopieuse apparue dans une pièce voisine en 1980 et dont le vacarme assourdissant nous cassait les oreilles. Elle fut d'ailleurs remplacée quelques mois plus tard par un autre modèle, plus silencieux paraît-il , ce qui constituait un énorme mensonge, mensonge matérialisé par ses dimensions : entre 2m et et 2,5m de long. Il fallait ouvrir 7 portes pour décoincer les feuilles et remettre en route. Nous l'avions appelée " Amédée ", allusion à la pièce de Ionesco; Contrairement à l'idée reçue qui affirme que la responsabilié d'un CDI est un emploi placard, je n'avais pas peur des contacts et j'allais au devant des collègues et des élèves quand je les voyais perdus. Je ne dis pas "usagers". On venait au CDI pour travailler sur documents, pour se plonger dans un livre,pour apprendre au calme.
Je viens de lire dans " La débâcle de l'école" p; 143, une petite phrase deLiliane Picciola : " Sans les photocopieurs, on demandait un livre à la bibliothèque: on se hatait de profiter de l'ouvrage enfin obtenu, on en recopiait des passages, l'écriture donnant forcément le temps de la réflexion, et l'impossibilité de tout recopier obligeant à sélectionner, à se demander ce qui était le plus important."
Je me retrouve entièrement dans cette phrase.
Quand j'ai quitté ce CDI que j'avais installé et étoffé de mon mieux sans qu'il devienne forcément un modèle, deux documentalistes à temps complet et un CES ( Contrat emploi solidarité ) m'ont remplacée. Ces personnes ont jugé utile de
procéder au nettoyage par le vide. Devenue professeur dans le même établissement, je constatai la disparition de plusieurs années de "l'école des lettres" et de bon nombre de dossiers documentaires patiemment constitués de reportages et de références sur les sujets les plus divers. Cette tâche me passionnait. Ayant fait le choix de rendre mon tablier, je n'ai rien dit. Aujourd'hui, depuis que ce blog m'invite à écouter les uns et les autres et à consulter crayon en main divers ouvrages brossant et commentant l'état des lieux, je mesure pleinement l'évolution du mal, tout en sachant qu'ici ou là la résistance se manifeste.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 06 décembre 2007

Mais non, Thierry, cela existe! Et je n'habite pas un département exceptionnel, loin s'en faut!

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 décembre 2007

Intéressante discussion entre C.Sibille et Jean sur les sanctions/punitions. La distinction restant obscure pour moi, j'ai cherché sur internet et trouvé un certain nombre de textes d'inspiration "pédagogiste" ou "constructiviste" expliquant savamment pourquoi l'une et l'autre différaient fondamentalement. Si j'essaie de résumer (ce n'est pas clair!):
- la sanction résulte de l'application objective d'un réglement connu à l'avance; elle porte sur l'acte et non sur la personne; elle conduit l'auteur du comportement déviant à s'interroger sur son acte et ses conséquences;
- la punition s'inscrit dans un conflit personnel élève/maître; souvent attribuée de manière impulsive, sans rapport direct avec la faute commise, portant sur la personne elle-même, elle tend à renforcer le déviant dans son comportement (recherche mimétique du conflit avec le professeur, recherche par l'élève d'une validation du jugement négatif porté sur lui).

Il s'agit plus de forme subjective que de contenu matériel.

Bref, si le prof dit posément :"d'après le réglement, tu dois copier 200 lignes pour avoir été insolent. Ceci n'a rien de personnel, nous devons tous appliquer le réglement et tu feras donc 200 lignes. Je suis persuadé que tu sauras ne pas réitérer ce comportement qui a des conséquences indésirables pour tout le monde", il applique une sanction.

S'il crie "petit crétin, tu me copieras 200 lignes. Et essaie un peu de recommencer, la prochaine fois ce sera 400. Si tu crois pouvoir jouer au plus fin avec moi, tu te trompes lourdement." il s'inscrit dans une logique punitive contre-productive.

Dans cette optique l'amende liée à la sécurité routière relève de la sanction (comme toute "sanction" pénale, d'ailleurs...)

Cette distinction "savante" ne semble pas cohérente avec celle issue des textes. D'après ceux-ci, la punition est décidée par le professeur (ou le personnel de l'établissement concerné) tandis que la sanction, potentiellement beaucoup plus lourde puisque pouvant conduire à l'exclusion, est décidée par le conseil de discipline. Les 2 sont prévues par le réglement interieur, il n'y a donc pas de place pour du conflit subjectif.

cf: http://eduscol.education.fr/D0111/fiche01.htm

"Liste des sanctions devant figurer au règlement intérieur

Avertissement, Blâme, Exclusion temporaire (maximum un mois), assortie ou non d'un sursis, Exclusion définitive (assortie ou non d'un sursis).

Liste (non exhaustive) des punitions pouvant figurer au règlement intérieur

Inscription sur le carnet de correspondance, Excuse orale ou écrite, Devoir supplémentaire assorti ou non d'une retenue, Exclusion ponctuelle d'un cours, Retenue pour faire un devoir ou un exercice non fait.

La distinction entre punitions scolaires et sanctions disciplinaires permet de mieux tenir compte de la diversité et de la gravité des manquements des élèves et de la complémentarité des rôles éducatifs joués par les personnels au sein de l'établissement. "

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 06 décembre 2007

S’agissant du niveau des jeunes de 15 ans et compte tenu de la nature des questions, il ne peut être question (contrairement à ce qu’on a fait trop souvent) d’incriminer l’école primaire. D’autant plus que les élèves français de 15 ans dont le « niveau » est en baisse par rapport à 2003 avaient déjà quitté l’école primaire à l’époque. C’est donc bien le collège français qui est en cause ici.

Ecrit par : LouBlan | 05 décembre 2007

LouBlan, P.Meirieu pourrait vous attaquer pour plagiat car vous le reprenez mot à mot sans même le citer. Le fait que PM ne soit pas particulièrement apprécié sur ce blog ne justifie pas un tel pillage!

cf paragraphe 5 dans
http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/2007/pisa06_Meirieu.aspx

Une contradiction intéressante dans le camp "pédagogiste":
- P.Meirieu ne conteste pas que les résultats sont mauvais (mais en déduit qu'il faut plus de "pédagogie")
- d'autres comme N.Mons insistent sur le fait que les résultats sont dans la moyenne, et qu'il faut se garder de toute conclusion hâtive (craignant sans doute qu'une interprétation catastrophiste des résultats n'aboutisse pas à plus de "pédagogie" mais au contraire à un retour aux fondamentaux...)

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 06 décembre 2007

Qui a copié sur qui ?

Des sanctions voire des punitions s'imposent !

Ecrit par : dugong | 06 décembre 2007

Ouais, Jesse Darvas, si vous faites appel aux pédagogistes pour nous éclairer, vous allez nous embarquer, pour reprendre le titre d'un livre de Heidegger que Robin s'est sûrement farci un jour, sur des "chemins qui ne mènent nulle part"! Laissez ces esprits confus ruminer leur fausse science! Ce qu'ils écrivent sur la punition et la sanction n' est rien d'autre que de la divagation de pseudo-intellectuels! Grassement payés, au demeurant, pour faire du bruit avec leur bouche. Avec eux, on est à des années-lumière du bon sens et de la raison.

Pour moi, la sanction a deux sens , je l'ai écrit plus haut: c'est la punition (l'élève qui a mal fait est puni: une mauvaise note est une punition en ce sens; c'est l'aspect répressif du terme). Il est absurde et insinuant de prétendre comme le font les pédagogistes que la punition s'inscrit dans un conflit personnel élève/maître: car il y a TOUJOURS un rapport de forces entre l'élève, qui n'a pas demandé à être en classe, et le professeur, qui est là pour l'obliger à apprendre).
On peut alors distinguer, comme le font, certains règlements intérieurs, la punition "courante" et la punition plus grave qu'ils appellent "sanction", mais tout cela relève de la sanction-répression, globalement, de la "punition", laquelle est indispensable à l'enfant pour se construire. D'autre part, il y a la sanction qui récompense.
La vie de l'élève est faite de ces deux types de "sanctions": il cherche à recevoir le moins possible de sanctions du premier type et le plus possible de sanctions du second.

Ecrit par : Jean | 06 décembre 2007

Bonjour à tous ! J'en profite pour vous passer un petit coucou en espérant que vous vous portez tous très bien.

Comme je n'ai plus d'occasion d'apporter ma petite touche personnelle sur le chapitre "Ecriture et Invention", je la place ici :

JPB écrit :

Danièle Sallenave, dans un ouvrage déjà ancien mais indispensable, écrit : « Les livres seraient donc le chemin pour revenir au monde. Car il ne s’agit pas de changer la vie en lui adjoignant les honneurs ou l’argent, la réussite et le divertissement : ce ne sera toujours que la vie ordinaire avec des honneurs, la vie ordinaire des gens riches. Il s’agit de s’adjoindre les livres, non pour changer de vie, mais pour changer la vie. Tout le reste masque la douleur de la vie ordinaire : seuls les livres la métamorphosent. » Et de conclure : « Contre les esthètes, qui placent les livres au-dessus de la vie, et contre les ignorants ou les démagogues, pour qui la vie est maîtresse de toute expérience et de tout savoir, on soutiendra ceci : c’est dans la vie que les livres trouvent un monde ; c’est dans les livres que la vie prend figure (…) SI le monde ne se constitue pleinement comme monde habitable qu’à travers l’expérience des livres, être privé de livres, ce n’est donc pas seulement être privé d’instruction, de formation, de culture ou encore d’un loisir, d’un plaisir, d’une jouissance ; c’est mener une existence dénuée de son nerf intime, hors d’état de poser la question de son sens. » (3)


Moi je rajouterai : "Ceux qui brûlent des livres, finissent un jour par brûler des hommes." (Heinrich Heine)

Au plaisir de vous lire JPB !

Ecrit par : Sandra WAGNER | 06 décembre 2007

Merci, Robin, pour l'expression " mère docu".

Quand j'ai découvert ce blog je n'avais aucune idée de pseudo et j'ai été habituée à me présenter en donnant mon nom.

Ah non ! Hélène, cette affreuse expression n'est pas de moi !

Ecrit par : Robin | 06 décembre 2007

C'est donc ça ! Loublan a trouvé le biais statistique qui met notre grand pays, phare du monde, derrière la Bulgarie dans le classement Pisa : les enfants ne vont pas en primaire, et apprennent à lire au collège.
Il suffirait de les tester plus tard, et ils rattraperont les Bulgares...

Ecrit par : yann

Vous vous souvenez peut-être de cette "perle" d'une doyenne de l'IG de Lettres dont le nom m'échappe : "un quart des élèves entrant en sixième ne savent pas lire, mais ils n'ont pas encore terminé leurs études".
Cette remarque est inepte, car il faut se rendre à l'évidence : un gamin qui entre au collège n'y apprendra pas à lire. C'est logique, puisque les programmes de collège ne sont pas faits pour cela et les collégiens sont tout censés savoir lire et écrire. L'élève est définitivement foutu si on ne le rattrape pas ailleurs (je sens que Toto va surgir de sa boîte, au bout de son ressort, pour nous dire comment ;o)).

Ecrit par : Moot | 06 décembre 2007

Merci, Robin, pour l'expression " mère docu".

Quand j'ai découvert ce blog je n'avais aucune idée de pseudo et j'ai été habituée à me présenter en donnant mon nom.

Ah non ! Hélène, cette affreuse expression n'est pas de moi !

Ecrit par : Robin

Ni de moi qui l'ai piquée à "Fluide glacial", le magazine de Gotlib et ses amis, lequel avait en son sein une rubrique intitulée : "les carnets de la Mère Docu".

Ecrit par : Moot | 06 décembre 2007

errata : brouillonne avec deux n !

Ecrit par : Robin | 06 décembre 2007

Cette remarque est inepte, car il faut se rendre à l'évidence : un gamin qui entre au collège n'y apprendra pas à lire. C'est logique, puisque les programmes de collège ne sont pas faits pour cela et les collégiens sont tout censés savoir lire et écrire.

Tout le problème des professeurs de collège (et pas seulement de français) est là.

Ou alors que l'on change les programmes et qu'on nous dise clairement : il est inhumain de faire travailler des enfants de moins de 12 ans.

Ils ne doivent commencer à apprendre à lire et à écrire * qu'au collège.

Pourquoi pas ? Mais au moins, que les choses soient claires !

* NB : avec Léo et Léa, ça va de soi !

Ecrit par : Robin | 06 décembre 2007

* NB : avec Léo et Léa, ça va de soi !

Ecrit par : Robin | 06 décembre 2007

Avec les Alphas, ce n'est pas mal non plus !!!

Ecrit par : nanette | 06 décembre 2007

Avec les Alphas, ce n'est pas mal non plus !!!

Ecrit par : nanette

Actuellement, c'est surtout avec la méthode des bêtas qu'ils "apprennent".

Ecrit par : Moot | 06 décembre 2007

"les carnets de la Mère Docu"

Il m'avait fallu un temps fou avant de comprendre !
(comme "le ptit café - dans sa culotte")

Ecrit par : crakibou | 06 décembre 2007

Petite Ecole de Madame D...... Mexico D.F.

Une petite école, pleine de couleurs, de cris d'enfants, de propreté, d'ordre, de délicatesse, de jeux éducatifs, de petits ordinateurs.
Les classes ne sont pas très grandes, anciennes mais accueillantes.

Dernière classe de maternelle :
Des lettres majuscules et minuscules, des chiffres, des nombres, de petites poésies, de magnifiques dessins.....
Les enfants travaillent dans le calme, dans l'ordre, on pourrait entendre une mouche voler, car ici, on s'applique.

Les enfants connaissent par coeur leurs lettres et savent les écrire, idem pour les chiffres et les nombres. Ils lisent parfaitement bien de petits textes, leur accent est délicieux.
Les tables de multiplications sont pratiquement acquises, et en fin d'année de maternelle, les petits élèves font des dictées de 5 lignes.
Les enfants sont joyeux, fiers de leurs cahiers remplis (d'écriture, de petites opérations, de petits problèmes....)qu'ils doivent faire signer toutes les semaines à leurs parents.
Je croyais me retrouver chez Hattemer en France.

Ces enfants sont bilingues, et puisque leurs parents ont fait le choix d'apprendre le francais, l'espagnol est à l'oral, et le francais écrit et oral.

Une petite école, qui est un paradis de couleur et de sourires, ou l'éducation se respire et l'instruction est le moteur des enseignants et des enfants.
Eh oui, cela existe.

Plus tard, je vous parlerai de petites écoles américaines.

Ecrit par : Carole | 06 décembre 2007

Il faudrait peut être que les gens arrêtent de s'autoexiter sur Pisa.

Deux observations personnelles :

- tant que l'intégralité des items pisa n'est pas publiée, je considère les "résultats" publiés comme suspects.
Les quelques exemples fournis laissent parfois perplexes sur l'appellation de science et sur leur adéquation à tel ou tel enseignement national en collège (voir l'exemple page 107 du document suivant) *

http://www.oecd.org/dataoecd/60/59/38378898.pdf

- le groupe "d'experts" pour les sciences à l'ocde comprend 12 membres (dont on trouvera la liste en fin du document précédent). Parmi eux, Andrée Tieberghien (de l'univ de Lyon), co-papesse des pédagols en sciences physiques.
Certains d'entre eux n'ont de scientifique que le nom dont se sont autoaffublées les "sciences de l'éduc" (par exemple, Svein Lie de l'université d'Oslo).

* On peut effectivement se demander à quoi sert Pisa :
- à tester le niveau de l'ensemble des jeunes de 15 ans dans les pays de l'OCDE ?
- à tester le degré d'adéquation des programmes de chaque pays au canon établi par les experts de l'OCDE ?

Ecrit par : dugong | 06 décembre 2007

Lors du précédent PISA , la SMF a fait un colloque avec des mathématiciens finlandais, colloque auquel j'ai participé. La majorité des finlandais présents - à part quelques cireurs de pompe - se plaignaient du bas niveau des étudiants à la fac ( en donnant des exemples précis et assez effarants) mais ce que disaient nos colègues finlandais était "Vous vous avez de la chance , on peut vous croire en France si vous dites que le niveau de vos élèves est bas ; mais nous, on ne nous croit même pas parce qu'on est les premiers à PISA".

Ceci dit, sur ce qui est testé dans PISA , prendre la fin de l'exposé que j'avais fait à l'époque.
http://smf.emath.fr/VieSociete/Rencontres/France-Finlande-2005/DelordF.pdf

Et notamment, pour un test passé à 15/16ans :

"Certains domaines […] sont absents de la culture mathématique et ne sont donc pas l'objet du test PISA : algèbre, calcul littéral, raisonnement déductif, trigonométrie (angles) et objets géométriques. "

Et il reste quoi de la "culture mathématique" ?

MD

Ecrit par : MichelDelord | 06 décembre 2007

On peut effectivement se demander à quoi sert Pisa :
- à tester le niveau de l'ensemble des jeunes de 15 ans dans les pays de l'OCDE ?
- à tester le degré d'adéquation des programmes de chaque pays au canon établi par les experts de l'OCDE ?

Ecrit par : dugong | 06 décembre 2007

"Plutôt que la maîtrise d’un programme scolaire précis, PISA teste l’aptitude des élèves à appliquer les connaissances acquises à l’école aux situations de la vie réelle. Les facteurs conditionnant leurs performances ainsi que LEUR POTENTIEL POUR L'APPRENTISSAGE TOUT AU LONG DE LA VIE font également l’objet d’une analyse au moyen de questions portant sur l'approche de l'apprentissage et le milieu social des élèves" est-il écrit sur le site de l'OCDE.

Former des personnes adaptables aux besoins de l'économie sont des objectifs essentiels de l'OCDE et du processus de Lisbonne, il me semble.

L'OCDE ne fait surement pas passer des tests pour le plaisir (comme mathématiques sans frontières) mais pour orienter les politiques éducatives selon ses objectifs.

Ecrit par : lucile | 06 décembre 2007

à Loublan:

L'INCURIE de l'école primaire - lorsqu'elle utilise les méthodes d'apprentissage prescrites depuis 30 ans dans les domaines de la lecture, de l'écriture et du calcul - est DRAMATIQUE. Beaucoup de "professeurs d'école" sont des gens incultes et prétentieux : l'idéologie pédago-libertaire a détruit plusieurs générations d'enfants innocents, issus des classes les plus modestes. Les formateurs d'iufm et les IEN sont les malfaiteurs et des parasites qui propagent cette idéologie mortifère. Ils continuent de sévir. Il faudrait une Coupole rue de Grenelle pour mettre un contrat sur eux car ils terrorisent depuis trente ans ceux qui osent leur désobéir.
Les héritiers rebelles de nos vieux "instit" sont des héros : eux seulent méritent notre plus grand respect. Ils sont comme le soldat de Pompéi mort à son poste sous les cendres du Vésuve.
Le collège est la première victime collatérale du Seveso intellectuel qu'est le cycle CP-CE1. C'est l'IG K. Weinland (agrégée Bonux ou Pif le Chien ? ) qui a bel et bien proféré cette insanité : les enfants auraient jusqu'au bac pour acquérir la maîtrise des savoirs de base ! Honte à une institution qui a laissé dire de telles dégoûtanceries. La condition sine qua non d'un espoir de renouveau est leur disparition.
Une guerre véritable - déclenchée par les Blackwaters libéraux, et pédagogues asscociés - est déclarée à tous les tenants d'un passage de témoin des Humanités, à tous ceux qui pensent que le premier rôle de l'enseignement est de "maintenir".

Ecrit par : JPL | 06 décembre 2007

Dans l'échantillon de tests de 2000 en lecture (en anglais), un de ceux-ci portait sur le "Centre sur la mobilité interne et externe" (CIEM), créé par le département du personnel d'une grosse entreprise.

Une des questions sur ce texte était :
"Indiquez deux façons dont le CIEM aide ceux qui vont perdre leur emploi à cause de la restructuration d'un département de l'entreprise."

http://www.pisa.oecd.org/dataoecd/44/62/33692744.pdf
p.75-76

Ecrit par : lucile | 06 décembre 2007

Monsieur Delors,

Si PISA se met à tester "la culture mathématique", alors là, nous sommes en queue de peloton !

Ecrit par : Carole | 06 décembre 2007

"L'INCURIE de l'école primaire - lorsqu'elle utilise les méthodes d'apprentissage prescrites depuis 30 ans dans les domaines de la lecture, de l'écriture et du calcul - est DRAMATIQUE. Beaucoup de "professeurs d'école" sont des gens incultes et prétentieux : l'idéologie pédago-libertaire a détruit plusieurs générations d'enfants innocents, issus des classes les plus modestes. Les formateurs d'iufm et les IEN sont les malfaiteurs et des parasites qui propagent cette idéologie mortifère. Ils continuent de sévir. Il faudrait une Coupole rue de Grenelle pour mettre un contrat sur eux car ils terrorisent depuis trente ans ceux qui osent leur désobéir."

Ecrit par : JPL | 06 décembre 2007

Je vous trouve un peu mou! Il faudrait leur enfiler des clous chauffés à blanc sous les ongles, les taillader lentement à coup de cutter, leur passer les dents (saines, comme dans "marathon man") à la roulette, leur faire subir le suppice de la goutte d'eau, ou, pire encore, leur faire lire les oeuvres complètes de Rachel Boutonnet... Non, là, je suis vraiment dur!

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 décembre 2007

Au moins l'International Association for the Evaluation of Educational Achievement (IEA), publie la moitié des items TIMMS (Trends in International Mathematics and Science Study) donnés de 1995 à 2003.

On y reconnait un peu plus facilement des maths et des sciences physiques.

exemples :

Maths niveau grade 4 (notre CM1)
http://nces.ed.gov/timss/pdf/TIMSS4_Math_Items.pdf

Sciences niveau grade8 (soit à peu près notre 4ème de collège)
http://nces.ed.gov/timss/pdf/TIMSS8_Science_ConceptsItems.pdf

La France a participé aux enquêtes Timms en 1995 mais plus jamais après.

Quelqu'un en connait-il les raisons ?

Ecrit par : dugong | 06 décembre 2007

"C'est une énorme erreur éducative, Christophe, que de s'imaginer qu'on puisse et qu'on doive éviter d'infliger des punitions. La punition est attendue par l'enfant qui a fait une bêtise (bavardé, oublié son cahier, son exercice, etc.), car il a le sens inné de la justice. Ne pas le punir revient à le déstabiliser
Ecrit par : Jean | 06 décembre 2007"

Exact !

"Encore Bentolila! Toujours Bentolila! Il est instituteur en maternelle, Bentolila? Il est maître d'école expérimenté, Bentolila? Non? Alors de quoi il se mêle, Bentolila? La barbe, Bentolila! Mêlez-vous donc une bonne fois de ce qui vous regarde! Vous êtes insupportable!
Ecrit par : Jean | 06 décembre 2007"

Encore exact !

Ecrit par : Jeremy | 06 décembre 2007

Pour ceux que ça intéresse :

http://cisad.adc.education.fr/hcee/documents/rapport_Bottani_Vrignaud.pdf

Ecrit par : dugong | 06 décembre 2007

Pour ceux que ça intéresse :

http://cisad.adc.education.fr/hcee/documents/rapport_Bottani_Vrignaud.pdf

et, notamment le paragraphe 5 (de la page 29 et la page 32)

page 38, on lit :

"Le deuxième constat nous amène à observer que le total des participations françaises pour l’ensemble des évaluations prises en considération s’élève à treize présences, ce qui équivaut, grosso modo, à une présence sur deux. Donc, le choix de participer à des évaluations internationales a été plutôt sélectif, car l’Education nationale a écarté la possibilité d’être présente dans la moitié des opérations internationales d’évaluation des élèves. Dès lors, une première question se pose : qui a pris ces décisions, et en deuxième lieu selon quels critères les choix ont-ils été opérés ? On peut supposer que la participation française répond à une stratégie délibérée ou explicite, compte tenu du fait que les présences de la France s’étalent tout le long de la période observée."

Y aurait-il un Machiavel au Moloch ? Un Clausewitz à la DEP ?

Ecrit par : dugong | 06 décembre 2007

"La France a participé aux enquêtes Timms en 1995 mais plus jamais après.

Quelqu'un en connait-il les raisons ?

Ecrit par : dugong | 06 décembre 2007 "

Oui , résultats trop mauvais . C'était révélè au grand public par un interview de Roger Fauroux à Capital.

Lire la fin d'un texte envoyé en 1996 à paul Clopton, responsable de MathematicallyCorrect et qui était reproduit dans le courrier du Rocky Mountains News( Note on TIMMS)

http://michel.delord.free.fr/1996.htm

MD

Ecrit par : MichelDelord | 06 décembre 2007

Merci Dugong pour ce document très intéressant.

Sur PISA p.58 :
"Dans les intentions de l’OCDE, du Comité de l’éducation ainsi que du Comité directeur du CERI, le programme PISA a été élaboré pour délivrer essentiellement quatre types de
produits :
– un ensemble d’indicateurs de base susceptible de fournir aux décideurs un profil de référence de l’état des connaissances des élèves de leur pays ainsi qu’une description élaborée des caractéristiques des principaux sous-groupes d’élèves ;
– un ensemble d’indicateurs de contexte éclairant la manière avec laquelle les compétences et les connaissances des élèves peuvent être mises en relation avec des variables démographiques, sociales, économiques et éducatives ;
– des indicateurs de tendance qui seront disponibles grâce à la nature cyclique de l’étude qui permettra de collecter, selon un périodicité de trois ans, des données dans les
mêmes domaines ;
– des connaissances approfondies sur le fonctionnement des systèmes d’enseignement qui pourront être utilisées pour élaborer des analyses poussées des politiques de
l’éducation."

Pour obtenir les indicateurs de contexte, les participants aux tests n'ont pas seulement un questionnaire sur leurs connaissances à remplir mais doivent aussi répondre à de nombreuses questions personnelles.
http://www.oecd.org/dataoecd/34/57/33698077.doc

Ecrit par : lucile | 06 décembre 2007

Excellent le coup de la lecture du mode d'emploi de la Casio !

Ecrit par : dugong | 06 décembre 2007

En lecture, les tests de 2006 qu'on peut voir en exemple sont les mêmes qu'en 2000 !! Comme pour les évaluations de 6e en France. Avec corrigés disponibles sur internet !

Ecrit par : lucile | 06 décembre 2007

Y aurait-il un Machiavel au Moloch ? Un Clausewitz à la DEP ?

Ecrit par : dugong | 06 décembre 2007

Plutôt un Grouchy (celui de la légende, le vrai n'a pas démérité)...et à Waterloo.

Ecrit par : Robin | 06 décembre 2007

Parfois, on se sent petit ...

Ma gamine rentre du collège et m'annonce une bonne note en français. Je lui demande le thème de l'évaluation.
"Ben, j'ai sorti tous les gros mots quoi ! Du coup elle était contente".
Je reste perplexe et demande des détails.
"T'es mauvais p'pa : épanalepse - anaphore - diérèze - alliteration - assonance - isométrie etc.
Même si c'est un peu faux, si on met les mots, on a un peu des points"

Une vertu : tout ça me rend humble !
Elle est bien savante ma môme ... Quand je pense qu'ils m'ont laissé rentré à Normale sans savoir toutes ces belles choses j'en suis bien marri.

Ecrit par : Zorglub | 06 décembre 2007

"épanalepse - anaphore - diérèze - allitération - assonance - isométrie"

C'est beau comme une colère du Capitaine Haddock ! Il manque anacoluthe.
:-)

Ecrit par : lucile | 06 décembre 2007

Dans le rapport Bottani-Vrignaud "La France et les évaluations internationales", il est signalé (pages 44-45) une initiative européenne : le Réseau européen des responsables des politiques d’évaluation des systèmes éducatifs (RERPESE) créé lors d’une réunion des hauts fonctionnaires de l’éducation pendant la Présidence française de l’Union européenne de 1995.

Qu'en est-il advenu ? Nulle trace sur glouglou...

Dans l'avis n°16 du Haut Conseil de l'Evaluation de l'Ecole
http://cisad.adc.education.fr/hcee/documents/avis16.pdf
on lit, page 3 :

"Ainsi, si la DEP a été l’initiatrice du RERPESE qui a coordonné la réalisation d’enquêtes comparatives entre pays européens et engagé des travaux méthodologiques originaux montrant qu’il existe des approches alternatives pour les comparaisons internationales, ce réseau n’a jamais bénéficié d’un appui
effectif des responsables politiques du Ministère."

Oh mais c'est Dallas à la DEP ! Ca flingue au petit calibre dans les couloirs feutrés ! Forestier crie Timber quand Thélot menace de passer à l'Est !

Ecrit par : dugong | 06 décembre 2007

Il paraît que le Grand Timmonier (le "Great Timms" en jargon de Chateaudun) nous lit parfois. Je lance un appel dans l'éther : je suis candidat à un poste de chargé de mission de confection d'items nationaux de comparaisons internationales (je viens d'en inventer l'intitulé).

C'est tout bénef : je suis déjà dans la boutique (c'est pas cher) et je fais monter vite fait bien fait le rang de la France grâce à des items non biaisés par des problèmes culturels de traduction ou autres.

PS : je préfèrerais rester à Marseille pour travailler : Forestier me fait peur et Thélot encore plus.

Et puis avec l'ADSL !

Ecrit par : dugong | 06 décembre 2007

et le TGV !

Ecrit par : dugong | 06 décembre 2007

Ca c'est de la lettre de motivation !

Ecrit par : dugong | 06 décembre 2007

Au Mexique... Les enfants connaissent par coeur leurs lettres et savent les écrire, idem pour les chiffres et les nombres. Ils lisent parfaitement bien de petits textes, leur accent est délicieux.
Les tables de multiplications sont pratiquement acquises, et en fin d'année de maternelle, les petits élèves font des dictées de 5 lignes...
Plus tard, je vous parlerai de petites écoles américaines.

Ecrit par : Carole | 06 décembre 2007
Vous pouvez peut-être nous renseigner, Carole. L'äge d'entrée à l'école élémentaire, au Mexique, c'est l'année des six ans, comme en France, ou celle des sept ans comme aux Etats Unis ?
Parce que ça change tout au niveau des performances. Dans les bons CP français aussi, en fin d'année, on peut faire tout cela.
En fin de dernière année de maternelle, avec des enfants nés par exemple fin décembre et qui ont juste 5 ans et demi, même à coups de punitions et de sanctions, c'est plus difficile.

Ecrit par : C. Cru | 06 décembre 2007

Puisque il y a eu quelques échanges sur le théâtre et l'enseignement, je me permets de copier-coller ce courriel que j'ai reçu dans ma b.a.l.

Bonjour,

J’ai le plaisir de vous annoncer la parution de mon premier ouvrage

Le théâtre : au-delà du jeu

Cet ouvrage peut intéresser autant les gens de théâtre que les enseignants et chercheurs en sciences de l’éducation.

Si vous désirez le commander, je puis vous faire parvenir un exemplaire moi-même.

Dans l’espoir de pouvoir vous intéresser à la lecture de ce livre, je vous prie d’accepter mes meilleures salutations.

Alexandre Buysse



Le théâtre : au-delà du jeu
Une exploration de la forme théâtrale comme médiation
de l’apprentissage autorégulé


Qu’est-ce qui se cache au-delà du jeu théâtral ? Que développe-t-il au-delà de l’épanouissement personnel ? Comment peut-il contribuer au développement cognitif des apprenants ? La forme théâtrale favorise-t-elle une plus grande autonomie d’apprentissage ?

Cette étude traverse la question de la médiation des régulations, et particulièrement celle de l’apprentissage autorégulé à travers la forme théâtrale. Les rôles du médiateur et de la forme y sont esquissés en tenant compte de la dialectique inhérente aux formes artistiques. Cette recherche observe l’influence de la pratique du théâtre sur l’autorégulation des élèves du cycle primaire et sur leur capacité à développer un apprentissage autorégulé. Dans ce sens, elle propose une conception des régulations donnant une plus large place à la créativité

Les deux formes fondamentales, l’une de tradition occidentale et l’autre orientale, qui composent la forme théâtrale, sont précisément décrites sous l’angle de leurs processus traditionnels de formation et des propriétés de l’enseignement/apprentissage qui les sous-tendent.

Fondé sur une approche méthodologique détaillée, cet ouvrage explore les rapports entre forme, médiateur, autorégulation, apprentissage autorégulé et style d’apprentissage. Tout au long de ce parcours transparaît la conviction profonde que, si le théâtre c’est la vie, alors cette forme artistique de représentation de la vie a le pouvoir de bousculer et de transformer l’esprit pour émerger en tant que véritable fonction éducative.



L’ouvrage peut présenter un intérêt pour des publics très différents, car il propose deux approches :

Le théâtre par rapport aux

· Fromes traditionnelles qui le sous-tendent ;

· propriétés de l’enseignement/apprentissage des deux formes fondamentales du théâtre ;

· invariants de l’enseignement/apprentissage de la forme artistique du théâtre ;

L’enseignement par rapport à

· la régulation des apprentissages en proposant une conceptualisation intégrant la régulation dynamique ;

· la médiation de l’autorégulation et de l’apprentissage autorégulé ;

· l’ inventaire de styles d’apprentissage selon Vermunt.

Il propose également un inventaire de processus et styles d’apprentissage adapté au cycle primaire et trace quelques conclusions exploratoires.



(165 pages) Publié par les Cahiers de la section des sciences de l’éducation de l’Université de Genève, avec une préface de Sabine Vanhulle et une postface de Madelon Saada-Robert.

Coût : 23 francs suisses (frais d’envoi pour la suisse compris), 20 Euros frais d’envoi pour l’Europe compris ou 30 $CAD frais d’envoi pour le Canada compris.







Table des matières



Le théâtre : au-delà du jeu

Une exploration de la forme théâtrale comme médiation
de l’apprentissage autorégulé




Préface de Sabine Vanhulle





Introduction


Eléments conceptuels de la recherche

La régulation par l’apprenant dans le cadre
d’enseignements/apprentissage

Les styles d’apprentissage



La forme théâtrale

D’autres formes

La forme artistique du théâtre

Les processus traditionnels de formation théâtrale

Les invariants de l’enseignement/apprentissage
des deux formes fondamentales



La problématique et les hypothèses

Le théâtre à l’école

La problématique et les hypothèses



Méthodologie et techniques d’investigation

Présentation générale

L’inventaire de processus et styles d’apprentissage (IPSA-5)

Les observations et leur analyse

L’analyse causale



Les conclusions exploratoires





Postface de Madelon Saada-Robert



Références bibliographiques









Alexandre Buysse

35, Route de Chaloie

CH-3973 Venthône



tél: 0041(0)27.456.38.33

Ecrit par : Pendariès | 06 décembre 2007

l’apprentissage autorégulé ? J'achète !

Ce ne serait pas un truc de branleur par hasard ?

J'avais adoré l'insulte "ongulé de frais" mais "apprenti autorégulé" n'est pas mal non plus.

Ecrit par : dugong | 06 décembre 2007

Le rêve d'un apprentissage auto régulé :

Et on veut qu'après ça, on puisse s'insérer dans le cadre étriqué de PISA ?

Ecrit par : dugong | 06 décembre 2007

"Diérèse", s'il vous plaît!

C'était dans une "séquence" consacrée à quoi?

Ecrit par : Jean | 06 décembre 2007

Le RERPESE ...

Avec un nom pareil, pas étonnant qu'on l'ait mis en quarantaine jusqu'à l'an pèbre.

Ecrit par : dugong | 06 décembre 2007

@C. Cru

Dans cette petite école, les enfants rentrent à 3 ans.
PS MS GS et si il y a des pequeño, il y a une petite classe supplémentaire d'accueil (kinder).

Inutile de vous dire, que cela fait pâlir le lycée francais officiel, qui a une maternelle et un primaire déplorable.

Il est vrai que dans de bonnes écoles en France, on peut trouver cela en fin de CP. Mais, ici, c'est fin de maternelle.
Et lorsque l'on voit les frimousses des petits, que du bonheur.

D'ailleurs, commence à se développer sur Monterrey et Mexico, des écoles venues d'Espagne, qui enseignent un peu ce modèle. Avec en plus, matières à la carte.

Ecrit par : Carole | 06 décembre 2007

Merci Carole.
Ce n'est pas l'âge d'entrée qui me pose question, c'est celui de la sortie.
Est-ce le système français (élémentaire à 6 ans) ou le système finlandais, allemand ou des États Unis (élémentaire à 7 ans) ?
Par ailleurs, quels sont les effectifs par classe, le niveau de recrutement et la formation du personnel enseignant, ainsi que les CSP "cœurs de cible" des familles qui fréquentent cet établissement, c'est comme chez Hattemer ou tout-venant ?
A comparer, comparons ce qui est comparable.

Ecrit par : C. Cru | 06 décembre 2007

"Cet ouvrage explore les rapports entre forme, médiateur, autorégulation, apprentissage autorégulé et style d'apprentissage."

Quel charabia insane!
On en coupe pas non plus à cet autre vocable à la mode chez les cuistres et qui vous pose son intellectuel: "émerge"!
Pendant que ces fous furieux "explorent" et "émergent", nous, nous enseignons. Je préfère ma place à la leur!
Le plus triste, c'est qu'il se trouve des naïfs pour croire que ce cliquetis de mots abrite une pensée!

Ecrit par : Jean | 06 décembre 2007

Lui aussi enseigne?
C'est ça le "modéle américain"? ce prof a été élu prof de l'année. Des pistes pour JPB et XD?

http://videos.tf1.fr/video/emissions/septahuit/0,,3626220-VU5WX0lEIDE=,00-tf1-video-sept-huit-ecole-folie-.html

Ecrit par : LouBlan | 06 décembre 2007

Alexandre Buysse, ce serait pas un pedagogo ?

Bon, en tout cas, l'épanalepse au collége, c'est tellement gros j'ai du mal à y croire...
Cela dit, j'ai découvert grâce à vous que ca designait la reprise d’un nom en le remplaçant par un pronom dans la même proposition : "Le ministère, il prend feu" ou "La marquise, elle pense toujours que tout va bien."
En classe, on peut comprendre que le professeur ait pu le caser, si les elèves parlent toujours comme ça...

Ecrit par : Jeremy | 06 décembre 2007

On ne coupe pas...

Ecrit par : Jean | 06 décembre 2007

C.Cru
Les enfants sortent à 6 ans (comme en France).
Effectifs : entre 18 et 22 par classe.
La scolarité est payante comme toute école à l'étranger (francaise ou non).

Le recrutement : j'avoue ne pas avoir demandé. Mais je sais que la directrice qui perpétue cette école depuis 2 générations est exigente avec les instits. On enseigne avec sa méthode, seul but : les résultats et le bien-être de l'enfant.
La réputation est acquise, les listes d'attentes le prouvent.

CSP ? N'étant pas de l'EN, je ne connais pas la définition.

Effectifs : mes enfants qui ont été scolarisés petits à Versailles avaient le même type d'école. Ils étaient entre 26 et 28 par classe.

Recrutement : je préfère une instit "à l'ancienne" niveau bac mais avec les fondamentaux bien ancrés.
Un jour, en France, j'ai rencontré une instit qui"étalait" son cursus de pharmacienne. Elle nous avait bien amusés la petite pharma. Elle avait arrêté la pharmacie pour charge familiale (6 gamins). Nullissime. Malheureusement, elle était tout juste bonne à ranger les boîtes de médicaments à l'arrière de l'officine. Alors le recrutement........

Ecrit par : Carole | 06 décembre 2007

La compétence testée est : "savoir s'en laver les mains"

Ecrit par : dugong | 06 décembre 2007

NA en ce qui me concerne, hélas! Avez-vous une méthodologie infaillible? En vous remerciant par avance..

Ecrit par : dobolino | 06 décembre 2007

Après la cata du primaire, pour vous remettre, allez jeter un coup d'oeil froid et systématique dans le CDI de votre établissement. Celui d'un collège par exemple : des batteries d'ordinateurs branchés en continu sur le Web ("Google-images" de préférence), des kilomètres de rayons chargés de "littérature pour la jeunesse", genre romans pseudos médiévaux (avec 3 anachronismes par paragraphe) ou policiers, puérils et édifiants, des revues ("pour la jeunesse", forcément !), avec de grands panoramiques en couleurs sur la vie sexuelle des dinosaures à la fin du jurassique, ou sur le fonctionnement d'un sèche-cheveux des années 70, des encyclopédies dépareillées et des dicos aux pages égarées, que plus personne n'ouvrira jamais (pour cause de culte rendu à Sainte Wikipedia !), etc ..., ah si, j'allais oublier l'essentiel : 90 % des "jeunes", présents ce jour-là, le nez enfoui dans une montagne de BD (parce que sans les BD et les PC, ils n'y viendraient pas, au CDI !) ...
Et combien de mètres d'étagères seulement dévolues aux oeuvres littéraires classiques, ou à des livres de références sérieuses sur l'histoire, les arts ou les sciences ? La réponse est claire : zéro. ZÉRO.
Et si on remplaçait les CDI par ce qu'on appelait, aux temps barbares anté-pédagos, des "BIBLIOTHÈQUES" ? Des bibliothèques pleines de vrais livres ...

Ecrit par : JPL | 06 décembre 2007

"Recrutement : je préfère une instit "à l'ancienne" niveau bac mais avec les fondamentaux bien ancrés."

Oh que oui ! Moi itou ! A condition que le bac ait une valeur marchande légèrement supérieure à celle du cadeau bonux !

Ecrit par : C. Cru | 06 décembre 2007

Et voilà ! On peut encore vous faire fort et vous émouvoir !
Comme quoi les profs sur ce blog ne sont pas si blasés !

Classe de 3ème dans une petite ville de province bien banale (sauf 25% de chomdu).
C'était une histoire de poésie, mais j'ai pas bien suivi, j'avais trop de peine à me retenir de rire (et il ne faudarait pas que je démotive ma pimprenelle).

J'ai même pas regardé le sens de ces mots dans le dico.

Si je vous dis "j'm'en bats lec" c'est quoi comme figure de style ?

Qui, parmi ceux d'entre-vous possedant un talent de versificateur, saurait nous trousser un sonnet mettant en scène (selle ?) tous ces mots pédants que les cuistres adorent ?

Ecrit par : Zorglub | 06 décembre 2007

Il est clair que ce sigle hermétique de CDI est à éliminer et qu'il faut en revenir au plus vite à la bonne vieille appellation de "bibliothèque". D'ailleurs, dans les villages ( et dans les villes), parle-t-on de "CDI municipal"? Non, on dit tout bonnement "Bibliothèque municipale", '"Bibliothèque de quartier" et personne ne s'en offusque.
Il n'y a que dans l'Education nationale qu'on s'est senti obligé de divaguer au sujet des bibliothèques. En réalité, le terme de CDI est connoté "socio-constructivisme" puisque les élèves vont au CDI pour construire leur savoir. Le CDI devait être une arme de guerre contre le cours magistral. dans celuii de :mon collège, j'ai vu d'ahurissantes séances d'inititation à l'éditeur et à la quatrième de couverture pour des bambins de 6ème, organisées sous la houlette bienveillante de la documentaliste toujours à l'affût d'une occasion de se mettre en valeur avec tel ou tel professeur complice, avec les tables en disposition aléatoire si bien que de pauvres bambins étaient obligés de se tordre le cou pendant une heure pour essayer de voir au tableau. Une pitié!
La fin des CDI sera un grand progrès. Cela marquera le retour de l'Education nationale dans le monde du bon sens.

Ecrit par : Jean | 06 décembre 2007

Métaphore, Zorglub!

Ecrit par : Jean | 06 décembre 2007

Ouais, Jesse Darvas, si vous faites appel aux pédagogistes pour nous éclairer, vous allez nous embarquer, pour reprendre le titre d'un livre de Heidegger que Robin s'est sûrement farci un jour, sur des "chemins qui ne mènent nulle part"! Laissez ces esprits confus ruminer leur fausse science! Ce qu'ils écrivent sur la punition et la sanction n' est rien d'autre que de la divagation de pseudo-intellectuels! Grassement payés, au demeurant, pour faire du bruit avec leur bouche. Avec eux, on est à des années-lumière du bon sens et de la raison.


Ecrit par : Jean | 06 décembre 2007
Peut-être mais, à nous parents, ça nous permet de comprendre la systématisation de sanctions incompréhensibles qui conduit un élève tête de classe, travailleur et reconnu excellent camarade, à écoper de deux heures de colle pour trois vétilles successives dans le même trimestre, du genre: avoir oublié de faire signer un contrôle de SVT dont la note est 17, avoir oublié de faire signer un contrôle d'anglais dont la note est 15 et avoir oublié, un jour, son livre de physique. Trois observations niveau 2= deux heures de colle, c'est le tarif pour tous. La sanction n'ayant plus aucun sens, c'est son côté arbitraire qui est retenu par l'élèe. Au fond, il aurait mieux valu qu'il est zéro en SVT et un en anglais et qu'il pense à faire signer les contrôles...
Trop débile.

Ecrit par : dobolino | 06 décembre 2007

Qu'il ait zéro! Evidemment!

Ecrit par : dobolino | 06 décembre 2007

"...dans celui de :mon collège, j'ai vu d'ahurissantes séances d'inititation à l'éditeur et à la quatrième de couverture pour des bambins de 6ème, organisées sous la houlette bienveillante de la documentaliste toujours à l'affût d'une occasion de se mettre en valeur avec tel ou tel professeur complice, avec les tables en disposition aléatoire si bien que de pauvres bambins étaient obligés de se tordre le cou pendant une heure pour essayer de voir au tableau. Une pitié!"

Jean

Eh oui, le coup de l'heure à pérorer sur la "quatrième de couverture", moi aussi j'ai vu ça ! Ils sont vraiment "trop forts", les profs up to date ...
Et c'est vrai aussi ces profs (un modèle pour la profession ! ) qui se donnent complaisamment en spectacle en faisant une bonne partie de leurs cours au CDI afin de passer aux yeux de la "communauté (?!) scolaire" ( = parents de la FCPE) et surtout de la hiérarchie (5/5 en "rayonnement" !). C'est une heure de bazar noir définitivement perdue mais puisque c'est recommandé depuis 25 ans par les instructions officielles ...

Ecrit par : JPL | 06 décembre 2007

Pour les épanalepses, (le correcteur orthographique souligne!) rien de mieux comme exemples que du Georges Marchais ou du Nicolas Sarkozy. Au sujet dudit, je suis effarée par les fautes de conjugaison et les incorrections syntaxiques qui émaillent ses discours. Récemment encore, un "serait être" pour "saurait être, et un merveilleux et très classique "fusse-t-il " pour fût-il (vous avez dit futile?) Quant au pronom relatif "lequel", il est devenu neutre et ne s'accorde plus avec l'antécédent, ni chez les hommes politiques, ni chez les journaleux.

Ecrit par : mouron rouge | 06 décembre 2007

avoir oublié de faire signer un contrôle de SVT dont la note est 17, avoir oublié de faire signer un contrôle d'anglais dont la note est 15 et avoir oublié, un jour, son livre de physique. Trois observations niveau 2= deux heures de colle, c'est le tarif pour tous. La sanction n'ayant plus aucun sens, c'est son côté arbitraire qui est retenu par l'élève. Au fond, il aurait mieux valu qu'il ait zéro en SVT et un en anglais et qu'il pense à faire signer les contrôles...
Trop débile.

Ecrit par : dobolino | 06 décembre 2007
D'autant plus que le temps que les deux heures de colle tombent, vu que l'élève est très sérieux, il s'est écoulé quatre à cinq mois depuis la première observation... Vachement efficace, la codification des sanctions, pour éviter que l'élève soit en prise directe avec le ressenti du professeur!
Comme si, de toute sa vie, le gamin n'allait jamais être confronté au ressenti de son interlocuteur...
La connerie de l'humain est incommensurable et, oui!!!, JPB, ma sœur est d'une intelligence supérieure, vous prêchez une convertie en la priant de me transmettre cette évidence première. Ce n'est pas pour rien que je suis venue ici, quand même!
Ceci dit, dans la connerie ambiante, y'a pas trop de peine à être supérieur! Ça me fait frémir quand on nous dit que nous ne représentons que deux pour cent d'une classe d'âge.

Ecrit par : dobolino | 06 décembre 2007

A propos de 4ème de couverture.
L'an passé, en début d'année, je rencontre une excellente élève que j'avais eue en 3ème l'année précédente. Une élève écrivant sans fautes une langue élégante, cultivée, ayant beaucoup lu, sensible. Je l'interroge sur ses résultats en seconde, et j'apprends avec incrédulité qu'elle vient d'obtenir un 7 à son premier devoir de français, elle qui n'avait jamais moins de 14. Elle est éprouvée, doute d'elle-même, se croit incapable d'aller jusqu'au bac. M'enquérant du sujet de ce devoir, j'apprends qu'il s'agissait de rédiger une 4ème de couverture. Les bras m'en tombent. J'ai enseigné 20 ans en lycée, et jamais je n'aurais perdu mon temps à ce genre de stupidité, alors qu'il y a tant à faire. Inutile de préciser que la collègue est aussi formatrice à l'Ifumiste!

Ecrit par : mouron rouge | 06 décembre 2007

Et c'est vrai aussi ces profs (un modèle pour la profession ! ) qui se donnent complaisamment en spectacle en faisant une bonne partie de leurs cours au CDI afin de passer aux yeux de la "communauté (?!) scolaire" ( = parents de la FCPE) et surtout de la hiérarchie (5/5 en "rayonnement" !). C'est une heure de bazar noir définitivement perdue mais puisque c'est recommandé depuis 25 ans par les instructions officielles ...

Ecrit par : JPL | 06 décembre 2007

Je confirme : plus on fait de mousse, plus on perd de temps en pseudo-activités et animations diverses, plus on organise de sorties pipeau-mario-claquettes, de défis-lectures, de visites d'entreprises, d'éco-musées, de "lieux de vie", plus on "rayonne". Et le maheureux collègue qui se contente de corriger ses copies, de préparer son cours et de le faire bien... a l'air d'un pauvre nase sans charisme.
En ce moment, avec le Téléthon, c'est la totale : bonne volonté obligatoire et B.A. participative de rigueur, un cauchemar boy-scoutiste, ségolinant, badenpowellien et caritatif. Histoire de jeter un petit zef frisquet, j'ai dit que je donnerais, certes, (rien que pour emmerder l'église catholique), mais qu'on ne compte pas sur moi pour lancer des ballons, faire le tour du stade en courant, me déguiser en majorette ou participer au grand concours de bulles de savon au profit des petits myopathes. Ya des limites, tout de même.

Ecrit par : Palombella Rossa | 06 décembre 2007

Que vous avez raison, JPL! Oui, vraiment, il faut fermer les CDI, foyers de propagande pédagogiste, et rouvrir les bibliothèques!

Quant à votre fils, dobolino, qu'il râle contre la sanction, qu'il l'estime arbitraire, qu'il en soit furibard et qu'il pense qu'elle ne lui est d'aucune utilité puisqu'il est bon élève, c'est dans l'ordre normal des choses. Le problème est qu'il était parfaitement au courant, apparemment, de ce qu'il risquait en commettant ces "vétilles" successives. Il faut bien une règle qui s'applique à tous, et croyez-vous vraiment que cette petite contrariété ne lui servira pas quand même de leçon? S'il faut faire signer ses interrogations, il faut les faire signer, un point, c'est tout. Pourquoi échapperait-il à la règle?

Ecrit par : Jean | 06 décembre 2007

Eh oui, le coup de l'heure à pérorer sur la "quatrième de couverture", moi aussi j'ai vu ça ! Ils sont vraiment "trop forts", les profs up to date ...

Ecrit par : JPL | 06 décembre 2007
Bof! Vous savez, on est habitué... On vit ça depuis la section de moyen, soit depuis 1994/95, alors, nos petiots devenus grandets, la quatrième de couvertiure, ça ne les traumatise plus!

Ecrit par : dobolino | 06 décembre 2007

Cette collègue de lycée qui fait rédiger en Seconde des "quatrièmes de couverture", Mouron Rouge, est encore une de ces cinglées pédagos qui écoeurent les élèves du français. En plus, il y a dans le fait de donner un tel sujet une intention visiblement policière, puisqu'il s'agit de monter les parents de ces élèves de Seconde contre ce "professeur de Troisième qui n' a pas suivi les programmes" pédagogols.
Vous voyez bien, Christophe, que pour l'enseignement secondaire, l'IUFM est une vraie saloperie.

Ecrit par : Jean | 06 décembre 2007

P.S. Alors qu'est-ce que vous avez fait, Mouron Rouge? Vous lui avez écrit, à cette collègue, une lettre bien sentie? Vous, luin avez envoyé La Fabrique du Crétin?

Ecrit par : Jean | 06 décembre 2007

Pourquoi échapperait-il à la règle?

Ecrit par : Jean | 06 décembre 2007
Il n'est pas question d'échapper à la règle! Vous n'avez rien pigé à mon propos... Et c'est bien vous qui tombez ici dans le travers de la réglementation supprimant kla relation élève-professeur! (D'ailleurs, mon fils n'était pas en cause dans l'affaire.)
Ce que je voulais dire, c'est que je préfère, dans le cadre de la sanction/récompense, un rapport direct maître-élève, avec le risque "règlements de compte", à une codidification, peut-être indiscutable sur le plan légal, mais sans aucune efficience sur le plan disciplinaire. Une sanction qui survient plus de quatre mois après un délit, quelqu'il soit, s'agissant d'un gamin de onze ans, a-t-elle quelque chance d'être efficiente?
Je préfère cent lignes le jour même! C'est autrement plus efficace.

Ecrit par : dobolino | 06 décembre 2007

/.../ Nicolas Sarkozy. Au sujet dudit, je suis effarée par les fautes de conjugaison et les incorrections syntaxiques qui émaillent ses discours /.../
Ecrit par : mouron rouge | 06 décembre 2007

Certes, mais je viens de me taper une petite tartine de nunuche sur la 2 (et un whisky sur mon canapé) et question français ....
C'est encore au bien delà, avec non seulement des fautes de concordance des temps, mais un grand nombre de phrases déconstruites avec des empilements de subordonnées ou d'appositions, des "soit" (alternatifs) suivis de ... rien du tout, etc.

Est-ce si grave, dans le fond qui les écoute ?

Ecrit par : Zorglub | 06 décembre 2007

Bonne expérience de cours ces derniers jours.
J'ai fait plancher mes quatrièmes sur la description de l'abbaye dans Le Masque de la mort rouge, de Poe (pardon, de Baudelaire). Après examen minutieux de la construction du texte, je leur demande de dessiner l'abbaye d'après la description - plus exactement de faire le plan, vu de dessus, avec orientation Nord-Sud-Est-Ouest.
Un fiasco ! Rien de comparable avec le texte (mais qu'est-ce qu'ils foutent en dessin ???).
Je leur dessine tout ça au tableau, en faisant apparaître le cheminement est-ouest de l'enfilade des salles, du levant vers le couchant, et je leur en explique la symbolique - de la vie vers la mort, etc. Tous sciés devant l'apparition visuelle de ce qu'ils ont lu, comme si ça sortait de nulle part.
Je leur demande ensuite d'inventer un lieu qui sera le décor de l'action dans leur prochaine rédaction et de le dessiner sous forme de plan - dans le but de le leur faire décrire ensuite, avec climat inquiétant, effets d'annonce et tout le tintouin fantastique. Silence de mort pendant le travail, de la concentration, du plaisir et des questions en veux-tu en voilà. Est-ce que je peux représenter ci ? Est-ce que ça peut se passer dans une ancienne école ? avec des souterrains ?
Bref.
Au final, des dessins géniaux. Et des descriptions au poil.
Une belle journée (re)créative.

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 06 décembre 2007

Cette collègue de lycée qui fait rédiger en Seconde des "quatrièmes de couverture", Mouron Rouge, est encore une de ces cinglées pédagos qui écoeurent les élèves du français.

Ecrit par : Jean | 06 décembre 2007

Je confirme. A l'IUFM, la rédaction de la quatrième de couverture est très prisée. Autant que celle de la préface testamentaire, mais moins que celle du sommaire et de l'index (pour l'instant).

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 06 décembre 2007

Bon, je reprends, Jean! On codifie les sanctions pour qu'elles ne relèvent plus d'un rapport conflictuel maître-élève, selon saint Mérieu.
Un élève sage et convenable a, en janvier, une observation pour un contôle non signé: papa et maman le grondent et signent l'observation
Idem en mars
En avril, le sale gamin oublie son livre de physique en faisant son cartable: boum! troisième observation. On signe, on tance!
En juin, temps de réaction de l'administration (oserais-je dire "pénitenciaire" oblige?) tombent les inéluctables deux heures de colle, tarif de trois observations.
C'est codifié par le règlement, c'est comme ça doit être, ça ne rentre pas dans un rapport passionnel maître/élève!
Soit!
Mais, franchement, d'après vous, c'est efficace?
Vous ne croyez pas que la conjugaison d'un verbe à tous les temps le jour-même aurait eu cent fois plus d'effets que cette réglementation bidon quand on sait qu'un chien ne comprend la punition que si elle est appliquée dans la phase appétitive, c'est-à-dire avant qu'il n'ait commis l'acte délictueux?

Ecrit par : dobolino | 06 décembre 2007

"Vous voyez bien, Christophe, que pour l'enseignement secondaire, l'IUFM est une vraie saloperie."

Ecrit par : Jean | 06 décembre 2007

Jean, vous aurez certainement remarqué, depuis le temps, vous qui êtes assez fin, que je m'exprime essentiellement au nom de la formation des professeurs d'école!

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 décembre 2007

Mais, franchement, d'après vous, c'est efficace?
Vous ne croyez pas que la conjugaison d'un verbe à tous les temps le jour-même aurait eu cent fois plus d'effets que cette réglementation bidon quand on sait qu'un chien ne comprend la punition que si elle est appliquée dans la phase appétitive, c'est-à-dire avant qu'il n'ait commis l'acte délictueux?

Ecrit par : dobolino | 06 décembre 2007

Je trouve complètement bidon cette règle des deux heures de colle après trois sanctions préalables quel que soit le délai. Chez nous (j'allais ajouter "dans le Gers"), ça ne fonctionne pas comme ça. Chaque prof fait comme il veut. En général, au collège, je donne une poésie à apprendre par coeur et je la fais réciter devant la classe dès le lendemain, quel que soit le boulot prévu à la maison. Au lycée, c'est plus vicieux. Je donne un travail à faire en plus... et je ne le note que s'il est mauvais.

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 06 décembre 2007

Jean, pourquoi vous avez écrit "on ne coupe pas" ???

Ecrit par : Jeremy | 06 décembre 2007

Au fait. Les conseils de classes se font maintenant avec power point : on affiche les "graphs" des résultats de chaque élève pendant les commentaires (des toiles d'araignée immondes avec les différentes disciplines tendues comme des fils autour d'un noeud sombre qui représente la moyenne de la classe). Ca ne sert strictement à rien mais le taulier est ravi - et ça occupe pendant qu'il nous parle des PPRE.

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 06 décembre 2007

C'est encore au bien delà, avec non seulement des fautes de concordance des temps, mais un grand nombre de phrases déconstruites avec des empilements de subordonnées ou d'appositions, des "soit" (alternatifs) suivis de ... rien du tout, etc.

Est-ce si grave, dans le fond qui les écoute ?

Elle a effectivement des problèmes avec la syntaxe parce qu'elle a le fantasme de l'exhaustivité, d'une langue qui dirait tout en même temps ici et maintenant. Le secret en politique c'est sujet, verbe, complément, point.

Ecrit par : Robin | 06 décembre 2007

Mille excuses, dobolino. J'avais lu un peu vite, en faisant autre chose. Bien sûr que je suis d'accord avec vous.

Ecrit par : Jean | 06 décembre 2007

Parce que, Jérémy, j'avais fait une faute de frappe dans mon post précédent. J'avais tapé "On en coupe pas".

Ecrit par : Jean | 06 décembre 2007

(165 pages) Publié par les Cahiers de la section des sciences de l’éducation de l’Université de Genève, avec une préface de Sabine Vanhulle et une postface de Madelon Saada-Robert.

Coût : 23 francs suisses (frais d’envoi pour la suisse compris), 20 Euros frais d’envoi pour l’Europe compris ou 30 $CAD frais d’envoi pour le Canada compris.

Pour la commande, y a pas le feu au lac !

Ecrit par : Robin | 06 décembre 2007

Et si on remplaçait les CDI par ce qu'on appelait, aux temps barbares anté-pédagos, des "BIBLIOTHÈQUES" ? Des bibliothèques pleines de vrais livres ...

Ecrit par : JPL | 06 décembre 2007

Ce sont des inspectrices "vie scolaire" qui inspectent les documentalistes. Malgré leur CAPES, on les met sur le même plan que les CPE. Bizarre non ? Celle qui est venue l'autre jour inspecter notre collègue trouvait justement que ça faisait trop bibliothèque et pas assez new age.

Ecrit par : Robin | 06 décembre 2007

Lui aussi enseigne?
C'est ça le "modéle américain"? ce prof a été élu prof de l'année. Des pistes pour JPB et XD?

http://videos.tf1.fr/video/emissions/septahuit/0,,3626220-VU5WX0lEIDE=,00-tf1-video-sept-huit-ecole-folie-.html

Ecrit par : LouBlan | 06 décembre 2007

Personne n'a réagi... j'ai regardé la vidéo: il semble que ce professeur iconoclaste obtienne de très bons résultats avec des élèves de niveau initial catastrophique. Dans ce cas on ne peut que le saluer.

Ses méthodes n'ont pas grand chose à voir avec le "constructivisme pédagogiste": au fond, les cours dispensés sont de type très classique (cours magistraux, exercices...), simplement ils s'inscrivent dans un environnement ludique et spectaculaire qui capte l'attention des élèves. Cet environnement a un coût (deux fois plus élevé que dans une école classique) ce qui ne permet pas d'envisager sa généralisation. Mais on pourrait imaginer que dans des quartiers ciblés ce type d'enseignement soit dispensé: pourquoi pas?

Le système des "Houses" comme dans Harry Potter motive les élèves dans une logique compétitive (certes collective) haïe de nos pédagogues...

Bref, je ne sais comment interpréter l'interpellation de LouBlan: est-il opposé à ce type de démarche (malgré les très bons résultats obtenus?)
considère-t-il que cette démarche valide l'approche "constructiviste-pédagogiste" (alors que cela n'a clairement rien à voir)?

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 06 décembre 2007

Moi ca m'a semblé débile, mais apres tout si ca marche avec des cas desespérés, c'est tres bien.

Ecrit par : Jeremy | 06 décembre 2007

Les fautes de français de Sarco :
A que c'est pas d'sa faute ! Une petite frappe des beaux quartiers, élevée par la télé, et qui accepte de se faire traiter d'enculé par un marin pêcheur, est justement populaire parce qu'il emploie la langue de Johnny Hallidey et non celle La Bruyère.

Ecrit par : JPL | 07 décembre 2007

Personne n'a réagi... j'ai regardé la vidéo: il semble que ce professeur iconoclaste obtienne de très bons résultats avec des élèves de niveau initial catastrophique. Dans ce cas on ne peut que le saluer.

Oui, comme on salue les exploits de superman, superprof, en l'occurence. Pourquoi pas ? A condition évidemment qu'il ne soit pas le seul à faire le boulot et que les badauds ne se contentent pas de regarder.

Ecrit par : Robin | 07 décembre 2007

Oui, encore une fois, ce sont des enseignants qui enseignent, et pas des méthodes...
A propos, à suivre sur: "France-inter", dimanche, à 9h., l'émission "interceptions", sur "l'école casanière". Des parents refusent de mettre leurs enfants à l'école, et leur font cours à la maison.

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 décembre 2007

Oui, encore une fois, ce sont des enseignants qui enseignent, et pas des méthodes...
A propos, à suivre sur: "France-inter", dimanche, à 9h., l'émission "interceptions", sur "l'école casanière". Des parents refusent de mettre leurs enfants à l'école, et leur font cours à la maison.

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 décembre 2007

Les résultats peuvent être spectaculaires. Voir par exemple ce prodige du violoncelle et du piano, qui n'a jamais mis les pieds à l'école:
http://www.oliveraldort.com/
http://www.authenticparent.com/

Pour des parents qui en ont les moyens intellectuels et financiers, c'est probablement la solution idéale à condition que l'enfant ait des activités collectives (sport, musique, ...) à côté pour ne pas vivre dans une bulle. Cela permet à l'enfant de se développer beaucoup plus vite dans les disciplines où il est le plus doué (supériorité du cours individuel sur le cours collectif).

A noter: les horaires très lourds de l'école classique en France ne facilitent guère la pratique intensive d'un instrument dès le plus jeune âge, indispensable devenir un virtuose. Les "classes à horaires aménagées" démontrent d'ailleurs qu'il est possible de faire le même programme en beaucoup moins de temps... on constate néanmoins que les jeunes virtuoses sont souvent "scolarisés" à la maison.

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 07 décembre 2007

Ils ont surtout, dans la plupart des cas, été immergés dans un bain musical depuis leur naissance... Importance des années qui précèdent la maternelle, durant lesquelles tellement de choses se jouent.

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 décembre 2007

A noter: les horaires très lourds de l'école classique en France ne facilitent guère la pratique intensive d'un instrument dès le plus jeune âge, indispensable devenir un virtuose. Les "classes à horaires aménagées" démontrent d'ailleurs qu'il est possible de faire le même programme en beaucoup moins de temps... on constate néanmoins que les jeunes virtuoses sont souvent "scolarisés" à la maison.

JD

Ecrit par : Jesse Darvas | 07 décembre 2007

Oui, c'est l'une des conséquences du collège unique. Pas ou peu de place pour la différence.

Cependant, les lignes commencent à bouger un peu. Mais pour les parents, c'est le parcours du combattant.

Notre plus jeune fils a été scolarisé en CHAM (classes à horaires aménagées musique) à l'école publique et nous étions battus avec d'autres parents à l'époque pour des CHAM en collège, prolongement logique.

Démarches, rendez-vous avec l'IA, articles dans les journaux et finalement refus du recteur d'académie.

Résultat : nous avons mis notre fils dans le privé où les enfants musiciens étaient mieux pris en considération (école de la maîtrise de la cathédrale). Il pouvait faire du chant et baigner dans un milieu musical (plutôt Mozart, Bach, Mendelsohn, Palestrina... Ce qui ne l'empêche pas maintenant de faire du jazz, du reggae et du rock).

Ses copains restés dans le public ont abandonné la pratique instrumental Il est à présent en 3ème, toujours dans le privé et bénéficie cette année d'un aménagement d'horaires pour suivre les cours au conservatoire (il y en a aussi dans certains collèges publics).

Certains ont finalement repris cette année, mais que de temps perdu !

Ecrit par : Robin | 07 décembre 2007

Et encore faut-il vivre, Robin, à proximité d'une agglomération de quelque importance! Pour le campagnard, double obligation: internat ou famille d'accueil et très grande motivation, ce qui n'est pas donné clairement à tous les gosses de dix ans, quelque soit la promesse de talent qui semble en eux.

Ecrit par : dobolino | 07 décembre 2007

Bien d'accord Dobolino !
Quand un enfant aime la musique, pratique deux instruments, mais souhaite encore rester chez ses parents, c'est parfois dur pour lui de s'ennuyer en classe et d'être surchargé le soir en rentrant par la pratique instrumentale.
La motivation doit être grande là aussi.
Deux collèges avec des CHAM dans l'académie, le plus près à 60 km. Et pourtant la région est petite et très densément peuplée.

Bon au moins, nous offrons à nos enfants la possibilité de pratiquer un instrument : combien ne peuvent même pas étant donné le prix des leçons.

Ecrit par : lucile | 07 décembre 2007

La pratique d'un instrument de musique influence presque toujours positivement les performances scolaires et l'équilibre affectif des élèves.

Le possibilité de pratiquer un instrument et de faire des études musicales (j'avais écrit "musicalmes") ne devrait donc pas dépendre de la situation géographique.

Chaque village devrait avoir son école de musique.

Ecrit par : Robin | 07 décembre 2007

Vous ne croyez pas que la conjugaison d'un verbe à tous les temps le jour-même aurait eu cent fois plus d'effets que cette réglementation bidon quand on sait qu'un chien ne comprend la punition que si elle est appliquée dans la phase appétitive, c'est-à-dire avant qu'il n'ait commis l'acte délictueux?

Ecrit par : dobolino | 06 décembre 2007

Mais, non, Dobolino.
De lui donner cette "colle" aurait été beaucoup plus efficace !

Premier texte.
Donnez des indications et poursuivez le dialogue.

- Pourquoi t'écris pas à une agence pour trouver une femme?
- C'est des arnaques; on t'envoie des photos de belles, et si t'es d'accord, manque de pot, il en reste plus, et on t'envoie une moche, non, merci.
- Alors, t'as qu'à draguer!
- Où?
- Dans la rue.
- Quelle rue?
- Je sais pas, là, devant.
- Là devant?
- Pas juste devant, quand même, un peu plus loin.
- Au bout de la rue?
- Pourquoi pas?
- Au bout, y a pas de femmes.
- Le jour du marché, au bout, c'est un camion.
- J'ai intérêt à écrire à une agence!

Jean-Michel Gourio, "Brèves de comptoir Tome III (Michel Lafon, 1994)

Deuxième texte.
Ecrivez un sketch en développant la situation suivante :

Un enfant trop sage passe son temps à lire et à faire ses devoirs. Ses parents veulent l'inciter à jouer avec une console de jeux et à regarder la télévision.

Textes donnés à trois élèves de quatrième collés un mercredi matin. Dans un établissement libre sous contrat.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 07 décembre 2007

Robin, peut-on avoir votre "exemple dégueulasse"?

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 07 décembre 2007

Chaque village devrait avoir son école de musique.

Ecrit par : Robin | 07 décembre 2007

Dans notre région, c'est à peu près le cas mais le recrutement des professeurs pose de gros problèmes: les professeurs de Conservatoire sont trop chers et le nombre d'heures que peuvent leur offrir les associations pas assez nombreuses pour un temps plein donc de lourds frais de déplacement grèvent le budget des professeurs. Je vous laisse tirer les conclusions tout seul car je crains de vilaines réactions si je dépasse le niveau du sous-entendu. Entre ce dernier COD et son complément du nom, vous avez les mots nécessaires à l'établissement du diagnostic.

Ecrit par : dobolino | 07 décembre 2007

Robin, peut-on avoir votre "exemple dégueulasse"?

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 07 décembre 2007

Excusez-moi, mais je ne peux pas pour l'instant. Peut-être plus tard.

Ecrit par : Robin | 07 décembre 2007

http://www.pnyv.org/index.php?id=34&L;=2&tx;_ttnews%5Btt_news%5D=274&tx;_ttnews%5BbackPid%5D=17&cHash;=9483d24dc6

Ecrit par : dobolino | 07 décembre 2007

Deuxième texte.
Ecrivez un sketch en développant la situation suivante :

Un enfant trop sage passe son temps à lire et à faire ses devoirs. Ses parents veulent l'inciter à jouer avec une console de jeux et à regarder la télévision.

Textes donnés à trois élèves de quatrième collés un mercredi matin. Dans un établissement libre sous contrat.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 07 décembre 2007
Au second degré, c'est intéressant comme sujet. Ça nous change du pensum "Pourquoi je dois respecter mes professeurs et mes camarades?"

Ecrit par : dobolino | 07 décembre 2007

Robin, peut-on avoir votre "exemple dégueulasse"?

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 07 décembre 2007

Excusez-moi, mais je ne peux pas pour l'instant. Peut-être plus tard.

Ecrit par : Robin | 07 décembre 2007

Certaines prises de position, conceptions du métier, façon d'enseigner, convictions... demeurent encore périlleuses, même si (et c'est tout le paradoxe de la situation) elles rejoignent les préconisations du ministre actuel.

Je ne peux pas en dire plus, je ne veux pas porter préjudice à la personne concernée.

Mais, en effet, le cas est beaucoup plus grave que celui de notre documentaliste.

Ecrit par : Robin | 07 décembre 2007

" un chien ne comprend la punition que si elle est appliquée (...) avant l'acte délictueux."

Je croyais qu'il suffisait de l'appliquer juste après la bêtise, avant qu'il ne l'ait oubliée... Du moins, c'est ce que j'ai toujours fait, et ça semblait assez efficace. S'il faut anticiper son comportement pour le punir avant, ça complique sérieusementt son éducation !

Ecrit par : Sylvie Huguet | 07 décembre 2007

Juste avant, c'est quand il est en train d'y penser. Pas toujours évident.
L'idéal, c'est pendant.

Ecrit par : yann | 07 décembre 2007

Bonjour

A propos de la Ron Clark Academy, j'aimerais signaler que l'enseignement de ce professeur a beaucoup à voir avec l'univers du Jeu de Rôle.

Si notamment vous n'êtes pas familiers des Jeux de Rôles Grandeur Nature, ce reportage était une bonne introduction, avec la reconstitution du donjon, les élèves en costumes de la Grèce Antique... et même d'une certaine manière le lait chocolaté (pour les parties de jeux de rôles, on prévoit toujours les gâteux et la boisson), sans parler des House et des points que les élèves doivent rapporter à celle à laquelle ils appartiennent.

Au fond, dans cette école, les enseignants fonctionnent exactement comme des maîtres de jeu dont la responsabilité est de faire jouer le scénario d'une année scolaire à leurs élèves.

Personnellement, je trouve ce rapprochement entre l'univers de l'enseignement et celui du jeu de rôle passionnant, parce que je sais que les rôlistes sont en général de gros lecteurs passionnés d'histoire .

J'ai par exemple de vieux souvenirs du Magazine "Casus Belli" des Temps héroîques, lorsque je guettais la bibliographie de Roland C. Wagner et la description de tous ces livres d'histoire et ces romans qu'il décrivait comme des aides de jeux

Et puis il faut dire aussi que les maîtres du jeu, lorsqu'ils sont face aux joueurs se retrouvent de plus dans une situation relativement comparable aux professeurs devant une classe : il faut dans les deux cas gérer les tempéraments pour faire jouer ou enseigner sans que cela tourne au n'importe quoi.

Enfin, parmi les rôlistes, il y a aussi les Grosbills, les obsédés du livret de règle et du lancer de dés, pas forcément antipathiques tant qu'ils sont joueurs...


Qu'en pensez-vous ?

Ecrit par : johnmarguerite | 07 décembre 2007

les gâteaux...

Ecrit par : johnmarguerite | 07 décembre 2007

Juste avant, c'est quand il est en train d'y penser. Pas toujours évident.
L'idéal, c'est pendant.

Ecrit par : yann | 07 décembre 2007
Un chiot qui va se poser pour faire ses besoins respecte souvent un certain rituel, non?
Et ceux qui lèvent systématiquement la patte contre ton bureau ou l'étagère, t'as l'œil dessus, non? Quand on peut gueuler avant, c'est mieux. Je te concède que c'est pas à tous les coups qu'on y arrive!

Ecrit par : dobolino | 07 décembre 2007

Je lis ceci sur ma boîtes à courriel. Voici de réjouissantes nouvelles venant d'un de mes anciens élèves de BEP plomberie, qui n'a pas réussi toutes les épreuves, mais qui compte obtenir totalement son BEP cette année. En plus, c'est un gosse qui a frôlé la mort il y a quelques temps! Un gars méritant!

"Bonjour,

J'ai donc passé mes épreuve de BEP ... et en histoire j'ai eu 16 et en français 13 il me semble bien ...

Je suis content ,je ne l'ai malheureusement pas eu, du fait que je n'ais pas la moyenne en atelier, car j'était pas là quand il ont passer l'épreuve d'oral ... je le repasse en Juin, car je le veux ..

Meme si j'ai entièrement changer de voix ...

Je vous remercie pour tout, vous etes vraiment un bon prof qui ma beaucoup aider ... :)

c'est exact ... ce site est laissé à l'abandon, car nous sommes déclarés sous www.Yorik.fr ...

j'ai démagé sur Paris, je travaille a mes heures perdus, je suis Flair Bartender(Barman Jongleur) en boite de nuit , et mon vrais travail est par
correspondance, je travaille au états unis pour un des plus grands Webmasteur du monde .. au poste de recruteur photographe en france .. ils adorent la france .. donc j'ai un gros poste ... dont je suis assé fier .. :) ...

je vous remerci ... mais j'espere ne pas m'arreter là .. et encore évoluer !! j'ai réalisé mon rêve .. maintenant .. je vais essayer de faire plus ..
Toujours l'impossible .. car "impossible" n'existe pas à mon vocabulaire ... je travaille demain pour France 3 la journée pour le téléton a mtp .. pour la télé en temp que photographe .. :) ...

Je trouverais super que nous restions en contacts tout deux ... merci et bonne continuation à vous ...

Salutations"

Bon, quelques fautes, mais aaah que ça fait du bien! Faire son boulot et voir certains s'assumer (en leur ayant donné, peut-être, le coup de pouce et le soutien qu'il leur fallait, - peut-être; mais tout le reste lui appartient!).

Ecrit par : Pendariès | 07 décembre 2007

tout le reste lEUR appartient

Ecrit par : Pendariès | 07 décembre 2007

ma boîtE.... Mauvit cladier! et Mautaise vête!

Ecrit par : Pendariès | 07 décembre 2007

Bon au moins, nous offrons à nos enfants la possibilité de pratiquer un instrument : combien ne peuvent même pas étant donné le prix des leçons.

Ecrit par : lucile | 07 décembre 2007

Je suis professeur principal d'une sixième CHAM (4 garçons et 26 filles) et prof d'EPS d'une classe de 3ème HA. Tout le monde sait que le choix de la musique ou de la danse est l'un des sésames pour figurer dans l'élite du collège. Seulement 15 à 20% des élèves poursuivent au lycée leur scolarité en HA.
Pour en discuter assez souvent avec les professeurs de danse et de musique, y compris dans ces classes le niveau n'est plus ce qu'il était il y a encore 15-20 ans.
Mes collègues de français pourraient confirmer ce constat. Moi même, en tant que professeur d'EPS spécialisé en gymnastique artistique ai constaté une bien moins grande dextérité de ces élèves, par rapport à ceux des années 80-90. Je sors justement d'une séance de tennis de table avec ma classe de sixième HA et j'ai eu l'impression d'avoir en face de moi des élèves de CM1, tant elles sont gauches et bien moins délurées que leurs consoeurs des générations précédentes.
Il est d'un autre côté certain que cette catégorie d'élèves ne pose pratiquement jamais de problèmes de discipline, ni ne recourt aux dispositifs massifs d'aide et de soutien en collège. On peut s'interroger si vraiment cette catégories d'enfants représente un modèle?
Ma fille cadette est en sixième dans le même collège et franchement je préfère la savoir dans sa "classe normale", que dans celle de mes petites protégées.
Sur ce, je me sauve prendre en charge ma 3ème HA...

Ecrit par : buntovchik | 07 décembre 2007

"Tout le monde sait que le choix de la musique ou de la danse est l'un des sésames pour figurer dans l'élite du collège."
Ecrit par : buntovchik | 07 décembre 2007

Certains élèves choisissent quand même cette filière par "goût" et non sur pression des parents, non (sans doute plutôt ceux qui continuent en lycée)?

Ecrit par : lucile | 07 décembre 2007

"Tout le monde sait que le choix de la musique ou de la danse est l'un des sésames pour figurer dans l'élite du collège."
Ecrit par : buntovchik | 07 décembre 2007

Certains élèves choisissent quand même cette filière par "goût" et non sur pression des parents, non (sans doute plutôt ceux qui continuent en lycée)?

Ecrit par : lucile | 07 décembre 2007

Bonjour à tous,

" Mère docu " mais pourquoi pas finalement ?

Comme mon CDI n'était balayé qu'une fois par semaine et bâché ( terme champenois signifiant laver le sol avec une serpillière trempée dans l'eau ) une fois par trimestre en raison d'une mauvaise entente entre l'agent chef et ses subordonnées, j'avais apporté mon matériel : balai, balai-brosse, seau, serpillière et je me transformais en mégère -ménagère pendant mon service sous le nez des élèves et des collègues. Quant à ma vision du métier, vous la connaissez.

Docunosaure devrait convenir.

J'ai vu qu'on parlait de musique. Moi, j'ai pas eu le droit d'apprendre la musique avec mes frères qui fréquentaient une harmonie inter-villages. Je voulais faire comme eux, évidemment, mais hélas, j'avais pas le droit. Les filles à l'époque on n'en voulait pas. Je vous prie de croire qu'au Cours complémentaire dès l'entrée en sixième j'ai fait du solfège, du chant et de l'histoire de la musique, que ça a continué à l'Ecole normale d'institutrices et que ça ne m'a plus jamais lâché. Allez faire un petit tour sur le site des Cenelles d'Epernay et vous constaterez qu'on travaille sérieusement sans se prendre forcément pour de grands artistes. Mais on se donne, on se dépasse, on est bien ensemble : profs, instits, vendeuse de fromages, assureur, ouvrier vigneron, cultivateur, infirmières... et on est heureux .

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 07 décembre 2007

La fin des CDI sera un grand progrès. Cela marquera le retour de l'Education nationale dans le monde du bon sens.

Ecrit par : Jean | 06 décembre 2007

Voilà une cause à défendre...
Je suis bien d'accord avec vous, tous les problèmes seront résolus quand on aura rebaptisé les CDI "Bibliothèque Georges Pompidou" (en hommage à l'anthologie poétique). Si vous vous sentez une âme de héros, faites une expédition nocturne et accrochez une plaque sur la porte du futur-ex CDI.

Cette collègue de lycée qui fait rédiger en Seconde des "quatrièmes de couverture", Mouron Rouge, est encore une de ces cinglées pédagos qui écoeurent les élèves du français. En plus, il y a dans le fait de donner un tel sujet une intention visiblement policière, puisqu'il s'agit de monter les parents de ces élèves de Seconde contre ce "professeur de Troisième qui n' a pas suivi les programmes" pédagogols.
Vous voyez bien, Christophe, que pour l'enseignement secondaire, l'IUFM est une vraie saloperie.

Ecrit par : Jean | 06 décembre 2007

N'importe quoi.
De bout en bout.
J'ai beau relire le message de Mouron Rouge, je ne vois pas d'intention policière, encore moins visible.
Vous avez vraiment une posture d'assiégé...
De plus, la rédaction d'une quatrième de couverture est tout à fait conforme au sujet d'invention, dont vous pensez le plus grand mal, mais qui existe, et auquel il faut bien préparer les élèves.
Quant à votre jugement nuancé sur l'IUFM...

Comprenez-moi, il ne s'agit pas pour moi d'être désagréable avec vous pour le plaisir, mais parfois, en vous lisant, je me dis que ceux qui ne sont pas d'accord avec nous doivent se délecter de prises de position aussi péremptoires, qui peuvent facilement être tournées en ridicule.

Ecrit par : Pat | 07 décembre 2007

"Robin, peut-on avoir votre "exemple dégueulasse"?

Anne-Marie."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 07 décembre 2007

Ca y est, la truffe d'Anne-Marie Valette commence à remuer! Grouik.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 07 décembre 2007

Merci et bravo, Pat. Nos messages se sont croisés.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 07 décembre 2007

Lever la patte contre une étagère dans le bureau du vétérinaire ?? Il ferait beau voir ! Mon chien est trop bien élevé pour faire ça.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 07 décembre 2007

En général, ce sont les "mieux élevés" qui font le coup !

Ecrit par : yann | 07 décembre 2007

Lever la patte contre une étagère dans le bureau du vétérinaire ?? Il ferait beau voir ! Mon chien est trop bien élevé pour faire ça.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 07 décembre 2007
Eh, Yann: "Je vous assure, docteur, il est très propre et si gentil, il n'a jamais fait ça avant!".
Sylvie, n'importe quel chien mâle non castré, même le plus raffiné et le mieux né, ne peut résister au délectable plaisir de compisser mon bureau et le store à lames verticales de la baie vitrée. Le premier qui le fait entraîne les suivants. Peut-être votre chien est-il frappé d'anosmie?

Ecrit par : dobolino | 07 décembre 2007

Quant au pronom relatif "lequel", il est devenu neutre et ne s'accorde plus avec l'antécédent, ni chez les hommes politiques, ni chez les journaleux.

Ecrit par : mouron rouge

Il est employé, pour varier le vocabulaire, à la place de "qui", sans réfléchir.
On voit aussi l'inévitable : "quelque soit" (et pas seulement en mathématiques).

Ecrit par : Moot | 07 décembre 2007

Non,Dobolino, je ne crois pas que mon chien soit atteint d'anosmie (un mot dont je viens d'apprendre le sens grâce à vous). Je crois surtout qu'il est très timide et pas du tout dominant : même dans la rue, il lui arrive souvent de renifler avec intérêt des traces laissées par un congénère, puis de s'éloigner sans oser apposer sa propre signature. C'en est même gênant, car il exige des sorties plus longues qu'un autre, tant il est lent à réagir.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 07 décembre 2007

"Celui qui ne connaît pas la vérité, celui-là est un imbécile.
Mais celui qui la connaît et la qualifie de mensonge, celui-là est criminel". (Galilée)

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 07 décembre 2007

Variante édulcorée :

"Bentolila Article du Monde 06.12.07





"L'école maternelle, considérée, il y a peu, comme une réussite française, se retrouve sur la sellette. "Elle ne met pas tous les enfants dans les conditions de réussir à l'école élémentaire" (du CP au CM2), accusaient, en août, les experts du Haut Conseil de l'éducation.
De l'ordre de 15 % d'élèves n'auraient pas les acquis nécessaires pour bien apprendre à lire à leur entrée au CP.

Fort de ce constat, le ministre de l'éducation nationale, Xavier Darcos a chargé, en septembre, Alain Bentolila, professeur de linguistique à Paris-V, d'identifier les réformes nécessaires.

Organisée en trois, voire quatre ans, l'école maternelle ne marque pas de progressions claires dans ses apprentissages. "Pour schématiser, les deux premières années, on fait la classe au fil de l'eau, avec des activités qui n'ont pas de réels liens entre elles et sans objectifs clairement définis. En grande section, soit on continue sur ce modèle, soit on met les bouchées doubles", considère le linguiste.

Ainsi, la grande section de maternelle s'est transformée, dans certains cas, en une sorte de pré-CP. Il n'est plus rare aujourd'hui qu'une partie des élèves sachent quasiment lire à la fin de la grande section.
La pression des parents, inquiets des performances de leurs enfants, n'a fait qu'amplifier le phénomène.

"Rien ne justifie qu'on fasse trop tôt et mal des apprentissages qui ne relèvent pas des écoles maternelles", notait Viviane Bouysse, inspectrice générale de l'éducation nationale, à l'occasion d'un colloque organisé sur le sujet, le 27 novembre, à Paris, par le Snuipp-FSU, le principal syndicat des enseignants du primaire. Car si les enfants issus de milieux familiaux qui consolident leurs apprentissages en profitent, les autres s'avèrent pénalisés.

Or la grande affaire de l'école maternelle, c'est avant tout la maîtrise du langage oral, préalable indispensable à un apprentissage correct de la lecture. "Un gamin qui arrive au CP avec un vocabulaire pauvre, une maîtrise déficitaire du langage au plan syntaxique et sans discriminer correctement les sons aura très peu de chances d'apprendre à lire quelle que soit la méthode de lecture", considère Alain Bentolila.

Tout cela suppose une formation spécifique des enseignants à la maternelle, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. "Ni le bon sens ni l'amour des enfants ne suffisent à mettre le langage au cœur des apprentissages. Vous devez vous appuyer sur des théories", a expliqué Mireille Brigaudiot, maître de conférences en sciences du langage à l'Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) de Versailles, devant un parterre d'enseignants, à l'occasion du colloque sur l'école maternelle.

Ainsi, soucieux de faire parler les enfants, des enseignants leur posent des questions sans s'assurer systématiquement que ceux-ci disposent des connaissances pour répondre. "Dans ce cas, seuls les élèves les plus performants vont répondre et c'est comme ça que, sans le vouloir, on creuse les écarts entre les élèves, ajoute Mme Brigaudiot. Il faut parler aux enfants des expériences partagées ensemble, des livres lus ensemble ou de choses dont on sait qu'elles les intéressent."

Or, les spécificités de l'école maternelle sont peu enseignées dans les IUFM. "D'un institut à un autre, le traitement de la maternelle est très inégal", convient Lucile Barbéris, présidente de l'Association générale des enseignants des écoles des classes maternelles publiques (Ageem,
4 500 professeurs), qui a participé à la réflexion.

Comme beaucoup de ses collègues, Magali Quinquandon, professeur des écoles à La Londe-les-Maures (Var), s'est trouvée projetée dans l'univers de la maternelle sans y avoir été vraiment préparée : "Je me rappelle de ce jour où je me suis retrouvée assise avec une vingtaine d'enfants de 3 ans sur un tapis en me demandant par quoi je devais commencer." La confrontation avec le terrain a été éprouvante. "En école élémentaire, les maîtres débutants peuvent s'appuyer sur des manuels, se rassurer en préparant des photocopies et des cours. Avec les petits, il y a beaucoup de création, tout un savoir-faire que l'on acquiert sur le tas", constate l'enseignante, forte de ses six ans d'expérience.

Chantal Cougé, directrice d'une école maternelle à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne) et formatrice, est confrontée chaque année aux mêmes appréhensions des professeurs stagiaires. "Ils se sentent peu armés, par exemple, pour résister à la pression de parents qui voudraient faire de la grande section un pré-cours préparatoire."

Reste le recours à la formation continue. Selon Gilles Moindrot, secrétaire général du Snuipp-FSU, la maternelle serait, là encore, désavantagée. Enfin, il n'existe plus, depuis 1972, de corps d'inspecteurs spécialisés sur l'école maternelle, ce qui n'aide pas à la reconnaissance de ses spécificités.

Pour Alain Bentolila, dont le rapport sur la refondation de l'école maternelle devrait être rendu public dans les prochains jours, "il faut définir des programmes clairs et établir une vraie progression des apprentissages de la petite à la grande section". Par ailleurs, "les professeurs des écoles qui veulent enseigner en maternelle devraient suivre des modules de formation obligatoires et effectuer des stages spécialisés, dans le cadre de la formation initiale", devrait préconiser le linguiste dans son rapport."

Martine Laronche et Catherine Rollot
Article paru dans l'édition du 06.12.07.

Ah, zut, je me suis plantée.
Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 07 décembre 2007

Variante édulcorée:


"Les mauvaises idées sont insubmersibles — c’est même à cela qu’on les reconnaît." (Jean-Paul Brighelli)

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 07 décembre 2007

Pour en revenir au post de mouron rouge, je dirai que je trouve résolument écoeurant qu'un professeur de français de Seconde saque un élève sous prétexte qu'il ne sait pas rédiger une quatrième de couverture, exercice tout à fait mineur et sans grand intérêt. C'est évidemment l'occasion pour lui de vérifier quels sont les professeurs de Troisième rebelles qui ont contourné les instructions officielles et de semer le doute dans l'esprit des élèves sur la valeur de ces professeurs. C'est ce que je voulais dire par "esprit policier". Vous pouvez, Pat, vous contorsionner dans tous les sens, vous ne pourrez pas nier que l'atmosphère des IUFM soit celle du flicage des stagaires et que les professeurs qui sont en même temps formateurs dans ces instituts soient profondément, sauf quelques rares exceptions, imbibés de cet esprit étriqué et de la suffisance bavarde qui en découle.

Ecrit par : Jean | 07 décembre 2007

Celui qui ne connaît pas la vérité, celui-là est un imbécile.
Mais celui qui la connaît et la qualifie de mensonge, celui-là est criminel". (Galilée)

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 07 décembre 2007

Et quid du peintre ou du romancier qui peint une "vérité fausse" (veritas falsa)? Est-il lui aussi un criminel?

Ecrit par : buntovchik | 07 décembre 2007

"Un gamin qui arrive au CP avec un vocabulaire pauvre, une maîtrise déficitaire du langage au plan syntaxique et sans discriminer correctement les sons aura très peu de chances d'apprendre à lire quelle que soit la méthode de lecture", considère Alain Bentolila.

Hier à un conseil de classe de 3ème j'ai eu la surprise d'apprendre qu'une de mes élèves arrivée de Géorgie ex-soviétique en sixième, sans connaître un seul mot de français, et alors complétement affacée dans la classe (elle était mon élève en sixième) se retrouve au premier trimestre de 3ème avec 14 de moyenne en français et nettement au dessus de la moyenne de la classe.
Cette élève a une soeur en 5ème qui s'avère être la meilleure élève de sa classe.
J'ai connaissance d'autres cas semblables.
S'il y a sur ce blog des linguistes, des grammairiens, voire des professeurs de français agrégés, qu'on m'explique les certitudes d' Alain Bentolia.

Ecrit par : buntovchik | 07 décembre 2007

Sans aucun rapport avec ce qui précède : en ce moment sur Arte, "Tristan et Isolde" de Wagner, en direct de la Scala de Milan. Une soirée Wagner, rien de tel pour se nettoyer les oreilles , les yeux et le coeur de toute la bêtise, la niaiserie, la vulgarité, la mocheté ambiante, n'est-ce pas ...

Ecrit par : FGuichard | 07 décembre 2007

Certains nous ont recommandé d’aller voir Chevènement devant la commission Machin. Chuis allé voir.

Vers la 40e minute, le Pochard se fend d’une intervention dans une langue d’une élégance et d’une précision rare qui laisse le Che un peu perplexe un instant.

Ça commence bien, il est d’abord question de “régulation par la norme (?)” et ça continue en hexagonal technocratique :
« Il faut sans doute baisser le centre de pilotage du système éducatif et arriver à avoir un pilotage de proximité plus important. »

Et dire qu’il y a encore des petits garçons qui rêvent d’être pilotes...

Dobolino, vous arrive-t-il de soigner des félins de proximité ?

Ecrit par : P. Azimont | 07 décembre 2007

Et quid du peintre ou du romancier qui peint une "vérité fausse" (veritas falsa)? Est-il lui aussi un criminel?

Ecrit par : buntovchik | 07 décembre 2007

C'est vrai, cela : il n'y a pas plus de vérité dans les sciences qu'ailleurs, mais au moins il y a des repères. Dans les arts et lettres, rien du tout, mais, peut-etre, seulement pour le moment. A force de modéliser, on pourrait accepter l'idée de parvenir un jour, dans une certaine mesure, à des notions de juste ou faux.

Ecrit par : Sergio | 07 décembre 2007

Une soirée Ouaguenèreu sur Arte ?

C'est celui qui donne envie d'envahir la Pologne ?
Désolé, j'ai pas pu m'empêcher...

Ecrit par : P. Azimont | 07 décembre 2007

Non,Dobolino, je ne crois pas que mon chien soit atteint d'anosmie (un mot dont je viens d'apprendre le sens grâce à vous). Je crois surtout qu'il est très timide et pas du tout dominant : même dans la rue, il lui arrive souvent de renifler avec intérêt des traces laissées par un congénère, puis de s'éloigner sans oser apposer sa propre signature. C'en est même gênant, car il exige des sorties plus longues qu'un autre, tant il est lent à réagir.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 07 décembre 2007
Mais, bon sang mais c'est bien sûr, votre chien est un élève idéal pour Jean!!!
Une chose est certaine: vous ne risquez pas de vous faire dévorer.

Ecrit par : dobolino | 07 décembre 2007

Je suis sûre qu'il a de bons yeux confiants... Ne lui faites jamais connaître une fille, elle pourrait vous le dévergonder.

Ecrit par : dobolino | 07 décembre 2007

Wagner, bof...

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 07 décembre 2007

"C'en est même gênant, car il exige des sorties plus longues qu'un autre, tant il est lent à réagir."

Ecrit par : Sylvie Huguet | 07 décembre 2007

"Mais, bon sang mais c'est bien sûr, votre chien est un élève idéal pour Jean!!!"

Ecrit par : dobolino | 07 décembre 2007

C'est vrai que les sorties de Jean sont assez longues, en ce moment! :-)

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 07 décembre 2007

Une soirée Wagner, rien de tel pour se nettoyer les oreilles , les yeux et le coeur de toute la bêtise, la niaiserie, la vulgarité, la mocheté ambiante, n'est-ce pas ...

Ecrit par : FGuichard | 07 décembre 2007
Bof! Pour moi, Wagner, c'est le contraire.
J'ai peine à admettre qu'il ait été "récupéré" et je crains bien que s'il était né soixante-dix ans plus tard, il n'eût participé avec entrain à la plus monstrueuse niaiserie, vulgarité et mocheté de tous les temps.

Ecrit par : dobolino | 07 décembre 2007

J'ai peine à admettre qu'il ait été "récupéré" et je crains bien que s'il était né soixante-dix ans plus tard, il n'eût participé avec entrain à la plus monstrueuse niaiserie, vulgarité et mocheté de tous les temps.
Ecrit par : dobolino | 07 décembre 2007

Heureusement vous êtes là pour nous éclairer sur ce que Wagner aurait fait.
Merci.
Et vous, qu'auriez-vous fait à l'époque de la monstrueuse niaiserie, vulgarité et mocheté de tous les temps ?
Ben, vous auriez été du côté des gentils, forcément.
Je vous admire.

Ecrit par : Tika | 07 décembre 2007

Et vous, qu'auriez-vous fait à l'époque de la monstrueuse niaiserie, vulgarité et mocheté de tous les temps ?
Ben, vous auriez été du côté des gentils, forcément.
Je vous admire.

Ecrit par : Tika | 07 décembre 2007

D'autres avaient déjà choisi pour elle la place qui selon eux lui revenait.

Ecrit par : catmano | 07 décembre 2007

Oh ben l'ouverture de Nabucco également, a été récupérée...

Ecrit par : Sergio | 07 décembre 2007

C'est un shetland, d'une douceur et d'une couardise l'une et l'autre illimitées... J'ai essayé de le rendre moins peureux. Echec sur toute la ligne.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 07 décembre 2007

Et vous, qu'auriez-vous fait à l'époque de la monstrueuse niaiserie, vulgarité et mocheté de tous les temps ?
Ben, vous auriez été du côté des gentils, forcément.
Je vous admire.

Ecrit par : Tika | 07 décembre 2007

Zyklon B, bichette! Pas ni plus ni moins, comme MàC, Robin et Catmano et quelques autres six millions de personnes.
Tant que je vous ai, Tika, mon fils ne se branle plus sur la Redoute mais sur la dissertation française... Rassurée?

Ecrit par : dobolino | 07 décembre 2007

C'est un shetland, d'une douceur et d'une couardise l'une et l'autre illimitées... J'ai essayé de le rendre moins peureux. Echec sur toute la ligne.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 07 décembre 2007
Ce sont les meilleurs!

Ecrit par : dobolino | 07 décembre 2007

Personne ne fait d'hypothèses sur l'absence criante de Jean-Paul Brighelli ? Je propose :

1) Il est submergé par les copies de différentes classes.
2) Il a une vie privée passionnante, dont je ne sais rien, mais qui l'occupe assez comme ça
3) Il est en train de négocier dur avec Xav' rue de Grenelle pour voir qui fera les prochains programmes disciplinaires.
4) Il en a marre de venir lire ici, il se repose en Rhône-Alpes, Provence et Languedoc-Roussillon.

Qui se prononce ? Qui a d'autres hypothèses ?

Ecrit par : Jeremy | 07 décembre 2007

Et vous, qu'auriez-vous fait à l'époque de la monstrueuse niaiserie, vulgarité et mocheté de tous les temps ?
Ben, vous auriez été du côté des gentils, forcément.
Je vous admire.

Ecrit par : Tika | 07 décembre 2007

Savez-vous ce qu'est un gentil pour un juif, bichette? Allez, vous êtes d'une crasse ignorance!


Cadeau de mon branleur de fils pour Tika:
http://fr.youtube.com/watch?v=QqTvnugYYyA

Ecrit par : dobolino | 07 décembre 2007

Qui se prononce ? Qui a d'autres hypothèses ?

Ecrit par : Jeremy | 07 décembre 2007

Il a une galère à gérer avec sa compagne?
Il en a marre de lire nos, enfin vos élucubrations, les miennes étant de haute tenue? Il a la grippe avaire ou un cheval malade?

Ecrit par : dobolino | 07 décembre 2007

Non, il fait le GR en Corse.
Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 07 décembre 2007

Bon, quelques fautes, mais aaah que ça fait du bien! Faire son boulot et voir certains s'assumer (en leur ayant donné, peut-être, le coup de pouce et le soutien qu'il leur fallait, - peut-être; mais tout le reste lui appartient!).

Ecrit par : Pendariès | 07 décembre 2007

J'avais posté un message avec les paroles d'une chanson de Léo Ferré mais je ne vois rien. Tant pis pour Léo !

Il y a des miracle comme ça de temps en temps, qui arrivent toujours quand on s'y attend le moins et qui, en pleine traversée du désert, nous font signe que finalement "ça valait le coup".

Ecrit par : Robin | 07 décembre 2007

Robin, je n'emploierai pas le mot de "miracle", - parce ce que cela suppose la rareté (enfin, sauf pour la Vierge Marie qui a montré son bleu maintes fois, ci et là, sauf à la Mecque ou devant le Mur des Lamentations) et une vision de la jeunesse trop sombre à mon goût; je pars du principe que mes élèves sauront s'en sortir, d'une façon ou d'une autre, - et que je ne leur suis pas indispensable.

Ecrit par : Pendariès | 07 décembre 2007

... Juste un bonhomme qu'ils auront vu quelques mois durant leur existence...

Ecrit par : Pendariès | 07 décembre 2007

Zyklon B, bichette! Pas ni plus ni moins, comme MàC, Robin et Catmano et quelques autres six millions de personnes.
Tant que je vous ai, Tika, mon fils ne se branle plus sur la Redoute mais sur la dissertation française... Rassurée?

Ecrit par : dobolino | 07 décembre 2007

J'admire la force de votre pensée retroactive et de vos certitudes. Quant à moi je me sens pas capable de me prononcer sur le comportement qu'aurait eu tout homme mort en 1883 dans les années 30. D'autant plus quand il s'agit de lui coller un rôle d'exterminateur.

Ecrit par : Merlemocoeur | 07 décembre 2007

Il ( = JPB) en a marre de lire nos, enfin vos élucubrations, les miennes étant de haute tenue? Il a la grippe avaire ou un cheval malade?

Ecrit par : dobolino | 07 décembre 2007

Il travaille.
Abraxas

Ecrit par : Abraxas | 07 décembre 2007

Faire de l'auteur de "Tristan et Ysolde" un précurseur du nazisme suppose une tendance un peu fâcheuse à reproduire les clichés les plus éculés (Woody Allen et son invasion de la Pologne, au-moins, est plus drôle !), et aussi qu'on fasse du goût musical un critère secondaire.
Or il est premier. On n'aime ou on n'aime pas la musique classique. C'est esthétique, pas politique. Avant d'aimer Parker ou Coltrane, il faut aimer le jazz... Pour les mélomanes classiques "Tristan" est l'aboutissement chromatique de la musique tonale occidentale. Un absolu.
A part ça, on aime ou on n'aime pas. Question de génération, peut-être . Mais rien à voir avec la politique.
NB : le chef, ce soir, était Barenboïm, un grand musicien juif qui prend des risques non seulement pour rapprocher les Palestiniens et les Israéliens, mais aussi pour permettre à cette musique d'être jouée dans son pays.

Ecrit par : JPL | 08 décembre 2007

Savez-vous ce qu'est un gentil pour un juif, bichette? Allez, vous êtes d'une crasse ignorance!

Ecrit par : dobolino | 07 décembre 2007

lol
On vous aime aussi pour votre ridicule.
Vous parlez de ce que vous ne connaissez pas, mais nous avons l'habitude.
Vous confondez Gentil (goyim en hébreu) et gentil.
Tout élève de 5°, même moyennement attentif en latin, est susceptible d'éviter cette confusion.

Ecrit par : Tika | 08 décembre 2007

NB : le chef, ce soir, était Barenboïm, un grand musicien juif qui prend des risques non seulement pour rapprocher les Palestiniens et les Israéliens, mais aussi pour permettre à cette musique d'être jouée dans son pays.

Ecrit par : JPL | 08 décembre 2007


Merci d'avoir rappelé cela, cher JPL.

Ecrit par : FGuichard | 08 décembre 2007

Vous confondez Gentil (goyim en hébreu) et gentil.
Tout élève de 5°, même moyennement attentif en latin, est susceptible d'éviter cette confusion.

Ecrit par : Tika | 08 décembre 2007

Honnêtement, j'ai cru à un jeu de mots pénible de votre part, plus qu'à une confusion de Dobolino... et j'ai été heurtée aussi. Dont acte, ça va de soi ;-)

Ecrit par : FGuichard | 08 décembre 2007

" Après tout, Juif (Yehudi en hébreu) veut dire " une louange à Dieu ". Gentil (Goy en hébreu) veut tout simplement dire " nation ". Il est triste que certains Gentils et que certains Juifs aient introduit de l'hostilité dans ces termes, mais ces mots sont toujours en eux-mêmes parfaitement corrects.

En fait, du point de vue de Dieu, être un Gentil est une très bonne chose. Dieu utilise les termes Juifs et Gentils dans la Bible pour décrire Son amour pour tous les hommes"

David Brickner

Ecrit par : Maminou | 08 décembre 2007

Que sont devenus les CDI ?
Ne pas confondre avec centre des impôts. Je n'en sais rien puisque je n'y suis plus.
Tout de même je pense avoir été utile et avoir accompli avec ferveur les diverses tâches qui m'incombaient durant 17 ans . Voir la circulaire 77.077 du 17 février 1977 les définissant de façon assez claire, le jargon des brasseurs de vent à l'époque n'étant pas trop répandu. Une autre circulaire est parue en mars 1986, répétant pratiquement la même chose puis arriva le CAPES en 1989, année où j'obtins celui de lettres modernes. La profession exixtait depuis 1958 et n'était régie par aucun statut. On parlait d'ailleurs de SDI : service de documentation. Nous étions des Adjoints d'enseignement recrutés sur la base de la licence, souvent plus et parfois moins ( instructeurs, PEGC voulant tenter l'expérience, personnels divers en voie de réadaptation ) et rétribués comme tels. En 1977, un haut fonctionnaire zélé nous considéra comme des adjoints d'enseignement non enseignants et nous fûmes rétrogradés dans l'échelle indiciaire des salaires, avec indemnité compensatrice ne couvrant pas totalement la baisse de notre rémunération. Une plainte déposée auprès du tribunal administratif nous donna raison en 1989.
En ce qui me concerne j'ai exercé à Reims de 72 à 74 dans les centres de formation des MEI ( maîtres de l'enfance inadaptée) et des PEGC dépendant de l'Ecole Normale d'instituteurs de la Marne. Les formateurs de ces deux centres regroupés dans les mêmes locaux se jalousaient quelque peu, se saluaient du bout des lèvres, se chipaient des salles à l'occasion au nom du droit des anciens ou autre argument de ce genre. Sans commentaire. En 1974, je fus nommée documentaliste du lycée d'enseignement général et technique d'Epernay, poste proche du domicile de plain-pied de mon mari et du village où il exerçait diverses responsabilités lui permettant de se sentir réintégré après toutes ces années passées au service militaire puis dans les hôpitaux. Monsieur Fontanet, ministre de l'époque, souhaitait que tous les établissements du secondaire soient pourvus d'un CDI digne de ce nom. La première année, j'ai disposé d'une pièce de 42 m2, une centaine de livres, mais un nombre appréciable d'abonnements dont les publications de la Documentation française, Le Monde, l'Ecole des lettres que je dévorais en espérant devenir un jour prof de lettres pourvu que je ne sois pas éloignée de la famille que nous souhaition fonder. et bien d'autres publications. Au fil des années ce CDI s'est agrandi, étoffé et a joué un rôle qui ne semble pas du tout ressembler à celui dont on parle sur ce blog. A suivre.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 08 décembre 2007

http://fr.youtube.com/watch?v=13D1YY_BvWU

Quel dommage que l'armée de l'ancien empire austro-hongrois n'armât point ces 4 hélicoptères, et que ceux-ci ne tirassent quelques salves bien senties... pour finir en beauté, en jetant, par-dessus bord, les membres du quatuor. Mais Karlheinz Stockhausen n'y avait peut-être pas pensé pour sa partition.

In mémoriam.

Ecrit par : Pendariès | 08 décembre 2007

Stockhausen ça ne vaut pas Spider-cochon !
Lui, il sait marcher au plafond !

Ecrit par : LaRiba | 08 décembre 2007

CDI et bibliothèque. Suite.

Constatant deux fautes de frappe : "existait" et "souhaitions", je tiens à corriger et je poursuis.
Le CDI dont j'avais la responsabilité proposait des livres, dont les classiques littéraires auxquels le proviseur, ancien prof de lettres, accordait toute leur importance, des livres d'histoire, de géographie, d'économie, de sciences sociales , de philosophie, d'art, etc, sans oublier les dictionnaires et les encyclopédies. Je ne reviens pas sur les abonnements appréciés et largement consultés. La collection de diapositives répondait aux besoins de diverses disciplines et pas seulement l'histoire -géo. Les professeurs de vie familiale et sociale par exemple devaient déployer des trésors d'imagination pour illustrer leurs cours et je les aidais de mon mieux. La documentation relative à l'orientation scolaire et professionnelle était mise à jour par mes soins, je parcourais et archivais le BO, signalant telle circulaire ou telle nouvelle réglementation aux intéressés. Ce qui n'était pas au CDI, je devais être en mesure de le trouver à l'extérieur : au CRDP, à la chambre de commerce, à la direction départementale de l'action sanitaire et sociale, les musées, bref auprès de multiples organismes extérieurs susceptibles de fournir le bon document, le bon renseignement. Durant les les cinq ou six premières années j'ai utilisé le téléphone du concierge. Pour cela , il me fallait descendre un escalier, traverser la passerelle surplombant la rue, et descendre un autre escalier. Ah, j'étais jeune et j'y croyais à mon CDI. J'avais constitué environ 250 dossiers documentaires composés de reportages, d'enquêtes et de reférences sur les sujets correspondant aux questions qui m'étaient posées . Ca, ce fut passionnant et je le fais encore avec mon mari pour le plaisir de s'informer et de comprendre. J'entretenais de bonnes relations avec les représentants des principales maisons d'édition de manuels scolaires ce qui me permettait d'obtenir assez rapidement de quoi dépanner les maîtres auxilliaires nommés à la dernière minute et dans des conditions matérielles difficiles.
Officiellement j'étais nommée sur le seul LEGT et pas sur le CET appelé ensuite LEP. Les deux établissements réunis compaient 700 élèves à mon arrivée en 74 et pratiquement le double 15 ans plus tard. Quelque professeurs du LEGT m'ont considérée comme une domestique une sorte de subalterne planquée ayant peur d'enseigner. Cela n'a pas duré. Par contre les professeurs du LEP étaient d'une courtoisie exemplaire. Ils frappaient à la porte, saluaient en souriant, demandaient des nouvelles, sans être obséquieux ,et expliquaient leur démarche. Dans le grand calme du CDI, car j'exigeais le calme pour une recherche ou une lecture concentrée, il arrivait que certains élèves relèvent ( relevassent ,comme vous voudrez ) la tête en souriant à leur tour.
Avec le recul, je mesure toute la richesse de ce métier. Je connaissais tous les professeurs et leurs besoins, Je connaissais le personnel administratif et presque tous les agents d'entretien qui finalement avaient fini par se décider à balayer et laver mon CDI un peu plus souvent, et je connaissais les élèves habitués qui en entraînaient d'autres à venir travailler. Ce fut une époque. Cette profession méconnue et incomprise devait faire ses preuves . La revue "Inter CDI" fourmillait de conseils, d'échanges, d'articles de fond très solides complétant notre formation. Nous y exprimions nos combats et nos désillusions avec aigreur ou humour cela dépendait. Surtout nous construisions quequechose , nous posions les fondations d'une profession qui se donnait à fond pour être reconnue. Et construire, c'est créer, c'est avancer, c'est VIVRE.
Je pourrais vous parler logtemps encore de mon CDI au risque d'être envahissante.
Que sont devenus les CDI ? D'après les témoignages de ce blog, il semblerait qu'il aient été eux aussi dévorés par les brasseurs de vent . Bonne journée et bon dimanche à tous.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 08 décembre 2007

"Faire de l'auteur de "Tristan et Ysolde" un précurseur du nazisme suppose une tendance un peu fâcheuse à reproduire les clichés les plus éculés (Woody Allen et son invasion de la Pologne, au-moins, est plus drôle !), et aussi qu'on fasse du goût musical un critère secondaire.
Or il est premier. On n'aime ou on n'aime pas la musique classique. C'est esthétique, pas politique. Avant d'aimer Parker ou Coltrane, il faut aimer le jazz... Pour les mélomanes classiques "Tristan" est l'aboutissement chromatique de la musique tonale occidentale. Un absolu.
A part ça, on aime ou on n'aime pas. Question de génération, peut-être . Mais rien à voir avec la politique.
NB : le chef, ce soir, était Barenboïm, un grand musicien juif qui prend des risques non seulement pour rapprocher les Palestiniens et les Israéliens, mais aussi pour permettre à cette musique d'être jouée dans son pays."

Ecrit par : JPL | 08 décembre 2007

Il est vrai que Wagner n'est pas responsable du fait qu'il ait été récupéré "post mortem", (enfin, pas totalement, en tous cas). Comme Nietszche.
Par contre, on n'est pas obligé d'aimer "la musique classique" en général. Aucun "genre musical" n'est une entité. On peut très bien aimer Monteverdi, certaines oeuvres de Mozart sans adhérer à l'ensemble, Bach, avoir beaucoup de mal avec les derniers opus de Beethoven, avec Wagner. (Ce ne sont que des exemples). Idem pour le jazz. On peut adorer Charlie Parker, le Coltrane du sextett de Miles Davis, et avoir un peu de mal avec "a Love Supreme". Ceci-dit, il y a des chefs-d'oeuvre dans la plupart des genres musicaux.

Pour ce qui est de l'aboutissement de la musique chromatique occidentale, vous avez complètement raison. Mais, à ce titre, on a le droit d'apprécier plus les dernières oeuvres de Fauré ou de Liszt, Scriabine, ou les premières oeuvres de ... Schönberg, (pas Béatrice), que Wagner et sa grandiloquence.
Mais tout ça est effectivement question de goût... Et de culture, ce qui converge souvent! (Une des phrases les plus stupides que je connaisse étant: "les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas).

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 08 décembre 2007

"Il ( = JPB) en a marre de lire nos, enfin vos élucubrations, les miennes étant de haute tenue? Il a la grippe aviaire ou un cheval malade?"

Ecrit par : dobolino | 07 décembre 2007

"Il travaille.
Abraxas"

Ecrit par : Abraxas | 07 décembre 2007

Vous faites du Alain Delon, Jean-Paul? Vous parlez de vous à la troisième personne! :-()

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 08 décembre 2007

Personnellement, je parierais sur des soucis informatiques...

Ecrit par : FGuichard | 08 décembre 2007

Tiens, Catmano, (et tous les autres), puisqu'on parle de jazz, connaissez-vous les disques édités par "les petits loups" du même nom? Un résultat étonnant, tant sur le plan pédagogique que musical.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 08 décembre 2007

Que sont devenus les CDI ? D'après les témoignages de ce blog, il semblerait qu'il aient été eux aussi dévorés par les brasseurs de vent . Bonne journée et bon dimanche à tous.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 08 décembre 2007

Pas tous. En tout cas pas le nôtre : plantes vertes, décoration agréable, sièges confortables, coin lecture, silence de rigueur (respecté), discernement dans le"désherbage", taux de fréquentation important.

C'est un endroit important.

Grâce à la personne qui l'anime, il semble que l'on soit arrivé à un équilibre entre tradition (grands auteurs, ouvrages de fond...) et modernité (ordinateurs, BD, littérature jeunesse...).

Il faut une personne passionnée par son travail avec le goût du travail manuel (beaucoup de petites manips) et des règles de fonctionnement claires.

Je ne sais pas si c'est partout pareil.

Ecrit par : Robin | 08 décembre 2007

Carte scolaire : information sous embargo ?

Le SNPI-fsu (inspecteurs) reçoit de toute la France des informations qui indiquent que le ministère a transmis des consignes orales aux IA-DSDEN, via les recteurs d’académie, pour que les opérations de gestion d’ouvertures et fermetures de postes dans les écoles du premier degré n’aient pas lieu avant la fin des élections municipales. La plus grande discrétion leur a été prescrite sur ce dossier, notamment envers les maires qui sont leurs premiers partenaires en matière de carte scolaire. Or, d’ordinaire, la procédure commence en décembre et s’achève en février.

Le SNPI-fsu s’interroge sur les conditions et les conséquences d’une telle mesure.

Son caractère furtif interpelle. S’il s’agit simplement de ne pas perturber le débat électoral, la mesure peut être annoncée en toute transparence républicaine et démocratique. Ce n’est pas le cas. On peut supposer que les limites du budget qui a été voté par le Parlement, plus basses que ce qui avait été annoncé, aboutissent à une carte scolaire particulièrement tendue juste avant les élections. Il s’agirait alors de ne pas handicaper les listes des candidats proches de la majorité présidentielle : ce serait donc une instrumentalisation purement politicienne du service public d’enseignement au détriment de la transparence et de l’équité du débat public.

Enfin, ce retard des opérations, s’il se confirme, provoquerait forcément des retards et des contraintes de calendriers extrêmement importants pour les personnels enseignants et administratifs. Le mouvement des personnels pourrait être repoussé fin juin ou début juillet. Les personnels administratifs seraient pressés par ce calendrier qui se bousculerait avec les autres opérations de gestion de fin d’année. Les enseignants ne pourraient ajuster leurs mutations dans des conditions sereines. De même, de nombreuses écoles se retrouveraient en situation d’incertitude sur leur avenir, alors que les lourdes modifications annoncées par le ministre sur le fonctionnement des écoles impliqueront une réorganisation importante qui doit nécessairement se préparer avec soin. À terme, ce sont les conditions de la rentrée pour les élèves qui seraient perturbées.

Le SNPI-fsu dénonce ces perspectives qui montrent une atteinte au débat démocratique national et une dégradation des conditions de travail des personnels. Il demande que les procédures et les échéances ordinaires soient respectées en toute transparence.

Ecrit par : TIGER LILITH | 08 décembre 2007

Je ne sais pas si c'est partout pareil.

Ecrit par : Robin | 08 décembre 2007

En fait non et ce que je ne comprends pas c'est la raison pour laquelle les documentalistes dépendent de l'inspection "Vie scolaire" comme les CPE.

Ecrit par : Robin | 08 décembre 2007

Oui, je connais et j'ai utilisé, mais cette année, le thème retenu ne s'y prête pas.
A propos, je cherche toujours des chants, niveau cycle 3, ayant un rapport même léger avec l'escrime. Pour l'instant, nous avons travaillé "La complainte de Mandrin" (je n'ai pas eu le moyen de récupérer le livret et le CD "Fête de la Musique" 2007, alors tant pis, pas d'accompagnement) et "Le corsaire le Grand Coureur" (si quelqu'un parmi vous sait ce que sont les "mantelets de sabord", je suis preneuse, mon explication était un peu évasive).
Je dois chercher une partition de "Zorro est arrivé", histoire de détendre un peu l'atmosphère et d'élargir le répertoire à des "musiques un peu moins ringardes" (il y a des parents d'élèves qui trouvent que le spectacle de fin d'année est trop axé "classique") mais je ne sais pas trop où je vais trouver cela... Une plongée dans Glouglou s'impose et moi, les téléchargements, je ne sais pas faire.
Ensuite, si quelqu'un a des idées, ça m'arrangerait, je sèche un peu.

Ecrit par : catmano | 08 décembre 2007

Excusez-moi, je répondais à Christophe.

Ecrit par : catmano | 08 décembre 2007

"Zorro est arrivé", c'est chanté par Henri Salvador, non? Cela devrait se trouver dans un de ses albums, que l'on peut emprunter dans toute médiathèque digne de ce nom (c'est-à-dire avec rayon musique et partitions).

Ecrit par : Jean | 08 décembre 2007

Pour les PE et Christophe:
http://www.csdraveurs.qc.ca/musique/noel/calendrier2007d.html

Ecrit par : dobolino | 08 décembre 2007

Hier à un conseil de classe de 3ème j'ai eu la surprise d'apprendre qu'une de mes élèves arrivée de Géorgie ex-soviétique en sixième, sans connaître un seul mot de français, et alors complétement affacée dans la classe (elle était mon élève en sixième) se retrouve au premier trimestre de 3ème avec 14 de moyenne en français et nettement au dessus de la moyenne de la classe.
Cette élève a une soeur en 5ème qui s'avère être la meilleure élève de sa classe.
J'ai connaissance d'autres cas semblables.

Ecrit par : buntovchik

Au mois de mars dernier, une jeune fille d'origine tchétchène, arrivée en France un an et demi auparavant, a obtenu un prix à un concours d'écriture parrainé par Jacqueline de Romilly, ce qui lui a permis d'échapper à l'expulsion, ainsi qu'à celle de sa mère.
En fait, le ministère de l'Intérieur, à la tête duquel se trouvait encore un certain Sarkozy, a ordonné au préfet de la Marne (département où habitait la famille de la jeune fille) d'annuler l'arrêté de reconduite à la "frontière", quand l'affaire a commencé à être médiatisée. En pleine période pré-électorale, cela aurait fait tache.

Ecrit par : Moot | 08 décembre 2007

J'admire la force de votre pensée retroactive et de vos certitudes. Quant à moi je me sens pas capable de me prononcer sur le comportement qu'aurait eu tout homme mort en 1883 dans les années 30. D'autant plus quand il s'agit de lui coller un rôle d'exterminateur.

Ecrit par : Merlemocoeur | 07 décembre 2007

Si vous preniez la peine de lire attentivement chaque mot de mon propos, vous n'y verriez aucune certitude, juste des questions engendrant un léger mouvement de recul.
Par ailleurs, malgré ma crasse ignorance, il me semble avoir quelques lueurs très faibles sur le pan-germanisme et ceux qui l'approuvaient.

Je réponds au propos de FGuichard par ces mots:
"J'ai peine à admettre qu'il ait été "récupéré" et je crains bien que s'il était né soixante-dix ans plus tard, il n'eût participé avec entrain à la plus monstrueuse niaiserie, vulgarité et mocheté de tous les temps."

Où y voyez quelque affirmation ou certitude que ce soit? "J'ai peine à admettre" et "je crains bien que" sont des termes qui relèvent plus du sentiment que de l'affirmation historique, non?
Tika transforme mes propos, me vouant une haine viscérale dont je comprends mal les motifs , et vous, Merlemocœur, vous basez sur cette traduction au lieu de lire ce que j'ai écrit.

Ecrit par : dobolino | 08 décembre 2007

http://www.musicologie.org/publirem/coadou_wagner_en_france.html

Ecrit par : dobolino | 08 décembre 2007

J'ai peine à admettre qu'il ait été "récupéré" et je crains bien que s'il était né soixante-dix ans plus tard, il n'eût participé avec entrain à la plus monstrueuse niaiserie, vulgarité et mocheté de tous les temps.
Ecrit par : dobolino |
Si vous preniez la peine de lire attentivement chaque mot de mon propos, vous n'y verriez aucune certitude, juste des questions engendrant un léger mouvement de recul.
Ecrit par : dobolino

Dobolino, vous devriez vous relire ou alors heureusement que ce n'était qu'un léger mouvement de recul!!!!

Ecrit par : Merlemocoeur | 08 décembre 2007

Je fais partie des gens qui n'aiment que les Préludes des opéras de Wagner et pas trop le reste, ce qui a le don d'exaspérer, je le sais bien, les vrais wagnériens. Il y a des passages admirables, comment le nier ?

Mais comment nier aussi l'inspiration pangermaniste, païenne et antisémite de l'oeuvre ? C'est aveuglant et je ne pense pas que l'on puisse à proprement parler de "récupération" comme pour Nietzsche.

Tout de même le poème symphonique "Siegfied idyll", cadeau d'anniversaire à son épouse Cosima et joué pour la première fois le jour de Noël 1870 est une pure merveille.

Vive les oeuvres courtes !

Ecrit par : Robin | 08 décembre 2007

Au mois de mars dernier, une jeune fille d'origine tchétchène, arrivée en France un an et demi auparavant, a obtenu un prix à un concours d'écriture parrainé par Jacqueline de Romilly...

Ecrit par : Moot | 08 décembre 2007

Le fait que vous relatez Moot est exact. Maria O. au moment de cette affaire était scolarisée dans un collège de Reims.
Il se trouve que le foyer d'accueil d'un bon nombre de réfugiés ou d'apatrides venus de l'Est se situe sur le secteur de mon collège.
Nous sommes également intervenus avec succès au printemps auprès du préfet de la Marne pour empêcher la reconduite de deux élèves moldaves scolarisés au collège. Ces deux enfants ont vécu clandestinement pendant un an avant que je ne découvre qu'ils n'étaient pas scolarisés et qu'ils ignoraient leurs droits en matière de scolarisation. L'une de ces deux enfants est à présent mon élève en 4ème et l'une des meilleures élèves de la classe.
D'une façon générale ces enfants se distinguent des "nôtres", par le fait que la vie les a fait mûrir et comprendre nombre de ses valeurs à un âge ou les nôtres sont encore enveloppés dans leurs langes.
On ne dira jamais assez (pour conclure) combien nos modes d'élevage et d'éducation des enfants contribuent bien peu à leur envol du nid familial et à la formation d'une réelle autonomie subjective. Mais cela est un autre débat!

Ecrit par : buntovchik | 08 décembre 2007

"Vivent les oeuvres courtes !"

Ecrit par : Robin | 08 décembre 2007

Oui, ô combien, et c'est vrai pour nombre de compositeurs, surtout de la période "romantique"!

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 08 décembre 2007

"On ne dira jamais assez (pour conclure) combien nos modes d'élevage et d'éducation des enfants contribuent bien peu à leur envol du nid familial et à la formation d'une réelle autonomie subjective. Mais cela est un autre débat!"

Ecrit par : buntovchik | 08 décembre 2007

Oh non, Buntovchik! Je pense, au contraire, que ce thème fait vraiment partie intégrante du débat sur l'éducation (sur l'instruction).

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 08 décembre 2007

A moot et buntovchik : je confirme, j'étais dans mon coin à cette distribution des prix.
Christophe, je confirme aussi . En novembre dernier nous avons chanté des oeuvres courtes de Berlioz :" La mort d'Ophélie "et "Le Ballet des Ombres", Gounod :" Gallia," Schumann :" Beim Abschied zu sigen"," Sommerlied", "Das Schifflein", "Zigeunerleben "et Schubert :"Der Tanz ", An die Sonne" et Mirjams Siegesgesang. Un réel bonheur.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 08 décembre 2007

En fait, cette histoire de Wagner est assez amusante et me fait penser au forum éducation de France2.
J'exprime un ressenti mais, non, puisque la bonne façon de penser actuelle exige qu'on lave Wagner de tout soupçon, mon ressenti prouve ma bêtise! Les trois clampins de service récitent, enfin balbutient leur catéchisme intellectuellement correct alors que peut-être aucun des trois n'a jamais assisté à une représentation de la Tétralogie et ne connait trois mots de mythologie allemande.
Sur le Forum de France2, si on demande pourquoi on apprend plus par cœur les tables de multiplication, pourquoi les enfants ne savent plus lire couramment en fin de CP,etc... on récolte le même mépris, la même houle de rires, les mêmes insultes à la Tika, sans aucun autre argument que "Mérieu l'a dit".
Ici, c'est "Barenboïm l'a dit et en plus il est juif", donc...
Le problème n'est pas de penser par soi-même mais de penser ce qu'il FAUT penser, qu'on l'ait lu dans Télérama ou dans Le Figaro. Bien appris par cœur, tout bien comme il faut, pour pouvoir briller un peu dans les salons sans craindre de se faire exclure ou montrer du doigt.
Ceci dit, mon goût pour Wagner rejoint à peu près celui de Robin.
C'est d'un démoralisant...

Ecrit par : dobolino | 08 décembre 2007

Inversion des deux dernières phrases! Placez "c'est d'un démoralisant" avant "ceci dit, mon goût..."

Ecrit par : dobolino | 08 décembre 2007

Je suis brucknérien en diable!

Ecrit par : Pendariès | 08 décembre 2007

Ca va péter... Lu sur figaro.fr

Mahomet exposé en homosexuel en Hollande


08/12/2007 | Mise à jour : 08:14 | Commentaires 0 .

Un musée expose « Allah o gaybar », une série de photos d’homosexuels portant des masques à l’effligie du Prophète.
Il y a eu les caricatures danoises, le dessin suédois d’un Mahomet à corps de chien, le nounours baptisé du nom du prophète au Soudan. Voici maintenant de quoi rallumer la colère des musulmans : Mahomet en homosexuel ! Finement intitulée « Allah o gaybar », l’exposition, une série de photos d’homosexuels portant des masques à l’effigie du prophète ou de son gendre Ali sera finalement présentée par un musée de Gouda. Il y a quelques jours, un musée de La Haye avait décidé de retirer ces photos, de crainte de s’attirer des représailles. L’artiste iranienne Sooreh Hera a réalisé ces clichés pour témoigner de « l’hypocrisie » du président iranien qui a nié récemment l’existence d’homosexuels dans son pays. Sooreh Hera, qui a demandé l’asile aux Pays-Bas en 2000, déclare avoir reçu des menaces. « Je croyais que je trouverais la liberté d’expression aux Pays-Bas, a-t-elle affirmé. Mais ce n’est pas un pays libre. C’est devenu une dictature islamiste. »

Ecrit par : Pendariès | 08 décembre 2007

Tous derrière la mimolette!!!

Ecrit par : Pendariès | 08 décembre 2007

ou "l'ami Mollette", le pote gay du Mollâ batave!

Ecrit par : Pendariès | 08 décembre 2007

"Je suis brucknérien en diable!"

Ecrit par : Pendariès | 08 décembre 2007

Je préfère, à la limite, Bruckner à Mahler... Mais je n'ai, de manière générale, pas énormément d'affinités avec cette musique... Je préfère de loin Brahms et, à l'autre "extrême", Debussy...

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 08 décembre 2007

Pour Catmano,
" Zorro est arrivé ", Le disque de Salvador, est édité chez Phillips si mes souvenirs sont bons et on doit pouvoir trouver la partition dans tout bonne boutique vendant par internet je suppose. Il existe un petit ouvrage au format poche en 3 volumes intitulé " 1000 chants" choisis par Jean Edel Berthier aux presses d'Ile de France datant de 1984 pour la 9° édition qui peut donner des idées . En plus d'une table des matières des titres par ordre alphabétique, on y trouve d'autres classements : par thèmes, par pays et terroirs, par artistes( car la variété y figure aussi) par genres,et par niveau de difficulté. La partition est donnée avec les accords de guitare suivie des différents couplets. Malheureusement , Zorro ne figure dans aucun des 3 volumes.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 08 décembre 2007

"Je suis brucknérien en diable!"

Ecrit par : Pendariès | 08 décembre 2007

Je préfère, à la limite, Bruckner à Mahler... Mais je n'ai, de manière générale, pas énormément d'affinités avec cette musique... Je préfère de loin Brahms et, à l'autre "extrême", Debussy...

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 08 décembre 2007

Bruckner et Malher sont les deux seuls symphonistes dont la musique me met aux larmes.

Ecrit par : Pendariès | 08 décembre 2007

Bruckner et Malher sont les deux seuls symphonistes dont la musique me met aux larmes.

Ecrit par : Pendariès | 08 décembre 2007

Je croyais que vous aviez un faible pour Chostakovitch... Sa musique, il est vrai, est peu faite pour émouvoir jusqu'aux larmes! mais est-ce bien là la fonction de la musique? Qu'en pense Barenboïm? Que dit Télérama?

Ecrit par : buntovchik | 08 décembre 2007

Mais dans les "1000 chants", il n'y a pas les partitions! Je pense que la suggestion de Jean, (rapport à la "médiathèque"), était la bonne.

Pendariès, je n'avais pas vu votre message sur Mahomet! Il y a vraiment des gens qui ont des c... ...

Buntchovik, les "fonctions" de la musique, (DES musiques... même "France musiques" s'est mise au pluriel, c'est dire) sont, à mon humble avis, aussi diverses que variées. Et celle de nous émouvoir aux larmes en est une possible... Heureusement!

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 08 décembre 2007

Je croyais que vous aviez un faible pour Chostakovitch...

Ecrit par : buntovchik | 08 décembre 2007

Chostakovitch est un frère d'âme. Quelque chose donc de plus "viride". J'ai trouvé cet adjectif dans la traduction du "Satyricon" de Pétrone faite par Laurent Tailhade. Ce livre me détend bien le soir, avant de m'endormir. J'ai refusé un moment de l'ouvrir, m'étant très-ennuyé avec le film de Fellini quand je fus ado.
Les passages sur les magisters sont savoureux. Le reste aussi. Je comprends que Rome, avec ses repas languides, se soit cassée la gueule.

Ecrit par : Pendariès | 08 décembre 2007

Pendariès, je n'avais pas vu votre message sur Mahomet! Il y a vraiment des gens qui ont des c... ...

Ch. S.

Et l'artiste est une femme...

Ecrit par : Pendariès | 08 décembre 2007

Et pour la cime des larmes, ceci encore:

http://www.dailymotion.com/relevance/search/bach/video/xtqou_bachbusoni-bwv-1004-helene-grimaud

Ecrit par : Pendariès | 08 décembre 2007

"Et l'artiste est une femme..."

Ecrit par : Pendariès | 08 décembre 2007

Ca n'empêche rien! Hélène Grimaud "en a" aussi, quand elle joue les "spätensonaten".

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 08 décembre 2007

A côté de ça, ce soir, on a le téléthon, sur la une, et le télédinde, sur la 2... Pfffffff.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 08 décembre 2007

Pour voir quelques photos qui vont sûrement valoir une fatwaa à l'artiste:

http://extremecentre.org/2007/12/08/allah-o-gaybar/

Ecrit par : Pendariès | 08 décembre 2007

Merci pour toutes ces excellentes suggestions.

Ecrit par : catmano | 08 décembre 2007

Moi, j'aime bien les loup...
http://www.dailymotion.com/relevance/search/h%C3%A9l%C3%A8ne+grimaud+loup/video/xpw08_helenegrimaud-envoyespecial_shortfilms

Ecrit par : dobolino | 08 décembre 2007

Je précise que quand je disais "album", je ne voulais pas dire "CD" comme c'est l'habitude aujourd'hui, mais cahier cartonné contenant les paroles et la musique. Il y en a pour tous les chanteurs un peu connus, et on les trouve dans la magasins de musique corrects et dans les médiathèques un peu importantes. Christophe a confirmé. Sinon, de Henri Salvador, il y aussi, pour des enfants, Le Lion est mort ce soir, et Une chanson douce (Le Loup, La Bête et le Chevallier).
Très grand musicien de jazz, ce Henri Salvador, et bien plus profond que son image médiatique d'amuseur pourrait le laisser croire. Je regardais l'autre jour une émission consacrée à Sacha Distel et je me faisais la même réflexion: Christophe doit certainement se souvenir de son dernier enregistrement, si émouvant, de "Ma première guitare". La semaine dernière, soirée entre amis consacrée à Gilbert Bécaud, avec chanteurs et pianistes: j'avoue que je connaissais pas Gilbert Bécaud : j'en connaissais comme tout le monde "Et maintenant", ou "Nathalie", qui sont déjà de pures merveilles, mais il a composé tellement d'autres chefs-d'oeuvre! Un génie, lui aussi. Un point commun à ces trois artistes d'exception: le travail acharné, le perfectionnisme.

Au fait, Christophe, avez-vous enregistré quelque chose avec votre ensemble de jazz et est-ce que cela peut s'écouter?

Ecrit par : Jean | 08 décembre 2007

Hélas! (Enfin, je ne sais pas pourquoi je dis: "hélas"). Mais je croyais vous l'avoir dit, "dans le passé". J'ai une video, qui a été faite lors d'un concert au grand théâtre de la ville où j'habite, il y a un bon moment... (huit ans, je crois). Je pense que je la ferai numériser un jour, mais les conditions techniques d'enregistrement n'étaient pas mirifiques... Et, sûrement, quelques "bouts de bande" de répétition, qui traînent de ci, de là.
Et le trio est mort "de sa belle mort", il y a trois ans. On espère toujours pouvoir rejouer ensemble, mais ainsi va la vie...

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 08 décembre 2007

Je vais faire dans le hors-sujet : on trouve dans l'Arc-en-ciel de la gravité, de Thomas Pynchon, les propos suivants placés dans la bouche d'un protagoniste - en substance : "Quand j'écoute Beethoven, ça me donne envie d'envahir la Pologne" (voir p.473 de l'édition Fiction et cie, Seuil).
Le livre a été publié en 1973.
Le mot est généralement attribué à Woody Allen à propos de Wagner, et s'entend dans Meurtres mystérieux à Manhattan, sorti en 1993 si jeune Mabuse.

Pour moi, il y a clairement usurpation.

Ecrit par : Blugu | 08 décembre 2007

Il me semblait que Woody Allen avait écrit ça dans un livre publié bien antérieurement. Mais, si ce que vous dites est vrai, Blugu, c'est bien dommage... Cette citation me semble bien mieux coller à Wagner qu'à Beethoven.

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 08 décembre 2007

Pour me faire pardonner :


http://www.imperia-europa.org/Portraits/Wagner/Pages/rwautresoeuvres2.htm

J'espère que ce n'est pas un site "petite moustache et culotte de peau" !

Vous pouvez écouter le poème symphonique Siegfried idyll et d'autres morceaux de Wagner avec realplayer

Ecrit par : Robin | 08 décembre 2007

"Je suis brucknérien en diable!"

Ecrit par : Pendariès | 08 décembre 2007

Je préfère, à la limite, Bruckner à Mahler... Mais je n'ai, de manière générale, pas énormément d'affinités avec cette musique... Je préfère de loin Brahms et, à l'autre "extrême", Debussy...

Ecrit par : Christophe SIBILLE

Vous me donnez une folle envie de jeter de l'huile sur le feu : connaissez-vous Max Reger ?

Ecrit par : Moot | 08 décembre 2007

J'espère que ce n'est pas un site "petite moustache et culotte de peau" !
Ecrit par : Robin | 08 décembre 2007

Mais c'est un site un peu bizarre quand même. Plusieurs des liens indiqués ne fonctionnent plus, mais quand on tape leur nom sur Google, ils sont indiqués par des sites très, très, très à droite.
Essayez avec "Granika" par exemple, cité dans les liens Billet d'humeur.

Ecrit par : lucile | 08 décembre 2007

'espère que ce n'est pas un site "petite moustache et culotte de peau" !
Ecrit par : Robin | 08 décembre 2007

Mais c'est un site un peu bizarre quand même. Plusieurs des liens indiqués ne fonctionnent plus, mais quand on tape leur nom sur Google, ils sont indiqués par des sites très, très, très à droite.
Essayez avec "Granika" par exemple, cité dans les liens Billet d'humeur.

Ecrit par : lucile | 08 décembre 2007

Bon j'ai voulu faire l'esprit large, pas antiwagnérien primaire pour deux sous...et voilà ce que je récolte.

On n'aurait pas eu ces problèmes de liens bizarres avec Bach, Mozart ou Brahms.

CQFD ?

Ecrit par : Robin | 08 décembre 2007

Il faudrait voir les autres sites sur Wagner proposés en liens, il y en a peut-être un qui n'est pas "marqué" politiquement.
Pour lui laisser une chance !

Ecrit par : lucile | 08 décembre 2007

"Au Château de Grignan (Drôme provençale) le 8 décembre à 18 heures, la Librairie Ma Main Amie vous invite à une rencontre avec Jacques Réda, présentée par Philippe Jaccottet.
Ecrit par : FGuichard | 05 décembre 2007 "

C'est gentil, FGuichard, d'autant que ça montre que Jaccottet va mieux (il était grandement malade il y a qque temps).


Ecrit par : Jeremy | 06 décembre 2007
D'après mes deux spectateurs, Jacottet était en pleine forme, brillant et dynamique, devant un nombreux public dont la moyenne d'âge, hélas, avoisinait largement les cinquante ans si on ne tient pas compte de la belle-fille de Catmano et de mon jeune branleur. La poésie ne fait plus recette?

Ecrit par : dobolino | 08 décembre 2007

Bon j'ai voulu faire l'esprit large, pas antiwagnérien primaire pour deux sous...et voilà ce que je récolte.

On n'aurait pas eu ces problèmes de liens bizarres avec Bach, Mozart ou Brahms.

CQFD ?

Ecrit par : Robin | 08 décembre 2007
Chut! Ils vont revenir!!! Remarquez que vosu vous êtes prof, ils n'oseront pas vous traiter de profond imbécile.

Ecrit par : dobolino | 08 décembre 2007

Petit cadeau pour les germanistes.
Anne-Marie.


MUTTERNS HÄNDE


Hast uns Stulln jeschnitten
un Kaffe gekocht
un de Töppe rübajeschohm -
un jewischt und jenäht
un jemacht und gedreht...
alles mit deine Hände.

Hast de Milch zujedeckt,
uns Bobongs zujesteckt
un Zeitungen ausgetragen -
hast die Hemden gezählt
und Kartoffeln jeschält ...
alles mit deine Hände.

Hast uns manches Mal
bei jroßen Schkandal
auch n Katzenkopp jejeben.
Hast uns hochjebracht.
Wir wahn Sticker acht,
sechse sind noch am Leben...
Alles mit deine Hände.

Heiß warn se un kalt.
Nu sind se alt.
Nu bist du bald am Ende.
Da stehn wa nu hier,
und denn komm wir bei dir
und streicheln deine Hände.


Kurt Tucholsky (1931)

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 08 décembre 2007

Max Reger? Non, je n'ai vraiment pas le goût pour le néo-classicisme, à part Strawinsky dans ses grands jours...:-)

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 08 décembre 2007

Désolé : j'étais absent depuis le 4, je n'ai pas beaucoup participé à la discussion — je rentre à l'instant.
Heureusement qu'Abraxas a un peu pris le relais…

MàC, c'est dans la Répétition (d'Anouilh) que le personnage de Héro, si je me souviens bien, explique d'où viennent les calvities…
J'ouvre un nouveau fil demain, promis, celui-ci est surchargé et peine parfois à s'ouvrir.
Bonne nuit à toutes et à tous…
JPB
PS. Oui, la compétence de Bentolila sur les Maternelles n'est pas bien évidente…

Ecrit par : brighelli | 08 décembre 2007

La troisième symphonie de Malher est l'oeuvre musicale la plus envoûtante que je connaisse. Et j'aime aussi beaucoup Siegfried Idyll. Ce qui ne m'empêche pas d'apprécier Debussy.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 08 décembre 2007

Ecouté l'émission "interceptions" sur "l'école casanière", sur France-inter, ce matin à neuf heures... Ces parents ne mettent pas leurs enfants à l'école pour des raisons hyper-pédagogistes, apparemment! :-)

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 09 décembre 2007

"Désolé : j'étais absent depuis le 4, je n'ai pas beaucoup participé à la discussion — je rentre à l'instant.
Heureusement qu'Abraxas a un peu pris le relais…"

Ecrit par : brighelli | 08 décembre 2007

Humour ou schizophrénie réelle, Jean-Paul?

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 09 décembre 2007

"Au Château de Grignan (Drôme provençale) le 8 décembre à 18 heures, la Librairie Ma Main Amie vous invite à une rencontre avec Jacques Réda, présentée par Philippe Jaccottet.
Ecrit par : FGuichard | 05 décembre 2007 "

C'est gentil, FGuichard, d'autant que ça montre que Jaccottet va mieux (il était grandement malade il y a qque temps).


Ecrit par : Jeremy | 06 décembre 2007

D'après mes deux spectateurs, Jacottet était en pleine forme, brillant et dynamique, devant un nombreux public dont la moyenne d'âge, hélas, avoisinait largement les cinquante ans si on ne tient pas compte de la belle-fille de Catmano et de mon jeune branleur. La poésie ne fait plus recette?

Ecrit par : dobolino | 08 décembre 2007

Il n'avait qu'à vivre à Narbonne, j'aurais pu venir sans problème; mais il y aurait eu autant de quinquas, voire des sextas et plus si viagra ici aussi.

Je n'ai jamais vu en France de poètes attirer les foules en grand nombre, - j'ai entendu parlé de salles immenses remplies par leurs très-nombreux lecteurs en Europe de l'Est, au beau temps où ceux-là, les poètes, vivifiaient la vie, - quand elle se trouva prise, longtemps, dans le gel politique et la tyrannie.

Depuis la chute du Mur, les voix, là-bas, se sont aussi détournées du mouvement vers la communauté pour se calcifier, avec beauté souvent, dans le mal habituel du grand vers français mallarméo-valéryen: le poème pour le poème; le difficile, voire l'acrobatique, qui n'est qu'obscurité et séparation de soi des autres. Parce que "Je" reste "je".

Ecrit par : Pendariès | 09 décembre 2007

JPB, j'ai acheté hier "Eloge de la fessée". Il pleut ce matin. C'est court et écrit en grosses lettres; entre quelques chapîtres du "Satyricon" et les manuscrits de M.R., je trouverai bien un moment pour rosir un peu.

Ecrit par : Pendariès | 09 décembre 2007

Une nouvelle illustration du démantèlement et de la privatisation de l'enseignement: le cas de l'enseignement technique agricole.
http://www.snetap-fsu.fr/article.php3?id_article=1208

Ecrit par : marigot | 09 décembre 2007

Oui, marigot. Ceux qui ont voté Sarko vont commencer à vraiment toucher du doigt le fait que son objectif n'était pas de revaloriser l'enseignement public, mais de le couler. Quand je pense que certains ont pu espérer autre chose de lui! :-(

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 09 décembre 2007

Qu'en pensez-vous?

« On ouvre la voie aux guérillas universitaires, aux magouilles, au copinage »
Pour Bertrand Monthubert, président de l’association Sauvons la recherche (SLR), « les médias ont mal traduit le sentiment du monde universitaire sur la loi Pécresse, en donnant la parole aux présidents d'université » qui se voient confier des pouvoirs exorbitants, porteurs de nombreuses dérives. Il dénonce la « responsabilité extrêmement grave qu’a pris le pouvoir politique » en n'ouvrant pas le dialogue à l'université: « On encourage les formes les plus radicales de contestation ».

La nouvelle pétition contre la loi LRU lancée par Sauvons la recherche, Appel pour une autre réforme du service public d'enseignement supérieur et de la recherche a été signée par 16.000 personnes. Une autre pétition est à signer en ligne «les présidents d’université ne parlent pas en notre nom ».


Qu’est-ce que vous pensez de la couverture médiatique du mouvement contre la loi Pécresse. On a l’impression que le mouvement est moins compris et moins suivi que ne l’avait été celui du CPE?

La manière dont les médias ont couvert la mobilisation étudiante n’est pas tout à fait conforme à ce que l’on perçoit. On a focalisé l’attention sur certains mots d’ordre qui n’étaient pas les plus mobilisateurs pour le monde enseignant. En réalité les revendications des étudiants et des enseignants chercheurs étaient très souvent convergentes, notamment sur la crainte d’une hyperprésidentialisation des universités induite par la loi Liberté et Responsabilité des Universités (LRU). Les présidents d’université vont avoir d’énormes pouvoirs au détriment de formes de collégialité qui sont historiques et essentielles dans le fonctionnement de l’université. A cela s’ajoute les craintes - partagées par les étudiants et les personnels - d’un désengagement potentiel de l’Etat, sachant que l’Etat aujourd’hui est déjà peu engagé, et que la situation risque d’empirer avec des inégalités extrêmement fortes entre les établissements. Notre pétition a un objectif un peu plus large, c’est d’expliquer que la loi LRU ne peut pas être vue de manière isolée. C’est une pièce d’un puzzle de réformes de l’enseignement supérieur et de la recherche. Simultanément à l’adoption de la loi LRU, on a eu des évolutions sur les organismes de recherche, en particulier le CNRS qui s’est trouvé affaibli. Il y a la crainte d’un démantèlement dans les mois ou les années à venir. Des protestations et une lettre ouverte ont été adressée à la ministre signée par plus de 70% des directeurs de laboratoires CNRS.

Vous avez tardé à entrer dans le mouvement, vous avez peut être même attendu sa fin…
On ne peut pas dire ça. On a commencé à expliquer que la loi LRU portait des graves risques de dérive, dès le mois de juin, au moment où l’on a eu les première version de cette loi. Des actions ont été menées au cours de l’été. Nous ne sommes pas restés passifs. Le fait que les étudiants se soient mobilisés a été important pour nous. Et cela nous a conduit à essayer de mobiliser les enseignants et les chercheurs. Nous ne souhaitions pas parler uniquement de la loi LRU et de son abrogation, mais de l’ensemble du dispositif de l’enseignement supérieur et de recherche. Pour nous, le fait que les laboratoires de recherches, qui pour beaucoup sont des unités mixtes entre le CNRS et les universités, soient fragilisés c’est extrêmement grave aussi.

Vous dites dans votre pétition que les journalistes ont essentiellement relayé la parole des présidents d’université….
En ce qui concerne les personnels, on a vu beaucoup de commentaires selon lesquels les universitaires étaient satisfaits de cette loi et ce n’est pas vrai. Un certain nombre de présidents d’université - et encore pas tous -, sont satisfaits de cette loi et la soutiennent. Mais pas forcément les enseignants-chercheurs qui dans les université ont analysé cette loi et ont vu les dangers qu’elle comportait. Donc, il y a eu une mauvaise traduction du climat chez les personnels de l’enseignement supérieur par un certain nombre de médias.

Vous dénoncez les pouvoirs accrus, voire même le despotisme des présidents d’Université que risque d’engendrer la loi Pécresse…
Oui, il y a un renforcement fort du pouvoir des présidents d’université au détriment de la collégialité, et cela se fait sans l’établissement d’aucun contre-pouvoir. Si l’on regarde les grandes universités américaines par exemple ont des présidents qui ont des pouvoirs non négligeables mais qui à chaque fois sont accompagnés de contre-pouvoirs. Il y a par exemple des sénats de professeurs qui peuvent exprimer une opposition et éviter des dérives. Avec la loi qui a été votée, on ne pourra pas s’opposer à certaines dérives. Très concrètement, une des choses les plus importantes dans les universités, c’est ce moment où l’on recrute des enseignants chercheurs. La loi permet aux présidents d’université d’exclure des jurys de recrutement des personnes qu’elles ne souhaiterait pas. Cela signifie la possibilité de mener des guérillas universitaires. C’est très préoccupant. Chacun sait la manière dont les choses risquent de se passer dans son université - les magouilles, les copinages, etc. L’autre chose c’est que le Président va avoir des pouvoirs très importants pour recruter des personnels contractuels sans passer par un processus d’évaluation par des experts compétents, c’est aussi la porte ouverte à des dérives importantes.

Vous parlez du risque d’un désengagement financier de l’Etat mais vous parlez assez peu de celui de l’entrée des partenaires privés, comme le font les étudiants…

Les étudiants ont raison de s’inquiéter du fait que les partenaires privés pourraient obtenir un poids important, qu’une dépendance s’installe vis à vis de certaines entreprises pour l’élaboration de certains diplômes. Il est clair qu’un financement privé doit être absolument assorti de grosses garanties en terme d’indépendance à ce niveau là. Ce qu’on peut craindre aussi, c’est que le financement privé soit cantonné à quelques filières de quelques grosses universités. Et qu’en réalité la plupart des universités n’en touchent à peu près rien. Il ne faut pas en rester à la question "est-ce qu’on veut ou pas du financement privé?", il faut se poser la question "est-ce qu’il y en aura?". Le gouvernement a habilement joué en faisant porter le débat sur la question "est-ce qu’il en faut ou pas?" Et en laissant miroiter le fait qu’il y aurait du financement privé alors que rien n’indique qu’il y en aura. Pourquoi il y en aurait demain plus qu’aujourd’hui? Si l’on regarde la loi, la seule évolution concerne la création des fondations, mais il y avait déjà des mesures de défiscalisation dans le système précédent, à hauteur des deux tiers des sommes données à des universités. Est-ce que pour autant les entreprises en donnaient? Pas tellement. Donc on risque de se retrouver dans une situation où l’on aura fait miroiter le fait qu’il y aurait de l’argent privé, et concrètement l’Etat ne s’engagera pas suffisamment. Si le secteur privé ne s’engage pas, les universités se retrouveront toujours aussi pauvres.

On a l’impression qu’une page se tourne question concertation… La loi est votée au mois d’août, les présidents n’hésitent plus à accompagner les CRS à l’intérieur des universités…
On est dans une situation qui est très préoccupante, par l’absence de prise en compte du dialogue – tout en jouant sur l’image du dialogue. Le gouvernement a dit qu’il lançait une concertation qui était tout à fait factice. En deux semaines, il n'a vu que quelques organisations. Tout ceux qui suivaient de près la situation ont vu que c’était de la poudre aux yeux. Il n’y avait pas de réelle concertation. Les gens qui se sont mobilisés ont compris que le dialogue était impossible et que le gouvernement avait une idée fixe dont il démordrait peu. Cela encourage évidemment les formes les plus radicales de contestation. C’est une responsabilité extrêmement grave qu’a pris le pouvoir politique. Il y a une évolution des formes de mobilisation. Une crispation préjudiciable qui va à l’encontre de l’esprit de l’Université. La responsabilité est à chercher dans le fait que le gouvernement a refusé le dialogue constructif.

L’entrée des enseignants dans le mouvement peut rouvrir le dialogue?
Il faudra bien réussir à rouvrir le dialogue. Essayer de violer une communauté en lui imposant des modifications profondes qui ne vont pas dans le sens de ce qu’elle a besoin ou de ce qu’elle souhaite, cela crée une situation de blocage. Il faut souhaiter que le dialogue se rouvre le plus vite possible plutôt que d’entrer à une situation de blocage institutionnel si le gouvernement persiste à ne rien entendre. La mobilisation on ne peut pas la mesurer au nombre de gens qui sont descendus dans la rue. Notre pétition qui en quelques jours a réuni 16.000 signatures montre qu’il y a un mouvement de fond, qui est le prélude à une mobilisation, qui s’installera dans la durée. Beaucoup de conseils d’université ont voté des motions dénonçant les dérives de la LRU. D’autres instances d’évaluation des organismes de recherche ou des universités -comme le conseil national des Universités - doivent continuer à exprimer leur préoccupation. Notre pétition par exemple a été signée par le président des sections du comité national de la recherche scientifique ainsi que par la présidente de la conférence permanente du conseil national des universités, c’est tout à fait significatif.»

Propos recueillis par KARL LASKE


http://contrejournal.blogs.liberation.fr/mon_weblog/2007/12/bla-bla-quest-c.html

Ecrit par : Pendariès | 09 décembre 2007

Il faut voir aussi, Christophe, quel genre de parents! Toutes les expériences sont possibles et permises! Jean dOrmesson et ses frères ont bien été instruits par un précepteur qui logeait dans leur château! Mais pour le commun des mortels, pour l'ouvrier chez Renault, pour la vendeuse du Printemps qui est toujous au SMIC après 25 ans de carrière, il n'y a d'espoir de voir leurs enfants faire mieux qu'eux que dans l'école de la République, cette école que plus personne ne reconnaît aujour'hui parce qu'elle a été livrée aux mains criminelles des "pédagogistes" et qu'elle "amuse" les enfants au lieu de les former ("Faisons du "ludique", mes frères, serine le Crétin et encore du "ludique", et toujours du "ludique", car si les enfants n'ont pas envie d'apprendre, c'est parce que nous ne faisons pas assez de "ludique"" - Observez bien Meirieu: le "ludique" clignote dans ses pupilles!). Le Crétin hyper-pédagogiste a bloqué l'ascenseur social.

Ecrit par : Jean | 09 décembre 2007

Ben merdre alors, les indulgences plénières promises par Benoît XVI sont en force... Et pour le culte marial à Lourdes... en plus... Ca va être les marchands de la grotte qui vont être contents, dites-moi!
Mais vers qelle religiosité allons-nous???

Ecrit par : Pendariès | 09 décembre 2007

Mais justement, Jean, je suis d'accord avec vous! Si les parents de l'émission de ce matin ne mettent pas leurs enfants à l'école, ce n'est pas parce qu'ils sont socialement favorisés, mais parce l'école n'est pas assez ludique pour eux, et parce que ces pauvres chérubins ne supportaient pas les cours magistraux! L'avez-vous écoutée, cette émission?

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 09 décembre 2007

Je suis bien content que JPB partage mon scepticisme à propos de Bentolila. Scepticisme, c'est d'ailleurs peu dire, car le sieur est ambigu. Si seulement Bentolila pouvait s'occuper une bonne fois de ses oignons!

Ecrit par : Jean | 09 décembre 2007

Moi, j'ai écouté cette émission. Je ne sais pas si c'était un parti pris de la journaliste, mais en effet, les parents choisis étaient tous dans le refus de l'horrible école qui tient les enfants assis six heures par jour à gratter sur des cahiers et qui exigerait d'eux un travail scolaire stérilisant au détriment du développement de leur personnalité.

Ecrit par : catmano | 09 décembre 2007

Catmano, je ne crois pas que ce soit un parti pris! Je pense que la plus grande partie des parents, sûrement de milieux plutôt favorisés, soit dit en passant, le font pour ces raisons! Quand ce n'est pas encore pire... (Cela a été évoqué dans l'émission ce matin, avec l'histoire des sectes). Mais la proximité de leurs petites merveilles avec d'autres enfants qui ne les valent assurément pas comporte un risque certain, n'est-il point?

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 09 décembre 2007

vous avez parfaitement raison concernant la crise de la poésie
aussi sur l'analyse des poètes de l'est (plus pugnaces pendant l'inquisition imposée par ceausescu...)
les poètes d'aujourd'hui semblent rassurés si leurs poèmes sont inintelligibles..
le pire ,ils sont tous des professeurs...ce qui est inquiétant.."fabricants professionnels de mots"
il faut avoir un salaire pour écrire (mais ça tue l'inspiration et la méditationcontemplative...)
la bohème littéraire est rare et finit par la clochardisation de l'auteur..
le manque de culture des jeunes mène à un désintérêt total de la poésie qui a besoin des "bases" culturelles et de sensibilité solides
les pays de l'est on les voit à peine dans les médias...
les séries policières battent leur plein,pourquoi on ne renverserait pas la tendance?
on vend des vraies valeurs et ceux qui le font ont des gros salaires...et la conscience tranquille...
ils ne lisent pas non plus la grande poésie d'aujourd'hui (pas seulement de l'est...)
la poésie arabe contemporaine étonnerait plein de monde...
la secte des lecteurs de poésie mérite un monument...
le séditeurs sont devenus des gourous et la poésie perd du terrain,le poète se cache ,mais ça a toujours été comme cela..
le génie résiste et prend le dessus même si cela demande une reconnaissance trop tardive ou post-mortem
il faudrait créer le métier de "professeur de poésie" ,des ateliers de créations , pour sortir l'enseignement des moulages trop étroits...
pourtant je ne désepère pas ,car je sais que quelque part ,partout das le monde il y a des jeunes talents qui poussent , des profs sans âge qui le font pousser et qui croi que le progrès de l'humanité doit obligatoirement passer par là!
la poésie doit aussi renouveler ses "pas":les slaistes ,les performers sont intéressants...la poésie n'est pas morte finalement...OUFFFFFFFFFFF !
l'europe se joue netre les" industriaux"

Ecrit par : angi | 09 décembre 2007

Bentolila comme conseiller du Ministre : maintenant, on se méfie peut-être un peu de Meirieu, mais pas assez de Bentolila.
Je rappelle qu'il continue à faire fructifier sa camelote, "Gafi le Fantôme", et que comme elle s'éssouffle peut-être un peu, il a produit un deuxième livre (crypto-)mixte, "Au fil des mots".

Il a tout intérêt à dire qu'un langage pauvre induit l'apprentissage difficile de la lecture quelle que soit la technique utilisée, ce qui est à mon humble avis complètement faux. (Je ferais bien le pari qu'il est en train de concocter des livres de mots à enseigner en maternelle, ce que tout le monde trouvera génial.)

Il est partisan d'apprendre la grammaire selon "la main à la pâte". C'est un constructiviste : sa "petite Melissa" a découvert en elle même que la terre tourne autour du soleil, "ça a tourné", elle a l'intuition copernicienne et également celle du pendule de Foucault !!

Grand leit-motiv de ses tournées provinciales. Je l'ai entendu de mes propres oreilles, dans un grand théâtre plein d'enseignants l'écoutant béatement. L'un d'eux a même demandé si l'apprentissage de la grammaire ne"tuait pas la créativité de l'enfant "!!!
De qui se moque-t-il? Il profite de l'inculture des jeunes enseignants pour leur asséner des notions archi-fausses . En réalité, il les méprise, ce dont ils ne peuvent se rendre compte. C'est un cynique.

Comme ses titres sont réels et non autoproclamés, contrairement à Meirieu, il est d'autant plus dangereux.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 09 décembre 2007

"Chavez, qui vient de se faire voter la possibilité d'un nombre non limitatif de mandats."


Parce qu'en France, le nombre de mandats présidentiels est limitatif??

Ecrit par : grischa | 09 décembre 2007

Si on décide de ne pas voter pour Sarko en 2012, il le sera d'autant plus! :-)

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 09 décembre 2007

Pendaries, je ne savais pas que le Viagra stimulait le goût pour le poétique... Vous avez testé le gingembre?

Ecrit par : dobolino | 09 décembre 2007

Parce qu'en France, le nombre de mandats présidentiels est limitatif??

Ecrit par : grischa | 09 décembre 2007

Pravilno Grischa! La France est prompte à donner des leçons de démocratie et de droits de l'homme aux autres "peuples sous-développés". C'est une tradition dont elle s'énorgueillit. Cela lui évite de questionner ses propres montages d'Etat pontifical.

Ecrit par : buntovchik | 09 décembre 2007

Pendaries, je ne savais pas que le Viagra stimulait le goût pour le poétique... Vous avez testé le gingembre?

Ecrit par : dobolino | 09 décembre 2007

ça pique trop...

Ecrit par : Pendariès | 09 décembre 2007

Pendaries, je ne savais pas que le Viagra stimulait le goût pour le poétique... Vous avez testé le gingembre?

Ecrit par : dobolino | 09 décembre 2007

ça pique trop...

Ecrit par : Pendariès | 09 décembre 2007

Evidemment, ca depend où vous appliquez le gingembre, car là c'est sûr que ça pique. Mais ça doit faire de l'effet quand même.

Ecrit par : Jeremy | 09 décembre 2007

"Au Château de Grignan (Drôme provençale) le 8 décembre à 18 heures, la Librairie Ma Main Amie vous invite à une rencontre avec Jacques Réda, présentée par Philippe Jaccottet.
Ecrit par : FGuichard | 05 décembre 2007 "

C'est gentil, FGuichard, d'autant que ça montre que Jaccottet va mieux (il était grandement malade il y a qque temps).
Mais les poètes pensent-ils que leurs lecteurs peuvent habiter une région pourrie, loin de la Drôme provençale ?


Ecrit par : Jeremy | 06 décembre 2007

D'après mes deux spectateurs, Jacottet était en pleine forme, brillant et dynamique, devant un nombreux public dont la moyenne d'âge, hélas, avoisinait largement les cinquante ans si on ne tient pas compte de la belle-fille de Catmano et de mon jeune branleur. La poésie ne fait plus recette?

Ecrit par : dobolino | 08 décembre 2007

Il n'avait qu'à vivre à Narbonne, j'aurais pu venir sans problème; mais il y aurait eu autant de quinquas, voire des sextas et plus si viagra ici aussi.

Ecrit par : Pendariès

Eh bien !!!

S'il était venu dans ma région, il aurait eu des jeunes !
Plein de profs jeunes, envoyés ici car la région est déficitaire, et j'aurais aussi emmené plein d'élèves désireux de rencontrer des écrivains et des poètes "en vrai" - j'ai au moins une quarantaine d'élèves intéressés par ce genre de rencontres.

Seulement ici il pleut, c'est mal desservi (en voiture comme en train), et la population est pauvre.

Moralité : les poètes reconnus n'y viennent pas habiter, et ils s'y déplacent à peine parce que c'est loin. Après, on se plaint qu'il n'y ait que des vieux qui viennent les voir. Ils n'ont qu'à se déplacer là où se trouve leur public, déjà assez délaissé comme ça par l'aménagement du territoire.

Ecrit par : Jeremy | 09 décembre 2007

"Pravilno Grischa! La France est prompte à donner des leçons de démocratie et de droits de l'homme aux autres "peuples sous-développés". C'est une tradition dont elle s'énorgueillit. Cela lui évite de questionner ses propres montages d'Etat pontifical."

Ecrit par : buntovchik | 09 décembre 2007

On ne peut pas reprocher à Sarko de donner des leçons en matière de droit de l'homme, entre le discours de Dakar, Rama Yade sur le tarmak avant le voyage en Chine, les félicitations à Poutine, les charters, etc, etc...

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 09 décembre 2007

"Evidemment, ca depend où vous appliquez le gingembre, car là c'est sûr que ça pique. Mais ça doit faire de l'effet quand même."

Ecrit par : Jeremy | 09 décembre 2007

:-)

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 09 décembre 2007

Seulement ici il pleut, c'est mal desservi (en voiture comme en train), et la population est pauvre.


Ecrit par : Jeremy | 09 décembre 2007

Chez moi, ce n'est pas très riche non plus... Faut aller jusqu'à Grignan! C'est loin. Moi, je ne peux pas puisque j'ai délibérément choisi l'esclavage comme rédemption. C'est ce qui me rend bon public pour le peu auquel je peux assister. Il me serait plus facile d'être dédaigneuse si j'avais accès à un grand choix.

Ecrit par : dobolino | 09 décembre 2007

D'après mes deux spectateurs, Jacottet était en pleine forme, brillant et dynamique, devant un nombreux public dont la moyenne d'âge, hélas, avoisinait largement les cinquante ans si on ne tient pas compte de la belle-fille de Catmano et de mon jeune branleur. La poésie ne fait plus recette?

Ecrit par : dobolino | 08 décembre 2007

Je confirme ! Jaccotet est très bien, manifestement remis de ses ennuis de santé. Quant à Réda, toujours grand nounours, se battant (dans l'ordre et le désordre) avec ses lunettes, le micro, et ses propres livres non massicotés. La lecture publique est un sport de combat...
Par ailleurs, un homme qui a écrit un poème en prose sur le plateau de Valensole -- et qui déteste Ornette Coleman, m'a-t-il confié à l'heure du café de minuit -- ne peut pas être entièrement mauvais. Réda dit de très belles choses sur le jazz, aussi. A (re)découvrir chez "Fata Morgana".

Ecrit par : FGuichard | 09 décembre 2007

Je n'ai jamais vu en France de poètes attirer les foules en grand nombre, -

Ecrit par : Pendariès | 09 décembre 2007

Mais la salle était comble, Pendariès -- ce qui est plus qu'honorable dans un bled comme Grignan et avec le froid qu'il y faisait !!! Seulement, il y avait fort peu de jeunes, c'est là le problème souligné par Dobolino.
"La poésie est celle qui vient à pas légers" Ph Jaccotet hier soir, dans sa présentation de J. Réda.

Ecrit par : FGuichard | 09 décembre 2007

Quant à Réda, toujours grand nounours, se battant (dans l'ordre et le désordre) avec ses lunettes, le micro, et ses propres livres non massicotés. La lecture publique est un sport de combat...

Ecrit par : FGuichard | 09 décembre 2007

Tiens! Même diagnostic entendu à la maison... Un plaisir de plus?
Mon époux et mon fils ont ressenti Jacottet comme très timide en public, passant son temps à se contorsionner en parlant.
Bon, enfin, nous construisons tous notre chance... Personne n'aurait filmé la scéance pour que je puisse, moi aussi, la contempler?

Ecrit par : dobolino | 09 décembre 2007

"Par ailleurs, un homme qui a écrit un poème en prose sur le plateau de Valensole -- et qui déteste Ornette Coleman, m'a-t-il confié à l'heure du café de minuit -- ne peut pas être entièrement mauvais. Réda dit de très belles choses sur le jazz, aussi. A (re)découvrir chez "Fata Morgana"."

Ecrit par : FGuichard | 09 décembre 2007

Pouvez-vous nous résumer sa pensée, (si c'est "résumable"), en ce qui concerne le jazz, Françoise?

Ecrit par : Christophe SIBILLE | 09 décembre 2007

Elle est intéressante, la prose de Monthubert, et d'autant plus crédible que ce garçon ne peut passer pour l'un de ces gaucho-bobo-arrivistes qui s'opposent à la loi Pécresse pour l'unique raison qu'elle a été produite par un ministre de Droite.
Un type bien, ce Monthubert, voilà ce que j'en pense.

Ecrit par : Moot | 09 décembre 2007

Mais la salle était comble, Pendariès -- ce qui est plus qu'honorable dans un bled comme Grignan et avec le froid qu'il y faisait !!! Seulement, il y avait fort peu de jeunes, c'est là le problème souligné par Dobolino.
"La poésie est celle qui vient à pas légers" Ph Jaccotet hier soir, dans sa présentation de J. Réda.

Ecrit par : FGuichard | 09 décembre 2007
Y'avait mon fils de seize ans, FGuichard, ça en fait déjà un... En bonne mère égoïste, ça me suffit ou ça me terrorise, c'est selon! D'autant plus que, depuis, il ne nous a pas craché trois mots. Nos pas sont probablement trop lourds et ce garçon se prépare peut-être un avenir de faim et de souffrances. Allons, il faut que jeunesse se fasse et se passe... De temps en temps, il pique le magazine WITCH de sa sœur et je souffle un peu.
Par ailleurs, n'oubliez pas qu'en ces contrées reculées, il faut un conducteur pour amener les ados au plaisir poétique. De chez nous à Grignan, soixante bons kilomètres bien pesés... Si le papa n'avait pas été lui-même un fervent de poésie, si vous, ma chère, ne nous aviez pas renseignés à temps (plus que temps, puisqu'au moment où le papa a téléphoné pour réserver, il y avait déjà plus de cent réservations), l'ado n'aurait pu en profité...
Et là, conclusion, que font les professeurs de première et terminale L???? Est-il plus difficile et onéreux d'organiser une sortie à Grignan un samedi après-midi, qu'une semaine à Barcelone ou à Paris?
Si mon fils a pu en profiter, c'est grâce à vous, FGuichard! Rien ne prouve que ses camarades de classe ne l'eussent encore cent fois plus goûté que lui, si seulement ils y avaient été conviés?
Certains, peut-être, sont habitants de Grignan, Valréas ou Colonzelle, et, d'un coup de mob', hop!, auraient été à pied d'œuvre pour peu qu'on les y engage.
Vous savez bien qu' "on n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans."
Cette manifestation était ultra-confidentielle, comme si les Intellectuels avaient voulu se retrouver entre eux

Ecrit par : dobolino | 09 décembre 2007

Et là, conclusion, que font les professeurs de première et terminale L???? Est-il plus difficile et onéreux d'organiser une sortie à Grignan un samedi après-midi, qu'une semaine à Barcelone ou à Paris?
Si mon fils a pu en profiter, c'est grâce à vous, FGuichard!

Ecrit par : dobolino | 09 décembre 2007

D'autant plus qu'à cette manifestation, était présent le proviseur-adjoint du lycée où étudie l'impétrant Petrus.
Y'a un blême, et pourtant, notre département n'est pas réputé pour être avard de diffusion de la culture auprès des classes populaires et des contrées reculées du Diois et des Baronnies.

Ecrit par : dobolino | 09 décembre 2007

Je n'ai jamais vu en France de poètes attirer les foules en grand nombre, -

Ecrit par : Pendariès | 09 décembre 2007

Mais la salle était comble, Pendariès -- ce qui est plus qu'honorable dans un bled comme Grignan et avec le froid qu'il y faisait !!! Seulement, il y avait fort peu de jeunes, c'est là le problème souligné par Dobolino.
"La poésie est celle qui vient à pas légers" Ph Jaccotet hier soir, dans sa présentation de J. Réda.

Ecrit par : FGuichard | 09 décembre 2007

Ce que je veux dire, madame Guichard, c'est que les poètes de l'Est et de l'URSS remplissaient, sous la dictature du Communisme, les stades, les salles à plusieurs milliers de personnes. Avec, je pense, le même public qui allait applaudir le Dynamo de Kiev, ou d'autres équipes nationales, etc.

Rien à voir avec ce que vous avez vécu le 8, je pense. Ce qui n'ôte en rien la qualité de la soirée et des intervenants(sincèrement, je regrette de n'avoir pu y être...).

Vous buvez le café de midi avec Jaccottet, vous? ;-)

Ecrit par : Pendariès | 09 décembre 2007

Grignan...Madame de Sévigné....Amie fidèle du pauvre Fouquet. Une sacrée bonne femme, qui n'hésitait pas à se payer les trois semaines de voyage aller depuis Paris pour aller embrasser sa fillotte. La correspondance de Sévigné, sous ses dehors bonhommes et inoffensifs est en fait une formidable critique de Petit-Louis dit Quatorze.
J'aime cette bonne femme solide et vulnérable, pleine de cette angoisse rageuse de vieillire en se disant que c'est vraiment trop bête.
Et pour ceux qui ne connoistroient poinct le castel de Grignan, un seul conseil , réparez cet oubli (comme eût pu dire JJ Rousseau)hihihihi....

Ecrit par : montaigneàcheval | 09 décembre 2007

Grignan, pour nous: dernier village traversé avant la ligne droite qui mène à l'entrée d'autoroute qui mène à PARIS... Paris qu'il ne faudra jamais oublier.
Grignan se prend des petits airs à la Gordes, MàC. C'est grande pitié.

Ecrit par : dobolino | 09 décembre 2007

"Et là, conclusion, que font les professeurs de première et terminale L????"

Ils font étudier les textes à leurs élèves, et certains se battent pour obtenir 100 euros pour faire venir un auteur. Sans aucun soutien de l'administration quand ils n'ont pas de chance, avec force moyens quand ils ont de la chance.

Ecrit par : Jeremy | 09 décembre 2007

Oui da, Dobolino, après avoir posté, je me suis rendu compte que j'avais oublié de noter ça, que Grignan, Valréas, Nyons, surtout, deviennent des petits Gordes. Immonde!!! Trafiqué comme pas deux. La double vérole du tourisme et de l'intelligentsia est en train de ronger Grignan.
BâV

Ecrit par : montaigneàcheval | 09 décembre 2007

Oh ! Valréas, non. Cette charmante commune se croit toujours "industrielle", elle. Les cartonnages ferment les uns après les autres, mais ça ne fait rien. Les enclavés sont des gens sérieux, eux. Pas des songes-creux. Et puis le tourisme, quelle horreur ! Des gens qui ne sont même pas français...

Ecrit par : catmano | 09 décembre 2007

"La loi permet aux présidents d’université d’exclure des jurys de recrutement des personnes qu’elles ne souhaiterait pas. Cela signifie la possibilité de mener des guérillas universitaires. C’est très préoccupant. Chacun sait la manière dont les choses risquent de se passer dans son université - les magouilles, les copinages, etc."

Tiré de l'article cité par Pendariès.

En matière de recrutement, les établissements d'enseignement supérieur (pour les postes de maîtres de conférence et de professeurs) ont un fonctionnement écoeurant. Ces histoires de copinage et de guérillas universitaires peuvent-elles s'aggraver ?

Ecrit par : Japhet | 09 décembre 2007

Ces échanges deviennent cahotiques, d'où il ne sort aucun ordre : trop difficiles à suivre.
Il est est temps que l'hôte de ces lieux recentre le jeu vers un axe !

PS : pour résoudre le dilemne Brückner / Mahler / Wagner, Scrianine / Bartok (Sibélius c'est bien aussi ...) une seule solution : Roland de Lassus, Victoria, Byrd, Schütz, Charpentier, A. Scarlatti, etc. !!!

Ecrit par : JPL | 09 décembre 2007