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18 novembre 2007

College unique

Collège unique

Depuis quelques semaines, une pétition lancée par le SNALC et demandant l’abrogation du collège unique a été mise en ligne (http://www.snalc.fr/petition.tpl). J’en ai parlé précédemment, j’y reviens — parce que les disputes actuelles autour de ce que « nous » ferons du Collège lors que « nous » serons écoutés en haut lieu me paraissent quelque peu surréalistes — ou un tant soit peu « Perette » et ses rêves de grandeur. « Donnez-moi l’arsenic, je vous cède les nègres » : ne dirait-on pas que les conseillers vertueux de l’anti-pédagogisme se disputent la peau d’un ours encore bien vivant ?

Objet du débat : que mettre à la place du collège unique ? Faut-il imaginer une souplesse extrême, une progression par matière, un système d’Unités de Valeur capitalisables par l’élève dès la Sixième ? Ou au contraire en revenir aux immortels principes de 1923 — ou quelque date que vous voulez, pourvu qu’elle soit antérieure à la loi de juillet 1989… Ou encore : devons-nous écrire des programmes intangibles, coulés dans le bronze, pour les classes de Collège (et, tant qu’à faire, de Lycée), sans tenir compte des réalités du terrain, qui nous disent que 40% des élèves de Sixième maîtrisent mal l’écrit, et que 160 000 enfants sortent du système fin Troisième sans rien dans les mains, et pas grand chose dans la tête ?

Nous savons bien que nous ne pouvons pas sacrifier la génération en cours (au double sens du terme) sur l’autel de programmes idéaux, suite logique des programmes parfaits que le SLECC — ou quelque autre organisme qui aura repensé les progressions depuis la Maternelle — aura mis en place. Il faut imaginer, à partir de programmes aussi pensés que possible, un rythme, une progression radicalement inédits. Non des « programmes intermédiaires », dont le risque est, comme les « ponts provisoires », qu’ils deviennent définitifs, mais une pédagogie — je me refuse absolument à laisser ce joli mot à ces gens qui l’ont annexé en le galvaudant — nouvelle et ondoyante.

Quelles solutions dans l’immédiat ? D’un côté, ceux qui voudraient ressusciter l’ancien Cours Supérieur, une sorte de CM3 / CM4 qui ouvriraient les actuelles Sixième / Cinquième — mise à niveau dont le risque est de fabriquer un grand nombre d’enfants à responsabilité limitée, si je puis dire (sans compter que ce serait refaire du « collège unique » par manque de diversité dans l’ambition). Avec un barrage conséquent fin Cinquième, et le risque inhérent d’orientation précoce vers des métiers manuels qui aujourd’hui demandent plus de dispositions qu’autrefois, et recrutent bien au-delà de quatorze ans : aucune fédératioin patronale, pas même celle du Bâtiment, ne s’est déclarée favorable, il y a deux ans, à l’abaissement de l’âge de sortie du Collège pensé un moment par le gouvernement Villepin.
D’un autre côté, créer dans la plupart des disciplines des « groupes de compétence », avec cours de rattrapage pour les plus atteints. Cela risque de faire éclater le « groupe classe » avant même qu’il existe.
Sans compter quelques illuminés qui préconisent le retour d’un examen d’entrée en Sixième. Et que fait-on de ceux qui y échouent ? On les fusille pour l’exemple ?

Les uns et les autres sont cependant conscients que la première chose que doivent faire les enseignants de collège, aujourd’hui et demain, c’est de reprendre en Sixième (et encore en Cinquième, et parfois encore plus tard — et sans doute aussi en Seconde), en trois ou quatre mois, le programme du… Primaire. Le tronc commun d’un collège diversifié, il est là — et toute évaluation précoce en Sixième n’a aucun sens : la meilleure preuve, ce sont les contorsions, dans les énoncés de ces tests, qui d’année en année permettent de maintenir la fiction d’un « niveau » à l’entrée en Sixième (« seulement » 17% d’analphabètes). Ce n’est qu’à partir de ce rappel de connaissances non intégrées que l’on peut diversifier véritablement l’enseignement.
Je rappelle que l’objectif de l’école est double — et il n’aurait jamais dû être autre chose : permettre à chacun d’aller au plus haut de ses capacités, et laisser le moins d’enfants possible en route, en autorisant chacun à exploiter ses talents.
L’égalité est un leurre, les enseignants le savent bien, les parents l’admettent, les élèves le vivent au quotidien. Certains sont plus capables de ceci que de cela, et quelques-uns sont incapables de bien des choses. Il y aura toujours non des cancres (j’ai une tendresse personnelle pour le cancre, qui n’est souvent qu’un bon élève délaissé), mais des bébés-lune. La seule loi naturelle — darwinienne — de la classe, c’est la diversité. Tel qui brille en langues est rétif aux mathématiques, tel qui vomit les disciplines générales sera un dessinateur hors pair. Il a fallu tourmenter sérieusement les principes de 1789 pour faire de la proclamation des « mérites » la base d’une vulgate égalitariste. Qui ne comprend que l’« élitisme républicain » respecte davantage les « droits » qu’une politique volontariste d’égalité par le bas ? Qui n’a compris, aujourd’hui, que l’idéologie pédagogiste est un nouveau Manifeste des Egaux — qui ne survivra pas plus que n’a survécu l’évangile selon Babeuf ?
Aujourd’hui et demain, partons du principe que les premières semaines ou les premiers mois sont des remises à niveau — et que ceux qui réagissent les plus vite doivent, avant les autres, intégrer un cursus classique que d’autres rejoindront, au fur et à mesure de leur éveil au Savoir. Pour cela, il est essentiel que les établissements disposent d’une marge plus grande qu’aujourd’hui dans leur politique éducative, et donc dans leur budget. Essentiel aussi que les enseignants disposent, dans le cadre de programmes fermes et définitifs, de la plus grande latitude pédagogique — et que cesse enfin cette contrainte si artificielle qu'est la construction en "séquences" — l'anti-vie même. Et surtout il est primordial que s’établisse une vraie communication entre les écoles primaires et les collèges — au point que certains instituteurs pourraient très bien être mandatés pour faire faire des révisions générales à quelques élèves de collège décontenancés par les vrais programmes de Sixième — tout comme des enseignants de collège pourraient essaimer la bonne parole en CM2 pour préparer les enfants à un régime fort différent — en leur faisant envie, non en leur faisant peur. Ce n’est pas en campant chacun dans nos citadelles que nous changerons quoi que ce soit : à pseudo-« citoyen », citoyen et demi : il nous faut être plus solidaires, si nous voulons nous différencier, et permettre aux élèves d’exprimer leurs talents ou d’expliquer leurs faiblesses.

À vous désormais de lancer des propositions sur la gestion effective de classes de Collège, dans quelque matière que ce soit. À vous d’écrire les programmes — parce que la règle démocratique est de notre côté, et non du côté de ces didacticiens qui prétendent dès l’abord tout savoir. Un grand principe d’incertitude a toutes les chances de faire moins de mal, surtout s’il s’appuie sur quelques convictions profondes et un réel savoir, que des certitudes erronées.

Jean-Paul Brighelli

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Commentaires

Jean-Paul, vous dites qu'il faut arrêter de se bouffer le nez, et vous torpillez par ailleurs (assez méchamment) certaines des propositions des gens que vous désirez fédérer, (tiens, ce mot prend deux accents, finalement? Avec la domination du tennis Suisse, ou du Suisse du tennis, on n'est plus habitué, et ça me fait tout drôle). ... Ce n'est pas raisonnable!

Par ailleurs, ne conviendrait-il pas de se méfier grandement de l'autonomie des établissements? Parce que là, pour le coup, l'équité risque de souffrir!

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 novembre 2007

Très vite parce que j'ai toute la petite famille à la maison.
Jeudi soir, animation pédagogique sur les évaluations début de CM2 (reprise "simplifiée" des évaluations début de CE2 des années prédédentes, je vous le rappelle).
Grosse "colère" des instituteurs : "On s'est fichu de nous, les élèves qui ont loupé des évaluations aussi simples ne pourront en aucun cas suivre en 6°, même après un an de forcing !"
Réponse des animateurs (deux conseillers pédagogiques, bien embêtés) : "Seule solution, le PPRE. Cibler les manques, conclure un contrat entre l'élève, sa famille et l'école et mettre en place un système de différenciation qui exclura le moins possible l'élève du groupe-classe. Le RASED ne pourra être sollicité que pour une période de sept semaines, en petits groupes de remédiation seulement et en aucun cas pour l'enfant seul. Il ne faut pas qu'il se sente exclu, c'est essentiel. Le redoublement ne sera envisageable que s'il y a eu PPRE."

Ecrit par : catmano | 18 novembre 2007

Allez, c'est dimanche, arrêtons de laver notre linge sale en famille et trouvons-nous une plasticienne qui nous organise une grande lessive pédagogiquement correcte :

http://lagrandelessive.free.fr/Archives.html

Ecrit par : Pascal | 18 novembre 2007

Bonjour,

j'ai reçu un mail d'une maman d'élève . Méline était en cm1 dans mon cours double l'an dernier (cm1 -cm2 ). Une enfant brillante en tout . Une petite puce . J'ai hésité à la faire directement passé en 6 ème. Elle est donc en Cm2 chez un collègue.

A la lecture du mail , instit ou prof de collège que me conseillez -vous de répondre à la maman ?
Cet enfant (mère au foyer, père routier ) était un grosse lectrice et écrivait dans ses temps libres(contes et petites histoires pour le plaisir... sans fautes )

Merci

"bonjour c'est la maman de Méline,
je vous envoie ce petit message car j'ai un petit probléme avec Méline elle s"ennuie en classe .J'ai vu monsieur A... mais il ne sait pas quoi faire il ne m'a pas donné de réponse à mes questions car lui a son double cours (cm1 -cm2 ) et il ne peut pas faire un cours spécial pour Méline . Elle a un bon niveau grace à vous meme un tres bon niveau pour lui il faudrait un progamme de sixiéme mais ce n'est pas possible il lui conseille de travailler avec des livres d'elle meme pendant la classe lorsque pour elle c'est trop simple je ne sais pas si cela conviendra j'ai peur parceque un enfant en difficultés c'est un probleme mais un enfant qui s'ennuie en classe pour moi c'est aussi un probléme . j'ai peur que par la suite cela puisse nuire à son envie d'apprendre. Je me permets donc de vous demander ce que vous en pensez connaissant bien Méline , vous pourrez peut etre me conseiller je n'en veux pas à monsieur A .... car lui fait son programme bien au contraire Méline l'apprecie beaucoup mais a ces yeux le meilleur c'etait vous car sa soif d'apprendre etait bien remplie je sais qu'elle n'est pas la seule à s'ennuyer il y a aussi tony j'attends une reponse de votre part afin de me guider un peu a l'avance merçi Méline vous fait le bonjour et me dit de vous dire que vous lui manquez beaucoup"

Ecrit par : patrickinstit | 18 novembre 2007

J'y vais de ma proposition personnelle issue d'une expérience de terrain...
J'ai une fille. Elle est entrée en sixième avec un niveau lamentable suite à quatre ans sur cinq en primaire de Meirieu mal digéré. En sixième, elle a eu de bons profs, sérieux, bosseurs, sympas. Elle en voulait, la petite, et a vraiment travaillé, avec notre simple soutien puisque les devoirs étaient lisibles. Dès la fin du premier trimestre, elle avait les encouragements. A présent, en quatrième, elle est autonome et bonne élève sans soutien.
Donc, déjà, le plus vite possible, refondre les programmes de sixième(et surtout, grammaire à la place d'ORL!!! et les quatre opérations en mathématiques), organiser un soutien aux devoirs et trier lucidement les élèves dès la fin du premier trimestre sans condamner personne à être fusillé pour l'exemple (excellent!!!). En fin d'année, on trie à nouveau et on démocratise le redoublement de la sixième, on le rend non humiliant et ouvert à tous comme une chance, une vraie.
Evidemment, ça nécessiterait de regrouper les élèves dans de plus gros collèges de façon à avoir au moins cinq sixièmes pour refondre les classes en fin de premier trimestre, d'où internat pour les zones rurales désertifiées. Vu le coût des carburants, il y a fort à parier que l'internat va redevenir la solution la plus économique à terme court.

Ecrit par : dobolino liquéfié | 18 novembre 2007

Ceci dit, JP Brighelli, je vous trouve de plus en plus intelligent. Vous progressez très vite à présent. Bravo. Encouragements!

Ecrit par : dobolino liquéfié | 18 novembre 2007

Mon cher Jean-Paul, je suis consterné par votre billet!
Votre vision du collège unique est angélique... Quelques soient ses défauts, vous en acceptez le principe et vous n'envisagez pas la possibilité d'une orientation précoce. Vous partez même du présupposé que tous les élèves doivent aller en 6ème "parce qu'on ne va tout de même pas les fusiller".
Certes, mais il existe peut-être un juste milieu entre ces deux possibilités? Adapter les programmes aux capacités des élèves et à leurs projets scolaires me paraît la seule solution, mais cela signifie l'abandon du collège unique au profit d'un système de "type allemand" à orientation précoce. Il n'y aurait donc plus un mais des cursus scolaires secondaires.
D'autre part, croire qu'il suffirait de faire intervenir des instituteurs en collège ( ce qui se fait dans les SEGPA et les UPI avec quels résultats !) pour résoudre la faillite du collège me paraît bien naïf... Lorsqu'un élève arrive en 6ème sans savoir lire et écrire correctement, il est déjà malheureusement trop tard.

Ecrit par : kutya | 18 novembre 2007

Mes deux idées pour contribuer à tout ça :

1 - établir une sélection à l'entrée de la Seconde, pour en finir avec l'absurdité des classes de Secondes actuelles, remplies d'élèves qui sont forcés d'y être, ne VEULENT pas y être et n'en tireront rien. Ca permettrait également de définir le programme de quatrième-troisième, en fonction des exigences de cet examen (expression écrite et maîtrise de l'orthographe-grammaire-conjugaison; maîtrise des maths, connaissances en histoire-geo, arts et sciences; bon niveau de langues).

2 - rétablir les filières d'orientation professionnelle dès la sortie de la cinquième, voire à la sortie de la sixième : les élèves y suivraient des cours de français, histoire, géo, maths, LVE, arts, et sciences, et ils seraient plongés progressivement dans la vie professionnelle de divers métiers (plombier, électricien, bâtiment, garagiste, industrie, etc.)

Ca me semble du bon sens, et tout le monde en parle dans les lycées... J'ajoute que les classes les plus dures au college sont justement cinquieme et quatrieme, à cause des eleves qui aimeraient être lancés dans la découverte de la vie professionnelle.

Ecrit par : Jeremy | 18 novembre 2007

"Objet du débat : que mettre à la place du collège unique ? Faut-il imaginer une souplesse extrême, une progression par matière, un système d’Unités de Valeur capitalisables par l’élève dès la Sixième"

Et pourquoi pas? Est-ce que ce ne serait pas un moyen de différencier sans faire de ségrégation?

Groupes de besoin, groupes de niveaux... appelons les comme on veut, s'ils sont bien gérés peuvent permettre aux élèves d'avoir quelques réussites dans certains domaines... et pas dans d'autres pour lesquels il faudra effectivement une remise à niveau, voire des objectifs moins ambitieux.

"L’égalité est un leurre, les enseignants le savent bien, les parents l’admettent, les élèves le vivent au quotidien"

L'égalitarisme, pas l'égalité des chances est un leurre, oui.

Et c'est vrai qu'il a été forgé implicitement (?) par une bonne conscience de gauche qui a eu tôt fait de dériver vers un nivellement moyen voire par le bas pour qu'on ne voie plus les différences .

Différences et inégalités se sont confondues au nom encore une fois d'un égalitarisme idéologique.
Cet égalitarisme qui nie les différences de quelque nature qu'elles soient est une des plaies de la pratique pédagogique.

PS. Jean Paul, je trouve cet article constructif. Et si on laissait enfin les invectives pédago/antipédago de côté. On n'avancera pas avec les extrémistes ou plutôt les "mal comprenants" des deux camps.

Oui c'est vrai, et je me bats aussi contre eux à longueur d'année, qu'il y a des enseignants (je parle surtout du premier degré qui est mon secteur d'intervention) dont la pratique est inefficace et qui relève bien plus du poil dans la main que de convictions pédagogiques ou pédagogistes. Le constructivisme et les méthodes actives ont parfois bon dos pour justifier un manque de travail et de réflexion.

Par contre, et je ne jetterai pas le bébé avec l'eau du bain, il y a des classes, des équipes qui s'investissent, réfléchissent, essaient de mettre en place des pratiques réellement innovantes et efficaces pour tous les élèves et qui réussissent à s'affranchir à la fois de l'élève découvreur et de l'égalitarisme forcené.

RePS. Au fait, vous l'avez quand même signée, cette pétition du SNALC...

Ecrit par : LouBlan | 18 novembre 2007

"Oui c'est vrai, et je me bats aussi contre eux à longueur d'année, qu'il y a des enseignants (je parle surtout du premier degré qui est mon secteur d'intervention) dont la pratique est inefficace et qui relève bien plus du poil dans la main que de convictions pédagogiques ou pédagogistes. Le constructivisme et les méthodes actives ont parfois bon dos pour justifier un manque de travail et de réflexion. "

Ecrit par : LouBlan | 18 novembre 2007

Oh, que c'est vrai! Je souscris des deux mains. Heureux de ne pas être le seul à le penser, (ici, évidemment).

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 novembre 2007

"J'ai hésité à la faire directement passé en 6 ème. Elle est donc en Cm2 chez un collègue. "

Ecrit par : patrickinstit | 18 novembre 2007

Pourquoi avez vous hésité? Une raison particulière et objective ou une crainte (consciente ou non) de vous faire traiter d'élitiste ou d'anti- égalitaitre?
La est la vraie question...

Pour le reste ce que vous rapportez sur votre collègue montre bien que si les programmes sont trop au centre, il n'y a plus guère de place pour les spécificités de chaque élève.

Et pourquoi penser que tous les élèves de CM2 devraient être au même niveau et faire la même chose? Où est le problème.

J'ai vu (et encourage ce type de pratiques) des élèves de GS passer au CE1 ou des CE1 faire le saut vers le CM1 et des CM1 aller en 6ème.
Il est vrai que dans ce cas on ne paeut pas se contenter de faire le programme de tel ou tel niveau . De plus il faut être sûr à 99,9% non pas que l'élève suivra mais qu'il sera tête de classe sinon on va à la catastrophe.

Ecrit par : LouBlan | 18 novembre 2007

Magré ma sympathie pour le SNALC, je pense que faire une pétition contre le collègue unique est un voeu pieu ; autant faire une pétition contre les cyclones et les tremblements de terre.

Le collège unique est en place aujourd'hui comme il ne l'a jamais été à cause d'un lent processus qui a commencé à partir des années 70 avec le Réforme Haby et auquel les gouvernements de droite comme de gauche ont collaboré.


Aujourd'hui, nous sommes dans l'égalité parfaite, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Les élèves font tous la même chose, c'est à dire qu'ils en font de moins en moins de moins et tout ce qui pourrait encore les différencier comme les langues anciennes ou l'allemand en LV2 tend à disparaître.

Essayez de rétablir une orientation, même très modérée et sur même volontaire, après la 5ème ou en abolissant les passages automatiques et vous aurez la très puissante FCPE sur le dos.

J'imagine que le ministre y regardera à deux fois. Les marins-pêcheurs bretons à côté c'est de la petite bière.

Je comprends pourquoi il préfère s'attaquer au primaire.

Je n'ai qu'une demande et elle est très modeste : qu'on ne nous oblige plus à enseigner en séquences, qu'on nous laisse essayer de réparer les dégats du primaire en faisant de l'orthographe, du vocabulaire et de la grammaire à heures fixes.

Les séquences, c'est très bien avec de bons élèves qui manient correctement les "outils", avec les autres (les victimes de la méthode globale, du pédagogisme, des instits "poil dans la main" et de tout ce que voulez, y compris des médias pour faire plaisir à Meirieu) c'est une catastrophe.

Mais j'ai bien peur qu'il n'y ait pas beaucoup de rescapés !

Ecrit par : Robin | 18 novembre 2007

" Pourquoi avez vous hésité? Une raison particulière et objective ou une crainte (consciente ou non) de vous faire traiter d'élitiste ou d'anti- égalitaitre?
La est la vraie question... "

N'ayez crainte... fils d'ouvrier je suis pour la méritocratie !Et vive l'élitisme républicain !

Non ce qui m' a fait hésiter c'est de voir cette petite puce toute timide perdue dans ce collège de 1000 élèves . Je me suis dit : un an de plus elle gagnera en assurance !

Ecrit par : patrickinstit | 18 novembre 2007

"Aujourd'hui, nous sommes dans l'égalité parfaite, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Les élèves font tous la même chose, c'est à dire qu'ils en font de moins en moins de moins "

Ecrit par : Robin | 18 novembre 2007

Exact. C'est vrai de la maternelle au collège.

Et le problème c'est que ça ne convient à pratiquement aucun élève.
Pour certains, le moins est encore trop et pour d'autres le moins est une véritable insulte à leur volonté d'apprendre et à leurs possibilités. Et on a des élèves qui coulent (les premiers) et d'autres qui se demandent ce qu'ils font là...

Mais c'est vrai que tout le monde nage dans le même marasme égalitaire.

Ecrit par : LouBlan | 18 novembre 2007

Je me suis dit : un an de plus elle gagnera en assurance !

Ecrit par : patrickinstit | 18 novembre 2007


Et pourquoi ne pas l'avoir gardée cette année. Vous auriez peut-être pu sinon faire le programme de 6ème du moins ne pas la faire perdre son temps?

Ecrit par : LouBlan | 18 novembre 2007

J'ai changé d'école et j'ai un CP

Mais avez vous une réponse pour la maman.

Tiens des sites de collèges d'où elle pourrait tirer des fiches travail à faire en cm 2

Ecrit par : patrickinstit | 18 novembre 2007

Il y aurait peut-être une manière "indolore" de contourner le "collège unique" (je veux dire sans se mettre trop les syndicats de parents à dos), ce serait de multiplier les classes à horaires aménagés, musique ou autre spécialité en primaire et au lycée.

Il y en a en primaire, très peu en collège. Peut-être aussi rétablir les classes de "3ème et 4ème AS" (aide et soutien) sous un nom ou sous un autre pour les élèves en difficulté mais qui ne posent pas trop de problèmes de comportement.

Il n'existe, à ma connaissance, qu'un seul collège pour enfants "surdoués" (je reconnais qu'il y en a en dehors des nouvelles d'Henri James et qu'ils ne meurent pas tous prématurément dune crise cardiaque, comme le héros : le collège du cèdre au vésinet.

Il faut savoir qu'actuellement, il n'y a même plus de soutien collectif genre ATPE (aide au travail personnel de l'élève); mais seulement du soutien individuel et ponctuel sous le nom de PPRE (programme personnalisé de réussite éducative)

Vous voyez que la phobie de la différenciation n'a jamais été aussi grande.

Mais vous savez aussi (même Ségolène Royal s'en était aperçue) qu'il y a des gens qui savent "refaire la différence" en contournant la carte scolaire ou en mettant leurs enfants dans de "bons" établissements privés.

Le problème politique qui se posera tôt ou tard, comme ce fut le cas aux Etats-Unis dans les années 80, sera celui du renouvellement des élites.

Il est incontournable.

Ecrit par : Robin | 18 novembre 2007

autre avis de parent, très égoiste il faut bien le dire : j'ai aussi une fille ; en CM2 je suis convoquée par l'instit qui me signale qu'elle refuse de travailler en groupe (hérésie totale dans une école d'application !) ; interrogée plus avant, la maîtresse avoue que fifille a un niveau de 5ème en français et en histoire géo ; en revanche en maths c'est plus laborieux (sauf en problème car ça raconte des histoires dixit l'impétrante) ; donc pour moi le collège idéal ça serait celui qui propose des modules par compétences : dans le cas cité, fillette aurait suivi des cours de français et histoire géo adaptés à son niveau tout en suivant les cours de matières scientifiques qui lui correspondaient ;
- ok ça dynamite la "classe" mais pourquoi ne pas raisonner en terme de "promo" ; j'ai connu ça aux US, où les équivalents des collèges et lycées fonctionnent par promo et par modules, et l'esprit de promo est très fort et plutot agréable...attention je n'ai pas dit que ce qui était enseigné quand j'y étais (j'ignore l'état des choses aujourd'hui) était bien, je dis juste que cette organisation pourrait être une piste.
- et bien sûr il faudrait que le lycée s'y mette aussi
- et ça veut dire que le brevet des collèges ne voudrait plus rien dire (mais veut-il dire qq chose aujourd'hui) voire ne pourrait plus se tenir
- et la suite logique serait le célèbre "socle de compétences" minimales avant de sortir du système
et il faut que je réfléchisse encore à toutes les implications mais pour la plupart d'entre vous qui êtes de la maison, ça sera plus facile certainement !

Ecrit par : fabienne | 18 novembre 2007

robin les collèges PUBLICS proposant un accueil pour enfants surdoués, recensés aujourd'hui sont au nombre de cinq, dont trois pour l'académie de Lyon qui a une politique volontariste sur le sujet.
Naturellement les écoles privées se sont emparées du sujet et proposent du très bon ou du n'importe quoi ; on voit des collèges où les gamins se "tirent la bourre" à coup de niveau de QI, tout ce que j'aime. ON voit des collèges privés où les enfants surdoués sont réunis par niveau de compétence, on peut avoir quatre ans d'avance en maths et un niveau de son âge en français, d'où l'importance d'une pédagogie différenciée.
On voit aussi des collèges publics qui, tout en ne faisant aucune pub, ont une attitude ouverte et bienveillante envers ces enfants qui ne sont pas tous brillants du point de vue des notes, j'ai envie de dire loin de là ; ces adresses se repassent de bouche de parents d'EIP à oreille de parents d'EIP et dépendent ENTIEREMENT du bon vouloir de principaux ou d'équipes éducatives volontaires.

Pour les enfants surdoués il faut commencer par les nourrir intellectuellement, leur donner des règles précises et strictes (ex. la grammaire) pour cadrer leur énergie intellectuelle et l'aider à aller plus loin, les faire réfléchir, approfondir, structurer leur pensée qui, question de plasticité du cerveau parait-il, va extrêmement vite et dans tous les sens, et établit des liens intuitifs obscurs pour tout le monde sauf eux.

En fait, à part le dernier point il semble que tout ce que je viens de dire s'applique aussi aux autres enfants non ?

Ecrit par : fabienne | 18 novembre 2007

Donc pour moi le collège idéal ça serait celui qui propose des modules par compétences : dans le cas cité, fillette aurait suivi des cours de français et histoire géo adaptés à son niveau tout en suivant les cours de matières scientifiques qui lui correspondaient ;

C'est ce qui est en train de se mettre en place au collège avec l'enseignement des langues vivantes et en accord avec les recommandations européennes (le Portofolio des compétences européennes en langues vivantes)

Les élèves sont répartis par "groupes de niveau" après une évaluation en début d'année et peuvent théoriquement passer d'un groupe à un autre en fonction des acquis.

Le problème est de savoir jusqu'où il faut pousser la différenciation en fonction des "compétences" (on peut théoriquement être "bon" à l'écrit, mais pas à l'oral, se débrouiller en grammaire, mais manquer de vocabulaire, savoir tenir une conversation courante mais ne pas connaître les verbes irréguliers...).

Il faut multiplier les "intervenants". Et bon courage aux concepteurs des emplois du temps !

Dans les faits, les établissements font évidemment avec les enseignants dont ils disposent.

Il est possible qu'à terme, avec la mise en place des nouvelles évaluations (à l'état expérimental cette année) et du socle commun des connaissances, on aille vers un système de ce genre qui aboutit en fait à l'éclatement de la notion de classe, d'enseignant unique et à la disparition de la notation au profit d'une évaluation ternaire (acquis/non acquis/en cours d'acquisition)

Ne me demandez pas ce que j'en pense. Je n'apprécie pas trop la science-fiction et en vérité et je me sens un peu dépassé !

Ecrit par : Robin | 18 novembre 2007

Robin les collèges PUBLICS proposant un accueil pour enfants surdoués, recensés aujourd'hui sont au nombre de cinq, dont trois pour l'académie de Lyon qui a une politique volontariste sur le sujet.

Naturellement les écoles privées se sont emparées du sujet et proposent du très bon ou du n'importe quoi...

Je suis content de l'apprendre. Je n'ai pas d'opinion "idéologique" sur le sujet, mais je sais que ces enfants-là sont souvent (pas toujours) en souffrance. Donc tant mieux !

Ecrit par : Robin | 18 novembre 2007

L'argent est le nerf de la guerre ... et donc aussi de la guerre de l'école !

Ecrit par : iPidiblue fait des maximes | 18 novembre 2007

Saperlotte une nouveau fil et je n'ai toujours pas retrouvé mes lunettes ;):) !

Ecrit par : saperlipopette | 18 novembre 2007

En gros la question est toute simple, où la France va-t-elle investir dans les décennies prochaines, dans les maisons de retraite ou dans les écoles ?

Ecrit par : iPidiblue et la guerre des générations | 18 novembre 2007

Lorsqu'un élève arrive en 6ème sans savoir lire et écrire correctement, il est déjà malheureusement trop tard.

Ecrit par : kutya | 18 novembre 2007
Pourquoi dites-vous ça puisque c'est faux si l'élève n'a été que victime d'une pédagogie stupide pendant les cinq années de primaire? Un gosse de onze ans est parfaitement capable de récupérer un niveau s'il fait l'objet d'un enseignement soutenu et exigeant en sixième et cinquième.

Ecrit par : dobolino | 18 novembre 2007

Patrickinstit,
N'ayant aucune expérience du primaire je vous donne un simple avis personnel. Je ne vois pas très bien ce que pourrait faire la maman de cette jeune fille à part lui acheter peut-être des manuels qu'elle lirait en classe (mais seule).
Par contre ne pourriez-vous pas contacter son professeur (ou le directeur de l'école) pour qu'il permette à cette jeune fille de devenir une sorte de tutrice pour la classe. Puisqu'elle a déjà compris certains points du programme, pourquoi ne pas aider les autres ? Il me semble que ce serait un bon moyen de la faire travailler dans un groupe.

Ecrit par : PFC | 18 novembre 2007

"d'où l'importance d'une pédagogie différenciée."

Ecrit par : fabienne | 18 novembre 2007

Argh... Que lis-je? Un gros mot? :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 novembre 2007

En ce moment et pour être en phase avec l'actualité, on voit bien se dessiner la guerre des générations qui va avoir lieu, d'un côté des étudiants qui demandent des logements universitaires de l'autre les cheminots qui veulent de l'argent pour se bronzer au soleil à 55 ans !

Bon courage aux hommes politiques qui vont devoir trancher dans le vif !

Ecrit par : iPidiblue et les nouveaux grèvistes | 18 novembre 2007

Un gosse de onze ans est parfaitement capable de récupérer un niveau s'il fait l'objet d'un enseignement soutenu et exigeant en sixième et cinquième.

Ecrit par : dobolino | 18 novembre 2007

Oui, peut-être, mais le départ est très important, comme les fondations d'une maison (avoir ou non appris à lire avec la méthode globale, avoir fait ou non de la grammaire, de l'orthographe, du vocabulaire, avoir appris les quatre opérations, avoir reçu un enseignement explicite...)

Et à condition que les inspecteurs ne nous imposent pas des méthodes qui ne feront qu'aggraver le mal comme l'enseignement en séquences.

Car la progression en séquences n'est que le prolongement au collège de la méthode globale et de l'ORL.

Je ne sais pas trop quoi penser des groupes de niveau et du socle commun, mais ce dont je suis sûr, c'est que l'on n'arrivera à rien (je veux dire à réduire la proportion d' élèves arrivant en 6ème sans maîtriser la lecture et l'écriture) si on n'arrête pas définitivement d'utiliser la méthode globale et de faire de l'ORL et des "activités" au lieu de transmettre un enseignement explicite.

Ecrit par : Robin | 18 novembre 2007

Sans aucun rapport avec ce qui précède -- quoique... -- en souvenir du et en hommage au travail magnifique des instituteurs laïques de Vendée, une pétition émanant du Collectif pour la promotion et la défense de l'école publique de proximité, pour l'abrogation de l'article 89 et pour un débat sur les rapports public/privé :

Bonjour,
L'AMRF et le CNAL tiendront leur conférence de presse le 21 novembre pour évoquer les recours contre l'article 89 .
Afin de soutenir fortement nos élus, nous vous invitons à faire signer aussi largement que possible la pétition ci-jointe, et à inviter vos structures locales associatives, syndicales et politiques à la relayer dans leurs réseaux, bulletins et sur leurs sites internet.
Bien cordialement,
Collectif pour la promotion et la défense de l’école publique de proximité
06 22 13 57 29 / [email protected] / Site: http://ecoledeproximite.free.fr
adresse: http://ecoledeproximite.free.fr/petition/php/index.php /


La Roche-sur-Yon, le 31 août 2007

Pétition pour l’abrogation de l’article 89 et pour un débat sur les rapports public/privé

Le décret d’application de l'article 89 de la loi de décentralisation du 13 août 2004, (au bénéfice de l’enseignement privé) est à nouveau d’actualité ; cette mesure, obligeant les communes à verser le forfait communal à l’école privée choisie par les parents dans une autre commune, fera payer un lourd tribut à la collectivité.

Beaucoup de communes en milieu rural auront bien du mal à faire face à cet accroissement de dépenses, ce qui entraînera une augmentation des impôts locaux ; les premières victimes en seront les petites écoles rurales qui atteindront plus rapidement leur seuil de fermeture

Cela s’inscrit en outre dans la politique de restriction budgétaire actuelle à l’égard de l’enseignement public ; n’oublions pas non plus qu’en zone rurale surtout, le regroupement des écoles est imposé dans l’enseignement public et n’est guère appliqué dans l’enseignement privé, en particulier là où la concurrence scolaire reste particulièrement vive.

Nous en appelons à l’abrogation de l’article 89 d’une part, à l’organisation d’un débat sur les rapports public/privé et sur l’avenir du service public d’éducation d’autre part ; nous vous invitons à signer cette pétition et à joindre vos témoignages dans le prolongement de la démarche participative que promeut le Collectif depuis novembre 2004.

Vous pouvez signer en ligne sur http://ecoledeproximite.free.fr/petition/php/index.php

ou renvoyer la pétition
comportant vos Nom, Prénom, qualité, code postal et ville, adresse mail (ou postale), signature à :
Collectif pour la promotion et la défense de l’école publique de proximité
Mairie de Courteranges place Aimé Chanet 10270 Courteranges

Faites-nous parvenir vos contributions à [email protected] ou à l’adresse postale ci-dessus.

Contacts : [email protected] / 06 22 13 57 29 / http://ecoledeproximite.free.fr

Ecrit par : FGuichard | 18 novembre 2007

"Et à condition que les inspecteurs ne nous imposent pas des méthodes qui ne feront qu'aggraver le mal comme l'enseignement en séquences."

Mais bon sang les inspecteurs ne vous imposent rien...(du moins ne devraient rien vous imposer) sauf des élèves qui ont des résultats et des acquisitions conformes à ce qu'on peut en attendre... et un niveau d'exigence vis à vis d'eux-mêmes comme de leurs élèves.

Séquence ou pas séquence là n'est pas le problème.

Ecrit par : LouBlan | 18 novembre 2007

http://ecoledeproximite.free.fr/

Quelques phrases relevées sur ce site:

"Les meilleurs résultats sont dans les classes à cours multiples (Bernard Collot).

Le modèle urbain des grosses structures et des classes à un seul cours n'a pas de fondement pédagogique

Il n'existe d'ailleurs à ce jour aucun bilan prouvant l'efficacité pédagogique de la politique de regroupements en oeuvre depuis 40 ans."

Bien sûr que ça un rapport avec ce qui précède...

Ecrit par : LouBlan | 18 novembre 2007

Petites colles pour les forts en histoire :

Qui a dit "Gouverner c'est choisir" ? Et qui a dit "Gouverner c'est prévoir" ?

Ecrit par : iPidiblue et le quizz du dimanche | 18 novembre 2007

Mais bon sang les inspecteurs ne vous imposent rien...
(...) Séquence ou pas séquence là n'est pas le problème.

Ecrit par : LouBlan | 18 novembre 2007

Non mais là je rêve ! Que dis-je, pincez-moi, j'hallucine !! Vous travaillez dans l'éducation nationale, LouBlan, ou sur la planète Mars ? Vous n'avez jamais entendu parler d'inspecteurs primaires psychorigides ou d'IPR fanatiques des sciences de l'éduc et maniaques de la séquence didactique pure et dure façon Bertrand-Lacoste ? Eh bien cela existe, et nous sommes un certain nombre à en avoir rencontré, jadis et naguère.
Quant à la séquence, tout dépend de ce qu'on entend par là : si c'est un cadre souple, un calendrier, une progression, une définition des objectifs, un outil pour savoir où l'on veut emmener l'élève, pas d'objection. Mais dans l'idée de didacticiens enragés, la séquence est devenue un carcan, et le décloisonnement qu'elle impose est parfaitement contreproductif parce que, de fait, ce sont l'orthographe, la grammaire, le vocabulaire et la stylistique qui sont sacrifiés au profit d'un blabla pseudo formaliste (énoncé ancré/coupé, description à thème constant ou pas, etc.) qui n'aboutit à rien quand on est au collège ou au lycée, sauf à vous brouiller l'esprit et à vous écoeurer définitivement du français et de la littérature.

Ecrit par : FGuichard, estomaquée | 18 novembre 2007

une grande lessive pédagogiquement correcte :

Ecrit par : Pascal | 18 novembre 2007

Avec Gégory Paic et Isabelle Mir?

Ecrit par : dobolino liquéfié | 18 novembre 2007

"Vous n'avez jamais entendu parler d'inspecteurs primaires psychorigides ou d'IPR fanatiques "

Mais si... je les côtoie même à longueur d'année.
Pour ce qui est des IPR je ne sais pas trop, mais en ce qui concerne les IEN, parler d'inspecteurs psychorigides me parait excessif (du moins ceux que je connais et avec lesquels je travaille) . Sans doute qu'il en reste peut-être quelques uns, mais je peux vous dire que la quasi totalité des IEN ne sont ni psychorigides ni des fanatiques et qu'ils sont attentifs a ce qui se passe dans les classes bien plus qu'au dogme quelqu'il soit. C'est en tout état de cause ma conception et ma pratique.

Ecrit par : LouBlan | 18 novembre 2007

"Mais bon sang les inspecteurs ne vous imposent rien...(du moins ne devraient rien vous imposer) sauf des élèves qui ont des résultats et des acquisitions conformes à ce qu'on peut en attendre... et un niveau d'exigence vis à vis d'eux-mêmes comme de leurs élèves.

Séquence ou pas séquence là n'est pas le problème."

Ecrit par : LouBlan | 18 novembre 2007

Je suis "globalement" d'accord avec ça aussi! On a, plus souvent que l'on croit, les libertés qu'on se donne.

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 novembre 2007

Mais bon sang les inspecteurs ne vous imposent rien...

Ecrit par : LouBlan | 18 novembre 2007

Et Pierre Frackowiack, alors, c'est l'ami Ricoré, le clown Ronald Mac Donald, Monsieur Plus de Bahlsen ? Jean Jordy et Frau Katherine Weinland itou : Ginger et Fred, Bastien et Bastienne, Léo et Léa, Pimprenelle et Nicolas ? ça s'appelle la caporalisation du métier, et il y a des gens qui en ont fait des dépressions, pauvre Candide !

Ecrit par : TIGER LILITH | 18 novembre 2007

Enfin quelques contributions positives de LouBlan!

Ecrit par : Pedro Cordoba | 18 novembre 2007

"ça s'appelle la caporalisation du métier, et il y a des gens qui en ont fait des dépressions, pauvre Candide !"

Les attaques et les insinuations diffamatoires vis à vis de collègues...là vous franchissez la ligne rouge!
C'est de la mauvaise foi ou du matraquage idéologique?

Ecrit par : LouBlan | 18 novembre 2007

Mais bon sang les inspecteurs ne vous imposent rien...(du moins ne devraient rien vous imposer) sauf des élèves qui ont des résultats et des acquisitions conformes à ce qu'on peut en attendre... et un niveau d'exigence vis à vis d'eux-mêmes comme de leurs élèves.

Séquence ou pas séquence là n'est pas le problème.

Ecrit par : LouBlan | 18 novembre 2007


L'enseignement en séquences est une obligation depuis 1996 et les inspecteurs sont particulièrement hargés en de vérifier si et comment nous nous conformons à cette obligation.

Les nouvelles instructions données par le ministre n'entreront en vigueur qu'en 2009.

En attendant, ce sont les instructions antérieures qui s'appliquent.

C'est ce qu'a dit récemment un IPR d'éducation musicale à une de mes collègues.

Mais c'est vrai pour toutes les disciplines.

Ecrit par : Robin | 18 novembre 2007

"chargés de vérifier". On aura rectifié de soi-même.

Ecrit par : Robin | 18 novembre 2007

Mais bon sang les inspecteurs ne vous imposent rien...(du moins ne devraient rien vous imposer) sauf des élèves qui ont des résultats et des acquisitions conformes à ce qu'on peut en attendre... et un niveau d'exigence vis à vis d'eux-mêmes comme de leurs élèves.

Vous avez raison de rectifier au conditionnel. Je sais que ça peut paraître aberrant, mais c'est ainsi. Ils ne devraient pas, mais ils le font quand même.

Ecrit par : Robin | 18 novembre 2007

Merci Pedro. Il y a des gens avec lesquels on peut discuter et le billet de JPB m'a paru intelligent et intéressant. Je ne considère pas être ici dans un repaire de brigands . Les propos de JPB, les vôtres aussi, même Guy Morel ou B. Appy, Christophe Sibille font avancer le débat et posent de vraies questions pour lesquelles j'ai parfois les mêmes réponses ou les mêmes interrogations que vous.
Par contre les procès d'intention et les insultes voire les diffamations vis à vis d'individus nomément cités ne m'apparaissent pas de nature à faire avancer les choses

Ecrit par : LouBlan | 18 novembre 2007

Nous sommes jugés sur nos méthodes, pas sur nos résultats. Si les méthodes sont dans la norme, peu importe que nos résultats soient mauvais.

Il pourrait y avoir et il y aura certainement bientôt, au train où vont les choses, 50% d'élèves qui entrent en 6ème sans maîtriser la lecture et l'écriture, mais on n'abolit pas pour autant l'utilisation de la méthode globale et on ne préconise pas non officiellement plus le retour à un enseignement explicite.

Il faut bien comprendre que nous ne sommes pas dans le domaine de la raison, mais dans celui de l'idéologie qui a ses propres règles de fonctionnement.

Ecrit par : Robin | 18 novembre 2007

non plus officiellement...Je fatigue !

Ecrit par : Robin | 18 novembre 2007

Une solution contre la débâcle de l'école: des cours de maths en rap...Reportage en cours sur TF1

Ecrit par : marigot | 18 novembre 2007

"Nous sommes jugés sur nos méthodes, pas sur nos résultats. Si les méthodes sont dans la norme, peu importe que nos résultats soient mauvais."

Ah non je ne peux pas accepter ça.
Et d'abord qu'appelle-t-on méthodes? Ce qui m'importe ce n'est pas la soumission à je ne sais quelle méthode "officielle" mais encore une fois la réalité des apprentissages et la cohérence dans l'action pédagogique de l'enseignant qui doit être en mesure de mettre en relation tout un ensemble de connaissances à la fois théoriques, disciplinaires ou didactiques.

Ecrit par : LouBlan | 18 novembre 2007

"Nous sommes jugés sur nos méthodes, pas sur nos résultats. Si les méthodes sont dans la norme, peu importe que nos résultats soient mauvais.

Il pourrait y avoir et il y aura certainement bientôt, au train où vont les choses, 50% d'élèves qui entrent en 6ème sans maîtriser la lecture et l'écriture, mais on n'abolit pas pour autant l'utilisation de la méthode globale et on ne préconise pas non officiellement plus le retour à un enseignement explicite.

Il faut bien comprendre que nous ne sommes pas dans le domaine de la raison, mais dans celui de l'idéologie qui a ses propres règles de fonctionnement."

Ecrit par : Robin | 18 novembre 2007

Je ne crois pas qu'il faille penser comme cela, même si ça arrive parfois. Il y a des incompétents partout! Mais, vraiment, c'est très loin d'être la règle. Et la méthode globale, une fois pour toutes, n'est plus enseignée depuis longtemps!

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 novembre 2007

Orwell a clairement expliqué dans 1984 cette subversion des règles de fonctionnement de la raison qui est l'une des caractéristiques des régimes totalitaires (principe d'identité, de non contradiction et de tiers exclu) et cette invention d'une "langue nouvelle".

La réalité que j'ose écrire ici, et l'élection d'un président "libéral" n'y a rien changé, c'est que l'E.N. est devenue une institution totalitaire.

Ecrit par : Robin | 18 novembre 2007

"Une solution contre la débâcle de l'école: des cours de maths en rap...Reportage en cours sur TF1"

Ecrit par : marigot | 18 novembre 2007

Peut-être des gens qui se sont inspirés du fameux sketch de Jacques Bodoin, (que les moins de cinquante ans peuvent ne pas connaître) sur "la table de multiplication".

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 novembre 2007

Collège unique, c'est ainsi et nul n'y pourra rien changer de sitôt. Donc, le mieux à faire serait de faire un collège à deux ou trois vitesses, sans ségrégation, sans orientation précoce, avec certitude de pouvoir changer de vitesse si les résultats s'améliorent. Option pour la vitesse 1;2 ou 3 à la fin du premier trimestre de sixième sur décision du conseil de classe et en évitant les recours des parents par une promotion publicitaire du système, soulignant le fait que l'Etat français veut que tous les élèves s'en sortent et qu'ils ne soient pas noyés ou orientés trop tôt sur des filières poubelles.
Améliorer l'accès non discriminatoire à des filières de pré-professionnalisation en fin de cinquième pour les élèves qui en émettent le souhait. Améliorer ces filières, ou plutôt offrir plus de places et les faire connaître, toutes et sans discrimination à l'égard des papistes de Vatican II. Je pense aux excellentes MFR en disant cela.

Ecrit par : dobolino | 18 novembre 2007

Une solution contre la débâcle de l'école: des cours de maths en rap...Reportage en cours sur TF1

Ecrit par : marigot | 18 novembre 2007

Mais pourquoi pas ?...Si les résultats sont bons.

Ecrit par : Robin | 18 novembre 2007

http://le-forum-parents-profs.xooit.com/t123-MFR.htm

Ecrit par : dobolino | 18 novembre 2007

Et la méthode globale, une fois pour toutes, n'est plus enseignée depuis longtemps!

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 novembre 2007

C'est quoi longtemps pour vous? Je re-re-re-répète que ma fille qui vient de fêter ses treize ans et suit actuellemnt une quatrième en a bénéficié avec une jeune PE fraîche sortie de l'IUFM de je ne sais où. Buldo et la vieille dame et pas de syllabisation avant le CE1. Si vous ne me croyez pas, demandez à Catmano!

Ecrit par : dobolino | 18 novembre 2007

Ah non je ne peux pas accepter ça.

Moi non plus.

Ecrit par : Robin | 18 novembre 2007

La réalité que j'ose écrire ici, et l'élection d'un président "libéral" n'y a rien changé, c'est que l'E.N. est devenue une institution totalitaire.

Ecrit par : Robin | 18 novembre 2007

Notez que ce fameux Président est expert en maniement de la novlangue et a probablement peu d'estime pour les universitaires qui ne lui ont payé ni sa Rolleix ni son costard Hugo Boss qu'il a gagnés malgré leurs exigences d'érudits secs et improductifs. Ils l'ont envoyé en B, ces profs de lycée... Souvenez-vous de qui on envoyait en seconde AB à l'issue de la troisième et qui était orienté en B à l'issue de la seconde A! Rappelez-vous à quel point vous trouviez ces gens-là infréquentables, sans intérêt. Je suis certaine que lui s'en souvient.
Alors, il presse l'orange et jettera l'écorce sans hésitation.

Ecrit par : dobolino | 18 novembre 2007

Et mon fils a eu Mika il y a deux ans, méthode prétendument active, à départ global, et où le code est réduit à la portion congrue. J'ai aussi passé 6 mois comme stagiaire dans un CP où on utilisait une horreur, Mini loup (idem départ global, des textes encore plus longs que Mika et accès au code délirant, commençant presque par le plus complexe).
Sibille ou la désinformation et l'entêtement conjugués...

Ecrit par : Courtin | 18 novembre 2007

Et pour rebondir sur Robin je me demande comment l'école va s'en sortir car :
-la gauche pleine de bons sentiments a cassé l'EN et refuse toujours de voir ses erreurs
-à droite règne le fric et le mépris du savoir et pour le moment j'ai beau vouloir croire à Machiavel je ne vois pas vraiment de quoi se réjouir

Ecrit par : Courtin | 18 novembre 2007

Rappelez-vous à quel point vous trouviez ces gens-là infréquentables, sans intérêt. Je suis certaine que lui s'en souvient.

Alors, il presse l'orange et jettera l'écorce sans hésitation.

Ecrit par : dobolino | 18 novembre 2007

Ah! Ben mes aïeux, on n'est pas sortis de l'auberge !

...Et si on se cotisait pour lui offrir une Rolleix ?

Ecrit par : Robin | 18 novembre 2007

"Mais dans l'idée de didacticiens enragés, la séquence est devenue un carcan, et le décloisonnement qu'elle impose est parfaitement contreproductif parce que, de fait, ce sont l'orthographe, la grammaire, le vocabulaire et la stylistique qui sont sacrifiés au profit d'un blabla pseudo formaliste (énoncé ancré/coupé, description à thème constant ou pas, etc.) qui n'aboutit à rien quand on est au collège ou au lycée, sauf à vous brouiller l'esprit et à vous écoeurer définitivement du français et de la littérature."

Ecrit par : FGuichard, estomaquée | 18 novembre 2007

C'est ainsi que ma petite-fille, en cinquième, étudie depuis deux mois TROIS pages de "la chèvre de Mr Seguin".
Elle m'a demandé de l'aider en français, "son professeur étant complètement fou."(sic)

Je la prends en cours tous les mardis avec deux petites amies, et je leur fais une petite dictée, que je corrige en leur expliquant leurs fautes, nombreuses , hélas.
(Je leur ai donné à apprendre un poème de Verlaine : trois phrases : Les fameux"sanglots longs des violons...etc)

Plus de grammaire, pas de récitations, ces "livres uniques de français" sont vraiment dignes d'un autodafé. C'est la destruction programmée de la culture.

Anne-Marie.

Quant à la méthode globale "qui n'est plus enseignée depuis longtemps", I am flabbergasted. Je passe ma vie à lutter contre elle!!!

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 18 novembre 2007

En effet Courtin, Sibille manie la désinformation avec un certain aplomb. Assez régulièrement, mais pas toujours.

Ecrit par : Philippe | 18 novembre 2007

Sibille ou la désinformation et l'entêtement conjugués...

Ecrit par : Courtin | 18 novembre 2007
Ça, c'est injuste! Franchement totoesque... Sibille ne serait pas là, à intervenir, s'il n'avait pas quelques questionnements, quelque rebroussement face à certaines options.
Ce n'est pas ainsi qu'on s'en sortira!

Ecrit par : dobolino | 18 novembre 2007

Alors, il presse l'orange et jettera l'écorce sans hésitation.

Ecrit par : dobolino | 18 novembre 2007

Ah! Ben mes aïeux, on n'est pas sortis de l'auberge !

...Et si on se cotisait pour lui offrir une Rolleix ?

Ecrit par : Robin | 18 novembre 2007

Ah! Je croyais qu'on le faisait déjà! Il ne fallait pas lui augmenter son salaire de Président pour qu'il puisse payer la prestation compensatoire de Cécilia, ad hoc de leurs ambitions.

Ecrit par : dobolino | 18 novembre 2007

Et, en plus, Sibille nous a donné ça dont nous nous régalons en famille après les accidents de chasse du dimanche:
http://fr.youtube.com/watch?v=ra47d4z2Gik
Et, un plaisir de ce type, c'est l'éternité assurée pour le donateur. Presque aussi bon que Les Chasseurs des Inconnus. Non, tiens, aussi jouissif!

Ecrit par : dobolino | 18 novembre 2007

Moi j'ai la réponse à la question : pourquoi le corps enseignant abrutit-il les enfants de France qui lui sont confiés ? C'est pour qu'ils leur payent leurs retraites sans protester !

Ecrit par : iPidiblue le Monocle rit jaune | 18 novembre 2007

Merci, Dobolino! Et le soldat Moralès n'a malheureusement pas eu le temps de se plonger dans les délices de "léo et léa".

On a déjà eu ce débat ici, il me semble, et "bis repetita ne placent". Beacoup de participants à ce blog jouent (avec plaisir; vive le ludique!) sur les mots, et savent parfaitement que la méthode globale, (idéovisuelle), préconisée par Foucambert, n'est plus enseignée depuis longtemps, (et ne l'a d'ailleurs pas été très longtemps non plus). Qu'il y ait des méthodes mixtes, à départ global, semi-globales, et que cela défrise beaucoup de monde ici, soit. Mais je (re) maintiens que ce qui prime sur la méthode, c'est le talent de l'enseignant! Et je n'avais pas vu le sieur Lopez faire beaucoup de syllabique pure dans son film, (ni de global, d'ailleurs!)
Il semble que la méthode blogale, elle, par contre, ne soit pas toujours inoffensive! :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 novembre 2007

"Que cesse enfin cette contrainte si artificielle qu'est la construction en "séquences" - l'anti-vie même." (JPB)

Ce passage m'a particulièrement plu, on s'en doute, parce que je tiens et je maintiens que ce sont les "séquences", et uniquement elles, qui ont ruiné l'enseignement du français et des langues anciennes au collège - et qui sont en train de ruiner itou celui des langues vivantes ( au lycée, comme l'explique Jérémy, on peut toujours tricher avec les "séquences" en répartissant différemment sous cette fiction un contenu que l'on garde substantiel) .

Assurément, le pédago (membre convaincu de l'AFEF) qui pratique les "séquences" se croit un génie, il bombe le torse, il s'éclate, il se ... - je dirais bien autre chose de plus hard à la façon de Montagneàcheval -, il va claironnant à travers la salle des profs qu'il a passé "trois nuits blanches" à construire sa "séquence", bref, on est en plein délire formaliste et cuistroïde.
Le malheureux élève dudit pédago, lui, est contraint de s'infuser docilement toutes le fatras pédant et inutile à cet âge que dénonce à juste titre Françoise, car il faut avoir - soyons réaliste - une bonne note à "l'évaluation de fin de séquence", pendant qu'à la maison ses parents tempêtent in petto contre le crétin qui fait un cours pareil.

Toute réforme du collège DOIT COMMENCER par l'interdiction des "séquences".

Ecrit par : Jean | 18 novembre 2007

Mais on s'amuse, on s'amuse...

http://education.blogs.liberation.fr/carnet/files/freinetglobale.pdf

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 novembre 2007

Sur les inspecteurs :

J'ai bien envie de quitter le secondaire, notamment (mais pas seulement) à cause des inspecteurs. L'idée d'un couperet toujours prêt à tomber, d'une inspection possible pour la semaine prochaine ou dans 48 heures...
Je n'ai pas l'angoisse du supérieur, mais j'aime le travail bien fait ; or l'inspecteur est là pour dire si le travail est bien fait ou non du point de vue de l'institution, et il aurait tout lieu de critiquer ce que je fais.
Mon souci particulier : je ne tiens pas mon cahier de textes. Je hais ce truc, qui ne sert de toute façon qu'aux inspecteurs. Je n'arrive pas à perdre dix minutes après chaque cours pour remplir ce truc TOUJOURS mal proportionné (pas la place d'y coller une feuille A4), ni à remplir mes objectifs de séance et ma problématique de séquence (et là, je souhaiterais vivement l'abrogation des séquences/séances, tout comme Jean et Jean-Paul !). Bref, si l'inspecteur vient, il me lynchera car je n'ai pas rempli mon cahier de textes, mais je déteste ça, et le temps perdu à marquer ce qu'on a fait, c'est du temps qu'on ne prend pas pour réfléchir à ce qu'on va faire.

Ecrit par : Jeremy | 18 novembre 2007

Ca faisait un moment que vos séquences me bassinaient l'esprit et je me demandais ce que c'était, j'ai fini par comprendre !

C'est le vocabulaire du cinématographe ! Il s'agit du découpage des films hollywoodiens, vous allez me dire mais quel rapport avec le schmilblick ? C'est simple nous sommes dans un monde dominé par les médias et l'industrie du divertissement (cf McLuhan et Guy Debord), il s'agit donc de préparer ou de formater les esprits des jeunes occidentaux à décrypter ce qu'on leur présente comme la réalité du monde (substitut des religions caduques).
Coup double vous réinvestissez le champ littéraire en en faisant une annexe du champ audiovisuelles !
Nous avons quitté la galaxie Gutenberg pour la galaxie Marconi etc.
La suite et les développements au prochain épisode : tout ce qui paraît obscur aux esprits des professeurs iufimisés va leur devenir clair !

Ecrit par : iPidiblue la dernière séquence | 19 novembre 2007

Et la méthode globale, une fois pour toutes, n'est plus enseignée depuis longtemps!
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 novembre 2007

Curieux pour quelqu'un qui enseigne la musique d'avoir si peu d'oreille et de ne pas savoir reconnaître un couac
La méthode globale ou semi-globale ou quelque soit le nom qu'on donne à cet enseignement absurde, qui obère l'avenir des enfants, EXISTE TOUJOURS, hélas pour les malheureuses victimes.

Cette désinformation (car Christophe Sibille est un homme de conviction, donc il ne nous ment pas, sciemment,) est du même tonneau que " Le niveau [qui]monte" ou "L'invention de la violence scolaire" et de l'illettrisme, je ne reviendrai pas sur ces trois livres qui sont la honte de la sociologie française.

La pédagogie visuelle a un fondement idéologique ( égalitariste), et repose sur la conviction que les enfants de pauvres sont plus niais que les enfants de riches, et qu'une méthode inventée pour les sourds-muets il y a plus de deux siècles serait mieux adaptée à leurs faibles cerveaux en friche, que le b.a-ba, trop compliqué et voué aux gémonies, comme l'apanage des enfants de bourgeois, qui auraient ainsi ...le privilège de l'intelligence innée, ou du moins héréditaire, comme la petite cuiller en or.

Le drame c'est que pareille ineptie n'est pas une caricature...
Là réside la monstrueuse sottise de ces belles âmes, de Freinet à Foucambert en passant par Decroly, qui ont remanié pour mieux les détruire tous les apprentissages fondamentaux, liquidé le fond au profit de la forme, gommé tous les repères temporels et personnels, ( toujours ce "je ne veux voir qu'une tête, on est tous égaux, vive l'uniformité"). Ils atrophient les cerveaux (coté droit notamment) et sapent le développement pyscho-cognitif des enfants, ils les condamnent à la dyslexie, la dyscaculie, la dysorthographie, l'illettrisme, la mauvaise perception de soi et des autres, l'absence de repères, la violence..

À vouloir changer la société, de la manière la moins démocratique qui soit, ils s'en sont pris à nos enfants, les ont transformés en cobayes, pour en faire des sortes de Frankenstein, sans autonomie, ni raison critique. Négligeant les fonctions d'analyse et de logique verbale, ils ont privilégié la forme, l'analogie et l'intuition, sans leur donner des munitions. Ils leur font réinventer la roue, la machine à couper le beurre...( ou courber les bananes) et le nombre Pi.

J'ai raconté en septembre mon effarement de découvrir que cette plaie gangrène toujours l'École internationale de Boston, où se pratique encore et toujours le régime fifiches et étiquettes. Il y a dans cette école deux sortes de parents, ceux qui sont prévenus, entre autres par moi, et qui supplémentent avec Boscher ou L&L; à la maison, et les autres...

Ces méthodes sont maléfiques et ceux qui les emploient sont des illusionnistes criminels. Quand donc les parents dont ils ont estropié les enfants à vie vont-ils se retourner contre eux, et leur demander raison, cette raison même dont ces monstres d'imbécilité et de suffisante componction ont privé leurs enfants?

Ecrit par : Cadichon | 19 novembre 2007

Fabienne( je crois) un peu plus haut parlait des classes de niveaux qu'elle a connu aux E-U et qui permettent de respecter le rythme d'apprentissage de chaque enfant. Plus vite dans les matières que l'on maîtrise mieux et cours moins difficile pour celles où on a plus de mal. Rien de tel pour faire de vrais progrès, car la barre n'est jamais trop haut, et pour regonfler la "self-esteem" , tarte à la crème de la pédagogie US mais qui en l'occurence "fait ben du sens", comme on dit au Québec, quant à la méthode globale, elle, elle a pas d'bon sens.

La discussion du fil précédent sur la possibilité ( ou non selon certains dont je ne suis pas) de faire reprendre à un âge plus avancé les apprentissages déniés au primaire m'avait fait ressortir un bouquin de Joseph Vaillé, "Violence, illettrisme, la faute à l'école: ( Ed de Paris, 2001).

L'auteur a travaillé avec les jeunes appelés pour leur faire passer le certificat d'études et en Afrique, pour former des techniciens agricole. Toute sa vie et encore maintenant qu'il a pris sa retraite il a conduit des adultes à recouvrer la dignité qui vient avec le fait de savoir lire et écrire convenablement.

"En quelques décennies, la lecture globale ou semi-globale, silencieuse, rapide, voire prédictive, qui néglige le sens du texte, la grammaire qui est devenue une suite de recettes dépourvue de logique, le mode de pensée qui n'est plus qu'intuitif ont évacué l'exercice de la raison. De ce fait, la mémoire régresse, la culture s'amenuise, les repères s'estompent et l'identité personnelle devient floue. L'enfant, incapable de comprendre et d'exprimer ses émotions, perd la maîtrise de soi. La violence, souvent sans objet, est le seul moyen qu'il lui reste pour se faire entendre.

Ses travaux et ceux d'Elisabeth Nuyts, comme ceux d'Antoine de la Garanderie ou de Ghislaine Wettstein-Badour interdisent désormais de dire: je ne savais pas.

Ecrit par : Cadichon | 19 novembre 2007

Après ces messages, Cadichon, vous ne pourrez définitivement plus traiter qui que ce soit d'idéologue. Je suis contre la généralisation des fiches, et je trouve également qu'on n'écrit pas assez à l'école. Mais, (et j'en profite une fois de plus pour répondre à Jeremy), ce ne sont pas des méthodes qui enseignent. La première chose que verra l'inspecteur de Jérémy, c'est que la classe fonctionne. Car je suis convaincu de ce fait. Pas que le cahier de textes n'est pas rempli selon les règles. Jeremy pourra baser la discussion avec lui sur la base de ces deux données. Qu'est-ce qui prime, d'après vous, pour un inspecteur? Pareil pour les "étiquettes", (en maternelle). On peut très bien les associer à un travail de manipulation, de graphisme classique, et tutti quanti. Alors, Cadichon, ne m'accusez pas d'ignorance. Avez-vous déjà mis les pieds dans une classe de primaire? (qui, je le rappelle, englobe la maternelle.) Non. Moi, j'y passe un certain nombre d'heures dans l'année. Je vois ce qui s'y passe. Et, même si ça correspond rarement à ce que souhaiteraient la plupart des blogueurs ici présents, même si ce n'est pas parfait, loin s'en faut, (plus du fait de défaut de formation des enseignants que de causes idéologiques), cela n'a rien à voir avec de la méthode globale. Et je suis étonné que des gens aussi à cheval (ou à âne) sur le sens précis des termes puissent continuer à faire ce genre de procès et de désinformation.

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 novembre 2007

Les "séquences", iPidiblue?
Procurez-vous n'importe quel livre de français de collège actuel (peu importe la classe) et vous comprendrez sur-le-champ pourquoi les élèves ne comprennent plus rien à cette matière et pourquoi ils se sont mis à la détester. Si on infligeait une méthode pareille à des adultes, ce serait l'émeute!
Dans la "séquence", on n'"explique " plus un texte littéraire, c'est-à-dire qu'on n'essaie pas de comprendre ce qu'il veut dire et d'apprécier sa qualité, sa beauté (on n'apprend plus aux enfants les "belles choses", comme le disait l'autre soir Alain Finkielkraut). On trépigne de contentement parce qu'on a découvert que c'est un texte "argumentatif" et qu'il correspond à '"objectif" de la "séquence", qui est : "Je sais reconnaître les textes argumentatifs".
A vomir. Mais très prisé par les Trissotins zélés de l'AFEF!

Ecrit par : Jean | 19 novembre 2007

Et, même si ça correspond rarement à ce que souhaiteraient la plupart des blogueurs ici présents, même si ce n'est pas parfait, loin s'en faut, (plus du fait de défaut de formation des enseignants que de causes idéologiques), cela n'a rien à voir avec de la méthode globale.

Il y a beaucoup de vrai dans ce que dit cadichon, Christophe. Vous parlez du "défaut de formation des (futurs) enseignants"; un certain nombre d'entre eux se sont plaints sur ce blog du fait qu'on leur apprenait toutes sortes de belles choses, mais pas ou peu à apprendre à lire et à écrire aux enfants. C'est tout de même un comble, non ? Et le moins que l'on serait en droit d'attendre des IUFM, non ?

Ecrit par : Robin | 19 novembre 2007

Bien entendu il faudrait faire l'historique des NSP c'est à dire des nouvelles sciences pédagogiques, ce serait un bon sujet de thèse historique que de rechercher leurs origines probablement aux Etats Unis dans les années 60 sous l'influence de médias en plein développement.

J'ai juste commencé une petite analyse des séquences, dans un film on a des plans-séquences qui découpent l'argument en séquence-action, séquence-émotion, séquence-réflexion etc.
Le film n'est pas forcément linéaire il peut y avoir synchronicité, c'est à dire qu'on mène plusieurs intrigues à la fois qui sont intriqués.
Le livre est lui forcément linéaire même si le nouveau roman qui s'inspire du cinéma peut adopter des formes cycliques, éparpillées, disjointes etc avec un début, un milieu et une fin mais pas forcément dans cet ordre là comme disait un homme célèbre ...

Bien entendu si le principe vital c'est la transcription audio-visuel en littéraire et inversement l'orthographe et la typographie n'ont plus d'importance, qu'importe les pleins et déliés quand on manie une caméra ou un ordinateur pour fabriquer un jeu vidéo ou des trucages numériques !

N'oubliez pas qu'aujourd'hui l'industrie du jeu vidéo est plus puissante que l'industrie cinématographique ! D'où l'importance de fomer des gens habiles à concevoir des scénarios ou sketchs et qui manient non plus le jeu verbal mais les images et le son.

Je ne pense pas que les gens qui enseignent dans les IUFM ces nouvelles méthodes soient pleinement conscients de ce qu'ils font, d'ailleurs on voit bien que ce sont des cotes mal taillés, on pourrait d'ailleurs appeler "thématiques" ce qu'ils appellent "séquences" sans nuire à la compréhension au contraire, seulement l'inavoué verbal c'est la prééminence du visuel et de l'auditif sur la lecture cursive; en gros les enseignements actuels sont des demi-mesure s'il s'agit de former des professionnels de la profession comme dirait Godard !

Vous dénoncez un certain irrationnel de cet enseignement, mais n'oubliez pas que le son (traité de plus avec des méthodes artificielles des synthétiseurs) est profondément irrationnel, c'est un ensemble de bruits, cris, soupirs chargés de véhiculer l'émotionnel dans le vécu visuel.

Bon j'arrête là provisoirement ...

Ecrit par : iPidiblue moteur, action et clap de fin | 19 novembre 2007

"Pareil pour les étiquettes (en maternelle). On peut très bien les associer à un travail de manipulation, de graphisme classique, et tutti quanti.", écrit Christophe.

Je ne suis pas spécialiste de l'enseignement en maternelle, mais il semble à mon simple bon sens que c'est le principe des étiquettes lui-même qui est nuisible, puisqu'il consiste à mettre sous les yeux des enfants, ce que je trouve absurde, des mots entiers dont ils reconnaissent vaguement la silhouette mais dont ils sont incapables, et pour cause, de reconnaître la composition orthographique. Les partisans de cette méthode, qui est bel et bien "globale", attendent de cette confrontation permanente de l'enfant et des silhouettes de mots le miracle de la "construction du sens " par l'enfant, par ses propres forces - car, ne l'oublions pas, l'enfant est un petit Champollion. On sait ce qu'il en advient dans la réalité.
Donc, comme Christophe nous le rappelle, on commence bien l'apprentissage de la lecture par des étiquettes, et la méthode semi-globale est encore pratiquée -partout ou presque?
Et puis en quoi peut bien consister cette "manipulation", car comment l'enfant peut-il "manipuler" des lettres qu'il ne connaît pas?
D'ailleurs, tant qu'à faire, au lieu de brouiller l'esprit des enfants avec ces "étiquettes" et ces "manipulations", pourquoi ne pas carrément leur apprendre à lire dès la maternelle au lieu de tourner autour du pot et de faire cinquante mille dégâts dans leur petite tête?

Ecrit par : Jean | 19 novembre 2007

Oui Jean c'est exactement cela, la reconnaissance globale c'est la reconnaissance des images !
C'est comme cela que le cerveau fonctionne quand il regarde un spectacle filmé ou une scène de rue, il n'analyse pas linéairement, il décrypte à partir des points saillants qui sont censés être signifiants.
L'influence encore une fois des nouveaux médias.

Ecrit par : iPidiblue et la méthode globale | 19 novembre 2007

"Je n'ai qu'une demande et elle est très modeste : qu'on ne nous oblige plus à enseigner en séquences, qu'on nous laisse essayer de réparer les dégats du primaire en faisant de l'orthographe, du vocabulaire et de la grammaire à heures fixes." (Robin)

Je ne reprendrai pas la polémique, mais je reprends ce que Cadichon dit.
1) Dans son livre Elisabeth Nuyts, chercheur en pédagogie. épouse de Monsieur Vaillé, : "L'école des illusionnistes".

Je la cite :"comment La France, berceau des Lumières, peut-elle avoir acuellement 40 % d'illettrés, alors que l'école de Jules Ferry avait chassé l'analphabétisme?
Nos cerveaux d'occidentaux sont amputés par la nouvelle lecture globale ou semi-globale. La pédagogie visuelle, dont ces méthodes de lecture relèvent, a investi peu à peu la plupart des bastions de notre enseignement.
Boudant les fonctions du cerveau gauche, (analyse, temps, logique verbale) elle privilégie désormais la forme, l'analogie, l'intuition. Par de savants tours de passe-passe, tous les apprentissages fondamantaux, lecture,expression écrite, grammaire, raisonnement, ont été remaniés : la forme a détrôné le fond, les repères personnels et temporels ont disparu.

Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie, mal-être, mauvaise perception de soi et des autres, absence de repères, violence, sont les conséquences de cet enseignement.
[...]
Tournant le dos aux théories irréalistes, il nous faut reprendre le chemin du bon sens."

2) Mme Wettstein-Badour.

"Si le débat sur l'école, ne conduit, comme on peut le craindre, à aucun changement en ce domaine (à l'abandon des méthodes mixtes alias globales A.M.V.) nos enfants continueront à être détruits, en toute impunité, comme ils le sont depuis plus de deux générations.
Quant à ceux qui prétendent qu'il n'existe pas d'arguments scientifiques pour trancher le débat, pourquoi refusent-t-ils d'ouvrir le débat et de s'informer?"

3) Sans oublier "celle qui connaît le mieux le problème de l'école primaire, cette grande dame", Liliane Lurçat.
"Vers une école totalitaire?"
"La destruction de l'école élémentaire et ses penseurs".

4) Enfin, Colette Ouzilou, qui dans son métier d'orthophoniste est arrivée aux mêmes conclusions que les trois personnes citées : la méthode globale est nocive, et conduit de plus en plus d'enfants à l'échec.
Avec le renouvellement des générations d'enseignants, il y a des cheveux à se faire : dans les IUFM, les jeunes enseignants n'ont que quelques heures de cours concernant l'apprentissage de la lecture. On ne leur montre que les "méthodes mixtes" (le mot global fait peur), et si d'aventure on leur parle d'une méthode syllabique, c'est pour s'en moquer. (On prend par exemple la méthode "En riant", de Jolly, qui certes date, mais a appris à lire à des millions d'enfants.)

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 novembre 2007

Vos dernières réflexions sont très intéressantes Pidiblue.

Ecrit par : Robin | 19 novembre 2007

Je pense effectivement qu'il y a une sorte de contamination du "monde de l'éducation" par l'univers des images.

Dès lors, ce qui nous différencierait vraiment des tenant du pédagogisme, ce serait le refus d'une fusion complète avec cet univers et le maintien d'un espace de liberté critique (les apports de la tradition, de la galaxie Gutemberg).

C'est exactement ce que dit Hannah Arendt dans la "Crise de l'Education". C'est en transmettant la tradition, le passé et non en s'adaptant et en adaptant à tout prix au présent que l'on ménage un espace pour la liberté.

L'Education, dans cette perspective n'est ni la négation du présent, ni la conservation du passé, mais la transmission d'une "armature" (au sens plus musical que militaire du terme) qui permette d'affronter le présent sans s'y engluer et par là-même de dessiner plus librement les contours de l'avenir.

Ecrit par : Robin | 19 novembre 2007

Pour l'information de Christophe Sibille sur l'apprentissage de la lecture, un premier texte :
http://www.slecc.fr/sources-slecc/documents/reflexion/ulm/lecture_morel_ulm.pdf

Amicalement. GM

Ecrit par : guy morel | 19 novembre 2007

"Les élèves font tous la même chose, c'est à dire qu'ils en font de moins en moins de moins et tout ce qui pourrait encore les différencier comme les langues anciennes ou l'allemand en LV2 tend à disparaître."

A la faculté des lettres de Limoges, il y a seulement quatre élèves en allemand.

L'ORL en anglais, c'est éjà pas triste, mais en latin comme en allemand, c'est intolérable : d'où le détournement de ces matières, et son corollaire : plus de volontaires pour les enseigner.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 novembre 2007

Toujours pour Christophe Sibille :
http://michel.delord.free.fr/lir-ecrlect.pdf
GM

Ecrit par : guy morel | 19 novembre 2007

Tombé en lisant "Cinq méditations sur la Beauté" de François Cheng sur cette phrase de Max Jacob ("Derniers poèmes", son chant du cygne avant le camp de Drancy) :

"Il suffit qu'un enfant de cinq ans, en sa blouse pâle, dessinât sur un album pour que quelque porte s'ouvrît dans la lumière, pour que le château se rebâtit et que l'ocre de la colline se couvrît de fleurs."

Nous sommes là pour transmettre des connaissances, mais aussi pour éveiller à la beauté. La beauté du monde, la beauté d'un beau texte, comme l'a dit l'autre jour Alain Finkelkraut, et comme l'a rappellé Jean.

Ecrit par : Robin | 19 novembre 2007

Merci, Guy, pour votre beau texte, si complet.

J'ajoute le livre de Liliane Lurçat, "Savoir écrire pour savoir lire", paru récemment.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 novembre 2007

Lorsqu'un élève arrive en 6ème sans savoir lire et écrire correctement, il est déjà malheureusement trop tard.

Ecrit par : kutya | 18 novembre 2007
Pourquoi dites-vous ça puisque c'est faux si l'élève n'a été que victime d'une pédagogie stupide pendant les cinq années de primaire? Un gosse de onze ans est parfaitement capable de récupérer un niveau s'il fait l'objet d'un enseignement soutenu et exigeant en sixième et cinquième.

Ecrit par : dobolino | 18 novembre 2007


Je l'écris parce que j'en fais tous les jours l'expérience. Le collège unique ne permet pas de pallier les lacunes de nos élèves, il ne fait ques les aggraver ! Les bons élèves de 6ème sortent du collège en étant de bons élèves 3ème près à entrer au lycée, mais les élèves de 6 ème en difficulté nous quittent bien souvent en fin de 3ème avec un niveau plus faible qu'au moment de leur rentrée dans l'établissement!
Comment pourrait-il d'ailleur en être autrement, dans la mesure où le collège unique force tous les élèves à étudier la même chose et ne propose aucune alternative! Je voudrais pouvoir vous montrer le désespoir d'un gamin sachant à peine lire et que l'on oblige pourtant à étudier les subtilités de l'absolutisme ou la conception marxiste de l'histoire en 4ème.
Bien que l'élève ne sache pas lire, on fait "comme si" et tout le monde perd son temps pendant quatre ans.
Je ne dis donc pas qu'à 11 ans il soit trop tard pour apprendre à lire mais bien plutôt que les lacunes des élèves qui entrent au collège unique ne sont jamais en situation d'être résorbée. Bien au contraire, elles ne font que se creuser.

Ecrit par : Kutya | 19 novembre 2007

Oui enfin Robin je ne pense pas que l'on reviendra à une conception monolithique de l'enseignement à la française !
L'école de Péguy c'est fini !

Réfléchissez, combien y-avait-il de métiers différenciés en 1900 et combien y-en-a-t-il aujourd'hui ?
Autre société, autre école.

Ce que vous pouvez réclamer comme relevant du courant Brighelli dans l'Education Nationale c'est une certaine liberté de mouvement et de conscience.

Pas le refus de l'ordinateur, de la télévision, de la console de jeu vidéo à la Finkielkraut, ça c'est exclu !
Vous ne faites pas le poids économiquement parlant et à moins de réclamer un régime d'enfermement semblable à la Corée du Nord, il n'y a aucune chance pour que vous parveniez à vos fins.

Je comprends qu'il était confortable d'être le dictateur du bon goût et de la bonne pensée, ce que vous vous appeliez le beau, mais c'est fini cette école de papa, faites-en votre deuil ou démissionnez de l'enseignement ou alors fermez les yeux en allant au lycée et pensez à la retraite prochaine !

Ecrit par : iPidiblue, vous qui passez ce seuil quitter tout espoir ! | 19 novembre 2007

On peut presque dire qu'il y a des sociétés diverses et donc des écoles qui cohabitent au même moment en France, l'enseignement national c'est un peu un archaïsme, il vaudrait mieux penser à un enseignement international, d'ailleurs la réforme LMD des universités relève de cette pensée-là !

Ecrit par : iPidiblue et la nationalisme de l'enseignement | 19 novembre 2007

Vous savez, Guy Morel, il ne faut pas prendre les PE, (même les jeunes) pour des abrutis! Ils savent parfaitement faire la part des choses concernant le côté caricatural de certains écrits et de certaines pratiques.
Maintenant, je suis parfaitement d'accord avec le fait que toutes les méthodes de lecture doivent être abordées en formation initiale, ce qui ne se fait peut-être pas assez. Pas de vraie liberté pédagogique sans cela.
Mais, franchement, je maintiens qu'il peut y avoir, en parallèle, la pratique des "étiquettes prénoms" en maternelle et un travail extrêmement précis, (et classique) autour du graphisme.
Vous savez, Guy, (et je suis sûr qu'au fond de vous même vous le savez parfaitement), sans qu'ils aient obligatoirement son talent, il y a beaucoup plus d'instituteurs (ou de PE) que vous l'imaginez qui envisagent leur métier d'une manière comparable à celle de Catmano. Et c'est ça qui compte.
Avec, et là je vous suis, une demande réelle concernant des enseignements plus liés à des contenus scientifiques (au sens large) dans le cadre de la formation initiale données par les IUFM. Et un moratoire, (voire un Grenelle) sur les nouveaux critères d'évaluation. Voilà, Jean.
Et je suis parfaitement d'accord sur le principe de "savoir écrire pour savoir lire". Quoique je le trouve idéologiquement un peu global! :-)
Non, je plaisante évidemment.

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 novembre 2007

Jean-Paul,

Si on précisait un peu cette histoire de CS1-CS2 ? Il me semble que l'intérêt est de construire les programmes du CP1 au CS2 comme un tout, de ne pas se précipiter pour tout caser avant le CM2. Même dans une situation "idéale" il est raisonnable de vouloir que les "éléments" (de l'école élémentaire, même s'ils sont enseignés dans un autre lieu qu'à l'école primaire) soient enseignés sur ces huit années : voilà l'idée. En français "toute" l'orthographe et la grammaire aura été enseignée, en mathématiques, on aura appris tout ce qui relève du calcul (que les matheux corrigent cette approximation), toute l'histoire, centrée sur la France, aura été vue, etc.
Le changement que nous proposons, c'est un changement d'ambition... Quelque chose qui permettrait de passer ensuite à autre chose : après, l'école élémentaire, c'est fini. Ce CS1-CS2 est à l'articulation du primaire et du secondaire : il termine ce qu'il y a à terminer dans les éléments, et commence tout doucement à introduire la suite.
De fait, il ne saurait être question qu'après le CS (qui pourrait se faire en un ou deux ans), on passe dans la classe supérieure sans savoir lire écrire compter calculer... Effectivement il y aurait un barrage.
Et... on ne les fusille pas. (Sauf s'ils sont nés dans une famille communiste, comme Morel).
D'une part, on les a fait travailler selon un programme raisonnable : ils ne sont pas nuls. D'autre part, il y a deux chances pour poursuivre le cursus : après le CS1, après le CS2. Comme le travail est bien fait et que les élèves d'aujourd'hui ne sont pas spécialement pourvus en gênes du crétinisme , la proportion de ceux qui n'ont pas acquis les éléments est très faible.
Mais nul ne saurait prétendre réussir à tout coup, même le plus excellent pédagogue : il faut accepter une petite proportion d'échec pour que le système ne devienne pas fou. Donc, certains échoueront, et auront droit à un enseignement adapté.

Ecrit par : Nicolas Lakshmanan-Minet | 19 novembre 2007

Pour M. Driout, qui s'interroge(ait?) sur les séquences, allez ici :

http://www.neoprofs.com/fiches.htm

Vous trouverez plein de petites séquences prêtes à l'emploi. Ca devrait éclairer votre lanterne.

Ecrit par : Kap | 19 novembre 2007

Oui Kap merci ! J'avais compris que toute mon éducation était à refaire, mais vous savez les zélotes cela existe dans toutes les religions et la caricature d'une pensée n'est pas forcément la pensée originelle !
Enfin je suis très libéral et j'accepte toutes les dérives avec une certaine ironie ... et puis je ne suis pas prof je n'ai donc pas de responsabilités ni non plus je ne prépare une thèse sur les NSP nouveaux savoirs pédagogiques ou nouvelles sciences pédagogiques comme je les appelle !

Ecrit par : iPidiblue presque au parfum | 19 novembre 2007

Je suis en train de lire quelques unes de vos séquences, la dominante visuelle est très forte, il y a juste un manque au niveau de l'illustration sonore visiblement c'est une dimension qui n'est pas intégrée.
En clair on a le sentiment très fort qu'il s'agit d'une école pour scénaristes en herbe, vous prenez un texte quelconque un fabliau du moyen-âge ou une lettre à Héloïse et vous en tirez un scénario pour petit film, mettons un court métrage.
Voilà c'est pas sorcier !

Je comprends que cela trouble Robin qui est un littéraire classique formé avant l'ère de l'audiovisuel, mais pas moi ... c'est un jeu d'enfant à mes yeux ! Je peux faire beaucoup mieux ... sans me vanter !

Ecrit par : iPidiblue lecteur de séquences | 19 novembre 2007

Pétition signée !
En espérant que ce syndicat lucide et réaliste fasse avancer les choses........

Ecrit par : Michèle | 19 novembre 2007

"En clair on a le sentiment très fort qu'il s'agit d'une école pour scénaristes en herbe, vous prenez un texte quelconque un fabliau du moyen-âge ou une lettre à Héloïse et vous en tirez un scénario pour petit film, mettons un court métrage."

Vous voyez bien que le MEN voit très loin et gâche très large : on prévoit déjà maintenant les futurs besoins causés par les actuelles grèves des scénaristes étatsuniens.

Pensez planétaire de sorte que les rouages et autres engrenages des structures baignent dans l'huile plutôt que gisent dans la choucroute (dialogue Nord/Sud encore et toujours !)

Ecrit par : dugong | 19 novembre 2007

Bravo Dugong très drôle ! Je vois que l'humour renaît sur le blog de Jean-Paul Brighelli ! C'est bon signe ...

Ecrit par : iPidiblue et le septième sésame | 19 novembre 2007

"iPidiblue et le septième sésame"

Du moment que personne ne propose de sacrifier chaque septième sot suite aux échecs du système !

Ecrit par : dugong | 19 novembre 2007

Je comprends qu'il était confortable d'être le dictateur du bon goût et de la bonne pensée, ce que vous vous appeliez le beau, mais c'est fini cette école de papa, faites-en votre deuil ou démissionnez de l'enseignement ou alors fermez les yeux en allant au lycée et pensez à la retraite prochaine !

Ecrit par : iPidiblue, vous qui passez ce seuil quitter tout espoir ! | 19 novembre 2007

Je n'ai jamais vécu une vie confortable, à aucun point de vue, ni spirituel, ni matériel, ni intellectuel.

La phrase que je préfère dans l'Evangile est la suivante et elle est terrible : "Qui veut sauver son âme (ou sa vie) la perdra !"

Ce n'est pas une phrase qui invite à une vie "confortable".

Ce qui est "confortable", c'est de suivre le courant, de faire comme les autres et, le cas échéant, de hurler avec les loups.

Je ne suis pas capable de manger de ce pain-là.

Ecrit par : Robin | 19 novembre 2007

Le monde est méchant mon pauvre Robin, et moi donc, vous me le dites souvent, vous n'auriez pas aimé m'avoir comme élève ... enfin moi je vous aurais supporté comme prof par amour de la charité !

Ecrit par : iPidiblue le monde est méchant ! | 19 novembre 2007

Pidiblue vous rendez-vous compte des énormités que vous écrivez ?

Même Meirieu n'oserait pas.

Vous parlez de vos ancêtres victimes de la Terreur, mais des idées comme les autres mènent directement à la Terreur.

Ecrit par : Robin | 19 novembre 2007

Meirieu ose tout c'est à cela qu'on le reconnaît !

Ecrit par : iPidiblue | 19 novembre 2007

Si on précisait un peu cette histoire de CS1-CS2 ?
Ecrit par : Nicolas Lakshmanan-Minet
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Bonjour,

Est-ce qu’il y aurait des élèves qui entreraient en sixième après le CM2, d’autres après un CS1 et d’autres après un CS2 ?

Autre hypothèse : les élèves qui auraient fait un CS1 pourraient-ils entrer en cinquième et les élèves qui auraient fait un CS2 en quatrième ?

Encore une hypothèse : est-ce qu’on supprime les sixièmes et les cinquièmes pour les remplacer par les CS1-CS2 ?

Dernier point : ce dispositif s’applique-t-il uniquement aux élèves qui auraient fait un cursus SLECC jusqu’en CM2 ? Ou bien s’appliquerait-il à l’ensemble des écoliers ?

Malgré toutes vos précisions je me pose encore beaucoup de questions.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 19 novembre 2007

Meirieu ose tout c'est à cela qu'on le reconnaît !

Ecrit par : iPidiblue | 19 novembre 2007

Ne sont-ce pas les c..s (les lettres manquantes sont n et o à remettre dans l'ordre) qui osent tout ?!

Ecrit par : autrecat | 19 novembre 2007

"Vous savez, Guy, (et je suis sûr qu'au fond de vous même vous le savez parfaitement), sans qu'ils aient obligatoirement son talent, il y a beaucoup plus d'instituteurs (ou de PE) que vous l'imaginez qui envisagent leur métier d'une manière comparable à celle de Catmano. Et c'est ça qui compte."
écrit Christophe Sibille

Il y a en a - il me semble que je le sais - mais pas tant que cela. Et il faudrait que la techno-structure leur fiche la paix.
Amicalement.
GM

Ecrit par : guy morel | 19 novembre 2007

Il faudrait que les bons instituteurs puissent réclamer "la clause de conscience" quand on vient les déranger avec des méthodes idiotes et des idées saugrenues !

Un médiateur pour l'école qu'en pensez-vous ? En cas de conflit hiérarchique entre enseignants et inspecteurs ?

Ecrit par : iPidiblue médiateur | 19 novembre 2007

Lu dans le dernier café pédagol (l'expresso du 19/11) :
"Les inspecteurs FSU dénoncent des programmes idéologiquement marqués au primaire :
Il y a des idées généreuses et novatrices, mais il y a aussi une vision de l’école qui obéit à ce que les hommes politiques de droite appellent la « modernité » : le culte du résultat chiffré, l’apologie des idées simples, le souci permanent du contrôle derrière l’affirmation d’une liberté accordée aux agents qui n’est en fait qu’une responsabilisation face à l’obligation de résultat". Le Snpi, syndicat des inspecteurs Fsu, analyse les instructions ministérielles pour les nouveaux programmes du primaire."

LouBlan et ses congénères menaceront-t-ils d'ester pour avoir sorti ce texte de faux culs tremblants ?
Pour non-apologie des idées compliquées ? (pardon ! Les post bachelardiens* imposent l'usage de "complexes" !)
Pour non dénonciation de responsabilité dans l'obligation de résultat ?

* pour Pendariès.

Ecrit par : dugong | 19 novembre 2007

Génial, Kap.

voix passive : un œuf est vendu…
voix active : on vend un œuf….

"Si on a le temps, on peut étudier la voix passive" :

"On vend un oeuf : voix active."

A la voix passive, le sujet devient complément d'agent, si je ne m'abuse.

Cela donne :

"Un oeuf est vendu par on."
J'en déduis que l'exemple est très mal choisi. De toute façon, la cinquième, c'est bien tard pour apprendre la voix passive, qui n'est pas si simple, de même que les tables de multiplication. Il y a un âge optimal pour tout apprendre, du moins pour ce qui est scolaire.

Anne-Marie.

Les séquences : vous avez pu vous en apercevoir, les réponses aux questions posées sont TOUTES dans le texte proposé à l'étude.

Donc, même si on est nul en littérature, en lisant le texte, à moins de ne pas savoir lire, on peut être sûr de s'en tirer avec une note proche de la moyenne ou supérieure à elle.
Comme l'ortograf est rarement prise en compte, (d'ailleurs en cours de simplification) peu importe qu'il y ait une faute à chaque mot : si c'est compréhensible phonétiquement, c'est bon.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 novembre 2007

Dans le même jus, on lit :

"Pour le syndicat SNPI, ... Les inspecteurs, ... , vont définitivement passer pour des rigolos sans colonne vertébrale, des VRP de la dernière mode pédagogique en cours… Bravo pour l’école de la République ! Mieux encore, les programmes nouveaux seront soumis à l’avis du Parlement via ses commissions des affaires culturelles. On avait pourtant cru comprendre qu’il n’était pas politiquement légitime que les programmes de la République soient soumis aux partisans d’une idéologie politique marquée". "

Je ne dirais pas que ces inspecteurs sont des invertébrés (enfin pas tous) mais qu'ils utilisent les structures dont ils furent dotés par l'école républicaine qu'ils dénoncent pour organiser la déstructuration des générations présentes et futures.

Qu'on dénonce le fait de demander l'AVIS d'une structure légitime (à ce que je sache) de la Nation comme une soumission idéologique, voilà une singulière conception de la légitimité démocratique !

Ecrit par : dugong | 19 novembre 2007

Serait-ce si irréaliste de rétablir un examen d'entrée en sixième ? Je lisais il y a peu sur ce blog que le système existe en Finlande, et, apparemment, on ne fusille pas ceux qui échouent...

Ecrit par : Sylvie Huguet | 19 novembre 2007

"LouBlan et ses congénères menaceront-t-ils d'ester pour avoir sorti ce texte de faux culs tremblants ?
Pour non-apologie des idées compliquées ? (pardon ! Les post bachelardiens* imposent l'usage de "complexes" !)
Pour non dénonciation de responsabilité dans l'obligation de résultat ?

* pour Pendariès."

Ecrit par : dugong | 19 novembre 2007

Si ce sont eux qui l'ont sorti, la phrase ne me semble pas correcte; il aurait fallu écrire:
"LouBlan et ses congénères menaceront-t-ils d'ester contre ceux qui ont sorti ce texte de faux culs tremblants ?" Ou, si ce sont eux qui l'ont sorti:
" Il aurait fallu ester contre Loublan et ses congénères, qui ont sorti ce texte de faux-culs tremblants".
Un peu compliqué, tout ça... Que vouliez vous nous dire, plus simplement, en fait?

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 novembre 2007

"Et il faudrait que la techno-structure leur fiche la paix.
Amicalement.
GM"

Ecrit par : guy morel | 19 novembre 2007

Oh, ne caricaturons donc pas!
Cordialement.

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 novembre 2007

Le passage le plus éclairant du communiqué SNPI est le suivant:

"Parallèlement, qu’attend-on des enseignants en matière d’excellence professionnelle ? La mise en œuvre d’un enseignement humaniste inspiré ? Que Nenni ! Au nom de la liberté pédagogique, seule comptera la performance de leurs élèves. Que cette performance soit le fruit d’un dressage comportemental, voire d’une manipulation comme on en découvre de plus en plus dans les systèmes anglo-saxons fondés sur le culte de la performance chiffrée, qu’importe ! Le résultat sera là."

Voici l'aveu non dissimulé que ce qui importe pour le syndicat des inspecteurs, c'est que l'enseignement soit dispensé selon les canons de l"humanisme inspiré" et non que les élèves apprennent quoi que ce soit !

On a beaucoup critiqué, avec de bonnes raisons, l'anti-humanisme heideggero-nietzscheo-althussero-foucaldien, mais ceux qui ont combattu la "pensée 68" savaient-ils qu'ils ouvraient la voie à cet "humanisme"-là ? Et "inspiré", s'il vous plaît! Par quoi, on se le demande...

Ceci dit, les inspecteurs ont raison de se défier de la représentation nationale, comme de tout referendum ou de toute implication des parents d'élèves: ceux-ci, s'ils devaient se prononcer pour savoir si leurs enfants doivent apprendre quelque chose à l'école ou participer d'un "humanisme inspiré" n'hésiteraient pour la plupart pas bien longtemps.

Pour ma part, je considère une telle profession de foi comme une proclamation anti-laïque. Derrière l'"inspiration humaniste" se dissimule mal une religion d'autant plus étrange qu'elle affecte de ne pas en être une; on y décèle de curieuses rémanences pentecotistes et charismatiques, à côté des débris d'un catholicisme sans Dieu. Le genre de mélange que Milner décrivait déjà très bien dans De L'Ecole.

Un bon signe toutefois que cette indignation de ce syndicat : cela montre que le ministre va dans le bon sens.

Ecrit par : Jesse Darvas | 19 novembre 2007

Analyse fort intéressante de Jesse Darvas. Le SNUIPP semble avir compris qu'il est "fait", comme on disait dans les romans policiers des années 1900… Le recentrage sur les objectifs, tout en accentuant encore la liberté pédagogique, conbduira à terme les PE à adopter le système le lplus efficace — c'est comme ça que l'on impose la méthode syllabique sans heurter les consciences…
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 novembre 2007

Le recentrage sur les objectifs, tout en accentuant encore la liberté pédagogique, conbduira à terme les PE à adopter le système le lplus efficace — c'est comme ça que l'on impose la méthode syllabique sans heurter les consciences…
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 novembre 2007

Très habile !

Pourvou qué ca marche et pourvou qué ca dourre !

Ecrit par : Robin | 19 novembre 2007

Jesse Darvas a écrit : "Ceci dit, les inspecteurs ont raison de se défier de la représentation nationale, comme de tout referendum ou de toute implication des parents d'élèves: ceux-ci, s'ils devaient se prononcer pour savoir si leurs enfants doivent apprendre quelque chose à l'école ou participer d'un "humanisme inspiré" n'hésiteraient pour la plupart pas bien longtemps."

Que les circonstances politiques fassent que, dans le nombre, quelques crétins finissent par siéger dans les assemblées c'est, hélas, un fait avéré. *

Que les députés appréhendent les questions d'école à travers le dilemme "vouloir qu'on y apprenne quelque chose ou participer d'un humanisme inspiré", je ne le pense pas. Qu'ils appréhendent tout court les questions d'école, je le crois aisément !

* En passant, la gaffe de Borloo lors des législatives a évité au gouvernement d'avoir à gérer une masse critique de crétins de son bord (ou de son bord crétins...)

Ecrit par : dugong | 19 novembre 2007

Donc XD a décidé de s'attaquer en priorité à l'école primaire, ce qui est logique.

Si, comme je l'espère, les instituteurs, sachant qu'ils seront désormais jugés sur leurs résultats, choisissent la seule méthode efficace d'apprentissage de la lecture/écriture, la méthode syllabique ou, pour faire plaisir à toto, d'association phonème/graphème, quasiment tous les élèves arriveront en 6 ème en sachant lire et écrire et on pourra construire les programmes du collège sur une base solide, ce qui est impossible actuellement.

Reste à mettre en place un enseignement de la méthode syllabique dans les IUFM !

Ecrit par : Robin | 19 novembre 2007

JPB a écrit : "Le recentrage sur les objectifs, tout en accentuant encore la liberté pédagogique, conbduira à terme les PE à adopter le système le lplus efficace — c'est comme ça que l'on impose la méthode syllabique sans heurter les consciences…"

Une stratégie basée sur la notion très ambigue de "liberté sous contrainte" peut tout aussi bien être retournée pour servir d'autres desseins.

Par exemple, quand l'IGEN de sciences physiques affirme : "Le professeur doit utiliser sa liberté pédagogique (et d’abord didactique) en s’adaptant aux données et à l’évolution du public scolaire."

Attention, Messieurs les stratèges, de ne pas trop prendre les enseignants pour des caves !

Ecrit par : dugong | 19 novembre 2007

voix passive : un œuf est vendu…
voix active : on vend un œuf….

"Si on a le temps, on peut étudier la voix passive" :

"On vend un oeuf : voix active."

A la voix passive, le sujet devient complément d'agent, si je ne m'abuse.

Cela donne :

"Un oeuf est vendu par on."

Voilà encore un bon exemple de la nécessité de différencier la grammaire et la syntaxe (sainte Axe ppnous!)

"Le malfaiteur a été neutralisé par un passant courageux" n'est pas l'exact équivalent de "Un passant courageux a neutralisé le malfaiteur."

La voix passive n'est pas un équivalent symétrique de la voix active, mais le soulignement intentionnel d'un segment de phrase, une variété de présentatif : c'est un passant courageux qui a neutralisé le malfaiteur (et non un représentant de la Loi)

La transformation passive n'est pas forcément possible, ni souhaitable, ni intéressante.

Ecrit par : Robin | 19 novembre 2007

Le collège unique ne permet pas de pallier les lacunes de nos élèves, il ne fait ques les aggraver !
Ecrit par : Kutya | 19 novembre 2007
Voilà, tout est dit, et c'est droit dans le fil.
Le système est fait de rails parallèles, on ne peut jamais changer de direction ( même quand les trains roulent). Il n'y a pas de passerelles, pas de rattrappage des apprentissages défaillants dûs à des maîtres incompétents, pas de renforcement des plus faibles, des moins motivés, juste l'échec programmé, inévitable, ou ce qui vaut à peine mieux, le diplôme à l'assiduité, à l'usure...

http://caccomo.blogspot.com/
""Silence, on ferme !
...On voudrait programmer le suicide de nos universités que l’on ne s’y prendrait pas autrement.....C’est à croire que les étudiants n’ont pas compris que, dans certaines filières exigeantes, chaque semaine d’étude manquée est difficilement rattrapable. D’autant que la seule participation en cours n’est pas suffisante étant entendu que, pour mettre toutes les chances de réussite de son côté, l’étudiant doit fournir un travail personnel intense et assidu. Ou alors l’université deviendra une imprimerie à diplôme, la planche à billet d’une monnaie qui aura perdu toute sa valeur (car le diplôme est un titre à l'instar d'une monnaie).
------
Et pour finir cette perle:
à GM qui nous dit une évidence:
"Et il faudrait que la techno-structure leur fiche la paix.
mais on ne les dit jamais assez puisque voici immédiatement derrière le réflexe pavlovien:
"Oh, ne caricaturons donc pas!
Cordialement.
Ecrit par : Christophe Sibille | 19 novembre 2007

Qui nous disait qu'il n'y a pas de cas désespérés?

Ecrit par : Cadichon | 19 novembre 2007

On parlait du recentrage sur les objectifs. Lesquels ? Un mien ami, ingénieur centralien et agrégé de maths vient de me faire parvenir cela. On y voit, selon lui, que les objectifs de fin de troisième sont au niveau d'un cm2.
GM
http://manuel.sesamath.net/inc/send_file_docs.php?file=fichierCFG.pdf

Ecrit par : guy morel | 19 novembre 2007

"En aura-t-elle proféré, des sottises, ma génération, sur les rituels considérés comme marque de soumission aveugle, la notation estimée avilissante, la dictée réactionnaire, le calcul mental abrutissant, la mémorisation des textes infantilisante.... "

Encore un zâne qui va se faire traiter sa race ! :ange:
Il explique bien sa 'méthode', dommage qu'il faille attendre d'être en 4ème....
Yapa moyen d'le remettre au turbin chuilà ?

Ecrit par : toto | 19 novembre 2007

Ce post n'a pas de rapport avec la note "collège unique" mais j'entends à l'instant Eric Debardieux sur France Culture trouver "lamentable" que la "Fabrique des crétins" de Brighelli se soit vendu à 300 000 exemplaires.."

Le lien est le suivant :
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/grain/?PHPSESSID=34bd27889ab4b62fd2667e867fc39eb7

Debardieux parle notamment à la 45 ème minute...Il nous parle de lobby antipédagogique réactionnaire... etc... On entend également que la formation des enseignants doit être repensée totalement... Sans blague Eric Debardieux ? Mais il me semble que Brighelli n'est pas responsable de la formation des enseignants depuis ces trente dernières années ! Ce sont plutôt des "spécialistes de sciences de l'éducation" qui sont au manettes non ? Etant enseignant, j'encourage vivement le travail de refondation que tente d'effectuer à son niveau M. BRIGHELLI. J'espère lire rapidement la réaction de l'auteur de ce site ! Et toutes les autres bien sûr...

Ecrit par : Ulysse | 19 novembre 2007

Debarbieux est un pseudo-scientifique spécialiste auto-proclamé de la violence à l'école (dont il vous dira à fil de colonne qu'elle n'augmente pas, même qu'elle régresse, et que tout est pour le mieux — c'est le Pangloss du pédagogisme : voir son interview sur http://ecolesdifferentes.free.fr/VIOLSCOLDEMAGODEBARBIEUX.htm). Nous avons fait l'année dernière, vers spetembre-octobre, quelques débats dont il n'est pas sorti grandi. Qu'il m'en garde un chien de sa chienne le regarde — je n'ai aucune considération personnelle pour un cloporte non métamorphosé.
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 novembre 2007

Etant enseignant, j'encourage vivement le travail de refondation que tente d'effectuer à son niveau M. BRIGHELLI. J'espère lire rapidement la réaction de l'auteur de ce site ! Et toutes les autres bien sûr...

Ecrit par : Ulysse | 19 novembre 2007

J'ai entendu l'émission moi aussi dans ma voiture ; je suis resté stationné devant ma porte pour l'écouter jusqu'au bout.

Si j'ai bien compris, Debardieux reproche à l'institution (donc aux IUFM) de ne pas préparer suffisamment les enseignants à affronter la violence par la "gestion du stress" et la "dynamique de groupe".

Il s'est effectivement fendu d'une diatribe contre "La Fabrique du crétin" et les "antipédagogues" qualifiés de "réactionnaires".

Il dit que nous opposons la pédagogie aux savoirs, ce qui totalement faux et il se désole que notre courant de pensée soit "majoritaire" dans le pays. Plût au ciel qu'il le fût !

A part cette intervention aberrante, déplacée et injuste, le débat n'était pas dénué d'intérêt, sans plus.

Il en ressortait surtout l'idée de la nécessité d'un travail en équipe avec une forte implication du chef d'établissement, ce que personne ne conteste.

Ecrit par : Robin | 19 novembre 2007

"Il en ressortait surtout l'idée de la nécessité d'un travail en équipe avec une forte implication du chef d'établissement, ce que personne ne conteste."

Si ! Je ne crois pas que les chefs d'établissement dans leur grande majorité aient l'étoffe de fédérateurs d'équipes. J'en ai vu passer ! La plupart ne font que médiocrement jacter la parole rectorale lors d'interminables discours qui rappellent le marxisme béninisme de Mathieu Kerekou.

J'en ai même vu glorifier longuement l'usage des TICE sans même se rendre compte qu'ils auraient pu le faire en 5 minutes avec une présentation de niveau cm2.

Vous avez parlé de la crise de recrutement des chefs d'établissements ?

Ecrit par : dugong | 19 novembre 2007

Et la méthode globale, une fois pour toutes, n'est plus enseignée depuis longtemps!

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 novembre 2007

Tout est dit.

Ecrit par : Guillaume | 19 novembre 2007

Debardieux, c'est cet acteur au grand nez qui jouait Cyrano, Obélix et Jean de Florette ?
Il me déçoit grandement.

Ecrit par : Jeremy | 19 novembre 2007

Il faut être fou pour être chef d'etb dans les circonstances actuelles.

C'est d'ailleurs une règle scrupuleusement respectée.

Ecrit par : Jeremy | 19 novembre 2007

Debarbieux est un pseudo-scientifique spécialiste auto-proclamé de la violence à l'école (dont il vous dira à fil de colonne qu'elle n'augmente pas, même qu'elle régresse,

Il s'est dit le contraire, statistiques à l'appui, vers la fin de l'émission : augmentation de la violence envers l'institution et ses représentatnts (les enseignants).

C'est à ce moment là que Debarbieux s'en est pris à la "Fabrique du crétin".

Il n'y a que la vérité qui fâche et quand on est à bout d'arguments, on cherche des boucs-émissaires.

Ecrit par : Robin | 19 novembre 2007

Il faut être fou pour être chef d'etb dans les circonstances actuelles.

C'est d'ailleurs une règle scrupuleusement respectée.

Ecrit par : Jeremy | 19 novembre 2007

Elle est bonne !

Ecrit par : Robin | 19 novembre 2007

Cher Pedro
Comment pouvez-vous perdre deux heures de votre temps avec pareil énergumène prononçant de telles énormités ?
J'ai tous les matins avec mes CM1(méthode alphabétique) et mes CM2(méthode mixte, semi-globale, intégrative, syllabique ISO 2007 etc.) la confirmation de ce que disait un Le Bris ou une Lurçat il y a maintenant un petit moment.

Ecrit par : Guillaume | 19 novembre 2007

On parlait du recentrage sur les objectifs. Lesquels ? Un mien ami, ingénieur centralien et agrégé de maths vient de me faire parvenir cela. On y voit, selon lui, que les objectifs de fin de troisième sont au niveau d'un cm2.
GM
http://manuel.sesamath.net/inc/send_file_docs.php?file=fichierCFG.pdf

Ecrit par : guy morel | 19 novembre 2007

C'est un petit peu excessif, tout de même.
D'après ce que j'en ai compris, "le certificat de formation générale (CFG) valide des acquis dans des domaines de connaissances générales, notamment pour les élèves des enseignements généraux et professionnels adaptés et de troisième d'insertion." (site eduscol). Ce n'est pas le BEPC.

Il ne s'agit donc pas du niveau 3ème standard mais d'un test de niveau pour des élèves ayant décroché de l'enseignement général traditionnel: donc des élèves dont on veut s'assurer qu'à la fin du collège ils ont à peu près rattrapé un niveau acceptable de CM2, soit une compréhension des nombres qui leur permette de se débrouiller dans des activités courantes (prendre des mesures, vérifier une facture...)

Ce qui, pour ceux d'entre eux qui à l'entrée en 6è n'avaient pas le niveau d'un bon élève de CE1, ne serait déjà pas si mal.

Ecrit par : Jesse Darvas | 19 novembre 2007

Il s'est dit aussi des choses assez banales, du genre : un individu isolé à 11 heures du soir, sortant d'un cinéma a plus de risques de ses faire agresser qu'en début d'après-midi au milieu d'un groupe et qu'il ne fallait pas laisser les professeurs "isolés".

Il n'y a pas besoin d'être expert pour proférer ce genre de vérité première et je me demande qui pourrait bien penser le contraire.

Ecrit par : Robin | 19 novembre 2007

Debarbieux a le même genre d’arguments que les autres pédagogistes. Comme eux, plutôt que d’essayer de prendre les problèmes à bras le corps, de lutter contre quelque chose directement, il repousse aux calendes grecques, il préfère dire qu’une formation adéquate des enseignants et gnagnagnan et blablabla. Surtout ne rien faire ! Ce serait « réactionnaire ».

Typique du « beauf de gôche » ayant troqué la défense de l’ouvrier et du prolétariat pour la défense du jeune délinquant, si possible étranger (en situation irrégulière c’est encore mieux vu apparemment). Ces types sont de véritables racistes qui refusent d’aider ces jeunes sous prétexte qu’ils auraient des « handicaps socioculturels », manière voilée de faire croire qu’ils sont d’une humanité différente, un peu cons et infoutus de comprendre... Non, on est pas obligé de devenir délinquant quand on est pauvre et étranger ! Ou alors tous les descendants d’Italiens seraient dans la mafia ! Je me sens insulté en tant que fils d’Espagnols, mes parents n’étaient pas des débiles parce qu’ils étaient ouvriers et étrangers !

Ecrit par : Germinal | 19 novembre 2007

On parlait du recentrage sur les objectifs. Lesquels ? Un mien ami, ingénieur centralien et agrégé de maths vient de me faire parvenir cela. On y voit, selon lui, que les objectifs de fin de troisième sont au niveau d'un cm2.
GM
http://manuel.sesamath.net/inc/send_file_docs.php?file=fichierCFG.pdf

Ecrit par : guy morel | 19 novembre 2007
Là, c'est aussi caricatural! Les problèmes que je vois ma fille traiter en début de quatrième, sans être très ardus, sont quand même plus évolués que ce que vous citez.
La même a eu Sésamaths en cinquième, l'an dernier, et s'il y a à reprocher au manuel, c'est quand même nettement supérieur à ce que vous citez.
A se poser la question de savoir s'il ne s'agit pas d'une intox, de propagande?

Ecrit par : dobolino | 19 novembre 2007

Ces types sont de véritables racistes qui refusent d’aider ces jeunes sous prétexte qu’ils auraient des « handicaps socioculturels », manière voilée de faire croire qu’ils sont d’une humanité différente, un peu cons et infoutus de comprendre...

Absolument d'accord. Je pense que le rappel à la réalité structurante de la Loi, un enseignement explicite et exigeant, une équipe soudée autour du chef d'établissement et qui ne laisse rien passer, mais aussi de l'affection, de l'humour et du dialogue quand il le faut sont bien plus efficaces que toute cette "dynamique de groupe et autre"gestion du stress".

Ecrit par : Robin | 19 novembre 2007

Je viens d'éplucher le fichier de maths cité et je confirme qu'il traite le programme de cinquième sauf géométrie.
Je vous assure que ma fille en début de quatrième, sans être à Henri IV, le fait les doigts dans le nez. Le niveau n'est pas brillant mais faut pas éxagérer!

Ecrit par : dobolino | 19 novembre 2007

C'est un petit peu excessif, tout de même.
D'après ce que j'en ai compris, "le certificat de formation générale (CFG) valide des acquis dans des domaines de connaissances générales, notamment pour les élèves des enseignements généraux et professionnels adaptés et de troisième d'insertion." (site eduscol). Ce n'est pas le BEPC.

Ecrit par : Jesse Darvas | 19 novembre 2007

Ah! Comme ça, c'est mieux!
Vous voyez comme on peut facilement devenir propagandiste en jouant sur les mots avec des ignares. Merci de cette mise au point, Jesse Darvas!

Ecrit par : dobolino | 19 novembre 2007

une équipe soudée autour du chef d'établissement

Ecrit par : Robin | 19 novembre 2007

Moi,Robin, mes principaux, moins je les vois, mieux je me porte. En plus cette notion "d'équipe pédagogique", inventée et imposée par les mystagogues de la techno-science éducative, me donne de l'urticaire.

Ecrit par : marigot | 19 novembre 2007

Dans l'émission d'aujourd'hui (du grain à moudre) j'ai constaté l'absence, parmi les invités, de professeurs victimes de violence ou bien tout simplement venant raconter ce qu'ils voient et entendent afin que les auditeurs se rendent compte.
La malhonnêteté de l'attaque sur M Brighelli et ses "disciples" m'a déplue ainsi que les propos du premier intervenant mettant sur un même plan des mutineries d'internes brimés à Louis Le Grand à la fin du 19è siècle et les violences actuelles.
Le professeur avait l'air heureux en Zep pour combien qui ne le sont pas mais qui n'étaient pas représentés.
De ce que je vois dans les classes maternelles et primaires est que les maîtres aiment leur métier mais s'épuisent nerveusement au bout de dix douze ans de métier(je ne travaille pas en ZEP) alors vouloir envoyer les chevronnés qui ont tant donné déjà, dans les Zep serait à mon sens les achever où alors il faut que le salaire soit bien plus élevé.
Dans la zep d'à côté on a trouvé des armes dans l'école, il y a des élèves de CE2 qui disent "on va te violer" à la maîtresse etc...

Ecrit par : cafécalva | 19 novembre 2007

Beaucoup de café dans trop de calva à ce que je vois ...

Ecrit par : iPidiblue demi-crème | 19 novembre 2007

Un autre fichier de maths:
http://www.netprof.fr/Voir-le-cours-en-video-flash/Jeux/Mathematiques/Les-aberrations-mathematiques,10,60,313,0.aspx

Ecrit par : dobolino | 19 novembre 2007

On pourrait faire un florilège de ces conneries pédagogistes qui fonctionnent souvent sur le même modèle ou comment tout remettre au calendrier grec ;) :
Les élèves ne savent pas lire ? Mais ils ont jusqu’à la terminale pour ça, voyons !
Certains sont violents ? Ma pov’ dame, ils ont ben des raisons, yaka former les profs !
Beaucoup n’ont pas le niveau pour avoir le bac ? Ben y l’auront quand même, na !
Ceux qui redoublent réussissent moins bien ? Yaka supprimer le redoublement !

Puisque tout est dans tout et que tout est relatif, appliquons le mécanisme à d’autres domaines :
La Somalie crève de faim ? Yaka inscrire des Somaliens au stage « gestion de l’impression de faim » !
Le Bangladesh est inondé ? Yaka former les Bangladeshi aux bienfaits de la vie aquatique !
Les Iraniennes en ont marre d’être brimées ? Yaka leur envoyer des psychologues spécialisés en « éducation au fanatisme religieux » !

Et pis on est sauvés, on demandera aux enseignants d’en parler en classe !
Yaka les former !

Ecrit par : P. Azimont | 19 novembre 2007

Dans l'émission d'aujourd'hui (du grain à moudre) j'ai constaté l'absence, parmi les invités, de professeurs victimes de violence ou bien tout simplement venant raconter ce qu'ils voient et entendent afin que les auditeurs se rendent compte.

Exact.

On y tenait des propos contradictoires : que c'étaient surtout les élèves qui étaient les principales victimes de la violence, puis quelques minutes après que la violence contre l'institution et les enseignants était en constante augmentation.

Il n'y a qu'un intervenant à avoir parlé de cette violence insidieuse qui n'est pas forcément accompagnée de coups et qui est aussi destructrice que la violence physique.

Je pense que beaucoup de comportements taxés "d'incivilités" : le refus de travailler, les bavardages incessants, les insultes envers les professeurs, la sournoiserie malveillante... sont de réelles manifestations de violence.

Ecrit par : Robin | 19 novembre 2007

Je réponds en n'engageant personne d'autre que moi-même.

"Est-ce qu’il y aurait des élèves qui entreraient en sixième après le CM2, d’autres après un CS1 et d’autres après un CS2 ?"
La logique du "cours", qu'il soit préparatoire , élémentaire, moyen ou supérieur, c'est d'être généralement fait en deux ans, et, par exception en un an ou trois ans.
Ces dénominations, d'autre part, ne recouvrent pas un entre-deux le CM2 et la 6e, mais la 6e et la 5e actuelles. Je pense que ces classes doivent constituer le point d'articulation entre primaire et secondaire, quelque soit le lieu où elles sont installées, et ceux qui y enseignent.
En France, aujourd'hui, à moins d'une révolution dont je ne vois pas l'intérêt, le CS1 et le CS2 pourraient fort bien se faire dans le cadre des collèges actuels. (Attention le conditionnel est au présent, mais c'est une fiction : il faut que les élèves aient atteint le niveau CM pour passer en CS, or s'ils n'ont pas suivi un cursus Slecc, les élèves qui en sont capables sont en nombre infime : le CS est un cours véritablement supérieur.)
Pour résumer : on passe du CP au CE au CM puis au CS quand on a le niveau... Evidemment, puisque ces cours sont pourvus d'un =programme=, qui est fait pour être enseigné puis appris. Un programme progressif : s'il n'était besoin du CE pour suivre le CM, on ne se fatiguerait pas à faire un CE.
Ce qui ne veut pas dire que tous ont le même "niveau". Il s'agit d'un niveau de connaissances, qui ne préjuge pas du talent -plus ou moins cultivé- de tel ou tel.

De sorte qu'on ne saurait passer en 4e sans avoir fait de CS - il manquerait des connaissances. Mais on le pourrait parfois après une année de CS (au CS1, on fait les 2/3 fondamentaux du CS) et parfois après 3 CS.


Autre hypothèse : les élèves qui auraient fait un CS1 pourraient-ils entrer en cinquième et les élèves qui auraient fait un CS2 en quatrième ?
Bon j'ai déjà répondu : le CS1, ce sera la nouvelle 6e, et le CS2 la nouvelle 5e. Après, on rentre en 4e. (Soit dit en passant, je crois que personne au Grip n'est accroché à l'étiquette, et on pourra continuer à appeler cela 6e et 5e. Les mots CS1 et CS2 sont simplement bien commodes pour la réflexion.)

Encore une hypothèse : est-ce qu’on supprime les sixièmes et les cinquièmes pour les remplacer par les CS1-CS2 ?
Voir ci-dessus.

Dernier point : ce dispositif s’applique-t-il uniquement aux élèves qui auraient fait un cursus SLECC jusqu’en CM2 ? Ou bien s’appliquerait-il à l’ensemble des écoliers ?
Oui à la première question, oui à la seconde quand l'ensemble des écoliers aura eu droit à un cursus Slecc. (Chacun pourra apprécier la valeur tout à fait spéciale de ces futurs). Pour ce qui est d'élèves qui arrivent en 6e avec un niveau CP2, il ne saurait être question de les mettre en CS, puisque ce qu'il leur faut, c'est un CE.
Il n'y aucune solution raisonnable pour enseigner dans la même classe à des CS et des CE. Et surtout pas des programmes intermédiaires.

Ecrit par : Nicolas Lakshmanan-Minet | 19 novembre 2007

Oui à la première question, oui à la seconde quand l'ensemble des écoliers aura eu droit à un cursus Slecc. (Chacun pourra apprécier la valeur tout à fait spéciale de ces futurs).
Ecrit par : Nicolas Lakshmanan-Minet | 19 novembre 2007

Voire (...) mais nous ne bûmes point frais !

Ecrit par : Picrochole | 19 novembre 2007

Pierre Azimont, bien dit...

Ecrit par : Jeremy | 19 novembre 2007

Polony sur France Ô en ce moment :)

Ecrit par : toto | 19 novembre 2007

"Si, comme je l'espère, les instituteurs, sachant qu'ils seront désormais jugés sur leurs résultats, choisissent la seule méthode efficace d'apprentissage de la lecture/écriture, la méthode syllabique ou, pour faire plaisir à toto, d'association phonème/graphème, quasiment tous les élèves arriveront en 6 ème en sachant lire et écrire et on pourra construire les programmes du collège sur une base solide, ce qui est impossible actuellement."

Vous croyez que c'est aussi simpliste que ça? Si vous croyez que ça se résume à une question de méthode, vous êtes ou naif ou un optimiste par principe...
Il y a bien d'autres facteurs qui jouent sur l'apprentissage...

Ecrit par : LouBlan | 19 novembre 2007

Attention le conditionnel est au présent, mais c'est une fiction : il faut que les élèves aient atteint le niveau CM pour passer en CS, or s'ils n'ont pas suivi un cursus Slecc, les élèves qui en sont capables sont en nombre infime : le CS est un cours véritablement supérieur

Ecrit par : Nicolas Lakshmanan-Minet | 19 novembre 2007

Voilà qui est inquiétant... et que doit-on faire quand on a des enfants dans une école non SLECC (cas de 99,9% des élèves?)
Je me demande si vous n'exagérez pas quand même un peu.

Quels sont les prérequis qu'un bon élève de CM2 non SLECC n'a pas assimilés et qui sont indispensables pour suivre ce futur CS (soit une classe de 6è plus exigeante qu'aujourd'hui si j'ai bien compris)? Je suppose qu'il ne s'agit pas des équations aux dérivées partielles... donc je me demande de quoi il s'agit.

Ecrit par : Jesse Darvas | 19 novembre 2007

Veuillez m'excuser mais mon message n'a pas de rapport avec le fil.
Mon frère est en 6eme et ses cours de SVT lui pose problème. Les élèves doivent prendre des notes (ce qu'ils n'ont jamais appris à faire) sans qu'aucune aide ne leur soit apportée (ni plan du cours, ni notions importantes, ni définitions). Du coup son cours se constitue de quelques pauvres phrases sur un cahier de brouillon. En regardant son manuel je me suis aperçue qu'il n'y avait aucune leçon mais seulement des documents d'observation (grâce auxquels le professeur aurait dû bâtir une leçon).
Savez-vous comment je pourrais l'aider ? Avez-vous des manuels ou des sites à me conseiller ?
Vous pouvez me répondre à [email protected].
Et encore mille excuses pour avoir dérangé ce fil.

Ecrit par : PFC | 19 novembre 2007

Meirieu ose tout c'est à cela qu'on le reconnaît !

Ecrit par : iPidiblue | 19 novembre 2007

Ne sont-ce pas les c..s (les lettres manquantes sont n et o à remettre dans l'ordre) qui osent tout ?!

Ecrit par : autrecat

Je ne sais pas, mais s'ils sont casaniers, alors lui, il est chef d'espadrille !

Ecrit par : Moot | 19 novembre 2007

Je me fais lyncher si je dis que les cours de SVT de sixième ne servent à rien ? Ca brasse des notions et des contenus passionants, mais le cours en lui-même n'apportait pas grand chose.

Moi tout ce que j'en ai retenu c'est :

- le vol des abeilles ressemble à un huit, et ça leur permet de se parler entre elles pour dire où se trouvent les fleurs.

- les fourmis vivent en société, avec une reine et des soldats

- la respiration, c'est on inspire de l'air, on garde l'oxygène, on expire le reste, c'est-à-dire l'eau, l'azote et le CO2

- les muscles se contractent quand on ramène la main vers soi, ils se détendent dans on tend le bras.

- Et il y a trois façons de vivre pour les êtres vivants d'espèces différentes : l'ignorance vis-à-vis de l'autre, le parasitisme ou la symbiose.

Je ne dis pas ça pour me moquer, mais parce que je ne crois pas avoir fait autre chose - donc le manuel d'observations doit bien en arriver aux mêmes conclusions.
C'est pas que le prof ne fait pas de cours, c'est qu'il n'y a pas vraiment besoin de cours pour ça (même si tout ça est passionant).

Ecrit par : Jeremy | 19 novembre 2007

"Quels sont les prérequis qu'un bon élève de CM2 non SLECC n'a pas assimilés et qui sont indispensables pour suivre ce futur CS (soit une classe de 6e plus exigeante qu'aujourd'hui si j'ai bien compris)?"

Ils sont nombreux... Je dirais quelque chose comme ceci, qui n'est qu'une projection toute personnelle et bien floue des programmes Slecc en construction : Les bases de l'orthographe française. (Avoir une bonne note sur une dictée de 120 mots, sans pièges) Toute la conjugaison, à tous les temps, tous les modes, voix active, voix passive, pour les verbes les plus courants (sauf subj. impft et pqp, seulement indiqués). Maîtrise de l'analyse grammaticale. Avoir été initié à l'analyse logique. Ecriture soignée et courante. Lecture et récitation expressive (et ce n'est pas une petite exigence). Un début de culture littéraire classique. Tout calcul avec les quatre opérations, résolution de véritables problèmes, rédigée et sans calculette. Maîtrise du dessin. De véritables connaissances en histoire, en géographie et en sciences, grâce aux leçons de choses revitalisées...
Je vous le disais : c'est encore flou. De bons programmes s'écrivent avec une vision profonde à la fois d'un niveau à l'autre et d'une matière à l'autre. (Par exemple la leçon de choses est un outil indispensable de l'apprentissage du vocabulaire.)
La renaissance que nous envisageons ne se fera pas d'un claquement de doigts.

Ecrit par : Nicolas Lakshmanan-Minet | 19 novembre 2007

Il me vient une question à propos de ces "cours supérieurs". S'ils doivent se substituer à la 6è et la 5è, cela signifie-t-il qu'ils seront administrés (avec la même acception que dans "administrer" un médicament) comme cela se fait en collège, c'est à dire par plusieurs professeurs, un dans chaque matière, ou au contraire qu'un seul maître (ou un nombre restreint, deux ou trois, pas plus) se chargera du tout comme en primaire ?

Ecrit par : Moot | 19 novembre 2007

A se poser la question de savoir s'il ne s'agit pas d'une intox, de propagande?
Ecrit par : dobolino | 19 novembre 2007
Dites-donc, je n'ai pas le réputation de faire de la propagande ou de l'intox. C'est présenté comme c'est, comme le projet de CFG ( certificat de formation générale). Et le collègue qui me le passe n'est pas un rigolo. Si vous voulez je vous passe son e-mail et vous voyez avec lui.
GM

Ecrit par : guy morel | 20 novembre 2007

"Il me vient une question à propos de ces "cours supérieurs". S'ils doivent se substituer à la 6è et la 5è, cela signifie-t-il qu'ils seront administrés (avec la même acception que dans "administrer" un médicament) comme cela se fait en collège, c'est à dire par plusieurs professeurs, un dans chaque matière, ou au contraire qu'un seul maître (ou un nombre restreint, deux ou trois, pas plus) se chargera du tout comme en primaire ?"

Je n'ai pas d'avis sur la question. Le Grip encore moins... si ce n'est qu'il n'est, je pense aucunement favorable, à s'occuper des structures avant qu'on ne se fût occupé des programmes.

Les deux (ou les trois) ne me paraissent pas impossibles dans l'absolu. Dans la réalité, le mieux me semble de se tenir à ce qui est. Pour avoir des maîtres capables d'enseigner plusieurs matières à ce niveau, il faudrait inventer des écoles normales de choc ! Déjà, si l'on était capable de former suffisamment de professeurs capables d'enseigner une matière à ce niveau...

Ecrit par : Nicolas Lakshmanan-Minet | 20 novembre 2007

@ PFC : http://pagesperso-orange.fr/jourdan.eric/index.htm

Ce site a le mérite de regrouper des tas d'infos que vous tirerez sans peine.

@ Jeremy : je crains que vous ne soyez passé à côté de bien des essentiels.

Ecrit par : D'Enguell | 20 novembre 2007

Infos que vous trierez. Navré.

Ecrit par : D'Enguell | 20 novembre 2007

"@ Jeremy : je crains que vous ne soyez passé à côté de bien des essentiels."

Vous l'avouerai-je ? Je le crains aussi.

Dobolino, ça vous dit, de l'aide pour votre fiston sur Calderon, en echange d'une remise au point sur le vol des abeilles et le rôle des mitochondries ?

Ecrit par : Jeremy | 20 novembre 2007

Pas de grain à moudre dans une émission dont les concepteurs n'ont pas étudié le dossier et cela donne une question d'où transpire le parti-pris:
"'La violence en milieu scolaire est-elle en train de progresser, comme le martèlent (SIC) les autorités ces dernières années ?

À quoi le choeur des vierges répond: "ça dépend de quel point de vue on se place", celui des victimes n'étant bien sûr ni représenté ni évoqué. on s'apitoie sur les coupables en mâchouillant à qui mieux mieux sa rhétorique "humanitaire" ( exclusion, justice sociåååle, ) et en enfonçant des portes ouvertes.
La distribution n'avait rien de jubilatoire: l'activiste (SNES) de service, qui règle ses compte avec son enfance bourgeoise, Le Lièvre qui n'est pas un aigle et encore moins un perdreau de l'année, la nana de la DGES, ferme comme un chamallow roti au feu de bois, et le Debardieux qui se veut incontournable mais dont on a déjà amplement fait le tour ici avant l'été. J'aurais piqué un roupillon mais j'attendais la pique annoncée contre La Fabrique "des" crétins (sic, et cela n'étonnera personne que Debardieux ne l'ait pas lu).
C'est pas beau la jalousie mais ca nous a donné le seul moment un peu rigolo quand Demesdeux pesta contre les 300.000 lecteurs de la Fabrique, et les débiles réactionnaires du lobby "anti-pédagogie", véritables ennemis du savoir, et les autres invités de ce passionnant plateau d'opiner du bonnet.
Asinus asinum fricat.

Quand on entend cela on est mal: la route sera longue et la pente sera dure!


Nos amis belges eux aussi se penchent sur le sujet:
http://www.ecoledemocratique.org/article.php3?id_article=420

Ecrit par : Cadichon | 20 novembre 2007

Eh oui, le chœur des ânes…

Je reviens sur quelques assertions un peu plus haut que je trouve quelque peu inquiétantes. Je suis tout à fait favorable à ce qu'un maximum d'élèves fassent dans le Primaire le cursus le plus porteur de sens — appelons-le SLECC si vous voulez. Mais c'est dans un futur très lointain, camarades — quand les insits auront tous été formés à ladite méthode. En attendant, dans les cinq à dix ans à venir, que fait-on ? On tire un trait sur une génération — tout à fait perdue ? On les récupère comment, ceux qui n'ont pas eu la chance d'avoir tel ou tel pour maître ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 novembre 2007

Lu sur le site de l'APL (Association des Professeurs de Lettres - www.aplettres.org - Principes et orientations défendus par l'APL pour les futurs programmes de Lettres au collège et au lycée, 17 novembre 2007):

"La "séquence didactique " imposée aux professeurs de collège doit disparaître des programmes."

Bien!

Ecrit par : Jean | 20 novembre 2007

Réponse des animateurs (deux conseillers pédagogiques, bien embêtés) : "Seule solution, le PPRE. Cibler les manques, conclure un contrat entre l'élève, sa famille et l'école et mettre en place un système de différenciation qui exclura le moins possible l'élève du groupe-classe. Le RASED ne pourra être sollicité que pour une période de sept semaines, en petits groupes de remédiation seulement et en aucun cas pour l'enfant seul. Il ne faut pas qu'il se sente exclu, c'est essentiel. Le redoublement ne sera envisageable que s'il y a eu PPRE."

Ecrit par : catmano | 18 novembre 2007

Lorsque l'on n'a rien à dire et rien de plus sérieux à proposer qu' une réponse institutionnelle minable et démagogique ( PPRE, 7 h de RASED !), il est en effet plus réaliste de se faire appeler "animateur" plutôt que "conseiller" . Tout ceci pourrait faire hurler de rire s' il ne s'agissait pas de l'avenir de nos gamins. J'ai eu le même genre de réunion l'an dernier. En constatant le niveau lamentable des élèves de CM2, voici la question posée par le conseiller pédagogique:
Quelles pistes de remédiation pour ces élèves ?
J'ai immédiatement complétée cette question par une seconde.
Comment faire pour ne pas en arriver là ?
"Silence de mort" dans la salle !
Thierry

Ecrit par : thierry venot | 20 novembre 2007

Au grand jury RTL, notre ministre de tutelle a proposé des "stages" de remédiation pour les élèves de CM1 pendant les vacances scolaires... Pas mal, non ?
Pourquoi CM1 ? Pourquoi pas CP quand tout démarre pour les deux ou trois élèves par classe qui "rament" malgré une méthode "la tête à l'endroit" ?

Ecrit par : catmano | 20 novembre 2007

Vous croyez que c'est aussi simpliste que ça? Si vous croyez que ça se résume à une question de méthode, vous êtes ou naif ou un optimiste par principe...
Il y a bien d'autres facteurs qui jouent sur l'apprentissage...

Ecrit par : LouBlan | 19 novembre 2007

Non bien sûr, Loublan, je sais bien qu'il ne s'agit pas seulement d'une question de méthode.

J'ai repris à mon compte la devise de Descartes inspirée des Stoïciens dans le Discours de la méthode : "Et je tâchais à me vaincre plutôt que la fortune et à changer mes désirs que l'ordre du monde."

Autrement dit : il y a "ce qui dépend de nous" et "ce qui ne dépend pas de nous".

Je n'ignore pas "ce qui ne dépend pas de moi (l'environnement social et familial, le taux de chômage, le QI des élèves...que sais-je?

Mais je veux peser au maximum sur "ce qui dépend de moi".

Ecrit par : Robin | 20 novembre 2007

"Comment faire pour ne pas en arriver là?"
Silence de mort" dans la salle.

Ce sont des cinglés ou des minables! Et dire que c'est à eux que les parents sont obligés de confier leurs enfants!

Ecrit par : Jean | 20 novembre 2007

Quelqu'un a-t-il signalé la parution du "document d'orientation sur l'école primaire" sur le site du ministère ?

http://media.education.gouv.fr/file/40/9/20409.pdf

Mes excuses si cela a déjà été fait...

Ecrit par : dugong | 20 novembre 2007

D'accord avec Robin. LouBlan enfume.

Ecrit par : dugong | 20 novembre 2007

"Si vous croyez que ça se résume à une question de méthode...", écrit Loublan.

Eh bien, oui, ça se résume à une question de méthode!
Avec une méthode raisonnable (discipline dans la classe, cours directif, interdiction du bavardage, méthode alphabétique de lecture, explications de texte et grammaire au collège), tous les élèves accrochent et progressent, car, comme le dit Aristote, "Tout homme désire par nature savoir" (Métaphysique, I,1). C'est un peu plus dur, certes, pour ceux qui souffrent de problèmes familiaux et qui ont des difficultés à se concentrer, mais l'ensemble de la classe apprend quelque chose.
Avec les méthodes actuelles, ce sont tous les élèves qui perdent leur temps, aucun n'apprend rien.

Ecrit par : Jean | 20 novembre 2007

"Cher Pedro
Comment pouvez-vous perdre deux heures de votre temps avec pareil énergumène prononçant de telles énormités ?
J'ai tous les matins avec mes CM1(méthode alphabétique) et mes CM2(méthode mixte, semi-globale, intégrative, syllabique ISO 2007 etc.) la confirmation de ce que disait un Le Bris ou une Lurçat il y a maintenant un petit moment."

Ecrit par : Guillaume | 19 novembre 2007


Ah bon? Vous dites la même chose que moi, si vous me relisez bien: "méthode mixte, semi-globale, intégrative, syllabique ISO 2007, ce n'est pas méthode globale! Soyons précis dans nos formulations!
Et je continuerai à dire qu'au delà des méthodes, c'est le talent des enseignants qui compte!
Rassurez-vous, Guillaume, (mais je ne sais pas si ça doit vous rassurer!) Pedro est nettement, à n'en pas douter, plus intelligent et plus fin que vous! Je ne pense pas qu'il ait grand besoin de vos conseils!
Sur ce, je pars à la manif... ... Vous aussi? :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 novembre 2007

"Avec une méthode raisonnable (discipline dans la classe, cours directif, interdiction du bavardage, méthode alphabétique de lecture, explications de texte et grammaire au collège), tous les élèves accrochent et progressent, car, comme le dit Aristote, "Tout homme désire par nature savoir" (Métaphysique, I,1). C'est un peu plus dur, certes, pour ceux qui souffrent de problèmes familiaux et qui ont des difficultés à se concentrer, mais l'ensemble de la classe apprend quelque chose.
Avec les méthodes actuelles, ce sont tous les élèves qui perdent leur temps, aucun n'apprend rien."

Ecrit par : Jean | 20 novembre 2007

Jean, je ne connais aucune méthode qui encourage le bavardage et qui fasse fi de la discipline dans la classe!

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 novembre 2007

"Quelles pistes de remédiation pour ces élèves ?
J'ai immédiatement complétée cette question par une seconde.
Comment faire pour ne pas en arriver là ?
"Silence de mort" dans la salle !"

Ecrit par : thierry venot | 20 novembre 2007

Cette anecdote illustre le fait que l'objectif de l'Institution n'est plus, depuis belle lurette, d'assurer la réussite des élèves, mais d'accompagner l'échec scolaire en prônant la mise en place de soins palliatifs à base de poudre de perlimpinpin.

Soins palliatifs de type 1 : réunion, réunion, réunion, réunion, réunion, réunion... pour "échanger" sur les facteurs socio-économico-psychologico-cognitivo-tout ça-tout ça... de l'échec de tel élève.

Soins palliatifs de type 2 : contrats enseignant/élève, enseignant/parent, élève/élève...

Soins palliatifs de type 3 : PPAP, PPRE, PPS, PPtout-et-n'importe-quoi...

Excellente méthode pour faire croire que l'échec scolaire est de la responsabilité de l'enseignant, des parents, de l'élève... et pour dresser, à moindre coût, un magnifique rideau de fumée devant une réalité pitoyable.

Ecrit par : Un hussard | 20 novembre 2007

Pour que tout le monde soit bien conscient de ce qu'est devenu l'enseignement du français au collège, je me permets de recopier ci-dessous le contenu des "séquences" 1 et 2 du cours de 6ème de la fille de mes amis (11 ans).

SEQUENCE 1
La Communication
Objectifs:
- Reconnaître des situations de communication
- Adapter son langage
- Les niveaux de langue
- Repérer narration, description et argumentation
Durée: 6 semaines

1ère semaine
LIRE
Le coupeur de mots
texte p.16-17
LANGUE
Les prépositions
Les articles
EXPRESSION ORALE
Se présenter
EXPRESSION ECRITE
Rédiger des réponses à un texte et bien les présenter

2ème semaine
LIRE
Où sont les trésors?
textes p.14-15
Le schéma de la communication
LANGUE
La ponctuation
ortho p.84-87
Auto-dictée
EXPRESSION ORALE
Poème
Ne coupez pas
Claude Roy
EXPRESSION ECRITE
-

3ème semaine
LIRE
Lecture d'images
Ludo - Tintin P.20-21
LANGUE
Les niveaux de langue
Adapter son language
p.324-3265 + photocop.
EXPRESSION ORALE
Récitation
EXPRESSION ECRITE
-

4ème semaine
LIRE
Extrait de presse p.18-19
Trois enfants ont parcouru la planète
LANGUE
Dictée préparée
Deux oiseaux (photoc.)
EXPRESSION ECRITE
Qu'est-ce que l'illetrisme et l'analphabétisme? (photocop.)
EXPRESSION ECRITE
Ecrire à partir de l'alphabet (photocopie)

5ème semaine
LIRE
Distinguer narration description argumentation
texte: les dauphins (photoc.)
LANGUE
Phrases verbales
Phrases non verbales
EXPRESSION ECRITE
L'écriture: -Son histoire (sic!)
A quoi sert-elle? (photocopie)
EXPRESSION ECRITE
-

6ème semaine
BILAN DE SEQUENCE ET DICTEE DE CONTROLE


Voilà pour la première. Passionnant, n'est-ce pas! D'ailleurs les enfants en raffolent! Je clique avant qu'elle ait disparu de mon écran par quelque maléfice meiriolique...

Ecrit par : Jean | 20 novembre 2007

Catmano, c’est toujours la voix du bon sens. La proposition du Ministre date du 28 octobre. Mais c’est tout au long du primaire, et donc à partir du CP, qu’il faut organiser ces "stages de remise à niveau" (vacances de printemps et d’été). C’est la seule façon de ne plus avoir d’analphabètes en sixième. Mais cela va prendre 5 ou 6 ans. Darcos table sur un objectif de 3% d’illettrés en fin de CM2 pour l’horizon 20012. Ce chiffre pourrait être réduit à zéro si l’on commençait en CP dès les prochaines vacances de printemps. Mais toujours la même question : que faire en attendant que tout le monde ait le niveau SLECC ?

Ecrit par : Pedro Cordoba | 20 novembre 2007

Je n'ignore pas "ce qui ne dépend pas de moi (l'environnement social et familial, le taux de chômage, le QI des élèves...que sais-je?

Mais je veux peser au maximum sur "ce qui dépend de moi".

Ecrit par : Robin | 20 novembre 2007

Bonjour à tous et merci pour toutes les contributions passionnantes.

Merci à Robin pour cette vérité.

Pour se construire l'enfant a quand même avant tout besoin de ses parents qui restent les premiers éducateurs et là où il y a défaillance ou conditions de vie difficile, d'autres adultes, travailleurs sociaux ou autres, peuvent prendre le relais.

Les enseignants sont aussi des éducateurs mais pas consciemment : par leur attitude, par leur façon de considérer chaque enfant, ils "éduquent" et donnent à l'élève des repères.

Dans l'école de Jules Ferry, les valeurs transmises (qu'on soit d'accord ou non avec elles) l'étaient sans doute encore plus par l'attitude de l'enseignant au quotidien que par la leçon de morale apprise chaque matin.

Quelque chose qui me frappe au collège : la dichotomie entre les programmes qui prétendent faire de "bons citoyens" et la réalité : climat de violence (physique, verbale et psychologique) et sentiment d'abandon que ressentent bien des élèves.

Ecrit par : lucile | 20 novembre 2007

Les enseignants sont aussi des éducateurs mais pas "consciemment". J'aurais du dire : l'éducation passe par des attitudes plus ou moins conscientes.

Ecrit par : lucile | 20 novembre 2007

Christophe, il y a deux ans, le stagiaire de Lettres classiques de mon collège - un filou! -avait été chaleureusement félicité par son IUFM pour son mémoire professionnel, intitulé: "De la nécessité pédagogique du bavardage en classe."

Par ailleurs, comment expliquez-vous que dans la plupart des collèges les élèves aient le droit de perturber constamment les cours en bavardant comme ils l'entendent, au point que les professeurs en soient réduits à ne pas pouvoir faire cours, et, pour nombre d'entre eux, en tombent malades ou n'attendent plus que la retraite comme seul espoir de survie alors que c'est un métier formidable si chacun y reste à sa place, si les élèves sont des "élèves" et si les professeurs peuvent y "professer"? Si les choses en sont là à l'échelle nationale, c'est bien, Christophe, que le Ministère de l'Education noyauté par le lobby "pédago" a laissé faire, puisque vous savez très bien que les chefs d'établissement avaient consigne de leur hiérarchie de ne pas "faire de vagues". Depuis trop longtemps, dans l'Education nationale, au nom de l'"élève au centre", on a fait croire qu'une classe devait être un happening permanent et qu'il était normal que les élèves y bavardent à leur gré.
La première mesure à prendre est d'encourager les professeurs à interdire le bavardage en classe. Un collège n'est pas un "lieu de vie", où l'on vient pour s'amuser, mais un lieu où l'on travaille, et le travail de l'enfant, c'est d'étudier. Et c'est en travaillant qu'on s'amuse, pas l'inverse. Encore faut-il que les professeurs soient convaincus eux-mêmes de l'importance de ce qu'ils ont à enseigner dans la discipline qu'ils ont choisie, et c'est pour cela qu'il est absolument nécessaire qu'ils aient fait la preuve de leur passion pour leur discipline en consacrant une ou deux années de leur vie à préparer les grands concours (CAPES ou agrégation). Le nihilisme de Meirieu, qui, en définitive, ne croit pas à grand chose - à part rire niaisement à son mérite (Les Femmes savantes) - et surtout pas à la nécessité de transmettre des connaissances, est confirmé par le fait que ce démolisseur n'ait jamais pasé ni CAPES ni agrégation.

Ecrit par : Jean | 20 novembre 2007

Darcos table sur un objectif de 3% d’illettrés en fin de CM2 pour l’horizon 20012.

Vous avez voulu, j'imagine, écrire 2012 Pedro.

...ou alors, c'est "l'odyssée de l'espace"

Ecrit par : Robin | 20 novembre 2007

A propos du collège, je suis d'année en année frappée par la diminution des traces écrites des cours : au bout de 2 mois, c'est parfois vraiment la portion congrue.
Comme les manuels (quelqu'un le disait plus haut) ne contiennent pratiquement plus de cours non plus, une grande part de ce qui est enseigné reste sans traces, ce qui complique sérieusement le travail à la maison.
Même au lycée la prise de notes n'est pas systématiquement demandée, en histoire par exemple.
Est-ce par crainte de trop fatiguer les élèves ?

Mais alors pas étonnant que l'arrivée dans le supérieur soit souvent un tel changement (pour ne pas dire une telle catastrophe)

Ecrit par : lucile | 20 novembre 2007

Il me semble que la position consistant à attendre que tous les élèves aient des professeurs "SLECC" en primaires (lesquels, pour être efficaces, devraient avoir eux-mêmes suivis un cursus "SLECC") renvoie aux années 2050 (le temps que tous les profs actuels non formés par le SLECC partent en retraite) la réforme de l'enseignement primaire, à 2060 celle du collège-lycée et à 2070 celle de l'université. Ce n'est pas sérieux!

Plutôt que de se poser des questions métaphysiques sur les professeurs SLECC/non SLECC, il me semble plus opératoire de définir des programmes plus exigeants et recentrés sur les fondamentaux (si l'on considère que le problème se trouve là), charge ensuite aux professeurs actuels de faire en sorte que leurs élèves les maîtrisent le mieux possible en fin d'année. Il me semblait d'ailleurs avoir compris que telle était la position du réseau SLECC/GRIP: définir de nouveaux programmes et non de nouvelles méthodes pédagogiques, celles-ci dépendant du type d'élève que l'on a en face de soi.

L'essentiel réside dans l'obligation de résultat mesurée à travers la progression des élèves (il faut bien sûr tenir compte de leur niveau initial). Ce qui inquiète tant le syndicat des inspecteurs, renvoyé à son inutilité (le fameux modèle finlandais ne comporte pas de corps d'inspection, soit dit en passant...)

Si les instituteurs actuels ne sont pas assez formés pour appliquer un programme plus exigeant, il faut leur accorder une formation complémentaire.

Par ailleurs, s'agissant de ce qu'il convient d'enseigner de manière obligatoire à tous les élèves, un principe de réalisme s'impose. Il faut partir d'une contrainte horaire globale :aucune raison, comme l'a dit le ministre, que les élèves français passent plus de temps à l'école que la moyenne des européens. Il y a d'autres occupations enrichissantes dans la vie d'un enfant que l'école, ce que les professeurs ont parfois tendance à oublier! Puis répartir la dotation horaire en fonction de priorités clairement définies.
La réduction horaire permettra d'ailleurs de travailler plus efficacement: quand on passe moins de temps à étudier, on peut se concentrer à fond; ce sont les horaires excessifs qui justifient les dérives pédagogistes, l'indifférenciation du jeu et des études, de la construction sociale et de l'entrée dans les savoirs.

L'exemple cité plus haut des SVT, de leurs drosophiles et de leurs abeilles en huit constitue un bon exemple d'inflation disciplinaire sans intérêt pour la formation intellectuelle (aucune rigueur dans tout cela, une bonne compréhension des phénomènes biologiques nécessitant de solides pré-requis en physique-chimie hors de portée d'un élève du secondaire). Restreindre cet enseignement à ce que chacun doit connaître de la définition du vivant, de l'anatomie humaine et de la génétique (qui peut être rigoureusement enseignée) constituerait un premier pas... Il faut faire de même dans toutes les disciplines après le socle du primaire et "modulariser" l'enseignement en laissant chaque élève aller le plus loin possible dans les domaines qui le passionnent sans lui imposer des savoirs annexes qu'il oubliera sitôt qu'il aura fini de faire semblant de les apprendre...

Ne pas oublier aussi qu'il y a d'autres moyens que l'école pour apprendre lorsqu'on veut en connaître plus sur un sujet précis: se plonger dans un bon livre constitue en général une méthode plus rapide et efficace qu'un cours, une fois les fondations de la langue (naturelle et mathématique) établies.

La décision de XD de libérer le samedi matin constitue à cet égard un premier pas qu'il convient de saluer (même si l'argument des parents divorcés n'est pas le plus convaincant), et qu'il faudra compléter par des réductions horaires au collège et au lycée, indissociables d'une re-scolarisation de l'école. Quitte à aménager ensuite des horaires d'étude surveillée pour ceux qui en auraient besoin...

Je pressens que cette position risque d'être moins consensuelle (elle est par ailleurs inévitable compte tenu des contraintes budgétaires actuelles, qu'un esprit réaliste ne peut pas ignorer: si l'Etat fait faillite, il n'y aura plus d'école du tout!)

Ecrit par : Jesse Darvas | 20 novembre 2007

Dans les dernières années du collège puis au lycée, la prise de notes est un bon remède au bavardage.
Mais il n'est peut-être pas possible de le demander à tous les élèves, ce qui pose de nouveau le problème de l'hétérogénéité des classes.

Mes enfants ont été ahuris de voir mes cours d'histoire de 4e et 3e : prise de notes et contrôles surprises environ 3 fois par an. Il fallait savoir tout son cours, tout le temps, avec à la clé des notes parfois décevantes :-)
Mais, et je lui rends hommage ici, Melle Girault au collège Henri Dunant de Meaux, que j'ai eu comme professeur de la 6e à la 3e, est un(e) des enseignant(e)s qui m'ont le plus profondément marqué.
Selon l'expression de Jean, elle avait la passion de sa discipline.

Ecrit par : lucile | 20 novembre 2007

"que j'ai euE comme professeur" plutôt non ? J'ai besoin de "remédiation" !

Ecrit par : lucile | 20 novembre 2007

C'est un petit peu excessif, tout de même.
D'après ce que j'en ai compris, "le certificat de formation générale (CFG) valide des acquis dans des domaines de connaissances générales, notamment pour les élèves des enseignements généraux et professionnels adaptés et de troisième d'insertion." (site eduscol). Ce n'est pas le BEPC.

Il ne s'agit donc pas du niveau 3ème standard mais d'un test de niveau pour des élèves ayant décroché de l'enseignement général traditionnel: donc des élèves dont on veut s'assurer qu'à la fin du collège ils ont à peu près rattrapé un niveau acceptable de CM2, soit une compréhension des nombres qui leur permette de se débrouiller dans des activités courantes (prendre des mesures, vérifier une facture...)

Ce qui, pour ceux d'entre eux qui à l'entrée en 6è n'avaient pas le niveau d'un bon élève de CE1, ne serait déjà pas si mal.
Ecrit par : Jesse Darvas | 19 novembre 2007

Bonjour,
Vous avez tout à fait raison. Mon ami prof de maths se demandait si dans la démarche adoptée là on ne pouvait pas voir une préfiguration de ce que serait le socle de connaissances en fin de collège. Et la question ne relève pas du fantasme ; il suffit de voir ce que sont aujourd'hui les épreuves du brevet toutes d'un niveau nettement inférieur à celui d'un Cm2 des années soixante. Dans un prochain message je mettrai un lien vers une tribune de François Dubet très éclairante à propos du socle.
Bien à vous.
GM

Ecrit par : guy morel | 20 novembre 2007

Journée internationale des droits de l'enfant.

Dominique Versini, la défenseure des enfants, remet mardi son rapport sur «la souffrance psychique des adolescents» à Nicolas Sarkozy.
15% des jeunes de 11 à 18 ans, soit 900.000 ados, sont «multifracturés». Scarifications (11 % des filles !), coma éthylique dès 12 ans, troubles alimentaires… les comportements excessifs démarrent «dès les années collège et non plus seulement au lycée comme il y a dix ans».

Commentaire d'une journaliste dans une "lettre aux ados qui souffrent" :
"Avez-vous besoin de davantage de droits? Est-ce que vous n'auriez pas eu plutôt droit à être protégé et rassuré, plus tôt, plus fort?"

Ecrit par : lucile | 20 novembre 2007

Des enseignements structurés et une école où l'autorité de l'enseignant est reconnue, ça protège et ça rassure aussi. Et ça aide à grandir.

Ecrit par : lucile | 20 novembre 2007

Il me semble que la position consistant à attendre que tous les élèves aient des professeurs "SLECC" en primaires (lesquels, pour être efficaces, devraient avoir eux-mêmes suivis un cursus "SLECC") renvoie aux années 2050 (le temps que tous les profs actuels non formés par le SLECC partent en retraite) la réforme de l'enseignement primaire, à 2060 celle du collège-lycée et à 2070 celle de l'université. Ce n'est pas sérieux!

Plutôt que de se poser des questions métaphysiques sur les professeurs SLECC/non SLECC, il me semble plus opératoire de définir des programmes plus exigeants et recentrés sur les fondamentaux (si l'on considère que le problème se trouve là), charge ensuite aux professeurs actuels de faire en sorte que leurs élèves les maîtrisent le mieux possible en fin d'année. Il me semblait d'ailleurs avoir compris que telle était la position du réseau SLECC/GRIP: définir de nouveaux programmes et non de nouvelles méthodes pédagogiques, celles-ci dépendant du type d'élève que l'on a en face de soi.
écrit Jesse Darvas.

On ne saurait mieux dire.
Cordialement.
GM

Ecrit par : guy morel | 20 novembre 2007

Mon ami prof de maths se demandait si dans la démarche adoptée là on ne pouvait pas voir une préfiguration de ce que serait le socle de connaissances en fin de collège.
Ecrit par : guy morel | 20 novembre 2007

Si l'on considère que le "socle" correspond à ce que 100% des élèves d'une classe d'âge doit maîtriser (exception faite des handicapés mentaux), cela ne me choque pas que ce socle soit beaucoup moins ambitieux que ce qu'on attend d'un bon élève à la fin du collège: par définition, le bon élève maîtrise beaucoup plus de choses que le dernier de la classe. Il faut là aussi distinguer égalité des chances et égalité dans les résultats.

Il faut en revanche veiller à ce que le "socle" ne définisse pas à lui seul le contenu des programmes, ce qui signifierait un alignement uniforme sur un plus petit dénominateur commun misérable!

On en revient à la nécessité d'aborder de manière explicite les capacités inégalement distribuées entre les élèves: tout le monde ne peut pas obtenir la médaille Fields, pas plus que tout le monde ne peut devenir champion de foot ou de tennis. On a beaucoup plus de mal à admettre publiquement le premier point (dire d'un élève qu'il est "doué en maths" relève quasiment de l'eugénisme) que le second: l'élitisme a trouvé refuge dans le sport. Si l'on imposait à l'ensemble des jeunes un niveau maximum en foot correspondant à celui du moins doué de tous les joueurs de leur génération, il n'y aurait plus de Zidane et tout le monde s'en offusquerait; en revanche quelqu'un comme F.Dubet donne parfois l'impression qu'un alignement de cette sorte pour les matières de l'enseignement général serait une bonne chose.

Il commet à mon avis une erreur en imaginant que reporter au lycée l'enseignement "sérieux" suffit: certaines capacités doivent se développer tôt. C'est d'ailleurs ce principe qui est retenu dans des disciplines très compétitives, qu'il s'agisse du sport ou de la musique...

Doit-on laisser à chacun la chance de partir à la recherche du "surhumain" qui est en lui ou l'assigner à la seul fonction du "dernier homme", pour plagier le Zarathoustra de Nietsche? Telle est la question.

Ecrit par : Jesse Darvas | 20 novembre 2007

Comme annoncé voici le lien avec l'interview de François Dubet à Unssa-éduc.
Bien des sujets de réflexion.
http://www.se-unsa.org/publications/dossiers/110/110_30.htm
GM

Ecrit par : guy morel | 20 novembre 2007

SEQUENCE 2
Se documenter
A la découverte de l'Egypte
Objectifs
- Lire un article de dictionnaire
- S'informer avec des textes documentaires tirés d'une encyclopédie
- Se documenter grâce à internet
- Se documenter avec un magazine
- Se documenter avec un roman
Durée: 7 semaines

1ère semaine
LIRE
L'article de dictionnaire "Hiéroglyphes" p.32-33
LANGUE
L'étymologie p. 298-299
EXPRESSION ORALE
Poème: Magie des paysages, Victor Hugo
EXPRESSION ECRITE
-

2ème semaine
LIRE
Un texte documentaire: A la découverte des hiéroglyphes p.34-35
LANGUE
Le(s) sens d'un mot p.322-323
Dictée prép. extraite de la lecture suivie
EXPRESSION ORALE
-
EXPRESSION ECRITE
-

3ème semaine
LIRE
Se documenter grâce à internet "Pharaons" p.36-37
LANGUE
Les formes de phrases p. 308-309
EXPRESSION ORALE
Récitation: Magie des paysages
EXPRESSION ECRITE
-

4ème semaine
LIRE
Se documenter avec un magazine : Néfertiti p. 38-39
LANGUE
Les types de phrases (1): phr. déclaratives, interrogatives p.304-305
EXPRESSION ORALE
-
EXPRESSION ECRITE
-

5ème semaine
LIRE
Se documenter avec un roman: le Roman de la Momie p.40-41
LANGUE
Les types de phrases (2): phr. injonctives, exclamatives p.306-307
Auto-dictée: les Egyptiens et la mort
EXPRESSION ORALE
-
EXPRESSION ECRITE
Contrôle de la lecture de l'oeuvre intégrale lue à la maison

6ème semaine
LIRE
-
LANGUE
Les classes de mots (mots variables - mots invariables) leçon et exercices photocopiés)
EXPRESSION ORALE
-
EXPRESSION ECRITE
A partir d'un mot choisi parmi pyramide, sarcophage, momie, rédiger un article de dictionnaire et un texte documentaire

7ème semaine
BILAN DE SEQUENCE ET DICTEE DE CONTROLE


Ou le français sans âme...

Ecrit par : Jean | 20 novembre 2007

Il y a d'autres occupations enrichissantes dans la vie d'un enfant que l'école, ce que les professeurs ont parfois tendance à oublier! Puis répartir la dotation horaire en fonction de priorités clairement définies.
La réduction horaire permettra d'ailleurs de travailler plus efficacement: quand on passe moins de temps à étudier, on peut se concentrer à fond; ce sont les horaires excessifs qui justifient les dérives pédagogistes, l'indifférenciation du jeu et des études, de la construction sociale et de l'entrée dans les savoirs.

Je suis d'accord ; l'important n'est pas le nombre d'heures de cours et le temps passé en classe, mais la concentration et l'efficacité.

Les élèves français "subisent" un trop grand nombre d'heures de cours et les résultats ne sont pas là.

Il faut revoir également entièrement l'enseignement des arts plastiques et surtout de la musique en collège, quitte à la supprimer ou à la transférer dans les conservatoires et les écoles de musique (je sais que Christophe n'est pas d'accord, mais je parle en connaissance de cause) et multiplier les classes CHAM (à horaires aménagés), aussi bien en primaire qu'au collège.

Ecrit par : Robin | 20 novembre 2007

Merci à Guy Morel pour ce lien.
Si je vais (très) vite, j'en conclus qu'il faut sacrifier des "objets" d'apprentissage pour ne pas sacrifier les enfants (la deuxième moitié).
Ne serait-ce pas en quelques sorte retourner vers le passé, si l'on considère que la maîtrise de la langue passe par les pré-requis évidents ?

Autre chose, autre contexte, mais sujet d'épreuves intéressant... Enjeu national ? :)

http://www.concours-atoutplus3.com/illustrations//Epreuvedesyntheseannales0.pdf

Ecrit par : D'Enguell | 20 novembre 2007

les comportements excessifs démarrent «dès les années collège et non plus seulement au lycée comme il y a dix ans».

Et c'est maintenant que l'on s'en aperçoit !

Enfin, mieux vaut tard...

Ecrit par : Robin | 20 novembre 2007

Merci à Guy Morel pour l'article de F.Dubet. Ce qui me gêne toujours dans les propos de ce sociologue, c'est le flou de ses propositions. On peut tout à fait souscrire à une partie de ce qu'il affirme:
"Si on considère qu’il est impératif d’avoir cette maîtrise de la langue, il faut y consacrer du temps. Cela veut dire qu’on va sacrifier des choses. Je ne vois pas au nom de quoi, depuis des années, on charge la barque de l’École. Elle n’est pas chargée de tout apprendre, de tout faire. Ce n’est pas le rôle de l’École de créer un monde juste ou de susciter le développement économique. "

La sécurité routière, le développement durable, l'éducation civique, internet... on "charge" effectivement trop la barque, en général en suivant les modes du moment.

En revanche, lorsqu'il explique que l'école doit "attendre moins, mais exiger plus", sans pour autant empêcher ceux qui le veulent d'aller plus loin, il est trop flou.

La réalité, c'est que certains comprennent ou apprennent plus vite que d'autres et vont s'ennuyer et perdre leurs capacités si on définit le rythme de progression à partir du plus faible DANS CHAQUE MATIERE (sachant que ce n'est pas le même partout!). Les solutions consistent:
- soit à définir des groupes de niveau dans certaines matières (ce qui marchait très bien à une époque, sans pour autant nuire à la cohésion du "groupe classe")
- soit au sein de chaque classe à devélopper une "pédagogie différenciée": mais on bute vite sur les moyens nécessaires pour enseigner en même temps à plusieurs élèves des éléments différents (idéalement il faut un tuteur par élève... le système ancien du préceptorat est sans doute le plus efficace mais pas le plus efficient!)

A défaut, si on définit dans chaque discipline la progression annuelle à partir des résultats du plus faible, on aboutira à des résultats catastrophiques que les parents contourneront en mettant leurs enfants dans le privé ou en cherchant à se loger à prix d'or dans des quartiers bien cotés (c'est déjà le cas...)

Il y a là une extension illégitime à la culture scolaire d'un principe rawlsien de justice sociale (juger le système à l'aune de la situation du moins bien loti) défini initialement dans des conditions beaucoup plus strictes, et qui pose par ailleurs de redoutables problèmes dès que l'on sort de la fiction rawlsienne du "voile d'ignorance" pour entrer dans le monde réel.

Par ailleurs, quand il dit que ce sont les plus faibles qui lui importent le plus, il est beaucoup trop flou: à quel endroit de la courbe de Gauss se situe-t-il? Lorsqu'il évoque les 50% supérieurs et inférieurs, il généralise beaucoup trop. Il y a un abîme entre les derniers 10% et le point médian, bien plus grand qu'entre celui qui est à 65% et celui qui est à 35%.

Bref, le jour où ce type d'intellectuel sortira de jugements très généraux pour avancer des propositions concrètes, il sera plus facile d'apprécier où il veut vraiment en venir. La seule chose semble-t-il concrète qu'il évoque, c'est "le durcissement général de la compétition et de la sélection", étrange d'ailleurs car il n'y a plus de "sélection" avant le lycée.

Ecrit par : Jesse Darvas | 20 novembre 2007

" Gouverner c'est choisir" Pierre Mendès France.

" Pontifier c'est le pied " le sociologue de service.

Ecrit par : iPidiblue et les classiques de l'enseignement | 20 novembre 2007

Mon frère est en 6eme et ses cours de SVT lui pose problème. Les élèves doivent prendre des notes (ce qu'ils n'ont jamais appris à faire) sans qu'aucune aide ne leur soit apportée (ni plan du cours, ni notions importantes, ni définitions). Du coup son cours se constitue de quelques pauvres phrases sur un cahier de brouillon. En regardant son manuel je me suis aperçue qu'il n'y avait aucune leçon mais seulement des documents d'observation (grâce auxquels le professeur aurait dû bâtir une leçon).
Savez-vous comment je pourrais l'aider ? Avez-vous des manuels ou des sites à me conseiller ?
Vous pouvez me répondre à [email protected].
Et encore mille excuses pour avoir dérangé ce fil.

Ecrit par : PFC | 19 novembre 2007
Mes enfants ont eu un livre de SVT plutôt bien fait de la sixième à la troisième. Je veux bien vous fournir la référence au plus tôt. Ceci dit, je trouve toujours les livres de SVT, Physique et mathématiques pas si mal faits que ça et les livres de français, latin et langues inutilisables. Y'en a autour de moi qui trouvent l'inverse. Devinez pourquoi!

Ecrit par : dobolino | 20 novembre 2007

J'ai immédiatement complété(e) cette question...
Quelles pistes de remédiation?
Thierry

Ecrit par : thierry venot | 20 novembre 2007

Pour ceux que cela intéresse, je signale l'organisation par l'Amitié Charles PÉGUY le 9 décembre de 9h à 18 h à la maison Nicolas Barré 83 rue de Sèvres 75006 PARIS d'un colloque :" PÉGUY et l'enseignement".

Le thème du matin :"Péguy et l'école de la République".
Le thème de l'après midi : "Péguy et les humanités".

Parmi les intervenants:

Géraldi Leroy: "La question scolaire dans les Cahiers de la Quinzaine"

Jérome Kropp: "Péguy et les hussards noirs "

Antoine Prost: " L'enseignement scolaire des garçons"

Philippe BOUTRY: " Péguy et les historiens de la Sorbonne"

Possibilité de déjeuner sur place au prix de 13 euros.

Pour tout renseignement: Amitié Charles Péguy, Mme Gerbod 01 45 44 80 38.

Ecrit par : Merlemocoeur | 20 novembre 2007

Dobolino, ça vous dit, de l'aide pour votre fiston sur Calderon, en echange d'une remise au point sur le vol des abeilles et le rôle des mitochondries ?

Ecrit par : Jeremy | 20 novembre 2007

Sympa pour fiston... Malheureusement mes connaissances sur les mitochondries sont obsolètes! vous ne préféreriez pas la physiologie et pathologie du néphron?
D'ailleurs, je suis une femme de terrain, pas un professeur. Je sais recoudre un boyau et faire en sorte que le post-opératoire soit le meilleur possible et vous expliquer l'art d'agir mais non vous expliquer en détail tous les mécanismes biochimiques et biologiques qui sous-tendent la guérison sans séquelles, même s'ils sont intégrés dans mes neurones comme pré-requis implicites. Mais non explicites!

Ecrit par : dobolino | 20 novembre 2007

Bonjour,
un collègue vient de me signaler le document en lien. Il paraîtrait que l'autorisation de cumul d'emplois a été étendue à la production "d'oeuvres de l'esprit".
Si c'est exact, il faudraitdonc qu'un certain nombre de participants à ce blog demandent par la voie hiérarchique l'autorisation d'écrire des livres.
À vérifier.
GM
http://lescorpsempeches.net/corps/?p=185

Ecrit par : guy morel | 20 novembre 2007

voici la question posée par le conseiller pédagogique:
Quelles pistes de remédiation pour ces élèves ?
J'ai immédiatement complétée cette question par une seconde.
Comment faire pour ne pas en arriver là ?
"Silence de mort" dans la salle !

Ecrit par : thierry venot

C'est bien là que le bât blesse : on empile rustine sur rustine pour faire du "rattrapage" (trop tard et toujours mal fait), mais on n'ose plus penser qu'il serait préférable "d'attraper" dès le premier coup.

Ecrit par : Moot | 20 novembre 2007

J'ai lu l'entretien de François Dubet avec Claire Krepper, je me demande souvent si tous ces sociologues ne sont pas des veaux aux hormones élevés en batterie, je croyais que la loi l'avait interdit ?

Il parle de justice, moi je préfère la vérité. Evidemment il faut se creuser les méninges pour la trouver ... tandis que trancher entre le bien et le mal c'est à la portée de n'importe quel autocrate.

Ecrit par : iPidiblue ou c'est trop injuste ! | 20 novembre 2007

Tiens ! ça c'est pour consoler François Dubet :

http://membres.lycos.fr/pinkypot/klimero.html

Ecrit par : iPidiblue alias Caliméro | 20 novembre 2007

Des enseignements structurés et une école où l'autorité de l'enseignant est reconnue, ça protège et ça rassure aussi. Et ça aide à grandir.

Ecrit par : lucile | 20 novembre 2007

Jugement lucide en effet. Mais d'où vient l'autorité du maître? Comment cette autorité peut-elle surgir et accomplir ses effets?
Il ne peut y avoir d'autorité que de pouvoir accordé (délégué par l'autorité) au juge (et le maître en est un assurément, pour enfants) de référer et de trancher.
Or les maîtres désormais sont empêchés de juger. Ils "évaluent" ce qui n'est pas la même chose. Ils sont habilités à emettre des jugements que s'ils sont positifs, flattent l'élève et le narcissisme des parents. Tout ce qui est connecté négativement dans le procès d'instruction, la faute, l'erreur, le manquement, l'absence, le devoir non fait est banni. La négativité est refusée aux élèves. (Raison pour laquelle elle ressurgit ailleurs sous des formes inattendues). Les élèves dans la fabrique du crétin ne peuvent que réussir. L'école ne s'aurait être le lieu de l'apprentissage par les élèves de leurs limites, de leurs faiblesses, de leurs insuffisances. Il ne peut donc plus y avoir de jugement digne de se nom et d'autorité qui va avec.
On peut, certes, réformer les contenus, réécrire les programmes, redéfinir les objectifs. Mais si l'on ne remet pas l'instituteur à sa place, en position tierce de juge de sorte qu'il puisse à nouveau réinscrire au coeur du procès la négativité, alors ces réformes sont vouées à...l'échec.
Réinscrire le maître dans sa fonction (dignitas) de justice (généalogique) et pas seulement de "simple gestion de la transmission d'un produit objectif" suppose la réhabilitation de sa fiction, de sa figure, et de son pouvoir protégé de sanctionner. Pouvoir de dire par exemple à un élève que les résulats de son travail sont insuffisants et ne l'autorisent pas à passer dans la classe supérieure. C'est un exemple.

Ecrit par : marigot | 20 novembre 2007

Suite au message de Jesse Darvas. Je me permets de faire un copié–collé d’un message que j’avais envoyé sur le blog de Dubet. C’est long. Mais pour le lire il faut s’intéresser à la théorie de la justice de Rawls et aux conclusions que croit pouvoir en tirer pour l’école la gauche social-libérale (DSK, Segogo, Dubet, Maurin, etc.). Les autres peuvent s’abstenir.
Je vous raconte quand même le contexte. Le Nouvel Obs avait confié un blog à Dubet. J’y étais tombé par hasard. Je fais quelques interventions. Trois ou quatre sur le rapport Rawls/Dubet (je vous recopie la dernière). Dubet ne m’a jamais répondu. Mais il a immédiatement fermé son blog.

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PARADOXES
Les paradoxes sont ce qu’il y a de plus intéressant pour la pensée. C’est le cas du second principe de la justice selon Rawls. On a vu que le premier principe se contentait d’affirmer l’égalité des droits tels qu’ils sont envisagés dans la pensée libérale : libertés individuelles et propriété. C’est ensuite que Rawls se pose le problème de l’équité et cherche à justifier les inégalités de fait. Sa pensée devient alors profondément originale, ce qui lui a valu d’être traité de dangereux gauchiste par les libéraux de droite : on devient vite gauchiste aux Etats-Unis… Dans la tradition libérale, les inégalités sociales se justifient par l’inégalité des mérites. Les sociétés libérales (dites démocratiques) sont donc des méritocraties. Or Rawls affirme que les différences de mérite ne justifient pas les différences d’accès aux biens primaires. Quel mérite y a-t-il, par exemple, à avoir plus d’aptitudes naturelles ou à être né dans un milieu social plus favorisé ou même à être capable de plus d’efforts que les autres ? Le fait d’être méritant n’est pas un mérite, voilà ce que prétend Rawls. On peut bien sûr trouver normal que le plus méritant gagne plus (puisque c’est de cela qu’il s’agit). Mais ce fait même ne sera justifié du point de vue de la théorie de la justice que si ces inégalités ont pour effet d’améliorer le sort des plus démunis, par exemple par une politique de redistribution en faveur des plus défavorisés du surplus de croissance dégagé par l’existence des inégalités sociales. C’est pourquoi la justice comme équité a pour conséquence naturelle la discrimination positive : donner plus à ceux qui ont moins, comme on dit aujourd’hui. Il ne faut pas oublier que Rawls avait travaillé sur la société américaine des années 60. On a eu l’occasion de voir par la suite les effets pervers de cette politique, qu’il s’agisse des universités américaines ou des ZEP en France. Mais je laisse provisoirement de côté cet aspect des choses.

Comme Badtz Maru me demandait quelle était ma propre conception des choses, j’essaierai de le faire rapidement. Mon paradoxe est exactement aux antipodes de celui de Rawls. Mon axiome est celui de la démocratie au sens plein : l’égalité de tous. Je sais bien qu’il s’agit là d’une fiction, mais pas plus que l’état de nature de Rousseau ou la « société bien ordonnée » de Rawls. Cette fiction théorique joue dans les trois cas le même rôle : mesurer l’écart entre l’idéal et le réel. Je pars donc du principe (communiste) que les inégalités sociales sont injustifiables, même en tenant compte des différents mérites des uns et des autres. Mais, échaudé par la catastrophe abominable du communisme dit « réel », je ne souhaite pas du tout que l’on essaie de faire advenir l’égalité dans l’histoire des hommes. Le communisme doit, à mon avis, rester une force d’opposition dont le seul effet pratique devrait être, comme il l’a été jusqu’à une date récente en Europe et même aux Etats-Unis, de limiter les effets dévastateurs du capitalisme. C’est mon premier paradoxe : l’égalité est un principe, pas un but à atteindre ou à réaliser. Juste une épée de Damoclès sur la tête des puissants. Mais la menace doit être crédible : c’est pourquoi il ne faut pas exclure l’usage de la violence, les grèves insurrectionnelles, les séquestrations de patrons ou… les émeutes des banlieues.

Mon deuxième paradoxe concerne l’école. J’affirme en même temps l’égalité de tous devant le savoir et la méritocratie scolaire. Il me semble évident que François Dubet veut appliquer à l’école le second principe de Rawls : les inégalités ne sont acceptables que si elles contribuent à améliorer le sort de « l’élève le plus faible ». Je trouve que cette extrapolation n’a aucune légitimité. Il est clair en effet qu’en parlant des « plus démunis », Rawls pense avant tout aux inégalités de patrimoine et de revenus en vertu même de sa définition des biens primaires. Or le savoir a un tout autre statut. Il n’est pas une « ressource rare » dont l’allocation est soumise à concurrence. Un bien qu’il s’agirait de redistribuer de façon équitable. Car le savoir n’occupe aucune place et n’a pas de prix. Le savoir, ce n’est pas du gâteau. Ce n’est pas une tarte dont les parts s’amenuiseraient au fur et à mesure qu’augmente le nombre de convives, même si la taille totale de la tarte augmente elle aussi en fonction des inégalités inhérentes au système capitaliste. Je ne prive personne de son accès au savoir en augmentant moi-même mon savoir. L’égalité de tous devant le savoir, c’est simplement cela : personne ne subit le moindre préjudice du fait que certains savent plus que d’autres mais il faut en revanche donner à tous le même accès au savoir. Certains en profiteront plus que d’autres parce qu’ils sont plus doués et/ou plus travailleurs. On n’y peut rien : question de mérite. A condition, bien sûr, que l’on assure « l’égalité des chances scolaires », qui n’a strictement rien à voir avec « l’égalité des chances sociales ». C’est cette égalité des chances scolaires qui se réduit comme peau de chagrin depuis une trentaine d’années et c’est pourquoi l’école est de moins en moins démocratique. Car lorsqu’on veut privilégier « l’élève le plus faible » on porte préjudice aux élèves méritants issus des milieux les plus défavorisés : ils n’ont plus les mêmes chances que les autres d’accéder au savoir. Pour conclure : je suis hostile à la méritocratie sociale et partisan de la méritocratie scolaire.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 20 novembre 2007

Heu ! Pedro Cordoba c'est une private joke votre message ou autre chose ?


"C’est mon premier paradoxe : l’égalité est un principe, pas un but à atteindre ou à réaliser. Juste une épée de Damoclès sur la tête des puissants. Mais la menace doit être crédible : c’est pourquoi il ne faut pas exclure l’usage de la violence, les grèves insurrectionnelles, les séquestrations de patrons ou… les émeutes des banlieues."

Vous voulez dire que si demain un terroriste pakistanais se fait sauter avec une bombe atomique se sera pour légitimement accélérer la venue du paradis sur terre ?

Ecrit par : iPidiblue en blouse blanche | 20 novembre 2007

"ce sera ...", enfin ma faute d'orthographe est vénielle, c'est l'émotion de devoir bientôt passer la camisole de force à Pedro Cordoba !

Ecrit par : iPidiblue apporte les calmants | 20 novembre 2007

Si l'on avait un peu moins le regard braqué sur la justice, peut-être verrait-on mieux l'intérêt des élèves. Quand l'un d'eux vient se plaindre à ce sujet, j'ai coutume de lui répondre quelque chose comme : "je n'ai pas forcément été juste, mais mon objectif n'est pas de l'être, il est de vous faire travailler pour que vous appreniez le plus et le mieux possible".

Puisque l'on est dans le sujet "carotte-bâton", et que l'on fait remarquer que la carotte seule est possible, j'aimerais évoquer un fait : la quasi-impossibilité pratique de punir.
Qu'un élève se comporte mal, et je lui inflige le duo infernal heure(s) de colle / notification sur le carnet, voire dans les cas plus graves (et relativement fréquents malgré tout), la rédaction passionnante d'un rapport d'incident assorti d'une demande d'exclusion temporaire de l'établissement. Mais encore faudrait-il qu'en aval (CPE, administration), il y eût un suivi, et c'est loin d'être le cas. Les uns comme les autres sont tout le temps en réunions de ceci, en commission de cela, ce dont au passage nous ne sommes jamais avertis.
Comment les élèves ne remarqueraient-ils pas très vite qu'ils sont dans une situation de quasi-impunité, d'autant plus que le professeur qui interpellera fréquemment les "autorités supérieures" sera forcément mal vu ?

La paperasserie à outrance, la réunionnite sans but, la soif pathologique de justification et la manie de la discutaillerie, voilà ce qui tue la discipline scolaire et la sérénité de l'enseignement !

Ecrit par : Moot | 20 novembre 2007

"Un collège n'est pas un "lieu de vie", où l'on vient pour s'amuser, mais un lieu où l'on travaille, et le travail de l'enfant, c'est d'étudier. Et c'est en travaillant qu'on s'amuse, pas l'inverse."

Pour une fois, je suis totalement d'accord avec Jean. Que l'on parle de collège ou d'école.

Vais- je me faire massacrer si je rappelle ici la différence que faisait Freinet entre le jeu-travail et le travail-jeu?

Vais-je me faire massacrer si je rappelle ici les travaux de Philippe Perrenoud (un affreux sociopédagoconstructiviste!) et le terme "métier d'èlève" qui vient de là?

Vais-je me faire massacrer si je rappelle ici les magnifiques formules d'Alain à propos de l'enfant qui n'a que faire des pantins qu'on lui propose pour l'amuser et dont le voeu le plus cher est d'oublier l'enfant qu'il était la veille (je cite de mémoire)

Par contre sur la lecture Alain avait un autre point de vue que ceux défendus ici...mais ce fil n'est pas le lieu de ce débat.

Ecrit par : LouBlan | 20 novembre 2007

Je ne sais si Mme Lurçat est plus intelligente que Guillaume, mais dans son livre "Savoir écrire pour savoir lire", dans un article intitulé "La perversion de la pédagogie de la lecture et de l'écriture" (p.272) elle écrit :

"Une méthode globale de lecture, imposée à l'école depuis quelques décennies, s'est généralisée avec la création des IUFM. Malgré l'affirmation selon laquelle elle ne serait plus purement globale, mais mixte...etc etc.

Car cette méthode DITE mixte engendre très souvent des troubles durables de l'écriture et de la lecture.
Troubles qui se manifestent en particulier par la difficulté d'identifier le mot , qui n'est pas appréhendé dans sa structure syllabique et dans son insécabilité : il est et il demeure indéchiffrable."

Tous ceux qui ont l'expérience des petites classes et ont vu des enfants souffrir dans des classes où ils sont en difficultés, avec les méthodes dites mixtes, mais en réalité globales (liste non exhaustive : Justine et Compagnie, Gafi le Fantôme,(Bentolila) Mika, une des pires avec Justine) , Ratus, Crocolivre, Grindelire, Ribambelle ) savent cela.

Il n'y a jamais eu de méthode globale ! Elle n'est plus appliquée depuis trente ans ! et autres pieuses litanies des pédagogistes (plus le mensonge est gros et mieux il passe)

Goigoux a bien réussi son coup, en rebaptisant "méthodes intégratives" (????) les méthodes mixtes alias globales. Quel coup de génie ...pour les cuistres.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 20 novembre 2007

Mais d'où vient l'autorité du maître? Comment cette autorité peut-elle surgir et accomplir ses effets?

Ecrit par : marigot | 20 novembre 2007

L'autorité (pas l'autoritarisme) de l'enseignant vient-elle avant tout de la maîtrise de sa matière, de sa personne ? Le regard que la société, l'administration portent sur sa fonction n'est-il pas aussi en jeu ?
Ou dit autrement : le manque de reconnaissance de la fonction d'enseignant ne fragilise-t-il pas ceux qui sont plus inexpérimentés ou fragiles psychologiquement ?

Ecrit par : lucile | 20 novembre 2007

En ce jour de grève de la Fonction Publique pour la défense du pouvoir d'achat, je conseillerai la lecture d'un vieux livre d'Antonin Lavergne, Jean Coste ou l'instituteur de village, publié aux Cahiers de la Quinzaine en 1901 et racontant l'existence parfois miséreuse des instituteurs, ces hussards noirs de la République chers à Péguy, à la toute fin du XIXème siècle.

Ecrit par : Merlemocoeur | 20 novembre 2007

Le regard que la société, l'administration portent sur sa fonction n'est-il pas aussi en jeu ?
Ou dit autrement : le manque de reconnaissance de la fonction d'enseignant ne fragilise-t-il pas ceux qui sont plus inexpérimentés ou fragiles psychologiquement ?

Ecrit par : lucile

En effet. Il devrait être totalement impossible à un élève de "jouer" le CPE ou le proviseur contre le professeur qui l'aurait épinglé. Il est choquant de voir l'autorité professorale sapée par ceux qui sont censés la défendre, tout ça au nom d'un psychologisme douteux. Et il n'y a pas que les plus inexpérimentés qui en pâtissent !

Ecrit par : Moot | 20 novembre 2007

Vais- je me faire massacrer si je rappelle ici la différence que faisait Freinet entre le jeu-travail et le travail-jeu?
Vais-je me faire massacrer si je rappelle ici les travaux de Philippe Perrenoud (un affreux sociopédagoconstructiviste!) et le terme "métier d'èlève" qui vient de là?

Ecrit par : LouBlan | 20 novembre 2007

Je ne pense pas... mais ce serait intéressant d'explorer un peu plus cette différence (que je ne perçois pas naturellement). Que voulait dire Freinet par là?

Pour devenir un très bon joueur de go ou d'échecs, il faut beaucoup travailler (étudier des parties, des stratégies, faire beaucoup d'exercices tactiques). C'est valable pour tous les jeux qui font appel à la réflexion, à des degrés divers bien sûr.

Donc pour bien jouer, il faut d'abord beaucoup travailler.


Maintenant, si par jeu on entend jeu de hasard ou jeu de rôles (au sens large: pas seulement "Donjons et Dragons" mais tous les jeux auxquels jouent les enfants et parfois les adultes: chat perché, 1 2 3 soleil, pictionary...), il n'y a aucun lien nécessaire avec le travail. Ce type de jeu peut par ailleurs développer l'imagination et les capacités physiques et sociales mais il ne repose pas sur un effort et une progression.

Mais qu'entend-on par "jeu" et "travail"? Gardien de nuit, c'est un travail mais qui ne demande pas d'effort particulier.
Joueur de poker, c'est un travail pour ceux qui arrivent à gagner leur vie de cette façon... et un travail pas forcément "amusant", qui peut même être beaucoup plus stressant et stimulant qu'un certain nombre de professions rémunérées... et pourtant il s'agit bien du "jeu" par excellence.

Quant au "métier d'élève" dont parle M.Perrenoud (qui semble aimer les jeux de mots bourdieusiens :"sens des devoirs, sens du devoir"...) rien n'interdit de le concevoir comme un jeu de réflexion:
- il a des règles (les programmes, les productions attendues)
- il faut faire un certain effort et disposer de certaines compétences pour y réussir
- il y a des gagnants et des perdants.

Il est vrai que certains préféreraient ne pas jouer à ce jeu-là et en ce sens M.Perrenoud a raison de dire que les élèves sont soumis à un régime de "travaux forcés" mais je ne vois pas bien ce que l'on peut en déduire... rendre facultative l'obligation scolaire? changer les règles pour qu'il n'y ait que des gagnants (mais serait-ce encore un jeu)? rémunérer les élèves puisqu'ils exercent un "métier"?

Encore une fois, on se fait plaisir avec des bons mots mais quelles sont les conséquences concrètes de tout cela? Mystère...

Ecrit par : Jesse Darvas | 20 novembre 2007

Je crois effectivement Jesse Darvas qu'il y en a qui veulent abolir les règles mais qui veulent malgré tout jouer au plus malin !

Ecrit par : iPidiblue et les petits malins du club | 20 novembre 2007

J'ai une question à poser à l'honorable assistance, je reviens de ma banque où m'attendait un chéquier, je donne le numéro de compte à la jeune employée par deux fois en prononçant très distinctement et lentement, mettons 58625Z soit oralement "cinquante-huit mille six-cent-vingt-cinq zed", elle se révèle incapable de le transcrire sur son clavier, du coup j'énonce un à un les chiffres et la lettre clef "cinq huit six deux cinq zedde".

Est-ce que cette incompréhension serait due à la méthode d'apprentissage globale ?

Ecrit par : iPidiblue et l'affaire des chiffres liés | 20 novembre 2007

le numéro de compte à la jeune employée par deux fois en prononçant très distinctement et lentement, mettons 58625Z soit oralement
Ecrit par : iPidiblue et l'affaire des chiffres liés

5chiffres 1 lettre, voià un client du Crédit Lyonnais!!!!

Ecrit par : Merlemocoeur | 20 novembre 2007

LCl ! Merle moqueur, vous devriez savoir que le Crédit Lyonnais a coûté la peau des fesses au contribuable français, encore des gens qui ne savaient pas compter !

Ecrit par : iPidiblue et les cent milliards | 20 novembre 2007

Salutations à D'Enguell qui comme tonton Cristobald est revenu!

JPB questionne: Que faisons-nous entre aujourd'hui et dans 5 ou 10 ans, des élèves?...

Et si, dans les 5 à 10 ans, les amis politiques des pédagogistes reviennent au pouvoir?

S'ensommeiller, comme Thalie (bonjour à vous, si vous passez par là!), pour refuser l'inaction? Devenir cynique? Se jeter dans l'art à corps perdu????

Ecrit par : Pendariès | 20 novembre 2007

Avant de m'envoler vers vous ( mais avec les greves Dieu seul sait où et quand j'arriverai) Je lis en vitesse le post sur Rawls et Dubet, Asinus, quand tu nous tiens...

Aux US elle est un passage obligé quel que soit le domaine d'études, enfin dans les "humanities"
Je ne le citais jamais pour d'evidentes raisons que Pedro a si bien expliquées mais cela temoigne de son pragmatisme, un vrai , lui, pas comme les " radical chic" qui se pâment devant Rawls, et cocoonent dans la bonne conscience de son voile ...d'ignorance.
Toujours la Grande Parade!
Revel est dans mes bagages.

Ecrit par : Cadichon | 20 novembre 2007

On peut dire qu'il ya les tricheurs simples et les tricheurs doubles, les tricheurs simples font semblant de respecter les règles, les tricheurs doubles profitent d'abord des règles à leur avantage puis ensuite contestent les règles afin que personne ne puisse suivre leur voie ... en accusant par exemple par avance les autres de tricher par essence peut-on dire !

Ecrit par : iPidiblue et le double jeu | 20 novembre 2007

Un seul espoir : les IRMf et le Neurospin.

Je suis adepte de la secte Wettstein-Badour Ouzilou and co et de ses deux prix Nobel, Sperry et Kandel.

Franck Ramus, Sprenger-Charolles, Démonet et tous les neuneuro-pédopsychiatres doivent commencer à chercher à se reconvertir. Les jours de leurs lobbies sont comptés, je l'espère.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 20 novembre 2007

A Pendariès, pour info : j'ai posté vos liens musicaux contraltistes sur le fil précédent (voir tout en bas du fil), des fois que vous vous demandiez où ils sont.

Ecrit par : Kap | 20 novembre 2007

Gente dame Kap, merci!

Ecrit par : Pendariès | 20 novembre 2007

LIRE
Se documenter avec un roman: le Roman de la Momie p.40-41
cité par Jean

"Se documenter avec un roman" !!!! Gloups ! Arghhhh de grrrr ! Gasp ! L'intérêt du roman, c'est le documentaire !!! Ben voyons ! On comprend bien ce qu'est la littérature pour les concepteurs-sic de cette séquence-là : queud' ! Et ils ont oublié "le message", aussi, tant qu'ils y sont ! Très important, ça, le "message", "l'auteur nous fait passer un message", ou, pire encore, "l'auteur dit que"... Cinq points en moins pour celui ou celle qui m'écrit ça sur sa khopie : ça calme vite fait...

Ecrit par : FGuichard | 20 novembre 2007

Bonjour,
un collègue vient de me signaler le document en lien. Il paraîtrait que l'autorisation de cumul d'emplois a été étendue à la production "d'oeuvres de l'esprit".
Si c'est exact, il faudraitdonc qu'un certain nombre de participants à ce blog demandent par la voie hiérarchique l'autorisation d'écrire des livres.
À vérifier.
GM
http://lescorpsempeches.net/corps/?p=185

Ecrit par : guy morel | 20 novembre 2007

Alors ça! C'est plus fort que jouer au bouchon par temps de neige!
Il semblerait que ce soit juste pour l'académie de Grenoble?
Sur Aix-Marseille, ils vont interdire les concours de pétanque, peut-être?

Ecrit par : dobolino | 20 novembre 2007

""Se documenter avec un roman" !!!! Gloups ! Arghhhh de grrrr ! Gasp !"

En même temps les romans servent aussi pour découvrir et comprendre des époques, des lieux et des milieux différents.

Ecrit par : Hervé | 20 novembre 2007

"Il paraîtrait que l'autorisation de cumul d'emplois a été étendue à la production "d'oeuvres de l'esprit"."

On agit ou on méprise ?

On méprise.

Ecrit par : dugong | 20 novembre 2007

Revel est dans mes bagages.

Ecrit par : Cadichon | 20 novembre 2007

Le pauvre !

Ecrit par : TIGER LILITH | 20 novembre 2007

Ouf ! On recommence à déconner sur le blog. Esprit de sérieux quand tu nous tiens !

Ecrit par : dugong | 20 novembre 2007

""Se documenter avec un roman" !!!! Gloups ! Arghhhh de grrrr ! Gasp !"

En même temps les romans servent aussi pour découvrir et comprendre des époques, des lieux et des milieux différents.

Ecrit par : Hervé | 20 novembre 2007

Et REVER sur un roman, jamais ?

Ecrit par : FGuichard | 20 novembre 2007

Comment les élèves ne remarqueraient-ils pas très vite qu'ils sont dans une situation de quasi-impunité, d'autant plus que le professeur qui interpellera fréquemment les "autorités supérieures" sera forcément mal vu ?

Exact. Pas partout, mais c'est courant, malheureusement. On filtre les moustiques et on laisse passer les scorpions. Cela s'appelle : "Ne pas être disponible"

Ecrit par : Robin | 20 novembre 2007

Encore une fois, on se fait plaisir avec des bons mots mais quelles sont les conséquences concrètes de tout cela? Mystère...

Ecrit par : Jesse Darvas | 20 novembre 200

Aucune. "Métier d'élève", "constante macabre", "sens des devoirs" : words, words, words comme disait Hamlet, des mots servant essentiellement à flatter l'ego des concepteurs.

Ecrit par : Robin | 20 novembre 2007

Et salut et fraternité à Penda.

Les éditeurs seront-ils forcés de communiquer au MEN les alias des pseudos des écrivains-enseignants ?

Y-aura-t-il une brigade du type GIR dans chaque académie pour "loger" les fraudeurs au cours de séances de dédicaces ?

Quelqu'un connaît-il quelqu'un qui pourrait parrainer un compte aux îles Caïman, ou à défaut, le nom des offshore de Schuster & Schuster et d'actes Sud ? :)

Ecrit par : D'Enguell | 20 novembre 2007

Si c'est exact, il faudrait donc qu'un certain nombre de participants à ce blog demandent par la voie hiérarchique l'autorisation d'écrire des livres.

Déjà qu'on n'avait pas trop le droit d'enseigner.

Ecrit par : Robin | 20 novembre 2007

Si c'est exact, il faudrait donc qu'un certain nombre de participants à ce blog demandent par la voie hiérarchique l'autorisation d'écrire des livres.

"Oubliez que vous êtes une artiste!" s'est entendue dire une collègue un jour d'inspection par son IPR de musique. Alors un professeur de Lettres qui écrit des livres ! Voilà qui est suspect au plus haut point. Un "alien" ?

Ecrit par : Robin | 20 novembre 2007

iPidiblue en blouse blanche a écrit :
Heu ! Pedro Cordoba c'est une private joke votre message ou autre chose ?
"C’est mon premier paradoxe : l’égalité est un principe, pas un but à atteindre ou à réaliser. Juste une épée de Damoclès sur la tête des puissants. Mais la menace doit être crédible : c’est pourquoi il ne faut pas exclure l’usage de la violence, les grèves insurrectionnelles, les séquestrations de patrons ou… les émeutes des banlieues."
Vous voulez dire que si demain un terroriste pakistanais se fait sauter avec une bombe atomique se sera pour légitimement accélérer la venue du paradis sur terre ?
-----------
Réponse :
Je partais du principe (communiste) d’égalité. Les terroristes pakistanais (ou islamistes en général) ne le respectent pas. Pour s’en tenir à l’importante question du Paradis (mais moins importante que celle des femmes par exemple) ils pensent que les « martyrs » y ont plus droit que les autres. Comme ils ne respectent pas mon principe d’égalité, ils ne sont pas concernés par ma conclusion.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 20 novembre 2007

Vous ne me rassurez pas Pedro, vous voulez dire que c'est l'intention qui fait le larron ? Vous savez quand votre terroriste est éparpillé en petits morceaux il est toujours difficile de le faire parler pour lui faire avouer ses intentions ...
moi je préfère la violence verbale, mais c'est comme toutes les bonnes choses, il ne faut pas en abuser !

Ecrit par : iPidiblue to Pedro | 20 novembre 2007

Si c'est exact, il faudrait donc qu'un certain nombre de participants à ce blog demandent par la voie hiérarchique l'autorisation d'écrire des livres.

"Oubliez que vous êtes une artiste!" s'est entendue dire une collègue un jour d'inspection par son IPR de musique. Alors un professeur de Lettres qui écrit des livres ! Voilà qui est suspect au plus haut point. Un "alien" ?

Ecrit par : Robin | 20 novembre 2007

Dans le même temps, la Grande Muette a obtenu un peu de liberté d'expression et le droit d'écrire... On marche sur la tête!

Ecrit par : dobolino | 20 novembre 2007

Si c'est exact, il faudrait donc qu'un certain nombre de participants à ce blog demandent par la voie hiérarchique l'autorisation d'écrire des livres.

Déjà qu'on n'avait pas trop le droit d'enseigner.

Ecrit par : Robin

Bah, on veut nous enlever le droit de penser, mais ce n'est pas très nouveau, en fait.
Au lieu d'écrire honnêtement, on le fera "au noir", en cachette. Les empêcheurs d'écrire (et de pratiquer d'autres activités rémunératrices) en rond auront (petit patapon), une fois de plus, perdu une bonne occasion de la fermer.

Ecrit par : Moot | 20 novembre 2007

Chance! Vous allez pouvoir recommencer à publier clandestinement en Hollande!!! C'est pas du rêve, ça, FGuichard?

Ecrit par : dobolino | 20 novembre 2007

@ Moot : avez vous reçu mon courriel ?

Ecrit par : dugong | 20 novembre 2007

Quand je produis très tôt le matin
Mon recteur n'en sait jamais rien
Bien que souvent j'y reviens
Tout va bien qui finit bien

Ecrit par : dugong | 20 novembre 2007

Au fait, j'y pense! Le recteur de l'Académie de Grenoble n'a peut-être pas envie d'avoir un spécimen similaire à Rachel Boutonnet ou Marc Le Bris dans son Académie???
Gouverner, c'est prévoir.

Ecrit par : dobolino | 20 novembre 2007

A iPidiblue to Pedro.

Un principe n'est pas une intention. En plus les intentions des terroristes en question sont parfaitement claires dès le début. On n'a pas besoin d'interroger le cadavre pour les connaître.

Comme je n'ai guère envie de me livrer au jeu de la muscapédication (si apprécié par les pédagos mais pas par Freinet), j'arrête là cette discussion inutile. Si mon post avait un intérêt quelconque pour les participants à ce blog, c'est de montrer que les socialos qui prennent appui sur le second principe de Rawls (équité) pour l'appliquer au monde de l'école commettent une erreur philosophique. Le savoir n'est pas un bien primaire au sens de Rawls. Il est donc illégitime d'introduire la notion "d'élève le plus faible" dans une théorie de l'école. Même quand on se réclame, comme Dubet ou Maurin, du social-libéralisme. Si des gens du PS fréquentaient ce blog, ce serait une discussion intéressante à mener.

PS : "muscapédication" : néologisme créé par un ancien prof de khâgne dans une conférence pédagogique. Quand arrive le tout des questions de la salle, il approuve chaleureusement l'orateur tout en demandant si tel point de son intervention ne relevait pas de la "muscapédication". L'expert ès pédagogie des Lettres, croyant qu'il s'agissait d'un nouveau concept des sciences de l'éduc qui n'était pas encore arrivé jusqu'à lui, se contenta de bredouiller : "vous avez peut-être raison". S'il avait été latiniste, il aurait facilement décrypé : "enculage de mouches".

Ecrit par : Pedro Cordoba | 20 novembre 2007

http://lescorpsempeches.net/corps/?p=185

Ecrit par : guy morel | 20 novembre 2007

Je le remets pour Catmano qui vient d'arriver...

Ecrit par : dobolino | 20 novembre 2007

S'il avait été latiniste, il aurait facilement décrypé : "enculage de mouches".

Ecrit par : Pedro Cordoba | 20 novembre 2007

On avait compris! Mais on dit "sodomisation de diptères"

Ecrit par : dobolino | 20 novembre 2007

Et REVER sur un roman, jamais ?

Ecrit par : FGuichard | 20 novembre 2007

Certainement pas en ancrant les siuations d'énonciation! Déjà que l'école n'a jamais été un lieu de rêve sauf quand on est amoureux(-se) du prof de philo ou de français... Pourquoi n'est-on jamais amoureux du prof de maths, même quand il est amoureux de vous?

Ecrit par : dobolino | 20 novembre 2007

De la part de D'Enguell:
"Vieux Maître Relieur, l'or que tu ciselas
Au dos du livre et dans l'épaisseur de la tranche
N'a plus, malgré les fers poussés d'une main franche,
La rutilante ardeur de ses premiers éclats.

Les chiffres enlacés que liait l'entrelacs
S'effacent chaque jour de la peau fine et blanche ;
A peine si mes yeux peuvent suivre la branche
De lierre que tu fis serpenter sur les plats.

Mais cet ivoire souple et presque diaphane,
Marguerite, Marie, ou peut-être Diane,
De leurs doigts amoureux l'ont jadis caressé ;

Et ce vélin pâli que dora Clovis Ève
Évoque, je ne sais par quel charme passé,
L'âme de leur parfum et l'ombre de leur rêve."

Ecrit par : dobolino | 20 novembre 2007

Ah mais c'est que je vais m'acheter un chat, des fois que je pourrais tomber amoureux de ma véto ! :)

Ecrit par : D'Enguell | 20 novembre 2007

@ Moot : avez vous reçu mon courriel ?

Ecrit par : dugong

Oui, les deux. Je vous répond dès que ce sera vraiment possible ! C'est que je suis devenu, par la force des choses (et surtout des grévistes), un fervent adepte de la marche à pied.

Ecrit par : Moot | 20 novembre 2007

Au fait, j'y pense! Le recteur de l'Académie de Grenoble n'a peut-être pas envie d'avoir un spécimen similaire à Rachel Boutonnet ou Marc Le Bris dans son Académie???
Gouverner, c'est prévoir.

Ecrit par : dobolino

Je pense qu'avec ses conneries, ça se passera pour lui comme quand il y a un fonctionnaire superflu : il en aura deux.

Ecrit par : Moot | 20 novembre 2007

Je n'encule pas les mouches, je vous lis !
La grève est un droit constitutionnel, par exemple aujourd'hui il y avait plusieurs grèves en France des fonctionnaires, des cheminots et même des étudiants si l'on peut dire car ils ne sont pas salariés - en l'occurrence il s'agissait plutôt de blocages de facs à la limite de la légalité - mais enfin heureusement personne ne pose de bombe, ne retient en otage les recteurs et ne menace de la peine de mort qui que ce soit !
Voilà si vous voulez appeler à la violence, libre à vous, mais je crois que vous finirez quand même d'une manière ou d'une autre par vous attirer de justes représailles de la loi.

Ecrit par : iPidiblue dura lex sed lex | 20 novembre 2007

Chance! Vous allez pouvoir recommencer à publier clandestinement en Hollande!!! C'est pas du rêve, ça, FGuichard?

Ecrit par : dobolino | 20 novembre 2007

Euh. je m'y attelle tout de suite. Ca s'appelera "Les Méditations métaphysiques".

Ecrit par : Robin | 20 novembre 2007

Euh. je m'y attelle tout de suite. Ca s'appelera "Les Méditations métaphysiques".

Ecrit par : Robin | 20 novembre 2007

Oups! Déjà pris !

Ecrit par : Robin | 20 novembre 2007

Quand je produis très tôt le matin
Mon recteur n'en sait jamais rien
Bien que souvent j'y reviens
Tout va bien qui finit bien

Ecrit par : dugong | 20 novembre 2007

Pourtant on dit le "cabinet" du recteur !

Ecrit par : Robin | 20 novembre 2007

Ca s'appelera "Les Méditations métaphysiques".

Sept ventes prévues, dans chacune des îles frisonnes. Si tout va bien, un conseiller culturel français y sera attaché jusqu'à ce que mort s'en suive.

Alleluia !

Ecrit par : dugong | 20 novembre 2007

Quand je produis très tôt le matin
Mon recteur n'en sait jamais rien
Bien que souvent j'y reviens
Tout va bien qui finit bien

Ecrit par : dugong | 20 novembre 2007

Faites attention, Dugong, le recteur va vous convoquer dans son cabinet.

Ecrit par : Robin | 20 novembre 2007

"Faites attention, Dugong, le recteur va vous convoquer dans son cabinet."

J'men fous, j'suis à la hors chasse !

Ecrit par : dugong | 20 novembre 2007

Ah mais c'est que je vais m'acheter un chat, des fois que je pourrais tomber amoureux de ma véto ! :)

Ecrit par : D'Enguell | 20 novembre 2007
N'achetez pas! Y'en a des gratuits plein les rues qui ne demandent qu'un maître et ont des tigrures ravissantes.

Ecrit par : dobolino | 20 novembre 2007

J'men fous, j'suis à la hors chasse !

Ecrit par : dugong | 20 novembre 2007

C'est vrai qu'on ne peut pas aller plus loin.

Ecrit par : Robin | 20 novembre 2007

N'achetez pas! Y'en a des gratuits plein les rues qui ne demandent qu'un maître et ont des tigrures ravissantes.

Ecrit par : dobolino | 20 novembre 2007

Des chats ou des vétos ?

Ecrit par : Robin | 20 novembre 2007

"Faites attention, Dugong, le recteur va vous convoquer dans son cabinet."

J'men fous, j'suis à la hors chasse !

Ecrit par : dugong | 20 novembre 2007

Vous ne déféquez plus???

Ecrit par : dobolino | 20 novembre 2007

Pour ceux qui croient encore que j'encule les mouches continuellement - ce qui est un exercice très fatiguant - je vous conseille la lecture de cet article du jour :


http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3222,36-979942@51-895309,0.html

Vous y verrez que l'hypothèse - ténue mais pas nulle - que quelqu'un doté de mauvaises intentions s'empare d'armes atomiques est prise très au sérieux par les plus hautes autorités depuis longtemps déjà.
Le docteur Folamour n'est pas qu'une vague fiction !

Ecrit par : iPidiblue enculeur patenté TM | 20 novembre 2007

N'achetez pas! Y'en a des gratuits plein les rues qui ne demandent qu'un maître et ont des tigrures ravissantes.

Ecrit par : dobolino | 20 novembre 2007

Des chats ou des vétos ?

Ecrit par : Robin | 20 novembre 2007
Pour l'instant, que des chats... Pour les vétos, ça vient! En Belgique, c'est déjà adoptable contre bons soins. Suffit d'ouvrir la formation à tous, moyennant paiement, et de supprimer le numerus clausus.

Ecrit par : dobolino | 20 novembre 2007

Question liquide, c'est plutôt une affaire de rentrées qui n'augmentent plus !

Ecrit par : dugong | 20 novembre 2007

Monsieur le légat de la sainte Inquisition,

Je sollicite de votre haute bienveillance l'autorisation d'écrire un ouvrage en langue latine que j'envisage d'intituler l'Ethique et dans lequel j'ai l'intention de démontrer "more geometrico" l'inexistence d'un Dieu personnel.

Conformément aux nouvelles instructions, je vous remercie de bien vouloir m'accorder le privilège exceptionnel de continuer parallèlement à donner des leçons d'arithmetique aux enfants des écoles ainsi que de polir des verres de lunettes.

Je ne pense pas, ce faisant, concurrencer quiconque car je ne prends que le travail strictement nécessaire à ma subsistance.

Votre très fidèle et très obéissant serviteur,

Baruch Spinoza

Ecrit par : Robin | 20 novembre 2007

Monsieur le légat de la sainte Inquisition,


Ecrit par : Robin | 20 novembre 2007

Ne faut-il pas écrire Sainte Inquisition?

Ecrit par : dobolino | 20 novembre 2007

Question liquide, c'est plutôt une affaire de rentrées qui n'augmentent plus !

Ecrit par : dugong | 20 novembre 2007

Non! Il faut boire! Vous allez nous faire une insuffisance rénale aigüe.

Ecrit par : dobolino | 20 novembre 2007

Monsieur le légat de la sainte Inquisition,


Ecrit par : Robin | 20 novembre 2007

Ne faut-il pas écrire Sainte Inquisition?

Ecrit par : dobolino | 20 novembre 2007

Si, mais par pitié, ne me dénoncez-pas !

Ecrit par : Robin | 20 novembre 2007

Vous vous dénoncez vous-même, Robin! Là est la grace (la garce?) divine.

Ecrit par : dobolino | 20 novembre 2007

heureusement personne ne pose de bombe, ne retient en otage les recteurs et ne menace de la peine de mort qui que ce soit !

Ecrit par : iPidiblue dura lex sed lex

Dommage en ce qui concerne les recteurs. Ils ont tendance à un peu trop recter parfois, ça leur remettrait les idées en place.
Je dis que le Cambodge manque de bras (de jambes aussi) pour le déminage des rizières, on pourrait enfin songer à les rendre utiles, ces messieurs-dames.

Ecrit par : Moot | 20 novembre 2007

Franchement ça me fait rire jaune Loublanc, ce serait pas une histoire de méthode ou encore la globale n'est plus enseignée selon christophe !

Non mais sans blagues et Ribambelle c'est quoi ? vous voulez du mots-étiquettes ? allez-y. Vous avez vu le volume horaire consacré à l'ORL en primaire ? y a pas besoin d'être ministre ou enseignant pour voir ou est le problème.

Rappel : Christophe, en PE2 j'ai eu UN cours de trois heures sur l'enseignement de la lecture point barre. Et vous voulez pas qu'on zygouille les IUFM ? vous voyez pas où est le problème ? vous êtes de mauvaise foi ou vraiment stupide ?

Excusez-moi d'être agressif mais moi je suis sur le terrain et je constate tous les jours les insuffisances immenses de la pseudo-formation et la galère pour les jeunes instits qui font des heures sup par dizaines pour essayer de limiter la casse tout en sachant que l'on en fait, ce qui a de quoi vous dégouter du métier dès la première année.

Je serai parent d'élève je foutrai le feu à l'école tout de suite.

Mais à part ça ce n'est pas une question de méthode ou de formation ?

Et les gamins des années 40 et 50 ils avaient de bonnes conditions ptêt ?
La verité c qu'on est pas formé et que ces connards de l'Inspection nous emmerde au lieu de nous aider et de nous laisser faire notre boulot. Et le pire c'est que si on ouvre not gueule on se fait blinder direct.


Ouais des mots des mots dans les ecoles de zep tout les gamins relèvent de ppre donc les collègues truquent les résultats parcequ'ils n'ont pas le temps de faire 22 ppre, voilà la vérité.

PS: Christophe vous pouvez corriger mes fôtes g pas le temps de relire j'ai des corrections. Pour info j'ai eu 3/4 au concours à la partie ORL ça vous donne une idée du niveau, vous l'expert de la lecture.

Ecrit par : Ronin | 20 novembre 2007

18.000 postes seront ouverts pour 2008 aux concours externes de recrutement d'enseignants, contre 22.000 offerts l'an dernier, ont affirmé lundi sept organisations syndicales - dont la FSU et l'Unef - dénonçant un "renoncement pour l'Ecole".

"Xavier Darcos a annoncé 18.000 places aux concours 2008 au lieu des 22.000 offerts l'an dernier", écrivent dans un communiqué la FSU, l'Unsa-Education, la Faen, le Sgen-CFDT, la Ferc-CGT (enseignants), l'Unef (étudiants) et l'UNL (lycéens).

Interrogé, le SE-Unsa a précisé que ce chiffre émanait du rapport parlementaire d'Yves Censi sur le budget 2008.

Les organisations y ont vu un "renoncement pour l'Ecole", plus de "précarité pour les étudiants" et ont averti que "cette baisse du vivier produira une crise du recrutement dans les prochaines années".

Interrogé, le ministère de l'Education n'a pas souhaité confirmer ces chiffres, affirmant que "rien n'a été arrêté".

Dans le détail, l'intersyndicale a indiqué que 2.130 emploi de stagiaires allaient être "supprimés à la rentrée prochaine dans le second degré", ce qui abaissera à 7.500 le nombre de postes aux concours externes du second degré.

Il s'agit d'une "cinquième saignée en cinq ans", a-t-elle estimé.

Selon le Snes-FSU (majoritaire), une étude de 2004 de l'Education nationale estimaient "les besoins dans le second degré à 17.000 recrutements nouveaux par an sur la période 2006-2013", compte tenu de la baisse du nombre d'élèves au collège-lycée.

L'intersyndicale a en outre regretté la diminution de 670 postes de stagiaires (enseignants en cours de formation) et le recrutement des premiers collés au concours (donc non titulaires), pour compenser ponctuellement les manques, va "entraîner une réduction d'au moins 1.000 postes au concours".

"L'avenir pour les étudiants qui se sont engagés dans une voie universitaire avec pour objectif de s'orienter vers les métiers de l'enseignement apparaît bien sombre", a-t-elle ajouté.

L'intersyndicale a reproché au ministère ses "réticences à publier le nombre de postes ouverts" et ce, alors que "la première phase d'inscription aux concours de l'enseignement est close".

L'année dernière, le ministère de l'Education avait publié le nombre de postes ouverts aux concours le 13 septembre, annonçant 23.250 postes d'enseignants, dont 20.260 pour les concours externes.

Ecrit par : Jeremy | 20 novembre 2007

Juste un petit passage pour remercier les personnes qui m'ont répondu.
Et merci à tous pour ce blog.
Petit cadeau: la réponse d'un gamin de maternelle à la question "Est-ce que tu sais lire ?"
http://fr.youtube.com/watch?v=mNKYVwc2hQg

Ecrit par : PFC | 20 novembre 2007

en PE2 j'ai eu UN cours de trois heures sur l'enseignement de la lecture point barre. Et vous voulez pas qu'on zygouille les IUFM ? vous voyez pas où est le problème ? vous êtes de mauvaise foi ou vraiment stupide ?
Ecrit par : Ronin | 20 novembre 2007

Pour ceux qui s'évertuent à nier la réalité, je précise que Ronin ne délire pas et ne constitue pas un cas isolé. Voici quelques chiffres pour compléter l'information :

Horaires de formation à l'IUFM pour ma promo en 1995 :
- enseignement du code : O heure (ZÉRO heure)
- enseignement de l'écriture : O heure (ZÉRO heure)

Mais nous avons bien sûr eu quelques heures -en travail de groupe !- pour feuilleter quelques albums et méthodes de lecture officielles, toutes à départ global. Nos formateurs ne nous ont JAMAIS présenté aucune méthode syllabique.

Ecrit par : Un hussard | 20 novembre 2007

"La verité c qu'on est pas formé et que ces connards de l'Inspection nous emmerde au lieu de nous aider et de nous laisser faire notre boulot. Et le pire c'est que si on ouvre not gueule on se fait blinder direct."

Je peux comprendre qu'à cette heure, après une longue manifestation contre...(contre quoi au juste ou pour quoi?) , vos propos sur le fond comme sur la forme soient un peu disons... fatigués.

Maintenant, plus sérieusement, que la formation à l'IUFM et en particulier en lecture soit médiocre, soites. Que certains "connards de l'inspection" soient à coté de leurs pompes et n'aient vu des élèves que dans les livres (à condition qu'ils lisent!) ou dans les séries de l'Instit , soites.

Mais de grâce ne généralisez pas. Vous avez une représentation monolithique des formateurs et des inspecteurs. C'est quand même plus facile de tout critiquer de l'extérieur que d'essayer de faire bouger les choses de l'intérieur, non?

Ecrit par : LouBlan | 20 novembre 2007

- enseignement du code : O heure (ZÉRO heure)
- enseignement de l'écriture : O heure (ZÉRO heure)

Ecrit par : Un hussard

Il y a peu de temps, je signalais ici même mes doutes quant à l'existence d'un apprentissage de l'écriture à l'école primaire. C'étaient l'absence de correspondance entre les minuscules cursives et les minuscules d'imprimerie chez certains de mes élèves de seconde, le fait que d'autres élèves, en terminale cette fois, écrivent tout en capitales, qui m'avaient troublé.
Il m'a été répondu qu'en effet, l'apprentissage systématique de l'écriture n'était pas obligatoire à l'école, et que seuls quelques irréductibles consciencieux (et probablement mal vus) s'adonnaient à cette pratique d'un autre âge supposée traumatiser les chers petits, les autres laissant leurs élèves imiter tant bien que mal les modèles qui leur étaient offerts.

Ecrit par : Moot | 20 novembre 2007

"Horaires de formation à l'IUFM pour ma promo en 1995 :
- enseignement du code : O heure (ZÉRO heure)
- enseignement de l'écriture : O heure (ZÉRO heure)

Mais nous avons bien sûr eu quelques heures -en travail de groupe !- pour feuilleter quelques albums et méthodes de lecture officielles, toutes à départ global. Nos formateurs ne nous ont JAMAIS présenté aucune méthode syllabique."

D'abord ça date de 1995 et puis ce n'est pas le cas partout. Il y a des profs d'IUFM, des formateurs et des IEN qui mettent aussi l'accent sur le code et sur l'apprentissage rigoureux et méthodique de l'écriture.
Encore une fois ne généralisez pas tout le temps.

Ecrit par : LouBlan | 20 novembre 2007

"Il m'a été répondu qu'en effet, l'apprentissage systématique de l'écriture n'était pas obligatoire à l'école, et que seuls quelques irréductibles consciencieux (et probablement mal vus) s'adonnaient à cette pratique d'un autre âge supposée traumatiser les chers petits, les autres laissant leurs élèves imiter tant bien que mal les modèles qui leur étaient offerts."

Qui a bien pu vous dire ça? Laisser les élèves en GS ou en CP surtout imiter tant bien que mal des modèles, c'est simplement ne pas faire son travail. Les instructions sont précises et non équivoques sur ce point.
Les irréductibles consciencieux ne sont ni mal vus, au contraire, ni rares.

Je me demande parfois si on vit dans le même pays?
Il est vrai que mon département perdu au fin fond de la campagne française et qui compte moins d'habitants qu'un quartier de n'importe quelle ville "digne de ce nom" n'a qu'un lointain rapprt avec les zones urbaines sensibles , que tout le monde se connaît et a d'autres rapports que des rapports strictement hiérarchiques ou institutionnels.
Et que les uns et les autres, on a surement une marge de manoeuvre sans commune mesure avec les pesanteurs et les rigidités que vous dénoncez.

Conclusion: venez donc à la campagne, il y a de l'air sain, des vaches et je vous assure pas (beaucoup) de connards pour une raison assez simple finalement mais qui n'est pas le sujet du propos.

Ecrit par : LouBlan | 20 novembre 2007

"Il m'a été répondu qu'en effet, l'apprentissage systématique de l'écriture n'était pas obligatoire à l'école"
Ecrit par : Moot | 20 novembre 2007

Il semble que l'on vous ait raconté des histoires !

Programmes de 1995 : "Dès les premières années de la scolarité obligatoire, les élèves apprenent à écrire lisiblement et à respecter certaines normes. (...) Reproduction de lettres minuscules cursives et liaison entre elles de lettres constituant un mot ;
Reproduction progressive de majuscules de l'écriture cursive."

Programmes de 2002 : "A l'école élémentaire, l'élève doit se doter d'un écriture cursive (minuscules et majuscules) sûre et lisible."

L'apprentissage systématique de l'écriture cursive n'a donc pas cessé d'être obligatoire.

En revanche, la formation des instituteurs à cet apprentissage ne semble pas quant à lui obligatoire ! Et certains IEN considèrent même avec une condescendance méprisante les "beaux cahiers", en partant du principe qu'une forme soignée s'oppose au contenu et au "savoir être" !

Ecrit par : Un hussard | 20 novembre 2007

JPB questionne: Que faisons-nous entre aujourd'hui et dans 5 ou 10 ans, des élèves?...

Et si, dans les 5 à 10 ans, les amis politiques des pédagogistes reviennent au pouvoir?

S'ensommeiller, comme Thalie (bonjour à vous, si vous passez par là!), pour refuser l'inaction? Devenir cynique? Se jeter dans l'art à corps perdu????

Ecrit par : Pendariès | 20 novembre 2007

C'est pourquoi Lafforgue explique dans le documentaire "Education nationale :Grand Corps Malade" qu'on ne réformera pas le système en dressant une France contre l'autre. Il faut un consensus et les principaux concernés y sont prêts.
Les "pédagogistes" purs et durs sont désormais très minoritaires; même Ph Meirieu se prononce pour la réhabilitation des savoirs.

Si vous voulez éviter tout risque de frackowiakisation de l'éducation nationale dans 5 ans, il faut aussi que les partisans d'une école qui instruise investissent le PS, plutôt que de l'abandonner aux sbires de Ph M. Les électeurs socialistes ne sont pas masochistes: il n'y a pas de raison qu'ils cautionnent le constructivisme "humaniste-inspiré" échevelé...

Bref, il faut aussi faire de l'entrisme au PS.

A Loublan: je n'ai toujours pas compris cette histoire de travail et de jeu... Un joueur de poker professionnel travaille-t-il en jouant, joue-t-il en travaillant? Ces distinctions ont-elles un intérêt quelconque pour déterminer ce que l'on doit faire à l'école?

Ecrit par : Jesse Darvas | 20 novembre 2007

1"En revanche, la formation des instituteurs à cet apprentissage ne semble pas quant à lui obligatoire ! "

2" Et certains IEN considèrent même avec une condescendance méprisante les "beaux cahiers", en partant du principe qu'une forme soignée s'oppose au contenu et au "savoir être" !"

Très vite au risque de me répéter:

1 module obligatoire sur l'apprentissage de l'écriture à l'IUFM

2 qu'est- ce que vous avez à faire de cet avis (stupide si avéré!!) d'un IEN? (et c'est moi qui vous dis ça!)

Ecrit par : LouBlan | 20 novembre 2007

"A Loublan: je n'ai toujours pas compris cette histoire de travail et de jeu... Un joueur de poker professionnel travaille-t-il en jouant, joue-t-il en travaillant? Ces distinctions ont-elles un intérêt quelconque pour déterminer ce que l'on doit faire à l'école?"

Ecrit par : Jesse Darvas | 20 novembre 2007

Je vous prépare un petit topo pour demain.

Ecrit par : LouBlan | 20 novembre 2007

puisqu'il y a des amoureux de la poésie qui transitent par ici...
des amoureux des chats et des amoureux et des chats...tout court...
il y aura peut-être des amoureux de la poésie de Beaudelaire:

Dans ma cervelle se promène
Ainsi qu'en son appartement,
Un beau chat, fort, doux et charmant.
Quand il miaule, on l'entend à peine,

Tant son timbre est tendre et discret ;
Mais que sa voix s'apaise ou gronde,
Elle est toujours riche et profonde.
C'est là son charme et son secret.

Cette voix, qui perle et qui filtre
Dans mon fonds le plus ténébreux,
Me remplit comme un vers nombreux
Et me réjouit comme un philtre.

Elle endort les plus cruels maux
Et contient toutes les extases ;
Pour dire les plus longues phrases,
Elle n'a pas besoin de mots.

Non, il n'est pas d'archet qui morde
Sur mon coeur, parfait instrument,
Et fasse plus royalement
Chanter sa plus vibrante corde,

Que ta voix, chat mystérieux,
Chat séraphique, chat étrange,
En qui tout est, comme en un ange,
Aussi subtil qu'harmonieux !

II

De sa fourrure blonde et brune
Sort un parfum si doux, qu'un soir
J'en fus embaumé, pour l'avoir
Caressée une fois, rien qu'une.

C'est l'esprit familier du lieu ;
Il juge, il préside, il inspire
Toutes choses dans son empire ;
Peut-être est-il fée, est-il dieu ?

Quand mes yeux, vers ce chat que j'aime
Tirés comme par un aimant
Se retournent docilement
Et que je regarde en moi-même

Je vois avec étonnement
Le feu de ses prunelles pâles,
Clairs fanaux, vivantes opales,
Qui me contemplent fixement.

Ecrit par : pour l'amour de la poésie | 20 novembre 2007

D'abord ça date de 1995 et puis ce n'est pas le cas partout. Il y a des profs d'IUFM, des formateurs et des IEN qui mettent aussi l'accent sur le code et sur l'apprentissage rigoureux et méthodique de l'écriture.
Encore une fois ne généralisez pas tout le temps.
Ecrit par : LouBlan | 20 novembre 2007

De nombreux collègues des promotions postérieures à 1995, issus de divers IUFM, ont vécu la même situation.

Mais vous avez raison, cette situation a légèrement évolué après la fameuse circulaire de De Robien. Certaines méthodes syllabiques ont alors été présentées aux stagiaires... pour être la plupart du temps ridiculisées. La conclusion a été qu'il fallait garder les méthodes mixtes, qui sont conformes aux IO puisqu'elles sont... syllabiques, conformément aux analyses de l'inénarrable Goigoux !

"Ne généralisez pas tout le temps", dites-vous. Malheureusement, les faits sont têtus. L'une des doléances récurrentes dans la commission IUFM nationale de mon syndicat, c'est l'indigence de la formation dispensée dans les IUFM, sur la lecture et l'écriture en particulier.

Ecrit par : Un hussard | 20 novembre 2007

Monsieur le Légat de la Sainte (merci dobolino!) Inquisition,

Je sollicite de votre haute bienveillance l'autorisation d'écrire un ouvrage en langue latine dans lequel j'ai l'intention de démontrer, "more geometrico", l'impossibilité d'un Dieu personnel et "quod Deus sive natura est".

Cet ouvrage s'intitulera l'"Ethique" et servira de complément à un livre paru sans autorisation : le "Tractatus Théologico politicus", contre la théocratie et la superstition.

Conformément aux nouvelles instructions du rectorat de La Haye, je vous remercie de bien vouloir m'accorder le privilège exceptionnel de continuer parallèlement à donner des leçons d'arithmetique aux enfants ainsi que de polir des verres de lunettes.

Je ne pense pas, ce faisant, concurrencer quiconque car je ne prends que le travail strictement nécessaire à ma subsistance.

Votre très fidèle et très obéissant serviteur,

Benedictus Baruch Spinoza

P.S. : Je m'engage par la présente à vous reverser la totalité de mes éventuels droits d'auteur.

Ecrit par : Robin | 20 novembre 2007

Ecrit par : Robin | 20 novembre 2007

Ok Loublanc admettons que certains IEN se soucient du code. La réalité pour en avoir parlé à des PE formés sur 4 sites différents concernant la lecture à savoir l'absence de formation était partout la même.

Deuxièmement, ma représententation monolithique (sic) et les exemples de tous les enseignants qui se sont exprimés sur ce blog c'est quoi ? de l'invention ?
J'en suis à 5 ien j'en ai vu une qui avait était PE pendant 20 ans, qui ne se contentait pas d'emmerder les gens pour des détails ( type les différentes couleurs à afficher dans l'emploi du temps pour faire bien voir les disciplines) et qui donnait des conseils intelligents et utiles.

1 sur 5 ça fait 20 % c'est pas beaucoup je trouve. Vous me faites rire avec les "il faut faire changer les choses de l'intérieur" mais j'ai quoi comme pouvoir ? rien.

Dire qu'il n'y a pas de problème de méthode c'est mensonger et ça exonère à bon compte le ministère et les ien de tout ce qui a été fait et dit jusqu'au aujourd'hui. La même chose concernant la formation ou le volume horaire des disciplines.

La verité c'est que les 4 autres ien que j'ai rencontré n'était que des petits chefs qui voulaient que l'on obéisse aux directives venus d'en haut ou de leur propre idées, point barre. Et que l'on ne me dise pas que la discussion est possible, c'est rarissime.

Bien sûr le discours officiel c'est que les enseignants ne travaillent pas assez ou qu'il faut réformer ou démocratiser encore plus. Du Meirieu dans le texte ou du Staline, si la Revolution ne marche pas c'est que l'on a pas appliqué assez vite/fort les mesures les plus extrêmes.

Maintenant si mes propos vous choquent c'est que justement vous ne mesurez pas la lassitude et la colère de nombreux instits. Si vous êtes de droite vous direz que se sont des petits gauchistes qui pleurnichent et ne foutent rien, si vous êtes de gauche vous affirmerez qu'ils ne sont pas assez à gauche et ne veulent pas changer la société.

Foutaises, je ne veux pas changer la société je veux transmettre des savoirs et des savoirs-faire à des futurs citoyens et à des futurs adultes pour qu'ils puissent réussir le mieux possible dans leurs vies. Je ne veux surtout pas les influencer comme on nous incite à le faire et j'ai toujours haï les profs qui essayaient de me convertir à leurs idées.

Pour finir et tant mieux si ça choque certains, je suis payé par le contribuable qui est en droit d'attendre un minimum de résultats de même que je suis en droit d'attendre de mon employeur qu'il me permette de faire mon travail correctement en commençant par me former à mon métier et pas à me dire pendant un an qu'il faut tout révolutionner et que les profs d'avant sont des vieux cons réactionnaires. A l'iufm j'ai eu des formateurs qui ne méritaient pas le mot de professeur et qui étaient des nains en comparaison de mes professeurs de faculté. Et ça se dit universitaire.

Oui j'ai la rage face à ce gachis de temps, d'argent et d'énergie parce que la verité c'est que l'on est en train d'enculer les élèves et leurs familles et y en a certain qui ont le culot d'être fier et de la ramener.

Mon souhait de changer les choses Loublanc c'est de faire tout le contraire de toute la merde officielle actuelle. Et en tant qu'élève j'étais le premier à me montrer agressif et violent si l'on me donnait de le merde à bouffer. Le mépris intellectuel envers les élèves et leurs parents c'est du jamais vu. Aujourd'hui être revolutionnaire c'est ça. Etonnant non ?

Ecrit par : Ronin | 20 novembre 2007

"qu'est- ce que vous avez à faire de cet avis (stupide si avéré!!) d'un IEN? (et c'est moi qui vous dis ça!)"
Ecrit par : LouBlan | 20 novembre 2007

Moi, rien. J'assume de faire ma carrière à l'ancienneté. En revanche, cet avis a de l'importance pour les collègues qui préfèrent gagner un peu mieux leur vie ou qui souhaitent être reconnus par l'Institution, ce qui est tout à fait compréhensible.

Ecrit par : Un hussard | 21 novembre 2007

"Qui a bien pu vous dire ça? Laisser les élèves en GS ou en CP surtout imiter tant bien que mal des modèles, c'est simplement ne pas faire son travail. Les instructions sont précises et non équivoques sur ce point." (Loublan)

D'ailleurs c'est bien grâce à ces instructions que 70% des élèves qui rentrent en 6e ne savent pas tenir un stylo, ni tirer un trait droit. Que 50% écrivent en script. Que 50% écrivent trop gros ou trop petit. Que 95% ne savent pas relier o,b,v, w à la lettre suivante. Que 90% n'ont pas compris que la boucle du l lui servait à se relier à la lettre précédente. Que 30 % mélangent majuscules et minuscules.
(Statistiques perso., facilement vérifiable en prenant une classe au hasard)
Euh... et je vous sers des échantillons de copies de Seconde ?
Il y a, de façon GENERALE, absence d'enseignement sérieux de l'écriture en France aujourd'hui.
(Cela dit, ce serait plus facile à enseigner si on ne poussait pas les élèves de maternelle à "écrire leur prénom" quand ils en sont encore parfaitement incapables, de sorte qu'ils acquièrent une habitude indécrottable du n'importe quoi.

Ecrit par : Nicolas Lakshmanan-Minet | 21 novembre 2007

Bon je fais court mon commentaire initial a été zappé.

Loublanc le fait que la formation soit pourri c'est un fait tous les PE à qui j'en parle me le disent où qu'ils aient été formés. Je n'ai rencontré qu'un IEN sur 5 ouvert un minimum au dialogue et qui ne se comporte pas comme un kapo.

Vous vous exonérez et le ministère avec, à bon compte des méthodes et de la formation ce qui vous évite de reconnaître votre part, importante à mes yeux, dans les problèmes actuels. On connaît l'analyse pédagogiste qui consiste à dire que les enseignants travaillent mal et sont conservateurs, une certaine droite considère, elle, que les enseignants sont des feignasses gôchistes toujours en train de pleurer.

Moi je ne veux pas changer la société je veux que mes élèves travaillent et apprennent le mieux et le plus possible parceque c'est encore ce que l'on a trouvé de mieux dans leur intérêt et dans celui du pays et de la société.

Les parents et les contribuables sont en droit d'attendre plus d'efficacité et de résultats et moi d'attendre que mon employeur me forme correctement pour faire mon travail. Actuellement ce n'est pas le cas.

Je ne souhaite pas révolutionner l'Ecole, je ne suis ni d'extrême gauche ni d'extrême droite et je me suis toujours méfié des idées à la con du type "l'utopie au pouvoir".

Si vous contestez ce que j'ai dit ( et le hussard) sur la lecture c'est que : soit vous n'avez pas mis les pieds dans un iufm depuis des lustres, soit vous êtes un menteur.

Que vous ne compreniez pas la lassitude et la colère de nombreux enseignants me laisse penser que vous ne devez plus être sur le terrain depuis longtemps. Avez-vous enseigné ?

PS : je n'ai pas fait grêve
1/ j'y perds de l'argent
2/ ça ne sert à rien
3/ ça démolit encore plus notre image
4/ ça ne résoud rien des problèmes de l'école
5/ les sujets qui m'intéressent, comme ceux du blog, ne sont pas évoqués par les syndicats ou trop rarement.

6/ A quand une manif le dimanche pour défendre une école exigeante pour tous ?

Ecrit par : Ronin | 21 novembre 2007

Bon mon premier commentaire y est comme ça vous pourrez m'insulter un peu plus, j'men fous.

Ecrit par : Ronin | 21 novembre 2007

Je comprends votre colère, Ronin.

Il y a donc bel et bien un problème au niveau de la formation des futurs instituteurs à l'apprentissage de la lecture/écriture dans les IUFM et vous n'êtes effectivement ni le premier, ni le seul à en témoigner.

Je ne vois pas comment le ministre peut réformer l'enseignement primaire sans s'attaquer à ce point précis qui est évidemment la base de tout le reste.

Ecrit par : Robin | 21 novembre 2007

"module obligatoire sur l'apprentissage de l'écriture à l'IUFM"

Ecrit par : LouBlan | 20 novembre 2007

Allez, admettons qu'il existe des modules obligatoires sur l'apprentissage de l'écriture dans certains IUFM, ou même dans tous les IUFM si vous voulez.

Le problème n'est pas réglé pour autant, puisque c'est l'IUFM qui dispense cette formation : qui assure ces cours ? Un agrégé de maths ? Un certifié de lettres ? Un docteur en sciences de l'éducation ? Un PE qui écrit comme un docteur ?

Combien d'heures consacrées à ce module ? Avec quel "dispositif social et matériel" comme ils disent là-bas : travail de groupe à 3, 4, 5, 6, 7... ? Utilisation d'une fourchette, d'une canne à pêche, d'un scoubidou... en guise "d'outil scripteur" ?

Avec un quart du module consacrés aux représentations des stagiaires sur l'écriture ? Un deuxième quart consacré à l'élaboration par les stagiaires d'exposés d'histoire diachronique et synchronique sur les hiéroglyphes et les idéogrammes ? Un troisième quart consacré à la réalisation -en groupes- d'affiches sur lesquelles les stagiaires auront inventé de nouvelles lettres? Et le dernier quart consacré bien évidemment à la psalmodie de versets meirieutiques ?

Ecrit par : Un hussard | 21 novembre 2007

"Si vous contestez ce que j'ai dit ( et le hussard) sur la lecture c'est que : soit vous n'avez pas mis les pieds dans un iufm depuis des lustres, soit vous êtes un menteur.

Que vous ne compreniez pas la lassitude et la colère de nombreux enseignants me laisse penser que vous ne devez plus être sur le terrain depuis longtemps. Avez-vous enseigné ?"

1)Je mets les pieds à l'IUFM et j'y interviens de temps en temps. J'ajouterai que je participe aussi à la formation et à l'évaluation des professeurs stagiaires(P2).Et de ce que je connais dans cet IUFM, dans les yeux, Monsieur le Premier Ministre, je le conteste!

2)Je suis sur le terrain comme vous dites depuis bien longtemps. Je comprends la lassitude et la colère de certains enseignants qu'on lâche sans formation suffisante et j'ai la naïveté ou la prétention de croire qu'on peut-être les aider, les épauler, les conseiller plutôt que de les "sabrer"( même si quelques-uns parfois le méritent! et pas pour ne pas suivre la méthode "officielle"!!)
Croyez moi il y a bien plus grave que de ne pas suivre ce que vous appelez la méthode officielle et dont je n'ai strictement rien à cirer!
Vous seriez sans doute effaré de savoir ce qui se passe parfois dans les écoles de nos chères petites têtes blondes!

Ecrit par : LouBlan | 21 novembre 2007

"Avec un quart du module consacrés aux représentations des stagiaires sur l'écriture ? Un deuxième quart consacré à l'élaboration par les stagiaires d'exposés d'histoire diachronique et synchronique sur les hiéroglyphes et les idéogrammes ? Un troisième quart consacré à la réalisation -en groupes- d'affiches sur lesquelles les stagiaires auront inventé de nouvelles lettres? Et le dernier quart consacré bien évidemment à la psalmodie de versets meirieutiques ?"

Ecrit par : Un hussard | 21 novembre 2007


Là je dois reconnaître que c'est pas mal vu et joliment écrit!
Un peu caricatural certes quoique...

C'est vrai que si c'est pour faire ça... mais franchement vous croyez que cela peut être à ce point?

Je ne sais pas comment ça se passe ailleurs, mais chez nous ces modules sont pris en charge en partie par des maîtres formateurs persuadés de la nécessité de la rigueur et d'un apprentissage méthodique et progressif et par deux profs d'IUFM (une agrégée de lettres et une agrégée en arts plastiques).

Pas de "dispositif social " compliqué: Cours magistral et exercices d'écriture pour les stagiaires ainsi qu'élaboration d'une programmation et d'une progression pour les élèves.

Ecrit par : LouBlan | 21 novembre 2007

Pas de "dispositif social " compliqué: Cours magistral et exercices d'écriture pour les stagiaires ainsi qu'élaboration d'une programmation et d'une progression pour les élèves.

Ecrit par : LouBlan | 21 novembre 2007

Alors là, effectivement, c'est exceptionnel ! Il faut croire que le voisinage des vaches produit des miracles. Et pour un tel miracle, je ne vois guère que... des Aubrac au doux regard !!!

Ecrit par : Un hussard | 21 novembre 2007

Les Aubrac au doux regard, c'est Lucie qui sera contente.....Et quand bientôt nous serons à 76 ans devant nos élèves, à bavouillerbavocherbredouillermiamia, nous penserons avec émoi à cette charolaise au gros cul, sur la route de Dozulé qui nous donna nos premiers émois. et, tous Courbets, nous nous interrogerons sur l'origine du monde.Meuhhhhh

Ecrit par : montaigneàcheval | 21 novembre 2007

Chance! Vous allez pouvoir recommencer à publier clandestinement en Hollande!!! C'est pas du rêve, ça, FGuichard?

Ecrit par : dobolino | 20 novembre 2007

Ah oui, chouette ! On peut aussi mettre en place des stratégies d'évitement : l'art se nourrit de contraintes, n'est-ce pas ?...

Ecrit par : FGuichard | 21 novembre 2007

A 76 ans, je doute fort que nous ayons l'esprit disponible pour songer aux vaches, alors que nous serons en train de tirer la langue pour parvenir tant bien que mal à tracer quelques lignes au tableau, d'une main tremblotante, tout en nous cramponnant à notre déambulateur...

Ecrit par : Un hussard | 21 novembre 2007

Au fait, j'y pense! Le recteur de l'Académie de Grenoble n'a peut-être pas envie d'avoir un spécimen similaire à Rachel Boutonnet ou Marc Le Bris dans son Académie???
Gouverner, c'est prévoir.

Ecrit par : dobolino | 20 novembre 2007

Amsterdam, le 21 novembre 1675

Cher Monsieur Benedictus, Baruch, Spinoza,

J'ai bien reçu votre demande d'autorisation d'exercer vos activités de maître d'arithmetique et de polissage de verres de lunettes, tout en publiant des "oeuvres de l'esprit", conformément aux nouvelles instructions de Monsieur le Recteur d'académie de La Haye.

Je vous remercie de m'apprendre que vous êtes cet auteur inconnu du "Tractatus Théologico Politicus" que nous recherchons activement depuis quelques années pour le féliciter comme il le mérite.

Je suis néanmoins au regret de vous faire savoir que les activités de polisseur de verres de lunettes et de maître d'arithmetique sont désormais considérées incompatibles avec l'édition "d'oeuvres de l'esprit" (cf. liste des activités compatibles) pour les juifs maranes.

Je vous indique cependant que l'administration pourrait éventuellement accéder à votre demande si, à la place de l'ouvrage projeté, ( l'Ethique ?) vous en écriviez un autre dont je vous suggère d'ores et déjà le titre : "Apologie de la monarchie de droit divin".

Je reste à votre entière disposition,

Adolf van den Puff, grand Inquisiteur des Pays-Bas.

Ecrit par : Robin | 21 novembre 2007

A moins que nous ne finissions à cet âge-là par caner et renoncer à cette obsession pathologique d'instruire nos élèves... et que nous nous mettions enfin à radoter à l'infini sur la faim dans le monde, le drame des verrues plantaires, la guerre à Groland...

Ecrit par : Un hussard | 21 novembre 2007

Cela dit, il ne faut pas présenter un tableau exagérément pessimiste de l'avenir. Nous aurons vraisemblablement la possibilité de partir à 75 ans.

C'est la génération suivante qui devra tenir jusqu'à 85 ans, étant donné qu'elle ne pourra commencer à travailler qu'à 35 ans, vu que nous aurons dû squatter ses futurs postes 10 ans de plus !

Ecrit par : Un hussard | 21 novembre 2007

Il est quand même curieux de constater que les deux personnes qui sont les plus objectives en ce qui concerne la formation des professeurs d'école, (tout en en reconnaissant toutes les deux les insuffisances et en luttant contre de manière assez énergiques) sont celles qui y interviennent de manière assez régulière. Mais ce n'est que paradoxal, pas contradictoire. Et qu'on ne me parle pas du fait d'être "juge et partie". Il me semble, en ce qui me concerne, avoir fait la preuve des griefs et, encore une fois, de la mention précise de ces insuffisances. Encore une fois, comme le dit Loublan, c'est de l'intérieur que l'on peut améliorer le système. (Toutes les bonnes volontés sont à exhorter, n'est-ce pas, Pedro?) Et pas avec des insultes. Je comprends, ceci-dit, la colère de certains vis-à-vis de quelques dysfonctionnements peut-être plus criants.

Puisque Robin a cité Baruch Spinoza, n'est-ce pas ce dernier qui avait dit: "Dieu existe nécessairement"?
Jean, est-ce que le mémoire professionnel que vous citez, "la nécessité du bavardage", ne développe pas une pensée qui aille en ce même sens? Si ce n'est pas le cas, et que ce mémoire veut prouver qu'on travaille mieux en bavardant, il est stupide. Mais comme je n'ai, pas plus que vous, je pense, lu ce travail...
Et, à propos de travail, bonne reprise à tous! :-)))

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 novembre 2007

"Il faut savoir terminer une grève", comme dit l'autre mouche du coche.

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 novembre 2007

Pourquoi n'est-on jamais amoureux du prof de maths, même quand il est amoureux de vous?

Ecrit par : dobolino | 20 novembre 2007

Un de mes professeurs de maths s'est quand même marié avec une de ses anciennes élèves quelques années plus tard.
Il donnait des cours de tennis après les cours : la moitié des filles de la classe étaient inscrites !

Ecrit par : lucile | 21 novembre 2007

Et il devait lui enseigner le héorème de Bite Encore....pardon, Lucile!!!!! mille pardons, je n'ai, évidemment pas pu résister.

Ecrit par : montaigneàcheval | 21 novembre 2007

Je vous pardonne Montaigneàcheval, l'occasion était trop belle.

De plus je crois que vous connaissez bien l'établissement où je fis mes "années collège !"

"la moitié des filles de la classe ETAIT INSCRITE !"
Ouh là le matin c'est brumeux.

Ecrit par : lucile | 21 novembre 2007

"

Franchement ça me fait rire jaune Loublanc, ce serait pas une histoire de méthode ou encore la globale n'est plus enseignée selon christophe !

Non mais sans blagues et Ribambelle c'est quoi ? vous voulez du mots-étiquettes ? allez-y. Vous avez vu le volume horaire consacré à l'ORL en primaire ? y a pas besoin d'être ministre ou enseignant pour voir ou est le problème.

Rappel : Christophe, en PE2 j'ai eu UN cours de trois heures sur l'enseignement de la lecture point barre. Et vous voulez pas qu'on zygouille les IUFM ? vous voyez pas où est le problème ? vous êtes de mauvaise foi ou vraiment stupide ?

Excusez-moi d'être agressif mais moi je suis sur le terrain et je constate tous les jours les insuffisances immenses de la pseudo-formation et la galère pour les jeunes instits qui font des heures sup par dizaines pour essayer de limiter la casse tout en sachant que l'on en fait, ce qui a de quoi vous dégouter du métier dès la première année.

Je serai parent d'élève je foutrai le feu à l'école tout de suite.

Mais à part ça ce n'est pas une question de méthode ou de formation ?

Et les gamins des années 40 et 50 ils avaient de bonnes conditions ptêt ?
La verité c qu'on est pas formé et que ces connards de l'Inspection nous emmerde au lieu de nous aider et de nous laisser faire notre boulot. Et le pire c'est que si on ouvre not gueule on se fait blinder direct.


Ouais des mots des mots dans les ecoles de zep tout les gamins relèvent de ppre donc les collègues truquent les résultats parcequ'ils n'ont pas le temps de faire 22 ppre, voilà la vérité.

PS: Christophe vous pouvez corriger mes fôtes g pas le temps de relire j'ai des corrections. Pour info j'ai eu 3/4 au concours à la partie ORL ça vous donne une idée du niveau, vous l'expert de la lecture.
Ecrit par : Ronin | 20 novembre 2007

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 21 novembre 2007

"Il m'a été répondu qu'en effet, l'apprentissage systématique de l'écriture n'était pas obligatoire à l'école, et que seuls quelques irréductibles consciencieux (et probablement mal vus) s'adonnaient à cette pratique d'un autre âge supposée traumatiser les chers petits, les autres laissant leurs élèves imiter tant bien que mal les modèles qui leur étaient offerts."

Qui a bien pu vous dire ça? Laisser les élèves en GS ou en CP surtout imiter tant bien que mal des modèles, c'est simplement ne pas faire son travail. Les instructions sont précises et non équivoques sur ce point.
Ecrit par : LouBlan | 20 novembre 2007

C'est moi qui ai répondu cela. Alors, je corrige.
En effet, l'apprentissage de l'écriture fait partie du programme du cycle des apprentissages fondamentaux (GS/CP/CE1). Il a même été remis sur le devant de la scène lors d'un ministère J. Lang. Nous avons reçu de belles circulaires, nous devions recevoir des fiches de référence qui nous donneraient les normes de l'écriture cursive "simplifiée", sans doute fallait-il les chercher sur un site EdNat, je ne les ai jamais eues.
En revanche, je ne me souviens pas avoir eu à cette époque d'animation pédagogique, de conseils sur la façon d'enseigner le "bon geste", de bibliographie d'ouvrages traitant de cet apprentissage, de directives nous enjoignant de pratiquer régulièrement l'apprentissage de l'écriture.
Il suffit de voir les "modèles" produits par la plupart de nos jeunes collègues pour se rendre compte que ces fameuses fiches de référence produites par le Ministère n'ont jamais été diffusées dans l'IUFM où elles ont fait leurs études (ou alors, les conseils qu'elles prodiguent sont à mille lieues de ce que la méthode traditionnelle de Mlle L, mon instit de CP, puis de Mmes S, M et G, mes autres instits de primaire, nous avait appris).
Quant aux élèves venant d'autres écoles, jusqu'à ce jour, je n'en ai reçu qu'un au CE1 qui avait visiblement "appris à écrire".
Pour tous les autres, l'écriture s'apparentait à du dessin, très malhabile pour tous ceux que j'ai accueillis au cours de la GS ou au début du CP ; parfois même, pour les GS et un ou deux CE1, même cette activité de reproduction de trajectoires par le dessin leur demandait des efforts surhumains et le plus souvent infructueux. Je me souviens même d'une maman catastrophée, qui m'avait appelée après la réunion de classe de son fils, élève de CP dans une autre école, pour me demander si réellement, les enfants ne devaient plus faire de modèles d'écriture car le maître leur avait dit que c'était totalement inutile, et même nocif, car cela empêchait l'enfant d'apprendre à lire.
Bien sûr, mon exemple ne fait pas force de loi.
Il est certainement des écoles maternelles où l'on ne se contente pas de considérer que le "graphisme préparatoire à l'écriture liée" consiste à donner une ou deux fois par semaine une fiche A4 sur laquelle des bambins de trois ans non orientés dans l'espace et incapables de préhension fine doivent repasser des pointillés ou écrire en majuscules d'imprimerie les lettres de leur prénom ou le titre de l'album du trimestre.
Il existe aussi certainement de nombreux enseignants de GS ou de CP (les pauvres !) qui se sont documentés seuls, qui ont appris ou réappris à écrire selon les normes et qui conçoivent et appliquent dans leur classe un apprentissage progressif des gestes de l'écriture liée.
S'ils sont comme moi, ils combattent pendant tout le premier trimestre les réflexes de leurs petitous qui sortent de deux ou trois ans de majuscules d'imprimerie, composées principalement de segments de droite verticaux, horizontaux et obliques (sauf le C, le G, le O, le Q - rotations vers la gauche ; le B, le D, le P, le R - rotations vers la droite ; le J, le S - autres rotations ; toutes ces rotations ayant été intégrées au petit bonheur la chance, dans le "sens dominant de l'enfant") et individualisées.
Ils doivent donc apprendre à faire filer la main de gauche à droite, à manipuler souplement l' "instrument scripteur", à délier le poignet et les doigts, à tourner dans le bon sens, et ceci quotidiennement en surveillant chacun de leurs élèves pour être sûrs qu'ils continuent à suivre des consignes qui sont l'inverse de ce que l'on leur avait fait faire jusque là.
En fréquentant régulièrement des forums d'enseignants du primaire, j'ai constaté que de nombreux enseignants de CE1 ou de Cycle 3 se plaignent de la lenteur d'écriture de leurs élèves, de leur difficultés à copier mot à mot, sans lever leur crayon après chaque lettre.
J'ai aussi constaté que de nombreux jeunes PE cherchent des conseils pour installer un "atelier de graphisme" dans leur progression de maternelle ou de CP, que certains n'ont aucune idée de ce qu'il est nécessaire de mettre en place en terme de prérequis, que, comme d'habitude, des "chapelles" s'installent : les tenants d'un apprentissage très (trop) précoce qui débuterait, dès la TPS, par l'apprentissage de la bonne tenue de l'instrument (entre le pouce et le côté du majeur, l'index souplement posé au-dessus et servant de guide), avec conseils de ne surtout pas donner de crayon à l'enfant en activité libre avant que cette préhension ne soit correctement installée et celui de la "gestion statique de l'espace graphique" (un cornet de châtaignes au premier qui devinera ce que cela veut dire !) s'étalant sur un temps plus que certain, toujours sans crayon, et les phobiques de l' "école maternelle primarisée" qui brandissent le spectre de l'inhibition de la créativité dès qu'on suggère qu'il est peut-être possible d'installer quelques petits rituels !
Tout cela pour dire que oui, en effet, les programmes suggèrent clairement que l'apprentissage de l'écriture liée est un des thèmes centraux du cycle 2, que la préparation de cet apprentissage (allègrement mélangée à la "production d'écrits") est aussi signalée pour le cycle 1 mais que, dans les classes que j'ai pu voir fonctionner ou dont j'ai accueilli les "ressortissants", cet apprentissage n'avait pas l'air d'être réellement mis en place de façon progressive et en tenant compte des réelles capacités psychomotrices des élèves.
Pour les éventuels PE qui auraient envie de se documenter sur cet apprentissage (côté objectifs de l'enseignant et non pas côté activités ludiques proposées à l'enfant et s'intégrant au Projet de Classe - c'est l'équivalent de la fameuse Séquence des plus âgés), quelques ouvrages : "Du mouvement au tracé - PS", "Du tracé au graphisme - MS" et "Du graphisme à l'écriture - GS", chez Magnard ; "Mon cahier d'écriture - GS" (CP, CE1) chez Istra et "Le geste d'écriture - méthode d'apprentissage -cycle 1, cycle 2" chez Hatier (+ cahiers) si l'on supporte encore les "grands mots"...

Ecrit par : catmano | 21 novembre 2007

Une manifestation à Paris un dimanche pour la restauration de l'école?
Ronin, je trouve que ce serait une excellente idée, mais à condition que ce soit une manifestation monstre avec martèlement préalable de l'information dans les médias par les ténors de l'anti-pédagogisme, par les associations. Pas que nous nous retrouvions à trente-cinq rue de Bellechâsse devant trois CRS dubitatifs et souriants - je parle d'expérience à propos des langues anciennes! Car quand on voit l'échec cuisant de l'Appel pour la refondation de l'école (11 000 misérables signatures sur un sujet qui aurait dû en attirer 1 000 000), on a tout lieu d'être inquiet. Qui se déplacerait EFFECTIVEMENT?
On peut peut-être se rassurer en se disant que le ministre n'a probablementpas besoin d'une telle manifestation de soutien pour mener à terme les réformes qu'il entreprend à pas feutrés.

Au fait, que pensez-vous, lecteurs de ce blog, des deux belles "séquences" de français en 6ème que j'ai reproduites ci-dessus, avec leurs beaux "objectifs", et l'absence totale de toute initiation aux beaux textes, de tout éveil de la sensibilité, de tout enseignement systématique et progressif de la grammaire, avec ce détournement des textes pour complaire aux didacticiens fous (un roman sert à se documenter!), avec tout ce temps perdu (7 semaines) à enfoncer pédantesquement des portes ouvertes (on se documente avec internet, avec des magazines, etc.), avec l'absence d'explications de textes, avec l'absence de sujets de rédaction attrayants qui parlent au coeur des bambins de 6ème ( au lieu de cela, on leur fait écrire un article de dictionnaire sur les sarcophages!). Cette méthode n'est-elle pas ce qu'on a inventé de plus radical pour dégoûter les élèves du français et les y faire mourir d'ennui?

Ecrit par : Jean | 21 novembre 2007

J'en pense la même chose que ce que je pense des douze fiches nécessitant chacune de cinq à huit activités préparatoires, indispensables paraît-il à une bonne gestion de l'espace graphique (objectif : horizontalité de la ligne et régularité des espaces sur plusieurs lignes sans modèle).

Ecrit par : catmano | 21 novembre 2007

J'ai vu plusieurs CP depuis cinq ans donc plusieurs méthodes d'apprentissage de la lecture.
Je connais Ratus, Gafi, Grindelire et Borel Maisonny.
Cette année j'ai connu Mika et c'est une catastrophe. Nous sommes fin novembre, les élèves ne lisent rien, ils connaissent par coeur certains mots et sont capables de les nommer correctement mais les mots ne leur disent rien de plus. Ils ne peuvent les relier à une phrase qui couplée à d'autres phrases raconte une histoire.
Ils passent leur temps à entourer ou souligner le même mot mais ce travail est déconnecté du sens de l'histoire racontée.
Cette méthode ne fait pas appel à toutes les capacités des enfants ni pour lire ni pour comprendre.
Je vois que la maîtresse commence à s'inquièter du peu d'avancement mais je pense qu'elle ne fait pas le lien avec la méthode car c'est son premier CP.
Quelqu'un connaît-il Mika?

Ecrit par : cafécalva | 21 novembre 2007

Très drôle, cafécalva!
Et après ça , il y en a encore qui vont dire que la méthode globale n'est plus appliquée!

Ecrit par : Jean | 21 novembre 2007

@ Jesse Darvas
.....

Invariant 10 ter : Ce n'est pas le jeu qui est naturel à l'enfant, mais le travail
Invariant n° 22 : L'ordre et la discipline sont nécessaires en classe

Freinet a banni le jeu en tant qu'activité pédagogique. Si les jeux ont eu leur place en tant que « jeux de détente compensatrice » induits par un travail imposé dans la pédagogie traditionnelle, il ne veut pas en entendre parler dans sa pédagogie novatrice.
« Baser toute une pédagogie sur le jeu, c'est admettre implicitement que le travail est impuissant à assurer l'éducation des jeunes générations.»

Freinet distingue le « jeu-travail » et le « travail-jeu ». Sa pédagogie repose sur le « travail-jeu » : un travail qui apporte autant de satisfaction que le jeu. Il lui oppose le « jeu-travail » ou jeu dit éducatif.

La notion de travail-jeu est au centre de L'éducation du travail (voir particulièrement le chapitre 27, pp. 130/139).
La position de Freinet est révélatrice. Lui aussi reconnaît l'importance du jeu pour l'enfant...mais en dehors de l'école.
Il dénonce même les excès du jeu dans notre société (le "jeu-haschich" qui, selon lui, recouvre non seulement les jeux grand public comme les jeux de hasard mais également la littérature d'évasion, la radio, le cinéma...). Jean-Marie L'Hôte a qualifié plus tard cette invasion du jeu "ludisme".
Freinet se montre donc réservé envers la démarche des pionniers comme Montessori, ce qu'il nomme le "jeu-travail" (le jeu pédagogique qui amène à apprendre). Il lui préfère le "travail-jeu" : le travail doit devenir un besoin aussi naturel que le jeu pour le petit enfant, un travail sans tyrannie, sans exploitation, sans aliénation, un travail qui ait du sens pour chacun et pour la communauté (dans "L'éducation au travail") et dans lequel on s'investirait aussi naturellement et avec autant de plaisir que dans un jeu .

On trouve donc là un surprenant mélange de marxisme, de morale et de "jansénisme laïque", pour reprendre la belle expression de M. Mauriras-Bousquet (Théorie et pratiques ludiques ", Economica, 1984) c'est à dire une méfiance viscérale à l'égard du résultat obtenu sans peine.
……
Voilà quelques éléments rapides. Alors vous comprenez que je proteste quand on voit en Freinet un amuseur d’enfants ou un laxiste irresponsable.
Maintenant, que certains s’en soient servi comme prétexte pour justifier certaines pratiques, personne ne saurait être dupe et surtout pas moi.

Ecrit par : LouBlan | 21 novembre 2007

Cette méthode n'est-elle pas ce qu'on a inventé de plus radical pour dégoûter les élèves du français et les y faire mourir d'ennui?

Ecrit par : Jean | 21 novembre 2007

Je suis bien d'accord avec vous.

J'ai lu à peu près la même chose dans un cahier de textes l'autre jour.

Le cours, comme celui que vous citez, était évidemment organisé en "séquences" : aucun texte un peu consistant, très peu de grammaire (un ou deux points), pas de grammaire de phrase (comme s'il n'était pas indispensable de consacrer deux ou trois heures aux types de phrases et aux propositions en 6ème, une "dictée à trous" (ça c'est une belle invention !) et une (une seule) dictée préparée (une ou deux lignes sans doute tiré d'une publicité ?

Ecrit par : Robin | 21 novembre 2007

"une dictée sans doute tirée" (accord du participe passé employé comme épithète!) : Honte sur moi !

Ecrit par : Robin | 21 novembre 2007

pas comme épithète, comme adjectif qualificatif (il n'est pas placé immédiatement avant ou après). Je ne suis pas bien réveillé.

Ecrit par : Robin | 21 novembre 2007

On trouve donc là un surprenant mélange de marxisme, de morale et de "jansénisme laïque", pour reprendre la belle expression de M. Mauriras-Bousquet (Théorie et pratiques ludiques ", Economica, 1984) c'est à dire une méfiance viscérale à l'égard du résultat obtenu sans peine.

écrit LouBlan

J'ai personnellement le plus grand respect pour Célestin Freinet et je ne l'ai jamais classé parmi les pédagogistes.

Ecrit par : Robin | 21 novembre 2007

Cela dit, il ne faut pas présenter un tableau exagérément pessimiste de l'avenir. Nous aurons vraisemblablement la possibilité de partir à 75 ans.

Les pieds devant. Ca économisera les maisons de retraite.

Ecrit par : Robin | 21 novembre 2007

Est-ce que vous pensez avoir suffisamment bien éduqué tous ces jeunes crétins pour qu'ils vous payent de belles maisons de retraite ?

Ecrit par : iPidiblue et le fabricant de crétin | 21 novembre 2007

Au fait, que pensez-vous, lecteurs de ce blog, des deux belles "séquences" de français en 6ème que j'ai reproduites ci-dessus.

Cette méthode n'est-elle pas ce qu'on a inventé de plus radical pour dégoûter les élèves du français et les y faire mourir d'ennui?

Ecrit par : Jean | 21 novembre 2007

Pour le lecteur parent d'élèves de collège, ce n'est malheureusement rien d'autre que ce qu'on retrouve souvent dans les cours de français.
Alors il y a la manière négative de réagir : on s'offusque, on s'étrangle, on s'énerve (pas trop quand même) ;-)
ou la manière positive et on essaie de montrer que la langue française peut être autre chose que ce délire, on essaie d'éveiller leur sensibilité à une belle langue, à de beaux textes.

Et on remercie les enseignants qui arrivent malgré ces programmes à donner encore le goût de la littérature.

Ecrit par : lucile | 21 novembre 2007

MIKA C'EST D'LA GROSSE MERDE Si TU NE SAIS PAS DEJA LIRE SUFFISAMMENT :ange:

Il faut vite prévenir les parents . àmha ....

Ecrit par : toto | 21 novembre 2007

En lisant les Invariants de Freinet, que je ne connaissais pas, j'en trouve qui me laissent perplexes, surtout s'ils sont mal interpétés :

"Invariant 10 bis Tout individu veut réussir. L'échec est inhibiteur, destructeur de l'allant et de l'enthousiasme."

La réaction de l'adulte face à l'échec de l'enfant peut être destructrice mais elle peut aussi aider à progresser. l'échec en lui-même fait partie de tout processus d'apprentissage et il peut être très formateur, non ?

"Invariant n° 16 L'enfant n'aime pas écouter une leçon ex cathedra"

Tous les enfants ne sont pas semblables : ce qui convient à l'un ne va pas pour l'autre. Je suis étonnée qu'il ait eu un avis si tranché.
Un des problèmes du collège unique n'est-il justement pas la difficulté à gérer à la fois l'hétérogénéité de niveau et de "façons d'apprendre" (je ne trouve pas d'autre expression) ?

Ecrit par : lucile | 21 novembre 2007

"interpRétés"

Les rieurs du blog vont s'en donner à coeur joie de cette faute de frappe! ;-)

Ecrit par : lucile | 21 novembre 2007

Merci, Robin, Lucile et d'autres encore sans doute, pour vos réactions.
Nous sommes donc bien d'accord pour dire que les "séquences" sont actuellement le principal obstacle à l' enseignement du français au collège. Sans vouloir jeter la pierre à nos chers collègues, qui sont persuadés d'être dans le vrai en suivant les instructions officielles et les manuels conformes auxdites, il n'est pas exagéré d'affirmer que les élèves qui arrivent en 3ème après avoir subi des "séquences" en 6ème, en 5ème et en 4ème ne savent rien en français. Avantage paradoxal de la situation: ils absorbent les connaissances comme une éponge!
Je me demande, Lucile, si une petite lettre de protestation adressée au ministre par le truchement d'un parlementaire local ou directement, ainsi qu'au président de votre association de parents si vous en êtes, ne serait pas à ajouter aux contre-feux que vous recensez.

Ecrit par : Jean | 21 novembre 2007

Au sujet de la méthode semi-globale qui ne serait plus pratiquée : ma nièce est actuellement en Cp et elle apprend à lire avec un manuel intitulé "Kimamila" (rien que le titre, déjà…) et c'est bien une "méthode à étiquettes", du moins en début d'apprentissage. Est-ce que quelqu'un en a déjà entendu parler ?

Ecrit par : Helisenne | 21 novembre 2007

J'ai personnellement le plus grand respect pour Célestin Freinet et je ne l'ai jamais classé parmi les pédagogistes.

Ecrit par : Robin | 21 novembre 2007

Robin, nous sommes tous ici pédagogistes, d'une manière ou d'une autre. Si on définit le pédagogisme comme l'adhésion à la doctrine selon laquelle la pédagogie est la "rencontre instituée de l'enseignant et d'un groupe d'enseignés, rencontre ayant pour objet la gestion de la transmission d'un produit" (Françoise Appy).
Pour ne pas se reconnaître parmi les "pédagogistes" il faudrait admettre que l'enseignant accomplit au nom de l'Etat Totem une fonction de castration, (ou d'initiation au sens anthropologique), les savoirs élaborés formant le corps symbolique des identifications.
La fabrique du crétin dans ce domaine laisse progressivement la place et la fonction de marquage aux fabriques et marques commerciales, bien plus efficaces pour marquer et instituer les corps.

Ecrit par : marigot | 21 novembre 2007

"Invariant n°16. L'enfant n'aime pas écouter une leçon ex cathedra."

C'est ce qu'on appelle un préjugé! Ou une affirmation militante historiquement connotée. Pourquoi une leçon ex cathedra serait-elle a priori ennuyeuse? Et puis, franchement, existe-t-il un seul professeur qui, devant des élèves d'école primaire, de collège et de lycée, monologue son cours?
Comme quoi l'enthousiasme novateur peut faire écrire des bêtises.

Ecrit par : Jean | 21 novembre 2007

Oui, c'est "Un monde à lire", dernière méthode à la mode, collection dirigée par A. Bentolila. qui allie lecture (méthode mixte avec introduction de la combinatoire précoce, étude de la lettre a dès la troisième page), langage oral, découverte du monde (anciennes leçons de choses), poésie et "atelier d'art".

Ecrit par : catmano | 21 novembre 2007

Comme quoi l'enthousiasme novateur peut faire écrire des bêtises.

Ecrit par : Jean | 21 novembre 2007

C'est souvent le problème des gens convaincus de ce qu'ils font et qui veulent convaincre les autres du bien-fondé de leurs principes.

Mais l'expérience de la vie montre bien qu'entre le noir et le blanc il y a toute la palette des gris...

Ecrit par : lucile | 21 novembre 2007

... rencontre ayant pour objet la gestion de la transmission d'un produit" (Françoise Appy).


Vous êtes chef de produit Marigot ?

Ecrit par : iPidiblue rencontre du troisième type | 21 novembre 2007

Merci Catmano pour ces informations. En fait, ma nièce habitant loin de chez moi, je n'ai pu voir son manuel, je me suis seulement renseignée sur internet et je savais aussi qu'elle avait des exercices consistant à mettre des mots en ordre pour reconstituer une phrase. Cela m'avait inquiétée, mais à la description que vous donnez du manuel, je me dis qu'il n'est peut-être pas si "terrible" qu'il m'avait semblé.

Ecrit par : Helisenne | 21 novembre 2007

Moi aussi, le terme de "produit" me fait tiquer : le mot "savoir" est-il devenu un gros mot ?

Ecrit par : Helisenne | 21 novembre 2007

A 76 ans, je doute fort que nous ayons l'esprit disponible pour songer aux vaches, alors que nous serons en train de tirer la langue pour parvenir tant bien que mal à tracer quelques lignes au tableau, d'une main tremblotante, tout en nous cramponnant à notre déambulateur...

Ecrit par : Un hussard | 21 novembre 2007
Ben, Yann et moi, faudra bien qu'on ait l'esprit disponible pour les vaches. Juste partage des responsabilités.

Ecrit par : dobolino | 21 novembre 2007

Vous inquiétez pas Hussard, les jeunes crétins termineront la séquence avec une petite piqure, Dobolino sera peut-être chargée de vous la faire avc sa main tremblotante ...

Ecrit par : iPidiblue et la dernière séance | 21 novembre 2007

Il est vrai que mon département perdu au fin fond de la campagne française et qui compte moins d'habitants qu'un quartier de n'importe quelle ville "digne de ce nom" n'a qu'un lointain rapprt avec les zones urbaines sensibles

Ecrit par : LouBlan | 20 novembre 2007

Une chose est certaine: LouBlan ne sévit pas en Drôme Provençale...
Parce que l'écriture, pffff!

Ecrit par : dobolino | 21 novembre 2007

Parce que, par chez nous, n'y'a plus pas un minot qui sait tracer un a en cursive dans le bon sens en l'ayant apris à l'école.

Ecrit par : dobolino | 21 novembre 2007

Si vous voulez éviter tout risque de frackowiakisation de l'éducation nationale dans 5 ans, il faut aussi que les partisans d'une école qui instruise investissent le PS, plutôt que de l'abandonner aux sbires de Ph M. Les électeurs socialistes ne sont pas masochistes: il n'y a pas de raison qu'ils cautionnent le constructivisme "humaniste-inspiré" échevelé...

Bref, il faut aussi faire de l'entrisme au PS.

Ecrit par : Jesse Darvas | 20 novembre 2007

Ça parait évident mais non! Querelles de pouvoir? Probablement... Au fond, peu importe l'instruction?

Ecrit par : dobolino | 21 novembre 2007

Fondons un nouveau parti socialiste avec comme slogan : "Mort aux crétins!" vaste programme ...

Ecrit par : iPidiblue et le NPS | 21 novembre 2007

"rencontre instituée de l'enseignant et d'un groupe d'enseignés, rencontre ayant pour objet la gestion de la transmission d'un produit"
Ecrit par : marigot | 21 novembre 2007

Il semble que certains ici ne soient guère familiers avec un minimum de rigueur ou d'honnêteté intellectuelles !

Cette citation que vous attribuez abusivement à Françoise Appy est à mettre sur le compte d'un certain De Magistro, comme vous pourrez le vérifiez par vous-même sur le site de Pedro Cordoba.

Les instituteurs de la Troisième Voie n'ont pas pour habitude de parler de produit... sauf bien sûr pour nommer le résultat d'une multiplication !

Pour ce qui nous concerne, c'est évidemment le "Savoir" qui doit être au centre du système. Notre souci constant étant d'atteindre l'efficacité maximale dans la transmission de ce savoir.

Ecrit par : Un hussard | 21 novembre 2007

6/ A quand une manif le dimanche pour défendre une école exigeante pour tous ?

Ecrit par : Ronin | 21 novembre 2007
Après la fermeture de la chasse, merci!

Ecrit par : dobolino | 21 novembre 2007

"Un monde à lire"

Tu as les infos et tout et tout là :

http://www.lire-ecrire.org/index.php?action=forum&subaction;=message&id;_chambre=1640&id;_sujet=40095

Perso, j'aime po trop, j'imagine qu'il faut savoir l'utiliser 'correctement' (?)

Ecrit par : toto | 21 novembre 2007

"Bref, il faut aussi faire de l'entrisme au PS."

A 20 euros l'entrée c'est accessible (ils continuent à faire un tarif promotionnel ?)

Le problème est de savoir quoi y faire. En vrac :

Fonder un courant "antipédagol et triphasé" ? Intriguer contre Frakowiack pour lui piquer sa place de petit apparatchik ? Fonder une méthode de lecture basée sur le déchiffrage alphabétique des statuts du Parti ? Faire parler le Che de son aller retour d'au-delà (ou de son au delà d'aller retour) ? Ségoléniser Rebsamen ou rebsamener Ségolène ? (re)Lire Guerre et paix au chaud dans les locaux vétustes de la section locale ? Mettre X plutôt que Y au centre du Système ? Faire une analyse prospective de la situation sociale en PACA en 2050 ? Faire une enquête interne pour savoir si Guerrini y est sous contrat ? Local ou global ? Fumeur ou non fumeur ?

Entre toutes ces opportunes raisons d'entrer, je crois rester indécis mais je n'en suis pas certain ; en quelque sorte immobilisé devant une certaine forme de Sacré.

Ecrit par : dugong | 21 novembre 2007

Vous êtes chef de produit Marigot ?

Ecrit par : iPidiblue rencontre du troisième type | 21 novembre 2007

Oui, je suis chef de rayon, prof coordonnateur, dans mon collège self-service. La tâche pour laquelle je suis bien mal rétribué consiste à présenter (ma formation en marketing à la "Managment Scholl", anciennement IUFM, m'est d'un grand secours) aux consommateurs des produits standardisés, sans cesse renouvelés, délais de conservation obligent!
Nos produits proposés à la vente constituent ce que nous appelons le "socle-stock des connaissances indispensables" pour faire un parfait citoyen occidental. En vrai, nous proposons à nos consommateurs en plus de nos produits jetables préfabriqués , les compétences à les "auto-construire" et les "auto-consommer". Marx n'a-t-il pas dit que toute production est une consommation?
Etant très en pointe en matière d'autogestion et d'autonomie, notre self-service offre à notre clientèle la possibilité d'évaluer elle-même la valeur (fixés par les notes) des produits, marqués par code-barres et choisis librement dans les rayons. Cette innovation de pointe nous permet de ne plus recourir aux examens ringuards et coûteux et donc de supprimer des postes de caissières; on n'arrête pas le progrès, isn't it?
Il faut ajouter que selon les sondages la clientèle est globalement très satisfaite de ce système d'auto-socio-consommation de nos produits, savoirs et compétences.
Cependant ce serait caché la vérité de ne pas reconnaître combien la concurrence est impitoyable sur la ville. Notre établissement étant public et se devant d'accueillir tous les consommateurs, nombre de familles préfèrent aller faire leurs achats dans les établissements privés, où elles sont assurées de trouver des produits de bien meilleure qualité.
Enfin il y quelque dynosaures et nostalgiques des petits commerces et épiceries pour dénigrer ces avancées spectaculaires en matière de "gestion de la rencontre entre les partenaires" de la communauté.
Voilà très brièvement exposé et tracé les voies inévitables de l'Avenir de nos établissements d'enseignements. Nietzsche, comme chacun sait ici, ayant anticipé leur descriptions dans ses fameuses conférences.

Ecrit par : marigot | 21 novembre 2007

Au fait, que pensez-vous, lecteurs de ce blog, des deux belles "séquences" de français en 6ème que j'ai reproduites ci-dessus,

Ecrit par : Jean | 21 novembre 2007

Je pense qu'on y est habitué et que "l'habitude nous joue des tours".

Ecrit par : dobolino | 21 novembre 2007

"Enfin il y quelque dynosaures"

Ces dinosaures ont une telle énergie qu'ils inspirent effectivement la crainte. Respect ! comme on dit en faf de banlieue.

Ecrit par : dugong | 21 novembre 2007

Marigor vous allez encore agrandir le trou dans la couche d'ozone en parlant autant ...

Et le réchauffement climatérique vous y avez songé avec toutes vos idées qui fusent ?

Ecrit par : iPidiblue visite le Marigotland | 21 novembre 2007

Au fait, que pensez-vous, lecteurs de ce blog, des deux belles "séquences" de français en 6ème que j'ai reproduites ci-dessus.

Cette méthode n'est-elle pas ce qu'on a inventé de plus radical pour dégoûter les élèves du français et les y faire mourir d'ennui?

Ecrit par : Jean | 21 novembre 2007

Pour le lecteur parent d'élèves de collège, ce n'est malheureusement rien d'autre que ce qu'on retrouve souvent dans les cours de français.
Alors il y a la manière négative de réagir : on s'offusque, on s'étrangle, on s'énerve

Ecrit par : lucile | 21 novembre 2007

D'où, d'ailleurs, les propos de Meirieu cités plus haut (voire vidéotisés plus haut) sur la néfastitude des devoirs à la maison...

Ecrit par : dobolino | 21 novembre 2007

"Invariant n° 16 L'enfant n'aime pas écouter une leçon ex cathedra"

Tous les enfants ne sont pas semblables : ce qui convient à l'un ne va pas pour l'autre. Je suis étonnée qu'il ait eu un avis si tranché.

Ecrit par : lucile | 21 novembre 2007

C'est cet avis qui a transformé les "dits" " sur-doués" en malades mentaux à gérer...

Ecrit par : dobolino | 21 novembre 2007

Il est au musée Grévin au fait Meirieu ?

Ecrit par : iPidiblue s'amuse à pedagoland | 21 novembre 2007

Voilà très brièvement exposé et tracé les voies inévitables de l'Avenir de nos établissements d'enseignements. Nietzsche, comme chacun sait ici, ayant anticipé leur descriptions dans ses fameuses conférences.

Ecrit par : marigot | 21 novembre 2007

Bravo, marigot pour votre pastiche. Ca n'est pas facile à faire et vous savez que j'en suis friand.

Ecrit par : Robin | 21 novembre 2007

"rencontre instituée de l'enseignant et d'un groupe d'enseignés, rencontre ayant pour objet la gestion de la transmission d'un produit"
Ecrit par : marigot | 21 novembre 2007

Il semble que certains ici ne soient guère familiers avec un minimum de rigueur ou d'honnêteté intellectuelles !

Cette citation que vous attribuez abusivement à Françoise Appy est à mettre sur le compte d'un certain De Magistro, comme vous pourrez le vérifiez par vous-même sur le site de Pedro Cordoba :
http://avenirdelecole.aceboard.fr/164870-2744-6056-0-quot-voie-quot.htm

Les instituteurs de la Troisième Voie n'ont pas pour habitude de parler de produit... sauf bien sûr pour nommer le résultat d'une multiplication !

Pour ce qui nous concerne, c'est évidemment le "Savoir" qui doit être au centre du système. Notre souci constant étant d'atteindre l'efficacité maximale dans la transmission de ce savoir.

Ecrit par : Un hussard | 21 novembre 2007

Mais ce n'est pas un pastiche Robin !

Ecrit par : iPidiblue ceci n'est pas une pipe ! | 21 novembre 2007

Fondons un nouveau parti socialiste avec comme slogan : "Mort aux crétins!" vaste programme ...

Ecrit par : iPidiblue et le NPS | 21 novembre 2007
Voilà qui nettoierait le PS! Y'aurait plus beaucoup de militants... Ceci dit, en contre-partie, à l'UMP, y'en aurait plus des masses non plus, avec un tel slogan.

Ecrit par : dobolino | 21 novembre 2007

D'où, d'ailleurs, les propos de Meirieu cités plus haut sur la néfastitude des devoirs à la maison...

Ecrit par : dobolino | 21 novembre 2007

Heureusement, je n'ai pas écrit on étrangle... les enfants...
Je me contente de m'étrangler d'indignation. Des fois que j'aie des ennuis avec les services sociaux !

De toute façon à la maison, je ne m'occupe quasiment JAMAIS des devoirs . Ca évite effectivement des poussées de tension.
Et après, on peut parler ensemble d'autre chose !

Ecrit par : lucile | 21 novembre 2007

Oups ! Mauvaise manip... deux fois le même post, ça fait un peu beaucoup. Mille excuses.

Ecrit par : Un hussard | 21 novembre 2007

Vous inquiétez pas c'est la main qui tremblote un peu ...

Ecrit par : iPidiblue | 21 novembre 2007

"Invariant n° 16 L'enfant n'aime pas écouter une leçon ex cathedra"

Détournons les invariants, les vérités générales et les pseudo-évidences !

"Qui vole un oeuf ne vole pas un boeuf."

"Qui veut voyager loin prend le TGV." (sauf en ce moment !)

"Les petits ruisseaux se perdent dans la terre."

"L'avenir appartient aux gens de Neuilly qui se lèvent tard." (N. Sarkozy en privé)

"Il est nécessaire d'espérer ne serait-ce qu'un peu pour entreprendre."

"Travailler, prendre de la peine, sans profiter des fonds de pension?"


etc, etc.

Il n'y a pas de vérité générale est une vérité générale, donc il y a des vérités générales, mais puisqu'il n'y a pas de vérité générale, etc.

Mais qui sont ces gens vêtus de blanc qui s'approchent avec une camisole ?

Ecrit par : Robin | 21 novembre 2007

@Nicolas Laksman-Minet,

Absence d'enseignement sérieux de l'écriture.
Totalement d'accord avec vous.

L'enfant ayant le désir de bien faire est dans un état de perfection inconsciente - et ne voyant aucun résultat, se démotive à l'écrit, ce qui le blesse cruellement.
Et cela sera extrèmement handicapant pour toute sa scolarité, et sa vie future.

Pourquoi ? La réponse est simple : l'école n'enseigne plus l'écriture. On fait acheter des cahiers aux parents, non pas pour écrire, mais pour stocker des polycopiés (peu d'espace pour les réponses et sans lignes), et ceci dès le CP.

Rares sont les écoles où les enfants apprennent encore à écrire l'alphabet (en minuscule et en majuscule). Et n'en déplaise à certains, c'est souvent dans les écoles privées et quelques écoles publiques, où l'écriture est encore enseignée.

Faites le test, mesdames et messieurs les enseignants (quelque soit votre classe de primaire) et vous serez sidéré du nombre d'élèves qui ne maîtrisent pas l'alphabet.
Je me suis "amusée" à le faire dans différentes écoles de France et à l'étranger, le résultat est époustouflant.
Et je ne fait pas partie du corps professoral, mais il n'y a rien de plus facile que de se procurer des éléments concrets en ce qui concerne l'application des cours à l'école.
L'écriture est un facteur de non-réussite.

En effet, "l'acte d'écrire" peut bloquer un enfant dans sa scolarité : soin, rapidité, stress, manque de concentration et j'en passe.
On ne donne plus à un enfant les clefs de l'apprentissage, donc il se débrouille comme il peut, et l'on peut voir souvent écrit de la part des enseignants sur leurs cahiers scolaires :
"Enfant trop lent, sale, ne sait pas écrire, travail illisible, innatentif, manque de concentration....".
Mais à qui la faute ? A l'école uniquement.

Quant à la méthode de lecture, les étiquettes et autres c........ sont toujours d'actualité au grand dam de parents bien conscients, qui en parallèle, utilisent la méthode Boscher et L&L.;

Alors, l'école pour tous, cette douce utopie n'existe plus depuis longtemps.

Ce que je ne comprends toujours pas, pourquoi bon nombre d'entre vous, ont-ils accepté, depuis des décennies, sans révolte, le carnage produit sur les enfants !!!!!!

Tout est lié, pas d'enseignement de la lecture, en parallèle pas d'enseignement de l'écriture, pas de maîtrise des outils (crayons, stylos, gommes, règles, compas....), les chiffres et les nombres sont bien sûrs incorporés dans tout ce mixage.

Mais par ailleurs, on permet aux élèves de se lever quand ils veulent, travailler en groupe, un sur six se débat comme il peut pour s'en sortir, les tables sont mises en dépit du bon sens, le corps des enfants sont tordus pour essayer de voir un petit bout du tableau, et le tout dans un brouhaha incessant.

Mais aucun adulte ne voudrait travailler dans ces conditions, et on l'impose à nos enfants.
Pitoyable.

Ecrit par : Carole | 21 novembre 2007

Ce que je ne comprends toujours pas, pourquoi bon nombre d'entre vous, ont-ils accepté, depuis des décennies, sans révolte, le carnage produit sur les enfants !!!!!!

Mais Carole, il y en a qui en sont tombés malade, je suis bien placé pour le savoir.

Ecrit par : Robin | 21 novembre 2007

Rebaptisons l'éducation nationale : "chaîne de divertissement" et les prisons "séquences éducatives" et entre les deux tendons un pont ...

Ecrit par : iPidiblue et le langage du nouvel empire audiovisuel | 21 novembre 2007

Mais par ailleurs, on permet aux élèves de se lever quand ils veulent, travailler en groupe, un sur six se débat comme il peut pour s'en sortir, les tables sont mises en dépit du bon sens, le corps des enfants sont tordus pour essayer de voir un petit bout du tableau, et le tout dans un brouhaha incessant.

Mais enfin, c'est ainsi qu'ils accèdent à "L'AUTONOMIE" ! Définition donnée lors d'une (rare) séance de liaison CM2-6ème : "En primaire, ils sont autonomes, ils se lèvent quand ils veulent, et quand ils arrivent au collège, ils sont obligés de rester assis."

Ecrit par : Robin | 21 novembre 2007

Vous savez sous le troisième Reich un juif enfermé chez lui pour échapper aux nazis Victor Klemperer avait écrit un livre intitulé LTI Lingua Tertii Imperii, le langage du nouvel empire, au fond c'est le même travail qu'il faudrait faire aujourd'hui !

Ecrit par : iPidiblue et la langue occulte | 21 novembre 2007

Pour ce qui nous concerne, c'est évidemment le "Savoir" qui doit être au centre du système. Notre souci constant étant d'atteindre l'efficacité maximale dans la transmission de ce savoir.

Ecrit par : Un hussard | 21 novembre 2007

S'agissant de la citation que j'ai attribuée à F Appy, je bats ma coulpe. Mais, relisant le texte de B Appy, et en particulier le chapitre consacré au Savoir, je persiste à dire qu'il développe une conception objectiviste du savoir. Conception qui préside à l'élaboration de cette notion jamais critiquée de "socle des connaissances".
Pour faire très bref je prétends qu'à cette conception techniciste, objectiviste et utilitariste du savoir fait face en théorie une conception symbolique.
Les savoirs et les connaissances ne valent pour tout sujet qua dans la mesure (notion juridique) où ils lui permet d'étayer, d'instruire son procès subjectif de vérité. Qu'est ce que nous faisons d'autre tous ici sur la scène publique de ce blog privé, sinon de défendre notre cause subjective. Dans ce procès nous sollicitons nos savoirs et nos connaissances, nous en métabolisons de nouveaux, en recevons des autres, tout cela pour emblèmatiser plus ou moins anonymement notre sujet absent.
Pourquoi en serait-il autrement pour les élèves?

Ecrit par : marigot | 21 novembre 2007

Euh ! Oui ! Non ! Je ne sais pas ... que voulez-vous dire Marigot avec les mots de tous les jours ?

Ecrit par : iPidiblue grand commençant | 21 novembre 2007

"Vous savez sous le troisième Reich un juif enfermé chez lui pour échapper aux nazis Victor Klemperer avait écrit un livre intitulé LTI Lingua Tertii Imperii, le langage du nouvel empire, au fond c'est le même travail qu'il faudrait faire aujourd'hui !
Ecrit par : iPidiblue et la langue occulte"
Mon cher vous datez, ce blog a été le support de toute une série de notes enthousiastes lorsque l'année dernière un remarquble documentaire sur Klemperer et la Lingua Tertii Imperii est passé sur Arte, un soir. Si c'est encore disponible, n'hésitez pas.
JPB
JPB

Ecrit par : brighelli | 21 novembre 2007

Ô oui, je date, j'en suis de plus en plus conscient chaque jour ...

Ecrit par : iPidiblue comme les oeufs | 21 novembre 2007

Dans ce procès nous sollicitons nos savoirs et nos connaissances, nous en métabolisons de nouveaux, en recevons des autres, tout cela pour emblèmatiser plus ou moins anonymement notre sujet absent.
Pourquoi en serait-il autrement pour les élèves?

Ecrit par : marigot | 21 novembre 2007

Oui, marigot, je suis d'accord avec cette conception des savoirs et de la "vérité" (Montaigne ne disait pas autre chose quand il utilisait la métaphore de la transformation du polen en miel par les abeilles), mais ce processus d'appropriation et d'assimilation n'est possible, à mon sens, que si des savoirs substanciels sont présentés "objectivement" à charge pour le professeur de dire aux élèves : "je vous dis cela maintenant, mais vous apprendrez plus tard que ce n'est pas aussi simple ou que l'on peut résoudre ce problème autrement, etc.

Un enfant de CP est parfaitement capable de comprendre et ce genre de mise au point est particulièrement valorisante pour l'élève.

Ecrit par : Robin | 21 novembre 2007

"En effet, "l'acte d'écrire" peut bloquer un enfant dans sa scolarité : soin, rapidité, stress, manque de concentration et j'en passe.
Ecrit par : Carole | 21 novembre 2007

Ce que vous dites sur l'écriture, en tant que parent, est frappé au coin du bon sens. En tant qu'instit, c'est ce que l'on peut vérifier année après année auprès de ses élèves.

La maîtrise de l'écriture à l'école joue assurément un rôle déterminant pour la mise en place des apprentissages et la réussite des élèves.

Elle favorise :
- l'investissement de l'élève dans son travail
- l'efficacité dans le travail
- la compréhension
- l'acquisition d'une bonne orthographe
- la mémorisation des leçons
- la réflexion
- l'estime de soi

C'est également souvent vrai dans l'autre sens. Chez les plus grands, un travail rigoureux axé sur la maîtrise de l'écriture permet dans de nombreux cas de "récupérer" des élèves en échec scolaire et de les réconcilier avec leur propre image ainsi qu'avec la chose scolaire.

Mais il faut bien dire que, quand on se trouve obligé d'apprendre l'écriture à des élèves de... CM1, c'est exténuant. On transpire sang et eau pour leur faire tout d'abord désapprendre les mauvaises habitude installées depuis des années, les mauvaises postures, la tenue aberrante du stylo, le tracé azimuté des lettres et chiffres... Puis il faut reprendre quasiment à zéro l'apprentissage dans les règles de l'art.

Ce travail porte très souvent ses fruits, mais il impose à l'enseignant des numéros de haute voltige avec l'emploi du temps, car l'apprentissage de l'écriture -et à fortiori une rééducation- exige beaucoup de temps et une attention de tous les instants, qu'il est acrobatique de concilier avec le programme de CM1 !

Ecrit par : Un hussard | 21 novembre 2007

Vous savez ce que je crains Jean Paul Brighelli c'est que vos crétins sortis de la Fabrique ne soient pas si crétins que cela !

Ecrit par : iPidie et la chocolaterie | 21 novembre 2007

-et à fortiori une rééducation- exige beaucoup de temps et une attention de tous les instants, qu'il est acrobatique de concilier avec le programme de CM1 !

Ecrit par : Un hussard | 21 novembre 2007

Et quand ils arrivent en 6ème "dans cet état-là", il est trop tard.

Ecrit par : Robin | 21 novembre 2007

"Les tables sont mises en dépit du bon sens et les corps des enfants sont tordus pour essayer de voir au tableau".
Vous avez tout à fait raison, Carole, la disposition des tables donne déjà une idée de ce qui va se passer pendant la séance - je n'ose pas appeler ça un "cours". C'est désolant de voir à quel point les professeurs en question sont fiers d'être "modernes", alors que la base même de la pédagogie , c'est que chaque enfant soit en mesure de suivre les explications du maître sans se contorsionner. Pour moi, quand je pénètre dans une salle où les tables sont disposées en fer à cheval, je les fais remettre illico par les élèves en ordre traditionnel. Et le travail en groupe, je ne sais pas ce que c'est. J'ajoute que mon cours de français en 4ème, Carole, c'est de l'explication de texte (quelques grandes fables de La Fontaine pour commencer, et maintenant nous venons d'attaquer l'explication détaillée (linéaire") du "Médecin malgré lui" qui nous occupera jusqu'en février à raison de deux heures par semaine (avec l'apprentissage par coeur de scènes entières à plusieurs élèves), un "cours de grammaire" (les natures, les fonctions; l'analyse des propositions), des dictées, des rédactions en classe, des tableaux de conjugaison donnés à apprendre pour des interrogations écrites. Pas plus compliqué que cela! Item en 3ème, à part que là, c'est du "Malade imaginaire" que nous nous occupons en détail jusqu'en février.

Ecrit par : Jean | 21 novembre 2007

@Robin,

Je suis navrée que vous en soyez arrivé au fait de "tomber malade" à cause de l'enseignement, mais sincérement, je pense que ce n'est qu' une petite minorité d'instits et de profs qui sont conscients de se problème gravissime.

@Hussard,

Vous parlez d'exercices de haute voltige, comme je vous comprends, mais n'est-on pas aujourd'hui à l'école du cirque, qui a ouvert un boulevard avec tapis rouge au "médical", aux éditeurs,.... avec le conssentement "manipulé et volé" de nombres de parents.

Ecrit par : Carole | 21 novembre 2007

Et quand ils arrivent en 6ème "dans cet état-là", il est trop tard."
Ecrit par : Robin | 21 novembre 2007

Certes ! Et c'est pour cette raison qu'il faut bien, à un moment ou à un autre, y compris en CM1 ou CM2 si nécessaire, qu'un instit finisse par s'y coller avant que ces malheureux ne quittent le primaire.

Mais Dieu, que c'est usant ! Alors que les bonnes âmes qui voudraient nous voir ainsi mouiller la chemise jusqu'à 70 ans aillent au Diable !

Ecrit par : Un hussard | 21 novembre 2007

Vous parlez d'exercices de haute voltige, comme je vous comprends, mais n'est-on pas aujourd'hui à l'école du cirque, qui a ouvert un boulevard avec tapis rouge au "médical", aux éditeurs,.... avec le conssentement "manipulé et volé" de nombres de parents.
Ecrit par : Carole | 21 novembre 2007

Les parents, ce n'est pas un problème. Le dialogue avec eux est toujours possible, même si cela n'est parfois pas évident, au tout début de l'année, avec certains. C'est quand même de la "chair de leur chair" dont il s'agit !

En revanche, le dialogue avec certains génies de la pédagogie -ou certains inspecteurs et conseillers- pour lesquels les élèves ne sont que des zapprenants virtuels...

Ecrit par : Un hussard | 21 novembre 2007

@ Jean,

Cette année, mon fils a un seconde, un professeur qui vous ressemble.
Etude de Bel ami de Maupassant.
Madame Gustave Flaubert
Nighthawks Edward Hopper
Le jeu de l'amour et du hasard Marivaux
La machine infernale Coctaux
Sans compter Molière avec les pièces de théatre.

Quand j'ai vu ses cahiers, et surtout la manière dont mon fils me parle de ce prof, il a fallu que je le rencontre. Un prof exceptionnel et tellement rare. Ce jeune professeur est complétement conscient et désabusé du niveau de francais en général, mais s'accroche et ne cède pas. L'amour des lettres et de la transmission. Quel courage quand on sait que les trois quarts des élèves ne comprennent rien au sens lexiqual, n'ont aucune syntaxe, et l'orthographe.......ah l'orthographe.

Ecrit par : Carole | 21 novembre 2007

"Ce jeune professeur est complétement conscient et désabusé du niveau de francais en général, mais s'accroche et ne cède pas. "

Carole, je pense qu'on est bien plus nombreux que vous ne le pensez dans ce cas-là... Je n'ai pas cité "exceptionnel et rare", j'espère juste être un bon prof (si tant est que ça ait un sens dans l'absolu), mais vous verriez le nombre de bonnes volontés gâchées, pour des causes et des élèves littéralement perdus d'avance...

Ecrit par : Jeremy | 21 novembre 2007

"Les trois quarts des élèves ne comprennent rien au sens lexical..."?
Eh bien, on va le leur expliquer, le sens lexical! Cela prendra un peu plus de temps, on verra moins de choses, mais à fond. Au moins, ce ne sera pas du temps perdu! Après tout, nous sommes là pour ça.

Ecrit par : Jean | 21 novembre 2007

Jean, au fait je n'ai pas commenté les séquences que vous présentiez, mais c'est évidemment lamentable.
Cela dit, vous vous doutiez bien que j'étais de cet avis.
Il faudra que je vous envoie ma progression de lycée, tiens, un jour, vous verrez qu'on pourrait faire des séquences sans changer un iota à l'ordre des textes et des notices du Lagarde et Michard...

Ecrit par : Jeremy | 21 novembre 2007

Kikamila

on en a parlé aussi ici:

http://www.lire-ecrire.org/index.php?action=forum&subaction;=message&id;_sujet=14550&id;_chambre=1640&aff;=0&page;=1

:ange:

Ecrit par : toto | 21 novembre 2007

"Il est au musée Grévin au fait Meirieu ?"

Ecrit par : iPidiblue s'amuse à pedagoland | 21 novembre 2007

Non, mais tout espoir n'est pas perdu.( J'espère qu'en ce cas, il aura la patte levée sur un escabeau, comme dans sa mémorable attitude dans "Le grand corps malade.")

Par contre, il y a en Bretagne un lycée qui porte son nom.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 21 novembre 2007

Ben, Yann et moi, faudra bien qu'on ait l'esprit disponible pour les vaches. Juste partage des responsabilités.
Ecrit par : dobolino | 21 novembre 2007
Je te laisse les vaches, la dernière que j'ai soignée est morte depuis bien longtemps !

Ecrit par : yann | 21 novembre 2007

Je vous crois, Jérémy. Mais alors, tant qu'à faire, autant se débarrasser du mot!

Ce n'est pas un lycée, Anne-Marie - quand même, n'allons pas trop vite en besogne! - mais un collège. Et même que Meirieu aurait demandé à Darcos "s'il n'y avait pas de risques à ce qu'il accepte cet honneur" (d'après un journal local)!
Ce qui m'agace prodigieusement chez Meirieu, outre le fait qu'il ait l'esprit faux, qu'il dise que des bêtises, qu'il soit perpétuellement très content de lui, c'est l'impression qu'il donne, parce qu'il plaisante à la première occasion, qu'en fin de compte, pour lui, bavarder à perte du vue sur l'éducation nationale, c'est quelque chose qui l'amuse énormément, une sorte de jeu mondain. Meirieu donne l'impression générale de n'être pas quelqu'un de sérieux. Le contenu de ce qu'il dit le confirme.

Ecrit par : Jean | 21 novembre 2007

Meirieu donne l'impression générale de n'être pas quelqu'un de sérieux. Le contenu de ce qu'il dit le confirme.

Ecrit par : Jean | 21 novembre 2007

Il me fait penser à ces membres de l'Etat-major, pendant la guerre de 14, qui sabraient le champagne pendant que les poilus se faisaient trouer la peau.

Il a tâté une seule fois du terrain (une classe de LP) "pour voir comment c'était", il n'y a pas très longtemps.

Il a eu l'honnêteté de dire que ça s'était mal passé, malgré ses talents pédagogiques. C'est au moins ça.

On sent bien qu'il préfère, ce ne sont pas les élèves, mais le pouvoir : les salons pour briller et les lambris du ministère.

Le problème, c'est que cette expérience malheureuse (ce n'est pas moi qui lui jeterai la pierre) l'a conforté sur son diagnostic "exogène" de la crise de l'éducation : chômage, médias, foyers désunis...

C'est du fatalisme à l'état pur. Bizarre pour quelqu'un qui se dit "de Gauche".

Ecrit par : Robin | 21 novembre 2007

Par contre, il y a en Bretagne un lycée qui porte son nom.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 21 novembre 2007

Que fait le FLB ?

Ecrit par : Robin | 21 novembre 2007

Pensez-vous sérieusement, Monsieur Brighelli, que les enseignants de l'élémentaire sont tous joyeux de cette baisse incessante du niveau, malgré une baisse parallèle des exigences ?
J'ai débuté il y a 20 ans, avant les "écrémages" des programmes de 1995 et 2002.
Il n'y avait pas de PPRE, pas de RASED, pour les enfants en difficultés, mais ils étaient quand même aidés dans les classes.
Les enfants connaissaient le programme, qui n'était pas très différent de celui qu'avaient connu leurs parents.
Il n'y avait pas plus d'enfants en difficultés que maintenant, et ces difficultés étaient sûrement beaucoup mieux cernées.
Il y avait cependant déjà une grande ingérence des parents dans les orientations, et un forcing pour que leurs enfants ne soient pas maintenus dans le niveau.
ALORS POURQUOI A-T-ON ACCEPTE SANS RÂLER LA BAISSE ENORME DES EXIGENCES EN TERME DE CONNAISSANCES, QUE NOUS AVONS CONNUE EN 1995 ????
Pourquoi ne s'est-on pas élevé pour que les enseignants conservent la seule responsabilité des passages ou des maintiens ?

Par ailleurs, les professeurs de collège ont beau jeu de critiquer sans cesse leurs collègues du primaire, eux qui refusent d'enseigner une seconde matière alors que nous autres en avons une dizaine ...

Pourquoi ne se sont-ils pas élevés pour nous soutenir, quand on nous a obligés à enseigner les langues étrangères, les nouvelles technologies ... ?
Ne pouvaient-ils pas comprendre qu'il est des matières que seul un spécialiste peut enseigner, qu'il était dans leur intérêt que leurs futurs élèves soient correctement initiés ?

Une dernière chose à laquelle cette stigmatisation des enseignants du primaire me fait penser :

En fin de CM2, un élève est en général plus discipliné, plus travailleur que celui qu'on retrouve en 6è quelques mois plus tard.
EST-CE SEULEMENT PARCE QU'IL A VIEILLI OU N'Y A-T-IL PAS UN PLUS GRAND INVESTISSEMENT EN TEMPS ET EN ATTENTION A SON EGARD EN ELEMENTAIRE QU'AU COLLEGE ? (malgré des moyens en personnel bien moins importants)

Je passe mes années de CM2 à entretenir mes élèves dans un comportement studieux, je suis exigeante avec eux ... et ils reviennent me voir l'année suivante en me disant : "Qu'est-ce que c'est facile, le collège ! "
Je peux le vérifier en consultant les cahiers, m'apercevant avec horreur qu'ils perdent facilement un trimestre si ce n'est deux, à revoir ce qu'ils avaient acquis en juin.

On différencie davantage en élémentaire qu'au collège, même si c'est de plus en plus difficile, puisqu'on intègre (et dans quelles conditions !) de plus en plus d'enfants dans les classes "banales" qu'autrefois.

Plutôt que d'abandonner totalement le collège unique, il serait peut-être bon qu'on apprenne aux professeurs de collège à différencier davantage leurs cours, pour ne pas faire perdre leur temps à une grande partie des élèves en les nivelant par le bas.

En résumé, ras-le-bol d'entendre à longueur d'ondes, que tout est de notre faute, qu'on est de mauvais enseignants.
Il serait bon de davantage nous écouter. Nous ne sommes jamais d'aucune consultation ministérielle, même quand nous sommes les premiers concernés.

Ecrit par : Lolette | 21 novembre 2007

@ Toto
Merci pour les liens.

Ecrit par : Helisenne | 21 novembre 2007

"La machine infernale Coctaux"

"et l'orthographe.......ah l'orthographe."

Ecrit par : Carole | 21 novembre 2007

Vous voulez parler de Jean Cocteau?

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 novembre 2007

"relisant le texte de B Appy, et en particulier le chapitre consacré au Savoir, je persiste à dire qu'il développe une conception objectiviste du savoir. Conception qui préside à l'élaboration de cette notion jamais critiquée de "socle des connaissances".
Pour faire très bref je prétends qu'à cette conception techniciste, objectiviste et utilitariste du savoir fait face en théorie une conception symbolique.
Les savoirs et les connaissances ne valent pour tout sujet qua dans la mesure (notion juridique) où ils lui permet *d'étayer, d'instruire son procès subjectif de vérité. Qu'est ce que nous faisons d'autre tous ici sur la scène publique de ce blog privé, sinon de défendre notre cause subjective. Dans ce procès nous sollicitons nos savoirs et nos connaissances, nous en métabolisons de nouveaux, en recevons des autres, tout cela pour emblèmatiser plus ou moins anonymement notre sujet absent.
Pourquoi en serait-il autrement pour les élèves?"

Ecrit par : marigot | 21 novembre 2007
*permettent


En tant que juriste je ne comprends rien, ou pire je ne comprends que trop bien: ce qui aggrave le fait qu'en tant que parent je m'effraie devant cette pontifiance verbeuse à la sauce pseudopsychosocio métabolise chez moi une nausée irrépressible. Ce vide sidéral de la pensée me donne un vertige emblématisant (avec un accent grave, et même trés trés grave ) et je ne m'étonne pas que le sujet en question se mette aux abonnés absents.

On n'est pas sortis du bois avec ces bullshitters, comme on dit au Québec et, en Pennsylvanie, en pays Amish, c'est plus poétique, ils appellent cela des "road apples".


Dans son Rapport sur l'Instruction publique, Condorcet a clairement défini la notion de savoir enseignable en developpant le principe de l'élémentarisation. Cela exige une structure autonome vis-à-vis des pouvoirs publics et apolitique à laquelle la France est ontologiquement imperméable.

Ecrit par : Cadichon | 21 novembre 2007

@C Sibille

Vous savez cher monsieur, je n'ai pas le temps de me relire.
Je consulte souvent ce blog, mais pas assez de temps libre pour écrire.
De plus, je jongle perpétuellement entre l'anglais, l'espagnol et aujourd'hui le castellano. Alors j'avoue humblement que parfois, je cherche mes mots en francais, les accents, il faut faire un effort.
Ce n'est pas une excuse, soit, mais l'erreur est humaine.
Ce qui est moins humain, c'est d'envoyer consciemment ces milliers d'enfants en enfer et de continuer à dire que l'école élève le niveau.

Vous concernant, je tiens à vous dire, que les écoles francaises à l'étranger (pour beaucoup d'entre elles) ne font pas musique. Inutile.
Votre cursus serait-il en voie de disparition ?

Jean et Jérémy qui l'avaient sûrement remarqué, ont eu la délicatesse de ne pas m'en faire remarque. Il est beaucoup plus intéressant d'avoir des échanges constructifs.

Ecrit par : Carole | 21 novembre 2007

@Cadichon,

Problème de serveur.
Moi aussi, j'y serai.............
J'espère que tu as fait bon voyage.

Ecrit par : Carole | 21 novembre 2007

En tant que juriste je ne comprends rien, ou pire je ne comprends que trop bien: ce qui aggrave le fait qu'en tant que parent je m'effraie devant cette pontifiance verbeuse à la sauce pseudopsychosocio métabolise chez moi une nausée irrépressible.
Ecrit par : Carole | 21 novembre 2007

D'aujourd'hui, c'est la deuxième fois que je vois ici le verbe métaboliser utilisé dans le sens de susciter. Si vous voulez absolument et à tout prix piocher dans ce registre ( champ lexical?... Je progresse en ORL classe de quatrième!), utilisez anaboliser qui sera, à défaut d'être exact, moins faux. Merci!

Ecrit par : dobolino | 21 novembre 2007

Dobolino !

Wah !

Dire qu'il y a deux mois à peine, vous demandiez ce qu'est un champ lexical !

Puisque c'est la période des bulletins, je note :
"Elève Dobolino - Des progrès fulgurants. Donne toute satisfaction aux professeurs."

;-)

Ecrit par : Jeremy | 21 novembre 2007

Allez dodo Dobolino, il y a cours demain ...

Ecrit par : iPidiblue le marchand de sable | 22 novembre 2007

Pft, elle a même pas vu qu'on parlait d'elle...

Ecrit par : Jeremy | 22 novembre 2007

Personne ne met en cause, Lolette, les instituteurs intelligents - c'est-à-dire, en gros, ceux qui voient en Meirieu un dangereux fripon et considèrent que Frackowiak est un âne. Donc, ceux qui pensent comme nous! Je sais qu'il y a de nombreux instituteurs qui, sur le terrain, s'ingénient à contourner les circulaires officielles stupides et à enseigner selon leur conscience, certainement autant que de professeurs de collège et de lycée. C'est grâce à ces gens-là que tous les élèves de France ne sont pas encore devenus des barbares incultes.

Vous demandez pourquoi personne n'a réagi. Bonne question! La réponse est simple: c'est parce que les syndicats de gauche cogéraient l'Education nationale avec le ministre. Or, y a-t-il plus "pédago" que le SNES, le SGEN, l'UNSA? Ces syndicats se sont montrés les complices actifs de la destruction de l'école. Pour le primaire, jetez un coup d'oeil dans le journal du SNUIPP et vous aurez tout compris! Comment vouliez-vous que quelques professeurs s'opposent aux décisions concertées du ministre et des syndicats félons?

Vous dites qu'un élève bien formé par vous et qui fait votre légitime fierté devient en quelques semaines de collège un trublion qui ne pense plus qu'à s'amuser. Vous avez raison. C'est parce que le collège est devenu par excellence le terrain d'expérience des pédagogistes. Dans la plupart des disciplines, les méthodes pédagogiques sont devenues tellement insensées et les programmes tellement dénués d'intérêt pour des enfants que je comprends tout à fait que les élèves n'aient plus aucun goût à cette école-là. Tout ou presque est enseigné maintenant d'une manière absurde: en sciences et vie de la terre, on leur apprend qu'un vivant est ce qui vit, qu'un non-vivant ne vit pas, en histoire, on leur inflige l'agriculture à travers les âges (passionnant!), en français, c'est le rien institutionnalisé, en anglais et en allemand on les fait baragouiner au pif des mots auxquels ils ne comprennent goutte. Bref, un champ de ruines.

Robin, ce qui est sûr, c'est que Meirieu est un clown.

Ecrit par : Jean | 22 novembre 2007

Trop long, trop plat, bla-bla-bla... Pourtant Pierre Driout prétend que vous êtes un génie... alors... je l'écoute... Je vous lis... Écrivez une seule page belle... une seule... Ça suffit pour enchanter des millions de lecteurs durant mille ans...
Courage...

Ecrit par : Marc Schweizer | 24 novembre 2007