« An 01 Suite 2 | Page d'accueil | College unique »
09 novembre 2007
An 01 suite et fin
An 01 Suite et fin
Suite et fin du compte-rendu de la table ronde du 7 novembre…
Eric Zemmour n’est jamais là où on l’attend. On le croit homme de droite, journaliste au Figaro, amuseur cinglant chez Ruquier (quelques jours auparavant, je l’avais vu, associé à Eric Naulleau — l’Esprit des péninsules, bonne maison d’édition) pourfendre BHL en le confrontant aux pauvretés qu’il écrit sur Jean-Pierre Chevènement dans son dernier livre, et je venais de l’en féliciter). Et voici que l’on découvrait un thuriféraire de Jean-Claude Michéa (non seulement pour l’Enseignement de l’ignorance, que Darcos avait lu, mais surtout pour son dernier livre, l’Empire du moindre mal / Essai sur la civilisation libérale, qu’il recommanda hautement), affirmant que non seulement les pauvres étaient ghettoïsés dans leur pseudo-culture comme ils étaient ghettoïsés dans les murs de leurs cités, mais qu’aux bourgeois eux-mêmes, ces « héritiers » à la Bourdieu / Passeron, l’école ne transmettait plus la culture bourgeoise. « Pas difficile à comprendre, ajouta-t-il, on fabrique les décervelés dont un certain libéralisme a besoin ». Comme dirait Pedro Cordoba, lorsque nous cesserons de penser en droite / gauche, nous commencerons à nous écouter les uns les autres. Et, insista Zemmour, ça ne date pas d’aujourd’hui — évoquant le témoignage de Jacques Narbonne (De Gaulle et l’éducation, Denoël, 1994, voir http://www.charles-de-gaulle.org/article.php3?id_article=210) : le décervelage contemporain a commencé juste après-guerre : les Trente glorieuses fabriquaient déjà des con/sommateurs — un mot qui commence mal, mais qui dit bien ce qu’il veut dire.
Brigitte Etienne (association LIRAS, co-fondée par Michelle Sommer, co-rédactrice de Lire avec Léo et Léa) est orthophoniste, et tint le discours que l’on connaît (ou que lon devrait connaître) depuis que Mme Wettstein-Badour (voir entre autres http://www.educalire.net/LectMethodes.htm) a tiré la sonnette d’alarme. Les méthodes de lecture qui ne procèdent pas dans la logique du code (en gros, toutes celles qui consacrent l’essentiel de leur énergie à du global ou du semi-global) enfantent des dyslexies artificielles, avec des dégâts monstrueux. Il faut, expliqua Mme Etienne, multiplier les apprentissages de détail — « comme on multiplie les mailles pour faire du point-mousse ». Actuellement, expliqua-t-elle, sur une classe livrée à une méthode semi-globale, 20% savent lire à la fin de l’année — et 100% avec Léo & Léa.
Michel Delord s’inquiéta de savoir si la réforme projetée par le ministre serait vraiment appliquée, et appuya l’idée de passer par l’opinion publique. Il revint sur la nécessité de poser (comme on écrit la solution d’un problème) les programmes à venir, mais d’établir d’abord des programmes intermédiaires, qui tiennent compte de l’état réel des élèves. Le premier, il aborda la question des redoublements, en termes de poids économique d’abord, pour conclure que s’il ne fallait pas s'interdire les redoublements, il ne fallait pas non plus s’interdire de faire sauter une classe à un élève : le système doit aller dans les deux sens.
Rachel Boutonnet revint sur cette question. On dit partout qu’un élève qui a redoublé le CP se présentera dans le Secondaire en situation de faiblesse — et on conclut qu’il faut supprimer les redoublements. Avec une sagacité de femme de terrain, elle montra fort bien que les élèves qui redoublent le CP ne sont pas exactement dans le peloton de tête. Dix ans plus tard, ils ne l’ont toujours pas intégré, et qu’il n’est pas étonnant qu’ils connaissent des difficultés : quand on cessera d’user d’une langue de bois et qu’on ne s’interdira plus de dire que certains enfants ont de vraies difficultés structurelles…
À ceci près que des programmes bien conçus créeront infiniment moins de redoublements que le système actuel : ce ne sera plus une loterie, où le poids de l’environnement familial est souvent déterminant, mais le pur produit du travail — ou du non-travail. Cette réunion, souligna Rachel, était une entrée d’air, mais elle était un peu dubitative : au même moment, l’étau se resserre parfois sur les instituteurs, via les IEN, ou les enseignants de soutien, qui choisissent de ne pas aider les élèves qu’on leur confie avec une méthode analogue à celle de leur instituteur initial.
La conversation, qui devenait parfois générale avant que l'on repasse la parole au suivant dans la tablée, souligna le rôle déterminant des Maternelles. Morel milite depuis longtemps pour faire des GS des CP1. Le ministre rêva tout haut à la question qui fâche, celle du rôle exact des maternelles, se demandant s’il était sage de décréter l’entrée obligatoire à l’école avant cinq ans — que fait-on avant, très souvent, sinon de la garderie, de la sieste améliorée, et du colmatage d’accidents urinaires ? Des crèches, oui, des jardins d’enfants, sans doute — mais pourquoi l’Education nationale serait-elle obligée de fournir des personnels qui pourraient être déployés bien plus utilement ailleurs ?
Marie-Christine Bellosta évoqua la déconvenue de ses anciens Normaliens qui, revenant la voir après un an d’enseignement, se trouvent quelque peu effarés de ce qu’ils avaient trouvé. « Là, oui, là on touche du doigt la baisse de niveau ». Elle rappela qu’elle avait rassemblé sur FONDAPOL, depuis quelques années, le meilleur des propositions les plus évidentes, ce qui les rend d'autant plus iconoclastes (voir par exemple http://www.fondapol.org/v2/pdf/Etude_diplomation_emploi.pdf). La première, elle parla de la nécessité de redéfinir les programmes des concours de recrutement — car comment attendre d’un enseignant recruté selon certains paramètres — les sciences de l’éducation — qu’il sache appliquer les programmes nouveaux qui mijotent aujourd’hui ? Et de réclamer "que le ministère de l’Enseignement supérieur habilite des licences faites ad hoc pour les futurs professeurs d’école (par exemple Lettres-Langues vivantes- Mathématiques+ option), que l’on recrute les professeurs de lycée et collège avec le M1 comme prérequis de l’inscription aux concours, que l’on revoie la maquette et les coefficients du Concours de recrutement de professeur d’école afin que l’on ne puisse plus l’avoir sans connaître assez de grammaire française et de mathématiques, que l’on demande aux IUFM de documenter des fonds-papier et des banques de données sur les techniques d’apprentissage d’hier et d’aujourd’hui (une fois évalué l’efficacité de ces techniques) afin que les enseignants puissent les utiliser comme une sorte de « conservatoire ». "
Rien que ça…
Elizabeth Altschull conclut qu’il était temps, largement temps de rassembler, sur un support papier et / ou informatique, toutes les bonnes volontés, les suggestions, les interpellations : toute provocation est bonne à dire. Après tout, les constructivistes bénéficient de fonds d ‘Etat, via des décharges horaires, pour répandre leurs idées (par exemple par les Cahiers pédagogiques — qui n’existeraient pas sans le soutien du ministère. Il serait logique qu’un contre-courant instructionniste puisse faire circuler ses contre-poisons avec la même facilité — et l’on s’apercevrait alors que nous sommes nombreux, très nombreux, à nous battre pour refonder l’école.
Ce bref (!) compte-rendu peine à dire la richesse des échanges, le caractère très stimulant de la table-ronde (elle était en fait rectangulaire). « revoyons-nous », suggéra le ministre en repartant en hâte vers ses fonctions. Il était un peu plus de deux heures de l’après-midi, cela faisait quatre heures que l'on refaisait l’Ecole — et si j’osais, pour faire plaisir à Michel Delord et à tous les thuriféraires des années Ferry (Jules — à commencer par XD lui-même, auquel on doit une Ecole de Jules Ferry, Hachette, 2005), je dirais que l’on avait fait très intelligemment une autre école buissonnière.
Jean-Paul Brighelli
16:30 Lien permanent | Commentaires (951) | Envoyer cette note
Commentaires
Merci pour ce compte-rendu Jean-Paul, on s'y croirait...
Ecrit par : Pascal Dupré | 09 novembre 2007
Oui, merci du compte-rendu !
Au fait, on peut participer aux propositions iconoclastes ?
Ecrit par : Jeremy | 09 novembre 2007
Epatant ! mille mercis !
Ecrit par : FGuichard | 09 novembre 2007
Merci beaucoup, vous avez tous fait du bon boulot autour de cette table! Espérons maintenant... espérons!
Ecrit par : Loki | 09 novembre 2007
Merci! Quel réconfort !
Clémentine
Ecrit par : Clémentine | 09 novembre 2007
C'est comme dans les noces de Cana, avec ce compte-rendu par épisodes : on a gardé le meilleur vin pour la fin !
Dur dur de ne pas s'enivrer.
Ecrit par : Moot | 09 novembre 2007
Sans rapport, aurait été mieux placé dans le fil Babel :
Cet après midi, les élèves de BTS Electrotechnique 2ème année passent une épreuve de langue en CCF à partir d’un rapport de stage rédigé en anglais.
Ma collègue reste perplexe sur la phrase « I have summer choose ». L’étudiant est stupéfait de son incompréhension :
« Ben quoi m’dame, j’ai été choisi, quoi ! ».
No comment.
Ecrit par : Zorglub | 09 novembre 2007
Ma collègue reste perplexe sur la phrase « I have summer choose ». L’étudiant est stupéfait de son incompréhension :
« Ben quoi m’dame, j’ai été choisi, quoi ! ».
Ecrit par : Zorglub | 09 novembre 2007
Ah ben dermalors, comme aurait dit le regretté Concombre masqué, je croyais que cela voulait dire "Je suis un choix sommaire"...
Ecrit par : FGuichard | 09 novembre 2007
... Choix sommaire comme la guitare du non moins regretté Bobby Lapointe ( est-ce plus près de Pézenas, est-ce plus près de Caracas , je n'sais pas...)
Ecrit par : FGuichard | 09 novembre 2007
Gémissons , gémissons mais espérons ... que ce laboratoire d'idées d'une matinée au ministère fasse tache d'encre ! De cette belle encre bleue indélébile qui marquera un nouveau départ de l'école de la République.
Vive l'Utopie pragmatique !
Ecrit par : patrickinstit | 09 novembre 2007
Tout cela est vraiment épatant et remonte le moral de beaucoup de collègues ... Mais pourvu que toutes ces bonnes résolutions soient appliquées sur le terrain !!
Ecrit par : nath | 09 novembre 2007
" I have summer choose " !!!!!
C'est révélateur de la situation................
Un professeur d'anglais qui voit ce genre de choses tous les jours !
Ecrit par : Michèle | 09 novembre 2007
Sympa "Mme Etienne", certe elle ne doit pas zêtre poto avec l'ot neuneuducono, d'ailleurs on ne le voit pas sur ce fil (pour l'instant) il est lent en lecture, il doit déchiffré... ceci explique peut être cela . :ange:
Ecrit par : toto | 09 novembre 2007
En tout cas, petite lueur d'espoir en Darcos car sa prestation à Ripostes avait de quoi déprimer.
Toto je confirme, Mme Etienne est une personne très compétente. J'ai eu le plaisir de la rencontrer à trois reprises avec toujours beaucoup d'intérêt.
Ecrit par : Guillaume | 09 novembre 2007
Un post en quatre... Je mets ici ma réponse sur le "1". On s'y perd!
"Eric Zemmour a au moins deux qualités : il écrit bien, il a de l'humour et il est cultivé. Souvent ses thèmes le plus réacs..."
Ecrit par : JPL | 09 novembre 2007
La fin est-elle un lapsus?
Je ne lis pas le Figaro, et les deux fois où j'ai vu Zemmour dans l'émission de Ruquier, (celle, moins que moyenne, de la fin de l'après midi), il a été... moins que moyen. Très douteux, même. Et, effectivement, extrêmement réactionnaire. A un tel point que c'en était insupportable. Allumé à juste titre par l'excellent Didier Porte à midi cinq sur France-inter, il y a une dizaine de jours. Maintenant, je ne regarde que très exceptionnellement cette émission. Peut-être arrive t-il qu'il y soit meilleur.
Ayant l'insigne l'honneur de participer à l'écriture du "billet d'humeur" que fait Alévêque pour l'émission du soir, j'ai tenté de regarder celle-ci en entier. Ce pauvre Zemmour s'est fait rouler dans la farine par tous les invités sans exception, à longueur d'émission, mettre dans sa poche par BHL. Pas si brillant qu'on le prétend ici, donc. Mais je suis toujours infiniment heureux d'apprendre que quelqu'un, même s'il fait partie de la droite la plus décomplexée possible, montre des raisonnements intelligents et moins réactionnaires que je le pensais. Je ne demande, maintenant, qu'à voir les résultats.
Ceci-dit, je ne vois pas ce que le fait qu'il soit un juif Sépharade vient faire ici!
Tiger Lilith, merci pour votre message au sujet d'Anne-Marie Valette. Je sais que nous ne sommes pas les deux seuls ici à penser ce que vous écrivez à son sujet. On se passera effectivement très bien de ses copiés-collés.
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 novembre 2007
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 novembre 2007
La conversation, qui devenait parfois générale avant que l'on repasse la parole au suivant dans la tablée, souligna le rôle déterminant des Maternelles. Morel milite depuis longtemps pour faire des GS des CP1. Le ministre rêva tout haut à la question qui fâche, celle du rôle exact des maternelles, se demandant s’il était sage de décréter l’entrée obligatoire à l’école avant cinq ans — que fait-on avant, très souvent, sinon de la garderie, de la sieste améliorée, et du colmatage d’accidents urinaires ? Des crèches, oui, des jardins d’enfants, sans doute — mais pourquoi l’Education nationale serait-elle obligée de fournir des personnels qui pourraient être déployés bien plus utilement ailleurs ?
Jean-Paul Brighelli
Et Guy Morel a répondu, au moins???
Rechute gravissime!!! Catmano va être dans tous ses états quand elle va lire ces fadaises...
Et j'adhère. La maternelle a d'autant plus d'utilité fondamentale et essentielle que le milieu d'origine est faible sur le plan éducatif.
Une petite anecdote (excusez!): Catmano m'envoie par mail, au travail, des photos de sa petite-fille née le premier mai (eh! oui, bonne petite) de cette année. Bébé, cinq mois, a un livre entre les papattes et l'oeil concentré sur les images. Mon auxiliaire, mère de deux dyslexiques gravissimi et un laborieux, s'étonne: "Oh! Le bébé regarde un livre!". Ben oui, pourquoi pas?
Le rôle de la maternelle, c'est de gommer les inégalités. Fermez-les à Neuilly et doublez-les en ZEP et zones de revitalisation rurale, si vous voulez faire des économies. Et formez proprement les PE de maternelle!
Ecrit par : dobolino | 09 novembre 2007
je parcours de temps en temps ce blog mais là je ne peux m'en empêcher: félicitations aux intervenants de cette table ronde mais peut-être aussi à XD qui cache bien peut-être bien son jeu!... Reste à espérer que cette 1ère table ronde ne va pas être suivie d'une seconde avec d'autres intervenants issus des cahiers pédagogiques!!
Ecrit par : Ignatus | 09 novembre 2007
Merci de lutter pour nous, pour la transmission des savoirs (expression qui m'a valu bien des yeux révulsés à l'iufm), pour une école qui ne soit plus une garderie.
J'ose espérer que les changements de programme concerneront aussi les mathématiques. N'oublions pas qu'en sixième, il n'est pas rare de voir des élèves qui ne connaissent pas les tables de multiplication ni la technique de la division et qui ne savent toujours pas tracer des perpendiculaires ni des parrallèles (ne parlons même pas de l'usage du compas ! ). N'oublions pas que j'enseigne aujourd'hui à des sixièmes ce que moi-même j'ai appris au CM2 voire au CM1 il y a vingt ans.
Ecrit par : snoop | 09 novembre 2007
On va être obligé de le redire, mais, puisqu'on parle de tenter de gommer les inégalités les plus criantes, la suppression de la maternelle, (car c'est bien de cela qu'il s'agit) me semble une réelle aberration. Même dans un monde idéal, où les parents auraient les moyens, (dans tous les sens du terme) et la volonté d'éduquer correctement leurs enfants. Vouloir la supprimer, cette maternelle, revient à peu près à dire que les enseignants qui y travaillent ne font pas leur boulot, ce qui est une injustice absolument criante. Maintenant, je suis à fond d'accord avec Dobolino sur le fait que les PE doivent être mieux formés pour y enseigner. C'est un des rares (petits) progrès qu'on ait pu voir cette année dans la maquette de formation. Progrès, trois fois hélas, contrecarré de manière extrêmement négative par le nouveau "tableau" d'évaluation, correspondant au non moins néfaste référentiel de compétences des professeurs d'école.
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 novembre 2007
Bon, pour le reste, c'est bien. y'a que le coup de la maternelle qui me fait frémir. Reviendrons-nous à la salle d'asile?
C'est bien, mais, sachant que ce n'est pas la fleur des pois qui est globalement récupérée pour être enseignant, surtout en primaire, et qu'ils subissent un chouette balaize endoctrinement qui leur agrée puisqu'il prouve que s'ils ne sont pas les meilleurs c'est simplement parce que l'enseignement est mal fait et élitiste, si Darcos venait à employer les forces vives réunies en ce concile pour réformer rapidement l'enseignement, ça nous ferait tout le troisième trimestre en grève farouche. Je n'ose y penser, d'autant plus que j'en ai un qui passe l'EAF (céty c'ke vous dites? Moi, j'y ai toujours dit le français du bac...) présentement et justement cette année.
C'est bien, d'accord, mais en douceur et pensez à former les enseignants avant...
Ecrit par : dobolino | 09 novembre 2007
il est lent en lecture, il doit déchiffré...
Ecrit par : toto | 09 novembre 2007
Quand tu as un doute sur infinitif/participe passé d'un verbe du premier groupe, Toto, remplace par prendre ou mordre. Ce qui nous donne: il est lent en lecture, il doit mordre et non "mordu", donc déchiffrer!
C'est pas expliqué dans Léo et Léa?? Ben, faut peut-être passer à la vitesse supérieure quand on a gobé ton bréviaire!
Ecrit par : dobolino | 09 novembre 2007
Merci de lutter pour nous, pour la transmission des savoirs (expression qui m'a valu bien des yeux révulsés à l'iufm), pour une école qui ne soit plus une garderie.
Ecrit par : snoop | 09 novembre 2007
Oui! bravo! Mais la maternelle n'est pas une garderie si elle est bien conçue. Elle a été créée pour gommer, autant que faire ce peut, les inégalités d'origine et non pour changer les couches.
Si vous touchez à la maternelle, j'adhère au PC: une nouvelle façon d'être Ganelon!
Ecrit par : dobolino | 09 novembre 2007
... ça nous ferait tout le troisième trimestre en grève farouche ...
Ecrit par : dobolino | 09 novembre 2007
Pas si sûr, il me semble que ça dépend des résultats de l'épreuve de force de la SNCF.
Si la CGT et autres Sud terminent de se décrédibiliser sur le coup, que NS sait jouer habilement de l'opinion publique (confiance ...), les cryptotrotskards de l'EN risquent d'hésiter à monter un conflit dur.
D'autant que dans le nouveau contexte, les retenues de salaire seront effectives et très rapidement mises en oeuvre ! Un bon prof de gôche est malgré tout près de ses sous ... surtout quand l'été approche.
Ecrit par : Zorglub | 09 novembre 2007
J'ajoute qu'ils feront descendre les gosses dans la rue (cf CPE), ce qui n'est pas vraiment un problème : les bénéfices attendus valent bien un an de gâché.
Ecrit par : Zorglub | 09 novembre 2007
De toutes façons, les gosses, dans la rue, c'est gratos! Et niais comme ils sont, tu les fais descendre pour n'importe quoi. Bien ensucqués, t'en tires ce que tu veux vu qu'ils ne savent pas où ils vont...
Je ne dis ça pas parce que je les méprise mais parce que j'ai été une brave gosse aussi, bien naïve et bien sympa.
Ecrit par : dobolino | 09 novembre 2007
Tout pareil ;-))
Ecrit par : Zorglub | 09 novembre 2007
Merci de lutter pour nous, pour la transmission des savoirs (expression qui m'a valu bien des yeux révulsés à l'iufm), pour une école qui ne soit plus une garderie.
Ecrit par : snoop | 09 novembre 2007
Oui! bravo! Mais la maternelle n'est pas une garderie si elle est bien conçue. Elle a été créée pour gommer, autant que faire ce peut, les inégalités d'origine et non pour changer les couches.
Si vous touchez à la maternelle, j'adhère au PC: une nouvelle façon d'être Ganelon!
Ecrit par : dobolino | 09 novembre 2007
Cher Dobolino, je me suis mal exprimée. J'enseigne en collège et lycée, et dans mon commentaire je parlais surtout du collège, le terme école étant pris dans un sens générique. Ne connaissant rien à la maternelle, je ne me permets pas de porter un jugement que je laisse aux spécialistes.
Ecrit par : snoop | 09 novembre 2007
Merci à JPB pour le compte-rendu !
On ne peut qu'être satisfait du fait que des militants instructionnistes d'horizons divers aient enfin été reçus officiellement au Ministère, sans être obligés de passer par une porte dérobée.
D'après ce compte rendu, il ne semble pas totalement irréaliste d'espérer la publication de "vrais" programmes dans un avenir relativement proche, d'autant que cette mesure ne coûterait quasiment rien. Ce serait toujours ça de pris !
Malheureusement, de nouveaux programmes -même s'ils peuvent représenter une bouffée d'oxygène appréciable- ne peuvent suffire seuls à reconstruire une école républicaine digne de ce nom. Qu'on le veuille ou non, on ne peut évacuer la question des conditions matérielles d'enseignement d'un revers de main, sous prétexte de ne pas vouloir céder à la surenchère du quantitatif.
Tant que la loi Montchamp continuera à s'appliquer dans toute sa bêtise irresponsable et son hypocrisie criminelle, il sera difficile de pouvoir retrouver des conditions d'enseignement sereines. Cette loi commence à faire complètement disjoncter un nombre croissant de classes du primaire. Mais comme le "politiquement correct" et l'omerta règnent... cette loi scélérate a encore de beaux jours devant elle.
Autre motif d'inquiétude : la maternelle. On sait que ses jours sont comptés depuis que Royal et Allègre lui ont porté les premiers coups lorsqu'ils sévissaient au ministère de l'Education nationale. Darcos joue donc sur du velours quand il s'interroge sur :
"le rôle exact des maternelles, se demandant s’il était sage de décréter l’entrée obligatoire à l’école avant cinq ans — que fait-on avant, très souvent, sinon de la garderie, de la sieste améliorée, et du colmatage d’accidents urinaires ? Des crèches, oui, des jardins d’enfants, sans doute — mais pourquoi l’Education nationale serait-elle obligée de fournir des personnels qui pourraient être déployés bien plus utilement ailleurs ?"
Ces interrogations témoignent non seulement d'un mépris souverain à l'égard du rôle déterminant joué par les collègues de maternelle -qui ne sortent pas, il est vrai, de la rue d'Ulm- mais aussi d'une ignorance absolue de ce que sont des enfants de 3 à 5 ans ainsi que d'une méconnaissance inquiétante de l'historique de la maternelle française et des raisons de sa création. C'est Pauline Kergomard qui a dû se retourner dans sa tombe !
Mais je laisse le soin aux collègues de maternelle de commenter de manière plus éclairée ces "interrogations" du ministre...
Ecrit par : Un hussard | 09 novembre 2007
Fiston et moi-même n'avons qu'un mot à vous dire:
http://blogborygmes.free.fr/blog/index.php/2005/11/05/140-un-nouveau-regard-sur-placid-et-muzo
Ecrit par : dobolino | 09 novembre 2007
"Quand tu as un doute sur infinitif/participe passé d'un verbe du premier groupe, Toto, remplace par prendre ou mordre. Ce qui nous donne: il est lent en lecture, il doit mordre et non "mordu", donc déchiffrer!
C'est pas expliqué dans Léo et Léa?? Ben, faut peut-être passer à la vitesse supérieure quand on a gobé ton bréviaire!"
Ecrit par : dobolino | 09 novembre 2007
:-)
Cela peut même éventuellement s'arranger en revenant un peu en arrière, et en redéchiffrant quelques étiquettes de prénoms..."toto", c'est un bon support pour bien redébuter!
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 novembre 2007
Ce qui est un peu affolant, c'est que (presque) tout le monde dit la même chose depuis des années. Et pourtant, la Fabrique, dénoncée par JPB, continue toujours sa route, entre ORL et Pédagogie Institutionnelle. Accompagnée par ses inspirateurs, qui en profitent pour prospérer au passage.
Et un jour, j'en suis persuadé, ces derniers retourneront leur veste pour dire le contraire de ce qu'ils affirmaient auparavant.
Or, la pédagogie, c'est avant tout une affaire de convictions. Il nous faut donc des femmes et des hommes de convictions, persuadés que la solution réside dans la simplification des programmes et le recentrage sur les apprentissages indispensables. Et qu'enfin, nom d'une pipe, l'enseignant revienne au centre du système scolaire.
Ecrit par : Jean-Daniel | 09 novembre 2007
Ces interrogations témoignent non seulement d'un mépris souverain à l'égard du rôle déterminant joué par les collègues de maternelle -qui ne sortent pas, il est vrai, de la rue d'Ulm- mais aussi d'une ignorance absolue de ce que sont des enfants de 3 à 5 ans ainsi que d'une méconnaissance inquiétante de l'historique de la maternelle française et des raisons de sa création. C'est Pauline Kergomard qui a dû se retourner dans sa tombe !
Ecrit par : Un hussard
Étant ce que les collègues de maternelle ne sont pas, je me permets d'ajouter une chose : peut-être n'est-il pas obligatoire d'être un intellectuel de premier ordre pour s'occuper des petits enfants, mais il faut des qualités humaines certaines et cela est précieux.
Il me semblerait donc tout à fait infâme que l'on sacrifiât l'école maternelle aux économies budgétaires. Cependant, quand je vois de quelle façon mon neveu de quatre ans est "évalué" obsessionnellement, je me dis qu'il faudrait certainement clarifier des choses, et repenser scrupuleusement les finalités et les modes d'action de cette école, avec des visées moins technico-scientistes et un peu plus humanistes. Je ne suis pas loin de croire que les instituteurs seraient eux-mêmes soulagés de n'avoir plus à remplir toutes ces "grilles de compétences" qui provoquent l'étonnement des parents.
Au passage, l'idée de Morel me rappelle que dans l'école où j'étais moi-même, il y a un peu plus de trente ans, en banlieue nord de Paris, les maîtres de grande section "montaient" avec leur classe pour leur faire le CP l'année suivante.
Ecrit par : Moot | 09 novembre 2007
Si vous m'affirmez que quelqu'un a pensé à donner l'adresse de ce blog à M'sieur l'Miniss', je veux bien y aller encore une fois de mon petit couplet sur la nécessité impérieuse de garder l'INSTRUCTION des enfants de deux (allez, trois, mais je n'en pense pas moins!) à quatre ans dans le giron de l'Education Nationale.
Mesdames Pape-Carpentier, Kergomard, Montessori, j'aimerais que vous ne vous soyez pas battues pour à peine cent vingt ans.
Ecrit par : catmano | 09 novembre 2007
Et un jour, j'en suis persuadé, ces derniers retourneront leur veste pour dire le contraire de ce qu'ils affirmaient auparavant.
Ecrit par : Jean-Daniel
Déjà, Meirieu lui-même, dans "Éducation : un grand corps malade", dit que "l'élève au centre du système" était une erreur et qu'il faudrait plutôt mettre à sa place "la transmission des savoirs".
À défaut d'être un homme de convictions, disons qu'il est capable de percevoir la direction du vent.
Ecrit par : Moot | 09 novembre 2007
Je pense comme Moot : arrêtons d'évaluer l'œuf, mais protégeons-le des renards.
Ecrit par : catmano | 09 novembre 2007
Quand tu as un doute sur infinitif/participe passé d'un verbe du premier groupe, Toto, remplace par prendre ou mordre. Ce qui nous donne: il est lent en lecture, il doit mordre et non "mordu", donc déchiffrer!
Ecrit par : dobolino
Et avec "prendre", cela donne : "il doit prendre" et non "prendu" ;-) ?
Ecrit par : Moot | 09 novembre 2007
L'idée d'un contre-courant instructionniste est à creuser, ou plutôt à bâtir. Comment fédérer tout ce monde que Jean-Paul Brighelli estime -et je pense qu'il a raison- nombreux.
On n'est pas du tout certain que XD ait finalement le courage de sa politique (ou les moyens ?) et l'on peut craindre que la montagne n'accouche, une fois de trop, d'une souris. Les sectateurs du pédagogiquement correct et fossoyeurs de l'école sont encore très actifs et influents...
Ecrit par : Magister | 09 novembre 2007
De toutes façons, les gosses, dans la rue, c'est gratos ! Et niais comme ils sont, tu les fais descendre pour n'importe quoi. Bien ensucqués, t'en tires ce que tu veux vu qu'ils ne savent pas où ils vont...
Je ne dis ça pas parce que je les méprise mais parce que j'ai été une brave gosse aussi, bien naïve et bien sympa.
Ecrit par : dobolino | 09 novembre 2007
Je dirais même plus, mon cher Dupont : ils ne sont (par essence, ontologiquement, si j'ose m'exprimer ainsi) ni niaïs ni ensuqués, mais ON LES A RENDUS TELS, dans une synergie diabolique entre des médias débiles, une éducation familiale déficiente qui en a fait des enfants tyrans, et le pédocentrisme qui a fini de les achever. Oui, ce sont de braves gosses -- et pas au sens où on dit chez moi "il est bien brave" càd un peu neuneu -- mais largués perdus, habitués à ce que tout leur tombe du ciel comme sur les Hébreux la chair des cailles, gavés jusqu'au dégoût, et qui n'ont pas l'habitude que le réel leur résiste... jusqu'au jour où ils se le prennent brutalement en pleine poire (le CPE l'an dernier, la réforme Pécresse cette année). Et là, ils n'en reviennent pas, peucheure, découvrant qu'ils ne sont ni au centre de la terre ni au centre du projet -- ni au centre de quoi que ce soit d'ailleurs, et que leur précieux avis importe peu. Et comme on ne leur a pas donné les outils pour se battre, puisque le formatage citoyennisant qu'ils ont subi, par exemple en ECJS ( cf. "L'Ecole ou la guerre civile"), a éliminé en eux toute pensée critique...
Quod erat demonstrandum, ergo gluc, et hop comme dirait Achille Talon.
Bref, et pour en revenir au fil "l'an 01" : y'a du pain sur la planche.
Ecrit par : FGuichard | 09 novembre 2007
Et les partisans des économies de moyens à tous crins aussi, et il est plus que vraisemblable que Darcos soit contraint de céder à leurs sirènes, et de sacrifier l'école maternelle.
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 novembre 2007
C'était une réponse à "Magister".
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 novembre 2007
pirouette de saperlipopette...
Ecrit par : saperlipopette | 09 novembre 2007
pirouette de saperlipopette...
Ecrit par : saperlipopette | 09 novembre 2007
Vous avez ENCORE perdu vos lunettes ?
Ecrit par : Dulcamara | 09 novembre 2007
pirouette de saperlipopette...
Ecrit par : saperlipopette | 09 novembre 2007
Vous avez ENCORE perdu vos lunettes ?
Ecrit par : Dulcamara
Et ses cacahuètes ne valent pas tripette.
Ecrit par : Moot | 09 novembre 2007
Merci pour ces éléments roboratifs. Il ne reste plus qu'à faire monter Ph Meirieu dans le bateau: sans lui, tout l'édifice adverse s'écroulera.
En fait, Meirieu qui déclare dans le documentaire 'éducation nationale: grand corps malade' qu'au lieu de mettre 'l'enfant au centre du système', la loi de 89 aurait dû déclarer 'la transmission des savoirs au centre du système' (sic!!)), qui veut réhabiliter la littérature classique à l'école (à l'heure ou le dirigeant du principal syndicat enseignant préconise d'étudier des textes 'plus proches' des élèves) qui se dit partisan des 4 opérations au CP (dans un débat radiophonique avec M.Delord) et regrette d'avoir appelé à lire dans des tracts publicitaires, ce Ph Meirieu qui constate le désastre de l'enseignement du français (alors que d'autres continuent à se réclamer de Baudelot/Establet pour affirmer que 'le niveau monte') et qui déclare devant la commission Pochard préférer le terme de 'professeur' à celui d''enseignant' n'appartient plus au monde 'didactico-pédago-délirant' que par une sorte d'atavisme sentimental. Sur le fond, il ne faudrait plus grand chose pour qu'il rallie l'autre camp! Il faudrait voir l'impact d'un tel ralliement: tous les disciples qui ne jurent que par lui se trouveraient fort dépourvus.
Il y a suffisamment de points d'appui dans le discours actuel de Meirieu pour le faire basculer; en le prenant au mot sur l'exigence de contenu et en y ajoutant l'obligation de résultat (calculée pour un professeur donné en fonction de l'écart entre le niveau initial et le niveau final de la classe qui lui est confiée), la question des méthodes et de la pédagogie se réglera toute seule, pourvu que les professeurs soient bien informés: chacun choisira celle qui convient le mieux à ses élèves, compte tenu du temps dont il dispose.
Je pense que c'est une erreur d'attaquer violemment Meirieu. Il vaut mieux le prendre au mot (ce qu'avait fait en quelque sorte Kambouchner, je crois) lorsqu'il dit vouloir un haut niveau d'exigence pour tous, et La Fontaine plutôt que Ribambelle...
Au passage, je ne sais pas si quelqu'un a noté que Pestalozzi, la référence ultime de Ph M en matière de pédagogie, appliquait pour l'apprentissage de la lecture (à des orphelins miséreux) une méthode combinatoire synthétique très stricte (cf. lettre de Stans, p.29, sur le site de Ph Meirieu)... qui ferait hurler sans aucun doute E.Charmeux, P.Fracko, R.Goigoux, etc... lesquels prétendent qu'une telle méthode ne peut fonctionner que pour les classes favorisées...
Ecrit par : Jesse Darvas | 10 novembre 2007
Mon cher Jesse Darva, il n'y a plus guère que Zakhartchouk à penser que Meirieu est un homme de convictions, et non un opportuniste.
Je suis assez content de voir que ma petite provocation sur l'école maternelle (ça a représenté quarante secondes sur quatre heures de débats, et j'aurais très bien pu choisir de ne pas le noter) a bien fonctionné — et elle était à usage interne. Mais aussi, Catmano, pourquoi ne pas avoir été présente ? Pourquoi ne pas l'avoir encore édité, le livre (simple et efficace, et bourré de vécu) que vous écrivez sur ce blog à longueur de colonnes et d'années, et que je vous ai dit d'écrire — je vous promets que s'il est ce que nous attendons tous de vous, je le fais publier ? Pourquoi ne pas avoir créé une association centrée sur les Maternelles — ou, plus simplement, pourquoi ne oas vous exprimer sur le sujet au sein du GRIP ? Comment se fait-il qu'on ne vous y voit pas, alors que nombre de gens y parlent de vous ? Vous savez bien que seules les grandes gueules se font entendre, en ce monde — et ne me ressortez pas les arguments sur votre grande timidité, etc. : à partir de l'âge de douze ans, l'embarras linguistique n'est plus de la timidité, c'est de l'incompétence. Nous savons tous ce que vous valez, mais je n'avais aucun moyen, aucun prétexte, pour donner spécifiquement vos coordonnées au bureau du ministre. Vous avez tout un tas de très belles choses à dire sur le sujet, mais tant que vous vous contenterez de les dire ici, ça n'enrichira le débat que dans la bouche des autres. Alimentez la réflexion jusqu'à devenir incontournable — et là, vous pourrez défendre votre vision des Maternelles.
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 novembre 2007
Zorglub a écrit : "les cryptotrotskards de l'EN risquent d'hésiter à monter un conflit dur."
Une remarque d'orthographe : je préfère qu'on écrive trotskars sans d. Avec un d, cela évoque "carte". Or chacun sait que les trotskitstes ne sont jamais encartés comme de vulgaires PS ou PCF (bien qu'enkystés, ils aspirent à être enchristés).
J'attends avec impatience une prise de position claire de l'Académie sur ce brûlant sujet.
Ecrit par : dugong | 10 novembre 2007
Cher JPB. Soyons réalistes. Écrire un livre "éditable" ne fait pas partie de mes compétences, du moins pas pour le moment. Des tranches de vie, oui. J'en ai de belles sur l'entrée en maternelle des petits enfants de la fracture sociale, d'ailleurs. Dès que j'aurai tapé le compte-rendu du conseil d'école d'hier soir, je m'y mettrai peut-être. Mais un livre, il ne pourrait être qu'aussi embrouillé que mon cerveau.
Par ailleurs, si mon aversion pour la vie publique est un signe d'incompétence, je reconnais sans aucune vexation que je suis incompétente. Je vous fournis tous les topos (topi ?) que vous voulez mais les ors ministériels ne sont pas pour moi, qu'ils soient de droite ou de gauche. Un hussard noir de la République, si vous voulez, mais pas un chef de rang.
Ecrit par : catmano | 10 novembre 2007
un livre, il ne pourrait être qu'aussi embrouillé que mon cerveau.
Catmano
Pensez alors à Diderot et à son "Jacques le fataliste". Un livre doit-il toujours être aussi réglé et strict qu'un jardin à la française? Il y a bien d'autres façons. Ne soyez pas trop française d'esprit et de rigueur formelle - artificielle. Les témoignages et leurs commentaires de votre part feraient fort bien l'affaire, m'est avis.
Je crois que JPB dit qu'à certains moments le combat public est inévitable - sinon cela s'essouffle en pure perte. Est-ce cela?
Ecrit par : Pendariès | 10 novembre 2007
Voilà, Catmano, c'est ce que j'appelle de la démission en plein champ de bataille. Dobolino se bat presque à votre place, sans avoir les compétences spécifiques qui sont les vôtres (ça va, Dobo, je ne suis pas trop vexant ou agressif ?). Alors, surtout, ne vous plaignez pas de ce qui pourrait arriver, si vous ne consentez pas à peser sur les événements. S'il y a une leçon à tirer de mes pots d'hier, c'est qu'il y a urgence : vous ne pouvez pas vous contenter de rester au bord de l'eau en déplorant de ne pas savoir nager — il faut se jeter, et les plus aptes survivront.
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 novembre 2007
Lu dans les commentaires de Libé la réaction d'un "leader" du mouvement étudiant :
"Biensur les 30000 étudiant ne se pointe pas tousse directement (malheuresement) à la 1ere assemblé mais pas besoins de le lir dans un journal pour le comprendre si on était 400 ya une semaine c'est parcke c'est long de parlé a tous d'une loi qui est passé pendant le milieu du mois d'aout dont moi non plus je n'était pas au courant ..."
Sans doute un étudiant en lettres ou en sciences sociales ?
Pour les mals comprennants je fais le début en anglais :
"The studiant not headland cough at the prime assembly"
Tout ne va pas bien, tout va ... mieux !
Ecrit par : Zorglub | 10 novembre 2007
Il existe une association centrée sur l'école maternelle, (l'AGIEM) qui fait un travail intéressant). Mais sans doute trop inféodée au SNUIPP pour ne pas être potentiellement vilipendée ici.
Jean-Paul, vous parliez de provocation de votre part. Mais, au fond de vous même, (et du point de vue des participants à cette table ronde), j'aimerais savoir si vous êtes persuadé qu'il ne faille mettre les enfants à l'école avant cinq ans! Si tel est le cas, vous n'avez effectivement aucune raison de mettre en forme les nombreuses et richissimes participations de Catmano pour en faire un livre richissime également. Dans le cas contraire, précipitez-vous dessus pour en faire un best seller!
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2007
Merci Catmano de rappeler l'existence de Marie Pape Carpentier qui dut surmonter en son temps des obstacles dont les moindres n'étaient pas matériels. Il suffit de taper son nom sur Google pour se rendre compte du regain d'intérêt qu'elle suscite.
Dans ma campagne prospère les locaux d'une classe unique désaffectée ont été aménagés et agrandis avec intelligence pour ouvrir une école maternelle accueillant les enfants de 3 à 5 ans ( parfois 2 ans selon la place disponible ) de trois villages proches en 1979. Ce ne fut pas sans mal. La promesse étant renouvelée chaque année sans être suivie d'effet, les parents, soutenus par les élus, n'envoyèrent pas leurs enfants à l'école le jour de la rentrée scolaire 79. Les instituteurs des deux autres communes "constatant officiellement" l'absence des élèves informèrent l'Inspection Académique de la situation qui accepta aussitôt de recevoir une délégation ,laquelle s'exprima avec la plus grande clarté. L'attente avait duré assez longtemps, le dossier avait été étudié dans les moindres détails et les communes étaient prêtes à payer ... au besoin une école maternelle privée installée dans les locaux inutilisés de la troisième commune. L'emploi de l'adjectif " privée " joua un rôle décisif semble-t-il pour satisfaire immédiatement la revendication.
Mes enfants ont fréquenté cette école où une première institutrice resta environ 25 ans. Celle qui lui succède, après quelques années passées dans des quartiers défavorisés, affirme travailler dans des conditions idéales et apprécie de pouvoir suivre les enfants plusieurs années consécutives . Quand je me rends dans cette école comme DDEN, mon regard n'est pas attiré par les sanitaires ou le dortoir d'une propreté irréprochable ( plus propres que certaines salles de classe de mon lycée ou certains couloirs de la fac de lettres où des affiches invitaient les étudiants à ne pas s'essuyer les pieds sur les murs) mais par tous les dessins colorés et travaux divers reflétant tout ce qui se fait dans ce lieu où la vie est revenue par la volonté des parents et des élus.
Je n'ai pas été capable d'enseigner en maternelle et j'éprouve le plus respect pour ceux qui y travaillent avec une réelle vocation. Pourquoi le mérite des enseignants est-il proportionnel à l'âge des élèves ? Enfin pour ce que j'en dit...
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 10 novembre 2007
Rectification : de 3 à 6 ans.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 10 novembre 2007
Seconde rectification : le plus grand respect.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 10 novembre 2007
Mais un livre, il ne pourrait être qu'aussi embrouillé que mon cerveau.
Ecrit par : catmano | 10 novembre 2007
Précisément catmano et si je puis me permettre, l'écriture vivement souhaitable (d'un tel ouvrage) ne vous permettrait-elle pas de mettre un peu plus d'ordre non seulement dans votre tête, mais aussi dans celle de vos futurs lecteurs?
Le projet urgent de réécrire les programmes scolaires, auquel je souscris totalement tout en sachant que cela ne représentera qu'une pierre dans la reconstruction de l'école, participe d'une démarche identique: provoquer en premier lieu chez les enseignants et les parents un travail de remise en ordre dans les têtes dans un contexte particulièrement chaotique. (Rappelez-vous, ma définition de la politique: "l'art de l'impossible"!)
Ecrit par : buntovchik | 10 novembre 2007
S'il y a une leçon à tirer de mes pots d'hier, c'est qu'il y a urgence.
Ecrit par : brighelli | 10 novembre 2007
Pour enfoncer le clou: j'ai appris hier qu'une seconde jeune collègue (arts plastiques) n'a pas fait la rentrée jeudi dernier , en raison de son grave état dépressif. La première, professeur de français de 2 classes "difficiles", a carrément démissionné de l'EN. Elle avait été remplacée par une autre jeune femme qui a jeté l'éponge au bout de sa première semaine de remplacement. Trois professeurs en grande difficulté dans un collège huppé en deux mois, ça fait beaucoup et surtout ça en dit long sur l'état (de déréliction) de l'école.
Ecrit par : buntovchik | 10 novembre 2007
sur les blocages, point de vue d'un prof, maintenant au collège:
http://aucollege.over-blog.fr/
amusant, instructif, relevé.
Ecrit par : sk | 10 novembre 2007
Allez, Catmano, il vous reste à faire comme Claire Chazal ou Sulitzer, trouver un nègre !
Ecrit par : P. Azimont | 10 novembre 2007
A part ça, il est facile d'imaginer que c'est un juif d'afrique du nord ...
Ecrit par : julius | 09 novembre 2007
A quoi vous le voyez?? Au nez crochu??? Aux doigts avides???Ou alors c'est l'odeur qui vous le fait le repérer. Décidément, on n'en sortira jamais de la connerie antisémite. C'est vrai qu'Hitler n'avait pas terminé le boulot....
Tu vois, connard, moi aussi je suis Juif, mais pas d'Afrique du Nord. Et j'exhale une odeur méphitique, une odeer de chiottes, (d'ailleurs je suis interdit d'(enseigner pour cette raison) caractéristique de ma race.
Alors un conseil ,Julius Von Streicher, rentre bien vite dans ta poubelle. Ce genre de remarques sur l'origine supposée de quelqu'un et les conséquences qui en découlent sur les positions politiques dudyct est en effet de nature à gangrener tout un blog. Alors, peut--etre que certains(nes) s'offusquent de ma grossièreté supposée. Mais là ,silence radio assourdissant.
Ce qui en dit long sur la couleur des participants. !
Ecrit par : montaigneàcheval | 10 novembre 2007
Au fait, le petit nazillon a écrit juif sans J majuscule......Wannsee , quand tu nous tiens!!!!!!
Ecrit par : montaigneàcheval | 10 novembre 2007
"D'autant que dans le nouveau contexte, les retenues de salaire seront effectives et très rapidement mises en oeuvre ! Un bon prof de gôche est malgré tout près de ses sous ... surtout quand l'été approche."
Ecrit par : Zorglub | 09 novembre 2007
Quel nouveau contexte ? Les retenues de salaire pour grève sont effectives depuis belle lurette dans l'Education nationale. Ce qui s'est vérifié notamment pour les enseignants qui ont fait grève en 2003 contre la réforme Fillon et qui ont bel et bien perdu jusqu'à 6 semaines de salaire. Idem d'ailleurs pour les hospitaliers, entre autres. Il est vrai que tous ces gens-là n'ont guère fait tourner l'économie touristique en 2004 et 2005 ! Les salauds !
Vous confondez semble-t-il avec les usages en vigueur dans un certain nombre d'entreprises du secteur privé, dans lesquelles les négociations qui préludent à la sortie d'un conflit intègrent assez souvent le paiement de tout ou partie des heures non travaillées !
Ecrit par : Un hussard | 10 novembre 2007
Voilà, Catmano, c'est ce que j'appelle de la démission en plein champ de bataille. Dobolino se bat presque à votre place, sans avoir les compétences spécifiques qui sont les vôtres (ça va, Dobo, je ne suis pas trop vexant ou agressif ?). Alors, surtout, ne vous plaignez pas de ce qui pourrait arriver, si vous ne consentez pas à peser sur les événements. S'il y a une leçon à tirer de mes pots d'hier, c'est qu'il y a urgence : vous ne pouvez pas vous contenter de rester au bord de l'eau en déplorant de ne pas savoir nager — il faut se jeter, et les plus aptes survivront.
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 novembre 2007
Non, c'est bon! Dobolino ne se vexe pas de lire des choses justes. je n'ai nulle compétence en ce domaine de l'instruction, juste quelques convictions assez bien ancrées.
Catmano devrait commencer par des articles à publier sur le site du GRIP ou/et dans des revues, axés sur un sujet précis ou plus polémiques sur le rôle de la maternelle entre autres, ensuite elle prendra courage à se rendre en tant qu'auditeur et participant à des conférences et, en douceur, pourra un jour être conférencière, pourquoi pas?
Le problème de Catmano est fort simple, en ce qui concerne la rédaction d'un livre de ce type: outre le manque de temps, elle a interrompu ses études au niveau bac par désir de se jeter dans le bain du travail. Elle n'a donc pas été corrigée et instruite et formée à produire des textes d'une longueur supérieure à six pages. Si elle était romancière, cela ne constituerait pas un vrai problème mais, là, oui.
Donc il lui faut commencer son apprentissage par des articles ciblés. Comme elle n'est pas si conne, elle progressera vite.
Ecrit par : dobolino | 10 novembre 2007
Je ne vais pas aller chercher un post lointain pour savoir si "juif" y était utilisé comme nom (majuscule) ou comme adjectif (minuscule). Par parenthèse, c'est une règle que j'aimerais bien voir enseignée à tous les collégiens de France (parenthèse dans la parenthèse : si "Français" — nom — prend une majuscule, faut-il en mettre une à "Céfrancs" ?)
Anecdote. Il y a des années de ça, nous recrutions une équipe pour faire un manuel de philo (qui a vu le jour, et qui a merveilleusement marché, merci : la Philosophie comme débat entre les textes, Magnard, à partir de 1986, très belle couverture emprutée à Cremonini).
Les deux premiers que nous contactâmes (sans les connaître) étaient l'un ashkénaze, l'autre séfarade. Mis en présence l'un de l'autre, parmi un nombre respectable de bouteilles de vin (le Banquet…) et de delicatessen achetées chez Goldenberg, dont j'étais voisin à l'époque, nous avons assisté, légèrement interloqués, à un défi de blagues plus antisémites les unes que les autres (pour la petite histoire, l'ashkénaze a tenu à l'emporter, mais ils étaient allés si loin dans le délire qu'ils en conclurent, avec raison, que leur point de tolérance était assez élevé pour qu'ils se supportassent — à thé).
Il semble bien que la doxa juive (et corse, au passage, dans un genre semblable de minorité très opprimée qui se retrouve dans le second degré) consiste entre autres à jouer à l'antisémite — et c'est ainsi que j'ai compris l'allusion à Zemmour (sinon, j'aurais tonné, comme dit Flaubert dans le Dictionnaire des idées reçues). Ce blog est suffisamment libre, ce me semble, pour que tous les types d'humour s'y croisent.
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 novembre 2007
"D'autant que dans le nouveau contexte, les retenues de salaire seront effectives et très rapidement mises en oeuvre ! Un bon prof de gôche est malgré tout près de ses sous ... surtout quand l'été approche."
Ecrit par : Zorglub | 09 novembre 2007
Beurrk!! Envie de vomir!!!! A vous faire rendre bile devant une telle bêtise. Décidément, il y a quelque chose de pourri au royaume de la Transmission du Savoir.... Pauvres petit cloportes sarkozistes. Nul doute que ces baudets vont approuver des deux mains la réforme honteuse de la carte des TGI... Suppression de celui de Saumur, flambant neuf. Doigt d'honneur vaseliné aux PCDF (Pauvres Cons De Français).
Et puis ras le fion de ces considérations pétainistes: rhalala, les grévisssses, tous des bonnes chéviches!!! Ahaha! On a passé son temps à manifester!!!! maintenant on en paye le prix!!! hahahha!!!
Affligeant. Degré zéro de la politique. Et puis t'as pas pot Zorglub, moi je suis tout sauf à gauche. Mais les grèves, je les ferai TOUTES , ne serait-ce que pour cracher sur les escarpins de la France blingbling. Et quel délice de passer pour un "soiclao-communiste". Etre ainsi étiqueté par les mafieux pourris de l'UMP est un honneur. Enfin, Zorglub ,sois honnête, toit et tes copains sarkozistes, ayez donc les couilles d'interdire le droit de grève.....
Mais ne venez pas, dans 5 ans, quand le PNB/h de la France aura rejoint celui de la Roumanie, ne venez pas pleurnicher.
Ecrit par : montaigneàcheval | 10 novembre 2007
OK JPB, votre explication est lumineuse et convaincante, comme toujours. Merci. Je continueà lire.
BâV
Ecrit par : montaigneàcheval | 10 novembre 2007
Un ban pour Catmano ! Un ban pour Catmano !
C'est quand même curieux ces gens modestes, surtout que c'est très mal porté - et noté de nos jours - le moi n'est plus haïssable, Catmano, au contraire il s'étale comme le chien retourne à son vomi, paraît-il !
Moi qui ne connais pas votre discipline, je ne jugerai pas le fond mais je mets un grand A à votre style d'écriture, très plaisante et pleine d'expressions pittoresques et revigorantes.
Pour ce qui est du plan de votre ouvrage, demandez à un normalien de vous en faire un - suivez mon regard - ils adorent cet exercice, c'est comme pour les énarques c'est une seconde nature chez eux, en général il y a juste le fond qui pèche un peu.
Ecrit par : iPidiblue fan de Catmano | 10 novembre 2007
Jean-Paul, avez-vous une explication sur le silence assourdissant des historiens (et des géographes, minorité non opprimée) sur le pédagogisme et la refondation de l'école ?
On les entend radoter qu'ils formeraient l'esprit critique des élèves et beaucoup trop font tout bonnement et servilement dans la fifiche, la grigrille et les "activités" chères aux constructivistes.
Ecrit par : P. Azimont | 10 novembre 2007
Quelle élégance MAC, quelle hauteur de vue et de propos ... ! Vous nous habituez souvent à mieux !
"toit et tes copains sarkozistes" lapsus calami révélateur, à force de raser le parquet, on finit par en avoir la tête toute retournée ...
Merci au passage pour votre tutoiement, je me sens ainsi élevé au rang de vos amis !
Pour confondre vos adversaires, vous vous résolvez à utiliser des procédés qui ont fait leurs preuves en des temps hélas pas si lointains : insinuation, injure, mépris, assimilation à des insectes injustement méprisés (peu glorieuse mais incomparable fonction : débarrasser une planète de la merde).
"Ce qui en dit long sur la couleur des participants. !
Ecrit par : montaigneàcheval | 10 novembre 2007 "
Juste (avec une majuscule) : comment osez-vous ? La parano vous guette et dessert un combat qui me semble-t-il fait l’unanimité en ces lieux. Vous délirez cher ami !
Ecrit par : Zorglub | 10 novembre 2007
Pour ce qui est du plan de votre ouvrage, demandez à un normalien de vous en faire un - suivez mon regard - ils adorent cet exercice, c'est comme pour les énarques c'est une seconde nature chez eux, en général il y a juste le fond qui pèche un peu.
Ecrit par : iPidiblue fan de Catmano
J'en connais un qui s'ennuie et qui serait ravi de le faire. Pour plus d'information : mr-moot "arobase" neuf.fr
Il serait d'ailleurs tenté de mettre au net sa propre prose, mais c'est une autre affaire.
Ecrit par : Moot | 10 novembre 2007
"Un bon prof de gôche est près de ses sous, surtout quand l'été arrive". Que voulez-vous (ou que veux-tu) mon cher, comment comprendre autre chose que ce que vous dites.....désolé. Mais que voulez-vous, vous me connaissez, je suis soupe-au-lait, taureau borné-chiffon-rouge....
Et puis flûte, on vit quand même une époque insensée !!! Quelle régression!!! Vous savez (tu sais) que sans grèves, on en serait encore au rapport Villermé(1841). Le patronat n'a jamais donné quoi que ce soit de bon coeur. Et puis quoi, pourquoi cette hargne contre les grèves???Etrange. Bismarck pas spécialement homme de gauche écrivait, en 1888, à l'occasion de l'Avènement de Guillaume II "Ihre MajestÄt muss stetig im Geiste haben dass DANK DES STREIKRECHTS, ist die Stabilität Ihrer Macht versichert. Nämlich, werden durch Streiken, die antagonistische und revolutionnäre Triebe der Arbeiter zur Nichte gemacht."
(Sa Majesté doit considérer que le droit de grève est l'outil qui lui assure la stabilité de sont règne. En effet, par la grève, sont réduites à néanet toutes les vélléités antagnistes et révolutionnaires des travailleurs")
Même Bismarck avait compris.....
BâV
Ecrit par : montaigneàcheval | 10 novembre 2007
"D'autant que dans le nouveau contexte, les retenues de salaire seront effectives et très rapidement mises en oeuvre ! Un bon prof de gôche est malgré tout près de ses sous ... surtout quand l'été approche."
Ecrit par : Zorglub | 09 novembre 2007
Sauf le respect que je dois à (presque) tout un chacun ici, je voudrais "rebondir" sur le post de: "un hussard" et dire à Zorglub que son message, s'il est écrit au premier degré, est très bête! Cela me rappelle le propos d'un député UMP frais élu aux avant dernières législatives, (celles au cours de laquelle la "vague bleue" a emmené à l'assemblée quelques "blaireaux" parfaits; on aurait mis à cette occasion un cheval en tête de liste, il serait passé haut la main): "Si les profs grévistes n'étaient pas payés pour les jours de grève, il y aurait moins de monde dans les manifs"... Affligeant.
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2007
Dobo, votre mail en MP sur F2, please, ce n'est pas pour vous insulter :), mais pour une photo... en basse def.
Ecrit par : D'Enguell | 10 novembre 2007
Au sujet des lectures pour enfants qui me semblent recommandables, j'ai un très bon souvenir de la série "Bennett et Mortimer" de l'anglais Anthony Buckeridge, cela se passe dans un collège anglais et c'est très drôle.
Le cochon d'inde dans "Un ban pour Bennett" s'appelle Charles Edward Munchicourt, rien que ça !
Enfin c'est très anglais quoi !
Ecrit par : iPidiblue lecture pour tous | 10 novembre 2007
Pour P. Azimont : les historiens-géographes, comme les autres, font ce qu'ils peuvent avec ce qu'ils ont! Mais nombre d'entre eux, auxquels j'estime appartenir, tentent de maintenir, sinon de promouvoir, chronologie, grandes figures et géographie physique face au déferlement de l'histoire thématique hors du temps et de la géographie sans substrat... Là aussi les programmes, à la fois pompeux et vides, comme les horaires, sont à revoir... : la Révolution française (4°) en 8h, Empire et contrôle compris, comme la Première Guerre mondiale (3°) en 4h, c'est limite!...ou voulu d'ailleurs : car comment ne pas être superficiel en si peu de temps et compte-tenu des méthodes constructivistes imposées?
Ecrit par : Claire | 10 novembre 2007
La Commune de Paris, au rancard.....le Front Pouplaire en 1 heures, dès fois que ça donne de sales idées aux gosses des pue-la-sueur!!! Et la Shoah, en 1 heure, tout compris. Et tout à lavement, comme disait Diaforius.
Vous savez Claire, depuis 27 ans que j'enseigne l'Histoire Gé, les consignes rectorales, j'enlève l'"or" et m'en ait un usage certes fort utile mais que la bienséance m'empeche de décrire plus avant.
Par respect pour mes élèves, je VEUX absolument qu'ils saisissent la "mécanique de l'histoire" et l'épaisseur du paysage en géographie. Je me fous royalement de faire de l'épate, de faire du flonflon, de lècher les bottes délirantes d'IPR shootés aux Chocapic, et qui se prennent pour Braudel, alors qu'ils ne sont que chef de produits pour Castorama.
16 heures pour la Première Guerre Mondiale, 3, pour le Front Pop, 25 pour la Seconde guerre Mondiale dont 6 pour la Shoah, débats, projections, et visites au Mémorial juif compris, 9 heures sur la décolonisation ......et je les emmerde, les cornards bouffis des IUFM, nos bouffons que même Bouglione ne voudrait pas cachetonner.
Ce que je puis vous dire, c'est que mes mômes aiment ce que je leur enseigne et que c'et ma plus belle légion d'honneur. le jour où je les ferai tartir, je partirai avec ma retraite sauce Sarkozy....
Ecrit par : montaigneàcheval | 10 novembre 2007
Merci, Claire-que-je-ne-connais-pas — mais c'est très clair. Quand les concepteurs de programmes comprendront-ils quen fait d'Histoire, les enfants accrocheraient mieux à une histoire qu'on leur raconterait dans l'ordre — et qu'en Primaire, ce n'est pas pour rien que nous nous extasiions sur les "belles histoires de l'oncle Paul" (Spirou, non ?). Au lieu de ça, on les trimballe sur le site de fouilles local (pourquoi pas ? mais pas au détriment du reste), le château local, le nid de poules local (est-ce de l'histoire ou déjà de la géographie ?). Déjà qu'on blaguait quand j'étais gosse le défaut global des Français en géographie, qu'est-ce que ça doit être, maintenant que pour des raisons "citoyennes", on ne fait quasiment plus que de la géographie humaine — trop humaine…
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 novembre 2007
"Un bon prof de gôche est malgré tout près de ses sous ... surtout quand l'été approche."
Ecrit par : Zorglub | 09 novembre 2007
Alors là, chapeau ! Quelle belle découverte ! Vous méritez sans conteste les titres de docteur en sciences économiques et en sociologie.
Je me permets humblement de compléter votre brillante analyse en ajoutant qu'un salarié de base -qu'il soit prof de gôche, prof de droâte, prof d'ailleurs, ouvrier du bâtiment, aide-soignant...- est effectivement près de ses sous pour parvenir tant bien que mal à boucler ses fins de mois. Et tenez-vous bien, quand l'été approche certes, mais aussi en automne, en hiver, au printemps...
La fiche de paie, c'est méprisable pour vous ? Vous en avez de la chance !
Ecrit par : Un hussard | 10 novembre 2007
"le rôle exact des maternelles, se demandant s’il était sage de décréter l’entrée obligatoire à l’école avant cinq ans — "
Question (mille excuses si je suis mal informé) : l'âge obligatoire d'entrée à l'école n'est-il pas six ans ? Par contre, les maternelles ne sont-elles pas libres de refuser les enfants de deux ans mais obligées d'accepter ceux de trois ans ?
Par ailleurs, entendu d'une pédagogo qui officie en CP/CE1 :
- je ne fais pas d'anglais, je n'ai pas le temps (ni le bon accent) et on nous demande de plus en plus de choses
- (moi) on dit qu'il y a de nouveaux programmes en gestation, plus simples, recentrés sur les fondamentaux...
- (la pédagogo) : je ne demande que ça...
Soyons juste avec elle : l'institutrice en question se désintoxique de plus en plus de son idéologie iufmesque.
L'espoir est permis.
Ecrit par : Japhet | 10 novembre 2007
Au lieu de ça, on les trimballe sur le site de fouilles local (pourquoi pas ? mais pas au détriment du reste), le château local, le nid de poules local (est-ce de l'histoire ou déjà de la géographie ?).
Ecrit par : brighelli | 10 novembre 2007
S'extasier sur le nid de poules local fut un privilège que l'histoire s'arrogea, et pourtant du même ordre que l'âgé au gras fit.
Ecrit par : D'Enguell | 10 novembre 2007
Même Bismarck avait compris.....
BâV
Ecrit par : montaigneàcheval | 10 novembre 2007
En France, le droit de grève ne date-t'il pas de Badinguet ?
Vous pensez que celui que vous affublez actuellement du même surnom le supprimerait ?
Ecrit par : Japhet | 10 novembre 2007
"Suppression de celui de Saumur, flambant neuf. Doigt d'honneur vaseliné aux PCDF"
Montaigneàcheval, faudrait voir à arrêter le Champigny! Où avez vous été trouver que le TGI de Saumur est neuf ?
Ecrit par : Saumur brut | 10 novembre 2007
Exemple de la débilité des programmes d’histoire.
En 1re S, voici la présentation de la Première Guerre mondiale qui doit être traitée dans le cadre du chapitre de 12 heures « la France de 1900 à 1939 ». Les élèves de cette section n’ont que 2,5 heures d’hist-géo par semaine depuis la réforme Allègre-Meirieu.
Extraits :
« Les Français dans la Première Guerre mondiale (sic).
Le second moment retenu pour l'étude de la France entre 1900 et 1939 est un événement majeur : la guerre de 1914-1918. Le fil conducteur retenu par le programme est le vécu et les représentations des Français ; il se veut au service d’une analyse globale.
Après avoir décrit l’entrée en guerre, on étudie les manières dont les Français vivent le conflit, en insistant sur le fait que la société dans sa quasi-totalité est touchée par le deuil. Une ouverture sur certains prolongements de la Grande Guerre (apaisement des luttes religieuses, organisation du souvenir, évolution des rôles féminin et masculin, ...) achève l’étude. »
Et ceci en trois-quatre heures !
Il n’est donc pas question officiellement d’entrer dans le détail de la guerre.
Que doivent donc retenir en si peu de temps les élèves de 2007 ?
« Les monuments aux morts érigés et une foule de plaques commémoratives font mémoire des morts par leurs listes nominatives ; devenant des lieux de commémoration, surtout le 11 novembre, ils affirment une ambition civique. Monuments et manifestations aident les survivants à surmonter les disparitions, en tissant des harmoniques entre la douleur personnelle et la sacralisation collective. »
Ecrit par : Pierre Azimont | 10 novembre 2007
Parfois levé de très bonne heure le samedi pour corriger (des copies), j'ai eu la faiblesse de me brancher sur France Info.
J'y entends un certain Jérôme Colombain proférer : "Un ordinateur consomme deux kilowatts par jour. En une semaine, il produit plus de CO2 qu'un arbre ne peut en absorber".
Avec une puissance moyenne consommée de 200 W, un ordinateur allumé une dizaine d'heures par jour consommera 2000 W.h ou encore 2 kW.h *.
Si la première affirmation est une pure connerie - durement sanctionnée lorsqu'elle est produite par un élève de lycée - la deuxième est sibylline ** :
S'agit-il d'un ordinateur flatulent qui exprime ? Auquel cas, le gaz *** fourni est-il pur **** ?
A moins qu'il faille comprendre que l'énergie nécessaire pour le faire fonctionner est en partie fournie par des centrales thermiques ? Auquel cas, des évènements sur le thème "un ordinateur, un arbre" pourrait-il désennuyer un moment nos bobos ? Tout en leur faisant plonger les mains dans la glèbe sans Pol Pot ? Mais alors, pourquoi attendre une semaine ?
Dans tous les cas, on a un problème avec le temps à France Info : l'immédiateté abolit le temps, c'est bien connu. Confondre une quantité avec le rythme de sa production, c'est éliminer la différence. Faut-il s'étonner alors que d'aucuns considèrent que tout soit se vaut dans une insignifiance généralisée ?
Un "journaliste" serait ainsi une personne qui produit au moins une liste par jour. Liste de mots, liste de chiffres, de poncifs, de conneries pures ou partielles, de nouvelles vagues, d'informations précises, peu lui chaut : l'important étant d'alimenter le Moloch et de passer sans cesse de nouvelles capotes sur un réel définitivement morcelé et falsifié en permanence.
Merci France Info !
* Sur le site de France info (http://www.france-info.com/spip.php?article35453&theme;=34&sous;_theme=35), on lit : Un ordinateur consomme 2 kw/h par jour. Pas très loin, les analphabètes de la télé parlent de vitesse en "kilomètres heure".
** Toto : rien à voir avec Christophe Sibille.
*** Mes élèves m'entendent souvent dire que le "CO2" est un abus de langage réservé exclusivement aux ignorants et aux experts. Eux doivent dire et écrire "le dioxyde de carbone".
**** Certains avaient préconisé dans le passé de rentabiliser les IUFM en récupérant celles qui y sont produites quotidiennement. Le Grenelle de l'environnement a malheureusement fait l'impasse sur cette opportunité.
Ecrit par : dugong | 10 novembre 2007
des évènements sur le thème ... pourraient ...
Ecrit par : dugong | 10 novembre 2007
@ montaigneàcheval,
"Tu vois, connard, moi aussi ...
Alors un conseil ,Julius Von Streicher, rentre bien vite dans ta poubelle. Ce genre de remarques ...
Au fait, le petit nazillon a écrit ..."
- ce n'est pas le bon fil
- tu n'a rien compris
- je n'ai pas à te présenter mes papiers
- tu ne te rends pas compte de ce que tu écris
- tu es un ivrogne, ou presque, donc je ne te demande rien
- oublie moi ...
Ecrit par : julius | 10 novembre 2007
"..."toto", c'est un bon support pour bien redébuter!
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 novembre 2007 "
V'la ti pa k'leu neuneuducono nous vends d'la syllabique (Jolly/Boscher) :pt1cable: :lol:
Le monde à l'envers. Trop con tu es .... :o))))))))
Ecrit par : toto | 10 novembre 2007
Propositions de darcos pour le primaire :
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3224,36-976866@51-861150,0.html
Ecrit par : dugong | 10 novembre 2007
J'avais oublié que par copier/coller, les adresses du site du Monde ne sont pas correctement traduites sur ce blog.
Allez dans la rubrique Société et vous trouverez l'article...
Ecrit par : dugong | 10 novembre 2007
"V'la ti pa k'leu neuneuducono nous vends d'la syllabique (Jolly/Boscher) :pt1cable: :lol:"
Ecrit par : toto | 10 novembre 2007
Je ne vends rien, toto! C'est cadeau, pour vous! :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2007
Pour parler de choses plus intéressantes, propos de Roland Barthes (par lui-même) à l'instant, sur France-inter, au sujet de l'importance de la littérature dans les enseignements au lycée. (Studio 3, émission de Laure Adler), (je ne sais pas de quand date l'enregistrement de cet entretien). Mais j'ai été un peu sidéré d'entendre le grand homme dire: "un espèce de"...
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2007
Tant que le journaliste ne le confond pas avec un gardien de but !
Quoique ...
Ecrit par : dugong | 10 novembre 2007
christophe votre "espèce" me renvoit à "l'élégance du hérisson" où la concierge qui est en fait une autodidacte férue de littérature, de grammaire et d'Ozu tient à se faire passer pour ce qu'elle n'est pas sauf aux yeux de ses bourgeois de patrons(ignorante et maussade) en infligeant à un médecin "c'est UN espèce d'infarctus ?" à part ça un petit régal de livre.
Ecrit par : fabienne | 10 novembre 2007
"D'autant que dans le nouveau contexte, les retenues de salaire seront effectives et très rapidement mises en oeuvre ! Un bon prof de gôche est malgré tout près de ses sous ... surtout quand l'été approche."
Ecrit par : Zorglub | 09 novembre 2007
Pauv' crétin, vous avez une fortune personnelle pour dire des conneries pareilles ? on voit bien que vous n'avez jamais fait grève, minable jaune que vous êtes... sinon vous sauriez que depuis l'amendement Lamassoure (non aboli par la gogoche , entre parenthèses) tout gréviste perd un trentième par jour, même s'il ne fait qu'une heure de grève !
Ecrit par : TIGER LILITH | 10 novembre 2007
"Tant que le journaliste ne le confond pas avec un gardien de but !"
Quoique ...
Ecrit par : dugong | 10 novembre 2007
Vous ne croyez pas si bien dire! Luchini, invité principal de l'émission, racontait qu'on lui demandait souvent, à l'issue de son spectacle, si Roland Barthes était de la famille du footballeur!
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2007
Par contre, les maternelles ne sont-elles pas libres de refuser les enfants de deux ans mais obligées d'accepter ceux de trois ans ?
Ecrit par : Japhet | 10 novembre 2007
C'est en fait une question d'effectifs et de nombre de postes et d'IA.
Si le nombre de postes de l'école est suffisant pour accueillir tous les enfants (30 élèves par classe pour l'administration, si mes souvenirs sont bons, et blocage à 25, consigne syndicale) que les parents viennent inscrire, la directrice est tenue de prendre tout le monde, du moment où l'enfant est propre et a deux ans révolus (avant le 31 décembre, dans mon département, mais je n'ai jamais pu trouver la loi qui obligeait à cela).
Si le nombre de postes est insuffisant, ce sont la plupart du temps les "deux ans" qui sont inscrits sur liste d'attente. Si malgré cela, on risque de dépasser les 25 ou 30 par classe, on mettra ensuite les "trois ans" de fin d'année (ou selon l'ordre d'inscription, cela dépend des décisions du conseil des maîtres ou de la directrice) sur liste d'attente.
Par ailleurs, les "deux ans", même ceux qui fréquentent très régulièrement l'école depuis le début de l'année scolaire, ne sont pas pris en compte dans le calcul des effectifs de l'école (au moins dans mon département).
Il me semble que dans beaucoup de grandes villes, il y a déjà bien quelques années que les "deux ans" ne peuvent plus être admis, faute de place, et que les "trois ans" nés en fin d'année subissent eux aussi le même sort.
J'ai entendu dire que, pour toute nouvelle construction de crèche, l'administration exigeait que les locaux soient prévus pour recevoir les enfants de 3 mois à 5 ans. Information à vérifier, quand même.
Ecrit par : catmano | 10 novembre 2007
Monsieur Brighelli, est-ce vrai que Xavier Darcos vous a proposé un poste de chargé de mission (information donnée par VSD du 7-13 novembre) ?
Ecrit par : Helisenne | 10 novembre 2007
J'y entends un certain Jérôme Colombain proférer : "Un ordinateur consomme deux kilowatts par jour. En une semaine, il produit plus de CO2 qu'un arbre ne peut en absorber".
jérome Colombain...Comment ne pas dire de conneries avec un blaze pareil? Hmmmm, Dugong???
Ecrit par : montaigneàcheval | 10 novembre 2007
Suppression de celui de Saumur, flambant neuf. Doigt d'honneur vaseliné aux PCDF"
Montaigneàcheval, faudrait voir à arrêter le Champigny! Où avez vous été trouver que le TGI de Saumur est neuf ?
Ecrit par : Saumur brut | 10 novembre 2007
Pardon Saumur Brut, mais vu aujourd'hui sur I-Info. Reportage . TGI neuf, ou presque.
Mais le Champigny les Veuddes 1993 volontiers........
Ecrit par : montaigneàcheval | 10 novembre 2007
C'est pourtant son vrai blaze à cézigue !
Ecrit par : dugong | 10 novembre 2007
Vous me faites sourire avec votre espèce au masculin... Je me bats moi dans mon collège contre les "cent zeuros, 8 zeuros, quatre'zenfants....
Sauf que ces mots je les entends non seulement dans la bouche de mes élèves qui me regardent bouche bée quand je les corrige, mais aussi et surtout dans celle de leurs parents, ou encore de la plupart des commerçants de ce pays. Prudemment, les journalistes ou les annonceurs des pubs ont recours au "cen' Euros" sans faire la moindre liaison. Mais ce n'est là qu'un préambule. Au fil de ce post, j'ai lu quelques mots de confrères sur l'histoire géographie. Je fais partie de ces profs qui ont fait un choix. Privilégier chronologie, explication de fond, savoir, et méthode. Je sacrifie donc systématiquement (sauf en troisième pour cause d'examen) l'éducation civique (bouillabaisse immangeable du bien disant citoyen), je réduis la géographie à la portion congrue physique, économique et humaine (eh oui comme autrefois, c'était tout de même plus clair, et je me concentre sur le programme gargantuesque de l'histoire, notamment en quatrième et troisième. Je suis relativement du même avis que Montaigne à cheval mais je déplore l'excès proche de l'insignifiance de ces propos et ses insultes. On peut défendre ce qu'on croit sans avoir l'insulte continuelle à la bouche. Cela dit je suis sur la même ligne et jusqu'à ma retraite, je ne passerai jamais au choix ni au grand choix. L'ancienneté, tel est mon destin. J'assume ma façon de faire y compris en inspection. Comment expliquer la Révolution russe si l'on n'explique pas les causes et la situations de la Russie au XIXe et au début du XXe siècle ? Or, un collégien n'entendra jamais parler de la Russie sauf en cinquième avec l'aventure byzantine des moines Cyrille et Méthode chez les Moraves (grand succès auprès des élèves en général). Comment expliquer la France de l'entre deux guerre ou l'Allemagne nazie en trois heures maximum alors que les élèves de troisième sont INCAPABLES de comprendre la différence entre la droite et la gauche (ils sont d'ailleurs tout à fait demandeurs et avides de savoir). Comment leur apprendre en éducation civique des termes aussi abstraits que symboles, valeurs et principes (de la République) alors qu'ils sont (toujours en troisième) incapables de lire correctement un texte (presque chaque mot est à expliquer et je ne plaisante hélas pas). Ils ne lisent ni les textes, ni les questions et répondent comme ils peuvent dans une profusion de paraphrases et de lieux communs (c'est notamment frappant en éducation civique). Mais si on prend le temps de leur expliquer chaque mot clé, de leur montrer ce qu'est que la construction d'un plan thématique ou chronologique, ce qu'est une transition, ou de leur rappeler que "Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement
et les mots pour le dire viennent aisément" Merci monsieur Boileau. Je passe mon temps à des choses basiques, simples, par exemple lorsqu'en cinquième j'écris au tableau la durée des dynasties mérovingienne (481-751) et carolingienne (751-987), je demande quelle dynastie a régné le plus longtemps et leur demande de calculer mentalement le nombre d'année entre les dates. Il faut...beaucoup de temps pour arriver à un résultat qui ne soit pas approximatif ou totalement fantaisiste. Il semble que nos petits collégiens aient été invités en primaire à lancer des résultats au hasard, car la nature ayant horreur du vide il vaut mieux une réponse spontanée qu'un silence honteux. Eh bien non. Je leur apprends à tourner sept fois leur langue dans leur bouche avant de donner un résultat ou une réponse. De reflechir avant de parler et je m'échine à leur expliquer que lorsque je pose une question la réponse ne se trouve pas incrustée dans les dalles du plafond mais dans les pages de son livre ouvert (quand il l'a...) ou dans la fiche de cours devant ses yeux. Je terminerai ce post en rappelant cette terrible vérité devant laquelle nous nous heurtons tous, nous les profs de collège : ces élèves ne savent pas faire le lien entre la question posée et la réponse à apporter par rapport au cours qu'ils ont devant les yeux. Même en troisième il n'écoutent pas la question ou ne la lisent pas. Cela vient essentiellement de l'absence cruelle de l'envie de lire (surtout chez les garçons). Je ne remercierai jamais assez le sieur harry Potter pour la magie qu'il a reussi à produire chez les petites... têtes blondes (oui quitte à choquer malheureusement la lecture d'harry Potter reste relativement élitiste en collège). En début de quatrième, systématiquement je lis le premier chapitre à haute voix du "Parfum" de Süskind. Je suis toujours frappé de voir la semaine suivante fleurir sur les tables quelques exemplaires de l'auteur allemand.
Ecrit par : guedbralec27 | 10 novembre 2007
Moi aussi j'ai rassemblé ici les 4 épisodes
dans 01/1:
"""Cela aurait amusé Baudelaire ou Flaubert (nous sommes au 150ème anniversaire de leurs démêlés avec la Justice impériale) de se savoir désormais « bourgeois » — du moins auraient-ils ri jaune"""
Flaubert qui signait ses lettres "bourgeoisophobus" particulièrement.
Ecrit par : Cadichon | 10 novembre 2007
Suite:
""Les pays-modèles, il ne faut pas les chercher en Scandinavie (XD avait par avance discrédité toute idée de comparaison avec la Finlande), mais en Corée du Sud ou à Singapour"
Exemple de ... synchronicité ?(merci dobolino pour Placid et Muzo)
Alors que je n'avais pas encore découvert que la suite avait été postée, j'écrivais sur An O1/1
"'Il serait intéressant...de se demander pourquoi des pays parmi les plus libéraux du monde ne décollent pas des places de tête dans le classement des performances scolaires"
Ecrit par : Cadichon | 10 novembre 2007
Ecrit par : Cadichon | 10 novembre 2007
Assisté à une conférence de la journaliste et grand(e) reporter Memona Hintermann qui vient de publier un livre chez Latès : Tête haute dans le quel elle dit tout ce qu'elle doit, petite métis pauvre née sur l'Ile de la Réunion d'un père musulman d'origine indienne et d'une mère catholique d'ascendance bretonne, à l'école de la République.
Pourrait-elle refaire le même parcours aujourd'hui ? A la Réunion, peut-être, ici, j'en doute. Je reproduis un passage de mon article (en prépublication) :
"Elle a évoqué l'apprentissage du Coran à la madrasa, puis l'Eglise catholique avec ses fleurs et ses images, les belles histoires de la Bible, son baptême...Un baptême que son père ne lui pardone pas, pas plus qu'à sa soeur qu'il veut tuer "pour crime d'honneur" et qui doit s'enfuir pour échapper à un mariage forcé.
Je suis sortie de tout cela grâce à l'école. Une école républicaine "à l'ancienne". Je ne sais pas où je serais aujourd'hui sans l'école...Dans ma famille, on ne parlait pas le français, mais le créole. Je suis devenue la première bachelière de la famille.
J'ai passé un concours organisé par l'ORTF dans le nord de l'Île, à Saint-Denis de la Réunion et j'ai été sélectionnée. J'ai décidé d'aller à Paris, plutôt que de rester à la Réunion, puis à Orléans pour voir les châteaux de la Loire et la ville de Jeanne d'Arc..."
J'ai pris la parole au moment des échanges avec la salle pour lui dire ce qu'il en était aujourd'hui de l'école qu'elle a connue. Elle m'a écoute avec gravité.
Mouvement divers dans la salle. Un monsieur m'approuve, une dame (professeur en lycée) me dit que "j'exagère".
-----------------------------------------------------------------------
Discuté tout à l'heure avec la directrice de la Médiathèque, fille, petite-fille et arrière petite-fille d'instituteurs. Elle me dit que sa mère, à 93 ans continue à rattraper chez elle des enfants victimes de la méthode globale.
Elle me confie qu'elle a eu des ennuis avec les inspecteurs et sa hiérarchie parce que, en conscience, elle ne voulait pas appliquer la méthode globale dès le départ dans ses classes.
J'ai pensé à une phrase d'Isaac Bashevi Singer dans ses souvenirs d'enfance à Varsovie (Un jour de bonheur, souvenirs de la rue Krochmania) à propos d'une blanchisseuse catholique d'une grande bonté et d'une énergie héroïque qui lavait le linge de sa famille : "Je ne peux même pas imaginer un monde où des gens comme elle ne seraient pas récompensés."
Ecrit par : Robin | 10 novembre 2007
Parce que la Finlande, le Canada ou le Danemark ne rançonnent pas les classes populaires comme le fot les sbires mafieux de l'UMP. Le libéralisme à la mode danoise, suédoise, ok, encore que le taux de suicide et d'alcoolisme y est coquet et que la Finlande.....quel paradis. 7 Millions de Finalandais, 2 Millions d'armes. Résultat, la semaine dernière, pan,pan!!!!
Mais c'est vrai "laisser faire, laisser passer". Vendre des armes est unb usiness comme les autres. Cela dit, quand la France aura atteint le niveau du Danemark en matière de modèle social, le Burkina aura le niveau de vie de la Suisse.
La France a un énorme problème, celui qui avait fait démissionner De Gaulle, le 19 Janvier 1946. Et ce n'est ni le socialisme, ni le libéralisme ,c'est la prodigieuse nullité du bétail politique, du cheptel patronal. Nous sommes la risée des pays civilisés 55 ans de Chiracs, de Mitterrands, de Chabans et autres Chinauds ou Barres ont défintivement rendu ce pauvre pays exsangue. Il est là le problème, dans la fantastique médiocrité de la pensée sociale. Et vous savez quoi, dans ses mémoires , De Gaulle, un grand , lui, racnte la chose suivante: le matin du 19 Janvier 194§ ,après avoir convoqué tout le ministère pour un conseil extraordinaire, il ne les laissa même pas ôter leurs lardeuss en squonsse, et leur annonça qu'il démissionnait. Voila ce qu'il écit: "Je voyais, devant moi, ces hommes de la IIIème république, impavides, parfaitement incapable de saisir ce que cet instant avait de tragique. Des hommes du passé. Le seul qui me parut en proie à une émotion réelle fut Maurice Thorez".
Ecrit par : montaigneàcheval | 10 novembre 2007
Et De Gaulle ajoute:" Voici alors ce que je dis à ce gouvernement de rencontre:
"J'entrai, serrai les mains et, sans que personne s'assît, prononçai ces quelques paroles :"Le régime des partis a reparu. Je le réprouve. Mais, à moins d'établir par la force une dictature dont je ne veux pas et qui, sans doute, tournerait mal, je n'ai pas les moyens d'empêcher cette expérience. Il me faut donc me retirer. Aujourd'hui même, j'adresserai au Président de l'Assemblée nationale une lettre lui faisant connaître la démission du Gouvernement. Je remercie bien sincèrement chacun de vous du concours qu'il m'a prêté et je vous prie de rester à vos postes pour assurer l'expédition des affaires jusqu'à vos successeurs soient désignés." "
Ecrit par : montaigneàcheval | 10 novembre 2007
En 2000, on estime que la violence entre jeunes a fait parmi eux 199 000 morts, soit un taux mondial de 9,2 pour 100 000. Dans la Région européenne, la plupart des pays dont le taux est supérieur à 10 pour 100 000 sont des pays traversant une phase de rapide changement socioéconomique, telles l’Albanie (28,2 pour 100 000) et la Fédération de Russie (18 pour 100 000). Les pays où ce taux est bas appartiennent plutôt à la partie occidentale de la Région, comme la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord (qui enregistrent, respectivement, un tauxde 0,6, 0,8 et 0,9 pour 100 000).
Le libéralisme semblerait faire moins de mal que d'essayer de sortir du communisme.
Ecrit par : Guillaume | 10 novembre 2007
Vous ne croyez pas si bien dire! Luchini, invité principal de l'émission, racontait qu'on lui demandait souvent, à l'issue de son spectacle, si Roland Barthes était de la famille du footballeur!
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2007
Est-il par contre de la famille de Pierre Barthes, qui fut tennisman de haut niveau ?
Ecrit par : Japhet | 10 novembre 2007
Ecrit par : Pendariès | 10 novembre 2007
JPB
Vous êtes cité dans le livre autobiographique de Memona Hintermann que j''ai évoqué plus haut : Tête haute, page 265 : "Nul besoin d'être réactionnaire pour entendre la proposition de Jean-Paul Brighelli professeur de Lettres à Montpellier : "Il faut apprendre à tous les éèves une culture commune et laisser la culture commune à la maison, dans cet esprit, Amin Maalouf -l'écrivain né au Liban qui a choisi d'écrire en français - affirme : "la culture jette les ponts...Le plus important dans nos histoires, ce sont nos parcours et non les racines (Amin Maalouf, lire, 2000)
Ecrit par : Robin | 10 novembre 2007
last but...
Anecdote qui m'ouvre une voie encore peu explorée ( sauf par JC Milner, peut-être, il me faudrait le relire)sur les composantes de cette Grande parade du déni et du mensonge (mais aussi dans le sens d'outil défensif) qui a conduit des sociologues à maquiller (ou mascarader avec un c comme Christophe) la débâcle de l'école en complot médiatique, libéral/libertaire,pour ne pas incriminer leur idéologie de référence, grâce à un réseau de soutien particulièrement efficace dans la fonction publique et les arrières boutiques de la politique.
J'avais trouvé cet été dans la bibliohèque de feu mon père un ouvrage des duettistes Baudelet et Escabeau (L'école capitaliste en France, Maspero, 1971) me demandant ce qu'il y faisait, et l'avais mis dans mon sac de bouquins en partance pour ici, pensant y revenir le moment venu... qui vint ce matin.
J'y ai trouvé une dédicace ( autre synchronicité, décidément cela tient de la bibliomancie) qui prend toute sa saveur après avoir lu ici les réflexions sur les Juifs, et l'antisémitisme supposé de l'un ou l'autre, sur le complot médiatique libéral/libertaire contre l'école et sur la conversion de Ph Meirieu "'alors que d'autres continuent à se réclamer de Baudelot/Establet pour affirmer que 'le niveau monte"', dit encore un autre.
Christian Baudelot écrivit: "pour Monsieur C..., en souvenir d'une tenue blanche un peu rouge,comme le juge! ".
Mon père a fait une conférence aux Frères ( et une aussi aux Soeurs) 3 points, dans les années 70, sur la délinquance financière aussi appelée en col blanc ( sa spécialité), lors de ce qui s'appelle une "tenue blanche". Il était à la fois de gauche (fondateur du Syndicat de la magistrature en 68) et sa tenue à lui était rouge, couleur de sa robe.
Establet a donc bien joué de cette palette blanche et rouge.
Par delà l'anecdote, cette amusante découverte me fait me demander combien il y a de Francs-Maçons chez les anti-pédagogistes. Tout cela ne manque pas de sel quand on sait le rôle joué par cette noble confrérie dans le développement de l'École républicaine laïque.
Bref, pas encore eu le temps d'y réfléchir, je vous le livre tout chaud et retourne à mon pensum, la lecture de ces fossoyeurs de l'école que leurs prédécesseurs portèrent sur... ah non, pas les fonds baptismaux, quand même...
Ecrit par : Cadichon | 10 novembre 2007
Jean-Paul Brighelli
Et Guy Morel a répondu, au moins???
Rechute gravissime!!! Catmano va être dans tous ses états quand elle va lire ces fadaises...
Et j'adhère. La maternelle a d'autant plus d'utilité fondamentale et essentielle que le milieu d'origine est faible sur le plan éducatif.
Une petite anecdote (excusez!): Catmano m'envoie par mail, au travail, des photos de sa petite-fille née le premier mai (eh! oui, bonne petite) de cette année. Bébé, cinq mois, a un livre entre les papattes et l'oeil concentré sur les images. Mon auxiliaire, mère de deux dyslexiques gravissimi et un laborieux, s'étonne: "Oh! Le bébé regarde un livre!". Ben oui, pourquoi pas?
Le rôle de la maternelle, c'est de gommer les inégalités. Fermez-les à Neuilly et doublez-les en ZEP et zones de revitalisation rurale, si vous voulez faire des économies. Et formez proprement les PE de maternelle!
Ecrit par : dobolino | 09 novembre 2007
Bonsoir,
je réagis avec un peu de retard.
JPB a fait un compte-rendu complet d'une réunion qui a duré quatre heures, avec une vingtaine d'interventions. Je le remercie vivement de s'être acquitté de ce travail ingrat.
L'interpellation de Dobolino m'amène toutefois à préciser ce que j'ai dit en qualité de secrétaire du GRIP.
1- Le ministre avait souhaité dans son propos introductif que les programmes du primaire fussent rédigés en quelques pages et fussent compréhensibles par les parents. J'ai dit que c'était bien le travail auquel s'était attelé le GRIP comme en témoignait l'ébauche de programmes de grammaire déjà envoyée à ses services. J'ai poursuivi en évoquant le stage de grammaire de deux jours qui venait de se dérouler et avait pour objectif de terminer le rédaction d'une terminologie grammaticale et de finaliser la rédaction des programmes.
2- Concernant ces programmes, j'ai dit que le GRIP avait conçu une organisation par cours de deux ans : CP1 (GS)-CP2 (actuel CP) ; CE1-CE2 ; CM1-CM2. J'ai ajouté que nous envisagions aussi de rédiger des programmes pour un Cours supérieur 1 et un cours supérieur 2, autrement dit la sixième et la cinquième actuelle.
Je n'ai rien dit d'autre, surtout pas concernant les structures scolaires. Ce qui est normal puisque le GRIP, contrairement à d'autres organisations, considérant que là se trouve la clef pour sortir de la crise scolaire, ne travaille que sur les programmes et les contenus.
Guy Morel.
Secrétaire du GRIP
Ecrit par : guy morel | 10 novembre 2007
fonts of course...comme dans fontaine
Pansur le bec... pas relu!
Ecrit par : Cadichon | 10 novembre 2007
errata : "Il faut apprendre à tous les élèves une culture commune et laisser la culture familiale à la maison."
Sinon, la phrase ne veut rien dire, excusez-moi !
Ecrit par : Robin | 10 novembre 2007
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3224,36-976866@51-861150,0.html
À lire, et à méditer en parallèle avec l'organisation des contenus par cours de deux ans, dont CP1/CP2, que propose le GRIP.
GM
Ecrit par : guy morel | 10 novembre 2007
Non, Japhet! Pierre Barthès s'écrit ainsi!
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2007
"les Trente glorieuses fabriquaient déjà des con/sommateurs — un mot qui commence mal, mais qui dit bien ce qu’il veut dire."
Des cons sots mateurs, oui.
Ecrit par : chris | 11 novembre 2007
A l'attention de montaigneàcheval:
Zemmour est un patronyme juif sefarade et ce n'est pas la peine de feindre une indignation hystérique à la Royal parce que julius mentionne cette évidence.
Imaginer que le Señor Hidalgo Caballero Don Pecadillo y Palabras y Paternoster de la Malora de la Malaria puisse être chrétien ou que la
Comtesse Marha Virága Kisászony Putrápesthi ait un petit air hongrois est sans doute pour vous la preuve qu'on est le fils secret d'Adof Eichmann?
Rappelez-vous, Herr Oberstudienrat : ce qui est excessif est insignifiant.
Ecrit par : Attila Smith | 11 novembre 2007
Par delà l'anecdote, cette amusante découverte me fait me demander combien il y a de Francs-Maçons chez les anti-pédagogistes.
Ecrit par : Cadichon | 10 novembre 2007
Pas mal de frères et soeurs trois points chez les antipédagogistes, voire "un certain nombre" (comme le regretté Fernand Raynaud disait "un certain temps" à propos de la durée de refroidissement du fut du canon) ; idem à la "Libre pensée", par exemple.
J'irais même plus loin : ces laïques purs et durs ("intégristes laïques", leur a-t-on même parfois reproché) sont sans doute les plus acharnés des antipédagos.
Voir ci-dessous la motion du congrès 2006 de la LP : on peut certes diverger avec la LP sur certains points, mais avouer aussi qu'il y a beaucoup de choses convaincantes dans ce texte, dans l'analyse qu'il propose, et dans les mots d'ordre sur lesquels il conclut, en particulier l'abrogation de la loi Jospin de 89 -- loi dont on se demande du reste ce que notre gouvernement, si prompt à faire voter tant de conventions inutiles (Montesquieu) attend pour la renvoyer dans les poubelles de l'Assemblée.
Le congrès national de la Libre Pensée réuni à LAMOURA (Jura) les 24, 25 et 26 août 2006 s’adresse solennellement à tous les citoyens, à tous les laïques, à tous les républicains :
L’instruction publique est gravement menacée !
L’institution scolaire édifiée par la République il y a plus d’un siècle par les lois organiques de Jules Ferry, sur la base des principes élaborés par les révolutionnaires de 1792-93, en particulier le Rapport Condorcet, a, pendant des décennies, instruit les enfants du peuple grâce à la qualité de ses principes et à des méthodes éprouvées que Ferdinand BUISSON avait exposées dans son Dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire, grâce à des manuels de lecture, d’écriture et de calcul rationnels et accessibles aux élèves d’origines les plus modestes, permettant ainsi à tous d’accéder à la connaissance, à la citoyenneté et de mettre fin au travail forcé des enfants.
Le congrès constate, sur la base des faits établis par de nombreux enseignants et des chercheurs, sur les travaux du Colloque de Rennes pour la défense de l’instruction organisé par la Libre Pensée en octobre 2004, que cette institution est l’objet, depuis près de 40 ans, d’une destruction méthodique entreprise à partir du haut par une avalanche de contre-réformes.
Chacun peut le constater :
L’Ecole primaire qui, depuis la fin du 19ème siècle, a été considérée comme l’une des meilleures du monde, est en voie de transformation en lieu d’animation, en lieu de vie, substituant au rapport d’apprentissage des relations ludiques de communication, abolissant pratiquement la transmission réelle des connaissances par un enseignant à ses élèves
. Le rapport MIGEON commandé par Lionel JOSPIN pour la réforme de 1989 ne dit-il pas ?: « L’optique constructiviste de l’appropriation des connaissances s’oppose à celle d’une transmission de celui qui sait à celui qui ne sait pas ».
En prétendant transformer l’enfant en « auto-apprenant » et l’enseignant en simple « adulte de référence » de soi-disant spécialistes de la pédagogie qui, pour la plupart n’ont plus enseigné devant une classe depuis bien longtemps, ont contribué à produire ce qu’il faut bien appeler une catastrophe culturelle nationale.
Il faut se rendre à l’évidence :
L’un des fondements les plus essentiels de la République est menacé de destruction au profit d’un système d’éducation privé chargé d’endoctriner les jeunes générations et de satisfaire les appétits de marchands des technologies de l’information.
Cette entreprise a commencé avec les lois anti-laïques de la Vème république, en particulier les lois Debré et Guermeur qui ont détourné vers l’enseignement privé confessionnel des milliards de fonds publics. Elle s’est poursuivie par une avalanche de contre-réformes, de Haby jusqu’à Fillon en passant par Jospin, Lang, Bayrou, etc..
La loi JOSPIN de 1989, toujours en vigueur, en instituant la communauté éducative, en renforçant les pouvoirs des Conseils d’école, en facilitant la pénétration dans l’école de forces extérieures, en instituant le caractère propre des établissements par les projets pédagogiques, n’a pas permis d’enrayer l’échec scolaire mais surtout a porté un nouveau coup très dur à la laïcité de l’école en introduisant le modèle du privé dans l’enseignement public .
La création des cycles à l’école maternelle et élémentaire, en supprimant les redoublements d’année, en allégeant les programmes qui ne sont plus annuels, ainsi que l’obligation d’adopter des méthodes de lecture et de calcul élaborés par des Diafoirus de la pédagogie ont fait progresser l’illettrisme de manière sensible.
Les contrats éducatifs locaux (CEL) conçus pour organiser le temps scolaire, péri et extra scolaire, dissolvent l’Ecole publique.
La loi Monchamp prive des élèves handicapés ou en grande difficulté scolaire des structures de l’enseignement spécialisé auxquelles ils ont droit.
La création des IUFM dans lesquels on tente de formater les futurs enseignants à partir de principes qui nient la discipline et les disciplines, la nécessité de l’autorité, les règles, les programmes, c’est-à-dire tout ce qui était à la base d’un système national d’instruction fondé sur l’égalité des droits sur tout le territoire national a permis l’instauration d’une pédagogie d’Etat comme instrument de ce démantèlement.
Le langage abscons utilisé dans ces instituts ne parvient plus à masquer le caractère obscurantiste de l’entreprise dont le mathématicien Laurent SCHWARTZ disait dans Le Monde de l’éducation en 1991 : « si le développement des IUFM se poursuit comme il a commencé il mènera l’enseignement secondaire à un désastre sans précédent dans son histoire. »
N’y sommes-nous pas ?
L’enseignement secondaire est, en effet, mis en coupe réglée, les programmes, les horaires sont allégés d’année en année, les disciplines sont déstructurées voire, pour certaines supprimées, l’enseignement professionnel est en voie de destruction et de privatisation.
Devant accueillir des élèves dont I/5ème environ ne maîtrise pas la lecture et l’écriture correctement, le secondaire se trouve désorganisé.
Le pourcentage sans cesse croissant de reçus au baccalauréat que l’on interprète comme une hausse du niveau ne saurait masquer la dégradation réelle comme le prouve l’énorme taux d’échec en 1ère année d’université.
La boucle est bouclée car l’Union européenne est parvenue à faire passer toutes les universités sous les fourches caudines du processus de Bologne qui instaure le LMD (licence, master, doctorat) faisant éclater tout cadre national et couplé aux parcours individuels de formation qui liquide ce qui reste des diplômes nationaux.
Et maintenant, les maires se trouvent dans l’obligation de participer au financement des écoles privées d’autres communes situées dans leur communauté de commune au titre de l’article 89 de la loi du 13 août 2004.
Ajoutons que le démantèlement de l’administration centrale du Ministère de l’Education nationale lui-même a commencé, en application des lois de décentralisation, ce qui facilite la disparition de toute réglementation nationale dans le domaine des programmes, des examens et concours, des diplômes et dans le domaine du recrutement et des promotions des enseignants.
LES RELIGIONS HORS DE L’ECOLE !
On comprend alors que, pour faciliter cette entreprise destructrice de l’école républicaine et laïque, on fasse appel aux religions. L’introduction de l’enseignement du fait religieux à l’école n’est qu’une précaution de langage pour appliquer les recommandations de l’Union européenne d’accorder un statut officiel aux religions.
C’est la commission de la culture et de l’éducation du Conseil de l’Europe, qui, le 27 novembre 1998, stipulait en effet :
« L’assemblée est d’avis que les gouvernements devraient par conséquent faire davantage pour garantir la liberté de conscience et d’expression religieuse. Encourager l’éducation en matière religieuse, promouvoir le dialogue avec et entre les religions et favoriser l’expression culturelle et sociale des religions ».
Le congrès national de la Libre Pensée rappelle que l’Ecole républicaine s’est construite en renvoyant la religion dans le domaine privé, selon les recommandations de Condorcet et les lois Ferry et Goblet, en organisant l’enseignement des savoirs fondamentaux, disciplinaires, en faisant de l’éducation une affaire privée, l’Ecole, pour sa part, éduquant les élèves à respecter les règles nécessaires à tout apprentissage et à toute vie collective.
On éduque en instruisant mais on n’instruit pas en éduquant !
Le congrès rappelle que c’est le caractère public, national, universaliste, laïque, de l’école républicaine qui a permis l’accès à la citoyenneté, le recul des particularismes de l’Ancien régime, et la sélection des meilleurs par la promotion de tous. Il dénonce donc la politique de privatisation de l’Ecole impulsée par l’Union européenne et facilitée par les lois de décentralisation, le programme européen de « formation tout au long de la vie » qui met en question la formation initiale et l’accès aux qualifications sur la base de diplômes nationaux remplacés par des brevets de compétence sans valeur réelle. Cette entreprise réactionnaire voue la jeunesse au chômage et à la précarité et menace les bases de la culture dont la transmission est à la base de la civilisation.
Le congrès national de la Libre Pensée considère que cette offensive menée depuis quelque 40 ans est une entreprise d’inspiration cléricale et obscurantiste.
Mais le Congrès national de la Libre Pensée constate également que les enseignants, les parents, les lycéens et les étudiants résistent à cette destruction et en ont retardé l’évolution. Il salue le courage des instituteurs et des professeurs du second degré et des universités qui, malgré des conditions de travail de plus en plus difficiles et les obstacles que l’on dresse devant eux, continuent à instruire. Il dénonce la violence exercée contre celles et ceux qui refusent les dictats pédagogiques.
La Libre Pensée, s’appuyant sur l’œuvre de ses plus illustres représentants (Victor HUGO, Ferdinand BUISSON, Jean JAURES, en particulier) lance un appel à tous les citoyens, à tous les républicains :
Il faut sauver l’instruction publique !
Il est encore temps de sauver l’instruction publique !
Le congrès national de la Libre Pensée se prononce pour :
L’abrogation de toutes les lois anti-laïques
L’abrogation de la loi Jospin de 1989 et de la loi Fillon de 2004
L’abrogation de la loi Monchamp
La suppression des IUFM et la restauration d’une formation laïque et rationnelle des Maîtres fondée sur la maîtrise des savoirs
Le rétablissement des programmes nationaux, des horaires supprimés, etc .
L’attribution des fonds publics à la seule école publique laïque, seule école de la république.
Le retour à une véritable instruction, en particulier à un apprentissage réel de la lecture et de l’écriture au cour spréparatoire, tout en respectant la liberté pédagogique des enseignants
Reconnaître le rôle de l’Ecole maternelle dans cet apprentissage et assurer la pérennité de cette Ecole.
La Libre Pensée appelle ses adhérents, les citoyens à aller vers leurs élus, maires, conseillers, députés pour leur présenter ces doléances.
Elle saisira tous les candidats à l’élection présidentielle de 2007 pour leur demander de se prononcer sur cette question d’urgence nationale.
La Libre Pensée appelle ses fédérations et ses adhérents à multiplier les réunions, les conférences, pour faire de cet appel une véritable campagne nationale et dans l’immédiat à préparer avec les inventaires les Etats Généraux de la laïcité du 9 décembre 2006.
Ecrit par : FGuichard | 11 novembre 2007
Mouais... Des choses intéressantes dans cet appel. Dommage que certaines affirmations un peu outrancières et partisanes, et quelques amalgames, (dire en substance que c'est un complot "pédagogiste"généralisé qui jette sciemment les gens vers l'enseignement privé, par exemple. Et vouloir absolument, par quelques contorsions argumentatives, que la gauche ait voulu torpiller la loi de 1905, alors que c'est Nicolas Sarkozy soi-même qui voulait la "toiletter". ) Question très simple; A qui ce crime de lèse-instruction profiterait -il donc? A quelques "pédagogistes" autoproclamés? Vraiment, je n'y crois pas! Vous pourrez me rétorquer que c'est une opinion, évidemment...
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 novembre 2007
Et je suis mécréant, et militant de la laïcité à un point que vous ne pouvez pas imaginer... Et également de la pédagogie au service de l'instruction. Et plus que sceptique devant une bonne partie des "sciences de l'éducation".
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 novembre 2007
en particulier l'abrogation de la loi Jospin de 89 -- loi dont on se demande du reste ce que notre gouvernement, si prompt à faire voter tant de conventions inutiles (Montesquieu) attend pour la renvoyer dans les poubelles de l'Assemblée.
Ecrit par : FGuichard | 11 novembre 2007
En lisant les paragraphes suivants, on comprend hélas très bien pourquoi il ne le fait pas.
Ecrit par : catmano | 11 novembre 2007
Ce matin aux infos de France Musique (8h05), le liseur de listes quotidiennes ("journaliste") commente la mort de Norman mailer en citant "les morts et les nus"
Faut-il être mort pour se retrouver à poil ou est ce l'inverse ?
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2007
A propos de la LP, Christophe Sibille a écrit : "Dommage que certaines affirmations un peu outrancières et partisanes, et quelques amalgames, (dire en substance que c'est un complot "pédagogiste"généralisé qui jette sciemment les gens vers l'enseignement privé, par exemple."
Bien d'accord, il n'y a pas de complot généralisé.
Ce n’est que la manifestation de cette douce inconscience, teintée de bonne conscience et de laxisme, frappée au coin du "bon sens" de certains mais pas de tous, où tout se vaut à peu près et qui nous descend lentement mais sûrement vers un monde orwellien d’insignifiance généralisée.
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2007
"Le congrès rappelle que c’est le caractère PUBLIC, NATIONAL, UNIVERSALISTE, LAÏQUE, de l’école républicaine qui a permis l’accès à la citoyenneté, le recul des particularismes de l’Ancien régime, et la sélection des meilleurs par la promotion de tous. Il dénonce donc la politique de privatisation de l’Ecole impulsée par l’Union européenne et facilitée par les lois de décentralisation, le programme européen de « formation tout au long de la vie » qui met en question la formation initiale et l’accès aux qualifications sur la base de diplômes nationaux remplacés par des brevets de compétence sans valeur réelle."
Ecrit par : FGuichard | 11 novembre 2007
Ce texte de la Libre Pensée est excellent de bout en bout.
Merci, FGuichard !
Ecrit par : Un hussard | 11 novembre 2007
Je vois bien un hussard sur ce blog mais où sont les poilus de l'éduc nat' ?
Ecrit par : iPidiblue sans armistice | 11 novembre 2007
Pardon Saumur Brut, mais vu aujourd'hui sur I-Info. Reportage . TGI neuf, ou presque.
Mais le Champigny les Veuddes 1993 volontiers........
Montaigneàcheval, j'habite à 500 m du tribunal et je constate tous les jours qu'une bonne moitié du bâtiment a été construite au XIXè et que l'autre date de la fin des années 60 ou du début des années 70. Comme quoi, ce qu'on regarde à la télé n'est qu'une vision bien déformée de la réalité...
Ceci dit, cela n'enlève rien à votre juste colère quant à sa suppression.
Cordialement.
Ecrit par : Saumur brut | 11 novembre 2007
Et je suis mécréant, et militant de la laïcité à un point que vous ne pouvez pas imaginer... Et également de la pédagogie au service de l'instruction. Et plus que sceptique devant une bonne partie des "sciences de l'éducation".
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 novembre 2007
Pas mieux. Pareil.
Ecrit par : montaigneàcheval | 11 novembre 2007
Le texte de la Libre Pensée a en outre l'immense mérite de mentionner la LOI MONTCHAMP et d'en proposer l'abrogation.
Je ne comprends pas pourquoi cette loi scélérate ne suscite quasiment aucune réaction de la part des intervenants de ce blog, alors qu'elle constitue une véritable bombe à retardement pour l'Ecole républicaine et qu'elle tend à paralyser un nombre croissant de classes y compris "instructionnistes".
Est-ce dû au fait que les collègues du secondaire et du supérieur sont probablement les plus nombreux en ces lieux et qu'ils n'ont pas encore eu véritablement l'occasion de subir de plein fouet les effets dévastateurs de cette loi ?
Je me permets donc d'insister et je répète : même les meilleurs programmes instructionnistes n'empêcheront pas l'Ecole républicaine de poursuivre son inexorable agonie si cette loi n'est pas abrogée !
Ecrit par : Un hussard | 11 novembre 2007
"Bien d'accord, il n'y a pas de complot généralisé.
Ce n’est que la manifestation de cette douce inconscience, teintée de bonne conscience et de laxisme, frappée au coin du "bon sens" de certains mais pas de tous, où tout se vaut à peu près et qui nous descend lentement mais sûrement vers un monde orwellien d’insignifiance généralisée."
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2007
Excusez-moi, dugong, je n'ai rien compris à votre message.
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 novembre 2007
Ah si ! Moi, j'en ai parlé. Et j'en parlerai sans doute encore.
Ecrit par : catmano | 11 novembre 2007
En ce qui concerne raison et foi:
Citations extraites du dernier livre de René Girard, "Achever Clausewitz", Editions Carnets Nord, 2007 [c'est pas du copié-collé! Je viens de passer 1 heure à tout taper!!!]:
Benoit Chantre – Vous ne pensez donc pas, comme certains catholiques français que Benoît XVI a « fait une gaffe » à Ratisbonne ?
René Girard – Benoît XVI a dit ce que doit dire un pape, et il l’a fait avec courage. IL A DIT QU’A LA GUERRE DE LA RAISON CONTRE LA RELIGION SUCCEDERAIT CELLE DE LA RELIGION CONTRE LA RAISON, SI NOUS N’Y PRENIONS PAS GARDE. Pourquoi ne pas applaudir des deux mains à de tels propos ? Il faut donc relire avec une autre oreille le discours de Ratisbonne, discours d’un pape allemand redéfinissant les valeurs intangibles de l’Europe, avant de se rendre à Istanbul. Que nous dit-il de fondamental ? QUE LA SEPARATION OPERER ENTRE LA FOI ET LA RAISON, REDUISANT LA FOI A LA RAISON PRATIQUE (1), NOUS ABANDONNE AUJOURD’HUI AUX « PATHOLOGIES DE LA RELION ET DE LA RAISON QUI NOUS MENACENT, ET QUI DOIVENT ECLATER NECESSAIREMENT LA OU LA RAISON EST SI REDUITE QUE LES QUESTIONS DE LA RELIGION ET DE LA MORALE NE LA CONCERNENT PLUS ».
La vérité chrétienne fait donc aujourd’hui face à deux religions, d’autant plus terribles qu’elles se dressent l’une contre l’autre : le rationalisme et le fidéisme. Cela ressemble au couple du défaitisme et du bellicisme, que nous évoquions à propos de 1940. CET AFFAIBLISSEMENT DE LA RATIONALITE VIENT, SELON BENOÎT XVI, D’UNE TRIPLE REDUCTION DE LA RAISON COMMUNE, ET AINSI DE L’HOMME LUI-MÊME : LA REDUCTION DE LA RAISON A SON VERSANT PUREMENT PRATIQUE ; SA REDUCTION A UNE « CONCEPTION EMPIRO-MATHEMATIQUE DE LA SCIENCE » ; ET ENFIN L’OCCULTATION DU CARACTERE GREC DES EVANGILES AU PROFIT DE LEUR CARACTERE PUREMENT HEBRAÏQUE. CETTE « DEHELLINISATION » OPEREE PAR L’EXEGESE HISTORICO-CRITIQUE (2) QUI SOUPÇONNE TOUJOURS LE GREC DE MASQUER L’HEBREUX, A AFFAIBLI LA RAISON OCCIDENTALE. Voyez combien nous sommes ici proches de Hölderlin. XVI, PAPE CATHOLIQUE ALLEMAND, ALERTE L’EUROPE SUR LA PERTE DU GREC. Car seule une théologie rationnelle (3), « raison élargie » capable d’intégrer le divin, nous rendra « capables d’un véritable dialogue des cultures et des religions, donc nous avons un besoin si urgent ».
Je pense personnellement que « ce dialogue des cultures et des religions » n’a de sens que s’il oppose au christianisme le religieux archaïque dans son ensemble. C’EST MOINS LA RAISON QUI DOIT FAIRE FACE AU RELIGIEUX, QU’UNE CERTAINE FORME DE RELIGIEUX QUI DOIT AFFRONTER UNE AUTRE. Je rejoins néanmoins tout à fait le pape, qui souhaite que LE DIALOGUE ENTRE LA RAISON ET LA FOI SOIT UN DIALOGUE RATIONNEL. LA RAISON THEOLOGIQUE QU’IL APPELLE DE SES VŒUX DOIT DEMYSTIFIER LE RATIONALISME ET LE FIDEISME. VOILA LA GUERRE QUI SE PROFILE ET A LAQUELLE LES CHRETIENS DOIVENT SE PREPARER. PERSONNE N’A VU VENIR CETTE « ETRANGE DEFAITE » DE LA RAISON.
Le pape nous alerte sur le fait que LA RAISON GRECQUE EST EN TRAIN DE DISPARAÎTRE, ET QUE CETTE DISPARITION VA LAISSER LE CHAMP LIBRE A UN IRRATIONNEL DECHAÎNE. Il met le doigt sur un point essentiel. LE MEPRIS DU RELIGIEUX PAR LE RATIONALISME, NON SEULEMENT ERIGE LA RAISON EN RELIGION, MAIS FAIT LE LIT D’UN RELIGIEUX DEVOYE. Nous connaissons la guerre que la raison a mené contre la foi, et nous avons vu qu’elle n’a pas triomphé, que la foi résiste encore. MAIS NOUS NE CONNAISSONS QUE LES PRODOMES DE LA « PATHOLOGIE DE LA RELIGION », CETTE REPONSE VIOLENTE DE LA FOI PRÊCHE « PAR L’EPEE ». LE DEBAT AVEC L’ISLAM NE PEUT DONC AVOIR LIEU QUE SUR DES BASES A LA FOIS THEOLOGIQUES ET ANTRHOPOLOGIQUES. LA SEULE MANIERE DE NE PAS RECONDUIRE QUELQUE CROISADE, DE SORTIR DE LA RECIPROCITE VIOLENTE ENTRE CES DEUX UNIVERS QUE TOUT RAPPROCHE ET OPPOSE A LA FOIS, C’EST DE NE PAS CEDER A UN CERTAIN TYPE DE RATIONALITE : « Dieu ne prend pas plaisir au sang, et ne pas agir selon la raison [sun logô] est contraire à la nature de Dieu. La foi est le fruit de l’âme, non pas du corps. Celui qui veut conduire quelqu’un vers la foi doit être capable de parler et de penser de façon juste et non pas de recourir à la violence et à la menace (…). Pour convaincre une âme douée de raison, on n’a pas besoin de son bras, ni d’objets pour frapper, ni d’aucun autre moyen qui menace quelqu’un de mort ».
Le pape fait un éloge des Septantes, savants alexandrins du IIIe et IIe siècles avant J.-C., qui, en traduisant la Bible en grec, ont permis cette « rencontre entre la foi et la raison, entre l’authentique philosophie des Lumières et la religion ». Puis il souligne l’analogie qui demeure entre la raison humaine et la raison divine : « Le Dieu véritablement divin est le Dieu qui s’est montré comme Logos et qui, comme Logos, a agi pour nous avec amour ».
Benoît XVI revient ici à l’origine à la fois grecque et juive, rationnelle et monothéiste du christianisme. Il affirme urgent de remédier aux trois moments qui, selon lui, ont ébranlé cette unité originaire : LA VAGUE DE LA REFORME, JUSQU'A KANT, QUI A LIMITE LA FOI A LA RAISON PRATIQUE. CELLE DE LA THEOLOGIE LIBERALE DES XIXe ET XXe SIECLES, QUI A PRIVILEGIE LE MODELE EMPIRIQUE, FAISANT DE JESUS LE « PERE D’UN MESSAGE MORAL HUMANITAIRE ». LA TENDANCE ACTUELLE, QUI CHERCHE « A SORTIR DE LA RADICALITE NEO-TESTAMENTAIRE DE SON INCULTURATION GRECQUE ». Or « le Nouveau-Testament est écrit en grec et porte en lui-même le contact avec l’esprit grec, qui avait mûri précédemment dans l’évolution de l’Ancien-Testament ». D’OU LA DIMENSION FONDAMENTALEMENT EUROPEENNE DE CE DISCOURS QU’ON A REFUSE D’ENTENDRE. Il était donc absolument nécessaire qu’il fût prononcé quelques mois avant la visite de Benoît XVI à Istanbul. Tout se passe en effet comme si le pape entendait ainsi donner les seules clés possibles d’entrée dans l’Europe : « QUAND ON CONSIDERE CETTE RENCONTRE [DES UNIVERS GREC ET JUIF], ON NE S’ETONNE PAS QUE LE CHRISTIANISME, TOUT EN AYANT SES ORIGINES ET SES DEVELOPPEMENTS IMPORTANTS EN ORIENT, AIT TROUVE SON EMPREINTE DECISIVE EN EUROPE. A L’INVERSE, NOUS POUVONS DIRE AUSSI : CETTE RENCONTRE, A LAQUELLE S’AJOUTE ENSUITE L’HERITAGE DE ROME, A CREE L’EUROPE ET RESTE LE FONDEMENT DE CE QUE, A JUSTE TITRE, ON APPELLE L’EUROPE » ;
C’EST CETTE TRANSFORMATION DU GREC PAR LE CHRETIEN QUI A DONNE L’EUROPE. Ainsi s’éclaire le début du discours de B. XVI, qui a fait scandale, parce que beaucoup de gens ont voulu y voir un rejet de l’islam. Le pape y évoque « le dialogue sur le christianisme et l’islam et sur leur vérité respective, que le savant empereur byzantin Manuel II Paléologue (4) mena avec un érudit perse, sans doute en 1391, dans ses quartiers d’hiver à Ankara ». Ce dialogue fut transcrit pendant le siège de Constantinople, entre 1394 et 1402. le pape souligne la façon « étonnamment abrupte – abrupte au point d’être pour nous inacceptable » avec laquelle l’empereur s’adresse au persan en lui disant : « Montre-moi ce que Mahomet a apporté de nouveau et tu ne trouveras que du mauvais et de l’inhumain à ceci qu’il a prescrit de répandre par l’épée la foi qu’il prêchait ».
Soulignons deux choses : d’une part, qu’il s’agit d’un dialogue entre un chrétien et un musulman, dialogue dont B. XVI souligne l’absolue nécessité ; d’autre part, que le caractère « abrupt » et « inacceptable » de la déclaration de l’empereur est clairement dénoncé. Il s’agit peut-être, pour B. XVI, de se départir ici de la tendance byzantine, trop prompte à mêler le spirituel au temporel, à opposer une théocratie à l’autre. C’est donc un dialogue à la fois respectueux et ferme avec l’islam qui est ici prôné. Le pape s’oppose à « toute contrainte en matière de foi » et affirme, avec l’empereur byzantin : « Dieu ne prend pas plaisir au sang, et ne pas agir selon la raison est contraire à la nature de Dieu ».
REFUS DU SACRIFICE ET PLAIDOYER POUR UNE APPROCHE RATIONNELLE DU RELIGIEUX, AI-JE JAMAIS AVANCE UNE AUTRE THESE ? J’approuve donc sans réserve ce discours. Mais je constate aussi son caractère entier. C’EST UN COMBAT SPIRITUEL QUE MENE ICI LE PAPE ET IL A LE TERRORISME ISLAMISTE COMME HORIZON, C’EST-A-DIRE UNE CONFIGURATION TOUT A FAIT NOUVELLE DE LA VIOLENCE. B. XVI distingue les ordres pour les relier ensuite au moyen d’une raison « élargie ». Il s’oppose aux « pathologies de la religion et de la raison », c’est-à-dire à leurs POUVOIRS DEREGLES PAR UNE SEPARATION ABSOLUE. IL NE FAUT PAS CONFONDRE LES ORDRES, NI LES SEPARER, MAIS LES COMPRENDRE [en italiques dans le texte].
(1) Pan sur le bec des Protestants.
(2) Re-pan sur leur museau.
(3) Quelle sera la réaction de JPB, de Christophe Sibille, et de quelques autres ? Nous la devinons tous. Hé hé.
(4) Génial les noms des empereurs de feu Byzance !
Avec ce texte apologétique, je me demande si, les uns et les autres ici, nous analysons les problèmes que rencontre l'école d'un point de vue anthropologique - lire et méditer Girard me fait croire que non.
Ecrit par : Pendariès | 11 novembre 2007
De la loi Montchamp.
Ecrit par : catmano | 11 novembre 2007
Pour la citation: p. 347 à 352.
Ecrit par : Pendariès | 11 novembre 2007
Les capitales, c'est moi.
Ecrit par : Pendariès | 11 novembre 2007
Tiens ! c'est "Le Jour du Seigneur" chez Brighelli le dimanche ?
Ecrit par : iPidiblue jamais le dimanche | 11 novembre 2007
Bon, puisque Pendariès ose Benoit XVI, j'ose Laurent Lafforgue sur la confusion des ordres :
http://www.ihes.fr/%7Elafforgue/textes/EcoleTroisOrdres.pdf
Bon retour de promenade Jean-Paul !
Ecrit par : Pascal (l'autre !) | 11 novembre 2007
à Christophe Sibille :
Je voulais dire qu'il n'y avait pas de complot pédagogiste avec des méchants partout qui manipulent tout et tous pour assouvir leur noir dessein. Ceci dit, il y a sûrement quelques idéologues embusqués qui tentent de manipuler tout ça (jusqu'à "feindre d'en être les organisateurs").
Tout tourne autour de la place du "Sens" dans les apprentissages. Les idéologies du "sens" ont été bien accueillies au départ car elles semblaient de "bon sens" (on dénigrait pêle-mêle le par coeur, les dictées, toutes ces choses chiantes, obstacles à l'accomplissement personnel et pour tout dire de droite voire fascisantes).
Une idéologie étant aussi la logique d'une idée (Hannah Arendt), on est allé très loin dans le pédagogisme le plus débridé : des gens hors de toute tutelle raisonnable se sont mis à bargeoter gravement tout en faisant agir d'autres.
Aux accusations lancés par quelques courageux pragmatiques, ils rétorquaient que si cela ne marchait pas, "c'est qu'on n'allait pas assez loin dans le sens préconisé". Le peuple fasciné a longtemps acquiescé. Le dessillement aujourd'hui semble se développer mais on est loin d'une prise de conscience collective.
Au final, quelle est la différence entre la clique à Meirieu et celle de Pol Pot ? Les victimes de la première sont encore vivantes pour longtemps et devront faire elles-mêmes le travail de mémoire. Vaste programme pour que cela ne soit pas aussi un travail de deuil ...
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2007
1) Qui avait raison ? J'avais bien dit que la FIDEL appellerait à la participation des lycéens aux mouvements de protestation sociale !
2) Pendaries : le pape aura sûrement fait autant de morts par ses prises de position intégristes en matière d'idéologie et de morale que le terrorisme islamique. Et je ne lui mets pas sur le dos les crimes de la religion chrétienne : il a déjà suffisamment de reproches comme ça sur le dos.
3) Il aurait fallu dire au ministre que les élèves entrant dans le secondaire ont au moins 11 ans. Donc, on doit pouvoir savoir, au moins sept ans à l'avance, en connaissant le nombre de naissances, combien il y aura d'élèves en 6e, en 5e, en 4e, en 3e, et, statistiquement, dans les classes de lycée ! Pourquoi attend-il donc décembre, comme presque tous ses predecesseurs, pour annoncer le nombre de postes au concours ? Que feront les 400 recalés qui auront raté le Capes, parce qu'on en prenait 1000 l'année dernière et 600 cette année, mais qu'on a attendu quatre mois APRES leur inscription pour le leur dire ? Ca ne coûte pas d'argent, ça, de former des jeunes à des concours dont on ignore le nombre de postes jusqu'à trois mois avant, alors qu'on peut les prévoir dix ans à l'avance ?
Ecrit par : Jeremy | 11 novembre 2007
Voyez combien nous sommes ici proches de Hölderlin. XVI, PAPE CATHOLIQUE ALLEMAND, ALERTE L’EUROPE SUR LA PERTE DU GREC. Car seule une théologie rationnelle (3), « raison élargie » capable d’intégrer le divin, nous rendra « capables d’un véritable dialogue des cultures et des religions, ..........
Benouasèze, cité par Pendariès.
Certes, certes, certes. Tout cela est bel et bon. Mais deux réflexions, si vous permettez:
1-Cette "lamentatio" sur la disparition du greg, de l'Héllenisme sent le renfermé. En fait, il y a, derrière cela, le Grand Schisme de 1054, toujours non digéré. Donc des querelles entre bigots qui n'ont que de lointains rapports avec Platon. Il est vrai que la "perte du Grec" ou du Latin et une catastrophe planétaire, puisqu'elle obère, définitivement la transmission d'ordre talmudique, du savoir, vers les nouvelles générations. Bien. Mais l'Eglise, en laissant le latin croupir dans les soutanes spermeuse des ultras style Saint-Nicolas -du Chardonnet ou Opus Dei a elle-même creusé ue partie de la tombe des Humanités.
2- Cette clameur contre la "déshellenisation" de la pensée et de sa barbarisation cache en fait, un regain de l'antisémitisme. En collaboration, d'ailleurs avec l'Islam. Pourquoi. Quand Benouasèze dit
ET ENFIN L’OCCULTATION DU CARACTERE GREC DES EVANGILES AU PROFIT DE LEUR CARACTERE PUREMENT HEBRAÏQUE. CETTE « DEHELLINISATION » OPEREE PAR L’EXEGESE HISTORICO-CRITIQUE (2) QUI SOUPÇONNE TOUJOURS LE GREC DE MASQUER L’HEBREUX, A AFFAIBLI LA RAISON OCCIDENTALE. il y a de quoi se dire que, décidément, ils sont indécrottables. Cons, matois, mais indécrottables. Le grec n'a jamais MASQUE l'hébreu!!!!! Foutaises. Et l'on perçoit le bon vieil argumentaire antisémite des "Juifs sournois, en sous-main, qui contaminent la pensée occidentlae, en l'occurence le grce (qui n'en peut mais).
L'avenir sent le Zyklon B.
Ecrit par : montaigneàcheval | 11 novembre 2007
"L'avenir sent le Zyklon B."
Yep. Ce ne sera pourtant pas faute d'avoir prévenu.
Ecrit par : Jeremy | 11 novembre 2007
Puisque nous sommes le 11 novembre, commémorons ! Le Zyklon B comme le gaz moutarde inventions du chimiste allemand Fritz Haber, prix Nobel 1918, par ailleurs juif converti au protestantisme ... son grand regret fut de n'avoir pu servir Herr Hitler en loyal sujet et d'être fichu à la porte de l'université allemande !
Ecrit par : iPidiblue commémore les morts gazés | 11 novembre 2007
Je voulais dire qu'il n'y avait pas de complot pédagogiste avec des méchants partout qui manipulent tout et tous pour assouvir leur noir dessein. Ceci dit, il y a sûrement quelques idéologues embusqués qui tentent de manipuler tout ça (jusqu'à "feindre d'en être les organisateurs").
Dugong.
Désolé, mais si. Peut-être pas de complot au sens de ce dingue de Meyssan. D'accord. Mais un "complot de la bêtise métaphysique". Les Meirieu et autres vide-ordures ont ceci de particulier ,c'est leur opiniâtreté de bourricot. Qu'i pleuve, que le monde s'écroule, ils resteront là, imperturbables, faisant la roue, se rengorgeant et nous pondant leurs petits étrons fumants sous le nez. Sans la moindre honte. Ils sont roses et gras, grassement stipendiés par la République, décidément bonne fille pas regardante. Ils se tapent des petites stagiaires IUFM terrorisées par le droit de cuissage de ces intellectuels auto-proclamés passant leur temps à invoquer les mânes de leurs "grands" prédecesseurs. Universitaiers rances à la fragrance quelque pau ammoniacale, ces cloportes foncent droit dans le mur et l'Education Nationale avec eux. Boummm!!!!!!!
Donc, Dugong, pas de complot, certes, mais une machination de la connerie. Ce qui ne vaut guère mieux.
Pour la fin de votre post. Certes, les IUFM ont fait moins de morts que Pol Pot. Mais le dogmatisme est le même.
BâV
Saumur brut. Alors j'ai dû me planter.....pourtant, je vous assure, l'intérieur semblait neuf et très "hightech". Enfin, peu importe, l'ssentiel est l'extrême gravité des décisions de la Dati. Car c'est réellement l'explosion de la vie locale. Et au passage, une aubaine pour les délinquants. Supprimer des TI et des TGI pace que ça coûte!!!! Et les saloperies de Noêl Forgeard, 12 millions d'euros pour le remercier d'avoircoulé EADS, qui est maintenant obligé de livrer ses avions avec un chèque cadeau!!!!!! pour 12 millions d'euros, on pourrait en maintenir des TGI et des bureaux de poste.
Connards d'UMP. même pas compris ce qu'est le libéralisme.
Ecrit par : montaigneàcheval | 11 novembre 2007
Oh comme c'est original : le libéralisme bouc émissaire d'un conservateur (Eric Zemmour) et de neosocialistes !
C'est surprenant comme la liberté à mauvaise presse en France.
Et c'est surprenant comme tous, conservateurs et socialistes se regardent amoureusement lorsqu'ils peuvent reprocher au libéralisme la vulgarité des autres..
Bof..bof..
Ecrit par : Le libéralisme pour les débutants | 11 novembre 2007
"Au final, quelle est la différence entre la clique à Meirieu et celle de Pol Pot ? Les victimes de la première sont encore vivantes pour longtemps et devront faire elles-mêmes le travail de mémoire. Vaste programme pour que cela ne soit pas aussi un travail de deuil ..."
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2007
dugong, le bénef de votre "excellent" message est niqué par cette chute, pour le moins hasardeuse. Les survivants des "camps de la mort" Khmers rouges apprécieront.
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 novembre 2007
"Oh comme c'est original : le libéralisme bouc émissaire d'un conservateur (Eric Zemmour) et de neosocialistes !
C'est surprenant comme la liberté à mauvaise presse en France.
Et c'est surprenant comme tous, conservateurs et socialistes se regardent amoureusement lorsqu'ils peuvent reprocher au libéralisme la vulgarité des autres..
Bof..bof.."
Ecrit par : Le libéralisme pour les débutants | 11 novembre 2007
Rien compris. Trop au "nième degré" pour moi!
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 novembre 2007
Puisque nous sommes le 11 novembre, commémorons ! Le Zyklon B comme le gaz moutarde inventions du chimiste allemand Fritz Haber, prix Nobel 1918, par ailleurs juif converti au protestantisme ... son grand regret fut de n'avoir pu servir Herr Hitler en loyal sujet et d'être fichu à la porte de l'université allemande !
Ecrit par : iPidiblue commémore les morts gazés | 11 novembre 2007
iPidibule pourquoi les Juifs n'auraient-ils pas le droit d'être cons???? Mon grand-père Juif Allemand, né à Hambourg en 1873, excusez du peu, le Doktor Professor Arthur Goldschmidt, descendant d'une vieille famille juive convertie, comme Haber, était convaincu - j'ai retrouvé ses lettres de 1933, "dass der Hitler, der dauert nicht mal ein Jahr. Bald kommt der Kaiser wieder an die Macht" (le Hitler il ne tiendra pas un an. L'empereur reviendra bientôt". Mon grand-père fut , évidemment , une des innombrables victimes de la Shoah.
Voulir que les Juifs soient meilleurs est une des tares fondamentales de l 'antisémitisme. Haber était un chimiste, le nez dans le guidon. Déjà rien que mettre au point le gaz moutarde est un crime contre l'humanité. La connerie est universelle, mon cher. La preuve,moi. Et pourtant je suis ashkenaze jusqu'au bout du bout du bout du banc.
BâV
Ecrit par : montaigneàcheval | 11 novembre 2007
Je constate que Fritz Haber avait bien étudié en classe, était un loyal sujet allemand et même pieux ... ceci pour avertir les esprits étroits qu'il ne suffit pas de réformer les programmes scolaires pour faire des hommes parfaits et des sociétés admirables !
Ecrit par : iPidiblue et les peaux d'ânes | 11 novembre 2007
Trouvé et lu sur un forum spécialisé cette définition managériale de la pédagogie: "La pédagogie, telle que la conçoit Bernard Appy se définit comme la rencontre de l' enseignant et d'un groupe d'enseignés, rencontre ayant pour objet la gestion technique de transmission d'un produit".
Vous avez là exactement la définition du marché, cette fiction chargée désormais et en raison de la fuite des dieux de représenter le Grand Autre. Nous sommes entrés y compris dans l'école dans l'ère généralisée de la gestion, pour ne pas dire de la gesticulation, à l'image du chef de l'Etat.
L'école est devenue "fabrique du crétin" dans laquelle les managers, purs techniciens de la communication et du marketing vous convertissent à leurs techniques et idéaux.
Ecrit par : marigot | 11 novembre 2007
Penda n'est pas papiste, je ne recopie pas une citation pour la faire mienne, seulement pour faire entendre la voix de René Girard sur ce qui me semble capital: "A LA GUERRE DE LA RAISON CONTRE LA RELIGION SUCCEDERAIT CELLE DE LA RELIGION CONTRE LA RAISON, SI NOUS N’Y PRENIONS PAS GARDE".
Quel rapport faire surgir avec l'attaque en force de la superstition religieuse dans les écoles, de la montée de l'islamisme chez les plus jeunes (sachant que les terroristes vont utiliser, d'après les services secrets britanniques, des kamikazes de plus en plus jeunes, des enfants...), de la volonté de croisade (guerre civile larvée?) pseudo-laïque (d'un côté) entre certains ados contre les "reubeux", etc.? Etudier les problèmes de structures de l'enseignement, tenter d'y remédier, certes; mais est-ce suffisant? L'anthropologie (girardienne, vidée ou pas de sa source chrétienne) peut, peut-être, nous offrir des pistes de réflexion.
Merci MontaigneàCheval pour votre réponse. Suis toujours heureux de posséder quelques clefs en plus.
Ecrit par : Pendariès | 11 novembre 2007
Christophe Sibille,
Voilà ce que vous écrivez :
"dugong, le bénef de votre "excellent" message est niqué ".
Ceci après des écrits insultants concernant Anne-marie Valette.
Tout cela me choque.
JPB, sur ce site, fait un travail remarquable ; le compte-rendu de la table ronde en est un exemple après beaucoup d'autres.
Je ne suis plus en activité depuis 2 mois et jai beaucoup de plaisir à lire et à participer à ce blog même en lectrice passive.
Mais je ne supporte pas cette façon d'écrire. Surtout de la part d'un professeur. J'ai enseigné uniquement en Seine St Denis et par respect pour mes élèves, j'ai toujours été très vigilante dans ma façon de m'exprimer, de communiquer avec eux.
Ne pourriez-vous pas employer d'autres termes que bénef, niqué ?
Je pense que c'est important.
Cela faisait un bout de temps que je voulais le dire, voilà c'est fait !
Ecrit par : Sylviane | 11 novembre 2007
L'anthropologie (girardienne, vidée ou pas de sa source chrétienne) peut, peut-être, nous offrir des pistes de réflexion.
Ecrit par : Pendariès | 11 novembre 2007
Lesquelles, par curiosité?
Ecrit par : marigot | 11 novembre 2007
Allez, instit de base convaincue des vertus pédagogiques de la répétition, sur le métier je remets l'ouvrage :
Je ne comprends pas pourquoi la loi MONTCHAMP ne suscite quasiment aucune réaction de la part des intervenants de ce blog -à l'exception de Catmano- alors qu'elle constitue une véritable BOMBE à retardement pour l'Ecole républicaine et qu'elle tend à PARALYSER un nombre croissant de classes y compris "INSTRUCTIONNISTES".
Est-ce dû au fait que les collègues du SECONDAIRE et du supérieur sont probablement les plus nombreux en ces lieux et qu'ils n'ont pas encore eu véritablement l'occasion de subir de plein fouet les EFFETS DÉVASTATEURS de cette loi ?
Je me permets donc d'insister et je répète : même les meilleurs PROGRAMMES instructionnistes n'empêcheront pas l'Ecole républicaine de poursuivre son inexorable AGONIE si cette loi n'est pas abrogée !
Il est donc urgent que les mouvements qui militent pour la RECONSTRUCTION DE L'ÉCOLE prennent cette réalité en compte et l'intègrent dans leurs analyses et leurs demandes.
Ecrit par : Un hussard | 11 novembre 2007
Marigot, justement, il faudrait que certains se posent longuement la question, et analyse. Pour le moment, mes activités d'enseignant en LP et de doctorant (plus les choses plus personnelles) me prennent énormément de temps. Je ne fais que "sentir" pour le moment.
Mais la question du REFUS (refus de l'effort intellectuel, de la culture dite bourgeoise) est, je crois, importante. Et ne vient peut-être pas exclusivement d'un défaut dans la mécanique de l'instruction; mais du rapport de l'instruction et de la construction de l'individu dans la société dès le XIXième siècle (siècle de Ferry, pourtant), où le ver serait déjà dans le fruit - non pas du ministère, mais de la façon qu'a la société occidentale de percevoir le savoir et la transmission, mettant en concurrence tout un chacun, ou presque.
J'exprime, probablement, de vastes idioties.
Ecrit par : Pendariès | 11 novembre 2007
"A LA GUERRE DE LA RAISON CONTRE LA RELIGION SUCCEDERAIT CELLE DE LA RELIGION CONTRE LA RAISON, SI NOUS N’Y PRENIONS PAS GARDE".
Merci MontaigneàCheval pour votre réponse. Suis toujours heureux de posséder quelques clefs en plus.
Ecrit par : Pendariès | 11 novembre 2007
Et pourtant je suis ashkenaze jusqu'au bout du bout du bout du banc.
BâV
Ecrit par : montaigneàcheval | 11 novembre 2007
On progresse.
Ecrit par : laïc | 11 novembre 2007
Christophe Sibile a écrit : "dugong, le bénef de votre "excellent" message est niqué par cette chute, pour le moins hasardeuse. Les survivants des "camps de la mort" Khmers rouges apprécieront."
Je suis désolé car je n'ai évidemment pas voulu dire que les seules victimes de Khmers rouges étaient celles qui en étaient mortes !
Il n'y a pas de morts physiques dans les champs pédagogistes mais l'atrophie intellectuelle à grande échelle qui résulte de ce qui y est pratiqué n'en est pas moins porteuse de malheur et de désespoir.
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2007
dugong, bargeoter ?quelle origine, car le sens se devine.
Coincée dans ma chambre avec les dicos dans celle d'une ado endormie, (8 heures du mat' un dimanche c'est pas une heure de chrétien), je me tourne vers vous si vous êtes encore par là. Ma mère m'a appris qu'il ne fallait pas se coucher sans avoir appris un nouveau mot. Merci , je vais pouvoir retourner dormir!!
Ecrit par : Cadichon | 11 novembre 2007
"Les astro-zombies mutants ne sont pas à l’origine de la Déclaration des Droits de l’Homme".
Allez dire cela aux Américains.. que les Français prennent pour des brutes épaisses déculturées. Ils savent quand même tous que les Founding Fathers n'étaient pas socialistes..
Cette énormité m'apprendra à quitter la lecture du blog pour un autre et elle justifie les quolibets des antis
Voici donc un site qui se dit pédagogique dans le registre de "libéral pour les nuls" mais l'est encore plus que ceux qu'il prétend instruire.
.
Ecrit par : Cadichon | 11 novembre 2007
C'est volontairement que je n'ai pas remis le lien, une fois suffit!
Ecrit par : Cadichon | 11 novembre 2007
Je ne comprends pas pourquoi la loi MONTCHAMP ne suscite quasiment aucune réaction de la part des intervenants de ce blog -à l'exception de Catmano et ...
Ecrit par : Un hussard | 11 novembre 2007
...de buntovchik (pour rester objectif)
J'ai essayé plusieurs fois de lancer un débat sur cette question, hautement symbolique, j'en conviens. Sans succès comme vous.
Dans ce domaine comme dans les autres notre conscience est en retard sur le travail en profondeur de déconstruction libérale des institutions de justice.
On peut interpréter cette loi Montchamp comme l'inclusion forcée des exclus que la société tendue vers le bonheur fabrique industriellement. Les ministères de l'éducation , de la justice, s'unissent au marché de la détresse pour anesthésier la population et recycler la débâcle.
Voyez cette initiative de mon chef d'Etablissement. Pour que les enseignants bénéficient de la journée de la Pentecôte, il les réunira en janvier autour de spécialistes pour les instruire des pathologies dont souffrent nos élèves: dyslexie, dysphasie, dyspraxie...Si ce n'est pas cracher le morceau, qu'est ce que c'est?
Ecrit par : buntovchik | 11 novembre 2007
L'anthropologie (girardienne, vidée ou pas de sa source chrétienne) peut, peut-être, nous offrir des pistes de réflexion.
Absolument, Pendariès la pertinence de l'anthropologie girardienne avec ses concepts de crise sacrificielle, de mimesis d'appropriation et de rivalité, de bouc émissaire...s'applique à merveille au monde scolaire : "les cahiers au feu et le maître (la maîtresse) au milieu".
Voilà ce que l'on gagne à mettre autre chose au centre du système que la Loi et les Savoirs : les élèves, le principal, les parents, les professeurs ou les ratons-laveurs.
Mais comme dans La Lettre volée d'Edgar Poe, il y a des vérités qui crèvent tellement les yeux que personne ne les voit.
Les élites préfèrent "gérer des flux", faire des statistiques, pondre des circulaires en langue de bois et se laver les mains de ce qui passe dans l'arène.
Pons Pilate, complice des bourreaux tiré les bénéfices du sacrifice et conserve sa bonne conscience, c'est tout bénef.!
Merci aussi d'avoir eu le courage de citer le pape (pouah!) (le papoua?) et sa mise en garde contre le "dégroupage" moderne de la raison, de la morale et de foi (la pensée de Kant (et des Lumières) est un enfer pavé de bonnes intentions).
Mais le pape, n'est-ce pas, n'est qu'un affreux réactionnaire !
(C'est vrai que ça manque de petits bonshommes jaunes qui font des clins d'oeil!)
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2007
La loi MONTCHAMP, c'est ça (trouvé sur un forum) :
Bonjour.
"Par où commencer …. En fait, P. est depuis septembre dans ma classe au CP. P. est un petit garçon sujet à des crises de convulsions (apparenté à de l’épilepsie) depuis l’âge de 4 ans. Actuellement sous traitement, sa dernière crise date d’il y a 1 an et demi. Allez savoir si cela a ou non un rapport mais ce petit garçon me fait vivre un véritable cauchemar depuis septembre ….
Il ne respecte aucune règle établie en classe, refuse le plus souvent de travailler, et embête ses camarades par des bruits de plus en plus incessants, est incapable de rester assis plus de 5 min…. Si je fais celle qui ne remarque rien, il continuera de plus belle, si je le rappelle à l’ordre il n’écoutera rien et au contraire aura également tendance à continuer à me provoquer….
Etre « gentille » ne marche pas, la discipline « dure » ne fonctionne pas non plus, j’avoue être totalement démunie. A l’heure actuelle, il m’est impossible d’exercer convenablement mon métier.
Les parents de P. se montrent tout aussi démunis bien qu’à mon écoute et soucieux de faire au mieux pour leur unique enfant, (enfant très désiré qui est le centre de toute cette famille).
P est suivi par un neuro pédiatre. Il devait faire un bilan pour ses convulsions pendant les vacances et ses parents ont demandé à ce médecin si son comportement peut être du au traitement qu’il suit.
P. est également suivi par une maître G du Rased tout aussi démunie que moi, il faut l’avouer…
Le comportement de ce petit garçon ne date bien entendu pas de maintenant. Dès la PS, P. était capricieux et extrêmement têtu, mais à la vue des contraintes du CP, rien ne va en s’arrangeant bien au contraire…..
Concrètement que faire ? J’avoue n’avoir jamais connu une telle situation et être vraiment démunie face à cet enfant… Y a-t-il d’autres solutions que celles mises en place actuellement ?
Merci à l’avance de vos réponses."
Ecrit par : catmano | 11 novembre 2007
Est-ce dû au fait que les collègues du SECONDAIRE et du supérieur sont probablement les plus nombreux en ces lieux et qu'ils n'ont pas encore eu véritablement l'occasion de subir de plein fouet les EFFETS DÉVASTATEURS de cette loi ?
Ecrit par : Un hussard | 11 novembre 2007
Certes ; en post-bac, notre expérience du handicap est évidemment très limitée. Il nous est arrivé en prépa littéraire d'avoir des étudiants mal voyants ou non voyants, et sans aucun problème, car la technique fait des miracles : ils prenaient leur cours en braille sur leur ordi, et tapaient leurs copies en braille -- que nous recevions converties en word. Seule difficulté, la conversion en braille de toute la bibliographie du concours, qui prenait beaucoup de temps à leur AVS. Expérience très positive pour les étudiants handicapés, et pour le groupe tout entier – sans parler du sympathique labrador qui guidait l’un de ces jeunes gens et écoutait les cours sans broncher, sauf quelques bâillements en général judicieusement choisis. L’un de ces jeunes gens a intégré à l’IEP, l’autre a été sous-admissible à l’ENS et « khube » sa khâgne avec le plus grand sérieux.
Le problème, semble-t-il, et c’est terrible de le dire parce que ces malheureux gamins n’y sont pour rien, ce sont les déficients mentaux ou les autistes, qui doivent, de fait, placer les instituteurs dans des situations ingérables
Ecrit par : FGuichard | 11 novembre 2007
Pour vous détendre un peu sans sortir du sacrifice (ce sont les objets et accessoirements les personnes qui font les frais de la crise) : La violence ordinaire au bureau.
Mon fils de dit que ce sont de vraies images prises par de vraies caméras de surveillance dans de vrais bureaux.
http://www.koreus.com/video/bad-day-office.html
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2007
Le problème, semble-t-il, et c’est terrible de le dire parce que ces malheureux gamins n’y sont pour rien, ce sont les déficients mentaux ou les autistes, qui doivent, de fait, placer les instituteurs dans des situations ingérables
Ecrit par : FGuichard | 11 novembre 2007
C'est vrai que n'avons pas reparlé de la Loi Montchamp depuis les élections, mais nous en avons parlé et assez longuement, si je me souviens bien.
Le scandale, car il y a scandale, c'est de faire passer des considération d'économie pour l'application de principes moraux et humanistes.
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2007
"Christophe Sibille,
Voilà ce que vous écrivez :
"dugong, le bénef de votre "excellent" message est niqué ".
Ceci après des écrits insultants concernant Anne-marie Valette.
Tout cela me choque.
JPB, sur ce site, fait un travail remarquable ; le compte-rendu de la table ronde en est un exemple après beaucoup d'autres.
Je ne suis plus en activité depuis 2 mois et jai beaucoup de plaisir à lire et à participer à ce blog même en lectrice passive.
Mais je ne supporte pas cette façon d'écrire. Surtout de la part d'un professeur. J'ai enseigné uniquement en Seine St Denis et par respect pour mes élèves, j'ai toujours été très vigilante dans ma façon de m'exprimer, de communiquer avec eux.
Ne pourriez-vous pas employer d'autres termes que bénef, niqué ?
Je pense que c'est important.
Cela faisait un bout de temps que je voulais le dire, voilà c'est fait !"
Ecrit par : Sylviane | 11 novembre 2007
Sylviane, allons, un peu d'humour... L'expression: "niquer le bénef" est un clin d'oeil, une expression toute faite. Je l'ai entendue employée plusieurs fois par certains humoristes appartenant à "la communauté juive sépharade", et c'était un petit jeu faisant référence indirecte à un message parlant d'Eric Zemmour en tant que représentant présumé de cette communauté. N'y voyez aucune malice de ma part. Ni évidemment aucun antisémitisme. Je n'ai pas l'impression de m'exprimer de manière particulièrement grossière sur le blog, (si vous en êtes fidèle lectrice, vous l'aurez certainement remarqué) ni, rassurez-vous, en face de "mes" PE1 et PE2. Mais je suis quand même un peu désolé qu'il faille expliquer des choses comme celle-là!
Mais je suppose que votre réflexion sur cette chose ma foi sans réelle importance est prétexte, et que la vraie teneur de votre message concerne mes propos vis-à-vis d'Anne-Marie Valette. Je les assume totalement. Et m'en suis expliqué, il me semble, de manière assez complète. Je n'y reviendrai donc pas. Relisez-les donc. En ce qui me concerne, l'incident est clos.
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 novembre 2007
à Cadichon : J'aurais dû écrire "barjoter" puisqu'il semble que barjot vienne du verlan de jobard. Ceci dit, je reste prudent car je pense qu'une chiée de posts érudits vont venir "éclairer" l'étymologie.
exemple : "le Général du docteur Folamour barjotte à propos de ses fluides vitaux".
Je n'ai pas de dictionnaire d'argot classique sous les yeux et je ne sais pas si on doit mettre deux t ou un seul.
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2007
J'avais lancé un peu légèrement que Eric Zemmour était un petit gars de Constantine et voilà qu'à vouloir maximiser le sens on en est bientôt à récolter toute la Kabbale.
Fouchtra ! Si j'avais su, j'aurais parlé de Claire Chazal !
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2007
Je viens de peindre le radiateur de ma cuisine en blanc, en écoutant une ode au communisme, à Lénine et à Staline ("Le chant de la forêt", oratorio par Chostakovitch) sur mon lecteur CD - formidable! Rien de tel qu'un bon chant de masse fugué ("Slava" - fugue plus longue que celle de la "Missa solemnis" de Beethoven) pour vous (re)mettre d'aplomb!
Robin, fort drôle votre lien - et terrible aussi. L'épuisement des cerveaux... les nerfs à vif... brrr... qui nous renvoie à ceci: http://youtube.com/watch?v=FlzaO8XJdQM
Ecrit par : Pendariès | 11 novembre 2007
Trouvé et lu sur un forum spécialisé cette définition managériale de la pédagogie: "La pédagogie, telle que la conçoit Bernard Appy se définit comme la rencontre de l' enseignant et d'un groupe d'enseignés, rencontre ayant pour objet la gestion technique de transmission d'un produit".
Vous avez là exactement la définition du marché, cette fiction , etc...
Ecrit par : marigot | 11 novembre 2007 Je vous épargne la suite
J'ai trop de respect pour l'action des Appy ( juste des réserves sur le choix de leur étendard- 3eme voie) pour ne pas relever
cette illustration du tropisme qui plombe la France.
En ce week-en d'un anniversaire que je fête depuis 18 ans, cela me rappelle la croisade "antimondialiste". Pour ceux qui n'étaient pas nés ou trop jeunes le 9 novembre 1989 la chute du mur de Berlin en fut l'instant fondateur.
Brutalement privée de son fonds de commerce, une certaine gauche alla se ruer dans l'urgence sur un nouveau cheval de bataille qu'elle appela '"anti-mondialisme". Le coup avait terrassé ces pauvres orphelins de la Cause du peuple et du Grand soir au point qu'il leur a fallu des années pour mesurer l'ineptie du terme.
"fiction du marché": ejusdem farinae
Il faut savoir leur pardonner...surtout en ce dimanche qui m'est particulièrement faste . Ma matinée a commencé avec le commentaire de Françoise Guichard que je remercie du fond du coeur. En me confirmant ce qui n'était hier qu'une intuition (suscitée fortuitement or, je le confesse, j'aurais dû y penser plus tôt) elle me permet de prendre une récré car elle m'a procuré de quoi alimenter quelques pages du chapitre en cours.
En fait de récré je vais faire de la philo ( CNED) avec ma plus jeune et vais lui faire lire celui de Pendariès, à qui je dis merci aussi.
Ecrit par : Cadichon | 11 novembre 2007
Robin a écrit : "Pons Pilate, complice des bourreaux ...
...
Merci aussi d'avoir eu le courage de citer le pape (pouah!) (le papoua?) et sa mise en garde contre le "dégroupage" moderne de la raison, de la morale et de foi ..."
Il y avait en fait deux complices : Pierre Pons et Pilate Derosier.
J'ai essayé d'ouvrir un [email protected] mais c'était déjà occupé. Cela souligne la pertinence de la mise en garde papale (rien à voir avec les suisses !).
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2007
J'en connais qui vont faire l'essai de mail à l'adresse [email protected] !
Je vous préviens tout de suite que vous recevrez en retour un cinglant "user unknown (in reply to RCPT TO command)"
Encore une preuve de l'(in)existence de Dieu ?
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2007
La loi Montchamp illustre bien les dérives de l'école transformée, depuis au moins 1989, en asile de jour, en garderie ou en entrepôt.
Pauvre École déjà sommée d’être à la fois lieu de socialisation, d’épanouissement, de « projet », de rebellion contre l’autorité comme le réclament Dubet ou Meirieu et qui devrait se taper le « développement durable », la lutte contre l’obésité, la semaine du goût et autres lubies changeantes et délirantes, tout ça dans une ambiance « citoyenne ».
Ecrit par : P. Azimont | 11 novembre 2007
René Girard sur France Culture, samedi 17/11 à midi dans « Questions d’éthique ».
Ecrit par : P. Azimont | 11 novembre 2007
"Il y avait en fait deux complices : Pierre Pons et Pilate Derosier."
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2007
:-)))... Mais non, vous n'avez rien compris! C'était Bernard Pons et son co-pilate de la grotte d'UVA!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 novembre 2007
Evidemment ça ne prouve pas l'inexistence de Dieu car :
- Dieu est peut être chez Wanadoo avec iPhone. *
- l'adresse est peut être "vide"@"vide" ce qui est indicible (et d'ailleurs naturellement incompris par les logiciels de messagerie).
- un serveur pope est peut-être requis
* imaginez cette phrase pleine de sens prononcée il ya vingt ans. C'était direct les urgences psychiatriques.
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2007
Lu dans une copie de 3ème, à l'instant, sur la "formation du territoire des Etats-Unis.... "Depui la découvertte de l'Amérique par Christophe Concombre...." Magnifique. Je le garde. Et masqué , en plus.
Christophe Concombre. Philippe Putain....Adolf Eclair.....
Ecrit par : montaigneàcheval | 11 novembre 2007
Les avatars disciplinaires de l'IGEN sont rares aussi lirez vous avec profit cette production de l'IGEN de sciences physiques intitulée "le métier de maître de sciences physiques et chimiques"
www2.ac-lyon.fr/enseigne/physique/phychi2/spip.php?article79
Ca vaut son pesant de déchets toxiques.
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2007
Vous avez là exactement la définition du marché, cette fiction , etc...
Ecrit par : marigot | 11 novembre 2007 Je vous épargne la suite...
Ecrit par : Cadichon-a-le-sens-de l'épargne | 11 novembre 2007
"Car si l'économie a désormais vocation, en lieu et place des anciennes théologies, à définir la voie que l'humanité doit suivre - celle de la croissance illimitée, ce nouveau "baume à toutes les plaies" - c'est bien, en réalité, parce que, sous le masque intimidant de la "nécessité", elle ne constitue elle-même rien d'autre, depuis le début, qu'une idéologie invisible et une religion incarnée. N'est-ce pas le Marché, en effet, qui monopolise à présent - à travers son immense industrie du divertissement et son omniprésente propagande publicitaire - le droit d'enseigner à tous les humains, à commencer par leurs enfants, ce qu'ils peuvent savoir, ce qu'ils doivent faire et ce qui leur est permis d'espérer..."
Jean Claude MICHEA dans "l'empire du moindre mal", page 55
Ecrit par : marigot | 11 novembre 2007
René Girard sur France Culture, samedi 17/11 à midi dans « Questions d’éthique ».
Ecrit par : P. Azimont | 11 novembre 2007
En effet, René Girard, à la suite de la publication de son "Achever Clausewitz", vient sur Paris pour une conférence sur le terrorisme actuel.
Ecrit par : Pendariès | 11 novembre 2007
A la lecture du compte-rendu de Jean-Paul Brighelli, il y a (au moins) deux points qui ont été passés sous silence et qu’il aurait fallu traiter car ils me semblent de première importance :
1- La formation professionnelle initiale des professeurs des écoles. Quid de l’IUFM ? Qu’est-ce qu’on en fait ? Quid du recrutement des licenciés tous azimuts ? Ne pourrait-on pas, d’urgence, créer une licence généraliste qui serait la voie majeure d’entrée dans les IUFM (à refonder, par ailleurs, bien sûr) ? Voilà une réforme faisable et qui irait dans le bon sens.
2- La formation continue des professeurs des écoles. Comment faire admettre à des gens (mal) formés par les IUFM de remettre complètement en question leurs pratiques pédagogiques ? Comment faire comprendre avec tact à des enseignants qu’avant d’enseigner la grammaire, ils vont avoir à la ré-apprendre ? Cela peut éventuellement se faire par un programme volontariste de formation continue. Mais ce n’est pas gagné.
Plus globalement, je m’interroge sur la stratégie que va pouvoir employer le ministre pour faire avancer la cause de l’éducation… Pour l’instant, mon sentiment de citoyen de base est qu’il avance masqué, avec un discours pour nous et un autre discours pour « les autres ». Et je ne vois pas où il veut en venir. Et cela m’inquiète.
Cordialement,
Philippe Brinon
Ecrit par : Philippe Brinon | 11 novembre 2007
@Pendariès
lisez de toute urgence "Le Divin marché", de Dany-Robert Dufour. J'ai l'air de radoter, mais c'est là un livre "capital".
La formule que je préfère, c'est "Ne pensez plus, dépensez".
Ecrit par : mouron rouge | 11 novembre 2007
Le problème, semble-t-il, et c’est terrible de le dire parce que ces malheureux gamins n’y sont pour rien, ce sont les déficients mentaux ou les autistes, qui doivent, de fait, placer les instituteurs dans des situations ingérables
Ecrit par : FGuichard | 11 novembre 2007
Les trisomiques au collège, ça n'a pas l'air mal non plus. Et dans une école de théâtre, d'après le témoignage de mon fils, c'est de plus en plus angoissant au fur et à mesure que la date de la Première approche. Rester à chaque instant prêt à l'improvisation surtout quand les parents protestent et exigent pour leur enfant un rôle plus long à peine deux semaines avant la fin des répétitions, alors qu'il a fallu six mois de travail intensif pour qu'il soit en mesure de dire sa réplique de deux mots (avec souffleur) de façon audible et au bon moment. Impossible de les envoyer promener, la loi anti ségrégation s'applique là aussi et peu importe si de ce fait une pièce convenable se transforme en spectacle de fin d'année de patronage bien-pensant. Et c'est pareil à l'école de musique. Jusqu'à quand les équipes de foot y échapperont-elles?
Ecrit par : dobolino | 11 novembre 2007
Pour l’instant, mon sentiment de citoyen de base est que X Darcos avance masqué, avec un discours pour nous et un autre discours pour « les autres ».
Ecrit par : Philippe Brinon | 11 novembre 2007
C'est absolument mon sentiment : quel est le "bon" ? Docteur Xavier, l'humaniste, l'auteur d'un excellent manuel de français, le défenseur de la transmission, bref, celui du 8 nov au ministère, -- ou Mister Darcos, qui supprime plus de 10.000 postes, missionne Gaby Cohn-Bendit pour expérimenter du vent dans els collèges, et accepte que l'on divise quasiment par deux les places aux concours ?
Ecrit par : FGuichard | 11 novembre 2007
Dobolino nous dit:
"Les trisomiques au collège, ça n'a pas l'air mal non plus. Et dans une école de théâtre, c'est de plus en plus angoissant au fur et à mesure que la date de la Première approche."
La maman d'une jeune fille trisomique qui avait fait tout ce qui était en son pouvoir pour intégrer sa fille dans toutes les structures ouvertes à tous, regrettait beaucoup cette démarche disant:
"Lui faire croire qu'elle était comme tous les autres enfants fut une grave erreur. La réalité est encore plus difficile à admettre quand on a ainsi été bercé d'illusions."
Françoise Dolto disait l'importance qu'il y avait à faire prendre conscience très jeunes à ces enfants de leurs différences.
Ecrit par : Maminou | 11 novembre 2007
"A la lecture du compte-rendu de Jean-Paul Brighelli, il y a (au moins) deux points qui ont été passés sous silence et qu’il aurait fallu traiter car ils me semblent de première importance :
1- La formation professionnelle initiale des professeurs des écoles. Quid de l’IUFM ? Qu’est-ce qu’on en fait ? Quid du recrutement des licenciés tous azimuts ? Ne pourrait-on pas, d’urgence, créer une licence généraliste qui serait la voie majeure d’entrée dans les IUFM (à refonder, par ailleurs, bien sûr) ? Voilà une réforme faisable et qui irait dans le bon sens.
2- La formation continue des professeurs des écoles. Comment faire admettre à des gens (mal) formés par les IUFM de remettre complètement en question leurs pratiques pédagogiques ? Comment faire comprendre avec tact à des enseignants qu’avant d’enseigner la grammaire, ils vont avoir à la ré-apprendre ? Cela peut éventuellement se faire par un programme volontariste de formation continue. Mais ce n’est pas gagné.
Plus globalement, je m’interroge sur la stratégie que va pouvoir employer le ministre pour faire avancer la cause de l’éducation… Pour l’instant, mon sentiment de citoyen de base est qu’il avance masqué, avec un discours pour nous et un autre discours pour « les autres ». Et je ne vois pas où il veut en venir. Et cela m’inquiète.
Cordialement,
Philippe Brinon"
Ecrit par : Philippe Brinon | 11 novembre 2007
Vous savez, Philippe, ce sujet, depuis le début du blog, est ce qu'on appelle en langage de presse un "marronnier". Voire, même, un serpent de mer. Des propositions extrêmement sensées ont été maintes et maintes fois faites ici dans ce sens, (notamment par Pedro Cordoba concernant la licence disciplinaire.) Mais pas mal de positions un tantinet outrancières sont régulièrement défendues également, même si ça semble se calmer un peu depuis quelques jours. Il vous suffit pour cela de remonter le blog!
Cordialement.
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 novembre 2007
"et accepte que l'on divise quasiment par deux les places aux concours ?"
FGuichard, vous pouvez en dire plus sur ces rumeurs ? Elles sont effectivement confirmées par l'annonce du passage du nombre de places en lettres de 1000 à 600, mais seavez-vous ce qui se dit dans les milieux autorisés ?
Je continue à être révolté par la façon dont tout cela est géré et annoncé, mais ça n'a l'air de faire réagir personne d'autre.
Je souhaite aux étudiants extrémistes de tenir le blocus marginal de quelques facs jusqu'à l'annonce du nombre de postes aux concours, et là il y aura une vraie mobilisation contre Pécresse et Darcos. Je ne donne pas cher du poste de Pécresse dans ces conditions.
Ecrit par : Jeremy | 11 novembre 2007
Pour l’instant, mon sentiment de citoyen de base est que X Darcos avance masqué,
Ecrit par : Philippe Brinon | 11 novembre 2007
Comme le concombre ??? Quelle journée, mes aieux !
Ecrit par : TIGER LILITH | 11 novembre 2007
...et accepte que l'on divise quasiment par deux les places aux concours ?"
FGuichard, vous pouvez en dire plus sur ces rumeurs ? Elles sont effectivement confirmées par l'annonce du passage du nombre de places en lettres de 1000 à 600, mais savez-vous ce qui se dit dans les milieux autorisés ?
Ecrit par : Jeremy | 11 novembre 2007
Hélas non, je ne suis pas dans le secret des Dieux, et croyez que je le regrette bien... S'il s'agit de simples rumeurs, il faudrait un démenti rapide. Et si cela se confirme, la révolte des facs sera générale et d'autant plus radicale que ce ne seront plus les "extrémistes", comme vous dites, qui s'en mêleront, mais le brave estudiant basal, bosseur, sérieux (l'andouille complète, quoi) qui a gratté depuis des années pour passer le concours et qui apprendra soudain qu'il est lésé avec un grand B -- oui, je suis vulgaire, Sylviane), et je l'assume, parce que tout ceci me met très en colère : si on commençait par arrêter de mentir à tous ces jeunes gens, et à les traiter avec respect càd en adultes, on avancerait d'un grand pas.
Ecrit par : FGuichard | 11 novembre 2007
@Pendariès
lisez de toute urgence "Le Divin marché", de Dany-Robert Dufour. J'ai l'air de radoter, mais c'est là un livre "capital".
La formule que je préfère, c'est "Ne pensez plus, dépensez".
Ecrit par : mouron rouge | 11 novembre 2007
Dès que j'en trouve le temps, Mouron rouge! Merci. Je dois aussi continuer ma lecture de Lipovetsky et son hyper-modernité ( l'ère de l'hyper-consommation).
Ecrit par : Pendariès | 11 novembre 2007
si on commençait par arrêter de mentir à tous ces jeunes gens, et à les traiter avec respect càd en adultes, on avancerait d'un grand pas.
Ecrit par : FGuichard | 11 novembre 2007
Autant le leur dire dès le collège. Mes élèves de LP tombent des nues quand je leur parle de l'après-bac et des chiffres qui vont avec (taux de réussite dans le supérieur, taux de chômage chez les jeunes, l',utilisation des mille et mille contrats salariaux, etc.): ON A TOUJOURS PEUR DE DESESPERER BILLANTETE, pardon BILLANCOURT. Tant que, hors des établissements scolaires, cela n'a pas changé, il faut dire la vérité aux ados: vous allez sans aucun doute être dans la dèche - et être le meilleur élève ne vous permettra peut-être pas de réussir professionnallement, mais au moins, cela vous donne une chance en plus.
Ce n'est pas pour les désorienter; mais quand ils sont face à la réalité, pour celles et ceux qui ne sont pas comme des lapinoux pris dans les phares de la voiture, il y a parfois réaction positive. C'est compliqué, comme vous disiez, FGuichard, le "réel", c'est violent - mais il faut bien se débrouiller, les uns et les autres, avec lui. Mes élèves, pour la plupart, savent qu'ils ne feront pas le métier pour lequel ils sont préparés (les patrons les refusent, par manque de compétences... c'est dire!).
Le principe de plaisir ne peut pas être le moteur unique de l'existence; nous savons tous que l'on peut avoir un métier qui ne sert qu'à payer notre bouffe et notre eau. - Et quelques fois nos voyages. Ca, la jeunesse l'a perdu de vue; ou alors a été culturellement, sentimentalement, intellectuellement aveuglée...
Ecrit par : Pendariès | 11 novembre 2007
Jean-Paul, avez-vous une explication sur le silence assourdissant des historiens (et des géographes, minorité non opprimée) sur le pédagogisme et la refondation de l'école ?
On les entend radoter qu'ils formeraient l'esprit critique des élèves et beaucoup trop font tout bonnement et servilement dans la fifiche, la grigrille et les "activités" chères aux constructivistes.
Ecrit par : P. Azimont | 10 novembre 2007
Les profs d'histoire attendent les nouveaux programmes d'histoire-geo qui devraient être publiés dans le premier semestre 2008 mais un extrait de la lettre de rentrée de l'IPR de polynésie d'avril 2007 nous donne un aperçu de ce qui nous attend. Rien qui aille dans le bon sens en tous cas :
"La commission est en phase d’élaboration des programmes depuis février seulement. Nous n’en sommes donc qu’au début de la réflexion. Elle travaille sur le plan scientifique en faisant régulièrement appel à des universitaires de renom. Les enjeux, en effet, sont de taille. Dans l’ensemble, on devrait s’orienter vers des séquences faisant alterner des cadrages généraux et des sujets d’étude.
C’est sûrement en géographie que l’on est le moins avancé, du fait de l’ampleur des réaménagements qui impose une réflexion plus poussée. Il semblerait que l’on s’oriente vers l’abandon du découpage continental suivant les niveaux d’enseignement. Il y aura, au bout du compte, moins de géographie régionale et plus de
travail sur les outils de la géographie. On n’abandonne toutefois pas l’idée d’enseigner les grands repères et les principales localisations. On se donne pour but final de faire comprendre à quoi sert la géographie et comment on la fait. Ce que j’écrivais l’an passé semble encore d’actualité : « on met en avant le nouveau concept de territoire et l’on s’interroge sur son fonctionnement, à différentes échelles. On entre par les notions que l’on construit au fil des années. On n’oublie pas la part du rêve ».
En histoire, le souci de « travailler sur la présence, la force et la diversité des héritages, dans lesquels devront se retrouver les citoyens que nous contribuons à former » est sans doute toujours présent. On insiste toujours également sur la nécessité de donner de la chair à cet enseignement (« donner plus de sens, de richesse, de couleur » a-t-il été précisé) et l’on retrouve l’idée que je rapportais en 2006 : « sans abandonner pour autant l’approche du temps long, on souhaite insister sur les moments historiques forts et sur les personnages emblématiques dans le cadre d’un retour raisonné de la chronologie. Le souci de ne pas négliger l’imaginaire des élèves est aussi présent ». Mais on insiste également sur la nécessité de donner plus de place à l’histoire économique et sociale. En fait, un rééquilibrage doit être opéré entre le culturel, l’économique et le politique. On fait ensuite le constat que, plus que jamais, l’histoire enseignée doit répondre à une demande sociale qui se fait très pressante. On réfléchit enfin à un autre découpage chronologique du programme. Les niveaux devraient s’articuler comme suit :
- sixième : Orient antique – Grèce et Rome (en insistant sur la notion de citoyen) - les trois religions monothéistes. Le cadre chronologique devrait être poussé jusqu’au VIIe ou au VIIIe siècle ;
- cinquième : enseignement d’un Moyen-Âge moins calé sur le XIIe – XIIIe, plus dynamique en insistant sur les évolutions – un décalage chronologique d’un siècle (le XVIIe) donc la monarchie absolue;
- quatrième : glissement sur le XVIIIe et le XIXe siècle, jusqu’en 1918 ;
-troisième : après 1918. "
Ecrit par : frederique | 11 novembre 2007
Ces deux points (Ph Brinon) n'en font qu'un vu, l'état des lieux
à comparer, en pire car c'est plus simple de partir ab nihilo, avec la France de Condorcet.
Rendre l'école à sa mission, du haut en bas, de bas en haut et par la bande, inclut la formation initiale et continue d' enseignants non- formés ou déformés, pendant une période de transition, toujours délicate à gérer, même quand le camp de la liberté a repris les commandes, mais est-ce le cas présent? (Inquiétude partagée)
La lecture des Cinq mémoires ou du Rapport apporte quelques lumières sur la façon dont Condorcet organisait à la fois la formation des maîtres mais aussi l'instruction des adultes, qui, dans son schéma de la République enseignante devenaient partie prenante dans la vie publique mais dont les droits restaient vides de sens tant qu'ils en ignoraient le contenu.
Si notre contexte n'est plus celui où le savoir doit délivrer les opprimés de la dépendance, celle qu'impose la précarité a bien des similitudes et la disparition des humanités évoque l'ignorance passée du peuple. Elles sont redevenues l'apanage d'une caste héréditaire.
la nuit du 4 aout est devenue incantatoire
Ce Projet, toujours invoqué, lui aussi, sur le mode incantatoire mais jamais appliqué, notamment dans sa dimension apolitique, et pour l'autonomie du système par rapport aux pouvoirs publics, apporte des éléments de réponse à notre dilemme présent.
------
À propos de Condorcet, et ça au moins je ne l'ai pas oublié, il était franc-maçon comme beaucoup de pères fondateurs de l'école républicaine et comme ses amis américains. C'est lui qui a fait entrer Jefferson dans sa loge et si je me souviens bien Ben Franklin aussi, pendant leurs séjours parisiens.
Dire que c'est Ch Establet (Comme quoi, auch von den Dümsten...) qui m'a remise sur cette piste,que j'avais sottement limitée dans le temps aux sources intellectuelles des lois organiques de Ferry.
Protestants et franc-maçons contre cathos de gauche...
(Milner)
Ecrit par : Cadichon | 11 novembre 2007
Lu dans une copie de 3ème, à l'instant, sur la "formation du territoire des Etats-Unis.... "Depui la découvertte de l'Amérique par Christophe Concombre...." Magnifique. Je le garde. Et masqué , en plus.
Christophe Concombre. Philippe Putain....Adolf Eclair.....
Ecrit par : montaigneàcheval | 11 novembre 2007
Me voilà démasqué! Désormais vous êtes Montaigne à zèbre, de la pointe de mon épée!
Ecrit par : Don Diego de la Vega | 11 novembre 2007
On ment aux bons élèves, on ment aux mauvais élèves aussi, et on ment aux étudiants en les laissant commencer des études dont la seule finalité est d'être embauché par le ministère de l'Education Nationale.
Or, le Ministère de l'Education Nationale, celui-là même qui les a formés pendant quatre ans, ne leur dit même pas, trois mois avant les épreuves, s'il pourvoiera 500 ou 1500 postes, alors qu'il pourrait le savoir depuis dix ans !
Ecrit par : Jeremy | 11 novembre 2007
Merci à Catmano, Buntovchik, FGuichard, Dobolino, Robin... d'avoir réagi sur la loi Montchamp.
Toutes mes excuses à Buntovchik, qui a effectivement à plusieurs reprises tenté de lancer le débat sur cette question.
Le post de FGuichard permet de mettre en lumière la magistrale mystification qui se cache derrière cette loi apparemment progressiste. En effet, l'intégration d'élèves porteurs de handicaps moteurs ou sensoriels "purs" (i.e. non associés à des troubles du comportement) ne pose le plus souvent pas de problème majeur, y compris en classe préparatoire, comme le démontrent les exemples cités par FGuichard.
L'escroquerie réside dans le fait que les élèves qui ont des handicaps moteurs ou sensoriels sont l'arbre qui cache la forêt. Ils sont ultra-minoritaires par rapport à ceux qui ont des handicaps mentaux, psychiatriques ou même "seulement" des troubles sévères du comportement. Et ce sont ces derniers qui sont en train de faire dysfonctionner voire disjoncter de manière exponentielle de plus en plus de classes en primaire.
Le témoignage cité par Catmano illustre fort bien cet aspect-là. Et encore, il ne s'agit pas du pire. L'intégration d'un enfant psychotique, par exemple, est une expérience terrible qui peut virer au cauchemar tant pour l'enseignant que pour la classe et que pour cet enfant lui-même.
Si cette question n'est pas réglée, on pourra publier les meilleurs programmes du monde et déployer des trésors de pédagogie... la situation ne s'améliorera pas pour autant. Y compris en maternelle.
Imaginez ce que peuvent être des activités de langage, de phonologie en grande section lorsqu'un enfant souffrant de troubles psychiques pousse continuellement des cris, chante, parle, mord ses camarades ou tente de se mutiler. Vous pouvez mettre dans cette classe un instit 3ème Voie, une Catmano, un Thierry Venot... ils parviendront certes grâce à leur compétence à limiter les dégâts mais seront empêchés de donner le meilleur d'eux-mêmes et d'apporter à leur classe tout ce qu'ils auraient pu lui apporter. Et ne parlons pas d'un jeune collègue qui débute...
Enfin, même quand la situation est moins "paroxystique", la présence continuelle d'une EVS perturbe énormément dans beaucoup de cas le fonctionnement de la classe. Et les EVS, dans certaines circonscriptions, se multiplient comme des petits pains. Il en pleut sur les écoles et chaque collègue aura bientôt la sienne !
Il y a encore peu de temps, des instits complètement désarçonnés par la présence d'un enfant handicapé faisaient des pieds et des mains pour obtenir des EVS.
Fait totalement inédit : lors des demi-journées d'information syndicale récemment organisées par le Snudi-FO, on a pu entendre un nombre stupéfiant de collègues aux abois qui demandaient... comment ils pourraient échapper aux EVS et déclaraient qu'ils préféraient encore se débrouiller tous seuls !
Ecrit par : Un hussard | 11 novembre 2007
Marie Bonaparte disait à Freud, la veille de son départ en exil. « Les civilisations peuvent régresser d’un siècle en quelques minutes ». Nous cela fait quarante ans qu'on a passé la marche arrière.
Un petit coup de copié-collé
"Mémorandum sur la fin des humanités ". Michel Leroux, Commentaire Nº116, Hiver 2006-2007. pp919-921
(Leroux dirige son projecteur sur le village Potemkine d’un enseignement des lettres dont les idéologues ont programmé la destruction. Il demande in fine à qui profite le crime, mais le coupable est connu dès les premières lignes. )
« Emportée par le mouvement qui ruina les classes de latin et de grec des lycées, l’enseignement de la littérature française n’y existe plus aujourd’hui qu’à l’état de façade. A la faveur de la Loi Jospin de 1989, des idéologues ont en effet arraisonné une discipline trop habitée à leurs yeux par des contenus aussi peu favorables à l’équité que l’histoire, la recherche du beau, la morale ou la connaissance de soi. Ainsi, tandis que les lycées achevaient de s’ouvrir au plus grand nombre, il s’est trouvé des universitaires pour vitupérer l’élitisme, apporter des justifications théoriques au recul des exigences et présenter l’autorité des maîtres comme une tyrannie. Il ne leur restait plus qu’à substituer la linguistique structurale et ses produits dérivés à la grammaire classique et à la lecture humaniste des textes, désormais réputées poussiéreuses et vexatoires. Élaborés à l’intention des collèges par un groupe d’experts, les nouveaux programmes de français, entrées en vigueur de 1996 à 1999, dans le premier cycle, et de 200 à 2001 dans le second, sont l’expression fidèle de cette philosophie ».
Leroux examine « le naufrage de l’enseignement des lettres qui s’est ensuivi » en évoquant « tour à tour l’aspect idéologique de cette entreprise, la conception de la morale qui l’a inspirée et sa dimension pédagogique». La matrice intellectuelle de ces démolisseurs a selon lui trois racines. Rousseau, et sa « vision idyllique de l’enfance », prône une construction des savoirs ab nihilo, et regarde toute imposition comme une violence symbolique. […] Ainsi peut-on aujourd’hui célébrer sans rougir les contresens créateurs de jeunes lecteurs incultes ». Le deuxième volet de ce triptyque est l’école de Francfort ( Adorno/Horkheimer) qui a jeté un discrédit indélébile sur des « humanités impuissantes à civiliser le monde ». Last but not least, la fameuse reproduction bourdivine, charge bourgeoisophobe contre ces dernières, coupables de reproduire des connivences culturelles entre des héritiers, et instrument d’exclusion. Complice et artisan de leur exclusion, Bourdieu veut éviter de polluer les exclus avec les œuvres de « Sophocle, Rabelais, Molière Voltaire et Hugo » qui ne sauraient leur servir de guides puisqu’ils « confortent le pouvoir des dominants ». Leroux décrit ensuite ces « flatteuses disciplines », grammaire du texte, narratologie et autres fruits du relativisme culturel et de la nécessité de créer un sabir pour masquer le vide conceptuel. « À des « enfants que l’on a privés d’un véritable apprentissage de la langue » on propose le karaoké et le jeu de piste littéraire, dont les règles traduisent une omniprésente culture du soupçon. « C’est ainsi qu’en s’abstenant d’ouvrir les esprits à un héritage et par conséquent à un surcroît de conscience, on aggrave une injustice qu’on se flattait de faire reculer. Se trouvent donc illustrés une fois de plus les inconvénients de la démagogie, fût-elle principalement de gauche. »
Je me demande dans ce tableau où le libéralisme ( dont l'anti-égalitarisme est un des fondements) a bien pu se nicher ou sous quel déguisement il se planque, en tous cas il n'est pas chez Rousseau, ni à Francfort, ni chez Bourdieu.
Je rappelle également à tous ceux qui se précipitent, et se bousculent, sur le tobogan illibéral que dans ce pays (US) qui les fait vomir, les chefs d'entreprise privilégient, pour tous les postes(pas seulement en ressources humaines) les candidats qui ont fait des "humanities" et pas seulement des maths et des sciences...ou "number crunchers".
Bon c'est vrai aussi en France mais, elle, elle n'est pas un pays libéral ...
et sur le tobogan, repos les rênes longues, ne vous bousculez plus, vu comme les grèves vont encore la plomber, le bout du tunnel est encore loin.
Ecrit par : Cadichon | 11 novembre 2007
Un hussard, cette loi est effectivement et évidemment un scandale et un escroquerie.
Ecrit par : Jeremy | 11 novembre 2007
EVS?
Ecrit par : Cadichon | 11 novembre 2007
"C'est absolument mon sentiment : quel est le "bon" ? Docteur Xavier, l'humaniste, l'auteur d'un excellent manuel de français, le défenseur de la transmission, bref, celui du 8 nov au ministère, -- ou Mister Darcos, qui supprime plus de 10.000 postes, missionne Gaby Cohn-Bendit pour expérimenter du vent dans els collèges, et accepte que l'on divise quasiment par deux les places aux concours ?
Ecrit par : FGuichard | 11 novembre 2007 "
C'est facile à deviner, les beaux discours servent à faire passer les actes.
Et s'il cherche à faire plaisir à toutes les parties et orientations on peut deviner qui sera cocufié.
Ecrit par : Hervé | 11 novembre 2007
J'ai voulu répondre plusieurs fois au message de catmano et ça n'a pas marché. J'espère que cette fois-ci...
Nous avons les même problèmes en collège avec ce genre d'élève (asociaux, hyperactifs, violents envers eux-mêmes et.ou envers les autres...)
Quelqu'un sur ce blog (cadichon, il me semble) a soulevé le problème de la prise en charge psychiatrique de certains élèves .
Encore faut-il que les parents et l'administration prennent conscience des problèmes, mettent en place et acceptent la mise en place d'un dispositif adapté,
Chacun a pu apprécier sur ce blog, à travers vos
différents messages votre compétence, votre patience et votre savoir-faire avec les enfants. Si vous en êtes là, c'est que le problème est grave.
Si j'ai un conseil à vous donner, c'est de ne pas vous culpabiliser et de ne pas gérer ce problème seule.
Rédigez un rapport circonstancié à l'intention de votre inspecteur pédagogique départemental. (date, heure, lieu, évocation la plus objective des faits, appréciation personnelle) .
C'est à lui de prendre le relai et de trouver une solution adaptée dans une autre structure et de vous aider à persuader les parents.
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2007
Protestants et franc-maçons contre cathos de gauche...
(Milner)
Ecrit par : Cadichon | 11 novembre 2007
Plus compliqué : parmi les nuisibles qui ont conduit l'école où elle en est, on compte Jospin, qui est protestant , et Rocard aussi.
Ecrit par : FGuichard | 11 novembre 2007
Merci au hussard pour son analyse.
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2007
L'escroquerie réside dans le fait que les élèves qui ont des handicaps moteurs ou sensoriels sont l'arbre qui cache la forêt. Ils sont ultra-minoritaires par rapport à ceux qui ont des handicaps mentaux, psychiatriques ou même "seulement" des troubles sévères du comportement. Et ce sont ces derniers qui sont en train de faire dysfonctionner voire disjoncter de manière exponentielle de plus en plus de classes en primaire.
...Dans le secondaire aussi. Il y a dans toutes ces bonnes intentions, cette générosité vague et irresponsable un angélisme mortifère, un manque de réflexion, de réalisme et de lucidité sidérants.
Exemple criant du déphasage typique de la société contemporaine entre morale et raison.
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2007
La Loi Monchamp, illustration des crimes commis avec de beaux sentiments, et de la spécificité de l'école qu'on ne confond toujours aux dépens des enfants et enseignants avec les autres domaines de la fonction publique, et je ne parle pas de la "société marchande" avec laquelle la confusion est tout aussi tragique, parce qu'elle méconnait le fondement même de la mission de l'école. Il m'est arrivé de parler ici de l'offre et de la demande d'éducation pour plaider en faveur du pluralisme; seule une caricature peut y voir une confusion.
.
Cette loi s'inscrit dans un programme général d'aide aux handicapés dans "les trois fonctions publiques" qui enfourche le dada de l'égalité des chances, lequel est transcourant, ( voir Sarko et sa discrimination positive) avec la parité notamment et qui est axée sur les handicaps physiques.On met des rampes d'acces . Il y a 6% de la population active qui a un handicap alors il faut 6% de handicapés par ministère, bref ce genre d'âneries.
Mais il faut vraiment avoir un drôle de handicap et pas moteur celui-là, pour dire, comme je l'ai lu ici que cette mesure était encore un coup de l'ogre libéral car elle avait pour objectif ( caché, bien entendu) d'alléger le budget national du côut des institutions spécialisées...
Je me demande comment cet argument-là peut coucher avec.... les EVS dont je ne sais toujours pas le nom mais qui ont visiblement un prix élevé s'il en faut un (une) par enfant!!!
Ecrit par : Cadichon | 11 novembre 2007
Dans le primaire, le secondaire et à l'université... Demandez aux américains ou aux finlandais. Pas de catastrophe en France pour l'instant, on se demande bien pourquoi, peut-être parce que la vente d'armes est encore réglementée sérieusement? J'aime à n'être pas certaine que ce soit la seule raison. On dirait que notre douce France a encore des qualités. J'espère ne pas être démentie avant longtemps. A part quelques profs trucidés au couteau et encore pas complètement, disons plutôt lardés, ça reste plutôt serein.
Ecrit par : dobolino | 11 novembre 2007
"Protestants et franc-maçons contre cathos de gauche...
(Milner)
Ecrit par : Cadichon | 11 novembre 2007
Plus compliqué : parmi les nuisibles qui ont conduit l'école où elle en est, on compte Jospin, qui est protestant , et Rocard aussi.
Ecrit par : FGuichard | 11 novembre 2007 "
De toutes façons, si on commence à classer les gens par leur religion on est mal barré et le blog aussi!
Hervé (athée si ça peut servir à quelqu'un pour discréditer ce que je dis).
Ecrit par : Hervé | 11 novembre 2007
Au fait, on écrit loi Monchamp ou loi Montchamp?
Ecrit par : dobolino | 11 novembre 2007
EVS? interroge Cadichon.
Cadichon, la devanture c'est ça:
http://www.education.gouv.fr/cid1123/les-emplois-vie-scolaire.html
La réalité, ce sont des emplois assez précaires payés à coup de lance-pierre (enfin tout ce qui vous parait bien!), embauchés sans aucune qualification, balancés dans les écoles sans aucune formation et censés aider les professeurs justement en particulier à intégrer les "Monchamp" dans les classes. Ce qui leur est d'autant plus aisé qu'ils n'ont pas de formation et un salaire et contrat de travail fort attractifs. Une alternative au RMI, payé un peu plus, rarement à temsp plein et souvent à plus de 50 km du domicile. Genre "La France qui se lève tôt" et qui ne rechigne pas au travail.
Ecrit par : dobolino | 11 novembre 2007
De toutes façons, si on commence à classer les gens par leur religion on est mal barré et le blog aussi!
Hervé (athée si ça peut servir à quelqu'un pour discréditer ce que je dis).
Ecrit par : Hervé | 11 novembre 2007
D'autant plus que je connais des cathos de gauche francs-maçons et aussi des cathos de droite. Sans compter les juifs, aussi bien ashkénazes que sépharades, y compris agnostiques mais allant à la synagogue une fois par an pour l'anniversaire de la mort de maman parce que quand même, on a beau être agnostique, on peut pas faire ça à maman.
Ecrit par : dobolino | 11 novembre 2007
Françoise Guichard a écrit : "Plus compliqué : parmi les nuisibles qui ont conduit l'école où elle en est, on compte Jospin, qui est protestant , et Rocard aussi."
Tout d'abord, le fait d'avoir été nuisible n'est pas lié au fait d'être né dans un milieu protestant.
Néanmoins, si Jospin et Rocard avaient eu un père ou une mère juif(ve) et une mère ou un père protestant(e), ils auraient eu un sens de l'humour plus aigu et on n'en serait pas là.
Pour être tout à fait précis, je pense que Rocard s'en est mieux tiré que Jospin sur ce plan.
Si on évacue les questions religieuses par la porte, elles reviennent par les égouts. Les laïcards * intégristes devraient l'admettre.
* : c'est à dire les laïcs encartés
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2007
Hervé (athée si ça peut servir à quelqu'un pour discréditer ce que je dis).
Ecrit par : Hervé | 11 novembre 2007
En tout cas pas à mes yeux. Croyez-moi, si le bon Dieu existe et qu'il est ce que je crois qu'il est, il va y avoir de drôles de surprises le Jour du Jugement dernier...Pleurs et grincements de dents comme disait l'Autre...En particulier pour certains "croyants". Et je sais de quoi je parle. Je préfère de beaucoup les gens comme vous, Hervé, à certains d'entre eux. Les pharisiens sont partout et en particulier dans une certaine presse catholique. Je sais que ça n'est pas "charitable" de dire ça, mais ils me dégoûtent.
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2007
"Pas de catastrophe en France pour l'instant, on se demande bien pourquoi, peut-être parce que la vente d'armes est encore réglementée sérieusement? J'aime à n'être pas certaine que ce soit la seule raison."
A mon avis, c'est la seule raison !
Ecrit par : Jeremy | 11 novembre 2007
A mon avis, c'est la seule raison !
Ecrit par : Jeremy | 11 novembre 2007
Je suis bien d'accord !
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2007
Merci Robin pour votre sollicitude. Le commentaire que j'ai posté cet après-midi était un copié/collé pris sur un forum d'enseignants du primaire. C'était loin d'être le pire des témoignages, mais j'ai fait ça très vite.
J'ai pour le moment eu la chance de ne jamais accueillir dans ma classe d'élèves au comportement aussi perturbateur, à peine deux hyperactifs dont les parents étaient suffisamment coopératifs et, à nous trois, nous sommes toujours arrivés à maîtriser le bambin. Quelques coups de griffe sur les mains, quelques coups de pieds dans les tibias en cas de grosse crise, mais bien vite, papa ou maman arrivait et, à nous deux, nous remettions le jeune homme dans le droit chemin ou sa famille le ramenait à la maison si cela se révélait nécessaire.
Et, l'année dernière, un brave Kevin (ça ne s'invente pas) de cinq ans qui avait bien du mal à porter de l'intérêt au travail scolaire proposé, du haut de ses trois ans d'âge mental. Il était gentil comme tout et comme il aurait été heureux dans ces classes à petit effectif et programmes aménagés que proposait l'Education Nationale de mes débuts. Mais, à l'époque, la France était riche !
Ayant moi aussi bénéficié, pour la direction d'école, pas pour un enfant handicapé, du cache-misère (cache-chômage ?) qu'a constitué le recrutement des EVS à la rentrée 2006, j'aurais pu confier ce brave pépère à la gentille dame que l'on m'avait attribué ; mais celle-ci préférait de loin faire des photocopies et tenir le téléphone car elle n'avait pas la fibre pédagogique, alors, il était mieux avec ses petits copains, même si je n'ai jamais réussi à lui faire garder en tête une donnée plus d'une demi-journée.
Ecrit par : catmano | 11 novembre 2007
"Pas de catastrophe en France pour l'instant, on se demande bien pourquoi, peut-être parce que la vente d'armes est encore réglementée sérieusement? J'aime à n'être pas certaine que ce soit la seule raison."
A mon avis, c'est la seule raison !
Ecrit par : Jeremy | 11 novembre 2007
A mon avis, c'est la seule raison !
Ecrit par : Jeremy | 11 novembre 2007
Je suis bien d'accord !
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2007
C'est ça! Cassez mon bien-être dominical à peu de frais. Facile!
Ecrit par : dobolino | 11 novembre 2007
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2007
C'est ça! Cassez mon bien-être dominical à peu de frais. Facile!
Ecrit par : dobolino | 11 novembre 2007
Désolé, dobolino, je rends les armes !
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2007
Merci Robin pour votre sollicitude. Le commentaire que j'ai posté cet après-midi était un copié/collé pris sur un forum d'enseignants du primaire. C'était loin d'être le pire des témoignages, mais j'ai fait ça très vite.
ca m'étonnait bien un peu aussi, mais vous savez, par les temps qui courent, ça peut hélàs arriver à tout le monde, même (et surtout) aux "meilleurs".
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2007
1) Ce soir, sur France 3, Darcos en confrontation avec Meirieu ! Tous à vos postes !
Dire que persone n'en parle ici ! Ah, la honte pour tous !!!
2) Dialogue récent d'un ami avec une prof d'anglais (qui officie en première et terminale) :
" Tu aimes James Joyce, toi ?
- Qui ça ?
- Ben... James Joyce...
- ah, James Joyce ! Oui, bien sûr : Le trou d'écrou !" (qui est, bien sûr, de Henry James...).
C'est la classe, non ? Ben elle enseigne en premiere et terminale, et elle est à l'IUFM. Effarant.
Ecrit par : Jeremy | 11 novembre 2007
Les EVS ?
"ce sont des emplois assez précaires payés à coup de lance-pierre (enfin tout ce qui vous parait bien!), embauchés sans aucune qualification, balancés dans les écoles sans aucune formation et censés aider les professeurs justement en particulier à intégrer les "Monchamp" dans les classes.
Ecrit par : dobolino | 11 novembre 2007
C'est bien résumé ! On peut ajouter que la précarité et la rémunération des EVS sont telles que les emplois-jeunes, qui furent leurs prédécesseurs et dont la situation n'était guère enviable, passeraient à présent, en comparaison, pour des privilégiés !
Les personnes qui étaient recrutées comme emplois-jeunes dans les écoles étaient le plus souvent des étudiants. Un certain nombre de personnes qui sont maintenant recrutées comme EVS sont parfois elles-mêmes en difficultés sociales voire handicapées. Il en est même à qui l'ANPE proposent ces emplois afin de favoriser leur réinsertion, suite à leur sortie de prison.
Cadichon s'interroge sur le coût des EVS. Elle a bien raison, car c'est justement d'argent qu'il s'agit. Et c'est notamment ce que disent, sans langue de bois, une vingtaine de directeurs d'établissements spécialisés et pédopsychiatres dans une longue lettre adressée le 11 septembre au Président de la République, relative à la loi Montchamp, dont voici un court paragraphe :
"Au fond, on n’y trouve qu’une logique financière. Ce fait-là, uniquement, est indiscutable : l’intégration d’un enfant handicapé en milieu ordinaire coûte jusqu’à DIX FOIS MOINS que sa prise en charge en structure adaptée. L’on doit dire que, derrière les mots, il n’y a que le redéploiement des coûts du secteur spécialisé, de ses institutions ; il n’y a qu’une refonte budgétaire qui fracture implacablement dans son forçage l’obligation de l’Etat laïque d’assurer une éducation spéciale, comme la compétence de la Sécurité Sociale de financer les soins et leurs indispensables encadrements."
Ecrit par : Un hussard | 11 novembre 2007
Dans quelques jours, quand j'en aurai plus appris auprès d'une collègue, TZR PLP, je vous parlerai de ces zones féroces que sont les EREA. Il y a des animaux qui portent des habits.
Ecrit par : Pendariès | 11 novembre 2007
C'est la classe, non ? Ben elle enseigne en premiere et terminale, et elle est à l'IUFM. Effarant.
Ecrit par : Jeremy | 11 novembre 2007
Je ne voudrais pas faire de mauvais esprit, jeremy, mais dans certains établissements, quand on dit d'un professeur qu'il est "cultivé", ça équivaut presque à une insulte et en tout cas, ça sous-entend qu'il n'est pas "dans la ligne".
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2007
Une dernière remarque sur ce sujet : l'intégration d'enfants avec des handicaps psychiques est devenue une arme redoutable entre les mains des khmers et de leurs kapos, qui n'hésitent pas, en primaire, à l'utiliser pour mater certains instits récalcitrants coupables d'utiliser de "mauvaises" méthodes, en lecture par exemple...
Ecrit par : Un hussard | 11 novembre 2007
Jeremy, vous le savez bien sûr, mais c'est "Le tour d'écrou" de Henry James et pas "Le trou d'écrou" (in English: "The turn of the screw"). L'anecdote que vous nous donnez n'est qu'un autre exemple de la pitoyable inculture des formateurs IUFM.
Quand je passais mon année de formation CAPES, notre formateur pensait nous impressionner en récitant deux vers de Blake, mais ils étaient si mal prononcés que l'on n'avait rien compris. L'année d'après, des redoublants m'ont dit qu'il faisait le même cours, et qu'il répétait les mêmes vers incompréhensibles; le pauvre hère ne savait certainement rien d'autre et il pensait certainement que déclamer deux vers était le summum de la culture...
Ecrit par : Loki | 11 novembre 2007
C'est la classe, non ? Ben elle enseigne en premiere et terminale, et elle est à l'IUFM. Effarant.
Ecrit par : Jeremy | 11 novembre 2007
Elle confond James Joyce et Henri James, mais ça ne l'empêchera pas de réussir. L'important c'est de se faire bien voir.
...Et d'être "dans la ligne" et jusqu'en 2009, c'est la ligne Meirieu et consorts qui prévaut (dixit récemment un IPR de musique à une collègue).
Ca me rappelle l'Ancien Régime et les braves gens qui disaient "Quelle injustice, le roy ne doit pas être au courant !"
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2007
Non, ça ne l'empêchera pas de réussir, au contraire même.
Connaissez-vous le Principe de Peter? Il s'énonce ainsi:
« Tout employé tend à s'élever à son niveau d'incompétence. »
Il est immédiatement suivi du « Corollaire de Peter » :
« Avec le temps, tout poste sera occupé par un incompétent incapable d'en assumer la responsabilité. »
Dans une entreprise (ou une école si elle est dirigée comme une entreprise), les employés compétents sont promus, et les incompétents restent à leur place. Donc un employé compétent grimpe la hiérarchie jusqu'à atteindre un poste pour lequel il ne sera pas compétent. À ce stade-là, il devient donc un incompétent qui va occuper son poste indéfiniment.
Au final :
* un incompétent garde son poste
* un employé compétent est remplacé par un autre employé, potentiellement incompétent. Si le nouvel employé est compétent, il sera remplacé à son tour par un nouvel employé jusqu'à ce que le poste échoie à un incompétent.
Le Principe de Peter a été élargi par ce qu'on appelle le Principe de Dilbert: « Les gens les moins compétents sont systématiquement affectés aux postes où ils risquent de causer le moins de dégâts : l'encadrement. »
Si le principe de Peter garantissait qu'un dirigeant incompétent serait compétent s'il occupait le poste d'un de ses subordonnés, dans une entreprise dilbertienne au contraire, les dirigeants sont ceux qui étaient les plus nuls aux postes subordonnés. En particulier, ils ne comprennent rien à la technologie et manquent de bon sens dans les cas les plus graves.
Idem pour les formateurs IUFM; ce sont des incompétents mis à ce poste justement parce qu'ils sont nuls!
Ecrit par : Loki | 11 novembre 2007
Et quand on songe que l'Education nationale est la plus grande entreprise de France, le principe de Peter devient encore plus terrifiant !
Ecrit par : iPidiblue incompétent notoire sans poste à sa mesure | 11 novembre 2007
"Idem pour les formateurs IUFM; ce sont des incompétents mis à ce poste justement parce qu'ils sont nuls!"
Ecrit par : Loki | 11 novembre 2007
A CES postes, Loki, allons, ne soyez pas mesquin!
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 novembre 2007
Je suis fière d'abriter et exploiter mon incompétence dans une zone sub-désertique. Tant que les gens ont encore assez de carburant pour s'adresser ailleurs, plus loin...
Ecrit par : dobolino | 11 novembre 2007
A CES postes, Loki, allons, ne soyez pas mesquin!
Ecrit par : Christophe Sibille
"A ce poste" est correct, puisque c'est LE poste de formateur. Mais vous ne pouvez pas le savoir, au vu de votre incompétence!
Ecrit par : Loki | 11 novembre 2007
Non, ça ne l'empêchera pas de réussir, au contraire même.
Connaissez-vous le Principe de Peter? Il s'énonce ainsi:
« Tout employé tend à s'élever à son niveau d'incompétence. »
Il est immédiatement suivi du « Corollaire de Peter » :
« Avec le temps, tout poste sera occupé par un incompétent incapable d'en assumer la responsabilité. »
Très juste et très pertinent, le principe de Peter !
Celui qui gouverne l'Education nationale n'est pas mal non plus : ce sont les professeurs qui n'utilisent pas la méthode globale, qui n'enseignent pas vraiment en séquence, qui font encore réellement de la grammaire et de l'orthographe, qui continuent à transmettre des savoirs à travers un enseignement explicite, bref ceux qui n'appliquent pas ou le moins possible les consignes qui empêchent le système de se détraquer complètement !
Un système qui survit grâce à la "désobéissance" d'une minorité !
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2007
Intéressant.. on pourrait appeler cela le Principe de Robin (et pas de Robien):
"Tout empêcheur de penser en rond pédagogique tend à empêcher le système général de tomber en miette."
Pas mal, pas mal... ;)
Ecrit par : Loki | 11 novembre 2007
A la réflexion,je ne suis pas certain que ce principe de la "désobéissance vitale" soit propre à l'Education nationale.
J'ai entendu récemment que des ouvriers d'usine, plutôt que de faire grève avait décidé d'appliquer à la lettre les consignes de l'encadrement.
Résultat : le processus de fabrication s'était arrêté de lui-même au bout de cinq minutes.
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2007
C'est quand une belle entreprise l'EN ! Rien que des ouvriers, c'est comme cela que je vois l'avenir radieux et prolétarien, un encadrement aux abonnés absents (composez IUFM et attendre la sonnerie), un grand patron qui organise des tables rondes où l'on discute si l'on va repeindre l'usine en rose soutenu ou en bleu marine, et le ministre-agrégé qui laisse dire en rigolant en douce car il n'a pas même l'argent pour acheter les pinceaux ... et tout le monde sort content de la rue de Grenelle même JP Brighelli !
Ecrit par : iPidiblue peterisé | 11 novembre 2007
Intéressant.. on pourrait appeler cela le Principe de Robin (et pas de Robien):
"Tout empêcheur de penser en rond pédagogique tend à empêcher le système général de tomber en miette."
Pas mal, pas mal... ;)
Ecrit par : Loki | 11 novembre 2007
Merci Loki, mais je ne pense pas être le premier à l'avoir formulé !
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2007
... et tout le monde sort content de la rue de Grenelle même JP Brighelli !
Ecrit par : iPidiblue peterisé | 11 novembre 2007
Quand le chat n'est pas là...Je suis étonné qu'il n'ait pas encore sorti ses griffes !
Mais que serions-nous sans l'espoir et ses chimères ? C'est ce qui restait au fond de la boîte ouverte par cette étourdie de Pandore après que tous les maux se furent enfuis pour s'abattre sur le pauvre monde...
...avec une prédilection pour les écoles françaises à partir de 1980.
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2007
...avec une prédilection pour les écoles françaises à partir de 1980.
Ou plutôt 5 ans avant (Réforme Haby)
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2007
Dialogue récent d'un ami avec une prof d'anglais (qui officie en première et terminale) :
" Tu aimes James Joyce, toi ?
- Qui ça ?
- Ben... James Joyce...
- ah, James Joyce ! Oui, bien sûr : Le trou d'écrou !" (qui est, bien sûr, de Henry James...).
Ecrit par : Jeremy | 11 novembre 2007
Ben quoi, y'a quand même James, d'abord, na ("son nom est Joyce, James Joyce"), qu'est-ce que vous êtes pénibles ! Si on commence à ergoter comme ça, on n'en finit pas... Et puis, il faut exploiter l'erreur commise, chers collègues, et travailler dessus avec l'apprenant, càd en l'accompagnant, afin qu'il puisse de lui-même et spontanément faire la rectification. Faut tout vous dire, quoi !
Ecrit par : FGuichard reconvertie formatrice dans un moment d'égarement | 11 novembre 2007
bonsoir à tous et à toutes;
Je vous lis quotidiennement et apprécie infiniment vos échanges, vos commentaires et le récit que vous faites de vos expériences en classe.
Je n'ai jamais osé intervenir jusqu'à ce soir.
Je suis AVS (auxiliaire vie scolaire) du pur terrain depuis plusieurs années:
j'interviens dans trois ou quatre établissements (maternelle et élémentaire) pour aider à l'intégration des élèves handicapés.
Je me suis occupée de huit cas différents (autiste, trisomique, troubles du comportement, retard global etc...)
Je suis les mêmes élèves pendant plusieurs années donc avec certains j'ai passé cinq ou six ans.
Je vis dans la classe avec les élèves, je vois les maîtres et les maîtresses enseigner, je rencontre des gens très consciencieux et dévoués, je considère comme un privilège rare d'être là et d'assister à la classe.
Je suis à 1000 euros net et termine mon deuxième contrat de trois ans.
Si vous avez des questions sur ce que je fais, je vous répondrai.
Moi j'en ai une bien précise: au CE1 il y avait une fiche de français qui m'a consternée (j'ai fait mon CE1 dans les early sixties avec une maîtresse qui nous faisait lire les contes du chat perché de Marcel Aymé dont elle avait eu les filles en classe!).
La séquence car je crois qu'on ne dit plus leçon, portait sur la phrase et le même texte était répété plusieurs fois avec une mise en page différente.
Il s'agissait de compter le nombre de lignes et le nombre de phrases et la maîtresse posait des questions "que remarquez-vous" les élèves s'ennuyaient ferme, un seul a répondu "c'est la même chose".
Je suis effarée: voudrait-on dégoûter les enfants de sept ans de lire, de comprendre, d'aimer les mots? C'est ça le français en CE1? Mais ils s'ennuient, c'est bête et pénible et ça ne sert à rien de compter et d'écrire en chiffres qu'il y a 10 lignes et 12 phrases!
Est-ce que ce sont ces choses que vous dénoncez tous ici?
ça m'a ramenée il y a une quinzaine d'années en arrière où innocemment à la réunion de 6è de mon aîné j'avais demandé s'il y aurait des dictées et la réponse méprisante de la prof de français et les ricanements des parents etc...
J'ai aidé de nombreux élèves à travailler quand je surveillais les études et en cours particuliers: j'ai vu qu'ils ne savaient pas reconnaître un verbe dans une phrase. Chercher un sujet non plus alors je leur apprenais comme je savais et ça marchait mais quel gâchis, quelle bouillie on leur fait avaler.
Finalement on les méprise puisqu'on les juge incapables de faire les efforts que nous avons faits.
Comment liront-ils un contrat d'embauche, un journal?
Bon je m'arrête et vous redis à tous ma grande admiration pour vos intervention et bien sûr je remercie Monsieur Brighelli pour ce blog.
Ecrit par : cafécalva | 11 novembre 2007
Je suis effarée: voudrait-on dégoûter les enfants de sept ans de lire, de comprendre, d'aimer les mots? C'est ça le français en CE1? Mais ils s'ennuient, c'est bête et pénible et ça ne sert à rien de compter et d'écrire en chiffres qu'il y a 10 lignes et 12 phrases!
Est-ce que ce sont ces choses que vous dénoncez tous ici?
Oui, mais de nous tous, c'est vous qui venez de le faire le mieux. Vous avez tout compris.
Ecrit par : Robin | 12 novembre 2007
Xavier Darcos vient vient de dire dans l'émission de Christine Ockrent sur FR3 dans laquelle Alain Finkelkraut a crevé le plafond comme d'habitude qu'il commencerait par s'occuper de l'école primaire, mais à aucun moment il n'a parlé des méthodes d'apprentissage de la lecture qui sont la base de tout.
Je comprends sa prudence, mais j'ai bien peur qu'elle ne mène pas loin. Je ne l'ai trouvé ni intéressant, ni convaincant. Il est dans une stratégie permanente d'évitement.
Philippe Meirieu a été lamentable et je pèse mes mots. J'ai bien aimé ce qu'a dit le professeur de grec.
J'ai peut-être tort, mais je suis très pessimiste. C'est Finkelkraut qui a raison et Meirieu qui a tort, mais c'est Meirieu qui a gagné (pas dans l'émission, mais dans la réalité), tout lamentable qu'il est.
Ecrit par : Robin | 12 novembre 2007
Meirieu met tout sur le dos des médias. C'es facile de s'en prendre à la tempête alors qu'on a détruit les digues.
Ecrit par : Robin | 12 novembre 2007
Monsieur Jean Robin - illustre sur tous les blogs illustrissimes - un professeur qui enseigne la philosophie à l'école polytechnique - "pour la patrie, les sciences et la gloire" - et qui avoue n'avoir jamais étudié le grec c'est aussi sérieux qu'un prêtre qui a fait des études de théologie sans jamais étudier le latin, le grec et l'hébreu !
Enfin ce que j'en dis ... au niveau où maintenant se transmet la tradition tout est possible ! Au pays des aveugles les borgnes sont rois.
Ecrit par : iPidiblue grec parmi les grecs | 12 novembre 2007
Il y a quelque chose qui m'échappait chez Meirieu ; je lui prêtais des desseins machiavéliques. Je crois à présent que l'explication est plus simple : il souffre tout simplement d'un déficit de compréhension.
Il ne perçoit qu'une seule fréquence et il ne descend pas dans les graves. Mais tout n'est pas perdu; il prenait fébrilement des notes !
Ecrit par : Robin | 12 novembre 2007
Enfin ce que j'en dis ... au niveau où maintenant se transmet la tradition tout est possible ! Au pays des aveugles les borgnes sont rois.
Ecrit par : iPidiblue grec parmi les grecs | 12 novembre 2007
Illustrissime Pidiblue, Anthropos Kalos ka'gathos,
Il a eu l'honnêteté de l'avouer et il a parlé de son ignorance du Grec comme d'un manque, ce qui est indéniable s'agissant d'un philosophe, je suis bien d'accord, même s'il compense bien.
Ecrit par : Robin | 12 novembre 2007
Anthropos Kalos ka'gathos,
Plutôt "Andros kalos ka'gathos ! "
Ecrit par : Robin | 12 novembre 2007
Oui, remettez-moi donc un peu de confiture Andros ...
Ecrit par : iPidiblue doré sur tranche | 12 novembre 2007
Merci pour votre témoignage.
Dites votre pseudo...Cafécalva...origines normandes ?
Ecrit par : Guillaume | 12 novembre 2007
Il a eu l'honnêteté de l'avouer et il a parlé de son ignorance du Grec comme d'un manque
Pas de majuscule à grec !
Ecrit par : Robin | 12 novembre 2007
Plutôt "Andros kalos ka'gathos ! "
Ecrit par : Robin | 12 novembre 2007
"Anêr" au nominatif (génitif andros), étourneau ;-))))
Ecrit par : FGuichard | 12 novembre 2007
"A CES postes, Loki, allons, ne soyez pas mesquin!
Ecrit par : Christophe Sibille
"A ce poste" est correct, puisque c'est LE poste de formateur. Mais vous ne pouvez pas le savoir, au vu de votre incompétence!"
Ecrit par : Loki | 11 novembre 2007
Je n'ai pas parlé d'incorrection, Loki. Au sens grammatical du terme, du moins, parce que pour le reste, vous semblez tout ignorer du sens de ce mot. De même que pour celui des mots "ironie" et "humour", qui semblent totalement absents de votre vocabulaire.
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 novembre 2007
Merieu s'est tré bien de coi on parlent, mé il fais sans blanc de pa s'avoir!
Ecrit par : Cancre | 12 novembre 2007
"Merieu s'est tré bien de coi on parlent, mé il fais sans blanc de pa s'avoir!"
Ecrit par : Cancre | 12 novembre 2007
Tiens, Loki, vous avez un nouveau pseudo?
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 novembre 2007
cafécalva, étant honnie pour certains sur ce blog, (j'ai trop souvent dénoncé ce que Robin et vous postez ce matin), je vous mets mon adresse-mail, j'aimerais, si ce n'est pas vous importuner, avoir quelques échanges avec vous.
Ce que vous dites est profondément dramatique.
Anne-Marie Valette.
[email protected]
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 12 novembre 2007
Ipibidule machin, Machiavel ne connaissait pas le grec. C'est sûr que ...vu le niveau de l'époque! Prenez la machine à remonter le temps pour lui donner deux trois cours particuliers... Et allez-y, en arrière encore : Dante et Pétrarque, deux Cancres historiques, attendent vos cours de grec ancien pour pouvoir dire ce qu'ils avaient a dire.
Ecrit par : Cancre | 12 novembre 2007
"Anêr" au nominatif (génitif andros), étourneau ;-))))
Ecrit par : FGuichard | 12 novembre 2007
Exact. Je ne travaille pour ainsi dire plus le grec depuis la maîtrise de philo (traduction et interprétation des Ennéades de Plotin dans le texte avec Monsieur Thillet à la Sorbonne en 78) et mon grec est un peu rouillé.
Le pire, c'est que je le savais. j'ai hésité entre anêr et andros et j'ai choisi la mauvaise solution.
Bon, je me remets au grec, FGuichard promis !
Robin "l'étourneau".
...En fait Robin c'est plutôt le rouge-gorge en anglais ou le coq dans la nursery rime:
"Who killed cock Robin ? I, said the fly, I killed cock Robin with my little bow and arrow."
...Encore une histoire sacrificielle !
Ecrit par : Robin | 12 novembre 2007
Trop "beau" pour être vrai, ce message de cafécalva... The right message in the right place, and in the right moment...
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 novembre 2007
Madonna, Maria Vergine Santissima! Sibille! ma da chi sei andato a scuola di Humour?
Ecrit par : tata patata | 12 novembre 2007
"Wer über alles lachen kann, wird die Welt beherrschen."
Schiller, et moult héritiers...
Ecrit par : D'Enguell | 12 novembre 2007
A lire Frédérique, je me suis plié en deux de rire....jaune. L'absolutisme en 5ème!!!!!!!!!!!! On avait déjà fourgué à ces pauvres 5ème, Le grand Schisme, Les Réformes, et toute l'immensité complexe du monde féodal. Maintenant on leur balance l'absolutisme. Mais quoi, j'ai 27 ans de boîte et je m'étonne encore de la bêtise des hommes???? Et surtout de la bétise effroyable des IPR, IG et autres techneux du Ministère???
Pourtant,ça fait un bail que j'en ai vu défiles des délires programmatiques. Et toujours avec cette bonne conscience, les yeux rivés vers l'avenir, comme quoi, soi-disant, on serait ainsi en "phase avec l'évolution civilisationnelle" (rigoureusement sic, dans Edgar Morin, "La Paradigme Perdu"(1968))
Tu parles!!!!! On change régulièrement de programme pour que les éditeurs bouffent. Et avec eux les équipes de profignons qui sont les auteurs. Et puis, au fond, ce n'est pas si important. Moi, aux 5èmes, je leur fais un cours, depuis 2 semaines, sur la rencontre entre Romains et Chinois par la route de la soie. Je leur parle de chameaux, d'explorations, de belles dames byzantines avec leurs tuniques orientales, de bateaux qui entrent à Chrysokéras.....de caravansérails, le soir, près de Samarkhand ,avec des odeurs d'encens, de merde et de viandes rôties....je leur raconte les couchants rouges et torrides. Et je me sens glisser dans "Salammbô". Je leur lis des récits de voyageurs arabes. Et je sens qu'ils aiment,. Alors je continuerai. Les injonctions programmatiques , quand elles sont soit scélérates , soit inapplicables, je m'en tape.
Et quelqu'un plus haut évoquait la géographie!!!! Le crime absolu. On a réduit à rien l'étude des paysages, du vent sur la mer, du föhn qui descend des sommets, de la savane, croulant de chaleur qui attend la pluie. On fait du bancarisme cravateux. Du Bouygues; du LCL, du SFR....du preuuuuuuuuduit. Des fluxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
et les gosses s 'emmerdent. Le "notionnel" aynt remplacé le rêve....On est bien barré.
Pour Cafécalva: votre récit est vraiment passionnant....et accablant. Mais je trouve que cela rejoint cette sècheresse glacée des pédagogues, cette "dérive des sentiments". Les instits sont les vicitimes propitiatoires de la clique à Meirieu et appliquent ce qu'on leur dit. La désobéissance??? Personne ne connaît plus. Mais vous avez rasion d'être attérrée et cela prouve que vous êtes quelqu'un de grand. Restez-le.
Ecrit par : montaigneàcheval | 12 novembre 2007
J'ai lu plus haut que Meirieu avait une fois de plus, dans l'émission de FR3, attribué à la télévision la responsabilité de la dégradation du niveau de langue des élèves.
Je suggère à qui aura la chance (?) de se trouver en face de lui dans un débat de lui citer cette juste maxime:
éviter de « rejeter les difficultés et les échecs [de l'école] sur un des boucs émissaires désignés trop facilement par l’opinion enseignante, que ce soit les parents consommateurs, la télévision abrutissante ou le marché envahissant… »
C'est tiré de sa lettre à L.Ferry (p.5). Bien sûr, il parlait des professeurs et non des pédagogues mais je ne vois pas comment les seconds pourraient s'exonérer des exigences imposées aux premiers.
Il faut inlassablement le mettre devant ses propres contradictions et lui demander explicitement s'il est oui ou non favorable à :
- la réintroduction de la littérature en primaire en lieu et place des historiettes très mal écrites faussement appelées "littérature jeunesse" (aucune littérature là-dedans, et aucune jeunesse non plus, sinon une jeunesse fantasmée par des vieux sans imagination qui ont tout oublié de la capacité d'émerveillement des enfants);
- l'introduction précoce des 4 opérations, de manière explicite et sans calculette (cf. le cahier d'une école Freinet de GS mis en évidence par M.Delord);
- la combinatoire pour apprendre à lire, utilisée avec succès par son cher Pestalozzi sur des enfants délaissés;
- l'apprentissage par coeur de grands textes (en rappelant que c'est la récitation de la Divine Comédie qui a soutenu Primo Levi à Auschwitz).
Il ne peut que répondre oui. Fermez le ban.
A titre d'exemple pour le premier point, je peux vous indiquer que ma fille de 5 ans est fascinée par "La Fin de Satan" de V.Hugo, ainsi bien sûr que par l'ensemble des fables de la Fontaine (pour peu qu'on prenne le temps d'expliquer le vocabulaire indispensable). Et certains expliquent que c'est hors de portée d'un élève de troisième...
Ecrit par : jessedarvas | 12 novembre 2007
"Trop "beau" pour être vrai, ce message de cafécalva... The right message in the right place, and in the right moment...
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 novembre 2007 "
Tu as raison de te méfier, neuneuducono, c'est sûrement une dangereuse fasciste qui veut remettre la règle en fer au goût du jour, hein, conardo !
:ange:
Ecrit par : toto | 12 novembre 2007
Un peu de pub pour une des librairies que j'aime: "Le grain des mots" à Montpellier:
vendredi 16 novembre à 19 h à la librairie
Rencontre avec
Jean-Claude Michéa
pour une rencontre-débat autour de son nouveau livre l'Empire du moindre mal, essai sur la civilisation libérale qui vient de paraître aux éditions Climats. La rencontre sera animée par Jean Ibanez
Avec L'Empire du moindre mal, Jean-Claude Michéa nous propose une analyse
passionnante des origines, des enjeux et des dangers du libéralisme. A partir
d'analyses philosophiques et historiques, il met à jour la logique et les
impasses de l'idéologie libérale. L'originalité et la pertinence de sa critique
se jouent dans le questionnement des fondements anthropologiques du libéralisme
par delà ses fondements juridiques.
C'est toujours un très grand plaisir de lire et d'écouter Jean-Claude Michéa
qui arrive à traiter un sujet sérieux, tendu, avec clarté et humour.
13 bd du Jeu de paume à Montpellier
04 67 60 82 38
www.legraindesmots.com
la librairie est ouverte du mardi au samedi de 10 h à 19 h
et le lundi après-midi de 14h à 19h
Ecrit par : Pendariès | 12 novembre 2007
La France a un énorme problème, celui qui avait fait démissionner De Gaulle, le 19 Janvier 1946. Et ce n'est ni le socialisme, ni le libéralisme ,c'est la prodigieuse nullité du bétail politique, du cheptel patronal.
Ecrit par : montaigneàcheval | 10 novembre 2007
Donc la France est un pays de 60 millions d'aigles dirigés par une minorité de buses ?
WOUAAAAAARF !!!!!!
Ecrit par : yann | 12 novembre 2007
Hier soir, sur France 3...
Le seul moment intéressant, à mon sens, c'est quand Alain Finkelkraut a attaqué d'emblée les "séquences décloisonnées", qui empêchent les élèves d'acquérir quelque connaissance que ce soit, et quand il a dénoncé cette école qui ne leur donne plus le goût des "belles choses, de la belle langue". Tout était dit, l'émission aurait pu s'arrêter là.
Quant à Meirieu, tout le monde a pu constater qu'il n'est qu'une machine à bavarder dans le vide, qu'il obscurcit tout ce qu'il touche et qu'il comprend de travers ce qu'on lui dit: à de nombreuses reprises, Finkelkraut a secoué la tête d'un air de dire "Vous n'avez pas compris ce que je disais", et c'était vrai. Mais il y a belle lurette qu'on sait que Meirieu est un esprit faux. Il n'en a pas moins le verbe haut, il parle fort, mais au bout du compte on ne voit pas où il veut en venir. Tout le monde a remarqué aussi qu'il fait feu de tout bois pour se mettre en valeur (le rappel de ses études "à Henri IV", son "enseignement des textes antiques en version française" -il n'a pas précisé, et pour cause, qu'il n'avait jamais fait ni latin ni grec, son état de "professeur des Universités non consulté sur l'autonomie desdites"). Ce qui me paraît déplaisant aussi, c'est sa propension à plaisanter en toute occasion sur ces sujets graves. Qu'il ait le coeur à rire parce qu'il est s'est fait une place au soleil et ne prend pas au sérieux plus que cela les problèmes qui, au contraire, désolent et alarment Finkelkraut et les autres interlocuteurs de la soirée, c'est son droit. Mais alors, que faisait-il là, au milieu de gens sérieux? Il déparait, manifestement.
C'est donc bien le vide sidéral qu'on savait.
Il a d'ailleurs fini par se faire rappeler à l'ordre assez piteusement par Darcos, visiblement agacé de l'entendre glapir n'importe quoi.
Quant au "professeur de grec de banlieue", il est bien sympathique, mais on l'a exhibé comme un objet de curiosité, sous prétexte qu'il organise des "actions héroïques", et c'était un peu agaçant. car le problème des langues anciennes n'est pas de réaliser ici ou là des actions d'éclat et qu'ailleurs ce soit le vaste désert, c'est que partout où il y a des candidats à ces options, et il y en a dans tous les collèges et dans tous les lycées pour peu qu'on dispense aux élèves une information honnête et complète, cet enseignement soit assuré, sous la forme modeste mais solide de simples "cours". Tout le monde sait bien que partout on trouvera des élèves motivés par les langues anciennes si l'on consent à faire honnêtement cette prospection, y compris en ZEP. Tout le monde sait bien aussi que partout on trouvera des élèves passionnés par la grande littérature française (Cyrano de Bergerac, etc.) pour peu qu'on la leur fasse étudier - c'est ce que disait Finkelkraut. Ce n'est donc pas de créer des "pôles d'excellence" par-ci par-là qu'il s'agit, mais de rétablir l'"excellence " partout, parce que c'est dans tous les collèges et lycées de France et de Navarre que les élèves la réclament en leur for intérieur. J'ai donc trouvé désolant qu'on présente ce collègue comme une bête curieuse, et que la seule voie qui ait été proposée, c'était de l'imiter, alors que le problème était plutôt que tous les professeurs de Lettres classiques de ce pays soient encouragés à proposer et à dispenser aux élèves, dans le cadre de cours tout à fait classiques, l'enseignement du latin et du grec.
J'ai bien aimé les interventions de l'auteur de la série "L'histoire pour les nuls, etc". Il était lucide, sobre, de bon sens.
Darcos n'a rien dit de nouveau. Il semble tenir tout prêt pour les médias un ensemble de considérations qui ne fâchent personne. Par exemple, il n'a pas repris la critique de Finkelkraut de la "séquence décloisonnée" - heureusement que nous savons par d'autres voies que les instructions officielles vont être expurgées de cette expression! - et nous a laissés sur notre fin sur les méthodes pédagogiques. Il faut lire entre les lignes. Habile, certainement.
Ecrit par : Jean | 12 novembre 2007
Continuez à me faire rêver, MàC, - je n'ai pas souvenir d'avoir eu des cours d'histoire ou de géographie tels que ceux que vous nous présentez - Samarkhand, c'est la télé qui me la faite découvrir, avec une vieille série sur les voyages de Marco Polo... Si quelqu'un ici s'en rappelle aussi...
Ecrit par : Pendariès | 12 novembre 2007
"Sur notre faim..."
Ecrit par : Jean | 12 novembre 2007
A propos de la "Finlande paradis pédagogique", cette petite précision trouvée par Jean-Michel Léost, Président de la Société des agrégés, dans le dernier Rapport de la Commission des affaires culturelles du Sénat: les élèves finlandais qui vont entrer en 6ème passent des examens d'aptitude, et ceux qui ne les réussissent pas sont automatiquement dirigés vers l'enseignement professionnel. Pas étonnant ensuite que les méthodes d'eneignement puissent être plus détendues, moins directives, avec un public qui a été trié.
Voilà qui surprendra, assurément. Mais peut-on penser que les dignes sénateurs écrivent n'importe quoi?
Le paragraphe en question sera reproduit dans le prochain numéro de "L'Agrégation".
Ecrit par : Jean | 12 novembre 2007
Merci à jeserdarvas pour l'inteligent rayon de soleil de son message qui redonne l'espoir (savoir que l'on n'est ni seul, ni fou).
Tiens ! dehors aussi au moment où j'écris ces mots.
Je n'arrête pas de penser à Pandora en ce moment (une pédago avant la lettre).
L'espoir, c'est tout ce qu'ils nous ont laissé. Mais Peut-être est-ce le levier qui permet de soulever le monde (de l'éducation)
Ecrit par : Robin | 12 novembre 2007
Lecteur assidu, en tant que parent d'élève un peu inquiet, et intervenant très ponctuel de ce blog de haute tenue, je suis sidéré par le fait qu'un abruti notoire, et je pèse mes mots continue à venir y contribuer. Je parle de toto, qui n'a absolument rien à dire, hormis quelques insultes, toujours les mêmes. J'ai du mal à comprendre comment l'ensemble des participants, qui me semble d'un niveau intellectuel et culturel au dessus de la moyenne arrive à supporter cet individu, qui fait, du fait de la débilité de ses interventions, perdre un poids précieux aux arguments développés ici.
Ecrit par : François | 12 novembre 2007
Tout le monde a remarqué aussi qu'il fait feu de tout bois pour se mettre en valeur (le rappel de ses études "à Henri IV", son "enseignement des textes antiques en version française" -il n'a pas précisé, et pour cause, qu'il n'avait jamais fait ni latin ni grec, son état de "professeur des Universités non consulté sur l'autonomie desdites").
Meirieu n'a jamais réussi à décrocher l'agrégation de philo. Ca n'a rien d'infâmant, mais ce n'est pas une raison pour se venger en s'en prenant à ceux qui l'ont - et aux professeurs en général - et à transformer la pédagogie en machine de guerre contre les savoirs.
Ce n'est pas la pédagogie qui est nocive en elle-même, mais ce que les spécialistes en pédagogie en ont fait.
Ce qui est troublant chez Meirieu, c'est son aptitude à dire aujourd'hui le contraire de ce qu'il a proclamé pendant des années du temps où il était "bien en cour".
Le problème va cependant bien au-delà de la personne de Meirieu.
Meirieu n'est qu'un représentant parmi d'autres, sans doute le plus habile et le plus fuyant, de tout un courant de pensée qui s'est incarné dans un système et a fini par prendre le contrôle de l'Ecole.
C'est sur le terrain intellectuel, comme viennent de le faire Jean et Jeserdavas et en fonction de son bilan qu'il faut attaquer ce courant ("on juge un arbre à ses fruits").
Ecrit par : Robin | 12 novembre 2007
Les gens sérieux ont-ils le temps d'aller à la télévision ? Si Finkielkraut au lieu de passer sa vie devant les caméras de télévision et les micros de France Culture avaient voulu étudier sérieusement depuis trente ans qu'il a quitté Normale il saurait le grec et aussi deux ou trois autres choses, ce qui lui éviterait de dire n'importe quoi par exemple sur l'informatique.
Mais laissons les journalistes régler leur compte aux journalistes, tout cela à mes yeux n'est que de l'écume, je m'étonne seulement que des gens instruits puissent prendre au sérieux les gesticulations de tous ces histrions qui causent dans le poste.
Ecrit par : iPidiblue cancre assumé | 12 novembre 2007
Lecteur assidu, en tant que parent d'élève un peu inquiet, et intervenant très ponctuel de ce blog de haute tenue, je suis sidéré par le fait qu'un abruti notoire, et je pèse mes mots continue à venir y contribuer. Je parle de toto, qui n'a absolument rien à dire, hormis quelques insultes, toujours les mêmes. J'ai du mal à comprendre comment l'ensemble des participants, qui me semble d'un niveau intellectuel et culturel au dessus de la moyenne arrive à supporter cet individu, qui fait, du fait de la débilité de ses interventions, perdre un poids précieux aux arguments développés ici.
Ecrit par : François | 12 novembre 2007
François, c'est que, pour ma part, je ne le lis plus depuis un an... Alors, ses saillies ne me posent aucun problème.
Ecrit par : Pendariès | 12 novembre 2007
Pour l'institutrice, je pense qu'elle a voulu montrer qu'une phrase n'est pas une ligne. Si elle a repéré que les élèves faisaient souvent la confusion, ce n'est peut-être pas si catastrophique qu'elle ait fait faire cet exercice.
Pour le débat d'hier, c'était nul !!! On aurait dit la discussion du café du commerce, ou les éternels questions de la salle des profs, alors que merdre ! ce sont quand meme des personnes influentes (Finkielkraut), connues (Meirieu), ou des décisionnaires (Darcos), qui n'ont rien d'autre à dire que Henri IV est favorisé par rapport aux ZEP !!!
C'est pitoyable. Il n'y en a qu'un qui a dit la phrase la plus sensée : aujourd'hui, on fait jouer en Ligue 1 de la vie publique des gens qui méritaient de rester amateurs, et de vraies élites potentielles restent cantonnées chez elles, car elles ne savaient meme pas qu'il y avait match, ou qu'elles avaient le droit d'entrer dans la competition. Combien d'élèves sacrifiés comme ça, à la satisfaction des héritiers ?
Ecrit par : Jeremy | 12 novembre 2007
Quand on est instituteur ou professeur la première chose que l'on apprend aux élèves c'est à se taire et à dépasser le stade de la parlote, pourquoi n'en irait-il pas de même dans les médias ?
Mais la loi du genre c'est le remplissage, la hantise de l'animateur de télévision c'est le blanc, le vide ... or c'est justement là où se loge la réflexion. Cela en dit long sur le niveau exigé pour suivre un débat à la télévision.
Alors depuis vingt ans je vois un Finkielkraut dénoncer les médias et s'y étaler complaisamment.
A Normale Sup' on a un terme pour désigner cela, on dit qu'on fait du pipotage ... quand on ne sait pas et qu'on remplit sa feuille quand même.
Ecrit par : iPidiblue sérieux comme un pape des médias | 12 novembre 2007
IPidiblue, un débat avec Meirieu ne peut jamais rien apporter, car Meirieu est quelqu'un avec qui il est tout simplement est impossible de parler. On l'a encore vu hier soir. La différence de classe intellectuelle entre Finkielkraut impérial et idéaliste et Meirieu pour se mettre en scène faisait même peine à voir. Le tort de Finkielkraut , ce serait peut-être d'avoir accepté une confrontation aussi déséquilibrée. Mais après tout, comme Meirieu est le grand responsable de la dénaturation de l'école, ce n'est pas tout à fait illégitime de le mettre sur la sellette. Mais sans Meirieu, la soirée aurait été mille fois plus intéressante, car sur la destruction de l'école par les pédagos, il n'y a plus rien à dire, tout a été dit. Ce qui importe maintenant , c'est de reconstruire, et pour cette tâche, Meirieu est inutile. Comme disait l'autre, "Je n'aime discuter qu'avec ceux qui sont d'accord avec moi!". Sur l'école, c'est évident.
Finkelkraut n'a peut-être pas fait de grec (d'ailleurs, est-il normalien?), mais quand il dénonce la nullité perverse des manuels scolaire de français, il a hautement raison. Toutes les occasions de le crier sur les médias sont bonnes à prendre!
Ecrit par : Jean | 12 novembre 2007
Ecrit par : iPidiblue cancre assumé | 12 novembre 2007
iPidibule, on ne dit plus "cancre" (ce qui vous vaudrait un procès en bonne et due forme), mais "déficient cognitif", selon la terminologie en cours de l'EN.
Ecrit par : marigot | 12 novembre 2007
"et Meirieu tentant de rattraper ses idées en fuite pour..".
Excuses.
Ecrit par : Jean | 12 novembre 2007
"Meirieu n'a jamais réussi à décrocher l'agrégation de philo. "
Ecrit par : Robin | 12 novembre 2007
J'ignorais qu'il avait tenté de la passer!
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 novembre 2007
J'ignorais qu'il avait tenté de la passer!
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 novembre 2007
Meirieu a une formation philophique au départ, mais il lui manque la rigueur et l'humilité intellectuelle. Et puis c'est vrai que c'est embêtant de ne pas avoir fait un peu de grec pour un philosophe.
Ca lui aurait évité de confondre "doxa" (opinion) et "eidos" (image) dans son explication alambiquée du Mythe de la caverne (voir sur son site si elle y est encore).
Ecrit par : Robin | 12 novembre 2007
A propos de Meirieu hier, ça dépassait tout ce qu'on pouvait chrétiennement redouter sur cet abruti. Comme l'adit quelqu'un plus haut, on est stupéfié, parce que , tout bonnement, IL NE COMPREND RIEN. Vraiment. Non même qu'il soit infatué, ça de toutes façons, c'est un fait acquis, mais il bloblotte, bavouille, bredouille , machine à jacter intarissable et parfaitement inutile. Bruit de fond pour chiottes d'Aéroport. Stupéfiant comment, à force d'avoir incarné la vérité pédagogique, cet escroc se retrouve à poil d'argumentaire. Rien. Une sorte de logorrhée muette. Et gêne des autres aux entournures, alors!!!!! On avait l'impression de gens qui découvrait qu'un des leurs a Alzheimer.
On s'étonne moins, après l'émission d'hier, de la turbidité fécale dans laquelle se débat le système éducatif. Si son gourou est à ce point décavé et imbécile, tout s'éclaire.....
Comme dit Jean, il n'y a plus rien à dire contre Meirieu. TOut a été dit sur cet assassin de l'Ecole. Puissions-nous tirer la chasse.....
Ecrit par : montaigneàcheval | 12 novembre 2007
Jean pour tenter de vous répondre et puisque je suis sur le blog de Jean Paul Brighelli je me permets de l'interpeller, au fond il y a une question à laquelle il devrait réfléchir et qu'il n'aborde jamais c'est "pourquoi enseigner ?".
Il y a trois questions essentielles, à qui enseigner ? comment enseigner ? pourquoi enseigner ?
La première le XIXème a répondu : à tous, c'est l'école de Jules Ferry, en fait ce n'est que dans le courant du XXème siècle que l'enseignement est devenu obligatoire pour tous jusqu'à seize ans.
La deuxième c'est celle à laquelle Jean Paul Brighelli tente de répondre dans ses livres, la question des méthodes d'enseignement notamment dans les Lettres qui sont sa spécialité.
La troisième est peut-être la plus importante parce que la plus philosophique et donc celle qui égare le plus de monde.
L'enseignement pour tous mais l'enseignement pour chacun.
Je ne sais pas si je me fais comprendre mais j'aurais peut-être l'occasion d'y revenir.
Ecrit par : iPidiblue et l'enseignement pour chacun | 12 novembre 2007
J'ajoute que, lors de l'émission d'hier soir, le "professeur-héroïque-de-grec-en-banlieue" ne m'a pas paru faire preuve d'un brio intellectuel exceptionnel. Il aurait quand même pu, par exemple, sortir de la contemplation extasiée de ses mérites pour envisager la situation générale des Langues anciennes dans le pays et demander à Darcos qu'il rouvre le grec dans le plus possible de collèges! Et , je reviens là-dessus, l'idée de créer "des pôles d'excellence" est contraire à l'égalité des chances: ce qu'il faut, c'est créer les conditions de l'excellence partout.
Ecrit par : Jean | 12 novembre 2007
Je copie/colle le message assez ancien trouvé sur un blog sur le prof de grec, M d'Humières, qui appartient ç une vieille famille noble française (on comprend donc pourquoi il a été invité : un roturier sans relations ne l'eût pas été) :
"Eleve de Terminal S a jean vilar, survivante des cours de grec avec M’sieur d’humière, les élèves ne sont pas totalement interessé par le grec… Comme dit plus bas, c’est surtout pour le spoints, et ce moquer du prof, qui, bien que pleins de bonne volonté, ne peut s’empecher de faire le fou et a des réactions parfois tres étrange…
Un prof pas comme les autres, le seul qui nous a fait faire le tour des collèges pour parler aux 3eme qui ont peur de ce lycée de banlieu…
C’est peut etre la solution, mais c’est risqué… Ils sont plus là pour s’amuser que pour le grec… "
Ecrit par : Jeremy | 12 novembre 2007
"Je parle de toto"
Merci de sauter une ligne de temps en temps, ma poule !
Je te pine, ducono !
Ecrit par : toto | 12 novembre 2007
"Je parle de toto"
Merci de sauter une ligne de temps en temps, ma poule !
Je te pine, ducono !"
Ecrit par : toto | 12 novembre 2007
Non, merci, ça ira.
Ecrit par : François | 12 novembre 2007
"Non, merci, ça ira.
Ecrit par : François | 12 novembre 2007 "
Sisi j'insiste !
Allo Maîtresse a écrit:
Voici le genre d'appréciation qui panique un parent qui est pourtant lui-même enseignant :
26/06/2007 22:01:27
"Je viens de prendre connaissance du livret de compétences de ma fille. Dans la rubrique langage écrit se trouve une phrase que mes compétences (certes limitées) ne me permettent pas de comprendre.
Je vous la livre en caressant l'espoir qu'une aimable personne puisse m'en faire découvrir le .... sens.
La voici : Dans une dictée collective à l'adulte, restaurer la structure syntaxique d'une phrase non grammaticale, proposer une amélioration de la cohésion du texte (pronominalisation, lien de connexion)
En face de cette compétence à acquérir, la maîtresse a dessiné une vague qui signifie en cours d'acquisition.
Est-ce grave ?
Faut-il y voir une manifestation de l'atavisme ?
Suis-je digne d'être père ?
Suis-je digne d'être enseignant ?
Répondez-moi vite, s'il vous plaît car je m'angoisse... "
Ecrit par : toto | 12 novembre 2007
Ben ça veut juste dire qu'il est capable de faire l'exercice :
Maman a fait un gateau. Le gateau est bon.
-> Maman a fait un gateau qui est bon.
Ou : Toto écrit des messages. Toto écrit des injures dans ses messages.
-> Toto écrit des messages qui comportent des injures.
C'est encore du charabia débile de "maîtrise des compétences", imposé par les IUFM. Je me demande pour quel niveau c'est.
Ecrit par : Jeremy | 12 novembre 2007
"Je me demande pour quel niveau c'est."
Qq soit le niveau, "c'est d'la merde " (*)!
(*)J.P.C !
J'en ai RaZ l'Q des profs de merde !
Ras l'Q Raz l'Cul
RAZ l'CUL
RAZZZZZZZZZZZZZZZZZLE CULLLLLLLLLLLLLLLLLLLL
Ecrit par : toto | 12 novembre 2007
Et bien malgré mes bonnes résolutions ( j'ai été "traitée", je ne nomme personne, suivez mon regard ! ), je reprends langue avec le blog : Montaigne, tout ce que j'ai dit sur Meirieu est de la gnognote insipide à côté de la violence de votre propos !
Ce n'est pas dans mes habitudes, comme certains, de me contenter d'approuver ou de désapprouver ce qui s'y dit, mais franchement...j'approuve.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 12 novembre 2007
Dans une dictée collective à l'adulte, restaurer la structure syntaxique d'une phrase non grammaticale, proposer une amélioration de la cohésion du texte (pronominalisation, lien de connexion)
"dans une dictée collective à l'adulte" ne veut rien dire.
"restaurer la structure syntaxique d'une phrase non grammaticale" confond la grammaire (le respect des règles de fonctionnement de la langue) et la syntaxe (le respect de l'ordre de succession des mots dans la phrase), ce qui est pédagogiquement aberrant et en dit long sur la cuisterie ignorante des gens qui pondent ce genre de consignes.
exemple : "le rouge petit chaperon de sa grand-mère la maison s'approche." est relativement fautive (sauf à y voir un effet de style) sur la plan de la syntaxe, mais grammaticalement correcte.
Le problème de la rupture du lien éducatif et pédagogique entre parents et enfants par la faute du renouvellement abusif des catégories grammaticales a été abordé hier dans l'émission animée par Chistine Ockrent.
Les participants ont soupiré et l'un d'eux a cité un exemple similaire tiré d'un manuel (sans doute unique textes/vocabulaire/grammaire/orthographe) organisé en fonctions de ces sacro-saintes "séquences didactiques" qu'a dénoncées a juste titre Alain Finkelkraut.
Ecrit par : Robin | 12 novembre 2007
Je veux bien que notre collègue Augustin d'Humières se démultiplie et consacre une énergie dantesque à rameuter des élèves pour le grec, qu'il fonde une association etc.
Mais je persiste à penser que toute cette débauche d' efforts ne serait pas nécessaire si le Ministère lui-même appliquait la loi d'orientation de 2005 qui stipule sans aucune ambiguité que les élèves de collège [c'est-à-dire tous les élèves] peuvent étudier le latin en 5ème, 4ème et 3ème et le grec en 3ème et MEME que, selon les moyens du collège, ils pourront étudier les deux langues en 3ème. Donc, l'Etat ayant décidé que le latin et le grec seraient enseignés dans les collèges , je ne vois pas pourquoi l'Etat ne suit pas ses propres décisions. Ce n'est pas aux professeurs de Lettres classiques à batailler comme des malheureux pour défendre leur matière. Verrait-on des professeurs de Mathématiques se battre pour pouvoir enseigner les maths? Si le latin et le grec ne font plus partie du "projet éducatif" de notre pays, eh bien qu'on le fasse savoir officiellement!
Ecrit par : Jean | 12 novembre 2007
Vu le nombre impressionnant de réaction sur le texte de l'IGEN de sciences physiques (www2.ac-lyon.fr/enseigne/physique/phychi2/IMG/doc/EnseignantScphys.doc), j'en remets une couche en livrant quelques extraits à votre sagacité :
page 1 : "Ainsi les maîtres doivent assurer la transmission des valeurs de la République, notamment l’idéal laïque, qui exclut toute discrimination de genre, de culture ou de religion."
La laïcité réduite aux acquets...
Avez vous remarqué l'utilisation du terme "maître de science". C'est très racoleur mais rassurez vous, la deuxième moitié du document parle d'enseignant, de "passeur", d'accompagnateur :
page 3 "L'enseignant doit être apte au traitement d’une information éclatée et mouvante, pour la mettre « en connaissance » et la restituer au service des apprentissages. Il ne peut plus être le dispensateur de savoirs spécialisés et intangibles. Il doit accéder à une fonction de « passeur » et d’accompagnateur, en évitant les écueils (les « sens interdits ») de l’animation culturelle et de l’assistance psychologique, même s’il doit être initié aux subtilités de la psychologie des adolescents."
page 3 bas et 4 haut : "Contrairement à ce que d’aucuns affirment lorsqu’ils prônent plusieurs années d’efforts intellectuels ascétiques avant d’atteindre au plaisir de la connaissance scientifique, qui est une façon de soigner en inoculant la maladie, le maître de sciences doit s’attacher à créer très tôt l’intérêt, puis l’envie et enfin le plaisir de science."
Dans ce balancement tendancieux typique des productions de l'IGEN, on frémit à l'idée de ce qu'en feront certains IPR. Personnellement, je le prends de la façon suivante : les immuables lois de Newton ne doivent plus être enseignées par vous. De toute façon, elles sont sur Wikipedia et les élèves les connaissent. De plus, leur étude en tant que telles est pénible. Organisez des conférences débats sur Galiléo. Intéressez vos élèves. Faites leur plaisir.
Caricature d'un texte admirable d'équilibre ou bonne analyse de la prose orientée d'habiles faux culs ?
Version parano : Pourquoi un tel texte sort-il en ce moment ? Y a-t-il ici un heureux apnéiste des hautes sphères ministérielles qui pourrait éclabousser de quelques photons la plèbe enseignante déconcertée ?
Puisque la mode est de scinder les messages, je vous en ferai en autre avec de nouveaux morceaux choisis. A moins qu'à la demande générale ...
Ecrit par : dugong | 12 novembre 2007
"Je me demande pour quel niveau c'est."
Jeremy, vous ne me croirez pas. C'est pour une fillette de GS.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 12 novembre 2007
salut JP
Ecrit par : pierrot le zygo | 12 novembre 2007
D'où la dictée collective à l'adulte, tarte à la crème du global enseigné dans presque 100 % des maternelles : ils ne savent encore ni lire ni écrire, mais commencent à reconnaître globalement quantité de mots.
Ce qui explique que certains enfants sont déjà en grande difficulté avant d'entrer au CP, je connais un témoignage de maman dont le fils de 16 ans, "dyslexique", est suivi par un psychologue depuis la GS.
Avertie, elle a évité le même sort à sa fille, qui avait rendez-vous avec un pédopsychiatre, en lui apprenant à lire à la maison.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 12 novembre 2007
Non, dugong vous n'êtes pas seul à être attérré par ce texte de l'IGEN de sciences physiques et chimiques. Un autre extrait :
"Ainsi, le professeur doit participer au décloisonnement des disciplines, en particulier avec les SVT et les STI dans le cas de la physique-chimie, en s’appuyant notamment sur la logique de projet, le travail en équipe, l’ouverture, le partenariat (IDD, TPE, PPCP, travail avec le CDI, actions d’ateliers, concours innovants, manifestations,…).
Des conférences débats peuvent éclairer sur des problématiques éthiques ou environnementales intéressant le devenir de l’humanité et de la planète."
Ai-je besoin de commenter plus avant ? Tout ce que je déteste le plus dans mon métier actuellement est mis en avant dans ce texte.
J'ai reçu ce texte jeudi soir dans ma boîte mail académique : inutile de vous dire que j'étais bien pessimiste avant de lire les dernières contribution de Mr Brighelli à ce blog.
Une prof de physique-chimie qui lit ce blog depuis plusieurs mois sans oser participer et qui se lance aujourd'hui.
J'espère que vous me pardonnerez, dugong, d'avoir empiété sur vos plates-bandes.
Ecrit par : autrecat | 12 novembre 2007
D'où la dictée collective à l'adulte, tarte à la crème du global enseigné dans presque 100 % des maternelles : ils ne savent encore ni lire ni écrire, mais commencent à reconnaître globalement quantité de mots.
Anne-Marie, pouvez-vous m'expliquer ce que veut dire exactement et en quoi consiste la "dictée collective à l'adulte"?
Otez-moi d'un doute ! Ce sont désormais les enfants qui font faire des dictées aux instituteurs/trices ? Quelle genre de dictées ?
Je me sens complètement dépassé et la tête me tourne.
Ecrit par : Robin | 12 novembre 2007
Le "maître de sciences" pris la main à la pâte, ou "la main â la pâte dans la culotte du zouave".
Ecrit par : yann | 12 novembre 2007
Oup's
"....atterré"
Ecrit par : autrecat | 12 novembre 2007
Autrecat et Dugong, les parents qui suivent leurs enfants dans le programme de physique chimie sont tout aussi atterés que vous !
Ecrit par : yann | 12 novembre 2007
Oup's aussi !!!!
Ecrit par : yann | 12 novembre 2007
Ne vous excusez pas ! Je ne suis pas propriétaire des droits de commenter cet invraisemblable texte de l'IGEN !
Je me réjouis qu'il existe des enseignants de sciences physiques sur ce blog.
Le passage que vous citez exalte les nombreux gadgets qui ont fait la preuve de leur nuisance (IDD, TPE, …) sans oublier le B2i qui ne l'a pas encore fait mais qui n'y manquera pas.
Allez une autre citation :
page 6 : "En cela, le devenir des sciences physiques et chimiques est un enjeu crucial, en raison de leurs responsabilités éminentes : elles sont à la fois les plus fondamentales et elles conditionnent l’évolution des disciplines qui les utilisent, et les plus impliquées dans la recherche de solutions à des problèmes majeurs du temps (séquestration du CO2, nouvelles énergies, traitement des eaux, nouveaux matériaux, nanotechnologies, stockage de l’information, techniques de détection et d’imagerie,…)."
C'est une déclaration d'impérialisme des sciences physiques sur les autres disciplines. Curieusement, les rapports aux mathématiques ne sont jamais abordées dans le texte ! Les contenus de programmes ne sont pas du tout abordés *. Les conditions nécessaires à un enseignement des sciences physiques dignes de ce nom (en mathématiques et en expression écrite notamment) ne sont pas évoquées.
* Comme le rappelait René Thom, tout le monde est friand d'interdisciplinarité à condition d'exporter ses propres concepts et méthodes vers les autres disciplines. Le même auteur signalait que seules les mathématiques avaient une prétention légitime à l'impérialisme. C'est vrai !
Ecrit par : dugong | 12 novembre 2007
Pour Robin, en m'excusant à l'avance de la place que cela prend ici :
"LA DICTEE A L'ADULTE :
Intérêt : Il s'agit d'une situation pédagogique permettant aux enfants d'écrire, de produire des textes avant même de savoir maîtriser le geste graphique et de connaître le code de la langue écrite. La prise en charge de la réalisation matérielle du texte par un scripteur compétent "un adulte secrétaire", permet à l'enfant de s'attacher à la structuration de son énoncé oral. Il découvre aussi le fonctionnement de la langue écrite et les difficultés liées à la mise en mots et à la composition du texte.
La dictée à l’adulte : une activité métalinguistique .
Ce préfixe {meta} est employé dans les revues et ouvrages pédagogiques, associé aux termes cognition et linguistique. Le préfixe {meta} vient du grec et signifie au-delà. Cette distance, ce recul, cet au-delà permet de ne plus être aveuglé par l’immédiateté mais au contraire de se réfléchir, de réfléchir, de porter sa pensée dans un miroir, de se voir comme un autre, de se découvrir, d’apprendre à mieux se connaître.
Les précurseurs :
Célestin Freinet, le premier, va remettre en cause dans les années 1960, les choix pédagogiques formalisés par les IO de 1923.
Dans l'histoire des pratiques scolaires, la production de textes était indissociable de sa réalisation matérielle.
C Freinet : la méthode naturelle, Delachaux Nieslé, Neuchâtel 1969/1973 :
" On étudie des règles ; on écrit comme l'indiquent les manuels. Et lorsque, ayant assez étudié, on serait en droit d'écrire, le charme est rompu. On ne sait plus que dire. L'élève naguère curieux et bavard n'a plus d'idées"
Laurence Lentin dans les années soixante dix fera écho aux critiques de Freinet (Laurence Lentin est chercheur, fondatrice du CRALOE (Centre de Recherche sur l'Acquisition du Langage Oral et Ecrit de l'université de la Sorbonne Nouvelle-ParisIII), présidente de L'AsFoReL ( Association de Formation et de Recherche sur le Langage).
C'est à Laurence Lentin que nous devons la terminologie de "dictée à l'adulte". Pour elle, la dictée à l'adulte constitue le parcours obligé qui permet à l'apprenant d'entrer sans difficulté dans les apprentissages systématiques de la lecture et de l'écriture...
Ecrit par : D'Enguell | 12 novembre 2007
à Autrecat : je viens de vérifier que je n'ai pas reçu le texte de l'IGEN dans ma boîte académique.
J'en déduis qu'il s'agit d'une initiative locale de votre académie. Puis-je savoir quelle est la vôtre ?
Ecrit par : dugong | 12 novembre 2007
Bonjour à tous,
Je vais faire bref car en fait, je cherche quelqu'un qui pourrait m'expliquer à quoi correspondent les termes d'un test passé en primaire par un ami (il a récupéré son dossier scolaire) comme par exemple : "observation par analogie", "recherche de catégories".
Pour ne pas polluer plus longtemps ce fil, je donne mon mail, en espérant que quelqu'un puisse m'éclairer sur le sujet :
[email protected]
Merci.
Ecrit par : Helisenne | 12 novembre 2007
Pour Dugong, c'est l'académie de Rouen.
Ecrit par : autrecat | 12 novembre 2007
Dans une dictée collective à l'adulte, restaurer la structure syntaxique d'une phrase non grammaticale, proposer une amélioration de la cohésion du texte (pronominalisation, lien de connexion)
Excusez-moi de vous ennuyer encore une fois avec ça (je ne le ferai plus), mais il est essentiel dès l'école primaire et ensuite en collège de bien distinguer entre la grammaire et la syntaxe.
Cette distinction est une clé d'entrée dans l'apprentissage des langues à déclinaison dans lesquelles l'ordre et la fonction sont beaucoup moins liés qu'en français.
Il faut le faire observer aux élèves, comme le fait, si la classe est réceptive, que les pronoms relatifs sont une survivance des déclinaisons latines et de l'ancien français.
L'amélioration de l'expression écrite relève d'un travail sur la grammaire (connaissance et application des règles de la langue), l'orthographe et le vocabulaire, bien sûr, mais aussi d'un travail spécifique sur la syntaxe : travail sur l'organisation de la phrase (antéposition du
complément circonstanciel de lieu ou de temps, de l'adverbe, épithètes détachées...)
Sans parler de la poésie où la syntaxe joue un rôle déterminant.
"Couronnés de thym et de marguerites
Les elfes joyeux dansent sur la plaine." (Hérédia)
La phrase a le même sens et la même valeur grammaticale, mais perd totalement sa valeur expressive et stylistique si l'on inverse les deux vers.
J'ai l'impression que l'on néglige de plus en plus l'étude de la syntaxe et les possibilités syntaxiques de la langue, ce qui participe de son appauvrissement.
Ecrit par : Robin | 12 novembre 2007
Pourriez-vous m'expliquer cet autre passage du texte de l'IGEN de sciences physiques et chimiques ?
"L’enseignant scientifique doit également participer à l’inflexion des politiques éducatives en direction des publics scolaires en difficulté à l’école et au collège, ou qui ne disposent pas d’un environnement culturel familial soutenu."
J'avoue à ma grande honte n'avoir pas compris du tout ce qu'on attend des profs de sciences quand on parle d'INFLEXION DES POLITIQUES EDUCATIVES....
Ecrit par : autrecat | 12 novembre 2007
Excusez-moi, je sus impardonable. J'ai cité de mémoire et de travers et attribué à Hérédia ce qui revient à Leconte de Lisle. Je rétablis donc :
"Couronnés de thym et de marjolaine
Les elfes joyeux dansent sur la plaine."
Pan sur my bec !
Ecrit par : Robin | 12 novembre 2007
Autrecat et Dugong, les parents qui suivent leurs enfants dans le programme de physique chimie sont tout aussi atterés que vous !
Ecrit par : yann | 12 novembre 2007
De math aussi mais faut pas suivre, tu te fais du mal pour rien! Si on me fait un test ADN, ça va afficher "autruche". J'ai frôlé l'ulcère à l'estomac pendant des années. Maintenant, je m'occupe de MOI. Trop bien...
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2007
Les Elfes
Couronnés de Thym et de Marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.
Du sentier des bois aux daims familier,
Sur un noir cheval, sort un Chevaler.
Son éperon d’or brille en la nuit brune;
Et lorsqu’il traverse un rayon de lune,
On voit resplendir, d’un reflet changeant
Sur sa chevelure un casque d’argent.
Couronnés de Thym et de Marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.
Ils l’entourent tous d’un essaim léger
Qui dans l’air muet semble voltiger.
Hardi! Chevalier par la nuit sereine,
Oú vas-tu si tard, dit la jeune reine
De mauvais esprits hantent les forêts;
Viens danser plutôt sur les gazons frais.
Couronnés de Thym et de Marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.
Non ! ma fiancée aux yeux clairs et doux,
M’attend et demain nous serons époux.
Laissez moi passer, Elfes des prairies,
Qui foulez en rond les mousses fleuries;
Ne m’attardez pas loin de mon amour,
Car voici déjá les lueurs du jour.
Couronnés de Thym et de Marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.
Reste chevalier. Je te donnerai,
L’Opale magique et l’anneau doré,
Et, ce qui vaut mieux que gloire et fortune,
Ma robe filée au clair de la lune.
Non ! dit-il. Et de son doigt blanc
Elle touche au coeur le guerrier tremblant.
Couronnés de Thym et de Marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.
Et sous l’éperon, le noir cheval part.
Il court il bondit et va sans retard;
Mais le chevalier frissonne et se penche;
Il voit sur la route une forme blanche
Qui marche sans bruit et lui tend les bras;
- Elfe, esprit, démon, ne m’arrête pas –
Couronnés de Thym et de Marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.
- Ne m’arrête pas, fantôme odieux!
Je vais épouser ma belle aux doux yeux.
O mon cher époux, la tombe éternelle
Sera notre lit de noce dit-elle.
Je suis morte! Et lui la voyant ainsi
D’angoisse et d’amour tombe mort aussi.
Couronnés de Thym et de Marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.
Leconte de Lisle
Celui-là, je l'adore et j'aimais faire étudier et apprendre les trois premières strophes.
Ecrit par : Robin | 12 novembre 2007
impardonnable
Je crois que vais aller me coucher !
Ecrit par : Robin | 12 novembre 2007
Celui-là, je l'adore et j'aimais faire étudier et apprendre les trois premières strophes.
Ecrit par : Robin | 12 novembre 2007
La vie se chargera, hélàs, tôt où tard de leur apprendre le reste.
Ecrit par : Robin | 12 novembre 2007
"L'inflexion des politiques éducatives"? demande Autrecat.
Ce ne serait pas tout simplement l'alignement du niveau de la classe sur celui des plus faibles, conformément aux voeux de Dubet En fait, renoncer à toute idée de niveau, d'effort, de dépassement de soi. L'école devenue une garderie agréable et aux petits soins pour les plus flemmards des élèves.
Ecrit par : Jean | 12 novembre 2007
"Pourquoi enseigner?", demande iPidiblue.
Parce que chaque individu n'a pas le temps (ni le génie) de refaire seul l'ensemble du parcours que représente l'histoire de l'esprit, de ses découvertes, de ses créations.
Ecrit par : Jean | 12 novembre 2007
Celui-là, je l'adore et j'aimais faire étudier et apprendre les trois premières strophes.
Ecrit par : Robin | 12 novembre 2007
Merci, Robin ! Vous avez raison, il est magnifique.
Et celui-ci, dit par Verhaeren lui-même, qu'en pensez-vous ?
http://gallica.bnf.fr/AudioVideo/SDCH_000157_piste01.mp3
Ecrit par : Un hussard | 12 novembre 2007
Robin, très beau poème de Leconte de Lisle.
A faire étudier avec Le chevalier double de Gautier, un extrait du Songe d'une nuit d'été de Shakespeare et, pour les plus jeunes, un extrait de Tolkien, ou, pour les plus âgés, des extraits de l'Edda et des travaux de Régis Boyer.
Ecrit par : Jeremy | 12 novembre 2007
Dugong,
J'ai aussi reçu ce texte dans ma boîte à mél académique, c'est une initiative de nos IPR. Sa lecture, même en diagonale, m'a profondément déprimé.
Ecrit par : françois duhem | 12 novembre 2007
Robin, très beau poème de Leconte de Lisle.
A faire étudier avec Le chevalier double de Gautier, un extrait du Songe d'une nuit d'été de Shakespeare et, pour les plus jeunes, un extrait de Tolkien, ou, pour les plus âgés, des extraits de l'Edda et des travaux de Régis Boyer.
Ecrit par : Jeremy | 12 novembre 2007
Sans oublier le roi des Elfes (Erlkönig) de Goethe, improprement traduit par "Le roi des Aulnes" (Erlenkönig) par Charles Nodier.
...Et pour faire bonne mesure le lied de Shubert.
Ecrit par : Robin | 12 novembre 2007
Merci pour vos réponses à mon message d'hier soir.
A Mme Valette: je n'arrive pas à activer mon compte mail 'on me dit "indentifiant invalide etc...) et comme je n'ai pas d'abonnement je me connecte en Wifi c'est aléatoire. Je suis désolée de ne pouvoir correspondre comme vous le souhaitez.
A M.Sibille: je vous assure de la véracité de mon témoignage
de terrain.
Je peux aussi vous raconter qu'il y a quelques années en maternelle j'ai vu une maîtresse organiser avec la mairie une "animation" sur le tri sélectif des déchets qui m'a fait honte: deux jeunes venaient expliquer le tri, trois grands bacs verts à couvercle bleu, jaune et vert avaient été apportés puis ils les ont sortis dans la cour et ont organisé une course relais entre deux équipes: ils devaient trier dans les bonnes poubelles des barquettes et autres bouteilles et conserves.
J'ai été choquée par tout ça et aussi lorsque les deux animateurs ont incité les enfants à surveiller leurs parents afin qu'ils trient bien les déchets. Mais tout le monde était aux anges, les petits enfants parce qu'ils trouvaient le jeu amusant, les maîtresses qui pensaient faire le bien.
Pour moi ce n'est pas le rôle de l'école d'organiser ces interventions en maternelle.
Je me suis sans doute éloignée du thème des discussions mais je voulais raconter ces choses vues.
Ecrit par : cafécalva | 12 novembre 2007
Erlkönig, c'est vrai, j'y avais pensé.
Et d'ailleurs, dans la même veine, on peut aussi étendre aux Ondines et aux Sylphes (mais ça tient le trimestre, voire l'année).
Ecrit par : Jeremy | 12 novembre 2007
Autrecat a écrit : "Pourriez-vous m'expliquer cet autre passage du texte de l'IGEN de sciences physiques et chimiques ?
"L’enseignant scientifique doit également participer à l’inflexion des politiques éducatives en direction des publics scolaires en difficulté à l’école et au collège, ou qui ne disposent pas d’un environnement culturel familial soutenu."
C'est effectivement un passage très curieux ; un vrai travail d'herméneutique !
Il est en effet très curieux de s'adresser à ceux qui sont considérés comme des serviteurs (page 6) en les enjoignant de les infléchir !
Faut-il y voir un appel au secours d'un IGEN dissident de son groupe qui lancerait ainsi un appel presque subliminal destiné à provoquer un soulèvement populaire ? Ce serait assez drôle mais je crains que cela soit beaucoup plus terre à terre : enseignants de sciences physiques vous irez comme les autres faire des 5 à 7 (voire des 6 à 8) de soutien scolaire.
Ecrit par : dugong | 12 novembre 2007
Apparemment certains IPR font du zèle en diffusant le texte de l'IGEN de sciences physques (autrecat et François Duhem l'ont eu, pas moi).
Est à dire que certains IPR feraient de la résistance ?
Des noms ! Des noms !
Ecrit par : dugong | 12 novembre 2007
A la suite d'un copier/coller malheureux, j'avais écrit : "Il est en effet très curieux de s'adresser à ceux qui sont considérés comme des serviteurs (page 6) en les enjoignant de les infléchir !"
Il vaudrait mieux lire : "Il est en effet très curieux de s'adresser à ceux qui sont considérés comme des serviteurs (page 6) en les enjoignant d'infléchir des politiques éducatives dont ils sont censés être les exécutants !"
Ecrit par : dugong | 12 novembre 2007
J'allais le dire!!! Le temps de revenir à la maison et je me suis faite griller sur la ligne d'arrivée. Tenez, je vous donne un lien.
http://www.musicologie.org/theses/erlkonig.html
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2007
Je me suis faite doubler mais ça me fait plaisir parce que en lisant le poème cité par Robin, je pensais à Erlkönig et en cherchant le texte je me disais que je n'avais peut-être rien compris moi qui ne suis pas une littéraire. Comme quoi, finalement, je ne suis pas si inculte.
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2007
Tolkien seulement pour les plus jeunes ? J'avais dépassé trente ans quand j'ai découvert Le Seigneur des anneaux, et j'ai été fascinée. Julien Gracq, qui, lui, l'a découvert dans sa vieillesse,en a été également émerveillé.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 12 novembre 2007
Allez encore une bonne de l'IGEN, pour la route :
"Le professeur doit utiliser sa liberté pédagogique (et d’abord didactique) en s’adaptant aux données et à l’évolution du public scolaire."
C'est curieux cette tendance actuelle de faire dans l'oxymorique "travail sous contrainte". On l'avait déjà lu sous le clavier de JPB relatant le raout ministériel :
"la liberté pédagogique sera totale, à ceci près qu’elle fonctionnera dans les bornes étroites de programmes exemplaires." (an 01 première)
Pour ma part, une chose est sûre : j'utiliserai ma liberté pédagogique pour ne surtout pas faire ce qui est préconisé dans le texte de l'IGEN !
Ecrit par : dugong | 12 novembre 2007
J'ai été choquée par tout ça et aussi lorsque les deux animateurs ont incité les enfants à surveiller leurs parents afin qu'ils trient bien les déchets.
Ecrit par : cafécalva | 12 novembre 2007
L'étape suivante consiste à leur apprendre à les dénoncer à leurs supérieurs pour comportement opposant ou dissident à la doctrine du grand timonier du moment qui peut s'appeler aussi bien Hitler que Staline, Mao, Mussolini ou Big Brother.
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2007
Sylvie, j'ai donné Tolkien à lire à mes élèves de 15 ans (300 pages quand même).
Je suis donc au-dessus de tout soupçon de ce point de vue-là...
Ecrit par : Jeremy | 12 novembre 2007
A Rennes I, ils savent la valeur de Franco: vote à main levée. Courage, nos jeunes ne sont pas si bêtes, ils ont tout compris. Moi, si on me fait voter à main levée avec un gars derrière moi qui tient une barre à mine dans la main, je vote comme il dit. Je préfère perdre une année que la vie. C'est du bon sens.
Un gars avec une barre à mines derrière chaque container et tu résous facilement le problème du tri sélectif.
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2007
"(...)les deux animateurs ont incité les enfants à surveiller leurs parents afin qu'ils trient bien les déchets."
Ça j'adore ! Le stage de citoyenneté obligatoire pour les parents pris en flag' c'est pour bientôt.
Et les enfants adorrrent prendre leurs parents en flag'.
Ecrit par : Blugu | 12 novembre 2007
Sylvie, j'ai donné Tolkien à lire à mes élèves de 15 ans (300 pages quand même).
Je suis donc au-dessus de tout soupçon de ce point de vue-là...
Ecrit par : Jeremy
manque plus que Harry Potter.
Ca viendra...
Ecrit par : Loki | 12 novembre 2007
Dobolino a écrit : "Un gars avec une barre à mines derrière chaque container et tu résous facilement le problème du tri sélectif."
En voici quelques variantes :
"Dans la vie, il y a ceux qui tiennent le fusil et ceux qui creusent. Toi, tu creuses" (le bon , la brute,...)
"Celui qui tient la Kalash a toujours raison" proverbe africain à portée universelle.
Comme disait l'ami Fritz dans les Tontons : "Sommaire mais efficace"
Ecrit par : dugong | 12 novembre 2007
Trop "beau" pour être vrai, ce message de cafécalva... The right message in the right place, and in the right moment...
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 novembre 2007
Christophe, vous êtes décidément incorrigible.
Ne vous étonnez pas que l'on vous assimile au troupeau de chiens enragés pédagogistes quand, comme eux, vous faites de la culture du soupçon et du ressentiment l'alpha et l'oméga de la "critique raisonnée".
=======================================
""On avait l'impression de gens qui découvrait qu'un des leurs a Alzheimer.On s'étonne moins, après l'émission d'hier, de la turbidité fécale dans laquelle se débat le système éducatif. Si son gourou est à ce point décavé et imbécile, tout s'éclaire.....
Ecrit par : montaigneàcheval | 12 novembre 2007
Merci de nous rappeler ainsi une autre turbidité fécale, celle où se débattait l'empire soviétique et ses colonies européennes, et qui resta si longtemps "horizon indépassable de notre temps", pour tant d' intellectuels français.
Un pays a les gourous qu'il mérite.
Ecrit par : Cadichon | 12 novembre 2007
Dans un post précédent, j'ai écrit travail en lieu de liberté ! La bestialité qui ressort ? C'est grave docteur ? En guise de pénitence, je me tape trois visionnage consécutif de Nuit et Brouillard...
Je corrige donc illico le texte :
Allez encore une bonne de l'IGEN, pour la route :
"Le professeur doit utiliser sa liberté pédagogique (et d’abord didactique) en s’adaptant aux données et à l’évolution du public scolaire."
C'est curieux cette tendance actuelle de faire dans l'oxymorique "liberté sous contrainte". On l'avait déjà lu sous le clavier de JPB relatant le raout ministériel :
"la liberté pédagogique sera totale, à ceci près qu’elle fonctionnera dans les bornes étroites de programmes exemplaires." (an 01 première)
Pour ma part, une chose est sûre : j'utiliserai ma liberté pédagogique pour ne surtout pas faire ce qui est préconisé dans le texte de l'IGEN !
Ecrit par : dugong | 12 novembre 2007
trois visionnages consécutifs !
Ecrit par : dugong | 12 novembre 2007
se débattaient...
Je me suis encore FAIT piéger...
Ecrit par : Cadichon | 12 novembre 2007
Jeremy, si j'ose, ce très beau poème est d'Emile Verhaeren, avec ses répétitions.
Un autre est aussi "Le chaland".
"Sur l'arrière de son bateau,
Le batelier promène
Sa maison naine
Sur les canaux."
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 12 novembre 2007
A peine ai-je commencé à regarder l’émission de Christine Okrent, que déjà Meirieu m’énerve !!!
Comment ce Monsieur se permet-il d’accuser A. Finkielkraut de mépris pour les professeurs ?
Finkielkraut mène un combat acharné pour redonner au professeur le rôle noble qu’on leur retire ou qu’on essaie de leur retirer depuis 30 ans : Transmettre des connaissances.
Qui méprise depuis 30 ans, élèves et professeurs en empêchant les uns d’accéder aux savoirs fondamentaux et les autres en les privant du noble rôle de transmettre et d’ouvrir les esprits ?
Quelle courant de pensée politique utilise ce subterfuge d’accuser l’autre de ses propres défauts ?
Ce qui m’étonne le plus : Comment peut-on encore donner la parole à ce Monsieur !!!
Ecrit par : Sylviane | 12 novembre 2007
Je me suis encore FAIT piéger...
Ecrit par : Cadichon | 12 novembre 2007
Ah oui! Bien sûr!!! La fatigue, ma pauvre dame...
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2007
Pas du tout !
Il faut donner la parole à meirieu et le cogner avec allégresse : il s'autodétruira
Ecrit par : dugong | 12 novembre 2007
"A M.Sibille: je vous assure de la véracité de mon témoignage de terrain. "
Ecrit par : cafécalva | 12 novembre 2007
Oh, je ne le mets aucunement en doute! Je trouve évidemment navrant ce qui vous arrive. Je disais simplement qu'il arrivait à pic pour que des gens comme Anne-Marie Valette s'en empare avec délectation, et vous demande avec la même délectation de lui en dire un peu plus sur son mail! Anne-Marie Valette, qui ne s'indigne pas beaucoup quand son ami toto dépasse les burnes! Et je remercie François pour son courage.
(Ma réponse vaut aussi pour Cadichon; je m'attendais aussi un peu à sa réaction. Il y en a vraiment des qui ont une lecture un peu tendancieuse; trouver raisonnées les critiques d'Anne-Marie Valette est vraiment du plus haut comique. Et celles de toto aussi, pendant que vous y êtes? Accusation de pédophilie, et tutti quanti?)
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 novembre 2007
Loki, vous êtes gentille, mais on peut lire Tolkien et Rowling parmi d'autres oeuvres - il faut au moins connaître pour juger.
Ecrit par : Jeremy | 12 novembre 2007
"Pourquoi enseigner?", demande iPidiblue.
Parce que chaque individu n'a pas le temps (ni le génie) de refaire seul l'ensemble du parcours que représente l'histoire de l'esprit, de ses découvertes, de ses créations.
Ecrit par : Jean | 12 novembre 2007
Un peu ambitieux, je crois ... vous n'auriez pas une réponse un peu plus modeste à proposer voire même réaliste ? Je comprends votre passion d'enseigner puisque vous en avez fait un métier mais les parents et les enfants n'ont peut-être pas une vocation aussi encyclopédique ! Et puis à quel moment comptez-vous arrêter les frais, je veux dire à quel moment l'élève sortira du système scolaire, vers ses 99 ans ?
Ecrit par : iPidiblue et les pasionarias de l'éduc nat' | 12 novembre 2007
Loki, vous êtes gentille, mais on peut lire Tolkien et Rowling parmi d'autres oeuvres - il faut au moins connaître pour juger.
Ecrit par : Jeremy
Oui, je sais. Mon commentaire était purement polémique.
Ecrit par : Loki | 12 novembre 2007
"Dem Vater grauset's, er reitet geschwind,
Er hält in den Armen das ächzende Kind,
Erreicht den Hof mit Mühe und Not;
In seinen Armen das Kind war tot."
Goethe, Der Erlkönig
Merci Dobolino, pour le lien. Ce poème me donne des frissons chaque fois que je le lis et ne parlons pas du lied de Shubert.
Ecrit par : Robin | 12 novembre 2007
C. Sibille a écrit : "Anne-Marie Valette, qui ne s'indigne pas beaucoup quand son ami toto dépasse les burnes"
Passées les burnes, il n'y a plus de limites !
Ecrit par : dugong | 12 novembre 2007
A Rennes I, ils savent la valeur de Franco: vote à main levée. Courage, nos jeunes ne sont pas si bêtes, ils ont tout compris. Moi, si on me fait voter à main levée avec un gars derrière moi qui tient une barre à mine dans la main, je vote comme il dit. Je préfère perdre une année que la vie. C'est du bon sens.
Un gars avec une barre à mines derrière chaque container et tu résous facilement le problème du tri sélectif.
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2007
C'est bien pour cette raison que tous ces gauchistes gueulant au fascisme disent que seules les AG sont légitimes, et que le vote à bulletin secret, c'est vouloir casser la grève. La démocratie pour les brutes et les craintifs.
Ecrit par : Pendariès | 12 novembre 2007
Jean a écrit : "Parce que chaque individu n'a pas le temps (ni le génie) de refaire seul l'ensemble du parcours que représente l'histoire de l'esprit, de ses découvertes, de ses créations."
Tiens ! Ca ressemble à la loi de Haechel : l'ontogénèse récapitule la phylogénèse (appliquée à l'éducation)
PS : ne le dites pas aux biologistes ! Ils croient que c'est faux !
Ecrit par : dugong | 12 novembre 2007
Haeckel !
Ecrit par : dugong | 12 novembre 2007
Loki, vous êtes gentille, mais on peut lire Tolkien et Rowling parmi d'autres oeuvres - il faut au moins connaître pour juger.
Ecrit par : Jeremy | 12 novembre 2007
Loki est donc une femme; il n'y a qu'une femme pour être aussi hargneuse.
Oui, je sais. Mon commentaire était purement polémique.
Ecrit par : Loki | 12 novembre 2007
Le mien aussi
Ecrit par : Pendariès | 12 novembre 2007
"Dem Vater grauset's, er reitet geschwind,
Er hält in den Armen das ächzende Kind,
Erreicht den Hof mit Mühe und Not;
In seinen Armen das Kind war tot."
Je l'avais apprise il y a cinquante ans, dans sa version intégrale, mais aussi dans sa version laconique, sorte de texto de l'époque;
À la question: Wer reitet so schnell, durch Nacht und Wind?
Réponse :"Vater lebendig, Kind tot".
cela ne s'oublie pas.
Ecrit par : Cadichon | 12 novembre 2007
Sibille, pourquoi cafécalva mentirait-elle? Apparaissant ici pour la première fois et avec délicatesse, votre réaction est à l'opposé: une de plus et grossière.
Ecrit par : Philippe | 12 novembre 2007
Penda:
LOL
Ecrit par : Loki | 12 novembre 2007
"Comment ce Monsieur se permet-il d'accuser A.Finkielkraut de mépris envers les professeurs?", demande Sylviane.
La réponse est toute simple: Meirieu est très exactement ce qu'on appelle un esprit faux.
iPidiblue, ce qu'on donne aux élèves, en classe, ce n'est pas tout le savoir acquis par l'humanité ni la connaissance de toutes les créations artistiques de l'esprit, mais les éléments de ce savoir dans ses diverses branches et une initation aux "belles choses" comme le disait Finkielkraut. Autrement dit, les bases d'une culture générale, lesquelles étant acquises l'élève pourra choisir de se spécialiser. D'ailleurs, on continue de se cultiver toute sa vie, mais ceux qui ont reçu de bonnes bases à l'école se trouvent plus à l'aise lorsqu'il s'agit de compléter leur culture.
Ecrit par : Jean | 12 novembre 2007
Christophe:
"'des gens comme Anne-Marie Valette s'en empare"
c'est quoi le sujet du verbe?
Ecrit par : Cadichon | 12 novembre 2007
Vous voulez dire savoir lire, écrire et compter ? Enfin je veux dire au moins les premiers éléments et puis savoir se servir de sa télécommande, oui, nous sommes tous d'accord ! c'est pour la suite que ça se complique ...
"La beauté" donnez m'en une définition qui fasse l'accord de tous ici et nous nous quitterons content !
Ecrit par : iPidiblue, 2007, l'Odyssée de l'école | 12 novembre 2007
"Christophe:
"'des gens comme Anne-Marie Valette s'en empare"
c'est quoi le sujet du verbe?"
Ecrit par : Cadichon | 12 novembre 2007
Lapsus! C'est effectivement la seule à s'en être emparée!
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 novembre 2007
Je n’avais pas compris, JPB, que vous aviez été convié à la réunion du 7 novembre pour ébruiter urbi et orbi les dires de chacun. En tout cas, je ne me reconnais pas tout à fait dans ce que votre compte-rendu me fait dire. Je me suis pour l’essentiel bornée (le temps de parole des derniers orateurs s’étant trouvé très limité) à présenter au ministre une note d’une dizaine de pages que je lui remettais. Je n’ai pas parlé de la « tête atterrée » de mes anciens élèves (car j’ai coutume de parler de mes jeunes collègues avec moins de familiarité), je ne me suis pas vantée d’avoir réuni à la Fondation pour l’innovation politique des « propositions iconoclastes » (car être « iconoclaste » ne me paraît pas une vertu : je n’aime pas les guerres de religion). Lorsque j’ai parlé de formation des maîtres, je n’ai pas pourfendu les Sciences de l’Education, j’ai surtout réclamé que le ministère de l’Enseignement supérieur habilite des licences faites ad hoc pour les futurs professeurs d’école (par exemple Lettres-Langues vivantes- Mathématiques+ option), que l’on recrute les professeurs de lycée et collège avec le M1 comme prérequis de l’inscription aux concours, que l’on revoie la maquette et les coefficients du Concours de recrutement de professeur d’école afin que l’on ne puisse plus l’avoir sans connaître assez de grammaire française et de mathématiques, que l’on demande aux IUFM de documenter des fonds-papier et des banques de données sur les techniques d’apprentissage d’hier et d’aujourd’hui (une fois évalué l’efficacité de ces techniques) afin que les enseignants puissent les utiliser comme une sorte de « conservatoire ». Quant à la publicité que vous avez l’amabilité de faire pour mon travail à la Fondation pour l’innovation politique, l’exemple que vous donnez (Lettre 21) tombe mal, car ce numéro de revue a été coordonné par un universitaire dont je ne contresignerais pas volontiers les idées ; mon apport est plutôt dans une longue étude que j’ai écrite au printemps 2006 : http://www.fondapol.org/v2/pdf/Etude_diplomation_emploi.pdf
MC Bellosta
Ecrit par : Marie-Christine Bellosta | 12 novembre 2007
"Sibille, pourquoi cafécalva mentirait-elle? Apparaissant ici pour la première fois et avec délicatesse, votre réaction est à l'opposé: une de plus et grossière."
Ecrit par : Philippe | 12 novembre 2007
Avez-vous lu mon dernier message, bien antérieur au vôtre? Non, évidemment!
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 novembre 2007
Désolée,j'ai lu trop vite, je n'avais pas vu le poème de Leconte de Lisle. Les blogs, c'est difficile de s'y retrouver.
Mille excuses Jérémy.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 12 novembre 2007
Ce poème me donne des frissons chaque fois que je le lis et ne parlons pas du lied de Shubert.
Ecrit par : Robin | 12 novembre 2007
A force d'avoir écouté le Lied sur un vieux vinyl, entre dix et quinze ans, Catmano et moi-même le connaissions par cœur. Encore maintenant, d'ailleurs...
Souvenirs! Nous évoquions, il y a cinq minutes, avec ma professeur de piano, aussi jeunette que moi mais allemande, l'époque lointaine de nos onze ans où notre commande de Noël était... un beau cartable en cuir. Vœu d'ailleurs exaucé par le Père Noël.
En plus misérabiliste (Hélène Charpentier sera ravie!), au Noël de mes neuf ans, j'ai eu pour cadeau un bureau et Catmano eut le même. Le mien, après avoir soutenu les études de mon neveu, est à présent dans la chambre de mon fils. Il semblerait qu'il ait perdu toutes ses vertus? Là, je suis méchante...
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2007
Il y a de la géographie, de l'anglais, de l'histoire, de la physique, de la biologie, du latin, du dessin, des mathématiques, de la musique, de la technologie, etc. Ce sont les bases de la connaissance. Quant aux "belles choses", eh bien disons "Les Femmes savantes", "L'Invitation au Voyage", "Les Animaux malades de la Peste", "Les Confessions", "Le Coureur", "Impressions soleil levant", la cathédrale de Chartres, le Parthénon, ... Cela vous va, iPidiblue?
Ecrit par : Jean | 12 novembre 2007
"Dem Vater grauset's, er reitet geschwind,
Er hält in den Armen das ächzende Kind,
Erreicht den Hof mit Mühe und Not;
In seinen Armen das Kind war tot."
Je l'avais apprise il y a cinquante ans, dans sa version intégrale,
Ecrit par : Cadichon | 12 novembre 2007
Il y a cinquante ans!!! Mais vous êtes hors d'âge, comme on dit chez nous et chez les maquignons! Dents largement à la table?
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2007
Si cela va pour tout le monde, cela va pour moi ! je ne suis pas contrariant, Jean, je sais que vous n'êtes jamais tombé en panne ...
Ecrit par : iPidiblue alias HAL | 12 novembre 2007
Sans rapport avec ce qui précède -- quoique... :
Le congrès de l’Association Guillaume Budé aura lieu en septembre 2008 à Montpellier. Renseignements à l’une des adresses ci-dessous :
http://recherche.univ-montp3.fr/cercam/Bude2008
http://recherche.univ-montp3.fr/cercam/
Ecrit par : FGuichard | 12 novembre 2007
D'ailleurs, on continue de se cultiver toute sa vie, mais ceux qui ont reçu de bonnes bases à l'école se trouvent plus à l'aise lorsqu'il s'agit de compléter leur culture.
Ecrit par : Jean | 12 novembre 2007
Ben voilà un gars qui me comprend! Tenez, Jean, c'est pour vous!
http://www.chez.com/goodelie/cheval_divers/age/age.html
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2007
Il y a cinquante ans!!! Mais vous êtes hors d'âge, comme on dit chez nous et chez les maquignons! Dents largement à la table?
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2007
En fait c'est plus de 50 car j'avais huit ou neuf ans et je viens encore de changer de dizaine..
Moi ce serait plutôt un bon armagnac
Au Québec on dit aussi :
C'est pô pass'qu'ya d'la neige sul toit qu'y pas d'feu dans l'foyer...
Ce dicton ne me convenant pas car je n'ai pas encore de cheveux blancs, je me rabats sur les vieux pots qui font les meilleures soupes, ....avec un Schuss d'armagnac, c'est encore pluss bon
Ecrit par : Cadichon | 12 novembre 2007
Je me suis pour l’essentiel bornée /..../
, que l’on revoie la maquette et les coefficients du Concours de recrutement de professeur d’école afin que l’on ne puisse plus l’avoir sans connaître assez de grammaire française et de mathématiques,
MC Bellosta
Ecrit par : Marie-Christine Bellosta | 12 novembre 2007
Là, ce n'est pas se borner, c'est une révolution!!! Pas une révolte...
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2007
De toute façon, Cadichon, les ânes ne sont pas aussi faciles à gérer que les chevaux. La datation de l'âge par les dents, avec eux, c'est très hypothétique et assez peu fiable, vu qu'ils bouffent tout ce qui leur tombe sous la dent, moi y-compris.
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2007
merci dobolino pour ce lien qui illustre un autre dicton:
à cheval donné on ne regarde pas les dents.
Ecrit par : Cadichon | 12 novembre 2007
Marie-Christine Bellosta, merci de votre message! Ca fait du bien de voir des personnes mesurées s'exprimer sur le blog! Ca nous change d'Anne-Marie Valette! Je suis à 100% d'accord avec ce que vous écrivez, n'en déplaise (forcément) à certains, qui ne manqueront pas de réagir.
"Schubert", Robin, pas "shubert"!: l'association: "sh" n'existe pas en allemand... Ni en autrichien! :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 novembre 2007
"Schubert", Robin, pas "shubert"!: l'association: "sh" n'existe pas en allemand... Ni en autrichien! :-)
Ecrit par : Christophe Sibille |
Tais-toi, petit Pangloss!
Ecrit par : Loki | 12 novembre 2007
merci dobolino pour ce lien qui illustre un autre dicton:
à cheval donné on ne regarde pas les dents.
Ecrit par : Cadichon | 12 novembre 2007
Etes-vous "donnée"? Suis-je "donnée"? Là est la question... La réponse dira s'il faut, ici, nous regarder les dents.
Sommes-nous des "donnés" ou des " vendus"?
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2007
"Schubert", Robin, pas "shubert"!: l'association: "sh" n'existe pas en allemand... Ni en autrichien! :-)
Ecrit par : Christophe Sibille |
Tais-toi, petit Pangloss!
Ecrit par : Loki | 12 novembre 2007
, C'est qui, Pangloss? Un donné ou un vendu????
Ecrit par : dobolino l'abruti | 12 novembre 2007
C'est qui, Pangloss? Un donné ou un vendu????
Ecrit par : dobolino l'abruti | 12 novembre 2007
ça c'est le coup de pied de l'âne, ou la mule du pape ?
Ecrit par : Palombella Rossa | 12 novembre 2007
Pas mieux que Palombella.
Relisez vos classiques, Dobo.
Ecrit par : Loki | 12 novembre 2007
J'ai un peu honte que Marie-Christine Bellosta vienne sur ce blog lire ce qu'on y écrit... C'est là qu'on se dit que s'il y avait un peu plus de retenue générale, ça ne nuirait à personne...
Si vous repassiez par ici, Mme Bellosta, sachez que la force des "progressistes" auto-proclamés de l'éducation (j'entends Meirieu et consorts) a été de s'accaparer les suffrages de l'opinion : on a longtemps cru leurs sornettes, et l'éducation souffre de l'influence qu'ils ont su prendre. Si l'opposition face à eux se déroule dans l'ombre d'une réunion, même sous les lambris du ministère, qu'en pensera l'opinion ? Que rien n'est fait. Jean-Paul Brighelli est une figure populaire, et son compte-rendu, comme bon nombre de ses actions, montre au moins qu'il y a une forme de résistance possible, et qu'il se passe des choses.
Un peu de transparence ne peut qu'accélérer les événements. Qu'on nous tienne donc au courant de ce qui se fait ! Merci d'avoir rectifié ce qui n'était pas juste sur vos propos. Cependant, si parmi tous les participants à cette réunion, seul Jean-Paul Brighelli en a parlé, ce n'est pas à lui qu'il faut s'en prendre lorsque vous relevez des inexactitudes, c'est à tous les autres qui ont gardé l'événement pour eux ou pour leur petit entourage mondain.
Dernière précision : quand Daniel Cohn-Bendit est revenu de chez le ministre, il s'est empressé d'en faire état, lui. Et au vu de leur succès durant des décennies, je pense qu'on peut se fier aux pédagogues en matière de communication.
Ecrit par : Jeremy | 12 novembre 2007
En relisant mon message, j'ai peur d'avoir manqué de tact envers quelqu'un que j'admire profondément...
J'espère avoir gardé le ton du débat calme et serein. Si ce n'était pas le cas, j'essaierai de me faire pardonner.
J'ai d'autant moins d'excuses que je relis le Belin sur les Misérables (fait en collaboration avec Myriam Roman) chaque fois que je m'apprête à faire l'étude des Misérables avec mes lycéens.
Ecrit par : Jeremy | 12 novembre 2007
En effet, mon commentaire faisait suite à votre soupçon de départ, et je découvre maintenant votre explication - qui répond à la déclaration de bonne foi de cafécalva :
"Oh, je ne le mets aucunement en doute!"
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 novembre 2007
C'est trop beau pour être vrai mais sinon, n'est-ce pas, vous ne mettez aucunement en doute le témoignage de cafécalva!!
Vous exagérez vraiment! Incorrigible êtes-vous, dit Cadichon.
Vous me faites penser à Meirieu dans "EN un grand gcorps malade": l'élève au centre, c'était bien sûr la transmission des savoirs...
Un beau procédé, vraiment!!
Ecrit par : Philippe | 12 novembre 2007
"J'ai peut-être tort, mais je suis très pessimiste. C'est Meirieu qui qui a gagné..."
Eh oui et ceux qui font semblant de croire que Darcos va suivre Finkel ou JPB se mettent le doigt dans l'oeil. Il ne veut pas être grillé si tôt...
N'oubliez pas que X Darcos est AUSSI un politique et marqué de façon très nette dans un camp. (le libéralisme humaniste pragmatique et moderne). Alors toutes les lamentations des "républicains" de gauche(?) adorateurs de l'altermondialiste Michéa ne péseront pas lourd.... Le mariage de la carpe et du lapin ne mène jamais très loin...
Mais y avez-vous jamais vraiment cru?
Ecrit par : Maurice | 13 novembre 2007
Dernière précision : quand Daniel Cohn-Bendit est revenu de chez le ministre, il s'est empressé d'en faire état, lui....
Ecrit par : Jeremy | 12 novembre 2007
C'est GABY, Jérémy. Le grand bête de la fratrie, Averell, quoi.
Ecrit par : FGuichard | 13 novembre 2007
N'oubliez pas que X Darcos est AUSSI un politique et marqué de façon très nette dans un camp. (le libéralisme humaniste pragmatique et moderne). Alors toutes les lamentations des "républicains" de gauche(?) adorateurs de l'altermondialiste Michéa ne péseront pas lourd.... Le mariage de la carpe et du lapin ne mène jamais très loin...
Mais y avez-vous jamais vraiment cru?
Ecrit par : Maurice | 13 novembre 2007
En ce qui me concerne -- moi qui me reconnais assez bien dans le camp des "Républicains de gauche" sans point d'interrogation ni parenthèses, parce que justement la Ségogoche c'est très peu pour moi -- je pensais simplement qu'il faut être pragmatique : c'est cette droite-là, "décomplexée" (sic), libérale pour le dire vite, que nous avons en face de nous pour cinq ans voire davantage, vu la nullité crasse des socialos, plus occupés à se tirer des balles dans les pieds et à s'entretuer sur les raisons qui font que leur Nunuche en chef n'a pas été élue, qu'à réfléchir sur de vraies propositions pour le pays. C'est donc avec ce gouvernement-là, quoi qu'on en pense par ailleurs, qu'il "nous" (les instructionnistes, les antipédagos, les défenseurs de l'école et des humanités, rayez la mention inutile) qu'il nous faut travailler. La difficulté, c'est de ne pas être récupérés ni instrumentalisés pour faire passer des mesures plus que contestables. Mais pour cela il suffit d'être clair et fidèles à ses principes , non ?
Ecrit par : FGuichard | 13 novembre 2007
D'où la dictée collective à l'adulte, tarte à la crème du global enseigné dans presque 100 % des maternelles : ils ne savent encore ni lire ni écrire, mais commencent à reconnaître globalement quantité de mots. ( Anne-Marie Valette)
Dans le reportage "Education nationale,un grand corps malade") Ashieri propose une technique inspirée de " la lettre à l'adulte"( préconisée en maternelle ) pour "traduire en français" le langage des jeunes issus de l'immigration ou des milieux socio-culturellement défavorisés.Il sous-entend par ces propos....
... qu' il est impossible d'instruire ces jeunes et qu'il faut donc trouver une technique pour s'adapter à eux.
... ou, plus grave, que ces jeunes sont " par nature" totalement imperméables à l'instruction.
Dans les deux cas ces propos sont scandaleusement discriminatoires. Qu'attendent donc les organisations anti-rascistes pour lui faire un procès ?
Thierry
Ecrit par : venot thierry | 13 novembre 2007
Bonne question de Thierry V. Toute discrimination fondée sur l'appartenance (à un groupe, un milieu social, une cité) me semble imbibée de racisme latent — "ils sont différents, faisons-les bénéficier d'un enseignement différent". Qu'aurait dit le petit Cavanna, fils d'immigrés italiens, si on avait renoncé dès l'abord à lui enseigner la langue de Racine ?
iPidiblue posait plus haut la question de savoir pourquoi on enseigne. Il doit y avoir des réponses collectives (la transmission), et des réponses individuelles. Pour ma part, je reprendrais volontiers la réplique (laconique, forcément laconique) de Beckett à qui Libé (c'était en des temps anciens, quand Libé avait du talent) demandait "pourquoi écrivez-vous" : "Bon qu'à ça", répondit l'illustre Irlandais.
JPB
Ecrit par : brighelli | 13 novembre 2007
Le mariage de la carpe et du lapin ne mène jamais très loin...
Mais y avez-vous jamais vraiment cru?
Ecrit par : Maurice | 13 novembre 2007
Oui et non. Je ne me résigne pas, comme un certain nombre de collègues (que je comprends) à vivre les deux années d'enseignement qui me restent en me disant "après moi le déluge".
Ce n'était pas pour en arriver là que j'ai voulu exercer ce métier. D'autre part si la pitié peut être dangereuse (Stéfan Zweig), une trop grande pureté peut l'être tout autant.
Nous ne vivons pas au milieu d'objets aux arêtes tranchées, mais dans le clair obscur de Georges la Tour. Je préfère la bougie de saint Jérôme aux lumières électriques.
La problème fut longtemps, "hors consignes" de limiter les dégats; il est maintenant de convaincre. Une partie de l'opinion a commencé à comprendre. Il ne faut pas désespérer.
Et puis comme disait l'autre (avec ou sans un grand A), on accepte mieux en vieillissant de n'être qu'un "serviteur inutile".
"l'Esprit souffle où il veut et vous ne savez noi d'où il vient, ni où il va."
Ecrit par : Robin | 13 novembre 2007
"La beauté" donnez m'en une définition qui fasse l'accord de tous ici et nous nous quitterons content !
Ecrit par : iPidiblue, 2007, l'Odyssée de l'école | 12 novembre 2007
"La rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table de dissection." (Lautréamont)
Ecrit par : Robin | 13 novembre 2007
Dans les deux cas ces propos sont scandaleusement discriminatoires. Qu'attendent donc les organisations anti-rascistes pour lui faire un procès ?
Thierry
Ecrit par : venot thierry | 13 novembre 2007
Ce genre de propos fait bondir la journaliste et grande reporter Mémona Hintermann, petite créole pauvre née sur l'Île de la Réunion d'un père d'origne indienne et d'une mère d'ascendance bretonne, qui affirme qu'elle doit tout à l'Ecole de la République, ainsi que la notion de "discrimination positive" qui est du même tonneau.
Lire d'urgence son autobiographie "Tête haute" parue aux éditions JC Lattès.
Ecrit par : Robin | 13 novembre 2007
"pourquoi écrivez-vous" : "Bon qu'à ça", répondit l'illustre Irlandais.
JPB
Ecrit par : brighelli | 13 novembre 2007
No better.
Ecrit par : Robin | 13 novembre 2007
Penda:
LOL
Ecrit par : Loki | 12 novembre 2007
C'était fait pour Loki. Donc de vous avoir sur-sursommée Lokette il y a quelques mois n'était pas une erreur. Vous voyez, on se détend assez vite sur ce blog!
Ecrit par : Pendariès | 13 novembre 2007
C'était fait pour Loki. Donc de vous avoir sur-sursommée Lokette...
"sur-sursommée"????? quel étrange lapsus incompréhensible pour "sur-surnommée".... ça me plaît de bon matin!
Ecrit par : Pendariès | 13 novembre 2007
"En effet, mon commentaire faisait suite à votre soupçon de départ, et je découvre maintenant votre explication - qui répond à la déclaration de bonne foi de cafécalva :
"Oh, je ne le mets aucunement en doute!"
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 novembre 2007
C'est trop beau pour être vrai mais sinon, n'est-ce pas, vous ne mettez aucunement en doute le témoignage de cafécalva!!
Vous exagérez vraiment! Incorrigible êtes-vous, dit Cadichon.
Vous me faites penser à Meirieu dans "EN un grand gcorps malade": l'élève au centre, c'était bien sûr la transmission des savoirs...
Un beau procédé, vraiment!!"
Ecrit par : Philippe | 12 novembre 2007
Totalement incompréhensible! Je ne sais vraiment pas de quoi vous êtes professeur, (si vous l'êtes), mais j'espère que vous êtes plus clair dans vos cours si tel est le cas! Relisez en entier le message dont vous citez un extrait.
Ecrit par : Christophe Sibille | 13 novembre 2007
""Schubert", Robin, pas "shubert"!: l'association: "sh" n'existe pas en allemand... Ni en autrichien! :-)
Ecrit par : Christophe Sibille |
Tais-toi, petit Pangloss!"
Ecrit par : Loki | 12 novembre 2007
Aucun rapport, kikilolo...Ou lolokekette... C'est de plus en plus du n'importe quoi, vos messages!
Ecrit par : Christophe Sibille | 13 novembre 2007
Pour répondre à des choses un peu plus sérieuses, Thierry, si Aschieri a vraiment sous entendu ce que vous pensez en disant ce qu'il a dit, c'est réellement grave. Et la "discrimination positive" est également un concept plus que discutable.
Ecrit par : Christophe Sibille | 13 novembre 2007
Et la "discrimination positive" est également un concept plus que discutable.
Ecrit par : Christophe Sibille | 13 novembre 2007
Pourtant aux USA, c'est comme ça que le jeu s'est à peu près calmé - en imposant. Même chose pour l'Afrique du sud, post-apartheid, d'une certaine manière.
Ecrit par : Pendariès | 13 novembre 2007
C'est de plus en plus du n'importe quoi, vos messages!
Ecrit par : Christophe Sibille
Vous connaissez l'histoire de l'hôpital et de la charité?
Ecrit par : Loki | 13 novembre 2007
"... qu' il est impossible d'instruire ces jeunes et qu'il faut donc trouver une technique pour s'adapter à eux.
... ou, plus grave, que ces jeunes sont " par nature" totalement imperméables à l'instruction.
Dans les deux cas ces propos sont scandaleusement discriminatoires. Qu'attendent donc les organisations anti-rascistes pour lui faire un procès ?"
Thierry
Dans les ZEP, les enfants issus de classes défavorisées apprennent très bien à SLECC, à condition qu'on veuille utiliser de bonnes méthodes. Malheureusement, c'est rarement le cas, dès la PS ou MS, la globale est de rigueur, et ces enfants ont d'autant plus de mal à s'en sortir qu'ils ne peuvent être aidés chez eux, et que seuls ceux qui comprennent qu'ils doivent se prendre en main s'en sortent.
Dans les écoles où par hasard ils apprennent à lire avec une méthode alphabétique, ils retombent souvent l'année suivante sur de mauvaises méthodes...
Quant aux maths...sans commentaires.
C'est d'autant plus honteux de la part d'Ashiéri, quand on connaît son passé universitaire.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 13 novembre 2007
Peut-être certains des profs de fac d'Aschieri étaient-ils des débiles mentaux?
Ecrit par : Christophe Sibille | 13 novembre 2007
Un peu de réflexion:
http://www.dailymotion.com/relevance/search/ren%C3%A9+girard/video/x2mom0_rene-girard-laicite_politics
Ecrit par : Pendariès | 13 novembre 2007
http://www.dailymotion.com/relevance/search/ren%C3%A9+girard/video/x38wai_csoj-rene-girard
Ecrit par : Pendariès | 13 novembre 2007
"Peut-être certains des profs de fac d'Aschieri étaient-ils des débiles mentaux?" s'interroge Sibille…
Gérard Aschieri et moi avons fait les mêmes études, khâgne à Marseille avec des profs remarquables (Françoise G. a eu les mêmes, demandez-lui), puis ENS, lui à Ulm, moi à Saint-Cloud. Lui en Lettres classiques, moi en Lettres modernes. Agrégation la même année.
Ça n'a donc rien à voir avec la formation — peut-être d'un côté avec des convictions dévoyées, ou une ambition complexe — être n°1 de la FSU entraîne forcément quelques concessions.
J'ajoute que GA — fils d'immigrés, comme moi — était déjà il y a trente et quelques années un négociateur efficace — pour faire reculer la date d'un devoir. Fort peu "engagé", à l'époque (peut-être quelques convictions vaguement communisantes, du genre que l'on n'affichait guère en ces années de gauchisme flamboyant). Voilà : ce n'est pas la formation qui cloche, ce sont les choix. Ou le caractère, qui est une donnée bien floue, quoique réelle.
JPB
Ecrit par : brighelli | 13 novembre 2007
Vous voyez, je pense à vous Robin!
Ecrit par : Pendariès | 13 novembre 2007
Qu'il me soit permis d'apporter une précision à Jérémy, même si c'est du réchauffé, mais j'ai pris le temps de vérifier mes souvenirs qui relèvent de faits précis. La collègue qui a obtenu son CAPES avec la mention TB l'a bien obtenu avec un IG. Cela se pratiquait encore dans quelques cas en 1985 et l'IG en question se nommait Roger Fayolle, auteur d'un ouvrage sur la crique littéraire publié chez Colin dans la collection U. Elle avait 32 ans à l'époque , exerçait depuis 11ans, et avait été reçue au concours après plusieurs tentatives tout en étant maîtresse auxiliaire. Dans l'entretien qui a suivi , cet IG l'a félicitée pour pour tout le travail accompli durant toutes ces années difficiles prouvant ainsi qu'il avait bien consulté son dossier. L'IPR qui se trompa l'année suivante à son sujet en raison d'un dossier lu trop vite et ne la concernant pas a reconnu et réparé l'erreur comme je l'ai dit.
Je me suis interrogée à plusieurs reprises sur des mésaventures de ce genre reposant sur des idées reçues et non vérifiées. On peut continuer à expliquer "La dent d'or."
Comme tout le monde je pourrais citer des anecdotes personnelles mais celle que je choisis de conter ici me donne encore à réfléchir. Année scolaire 1992- 1993. l'anniversaire de la découverte de l'Amérique a donné lieu à diverses manifestations. Mon frère enseignant l'histoire-géographie au Lycée franco-hondurien de Tegucigalpa depuis plusieurs années accepte de satisfaire ma demande : collecter des journaux et témoignages illustrant la vision des vaincus, cinq siècles plus tard que le professeur d'espagnol étudiera en classe. De mon côté je vais étudier des textes de Montaigne, Las Casas, Montesquieu et sa brève allusion, Le Clézio, sans oublier " la controverse de Valladolid" L'argent obtenu pour ce PAE ( Projet d'Action Educative) permet d'acheter des ouvrages sur le sujet pour le CDI. Tout se déroule comme prévu et nous organisons une exposition sur cette vision des vaincus à la bibiothèque municipale dont la presse locale et locale seulement, rend compte. L'ouvrage d'Eduardo Galeano," les veines ouvertes de l'Amérique latine." figure en bonne place dans une vitrine. La bibliothèque a bien fait les choses. Soucieuse de mettre en valeur l'image d'un établissement souffrant d'une réputation négative tenace mais où élèves et professeurs travaillent de leur mieux, je suggère à Monsieur le Proviseur d'envoyer un dossier au Rectorat afin qu'un article présente notre PAE dans le journal de l'Académie diffusé cette fois dans tous les établissements des quatre départements. Un article d'une quinzaine de lignes signalera en effet notre travail mais le titre accrocheur me fait honte et je demeure consternée : UN BRIN D'EXOTISME.
Mais qui a lu le dossier résumant des heures, des jours et des mois de travail et qui s'est permis de déformer avec autant de désinvolture la volonté de s'informer, de réfléchir et de comprendre ? J'ai honte , je suis en colère et j'ai bien envie de prendre ma plume pour exprimer mon indignation mais si ma lettre est lue comme le dossier l'a été, autant se calmer et faire autre chose.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 13 novembre 2007
"afin que l’on ne puisse plus l’avoir sans connaître assez de grammaire française et de mathématiques,"
Bijour Marie-Christine,
c'est po pour dénoncer les chtits nains d'jardins qui me font suer sur le fouroum F2, mais vous devriez aller y faire un chtit tour.
C'est lamentable le niveau de français qu'ils peuvent avoir, cibile à técô c'est d'la nioniotte, de plus ils se revendiquent 'nanarchistes' (bon, ils ne savent pas ce que c'est, c'est un moindre "mal") .
Le pire c'est qu'ils sont professeur "praticiens" des nécoles, ET là ça fout vraiment les "chtons".
Si vous pouviez faire kkchose pour les virer de L'EN (?)
Merci d'avance.
Bien amicalement
toto
Ps: Cibile neuneuducono, kiCki à fait courir le bruit que J'utilisais ton pseudo ? C'est pas dl'a diffamation ça ?
Tu es une toute petite merde !
Ecrit par : toto | 13 novembre 2007
Vous voyez, je pense à vous Robin!
Ecrit par : Pendariès | 13 novembre 2007
Merci Pendariès. La lecture de René Girard est l'une des passions de ma vie.
Je l'avoue, même si je sais bien, comme le disait Marcel Proust, qu'il n'y a rien de plus incompréhensible que les passions des autres.
J'ai une préférence particulière pour l'un de ses premiers livres, un livre de critique littéraire : "Mensonge romantique et vérité romanesque" (Grasset). C'est un penseur prophétique au sens biblique du mot (rien à voir avec la prédiction).
Sans aucun doute l'un des plus grands de notre époque. Ils sont rares à avoir inventé comme il l'a fait de nouveaux "concepts opératoires". Des concepts finalement extrêmement simples, mais d'une profondeur et d'une fécondité inouïe dans tous les domaines.
Je pense qu'on le comprendra de mieux en mieux dans l'avenir (c'est plus qu'une pensée, c'est une Révélation).
"Des choses cachées depuis la fondation du monde" m'a fait l'effet d'une bombe.
Ecrit par : Robin Guilloux | 13 novembre 2007
Ah merci Hélène pour ces rectifications, je ne connais que la version du capes d'apres 1991, d'où mes erreurs.
Ecrit par : Jeremy | 13 novembre 2007
F. Guichard, oui : Gaby, pas Daniel.
Mais il était tard quand j'ai écrit mon message, et j'espère que tout le monde aura retifié de soi-même.
Ecrit par : Jeremy | 13 novembre 2007
Si on demandait à Philippe Meirieu pourquoi il n'enseigne qu'aux profs, il répondrait certainement lui aussi comme Robin et Brighelli - et à l'instar de Becket - "Bon qu'à ça !" mais je ne suis pas sûr que tout le monde ici contresignera, ou si plutôt avec les mots de l'oncle dans le Schpountz, "tu n'es pas bon à rien tu es mauvais à tout !"
Ecrit par : iPidiblue en attendant Meirieu | 13 novembre 2007
Sans aucun doute l'un des plus grands de notre époque. Ils sont rares à avoir inventé comme il l'a fait de nouveaux "concepts opératoires".
Ecrit par : Robin Guilloux | 13 novembre 2007
Qu'est-ce que peut voiler ce genre de déclaration dithyrambique?
Et de quels nouveaux "concepts opératoires" est-il question, Robin?
Ecrit par : marigot | 13 novembre 2007
Jérémy a écrit : "j'espère que tout le monde aura retifié de soi-même."
Doit-on comprendre qu'il faut déccouvrir par soi-même la technique du bois rétifié ? Seriez vous un pédagogiste masqué, adepte de la "redécouverte" de toute chose ?
Ecrit par : dugong | 13 novembre 2007
Il y a un courant "Tala" sur le blog aussi étonnant que cela puisse paraître car le maître des lieux n'est pas tellement "Tala", voir à Lafforgue, Laurent.
Ecrit par : iPidiblue folle à la messe | 13 novembre 2007
Pour que Meirieu "enseigne aux profs"...
Etrange "enseignement", qui a consisté à leur expliquer pendant vingt ans qu'ils ne devaient surtout pas être des "profs"!
D'ailleurs, avec le vent qui commence à tourner et cette idée de l'école qu'il a consacré sa vie à détruire qui se reconstitue petit à petit, on a bien vu l'autre soir que Meirieu commence à être déboussolé. Il continue à parler fort, mais c'est purement mécanique.
C'est presque cruel, de la part de la journaliste, de l'avoir invité!
Ecrit par : Jean | 13 novembre 2007
"Il y a un courant "Tala" sur le blog aussi étonnant que cela puisse paraître car le maître des lieux n'est pas tellement "Tala", voir à Lafforgue, Laurent."
Oh ! le charme discret de l'entre soi ulmien ...
Ecrit par : dugong | 13 novembre 2007
René Girard est un ancien footballeur français. Il est l’actuel sélectionneur de l’équipe de France Espoirs. Pour lui, l’arbitre ne doit pas être un bouquet misère.
Ecrit par : P. Azimont | 13 novembre 2007
D'abord Barthes puis Girard footballeurs ! Ces révélations sont considérables !
Tant que la misère actuelle de l'enseignement ne leur est pas attribuée !
Ecrit par : dugong | 13 novembre 2007
Rien à voir, mais je vous ai trouvé un gadget qui va vous simplifier la vie :
http://effervesciences.blog.fr/2007/11/12/le_traducteur_de_jargon_sms~3287321
A quand une version en français ?
Ecrit par : yann | 13 novembre 2007
Et puis, j'ai pas pu m'empêcher :
http://www.effervesciences.com/s_sites/jeun/index.htm
A lire SANS l'accent circonflexe...
Ecrit par : yann | 13 novembre 2007
Le traducteur automatique de français en français c'est le dernier cri de la technique, il fallait l'inventer, je sens que le grand soir et les jours radieux sont pour bientôt !
Ecrit par : iPidiblue métis franglais petitnègre | 13 novembre 2007
Vous connaissez l'histoire de l'hôpital et de la charité?
Ecrit par : Loki | 13 novembre 2007
Laissez-moi deviner...
Ecrit par : Guillaume | 13 novembre 2007
Si vous avez un peu de temp pour hurler de rire allez voir la dernière de meirieu sur http://meirieu.com/ACTUALITE/anti_pedagogie.pdf
Je vous fais un copier coller de l'infâme paquet d'octets qui fait la chute de la chose :
"je viens de passer dix jours en Amérique latine, en Argentine et au Brésil. Inutile de dire que nos querelles paraissent là-bas dénuées de toute signification. Pourtant, encore plus que chez nous peut-être, la société s’inquiète du sort de sa jeunesse, livrée à une culture médiatique complètement américanisée, profondément clivée entre des classes sociales dont les écarts de richesses sont inouïs, manipulée souvent par des caïds pour lesquels aucune autre loi n’existe que la violence, fascinée parfois par des sectes
dont l’emprise est considérable… Mais les éducateurs ont connu là-bas les effets dévastateurs de la dictature, ils savent que la démocratie est infiniment fragile, qu’elle est sans cesse à reconstruire et qu’on ne peut y parvenir sans une éducation émancipatrice. La pédagogie, pour eux, est une nécessité. Un immense chantier où chacun peut apporter sa pierre. Une question politique de première importance… Ils mesurent les difficultés qu’ils ont et auront à surmonter, mais ils n’imaginent pas pouvoir y parvenir sans une véritable mobilisation éducative. Ils n’ont pas peur de leur jeunesse. Ils pensent qu’on peut l’accompagner sur le chemin de la vraie liberté. Ils ont raison. Et, nous autres, vieux pays fatigués, ferions bien, dans ce domaine-là du moins, de nous inspirer d’eux."
Ouh ! Ouh ! la honte pour les vieux pays fatigués de meirieu.
C'est vrai qu'en matière de sectes le bonhomme en connait un rayon...
Quand je vous disais, dans d'anciennes notes, que le visqueux meirieu prépare son exfiltration vers l'Amérique du Sud à partir de Plougoumelen !
Et si on l'aidait ?
Ecrit par : dugong | 13 novembre 2007
Un autre extrait du futur exfiltré :
"Mais, pour autant, la pédagogie n’en a pas moins besoin
de se renouveler. Elle doit abandonner quelques habitudes
dogmatiques : ce n’est pas parce que des anti-pédagogues
disent quelque chose que c’est faux. Nos adversaires
peuvent avoir raison sur tel ou tel point (la baisse de
l’orthographe ou les difficultés d’attention des élèves, par
exemple), ils n’en restent pas moins nos adversaires dès
lors que nous sommes au clair sur la question des valeurs
qui nous distinguent…"
Tout est dit ! Les pédagogistes sont à l'Ecole ce que Bordeau Chenel est aux vraies rillettes !
Adversaires, ils doivent le rester éternellement ! Ca donnera du travail à tous les pédagols pour les années futures.
Ecrit par : dugong | 13 novembre 2007
Il est contre le principe d'autorité si je comprends bien ma lecture, mais le grand livre de la nature est l'autorité suprême à laquelle nous sommes bien obligés de nous soumettre si nous voulons approfondir nos connaissances, la rigueur n'est qu'un moyen pour pénétrer les hiéroglyphes de cette pierre de Rosette qui attend toujours des Champollion nouveaux !
Merci Dugong pour le lien ...
Ecrit par : iPidblue lecteur de Meirieu dans le texte | 13 novembre 2007
Suite et pas fin.
Il cite un texte récent de Claude Lefort sur la démocratie, selon lui c'est le lieu des opinions et du vide du pouvoir !
Bonjour les obsessions ...
Moi je crois que la démocratie c'est un outil et pas une fin en soi, que la recherche de la vérité est le but suprême, le graal qui transcende l'existence individuelle pour tous les hommes.
En fait ce qui me sépare de Philippe Meirieu c'est que moi je crois qu'il existe un horizon de l'esprit et lui qu'il n'existe que des opinions qui se valent toutes.
Ecrit par : iPidiblue déjà fidèle lecteur de Meirieu | 13 novembre 2007
à iPidblue lecteur de Meirieu dans le texte :
meirieu et sa clique n'ont que faire du "Grand Livre de la Nature", car (je cite) :
"c’est la pédagogie, précisément, qui travaille sur la question du SUJET et de son émergence en éducation. La pédagogie réfléchit à la manière dont l’exercice de l’autorité peut contribuer à « autoriser » la naissance de la liberté. Toute son histoire, tous les dispositifs qu’elle propose n’ont d’autre but. Contre la pulsion qui réduit l’individu au couple stimulus/réponse, contre le triomphe du « consommateur », dans tous les domaines, et l’organisation du caprice mondialisé… elle promeut le désir qui se met en jeu dans la temporalité, la jouissance de l’intelligence qui comprend le monde, l’organisation du collectif en quête du bien commun."
Ainsi confite dans le Sujet, la pédagogite s'occupera-t-elle enfin du seul sujet qui l'intéresse vraiment : elle-même...
Ecrit par : dugong | 13 novembre 2007
Dugong le paragraphe que vous venez de citez se mord la queue ! Il est contre le couple stimulus/réponse et pour lé désir de liberté dans la temporalité, vous voyez une différence entre les deux choses ?
Ecrit par : iPidiblue rigole des rigolos | 13 novembre 2007
Qu'est-ce que peut voiler ce genre de déclaration dithyrambique?
Et de quels nouveaux "concepts opératoires" est-il question, Robin?
Ecrit par : marigot | 13 novembre 2007
Vous avez raison, marigot, quand je parle de Girard, je m'enthousiasme facilement. J'entends par concept opératoire un concept qui permet de penser de manière nouvellela réalité (la notion "d'inconscient" chez Freud, de "relativité" chez Einstein, de "rapports de production" chez Marx, etc
l'équivalent d'une hypothèse dans le domaine scientifique.
Ces concepts opératoires proposés par Girard sont la mimesis d'appropriation (déjà observable dans le monde animal) et la mimesis de de rivalité.
La suite au prochain numéro...
Ecrit par : Robin | 13 novembre 2007
Cher confrère en herméneutique meirieusiennne,
J'avoue ne pas bien saisir le sens de la phrase "elle (la pédagogie) promeut le désir qui se met en jeu dans la temporalité"
J'ai perdu mon dictionnaire Français / Bachelard...
Ecrit par : dugong | 13 novembre 2007
Robin , la Relativité restreinte de Lorenz-Poincaré-Einstein puis la Relativité générale d'Einstein n'est pas un concept vide, c'est un calcul géométrique ! Elle est basée notamment sur le principe d'équivalence des référentiels, sur l'équivalence masse pesante-masse inerte, sur la constante de la Lumière, les transformations de Lorenz et d'autres choses encore ...
La physique sans les calculs c'est rien ! C'est discuter du sexe des anges.
Ecrit par : iPidiblue et le sexe des anges | 13 novembre 2007
J'ai perdu mon dictionnaire Français / Bachelard...
Ecrit par : dugong | 13 novembre 2007
C'est pas bien, pas bien du tout, d'oser comparer Meirieu à Bachelard.
On peut ne pas être sensible à l'image et à la poésie bachelardiennes, soit; mais c'est être très malhonnête que de faire ce que vous faites. C'est la deuxième fois que je vous y prends, je crois.
Ecrit par : Pendariès | 13 novembre 2007
La physique sans les calculs c'est rien ! C'est discuter du sexe des anges.
Ecrit par : iPidiblue et le sexe des anges | 13 novembre 2007
Tout à fait d'accord. Mais un "concept opératoire" n'est pas un concept vide, c'est un concept qui permet de penser le réel à nouveaux frais (vous savez que les "faits sont faits"; id est construits par l'hypothèse, il faut les interpréter, les faire parler.
Girard n'est pas un philosophe et encore moins un métaphysicien. "La mimesis d'appropriation" est un phénomène extrêmement simple, observable dans le règne animal (cf. Konrad Lorentz), ce n'est pas un concept métaphysique.
Il ne parle pas du "sexe es anges", mais des conflits humains, de la violence, de la fonction du sacrifice.
Je pense que cela concerne tout le monde.
Ecrit par : Robin | 13 novembre 2007
Bonjour
Comme le texte suivant est un peu long , vous pouvez le lire plus confortablement à :
http://michel.delord.free.fr/rectif-071107.pdf
Bonne lecture
Michel Delord
* * * * * *
*PARTIE I*
Jean-Paul Brighelli doit être remercié pour la promptitude avec laquelle il a rendu compte de la réunion du 7 novembre. Cependant, comme le blog Bonnet d’âne est public et à cause de la présence de plusieurs inexactitudes, je dois faire quelques mises au point afin qu’on ne se méprenne pas sur les positions que je soutiens. Comme mon intervention a été écourtée pour des raisons protocolaires, j’en profiterai à l’occasion pour préciser mes positions.
D’abord, j’ai présenté mon intervention comme éléments de réponse à la question importante posée par Catherine Kinzler - et à laquelle personne n’a répondu à ma connaissance- « Si tout a été dit il y a déjà quinze ou vingt ans sans que cela n’entraîne de blocage de la dégradation de l’école, qu’y a-t-il de nouveau aujourd’hui qui permettrait d’inverser cette logique ? » (Je ne garantis pas la formulation exacte de la question.).
Je reviens donc sur le passage suivant : Jean-Paul Brighelli écrit « Michel Delord s’inquiéta de savoir si la réforme projetée par le ministre serait vraiment appliquée, et appuya l’idée de passer par l’opinion publique. Il revint sur la nécessité de poser (comme on écrit la solution d’un problème) les programmes à venir, * mais d’établir d’abord des programmes intermédiaires * (C’est moi qui souligne, M.D.), qui tiennent compte de l’état réel des élèves. Le premier, il aborda la question des redoublements, en termes de poids économique d’abord, pour conclure que s’il ne fallait pas s’interdire les redoublements, il ne fallait pas non plus s’interdire de faire sauter une classe à un élève : le système doit aller dans les deux sens. »
*
1) « Michel Delord s’inquiéta de savoir si la réforme projetée par le ministre serait vraiment appliquée, et appuya l’idée de passer par l’opinion publique. »
J’ai avancé les éléments suivants :
- Un redressement réel, une refonte de l’école se jouent sur plusieurs décennies (La perspective du GRIP est au moins à 10/20 ans). Aucun gouvernement - et a fortiori aucun ministre- ne peut être assuré d’une telle longévité.
- Sur une longue durée et au cas où ils seraient capables de rompre avec une tradition au moins quarantenaire[1], les divers pouvoirs politiques successifs peuvent être amenés à prendre des décisions négatives pour la réforme générale de l’école[2].
- Pour tout un temps que nous ne pouvons déterminer, tout pouvoir - même éventuellement animé des meilleures intentions -, ne peut garantir que l’appareil scolaire actuel ne transformera pas même d’excellents textes de programmes et d’orientations en une réforme lamentable.
- Sous l’influence de l’enseignement délabré suivi par une bonne partie des enseignants actuels qui ont une formation disciplinaire insuffisante, une réforme générale de l’enseignement ne pourra atteindre un niveau d’enseignement suffisant avant de nombreuses années. De plus des réformes de l’ensemble du système pensées comme des succès possibles immédiats conduiront à abaisser le niveau des programmes parce qu’une fraction non négligeable des enseignants ne maîtrise pas les connaissances disciplinaires nécessaires.
En conséquence, il semble judicieux de différencier fondamentalement ce que l’on peut construire de relativement pérenne de ce qui est beaucoup plus soumis aux « aléas de la conjoncture », c’est-à-dire
- que soient nettement distinguées deux choses qui peuvent certes entretenir des rapports mais sont nullement identiques et peuvent même être contradictoires : d’une part, la réforme générale de l’école conduite par le pouvoir politique et, d’autre part, la réforme représentée par l'expérimentation SLECC (Ce que permet le caractère dérogatoire de l'expérimentation).
- que, au vu des limitations - possibles et mêmes probables - d’une réforme générale de l’école notées supra, l’expérimentation SLECC soit considérée avant tout comme la mise en place d’un modèle de référence, qui doit perdurer en étant le plus indépendant possible des limitations des pouvoirs politiques et des limitations de l’appareil scolaire, ce qui lui permet de ne pas avoir à essayer de s’adapter au niveau moyen forcément bas de l’école à un moment donné.
J’ai ensuite dit - et cela explicitement -, qu’il me semblait plus important que, au delà des limites dans le temps d’un gouvernement ou d’un ministre, perdure dans l’EN un organisme vivant capable d’effectuer tout le travail qui part de l’élaboration des programmes à leur mise en place pratique sous forme de progressions, de cours et de manuels plutôt que perdurent de simples mesures légales qui peuvent être contournées ou « réformées ».
Cette position n’est pas sans risques pour le retour d’une école de l’instruction, risques sur lesquels je reviendrai ultérieurement mais elle me semble les minimiser. En tout cas, elle ne soumet pas les contenus à enseigner à un hypothétique bon vouloir politique même si elle ne peut réaliser cet enseignement que pour un public réduit et dans le cadre contraignant de l’article 34 de la loi d’orientation.
Remarque du 11/11/2007 : J’ajoute simplement que si j’oppose la réforme générale de l’école conduite par le pouvoir politique à ce que j’appelle la « réforme réduite GRIP-SLECC », c’est que je ne vois actuellement que le GRIP-SLEEC qui propose ce type de politique et qui semble, de par sa composition et les positions qu’il a affirmé depuis longtemps potentiellement capable de la mener. En effet, un organisme qui vise un tel but doit, ceci dit très brièvement
a) être capable d’effectuer de manière autonome tout le travail qui part de l’élaboration des programmes à leur mise en place pratique sous forme de progressions, de cours et de manuels (C’est le ‘P’ de GRIP puisque la définition de programmes est le préalable à la rédaction de progressions et de cours : tout manuel sérieux est toujours conforme à un programme)
b) regrouper en son sein, pour accomplir le travail énoncé supra
i) des enseignants et des spécialistes de toutes les matières
ii) tous les niveaux d’enseignement, de la maternelle à l’université
Notes
[1] Remarque : il faudrait bien sûr aussi penser correctement ce que nous faisons, c’est-à-dire autrement que sous la forme de l’opposition constructivisme / républicanisme, et comprendre quel a été le poids du « retard français » par rapport au taylorisme américain. Rappelons, pour une réflexion ultérieure, deux points qui semblent complètement méconnus en France :
- le « culte de l’efficacité » est attaché dès les années 1920 à Dewey,
- sans parler de R. Hofstader, E.D. Hirsch explique bien que l’anti-intellectualisme(« History is bunk. »), que partage également Dewey, est un des piliers de l’obscurantisme scolaire américain.
[2] Que ce soit « sous la pression des faits » ou par volonté politique délibérée est secondaire mais n’est pas indifférent sauf si l’on se place d’un point de vue strictement pragmatique.
*
Ecrit par : MichelDelord | 13 novembre 2007
"La pédagogie promeut le désir qui se met en jeu dans la temporalité." (Meirieu)
Parfaitement représentatif de tout ce qu'écrit Meirieu. Inutile de se casser la tête, ça ne veut rien dire!
Meirieu s'est barbouillé la cervelle avec de vagues études de philosophie qui n'ont abouti à rien et pour cause, et il en gardé l'idée fausse que le cliquetis de mots à rallonge est forcément une pensée!
Ecrit par : Jean | 13 novembre 2007
J'ai l'impression que le terme "concept opératoire" est utilisé ici en des sens bien différents.
Robin semble l'utiliser comme "concept à grande portée" (?)
En sciences, les "concepts opératoires" sont une "exigence" importée par des épistémologues néopositivistes cherchant à évacuer de la science toute trace de concept non mesurable.
Cette "polysémie" est cocasse car ce qui est très réducteur en sciences est perçu ailleurs comme une grande richesse.
Un chemin de convergence entre les sciences dures et les sciences humaines ?!
Ecrit par : dugong | 13 novembre 2007
*PARTIE II*
2) « Michel Delord revint sur la nécessité de poser […] les programmes à venir, mais d’établir d’abord des programmes intermédiaires, qui tiennent compte de l’état réel des élèves. »
Comme le note JPB supra dans son CR, c’est Pedro Cordoba qui le premier a parlé de la nécessité de programmes transitoires dans le secondaire en disant qu’il ne fallait pas prendre modèle sur le primaire: « Pedro Cordoba a clairement expliqué que si l‘on peut, en Primaire, élaborer tout de suite des programmes entièrement nouveaux une telle option n’était pas possible dans le Secondaire, où il faudra, dans un premier temps, gérer l’existant, et concevoir des programmes intermédiaires, des cotes mal taillées susceptibles de prendre en compte les difficultés réelles des élèves, et non des programmes utopiques qui ré-imposeraient la dissertation à des élèves qui ont perdu l’habitude de rédiger. »
Or, je suis intervenu pour dire explicitement que je n’étais pas du tout d’accord avec l’affirmation de Pedro, reprise d’ailleurs par JPB dans son intervention.
En effet la justification donnée par Pedro pour prendre pour le secondaire une position opposée à celle du primaire est que, dans le cas du secondaire, il faudrait « gérer l’existant » et concevoir des programmes intermédiaires - « des cotes mal taillées susceptibles de prendre en compte les difficultés réelles des élèves »-, problème qui n’est pas censé exister en primaire.
Or sur ce point, il n’y a pas de différence de nature - même s’il peut y avoir des différences de degré - entre le primaire et le secondaire. Nous avons exactement le même type de situation en primaire dans le cas d’un instituteur SLECC prenant à un niveau des élèves n’ayant pas fait SLECC auparavant. La difficulté en primaire sera la plus forte pour des élèves de CM2 qui n’ont pas suivi les programmes SLECC prévus de la GS au CM1[3]. Il ne s’agit pas d’un cas d’école imaginé car actuellement aucun CM2 déclaré SLECC ne fait complètement les programmes SLECC et il est impossible qu’il en soit autrement tant que les élèves de CM2 n’auront pas suivi un cursus SLECC complet. Et cependant nous - SLECC - n’avons pas besoin de programmes intermédiaires et c’est une situation tout à fait comprise par les parents des écoles où nous travaillons.
Ce qui est nécessaire, quel que soit le niveau, est donc,* en premier lieu *, l’écriture de programmes qui ne seront certes pas applicables immédiatement mais qui donnent le cap à suivre. En l’absence de ces programmes idéaux, un programme transitoire sera obligatoirement considéré comme une fin en soi.
Cela dit, il reste à poser la question de la nécessité de programmes transitoires, non pas comme je le pose dans le cadre de SLECC où nous maîtrisons l’ensemble du processus, mais dans le cadre de la réforme générale de l’école et il me semble justement qu’il faut être encore plus prudent sur ce terrain.
En ce sens, le reproche de fond que l’on peut faire actuellement aux programmes proposés par SLL - outre le désaccord que l’on peut avoir sur leur contenus intrinsèques - n’est pas d’être des programmes idéaux qui ne tiennent pas compte du « niveau actuel » des élèves mais d’avoir été écrit sans s’occuper des prérequis aux programmes de seconde, c’est-à-dire les programmes précédents de collège et de primaire en français[4] (ainsi que dans les autres matières).
Notes :
[3] Ce point est même abordé dans le contrat SLECC qui lie depuis 2005 le GRIP à la DGESCO.
[4] Cf. ma contribution au blog de J.-P. Brighelli le 28 juillet http://michel.delord.free.fr/blog_jpb-28juillet2007.pdf
*
Ecrit par : MichelDelord | 13 novembre 2007
Pendaries a écrit : "On peut ne pas être sensible à l'image et à la poésie bachelardiennes, soit; mais c'est être très malhonnête que de faire ce que vous faites. C'est la deuxième fois que je vous y prends, je crois."
C'est vrai. Mais je réponds une fois de plus que les post bachelardiens ont utilisé à l'envi le langage fleuri du "Maître" pour délirer ad nauseam.
J'utilise le terme bachelardien par commodité. Si vous voulez, la prochaine fois je parle de "post-bachelardien" ?
Ecrit par : dugong | 13 novembre 2007
J'utilise le terme bachelardien par commodité. Si vous voulez, la prochaine fois je parle de "post-bachelardien" ?
Ecrit par : dugong | 13 novembre 2007
Non, dites plutôt: ces imbéciles.... hé hé
Ecrit par : Pendariès | 13 novembre 2007
Après le merci à Madame Bellosta, merci également à Monsieur Delord... Décidément, être rapporteur n'est pas un métier "de tout repos"... Merci quand même à Jean-Paul...
S'il n'y avait pas les messages de plus en plus débiles de toto, (au sujet desquels beaucoup de blogueurs m'ont écrit par mail avoir honte qu'ils soient présents en ces lieux mais, hélas, sans le dire en toutes lettres ici), ce blog resterait définitivement honorable et fiable.
Ecrit par : Christophe Sibille | 13 novembre 2007
Ecoutez Robin vous avez rapproché la Relativité (théorie physico-mathématique) avec l'Inconscient, les rapports de production et les Mimesis d'appropriation et de rivalité comme si c'était des choses entre lesquelles il y avait une identité !
Chacun jugera ... j'espère que vous n'apprenez pas à vos élèves à faire de telles confusions, si c'est le cas alors tout est permis ! Et je ne vois pas pourquoi Philippe Meirieu se gênerait plus que vous !
Ecrit par : iPidiblue et les concepts gratuits | 13 novembre 2007
Merci à Michel Delord de rappeler la dynamique lente mise en place par le GRIP et de distinguer "la réforme générale de l’école conduite par le pouvoir politique et, d’autre part, la réforme représentée par l'expérimentation SLECC".
Il n'en reste pas moins vrai qu'on ne peut désespérer les professeurs de lycée même si "en l’absence de ces programmes idéaux, un programme transitoire sera obligatoirement considéré comme une fin en soi."
Cette notion de "programme transitoire" est effectivement floue "par nature". Aussi pourrait-on peut être s'accorder au moins sur un certain nombre de principes directeurs simples et commencer ainsi à déblayer les voies du futur. Je pense par exemple à une réintroduction massive des mathématiques dans les programmes de sciences physiques des lycées. Un axe de travail immédiat serait par exemple de reformuler des énoncés de bac S actuel avec cette exigence.
Cet exercice d'ouphypo (*) intéresse-t-il quelques âmes perdues sur ce blog ?
* ouvroir de physique potentielle
Ecrit par : dugong | 13 novembre 2007
*PARTIE III*
3) « Le premier, il aborda la question des redoublements, en termes de poids économique d’abord, pour conclure que s’il ne fallait pas s’interdire les redoublements, il ne fallait pas non plus s’interdire de faire sauter une classe à un élève : le système doit aller dans les deux sens. »
a) La première chose que j’ai dite est une position de principe : « On ne passe dans une classe que si l’on a la possibilité d’en suivre un enseignement avec profit », expression, je crois, de Gabriel Compayré qui n’aurait dû rien perdre de sa valeur.
J’ai effectivement dit que, dans la question des redoublements avait TOUJOURS dominé « le poids de Bercy », c’est-à-dire que les arguments pédagogiques employés contre les redoublements n’étaient que des prétextes que (se) donnaient les gestionnaires pour réaliser des économies sur la « gestion des flux ». En 30 ans, je n’ai pas vu un seul raisonnement statistique ou sociologique sérieux qui permette de condamner les redoublements. Il faudra y revenir ; voici en attendant l’adresse d’un texte très court «Note technique : le redoublement »[5], qui, bien que vieux de plus de quatre ans, donne quelques axes intéressants d’analyse.
Un exemple ancien[6] de ce « poids de Bercy » significatif d’une époque où il n’y avait pas l’onctuosité de sciences de l’éducation pour justifier les redoublements et où l’on annonçait franchement la couleur sans chercher de justifications pédagogiques : le communiqué du conseil des ministres du 16 Janvier 1974 intitulé « Les principes directeurs de la réforme de l’enseignement du second degré », dans le chapitre de référence qui s'appelait rien moins que « Suppression des redoublements », précisait en son point e) : «Le recours abusif au redoublement sera énergiquement banni. La fréquence excessive des redoublements d’un taux exceptionnellement élevé en France, comparativement à d’autres pays, est une des plaies majeures de notre système éducatif. Elle provoque un alourdissement notable des effectifs scolaires et corrélativement des charges supplémentaires importantes.»
Vous remarquerez que la plaie majeure n’est ni la méthode idéo-visuelle de lecture, ni les mathématiques modernes en CP qui font rage à cette époque mais … le redoublement, critique qui ne pouvait que rallier, en les mettant au moins sous une ombre protectrice, les partisans des méthodes idéo-visuelles de lecture et des mathématiques modernes en CP.
b) La question de fond est d’échapper à la problématique - d’orientation gestionnaire - qui centre et en fait décentre la question de l’organisation pédagogique en l’attaquant unilatéralement sous l’angle du redoublement.
c) Une fois que les programmes sont définis et que l’on n’a plus de précepteur, c’est-à-dire que l’on fait un enseignement non individuel, la question centrale est de déterminer l’organisation pédagogique qui a le plus de souplesse pour s’adapter aux parcours individuels des élèves. C’est en ce sens que le GRIP propose une organisation scolaire en cours de 2 ans (CP1/2, CE1/2,CM1/2, CS1/2[7] )qui comporte des programmes non pas d’année en année mais sur deux ans, la première année couvrant en gros entre 2/3 et 3/4 les programmes sur deux ans, système qui semble permettre à la fois le saut de classe (Il est, à mon sens, impossible d’organiser un saut de classe sans pertes dans un système où les programmes sont définis par année, y compris en faisant des révisions que nous prévoyons de toutes les façons.) et des redoublements profitables. Voir pour une présentation brève de la chose « Organisation de la scolarité et programmes en primaire »[8] . Donc nous n’avons pas de position sur le redoublement ou le saut de classe * en général *, c'est-à-dire hors d’une organisation pédagogique qui les rend profitables à l’élève, ce qui n’est ni le cas du système des cycles ( pensé exclusivement pour éviter les redoublements[9]) ni celui par année simple.
Le 12 novembre 2007
Michel Delord
Notes
[5] http://michel.delord.free.fr/redoub.pdf
[6] Mais on peut en trouver de plus anciens, et « fondateurs » dés les années 50, c’est-à-dire l’époque où a commencé la hantise de l’« explosion scolaire ». Cf. http://michel.delord.free.fr/banff.pdf
[7] Il faudra revenir sur le CS1/2 en indiquant bien, pour le moment, que cette formulation vise essentiellement les contenus d’enseignement et la délimitation du primaire et du secondaire et non pas le fait de savoir si l’élève est présent physiquement à l’école primaire ou au collège (En Italie, par exemple, les élèves d’âge sixième en France sont physiquement en primaire.)
[8] http://michel.delord.free.fr/scolarprim.pdf
[9] Philippe Perrenoud vend la mèche en 1998 « Il n’est donc pas absurde de créer des cycles d’apprentissage, même s’il n’ont, dans l’immédiat, d’autre but que de supprimer le redoublement. » http://www.unige.ch/fapse/SSE/teachers/perrenoud/php_main/php_1998/1998_43.html
Ecrit par : MichelDelord | 13 novembre 2007
Ecoutez Robin vous avez rapproché la Relativité (théorie physico-mathématique) avec l'Inconscient, les rapports de production et les Mimesis d'appropriation et de rivalité comme si c'était des choses entre lesquelles il y avait une identité !
Oui, je les ai rapprochés et je maintiens mon rapprochement ; mais je n'ai pas dit qu'il s'agissait de concepts "identiques". J'ai simplement dit qu'ils avaient comme point commun d'être des hypothèses, le point de départ d'une théorie susceptible rendre compte d'un certain nombre de faits.
Ecrit par : Robin Guilloux | 13 novembre 2007
Ecoutez Robin vous avez rapproché la Relativité (théorie physico-mathématique) avec l'Inconscient, les rapports de production et les Mimesis d'appropriation et de rivalité comme si c'était des choses entre lesquelles il y avait une identité !
iPidibluebombadaboumchabadabadadingdong
D'identité, oui - d'origine, sans doute. Lisez Girard. Et visitez les sites portant sur les analyses mimétiques (qui abordent le politique, le social, l'anthropologique, le littéraire, l'artistique, le psychologique, etc.). Après tout, ce n'est qu'une fiction comme toute chose produite par l'esprit humain.
Nous nous faisons tous raconter de jolies histoires...
Ecrit par : Pendariès | 13 novembre 2007
Robin nous sommes sur la même longueur d'onde intérnétique!
Ecrit par : Pendariès | 13 novembre 2007
Merci aussi à Michel Delord d'attirer l'attention sur un autre Philippe : le ci-devant Perrenoud.
Si Meirieu est un bouffon, Perrenoud est un Khmer rouge. Un vrai. Même s'il est suisse de passeport.
Je n'en veux pour preuve que l'incroyable article qui traîne malheureusement encore dans plusieurs sites académiques français : http://www.ac-amiens.fr/pedagogie/craeemd/IMG/doc/constructivisme.doc.
Assimiler le constructivisme à une loi physique fondamentale (*), il fallait oser : Perrenoud l'a fait ! Ce document contient, par ailleurs une magnifique confusion puisqu'on y parle de la « théorie du relativisme d'Einstein » !
* Voyez, Robin, les risques qu'on prend à étendre sans précaution des notions déjà utilisées par ailleurs...
Ecrit par : dugong | 13 novembre 2007
Je fais une hypothèse : Philippe Meirieu c'est Jean Paul Brighelli qui se déguise pour venir sur les plateaux de télévision, j'ai bon ?
Ecrit par : iPidiblue fait des hypothénuses | 13 novembre 2007
Pendariès a écrit : "Après tout, ce n'est qu'une fiction comme toute chose produite par l'esprit humain.
Nous nous faisons tous raconter de jolies histoires..."
Si j'étais aussi pointilleux sur ce que vouys écrivez que vous l'êtes à défendre la production bachelardienne, je sursauterais en m'écriant : et les mathématiques ? et la physique ?
Mais probablement n'est ce qu'une provocation pour voir qui sort du bois ?
Ecrit par : dugong | 13 novembre 2007
Chacun jugera ... j'espère que vous n'apprenez pas à vos élèves à faire de telles confusions, si c'est le cas alors tout est permis ! Et je ne vois pas pourquoi Philippe Meirieu se gênerait plus que vous !
Ecrit par : iPidiblue et les concepts gratuits | 13 novembre 2007
Quand j'enseignais la philosophie en classes terminales et que nous abordions la philosophie des sciences ou épistémologie (du grec épistémé = science, savoir), je réfléchissais en effet avec les élèves à la notion de "théorie" (du grec théorein = regarder).
Ce n'est pas moi qui ai inventé les expressions "théorie d'Einstein", "théorie marxiste", "théorie mimétique" ou théorie "freudienne".
Une théorie n'est ni un fait, ni une observation, mais une hypothèse explicative qui permet de rendre compte d'un certain nombre de faits.
Je suis d'accord avec vous que ces théories sont différentes les unes des autres et s'appliquent à des domaines différents.
Ecrit par : Robin Guilloux | 13 novembre 2007
Après tout, ce n'est qu'une fiction comme toute chose produite par l'esprit humain.
Nous nous faisons tous raconter de jolies histoires...
Ecrit par : Pendariès | 13 novembre 2007
Nous sommes en effet sur la même longueur d'onde, mais je fais une différence entre une hypothèse et une fiction, en d'autres termes, je crois à la notion de vérité, aussi bien dans le domaine des sciences "dures" que dans le celui des sciences humaines.
Ecrit par : Robin Guilloux | 13 novembre 2007
Laissons tomber le mot théorie si vous préférez, cela va peut-être éclaircir la différence !
D'un côté vous avez un calcul avec des lettres et des signes qui expriment des quantités physiquement mesurables, de l'autre vous avez des mots et aucun calcul, ni mesure physique !
Ca va mieux comme cela ?
Ecrit par : iPidiblue fait ses premiers pas d'enseignant | 13 novembre 2007
"Je suis d'accord avec vous que ces théories sont différentes les unes des autres et s'appliquent à des domaines différents."
C'est bien le moins qu'on puisse dire !
Mais ces "théories" ont-elles des choses à se dire ?!
Ecrit par : dugong | 13 novembre 2007
Voyez, Robin, les risques qu'on prend à étendre sans précaution des notions déjà utilisées par ailleurs...
Ecrit par : dugong | 13 novembre 2007
Je suis d'accord. Cf. ma mise au point plus haut sur la notion de "théorie".
Ecrit par : Robin Guilloux | 13 novembre 2007
je crois à la notion de vérité, aussi bien dans le domaine des sciences "dures" que dans le celui des sciences humaines.
Ecrit par : Robin Guilloux | 13 novembre 2007
Sans vouloir être vexant, cette affirmation vous met dans le même camp que les tenants des "sciences de l'éducation".
Question : la métaphysique et l'astrologie sont-elles des sciences dures ou molles ?
Ecrit par : yann | 13 novembre 2007
Si j'étais aussi pointilleux sur ce que vouys écrivez que vous l'êtes à défendre la production bachelardienne, je sursauterais en m'écriant : et les mathématiques ? et la physique ?
Dugong
Je vais vous faire sursauter - en toute fin, comme tout langage, JE N'Y CROIS PAS dans l'absolu. Je veux dire: c'est une façon de décoder et d'encoder (une fiction donc) en même temps le monde (Je n'ai pas de religion de la raison). Choses forts utiles pour que je puisse utiliser ma carte bleue (je ne suis pas obscurantiste non plus)...
Voyez-y un peu de malice de ma part, mais le fond est vrai. La poésie est bien plus complexe que les sciences issues de la Relativité, comme l'assure celui qui va devenir Octopus, Némésis de l'homme araignée, dans Spiderman 2.
Ecrit par : Pendariès | 13 novembre 2007
Je ne crois pas que les sciences humaines soient des sciences, justement... C'est ce qui nous a mené à certaines catastrophes que nous déplorons ici, non?
La notion de vérité en science?... Hum... Les scientifiques ne proposent que des étapes. Pas ZE vérité.
Ecrit par : Pendariès | 13 novembre 2007
ce qui nous a menéS
Ecrit par : Pendariès | 13 novembre 2007
Alors, et la vérité en poésie, Robin?
Poison ou contre-poison de la "vérité" factuelle, du monde en l'état? Cela m'intéresserait, et peut-être d'autres aussi, que vous, poète, puissiez défendre la position du Poète face à cette notion redoutable, gorgonesque, de vérité.
Ecrit par : Pendariès | 13 novembre 2007
Mais ces "théories" ont-elles des choses à se dire ?!
Ecrit par : dugong | 13 novembre 2007
Rien. L'inconscient freudien est aussi hypothétque que l'éther ou les mondes parallèles.
A quand une expérience de Michelson pour la psychanalyse ?
Ecrit par : yann | 13 novembre 2007
Sans vouloir être vexant, cette affirmation vous met dans le même camp que les tenants des "sciences de l'éducation".
Mais yann on ne peut pas vivre éternellement dans le règne de l'opinion, du relativisme, du "à chacun sa vérité"; l'esprit humain a besoin de cette notion (au moins de vérité partielle).
Vous connaissez le paradoxe : si vous dites qu'il n'y a pas de vérité, vous énoncez cette absence de vérité comme une vérité (la critique du scepticisme par Platon).
Ecrit par : Robin Guilloux | 13 novembre 2007
"La vérité est ailleurs."
X-Files
Ecrit par : Pendariès | 13 novembre 2007
Pendariès, Bourbaki m'a appris qu'au lieu des mots point, droite, ensemble ou groupe on pourrait aussi bien dire table et chaise ! Cela ne changerait rien à la vérité des assertions mathématiques en cause !
Par exemple si "théorie de la relativité" vous gêne vous pourrez dire "trou du cul d'Einstein" !
Ecrit par : iPidiblue et la vérité absolue | 13 novembre 2007
Bien l'bonjour à la docte assemblée !
vous vous doutez bien que je n'ai ni le temps ni le goût, ni les moyens intellectuels de lire vos salades !
mais, de configuration à tendance conviviale, et ayant ici quelques accointances discrètes, je me suis dit comme ça :
"Yfig, tu ne peux pas rester sans voix à laisser libre cours aux savants professors qui s'épandent infiniment et du matin jusqu'au soir et du soir au matin sans leur faire un signe, sans leur témoigner ton attention distraite, inégale et indifférente."
Me voici donc, debout devant vous droit comme la justice inique et noyautée de notre pays et branlant comme l'éducation nationale française dont le prurit n'est pas exclusivement psychosomatique.
bon, soyons honnête (ça vous changera) et reconnaissons qu'il n'y a pas que ces deux ministères qui battent de l’aile comme des moulins à vent (ce qui n'a jamais permis aux zozios de voler!) ; la défense s’enfonce, l’économie s’embourbe, la culture végète, l’agriculture périclite et l’aviation s’exporte.
Mais, si l’on s’en tient au sujet qui semble exclusivement vous intéresser et qui est celui de l’éducation de nos mioches, je ne vois vraiment pas de quoi s’affoler !!
Notre bien aimé président de tous les français et de tous ceux qui le veulent quelques soient leurs nationalités, leurs origines et la marque de leur voiture va nous régler ça en deux coups d’cuillère à peau ou à pot !
La première demi-mesure qu’il convient de prendre, c’est de diminuer le nombre d’enseignants qui, si on n’y prend garde, dépassera le nombre d’étudiants.
Cette première demi-mesure permettra de mieux payer les enseignants et de faire des économies substantielles qui pourront servir à combler le trou de la sécu.
Une seconde pressante demi-mesure consiste à réduire drastiquement les cursus. Il est en effet tout à fait inconcevable de continuer à entretenir tout un système inefficace et sans rendement ! il faut bien voir que les subventions communales, régionales, départementales, nationales ne sont pas extensible à l’infini et que le coût des cantines, en particulier, est totalement hors de proportion avec le niveau du QI de ceux qui en profitent !
Une troisème demi-mesure incontournable est le financement de l’enseignement supérieur (à quoi, on se le demande ????) par les entreprises privées. Cette demi-mesure qui en vaut deux à elle seule, permettra de combler le trou de la sécu, d ralentir l’endettement de la France et de ses français et nous assurera un tri de choix entre les étudiants qui ne pourront étudier que si on a la certitude qu’ils deviendront rentables à courte échéance. Tous les décervelés iront dans des lycées professionnels (financés par les charcutiers traiteurs, les coiffeurs, les garagistes et les menuisiers ….) et sortiront rapidement avec un CAP qui leur assurera un niveau de vie en adéquation avec leur niveau de culture. Les rebus iront au rebus ou bien s’expatrieront ….. on n’a pas besoin de traîne savattes en France !!!!
Enfin, il y a bien quelques mesurettes qui ne feraient pas tâches dans ce décor angélique.
Je pense à l’éradication des livres que l’on remplacera avantageusement par des i-book, ce qui de plus fera plaisir à nos chers amis écologiques qui défendent ardemment nos frères les forêts et nos sœurs les plantes ….
A la place des sordides et immangeables cantines, je verrais bien des macdo : d’une pierre trois coups = économie sur le budget, meilleure alimentation et création d’emplois et de richesses …..
Je vous fais grâce du reste mais vous pouvez m’écrire poste restante si vous souhaitez connaître le solde de mes idées inventives et enrichissantes !!!!!
Voilà, bien chers ami(e)s de l’enseignement le fond de ma pensée libérale et vivifiante.
Ne me remerciez pas, je vous dois bien ça puisque c’est vous qui m’avez éduqué !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
bande de NAZES !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Ecrit par : Yfig | 13 novembre 2007
Sans vouloir être vexant, cette affirmation vous met dans le même camp que les tenants des "sciences de l'éducation".
Non, je ne pense pas. Je pense que l'esprit humain peut atteindre des vérités au moins partielles dans certains domaines, en d'autres termes, je crois dans les capacités de la raison, mais je ne crois pas aux "sciences de l'éducation" et je n'ai d'ailleurs jamais compris exactement de quoi il s'agissait, à commencer par leur objet.
Ecrit par : Robin Guilloux | 13 novembre 2007
Il ne s'agit pas, Robin, de tout relativiser, mais de ne pas tout mélanger.
Il y a des vérités incontestables : par exemple, l'inexistence de l'éther (expérience de Michelson-Morley), celle de Dieu et celle de l'humanité dans l'oeil de miss Royal.
A Yfig : un peu brouillon, orthographe indécise (à moins qu'il ne s'agisse d'un rébus ;o) ). Peut mieux faire.
Ecrit par : yann | 13 novembre 2007
"de plus en plus débiles de toto, "
Je pine tous les fascistes de ton espèce, conardo !
Ecrit par : toto | 13 novembre 2007
Cher Yfig
Faites les plus courtes !
Ici on n'éduque pas, on instruit. A charge, en ce qui vous concerne.
Ecrit par : dugong | 13 novembre 2007
"A Yfig : un peu brouillon, orthographe indécise (à moins qu'il ne s'agisse d'un rébus ;o) ). Peut mieux faire. ....."
chassez le naturel .......... !!!!! :)
dugong, dugong, oui mais du dugongnet !
ma charge vous aurait-elle froissé, monsieur l'instructeur ?
Ecrit par : Yfig (âne et mulet) | 13 novembre 2007
Alors, et la vérité en poésie, Robin?
Poison ou contre-poison de la "vérité" factuelle, du monde en l'état? Cela m'intéresserait, et peut-être d'autres aussi, que vous, poète, puissiez défendre la position du Poète face à cette notion redoutable, gorgonesque, de vérité.
Ecrit par : Pendariès | 13 novembre 2007
La poésie une vérité d'un autre ordre.
Soit le Bateau ivre d'Arthur Rimbaud. La vérité exigerait de dire "Je suis comme un bateau qui..." (un être humain n'est pas un bateau) et non "Comme je descendais des Fleuves impassibles...
La métaphore, l'adjectif impropre sont le propre de la poésie.
"C'est ce que lui fit remarquer Banville.
(Rimbaud ne lui répondit pas, mais il haussa les épaules et grommela : "vieux c...")
C'est évidemment Rimbaud qui avait raison.
Ecrit par : Robin Guilloux | 13 novembre 2007
Ipidiblue,
Ne sachant pas qui est Bourbaki, j'ai feuilleté google, qui me donne ceci: http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Bourbaki
Nicolas Bourbaki, mathématicien imaginaire! Vous voyez bien que tout est fiction, puisque les scientifiques s'y mettent eux-mêmes.
Que les théories existent, que leurs implications fassent avancer le monde, fort bien - mais ce ne sont pas mes idoles. Je me méfie des idoles depuis que mon éducation religieuse m'a enseigné que je devais ne pas en avoir, et depuis que j'ai lu Schopenhauer - c'est une cure très saine, Schop., les présocratiques, et Max Rouquette aussi: Dernière scène de son indispensable "Médée", après le double meurtre des enfants, celui des maîtres de Corinthe, par la magicienne - quand Jason devient un être tabou.
Psaume du Néant, "Médée"
La Mère -
Il n'y a rien que rien,
et le rien n'est rien,
et le tout est rien,
et le rien est tout.
Choeur 1
L'ombre de rien et le songe de tout
se partagent également le monde,
le monde qui n'est rien et se croit tout,
le tout qui n'est rien et ne le sait pas.
Choeur 2
Songes et fumées, tempêtes et pouvoirs,
nations, familles, patries, douleurs,
amours et les fleuves aussi, de pleurs,
et jusqu'à la semblance de l'espoir.
Choeur 1
Celui qui naît, vient du néant de toute chose
pour vivre ce qu'il croit éternel,
mais ce qu'il est, si c'est être que rien
n'est qu'une éternité de rien.
Choeur 2
Le néant est le lit de toute chose,
l'étoffe de tout qui ne le sait pas,
et tout s'en va dans une même absence
comme, en la nuit, l'écho de notre pas...
Choeurs ensemble
Il n'y a rien que rien
et le rien n'est rien
et le tout est rien
et le rien est tout...
"Le choeur ne s'arrête pas là. Il ne s'agit plus de paroles mais d'un ricanement de pies sur leur branche, de sortes de cris de satisfaction, de dérision, de joie à voir vérifiées les horribles prophéties des vieilles.
Et le choeur verra s'affaiblir ses criailleries avec la clarté du jour mourant qui, s'éteignant doucement, fera paraître, venant de la droite de la scène, les rouges clartés d'une ville en feu."
Ecrit par : Pendariès | 13 novembre 2007
Robin, vous en restez à l'écriture, à la façon de tourner les vers, dans votre réponse. N'y a-t-il pas mieux à dire?
Ecrit par : Pendariès | 13 novembre 2007
Ah Bah !!! si on a le droit aux poèmes ...... je vous propose un mirliton !
La guenon Esopesque chez les bobos
Une vieille guenon rouée
D’un grand arbre tombée
Descendit sans détours
Avant la fin du jour,
Jusqu’aux limbes obscures,
Aux voûtes en arcure
Pendant plus de deux jours,
Pour faire preuve d’humour
Thanatos la fit mariner
Dans son jus simiesque
Dans son bain Esopesque
Sans jamais se montrer.
Elle s’agitait en tous sens
Criant hurlant des non-sens
Des tas d’insanités
Et d’immoralités
Les autres résidents
Finirent par s’excéder
De tous ces égarements
De tant d’obscénités
Ce sont tous les enfers
Qui, bientôt, s’enflammèrent
Thanatos n’ayant d’obsession
Que la paix dans sa maison
Renvoya sur terre la guenon
Mais dans la peau d’un lion
Au pelage pelé troué
A la mâchoire édenté
A la voix enrouée
Aux pattes fatiguées
Le roi des animaux
Dans cette vieille peau
Etait la risée de sa cour
Et de son arrière-cour
Chacun de lui tirer le crin
De le rendre zinzin
Le plus petit caneton
Devenait un démon
Le bouc sans conteste
Etait son pire tyran
Un vilain malepeste
Un horrible Ægypan
Ainsi pendant un mois
Le grand roi aux abois
De mort lente agonisa
En butte aux quolibets
De ses sadiques sujets
Qui ne l’épargnèrent point
Jusqu’au jour de sa fin
De retour chez Pluton
Dans sa pelure de lion
La guenon fait grise mine
Comme si d’une aubépine
Il l’avait couronnée
Hadès lui rit au nez (de ch’val)
Mi-lion mi-guenon
Mi-roi mi-démon
L’entité prend un nom
Celui de singe-lion
Il en a la crinière
Et les mauvaises manières
La vertu guerrière
Et l’esprit de commère
Hadès cesse son rire
au vu de cette chimère
Il commence à se dire
Qu’il a fait une erreur
En renvoyant sur terre
La guenuche en fureur
Pour lui donner leçon
Sur les bonnes façons
Pour conserver la paix
Avant que le singe-lion
Ne foute la merde dans sa maison
Le maître des enfers prend décision
D’offrir au trublion
Le choix de sa prochaine vie
De ses propres soucis
La chimère ne se fait pas prier
Et sans perdre de temps
Demande illico une vie de bobo
Sans qu’on aie à compter
Que se passe une mi-temps
La vilaine lion-magot
Se retrouve au Marais
Au plein cœur de Paris
Avec sur le dos les habits
D’un fringant Nivernais
Les bobos sont des gens
Qui passent tout leur temps
A médire des autres
En jouant les bons apôtres
La commère se comporte
Comme ses nouveaux amis
Las ! Ils ne l’entendent pas ainsi
Et sur la peau de guenon pelée
Crient haro sur le baudet
Lui sautent sur le paletot
Lui rongent la laine du dos
La laissent sur le carreau
Morte comme un fagot
Moralité
Les vieilles singesses gueulardes et rouées
Sont mieux à la maison aux tâches ménagères
Qu’à traîner leurs vieilles mues enragées
A polluer nos vies de leurs babouines crinières
j'attends fébrilement la note que vont me donner yann et dugong (yin et yang)
Ecrit par : Yfig (âne et mulet) | 13 novembre 2007
Il y a des vérités incontestables : par exemple, l'inexistence de l'éther (expérience de Michelson-Morley), celle de Dieu et celle de l'humanité dans l'oeil de miss Royal.
Yann
Yann ce sont des mots. J'ai depuis que je l'ai acheté, toujours à portée de main, le recueil "Partition rouge", une anthologie des poèmes et chants des Indiens d'Amérique du Nord (Points). J'y lis ceci:
"Pour les Crees les histoires sont des êtres vivants. Elles habitent dans des villages, se racontent les unes aux autres et partent se promener en quête de nouveaux épisodes. Tout être vivant est aussi une histoire, le nom est là qui en témoignent".
Les noms, les mots (se) racontent. C'est une autre pierre que je vous apporte et qui construit ma maison disant que tout est fiction - qu'il n'y a rien, et qu'il y a tout. Nous construisons des systèmes, comme les castors bâtissent des barrages, - pour mieux vivre, pécher, et se tenir propres... etc.
Ecrit par : Pendariès | 13 novembre 2007
Ils sont où vos Crees aujourd'hui ?
Ecrit par : iPidiblue Buffalo Crees | 13 novembre 2007
Allez une petite pensée de meirieu (tirée de son dernier opus comme on dit chez les rapeurs) pour la route :
'les pédagogues sont habitués à la marginalité et ont, bien souvent, été considérés comme de dangereux agitateurs par les bien-pensants de toutes sortes."
Il est vrai que les meirieuticiens sont marginaux dans les IUFM où ils sont enkystés comme les arapèdes sur le rocher.
Il nous la fait façon premiers chrétiens : "on souffre maintenant mais après on aura toujours six cent ans d'avance sur les autres, etc."
Ecrit par : dugong | 13 novembre 2007
je crois que tout est dans cette réponse de Rimbaud : le poète n'abandonne pas la notion de vérité, mais il revendique le droit de la dire autrement.
Enfin, c'est mon avis personnel, je ne crois pas à une irrationalité foncière de la poésie, même dans le surréalisme (peut-être dans une certaine poésie contemporaine, oui). J'apprécie Todorov, mais ne suis pas d'accord quand il dit que les oxymores rimbaldiennes brisent la relation signifiant/signifié/référent.
Même dans le bateau ivre, Bainville n'a peut-être pas tout à fait tort, la comparaison reste implicite (personnification)
Ecrit par : Robin Guilloux | 13 novembre 2007
Et mises en musique par Britten que vous en semble de la vérité rationnelle des Illuminations ?
Ecrit par : iPidiblue mélomane mais pas fou ! | 13 novembre 2007
Toto veut sans doute participer au chorus, piner tout le monde, et citer Boris Vian:
"Je pine tous les fascistes de ton espèce, conardo !"
Ecrit par : toto | 13 novembre 2007
Traduction: "Je voudrais pas crever avant d'avoir fourré mon zob dans des coinceteaux bizarres".
Ecrit par : François | 13 novembre 2007
Dugong :
[ Merci à Michel Delord de rappeler la dynamique lente mise en place par le GRIP et de distinguer "la réforme générale de l’école conduite par le pouvoir politique et, d’autre part, la réforme représentée par l'expérimentation SLECC". ]
Elle est certes lente mais elle existe. Comment mesurer cette lenteur par rapport à la vitesse de « l’autre », la rapide que je ne connais pas ? : - )
Et ceux qui me disaient exactement la même chose il y a deux ans « Avec ton truc , il faudra attendre 10 ans pour que des « bons » élèves de CP se retrouvent en seconde » pourraient s’entendre répondre aujourd’hui : « Bien sûr, je n’en ai que quelques uns mais il ne faudra plus que 8 ans. Où en es-tu, toi, le rapide ? »
Dugong :
[ Il n'en reste pas moins vrai qu'on ne peut désespérer les professeurs de lycée même si "en l’absence de ces programmes idéaux, un programme transitoire sera obligatoirement considéré comme une fin en soi."
Cette notion de "programme transitoire" est effectivement floue "par nature". Aussi pourrait-on peut être s'accorder au moins sur un certain nombre de principes directeurs simples et commencer ainsi à déblayer les voies du futur. ]
Je n’ai dit nulle part qu’ « il » ne fallait « rien faire ». En fait
- il faut savoir qui est « il » . Si c’est des profs de maths du lycée, je m’étonnerais qu’ils soient capables d’écrire les programmes de grammaire de CP seuls ( mais il serait heureux qu’il y participent)
- Pourquoi personne ne se propose ici d’écrire les programmes de physique (par exemple) ? Pour qu’ils soient rédigés ensuite par l’IG ou un comité Théodule et que les mêmes les trouvent mauvais ?
- D’autre part, si ce qu’écrivent les républicains à longueur de ligne est vrai ( je veux dire qu’une bonne partie des élèves de terminale ne possèdent pas les bases minimum en français et en calcul ), pourquoi TOUS les profs du secondaire qui sont conscients de la catastrophe ne font pas le minimum qui est de reprendre , quelles que soient leurs matières les bases SLECC dont ils ont tous besoin à des degrés différents dans leurs propres cours . Le point E du texte SLECC de 2004 ( http://michel.delord.free.fr/ slecc.pdf) disait explicitement :
« E) Savoir enseigner SLECC : une compétence minimum de tous les enseignants
Des constats
- que, dans l'immédiat, la majorité des difficultés des élèves de l'enseignement secondaire et même d'une partie non minime de ceux du supérieur provient de défaut de compréhension des bases de la langue et de l'arithmétique
- que l'interdisciplinarité nécessaire pour combattre une vision éclatée des savoirs, qui rend plus difficile l'acquisition approfondie de savoirs particuliers, n'est pas une question de statuts des personnels mais de contenus d'enseignement et de formation des enseignants puisqu'un instituteur qui suit les programmes actuels du primaire ne transmet pas une connaissance interdisciplinaire mais
- une vision séparée des mathématiques et de la physique puisque ces prétendues mathématiques sont indépendantes du calcul sur les grandeurs et que la prétendue physique est entièrement démathématisée
- d'une manière plus large une juxtaposition de pseudo-savoirs disciplinaires formels formellement rapprochés qui apparaissent à l'élève comme un chaos de connaissances éparses difficiles à apprendre.
- qu'est nécessaire pour tous une culture générale qui ne peut s'appuyer sur la maîtrise de la langue écrite et des bases de l'arithmétique sauf à vouloir qu'elle demeure superficielle et réduite à la possession d'un langage qui n'informe que sur la position hiérarchique du locuteur, l'obscurité du discours étant un signe extérieur de maîtrise sociale,
- que la dégradation de l'enseignement s'est accomplie en opposant les enseignements et les enseignants du secondaire, du primaire et de l'Université alors qu'il faut le retour à terme à un curriculum cohérent de la maternelle à l'Université,
on peut en déduire la nécessité pour tous les enseignants du secondaire de maîtriser l'enseignement du SLECC CM. »
SLECC est ici entendu au sens étroit ( arithmétique et français)
Dugong :
[Je pense par exemple à une réintroduction massive des mathématiques dans les programmes de sciences physiques des lycées.]
D’accord, au boulot mais pour qu’ils comprennent ces mathématiques, il faudrait qu’ils comprennent d’abord un peu d’arithmétique SLECC comme indiqué plus haut.
Dugong :
[Un axe de travail immédiat serait par exemple de reformuler des énoncés de bac S actuel avec cette exigence.]
Bonne idée.
Dugong :
[Cet exercice d'ouphypo (*) intéresse-t-il quelques âmes perdues sur ce blog ?
* ouvroir de physique potentielle]
Bonne question ; vous voyez bien que je ne suis pas a priori hostile à ce qui est intermédiaire.
MD
Ecrit par : MichelDelord | 13 novembre 2007
Robin, je ne comprends toujours pas que vous puissez en rester à l'organisation des mots en poésie. Est-ce l'enseignant qui prend le pas sur le poète? Je serai très heureux de poursuivre avec vous cet échange.
Ecrit par : Pendariès | 13 novembre 2007
"Ecrit par : François | 13 novembre 2007 "
Ca va ducono ?
:ange:
Ecrit par : toto | 13 novembre 2007
disant que tout est fiction - qu'il n'y a rien, et qu'il y a tout.
Ecrit par : Pendariès | 13 novembre 2007
Donc, cela revient à dire que tout (comme Ron) se vaut ?
Et à légitimer le relativisme qui prévaut actuellement dans l'éducation (et dans la société), l'apprentissage de la lecture dans les notices d'aspirateurs, celui de la physique fondamentale dans la main à la pâte et celui du sens artistique dans l'urinoir de Duchamp ?
Ecrit par : yann | 13 novembre 2007
François, ne mêlez pas ce pauvre Boris aux borborygmes de toto, par pitié !
Ecrit par : yann | 13 novembre 2007
à Michel Delord :
Lorsque je parlais de "dynamique lente", il n'y avait aucune ironie dans mes paroles. C'est un des problèmes des blogs de ne pas transmettre le ton ! Je suis convaincu du bien fondé du travail du GRIP et de la nécessaire lenteur de sa mise en place. Je faisais la remarque de lenteur à destination de ceux et celles, nombreux sur ce blog, qui attendent tout de décisions ministérielles et pour demain..
Je m'attelle à titre personnel depuis quelque temps à un travail sur les programmes de sciences physiques mais je suis trop conscient de mon "atypicité" pour croire à une quelconque légitimité de ce travail personnel. Je dois dire que tous mes appels à ce sujet tant au GRIP tant sur ce blog sont restés lettre morte pour l'instant.
Peut-être cette mise au point suscitera-t-elle quelques vocations ?
Ecrit par : dugong | 13 novembre 2007
Ils sont où vos Crees aujourd'hui ?
Ecrit par : iPidiblue Buffalo Crees | 13 novembre 2007
Crees et chochotements ?
Ecrit par : yann | 13 novembre 2007
Robin, je ne comprends toujours pas que vous puissez en rester à l'organisation des mots en poésie. Est-ce l'enseignant qui prend le pas sur le poète? Je serai très heureux de poursuivre avec vous cet échange.
Ecrit par : Pendariès | 13 novembre 2007
La poésie n'est pas qu'une affaire de mots. Je suis bien d'accord.
Il y des gens qui n'ont pas écrit une ligne de poésie et qui sont poètes (qui ont une relation authentiquement poétique avec le monde), inversement on peut écrire des milliers de vers sans jamais faire cette expérience, sans être vraiment poète.
Il faut distinguer ces deux plans, celui des mots et celui de l'expérience.
C'est vrai que pour moi la poésie (c'est peut-être le professeur de Lettres qui parle) est par essence une affaire de mots.
Un poète; selon moi, est celui qui réussit (plus ou moins) à traduire en mots une expérience existentielle authentique.
Quand je parle de langage, je ne parle pas d'un simple "instrument de communication", je pense à la formule de Valéry : "Honneur des hommes, saint langage".
Mais je ne me situe pas tout à fait non plus dans une dimension "religieuse".
La poésie est un corps à corps avec le mystère du langage, un combat avec l'Ange...Et il y a de l'ineffable dans ce corps à corps.
Je crois aussi que la lecture des poètes modifie notre relation au monde (la lecture de Rimbaud par exemple en ce qui me concerne)
Il n'y a pas de pensée sans langage et la relation au monde chez l'être humain passe par le langage.
Le poète est celui qui ajuste le langage pour enrichir notre expérience du monde.
C'est le sens de la formule de Mallarmé : "Donner un sens plus pur aux mots de la tribu."
Ecrit par : Robin | 13 novembre 2007
disant que tout est fiction - qu'il n'y a rien, et qu'il y a tout.
Ecrit par : Pendariès | 13 novembre 2007
Donc, cela revient à dire que tout (comme Ron) se vaut ?
Et à légitimer le relativisme qui prévaut actuellement dans l'éducation (et dans la société), l'apprentissage de la lecture dans les notices d'aspirateurs, celui de la physique fondamentale dans la main à la pâte et celui du sens artistique dans l'urinoir de Duchamp ?
Ecrit par : yann | 13 novembre 2007
Point de relativisme dans mon propos, ni, surtout, quand les représentations du Monde ont été javélisées comme chez Schopenhauer. Au contraire - quand on sait qu'il n'y a rien, que nous ne sommes que des chiffons manipulés par la Volonté (pour en savoir plus, confer "Le Monde comme Volonté et comme Représentation"), il faut alors remplir ce monde d'autres illusions, mais de vénusté. Pour ne pas se jeter dans la mare. Le choix entre l'art et la mystique. Schop, ne parle pas d'amour, car même l'amour est trompeur/trompé - une astuce de la Volonté pour nous mener par le bout de nos gonades. Moi j'adhère, en tout cas. Oui, savoir que le "tout est rien, et que le rien est tout". "Le pessimiste est un optimiste qui a tout compris" (proverbe russe, Buntchonvik, pourra nous en donner la traduction, hé hé).
Ecrit par : Pendariès | 13 novembre 2007
disant que tout est fiction - qu'il n'y a rien, et qu'il y a tout.
Ecrit par : Pendariès | 13 novembre 2007
Donc, cela revient à dire que tout (comme Ron) se vaut ?
Et à légitimer le relativisme qui prévaut actuellement dans l'éducation (et dans la société), l'apprentissage de la lecture dans les notices d'aspirateurs, celui de la physique fondamentale dans la main à la pâte et celui du sens artistique dans l'urinoir de Duchamp ?
Ecrit par : yann | 13 novembre 2007
Point de relativisme dans mon propos, ni, surtout, quand les représentations du Monde ont été javélisées comme chez Schopenhauer. Au contraire - quand on sait qu'il n'y a rien, que nous ne sommes que des chiffons manipulés par la Volonté (pour en savoir plus, confer "Le Monde comme Volonté et comme Représentation"), il faut alors remplir ce monde d'autres illusions, mais de vénusté. Pour ne pas se jeter dans la mare. Le choix entre l'art et la mystique. Schop, ne parle pas d'amour, car même l'amour est trompeur/trompé - une astuce de la Volonté pour nous mener par le bout de nos gonades. Moi j'adhère, en tout cas. Oui, savoir que le "tout est rien, et que le rien est tout". "Le pessimiste est un optimiste qui a tout compris" (proverbe russe, Buntchonvik, pourra nous en donner la traduction, hé hé).
Ecrit par : Pendariès | 13 novembre 2007
Voyons Yann, un athée n’a rien à craindre d’une telle idée ! L’occupation principale de l’athée, je ne sais plus qui l’a écrit, Maïakovski, je crois, est de mettre en ordre le monde. Pas mal, je trouve.
Ecrit par : Pendariès | 13 novembre 2007
"François, ne mêlez pas ce pauvre Boris aux borborygmes de toto, par pitié !"
Ecrit par : yann | 13 novembre 2007
Yann, pour un "non professeur", je vous trouve très pédagogue! Donner à toto l'occasion d'ouvrir un dictionnaire! Ne serait-ce que pour qu'il puisse y lire que "borborygme" n'est pas une sorte de produit dopant qui s'inhale! :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 13 novembre 2007
Alain Finkelkraut accorde une interview au Monde et il commence fort.
http://podcast.blog.lemonde.fr/
Ecrit par : dugong | 13 novembre 2007
Je préfère "vivre dans le pessimisme de l'esprit, mais l'optimisme de la volonté".(Gramsci)
Quels profonds penseurs nous sommes, quand même !
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 13 novembre 2007
Pour Pendaries: Оптимист - это тот,кто на кладбище вместо крестов,видит плюсы.
L'optimiste est celui qui, dans un cimetière, voit à la place d'une croix, un signe plus.
Ecrit par : buntovchik | 13 novembre 2007
Je préfère "vivre dans le pessimisme de l'esprit, mais l'optimisme de la volonté".(Gramsci)
Quels profonds penseurs nous sommes, quand même !
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 13 novembre 2007
Nous ne sommes que des répétiteurs. C'est ça le métier de prof. Quand tout le monde a bien compris la base, il n'y a plus assez de temps pour affiner la chose, selon ce qu'on pense.
Ecrit par : Pendariès | 13 novembre 2007
Pour Pendaries: Оптимист - это тот,кто на кладбище вместо крестов,видит плюсы.
L'optimiste est celui qui, dans un cimetière, voit à la place d'une croix, un signe plus.
Ecrit par : buntovchik | 13 novembre 2007
J'ai écorché votre pseudo, pardon.
Ecrit par : Pendariès | 13 novembre 2007
"Les pédagogues sont habitués à la marginalité et ont, bien souvent, été considérés comme de dangereux agitateurs par les bien-pensants de toutes sortes."
De "dangereux agitateurs" qui tiennent solidement le système et qui émargent à des sommes rondelettes versées par le système? Bizarre!
Encore une phrase typique "de Meirieu", c'est-à-dire qui a l'apparence du vrai, mais qui, si l'on examine son contenu, est fausse.
Car les pédagogues (les vrais) ne sont pas du tout "habitués à la marginalité", ils sont dans les classes, où ils instruisent les enfants de leurs concitoyens. Ce n'est pas cela être "marginal".
S'il parle des faux pédagogues (les "pédagogistes" de son cercle), c'est faux aussi, car il n'y a pas pires profiteurs du système: faux titres de professeurs d'Université, défraiement d'une multitude de colloques, émissions de télé, de radio, conférences, livres, fonctions douillettes de formateur d'IUFM obtenues avec des titres douteux et sans aucune responsabilité. Si c'est ça être "marginal", il y en a plein qui vont illico se faire "marginaux"!
Mais l' important, pour Meirieu, ce n'est pas de dire quelque chose de juste, c'est de soulever l'indignation des demi-intelligents contre les "bien-pensants" qui persécutent les "pédagogues", dont lui. Le principe des sectes, c'est bien cela, que toute opposition est d'avance taxée d'illégitimité. Depuis vingt ans et plus, les "pédagogues", faute d'avoir des arguments à exposer, ne cessent d'agonir de qualificatifs insultants les professeurs qui entendent continuer à transmettre des connaissances.
Ecrit par : Jean | 13 novembre 2007
L'interview d'Alain finkelkraut est sur france Inter...
Ecrit par : dugong | 13 novembre 2007
Un poète; selon moi, est celui qui réussit (plus ou moins) à traduire en mots une expérience existentielle authentique.
Yves Bonnefoy donne comme exemple la sidération de Hölderlin (enfant?) devant le surgissement du Rhin...expérience massive, ahurissante, sidérante à certains moments de l'Etre en tant qu'Etre, brisant la digue de la banalité quotidienne, de l'asservissement du monde aux besoins, à la science, à la technique... C'est ce que j'entends pas "expérience poétique".
Ecrit par : Robin | 13 novembre 2007
L'optimiste est celui qui, dans un cimetière, voit à la place d'une croix, un signe plus.
Ecrit par : buntovchik | 13 novembre 2007
Celle-là n'est pas mal non plus :
"L'optimiste est un imbécile heureux, le pessimiste est un imbécile malheureux." (Georges Bernanos)
Ecrit par : Robin | 13 novembre 2007
Encore à propos de Meirieu...
Son arrière-pensée obsessionnelle, c'est de s'inscrire dans l'illustre lignée des grands pédagogues de l'histoire.
Ecrit par : Jean | 13 novembre 2007
Pour en revenir aux elfes et à la poésie, ce texte de Paul Fort :
" Ecoute la rumeur de la chasse lointaine, ô mon âme, et sous la ramure, penche-toi. Déjà le son du cor meurt au bout de la plaine : les chevreuils vont dormir dans les fraises des bois.
La paupière du jour se ferme au fond des bois, et je sens que la terre, ici, n'est plus qu'un rêve où tout flotte et circule et tremble autour de moi. Les elfes bleus par troupes se lèvent des clairières. Je sens, je vois danser autour de moi les elfes, profondément bleuir les ruisseaux où ils traînent des rubans de vapeur en soufflant dans leurs doigts, et les roseaux des bords accrochent leur haleine.
Es-tu cette lumière adorable éveillée sur la moire du lac, mon âme, entre les saules? (...)
Mille agréments secrets sont dans le jour mourant. Il ne meurt pas, il dort, couché dans la rosée. Je l'ai bien vu, ce soir, quand j'allais sous les chênes, ce soir où, sur mon front, un elfe a chuchoté " Viens sous bois, mon enfant, suis-moi, suis mon haleine. Mille agréments secrets sont dans le jour qui rêve : le jour prend à dormir tant de plaisirs secrets dans ces bois vaporeux où le soir est son Rêve. Enfant, goûte aux plaisirs d'un beau jour reposé." (...)
Ô douceur, près de moi, sur la mousse étoilée, un chevreuil tend son col, ouvre ses yeux voilés : le croissant de la lune se lève au fond des bois.
Mon âme est comme un son du cor venu des plaines et qui se fond en clair de lune sous les feuilles. Silence. Mon âme rêve.
Ô lune!
Dors, mon chevreuil."
Ecrit par : Sylvie Huguet | 13 novembre 2007
L'expérience poétique, pour reprendre Bonnefoy, est-ce peut-être ceci "A la voix de Kathleen Ferrier":
Je célèbre la voix mêlée de couleur grise
Qui hésite aux lointains du chant qui s'est perdu
Comme si au delà de toute forme pure
Tremblât un autre chant et le seul absolu.
Ce perdu que nous n'avons pourtant pas connu, et vers lequel l'expérience poétique (et, pour moi, elle n'est pas dans la sensation, mais dans le présent de l'écriture), c'est peut-être cela qui nous est donné de retrouver, et que l'on manque toujours. Mystère et beauté du poème achevé. On râte toujours sa cible, je crois, Robin; mais ce qui est donné comme poème est d'une valeur absolue quand celui-là est sincère. Je ne crois pas à la vérité, mais à la sincérité. Que la science s'occupe de ces territoires, et de ceux qu'elle trouvera encore en eux. Un peu comme ces cercles de Dante...
Ecrit par : Pendariès | 13 novembre 2007
"L'optimiste est un imbécile heureux, le pessimiste est un imbécile malheureux." (Georges Bernanos)
Ecrit par : Robin | 13 novembre 2007
Pauvres créateurs suicidés, donc.
Ecrit par : Pendariès | 13 novembre 2007
Que la science s'occupe de SES (oups!) territoires, et de ceux qu'elle trouvera encore en eux. Un peu comme ces cercles de Dante...
Ecrit par : Pendariès | 13 novembre 2007
En tout cas, chouette! c'est très agréable de penser la poésie, d'en faire découvrir; ça change de la monomanie anti-meirieu. Des respirations sont utiles. Le diable ayant été désigné, pourquoi toujours l'invoquer? Dans les messes noires, pas toutes, il vient - à force. ATTENTION!
Ecrit par : Pendariès | 13 novembre 2007
"L'optimiste est un imbécile heureux, le pessimiste est un imbécile malheureux." (Georges Bernanos)
Ecrit par : Robin | 13 novembre 2007
Pauvre Rimbaud qui a toujours tout fui, alors.
Ecrit par : Pendariès | 13 novembre 2007
Merci à M. Delord pour ces mises au point.
Une petite remarque néanmoins: il me semble que rien n'empêche de refondre sans transition les programmes de sixième et cinquième, a fortiori si on met en place le CM3 SLECC pour les plus en difficulté comme le propose Guy Morel. Un gosse de onze ans a un bon cerveau bien disponible si on sait l'intéresser et le centrer sur l'essentiel et peut sans difficulté faire un énorme effort d'adaptation. Il suffirait d'augmenter petit à petit le niveau d'exigence de résultat au lieu de faire des programmes transitoires.
Je suis bien certaine que Jean, par exemple, qui semble avoir des choix d'enseignement de ce type, ne massacre pas ses élèves en début d'année et obtient de gros progrès sur l'ensemble de l'année en augmentant ses exigences de mois en mois et qu'il n'est certainement pas le seul. Mes enfants ont eu tous deux un professeur de mathématique très exigeant en sixième et cinquième, très "classique", qui obtenait d'excellents résultats. Tous les enfants qui ont bénéficié de son enseignement, s'ils changent de collège en quatrième sont sans souffrance en tête de classe, même ceux plus ou moins en échec scolaire.
Donc, refonte des programmes maternelle, primaire et collège d'un seul coup.
De toute façon, en l'état actuel des convictions enracinées, c'est utopique peut-être?
Ecrit par : dobolino l'abruti | 13 novembre 2007
Mais non! Je ne suis pas abrutie. C'est mon ordi qui m'a joué un mauvais tour. C'est facétieux, ces petites bêtes.
Ecrit par : dobolino | 13 novembre 2007
Dugong :
[à Michel Delord :
Lorsque je parlais de "dynamique lente", il n'y avait aucune ironie dans mes paroles. C'est un des problèmes des blogs de ne pas transmettre le ton ! Je suis convaincu du bien fondé du travail du GRIP et de la nécessaire lenteur de sa mise en place. Je faisais la remarque de lenteur à destination de ceux et celles, nombreux sur ce blog, qui attendent tout de décisions ministérielles et pour demain..
Je m'attelle à titre personnel depuis quelque temps à un travail sur les programmes de sciences physiques mais je suis trop conscient de mon "atypicité" pour croire à une quelconque légitimité de ce travail personnel. Je dois dire que tous mes appels à ce sujet tant au GRIP tant sur ce blog sont restés lettre morte pour l'instant.
Peut-être cette mise au point suscitera-t-elle quelques vocations ?]
J’avais bien compris qu’il n’y avait aucune ironie dans vos paroles et que c’était « à destination de ceux et celles, nombreux sur ce blog, qui attendent tout de décisions ministérielles et pour demain.. »
Votre atypicité est au contraire un atout. Croyez en mon expérience : il faut que quelqu’un se lance.
[Peut-être cette mise au point suscitera-t-elle quelques vocations ?]
Déjà, la vôtre :-) ce qui ne préjuge pas de l’existence d’autres
MD
Ecrit par : Michel Delord | 13 novembre 2007
L'optimiste est celui qui, dans un cimetière, voit à la place d'une croix, un signe plus.
Ecrit par : buntovchik | 13 novembre 2007
Pour moi, l'optimiste est celui qui dans un cimetière se réconforte en se disant que son tunnel a une fin, somme toute assez proche en termes d'éternité. L'optimiste est donc, par définition, l'agnostique à tendance athée, tous les autres étant des masochistes.
Ecrit par : dobolino | 13 novembre 2007
Merci à Sylvie Huguet pour le beau poème vaporeux et rêveur de Paul Fort, un poète injustement oublié ( Verhaeren, Heredia, Leconte de Lisle, Anna de Noailles ne méritent pas non plus les limbes où l'oubli les a plongés) et à Pendariès pour l'ode à Kathleen Ferrier que j'aime particulièrement : la chanteuse aussi bien que le poème.
Ecrit par : Robin | 13 novembre 2007
Pour moi, l'optimiste est celui qui dans un cimetière se réconforte en se disant que son tunnel a une fin, somme toute assez proche en termes d'éternité.
Et l'éternité, c'est long, surtout vers la fin !
(ce n'est pas de moi)
Ecrit par : Robin | 13 novembre 2007
"Traduction: "Je voudrais pas crever avant d'avoir fourré mon zob dans des coinceteaux bizarres".
Mince, moi qui croyais qu'il essayait "soit-disant" de remonter le niveau ?
:ange:
Ecrit par : toto | 13 novembre 2007
Robin, DECCA a édité 10 cd reprenant les enregistrements de la contralto pour cette firme - une splendeur, souvent; un son atroce, pour les plus vieux enregistrements; et cher: 80 euros. Mais je l'ai!
Ecrit par : Pendariès | 13 novembre 2007
Ah, les "Kindertotenlieder" par elle... Mieux vaut avoir le moral pour les écouter, mais c'est un summum...
Ecrit par : Christophe Sibille | 13 novembre 2007
Pour moi, l'optimiste est celui qui dans un cimetière se réconforte en se disant que son tunnel a une fin, somme toute assez proche en termes d'éternité.
Et l'éternité, c'est long, surtout vers la fin !
(ce n'est pas de moi)
Ecrit par : Robin | 13 novembre 2007
Franz Kafka?
Ecrit par : dobolino | 13 novembre 2007
Personnellement, je place légèrement au-dessus pour la technique vocale une autre alto (Yves Bonnefoy parle très justement de "voix mêlée de couleur grise" et du "métal" des altos) la cantatrice hollandaise Aafje Heinis (surtout dans Bach).
Toutes deux étaient humainement exceptionnelles. Kathleen Ferrier fut standardiste avant de devenir cantatrice. Elle était adorée en Angleterre.
Il y a la voix, mais il y a aussi la personnalité qui transparaît dans la voix.
Ecrit par : Robin | 13 novembre 2007
Franz Kafka?
Ecrit par : dobolino | 13 novembre 2007
Woody Allen
Ecrit par : Robin | 13 novembre 2007
Franz Kafka?
Ecrit par : dobolino | 13 novembre 2007
Woody Allen
Ecrit par : Robin | 13 novembre 2007
Kafka!!! J'y tiens!!!
Ecrit par : dobolino | 13 novembre 2007
http://www.linternaute.com/citation/theme/124/temps-qui-passe/
Qui l'a écrit ou dit: "Et l'éternité, c'est long, surtout vers la fin!"?
Ecrit par : dobolino | 13 novembre 2007
Qui l'a écrit ou dit: "Et l'éternité, c'est long, surtout vers la fin!"?
Ecrit par : dobolino | 13 novembre 2007
Woody Allen
Ecrit par : FGuichard | 13 novembre 2007
Bon!!! Je m'incline... Woody Allen!
Ç'aurait pu être Desproges...
Ecrit par : dobolino | 13 novembre 2007
Je me souviens de l'avoir lu dans un recueuil d'humour signé Woody Allen.
Ecrit par : rocardo | 13 novembre 2007
"Je fais une hypothèse : Philippe Meirieu c'est Jean Paul Brighelli qui se déguise pour venir sur les plateaux de télévision, j'ai bon ?"
On nous aurait menti ?!
Ecrit par : Jeremy | 13 novembre 2007
Merci à M. Delord pour ces mises au point.
Une petite remarque néanmoins: il me semble que rien n'empêche de refondre sans transition les programmes de sixième et cinquième, a fortiori si on met en place le CM3 SLECC pour les plus en difficulté comme le propose Guy Morel. Ecrit par : dobolino l'abruti | 13 novembre 2007
Je n'ai pas dit que les programmes de CM3 étaient destinés aux élèves les "plus en difficulté".
D'une part la qualification " en difficulté" me paraît s'appliquer aujourd'hui à la majorité des élèves, d'autre part, je crois que nous devons partir des programmes et pas des questions de structure, même si ces dernières ont leur importance. En fait, depuis des temps maintenant immémoriaux, on a jeté le manche avant la cognée en voulant réformer la structure ( 1959-1963-1970-1975) par alignement sur le vieux lycée et en adaptant les programmes à l'allongement de la scolarité. On avait le temps désormais et l'on pouvait alléger les contenus du primaire, disait A. Prost, puisque tout le monde allait au collège (au fait, j'ai posé il y a un certain temps sur ce blog la question de la responsabilité des démo-chrétiens dans le désastre scolaire, et cela n'a pas semblé intéresser grand monde. Le "Parti gris", vous connaissez ?), erreur funeste sur laquelle ont prospéré Meirieu et tous les idéologues de la différenciation. Il faut dire que l'argument de départ, celui de Prost, était que l'allègement des programmes permettrait de résoudre le problème des retards scolaires, cette maladie endémique - et budgétaire - de l'école française...Quarante ans après, le résultat est là : l'école coûte cher et produit massivement des pièces à mettre au panier.
Les programmes et les contenus, donc. Pour le reste, on verra plus tard.
GM
Ecrit par : guy morel | 14 novembre 2007
Dobolino
[Merci à M. Delord pour ces mises au point.
Une petite remarque néanmoins: il me semble que rien n'empêche de refondre sans transition les programmes de sixième et cinquième, a fortiori si on met en place le CM3 SLECC pour les plus en difficulté comme le propose Guy Morel. ....]
Tout ceci pose d'abord le problème de ce que peut être la différence entre enseignement primaire et secondaire et il est trop tard ce soir pour répondre à cette question :-)
MD
Ecrit par : Michel Delord | 14 novembre 2007
Mr Brighelli
vos réunions avec X.D. sont intéressantes et seraient encourageantes si la vie ne continuait pas dans nos lycées de base avec ce que nous préparent les représentants de ce même X.D..
Dans un lycée de base du nord de la Bourgogne, voila la convocation pour le conseil pédagogique.
Le conseil pédagogique se réunira le jeudi 22 novembre 2007 à 17 h 15 en salle B 113.
L'ordre du jour est la contractualisation lycée/Rectorat.
3 thèmes ont été retenus pour cette contractualisation :
- accompagner chaque élève dans le but de lui faire atteindre le niveau 4 le plus rapidement possible,
- mettre en place un travail de collaboration entre le lycée et les collèges du secteur de manière à augmenter les flux d'élèves dans la voie générale et technologique,
- donner de l'intérêt pour les études chez les élèves et valoriser l'établissement notamment par le détour culturel.
Chaque enseignant membre du conseil pédagogique, désigné l'année dernière, a reçu une convocation individuelle.
Tous les autres enseignants qui souhaitent participer à cette réunion y sont les bienvenus.
Vous connaissez la novlangue du ministère et savez lire entre les lignes !
En cette anniversaire de la bataille du chemin des dames, je dirai qu'il y a tentative de diversion et que le pilonnage continue pendant ce temps.
Cordialement
JLS
Ecrit par : jl schmitt | 14 novembre 2007
Un lycée du Nord de la Bourgogne ?
Tiens, c'est amusant, j'ai officié dans l'un d'eux. En plus, on nommait les salles pareil.
Yonne ou Côte d'Or ?
Ecrit par : Jeremy | 14 novembre 2007
""partir des programmes et pas des questions de structure[...]
au fait, j'ai posé il y a un certain temps sur ce blog la question de la responsabilité des démo-chrétiens dans le désastre scolaire, et cela n'a pas semblé intéresser grand monde. Le "Parti gris", vous connaissez ?), erreur funeste sur laquelle ont prospéré Meirieu et tous les idéologues de la différenciation. Il faut dire que l'argument de départ, celui de Prost, était que l'allègement des programmes permettrait de résoudre le problème des retards scolaires, cette maladie endémique - et budgétaire - de l'école française..Quarante ans après, le résultat est là : l'école coûte cher et produit massivement des pièces à mettre au panier.
Les programmes et les contenus, donc. Pour le reste, on verra plus tard"
GM
Votre réflexion m'évoque JC Milner qui, en 1984, avait identifié une sorte de réincarnation de la Triplice ( De l'école), genre rasoir Norelco/Philips, made in hell, mais fonctionnant comme un trio de bonnes copines,dont la configuration en 2+1 évolue au gré des intérêts et des circonstances.
1) les fonctionnaires-gestionnaires, sous la coupe de Bercy ( Rivoli en 84) professent la haine de tout savoir qui nargue leur toute-puissance,
2) la Corporation (SNI/SGEN). Ses membres ont le monopole du "savoir enseigner ", sous la forme la plus épurée de l'acte pédagogique, qui "détestent la pensée et craignent les libertés" (p 28).
3) la démocratie-chrétienne qui entra dans le jeu à la Libération et offrit aux deux autres l'appui de sa componction dogmatique.
"Depuis 1945, tous les thèmes de toutes les réformes de tous les niveaux d'enseignement sont d'origine chrétienne. Dévaluation de l'institution au bénéfice de la communauté;dévaluation des savoirs au bénéfice du dévouement, dévaluation de l'instruction au bénéfice de l'éducation; dévaluation du cognitif au bénéfice de l'affectif; intrusion des âmes et ouverture au monde, etc.
[...] Tout est à présent en place: la dévaluation chrétienne des savoirs permet à la Corporation de persécuter ceux qui s'opposent à elle et lui reprochent son ignorance. Elle sert également les buts des gestionnaires qui trouveront le moyen de payer moins ceux qui en savent moins, .. et ceux qui en savent plus,[...]Enfin le recours constant au dévouement devra fermer la bouche des protestataires[...] On invoquera les idéaux:n'ont-ils pas compris que leur tâche est si noble, leur dévouement si essentiel qu'ils sont au-delà de toute rétribution matérielle?" (p31)
Comme les gestionnaires haïssent l'école, ils sont trop heureux que les deux autres fassent le boulot pour eux.
Quand Milner ajoute: "pas question que le discours chrétien soit suivi d'effet dans les lieux qui importent aux gestionnaires", notamment les grandes écoles, l'armée. force est de reconnaître que depuis 1984, la situation s'est tellement aggravée qu'aucune instituion n'est plus épargnée mais la métaphore conserve quelques mérites.
Toutes ces âmes pieuses s'inclinent toujours devant l'autel de la pédagogie, qu'importe si le mot n'a pas le même sens pour la Corporation et les chrétiens.
Des notes de bas de page me semblent intéressantes ( un peu comme quand Furet défendit Nolte)
" Le lieu où les thèmes chrétiens démocrates sont le moins répandus, c'est justement l'école catholique; le lieu où ils sont le plus puissants, c'est l'école publique ( p30). [...] On comprendra alors que certaines écoles catholiques, tenues par des gens qui croient à l'Église comme institution, soient justement rebelles au discours pieux. On comprend aussi que, par un retournement étrange, mais compréhensible, certains parents mettent leurs enfants à l'école catholique non seulement pour échapper à la Corporation, mais aussi pour échapper auc réformateurs pieux."(p55)
Ecrit par : Cadichon | 14 novembre 2007
Au fait, j'ai posé il y a un certain temps sur ce blog la question de la responsabilité des démo-chrétiens dans le désastre scolaire, et cela n'a pas semblé intéresser grand monde. Le "Parti gris", vous connaissez ?
Ecrit par : guy morel | 14 novembre 2007
H. Gunsberg, "Les Chrétiens de gauche ou le Parti gris", chez JJ Pauvert (évidemment !) collection Liberté, paru en 1966. A l'époque, il valait trois francs... Epuisé, je le crains. Texte prémonitoire : qui aura le culot de le réédirer aujourd'hui ?
Incipit :"Autrefois, il y avait les blancs et les rouges, les nobles et les républicains, les conservateurs et les "partageux", le parti noir et les laïques ; depuis quelques années, un public indifférent et mal informé assiste à la naissance d'un mouvement aux contours encore flous, indécis, qui cherche à imposer l'idée que les anciennes options sont dépassées, sont des revendications "passéistes" comme disent les quarterons PSU entre deux discussions passionnées -- sinon passionnantes -- sur le sexe des anges et la culture des couches nouvelles ; mais surtout ce parti gris, -- alliance de la carpe et du lapin, de la soutane européenne et de la tripe républicaine -- soutient que la querelle sur la laïcité est périmée, que la notion même de laïcité doit être...révisée, enterrée en d'autres termes."
Suit une évocation vigoureuse des "socialistes mous, catholiques éclairés, modérés dynamiques" qui constituent ce "parti gris", et une analyse impeccable de son insidieuse stratégie de prise du pouvoir. L'essentiel de ce qu'écrit Gunsberg n'a pas pris une ride !
Ecrit par : FGuichard | 14 novembre 2007
"On comprend aussi que, par un retournement étrange, mais compréhensible, certains parents mettent leurs enfants à l'école catholique non seulement pour échapper à la Corporation, mais aussi pour échapper aux réformateurs pieux", écrit Cadichon. Et F.Guichard de surenchérir (ce n'est pas tous les jours qu'elle est d'accord avec notre amie d'Outre-Atlantique, autant le noter) en évoquant via Gunsberg ces "socialistes mous, catholiques éclairés, modérés dynamiques"…
En fait, il semble bien que le marasme scolaire actuel soit un bon révélateur d'une certaine incapacité à devenir Modernes — à éliminer ce qui survit de superstitions anciennes, laïcisées plus ou moins par de pseudo-rousseauistes (je dis "pseudo", parce que si vous lisez consciencieusement le Contrat social, vou n'y trouverez rien qui puisse étayer la démocratie molle que l'on cherche à nous infliger — Rousseau prépare Robespierre et les Comités de salut public). Le côté "démocratie chrétienne de gauche", qui plombe toute réforme sérieuse. Ce n'est pas avec de bonne sparoles que l'on aide les populations les plus fragiles, c'est en leur donnant des armes culturelles, linguistiques, etc. Et quelques moyens, mais sans les assister : toute politique de quotas ou de discrimination positive est au fond un acte discriminatoire à l'égard de ceux mêmes auxquels elle feint de s'adresser.
Quelqu'un plus haut suggérait de prendre exemple sur la discrimination poisitive version américaine ou sud-africaine. Mais qui a vu que nous sortons d'une époque de ségrégation ou d'apartheid ? La Seine-Saint-Denis n'est ni le Natal, ni le Mississipi. L'égalité réelle est au bout des programmes — nous n'y sommes pas encore.
JPB
PS. J'ai bien aimé la citation de Gramsci sur pessimisme et optimisme. Quelqu'un a la source ?
Ecrit par : brighelli | 14 novembre 2007
"Depuis 1945, tous les thèmes de toutes les réformes de tous les niveaux d'enseignement sont d'origine chrétienne. Dévaluation de l'institution au bénéfice de la communauté;dévaluation des savoirs au bénéfice du dévouement, dévaluation de l'instruction au bénéfice de l'éducation; dévaluation du cognitif au bénéfice de l'affectif; intrusion des âmes et ouverture au monde, etc.
Je ne sais pas si c'est chrétien. En tout cas, ça n'est pas catholique.
J'ai été élevé dans les années 60 en partie (6ème-5ème-4ème) chez les Frères (eudistes) et je n'ai pas gardé le souvenir de ce que vous expliquez là, au contraire : grec et latin à haute dose, enseignement explicite, intrusion des âmes peut-être, mais on avait appris à s'en défendre (ils nous fournissaient le poison et l'antidote).
En face, dans les "bons lycées" c'était pareil, à part la messe. Mais vous savez bien que l'enseignement "explicite" est plutôt l'apanage du privé aujourd'hui.
Aux Etats-Unis, ce que vous décrivez était le propre des "publics schools" alors que la transmission explicite continuait dans les écoles catholiques.
Je dis cela en dehors de toute apologétique.
Ecrit par : Robin | 14 novembre 2007
Quelqu'un plus haut suggérait de prendre exemple sur la discrimination poisitive version américaine ou sud-africaine.
JPB
Houla, non, JPB, je ne suggérait pas de prendre exemple sur ces exemples-là; je ne faisais qu'en proposer - quant aux quotas.
Ce qui comptent, ce ne sont pas les mots "apartheid" ou "ségrégation" (même s'ils signifient exactement quelque chose d'abject), mais ce qu'en pensent ceux qui vivent la discrimination, colorée, ou pas.
A un moment donné, il faut botter le cul à la mollesse; et je ne vois pas du "racisme" dans les quotats. Personne ici n'est Mermet qui défend Ramadan et sa liste (avec toute sa liste de cultureux... vous connaissez les raisons stratégique, aux yeux de tonton Tarik, de cette liste odieuse dans laquelle un seul n'est pas Juif - mais lui, il le croyait): ça par contre, c'est dégueulasse!
Ecrit par : Pendariès | 14 novembre 2007
Ce qui comptent, ce ne sont pas les mots "apartheid" ou "ségrégation" (même s'ils signifient exactement quelque chose d'abject), mais ce qu'en pensent ceux qui vivent la discrimination, colorée, ou pas.
Je parle de la "discrimination négative".
Ecrit par : Pendariès | 14 novembre 2007
J'ai bien aimé la citation de Gramsci sur pessimisme et optimisme. Quelqu'un a la source ?
Ecrit par : brighelli | 14 novembre 2007
Non, juste la phrase en V.O. : " il pessimismo riguarda l'intelligenza; l'ottimismo, la volontà ". En revanche, j'ai retrouvé la formulation exacte de la citation évoquée il y a peu par P. Cordoba. C'est dans "L'Espoir" de Malraux : « Un homme actif et pessimiste à la fois, c’est ou ce sera un fasciste, sauf s’il a une fidélité derrière lui. » Très bien vu, car toute la question est là : la fidélité derrière soi .
Ecrit par : FGuichard | 14 novembre 2007
"A un moment donné, il faut botter le cul à la mollesse; et je ne vois pas du "racisme" dans les quotats. Personne ici n'est Mermet qui défend Ramadan et sa liste (avec toute sa liste de cultureux... vous connaissez les raisons stratégique, aux yeux de tonton Tarik, de cette liste odieuse dans laquelle un seul n'est pas Juif - mais lui, il le croyait): ça par contre, c'est dégueulasse!"
Ecrit par : Pendariès | 14 novembre 2007
Pendariès, Ramadan savait parfaitement que Taguieff n'était pas juif! Mais la plus vraie, (s'il en était besoin) preuve de l'antisémitisme de Ramadan, c'est qu'il a mis Taguieff en tête de liste sur celle de personnalités qu'il considérait comme juives parce qu'il (Taguieff) défendait les juifs.
Ecrit par : Christophe Sibille | 14 novembre 2007
Je n'ai pas ou du moins j'essaye de ne pas avoir (on me dit que c'est mal) la nolstalgie de l'école d'antan, publique et privée mais il me semble qu'elle était, en dehors de la formation de l'esprit, une fabrique de l'imaginaire.
Marcel Pagnol, Alain-Fournier (cette phrase dans le Grand Meaulnes sur le soir qui tombe de l'autre côté de la fenêtre...)d'un côté, Montherlant (oui, nous étions traités comme des princes, je le dis au risque de faire grincer bien des dents) de l'autre en sont les témoins.
Cette univers éminement nourrissant et poétique, y compris dans la douleur a disparu sous les coups de boutoirs de la modernité.
Je ne suis pas sûr que nous ayions gagné à détruire tous les rituels, sinon un surcroît de violence.
Les Anglais l'ont bien compris.
Pardonnez-moi cettte bouffée "réactionnaire".
Ecrit par : Robin | 14 novembre 2007
FGuichard écrit :
"H. Gunsberg, "Les Chrétiens de gauche ou le Parti gris", chez JJ Pauvert (évidemment !) collection Liberté, paru en 1966. A l'époque, il valait trois francs... Epuisé, je le crains. Texte prémonitoire : qui aura le culot de le réédirer aujourd'hui ? "
Disponible en intégrale depuis trois ans sur ma page web ainsi que les autres Henri Gunsberg
Le Parti Gris, Jacques Pauvert, 1966
http://michel.delord.free.fr/guns/guns-gris.pdf
Le Fascisme Ingénu, Juillard, 1968 ( écrit en 1966)
http://michel.delord.free.fr/guns/guns-fasc.pdf
Le Lycée Unidimensionnel, Mercure de France, 1970 ( écrit en 1968)
http://michel.delord.free.fr/guns/guns-lyc.pdf
" Si Versailles m'était compté " (1985)
http://michel.delord.free.fr/hgunsvers.pdf
"De n'importe où à nulle part" (1990)
http://michel.delord.free.fr/hguns90.pdf
MD
Ecrit par : Michel Delord | 14 novembre 2007
J'ai bien aimé la citation de Gramsci sur pessimisme et optimisme. Quelqu'un a la source ?
Ecrit par : brighelli | 14 novembre 2007
Dans "L'axe du loup", récit de Sylvain Tesson, fils de Philippe.
Grand aventurier, il a refait le long voyage de la Sibérie au golfe du Bengale des évadés du Goulag. Seul sur 6.000 km, en hommage à ceux dont la soif de liberté a triomphé des obstacles les plus grands, il a franchi les taïgas, la steppe mongole, le désert de Gobi, les Hauts Plateaux tibétains, la chaîne himalayenne, la forêt jusqu'à Darjeeling, à pied, à cheval, en vélo.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 14 novembre 2007
J'ai bien aimé la citation de Gramsci sur pessimisme et optimisme. Quelqu'un a la source ?
Dans "L'axe du loup", récit de Sylvain Tesson, fils de Philippe.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 14 novembre 2007
Désolée de vous contredire, chère collègue, mais les sources de Gramsci sont dans l'oeuvre de Gramsci lui-même, et pas dans la ixième ressucée d'une citation. Ce que demandait JP Brighelli, c'est "où dans Gramsci", pas "quel est le tocard qui le cite"... Après tout, un beau jour, Raffarin, pris d'une crise de distinction, fit réfétence à René Char : vous ne renverriez pas au bossu du Poitou dès qu'il est question de ce grand poète que fut Char, tout de même, non ? Comment voulez-vous que l'Ecole se reconstruise si les enseignants eux-mêmes ne font pas la démarche d'aller d'abord aux textes, de se confronter véritablement aux textes, et pas à la glose ou au copier-coller ?
Ecrit par : TIGER LILITH | 14 novembre 2007
Avertissement : Le texte ci-dessous constitue un très bon exemple de ce que les PE à fifiches peuvent rédiger. Prière de passer à l’intervention suivante, ça risque fort d’être long et ennuyeux pour tous ceux qui ne viennent pas sur ce blog pour entendre parler de mouflets à peine sortis de leurs langes.
De plus, mon emploi du temps d’instit’ de primaire ne m’a pas permis de finir mon texte plus tôt et il arrive donc avec deux jours de retard sur les commentaires auxquels il souhaitait répondre.
Donc, je ne sais pas si c’est ma longue période Freinétiste ou quoi, mais je n’ai rien, mais alors absolument rien contre la dictée à l’adulte collective ou individuelle que je pratique assez régulièrement dans ma classe et que je pratiquerais sans doute encore bien plus si j’avais une Petite ou Moyenne Section.
En effet, il me semble que c’est un excellent moyen de « faire entrer dans le monde de l’écrit » un enfant qui ne sait encore ni lire, ni écrire sans lui « pomper l’air » avec d’interminables séquences sur l’album du trimestre et le tri de textes qui ne le concernent en rien.
En premier lieu, parce que, nous le savons tous, le petit enfant est encore incapable de se décentrer et d’observer le monde à travers d’autres lunettes que les siennes. Donc, dans mes classes maternelles, nous commencions toujours le « travail écrit » par un moment de dessin libre (quand il a fallu que je colle des objectifs et des compétences visées là-dessus, je marquais : motricité fine, initiation à l’expression écrite- je sais, c’est nul, mais je n’ai jamais compris ce morcellement de la croissance intellectuelle en petites unités de valeur).
Ensuite, chaque enfant me racontait son dessin et mon travail de secrétaire - traducteur commençait alors ; il s’agissait de transcrire d’abord les « watu » en voitures, les « madam’ » en dames, les « changuillé » en sanglier ou cendrier, selon le contexte et le vécu familial de chaque bambin de deux ou trois ans, et de faire répéter patiemment le mot un peu plus correctement.
Pour les plus grands, il fallait les pousser à faire des phrases : « Tu me dis la maison, la voiture, le soleil. C’est bien, mais je vois tout ça. Moi, ce que je veux écrire, c’est ton histoire, ta phrase, ce que tu veux raconter. Dans les livres, ils racontent des histoires, ils ne nous disent pas la princesse, le roi, le loup ; tout ça, nous le voyons sur l’image, alors ils nous racontent ce que font les personnages. C’est ce que je veux que tu me dises et moi, je l’écrirai sur ton dessin. ». Cela prenait généralement une semaine ou deux en fin de Petite Section ou en début de Moyenne Section (cette année, avec mes Grandes Sections, ça a été réglé en deux ou trois dessins).
La troisième phase de cette « discipline » permettait de travailler deux nouveaux approfondissements : la correction du français et la sortie du « Moi, à ma maison, j’ai... ». C’était l’époque de la Grande Section le plus souvent, mais il arrivait que déjà, chez les Moyens, certains enfants en arrivent à ce stade, celui où l’on corrige les « il disa », il « faisa », « il faut qu’il prend » et autres « j’eurai » ; celui où l’on encourage l’enfant à enrichir ses phrases de détails pertinents qui permettraient de se passer du dessin pour comprendre.
Celui où l’enfant ne s’intéresse plus seulement à lui et où il ressent la nécessité de se servir du dessin pour relater des événements, des apprentissages ou pour résumer les contes que la maîtresse a lus. Au besoin celle-ci poussait les moins ouverts d’entre eux vers ces nouvelles pistes.
Une nouvelle organisation prenait alors forme : il était nécessaire de partager le travail entre les différents élèves car aucun dessin ne pouvait permettre de représenter toute la chronologie des événements ; bien sûr, au début de ce stade, nous pouvions nous contenter de la bande dessinée, chaque enfant représentait sur une feuille partagée en trois ou quatre cases le déroulement de l’histoire. Mais bien vite, la complexité ou la longueur du conte ne le permettait plus, il fallait se répartir les tâches.
Ainsi l’écrit commençait à précéder le dessin figuratif : en effet, il nous fallait une base de travail, une mémoire qui permettrait de répartir le travail en autant d’épisodes qu’il y avait d’enfants. La maîtresse jouait toujours son rôle de secrétaire, souvent même les écrits restaient sur ses genoux ou son bureau et c’était elle qui les relisait.
Il arrivait même que le dessin disparaisse, l’écrit produit se suffisant à lui-même : lettres aux parents ou à un petit camarade malade, articles pour la gazette communale ou le journal d’école, liste de matériel à collecter ou à préparer.
Tous ces écrits faisaient l’objet de « leçons » sur ce que l’on peut écrire, ce que l’on peut dire et comment le dire, des leçons de grammaire en quelque sorte, avec leurs révisions fréquentes, leurs règles à apprendre et à réutiliser (un cheval / des chevaux ; nous ... ons ; il / elle). Le vocabulaire s’enrichissait lui aussi : il fallait se débrouiller pour réemployer les mots « rares » du conte que nous voulions raconter ou ceux qui avaient été appris pendant la leçon de choses.
Les bonnes années, en fin de GS, la plupart des enfants étaient suffisamment prêts pour que ces textes, écrits au tableau, soient composés collectivement au point de vue orthographique, au moins au niveau des mots simples et des règles de base (le « s » du pluriel, le « e » du féminin, le « est » du verbe être ou la conjonction de coordination « et », etc.).
Ces exercices ne prenaient jamais plus d’une demi-heure dans la journée, le reste du temps, ils apprenaient à écrire, à compter, à s’orienter, à s’exercer en sport, en musique, en travaux manuels, écoutaient des histoires, en retenaient le vocabulaire, jouaient avec leurs camarades, construisaient et démontaient des jeux, des objets, écoutaient de la musique, observaient des images ou des objets, enfin, tout ce que l’on peut faire lorsque l’on est en classe et que l’on a tout à apprendre.
Actuellement, je reçois en GS des élèves qui ont fréquenté pendant deux ou trois ans une classe maternelle.
Souvent, ils savent à peine dessiner, certains ne savent même pas du tout, ils ont beaucoup de peine à m’écouter et ignorent totalement qu’ils sont aussi censés écouter leurs camarades. Il m’est donc impossible de commencer la dictée à l’adulte au stade où je la débutais lorsque la maternelle savait les faire sortir de leur égocentrisme et exercer leurs capacités d’observation et d’expression graphique et orale.
Je combine donc un résumé des activités citées plus haut avec une imprégnation à la rédaction plus formelle. Cette année, c’est allé assez vite, les enfants sont vifs et volontaires. L’année dernière, le groupe était moins homogène, plus « poupouce-canapé », certains petits garçons avaient déjà conclu que le temps scolaire était une immense mi-temps aride et insipide entre deux moments de récréation et il a vraiment fallu que je déploie des trésors d’imagination, de contrainte et de récompenses pour obtenir des futurs élèves de CP, prêts à sortir de leur « berceau mental » pour enfin profiter des lumières de la Culture.
Dans mes classes, il n’a jamais été question de remplir les petites cases d’un quelconque livret d’évaluation afin de statuer sur la compétence de Pierre ou de Paul à « restaurer la structure syntaxique d'une phrase non grammaticale » ou à « proposer une amélioration de la cohésion du texte (pronominalisation, lien de connexion) ».
Je n’y ai jamais pensé ou alors j’y ai toujours tellement pensé, à chaque nouveau texte, que je considérais qu’il n’y avait rien à évaluer ; sans doute suis-je une très mauvaise « médiatrice » entre l’enfant et les apprentissages et imposé-je un « modèle adulte trop prégnant » !
Lorsqu’un tout petit me dit pour raconter son dessin : « Papa... Changuillé... a fusil... Pan ! », je ne me précipite pas sur son cahier d’évaluation pour cocher la case « non acquis » et je me contente bêtement de prendre mon stylo et d’écrire sur sa feuille sous son dessin en lui disant (trois fois : oral, écriture, relecture) : « Papa a pris son fusil et il a tiré sur le sanglier ! Pan ! », j’en rajoute même une couche dans l’intrusion voulue et calculée au cœur de son processus de construction des savoirs en demandant : « Et alors, l’a-t-il tué ce sanglier ? Est-il mort ? » et j’insiste lourdement pour que l’enfant apprenne qu’après la situation initiale, la force perturbatrice et l’action, on finit forcément par énoncer la force rééquilibrante et la situation finale, non mais !
Ecrit par : catmano | 14 novembre 2007
Les messages de Michel Delord et Guy Morel sont de bonnes mises au point. On y voit tout ce qui me sépare du GRIP. Ils nous disent :
- On n’a pas besoin de programmes intermédiaires puisque le même problème se pose aux instituteurs SLECC quand ils ont des élèves dont la scolarité antérieure a été non-SLECC
- On n’a pas à réformer les structures puisque ce sont les réformes des structures (1959-1963-1970-1975) qui ont produit le désastre. « Les programmes et les contenus. Pour le reste on verra plus tard » (GM)
- Le projet SLECC est par nature expérimental : il n’a donc pas à « essayer de s’adapter au niveau moyen forcément bas de l’école à un moment donné ».
Tout cela signifie que le GRIP-SLECC se désintéresse d’une réforme globale de l’école et limite ses ambitions à la "construction d’un modèle de référence", le tout dans une "dynamique lente". Autrement dit, occupons nous de quelques centaines d’élèves sur plusieurs millions et montrons que nous faisons mieux que les autres. Or ce "modèle de référence" est déjà connu. C’est celui du primaire d’avant-guerre. Il va du CP1 au CM4 et s’arrête donc à l’âge de 12 ans (prolongé jusqu’à 14 pour les redoublants). Il est évident que, dans ces conditions, aucun problème de structure ne saurait se poser. Tous les élèves se trouvent dans une structure unique, celle de l’ancien primaire. Le secondaire est rejeté dans les ténèbres extérieures. C’est justement, dit GM, parce qu’on a voulu "aligner" l’ensemble de l’école sur les "vieux lycées" que sont apparus tous les problèmes. Ce discours-là est aussi très connu. C’est celui de tous les pédagos, de Meirieu à Dubet. Bref, le GRIP aurait adopté en 1963 la position du SNI (syndicat national des instituteurs) : la sixième et la cinquième doivent revenir aux maîtres du primaire. Que se passe-t-il pour les 99,99% des élèves du primaire qui sont en dehors du réseau SLECC ? On s’en fout. Que se passe-t-il pour les collégiens qui sont encore dans les sixièmes et cinquièmes des collèges ? On s’en fout. Que se passe-t-il pour les élèves de quatrième et de troisième ? On s’en fout encore plus puisqu’ils ne peuvent plus être en CM3 et CM4. Que se passe-t-il avec les lycéens ? Rien à foutre. Que se passe-t-il pour les étudiants du supérieur ? Rien à foutre. Faisons de bons programmes pour le cursus CP1-CM4, tout le reste ne nous intéresse pas.
Il se trouve cependant que plus de 80% d’une classe d’âge entrent aujourd’hui en seconde (parmi les réformes de structure, GM oublie significativement celle de 1985). Il se trouve aussi que 65% d’une classe d’âge a aujourd’hui le bac et que tous les bacheliers (y compris les bacs pro) peuvent s’inscrire librement à l’Université. Il se trouve enfin que j’enseigne moi-même en Université. Il est tout à fait possible à un instituteur SLECC de reprendre en CM2 les bases indispensables. Il est même possible, comme le dit Dobolino, de "réformer sans transition" les programmes de sixième et cinquième ». Il est en revanche impossible de faire une "remise à niveau" rapide en licence quand les lacunes portent sur les programmes du primaire. C’est pourquoi j’ai besoin de programmes intermédiaires, au moins à partir de la quatrième et surtout en seconde, puis en terminale. Il suffirait de réformer ces trois paliers pour résoudre une grande partie des problèmes. Je propose donc :
- une réforme immédiate du primaire à la fois sur les programmes et sur la pédagogie
- une réforme immédiate (avec remise à niveau) de la sixième et de la cinquième (pédagogie explicite)
- une réforme progressive et en paliers des programmes de quatrième, seconde et terminale (on n’a plus besoin d’une pédagogie particulière). Il faut commencer simultanément à ces trois niveaux (la réforme du bac est essentielle) et les rapprocher progressivement. C’est quelque chose qu’on peut faire en 5 ou 6 ans. Dans l’hypothèse contraire, un enseignement supérieur de qualité (j’y inclus les formations professionnelles) est impossible sauf à être réservé à une minuscule élite. Celle qui est déjà fabriquée non pas dans les classes SLECC mais dans les bonnes classes des bons lycées. Car même les formations supérieures professionnelles sont aujourd’hui réservées aux titulaires d’un bac général (de préférence un bac S)
Ecrit par : Pedro Cordoba | 14 novembre 2007
Bravo Catmano, un bel exemple de recyclage qui nous invite à prendre des précautions. On trouve dans les poubelles des sciences de l'éduc nombres de pratiques puantes et stériles, voire toxiques, qui ne l'ont pas toujours été et qui peuvent être retraitées de manière très profitable. Merci pour ta participation au développement durable.
Ecrit par : Pascal | 14 novembre 2007
C'est à dire qu'en fait, c'est une histoire de recyclage antérieur mal fait, du genre "On n'a pas de pétrole, mais on a des betteraves."
On reproduit une idée, plutôt bonne du sieur Freinet, on l'allonge à sauce "construction des savoirs, enfant au centre", on jette le bébé, la baignoire et l'eau du bain, on réaménage la salle de bains aux couleurs à la mode ("On apprend tout au long de sa vie.", "iIl n'y a pas d'écrits plus nobles les uns que les autres.", "L'enfant est une personne, ses paroles ont droit au respect au même titre que celles d'un orateur sur l'agora.") et on culpabilise les p'tits jeunes parce qu'ils n'arrivent pas à cocher les cases "acquis" en fin de Petite Section.
Ecrit par : catmano | 14 novembre 2007
Merci infiniment Catmano.
Cette belle leçon nous prouve une fois de plus qu'un vrai pédagogue saura toujours transformer en "trésor" ce qui semble inutile et pervers à d'autres.
J'ai ajouté ce trésor à la "collection" de vos écrits que je fais et grâce à internet je l'ai offert à plusieurs PE parmi mes connaissances.
Ecrit par : Maminou | 14 novembre 2007
« Pessimisme de l’intelligence, optimisme de la volonté », c’est de Romain Rolland cité par Gramsci.
« La conception socialiste du processus révolutionnaire est caractérisée par deux traits fondamentaux que Romain Rolland a résumé dans son mot d’ordre : “Pessimisme de l’intelligence, optimisme de la volonté”. »
Ecrit par : P. Azimont | 14 novembre 2007
D'identité, oui - d'origine, sans doute. Lisez Girard. Et visitez les sites portant sur les analyses mimétiques (qui abordent le politique, le social, l'anthropologique, le littéraire, l'artistique, le psychologique, etc.). Après tout, ce n'est qu'une fiction comme toute chose produite par l'esprit humain.
Nous nous faisons tous raconter de jolies histoires...
Ecrit par : Pendariès | 13 novembre 2007
Pendariès, vous retardez ! Ne dites plus " tout est fiction", dites "tout est virtuel"...
Ecrit par : iPidi sophiste grec itou | 14 novembre 2007
« La conception socialiste du processus révolutionnaire est caractérisée par deux traits fondamentaux que Romain Rolland a résumé dans son mot d’ordre : “Pessimisme de l’intelligence, optimisme de la volonté”. »
Ecrit par : P. Azimont | 14 novembre 2007
Considérations désobligeantes :
Dommage que la propagande ait laissé tomber par la suite le pessimisme de l'intelligence (dans l'art en particulier avec le "réalisme socialiste")
En tous cas le slogan inverse pourrait bien s'appliquer au pédagogisme : "optimisme de l'intelligence, pessimisme de la volonté."
Ecrit par : Robin | 14 novembre 2007
Le pédagogisme ? Ce n'est pas l'art d'initier à évoluer dans la "second life" par hasard ?
Ecrit par : iPidiblue second life | 14 novembre 2007
On reproduit une idée, plutôt bonne du sieur Freinet, on l'allonge à sauce "construction des savoirs, enfant au centre",
C'est peut-être le plus impardonnable ce détournement de Freinet, de Pestalozzi, de Yanush Korchak, de dom Bosco, de Jean-Baptiste de la Salle (voir le site de Meirieu).
Ca me fait le même effet que celui de la figure de Jeanne d'Arc par le Front national.
Ils s'adaptaient comme vous, catmano, à une situation concrète et ils étaient vraiment au service des enfants les plus délaissés, ce n'étaient pas des idéologues.
Ecrit par : Robin | 14 novembre 2007
Bonjour
Pedro, je trouve que tu n'es pas gentil et même légèrement excessif - mais tu caricatures peut-être par simple souci pédagogique - lorsque tu écris
"Ce discours-là est aussi très connu. C’est celui de tous les pédagos, de Meirieu à Dubet. Bref, le GRIP aurait adopté en 1963 la position du SNI (syndicat national des instituteurs) : la sixième et la cinquième doivent revenir aux maîtres du primaire. "
Je trouve que tu es même franchement injuste lorsque tu dis
"Que se passe-t-il pour les 99,99% des élèves du primaire qui sont en dehors du réseau SLECC ? On s’en fout. Que se passe-t-il pour les collégiens qui sont encore dans les sixièmes et cinquièmes des collèges ? On s’en fout. Que se passe-t-il pour les élèves de quatrième et de troisième ? On s’en fout encore plus puisqu’ils ne peuvent plus être en CM3 et CM4. Que se passe-t-il avec les lycéens ? Rien à foutre. Que se passe-t-il pour les étudiants du supérieur ? Rien à foutre."
Ceci dit :
1) Une réponse sérieuse à ce que tu évoques ne peut pas se faire en cinq minutes
2) On - GRIP -essaie d'écrire des programmes pour tous les niveaux- le but explicite du GRI « P » est justement d'écrire des programmes et des progressions pour tous les niveaux- mais on a commencé par ceux du primaire pour écrire ensuite ceux du secondaire* et il me semble assez audacieux d'affirmer que le « GRIP s’en fout ».
3) Le GRIP n’a que de toutes petites réalisations (théoriques et pratiques) à exhiber . Lorsque tu écris :
[ Il suffirait de réformer ces trois paliers pour résoudre une grande partie des problèmes. Je propose donc :
- une réforme immédiate du primaire à la fois sur les programmes et sur la pédagogie
- une réforme immédiate (avec remise à niveau) de la sixième et de la cinquième (pédagogie explicite)
- une réforme progressive et en paliers des programmes de quatrième, seconde et terminale (on n’a plus besoin d’une pédagogie particulière). ]
qu’y a-t-il (notamment en terme de contenus, programmes , progressions) de fait, à faire ? Qui va le faire ?
4) La formulation de Morel « Les programmes et les contenus. Pour le reste on verra plus tard » est un peu excessive puisque le GRIP s’intéresse AUSSI aux « structures » comme le montre ce qu’il raconte sur les redoublements, etc…
A bientôt
Michel
* Parce que l’on ne peut pas FAIRE autrement Le fait que l’on n’ait publié que des programmes du primaire ne signifie pas que l’on ne discute pas de programmes de niveau supérieur et de toutes les façons, au GRIP, la discussion sur les programmes des niveaux inférieurs se fait toujours en la liant au niveaux supérieurs à celui traité
Ecrit par : MichelDelord | 14 novembre 2007
Tiger Lilith, je ne crois pas qu'Anne-Marie Valette soit enseignante! Sa fille, oui, assurément!
Ecrit par : Christophe Sibille | 14 novembre 2007
Lorsqu’un tout petit me dit pour raconter son dessin : « Papa... Changuillé... a fusil... Pan ! », je ne me précipite pas sur son cahier d’évaluation pour cocher la case « non acquis » et je me contente bêtement de prendre mon stylo et d’écrire sur sa feuille sous son dessin en lui disant (trois fois : oral, écriture, relecture) : « Papa a pris son fusil et il a tiré sur le sanglier ! Pan ! », j’en rajoute même une couche dans l’intrusion voulue et calculée au cœur de son processus de construction des savoirs en demandant : « Et alors, l’a-t-il tué ce sanglier ? Est-il mort ? » et j’insiste lourdement pour que l’enfant apprenne qu’après la situation initiale, la force perturbatrice et l’action, on finit forcément par énoncer la force rééquilibrante et la situation finale, non mais !
Ecrit par : catmano | 14 novembre 2007
Renforce!!! Et le chien, où il est le chien? Il a eu mal? Il est blessé? Qui soigne le chien???
A ce sujet, il me semble que Fabienne m'avait parlé d'une demoiselette qui était tentée par le métier de véto. Quoiqu'il en soit, j'ai trouvé un super jeu sur PC et Mac, très bien conçu, médicalement exact: Mission Vétérinaire chez Mindscape. Pour collégiens et CM vraiment passionnés d'art vétérinaire. Pas sponsorisé par les labos pharmaceutiques. Noël approchant, je me permets de le signaler. On y soigne de vrais cas cliniques.
Ecrit par : dobolino | 14 novembre 2007
Bravo à Pedro Cordoba. Il écrit très exactement mon ressenti de citoyen ET de parent d'élève. J'ai hier soir tenté une misérable intervention et il me semble que je me suis fait jeter par ces messieurs Delord et Morel qui n'ont pas de temps à perdre à discuter avec des gens de mon accabit. Donc, merci, Cordoba d'avoir mis en mots clairs et précis ce que mon cerveau embrumé percevait asez vaguement. Effectivement, Brighelli, je crois bien que vous n'aviez pas tout à fait tort de noter que les universitaires avaient une vision d'ensemble à laquelle on pouvait se fier...
Ecrit par : dobolino | 14 novembre 2007
On reproduit une idée, plutôt bonne du sieur Freinet, on l'allonge à sauce "construction des savoirs, enfant au centre",
C'est peut-être le plus impardonnable ce détournement de Freinet, de Pestalozzi, de Yanush Korchak, de dom Bosco, de Jean-Baptiste de la Salle (voir le site de Meirieu).
Ca me fait le même effet que celui de la figure de Jeanne d'Arc par le Front national.
Robin, on ne saurait mieux dire, en effet. le sempiternel du détournement des idées géniaes par les seconds choix de l'intellect, les fameux "disciples" dont se gaussait Nietzsche, dans le gai savoir. Meirieu est une poubelle intellectuelle nourrie par tout le fumier chié par les pédagogues de ces 5à dernière années. Comme Lénine, qui n'avait RIEN compris à Marx ou les islamistes qui n'ont RIEN compris au Coran, Meirieu ingurgite, sorte de paramécie boulimique, aspirateur à idées chiffonnées et illisibles.
Meirieu et sa clique sont de misérables épigones, de tristes imitateurs, sans talent, sans humour mais avec le cynisme que les incultes prennent pour le génie.
Ecrit par : montaigneàcheval | 14 novembre 2007
Ceci dit, il faudra bien tout...
Ecrit par : dobolino | 14 novembre 2007
Bien vu, Montaignàcheval, sur Meirieu. Un bien triste sire, en vérité. Ce qu'il y a de plus insupportable chez ce goète, c'est son esprit faux. C'est bien simple, avec Meirieu, on ne sait jamais de quoi on parle. Il n'y a avec lui aucune conversation possible. Et en plus il trouve ça très drôle - vous l'avez vu comme moi éclater de rire en toute occasion lors de l'émission de France 3. Vaticiner sur l'école semble être pour lui une espèce de jeu mondain. Il ne semble pas avoir conscience qu'il s'agit d'un sujet grave. Cela fait vingt ans qu'il a trouvé un filon en or pour s'offrir une notoriété sans effort, et il doit être le premier surpris de s'être payé aussi facilement la tête de tant de naïfs. De fait, si vous observez ses mimiques, il paraît tout ahuri que ça ait marché.
Ecrit par : Jean | 14 novembre 2007
MontaigneàCheval, recevez-vous des mèls de ma part?
Ecrit par : Pendariès | 14 novembre 2007
Ben non, Pendariès.....j'aimerais.
je vous refile mon mél à tout zazar
[email protected]
BâV
Jean, vous savez ce que je crois, c'est que si cette hypothèque pitoyable de Meirieu était levée.....quand vous étiez gosse, vous avez sans doute fait des barrages dans des ruisseaux. Et vous étiez fasciné et apitoyé par toute la microscopique vie en aval qui agonisait. Alors, vlan, on filait un grand coup de latte dansle barrage et un iagara bienfaisant venait ranimer cet unvers moribond. Meirieu c'est le gros tapon qui obstrue votre évier. Il suffit de le curer...et hop....tout irait mieux. L'éducation retrouverait ainsi sa dignité. On peut toujours être optimiste. En tous cs si vous avez besoin d'un kamaikaze pour vous en débarrasser.....présent!!!!
Ecrit par : montaigneàcheval | 14 novembre 2007
Je vous avais écrit sur gmail.com
Ecrit par : Pendariès | 14 novembre 2007
Quand on voit la faune de médiocres et d'esprits faux qui forme la suite de courtisans de Meirieu (Bégaudeau, Charmeux, Goigoux, Frackowiak,...), on a la confirmation de ce que seul "le semblable attire le semblable"!
Qu'un individu aussi vide de toute idée juste ait pu faire dans le système éducatif la carrière lucrative que l'on sait en consacrant toute son énergie, jour après jour pendant vingt ans, à en saper les fondements, relève, je trouve, du prodige absolu. C'est un cas psychologique qui mériterait d'être étudié.
Ecrit par : Jean | 14 novembre 2007
A écouter, une enseignante de Français, Marie-Claude Sicard, répondant à cette question d'Isabelle Giornado, sur France Inter: "Êtes-vous d'accord pour que les mécanismes de la communication soit enseignés à l'école?", et ceci dès la maternelle, au chrono: 36'46:
"Non seulement je suis prof, mais je suis agrégée de Lettres. Et je suis la première à dire que c'est une aberraberration d’aller enseigner au collège des monstres préhistoriques comme les tragédies de Corneille au lieu d’apprendre aux enfants à décrypter les médias, la communication, quitte à ce que, par la suite, ceux qui ont vraiment envie de s’orienter vers la médecine, la littérature, tout ce qu’on voudra, le fasse en toute connaissance de cause. Mais la première des choses, c’est que l’école apprenne aux enfants à vivre dans la société où ils sont, donc…
Giordano – … du XXième siècle…"
Jean, cette dame (qui c'est, cette Sicard??? et encore c'est plus sympa un coup de jaune), fait-elle partie de votre association?
http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/zappingdefranceinter/
L'agrégation vous assure sur l'intelligence de qui est agrégé! Sans attaque pour Thalie, ou Jean, et les autres d'ici.
Ecrit par : Pendariès | 14 novembre 2007
Et pleine de paradoxes, la dame.
Ecrit par : Pendariès | 14 novembre 2007
Pendaiès, la dame en question n'enseigne plus depuis des lustres. C'est une publicitaire qui défend son bœuf. C'est tout. rien à voir avec l'éducation — sinon à remarquer qu'elle a fui vers un privé plus lucratif, et qu'elle rê^vê, comme jadis TF1, d'avoir des élèves avec du temps libre pur Coca-Cola.
Sinon, Pendariès, "une aberraberration" — splendide ! Comme ça dit bien les choses !
JPB
Ecrit par : brighelli | 14 novembre 2007
je joins mes applaudissements pour M. Cordoba à ceux de dobolino ; merci de la part des parents qui lisent humblement sur ce blog les vastes théories des spécialistes pour les dix à quinze années à venir en se rongeant les ongles pour leurs enfants qui, eux, sont AUJOURD'HUI dans le système et en seront sortis lorsque ces grands projets seront enfin appliqués ; nous ne pouvons pas TOUT rattraper, le soir après l'école, les gamins en ont bavé d'ennui et de perplexité toute la journée et ils ont du mal à s'y remettre...alors si ça pouvait venir MAINTENANT ou même tiens DEMAIN qu'est ce que ça serait BIEN !
Ecrit par : fabienne | 14 novembre 2007
le fasseNT.
Pour l'excroissance "aberraberration", c'est venu, je ne sais comment... Une grâce?
Ecrit par : Pendariès | 14 novembre 2007
"Non seulement je suis prof, mais je suis agrégée de Lettres. Et je suis la première à dire que c'est une aberraberration d’aller enseigner au collège des monstres préhistoriques comme les tragédies de Corneille
Comme quoi être titulaire de l'agrégation ne prémunit point contre la sottise et comme disait Lénine, le poisson pourrit par la tête.
Alain Finkelkraut a excellemment expliqué, l'autre jour, que ce sont précisément et entre autre chose les tragédies de Corneille qui donnent aux élèves la distance nécessaire et les armes pour "décrypter les médias" comme dit cette dame.
Un de mes plus beaux souvenirs fut l'enthousiasme qui avait saisi une classe de 4ème dans les année 90 lors de l'explication précisément des stances de Rodrigue. Ils en redemandaient et voulaient les apprendre pas coeur.
Par ailleurs, en ce qui me concerne, je me suis toujours efforcé, et je ne pense pas être le seul, de faire les deux : Corneille...et les médias (pas seulement les médias, mais aussi la publicité et les images en général, ainsi que la presse écrite qui est un peu ma spécialité)
J'ai eu des 4ème péparatoires au CAP en L.P. au début de ma carrière (j'étais MA) et je ne me suis jamais permis de les prendre pour des pommes en leur faisant étudier des notices de machine à laver comme le préconisait Meirieu.
Je me souviens que nous travaillions alternativement sur les romans de la collection Harlequin ( le poison) et sur Paul Valery (le contrepoison).
Si c'est pas de la pédagogie ça, je veux bien être pendu par un pédagogue !
Ecrit par : Robin | 14 novembre 2007
Si les notices de machine à laver sont en chinois, cela se défend !
Ecrit par : iPidiblue chinoiserie en tous genres | 14 novembre 2007
Je me souviens que nous travaillions alternativement sur les romans de la collection Harlequin ( le poison) et sur Paul Valery (le contrepoison).
On pleurait de rire en imaginant des pastiches des romans en question.
Ecrit par : Robin | 14 novembre 2007
Non, non, Pendariès, la dame Sicard n'est pas membre de la Société des agrégés. Si elle l'était, elle ne pourrait pas tenir ce genre de discours, qui est exactement celui que la Société des agrégés exècre.
Je ne crois pas que ce soit une question d'intelligence. Pour être agrégé ou certifié, il faut tout de même n'être pas totalement dénué, et c'est sans doute pour cela que Meirieu n'a jamais réussi à être ni agrégé ni certifié! Aschiéri, agrégé de Lettres classiques, n'est pas un imbécile! C'est plutôt une affaire de choix de vie: Madame Sicard s'est donné de nouvelles valeurs - au propre et au figuré! Elle a choisi de renier son âme.
Fabienne, je trouve comme vous que le renouveau de l'Education nationale commence dès la minute même où un professeur, quel que soit le niveau où il exerce, recommence à transmettre à ses élèves un contenu solide. Cela peut se faire dès maintenant et partout en France aussi bien en CE1 qu'en 5ème, en Seconde ou en Terminale. L'urgence est telle que tout le monde doit s'y mettre sur-le-champ à tous les En français, par exemple, quel que soit le niveau où vous les preniez, les élèves, actuellement, ne savent rien, mais vraiment strictement rien. La tâche des professeurs de français est donc à la fois énorme et aisée, puisqu'ils ont tout à apporter aux élèves. Alors, apportons! Les arguties à l'infini pour savoir s'il faut d'abord attendre que les programmes aient été refaits, si ceci... , si cela... sont absolument sans intérêt. On n'a pas le temps d'attendre pendant 107 ans que les "programmes" soient tous refaits et appliqués. D'ailleurs, en français, soyons honnêtes, une fois passée la chasse d'eau sur les "programmes " actuels (pour parler comme Montaigneàcheval) parce qu'ils constituaient un véritable obstacle à l'enseignement, avons-nous vraiment besoin de "programmes"?
Ecrit par : Jean | 14 novembre 2007
En tous cas on n'a peut-être pas besoin des derniers prix littéraires pour commencer à étudier la littérature ... mais bon je ne voudrais pas faire de peine à Daniel Pennac non plus !
Ecrit par : iPidiblue l'ami des cancres qui s'en sont sortis | 14 novembre 2007
Un enseignement intelligent de la littérature contribue au décryptage non seulement des médias, mais de ses propres désirs, ce qui est beaucoup plus important.
Certains ici ont parlé de Girard: la théorie mimétique est un outil d'analyse des textes extrêmement puissant. Elle peut ensuite être réinvestie pour interroger les pratiques des élèves eux-mêmes, leur faire prendre conscience que ce qu'ils croient être "original" dans leur comportement n'est qu'imitation de modèles. Cf."Mensonge romantique et vérité romanesque": de quoi se dégriser des rêves de midinettes ou de pseudo-rebelles ados. Montrer la puissance révélatrice de la littérature, qui n'a rien à voir avec des jeux structuralistes formels sans intérêt (à ne pas confondre avec la logique formelle qui a toute sa place en mathématiques mais est rejetée depuis longtemps au-delà du lycée).
Plutôt que de platement "partir de leurs goûts": leur faire découvrir en quoi leurs prétendus "goûts personnels" sont formatés par d'autres. Rien de plus salutaire. Leur expliquer comment les spécialistes du marketing contraignent les consommateurs moutonniers à l'achat onéreux de biens dont le coût de fabrication est très faible, et l'essentiel du prix de revient inclus dans la marque (c'est-à-dire la pure sollicitation du désir mimétique). Leur faire comprendre que l'acheteur de Nike ne montre pas son élégance mais sa naïveté (tout comme celui de costumes Giorgio Armani : leur faire lire Bret Easton Ellis).
Faire le parallèle entre celui qui prétend rejeter le "système" et l'"homme du souterrain" gonflé de ressentiment.
Girard lui-même avait dit quelque chose en ce sens dans un entretien: l'enseignement de la littérature peut être passionnant et libérateur. Il l'est cependant bien peu...
Ecrit par : jessedarvas | 14 novembre 2007
@Françoise Guichard
Quand, il y a quelques jours, je parlais de cathos de gauche c'était évidemment "chrétiens" que j'aurais du écrire.D'autant plus idiot de ma part que les Protestants fondateurs de l'école républicaine sont à l'honneur dans mon bébé.
Le Parti gris, joli titre pour un chapitre sur le parti pris.
----
"Désolée de vous contredire, chère collègue, mais les sources de Gramsci sont dans l'oeuvre de Gramsci lui-même, et pas dans la ixième ressucée d'une citation. Ce que demandait JP Brighelli, c'est "où dans Gramsci", pas "quel est le tocard qui le cite"...
Ecrit par : TIGER LILITH
It takes one to know one and what else is new?On frémit d'horreur à la pensée que cette indigente vulgarité émane d'un membre du corps enseignant dont les propos nauséabonds font de son pseudo une sombre plaisanterie.
J'ai personnellement pu mesurer, outre l'immense talent que tous ses lecteurs connaissent (donc pas TL) le courage, la détermination et la résistance à l'adversité hors du commun qui caractérisent le tocard question. Quand Péguy écrivait "nous ramerons du corps de l'esprit et de l'âme", il décrivait son modus operandi. Je ne peux donc le laisser insulter gratuitement même si c'est par quelque vermisseau qui rampe à des années lumières de celui qui s'est placé "Sous l'étoile de la liberté" , un magnifique ouvrage où il mis en image le périple de "l'Axe du loup", pensez-y pour Noël si vous voulez gâter quelqu' amateur de paysages extrêmes.
Les déjections du gastéropode confirment ce que disait Villiers de l'Isle-Adam :Celui qui t'insulte n'insulte que l'idée qu'il s'est faite de toi ; il n'insulte que lui-même.
Revenons à Tesson, ceux qui aiment les nouvelles, itrouveront de bien jolies fleurs dans "Les jardins d'Allah", et aux russophones (philes) je recommande Katastrôf! preuve inénarrable que le russe est cousin du français.
A-M V a répondu à JPB plus promptement que moi sur la citation de Gramsci car je ne retrouvais plus le bouquin en question (loin du coeur, loin des yeux) que j'ai pourtant en 2 exemplaires, dont un ... en grosses lettres pour non-voyants!
Je m'étais d'ailleurs trompée et cherchais dans le dernier reçu, Eloge sur l'énergie vagabonde. En le rouvrant je découvre , ( deuxième fois cette semaine, décidément!) qu'il l'avait écrit "pour Astrid ( ma fille) et Julien", son meilleur ami.
Si je me permets cette pub pour faire découvrir aux amateurs de poésie du blog ce poète-Wanderer, bourré de talent, ce n’est pas par népotisme. Mon ex-futur gendre ne me fera pas grand-mère mais je peux quand même monter au créneau pour lui. Pas de regrets, car j'aurais pu attendre longtemps pour pouponner vu le bougisme suicidaire du jeune homme que ses proches voient partir pour chaque expédition en priant le ciel qu'il en revienne. Mais cela fait à chaque fois un livre passionnant qui vous apporte la magie des mots et du voyage dans votre fauteuil.
Alors, merci pour le tocard, qui fait partie, avec Amélie Nothomb, Lévy et quelques autres d’une liste des futurs académiciens du 21eme siècle.
Ecrit par : Cadichon | 14 novembre 2007
Trouvé chez Didier Goux :
" Les leçons du passé tirent notre jeunesse en arrière alors que, pour elle, il est grand temps d'apprendre à vivre dans l'avenir. Précisément, le professeur Didier avait imaginé une méthode dont il attendait beaucoup. Il s'agissait d'abord de donner à l'enfant le sens du présent et de l'avenir. Pour cela développer en lui dès le jeune âge l'idée qu'il n'y a rien de permanent et que tout ce qui appartient au passé est chose vile et indécente ; lui apprendre à considérer les êtres et les actions sous leur aspect futur et à en déboîter toutes les possibilités ; entraîner son esprit à suivre et à saisir simultanément plusieurs conversations, plusieurs idées et à procéder par bonds ; obliger les élèves à jouer à des jeux dont les règles se transforment sans cesse par leurs soins ; ne leur faire lire que des histoires ayant trait à une époque encore à venir, les verbes étant tous au futur et la psychologie des personnages comportant toujours des marges d'incertitude ; supprimer l'histoire, les cimetières, les bibliothèques et tout ce qui retient l'esprit de se projeter dans le futur. "
(Marcel Aymé, Uranus, 1948.)
Ecrit par : iPidiblue et la société du sympa. | 14 novembre 2007
Il a mis...
trouveront
Ecrit par : Cadichon | 14 novembre 2007
Alors, merci pour le tocard, qui fait partie, avec Amélie Nothomb, Lévy et quelques autres d’une liste des futurs académiciens du 21eme siècle.
Ecrit par : Cadichon | 14 novembre 2007
Lévy !!? Marc Lévy ????!!!
Alors vous avez oublié Paulo Coelho et Alexandre Jardin dans votre académie.
Richelieu doit se retourner dans sa tombe...
Ecrit par : yann | 14 novembre 2007
dont un ... en grosses lettres pour non-voyants!
Ecrit par : Cadichon | 14 novembre 2007
C'est un aveu !
En fait Cadichon est aveugle. Ce qui explique bien des choses...
Ecrit par : yann | 14 novembre 2007
Un peu simple de mettre Amélie Nothomb dans la liste des tocards, quand même! Ce n'est pas parce qu'elle vend qu'elle écrit mal. Pour Coelho et Lévy, par contre... ...
Ecrit par : Christophe Sibille | 14 novembre 2007
Au fait, Cadichon, les grosses lettres, ça fait une belle jambe aux non-voyants !
Ecrit par : yann | 14 novembre 2007
Pitain Yann, tu vas te prendre un coup de Bush dans les gencives si tu fais le malin avec Cadi !
Ecrit par : iPidiblue sur le Reagan | 14 novembre 2007
Christophe, à qui parlez vous ?
Si c'est à moi, je suis de votre avis, je ne mets pas non plus A.N. dans la liste des tocards, loin de là.
Si c'est à Cadichon, je crois qu'elle s'essayait au second degré.
Ecrit par : yann | 14 novembre 2007
"Le Parti gris, joli titre pour un chapitre sur le parti pris."
écrit Dobolino.
Oui, mais le titre est pris par Henri Gunsberg.
GM
Ecrit par : guy morel | 14 novembre 2007
Aucun risque, iPidiblue tempête dans le désert, Cadichon m'ignore royalement, je ne suis pour elle qu'un infâme vermisseau rampant.
Sans doute parce qu'elle sait que malgré tous ses discours, je suis plus authentiquement libéral qu'elle, qui a fait sa pelote gràce aux subventions de l'état canadien.
Ecrit par : yann | 14 novembre 2007
Girard lui-même avait dit quelque chose en ce sens dans un entretien: l'enseignement de la littérature peut être passionnant et libérateur. Il l'est cependant bien peu...
Ecrit par : jessedarvas | 14 novembre 2007
Affirmatif jessedarvas.
Découvrir les effets du désir mimétique et de la médiation externe ou interne à travers l'oeuvre des grands écrivains : Cervantès, Shakespeare, Stendhal, Gogol, Dostoïevski, Proust...
Quel bonheur d'enseigner ainsi la litterature quand elle devient une école de liberté intérieure au lieu d'un objet d'autopsie stylistique.
Ecrit par : Robin | 14 novembre 2007
supprimer l'histoire, les cimetières, les bibliothèques et tout ce qui retient l'esprit de se projeter dans le futur. "
(Marcel Aymé, Uranus, 1948.)
Ecrit par : iPidiblue et la société du sympa. | 14 novembre 2007
Et qu'est-ce que ça donne finalement cette éducation que nous connaissons bien, selon Marcel Aymé ?
Ecrit par : Robin | 14 novembre 2007
Leur faire comprendre que l'acheteur de Nike ne montre pas son élégance mais sa naïveté (tout comme celui de costumes Giorgio Armani : leur faire lire Bret Easton Ellis).
Ecrit par : jessedarvas | 14 novembre 2007
Là, j'interviens!! Il faut n'avoir jamais tâté la qualité des tissus, examiner l'élégance de la coupe des différents modèles, pris la mesure du travail de conception et de confection d'un vêtement Armani, jamais porté quelque vêtement, ne serait-ce que des lignes "sport" ou "week-end" ou "Jeans'couture" des grands couturiers italiens et français pour les comparer à Nike sans y voir de différence.
A ce compte là, enseignez-leur que Harlequin ou Valéry, c'est toujours un bout de papier. Ou qu'acheter Savane au supermarché te parfume pareil que Chanel. Ou que Kiravi est un cru semblable à un grand Bourgogne et que c'est se faire piéger que de préférer le grand Bourgogne au rouge premier prix de Carrefour.
Ayant eu la chance de bénéficier d'une grand-mère couturière pour dames du seizième, j'ai entre autre appris à analyser la qualité d'un vêtement de confection: aspect des raccords, qualité du tissu, qualité des coutures et des ourlets. Non seulement ça se voit en le regardant mais porté, c'est fondamental.
Si ma professeur de français/latin de quatrième avait su examiner un vêtement, ça lui aurait évité l'abominable tailleur qui a provoqué toute l'année des houles de rire à chaque fois qu'elle nous tournait le dos pour écrire au tableau. Elle ne s'est jamais rendu compte que, du fait d'un mauvais raccord dans la couture du milieu du dos, les ramages de sa veste formaient une croix gammée. Le genre de truc qui ne t'arrive pas avec Armani ou Versace, ou alors, c'est fait exprès.
Ecrit par : dobolino | 14 novembre 2007
En plus, ces beaux vêtements, chers à l'achat, sont le plus souvent increvables et, si bien choisis, assez intemporels ou originaux pour être portés longtemps. Outre le fait qu'ils sont nettement supérieurs en matière de confort, on se sent tellement plus beau quand on les porte qu'il serait dommage de s'en priver.
Mais peut-être que se trouver beau est un péché, une "superfluité" pour nos enseignants de la laïque?
Superfluité: superflu et futile.
Ecrit par : dobolino | 14 novembre 2007
"Le Parti gris, joli titre pour un chapitre sur le parti pris."
écrit Dobolino.
Oui, mais le titre est pris par Henri Gunsberg.
GM
Ecrit par : guy morel | 14 novembre 2007
C'est pas Dobolino qui a dit ça!!! Guy Morel, en urgence, reprenez Léo et Léa à la première page...
Ecrit par : dobolino | 14 novembre 2007
Bijour,
"Actuellement, je reçois en GS des élèves qui ont fréquenté pendant deux ou trois ans une classe maternelle. "
Si ils ont eu au pire ça :
http://www.uvp5.univ-paris5.fr/TFL/TFL.asp
dans:
- les séquences vidéos
dans
Entrée dans l'écrit tout au long d'une journée
un exemple
1 - Atelier d’accueil 1 : Reconnaissance du prénom et écriture
Au mieux, rien.
Tu m'étonnes que tu rames...
:ange:
Ecrit par : toto | 14 novembre 2007
"Le Parti gris, joli titre pour un chapitre sur le parti pris."
écrit Dobolino.
Oui, mais le titre est pris par Henri Gunsberg.
GM
Ecrit par : guy morel | 14 novembre 2007
C'est pas Dobolino qui a dit ça!!! Guy Morel, en urgence, reprenez Léo et Léa à la première page...
Ecrit par : dobolino | 14 novembre 2007
En effet, ce doit être Cadichon. Mille excuses.
GM
Ecrit par : guy morel | 14 novembre 2007
Il y a un courant "Tala" sur le blog aussi étonnant que cela puisse paraître car le maître des lieux n'est pas tellement "Tala", voir à Lafforgue, Laurent.
Ecrit par : iPidiblue folle à la messe
Lafforgue n'était pas à proprement parler "tala" mais "crypto-tala".
Et de toute façon, s'opposer aussi vivement avec JPB pour des questions para-religieuses était d'une rare stupidité : l'important, c'est leur combat pour l'enseignement, et c'est le même pour eux deux. Quelles que soient la divergence de leurs sensibilités, le mieux qu'ils aient à faire est de rester alliés.
Ecrit par : Moot | 14 novembre 2007
"reprenez Léo et Léa à la première page..."
:jap: ;)
Ou alors change de moquette, ou arrête la picole ...
:ange:
Ecrit par : toto | 14 novembre 2007
Message reçu Pendariès et avec bonheur.....
Gute Nacht.
Ecrit par : montaigneàcheval | 14 novembre 2007
Bentolila est au moins aussi dangereux que Meirieu, car (peut-être?) plus titré, et tout autant écouté.
La preuve : sa complicité avec G.Chauveau.
Il continue à prétendre que peu importe la méthode d'apprentissage de la lecture, ce qui compte, c'est le vocabulaire que l'enfant a acquis dans sa famille, ou au pire à l'école.
Ce qui lui permet de se faire du beurre en continuant à fourguer ses anciennes méthodes, (Gafi le Fantôme) un peu rancies tout de même : il en a créé une nouvelle, à se déplacer partout pour prodiguer la bonne parole (ses conférences, écoutées religieusement par les malheureux jeunes enseignants rameutés par leurs IUFM, inspecteurs, et conseillers pédagogiques sont paraît-il grassement rémunérées)
Pour rire un peu tout de même, cette recette.
"LA RECETTE DU CHAUSSON AUX POMMES, par Philippe Meirieu.
Mes chers élèves,
Bien que j’enseigne à l’université et que je sois un spécialiste reconnu, ma profonde humilité m’empêche de me satisfaire des savoirs trop savants des théoriciens de la pâtisserie. C’est pourquoi, parce que je suis quelqu’un de simple qui crois en l’importance du terrain (Meirieu 2004), j’ai décidé de faire des chaussons aux pommes pour vous, mes élèves, qui connaissez tant de difficultés et pour lesquels je souffre beaucoup.
C’est pour toi Jacques, et toi Pierre, si sérieux et appliqué, et toi André, que j’ai décidé d’allonger une pâte feuilletée et d’étaler la compote dessus. C’est avec vous, Simon, Philippe, Jean et Barthélémy — et toi aussi, Thomas, qui doute quelquefois de la parole du professeur — que j’ai voulu disposer sur la pâte des tranches de pommes fraîchement coupées.
Oui, nous l’avons fait ensemble, mes chers élèves, parce que si chacun met sa propre tranche de pomme, si chacun saupoudre sa propre pincée de sucre, si chacun choisit sa noisette de beurre, alors moi je dis que nous préparons le monde à la guerre (Meirieu 1997).
En revanche, moi je suis sûr que si l’on apprend à se parler en faisant des chaussons, si l’on accepte que ce n’est pas celui qui met le thermostat sur 7 qui a raison, dans le respect de l’autre, dans la fraternité socio-pâtissière où tous ensemble nous pétrissons la même pâte, alors moi je dis que cette nouvelle science que j’invente, la méta-pâtissibilité cognitive, guidera l’humanité vers son salut.
C’est pourquoi, moi je le dis sans ambiguïté, ceux qui disent qu’il faut mettre au four pendant 45 minutes ont raison. Et, sans céder au goût de la synthèse facile, moi je le dis de la façon la plus claire possible : ceux qui pensent que 35 minutes suffisent ont raison aussi.
C’est ainsi que j’ai parfaitement réussi mes chaussons aux pommes, par la grâce de ce qui reste ma qualité première, cette merveilleuse modestie que mes nombreux disciples admirent tant dans ma personne. "
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 14 novembre 2007
Quelles que soient la divergence de leurs sensibilités, le mieux qu'ils aient à faire est de rester alliés.
Ecrit par : Moot | 14 novembre 2007
Lu et approuvé
Ecrit par : Robin | 14 novembre 2007
C’est ainsi que j’ai parfaitement réussi mes chaussons aux pommes, par la grâce de ce qui reste ma qualité première, cette merveilleuse modestie que mes nombreux disciples admirent tant dans ma personne. "
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 14 novembre 2007
On en veut encore !
Ecrit par : Robin | 14 novembre 2007
N'est-ce pas une forme d'art?
http://madame.lefigaro.fr/mode/defiles/femmes/4/164-emporio-armani/collection
En plus, ça peut motiver pour viser le 10 000 euros mensuel à la place du 1500...
L'eau à la bouche!
J'éduque ma fille pour et non contre comme je le fus par mes instituteurs laïques habillés chez Tati.
Ecrit par : dobolino | 14 novembre 2007
Bonsoir Michel,
J’ai en effet un peu simplifié dans un souci de « clarté pédagogique ». Mais ce que je dis correspond assez bien à vos interventions au Ministère (mal résumées en effet par JPB) et aux précisions que vous avez données ici même. Vous n’avez pas encore « eu le temps » de vous occuper des programmes du collège et des lycées ? Eh bien c’est un tort. Car il ne faut pas « commencer par le primaire ». Il faut commencer par tous les bouts à la fois mais avec des intensités différentes. Je répète cela depuis des années et tu n’as jamais voulu l’accepter. La seule question importante est celle que tu poses toi-même : « Qui va le faire ? ». La réponse me semble évidente : nous tous. Le GRIP n’est pas seul, que je sache, à s’intéresser aux programmes – et il pourrait s’intéresser un peu plus aux structures. Il est donc urgent de mettre en place une sorte de Plateforme unitaire, rassemblant les différentes Assocs, où chacun pourrait mettre dans le pot commun ses idées et ses propositions. Cela aussi, je le répète depuis des années et je me suis toujours heurté au refus ou au silence même pas poli (la dernière fois à propos de la pétition « Refondation » dans des messages adressés à tous les responsables de l’initiative et auxquels personne n’a jamais répondu). Comme j’ai de la suite dans les idées, je m’apprête à récidiver sur la liste des participants à la réunion du 7 novembre. Vous pouvez donc commencer à préparer la réponse.
Une chose doit être claire : je ne critique ni les classes SLECC ni, encore moins, les instituteurs engagés dans cette initiative. Ce que je critique, c’est le projet rétrograde dans lequel s’inscrit cette démarche et qui est de plus en plus évident. Car il ne s’agit pas seulement pour vous de "commencer par le primaire". Il s’agit, en fait, de fabriquer une sorte d’isolat expérimental, à l’abri de toute contamination par la réalité extérieure, où l’on pourrait recréer artificiellement le primaire des années 1920-1930. L’idée, que vous agitez depuis quelque temps, des CM3-CM4, le confirme. Vous êtes tous les deux fascinés par cet âge d’or du primaire. Je le dis sans ironie, cette période correspond effectivement à l’âge d’or du primaire. Le problème, c’est qu’elle est révolue depuis fort longtemps et qu’elle ne reviendra pas. Il n’est même plus possible de prévoir, au-delà du CM3-CM4, des Cours complémentaires ou un Primaire supérieur. C’est pourquoi je m’arrêtais à 14 ans dans ma description. Les fameux "collèges du peuple" ne reverront jamais le jour (nous avons les mêmes lectures et les mêmes références : le titre et le bouquin sont excellents mais il s’agit d’un bouquin d’HISTOIRE de l’école, qui s’arrête justement en 1940). Et c’est là que votre projet est plombé par un redoutable problème de structure. Que deviendraient les collèges d’aujourd’hui et… les collégiens qui les peuplent (la bagatelle de 100% d’une classe d’âge) ? Pourrait-on revenir à des Ecoles normales recrutant les futurs instits à l’âge de 14 ans alors que les IUFM recrutent en licence ? Faudrait-il supprimer les deux ENS de Lyon pour les remettre dans l’ordre du primaire ?
Tout cela n’a aucun sens. Il faut prendre à bras-le-corps les problèmes d’aujourd’hui, ceux qui se posent à l’ensemble de la population scolaire. Et pas du tout dans une "dynamique lente" mais au contraire avec beaucoup d’énergie pour agir SIMULTANEMENT et de façon IMMEDIATE sur TOUS les maillons décisifs du système. En tenant compte du fait, incontournable, que la moitié au moins d’une classe d’âge va se retrouver dans le supérieur (c’est dix fois plus que dans les années 1930 !). Or dans un tel contexte, il faut définir les structures AVANT les programmes. Par exemple :
1) Faut-il prévoir une "orientation" en fin de cinquième ? Et si oui, quelles garanties se donne-t-on pour créer des "passerelles" effectives au niveau seconde et terminale (c’est aussi à cela que pourraient servir les « programmes de transition » quand ils ne seraient plus de transition).
2) Faut-il garder la différence entre les séries techno et les séries pro ? C’est un sujet qui me turlupine depuis longtemps et sur lequel ma position d’universitaire m’empêche d’avoir des lumières. Si quelqu’un (P. Azimont ? qui d’autre ?) pouvait s’exprimer sur ce sujet…
3) Faut-il garder la seconde indifférenciée ? Je ne crois pas mais il faudrait en discuter.
4) Quid des actuelles séries L, ES, S ?
5) Et aussi : quid des STS et des IUT ? quid de la sélection en fac ? quid des licences professionnelles ? quid des masters (conçus en dépit du bon sens) ? quid des cours de doctorat (qui n’existent pas) ? quid des post-docs (que nos meilleurs étudiants vont faire aux Etats-Unis) ?
Toutes ces questions sont des PREALABLES à une réflexion sur les programmes – y compris ceux de sixième et cinquième. Et on ne peut pas les laisser pour… plus tard.
Il m’arrive de temps en temps de mettre les pieds dans le plat. Tu me dis toujours à ces occasions que les problèmes que j’évoque sont trop complexes et que tu ne peux répondre en "cinq minutes". Résultat : je n’ai jamais de réponse, même des mois ou des années plus tard. Je ne crois pas que ce que je dis là soit d’une complexité extrême. Ce sont des questions que tous les profs et tous les parents se posent. Et auxquelles nous avons le devoir de répondre si notre engagement pour l’école n’est pas de la frime devant le miroir, toujours gratifiant, du narcissisme.
PS Je suis infiniment heureux d’avoir reçu l’approbation de Dobolino (et de Fabienne).
Ecrit par : Pedro Cordoba | 14 novembre 2007
Mais peut-être que se trouver beau est un péché, une "superfluité" pour nos enseignants de la laïque?
Superfluité: superflu et futile.
Ecrit par : dobolino | 14 novembre 2007
Moi aussi j'aime les beaux vétements bien coupés et je m'en accuse régulièrement en confession !
Et comme je n'ai pas de gros moyens, je porte un peu toujours les mêmes, mais je sais ce qui est beau (idem pour le vin et la nourriture).
A ma décharge : un grand oncle tailleur et une grand-mère mannequin chez Poiret, le célèbre couturier des années folles.
J'ai vu des photos d'elle à l'âge vingt ans ; elle était fort jolie. Quand je pense que Marcel Proust était encore vivant !
Je suis d'accord avec ce que vous dites sur les marques. Je préfère acheter un peu plus cher.
Ecrit par : Robin | 14 novembre 2007
« La conception socialiste du processus révolutionnaire est caractérisée par deux traits fondamentaux que Romain Rolland a résumé dans son mot d’ordre : “Pessimisme de l’intelligence, optimisme de la volonté”. »
Ecrit par : P. Azimont | 14 novembre 2007
Je rends donc à César ce qui est à César.
J'avais retenu cette phrase, que je trouve très belle : il en faut, de la volonté, pour lutter contre la déferlante du pédagogisme souvent prête à vous engloutir.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 14 novembre 2007
Cet exercice d'ouphypo (*) intéresse-t-il quelques âmes perdues sur ce blog ?
* ouvroir de physique potentielle
Ecrit par : dugong
J'en suis, si ça se fait. Toujours à la même adresse : mr-moot "arobase" neuf.fr (oui, j'ai une trouille monstre des spams, et ça me réussit : je n'en reçois plus).
Ecrit par : Moot | 14 novembre 2007
Quelles que soient la divergence de leurs sensibilités, le mieux qu'ils aient à faire est de rester alliés.
Ecrit par : Moot
Je m'aperçois que je n'ai rectifié la phrase qu'à moitié, étant parti sur "quelles que soient leurs", etc. Quelle hénaurmité aurtografik ! Quelle que soit la divergence, etc.
Ecrit par : Moot | 14 novembre 2007
A ma décharge : un grand oncle tailleur et une grand-mère mannequin chez Poiret, le célèbre couturier des années folles.
J'ai vu des photos d'elle à l'âge vingt ans ; elle était fort jolie. Quand je pense que Marcel Proust était encore vivant !
Je suis d'accord avec ce que vous dites sur les marques. Je préfère acheter un peu plus cher.
Ecrit par : Robin | 14 novembre 2007
Et mémé connaissait le sens de cette si belle chanson qu'on n'enseigne pas à Ulm:
http://www.paroles.net/chansons/14187.htm
Et voilà les descendants de mémé transformés par la Laïque en pucelles effarouchées. Ma mémé, avant de rentrer dans son atelier de couture en 1922, à douze ans, elle s'est goinfrée les bonnes sœurs. Elle est en est ressortie athée et chaude.
Les laïques chient-ils un marbre plus froid et plus prégnant que celui des curés? Là est la question...
Ecrit par : dobolino | 14 novembre 2007
@dobolino
merci de vous ressouvenir de fillette, qui parlait en effet depuis heu diantre 10 ans de "faire" vétérinaire... malheureusement elle se laisse cerner par les mathématiques et par les bonnes âmes qui lui laisse entendre que si elle passe en L (elle est vraiment très forte en français si cela veut encore dire quelque chose) toutes les carrières dites scientifiques lui sont fermées...alors que par ailleurs elle adore la SVT, la chimie et que la physique ne lui déplait pas...alors que faire ? à part faire des maths avec elle à longueur de journées ; moi qui était nulle à partir de la 2nde, qui ait néanmoins un BAC C avec 3 en maths, je me retrouve à survoler le programme avec une aisance qui touche à la mystification : en seconde "nous" en sommes aux fonctions avec des "questions" du genre "calculez l'image de -2 avec
f(x) = x² +3" ; il me semble bien que j'ai fait ça au collège et vous (année 74 ou 75) ?
Ecrit par : fabienne | 14 novembre 2007
Il nous la fait façon premiers chrétiens : "on souffre maintenant mais après on aura toujours six cent ans d'avance sur les autres, etc."
Ecrit par : dugong
À ceci près que ce sont lui et ses sbires qui nous envoient dans la fosse aux lions, qu'ils ont savamment nourris de yaourt et de salades indigestes.
Et voilà comment, pour paraphraser Michéa, "on s'attribue les mérites de Robin des Bois en commettant les exactions du Sheriff de Nottingham".
Ecrit par : Moot | 14 novembre 2007
PS Je suis infiniment heureux d’avoir reçu l’approbation de Dobolino (et de Fabienne).
Ecrit par : Pedro Cordoba | 14 novembre 2007
Ben, vous savez, moi, j'en ai un en première L qui est tout surpris d'avoir 20/20 quand il a l'impression d'avoir dit des fadaises sans intérêt en explication de texte et une en quatrième qui se bat comme une bête, pauvre petite qui ignore la proposition subordonnée relative ou conjonctive.
Alors, votre bonheur est le nôtre!
Ecrit par : dobolino | 14 novembre 2007
f(x) = x² +3" ; il me semble bien que j'ai fait ça au collège et vous (année 74 ou 75) ?
Ecrit par : fabienne | 14 novembre 2007
Je ne sais plus quand j'ai fait ça ou quand j'ai scandé des vers latins... Que m'importe, au fond? Je sais juste que ça m'a structurée et que d'autres se sont autrement structurés. Et que, tous, au bout du compte, nous sommes vétos, pour le meilleur (le toutou qui n'a rien et est très malade) et le pire comme la FCO et les élevages sentinelles et les galères à l'exportation vers l'Italie, les lois sur la pharmacie vétérinaire... Tout ça où mémé, la midinette, m'est cent fois plsu utile que mon catoblépas qui se bouffe les pattes en tournant autour de la montagne Sainte-Geneviève.
Donc, je dis à mes minots: "Fais de route!"
Ecrit par : dobolino | 14 novembre 2007
Tiens, je viens "ressusciter" Thalie juste pour dire à Pedro Cordoba que ses questions sur les 6èmes 5èmes, sur le collège, je me les pose depuis longtemps et pour le remercier de les poser. Pour dire aussi que s'il a besoin, un jour, concrètement, de l'expérience d'un prof de lettres, je répondrai présente. Mais seulement pour du concret, pour le reste, basta; j'en ai fait le tour.
Merci à vous Pedro, pour ce que vous êtes, ce que vous faites.
Je "réensommeille" la" comédienne"... Bien à tous.
Ecrit par : Thalie | 14 novembre 2007
Désolé si j'ai vexé Dobolino:
"à, j'interviens!! Il faut n'avoir jamais tâté la qualité des tissus, examiner l'élégance de la coupe des différents modèles, pris la mesure du travail de conception et de confection d'un vêtement Armani, jamais porté quelque vêtement, ne serait-ce que des lignes "sport" ou "week-end" ou "Jeans'couture" des grands couturiers italiens et français pour les comparer à Nike sans y voir de différence."
Ce n'est pas du tout ce que je voulais dire. Il se trouve que j'ai moi-même plusieurs costumes Armani (La Collezione, pas "Emporio" qui est la gamme en-dessous) pour les raisons que vous évoquez, donc je n'ai rien d'hostile aux beaux tissus.
Le point commun avec Nike n'est pas la qualité mais l'effet "marque": d'où la référence à Bret Easton Ellis et à son trader "American Psycho" obsédé par la marque de chaque costume, chaque cravate et chaque paire de lunettes.
Les marques se doivent d'être de qualité, c'est certain, mais leur prix est en large part constitué du coût d'entretien de la marque elle-même, c'est-à-dire de l'entretien du désir mimétique des consommateurs. Autrement dit, vous pouvez trouver une qualité équivalente chez un tailleur anonyme avec coupe sur mesure pour un prix inférieur, simplement parce qu'il n'a pas à financer le coût d'entretien de l'image de marque (publicité, événements, etc...)
Armani est beaucoup plus distingué que Nike sur ce point car l'étiquette est invisible (à l'intérieur du costume) donc seuls les initiés peuvent se retrouver... il faut relire les pages de Proust sur le snobisme, qui n'ont pas pris une ride. Je parle en connaissance de cause, et non en spectateur extérieur!
Ecrit par : Jesse Darvas | 14 novembre 2007
alors que faire ? à part faire des maths avec elle à longueur de journées ;
Ecrit par : fabienne | 14 novembre 2007
Et si vous la laissiez faire toute seule, la grandette? Les autres ont le même programme...
Si vous n'étiez pas transcendante en maths, le mieux serait peut-être de la laisser gérer son truc toute seule? Allez-vous l'aider en BPCST?
Ecrit par : dobolino | 14 novembre 2007
"PS Je suis infiniment heureux d’avoir reçu l’approbation de Dobolino (et de Fabienne)."
Ecrit par : Pedro Cordoba | 14 novembre 2007
Vous avez aussi la mienne, Pedro!
Ecrit par : Christophe Sibille | 14 novembre 2007
Désolé si j'ai vexé Dobolino:
Ecrit par : Jesse Darvas | 14 novembre 2007
On ne vexe plus Dobolino! Dobo est imperturbable et impitoyable... oserais-je dire imb...? -uvable, -aisable?
Ce qui est certain, c'est que Dob a la grosse colère, ici et ailleurs.
Ecrit par : dobolino | 14 novembre 2007
il faut relire les pages de Proust sur le snobisme, qui n'ont pas pris une ride. Je parle en connaissance de cause, et non en spectateur extérieur!
Ecrit par : Jesse Darvas | 14 novembre 2007
Comme ça, nous sommes bien en accord!
Mais reconnaissez que ces implicites doivent être enseignés quelque part, à l'école (par le biais de Proust) ou ailleurs, à ceux qui veulent "grimper", sinon la gamelle est assurée.
Ecrit par : dobolino | 14 novembre 2007
Un sujet me semble peu évoqué : la possibilité de construire des "groupes de niveaux" dans certaines matières au collège. Cela permettrait peut-être de répondre aux exigences fondées de P.Cordoba (ne pas considérer comme "perdues pour les lettres et les sciences" les générations déjà entrées au collège) et au principe de réalisme minimal consistant à ne pas enseigner la démonstration de la dérivabilité d'une fonction à quelqu'un qui ne maîtrise pas la multiplication des entiers naturels.
Si on prend dans l'état actuel des choses le 1/3 des meilleurs élèves et qu'on les fait travailler un peu plus (aujourd'hui ils doivent s'ennuyer ferme) n'est-il pas possible de remonter significativement et sans attendre le niveau d'exigence? Et cela peut aussi stimuler le tiers du milieu, et permettre au dernier tiers de reprendre sérieusement les bases avant de passer à la suite.
C'est un point sur lequel Meirieu (horresco referens) me semble dans le vrai: s'affranchir du "groupe classe" dans certaines disciplines permet de gérer l'hétérogénéité en général tout en permettant à ceux qui sont en avance de ne pas perdre leur temps et à ceux qui sont en retard de ne pas couler.
Cela paraît peut-être horriblement "élitiste"... mais les projets "Sciences Po ZEP" plébiscités partout sont extrêmement élitistes dans leur genre et cela ne semble gêner personne.
Ecrit par : Jesse Darvas | 14 novembre 2007
Meirieu c'est le gros tapon qui obstrue votre évier. Il suffit de le curer...et hop....tout irait mieux. L'éducation retrouverait ainsi sa dignité. On peut toujours être optimiste. En tous cs si vous avez besoin d'un kamaikaze pour vous en débarrasser.....présent!!!!
Ecrit par : montaigneàcheval
J'ai déjà proposé, pour l'opération salutaire à laquelle vous faites allusion, de tirer dessus à boulets rouges, froids et mous, mais ça n'a pas eu grand succès.
Ecrit par : Moot | 14 novembre 2007
Mais peut-être que se trouver beau est un péché, une "superfluité" pour nos enseignants de la laïque?
Ecrit par : dobolino
Je ne sais pas, mais à coup sûr, on peut reconnaître un prêtre ou une religieuse à leurs chaussures. Je vous laisse trouver l'explication la plus rationnelle possible ;-).
Ecrit par : Moot | 14 novembre 2007
http://www.camif.fr/wwwsurf/pages/multimedia/moteurs.asp?CODE_RAYON=1035&CODE;_UNIVERS=10&NAV;=3&PHRASE;=chaussures
Un prof aussi se reconnait à ses chaussures?
Ecrit par : dobolino | 14 novembre 2007
"C'est un point sur lequel Meirieu (horresco referens) me semble dans le vrai: s'affranchir du "groupe classe" dans certaines disciplines permet de gérer l'hétérogénéité en général tout en permettant à ceux qui sont en avance de ne pas perdre leur temps et à ceux qui sont en retard de ne pas couler. "
Ecrit par : Jesse Darvas | 14 novembre 2007
Hé oui... On peut appeler ça aussi de la "pédagogie différenciée", avec un peu de "décloisonnement"... "horresco referens" également?
Ecrit par : Christophe Sibille | 15 novembre 2007
Un prof aussi se reconnait à ses chaussures?
Ecrit par : dobolino | 14 novembre 2007
Oh que oui : un homme avec des chaussettes dans les sandales, c'est forcément un enseignant. Un examen plus attentif ("Le Monde" sous le bras) le confirme en général... Elémentaire, mon cher Watson ;-)
Ecrit par : FGuichard | 15 novembre 2007
Un prof aussi se reconnait à ses chaussures?
Ecrit par : dobolino | 14 novembre 2007
Le port d'une cravate et d'une tenue soignée (obligatoire dans les années 60) est désormais proscrit au bénéfice d'une tenue à la "décrochez-moi çà", encore heureux si le "jean" ressemble à quelque chose.
Cette question vestimentaire semble secondaire, mais elle est symptomatique de la dégradation de l'image (et du statut) de l' enseignant dans notre société.
L'apparence renvoie à l'essence.
Elle est également symptomatique de la dégradation de la qualité de l'enseignement lui-même, même si beaucoup ont été obligés de suivre "à leur corps défendant".
Il y aurait aussi une approche zoologique (et girardienne): le mimétisme règne, comme chez ces proies qui se fondent dans le décor pour échapper aux prédateurs.
Ecrit par : Robin | 15 novembre 2007
Le SNALC appelle à une refondation du système éducatif
Réuni en Congrès national du 22 au 26 octobre 2007 à DIJON, le SNALC-CSEN, le second syndicat le plus représenté de l'enseignement secondaire, a procédé à une actualisation complète de sa réflexion pédagogique.
Cinq commissions ont respectivement abordé le recrutement, la formation, la vie scolaire, la mission et le statut des professeurs, le collège unique et les voies de formation au lycée.
Résolu à détourner définitivement le syndicalisme enseignant de sa demande exclusive de moyens supplémentaires, le SNALC-CSEN, par l'audace et le réalisme de ses analyses, propose désormais un nouvel espoir pour une refondation du système scolaire. Plus que jamais, par son projet syndical, il représente une alternative de rupture avec les années de déclin qui ont céractérisé l'Education nationale.
Le SNALC-CSEN ne s'associera pas au mouvement interfédéral du 20 novembre, pour lequel il n'a pas été consulté et qui se caractérise par l'aspect fourre-tout de ses revendications. En revanche, il appuiera sans réserve les actions de ses sections locales de Lille, Amiens, Strasbourg...contre la suppression aveugle de postes qui s'effectue au détriment des usagers et des acteurs du système éducatif.
Face à la paupérisation officiellement reconnue de la profession, le SNALC-CSEN demande qu'il soit procédé d'urgence à la revalorisation toujours attendue de tous les traitements, notamment en début de carrière.
Communiqué remis à la presse le 26 octobre
Ecrit par : Robin | 15 novembre 2007
"Une orientation en fin de 5ème?", écrit Pedro.
J'ai déjà proposé ça dans des courriers à cinquante mille députés et sénateurs, sous la forme d'un "certificat d'études élémentaires" qui donnerait accès à des classes de préparation à l'apprentissage qui restent à inventer. Chou blanc jusqu'à présent.
Pedro a raison: c'est à nous tous de nous atteler , IMMEDIATEMENT, à la refondation de l'école, à quelque niveau que nous enseignions. Il n'y a pas à "attendre que les programmes du primaire soient refaits, afin de s'occuper "ensuite" des collèges et des lycées."
Ecrit par : Jean | 15 novembre 2007
"je n’ai jamais de réponse, même des mois ou des années plus tard. Je ne crois pas que ce que je dis là soit d’une complexité extrême. "
PEut-être pas complexe, mais peut-être que cela représente beaucoup de 'pognon' (?) (?)
Toujours est-il, en attendant qu'ils te répondent, si on pouvait 'booster' L&L; ET Alpha dans toutes les Maternelle/primaires, ce serait sympatoche... àmha...
Après, si les 'structures' ne sont pas là, il restera toujours 'internet', et internet quand tu sais lire 'correctement', c'est 'achement bien et c'est po reuch ....
Enfin, ,c'ke j'en dis wam.....
:ange:
Ecrit par : toto | 15 novembre 2007
Lorsqu'il propose d'"en finir avec le groupe-classe", Meirieu n'a en vue qu'une seule chose, en finir avec la transmission des connaissances et transformer l'école en un happening permanent. Il n'y a donc dans cette proposition aucun souci proprement pédagogique. Elle est tordue, comme tout ce que profère ce sinistre. Ce qu'il cherche à éradiquer, c'est l' idée de hiérarchie des intelligences qui se fait jour immanquablement à l'intérieur d'une classe dès que des notes sont données. Briser la classe, c'est, pour Meirieu, empêcher l'apparition de cette hiérarchie "bourgeoise".
Il est donc tout à fait paradoxal de réutiliser cette idée imbécile et pétrie d'idéologie de Meirieu pour justifier l'organisation de groupes de niveau qui rendraient plus efficace... la transmission des connaissances!
Et puis, ne faites pas l'honneur à cet esprit faux et retors de vous réclamer de lui!
Comme le dit très justement Montaigneàcheval,il n'y a qu'une destination pour tout ce qu'a dit et écrit Meirieu, la chasse d'eau!
Ecrit par : Jean | 15 novembre 2007
"Une orientation en fin de 5ème?", écrit Pedro.
J'ai déjà proposé ça dans des courriers à cinquante mille députés et sénateurs, sous la forme d'un "certificat d'études élémentaires" qui donnerait accès à des classes de préparation à l'apprentissage qui restent à inventer. Chou blanc jusqu'à présent.
La suppression du palier d'orientation en fin de 5 ème a fait bien plus de mal à l'école que tous les écrits de Meirieu...Il est vrai que ses écrits préparaient le terrain.
Je communique aux esprits naïfs s'il en reste sur ce blog, cette information sur le merveilleux système finlandais (je le crois assez bon, en effet, si l'on fait abstraction des fusillades) : tous les élèves ne vont pas en 6ème ; il y a un palier d'orientation AVANT la 6ème vers un enseignement pratique en alternance (quelque chose comme nos anciennes CPPN). Ca m'en a bouché un coin, comme on dit familièrement.
Je suis d'accord avec Jean; il faut en finir concrètement avec le collège unique et rétablir ce palier ou au moins recréer une structure équivalente aux 4ème CPPN, mais il faut aussi mettre le paquet sur l'enseignement professionnel.
Ecrit par : Robin | 15 novembre 2007
Pedro, on ne peut pas fonder quelque chose en partant de rien.
Quand je fais des cours de soutien à des enfants de cinquième en anglais, mathématiques, français, moi qui ne suis pas enseignante, je pars de notions de grammaire que j'ai réécrites patiemment, pour leur expliquer la voix passive, , les modes, (le subjontif et l'infinitif, méconnus), le COS (je n'ai jamais vu un collégien comprendre ce que c'est, comme je ne le comprends pas moi-même, je leur explique le complément d'attribution), les temps ( passé simple plus enseigné, merci Mr Lang, on peut s'en passer).
Pour apprendre à raisonner en mathématiques, je leur fais faire de petits exercices de calcul : on fait toujours des mises en facteurs en algèbre, et si on NE VOIT RIEN, si on n'a pas appris les tables de multiplication, si pour diviser 357 par 75, on fait : 75 + 75 + 75 + 75 , parce que la division s'enseignant en CM1, non réellement comprise, non retenue, il faut reprendre à zéro.
En anglais, même constat désespérant. Malgré de l'anglais en primaire, comme au collège on fait de l'ORL comme en français, sans apprentissage rigoureux, en deuxième année d'anglais, elles sont nulles !
Je me sers donc de livres de "l'âge d'or" : Berthou et Grémiaux, Lemoine ...1923, Carpentier-Fialip nouveaux programmes de 1938.
Je vous assure qu'instruits avec ce dernier, des enfants pourraient sauter 3 ou 4 classes, et passer directement au lycée, quant au niveau d'anglais.
PS : Dobolino, si cela vous interesse pour votre collégienne en quatrième, j'ai un cours sur le pronom relatif que m'a envoyé Cécile Revéret pour mes petites élèves de cinquième.
(Comment expliquer "who, whom, whouse", si on ne sait pas ce qu'est un pronom relatif en français? )
Mon adresse est [email protected]
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 15 novembre 2007
"
Le port d'une cravate et d'une tenue soignée (obligatoire dans les années 60) est désormais proscrit au bénéfice d'une tenue à la "décrochez-moi çà", encore heureux si le "jean" ressemble à quelque chose.
Cette question vestimentaire semble secondaire, mais elle est symptomatique de la dégradation de l'image (et du statut) de l' enseignant dans notre société.
L'apparence renvoie à l'essence.
Elle est également symptomatique de la dégradation de la qualité de l'enseignement lui-même, même si beaucoup ont été obligés de suivre "à leur corps défendant".
Il y aurait aussi une approche zoologique (et girardienne): le mimétisme règne, comme chez ces proies qui se fondent dans le décor pour échapper aux prédateurs.
Ecrit par : Robin | 15 novembre 2007 "
Mais bien sûr.....
La cravate est encore portée par ceux qui le veulent. Même dans mon lycée professionnel!!!
Les enseignants ne sont pas un corps séparé du reste de la société, les codes vestimentaires évoluent pour tous.
Si c'est un symptôme il ne s'agit pas d'une cause et est donc un aspect secondaire. De plus on peut être "bien" habillé sans cravate ni costume.
Beaucoup des "formateurs" et inspecteurs les plus "pédagogistes" que j'ai rencontrés portaient "beau" costumes et cravates.
S'attacher à des symboles "du passé" peut amener à refuser de penser au présent. La situation est assez grave pour ne pas se contenter de rêver aux années soixante si merveilleuses....
Robin, vous êtes prof, portez-vous des cravates et si non pourquoi?
Ecrit par : Hervé | 15 novembre 2007
Ce qu'il cherche à éradiquer, c'est l' idée de hiérarchie des intelligences qui se fait jour immanquablement à l'intérieur d'une classe dès que des notes sont données.
Ce que vos dites-là, Jean, est à la fois politiquement incorrect et absolument incontestable.
L'idéologie égalitariste rend politiquement incorrectes les vérités incontestables.
Tout le mal dans l'E.N., depuis trente ans, de réforme en réforme, vient de là. Les réformes vont toutes dans ce sens : l'égalisation des parcours.
Mais l'égalisation des parcours n'a rien à voir avec l'égalité des chances.
Ecrit par : Robin | 15 novembre 2007
Briser la classe, c'est, pour Meirieu, empêcher l'apparition de cette hiérarchie "bourgeoise".
Ecrit par : Jean | 15 novembre 2007
Je n'ai lu cela nulle part, mais je ne suis pas spécialiste de la pensée meirieutique (j'en connais surtout ce que j'ai lu dans l'ouvrage de Kambouchner).
Ceci dit ce serait un véritable contresens sur ce qu'est une hiérarchie bourgeoise: en aucun cas une telle hiérarchie ne porte sur la culture ou les capacités intellectuelles. La seule hiérarchie "bourgeoise" est celle de la fortune financière, accumulée grâce au sens des affaires (qui n'est pas corrélé du tout avec la compétence scolaire!)
Ce type de confusion vient de la sociologie bourdieusienne, qui amalgame dans le terme "dominants" des instituteurs (dotés de "capital culturel") et des banquiers (dotés de "capital économique", "social"...). En partant d'une équivalence possible entre les différents type de capitaux (moyennant un prix adéquat), on aboutit à un économicisme caricatural, à peine déguisé par les termes d'habitus ou de champ. Lire sur ce point ce qu'écrit Jean-Pierre Dupuy sur la "sociolgie démystificatrice", c'est éclairant.
Pour en revenir aux groupes de niveaux, j'ai connu cela lorsque j'étais au collège (en langues, maths et sport) et je ne comprends pas pourquoi on les a supprimés, alors qu'il y avait un gain d'efficacité évident pour tout le monde (d'autant que les passages d'un groupe à l'autre étaient fréquents en fonction de la progression des élèves).
Ecrit par : Jesse Darvas | 15 novembre 2007
Pour Meirieu, les enfants qui ont de bonnes notes en classe sont "forcément" des enfants de privilégiés. C'est même la base de sa pensée, une espèce de ressentiment universel contre les héritiers qui lui viendrait d'une lecture superficielle(?) de Bourdieu. Pour nous, c'est une contre-vérité, bien sûr. Meirieu est un exemple tout à fait caractérisé d' esprit faux.
Ecrit par : Jean | 15 novembre 2007
Ma réflexion sur les difficultés des jeunes, de leurs parents et de ceux qui
souhaitent les aider.
(Anxiété, mal être, image de soi,)
Je voulais partager mon expérience, vous proposez quelques pistes pour soulager le mal être des jeunes et celui des accompagnants, faire accepter le changement en changeant nous-mêmes, démontrer que « règles et créativité » sont compatibles.
Notre démarche à venir gagnerait dans une vision globale du mal être plutôt qu’une vision « banlieusarde » réductrice et peu structurante. Tous les publics sont touchés aujourd’hui y compris dans nos campagnes.
C’est pourquoi je vous adresse un petit dossier sur mon travail depuis vingt ans autour des troubles de l’image de soi, de l’intérêt que cela présente pour le changement chez ceux qui souffrent sans savoir pourquoi et le font payer cher aux autres, la société, leurs familles, leurs amis, à eux-mêmes.
Depuis plusieurs années, j’ai remarqué une analogie entre certains comportements et le vécu anxieux des abandonniques.
Cela se traduit principalement par un clivage de l’expérience vécue ne permettant pas de vivre l’instant pour ce qu’il est. (voir dossier sur les troubles de l’image de soi).
On peut remarquer que notre société renforce ce clivage dans ce qu’elle nous renvoie d’inassimilable (les messages indigestes, il faut, y’a qu’à, faut qu’on).
Tous les outils médiatiques sont bons pour que ne se déploie pas l’expérience interne qui demande plus de temps (rythme) plus d’espace (sensation) pour développer la satisfaction et donner du sens (la réalité).
Certains pensent qu’il faut plus d’autorité, de fermeté pour régler les problèmes que posent certains individus dans ce pays.
Je le pense aussi, je crois qu’il est nécessaire que la loi et l’autorité de l’état soient encore plus visibles.
Cependant nous savons bien que la seule autorité n’agit qu’en surface et ne règle pas les problèmes en profondeur.
Nous savons que l’être humain est tout à fait capable de mettre entre parenthèse ses difficultés quand il le décide ou quand il y est obligé.
Cela ne règle rien pour son vécu anxieux.
Lorsqu’il a exploré tous les dispositifs imaginés pour lui il redevient la bombe à retardement qui explose car elle n’a jamais été désamorcée.
Nous avons la responsabilité d’essayer d’aider ceux qui le souhaitent, ceux qui le peuvent encore, en travaillant le plus possible avec ceux là.
Si nous ne voulons pas laisser l’exclusivité de l’émotionnel à la rue, n’abandonnons pas nos enfants comme ils l’ont été pendant trop longtemps.
Il est possible de travailler sur ces troubles en proposant une approche à la fois ferme mais aussi ambitieuse et créative.
Je souhaite apporter mon savoir faire à votre équipe et prendre enfin le risque de changer quelque chose à l’inertie de ces dernières années.
Fermeté - créativité
Mon ambition c’est de croire qu’il est possible de changer les comportements en travaillant sur ce qui les fait naître.
Il s’agit de porter un regard différend sur la relation d’aide, passer de l’assistanat à la rencontre, accepter de ne pas pouvoir tout changer mais ne pas renoncer pour autant.
C’est remettre en question l’idée que l’amour peut tout, comprendre qu’il n’est pas nécessaire d’aimer pour aider. Que ceux qui ont besoin d’aide ont surtout une difficulté avec l’amour d’eux même, trop ou pas assez aimés, ils restent asservis à une représentation virtuelle d’eux-mêmes.
C’est cette représentation qui les privent d’eux-mêmes, les empêchent de tirer satisfaction de leur existence, bien plus que le chômage ou le quartier car cette difficulté est partagée par toutes les personnes dont l’image est troublée, même chez les riches et dans les beaux quartiers.
Tous les adultes en charge d’accompagnement ont le même travail à faire si on veut que s’ouvre un espace entre « l’omnipotence ou l’impuissance » à aider.
C’est bien le travail en miroir qui va permettre le repositionnement nécessaire, qui donne sens « au grandir » « au vieillir » à la dimension humaine
La relation d’aide s’articule autour du « manque » tout part du « manque » et revient au « manque » c’est le moteur.
Ce manque là ne se comble jamais, il s’apprivoise et se transcende par l’acceptation de soi, dans une rencontre vrai avec soi.
Vous l’aurez compris ce travail concerne les jeunes et les adultes qui souhaitent les accompagner.
La cohésion sociale c’est d’abord avec soi même
Le travail en miroir
Pendant la scolarité
Cela peut se faire à l’école, en impliquant les professeurs qui le souhaiteraient et je pense qu’il y en à, ils pourraient être aidés par l’intervention d’une équipe d’experts en résidence dans les établissements scolaires.
Chaque département pourrait avoir son équipe, intervenant plusieurs mois selon l’importance de l’établissement
Préparer à l’emploi
Cela peut se faire dans le cadre de l’insertion sociale et professionnelle, en sensibilisant dans des modules de préparation à l’emploi, à sa propre valeur en formation et au travail, afin de revenir sur la mauvaise image du travail et des gens qui travaillent.
*Se servir des dispositifs d’insertions comme laboratoires pour alimenter une société en panne d’imagination. La 3ème voie entre réussite et échec.
Créer un « label » qui donne sa chance à ceux qui ne l’on pas prise ou ne pouvait pas la recevoir avant. Ainsi, accepter de recevoir deviendrait valorisant.
Trouver là une occasion d’harmoniser les notions de fermeté et créativité.
Pratiquement tous les leaders politiques l’ont dit… Qui le fera?
Redonner du sens à l’accompagnement, c’est politiquement et humain
responsable.
Ecrit par : Liégeois thierry | 15 novembre 2007
Merci, camarade Jean-Paul, pour le parti pris du 18 avril.
J’ai voté Nicolas Sarkozy pour cette réunion.
Ecrit par : Georges | 15 novembre 2007
Les enseignants ne sont pas un corps séparé du reste de la société, les codes vestimentaires évoluent pour tous
Ecrit par : Hervé | 15 novembre 2007
C'est la raison pour laquelle, dans un contexte généralisé d'inceste (tous les corps se confondent) il ne peut y avoir d'exercice de la fonction (et de dignitas) de justice ou de séparation (éducation). Exercice qui présuppose, comme dans le théâtre de la justice judiciaire des interprètes qui parlent et rendent la justice dans le nom (in nomine) du tiers: un tiers fictif représenté par des signes, symboles, insignes, rites, emblèmes etc... L'école devient dans ce contexte de dé-métaphorisation généralisée du tiers et selon la définition des Appy: lieu convivial de "rencontre de l'enseignant et d'un groupe d'enseignés, rencontre ayant pour objet la gestion technique de transmission (et d'ingurgitation) d'un produit". C'est ainsi que tout naturellement les sectes s'infiltrent dans la place laissée vacante et proposent leurs doctrines techno-scientistes et scientologiques en substituts du tiers symbolisant les fondements, la Référence.
Ecrit par : marigot | 15 novembre 2007
S'attacher à des symboles "du passé" peut amener à refuser de penser au présent. La situation est assez grave pour ne pas se contenter de rêver aux années soixante si merveilleuses....
Robin, vous êtes prof, portez-vous des cravates et si non pourquoi?
Ecrit par : Hervé | 15 novembre 2007
Non, je suis comme les autres, je ne porte plus de cravate depuis 20 ans (sauf quand j'étais adjoint).
Comme il fait très froid ici, je me suis acheté un beau pull à col roulé noir et je suis en noir de la tête aux pieds, comme un "hussard" (clin d'oeil)...à moins que je ne porte le deuil de l'école de la République !
Oui, c'est vrai que j'ai la nostalgie d'une certaine école et la plupart des gens qui ont connue cette école-là l'ont aussi.
Non Je ne crois ni à la possibilité ni à l'opportunité d'une "restauration" (au sens que les légitimistes donnaient à ce terme après Waterloo).
Mais je pense qu'il faut effectivement refonder l'Ecole.
Il faut le faire sur de nouvelles bases, avec les adaptations nécessaires, mais en revenant aux sources, en tenant compte de ce qui constitue l'essence de l'acte éducatif qui est éternel comme le renouvellement des générations et la nécessité de dire : "Voici notre monde, vous pouvez en faire ce que vous voulez, vous pouvez faire la Révolution, mais notre devoir à nous c'est de vous l'expliquer." (cf. à ce sujet Hanna Arendt qui montre que seule cette attitude à rebours de tout "constructivisme" est génératrice de liberté.)
On a eu tort de faire table rase du passé. On ne construit que sur la tradition (de "tradere" = transmettre). Ce que René Char exprime par la formule du "retour amont" : Retourner aux sources vives pour aller de l'avant.
La cravate n'était qu'un symbole. Les Québécois ont une expression à eux quand ils veulent exprimer ce manque d'exigence, cet avachissement des comportements et des pensées : " Ca n'a pas d'allure !"
C'est tout ce que je voulais dire. J'aime ce qui a de l'allure.
Ecrit par : Robin | 15 novembre 2007
Au sujet des vêtements, je me rappelle très bien que quand mon père est devenu titulaire de chaire, il y avait eu grand branle bas de combat chez les femmes, épouse, mère et belle-mère car il devenait indispensable d'équiper M. le Professeur d'un costume trois pièces, avec gilet donc, et du bon faiseur. Les débats avaient été chaud pour savoir où vêtir le brave homme résigné. Costume trois pièces ou bourras, de toute façon, il était inélégant au possible.
Ecrit par : dobolino | 15 novembre 2007
Je suis d'accord avec Jean; il faut en finir concrètement avec le collège unique et rétablir ce palier ou au moins recréer une structure équivalente aux 4ème CPPN, mais il faut aussi mettre le paquet sur l'enseignement professionnel.
Ecrit par : Robin | 15 novembre 2007
Je suis d'accord à une condition impérative et indispensable: c'est qu'on refonde préalablement un programme de sixième/cinquième de primaire et de maternelle qui ouvre à 100% les portes du savoir scolaire, particulièrement aux enfants des classes défavorisées culturellement car sinon il y aura du gâchis d'intelligence et un fort élitisme social. Avec le niveau qu'ont certains enfants en sortie de CM2 du fait de l'absence totale d'enseignement sérieux, on ne peut leur demander de faire sept ans en deux ans en sixième et cinquième. Ça peut être plus lent sans que pour autant l'élève soit inapte à un cycle long.
A contrario, j'ai toujours été scandalisée qu'on empêche un enfant motivé de partir vers un cycle préprofessionnel en fin de cinquième. Et, dans mon entourage, en milieu rural, ça parait assez fréquent. C'est du pousse au crime. Voilà de quoi transformer en cancre le plus sage des élèves.
Ecrit par : dobolino | 15 novembre 2007
À propos de la *tenue*, vestimentaire et autre, j'avais voulu soulever le problème dans un blog voisin (en ce qu'il est d'un "prof à la dérive").
J'ai rencontré peu d'approbation, et des réponses dignes de ces adolescents dont on ne sait ce qu'ils fichent dans les collèges, lycées, et universités (je ne sais plus qui me disait qu'il avait eu des problèmes de *discipline* avec des élèves de DEUG !), des réponses donc, du genre : "Bin quoi ? On a bien le droit de s'habiller comme on veut !"
Pour lire ça, il vous suffit de cliquer sur mon nom.
(le blog lui-même est plutôt intéressant, en tant que témoignage du quotidien en ZEP)
Ecrit par : Blu | 15 novembre 2007
Inspection, mon désamour
"Attachons-nous alors à estimer ce que peuvent être les obstacles à une nouvelle forme d'évaluation. Il y a bien sûr la tradition administrative centralisée. Il y a la maigreur des corps d'inspection et des corps intermédiaires dans leur ensemble. Mais, plus fort que cela, il y a un changement de nature du métier d'enseignant qui ne se limiterait plus à un simple face à face disciplinaire avec les élèves mais qui situerait le professeur comme un acteur d'une communauté éducative ayant une mission d'éducation. Demander une autre forme d'inspection, ce n'est pas poser la seule question du rôle de l'Etat. C'est surtout formuler celle de la place du professeur dans l'Ecole. Justement un autre chantier ministériel."
semble dire Françoise Guichard (dans la rubrique "Babel"), ou le fait dire par le ministre. Si c'est le cas n°2, je serai résigné à cette vision bien dans l'air du temps. Si c'est le cas n°1, seul le conditionnel me rassurera : je ne peux croire que notre chère collègue approuve cette évolution pédago - éducative.
Mais on la connaît bien : elle va éclairer ma lanterne obscurcie par une lecture sans doute trop hâtive !
Pourquoi pas le retour renforcé des IG d'antan, remis par leur ministre sur le droit chemin de la liberté réelle des profs, et renforcés en nombre, chargés de contrôler individuellement le sérieux du travail (contenu concret des cours, c'est à dire des connaissances à transmettre, copies effectivement corrigées ... ) mais grande tolérance pour la manière (alias "pédagogie") ? Le professeur enseignerait comme il le jugerait utile ! Seul compterait le niveau des élèves à la sortie. Les programmes définiraient des contenus, un point c'est tout.
Et les IPR ? "Régime spécial : retraite à 50 ans" ! Causes de malfaisance cuistre, et d'incitation à la servilité obséquieuse de jeunes enseignants incultes en mal de promotion par voie administrative, il ne méritent pas de survivre. Ces souteneurs ont prostitué le métier et sa mission première. Comme pour les iufm jospiniens, le broyeur est leur seul avenir possible et concevable. Avec humanité : droits à la retraite anticipée ...
Ecrit par : JPL | 15 novembre 2007
"Demander une autre forme d'inspection, ce n'est pas poser la seule question du rôle de l'Etat. C'est surtout formuler celle de la place du professeur dans l'Ecole. Justement un autre chantier ministériel."
semble dire Françoise Guichard (dans la rubrique "Babel")
Ecrit par : JPL | 15 novembre 2007
Houlalala que non non non noooon , cher JPL (est-ce bien vous, jeune retraité normand ?) ! Je me contentais de reproduire une dépêche du "café pédagogique" ou autre officine pédagogistiquement suspecte mais riche en informations sur l'air du temps et la voix de son maître.
Pour moi, tout bêtement, la place du professeur dans l'école, c'est d'enseigner, envers et contre tout et tous. Le reste (éduquer, sociabiliser, animer) vient de cette démarche première, instruire. En instruisant, on éduque. En cherchant à éduquer, on n'instruit pas , et on ne réussit même pas à éduquer d'ailleurs -- au mieux, on formate un pseudo-citoyen, et le plus souvent un vrai "neuneu".
Ecrit par : FGuichard | 15 novembre 2007
"La cravate n'était qu'un symbole. Les Québécois ont une expression à eux quand ils veulent exprimer ce manque d'exigence, cet avachissement des comportements et des pensées : " Ca n'a pas d'allure !"
C'est tout ce que je voulais dire. J'aime ce qui a de l'allure.
Ecrit par : Robin | 15 novembre 2007 "
Comme ça je suis d'accord.
Ecrit par : Hervé | 15 novembre 2007
"Les enseignants ne sont pas un corps séparé du reste de la société, les codes vestimentaires évoluent pour tous
Ecrit par : Hervé | 15 novembre 2007
C'est la raison pour laquelle, dans un contexte généralisé d'inceste (tous les corps se confondent) il ne peut y avoir d'exercice de la fonction (et de dignitas) de justice ou de séparation (éducation). Exercice qui présuppose, comme dans le théâtre de la justice judiciaire des interprètes qui parlent et rendent la justice dans le nom (in nomine) du tiers: un tiers fictif représenté par des signes, symboles, insignes, rites, emblèmes etc... L'école devient dans ce contexte de dé-métaphorisation généralisée du tiers et selon la définition des Appy: lieu convivial de "rencontre de l'enseignant et d'un groupe d'enseignés, rencontre ayant pour objet la gestion technique de transmission (et d'ingurgitation) d'un produit". C'est ainsi que tout naturellement les sectes s'infiltrent dans la place laissée vacante et proposent leurs doctrines techno-scientistes et scientologiques en substituts du tiers symbolisant les fondements, la Référence.
Ecrit par : marigot | 15 novembre 2007 "
Je crois que vous sur-interprétez ma remarque!!!!
Sur le fond de votre remarque je suis plutôt assez d'accord mais je me méfie de l'utilisation hors contexte d'un vocabulaire psy ou simplement métaphorique (l'inceste des corps ne me semble pas éclairer votre propos, au contraire, ni le nom du tiers (père)).
Quant à vouloir combattre les sectes en portant bien ça m'amuse.
Ecrit par : Hervé | 15 novembre 2007
"Pour moi, tout bêtement, la place du professeur dans l'école, c'est d'enseigner, envers et contre tout et tous. Le reste (éduquer, sociabiliser, animer) vient de cette démarche première, instruire. En instruisant, on éduque. En cherchant à éduquer, on n'instruit pas , et on ne réussit même pas à éduquer d'ailleurs -- au mieux, on formate un pseudo-citoyen, et le plus souvent un vrai "neuneu"."
Ecrit par : FGuichard | 15 novembre 2007
Attention avec le terme de "neuneu", Françoise, il y en a des qui sont friands de son emploi en ces lieux mêmes! Ne leur fournissez pas d'occasions supplémentaires de s'en emparer en leur agitant sous la truffe! :-)
Plus sérieusement, (mais on l'a déjà dit plusieurs fois), ce qui est vrai dans les classes préparatoires ne l'est pas en maternelle! Encore une fois, les cas d'enfants victimes de vraies violences éducatives, (sous toutes les formes possibles, et pour toutes les raisons possibles) y sont plus fréquents qu'on ne croit, et, pour eux, attaquer le problème par le versant de "l'instruction pure", (si, si, c'est possible en maternelle! ) est voué à l'échec. Parce que les manques affectifs peuvent être tellement forts qu'ils n'en auront, en tout état de cause, "rien à battre" avant d'avoir été un peu récupérés affectivement.
Pour rebondir également sur les questions d'évaluation, je n'ai pas vu beaucoup de personnes réagir aux nouveaux critères édictés à la suite de la mise en place du référentiel de compétences, (notamment chez les PE). Il y a là, pourtant, pour le coup, un vrai et légitime combat (et-ou une vraie et légitime résistance) à mener.
Ecrit par : Christophe Sibille | 15 novembre 2007
Attention avec le terme de "neuneu", Françoise, il y en a des qui sont friands de son emploi en ces lieux mêmes! Ne leur fournissez pas d'occasions supplémentaires de s'en emparer en leur agitant sous la truffe! :-)
Plus sérieusement, (mais on l'a déjà dit plusieurs fois), ce qui est vrai dans les classes préparatoires ne l'est pas en maternelle! Encore une fois, les cas d'enfants victimes de vraies violences éducatives, (sous toutes les formes possibles, et pour toutes les raisons possibles) y sont plus fréquents qu'on ne croit, et, pour eux, attaquer le problème par le versant de "l'instruction pure", (si, si, c'est possible en maternelle! ) est voué à l'échec. Parce que les manques affectifs peuvent être tellement forts qu'ils n'en auront, en tout état de cause, "rien à battre" avant d'avoir été un peu récupérés affectivement.
Ecrit par : Christophe Sibille | 15 novembre 2007
Ooops, effectivement, en ce qui concerne le neuneuisme, ou la neuneuitude comme dirait Ségolène, j'avais oublié cet horrible détail.
Par ailleurs : je n'ai pas d'autre expérience des "petitous" que celle de mère de famille, Christophe. Je n'ai jamais enseigné en collège depuis le CPR : j'ai fait 21 ans de lycée, puis la prépa. Cela dit, je me souviens d'instituteurs ou d'institutrices qu'avait eus mon fils en Vendée, de vieux laïcards extrêmement exigeants, et dont les enfants étaient fous, y compris ceux qui étaient maltraités chez eux -- et Dieu sait s'il y en avait, de ces malheureux gosses, dans ces terres alcoolisées où les corbeaux volaient sur le dos pour ne pas voir la misère ! La "récupération affective", c'était aussi et peut-être d'abord de leur apprendre des choses, (ce qui signifie que ces petits étaient jugés aptes à apprendre et pas pris pour des débilous), de les traiter dignement, de leur parler calmement, comme à des êtres humains et pas comme à des bêtes (j'ai des souvenirs terrorisés de sorties d'école avec le spectacle atterrant de mamans avinées hurlant sur leurs pauvres gamins qui n'en pouvaient mais). Le maître donnait de la dignité en instruisant, et, le temps de l'école, le gosse n'était plus une petite victime, mais un élève comme les autres. Je me souviens aussi d'une de mes lycéennes, une jolie brunette qui s'appelait Rosine : elle était interne dans notre bahut à l'ancienne (grands dortoirs mal chauffés, locaux antédiluviens, douches frisquettes ), et tellement soulagée d'être là qu'elle appréhendait les vacances et le retour au marais ... Sans commentaires.
Ecrit par : FGuichard | 15 novembre 2007
"Le maître donnait de la dignité en instruisant, et, le temps de l'école, le gosse n'était plus une petite victime, mais un élève comme les autres."
Ecrit par : FGuichard | 15 novembre 2007
Et de toute évidence, ces maîtres-là se gardaient bien d'infliger à ces gosses un quelconque "quoi de neuf"...
Hier comme aujourd'hui, l'Instruction ne permet pas seulement de s'émanciper socialement. Pour certains enfants, elle permet également de se dégager du contexte "privé", de laisser leur fardeau en arrivant à l'école : elle est synonyme de Liberté.
Ce qui fut vrai en Vendée l'est toujours actuellement, en particulier en ZEP.
Ecrit par : Un hussard | 15 novembre 2007
L'apparence renvoie à l'essence.
Robin
Pas si d'accord que cela, Robin. J'ai connu des pouilleux (pantalans avachis, chemises un peu douteuses, mocassins) qui étaient des Bouches d'or.
Ecrit par : Pendariès | 15 novembre 2007
Pour poursuivre, sur le sujet: j'ai mon pote Pantocrator, qui s'est acheté des costumes, des lunettes noires et des chaussures italiennes pour, par contraste avec ses collègues, faire écarquiller les yeux des nanas de 17-20 ans de son bahut, et, par ricochet, les enseignantes de 40 ans et plus.
Aucun rapport avec la rigueur intellectuelle ou la science, ou le maintien...
Je ne m'habille pas en costard (je passe ailleurs mon argent); j'ai un sac à doc, une grosse écharpe en laine, des chaussures adéquates (jamais de baskets), pas ou mal coiffés, jamais négligé cependant - ni dans la monde, ni dans le passé; mais je me tiens droit en classe (non pas raide, droit, et mouvant) - et je suis connu de plus en plus dans mon bahut, pour mon air faussement dégagé, et pour ma façon de faire cours, et ma franchise.
Je n'oublie jamais que l'abbé ne fait pas le moine (qui donna: "l'habit ne fait pas le moine"). La façon de s'habiller, pour certains, sert de leurre. Encore une fois: montrer ce que l'on veut être via la fiction des vêtements. M'est avis.
Ecrit par : Pendariès | 15 novembre 2007
Quant à vouloir combattre les sectes en portant bien ça m'amuse.
Ecrit par : Hervé | 15 novembre 2007
On n'a beaucoup de mal à admettre que la secte la plus efficiente de France est bien celle des pédagogistes. Elle me fait penser à cette blague russe: quelle a été l'arme la plus destructrice dans toute l'histoire de l'humanité? Le canon du croiseur Avrora: il n'a tiré à blanc qu'une seule fois et a terrassé la Russie pendant 70 ans.
Les pédagogistes, relayés par le corps des IPR et encensés par les iufmistes n'ont produit et diffusé rien que du vide, mais un vide constitutif du néant actuel de l'enseignement!
La question se pose bien de mettre un terme à ce mécanisme encore actif de liquéfaction de l'enseignement et de l'instruction. Les nouvelles générations vont exiger des adultes leur dû, c'est à dire la justice, la séparation d'avec l'opacité des commencements et la dignité. Cela suppose de liquider une bonne fois les sectes pédagogistes et de les mettre définitivement hors la loi. Ce qui n'est pas bien entendu dans les intentions et les programmes des libéraux, qui ont tout à gagner à ce que la ruche ne comptent pas que des abeilles vertueuses.
Ecrit par : buntovchik | 15 novembre 2007
(le blog lui-même est plutôt intéressant, en tant que témoignage du quotidien en ZEP)
Ecrit par : Blu | 15 novembre 2007
Merci à Blu pour le lien. Les témoignages sont très intéressants, certains sont poignants.
J'éprouve beaucoup de sympathie pour ces jeunes collègues.
J'ai pensé à des situations que j'avais moi-même vécues ; je suis en fin de carrière et j'ai été obligé de m'arrêter pendant trois ans.
C'est vrai qu'il faut être taillé dans le marbre pour faire ce métier dans les conditions actuelles.
Ecrit par : Robin | 15 novembre 2007
Je n'oublie jamais que l'abbé ne fait pas le moine (qui donna: "l'habit ne fait pas le moine").
Ecrit par : Pendariès
HAHAHAHAHAHHAHAHAHAHAHAHAHAHA!
N'importe quoi l'autre!
T'as trouvé ça où? A (feu) Nulle Part Ailleurs?
Le faux savant... l'escroc! Va lire Harry!
Ecrit par : Loki | 15 novembre 2007
HAHAHAHAHAHHAHAHAHAHAHAHAHAHA!
N'importe quoi l'autre!
T'as trouvé ça où? A (feu) Nulle Part Ailleurs?
Le faux savant... l'escroc! Va lire Harry!
Ecrit par : Loki | 15 novembre 2007
Blop
Ecrit par : Pendariès | 15 novembre 2007
De Balzac
Pauvre c... inculte
Ecrit par : Pendariès | 15 novembre 2007
Pas si d'accord que cela, Robin. J'ai connu des pouilleux (pantalons avachis, chemises un peu douteuses, mocassins) qui étaient des Bouches d'or.
Ecrit par : Pendariès | 15 novembre 2007
oui, c'est vrai. J'en connais un par ici. Un vrai Diogène.
Ecrit par : Robin | 15 novembre 2007
S'il n'y avait que l'ignorance ; après tout, nous sommes là pour ça.
Mais la vulgarité, la mauvaise volonté, la malveillance (cf.les témoignages de jeunes collègues désemparés sur le site indiqué par Blu)
L'absence d'éducation morale, que peut-on faire contre ça ?
Ecrit par : Robin | 15 novembre 2007
Pour poursuivre, sur le sujet: j'ai mon pote Pantocrator, qui s'est acheté des costumes, des lunettes noires et des chaussures italiennes pour, par contraste avec ses collègues, faire écarquiller les yeux des nanas de 17-20 ans de son bahut, et, par ricochet, les enseignantes de 40 ans et plus.
Ecrit par : Pendariès | 15 novembre 2007
Il a bien raison, Pantocrator! C'est un des jeux sociaux les plus amusants que je connaisse, le tout étant de rester distant et de ne pas se prendre au jeu car sinon, on devient tout banalement snob. Le seul défaut, c'est que c'est un peu onéreux mais quel sport ne l'est pas?
Parce que Pantocrator étant mâle, il échappe au maquillage haut de gamme question de n'avoir pas la tronche replâtrée de frais avec des paquets de fard et mascara mal collés et grumeleux et aux bijoux et accessoires coordonnés. Pour le coiffeur, c'est plus économique aussi.
Ecrit par : dobolino | 15 novembre 2007
"faire écarquiller les yeux des nanas de 17-20 ans", "C'est un des jeux sociaux les plus amusants que je connaisse".
Moi aussi.
Ecrit par : Blu | 15 novembre 2007
faire écarquiller les yeux des nanas de 17-20 ans", "C'est un des jeux sociaux les plus amusants que je connaisse".
Moi aussi.
Ecrit par : Blu | 15 novembre 2007
Pendant ce temps, les cheminots, les étudiants... se divertissent et s'amusent socialement comme ils peuvent!
Ecrit par : marigot | 15 novembre 2007
Je n'échangerais pas ma place contre la leur...
Ecrit par : Blu | 15 novembre 2007
Pauvre c... inculte
Ecrit par : Pendariès |
C'était de l'humour Penda... que tu es soupe au lait...
Ecrit par : Loki | 15 novembre 2007
Bon, les étudiants, oui! Mais, les cheminots, je ne suis pas certaine qu'ils se divertissent.
D'ailleurs, j'ai bien l'impression qu'il y a bon nombre d'étudiants à qui le divertissement est imposé par la force, ce qui n'est pas le cas des cheminots.
Avouez qu'il ne fait vraiment pas un temps à faire grève pour se divertir! On est loin du joli mois de mai, les fêtes de Noël approchent, le pouvoir d'achat est en berne, les cuves à mazoutr peu remplies et je doute qu'un salarié fasse, ces jours-ci, grève pour se divertir.
Ecrit par : dobolino | 15 novembre 2007
Pour l'instant, les lycéens restent sages! Egoïstement, c'est tout ce que je demande. Et moins ils iront en fac, plus je serai tranquille. Ou en médecine ou pharma ou dentaire parce que ceux-là quand ils font grève, c'est pour des vraies raisons.
Ecrit par : dobolino | 15 novembre 2007
JPB, il ne sera pas content du tout de voir que nous avons dévié sur les défilés de mode, quand il va revenir....
Tous les jours, je me demande si je ne ferais pas mieux de sortir?
Ecrit par : dobolino | 15 novembre 2007
Faire cours en Armani ? Avec des taches de craie ou de feutre sur le costard mohair et soie ! Quelle horreur ...
Faites comme les dugongs : tout le monde à poil et tout le monde au cours de l'eau.
De toute façon, les "profs" aiment tellement parler qu'ils le feraient même sous l'eau... (Je crois que c'est de Michel Serres)
Ecrit par : dugong | 15 novembre 2007
Pauvre c... inculte
Ecrit par : Pendariès |
C'était de l'humour Penda... que tu es soupe au lait...
Ecrit par : Loki | 15 novembre 2007
Ce soir, oui. En effet... :-(
Surtout que c'était plus agressif qu'humoristique, à première lecture, ça: "HAHAHAHAHAHHAHAHAHAHAHAHAHAHA!
N'importe quoi l'autre!
T'as trouvé ça où? A (feu) Nulle Part Ailleurs?
Le faux savant... l'escroc! Va lire Harry!"
Ecrit par : Pendariès | 15 novembre 2007
Ma'âme Thalie, donnez-moi de vos nouvelles, si vous le voulez: [email protected]
Portez-vous bien.
Ecrit par : Pendariès | 15 novembre 2007
Mon commentaire était tellement 'hénaurme' que je ne pensais pas qu'on puisse le prendre au premier degré. Mais bon, tout arrive!
Ecrit par : Loki | 15 novembre 2007
Mon commentaire était tellement 'hénaurme' que je ne pensais pas qu'on puisse le prendre au premier degré. Mais bon, tout arrive!
Ecrit par : Loki | 15 novembre 2007
Ce soir, - mauvais soir. On ne sait jamais si la corde touchée est sensible ou pas. Si la journée de l'interlocuteur a été agréable ou pas, pour "x" raisons.
Ecrit par : Pendariès | 15 novembre 2007
Ouais à ce moment là personne ne dit plus rien sur plus aucun sujet.
Ecrit par : Loki | 15 novembre 2007
Pas beaucoup de nouveautés chez vous...On s'emmerde ferme...
A part Jean et MàC qui restent égaux à eux- mêmes dans l'outrance, dans les propos insultants, suffisants, prétentieux (c'est à dire somme toute insignifiants), vous n'êtes pas en forme... Le Xavier vous decevrait-il??
Ecrit par : LouBlan | 15 novembre 2007
Parce que Pantocrator étant mâle, il échappe au maquillage haut de gamme question de n'avoir pas la tronche replâtrée de frais avec des paquets de fard et mascara mal collés et grumeleux et aux bijoux et accessoires coordonnés. Pour le coiffeur, c'est plus économique aussi.
Ecrit par : dobolino | 15 novembre 2007
A ce propos, je recommande vivement à tous "Limite vulgaire" de Ph. Trétiack et H. Sirven, récemment paru chez Stock, et en particulier un chapitre hilarant sur la "pouffisation du monde" -- très éclairant sur les raisons profondes, esthétiques si j'ose dire, pour lesquelles N. Sarkozy a été élu...
Ecrit par : FGuichard | 15 novembre 2007
toujours au sujet de la tenue:
newsletter "tendances"
http://www.whowhatweardaily.com/website/home.php
Ecrit par : Cadichon | 16 novembre 2007
Ouais à ce moment là personne ne dit plus rien sur plus aucun sujet.
Ecrit par : Loki | 15 novembre 2007
Ca dépend si cela a été dit intelligemment ou pas (no offense - l'intelligence, même dans la "blague" - et Freud disait que la blague n'existait pas, je crois - est une cordialité), d'une façon vraiment humoristique ou pas (bis repetita). Là, peanuts. Vous avez fait du Toto, hélas. Vous avez droit, pour vous-même, Loki, à mieux que cela.
Ecrit par : Pendariès | 16 novembre 2007
A ce propos, je recommande vivement à tous "Limite vulgaire" de Ph. Trétiack et H. Sirven, récemment paru chez Stock, et en particulier un chapitre hilarant sur la "pouffisation du monde" -- très éclairant sur les raisons profondes, esthétiques si j'ose dire, pour lesquelles N. Sarkozy a été élu...
Ecrit par : FGuichard | 15 novembre 2007
Vous avez aussi, comme l'appelle Pantocrator, la "KIKOOLISATION" (les "kikou" et les "lol" Internétiens) des esprits.
De temps en temps dans ma classe, quand mes élèves trouvent quelque chose de drôle (ou par antiphrase, sans doute aussi parfois) durant le cours, j'entends le mot "lol"; ils disent "lol"! Attendons un peu pour découvrir ce "smiley" dans le dico.
Ah une chose aussi, à propos du LEXIC (le dictionnaire des mots de la cité). Savez-vous quel est le mot détourné, choisi, pour signifier la prison?... COLLEGE! (mot qui a certainement dû s'expatrier de la "banlieue"pour débarquer dans presque tous les esprits et établissements scolaires de France.)
... des abîmes de sidération en moi... Cela dit tout, n'est-ce pas, des rapports entre les élèves et, si ce n'est l'enseignement, du moins le refus de toute autorité, de tout ordre (dans le sens d'organisation, d'agencement).
Comme moi, il faut toujours écouter qui l'on a en face de soi. Pour savoir ce qu'il nous raconte de lui... et aussi de nous. Je suis donc un MATON...
Ecrit par : Pendariès | 16 novembre 2007
toujours au sujet de la tenue:
newsletter "tendances"
http://www.whowhatweardaily.com/website/home.php
Ecrit par : Cadichon | 16 novembre 2007
Madame Cadichon, on a la même chose en France avec les magazines d'infos people "Closer" et "Public"! hé hé.
Ecrit par : Pendariès | 16 novembre 2007
Comme QUOI, pas "comme moi".... pfffffff, le matin, l'inconscient levé tôt laisse surgir l'ego....
Ecrit par : Pendariès | 16 novembre 2007
Allons pendariès, vous êtes peut être un maton mais un maton de valeur !
Ecrit par : dugong | 16 novembre 2007
Merci, monsieur Dugong.
Pour celles et ceux qui ne sont pas sous le mauvais temps depuis un moment, avez-vous remarqué la qualité de la lumière de novembre? - quand je rentre chez moi, à pieds, à 17h30, et que je vois le soleil disparaître dans la ville, l'opaque mauve du dos des nuages et le bleu lavé, presque diaphane même, du ciel au début du second crépuscule - et toute la masse des noirs et lourds étourneaux, par milliers de milliers, malmenant la lumière.
La beauté du monde existe.
Ecrit par : Pendariès | 16 novembre 2007
La beauté du monde existe.
Ecrit par : Pendariès | 16 novembre 2007
Aix en Provence sous la neige, hier soir, comme un décor de roman gothique...
Ecrit par : FGuichard | 16 novembre 2007
Aix en Provence sous la neige, hier soir, comme un décor de roman gothique...
Ecrit par : FGuichard | 16 novembre 2007
Fragile et étonnant équilibre, mais tenace, que la beauté.
Bonne journée à tous.
Ecrit par : Pendariès | 16 novembre 2007
C'est vrai, Loublan, que la formule de Montaigneàcheval à propos de Meirieu, "poubelle intellectuelle", me plaît énormément! C'est tellement bien vu!
D'ailleurs, vous définissez magnifiquement bien Meirieu vous aussi: en effet, il est "insultant, suffisant, prétentieux, au total insignifiant", mais camelot suffisamment habile pour abuser les Crétins. Meirieu pollue tout ce sur quoi il s'exprime. Il ne pense pas, il éructe.
Maintenant, libre à vous d'amener des sujets "intéressants", si vous en avez.
C'est vrai que Meirieu est un personnage sans aucun intérêt. La seule chose que nous sommes un certain nombre à lui reprocher, c'est de s'être mêlé d'éducation, parce qu'il n'y a dit que des bêtises. Et le verbe haut, en plus.
Ecrit par : Jean | 16 novembre 2007
Vous avez aussi, comme l'appelle Pantocrator, la "KIKOOLISATION" (les "kikou" et les "lol" Internétiens) des esprits.
De temps en temps dans ma classe, quand mes élèves trouvent quelque chose de drôle (ou par antiphrase, sans doute aussi parfois) durant le cours, j'entends le mot "lol"; ils disent "lol"! Attendons un peu pour découvrir ce "smiley" dans le dico.
Ecrit par : Pendariès | 16 novembre 2007
Tiens, Pendariès, je vous propose un petit test, (si vous ne l'avez déjà fait avec vos élèves). Demandez-leur s'ils savent ce que "lol" veut dire... D'ailleurs, je vais peut-être également tenter le test avec "mes" stagiaires IUFM!
Et je confirme ce que vous disiez à propos du message de "Loki". Il a bien fait du "toto" et, en aucune manière, son message à votre égard ne pouvait être compris comme humoristique.
Ecrit par : Christophe Sibille | 16 novembre 2007
"C'est vrai, Loublan, que la formule de Montaigneàcheval à propos de Meirieu, "poubelle intellectuelle", me plaît énormément! C'est tellement bien vu!
D'ailleurs, vous définissez magnifiquement bien Meirieu vous aussi: en effet, il est "insultant, suffisant, prétentieux, au total insignifiant", mais camelot suffisamment habile pour abuser les Crétins. Meirieu pollue tout ce sur quoi il s'exprime. Il ne pense pas, il éructe.
Maintenant, libre à vous d'amener des sujets "intéressants", si vous en avez.
C'est vrai que Meirieu est un personnage sans aucun intérêt. La seule chose que nous sommes un certain nombre à lui reprocher, c'est de s'être mêlé d'éducation, parce qu'il n'y a dit que des bêtises. Et le verbe haut, en plus."
Ecrit par : Jean | 16 novembre 2007
Jean, cet acharnement sur Meirieu, (c'est vrai que tout a été dit en ces lieux sur lui, et même au delà, je crois bien) est un peu suspect! N'y aurait-il pas un peu de jalousie vis-à-vis de lui de votre part? :-)
Et Loublan a raison, parlons un peu d'autre chose! Tiens, de la grève de mardi! Quel est le point de vue des différents internautes à ce sujet?
Ecrit par : Christophe Sibille | 16 novembre 2007
J'estime simplement, Christophe, que ce type qui n'a jamais fait l'effort de réussir un concours, CAPES ou agrégation, n'a pas à se mêler de donner des conseils aux vrais professeurs. Si encore, il manifestait de la sympathie pour eux! Au contraire, il a passé vingt ans de sa vie à les descendre. Alors, ça suffit!
Ecrit par : Jean | 16 novembre 2007
Pour rebondir également sur les questions d'évaluation, je n'ai pas vu beaucoup de personnes réagir aux nouveaux critères édictés à la suite de la mise en place du référentiel de compétences, (notamment chez les PE).
Il me semble que j'en ai parlé à propos du collège. C'est à l'état expérimental actuellement (mais on sait ce que ça veut dire).
Je trouve à la fois inquiétant et significatif que l'on parle de "compétences" et non de "connaissances" et que l'on place la "compétence" "savoir nager" sur le même plan que l'acquisition d'une culture générale, même si, en effet, c'est plutôt bien de savoir nager (les marins bretons pensaient le contraire, en cas de naufrage, mais bon)
Je suis heureux de voir que vous vous démarquez de ce réferentiel qui est manifestement dicté par l'idéologie pédagogiste allié, mais ce n'est pas une surprise avec l'idéologie libérale (pardon cadichon !) à la sauce européenne.
Il y a ce côté : "c'est forcément bien , puisque c'est nouveau."
Je pense que l'on va , à terme, vers la suppression des notes, ce qui ne me paraît pas sain et vers une sorte d'autoévaluation à travers des QCM informatisés. BRRRR!!!!
A surveiler de très près !
Ecrit par : Robin | 16 novembre 2007
Plus que surveiller, je pense, Robin. Résister.
Ecrit par : Christophe Sibille | 16 novembre 2007
On parlerait moins de Meirieu, s'il occupait un peu moins la scène médiatique : pas de semaine sans entendre sur France 3, antenne2, canal+, Franceculture, son infâme logorrhée.
Revoyant hier sa minable prestation bafouillante en face du ministre et de Finkielkraut, au risque de me faire une fois de plus incendier, je remets ce "pari stupide", au cas où certains ne l'auraient pas lu. (Thuriféraires de Meirieu, s'absenir.)
26 décembre 2006
LE PARI STUPIDE de MEIRIEU
Pierre-Henri m'a fait un beau cadeau de Noël en me permettant d'accéder au Nirvana de la pensée meirieuiste (ou meirieusienne si vous préférez) et plus particulièrement à un exposé (fait avec PowerPoint) sur le fil conducteur de ses cours.
Je m'attarderai sur cette page du pari, où Meirieu énonce :
* Au regard du “pari” que nous devons faire sur l'intelligence de l'enfant…
Et page 14 nous avons un tableau alignant le pari sur l'existence de Dieu et le pari (?) sur l'existence de l'intelligence de l'enfant :
Pari de Pascal
'Je dois parier sur l'existence de Dieu, car...
* si Dieu existe, je gagne tout.
* S'il n'existe pas, je ne perds rien.
* alors que si je n'ai pas parié sur l'existence de Dieu, et qu'il existe, je perds tout.'
Pari de Meirieu.
' Je dois parier sur l'existence de l'intelligence de l'enfant, car
* si elle existe, je peux tout gagner.
* Si elle n'existe pas, je ne perds rien.
* alors que si je n'ai pas parié sur elle et qu'elle existe, j'ai raté une occasion essentielle.'
On retrouve dans ce texte très court de Meirieu, tous les éléments du discours mystificateur et manipulatoire : l'analogie, le paradoxe, la recherche du processus d'identification et la rationalisation morbide.
D'abord l'analogie entre un discours connu et reconnu, le pari de Pascal sur l'intérêt de croire en Dieu et une question, jusque là, jamais posée en ces termes, sur l'intérêt de croire à l'intelligence de l'enfant… Avec un effet pseudo démonstratif : si le raisonnement de Pascal est jugé licite, le raisonnement de Meirieu, construit sur le même modèle apparent, est tout aussi licite.
Dans le même élan, le paradoxe est là : l'existence de Dieu d'un côté, l'intelligence de l'enfant de l'autre, quelle originalité ! Il faut forcément être formidablement intelligent pour trouver des comparaisons aussi gratuites et d'un abord aussi paradoxal… Alors qu'il y a la moitié de l'humanité qui ne croit pas ou doute de l'existence de Dieu, personne n'a jamais remis en cause l'intelligence de l'enfant.
Le processus d'identification s'établit dans la manière dont on présente le “combat”. D'un côté, le chevalier blanc, celui qui croit à l'intelligence de l'enfant, de l'autre, le chevalier noir, celui qui n'y croit pas, plus vulgairement qui pense que l'enfant est un imbécile.
Quel lecteur pourrait se ranger sous la bannière du chevalier noir… Mieux vaut avoir raison avec Meirieu que tort avec …? Mais avec qui ? Je ne connais guère de théoricien ayant planché sur le pari de la non intelligence de l'enfant.
Ce qui nous fait arriver au rationalisme morbide, d'apparence logique mais où une ou des prémisses sont fausses ou mal posées. Ce qui est mal posé à l'origine, c'est de faire débat là où la question ne se pose même pas.
Personne ne conteste les étonnantes capacités de l'enfant à se transformer en adulte. Évidemment, quand l'on a dit cela, on n'a rien dit, si en même temps on ne pose pas la question du “comment ?”.
Et là, le débat est ouvert : de quelle manière le monde des adultes intervient pour que la réussite de cette transformation soit complète ? Cette question est exclue du “pari” de Meirieu.
Ce pari étant un faux pari, reste la suite de la “démonstration” :
“si elle existe (l'intelligence de l'enfant), je peux tout gagner“. À mon avis, l'adulte ne gagne pas grand chose, en dehors de la satisfaction du devoir accompli.
C'est l'enfant qui a tout à gagner à la mise en acte de ses moyens potentiels.
“si elle n'existe pas, je ne perds rien,“… Oui mais l'enfant lui perd beaucoup… Et c'est l'enfant qui est au centre du système (nerveux) ! ! !
“alors que, si je n'ai pas parié sur elle et qu'elle existe, j'ai raté l'essentiel…” Et c'est encore l'enfant qui en sera victime.
C'est le chat qui se mord la queue car dans cette victimologie de l'enfant, ce serait la non croyance en son intelligence qui serait la cause de “tout”.
Où le bat blesse, c'est que Meirieu a une notion bien abstraite de l'intelligence. Il la conçoit comme potentialité égalitaire dont seules, des raisons sociales et éducatives expliquent les différenciations constatés.
Il conforte cette conviction, en évoquant l'effet Pygmalion “les attentes du maître vis-à-vis de la réussite de l'élève se traduisent par des comportements subtils dont l'influence sur les résultats des enfants est loin d'être négligeable“.
Sans contester la réalité d'un tel effet, la question à poser, c'est comment se définissent “les attentes du maître” ?
Dans les expériences princeps de Rosenthal et Jacobson, c'était une affirmation extérieure, vécue comme compétente (les expérimentateurs) qui orientait l'attente des maîtres (Untel, Untel et Unetelle sont de très bons élèves… alors que leur nom était tiré au hasard). On est en plein effet Placebo. Dans la réalité de la classe, ce sont les comportements et les résultats des élèves qui induisent l'attente du maître.
Celle-ci peut par la suite avoir un effet renforçateur, mais tout aussi bien paradoxal si le maître sur-investit les élèves en difficulté. Cela se voit dans les familles où un des enfants est anormal. Celui-ci est parfois rejeté, mis à l'écart, parfois il est sur-investi et ce sont les enfants “normaux” qui sont négligés et victimes indirectes de ce malheur qui touche la famille.
Dans une conception concrète de l'intelligence, l'enseignant peut estimer que son devoir est d'amener chaque élève à son plus haut niveau de développement possible.
Ceci dans un contexte où la société assume ses obligations et où l'école sort de ses dérives… Je ne vois pas en quoi la pétition de principe sur le “pari” de l'intelligence de l'enfant soit autre chose qu'un propos bidon ouvrant des perspectives creuses.
R.F.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 16 novembre 2007
En tant que parent d'élève, je confesse ma stupeur face à ces "livrets d'évaluation" qui supplantent les anciens "bulletins scolaires". Le découpage en dizaines de micro-compétences (dès le CP!) rend l'objet quasi-illisible même pour quelqu'un de relativement instruit. Ne parlons pas de l'élève qui ne peut évidemment rien en faire. Quand au professeur, je l'imagine remplissant 350 livrets contenant chacun une centaine de "compétences" ne se déduisant pas mécaniquement de notes chiffrées: à part remplir au hasard (ce qui semble avoir été le cas dans l'exemple familial que j'ai en tête), que peut-il faire?
Le délire théoriciste et techniciste a atteint des sommets; mais il y a une sorte d'accoutumance à l'absurde: on ne s'en rend même plus compte.
Ecrit par : Jesse Darvas | 16 novembre 2007
J'estime simplement, Christophe, que ce type qui n'a jamais fait l'effort de réussir un concours, CAPES ou agrégation, n'a pas à se mêler de donner des conseils aux vrais professeurs. Si encore, il manifestait de la sympathie pour eux! Au contraire, il a passé vingt ans de sa vie à les descendre. Alors, ça suffit!
Ecrit par : Jean | 16 novembre 2007
Votre haine et acharnement à l'encontre de ce monsieur démontre que vous pouvez ,au moins , le louer de vous offrir un sujet de conversation!
Ecrit par : Serpent à plumes | 16 novembre 2007
Jean, allons, je ne pense pas que le critère "concours" soit le seul pour juger quelqu'un! Claude Allègre, qui a été beaucoup plus insultant que Meirieu envers les professeurs, en a t-il passé le moindre? Seulement un prix de géologie, et beaucoup de bêtises sur plusieurs sujets, (on en a déjà parlé ici). Et puis, ce que je vous disais simplement, qu'on soit d'accord ou pas avec vous, ce n'est pas le problème! Je crois qu'on a compris que ni vous ni la plupart des blogueurs d'ici ne pouviez supporter Meirieu. Si on ne passe pas à autre chose qu'un renchérissement d'insultes en boucle à son sujet, (et autres larmoiements), le blog va s'éteindre de lui-même.
Ecrit par : Christophe Sibille | 16 novembre 2007
"En tant que parent d'élève, je confesse ma stupeur face à ces "livrets d'évaluation" qui supplantent les anciens "bulletins scolaires". Le découpage en dizaines de micro-compétences (dès le CP!) rend l'objet quasi-illisible même pour quelqu'un de relativement instruit. Ne parlons pas de l'élève qui ne peut évidemment rien en faire. Quand au professeur, je l'imagine remplissant 350 livrets contenant chacun une centaine de "compétences" ne se déduisant pas mécaniquement de notes chiffrées: à part remplir au hasard (ce qui semble avoir été le cas dans l'exemple familial que j'ai en tête), que peut-il faire?
Le délire théoriciste et techniciste a atteint des sommets; mais il y a une sorte d'accoutumance à l'absurde: on ne s'en rend même plus compte."
Ecrit par : Jesse Darvas | 16 novembre 2007
Je partage ce point de vue.
Ecrit par : Christophe Sibille | 16 novembre 2007
Revoyant hier sa minable prestation bafouillante en face du ministre et de Finkielkraut, au risque de me faire une fois de plus incendier, je remets ce "pari stupide", au cas où certains ne l'auraient pas lu. (Thuriféraires de Meirieu, s'absenir.)
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 16 novembre 2007
Mais non, Anne-Marie, ne soyez pas parano!
-Il n'y a aucun thuriféraire de Meirieu ici.
-Plus personne ne lit vos copiés-collés, (d'autant que celui-ci a déjà été posté deux fois ici; ça devient de la gourmandise!).
Donc, pas de raison de vous en faire!
Ecrit par : Christophe Sibille | 16 novembre 2007
Tiens, vous lisez mes posts??
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 16 novembre 2007
Le fait que l'on déplore ici que Meirieu continue à étaler sa suffisance et sa niaiserie sur tous les médias - si nous parlons de lui, c'est parce qu'il ne cesse de faire parler de lui! - n'empêche pas, que je sache, de lancer sur ce blog tous les problèmes "intéressants" que l'on souhaite.
En quoi le fait d'essayer d'alerter ici les visiteurs occasionnels sur la véritable nature du personnage risque-t-il d'entraîner l'extinction du blog? Franchement, comme vous y allez, Christophe!
Ecrit par : Jean | 16 novembre 2007
Pour que chacun puisse se faire une opinion, je vous recopie un extait du document "expérimentation du livret de connaissances et de compétences" :
Le livret personnel de compétences enregistre la validation progressive de chacune des 7 grandes compétences du socle commun.
Je vous les rappelle :
1/ La maîtrise de la langue française
2/La pratique d'une langue vivante étrangère
3/ Les principaux éléments de mathématiques et la culture scientifique et technologique
4/La maîtrise des techniques usuelles de l'information et de la communication
5/La culture humaniste
6/Les compétences sociales et civiques
7/ L'autonomie et l'initiative...
Pour cette validation, 4 paliers sont retenus :
a) Trois paliers intermédiaires :
- Palier 1 à la fin du cycle des apprentissages fondamentaux (CE1) pour ce qui relève de la maîtrise de la langue française, des principaux éléments de mathématiques et des compétences sociales et civiques.
- Palier 2 à la fin du cycle des approfondissements (CM2) pour l'ensemble des sept grandes compétences,
- Palier 3 à la fin du cycle d'adaptation (classe de 6ème)
b) Un palier final :
- Palier 4 à la fin du cycle d'orientation (classe de 3ème) ou autre fin de scolarité obligatoire.
La suite dans un prochain post. J'ai peur que ça ne passe pas si c'est trop long !
Ecrit par : Robin | 16 novembre 2007
Chacun des tableaux à remplir présente l'une des sept grandes compétences. Les éléments constitutifs de chaque compétence en fin de scolarité obligatoire sont regroupés en sous ensembles thématiques constitués de plusieurs éléments.
Les cases bleutées sont destinées à permettre la validation de chacun de ces sous-ensembles. La mention de la date de validation vaut attestation de celle-ci.
Si, à un palier donné, un sous-ensemble ne peut pas être validé, la date de validation est portée dans les cases blanches, en face des éléments acquis.
Le livret inclut également plusieurs attestations, jusqu'à présent délivrées (ou susceptibles de l'être) de manière distincte mais dorénavant comprise dans le socle commun des connaissances et compétences :
-Le premier et le deuxième niveau de sécurité routière
-La formation aux premiers secours
-Le brevet informatique et Internet (B2I) pour les niveaux "école" et "collège"
-Les connaissances et compétences acquises en langues vivantes étrangères.
Ecrit par : Robin | 16 novembre 2007
Suite et fin
En fin de scolarité au collège (ou de la période de scolarité obligatoire), la validation de chaque grande compétence est mentionnée au bas de la page concernée. La maîtrise de l'ensemble des connaissances et compétences du socle commun, est attestée en dernière page.
Le présent document est utilisé à titre expérimental au cours de l'année 2007-2008. Les conclusions de l'expérimentation serviront de base à la rédaction définitive du livret de connaissances et de compétences.
Afin de mettre en oeuvre ce document, les enseignats disposent de grilles de références détaillées pour les aider à concevoir les évaluatios nécessaires (Je ne les recopie pas tout !)
Mais je vous donne un exemple :
Lire = "être capable de lire en associant déchiffrage et reconnaissance directe des mots connus"
"Lire à haute voix, de façon expressive, un texte en prose ou en vers."
"Utiliser ses connaisances sur la langue pour comprendre un texte"
"Dégager les idées essentielles d'un texte (littéraire, documentaire"
"Lire des oeuvres intégrales, notamment classiques, et rendre compte de sa lecture."
Ecrit par : Robin | 16 novembre 2007
Je comprends que vous soyez furieux Christophe.
J'ai beau lire et relire, je ne trouve que ceci concernant votre domaine :
"Maîtriser quelques éléments des langages visuels et musicaux (quelques éléments!) : écouter, observer et décrire une oeuvre plastique et une oeuvre musicale. (Pas question de créer des oeuvres plastiques et de faire de la musique ils ne sont pas au collège pour ça !)
A ce train-là on imagine un référentiel de compétences pour les fututrs professeurs : "sait mettre des croix dans des cases"
Ecrit par : Robin | 16 novembre 2007
"Herméneutique de Toto", le sujet de ma thèse de psycho-littérature à venir ...
Ecrit par : iPidiblue apologie pour Toto | 16 novembre 2007
Robin a écrit : "A ce train-là on imagine un référentiel de compétences pour les fututrs professeurs : "sait mettre des croix dans des cases"".
C'est d'ailleurs ce qu'on attend des "valideurs" de B2i. En plus, pour palier les prévisibles difficultés d'interpétation, il n'y a qu'une case : "item validé".
Ecrit par : dugong | 16 novembre 2007
Bon j'ai omis compétence 5/La culture humaniste : "avoir des repères dans les domaines artistiques : connaître quelques références principales de l'histoire des arts - situer une oeuvre dans le contexte historique et culturel - être capable d'établir des liens entre les oeuvres étudiées
Mais avouez que c'est aussi maigre que vague.
La culture c'est :
"ce qui reste quand on a tout oublié."
"ce qui reste quand on n'a rien appris." (définition "relookée" 3ème millénaire).
Ecrit par : Robin | 16 novembre 2007
Mes capacités compétentielles (ou peut être mes compétences capacitaires) seront-elles un jour requises pour mettre à jour le "carnet de comp" des élèves ?
Je ne me livrerais pas à cette mascarade d'évaluation et j'invite tous les enseignants à procéder de même.
Le prétexte de permettre le suivi d'un élève sur tout un cycle n'est qu'un argument puissant pour la suppression des cycles (au sens de la suppression des notions qui ne deviennent exigibles qu'au bout d'un cycle et qui, de fait, ne le sont souvent jamais).
Ecrit par : dugong | 16 novembre 2007
Je ne me livrerai pas !!
Ecrit par : dugong | 16 novembre 2007
Neuneu, cet acharnement sur Anne-Marie, (c'est vrai que tout a été dit en ces lieux sur elle, et même au delà, je crois bien) est un peu suspect! N'y aurait-il pas un peu de jalousie vis-à-vis d'elle de votre part? :-)
:ange:
Faites ce que je dis, pas ce que je fais. Sûr que lui c'est un vrai 'mec' de gõche', po un neuneu ...
Le smiley à la fin, c'est pour dire que tu te trouves drôle ?
T'es trop un bouffon, neuneu .
Ecrit par : toto | 16 novembre 2007
Ben, vous savez l'essentiel c'est qu'on puisse remplir son carnet de pompage comme on dit chez Esso ...
Ecrit par : iPidiblue carnet de compet' | 16 novembre 2007
Je me plaignais du livret de mon fils mais je réalise qu'il y a pire:
http://instits.org/index.php?page=outils
J'espère échapper à ce type d'expérience... 10 items en CP pour évaluer la maîtrise de l'addition... et quant au cycle 3, on passe directement à l'auto-évaluation, sur environ 120 item, dont l'étrange (et poétique?) "Je maîtrise l'approche de la division".
Bizarrement, il me semble que l'auto-évaluation, conçue comme un outil d'émancipation de l'élève, constitue en fait une contrainte redoutable. Comment peut-on s'auto-évaluer? Le rôle du professeur n'est-il pas justement d'apporter un regard extérieur? N'est-ce pas tout l'intérêt de l'"évaluation" (y compris dans la vie professionnelle)?
"L'auto-évaluation" demande en fait à l'élève d'intérioriser complètement le regard du maître, de sorte qu'il lui soit impossible de s'y soustraire: Big Brother n'a plus besoin d'écrans, il est dans l'esprit de chacun...
Ecrit par : Jesse Darvas | 16 novembre 2007
"Sujet : Toto" mon prochain best-sellers, y a que les cancres qui fassent bander la classe !
Ecrit par : iPidiblue alias Christine Angot | 16 novembre 2007
Livret d'évaluation suite :
Rien sur la pratique instrumentale et sur celle du chant, si à l'honneur (et à juste titre) chez nos voisins Allemands.
Je rêve d' un livret européen qui retienne ce qu'il y a de meilleur dans les traditions éducatives de chaque nation, mais nous sommes apparemment dans le PPDC (plus petit dénominateur commun).
Romain Rolland doit se retourner dans sa tombe !
Ecrit par : Robin | 16 novembre 2007
"mon prochain best-sellers"
Tu veux parler de la dernière merde que tu as pondu ?
:ange:
Ecrit par : toto | 16 novembre 2007
"Sujet : Toto" mon prochain best-sellers, y a que les cancres qui fassent bander la classe !
Ecrit par : iPidiblue alias Christine Angot | 16 novembre 2007
Ne tapez pas sur toto, c'est peut-être Daniel Pennac dans un remake de "Des fleurs pour Algernon"!
Ecrit par : Robin | 16 novembre 2007
Tout le monde sur le divan, aujourd'hui c'est séance de psychanalyse collective chez Brighelli !
Ecrit par : iPidiblue langue de cancre | 16 novembre 2007
Le délire théoriciste et techniciste a atteint des sommets; mais il y a une sorte d'accoutumance à l'absurde: on ne s'en rend même plus compte."
Ecrit par : Jesse Darvas | 16 novembre 2007
C'est bien en cela qu'il faut dénoncer aussi les ravages de la techno-science pédagogique.
Car elle inscrit dans notre culture et nos "mentalités", dès la maternelle et sans que nous nous en rendions compte quelque chose d'équivalent à un fondamentalisme. Un fondamentalisme dont le dieu créateur se serait en quelque sorte technocratisé, rationalisé, libéré des mythes et des mystères.
Ecrit par : buntovchik | 16 novembre 2007
"Tiens, vous lisez mes posts??
Anne-Marie."
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 16 novembre 2007
Oh, seulement le début! Je suis masochiste, mais avec raison
"(c'est vrai que tout a été dit en ces lieux sur elle)"
Ecrit par : toto | 16 novembre 2007
Oui, je crois que vous dites vrai sur ce coup!
Ecrit par : Christophe Sibille | 16 novembre 2007
L'auto-évaluation" demande en fait à l'élève d'intérioriser complètement le regard du maître, de sorte qu'il lui soit impossible de s'y soustraire: Big Brother n'a plus besoin d'écrans, il est dans l'esprit de chacun...
Ecrit par : Jesse Darvas | 16 novembre 2007
Il y a dans cette réflexion de Jesse Darvas une haute teneur critique et philosophique. On ferait bien de la garder à l'esprit, quand on se plie aux injonctions de l'administration "d'évaluer les compétences".
Ecrit par : marigot | 16 novembre 2007
"Oui, je crois que vous dites vrai sur ce coup!
Ecrit par : Christophe Sibille | 16 novembre 2007"
Eh oui, il comprend que ce qu'il peut. :ange:
Et il ne peut pas lourd, mechkin. :ange:
Ecrit par : toto | 16 novembre 2007
La techno-science pédagogique, un peu de science-fiction au milieu d'un monde de brutes ?
Ecrit par : iPidiblue & Meirieu ce doux poète | 16 novembre 2007
A blu :
"des réponses dignes de ces adolescents"
Je suppose que je fais parti du lot, donc que je t'ai répondu comme un adolescent.
Enfin bon, merci de me faire un peu de pub, même si nous n'avons pas un avis identique !
Ecrit par : Proald | 16 novembre 2007
Le fait que l'on déplore ici que Meirieu continue à étaler sa suffisance et sa niaiserie sur tous les médias - si nous parlons de lui, c'est parce qu'il ne cesse de faire parler de lui! - n'empêche pas, que je sache, de lancer sur ce blog tous les problèmes "intéressants" que l'on souhaite.
En quoi le fait d'essayer d'alerter ici les visiteurs occasionnels sur la véritable nature du personnage risque-t-il d'entraîner l'extinction du blog? Franchement, comme vous y allez, Christophe!
Ecrit par : Jean | 16 novembre 2007
Jean, vous êtes un "vigilante" comme on dit en Anglais, à propos de super-héros comme Batman.
Et vive Wikipedia, je trouve ceci: http://fr.wikipedia.org/wiki/Auto-justice
Ecrit par : Pendariès | 16 novembre 2007
Vous avez aussi, comme l'appelle Pantocrator, la "KIKOOLISATION" (les "kikou" et les "lol" Internétiens) des esprits.
De temps en temps dans ma classe, quand mes élèves trouvent quelque chose de drôle (ou par antiphrase, sans doute aussi parfois) durant le cours, j'entends le mot "lol"; ils disent "lol"! Attendons un peu pour découvrir ce "smiley" dans le dico.
Ecrit par : Pendariès | 16 novembre 2007
Tiens, Pendariès, je vous propose un petit test, (si vous ne l'avez déjà fait avec vos élèves). Demandez-leur s'ils savent ce que "lol" veut dire... D'ailleurs, je vais peut-être également tenter le test avec "mes" stagiaires IUFM!
Et je confirme ce que vous disiez à propos du message de "Loki". Il a bien fait du "toto" et, en aucune manière, son message à votre égard ne pouvait être compris comme humoristique.
Ecrit par : Christophe Sibille | 16 novembre 2007
Merci pour le petit test; et sachez que j'apprécie votre remarque à propos du coup de patte lokototien. Et que vous avez ma sympathie depuis un long temps. L'acharnement devient un rigueur (...) psychologique - et comme on ne sait pas qui se cache derrière tel ou tel pseudo... ni leurs motivations... ni leur carnet de santé... hé hé.
Nous avions parlé de Kathleen Ferrier... - quelle autre grande contralto est-il besoin de découvrir?
Ecrit par : Pendariès | 16 novembre 2007
Pendariès détendez-vous ça va bien se passer cette heure de cours ! On va d'abord réviser les propositions ineptes avant de passer aux pseudos indigents ...
Ecrit par : iPidiblue docteur Falamour | 16 novembre 2007
Si vous ne la connaissez pas déjà, (mais je suis certain que si!), Pendariès, je vous conseille Nathalie Stutzmann... Un timbre extrêmement surprenant, (on dirait quasiment masculin), et un disque, (peut-être même plusieurs) de toute beauté enregistré avec Catherine Collard, au piano.
Ecrit par : Christophe Sibille | 16 novembre 2007
http://fr.youtube.com/watch?v=NpYhJnZtk4I
:ange: :o))))
Ecrit par : toto | 16 novembre 2007
http://fr.youtube.com/watch?v=3Q2iU7BHWz8
WWWWW@@@@@@@@RRRRRRRRRFFFFFFFFFFFF
trop drôle le naind'jardin. :ange:
Ecrit par : toto | 16 novembre 2007
Briser la classe, c'est, pour Meirieu, empêcher l'apparition de cette hiérarchie "bourgeoise".
Ecrit par : Jean | 15 novembre 2007
à quoi Jesse Darvas réplique
....véritable contresens sur ce qu'est une hiérarchie bourgeoise: en aucun cas une telle hiérarchie ne porte sur la culture ou les capacités intellectuelles. La seule hiérarchie "bourgeoise" est celle de la fortune financière, accumulée grâce au sens des affaires (qui n'est pas corrélé du tout avec la compétence scolaire!)
Ce type de confusion vient de la sociologie bourdieusienne, qui amalgame dans le terme "dominants" des instituteurs (dotés de "capital culturel") et des banquiers (dotés de "capital économique", "social"...). En partant d'une équivalence possible entre les différents type de capitaux (moyennant un prix adéquat), on aboutit à un économicisme caricatural, à peine déguisé par les termes d'habitus ou de champ. Lire sur ce point ce qu'écrit Jean-Pierre Dupuy sur la "sociolgie démystificatrice", c'est éclairant."''
Merci au passage d'évoquer une de ces lumières françaises qui illuminent le campus de Stanford .
Les propos iconoclastes de Jesse contre des fictions sacralisées par la secte pédagogiste, comme le capital culturel ou la violence symbolique,..m'évoquent à moi cette pensée retrouvée dans les papiers posthumes de Pascal qui s'appliquait aux déviances comportementales et intellectuelles de la secte janséniste,
"Jamais on ne fait le mal si pleinement et si gaiement que quand on le fait par conscience."
Pour l'école ce mal c'est l'égalitarisme.
Pascal nous offre en prime une définition de " l'idéologie". La notion est intemporelle, le mot lui attendra encore un siècle et demi pour venir enrichir notre vocabulaire au point de devenir une constante. Comme "totalitarisme", qui attendra Mussolini, à qui l'on doit aussi , et il ne faut jamais l'oublier, la transformation du minisitère de l'Instruction publique en Éducation nationale....( chez nous ce fut le socialiste Monzie et cette collusion en ce qui le concerne ne fut pas l'effet du hazard)
La différence entre les Italiens et nous c'est qu'ils se sont empressés de débaptiser le ministère en 1945. Nous ont attend encore et voyez où nous en sommes "rendus" ( il semble qu'ici le français version Québec ait la cote...)
Ecrit par : Cadichon | 16 novembre 2007
Cadichon,
Peux-tu me dire si tu recois mes mails.
Après un changement d'hémisphère savoureux, je suis enfin reconnectée.
Carole
Ecrit par : Carole | 16 novembre 2007
minisitère
hazard
Ecrit par : Cadichon | 16 novembre 2007
Mini cythère? Thierry Hazard? "Lapsi"?
Ecrit par : Christophe Sibille | 16 novembre 2007
Meirieu décrirait-il la séance de devoirs du soir dans la "famille toto"? :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 16 novembre 2007
"Si vous m'affirmez que quelqu'un a pensé à donner l'adresse de ce blog à M'sieur l'Miniss', je veux bien y aller encore une fois de mon petit couplet sur la nécessité impérieuse de garder l'INSTRUCTION des enfants de deux (allez, trois, mais je n'en pense pas moins!) à quatre ans dans le giron de l'Education Nationale."
--------------------------
Tant que la scolarisation avant 5 ans n'est pas obligatoire je n'ai pas d'objections, puisque les parents peuvent avoir le choix de mettre leurs enfants à l'école ou pas. Mais si jamais l'école devenait obligatoire dès deux ans (!!!), cela signifierait un basculement dans une société de type collectiviste où les enfants pourraient être "moulés" dès leur plus tendre enfance, et soustraits à l'influence "néfaste" de leurs parents... ça fait froid dans le dos.
Ecrit par : aspirinerose | 16 novembre 2007
@proald :
En fait, lorsque je parlais de "ces réponses dignes d'adolescents", je pensais plutôt à une intervenante (je crois que c'était une fille - argh, voyez, j'aurais dû dire "femme" ! Brèfle) qui s'était emportée, en allant jusqu'à dire que ce n'était pas parce qu'elle était prof qu'elle avait fait voeu de chasteté (!), ce qui me paraissait un brin excessif, vu que je n'avais pas soulevé ce point (et n'en avais pas l'intention).
Concernant nos échanges, il est vrai que nous ne sommes pas vraiment tombés d'accord :
vous disiez en substance que vous faisiez votre travail de votre mieux, et que vos vêtements n'avaient rien à voir dans l'histoire,
moi me plaçant plus dans le registre symbolique, puisque je voyais la différence vestimentaire entre l'élève et le professeur comme une matérialisation du fait qu'ils n'avaient pas le même statut.
J'espère avoir bien résumé... Pour ceux que ça intéresse, cliquez sur mon nom ou sur celui de proald.
Mais il n'est écrit nulle part que deux opinions différentes ne puissent exister, et ce n'est pas parce qu'une conversation n'aboutit pas sur un consensus (et justement quand on est dans l'*opinion*) qu'elle ne sert à rien ou n'enrichit pas.
Pour finir, je ne regrette pas de vous avoir "fait de la pub", votre blog (que je recommande à nouveau ) étant passionnant, et vous même semblez passionné par votre travail.
Ecrit par : Blu | 16 novembre 2007
@aspinerose,
Pourquoi, vous ne croyez pas que nos enfants sont "moulés".
Mais c'est déjà le cas. Il n'y a qu'à entendre les propos que nous rapportent les enfants, le contenu de leurs cahiers et de leurs livres.
Le collectivisme, c'est bien cela qui plombe l'EN.
Conversation récente(dans un lycée à l'étranger - dont la gestion est en binôme) : Vous n'avez pas honte cher monsieur, d'accepter un enseignement de si mauvaise qualité pour vos compatriotes ? Et de me répondre : mais madame, ne croyez-vous pas que cela aide un peuple qui a seulement une instruction allégée .......? Sous-entendu : plus on est ignare, moins on réfléchit, plus on se laisse mener.
L'effet de masse fonctionne très bien.
Ecrit par : Carole | 16 novembre 2007
"Nous avions parlé de Kathleen Ferrier... - quelle autre grande contralto est-il besoin de découvrir?"
Penda
Marian Anderson (américaine), Maureen Forrester (québécoise), Fedora Barbieri (italienne, plutôt mezzo-alto). Liste non-exhaustive.
Parmi celles qui sont en activité, actuellement, il y a Nathalie Stutzmann (française) et la très grande Ewa Podles. On peut aussi citer Andreas Scholl, mais c'est un homme. Je peux vous créer quelques liens yousendit, si vous voulez.
Ecrit par : Kap | 16 novembre 2007
Et vive Wikipedia, je trouve ceci: http://fr.wikipedia.org/wiki/Auto-justice
Ecrit par : Pendariès | 16 novembre 2007
Quelle tristesse que les ministres de droite comme de gauche se soient laisser manipuler par, en somme, une minorité de pédagogistes qui se sont incrustés après les avoir envahies insidieusement dans toutes les instances de l'Education nationale.
Il est évident malheureusement que nous ne pouvons pas nous faire justice nous mêmes, et que la chasse d'eau, et sa proposition de kamikaze de Montaigne à cheval, ainsi que les tomates pourries de je ne sais plus qui ne sont hélas que virtuels.
J'ai hurlé de rire avec Dugong (et j'ai mis dans mes documents, pour le ressortir éventuellement en copié-collé, et oui, Sibille, je n'ai plus aucun scrupule, puisque vous ne me lisez plus).
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 16 novembre 2007
Kap, mettez-nous un extrait des "Kindertotenlieder" par K.Ferrier, SVP.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 16 novembre 2007
On peut aussi citer Andreas Scholl, mais c'est un homme. Je peux vous créer quelques liens yousendit, si vous voulez.
Ecrit par : Kap | 16 novembre 2007
Oui, oui ,oui...sauf Andréas Scholl ! (je crois qu'il faut dire "haute contre" pour un homme, non ?)
Ecrit par : Robin | 16 novembre 2007
La beauté du monde existe.
Ecrit par : Pendariès | 16 novembre 2007
La beauté du monde existe.
Ecrit par : Pendariès | 16 novembre 2007
Aix en Provence sous la neige, hier soir, comme un décor de roman gothique...
Ecrit par : FGuichard | 16 novembre 2007
Je suis en train de lire à ce sujet un très beau livre de François Cheng : "Cinq méditations sur la beauté" (Albin Michel) :
"De tout temps, en Chine, poètes et peintres sont avec la nature dans cette relation de connivence et de révélation mutuelle.
La beauté du monde est un apel, au sens le plus concret du mot, et l'homme, cet être de langage, y répond de toute son âme. Tout se passe comme si l'univers, se pensant, attendait l'homme pour être dit."
FGuichard, saluez bien Aix-en-Provence pour moi. C'est l'une des plus belles villes de France, il y fait bon vivre, malgré ce qu'en dit Zola dans les Rougon-Maquart et j'ai toujours rêvé d'y habiter.
En parlant d'Aix en-Provence, François Cheng évoque justement Cézanne :
"J'ai pensé certains jours que c'étaient les arbres qui me regardaient" disait le peintre André Marchant.
Comment ne pas penser aussi à Cézanne ? Certains soirs, il était ému aux larmes quand il sentait et voyait, de la Montagne Sainte-Victoire cette montée géologique depuis le fond originel, qui venait au rendez-vous de la lumière du couchant dans laquelle chaque pierre, chaque plante lui parle un langage natal."
Ecrit par : Robin | 16 novembre 2007
appel avec deux p. C'est plus sonore !
Ecrit par : Robin | 16 novembre 2007
"Meirieu décrirait-il la séance de devoirs du soir dans la "famille toto"? :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 16 novembre 2007 "
Tu mets encore ton sens, as usual, petite merde.
Pour 'nous' ça roule tout seul, grâce à L&L; ...
:ange:
Mais je peux lui expliquer à l'ôt gros con pourquoi les parents qui ont Ribambelle/Petitpoucet... s'énervent en essayant d'appliquer ces méthode de merde...
:ange:
Ecrit par : toto | 16 novembre 2007
Ecrit par : Liégeois thierry | 15 novembre 2007
Désolé, ça fait un peu "Avis de Recherche" , mais Monsieur Liégeois, je m'appelle Jean-Philippe GOLDSCHMIDT, on ne s'était pas connu dans un bahut?? A Meaux??? Ou à Saint-Mard. Si oui, amitiés, Sinon, amitiés quand même.....
Quant à Loublan qui me trouve grossier, ce qui est vrai, qu'il se demande si le summum de la grossièreté n'est pas d'occuper au sens nazi du terme, un créneau, celui de la pédagogie, d'y placer ses sbires crypto-scientologues et de se faire passer pour le Kant de l'Education en n'en étant que l misérable Guy des Cars.... Je parlais de Meirdieux, oeuf corse......
Ecrit par : montaigneàcheval | 16 novembre 2007
Mais si jamais l'école devenait obligatoire dès deux ans (!!!), cela signifierait un basculement dans une société de type collectiviste où les enfants pourraient être "moulés" dès leur plus tendre enfance, et soustraits à l'influence "néfaste" de leurs parents... ça fait froid dans le dos.
Ecrit par : aspirinerose | 16 novembre 2007
En Finlande, ays tant prisé par les pédagos, les enfants vont à l'école seulement à 7 ans, et ont donc eu tout le loisir d'apprendre à lire leur langue alphabétique par le b-a ba.
Chez nous, on en est encore à nier que la langue française est alphabétique, et que logiquement, une langue alphabétique doit s'apprendre alphabétiquement, c'est aussi bête que cela; et 99 % des enfants sont mis en difficulté dès la PS. L'orthophonie a encore de beaux jours devant elle.
Espérons que les orthophonistes, comme mesdames Cuche, Sommer , et Ouzilou, sont toutes bonnes et apprennent à lire à leurs petits élèves en difficulté...par le b-a ba, ce que devrait faire l'école.
Le trou de la secu en serait un peu moins profond.
Anne-Marie.
Ce ne sont pas Catmano et Thierry qui me contrediront.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 16 novembre 2007
Pour les LouBlans, tous les chemins s'arrêtent à Plougoumelen.
Attention, il y a un esquif en partance pour la terre de non élection de Meirieu. Il n'est pas du tout certain qu'il y en ait un deuxième.
Lequel Meirieu bouffera-t-il en premier ?
Ecrit par : dugong | 16 novembre 2007
"Meirieu décrirait-il la séance de devoirs du soir dans la "famille toto"? :-)"
Ecrit par : Christophe Sibille | 16 novembre 2007
Mais Sibille vous faites un contresens! Si si réfléchissez un peu. La séance de devoirs décrite par Meirieu est celle des familles instruites et avisées. Observant année après année les cahiers parfois désespérants de leurs enfants, elles font alors ce qui n'a pas été fait en classe, quand et comme elles peuvent. Les plus démunis n'ouvrent pas les cahiers, s'en foutent, font encore confiance à l'Ecole, ou que sais-je! Dites-vous bien que ce sont les familles instruites et éduquées qui font les devoirs, perdent patience, filent dans le privé ou à Acadomia etc. etc. Ne l'auriez-vous pas encore compris?
Ecrit par : Philippe | 16 novembre 2007
Ma prière du soir au Chef du Moloch :
Oh Grand Darcos, toi dont l'oracle est à Montpellier, tu ne dis ni ne caches mais, nous t'en implorons, signifie nous !
Peut être que par un effet d'émanation collective, cette prière montera-t-elle jusqu'au 7ème (arrondissement) ?
Ecrit par : dugong | 16 novembre 2007
@ Carole
Pour les enfants qui ont la chance d'avoir des parents qui se soucient de leur éducation et de leur instruction (et cela n'a rien à voir avec le milieu social), il est possible, par des moyens détournés, et en luttant sans cesse contre l'institution, d'arriver à un résultat satisfaisant. Il est vrai que c'est difficile. Mais avec des enfants scolarisés obligatoirement dès deux ans, il sera encore plus difficile de lutter contre l'hydre.
Ecrit par : aspirinerose | 16 novembre 2007
Je viens là au milieu comme un cheveu sur la soupe.
Ceux qui lisent ce blog régulièrement se rappellent peut-être cet abominable élève que j'avais décrit l'an dernier, celui qui montrait ses fesses aux femmes de ménage du collège, était collé deux heures par semaine, avait usé un carnet de correspondance par trimestre et était lamentablissime en classe. Ici, nous étions tous plus ou moins convaincus qu'il fallait d'urgence l'évacuer sur l'apprentissage. Passé en quatrième car il semblait inutile de lui faire redoubler la cinquième, il n'a pas eu la moindre observation depuis le début de l'année et, depuis les vacances de Toussaint, le voilà qui travaille et ne récolte plus que des notes supérieures à quatorze, même en français alors qu'il est réputé dyslexique grave. Seuls changements:1) on lui a confisqué son ordinateur portable et sa connexion internet, 2)victime d'une garde alternée, il a demandé à rester chez sa mère à temps complet et a obtenu gain de cause 3) il demande à celle-ci de rester à ses côtés pendant qu'il fait ses devoirs, ce qui ne pose aucun problème car il demande rarement de l'aide et travaille très vite.
Ce sont des cas de ce type qui me font repousser comme archaïque et ségrégative une orientation trop précoce vers une filière professionnelle trop spécialisée.
Par contre, la question du bien-fondé du collège unique avec classes trop hétérogènes et langue vivante dès la sixième pour tous publics me reste posée gravement.
Ecrit par : dobolino | 16 novembre 2007
Oui, oui ,oui...sauf Andréas Scholl ! (je crois qu'il faut dire "haute contre" pour un homme, non ?)
Ecrit par : Robin | 16 novembre 2007
Ah! Les Leçons de Ténèbres de Couperin par des Hautes-contre!! J'ai deux versions, un vieux vinyl chanté par des hommes (René Jacobs et Vincent Darras) et un CD chanté par des femmes. Rien à voir! Depuis que j'ai remis ma platine disques vinyl en état, je n'écoute plus la version voix de femmes.
Ne dit-on pas aussi contre-ténor?
Ecrit par : dobolino | 16 novembre 2007
C'est quoi, cette histoire de "devoirs du soir"? J'ai dû manquer un épisode.
Si quelqu'un pouvait me renseigner...
Ecrit par : Jean | 16 novembre 2007
Ma prière du soir au Chef du Moloch :
Oh Grand Darcos, toi dont l'oracle est à Montpellier, tu ne dis ni ne caches mais, nous t'en implorons, signifie nous !
Peut être que par un effet d'émanation collective, cette prière montera-t-elle jusqu'au 7ème (arrondissement) ?
Ecrit par : dugong | 16 novembre 2007
Les prières n'engagent que ceux qui les disent. En d'autres termes: "cause toujours, tu m'intéresses" ou "parle à mon c***, ma tête est malade" ou, plus poétique:
" Rien ne me sert de torturer
Celui que je nommais naguère
Ami de cœur et de lumière:
Rien ne me sert de soupirer.
Je ne saurais que son silence,
Car même à mon cœur amical,
Il ne fera l'aveu brutal
Et rauque de son impuissance."
Ecrit par : dobolino | 16 novembre 2007
"Les prières n'engagent que ceux qui les disent."
Même si on a gagné un moulin à prières à la tombola du snalc ?
Ecrit par : dugong | 16 novembre 2007
Pour Jean,
http://fr.youtube.com/watch?v=3Q2iU7BHWz8
WWWWW@@@@@@@@RRRRRRRRRFFFFFFFFFFFF
trop drôle le naind'jardin. :ange:
Ecrit par : toto | 16 novembre 2007
feignasse ! :) :ange:
Ecrit par : toto | 16 novembre 2007
Ce n'est pas drôle, Toto! Tu vas voir quand tu te heurteras à la division mexicaine puis quand tu vas ancrer (encrer) les situations d'énonciation. Pas fini d'en baver, le Toto. Moi, je me marre, je sors d'en prendre et m'en tire relativement à bon compte.
Dugong, le moulin à prières, c'est une arnaque. Y'a aussi un autre truc bouddhiste: vous écrivez vos prières sur des bouts de papier que vous pendez en guirlande dans la maison. Pas cher!
Ecrit par : dobolino | 16 novembre 2007
J'ai suivi les conseils de Dobolino : j'ai mis des bouts de papier suspendus partout dans mon bureau avec un voeu écrit de multiplication de mon salaire par 2,4.
Si demain ça ne marche pas, promis, je reviens à la Libre Pensée.
Déjà qu'à l'époque, j'avais demandé une formation de rentier à la MAFPEN et qu'on me l'avait refusé !
Ecrit par : dugong | 16 novembre 2007
et qu'on me l'avait refusée ! Pas la MAFPEN, la formation !
Ecrit par : dugong | 16 novembre 2007
Je n'ai jamais préconisé la maternelle obligatoire dès l'âge de deux ans. J'ai simplement "supplié" pour que la maternelle reste dans le giron de l'Education Nationale et puisse accueillir tous les enfants dès deux ans si leurs parents (ou leur parent) le souhaitent, dans de bonnes conditions, avec des enseignants formés et des programmes adaptés aux possibilités manuelles, intellectuelles et psychologiques des tout-petits.
Il est facile de ne pas mettre son enfant en maternelle si on ne le souhaite pas si l'on est sûr que l'on peut lui donner une "instruction" complète et équilibrante.
J'accueille parmi mes élèves un enfant de bientôt sept ans qui n'est venu à l'école qu'à partir de l'âge de quatre ans et demi, très épisodiquement et qui fait actuellement au CP sa première année de véritable scolarisation.
Le niveau de langage est excellent, la "culture littéraire" assez complète (à la sauce Walt Disney toutefois), l'enfant sait lire les nombres jusqu'à ... très loin !
En revanche, à son arrivée, il ne savait pas tenir un crayon ni pour dessiner, ni pour écrire, n'arrivait pas à participer aux activités de la classe (y compris lecture, calcul) en tant qu' "acteur" (il ne levait pas le doigt, ne regardait pas le tableau, ne chantait ou ne récitait pas avec les autres), était complètement arythmique (ce qui lui pose encore des problèmes en calcul), connaissait les nombres en tant que "numéros" mais n'avait aucune idée qu'ils représentaient des quantités que l'on pouvait additionner, soustraire, multiplier ou partager et bien sûr était totalement incapable de participer à un jeu même en tout petit groupe (3 ou 4 enfants) en EPS.
Son intégration a été difficile, il passait ses récréations près des maîtresses, essayant sans cesse de nouer le dialogue avec l'une d'elle. Enfin, quand je dis "nouer le dialogue", c'était plutôt monologuer, se contentant de temps en temps de quêter son approbation en ces termes : "N'est-ce pas que je parle bien ? N'est-ce pas que je suis un enfant exceptionnel ?"
Il me semble que cet enfant aurait entamé son CP dans de meilleures conditions si papa et maman avaient réalisé qu'un jour, leur petit "exceptionnel" aurait aussi besoin de savoir se débrouiller sans eux, qu'il deviendrait un membre du "grand melting pot démocratique" et que patron ou prolo, il serait obligé de se fondre dans un groupe quel qu'il soit.
Ecrit par : catmano | 16 novembre 2007
J'ai suivi les conseils de Dobolino : j'ai mis des bouts de papier suspendus partout dans mon bureau avec un voeu écrit de multiplication de mon salaire par 2,4.
Si demain ça ne marche pas, promis, je reviens à la Libre Pensée.
Ecrit par : dugong | 16 novembre 2007
Quelle impatience! Demain??????????? Mais vous avez l'éternité devant vous! Voilà un dugong qui va se réincarner en plancton ou fourmi.
Ecrit par : dobolino | 16 novembre 2007
Un truc sur Arte à regarder... A la prochaine.
Ecrit par : dobolino | 16 novembre 2007
"Sujet : Toto" mon prochain best-sellers, y a que les cancres qui fassent bander la classe !
Ecrit par : iPidiblue alias Christine Angot
Seriez-vous devenu un spécialiste en totologie ?
Ecrit par : Moot | 16 novembre 2007
Si demain ça ne marche pas, promis, je reviens à la Libre Pensée.
Ecrit par : dugong | 16 novembre 2007
Homme de peu de foi !
Vous m'avez bien fait rire avec X. D., le SNALC et les moulins à prière.
Le rire est peut-être la seule chose qui nous reste et en ce moment les raisons de pleurer ne manquent pas.
Sans rancune !
Ecrit par : Robin | 16 novembre 2007
les tomates pourries de je ne sais plus qui
Ecrit par : Anne-Marie Valette
Ben quoi, je suis "je ne sais plus qui" ? Alors qui suis-je ? Merdre, je suis bien dans la merdre avec tout ça !
Ecrit par : Moot | 16 novembre 2007
Puisqu'on parle de libre pensée, je vous propose deux citations, l'une d'Albert Camus (4ème Lettre à un ami allemand, La Pléiade, II, pg 241), l'autre du pasteur Dietrich Bonhoeffer exécuté par les nazis en 1945 (Résistance et soumission, trad. L. Jeanneret, Genève, Labor et Fides, 1973, pp. 336-337):
"J'ai choisi la justice (...) pour rester fidèle à la terre. Je continue à croire que ce monde n'a pas de sens supérieur. Mais je sais que quelque chose en lui a du sens, et c'est l'homme, parce qu'il est le seul être à exiger d'en avoir." (Albert Camus)
"Dieu nous fait savoir qu'il nous faut vivre en tant qu'hommes qui parviennent à vivre sans Dieu (...) Devant Dieu et avec Dieu, nous vivons sans Dieu." (Dietrich Bonhoeffer)
Nous sommes loin des "moulins à prière"!
Ecrit par : Robin | 16 novembre 2007
Pour Jean : je remets ce court film sur l'ignoble Meirieu.
http://fr.youtube.com/watch?v=3Q2iU7BHWz8
Toto, je lui ai coupé le sifflet. Que faire pour lui redonner la parole, bien qu'il me soit déjà suffisamment pénible de le voir si longtemps.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 16 novembre 2007
Plus sérieusement, dans la série "les aventures de Moot, professeur dans un lycée banal", nouvel épisode : "Antibi, la suite".
Le sous-chef antibiste et tabagique, après avoir distillé la bonne parole aux physicos, a décidé cette fois de mettre les matheux dans sa poche. Ces derniers en sont sortis un peu déboussolés. Je leur ai dit que si, comme il leur avait été clairement affirmé, "tous les physiciens ont accepté d'appliquer la méthode", alors je ne suis pas physicien. Et je ne suis pas le seul non-physicien à officiellement enseigner la physique (pendant ce temps là, les Shadoks pompent toujours).
La ritournelle "tous les physiciens, toutes les physiciennes vont danser au son de l'Antibi" (une danse macabre, sans aucun doute) a été serinée à tous les autres, nous sommes les z'héros du moment. Et j'ai dû opposer le même démenti aux snessards (coincés entre leur bon sens naturel et les fatwas du S4) qui en seraient presque venus à nous prendre pour des poissons-pilotes du pédagogisme.
Les mêmes snessards pensent que le pédagogisme a de beaux jours devant lui, et se résignent. Leur dire que le ministre actuel ne va pas tout à fait dans ce sens ne les perturbe pas dans ce raisonnement. Je ne puis qu'acquiescer, tout en espérant le contraire, tant l'inertie du système est énorme.
Ecrit par : Moot | 16 novembre 2007
ça marche.
Cela m'étonnerait qu'il n'ait pas aidé ses 4 enfants, qui étaient d'ailleurs dans un des meilleurs lycées de Paris.
C'est vraiment le faux-cul intégral.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 16 novembre 2007
Croisons les doigts, Moot, et, de par ma chandelle verte, mille excuses pour avoir oublié que les tomates, c'est vous qui vous proposiez de les lancer.
Anne-Marie.
Je viens juste d'envoyer "la constante macabre d'Antibi" à une amie qui me demandait des textes sur la notation.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 16 novembre 2007
Robin se désole;
"Le rire est peut-être la seule chose qui nous reste et en ce moment les raisons de pleurer ne manquent pas."
Mais a-t-il pensé à la condition bovine en ces temps difficiles???
"Une belle journée d’automne
Il était 7h20 ce matin, une belle journée d’automne, comme je les aime, avec ses forêts mouillées, leurs nuanciers châtains, méchés de roux et de brun, et ses jolies grèves des trains.
Je roulais au pas, bloqué dans un bouchon de quatre véhicules, derrière un tracteur, sifflotant, tout à ma joie de retrouver mes racaillettes, quand soudain, je vis par delà les clôtures de notre si belle campagne, un spectacle à peine soutenable. Je stoppai mon véhicule sur le bas-côté, descendis et rejoignis la clôture la plus proche pour me retrouver comme figé par la vision. Je décidai d’alerter le monde.
Oui, c’est une des conséquences de la grève des trains, nos vaches n’ont plus rien à regarder.
Alors elles s’étaient regroupées à l’autre bout du champ, au pied du talus, fixant la voie silencieuse, attendant le TER 7687 de 7h13 qui ne viendra jamais, ce que je me gardai bien de leur dire, et ça meuglait, ça beuglait, mon vieux, ça faisait peine à voir.
Oui, nos vaches sont prises en otage, qu’on se le dise.
Ben c’est vrai, quand ta vie est rythmée par le TER de 7h13, le Corail de 10h28, et l’Elipsos de 19h44, ben quand y’a grève, t’es comme légèrement dévariée, et tu rechignes un poil à te faire tirer sur la mamelle comme si de rien n’était. C’est humain comme réaction, mais bon, n’imaginez pas que ce soit sans conséquences sur le yaourt.
Déjà qu’avec les TGV qui vionzent, que c’est limite subliminal comme passage, ben là t’es carrément sevrée. D’autant que dans bientôt, c’est direction le pensionnat, à l’étable, oust, et pour tout l’hiver, dans une promiscuité pas possible, à te faire shooter aux hormones et à l’antibio, j’te jure, y’a des fois, t’aurais comme l’envie de fuguer.
Alors ce matin je les ai appelées, et elles sont venues me voir, mais pas trop vite quoi, et pis elles se sont arrêtées à deux mètres pour renifler, pasque les vaches, c’est des sacrées pétochardes. Pis y’en a une qui s’est approchée, et j’y ai caressé le museau, pasque c’est important de créer du lien social dans la vie.
Alors les autres sont venues aussi et je leur ai tripoté le museau à toutes. Bon c’est sûr, ça remplace pas un train mais ça console un peu.
Moi et les vaches, c’est une vieille histoire.
D’abord pasque petits, on buvait le lait de la ferme d’à coté, qu’il fallait bien faire bouillir, que je surveillais dans la casserole jusqu’à ce qu’il soit bien pile poil au ras du bord, que j’arrêtais vite fait le gaz mais que c’était trop tard, et qu’il fallait que je nettoie tout.
Et comme au catéchisme y nous disaient que la nature elle était généreuse et qu’il fallait profiter des dons du seigneur, ben nous on piquait des cerises et des poires tant qu’on pouvait. Mais un jour, la veille de ma communion solennelle, ben le paysan il a tout répété à mon père, qui m’a privé de dessert le lendemain, sous prétexte que le dessert c’était fait, et que donc, la pièce montée, tintin. Alors avec mes copains, pour se venger, on a ouvert la clôture des vaches du paysan et elles se sont toutes barrées, mais nous, on les a pas attendues, j’peux vous dire. Mais l’autre là, il a encore tout cafté à mon père. Ben j’ai cru que mon père il allait me priver de vaches, mais pas du tout, il m’a privé de mes copains pendant une semaine, et y m’a mis un coup de pied au cul, mon vieux, que même aujourd’hui, quand je m’assois, j’ai encore mal. Ouais pasque mon père, y pratiquait non seulement la pédagogie à mains nues, mais aussi des sortes de petits massages fessiers revitalisants, avec son 44 pied large.
Alors avec mes copains on a réfléchi à une méga vengeance de la mort mais on a réfléchi debout pasqu’on avait tous sacrément mal au cul. Et pis on s’est souvenu qu’y fallait surtout pas que Léo le taureau traîne avec les filles, alors on a coupé la clôture qui séparait les vaches de Léo le taureau, que d’ailleurs on s’est coupés avec les barbelés, et Léo le taureau, qui n’en demandait pas tant, y s’est précipité vers les vaches sans demander son reste.
Putain.
Bon, j’vais pas vous faire un dessin, mais bon, pour faire simple, Léo, y s’est pas trop emmerdé avec les préliminaires.
Bon, c’est arrivé jusqu’aux oreilles de nos vieux, qui par association d’idées ont tiré les nôtres, putain, on ressemblait à une équipe de Mickey après ça, et comme punition, avec mes copains, on a dû se lever à cinq heures du mat, pour voir comment le travail de paysan c’était dur et qu’il fallait pas se moquer, et on devait l’aider à porter ses seaux de lait. Mais on a bien aimé en fait, et il a été très gentil sauf qu’il a fallut aussi l’aider à cueillir ses poires, enfin, celles qui restaient. Alors pendant toute la journée, on a porté des saquettes d’une tonne jusqu’au tracteur, comme des esclaves, que même on avait le droit d’en manger qu’une, c’est vrai en plus, et ben ça, c’était vachement dur.
Alors quand j’ai retrouvé les gamins, je souriais encore en pensant à tout ça, et je leur ai raconté l’histoire des vaches qu’étaient privées de train. Puis j’ai pris l’air sérieux, pasque c’est un vrai drame, et je leur ai demandé de bien penser à faire coucou aux vaches le soir en rentrant. Et pour être sûr, je leur ai fait noter sur leur cahier de texte, et ils l’ont bien noté, j’ai vérifié. Les parents vont se dire que le prof de techno roule sur la jante, mais bon, si on peut plus rigoler.
Et vous au fait ? Vous avez fait coucou aux vaches aujourd’hui ?"
Posté par Charly Le Prof
Ecrit par : Maminou | 16 novembre 2007
La condition bovine ?
Mais quand je vois certains élèves - et certains profs - j'y pense tous les jours !
Ecrit par : Jeremy | 16 novembre 2007
Et vous au fait ? Vous avez fait coucou aux vaches aujourd’hui ?"
Posté par Charly Le Prof
Ecrit par : Maminou | 16 novembre 2007
Eh bien ! Il s'en passe de belles dans nos campagnes. Vivement pour ces pauvres bêtes que les choses rentrent dans l'ordre.
Ecrit par : Robin | 16 novembre 2007
La condition bovine ?
Mais quand je vois certains élèves - et certains profs - j'y pense tous les jours !
Ecrit par : Jeremy | 16 novembre 2007
Mais avec toutes ces vachettes folles et ces taurillons déjantés, on mène les profs à l'abattoir !
Ecrit par : Robin | 16 novembre 2007
"Le sous-chef antibiste et tabagique"
écrit Moot.
Je tiens les antibistes pour des vendeurs de cravates, mais j'ai la plus haute estime pour le tabagiques : j'en suis un.
Cela dit, à l'attention de ceux qui lisent ce blog, une question : qu'est-ce qui coûte le plus cher à la collectivité ? Les profs qui fument au lycée-Le mans-sud ( cancer et compagnie) ou la construction d'un douzaine de logements ( à vue de nez un petit miliard cinq de centimes de francs) pour le dirlo et sa petite troupe de branleurs même pas capables de mettre de l'ordre dans les couloirs.
Tiens ! c'est une question à laquelle Cordoba - le type des structures - devrait commencer à réfléchir. De son surplomb universitaire bien sûr.
GM
Ecrit par : guy morel | 16 novembre 2007
C'est quoi ce loulou sur Youtube ?????????
Alors Merieu, c'est lui la hantise des bons profs, et par ce biais l'ennemi des parents, je ne l'avais encore jamais vu.
Merci Anne-Marie Valette. Il a une analyse rayon de supermercado.
Il faut mieux entendre cela que d'être sourd. Il m'a bien fait rire.
Par ailleurs, il m'a fait grincer les dents quand je l'ai entendu dire :
- Devoir à la maison, 1ere source de conflit. Mais il n'y en a pas de devoirs à la maison.
- On le voit bien.... Mais ce monsieur est un visuel passe-murail, c'est l'oeil de Moscou.
- Les parents sont les moins bien placés pour faire travailler leurs enfants... Comment peut-il dire ce genre d'ineptie ? Quand on voit le niveau des cours à l'école du Zapping, heureusement que les parents sont derrière les enfants.
Mais ce produit fini dont la matière première est le milieu scolaire dans son intégralité, il faut de toute urgence qu'il cesse de nuire!
Peut-on me dire son âge ? Merci
Ecrit par : Carole | 16 novembre 2007
newsletter "tendances"
http://www.whowhatweardaily.com/website/home.php
Ecrit par : Cadichon | 16 novembre 2007
Madame Cadichon, on a la même chose en France avec les magazines d'infos people "Closer" et "Public"! hé hé.
Ecrit par : Pendariès | 16 novembre 2007
I'm impressed! vous en savez plus long que moi sur le sujet, et moi qui vous prenais pour un prof-en-pataugas et pinces-à-vélo ( just kidding)
Contrairement à vos canards pipol, ma newletter elle est gratuite et elle est en anglais: d'une pierre deux coups.
Ecrit par : Cadichon | 17 novembre 2007
@ carole
Nom : MEIRIEU
Prénom : Philippe
Né le : 29 novembre 1949 A : Alès (Gard)
Situation de famille : marié, quatre enfants de 23 à 15 ans
Diplômes : maîtrise de philosophie, puis CAP d'instituteur, puis licence de lettres et doctorat d'Etat ès lettres et sciences humaines
Profession : successivement professeur de philosophie au lycée, instituteur en classe unique, animateur, professeur de lettres au collège ; actuellement, professeur d'université (département des sciences de l'éducation à Lyon Lumière 2)
Signe particulier : invente en parlant et en écrivant des néologismes dont le sens et l'utilité apparaissent tellement évidents qu'on se demande comment il se fait que ces mots n'existaient pas encore
http://www.ac-grenoble.fr/mureils/reflexio/biomeirieu.htm
Ecrit par : Cadichon | 17 novembre 2007
Cela m'étonnerait qu'il n'ait pas aidé ses 4 enfants, qui étaient d'ailleurs dans un des meilleurs lycées de Paris.
C'est vraiment le faux-cul intégral.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 16 novembre 2007
Il y a même de mauvaises langues pour prétendre que l'impérissable auteur de "Nous mettrons nos enfants à l'école publique" a scolarisé sa marmaille dans le privé.
Ecrit par : TIGER LILITH | 17 novembre 2007
"Les parents sont les moins bien placés pour faire travailler leurs enfants... Comment peut-il [Meirieu] dire ce genre d'ineptie ? Quand on voit le niveau des cours à l'école du Zapping, heureusement que les parents sont derrière les enfants" dit Carole.
L'ineptie est ailleurs... En effet, la plupart des parents ne savent/ne pensent/ne peuvent pas faire travailler leurs enfants. Non pas en raison d'une psychologie abêtissante sur laquelle ils buteraient en le faisant - psychologisme qui est le fond de commerce de Meirieu - mais, en vrac, à cause du manque de culture et de jugement, l'ignorance des codes du milieu scolaire (par exemple la délicate interprétation des notes), la mémoire déférente et la confiance illusionnante qui façonnent encore leur idée de l'Ecole, l'absence de moyens financiers, de temps, de ressources matérielles proches (Internet ne donne que ce qu'on y cherche, et quand bien même on y trouverait les connaissances et les exercices nécessaires à son enfant, encore faut-il qu'il les ingurgite et s'y exerce, et le ferait-il qu'il faudrait le faire longtemps. Cela est hors de portée de la plupart des parents).
Bref, les enfants doivent travailler à l'Ecole. Et s'instruire à l'Ecole. Car la plupart des parents NE SONT PAS derrière les enfants! Notamment les enfants des familles les plus démunies, qui sont aussi les plus affaiblies par la déferlante pédagogiste, psychologico-épanouissante et ludico-éduquante. Thème ici rabâché, peut-être pas encore assez finalement.
Ah oui Sibille, pour la maternelle, tout le monde est d'accord: un peu plus de psychologie sera le bienvenu; et puis aussi une flûte pour commencer la musique!
Ecrit par : Philippe | 17 novembre 2007
"Meirieu décrirait-il la séance de devoirs du soir dans la "famille toto"? :-)"
Ecrit par : Christophe Sibille | 16 novembre 2007
Mais Sibille vous faites un contresens! Si si réfléchissez un peu. La séance de devoirs décrite par Meirieu est celle des familles instruites et avisées. Observant année après année les cahiers parfois désespérants de leurs enfants, elles font alors ce qui n'a pas été fait en classe, quand et comme elles peuvent. Les plus démunis n'ouvrent pas les cahiers, s'en foutent, font encore confiance à l'Ecole, ou que sais-je! Dites-vous bien que ce sont les familles instruites et éduquées qui font les devoirs, perdent patience, filent dans le privé ou à Acadomia etc. etc. Ne l'auriez-vous pas encore compris?"
Ecrit par : Philippe | 16 novembre 2007
Et vous, vous n'avez pas vu le smiley? Le mot: "humour" fait-il partie de votre vocabulaire? Que toto soit étouffé par sa susceptibilité, ça, je commence à le comprendre, mais ce n'est peut être pas la peine de surenchérir une fois de plus en rajoutant des messages qui pèsent des tonnes! Vous êtes un copain de kikilolo, ou quoi?
Robin, vous avez parfaitement raison! Le terme "contralto" ne s'applique en aucun cas à une voix homme! Du moins depuis le XVIIè (siècle), où elle a commencé de cesser d'être chantée par des voix d'hommes en "fausset".
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 novembre 2007
"Kap, mettez-nous un extrait des "Kindertotenlieder" par K.Ferrier, SVP."
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 16 novembre 2007
Je ne peux plus lire vos posts (en entier), mais je peux faire ça pour vous, Anne-Marie! Pas avant lundi, parce que j'ai laissé mon CD à l'IUFM, où il me sert pour mes cours.
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 novembre 2007
"et puis aussi une flûte pour commencer la musique!"
Ecrit par : Philippe | 17 novembre 2007
Est-ce de l'humour, cette fois? Expliquez-moi donc ça!
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 novembre 2007
L'avenir de la langue française.
"Ortograf dévoual son plan 2007
Le group Ortograf a aksèpté d'aporté dè-z ajusteman à la norm. Sè demand étè rékurant é adrèsé par dè-s usajé de tou lè-z orizon de l'èspas frankofone depui l'introduksion de la norm.
Un sousi de stabilité avè jusk'isi retenu le group Ortograf d'antériné sè modifikasion, par ayer, tou-t à fè léjitim é dan l'espri de la norm; Le digram 'oi' sera ranplasé par 'oua' é le son jénéralman reprézanté par le karaktèr 'ê' le sera par le karaktèr 'è'. Lè chanjman prandron éfè sur le sit ortograf.net o kouran de l'ané 2007.
Le group Ortograf a konstitué l'ékip intèrnasional DÉVO (DÉVlopman Ortograf) dan le bu de dévlopé dè-z outi ki pèrmètron la difuzion akséléré de la norm Ortograf.
L'ékip DÉVO dévlopra en 2007:
1 - Le plu gran leksik de la lang fransèz, dan lè deu-z ortograf, notaman sur la baz de travo parèné par l'Université de Paris V et le Centre national de la recherche scientifique (CNRS-France).
2 - Un utilitèr an ligne pour intèrojé gratuitman le leksik. On poura, par egzanple, an kelke segond, sur son portable ou son-n ordinater, obtenir la transkripsion d'un mo an ortograf alternativ.
3 - Un transkripter (tradukter) pour fèr la transkripsion otomatik de tekste konplè, d'une ortograf à l'otre. Le transcripter sera osi ofèr gratuitman é permetra notaman d'antamé rapidman la transkripsion otomatizé, an-n ortograf altèrnativ, de tou le patrimouane litérèr de lang fransèz du domène publik. Le transkripter otomatik sera égalman à la dispozision dè tradukter de lojisièl. Imajiné! Linux, Google et otre an-n ortograf alternativ!
Tout sè-z aksion viz à réalizé la vizion Ortograf 2007: Akrouatr la prézans é la léjitimité de l'ortograf altèrnativ dan l'èspas publik. "
Quand je pense que des "chercheurs du CNRS" sont payés pour ce genre de recherche ! Ce n'est hélas pas un canular.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 novembre 2007
Lu sur les "Cahiers pédagogiques".
("L'orthographe à qui la faute?")
[...]Bien entendu, moderniser l’orthographe du français, en simplifiant d’abord son versant grammatical, à l’origine de la plupart des erreurs depuis... des décennies.
Une prise de conscience est plus que jamais indispensable, de la part des parents d’élèves et des enseignants. Confrontés aux problèmes qui sont les leurs dans ce domaine, on peut d’ailleurs se demander pourquoi ceux-ci ne sont pas plus combatifs. Par ailleurs, si l’école doit enseigner l’orthographe telle qu’elle est, rien ne l’empêche de mieux organiser cet enseignement, en sélectionnant les contenus, et en le répartissant tout au long de la scolarité, université comprise.
Car, en tout état de cause, l’objectif du secondaire n’est pas d’enseigner toute l’orthographe. Pas plus qu’il n’est possible, au terme de la scolarité obligatoire, d’être expert en histoire ou en anglais, il n’est possible de l’être en orthographe.
Plutôt que de soumettre l’ensemble de la collectivité aux exigences impérieuses d’une norme absolue, ne vaudrait-il pas mieux mettre des formations complémentaires à la disposition de ceux qui en ont besoin, pour des raisons professionnelles notamment ? En orthographe comme ailleurs, c’est la nécessité sociale qui doit déterminer les compétences propres à chaque citoyen."
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 novembre 2007
Pour le coup Christophe, c'est vous qui manquez d'humour! Sinon, vous voyez bien - maintenant que vous avez tout lu - qu'il est des évidences qu'il faut rabâcher, y compris à un bon nombre de professeurs de gauche. Et peut-être un peu à vous également.
Ecrit par : Philippe | 17 novembre 2007
Pour Tiger Lilith : je fais partie des "mauvaises langues" ...
quoique : (désolée, encore un copié-collé, extrait de "Arts et Artistes, colloque au Théâtre du Rond-Point", janvier 2005 ) où Meirieu expose tout son "angélisme béat" (Natacha Polony, qui a bien étudié Meirieu dans "Nos enfants gâchés".)
Philippe Meirieu
Nous mettrons nos enfants à l’école publique…
Successivement professeur de philosophie au lycée, instituteur, professeur de lettres au collège et professeur d’université, Philippe Meirieu travaille actuellement à la formation des enseignants. (Hélas...A.M.V.)
Par ce texte provocateur et polémique, il aborde un sujet tabou et s’oppose à un modèle d’école néolibéral.
Editions Mille et une nuits
"Vous faites peut-être partie des 49 % de familles françaises qui mettent leurs enfants dans l’enseignement privé à un moment ou à un autre de leur parcours scolaire. C’est ce que j’ai fait jadis.
Il serait donc particulièrement inconvenant pour moi de jeter la pierre à ceux et celles qui font de même aujourd’hui.
Pourtant, je ne fais pas partie des 57 % de parents qui, en septembre 2004, souhaitaient la suppression des secteurs scolaires afin de disposer de la plus totale liberté de choix de l’école à l’intérieur même de l’enseignement public. Je ne fais pas partie, non plus, des 82 % de parents qui trouvent le système actuel tout à fait satisfaisant.
Observant les évolutions de ces quinze dernières années, j’en suis venu à considérer la concurrence qui existe aujourd’hui entre tous les établissements, privés et publics, comme mortifère pour l’avenir de notre démocratie. J’en suis venu à considérer le choix de l’école par les parents comme un danger majeur pour la cohésion de notre société.
Aussi puis-je m’autoriser à dire que nous sommes, aujourd’hui, devant un choix décisif : nationaliser l’enseignement privé ou privatiser l’enseignement public."
P. M.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 novembre 2007
Probableman une ékipe du CNRS ki cherche à décrocher ein Ig-Nobel !
Ecrit par : iPidiblue quescequilcosebien | 17 novembre 2007
Bonjour à tous:
M'apercevant que j'ai oublié de remercier Montaignàcheval pour ses compliments et encouragements, je le prie de bien vouloir m'en excuser et le remercie maintenant ainsi que Philippe.
Enfin je peux mettre un visage sur le nom Ph. Meirieux, enfin grâce à Internet j'ai vu l'émission de C Ockrent dans laquelle il débat avec le ministre et A Finkelkraut!
Grâce à l'extrait proposé ici par Mme Valette, j'ai eu connaissance de ses pensées sur les devoirs à la maison. Ensuite j'ai cherché à savoir sur votre forum dans les débats passés.
Ce gars, j'en ai vu beaucoup des comme ça à l'UFCV dans ma jeunesse et à la FCPE( en fait il doit y en avoir partout): fin politique, très beau parleur, embrouilleur hors classe, jargonnant, élitiste, aucune créativité propre mais génial dans l'art de s'approprier celle des autres. Ces gars- là sont experts en édification de cathédrales sur des bases fumeuses et déconnectées du réel mais leur construction du monde est solide, un peu comme dans les sectes ou les partis uniques des régimes totalitaires.
Très vite il devient impossible de dire non car la simplicité passe pour de la bêtise donc vous êtes un plouc si vous vous opposez et puis on vous exclut.
Mais ces gars là s'ils y arrivent c'est que personne ne pense juste et simple: c'est que beaucoup ont besoin qu'on pense à leur place et recherchent cette autorité intellectuelle. Quand on s'aperçoit que l'on s'est fait gruger, il est tard et on n'a pas toujours le courage de perdre la face et de remettre en question.
C'est un chagrin pour moi de penser aux dégâts irrémédiables, causés par ses théories pour des générations d'élèves, que vous dénoncez ici MAIS je voudrais vous demander pourquoi l'Education Nationale a-t'elle suivi cette pente?
Ecrit par : cafécalva | 17 novembre 2007
"Pour le coup Christophe, c'est vous qui manquez d'humour! Sinon, vous voyez bien - maintenant que vous avez tout lu - qu'il est des évidences qu'il faut rabâcher, y compris à un bon nombre de professeurs de gauche. Et peut-être un peu à vous également."
Ecrit par : Philippe | 17 novembre 2007
Mais de quoi parlez-vous donc?
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 novembre 2007
Christophe, soyez honnête :
1) Vous lisez mes posts.
2) Je ne suis pas celle que vous croyez : j'aide des quantités de gens à s'en sortir par mes conseils (en particulier ma fille dans son instruction de petits noirs, maghrébins, plus un petit Chinois arrivé récemment, ce qui est pour elle et moi du plus grand intérêt : je ne suis pas raciste, c'est déjà autant pour moi ; c'est bien grâce à moi qu'elle est proche de SLECC, je ne suis donc pas un "sommum d'ignorance". Elle est bien la seule dans notre belle région dont le CP de ZEP ne soit pas un "échec programmé".) Certaines personnes reconnaissent mon utilité; je ne suis pas perverse, j'appelle un chat un chat...et Meirieu un fripon.
3) La musique adoucissant les moeurs (la musique est une de mes grandes passions, en particulier la musique de chambre, mon mari étant violoncelliste), j'accepte avec plaisir les "Kinder" chantés par K.Ferrier.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 novembre 2007
"et puis aussi une flûte pour commencer la musique!"
Ecrit par : Philippe | 17 novembre 2007
PITIE, NON !!!!
Ecrit par : yann | 17 novembre 2007
Cafécalva, c'est Toto qui a mis le petit film sur Meirieu.
Anne-Marie.
J'ai mis dans mes documents votre témoignage .
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 novembre 2007
Christophe, soyez honnête :
1) Vous lisez mes posts.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 novembre 2007
Alors, il doit être un des seuls ;-))
Ecrit par : yann | 17 novembre 2007
De Cordoba, le type des structures, à Morel, le type des programmes :
- Etant moi-même antiantibiste et tabagique, nous avons au moins deux points communs
- Mon « surplomb universitaire » – dont je n’ai jamais parlé moi-même – ne me qualifie pas pour utiliser le fil à plomb des poseurs de briques. Mais je fais gentiment remarquer au nostalgique des années 20 que les dirlos avaient dans leur école un logement de fonction.
- Question architecture, je préfère m’en tenir à celle des parcours scolaires (jusqu’au supérieur compris).
- « A quelque point qu’en frémissent les hommes, la philosophie doit tout dire » (Sade). Partisan du tout dire en face, j’aurais préféré que la réponse à mes objections ait lieu ici même et non pas sur une liste où je n’ai pas accès.
- La mise en place de programmes CM3-CM4 implique une structure, qui a l’inconvénient d’être révolue. C’est celle de l’école d’avant-guerre et aussi celle (on le sait moins) du VRAI plan Langevin-Wallon : orientation massive vers l’apprentissage en fin de cinquième. Le problème, c’est que 70% d’une classe d’âge ne peut plus travailler à la ferme (1% de la population active), ni à la mine (il n’y a plus de mines) ni chez le maréchal-ferrant (il n’y a plus de maréchaux-ferrants).
- J’espérais vaguement être démenti. Après tout, les programmes CM3-CM4 auraient pu être conçus comme des « programmes de transition » pour la remise à niveau des sixièmes et des cinquièmes. Mais l’idée de « programmes de transition » donne des boutons au type des programmes.
- J’espérais au moins que mon interprétation du « projet occulte » du GRIP (ou de son secrétaire général ?) puisse servir, si elle était juste, à une prise de conscience. Après tout, il ne s’agissait peut-être pas d’un « projet occulte » mais d’une logique inconsciente, partant du souci légitime (et que nous partageons tous) d’une remise en ordre du primaire tel qu’il existe aujourd’hui. Dans cette version optimiste des faits, il n’y aurait donc pas eu l’intention de reconstruire l’ancien « ordre du primaire » mais le prolongement involontaire du projet initial dans une voie sans issue. J’espère encore que la majorité des membres du GRIP et des instituteurs engagés dans le réseau SLECC ne partagent pas cette logique suicidaire (et assassine pour les élèves).
- Je partage enfin les inquiétudes de Dobolino sur une sélection trop précoce. Il ne faudrait pas retrouver en fin de cinquième les effets pervers de l’orientation en CES ou CEG, effets pervers qui justifièrent en grande partie la création du « collège unique », laquelle entraîna à son tour de nouveaux effets pervers. Tout cela demande une réflexion approfondie que l’on pourrait poursuivre sur http://avenirdelecole.aceboard.fr/. Ce forum s’endort à nouveau, entre autres raisons parce que je n’ai pas voulu battre le rappel des anciens inscrits et que je n’ai pas trop de temps à y consacrer. Mais il s’agit d’un forum public et pas d’une liste réservée. Le type des programmes peut donc nous éclairer, s’il le souhaite, sur ce qu’il envisage après le CM4 si tant est qu’il y ait un avenir pour les élèves après l’âge de 12 ans sans passer par les « vieux lycées » d’où venait tout le mal.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 17 novembre 2007
Dobolino, j'ai un truc comme ça pendu au dessus de mon lit, avec une jolie petite cloche, et une inscription en japonais.
Mais il ne se passe rien : ça doit vouloir dire "made in Japan" !
Ecrit par : yann | 17 novembre 2007
C'est un chagrin pour moi de penser aux dégâts irrémédiables, causés par ses théories pour des générations d'élèves, que vous dénoncez ici MAIS je voudrais vous demander pourquoi l'Education Nationale a-t'elle suivi cette pente?
Ecrit par : cafécalva | 17 novembre 2007
Vous pouvez rajouter mes compliments pour vos analyses à ceux de MàC, cafécalva.
Vous répondez en grande partie à cette question quand vous décrivez l'habileté politique du personnage, l'aspect "sectaire" de son action et de sa pensée et quand vous écrivez : "en France, la simplicité passe pour de la bêtise."
J'ajouterais la culture du ressentiment et le nihilisme, ce que René Girard, à la suite de Dostoïevski, appelle "l'esprit du sous-terrain".
Ce genre de personnages a été également excellement campé par le grand Nicolas Gogol dans le Nez, le Révizor et les Ames mortes.
Virtuoses de l'imposture, ils agissent à la manière des escrocs; ils jouent la carte du charme; enveloppés de brumes, ils se meuvent aux frontières du fantastique, dans une dimension tragico-comique insidieusement maléfique.
Ecrit par : Robin | 17 novembre 2007
- Je partage enfin les inquiétudes de Dobolino sur une sélection trop précoce. Il ne faudrait pas retrouver en fin de cinquième les effets pervers de l’orientation en CES ou CEG, effets pervers qui justifièrent en grande partie la création du « collège unique »,
Je sais que ça n'est pas politiquement correct, Pedro, mais je ne suis pas d'accord.
Je pense que c'est justement la suppression progressive, au fil des années, de toute sélection (CPPN, 3ème et 4ème technologiques, classes d'aide et de soutien, passages automatiques) qui a eu des effets pervers.
C'est la nécessité de "gérer des classes hétérogènes" et de "s'adapter à de nouveaux publics", nécessité présentée comme un absolu politique et moral qui a fait baisser les exigences.
Les méthodes pédagogiste se sont greffées sur ce parti-pris avec leurs faux remèdes-miracles qui ont aggravé le mal qu'elles prétendaient soigner.
Leur fonction première étant de culpabiliser les enseignants.
La vérité que personne ne veut dire, c'est que dans la majorité des établissements, on s'est aligné sur ces élèves-là au nom du "progrès social" et de l'égalité des chance".
Le problème est que cette façon de voir et de faire n'a abouti ni à l'un, ni à l'autre.
Ecrit par : Robin | 17 novembre 2007
Christophe, vous avez l'oreille dure ce matin! Inspirés par de bons sentiments et par une politique de gauche, l'Ecole offre aujourd'hui aux élèves des programmes et des pratiques citoyenno-abêtissants; ces pratiques affaiblissent tous les enfants notamment les plus nécessiteux; les renforcements extérieurs (parents, privé) sont donc de plus en plus déterminants; les enfants significativement aidés à la maison (une petite minorité) parviennent encore à s'en tirer (quoique de moins en moins) ; l'Ecole doit donc faire ses devoirs (instruire et non jouer ou "s'ouvrir au monde" ou éduquer à tout et à rien) car ils ne se font pas ailleurs. Cette évidence mérite pourtant d'être rabâchée, surtout aux collègues du SNES.
Ecrit par : Philippe | 17 novembre 2007
Faites votre boulot les gars ! En tous cas ce n'est pas du côté du CNRS qu'on va vous aider, ils sont trop occupés à réformer l'orthographe et à se chercher des financements dans la pompe à phynance (vous voyez Jarry y avait pensé avant eux et même à toutes les réformes impossibles grâce à son père Ubu).
Ecrit par : iPidiblue dans la trappe à profs | 17 novembre 2007
"Christophe, soyez honnête :
1) Vous lisez mes posts.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 novembre 2007
Alors, il doit être un des seuls ;-))
Ecrit par : yann | 17 novembre 2007
Yann, si vous lisez mes posts à Christophe, c'est que vous lisez mes posts !
Il y a un fossé culturel entre nous : je ne comprends pas le manque de logique des "djeuns".
Je ne suis pas forte en maths, mais j'arrive à aider des enfants qui n'ont plus d'esprit logique.
Les séquelles des maths modernes et les séquences, l'ORL pratiquée en français et dans les langues vivantes, la suppression de toute chronologie en littérature et en histoire ont détruit l'esprit logique intuitif, me semble-t-il chez tout être humain, moi qui ne fais pas de pari sur la non-existence de l'intelligence de l'enfant.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 novembre 2007
J'approuve complètement les deux derniers intervenants , Robin et Philippe.
Gérer des classes hétérogènes à l'excès, c'est mission impossible; c'est mortel!
Pourquoi voit-on de plus en plus ces situations où l'on demande aux êtres humains de faire le grand écart?
(c'est curieux! je pense au contenu de ces lettres du préfet Erignac révélées aujourd'hui dans les journaux où il parle du piège dans lequel il est pris)
Il faut des filières après l'école primaire pour s'adapter finement à chaque élève et des passerelles car, dans le temps, les enfants peuvent changer,
surtout, que chaque filière soit bien considérée, ce qui n'est pas le cas actuellement.
Mais , déjà, le niveau de rémunération des bac +5, ingénieurs, professeurs, débutants n'est pas supérieur à celui
de certains artisans, commerçants ....
Ecrit par : edith | 17 novembre 2007
"et Meirieu un fripon."
Encore une pauvre élève martyrisée par la méthode global.
La pauvre confond toujours le 'fr' et le 'vr' et aussi le 'p' et le 'c' (pas si simple qu'on veut bien le croire) , ce qui donne pour ceux qui savent lire 'correctement':
"et Meirieu un vricon."
:ange:
Ecrit par : toto | 17 novembre 2007
Merci Robin.
Ecrit par : cafécalva | 17 novembre 2007
Né le : ////29 novembre//// 1949
Ceci explique bien des choses.
Je le plains, il a dû en chier grave ....
D'ailleurs il en chie encore, c'est évident ... :ange:
Ecrit par : toto | 17 novembre 2007
Je sais que ce n'est pas le lieu de parler économie, mais comme disait Alphonse Allais "Tout est dans tout et réciproquement",
Je signale un livre paru aux éditions du Rocher "Le livre noir du libéralisme" (préface de M. Rocard) de l'économiste Pierre Larrouturou dans lequel il s'inquiète d'un risque de récession, voire d'une crise économique mondiale comme en 1929.
Il analyse la système aberrant (et parfaitement immoral) des "sub-primes" aux E.U. et la panique bancaire en G.B. Le livre comporte une analyse critique de la situation actuelle de la Gauche (l'auteur est lui-même au P.S.) et fait des propositions pour une politique anti-chômage qui ne dépende pas d'une croissance improbable.
Une fois la parenthèse Sarkozy refermée (je ne comprends rien à ce qu'il dit et à ce qu'il fait et je ne sais même pas s'il le sait lui-même), je continue à croire à l'alternative d' une alliance des démocrates chrétiens avec François Bayrou qui incarne ce qu'il y a de meilleur dans l'héritage gaulliste et la partie la plus intelligente de la Gauche.
Je n'ai aucun intérêt à dire cela actuellement, mais je ne suis pas de ceux qui renient leurs convictions et je pense que l'avenir me donnera raison.
Ecrit par : Robin | 17 novembre 2007
Ca ne vous a pas choqué, vous, quand il a dit au marin breton qui le demandait si ça ne le gênait pas de s'augmenter son salaire de 150% alors qu'une majorité de Français n'arrivaient pas à vivre correctement: "Viens ici si t'es un homme !". Quelle vulgarité.
Même Fillon qui aurait dû et voulait aller en Bretagne, mais qui s'est fait, comme d'habitude, souffler la vedette, donne des signes de lassitude.
Vous imaginez de Gaulle, Pompidou, Giscard, Chirac, Mitterrand dire ça ? Bernard Tapie à la rigueur.
Ecrit par : Robin | 17 novembre 2007
Causewitz et René Girard sur France-Culture
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 novembre 2007
C'est vrai Robin, Mitterrand qui dîne avec Bousquet c'est tellement plus distingué ...
Ecrit par : iPidiblue se tient bien sur le blog | 17 novembre 2007
Yann, si vous lisez mes posts à Christophe, c'est que vous lisez mes posts !
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 novembre 2007
Je fais comme Christophe : je lis le début, et dès que je reconnaît l'auteur (l'auteuse ?) à son style, je zappe.
Idem pour Cadichon et Toto.
Sinon j'y passerais mes journées, et je n'ai pas que ça à faire.
( Tiens, à propos, si Henri nous lit encore, j'espère qu'il se porte bien, et qu'il a lâché sa canne. )
Ecrit par : yann | 17 novembre 2007
C'est vrai Robin, Mitterrand qui dîne avec Bousquet c'est tellement plus distingué ...
Ecrit par : iPidiblue se tient bien sur le blog | 17 novembre 2007
J'ai vu moi aussi l'émission hier sur René Bousquet (je n'y ai rien appris que je ne savais déjà).
Je parlais de la dignité de la fonction présidentielle.
Je pense que NS ne se comporte pas toujours comme devrait le faire un président de la République.
Je n'aimais pas particulièrement Mitterrand, mais il me semble qu'il avait tout de même pris la mesure de la fonction.
Ecrit par : Robin | 17 novembre 2007
Les séquelles des maths modernes et les séquences, l'ORL pratiquée en français et dans les langues vivantes, la suppression de toute chronologie en littérature et en histoire ont détruit l'esprit logique intuitif, me semble-t-il chez tout être humain, moi qui ne fais pas de pari sur la non-existence de l'intelligence de l'enfant.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 novembre 2007
Pas compris.
Pas écrit en français.
Qu'est-ce que ce "moi qui" vient faire ici ? Seriez-vous le dernier être humain logique ? Ou Dom Quichotte en guerre contre l'"illogiquitude" ?
PS : si vous lisiez autre chose que vous-même, vous sauriez que je suis loin d'être "djeun".
Ecrit par : yann | 17 novembre 2007
Je tiens les antibistes pour des vendeurs de cravates, mais j'ai la plus haute estime pour le tabagiques : j'en suis un.
Ecrit par : guy morel
Dans mon bahut, jusqu'à l'arrivée du susdit, le tabagisme était un signe infaillible d'appartenance à FO.
Si je souligne ce petit travers du sous-chef, c'est que c'était la seule manifestation de vie que je lui connaissais jusque très récemment. Il est inopinément arrivé chez nous (à notre grand dam : son prédécesseur était fort apprécié et a été muté, à sa demande, in extremis) le premier septembre, j'ai su son nom vers le 25 du même mois, j'ai entendu sa voix le 15 octobre, et c'est il y a trois jours que je lui ai pour la première fois serré la main.
Bon, et puis, comme il est antibiste et qu'il croit que tout le monde l'est (comme certains à gauche pensent qu'il est impensable d'être de droite), j'ai peut-être surinterprété : est-ce bien du tabac qu'il fume ?
Ecrit par : Moot | 17 novembre 2007
Mais , déjà, le niveau de rémunération des bac +5, ingénieurs, professeurs, débutants n'est pas supérieur à celui
de certains artisans, commerçants ....
Ecrit par : edith | 17 novembre 2007
Le chiffre collé après "bac+" est un élément du niveau de rémunération, mais il n'est pas le seul. Les risques et les contraintes de toutes sortes doivent être pris en compte.
Un artisan ou un commerçant bossent un peu plus d'heures qu'un prof, non ?
Ecrit par : yann | 17 novembre 2007
Oui ! je vois ... au fond Mao avait une haute idée de la dignité de la fonction de président de la Chine, et d'ailleurs il est encore adoré par la population chinoise qui a oublié les cinquante ou soixante millions de leurs compatriotes qu'il a fait tuer.
Au fond le grand tort d'Hitler c'est de ne pas avoir gagné la guerre, il serait un héros national sinon.
Finalement Robin, vous allez me faire aimer Sarkozy !
Je vous laisse enseigner à vos élèves que la fin justifie les moyens du moment qu'on est le dernier survivant.
D'ailleurs vous aurez avec vous le plus grand nombre car la loi de la vie c'est quand même celle-là.
Je n'ai jamais vu un homme riche et puissant abandonné, au fond votre morale des apparences c'est exactement celle que vous dénoncez à longueur de colonnes sur ce blog mais vous n'en êtes même plus conscient.
C'est la différence entre vous et un capitaliste qui lui le sait cyniquement et dont l'hypocrisie est juste de convention pour sauvegarder les apparences.
Ecrit par : iPidiblue philosophe | 17 novembre 2007
Je m'aperçois avec terreur que j'avais utilisé la bien trop sociologisante désignation de "Chef du Moloch" dans ma dernière prière.
Je reformule donc ma prière du soir (qu'on peut aussi faire le matin ou au cours d'une interclasse) au Maître du Moloch :
"Oh Grand Darcos, Toi dont l'Oracle est à Montpellier, Toi qui ne dit ni ne cache, nous T'en supplions, signifie nous."
Une prière destinée à devenir communautaire se doit d'être simple et irréprochable aussi je prie mes congénères d'en améliorer le fond comme la forme*.
NB : J'ai mis des majuscules partout pour accentuer la gravité rituelle de l'émanation attendue amis aussi pour faire plus chic.
* quand on pense à la formidable sophistication atteinte par le Notre Père ...
Ecrit par : dugong | 17 novembre 2007
- J’espérais au moins que mon interprétation du « projet occulte » du GRIP (ou de son secrétaire général ?) puisse servir, si elle était juste, à une prise de conscience. Après tout, il ne s’agissait peut-être pas d’un « projet occulte » mais d’une logique inconsciente, partant du souci légitime (et que nous partageons tous) d’une remise en ordre du primaire tel qu’il existe aujourd’hui. Dans cette version optimiste des faits, il n’y aurait donc pas eu l’intention de reconstruire l’ancien « ordre du primaire » mais le prolongement involontaire du projet initial dans une voie sans issue. J’espère encore que la majorité des membres du GRIP et des instituteurs engagés dans le réseau SLECC ne partagent pas cette logique suicidaire (et assassine pour les élèves).
écrit Pedro Cordoba.
Pedro, Pedro, Pedro,
Tu m'inquiètes. Je te sens nerveux. Je te taquine ( le "surplomb universitaire" cela marche à tous les coups) et tu bondis, tu vaticines, et même tu me psychanalyses. Te voilà fouillant dans les méandres de mon inconscient où, rejetant l'hypothèse d'un "secrétaire général du GRIP" ourdissant un complot - sans doute en compagnie de son vieux complice Delord et bien sûr dans le dos des instits du réseau SLECC - pour en revenir à "l'ordre primaire ancien", tu découvres la logique suicidaire ( et "assassine pour les élèves" ) qui inspirerait l'action du GRIP.
Cela me peine d'avoir à te le dire, mais j'ai l'impression que tu as une légère tendance à prendre les autres - je veux dire tous ceux qui ne sont pas toi - pour des ânes. Et aussi peut-être à lorgner avec un intérêt ravivé par la réunion du 7 sur le réseau SLECC, réseau qu'un guide aussi éclairé que toi saurait sans nul doute conduire vers des horizons radieux.
À toutes fins utiles, je transmets d'ailleurs ton message et ma réponse à tous les instituteurs du réseau SLECC. Je ne doute pas qu'ils seront touchés par ton zèle à les prévenir du danger qui les menace s'ils continuent à écouter les dangereux illuminés que nous sommes.
GM
secrétaire du GRIP ( pas "secrétaire général" : le GRIP n'est pas le PS, le PCF ou l'UMP et n'a pas de fédérations)
Ecrit par : guy morel | 17 novembre 2007
"Christophe, soyez honnête :
1) Vous lisez mes posts.
Anne-Marie."
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 novembre 2007
Quand il y n'y a pas de copié-collé et qu'ils font moins de sept lignes, oui. Comme Yann, je pense!
"et puis aussi une flûte pour commencer la musique!"
Ecrit par : Philippe | 17 novembre 2007
PITIE, NON !!!!"
Ecrit par : yann | 17 novembre 2007
Vous aussi, yann, vous pensez que Philippe a beaucoup d'humour? (J'en profite donc, par "la présente", pour répondre également au dernier post que m'envoie Philippe.)
"- Etant moi-même antiantibiste et tabagique, nous avons au moins deux points communs"
Ecrit par : Pedro Cordoba | 17 novembre 2007
Je confirme... Au moins pour le tabagisme! :-)
Robin, je ne savais pas que Larrouturou était maintenant au PS... Il s'est droitisé, ou quoi?
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 novembre 2007
Je vous laisse enseigner à vos élèves que la fin justifie les moyens du moment qu'on est le dernier survivant.
D'ailleurs vous aurez avec vous le plus grand nombre car la loi de la vie c'est quand même celle-là.
Je vous dirais bien le fond de ma pensée en deux mots bien sentis, mais je me retiens.
Si je donne aux gens, et ne serait-ce qu'à vous, l'impression par mes interventions sur ce blog de cautionner l'idée que "la fin justifie les moyens du moment qu'on est le dernier survivant", je crois que je vais arrêter mes interventions.
Je ne prendrais pas la peine de vous expliquer les raisons personnelles et familiales pour lesquelles ce genre de "philosophie" me fait profondément horreur.
Mais je ne le fais pas, vous seriez encore capable d'utiliser la dérision.
Décidément, je n'aurais pas aimé vous avoir comme élève.
Et heureusement que je prends bientôt ma retraite car il y en a de plus en plus des comme vous.
Ecrit par : Robin | 17 novembre 2007
(il n’y a plus de maréchaux-ferrants).
Ecrit par : Pedro Cordoba | 17 novembre 2007
Effectivement, le manque est criant! Grave pénurie de maréchaux-ferrants expérimentés et compétents qui se concentrent dans les zones où la concentration chevaline au kilomètre carré est compatible avec des tarifs accessibles.
Ceci dit, ça ne ferait pas une classe d'âge mais si les propriétaires de chevaux acceptaient de payer un prix décent et de faire venir régulièrement le maréchal-ferrant pour leurs tondeuses à gazon vivantes, ce serait un débouché professionnel possible.
Ecrit par : dobolino | 17 novembre 2007
Robin, je ne savais pas que Larrouturou était maintenant au PS... Il s'est droitisé, ou quoi?
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 novembre 2007
Dans l'interview que j'ai sous les yeux, il se réclame du Parti socialiste et il dit qu'il a lancé une pétition sur son site nouvelle gauche.fr
Je recopie un passage :
"Vous êtes un responsable du Parti socialiste. Pourquoi n'entend-on pas plus votre Parti sur ces enjeux économiques et sociaux ?
- La gauche est incapable de penser le XXI ème siècle, incapable de penser un nouveau contrat social. Comme le disait Pierre Mendès-France, le rôle de la Gauche est "d'accoucher une société nouvelle". Hélàs, elle ne fait qu'accompagner les évolutions, en améliorant les choses à la marge. Quant au PS, il a été incapable depuis cinq ans de se mettre au travail. En violation de ses statuts, aucune convention thématique n'a été organisée depuis le 21 avril 2002."
Ecrit par : Robin | 17 novembre 2007
Test (mon post passe pas !)
Ecrit par : Kap | 17 novembre 2007
La prière au Grand Moloch...
Ce ne serait pas plutôt: "Toi qui ne dis ni ne caches..."?
Ecrit par : Jean | 17 novembre 2007
Né le : ////29 novembre//// 1949
Ceci explique bien des choses.
Je le plains, il a dû en chier grave ....
D'ailleurs il en chie encore, c'est évident ... :ange:
Ecrit par : toto | 17 novembre 2007
T'as quelque chose contre ceux qui sont nés un 29 novembre? Chirac et moi aussi, alors ça ne veut rien dire.
Ecrit par : dobolino | 17 novembre 2007
Bof Robin ! Je parie que vous avez voté Mitterrand en 1981 et 1988 ... moi pas !
Et puis je suis le seul pauvre ici - relativement aux autres français - et je ne dois rien à personne et surtout pas à des professeurs ... alors pensez et même dites ce que vous voulez à mon sujet !
La nature humaine est ce qu'elle est ... mais comme vous avez devant vous encore deux ou trois décennies d'existence peut-être, vous verrez que le fond est inchangé.
Les dernières déclarations de Sadad Al Husseini sur les réserves de pétrole qui sont surestimées laissent à penser que nous allons au devant de gros ennuis à l'échelle mondiale peut-être de nouvelles guerres comme en Irak mais encore plus importantes. A moins que l'on soit un peu plus réaliste politiquement parlant ... en tout état de cause ce ne sont pas vos niaiseries que l'on doit écouter concernant la vulgarité de Sarkozy qui vont résoudre ce genre de problème, la politique mondiale n'est pas un concours d'élégance !
Ecrit par : iPidiblue et l'esthétisme politique | 17 novembre 2007
Ecrit par : dobolino | 17 novembre 2007
"La prière au Grand Moloch...
Ce ne serait pas plutôt: "Toi qui ne dis ni ne caches..."?"
Horreur et damnation ! On essaye de soigner la sémantique et la grammaire en profite pour s'esbigner...
Ecrit par : dugong | 17 novembre 2007
J'ai vu moi aussi l'émission hier sur René Bousquet (je n'y ai rien appris que je ne savais déjà).
Ecrit par : Robin | 17 novembre 2007
Moi non plus, mais mon fils a regardé avec nous. La télé, ce n'est pas seulement pour nous tous seuls. Ce qui est dommage, c'est que ce sont toujours les mêmes qui regardent
Je soupçonne fortement "Mitterand ami de Bousquet" d'être le facteurs favorisant principal de l'explosion des métastases osseuses de mon grand-père décédé en février 1994 de l'exactement même maladie que Mitterand d'ailleurs. La goutte d'eau qui fait déborder le vase.
Ecrit par : dobolino | 17 novembre 2007
J'essaie en plusieurs fois :
Quelques alti 1 :
- "Bist du bei mir", de Bach, par Andreas Scholl (en live, et je crois que c'est Gustav Leonhardt : http://download.yousendit.com/4AE8E4C772FC4513
- "Non temer : d'un basso affetto", de Rossini (Maometto II), par Ewa Podles : http://download.yousendit.com/A1F25BAF7BF0D27C
Ecrit par : Kap | 17 novembre 2007
"Oui, oui ,oui...sauf Andréas Scholl ! (je crois qu'il faut dire "haute contre" pour un homme, non ?)"
Robin
On dit haute-contre, contreténor, comme l'a écrit Dobolino... Sauf qu'au départ, le haute-contre est un ténor archi-léger capable d'atteindre un registre d'alto en voix naturelle (un ténor genre Hugues Cuenod ou Jean-Paul Fouchécourt) , alors que le contreténor est un chanteur qui chante toujours en voix de fausset. La tessiture des contreténors dépendant de leur voix naturelle, elle varie selon le chanteur. Andreas Scholl, qui est naturellement baryton, est un contreténor alto (un contralto, donc). David Daniels, grand contreténor américain et ancien ténor, est plutôt mezzo. Et notre petit Français Jarrousky (un "chanteur" qui m'insupporte au possible) a longtemps tenu des rôles de sopranistes. Ces voix, qui existaient déjà à l'époque des castrats, n'ont pas grand chose à voir avec les voix de ces derniers, soit dit en passant (René Jacobs lui-même dit qu'on a plus de chances de se faire une idée de ce qu'était les voix de castrats en écoutant la mezzo américaine Marilyne Horne qu'en écoutant n'importe quel contreténor). Je ne suis, quant à moi, pas une grande fana des contreténors, mais j'adore Andreas Scholl.
"Ah! Les Leçons de Ténèbres de Couperin par des Hautes-contre!! J'ai deux versions, un vieux vinyl chanté par des hommes (René Jacobs et Vincent Darras) et un CD chanté par des femmes. Rien à voir! Depuis que j'ai remis ma platine disques vinyl en état, je n'écoute plus la version voix de femmes."
Dobolino
J'ai toujours eu énormément de mal avec la voix de René Jacobs, que je considère pourtant comme un grand artiste. Et je dois dire que je n'ai été convaincue par aucun des enregistrements (mâles ou femelles) des Leçons de Ténèbres que j'ai entendus, sauf par celui de Jordi Savall avec Montserrat Figueras, réalisé pour "Tous les matins du monde". Savall n'a malheureusement enregistré que la troisième leçon.
Voilà, le trollage musical est terminé. Bonne digestion en musique à tout ceux qui téléchargent en ce moment.
Ecrit par : Kap | 17 novembre 2007
Quelques alti 2 :
- "Prigionier che fa ritorno", de Mozart (La Betulia Liberata), par Nathalie Stutzmann : http://download.yousendit.com/673727E513670584
- "Ave Maria" , de Schubert, par Marian Anderson : http://www.yousendit.com/transfer.php?action=download&ufid;=22CC18314D478CAF
Et, comme je ne l'ai pas en mp3, un lien youtube vers un air du Messie par la même Marian Anderson : http://fr.youtube.com/watch?v=OZoqU_-J-UY
Je n'ai pas non plus Maureen Forrester en mp3, je vous dirige donc vers youtube, où Mme Forrester (la dame qui est à genoux, au début) chante "The Medium" de Menotti. Le temps de sa splendeur était alors passé mais la voix, et surtout, la performance, restent remarquables : http://fr.youtube.com/watch?v=uReeJn3v0EM
- et un des Kindertotenlieder de Mahler par Kathleen Ferrier, à la demande d'Anne-Marie : http://download.yousendit.com/A4A3EAA87FA0E9EB
Si vous ne voulez pas enregistrer les morceaux, vous pouvez vous contenter de les ouvrir en cliquant sur... "ouvrir" , dans la fenêtre pop-up qui apparaîtra après que vous aurez cliqué sur "download".
Ecrit par : Kap | 17 novembre 2007
Rectif :
- "Bist du bei mir", de Bach, par Andreas Scholl (en live, et je crois que c'est Gustav Leonhardt ... qui l'accompagne au clavecin).
Il manquait un bout.
Ecrit par : Kap | 17 novembre 2007
Et évidemment, mes messages ne sont pas dans l'ordre. *grrr*
Ecrit par : Kap | 17 novembre 2007
Bof Robin ! Je parie que vous avez voté Mitterrand en 1981 et 1988 ... moi pas !
Et puis je suis le seul pauvre ici - relativement aux autres français - et je ne dois rien à personne et surtout pas à des professeurs ... alors pensez et même dites ce que vous voulez à mon sujet !
J'ai effectivement voté Mitterrand en 81, mais pas en 88.
Je n'ai aucun préjugé à votre égard. Je trouve sincèrement dommage qu'aucun de vos professeurs ne vous ait rien apporté ou que vous le ressentiez ainsi.
Je ne suis pas aussi optimiste que vous sur "les années qui me restent à vivre". Merci quand même.
Je suis d'accord sur les graves dangers d'une crise économique mondiale avec les conséquences sociales, voire militaires qui se profilent à l'horizon.
A cette crise que l'humanité a déjà connue dans les années 30 se surajoutent les dangers environnementaux (réchauffement climatique) et nucléaires (en Iran et au Pakistan par exemple).
Des foyers d'instabilté et de crise grave Au Moyen-Orient, mais surtout en Chine avec un risque de recession et de "fascisation" du communisme chinois et d'agression militaire contre Taïwan.
Il y a évidemment un rapport avec l'économie américaine (la Chine est une créancière importante des E.U. à travers l'achat de bons du Trésor américains) et le risque de récession aux E.U., puisque la Chine doit son développement essentiellement à ses échanges commerciaux avec l'Amérique du nord.
Ecrit par : Robin | 17 novembre 2007
Si ! si ! mes instituteurs qui m'ont appris à lire, je les ai bien aimé ! D'ailleurs je trouve que le titre d'instituteur est très beau alors que professeur des écoles ça fait collage, peut-être qu'au fond la décadence de l'école primaire c'est quand on a voulu singer les collèges et les lycées en donnant ce titre de PE et qui plus est formé par les IUFM ?
Figurez-vous que j'ai fréquenté deux écoles primaires : Jules Ferry et Jean Jaurès, difficile de faire plus républicain !
Ecrit par : iPidiblue poulet élevé à l'école primaire | 17 novembre 2007
Moi je serais professeur des écoles je demanderais (aux enfants comme aux adultes) à ce qu'on m'appelle Monsieur l'Instituteur !
Je ne me refuserais rien tant qu'à faire !
Ecrit par : iPidiblue vanité des vanités | 17 novembre 2007
"On dit haute-contre, contreténor, comme l'a écrit Dobolino... Sauf qu'au départ, le haute-contre est un ténor archi-léger capable d'atteindre un registre d'alto en voix naturelle (un ténor genre Hugues Cuenod ou Jean-Paul Fouchécourt) , alors que le contreténor est un chanteur qui chante toujours en voix de fausset."
Faux! En principe, le haute-contre chante également toujours en voix de tête naturelle!
"Et notre petit Français Jarrousky (un "chanteur" qui m'insupporte au possible) a longtemps tenu des rôles de sopranistes. "
Dobolino
Je l'ai vu en concert "par chez moi" l'année dernière. Je le trouve génial, musicalement et par sa tenue scénique.
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 novembre 2007
Je me demande si j'aurais été le même si j'avais fréquenté l'école Pierre Perret et l'école Coluche ?
Bon, ce sont des réflexions de vieux con, n'en tenez pas compte si vous voulez me mettre une note de fin d'année !
Ecrit par : iPidiblue merde alors ! | 17 novembre 2007
Pour vous détendre :
http://www.voutch.com/new/2006_galerie/pire/pire05.html
Ecrit par : yann | 17 novembre 2007
"Faux! En principe, le haute-contre chante également toujours en voix de tête naturelle!"
Chrsitophe
C'est pas Dobo, c'est moi.
Bon, vu tous les grands débats qu'il y a eu et qu'il y a toujours actuellement chez les musiciens sur ce sujet, vu que le vocabulaire n'a pas la même signification chez les uns et chez les autres, je précise mes propos et je m'arrête là histoire de ne pas pourrir le blog.
Donc, quand je dis "voix naturelle", je parle d'une voix qui n'est pas de fausset, c'est à dire : une voix qui n'est pas de tête, avec des aigus qui ne sont donc pas chantés "en arrière" du palais de la bouche, comme disent les deux professeurs de chants que j'ai eus jusqu'ici. Andreas Scholl lui-même fait la différence entre sa voix de tête et sa voix naturelle ("mixée", comme diraient certains chanteurs) parlée-chantée qu'il utilise sur ses disques pop et qui est un voix de baryton. Donc, le contreténor chante presque toujours en voix de fausset et n'utilise généralement que peu sa voix de poitrine (vu que c'est très difficile à faire quand on utilise la voix de tête en permanence et que ca peut sérieusement abîmer les cordes vocales si on n'a pas une technique bien au point - dixit Andreas Scholl). David Daniels précise bien lui-même qu'il n'utilise pas la même voix maintenant que quand il était ténor.
Le haute-contre, au départ (mais maintenant, on dit haute-contre pour les contreténors) était une voix très utilisée dans les opéras français du XVIIe (le rôle de Platée est un rôle de haute-contre) et c'était donc une voix de ténor naturellement très aiguë (pensez en gros à Balavoine, désolée pour le mauvais goût) pouvant atteindre des notes parfois aussi aiguës que celles des alti féminins, sans "chanter en arrière" (en "voix de tête", diraient d'autres, le vocabulaire est flou). Ce qui ne veut pas dire que le haute-contre ne chantait jamais en voix de tête. Voilà.
Le seul spécimen de vrai haute-contre qui soit, à ma connaissance, en activité actuellement, est Jean-Paul Fouchécourt (qui ne sonne définitivement pas comme Scholl, Daniels, Cencic et consorts) et on le qualifie souvent de ténor.
Il suffit d'écouter Fouchécourt pour se rendre compte qu'il n'a pas le même "son" qu'un contreténor : http://multimedia.fnac.com/multimedia/asp/audio.asp?Z=Airs+d'Op%e9ra&Y;=2021481&T;=Charmant+bacchus&N;=Fouch%e9court&P;=Jean-Paul&M;=Naxos&E;=0747313299324&V;=1&I;=13&G;=E&audio;=/4/2/3/0747313299324A13.ra
"Je l'ai vu en concert "par chez moi" l'année dernière. Je le trouve génial, musicalement et par sa tenue scénique."
Christophe
Très bien, mais Jarrousky m'insupporte quand même.
Je retourne nettoyer ma cuisine.
Ecrit par : Kap | 17 novembre 2007
C'est votre droit le plus strict, Kap! Goût musical parfait, technique exceptionnelle, très agréable en scène... Mais vous avez (évidemment) le droit de ne pas le supporter! J'ai, personnellement, un rejet naturel pour les personnages starisés circonstanciellement, mais je suis tombé sous son charme (musical), et n'arrive pas à lui trouver de défauts, malgré sa victoire de la musique il y a quelques années (trois?). Est-ce la perfection qui énerve, parfois? Vaste débat, comme dit l'autre!
Pour le reste de votre message, les choses sont effectivement parfois assez floues entre ce qui est "de tête" ou non. Un fausset extrêmement travaillé peut devenir naturel.
Pour ce qui est de "pourrir le blog", il vaut mieux développer ces sujets, à mon sens, que sortir sempiternellement les mêmes insultes anti-Meirieu. C'est plus constructif, je pense!
Avez-vous regardé le reportage consacré à Fritz Wunderlich, il y a quinze jours?
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 novembre 2007
Pour une école appelée "Jules", je préfère mon école Jules Renard.
Ferry en plus , c'est un nom bateau.
Ecrit par : Blu | 17 novembre 2007
Si ! si ! mes instituteurs qui m'ont appris à lire, je les ai bien aimés ! D'ailleurs je trouve que le titre d'instituteur est très beau alors que professeur des écoles ça fait collage, peut-être qu'au fond la décadence de l'école primaire c'est quand on a voulu singer les collèges et les lycées en donnant ce titre de PE et qui plus est formé par les IUFM ?
Je suis bien d'accord.
Ecrit par : Robin | 17 novembre 2007
Monsieur Cordoba, (et ceux qui liront ce qui suit)
je me permets de répondre à votre post bien que j'ai un peu peur de ne pas être ne pas être à la hauteur vu qu'il semblerait que je ne me sois pas rendue compte du piège que Messieurs Morel et Delord m'ont tendu.
Agée de 50 ans et ayant pas mal bourlinguée dans les entreprises privées (sous-entendu m'étant frottée à une hiérarchie bien plus difficile que celle de l'EN puisqu'un licenciement était toujours possible à la suite d'une confrontation), je pensais ne pas être si naïve.
Alors, malgré mon expérience de la vie (que je vous épargnerai) je me suis jetée dans la gueule du loup sans m'en rendre compte !
De plus, bien avant la rencontre avec M. Delord et M. Morel, j'avais déjà des idées suicidaires et assassines pour mes élèves sans le savoir.
Moi! arrière petite-fille d'immigrés espagnols arrivés en 1907 en France dans un village reculé du Tarn et Garonne, ne parlant pas un mot de français et dont la fille (ma grand-mère paternelle) a commencé sa vie comme fille de ferme en finissant malgré tout, grâce à une institutrice voisine, par passer son certificat puis devenir infirmière et finir après être "montée à Paris" comme fondée de pouvoir d'une banque, moi! dont le père a fini contremaître parce qu'un instituteur s'était mis en tête de lui faire passer aussi son certificat alors qu'il ne pensait qu'à faire l'école buissonière, et dont la femme, ma mère et moi-même, sa fille, lui faisions faire les dictées et les problèmes que je faisais en CM2 en 1967 (règle de 3 surtout) pour passer les examens nécessaires à son "ascension sociale", lui l'électricien condamné aux chantiers aux 4 coins de la France, moi! bercée par cette idée que grâce à ce qu'elle (ma grand-mère) et il (mon père) avaient appris grâce à l'école s'en étaient sortis, moi je me suis fourvoyée en entrant dans un projet occulte !
Merci M. Cordoba de me proposer une liste de discussion pour faire beaucoup mieux que ce que je fais actuellement : c'est-à-dire enseigner la lecture alphabétique et les 4 opérations à des CP, enseigner la grammaire (celle qui apprend à écrire et à parler sa langue correctement) et le calcul en utilisant les nombres concrets et cela en ayant enfin LE DROIT DE LE FAIRE au grand jour. Je pense que l'action du GRIP y est pour quelque chose.
Bon d'accord, je vous l'avoue, j'ai quelques pressions dissuasives de ma hiérarchie proche qui pense tout comme vous que je me fourvoie (peut-être pas pour les mêmes raisons, quoique...) mais que m'importe, depuis 4 ans que je fais la classe SLECC j'ai le remerciement de mes élèves (des anecdoctes toutes mignonnes qui seraient trop longues à vous raconter le prouvent) et je parle des élèves qui étaient en difficulté voire en échec et de leurs parents (j'ai des remerciements émouvants).
- Ne sautez pas sur l'occasion les uns et les autres, surtout les uns, pour caricaturer ce que je dis en répandant que SLECC prétend sauver les élèves en échec. Si on savait le faire, ça se saurait. ;o)).
Par contre, le fait de leur faire classe de façon structurée, progressive les rassurent, leur donne confiance. Ils savent où ils vont et moi aussi. Car lorsque je travaillais comme on me l'avait appris à l'IUFM, je ne savais pas vraiment où j'allais, toujours à inventer des séquences et progressions autour d'un projet plus ou moins parachuté. Maintenant les programmes clairs du GRIP me permettent de construire ma progression claire et structurée.
Les programmes du GRIP, parlons-en. Vous vous rendez compte, même moi petite enseignante d'une école perdue, je peux participer à leur élaboration en apportant ma contribution. Car voyez-vous, Messieurs dames, le secrétaire général et son accolyte nous demandent ce que l'on fait dans nos classes pour que cela fonctionne, Ce que l'on peut réellement demander à des élèves DE NOTRE EPOQUE (avec tout ce que cela sous-entend : famille, télé,...).
Même M. Lafforgue pour son texte sur le calcul nous a demandé notre avis.
ET COMBLE DU COMBLE, ils en tiennent compte !!!
Il y a des défauts c'est certain. Mais il y a une énorme qualité : c'est qu'on attend pas demain pour le faire.
Je vais arrêter là car je m'inquiète déjà de voir ce que je dis repris et disséqué... et je n'aurai pas le temps de répondre car 24 élèves vont devoir travailler la semaine prochaine et je dois préparer tout mon travail en CP et CE1 puisque pas grand-chose de sérieux n'est publié à l'heure actuelle.
Mais heureusement, M. Cordoba va me sortir de là...
Je crois quand même qu'en attendant quelque chose de tangible de sa part que je vais m'appuyer sur le travail des autres "illuminés" de mon acabit qui est mis en commun pour critiques et échanges. C'est aussi ça SLECC.
Je remercie ceux qui sont arrivés jusque là et les prient d'excuser les fautes qui se seront glissées par ci, par là.
Bien à tous,
Julie
Ecrit par : Julie | 17 novembre 2007
et les prie !!!!
Julie
Ecrit par : Julie | 17 novembre 2007
"Même M. Lafforgue pour son texte sur le calcul nous a demandé notre avis." Julie
Ca ne m'étonne pas de Laurent Lafforgue. Cette modestie est le propre des grands et c'en est un.
Croyez-bien, Julie, que personne ne vous jugera sur ce blog, pas moi en tout cas. Je sais lire entre les lignes et votre témoignage m'a beaucoup ému.
Ecrit par : Robin | 17 novembre 2007
"Ce qui nous unit est bien plus important que ce qui nous divise".
Nous devons à des gens comme Julie de rester unis et d'éviter de perdre nos forces et notre temps dans des querelles de chapelles.
Ecrit par : Robin | 17 novembre 2007
Blu ne vous inquiétez pas les jours de Jules Ferry - ce nom bateau comme vous dites - sont comptés et il ne vous encombrera plus longtemps, Ferry le tonkinois cet affreux colonialiste ne fait plus partie de la doxa, pour Jean Jaurès je ne doute pas qu'on arrive à lui trouver des poux dans la tête en cherchant bien, que cent, que mille écoles Coluche fleurissent dans toute la France, ce grand humaniste qui maniait avec humour et légèreté la langue française ! Et puis les restos du coeur c'est quand même autre chose que l'oeuvre de Ferry et Jaurès !
Ecrit par : iPidiblue julesferryen | 17 novembre 2007
"Chirac et moi aussi, alors ça ne veut rien dire.
Ecrit par : dobolino | 17 novembre 2007 "
Pour Chirac, je commence à comprendre, merci :o)))) , pour les filles c'est un chouïa différent :ange:
Je peux expliquer ... :ange:
Ecrit par : toto | 17 novembre 2007
Oh, vous savez, Coluche aurait bien aimé ne pas avoir à inventer les restos du coeur!
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 novembre 2007
Bravo, chère Julie, ce n'est pas moi qui te contredirai !
Mais il est sûr que "tout royaume divisé contre lui-même périra par lui-même !"
Que tous ceux qui veulent une école qui instruise, (et qui ne soit pas transformée en garderie même si elle est citoyenne) comme Pedro Cordoba, Michel Delord, L.Lafforgue, Jean-Paul Brighelli, Guy Morel, s'unissent, et essaient de produire des textes qui puissent servir à tous les échelons de l'EN, en remontant jusqu'au primaire, qui est bien le maillon faible, y compris la maternelle.
Sinon, on arrivera à la fin d'une civilisation, qui est déjà bien entamée.
Lisez ce qui suit. (Je cherche le document)
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 novembre 2007
Et moi d'y aller ! Enfin pour être plus précis d'aller à l'épicerie sociale de Rueil ...
Ecrit par : iPidiblue à la sociale | 17 novembre 2007
Eh attendez, je ne veux pas d'écoles Pierre Perret ou Guevara !
Du reste, l'école Jules Renard où j'ai passé ma scolarité primaire était plutôt moderne à l'époque, et si j'ai fait du "théâtre" (ah bin c'est pour ça, Jules Renard, tiens !) ou de l'expression corporelle, j'en suis sorti sans savoir faire une division.
Ecrit par : Blu | 17 novembre 2007
Merci Julie, Pedro avait jeté le trouble ma logique inconsciente, suicidaire, involontaire, nostalgique, occulte et sans issue. Je n'aurai donc pas besoin de me trouver un psy, ni de me passer en boucle les kindertötenlieder pour mieux pleurer les élèves que j'ai sauvagement assassinés. Mais peut être nous manque-t-il un directeur de conscience dans le parti GRIP ? Etait-ce un message subliminal ?
Pascal, instituteur SLECC
(Je ne me fais pas appeler Monsieur l'instituteur par mes élèves, mais Maître, en toute modestie...)
Ecrit par : Pascal | 17 novembre 2007
J'aime bien les chansons de Pierre Perret mais j'ai idée que c'est pour d'autres raisons que proprement littéraires que tant d'écoles portent son nom
Ne vous inquiétez pas Blu la plupart de ceux qui sortent de l'école Pierre Perret sifflent la Marseillaise dans les stades, vous ne vous en êtes pas trop mal sorti avec votre école Jules Renard !
Ecrit par : iPidiblue et la division des français | 17 novembre 2007
Post-scriptum sur les haute-contre-ténor: Kap a 100% raison et s'en explique avec clarté et compétence. Jajouterai que le haute-contre (ténor très léger donc) est de plus en plus courant car indispensable pour chanter la musique française de Lully à Rameau en passant par Charpentier et Mondonville. Christie en trouve suffisamment pour former un pupitre entier.Les jeunes chanteurs n'essaient plus tous d'épaissir leur voix pour faire du Pavarotti et travaillent leurs aigus agiles qui font aussi merveille chez Rossini. Même chez les amateurs (dans mon choeur que je dirige), ils apparaissent et assurent de jolis aigus légers.
On eut citer Cyril Auvity ou Vincent-Lièvre-Picard parmi les futurs Fouchécourt (tous deux ont brillé dans l'Actéon de Charpentier).
C'était ma minute "y a pas que Sibille qui s'y connaît"
Courage, Julie, vous êtes aussi un espoir, comme beaucoup de jeunes enseignants qui défendent un enseignement structuré et se sont débarrassés bien vite de la bouillie IUFM. Grosse bise
Ecrit par : Cunégonde | 17 novembre 2007
Et par les parents instituteur Pascal, Maître aussi ? Vous avez raison le respect on n'en a jamais de trop ...
Ecrit par : iPidiblue devant le maître | 17 novembre 2007
"dans le choeur que je dirige"
(modestement), honte à moi pour n'avoir point relu!
Ecrit par : Cunégonde | 17 novembre 2007
" Posté le: Ven 19 Oct - 22:29 Sujet du message: Réformer l'orthographe: étude de faisabilité
Réformer l'orthographe: étude de faisabilité
Remarque préliminaire: la question de l'objectivité.
Le débat autour de la réforme de l'orthographe est une vieille bataille en France et, pour cette raison, le simple fait d'en parler peut être considéré comme un moyen de propagande, dans un sens ou dans un autre.
Le présent article voudrait donner toutes les données objectives de la question et rien de plus.
Pour que les choses soient claires, ce qui est présenté ici correspond aux données telles qu'elles sont apparues dans une action où l'on faisait le pari que la réforme est possible et nécessaire.
Liberté est laissée naturellement d'y apporter tout point de vue adverse, différent ou complémentaire.
Réformer l'orthographe: un problème pratique doublé d'un problème psychologique
Le point de vue des gens de l'art sur la question est bien résumé par la considération de Nina Catach dans "l'orthographe", collection "Que sais-je ?": "Seule une réforme profonde pourrait apporter à l'orthographe du français les améliorations nécessaires et une réforme profonde est aujourd'hui impossible".
1°) Le mirage des réformes modérées empêche toute vraie réforme
La réforme profonde est impossible parce que, instinctivement, le grand public opte résolument pour des aménagements prudents, modérés, ce que l'on appelle parfois "un simple toilettage".
Or, avec une réforme modérée, d'abord, la liste des aménagements à adopter est laborieuse à définir, mais surtout, la dose de déstabilisation des usagers apportée par le changement n'est guère compensée par la satisfaction d'une norme orthographique améliorée.
L'orthographe améliorée garde toujours encore fatalement des incohérences. Par exemple, la réforme Rocard de 1990 proposait dans un premier temps "bonhomie", avec un seul m, à côté de "bonhomme", avec deux m.
En fait, d'un point de vue pratique, une réforme radicale est beaucoup plus facile qu'une réforme modérée parce qu'elle aboutit à une règle simple, où l'écriture est déterminée simplement à partir de la prononciation par la règle phonétique: "Une lettre par son, un son par lettre".
Pour qu'une véritable réforme de l'orthographe ait des chances d'aboutir, la nouvelle écriture doit donc remplir simultanément deux exigences passablement contradictoires:
- elle doit être, dans toute la mesure du possible, phonétique,
- mais elle doit, en même temps, présenter le maximum de ressemblance avec ce que nous avons l'habitude de lire.
Cette nouvelle écriture doit pouvoir être considérée comme acceptable, ou pas trop inacceptable, par le public actuel, bien que celui-ci ne soit pas appelé à être concerné par le changement. L'ancienne et la nouvelle écriture devront présenter entre elles maximum de continuité.
On verra ci-après ( dans 4°))comment un enrichissement de l'alphabet permet de répondre en grande partie à cette double exigence.
2°) La "forteresse orthographe" protège notre nécessaire norme collective d'écriture
La forteresse orthographe représente un deuxième obstacle, lui aussi psychologique.
C'est d'abord le fatalisme, l'indifférence, l'idée que la réforme est impossible, le rejet réciproque des responsabilités. A l'Académie Française, on déclare qu'on entérine un changement une fois qu'il est entré dans les faits. Au niveau de l'Education Nationale, comme au niveau du grand public, on attend que l'Académie ait pris une décision pour modifier les usages..
Cet obstacle psychologique est alimenté par le discours entendu par nos écoliers tout au long de leur scolarité, discours qui accumule une somme d'arguments servant ponctuellement à justifier l'orthographe, tels que celui du patrimoine, de l'étymologie, de la nécessaire différenciation des homonymes.
Dans l'autre sens, le discours désabusé qui relativise l'orthographe est quasiment inconnu dans les milieux populaires.
La connaissance de l'histoire de notre langue, qui aboutit elle aussi à un discours désabusé, est réservée à un petit nombre d'initiés. Elle n'apparaît pas dans les manuels qui font connaître les règles d'orthographe, ceci, pour éviter la dispersion, au nom de l'efficacité.
A la base et à l'origine de cet ensemble de convictions qui constitue la forteresse orthographe, les ressorts profonds sont ce qu'on peut appeler le réflexe institutionnel, un comportement dans lequel les gens se mettent spontanément à défendre de manière instinctive et irrationnelle ce qu'ils considèrent comme une grande cause.
3°) Passer du cercle vicieux au cercle vertueux
La "forteresse orthographe" tient en place à cause du cercle vicieux suivant:
La réforme est inconcevable, donc on justifie l'orthographe avec tous les arguments possibles, et donc la réforme est inconcevable.
Si l'on veut passer au cercle vertueux opposé, le cercle vicieux qui précède peut être attaqué en ses deux points: 1°) montrer que la réforme est parfaitement possible et avantageuse 2°) réfuter d'une manière ou d'une autre toute l'argumentation utilisée pour justifier l'orthographe.
On peut alors espérer un basculement lié au cercle vertueux suivant:
La réforme est en route, donc on a le droit de regarder en face les inconvénients de l'orthographe, donc on est de plus en plus convaincu de la nécessité d'une réforme. "
(Forum Parents-professeurs)
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 novembre 2007
Ca ne vous a pas choqué, vous, quand il a dit au marin breton qui le demandait si ça ne le gênait pas de s'augmenter son salaire de 150% alors qu'une majorité de Français n'arrivaient pas à vivre correctement: "Viens ici si t'es un homme !". Quelle vulgarité.
Ecrit par : Robin | 17 novembre 2007
Ce n'est pas exactement ce qu'avait dit le marin breton, qui avait été franchement insultant vis à vis de Sarko, en lui prêtant au vocatif des moeurs "dont rigoureusement ma mère m'a défendu d'parler ici", aurait dit le regretté Brassens.
Le président a donc répondu à l'injure par la grossièreté, plutôt que la vulgarité -- ce qui ne l'empêche pas d'être vulgaire AUSSI, de la vulgarité des riches sans culture et sans classe : ostentation, clinquant, bracelet en poil d'éléphant, grosse Rolex, faux chic et vrai toc. C'est la droite "bling bling", celle de la "pouffisation du monde" dont parle l'ouvrage de Trétiack et Sirven que j'évoquais ici même il y a quelques jours, "Limite vulgaire". A cette droite-là, on me permettra de préférer le général de Gaulle : la statue du commandeur plutôt que Mascarille.
Ecrit par : FGuichard | 17 novembre 2007
A cette droite-là, on me permettra de préférer le général de Gaulle : la statue du commandeur plutôt que Mascarille.
Ecrit par : FGuichard | 17 novembre 2007
Comme nous sommes nombreux...
Ecrit par : D'Enguell | 17 novembre 2007
Cela me peine d'avoir à te le dire, Pedro, mais j'ai l'impression que tu as une légère tendance (...) à lorgner avec un intérêt ravivé par la réunion du 7 sur le réseau SLECC, réseau qu'un guide aussi éclairé que toi saurait sans nul doute conduire vers des horizons radieux.
Ecrit par : guy morel
Là, c'est indigne de vous, Guy Morel ! Vous semblez soupçonner Pedro Cordoba de vouloir devenir le "grand timonnnier" de SLECC, d'espérer y prendre le pouvoir -- tout comme le fait Julie, d'ailleurs ... Je suis consternée de cette posture : ne pouvons-nous donc pas dialoguer sans que tout de suite ressortent de vieux soupçons de magouilles, de recherche de leadership, de prise de pouvoir occulte ? Pedro pose une vraie question, celle du CM3 CM4 et surtout de là où il mène, -- question à laquelle j'avoue humblement avoir du mal à répondre parce que je ne suis qu'un pauvre prof de prépa qui surplombe comme elle peut ... Et vous réagissez, Guy et Julie, comme le taureau devant la muleta (voyez, Pedro, je fais un gros effort métaphorique ! ), vous démarrez au quart de tour comme s'il n'y avait pas là matière à discuter. Cela me rappelle les pires moments de mes années militantes : l'incapacité à échanger vraiment , et à construire. De ce point de vue, on est encore en plein gauchisme. Deux antipédagos, un parti, trois antipédagos, une scission ! Est-ce cela que vous voulez, Julie et Guy ? Pas moi ! Et si des réunions comme celle du 7 nov. pouvaient servir à la synthèse, ce serait déjà un grand pas. Encore faut-il arrêter de se crisper sur son pré carré...
Ecrit par : FGuichard, furax | 17 novembre 2007
Il n’y a rien à disséquer dans votre message, Julie. Je soutiens, comme je l’ai toujours fait, votre travail, celui de Pascal et celui de tous les instits SLECC. La question ne porte pas sur ce que vous faites aujourd’hui dans le primaire mais sur ce que recouvre la « nouveauté » des classes CM3-CM4. C’est sur ce point que j’attends toujours une réponse claire. Et c’est sur ce point (qui ne concerne pas l’enseignement élémentaire mais une éventuelle prolongation du primaire dans ce qu’est aujourd’hui le collège) que je proposais à Guy Morel (et à tous ceux qui le souhaitent) d’intervenir sur le forum « avenir de l’école ». Parce qu’ici, entre les hautes-contre et les vêtements Armani, on s’y perd un peu. J’insiste pour ce que soit bien clair : le débat concerne les sixième et les cinquième d’aujourd’hui et je ne remets nullement en cause votre enseignement au niveau du primaire. Bien au contraire, je vous en félicite chaleureusement.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 17 novembre 2007
Je ne saisis pas bien l'enjeu réel des passes d'armes entre le SLECC — qui est arrivé en force depuis 24 heures, et dont je salue bien bas les nouveaux disciples — et Pedro Cordoba.
Qu'il y ait des divergences entre théoriciens de l'école à venir, aucun problème — de la discussion naît la lumière, etc. Mais je ne comprends pas le ton légèrement sarcastique (faut-il même dire agressif ?) de certains, seconds couteaux du SLECC (aucun sarcasme dans mon propos, c'est purement hiérarchique, bien sûr…). Encouragés aussi par un certain autoritarisme dans l'expression des padrone du GRIP.
Est-il bien temps de se déchirer sur des points de doctrine, jeunes gens ? Philippe Watrelot, qui comme il l'explique sur son blog, espionne régulièrement cet espace-ci, doit se fendre la pipe à voir les déconstructionnistes se crêper le chignon. Bon sang, faites front uni — vous règlerez les questions de doctrine ultérieurement.
Et sur ce point précis, si je puis me permettre — j'aimerais plutôt recenser l'avis des profs de collège — du Grip ou d'ailleurs, celles et ceux qui sont en première ligne, qui ont des sixièmes / cinquièmes qui sont ce qu'ils sont — faibles. Véronique, au secours, ils vont devenir fous…
JPB
Ecrit par : brighelli | 17 novembre 2007
Cet obstacle psychologique est alimenté par le discours entendu par nos écoliers tout au long de leur scolarité, discours qui accumule une somme d'arguments servant ponctuellement à justifier l'orthographe, tels que celui du patrimoine, de l'étymologie, de la nécessaire différenciation des homonymes.
Dans l'autre sens, le discours désabusé qui relativise l'orthographe est quasiment inconnu dans les milieux populaires.
La pratique dominante dans l'Education nationale depuis trente ans va vers un allégement de plus en plus grand de l'apprentissage de l'orthographe. Les dictées données au Brevet des Collèges sont révélatrice, sans parler du système de notation.
La plupart des collègues ne font plus de dictées et ont intériorisé la nouvelle norme : "il ne faut pas donner trop d'importance à l'orthographe/l'orthographe n'a pas d'importance, " au grand plaisir des pédagogiste toujours prompt à "faire table rase du passé".
Je trouve ce processus et de point de vue dommageables pour toutes sortes de raisons que je n'ai pas envie de développer ici (étymologie, distinction des homophones, concentration réfléchie sur le sens...)
Je ne pense pas, sauf à quelques exceptions près (le ph de nénuphar qui ne ne vient pas du grec, mais du persan ; on devrait écrire nénufar), l'orthographe du français soit arbitraire.
Ecrit par : Robin | 17 novembre 2007
Est-il bien temps de se déchirer sur des points de doctrine, jeunes gens ? Philippe Watrelot, qui comme il l'explique sur son blog, espionne régulièrement cet espace-ci, doit se fendre la pipe à voir les déconstructionnistes se crêper le chignon. Bon sang, faites front uni — vous règlerez les questions de doctrine ultérieurement
Merci pour cette mise au point.
Ecrit par : Robin | 17 novembre 2007
"Philippe Watrelot, qui comme il l'explique sur son blog, espionne régulièrement cet espace-ci, doit se fendre la pipe à voir les déconstructionnistes se crêper le chignon."
On rigole... on rigole...
Ecrit par : LouBlan | 17 novembre 2007
« Encore une fois, les cas d'enfants victimes de vraies violences éducatives, (sous toutes les formes possibles, et pour toutes les raisons possibles) y sont plus fréquents qu'on ne croit, et, pour eux, attaquer le problème par le versant de "l'instruction pure", (si, si, c'est possible en maternelle! ) est voué à l'échec. Parce que les manques affectifs peuvent être tellement forts qu'ils n'en auront, en tout état de cause, "rien à battre" avant d'avoir été un peu récupérés affectivement ».( C.Sibille)
« Attaquer le problème par le versant de «l’ Instruction pure » ???
- Dans un environnement où les stimulations sensorielles parasites ont été supprimées ?
- Avec un masque blanc totalement inexpressif ?
-Avec des électrode branchées directement dans le cortex cérébral ?
-Avec la « médiation » d’une voix synthétisée ?
-Par injection intraveineuse de concentré « d’ instruction pure » ?
« Le fait d’avoir une mère prostituée et un père alcoolique ne constitue pas (en soi) un obstacle infranchissable pour accéder à la numération. » ( Stella Baruk) ( même s’il faut bien reconnaître que ce n’est pas une situation idéale !)
1) La position dogmatique tenue par les psychologistes qui ont tendance, un peu facilement, à considérer tout problème d’apprentissage comme le symptôme d’une problématique psychologique (rendant, par conséquent, inaudibles les cas réels de souffrance psychologique) a tendance à sérieusement m’agacer.
2) Ce qui me gène ( et parfois me désespère), c’est que l’instruction ( pure ?) soit toujours présentée sous un jour négatif, comme une punition qui s’opposerait naturellement à une forme réductrice de plaisir exclusivement liée à la spontanéité et à la régression ; un plaisir réduit à des activités sans règle, ni contrainte. Penser cela, c’est en fait, avoir une méconnaissance de la psychologie de l’enfant de moins de six ans qui construit sa personnalité en se gavant de connaissances nouvelles et en apprenant progressivement à différer son plaisir. Bien sûr, on ne peut pas enseigner en maternelle comme au CM2, la charge affective qui sert à véhiculer le message n’est pas de même nature. On est des professionnels oui ou non ? Quand on sait les mettre dans de bonnes conditions, les gamins de maternelle adorent apprendre, ce sont de vrais « éponges à savoirs ».
3) Tu penses que certains enfants sont, de par leur vécu personnel, indisponibles pour entrer dans les savoirs. C’est parfois vrai, mais c’est très rare. Je peux t’affirmer qu’un apprentissage adapté, structurant et progressif offre des repères aux enfants qui ne peuvent s’appuyer que sur l’école pour se forger un sentiment d’identité sain. Pour ces gamins, l’école est la seule branche à laquelle ils peuvent s’accrocher ; l’instruction leur apporte la sécurité cognitive et la sécurité affective ( les deux sont liées) dans un cadre bien identifié. Pour eux (et les autres), l’école peut être considérée comme un espace de construction ou de reconstruction de la personnalité .Bien entendu, cela n’exclut pas un travail avec les familles, même si, par expérience, je sais que les fruits de ce travail sont fragiles.
4) Allons plus loin Christophe ! Tu parles des violences éducatives mais il y a aussi les violences dont les enseignants sont à l’origine ( même pas peur). Les frustrations ressenties par certains gamins ( sentiment d’injustice) victimes de violences verbales excessives, mal maîtrisées ou discriminatoires laissent parfois des traces profondes. Et là Christophe, permets- moi de te dire que la connerie humaine étant la chose la mieux partagée, ces violences ne sont pas l’apanage des enseignants « puro-instructionnistes »… bien au contraire ! ( vous n’avez pas le monopole du cœur, comme disait l’autre) … car le meilleur rempart à ce genre de dérive c’est une école où la place et le rôle de chacun sont définis sans ambiguïté ni confusion possible.
Thierry Venot (batteur officiel du GRIP )
Ecrit par : thierry venot | 17 novembre 2007
"Je ne saisis pas bien l'enjeu réel des passes d'armes entre le SLECC — qui est arrivé en force depuis 24 heures, et dont je salue bien bas les nouveaux disciples — et Pedro Cordoba."
écrit JPB.
Eh bien moi non plus, parce que, me semble-t-il - padrone ou pas padrone -, les choses me semblaient être claires. Mais reprécisons-les puisqu'il le faut.
1-j'ai lancé il y a quelque temps sur cette liste, à titre tout à fait personnel, l'idée dun CM3-CM4 pour des enfants qui me semblent précipités prématurément au collège. Je n'ai pas d'avis tranché sur la question.
2-En tant que secrétaire du GRIP, et parce que la chose avait été discutée pendant une session consacrée aux programmes de grammaire la veille de la rencontre au ministère, j'ai dit, devant le ministre, que nous songions à étendre la réécriture des programmes à ce qu'on peut appeler, par référence aux excellents prorammes de l'ancien Cours supérieur, un CS1et un CS 2 soit l'actuelle 6e et l'actuelle 5e. Autrement dit, de construire une continuté programmatique profonde entre le primaire et les deux première années du collège.
Dans les discussions qui ont suivi, j'ai dit aussi que l'ensemble des réformes depuis 1959 avaient considéré cette question comme réglée - et même qu'elle ne se posait pas - dès lors que la réalisation de "l'école unique" était en marche. J'ai ajouté que le rêve d'un alignement sur le "vieux lycée bourgeois" avait pu aveugler la gauche dans cette histoire. Je pense en effet que ladite gauche, et aussi la partie "instructionniste" de la droite, auraient pu réfléchir un peu plus à ce que signifiait la réforme Carcopino de 1941 et ne pas oublier le riche héritage pédagogique des écoles primaires supérieures. Mais on sait que les considérations pédagogiques - les contenus et les progressions - n'ont joué pour ainsi dire aucun rôle dans les réformes d'après guerre.
4- Michel étant revenu sur ton CR qui lui faisait dire le contraire de ce qu'il avait le 7, à savoir qu'il n'avait jamais approuvé l'idée formulée par Pedro de programmes intermédiaires, Pedro est monté sur ses grands chevaux. Ils nous a enjoint de réformer - en cinq ou six ans ! - tout le système scolaire en commençant par tous les bouts à la fois, ajoutant que notre tièdeur devant les programmes intermédiaires s'expliquait par un attachement nostalgique à un passé révolu. Entre parenthèses, Watrelot doit en effet se marrer parce que PC est allé jusqu'à renouveler l'argument de l'âge d'or qui n'a jamais existé en nous assénant un "l'âge d'or du primaire a existé, mais c'est fini et cela ne reviendra pas !"
Depuis, Pedro suit l'ornière : nous en sommes aux maréchaux-ferrants ! et aux plans occultes du "secrétaire génaral du GRIP" pour nous faire revenir à l'âge de pierre. J'en suis désolé, mais qu'y puis-je ?
Tiens, je vais aller faire chauffer la soupe. Il gèle ici. Quand j'aurai dîné, je me remettrai aux programmes de grammaire. Il y a encore du travail.
Bonsoir.
GM
Ecrit par : guy morel | 17 novembre 2007
Ah Guy, Guy,
Tu ne m’en voudras pas, j’espère, d’avoir préféré répondre d’abord à Julie.
Il est très difficile de me rendre nerveux. Mais je suis inquiet. Une inquiétude née en vous écoutant au Ministère et que vos interventions ici n’apaisent guère. Je dis vous : c’est-à-dire Michel et toi. Car ni JP Demailly ni Rachel Boutonnet, eux aussi membres éminents du GRIP, n’ont évoqué cette histoire de CM3-CM4. Et comme je ne suis pas sur la liste du GRIP, je ne sais pas ce qu’ils en pensent.
Taquinerie pour taquinerie, mon « secrétaire général » répondait à ton « surplomb universitaire ». Ce n’est pas au PS ni à l’UMP que je pensais mais, tu t’en doutes bien, aux PC. Nous sommes tous deux de tradition communiste. Mais pas la même. J’ai rompu à 18 ans avec celle du parti d’avant-garde éclairant les masses ignares. J’ai cru alors qu’on pouvait éviter les crimes épouvantables du totalitarisme soviétique en lisant dans un petit livre des phrases comme « les militants doivent être dans les masses comme un poisson dans l’eau » ou « les idées justes viennent de la pratique sociale ». C’est la même chose que dit Julie (dont l’histoire ressemble tellement à la mienne avec une génération de décalage) : les idées justes en matière d’enseignement primaire viennent de la pratique des instituteurs. Rien ne saurait donc être plus loin de moi que l’idée de « lorgner » sur le réseau SLECC pour le mener vers des horizons radieux et des lendemains qui chantent. Je pense exactement le contraire. Dans le cadre des consultations au Ministère, je cherche la plus grande unité entre nos différentes associations. A mon avis, Reconstruire l’Ecole devrait donc se désengager du primaire. Se désengager ne veut pas dire se désintéresser mais laisser l’initiative aux deux Associations qui ont déjà beaucoup fait avancer les choses : le GRIP-SLECC et la Troisième Voie. Reconstruire l’Ecole pourrait alors se consacrer au secondaire (idéalement dans l’ensemble des disciplines) et Sauver les Lettres s’occuperait plus spécifiquement du français. Rien donc qui ressemble à de l’entrisme pour « prendre le pouvoir au GRIP » (c’est pas dans ma tradition ni dans celle de Françoise Guichard d’ailleurs) mais un partage des tâches pour essayer d’être efficaces.
Cette fédération des énergies serait cependant impossible si les objectifs des uns et des autres s’avéraient incompatibles. D’où mon inquiétude lorsque je lis des choses comme « le réseau SLECC n’a pas à tenir compte de la dégradation globale de l’école » (je cite de mémoire). Ou quand je vois surgir cette idée de CM3-CM4 dont je ne sais toujours pas ce qu’elle recouvre. Est-ce que, en lieu et place des joutes oratoires et des taquineries, Michel ou toi pourriez expliquer de la façon la plus simple possible ce que vous entendez par là ? Nous ne sommes pas des ânes (même pas Cadichon malgré son pseudo) et tout le monde ici serait capable de comprendre. C’est tout ce que je demande depuis le début. S’il ne s’agit pas de prolonger le primaire en collège, alors de quoi s’agit-il ? D’un sas entre le CM2 et la sixième ? Vous croyez qu’il y aura beaucoup de parents pour accepter que leurs rejetons passent deux ans de plus dans le primaire ? S’ils ne peuvent entrer en sixième, c’est parce qu’ils ne savent ni lire ni compter ni calculer. Comment une telle hypothèse serait-elle possible dans le cadre SLECC puisque ce sont justement ces connaissances là que vous leur apportez ? Et si cela s’adresse à des élèves non-SLECC, ce n’est pas d’un CM3-CM4 qu’ils ont besoin mais d’un CP2 et d’un CP3. Si en revanche vous pensez à des programmes de « rattrapage » destinés à des élèves de sixième et cinquième dans les collèges, alors en quoi cela est-il différent de ce que j’appelle « programmes de transition » ou de « remise à niveau » ou de ce que vous voudrez (peu m’importe l’appellation). Pourquoi donc ce refus frénétique de l’idée même de « programmes intermédiaires » (tu vois, je fais des efforts pour varier les expressions au cas où l’une d’elles aurait votre approbation) ?
Une idée à creuser est celle qui avait été proposée par Jesse Darvas et que nous avons aussi évoquée à Reconstruire l’Ecole sans parvenir à trancher. Celle des « groupes de niveau ». Poussée jusqu’au bout, elle suppose de faire disparaître la logique de la classe. Mais ce n’est pas non plus la logique par compétences qui est celle des nouveaux programmes de langues. Ni, encore moins, celle de Meirieu. Car il est, lui, partisan des classes hétérogènes (qui sont tellement plus vivantes, démocratiques, blabla) alors qu’il s’agirait au contraire de répartir les élèves en groupes homogènes. Mais on en revient toujours au même : il faudra donc des programmes adaptés aux différents niveaux pour un même âge scolaire, autrement dit des « programmes de transition » entre un niveau et un autre.
Ma question est toujours la même : que proposez-vous pour l’après-élémentaire ? Est-il si difficile d’y répondre ?
Pedro
Je viens de lire le post de Brighelli. C’est justement pour essayer de construire un front uni que je pose ces questions. Morel devrait être sensible à cette politique : c’est toujours quand ils ont fait prévaloir la politique des fronts populaires (avec Dimitrov) ou du front national (l’autre, celui d’avant, au moment de la Résistance) que les PC ont eu du succès. Et lorsqu’ils se sont repliés sur leurs dogmes qu’ils ont échoué. Le Programme Commun avec Mitterrand n’est pas un contre-exemple : le PC était déjà mort mais seuls les maos le savaient.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 17 novembre 2007
Nos messages se sont croisés. Je vais relire attentivement le tien
pedro
Ecrit par : Pedro Cordoba | 17 novembre 2007
Pedro Cordoba a écrit :"A mon avis, Reconstruire l’Ecole devrait donc se désengager du primaire. Se désengager ne veut pas dire se désintéresser mais laisser l’initiative aux deux Associations qui ont déjà beaucoup fait avancer les choses : le GRIP-SLECC et la Troisième Voie. Reconstruire l’Ecole pourrait alors se consacrer au secondaire (idéalement dans l’ensemble des disciplines) et Sauver les Lettres s’occuperait plus spécifiquement du français."
Serait ce une proposition de Yalta antipédagol ?
Qui fait Staline ? Qui fait Churchill ? Qui ne sera pas invité ?
Pour ce qui est de Churchill, je comprends un peu mieux les allusions au tabagisme dans quelques uns des derniers posts.
Tout est décidément très codé !
Ecrit par : dugong | 17 novembre 2007
Et notre petit Français Jarrousky (un "chanteur" qui m'insupporte au possible) a longtemps tenu des rôles de sopranistes. "
Dobolino
Je l'ai vu en concert "par chez moi" l'année dernière. Je le trouve génial, musicalement et par sa tenue scénique.
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 novembre 2007
J'en ai marre qu'on m'attribue les phrases des autres! Je dis largement assez de conneries toute seule comme une grande sans qu'on soit forcé d'aller chercher dans le répertoire des autres!!!
PS: Catmano, le chasseur à la tête ravie que j'ai fait attendre pour finir notre causette, c'était une hyper-méga-éventration. Puis un autre encore après. Trop contente de mon concentrateur d'oxygène: une vraie merveille et pas bruyant.
Ecrit par : dobolino liquéfié | 17 novembre 2007
"C'était ma minute "y a pas que Sibille qui s'y connaît"
Ecrit par : Cunégonde | 17 novembre 2007
Oh, je n'ai pas cette prétention, très chère! Ce que j'ai écrit figure en toutes lettres dans la magnifique encyclopédie musicale de Marc Honegger, ("science de la musique"), que je vous conseille de refeuilleter à l'occasion! Et bonne chance pour votre ensemble vocal que vous dirigez! :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 novembre 2007
PS : si vous lisiez autre chose que vous-même, vous sauriez que je suis loin d'être "djeun".
Ecrit par : yann | 17 novembre 2007
yann a juste un métier qui rend bête!
Ecrit par : dobolino liquéfié | 17 novembre 2007
Excusez-moi, Dobolino! Mais si vous remontez un peu plus haut, vous verrez que le copié-collé concernant le message de Kap n'était pas extrêmement clair! Ce n'était qu'une erreur de ma part, et nullement intentionnel.
Thierry, je ne suis ni "psychologiste", ni "anti-instructionniste". Loin s'en faut. J'ai simplement pu constater il y a déjà quelques années qu'une rééducatrice avait obtenu des résultats extraordinaires avec des enfants "meurtris de la vie" par le quasi-seul usage de l'art thérapie.
Mais, outre qu'on puisse certainement arriver à des résultats par d'autres méthodes, je maintiens ce que j'ai toujours pensé et dit ici: le talent de l'individu prime nettement sur celui de la méthode employée. Et cette personne, (votre collègue), avait un sacré talent!
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 novembre 2007
Pedro Cordoba a écrit :"A mon avis, Reconstruire l’Ecole devrait donc se désengager du primaire. Se désengager ne veut pas dire se désintéresser mais laisser l’initiative aux deux Associations qui ont déjà beaucoup fait avancer les choses : le GRIP-SLECC et la Troisième Voie. Reconstruire l’Ecole pourrait alors se consacrer au secondaire (idéalement dans l’ensemble des disciplines) et Sauver les Lettres s’occuperait plus spécifiquement du français."
Serait ce une proposition de Yalta antipédagol ?
Qui fait Staline ? Qui fait Churchill ? Qui ne sera pas invité ?
Pour ce qui est de Churchill, je comprends un peu mieux les allusions au tabagisme dans quelques uns des derniers posts.
Tout est décidément très codé !
Ecrit par : dugong | 17 novembre 2007
GRIP est un code très simple : Groupe de réflexion interdisciplinaire sur les programmes. Ses statuts sont aussi limpides : il réunit des enseignants de la maternelle à l'université. Son ambition ne l'est pas moins : réécrire les programmes du primaire et du secondaire. En maths, nous avons déjà deux propositions de programmes pour le lycée.
J'espère avoir bien décodé.
GM
Ecrit par : guy morel | 17 novembre 2007
Décodons, mais sans se ronger les noix!
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 novembre 2007
C'est la droite "bling bling", celle de la "pouffisation du monde" dont parle l'ouvrage de Trétiack et Sirven que j'évoquais ici même il y a quelques jours, "Limite vulgaire". A cette droite-là, on me permettra de préférer le général de Gaulle : la statue du commandeur plutôt que Mascarille.
Ecrit par : FGuichard | 17 novembre 2007
C'est bien la droite, ou la gauche d'ailleurs, la plus dangereuse qui soit pour vos projets d'école rénovée et revalorisée. Car cette droite, ou gauche, comme Ipidiblue, ne doit pas grand chose à l'école si ce n'est des humiliations, des échecs et n'accorde aucune importance à ses valeurs puisqu'elle s'est élevée malgré elle. Sa seule envie consciente est de lui faire un pied-de-nez magistral. Sur le plan inconscient, il faudrait voir de près et je en suis pas spécialiste.
En tout cas, leur opinion est de remettre l'école à sa juste place qui pour eux, n'est pas bien valeureuse.
Je ne parle pas de ratés honteux comme Allègre ou Meirieu mais de gars qui se sont payé leurs Rollex (ou leurs costards Armani, Pedro...) malgré l'école et sans rien lui devoir.
Ils peuvent néanmoins servir à réformer le primaire car, là, ils savent avoir appris bien malgré eux avec de bons maîtres qui les ont puni à tour de bras mais leur ont, malgré tout, et dans la souffrance, appris à lire et à écrire. Ils divinisent donc ce primaire à l'ancienne (là, encore du ressort du psychanalyste que je ne suis pas!).Pour la suite, ne comptez pas sur eux pour vous soutenir...
Me comprenez-vous ou dois-je mieux expliquer? Faites gaffe! Il n'y a pas que des polytechniciens aux commandes. Il y a une foule de self-made-man avec tout leur bagage.
Ecrit par : dobolino liquéfié | 17 novembre 2007
Philippe Watrelot, qui comme il l'explique sur son blog, espionne régulièrement cet espace-ci
Ecrit par : brighelli
Croyez-vous qu'il va offrir à Meirieu un bouclier anti-tomates pour son anniversaire ?
Ecrit par : Moot | 17 novembre 2007
Et sur ce point précis, si je puis me permettre — j'aimerais plutôt recenser l'avis des profs de collège — du Grip ou d'ailleurs, celles et ceux qui sont en première ligne, qui ont des sixièmes / cinquièmes qui sont ce qu'ils sont — faibles. Véronique, au secours, ils vont devenir fous…
JPB
Ecrit par : brighelli | 17 novembre 2007
Je ne suis pas au Grip, mais j'ai été et je vais être à nouveau l'année prochaine "en première ligne" en collège, à moins que je ne demande un lycée ou à être reversé dans l'administration, je n'ai pas encore pris de décision définitive. Ca dépendra de mon état de santé.
Il me restera deux ans à tenir à partir de la rentrée 2008.
En tout cas, je connais bien l'enseignement en 6ème/5ème que j'ai pratiqué pendant de nombreuses années.
Si je retrouve la santé (dépression nerveuse grave et trois ans de réadaptation pour toutes les raisons que nous évoquons à longueur de temps sur ce blog), je conserverai ce qu'il y a de mieux dans les séquences (l'idée de progression thématique) en évitant absolument tout saupoudrage et en revenant à un enseignement systématique de la grammaire, du vocabulaire et de l'orthographe à heures fixes (ce que la progression en séquences pure et dure rend impossible).
Je proscrirai définitivement les concepts issus de la recherche universitaire du style "situation d'énonciation ancrée/non ancrée" intellectuellement intéressante, mais inassimilable pour des élèves qui ne maîtrisent pas la règle d'accord du participe passé avec l'auxiliaire être.
Je prendrai contact avec les instituteurs/institutrices des élèves en amont (surtout si j'ai à nouveau des 6ème) pour travailler en concertation avec eux. J
Je n'ai jamais compris ce hiatus entre l'école primaire et le collège et je pense qu'une grande partie des problèmes vient de là.
Nous ne savons pas ce que les élèves ont fait et les instituteurs ne connaissent pas nos attentes.
Je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi cette liaison n'est pas institutionalisée partout.
Je continuerai à me battre "hasta la victoria" pour la victoire de nos idées autour de la notion-clé de transmission explicite.
Ecrit par : Robin | 17 novembre 2007
"Pour rebondir également sur les questions d'évaluation, je n'ai pas vu beaucoup de personnes réagir aux nouveaux critères édictés à la suite de la mise en place du référentiel de compétences, (notamment chez les PE). Il y a là, pourtant, pour le coup, un vrai et légitime combat (et-ou une vraie et légitime résistance) à mener."
Ecrit par : Christophe Sibille | 15 novembre 2007
Vous voyez, Christophe, je lis vos messages.
J'ai besoin d'urgence de la référence qui me permettra de lire ce "référenciel de compétences".
Merci d'avance.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 novembre 2007
Je ne suis pas au Grip, mais ....
Je n'ai jamais compris ce hiatus entre l'école primaire et le collège et je pense qu'une grande partie des problèmes vient de là.
Nous ne savons pas ce que les élèves ont fait et les instituteurs ne connaissent pas nos attentes.
Je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi cette liaison n'est pas institutionalisée partout.
Je continuerai à me battre "hasta la victoria" pour la victoire de nos idées autour de la notion-clé de transmission explicite.
Bref, vous n'êtes pas au GRIP, mais...
vous avez le profil : -))))
Ecrit par : Pascal, second couteau | 17 novembre 2007
Parce qu’ici, entre les hautes-contre et les vêtements Armani, on s’y perd un peu. J’insiste pour ce que soit bien clair : le débat concerne les sixième et les cinquième d’aujourd’hui et je ne remets nullement en cause votre enseignement au niveau du primaire. Bien au contraire, je vous en félicite chaleureusement.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 17 novembre 2007
Ici, si les débats partent dans tous les sens, c'est parce que s'y regroupent des libres-penseurs, des libertins et des "distanciés" qui se rebiffent dès qu'on leur offre une voix ou une voie uniques et qui ont encore le goût de rire, le goût de vivre et de contre-penser, contre-péter. Ici, il n'y aura jamais un unique maître à penser qui détiendrait la Vérité Suprême. On peut le déplorer face au mouvement pédagogiste qui, lui, est uni autour de quelques "penseurs".
Le travail du GRIPP, ou des Appy, est excellent car il va recruter, sur le terrain, des troupes qui cherchent une étoile à suivre et on a besoin de ça. Plus nombreux ils seront, mieux cela sera. On ne peut que s'incliner devant le courage de ces troupes dissidentes et les encourager à se battre, les applaudir et les soutenir. Le travail est énorme: recrutement de disciples, création de manuels et de progressions de la PS à la troisième, démonstrations de terrain.
Le travail de Pedro Cordoba ou de Brighelli, chacun à sa manière, se situe ailleurs: structurer jusqu'au supérieur, réfléchir à la manière de convaincre par tous les moyens, y compris la Rollex, le costard Armani, le spectacle médiatique, la Franc-Maçonnerie etc..., la classe dirigeante.
Y'a du boulot, ce n'est pas gagné!
Moi aussi, quand je vous contemple vous chamailler, j'ai l'impression d'être chez les écolos.
Vous devez vous unir, au moins pour dix ans, et considérer que ce blog est juste un virus pour fortifier votre union et la rendre lisible par... les virus qui jouissent de semer le bouzou.
Ecrit par : dobolino liquéfié | 17 novembre 2007
Vous voyez, Christophe, je lis vos messages.
J'ai besoin d'urgence de la référence qui me permettra de lire ce "référenciel de compétences".
Merci d'avance.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 novembre 2007
Moi aussi, ça m'intéresse!
Ecrit par : dobolino liquéfié | 17 novembre 2007
Je ne saisis pas bien l'enjeu réel des passes d'armes entre le SLECC — qui est arrivé en force depuis 24 heures, et dont je salue bien bas les nouveaux disciples — et Pedro Cordoba.
JPB
Ecrit par : brighelli | 17 novembre 2007
Moi non plus! Enfin, je préfère ne pas chercher à le saisir sous peine de sombrer dans l'écœurement ou la désespérance... Mais vous savez bien qu'ici, disciple, ou même émule, sont des grossièretés!
Ecrit par : dobolino liquéfié | 17 novembre 2007
Pour moi, il y avait un CM3 (pas de CM4 ou de CS), qui aurait été en collège pour renforcement des acquis du primaire... Moi, parent, je le voyais comme ça, en partant du principe que dès le CP ou, mieux, la GS, les instits aient assurés.
Ecrit par : dobolino liquéfié | 17 novembre 2007
Pedro Cordoba a écrit :"A mon avis, Reconstruire l’Ecole devrait donc se désengager du primaire. Se désengager ne veut pas dire se désintéresser mais laisser l’initiative aux deux Associations qui ont déjà beaucoup fait avancer les choses : le GRIP-SLECC et la Troisième Voie. Reconstruire l’Ecole pourrait alors se consacrer au secondaire (idéalement dans l’ensemble des disciplines) et Sauver les Lettres s’occuperait plus spécifiquement du français."
... et aux langues anciennes, qu'il ne faut pas jeter avec l'eau du bain ! Ceci me semble, effectivement, un partage des tâches tout à fait intéressant et qui devrait permettre d'avancer de manière constructive (je n'ai pas tapé "constructiviste", ne me tombez pas dessus !)
Ecrit par : FGuichard | 17 novembre 2007
...et DES langues anciennes, voilà ce qui arrive quand on ne se relit pas.
Ecrit par : FGuichard | 17 novembre 2007
"Vous voyez, Christophe, je lis vos messages."
Merci d'avance."
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 17 novembre 2007
Mes copiés-collés interminables sont assez rares, et, là, il en faudrait un!
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 novembre 2007
Ah ! j'ai enfin compris Dobolino, elle est fatiguée de recoudre les chiens éventrés après les week-end de chasse, quelqu'un pourrait-il lui trouver une place dans un bahut où il n'y aurait personne à recoudre ?
Ecrit par : iPidiblue&Cie agence de placement | 18 novembre 2007
« En tout état de cause, l’objectif du secondaire n’est pas d’enseigner toute l’orthographe » Avec des postulats pareils on mesure l’ampleur de l’escroquerie intellectuelle : Meirdieu et sa clique, qui ne peuvent admettre que leurs foutaises ont détruit les apprentissages à partir du CP et pour TOUTE la vie, font feu de tout bois. Prétendre que savoir écrire est une tâche insurmontable est un des artifices qui permettent de maquiller leurs crimes. Robin exprime cet art consommé de la duplicité avec son talent à enturbanner les pires déviances dans une envolée lyrique : « ils jouent la carte du charme; enveloppés de brumes, ils se meuvent aux frontières du fantastique, dans une dimension tragi-comique insidieusement maléfique »
C’est bien pourtant « toute » l’orthographe que « maîtrisaient » ceux qui sortaient du primaire supérieur, sorte de CM3/4, si j'ai bien compris. Ces bisbilles entre programmistes et structuraux, nous semblent, à nous pauvres parents, querelles byzantines.
Reprendre le ba-ba en CP, reconstruire par le sous-sol en donnant des fondations solides, donc bannir la globale et ses fifiches de la maternelle où elle commence ses ravages. Pour les autres, on répare comme on le peut. Et on le peut : il me semble que les adultes, qui reviennent sur les apprentissages qu’on leur a refusés en primaire, ne s’en tirent pas si mal. Les entreprises font donner des cours de français aux plus handicapés, ça passe dans le 1% formation, ou équivalent. Il est donc possible de réparer la machine à tous les étages, et pas seulement au rez-de-chaussée en laissant tous les autres croupir dans leur jus et sacrifier encore autant de classes d’âge.
-----
Toujours de Robin : “””c'est justement la suppression progressive, au fil des années, de toute sélection (CPPN, 3e et 4e technologiques, classes d'aide et de soutien, passages automatiques) qui a eu des effets pervers....La vérité que personne ne veut dire, c'est que dans la majorité des établissements, on s'est aligné sur ces élèves-là au nom du "progrès social" et de l'égalité des chances". Le problème est que cette façon de voir et de faire n'a abouti ni à l'un, ni à l'autre .”””
Ce « problème » n’en est pas un. L’échec était inévitable, inscrit dans la logique e l’égalitarisme. Le problème est simple à poser, sinon à résoudre, mais la solution dépend de la justesse de l'énoncé. Pourquoi chercher midi à 14 heures et puiser dans la théorie du complot ( Hirtt, Lahire, Establet, Lecherbonnier and Co), accabler les sms et la télé, les parents démissionnaires, le regroupement familial et quoi d'autre encore, la liste est interminable, quand on a sous le nez une idéologie criminogène, anti-élitiste et bourgeoisophobe, qui a supprimé les humanités pour faire du ludique humanitaire.
Tout nous ramène à l’approche pathologique de l’égalité, inscrite dans le marbre de la conscience collective des Français depuis 1789, qui leur fait avaler toutes les couleuvres. Sans cette passive bonne conscience, jamais les assassins de l’école n’auraient eu gain de cause.
-----------
Quand Robin écrit : « je ne suis pas de ceux qui renient leurs convictions et je pense que l'avenir me donnera raison », il nous donne ici même la définition d’un homme de conviction.
Moi c’est du présent que je me soucie et je m’inquiète de ce que cette certitude d'avoir raison dans un avenir qu'on attend encore comme celui que promettait l'horizon insurpassable de l'humaninté des paradis socialistes , habite aussi la secte pédagogiste.
Or Dieu sait que Robin ne partage pas leurs vues.
Eux aussi ont parié que l’avenir leur donnerait raison, mais depuis Burke et Tocqueville, au moins, on SAIT que toute politique qui veut traduire l'égalité dans les faits aggrave les inégalités, mais cela n’a pas empêché un paquet de gens plus ou moins bien intentionnés, de 1789 à nos jours, de gober la chimère égalitaire qui laisse derrière elle des monceaux de cadavres, comme passage obligé vers les lendemains qui chantent.
Robin ( encore) estime aussi que Mitterrand au moins avait « pris la mesure de la fonction présidentielle » alors que « NS ne se comporte pas toujours comme devrait le faire un président de la République ». Il soupçonne fortement par ailleurs "Mitterrand ami de Bousquet, d'être le facteur favorisant principal de l'explosion des métastases osseuses de [son] grand-père décédé en février 1994 de l'exactement même maladie que Mitterrand d'ailleurs. La goutte d'eau qui fait déborder le vase."
Ecrit par : Robin | 17 novembre 2007
Les métastases du grand-père devraient faire réfléchir le petit-fils. Je ne reprendrai pas ici la liste fastidieuse des forfaitures de FM, d’autres, et au sein même du PS, s’en sont chargés. C’est tout à leur honneur. Je vais juste livrer un aspect inconnu du public de la façon dont Mitterrand est parvenu à conduire et à contenir les siennes au-delà de deux septennats, alors que son cancer fut diagnostiqué en 81, lors d'un voyage en Amérique du Sud.
Je le tiens d’un jeune homme (enfin un homme encore jeune) que j'ai vu naître et qui devint un très bon chef. Comme il a su se faire apprécier lors son service militaire effectué (par piston) dans les cuisines de l’Elysée, on lui demanda de rester. Il est cependant parti moins de deux ans plus tard, écoeuré. Ce qu’il vivait au quotidien dans les coulisses de la Mitterrandie était incompatible avec sa propre dignité, ne parlons donc pas de la dignité de la fonction présidentielle.
Une de ses fonctions, à lui, quand il n'était pas aux fourneaux, était de traverser la Seine, plusieurs fois par semaine, pour aller chercher chez Petrossian le caviar que Mitterrand avalait, « convaincu » de ses vertus thérapeutiques. C'était le cas aussi de ses cures annuelles à l’Old Cataract, auxquelles il conviait sa cour (par étages entiers) aux frais du contribuable. Il allait ainsi prendre les eaux du Nil aux vertus cancérivores bien connues, en se goinfrant de caviar.
Les hommes ne sont pas plus égaux devant la maladie que devant autre chose. Le grand-père de Robin et mon père sont mort du même mal, la même année, d’où mon empathie toute particulière, mais ils n’ont visiblement pas bénéficié des mêmes soins que Mitterrand.
Au printemps 81, il avait appelé mon père pour lui demander de soutenir sa campagne. Homme de gauche, fondateur du syndicat de la magistrature, mais aussi résistant DE LA PREMIERE HEURE, Il refusa car, ayant une haute idée de la fonction présidentielle, il n’allait « quand même pas soutenir ce misérable arriviste, (et c’est De Gaulle qui nous l’a dit le premier, il y a quarante ans,) qui n’a pas été fichu d'organiser un attentat bidon contre lui sans se faire pincer." (Verbatim)
ttp://www.ajfa.fr/2003/v_fr/ajfa.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_des_avions_renifleurs
Ces quelques bribes biographiques ne mentionnent pas qu’il a été victime d’un attentat, un vrai, en fait de plusieurs, mais celui-là fut le plus grave. Un certain général Roy a tenté de le faire assassiner en Algérie. Reconnu coupable par un tribunal militaire, il eut 30 jours d’arrêts. Le pilote de l’avion, qui devait aller se vomir derrière les lignes FLN, est mort, et ( small world) cela se passa près de l’aéroport de Médéa, qui eut pour sénateur-maire le Dr R. Montaldo (père de Jean) qui présida la commission d'enquête de l’affaire de l’Observatoire, et se suicidera, dix ans après... Combien de suicides, au fait, parmi ceux qui ont approché Mitterrand ?
-------------------------------------------------------------------
Autre variation sur le thème de l'égalitarisme
La décadence de l'école primaire c'est quand on a voulu singer les collèges et les lycées en donnant ce titre de PE et qui plus est formé par les IUFM ?
Ecrit par : iPidiblue poulet élevé à l'école primaire | 17 novembre 2007
C’est aussi un des innombrables volets de la logique « je ne veux voir qu’une tête », à bas la hiérarchie, on est tous frères…Mon œil ! Il n’y pas plus hiérarchisé et nomenklaturé qu’un régime égalitariste. Et la logique même de cette déviance interdit toute EQUITE.
Que les bonnes âmes se le disent!
Ecrit par : Cadichon | 18 novembre 2007
"Il n’y pas plus hiérarchisé et nomenklaturé qu’un régime égalitariste. Et la logique même de cette déviance interdit toute EQUITE", écrit Cadichon.
Non seulement c'est bien dit, mais c'est susceptible de généralisation, comme toute pensée réellement féconde. Appliquez le même raisonnement en classe : plus les élèves sont traités dans une perspective égalitariste (et les antibistes mettront la touche finale, s'ils gagnent), plus les différences, issues non du talent mais des conditions sociales, se révèlent et se fortifient. Je suis passé avant-hier chez Sauramps (la grande librairie de Montpellier, l'une des plus importantes de France, — pour les blogueurs nordistes…), et le marché du para-scolaire explose littéralement : que de cahiers qui doublent un enseignement auquel on ne fait plus confiance — mais que seuls peuvent acheter les parents qui ont les moyens et le temps de faire classe à leurs rejetons. L'égalitarisme statufie les inégalités, alors que l'élitisme les dissolvait dans le bulletin scolaire.
JPB
Ecrit par : brighelli | 18 novembre 2007
"Tout nous ramène à l’approche pathologique de l’égalité, inscrite dans le marbre de la conscience collective des Français depuis 1789, qui leur fait avaler toutes les couleuvres"
Ecrit par : Cadichon | 18 novembre 2007
Cadichon, qui est une femme intelligente, fait semblant de confondre "égalité" et "égalitarisme", ce qui lui permet de justifier un discours anti-républicain très "tendance". Deux fois "1789" dans son propos, chaque fois connoté négativement : "l'année terrible" sans doute, pour elle et ses pareils. Ah, nostalgie, quand tu nous tiens ! c'était le bon temps, ma chèèère, quand chacun se tenait à sa place et que les vaches étaient bien gardées. Et puis tout de même, se rendant compte, au moment de poster, qu'elle a poussé trop loin grand-maman dans les orties, Cadichon se fend d'une péroraison (au sens strict : clôture d'un discours) sur l'équité, histoire de corriger le tir et de se faire passer pour moins réactionnaire qu'elle n'est. Raté, Cadichon : on vous a reconnue !
Ecrit par : Dulcamara | 18 novembre 2007
"... l’approche pathologique de l’égalité, inscrite dans le marbre de la conscience collective des Français depuis 1789 "
Ecrit par : Cadichon | 18 novembre 2007
Vous schématisez et c'est dommage. Que faites-vous de "l'élitisme républicain", qui fut tant reproché à JP Chevènement, par les pédagols justement (voir avec quelle haine hargneuse le poursuit le médiocre Meirieu) ?
Ecrit par : FGuichard | 18 novembre 2007
"Je prendrai contact avec les instituteurs/institutrices des élèves en amont (surtout si j'ai à nouveau des 6ème) pour travailler en concertation avec eux. J
Je n'ai jamais compris ce hiatus entre l'école primaire et le collège et je pense qu'une grande partie des problèmes vient de là.
Nous ne savons pas ce que les élèves ont fait et les instituteurs ne connaissent pas nos attentes.
Je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi cette liaison n'est pas institutionalisée partout."
Ecrit par : Robin | 17 novembre 2007
Un des principes fondateurs des IUFM étant justement de faire en sorte que cette liaison puisse être facilitée... Belle idée, mais la réalisation laisse un peu à désirer.
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 novembre 2007
"Pourquoi chercher midi à 14 heures et puiser dans la théorie du complot ( Hirtt, Lahire, Establet, Lecherbonnier and Co), accabler les sms et la télé, les parents démissionnaires, le regroupement familial et quoi d'autre encore, la liste est interminable, quand on a sous le nez une idéologie criminogène, anti-élitiste et bourgeoisophobe, qui a supprimé les humanités pour faire du ludique humanitaire."
Ecrit par : Cadichon | 18 novembre 2007
Quoiqu'on puisse penser du "complot pédagogiste", exonérer totalement ce qui a été énuméré dans le message précédent par Cadichon relève du négationnisme. Elle qui pourfend à juste titre Thierry Meyssan, (pas Messiaen, :-), elle a quelquefois des raisonnements qui s'apparentent à ceux de ce dernier.
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 novembre 2007
""Tout nous ramène à l’approche pathologique de l’égalité, inscrite dans le marbre de la conscience collective des Français depuis 1789, qui leur fait avaler toutes les couleuvres"
Ecrit par : Cadichon | 18 novembre 2007
Cadichon, qui est une femme intelligente, fait semblant de confondre "égalité" et "égalitarisme", ce qui lui permet de justifier un discours anti-républicain très "tendance". Deux fois "1789" dans son propos, chaque fois connoté négativement : "l'année terrible" sans doute, pour elle et ses pareils. Ah, nostalgie, quand tu nous tiens ! c'était le bon temps, ma chèèère, quand chacun se tenait à sa place et que les vaches étaient bien gardées. Et puis tout de même, se rendant compte, au moment de poster, qu'elle a poussé trop loin grand-maman dans les orties, Cadichon se fend d'une péroraison (au sens strict : clôture d'un discours) sur l'équité, histoire de corriger le tir et de se faire passer pour moins réactionnaire qu'elle n'est. Raté, Cadichon : on vous a reconnue !"
Ecrit par : Dulcamara | 18 novembre 2007
Bien vu, Dulcamara! Cadichon use ici d'une technique très Sarkozyste, qu'on peut résumer de manière assez simple; trois pas en arrière, on juge rapidement de l'impact de la déclaration, et on refait un pas en avant pour calmer le jeu. Sauf qu'ici, la plupart des blogueurs ne sont évidemment pas dupes.
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 novembre 2007
A quand l'éloge de l'élitisme ? Oui, notre pays a besoin d'élites ! Mais ce n'est pas pour cela qu'il n'a besoin QUE d'élites. Tout le monde sait (y compris les élèves) que nous n'avons pas tous les mêmes qualités (sans parler de compétences, mot galvaudé...)
J'ai l'impression que je rève (et je ne suis peut être pas le seul) d'une école élitiste "dans le bon sens du terme", c'est à dire qui ne soit pas réservée aux seules élites, et qui ne laisse pas l'élève moyen "descendre", mais qui l'accompagne, tout en permettant aux élèves "à l'aise" de ne pas s'ennuyer en classe. C'est la raison pour laquelle il faut ETABLIR (et non pas rétablir) des classes de NIVEAU PAR MATIERE, car c'est la seule manière efficace de faire progresser chaque élève au mieux de ses capacités.
L'école est trop politisée... Quel gâchis.
Ecrit par : D | 18 novembre 2007
D, en admettant que vous ayez raison, (mais je ne partage pas votre point de vue), cela nécessiterait des moyens que nos décideurs ne prennent pas le chemin de voter!
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 novembre 2007
J'ai besoin d'urgence de la référence qui me permettra de lire ce "référenciel de compétences".
Anne-Marie et Dobolino.
S'agit-il du BO de juillet 2007?
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 18 novembre 2007
Il soupçonne fortement par ailleurs "Mitterrand ami de Bousquet, d'être le facteur favorisant principal de l'explosion des métastases osseuses de [son] grand-père décédé en février 1994 de l'exactement même maladie que Mitterrand d'ailleurs. La goutte d'eau qui fait déborder le vase."
Ecrit par : Robin | 17 novembre 2007
Ce n'est pas moi, cadichon, qui ai écrit cela. Je crois qu'il s'agit de dobolino.
Mon grand-père paternel est mort en 1969, bien avant l'arrivée au pouvoir de Mitterrand.
C'était un homme de Gauche comme on n'en fait plus (guerre de 14, gazé à Verdun, blessé par un coup de sabre turc aux Dardanelles, ouvrier chez Citroën, quai de Javel, congrès de Tours, grèves de 36, grand lecteur devant l'Eternel, un vrai parisien aussi "monté à la capitale" de son Limousin natal...)
C'est justement des gens comme lui que la Gauche caviar (elle porte bien son nom au propre et au figuré à en juger par les anecdotes que vous rapportez) a trahis.
Ecrit par : Robin | 18 novembre 2007
A propos de l’égalité, un petit peu de rigueur intellectuelle n’ayant jamais tué quiconque, oublions la glose sur des idées reçues et revenons-en aux documents historiques. Voici pour commencer quelques extraits de la Déclaration des droits de l’homme de 1789. En quoi ces principes sont-ils délétères ? Par quel miracle peuvent-ils être accusés d’avoir conduit à la déroute de l’Ecole républicaine ?
« Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. » (art.1)
« La loi doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. » (art.6)
« Tous les citoyens, étant égaux à ses yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité et sans aucune autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents. » (art.6)
"Sans aucune autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents" : n'est-ce pas -exprimée certes avec le vocabulaire parfois désuet du XVIIIème siècle- la définition du mérite républicain ?
Ecrit par : Un hussard | 18 novembre 2007
Sans 1789 nous serions encore sujets du roi, la naissance déterminerait la position sociale sans que le mérite ni le talent ne puissent en corriger l'effet et l'Eglise toute puissante imposerait toujours son emprise sur l'espace public. Pas de 1905 sans 1789!
La sanglante Terreur n'est pas 1789.
Que la passion égalitariste qui nie les différences entre les élèves et nivelle par le bas soit haïssable c'est certain mais cela n'a rien à voir avec 1789 qui inscrit l'égalité des droits dans une société où les droits étaient déterminés par la naissance.
C'est Pétain et ses amis qui fustigeaient 1789.
Ecrit par : cafécalva | 18 novembre 2007
Allez, on continue. Voici à présent un extrait du rapport présenté par Robespierre devant la Convention, portant sur les principes de morale politique qui doivent guider la Convention nationale dans l'administration intérieure de la République (5 février 1794).
"Nous voulons substituer dans notre pays la morale à l'égoïsme, la probité à l'honneur, les principes aux usages, les devoirs à la bienséance, L'EMPIRE DE LA RAISON À LA TYRANNIE DE LA MODE, la fierté à l'insolence, la grandeur d'âme à la vanité (...), LE MÉRITE À L'INTRIGUE, le génie au bel esprit, LA VÉRITÉ À L'ÉCLAT..."
Ecrit par : Un hussard | 18 novembre 2007
Les pédagos qui nous lisent et les loups aux différents pelages qui pointent de temps en temps leur museau feraient bien de ne pas trop rigoler. Le débat est un peu rude. Normal quand il s’agit de relever une école en ruines, qu’on ne sait pas trop comment s’y prendre et qu’il y a des projets différents, des divergences et des malentendus. Mais Morel et moi avons la peau dure, on en a vu d’autres et les coups ne laissent pas de traces. On finira bien par s’entendre et par avancer. Les pédagos, eux, sont définitivement cuits. Leur règne est fini depuis 2005 et il n’aura certainement pas représenté un âge d’or pour l’école. Ils sont aussi morts que le PCF en 1972. Mais nous ne sommes encore que quelques uns à le savoir. Il n’y a plus que deux issues. Ou bien c’est nous qui gagnons, avec l’aide de Darcos et de Guaino (ne pas oublier Guaino malgré ses conneries sur Môquet et La Fayette). Ou bien c’est la fin de l’école, la « pouffisation du monde » (merci FG) et la victoire des self-made men (merci dobolino) qui ont Rollex, Armani et stocks-options sans rien devoir à l’école.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 18 novembre 2007
On en est loin !!
Trouvé par hasard:
http://www.sauv.net/ananiveau.htm
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 18 novembre 2007
"Les pédagos, eux, sont définitivement cuits. Leur règne est fini depuis 2005 et il n’aura certainement pas représenté un âge d’or pour l’école."
Vous rigolez ? Attendez 2012 ou 2017 - l'alternance finira bien par se faire. Les actuels directeurs d'IUFM, IPR ou IEN sont encore assez jeunes et pleins d'ambition pour faire de bons directeurs de cabinet ou conseillers de ministres...
Le pire est que j'ai une sensibilité de gauche, mais il faut être réaliste - qui a gauche est opposé au pédagogisme de Meirieu et Zarkhatchouk ?
Ecrit par : Jeremy | 18 novembre 2007
Sans 1789 nous serions encore sujets du roi, la naissance déterminerait la position sociale sans que le mérite ni le talent ne puissent en corriger l'effet et l'Eglise toute puissante imposerait toujours son emprise sur l'espace public. Pas de 1905 sans 1789!
La sanglante Terreur n'est pas 1789.
Que la passion égalitariste qui nie les différences entre les élèves et nivelle par le bas soit haïssable c'est certain mais cela n'a rien à voir avec 1789 qui inscrit l'égalité des droits dans une société où les droits étaient déterminés par la naissance.
C'est Pétain et ses amis qui fustigeaient 1789.
Ecrit par : cafécalva | 18 novembre 2007
Entièrement d'accord avec cafécalva. Avec une nuance cependant concernant la Terreur.
La Terreur a fait des morts, c'est un fait. Bien peu cependant en comparaison avec les dragonnades de Louis le Grand ou la semaine sanglante de Thiers, pour ne citer que ces deux exemples. Et encore moins par rapport aux morts de la Libération. Alors tant qu'on y est, que fait-on ? On débaptise quelques lycées abritant des CPGE comme Louis le Grand à Paris ou Thiers à Marseille ? On débaptise les avenues du Général de Gaulle ???
Evidemment, à notre époque qui a consacré le règne de la Communication avec un grand C, il vaut mieux s'arrêter à un vocable que se donner la peine d'étudier les faits. Et à ce compte-là, la Terreur devient infiniment plus effrayante que l'euphémistique Solution finale !
Cette histoire de Terreur, c'est bien pratique. Ca permet de répandre une image aseptisée et hygiénique de la Révolution française et de se dépatouiller à moindre frais avec les complexités et les contradictions de la réalité historique. D'un côté, les gentils de 1789 qui proclament une belle Déclaration des droits de l'homme, très propres sur eux, et de l'autre côté, les affreux sanguinaires pathologiques de 1793, qui se délectent des bains de sang comme Cléopâtre des bains de lait d'ânesse !
Seulement, voilà, cette belle construction ne tient pas la route à l'épreuve des faits. 1789, c'est la Déclaration dans les principes mais c'est aussi dans les faits le suffrage censitaire, le maintien de la ségrégation à l'égard des Juifs, des comédiens, des hommes de couleur, le maintien du commerce triangulaire... Bref, comme l'écrira Robespierre à Brissot :
"L'aristocratie des riches, sur les ruines de l'aristocratie féodale, je ne vois pas que le peuple, qui doit être le but de toute institution politique, gagnât infiniment à cette espèce d'arrangement."
Et, les faits étant têtus, 1793-1794, c'est aussi les décrets abolissant l'esclavage, instituant un impôt progressif sur le revenu, instituant des écoles publiques gratuites, laïques et obligatoires ainsi que la création d'un corps d'instituteurs salariés de l'Etat, posant les bases d'un système d'assurance chômage (je sais, certains fonctionnaires ne se sentent pas concernés) et de sécurité sociale...
Mais non, rien à faire. Qu'importent les faits. Il faut s'en tenir aux mots. "Dragonnade", "Solution finale"... c'est tellement moins choquant que "Terreur" !
Ecrit par : Un hussard | 18 novembre 2007
A Jérémy,
Sarko en a pour 5 ans, plutôt 10 si les choses continuent comme elles ont commencé. D’ici là, toutes les mesures auront été prises. Mais cela ne veut pas forcément dire que l’école sera remise sur ses rails. Comme je suis très pessimiste, je pense plutôt que nous assisterons d’ici 2035 (enfin… ceux qui seront là pour le voir) à la fin de l’école. L’alternance n’y changera rien. Toute l’histoire de l’école prouve qu’elle a sa propre logique, indépendante de la couleur politique des différents gouvernements. Mais comme je suis vraiment TRES pessimiste, y compris sur moi-même, je pense que mes prédictions peuvent être fausses. C’est donc parce que j’espère me tromper que je continue à me battre. D’où l’optimisme de la volonté (air déjà entendu sur ce blog).
Ecrit par : Pedro Cordoba | 18 novembre 2007
Bonjour,
je n'ai guère de temps aussi je vais essayer de faire court.
J'avais annoncé que je ne répondrai pas mais devant FGuichard furax et Dobolino liquéfiée et..., je voudrai dire une chose. (J'en ai plein d'autres à dire mais je le ferai cet après-midi si j'en trouve le temps.)
Il a été annoncé sur le site www.slecc.fr :
les 5 et 6 novembre 2007,
Les enseignants du réseau SLECC et les membres du GRIP finalisent les programmes de grammaire du primaire. (Je rappelle d'ailleurs qu'il y a aussi un forum public où l'on peut poser toutes les questions que l'on veut, je pense)
Qui croyez-vous qu'il vînt ?
Des enseignants du primaire, bien sûr mais pour moitié seulement. Les autres alors ? Des professeurs du collège (français, latin), du lycée (lettres classiques) ... Un gros travail préparatoire avait été fait à l'occasion duquel des professeurs de langues sont intervenus aussi pour indiquer ce que leurs élèves avaient besoin de savoir pour effectuer leur scolarité au collège et au lycée dans de bonnes conditions.
Il y avait aussi 2 membres du Grip non enseignants et 1 enseignante qui avait demandé, bien que ne faisant pas partie du Grip ni du réseau SLECC, si elle pouvait participer.
Nous avons donc débattu tous ensemble pendant 2 jours afin de proposer une nomenclature (qui devait être celle allant du primaire à l'université), des programmes allant de la GS aux fameux 2 ans après le CM2 qui ont "énervé" tant de monde sur ce blog.
Comme l'a dit GMorel, il a donné un nom par facilité "qui n'engageait pas le GRIP". En effet, rien n'a été précisément choisi.
Peut-être critiquerez-vous cela. Mais nous prenons des jours sur nos vacances pour essayer de faire avancer les choses. Nous étions désolés de ne pas avoir fini, mais nous avons travaillé dur et nous devions nous en retourner.
Nous continuons sur notre liste à discuter des quelques points qui n'ont pas été arrêtés.
Nous essayons de mettre en place d’autres listes de discussions : histoire, géographie, langues… tout cela du primaire à l’université. Malheureusement nous manquons de « spécialistes » : les bonnes volontés sont les bien venues.
Tout cela pour dire que nous ne restons pas entre instits et que nous apprenons beaucoup des professeurs du secondaire qui travaillent avec nous comme eux nous disent en apprendre beaucoup sur ce qui se passe avant.
Nous acceptons les critiques, mais encore faut-il que tout soit dit.
Par ailleurs, je voudrai terminer ce matin sur cet exemple très terre à terre (je n’ai pas « bac +3 » nécessaire pour enseigner, seulement 3 enfants ;-))
si je voulais faire construire ma maison, je commencerai par me demander ce dont j'aurai besoin : outre les pièces évidemment indispensables, je sais que j'ai besoin pour mes enfants (enfin petits-enfants maintenant ! ), d'une salle de jeux, d’une chambre d’amis, d’un cellier, pour mon mari d'un coin bricolage et pour moi d'un bureau. Une fois tout cela bien au clair, je réfléchirai à la structure en sachant bien que ce n'est pas moi qui déciderai du budget mais en fait mon banquier, ce qui ne m'empêche pas de proposer l'idéal pour moi.
Donc comme dans le cas qui nous occupe, ce n'est pas nous qui tenons les cordons de la bourse, nous réfléchissons à ce qui serait le meilleur pour nos élèves.
Maintenant il est vrai que qu'il y a le problème des élèves qui ne feront pas tout de suite le cursus SLECC. Des remises à niveau sont nécessaires mais je pense que cela ne doit pas donner lieu à des programmes particuliers mais peut-être à une sorte de ligne à suivre (on l'appellera comme on voudra, ne vous fâchez pas tout de suite ;-)), d'ailleurs si vous visitez le site SLECC, des fiches intermédiaires de remise à niveau ont commencé à être publiées (enfin les 3 ou 4 sont surtout là pour montrer que l'on y pense, mais encore une fois non seulement il faut les écrire mais ensuite il faut les tester et rendr e compte, tout cela demande encore beaucoup de temps personnel).
Et tout cela n'avance pas vite, nous avons nos classes, les tracasseries administratives et encore un tout petit peu de vie familiale.
D'ailleurs à ce sujet, comme nous sommes dimanche, je vous abandonne en vous souhaitant une bonne journée.
Julie
Ecrit par : Julie | 18 novembre 2007
"On en est loin !!
Trouvé par hasard:
http://www.sauv.net/ananiveau.htm
Anne-Marie."
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 18 novembre 2007
Tiens, Anne-Marie, voici un formateur en IUFM qui n'est pas débile mental! :-) En tous cas, le lien est préférable au copié-collé! :-))))
Justement, pour ceux qui pourraient être tenter d'user de nouveau de cette pratique (du copié-collé) concernant les compétences des PE2 et l'évaluation de celles-ci, ne vous fatiguez pas! Pour se renseigner, la méthode est vieille comme le web; on tape les mots-clé, (évaluation des PE2, par exemple), et on parcourt les pages proposées. Mais ne dites à personne que c'est moi qui vous l'ai dit! Si ça sort d'ici, je saurai que c'est vous! :-)))
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 novembre 2007
Les métastases du grand-père devraient faire réfléchir le petit-fils.
Ecrit par : Cadichon | 18 novembre 2007
La petite fille n'a pas besoin de vous pour réfléchir. Quant à mon grand père, il vous aurait répondu: "Kinder, Küche, Kirche!". Mon grand-père était à mille lieues de votre vision du monde et à mille lieues au-dessus de vous. C'était un homme très agé et j'ai dit clairement "la goutte d'eau qui fit déborder le vase" car il s'agit bien d'une goutte d'eau, d'un avatar de la vie politique qu'il aurait pris comme tel s'il avait eu cinquante ans.
Ecrit par : dobolino | 18 novembre 2007
Dites Hussard vous avez lu des livres d'histoire ou de propagande dans votre jeunesse ? Quelques morts la Terreur ? Vous oubliez la Vendée, les noyades de Nantes, la ville de Lyon qui devait être rasée sur ordre de la Convention, plutôt que des livres falsifiés lisez les mémoires du temps vous verrez ce que c'est que de vivre dans un régime où l'on est à la merci des dénonciations de tous, où la corruption règne en maître, où l'arbitraire fait office de loi, où l'on déporte les populations, où l'exil est la seule ressource pour avoir la vie sauve quand on n'est pas du bon côté !
La Terreur est l'annonciatrice des régimes totalitaires du XXème siècle, une ébauche peut-on dire.
Enfin si vous aimez ...
Ecrit par : iPidiblue et les bois de justice | 18 novembre 2007
Danton ou Robespierre, choisis ton camp, camarade... Moi, j'ai choisi. Et puis, sa tête en valait la peine!
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 novembre 2007
Danton ou Robespierre, choisis ton camp, camarade... Moi, j'ai choisi. Et puis, sa tête en valait la peine!
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 novembre 2007
Danton ? Pourquoi ? Parce qu'il proposa la mise en place de la Terreur et présenta le rapport destiné à la justifier devant la Convention ? Ou parce qu'il ne craignait pas les abus de biens sociaux ?!!!
Ecrit par : Un hussard | 18 novembre 2007
Je pense de mon devoir de revenir sur le métier de maréchal-ferrant car il semble que certains ici en ont une vision bucolique, naïve et passéiste.
Le maréchal-ferrant est le spécialiste du pied du cheval, mécanique très complexe et sujette à de nombreuses pathologies qu'il doit maîtriser pour pouvoir soigner ou, le cas échéant, référer à un vétérinaire spécialisé. Les nouvelles technologies ont fait formidablement évolué le ferrage. Il faudra probablement changer ce nom d'ailleurs puisqu'apparaissent des durcisseurs de corne, des résines synthétiques, plus légères et plus malléables, et qui évitent de fragiliser la corne en la transperçant avec de gros clous.
Le maréchal-ferrant intervient en conseil en alimentation, logement, travail et troubles du comportement. C'est donc un infirmier très spécialisé et il est probable qu'à plus ou moins brève échéance, il puisse user de la radiographie et des tranquillisants injectables. La France passéiste va probablement traîner les pieds, le partage du bifteck sera apre mais certains pays ont certainement déjà organisé avec la souplesse que nous n'avons pas, un partage plus cohérent des tâches. Donc, Bac+3 ou équivalent, le bac en lui-même n'ayant plus aucune valeur, nous sommes tous d'accord! C'est de la durée des études que je veux parler.
D'autant plus que pour être un bon maréchal ferrant, il faut être un adulte, physiquement en pleine possession d'un corps dont la croissance est finie et doté d'un caractère solide et affirmé, équilibré à l'extrême pour pouvoir s'imposer en dominant, aussi bien face à l'équidé qu'à son propriétaire. Le monde du cheval est un monde rude où c'est parfois une véritable épreuve de recouvrer ses créances.
Vos vieux métiers nécessitant de SLECC avant de passer à un apprentissage pratique n'existent plus dans les pays développés ou à peine. La maîtrise intelligente des nouvelles technologies nécessite une formation continue.
Donc oui au programme SLECC et non aux orientations spécialisées trop précoces. Collège jusqu'en troisième pour tous et classes à peu près homogènes, programmes adaptés mais garantissant l'existence de passerelles.
Oser toucher au bac, enfin! Redéfinir le mot enseignement supérieur.
Ecrit par : dobolino | 18 novembre 2007
"Comme je suis très pessimiste, je pense plutôt que nous assisterons d’ici 2035 (enfin… ceux qui seront là pour le voir) à la fin de l’école. "
Cette échéance est évaluée de manière tout à fait réaliste.
Je me demande s'il y aura encore des sites internet d'histoire pour donner la liste des noms de ceux qui auront contribué à cette (d)échéance.
Ecrit par : Jeremy | 18 novembre 2007
Les hommes ne sont pas plus égaux devant la maladie que devant autre chose. Le grand-père de Robin et mon père sont mort du même mal, la même année, d’où mon empathie toute particulière, mais ils n’ont visiblement pas bénéficié des mêmes soins que Mitterrand.
Ecrit par : Cadichon | 18 novembre 2007
Mon grand-père a bénéficié très exactement des mêmes soins que François Mitterrand! Il a eu une mort très douce et très accompagnée à l'Hôpital Rotschild de Neuilly après être resté en soins à domicile le plus longtemps qu'il a été possible pour lui-même et sa famille. Totalement pris en charge par la sécu et sa complémentaire maladie.
Ecrit par : dobolino | 18 novembre 2007
Tiens, je viens de découvrir une ressemblance entre la passacaille de Haendel et deux mélodies de chansons de Barbara. Ah, si j'étais musicologue...
Ecrit par : Jeremy | 18 novembre 2007
Des enseignants du primaire, bien sûr mais pour moitié seulement. Les autres alors ? Des professeurs du collège (français, latin), du lycée (lettres classiques) ... Un gros travail préparatoire avait été fait à l'occasion duquel des professeurs de langues sont intervenus aussi pour indiquer ce que leurs élèves avaient besoin de savoir pour effectuer leur scolarité au collège et au lycée dans de bonnes conditions.
En tant que professeur de français en collège; je suis très intéressé par cette démarche.
Pourriez-vous nous faire part de ce qui a été dit au sujet des prérequis à l'entrée en 6ème ?
Ecrit par : Robin | 18 novembre 2007
Donc dans cette société française, où chacun a accès aux soins de qualité aussi bien qu'à un enseignement de même et égalitaire, qu'il avait contribué à créer par ses luttes depuis 1927, date de son arrivée en France.
NB: mon grand-père était apatride.
Ecrit par : dobolino | 18 novembre 2007
Sur la terreur, relisez "les dieux ont soif", d'Anatole France.
Vous y verrez que le petit peuple, lui aussi, a èté grièvement touché (si on peut dire, par la guillotine.)
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 18 novembre 2007
"dans cette société française, où chacun a accès aux soins de qualité aussi bien qu'à un enseignement de même et égalitaire"
Je n'ai jamais connu cette société-là, dobolino !
Ecrit par : Jeremy | 18 novembre 2007
Dites Hussard vous avez lu des livres d'histoire ou de propagande dans votre jeunesse ?
Ecrit par : iPidiblue et les bois de justice | 18 novembre 2007
Disons que dans le cadre des recherches universitaires, j'ai certes étudié de près la plupart des manuels d'histoire faisant référence au sujet ainsi que des livres de propagande de toutes tendances et divers mémoires, mais surtout, j'ai épluché la majeure partie de la production historiographique et une bonne quantité de sources historiques : documents d'époque tels les instructions écrites, les rapports présentés devant l'Assemblée puis la Convention, les rapports des envoyés en mission, les textes législatifs et décrets, des lettres diverses et variées émanant de sources différentes...
Cela dit, je me ferai un plaisir de jeter un coup d'oeil à la bibliographie éclairée que vous voudrez bien me transmettre !
Ecrit par : Un hussard | 18 novembre 2007
Et déjà les peaux humaines tannées, et le savon avec la graisse humaine...
Les nazis n'ont rien inventé...
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 18 novembre 2007
Sur la terreur, relisez "les dieux ont soif", d'Anatole France.
Vous y verrez que le petit peuple, lui aussi, a èté grièvement touché (si on peut dire, par la guillotine.)
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 18 novembre 2007
Très beau roman, en effet. Auquel on peut ajouter, pour rester dans les représentations littéraires de la Révolution et se faire une idée assez précise de leur diversité :
- "Le siècle des Lumières", Alejo Carpentier
- "Quatre-vingt-treize", Victor Hugo
- "La Mort de Danton", Anton Büchner
- "L'Affaire Danton", Stanislawa Prszybyszewska
- "Pauvre Bitos", Jean Anouilh
- "Danton", Romain Rolland
- "Robespierre", Romain Rolland
Liste non exhaustive, évidemment !
Ecrit par : Un hussard | 18 novembre 2007
A Anne-Marie Valette
Sur cette histoire de "peaux humaines tannées, et de savon avec la graisse humaine", pourriez-vous me communiquer vos sources ? D'avance, merci.
Ecrit par : Un hussard | 18 novembre 2007
Ma bibliographie Hussard : le procès de mon aïeule Françoise Périgord, 71 ans, guillotinée place de la Révolution aujourd'hui de la Concorde le 28 Ventôse An II soit le 18/3/1794, son crime ? Avoir écrit des lettres à ses deux fils émigrés, ceci dit le procès présidé par Fouquier-Tinville n'a même pas été capable de produire des pièces de sa correspondance avec ses fils !
Elle a été guillotinée avec ses deux neveux Jean Baptiste Goursaud de Merlis et Jean Babaud de Lafordie.
Avec eux trois personnes, une religieuse, une femme de 20 ans épouse d'un émigré et nièce de la religieuse et un receveur général.
Personnellement si j'avais des enfants à éduquer je ne les confierai pas à vos bons soins.
Ecrit par : iPidiblue et le rasoir national | 18 novembre 2007
"Tiens, je viens de découvrir une ressemblance entre la passacaille de Haendel et deux mélodies de chansons de Barbara. Ah, si j'étais musicologue..."
Ecrit par : Jeremy | 18 novembre 2007
Il est quelques schémas musicaux que l'on peut retrouver assez souvent, dans des musiques totalement différentes, (la passacaille, avec ses cheminements harmoniques assez simples et sa structure très carrée, en fait partie). La chaconne aussi. Plus simplement, les marches harmoniques font partie intégrante de toutes les musiques, et ont été systématisées par des compositeurs à partir de Vivaldi, (ce qu'on appelle les fameuses "rosalies". On les retrouve dans les feuilles mortes, qui fonctionne d'ailleurs exactement sur ce modèle des marches. Mais il y a eu des grands pilleurs dans l'histoire de la variété, le plus célèbre étant Serge Gainsbourg, (sans forcément parler de "lemon incest" ou de la chanson que Birkin interprétait sur Brahms, réécoutez donc: "initials BB"!
Et, si vous réécoutez la bande son de "il était une fois dans l'ouest, (la partie la plus connue, celle qui commence à l'harmonica), vous vous rendrez compte, quand arrive la guitare électrique, que vous pouvez chanter là dessus la marseillaise! Et ce fameux thème d'Armstrong, intégralement pompé sur: "Ah vous dirais-je maman"... Et la liste n'est pas limitative!
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 novembre 2007
"Danton ? Pourquoi ? Parce qu'il proposa la mise en place de la Terreur et présenta le rapport destiné à la justifier devant la Convention ? Ou parce qu'il ne craignait pas les abus de biens sociaux ?!!!"
Ecrit par : Un hussard | 18 novembre 2007
Peut-être parce qu'entre deux mots il faut choisir le moindre et, quoiqu'en pensent les altermondialistes, un autre monde, stricto sensu, c'est à dire en l'occurrence un monde parfait, est difficilement envisageable!
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 novembre 2007
Damned! Ca, c'est un vrai de vrai de lapsus... Entre deux maux, évidemment...
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 novembre 2007
"Je pense de mon devoir de revenir sur le métier de maréchal-ferrant car il semble que certains ici en ont une vision bucolique, naïve et passéiste."
écrit Dobolino.
Merci à Dobolino de ces précisions. Dont je suis un peu au courant vu que le sud de la Sarthe compte quelques centaines d'élevages équins, que je prends mon café le matin avec lads et maréchal-ferrant et que ma nièce ( bac+5, stages en Angleterre) s'est spécialisée dans je ne sais trop quel domaine de soins aux chevaux (traumatologie, hydrothérapie, massages etc.).
D'accord aussi sur le danger des orientations précoces. Seulement le maintien de tous en scolarité jusqu'à 16 ans pose quelques problèmes si l'on ne pense pas les contenus.
GM ( à titre personnel : il y a une vie à côté du secrétariat du GRIP)
Ecrit par : guy morel | 18 novembre 2007
GM, ce n'est pas spécialement à vous que je m'adressais. Nous avons tous une vie à côté de notre passion principale... d'où ma présence opiniâtre ici!
Ceci dit, ne serait-il pas bon que je recolle mon maréchal ferrant sur le nouveau sujet de Brighelli? Qu'un autre traite plombier-chauffagiste! Encore un autre pour électricien etc... Et enfin un autre pour le dur métier de citoyen éclairé!
Penser les contenus, c'est bien le travail que nous attendons de vous tous de façon à ce qu'il y ait le moins de déçus possible de l'Ecole Laïque de la République Française et, du coup, moins de votes perdus chez Le Pen, De Villiers ou autre Besancenot.
Chaque élection pointe du doigt l'innommable gâchis!
Ecrit par : dobolino liquéfié | 18 novembre 2007
La meilleure:
Ma maman, âgée de onze ans, avait, en 1941, en participant à un concours scolaire organisé par le gouvernement de Vichy, gagné le premier prix du canton ou du département (?). Le sujet: décrivez un beau métier traditionnel de la France. Elle avait choisi le maréchal-ferrant.
Le préfet de la Drôme était venu en personne la féliciter et serrer la main de mon grand-père (le juif allemand apatride) en le félicitant d'être le père et l'éducateur d'une aussi bonne petite Française.
Alors, Bousquet, Papon...
Ecrit par : dobolino liquéfié | 18 novembre 2007
A iPidiblue
L'histoire de votre aïeule est un exemple des débordements de la Terreur, que je trouve tout aussi inacceptables que vous.
Comme sont inacceptables les exactions et prévarications de Carrier à Nantes, de Fouché et Collot d'Herbois à Lyon, de Tallien à Bordeaux...
Seulement, quand on évoque ces faits, pourquoi s'arrêter au milieu du chemin ? La suite est-elle gênante ? Faut-il par exemple dissimuler que ce sont ces bouchers et prévaricateurs qui ont organisé en urgence le 9 Thermidor, pour la simple et bonne raison qu'ils avaient été rappelés à Paris par Robespierre pour rendre compte de leurs crimes. Stratégie qui leur a permis de s'en sortir en toute tranquillité !
Si vous vous étiez donné la peine de lire mes commentaires sans parti pris, vous auriez pu constater que je n'ai à aucun moment fait l'apologie de la Terreur. Je réagis simplement au règne de la bien-pensance, du politiquement correct et de la pensée unique. Et je constate qu'il est semble-t-il admis dans notre pays que les dragonnades ne posent pas problème, et que les assassinats ou massacres de Républicains pendant la Révolution étaient dans l'ordre des choses.
La référence à une période historique dans un débat est souvent enrichissante, à condition toutefois que l'on accepte de l'aborder en toute honnêteté intellectuelle, sans en nier la complexité voire les éléments contradictoires. Encore faut-il s'être donné la peine au préalable de s'informer sérieusement, quitte à voir certains de ces préjugés parfois mis à mal !
Ecrit par : Un hussard | 18 novembre 2007
L'égalitarisme statufie les inégalités, alors que l'élitisme les dissolvait dans le bulletin scolaire.
JPB
Ecrit par : brighelli | 18 novembre 2007
L'école est devenue fabrique du crétin (sur le point de fermeture définitive ou de délocalisation/privatisation) en se désymbolisant.
Je m'explique. Prenez par exemple l'institution sportive. Son principe constitutif est simple: égalité des chances au départ , inégalité des résultats. Celui de la fabrique du crétin est inversé: inégalité des chances au départ et égalité des résultats à l'arrivée.
L'institution sportive met en scène pour chaque compétiteur impétueux sa rencontre avec l'idéal (auquel seule la mort nous fait renoncer). La cérémonie en est le principe: des sujets entrent en scène, se mettent tout entier eux et leur corps dans la figure de l'idéal strictement et juridiquement représenté, textualisé , puis disparaissent. Et le tour est joué, la partie est terminée. Retour au monde prosaïque. En attendant de recommencer la partie.
L'institution scolaire a longtemps fonctionné sur ce principe institutionnel et cérémoniel. Qui parmi les anciens ne se souvient pas avec émotion de la cérémonie en fin d'année de la remise des prix, ou de l'angoisse ressentie au moment de remise des classements scolaires?
J'ai été sportif de haut niveau. J'ai obtenu des premières places, j'ai subi des défaites cuisantes, j'ai été mis en face de ma toute modeste condition de simple passant dans cette vie.
Mais quelque chose s'est inversé lorsque la sociologie d'Etat a convaincu son petit monde (quelle aubaine!) que les hommes naissent enchaînés et inégaux. Et que dès lors l'Etat se doit impérativement de les libérer et de les rendre égaux. Ce qui fut décidé et éxécuté. Un corps d'ingénieurs et techniciens en ressources humaines a édicté les nouveaux principes et les modalités de la fabrication en séries de l'élève nouveau standardisé.
L'école est devenue cette fabrique dans laquelle les nouveaux candidats à la vie et à la culture subissent inévitablement l'impossibilité cependant vitale de symboliser et de styliser l'autre de soi. Cet autre qui me représente, dans lequel je me reconnais et y reconnais ma condition fictive. La figure de l'élève cultivé, instruit, différencié, conscient des jeux et enjeux symboliques des techniques ancestrales de civilisation a cédé la place à la figure de l'élève moyen, uniformisé, anonymisé, aseptisé, sécurisé, lobotomisé.
Ecrit par : buntovchik | 18 novembre 2007
Dernier (mais long) message du jour. Après, j’ai beaucoup de travail.
Les choses sont un peu plus claires – mais pas trop.
J’avais donc confondu les CM3-CM4 (idée de Morel) et les CS1-CS2 (projet du GRIP). Cette confusion n’aurait pas eu lieu si, comme je le propose en vain depuis des années, il existait une sorte de Comité de liaison entre les différentes assocs pour être au moins au courant de nos idées et de nos projets. Mais passons et voyons les choses de plus près.
1. Les CM3-CM4 s’adressent à des élèves « précipités prématurément au collège ». On ne sait pas trop s’ils s’arrêteront là ou s’ils entreront plus tard en sixième. Dans le premier cas, il s’agit vraiment d’un projet rétrograde, inadapté de surcroît au paysage économique et social de la France actuelle : d’où les valets de ferme et les maréchaux-ferrants. Dans le deuxième cas, ce projet ne saurait concerner que des élèves non-SLECC. Car vu l’état des sixièmes, tout élève SLECC serait capable de suivre. Morel veut donc légiférer sur ce qu’il ne contrôle pas. Qui va dire aux parents que leurs rejetons sont incapables d’entrer en sixième ? Même les instits-SLECC n’oseraient pas. Encore moins les instits-non SLECC. Et, de toute façon, il n’y a aucune chance pour que les parents obtempèrent. Ce n’est pas seulement un projet rétrograde, c’est un projet qu’il est impossible de faire aboutir.
2. Les CS1-CS2 s’inscrivent, si j’ai bien compris, dans le projet SLECC pur jus. Il s’agirait donc de classes expérimentales. La différence avec le SLECC actuel, c’est que les parents ne seraient plus captifs du système. Il faudrait qu’ils choisissent entre un CS1-CS2 et une sixième-cinquième. Aucune chance de trouver des élèves pour une telle « expérience ». Encore un projet qui ne peut aboutir.
Admettons maintenant que les programmes CS1-CS2 soient imposés à l’ensemble des sixièmes-cinquièmes. C’est toujours le même problème avec le GRIP : on ne sait pas si ses programmes s’appliquent à un groupe microscopique d’élèves ou s’ils sont destinés aux 6 644 108 écoliers, 3 207 181 collégiens et 2 210 850 lycéens (derniers chiffres connus).
Dans cette deuxième hypothèse, on modifie les frontières entre le primaire et le secondaire. Le primaire s’étend désormais jusqu’à l’âge de 13-14 ans. Le modèle est encore celui des années 20-30 mais en supprimant les sixièmes et cinquièmes des lycées. Pour des gens qui ne pensent qu’en termes de programmes et pas de structures, c’est une sacrée… réforme de structure ! Et politiquement impossible même si Darcos était convaincu du bien-fondé de la chose.
Admettons malgré tout que cela soit possible sans provoquer la chute du gouvernement. Et voyons ce qui se passe.
J’ai moi-même connu les CS. Mais ce n’était plus l’âge d’or du primaire. On arrivait même à la fin du système (je crois qu’il a disparu l’année suivante). J’étais dans la petite école primaire d’Arles – où mon frère cadet a été ensuite condisciple de Guaino, élève taciturne et effacé à l’époque, mais qui a pris ensuite une belle revanche. Il y avait dans la même classe que moi des élèves qui allaient entrer en sixième et d’autres qui poirotaient en attendant le certif (c’était ça, le CS). L’instit, Monsieur Courtine, était aussi le directeur de l’école. Ancien FTP, il n’était pas plus commode que Morel. Mais c’était un maître excellent, à la fois très exigeant et attentif aux besoins de chacun. Il faisait le même cours pour tout le monde (pas de groupes de niveau ou de « pédagogie différenciée »). Mais il y avait des élèves qui suivaient bien et d’autres qui ramaient depuis des années, tous redoublants. Les premiers passaient l’examen d’entrée en sixième (sauf moi : je fus le seul, cette année-là, à entrer en sixième sans examen au vu de mes résultats). S’ils échouaient, ils se retrouvaient normalement en CS pour passer le certif (autrement dit, ils redoublaient). Il y avait dans ma classe un grand escogriffe de 17 ans, très gentil mais sans doute pas très futé, qui n’avait toujours pas réussi le certif. On lui avait dit que c’était sa dernière chance. Après, on ne voudrait plus de lui à l’école. Je l’admirais beaucoup car son père élevait des taureaux en Camargue. En fait, il ne s’intéressait ni à l’école ni au certif, il voulait être gardian. Il était peut-être très intelligent au fond et avait compris qu’avec le certif, il risquait de se retrouver ouvrier OP3 aux chantiers de Barriol ou gratte-papier à la Poste alors qu’il voulait faire l’un des plus beaux métiers du monde : dans le delta, au milieu des chevaux à peine domestiqués et des taureaux sauvages.
C’était ça le CS de mon époque. Pas du tout une voie d’excellence menant vers le Primaire supérieur (supprimé par Vichy) mais une voie de garage où étaient parqués les élèves incapables d’entrer en sixième. Question de structures et de niveaux, les beaux programmes n’y pouvaient rien. Est-ce à cela qu’il faudrait revenir ? Amputé du Certif, des Cours complémentaires, du Primaire supérieur, des ENI et de l’ENS de Saint-Cloud, le primaire n’a plus de sens après le CM2. Le prolonger pour tous jusqu’à la fin de la cinquième actuelle serait contreproductif. Car on ne pourrait pas empêcher le clivage entre des élèves qui pourraient aller plus loin et ceux pour qui même un CS1-CS2 serait trop difficile. A cet âge-là les dés sont jetés. Même avec un enseignement « très SLECC » comme celui qui existait de mon temps.
Dernier problème, plus pratique, qui concerne les structures (désolé…). Qui enseignerait dans ces classes CS1-CS2 pour tous ? S’il s’agit de prolonger le primaire, les profs seraient forcément des instits (PE). Et je n’avais pas tort d’évoquer la bataille entre SNI et SNES dans les années 60. Sans compter une nouvelle et, cette fois, drastique réduction de postes aux concours du secondaire : on n’aurait plus du tout besoin de recruter pendant une bonne vingtaine d’années (c’est d’ailleurs ce qui se passe en Espagne, je l’avais expliqué avant les vacances)… On sait en outre que la formation des instits a été saccagée depuis plus longtemps et plus fortement que celle des certifiés et des agrégés – la mise en place des IUFM il y a 15 ans n’ayant fait qu’accentuer les ravages du pédagogisme. Si l’on veut des programmes solides et instructionnistes, ne vaudrait-il pas mieux confier ces classes à des profs du secondaire ? Mais alors quelle est la différence entre les CS1-CS2 du GRIP et les sixièmes-cinquièmes rénovés que je souhaite ? Juste le petit parfum nostalgique de l’appellation ?
J’ai laissé pour une autre fois le deuxième pan de nos divergences : faut-il réformer pas à pas en commençant par le primaire ou bien par tous les bouts à la fois en 5 ou 6 ans ? En fait la question ne se pose pas. L’histoire n’obéit pas aux « dynamiques lentes » des penseurs du GRIP. Pour le meilleur ou pour le pire toutes les décisions seront prises au cours de la première présidence Sarkozy. Qu’on le veuille ou pas, c’est cela qui aura lieu. Mais il dépend en partie de nous les résultats soient positifs ou négatifs. A condition, bien sûr, qu’on ne refuse pas, au nom d’une analyse qui n’a jamais été explicitée, de s’intéresser au problème.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 18 novembre 2007
Liste non exhaustive, évidemment !
Ecrit par : Un hussard | 18 novembre 2007
La Révolution de Robert Margerit, en quatre tomes.
Ecrit par : dobolino liquéfié | 18 novembre 2007
A propos du maréchal-ferrant, j'ai eu l'autre jour un cours par un aide-soignant sur le nouveau diplome d'aide-soignant. Exigences supérieures permettant d'accéder à des tâches plus valorisantes et à une grille de salaire en fonction, infirmières déchargées des ces tâches et accédant à des tâches plus valorisantes en contre-partie d'une formation plus ardue, le tout libérant le médecin qui peut ainsi, au fin fond d'un hôpital de campagne, se consacrer à apprendre à offrir aux cancers de la prostate métastasés, entre autres, la même qualité de soins qu'à Paris.
Ça, c'est une bouteille à moitié pleine. Libre à vous de la juger à moitié vide!
Ecrit par : dobolino liquéfié | 18 novembre 2007
Tout le monde peut lire comme moi votre apologie de la Convention et donc de la période dite de la Terreur, faut-il que je fasse un autre copier-coller inutile ?
Tout à l'heure j'étais ignorant et je ne savais pas lire, maintenant je suis malhonnête, demain j'aurais la peste probablement ...
Un bon article sur la Terreur dans wikipedia, un petit copier-coller quand même pour la route :
La loi du 10 juin 1794, 22 prairial An II, (extraits) :
« Article 4 : Le tribunal révolutionnaire est institué pour punir les ennemis du peuple.
Article 5 : Les ennemis du peuple sont ceux qui cherchent à anéantir la liberté publique. […]
Article 6 : Sont réputés ennemis du peuple, ceux qui auront provoqué le rétablissement de la royauté, ou cherché à avilir ou à dissoudre la Convention nationale et le gouvernement révolutionnaire et républicain. […] Ceux qui auront cherché à empêcher les approvisionnements de Paris, ou à causer la disette dans la République. […]
Article 7 : La peine portée contre tous les délits, dont la connaissance appartient au gouvernement révolutionnaire, est la mort. […] L'accusé sera interrogé à l'audience et en public : la formalité de l'interrogatoire secret qui précède est supprimée comme superflue […] S'il existe des preuves […], il ne sera point entendu de témoins. […] »
Ca c'est exactement les lois d'exception qui ont forgé les régimes totalitaires du XXème qui ont permis exécutions et déportations massives des populations russes, allemandes, chinoises etc.
Que vous admiriez ces régimes c'est votre problème, assumez-le, chacun jugera de quel côté sont les assassins et de quel côté la liberté.
Ecrit par : iPidiblue et le régime d'exception | 18 novembre 2007
Il y avait dans ma classe un grand escogriffe de 17 ans, très gentil mais sans doute pas très futé, qui n’avait toujours pas réussi le certif. On lui avait dit que c’était sa dernière chance. Après, on ne voudrait plus de lui à l’école. Je l’admirais beaucoup car son père élevait des taureaux en Camargue. En fait, il ne s’intéressait ni à l’école ni au certif, il voulait être gardian.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 18 novembre 2007
Sacré progrès! A présent, il n'aurait pas traîné en primaire. Il aurait fait sa scolarité jusqu'en troisième et, à quinze ans, aurait filé en BEPA en lycée agricole à moins qu'il n'ait opté pour une MFR dès la quatrième vers treize quatorze ans. Peut-être aurait-il finalisé avec un BTA qui lui épargnait le stage des deux cents heures pour sa dotation Jeune Agriculteur. Ou, comme un de mes copains de promo, aurait-il choisi de repasser un bac C après son bac D' pour entrer en prépa véto et intégrer? Allez savoir! Y'a quand même eu de sacrés aménagements dans les quarante dernières années.
Ciao, je vais coudre...
Ecrit par : dobolino liquéfié | 18 novembre 2007
A iPidiblue
Si vos seules sources d'information sur cette période particulièrement complexe de notre histoire, ce sont quelques bribes de votre histoire familiale, quelques éléments glanés deci delà sur Wikipédia ou le Net, et pour finir quelques ragots que vous allez bien finir par nous dégoter dans "Point de vue-Images du monde", "Voici", "Gala" ou quelque ouvrage de Lenotre et consorts... restons-en là.
Je n'ai jamais admiré quelque régime totalitaire que ce fût, et ce n'est pas aujourd'hui que je vais commencer.
En tout cas, je constate que pour ce qui vous concerne, vous êtes très doué pour les amalgames et les procès d'intention. A croire que vous auriez fait fureur auprès de Fouquier-Tinville, Pétain, Pol Pot ou Staline !
Sur ce, je retourne au travail.
Ecrit par : Un hussard | 18 novembre 2007
Je m'appelle Pierre DRIOUT, il est facile de le savoir si l'on est un tout petit curieux de mon pseudo "iPidiblue".
Ecrit par : iPidiblue est un alien | 18 novembre 2007
Ca c'est exactement les lois d'exception qui ont forgé les régimes totalitaires du XXème qui ont permis exécutions et déportations massives des populations russes, allemandes, chinoises etc.
Vous oubliez, iPidiblue et le régime d'exception, quelques régimes politiques réputés les plus démocratiques de la planète, qu'ils transforment en poubelle et en champ de batailles pour imposer aux autres cultures leur vision du monde.
Ecrit par : marigot | 18 novembre 2007
Marigot c'est un tout autre problème ! Ne mélangeons pas tout si c'est possible ...
Ecrit par : iPidiblue et les poubelles de la Terre | 18 novembre 2007
Ou, comme un de mes copains de promo, aurait-il choisi de repasser un bac C après son bac D' pour entrer en prépa véto et intégrer? Allez savoir! Y'a quand même eu de sacrés aménagements dans les quarante dernières années.
Ciao, je vais coudre...
Ecrit par : dobolino liquéfié | 18 novembre 2007
Dobolino , je me suis moi même scolarisé en 1966 dans un lycée agricole (pour échapper au destin familial qui m'aurait conduit directement à l'Ecole Normale), qui m'a permis de concilier études passionnantes et entraînements sportifs. En Terminale D' nous étions onze élèves, dont trois qui ont refait
une terminale C pour intégrer Véto et Agro, un qui est entré en faculté de Philo de Nancy, deux filles qui sont devenues institutrices et les autres ont repris les exploitations familiales.
Nos enseignants dont trois étaient agrégés (maths, physique/chimie et biologie) ont été pour beaucoup dans nos parcours ultérieurs. Une époque révolue qui a laissé la place de réformes en réformes à la débâcle actuelle.
Ecrit par : buntovchik | 18 novembre 2007
Les CM3-CM4 s’adressent à des élèves « précipités prématurément au collège ». On ne sait pas trop s’ils s’arrêteront là ou s’ils entreront plus tard en sixième. Dans le premier cas, il s’agit vraiment d’un projet rétrograde, inadapté de surcroît au paysage économique et social de la France actuelle : d’où les valets de ferme et les maréchaux-ferrants. Dans le deuxième cas, ce projet ne saurait concerner que des élèves non-SLECC. Car vu l’état des sixièmes, tout élève SLECC serait capable de suivre. Morel veut donc légiférer sur ce qu’il ne contrôle pas. Qui va dire aux parents que leurs rejetons sont incapables d’entrer en sixième ? Même les instits-SLECC n’oseraient pas. Encore moins les instits-non SLECC. Et, de toute façon, il n’y a aucune chance pour que les parents obtempèrent. Ce n’est pas seulement un projet rétrograde, c’est un projet qu’il est impossible de faire aboutir.
2. Les CS1-CS2 s’inscrivent, si j’ai bien compris, dans le projet SLECC pur jus. Il s’agirait donc de classes expérimentales. La différence avec le SLECC actuel, c’est que les parents ne seraient plus captifs du système. Il faudrait qu’ils choisissent entre un CS1-CS2 et une sixième-cinquième. Aucune chance de trouver des élèves pour une telle « expérience ». Encore un projet qui ne peut aboutir.
écrit Pedro Cordoba.
Pedro,
Plus on s'explique et moins tu comprends.
1- L'idée de Morel CM3-CM4, ce n'est pas un projet, c'est une question. Née d'ailleurs d'une discussion avec Le Bris qui me disait qu'il garderait bien certains CM2 un an de plus. Et aussi du fait qu'après 1959, on a abandonné des voies assez diversifiées pour une voie unique sans voir - ou vouloir voir - que pour un certain nombre d'élèves cela revenait à raccourcir la scolarité primaire de deux ans. Ne me fais pas dire que je souhaite rétablir le certif ! Je dis simplement que, nonobstant l'évolution des métiers, il y a là un problème qui n'a pas été réfléchi et que peut-être on pourrait prendre le temps de le faire.
Donc, je ne propose aucun projet. Et il est très difficile de dire d'un projet qui n'existe pas ne peut aboutir.
2- Où as-tu vu que le Cours CS1-CS2 se substituerait éventuellement à la sixième et à la cinquième ? Tu étais là quand j'ai dit au ministre que nous avions pensé prolonger l'écriture des programmes de grammaire du primaire par celle de programmes CS1-CS2 correspondant à la 6è et à la 5è. Il était clair pour tous, et notamment pour le ministre qui l'a bien compris comme cela et l'a même dit, qu'il s'agit de penser une continuité programmatique entre le primaire et les premières classes du collège - ce qui exclut d'ailleurs que les programmes du primaire soient conçus par les uns et ceux du collège par d'autres.
Donc tu évoques encore un projet qui n'a en effet aucune chance d'aboutir pour la bonne raison qu'il n'existe pas.
Si je fais le résumé de tes interventions, celles-ci se réduisent à dire que le GRIP mène les instits à l'abattoir et les enfants à l'assassinat, que le projet SLECC est un "isolat expérimental" sans intérêt, bref que nous perdons notre temps et qu'en plus nous sommes dangereux. J'avoue ne pas comprendre cet acharnement.
Bien à toi.
GM
PS. Tu remarqueras que depuis le début des discussions sur ce blog, aucun membre du GRIP n'a dit un mot sur les orientations de SLL, de RE ou de la 3è voie. Et aucun n'a jugé intelligent ni très utile de faire la moindre allusion à la généalogie politique de tel ou tel. Ce sont visiblement des délicatesses qui t'échappent.
Ecrit par : guy morel | 18 novembre 2007
@ F. Guichard
"Vous schématisez, me dites-vous, et c'est dommage.
Que faites-vous de "l'élitisme républicain", qui fut tant reproché à JP Chevènement, par les pédagols justement (voir avec quelle haine hargneuse le poursuit le médiocre Meirieu) ?"'
Loin de schématiser, j'inscris l'élitisme républicain au coeur de mon argument, comme la négation même de l'égalitarisme. C'est lui qui déjoue le piège de la "funeste chimère égalitaire", disait Condorcet qui l'a théorisé mieux que personne, ...donc bien avant le Che, chez qui il s'agit d'une incantation car son étatisme est incompatible avec l'école libérale, pluraliste, autonome vis-a-vis de la puissance publique et des corporations, et aussi apolitique, que voulait instaurer le Rapport sur l'Instruction publique, école qui n'a jamais vu le jour en France.
Cet élitisme républicain se substitue chez Condorcet à l'aristocratie. La méritocratie se définit non par la naissance mais par le talent. C'est 89 contre la dérive égalitariste de 93, Thermidor contre l'égalitarisme bourgeoisophobe.
L'Enarchie, cette Nomenklatura qui gouverne la France depuis plus de trente ans, ce n'est pas cela . Elle est le fruit de relations tout aussi incestueuses que celles qui fabriquaient les "fins de race" d'Ancien régime. Dans sa version 3e millénaire, l'alliance se fait entre membres d'une clique héréditaire où le piston a repris ses droits et où le talent est devenu marginal, qui redore son blason avec la roture du showbiz
Ecrit par : Cadichon | 18 novembre 2007
Bonjour, Cadichon, ça va-t-y par chez vous? Chez nous, ça va sauf qu'il fait -18°C la nuit et qu'il n'est toujours pas tombé les quelques millimètres de pluie bénéfique que la terre réclame. Tout va bien sous le soleil, dçoc!
JPB, j'obéis en bonne élève à votre injonction et relis donc Belle du Seigneur. A l'aube de la cinquantaine, ça vous a une autre allure qu'à vingt-huit ans!
Mais, je reste de marbre et conclue:
http://fr.youtube.com/watch?v=TdRZL_Q3ujs
Ecrit par : dobolino | 18 novembre 2007
Hop là, Cadichon, salauds de communistes assoiffés d'humains libres à réduire en purée:
http://fr.youtube.com/watch?v=qbphJHiAfdU&feature;=related
Etes-vous certaine, ma chère, de n'en avoir rien tiré?
Si non, par ma foi, tant pis pour vous!
Ecrit par : dobolino | 18 novembre 2007
J'ai confondu les grand-pères de dobolino et robin.
Je leur présente mes excuses pour cette méprise. mais le fond de l'argument reste inchangé;
Les moeurs d'un satrape qui a pillé les caisses de l'état pour entretenir sa cour et ses favorites, son caviar quotidien à la louche et ses "cures" à Assouan en décembre dans un des palaces les plus chers du monde, aux frais du contribuable français, n'ont rien à voir avec les soins palliatifs en hopital ou à domicile auxquels a droit quiconque a cotisé une vie entière.
Donc peut-on dire que le grand-père de dobolino a
" bénéficié très exactement des mêmes soins que François Mitterrand!"?
Ecrit par : dobolino | 18 novembre 2007
merci pour cette soudaine sollicitude et ces chansons de Ferrat que j'écoute toujours avec plaisir mais qui n'ont certainement rien à voir, elles non plus, avec les déviances idéologiques dont je parlais plus haut.
Et puisque vous me le demandez, justement non, ça va pas fort (même si ce w-end nous offre une splendide queue d' été indien avec ses flamboiements et des températures encore clémentes.
Mon chien doit se faire opérer ( calcul, pas prostate) jeudi à Paris, et comme je pars mardi soir, j'espère que son voyage en soute se passera bien. Donc oui je m'inquiète.
Curieux que personne n'ait cité Furet comme référence de l'analyse de 89/93.
Ecrit par : Cadichon | 18 novembre 2007
L'Enarchie, cette Nomenklatura qui gouverne la France depuis plus de trente ans, ce n'est pas cela . Elle est le fruit de relations tout aussi incestueuses que celles qui fabriquaient les "fins de race" d'Ancien régime. Dans sa version 3e millénaire, l'alliance se fait entre membres d'une clique héréditaire où le piston a repris ses droits et où le talent est devenu marginal, qui redore son blason avec la roture du showbiz
Sur ce sujet, lire un petit dossier bien éloquent dans le dernier Marianne sur les fils et les filles de...
P.S Citer Furet ? Montaignetagada...tagada va encore hurler au loup(lui qui ne jure que par Soboul ou Manceron).
Ecrit par : Guillaume | 18 novembre 2007
Ben, oui, y'a de quoi s'inquiéter, Cadichon... C'st quoi, ce calcul et pourquoi il va voyager en soute après, cette pauvre bête?
Bon, désolée, moi qui voulais vous offrir cette chouette chanson de Ferrat. Allez, quand même, pour la bone bouche et à la santé de votre chien:
http://fr.youtube.com/watch?v=4Njp2M4idJk&feature;=related
Ecrit par : dobolino | 18 novembre 2007
Donc peut-on dire que le grand-père de dobolino a
" bénéficié très exactement des mêmes soins que François Mitterrand!"?
Ecrit par : Cadichon | 18 novembre 2007
Oui, car le traitement médical est le même pour Mittou et pépé. Le reste relève du superflu qui n'a jamais empêché personne de quitter la vie. Il n'y a pas de cure à Assouan qui ait guéri un cancer de la prostate métastasé. Si pépé l'avait jugé bon, il aurait pu faire une cure à Assouan, nous ne lui en n'aurions pas tenu rigueur.
Ecrit par : dobolino | 18 novembre 2007
Parmi celles qui sont en activité, actuellement, il y a Nathalie Stutzmann (française) et la très grande Ewa Podles. On peut aussi citer Andreas Scholl, mais c'est un homme. Je peux vous créer quelques liens yousendit, si vous voulez.
Ecrit par : Kap | 16 novembre 2007
Je veux bien! Merci!
Ecrit par : Pendariès | 19 novembre 2007
Je les avais postés plus haut, Pendariès. Les voici à nouveau :
- "Bist du bei mir", de Bach, par Andreas Scholl (en live, et je crois que c'est Gustav Leonhardt qui l'accompagne au clavecin): http://download.yousendit.com/4AE8E4C772FC4513
- "Non temer : d'un basso affetto", de Rossini (Maometto II), par Ewa Podles : http://download.yousendit.com/A1F25BAF7BF0D27C
Ecrit par : Kap | 19 novembre 2007
La suite :
- "Prigionier che fa ritorno", de Mozart (La Betulia Liberata), par Nathalie Stutzmann : http://download.yousendit.com/673727E513670584
- "Ave Maria" , de Schubert, par Marian Anderson : http://www.yousendit.com/transfer.php?action=download&ufid;=22CC18314D478CAF
Et, comme je ne l'ai pas en mp3, un lien youtube vers un air du Messie par la même Marian Anderson : http://fr.youtube.com/watch?v=OZoqU_-J-UY
Je n'ai pas non plus Maureen Forrester en mp3, je vous dirige donc vers youtube, où Mme Forrester (la dame qui est à genoux, au début) chante "The Medium" de Menotti. Le temps de sa splendeur était alors passé mais la voix, et surtout, la performance, restent remarquables : http://fr.youtube.com/watch?v=uReeJn3v0EM
- et un des Kindertotenlieder de Mahler par Kathleen Ferrier, à la demande d'Anne-Marie : http://download.yousendit.com/A4A3EAA87FA0E9EB
Si vous ne voulez pas enregistrer les morceaux, vous pouvez vous contenter de les ouvrir en cliquant sur... "ouvrir" , dans la fenêtre pop-up qui apparaîtra après que vous aurez cliqué sur "download".
Ecrit par : Kap | 19 novembre 2007
Et pour répondre à Christophe (c'est toujours hors sujet, mais peu importe, désormais, puisque ce fil est presque mort) : oui, j'ai regardé Wunderlich sur Arte. C'est mon ténor mozartien préféré, avec Anton Dermota. Il était l'un des rares à ne pas rendre le rôle de Tamino cucul. J'ai apprécié de pouvoir découvrir toutes ces archives que je n'avais jamais vues.
Ecrit par : Kap | 19 novembre 2007
"Bist du bei mir." de Bach, par Andreas Scholl (en live, et je crois que c'est Gustav Leonhardt qui l'accompagne au clavecin):
"Bist du bei mir.", contrairement à ce que l'on pourrait croire, il ne s'agit pas d'un chant religieux, mais d'un chant profane qui célèbrerait (je mets le verbe au conditionnel car on n'est pas sûr que cet aria en mi bémol majeur soit effectivement de Bach) l'amour de Bach pour son épouse Anna-Magdalena.
Cet aria, longtemps attribué à Bach serait de Gottfried Heirich Stölzen.
Il m'est arrivé, il y a deux ans, à Prague, sur le pont Charles une sorte d'aventure (je ne sais trop comment appeler cela), peut-être une "épiphanie" autour de ce morceau que j'aime entre tous et que j'entendis soudain chanter par une jeune aveugle.
Ce fut comme si la foudre me tombait dessus.
Il se trouve que pour des raisons que je ne veux pas développer ici ce chant est lié à mon histoire personnelle et cette coïncidence qu'André Breton appelle "hasard objectif" fut certainement l'un des plus grands chocs de ma vie.
Choc que traduisit par le poème suivant :
"Sur le Pont Charles, à Prague
Sous le visage du Christ
La jeune aveugle chante "Bist du Bei Mir?"
Enveloppant de cristal le fleuve au coeur brûlant
Et le château des rois de Bohème
Elle chante la splendeur que ses yeux ne voient pas
Et je porte en pleurant le poids de la Mémoire."
"Bist du bei mir." : "Tu es (ou demeures) près de moi."
Ecrit par : Robin Guilloux | 19 novembre 2007
Merci Dame Kap!
Ecrit par : Pendariès | 22 novembre 2007



