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17 octobre 2007

Par coeur

Par cœur


« Remember ! » cria Charles Ier avant que la hache du bourreau ne sépare sa tête de son corps. « Souvenez-vous » : sans doute n’avait-il pas étudié sous la férule des pédagogues modernes, qui opposent mémorisation et compréhension, arguant que le « par cœur » ne requiert aucune interrogation sur le sens, et qu’il est bien plus habile d’entraîner les enfants à construire eux-mêmes leur savoir que de leur infliger, a priori, le dur exercice de pure mémoire. Pauvre roi Charles — plus personne ne saura donc qu’on l’a décapité le 30 janvier 1649 à Londres. Pas nos élèves en tout cas — pas plus qu’ils ne savent que Charlemagne fut couronné en l’an 800, et la bataille de Marignan gagnée en 1515. Quelle importance, dites-vous ? C’est par une foule de petits détails sans importance que nous construisons notre langue, et notre identification. Théorème de Pythagore, Révocation de l’Edit de Nantes ou le Dormeur du val, tout ce que nous avons appris par cœur nous structure, nous « institue » au sens pur du terme, nous tient debout, pour une vie entière.

La mémoire a mauvaise presse, le « par cœur » est dénigré. Ce qu’il y a de mécanique dans ces apprentissages semble insupportable à ceux qui placent, comme on dit, « l’élève au centre du système » éducatif.
Que mémoire et sens soient concomitants ne paraît pas les effleurer.
Comment l’enfant apprend-il à parler ? En répétant — en apprenant par cœur, et en répétant. Répéter quoi ? Les mots de ses parents d’abord ¬— et nous savons tous qu’il faut éviter les infantilismes et qu’il vaut mieux, dès les premières secondes de la vie, donner au bébé un vocabulaire varié articulé selon une grammaire précise qui forgera les connexions syntaxiques et neuronales…— bref, du sens. Et vers trois ou quatre ans, c’est l’école qui prendra le relais — c’est l’école qui doit continuer d’enfoncer le clou linguistique et culturel. El le maître y parviendra non en nivelant par le bas, en réduisant son vocabulaire, en ne donnant aux élèves que la maigre pitance de livres écrits « pour les jeunes » au présent de narration avec deux cents mots de vocabulaire, mais en les confrontant à ce que la langue a fait de mieux, à ce que la science a imaginé de plus rigoureux. Un mot nouveau, dans un texte, c’est un diamant en gangue.
- Oui, mais quand la langue des parents défaille, ou quand elle est autre… » C’est là qu’intervient la finalité la plus noble du « par cœur » scolaire. « Sans mentir, si votre ramage… » Qui connaîtrait encore ce mot de « ramage » si on n’avait pas appris « le Corbeau et le Renard » — fable essentielle pour assimiler à jamais ce que c’est que la communication ? Les structures linguistiques de ce que nous apprenons s’ancrent et s’encrent en nous par couches successives, au gré d’un feuilletage que j’évoquerai quelque jour, et qui constitue la matrice de ce que nous disons, de ce que nous rédigeons. En parlant, en écrivant, nous lisons le palimpseste sans même nous en apercevoir, et des structures complexes, une rhétorique accomplie, un vocabulaire précis montent à nos lèvres ou nous coulent des doigts. Regardez les comédiens — les grands, ceux qui ont beaucoup donné, particulièrement au théâtre ; dans la conversation de Jouvet, de Noiret, de Bouquet (Michel !) ou de Huppert (Isabelle…), on entend en transparence floue la langue de Giraudoux, de Molière, d’Ibsen ou de Virginia Woolf.
Dès lors, refuser le « par cœur » à des enfants, à des adolescents, pour ne pas prendre le risque de les faire trop travailler, c’est les couper de toute chance d’apprivoiser la langue — et les autres. Le « par cœur » peut seul égaliser les hasards de la naissance. Sans parler du bonheur qu’éprouve un gosse, souvent, à débiter, chez lui, sa récitation du jour, et à la restituer en classe, quitte à rougir ou à transpirer d’angoisse.

Par cœur — et certes le cœur y a sa place. « Tu parles comme un livre », soupirait une jeune fille amoureuse à l’oreille d’un certain jeune homme. C’est qu’il en avait lus, le bougre… Et cinquante ans plus tard, malgré les orages, c’est la même langue accomplie, chargée de strates et de sens, qui structure leurs échanges, et même leurs chamailleries. Et vous voudriez que moi, leur fils, je ne célèbre pas le « par cœur », alors qu’ils s’aimaient pour l’amour des mots ?
Alors La Fontaine, bien sûr, Hugo, évidemment, Baudelaire ou Rimbaud, ça va de soi. Mais aussi les tables de multiplication : le « par cœur » fournit des réflexes qu’aucune calculatrice ne remplacera jamais. À noter que les crétins prétendument ivres de sens, qui fustigent les exercices de mémoire, préconisent des machines dont l’usage interdit toute opération de l’esprit… À moins qu’ils ne supposent que pour calculer 3 x 7, l’enfant doive se représenter, à chaque fois, un rectangle de 3 par 7, et compter les petites cases. Quand ils en seront à des multiplications à dix chiffres, ça risque de prendre du temps, de construire son propre savoir (1)…
Dans son dernier livre (2), Cécile Ladjali signale que des malades atteints d’Alzheimer ont souvent tout oublié, jusqu’aux visages de leurs proches, mais qu’ils s’accrochent encore à des récitations apprises des décennies avant. Et que Primo Levi a survécu à Auschwitz en récitant à son ami Picolo des passages entiers de Dante — quel meilleur décor pour se remémorer l’Enfer… « Le texte de l’autre est cousu sur notre peau », dit-elle avec force.
Le « par cœur » n’est pas dépourvu, au fond, d’une dimension politique. On se souvient des héros de Bradbury, dans « Fahrenheit 451 », ces femmes et hommes-livres qui ont fait du par cœur la clé de leur résistance à l’oppression : qui ne comprend que les textes étudiés, que la mémoire sollicitée sont le meilleur rempart contre l’amnésie par surabondance à laquelle nous conduisent aujourd’hui certains médias — et certains politiques ? Le « par cœur » est la dernière ligne de défense face à l’oppression, et face à la bêtise. Miguel Angel Estrella, dans la prison où l’avait confiné la dictature argentine, s’était fabriqué un clavier de papier, sur lequel il jouait , pour ne pas sombrer, les mélodies apprises, encore et encore — un peu de par cœur ne nuit pas non plus en musique. Jean-Paul Kaufman, enlevé au Liban, otage enfermé dans le noir pendant des années, se récitait la liste des grands crus de Bordeaux — on mémorise bien ce qu'on a appris à aimer, et laisser chanter dans sa mémoire Mouton-Rothschild, Margaux, Haut-Brion ou Gruau-Larose était un pied-de-nez plaisant aux islamistes qui le retenaient prisonnier. Amis joggers, je vous le dis, en vérité : quand les jambes sont lourdes, les genoux vacillants, le souffle court, quand l’envie d’arrêter vous tenaille, récitez vos poèmes, faites le tour de la bibliothèque que vos maîtres vous ont patiemment insinuée dans l’esprit —, et vous ne sentirez plus, pour un temps, la fatigue.

Et La Fontaine ou Hugo mieux que Maurice Carême : autant apprendre dès l’enfance des choses admirables (elles le sont, à bien y regarder, par une alchimie particulière de formes et de sens qu’on appelle ordinairement le génie). Ainsi entrent dans la tête les mots et les structures, que l’on reproduira sa vie durant. Occasion en même temps de confronter précocement les enfants aux siècles passés, à cette mémoire accumulée qu’on appelle une culture. À faire comprendre au petit Ben Jelloun, tout marocain qu’il soit, qu’il participe à cette culture et que ses professeurs du lycée français de Tanger l’ont consacré héritier d’une lignée d’enchanteurs qui commence avant Villon et qui se continue après Char. « Le petit Tahar, vous êtes sûr ? » Absolument. Relisez « les Amandiers sont morts de leurs blessures », plus encore que « l’Enfant de sable » ou « la Nuit sacrée », et vous y repérerez un lyrisme tout rimbaldien — un écho d’échos. Et ces formes apprises, cette langue assénée par ses maîtres, lui ont justement permis de ne pas oublier l’arabe. Les « Mille et une nuits » renaissent, dans la mémoire enfouie, au contact d’« Une saison en enfer ». Loin de gommer la mémoire des cultures parallèles, le « par cœur », parce qu’il instaure des mécanismes d’absorption et de restitution, est bien plus respectueux de la diversité culturelle que la sollicitude post-coloniale que décrit Gaston Kelman : imposer La Fontaine au fils ou à la fille d’immigré, c’est lui ouvrir la porte, ici, et ne pas la lui fermer, là-bas.

Jean-Paul Brighelli

(1) Voir sur http://www.nychold.com/raimi-mem02.html le raisonnement convaincant de Ralph Raimi, membre du département de mathématiques de l’université de Rochester, N.Y. Merci à MD de me l’avoir communiqué.
(2) Cécile Ladjali, Mauvaise langue, Seuil, 2007.

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Commentaires

J'ai une petite anecdote toute fraîche d'hier sur le par cœur, mais je ne voudrais pas assombrir le mercredi de ce pauvre MàC, alors je m'abstiens de parler de ces chiards répugnants à peine sortis de leurs couches culottes.
On attendra patiemment sans rien faire et surtout rien dire qu'ils deviennent des élèves de collège.

Ecrit par : catmano | 17 octobre 2007

il est vrai que la déclamation d'une lettre des liaisons dangereuses où s'entendre sussurer les premières lignes de Proust sous le regard des étoiles donnent le frisson...
mais les jeunes femmes d'aujourd'hui y sont-elles sensibles?


saperlotte de saperlipopette j'ai encore égaré mes lunettes...

Ecrit par : Saperlipopette | 17 octobre 2007

« Remember ! » cria Charles Ier avant que la hache du bourreau ne sépare sa tête de son corps.

Il me semble que c'était une épée.

Ecrit par : Japhet | 17 octobre 2007

En France, c'est sûr, on décapitait les hommes à l'épée. Mais en Angleterre ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 17 octobre 2007

A apprendre par coeur. Un exemple rare de courage absolu, et dans une langue, mais une langue....

Armand Robin dans une lettre adressée le 5 octobre 1943 à la Gestapo, avenue Foch, Paris :

« Preuves un peu trop lourdes de la dégénérescence humaine,
il m’est parvenu que de singuliers citoyens français m’ont dénoncé à vous comme n’étant pas du tout au nombre de vos approbateurs.
Je ne puis, messieurs, que confirmer ces propos et ces tristes écrits. Il est très exact que je vous désapprouve d’une désapprobation pour laquelle il n’est point de nom dans aucune des langues que je connaisse (ni même sans doute dans la langue hébraïque que vous me donnez envie d’étudier). Vous êtes des tueurs, messieurs; et j’ajouterai même (c’est un point de vue auquel je tiens beaucoup) que vous êtes des tueurs ridicules. Vous n’êtes pas sans ignorer que je me suis spécialisé dans l’écoute des radios étrangères ; j’apprends ainsi de précieux détails sur vos agissements ; mais, le propre des criminels étant surtout d’être ignorants, me faudra-t-il perdre du temps à vous signaler les chambres à gaz motorisées que vous faites circuler dans les villes russes? Ou les camps où, avec un art achevé, vous faites mourir des millions d’innocents en Pologne ?
Si je vous écris directement, messieurs, c’est pour remédier au manque de talent de mes dénonciateurs ; cette variété de l’espèce humaine, particulièrement fréquente sous les régimes vertueux, manque de subtilité et de perfection ; je suis persuadé qu’elle ne m’a pas dénoncé à vous avec le savoir-faire qui s’impose dans cette profession. Vous avouerai-je qu’il y a dans ce manque d’achèvement quelque chose qui me choque et que je tiens à corriger? Je voudrais, par simple goût du fini, suppléer aux déficiences de ceux qui veulent ma mort.
Je suis las des menaces vagues, des dangers imprécis, des avertissements renouvelés, des inquiétudes non portées à l’extrême. Vous créez, messieurs, un monde tel qu’on ne sait plus s’il ne vaut pas mieux être immédiatement arrêté plutôt que de s’entendre dire chaque matin : “Prends garde à tes regards, prends garde à tes pas, prends garde à tes doigts, à tes épaules, à tes orteils, car tout en toi est fort dangereux !” On veut, messieurs, m’empêcher de faire le moindre pas, car, me dit-on, votre courroux s’étend au-dessus de moi ; eh bien ! messieurs, non seulement j’ai décidé de continuer à faire des pas, mais encore j’ai décidé de courir.
La Renommée, cette déesse présentement bien florissante, répand par toute la ville que je suis un fou. Sans doute est-ce cela qui vous retient ; je voudrais détruire en vous ce scrupule qui m’est profitable ; je puis vous assurer: je suis le contraire d’un fou et j’ai une conscience fort exacte de tout ce que je fais. Ce n’est pas être fou que de dire en toute circonstance la vérité ; la vérité est toujours bonne à dire, et singulièrement lorsqu’elle est sûre d’être châtiée. La somme de délectation que j’éprouve à vous dire directement : “TUEURS, VOUS ÊTES DES TUEURS” dépasse les délectations que vous aurez à me tuer.
Je voudrais être menacé avec précision. Et d’autre part ce serait mal respecter l’ordre de l’assassinat, qui devient l’ordre coutumier de ces temps, que de contraindre les candidats à mon assassinat à fouiller toute la ville pour me trouver; mon adresse actuelle, messieurs, est ignorée de presque tous ; la voici. Venez ! Je ne m’en irai pas ! Je laisserai même la porte ouverte. Vous m’y trouverez sans fatigue en ces heures très matinales où, jeannots lapins d’un nouveau genre, vous vous plaisez à commencer vos inédits ébats.
Messieurs, vous aurez été sans doute quelque peu surpris qu’en tête de cette lettre je vous aie nommés : “Preuves un peu trop lourdes de la dégénérescence humaine” ; il est peu probable que les singuliers citoyens français qui vous fréquentent soient à même de vous expliquer le sens de cette appellation ; je suis enclin à croire qu’ils ne doivent guère comprendre le français ; je dois donc perdre encore un peu de temps à vous préciser que cette appellation m’a été suggérée par la pesanteur bien connue de vos pas et le bruit également très connu de vos bottes.
Vous avez de singuliers arguments, messieurs, pour propager l’idée que votre race est l’excellente : ce sont des arguments de cuir.
Vous ajouterai-je, messieurs, pour me tourner enfin vers cette Allemagne que vous prétendez représenter, que je ressens tous les jours une très grande pitié pour mon frère, le travailleur allemand en uniforme. Vous avez assassiné, messieurs, mon frère, le travailleur allemand ; je ne refuse pas, ainsi que vous le voyez, d’être assassiné à côté de lui.
Armand Robin »

Chiche, les petits proprofs d'écrie un truc pareil , si l'occaion, tragique,se présentait, à notre autorité de tutelle. Chiche qu'on adresse une lettre de ce tonneau aux ADNistes fanatiques, aux expluseurs de petits mômes????

Ecrit par : montaigneàcheval | 17 octobre 2007

La mémoire a mauvaise presse

Jean-Paul Brighelli

Quelqu'un se souvient du prénom d'Alzheimer ?

Ecrit par : yann | 17 octobre 2007

...la férule des pédagogues modernes, qui opposent mémorisation et compréhension...

Ecrit par : brighelli | 17 octobre 2007

Ne tombons pas dans l'excès inverse.

Si la poésie ou les dates de l'histoire de France et d'ailleurs doivent s'apprendre, cela n'empêche pas d'enseigner les moyens de comprendre les ressorts de l'histoire ou de la littérature.

Le théorème de Pythagore s'apprend par coeur (comme les tables de multiplication), mais sa démonstration peut (doit) être comprise. Rien n'est plus débile que d'imposer l'apprentissage d'une démonstration !

Presque tous les éléments de la loi des gaz parfaits peuvent être facilement compris par un élève de base (sauf R, qu'il ne va pas sucer de son doigt, et qu'il faut apprendre par coeur), et on persiste à ne pas la lui expliquer avant la prépa.

etc.,etc..

Ne refusons pas aux gamins de comprendre sous prétexte qu'ils doivent construire leurs propres savoirs (vaste fumisterie, escroquerie, galéjade, connerie, etc.), ni sous prétexte de par coeur.

Ecrit par : yann | 17 octobre 2007

Mon ami d'enfance aveugle, né en 1942, se débrouille plutôt bien au piano. Il joue par coeur des oeuvres de Mozart , Chopin et d'autres car il n'y a pas d'autre solution pour lui...

Ma mère dont la scolarité avait été perturbée par des problèmes auditifs se raccrochait à tout ce qu'elle avait appris par coeur pour offrir à ses enfants le bonheur de partager ses connaissances : des comptines, des chansons, des fables, en veux-tu, en voilà. J'ai rencontré dans mon enfance un ami de mes parents qui récitait " Le loup et le chien" en prenant soin de bien prononcer le â de "mâtin" car le mâtin était de taille à se défendre hardiment, Je le voyais ce gros chien dodu ,il était là dans la voix de ce vieil homme qui était heureux de me réciter la fable que je devais apprendre par coeur à mon tour. Il partageait, il transmettait, il passait le flambeau...

Je n'ai pas encore eu l'occasion de me procurer " Eloge de la transmission" présenté dernièrement sur ce blog car je suis en train de lire " La débâcle de l'école" et dans le cadre de mes recherches sur François Boyer je m'efforce de comprendre " L'écrivain au cinéma" de Steve Bernas dont certaines pages m'apparaissent impénétrables et d'autres stimulantes. D'un livre à l'autre je m'accroche au fil d'Ariane : même quête, même combat pour sauvegarder la soif d'apprendre pour comprendre le monde ,l'expliquer et savourer pleinement la vie, vivre vraiment et non végéter en restant soumis et ignorant. Ce fil qui permet de quitter la force brute pour revenir à la lumière. François Boyer aimait la vie de toutes ses forces.
Rien à voir avec les propos de certains formateurs, je dis bien" certains" et heureusement, osant affirmer par exemple que le dictionnaire n'a pas sa place en classe. ( Et parfois en se revendiquant de Célestin Freinet dont ils n'ont pas lu une ligne et encore moins apprécié la maîtrise de la langue, ignorant également qu'Elise Freinet s'exprimait elle aussi à la perfection.) Pour une ancienne institutrice et documentaliste une telle déclaration n'est rien qu'un autodafé. Comment peut-on valoriser l'ignorance au sein d'une institution supposée instruire et transmettre des connaissances ? Je pense aux autodafés politiques et religieux, je pense à la mort et je pèse mes mots :dans un centre de formation subventionné par la Région ,un formateur a conseillé à mon fils et à deux reprises de se tirer un balle. Comme boutade stimulante invitant à réagir il y a mieux. Ca ne passe toujours pas mais passons... par un autre chemin. Je préfère citer Bertrand Vergely revendiquant lui aussi une transmission solide et indispensable des connaissances pour reprendre courage et confiance : "L'enseignement est le fondement de toute éducation. On parle d'enseignement quand un maître possédant une aptitude à créer la transmet à son disciple,afin qu'il puisse, lui aussi, créer à son tour. ( ... ) Il est important d'instruire et de se dire instituteur, quand on est enseignant. Les jeunes gens ressentent une profonde angoisse du fait de ne pas être instruits. Outre qu'ils sont incapables d'exercer une maîtrise suffisante sur le monde qui les entoure, ils vivent avec la peur que leur inspire l'impuissance à désigner leurs émotions par des mots et, ainsi, à les représenter. Ils sont incapables de vivre pleinement la vie de leur corps et de leurs sensations, en déchiffrant l'existence autour d'eux."

Je regrette que JPB ne soit pas mentionné dans la bibliographie de " La débâcle de l'école" puisque c'est grâce à ce blog que je suis en train de lire ce recueil de témoignages et de points de vue.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 17 octobre 2007

Ai-je eu l'air de faire la promotion du "par cœur" imbécile auquel était assujetti Gargantua sous la férule des précepteurs sophistes et sorbonnicoles qui le laissèrent "tout assoté" ? Non, bien sûr : on explique une fois, mais l'application des tables de multiplication, dans la vie courante et les amthématiques ordinaires, ne requiert pas d'aller, à chaque fois, rechercher l'explication. Il en est de même pour la langue : il est essentiel d'apprendre la grammaire, pour apprendre à construire, mais je n'invoque pas Grévisse chaque fois que j'éris — le "par cœur" fait acquérir des réflexes…
JPB

Ecrit par : brighelli | 17 octobre 2007

Quand ils en seront à des multiplications à dix chiffres, ça risque de prendre du temps, de construire son propre savoir (1)…
Dans son dernier livre (2), Cécile Ladjali [...]

Jean-Paul, je crois bien que vous avez oublié les notes de bas de page.
Mais comme je connais mes classiques, j'imagine que (1) renvoie à Marc Le Bris, "Et vos enfants ne sauront plus lire ni compter", et (2) à "La Mauvaise langue".

Ecrit par : Pat | 17 octobre 2007

Quelqu'un se souvient du prénom d'Alzheimer ?

Ecrit par : yann | 17 octobre 2007

Le même que Brunner, et alors ?
A ne pas confondre avec celui de "Tous à Zanzibar", inspirant un Pierre Christin traitant de l'anomie dans quelques romans.

Anomie chère à Durkheim, et ayant peut-être un rapport (mais si lointain) avec le beau texte de JPB...

Ecrit par : D'Enguell | 17 octobre 2007

Ai-je eu l'air de faire la promotion du "par cœur" imbécile

Ecrit par : brighelli | 17 octobre 2007

Bien sûr que non.
Ce n'est pas vous que j'accuse de tomber dans l'excès inverse, mais nombre de profs de matières scientifiques, y compris en prépa, qui assènent formules et démonstrations sans plus d'explications, au motif que le programme est trop long, que c'est trop compliqué, que c'est trop simple, que ceci, que cela (la belle que voilà), en fait probablement par pure flemme ou manque de curiosité, ou plutôt manque de confiance en la curiosité des élèves.

( élèves : Déf. : bande de nains définitivement incapables de comprendre quoique ce soit et dépourvus de curiosité intellectuelle, sinon de sens moral. A rééduquer d'urgence (voir Mao Tsé Toung) ).

Ecrit par : yann | 17 octobre 2007

Encore désolé pour le diminutif "profs".

Mais depuis Blanche-neige, je n'arrive pas à dire autrement.
Et puis, il faudrait, pour ne vexer personne, écrire professeur(e). Et ça, je ne peux pas.
M'acceptez vous professeuse, mesdames ?
(Pro-fesseuse, hummm...)

Ecrit par : yann | 17 octobre 2007

Et le prénom de Meirieu....heuuuuuu...Pierre???? André?????

Théophraste???? ....pourtant sur la Nintendue, on ma dit "votre cerveau a 29 ans" Diantre et sarquefoutre!!!!!! Caisse à dire????
mince le prénom de Meirieu?.....Joseph???? Ferdinand??? Louis-Ferdinand??? Adolf????

-eh màc, pense au maréchal!!
-hein? ah oui!! Charles!!!!

Ecrit par : montaigneàcheval | 17 octobre 2007

A 6 ans j'étais un pédagogo dans l'âme, méprisant l'usage de la mémoire, ce truc pour gens qui ne savent pas réfléchir, je découvrais le cp.
A 13 ans, en 4ème, j'avais enfin compris que la mémoire, je l'utilisais en permanence, ne serait-ce que pour enregistrer les règles de structures... Et puis je me rendis compte de cet abime que je m'étais créé, ne sachant simplement retenir des dates, de simples dates, qui pourtant s'enchainaient avec logique.
Et puis je vis aussi que tout de même, malgré ma conscience, j'en avais retenu des choses, plus un gros index qu'un dictionnaire.
Aujourd'hui je sais bien qu'une loi qui doit être sa seule exception pour exister est forcément biaisée, car ces pedagogos, pour écrire leurs rapports, comment inventent-ils des mots que tous nous pouvons interpréter ?
La mémoire, un grand support, un efficace raccourci, un accélérateur de 'penser', un terreau à progrès, etc.

Ils ont quel âge ces pedagogos ? Sont-ils sincères ? Vraiment ?

Ecrit par : DePassage | 17 octobre 2007

Quelle salade, màc, quelle macédoine pour un tout petit empereur..

L'amour du sens ta ta ta ta ta ta ta
L'amour du sens ta ta ta ta ta ta ta

Les nouveaux chevaliers au grand cœur et qui n'ont jamais peur...
De riennnnnn !!!!!!!!

Ecrit par : D'Enguell | 17 octobre 2007

Jeudi , jour idéal pour se plonger dans le .....Grévisse.

J'le f'rai plus!!!!

Ecrit par : montaigneàcheval | 17 octobre 2007

"La mémoire est l'arsenal de l'intelligence", Napoléon.


Je sais c'est pas bien de citer de plus grands que soi, surtout des vilains conquérants ...

Ecrit par : iPidiblue ouvre son parapluie | 17 octobre 2007

Au fait il paraît qu'un grand homme qui est par chance notre contemporain, le sociologue Alain Touraine dit dans son dernier livre "Penser autrement " que ceux qui croient qu'il y a un problème dans la politique de l'éducation sont des fachos, qu'en pensez-vous ?

"Etude des principaux changements sociaux du XXe siècle. L'auteur qui estime que l'idée même de société est en crise, propose de changer la façon de penser ces changements sociaux en replaçant l'individu comme sujet.


Quatrième de couverture
Après avoir étudié, dans ses livres précédents, les grands changements qui ont transformé notre vie personnelle et collective, Alain Touraine choisit ici de se consacrer à la nécessaire transformation de notre manière de penser ces changements. Car l'idée même de société est en crise : la mondialisation sous toutes ses formes, les désirs libérés des interdits ont entraîné l'écroulement de l'édifice social. La définition du bien et du mal dans notre société n'est plus du ressort des institutions ; la conscience de soi l'emporte sur la conscience des règles : le sujet devient créateur de lui-même.

À partir d'une critique de ce qu'il nomme le Discours interprétatif dominant, qui a cherché à imposer, tout au long du XXe siècle, l'idée d'une société sans acteurs, soumise à des déterminismes surtout économiques, Alain Touraine invite le lecteur à découvrir que le seul principe permettant d'évaluer les conduites de chacun et les situations sociales est la reconnaissance des droits, politiques, sociaux et culturels, de tous les êtres humains, reconnus comme des êtres libres et égaux. Il appelle à repenser l'individu en tant que sujet, clé de voûte d'une sociologie reconstruite. Là où certains dénoncent l'individualisme, l'auteur vante la subjectivation, qui passe par la défense des droits de chacun contre tous les modes d'intégration sociale. L'unité des conduites sociales n'est plus imposée par la société ou la culture, mais par le sujet, porteur de droits universels vécus dans des situations sociales et culturelles particulières.

La dépendance des femmes, le rejet des minorités et les difficultés des jeunes à l'école et au travail sont les trois principaux domaines de la vie sociale dans lesquels le retournement nécessaire de la pensée sociale que propose Alain Touraine trouve ses champs d'application."

Ecrit par : iPidiblue se lève tard mais comprend vite | 17 octobre 2007

En russe l'expression "apprendre par coeur" se traduit "utchit na-izust" c'est à dire littéralement: "apprendre jusqu'à posséder le savoir" (le verbe "izutchat" signifie apprendre et posséder).

Ecrit par : buntovchik | 17 octobre 2007

La dépendance des femmes, le rejet des minorités et les difficultés des jeunes à l'école et au travail sont les trois principaux domaines de la vie sociale dans lesquels le retournement nécessaire de la pensée sociale que propose Alain Touraine trouve ses champs d'application."

Ecrit par : iPidiblue se lève tard mais comprend vite | 17 octobre 2007

Comment avez-vous découvert Touraine, Pierre ?

Ecrit par : D'Enguell | 17 octobre 2007

Je me couche tous les soirs avec un livre de sociologue entre les bras ... ça calme !

Ecrit par : iPidiblue dans les bras de Morphée | 17 octobre 2007

Le chantier prioritaire de not'bon président: la lutte contre la maladie d'Alzheimer... Effectivement, y'a du taf, il va falloir qu'il s'occupe de tous ses électeurs...

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 octobre 2007

Dès lors, refuser le « par cœur » à des enfants, à des adolescents, pour ne pas prendre le risque de les faire trop travailler, c’est les couper de toute chance d’apprivoiser la langue — et les autres. Le « par cœur » peut seul égaliser les hasards de la naissance. Sans parler du bonheur qu’éprouve un gosse, souvent, à débiter, chez lui, sa récitation du jour, et à la restituer en classe, quitte à rougir ou à transpirer d’angoisse.



Jean-Paul Brighelli
Brighelli, (cf éloge de la transmission), j'ai un fils qui connait par cœur une foultitude de textes, dont Racine, Beaumarchais, Pythagore et Hugo, qui s'en régale et s'en délecte, sait les réciter, dans le cadre d'une mise en scène, devant un public, sans rougir ni transpirer. Mais apprendre par cœur les items en vigueur sur le roman fantastique et les appliquer à contre-sens à La Main d'écorché, il ne peut et ça lui coûte assez cher.
Alors, il y a par cœur et par cœur, prenez garde. L'enseignement du français dans le secondaire actuellement me semble mille fois plus du par cœur, et vraiment du par cœur très nul, que ce dont vous ou/et moi avons bénéficié.

Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2007

Aloïs.....Comme papa Hitler. Qui??? Hicler????
Eh Sarko, y a du boulot!!!!

Ecrit par : montaigneàcheval | 17 octobre 2007

L'amour du sens ta ta ta ta ta ta ta
L'amour du sens ta ta ta ta ta ta ta

Les nouveaux chevaliers au grand cœur et qui n'ont jamais peur...
De riennnnnn !!!!!!!!

Ecrit par : D'Enguell | 17 octobre 2007

Quelle culture! certains s'endorment avec un sociologue entre les bras d'autres en regardant Starsky and Hutch ..... Apprendre des génériques par coeur ça entraine la mémoire où c'est un nouveau programme pédagogol?

Ecrit par : Serpent à plumes | 17 octobre 2007

Chiche, les petits proprofs d'écrie un truc pareil , si l'occaion, tragique,se présentait, à notre autorité de tutelle. Chiche qu'on adresse une lettre de ce tonneau aux ADNistes fanatiques, aux expluseurs de petits mômes????

Ecrit par : montaigneàcheval | 17 octobre 2007
Allez savoir qui en sera chiche!
L'un, qu'on aurait cru un héros, chiera dans son froc et vendra son voisin et l'autre, petit personnage obscur et médiocre en temps de paix, sera héroïque sans en faire état auprès de qui que ce soit. J'ose espérer que vous le savez...

Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2007

Armand Robin a mérité d'échouer à l'agrégation comme Charles Péguy et André Suarès ! Je n'en dirai pas autant de quelques sociologues de ma connaissance ...

Ecrit par : iPidiblue non-agrégatif | 17 octobre 2007

En France, c'est sûr, on décapitait les hommes à l'épée. Mais en Angleterre ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 17 octobre 2007
À la hache, c'est à la hache que l'on coupa le cou de Charles Ier ! C'est garanti par Alexandre Dumas. Et c'est tellement plus commode.
GM

Ecrit par : guy morel | 17 octobre 2007

Constatant les résultats déplorables de l'apprentissage dispensé par les maîtres Thubal Holoferne et Jobelin Bridé, Grangousier décide de confier son fils Gargatua à Ponocratès ( "bourreau de travail") lequel ne renonce pas à la mémoire mais en fait un tout autre usage en l'associant à la compréhension et à un art de vivre exemplaire indispensable à un futur dirigeant.

Confondre le "par coeur" avec le psittacisme relève d'une manoeuvre habile et séduisante de sophiste pour dénigrer une
instruction solide accompagnant le développement de la lucidité et de l'esprit critique laquelle justifie ainsi par des arguments fallacieux,trompeurs, mensongers, hypocrites et perfides, le délabrement de l'édifice. Les fondations ont été négligées, rognées,sabordées au nom de réformes nécessaires aux changements apportés par le progrès pour aboutir à la glorification de l'ignorance, de la grossièreté donc à la haine du savoir dont nous étions si fiers malgré nos tabliers reprisés.
Veuillez m'excuser : je suis en colère.

A la chorale, il est préférable de chanter par coeur le plus possible afin de lever le nez de la partition et être attentif aux gestes du chef : ne pas manquer le départ bien sûr, respecter les nuances indiquées par ses mimiques - ainsi le public sentira qu'il se passe quelquechose même si nous chantons en allemand ou en latin ou en russe - surveiller tel ralenti du mouvement ou telle durée du point d'orgue dont il est le maître etc. Par coeur, compréhension et volonté de partager la beauté et l'émotion vont ensemble. Un tel l'effort de dépassement fait oublier les balivernes de tous ces théoriciens réformateurs et beaux parleurs.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 17 octobre 2007

correction : j'aurais dû formuler avec précision: haine du savoir, savoir dont nous étions si fiers.
-supprimer le l' devant effort.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 17 octobre 2007

"À la hache, c'est à la hache que l'on coupa le cou de Charles Ier ! C'est garanti par Alexandre Dumas. Et c'est tellement plus commode"
note Guy M***

Je sais bien : je m'appuyais sur Vingt ans après ("Ne touchez pas à la hache", dit Charles durant son procès — allant, à la sortie de la Chambre des Communes où il était jugé, jusqu'à la flageller de sa badine — "attendant patiemment que tu me le rendes"), mais on finirait par me mettre le doute !

"Confondre le "par coeur" avec le psittacisme relève d'une manoeuvre habile et séduisante de sophiste pour dénigrer une instruction solide accompagnant le développement de la lucidité et de l'esprit critique"
écrit Hélène Ch***
C'est très bien dit : dans le "par cœur", d'aucuns n'ont voulu entendre que la répétition mécanique du perroquet de Fernand Raynaud. En caricaturant, on détruit sans trop de peine — mais pour ne rien mettre à la place. Dans les cervelles inoccupées, désormais inaptes (car la mémoire est un muscle, si on ne l'entretient pas, on glisse vite vers l'hébètement précoce des voyageurs sans bagages), on ne oparviendra pas de si tôt à glisser quelques parcelles de savoir. Tout est à reprendre à zéro.
JPB

Ecrit par : brighelli | 17 octobre 2007

C'est assez drôle, on vient de me commander "Lire ou ne pas lire ? Le combat. Séminaires II" de Gisèle Gelbert paru chez Odile Jacob en 2005 ! Neurologue et aphasiologue, elle dédie son livre à son maître Gustave Guillaume.

C'est d'un haut niveau mais c'est très recommandable.

Ce n'est personne d'ici par hasard ?

Ecrit par : iPidiblue bouquiniste | 17 octobre 2007

"Je trouvois des plaisirs par tout, fors à l'étude, et au lieu de repeter mes leçons, je ne m'appliquois qu'à lire et debiter des comptes frivoles. Ma memoire estoit un prodige, mais c'estoit un arsenal qui n'estoit muny que de pieces fort inutiles.
J'estois le vivant repertoire des romans, et des contes fabuleux ; j'estois capable de charmer toutes les oreilles oisives ; je tenois en reserve des entretiens pour toutes sortes de differentes personnes, et des amusemens pour tous les âges. Je pouvois agreablement et facilement debiter toutes les fables qui nous sont connuës, depuis celles d'Homere et d'Ovide, jusqu'à celles d'Esope et de Peau D'Asne.
(...) J'employay de là en avant la subtilité de mon esprit à des choses agreables à tout le monde, et qui n'estoient prejudiciables à personne. Tantost je m'appliquois à portraire, ayant beaucoup d'inclination et de disposition à ce bel art : d'autres fois en mes heures de loisir j'apprenois par coeur quelque piece entiere des plus beaux vers dont on fit estime en ce temps-là, et j'en sçavois plus de dix mille, que je recitois avec autant d'action que si j'eusse esté tout remply des passions qu'ils representoient. "
Tristan l'Hermite, "Le Page disgracié", extr. chap.3 et 8
Moralité : c'est aussi -- d'abord ? -- en lisant et en apprenant par coeur des milliers de vers que, "vivant répertoire des romans et des contes fabuleux", Tristan devient écrivain, comme Marcel à la fin de la Recherche.
J'en profite pour recommander à tous la lecture de ce génial (je pèse mes mots) petit roman (en Folio classique), petit par le volume seulement, mais un bijou de bout en bout.

Ecrit par : FGuichard | 17 octobre 2007

J'ai une petite anecdote toute fraîche d'hier sur le par cœur, mais je ne voudrais pas assombrir le mercredi de ce pauvre MàC, alors je m'abstiens de parler de ces chiards répugnants à peine sortis de leurs couches culottes.
On attendra patiemment sans rien faire et surtout rien dire qu'ils deviennent des élèves de collège.

Ecrit par : catmano | 17 octobre 2007

Pourquoi, Catmano, rien à faire des états d'âme ( d'âne) de MàC. Moi, j'aime bien vous entendre parler de vos élèves. J'ai appris une foule de choses avec vous. Alors, l'anecdote??

Ecrit par : Thalie-Thalie | 17 octobre 2007

Thalie-Thalie, pourquoi-pourquoi faire-faire allusion-allusion à-à Màc-Màc, qui-qui ne-ne prend-prend même-même plus-plus la-la peine-peine de-de relever-relever votre-votre insipide-insipide quoique-quoique gémellaire-gémellaire inutilité-inutilité.?

Je-je vous-vous emmerde-emmerde. Et-et heureux-heureux d'-d'être-être un-un baudet-baudet....

Ecrit par : montaigneàcheval-montaigneàcheval | 17 octobre 2007

L'anecdote d'hier, ou le "psittacisme" érigé en institution :

J'ai volontairement séché une réunion des professeurs de ma discipline, réunion convoquée moins d'une semaine auparavant par le sous-chef de mon lycée. Ordre du jour : "nouvelles modalités d'évaluation des élèves de seconde". Il a oublié "innovantes", mais sans doute ses petits doigts étaient-ils gourds ce jour là, et malgré l'absence du mot, le cœur y était. Quand je vois ça, de toute façon, c'est automatique : je sors mon revolver.

Par chance, cela faisait deux semaines que j'avais prévu d'infliger un contrôle (tiens, une évaluation, les grands esprits se rencontrent) à mes terminales, une classe dont la moitié des élèves sont des filles, et l'autre moitié des dindes (deux garçons sont là pour que je n'aie pas la possibilité de me prendre pour le coq de la basse-cour). Ce n'était pas une partie de plaisir, j'en ai d'ailleurs flanqué deux à la porte, avec rapport (une page, c'est écrit serré) à l'administration (avec ou sans le grand "A"), patati et patata. Passons.

Ont assisté à la réunion les petits nouveaux, et d'autres à peine plus anciens dans l'établissement (je suis le dinosaure de service, et pendant mon mirifique contrôle, la sous-sous-chef autoproclamée a tenté de me débaucher. Bravant les foudres de son sous-supérieur, je suis resté inflexible). Passons une fois de plus.

Les conclusions toutes faites de la réunion étaient les suivantes : il faut attribuer, lors des évaluations, la moitié des points à des exercices déjà effectués en classe, sans changer l'énoncé d'un iota et en avertissant les élèves de cette mesure.
Extraordinaire et original, surtout, non ?

Les petits collègues ne connaissent sans doute pas les préconisations du sieur Antibi, le sous-chef, visiblement, si. J'espère qu'ils m'auront écouté, et qu'ils n'auront pas peur du fantoche, lequel, à peine débarqué dans l'établissement, tient tant à nous apprendre comment on enseigne. Je dis bien fantoche, car les seules manifestations de vie dudit sous-chef pour le moment, après un mois et demi de présence, auront été d'aller fumer sa cigarette devant le bahut qu'il sous-dirige.

Pour conclure sur une note optimiste, je fais apprendre par cœur les unités de physique et autres bases du langage scientifique à mes élèves de seconde. Ils sont interrogés chaque semaine là dessus. L'un d'eux m'a rendu sa copie au bout de deux minutes (pour cinq accordées). Il n'y a pas une faute.

Ecrit par : Moot | 17 octobre 2007

"À la hache, c'est à la hache que l'on coupa le cou de Charles Ier ! C'est garanti par Alexandre Dumas. Et c'est tellement plus commode"
note Guy M***

Il me semble qu'un article de l'Histoire (datant de 2 ou 3 ans) évoquait une épée. De toute façon, le mal est fait pour Charles 1er.

Ecrit par : Japhet | 17 octobre 2007

Le débat faut-il ou non apprendre par coeur me semble surréaliste tant la réponse est évidente.

Seule alternative au par coeur : se transformer en super bibliothécaire qui compulse frénétiquement ses ouvrages pour retrouver le savoir dont il a besoin. Encore faudrait-il qu’il sut (pour l’avoir appris par coeur ?) que ce savoir existe ...

L’élève qui a mémorisé les lois de l’électromagnétisme dispose d’un panorama mental de « formules » (et des lois qui vont avec) qu’il visualise (ou subvocalise suivant sa forme de mémoire) afin de choisir suivant son problème la démarche adaptée. L’autre en est réduit à consulter fébrilement la mémoire de sa calculatrice en espérant retrouver la loi correspondant au problème posé ...

Pour faire plaisir à certains ici, j’imagine le véto dans l’exercice de son art :
Voyons que je consulte mes fiches taxonomiques. Ah ! C’est donc un « chat » qui est souffrant. Ici, regardons sur une planche anatomique, ainsi c’est d’une « oreille » que s’écoule ce jus jaune et nauséabond. Vite fait mon logiciel de mots clés : chat - oreille - écoulement. On me conseille de vérifier si le « tympan » est rouge, bonne chance y’a un schéma et par hasard je sais ce que veut dire rouge ... ad libitum.

Apprendre par coeur sert tout simplement ... à gagner du temps.

En physique j’apprends la loi de Lenz, en méca les principes de l’inertie, en chimie la loi de Van’t Hoff, en thermodynamique la loi de Le Chatelier, en socio que les masses s’opposent (souvent ...) à l’oppression (et y’ a plein d’autres exemples). Un jour s’installe dans ma tête l’idée qu’il existe une super loi dans l’univers : le principe de modération. « Tout système soumis à une perturbation évolue en créant un effet s’opposant à la cause ».

La mémoire fabrique spontanément du sens.

On me demande de construire une démonstration mathématique en utilisant un vocabulaire approprié et une syntaxe respectant une structure formelle stricte. Coup de cul, je suis un génie j’y arrive spontanément. Moins bonne chance, je ne suis que normal (hélas ...). C’est à force d’apprendre par coeur définitions et théorèmes que je pourrai agencer des bribes de discours piochées ici et là pour construire mon propos.
Il ne vient pas spontanément des phrases telles que : « Quelque soit epsilon il existe éta tel que valeur absolue de x-a < éta implique f(x) – f(a) < epsilon ». Ceci n’est que la définition de la continuité d’une fonction (niveau 1ère S).
Évidemment, il n’est pas sot d’avoir compris qu’une fonction est continue si elle ne fait « pas de sauts ». Ceci dit avec cette seule définition, ça va être dur de faire des exos ... Quant à exprimer instinctivement cette idée forte avec un formalisme rigoureux, ça n’est pas donné au commun des mortels. On est donc bien obligé de l’apprendre ...

La mémoire fabrique implicitement du langage.

Dans le fond, cher JPB, si nous étions dans un monde sensé, vous n’auriez même jugé utile de créer ce fil ...

PS pour la bonne bouche :
Coluche, in media res : « Le mec il sait parler une langue parce qu’il a un dico et un livre de grammaire sous le bras ».
Meirieu, abyssus abissum invocat : « Il va vite fait reconstruire le savoir » (et finira bien par se l’approprier).

La mémoire me sert aussi à me souvenir de ces locutions latines que j’appris il y a 40 ans et dont je n’ai pas l’usage au quotidien (sauf pour frimer auprès de vous).

Ecrit par : Zorglub | 17 octobre 2007

Bien sûr, mais si on n'a rien compris à la démo, à la loi de Machin-chouette ou au fonctionnement du chat, on va être dans la merde quand le problème sortira des sentiers battus (c'est français, ça ?).
Ou alors on généralise les contrôles à la Antibi.

Avis à la population : je ne veux plus voir que des animaux dont les signes cliniques sont cohérents et correspondent à une pathologie répertoriée.
(Je vais avoir plus de temps pour venir ici)

Ecrit par : yann | 17 octobre 2007

Il me semble qu'un article de l'Histoire (datant de 2 ou 3 ans) évoquait une épée. De toute façon, le mal est fait pour Charles 1er.
Ecrit par : Japhet | 17 octobre 2007

Le mal est fait mais autant qu'il ait été fait proprement !

"Après plusieurs années d'affrontement avec les parlementaires il fut confronté à une guerre civile et victime de la première révolution anglaise. Vaincu par Olivier Cromwell et capturé il fut condamné à mort et décapité (à la hache) en janvier 1649.
Cet évènement est d'ailleurs raconté par Alexandre Dumas dans "Vingt Ans après" la suite qu'il donna aux "Trois Mousquetaires". ( le Louvre passion . Portrait de Charles 1er par Van Dyck)
GM

Ecrit par : guy morel | 17 octobre 2007

Yann, je n'ai pas dit que la mémoire ... suffisait.
Seulement que sans apprendre on ne peut juste rien faire.

Lorsqu'une pathologie sort des tableaux cliniques classiques, vous le savez parce que vous avez appris la symptomatologie.

Par la suite, c'est à nouveau en faisant appel à votre expérience (votre mémoire historique des faits) que vous tenterz d'établir un diagnostic, et ce en référence à votre représentation mentale de toutes les pathologies envisageables.

Lors de cet exercice, vous aurez bien entendu besoin d'intuition, d'aptitude à la déduction, de rationalité, etc.
Toutes choses qui s'apprennent également à la sueur du front !

Ecrit par : Zorglub | 17 octobre 2007

Tout à fait d'accord.
La mémoire est un jouet. Un jouet souple, rapide comme la balle que vous envoyez contre un mur : elle vous revient joyeusement. Le comédien, le musicien jouent, non seulement de leur voix ou de leurs mains, mais aussi du texte ou de la partition conservés en mémoire. Et chez ces privilégiés, jouer est synonyme de travailler. Le sportif joue aussi, et chez lui la mémoire est celle des gestes répétés dix mille fois. La radio, la télévision nous proposent continuellement des jeux de mémoire. Questions pour un champion est une de ces émissions inusables.
Il ne faut pas priver l’élève d’un jouet si captivant. L’enfant qui a appris une liste ou un texte par cœur est toujours content de réciter ce qu’il sait. Le savoir est à lui seul sa récompense et sur son modeste savoir l’élève assoit sa confiance et l’estime de lui-même. Une expression étonnante traduit cette forme de savoir. Le cœur n’est pas un organe intellectuel et il faut sans doute comprendre que ce qui est appris de cette manière trouve sa place près du cœur : on aime ce qu’on a appris. Ce n’est pas par hasard non plus si l’on parle de bagage intellectuel, comme pour matérialiser la somme de connaissances acquises pendant les études.
La mémoire est notre meilleure amie. Qu’on la dédaigne, elle devient paresseuse ; qu’on la fasse travailler, la voilà souple, active, obéissante. Il n’y a que les sciences de l’éducation qui n’aient pas compris le rôle de la mémoire, puisque chez les didacticiens c’est un des dogmes fondamentaux : bannir la mémoire au profit de l’expérience. Souvenir de Rousseau, encore et toujours, qui se plaignait de sa mauvaise mémoire. Mais qu’on le veuille ou non, la mémoire est liée au savoir. Les élèves ont le respect de celui qui s’impose, mais aussi de celui qui sait, car le savoir est une force, une richesse qui met en confiance. Un de mes collègues, qui enseigne l’allemand, s’amuse parfois à parler l’anglais, qu’il maîtrise presque aussi bien. Les élèves sont admiratifs et ils traduisent, dans leur langage, qu’il est très intelligent.
Ce jouet de la mémoire est évidemment le meilleur allié de l’intelligence. On oppose sottement la mémoire et la compréhension, l’une supposée se développer aux dépens de l’autre, voire même l’étouffer. Mais pour comprendre un texte, il faut connaître le sens des mots et de leurs combinaisons. On peut difficilement, par raisonnement, faire le trajet inverse. Même en cas de succès, il serait très long et laborieux, les notions mises à jour ne seraient pas mieux assimilées et nos élèves ne sont pas de petits Champollion.
Apprendre, c’est aussi prendre. Apprendre un poème, c’est comme sortir du musée en emportant un tableau. C’est avoir le poème avec soi, nourriture inépuisable, précieuse, qu’on retrouve intacte quarante ans plus tard. C’est s’imprégner de la langue, du vocabulaire, des structures de phrase, c’est l’assimiler et l’avoir toujours à l’esprit. Mignonne, allons voir si la rose concurrence Avec Carrefour, je positive.
Il n’y a que les ignorants qui dédaignent la mémoire. De Gaulle n’a pas laissé l’image d’un besogneux. Ses conférences de presse étaient préparées jusque dans les virgules : il se faisait communiquer à l’avance les questions des journalistes. Pourquoi ? Pour se donner le temps d’étudier ses réponses, de les rédiger et de les apprendre par cœur ! Il donnait l’impression d’improviser, il récitait. Travail considérable et inutile ? Il ne le pensait pas. Les années s’accumulant, de Gaulle jugeait que tant qu’il serait capable d’apprendre par cœur ses réponses, ce serait le signe de ses qualités intellectuelles et de sa capacité à mener l’Etat.
Un autre s’étonnait de voir Louis Jouvet faire des mots croisés sans crayon. « C’est un bon exercice, disait le comédien. Avec ça, mon petit gars, tu lis un rôle une fois, tu le sais par cœur ! »
Les Grecs, qui nous ont appris quelques petites choses, avaient fait une divinité de la mémoire. Selon la légende, Mnémosyne s’unit à Zeus pendant neuf nuits de suite et de ces galipettes naquirent… des abrutis ? non, les Muses. L’espèce a un peu dégénéré puisqu’on trouve des descendants de Clio, je veux dire de jeunes professeurs d’histoire qui se vantent de ne pas savoir une seule date.
Car le discrédit de la mémoire a largement entamé le corps professoral entré dans la fonction après 1968. Chez beaucoup d’entre nous le vocabulaire de la mémoire est éloquent. « Ils apprennent tout par cœur ! » se désolent des collègues. Même ceux qui trouvent dans les revues pédagogiques des cours tout faits se plaignent que leurs élèves récitent sans rien construire par eux-mêmes. Les inspecteurs qui vont de collège en lycée en répétant partout leur petit catéchisme, exigent que le candidat aux examens s’interdise tout psittacisme. Mais il y a un mot, nationalement répandu, qui traduit bien le mépris dans lequel on tient l’élève pas nécessairement doué mais travailleur et va à l’école pour apprendre, comme on le croit dans les familles modestes. On dit qu’il recrache.
Les programmes n’accordent évidemment aucune place à la mémoire, ni en français, ni ailleurs. On ne doit plus apprendre de listes de verbes irréguliers, ils doivent être acquis par imprégnation, à raison de deux ou trois heures de cours par semaine. Dans les exercices proposés, rien ne concerne l’apprentissage actif et volontaire des mots. Tout doit être passif et entrer sans qu’on s’en rende compte. Un ministre qui a osé employer le terme d’effort et de récitation, s’est aussitôt fait traiter de nostalgique.

Ecrit par : Bernard Turpin | 17 octobre 2007

Mon frère enseigne en Belgique, où le pédagogiqme sévit dans la plupart des réseaux d'éducation du pays. Le par coeur y est banni depuis longtemps. Les belges ont de "l'avance" sur nous, encore plus que l'Académie de Lille, déjà en "pointe", sur laquelle ils ont déteint malheureusement :

Le résultat est assez terrifiant. http://www.youtube.com/watch?v=ABTR2Xe_sGw

Ecrit par : Rodolphe Dumouch | 17 octobre 2007

Bernard Turpin, l'entraîneur de l'AJ Auxerre???

Merci pour ta participation de ce jour, Penda!

- De rien.

Ecrit par : Pendariès | 17 octobre 2007

Il existe un célèbre tableau où l'on voit Charles 1er just décapité, on n'ose dire décapité de frais. Le sang jaillit du moignon de cou. La tête brandie par le bourreau a l'air de dire "Putain, c'qu'on s'emmerde!!! Mais qu'est-ce que je fous là" Tout le monde sourit, poupin. Et diantre et sarquepipe!!! Je n'arrive plus à me souvenir, mais il me semble que c'était une épée. D'ailleurs ça coupe mieux.
Pauv'gars, en tout cas. Dire qu'aujourd'hui, au pire, il serait placé en résidence surveillée à St Kitts et Nevis, avec une douzaine de starlettes en grappe autour de son bénouze et un compte en banque aux Caïmans plein comme le métro à Auber le vendredi. Oh Tempura, oh mauresque!!!

Ecrit par : montaigneàcheval-montaigneàcheval | 17 octobre 2007

Pour Marie Stuart, si ma mémoire ne me fait pas défaut, c'était aussi avec une hache, mais mal aiguisée. Le bourreau a du s'y reprendre à deux fois, au moins. Je serais tentée de dire huit mais c'est à cause d'Henri VIII... Ça, c'est les méandres de la mémoire rarement réutilisée: tout ressort en vrac.

Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2007

Ah! J'ai trouvé mais ils ne disent pas si c'est une hache.
"Le 8 février 1587, Marie Stuart est décapitée dans la forteresse de Fotheringay. Le bourreau doit s'y reprendre à deux fois avant d'arriver à ses fins.
"

Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2007

Pour Charles, j'ai trouvé ça: on voit bien le sang qui gicle mais pour le reste faudrait une loupe
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/6f/Contemporary_German_print_depicting_Charles_Is_beheading.jpg

Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2007

Pour Charles, j'ai trouvé ça: on voit bien le sang qui gicle mais pour le reste faudrait une loupe
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/6f/Contemporary_German_print_depicting_Charles_Is_beheading.jpg
Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2007

Au dessus de la lettre A, le personnage tient une hache à la main.
GM

Ecrit par : guy morel | 17 octobre 2007

Oui, il est gaucher. Et c'est forcément une hache, parce qu'un épée tenue comme ça, ça ne couperait pas.

Ecrit par : catmano | 17 octobre 2007

unE épée.

Ecrit par : catmano | 17 octobre 2007

Merci Rodolphe. Vous autres belges, avez encore beaucoup à nous apprendre, superbe lien !

Même si les hommes politiques français ne sont pas tous des flèches, j'imagine qu'ils savent que le 14 juillet commémore la prestation de serment de Louis XVI devant la convention !

(ou ... pour faire plaisir à certains ici l’élection de Paoli général en chef de la nation Corse)

Ecrit par : Zorglub | 17 octobre 2007

Pour Charles, j'ai trouvé ça: on voit bien le sang qui gicle mais pour le reste faudrait une loupe
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/6f/Contemporary_German_print_depicting_Charles_Is_beheading.jpg
Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2007

Au dessus de la lettre A, le personnage tient une hache à la main.
GM

Ecrit par : guy morel | 17 octobre 2007

Ah! Oui! Mais elle a une drôle de forme cette hache? Est-ce que les haches des bourreaux étaient différentes des haches pour les arbres.
Au fait, Guy Morel, c'est qui Louis? Mabille et ma tante, je sais, mais Louis, non et le sujet précédent est enfoui.

Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2007

"il est vrai que la déclamation d'une lettre des liaisons dangereuses
////où////
s'entendre sussurer les premières lignes de Proust sous le regard des étoiles
//////donnent///// (bon là j'avions un doute à cause de le première tof, inclusif ou exclusif ? )

le frisson...
mais les jeunes femmes d'aujourd'hui y sont-elles sensibles?


saperlotte de saperlipopette
/////j'ai encore égaré mes lunettes.../////
Ecrit par : Saperlipopette | 17 octobre 2007

Pour info ce qui est entre //// //// et typique des méthodes de merde .

Enfin, moi, c'queue j'en dizassion ....

Ecrit par : toto | 17 octobre 2007

est, oups j'en suis !

Ecrit par : toto | 17 octobre 2007

D'ailleurs, une épée ne pourrait sectionner les vertèbres cervicales! Un gros sabre, à la rigueur.

Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2007

Chiche, les petits proprofs d'écrie un truc pareil , si l'occaion, tragique,se présentait, à notre autorité de tutelle. Chiche qu'on adresse une lettre de ce tonneau aux ADNistes fanatiques, aux expluseurs de petits mômes????

Ecrit par : montaigneàcheval | 17 octobre 2007

Lui, c'est le meilleur de ce blog, le proprof honteux.
Il est à la maif, mais il ne peux pas le dire.
Il n'a pas de quoi se fringuer correctement, mais il ramène sur les sapes camif.
Bon, allez, je veux bien vous rendre service. Je veux bien vous dénoncer pour que l'histoire retienne votre nom. Mais... Vous avez fait quoi de vilain ? Vous n'êtes pas au snes ? Pire que ça ?

Ecrit par : Tika | 17 octobre 2007

Pour alimenter la discussion :

http://anglicanhistory.org/images/charles1.jpg

Un extrait d'un texte sur les derniers moments du Roi publié en 1649 :
"The Scaffold was hung round with black and the floor covered with black and THE AX and Block laid in the middle of the Scaffold."
http://anglicanhistory.org/charles/charles1.html

signé : la bibliothécaire qui compulse frénétiquement ses ouvrages (sur internet) pour retrouver le savoir dont elle a besoin.

Ecrit par : lucile | 17 octobre 2007

'tain zêtes d'humeur bien macabre ce jour ...
J'va finir par faire des cauchemards.

Vous pourrez agréablement compléter vos investigations sur :
http://www.estvideo.net/dew/index/Pilule-rouge/2006/06

Ecrit par : Zorglub | 17 octobre 2007

Bon, allez, je veux bien vous rendre service. Je veux bien vous dénoncer pour que l'histoire retienne votre nom. Mais... Vous avez fait quoi de vilain ? Vous n'êtes pas au snes ? Pire que ça ?

Ecrit par : Tika | 17 octobre 2007
Oui! il a un quart de code génétique juif (d'après lui, ça existe: summum du racisme à mon goût mais bon...) et rêve de persécutions contre lui. Dénoncez-le pour n'importe quoi, c'est sans importance pourvu que ce soit passible d'un passage à tabac en règle, il rêve toutes les nuits de la rue Lauriston et en souille sa couche.

Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2007

'tain zêtes d'humeur bien macabre ce jour ...
J'va finir par faire des cauchemards.

Vous pourrez agréablement compléter vos investigations sur :
http://www.estvideo.net/dew/index/Pilule-rouge/2006/06

Ecrit par : Zorglub | 17 octobre 2007

Passionant, Zorglub! J'en tire cet extrait qui enrichit mes savoirs sur Mary Stuart:


"Pour terminer en beauté, dans un final poético-historique comme on les aime, et pour illustrer la volonté de trancher net en recourant aux nouvelles technologies du 18e siècle, il semblerait que Mary reine d'Ecosse ait été décapitée à la hache mais que le bourreau (peu habile) dut s'y reprendre à trois fois... Avant de déclarer forfait et de terminer le travail au couteau. Il semblerait aussi qu'elle ait peu apprécié cette incompétence (en témoignent ses nombreux cris et grognements)."

Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2007

J'ai une petite anecdote toute fraîche d'hier sur le par cœur, mais je ne voudrais pas assombrir le mercredi de ce pauvre MàC, alors je m'abstiens de parler de ces chiards répugnants à peine sortis de leurs couches culottes.
On attendra patiemment sans rien faire et surtout rien dire qu'ils deviennent des élèves de collège.

Ecrit par : catmano | 17 octobre 2007

Là, c'est franchement dommage que VOUS vous laissiez intimider par MàC alors que vous nous avez mis l'eau à la bouche...
Please, plaese...
Vous nous la racontez cette anecdote?

Ecrit par : Maminou | 17 octobre 2007

J 'ai essayé de mémoriser votre post mais j'ai déjà déjà tout oublié sauf que vous citez Gruaud-Larose et d'un pas assuré je suis allé vérifier dans ma cave si mes 86, 88 et 90 s'y trouvaient encore!


Affirmatif!

Ecrit par : Merlemo(par)coeur | 17 octobre 2007

D'ailleurs, une épée ne pourrait sectionner les vertèbres cervicales! Un gros sabre, à la rigueur.

Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2007

Mais Michel Folco nous renseigne très bien dans "Dieu et nous seuls pouvons" et "Un loup est un loup" sur le métier de bourreau sous l'ancien régime. ll donne avec beaucoup d'humour, et en peignant par ailleurs très bien l'époque, beaucoup de détails macabres.

Ecrit par : Japhet | 17 octobre 2007

"car la mémoire est un muscle, si on ne l'entretient pas, on glisse vite vers l'hébètement précoce des voyageurs sans bagages), on ne oparviendra pas de si tôt à glisser quelques parcelles de savoir. Tout est à reprendre à zéro.
JPB
Ecrit par : brighelli | 17 octobre 2007 "
Voilà, c'est un peu pour ça k'chui colère, désolé, j'lui ai po fait faire de soustraction depuis la fin du ce1, mea culpa mea maxima culpa, mais eux non plus (???), c'est plus qu'évident, mais ils commencent par des soustractions à 3 chiffres, j'imagine qu'ils attendent la fin du ce2 pour les faire à 1 chiffre (??) donc, j'ai dû recommencer, à zéro, heureusement c'est comme le vélo.
Comment font les autres, ceux qui non pas les parents pour te prendre la tête "corectement" (j'dis ça parce que c'est ma conne de reum qui lui a fait faire ces opérations de merde, je peux vous dire que c'est pas d'la grande pédagogie, la daronne, sinon je n'aurais pas eu besoin de repasser après ) ? Ils redoublent ... Merci pour eux .

Ecrit par : toto | 17 octobre 2007

qui n'ont
Bon j'retourne boire ET voir le match !

Ecrit par : toto | 17 octobre 2007

Ne touchez pas à la hache !

Et PERSONNE ne fait allusion à la Duchesse de Langeais ???

Ah, il nous suffirait d'un Montriveau, et beaucoup de choses seraient réglées. Mais on n'en a plus.

Ecrit par : Jeremy | 17 octobre 2007

Ah! Oui! Mais elle a une drôle de forme cette hache? Est-ce que les haches des bourreaux étaient différentes des haches pour les arbres.
Au fait, Guy Morel, c'est qui Louis? Mabille et ma tante, je sais, mais Louis, non et le sujet précédent est enfoui.
Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2007

1-On n'abat pas les arbres à la hache mais à la cognée.
2- j'ai peine à désenfouir du sujet précédent ce Louis dont vous me parlez. Si je gratte ma mémoire, elle me dit que Louis désigne le bordel,mais il faudrait que je remonte à ce foutu message enfoui.

GM

Ecrit par : guy morel | 17 octobre 2007

Thalie-Thalie, pourquoi-pourquoi faire-faire allusion-allusion à-à Màc-Màc, qui-qui ne-ne prend-prend même-même plus-plus la-la peine-peine de-de relever-relever votre-votre insipide-insipide quoique-quoique gémellaire-gémellaire inutilité-inutilité.?

Je-je vous-vous emmerde-emmerde. Et-et heureux-heureux d'-d'être-être un-un baudet-baudet....

Ecrit par : montaigneàcheval-montaigneàcheval | 17 octobre 2007

J'ai fait allusion à vos âneries, MàC, parce que vous tombez sur le dos de Catmano fort inutilement, à mon humble avis. Rien à voir avec moi en l'occurrence.
Et vous êtes bien le dernier dont je me soucie de l'utilité ou de l'inutilité des remarques sur ce blog.
Je doublonne, je bisse, je réitère, depuis qu'une bonne âme, ici, m'a dit, en privé, que le pseudo que j'utilise était pris sur d'autres listes de discussion.
Et sachez bien que moi aussi j'emmerde au carré des terroristes de votre genre comme tous les mecs de votre acabit qui ont des ego comme des montgolfières et qui trouvent un malin plaisir à écraser leurs collègues ( féminines de préférence) du haut de leur suffisante connerie. Bonne soirée, vieux baudet.

Ecrit par : Thalie-Thalie | 17 octobre 2007

"Devinez d'où je viens, s'écria-t-il aussitôt. - Je parie pour Mabille, répond l'un, - non, tu es trop gai, tu viens d'emprunter de l'argent, d'enterrer ton oncle, ou de mettre ta montre chez ma tante, reprend un autre. - Tu viens de te griser, riposte un troisième, et comme tu as senti le punch chez Louis, tu es monté pour recommencer."



Fantastique ? Le prof de français que je m'efforce d'être pose trois questions :
- Qui est Mabille ?
- Qui est ma tante ?
- Qui est Louis ?
Le candidat au bac qui répond - surtout s'il ne m' a pas bassiné avec le fantastique - obtient 20 sur 20.
Le candidat au bac qui m'emmerde avec le fantastique et ne sait pas répondre va se rhabiller.

Moralité : il n' y a que les cons pour considérer les hirondelles comme des oiseaux de passage.
GUy Morel

Ecrit par : guy morel | 16 octobre 2007
Désenfouissement! Qui est Louis? J'ai mon idée...

Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2007

Bon, Catmano, cette anecdote? Nous sommes au moins deux à vouloir l'entendre! Maminou la réclame aussi, non?

Ecrit par : Thalie-Thalie | 17 octobre 2007

Et sachez bien que moi aussi j'emmerde au carré des terroristes de votre genre comme tous les mecs de votre acabit qui ont des ego comme des montgolfières et qui trouvent un malin plaisir à écraser leurs collègues ( féminines de préférence) du haut de leur suffisante connerie. Bonne soirée, vieux baudet.

Ecrit par : Thalie-Thalie | 17 octobre 2007

De même...

Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2007

Nous sommes trois ! Les interventions de Catmano sont un des régals de ce blog.

Ecrit par : Japhet | 17 octobre 2007

Et en plus, enseignement/divan, c'est une rime que je trouve pauvre.

Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2007

Nous sommes trois ! Les interventions de Catmano sont un des régals de ce blog.

Ecrit par : Japhet | 17 octobre 2007

Quatre avec moi, mais je compte pour du beurre pour des motifs de code génétique.

Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2007

J'ai farfouillé dans les numéros de l'Histoire et je n'ai pas retrouvé l'article sur Charles 1er. Mais je suis sûr d'une chose : hache ou épée, il n'a eu droit qu'à un coup, l'heureux homme !

Ecrit par : Japhet | 17 octobre 2007

Tu viens de te griser, riposte un troisième, et comme tu as senti le punch chez Louis, tu es monté pour recommencer."



Fantastique ? Le prof de français que je m'efforce d'être pose trois questions :
- Qui est Mabille ?
- Qui est ma tante ?
- Qui est Louis ?

Ecrit par : guy morel | 16 octobre 2007
Désenfouissement! Qui est Louis? J'ai mon idée...

Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2007

Pour moi, "Louis", c'est un Café des Grands Boulevards. Qu'en pensez-vous?

Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2007

Oui mais... L'anecdote, je l'ai perdue. Il faudrait que je relise le texte d'introduction.
Ça avait un rapport avec le par coeur, la prise de sens et mes CE1. Ça va peut-être revenir.
Et puis arrêtez, s'il vous plaît, ça fait vieil artiste qui n'en finit pas d'annoncer ses adieux pour que son public le rappelle, votre truc.

Ecrit par : catmano | 17 octobre 2007

Ben, c'est vous qui reculez devant les propos de MàC! Alors, on vous aide, c'est tout. Et même que j'en prends plein la tête! mais, bon,même pas mal!!!

Ecrit par : Thalie-Thalie | 17 octobre 2007

J'apprécie votre soutien et vous en remercie (tous les quatre) !

Ecrit par : catmano | 17 octobre 2007

"Par coeur"... Une expression qui dit bien ce qu'elle veut dire. Quand on peut jouer un texte ou une musique, "avec le coeur", c'est à dire quand les problèmes de mémorisation sont résolus...

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 octobre 2007

Pour moi, "Louis", c'est un Café des Grands Boulevards. Qu'en pensez-vous?
Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2007
Je viens de relire ; vous avez raison sans doute. Mais il y a "monté".
GM

Ecrit par : guy morel | 17 octobre 2007

J'admire la retenue et l'élégance de ton d'Hélène Charpentier.
car si ma colère est sans doute aussi grande, je serai plus féroce.

"Confondre le "par coeur" avec le psittacisme"'?

C'est ce que ces Diafoirus veulent nous faire avaler, mais eux ne confondent pas, il diabolisent à l'envi, nappant leur discours d'une pseudoscience assaisonnée à l'arsenic car leur pire ennemi est cette formidable courroie de transmission des savoirs qui les rendrait inutiles si elle était réparée. Apprendre par coeur valorise à la fois l'enfant et l'enseignant, restaurer la methode syllabique et le par coeur est inacceptable: cela contredit toutes les théories bidons.

En plus on ne va quand même pas réduire au chômage ces orthophonistes, pédo-psys et autres spécialistes , sans parler des cliniques et toubibs qui soignent les professeurs malmenés et les élèves bousillés. On mettrait sur la paille ce pan entier de l'économie qui s'engraisse sur le dos de l'illettrisme depuis trente ans, car il ne faut pas oublier non plus les officines de rattrappage et toute cette "cottage industry" ( traduction, anyone?) qui s'est greffée dessus.

Donc la maneuvre n'est pas plus "habile " (puisque cousue de fil blanc,) que " séduisante". Elle est abjecte. Elle fait vomir!

Et elle ne saurait rien justifier du tout puisque ses arguments sont justement " fallacieux,trompeurs, mensongers, hypocrites et perfides"'

H. Charpentier ajoute: "Veuillez m'excuser : je suis en colère.""

Ne vous excusez pas, la colère est saine...Elle décape.

Je rue moi aussi dans les brancards devant cette caricature du par coeur que les pédagogistes ont tricotée pour emmitouffler leur cuistrerie et leur incompétence,

et tout particulièrement ce soir. J'ai eu moi aussi une grosse bouffée de colère, quand ma fille aînée m'a parlé de sa demi-soeur: 22 ans, mignone comme tout, mais absolument incapable de faire des études, parce qu'elle est quasiment illettrée.

Là le milieu social n'a rien à voir:Le père est avocat, la mère enseigne les maths, la grand-mère maternelle fut la première femme au Québec à avoir un doctorat en chimie , le grand-père inventa un paquet de trucs, dont une yaourtière....
Du côté de mon ex- , même topo.
Pas de divorce, ( c'était déjà fait) pas de problème majeur, parents aimants, présents, enfant pas trop gâtée, mais... elle n'a rien appris à l'école et entre autres pas le goût de l'effort et du travail.

Ses parents se lamentent aujourd'hui et je les plains de tout mon coeur. Je n'irai donc pas remuer le fer dans la plaie, en leur rappelant qu' ils ont mis leur fille dans l'école du village où j'avais refusé de mettre la mienne... il y a 30 ans, et de haute lutte car son père ( le même) ne voyait pas très bien ce qui clochait.

À l'époque, nos neveux nous étaient confiés pendant que leurs parents s'absentaient quelques jours, ( nous étions voisins) et c'est ainsi que j'ai découvert qu'on pouvait faire l'apprentissage de l'ignorance. Le par coeur était banni, les dictées aussi, la grammaire, une plaisanterie..Les devoirs? une punition imméritée. On était en 1976 ou 77.

Quand j'ai découvert, un week-end où je les avais en pension, qu'ils ne savaient toujours pas les tables de multiplication, je leur ai dit: vous ne sortirez pas jouer tant que vous ne les saurez pas. Coup de pot, il s'est mis à neiger et on a eu pendant trois jours une méchante tempête .

Ce fut dur, pas la tempête de neige mais celle que j'ai dû faire dans leur crâne. Ils n'avaient jamais fait travailler leur mémoire. Mais , bien-sûr, nous y sommes arrivés. La neige avait cessé de tomber, et les tables étaient sues.

Mon beau-frère et sa femme furent ravis de cette tempête providentielle, mais à l'école, il y eut un vrai scandale, j'avais enfreint les dogmes sacrés. Pas besoin de se demander pourquoi je me suis ensuite mise en quête d'une autre pour ma propre fille...

Voilà comment, il ya 30 ans, au Québec, j'ai été confrontée pour la première fois aux ravages du pédagogisme. Je n'ai découvert que c'était une secte aux ramifications internationales que plus tard, quand je suis rentrée en France, puis à nouveau quand j'ai retraversé l'Atlantique, quinze ans plus tard...

Cette anecdote explique aussi pourquoi les gens comme Clermont Gauthier ne m'impressionnent guère. Je les ai vus aller à la soupe, avant de virer leur cuti...
Ils sont comme les Résistants de ....juillet-Aout 1944.

Ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent.

Ecrit par : Cadichon | 18 octobre 2007

"Thalie-Thalie, pourquoi-pourquoi faire-faire allusion-allusion à-à Màc-Màc, qui-qui ne-ne prend-prend même-même plus-plus la-la peine-peine de-de relever-relever votre-votre insipide-insipide quoique-quoique gémellaire-gémellaire inutilité-inutilité.?

Je-je vous-vous emmerde-emmerde. Et-et heureux-heureux d'-d'être-être un-un baudet-baudet....

Ecrit par : montaigneàcheval-montaigneàcheval | 17 octobre 2007

J'ai fait allusion à vos âneries, MàC, parce que vous tombez sur le dos de Catmano fort inutilement, à mon humble avis. Rien à voir avec moi en l'occurrence.
Et vous êtes bien le dernier dont je me soucie de l'utilité ou de l'inutilité des remarques sur ce blog.
Je doublonne, je bisse, je réitère, depuis qu'une bonne âme, ici, m'a dit, en privé, que le pseudo que j'utilise était pris sur d'autres listes de discussion.
Et sachez bien que moi aussi j'emmerde au carré des terroristes de votre genre comme tous les mecs de votre acabit qui ont des ego comme des montgolfières et qui trouvent un malin plaisir à écraser leurs collègues ( féminines de préférence) du haut de leur suffisante connerie. Bonne soirée, vieux baudet.

Ecrit par : Thalie-Thalie | 17 octobre 2007 "


C'est bien exprimez-vous les enfants, la classe est là surtout pour vous apprendre à vivre ensemble!!!!

Ecrit par : Hervé Hervé??? | 18 octobre 2007

Beau récit, Cadichon. Le coup de la tempête de neige, en particulier… Les 8 fois 3 ou 6 fois 6 partant dans les rafales… Devriez l'écrire sous forme de nouvelle.

"Louis", Dobolino, ne peut pas être un café des Grands Boulevards (de plain-pied : voir cette extraordinaire nouvelle intitulée "Garçon, un bock !"). C'est très probablement, dans le contexte, un bordel : on n'y consommait pas forcément des demoiselles, on s'y retrouvait entre hommes pour faire un billard et boire du punch, que l'on enflammait avant de le servir, ça vous remet du cœur au ventre, palsambleu ! Cette réunion d'hommes, ce thème morbide en particulier, tout fait penser à un arrière-plan érotique, particulièrement chez Maupassant, qui consommait jusqu'à quinze gourgandines en une nuit et a toujours été fasciné par les nécrophiles (voir la Chevelure, aussi les Tombales, où le thème de l'association Eros / Thanatos est le plus clair). Mais est-ce bien explicable dans le cadre d'un devoir scolaire aujourd'hui ?
Je m'aperçois qu'à peu de choses près, entre mes explications d'hier et celles d'aujourd'hui, j'ai un peu tendance à faire de la critique externe. À vrai dire, l'analyse des champs lexicaux ne m'a jamais paru bien pertinente pour expliquer comment est écrit un texte : vous imaginez un auteur se dire : "Tiens, je vais leur mettre une petite couche de champ lexical…" ? Ce sont des procédés de cuistres.
JPB

Ecrit par : brighelli | 18 octobre 2007

http://www.british-civil-wars.co.uk/biog/charles1.htm

http://www.british-civil-wars.co.uk/images/charles-beheaded.gif

On voit très nettement qu'il s'agit - sur la gravure - d'une hache.

Ecrit par : Hervé | 18 octobre 2007

Bonjour à tous,
A lire toutes ces interventions, je me dis aussi que franchement le niveau baisse.
Nous avons du souci à nous faire pour nos enfants.
Je suis une assidue de ce blog en tant que parent, je ne suis jamais intervenue, je pense que beaucoup l'ont déserté.
J'ai l'impression d'^tre sur les forums France 2 qui ne valent pas mieux que leurs émissions sur l'éducation.
Bonne journée

Ecrit par : marie | 18 octobre 2007

Effectivement, il vaut mieux tenter de recentrer le débat. J'aimerais bien savoir qui exactement a prétendu qu'il fallait bannir le par coeur des enseignements? Si quelqu'un pouvait me renseigner à ce sujet. Merci.

Ecrit par : François | 18 octobre 2007

Effectivement, il vaut mieux tenter de recentrer le débat. J'aimerais bien savoir qui exactement a prétendu qu'il fallait bannir le par coeur des enseignements? Si quelqu'un pouvait me renseigner à ce sujet. Merci.
Ecrit par : François | 18 octobre 2007
Cf Le petit vocabulaire de la déroute scolaire ( Morel-Tual Loizeau, Ramsay 2000). Vous y trouverez les textes qui condamnent la mémorisation sous plusieurs entrées.
C'est disponible sur la toile ( Cercle des poètes disparus).
GM

Ecrit par : guy morel | 18 octobre 2007

Cf Le petit vocabulaire de la déroute scolaire ( Morel-Tual Loizeau, Ramsay 2000). Vous y trouverez les textes qui condamnent la mémorisation sous plusieurs entrées.
C'est disponible sur la toile ( Cercle des poètes disparus).
GM
Erreur ! on trouve le texte à http://www.scribd.com/doc/12125/petit-vocabulaire
GM
PS. Et tant pis pour les droits d'auteur !

Ecrit par : guy morel | 18 octobre 2007

Ouf, un sursaut, -pour combien de temps ?- merci Guy et françois.
Bonne journée
Marie

Ecrit par : marie | 18 octobre 2007

"Les gens comme Clermont Gauthier ne m'impressionnent guère. Je les ai vus aller à la soupe, avant de virer leur cuti.", écrit Cadichon.

Je partage cette méfiance.

Ecrit par : Jean | 18 octobre 2007

Et sachez bien que moi aussi j'emmerde au carré des terroristes de votre genre comme tous les mecs de votre acabit qui ont des ego comme des montgolfières et qui trouvent un malin plaisir à écraser leurs collègues ( féminines de préférence) du haut de leur suffisante connerie. Bonne soirée, vieux baudet.

Ah!! Enfin du nerf. Bravo Thalys. Simplement au lieu de parler de montgolfières, dites plutôt Zeppelin. Sortir le Zeppelin de son hangar. Et je n'écrase personne et vous avez vraiment pas de pot, (féminines de préférence) , j'aimerais que vous me disiez comment on peut savoir le sexe des intervenants, à moins qu'ils le disent. A l'odeur? C'est n'importe quoi. Terroriste???? Pauvre pomme!!!! Tu sais ce que c'est un terroriste??? Jamais je ne poserais de bombe ou une saloperie dans le genre.... Rien, et surtout pas une idée, ne vaut qu'on tue ni qu'on meure pour elle. maintenant, terroriste fouteur de boxon parmi les terrines de beouf en gelée des salles des profs, alors oui. j'aime bien réveiller les carcasses....la preuve.
Bien à vous et sans la moindre acrimonie-acrimonie.

Ecrit par : montaigneàbaudet | 18 octobre 2007

Surtout que cette pauvre Catmano, je ne l'ai jamais empêchée d'écrire quoi que ce soit. Simplement, reconnaissez que vous êtes tous rigolos avec vos mines sérieuses, compassées. Enseigner, c'est rire. C'est du plaisir. Pas de la contrainte. Ou si c'en est, pas étonnant que rien ne fonctionne, ni Léo, ni Léa, ni Léu, ni Léi....
Moi, je prône "le Gai Savoir" qui n'est pas seulement ,comme vous le savez le titre de Nietszche, mais une idée de Rabelais ." Le gay sçavoir."
Et si je m'énerve souvent, c'est devant la mornitude effrayante de pas mal de contributions. D'un ennui insondable.
Bon, allez, cure de silence. Durée indéterminée mais longue.
Doboouahouah, Thalili, et autres soulagés!!!! Hihan parti.

Ecrit par : montaignesurhongre | 18 octobre 2007

Bon, allez, cure de silence. Durée indéterminée mais longue.
Doboouahouah, Thalili, et autres soulagés!!!! Hihan parti.

Ecrit par : montaignesurhongre | 18 octobre 2007


Pour le coup, ce blog va devenir mortel...Les hihans du Montaigne à baudet sont quand même plus drôles que les cadiconneries.
On ne remercie pas les pédants ...A vous dégouter du savoir...

Ecrit par : Serpent à plumes | 18 octobre 2007

J'aimerais bien savoir qui exactement a prétendu qu'il fallait bannir le par coeur des enseignements? Si quelqu'un pouvait me renseigner à ce sujet. Merci.

Ecrit par : François | 18 octobre 2007

Ce bannissement du par coeur des enseignements est une des conséquences de la mise au ban de l'école de sa fonction première: arracher l'enfant à sa mère en l'introduisant de force dans le tiers espace vide des symbolisations.
Le bannissement du par coeur résulte du refus d'infliger au petit de l'homme tout espèce de supplice (au sens de supplicium: sacrifice d'un animal offert aux dieux), à commencer par le supplice de recevoir le pli, la marque, l'incrustation, l'inscription de la culture. Il est le refus implicite d'introduire l'enfant dans l'espace vide de l'altérité pour le laisser enlacé dans son désir, point faible de l'humain et levier de l'économisme sous toutes ses formes.
D'une façon générale c'est toute notion de dette (ou de devoir) à l'égard de l'autre, toute évocation ritualisée de l'ancêtre, toute célébration du tiers symbolique qui pâtissent de cette déritualisation des apprentissages.
Si bien que le jeu pédagogique tel que théorisé par la pédago-scientologie ne se joue plus qu'à deux, le tiers terme ayant été désinstitué, le seuil du passage (Michel Serres dans le Tiers instruit) verrouillé.
Il s'en suit comme l'explique Pierre Legendre dans un entretien donné en 2000 à l'Aventure humaine (oser enseigner): "que la transmission des connaissances sur fond de relation duelle, soustrait l'élément d'idéalisation nécessaire à l'appropriation subjective du savoir par les élèves; elle innocule une conception barbare, purement technique, du savoir lui-même, lequel devient assemblage cumulatif d'éléments "objectifs" mis en circulation par la pédagogie de la "transparence", quelque chose de l'ordre de l'objet jetable et renouvelable par une production de série".

Ecrit par : buntovchik | 18 octobre 2007

"Louis", Dobolino, ne peut pas être un café des Grands Boulevards (de plain-pied : voir cette extraordinaire nouvelle intitulée "Garçon, un bock !"). C'est très probablement, dans le contexte, un bordel : on n'y consommait pas forcément des demoiselles, on s'y retrouvait entre hommes pour faire un billard et boire du punch,
JPB

Ecrit par : brighelli | 18 octobre 2007

C'est parce que "Louis", bon sang, ça me dit quelque chose genre Café. Mais, bon, dans ces Cafés, il y avait à l'étage des salons particuliers où emmener des particulières pour des parties fines, non?

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2007

Je ne sais pas si notre par cœur a été inutile. Je pense que non. Mais franchement, nous ne sommes pas très fins lecteurs...
Louis, c'est le copain chez qui sont réunis les joyeux drilles!

"Il y a huit mois environ, un de mes amis, Louis R..., avait réuni, un soir, quelques camarades de collège ; nous buvions du punch .../...Tu viens de te griser, riposte un troisième, et comme tu as senti le punch chez Louis, tu es monté pour recommencer."

J'ai toujours pensé que l'explication de texte était l'art de chercher midi à quatorze heures. Ça semble se confirmer...

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2007

Donc recadrons : cette condamnation du "par coeur", elle remonte à quand ?
1887 : Buisson condamne l'apprentissage mécanique, mais dans le DP Henri Marion fait une mise au point remarquable sur l'utilité de la mémoire (article Mémoire) et tous les partisans de l'Instruction publique ( Poincaré entre autres) distingue soigneusement le mécanisme de la vieille école, condamnable, des exercices systématiques, inévitables et productifs. N.B. : le bachotage est alors rejeté ( par Marc Bloch par exemple) parce qu'il est mécanique et justement à l'opposé de la mémorisation intelligente, celle qui suppose et structure la compréhension. Jusque dans les années soixante, l'enseignement s'appuie, selon cette conception, sur la leçon à apprendre, sur la systématisation, sur les exercices canoniques ( dictée-questions-récitations etc.), sur l'exercice de synthèse qu'est la composition mensuelle ou trimestrielle.
Il me semble que l'on peut voir dans le décret Edgar Faure de 1969 supprimant les compositions mensuelles ou trimestrielles avec l'alibi de la suppression du classement discriminant, le point de départ de la dévalorisation du "par coeur."
GM

Ecrit par : guy morel | 18 octobre 2007

"Il me semble que l'on peut voir dans le décret Edgar Faure de 1969 supprimant les compositions mensuelles ou trimestrielles avec l'alibi de la suppression du classement discriminant, le point de départ de la dévalorisation du "par coeur."
GM"

Ecrit par : guy morel | 18 octobre 2007

Est-ce vraiment un alibi, Monsieur Morel? Et la conception de ces "compositions" n'est-elle pas parfois assimilable à du "mécanisme inintelligent", ou considérée (à tort ou à raison) comme tel par ceux qui les ont supprimées? Ceci pouvant, le cas échéant, expliquer cela?

Ecrit par : François | 18 octobre 2007

Il me semble que l'on peut voir dans le décret Edgar Faure de 1969 supprimant les compositions mensuelles ou trimestrielles avec l'alibi de la suppression du classement discriminant, le point de départ de la dévalorisation du "par coeur."
GM

Ecrit par : guy morel | 18 octobre 2007

Toute ma scolarité primaire a été jalonnée par ses compositions mensuelles. Toute ma scolarité a été jalonnée de contrôles du même type.
J'ai toujours entendu et mis à profit ce conseil de nos enseignants: "Un élève qui a travaillé toute l'année régulièrement n'a pas à réviser un contrôle". C'était très vrai, personne ne peut le nier.
Sauf peut-être pour la composition de "récitation" et encore et, bien sûr, à l'école vétérinaire où la somme de connaissances à ingurgiter sans les avoir toujours suffisament mises en pratique nécessitaient un très gros effort de mémorisation.
Quand je vois le "bachotage" lamentable auquel se livrent dès la seconde les élèves actuels, y compris dans des matières comme la philo et le français, j'ai bien l'impression que c'est à présent qu'on favorise un par-cœur délétère pour le développement d'une pensée libre, à défaut d'une libre pensée.
Le par-cœur qu'on nous a demandé était, me semble-t-il, plus bénéfique à une bonne organisation de nos procédés de mémorisation. A présent, les élèves sont dispensés de par cœur de la maternelle à la cinquième, parfois la troisième, c'est quasi un crime de leur réclamer cet effort (j'ai pu constater que les professeurs ne sanctionnaient jamais par un zéro une poésie non apprise comme si c'était une politesse extrême de la part de l'élève d'accepter de l'apprendre) puis, brutalement, à un âge où le cerveau est déjà bien organisé, on leur demande d'ingurgiter des données alors que ce devrait être le moment où on leur demande de mobiliser intelligemment les données antérieurement proprement engrangées pour les marier et les confronter à la vision plus large et plus développée qu'on leur enseigne à présent.

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2007

Est-ce vraiment un alibi, Monsieur Morel? Et la conception de ces "compositions" n'est-elle pas parfois assimilable à du "mécanisme inintelligent", ou considérée (à tort ou à raison) comme tel par ceux qui les ont supprimées ? Ceci pouvant, le cas échéant, expliquer cela?
Ecrit par : François | 18 octobre 2007
Alibi ou pas ? on peut discuter sur les mots. Disons que c'est la raison qui a été donnée par E. Faure pour justifier sa circulaire. Qu'il ait eu besoin de recourir à cette justification biaisée montre au moins que la suppresson des compositions n'avait pas été pensée pour elle-même ni dans ses conséquences.
Je vous concède d'ailleurs bien volontiers que la conception de ces compositions n'était pas toujours ce qu'elle aurait dû être, de même je n'ignore pas que le bachotage dénoncé si vigoureusement par Marc Bloch en 1940 a continué après la guerre et faisait des ravages à la veille de 1968.
La période qui va de 1945 au début des années soixante-dix a connu, pour des raisons un peu longues à développer, une dégénérescence progressive et de plus en plus marquée de ce qu'il y avait de vivant et de meilleur dans l'Instruction publique ( le recours à l'intuition, l'activité, la densité et la progressivité des apprentissages), et un retour en force du mécanisme. C'est à mon sens ce qui explique la facilité avec laquelle l'édifice s'est fissuré puis effondré devant les "modernistes". Pour reprendre une formule chère à Michel Delord : ce n'est pas tant la victoire de ces derniers qu'il faut comprendre que les raisons de la défaite des vaincus.
C'est pourquoi lorsque j'entends certains "Républicains" autoproclamés prôner le retour à l'école "d'avant", je suis plus que méfiant. Quel "avant" ? Aux Écoles normales des années soixante ? Elles n'avaient pas grand chose à voir avec celles de Compayré. À l'école des blouses grises, des coups de règle et des sous-préfectures "par coeur" - dont les méthodes révoltaient à juste titre Freinet -, et qui n'avait pas grand chose à voir non plus avec celle des Hussards noirs de 1890-1900 ?
L'aveuglement d'Edgar Faure, homme de grande culture mais ministre léger et politicien virevoltant, n'est pas excusable pour autant : on peut toujours discerner dans un héritage culturel, si l'on s'en donne la peine, la part vivante de la part ossifiée. Il ne l'a pas fait.
Bien à vous.
GM

Ecrit par : guy morel | 18 octobre 2007

"Les gens comme Clermont Gauthier ne m'impressionnent guère. Je les ai vus aller à la soupe, avant de virer leur cuti", écrit Cadichon.

Je partage cette méfiance.
Ecrit par : Jean | 18 octobre 2007

OSCAR DE LA NIAISERIE SATISFAITE (groupé), DE LA PRETENTION ET DE LA MAUVAISE FOI !

Ecrit par : TIGER LILITH | 18 octobre 2007

Des nouvelles de l'archange Ribouldingue et de ses hétéroclites :

http://www.cafepedagogique.net/communautes/Collegeexperimentaux/default.aspx

Ils ont causé et il en ressort :

- une définition du comité de pilotage digne d'une synthèse des verts : "le comité de pilotage n’a « aucune vocation à remplacer le terrain » et n’a pas l’intention de réellement piloter le projet, mais plutôt d’offrir une structure de coordination et d’animation et de mettre son expertise au service de cette aventure."

A Marseille, on dit tu pilotes pilotes ou TU PILOTES ?

- "Que va-t-il se passer si on arrive en équipe dans un établissement déjà existant où, même si les élèves et les personnels ont diminué, il en reste encore ?
Une question à travailler. Il y a des conditions de viabilité à établir. Elles devraient faire l’objet d’un futur cahier des charges des projets."

Les élèves et les personnels diminués ne sont pas ceux qu'on croit ! L'idéal de ces gens est-il de reigner sur des établissements sans élèves, sans programme, sans autorité ?
Experts de l'ensemble vide ? Sinistres réminiscences du Kamputchea démocratique...

- "De très nombreuses expérimentations, plus ou moins connues, font partie de l’existant (Clisthène, école Decroly, école de Mons en Barœul, etc.)"

Clisthène (ou peut être clystère, faute de frappe ?), Ovide et Mons en Barœul ? C'est limpide, il y a aura du grec, du latin et du chtimi obligatoire dès le CP.

J'aurais aimé une initation au pataouète (bônois) qui n'est pas encore tout à fait une langue morte. Disons au CE1.

- "A l’issue de la réunion, l’intérêt des participants n’a pas faibli et tous se déclarent prêts à poursuivre"

Ils ont bien raison : l'essentiel est de participe passer !
Quant à moi, j'exprimerais un souhait : qu'ils estent mais ne soient pas !

Ecrit par : dugong | 18 octobre 2007

reignier ou règner ? Telle est la question !

Ecrit par : dugong | 18 octobre 2007

Bien à vous et sans la moindre acrimonie-acrimonie.

Ecrit par : montaigneàbaudet | 18 octobre 2007

Bien à vous aussi vieux baudet, je trouve que cela vous va bien, vieux baudet. C'est très cordialement que je vous le dis. Et ne croyez pas que vous soyez le seul à rire en cours et à aimer enseigner! Seulement, sur un blog il est un peu délicat de passer son temps à répéter qu'on aime son travail. Cela deviendrait lassant.
Remarquez que cela fait un bout de temps que la lassitude a gagné ce blog. Ce que je trouve drôle, ce sont les purs consommateurs qui pointent le bout de leur nez de temps à autre pour pleurnicher sur le prétendu "niveau" d'un blog qui n'aura jamais été qu'une salle des profs, ou une sorte de café pédagogique avec quelques bonnes références parfois. Mais, bon, ce blog n'est après tout que ce que l'on en fait.
Eh, bien en voilà une grande pensée, ma chère!
Mieux vaut que je retourne à mes chers livres.

Ecrit par : Thalie-Thalie | 18 octobre 2007

Je me marre d'avance en pensant à la tête des profs de lycée qui vont récupérer les mômes en seconde sans voir été prévenus !

Ecrit par : Zorglub | 18 octobre 2007

Bonjour

A la lecture de l’échange sur le rôle de la mémorisation, je ne suis pas mécontent d’avoir demandé sur le fil précédent que l’on établisse au moins une distinction entre apprendre par cœur ( qui est un processus) et savoir par cœur qui signifie que l’on doit avoir en mémoire immédiate un certain nombre de faits. J’essaierai d’y revenir dans la soirée. Pour le moment , je veux rétablir le contexte et la formulation exacte de ce que Guy Morel rapporte sous la forme « d’une formule chère à Michel Delord : ce n'est pas tant la victoire de ces derniers [ les modernistes], qu'il faut comprendre que les raisons de la défaite des vaincus. »

La formulation exacte est la suivante et elle est la conclusion d’un assez gros texte de 1999 - 100 pages - qui disait déjà que l’essentiel était lire, écrire, compter, calculer (et accessoirement recommandait revenir à l’enseignement simultané de la numération et des quatre opérations ) .

« L'avenir le dira

Il n'est pas déraisonnable de se poser la question du devenir de l'Éducation nationale (fut-elle laïque, obligatoire et nationalisée) au vu de son état actuel et des possibilités existantes de l'empêcher de se transformer définitivement en instrument "d'edutainment", c'est-à-dire de décervelage incapable même d'apprendre aux enfants à lire, écrire et compter : la réponse pratique viendra assez vite. On verra si la société est capable de faire naître un mouvement s'opposant à cette véritable dégénérescence et si l'administration le tolérera.

Quoi qu'il en soit, et l'exemple des progressions en mathématiques suffit à le prouver, la pédagogie "classique", bien que possédant un savoir-faire supérieur en qualité à celle des modernistes, n'a pas pu résister à la vague du décervelage structuraliste qui n'a pas commencé en 68. Pour qui veut se poser quelques vraies questions, la pierre de touche n'est donc pas la critique des modernistes mais la critique de l'impuissance des vaincus, sous peine de vouloir, au prix d'une perte d'énergie considérable, reconstruire un système qui a logiquement abouti au désastre actuel.

Michel DELORD
Texte écrit entre Mars 1999 et Février 2000 »

Conclusion de « Calcul humain, calcul mental et calculettes : Questions pédagogiques »
Partie IX ) Il faut bien conclure
http://www.sauv.net/delord/calcul/9_%20Conclusion.html

Or je constate que si, sur la terre d’antipédagogie, on pratique beaucoup la « critique des modernistes » ( mais un peu « à coté » car critiquer d’abord Meirieu est bien une preuve que l’on attaque « le dernier des modernistes » mais que l’on épargne la matrice c'est-à-dire par exemple les vrais théoriciens antérieurs à Meirieu que sont Antoine Prost et Louis Legrand *), on s’intéresse effectivement beaucoup moins aux faiblesses des vaincus. Et il y a donc un risque de les reproduire.
Suite ce soir si possible sur la mémoire et les automatismes. Il me semble en effet qu’il faut traiter cette question de manière historique, ce qui manque un peu dans la note de JPB.

Michel Delord

* Il est vrai, par exemple, que s’apercevoir qu’il y a un ver dans le fruit seulement après la loi de 89 signifie bien ne pas voir simultanément le rôle nocif des thèses de Prost et Legrand qui sont elles dominantes dés les années 70.

Ecrit par : Michel Delord | 18 octobre 2007

En ce jour de défilements solidaires (?), j'aimerais exprimer ma confraternité à MàC victime d'attaques en rase motte d'une horde de walkyries.

Ego comme des montgolfières ? Diantre ! Mais alors pourquoi rester en dessous pour s'y faire écraser alors même qu'il se dégonfle ?

Nous souffrons parfois d'orchite mais c'est votre hystérie masochiste qui, parfois, nous les gonfle.

Ecrit par : dugong | 18 octobre 2007

Dites, dugong, je n'ai pas eu de réponse à mon mail, moi.

Ecrit par : Jeremy | 18 octobre 2007

Même s'il est arrivé à Montaigneàcheval de me tailler des costards (ou plutôt des tailleurs) de manière un peu hard, je voudrais lui dire, s'il revient jeter un p'tit coup d'oeil sur ce blog, que j'apprécie souvent sa façon de mettre les sabots dans le plat, les pendules à l'heure et les cerises sur le gâteau ;-)

Ecrit par : FGuichard | 18 octobre 2007

Le par-cœur qu'on nous a demandé était, me semble-t-il, plus bénéfique à une bonne organisation de nos procédés de mémorisation. A présent, les élèves sont dispensés de par cœur de la maternelle à la cinquième, parfois la troisième, c'est quasi un crime de leur réclamer cet effort (j'ai pu constater que les professeurs ne sanctionnaient jamais par un zéro une poésie non apprise comme si c'était une politesse extrême de la part de l'élève d'accepter de l'apprendre) puis, brutalement, à un âge où le cerveau est déjà bien organisé, on leur demande d'ingurgiter des données alors que ce devrait être le moment où on leur demande de mobiliser intelligemment les données antérieurement proprement engrangées pour les marier et les confronter à la vision plus large et plus développée qu'on leur enseigne à présent.

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2007

"mobiliser intelligemment les données antérieurement proprement engrangées pour les marier et les confronter à la vision plus large et plus développée qu'on leur enseigne à présent"...

Aille, ouille! aoutch! J'ai l'impression d'avoir un caillou dans ma chaussure. Il y a des jours où ça fonctionne et d'autres pas. Aujourd'hui je suis en rogne, parce que, comme Anne, ma soeur Anne, je ne vois rien venir. Et rien ne vient. Ou alors quand 15 ans auront passé ou plus. 15 ans au minimum, j'aurai donc 47 ans (22 ans avant d'avoir fini de côtiser pour la retraite, hé hé, hein quoi? Enfin, avant de pouvoir prendre de l'élan pour une seconde vie, ou une 3ième, si je n'ai pas eu un cancer des sphincters avant). Le temps d'avoir déjà tout bazardé, pour fiche le camp de cette comédie professionnelle.

Aujourd"hui, j'ai détesté le fond mou, rance, de la plupart de mes élèves. Je dois me faire à cette idée: quand ça rentre, c'est déjà oublié. On est toujours le con de quelqu'un; mais là... - la fainéantise, le mauvais esprit, la fermeture de la conscience à tout ce qui n'est pas prédigéré. Berk. Apprendre "par coeur"? Vous les faites rire. Ils ne sont même pas capable de vous assurez qu'ils connaissent les paroles d'une chanson. J'ai de l'aigreur contre celles et ceux qui ont faire de toute une génération de futurs hommes et femmes supposés responsables des loques, des vêtements vides (dans le désordre: la bande des collègues qui ont cédé à la facilité à partir du primaire, les parents qui veulent tout et rien, en même temps, les pondeurs de programmes, etc.).

Ce qui est important c'est la motivation; généralement celles et ceux de LP ne le sont pas, et vous êtes en deçà du plus pessimiste des étiages. Des consommateurs; et encore. Des passe-le-temps. Certains ont l'esprit d'un marchand de tapis. Des limeurs de patience, employant un outil rouillé.

Villon, cher Villon, comme une pauvre crotte flottant au fond de la cuvette d'une chiotte, après mon dernier cours avec des gars et des nénettes de 17 à 21 ans qui n'avaient qu'une envie (et je les comprends) d'en finir avec une journée de 8 heures de cours. Pauvres pendus. Où est leur âme, à ces gosses??????????? Métier de choses mortes une autre fois, pour des cadavres aux regards langoureux.
Il faut être honnête: JPB le répète, il n'y a que le pire de certain. Rester? Être solidaire d'un ministère et d'une société qui adoubent un peuple de vents et de feuilles à demi-mortes.

Penda-complètement-dépourvu-de-réponse-et d'envie.

PS: Allez demain je ferai, encore, comme si rien ne c'était passé.

Ecrit par : Pendariès | 18 octobre 2007

Ils ne sont même pas capableS de vous assureR qu'ils connaissent les paroles d'une chanson.

J'ai de l'aigreur contre celles et ceux qui ont faiT...

qui n'avaient qu'une envie (et je les comprends), CELLE d'en finir

si rien ne S'était passé.


ET EN PLUS J'EN PERDS MON ORTHOGRAPHE, MA SYNTAXE... à force.

Ecrit par : Pendariès | 18 octobre 2007

Crise de divan!

Ecrit par : Pendariès | 18 octobre 2007

""Par coeur"... Une expression qui dit bien ce qu'elle veut dire. Quand on peut jouer un texte ou une musique, "avec le coeur", c'est à dire quand les problèmes de mémorisation sont résolus..."

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 octobre 2007

Effectivement! On a souvent tendance à confondre: "par coeur" avec "de mémoire".

Ecrit par : François | 18 octobre 2007

"Penda-complètement-dépourvu-de-réponse-et d'envie"

Ben vous savez quoi, Pendaries, je doute qu'on trouve grand chose ici également. Entre les diverses mouvances qui se battent, les débats pour ou contre MàC, ou les réflexions de salle des profs (c'est vrai que ça ressemble à une salle des profs, mais une salle des profs, j'en ai déjà une le jour, pas besoin d'une deuxième virtuelle), il ne reste plus grand place pour parler de choses un tant soit peu approfondies (je mets ce mot pour les jeux de mots potentiels auxquels d'aucuns ne manqueront pas de se livrer).

Je n'ai rien contre l'aide aux devoirs de dobolino (d'ailleurs j'y ai répondu quand je savais), mais c'est un bel exemple de ce dont on parle ici. Et même, si on ne parlait que des devoirs de votre fille, dobolino, ben ce serait drôlement plus intéressant que le libéralisme de cadichon et le code génétique juif de je-sais-pas-qui.

Je rejoins Marie, qui déclare : "Je suis une assidue de ce blog en tant que parent, je ne suis jamais intervenue, et je pense que beaucoup l'ont déserté."

Ben ouais, y a de quoi déserter tout ça.
Ca finira comme le blog de Giscard ici, ou celui de Darcos, justement. Les curieux iront y jeter un coup d'oeil, voir comment l'un s'empêtre dans le ridicule, et comment l'autre a terminé.

Ecrit par : Jeremy | 18 octobre 2007

L'aide aux devoirs ?

Oui, si je choisis moi même personnellement les élèves qui en bénéficient, ceux qui n'en bénéficient pas, ceux qui n'en bénéficient plus et ceux qui gagneraient à en bénéficier prochainement.

Rien de pire que des gens qui se pointent non pas parce qu'ils y ont vu la lumière mais de la lumière...

Ecrit par : dugong | 18 octobre 2007

Même s'il est arrivé à Montaigneàcheval de me tailler des costards (ou plutôt des tailleurs) de manière un peu hard, je voudrais lui dire, s'il revient jeter un p'tit coup d'oeil sur ce blog, que j'apprécie souvent sa façon de mettre les sabots dans le plat, les pendules à l'heure et les cerises sur le gâteau ;-)

Ecrit par : FGuichard | 18 octobre 2007

Et Ho! Attention! Nous n'avons pas dit que nous pas! Il écrit admirablement bien et c'est le plus souvent un truculent plaisir de le lire. Mais c'est aussi un plaisir que lire la plupart des autres et le mépris qui exsude de certains de ses propos est gratuitement blessant pour d'autres qui écrivent très bien et très clairement aussi ce qu'ils ont à dire, avec le langage qui est le leur. Quant à avoir un code génétique particulier parce qu'on a un ancêtre juif, je maintiens que c'est un sommet de racisme. Quand je fais chier, on me le dit et c'est à prendre ou à laisser. Quand MàC déborde, il est assez grand garçon pour supporter qu'on le lui dise sans aller bouder dans son coin. Merde, il a cinquante berges, tout de même! Et c'est lui qui a commencé, en plus.

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2007

D'ailleurs, une épée ne pourrait sectionner les vertèbres cervicales! Un gros sabre, à la rigueur.

Ecrit par : dobolino

Ce n'étaient pas les mêmes épées que celles de D'Artagnan et ses compères. C'étaient des gros engins très lourds, des épées à deux mains.

Pour Marie Stuart, si ma mémoire ne me fait pas défaut, c'était aussi avec une hache, mais mal aiguisée. Le bourreau a du s'y reprendre à deux fois, au moins. Je serais tentée de dire huit mais c'est à cause d'Henri VIII... Ça, c'est les méandres de la mémoire rarement réutilisée: tout ressort en vrac.

Ecrit par : dobolino

Et Chalais ? Ce conspirateur (contre Richelieu) fut condamné à la décollation, mais ses partisans eurent la "bonne idée" d'enlever et séquestrer le bourreau de la ville de Nantes. La tâche fut confiée à un condamné à mort en échange de sa grâce. La tête se détacha au vingt-neuvième coup du bourreau improvisé.

Ecrit par : Moot | 18 octobre 2007

Je me marre d'avance en pensant à la tête des profs de lycée qui vont récupérer les mômes en seconde sans voir été prévenus !

Ecrit par : Zorglub

Nous avons pris l'habitude de nous attendre au pire. Et nous sommes rarement déçus. Enfin, si, toujours, en fait.

Ecrit par : Moot | 18 octobre 2007

Et même, si on ne parlait que des devoirs de votre fille, dobolino, ben ce serait drôlement plus intéressant que le libéralisme de cadichon et le code génétique juif de je-sais-pas-qui.



Ecrit par : Jeremy | 18 octobre 2007

Cadichon n'enseigne pas. Par contre, celui du code génétique est enseignant. Je ne vois vraiment pas pourquoi le bédeuzi et les visites de zoo et autres joyeusetés devraient être interdites ou très limitées et pas les journées d'ouverture à RESF et autres sans-papiers. Pourquoi, parce que c'est MàC et que tout le monde aime son style, personne sur ce blog réputé bourré jusqu'à la gueule de déclinologues ne bronche quand il annonce qu'il a passé une après-midi de cours à expliquer la Birmanie à ses élèves.
Là, on est en plein dans ce qu'on attend de l'école! Quand MàC critique méchamment les PE à fifiches, alors qu'il vise très clairement un PE dont les interventions ont toujours été applaudies par tous, on ne dit rien parce que c'est MàC qui écrit bien et qui pousse devant lui dans une énorme brouette son quart de judaïté non digérée, transmise qui plus est par le père, donc nul et non avenue, et que tous les fondamentalement petits bobos socialos de ce blog, même s'ils ont viré leur cuti, respectent les propos les plus insultants du sieur MàC parce qu'au fond,ils ont la trouille inconsciente de se traiter eux-même d'antisémites et de voir l'autre guignol se draper dans sa métèquitude et manier le français du XVI° siècle avec art.
Soyez honnêtes! Le PE à fifiches a cent fois plus aidé JPB, au même titre que les Appy ou Thiérry Venot ou Guy Morel, a élaborer sa stratégie et son programme de travail, à modifier sensiblement ses vues. Même un pauvre parent d'élève comme moi a plus d'utilité constructive pour une réforme de l'école.
S'il y a quelqu'un sur ce blog qui ne fait jamais de propositions constructives pour l'école, qui ne pose jamais de questions conduisant à une réflexion sur l'école, les programmes, qui est-ce? Qui ne vient jamais que pour, en un superbe langage certes, faire du hors sujet ou insulter l'un ou l'autre?

PS: La meilleure, c'est que le PE à fifiches qui a des ascendants juifs par sa mère n'en fait jamais état, même si le cheminement fut bien long pour elle.

Qui JPB a-t-il expulsé un jour de colère, par des mots cinglants?
La PE à fifiches?

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2007

Le savant et le passeur


Une rivière était si large qu’il n’y avait pas de pont pour la traverser. Aussi un passeur s’était-il installé sur ses rives. Contre quelques misérables piécettes, il faisait traverser les voyageurs.
Or advint qu’un grand lettré, encombré de livres et de dictionnaires, eut à utiliser ses services. Au moment où il montait dans la barque, le passeur lui souhaita la bienvenue et parla avec lui de choses et d’autres.
Le savant se rendit compte qu’il n’avait pas beaucoup d’érudition et ne maîtrisait pas bien la grammaire.
- Dis-moi, mon ami, lui demanda-t-il, as-tu jamais été à l’école ?
- Non lui répondit le passeur, en continuant de ramer.
- Alors, mon ami, tu as perdu la moitié de ta vie.
Le passeur en fut blessé, mais il garda le silence.
Lorsque la barque fut au milieu du fleuve, un courant rapide la renversa, et les deux hommes se retrouvèrent à l’eau, assez loin l’un de l’autre. Le passeur vit que le savant se débattait pour ne pas se noyer.
Il lui cria :
- Est-ce que tu as appris à nager, maître ?
- Non, répondit le savant, en continuant à se débattre.
- Alors, mon ami, tu as perdu toute ta vie.

Conte du Moyen-Orient

Ecrit par : Maminou | 18 octobre 2007

En ce jour de défilements solidaires (?), j'aimerais exprimer ma confraternité à MàC victime d'attaques en rase motte d'une horde de walkyries.


MàC met des beignes, on lui en rend et ça n'a pas l'air de le déranger, il sait qu'il les a méritées et, de toute façon, il préfère ça. On s'amuse mieux quand il y a de l'opposition.

Ecrit par : Japhet | 18 octobre 2007

Ca, je confirme!

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 octobre 2007

Qui JPB a-t-il expulsé un jour de colère, par des mots cinglants?
La PE à fifiches?

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2007
Après, JPB organise sa cour comme il veut et, s'il le juge bon, il peut jeter l'écorce de la PE à fifiches après avoir pressé tout le jus du citron et se tenir coi. La PE à fifiches, comme sa petite sœur, n'a aucune ambition de gloire terrestre. Son but principal est de pouvoir se regarder dans la glace chauqe matin sans rougir.
JPB, faites gaffe, on a jamais fini d'en presser le jus et après on regrette d'avoir jeté ce qu'on croyait être une écorce. On a toujours besoin d'un plus petit que soi.

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2007

MàC met des beignes, on lui en rend et ça n'a pas l'air de le déranger, il sait qu'il les a méritées et, de toute façon, il préfère ça. On s'amuse mieux quand il y a de l'opposition.

Ecrit par : Japhet | 18 octobre 2007

Faux! Ça le dérange abominablement mais il n'arrive pas à comprendre qu'il les mérite. Vous êtes suffisament naïf, Japhet, pour être de sexe masculin. Donc, Japhet, vous êtes soit un homme, soit une excessivement jeune et naïve femme.

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2007

"MàC contre walkyries".

Tout ça c'est de la dialectique hormonale. Pas de quoi casser des briques.

Pensez plutôt à la Belgique qui est dans un état Affligen en ce moment. Surtout qu'on risque de se taper des tas de réfugiés bientôt. A l'approche de l'hiver...

Y a-t-il des pédagols en Wallonie ?

Ecrit par : dugong | 18 octobre 2007

Quand une femme affirme son caractère et ses goûts, c'est, par définition, une Walkyrie! Bonjour l'ambiance!
Je demande, en conséquence, la suppression de la mixité scolaire jusqu'à l'âge adulte et l'interdiction pour les professeurs de sexe masculin de faire cours au sexe féminin avant l'âge de la mixité fixé à vingt et un ans révolus.

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2007

Eh oui, chère Dobolino : l'apartheid, il n'y a que ça ! Et si en plus on érigeait un mur entre les deux ce serait si exitant de se le faire pour aller de l'autre côté !

Ecrit par : dugong | 18 octobre 2007

Le savant et le passeur


Conte du Moyen-Orient

Ecrit par : Maminou | 18 octobre 2007

Pour les nombreux décervelés qui hantent ce forum, je distribue les rôles
Le Passeur: la PE à fifiches
Le "Savant": MàC
Je me sens obligée d'expliquer car je crains que certains n'aient pas compris la "médiocre" intervention de cette "pauvre" (au sens pauvreté d'esprit) institutrice retraitée qu'est Maminou.

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2007

Eh oui, chère Dobolino : l'apartheid, il n'y a que ça ! Et si en plus on érigeait un mur entre les deux ce serait si exitant de se le faire pour aller de l'autre côté !

Ecrit par : dugong | 18 octobre 2007
C'est toujours aussi excitant et c'est toujours comme ça! La mixité n'y peut rien. A part MàC qui, malgré son âge avancé, n'a toujours rien compris, il faut bien quarante-cinq belles années bien remplies d'exploration de soi et d'autrui pour commencer à percer les merveilleux mystères du sexe opposé.
On peut bien faire des expos sur le zizi pour les pré-pubères, on n'y changera rien. C'est trop beau et trop bon pour ne pas être l'aboutissement d'une longue quête volontaire.
Quand je pense à tous mes loupés...

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2007

Si on distribue les rôles, qui fait Brünnhilde ? qui fait Albérich ?

Ecrit par : dugong | 18 octobre 2007

Pour paraphraser Woody Allen : "quand je vais sur le bonnet, j'ai envie d'envahir la Pologne !"

Ecrit par : dugong | 18 octobre 2007

Quand une femme affirme son caractère et ses goûts, c'est, par définition, une Walkyrie! Bonjour l'ambiance!

Pour les Wakyries, je ne faisais que reprendre un post antérieur, le mot n'est pas de moi. Si MàC a pratiqué un sport collectif en étant jeune, de préférence rugby, foot ou hand, il a dû comprendre qu'en donnant des coups, il s'exposait à recevoir son dû en retour. Il a simplement été très mal élevé (?) et n'a pas intégré la politesse due aux dames.

Par ailleurs, si Catmano décide de ne plus intervenir, je lance une pétition sur le net pour la faire revenir sur sa décision.

Ecrit par : Japhet | 18 octobre 2007

Si MàC a pratiqué un sport collectif en étant jeune, de préférence rugby, foot ou hand, il a dû comprendre qu'en donnant des coups, il s'exposait à recevoir son dû en retour. Il a simplement été très mal élevé (?) et n'a pas intégré la politesse due aux dames.

Ecrit par : Japhet | 18 octobre 2007

Forcément! Puisqu'à son époque, la même que celle de Catmano d'ailleurs, puisqu'ils sont classards, l'EPS n'était pas mixte et le Rugy réservé aux hommes! Ce pauvre garçon ne sait recevoir de coups que des hommes. Pour lui, les coups d'une femme ne sont que pichenettes de pauvres petites sous-harpies.

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2007

Hé ben vous zêtes en forme Dobo.

Comme ça à vous exciter sur pas grand'chose....
Vous devez avoir eu une sale journée -

Ecrit par : Loki | 18 octobre 2007

Après, JPB organise sa cour comme il veut et, s'il le juge bon, il peut jeter l'écorce de la PE à fifiches après avoir pressé tout le jus du citron et se tenir coi. La PE à fifiches, comme sa petite sœur, n'a aucune ambition de gloire terrestre. Son but principal est de pouvoir se regarder dans la glace chauqe matin sans rougir.
JPB, faites gaffe, on a jamais fini d'en presser le jus et après on regrette d'avoir jeté ce qu'on croyait être une écorce. On a toujours besoin d'un plus petit que soi.

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2007

Magnifiquement dit et résumé, Dobolino. Vous avez utilisé les mêmes expressions il y a quelque temps pour une situation similaire. Mais, bon, on le sait depuis le début que nous sommes des citrons etc... Simplement, il est vrai qu'on eût aimé à un moment ou à un autre un petit peu de reconnaissance ou tout au moins ne pas se faire traiter "de pauvres profs du secondaire qui ne connaîtraient pas même leur matière...and so on...".
Cela dit, pour ma part j'en ai fait mon deuil, même si atteinte je fus...et sérieusement. Mais après tout, basta. C'est mon problème.
Alors bien sûr quand notre vieux baudet s'y met aussi...
Mais lui, fait partie des gens de cour bien placés. J'allais dire le fou du roi mais non, le fou du roi a l'audace de dire à son maître ses quatre vérités ce que ne fit jamais notre valeureux chevalier qui garda toujours son fiel pour ceux qu'il considère sans doute comme de "petites gens ". Ce en quoi il ne mérite pas de porter les couleurs du grand Michel...
Mais bon, Dobolino, je crois pour ma part qu'il ne sert plus à rien de parler de tout cela car c'est prêcher dans un désert et les courtisans ont trop peur de n'être plus en grâce, attendant un mot, un geste du maître pour savoir qui l'on doit encenser ou qui l'on doit critiquer.
Cocasse d'ailleurs, à l'époque où "il y avait un besoin" en informations sur le primaire, Catmano, ne pouvait faire une intervention sans que le roi ne la couvre d'éloges et donc le reste de la cour aussi, et maintenant que la mode est passée, Catmano peut bien se faire insulter: la cour ne bouge pas...et pour cause.
C'est bien ce que je disais, une vraie salle des profs qui transpire dès que le chèchef arrive!
Bon, je pense que vous avez une fois de plus dit les choses qu'il fallait, Dobolino. Avec toute mon admiration pour votre honnêteté, votre sincérité et votre indépendance. bravo!

Ecrit par : Thalie-Thalie | 18 octobre 2007

N'y a t-il que les hommes qui rugyssent, Dobolino?

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 octobre 2007

Cela ne vient-il pas de là?

"Qu'il ne sache rien parce que vous le lui avez dit, mais parce qu'il l'a compris de lui-même; qu'il n'apprenne pas la science, qu'il l'invente".

Rousseau, "Emile", III.

Ecrit par : Pendariès | 18 octobre 2007

Pour le brouhaha: est-ce qu'avoir dit une fois ce que chacun pense de l'autre, même lors d'un très ancien post, ne suffit pas?

D'un côté et de l'autre, et je pense à moi-même, on ne change pas le personnage que l'on veut jouer, - surtout sur la scène du Net.

Une cour? Ca castagne.... N'y a-t-il pas des rancoeurs profondes dont les non-initiés ne savent rien?
Le blog est libre et sans censure (hors les propos inadmissibles), quand même. Lieu des egos. Je ne dis pas "Peace and love".

Ecrit par : Pendariès | 18 octobre 2007

""Il s'en suit comme l'explique Pierre Legendre dans un entretien donné en 2000 à l'Aventure humaine (oser enseigner): "que la transmission des connaissances sur fond de relation duelle, soustrait l'élément d'idéalisation nécessaire à l'appropriation subjective du savoir par les élèves; elle innocule une conception barbare, purement technique, du savoir lui-même, lequel devient assemblage cumulatif d'éléments "objectifs" mis en circulation par la pédagogie de la "transparence", quelque chose de l'ordre de l'objet jetable et renouvelable par une production de série".
Ecrit par : buntovchik | 18 octobre 2007

@ serpentaplumes
Vous préférez sans doute cette pédanterie-là!!!
Je vous la laisse bien volontiers: à chacun son mauvais goût



@ Guy Morel
"La période qui va de 1945 au début des années soixante-dix a connu, pour des raisons un peu longues à développer, une dégénérescence progressive et de plus en plus marquée de ce qu'il y avait de vivant et de meilleur dans l'Instruction publique ( le recours à l'intuition, l'activité, la densité et la progressivité des apprentissages), et un retour en force du mécanisme.

Pas un long dévloppement mais un indice: page 17 de la réédition du Plan Langevin-Wallon, (par Meirieu, Dubet..et Allègre, beau trio en vérité. Qu'allait faire Allègre dans cette galè(g)re?)

Voici ce que dit la préface du rapport e 1946, dont l'objet était d'unifier un parcours scolaire hétéroclite, hérité du passé, au motif que "le divorce entre l'enseignement scolaire et la vie s'accentue par la permanence de nos institutions scolaires au sein d'une société en voie d'évolution accélérée.""
Il faut donc d'urgence " que la structure de l'enseignement s'adapte à la structure sociale" (p.16)et dare-dare le moderniser (et on répète ce qu'on vient juste de dire à la phrase précédente) puisqu'il est « demeuré en marge de la vie, [et] n’a pas tiré profit du progrès scientifique. L’empirisme et la tradition commandent ses méthodes alors qu’une pédagogie nouvelle, fondée sur les sciences de l’éducation, devrait inspirer et renouveler ses pratiques ».

Ce plan étant selon les uns un texte culte, un mythe fondateur selon les autres, ou un sousmarin virtuel lance torpille, selon votre serviteur, on peut méditer son obstination lancinante ( comme la réthorique bien huilée des dogmes du Parti qui lui a tenu la plume), à faire entrer la "vie" à l'école en contradiction avec ce qu'avait écrit Alain et que tant d'autres rediront après lui: L'école doit protéger l'enfant des agressions extérieures sinon elle le livre sans défense à la société.

Ecrit par : Cadichon | 18 octobre 2007

Ah ouais, ca vire vraiment comme le blog à Giscard, ici.

Ecrit par : Jeremy | 18 octobre 2007

Giscard a un blog? J'y fonce!

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 octobre 2007

"rugyssent" vous êtes sûr?

M'est avis qu'il y a eu contamination entre rugissent et rugby.. le pauvre Cricri en a été tout émoustillé de la propagande pro-rugby des dernières semaines... -_-"

Ecrit par : Loki | 18 octobre 2007

Plan de récupération du blog anti-giscard:

Sondage:


Quelle est votre position préférée?

Ecrit par : Couac | 18 octobre 2007

Moi, ce qui me laisse perplexe aujourd'hui, c'est qu'on peut lire régulièrement sur ce blog des témoignages qui illustrent la pénibilité croissante du métier d'enseignant... mais que personne n'a fait allusion à la journée de grève et de manifestation organisée aujourd'hui contre l'allongement de la durée de cotisation pour tous les salariés du public comme du privé à 41 ans en 2008, puis 42, 43...

http://www.force-ouvriere.fr/page_principal/semaine/index.asp?lk=s&id;=1500

http://www.force-ouvriere.fr/page_principal/fede/index.asp?lk=fd&id;=3249&fed;=F%E9d%E9ration%20FO%20des%20Cheminots

On pourrait vraiment croire que certains se sont trouvé une gâche de rêve qu'ils sont prêts à garder jusqu'à leurs 70 ans !

Ecrit par : Un hussard | 18 octobre 2007

Pas un long dévloppement mais un indice: page 17 de la réédition du Plan Langevin-Wallon, (par Meirieu, Dubet..et Allègre, beau trio en vérité. Qu'allait faire Allègre dans cette galè(g)re?)

Voici ce que dit la préface du rapport e 1946, dont l'objet était d'unifier un parcours scolaire hétéroclite, hérité du passé, au motif que "le divorce entre l'enseignement scolaire et la vie s'accentue par la permanence de nos institutions scolaires au sein d'une société en voie d'évolution accélérée.""
Il faut donc d'urgence " que la structure de l'enseignement s'adapte à la structure sociale" (p.16)et dare-dare le moderniser (et on répète ce qu'on vient juste de dire à la phrase précédente) puisqu'il est « demeuré en marge de la vie, [et] n’a pas tiré profit du progrès scientifique. L’empirisme et la tradition commandent ses méthodes alors qu’une pédagogie nouvelle, fondée sur les sciences de l’éducation, devrait inspirer et renouveler ses pratiques ».

Ce plan étant selon les uns un texte culte, un mythe fondateur selon les autres, ou un sousmarin virtuel lance torpille, selon votre serviteur, on peut méditer son obstination lancinante ( comme la réthorique bien huilée des dogmes du Parti qui lui a tenu la plume), à faire entrer la "vie" à l'école en contradiction avec ce qu'avait écrit Alain et que tant d'autres rediront après lui: L'école doit protéger l'enfant des agressions extérieures sinon elle le livre sans défense à la société.
Ecrit par : Cadichon | 18 octobre 2007

Si vous le permettez, je répondrai une autre fois sur le Plan Langevin Wallon, capté par Meirieu, Dubet et Allègre, et tordu par eux dans le sens qui les arrange. Deux mots quand même : pour en parler sans en faire l'origine de tous les maux ou une référence mythique, il faut bien connaître les débats d'avant-guerre sur le dualisme scolaire, les méandres de l'École nouvelle, la politique scolaire de Vichy, le rapport Cogniot de 1943 ( j'en reproduis des extraits dans la Débacle de l'école), le rapport Durry de 1944, les tendances planificatrices de la Libération chez les gaullistes et les communistes. Autant d'éléments qu'il vaut mieux ne pas ignorer si on veut éviter les poncifs habituels.
Guy Morel

Ecrit par : guy morel | 18 octobre 2007

-
"as-tu jamais été à l’école"

Je pose en toute candeur une question qui me turlupine depuis un bon moment, mais surtout que maminou, dont j'apprécie hautement les interventions, ne se froisse pas.
Plus personne ou presque n'utilise le participe passé du verbe aller, qui semble avoir été vampirisé par celui du verbe être. Alors si je dis :je suis allée à l'école, on me comprendra encore, évidemment, mais est-ce que cela ne va pas me situer immédiatement chez les porteurs de carte Vermeil?
Merci d'éclairer ma lanterne.

Y a-t-il des pédagols en Wallonie ?
Ecrit par : dugong | 18 octobre 2007

Oui, c'est en filigrane de l'émission Question à la une du 19 septembre http://blogrtbf.typepad.com/qalu//2007/09/vido-echec-scol.htm

et puis Decroly était Belge...
globale home made.
-----------


Cela ne vient-il pas de là?

"Qu'il ne sache rien parce que vous le lui avez dit, mais parce qu'il l'a compris de lui-même; qu'il n'apprenne pas la science, qu'il l'invente".

Rousseau, "Emile", III.

Ecrit par : Pendariès | 18 octobre 2007

Au début de l'année, (peut–être était-ce pendant votre séjour en Californie) je m'étais fait étripée copieusement pour avoir posé la même question et y avoir répondu par l'affirmative.

Ecrit par : Cadichon | 19 octobre 2007

Il y en a qui se font de sérieuses crises de paranoïa, parfois. Qui ai-je viré de ce blog ?
Cela dit, je préfèrerais que ça ressemble moins, certains jours, au blog Education de France 2, ou à la salle des profs de tel ou telle.

Pendariès, bien sûr qu'une lecture (hâtive) de ce grand pédagogue que fut Rousseau est le substrat des délires contemporains (question : ne pourrions-nous pas filer la métaphore, en disant que les disciples s'égalent au maître, et qu'à l'image de Jean-Jacques, ils théorisent sans cesse, mais abandonnent les enfants sur le bord de la route ? Mais je ne le dirai pas, je me suis promis d'éviter toute vaine polémique…).
Quelqu'un a étripé Cadichon ici ? C'est curieux comme le blog oublie — pendant que les individus ressassent… Il m'arrive bien de relire ce qui a été écrit, mais je saute sans arrière-pensée tout ce qui n'est pas directement pédagogique.
Tiens, promis, si je fais un joli petit livre avec quelques idées récentes, je remercierai tous les participants de cet espace auxquels j'aurai emprunté telle ou telle conviction ou suggestion. "Rien de plus soi que de se nourrir d'autrui", dit le Poète.
Bonne journée (venteuse, ici…)
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 octobre 2007

Dobolino a écrit : "Pour lui (MàC), les coups d'une femme ne sont que pichenettes de pauvres petites sous-harpies."

On vous glorifie walkyrie et vous vous dénigrez harpie : quel masochisme !

Dans tous les cas, vous nous ravissez quand même !

Ecrit par : dugong | 19 octobre 2007

Cela ne vient-il pas de là?

"Qu'il ne sache rien parce que vous le lui avez dit, mais parce qu'il l'a compris de lui-même; qu'il n'apprenne pas la science, qu'il l'invente".

Rousseau, "Emile", III.

Ecrit par : Pendariès | 18 octobre 2007

Au début de l'année, (peut–être était-ce pendant votre séjour en Californie) je m'étais fait étripée copieusement pour avoir posé la même question et y avoir répondu par l'affirmative.

Ecrit par : Cadichon | 19 octobre 2007

Ne jamais faire le candide et le Socrate à la fois?? - Les coups volent, parce que le naïf, on lui tombe toujours dessus, et que Socrate, on sait comment il a terminé. Hé hé.

Ecrit par : Pendariès | 19 octobre 2007

Pendariès, bien sûr qu'une lecture (hâtive) de ce grand pédagogue que fut Rousseau est le substrat des délires contemporains (question : ne pourrions-nous pas filer la métaphore, en disant que les disciples s'égalent au maître, et qu'à l'image de Jean-Jacques, ils théorisent sans cesse, mais abandonnent les enfants sur le bord de la route ? Mais je ne le dirai pas, je me suis promis d'éviter toute vaine polémique…).

JPB

Peut-être aussi que l'exception pascalienne (comment il a découvert la géométrie etc, enfant) a fait croire que tout était possible?

Allez, aujourd'hui, puisque hier, c'était la mouise à ce niveau, je fais un cours avec les 1ere bac pro, sur la mémoire, avec un extrait tiré de Ciceron (De l'Orateur) et un autre de Bergson (Matière et Mémoire) - je suis dingue et j'aime me faire battre! M'est venu à l'idée hier au soir ceci, une expérience: qu'il écrivent sur une feuille ce dont ils se souviennent avec exactitude. Nous verrons tous alors s'il y a plus d'éléments culturels venus de l'école ou bien de "l'extérieur" (médias, musiques, etc.). Puis travail sur l'instruction et le souvenir, à partir de quelques citations. Je languis leurs commentaires et leurs conclusions. Je vous en parle tout à l'heure.

Ecrit par : Pendariès | 19 octobre 2007

Moi, ce qui me laisse perplexe aujourd'hui, c'est qu'on peut lire régulièrement sur ce blog des témoignages qui illustrent la pénibilité croissante du métier d'enseignant... mais que personne n'a fait allusion à la journée de grève et de manifestation organisée aujourd'hui contre l'allongement de la durée de cotisation pour tous les salariés du public comme du privé à 41 ans en 2008, puis 42, 43...

Un hussard

Pour ma part, l'allongement de la durée de cotisation, on (la famille, les journaux, les politiques, ce que j'ai vu hors de France, etc.) m'en parle depuis mon enfance comme une chose inévitable, alors, oui, je ne suis pas étonné. Mes élèves de LP (des futures salariés du privé pour la très grande majorité) trouvent normal que tout le monde bosse le même temps.

Ecrit par : Pendariès | 19 octobre 2007

""rugyssent" vous êtes sûr?

M'est avis qu'il y a eu contamination entre rugissent et rugby.. le pauvre Cricri en a été tout émoustillé de la propagande pro-rugby des dernières semaines... -_-""

Ecrit par : Loki | 18 octobre 2007

"rugir-rugby"

Mon pauvre Kiki, vous êtes vraiment trop drôle! On n'appelle pas ça une "contamination", mais une "contraction"! Un petit "marquage à la coquille" de Dobolino. Volontaire, qui plus est, mais je ne pensais pas qu'il soit utile de le spécifier, sauf pour votre petit agrégat de neurones qui me semble, lui aussi, bien contracté! Ceci étant dit, vous semblez l'avoir compris, ce qui n'est déjà pas si mal!

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 octobre 2007

Jean-Paul, à quand une notule sur la fonction de garderie de l’École ?

La grève dans certains établissements fait apparaître cette fonction « d’asile de jour » encore plus qu’en temps normal, me semble-t-il.

« Ne dites pas à ma mère que je suis prof dans un lycée, elle me croit animateur en lieu de vie. »

Ecrit par : Pierre Azimont | 19 octobre 2007

L'école doit protéger l'enfant des agressions extérieures sinon elle le livre sans défense à la société.

Ecrit par : Cadichon | 18 octobre 200

Où Alain et Cadichon sont-ils allés chercher cette idée naïve? Chez Rousseau? L'école moderne s'ouvre indéniablement d'un côté sur le monde extérieur, ou "à la vie", mais à l'intérieur infantilise ses sujets par ses discours, ses méthodes et son idéologie libérale du contrat pédagogique ou de la "personnalisation" du message.

Ecrit par : marigot | 19 octobre 2007

Ne dites pas à ma mère que je suis prof dans un lycée, elle me croit animateur en lieu de vie. »

Ecrit par : Pierre Azimont | 19 octobre 2007

Pierre Azimont, vous avez encore mieux que je ne l'ai fait traduit le fond de ma pensée.

Ecrit par : marigot | 19 octobre 2007

M'est venu à l'idée hier au soir ceci, une expérience: qu'il écrivent sur une feuille ce dont ils se souviennent avec exactitude. Nous verrons tous alors s'il y a plus d'éléments culturels venus de l'école ou bien de "l'extérieur" (médias, musiques, etc.). Puis travail sur l'instruction et le souvenir, à partir de quelques citations. Je languis leurs commentaires et leurs conclusions. Je vous en parle tout à l'heure.

Ecrit par : Pendariès | 19 octobre 2007
Mémoire scolaire vs souvenirs personnels?
J'ai eu à maintes reprises des discussions autour du scolaire avec mon fils, Catmano eut les mêmes en son temps avec le sien:
Ces deux gamins sont dotés d'une prodigieuse mémoire qu'ils exploitent chacun selon ses goûts. Impossible, semble-t-il, de leur faire exploiter cet organe merveilleux dont ils jouissent sans effort aucun pour retenir des données scolaires qui ne les ont pas intéressés.
Quand on leur pose la question, ils répondent l'un et l'autre: "c'est pas de la mémoire, c'est des souvenirs!"
Le souvenir en question peut être n'importe quoi, y compris les identités remarquables, mais c'est un souvenir, c'est à dire une performance cérébrale d'ordre affectif. Pas ludique, attention, affectif! L'affectif peut réclamer de gros efforts personnels: ça ne veut en aucun cas dire qu'ils ont les côtes en long et ne sont pas capables de s'atteler à un travail d'abord ingrat mais il le leur faut doté d'une charge affective.
Je suis, comme d'habitude, partie d'un exemple pris dans mon entourage proche mais nullement dans le but de faire admirer ces deux personnes. Je me vois dans l'obligation de le préciser encore et encore.
Alors souvenir contre mémorisation. Comment transformer la mémorisation en souvenir indélébile?

Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2007

Cela dit, je préfèrerais que ça ressemble moins, certains jours, au blog Education de France 2, ou à la salle des profs de tel ou telle.
Ecrit par : brighelli | 19 octobre 2007

comment pourrait-il en être autrement quand plus de la moitié des intervenants réguliers de ce blog, sont scotchés sur le forum de France2.
Ce blog n'est plus ce qu'il était et nous sommes quelques lecteurs silencieux qui finissent par sortir de leur mutisme pour venir le dire. Quand on relit les premiers fils de discussion , on est bien loin des commentaires d'après boire qu'offre ce blog désormais.
Et si personne n'a jamais été exclu, certains semblent s'être exclus d'eux même , cela ne vous interpelle pas?

Ecrit par : Serpent à plumes | 19 octobre 2007

"Au début de l'année, (peut–être était-ce pendant votre séjour en Californie) je m'étais fait étripée copieusement pour avoir posé la même question et y avoir répondu par l'affirmative."

Ecrit par : Cadichon | 19 octobre 2007

Cette phôtt d'orthographe, (lapsi?) est trop belle pour qu'on la laisse passer!

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 octobre 2007

Vous lez dites vous-même, Dobolino : "la charge affective. Le plaisir, le désir, il n'y a que ça.
Quant à savoir comment donner du désir aux élèves, c'est autre chose. Paramètres personnels, programmes intelligents, pédagogie attractive… On peut rêver à une combinaison intelligente — je l'y emp^loie en ce moment. Il y a une volupté d'apprendre qu'il faut restaurer. L'école ne peut pas être un lieu de pensums perpéruels — et j'appelle pensums, en l'occurrence, ces heures passées à glander en écoutant vaguement des choses insipides.
Cela dit, je n'ai pas de remède miracle. Je pense intéresser mes élèves, mais pour certains (qui parfois se sont manifestés ici), je suis une plaie : quand on enseigne selon la fonction plaisir, on ne plaît pas, justement, à tout le monde. Je crains que le pédagogisme ne soit un essai inconscient pour tenter de rester à un plaisir moyen — c'est-à-dire pas de plaisir du tout : est-ce qu'on a des orgasmes moyens ? Pour que ce soit, comme vous dites fort bien, "indélébile", il faut oser le mieux et le pire, avoir des programmes qui permettent de le faire, et former des enseignants à l'oser.
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 octobre 2007

"comment pourrait-il en être autrement quand plus de la moitié des intervenants réguliers de ce blog, sont scotchés sur le forum de France2."

Ecrit par : Serpent à plumes | 19 octobre 2007

Oui, et en plus, là-bas, toto semble y défendre la méthode globale...

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 octobre 2007

Donc quand JPB écrit: "Et La Fontaine ou Hugo mieux que Maurice Carême : autant apprendre dès l’enfance des choses admirables (elles le sont, à bien y regarder, par une alchimie particulière de formes et de sens qu’on appelle ordinairement le génie).", il a théoriquement raison et c'est très beau. Mais pour un petit bonhomme ou une petite bonne femme de cinq ans, au vocabulaire encore hésitant et aux sentiments naïfs, la charge affective du poème Maurice Carême sera peut-être plus à sa portée ...
Si nous avons tous appris sans difficulté pour ne plus jamais l'oublier Le Dormeur du Val à treize ou quatorze ans, ce n'est pas pour rien. Quelle charge affective! Et, en plus, relayée par des médias qui ont eu l'heureuse idée de dire ce poème en introduction à la chanson Le Déserteur. On peut dire que c'est du ludique et que c'est pour cette raison que ça rentre bien. Je n'y crois pas trop. Faudrait voir du côté des pubs pour enfants: est-ce que les publicitaires privilégient le ludique ou l'affectif pour imprégner nos chères têtes blondes et brunes et rousses et auburn etc...

Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2007

Vous lez dites vous-même, Dobolino : "la charge affective. Le plaisir, le désir, il n'y a que ça.

JPB

Ecrit par : brighelli | 19 octobre 2007

Pour me contrer moi-même, et en clin d'œil à MàC, il est certain que la charge affective véhiculée par les sans-papiers ou les évènements de Birmanie peut certainement être exploitée avec profit par un bon professeur pour éveiller des ados au plaisir d'apprendre. Après, faut voir à embrayer sur du plus solide et plus construit et là, ce n'est certainement pas toujours facile, surtout quand ils n'ont pu bénéficier auparavant de PE à fifiches et à humour à leur portée.

Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2007

Je suis assez content de voir que des évidences commencent à être énoncées ici, au bout de tant de temps!

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 octobre 2007

En parlant de mémorisation de poésie, une petite histoire. Une institutrice de CE2/CM1/CM2 pleine d'humour féroce avait proposé à ses élèves un choix de poèmes à apprendre, plusieurs assez longs genre Maurice Carême et un tout bref tout court mais de Valéry et du genre bien travaillé par l'auteur, un bijou. Les petits imbéciles bien fainéants ont choisi le poème à apprendre "au poids" et Valéry fut élu à l'unanimité.
Ce fut l'art de punir la fainéantise habilement!

Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2007

Je suis assez content de voir que des évidences commencent à être énoncées ici, au bout de tant de temps!

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 octobre 2007
Que voulez-vous! Il est indispensable d'inciser proprement d'un geste large, auguste et décidé,les abcès arrivés à plein mûrissement. Si on ne le fait pas, ils "suintaillent", se referment et récidivent périodiquement.

Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2007

"Lire avec Léo & Léa" Edition Belin 18€ pochir. Méthode globale très très bien faite. :)

Libérez Marie-Jeanne
Enfermez Evelin
Moins de neuneucibile
Plus de Paradie/s géniale la meuf .

Ecrit par : toto | 19 octobre 2007

« Je ne suis pas contre la méthode "globale". De toute façon, être contre ou pour le "global" ou le "syllabique" cela ne veut rien dire du tout «

toto"

Posté le 18-10-2007 à 09:15:52, forum : « planète des alphas ».

Encore une évidence!

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 octobre 2007

Je pense intéresser mes élèves, mais pour certains (qui parfois se sont manifestés ici), je suis une plaie : quand on enseigne selon la fonction plaisir, on ne plaît pas, justement, à tout le monde.
Brighelli

Juste un rappel : Ce que plusieurs de vos élèves ont souligné ici c'est le mépris qu'il recevait de vous.

Ecrit par : Remember | 19 octobre 2007

qu'ils recevaient

Ecrit par : Remember | 19 octobre 2007

Penda au rapport.

Demande au 1ere bac pro - "ce que je sais", "ce dont je me souviens avec exactitude". 10 élèves sur 21 (certains avaient "la honte" de leurs souvenirs de la maternelle: la chansonnette sur le petit chat, et donc n'ont rien dit) ont dressé une liste (noms de films, de chanteurs, titres et paroles de chansons, catégories de race de chien, etc.). 1ere chose qui leur vient à l'esprit, tout ce que la mémoire affective a engrangé.

Aucun écrivain, aucun artiste, excepté RAP, R'n'b. Des dates: Coupe du monde, victoire de l'OM au championnat de France, 11 sept 2001, le jour du suicide du voisin (rien au-delà de 1993; souvenirs datant généralement de 2 ou 3 ans). Des numéros de téléphone (maison, parents, petit(e) ami(e), copains, copines, etc.).

Ca a plutôt bien fonctionné. Il y a toujours les réfractaires, ou les timides.

Commentaire sur: "Il est possible de vivre presque sans souvenir et de vivre heureux, comme le démontre l'animal, mais il est impossible de vivre sans oublier". (Nietzsche)

Lecture de l'extrait de Bergson à propos de l'habitude, de la mémoire:


"J'étudie une leçon, et pour l'apprendre par coeur je la lis d'abord en scandant chaque vers; je la répète ensuite un certain nombre de fois. A chaque lecture nouvelle un progrès s'accomplit; les mots se lient de mieux en mieux; ils par finissent s'organiser ensemble. A ce moment précis je sais ma leçon par coeur; on dit qu'elle est devenue souvenir, qu'elle s'est imprimée dans ma mémoire.

Je cherche maintenant comment la leçon a été apprise, et je me représente les phases par lesquelles j'ai passé tout à tout. Chacune des lectures successives me revient alors à l'esprit avec son individualité propre; je la revois avec les circonstances qui l'accompagnaient et qui l'encadrent encore; elle se distingue de celles qui précèdent et de celles qui suivent par la place même qu'elle a occupée dans le temps; bref, chacune de ces lectures repasse devant moi comme un événement déterminé de mon histoire. On dira encore que ces images sont des souvenirs, qu'elles se sont imprimées dans ma mémoire. On emploie les mêmes mots dans les deux cas. S'agit-il bien de la même chose?

Le souvenir de la leçon, en tant qu'apprise par coeur, a "tous" [en italiques dans le texte] les caractères d'une habitude. Comme l'habitude, il s'acquiert par la répétition d'un même effort. Comme l'habitude, il a exigé la décomposition d'abord, puis la recomposition de l'action totale. Comme tout exercice habituel du corps, enfin, il s'est emmagasinné dans un mécanisme qu'ébranle tout entier une impulsion initiale, dans un système clos de mouvements automatiques, qui se succèdent dans le même ordre et occupent le même temps.

Au contraire, le souvenir de telle lecture particulière, la seconde ou la troisième par exemple, n'a "aucun" [italiques] des caractères de l'habitude. L'image s'en est nécessairement imprimée du premier coup dans la mémoire, puisque les autres lectures constituent, par définition même, des souvenirs différents. C'est comme un événement de ma vie; il a pour essence de porter une date, et de ne pouvoir par conséquent se répéter. Tout ce que les lectures ultérieures y ajouteraient ne ferait qu'en altérer la nature originelle; et si mon effort pour évoquer cette image devient de plus en plus facile à mesure que je le répète plus souvent, l'image même, envisagée en soi, était nécessairement d'abord ce qu'elle sera toujours."

Bergson, Matière et mémoire.


Voir un film avec son amoureux/se, et le revoir seul(e), célibataire: même effet sur soi, mêmes émotions?

Retrouver dans son/sa partenaire, ce que l'on a aimé de son père, de sa mère (ou image répulsive des parents)? Coller à l'autre ce que l'on aime ou déteste déjà.

Répéter: donner du sens à soi et aux choses. Retrouver le plaisir ou la peine (ce qui peut procurer aussi du plaisir: la douceur de la mélancolie).

Cuisiner - répétition de gestes pour retrouver le plaisir pris à cuisiner, et faire plaisir aux autres qu'on aiment.

Pourquoi rit-on à une blague d'un spectacle que l'on connaît par coeur, avant que cette blague soit dire?

Se souvenir: bornes sur la route d'une vie, miroir pour se révéler le parcours d'une vie, d'une conscience.

Tout ce cours, au risque de déplaire à certains; je crois qu'il a donné quelque chose; je ne sais pas quoi. Ce qui est capital, à mon avis, c'est la trace, diffuse, qui demeure en soi - pas oubliée, juste dans l'ombre de la conscience.

Le plaisir, oui, le plaisir. Oui, JPB, remettre ça au goût des jours. Mais quand? Après qu'une autre génération soit passée?

Ecrit par : Pendariès | 19 octobre 2007

"J'ai une mémoire admirable : j'oublie tout !" Alphonse Allais.

Ecrit par : iPidiblue & Rions 1900 ! | 19 octobre 2007

Le plaisir, oui, le plaisir. Oui, JPB, remettre ça au goût des jours. Mais quand? Après qu'une autre génération soit passée?

Ecrit par : Pendariès | 19 octobre 2007


Le plaisir?

Oui, le plaisir qu'ont eu vos élèves à participer à ce cours,
le plaisir que vous avez eu à transmettre ce cours,
le plaisir que vous avez eu à le partager ici,
le plaisir que (beaucoup j'espère) j'ai eu à le lire,

Ce plaisir viendra sans doute s'ajouter aux bons souvenirs du cursus scolaire de vos élèves.

Ecrit par : Maminou | 19 octobre 2007

Le plaisir, oui, le plaisir. Oui, JPB, remettre ça au goût des jours. Mais quand? Après qu'une autre génération soit passée?

Ecrit par : Pendariès | 19 octobre 2007


Le plaisir?

Oui, le plaisir qu'ont eu vos élèves à participer à ce cours,
le plaisir que vous avez eu à transmettre ce cours,
le plaisir que vous avez eu à le partager ici,
le plaisir que (beaucoup j'espère) j'ai eu à le lire,

Ce plaisir viendra sans doute s'ajouter aux bons souvenirs du cursus scolaire de vos élèves.

Ecrit par : Maminou | 19 octobre 2007

"Who knows" ou "Nevermore"? Le danger avec le professorat, c'est la tentation du directeur d'âme.

Ecrit par : Pendariès | 19 octobre 2007

"Who knows" ou "Nevermore"? Le danger avec le professorat, c'est la tentation du directeur d'âme.

Ecrit par : Pendariès | 19 octobre 2007

Est-ce une tentation, au sens diabolique, ou un rôle qu'on peut momentanément assumer auprès de certains disciples qui le réclament? A partir du moment où on joue le rôle d'un directeur de conscience orientant cette conscience qu'on a prise en charge vers la liberté de penser, il n'y a aucun mal à ce travail, que du bien.
Bon nombre d'êtres humains qui ne sont même pas professeurs ne se gênent pas pour diriger la conscience des autres.

Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2007

Il y a des mots qui me font frissonner: "disciples", par exemple. C'est un appel à la démesure, à l'ubris et à l'ego baudruche. Je pense que l'orientation "active" peut être risquée. Avant tout: montrer l'exemple, faire entendre l'expérience; ne pas dire ce qui doit être fait, - le dogmatisme n'est pas loin.

Ma préférence va vers la parole discrète et l'écriture qui, comme la vague en son ressac, abandonne sa trace à l'humidité du sable, - un court instant physiquement présente, vue. Reste, et c'est le point capital, l'impression qui excite l'imagination et le songe, et mène, il faut l'espérer, à l'action. Car sinon, tout est vain, et l'énergie s'épuise à engraisser seulement.

Ecrit par : Pendariès | 19 octobre 2007

Disciples, effectivement, ça me fait peur aussi, à cause du "s" à la fin. Mais, disciple, ça va! Avoir un disciple relève de l'affinité élective entre deux personnes, l'un plus expérimenté que l'autre. Ce n'est ni de la pédophilie ni du "gourouisme". Si le maître est de bonne qualité, il regardera avec satisfaction le disciple s'envoler.

Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2007

Si le maître est de bonne qualité, il regardera avec satisfaction le disciple s'envoler.

Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2007

Cui! cui!
Pan! fait le fusil.

Ecrit par : Pendariès | 19 octobre 2007

Je vais un peu casser l'ambiance — ils sont émouvants, tous les deux, c'est à cause du soleil qui abonde sur tout le Midi.
"Disciple", moi, ça me fait penser à Léonard (la BD) — et vous savez ce qui lui arrive, au disciple, à chaque page ?
Je sais bien que c'est le sens étymologique qui vous inspire, latinistes que vous êtes. Mais "un" disciple, ça ne fait pas trop enseignement de masse. Ensuite, le boulot consiste à les libérer de toute tentation du Maître, non ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 octobre 2007

"Encore une évidence!
Ecrit par : Christophe Sibille | 19 octobre 2007 "
Encore une réflexion de neuneu.

Ecrit par : toto | 19 octobre 2007

Je sais bien que c'est le sens étymologique qui vous inspire, latinistes que vous êtes. Mais "un" disciple, ça ne fait pas trop enseignement de masse. Ensuite, le boulot consiste à les libérer de toute tentation du Maître, non ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 19 octobre 2007

"Magister" n'a rien à voir avec "dominus", latinistes que nous sommes. Ce sont les pédagogos qui ont joué sur les deux sens de "maître" en français, pour faire croire au bon peuple que l'élève est colonisé, asservi, esclavagisé (que sais-je encore ? ) par son enseignant -- malhonnêteté pure et simple, ça va de soi. C'est au "magister" d'apprendre au "discipulus" à se passer du "dominus", justement par la médiation du Savoir, le Tiers avec un grand T qui empêche la relation maître-élève de sombrer dans le "gourouisme" et la fascination bébête.

Ecrit par : FGuichard | 19 octobre 2007

L'abus de métaphores nuit gravement à la santé.
C'est le problème des pédagogues et de bien d'autres.
On fait dire ce qu'on veut à des métaphores bien tournées.

Bon, sinon, oui, magister c'est bien et dominus c'est mal, mais ça les pédagogos aussi vous le diront. Car que disent-ils ? Tout simplement que, quand l'élève construit son propre savoir, on est magister, et que quand il subit l'enseignement du maître, on est dominus.

C'est comme citer Montaigne sur la mémoire, ou Rabelais sur l'éducation : ca justifie tout ce qu'on veut, de Freinet à Finkielkraut.

Ecrit par : Jeremy | 19 octobre 2007

Cette phôtt d'orthographe, (lapsi?) est trop belle pour qu'on la laisse passer!

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 octobre 200

Merci de ...m'étripeR, gentiment bien sûr.
je vous copierai donc cent fois: quand deux verbes se suivent...

Ecrit par : Cadichon | 19 octobre 2007

"Magister" n'a rien à voir avec "dominus", latinistes que nous sommes. Ce sont les pédagogos qui ont joué sur les deux sens de "maître" en français, pour faire croire au bon peuple que l'élève est colonisé, asservi, esclavagisé (que sais-je encore ? ) par son enseignant -- malhonnêteté pure et simple, ça va de soi. C'est au "magister" d'apprendre au "discipulus" à se passer du "dominus", justement par la médiation du Savoir, le Tiers avec un grand T qui empêche la relation maître-élève de sombrer dans le "gourouisme" et la fascination bébête.

Ecrit par : FGuichard | 19 octobre 2007

Et toc! Dans le baba!

Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2007

Je vais un peu casser l'ambiance — ils sont émouvants, tous les deux, c'est à cause du soleil qui abonde sur tout le Midi.
"Disciple", moi, ça me fait penser à Léonard (la BD) — et vous savez ce qui lui arrive, au disciple, à chaque page ?
Je sais bien que c'est le sens étymologique qui vous inspire, latinistes que vous êtes. Mais "un" disciple, ça ne fait pas trop enseignement de masse. Ensuite, le boulot consiste à les libérer de toute tentation du Maître, non ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 octobre 200

C'est ce que je disais: chercher à avoir un disciple, c'est, pour moi, comme manger un kyste dans lequel se trouvent du poil, un nez, et peut-être des yeux.

De quel Maître, parlez-vous? Et puis certains se croient tellement eux-mêmes. Des îles sans archipel.

Ecrit par : Pendariès | 19 octobre 2007

L'abus de métaphores nuit gravement à la santé.
C'est le problème des pédagogues et de bien d'autres.
On fait dire ce qu'on veut à des métaphores bien tournées.

Jérémy

Ah, lecteur de Witold Gombrowicz et de son "Contre les poètes"?
Une métaphore est déjà c'est abusé.

Ecrit par : Pendariès | 19 octobre 2007

Vous aviez parlé une fois des bagages des enseignants, Jérémy. pour ma part, je vais en sac à dos à mon LP - et avec les deux anses aux épaules, pour ne pas me tuer la colonne vertébrale. hé hé. Et pas coiffé!

je dis tout de suite que ce message est inutile.

Ecrit par : Pendariès | 19 octobre 2007

Une métaphore est déjà c'est abusER, item.

Ecrit par : Pendariès | 19 octobre 2007

Mais "un" disciple, ça ne fait pas trop enseignement de masse. Ensuite, le boulot consiste à les libérer de toute tentation du Maître, non ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 octobre 2007

De toute façon, vous (collectif) avez complètement détourné mes propos à Pendaries. Certaines affinités électives ne nuisent en rien à un enseignement de masse. On passe un maximum possible à tous et, de temps en temps, y'en a un avec lequel ça fait l'étincelle dans un sens ou l'autre. C'est tout pareil dans mon métier: y'a celui, rare, à qui tu peux dire "ton klebs souffre et il va crever sous peu. Faut qu'on abrège ses souffrances. Réflechis et n'hésite pas à m'appeler, même dimanche", ça c'est une sorte de disciple et on ne sera même pas choqué s'il pose des questions pour mieux comprendre. Puis, il y a les autres pour lesquels on travaillera aussi très proprement et très consciencieusement.

Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2007

Préfèreriez-vous émule?

Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2007

Qu'importe le mot; ce qui est détestable: celles et ceux qui font tout, ouvertement ou discrètement, sans en avoir l'air, pour se bâtir une cour - qu'elle soit constituée de plusieurs individus ou d'un seul. Et puis, les suiveurs, celles et ceux de la cour.

Ecrit par : Pendariès | 19 octobre 2007

Et toc ! Dans le baba !
Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2007

Mon objectif n'était pas de babaïser qui que ce soit, qu'on se rassure.
Quant aux phénomènes de "cour"', on sait bien qu'ils existent, surtout quand on enseigne dans des filières dites de prestige, à des étudiants qui ne demandent qu'à être "séduits" par tout ce que vous pouvez leur apporter, et que vous devenez parfois, nolens volens, un modèle pour eux. C'est quand vous retrouvez vos tics dans leurs copies, par exemple, que vous vous sentez à la fois ému et gêné. Mais je ne sais pas si c'est évitable, honnêtement. Bref, on fait comme les psy : on gère les transferts comme on peut, en évitant de contre-transférer ;-))))

Ecrit par : FGuichard | 19 octobre 2007

Qu'importe le mot; ce qui est détestable: celles et ceux qui font tout, ouvertement ou discrètement, sans en avoir l'air, pour se bâtir une cour - qu'elle soit constituée de plusieurs individus ou d'un seul. Et puis, les suiveurs, celles et ceux de la cour.

Ecrit par : Pendariès | 19 octobre 2007


Quelle drôle d'idée. Si ça vous chante de penser ainsi, après tout, qu'y puis-je?
Enfin, en partant de l'idée que cette critique m'était adressée, ce qui m'a tout l'air d'être le cas, malgré la totale incongruité du propos.
Je prierai donc, le cas échéant, mes nombreux courtisans de ne point prendre ma défense.

Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2007

Quant aux phénomènes de "cour"', on sait bien qu'ils existent, surtout quand on enseigne dans des filières dites de prestige, à des étudiants qui ne demandent qu'à être "séduits" par tout ce que vous pouvez leur apporter, et que vous devenez parfois, nolens volens, un modèle pour eux. C'est quand vous retrouvez vos tics dans leurs copies, par exemple, que vous vous sentez à la fois ému et gêné. Mais je ne sais pas si c'est évitable, honnêtement. Bref, on fait comme les psy : on gère les transferts comme on peut, en évitant de contre-transférer ;-))))

Ecrit par : FGuichard | 19 octobre 200

Confer: les adulateurs et panégyriste de M. DURAS, par exemple. Double de la dame en son style - chez les journalistes parlant d'elle, ses amants, ou même dans les travaux universitaires. Pour le coup, c'est franchement gênant. Et ridicule.

Ecrit par : Pendariès | 19 octobre 2007

Enfin, en partant de l'idée que cette critique m'était adressée, ce qui m'a tout l'air d'être le cas, malgré la totale incongruité du propos.

Dobolino

Franchement, pas du tout.

Je pense avoir le droit de rebondir sur un thème dont nous parlons tous les deux pour donner un avis général... Attention, Dobolino, je vais croire que JPB a raison en parlant à votre endroit de parano! lol

Si je vous attaquais, je perdrai de toute manière: regardez!
http://www.googlefight.com/index.php?lang=en_GB&word1;=dobolino&word2;=pendari%E8s

Ecrit par : Pendariès | 19 octobre 2007

hey bonne blague:

www.googlefight.com/index.php?lang=en_GB&word1;=jean-paul+brighelli&word2;=philippe+meirieu

Ecrit par : Pendariès | 19 octobre 2007

je perdraiS

Ecrit par : Pendariès | 19 octobre 2007

OK, Pendaries, je regarde plus tard.Il faut que je m'en aille.
Je colle ça là pour tous et pour moi-même pour le retrouver facilement tout à l'heure après changement d'ordi.
Ça m'a l'air bien et dans le sujet.

http://web2.uqat.ca/profu/textes/strat_app/06memorisation.htm

Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2007

« Je ne suis pas contre la méthode "globale". De toute façon, être contre ou pour le "global" ou le "syllabique" cela ne veut rien dire du tout «

toto"

Posté le 18-10-2007 à 09:15:52, forum : « planète des alphas ».

Encore une évidence!"

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 octobre 2007

"Encore une réflexion de neuneu."

Ecrit par : toto | 19 octobre 2007

C'est vous qui l'avez faite, cette réflexion, toto! Bravo donc pour votre autocritique! Un quart d'heure de lucidité par jour?

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 octobre 2007

Finalement, j'ai craqué et j'ai regardé avant de filer au travail. J'ai essayé ça:
http://www.googlefight.com/index.php?lang=en_GB&word1;=staline&word2;=cadichon
le résultat est inquiétant, non?

Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2007

Je crois que nous allons tous ici passer d'agréablements moments de détente avec cette merveilleuse trouvaille qu'est GoogleFight!!

Allez, à qui sera le plus inventif, le plus drôle, le plus sournois, etc. pour dénicher la meilleure affiche pour le combat!

Ecrit par : Pendariès | 19 octobre 2007

Ah ma'âme Dobolino, sans le "è" et avec Pendaries, je vous éclate! dézoulé! J'ai un nouveau jouet!!!!!

www.googlefight.com/index.php?lang=en_GB&word1;=dobolino&word2;=pendaries

Ecrit par : Pendariès | 19 octobre 2007

Je vous enfonce tous :

http://www.googlefight.com/index.php?lang=en_GB&word1;=meirieu&word2;=kap

:=)

Ecrit par : Kap | 19 octobre 2007

Mais qui êtes-vous KAP? Une nouvelle divinité????

Ecrit par : Pendariès | 19 octobre 2007

Bonne nouvelle, le googlefight semble confirmer que la Troisième Voie est une voie d'avenir !

http://www.googlefight.com/index.php?lang=en_GB&word1;=appy&word2;=meirieu

Ecrit par : Un hussard | 19 octobre 2007

"Mais qui êtes-vous KAP? Une nouvelle divinité????"

Pendariès

A l'insu de mon plein gré, alors ! Je crois qu'il serait temps que je songe à fonder ma secte.

Ecrit par : Kap | 19 octobre 2007

Pour information.

" LES CONCOURS EN DANGER?

Comme le laissait entendre l'éditorial du numéro 428 de "L'Agrégation", les jours qui ont suivi la rentrée scolaire ont été fertiles en événements. La "Lettre aux éducateurs" de Nicolas SARKOZY, Président de la République, rendue publique le 4 septembre 2007, a fait l'objet, de la part de la Société des agrégés, d'un communiqué de presse et d'une analyse en montrant les ambiguïtés (voir la rubrique "Actualités").
L'allocution du Président de la République sur la réforme de la fonction publique, le 19 septemnre 2007, bien qu'elle fût prononcée devant l'Institut Régional d'Administration, a une portée générale qui a justifié une réaction vive du Bureau. La Société des agrégés s'est particulièrement indignée des attaques lancées contre les concours: le Président de la République souhaite une réflexion sur "la culture des concours". Le lendemain, dans un entretien télévisé sur TF1, il dénonçait "la maladie des examens et des concours". Pourtant, candidat à l'élection présidentielle, dans sa réponse au questionnaire de la Société des agrégés (voir "L'Agrégation" n° 426), il déclarait à propos du recrutement des professeurs agrégés et certifiés par concours national: "C'est un principe fondamental que je veillerai à garantir". Il conviendrait que des clarifications soient rapidement apportées pour lever ces contradictions.

Le 26 septembre 2007, M. Xavier DARCOS, présentant le projet de loi de finances 2008 pour l'Education nationale, con firmait le non-remplacement d'une partie des fonctionnaires qui partent pour la retraite et annonçait une limitation du nombre d'emplois d'enseignants ouverts au concours 2008. Et que faut-il attendre, pour les années suivantes, si ce processus se poursuit?

Entre-temps, le 24 septembre, le Premier Ministre installait officiellement la "Commission sur l'évolution du métier d'enseignant", chantier vaste, aux horizons incertains, auquel la Société des agrégés a l'intention de prendre une part active.

Le temps de la réforme ou de la rupture s'accélère. Le Bureau de la Société des agrégés, avec l'aide de chacun d'entre vous, sera vigilant et déterminé pour dénoncer toute dérive et pour faire comprendre que l'intérêt de l'Etat est d'avoir des professeurs hautement compétents, chargés de transmettre le savoir et la culture, recrutés par concours nationaux. J'appelle l'ensemble des agrégés, lauréats de l'agrégation, et notamment les agrégés 2007 auxquels ce numéro est en partie consacré, à rejoindre notre association pour défendre, pour promouvoir, pour faire vivre au XXIème siècle les principes de l'école républicaine.

Jean-Michel LEOST "

("L'Agrégation", n°429)

Ecrit par : Jean | 19 octobre 2007

"Finalement, j'ai craqué et j'ai regardé avant de filer au travail. J'ai essayé ça:
http://www.googlefight.com/index.php?lang=en_GB&word1;=staline&word2;=cadichon
le résultat est inquiétant, non?"

XD

Attendez, j'en ai une autre, dans le même genre :

http://www.googlefight.com/index.php?lang=en_GB&word1;=milton+friedman&word2;=j+m+keynes

J'ai celle-ci, aussi :

http://www.googlefight.com/index.php?lang=en_GB&word1;=friedrich+hayek&word2;=j+m+keynes


Et, rôôôôôô :

http://www.googlefight.com/index.php?lang=en_GB&word1;=jean-marc+sylvestre&word2;=bernard+maris

Ecrit par : Kap | 19 octobre 2007

Et l'arme fatale contre le général des Khmers :

http://www.googlefight.com/index.php?lang=en_GB&word1;=FO&word2;=Frackowiack

Ecrit par : Un hussard | 19 octobre 2007

Aïe, Christophe S., Toto semble être un héros intergalactique...


www.googlefight.com/index.php?lang=fr_FR&word1;=toto&word2;=christophe+sibille

Ecrit par : Pendariès | 19 octobre 2007

Mince, coiffée au poteau par Penda !

Ecrit par : Kap | 19 octobre 2007

confirmait le non-remplacement...

Ecrit par : Jean | 19 octobre 2007

yeah!!!

www.googlefight.com/index.php?lang=fr_FR&word1;=agr%E9gation&word2;=CAPLP

Ecrit par : Pendariès | 19 octobre 2007

Christophe, j'ai un mauvaise nouvelle pour vous :

http://www.googlefight.com/index.php?lang=en_GB&word1;=toto&word2;=Christophe+Sibille

Ecrit par : Kap | 19 octobre 2007

"yeah!!!

www.googlefight.com/index.php?lang=fr_FR&word1;=agr%E9gation&word2;=CAPLP"

http://www.googlefight.com/index.php?lang=fr_FR&word1;=Agreg&word2;=CAPLP

Désolée, Pendariès.

Ecrit par : Kap | 19 octobre 2007

ON NE S'EN LASSE PAS!!!

pour le mauvais goût: www.googlefight.com/index.php?lang=fr_FR&word1;=aids&word2;=cancer

Ecrit par : Pendariès | 19 octobre 2007

"yeah!!!

www.googlefight.com/index.php?lang=fr_FR&word1;=agr%E9gation&word2;=CAPLP"

http://www.googlefight.com/index.php?lang=fr_FR&word1;=Agreg&word2;=CAPLP

Désolée, Pendariès.

Ecrit par : Kap | 19 octobre 2007

Ca ça s'appelle une bonne fessée cul nu devant tout le monde!!!!!

Ecrit par : Pendariès | 19 octobre 2007

JPB, votre blog, c'est la fête aux potaches esta noche!

Ecrit par : Pendariès | 19 octobre 2007

Sniff, sniff... Les pédagos ont encore de l'avenir...

http://www.googlefight.com/index.php?lang=fr_FR&word1;=les+mecs+et+les+nanas+qui+vont+au+turbin&word2;=ceux+qui+les+conseillent

Ecrit par : Un hussard | 19 octobre 2007

Un peu de baume au coeur de Cadichon :

http://www.googlefight.com/index.php?lang=fr_FR&word1;=salma+hayek&word2;=jm+keynes

En plus, elle a épousé un grand capital.

Ecrit par : Kap | 19 octobre 2007

http://www.googlefight.com/index.php?lang=fr_FR&word1;=Montaigne+%E0+cheval&word2;=catmano


http://www.googlefight.com/index.php?lang=fr_FR&word1;=montaigne+%E0+cheval&word2;=dobolino


http://www.googlefight.com/index.php?lang=fr_FR&word1;=montaigne+%E0+cheval&word2;=thalie-thalie


Ouhlala, qu'est-ce qu'elles lui mettent , les Walkyries !

Ecrit par : Kap | 19 octobre 2007

Concours: le meilleur combat, après délibérations communes et votes, reçoit les Moustaches d'Or.

Ecrit par : Pendariès | 19 octobre 2007

Qu'il est bon de rire!

Ecrit par : Pendariès | 19 octobre 2007

dieu, Reiser et la loi d'Ohm

La loi d'Ohm est la loi la mieux inconnue de toute la population française (Wallonie comprise).

Tout le monde se souvient de la formule "U=R.I" apprise par cœur sur les bancs des lycées.

Mais quid du Sens ?

Bien sûr, il y a le niveau frustrant de la paraphrase : "la tension est égale à la résistance multipliée par l'intensité".

Je passe au lecteur pressé moult formulations intermédaires(avec un public "essentiellement" littéraire, il faut y aller mollo sur les concepts le premier jour).

Arrive le niveau quatre de formulation (il y en a au moins 57) : "Certains dipôles ont une propriété extraordinaire. Si on augmente la tension entre leurs bornes (resp. l'intensité du courant), l'intensité du courant qui les traverse (resp. la tension entre leurs bornes) augmente aussi (banal) mais le rapport U/I de la tension U et de l'intensité I ne change pas (pas banal). Ces dipôles s'appellent des conducteurs ohmiques. Pour un conducteur ohmique donné, le rapport U/I est une caractéristique intrinsèque et s'appelle la résistance du conducteur ohmique".

L'élève de base retiendra la formule mais aura tendance à évacuer le sens contenu dans les treize pages de remarques du cours donné par l'enseignant consciencieux.

En d'autres termes, s'il est vrai qu'une formule est un concentré de Sens, alors l'élixir du Sens est parégorique.

Comme Reiser faisait dire à dieu : "Eh Adam ! reviens ici ! les 32 paires de couilles qui vont avec tes 32 bites, tu les prends aussi !", l'élève doit prendre tout le sens avec la formule qu'il s'apprêtait à s'approprier un peu trop fastoche.

Bessif !

Travail pour la prochaine fois : apprendre par cœur la formulation de niveau quatre et en suçoter le Sens comme on ferait d'un cachou Lajaunie.

Jusqu'à en avoir la langue chargée...

Ecrit par : dugong | 19 octobre 2007

Ah ma'âme Dobolino, sans le "è" et avec Pendaries, je vous éclate! dézoulé! J'ai un nouveau jouet!!!!!

www.googlefight.com/index.php?lang=en_GB&word1;=dobolino&word2;=pendaries

Ecrit par : Pendariès | 19 octobre 2007




Affirmatif! Une mémorable dérouillée...
http://www.googlefight.com/index.php?lang=en_GB&word1;=pascale&word2;=lionel

Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2007

"Mais qui êtes-vous KAP? Une nouvelle divinité????"

Pendariès

A l'insu de mon plein gré, alors ! Je crois qu'il serait temps que je songe à fonder ma secte.

Ecrit par : Kap | 19 octobre 2007

Votre secte, elle aura des disciples ou des émules?
Je suis très déçue que mon émule soit passé à la trappe sans autre forme de procès, d'autant plus qu'émule, c'est Emile...

Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2007

Ouais, mais là, ça ne marche plus :
http://www.googlefight.com/index.php?lang=fr_FR&word1;=M%E0C&word2;=catmano

Ecrit par : catmano | 19 octobre 2007

Pronostic:
http://www.googlefight.com/index.php?lang=fr_FR&word1;=france&word2;=argentine

Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2007

Ouhlala, qu'est-ce qu'elles lui mettent , les Walkyries !

Ecrit par : Kap | 19 octobre 2007

Ta ta tatata tah ta tatata tah ta tatata tah ta tatata Tah
Vous aurez reconnu, j'espère, la Chevauchée de ces dames!

Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2007

"Votre secte, elle aura des disciples ou des émules?"

J'aurai des émiples, comme ça, tout le monde sera content.

Ecrit par : Kap | 19 octobre 2007

Travail pour la prochaine fois : apprendre par cœur la formulation de niveau quatre et en suçoter le Sens comme on ferait d'un cachou Lajaunie.

Jusqu'à en avoir la langue chargée...

Ecrit par : dugong | 19 octobre 2007

Ça, c'est le genre de truc qui ne passe jamais au niveau de souvenir si l'on n'est pas physicien en electricité. Je peux vous faire la Loi de Starling, si vous voulez...

Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2007

la Loi de Starling ? Mettez m'en une livre !

Ecrit par : dugong | 19 octobre 2007

Nevermore

Souvenir, souvenir, que me veux-tu? L'automne
Faisait voler la grive à travers l'air atone,
Et le soleil dardait un rayon monotone
Sur le bois jaunissant où la bise détone.

Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2007

Apollinaire, « L’Adieu »
J'ai cueilli ce brin de bruyère
L'automne est morte souviens-t'en
Nous ne nous verrons plus sur terre
Odeur du temps brin de bruyère
Et souviens-toi que je t'attends

Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2007

la Loi de Starling ? Mettez m'en une livre !

Ecrit par : dugong | 19 octobre 2007

Appliquée à la pathologie cardiaque, ça vous botterait?

Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2007

Allez ! Par coeur ! Déballez nous la cette loi !

Ecrit par : dugong | 19 octobre 2007

la Loi de Starling ? Mettez m'en une livre !

Ecrit par : dugong | 19 octobre 2007

Je préfère une livre de cœur de veau, anémique comme il se doit. Cuisiné à la poële au beurre avec du persil, c'est un régal.

Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2007

Allez ! Par coeur ! Déballez nous la cette loi !

Ecrit par : dugong | 19 octobre 2007
Bon, par coeur, faut pas rêver.

En attendant, j'ai trouvé ça qui m'a fait rire... C'est pas bien, je sais de se moquer des autres, mais des fois, bon...
http://www.e-carabin.net/showthread.php?p=407961

Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2007

"Votre secte, elle aura des disciples ou des émules?"

J'aurai des émiples, comme ça, tout le monde sera content.

Ecrit par : Kap | 19 octobre 2007

Ça fait un peu "hémicycle" mais je suis plutôt pour le régime parlementaire, alors, c'est très bien.

Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2007

Juste un rappel : Ce que plusieurs de vos élèves ont souligné ici c'est le mépris qu'il recevait de vous.

Ecrit par : Remember | 19 octobre 2007

Tiens, eux aussi!
Pas franchement étonnant!

Ecrit par : Thalie-Thalie | 19 octobre 2007

Juste un rappel : Ce que plusieurs de vos élèves ont souligné ici c'est le mépris qu'il recevait de vous.

Ecrit par : Remember | 19 octobre 2007
En plus, plusieurs l'a cherché... Même que!

Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2007

Mais "un" disciple, ça ne fait pas trop enseignement de masse.

Ecrit par : brighelli

Ben, euh, m'sieur, c'est quoi, une masse ? Moi, je ne connais que l'enseignement à coups de masse, j'ai bon ?

Ecrit par : Moot | 19 octobre 2007

Problème de santé... A l'aide !

J'ai toujours mal quelque part.
Un jour sur 3, j'ai mal au dos,
un jour sur 4 , j'ai mal aux dents,
un jour sur 5 j'ai la migraine,
et même, un jour sur 6 je souffre de deux de ces maux.
Mais le pire, ce sont les jours maudits où j'ai mal au dos, aux dents,et à la tête.
Au fait, quelle est la fréquence de ces jours maudits?


Y a t-il un médecin dans la salle?
Ou plutôt un professeur de maths qui peut éclairer la lanterne d'un élève de 3ème?

Ecrit par : Maminou | 19 octobre 2007

Juste un rappel : Ce que plusieurs de vos élèves ont souligné ici c'est le mépris qu'ils recevaient de vous.

Ecrit par : Remember | 19 octobre 2007

Tiens, eux aussi!
Pas franchement étonnant!

Ecrit par : Thalie-Thalie | 19 octobre 2007

Je souscris !
Entièrement !

Ecrit par : Jeremy | 19 octobre 2007

Pour Maminou : je dirais un sur 60 (seul multiple de 3, 4 et 5 en même temps), mais je ne comprends pas la dernière phrase : "un jour sur six je souffre de deux de ces maux". C'est en contradiction complète avec les trois premiers énoncés.

Ecrit par : Jeremy | 19 octobre 2007

Génial, Penda, votre nouveau joujou. J'ai bien ri!
Je commence une classification des écrivains corses...

http://www.googlefight.com/index.php?lang=en_GB&word1;=%22jean-paul+brighelli%22&word2;=michel+zevaco

Ecrit par : Thalie-Thalie | 19 octobre 2007

Vous me donnerez la réponse avant les vacances ?
Ca me fera enfin une bonne raison de revenir ici, avant que je ne fasse comme Milady ou d'autres avant elle ?

Ecrit par : Jeremy | 19 octobre 2007

Ne partez pas Jérémy, même si nous sommes tous plus ou moins déjà partis, en fait!
Enfin, tant qu'il reste Dobolino, Penda, Catmano et quelques autres encore...Cela vaut la peine, à mon humble avis.

Ecrit par : Thalie-Thalie | 19 octobre 2007

Ah, ben c'est gentil, Thalie.
Je sais au moins que j'ai bien fait de vous donner mon adresse-mail.

Ecrit par : Jeremy | 19 octobre 2007

Christophe Sibille, vous nous jouez quelle marche funèbre pour l'enterrement du blog? Quel compositeur choisissez-vous?

Ecrit par : Thalie-Thalie | 19 octobre 2007

C'est pas un peu débile googlefight ?

Ah ben non, en fait, c'est instructif :

http://www.googlefight.com/index.php?lang=en_GB&word1;=brighelli&word2;=meirieu

Et quitte à comparer des valeurs humaines importantes :

http://www.googlefight.com/index.php?lang=en_GB&word1;=agregation&word2;=patate

Ecrit par : Jeremy | 19 octobre 2007

Ah, ben c'est gentil, Thalie.
Je sais au moins que j'ai bien fait de vous donner mon adresse-mail.

Ecrit par : Jeremy | 19 octobre 2007

Vous en doutiez?

Ecrit par : Thalie-Thalie | 19 octobre 2007

Jérémy, il ne nous reste plus qu'à attendre une épidémie de mildiou pour espérer voir renaître l'agrégation si elle n'a pas été totalement éradiquée avant par notre président et son génial tacticien de ministre...

Ecrit par : Thalie-Thalie | 19 octobre 2007

Pour Maminou : je dirais un sur 60 (seul multiple de 3, 4 et 5 en même temps), mais je ne comprends pas la dernière phrase : "un jour sur six je souffre de deux de ces maux". C'est en contradiction complète avec les trois premiers énoncés.

Ecrit par : Jeremy | 19 octobre 2007


Merci beaucoup, la transmission a été faite...
Quant à la question que vous posez, c'est un mystère de l'énoncé donné par le professeur.

Ecrit par : Maminou | 19 octobre 2007

Pour Maminou : je dirais un sur 60 (seul multiple de 3, 4 et 5 en même temps), mais je ne comprends pas la dernière phrase : "un jour sur six je souffre de deux de ces maux". C'est en contradiction complète avec les trois premiers énoncés.

Ecrit par : Jeremy | 19 octobre 2007

Ça s'appelle déstabilisation de l'apprenant? C'est très porté depuis une grosse décennie... Un régal pour les parents qui ont été mal dressés au par cœur! Des vrais fascistes, ces pauvres vermines de parents.

Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2007

Quant à la question que vous posez, c'est un mystère de l'énoncé donné par le professeur.

Ecrit par : Maminou | 19 octobre 2007
déstabilisation, vous dis-je! Il parait que c'est bon pour le neurone. Je suis tellement niaise que j'en doute encore et me laisse prendre au jeu démoniaque d'une poignée d'ordures. Se faire déstabiliser pour progresser, il m'avait toujours semblé que c'était un jeu d'adultes ( dans le genre MàC/ Dobolino et lycée de Versailles, pour faire simple)... Non, il semblerait aux dernières nouvelles(pas si dernières que ça, d'ailleurs, puisque j'en ai un de seize ans qui en a bénéficié dès potron-minet), que c'est bon pour former l'esprit mathématiques dès l'âge de deux ans.

Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2007

Mais "un" disciple, ça ne fait pas trop enseignement de masse.

Ecrit par : brighelli

Ben, euh, m'sieur, c'est quoi, une masse ? Moi, je ne connais que l'enseignement à coups de masse, j'ai bon ?

Ecrit par : Moot | 19 octobre 2007
Si ça déstabilise l'apprenant, c'est tout bon! Continuez, Moot, vous êtes dans la ligne générale.

Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2007

http://www.googlefight.com/index.php?lang=en_GB&word1;=francoise+guichard&word2;=samatha+fox

Ecrit par : Oups | 19 octobre 2007

Non, mais, ho, là, tous, vous ne voudriez pas, quand même, qu'ils apprennent par cœur (oh! infamie!) le plus petit commun multiple et les Fables de cette pauvre nouille de La Fontaine alors qu'ils peuvent créer tout ça tous seuls, avec un bon "Magister" non "Dominus"?

Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2007

Je regrette pour vous tous, il souffre bien de deux de ces maux (au minimum) un jour sur 6.

Sur 60 jours, il a :

- mal au dos et aux dents (voire la migraine en sus) : un jour sur 12 (4 x 3), c'est à dire 5 fois ;
- mal au dos et la migraine (voire aux dents en sus) : un jour sur 15 (3 x 5), c'est à dire 4 fois ;
- mal aux dents et la migraine (voire au dos en sus) : un jour sur 20 (4 x 5), c'est à dire 3 fois.

Cela fait donc deux maux (voire trois) 5 + 4 + 3 = 12 fois en 60 jours, mais on a compté 3 fois (2 de trop) le jour où il souffre des 3 maux, donc en fait, seulement 12 -2 = 10 jours sur 60 où il souffre de deux maux au moins. Ce qui fait bien un jour sur 6, mais en moyenne, bien sûr.

Ecrit par : Moot | 19 octobre 2007

Vous me donnerez la réponse avant les vacances ?
Ca me fera enfin une bonne raison de revenir ici, avant que je ne fasse comme Milady ou d'autres avant elle ?

Ecrit par : Jeremy | 19 octobre 2007
Milady reviendra quand elle en aura le temps. Elle se bouffe au boulot! Pratiquement, c'est le genre à faire une correction des copies merdiques de mon trublion de fils et, en plus, grattos. C'est de la hors-classe d'office, Milady. Pour l'instant, elle doit se battre pour sortir un max de gamins de la merde et n'a certainement pas le temps d'intervenir ici ou ailleurs. C'est de l'or en barres, cette professeur-là.

Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2007

Ce qui fait bien un jour sur 6, mais en moyenne, bien sûr.

Ecrit par : Moot | 19 octobre 2007

Vous êtes élève de troisième, Moot? Ou vous jouissez à déstabiliser l'apprenant?

Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2007

Ah ben zut alors, moi que j'croyais qu'j'aurais une bonne note, c'est maman qui va pas être contente !

Ecrit par : Moot | 19 octobre 2007

Où Alain et Cadichon sont-ils allés chercher cette idée naïve? Chez Rousseau? L'école moderne s'ouvre indéniablement d'un côté sur le monde extérieur, ou "à la vie", mais à l'intérieur infantilise ses sujets par ses discours, ses méthodes et son idéologie libérale du contrat pédagogique ou de la "personnalisation" du message.
Ecrit par : marigot | 19 octobre 2007

Voici qui nous rappelle en une seule phrase que si l'école est en faillite, elle le doit :

1) à l'exigence par la sciento(socio)logie de l'éducation de " faire tomber les murs de l'école" pour qu'elle s'ouvre "vers le dehors", et laisse entrer les pires dérives contre lesquelles elle ne peut plus offrir un rempart. Cette formidable "'avancée sociale"" coïncida dans le temps, et partout où elle a sévi, avec la destruction des apprentissages, le lien causal réfutant ici la coïncidence.

2) à la métastase antilibérale venue doubler cette gangrène extérieure, en faisant porter le chapeau à "la dictature du marché". L' inculture économique des ennemis de la liberté leur interdit de déceler cette contradiction dans les termes. Ainsi a-t-on "intériorisé" les derniers lambeaux du collectivisme égalitariste.

1932 fut l'année où ce salaud de Monzie assassina l'Instruction publique ( Il flirta aussi en 40 avec la collaboration et coucha avec une espionne à la solde de l'Abwehr) mais elle fut aussi celle où Alain avait eu juste besoin d'écrire: "cette école HEUREUSEMENT fermée sur le monde". Inutile de développer Le lecteur ( sauf s'il s'appelait Jean Zay ou Paul Langevin) ne risquait pas de confondre l'école avec une société en miniature. Il la savait par essence réfractaire à toute parodie de démocratie. Il savait aussi que l'enfant n'était pas un modèle réduit d'adulte, d'électeur.

Arendt en dira tout autant et bien d'autres aussi qui annonçaient le prochain désastre d'une école "s'ouvrant sur la société civile ". Elle ne pouvait que la singer en laissant son tumulte y entrer car il était impossible de "filtrer ", de laisser "dehors" (puisqu'il n'y a plus ni dehors... ni dedans..).les inégalités sociales et la violence.

L'enfant ainsi pédagogisé, sociologisé, psychologisé, orthophonisé et lobotomisé ne s'instruit pas: Il mêne des enquêtes sur le terrain et réinvente le fil à couper le beurre ...qu'il met ensuite dans ses crêpes.

Les théorèmes de la pipologie constructiviste (comme l'auto-construction des savoirs ou le puérocentrisme) ont un effet mortifère sur les apprentissages. Ils brillent au firmament des escroqueries intellectuelles criminogènes. Madame Dati! au travail, voici encore un délit à criminaliser.
Combien de générations seront encore immolées sur les autels de la pédagoscientologie?

Que fait donc la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives à caractère sectaire" ?

Cest à Fillion que je pose cette dernière question car elle ne dépend pas de la place Vendôme mais de Matignon.

Tiens, ce soir je suggère de lancer une pétition pour une grande action secticide contre les gourous de Grenelle.

Envoyez vos courriers à :
MIVILUDES
66, rue de Bellechasse
75007 PARIS -
01 42 75 76 08
par Fax: 01 42 75 77 92 .
ou e-mail : [email protected]
Site web http://www.miviludes.gouv.fr/

Ecrit par : Cadichon | 20 octobre 2007

Toujours plongée dans mon chapitre Grandeur et misères de la planification (Langevin-Wallon vs. Liberté chérie) je viens de lire ceci: dans la Lettre de l'Aleps de cette semaine.


DÉMONTRER N’EST PAS PROUVER

Titre paradoxal pour commenter l’œuvre non moins paradoxale des trois lauréats du Nobel d’Economie décerné à la fin de la semaine dernière. Leonard HURWICZ, Eric MASKIN et Roger MYERSON ont été couronnés pour leurs travaux sur la théorie de la conception des mécanismes (mechanism design theory). Je dirai que je m’en réjouis, mais encore paradoxalement, je le déplore.

Pour expliquer l’affaire, il faut remonter à son origine. Dans les années 1930, une bataille intellectuelle très intense a opposé les libéraux von HAYEK et von MISES (la fameuse « école de
Vienne ») et les partisans de la planification socialiste Oskar LANGE, Nicolas KALDOR et Nicolas KALECKI. Objet du débat : une planification bien conçue, à partir de calculs rationnels, peut-elle aboutir à une organisation de la production aussi efficace que celle qui résulterait du libre jeu du marché ? Si l’on veut encore (bien que ce ne soit pas équivalent) : peut-on, par le calcul, « singer » le marché ? L’enjeu politique était considérable : pour LANGE et les socialistes il fallait accréditer dans le grand public d’une part l’idée qu’il y avait un autre système que celui de l’économie de marché et que les planificateurs (à commencer par ceux de l’URSS) étaient dans la bonne voie, d’autre part que le système planificateur aurait l’avantage de ne pas utiliser les institutions du marché, sources d’exploitations et de crises, et notamment le droit de propriété.

La planification aurait donc tous les avantages du marché, puisqu’elle serait aussi efficace que lui, sans en avoir les inconvénients.

La victoire, dans les faits, devait aller à l’économie de marché, après un demi-siècle de planification. Dans la théorie économique aussi, les auteurs ont finalement convenu que la planification était un leurre. Voilà qui prouvait la supériorité des arguments de HAYEK et MISES. HAYEK en particulier avait insisté sur un aspect décisif du marché, que visiblement ses détracteurs avaient oublié : le marché est un processus, et non pas le résultat d’un calcul d’optimalité. En d’autres termes, nul esprit humain, nul ordinateur ne peut « simuler » le marché, parce le marché progresse en secrétant lui-même les informations dont il a besoin, et qui étaient inconnues au départ.

Le marché se fait en marchant. Plus précisément encore : ce sont les personnes impliquées dans les transactions qui apprennent au courant de leurs opérations ce qu’ils ne savaient pas au départ, car ils ne connaissaient pas les réactions des autres, ils prennent peu à peu conscience de ce qui est faisable ou non, des prix praticables ou non, au fur et à mesure que les prix eux-mêmes évoluent : les prix sont des informations décisives pour les opérateurs.

Les scolastiques de l’Ecole de Salamanque au XVIème siècle voyaient même dans le marché quelque chose de « divin » : aucun esprit humain n’étant en mesure de contenir toutes les informations actuelles et a fortiori futures ! Par comparaison les planistes du XXème siècle ont cru tout comprendre et tout organiser parce que leur « rigueur » logique était absolue.

C’était « la présomption fatale », dira HAYEK.

Les élèves de HAYEK, HURWITZ en particulier, ont voulu aller plus loin, et démontrer mathématiquement que le marché était toujours plus efficace que le calcul rationnel pour peu que certaines structures institutionnelles soient données. Ils ont eu pour mérite, notamment Roger MYERSON, d’insister sur les institutions qui vont de pair avec le marché, comme HAYEK l’avait souligné, et ils ont ainsi légitimé « l’économie institutionnelle » , à laquelle j’ai d’ailleurs consacré la plus claire partie de mes enseignements. Mais il ne m’est jamais venu à l’idée de « démontrer » mathématiquement l’impact rigoureux et irréversible des institutions sur le marché – ne serait-ce d’ailleurs que parce que les institutions elles-mêmes sont évolutives.

Mais des esprits aussi brillants que nos trois lauréats ne pouvaient s’empêcher d’utiliser les instruments mathématiques pour démontrer ce qui ne pouvait l’être. C’est la rançon que notre science paye aux mathématiciens. Au lieu de demeurer une science de l’homme, et d’admettre le jeu des erreurs et des essais, et la rationalité limitée de l’esprit humain (qui permet de repérer et réparer les erreurs, mais qui ne peut appréhender la vérité – thème de la négativité cher à Thomas d’Aquin), nos brillants économistes ont franchi la barrière du raisonnable pour s’enfermer dans le monde du rationnel.

Comme mon ami et collaborateur Emmanuel MARTIN, j’ai apprécié le commentaire de la revue «Reason » : c’est comme si l’on voulait, à partir des algorithmes génétiques, recréer la vie ; la vie est quelque chose de merveilleux dont aucun calcul ne peut rendre compte. Continuons à aimer et faire aimer l’économie de la vie. Continuons à voir dans le marché la « main invisible ». Elle est plus efficace que tous les systèmes d’équation, à coup sûr, mais surtout elle est vivante, elle passe par l’homme, imparfait mais perfectible. »

Jacques Garello

Ecrit par : Cadichon | 20 octobre 2007

Cadichon nous a servi : "Continuons à voir dans le marché la « main invisible ». Elle est plus efficace que tous les systèmes d’équation, à coup sûr, mais surtout elle est vivante, elle passe par l’homme, imparfait mais perfectible"

Que tout ne soit pas quantifiable, on le sait depuis longtemps dans les sciences dures. De là à laisser "le marché", véritable dynamique sous-jacente, dans un statut de mana polynésien, c'est de la vraie pensée magique : relire les bons auteurs comme René THOM qui propose une démarcation entre sciences et non sciences par un critère de descriptibilité contrôlée des dynamiques sous jacentes aux phénomènes.

Le reste c'est de la pipologie idéologisée ou de l'escroquerie intellectuelle (ou les deux ?)

Ecrit par : dugong | 20 octobre 2007

"Les élèves de HAYEK, HURWITZ en particulier, ont voulu aller plus loin, et démontrer mathématiquement que le marché était toujours plus efficace que le calcul rationnel"
écrivent Jacques garello et Cadichon.
Voire !
Quelqu'un ici a-t-il vu ce film étonnant, quasi culte comme on dit dans le Nouvel Obs, intitulé π (Pi) ? On y apprend qu'il existe bien une clé mathématique pour contrôler le marché — et qu'elle est le chiffre cabalistique correspondant au nom de Dieu — donné par un ordinateur quelque peu bricolé… Raconté comme ça, c'est extravagant (d'ailleurs, c'est extravagant), mais très jouissif. Tous renseignements sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Π_(film)
Heureusement que j'avais coupé la machine hier soir, les petits jeux googliens qui se sont déchaînés sur ce blog presque respectable m'amusent modérément. Quant aux errements rugbystiques de types déjà visiblement trop payés (en Argentine au moins on meurt de faim), c'est encore moins drôle, n'est-ce pas, FG (qui doit peiner à s'en remettre, ce matin, la pôvre…).
Bon café à toutes et à tous…
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 octobre 2007

les petits jeux googliens qui se sont déchaînés sur ce blog presque respectable m'amusent modérément. Quant aux errements rugbystiques ... c'est encore moins drôle, n'est-ce pas, FG
Ecrit par : brighelli | 20 octobre 2007

Ce qui m'a tout de même bien amusée, c'est de me voir affronter en duel Samantha Fox, parce que, mammairement parlant, je ne fais effectivement pas le poids,mais alors paaas du tout (moi c'est plutôt le profil Birkin-Hardy modifié Giacometti ...).
Oups, soit vous me connaissez, en quel cas c'était fastoche de votre part -- soit vous avez le phantasme très sûr et/ou l'esprit déductif de Sherlock Holmes himself.
En ce qui consterne le rugby : rien à dire, hélas, à part que Laporte est au-dessous de tout, non seulement un imbécile mais aussi un margoulin. Et puis classe, avec ça : l'avez-vous vu se désarticuler la mâchoire avec son choiunne-gomme ? Beau symbole de la réussite à la sauce Sarkozyste : beaucoup de tape à l'oeil, argent facile, de la gueule, du toc, et à l'arrivée la Bérésina pour tout le monde. Mauvais augure, en somme.

Ecrit par : FGuichard | 20 octobre 2007

Juste un rappel : Ce que plusieurs de vos élèves ont souligné ici c'est le mépris qu'ils recevaient de vous.

Ecrit par : Remember | 19 octobre 2007

Tiens, eux aussi!
Pas franchement étonnant!

Ecrit par : Thalie-Thalie | 19 octobre 2007

Je souscris !
Entièrement !

Ecrit par : Jeremy | 19 octobre 2007

Un front anti-meirieu grognant contre JP brighelli se constitue-t-il? Y a des secrets de famille ou quoi ici??? ;-)

Darren Aronofsky (le réalisateur de "Pi", de "Requiem for a dream" [adaptation de l'énorme roman "Last Exit to Brooklyn" d'Hubert Selby Jr.] , de "The Foutain") est un grand du cinéma pour moi - génie visuel même.

Mais bon, il faut aimer la génération des réals américains qui ont aujourd'hui entre 30 et 40 ans : Zack Snyder ("300", Sam Raimi ("Evil dead" 1, 2 et 3, "Spiderman" 1, 2 et 3 - quelle honte le troisième volet!), Peter Jackson ("Bad Taste", "Brain dead", "the Feebles" - parodie hard et délirante du "Muppets show", "Heavenly Creatures", un bijou sur l'adolescence des filles, "Le Seigneur des anneaux", "King-Kong"), Rob Zombie (le dernier "Halloween", "Maison des 1000 morts", "The Devil's Rejects"), Oliver Hirschbiegel ("La Chute", "Invasion" nouvelle version des "Body'snatchers"), Vincenzo Natali ("Cube", "Cypher"), etc.

M'est avis, pas très le goût de la plupart des intervenants ici (j'en profile pour saluer ici mes préférés amicalement). Mais c'est pas grave, tant que ça existe!

JPB, le Googlefight, c'est bien moins pire et encore plus drôle que la Tecktonik (nouveau, enfin ça a 10 ans et a été inventé au Métropolis, près de Paris; mais c'est sorti de son petit périmètre de la capitale; mais en tout cas, c'est FRANçAIS, mesdames, messieurs.)!

Ca a détendu l'atmosphère, je crois, - qui est un peu lourde.

Chers collègues, la tecktonik est-elle arrivée jusque dans vos classes (il y a déjà un documentaire de pret sur le Net: "Génération Tecktonik)? Pour une de mes amies, ça se danse quand elle a le dos tourné pour écrire au tableau.

Bonne journée.

Ecrit par : Pendariès | 20 octobre 2007

Oh, pardon, j'ai abordé du bout des doigts un peu des Cultural studies.... ça va pas plaire.

Ecrit par : Pendariès | 20 octobre 2007

Dame, je me rends compte que je n'ai cité aucun film de Manoel de Oliveira...

Bravo FG (ex-radio Fréquence-Gay) pour votre sourire.

Ecrit par : Pendariès | 20 octobre 2007

JPB, le Googlefight, c'est bien moins pire et encore plus drôle que la Tecktonik (NOUVELLE MODE, NOUVELLE, enfin ça a 10 ans MAINTENANT et a été inventé au Métropolis, près de Paris; mais c'est sorti de son petit périmètre de la capitale; en tout cas, c'est FRANçAIS, mesdames, messieurs.)!

Ecrit par : Pendariès | 20 octobre 2007

"La lettre de Guy Môquet commentée par un psychiatre" (sic)

www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3224,36-968422@51-968509,0.html

Ecrit par : Pendariès | 20 octobre 2007

Odile Nilès, résistante et amie de Guy Môquet


http://www.libelabo.fr/2007/10/19/%c2%absi-guy-revenait-il-serait-fou%c2%bb/

Ecrit par : Pendariès | 20 octobre 2007

"Malgré tout, beaucoup d'enseignants ont continué à manifester leurs réticences. Le Snes, principal syndicat enseignant (classé à gauche), appelle à ne pas lire la lettre, estimant qu'on ne peut « fonder l'enseignement sur le recours à l'émotion, ni obéir à une prescription du président venant perturber la progression pédagogique »."

"perturber la progression pédagogique"... Elle a le dos large, la progression pédagogique. J'ai pas ri du tout, pourtant j'aurais dû. Remuer ça comme une tête de loup (pour la poussière); c'est lamentable

source: http://www.lefigaro.fr/france/20071020.FIG000000928_henri_guaino_ravive_la_polemique_sur_guy_moquet.html

Ecrit par : Pendariès | 20 octobre 2007

"En ce qui consterne le rugby : rien à dire, hélas, à part que Laporte est au-dessous de tout, non seulement un imbécile mais aussi un margoulin. Et puis classe, avec ça : l'avez-vous vu se désarticuler la mâchoire avec son choiunne-gomme ? Beau symbole de la réussite à la sauce Sarkozyste : beaucoup de tape à l'oeil, argent facile, de la gueule, du toc, et à l'arrivée la Bérésina pour tout le monde. Mauvais augure, en somme."
Ecrit par : FGuichard | 20 octobre 2007

Prions, même si l'on est mécréant, pour qu'ils le laissent à la Jeunesse et aux sports !

Parce que s'il leur vient la riche idée de le mettre à l'Education, ça sera du délire : les profs de français qui enseigneront les maths, les profs de maths qui enseigneront les arts plastiques, les profs de musique qui enseigneront la physique, les instits qui officieront en classe prépa et les profs de prépa qui seront chargés des petites sections de maternelle...

Et bien sûr Le Bris et Appy sur la touche...

On aura peut-être même droit à un calendrier des dieux de la pédagogie !!!

Ecrit par : Un hussard | 20 octobre 2007

Merci à JPB et Penda pour ce rappel des films d'Aronofsky, œuvres d'art déviant mais ô combien ressourçant.

Ecrit par : D'enguell | 20 octobre 2007

Je crois que c'est Cadichon qui parlait de ce qu'elle avait vu au Québec il y a trente ans en matière de pédagogie.
Pour illustrer son propos :

http://www.mels.gouv.qc.ca/sections/viepedagogique/144/index.asp?page=gisele

Ecrit par : guy morel | 20 octobre 2007

Ecoutez donc le dernier quart d'heure de "Répliques"( sur Thibaudet) de ce matin si vous n'avez pas le temps d'écouter le reste qui était intéressant, comme presque toujours, où Finkielkraut dit que les professeurs sont de plus en plus considérés par la population comme une ONG, bons à aider les victimes, et plus comme des passeurs de culture.
Opinion que je partage, ô combien, d'où ma réticence pour les collègues type zorro qui perdent de vue notre véritable fonction et qui vont dans le sens des pédagos toujours prompts à prendre ce qui ne va pas dans le sens d'une véritable transmission de la culture.

Ecrit par : Thalie-Thalie | 20 octobre 2007

Un front anti-meirieu grognant contre JP brighelli se constitue-t-il? Y a des secrets de famille ou quoi ici??? ;-)
Ecrit par Pendariès.

Même pas de secrets de famille! Ce n'est même pas concerté! Juste ras-le-bol de se faire mépriser... Humain, non? et pas parano pour un sou!
Non, je vous rassure,quand on s'envoie des mails perso, on a des sujets de conversation plus intéressants quand même!
Bonne journée à vous.

Ecrit par : Thalie-Thalie | 20 octobre 2007

Beau symbole de la réussite à la sauce Sarkozyste : beaucoup de tape à l'oeil, argent facile, de la gueule, du toc, et à l'arrivée la Bérésina pour tout le monde. Mauvais augure, en somme.

Ecrit par : FGuichard | 20 octobre 2007

Entièrement d'accord avec ce regard de FGuichard. Ce qui m'intrigue cependant en ce début de période de désenchantement obligé, c'est la persistance de l'état de comma avancé de ce qui devrait être en saine démocratie l'opposition politique.
Rien ne laisse penser qu'une fois établie par les faits la preuve de la nocivité de la politique conduite par Sarkozi s'en suivra une ère politique meilleure.
Peut-être ce président aura-t-il été chargé par l' Histoire de montrer et de prouver que la voie politique dite "Sarkozisme", approuvée par le peuple ébloui par le tape à l'oeil en mai 2007 puis appliquée sur le terrain est une voie désastreuse et sans issue. En attendant , oui, les futures générations devront recoller les morceaux et trouver d'autres solutions pour perpétuer l'espèce sans trop de tragédies.

Ecrit par : marigot | 20 octobre 2007

Merci à JPB et Penda pour ce rappel des films d'Aronofsky, œuvres d'art déviant mais ô combien ressourçant.

Ecrit par : D'enguell | 20 octobre 2007


Plus qu'en effet, D'enguell.
Pace e bene, comme disent les Franciscains que j'aime

Ecrit par : Pendariès | 20 octobre 2007

Algernon Charles Swinburne n'est-il donc pas traduit en Français???

Ecrit par : Pendariès | 20 octobre 2007

Prions, même si l'on est mécréant, pour qu'ils le laissent à la Jeunesse et aux sports !

Ecrit par : Un hussard | 20 octobre 2007

Je vois bien la note d'humour dans votre propos hussard, mais l'idée même que l'affairiste B. Laporte franchisse, lundi 22, celle de son Secrétariat, ne serait-ce que pour lire la lettre de G.Moquet à ses nouveaux collaborateurs ne réjouit personne dans ce ministère!

Ecrit par : buntovchik | 20 octobre 2007

Qui parlait de Jean Zay dur ce blog ?
Un extrait de ces instructions pour le primaire :
" Il ne faut pas perdre de vue que l'objet de toute éducation est de donner à l'enfant le sens de l'énergie et l'habitude de faire porter son effort sur les lignes de plus grande résistance. C'est ainsi que l'enseignement peut contri buer à l'éducation de la volonté, avoir, sans que le professeur se mêle de morale, une efficacité morale, et atteindre, par-delà l'intelligence, les racines mêmes de l'être. Mesurons donc le travail de l'enfant, montrons-lui comment on doit travailler pour éviter le gaspillage des forces, dirigeons son effort afin que cet effort ne reste jamais vain ; accordons à la culture de son corps sa juste part ; ménageons à son esprit des loisirs où il pourra satis faire ses goûts et déployer librement son activité, mais, après tout cela, qu'il soit et demeure convaincu de la nécessité indispensable du travail, non seu lement du travail attrayant et aisé, mais du travail austère et pénible."

“Instructions pour le premier cycle du second degré”, 1938

Ecrit par : guy morel | 20 octobre 2007

Je vois bien la note d'humour dans votre propos hussard, mais l'idée même que l'affairiste B. Laporte franchisse, lundi 22, celle de son Secrétariat, ne serait-ce que pour lire la lettre de G.Moquet à ses nouveaux collaborateurs ne réjouit personne dans ce ministère!
Ecrit par : buntovchik | 20 octobre 2007

Comme je les comprends !
Va-t-il leur proposer des parts dans ses divers business pour essayer de les amadouer ? Et les associer à la création d'une "Guy Moquet's Bodega" ?

Ecrit par : Un hussard | 20 octobre 2007

***

Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2007

"Je vois bien la note d'humour dans votre propos hussard, mais l'idée même que l'affairiste B. Laporte franchisse, lundi 22, celle de son Secrétariat, ne serait-ce que pour lire la lettre de G.Moquet à ses nouveaux collaborateurs ne réjouit personne dans ce ministère!
Ecrit par : buntovchik | 20 octobre 2007

Comme je les comprends !
Va-t-il leur proposer des parts dans ses divers business pour essayer de les amadouer ? Et les associer à la création d'une "Guy Moquet's Bodega" ?"

Ecrit par : Un hussard | 20 octobre 2007


A moins qu'il leur lise: "les lettres de mon Jean Moulin", avé l'asseng...

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 octobre 2007

OK, Pendaries, je regarde plus tard.Il faut que je m'en aille.
Je colle ça là pour tous et pour moi-même pour le retrouver facilement tout à l'heure après changement d'ordi.
Ça m'a l'air bien et dans le sujet.

http://web2.uqat.ca/profu/textes/strat_app/06memorisation.htm

Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2007

Bon, j'en ai lu une bonne partie, c'est touffu mais bien écrit, clair alors je vous remets en surface le lien qui s'est noyé sous les combats et vous en sort un petit extrait:




"MÉMORISATION, ORGANISATION, PLANIFICATION ET GESTION
Le rappel et la révision de ce qui a été oublié sont les deux processus par lesquels la mémoire des connaissances se construit. De plus, il existe des périodes clés pour que ce travail de rappel et de révision soit efficace et efficient, soit le maintien des connaissances avec un minimum d’investissement en temps et en effort. Ce processus, comme tout ce qui s’inscrit dans le temps, doit être prévu et planifié. Les temps d’organisation du matériel en vue de leur mémorisation et les temps de rappels et révisions doivent faire partie d’un échéancier et des listes de tâches d’apprentissage.

MÉMORISATION, ATTENTION ET CONCENTRATION
L’étude en vue de mémoriser des connaissances est le type d’activité d’apprentissage le plus exigeant en matière de concentration. Il est donc prudent de choisir les périodes et les environnements les plus appropriés pour cela. Un lieu tranquille, un environnement libre de distractions, un moment de la journée où l’on est frais et dispos, de l’eau, un siège confortable mais pas trop, des pauses à intervalle régulier, de quoi prendre des notes…

MÉMORISATION ET COMPRÉHENSION
Mémoriser mécaniquement sans comprendre est une absurdité, mais comprendre sans retenir ne sert pas non plus à grand chose. Mémorisation et compréhension sont souvent présentés comme des opposés, alors qu’il s’agit bien plus de processus intégrés et nécessaires l’un à l’autre pour une qualité d’apprentissage. La compréhension d’un texte ne suffit pas à elle seule pour assurer sa rétention, mais elle est une condition importante, voire indispensable dans la construction des connaissances. La mémorisation complète l’apprentissage en assurant la consolidation des éléments essentiels de ces connaissances dans la mémoire à long terme.



MÉMORISATION, CONCEPTIONS ET APPROCHES D’APPRENTISSAGE
Un apprentissage de surface tend à mettre l’accent sur la mémorisation mécanique par répétitions successives des éléments de connaissance dans la forme où ils sont présentés dans le cours ou le manuel. L’attention va au détail, souvent au détriment de la vision d’ensemble. Les définitions des concepts sont apprises mot à mot plutôt que comprises dans leur signification et leurs implications. Les connaissances enregistrées en mémoire se présentent ainsi sous une forme rigide, souvent inappropriée à leur utilisation (sauf dans le cas d’examens fondés sur la reproduction identique des connaissances). Au contraire, une approche en profondeur, fondée sur la compréhension et l’appropriation personnelle des connaissances contribue à un ancrage en mémoire plus souple, plus associatif, plus utilisable"

Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2007

Penda, je vous soupçonne de fréquenter ce site :

http://yannickdahan.oldiblog.com/

Me trompeuh-je ? :p

Ecrit par : Kap | 20 octobre 2007

@ dobolino
Vieux motard que jamais : les é-mules, sur Bonnet d'âne, c'est nettement mieux. Mais méfions-nous des coups de sabot de l'émule du pape. P.P.C : Alphonse Baudet

Et quant à ce qui est dit de Laporte, je souscris. Il bat à plate coutures Tapie sur le terrain de la vulgarité! Cette bouche tordue mâchouillant son chewing-gum, ces propos inintelligibles et inintelligents, quelle belle gueule de ministre! On se demande ce qu'il va apporter au gouvernement, à part son impopularité; étant donné qu'on s'est passé de lui six mois, on peut continuer.

Petite question au passage : où est passé Henri Grégoire? Il ne se manifeste plus ici, et, sur Les amis de l'ABc, la dernière mise à jour date du mois d'Août. Est-il souffrant?

Ecrit par : mouron rouge | 20 octobre 2007

@ dobolino
Vieux motard que jamais : les é-mules, sur Bonnet d'âne, c'est nettement mieux. Mais méfions-nous des coups de sabot de l'émule du pape. P.P.C : Alphonse Baudet


Ecrit par : mouron rouge | 20 octobre 2007

Je me sens tout fière d'être à l'origine d'un tel jeu de mots. Me plait énormément. Bravo.
[ Ceci dit, pour en revenir à l'émule sensu stricto, faut être d'une sacrée trempe et vachement altruiste pour accepter de se voir dépasser par son élève et encore bien plus pour favoriser l'émulation qui pourrait y mener.]

Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2007

Penda, je vous soupçonne de fréquenter ce site :

http://yannickdahan.oldiblog.com/

Me trompeuh-je ? :p

Ecrit par : Kap | 20 octobre 2007

Je ne savais pas que Yannick Dahan, ex-journaliste chez Mad-Movies, avait son blog!

Moi c'est plutôt www.mad-movies.com, ainsi que son mensuel papier.

Hé hé, Kap, j'aime!

Ecrit par : Pendariès | 20 octobre 2007

Pendariès, pas une fiction mais une horreur réelle :
généralisation annoncée du Bac pro 3 ans !

Encore une fois on veut saboter les LP. En avant vers l'apprentissage...

Ecrit par : P. Azimont | 20 octobre 2007

Dobolino, il n'y en aura que pour vous — mais n'est-ce pas peu ou prou ce que vus demandez ?

1. "faut être d'une sacrée trempe et vachement altruiste pour accepter de se voir dépasser par son élève", dites-vous : c'est tut le sens de la légende de Dédale, qui jaloux de son élève Talos, le suicida du haut de l'Acropole, s'exila en Crète — et paya son crime bien plus tard par la chute symétrique de son propre fils Icare… Ne reste plus à Pygmalion qu'à épouser sa créature — et encore, ça ne marche pas toujours…

2. Le mépris, dites-vous, que ce blog donc exsuderait…
Je ne vais pas chercher à lancer une enquête pour savoir si ce sentiment est partagé par d'autres que vous et Thalie — voisinage inquiétant, en vérité je vous le dis. Je suis plutôt de caractère à me raidir quand on ne m'aime pas — quoi que je fasse tout pour cela (ambiguïté gracieuse de l'expression… Donc…

"- Je vais vous séduire…
- Vous êtes ignoble.
- Bien sûr, sourit-il.
(…)
Septième manège, le mépris d'avance. Il doit être témoigné au plus tôt (…) Le mépris dans une certaine intonation, dansun certain sourire, elles le sentent tout de suite, et il leur plaît, il les trouble. Leur tréfonds leur dit que celui-ci méprise parce qu'il est habitué à être aimé, à tenir pour rien les femmes. Donc, un maître qui les tombe toutes. Eh bien, moi aussi je veux être tombée ! réclame leur tréfonds."
(Tout le monde a reconnu Albert Cohen, Belle du seigneur. Pour les amateurs de communication, je signale que ces pages 296 à 336 de l'édition NRF du roman de Cohen sont le plus fabuleux cours de technique de communication / séduction / répulsion — tous synonymes — de toute l'histoire de la littérature — le Corbeau et le renard excepté).

Allons, je vais en rajouter une couche (c'est l'inconvénient, avec moi : de peur d'être mal compris, j'en fais toujours un peu trop) :

"Scipion : Tous les hommes ont une douceur dans la vie. Cela les aide à continuer. C'est vers elle qu'ils seretournent quand ils se sentent trop usés.
Caligula : C'est vrai, Scipion.
Scipion : N'y a -t-il donc rien dans la tienne qui soit semblable, l'approche des larmes, un refuge silencieux ?
Caligula : Si, pourtant.
Scipion : Et quoi donc ?
Caligula, lentement : Le mépris."
(Camus, Caligula, II, 14)
JPB

PS. Je reviens au sujet de la Note un instant : une amie instit, Véronique B***, me dit qu'elle commence chaque jour par quelques minutes d epoésir — cinq-six vers bien choisis, lus, expliqués et appris sur le champ —, et que ses élèves adorent ça.
Et au bout d'un an (trente et quelques semaines…), ça en fait, des vers, des poèmes, et des structures emmagasinés à jamais.

Ecrit par : brighelli | 20 octobre 2007

"Nous favoriserons, entre nos savants et nos industriels, une coopération féconde et, sans abaisser le niveau de notre enseignement supérieur, nous nous efforcerons d'orienter dans un sens plus réaliste la formation de nos ingénieurs, de nos médecins, de nos magistrats, de nos professeurs eux-mêmes.
Nous nous attacherons à détruire le funeste prestige d'une pseudo-culture purement livresque, conseillère de paresse et génératrice d'inutilités."
De qui ces impérissables lignes ?
GM

Ecrit par : guy morel | 20 octobre 2007

"C'est de la hors-classe d'office, Milady."

En théorie, sûrement, mais dans la pratique, il faut encore qu'elle tombe sur un inspecteur correct.

Eh beh finalement, j'avais donné la bonne réponse alors, pour le problème de maths ?

Merci Moot pour la précision sur la fréquence des deux mots concommitants.

Ecrit par : Jeremy | 20 octobre 2007

L'intérêt de ce blog, c'est aussi, je suppose, d'évoquer nos pratiques, histoire de montrer aux "pédagogistes" qu'il y a encore suffisamment de "résistants" sur le terrain pour leur mener la vie dure. C'est pour cela que ce serait utile que nous soyons nombreux à nous manifester ici.
Pour ma part, je tire gloire d'avoir un enseignement du français archi-traditionnel et archi-cloisonné: explication de texte, grammaire, conjugaison, dictée, rédaction.
En relation avec le sujet de ce fil, j'indique que j'ai fait apprendre par coeur à mes deux classes de 4ème, après explication linéaire (sans chi-chi, sans schémas narratifs à la c..., sans champs lexicaux) ), de la fable "L'Ours et les deux Compagnons" (38 vers),sans parler de six lignes en orthographe moderne du chapitre VII du Quart-Livre (à propos de Dindenaut et des moutons de Panurge, "Soudain, je ne sais comment..."). Mes 3èmes ont déjà appris, depuis la rentrée, les 65 vers des "Animaux malades de la Peste", plus les 14 vers de "L'Ane vêtu de la peau du Lion", et nous sommes en train d'expliquer "Les Grenouilles qui demandent un Roi" (37 vers). Ils les apprennent sans le moindre problème. Manifestement, le défi, réciter devant tous leurs camarades, leur plaît. Ensuite, ce sera le "Médecin malgré lui" en 4ème, puisqu'ils n'ont jamais expliqué une ligne de Molière ( avec pas mal de scènes à apprendre à plusieurs), et le "Malade imaginaire" en 3ème, pour la même raison.
Voilà pour le "par coeur". Je puis vous assurer que "le coeur" y est aussi, d'ailleurs, y compris pour le professeur. Pendant ce temps, leurs livres officiels de français de 4ème et de 3ème dorment sur une étagère de leur chambre, avec mission à eux de les épousseter de temps en temps avant de les rendre le 30 juin. Jubilation et revanche sur les cuistres qui les ont pondus!

Ecrit par : Jean | 20 octobre 2007

"Quant aux errements rugbystiques de types déjà visiblement trop payés (en Argentine au moins on meurt de faim),"

Les Argentins sont aussi bien payés que les Français, ils jouent dans les mêmes clubs, en Europe. Laporte est-il le seul responsable ?

Ecrit par : Japhet | 20 octobre 2007

Nous nous attacherons à détruire le funeste prestige d'une pseudo-culture purement livresque, conseillère de paresse et génératrice d'inutilités."
De qui ces impérissables lignes ?


Ecrit par : guy morel | 20 octobre 2007

Bonne question! Qui écrivait les discours de Philippe Pétain et en particulier celui-ci, prononcé le 15 août 1940?

A propos de la lecture de la lettre de Guy Môquet lundi 22, quelles en sont les modalités pratiques? Seuls les professeurs d'histoire ont reçu des instructions? Je n'en ai eu aucun écho dans mon collège.

Ecrit par : buntovchik | 20 octobre 2007

Pour Manimou:
Soient a, b et c les événements: avoir mal au dos, aux dents, et à la tête. Exrpimons d'abord que la personne a toujours mal quelque part. En probabilités, cela signifie que la probabilité de la réunion des ces 3 evts est 1: p(aubuc)=1.
Certains se souviennent peut être que (faites des patates !):
p(aubuc)=p(a)+p(b)+p(c)-p(anb)-p(anc)-p(bnc)+p(anbnc).
Un mot d'xplication: p(anb) se lit "probabilité que l'evt a_et_b se réalise. Les 3 termes affectés d'un signe "-" correspondent donc à la probbilité que la personne ait mal a deux endroits à la fois, donc cette somme de termes vaut 1/6. Nous recherchons bien entendu:
p(anbnc)=1-p(a)-p(b)-p(c)+p(anb)+p(anc)+p(bnc) soit p(anbnc)=1-1/5-1/4-1/3+1/6=23/60.
Elle aura mal partout 23 jours sur 60.

François

Ecrit par : françois duhem | 20 octobre 2007

Bravo Buntovchik ! C'est Pétain qu'il nous faut, n'est-ce pas ? Et son nègre.

mais revenons sur un sujet qui passionne Cadichon, le plan Langevin Wallon.
Celui-ci se résume assez simplement.
1 -Prolongation de la scolarité obligatoire jusqu'à 18 ans.
2- École pour tous jusqu'à 15.
3- Ensuite trois voies entre lesquelles les élèves sont orientés ( avec toutes les passerelles possibles et imaginables) en fonction de leurs capacités démontrées par leurs résultats : a) l'apprentissage en alternance ; b ) le technique ; c ) les études longues
4 - Le bac ne donne pas droit d'entrer en fac.
Qui vote pour aujourdhui ? Le SNES ou nos libéraux ?
À vous lire.
GM

Ecrit par : guy morel | 20 octobre 2007

Pour Manimou:
Soient a, b et c les événements: avoir mal au dos, aux dents, et à la tête. Exrpimons d'abord que la personne a toujours mal quelque part. En probabilités, cela signifie que la probabilité de la réunion des ces 3 evts est 1: p(aubuc)=1.
Certains se souviennent peut être que (faites des patates !):
p(aubuc)=p(a)+p(b)+p(c)-p(anb)-p(anc)-p(bnc)+p(anbnc).
Un mot d'xplication: p(anb) se lit "probabilité que l'evt a_et_b se réalise. Les 3 termes affectés d'un signe "-" correspondent donc à la probbilité que la personne ait mal a deux endroits à la fois, donc cette somme de termes vaut 1/6. Nous recherchons bien entendu:
p(anbnc)=1-p(a)-p(b)-p(c)+p(anb)+p(anc)+p(bnc) soit p(anbnc)=1-1/5-1/4-1/3+1/6=23/60.
Elle aura mal partout 23 jours sur 60.

Ecrit par : françois duhem | 20 octobre 2007

L'explication peut paraitre scientifique, dommage que votre résultat soit fantaisiste.

Ecrit par : Tika | 20 octobre 2007

Pourquoi vous paraît-il fantaisiste, Tika ? En avez-vous trouvé un autre ?

Ecrit par : françois duhem | 20 octobre 2007

Mon résultat est en effet incohérent, le problème étant que la somme des probas pour a, b et c est 45/60 alors que la personne est sensée avoir toujours mal quelque part. Cela m'a conduit à poser p(aubuc)=1 alors que c'est clairement inférieur. Il y a un problème avec les données de l'énoncé. Excusez-moi d'avoir été si peu critique envers mon résultat.

Ecrit par : françois duhem | 20 octobre 2007

Maminou, votre énoncé comporte nécessairement une donnée fausse. Par ailleurs, lisez 47/60 et non 45/60 dans mon msg précédent. Suffisamment fait d'erreurs comme cela, je retourne à mon apéro !

Ecrit par : françois duhem | 20 octobre 2007

Pour Manimou:
Soient a, b et c les événements: avoir mal au dos, aux dents, et à la tête. Exrpimons d'abord que la personne a toujours mal quelque part. En probabilités, cela signifie que la probabilité de la réunion des ces 3 evts est 1: p(aubuc)=1.
Certains se souviennent peut être que (faites des patates !):
p(aubuc)=p(a)+p(b)+p(c)-p(anb)-p(anc)-p(bnc)+p(anbnc).
Un mot d'xplication: p(anb) se lit "probabilité que l'evt a_et_b se réalise. Les 3 termes affectés d'un signe "-" correspondent donc à la probbilité que la personne ait mal a deux endroits à la fois, donc cette somme de termes vaut 1/6. Nous recherchons bien entendu:
p(anbnc)=1-p(a)-p(b)-p(c)+p(anb)+p(anc)+p(bnc) soit p(anbnc)=1-1/5-1/4-1/3+1/6=23/60.
Elle aura mal partout 23 jours sur 60.

François

Ecrit par : françois duhem | 20 octobre 2007

Merci beaucoup, je suis sbjuguée par votre raisonnement....et heureuse de n'avoir mal nulle part même après une très longue promenade qui m'a permis de profiter d'un paysage automnal aux superbes nuances de vert, brun, jaune, rouge sous un ciel limpide et lumineux et malgré une petite brise glacée et mais vivifiante.

Ecrit par : Maminou | 20 octobre 2007

2. Le mépris, dites-vous, que ce blog donc exsuderait…

Ecrit par : brighelli | 20 octobre 2007

J'ai dit ça où??????????? Il doit y avoir malentendu... Désolée!

Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2007

Il y a peut-être un malentendu, Dobolino. C'est peut-être Jérémy — mais dans un message à enchâssement, avec pluralité de signatures, c'est presque excusable. Recevez mes contritions du soir, espoir.
JPB
PS. À part ça, lisez donc et relisez Belle du Seigneur.

Ecrit par : brighelli | 20 octobre 2007

PS. À part ça, lisez donc et relisez Belle du Seigneur.

Ecrit par : brighelli | 20 octobre 2007

Mon futur mari, pas si con, me l'a offert (dans la Pleïade, tout de même, pas en Folio) peu après notre rencontre! C'était il y a longtemps. Maintenant que j'ai des bouffées de chaleurs, faudrait effectivement que je le relise. J'y verrais certainement bien d'autres horizons.

Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2007

Pendariès, pas une fiction mais une horreur réelle :
généralisation annoncée du Bac pro 3 ans !

Encore une fois on veut saboter les LP. En avant vers l'apprentissage...

Ecrit par : P. Azimont | 20 octobre 2007

Je suis au courant depuis l'an dernier scolaire. J'en avais parlé ici. Notre inspecteur nous avait affranchi à ce sujet, rajoutant que resteraient, peut-être, aussi les bac en 2 ans, pour les élèves plus rapides. Et les BEP et CAP aussi sont sur la même voie des trois et des deux ans.
Deux tempi pour les mêmes examens. On va rire les enseignants à jongler entre des cours sur 2 ans et d'autres sur 3 ans...

C'est la fête au villaaaaaage!

Ecrit par : Pendariès | 20 octobre 2007

Notre inspecteur nous avait affranchiS à ce sujet

Ecrit par : Pendariès | 20 octobre 2007

Mais s'il y a généralisation...

Je ne comprends pas en définitive pourquoi le LP disparaîtrait si le bac est en 3 ans. Pourriez-vous m'expliquer, P. Azimont? Il faut dire que je suis tellement échaudé par l'EN que j'en perds ma sensibilité.

Ecrit par : Pendariès | 20 octobre 2007

Chère Cadichon,
merci pour votre post reproduisant l'analyse et la passionnante filiation avec von Mises et von Hayek des travaux des trois récipiendaires du Prix de la Banque de Suède en Sciences Economiques en mémoire d'Alfred Nobel.
J'en profite pour rappeler que, contrairement à une opinion répandue, il n'existe pas de Prix Nobel d'Economie.
La Banque Centrale de Suède (Sveriges Riksbank) décerne depuis 1969 - alors que Nobel est mort en 1896 ! - un prix EN MEMOIRE de Nobel qu'elle est parvenue par un marketing aussi délibéré que malhonnête à faire passer pour un "Prix Nobel".
Ironiquement, von Hayek, qui a reçu ce prix en 1974, expliquait qu'il aurait désapprouvé la création de ce prix si on lui avait demandé son avis...

http://www.delaplanete.org/IMG/pdf/edito-8.pdf

Ecrit par : Attila Smith | 20 octobre 2007

Pendant ce temps, leurs livres officiels de français de 4ème et de 3ème dorment sur une étagère de leur chambre, avec mission à eux de les épousseter de temps en temps avant de les rendre le 30 juin. Jubilation et revanche sur les cuistres qui les ont pondus!

Ecrit par : Jean

Mardi dernier, un de mes élèves de seconde m'a fait la remarque :"m'sieur, il sert à quoi le livre, on ne s'en est jamais servi". Le cours évidemment, je ne risque pas de le reprendre, il est "à l'envers", c'est à dire conforme aux recommandations officielles. Quant aux exercices, soit ils demandent de répéter le cours (comment ose-t-on mettre dans un bouquin des questions dont les réponses se trouvent quelques pages plus haut ?), ce qui n'a aucun intérêt en classe, soit ils demandent aux gamins de faire leurs "petits Champollion".
J'ai donc décidé de n'en user qu'avec parcimonie, et tout ce qu'ils font depuis le début de l'année sort directement de ma citrouille.

Ecrit par : Moot | 20 octobre 2007

Maminou, votre énoncé comporte nécessairement une donnée fausse.

Ecrit par : françois duhem

Ça me rappelle un énoncé de la Loi de Murphy : "si les faits ne sont pas conformes à la théorie, alors il faut écarter les faits".

Je pense qu'ici, l'énoncé n'est pas assez précis, et voici comment je l'ai interprété :

"J'ai mal au dos un jour sur 3" -> tous les 3 jours, j'ai mal au dos. De même pour les autres. Je doute qu'en troisième, on fasse des vraies probabilités.

Le reste s'en déduit.

Quand à "j'ai toujours mal quelque part", ça peut être aux pieds, au derrière, dans la poitrine, qu'en sais-je, mais un hypocondriaque ne se réduit pas à un dos, un crâne et des dents !

Ecrit par : Moot | 20 octobre 2007

C'est d'ailleurs ce qui fait, Moot, le caractère passionnant de ce métier, de pouvoir créer son cours et ses exercices soi-même.

Ecrit par : Jean | 20 octobre 2007

Il y a peut-être un malentendu, Dobolino. C'est peut-être Jérémy — mais dans un message à enchâssement, avec pluralité de signatures, c'est presque excusable. Recevez mes contritions du soir, espoir.
JPB
PS. À part ça, lisez donc et relisez Belle du Seigneur.

Ecrit par : brighelli | 20 octobre 2007

Je ne vois pas bien ce qu'on me reproche. C'est quoi qui est "presque excusable" ? (formulation bizarre pour dire une chose et son contraire) Et vous êtes contrit pour quoi ?

Y a des malentendus, ca, ca a l'air évident, mais ca fait des choses incomprehensibles de plus.

Ecrit par : Jeremy | 21 octobre 2007

Ah, ok, j'ai compris en relisant ce qui a été dit plus haut : l'histoire du mépris se déploie sur trois ou quatre messages différents, dans lesquels dobolino n'est pas intervenue une seule seconde.

Ecrit par : Jeremy | 21 octobre 2007

Bon, et bien voilà, la coupe du monde de foot est terminée. C'est Christophe Sibille qui va être content.

Il y a bien eu quelques étourdis, comme les Fidjiens, qui ont cru qu'il fallait jouer à la main (ou les Sud-Africains en demi-finale). Mais les entraîneurs ont tout bien réexpliqué à leurs équipes et tout s'est bien terminé en finale : tous les points ont été marqués au pied, comme il se doit.

C'est étonnant tout de même à ce niveau de compétition de voir le nombre de joueurs qui ont à l'occasion touché le ballon avec les mains, surtout pour le ramasser. Mais c'est promis, dans quatre ans, tout sera parfait : ils joueront pendant tout le match au pied et ne feront plus aucune faute de main !

Ecrit par : Un hussard | 21 octobre 2007

J'oubliais les Argentins, qui se sont montrés bien étourdis eux aussi lors de la petite finale : cinq essais, pensez donc... C'est un coup à se faire exclure de la compétition, ça ! Mais comme ils ont déjà beaucoup progressé et qu'ils sont très volontaires, nul doute qu'ils sauront se ressaisir pour la prochaine coupe du monde...

Et maintenant, la récré est terminée : retour à la pédagogie !

Ecrit par : Un hussard | 21 octobre 2007

Cadichon (mais aussi celles et ceux qui voudront bien m'apporter leurs lumières), j'ai un conseil de lecture à vous demander. Hier au soir, j'ai repris ma vieille lecture de "Histoire de la philosophie politique" dirigée par Leo Strauss et Joseph Cropsey, PUF. Quels autres ouvrages (qui ne soient pas écrits en sabir techno-socio-ethno-neuneu), sur le même sujet, puis-je lire (attention, je vis en France)? Sur l'anarchisme aussi (besoin de me refaire entendre, d'investir (?) ce que fut le désir politique, social, moral, de mon grand-père espagnol du CNT/AIT). Merci à vous d'avance.

Mon adresse mèl: [email protected]

Ecrit par : Pendariès | 21 octobre 2007

Je benis mes maitres de m'avoir fait travailler la memoire.
Je suis veterinaire, et j'ai donc passé un concours très sélectif pour y parvenir
Eh bien, ce qui est le plus sélectif à ce concours, ce n'est pas l'intelligence mais la mémoire : Quoi qu'on dise, ceux qui mémorisent vite et bien par un bon entrainement et une bonne méthode ont des atouts pour poursuivre des études que n'ont pas les autres !
Mes enfants sont en primaire et je voie bien le peu de travail de mémoire qui leur est demandé. En CM1 il viennent d'apprendre Ballade des dames du temps jadis de F Villon (en vieux francais) : C'est un plaisir de les entendre réciter puis le chanter avec G Brassens !

Ecrit par : christophe | 21 octobre 2007

Quels autres ouvrages (qui ne SONT pas écrits en sabir techno-socio-ethno-neuneu)

Ecrit par : Pendariès | 21 octobre 2007

Christophe, à titre de curiosité, la version de la Ballade de Villon qu'apprennent os enfants porte-t-elle "châtré" ou "châtié" — cette derenière coquille fut imposée par Lagarde & Michard et laissée telle quelle pour raisons de pudibonderie…
Et si "châtré", a-t-on expliqué le sens du mot, et l'alusion historique (" la très sage Héloïs / pour qui fut châtré et puis moine / Pierre Abélard à Saint-Denis…") ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 21 octobre 2007

Bravo Buntovchik ! C'est Pétain qu'il nous faut, n'est-ce pas ? Et son nègre.
Ecrit par : guy morel | 20 octobre 2007

Emmanuel Berl, non ?

Ecrit par : FGuichard | 21 octobre 2007

à GM
Si le Plan Langevin Wallon se résumait à ces réformes structurelles, organisationnelles, de l'enseignement comme celles que vous citez, (allongement des études, filères valorisant l'enseignement profesionnel etc...) y a-t-il là matière à en faire un texte culte ( occulte?), dont la qualité de mythe fondateur est d'ailleurs constamment contestée?

Meirieu en disait: ( postface de la réédition du Plan, avec Dubet et Allègre) "tout y est dit, tout reste à faire" en citant Philippe Nemo qui avait dit le contraire en 1991, « Les crises successives de l’Éducation nationale ne sont pas des phénomènes ponctuels, mais le résultat d’une même erreur initiale, commise il y a plus de quarante ans et jamais corrigée depuis.[…] Je suis persuadé qu’il n’y a de solution au problème scolaire que par la remise en cause de l’option communisante du plan Langevin-Wallon, prise et absurdement conservée depuis ». ( Pourquoi ont-ils tué Jules Ferry?)

Le Plan ne fut jamais mis en oeuvre et même pas discuté a la Chambre mais de chaque ligne suinte cette générosité humaniste qui enfonce des portes ouvertes et qui a fait la fortune des pédagogistes.
Comment être contre ce condensé de "motherhood and apple pie" qui vise à frabriquer du "bonheur individuel", en élevant d'un seul élan et comme un seul homme le niveau culturel de la nation?
Il a couvert les plus petits recoins de l'enseignement et de son organisation, ce qui était la mission de la commission Langevin, et nombre de ses propositions sont (comme l'Émile) frappées au coin du bon sens. Elles étaient en revanche irréalistes par leur coût pour l'époque de pénurie de l'immédiate après-guerre.

Le Plan est surtout plus que complet, il est total, comme dans...entreprise totalitaire avec, au coeur du système qu'il institue, l'école unique qui devait escamoter toute pluralité.

Il s'érige en système, comme le puerocentrisme jospinien, pour englober sans lui laisser le moindre espace de liberté cette réalité fluide par essence que forment les millions d'individus qui composent le monde éducatif ( parents, enfants, enseignants etc).

À mon tour de citer Jean Zay( Souvenirs et solitude- 2 juin 1943) non pas pour l'associer à Langevin, mais pour l'en distinguer:

"Je relis nos Instruction officielles, horaires et programmes de 1937-1938 qui, à la veille de la guerre, résumèrent la doctrine française de l'enseignement.[...] Il y a dans les instructions de 1937 comme le testament d'un humanisme libéral où s'exprime, avec les mises au point exigées par les temps nouveaux, la culture traditionnelle et l'esprit même de la France, le sens de sa mission. Dans son souci d'objectivité, notre libéralisme avait la crainte des consignes rigides, la phobie du caporalisme et de la contrainte: 'Un pareil enseignement, écrivions-nous-en parlant de celui que nous souhaitions-, ne peut qu'être foncièrement libéral."

Ce dernier terme revient souvent sous la plume du ministre de l'éducation du Front populaire et chez lLéon Blum ce qui permet de constater que, par bien des aspects, il y plus de libéralisme dans ce Front populaire que chez certains membres du gouvernement actuel et peut-être même que le président lui-même. Je ne parle pas de l'opposition. Ils sont hors-concours, hors-sujet...en ce domaine.

Ce n'est pas le cas du Plan Langevin-Wallon dont l'approche liberticide et globalisante de l'éducation escamote le bien-fondé indéniable de certaines réformes structurelles qu'il propose. Son souci quasi-obsessionnel de former un homme nouveau a les accents de La Chatolais ou de Rabaud St Etienne, et celui non moin monomanique de mettre l'enseignement en prise avec le réel (sans jamais d'ailleur définir ce dernier, et en faisant des propositions parfaitement...irréalistes) )est en contradiction avec le temps long de la maturation scolaire et le besoin de protéger l'enfant pour le laisser grandir à son rythme dans un lieu privilégié consacré a l'acquisition des savoirs.

Sur de nombreux points comme la selection il dit tout et son contraire: "l'enseignement doit se démocratiser moins par une sélection[...] que par une évaluation continue du niveau culturel."

Quand à l'École unique que le Plan veut instaurer... pas besoin d'en rajouter, la messe est dite.

Un dernier mot sur les "méthodes actives" , qui selon le Plan, "s'efforcent d'en appeler aux initiatives... des enfants eux-mêmes'''

Le plus amusant c'est que les duettistes de la postface se contredisent:
Dubet, lui, affirme que "l'architecture du système proposé par le plan a été globalement réalisée" mais pas par une volonté politique, tout simplement parce qu'elle était tellement géniale qu'elle a collé...à l'air du temps "et que conformément aux principes affirmés par le plan, le niveau scolaire de la nation s'est élevé comme le montrent toutes les études sur le niveau des élèves. " (SIC)
Et Dubet en remet une louche:
... "'bref, le Plan L-W place l'élève au centre du système"

et comme la qualité première du Plan est sa globalité...

Vive le Plan!

Fermez le ban!
Bon dimanche.

Ecrit par : Cadichon | 21 octobre 2007

La Ballade des dames du temps jadis, Christophe, ce n'est pas un peu tôt, en CM1?

Ecrit par : Jean | 21 octobre 2007

Il me semble que l'intelligence soit une réalité assez complexe à définir, non? Et pourquoi vouloir absolument dissocier mémoire et intelligence? L'exercice de la mémoire fait de toute évidence avancer l'intelligence, et je pense que l'inverse est également vrai. Peut-être est-ce comparable avec le renvoi dos à dos d'"égalité et liberté?"
Le hussard, encore une fois, je n'ai absolument rien contre, (ni pour, d'ailleurs) le rugby. Je déteste surtout les journalistes sportifs français, qui me paraissent d'une bêtise à manger du foin. Il semble que ce soit pire qu'ailleurs, à avoir discuté avec des "étrangers".
A tant mettre la pression sur les sportifs "tricolores", (pourra t-on un jour expliquer cet adjectif pour qualifier les français? Il semble que beaucoup des drapeaux nationaux comportent trois couleurs?), ils arrivent à leur faire perdre des matches parfois gagnés d'avance. Et la médiatisation de cette coupe du monde m'a paru nettement moins prégnante après la défaite des "bleus". Ce qui en vient, parfois, à me faire souhaiter une élimination prématurée des équipes compatriotes, ce qui est quand même un comble!
Sur ce, je vais faire mon footing... Sans caméras! :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 octobre 2007

@ à Françoise Guichard :Berl, bien sûr
@Pour Cadichon : ce texte de Denis Kessler.
http://www.challenges.fr/opinions/1191448800.CHAP1020712/adieu_1945_raccrochons_notre_pays_au_monde_.html
GM

Ecrit par : guy morel | 21 octobre 2007

Moot,
que vous le vouliez ou non, c'est un exercice de probabilités, et tel qu'il est posé, comme 1/3+1/4+1/5

Ecrit par : françois duhem | 21 octobre 2007

Moot,
que vous le vouliez ou non, c'est un exercice de probabilités, et tel qu'il est posé, comme 1/3+1/4+1/5

Ecrit par : françois duhem | 21 octobre 2007

Mes deux messages précédents étaient tronqués, j'essaie une dernière fois:

Moot,
que vous le vouliez ou non, c'est un exercice de probabilités, et tel qu'il est posé, comme 1/3+1/4+1/5

Ecrit par : françois duhem | 21 octobre 2007

La Ballade des dames du temps jadis, Christophe, ce n'est pas un peu tôt, en CM1?

Ecrit par : Jean | 21 octobre 2007

Je trouve aussi, mais c'est peut-être moins traumatisant que La Ballade des Pendus, apprise par ma petite soeur en CM aussi, qui m'a valu quelques soirées :"Catherine, j'ai peur, j'peux pas dormir !". Remarquez, c'est excellent pour transformer le "par coeur" en souvenirs impérissables.

Ecrit par : catmano | 21 octobre 2007

Moot,
que vous le vouliez ou non, c'est un exercice de probabilités.
Vous affirmez avec raison qu'un individu ne se réduit pas à une tête, quelques dents et un dos ! Mais en supposant que chaque phrase de l'énoncé apporte une information, la phrase "j'ai toujours mal quelque part", signifie qe la proba d'avoir mal (au dos ou à la tête ou aux dents) vaut 1. Si tel n'est pas son sens, elle est superflue, et l'énoncé est alors incomplet. Donc, soit il est précis mais comporte une erreur, soit il ne l'est pas, et il n'y a pas de solution.

Votre solution est par ailleurs fausse. Lorsque vous écrivez:
"avoir mal au dos et aux dents (voire la migraine en sus): un jour sur 12 (4*3), c'est à dire 5 fois", vous commettez l'erreur de croire que la proba d'avoir mal au dos et aux dents est égale au produit des deux probas. Cela suppose implicitemnt que ces deux probas sont indépendantes, ce que l'énoncé ne nous permet pas d'affirmer, et ce qui est très certainement faux en pratique pour la tête et les dents. Vous réitérez cette erreur deux fois.
Je vous prie également de ne pas être ironique à mauvais escient, mon seul but est d'apporter de l'aide au posteur initial du problème. Votre ironie est d'autant plus mal venue que vous vous vautrez dans l'erreur sans aucune retenue.

Ecrit par : françois duhem | 21 octobre 2007

La Ballade des dames du temps jadis, Christophe, ce n'est pas un peu tôt, en CM1?

Ecrit par : Jean | 21 octobre 2007

Je trouve aussi, mais c'est peut-être moins traumatisant que La Ballade des Pendus, apprise par ma petite soeur en CM aussi, qui m'a valu quelques soirées :"Catherine, j'ai peur, j'peux pas dormir !". Remarquez, c'est excellent pour transformer le "par coeur" en souvenirs impérissables.

Ecrit par : catmano | 21 octobre 2007

Ne me parlez pas d'élèves et de Villon, je vous prie... Pour des gars et des nénettes de 17 à 21 ans, 3 strophes et un envoi deviennent un refus catégorique. La longueur les tue. La mémoire leur fait défaut, et le travail supposé les invite à dire: "Je ne peux pas". Mouais. Ben un pauvre hère d'une vingtaine d'années attendant la mort, ça ne les a pas "remués" du tout. Aucune empathie. Pourtant, je crois avoir bien sué. Bah, on verra avec Môquet...

Ecrit par : Pendariès | 21 octobre 2007

Je vais aller chercher des croissants au chocolat chauds, moi, tiens.

Ecrit par : Pendariès | 21 octobre 2007

Et si vous essayiez tout bonnement "Les Animaux malades de la Peste", Pendariès, avec cette morale qui leur devrait quand même leur dire quelque chose:
"Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.",
avec tous ces gros bonnets de la politique et de la finance qui s'en mettent plein les poches et... échappent à la justice!

Ecrit par : Jean | 21 octobre 2007

En primaire, l'entraînement de la mémoire et ce qu'on pourrait appeler "l'archivage de données" me semblent relever de deux pratiques complémentaires, dont la mise en oeuvre est loin d'être évidente.

L'une de ces pratiques est le "par coeur". Celui-ci est indispensable, en calcul par exemple, pour mémoriser parfaitement les tables afin de gagner en efficacité, ce qui libère l'esprit et permet de se concentrer sur l'essentiel : la sélection des données utiles et le choix judicieux des procédures et opérations à mettre en oeuvre.

Dans ce domaine, l'apprentissage de la division tel qu'il est pratiqué actuellement apporte un exemple édifiant. La méthode la plus répandue dans les classes de CM1 -celle qui est recommandée par l'Institution- est effroyablement lourde puisqu'il faut en premier lieu construire tout un répertoire multiplicatif du diviseur. Si le diviseur est 37, l'élève va devoir trouver et écrire sur son cahier la table de 37 : 37x1=37 ; 37x2=74 ; 37x3=111 ; 37x4=148 etc. jusqu'à approcher du dividende. Puis il procèdera ensuite par soustractions successives. Bref, au bout d'un moment, plus personne ne sait comment il s'appelle !

Bien évidemment, la conclusion qui en ressort, c'est que la division est une opération affreusement lourde, compliquée... ce qui justifie de ne pas y toucher avant le CM1, et de seulement "l'aborder" à ce moment là. Et inutile de dire que son apprentissage dans ces conditions est loin d'être terminé à l'entrée au collège, à moins que l'instit ne soit un "hérétique" ou que papa, maman, mamie ne prennent discrètement les choses en main !

Alors pourquoi avoir ainsi compliqué les choses et reléguer la technique traditionnelle aux oubliettes ? La réponse se trouve dans certains livres du maître qui accompagnent les manuels scolaires :

"Pour maîtriser cette technique, l'élève doit
-savoir les tables de multiplication
-connaître la signification des chiffres dans l'écriture d'un nombre,
comptétences qui doivent être acquises à la fin du cycle 3."

Sans commentaire !

Ecrit par : Un hussard | 21 octobre 2007

Bon, et bien voilà, la coupe du monde de foot est terminée. C'est Christophe Sibille qui va être content.

Il y a bien eu quelques étourdis, comme les Fidjiens, qui ont cru qu'il fallait jouer à la main (ou les Sud-Africains en demi-finale). Mais les entraîneurs ont tout bien réexpliqué à leurs équipes et tout s'est bien terminé en finale : tous les points ont été marqués au pied, comme il se doit.

C'est étonnant tout de même à ce niveau de compétition de voir le nombre de joueurs qui ont à l'occasion touché le ballon avec les mains, surtout pour le ramasser. Mais c'est promis, dans quatre ans, tout sera parfait : ils joueront pendant tout le match au pied et ne feront plus aucune faute de main !

Ecrit par : Un hussard | 21 octobre 2007

Dans un éditorial il y a un mois, Jacques Julliard écrivait que le rugby était un chef d'oeuvre en péril... Que faire pour réintroduire du mouvement dans le jeu ? Pour redonner des espaces aux ailiers ? Ne vous en déplaise, les Argentins et les Sud-Africains ont marqué des essai de contre... Reverra-t'on un jour des attaques en première main ?

Ecrit par : Japhet | 21 octobre 2007

Moot,
que vous le vouliez ou non, c'est un exercice de probabilités, et tel qu'il est posé, comme 1/3+1/4+1/5

Ecrit par : françois duhem | 21 octobre 2007


Ce problème était signalé comme étant "un bonus", à la fin d'un devoir à la maison comportant 8 problèmes que le jeune Timothée avait réussis à résoudre.
Ce "bonus" laissait la maman perplexe, raison pour laquelle je l'avais transcrit ici.
Je vous ferai part de la correction, mais notez bien que le gamin est en 3ème.
Et avant tout merci pour votre implication.

Ecrit par : Maminou | 21 octobre 2007

Quelqu'un citait Jacques Bodoin il n'y a pas si longtemps, en ces lieux. Peut-être serait-il "de bon ton" de ne pas mésestimer l'importance de la musique dans la mémorisation des tables de multiplication? :-)

Guy, le Christophe qui répond à cette enflure qu'est Denis Kessler (je ne trouve pas d'autres qualificatif, mille excuses; faire encore semblant de penser qu'on puisse aujourd'hui prendre l'URSS comme modèle est soit être une enflure, soit être un crétin, et je ne crois pas que Denis Kessler soit un crétin) n'est pas moi, mais j'aurais bien aimé avoir son talent.

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 octobre 2007

Pour ceux qui vivent au pays des fées et qui sont convaincus que tout est pour le mieux dans le merveilleux monde libéral, une petite citation de Denis Kessler, ancien n°2 du MEDEF :

« La lutte des classes, j’y crois toujours, mais maintenant je suis de l’autre côté de la barrière. »

Ecrit par : Un hussard | 21 octobre 2007

Et si vous essayiez tout bonnement "Les Animaux malades de la Peste", Pendariès, avec cette morale qui leur devrait quand même leur dire quelque chose:
"Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.",
avec tous ces gros bonnets de la politique et de la finance qui s'en mettent plein les poches et... échappent à la justice!

Ecrit par : Jean | 21 octobre 2007

J'en ai "fini" avec le Moyen-Âge; Je passe au siècle qui suit, et ainsi de suite. Je donne à découvrir, lire et apprendre chronologiquement (le M-A est "proscrit" des programmes du LP; tout n'y commence en littérature qu'avec les Lumières pour étudier... l'argumentation.). La Fontaine viendra. Peut-être, vu que je ne suis que remplaçant.

Depuis tout à l'heure, je me cale avec d'Aubigné "La Chambre dorée". Souvenirs vieux de ma 1ere année de fac.

"Ces plumes sont stylets des assassins gagés,
Dont on escrit au dos des captifs affligés
Le noir THETA qui TUE, et le TUEUR TOURMENTE".

Sonorités.

Ecrit par : Pendariès | 21 octobre 2007

Pour ceux qui vivent au pays des fées et qui sont convaincus que tout est pour le mieux dans le merveilleux monde libéral, une petite citation de Denis Kessler, ancien n°2 du MEDEF :

« La lutte des classes, j’y crois toujours, mais maintenant je suis de l’autre côté de la barrière. »

Ecrit par : Un hussard | 21 octobre 2007

Comme on peut croire au Père-Noel. Il y a des luttes, oui, mais pas de classes.

Ecrit par : Pendariès | 21 octobre 2007

Comme on peut croire au Père-Noel. Il y a des luttes, oui, mais pas de classes.

Ecrit par : Pendariès | 21 octobre 2007


Vues du monde, vues de l'esprit. Schopenhauer jusqu'au bout.

Ecrit par : Pendariès | 21 octobre 2007

Il y a des luttes, oui, mais pas de classes.
Ecrit par : Pendariès | 21 octobre 2007

Il existe -vous avez parfaitement raison- de nombreuses sortes de luttes :
- lutte libre
- lutte gréco-romaine
- luttes intestines
- struggle for life
- and so on... !

Mais Denis Kessler, qui n'était quand même pas si mal placé en tant que n°2 du MEDEF pour avoir sa petite idée de ce qui se passe dans le monde du travail, dit :

« La lutte des classes, j’y crois toujours, mais maintenant je suis de l’autre côté de la barrière. » :-)))))))

Ecrit par : Un hussard | 21 octobre 2007

Il est fait fiction (légende) de tout.

Ecrit par : Pendariès | 21 octobre 2007

Je trouve dommage que depuis la rentrée ce blog devienne un affrontement stérile entre certaines personnalités à l’ego surdimensionné et qu’il dévie du thème proposé. Sur le thème du par cœur, je crois qu’en dehors de toute théorie et dans un but pratique,il faut distinguer entre le par cœur qui permet de gagner du temps pour ne plus avoir à « réfléchir » et le par cœur répétitif. Apprendre par cœur des conjugaisons françaises ou des déclinaisons latines ou des formules en chimie ou physique permet de gagner du temps pour écrire ou résoudre des problèmes. Quant au par cœur répétitif, quel professeur de lettres interrogeant au bac n’a pas rencontré un candidat qui a appris par cœur son cours et qui le récite consciencieusement ? Mais je crois que le par cœur indispensable au départ, ne peut remplacer la mise en place de « mécanismes-réflexes ». Connaître les formes de conjugaison latine par cœur ne suffit pas pour analyser une forme rencontrée dans un texte : il faut utiliser un mécanisme avec un ordre particulier pour y parvenir. Je crois d’ailleurs que c’est l’abandon de mécanismes d’analyse qui contribue à la décadence de l’expression. La dictée n’apprend pas l’orthographe mais met en place des mécanismes- réflexes qui permettent de surmonter les difficultés. Quand un élève de 6ème avait 6 heures de français par semaine, on pouvait mettre en place un certain entraînement. De même en 4ème et 3ème , les exercices de transformation en grammaire française permettait aux élèves de maîtriser le passage de l’actif au passif avec l’accent mis sur les règles d’accord, la construction de l’interrogation indirecte . Si certains se rappellent le feuilleton Pause – Café ( En 1981 avec Véronique Jannot ), un élève faisait rire car il était le seul à ne pas maîtriser l’interrogation indirecte et à utiliser qu’est ce que au lieu de ce que. Désormais tout intervenant dans les médias se fait un devoir d’utiliser la tournure fautive !!! Mais depuis 25 ans le niveau monte !!!

Un par cœur me semble incontournable , c’est l’apprentissage de « grands textes » qui mieux que la lecture émotionnelle du texte d’ un résistant peut permettre de s’approprier un patrimoine. Dans patrimoine, il y a la même étymologie que dans patrie et La Fontaine ou Victor Hugo n’ont actuellement aucune casquette politique. Mon vénéré professeur de Khâgne et grand résistant nous avait avoué que c’est le fait de se réciter des grands textes qui lui avait permis de tenir et de ne pas devenir fou entre deux séances de torture. Plus que des gadgets de communication , les jeunes me semblent avoir besoin de culture et de grands textes comme le prouve le succès auprès des jeunes de la chanson Ulysse par Ridan qui rend un hommage inattendu à Du Bellay.

Puisqu’il est permis de s’écarter du thème proposé, je voudrais vous recommander d’aller voir au cinéma à partir du 7 novembre DARLING un film de Christine Carrière ( d’après le livre de Jean Teulé ) . J’ai eu la chance de le voir en avant –première et j’étais très inquiet de voir comment serait rendu le tragi-comique de l’existence de l’héroïne.Je suis sorti rassuré. Comme le fait remarquer Claude Chabrol président d’ un jury qui a décerné à Darling le premier prix du festival De la page à l’image, la réalisatrice a su montrer l’horreur de la violence sans céder à la fascination. Pour ceux qui ont lu le livre les coups ne sont pas montrés mais suggérés par les « radios » qu’examine un médecin à l’hôpital. De plus l’héroïne est interprétée par Marina Foïs qui mériterait d’obtenir un César pour ce rôle. Je signale que le livre doit ressortir en Livre de poche le 2 novembre et sa lecture par des élèves leur permettrait de ne plus se sentir les plus malheureux du monde et les plus maltraités par leur parents. Quant aux collègues fanatiques des analyses à la mode , ils pourraient s’éclater en s’interrogeant sur l’autobiographie puisque ce »roman » est en fait le récit de la vie réelle d’une cousine de Jean Teulé qui a 46 ans et vit toujours.

Ecrit par : Ponocratès | 21 octobre 2007

On peut aussi citer une forme particulièrement vitale de lutte :
- lutte des convives autour d'un buffet pour se saisir des canapés et petits fours.

Ecrit par : Un hussard | 21 octobre 2007

C'est une histoire que Kessler se raconte et veut bien nous raconter et nous faire croire. On a le prisme qu'on veut pour se raconter le monde et ses rouages. Je ne vous dirai pas de reprendre "Macbeth", - et tout Shakespeare, et le théâtre élisabéthain encore, et les Grecs. J'y puise là ma réaction à ce qui nous est dit du monde.

Je veux dire que, par exemple, le socialisme, j'ai grandi, mutatis mutandis, avec (né en 1975): 1981-1995, et Jospin; et que, gavé, presque au sens physique du terme, à un moment donné, j'ai regardé ailleurs que vers ce qui n'est qu'une doctrine parmi d'autres et qui me fut imposée par l'ambiance de ces années de condoléances.

Ecrit par : Pendariès | 21 octobre 2007

Mais je crois que le par cœur indispensable au départ, ne peut remplacer la mise en place de « mécanismes-réflexes ». Connaître les formes de conjugaison latine par cœur ne suffit pas pour analyser une forme rencontrée dans un texte : il faut utiliser un mécanisme avec un ordre particulier pour y parvenir. Je crois d’ailleurs que c’est l’abandon de mécanismes d’analyse qui contribue à la décadence de l’expression.

Ecrit par : Ponocratès | 21 octobre 2007

Merci ! C'est précisément le deuxième point dont je voulais parler mais comme vous l'avez déjà très bien dit...

C'est juste "qu'est-ce que je voulais dire" !!!

Ecrit par : Un hussard | 21 octobre 2007

Mon vénéré professeur de Khâgne et grand résistant nous avait avoué que c’est le fait de se réciter des grands textes qui lui avait permis de tenir et de ne pas devenir fou entre deux séances de torture.

Ponocratès

Allez faire comprendre ça à des gosses qui se permettent d'avoir tout, ou du moins à qui l'on fait croire qu'ils ont tout ou peuvent tout avoir. Qui oublient la misère avec le bazar des choses à acheter, à écouter - pour faire comme. Remarquez, je vois ces ados, ayant de gros problèmes, qui trouvent refuge dans ce qui leur est proposé et que nous considérons comme de la m... ou un piège. Même démarche que celles et ceux dont ici les uns et les autres évoquent le souvenir. Pas à un même niveau seulement. C'est que l'offre n'est pas la même, et que la demande suit l'offre.

Ecrit par : Pendariès | 21 octobre 2007

Et si Hussard me réplique par "Libéralisme", je lui répondrai Jdanov et "Réalisme socialiste" (pour ce qui touche à l'offre culturelle et à la censure dans les pays chez qui "lutte des classes" était ou est toujours une fiction en action).

Pour ce, je préfère les analyses sociales, économiques liées à la théorie mimétique. Hé oui, Girard a ouvert des pistes qui dépassent largement le cadre simplement littéraire.

Ecrit par : Pendariès | 21 octobre 2007

Mais je crois que le par cœur indispensable au départ, ne peut remplacer la mise en place de « mécanismes-réflexes »
Ecrit par : Ponocratès | 21 octobre 2007 .

Ce qu'une de mes élèves de CE1 a traduit récemment par : "D'abord, on apprend la règle (c'étaient les pluriels en "s") par coeur, mais après ce qui est difficile, c'est qu'elle redescende dans le stylo. Quand on y arrive, ça y est, on sait."

Ecrit par : catmano | 21 octobre 2007

Je trouve aussi, mais c'est peut-être moins traumatisant que La Ballade des Pendus, apprise par ma petite soeur en CM aussi, qui m'a valu quelques soirées :"Catherine, j'ai peur, j'peux pas dormir !". Remarquez, c'est excellent pour transformer le "par coeur" en souvenirs impérissables.

Ecrit par : catmano | 21 octobre 2007

Et en plus, ne pas oublier qu'il était nécessaire de faire un beau dessin, en rapport avec le texte, sur la page blanche qui était en regard du joli texte soigneusement copié à la sergent major. Beark!

Ecrit par : dobolino | 21 octobre 2007

Je ne méprise pas votre combat, Hussard, mais acceptez que d'autres suivent d'autres voies que les vôtres, pour un but même: un peu moins de violence (sous toutes ses formes), un pas vers le meilleur.

Ecrit par : Pendariès | 21 octobre 2007

A Pendariès

Il y a bien longtemps de cela, ayant fréquenté pendant tout mon enfance des camarades de tous milieux, je croyais comme vous que la notion de "classes" avait vécu.

Jusqu'au jour où j'ai débarqué, pour ma première année de droit, dans un amphi d'Assas, sans Mont-Blanc à la main, sans cabochon aux oreilles, sans catogan aux cheveux... Ce jour-là, j'ai senti très clairement aux regards de certains que je n'étais pas de la même classe qu'eux. Et je me suis dit : tiens, si j'ai le sentiment de ne pas être de la même classe, cela signifie-t-il que les classes existent encore ?

Puis une quinzaine d'années de travail en entreprise, dans divers secteurs, m'ont donné l'occasion d'observer et de réfléchir à cette question. A l'épreuve des faits, la réponse par l'affirmative a fini par s'imposer.

Et ce n'est pas à ce jour ce que je vis dans l'enseignement ou ce que j'observe auprès des parents de mes élèves ou de mes amis qui travaillent en entreprise qui infirment cette réponse.

Ce qui ne m'empêche pas d'être d'accord avec vous pour dire que ce n'est pas l'unique prisme à utiliser pour réfléchir sur le monde... et que René Girard est un grand, ne serait-ce que pour "Mensonge romantique et vérité romanesque",
que j'ai découvert grâce à Madame Bovary !

Ecrit par : Un hussard | 21 octobre 2007

Pour Hussard. Je n'explique plus le regard des autres par la lutte des classes. Je vous renvoie à ce lien.

www.all-in-web.fr/mimetique

Ecrit par : Pendariès | 21 octobre 2007

Pardon pour la sécheresse du message; c'est que je m'apprête à me promener dans les vignes du massif de La Clape. No offense.

Ecrit par : Pendariès | 21 octobre 2007

Une dernière remarque avant de m'en aller moi aussi m'adonner au "carpe diem".

Si l'échange que nous venons d'avoir peut sembler , à première vue, hors sujet par rapport à ce blog, j'ai la conviction que si l'on va au fond des choses, il n'en est rien.

Je crois que l'une des préoccupations communes à tous les instructionnistes -quelles que soient par ailleurs leurs convictions- c'est d'agir et de trouver des solutions pour assurer à chaque élève qui leur est confié une réelle égalité des chances, conformément aux valeurs de l'Ecole républicaine.

Et pour ce faire, il nous faut non seulement transmettre des savoirs, des techniques et des méthodes, mais aussi -et c'est le plus difficile- leur permettre de s'approprier cette culture qualifiée de "bourgeoise" par les pédagos ainsi que tous ces petits signes et codes qui leur permettront, s'ils s'aventurent dans certains domaines professionnels ou dans les grandes écoles, de montrer qu'ils sont bien de la même "classe" que ceux qu'ils veulent rejoindre. De ce point de vue, l'analyse qu'ont fait Bourdieu et Passeron dans "Les héritiers" des oraux de certains concours prestigieux me semble ne pas avoir pris une ride.

Et c'est l'une des raisons pour lesquelles j'ai rejoint les collègues de la Troisième Voie, qui, par les échanges que nous avons, m'apportent une aide précieuse pour relever ce défi.

Ecrit par : Un hussard | 21 octobre 2007

P. Azimont et Pendaries, pourriez-vous développer ?

Dans mon lycée d'enseignement technologique, court la rumeur de la mort programmée des bacs STI.

C'est peut-être pas sans rapport avec l'histoire des bacs pro 3 ans qui pourraient servir de passerelle collège --> bac pro sans passer par la case BEP pour les meilleurs ?

En tout cas la réforme STI initialement prévue pour la rentrée 2008 est enterrée. C'est pas un mal puisque c'était une bouse ...
Cependant il est urgent d'agir afin que ces filières porteuses d'emploi retrouvent leur attractivité (les effectifs sont en baisse constante) et que les programmes soit dépoussiérés.

PS :
Mon neveu 28 ans après une licence de physique et 7 ans de travail comme intermitent du spectacle dans le cirque a repris des "études" en bac pro plombier chauffagiste. Il dépend du GRETA mais est tout seul mélangé dans une classe de LP.
Ben ... ça lui fait drôle (et c'est un euphémisme) !

Ecrit par : Zorglub | 21 octobre 2007

Et pour ce faire, il nous faut non seulement transmettre des savoirs, des techniques et des méthodes, mais aussi -et c'est le plus difficile- leur permettre de s'approprier cette culture qualifiée de "bourgeoise" par les pédagos ainsi que tous ces petits signes et codes qui leur permettront, s'ils s'aventurent dans certains domaines professionnels ou dans les grandes écoles, de montrer qu'ils sont bien de la même "classe" que ceux qu'ils veulent rejoindre.
Ecrit par : Un hussard | 21 octobre 2007

Quand vous avez un petit stagiaire "en entreprise" de troisième (élève studieux), que vous lui offrez un repas de midi au restaurant et que vous le voyez, horreur, couper soigneusement toute sa viande en petits morceaux dans son assiette avant d'en manger une bouchée et tartiner consciencieusemnt sa tranche de pain sans avoir rompu un morceau à la taille de sa bouche:
1) vous avez envie de hurler à la salle: "ce n'est pas mon fils!"
2) vous savez que, s'il entre à Polytechnique ou HEC, il est cliniquement mort.
Et vous pouvez lui apprendre Rabelais et Montaigne par cœur, ça n'y changera rien: il s'écrasera comme une crêpe chez les bourgeois, même s'il n'y a plus de lutte des classes. Il y a des règles qui ne s'apprennent pas à l'école et qui sont impitoyables.

Ecrit par : dobolino | 21 octobre 2007

Je veux dire que, par exemple, le socialisme, j'ai grandi, mutatis mutandis, avec (né en 1975): 1981-1995, et Jospin; et que, gavé, presque au sens physique du terme...

Ecrit par : Pendariès | 21 octobre 2007


"Gavé, au sens presque physique du terme", n'est-ce pas là une bonne définition du "par coeur"?

Ecrit par : marigot | 21 octobre 2007

Votre ironie est d'autant plus mal venue que vous vous vautrez dans l'erreur sans aucune retenue.

Ecrit par : françois duhem

Vous êtes bien prétentieux, mon garçon. Allez vous promener, ne pensez plus à rien, ça vous fera du bien.
Et évitez de former des jugements hâtifs sur des inconnus, ils vous en remercient d'avance.

Ecrit par : Moot | 21 octobre 2007

Il y en a qui ont envie d'aller se promener : l'air est pur, la route est large, le clairon sonne la charge !
Petit itinéraire donc, à l'adresse ci-dessous.
http://www.lamondialisation.fr/pdf/mondialisationCM2-ecran.pdf

Ecrit par : guy morel | 21 octobre 2007

Et puis pour enfoncer le clou, essayons d'adopter vos hypothèses supplémentaires, lesquelles sont autant valides que les miennes, mais peut-être plus difficiles à comprendre pour un élève de troisième, à mon avis.

Adoncques, cette personne a toujours mal quelque part, et ça ne peut être qu'au dos, aux dents ou à la tête, ou plusieurs à la fois.
Elle a mal au dos, et uniquement au dos, un jour sur 3, etc.
Elle souffre de deux maux, peu importe lesquels, et seulement deux, un jour sur 6.

Elle souffre donc des trois maux les jours restants.

Cherchons un plus petit multiple commun à 3, 4, 5 et 6. C'est 60. Voyons ce que ça donne sur 60 jours, donc :

Mal au dos : 60/3 = 20 jours ;
Mal aux dents : 60/4 = 15 jours ;
Migraine : 60/5 = 12 jours ;
Deux maux : 60/6 = 10 jours.

Total : 20 + 15 + 12 + 10 = 57 jours.

Il y a donc 3 jours sur 60 où elle souffre des trois maux, soit un jour sur 20.

Je crois n'avoir pas lu ça de votre part.

Ecrit par : Moot | 21 octobre 2007

Il n'y aucune prétention dans cette explication, seulement
des compétences en mathématiques qui semblent loin d'être acquises vous concernant. Tolérez donc que je formule un jugement "hâtif", non à l'égard de l'inconnu que vous êtes, mais à l'égard de l'ignorant qui n'a rien entendu à cette question de probabilités.

Cordialement.

Ecrit par : françois duhem | 21 octobre 2007

Je crois que l'une des préoccupations communes à tous les instructionnistes -quelles que soient par ailleurs leurs convictions- c'est d'agir et de trouver des solutions pour assurer à chaque élève qui leur est confié une réelle égalité des chances, conformément aux valeurs de l'Ecole républicaine.

Ecrit par : Un hussard | 21 octobre 2007

On peut même remplacer le mot "instructionniste" par "enseignant, je crois.

""Gavé, au sens presque physique du terme", n'est-ce pas là une bonne définition du "par coeur"?"

Ecrit par : marigot | 21 octobre 2007

Non, je ne pense pas. "Par coeur", comme l'expression l'indique parfaitement, signifie tout autre chose!

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 octobre 2007

Vous dites:

"Total : 20 + 15 + 12 + 10 = 57 jours.

Il y a donc 3 jours sur 60 où elle souffre des trois maux, soit un jour sur 20."

Encore faux !

"Je crois n'avoir pas lu ça de votre part"

Et je me félicite de ne pas avoir écrit cette ânerie.

Nous polluons inutilement ce fil, contactez moi par email si vous voulez plus d'explications: [email protected]

Ecrit par : françois duhem | 21 octobre 2007

10x = 30
4y = 30
5z = 30

soit : x = 10, y = 7.5 z = 6

30-10-7.5-6 = 6.5 jours, où j'ai soit mal à deux endroits, soit à trois.

Or à deux endroits j'ai mal t fois, et 6 t = 30. t = 5

Il reste le nombre de jours où j'ai mal à 3 endroits :
6.5-5 =1.5 jour par mois de 30 jours, à moduler en fréquence selon le nombre de jours par mois (février, etc) :)

Ecrit par : D'enguell | 21 octobre 2007

En classe de troisième, naturellement !

Ecrit par : D'Enguell | 21 octobre 2007

On parle de tout sur ce blog , de sujets invitant à la réflexion, de références érudites, mais aussi de rugby, de foot , des dames qui en ont gros ou non sur le coeur ( les petites poitrines c'est vraiment pratique finalement ) ou encore des petits soucis de santé. Tiens ça me fait penser à la chanson de Gaston Ouvrard qui était toujours patraque et avait pris le parti d'en rire pour amuser son public : " je n'suis pas bien portant."

La journée de ce samedi 20 octobre m'a rappelé deux sujets de réflexion proposés par le maître de maison : par coeur et transmission.
Je suis allée à la foire aux livres organisée par l'équipe d'Amnesty du secteur d'Epernay, bonne occasion de retrouver les collègues retraités qui s'en occupent et d'échanger des bises et des nouvelles. Dans la Marne, la fricassée de museaux n'est pas regardante : quatre bisous par personne.
Parmi mes découvertes, je m'attarderai sur deux manuels d'histoire. Le premier date de 1946 et est publié aux éditions de l'école. Comme c'est mon année de naissance il retient mon attention. La présentation est austère et les illustrations tout autant. Les résumés et les dates à retenir se détachent de l'ensemble imprimés en caractère gras et bien encadrés. le dernier chapitre me surprend. Les auteurs établissent le bilan des découvertes et des progrès améliorant le confort du quotidien mais déplorent que la soif de jouissance matérielle n'apporte pas le vrai bonheur puisque les disputes familiales, les divorces et la violence sont en augmentation. En conséquence, seule la religion chrétienne peut apporter le vrai bonheur. Je tourne et je retourne le livre dans tous les sens pour vérifier s'il s'agit bien d'un livre de l'enseignement public et laïque. Il semble que oui. Je m'interroge sur cette digression d'une dizaine de lignes. sans doute l'ouvrage a t-il été rédigé sous le gouvernement de Vichy ?
Je consulte un autre ouvrage datant de 1961. Celui -là est plus proche de ma scolarité primaire. La couverture représente la tapisserie de Bayeux, la quelle tapisserie est expliquée à la page 28. Le manuel, de R.Ozouf et L Leterrier est destiné au cours moyen et comporte 251 pages. L'ensemble se compose de 57 chapitres subdivisés en deux étapes. Les résumés à apprendre par coeur se détachent nettement en caractère gras dans un cadre et pour chaque chapitre quelques dates sont à retenir, 5 au maximum et parfois aucune mais c'est rare. Je m'attarde au chapitre 30 : Le rayonnement de la France au 18° siècle. Le chapitre comprend deux étapes ou deux leçons comme on voudra :
- Les écrivains et les philosophes.
- Les artistes, les savants et les inventeurs.
La présentation est plus aérée et très agréable. Un dessin en couleur représente la foule admirant une montgolfière dans le ciel. Des reproductions en noir et blanc présentent Voltaire jeune , Diderot et son sourire, le Buste à l'nfant de Houdon et L'indifférent de Watteau. deux courtes lectures complètent le chapitre. Voici un bref extrait de l'une d'elles, une anecdote de Voltaire sur l'encyclopédie. Le roi qui a fait confiquer les dictionnaires encyclopédiques accepte de les consulter lors d'un souper à Trianon et s'étonne qu'on lui ait dit tant de mal de ce livre. le comte de C dit alors tout haut: " Sire, vous êtes trop heureux qu'il se soit trouvé , sous votre règne, des hommes capables de connaître tous les arts et de les les transmettre à la postérité.

Je décide d'offrir ce manuel à l'un de mes proches, vigneron retraité, vieux garçon vivant un peu comme les deux montagnards du film " Les bronzés font du ski." Il est en train de regarder " Questions pour un champion." Justement l'animateur pose une question d'histoire : En 1831, un roi de France... Il n'achève pas sa question. Une candidate, professeur des écoles l'interrompt et lance : " Napoléon III ! "
Le vieux garçon sursaute : " Ah non!" puis il ajoute : " L'empire c'est la paix! Tu parles ,désastre au mexique, un fils unique tué en Afrique du Sud, la guerre de 70. " Je ne réponds pas; je pense simplement que ce professeur pourrait consulter avec profit ce manuel de 1961.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 21 octobre 2007

3x = 30 (je corrige votre "lapsus calami")
4y = 30
5z = 30

soit : x = 10, y = 7.5 z = 6

30-10-7.5-6 = 6.5 jours, où j'ai soit mal à deux endroits, soit à trois.

Or à deux endroits j'ai mal t fois, et 6 t = 30. t = 5

Il reste le nombre de jours où j'ai mal à 3 endroits :
6.5-5 =1.5 jour par mois de 30 jours, à moduler en fréquence selon le nombre de jours par mois (février, etc) :)

Ecrit par : D'enguell

Comme quoi nous sommes d'accord (j'ai dit 3 sur 60).

Quant à l'autre, j'adore son "compétences en mathématiques qui semblent loin d'être acquises vous concernant". Mon gros lapin, vous confondez "j'ai deux de ces maux" avec "j'ai au moins deux de ces maux". C'est l'hôpital qui se moque de la charité !
Allez, pour vous, j'ai un conseil : un suppo, et au lit.

Ecrit par : Moot | 21 octobre 2007

Je pense qu'en réalité, le professeur a mal posé son énoncé, sinon le problème serait trop dur pour une classe de 3eme.
Quand il dit:
" mal au dos au 1/3 du temps",
Il aurait dû dire "j'ai mal _seulement_ au dos 1/3 du temps".
Dans ce cas, les ensembles A (mal _seulement_ au dos), B (_seulement_ aux dents) et C (_seulement_ à la tête) et D (à _seulement_2 endroits à la fois) ont une intersection nulle et le problème devient trivial.
En effet, appelons E l'événement "avoir mal aux 3 endroits à la fois". Comme il a mal tout le temps, la réunion de ces 5 possibilités décrit l'ensemble des possibilités, or, comme ces possibilités sont toutes sans intersections, on a:
P(A)+P(B)+P(C)+P(D)+P(E)=1, et on obtient ainsi que
P(E)=1-1/3-1/4-1/5-1/6=1/20 comme l'a écrit Moot, que j'avais lu un peu vite dans son dernier message.

J'insiste sur le fait que toute cette polémique ridicule repose sur le fait que l'énoncé n'est pas assez précis.

Ecrit par : françois duhem | 21 octobre 2007

"Gavé, au sens presque physique du terme", écrit Marigot.

Très bonne définition de l'élève de Première qui se présente à l'Epreuve anticipée de français du bac et qui a appris par coeur, mais sans le coeur, le catalogue d'"objets d'étude", de "genres" et de "registres" en quoi consistait le cours de français, auquel il ne comprend goutte, qui ne lui parle d'aucune manière, et surtout pas à son coeur, mais dont il s'imagine que pour plaire à son examinateur, il faudra qu'il le lui recrache comme une machine. Comment peut-il penser une seule seconde, ce pauvre élève de Première, que l'examinateur lui posera des questions de bon sens sur le texte, celles, précisément, auxquelles son professeur, "soucieux de bien l'armer pour l'examen", ne l'a pas préparé?
L'Epreuve anticipée de français du bac, ou le plus bel exemple du "par coeur" idiot et stérile....La victoire des cuistres.

Ecrit par : Jean | 21 octobre 2007

Moot, vous êtes d'une totale mauvaise foi, cette réponse correcte, vous ne l'avez obtenue qu'après avoir, je vous cite :

"t puis pour enfoncer le clou, essayons d'adopter vos hypothèses supplémentaires, lesquelles sont autant valides que les miennes, mais peut-être plus difficiles à comprendre pour un élève de troisième, à mon avis."

Vous seriez malhonnête de ne pas le reconnaître.

Ecrit par : françois duhem | 21 octobre 2007

Merci Moot pour votre dernière explciation : là, j'ai compris.

Ecrit par : Jeremy | 21 octobre 2007

Il y en a qui ont envie d'aller se promener : l'air est pur, la route est large, le clairon sonne la charge !
Petit itinéraire donc, à l'adresse ci-dessous.
http://www.lamondialisation.fr/pdf/mondialisationCM2-ecran.pdf

Ecrit par : guy morel | 21 octobre 2007

Le lien indiqué par Guy Morel vaut absolument le détour. On y découvre et lit un discours officiel proprement ahurrissant d'essence fondamentaliste et ouvertement conquérant.
L'éditorial de Ch. Lagarde reproduit sinon la lettre, du moins l'esprit de l'édit de 1493 du pape Alexandre VI. Celui-ci précisait juste après la découverte des Indes Occidentales les conditions et les modalités pratiques du gouvernement chrétien des terres conquises et à conquérir. On y trouve aussi, selon les historiens non seulement la volonté pontificale de convertir, la passion d'uniformiser les croyances mais aussi et tout comme dans le texte fabuleux de l'ad-ministre Lagarde un esprit de bienveillance , de condescendance à l'égard des populations nouvellement assujetties, invitées à partager la "félicité et la gloire du peuple chrétien tout entier".
Voici un petit extrait de cette prose militante, intitulé: "Zoé à l'école"." La France est, depuis le
16e siècle, une nation de
grands navigateurs et d’explorateurs. Le livre
raconte l’histoire de Jacques Cartier, parti de
France en 1534, qui a exploré le Québec. C'est
l'époque des caravelles et des grandes découvertes Elle découvre qu'aujourd'hui, grâce aux nouveaux
moyens de transport (conteneurs) et de
communication (Internet), les Français et les
Européens occupent une place importante dans
les échanges mondiaux d’idées, de
marchandises et de personnes..."

Ecrit par : marigot | 21 octobre 2007

Maminou, c'est Moot qui a la bonne réponse (aidé ou pas par duhem, ça je n'en sais rien - si oui c'est très bien pour duhem, si non c'est très bien pour moot).

Ecrit par : Jeremy | 21 octobre 2007

Merci Moot de corriger ce lapsus calamiteux.

En revanche, n'étant pas si nombreux ici-bas à faire quelques calculs, il serait dommage de continuer les égratignures devant tous ces littéraires... :)

Ecrit par : D'Enguell | 21 octobre 2007

Bien entendu que Moot a été "aidé " par moi, sa première réponse était "en moyenne 1 fois sur 6" cf plus haut, et elle était complètement fausse. Je le répète, pour un mathématicien, le problème est _sans_ solution car mal posé ("avoir mal au dos" nest pas équivalent à "n'avoir mal qu'au dos"). Si vous ne me croyez pas , postez ce problème sur un forum de mathématiciens (dont je suis), par exemple ww.maths-forum.com et vous aurez cette réponse.
Je le répète une dernière fois, cette solution est sans doute celle qu'attend le prof qui a posé le problème, mais ce _n'est pas la solution au problème tel qu'il a été posé sur le forum_, qui ne peut avoir de réponse.

Pour des rasions que j'ignore, Moot en arrive à des babillages scatologiques. Je suis un scientifique, et si je peux pardonner le manque de rigueur, la malhonneteté intellectuelle et la grossiereté me répugnent: votre pemière réponse était fausse, et la seconde, qui répond à un problème _qui n'est pas posé_, vous a été inspirée par moi.

Ecrit par : françois duhem | 21 octobre 2007

Je pense qu'en réalité, le professeur a mal posé son énoncé, sinon le problème serait trop dur pour une classe de 3eme.
Quand il dit:
" mal au dos au 1/3 du temps",
Il aurait dû dire "j'ai mal _seulement_ au dos 1/3 du temps".
Dans ce cas, les ensembles A (mal _seulement_ au dos), B (_seulement_ aux dents) et C (_seulement_ à la tête) et D (à _seulement_2 endroits à la fois) ont une intersection nulle et le problème devient trivial.
En effet, appelons E l'événement "avoir mal aux 3 endroits à la fois". Comme il a mal tout le temps, la réunion de ces 5 possibilités décrit l'ensemble des possibilités, or, comme ces possibilités sont toutes sans intersections, on a:
P(A)+P(B)+P(C)+P(D)+P(E)=1, et on obtient ainsi que
P(E)=1-1/3-1/4-1/5-1/6=1/20 comme l'a écrit Moot, que j'avais lu un peu vite dans son dernier message.

J'insiste sur le fait que toute cette polémique ridicule repose sur le fait que l'énoncé n'est pas assez précis.

Ecrit par : françois duhem

Eh bien voilà ! Mais oui, je reconnais que ma première façon de voir les choses était naïve et que la vôtre est plus satisfaisante et m'a aidé pour suivre la bonne voie. C'est peut-être un peu gros que voir où que ce soit de la "mauvaise foi", ou alors c'est que j'aurais la mémoire bien courte, pour ne pas me souvenir de ce que j'ai dit et que vous citez ensuite : "essayons d'adopter vos hypothèses supplémentaires, lesquelles sont autant valides que les miennes".
Et puis désolé de vous le dire, mais si vous ne savez rien de moi, en revanche, j'en sais un tout petit peu sur vous. C'est tout l'avantage des pseudonymes, et encore, le mien circule assez pour que vous puissiez trouver en cherchant bien.

Vous avez raison de souligner, je vous cite en éliminant le qualificatif dévalorisant, que : "toute cette polémique repose sur le fait que l'énoncé n'est pas assez précis". Encore faut-il dire qu'il n'est pas assez précis pour quiconque a un peu plus de bagage qu'un élève de troisième. Je suppose que dans la classe où ç'a été posé, il manque aux élèves ce qui permet de mettre en évidence les lacunes de l'énoncé, aussi donc la solution attendue est-elle unique.

P.S. : évitez le mot "trivial". J'ai le souvenir d'un camarade de spéciale, envoyé au tableau en cours de mathématiques, et qui osa commencer par : "il est clair que". Il s'est proprement fait incendier par le professeur, un vieux de la vieille qui avait joué toutes les prolongations autorisées par l'administration tant il aimait son métier. Ça fait presque vingt ans maintenant, mais j'en ai gardé un souvenir vivace.

Ecrit par : Moot | 21 octobre 2007

L'Epreuve anticipée de français du bac....La victoire des cuistres.

Ecrit par : Jean | 21 octobre 2007

Même pas !!! Exemple datant d'un quart d'heure : vérifiant sur "google" que le sujet de dissertation (sur "Andromaque") que je voulais faire traiter par mes hypokhâgneux n'était pas pré-corrigé, je suis tombée sur ceci (forum d'aide aux devoirs) et je dois dire que je n'en suis pas encore revenue. Selon toute vraisemblance, il doit s'agir d'élèves de 1ere préparant l'EAF, justement ... Non, ce n'est pas un canular, mais la triste vérité, je le crains. Terrifiant, et même pas drôle. J'ai fait un copié-collé pour respecter l'orthographe (?!), ça va de soi. Mais ce que j'ai préféré, c'est Victor...

QUESTION : Bonjour à tous, Je cherche un plan sur le sujet de disserte suivant :
"Le théâtre de Racine n'est pas un théâtre d'amour. Son sujet est l'usage d'une force au sain d'une situation généralement amoureuse [...] ; son théâtre est le théâtre de a violence." Ecrit Roland Bartes dans son étude "Sur Racine". Votre connaissance du théatre racinien vous permet-elle de commenter un tel jugement.

REPONSE : bon deja une chose a la foi on va dabor ce lancer sur racine alor daje racine c'est un auteur tragipe marojitairemen jenten, donc forcement il y a une histoire d 'amour tu cite kelk oeuvr tragique tel que romeo et juliette ou là une histoire d'amour est le sujet principal tu pe egalemen cité hamlet de shakespeare égalemen voir andromaque de racine lui même ou encor une foi une histoire d'amour est le centre de l'oeuvre.... et oui tragédir = hist d'amour ... donc ce que tu pe fair c'est rapeller que racine est un auteur tragique et que les oeuvre tragique fon apelle a un amour imossible com ds romeo et juliette a cause du confli familliau des 2 maison ou ds andromaque ou le roi aime andromaque alor que elle elle n'a pas encor fair le deuille de son mari victor (a verifier le nom chui plu sur )
.... mis a par ca je vois pas ce que tu pe dire sur le sujet dsl bonne chance
joubliai pour la violence c normal puisk se son des piece tragique donc forcemen la mort es o rendez vous
explore les ouvre tragique pour conclure sur le théatre de racine auteur tragique

Ecrit par : FGuichard | 21 octobre 2007

Encore une fois, j'en conclus que mes élèves de CE1 ont vraiment un très bon niveau d'expression et d'orthographe. Ce qu'ils m'écrivent est quand même un tout petit peu moins pire que ça !
Et dire que j'ose leur faire des reproches, alors qu'ils sont promis à un brillant avenir.

Ecrit par : catmano | 21 octobre 2007

explore les ouvre tragique pour conclure sur le théatre de racine auteur tragique

Ecrit par : FGuichard | 21 octobre 2007

C'est un canular ou bien une farce tragicomique?

Ecrit par : buntovchik | 21 octobre 2007

Si ce n'est pas un canular, on a la preuve que le niveau monte!

Sujet difficile, je trouve, pour un élève de Première. Sujet de Capes de Lettres modernes, oui!

Et puis , à la question "Votre connaissance du théâtre de Racine vous permet-elle de commenter ce jugement?", il suffisait de répondre "Non." et le devoir était terminé.

Ecrit par : Jean | 21 octobre 2007

Ce que j'ai préféré, c'est "Victor a verifier le nom"...
Ecrit par : FGuichard | 21 octobre 2007

Certes ; car au fond, tous les maris s'appellent Victor, suis-je sotte ! Comment n'y avais-je pas pensé plus tôt ??
ex: "Ciel ! mon Victor!" On dirait du Jean Tardieu.

Ecrit par : Dulcamara | 21 octobre 2007

Bonsoir à tous,
A voir en ce moment Xavier Darcos chez Moati

Ecrit par : marie | 21 octobre 2007

Quelqu'un peut-il me répondre?

J'ai mis ce matin un post sur le forum de France 2 (c'était la première fois) à propos d'Antibi, l'inénarrable auteur de cette inénarrable niaiserie qu'est la "Constante macabre".

Je l'avais intitulé: "Antibi? Souverainement inutile, et faux!"
J'y expliquais que les "chercheurs en pédagogie" ne servant à rien, il faut bien qu'ils se fassent mousser comme ils peuvent, comme la Mouche dans "Le Coche et la Mouche" de notre bon La Fontaine, et que c'était très exactement le cas de ce m'as-tu-vu d'Antibi, avec son titre à la fois tape-à-l'oeil ("La Constante macabre") et scandaleux pour quelqu'un qui prétend éprouver de l'empathie pour le monde enseignant.

Un collègue m'avait aussitôt approuvé chaudement.

Ce soir, je m'aperçois que seuls subsistent les posts favorables à Antibi. Je n'arrive plus à retrouver le mien. Est-ce moi qui ne fais par les manoeuvres nécessaires, ou est-ce la censure qui est passée?

Ecrit par : Jean | 21 octobre 2007

@ Pendariès, Zorglub et les autres.

Le bac pro en 3 ans présente des effets pervers ou paradoxaux que je vais tenter d’énumérer en vrac. Effets dont les génies du ministère se foutent éperdument, à supposer qu’ils pensent :

– par souci d’économies (en pédagol on appelle ça “modernisation nécessaire”), une année de LP disparaît d’où un quart des heures avec des conséquences peu rassurantes pour les PLP. Mais après tout, ce sont des sous-profs ;
– les justifications données au début pour cette réforme étaient que ce bac attirerait les élèves les plus motivés de 3e ou redoublants de 2de. Dans la réalité, c’est bien sûr du pipeau ;
– le BEP « pourra être passé par les élèves » mais sans qu’ils y aient été préparés en classe (!) ;
– beaucoup d’élèves sortiraient sans diplôme après 3 ans ;
– les examinateurs subiront les pressions afin d’atteindre les scores soviétiques voulus. Ça commence ! Exemple : consigne venue d’en haut (orale évidemment) de multiplier les notes des candidats au BEP par 1,5 ;
– une passerelle comme la 1re d’adaptation en lycée technique n’a plus d’objet ;
– quant à l’apprentissage, il doit faire son entrée en force (50 % ?) dans les LP, ce qui tend à les faire carrément disparaître : même lieu, même diplôme mais formation semblant moins coûteuse, de prime abord, pour l’État.
– l’apprentissage payé par les patrons dispense moins d’heures de théorie et d’enseignement général pour un même diplôme pour privilégier des “bras” dociles aux niveaux les plus bas de formation ;
– ces mêmes patrons voudraient d’ailleurs, après la suppression dans les faits du CAP, le rétablir à la place du BEP qui fut créé à l’origine pour donner “une capacité technique plus large que le métier lui-même” ;
– beaucoup de proviseurs montrent un enthousiasme canin pour l’apprentissage : ils touchent alors une prime dans les 11 000 €/an sans travailler plus.

Il y a des constantes : un mépris abyssal pour les élèves et leurs enseignants (depuis 1989 ça ne s’arrange pas) et une forte tension entre une formation “complète” du citoyen et celle du travailleur qualifié.
Mais sommes-nous des citoyens dans notre vie professionnelle ? Envoyez vos copies à Françoise Guichard ;))

Ecrit par : P. Azimont | 21 octobre 2007

Est-ce moi qui ne fais par les manoeuvres nécessaires, ou est-ce la censure qui est passée?

Ecrit par : Jean

Ce sont eux qui ont fait les manœuvres nécessaires.

Ecrit par : Moot | 21 octobre 2007

"Est-ce moi qui ne fais par les manoeuvres nécessaires, ou est-ce la censure qui est passée?"
Deuxième option, à mon avis. C'est tellement facile pour un modérateur ou un administrateur de faire disparaître un post.

Ecrit par : Kap | 21 octobre 2007

– beaucoup de proviseurs montrent un enthousiasme canin pour l’apprentissage : ils touchent alors une prime dans les 11 000 €/an sans travailler plus.

Ecrit par : P. Azimont | 21 octobre 2007
Vous avez des précisions là-dessus ? J'ai un dossir à nourrir sur les chefs d'établissement.
GM

Ecrit par : guy morel | 21 octobre 2007

Personne sur la 5 pour écouter Mérieu?

Ecrit par : tousaucontact | 21 octobre 2007

"Dans l'école où chuis"
P.Vahelot.
C'est un nain d'jardin ce prof !
Mazetier a bien appris sa leçon, chuis bien content de ne pas avoir voté pour ça !
Meirieu... Complètement paumé l'põve vieux !

Ecrit par : toto | 21 octobre 2007

Tu l'as trouvé paumé, toi ? A la droite de Dieu, qu'il était !
Moi, j'ai bien eu l'impression que c'était le pauvre M. Le Bris, au bout du bout de la table, qui n'avait pas voix au chapitre...

Ecrit par : catmano | 21 octobre 2007

Personne sur la 5 pour écouter Mérieu?

Ecrit par : tousaucontact | 21 octobre 2007

J'ai essayé de suivre ce débat sur l'école dans l'émission Riposte sur la 5 et j'y ai vu un Xavier très très conciliant, consensuel, voire même confraternel , notamment à l'égard de Philippe. Seuls Alain et Marc m'ont semblé dire ou répéter des propos sensés mais inaudibles pour les autres.
La seule réforme concrète consistante et visible pour les parents-électeurs, qui semble se profiler portera sur le poids des cartables. Pour le reste on verra!

Ecrit par : buntovchik | 21 octobre 2007

Votre histoire de mal au dos, c'est à peu près du même niveau que quand je demandais à mes parents de l'aide pour un commentaire composé ou un thème latin. Je n'ai d'ailleurs pas insisté...
On a dit: "problème de maths de troisième sur ppcm et pgcd!!!". Personne ne vous a demandé si votre grand mère faisait du vélo.

Ecrit par : dobolino | 21 octobre 2007

Tu l'as trouvé paumé, toi ? A la droite de Dieu, qu'il était !
Moi, j'ai bien eu l'impression que c'était le pauvre M. Le Bris, au bout du bout de la table, qui n'avait pas voix au chapitre...

Ecrit par : catmano | 21 octobre 2007

J'ai trouvé Marc Le Bris plutôt meilleur que d'habitude, pour tout vous dire. Sa suffisance Meirieu très à l'aise -- il se place, en fait... Vatrelot, Vatrelot, morgue pleine, et la socialette (d'où l'ont-ils sortie, cette pauv' fille ???) au ras des pâquerettes naines. Et n'oublions pas Finkie, qui a l'art consommé de dire des choses justes avec l'air si exaspéré qu'il en devient exaspérant.
Quant au ministre, il a une bonne tête, mais je suis en train de me torturer désespérément les méninges pour me souvenir de ce qu'il a bien pu dire au juste. Et pourtant, cela fait 28 ans que je ne fume plus -- ou alors c'était vraiment de la très bonne :-)

Ecrit par : FGuichard | 21 octobre 2007

Guy Morel, au sujet des proviseurs, ma source vient de responsables du SNETAA, le syndicats des PLP.

Je n'ai pas vérifié mais c'est un des rares syndicats à faire autre chose que de distribuer des revues en couleur sur papier glacé, farcies d'interviews bouleversantes de Meirieu & Cie, je leur fait confiance a priori.

Ecrit par : Pierre Azimont | 21 octobre 2007

Encore une fois, j'en conclus que mes élèves de CE1 ont vraiment un très bon niveau d'expression et d'orthographe. Ce qu'ils m'écrivent est quand même un tout petit peu moins pire que ça !
Et dire que j'ose leur faire des reproches, alors qu'ils sont promis à un brillant avenir.

Ecrit par : catmano | 21 octobre 2007
Et tu vas voir, en plus, que ce sera ton neveu qui a lu Andromaque et Bérénice, entre autres, et qui a été fermement prié de les résumer en dix minutes de discours, de les déclamer en respectant les motivations des personnages et le rythme de l'alexandrin et qui ne fait pas une faute d'orthographe et fort peu de fautes de syntaxes qui va se prendre un carton rouge à l'épreuve écrite de français du bac... parce qu'il aura vu une pochtronerie joyeuse de fêtards dans l'introduction de La Main d'Ecorché et que ce n'est pas ce qui est enseigné sur l'introduction du Roman fantastique.
" Combien de temps met le fût du canon pour se refroidir? C'est écrit là, dans le manuel du parfait soldat!"
Quand je pense que demain ils vont lui lire Guy Môquet. Pourvu qu'il se taise ou qu'il s'exprime correctement.

Ecrit par : dobolino | 21 octobre 2007

Ah oui, je suis un peu comme vous.
Si, 24 heures pour les bons en primaire, 26 pour les 15 % qui seront en échec au collège, mais pas la même soupe puisqu'ils n'aiment pas la soupe. Mais il n'a toujours pas dit quand nous serons censés faire ces deux heures de plus.
Et c'est bien 15 %, pas 40 %.

Ecrit par : catmano | 21 octobre 2007

"Quant au ministre, il a une bonne tête, mais je suis en train de me torturer désespérément les méninges pour me souvenir de ce qu'il a bien pu dire au juste. Et pourtant, cela fait 28 ans que je ne fume plus -- ou alors c'était vraiment de la très bonne :-)"

Ecrit par : FGuichard | 21 octobre 2007

Peut-être est-ce justement parce que vous ne fumez plus que vous ne vous souvenez plus de ce qu'a pu dire le ministre, Françoise! :-)
Et, pour ce qui concerne Finkielkraut, c'est exactement ça!

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 octobre 2007

Ce soir, je m'aperçois que seuls subsistent les posts favorables à Antibi. Je n'arrive plus à retrouver le mien. Est-ce moi qui ne fais par les manoeuvres nécessaires, ou est-ce la censure qui est passée?

Ecrit par : Jean | 21 octobre 2007
C'est tout à fait normal! Anasthasie a encore frappé, à son habitude. Règle N°1: ne jamais écrire des textes auxquels on accorde de la valeur sur France2 ou, les sauvegarder puis pratiquer un flood systématique et opiniâtre, sur plusieurs semaines, plusieurs mois, plusieurs années.

Ecrit par : dobolino | 21 octobre 2007

@ Pendariès, Zorglub et les autres.

Le bac pro en 3 ans présente des effets pervers ou paradoxaux que je vais tenter d’énumérer en vrac. Effets dont les génies du ministère se foutent éperdument, à supposer qu’ils pensent :

– par souci d’économies (en pédagol on appelle ça “modernisation nécessaire”), une année de LP disparaît d’où un quart des heures avec des conséquences peu rassurantes pour les PLP. Mais après tout, ce sont des sous-profs ;
– les justifications données au début pour cette réforme étaient que ce bac attirerait les élèves les plus motivés de 3e ou redoublants de 2de. Dans la réalité, c’est bien sûr du pipeau ;
– le BEP « pourra être passé par les élèves » mais sans qu’ils y aient été préparés en classe (!) ;
– beaucoup d’élèves sortiraient sans diplôme après 3 ans ;
– les examinateurs subiront les pressions afin d’atteindre les scores soviétiques voulus. Ça commence ! Exemple : consigne venue d’en haut (orale évidemment) de multiplier les notes des candidats au BEP par 1,5 ;
– une passerelle comme la 1re d’adaptation en lycée technique n’a plus d’objet ;
– quant à l’apprentissage, il doit faire son entrée en force (50 % ?) dans les LP, ce qui tend à les faire carrément disparaître : même lieu, même diplôme mais formation semblant moins coûteuse, de prime abord, pour l’État.
– l’apprentissage payé par les patrons dispense moins d’heures de théorie et d’enseignement général pour un même diplôme pour privilégier des “bras” dociles aux niveaux les plus bas de formation ;
– ces mêmes patrons voudraient d’ailleurs, après la suppression dans les faits du CAP, le rétablir à la place du BEP qui fut créé à l’origine pour donner “une capacité technique plus large que le métier lui-même” ;
– beaucoup de proviseurs montrent un enthousiasme canin pour l’apprentissage : ils touchent alors une prime dans les 11 000 €/an sans travailler plus.

Il y a des constantes : un mépris abyssal pour les élèves et leurs enseignants (depuis 1989 ça ne s’arrange pas) et une forte tension entre une formation “complète” du citoyen et celle du travailleur qualifié.
Mais sommes-nous des citoyens dans notre vie professionnelle ? Envoyez vos copies à Françoise Guichard ;))

Ecrit par : P. Azimont | 21 octobre 2007

Misère de misère! j'ai lu... Finalement, la mine ou la moisson à douze ans, ce n'était peut-être pas si mal? Je ne plaisante qu'à moitié, sur la moitié (suis-je optimiste?) qui ne sortira pas de là pour prendre, au mieux, un abonnement à l'ANPE.
De toute façon, pour faire des apprentis, il faut des maîtres d'apprentissage qui acceptent de jouer le jeu.

Ecrit par : dobolino | 21 octobre 2007

Votre histoire de mal au dos, c'est à peu près du même niveau que quand je demandais à mes parents de l'aide pour un commentaire composé ou un thème latin. Je n'ai d'ailleurs pas insisté...
On a dit: "problème de maths de troisième sur ppcm et pgcd!!!". Personne ne vous a demandé si votre grand mère faisait du vélo.

Ecrit par : dobolino | 21 octobre 2007

Parce que, nous (Yann, le nouveau Christophe et moi), à la lecture de cet énoncé, nous nous posons aussi des questions:
à tout le moins, examen clinique approfondi, auscultation, tension artérielle, Numération-formule sanguine, constantes hépatiques et rénales, cholestérol et ses copains, un tour chez le spécialiste en odonto-stomatologie, une échographie cardiaque et un pitit scanner pour amortir le matériel du département ou de la région. C'est le minimum...

Ecrit par : dobolino | 21 octobre 2007

" Questions pour un champion." Le Pers pose une question d'histoire : En 1831, un roi de France... Il n'achève pas sa question. Une candidate, professeur des écoles l'interrompt et lance : " Napoléon III ! ".

Je viens de regarder un énième débat sur l'école sur France 5 dans l'émission Ripostes. Face à face, les deux adversaires irréconciliables de la question pédagogique :
Les pédagogistes : Philippe Meirieu (le pape du pédagogisme), Sandrine Mazetier (la représentante des questions de l'école au PS) , et Philippe Watrelot (professeur de Sciences Economiques et Sociales)
Les chevaliers du Savoir : Marc Le Bris (instituteur résistant -Breton, évidemment -), et Alain Finkielkraut (philosophe catastrophiste patenté).

Les premiers règnent en maître sur l'éducation nationale et les IUFM (centres de formation des profs) depuis maintenant trente ans. Leur mot d'ordre : L'épanouissement de l'enfant qui depuis sainte Dolto est une personne qu'il faut révérer. Ne tuons pas le petit Mozart qui sommeille en tout chérubin. Pour ces gens qui, disons le clairement ici, ont massacré l'école et ont laissé un champ de ruine, le savoir qui émane du professeur, le cours magistral et l'autorité sont autant de gros mots quasi fascisants. Ces adorateurs de mai 68 considèrent que le niveau n'a cessé de progresser depuis trente ans, chiffres à l'appui hurlent ils en montrant les résultats du bac, en effet en hausse constante depuis des années. Mais ces Saint Just de la Terreur pédago oublient de préciser que le niveau du dit bac a baissé constamment depuis ces mêmes années et qu'il est exigé (nous dirons demandé fermement) aux correcteurs du bac et du brevet dès la troisième (j'en suis) une immense indulgence. Ainsi, l'orthographe et la syntaxe grammaticale dans l'épreuve français du Brevet ne peut entrer en compte dans la note finale que pour trois points. Ainsi, un élève au brevet d'histoire se livrant à un simple exercice de paraphrase sans aucune connaissance mais restant dans le cadre du sujet peut obtenir un généreux 10/18, soit la moyenne ou plus. Ainsi, une élève (que j'ai connu) ne savant aligner deux mots dans un devoir de terminale a obtenu son bac avec 10/20.
Ainsi donc le bac n'est plus que la vitrine sur laquelle les nez de nos élèves viennent s'écraser de bonheur persuadés que ce sésame leur offrira un emploi.
Ils déchantent vite.
Il ne reste en définitive qu'une catégorie d'élève qui réussit, et qui réussira toujours. Aujourd’hui, ces élèves du primaire au lycée sont environ 25 %. Ce sont ceux qui réussiront un bac S, le seul bac qui ne soit pas bradé et verront ces vitres s'effacer devant eux.
25 %.... Quid des 75 % restant ?
Les autres protagonistes, les chevaliers du savoir, font ce constat amer : jamais le niveau scolaire n'a été aussi bas. Les années 50 n'avait leurs minorités sociales, leurs fils d'ouvriers, leurs fils d'immigrés italiens, espagnols, portugais... la misère sociale sévissait tout autant et l'école offrait ce formidable ascenseur social qui avait permis à un fils de garagiste de devenir ministre puis président du Sénat. On savait lire en sortant du CP, on maitrisait les 4 opérations et l'histoire de France ainsi que sa géographie en sortant de CM2. Je n'ai pour ma part jamais eu le droit d'utiliser une calculatrice avant l'année du Bac. Il est vrai que je suis un miraculé, car j'étais de la génération qui n'a pas vécu la réforme Haby de 1975. Elle m'a suivi d'un an. En 1985, je suis retourné deux ans après mon bac voir mon cher professeur d'anglais qui m'avait laissé tant de bons souvenirs. il avait vieilli de 10 ans et sortait d'une grave dépression avec internement. Il n'avait pas supporté le passage à la génération Haby.
Sur la pression insidieuse des pédagogistes qui partaient du principe que les élèves s'ennuient à l'école et qu'il faut les distraire et non les éduquer, l'école primaire est devenue une école de bien vivre, aux expériences gustatives, sportives et culturelles multiples. Plus question de redoubler son CP si l'alphabet n'et pas maîtrisé, le cher bambin qu'il ne faut pas traumatiser aura toute sa scolarité primaire pour apprendre à lire. Vive les parcours différenciés! Ces criminels, que si il ne tenait qu'à moi, je ferais fusiller séance tenante, ou mieux, que je renverrai devant des classes finir leurs jours, sous le prétexte généreux, naïf et rousseauiste que l'enfant est un génie et qu'il possède intrinsèquement la prescience du savoir (il suffit juste de les aiguillonner vers celui-ci), et qu'il doit donc construire son propre savoir, ces criminels dis-je, ont rendu imbuvable la grammaire, en la "scientifiant " dans un jargon ubuesque pour des enfants. La division est devenue le parcours du combattant pour le sixième (oui en fait on attend désormais la sixième pour l'enseigner aux enfants). En effet, ne possédant pas la technique du calcul mental et de la multiplication (plus de par cœur, c'est totalement interdit aux primaires, vous n'allez pas les brimer ces pauvres âmes), les malheureux doivent résoudre cette opération en posant une série d'addition, et il faut pratiquement un tableau entier ou une feuille entière pour résoudre cette petite division. Les pédagogistes ou l'art de faire compliqué, enivrés par leurs trouvailles linguistiques lumineuses . En vrac : Les apprenants (l'élève), les géniteurs d'apprenants (les profs), la surface scripturale à usage multiple (le tableau noir), les professeurs de sport ont le droit aussi à leur vocabulaire précieux : référentiel bondissant (la ballon), référentiel bondissant à trajet aléatoire (le ballon de rugby). Molière se régalerait aujourd'hui de nos nouvelles précieuses ridicules des sciences de l'éducation. Sortent des IUFM soit des ignorants heureux (notre professeur des écoles de l’introduction), soit de futurs grands déprimés, soit même les deux.

Et pourtant, ces gens là tiennent encore le haut du pavé, la quasi totalité des Inspecteurs, des chefs d'établissements, des cadres de l'éducation nationale en sont, ils ne laisseront leur place de sitôt. Notre malheureux ministre Darcos , fin et intelligent lettré, navigue en eau trouble et tout son discours reflète un penchant pour les thèses des chevaliers du savoir. Il aura fort à faire.
Certains chantres du pédagogisme ont senti d'ailleurs le vent tourner et parmi eux le plus fameux, Philippe Meirieu qui tient désormais un langage beaucoup plus mesuré sur la question. Mais ses séides continuent son combat de plus belle (Pierre Frackowiak pour ne citer que le plus emblématique et le plus dangereux).

Il faut enfin savoir que l'immense majorité des professeurs ramassent les pots cassés. Nous faisons de notre mieux, pour recoller les morceaux, pour faire du lien social et pour rattraper les dégâts immenses de ces années de destruction. Mais à 11 ans, il est souvent bien tard pour changer les choses et entrer dans le monde merveilleux du savoir, du savoir faire et de la mémoire (dans tous les sens du terme), d'autant qu'en effet le monde a changé comme le caquètent nos précieuses. L'enfant reçoit une masse d'information qu'il ne sait ni ne peut classifier, ordonner et maitriser faute de méthode, de logique et de temps. Le monde d'aujourd'hui est un monde du zapping. Les enfants ne peuvent se concentrer plus de 3 minutes sur un thème, ils reçoivent sans cesse de nouveaux stimuli. Génération de consommateurs, toujours frustrés de ce qu'ils ne peuvent encore acquérir, jamais satisfait de cadeaux toujours plus onéreux, enfants perdus d'une mondialisation qui nous dépasse tous. Est ce une raison pour les laisser tomber? Pour les laisser au bord du chemin ?
Il faut une nouvelle école, une refondation du savoir. Et qu'on fasse taire enfin ces Docteur Follamour de l'ignorance et du néant.
Le montagnard sexagénaire, dans sa cabane alpine, entouré de ses moutons, en voyant Questions pour un champion, lui, aura eu cette réaction : « 1831 ? Napoléon III, mais non, ca c’était Louis Philippe, Le Badinguet, lui on s’en souvient, l’empire, c’est la paix ! Tu parles, le désastre du Mexique, et Sedan ! » Il se souvenait encore ce que l’école de Jules Ferry lui avait appris. Malheureusement il n’a jamais pu s’épanouir dans les joyeuses sciences de l’éducation….

Ecrit par : Guedbralec27 | 21 octobre 2007

Les "géniteurs d'apprenants sont les parents", vous aurez corrigé.

Ecrit par : Guedbralec27 | 21 octobre 2007

"Guedbralec27" à cause de l'Eure, de l'âge — ou êtes-vous le 27ème du nom ?
Bonne explication des enjeux de l'émission. Si vous rajoutez que parmi les invités, il y avait effectivement Watrelot (responsable des Cahiers pédagogiques, et déjà invité par C dans l'air il y a dix jours, avant de l'être sur la Deux chez Schönberg qui en a fait son interlocuteur préféré), Meirieu et une député PS, face à un Finkielkraut qui s'empêtre dans l'imprécation, et le pauvre Marc qui n'en pouvait mais, on mesure le sens de la mesure de Moati…
JPB

Ecrit par : brighelli | 21 octobre 2007

Ce soir, je m'aperçois que seuls subsistent les posts favorables à Antibi. Je n'arrive plus à retrouver le mien. Est-ce moi qui ne fais par les manoeuvres nécessaires, ou est-ce la censure qui est passée?

Ecrit par : Jean | 21 octobre 2007

Jean, vous trouverez par là-bas de quoi alimenter vos craintes les plus folles quant à l'avenir "révolutionnaire" des classes de primaire.
Jetez-y un coup d'œil, mais ne vous abaissez pas à y attendre des réponses sensées, tout au moins de votre niveau.
Cordialement.

Ecrit par : D'Enguell | 21 octobre 2007

Jean Paul, le 27 est lié au département de l'Eure, un département assez sinistré par ailleurs, surtout dans la zone rurale (Gisors) dans laquelle je me trouve. Oui, c'est justement ce qui m'a poussé à réagir. Moati manifestement penchait nettement du coté de la Troïka (je ne trouve pas d'autres mots). J'avais déjà été furieux de voir que lors de l'émission les "cent français", vous n'aviez prononcé dans le montage final qu'une seule phrase en deux heures d'émission. Frustration quant à un parti pris que nous avons de plus en plus de ma à supporter. inviter Finkielkraut n'est pas le meilleur moyen d'aider la cause des "réactionnaires" (je suis fier d'en être un, car au moins je réagis). Et Entendre Watrelot et compagnie me provoque une certaine montée de haine révolutionnaire. Est ce grave, docteur Brighelli?

Ecrit par : Guedbralec27 | 21 octobre 2007

Je rajouterai que pour le Bac pro 3 ans, il n'y a toujours pas de programmes ! Alors qu'il est entré dans les faits depuis quelques années dans certains endroits.

Comment font les collègues ? Ils se dém... comme d'hab' dans l'Éducnat. C'est ce qu'on appelle l'autonomie : faire le boulot des autres et se faire descendre après, quoi qu'il arrive. C'est tout un style de gestion des "ressources humaines".

Dans les matières professionnelles, imaginez comment les PLP font pour faire tenir 4 ans de formation en 3 ans dans des conditions souvent pénibles...

Ecrit par : P. Azimont | 21 octobre 2007

Guedbralec27, vous avez drôlement bien résumé le(s) problème(s) !
Voilà une belle synthèse de la situation de l'éducation !

Ecrit par : Jeremy | 21 octobre 2007

Leur mot d'ordre : L'épanouissement de l'enfant qui depuis sainte Dolto est une personne qu'il faut révérer. Ne tuons pas le petit Mozart qui sommeille en tout chérubin.

Ecrit par : Guedbralec27 | 21 octobre 2007

Pourquoi toujours accuser Françoise Dolto des dérives débiles qui ont suivi ses propos? J'ai lu Dolto, enfin ce que j'étais apte à en comprendre. Si d'autres se sont crus plus aptes que moi et en ont tiré des conclusions qui les arrangeaient, peut-on, elle, la juger si mal?
Même diagnostic pour Rousseau ou, pourquoi pas, dans une moindre mesure, pour Bourdieu? Ne peut-on pas tirer une substantifique moëlle de tous ces propos?
Rousseau a eu le pot d'être un grand auteur d'un siècle ancien, et vénéré au-delà de tout: il a toutes (à peu près) vos excuses! Dolto ou Bourdieu sont vos contemporains et proches du terrain, haro sur le baudet!
Rendez-vous dans trois siècles...

Ecrit par : dobolino | 21 octobre 2007

Mmme Dolto est décédée en 1988, à l'âge de 80 ans. Elle est actuellement au purgatoire avec Bruno Bettelheim. Moi, je dis: "Paix à leurs âmes".

Ecrit par : dobolino | 21 octobre 2007

Car, bien sûr, tous ici, vous mettez vos enfants sur le pot dès six mois et les empêchez de se relever tant qu'ils n'ont point fait leur "grosse commission" car Dolto est un âne avec son histoire d'escabeau...

Ecrit par : dobolino | 21 octobre 2007

Dobolinon pour ma part je n'ai jamais vraiment aimé Rousseau, qui fut un faux cul de première (abandon de ses enfants) et un type parfaitement déplaisant, en dépit de sa contribution aux Lumières. Je n'oublie pas qu'il fut l'inspirateur de ce cher Robespierre. Je préfère mille fois Voltaire et son Candide à l'auteur de la Nouvelle Héloïse.
Quant à Dolto, vous avez raison, je fus un peu réducteur. Mais vous noterez que j'ai écrit "selon Sainte Dolto",mettant ainsi en cause non pas Dolto elle-même mais le culte et les dérives autour de son œuvre.

Ecrit par : Guedbralec27 | 21 octobre 2007

"Antibi? Souverainement inutile, et faux"...
Réapparition inopinée de mon post (l'un sur les deux, car l'autre, plus virulent, reste introuvable!) sur le forum éducation de France 2, en page 16, sous "Antibi: une autre façon d'évaluer"! Avec un appel de quelqu'un à l"effacer. Celui du collègue qui m'avait approuvé, en revanche, a disparu pour de bon.
Assez marrante, quand même, toute cette agitation!

Merci à tous pour vos conseils et vos mises en garde.

Ecrit par : Jean | 21 octobre 2007

bac S, le seul bac qui ne soit pas bradé

Ecrit par : Guedbralec27

Euuuh, vous êtes bien optimiste sur le coup. Je ne sais plus où (mis à part que c'est aussi depuis lors sur mon disque dur), j'avais trouvé un document produit par un professeur de sciences physiques, lequel démontrait que ce Bac là avait dégringolé "comme les copains".

Ecrit par : Moot | 21 octobre 2007

Mmme Dolto est décédée en 1988, à l'âge de 80 ans. Elle est actuellement au purgatoire avec Bruno Bettelheim. Moi, je dis: "Paix à leurs âmes".

Ecrit par : dobolino

Et Carlos, qu'est-ce qu'il devient, le fiston ? Hein ?

Ecrit par : Moot | 21 octobre 2007

on mesure le sens de la mesure de Moati…
JPB
Ecrit par : brighelli | 21 octobre 2007
La rose, la rose ! Moati, c'est la rose !
GM

Ecrit par : guy morel | 21 octobre 2007

La rose, la rose ! Moati, c'est la rose !
GM

Ecrit par : guy morel | 21 octobre 2007

Mais pas Béatrice Schoenberg, que je sache, ou alors on nous cache des choses. Ce qui est usant, c'est la complicité qu'entretiennent la droite et la gogoche sur ces questions d'éducation, tant fabriquer du crétin arrange tout le monde.

Ecrit par : FGuichard | 21 octobre 2007

"Pourquoi toujours accuser Françoise Dolto des dérives débiles qui ont suivi ses propos? J'ai lu Dolto, enfin ce que j'étais apte à en comprendre. Si d'autres se sont crus plus aptes que moi et en ont tiré des conclusions qui les arrangeaient, peut-on, elle, la juger si mal?"

Dites, dobolino, Dolto et Bettelheim n'ont pas écrit que des vérités révélées. Ils ont aussi écrit de sacrées conneries !Surtout Bettelheim, avec les mères d'autistes qu'il a sauvagement culpabilisées. Et quand on sait qu'Edwige Antier (beurk) se réfère à Dolto...

Ecrit par : Jeremy | 21 octobre 2007

Ce qui est usant, c'est la complicité qu'entretiennent la droite et la gogoche sur ces questions d'éducation, tant fabriquer du crétin arrange tout le monde.

Ecrit par : FGuichard

Nous sommes tout de même de drôles de numéros pour nous sentir gênés par la crétinisation ambiante. N'est-il pas désespérant des fois de penser qu'il n'y a qu'en nous-mêmes que puisse résider l'espoir de l'humanité ? Sans compter que c'est diablement présomptueux.

Ecrit par : Moot | 21 octobre 2007

"Comme on peut croire au Père-Noel. Il y a des luttes, oui, mais pas de classes.

Ecrit par : Pendariès | 21 octobre 2007 "

Ca s'appelle la soumission volontaire.

Ecrit par : Hervé | 21 octobre 2007

N'est-il pas désespérant des fois de penser qu'il n'y a qu'en nous-mêmes que puisse résider l'espoir de l'humanité ? Sans compter que c'est diablement présomptueux.

Ecrit par : Moot | 21 octobre 2007

Très drôle et très vrai, au premier comme au second degré. On fait tout ce qu'on peut comme on peut avec la niaiserie , et on se bat, y compris contre soi-même parfois ;-)
Je suis suffisamment flaubertienne pour savoir que nul n'est à l'abri de "la bêtise au front de taureau", même quand on tente de ne pas s'y laisser aller. L'important, c'est de ne pas se complaire là-dedans, ce qui suppose d'abord de l'ironie et une salutaire distance de soi à soi...

Ecrit par : FGuichard | 22 octobre 2007

"Si vous rajoutez que parmi les invités, il y avait effectivement Watrelot (responsable des Cahiers pédagogiques, et déjà invité par C dans l'air il y a dix jours, avant de l'être sur la Deux chez Schönberg qui en a fait son interlocuteur préféré), Meirieu et une député PS, face à un Finkielkraut qui s'empêtre dans l'imprécation, et le pauvre Marc qui n'en pouvait mais, on mesure le sens de la mesure de Moati…
JPB"

Ecrit par : brighelli | 21 octobre 2007

Jean-Paul, ce n'est tout de même pas la faute de Moati si Le Bris, (même s'il a été "meilleur que d'habitude") et Finkielkraut ont été mauvais. Ou, plus exactement, "vindicatifs" ce qui, en l'occurrence, revient à peu près au même. Une fois pour toutes, j'aimerais qu'on m'explique à quoi ça sert d'être "vindicatif". Et ce qu'on vise à obtenir en l'étant. Jean s'étonne benoîtement du fait que son post le plus "vindicatif" ait été zappé des forums de France 2. Quel autre alternative qu'être zappé par ses interlocuteurs quand on est "vindicatif"? C'est une conduite à la limite de la compulsion d'échec.

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 octobre 2007

Réapparition inopinée de mon post (l'un sur les deux, car l'autre, plus virulent, reste introuvable!) sur le forum éducation de France 2, en page 16, sous "Antibi: une autre façon d'évaluer"! Avec un appel de quelqu'un à l"effacer. .

Ecrit par : Jean | 21 octobre 2007

Non! C'est moi et tout le monde sait que je suis une sale réac... donc, c'était une boutade. C'est tellement rare de voir persister un message non ad hoc.

Ecrit par : dobolino | 22 octobre 2007

Au temps pour moi, Jean, vous aviez dit: "le plus virulent". Mais pugnacité n'est pas "vindicatitude".

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 octobre 2007

Dites, dobolino, Dolto et Bettelheim n'ont pas écrit que des vérités révélées. Ils ont aussi écrit de sacrées conneries !Surtout Bettelheim, avec les mères d'autistes qu'il a sauvagement culpabilisées. Et quand on sait qu'Edwige Antier (beurk) se réfère à Dolto...

Ecrit par : Jeremy | 21 octobre 2007

Ils n'ont pas non plus écrit QUE de sacrées conneries. Quant à Bettelheim culpabilisant les parents, il est allé très loin, c'est vrai et injuste, destructeur pour la famille. Prenons garde à ne pas nous jeter aveuglément dans l'autre direction et à nous dédouanner de toutes nos erreurs et à rejeter la faute sur la société, la télé, la pub et l'enseignement, sur la génétique éventuellement ou l'absorption de toxiques du système nerveux pendant la grossesse mais là c'est peut-être une plus lourde responsabilité encore qu'une erreur éducative ou une psychose acquise.
Vous êtes bien tous d'accord ici pour juger qu'il y a une vraie dyslexie d'origine neurologique et une épidémie de fausse dyslexie due à des apprentissages défectueux, non?

Ecrit par : dobolino | 22 octobre 2007

Ce qui est usant, c'est la complicité qu'entretiennent la droite et la gogoche sur ces questions d'éducation, tant fabriquer du crétin arrange tout le monde.

Ecrit par : FGuichard | 21 octobre 2007
Le plus important serait de savoir pourquoi ça arrange tout le monde. Il y a une foule de raisons qui ont toutes été ici évoquées.
Le deuxième point important est de savoir pourquoi plus de 80% des parents des usagers du système scolaire se déclarent satisfaits.

Ecrit par : dobolino | 22 octobre 2007

Le deuxième point important est de savoir pourquoi plus de 80% des parents des usagers du système scolaire se déclarent satisfaits.

Ecrit par : dobolino | 22 octobre 2007
Et, là, je vais vous dire pourquoi: nos gamins ont déjà tant de peine à réussir leurs études et il y a tellement d'échec, semi-échec et approximation de réussite, nous les voyons tellement moyens bas que nous sommes tous terrorisés à l'idée qu'on puisse relever le niveau. Nous préférons jouer les autruches le plus longtemps possible. Exactement comme pour la crise des énergies fossiles qui se précise et se rapproche. Nous préférons fermer les yeux que de repartir encore une fois vers des lendemains qui chantent. Et ce n'est pas la lecture de la lettre d'un jeune condamné à être fusillé qui y changera quoique ce soit.

Ecrit par : dobolino | 22 octobre 2007

JPB

J'ai vu l'émission de Béatrice Schoenberg et celle de Moati. Je comprends de plus en plus les raisons de votre silence, (mais la "gueulante" sur l'orthographe" était bien) et même si les regards parlent !

...Et de la grandeur du silence, en général

J'apprécie de plus en plus le courage désespéré d'Alain Finkelkraut au milieu de ce cirque...On n'est jamais "bon" à la télé. quand on souffre (c'est vrai aussi pour Marc Le Bris)

(Bon, moi je suis presque bon pour la grande chartreuse ou une bonne cuite à la chartreuse !)

Misère de misère !

Ecrit par : Robin | 22 octobre 2007

à tout le moins, examen clinique approfondi, auscultation, tension artérielle, Numération-formule sanguine, constantes hépatiques et rénales, cholestérol et ses copains, un tour chez le spécialiste en odonto-stomatologie, une échographie cardiaque et un pitit scanner pour amortir le matériel du département ou de la région. C'est le minimum...

Ecrit par : dobolino | 21 octobre 2007

Et une autopsie si on n'a rien trouvé ...

Ecrit par : yann | 22 octobre 2007

Nous préférons fermer les yeux que de repartir encore une fois vers des lendemains qui chantent. Et ce n'est pas la lecture de la lettre d'un jeune condamné à être fusillé qui y changera quoique ce soit.

Ecrit par : dobolino | 22 octobre 2007

Vous avez raison, dobolino. Mon voisin vient de s'acheter un de ces 4/4 qui servent à chasser le rhinocéros au Zambèze. Chacun sait que la région centre regorge de rhinocéros (oui, certes au sens de Ionesco, mais il n'y en a pas que dans la région centre !)

Nous vivons sur un volcan, le terre se meurt et pleure des larmes de sang. L'homme empoisonne tout ce qu'il touche, à commencer par les animaux.

Nous haïssons l'innocence, la beauté...Il faut salir et tout recouvrir avec des ordures, les gaz d'achappement, l'argent, les bavardages obcènes des médias, les boursicoteurs, les initiés, les cyniques, les petits malins, les dîneurs en ville, les politiciens...

"Le divers décroît, là est le danger", écrivait Victor Segalen dans les années 20. Que dirait-il aujourd'hui ? Pauvre Segalen !

Ecrit par : Robin | 22 octobre 2007

Sur la pression insidieuse des pédagogistes qui partaient du principe que les élèves s'ennuient à l'école et qu'il faut les distraire et non les éduquer, l'école primaire est devenue une école de bien vivre, aux expériences gustatives, sportives et culturelles multiples. Plus question de redoubler son CP si l'alphabet n'et pas maîtrisé, le cher bambin qu'il ne faut pas traumatiser aura toute sa scolarité primaire pour apprendre à lire.

Ecrit par : Guedbralec27 | 21 octobre 2007

Une école primaire où l'alphabet , la lecture , ne sont pas maîtrisés dès le CP , ne peut en aucun cas être une école de bien-vivre , aux expériences gustatives et culturelles multiples.
C'est une totale contradiction que de considérer que l'élève bénéficie alors d'un " confort " d'apprentissages valorisant son épanouissement au sein d'une institution qui se fout bien de pallier aux lacunes reconnues .
L'enfer commence en primaire , la dévalorisation arrive comme une claque au collège , et l'ellitisme désavoué de la médiocrité fait alors son entrée dès le lycée .
Qui sont ceux qui passeront à travers les mailles du filet ? et que penser alors , de ce niveau qu'ils auront eux-mêmes atteint ?

Ecrit par : oui-oui | 22 octobre 2007

Je me demande si en fin de compte c'est tellement important que ça que nos champions n'aient pas été aussi bons que nous pourrions le souhaiter dans le cirque médiatique dont chacun sait qu'il ne crie qu'avec les vainqueurs. Pour l'instant, les "vainqueurs", c'est encore Meirieu et sa clique.
Pour l'instant tout au moins, car il est tout à fait possible que le débat amené sur la place publique de la façon spectaculaire que l'on sait par "Et vos enfants ne sauront pas lire, ni compter" et "La Fabrique du Crétin" il y a deux ou trois ans et qui se poursuit intensément depuis se concrétise quand même par un retour du bon sens en pédagogie.
Il faut être présent, certes, dans les émissions sur l'éducation, fussent-elles pipées, afin que les idées auxquelles nous tenons soient exprimées devant des millions de téléspectateurs, mais ce n'est pas là que les choses se décident.
Meirieu peut bien plastronner, continuer à se la jouer et à vendre du vide comme il le fait depuis vingt ans, il n'est plus le conseiller du prince et n'a plus aucun pouvoir. Les temps ont changé.
Du moins le crois-je et l'espéré-je...

Ecrit par : Jean | 22 octobre 2007

En ce lundi matin un peu morose, je vous dédie l'avis de Calvin (celui de la BD Calvin et Hobbes) sur le par coeur :

http://www.cs.vu.nl/~swami/calvin2.gif

La traduction :
Test : A quelle date les Pères Pèlerins ont-ils accosté à Plymouth Rock?
Réponse de Calvin : 1620. Comme vous pouvez le voir, j'ai mémorisé cette question parfaitement inutile assez longtemps pour répondre à la question d'un test. Maintenant j'ai l'intention de l'oublier. Vous ne m'avez rien appris sinon à manipuler cyniquement le système. Félicitations."
Commentaire de Calvin : "Ils disent que la satisfaction d'enseigner compense largement le salaire minable."

;-)

Je décline toute responsabilité quant à la teneur des propos tenus par le susdit! :-)

Ecrit par : lucile | 22 octobre 2007

Meirieu peut bien plastronner, continuer à se la jouer et à vendre du vide comme il le fait depuis vingt ans, il n'est plus le conseiller du prince et n'a plus aucun pouvoir. Les temps ont changé.

Je voudrais bien le croire moi aussi, Jean, mais j'ai le sentiment qu'ils ont encore de beaux jours devant eux (critères européens de convergence, B2I, livret d'évaluation des "compétences"...)

"Les instructions du nouveau ministre ne seront en vigueur qu'en 2009, vous n'avez pas à en tenir compte dixit récemment un inspecteur à une collègue.

Dame culture, dame grammaires et dame orthographe dormiront en leur château cerné de ronces. Le prince charmant restera prisonnier rue de Grenelle.

Et dire que Philippe Meirieu a écrit un livre sur le "devoir de résister"

Résister à quoi, en ce qui le concerne ? Il n'a fait que suivre la pente...en la descendant (et non en la montant comme le souhait André Gide, ce jour-là, bien inspiré).

Un homme dont les idées sont aussi originales que des platanes (que seul Francis Ponge a été capable de poétiser) et les états de résistance à peu près égales à celles de l'amiral Darlan...

Drôle d'époque qui nomme "résistant" un sophiste qui répand l'air du temps.

Ecrit par : Robin | 22 octobre 2007

Le deuxième point important est de savoir pourquoi plus de 80% des parents des usagers du système scolaire se déclarent satisfaits.
Ecrit par : dobolino | 22 octobre 2007
Mais parce que pour beaucoup l'essentiel est que l'école les débarrasse de leur progéniture. En outre, il faut compter avec le temps qui passe ; la majorité des parents de 2007 sont eux-mêmes les produits d'une école dégradée. La dégringolade a été rapide : on a pu enseigner de manière à peu près satisfaisante au collège jusque 1976-78, au lycée jusque 1986-87. À partir de 1995-96 ( une quinzaine d'années après la loi de 1981) cela été la Bérésina. Mes élèves de troisième de 1976 ont cinquante ans, mes premières de lycée de 1986, les derniers rescapés, ont la quarantaine...Pourquoi voulez-vous que des parents s'inquiètent de ce que leurs enfants ignorent quand ils partagent la même ignorance ?
GM

Ecrit par : guy morel | 22 octobre 2007

"Meirieu peut bien plastronner, continuer à se la jouer et à vendre du vide comme il le fait depuis vingt ans, il n'est plus le conseiller du prince et n'a plus aucun pouvoir. Les temps ont changé."
à voir... Qui est consulté comme expert par la commission Pochard? (commission chargée de définir les voies à suivre pour moderniser le métier d'enseignant)

Ecrit par : Kutya | 22 octobre 2007

Je voudrais bien le croire moi aussi, Jean, mais j'ai le sentiment qu'ils ont encore de beaux jours devant eux (critères européens de convergence, B2I, livret d'évaluation des "compétences"...)

Ecrit par : Robin | 22 octobre 2007

J'ai la même impression Robin : dans les textes, l'influence de la politique européenne en matière d'éducation, directement liée aux questions économiques, restera prépondérante. Il faut juste espérer qu'il y aura une assez grande liberté laissée aux enseignants pour "personnaliser" leurs contenus.
Mais alors ce sera la loterie (comme aujourd'hui) : avoir un enseignant qui est convaincu de la nécessité de transmettre des contenus solides ou bien sur un autre qui aura toute confiance dans le bien-fondé des instructions et s'y conformera à la lettre !

M; Brighelli essaie de nous rassurer, mais je ne suis pas très optimiste. Il fait bien gris et froid aujourd'hui.

Ecrit par : lucile | 22 octobre 2007

Mon hit-parade personnel des "amis" de l'école cette semaine :

1- les "matheux" qui découvrent le réel avec un émerveillement pervers et qui se dépêchent d'en faire profiter leurs élèves. Voir la chose sur les fréquences de maux divers et la future épreuve "pratique" de maths au bac. Sinistres gymnosophistes !

2- Les prix Nobel désoeuvrés et vivants. Toujours bien placés ! Une valeur sûre : Charpack et sa pâte dans la main. J'espère que Fert a un autre hobby que l'éducation. Notez que les Nobel morts sont aussi désoeuvrés (ils ne sont donc pas pour autant hors détat de nuire)

3- A titre collectif : l'Angkar de GCB. Peuples nouveaux, comptez vos abatis !

Ecrit par : dugong | 22 octobre 2007

NB : ne pas confondre : j'appelle "matheux" les gens dont je parlais. Les quelques autres s'appellent des mathématiciens.

Ecrit par : dugong | 22 octobre 2007

Lucile a écrit : "Mais alors ce sera la loterie (comme aujourd'hui) : avoir un enseignant qui est convaincu de la nécessité de transmettre des contenus solides ou bien sur un autre qui aura toute confiance dans le bien-fondé des instructions et s'y conformera à la lettre !"

Il y a bien d'autres catégories d'enseignants (GCB et sa clique n'appartiennent manifestement ni à l'une ni à l'autre).

Pour infléchir le côté "loterie" que reste-t-il à part informer afin que chacun (élèves ou parent) puisse choisir en relative (mé)connaissance de cause ? Je dis bien "choisir" (droite conséquence de la suppression de la carte scolaire). Avec les énormes bémols (socio culturo, etc) qui rendent les choix de quelques uns bien plus avisés que ceux de beaucoup d'autres.

Ecrit par : dugong | 22 octobre 2007

Comme il a frémi l'ami Finkelkraut sous l'insulte du prof d'Histoire de l'Essonne : "réactionnaire"; quand on a dit "réactionnaire", on a tout dit !

On se serait cru revenu du temps d'Aragon fourvoyé et du camarade Jdanov avec ses "hyènes dactylographes".

Réactionnaire ! Moi aussi je me suis senti "réactionnaire".

Qu'on me comprenne bien, je n'ai rien contre les sorties éducatives ; je viens d'en faire deux et fort intéressantes ma foi, ni les ordinateurs à l'école, ni le BSSR (apprendre le code de la route et à conduire ces engins de mort qu'on appelle des motocyclettes), ni que les élèves apprennent à nager...en eaux troubles, ça vaudrait peut-être mieux par les temps qui courent : critère de compétence parmi d'autres et sur le même plan que les autres, porté sur le livret "expérimental" d'évaluation...Le B2I (brevet Informatique et Internet), lui, mérite un livret entier !

Et toutes ces belles choses...les "activités", les "compétences", "la vie réelle", " la citoyenneté"...

Mais j'aimerais bien aussi qu'ils entrent en 6ème en sachant lire et écrire, qu'ils apprennent quelque chose à l'école et au collège.

...Qu'ils évitent de se battre, de nous insulter dès qu'ils ont un pet de travers, de brûler les écoles et les autobus...

"- Sale réactionnaire !"

Ecrit par : Robin | 22 octobre 2007

"Le plus important serait de savoir pourquoi ça arrange tout le monde. Il y a une foule de raisons qui ont toutes été ici évoquées.
Le deuxième point important est de savoir pourquoi plus de 80% des parents des usagers du système scolaire se déclarent satisfaits.

Ecrit par : dobolino | 22 octobre 2007 "

1) Pas tout le monde, juste les connards qui "savent" et essaient d'en "profiter" ET les connards qui savent mais qui ne peuvent pas revenir en arrière sans passer pour des GROS CONS !
2)
a)Ils ont oublié comment ils ont appris à lire
b)Ils ne savent pas lire 'correctement' ...
Les 20% n'ont pas oublié (et pour cause) et savent !

:)

Cibile EST un neuneu !
Enfermez Eveline
Libérez MArie-Jeanne
Plus de paradis/e !

Ecrit par : toto | 22 octobre 2007

Toto, vous avez, et je trouve ça regrettable, oublié de parler de "léo et léa" dans votre dernier message! Cela manque, on va finir par oublier de quoi il s'agit! :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 octobre 2007

Pourquoi voulez-vous que des parents s'inquiètent de ce que leurs enfants ignorent quand ils partagent la même ignorance ?
GM

Ecrit par : guy morel | 22 octobre 2007
Parce qu'ils prendraient conscience lors de leurs périodes de chômage ou de RMI, lorsqu'ils voient leurs ambitions d'avancement déçues, quand ils doivent assumer les découverts bancaires liés à leur nullité en calcul mental et en gestion simple, que l'école dont ils ont bénéficié n'a pas vraiment rempli son rôle et que ça ne semble pas aller en s'améliorant???

Ecrit par : dobolino | 22 octobre 2007

Comme il a frémi l'ami Finkelkraut sous l'insulte du prof d'Histoire de l'Essonne : "réactionnaire"; quand on a dit "réactionnaire", on a tout dit !



"- Sale réactionnaire !"

Ecrit par : Robin | 22 octobre 2007

Finkielkraut n'a plus qu'à aller s'entraîner dans l'espèce de camp de rééducation qu'est le Forum Education de France2... On y prend l'habitude de ce genre d'insultes: réac, facho, raciste, tout y passe. Au début, on frémit, on se vexe, on se défend puis peu à peu, on prend l'habitude de dire "cause toujours!".

Ecrit par : dobolino | 22 octobre 2007

Qui disait sur ce blog, Kutya, il y a peu de temps, me semble-t-il, que Xavier Darcos donnait un os à ronger aux représentants du lobby pédago en créant des commissions où ils étaient "consultés"? Ainsi en sera-t-il très probablement de la commission Pochard. Allègre a eu l'honneur d'être le premier consulté, Meirieu lui a emboîté le pas. Leur "ego" est comblé, surtout celui, expansionnel et béat, de Meirieu-Monsieur-le-Pédagogue-que-je-suis. Qu'en sortira-t-il? Du vent, probablement. Et ce sera bien ainsi.

Toute la question n'est-elle pas plutôt de savoir comment le gouvernement actuel s'arrangera avec les textes de la Commission européenne sur l'éducation pour préserver la spécificité de l'école à la française? Si tant est qu'il en ait le dessein, ce qui semble bien être le cas de Xavier Darcos.

Ecrit par : Jean | 22 octobre 2007

"Vous êtes bien tous d'accord ici pour juger qu'il y a une vraie dyslexie d'origine neurologique et une épidémie de fausse dyslexie due à des apprentissages défectueux, non?"

Ouip !

Ecrit par : Jeremy | 22 octobre 2007

Finkielkraut, pour ma part, à titre d'opinion personnelle, est un philosophe, un auteur que je qualifierai de brillant, d'excellent, de polémiste mais finalement il est authentique et pour moi c'est l'essentiel....

C'est un auteur comme il en existe d'autres, tels Michel Henry, que l'on n'oublie pas et qui ne risque pas de finir dans les placards poussiéreux de sa bibliothèque au fond d'un bac : on lit ses oeuvres, on les relit avec appétence et finalement on ne se lasse jamais de constater ô combien il manie le verbe avec élégance et dextérité et ô combien le fond est fondamentalement vrai et le sera vraisemblablement encore longtemps.....

Ecrit par : Sandra WAGNER | 22 octobre 2007

"Vous êtes bien tous d'accord ici pour juger qu'il y a une vraie dyslexie d'origine neurologique et une épidémie de fausse dyslexie due à des apprentissages défectueux, non?"

Ouip !

Ecrit par : Jeremy | 22 octobre 2007

Je ne sais pas si tout le monde est d'accord sur ce blog, Jérémy, mais moi, oui.

En ce qui concerne la dyslexie neurologique, Albert Einstein en était atteint comme 20% des élèves des écoles d'architecture, paraît-il : ils compensent en développant des compétences en géométrie dans l'espace, mais ce n'est pas une raison pour faire l'apologie de la dyslexie.

La dyslexie dûe aux apprentissages défectueux (méthode globale), la plus répandue, est une plaie et les élèves qui en sont atteints en souffrent énormément.

Ecrit par : Robin | 22 octobre 2007

"C'est un auteur comme il en existe d'autres, tels Michel Henry, que l'on n'oublie pas et qui ne risque pas de finir dans les placards poussiéreux de sa bibliothèque au fond d'un bac : on lit ses oeuvres, on les relit avec appétence et finalement on ne se lasse jamais de constater ô combien il manie le verbe avec élégance et dextérité et ô combien le fond est fondamentalement vrai et le sera vraisemblablement encore longtemps....."

Très juste. Penser à relire La Barbarie.

Ecrit par : EP | 22 octobre 2007

La crise des énergies fossiles est une bénédiction. Le XXème siècle vit la révolte du prolétariat. Le XXI verra la révolte de la Terre. Les pierres crieront pour les hommes qui se sont tus. Elle dira "Non!" à la place des hommes.

La terre se révolte. Le chant de la Terre (Gustav Malher) est un chant de révolte.

Ecrit par : Robin | 22 octobre 2007

"Vous êtes bien tous d'accord ici pour juger qu'il y a une vraie dyslexie d'origine neurologique et une épidémie de fausse dyslexie due à des apprentissages défectueux, non?"

La multiplication des "dys" parmi nos élèves permet de dédouanner, à peu de frais, l'éducation nationale de son incurie en terme d'apprentissage de la lecture et de l'écriture.
En effet, grâce aux "dys", ni la méthode d'apprentissage, ni la responsabilité de l'élève et de sa famille ne sauraient être mises en cause puisque le problème est d'origine médicale. Mieux encore, muni du sésame de la MDPH (maison départementale gérant les personnes handicapées), l'élève aura droit à un PPIS (projet personnel de réussite éducative).
Le PPIS est la solution idéale aux yeux de l'institution, puisqu'il permet à l'élève reconnu handicapé d'avoir une "évaluation adaptée". On en arrive ainsi à mettre des notes très élevées à de malheureux élèves incapables de lire ou d'écrire un texte de quelques lignes bien qu'ils aient atteit la classe de troisième. Incapacité qui ne les empêchera pas d'aller se casser les dents en seconde, avec la bénédiction du conseil de classe.
Cet effet pervers de la loi, pourtant nécessaire, sur le handicap de 2005 ne me parâit que peu soulignée... Qu'en pensez-vous?

Ecrit par : Kutya | 22 octobre 2007

Le PPIS a été remplacé par le PPS (projet personnel de scolarisation)

Voir http://crdp.ac-paris.fr/d_ecole/res/PPRE_14mars06.pdf page 24

C'est pourtant clair puisque la CCPE n'existe plus depuis 2006 !

Ecrit par : dugong | 22 octobre 2007

"La dyslexie dûe aux apprentissages défectueux (méthode globale), la plus répandue, est une plaie et les élèves qui en sont atteints en souffrent énormément.
Ecrit par : Robin | 22 octobre 2007 "
je corrige:

"La dyslexie dûe aux apprentissages défectueux (méthode globalevitevitemalfaitparr2d2 OU méthodesyllabiquevitevitemalfaitparx), la plus répandue, est une plaie et les élèves qui en sont atteints en souffrent énormément."

"Lire avec Léo&L;éa" Edition Belin po chir 18€ méthode globale tri tri bien faite !

Enfermez Eveline/cibile
Libérez MarieJeanne

Ecrit par : toto | 22 octobre 2007

Mais parce que pour beaucoup l'essentiel est que l'école les débarrasse de leur progéniture.

Ecrit par : guy morel | 22 octobre 2007

Et bien !
Avec de tels discours , ne venez pas vous plaindre que les enseignants n'ont pas la popularité qu'ils méritent !
Ne venez pas non plus vous étonner que les parents considèrent qu'il y a un tel manque de respect de cette progéniture , en la considérant comme étant le produit incontournable de l'ignorance !
Ils ont , depuis longtemps , abandonné l'idée même , qu'ils pourraient changer quelque chose au sein de l'école .
Qu'attendez-vous pour éclairer l'ignorance de votre savoir ?
Si vous êtes enseignant , de quoi discutez-vous avec les parents lors des rencontres ? Du niveau de l'élève ! ?
Préférez-vous les laisser dans l'illusion que leur enfant est évalué à sa juste valeur ? Celle qu'il devrait avoir ?

Ecrit par : oui-oui | 22 octobre 2007

Oui-Oui a écrit : "Ne venez pas non plus vous étonner que les parents considèrent qu'il y a un tel manque de respect de cette progéniture , en la considérant comme étant le produit incontournable de l'ignorance !"

Ne vouliez vous pas plutôt dire : "Ne venez pas non plus vous étonner que les parents considèrent qu'il y a un tel manque de respect de l'ignorance, en la considérant comme étant le produit incontournable de cette progéniture !" ?

Vous dites plus loin : "Si vous êtes enseignant, de quoi discutez-vous avec les parents lors des rencontres ? Du niveau de l'élève ! ?"

N'avez vous pas inversé les points d'exclamation et d'interrogation ?

Je m'interroge.

Ecrit par : dugong | 22 octobre 2007

Je m'interroge.

Ecrit par : dugong | 22 octobre 2007

Vous faites bien , mais , non , je n'ai pas inversé la ponctuation.
Essayez la lecture dans ce sens , elle en a un.

Ecrit par : oui-oui | 22 octobre 2007

Au fait, Toto, puis-je me montrer curieux et vous demander pourquoi et comment vous avez développé cette névrose obsessionnelle centrée sur Léo et Léa ?

Ecrit par : Zorglub | 22 octobre 2007

Toto, vous avez, et je trouve ça regrettable, oublié de parler de "léo et léa" dans votre dernier message! Cela manque, on va finir par oublier de quoi il s'agit! :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 octobre 2007


Chut, pour une fois qu'il avait un trou de mémoire ! ;):)

Ecrit par : Serpent à plumes | 22 octobre 2007

Au fait, Toto, puis-je me montrer curieux et vous demander pourquoi et comment vous avez développé cette névrose obsessionnelle centrée sur Léo et Léa ?

Ecrit par : Zorglub | 22 octobre 2007

ça arrive quand on apprend trop de textes par coeur àmha ;):)

Ecrit par : Serpent à plumes | 22 octobre 2007

"Vous êtes bien tous d'accord ici pour juger qu'il y a une vraie dyslexie d'origine neurologique et une épidémie de fausse dyslexie due à des apprentissages défectueux, non?"
Bon, je vois que tous sont d'accord.
Alors, pourquoi un tel procès à Bruno Bettelheim en rejetant la totalité de son travail? Vous êtes scandalisés qu'on mette sur le compte de la neurologie les déficiences de l'école mais ça ne vous dérange pas qu'on catalogue "autistes" des gosses fragiles qui ont peut-être subi un mauvais maternage ou pas de maternage du tout et qui bénéficieraient certainement d'une psychothérapie familiale et individuelle? Ça existe, vous savez! L'hospitalisme n'est pas réservé aux orphelinats roumains de 1980.

Ecrit par : dobolino | 22 octobre 2007

Vou savez, oui-oui, il est absolument stupéfiant de constater que, d'après un sondage récent, 80% des parents se disent "satisfaits de l'école".
Alors que nous considérons, nous, que l'école est un champ de ruines, oeuvre des "pédagogistes" disciples d'un dénommé Meirieu, dans lequel nous essayons de survivre en limitant les dégâts pour nos élèves chacun comme il le peut.

Les parents voient bien, pourtant, que leurs enfants ne savent plus rien sur rien, à commencer par le français. Alors, s'ils répondent que l'école les satisfait, ce ne peut être que pour une seule raison: c'est qu'elle les débarrasse de leur progéniture, elle leur sert de garderie.

Croyez bien pourtant que nous évaluons les enfants à leur juste valeur, que nous leur mettons les notes qu'ils méritent, mais que nous voyons rarement les parents s'en inquiéter. Que voulez-vous que nous fassions d'autre quand les parents eux-mêmes se désintéressent du niveau de leurs enfants?

Quant à changer quelque chose au sein de l'école, les parents le pourraient en effet s'ils soutenaient les professeurs qui cherchent à instruire les enfants plutôt que les pédagogues qui les rendent idiots.

Par exemple, la première chose à faire si vous voulez nous aider , ce serait de démissionner séance tenante des grandes associations de parents qui sont complices des "pédagos" et de ne plus voter pour aucune d' elles au conseil d'administration des établissements. Ce serait d'écrire à votre député et au ministre de l'Education nationale pour leur demander de rétablir un enseignement digne de ce nom, avec des méthodes qui ont fait leurs preuves, de rétablir une discipline stricte au lieu de l'anarchie qui règne dans les établissement scolaires. Ecrivez-leur que vous trouvez inadmissible que les élèves traitent d'"intellos" leur camarades qui veulent être sérieux, travailler et écouter les cours, que vous trouvez scandaleux et intolérable que ce mot soit devenu l'injure entre élèves la plus courante dans les collèges. Allez-y, ne vous gênez surtout pas, mettez le paquet. Nous vous soutenons.
Au lieu de vous fâcher contre nous, les professeurs, déchaînez-vous plutôt contre les responsables du "Désastre scolaire", titre du livre tout récent de Laurent Lafforgue et de Liliane Lurçat, contre ces "chercheurs en pédagogie", ces camelots, ces démagogues, ces marchands de poudre de perlimpimpin qui ont fait une carrière juteuse en démolissant tout ce qui marchait bien dans le système éducatif.

Ecrit par : Jean | 22 octobre 2007

Voir la chose sur les fréquences de maux divers et la future épreuve "pratique" de maths au bac.

Ecrit par : dugong

D'mon temps, il y avait une épreuve de "maths pratiques" aux concours d'entrée des ENS (concours M'), plus familièrement appelée : "le cunu".
Je suppose que ça n'a rien à voir avec ce que l'on nous prépare, d'ailleurs, celle-là, j'ai dû être un des derniers à la passer, on l'a remplacée par de l'informatique.

Je me suis hasardé, ayant trop peu d'élèves pour faire cours jeudi dernier, à cause de la grève des transports en commun, à lire la prose de mes inspecteurs (lesquels je ne vois jamais, et je ne me lamente pas). On insiste beaucoup sur le B2I et autres sornettes, nous enjoignant à utiliser les TICE (encore un mot qui me fait sortir mon revolver) à toute occasion (il y en a zéro pour moi, qu'ils apprennent d'abord à se servir de leur tête et de leurs dix doigts, après, on peut les autoriser à faire joujou).
Certains se sont-ils hasardés à passer au salon EducaTICE, tenu en parallèle au salon de l'éducation ? Allez y faire un tour (entrées gratuites à gogo), c'est édifiant, et comme on disait dans Charlie, après, songez-y, "c'est votre avenir, bande d'abrutis". Officieusement, ça mériterait bien d'être appelé :"les marchands du temple".

Ecrit par : Moot | 22 octobre 2007

Faites simplement la comparaison avec Ribambelle, peut-être comprendrez-vous (?) .
Une chose est sûre et prouvée, les neuneus ne peuvent pas comprendre.
:)

Ecrit par : toto | 22 octobre 2007

A propos du B2i au lycée, voyez http://d.krauss.free.fr/editos/b2i.html

Ecrit par : dugong | 22 octobre 2007

D'mon temps, il y avait une épreuve de "maths pratiques" aux concours d'entrée des ENS (concours M'), plus familièrement appelée : "le cunu".
Ecrit par : Moot | 22 octobre 2007

Ah oui, avec la règle à calcul, au temps où il n'y avait que cela... Il fallait calculer le delta, aussi, en ces temps héroïques, et l'epsilon (la marge d'incertitude, si je me souviens bien), et on extrayait les racines carrées en posant l'opération ! On pouvait aussi faire de la "musique" (pardon, Christophe Sibille) avec la règle à calcul, le résultat produit étant assez proche du chant (?) du mirliton. Souvenir, souvenir, que me veux-tu ?

Ecrit par : FGuichard | 22 octobre 2007

Enseignant de mathématiques pendant 40 ans, j'ai constaté avec désespoir la baisse du niveau de mes élèves, baisse dont une des raisons est le refus d'apprendre par cœur. En mathématiques, l'intuition d'un raisonnement se fait souvent par analogie, par reconnaissance des formes, ... Or seule l'acquisition des formules diverses est susceptible de donner cette capacité. L'acquisition par cœur de centaines de formules ne rend pas plus intelligent (peut-être même le contraire !) mais plus libre, plus inventif et bien plus productif.
Des dizaines de fois dans ma carrière j'ai vu des élèves même bons sécher lamentablement sur un problème car ils ne voyaient pas apparaitre une formule classique. L'exemple le plus fréquent est la formule donnant la somme des termes d'une progression géométrique, enseignée dès le secondaire et pourtant mal digérée jusqu'à des niveaux élevés (agrégation ?). Le "par cœur" en mathématiques comme, à mon avis, dans toutes les disciplines est l'équivalent des modes d'emploi des outils d'un artisan. Voyez vous un artisan s'arrêter en plein travail pour consulter le mode d'emploi d'un de ses outils habituel ? Non, il sait. Mais il a aussi le savoir faire qui lui n'est pas dans le mode d'emploi et qui lui permet d'être bien plus performant que le bricoleur ayant les mêmes informations.

Ecrit par : Marchand Pierre | 22 octobre 2007

Ah oui, avec la règle à calcul, au temps où il n'y avait que cela...

Ecrit par : FGuichard

Même pas, en fait, je n'ai pas un âge vénérable, pour moi, c'était en 1988, déjà du temps des calculatrices. J'avais ainsi eu droit à une épreuve sur les calculs liés au calendrier, où par exemple il fallait trouver une formule qui permette de calculer le nombre de jours entre deux dates.
Il en existe d'ailleurs de fort compliquées avec lesquelles on peut trouver la date de Pâques.

Ecrit par : Moot | 22 octobre 2007

Sibille:"Le Bris, (même s'il a été "meilleur que d'habitude") et Finkielkraut ont été mauvais. Ou, plus exactement, "vindicatifs" ce qui, en l'occurrence, revient à peu près au même".

Finkielkraut s'est montré plutôt fidèle à lui-même. Un peu impétueux, passionné, mais précis et courageux (dénonçant la tentation de fabriquer l'Ecole du point de vue du plus faible). A l'opposé de la député ps : ton monocorde, détachement faux et crispé, même pas mauvaise mais incompétente et à vrai dire un peu sotte ("M. le ministre vous devriez lire le dernier rapport du HCE" ou encore "lire écrire compter et aussi euhh créer chercher et encore euuhhh parler). Aurait-elle plu à CS?

Ecrit par : Philippe | 22 octobre 2007

Pour rester dans le sujet de la mémoire, je rappelle des exemples supplémentaires du rôle vital de la mémoire.

Fernand Braudel. Mobilisé en 1938, il est capturé et fait prisonnier de guerre en Allemagne entre 1940 et 1945. Il dispense des cours d'histoire à ses camarades détenus et il commence la rédaction de sa thèse principale. Les fiches et les notes qu'il a accumulées par milliers dans les années 1930 sont mises en sécurité par son épouse et c'est donc en se fiant à sa seule mémoire qu'il met par écrit tout son savoir sur la Méditerranée à l'époque de Philippe II.

En déportation, Joseph Salvat, auteur d'une grammaire occitane, enseigna l'occitan à ses camarades de captivité.

Et tous ces déportés dans les camps nazis ou soviétiques se transmettant par cœur leurs témoignages, leurs poèmes ou romans pour échapper à la mort et à l'oubli, pour que la vie et la lutte continuent.

Et dire que les pédagogos, autres chevaliers de la "Table rase", affirment en pouffant, avec leur morgue de demi-savants, que "seules les maladies se transmettent" !

Ecrit par : Pierre Azimont | 22 octobre 2007

Il faut effectivement se battre ( quelle misère!) pour rétablir le par coeur, mais quid de rétablir aussi les faits, justement en ce 22 octobre, pour les distinguer de leur interprétation?La lettre de Guy Môquet apporte sur un plateau l'occasion de le faire. Ce jeune militant communiste n'a jamais été Résistant.
Pourquoi le faire croire, sinon pour étayer la fable que tout communiste était automatiquement résistant alors que la "Résistance de 1940" ne comptait que des dissidents, qui furent exclus et passibles d'exclusion jusqu'à l'invasion nazie de l'URSS en 1941.

Fait nº1
Guy Môquet est mort victime de la police de Vichy.
Il fut arrêté par la police française en octobre 1940, comme militant du PCF clandestin dissous en 1939, après le pacte germano-soviétique, et devait être libéré en avril 1941. Ce sont les autorités françaises de la zone occupée qui l'ont maintenu en prison à Fresnes, puis déporté au camp de Choisel, à Châteaubriant, dans le but de tirer de lui des charges supplémentaires contre son père, Prosper, interné en Algérie avec d'autres députés communistes.
Il est aujourd'hui établi, au surplus, que, parmi les vingt-sept fusillés du 22 octobre, 17 figuraient sur la liste des otages communistes qualifiés de « dangereux », et négociés par le ministre de l'Intérieur de Vichy Pierre Pucheu, dans le but de réduire le contingent de cinquante otages exigé par les Allemands à la suite d'assassinats.

Fait nº2
Il n'était pas résistant
Guy Môquet était trop jeune pour s'être détaché de la « ligne» stalinienne, qui, loin de s'identifier à la cause de la liberté, n'a engagé le PCF dans la Résistance qu'après l'agression nazie sur le front russe, en juin 1941.
À ces précisions, Alain-Gérard Slama ajoute dans le Figaro de ce jour :

On peut espérer en effet que cette journée du 22 octobre soit précisément saisie par les professeurs d'histoire comme une occasion de sortir leurs élèves de deux pièges : le piège du manichéisme, en leur rappelant que l'histoire est tragique, et qu'elle a une vérité complexe, qui n'obéit pas aux simplifications de la mémoire ; et le piège du relativisme, en leur faisant comprendre que la liberté a un prix, qui peut être très élevé, et qu'il faut, dans des circonstances qui peuvent vite se dégrader, avoir le courage d'assumer.

Enfin, cette lettre force l'admiration par la générosité avec laquelle, victime d'une effroyable fatalité et de la plus cruelle injustice, le jeune Guy Môquet n'accuse ni le destin ni ses bourreaux, ce qui le distingue radicalement des intégristes d'aujourd'hui. Son message d'espoir, qui refuse la plainte sacrificielle et la haine culpabilisatrice si fort en vogue aujourd'hui, mériterait également l'attention des professeurs de littérature et de philosophie.

Ecrit par : Cadichon | 22 octobre 2007

"Il fallait trouver une formule qui permette de calculer le nombre de jours entre deux dates."

Ecrit par : Moot | 22 octobre 2007

Joli contrepet! A envoyer au Canard Enchaîné! :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 octobre 2007

Allez pour détendre l'atmosphère (je vous dois bien cela) je vous offre cette magnifique chanson interprêtée par son auteur d'ailleurs, un maître parmi les maîtres, Léo Ferré :

http://dl.free.fr/bbRcDx6HT/Picture28.jpg

"L'amour fou"

Et puis tant qu'on y est je fais mumuse avec ma webcam donc une chtit' photo pour le fun :

http://dl.free.fr/b4Wu5Hvnq/Picture29.jpg

Bonne soirée à tous !! (sourires)

Ecrit par : Sandra WAGNER | 22 octobre 2007

ci dessus normalement Léo Ferré, bug informatique apparemment..........

Aïe aïe

Ecrit par : Sandra WAGNER | 22 octobre 2007

http://www.youtube.com/watch?v=OaVNdY_zOQI

Ecrit par : Sandra WAGNER | 22 octobre 2007

http://www.youtube.com/watch?v=OaVNdY_zOQI

Je remets au cas où......

Ecrit par : Sandra WAGNER | 22 octobre 2007

Remarquables!!

La comédie de l'amour commence parfois dans le dérisoire, et puis elle emporte à jamais.

Ecrit par : cyre | 22 octobre 2007

Il faut effectivement se battre ( quelle misère!) pour rétablir le par coeur, mais quid de rétablir aussi les faits, justement en ce 22 octobre, pour les distinguer de leur interprétation?La lettre de Guy Môquet apporte sur un plateau l'occasion de le faire. Ce jeune militant communiste n'a jamais été Résistant.
Pourquoi le faire croire, sinon pour étayer la fable que tout communiste était automatiquement résistant alors que la "Résistance de 1940" ne comptait que des dissidents, qui furent exclus et passibles d'exclusion jusqu'à l'invasion nazie de l'URSS en 1941.

Fait nº1
Guy Môquet est mort victime de la police de Vichy.
Il fut arrêté par la police française en octobre 1940, comme militant du PCF clandestin dissous en 1939, après le pacte germano-soviétique, et devait être libéré en avril 1941. Ce sont les autorités françaises de la zone occupée qui l'ont maintenu en prison à Fresnes, puis déporté au camp de Choisel, à Châteaubriant, dans le but de tirer de lui des charges supplémentaires contre son père, Prosper, interné en Algérie avec d'autres députés communistes.
Il est aujourd'hui établi, au surplus, que, parmi les vingt-sept fusillés du 22 octobre, 17 figuraient sur la liste des otages communistes qualifiés de « dangereux », et négociés par le ministre de l'Intérieur de Vichy Pierre Pucheu, dans le but de réduire le contingent de cinquante otages exigé par les Allemands à la suite d'assassinats.

Fait nº2
Il n'était pas résistant
Guy Môquet était trop jeune pour s'être détaché de la « ligne» stalinienne, qui, loin de s'identifier à la cause de la liberté, n'a engagé le PCF dans la Résistance qu'après l'agression nazie sur le front russe, en juin 1941.
À ces précisions, Alain-Gérard Slama ajoute dans le Figaro de ce jour :

On peut espérer en effet que cette journée du 22 octobre soit précisément saisie par les professeurs d'histoire comme une occasion de sortir leurs élèves de deux pièges : le piège du manichéisme, en leur rappelant que l'histoire est tragique, et qu'elle a une vérité complexe, qui n'obéit pas aux simplifications de la mémoire ; et le piège du relativisme, en leur faisant comprendre que la liberté a un prix, qui peut être très élevé, et qu'il faut, dans des circonstances qui peuvent vite se dégrader, avoir le courage d'assumer.

Enfin, cette lettre force l'admiration par la générosité avec laquelle, victime d'une effroyable fatalité et de la plus cruelle injustice, le jeune Guy Môquet n'accuse ni le destin ni ses bourreaux, ce qui le distingue radicalement des intégristes d'aujourd'hui. Son message d'espoir, qui refuse la plainte sacrificielle et la haine culpabilisatrice si fort en vogue aujourd'hui, mériterait également l'attention des professeurs de littérature et de philosophie.
Ecrit par : Cadichon | 22 octobre 2007
Cadichon, je vous aime bien, mais vous venez de franchir une ligne qu'il aurait mieux valu ne pas franchir -et que d'ailleurs Sarko dans son innocence imbécile de parvenu à pompes Weston a franchi allègrement avec cette histoire de lettre de Guy Môquet. Laissons les morts aux morts et les vivants avec le souvenir de leurs morts, c'est la moindre des choses pour des individus cultivés, et même, j'allais dire, pour des individus civilisés. Je porte le prénom d'un mort : Guy, Môquet, celui dont il est tant question. C'est ma mère qui me l'a dit : "Quand ton père est rentré de Dachau, nous t'avons fait et nous avons décidé de t'appeler Guy en souvenir de Guy Môquet". Mon père était jusqu'à son arrestation par la police française, en 1943, à 18 ans, Quai de la Râpée, responsable de la résistance PCF Paris rive-droite. Passage entre les mains et les nerfs de boeuf des Brigades spéciales, puis centrale d'Eysses ( rébellion = 9 fusilllés), puis Dachau, commando d'Allach. Puis Internationale Communiste comme dirigeant de l'UJRF et secrétaire général de l'Union des Vaillants. Alors vos petites histoires de Guy Môquet résistant ou pas - nian, nian, nian - comme d'ailleurs la lecture - nian, nian, nian - de cette lettre si émouvante, comme aussi les protestations - nian, nian, nian - contre ladite cette lecture, je m'en balance !

Bien à vous
GM

Ecrit par : guy morel | 23 octobre 2007

Fait nº2
Il n'était pas résistant
Guy Môquet était trop jeune pour s'être détaché de la « ligne» stalinienne, qui, loin de s'identifier à la cause de la liberté, n'a engagé le PCF dans la Résistance qu'après l'agression nazie sur le front russe, en juin 1941.
Écrit Cadichon

Cela c'est l'exemple type de l'imbécillité en matière d'histoire. je ne connais aucun résisitant communiste qui se soit détaché de la lligne stalinienne. Les communistes n'étaient donc pas des résistants. Je ne connais d'ailleurs aucun résistant maurrassien qui se soit détaché de la ligne maurrassienne. Mais ce n'était pas des résistants. Pas plus que ne l'étaient les militants socialistes qui avaient approuvé la non-intervention et les militants radicaux qui avaient applaudi à Munich. Qu'on se le dise : il n'y a jamais eu de résistants en France !
GM

Ecrit par : guy morel | 23 octobre 2007

Enfin, cette lettre force l'admiration par la générosité avec laquelle, victime d'une effroyable fatalité et de la plus cruelle injustice, le jeune Guy Môquet n'accuse ni le destin ni ses bourreaux, ce qui le distingue radicalement des intégristes d'aujourd'hui. Son message d'espoir, qui refuse la plainte sacrificielle et la haine culpabilisatrice si fort en vogue aujourd'hui, mériterait également l'attention des professeurs de littérature et de philosophie.
Ecrit par : Cadichon | 22 octobre 2007
Je viens de comprendre : Cadichon cite Slama ; donc pardon Cadichon, et à nous deux Slama !
Et là je crains de trop comprendre. Mais que Slama veuille bien nous expliquer, au cas où nous aurions mal compris, ce que " la plainte sacrificielle et la haine culpablisatrice si fort en vogue aujourd'hui" ont à voir avec les fusillés de 1941 ?
GM

Ecrit par : guy morel | 23 octobre 2007

Oui, Guy Morel, vous avez accusé cadichon un peu vite, alors qu'elle était d'accord avec vous.

Moi je suis un peu embêté qu'on soit allé rechercher la cousine germaine de Guy Moquet, et la femme qu'il aimait, et ses amis d'enfance, pour les faire témoigner, comme si on était à Sacrée Soirée. Et qu'on ressorte Philippe Torréton et Jean-Baptiste Monnier pour exploiter le filon Guy Moquet (il n'y a pas d'autre mot), je trouve cela répugnant !

Cependant, Sarkozy et ses conseillers ne connaissent vraiment pas l'Educ. Nat. : si Sarko avait fait un appel à P.E.C. autour de Guy Moquet, ou de TPE, ou d'IDD, ou de sortie pédagogique, de créations d'affiches, de maquettes, de reconstitutions, de videos, de mises en scène, de logiciels, d'écriture de pièces de théâtre, de poèmes, de scènes historiques, d'interviews, de sondages, de recherches, de rencontres, d'activités pluridisciplinaires, BREF, s'il avait proposé tout ça dans le cadre d'opérations bénévoles et chapeautées par les inspecteurs et rectorats, ça aurait été un succès monstre.

Mais là non : je ne sais pas qui l'a conseillé sur cette affaire, dans la manière de procéder, mais c'était une belle erreur que d'avoir agi comme ça.

Ecrit par : Jeremy | 23 octobre 2007

Sarkozy a récupéré Guy Môquet, comme il a récupéré Jaurès et Blum pendant sa campagne, comme il dit être fan d'Albert Cohen et Louis-Ferdinand Céline dans la même réponse au même interviewer, comme il dit en Bulgarie: "tous les gens qui sont opprimés, humiliés, persécutés dans le monde deviennent automatiquement français" avant de dire aux préfets de faire du chiffre, d'imposer un amendement anti-ADN, et de conduire par la terreur induite des sans-papiers terrorisés à se défenestrer, comme il dit; "j'aimerais bien que les journalistes s'occupent un peu moins de ma vie privée" après l'avoir mise en scène dans toute la presse people et autre, comme... Bref, c'est porte-nawak. Un "porte nawak" orchestré, prévu, planifié, dans le but transparent et unique de nous "vendre du Sarkozy". Mais un "porte-nawak" de moins en moins maîtrisé.

Tiens, deux petites questions à Cadichon: le libéralisme qu'elle prône, et la concurrence à tous crins, ont conduit à une quasi-situation de monopole sur la presse économique, ("les échos" et "la tribune" dans la même main). Qu'en pense t-elle?
Le même libéralisme conduit les opérateurs téléphoniques à s'entendre sur les prix et, accessoirement, à attirer les nouveaux clients et à mépriser totalement les anciens. Qu'en pense t-elle également?

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 octobre 2007

Le même libéralisme conduit les opérateurs téléphoniques à s'entendre sur les prix et, accessoirement, à attirer les nouveaux clients et à mépriser totalement les anciens. Qu'en pense t-elle également?

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 octobre 2007

...Et à proposer des offres commerciales (de dégroupage total par exemple) qu'ils sont dans l'incapacité de réaliser. Résultat, en ce qui me concerne, je suis sans ligne fixe et sans liaison Internet depuis plus d'un mois et demi (merci club-internet !)

------------------------------------------------------------------------

A propos de Guy Môquet, cette belle phrase de Condorcet : "On ne doit aux morts que ce qui est utile aux vivants" : la vérité et la justice" (j'ajouterai, pour ma part, la compassion)

Ecrit par : Robin | 23 octobre 2007

Extrait du document " Les Compétences-clés pour l'apprentissage tout au long de la vie -Cadre européen de référence, novembre 2004"

"Il est proposé d’appliquer le cadre des compétences clés dans la totalité des domaines de l’éducation et la formation tout au long de la vie, selon les structures nationales d’éducation et de formation.
a) enseignement général obligatoire : celui-ci se caractérise de plus en plus par un changement d’approche – l’accent étant mis, non plus sur « des connaissances codifiées ou explicites », mais sur « des connaissances tacites» intégrées aux compétences personnelles et sociales de l’apprenant..."

Il va être difficile de revenir à la mémorisation "par coeur" avec ces principes.

Comment des initiatives comme la Troisième voie ou le réseau SLECC peuvent-ils s'articuler avec les critères européens ? Quelle est la marge de manoeuvre des états, des ministres de l'éducation par rapport aux objectifs de l'Union européenne (et à ceux de l'OCDE) ?

Document intégral à lire :
http://ec.europa.eu/education/policies/2010/doc/
basicframe_fr.pdf

P.S. : la somme de rapports, documents, textes législatifs disponibles sur le site de l'Union européenne est impressionnante : ne pourrait-on pas faire là des économies en diminuant le nombre de "spécialistes faisant des rapports" dont certains pourraient devenir des "spécialistes agissant sur le terrain" ?
Combien de rapports ont-ils été écrits par des fonctionnaires de l'UE sur la nécessité de diminuer le nombre de fonctionnaires??

Ecrit par : lucile | 23 octobre 2007

Désolée le lien ne marche pas. j'essaie sur une ligne :

http://ec.europa.eu/education/policies/2010/doc/basicframe_fr.pdf

Ecrit par : lucile | 23 octobre 2007

Comment des initiatives peuvent-ELLES ...

Ecrit par : lucile | 23 octobre 2007

Pour ceux que cela intéresse :
Discours sur la méthode : une nouvelle novlang !
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2007/10/23/discours-sur-la-methode/

R.F.

Ecrit par : Roger Felts | 23 octobre 2007

j'ajouterais avec un s

Toujours à propos de Guy Môquet. Les réflexions de Pierre Norah et d'Alain-Gérard Slama citées par cadichon et l'intervention de Guy Morel montrent, en effet, toute la complexité du problème (on ne peut faire l'impasse en effet sur le contexte du pacte germano-soviétique)

Certains collègues s'en sont très bien tirés en contextualisant, en conciliant le devoir de mémoire et le souci de la vérité historique.

C'est plus facile, il est vrai en lycée qu'en collège où il faut se contenter de lire (ou de refuser) de lire la lettre...On n'est pas loin de la propagande et rien n'est plus contraire à la mission d'un enseignant.

Guy (permettez-moi de vous appeler par ce prénom que vous partagez du fait de la rencontre de votre histoire personnelle et de l'Histoire collective avec le jeune fusillé de Châteaubriant),vous appartenez à la même génération que moi et vous avez personnellement été confronté à une tragédie qui n'a rien en effet d'un "clip télé".

Mon propre père, sous ses dehors "légers" ("l'insoutenable légèreté de l'être" n'allège pas le poids de la tragédie, elle l'aggrave) ne s'en est personnellement jamais remis et il m'a fallu une longue psychanalyse pour prendre un peu de distance.

Guy Môquet et ses compagons, les déportés, les résistants, les fusillés méritent, en effet, autre chose que cette récupération politicienne.

Mais, comme je l'ai dit, nous préférons "la légèreté de l'être".

Il n'est pas sûr que la mémoire collective en soit clarifiée.

Ecrit par : Robin | 23 octobre 2007

Pierre Nora sans h !

Ecrit par : Robin | 23 octobre 2007

Toujours à propos de Guy Môquet :

"Certains collègues s'en sont très bien tirés en contextualisant, en conciliant le devoir de mémoire et le souci de la vérité historique."

Dans la classe d'un de nos fils, la lettre a été lue en cours d'EPS (hasard de l'emploi du temps). Le professeur a très honnêtement reconnu qu'il ne pouvait en faire un commentaire ni en tirer des conclusions en lien avec sa matière, ce dont je lui suis reconnaissante.
Mais pourquoi ne pas demander que cette lettre soit lue en cours d'histoire (même si ce n'est pas à la date anniversaire), de préférence en lien avec l'étude de la Deuxième guerre mondiale ? Le contexte serait posé plus naturellement.
Et les lycéens ne l'entendraient qu'une fois : pourquoi la relire chaque année aux mêmes élèves ? L'effet sera-t-il positif ?

Ecrit par : lucile | 23 octobre 2007

Trouvé ceci, sur le site indiqué en contrebas :

" "Le par cœur est non seulement inutile mais dangereux. Les repères que l'enfant [qui apprend par cœur] se donne sont pour la plupart étrangers à la signification du texte. Le plus grave est que cette forme d'apprentissage déshabitue l'enfant de la réflexion personnelle.... l'invite à croire qu'il est sans objet d'exercer son jugement et de faire preuve d'esprit critique. Il est plus simple d'apprendre que de comprendre et raisonner. Une telle attitude, faite de démission et de paresse intellectuelle, n'est guère de nature à préparer l'enfant à affronter les problèmes que lui posera sa vie d'adulte... Sur un plan plus général, habituer l'enfant à apprendre par cœur c'est, quoi qu'on en dise, le rendre perméable à toutes les suggestions, politiques ou autres... c'est en somme le vouer à la passivité intellectuelle et civique, en l'incitant à faire siens tous les conformismes du moment. Le savoir acquis par cœur est de qualité inférieure... et demeure le plus souvent verbal et superficiel... il se présente à l'esprit de manière compacte et monolithique. Il paraît sage de cantonner le 'par cœur' dans d'étroites limites".

[Pierre Giolitto, in Éducation Nationale, n° 57 du 19 février 1970, p. 25.]

http://s.huet.free.fr/paideia/paidogonos/parcoeur.htm

Je n'ose vous proposer de vous attarder sur la circulaire du 19 octobre 1960...

Ecrit par : D'enguell | 23 octobre 2007

Merci à Roger Felts pour son cours de "novlangue" dans laquelle un seul mot peut avoir, selon l'intonation, une dizaine de significations différentes !

Je ne me formaliserai plus désormais si un élève me dit : "Fils de p..."

Ca voudra peut-être dire : "Merci, Monsieur, votre cours m'a ouvert des horizons insoupçonnés sur la valeur civilatrice de l'amour courtois."

Ecrit par : Robin | 23 octobre 2007

civilisatrice

c'est trop dur à taper, fils de p...!

Ecrit par : Robin | 23 octobre 2007

Je vois que la lettre vous a bien occupée. Moi, elle m'a préoccupée: je ne sais ni quels sont les objectifs avoués ni quels pourraient être, s'il y en a, les objectifs inavouables. Qu'on la lise ou pas à mes enfants est sans importance, entre leurs historiques familiaux et diverses données déjà enseignées à l'école et à la maison, donc je n'interviens pas en tant que parent d'élève mais en tant que citoyenne ou plutôt même en tant que curieuse. Existe-t-il ici quelqu'un qui soit sans passion sur ce sujet et expose mathématiquement et froidement ce que pourrait espèrer celui (qui d'ailleurs?) qui a proposé la lecture de cette lettre aux lycéens?
Cette période de notre histoire française est encore trop vive, trop proche pour être entrée dans l'histoire. Elle a remué trop de tourbe et en remue encore. Le suicide de mon beau-père, il y a deux ans était aussi le dernier cri de désespoir d'un ancien FTP de plus en plus immensément déçu. Je suis heureuse de le savoir en repos aujourd'hui et non face à ce genre d'évènement ultra médiatisé.

Ecrit par : dobolino | 23 octobre 2007

Ca voudra peut-être dire : "Merci, Monsieur, votre cours m'a ouvert des horizons insoupçonnés sur la valeur civilatrice de l'amour courtois."

Ecrit par : Robin | 23 octobre 2007

Voilà! Faisons leur étudier le roman courtois. C'est édifiant et ça ne met pas de l'huile sur un feu qui couve encore très salement.

Ecrit par : dobolino | 23 octobre 2007

Dimanche 21 octobre, tandis que l'Etat sarkoziste s'employait dans les médias à convaincre les enseignants de diffuser son message de propagande, à Budapest, capitale de la Hongrie, 600 nouvelles jeunes recrues ont juré de défendre la Hongrie dans les rangs du groupe paramilitaire d'extrême droite de la "Garde hongroise". En uniforme noir et insignes rouges rappelant l'esthétique nazie ils ont défilé place des Héros, avec le soutien de 1 500 sympathisants.
Contre quels nouveaux ennemis menaçants, l'Europe chrétienne s'arme-t-elle moralement et militairement?

Ecrit par : marigot | 23 octobre 2007

"Dimanche 21 octobre, tandis que l'Etat sarkoziste s'employait dans les médias à convaincre les enseignants de diffuser son message de propagande, à Budapest, capitale de la Hongrie, 600 nouvelles jeunes recrues ont juré de défendre la Hongrie dans les rangs du groupe paramilitaire d'extrême droite de la "Garde hongroise". En uniforme noir et insignes rouges rappelant l'esthétique nazie ils ont défilé place des Héros, avec le soutien de 1 500 sympathisants.
Contre quels nouveaux ennemis menaçants, l'Europe chrétienne s'arme-t-elle moralement et militairement?

Ecrit par : marigot | 23 octobre 2007 "

Marigot, il y a dans votre propos des allusions surprenantes et pour tout dire scandaleuses. En rapprochant Etat Sarkoziste et Hongrie brune, vous sous entendez comme une collusion entre les deux termes. Je ne suis pas particulièrement Sarkoziste, loin de là, mais il est insupportable de banaliser le nazisme ou toute forme de fascisme en l'apliquant à celui qui nous gouverne. Vous et ceux qui brâment brâmiez déjà en 1958 en imaginant de Gaulle comme le représentant de la France des Colonel (dixit Mitterrand).

Ecrit par : Guedbralec27 | 23 octobre 2007

Voyez sur
http://www.pcinpact.com/actu/news/39596-Alain-Finkielkraut-ecole-fracture.htm?vc=1#vc
ce que Finkelkraut déclenche chez les analphabètes à clavier.

Décidément, ça ne va pas arranger le pessimisme essentiel qui m'anime. Je continue à travailler sans perdre le peu de temps qui me reste à polémiquer avec des cons absolument traversables par rien (Finkelkraut parle fort justement de "blocs d'être").

Dieu reconnaîtra les siens. En attendant, pas de prisonnier.

Ecrit par : dugong | 23 octobre 2007

mais il est insupportable de banaliser le nazisme ou toute forme de fascisme

Ecrit par : Guedbralec27 | 23 octobre 2007

Quand je vous le dis que c'est trop frais et qu'il faut être un imbécile pour ne pas savoir à quel point c'est encore douloureux. Ce que j'apprends à mes enfants d'ailleurs. Gardons-nous de tout jugement péremptoire: on peut faire très mal! Je sais car je l'ai fait et c'est très laid de ma part. Et encore, je me suis retenue.
On a le choix quand même pour s'amuser à porter des jugements péremptoires sans blesser vivement l'un ou l'autre dans sa chair: Alexandre le Grand, Cléopâtre, Jules César, etc...
Après tout, Barra le petit tambour, ça l'aurait fait très bien. Tant de jeunes adolescents héros patriotes dans notre histoire nationale! Tentons d'en dresser la liste...
Il y a encore des Charles, des Philippe et des Guy qui sont bien en vie et qui ont une famille, des parents et grands-parents bien vivants encore, même si ce n'est que dans leur mémoire.
Je l'ai déjà dit ailleurs mais je me répète: il eut été de meilleur choix de commémorer les jeunes fusillés de la Cascade du Bois de Boulogne, à peine plus âgés et de toutes origines (vingt francs-tireurs et partisans de la ville de Chelles, trois membres de l'Organisation civile et militaire de la jeunesse et douze Jeunes Chrétiens Combattants), fusillés par l'occupant tout seul sans avoir été livrés par le gouvernement de Vichy, suite à un acte de résistance caractérisé et caractéristique. C'eut été moins sujet à querelles et vieux démons. Et encore, peut-être que...

Ecrit par : dobolino | 23 octobre 2007

pour être plus précis dans ma référence à la citation de Mitterrand, "la France des généraux" précédant "celle des colonels"

Ecrit par : Guedbralec27 | 23 octobre 2007

Courte entracte ou pause musicale pour se ressourcer les neurones : Haendel, star incontestée des musiques sacrées

Ombra mai Fu :

http://dl.free.fr/dNzazTW8U/07OmbraMaiFu(Largo)fromXerxes.wma

The arrival of the queen of Sheba :

http://dl.free.fr/eIuPd8csO/02ArrivaloftheQueenofShebafromSolomon.wma

Zadok the priest

http://dl.free.fr/fav3nEKuj/01ZadokthePriest.wma

Le Messie

http://dl.free.fr/gmwKmFYa3/18HalleluajahChorusfromMessiah.wma

Je me régale en ce moment avec l'Art d'aimer d'Ovide, Ombra Mai Fu en musique de fond très léger et une excellente coupe de champagne........

Ecrit par : Sandra WAGNER | 23 octobre 2007

Un souvenir vient de me revenir. Lorsque j'étais élève de cinquième, donc sous la présidence de Georges Pompidou, il avait été décidé que tous les élèves (de cinquième?) recevrait deux heures ou une heure(?) de cours sur la déportation et les camps d'extermination. J'ai écouté ce cours fait par notre professeur d'histoire, j'en suis ressortie broyée (sujet tabou à la maison, on savait sans savoir). Qui avait pris cette décision? S'il y a eu du "tintouin", ça m'est largement passé au-dessus des oreilles.
Ce que je me rappelle nettement, c'est qu'il était possible de dispenser son enfant de ce cours et qu'il y avait eu vive discussion à la maison entre mes parents avant que je ne reçoive l'autorisation (l'ordre) d'y assister.

Ecrit par : dobolino | 23 octobre 2007

Marigot, il y a dans votre propos des allusions surprenantes et pour tout dire scandaleuses. En rapprochant Etat Sarkoziste et Hongrie brune, vous sous entendez comme une collusion entre les deux termes.

Ecrit par : Guedbralec27 | 23 octobre 2007

Ce n'est pas moi, Guedbralec qui fait le rapprochement mais la communauté politique européenne. Que je sache aux dernières nouvelles la Hongie qui permet officiellement la constitution de milices néo-nazies et para-militaires est un pays européen et souscrit au projet de traité modificatf européen, dit aussi "projet simplifié" de Sarkozi.
Et pendant que les français se focalisent sur des questions franco-françaises habilement montées en épingle, se met en place et dans l'ombre une nouvelle Europe (le nouveau traité comporte pas loin de 300 nouvelles dispositions) qui va aboutir à dessaisir le peuple souverain d'une grande partie de son pouvoir législatif. Et tout particulièrement dans le domaine en crise de l'éducation et de la culture. Enfin de ce qu'il en subsiste!
Dernier mot. Qui vous assure que le fascisme ne peut apparaître et opérer sous d' autres formes que celles dures, violentes et meurtrières que nous lui prêtons aujourd'hui?
Si l'on définit le fascisme comme un état politique qui autorise le passage à l'acte et à grande échelle du fantasme du meurtre, on ne peut pas dire que nos Etats occidentaux ne nous donnent pas chaque jour de quoi nous interroger à ce sujet et hors des poncifs ou sentiers balisés par les idéologues. Un seul exemple: la multiplication ces derniers temps des infanticides dans notre belle France, que les médias et les pouvoirs font passer pour des "faits divers" ne correspondent-ils pas exactement à cette notion de "banalisation du mal" propre à tout système totalitaire? Ne saute-t-il pas à vos yeux que nous tolérons de plus en plus facilement l'insoutenable, que nous nous accoutumons chaque que jour un peu plus aux effets catastrophiques de la destruction des cultures et des civilisations autres que la nôtre euro-américaine? Ouvrez les yeux!

Ecrit par : marigot | 23 octobre 2007

Le Messie

http://dl.free.fr/gmwKmFYa3/18HalleluajahChorusfromMessiah.wma


Ecrit par : Sandra WAGNER | 23 octobre 2007

Quand je serais Président de la République, j'ordonnerai que cet extrait soit écouté, dans chaque établissement scolaire, le matin pendant le salut aux drapeaux (France et Europe).
Et on remplacera les sonneries par l'Hymne à la Joie.

Ecrit par : dobolino | 23 octobre 2007

Un seul exemple: la multiplication ces derniers temps des infanticides dans notre belle France, que les médias et les pouvoirs font passer pour des "faits divers" ne correspondent-ils pas exactement à cette notion de "banalisation du mal" propre à tout système totalitaire?

Ecrit par : marigot | 23 octobre 2007

Avant, on avait des cochons et des tas de fumiers, et maintenant les cochons ne bouffent plus que des granulés, résultat: ils s'ennuient et prennent des ulcères à l'estomac, c'est la seule différence.

Ecrit par : dobolino | 23 octobre 2007

Vou savez, oui-oui, il est absolument stupéfiant de constater que, d'après un sondage récent, 80% des parents se disent "satisfaits de l'école".

Ecrit par : Jean | 22 octobre 2007

80% des parents interrogés , cela fait toute la différence !

N'est-il pas légitime pour ces parents d'être , pour la plupart , satisfaits ?
Pourquoi ne le seraient-ils pas ?
Auraient-ils une raison d'aller chercher la petite bête lorsque tant de passages en classe supérieure sont prononcés , lorsque , sur le bulletin , il apparaît plus important d'avoir un comportement rassurant pour l'enseignant en proie a toute cette délinquance ?
La notation ? vaste sujet ! participation orale prise en compte et notée dans chaque matière , que ce soit pour faire avancer le cours , ou bien , le schmilblick , est-ce bien représentatif des apprentissages scolaires ?
Pourquoi s'inquiéter après tout ! si l'on choisit de faire confiance à l'EN , et que l'EN dit que TOUT va bien ?
Prendriez-vous les parents pour des membres à part entière du système de l'EN ? et , si oui , pensez-vous qu'ils aient toutes les cartes en mains pour vous appuyer ?

Ecrit par : oui-oui | 23 octobre 2007

Eh oui ! Dobolino, nous autres petits cochons nous devons naviguer entre deux écueils, la peur d'être bouffé par nos maîtres ou l'ennui de manger des granulés, les Charybdes et Scylla de notre vie de cochon !

Ecrit par : iPidiblue ou la vie de cochon | 23 octobre 2007

Si vous voulez dire, oui-oui, que les parents sont "impliqués" dans l'instruction de leurs enfants, je suis tout à fait de votre avis. De quelle manière sont-ils impliqués? Eh bien, ils ont à vérifier que les devoirs sont faits et les leçons apprises, ils ont à encourager leurs enfants à travailler en classe et à être sages et attentifs, ils doivent leur apprendre à respecter les adultes et l'école en général.

Ils ont toutes les cartes en main pour nous appuyer.
Ce n'est pas très compliqué: si leur enfant revient avec des notes pharamineuses en français ou en anglais, mais ne sait pas conjuguer le verbe être aux temps simples, c'est qu'il y a un problème dans les programmes. Si leur enfant quitte le collège en n'ayant jamais expliqué une ligne de Molière ou de La Fontaine, c'est qu'il y a un problème dans les programmes. Si leur enfant ignore en 3ème que le nominatif est le cas du sujet en allemand, mais a quand même régulièrement 18 en allemand et ne sait pas composer une phrase grammaticalement correcte, c'est qu'il y a un problème dans les programmes. Tous les parents qui veulent bien s'informer par eux-mêmes sur l'état actuel du système éducatif ont à leur disposition une énorme quantité de sources d'information: non seulement le délabrement qu'ils constatent eux-mêmes dans l'établissement de leur enfant, où l'insulte à la mode c'est "intello", mais aussi les livres de Jean-Paul Brighelli, Marc Le Bris, Laurent Lafforgue, et de tant d'autres. Il n'y a de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre!

La meilleure façon, pour les parents, de contribuer au redressement de l'école, c'est de réclamer avec insistance aux députés, aux sénateurs, au ministre, au président de la République le retour à un enseignement méthodique et solide dans des établissements scolaires qui seront redevenus des sanctuaires où règne à nouveau la discipline, à l'abri des pressions qu'exerce la société civile en faveur du laisser-aller et de l'ignorance. Leur meilleur truchement, c'est leur stylo!

Ecrit par : Jean | 23 octobre 2007

Eh oui ! Dobolino, nous autres petits cochons nous devons naviguer entre deux écueils, la peur d'être bouffé par nos maîtres ou l'ennui de manger des granulés, les Charybdes et Scylla de notre vie de cochon !

Ecrit par : iPidiblue ou la vie de cochon | 23 octobre 2007
Et plus vous bouffez de granulés, plus vite vous êtes mangés! Pauvres petits cochons! Il vient d'où votre pseudo, d'une BD d'Edika?

Ecrit par : dobolino | 23 octobre 2007

Ils ont toutes les cartes en main pour nous appuyer.
Ce n'est pas très compliqué: si leur enfant revient avec des notes pharamineuses en français ou en anglais, mais ne sait pas conjuguer le verbe être aux temps simples, c'est qu'il y a un problème dans les programmes. Si leur enfant quitte le collège en n'ayant jamais expliqué une ligne de Molière ou de La Fontaine, c'est qu'il y a un problème dans les programmes. Si leur enfant ignore en 3ème que le nominatif est le cas du sujet en allemand, mais a quand même régulièrement 18 en allemand et ne sait pas composer une phrase grammaticalement correcte, c'est qu'il y a un problème dans les programmes.

Ecrit par : Jean | 23 octobre 2007

Je crois que c'est Guy Morel qui a expliqué qu'on en était déjà largement à la deuxième génération? Comment voulez-vous que nous soyons assez nombreux et d'un poids suffisant? Tous les parents d'élèves que je côtoie n'ont pas la moindre idée de l'existence de l'accusatif et, en plus, leur demande n'est pas là.

Ecrit par : dobolino | 23 octobre 2007

Eh oui ! Dobolino, nous autres petits cochons nous devons naviguer entre deux écueils, la peur d'être bouffé par nos maîtres ou l'ennui de manger des granulés, les Charybdes et Scylla de notre vie de cochon !

Ecrit par : iPidiblue ou la vie de cochon | 23 octobre 2007

Je vois que nous sommes quelques uns sur ce blog à aimer les petits cochons (ô, comme je n'aime pas ces camions qui les transportent on sait bien où).

Je connais un écrivain qui vit à la campagne non loin d'ici et les a affectueusement célébrés dans des poèmes plein d'humour.

Je ne les connais pas "par coeur" (scandale!) ; je vais tâcher de vous les retrouver.

Ecrit par : Robin | 23 octobre 2007

La meilleure façon, pour les parents, de contribuer au redressement de l'école, c'est de réclamer avec insistance aux députés, aux sénateurs, au ministre, au président de la République le retour à un enseignement méthodique et solide dans des établissements scolaires qui seront redevenus des sanctuaires où règne à nouveau la discipline, à l'abri des pressions qu'exerce la société civile en faveur du laisser-aller et de l'ignorance. Leur meilleur truchement, c'est leur stylo!

Ecrit par : Jean | 23 octobre 2007

Tout cela est sans compter l'ignorance et le débarras parental de sa progéniture en garderie !
Croyez-vous que tous soient à même de s'informer ? que tous aient conscience que quelque chose ne va pas ?
Croyez-vous qu'il faille absolument reporter les fautes sur les géniteurs d'enfants et de programmes ?
N'y avez-vous pas votre part ?

Ecrit par : oui-oui | 23 octobre 2007

"Croyez-vous que tous soient à même de s'informer ? que tous aient conscience que quelque chose ne va pas ?
Croyez-vous qu'il faille absolument reporter les fautes sur les géniteurs d'enfants et de programmes ?
N'y avez-vous pas votre part ?"

En d'autres temps, on s'exonérait de ses "fautes" en allant à confesse. Maintenant ce n'est plus possible : on doit seulement assumer sa part de responsabilité. Le saut qualitatif est énorme et beaucoup n'y sont pas préparés.

Ecrit par : dugong | 23 octobre 2007

Pour vous distraire à propos, mon quiz littéraire du soir :

« Je peindrai ici l'image du Porc.
C'est une bête solide et tout d'une pièce ; sans jointure et sans cou, ça fonce en avant comme un soc. Cahotant sur ses quatre jambons trapus, c'est une trompe en marche qui quête, et toute odeur qu'il sent, y appliquant son corps de pompe, il l'ingurgite. Que s'il a trouvé le trou qu'il faut, il s'y vautre avec énormité. Ce n'est point le frétillement du canard qui entre à l'eau, ce n'est point l'allégresse sociable du chien ; c'est une jouissance profonde, solitaire, consciente, intégrale. Il renifle, il sirote, il déguste, et l'on ne sait s'il boit ou s'il mange ; tout rond, avec un petit tressaillement, il s'avance et s'enfonce au gras sein de la boue fraîche ; il grogne, il jouit jusque dans le recès de sa triperie, il cligne de l'oeil. Amateur profond, bien que l'appareil toujours en action de son odorat ne laisse rien perdre, ses goûts ne vont point aux parfums passagers des fleurs ou de fruits frivoles ; en tout il cherche la nourriture : il l'aime riche, puissante, mûrie, et son instinct l'attache à ces deux choses, fondamental : la terre, l'ordure.
Gourmand, paillard ! si je vous présente ce modèle, avouez-le : quelque chose manque à votre satisfaction. Ni le corps ne se suffît à lui-même, ni la doctrine qu'il nous enseigné n'est vaine. «N'applique point à la vérité l'œil seul, mais tout cela sans réserve qui est toi-même. » Le bonheur est nôtre devoir et notre patrimoine. Une certaine possession parfaite est donnée.
Mais telle que celle qui fournit à Énée des présages, la rencontre d'une truie me paraît toujours augurale, un emblème politique. Son flanc est plus obscur que les collines qu'on voit au travers de la pluie, et quand elle se couche, donnant à boire au bataillon de marcassins qui lui marche entre les jambes, elle me paraît l'image même de ces monts quittaient les grappes de villages attachées à leurs torrents, non moins massive et non moins difforme.
Je n'omets pas que le sang de cochon sert à fixer l'or. »

Ecrit en 1896 mais ... par qui ?
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.... Paul Claudel.
Ceci éclaire d'un autre jour certains aspects (méconnus ?) de sa personnalité !

Ecrit par : Zorglub | 23 octobre 2007

"'Petites questions à Cadichon: le libéralisme qu'elle prône, et la concurrence à tous crins, ont conduit à une quasi-situation de monopole sur la presse économique, ("les échos" et "la tribune" dans la même main). Qu'en pense t-elle?
Le même libéralisme conduit les opérateurs téléphoniques à s'entendre sur les prix et, accessoirement, à attirer les nouveaux clients et à mépriser totalement les anciens. Qu'en pense t-elle également?""

Cher Christophe.
Il m'est difficile de répondre valablement à des questions dont l'énoncé se contredit et amalgame le libéralisme à des dérives, fort déplorables certes, mais qui ne lui pas imputables puisqu'il vise à les réduire...

Il me semble que vos questions flirtent avec la caricature comme celle qui superlative l'"ultra-libéralisme" pour mieux assassiner le libéralisme en l'amalgamant à des dérives ou perversions sociétales, humaines, institutionnelles, qui par définition n'ont plus rien à voir avec le concept originel.
À cet égard: permettez-moi une question:
Parlez-vous jamais d'ultra-communisme ou d'hypersocialisme pour en décrire les dérives et perversions pourtant bien établies et innombrables?
La concurrence "à tout crins" cela veut dire quoi" au juste?
Que l'on laisse entière liberté aux concurrents sur un marché, mais il y a toujours des limites, celles de la loi et celle de la demande.


Loin d'éliminer la concurrence, le libéralisme la favorise.
Il y a deux paradigmes possibles et ...incompatibles, d'où leur cohabitation tendue.Celui de l'offre imposée d'en haut par l'interventionnisme étatique, les nationalisations, la planification, qui comprime la démande et celui de la demande qui détermine l'offre quand on lui en laisse le loisir.
Ce qui détermine cette demande dépend à son tour, etc....


Cette Europe "libérale", diabolisée au point qu'elle fut rejetée par référendum, est justement celle qui interdit depuis 50 ans monopoles et ententes et condamne l'abus de position dominante (art. 85 et 86 du traité de Rome )

"Concurrence à tout crins" me semble donc une expression mal choisie pour critiquer le libéralisme, tout comme celle de dictature du marché, par exemple.
Les sociétés ou économies libérales ont des limites institutionnelles et c'est, par exemple, une autre caricature que de prétendre qu'elles exigent la suppression de l'état.

Si vous n'aimez cette presse monopolistique, ne l'achetez pas. Dans le monde ouvert et pluraliste auquel vous avez accès, il doit bien exister une autre source d'information plus à même de répondre à votre demande, à vos critères, et dont vous ne soupçonnerez pas le manque d'objectivité, ce qui. entre nous est un idéal mais gardons une part de rêve...

Petite touche personnelle: ma fille est chargée du desk parisien des télécoms dans une agence de presse internationale. Elle vous expliquera comment accéder à cette autre source d'informations, source est le mot car c'est auprès des agences que les journaux s'informent...
Elle vous expliquera que ce n'est pas non plus "le libéralisme" ( que de crimes commis en son nom!) qui pousse les opérateurs téléphoniques à s'entendre sur les prix...Elle pourra notamment vous raconter comment ils se font copieusement épingler pour cela par la Commission qui suit ...une politique libérale, laquelle défrise tant la gauche de la gauche ..
and back to square one.

Ecrit par : Cadichon | 23 octobre 2007

Oui, évidemment votre cochon n'est pas un esthète !

Ecrit par : iPidiblue ou la vie en rose | 23 octobre 2007

On sent chez Claudel une empathie particulière pour la truie. La soupçonnait-il de compétences spéciales pour l'immaculée conception ? Dieu seul le sait maintenant ...

Ecrit par : dugong | 23 octobre 2007

Ceci n'a aucun rapport avec le post précédent ...

Ecrit par : iPidiblue ou l'antepenultième cochon | 23 octobre 2007

La fin du texte de Claudel a été cochonnée :
"elle me paraît l’image même de ces monts que traient les grappes de villages attachés à leurs torrents, non moins massive et non moins difforme."

Ecrit par : dugong | 23 octobre 2007

Voyons oui-oui, soyez sérieux! Ecoutez la radio, lisez les magazines, regardez les émissions de télé. Depuis trois ou quatre ans, il n'est question que de la crise de l'école, avec d'un côté le clan de ceux qui paradent et s'écrient la bouche en coeur que le niveau monte (en gros, Meirieu et les coquins qui l'encensent), et le clan d'en face qui gémit sur la destruction de l'école (en gros, Brighelli et son escouade d'empêcheurs de jubiler en rond).
Impossible, fût-on le plus occupé des parents, d'y échapper! Il y a pratiquement une émission ou un débat ou un article par jour! Tout le monde en France sait aujourd'hui qu'il y a une crise de l'école. Impossible de ne pas le savoir! Alors ne venez pas nous dire que vous n'étiez pas au courant et que c'est à cause de nous en plus! Donc contrairement à vous, je crois qu'il n'y a plus un seul parent aujourd'hui en France qui ignore que l'école va mal.
Mais il y a vraisemblablement deux sortes de parents: d'une part ceux qui zappent sur les émissions qui parlent de l'école et qui ont comme alibi qu'ils font "confiance à l'institution"; ça leur évite d'avoir à réfléchir et ils peuvent toujours après, comme vous le faites, rejeter la faute sur les professeurs qui ne les ont pas "informés". Ce sont aussi ceux qui, voyant que manifestement leur rejeton ignore totalement la grammaire et l'orthographe alors qu'il a 18 de moyenne en français, ne s'alarment pas plus que ça. C'est pourtant difficile de prétendre qu'on n'est pas au courant quand on voit la pagaille épouvantable qui règne dans les classes du collège de son fiston!
Et puis vous avez les autres, infiniment moins nombreux, qui cherchent à s'expliquer l'état actuel de l'école. Ceux-là lisent les livres de Le Bris, de Brighelli, de Lafforgue, suivent les émissions sur l'école, interviennent sur les forums, pressent les hommes politiques d'agir.
Vous choisissez votre camp!


Dobolino, "l'accusatif" , c'était une façon de parler!
Ne croyez-vous pas quand même que quelques protestations de parents solidement argumentées et adressées au ministre ou au président de la République peuvent peser
plus qu'un "sondage Sofres ou autre réalisé sur un échantillon de 1000 personnes" qui donne 80% de "satisfaits" et dont en haut lieu personne n'est dupe? Surtout que le ministère a déjà été bien sensibilisé à la question par les coups de tonnerre qu'ont représenté certains livres qu'on s'est arrachés et qui ont porté le débat sur la place publique.
Je suis peut-être naïf.

Ecrit par : Jean | 23 octobre 2007

Je ne veux pas polluer ce blog avec un commentaire sans rapport avec l'article (et pourtant je vais le faire), mais comme je me trouve ici au milieu de très nombreux enseignants, je passe une annonce :

Je cherche "Le voyage de Macoco" de François Henriette (Edition Bourrelier), mon livre d'apprentissage de la lecture.

Macoco m'a accompagné pendant l'année scolaire 68/69, et ça me ferait chaud au coeur de me replonger dans son épopée. Je me souviens que sa maman pilait le mil dans son village...

Si vous pouvez m'aider, joignez-moi : [email protected]

Merci tout le monde, et toutes mes excuses à M. Brighelli pour mon intrusion.

Ecrit par : une maman | 23 octobre 2007

Jean a écrit : "Ne croyez-vous pas quand même que quelques protestations de parents solidement argumentées et adressées au ministre ou au président de la République peuvent peser"

Non

"Je suis peut-être naïf."

Oui

Ecrit par : dugong | 23 octobre 2007

Oui, Dugong, j'ai passé le texte à l'OCR vite fait sans tout relire ... Merci pour la correction.

"Oui, évidemment votre cochon n'est pas un esthète"
ou alors seulement roulée en gelée ... Sur ce sujet un complément utile :
http://www.linternaute.com/femmes/cuisine/forum/discussion/4421/1/faire_le_pate_de_tete_de_cochon.shtml

Ecrit par : Zorglub | 23 octobre 2007

Voilà! Faisons leur étudier le roman courtois. C'est édifiant et ça ne met pas de l'huile sur un feu qui couve encore très salement.

Ecrit par : dobolino

Ben, pas de bol, le professeur de français de mes secondes leur fait étudier "le gone du Châaba". Comme disent les djeun's : "y'a du liveul" !

Ecrit par : Moot | 23 octobre 2007

A propos qu'est devenu ce pauvre Begag ?

Tapi dans quelque bouge universitaire à étudier la mobilité des populations ?

Ecrit par : dugong | 23 octobre 2007

Ben moi aujourd'hui j'ai eu le droit à une "réflexion" sur les notes et les évaluations par les conseillers pédagogiques qui prouve bien que les notes c'est pas bien, que "c'est pas parce qu'on fait au mal au collège qu'il faut faire mal au primaire et qu'en Finlande ils font mieux avec moins de profs".

Je crois que tout est dit, citation de Meirieu à l'appui.

( qqn a-t-il lu "le mammouth se trompe énormément" ? moi je l'ai trouvé très bien.)

Ecrit par : Ronin | 23 octobre 2007

Donc contrairement à vous, je crois qu'il n'y a plus un seul parent aujourd'hui en France qui ignore que l'école va mal.
Je suis peut-être naïf.

Ecrit par : Jean | 23 octobre 2007

Tous les parents pensent que l'école va mal! Le problème, c'est que une large majorité considère qu'elle doit mieux les préparer à la vie active, justement en ouvrant l'école sur la vie, en faisant des sorties, des ateliers découvertes, des apprentissages des langues vivantes encore pire que tout ce que vous avez pu cauchemarder en matière de sabir, en activités sportives, en suppression de "constante macabre" et de redoublement, en épanouissement péri scolaire avec ces feignants d'enseignants qui ne font rien etc... Et, hop!, une petite lettre de Guy Môquet pour monter un peu plus tout le monde contre vous. Puisque vous visitez le forum de France2, vous pouvez y lire les réactions de la base...
Si vous voulez vous reposer et exposer vos idées dans le calme sur un forum simple qui n'a rien à voir avec le bouillonement d'idées qui règne ici:
http://le-forum-parents-profs.xooit.com/index.php
C'est plan-plan, propre sur soi et convenablement modéré, et ça a l'air bien lu. Ici, on s'éclate, ça fuse dans tous les sens mais il faut énergie, humour culture et un bon niveau de lecture. C'est un réservoir d'idées et de remises en question mais pas vraiment un organe de diffusion auprès d'un public simple.

Ecrit par : dobolino | 23 octobre 2007

Dobolino, "l'accusatif" , c'était une façon de parler!
Ne croyez-vous pas quand même que quelques protestations de parents solidement argumentées et adressées au ministre ou au président de la République peuvent peser
plus qu'un "sondage Sofres ou autre réalisé sur un échantillon de 1000 personnes" qui donne 80% de "satisfaits" et dont en haut lieu personne n'est dupe?
Je suis peut-être naïf.

Ecrit par : Jean | 23 octobre 2007
Vous êtes effectivement fort naîf! Quelques parents, ça ne fera jamais un électorat à ménager.
J'appartiens à une profession faible d'une dizaine de milliers de représentants. Nous avons beau bénéficier de la faveur populaire, ce sont rarement nos troupes qui gagnent dans un combat contre les pharmaciens ou les organisations professionelles agricoles. Nous sommes d'autant plus inaudibles qu'on nous sait frondeurs, souvent cultivés et, de ce fait, peu influençables. C'est à dire qu'on aura de la peine à faire voter à gauche un véto de dropite et à droite un véto de gauche et que, par ailleurs, nous serons toujours et quelles que soient les mesures prises, plus à droite qu'à gauche. Donc, inutile de nous ménager. Perte de temps et d'énergie.

Ecrit par : dobolino | 23 octobre 2007

On parle de notre grand manitou dans Le Monde d'aujourd'hui...je cite un extrait:

POSITION ACROBATIQUE

Parallèlement, M. Darcos n'oublie pas ses "amis" du bord opposé. Il a reçu, le 25 septembre, Alain Finkielkraut, professeur de philosophie à l'Ecole polytechnique et contempteur de la "pédagogie moderne". "Je lui ai proposé de venir avec moi dans un établissement sensible", confie-t-il. Le ministre est aussi en relation avec les auteurs des plus violents pamphlets contre le "pédagogisme" comme Marc Le Bris, qu'il doit recevoir mercredi 24 octobre, et Jean-Paul Brighelli. Il a même chargé celui-ci d'une mission officieuse consistant à rassembler les différentes tendances de cette mouvance pour confronter leurs "propositions" à l'occasion d'une rencontre générale prévue le 8 novembre.

Ecrit par : Merlemo(par)coeur | 23 octobre 2007

"Ne croyez-vous pas quand même que quelques protestations de parents solidement argumentées et adressées au ministre ou au président de la République peuvent peser plus qu'un "sondage Sofres ou autre réalisé sur un échantillon de 1000 personnes"

Ecrit par : Jean | 23 octobre 2007

Moi non plus, je ne crois pas, mais par contre je crois que si une bonne proportion de chefs d'entreprise, DRH et autres "décideurs" font remonter au plus haut niveau que le niveau en français est lamentable, il y a une petite chance que ça bouge.
J'espère juste que ça ne sera pas une réforme de l'orthographe qui sera décidée (comme le voudrait l'OCDE)

Ecrit par : lucile | 23 octobre 2007

Je cherche "Le voyage de Macoco" de François Henriette (Edition Bourrelier), mon livre d'apprentissage de la lecture.

Macoco m'a accompagné pendant l'année scolaire 68/69, et ça me ferait chaud au coeur de me replonger dans son épopée. Je me souviens que sa maman pilait le mil dans son village...



Ecrit par : une maman | 23 octobre 2007
Vous êtes certaine que c'est Macoco? Moi, j'ai eu Totolitoto au CP et sa maman pilait aussi le mil et j'ai pris une heure de retenue parce que on ne nous le donnait que le samedi après-midi en leçon de lecture. Comme je voulais savoir la suite, j'avais avancé ma lecture de quelques chapîtres pendant que mes camarades lisaient. Quand mon tour est arrivé, je n'avais pas la moindre idée de ce que je devais lire vu que j'en étais quelques vingt pages plus loin. Cuisant souvenir! On m'a promise au bagne, que dis-je?... aux galères, pour refus d'obéir et de suivre la loi. C'était le bon temps...
Si vous voulez Totolitoto, je connais une vieille institutrice qui me l'a prêté pour que je puisse finir ma lecture.

Ecrit par : dobolino | 23 octobre 2007

Voilà! Faisons leur étudier le roman courtois. C'est édifiant et ça ne met pas de l'huile sur un feu qui couve encore très salement.

Ecrit par : dobolino

Ben, pas de bol, le professeur de français de mes secondes leur fait étudier "le gone du Châaba". Comme disent les djeun's : "y'a du liveul" !

Ecrit par : Moot | 23 octobre 2007

Dites donc, mon minot, il est dans un super lycée! Jamias, on ne lui a fait étudié ça. Heureusement... Ça l'aurait rendu vilainement hargneux!

Ecrit par : dobolino | 23 octobre 2007

Cher Jean-Paul Brighelli,
pourriez-vous avoir la gentillesse de m'indiquer, si vous le voulez bien, comment vous joindre personnellement ? J'aurais en eddet un renseignement à vous demander. Merci par avance.JPP

Ecrit par : jean pierre picot | 23 octobre 2007

Manuel scolaire
Auteur(s) : François (Henriette)
Illustrateur : Poirié (H.)
Titre : Voyage (Le) de Macoco. Méthode de lecture.
Editeur(s) : Colin (Armand) Librairie Bourrelier Editions


Trouvé grâce à google...

Ecrit par : Maminou | 23 octobre 2007

Pour Macoco
Adresse éditeur : 103, boulevard Saint-Michel, Paris
Imprimeur : Imprimerie moderne de l'Est
Adresse imprimeur : Besançon

Ecrit par : Maminou | 23 octobre 2007

Merci, Maminou
Je savais tout cela pour avoir fouiller google :-)
L'ouvrage n'est bien sûr plus imprimé, et plus distribué
J'ai besoin de ce que vous, tous, pourriez savoir ou avoir
[email protected]

Ecrit par : une maman | 23 octobre 2007

Il y a bien "le village du livre" en Lorraine, pas trop loin de Nancy où on peut trouver des trésors d'occasion...

Ecrit par : Maminou | 23 octobre 2007

Ce village s'appelle "Fontenoy la Joute" en Meurthe et Moselle et se situe à 55 km de Nancy.

Ecrit par : Maminou | 23 octobre 2007

En tout cas, il est recherché : il a été vendu le 21 octobre sur Ebay pour 101 euros !!!

Ecrit par : lucile | 23 octobre 2007

J'avais écrit au "webmestre" de Iprof :

"Comment nettoyer la boîte des messages reçus ?
C'est la 3ème fois que je pose la question... Comment
voulez vous dans ces conditions qu'on utilise le
courriel académique ? Tout cela est décidemment encore
très soviétique sous des atours modernisants (?)
Merci de répondre"

C'était relativement cool comme formulation (en tout cas pour moi).

J'ai reçu ça :

"Le Rectorat a demandé au developpeur de s'occuper du
cas de la corbeille pleine.
Bonne reception"

Depuis 1 mois, rien n'a changé. Bouffées d'envies de meurtre au 1er degré...

Il paraît qu'une deuxième carrière est possible pour les enseignants au bout du rouleau (comprenez : "à donf de la hors classe"). Je propose à notre ministre de créer un corps de nettoyeurs (notamment de bureau) uniquement à partir d'enseignants soucieux. Ce corps n'aurait de compte à rendre qu'à lui (au ministre pas au corps), serait structuré en brigades très mobiles et bien équipées.

Un seul mot d'ordre : Nettoyez moi ça à fond !

Merde ! Je viens de (ré)inventer l'IGiEN !

Ecrit par : dugong | 23 octobre 2007

"Et puis vous avez les autres, infiniment moins nombreux, qui cherchent à s'expliquer l'état actuel de l'école. Ceux-là lisent les livres de Le Bris, de Brighelli, de Lafforgue, suivent les émissions sur l'école, interviennent sur les forums, pressent les hommes politiques d'agir."
Vous choisissez votre camp!"

Ecrit par : anne | 23 octobre 2007

"une maman", j'ai trouvé votre bonheur :
http://www.abebooks.fr/servlet/SearchResults?sortby=3&sts;=t&tn;=le+voyage+de+Macoco&x;=0&y;=0
En plus les frais de port sont modiques.

Je peux aussi vous proposer un échange de cet ouvrage contre une voiture en bon état de moins de 5 ans ...

Lucile, joli coup sur ebay si l'état était correct ... ça méritait plutôt une vente spécialisée à Drouot !

Ecrit par : Zorglub | 23 octobre 2007

Il y a quelques mois sur ce blog, le Gône de Begag a fait l'objet d'une discussion. Ayant eu à m'infliger deux ans de suite les affres de sa pré-puberté en bidonvile, il me vient à l'idée que cet impérissable morceau d'anthologie pourrait bien faire office de baromètre. Le jour où il disparaîtra des programmes de seconde, il ne faudra pas pavoiser tout de suite mais s'intéresser à ce qui le remplacera.

L'Amour courtois....c'est autre chose que les concours de jet d'urine azouziens.

...Le lai du Laostic, en quelle classe lisait-on cela? Je n'ai jamais depuis pu entendre chanter un rossignol sans me voir à une fenêtre avec un hénin.

et on change de siècle... la Princesse de Clèves, écrit au 18eme, qui se passe au 16eme, et moi je devais être en 3ème....et l'ai vu au cinéma, dans le Vème, avec Jean-François Poron en duc de Nemours...

Bon pas besoin d'avaler mon ginko biloba ce soir.

Ecrit par : Cadichon | 23 octobre 2007

Rassurez-vous (?) Zorglub, ce n'est pas moi qui l'ai vendu. Le jour où je vendrai un livre, c'est que ce sera vraiment la crise ! je préfère acheter des étagères ! ;-)

Ecrit par : lucile | 23 octobre 2007

Sur le site AbeBooks y'a un bug ??

Ecrit par : lucile | 23 octobre 2007

Comme quoi, y'a des gens qui sont très attachés à leur livre d'apprentissage de la lecture...
* Quand je pense que moi je ne me souviens que d'un truc genre Irène a soufflé la bougie iiiii
Après, à Jean Jaurès (j'ai fait mon CP dans deux écoles différentes), j'ai eu un bouquin qui s'appelait Pigeon Vole ou du genre. On me donnerait 4500 euros, je le prends volontiers mais franchement, je ne paierais pas 4500 euros pour l'acquérir.

Ecrit par : dobolino | 23 octobre 2007

Non Lucile ça marche bien, juste ce livre cote ... 4500 € !

Ecrit par : Zorglub | 23 octobre 2007

Non apparemment ce n'est pas un bug. 4500 euros !
C'est noté : Très difficile à trouver.

Cadichon parlait plus haut de "la demande qui détermine l'offre quand on lui en laisse le loisir."
En voilà un bon exemple.

Ecrit par : lucile | 23 octobre 2007

J'avais cru que le prix était un bug : genre virgule mal placée.

Et dire que des milliers d'enfants du CP ont eu ce trésor dans les mains et n'en étaient même pas conscients.
Vous pensez que Ribambelle vaudra ce prix là un jour ?

Ecrit par : lucile | 23 octobre 2007

C'est rien Ribambelle, avez-vous pensé à la cote d'un L&L; en EO avec un ex libris de Toto dans 50 ans ...

Ecrit par : Zorglub | 23 octobre 2007

On sent chez Claudel une empathie particulière pour la truie. La soupçonnait-il de compétences spéciales pour l'immaculée conception ? Dieu seul le sait maintenant ...

Ecrit par : dugong

Je pense que c'était juste un cas d'altruisme particulièrement développé, voilà tout.
Ai-je droit à la divinisation, maintenant ?

Ecrit par : Moot | 23 octobre 2007

Dites donc, mon minot, il est dans un super lycée!

Ecrit par : dobolino

Mon mien de bahut, il était cette année classé onzième ou douzième pour toute la France, selon l'Express !

Ecrit par : Moot | 23 octobre 2007

Une maman, je l'ai, votre livre, dans ma bibliothèque de classe. J'ai essayé de vous envoyer un mail mais votre adresse n'est pas valide, si j'ai bien compris le message en anglais.
De toute façon, il n'est pas à vendre. Je peux vous le photocopier si vous voulez. Et surtout, ne dites pas au maire de ma commune qu'il a des trésors pareils dans le registre d'inventaire de la bibliothèque scolaire.
Je voulais quand même signaler que c'est du "global pur jus", le voyage de Macoco (dans mon souvenir, c'est Makoko, mais bon). C'est aussi du poliquement correct de la "grande époque des colonies".
Dès jeudi, je fouine et je vous en copie des extraits, ça vaut son pesant de Banania.

Ecrit par : catmano | 23 octobre 2007

"Et puis vous avez les autres, infiniment moins nombreux, qui cherchent à s'expliquer l'état actuel de l'école. Ceux-là lisent les livres de Le Bris, de Brighelli, de Lafforgue, suivent les émissions sur l'école, interviennent sur les forums, pressent les hommes politiques d'agir."
Vous choisissez votre camp!"

Ecrit par : anne | 23 octobre 2007
Désolée, une fausse manipulation et une partie de mon texte a disparu. Je répondais à Jean en disant que je suis de ces gens qui ont lu les livres cités, qui ont regardé toutes les émissions télévisées dédiées à l'éducation (de qualité très inégale !!!..;), qui sont intervenus sur les blogs, et qui ont écirt aux politiques. Mais malheureusement je baisse, comme beaucoup de parents, les bras car personne ne me répond. Je crois nous n'interessons personne car nous sommes minoritaires, et que rien ne va bouger.
De ce fait j'ai mis mon dernier fils dans le privé, et j'en suis ravie.
Sincèrement
Anne

Ecrit par : anne | 23 octobre 2007

Voyons oui-oui, soyez sérieux! Ecoutez la radio, lisez les magazines, regardez les émissions de télé. Depuis trois ou quatre ans, il n'est question que de la crise de l'école, avec d'un côté le clan de ceux qui paradent et s'écrient la bouche en coeur que le niveau monte (en gros, Meirieu et les coquins qui l'encensent), et le clan d'en face qui gémit sur la destruction de l'école (en gros, Brighelli et son escouade d'empêcheurs de jubiler en rond).
Impossible, fût-on le plus occupé des parents, d'y échapper! Il y a pratiquement une émission ou un débat ou un article par jour! Tout le monde en France sait aujourd'hui qu'il y a une crise de l'école. Impossible de ne pas le savoir! Alors ne venez pas nous dire que vous n'étiez pas au courant et que c'est à cause de nous en plus! Donc contrairement à vous, je crois qu'il n'y a plus un seul parent aujourd'hui en France qui ignore que l'école va mal.

Ecrit par : Jean | 23 octobre 2007

Dans quel monde vivez-vous exactement ? Et comment interprétez-vous mes dires ?
Les parents sont bien sûr au courant d'un soucis au niveau de l'EN , seulement , voilà , ils font un lien avec les diverses revendications enseignantes .
Les parents sont laissés pour compte , dans l'histoire , on les traite d'ignorants et d'infâmes géniteurs laxistes confiant leurs enfants en garderie , mais , on les voudrait suffisamment cultivés et impliqués pour changer le monde de l'éducation !
Il faudrait se mettre d'accord , et aussi , intégrer l'idée que tous ne sont pas au courant des conséquences de programmes totalement déstructurés et déstabilisants .
Ce qui est évident pour vous , ne l'est pas pour tous , mais , vous pouvez toujours en toucher deux mots , à l'occasion d'une rencontre , histoire de vérifier ce que vous avancez.
Quant au fait que je demandais si le corps enseignant n'y avait pas sa responsabilité , cela, n'impliquait en aucun cas une accusation portée sur la profession seule. Je n'ai pas généralisé , j'ai suggéré.
En tant que parent , je suis prêt à reconnaitre ma part du travail , et l'aide aux devoirs étant devenue plus que nécessité , vous devriez vous pencher d'avantage sur les facteurs favorisants de vos meilleurs élèves .
Les enseignants , ont , malgré tout quelque chose à voir là-dedans , tout de même , non ?
Leur responsabilité est engagée , si , en tant que professionnels de l'éducation , forçément avertis eux des vrais problèmes de l'EN , ils ne font rien pour pallier aux lacunes et se contentent d'avoir la critique facile .
La destruction de l'école survivra aussi longtemps que les oppositions ridicules entre enseignants et parents persisteront .
Je suis de tout coeur avec ceux qui veulent une réforme de l'enseignement , je suis prêt à faire ce courrier au ministère , au président , au pape , si vous voulez , mais , vous , que ferez-vous ?

Ecrit par : oui-oui | 23 octobre 2007

les facteurs favorisant la réussite de vos meilleurs élèves.

Ecrit par : oui-oui | 23 octobre 2007

catmano !!!!

mon adresse mail est correcte ! c'est : [email protected]

contactez-moi, qu'on puisse en parler, parce que sûr de sûr, je ne l'achèterai pas à 4500 € ! (ma voiture de tout juste 5 ans n'y suffirait pas) quand bien même je meurs d'envie de retrouver mon copain macoco (avec des "c" et non des "k")

je ne crois pas qu'il s'agisse de globale... je pense vraiment avoir appris à lire "à l'ancienne" si je puis dire. Quant à la colonisation... je ne me souviens que de sa maman qui pilait le mil

merci mille (mil ?) fois

Ecrit par : une maman | 23 octobre 2007

On parle de notre grand manitou dans Le Monde d'aujourd'hui...je cite un extrait:

POSITION ACROBATIQUE

Parallèlement, M. Darcos n'oublie pas ses "amis" du bord opposé. Il a reçu, le 25 septembre, Alain Finkielkraut, professeur de philosophie à l'Ecole polytechnique et contempteur de la "pédagogie moderne". "Je lui ai proposé de venir avec moi dans un établissement sensible", confie-t-il. Le ministre est aussi en relation avec les auteurs des plus violents pamphlets contre le "pédagogisme" comme Marc Le Bris, qu'il doit recevoir mercredi 24 octobre, et Jean-Paul Brighelli. Il a même chargé celui-ci d'une mission officieuse consistant à rassembler les différentes tendances de cette mouvance pour confronter leurs "propositions" à l'occasion d'une rencontre générale prévue le 8 novembre.

Ecrit par : Merlemo(par)coeur | 23 octobre 2007

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-823448,36-970124,0.html

C'est Jean qui va être content !

Ecrit par : Pat | 23 octobre 2007

Pour ne revenir à l'origine de ce fil, le "par coeur", je vous conseille le lien suivant.
GM

http://users.swing.be/aped/documents/d0131competJohsua.rtf

Ecrit par : guy morel | 23 octobre 2007

Comme j'ai vu qu'un participant avait fait de la propagande pour "Touche pas à mon ADN" , je vous signale qu'il existe une opération parallèle avec pétition directement à envoyer au ministère avec vrai timbre en dur : opération "ADN citoyen".

Texte de présentation :
http://grouik-grouik.org/8/2007/10/si-je-devais-signer-la-ptition-touche.html

Texte de la pétition :
http://www.coranix.com/action/adncitoyen.htm

Ecrit par : IGG | 24 octobre 2007

Pour oui-oui :

je crains qu'il faille vous faire une raison. Il n'y a pas d'espoir de changement de fond à court terme. J'appelle court terme l'horizon à 2 ans. Les possibilités dynamiques du système sont plus lentes ; gesticuler ne les accélère pas

Que font les enseignants ? Certains rien : ils râlent mais suivent le mouvement général. D'autres, beaucoup plus rares font un travail parallèle, généralement souterrain (analyse et redéfinition de contenus de programmes structurés par ex) dont la partie émergée apparaît parfois dans les médias. Mais tout cela est bien incertain et peu coordonné (forcément !). D'autres enfin, parfois les mêmes que précédemment, tentent de concilier au quotidien en classe des exigences d'un autre âge avec les programmes et les élèves actuels. Ceux-là sont sur le fil du rasoir car la schizophrénie les guette.

Heureusement, il y a les petites maisons de repos de la MGEN pour les accueillir !

Ecrit par : dugong | 24 octobre 2007

Je crains qu'il ne faille me corriger...

Ecrit par : dugong | 24 octobre 2007

Le texte de Joshua (fourni par Guy Morel un peu plus haut) pourrait servir de projet de constitution à l'Angkar de GCB.

Que dans la résolution d'un exercice du primaire ou du collège, on passe par dessus certaines justifications c'est une évidence intemporelle et indépendante du niveau.

Une question en passant : avec les programmes actuels, est ce qu'un élève de seconde peut imaginer autre chose que la proportionnalité pour une relation entre deux grandeurs ?

Si on refuse cela (et dans le cas de Joshua, pour des raisons clairement idéologiques), on est condamné à poser la question sous la forme générale suivante : "Comment résout-on un problème ?". Le niveau requis est à peine inférieur à la médaille Fields.

Résultat du délire, lorsqu'il est pris au sérieux : des élèves absolument pas autonomes et qui ne savent presque rien. Ils nous arrivent en masse aujourd'hui dans les classes de lycée. Il est vrai qu'on peut toujours avoir un discours parallèle qui dénonce les causes sociales de l'échec.

Ah ! Grand soir ! Que de saloperies on commet en t'invoquant !

Ecrit par : dugong | 24 octobre 2007

Pour "une maman" :

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Ecrit par : FGuichard | 24 octobre 2007

la Princesse de Clèves, écrit au 18eme, qui se passe au 16eme, et moi je devais être en 3ème....
Ecrit par : Cadichon | 23 octobre 2007

Encore un lapsi parasyte !!! "La Princesse de Clèves", 1678.

Ecrit par : TIGER LILITH | 24 octobre 2007

Cadichon, malgré ses imperfections, (c'est un euphémisme), j'ai voté pour le traité Giscard en 2005. Et le débat sur "le libéralisme" est surtout imputable à un détournement sémantique de ce mot, mot qui est très beau et qui recouvre originellement des conceptions extrêmement nobles, par Reagan et Thatcher. Ce qui me gêne un peu chez vous, c'est que vous utilisez ce détournement sémantique à votre profit en défendant des thèses ultra-libérales, (dans vos propos sur ce blog, en tous cas), et en vous référant simultanément, en apparence du moins, au sens originel du mot. Ceci-dit, je vous remercie pour votre e-mail.
Par ailleurs, que pensez-vous de cette information, (que j'ai entendue ce matin sur France-Inter), comme quoi, en Angleterre, allaient être instaurés des tribunaux d'enfants potentiellement délinquants qui allaient réellement rendre la justice vis-à-vis d'autres enfants petits délinquants, dans un but de prévention? Ne serait-ce pas "l'ultra-constructivisme au pays du libéralisme"?

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 octobre 2007

Vous êtes certaine que c'est Macoco? Moi, j'ai eu Totolitoto au CP

Ecrit par : dobolino | 23 octobre 2007

totolitoto? Vous êtes sûre que c'est du mil qu'il pilait, ou qu'il faisait sécher de la beuhlibeuh?
-:)

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 octobre 2007

"Et vous, que faites-vous?", demande oui-oui?
Eh bien, nous transmettons à nos élèves les connaissances que nous jugeons indispensable qu'ils acquièrent, nous nous asseyons sur les instructions officielles quand nous les estimons mauvaises (par exemple nous ne faisons pas de séquences", nous faisons de la grammaire de mot et non de texte, nous faisons apprendre des récitations par coeur (du la Fontaine, pas du Azouz Begag), nous faisons de vraies explications de texte et non des schémas actanciels), nous expliquons, nous réexpliquons, nous interdisons le bavardage en classe, nous vouvoyons nos élèves, nous leur mettons les notes qu'ils méritent tout en nous débrouillant pour que certaines interrogations écrites soient plus accessibles et permettent aux "mauvais" de reprendre confiance (nous n'avons pas attendu pour cela les conseils paternels d'un "chercheur en pédagogie" en mal de publicité - Antibi), nous tenons les parents informés des résultats et de la conduite de leur enfant, nous les recevons quand ils en expriment le souhait, bref nous accomplissons la mission d'instruire les élèves qui nous a été confiée par l'Etat.

Mais pour être franc, oui-oui, j'ai souvent un peu de mal à saisir ce que vous voulez dire. Où vous voulez en venir exactement? Essayez d'être moins confus.

Dugong, croyez-vous sincèrement qu'il reste aujourd'hui des professeurs qui en soient encore à avoir "des exigences d'un autre âge"? Est-ce simplement possible quand on est tous les jours au contact des jeunes d'aujourd'hui?

Ecrit par : Jean | 24 octobre 2007

P.S. pour Pat, Anne, Lucile et Dobolino. Certes, nous sommes minoritaires, mais n'est-il pas vrai que ce sont souvent les minorités qui font bouger les choses?

Ecrit par : Jean | 24 octobre 2007

Que font les enseignants ?

Voici ce que j'ai entendu hier soir au conseil d'école où je suis invitée comme DDEN, fonction que je n'ai pas sollictée, pour laquelle je dois payer une cotisation et effectuer une enquête - effectifs,conditions matérielles- à chaque rentrée.
Trois institutrices encadrent les 77 enfants de trois communes proches. Une ancienne école primaire a été réouverte en 1979 et aménagée en école maternelle. Pour la petite histoire je précise que parents, dont nous étions, et élus ont dû se battre avec acharnement pour obtenir gain de cause. Cette maternelle accueille 28 enfants âgés de 2 à 6 ans. L'institutrice, jeune et dynamique et posée, présente son projet : travailler plus particulièrement sur le langage et le vocabulaire. Elle aime sa classe même si elle a dû s'adapter à cette maternelle unique qui lui permet de suivre les enfants sur plusieurs années. Mariée à un viticulteur de l'un des trois villages, je suppose qu'elle restera aussi longtemps que l'institutrice précédente dont mes enfants gardent un très bon souvenir et qui était l'épouse d'un agriculteur.
L'institutrice du CP et CE1 accueille 24 élèves . Son projet est simple : savoir lire, écrire et compter. Quand mon mari sort de la mairie toute proche dont il est adjoint, en même temps que les enfants, ceux-ci se précipitent vers lui en bon ordre pour lui dire bonjour avec un grand sourire. Il faut dire que la voiturette Poirier avec son volant que l'on actionne d'avant en arrière les intrigue toujours , même si elle fait partie du paysage. Et puis à l'arrière il y a une petite caisse recelant des trésors divers, des pommes ou des noix par exemple. Tout le monde sait que cette jeune institutrice est exigeante et obtient des résultats.
La troisième institutrice, un peu plus âgée encadre 25 élèves : le CE2, CM1 et le CM2.L'an dernier elle a mené à bien avec l'aide d'un ouvrier vigneron passionné de théâtre, une représentation théâtrale dans notre petite salle des fêtes. Parents, grands-parents, élus, et enfants des deux autres écoles étaient là, attentifs et stupéfaits. Aucun instituteur, aucune institutrice avant elle dans les trois communes concernées ne s'était lancé dans l'aventure. Elle ne renouvelle pas l'expérience dans l'immédiat pour diverses raisons. Elle annonce son projet : travailler l'expression écrite avec grammaire ,conjugaison, dictées, rédactions, vocabulaire en précisant qu'elle est devenue une institutrice heureuse grâce à ces disciplines. Je crois comprendre qu'elle formulera son projet autrement auprès de la hiérarchie. La hiérarchie ? Toutes les trois expriment clairement leur opposition. Les conférences de l'IUFM ne leur apportent rien et "c'est n'importe quoi."

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 24 octobre 2007

Tout est dit Mme Charpentier !
Résister c'est peut-être aussi simple que ça ...
Et ça finit heureusement moins mal que pour Guy Mocquet. Au pire, un peu de retard d'avancement avec en échange la considération des habitants de son village, la fierté du bel ouvrage et l'estime de soi ...

Ils ont de la chance les gosses de votre campagne !
Bien que n'étant pas nostalgique de temps passés prétendument idylliques, force est de constater que le « bon sens rural » peut parfois éviter de sombrer dans le délire.

Ecrit par : Zorglub | 24 octobre 2007

Tout à fait, Hélène, voilà ce que nous "faisons" en effet, puisque oui-oui voulait le savoir. Et nous le faisons "contre" les consignes données par la hiérachie.

Alors maintenant, oui-oui, vous savez ce que contiendra votre lettre à tous les députés et sénateurs de votre région, au ministre de l'Education, au Président de la République (écrivez plutôt à son Conseiller pour l'Education Dominique, Antoine, Palais de l'Elysée, 75800 Paris): vous allez les supplier de fermer les IUFM (Instituts Universitaires de Formation des Maîtres), et vous donnerez comme argument que ce sont les méthodes pédagogiques imposées par les IUFM aux nouveaux professeurs qui les empêchent d'être efficaces et donc que ce sont les enfants qui en pâtissent.
Auparavant, pour bien vous mettre en condition, lisez les livres que j'ai cités.

Ecrit par : Jean | 24 octobre 2007

Mais pour être franc, oui-oui, j'ai souvent un peu de mal à saisir ce que vous voulez dire. Où vous voulez en venir exactement? Essayez d'être moins confus.

Ecrit par : Jean | 24 octobre 2007

Pardonnez ma confusion , je fais au mieux pour tenter de vous faire comprendre qu'il ne sert à rien de reporter les maux de l'école sur le dos des parents.
Il appartient aux parents d'élever leurs enfants dans le respect de l'autre , la politesse , la santé , la protection.
Il leur appartient de veiller aux devoirs du soir , au suivi scolaire , aux rencontres avec les enseignants , mais , ne leur infligez pas comme punition d'avoir ce qu'ils méritent si les programmes sont ce qu'ils sont...
Il faut du temps pour intégrer l'idée que les programmes sont porteurs de toute une mécanique au sein de l'école , il faut du temps pour se renseigner convenablement , à condition d'être aiguillé .
Confier ses enfants à l'école n'est pas aisé sans une certaine confiance , vous en conviendrez .
Dans éloge de la transmission , j'ai posté un exemple de devoir d'anglais donné à une classe de CM , et je posais également la question de savoir comment , les enfants , dont les parents ne connaissent rien à cette matière , allaient pouvoir apprendre du vocabulaire n'ayant pas été corrigé pour faire leur bilan du lundi ?
Que faire ? demander une rencontre pour avoir des explications auprès de l'enseignante ? Sûrement pas ! mon enfant est intégré et je tiens à ce que cela reste ainsi.
Alors quoi ? Je laisse couler...je donne des cours en parallèle , j'effaçe les mauvaises marques comme je peux , je reformule les mauvaises règles de grammaire , je corrige les fautes d'orthographe laissées de-ci , de-là , qui pourraient laisser croire à mon enfant qu'il a écrit sans fautes : je donne deux fois plus de travail à un enfant de 10 ans !
Des tas de parents agissent ainsi , en semblant s'effaçer de tout intérêt porté sur l'implication scolaire , mais , c'est un leurre...
Tout comme les enseignants peuvent leurrer leur hiérarchie dans un soucis de conscience professionnelles...
Il reste toutefois , que du côté parental , comme , du côté enseignant , beaucoup ignorent , volontairement , ou pas , les méfaits de certains enseignements.

Ai-je été plus clair ?

Ecrit par : oui-oui | 24 octobre 2007

Je signale, sur le site de l'Association des Professeurs de Lettres (www.aplettres.org), sous le titre "Quatrièmes à Pantin", un très intéressant compte-rendu fait par Hélène Solnica, professeur de Lettres modernes, sur l'enseignement qu'elle dispense dans un collège de Pantin, sur la façon dont elle réussit à faire aimer Madame de Sévigné et les Précieuses ridicules à ses élèves de 4ème parce que ces élèves de collège, quel que soit leur milieu d'origine, sont sensibles à la portée universelle de la littérature.

Allez sur ce site, oui-oui, vous y verrez ce que nous "faisons".

Ecrit par : Jean | 24 octobre 2007

oouups ! j'efface...s'effacer...

Ecrit par : oui-oui | 24 octobre 2007

Personne, oui-oui, ne reporte les maux de l'école sur le dos des parents. Ces maux de l'école viennent surtout de décisions politiques prises dans le passé (essentiellement la loi Jospin de 1989 et la création des IUFM).

Vous avez tout à fait raison quand vous dites qu' on peut pas attendre de tous les parents qu'ils s'intéressent de près à ce qui se passe dans l'école, parce qu'effectivement il faut du temps pour lire les livres qui expliquent la situation actuelle. Et il est très difficile, en effet, d'aller contester auprès du professeur le travail qu'il fait en classe, surtout quand il applique les directives officielles, ce qu'il pourra toujours vous répondre.

C'est pourquoi il faut que les parents qui, comme vous, sont conscients de l'état de délabrement du système éducatif soutiennent ceux qui se battent pour la refondation de l'école. Et pour cela, la meilleure arme, c'est le stylo!
Bien à vous.

Ecrit par : Jean | 24 octobre 2007

"Vous allez les supplier de fermer les IUFM (Instituts Universitaires de Formation des Maîtres), et vous donnerez comme argument que ce sont les méthodes pédagogiques imposées par les IUFM aux nouveaux professeurs qui les empêchent d'être efficaces et donc que ce sont les enfants qui en pâtissent."

Ecrit par : Jean | 24 octobre 2007

En ce moment, ici, les professeurs d'école stagiaires sont plutôt contents, dans l'ensemble, de la formation qui leur est proposée. Quelques bémols, (que je trouve extrêmement justifiés), concernant la complexité, (que je trouve également ridicule, voire insensée; je suis plus radical qu'eux à ce sujet) du nouveau système d'évaluation. J'ai même entendu un groupe de stagiaire dire textuellement, à propos de certains "modules optionnels", (pardon pour le jargon) qui leur sont proposés: "c'est chiant, il y a trop de choses intéressantes, on ne sait pas quoi choisir". Alors, microclimat?

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 octobre 2007

Jean,

J'aimerais partager votre enthousiasme et je ne désire pas me résigner. Mais aujourd'hui j'ai entendu deux infos :

- la première concerne le poids des cartables. Le ministre va faire quelque chose : bien, j'en suis contente, j'ai des enfants pas bien épais qui bien qu'externes portent parfois 4 kilos sur le dos.
Mais ce qui m'interpelle c'est que cette histoire de cartables dure depuis des années et des années (je crois bien que'elle existait quand j'étais au collège), qu'elle est consensuelle, portée par une "volonté politique forte", soutenue par les fédérations de parents d'élèves et que rien ne change ou presque. Alors qu'en sera-t-il d'une réforme exigeante qui impliquera pour certains enseignants et élèves plus de travail ?

- la deuxième info n'a rien à voir avec l'éducation, mais on peut peut-être en tirer une leçon : ce matin s'ouvre le Grenelle de l'environnement, chouette, priorité à l'écologie ! Sauf que ce matin à la radio j'ai entendu que le but est de trouver des "moyens pour protéger la planète tout en respectant les contraintes économiques." Ah bon ce ne devrait pas être l'inverse ?

Alors oui il faut continuer, essayer d'informer d'autres, se dire que les petits ruisseaux font les grandes rivières, mais nous ne pesons pas bien lourd face à d'autres contraintes en espèces sonnantes et trébuchantes.

Pour mémoire, je mets la conclusion de l'intervention de Christian Laval à l'université d'été de Sauver les Lettres et disponible sur le site de SLL :
"Désormais, et pour la première fois de façon aussi unidimensionnelle, la politique d’éducation ne trouve plus ses fondements et ses justifications dans la morale, la politique, la culture, l’histoire, c’est-à-dire dans l’univers des valeurs, mais dans le seul horizon qui importe désormais dans les rouages de l’Union, celle de la " valeur économique ", de l’efficacité, de la compétitivité. C’est en réalité toute une conception de l’homme qui est ici en question. Avec l’idée que l’humain est d’abord un capital, une ressource productive, une main d’œuvre, c’est la question du destin de l’humanisme européen qui est évidemment posée. Le risque est grand d’une crise majeure de la tradition démocratique pour laquelle la formation de l’homme est la condition de la souveraineté des citoyens. D’une crise de la culture européenne aussi, qui a justement forgé cet idéal de souveraineté du citoyen sur le socle de la dignité de l’homme."

Ecrit par : lucile | 24 octobre 2007

macoco c'est par là :

http://perso.orange.fr/acer-rethel/macoco_txt.htm

Ecrit par : toto | 24 octobre 2007

P.S. pour Pat, Anne, Lucile et Dobolino. Certes, nous sommes minoritaires, mais n'est-il pas vrai que ce sont souvent les minorités qui font bouger les choses?

Ecrit par : Jean | 24 octobre 2007

Oui, peut-être. Redonnez-moi l'adresse où écrire. J'y réclamerai un Grenelle de l'instruction publique. Je commence à voir ma petite idée en partant de la lecture de la lettre du brave petit Guy Môquet. Ça mûrit doucement dans mon cerveau usagé mais encore incisif, parfois discourtois...
Voyez-vous, Jean, je vous trouve un peu trop droit et rigide mais c'est justement des gars dans votre genre qui obtenaient des merveilles de mon EIP en collège. C'est là et pas ailleurs, tu obtempères et je te donne une ligne fixe sur laquelle tu pourras t'appuyer toute l'année sans crainte qu'elle ne se modifie. Juste ce qui manquait à ce papillon en perte d'équilibre perpétuel. Du coup, grand soulagement du bonhomme qui passait de la voiture balai à la formule1: il en a eu deux, en maths et en histoire géo, en cinquième, qui suivaient pas à pas la progression avec des repères fixes et intangibles, immuables, ce qui sécurisait totalement l'élève désaxé (sans axe intérieur) qu'il était: jeudi c'est géométrie, vendredi c'est géographie etc... Il retrouvait là les normes qui sécurisaient sa vie familiale.

Ecrit par : dobolino | 24 octobre 2007

Alors maintenant, oui-oui, vous savez ce que contiendra votre lettre à tous les députés et sénateurs de votre région, au ministre de l'Education, au Président de la République (écrivez plutôt à son Conseiller pour l'Education Dominique, Antoine, Palais de l'Elysée, 75800 Paris):

Ecrit par : Jean | 24 octobre 2007

Je sais quelle lettre je vais faire en premier: je prends la lettre de Guy Môquet et j'en fais l'analyse logique et grammaticale niveau Brevet 1973, puisque c'est alors que j'ai arrêté l'étude de la grammaire française à laquelle je n'ai plus touché depuis. Et, je leur demande pourquoi non tantum mes enfants n'en sont pas capables sed etiam m'appellent à l'aide pour leurs divers bugs informatiques et le gicleur de la mob bouché par une cochonnerie. Je peux même tenter de me lancer à la leur traduire en russe (arrêt des études en 1976) en allemand (virée du cours après quatre années en 1975) et en latin (six ans d'études jusqu'en 1976)...

Ecrit par : dobolino | 24 octobre 2007

Excusez mes fautes d'accord et autres, c'est l'énervement et le clavier. Je vous promets qu'il n'y en aura pas dans mon courrier manuscrit. J'ai même très envie de l'écrire avec pleins et déliés à la Sergent Major!

Ecrit par : dobolino | 24 octobre 2007

Excusez mes fautes d'accord et autres, c'est l'énervement et le clavier. Je vous promets qu'il n'y en aura pas dans mon courrier manuscrit. J'ai même très envie de l'écrire avec pleins et déliés à la Sergent Major!

Ecrit par : dobolino | 24 octobre 2007

Comme Carmen Cru quand elle écrit au Président de la République ?

Ecrit par : catmano | 24 octobre 2007

Que faire ? demander une rencontre pour avoir des explications auprès de l'enseignante ? Sûrement pas ! mon enfant est intégré et je tiens à ce que cela reste ainsi.
Alors quoi ? Je laisse couler...je donne des cours en parallèle , j'effaçe les mauvaises marques comme je peux , je reformule les mauvaises règles de grammaire , je corrige les fautes d'orthographe laissées de-ci , de-là , qui pourraient laisser croire à mon enfant qu'il a écrit sans fautes : je donne deux fois plus de travail à un enfant de 10 ans !
.

Ai-je été plus clair ?

Ecrit par : oui-oui | 24 octobre 2007

Très clair! Pauvres parents...

Ecrit par : dobolino | 24 octobre 2007

Excusez mes fautes d'accord et autres, c'est l'énervement et le clavier. Je vous promets qu'il n'y en aura pas dans mon courrier manuscrit. J'ai même très envie de l'écrire avec pleins et déliés à la Sergent Major!

Ecrit par : dobolino | 24 octobre 2007

Comme Carmen Cru quand elle écrit au Président de la République ?

Ecrit par : catmano | 24 octobre 2007
Et voilà comme on est encouragée par sa propre famille, test ADN à l'appui! Ben, tant pire alors, j'écrirai pas...

Ecrit par : dobolino | 24 octobre 2007

Pauvres enfants !

Ecrit par : oui-oui | 24 octobre 2007

C'est tout moi! A terme, pour la retraite, c'est un peu mon objectif, je le concède volontiers et je m'entraîne régulièrement ( JPB repassera avec sa Belle du Seigneur, gniark!):
http://www.bedetheque.com/thb_couv/CarmenCru02FranceLoisirs.jpg

Ecrit par : dobolino | 24 octobre 2007

Pauvres enfants !

Ecrit par : oui-oui | 24 octobre 2007
Pauvres de nous tous... Ma fille arrive du collège et m'annonce: "C'est des enculés, ces profs!". Je vous quitte donc." Comme en termes charmants ces choses-là sont dites!"

Ecrit par : dobolino | 24 octobre 2007

Pauvres de nous tous... Ma fille arrive du collège et m'annonce: "C'est des enculés, ces profs!". Je vous quitte donc." Comme en termes charmants ces choses-là sont dites!"

Ecrit par : dobolino | 24 octobre 2007



Le mien aurait ajouté : mais , je crois tout être capable de s'améliorer. ;)

Il aura plus de désillusions...

Ecrit par : oui-oui | 24 octobre 2007

Et il est très difficile, en effet, d'aller contester auprès du professeur le travail qu'il fait en classe, surtout quand il applique les directives officielles, ce qu'il pourra toujours vous répondre.


Ecrit par : Jean | 24 octobre 2007

Et surtout, et encore bien plus, quand on ne maîtrise pas les données de la culture française, qu'on est sous la menace d'un contrôle de la CAF ou d'un test ADN...
Ça devient hard, à la CAF! Nous attendons toujours notre allocation de rentrée scolaire pour être juste au plafond pour un enfant et, hélas, le deuxième vient de fêter ses seize ans. Depuis le 20/08, nous sommes sous la loupe: demandes de justificatifs, relation CAF/Centre des Impôts... Nous courrons toujours après nos 540 euros et ni Anne ni moi ne voyons rien venir. Ils nous les sucrerons pour délai dépassé ou du même genre... Ils ont des ordres d'en haut: serrer la ceinture.

Ecrit par : dobolino | 24 octobre 2007

Pour mémoire, je mets la conclusion de l'intervention de Christian Laval à l'université d'été de Sauver les Lettres et disponible sur le site de SLL :
"Désormais, et pour la première fois de façon aussi unidimensionnelle, la politique d’éducation ne trouve plus ses fondements et ses justifications dans la morale, la politique, la culture, l’histoire, c’est-à-dire dans l’univers des valeurs, mais dans le seul horizon qui importe désormais dans les rouages de l’Union, celle de la " valeur économique ", de l’efficacité, de la compétitivité. C’est en réalité toute une conception de l’homme qui est ici en question."

Ecrit par : lucile | 24 octobre 2007

Pauvre petit Guy Môquet! Mort pour rien et lu pour des nêfles.

Ecrit par : dobolino | 24 octobre 2007

Et il est très difficile, en effet, d'aller contester auprès du professeur le travail qu'il fait en classe, surtout quand il applique les directives officielles, ce qu'il pourra toujours vous répondre.


Ecrit par : Jean | 24 octobre 2007

Je ne pense pas que de ne faire son travail qu'à moitié , comme laisser des leçons d'anglais , de maths , de français sans corrections nécessaires à l'apprentissage , fasse partie des directives officielles.
Il y a aussi cette réalité-là , malheureusement !
Je me permets , de corriger en rouge , comme cela devrait être fait , sur les cahiers de mon enfant , mais , je prends un risque...

Ecrit par : oui-oui | 24 octobre 2007

Je me permets , de corriger en rouge , comme cela devrait être fait , sur les cahiers de mon enfant , mais , je prends un risque...

Ecrit par : oui-oui | 24 octobre 2007

En primaire, c'est un gros risque parce que ces niaises surveillent les cahiers, mais, en collège, pas de risque majeur dans le maelström ambiant...

Ecrit par : dobolino | 24 octobre 2007

Pour "une maman", de la part de Toto qui a des problèmes d'accès:
http://perso.orange.fr/acer-rethel/macoco_txt.htm

Ecrit par : dobolino | 24 octobre 2007

Séance « divan ».
Aujourd’hui, tout va bien. On ne peut mieux. Je sais, c’est égoïste, mais c’est comme ça.
D’abord, parce que j’ai bouclé ma deuxième animation pédagogique de l’année scolaire. Toc, et de deux de faites, plus que deux.
Ensuite, parce que cette animation était consacrée à l’entrée dans l’écrit en GS et que je n’y ai pas entendu que des bêtises. C’est une grande avancée par rapport à ce que l’on nous proposait il y a encore deux ou trois ans. La charmante dame nous a parlé de «conscience phonémique » (GS, moi je dirais MS/GS), d’« âge alphabétique » (GS/CP) puis « orthographique » (fin de CP à 3°).
Elle a souligné le fait que les chercheurs ont découvert qu’un enfant ayant conscience du phonème avant son entrée au CP avait de plus fortes chances d’apprendre à lire rapidement (elle a parlé de Noël) que celui qui n’aurait intégré que l’« image des mots ».
Passons rapidement sur la suite de la conférence, j’aurais peur de sortir de mon rôle d’instit’ à fifiches en racontant comment la dame cherchait à booster la croissance économique et à rendre rentable le mammouth en vendant sa méthode à deux cents enseignants qui disposent chaque année d’un budget communal qu’il serait bon de voir se développer afin de donner aux actionnaires du CAC 40 la juste rétribution de leurs efforts.
Et enfin, ce bien-être, n’ayons pas peur des mots, vient d’une rencontre. Pas sentimentale, tant pis pour le divan. Professionnelle. Que peut-on attendre d’autre d’une PE obsédée par ses petites progressions à la con ? Figurez-vous qu’il y a une autre instit à tendance « instructionniste » à moins de cinquante kilomètres de chez moi. Autant dire ma voisine ! N’est-ce pas merveilleux cela ?
Nous sommes au moins deux ! Au moins deux à penser que l’on peut faire autre chose que La Main à la Pâte en sciences, au moins deux à avoir vérifié que les enfants sont aussi épanouis, si ce n’est plus, dans nos classes que ceux qui adoptent une attitude de chercheurs en lecture, mathématiques, histoire, géographie, sciences et même EPS, musique et arts visuels.
Et à deux, comme on se sent plus forts ! Nous avons même réussi à entreprendre certains collègues à la pause, à leur faire passer ce que nous croyons, à leur suggérer de lire « A bonne école » ou « Et vos enfants ne sauront pas lire ni compter ». Nous avons dit et répété que ces ouvrages n’avaient rien de « rétrogrades », qu’ils avaient été écrits par des gens qui voulaient donner leurs chances à tous, quels que soient leurs origines et leurs milieux sociaux.
Nous nous sommes quittées après la pause, bien décidées à nous revoir pour en discuter. Nous avons à parler de tant de choses encore.
Moi, ce dont j’ai le plus envie de lui parler, ce sont ce que nos programmes nous ont fait appeler successivement les activités d’éveil, puis la découverte du monde (histoire, géographie et sciences).
Cela fait trois ans maintenant que je ne travaille plus en séquences ces matières, que je n’essaie plus de faire tirer du sens de documents donnés sans aucun prérequis ni de faire découvrir et créer un protocole d’expérience à des bambins de cinq ans. Cela fait trois ans que j’essaie de redécouvrir les programmes et méthodes que nos instituteurs employaient dans les années 60.
Je commence à avoir bien déblayé le terrain, toute seule, dans mon coin. Mes élèves et leurs parents sont ravis. Je n’ai plus à pousser, tirer ces pauvres gosses pour leur faire découvrir seuls que la Terre est ronde et qu’elle tourne autour du Soleil, que certains animaux sont ovipares et d’autres vivipares. Je n’ai plus à attendre qu’ils acquièrent la notion de temps pour leur parler de leurs ancêtres et de l’Histoire de leur pays, et, bizarrement, cela leur permet d’acquérir cette notion de temps.
J’ai déjà essayé d’en parler sur ce blog, mais ce n’était pas assez clair dans ma tête, et puis, ça restait très « instit’ à fifiches », j’avais peur d’ennuyer tout le monde. Alors, maintenant que nous sommes deux, nous allons pouvoir en parler ensemble sans ennuyer personne.
Ma collègue m’a dit qu’elle lisait de temps en temps ce blog, qu’elle communiquait parfois avec JPB. J’en profite donc pour dire à l’une merci pour cette rencontre et à l’autre que je suis toute disposée à lui communiquer mes « recherches » sur la Découverte du Monde en cycle 2, si toutefois cela peut lui rendre service.

Ecrit par : catmano | 24 octobre 2007

C'est Meirieu qui disait, oui-oui, que corriger des copies ne sert à rien! Alors peut-être que ces professeurs appliquent à la lettre ses recommandations!

Mais au fait, oui-oui, qu'est-ce que vous voulez au juste?

Quant au poids des cartables, il semble, Lucile, qu'on le réduirait de manière appréciable si on allégeait les manuels de tout ce qui n'est pas vraiment utile. Mais il faudrait pour cela refaire les programmes et c'est peut-être pour cela que l'on en reste, en haut lieu, aux promesses de s'en occuper ... un jour. En français, par exemple, c'est urgent, mais le lobby didactico-pédago veille.
Alléger les manuels, ce ne serait pas les vider de leur substance: au contraire, en français, cela consisterait plutôt à remettre de la substance à la place des considérations cuistroïdes qui les ont envahis. En histoire, est-il vraiment utile d'avoir des pages surchargées de "documents d'époque" dans lesquelles l'élève est incapable d'apercevoir ce qui est à retenir? Le Malet-Isaac pesait moins lourd , mais il avait infiniment plus de poids.

Ecrit par : Jean | 24 octobre 2007

C'est magnifique, Catmano...

Ecrit par : Maminou | 24 octobre 2007

Ensuite, parce que cette animation était consacrée à l’entrée dans l’écrit en GS et que je n’y ai pas entendu que des bêtises.
Catmano

J'étais invité à aller à la même conférence ce matin et, comme d'habitude, je suis resté chez moi pour préserver ma tension nerveuse.
Thierry

Ecrit par : thierry Venot | 24 octobre 2007

J'étais invité à aller à la même conférence ce matin et, comme d'habitude, je suis resté chez moi pour préserver ma tension nerveuse.
Thierry

Ecrit par : thierry Venot | 24 octobre 2007

On ne peut pas passer son temps à préserver sa petite santé!

Ecrit par : dobolino | 24 octobre 2007

Bravo Catmano, ça redonne de l'espoir. Si les choses commencent à bouger par le haut et par le bas, on peut espérer. Merci pour ce témoignage ! C'est toujours un plaisir de vous lire.

Jean pour les manuels, je suis entièrement d'aacoord avec vous: mais dans le journal aujourd'hui on peut lire que les éditeurs avaient fait un effort ces dernières années. Ah bon? Qu'est ce que ce serait s'ils ne l'avaient pas fait !
Les journalistes sont-ils parents d'élèves ?

Ecrit par : lucile | 24 octobre 2007

C'est Meirieu qui disait, oui-oui, que corriger des copies ne sert à rien! Alors peut-être que ces professeurs appliquent à la lettre ses recommandations!

Mais au fait, oui-oui, qu'est-ce que vous voulez au juste?

Ecrit par : Jean | 24 octobre 2007

Appliquer à la lettres les recommandations les exclu donc de toute responsabilité , tout comme les parents qui font confiance à l'EN !

Vous avez rebondi sur une réponse que je faisais à guy morel , il me semble que je veux la même chose que vous.

J'ignorerai donc , l'aspect antipathique de votre question.

Ecrit par : oui-oui | 24 octobre 2007

d'ACCORD :-) pas d'aacoord !

Ecrit par : lucile | 24 octobre 2007

Confier ses enfants à l'école n'est pas aisé sans une certaine confiance , vous en conviendrez.

Ecrit par : oui-oui

Vous surestimez bien du monde. On les confie aussi (et surtout) parce qu'il faut s'en débarrasser pour aller au boulot.
La confiance, elle réside dans le fait que les gamins feront un peu moins de bêtises à l'école qu'à la rue. Voire. Ils sont au chaud, ils reviendront entiers, le voisin ne se plaindra pas, et ça n'aura presque rien coûté.

Ecrit par : Moot | 24 octobre 2007

Le Lai du laostic, de Marie de France, je l'ai étudié en 3ème, en 1960/61 (ça date). En ce temps-là, on était initié à l'ancien français en classe de 3ème. Eh bien, ce travail m'a été utile lorsque j'ai passé mon certificat de licence (grammaire et philologie) en 1966, au temps où l'on passait 4 certificats de licence, et où, pour enseigner, la licence d'enseignement était requise (3 CES imposés, littérature française, grammaire et philologie, lettres étrangères, plus un CES au choix, dans une liste limitée)! Eh bien, ce que j'avais appris en 3ème en étudiant ce texte (jamais relu entre temps) m'a incroyablement aidée, car je suis tombée à l'oral sur le Lai du laostic, en ancien français, et je l'ai traduit impeccablement.
Mais lorsque j'étais élève, la mémoire se travaillait. Me croira-t-on si je dis que nous devions, pour le BEPC, savoir tracer les cartes de géographie de mémoire? C'était relativement facile, car à l'école primaire, nous avions un cahier de cartographie. J'ajouterai que nous utilisions aussi le papier millimétré, et que les fameux problèmes de vitesse, de trains etc. devaient être résolus à la fois par le calcul et par la représentation graphique sur papier millimétré. Je sais encore, 50 ans après, comment il faut s'y prendre.

Ecrit par : mouron rouge | 24 octobre 2007

Il n'y avait rien d'antipathique dans ma question, elle était sincère.
Que voulez-vous au juste? Nous faire remarquer qu'il y a des professeurs fainéants? Est-ce bien utile? Il y a des fainéants dans toutes les professions, c'est simplement humain, et on ne peut rien y faire.

Je ne me souviens plus de votre post sur l'anglais en primaire, mais ce dont je suis (presque) sûr, c'est qu'avec les méthodes actuelles d'enseignement de l'anglais par imprégnation (et de l'allemand et de l'espagnol) sans passer par les étapes normales et progressives de l'apprentissage de la langue, c'est-à-dire par la grammaire, les élèves sont assurés de ne rien y comprendre. Alors vous pouvez tempêter contre le professeur tant que vous voudrez, moi je pense plutôt que ne pas corriger les fautes fait partie de la pédagogie qu'on lui a recommandée. Quand les professeurs de français font pareil, c'est parce qu'on leur a rebattu les oreilles pendant leur formation en IUFM avec l'antienne que l'orthographe était arbitraire, inutile, vexatoire, la science des ânes, pourquoi pas "l'oppression de la classe dominante". Vous voyez donc qu'on en revient à la nécessaire protestation auprès du gouvernement contre les méthodes pédagogiques actuelles dont j'essaie de vous convaincre depuis hier.

Ecrit par : Jean | 24 octobre 2007

"C'est magnifique, catmano!", écrit Maminou.

C'est bien mon avis.
Pas encore très nombreux, peut-être, mais déterminés.
"Minorité agissante"...

"La Main à la Pâte", catmano, me paraît en effet la plus somptueuse niayserie qui oncques feust sur terre. Je me souviens d'un reportage d'Emmanuel Davidenkoff , sur Europe 1, dans une école bretonne et de cette petite élève de 9 ans - à qui on avait manifestement bourré le crâne avant l'émission avec tous les "avantages de cette méthode" - qui récitait ces propos au-dessus de son âge: "Oui, et avec cette méthode, c'est nous qui découvrons les vérités scientifiques tous seuls. C'est très bien!" Presque pas de la manipulation! L'émission suintait l'idéologie par tous les pores... Assez triste, en fait!

Ecrit par : Jean | 24 octobre 2007

Jean , je ne vous ai pas attendu pour être convaincu , croyez-le bien .
Je ne cherche pas à convaincre qui que ce soit qu'il y a des enseignats fainéants , cela est moins grave que l'incompétence !

Ne vous sentez pas bafoué à ce point , sur ce que vous pouvez tirer de mes phrases ( qui ne sont pas toujours très claires , soit ! )
Vous avez , sans complexes , affirmé que nul parent n'était censé ignorer les maux de l'école , que les parents se débarrassaient de leur progéniture . Vous parlez de garderie...
Trouvez-vous anormal que j'essaie de vous démontrer que vous généralisez un peu trop vite ?
La critique ne doit-elle aller que dans un sens pour mériter une analyse ?
De plus , j'ai , depuis longtemps , abandonné l'idée qu'il fallait mettre le museau du chiot dans son caca pour l'éduquer , je préfère ouvrir la porte à volonté...

Ecrit par : oui-oui | 24 octobre 2007

La main à la pâte se poursuit jusqu'au lycée avec ces inévitables TPE sur les volcans, le principal problème étant comment faire jaillir de la fausse lave du carton-pâte !

Ecrit par : P. Azimont | 24 octobre 2007

TPE, TIPE, main à la pâte, même combat, même fumisterie !!

Il fut un temps où les prix Nobel de physique ne disaient pas que des conneries en vieillissant (Einstein, Feynman).
Charpak au pilori ! (avec Michalak, pour la rime)

Ecrit par : yann | 24 octobre 2007

J'ai fait une faute d'accord dans mon message de ce matin. Si Pendariès était là, il ne me raterait pas...

Catmamo, c'est toujours agréable et stimulant de vous lire.

Vous avez accompli ce que j'ai fui en 68 pour reprendre des études qui me manquaient. Une classe unique, le secrétariat de mairie, le ménage de l'école et de la mairie, pas de WC sinon ceux de la cour et on vide son pot la nuit tombée, un minuscule filet d'eau pour se laver et cuisiner ont précipité mon départ. Les voisins connaissent vos habitudes et s'interrogent sur les jeunes hommes qui vous rendent visite. Ah bon, ce sont les frères. Rien à raconter , c'est bien dommage ! L'inspecteur peut rendre visite sans prévenir. Je sais qu'il a déplacé de la campagne vers la ville une camarade de promotion attendant un enfant sans être mariée pour sauver l'honneur de la profession. Nous sommes en hiver 68. J'aime mon travail qui m'aide à supporter la solitude, mais j'étouffe et je décide de prendre un autre chemin.
Catmano, vous parlez comme Freinet recevant un autre journal scolaire venant de Bretagne et s'écriant " Mes enfants, nous ne sommes plus seuls." Enfin c'est ce que lui fait dire le réalisateur Jean- Paul Le Chanois par la bouche de Bernard Blier dans le film " L'école buissonnière." Plus je consulte ce blog et plus je lis d'ouvrages mentionnés par les uns et les autres, plus je mesure la chance qui m'a été donnée pour m'aider à grandir, me battre et savourer la vie chaque jour.
Au risque de me répéter je comprends avec les années que l'exemple de mes deux maîtres d'école a joué un rôle déterminant pour construire ma vie, d'autant plus déterminant qu'il complétait l'exemple parental. De la maison sans grand confort à l'école poussiéreuse je me sentais chez moi. A la maison ou à l'école , il fallait apprendre ses leçons, être attentif, être poli, vérifier le sens d'un mot dans le dictionnaire. Mes deux maîtres appartenaient à la même promotion de l'Ecole Normale. Le premier était le plus grand et s'appelait ... Monsieur Legrand. Je suis restée avec lui jusqu'à lâge de 10 ans. Le second était le plus petit de la promotion et était resté difforme et boîteux suite à une grave maladie. L'un et l'autre, durement éprouvés par la vie la mordaient à pleines dents. L'un et l'autre avaient la pédagogie chevillée au corps comme dirait JPB, l'un et l'autre avaient lu et assimilé les techniques de Célestin Freinet et s'efforçaient d'en appliquer certaines si cela était était possible et dans la mesure où elles complétaient un apprentissage solide. Par exemple, la pratique du texte libre illustré et imprimé afin de produire le journal scolaire constituait un travail rigoureux et exigeant. Mes trois aînés m'en parlaient régulièrement : il fallait monter sur l'estrade pour lire son texte et la classe choisissait. Le texte retenu était copié au tableau et on corrigeait ensemble : chronologie des faits relatés, ponctuation, et construction claire des phrases, emploi des pronoms pour éviter les répétitions, emploi des temps, précision du vocabulaire,et petite conclusion. Ensuite on imprimait lettre par lettre et on illustrait selon le procédé de la linogravure. Mais attention, il fallait être à jour de son travail et imprimer sans faire trop de bruit.
La petite soeur Hélène née en 46 arriva au CP en 52 avec le flot du baby boom et l'instituteur dut renoncer au journal pour se consacrer à son CP. L'enthousiasme n'était pas éteint pour autant et l'empreinte est restée, intacte, un demi siècle plus tard. Elle est toujours là quand je lis Catmano.
Rien à voir avec les brasseurs de vent, séduisants beaux parleurs qui en disent plus qu'ils n'en font comme dirait le bon sen pouplaire.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 24 octobre 2007

Pauvres de nous tous... Ma fille arrive du collège et m'annonce: "C'est des enculés, ces profs!". Je vous quitte donc." Comme en termes charmants ces choses-là sont dites!"

Ecrit par : dobolino

C'est pas tout à fait faux : quand on passe son temps à s'en prendre aux mouches, il faut s'attendre à une quelconque vengeance : hiérarchie, élèves, etc.
Mes collègues, geignards à souhait, viennent de voter en masse au CA pour bien participer à la gestion de toutes les saloperies qu'on nous propose. Pire, la participation a augmenté et tout ça parce que M. l'IA s'était étonné et choqué du nombre élevé d'abstentions au sein du collège des personnels.
Alors je suis rentré chez moi en disant la même chose...et, pire, je le pense encore.

Ecrit par : victor | 24 octobre 2007

Merci Hélène Charpentier. Vous me faites un honneur en me comparant à vos anciens maîtres d'école ainsi qu'à Célestin Freinet.

Ecrit par : catmano | 24 octobre 2007

Catmano, Hélène a raison ! Vous êtes souvent passionnante.

Et vos témoignages, vous êtes-vous décidée à les faire publier ? Sinon, il y a des gens prêts à en tirer des exemplaires même sur une vieille machine à stencils !

Ecrit par : P. Azimont | 24 octobre 2007

Je ne comprends plus, oui-oui.
Vous avez d'abord protesté contre le fait que les enseignants de votre enfant ne corrigeaient pas ses fautes. C'était donc bien de flemme qu'il s'agissait.
Et maintenant vous me dites que vous en voulez à l'incompétence des enseignants.
Il faudrait vous décider!

S'il s'agit d'"incompétence" de certains enseignants, soyez quand même prudent et précisez bien de quoi vous parlez,
car leur compétence officielle a été reconnue par des concours sélectifs d'une très haute exigence, le Capes et l'agrégation, et ce serait aussi stupide de la mettre en doute que de dire qu'un banquier n'y connaît rien en finances.
En revanche, vous pouvez vous plaindre à juste titre des méthodes pédagogiques officielles appliquées par ces mêmes enseignants. Mais pas en en discutant avec eux. En essayant de changer la pédagogie officielle.

Ecrit par : Jean | 24 octobre 2007

Catmano, Hélène a raison ! Vous êtes souvent passionnante.

Et vos témoignages, vous êtes-vous décidée à les faire publier ? Sinon, il y a des gens prêts à en tirer des exemplaires même sur une vieille machine à stencils !

Ecrit par : P. Azimont | 24 octobre 2007


Ah! Non, pas une vieille machine à stencils...

L'enseignement de Catmano mérite un matériel pédagogique moderne et performant et l'opportunité de le diffuser avec les techniques rapides et efficaces les plus sophistiquées.

Ecrit par : Maminou | 24 octobre 2007

Je ne comprends plus, oui-oui.
Vous avez d'abord protesté contre le fait que les enseignants de votre enfant ne corrigeaient pas ses fautes. C'était donc bien de flemme qu'il s'agissait.
Et maintenant vous me dites que vous en voulez à l'incompétence des enseignants.
Il faudrait vous décider!

Ecrit par : Jean | 24 octobre 2007

Si vous ne comprenez plus rien , je vous suggère de retourner à la case " départ " , c'est à dire , au post qui vous a décidé à entamer un dialogue ( de sourd ) avec moi . N'oubliez pas de lire ce , à quoi , je répondais...
Contrairement à vous , je ne généralise pas , et , à titre d'exemple , pour souligner la responsabilité des enseignants que vous sembliez vouloir ignorer , je vous faisait remarquer que certains enseignants devraient prendre leur travail plus à coeur...
L'institutrice en question corrige les fautes ( de français ), mais en laisse à la pelle !
Je ne crois pas que cela soit à classer dans la catégorie " fainéantise" , ou" flemme " !
Ce qui n'était au départ que démonstration de votre jugement hâtif , devient un ridicule échange que vous semblez vouloir faire perdurer.
Nous sommes tous les deux à peu près sur la même longueur d'ondes , mais , cela est sans compter la place que l'égo peut prendre quelquefois , aussi , je continuerai de discuter avec des enseignants , ne vous en déplaise .

Ecrit par : oui-oui | 24 octobre 2007

Et vos témoignages, vous êtes-vous décidée à les faire publier ? Sinon, il y a des gens prêts à en tirer des exemplaires même sur une vieille machine à stencils !

Ecrit par : P. Azimont | 24 octobre 2007

Pour le moment, rien de prévu à l'horizon. J'suis qu'une pauvre instit, moi. J'aurais vraiment besoin d'aide pour arriver à structurer un "produit commercial" correct.
Et puis, être instit' instructionniste, cela prend du temps, beaucoup de temps. Corriger attentivement tous les soirs les cahiers d'exercices et les feuilles où ils ont copié la leçon de sciences, d'histoire ou de géographie, même s'il n'y quasiment plus de fautes de copie, préparer les modèles d'écriture, les tableaux (puisque nous ne pouvons nous appuyer sur aucun manuel), concevoir les exercices et la progression, tout cela occupe sainement la soirée.
Quand on y ajoute un bénévolat d'IMF-pirate et la direction d'école, il ne reste finalement plus beaucoup de temps pour reprendre ses écrits et tenter de les réorganiser de façon plus logique. Mais, soyons honnête, ce sont les compétences qui font le plus défaut.
Merci quand même.

Ecrit par : catmano | 24 octobre 2007

Merci Hélène, vos messages prolongent pour moi la lecture de votre livre qui fut un régal... même si j'ai regretté l'impression que vous donniez de toujours devoir défendre votre modeste entourage familial, qui à mes yeux n'a pas lieu d'être défendu mais valorisé tant il est "riche d'autre chose"...

Il y a de la fierté, voire de l'orgueil à en tirer.

Ecrit par : Maminou | 24 octobre 2007

Daniel Pennac : les belles leçons d'un ex-cancre
LE MONDE DES LIVRES | 18.10.07 |

Encore un livre sur l'école ? Non, un livre sur les cancres, nourri d'un témoignage personnel. Car Daniel Pennac, l'écrivain comblé, l'auteur de La Fée Carabine (Gallimard, 1987 et "Folio" nº 2043), l'inventeur de Monsieur Malaussène (Gallimard, 1995), a été un cancre. Un vrai. Et pas de ceux qui brandissent comme une décoration leur bonnet d'âne d'antan. Cet échec scolaire fut pour lui un calvaire...

"LE SAVOIR EST D'ABORD CHARNEL"

Quelques années plus tard, il tombait amoureux d'une élève d'hypokhâgne, se jetait dans la lecture et l'écriture, obtenait une licence et une maîtrise pour entrer dans l'enseignement : il revenait en quelque sorte sur le lieu du crime. Pennac a exercé le métier de professeur un quart de siècle, avant de devenir romancier, mais sans jamais perdre le souci d'enseigner.

Il raconte tout cela avec des mots simples dans Chagrin d'école, un livre intelligent et touchant, qui sonne juste. Ses conseils sont ceux d'un double praticien, qui a totalement vécu la cancrerie et exercé avec passion le métier de professeur. "La conviction m'est restée qu'il fallait parler aux élèves le seul langage de la matière que je leur enseignais. Peur de la grammaire ? Faisons de la grammaire. Pas d'appétit pour la lecture ? Lisons !"

Et pourquoi s'interdire de solliciter la mémoire ? Ce n'est pas parce que la poésie était réduite à une "récitation", quand l'élève Pennacchionni Daniel collectionnait les zéros et les heures de colle, qu'il faut passer d'un extrême à l'autre, chasser "une idiotie" par une autre. Pourquoi refuser de faire apprendre des textes magnifiques ? Ne faut-il pas inviter les jeunes à s'approprier la littérature ? "S'immerger dans la langue, tout est là. Le savoir est d'abord charnel. Ce sont nos oreilles et nos yeux qui le captent, notre bouche qui le transmet." Parole d'amoureux.

Ecrit par : Aversenc | 24 octobre 2007

Jean a écrit : "Dugong, croyez-vous sincèrement qu'il reste aujourd'hui des professeurs qui en soient encore à avoir "des exigences d'un autre âge"? Est-ce simplement possible quand on est tous les jours au contact des jeunes d'aujourd'hui?"

J'enseigne la physique dans un lycée de centre ville.
Je corrige systématiquement les fautes d'orthographe et de grammaire (je suis sponsorisé par Bic qui me fournit les stylos rouges moyennant l'adjonction d'un sticker très seyant sur les manches).
Je ne mets jamais la moyenne à une question dont le résultat est juste mais qui ne comporte pas une seule ligne d'explication en français. Je demande que toute relation écrite soit au moins précédée d'une ligne précisant si ce qui suit est l'expression d'une loi, une pure définition ou le résultat d'un calcul.
Je viande méchamment les élèves qui obtiennent des résultats invraisemblables sans sourciller.

Ca marche encore ! Pourvu que ça dure !
Ca fonctionne avec une grande débauche d'énergie et des slognans à l'emporte pièces du style : "ceux qui ne sont pas exigeants avec vous ne vous respectent pas". Usage assumé du cours magistral (ne jamais sembler s'en excuser !), grande dose de théâtralisation.

Jamais vu ou entendu de parents s'en plaindre depuis plus de 15 ans.

Pour être plus précis, ça marche bien dans des classes de terminale S où les glandus sont en minorité. Ils sont happés par le mouvement ascensionnel ou restent isolés et la ferment. En revanche, c'est de plus en plus sportif en seconde où les invertébrés sont en majorité : c'est très physique et il faut un bon trimestre pour en mettre une partie au vrai boulot. Curieusement les vertèbres apparaissent alors spontanément. Dobolino pourra peut être nous dire si ce spontanéisme vertébral existe aussi dans le règne animal.

Ecrit par : dugong | 24 octobre 2007

Vous me dites, oui-oui, que vous allez continuer à discuter avec des enseignants, mais en même temps, vous me reprochez, à moi qui suis enseignant, de vouloir continuer à discuter avec vous! C'est contradictoire!
Par ailleurs, vous allez "continuer" à discuter avec eux, dites-vous, mais vous disiez au contraire il y a peu que vous ne teniez pas à le faire parce que, même si vous les trouviez incompétents, vous ne vouliez pas qu'une intervention de votre part retombe sur votre fils qui est bien "intégré".
C'est maintenant de fautes de français qu'il s'agit. Je croyais que c'était de fautes d'anglais!
"Certains enseignants devraient prendre leur travail plus à coeur". On est bien d'accord. Mais c'est exactement ça qu'on appelle la flemme ou la fainéantise. C'est ce que je vous disais: des brebis galeuses, il y en a partout. Vous ne lisez pas ce que j'écris?
Si les instituteurs de votre fils font tant de fautes, et si ça vous agace tellement, vous posez le problème du recrutement des instituteurs aujourd'hui et de la place du français dans leur formation. Plaignez-vous au ministre et demandez-lui de recruter des gens qui sachent écrire. C'est votre seul recours.

Ecrit par : Jean | 24 octobre 2007

Voir un exemple finlandais (rassurez vous, ce n'est pas le nième texte gnangnan sur les bienfaits du système éducatif finlandais)
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3214,36-970597@51-970697,0.html
et se demander combien d'enseignants français en auraient assez pour le faire...

Ecrit par : dugong | 24 octobre 2007

Dugong, les liens vers lemonde.fr ne marchent jamais (réservé aux abonnés).

Pouvez vous faire un copier coller (si votre éthique personnelle ne s'y oppose pas . Blague à l'usage des lecteurs de TPE)

Ecrit par : yann | 24 octobre 2007

Allez sur la page d'accueil du Monde , descendez à International, c'est le deuxième lien.

En ce qui concerne les TPE, je refuse depuis 4 ans de continuer à cautionner cette bouse. Ca me revient cher mais il faut savoir ce qu'on veut...

Idem pour le B2i (qui plus est ne rapporte rien...)

Ecrit par : dugong | 24 octobre 2007

"L'enseignement de Catmano mérite un matériel pédagogique moderne et performant et l'opportunité de le diffuser avec les techniques rapides et efficaces les plus sophistiquées.

Ecrit par : Maminou | 24 octobre 2007 "

Si Catmano en est d'accord, il y a une chose très intéressante à faire (pour ceux qui en ont le temps et le courage) : fouiller dans les archives du blog et faire un copier-coller de toutes les synthèses de Catmano. Il y en a un paquet, elles sont toutes très intéressantes et le tout donnerait un document déjà très intéressant.
Et Montaigne a dit de lui même qu'il était vieux, con et laid donc il ne faut pas s'arrêter à ses remarques.

"TPE, TIPE, main à la pâte, même combat, même fumisterie !!". Je ne connais pas bien ce qu'on appelle la main à la pâte mais je pense depuis longtemps que l'enseignement de la physique est trop théorique en France. Certaines choses se comprennent très bien, d'autres beaucoup moins et faire appel au ressenti des élèves (ex leurs sensations quand ils sont dans l'eau pour expliquer la poussée d'Archimède) aide à la compréhension.

Ecrit par : Japhet | 24 octobre 2007

Ce site à l'air vraiment sympa
http://perso.orange.fr/acer-rethel/

Intéressant le matériel freinet avec ces chtites lettres de plomb... pour la motricité fine... fô les choper dans ces chtites cases .. sans s'éclater les doigts ...

ps: Merci dobolinette.

Ecrit par : toto | 24 octobre 2007

On peut faire comprendre la physique aux élèves sans pour autant leur faire faire des "expériences" niaiseuses qui ne leur servent à rien, sinon à les embrouiller le plus souvent.

Voir la "qualité" inestimable des manuels de physique de collège et lycée, qu'on ne sait plus par quel bout prendre.

Euthanasions tous les prix Nobel vieillissants !
(je vous envoie bientôt le site de la pétition).

Ecrit par : yann | 24 octobre 2007

Japhet a écrit : "faire appel au ressenti des élèves (ex leurs sensations quand ils sont dans l'eau pour expliquer la poussée d'Archimède) aide à la compréhension"

J'hallucine ! Allez chez GCB ! Vous êtes mûr(e)s !

Renseignez vous vraiment sur la main à la pâte : vous devriez adorer !

Allez un petit scoop exprès pour vous : l'enseignement de la physique est devenu tellement expérimental (dans l'esprit des programmes) que la compréhension des élèves est devenue faible (une saine tension avec une mathématisation sans faille est nécessaire).

Il y aurait long à dire là dessus mais je vous laisse déjà assimiler le début.

Ecrit par : dugong | 24 octobre 2007

Euthanasions tous les prix Nobel vieillissants !
(je vous envoie bientôt le site de la pétition).

Ecrit par : yann | 24 octobre 2007

C'est vous qui officierez ?

Ecrit par : Japhet | 24 octobre 2007

Parfaitement !
Et si y'en a trop, Dobolino me donnera un coup de main.
Si elle n'a rien contre les Nobel de physique et la main à la pâte, elle s'occupera des "Nobel" d'économie.

Ecrit par : yann | 24 octobre 2007

Il y aurait long à dire là dessus mais je vous laisse déjà assimiler le début.

Ecrit par : dugong | 24 octobre 2007

Ah, ça !!!

Ecrit par : yann | 24 octobre 2007

Yann a écrit : "Euthanasions tous les prix Nobel vieillissants !
(je vous envoie bientôt le site de la pétition)."

Je ne souhaite pas cela. J'ai dit depuis longtemps qu'il fallait nous préserver des Nobel désoeuvrés qui se découvraient sur le tard une passion pour l'enseignement.

Et puis qui les euthanasierait ? Vous ? Dobolino ?

Ecrit par : dugong | 24 octobre 2007

Si Catmano en est d'accord, il y a une chose très intéressante à faire (pour ceux qui en ont le temps et le courage) : fouiller dans les archives du blog et faire un copier-coller de toutes les synthèses de Catmano. Il y en a un paquet, elles sont toutes très intéressantes et le tout donnerait un document déjà très intéressant.
Et Montaigne a dit de lui même qu'il était vieux, con et laid donc il ne faut pas s'arrêter à ses remarques.

C'est fait "quelque part" .....

Ecrit par : Maminou | 24 octobre 2007

Je maintiens ! Puisque vous êtes prof en lycée, vous enseignez le chute des corps, la gravité, les trajectoires paraboliques. dans mon souvenir, tout ça passait très bien.
L'induction, la loi de Lenz, tous ces machins-là passaient plus difficilement auprès des élèves. Dans ce cas, des TP appropriés eussent été nécessaires (perso, je n'ai quasiment eu droit à rien de ce côté-là, le prof faisait cours pendant ces heures, ça préparait les élèves à la prépa, on savait beaucoup plus de choses mais les avait-on comprises ?).
J'ai fait de l'électronique au lycée (diode, transistor, ampli op) et pareil, on apprenait à faire des exos mais qui avait compris à quoi servait un ampli op ? Pas le moindre exemple d'application concrète ! Résultat : des élèves sachant faire des exos mais au point de vue compréhension réelle, nada !

Ecrit par : Japhet | 24 octobre 2007

Ah le concret et sa dictature !

Qu'entendez vous par compréhension réelle ?

Ecrit par : dugong | 24 octobre 2007

Pour japhet : voyez
http://d.krauss.free.fr/documents/Physique/exp_autoi/AutoInduction_LPLCE.htm
pour un exemple d'expérience pour débutant en électricité.

Ceci dit, si vous n'avez pas profondément acquis la notion de dérivée pour aller plus loin, allez vous coucher ou abonnez vous plutôt au journal de Mickey * !

Le concret et juste cela, c'est bon pour les esprits obtus qui ne peuvent ni ne veulent aller bien loin.

* C'est promis, celle-là je ne la referai plus.

Ecrit par : dugong | 24 octobre 2007

Japhet a écrit : "les trajectoires paraboliques. dans mon souvenir, tout ça passait très bien."

Si vous y réfléchissez un peu, tout cela est très discriminatoire. L'enfant male sait depuis longtemps qu'il pisse en forme de parabole. De là à affirmer que cette expérience intime explique le différentiel observé dans les études scientifiques au niveau du genre ?

Supprimons les sciences dans nos lycées pour conduite scandaleusement discriminatoire.

Ecrit par : dugong | 24 octobre 2007

Il fallait bien sûr lire "conduites" et non conduite.

Ecrit par : dugong | 24 octobre 2007

Catmano, vous parlez comme Freinet recevant un autre journal scolaire venant de Bretagne et s'écriant " Mes enfants, nous ne sommes plus seuls." Enfin c'est ce que lui fait dire le réalisateur Jean- Paul Le Chanois par la bouche de Bernard Blier dans le film " L'école buissonnière."

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène

Blier ? Est-ce qu'il ajoutait : "touche pas au grisbi" ?

Ecrit par : Moot | 24 octobre 2007

Catmano, Hélène a raison ! Vous êtes souvent passionnante.

Et vos témoignages, vous êtes-vous décidée à les faire publier ? Sinon, il y a des gens prêts à en tirer des exemplaires même sur une vieille machine à stencils !

Ecrit par : P. Azimont | 24 octobre 2007


Ah! Non, pas une vieille machine à stencils...

L'enseignement de Catmano mérite un matériel pédagogique moderne et performant et l'opportunité de le diffuser avec les techniques rapides et efficaces les plus sophistiquées.

Ecrit par : Maminou | 24 octobre 2007

vous voyez! La résistance s'officialise. Plus besoin d'une vieille ronéo parachutée de nuit par les anglais et planquée à la cave au péril de sa vie.

Ecrit par : dobolino | 24 octobre 2007

"Blier ? Est-ce qu'il ajoutait : "touche pas au grisbi" ?"

Ce n'est pas Blier mais Francis Blanche.

Qu'avez vous fait aux écoles ??

Ecrit par : dugong | 24 octobre 2007

Parfaitement !
Et si y'en a trop, Dobolino me donnera un coup de main.
Si elle n'a rien contre les Nobel de physique et la main à la pâte, elle s'occupera des "Nobel" d'économie.

Ecrit par : yann | 24 octobre 2007
Ah que si que j'en ai après la main à la pâte! Le flexible de douche s'étant coupé pendant que ma fille de treize ans lavait ses cheveux, j'ai découvert que cette gosse, censée savoir construire ses savoirs, n'a pas la moindre idée de l'art de rincer ses cheveux sous un robinet ou avec un broc et est infoutue d'imaginer une stratégie efficace pour régler son problème. Pourtant, ses professeurs de matières scientifiques ou expérimentales la trouvent ingénieuse. Nos gamins sont des manchots qui ne s'assument pas. Alors, T61 ou Doléthal, je fonce... Je suis prête à les finir au couteau de boucher si nécessaire.

Ecrit par : dobolino | 24 octobre 2007

J'enseigne la physique dans un lycée de centre ville.

etc.

Ecrit par : dugong

Moi aussi, sauf que c'est dans un lycée classé par l'Express (la dernière fois que cette feuille de chou a pondu un classement) au onzième ou au douzième rang pour toute la France. En partant de la fin, cela s'entend.

Les secondes sont censés provenir de troisième, je ne suis pas de cet avis, le zoo me paraît plus vraisemblable. Un drôle de troupeau à dompter, en tout cas.
Le livre présente les choses dans la ligne officielle, celle des documents d'accompagnement du programme. Je fais tout à l'endroit, c'est à dire à l'envers par rapport au livre : on apprend les bases indispensables, on "découvre" ensuite (sans en être éberlué) que ça s'applique à des situations concrètes.

En TP, puisqu'il faut en faire, je leur apprends à faire les choses les plus élémentaires : suivre un protocole, connaître une technique et son intérêt, décrire ce que l'on fait et ce que l'on observe en allant à l'essentiel.
Les notions abordées en TP font l'objet de questions en contrôle, comme le reste.

En bref : des bases, des bases et encore des bases, à connaître sur le bout des doigts. Tout doucement, on s'en sert pour raisonner, mais ils ont tant de lacunes (ou c'est tellement en désordre dans leur tête, ce qui est équivalent) au départ qu'il reste encore bien des choses à mettre en place, après déjà sept semaines, avant d'être véritablement "opérationnels".

J'oubliais : juste après les avoir accueillis en début d'année, je leur fais un topo pour leur expliquer ce que c'est que faire de la science (y compris à leur modeste niveau). Notamment, j'insiste sur la nécessité d'un langage approprié, de la rigueur en toutes choses.

Ecrit par : Moot | 24 octobre 2007

Qu'avez vous fait aux écoles ??

Ecrit par : dugong

Au temps pour moi, je n'ai pas assez regardé de films policiers.

Ecrit par : Moot | 24 octobre 2007

Si vous y réfléchissez un peu, tout cela est très discriminatoire. L'enfant male sait depuis longtemps qu'il pisse en forme de parabole. De là à affirmer que cette expérience intime explique le différentiel observé dans les études scientifiques au niveau du genre ?


Ecrit par : dugong | 24 octobre 2007

Débile! La grande majorité des petites filles se sont entraînées à tenter de pisser debout en parabole. J'ai des souvenirs très précis sur le sujet.

Ecrit par : dobolino | 24 octobre 2007

"Je suis prête à les finir au couteau de boucher si nécessaire"

Dites donc Dobolino, vous ne seriez pas pour quelque chose dans la disparition prématurée de Gilles De Gennes ?

Allez exhumez moi tout ça ! On en profitera pour autopsier la main à la pâte.

Ecrit par : dugong | 24 octobre 2007

Dobolino a écrit : "Débile! La grande majorité des petites filles se sont entraînées à tenter de pisser debout en parabole. J'ai des souvenirs très précis sur le sujet."

Vous êtes cruelle ! Pourquoi ne pas laisser les petits mâles dans l'illusion qu'ils sont conceptuellement supérieurs pour cause d'expériences individuelles ?

Otez moi d'un doute ! N'allez pas me dire que les petites filles aussi ont des expériences individuelles !

Ecrit par : dugong | 24 octobre 2007

Allez exhumez moi tout ça ! On en profitera pour autopsier la main à la pâte.

Ecrit par : dugong

Oui, si ça se trouve, en fouillant un peu dans la pâte, on y trouvera une main. Brrrrr, ça devient macabre, tout ça !

Ecrit par : Moot | 24 octobre 2007

Moot a écrit : "Oui, si ça se trouve, en fouillant un peu dans la pâte, on y trouvera une main. Brrrrr, ça devient macabre, tout ça !"

1 chance sur 137 : c'est la constante macabre !

Ecrit par : dugong | 24 octobre 2007

Qu'elle est fine celle-là !

Ecrit par : dugong | 24 octobre 2007

Eudeusurkatpièpsilonzéroachebarcé ? Moi, je suis bi, c'est à dire anti-anti-bi.

Ecrit par : Moot | 24 octobre 2007

Otez moi d'un doute ! N'allez pas me dire que les petites filles aussi ont des expériences individuelles !

Ecrit par : dugong | 24 octobre 2007

Bien sûr que si ;-))))
Voir : http://martine.logeek.com/view.phpc=9fa5ad069049815ae54f078c09f97a42

Ecrit par : FGuichard | 24 octobre 2007

rectificatif :

http://martine.logeek.com/view.php?c=9fa5ad069049815ae54f078c09f97a42

Ecrit par : FGuichard | 24 octobre 2007

Pas possible, vous faites mumuse avec ça ? Moi, j'avais pondu celle-là : http://martine.logeek.com/view.php?c=81280cf42a44b9e570573fbe5894d12a !

Ecrit par : Moot | 24 octobre 2007

Où est-donc passé le maître de ce blog. On fatigue, on se croirait sur le forum France2.
Anne

Ecrit par : anne | 24 octobre 2007

Où est donc passé le maître de ce blog ?
Ecrit par : anne | 24 octobre 2007

"Comme révolutionnaires, vous aspirez à un maître. Vous l'aurez". (Lacan)

Ecrit par : Dulcamara | 24 octobre 2007

GM, faut-il comparer nos pedigrees...?
Je suis désolée si votre histoire familiale vous fait ressentir ma mise au point comme un coup sur une plaie ouverte.
je compatis mais ne vous en prenez pas à moi, je n'en suis pas la cause.

Je n'aurais pas certainement pas éprouvé le besoin de la faire cette mise au point si je n'avais pas aussi mon furoncle: cette réécriture malhonnête et continue de l'histoire, que j'observe depuis l' enfance, quand j'étais aux premières loges, avec le rideau de fer au fond de notre jardin de Berlin-Frohnau et les Vopos de la République allemande si démocratique, surveillant de leur guérite mes jeux d'enfant. J'ai le mensonge historique en horreur, c'est épidermique, d'où le zit! (anglais pour furoncle)

Faire d'un communiste et d'un résistant deux synonymes est une généralisation hâtive, une fable commode inventée pour cause de réconciliation nationale. Cette période est révolue.

Les STO ont bien essayé de se faire assimiler comme résistants, mais n'y sont jamais parvenus . Ils n'avaient pas le poids et le culot du PCF et de sa machine de propagande

Assassiner des Allemands dans la rue ou le métro étaient des actes stupides, condamnés par la Résitance, car provoquant une escalade inutile, et l'exécution systématique d'otages, en représailles, comme celle qui coûta à vie justement à cet autre GM de 17 ans...your namesake.

Qui avait intérêt à ces actes ineptes, sinon ceux qui armaient le bras de quelques têtes brûlées, pauvres lampistes, pour redorer un blason terni par le pacte germano-soviétique..? lLe sang des otages est autant sur les mains de ces quelques cadres du parti que sur celles qui ont appuyé sur la gâchette.

Je n'ai jamais eu un seul communiste dans ma famille...pas de pot, même pas côté maternel, tous de vrais prolétaires, mais polonais, vraisemblablement étaient-ils trop bien informés!

Le 20 juin 40, mon pere a sauvé son bataillon ( démobilisé fin aout et il leur a ainsi évité le stalag) dans des circonstances rocambolesques en racontant un énorme mensonge aux Allemands qui arrivèrent au fort de Montrouge où il s'était replié. (tout ceci est archivé).
Il s'est ensuite rendu chez son parrain Paul Rivet au musée de l'Homme, qui lui a interdit de rejoindre De Gaulle parce qu'il parlait l'allemand couramment (et pas l'anglais) et serait plus utile, comme il venait déjà de le montrer.... en restant sur le sol français. Un premier embryon de " réseau" était en train de se mettre en place et prendra par la suite le nom du musée.

Je l'ai déjà dit ici, en juin 40, les camarades de résistance de mes parents étaient des royalistes, des croix de feu, de bons radsocs comme eux et Rivet, des sans étiquette, mais pas de communistes. Trop occupés sans doute à d'autres tâches...

Ecrit par : Cadichon | 24 octobre 2007

Cher Jean-Paul Brighelli,

Tout d’abord je me présente. Nous nous sommes rencontrés en août dernier aux journées du SLECC à Roncq, je suis ce parent d’élève qui distribuait une petite brochure intitulée « vous me ferez 100 lignes » dans laquelle j’ai rassemblé les tracts que j’ai écrits et distribués l’année dernière à l’école où mon gamin était accueilli en CP. Vous m’aviez demandé une dédicace...

Je me permets de faire appel à vous pour vous parler de la suite de ces journées de Roncq, puis vous poser des questions qui me paraissent essentielles.

Je suis retourné chez moi dans ma Normandie, qui vaut bien votre Midi ensoleillé ! À la rentrée mon petit bout de chou est allé en CE1. Normal.

C’est là que tout a basculé.

La nouvelle instit était bien plus sympathique que la précédente, mais le niveau de son enseignement était très faible, reprenant les cours de CP alors que mon gamin était dans une attente de vrais savoirs...

Un mois après la rentrée pour la première fois il était en refus d’école, il ne voulait plus faire ses devoirs parce qu’ils étaient beaucoup trop faciles. Nous avons rencontré l’instit qui nous a proposé une évaluation de CE2 pour voir si...

Nous n’avons jamais su quels étaient les résultats, mais les enseignants nous ont dit que notre enfant n’ayant pas eu 100% aux évaluations de CE2 il devait rester en CE1 où il ferait une excellente année. Nous avons posé une fois de plus le problème de l’inadéquation du niveau des savoirs enseignés et la réponse a été très claire : pas question de différencier notre enfant des autres, donc pas d’exercices supplémentaires, pas question qu’il passe en CE2... La directrice a ajouté : « vous savez, nous sommes en ZEP, nous devons nous mettre au niveau des enfants. » En clair : « nous sommes dans un quartier d’abrutis, les enfants sont idiots et nous ne pouvons leur transmettre que des idioties. »

Ma femme et moi avons alors compris que notre enfant était objectivement en « danger intellectuel » et nous l’avons immédiatement déscolarisé.

Nous avons commencé à lui faire l’école à la maison (en fait nous avions déjà commencé depuis un an, devant la catastrophe de la méthode « Dagobert », nous lui avons appris à lire avec Léo Léa). Nous avons cherché une autre école enfin, parce que le peu qu’on a enseigné à mon enfant dans cette école était truffé d’âneries, j’ai réalisé une autre brochure intitulée « quand la maîtresse dit et écrit de grosses bêtises » que je vous enverrai dès que je l’aurai finalisée et que je compte diffuser très largement y compris à X. Darcos.

Moi qui suis à-peu-près aussi croyant que Marc Lebris, j’ai fini par inscrire mon gamin dans une école catho parce que c’est la seule école où la directrice, d’emblée m’ait dit : « ici nous ne faisons pas de globale ou mixte, mais de la pure syllabique que nous avons nous-même mise au point et que l’inspection a approuvée. » Je vous laisse apprécier la taille de la couleuvre que je dois avaler...

Pourquoi je vous raconte tout ça ?

Tout d’abord je tenais à vous remercier d’avoir, avec Marc Lebris, Rachel Boutonnet, Fanny Capel, etc. éclairé ma lanterne. Grâce à vous je comprends mieux ce que je vis moi aussi de l’intérieur.

Ensuite je pense qu’il n’est pas inutile que vous ayez, de la part d’un parent d’élève, un éclairage qui diffère sensiblement du vôtre, et je suis convaincu que cela ne peut que vous aider à comprendre encore plus finement la réalité.

Enfin j’aurai des observations à vous faire à propos de votre blog.
___________________________________

Commençons donc par mon point de vue de parent.

Maintenant que j’ai lu vos bouquins, que je suis allé à Roncq, que j’ai parcouru les blogs, que j’ai pu me faire une idée assez précise de l’état de l’enseignement en France en observant ce qui est enseigné à mon gamin de 7 ans, j’ai un point de vue extrêmement critique, voire très violemment critique sur l’école.

Pour ne prendre qu’un exemple, dans un livre de chez Hachette éducation intitulé « à la portée de mots cycle 2 niveau 3 », on trouve cette définition de la phrase dans un encadré jaune qui est donc la leçon à savoir par cœur : « la phrase veut dire quelque chose. C’est une suite de mots qui a un sens. Une phrase écrite commence toujours par une majuscule et se termine par un point. Exemple : ma sœur est une sorcière. »

Affirmer en premier lieu et pour la définir que : « la phrase veut dire quelque chose » est pour le moins sujet à débat, ne serait-ce que chez les oulipiens et les poètes contemporains. C’est une affirmation péremptoire qui est loin d’être une certitude absolue, elle est donc, en tant que définition, mauvaise parce qu’elle ne couvre pas la réalité qu’elle est censée expliciter.

Ensuite affirmer que la phrase « est une suite de mots qui a un sens » est une double erreur. Des phrases d’un seul mot il y en a des quantités : « Bonjour ! » « Oui. » etc. ensuite dire qu’elle a un sens est une belle ânerie qui est prouvée par l’exemple donné plus bas : « Ma sœur est une sorcière. » En effet cette phrase a un sens propre : ma sœur est vraiment une sorcière (elle jette des sorts) ; mais aussi un sens figuré : ma sœur n’est pas une vraie sorcière mais (par exemple) elle sait s’y prendre pour arriver à ses fins. Cet exemple révèle deux sens et contredit donc l’énoncé qu’il est censé illustrer !!!

Enfin affirmer que : « ... la phrase se termine par un point. » est une ânerie de plus puisque le point n’est qu’une possibilité parmi d’autres de la terminer.

En seulement cinq lignes pour définir la phrase, définition qu’on ne peut pas éviter de considérer comme fondamentale dans l’acquisition de savoirs fondamentaux de grammaire, on trouve quatre erreurs graves.

Et c’est ce livre (écrit par des enseignants) qui est utilisés par des enseignants pour mettre dans le crâne des enfants des âneries. Comment un parent ordinaire comme moi peut-il avoir confiance dans le corps enseignant ?

Car il faut que vous arriviez à vous mettre dans la peau d’un parent qui prend conscience grâce à vous, ou à Fanny Capel par exemple de l’état catastrophique de l’enseignement dans notre pays et qui se retrouve face à des enseignants qu’il ne peut pas ne pas mépriser tant ils sont nuls et méprisables, mais plus grave encore, tant il commettent des dégâts dans le cerveau de nos enfants. Un exemple ?

Lorsque j’ai inscrit mon gamin au CP, de Robien venait de faire ses déclarations, je n’avais jamais entendu parler de cette bande (que depuis j’ai rencontrée) avec Delord, Brighelli, Lebris, Boutonnet et les autres.

Le directeur de l’école m’a dit « faites-nous confiance ! » Comme j’ai un peu roulé ma bosse c’est lorsqu’on me dit ça que je me méfie... Je me suis donc méfié et plus le temps a passé et plus j’ai découvert l’abîme. Mon gamin apprenant à lire avec Dagobert, en novembre il était largué. C’est par hasard (dans la revue La Raison) que j’ai découvert l’existence de Marc et de son bouquin. Bouquin que j’achète puis dans la foulée Léo/Léa. Pendant tout le reste de l’année scolaire, avec ma femme, nous avons appris à lire à notre enfant en dehors de/contre l’école. On pourrait se dire qu’on l’a sauvé. Même pas, il continue -quoique de moins en moins souvent- à confondre les mots entre eux (il confond « de » et « et » !!!) à bricoler dans sa tête un mot sans rapport avec celui écrit, etc. Comme il n’est pas idiot, il se rend compte de ses erreurs lorsqu’on les lui signale et il en souffre.

Lorsque nous -parents- constatons cela, nous sommes extrêmement en colère contre les enseignants. Pourquoi les enseignants ? Parce que ce sont eux -en dernier ressort- qui diffusent aux enfants les savoirs fondamentaux et c’est en réalité leur propre travail qui est évalué par leur ministère lors des évaluations nationales des enfants. Ces résultats on le sait sont très mauvais. Le HCE ne peut plus faire semblent de l’ignorer et le dit et dit même que l’enseignement en primaire est à revoir. Oui les enseignants savent qu’ils conduisent les enfants à la catastrophe et ils s’en foutent éperdument. Des enseignants m’ont même dit « c’est encore pire ailleurs ! » comme si « pire » c’était une référence digne pour un enseignant digne de ce nom. Ces gens-là sont mauvais dans ce métier mais peut-être pourraient-ils être bons ailleurs et dans ce cas qu’ils fichent le camp et laissent la place à des gens compétents. Alors voyez-vous cher Jean-Paul Brighelli, nous -parents- avons le plus grand besoin que des gens comme vous nous éclairent et nous aident à ne pas participer passivement à l’abrutissement complet de nos enfants. Le titre de votre bouquin « la fabrique du crétin » est l’exacte photographie de la réalité. À Roncq, j’ai parlé un peu avec Rachel qui est aussi inquiète que moi à propos de sa progéniture : elle ne sait pas ce qu’elle va décider lorsqu’il lui faudra conduire son mioche au CP...

Vous qui êtes bardé de diplômes et savez vous en servir intelligemment pour écrire des bouquins qui éclairent des types comme moi qui sont avides de comprendre, vous devez nous aider concrètement (je ne sais pas comment) à ce que nous puissions envisager le futur de nos petits mioches sans avoir la trouille au ventre parce que des crétins qui ont décroché une « licence de sciences de l’éducation » (comme me l’a dit l’instit de mon gosse pour me prouver sa compétence. Authentique bien sûr !!!), abrutissent l’intelligence fragile de ces gamins curieux de savoirs vrais, vérifiés et revérifiés.

On met souvent l’étiquette de « facho » sur tout et n’importe quoi mais, l’abrutissement massif, organisé, programmé et revendiqué des enfants (particulièrement des plus en difficulté) par une armée servile, têtue et stupide est la définition même de « facho » : c’est l’école de notre pays.

Au secours Jean-Paul Brighelli (et les autres aussi) aidez-nous !



À propos de votre blog maintenant.

Je ne suis pas un amateur de blogs, je les consulte assez rarement, l’orthographe qui y est présente m’horrifie autant que lorsque je me rends compte que je laisse moi-même passer mes fautes. Le vôtre en comportant très peu, il est lisible jusqu’au moment où je suis tombé sur des propos qui m’ont fortement choqué. Soyons clair, je ne suis pas une chochotte et je connais aussi bien que d’autres le vocabulaire ordurier que j’utilise moi aussi. Si je suis choqué c’est parce que j’ai lu vos livres, dans lesquels j’ai trouvé de la culture et de l’intelligence qui sont à l’opposé de ce que j’ai pu trouver sur votre blog lorsqu’un individu nommé Toto traite un autre de « neuneu » ou de « connard ». Pourquoi ne l’interdisez-vous pas (le susdit Toto déjà doit crier à la censure, au totalitarisme) ? Ce blog c’est bien vous qui l’avez créé et qui le faites vivre grâce à votre notoriété. Que « Toto » insulte qui il veut ne me pose aucun problème (y compris en employant un vocabulaire beaucoup plus ordurier ou plus violent), pour cela, qu’il crée son blog sous son vrai nom et tout ira bien. Et puis insulter autrui quand on est chez les autres et qu’on n’est même pas capable de le faire en son nom propre, c’est vraiment minable. Virez donc sans ménagement ce « Toto » et vous ferez du bien à votre blog cher Monsieur Brighelli. J’ai vu aussi qu’il y en a d’autres dont les propos sont inqualifiables comme celui qui veut « casser la gueule » d’un autre intervenant. Là aussi, vous feriez du bien à votre blog en foutant dehors (vous voyez moi aussi je parle mal) ces malotrus qui polluent ce que d’autres tentent de semer de belle intelligence.

GILLINOUI

Ecrit par : Gilles CHARTIOT | 24 octobre 2007

Gilles, je suis d'accord avec plein de choses dans votre message, mais pour la définition de la phrase, vous y allez un peu fort.

1) J'apprenais déjà cette définition de la phrase au début des années 80, dans "La balle aux mots", quand j'étais élève, et qu'on faisait de la syllabique pure avec "Ratus".

2) Je serais bien curieux de savoir quelle définition de la phrase VOUS donneriez à une classe de CE1.

3) Les grammaires modernes donnent des définitions complexes, mais au primaire, si l'on définit la phrase, c'est bien pour que les élèves la commencent par une majuscule et la finissent par un point (point, point d'exclamation, point d'interrogation, points de suspension). Cette définition-là est donc pratique et légitime. Pour définir la phrase, on n'en demande pas plus aux lycéens : elle commence par une majuscule et elle finit par un point (point, point d'exclamation, point d'interrogation ou points de suspension).

Ecrit par : Jeremy | 24 octobre 2007

Je l'ai déjà dit ici, en juin 40, les camarades de résistance de mes parents étaient des royalistes, des croix de feu, de bons radsocs comme eux et Rivet, des sans étiquette, mais pas de communistes. Trop occupés sans doute à d'autres tâches...
Ecrit par : Cadichon | 24 octobre 2007
Cadichon,
Ne soyez pas désolée, mon histoire familiale, comme vous dites, ne me tracasse pas tant que cela, ni l'origine de mon namesake. Je connais l'histoire du réseau du Musée de l'Homme et de bien d'autres réseaux ou organisations et je comprends tout à fait votre réaction concernant l'assimilation communiste/résistant. C'est même troublant pour moi de voir à quel point il m'est facile de vous comprendre. Vous devriez vous demander s'il n'y a pas là, chez vous, dans cette prévisibilité, comme un point de faiblesse.
Cordialement.
GM

Ecrit par : guy morel | 24 octobre 2007

Affirmer en premier lieu et pour la définir que : « la phrase veut dire quelque chose » est pour le moins sujet à débat, ne serait-ce que chez les oulipiens et les poètes contemporains. C’est une affirmation péremptoire qui est loin d’être une certitude absolue, elle est donc, en tant que définition, mauvaise parce qu’elle ne couvre pas la réalité qu’elle est censée expliciter.


Ecrit par : Gilles CHARTIOT | 24 octobre 2007
Eh! De quoi vous plaignez-vous, puisqu'on est en plein dedans? N'apprenons plus la phrase, puisqu'elle est trop complexe pour un bambin de sept ans! Ça existe, la phrase simple... c'est justement celle qu'on apprend à sept ans. Mon fils de seize ans goûte les oulipiens, mais, moi, mère notoirement abusive, jamais ne m'est venu l'idéee de lui en parler quand il avait sept ans.

Ecrit par : dobolino | 25 octobre 2007

Là aussi, vous feriez du bien à votre blog en foutant dehors (vous voyez moi aussi je parle mal) ces malotrus qui polluent ce que d’autres tentent de semer de belle intelligence.

GILLINOUI

Ecrit par : Gilles CHARTIOT | 24 octobre 2007

pauvre Toto! Pauvre Gilles. Gilles, avouez! Vous êtes Christophe Sibille déguisé en déclinologue!

Ecrit par : dobolino | 25 octobre 2007

Pour la chassieuse (contraction de deux substantifs) de poux dans la tonsure, qui fond sur mes lapsi comme la vérole sur le bas clergé breton,
Répicatulons le cursus de la Princesse:

Une oeuvre collective:

La Princesse de Clèves fut publié en mai 1678, sans nom d'auteur, chez l'éditeur Claude Barbin.
Au dix-septième siècle, être auteur dans la bonne société n'était pas une qualité dont on pouvait se glorifier. La Princesse de Clèves qui fut par la suite attribué à Mme de Lafayette peut être considérée comme une œuvre collective. Il est probable qu'elle se soit fait conseiller par l'un ou plusieurs des auteurs suivants : son ami La Rochefoucauld; Segrais, qui avait publié en 1656, Les Nouvelles françaises ou les Divertissements de la Princesse Aurélie ; Huet, un théoricien qui avait publié de l'origine des romans . On évoqua aussi Mme de Sévigné, une amie intime de Mme de Lafayette .

S'il est difficile de reconnaître la part de chacun dans ce roman, les historiens ont acquis la quasi certitude que ce fut Mme de Lafayette qui fut l'architecte de cet ouvrage. C'est elle qui y insuffla son énergie et qui assura la cohérence de ce roman écrit entre 1672 à 1677

Le nom de l'auteur n'apparaîtra sur la couverture de ce roman qu'en 1780, soit plus de 100 ans après sa parution."""


Alors je rectifie bien volontiers pour la sodomisatrice de diptères suce-nommée

....se passe au (et pas dans le ) 16e, écrit collectivement et anonymement au 17e, attribué à son auteur au 18e,et toujours lu en 3eme etc...
Na! ça vous va mieux comme ça?..


Je saute du coq à l'âne mais tout à coup cela m'évoque quelqu'un de totalement différent, d'infiniment drôle, fin, ...Jacques Bodoin, en phase avec le par coeur: la table de multiplication , un régal , et la leçon d'anglais! (i standuppe, i léave mi plasse, i tacque te chalque, i writte on te blaqueboarde. Te lésonne to-dé ize,,, : hé bé je la sais pas. mas je peux vous réciter, etc...

En vérité c'est surtout à la "visite du chateau" que me fait penser l'obsédée des lapsi.
De mémoire, cela donnait à peu près:
Construit par les Normands, pillié par le Prince Noir, incendié par les Huguenots, rasé aux révolutions de 89, 30 et 48... le chateau est.... entièrement d'époque.""

Et la chapelle aux fonts baptismaux.. tout en albâtrrre noirrr.

[Ah! ces vacances au Poët Laval et à Dieulefit
Avec courbatures de mandibules garanties.]


Un élève de seconde lambda à qui on ferait écouter ce sketch , il en comprendrait quoi?

Ecrit par : Cadichon | 25 octobre 2007

Pour Gilles Chartiot :

"Bonjour !" "Oui" ne sont pas des phrases, ce sont des interjections.
Une phrase c'est un sujet, un verbe, un complément.

La suite au prochain épisode.

Ecrit par : iPidiblue simplicissimus | 25 octobre 2007

. C'est même troublant pour moi de voir à quel point il m'est facile de vous comprendre. Vous devriez vous demander s'il n'y a pas là, chez vous, dans cette prévisibilité, comme un point de faiblesse.
Cordialement.
GM

Ecrit par : guy morel | 24 octobre 2007

I beg to differ,
Ever so slightly:
If what you see,
Is what you get,
What's wrong with that?

Bien cordialement
C.

Ecrit par : Cadichon | 25 octobre 2007

D'ailleurs "la suite au prochain épisode" est une phrase dans la mesure où le verbe est sous-entendu, il faut comprendre : "la suite se trouvera au prochain épisode" ou "la suite sera au prochain épisode".
On a fait l'élision du verbe en collant le groupe nominal au complément.

Ecrit par : iPidiblue simplicissimus | 25 octobre 2007

On ne peut pas passer son temps à préserver sa petite santé!

Ecrit par : dobolino | 24 octobre 2007

On ne peut pas non plus passer son temps à le perdre en assistant à des conférences surtout quand on sait par avance qu'elles seront creuses et stériles!
Thierry

Ecrit par : thierry Venot | 25 octobre 2007

" la phrase veut dire quelque chose. C’est une suite de mots qui a un sens. Une phrase écrite commence toujours par une majuscule et se termine par un point".

Ecrit par : Gilles CHARTIOT | 24 octobre 2007

Cette définition ne me paraît pas entièrement scandaleuse, à dire vrai. Il manque une précision, et de taille, surtout pour un élève du primaire : dans une phrase il y a un verbe (pour les phrases nominales, on verra plus tard). Je suis frappée par le nombre de phrases sans verbe que je trouve sous la plume de mes étudiants, y compris dans les bonnes copies -- et, plus globalement, par la lourdeur et la maladresse de l'expression. "Faire des phrases" fut longtemps mal vu (cf. Flaubert, à propose d'Emma et léon :"Ils ne manquèrent pas de faire des phrases..."), et un phraseur était un raseur. Est-ce pour cette raison qu'on a renoncé à apprendre aux enfants à rédiger correctement, et qu'on ne fait plus d'"analyse logique" ? Vous imaginez la tête de ces jeunes gens devant une phrase proustienne -- ou devant une période de Cicéron.

Ecrit par : FGuichard | 25 octobre 2007

Gilles, j'ai été un peu catastrophé en lisant le début de votre message, et le hommages appuyés à Rachel Boutonnet me "défrisent" toujours un peu, (pour tout vous dire, avouez que quelqu'un comme vous, qui semble maniaque, pointilleux, vétilleux à la limite de l'intégrisme sur ce qui concerne la précision des définitions et à la belle écriture puisse trouver quelque grâce à celle de cette institutrice me semble curieux). Ceci-dit, prétendre que: "bonjour" soit une phrase me semble sujet à caution. Et je ne partage pas du tout votre point de vue sur les enseignants en général. Par contre, vous avez effectivement écrit ce que j'attendais depuis assez longtemps de la part des autres blogueurs. Et qui relève du simple bon sens. L'exclusion, ou au minimum la stigmatisation, de la personne de toto. Non parce qu'il m'insulte, (comme je l'ai déjà dit, j'ai le cuir tanné), mais parce que chacun de ses messages est un pied de nez à l'intelligence et à la réflexion, sur un blog qui se veut intelligent, et qui l'est souvent. Pour cette raison, en particulier, je reste un peu songeur sur le fait que cette seule remarque (et suggestion) de votre part puisse faire croire à Dobolino, (ou lui faire faire semblant de croire) que vous et moi ne soyons qu'une seule et même personne.

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 octobre 2007

"On ne peut pas non plus passer son temps à le perdre en assistant à des conférences surtout quand on sait par avance qu'elles seront creuses et stériles!
Thierry"

Ecrit par : thierry Venot | 25 octobre 2007

Apparemment, aux dires de Catmano, (qui est en général assez crédible), celle-ci ne l'était pas!

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 octobre 2007

Pour Cadichon, (et les autres), à lire, dans Charlie-hebdo de cette semaine, en page 2-3, (bas de page), un article paru dans le New-York Times, (l'édito du 21 octobre 2007, peut-être l'avez-vous lu, Cadichon, en version originale). Sur not'bon président "Bushophile" et l'amendement ADN. Et sous-titré dans Charlie: "Bigoteries pseudo-scientifiques en France".

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 octobre 2007

Franchement, Dobolino, vous me voyez faire l'éloge de "Léo et Léa" et de Boutonnet? Même pour "tromper l'ennemi"? Avec votre type d'argumentation, Gilles et toto pourraient également n'être qu'une seule et même personne!

Ca y est, j'ai dit du mal de Rachel Boutonnet et de toto... Mon dieu, Anne-Marie Valette et Guillaume vont certainement refaire surface... ...

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 octobre 2007

http://www.dailymotion.com/video/x329rf_elus-le-regime-special

Ecrit par : dobolino | 25 octobre 2007

Décidément je ne suis pas un habitué des blogs, je ne m’attendais pas aux réactions d’autres personnes que JPB. Je remercie donc celles et ceux qui se sont donné la peine de m’adresser la parole et je vais tenter de leur donner mes réponses à leurs questions.

1. À propos de la définition de la phrase. Ce n’est pas parce que cette définition sévissait déjà dans les années 80 que ça lui retire comme par magie son caractère fautif. Cette définition est mauvaise et personne ne dit le contraire. L’école primaire est là pour donner aux enfants des connaissances sûres, rigoureusement exactes. c’est d’ailleurs une marque de respect envers les enfants que de leur dire des choses justes et vraies. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai, pour les rares enseignants du primaire qui font leur travail, du respect et pourquoi je méprise tant la masse des crétins qui enseignent âneries sur âneries en ne se posant jamais la moindre question, ne se remettant jamais en question. Cette définition de la phrase est fautive et les objections qui me sont faites ne tiennent pas la route. Une phrase d’un mot est une phrase même s’il s’agit d’une interjection, il ne faut pas confondre la phrase avec son contenu : « Rompez ! » est une phrase d’un seul mot qui est un verbe à l’impératif. Ensuite, me demander quelle définition je donnerais de la phrase me fait bien rigoler. Il n’est pas nécessaire d’être maçon ou architecte pour voir qu’un mur n’est pas droit et le maçon qui répondrait : « allez-y, on va voir comment vous faites ! » est un beau fumiste qui au lieu de reconsidérer son travail, démissionne à la première occasion en imposant son incompétence plutôt que de faire son métier correctement. Cela dit (parce que ça m’énerve ce genre de réflexion que j’ai déjà entendue de la part des enseignants de mon gamin) je ne me défile pas bien que je ne sois pas enseignant. Une définition doit répondre aux critères suivants : être rigoureusement exacte pour ne jamais être remise en cause tout au long de la vie de celui qui l’a apprise, être compréhensible par celui qui l’apprend. Je suis bien conscient que c’est là la difficulté et que ce n’est pas par hasard que des agrégés s’y collent et parfois s’y cassent les dents. D’abord je ferais évidemment au moins une leçon sur cette question. Je dirais aux enfants que cette définition est difficile parce que la phrase peut être beaucoup de choses très différentes. Je dirais qu’une phrase, en général, est l’expression d’une idée/d’une action et parfois de plusieurs mais que si la phrase exprime plus d’une idée/d’une action, elle devient plus difficile à comprendre (et là je donnerais des exemples aux enfants pour être très clair). Que pour exprimer cette idée/cette action la phrase comporte au moins un mot, le plus souvent plusieurs et que la plupart du temps cette suite de mots veut dire quelque chose mais parfois quelque chose d’assez peu compréhensible (comme lorsque le capitaine Haddock se met en colère). Je dirais aussi qu’elle peut comporter un verbe, mais pas forcément... Bref je tenterais d’être à la fois le plus clair et le plus rigoureusement exact possible. Je suis persuadé que je passionnerais les enfants en leur racontant tout ça parce que c’est passionnant. Je suis certain aussi que lorsque les enfants auraient compris cette définition complexe, ils seraient armés jusqu’aux dents pour entendre les définitions grammaticales difficiles et les comprendre. Que les grammaires « modernes » donnent des définitions complexes, je m’en fous, je n’ai aucune confiance en elles, ce qui m’importe ce n’est pas que la définition soit complexe ou pas, c’est qu’elle soit exacte. En math, dire que 3 x 4 font 12 est rigoureusement exact. Il ne viendrait pas à l’idée de qui que ce soit, sous prétexte que c’est difficile, de dire aux enfants que ça fait « plus que dix ». Quant au « point » pour terminer la phrase, je suis surpris que ça ne fasse sauter personne au plafond. Et puis je ne vois pas pourquoi ce serait impossible d’apprendre aux enfants qu’il existe d’autres signes de ponctuation (« ponctuation » : apprends les mots nouveaux) que le point. Par ailleurs, la question n’est pas de parler des oulipiens à des mioches de 7 ans mais, parce qu’on est adulte, enseignant et parce qu’on sait que les oulipiens existent, ne pas donner une définition qui les nie. J’entends déjà d’ici parmi ceux qui me lisent, des objections en pagaille. Objections que je les invite à réfléchir à deux fois : vous êtes des profs, des Agrégés, Licenciés, Maîtrisiers, Capessiers, etc. (oui je plaisante un peu) alors que je ne suis qu’un parent d’élève de 56 ans, qui n’a jamais connu les bancs de la fac car j’ai arrêté au bac, même pas littéraire...
2. Je ne suis évidemment pas Christophe Sibille déguisé en déclinologue. Désolé pour ce monsieur, je ne le connais pas, mais j’ai cru comprendre qu’il attise la contradiction courtoisement sur ce blog. Quant à ce « Toto », je ne parviens pas à comprendre (mais peut-être est-ce parce que je ne suis pas un habitué des blogs) qu’un courageux anonyme puisse se permettre d’insulter les intervenants sans se faire virer (lourder, éjecter, tèj’, etc.) par le tenant des lieux. Je suis convaincu que si quelqu’un se pointait au domicile de JPB pendant qu’il discute avec des gens qu’il connaît et qu’un invité surprise se pointait masqué pour traiter tel ou tel de « neuneu » ou de « connard », il se ferait, au minimum, foutre dehors manu militari. Le minimum de courtoisie quand on est chez quelqu’un c’est de se comporter civilement. Qu’en réponse à cela je me fasse traiter de « pauvre Gilles » (que je lis « pauvre con ») me navre, pas à cause de l’insulte sous-jacente mais parce que ça ne semble poser de problème à personne qu’un malotru se permette de se comporter ainsi sur ce blog. Quand on est parent et qu’on cherche des soutiens (lorsque j’ai dû faire la classe à mon gamin pendant 15 jours je me suis senti très seul), le niveau lamentable toléré comme tel dans ce blog fait triste à lire.
3. À propos de soutien je recherche toujours des documents pour pouvoir au moins rétablir la réalité auprès de mon gamin avec par exemple des définitions rigoureusement exactes et pas du style : « le triangle est un dessin avec des traits qui se croisent ». Ceux qui se contentent de définitions-bidons comme celle de la phrase ne côtoient plus de petits enfants depuis longtemps, sinon ils hurleraient parce que les gamins de 7 ans sont exigeants. Leur dire une connerie c’est avoir la certitude que tôt ou tard ils nous écraseront de leur mépris. Et ils auront bien raison.

Le SLECC, le GRIP, Sauver les lettres, les maths, etc. c’est très bien, mais lorsqu’on est parent, après avoir compris en lisant ces enseignants (comme JPB ou Lebris) qui hurlent au scandale contre les programmes-bidons, que l’éducation nationale s’est donné pour mission de rendre crétins nos gosses, nous avons besoin d’outils d’enseignement pour nous repérer. Un exemple : mon gamin est en CE1, mais a-t-il réellement un niveau CE1 ? Que dois-je lui apprendre ? Comme l’école s’obstine à ne lui apprendre que des âneries, je lui ai moi-même appris à lire avec Léo/Léa (j’ai acheté aussi Boscher et c’est mon gamin qui a choisi) mais je ne savais même pas qu’il existait d’autres méthodes de qualité... Comme le niveau en arithmétique est nul, je lui ai appris les soustractions à retenues, les multiplications à deux chiffres avec retenues (sans écrire les retenues sur l’opération posée), etc. Si j’ai fait ça, c’est parce que ça l’intéresse et qu’il est demandeur, et parce qu’il se rend lui-même compte que l’enseignement est nullissime.

Je ne suis qu’un parent ordinaire qui s’est un peu renseigné et qui a fini par comprendre un certain nombre de choses. La plupart des parents vit dans l’angoisse (dont le j’m’en-foutisme apparent n’est qu’une des facettes) parce que nous savons bien (on se parle en attendant son gamin à la sortie) que les résultats des évaluations sont catastrophiques, que les instits ne corrigent même pas les fautes sur les cahiers, que les divisions sont abordées en CM au lieu du CP, etc. Nous avons besoin que des gens comme vous, écrivent de façon simple et compréhensible par tous (il y a de nombreux parents qui ont appris à lire par la globale et qui ont du mal à lire...) des documents pour faire progresser nos gosses. Il y a vraiment urgence car si vous ne le faites pas (qui d’autre pourrait s’y coller ?) nous sommes vraiment perdus et nos gosses avec. Alors de grâce, arrêtez de vous engueuler et AIDEZ-NOUS, nos gosses en ont un urgent besoin.

Merci.

GILLINOUI

Ecrit par : Gilles CHARTIOT | 25 octobre 2007

Pour cette raison, en particulier, je reste un peu songeur sur le fait que cette seule remarque (et suggestion) de votre part puisse faire croire à Dobolino, (ou lui faire faire semblant de croire) que vous et moi ne soyons qu'une seule et même personne.

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 octobre 2007
Ce n'était pas ma seule raison! Le propos de Gilles Chartiot est tellement excessif et caricatural que j'ai cru à une plaisanterie. Au fond, Gilles est très proche dans son discours sur la phrase des arguments des "Scientifiques de l'Education". Ce qu'il propose d'enseigner à nos petits de six ans de façon à ne pas les induire en erreur grammaticale conduit quasi-inéluctablement à ne rien leur enseigner du tout et à mettre la charrue tellement en avant des bœufs que ceux-ci n'ont même pas la possibilité de tenter de la pousser.
FGuichard lui répond très bien d'ailleurs.
Il faut bien commencer par la phrase simple avant de complexifier, de rajouter des strates successives. Comme en médecine, on commence par apprendre le corps sain avant d'étudier le corps malade: avoir appris le fonctionnement normal ne nuit nullement à la compréhension de la maladie, bien au contraire.

Ecrit par : dobolino | 25 octobre 2007

Je fais tout à l'endroit, c'est à dire à l'envers par rapport au livre : on apprend les bases indispensables, on "découvre" ensuite (sans en être éberlué) que ça s'applique à des situations concrètes.

Ecrit par : Moot | 24 octobre 2007

C'eqst aussi comme ça que j'ai fait à chaque fois qu'il a fallu que je donne un coup de main à mes gosses.
Fnalement, les manuels ne sont pas si pal faits : il n'y a cas (Nyaka) refaire une table des matières perso.
Pareil les livres de français, Jean. C'est dans le désordre, c'est tout.

Ecrit par : yann | 25 octobre 2007

Je n'ai jamais eu un seul communiste dans ma famille...

Ecrit par : Cadichon | 24 octobre 2007

Sans blagues !!!

Ecrit par : yann | 25 octobre 2007

Là aussi, vous feriez du bien à votre blog en foutant dehors (vous voyez moi aussi je parle mal) ces malotrus qui polluent ce que d’autres tentent de semer de belle intelligence.

GILLINOUI

Ecrit par : Gilles CHARTIOT | 24 octobre 2007

pauvre Toto! Pauvre Gilles. Gilles, avouez! Vous êtes Christophe Sibille déguisé en déclinologue!

Ecrit par : dobolino | 25 octobre 2007

Y'en a aussi ici qui menacent d'égorger Charpak au couteau de boucher !

Ecrit par : yann | 25 octobre 2007

"Pareils les livres de français, Jean. C'est dans le désordre, c'est tout."

Eh oui! Si ce n'était que ça!

Ecrit par : Jean | 25 octobre 2007

[1] Assez joli (lu ce jour) ce plaidoyer pour le "par cœur"
[2] Dans "Le Monde" de mercredi 24/10: "[Darcos] a même chargé celui-ci [JP Brighelli] d'une mission officieuse consistant à rassembler les différentes tendances de cette mouvance [les contempteurs du pédagogisme] pour confronter leurs propositions à l'occasion d'une rencontre générale prévue le 8 novembre".
Mais encore ????

Ecrit par : Sejan | 25 octobre 2007

"Merde! Crénom !" Ce sont des phrases ? Non, ce des suites d'injures, c'est tout !
C'est si vrai que les jurons font appel à d'autres circuits cérébraux que des phrases dites consciemment - mais ça c'est la neurologie qui vous l'apprendrait pas la grammaire.


Non désolé Gilles Chartiot vos définitions ne tiennent pas la route. J'en reviens à ce qu'on m'a appris quand j'étais enfant : sujet, verbe, complément.

Ecrit par : iPidiblue simplicissimus | 25 octobre 2007

les manuels ne sont pas si pal faits

Ecrit par moi, en tapant trop vite..
N'en concluez pas (pal ?) que je propose d'empaler les auteurs de manuels scolaires !

Ecrit par : yann | 25 octobre 2007

Qu’en réponse à cela je me fasse traiter de « pauvre Gilles » (que je lis « pauvre con ») me navre, pas à cause de l’insulte sous-jacente

Ecrit par : Gilles CHARTIOT | 25 octobre 2007
Pas d'insulte du tout... Attendons l'arrivée des PE en fin de journée pour commenter vos propositions sur l'enseignement de la notion de phrase au CE1. Votre demande me parait exorbitante, propre à mettre les petits élèves dans l'embarras le plus noir. Aller du simple vers le compliqué est une méthode qui fait ses preuves depuis l'aube des temps. Je suis certaine que les hommes de Néanderthal ne lançaient pas les garçons de six ans dans une chasse au bison, avant qu'ils n'aient appris le fonctionnement de la lance et les stratégies d'approche.

Ecrit par : dobolino | 25 octobre 2007

Non vraiment ça ne me plait pas du tout ce fonctionnement de blogueur où l’invective tient lieu d’argument. Christophe Sibille n’aime pas Rachel Boutonnet mais je ne sais pas pourquoi. Personnellement je ne la connais que fort peu et ce qu’elle m’a dit et a écrit dans ses bouquins a participé à éclairer ma lanterne de parent largué et c’est ce pour quoi j’ai pour elle de la reconnaissance. Quant à Léo/Léa c’est avec ce bouquin que j’ai appris à lire à mon môme et je n’ai pas compris en quoi ça serait mal. Ceux que ça défrise devraient essayer d’apprendre à lire à leurs propres gamins avec « Dagobert » puisque c’est cette méthode débile que vos collègues ont donnée à mon gamin... Pour moi y’a pas photo.

Quant à l’argument de la charrue avant les bœufs, je vous ferai observer que dans les autres matières que la grammaire, on s’évertue à enseigner la rigueur et que cela parait une évidence. Pourquoi devrait-on pour la grammaire se contenter d’approximations qu’on devra tôt ou tard contredire en troublant forcément les enfants ? Commencer par la phrase simple... mais ai-je dit le contraire ? Bien sûr il faut commencer par la phrase simple comme on commence par l’addition pour aller vers la multiplication, mais quand on enseigne l’addition (qui est moins simple qu’il y parait) on n’enseigne pas l’approximation mais l’exactitude. Commencer par la phrase simple, oui bien sûr mais en laissant la porte ouverte pour pouvoir introduire la complexité. D’où la nécessité de définitions ouvertes et pas fermée comme celle que je conteste (persiste et signe). D’ailleurs le parallèle avec la médecine est amusant, je serais curieux de connaître les approximations qu’on enseigne alors...

JPB écrit dans son édito : « C’est là qu’intervient la finalité la plus noble du « par cœur » scolaire. « Sans mentir, si votre ramage… » Qui connaîtrait encore ce mot de « ramage » si on n’avait pas appris « le Corbeau et le Renard » - fable essentielle pour assimiler à jamais ce que c’est que la communication ? Les structures linguistiques de ce que nous apprenons s’ancrent et s’encrent en nous par couches successives, au gré d’un feuilletage que j’évoquerai quelque jour, et qui constitue la matrice de ce que nous disons, de ce que nous rédigeons. »

Bien sûr je suis d’accord avec JPB, mais dans la classe de mon gamin, l’instit a distribué le texte polycopié de la fable où j’ai pu lire ceci :

« il ouvre un large bec et laisse tomber sa proie »

Je ne suis pas allé à l’école très longtemps mais j’y ai appris qu’un alexandrin avait 12 pieds et pas 13. J’ai du rectifier auprès de mon gamin qui l’a répété à son instit, laquelle affirmé bien haut que on texte était le bon. Cette dame qui se vante d’avoir une « licence de sciences de l’éducation » est une de vos collègues...

Quand je vous dis qu’il y a urgence à aider les parents, en commençant par exemple à faire le ménage chez vous plutôt qu’à mettre en avant l’esprit de corps... Pour l’anecdote, j’ai toujours défendu mordicus les enseignants, j’ai toujours été solidaire de leurs grèves, mais depuis que mon gosse est passé par le CP, je vois tout ça d’un autre œil. J’ai rencontré surtout des gens notoirement incompétents, imbus d’eux-mêmes, ne voulant surtout pas se poser la moindre question (j’ai des exemples en quantité). À la prochaine grève des enseignants, pour la première fois, je les considèrerai d’une toute autre manière...

À propos de ceux qui voudraient égorger Charpak. Personnellement ce type me déplait très fortement. Si j’ai envie lui dire à quel point, je peux lui écrire personnellement en lui mettant mon adresse pour qu’il puisse me répondre si l’envie lui en prend. Si j’avais envie de le suspendre à un croc de boucher au point que je me sente prêt à le faire, le mieux serait que je n’en parle pas et que je passe à l’acte non ? Et surtout pas l’écrire sur le blog de JPB : ce serait passer pour un imbécile.

GILLINOUI

Ecrit par : Gilles CHARTIOT | 25 octobre 2007

Il n'y a pas de pieds dans la langue française ! Il n'y a que des syllabes !

Vous êtes en train de réinventer l'eau tiède au mieux et si vous considérez être un linguiste éminent qui vient de révolutionner l'étude des langages humains, envoyer le résultat de vos cogitations sous pli cacheté à l'Académie des sciences, sinon vous êtes un de ces ridicules bourgeois qui découvre la prose et les vers dont Molière a fait des gorges chaudes.

Ecrit par : iPidiblue simplicissimus | 25 octobre 2007

D’ailleurs le parallèle avec la médecine est amusant, je serais curieux de connaître les approximations qu’on enseigne alors...

Ecrit par : Gilles CHARTIOT | 25 octobre 2007

La vie est bien compliquée, mon cher Gillinoui, et il est souvent plus logique d'aller du plus simple au plus complexe.

En biologie, votre enfant apprendra en 1ere et en terminale que les cellules sont constituées d'un certain nombre d'éléments communs, et qu'elles se multiplient par mitose, et puis un jour on lui expliquera que des tas de cellules sont très différentes (différenciées, on dit) et qu'elles ne se multiplient plus. Enfin, normalement. Mais parfois, si. On cherche encore à comprendre. Bref, tout se complique.

En médecine, itou (je passe sur les exemples). Il ne s'agit pas d'approximations, ni d'erreurs, juste d'une progression logique d'enseignement.

Alors, comme dit Dobolino, ne mettez pas la charrue avant les boeufs. Et elle s'y connait en boeufs.

Vous voyez bien que vous êtes ouï, Gillinoui, puisqu'on vous répond ;o)

Ecrit par : yann | 25 octobre 2007

Il n'y a pas de pieds dans la langue française ! Il n'y a que des syllabes !

Vous êtes en train de réinventer l'eau tiède au mieux et si vous considérez être un linguiste éminent qui vient de révolutionner l'étude des langages humains, envoyer le résultat de vos cogitations sous pli cacheté à l'Académie des sciences, sinon vous êtes un de ces ridicules bourgeois qui découvre la prose et les vers dont Molière a fait des gorges chaudes.

Ecrit par : iPidiblue simplicissimus | 25 octobre 2007

Calmez-vous, on va attendre ce soir et on demandera aux PE à fifiches de lui faire des fifiches niveau CE1, toutes bien faites et pleines de respect pour notre belle langue.

Ecrit par : dobolino | 25 octobre 2007

C’est une affirmation péremptoire qui est loin d’être une certitude absolue, elle est donc, en tant que définition, mauvaise parce qu’elle ne couvre pas la réalité qu’elle est censée expliciter.

Ecrit par : Gilles CHARTIOT | 24 octobre 2007

C'est bien dans l'air du temps que de vouloir faire de l'enseignant un dispenseur de "certitudes absolues" comme dans les églises intégristes. A quand les manipulations génétiques du cerveau pour une bonne fois en finir avec la division des mots et des choses? (Vous rigolez? Voyez les élucubrations du prix nobel découvreur de l'ADN)

Ecrit par : marigot | 25 octobre 2007

D’ailleurs le parallèle avec la médecine est amusant, je serais curieux de connaître les approximations qu’on enseigne alors...



GILLINOUI

Ecrit par : Gilles CHARTIOT | 25 octobre 2007
J'aurais de la peine à vous les expliquer plus avant mais disons que nous apprenons par exemple, durant nos études, des arbres décisionnels qui nous permettent de construire un savoir de base, les phrases simples en quelque sorte, puis qu'au fur et à mesure des années d'exercice, nous tombons sur des imprévus qui refusent de se plier aux beaux arbres décisionnels qu'on nous a enseignés et qui nous sont indispensables pour aborder sereinement la phrase complexe, l'onomatopée ou le juron.
Tiens, un exemple amusant: j'hospitalise un chien polyuro polydipsique pour faire un diagnostic différentiel entre diabète insipide et potomanie par test de restriction hydrique, toutes les autres hypothèses ayant été préalablement écartées. Vous savez ce qu'a fait ce niais de chien? Il a lapé ses urines méthodiquement et discrètement ( on peut même dire qu'il se pissait directement dans la gueule). Au bout du compte, il était ET potomane (ou urinomane...) ET atteint de diabète insipide. Et ça, ce n'est pas dans l'arbre décisionnel, pas plus que le fait que sa maîtresse était trop alcoolisée après 17 Heures pour mettre les gouttes du soir dans les yeux du chien et que le matin il lui fallait trois grosses heures pour remettre ses yeux en face des trous et viser les yeux du chien et compter les gouttes.
Alors, l'approximation après la phrase simple... on s'adapte.

Ecrit par : dobolino | 25 octobre 2007

Mais où donc avez-vous lu que je voulais qu’on enseignât le compliqué avant le simple ? Commencer par le simple avant le moins simple est si évident que je ne l’ai pas mis en premier lieu, pardon donc. Oui bien sûr le plus simple d’abord. Mais où êtes-vous allés pêcher que le simple devait se dispenser de rigueur ? Où avez-vous vu que le simple devait se dispenser de laisser la porte ouverte au plus complexe ultérieur ? Pour en revenir à cette fameuse définition de la phrase, il suffirait d’ajouter à chaque affirmation péremptoire qu’elle ne doit pas être péremptoire pour la rendre juste. Dire que : « la phrase, le plus souvent, veut dire quelque chose » c’est introduire la possibilité qu’un enfant pose une question sensée et ça ne bloque pas un complément ultérieur. Dire que « la phrase peut avoir un sens et même plusieurs comme : ma sœur est une sorcière (qui a 2 sens) » permet aux enfants de comprendre le sens propre et d’appréhender le sens figuré (compréhensible par un enfant de 7 ans), etc.

Ce que je retiens c’est que les enseignants y compris ceux censés être intelligents et cultivés comme ceux de ce blog, n’aiment pas du tout qu’une espèce de quidam les titille sur les incompétences crasses de certains d’entre eux. Ils font corps (un pour tous, tous pourris ! disait Coluche) et tombent sur le râble de l’importun-même-pas-prof qui ose mettre le doigt là où ça fait mal. Alors on prend un extrait d’une de mes phrases et on me la renvoie en pleine face pour me faire dire le contraire de ce que tout le reste exprime. Désolé vous le dire si crûment, ce n’est pas avec ce genre de procédé que j’aurai plus de respect pour les enseignants surtout lorsqu’ils signent d’un glorieux pseudo. Pour ceux qui veulent m’engueuler, qu’ils m’envoient un mail, je leur donne mon numéro de téléphone et on en cause !

Comme je ne suis pas prof, je ne suis pas au courant des dernières modes grammaticales et linguistiques, et comme je ne suis ni bobo ni linguiste et qu’en plus de ça j’ai quitté l’école il y a plus de 35 ans, je ne sais pas ce qui a remplacé la métrique des poèmes et les pieds qu’on compte jusqu’à 12 dans les alexandrins. Pardon de redécouvrir l’eau tiède, mais enseigner une œuvre comme le corbeau et le renard en se plantant lamentablement, ça mériterait que vous, les enseignants, vous vous désolidarisiez de ce genre d’âneries, mais non, vous préférez me rentrer dans le lard... comme « iPidiblue simplicissimus » qui fait preuve d’un grand courage en me traitant comme il le fait sous couvert d’anonymat.



GILLINOUI

Ecrit par : Gilles CHARTIOT | 25 octobre 2007

Pour ajouter de l'eau au moulin de beaucoup ici, je prendrai l'exemple des mathématiques.
Les bourbakiens ont ordonné leur science en tentant de commencer par le commencement de façon à obtenir une théorie rigoureuse, qui déduit les notions bien connues d'un ensemble d'axiomes, c'est à dire de ce que l'on doit postuler et que l'on ne peut prouver, le fameux théorème de Gödel montrant que l'on ne peut "vivre" sans axiomes et que l'on est fatalement obligé, en progressant, d'en créer de nouveaux.

Faut-il pour autant enseigner les mathématiques de cette façon ? La réponse est non, et la tentative de le faire est bien connue, ce sont les tristement célèbres "maths modernes".

Un vrai mathématicien vous dira : "les maths ne sont pas l'étude des chiffres". On peut d'ailleurs faire des maths sans chiffres. En revanche, il semblerait absurde de ne pas commencer par les chiffres et les nombres avec les enfants, tout simplement parce que c'est rattachable à une expérience concrète.

En physique, des chercheurs tentent de trouver une "théorie du tout" ou de la "grande unification", certains pensant l'avoir dans celle dite "des cordes". Qui pourrait avoir l'idée saugrenue de commencer l'enseignement de la physique par une telle théorie, si elle existait ? On va faire de la mécanique newtonienne, de l'électricité en "approximation des régimes quasi-permanents", de l'optique géométrique, et le jour venu, quand ce sera bien maîtrisé, on expliquera : "tout ceci fonctionne bien dans les cas courants, mais parfois, il faut regarder les choses plus finement". Viendront alors la mécanique quantique, la relativité, l'électromagnétisme. Leur formalisme, le bagage mathématique qu'ils nécessitent est lourd. Et donc il faudra gentiment faire comprendre qu'utiliser la quantique pour calculer le comportement d'un boulet de canon, s'apparente à de la dératisation à l'arme nucléaire.

En écriture musicale, on fait de l'harmonie, du contrepoint, on apprend des règles que l'on voit transgressées par les compositeurs, y compris le modèle suprême, J.S. Bach. Est-ce à dire qu'il faut définir de nouvelles règles plus exactes ? Pas forcément, les règles "traditionnelles" permettent de mettre en place un certain nombre de réflexes qui permettent d'éviter de faire des fautes grossières (et il y a de la musique publiée qui en est truffée, même un débutant s'en aperçoit !). Ensuite, l'aisance venant, on pourra s'en affranchir, et de toute façon, ce ne sera pas systématique.

Alors donc, trouver une définition rigoureuse et universelle de la phrase est peut-être très satisfaisant intellectuellement pour quiconque possède déjà une maîtrise parfaite de la chose, mais s'imaginer qu'elle doit être connue avant que l'on puisse faire soi-même des phrases est certainement une erreur. Dire que ça contient un sujet, un verbe et un complément, dire que ça commence par une majuscule et se termine par un point (simple, d'interrogation, de suspension, d'exclamation), c'est donner un cadre facile à appréhender pour que l'élève fasse lui-même des phrases corrrectes syntaxiquement et grammaticalement parlant. C'est rendre possible la suite, c'est à dire l'affranchissement par rapport à ces règles.

Ecrit par : Moot | 25 octobre 2007

Je ne suis pas prof ! Et je ne défends aucune corporation ... et tout le monde sait comment je m'appelle, et c'est vrai que je ne suis pas aimable comme une publicité pour dentifrice !

Ecrit par : iPidiblue le seul | 25 octobre 2007

"Je n'ai jamais eu un seul communiste dans ma famille...

Ecrit par : Cadichon | 24 octobre 2007 "

Visiblement il vous manque quelque chose.

Ecrit par : Remarque inutile | 25 octobre 2007

Jean , c'est vous qui m'avez gentiment conseillé de ne pas discuter pédagogie avec des enseignants , et c'est vous qui m'avez remis à ma place de parent responsable si je suivais vos directives de protestation .

Quant aux fautes de français , si je l'ai mis entre parenthèses , c'était pour spécifier que cette maitère-là était à peu près corrigée , contrairement à l'anglais qui se contente d'un " vu " .
Comme je suis quelqu'un avec un minimum d'honnêteté , et que , par conséquent , je suis susceptible , j'arrêterai là cet échange avec vous , tout du moins , à ce sujet .

Vous êtes la preuve que la seule refondation de l'école ne suffira pas à règler tous les problèmes de l'éducation.

Ecrit par : oui-oui | 25 octobre 2007

Alors donc, trouver une définition rigoureuse et universelle de la phrase est peut-être très satisfaisant intellectuellement pour quiconque possède déjà une maîtrise parfaite de la chose, mais s'imaginer qu'elle doit être connue avant que l'on puisse faire soi-même des phrases est certainement une erreur. Dire que ça contient un sujet, un verbe et un complément, dire que ça commence par une majuscule et se termine par un point (simple, d'interrogation, de suspension, d'exclamation), c'est donner un cadre facile à appréhender pour que l'élève fasse lui-même des phrases corrrectes syntaxiquement et grammaticalement parlant. C'est rendre possible la suite, c'est à dire l'affranchissement par rapport à ces règles.

Ecrit par : Moot | 25 octobre 2007

Et d'autant plus que le vrai problème auquel se heurtera Gilles Chartiot dans les années à venir, c'est qu'il y a de fortes chances que l'enseignement reçu par son fils en reste là en matière de grammaire et que chaque année, on recommence à zéro, qu'il arrive en fin de cinquième sans qu'on est entré dans sa tête, à coup de par cœur et d'exercices appropriés et répétés, les neuf classes de mot, les fonctions des mots dans la phrase, les différents types de proposition etc... Chaque année on effleure, on observe une fois par ci par là et dans un désordre rendant la compréhension et l'apprentissage très difficile. C'est bien plus grave qu'une définition simplifiée de la phrase au CE1, améliorée chaque année de nouveaux ajouts.

Ecrit par : dobolino | 25 octobre 2007

Merci Moot d'être capable de pédagogie pour taureau furieux.

Il ya une grande différence entre les parents d'élèves et les enseignants (que l'intersection soit non vide ne change rien au fond) : les seconds apprennent très tôt les rudiments du stoïcisme.

Il y a, en effet,des choses que c'est pas la peine. En revanche, si on découvre des ilôts où l'action est possible, on n'y va pas en reculant, on fait.

A propos, "il n'y a pas de définition rigoureuse de la rigueur". Cette forte maxime est de René Thom médaille Fields en 1958. Les gens qui veulent absolument tout définir rigoureusement sont soit des imbéciles, soit des illuminés (là aussi l'intersection est non vide).

Enfin pour rassurer (?) G. Chartiot : sachez qu'il existe de nombreux enseignants qui savent qu'ils ne constituent pas un milieu homogène. Le crier systématiquement sur les toits et devant les élèves dans n'importe quelle conditions est - au bas mot - contre productif. Je suis le premier à marteler le slogan : "ceux qui ne sont pas exigeants avec vous, ne vous respectent pas" mais je ne donne évidemment pas de nom : les élèves savent faire la différence...

Par ailleurs, est-il venu à l'idée de M. Chartiot que l'anonymat (très relatif) qu'ont choisi certains (dont je fais partie) sur ce blog, permettait de marquer une séparation entre le discours d'adultes (ici) et le discours devant élèves (ailleurs).

Cher M. C, si après votre tentative de purge, vous n'avez "plus de respect pour les enseignants surtout lorsqu’ils signent d’un glorieux pseudo", c'est votre droit. Comme celui du braillard marseillais aviné de se soulager, les soirs de match, au vélodrome.

Ecrit par : dugong | 25 octobre 2007

Pour ceux qui vivent au pays des fées et qui sont convaincus que tout est pour le mieux dans le merveilleux monde libéral, une petite citation de Denis Kessler, ancien n°2 du MEDEF :

« La lutte des classes, j’y crois toujours, mais maintenant je suis de l’autre côté de la barrière. »

Ecrit par : Un hussard | 21 octobre 2007

Il y a des gens à la figure desquels ont cracherait volontiers, faute de trouver un endroit plus sale.

Ecrit par : Robin | 25 octobre 2007

.... Paul Claudel.
Ceci éclaire d'un autre jour certains aspects (méconnus ?) de sa personnalité !

Ecrit par : Zorglub | 23 octobre 2007

Je ne connaissais pas le texte de Claudel que vous citez; je le trouve magnifique. Mieux que du Ponge avec du lyrisme.

Tous ceux qui l'ont connu ont été frappés par l'accent rocailleux et la diction lente de Claudel.

Claudel parlait, pensait, écrivait comme un paysan, un paysan du temps des charrues.

De même René Char (oui, je sais, ils se détestaient): pas si "hermétique" : il parle des bêtes, des plantes, des eaux de son pays et il faut le lire avec l'accent.

Quelqu'un parlait plus haut de l'aspect "charnel" de la littérature. En voilà du charnel !

Ecrit par : Robin | 25 octobre 2007

Vous commencez à être un peu gonflant, oui-oui.

D'abord, vous écrivez un charabia insupportable, on comprend à peine ce que vous dites.
Mais en plus, vous en venez aux insultes. Manifestement, vous vous êtes trompé de blog.

Vous n'avez manifestement rien à dire, et en plus vous le dites mal.
Allez d'abord apprendre à vous exprimer correctement, et peut-être aussi à penser, et quand ce sera fait, revenez nous voir.

Ecrit par : Jean | 25 octobre 2007

Bonjour à tous,
non je ne reviens pas, je fais juste une brève apparition pour remercier monsieur Gilles Chartiot. Un grand merci à vous car après être plusieurs fois intervenue ici et avoir appelé au secours je me suis retirée avec le sentiment d'être une pauvre "conne" paranoïaque à l'encontre de l'école.Bref il est grand temps que les enseignants prennent conscience du désarroi des parents. Je retourne m'occuper de ma petite classe car CP, 6ème et 4ème en même temps m'occupe à plein temps et même si les résultats sont là je suis au bout du rouleau mais peu importe.

je reprend ma place de lectrice silencieuse.

Monsieur Chartiot encore merci!

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 25 octobre 2007

Certains enseignants sont trop précieux pour admettre certaines choses .
Les parents doivent recevoir la critique ! Et avec le sourire en plus !
Ils doivent être " savants " de ce que la plupart des enseignants ignorent...
Ils doivent rester à leur place , défendre l'école auprès du gouvernement ( tâche que l'on veut bien leur confier malgré leur ignorance ) , mais , attention ! pas touche au reste !
Ces quelques pédants ont le savoir suprême, et le respect doit d'abord leur être témoigné s'il l'on veut esperer avoir un peu de considèration en retour...
Jean , pour qui vous prenez-vous pour me dire d'aller voir ailleurs ? Un de vos élèves ?

Ecrit par : oui-oui | 25 octobre 2007

Pour qui me prenez-vous !

Ecrit par : oui-oui | 25 octobre 2007

Bonjour à tous,
non je ne reviens pas, je fais juste une brève apparition pour remercier monsieur Gilles Chartiot. Un grand merci à vous car après être plusieurs fois intervenue ici et avoir appelé au secours je me suis retirée avec le sentiment d'être une pauvre "conne" paranoïaque à l'encontre de l'école.Bref il est grand temps que les enseignants prennent conscience du désarroi des parents. Je retourne m'occuper de ma petite classe car CP, 6ème et 4ème en même temps m'occupe à plein temps et même si les résultats sont là je suis au bout du rouleau mais peu importe.

je reprend ma place de lectrice silencieuse.

Monsieur Chartiot encore merci!

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 25 octobre 2007

Et dire que certains vont s'attribuer la réussite de vos enfants !

Ecrit par : oui-oui | 25 octobre 2007

Dites donc, Gilles, qu'est-ce que vous êtes chiant !

"Ce n’est pas parce que cette définition sévissait déjà dans les années 80 que ça lui retire comme par magie son caractère fautif. Cette définition est mauvaise et personne ne dit le contraire. L’école primaire est là pour donner aux enfants des connaissances sûres, rigoureusement exactes."

C'est absurde, complètement absurde ! Apprenez-leur la physique quantique et la linguistique structurale, et encore, ce ne sera même pas rigoureusement exact. Si vous leur apprenez que 3x4 = 12, et que vous voulez qu'ils ne remettent JAMAIS ça en question, vous êtes en tort : est-ce que l'expression "trois fois quatre élèves" équivaut à "un groupe de douze élèves" ? Ce n'est pas rigoureusement exact, et pourtant vous vous en contentez, vous ne faites pas une leçon sur le signe "égale".

C'est débile de critiquer la définition de la phrase donnée dans tous les établissements de France, au prétexte qu'elle ne prend pas en compte certains cas particuliers. Et j'allais faire la meme remarque que Françoise Guichard : beaucoup d'élèves écrivent des phrases sans verbe conjugué, d'où l'intérêt de leur rappeler que dans une phrase, il y a un verbe conjugué.

Mais vous vous en foutez, vous me l'avez déjà dit. Vous devez être un drôle de type, et je vous conseille de continuer à déscolariser vote enfant, car vous serez toujours insatisfait par le professeur en face de votre enfant (je plains ce prof à l'avance).

Ecrit par : Jeremy | 25 octobre 2007

Excusez-moi de vous embêter encore avec ça. J'ai sous les yeux un document rédigé par un collègue professeur d'Histoire en première autour de la lettre de Guy Môquet. Je vous en livre succintement le contenu (pour l'année prochaine ?) :

Titre général : La Résistance en France : Guy Môquet

(le titre ne préjusge pas du fait que Guy Môquet était ou n'était pas un "résistant" au sens strict du terme, mais situe la lecture de la lettre de Guy Môquet dans une progression didactique sur le thème de la résistance.)

Etat civil de Guy Môquet

les circonstances et les suites de son arrestation

Comment et pourquoi Guy Môquet est devenu l'une des figures emblématiques de la résistance (le rôle d'Aragon)

Les fusillés du 22/10/41 et la question des otages (qu'est-ce qu'un otage ? Pourquoi des otages ?)

Les circonstances (représailles à l'exécution du lieutenant-colonel Hotz)

La réaction de Hitler et de Stulpnagel commandant des forces allemandes en France (ordre de fusiller 100 otages ramenés à 50)

Le rôle de Pucheu et de Jacques Benoist-Méchin, secrétaire d'Etat à la présidence du conseil.

La liste complète des 27 des fusillés de Chateaubriant du 22/10/41

Le poème de Louis Aragon La rose et le réséda ("Celui qui croyait au ciel et celui qui n'y croyait pas...")

On pourait ajouter celui de René Guy Cadou : "Les fusillés de Châteaubriant"

Et bien entendu le texte de la lettre de Guy Môquet

Si cela intéresse quelqu'un, je peux lui envoyer le document complet.

Pardonnez-moi de jouer au "carabiner d'Offenbach", mais je n'ai eu les documents que ce matin.

Ecrit par : Robin | 25 octobre 2007

"La phrase est l'unité de communication linguistique : c'est la suite phonique minimale par laquelle un locuteur adresse un message à un auditeur." (Grevisse)

Les grammaires qui utilisent les acquis de la linguistique font référence à un énoncé oral. Les grammaires plus traditionnelles font, elles, référence à un énoncé écrit, puisqu'elles envisagent comme limite à la phrase le point. Une autre façon de définir la phrase consiste donc à considérer les séquences de mots séparés par des points. Détaillons les critères retenus :

Sur le plan graphique : une lettre majuscule initiale, et une ponctuation forte finale (le point d'exclamation ou d'interrogation, ou les points de suspension peuvent terminer une phrase).
Ceci correspond à une pause importante à l'oral, et une certaine intonation d'ensemble qui marque l'unité de la phrase, variable selon le type de phrase (assertive, interrogative...).
Un élément sémantique est généralement ajouté dans les définitions traditionnelles : une phrase est un énoncé, un élément de communication. C'est donc un assemblage de mots possédant un sens complet ; la phrase est une unité de pensée. Les mots ne sont pas isolés, ajoutés de manière incohérente : chaque terme est en relation sémantique avec les autres termes de l'ensemble.
Attention : la qualité du message, sa logique, sa correction, n'entrent pas en ligne de compte :
"D'incolores idées vertes dorment furieusement". (phrase inventée par Chomsky)
Cette phrase n'a pas de sens apparent , mais c'est une phrase. De même :
"Le couloir de la cuisine était clair, vitré des deux côtés, et une soleil brillait de chaque côté, car Colin aimait la lumière". (Vian, L'Écume des jours)
"Si vous m'auriez ennuyée, je vous l'aurais dit". (un personnage de Proust)
Une phrase absurde ou incorrecte reste une phrase. Où est la limite pourtant ?
"Moi y en a vouloir des sous".
"Patron rentrer soir".
Ces phrases agrammaticales (cf. télégramme) contiennent pourtant un message.
Quant au travail du professeur de français, il consiste d'abord à apprendre à construire des phrases correctes, càd, pardon de me répéter, avec un sujet, un verbe conjugué, et des compléments, en général dans cet ordre ;-)
Pour apprécier l'écart et pour jouer avec , il faut connaître la norme...

Ecrit par : FGuichard | 25 octobre 2007

Pour Gilles qui dit : "Quant à l’argument de la charrue avant les bœufs, je vous ferai observer que dans les autres matières que la grammaire, on s’évertue à enseigner la rigueur et que cela parait une évidence."

Ben Yann vous a parlé de la biologie, je vous ai parlé des maths, je pense qu'on pourrait aborder l'Histoire (Louis XIV et Napoléon étaient-ils des tyrans ou des grands hommes, le "siècle des Lumières" était-il pour la liberté, pour la démocratie et contre l'esclavage ?) la géographie (votre enfant a-t-il vu la définition du mot "île", du mot "ville" ou du mot "frontière" avant de les employer ?) ou la physique-chimie.

Bref, votre extrémisme sur la rigueur, il est de très mauvais aloi, et il faut absolument que vous empêchiez votre enfant d'apprendre quoi que ce soit, car il se rendra compte un jour ou l'autre que tout peut être remis en cause, même ce que vous lui avez appris.

Ecrit par : Jeremy | 25 octobre 2007

"La plupart des parents vit dans l’angoisse"

Ecrit par : Gilles CHARTIOT | 25 octobre 2007

Attention, Gilles! Vu la teneur de votre discours, il vous faut absolument être irréprochable en ce qui concerne l'orthographe, (au minimum), et la grammaire; "la plupart" suivi par un pluriel implique le pluriel du verbe dans la proposition.

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 octobre 2007

Non non Christophe, il va vous répondre qu'il n'est qu'un pauvre parent qui n'a pas Bac +5, et donc qu'on ne peut pas lui reprocher de ne pas savoir.
C'est malin comme posture !
Montrez-lui donc qu'en musique aussi, vous faites des approximations, qu'un vrai musicien ou musicologue devra remettre en cause. Ca lui montrera qu'il attend de ses enseignants un truc dément, complètement à côté de la plaque : l'exactitude intangible et parfaite. Genre - le prof est Dieu, et le gamin aussi : le premier va enseigner à l'autre la définition parfaite du monde et du langage.

Ecrit par : Jeremy | 25 octobre 2007

Tiens allez ca détendra tout le monde :

http://www.maliki.com/strips/strip_robot.html

Ecrit par : Jeremy | 25 octobre 2007

"Je n'ai jamais eu un seul communiste dans ma famille...

Ecrit par : Cadichon | 24 octobre 2007 "

Visiblement il vous manque quelque chose.

Ecrit par : Remarque inutile | 25 octobre 2007

Merci de faire cette remarque qui est parfaitement inutile de votre point de vue mais fort utile du mien car elle vient à point nommé illustrer le mécanisme du procès d'intention qui se pratique ici et je remarque que ce sont toujours les mêmes, en fin je veux dire ceux qui partagent la même idéologie
...
La citation non tronquée est la preuve par 9 de cette malhonnêteté intellectuelle que j'assimile à de la sottise, exemplaire en l'occurence.

"Je n'ai jamais eu un seul communiste dans ma famille...pas de pot!

Ecrit par : Cadichon | 24 octobre 2007

Pourquoi diable défendre le communisme avec des moyens staliniens? N'y en aurait-il pas d'autres?
Merci d'apporter ainsi de l'eau à mon moulin... Il déborde!

Gilles Chartiot est venu ici relater son expérience de parent avec une clarté et une profondeur d'analyse que nombre de blogueurs pourraient prendre en exemple. À ces mérites, s'ajoute celui de faire sortir Patricia de son silence et je salue au passage leur détermination, leur intelligence et leur dévouement, à tous deux, pour leurs enfants. Quelle tragédie qu'il faille en arriver à de telles extrémités pour les sauver!

Comment ne pas s'enrager de voir non seulement comment se dilapident vos impôts, mais qu'ils servent à sacrifier les enfants, génération après génération, sur l'autel de l'idéologie absurde qui prétend que ceux des pauvres sont plus cons que ceux des riches et qu'il faut pour cela leur faire la classe différemment et avec des méthodes qui auront en plus le mérite de pénaliser aussi ces derniers!
C'est, (avec la volonté d'égaliser la société et de réussir par l'école et l'endoctrinement qu'elle imposera, la révolution prolétarienne dont la rue n'a pas voulu à la Libération) une des idées de base de cette absurdité criminelle: Empêcher les gosses de riches de se faire aider à la maison, tout en faisant mousser les egos de la secte des sciences de l'éducation,


Peu ont eu comme moi ce grand privilège ( de riche bien sûr) de trouver du premier coup l'école (privée re-bien-sûr) qui ne rend pas nos enfants ignares et illettrés et j'ai commencé en 1978 au Québec, puis en 79, de retour en France, où j'ai vu qu'elle était elle aussi déjà contaminée, et ce n'était que le début, le constructivisme n'affectait pas encore les maternelles, mais la globale avait commencé ses ravages.

merci donc et bravo à Gilles et Patricia qui restent droit dans leurs bottes quand les chacals hurlent.
Ceux-ci font le jeu des Diafoirus, en charge des programmes, notamment, qui pratiquent la division pour régner car ce n'est pas par leur seule compétence qu'ils pourraient le faire.
En tombant sur le râble des parents, les enseignants se font leur complices objectifs.

Ecrit par : Cadichon | 25 octobre 2007

Cadichon : plein de grands mots pour ne rien dire, ca vaut pour toutes les idéologies, ça, la vôtre comme celle des autres. La clarté et la profondeur d'analyse de Gilles, vous n'avez pas été chercher bien loin.

Ecrit par : Jeremy | 25 octobre 2007

http://www.cinemotions.net/data/films/0014/40/1/h200/A0001440.jpg

Ecrit par : dobolino | 25 octobre 2007

Excusez-moi de vous embêter encore avec ça. J'ai sous les yeux un document rédigé par un collègue professeur d'Histoire en première autour de la lettre de Guy Môquet. Je vous en livre succintement le contenu (pour l'année prochaine ?) :

Titre général : La Résistance en France : Guy Môquet


Ecrit par : Robin | 25 octobre 2007
Il me semble - et je le dis avec toutes les précautions nécessaires ne connaissant pas le colllègue et ne sachant pas ce qu'il fait d'ordinaire - que l'on a là un excellent exemple de "non-cours d'histoire", si je puis me permettre cett expression, en fait un "flash" comme aurait dit Allègre. Si Cadichon monte au créneau, elle aura raison de le faire.
Guy Morel

Ecrit par : guy morel | 25 octobre 2007

Il me semble que Gilles Chartiot ne mérite pas de se faire étriller ainsi. Le point de vue de parent exigeant qu'il développe -- et il a bien raison d'être exigeant, et avec ses enfants et avec l'institution scolaire -- lui fait cependant perdre de vue l'idée humble mais fondamentale selon laquelle on ne bâtit une maison que sur des fondations solides, même s'il faut parfois donner des bases "simplifiées", quitte à approfondir ensuite et à entrer dans les difficultés et les exceptions. On débute par la définition basique de la phrase simple avec un vb conjugué. Puis on corse la difficulté avec la phrase nominale d'une part et la phrase complexe d'autre part. Cela évite au prof de prépa d'avoir à rappeler que dans une phrase il y a un verbe, patin, couffin, etc. (voir mes indignations supra)...
Autre exemple : le complément d'attribution. En toute rigueur, c'est une hérésie en grammaire française (je vous épargne les détails, d'autant que JPB qui est un vrai grammairien, LUI, vous expliquerait cela bien mieux que moi). Mais c'est très pratique pour le latin et l'allemand. Résultat, à la demande des collègues germanistes et de LA, on fait apprendre en français le complément d'attribution, -- à l'Ecole Alsacienne par exemple , et aucun des prestigieux parents qui en composent la très chic et parfois érudite clientèle n'a songé à s'en plaindre.
Evidemment , si votre enfant est surdoué -- je ne plaisante pas, ayant eu ce genre de phénomène à la maison -- vous pouvez d'emblée viser au plus haut. Mais c'est une autre question. Il ne s'agit pas de mépriser les enfants en considérant qu'ils sont trop petits ou trop sots pour affronter la complexité, mais de leur donner les notions progressivement et explicitement, en allant du simple au complexe et non l'inverse. La "vraie" pédagogie, c'est tout simplement cela.

Ecrit par : FGuichard | 25 octobre 2007

Demande d'élèves de 1ere bac pro compta: que j'arrête l'histoire littéraire et les textes comme Merlin (de Boron), Le Roman de Renart, Villon ("On pourra se cultiver après le bac"); que j'arrête de compter leurs fautes d'orthographe, de syntaxe, de conjugaison dans mon barême (ils demandent que j'enlève 2 points pour l'ensemble des fautes: "Ce n'est pas normal que vous nous demandiez ce que l'on nous a jamais demandé. Nous n'y sommes pour rien [bon point pour eux!]"); que j'arrête la grammaire (pour la raison sus-citée que je complète: "C'est un peu tard pour nous y mettre"); sinon leur dossier à présenter pour une entrée en BTS est grillé.
Réponse franche de ma part (nous avons une relation plutôt "saine" et de vérité entre ces élèves et moi): "Vous serez en concurrence avec des Lycéens du classique, d'anciens étudiants. Il vous faut un bon bagage littéraire pour tenir la route. Et surtout écrire bien...". Je leur donne les chiffres du taux de réussite pour les lycéens de LP dans les études longues. Ils comprennent que l'EN les a mis dans la merde à leur faire croire qu'il n'y aura jamais aucune sanction malgré leurs difficultés.

C'est dur de voir qu'ils se sentent piégés. Et puis, quand même, ils refusent de revoir les petits rappels sur phrases simple / complexe; COD/COI; auxiliaire "avoir" et préposition "à", etc., et leurs exercices.

Sincèrement, j'ai de la peine envers ces ados à qui un système a menti, qu'un système a trahi.

Ecrit par : Pendariès | 25 octobre 2007

Merci, Dobolino, grâce à toi, je vais pouvoir mettre un visage sur Cadichon : celui de Josiane Balasko !!!

Ecrit par : yann | 25 octobre 2007

Est-ce que j'ai le droit de dire que j'adorais les questions qui accompagnaient les dictées , autant que les dictées elles-mêmes : compréhension, analyse grammaticale des mots soulignés, analyse logique de la phrase entre crochets, donner la troisième personne du singulier du verbe tenir au passé simple et à l'imparfait du subjonctif ( par exemple) et question de vocabulaire ? La correction complétait les lacunes et j'avais l'impression de m'approprier le monde. J'aimais bien les corrections, surtout quand je n'avais pas su. Avec l'enthousiasme du maître , tout s'éclairait. Tout est là : l'enthousiasme du maître convaincu de sa mission.

Les dictées du cahier de mon mari, élève de première année de l'Ecole de Viticulture d'Avize en 1953 emplissent la page complète. Les réponses aux questions,selon l'inspiration, occupent presque deux pages. Le livre de lecture suivie accompagné de nombreuses questions de compréhension et de vocabulaire, condense le roman de Romain Rolland :" Jean-Christophe." Qu'on se rassure les matières professionnelles étaient prioritaires ! En deux ans de formation après le fameux" certif. ", il n' y avait pas de temps à perdre.

Je respecte le courage et la franchise de Gilles qui s'inquiète pour son enfant et souhaite lui transmettre les vraies richesses. Moi aussi il m'arrive de faire des fautes. Alors je les corrige.



Cadichon, en évoquant Jacques Bodoin vous me rappelez

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 25 octobre 2007

Mazette!!!

http://www.libelabo.fr/2007/10/25/harry-potter-le-coming-out-du-dirlo/

Ecrit par : Pendariès | 25 octobre 2007

Et moi qui croyais que c'était ça, la grande révélation :

http://jerry-stobbart.blogspot.com/2007/07/harry-potter.html#links

Ecrit par : Kap | 25 octobre 2007

Est-ce que j'ai le droit de dire que j'adorais les questions qui accompagnaient les dictées ,

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 25 octobre 2007

Moi aussi, j'adorais: le 10/10 aux questions rattrapait le 0/10 à la dictée jusqu'en quatrième. Je tenais la moyenne. En troisième, suite à un coup de baguette magique (de cette tantouze de Dumbledore, Pendariès?), je suis passée directement à 20/20. Les voies de l'apprentissage sont impénétrables...

Ecrit par : dobolino | 25 octobre 2007

Sincèrement, j'ai de la peine envers ces ados à qui un système a menti, qu'un système a trahiS.

Ecrit par : Pendariès | 25 octobre 2007

Le livre de lecture suivie accompagné de nombreuses questions de compréhension et de vocabulaire, condense le roman de Romain Rolland :" Jean-Christophe."

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 25 octobre 2007

Je le connais, ce livre (et je l'ai fait connaître à JPB il y a déjà qq. temps, trouvé dans une brocante). Il est absolument épatant ! C'est de la vraie littérature, humaniste de surcroît, pour des élèves de neuvième ou de huitième, qu'on ne prend certes pas pour des khons -- quand même autre chose que l'insipide Brisou-Pellen. Quant aux exercices de grammaire qui y sont proposés, ils seraient actuellement infaisables par la plupart des élèves de collège voire même de lycée.
Je me souviens aussi du manuel d'Edouard Jauffret, "Au pays bleu", classe de 9eme, moins littéraire mais plein de charme.

Ecrit par : FGuichard | 25 octobre 2007

"Je respecte le courage et la franchise de Gilles qui s'inquiète pour son enfant et souhaite lui transmettre les vraies richesses."

Ben des grands mots, des grands mots... Sans rapport avec le message de Gilles.
Moi j'étais d'accord avec lui au départ, mais vu la façon dont je me suis fait jeter pour avoir parlé de la phrase, je ne pense pas que les mots courage et franchise soient les plus adaptés.

Ecrit par : Jeremy | 25 octobre 2007

Pourquoi tantouze de Dumbledore ??
Et pourquoi Pendariès ??

Ecrit par : Jeremy | 25 octobre 2007

F. Guichard, c'est quel livre ? H. Charpentier le décrit mais n'en donne pas les références : je le trouverai peut-être d'occase.

Ecrit par : Jeremy | 25 octobre 2007

""Je n'ai jamais eu un seul communiste dans ma famille...

Ecrit par : Cadichon | 24 octobre 2007 "

Visiblement il vous manque quelque chose.

Ecrit par : Remarque inutile | 25 octobre 2007

Merci de faire cette remarque qui est parfaitement inutile de votre point de vue mais fort utile du mien car elle vient à point nommé illustrer le mécanisme du procès d'intention qui se pratique ici et je remarque que ce sont toujours les mêmes, en fin je veux dire ceux qui partagent la même idéologie"


Je voulais juste vous embéter un peu, sans plus, de toute façon je fais partie de ceux qui sautent systématiquement vos longues interventions.
Il y a de toute manière de nombreuses interprétations possibles de ma petite remarque.

Ecrit par : Remarque inutile | 25 octobre 2007

Un merci chaleureux et sincère à FGuichard pour son exposé très intéressant mais dont la conclusion me paraît aussi « extrémiste » que ce que je raconte :
« Pour apprécier l’écart et jouer avec, il faut connaître la norme... » OK : qui dit norme dit nécessairement rigueur, pas besoin d’en dire plus. Quant à l’exemple des fondations de la maison je le revendique en plein car vous observerez (je m’y connais un peu en maçonnerie) que des fondations sortent toujours des ferrailles qui pourront accrocher la suite de la construction. C’est la même chose dans les définitions, il faut qu’elles laissent la possibilité d’une suite et pas comme celle que j’ai prise en exemple qui « ferme ». Je ne vois pas où est la contradiction entre ce que vous dites (avec lequel je suis entièrement d’accord) et ce que je dis. Ce que vous dites est juste si et seulement si vous donnez la définition basique en précisant aux enfants que cette définition sera complétée et développée ultérieurement (non pas « ultérieurement » mot trop compliqué, « plus tard »). Comme vous dites, la « vraie » pédagogie c’est aller du simple pour aller vers le complexe et non l’inverse. Où êtes-vous allée chercher que j’aurais écrit autre chose ???

Jeremy quant à lui assure que mon « extrémisme sur la rigueur est de très mauvais aloi, et il faut absolument que j’empêche mon enfant d’apprendre quoi que ce soit (...) » Suis-je à ce point caricatural, c’est une question que je me pose. Si je vous parais si extrémiste (comme on est poli avec moi on ne me taxe pas d’être terroriste mais ça va venir je le sens, le même un peu plus loin me trouve « chiant » !), et d’une certaine manière je le revendique, c’est aussi et surtout parce que l’École en laquelle j’avais confiance, s’est révélée être une sale menteuse, une vraie tordue qui s’est donné pour mission de rendre mon gamin con comme la lune. Vous trouvez que je manque de courage Jeremy, sans doute n’avez-vous pas tort car j’ai peur de beaucoup de choses, mais vous-même qui semblez en avoir plus que moi, pourquoi avancez-vous masqué, alors que moi non ?

Je ne suis pas un génie et mes gamins non plus, mais je revendique -en tant que citoyen- (pas dans le sens galvaudé d’aujourd’hui) que l’école de la République, soit laïque et irréprochable dans les savoirs qu’elle est censée diffuser aux enfants que nous, parents (mais aussi contribuables) confions (quel beau verbe) aux professionnels que la République a formés qu’elle est censée contrôler et salarier. Alors oui dans ce sens je me sens extrémiste, parce que, hormis les enseignants que j’ai rencontrés à Roncq en août et pour lesquels j’ai un infini respect, les enseignants auxquels j’ai CONFIÉ mon gamin se sont révélés pour la plupart mauvais, voire pire. Je veux avoir du respect pour les enseignants auxquels j’ai affaire, je veux pouvoir les regarder en face et leur donner du « Monsieur » ou du « Madame » et pas rentrer chez moi, triste et malheureux parce que mon interlocuteur est à l’évidence plus bête que moi (si ça se peut hélas !). Lorsque les enseignants auront compris cela, on aura fait avancer le schmilblick.

Ho ! Christophe Sibille me reprend pour une faute et il a raison, j’en suis confus. Mais attention Christophe, en me reprenant ainsi vous vous exposez à la même chose...

Merci à Cadichon, à Patricia Mesnigé, à Hélène Charpentier et à oui-oui pour leur soutien. Même si j’en ai vu d’autres, je commençais à trouver pénible que la position des profs sur ce blog ne soit pas d’abord et avant tout d’entendre la souffrance des parents. Souffrance infligée par leurs propres collègues dont on aimerait sur ce blog qu’ils se désolidarisent enfin. Parfois je me demande si je n’ai pas affaire à des flics dans un commissariat qui nient en bloc que bon nombre de leurs collègues sont un poil racistes, un poil fachos, un poil pochetrons...

Dugong écrit ceci que je cite tel quel : « Par ailleurs, est-il venu à l'idée de M. Chartiot que l'anonymat (très relatif) qu'ont choisi certains (dont je fais partie) sur ce blog, permettait de marquer une séparation entre le discours d'adultes (ici) et le discours devant élèves (ailleurs). » Qui me sidère complètement. Vous êtes-vous demandé si Brighelli était un pseudo ? Et si c’est vraiment son nom comment fait-il pour, comme vous dites « marquer une séparation entre le discours d’adultes (comme certain sur son blog qui traite un interlocuteur de connard probablement ?) et le discours devant les élèves ». Ce n’est pas à moi de vous répondre mais à Jean-Paul Brighelli himself !

Robin écrit : « Il y a des gens à la figure desquels ont cracherait volontiers, faute de trouver un endroit plus sale. » Vu l’ambiance, je me sens visé, merci à lui, mais si ça l’intéresse qu’il m’envoie ses insultes en direct-live sur mon turlu (je lui donne mon N° si ça lui chante).


GILLINOUI (c’est un de mes noms de scène)

Ecrit par : Gilles CHARTIO | 25 octobre 2007

Pourquoi tantouze de Dumbledore ??
Et pourquoi Pendariès ??

Ecrit par : Jeremy | 25 octobre 2007

Quand Pendaries donne un lien, il faut cliquer sur ce lien!

Ecrit par : dobolino | 25 octobre 2007

http://www.cinemotions.net/data/films/0014/40/1/h200/A0001440.jpg

Ecrit par : dobolino | 25 octobre 2007

vous voyez que nous sommes parfois d'accord
et merci aussi pour le lien avec les régimes très spéciaux des élus.
il y a près de quarante ans, (1970) j'ai écrit un truc là-dessus .... pour un mémoire iconoclaste sur l'absence de transparence dans le financement des partis politiques et des syndicats. Leur collusion étant bien-sûr loin d'être seulement idéologique...

Ces retraites c'est la partie visible de l'iceberg des prébendes.

Résistance au changement et persévérance dans l'erreur s'illustrent dans tous les domaines.

Y'a du boulot!

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Cadichon, en évoquant Jacques Bodoin vous me rappelez

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 25 octobre 2007

quoi au juste?

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Moi j'étais d'accord avec lui au départ, mais vu la façon dont je me suis fait jeter pour avoir parlé de la phrase, je ne pense pas que les mots courage et franchise soient les plus adaptés."
Ce commentaire a été posté par Jeremy.

c'est .... le blog des égo, si Elizabeth Altschull me permet de pasticher son livre ( "L'école des ego: contre les gourous du pédagogiquement correct", Albin Michel, 2002.)

Ecrit par : Cadichon | 25 octobre 2007

Pourquoi tantouze de Dumbledore ??
Et pourquoi Pendariès ??

Ecrit par : Jeremy | 25 octobre 2007

Pendariès, vue la propension à l'amalgame qui existe sur ce blog, je garerais mes miches à la récré!

Ecrit par : Cadichon | 25 octobre 2007

F. Guichard, c'est quel livre ? H. Charpentier le décrit mais n'en donne pas les références : je le trouverai peut-être d'occase.

Ecrit par : Jeremy | 25 octobre 2007

Marguerite-Marie Hélier-Malaurie, "Jean-Christophe de Romain Rolland raconté aux enfants" , éditions Albin Michel, 1932, illustré par Ray Lambert . Selon "google" l’ouvrage aurait été tiré à 292 600 exemplaires environ entre 1932 et 1964 !
Édouard Jauffret "Au pays bleu : roman d'une vie d'enfant "-roman scolaire (cours élémentaire) 1941 - éditions Eugène Belin - également illustré par Ray Lambert, et très joliment.

Ecrit par : FGuichard | 25 octobre 2007

Pourquoi tantouze de Dumbledore ??

Ecrit par : Jeremy | 25 octobre 2007

Voir :

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/culture/20071021.OBS0815/j.k._rowling_revele_lhomosexualite_de_dumbledore.html?idfx=RSS_notr

Ecrit par : FGuichard | 25 octobre 2007

Pour Moot,

Je nous considère quittes.

Par contre, vous m'étonnez en affirmant :

"Et puis désolé de vous le dire, mais si vous ne savez rien de moi, en revanche, j'en sais un tout petit peu sur vous"

Je n'ai rien à vous cacher, c'est pourquoi je ne m'abrite pas derrière un pseudo. Pour autant que je sache, je fais le même métier que vous (prof de physique) après en avoir exercé un autre (physique théorique) et j'ai peut être le même parcours (agreg+thèse), pourquoi chercher à le cacher ? Et si vous me disiez qui vous êtes (par mail, si vous tenez vraiment à rester anonyme), pourquoi vous cacher ?
Je suis venu sur ce blog parce que je suis effrayé de constater la dérive de l'enseignement en sciences, et je voulais lire les récits et les conseils d'enseignants plus expérimentés que moi. Puis je suis tombé sur un certain message, j'ai voulu aider, et s'en est suivi ce que vous savez, et je regrette à présent la tournure qu'à pris la "conversation".

Ecrit par : françois duhem | 25 octobre 2007

Merci FGuichard, vous êtes mon guide en publication scolaire et en lien pendariesiens !

J.K. Rowling brille surtout par sa bêtise, à en lire cette interview. Dire qu'elle est milliardaire...

Gilles, je n'ai pas dit que vous manquiez de courage, ni que vous en aviez ; la notion de courage n'entre pas en jeu ici - vous avez dit des trucs justes, jusqu'au moment où vous avez lancé une diatribe contre une pauv'définition de phrase qui est utilisée par tout le monde depuis trente ans, et je vous ai dit que là c'était excessif. Maintenant, si vraiment cette définition là ne vous plaît pas, vous la corrigez, comme vous l'avez fait (même si elle n'est toujours pas plus "exacte" que l'autre).

Vous ne m'avez d'ailleurs pas répondu : vous avez défini la notion de frontière avant de l'employer en géographie ? Et vous avez défini la notion "égale" avant de faire des multiplications ? Vous en avez assimilé une définition TRES imparfaite, voire fausse : eh bien pour la phrase, c'est pareil.

Ecrit par : Jeremy | 25 octobre 2007

Ah non, nos parcours ne sont pas tout à fait pareils, je n'ai pas passé de thèse, disons-le bien clairement, parce que ça me faisait chier d'être un larbin pendant trois ou quatre ans, à calculer le dix-septième terme du développement en série entière de la constante de Schtroumpf (je reprends les mots d'un de mes professeurs en DEA, le truculent André Brahic). Je n'ai pas à rougir de cela face à des collègues docteurs qui s'adressent à moi dès qu'ils ont un doute. Sinon, sachez-le, je suis un matheux converti par son professeur de physique en spéciale, un ancien polytechnicien (il ne doit pas y en avoir des masses dans l'enseignement !).

Vous n'êtes pas le seul à être effrayé, je le suis aussi. Et je n'attribue pas la désaffection des sciences à un manque d'attractivité que l'on voudrait nous faire compenser en mettant les gamins "la main à la pâte". Enfin, si, elles manquent d'attractivité, mais c'est par rapport à une séduction impossible à contrer : celle des carrières dans le "business", la finance et tout ce que rue d'Ulm nous qualifions de "pipeautage" et vers lesquelles pourtant nombre de mes camarades se sont dirigés.
En effet, pourquoi se fatiguer à maîtriser des concepts difficiles, à maintenir une exigence draconienne envers ses raisonnements, quand on peut pour nettement moins d'efforts être rapidement conduit à la richesse et aux honneurs ?

Quant au pseudonyme, on aime ou on n'aime pas voir les autres se "cacher" derrière. Je me dis qu'au moins, je ne serai pas inquiété par les hiéraques dont les yeux traînent facilement là où il ne faut pas. Car je suis de ceux qui ont parfois des opinions tranchées et qui les expriment crûment. Tenez, il y a quelques années, un jeune collègue me demandait ce que je pensais de Meirieu. Je lui ai juste répondu : "on ne l'a pas encore pendu".

Ecrit par : Moot | 25 octobre 2007

Mon clavier a fourché, j'ai bien sûr voulu écrire : "hiérarques".

Ecrit par : Moot | 25 octobre 2007

"Au Pays bleu, roman scolaire", suite !
comme "Google est notre ami", petit miracle :
http://www.mes-annees-50.com/au_pays_bleu.htm

Ecrit par : FGuichard | 25 octobre 2007

Pauvre petite neige ! page 116. Vous vous souvenez, FGuichard ? La neige, sur les orangers couverts de fruits ?

A part ça, j'ai effectué quelques recherches concernant la phrase et le CE1...
Dumas Cours Elémentaire, Hachette, 1930 : pas de leçon en grammaire ; en "rédaction" ("Les mots et les phrases"), dès la première leçon, on demande à l'élève d'écrire trois phrases pour raconter trois dessins, le mot "phrase" n'est pas expliqué (le livre de CM parle de proposition, puis de phrases contenant une ou plusieurs propositions).
Berthou CE1, Belin, 1950 : pas de leçon.
Découvre les trésors du français avec Léo et Léa (2007) : même définition que celle citée par M. Gilles Ch. à laquelle est ajoutée la précision suivante : "On peut terminer la phrase par différentes sortes de points (le point, le point d'interrogation, le point d'exclamation + trois exemples).

Ecrit par : catmano | 25 octobre 2007

http://www.dumbledorepride.com/

Ecrit par : Pendariès | 25 octobre 2007

1) Gilles critique une définition de la phrase
2) Cette définition de la phrase est donnée depuis trente autres, y compris dans Leo et Léa.
3) Concluez vous-mêmes.

Ecrit par : Jeremy | 25 octobre 2007

Moot, par curiosité, que faites-vous donc rue d'Ulm ?

Ecrit par : Jeremy | 25 octobre 2007

D'aucuns s'étonnent que je n'intervienne pas…
Mais je n'étais pas là, tout simplement. Il m'arrive de me déplacer — pour la bonne cause, of course. Je rentre à l'intant, et j'ai pris connaissance des 200 messages ci-dessus (en 36 heures — comme vous y allez !
Promis, dès demain j'ouvre une nouvelle note.

Quelqu'un plus haut souhaite me joindre. Donc,
[email protected]
Et un autre me demande pourquoi je laisse traîner sur ce blog des noms d'oiseaux — et un peu de guano au passage. Mais je n'ai pas supprimé les posts d'intervenants qui me crachaient au visage — pourquoi diable voulez-vous que je censure ceux qui se disent des choses un peu musclées — mais tendres, au fond ?
Bonne soirée à toutes et à tous…
JPB

Ecrit par : brighelli | 25 octobre 2007

depuis trente autres = depuis trente ans.

Ecrit par : Jeremy | 25 octobre 2007

2 remarques:

Jérémy traite élégamment Dumbledore de "Tantouze", pas de répliques. J'appuie fort: s'il avait été Juif, et que Jérémy était antisémite, aurait-il employé les mots commençant par "y" (j'exégère sans doute; et pourtant je ne suis pas un politiquement correct)? Et quelles réactions alors pour ces Y-words ici? Un peu plus que l'encéphalographe plat (y a des féministes ici, et d'autres défenseurs Gauche et Droite compris de ce qui est à la Gauche et à la Droite)... Je m'amuse.

Ce qui me fait me marrer, c'est que Dumbledore est homo et qu'il est enseignant et directeur d'un collège et d'un lycée... Bon d'accord, ça se passe au Royaume-Uni, mais quel cliché, doublement! hé hé.

Ecrit par : Pendariès | 25 octobre 2007

"Pour qui me prenez-vous?", demande oui-oui.

Pour ce que vous êtes, quelqu'un avec qui il est impossible de parler. Vous grilliez de m'insulter. Vous l'avez fait. J'avais compris dès votre premier post que c'était là que vous vouliez en venir.
Le seul contenu identifiable de vos posts, c'est la hargne contre les enseignants. Cette hargne vous empêche de lire ce qu'on vous répond.
Cela fait déjà un bon bout de temps que je m'échine à vous expliquer que le corps enseignant comporte, comme tous les métiers, des brebis galeuses. Mais manifestement vous n'entendez pas, vous êtes sourd. Et vous en remettez une couche sur la solidarité entre les professeurs, qui empêche les parents de s'exprimer, et patati et patata.
Figurez-vous, cher monsieur, que s'il y a des médiocres parmi les enseignants, nous n'y pouvons rien. Alors cessez, s'il vous plaît, de nous harceler, et allez déverser votre hargne ailleurs. D'autant plus qu'ici, vous êtes mal tombé, puisque les professeurs qui s'expriment ici et ceux qui ne s'expriment pas mais se contentent de lire font précisément tous leurs efforts pour instruire vos enfants.
Le recrutement des enseignants vous déplaît? Allez trouver le ministre, et surtout foutez-nous la paix!

Je précise pour Patricia que je ne vois pas qui a pu émettre à son égard le début du commencement d'un agacement. Nous partageons tous, ici, sa colère contre ceux qui ont mis à bas l'Education nationale et ses interventions sont toujours bienvenues.
Nous avons un besoin impérieux du soutien des parents de bonne foi, c'est-à-dire de ceux qui ne viennent pas sur ce blog-ci avec la haine chevillée au corps contre "l'espèce enseignante".

Ecrit par : Jean | 26 octobre 2007

Il semble qu'il y ait de plus en plus de physiciens sur ce blog. Est ce la manifestation naissante d'une pédagorésistance géante ?
En tout cas, il y a du boulot à faire : en attendant l'arrivée hypothétique de cohortes d'élèves sleccisés au primaire (dans 10 ans ??), comment peut-on refonder les programmes de collège et de lycée en sciences physiques ?
Chiche ?

Ecrit par : dugong | 26 octobre 2007

Moot a écrit : "Vous n'êtes pas le seul à être effrayé, je le suis aussi. Et je n'attribue pas la désaffection des sciences à un manque d'attractivité que l'on voudrait nous faire compenser en mettant les gamins "la main à la pâte". Enfin, si, elles manquent d'attractivité, mais c'est par rapport à une séduction impossible à contrer : celle des carrières dans le "business", la finance et tout ce que rue d'Ulm nous qualifions de "pipeautage" et vers lesquelles pourtant nombre de mes camarades se sont dirigés.
En effet, pourquoi se fatiguer à maîtriser des concepts difficiles, à maintenir une exigence draconienne envers ses raisonnements, quand on peut pour nettement moins d'efforts être rapidement conduit à la richesse et aux honneurs ?"

Je suis bien d'accord. Nos élèves de terminale S même les plus mauvais sont parfaitement au courant de ce qu'on gagne dans telle ou tellle activité professionnelle.

Il y a bien sûr quelques mirages mais nos élèves sont prêts à subir l'enseignement "scientifique" le plus con de l'univers connu pourvu qu'il y ait une promesse de fric derrière : les études de technologies médicales (plus communément appelées "médecine")

Ecrit par : dugong | 26 octobre 2007

"On ne peut pas non plus passer son temps à le perdre en assistant à des conférences surtout quand on sait par avance qu'elles seront creuses et stériles!
Thierry"

Ecrit par : thierry Venot | 25 octobre 2007

Apparemment, aux dires de Catmano, (qui est en général assez crédible), celle-ci ne l'était pas!

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 octobre 2007

Mon jugement est sans doute un peu abrupt;pour être moins excessif, je reformule donc ma phrase en enlevant un adjectif.

On ne peut pas non plus passer son temps à le perdre en assistant à des conférences surtout quand on sait par avance qu'elles seront stériles!
Cordialement
Thierry

Ecrit par : thierry venot | 26 octobre 2007

Voyez
http://www.liberation.fr/actualite/societe/287488.FR.php
comment l'idée "d'école du soir" peut être dévoyée en feu d'artifices pipologistes.

Ecrit par : dugong | 26 octobre 2007

Et en primaire, ce fameux dispositif de deux heures de soutien par semaine pour les élèves en difficulté, serons-nous obligés de le faire le soir, aussi ?
Parce que, si nous devons les garder trente minutes de plus chaque jour de classe après sept heures trente de présence à l'école, il faut que je mette tout de suite en eau la mare pédagogique. Ils n'auront jamais les capacités de faire autre chose.
Moi, je voyais ça différemment. Je pensais proposer aux parents de faire classe le samedi (ou à défaut le mercredi matin) de dix heures à midi, en prenant alternativement une semaine les GS, la suivante les CP et la troisième les CE1.
Tous. Parce que dans un petit village, cela passerait très mal de dire "Machin vient au soutien, mais pas Bidule.". Ce serait immédiatement transformé en "La maîtresse ne s'occupe que de Machin et mon petit Bidule est laissé de côté." ou en "De toute façon, ce Machin, il n'y a rien à faire pour lui, il retarde mon petit Bidule et l'empêche de progresser."
Et les uns après les autres, en classe de niveau, de façon à proposer de temps en temps à chacun une activité où l'on prend son temps d'aller au fond des choses sans se dire que tel ou tel niveau s'ennuie parce que c'est trop simple ou ça lui passe complètement au-dessus de la tête.

Ecrit par : catmano | 26 octobre 2007

Voyez
http://www.liberation.fr/actualite/societe/287488.FR.php
comment l'idée "d'école du soir" peut être dévoyée en feu d'artifices pipologistes.

Ecrit par : dugong | 26 octobre 2007

On peut effectivement voir les choses ainsi, dugong, mais surtout ce nouveau dispositif ne vise-t-il pas avant tout à propager l'idée politique que l'Etat et le gouvernement sont épris de justice et se soucient aussi des enfants à la traîne ou abandonnés au bord de la route?
Ce raisonnement n'est pas nouveau. Il fonde bien sûr en raison la constitution des églises et la notion de "mission", par exemple la "mission des secours".
Mais plus récemment on se souvient que le gouvernement socialiste en 1981 a réorganisé l'école sur la réactivation de ce mythe, sur l'idée qu'elle doit s'occuper tout particulièrement des "élèves en échec scolaire". Tous les dispositifs mis en place depuis pour secourir les élèves en panne ont transformé profondément l'école pour en arriver à la fabrique du crétin.
Dans l'établissement scolaire auquel fait référence l'article de Libération est-on vraiment très loin de la philosophie qui préside à "l'institution des établissements expérimentaux"? (D'ailleurs à bien lire cette expression "établissement expérimental" est une contradiction dans les termes, non?) Visiblement on reste dans cette logique mise en oeuvre dans les années 1980.

Ecrit par : buntovchik | 26 octobre 2007

"Ho ! Christophe Sibille me reprend pour une faute et il a raison, j’en suis confus. Mais attention Christophe, en me reprenant ainsi vous vous exposez à la même chose..."

Ecrit par : Gilles CHARTIO | 25 octobre 2007

N'y voyez aucune méchanceté, mais vous semblez tellement impitoyable à ce sujet vis-à-vis des autres, et du corps enseignant en particulier! Je ne me serai jamais permis autrement! Et je suis parfaitement prêt à ce qu'on relève mes erreurs! Cela a régulièrement été fait ici, et je suis extrêmement content d'apprendre des choses à mon âge. C'est pour ça que je viens ici, et non sur les forums de France 2.

"Non non Christophe, il va vous répondre qu'il n'est qu'un pauvre parent qui n'a pas Bac +5, et donc qu'on ne peut pas lui reprocher de ne pas savoir.
C'est malin comme posture !
Montrez-lui donc qu'en musique aussi, vous faites des approximations, qu'un vrai musicien ou musicologue devra remettre en cause. Ca lui montrera qu'il attend de ses enseignants un truc dément, complètement à côté de la plaque : l'exactitude intangible et parfaite. Genre - le prof est Dieu, et le gamin aussi : le premier va enseigner à l'autre la définition parfaite du monde et du langage."

Ecrit par : Jeremy | 25 octobre 2007

Vous êtes au quatorzième degré, Jeremy! Ci-dessus, une explication beaucoup plus simple de ma "reprise" de Gilles sur sa (petite) erreur de français. Par cette reprise, je voulais dire exactement la même chose à Gilles que celle qui est contenue dans le conseil que vous m'envoyez.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 octobre 2007

La baisse du niveau scientifique ces dernières années en math'sup est évidente. Les étudiants ont les plus grandes difficultés à mettre des problèmes simples en équation. Voici un problème que je leur pose en début d'année, et qui est tout à fait similaire à ce que l'on peut trouver dans de vieux (années 1980) manuels de seconde:

"Un bateau descend une rivière. Le courant a une vitesse constante u. A un moment donné, le bateau dépasse un radeau à la dérive. Une demi-heure plus tard le bateau fait demi-tour. Lorsqu'il croise le radeau, celui-ci a dérivé de 3km par rapport à la berge. Sachant que la vitesse du bateau par rapport à l'eau est constante, quelle est la vitesse du courant ?"

Très peu m'ont fourni une réponse.

Un autre pour achever de vous convaincre, posé cette fois (en colle) à des math'spé pc*:

"Une voiture consomme x litres pour augmenter son énergie cinétique de 1 Joule. La voiture roule à 60km/h, puis accélère jusqu'à 80km/h. Combien a-t-elle consommé ? On analyse maintenant le problème depuis un autre référentiel galiléen R*: celui lié à une voiture qui roule à vitesse constante v=60km/h. Refaire le calcul de la consommation en se plaçant dans R*. Obtenez-vous le même résultat ? Est-ce en accord avec le principe de relativité ? Comment résoudre ce paradoxe ?"

Aucune réponse correcte n'a été donnée. Il n'y a pourtant aucune difficulté de calcul.
Par ailleurs, ils ont maintenant de très grands problèmes pour effectuer des intégrations, même simples. Est-ce l'abus de logiciels de calcul symbolique, je n'en sais rien, mais cela fait peur.
Tout cela se passe dans une prépa de fort bon niveau, donc je ne crois pas que cela soit un problème local.

Il faudrait sans doute revoir toutes les bases: réapprendre à compter dans le primaire, à calculer au collège, et à faire du calcul formel au lycée.

Je vous laisse imaginer ( des témoignages ?) ce qui se passe en fac. En tous cas, en histoire , ma femme relève des perles de plus en plus fréquentes, comme "mickey l'ange", ou en début de commentaire d'une oeuvre "La vierge marie porte une perruque...". Elle a également constaté que ses étudiants ne savent plus faire de plan.

Tout fout le camp, je vous dis !

Ecrit par : françois duhem | 26 octobre 2007

Jérémy traite élégamment Dumbledore de "Tantouze", pas de répliques. J'appuie fort: s'il avait été Juif, et que Jérémy était antisémite,

Ecrit par : Pendariès | 25 octobre 2007

C'est pas lui, c'est moi et c'est exprès... Sans commentaires inutiles. Le monde des mots est trop aseptisé.

Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2007

Veuillez m'excuser pour la phrase inachevée adressée à Cadichon. Le télphone a sonné et j'ai dû effectuer une fausse manoeuvre.
Jacqueq Bodoin me rappelle les bons souvenirs du dortoir à l'internat de l'Ecole Normale. Nous bavardions dans le noir avant de nous endormir car l'extinction des feux à 21 h 30 en prévision de réveil à 6 h 30 ne nous convenait pas forcément. Les cloisons des box individuels à partir de la classe de première permettaient les échanges. Sans être timide je crois pourtant que j'étais un peu godiche et complexée par mon origine modeste - ce que maminou a fort bien deviné - et je profitais du noir pour m'affirmer en racontant les histoires de Jacques Bodoin. L'une d'entre elles dressait le catalogue des rires : celui du cancre qui s'épanouit auprès du radiateur, celui de l'adolescent boutonneux qui s'intéresse à ses petites cousines, celui du bidasse chahutant dans la chambrée, celui du vieillard... Un soir, l'obscurité aidant, j'ai imité tous ces rires et j'ai obtenu mon petit succès en déclenchant l'hilarité dans le dortoir. De temps à autre on me réclamait cette histoire si la surveillante n'était pas dans les parages. Après tout je ne faisais rien de mal. Nous avions étudié Rabelais en seconde.
Au même âge, ma fille a pris la relève en imitant les vamps et il nous arrive encore, au détour d'un fait anodin d'improviser un numéro d'une ou deux minutes pour nous amuser un peu. Un bon moment de rigolade qui laisse un voile de décence, égratigne sans rabaisser et joue sur le double sens des mots, ça fait du bien. Mes parents adoraient Raymond Souplex et la pétulante Jeanne Sourza dans " sur le banc" et récemment j'ai découvert que Ded Rysel avait composé de savoureux monologues.

La référence du livre lecture de Madame Hélier- Malaurie relative au roman " Jean- christophe" de Romain Rolland est bien celle donnée par Françoise Guichard. La quatrième édition conservée par mon mari est datée de 1950 et comporte 459 pages. La couverture représente deux enfants enroulant un ruban rouge autour d'un mât au sommet duquel flottent les drapeaux de plusieurs nationalités se détachant sur un ciel rose. Le titre du personnage éponyme est inscrit en diagonale -détail qui a son importance à mon avis- et l'on peut lire les précisions suivantes :" Livre de lecture, Certificat d'Etudes, Classe de sixième et, en plus petits caractères , derrière la petite fille agenouillée et fort occupée à nouer le ruban qui vole au vent cette citation :" Vers la paix, l'intelligence et l'amour."

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 26 octobre 2007

françois duhem a écrit : "La baisse du niveau scientifique ces dernières années en math'sup est évidente. Les étudiants ont les plus grandes difficultés à mettre des problèmes simples en équation."

Deux causes spécifiques au lycée (ce ne sont évidemment pas les seules) :

- l'absence TOTALE d'exigence en technicité calculatoire (littérale). Les excès - réels - d'exercices de virtuosité technique d'il y a quelques décennies ont été remplacés par ... rien.

- la profonde incapacité de la plupart des élèves de lycée à décrire par écrit en langage ordinaire (seulement additionné de quelques mots techniques), une situation pourtant "concrète".

Une refonte des contenus des programmes est nécessaire avec l'accent mis :
1- sur l'expression écrite
2- mais aussi sur l'expression écrite
3- sans oublier quand même un peu d'expression écrite.

Parallèlement on ne devrait pas s'excuser de faire du calcul littéral dès la seconde. J'en fais assez souvent avec mes élèves de seconde. C'est sportif mais il faut savoir ce qu'on ne veut pas : des élèves avec du yaourt informé dans le cigare !

Aux thuriféraires de l'évacuation de toute trace de calculs dans l'enseignement de la physique, singeant des Feynmans au petits pieds, je dis :

- que la physique est essentiellement quantitative ; cela d'ailleurs la caractérise (c'est René Thom, grand "qualitatif" devant l'éternel qui l'affirmait).

- que l'expert, tellement rompu à manipuler ses propres concepts, parvient à une aisance langagière telle "qu'il parle les calculs". Rien de pire que l'expert qui, oublieux de la sédimentation lente et ardue de ses propres connaissances, pérore en mauvais amateur sur ce qu'il faudrait faire dans un enseignement élémentaire. Que certains veuillent les suspendre à un croc de boucher est trop cruel : il suffirait de demander à tous les élèves de cm2 de faire une petite rédaction de synthèse sur "l'expérience" d'Eratosthène (que nos pédagogistes ont érigé en nanan ad nauseam) pour constater les dégâts. Qui osera ?*

* je peux envoyer par courriel à qui me le demanderait un ensemble de copies de seconde sur la question.

Ecrit par : dugong | 26 octobre 2007

@ Gilles C.

Ne soyez pas si pressé de faire sauter une classe à votre marmot. S'il s'ennuie en CE1, et s'il est peut-être encore un peu juste pour le CE2, il en sautera une autre si ça doit se faire, le CE2, un CM, ou même la sixième.

Croyez-en mon expérience, quand on arrive au bac, le saut de classes à répétition n'a pas que des avantages pratiques.

Faites-lui faire en attendant ce qu'il ne fera jamais en classe : du calcul mental, de l'histoire de l'art, apprenez-lui les échecs, ou l'électrodynamique quantique, si ça vous chante (trop facile, avec les petits diagrammes de Feynman).

Et avant de lui faire sauter une ou deux classes, si vous le jugez "surdoué", n'oubliez pas que c'est un garçon, et qu'à 16 ans après le bac, même très bon élève, il aura sans doute la maturité d'esprit d'un hérisson adulte.

Ecrit par : yann | 26 octobre 2007

Evidemment, n'est pas Feynman qui veut !
S'il a donné l'impression de négliger le calcul, c'est qu'il était l'un des plus grands, sinon le plus grand, vulgarisateur de l'histoire de la physique. Et pourtant, ce ne sont pas les calculs qui manquent si vous parcourez ses "lectures on physics".
Que les suiveurs aient des petits pieds, ça parait évident.

Ecrit par : yann | 26 octobre 2007

Je reviens sur le débat du début, la hache ou l'épée ? Il me semble avoir lu dans un article de l'Histoire sur le procès de Charles 1er que c'était une épée. Je n'ai pas retrouvé le magazine dans ma réserve mais c'était le numéro 229 et l'article devait être de M. Riugiu. Si quelqu'un a un exemplaire à disposition, il est possible de vérifier.
D'ailleurs, pour l'euthanasie des Nobel, on pourrait recourir à ce procédé, non ? Yann et Dobolino doivent cependant manquer d'entraînement en la matière.

Dugong, je vous ferai une réponse détaillée samedi ; mercredi soir, il fallait que je parte voir le match et ensuite je n'ai pas eu le temps.

Ecrit par : Japhet | 26 octobre 2007

"Et puis, quand même, ils refusent de revoir les petits rappels sur phrases simple / complexe; COD/COI; auxiliaire "avoir" et préposition "à", etc., et leurs exercices."

Simple pour toi , ma poule, eux doivent encore apprendre à lire 'correctement'. :(

"Lire avec Léo & Léa" Edition Belin 18 € po chir méthode globale tri tri bien faite pour les enfants de 6 à 99 ans.
"La planète de alphas" Edition ? 22 € po chir méthode globale tri tri bien faite pour PSMSGSCP. (une chtit formation peut être utile...)
c'devrait têtre remboursé par la sécu, birdel di mirde !

Enfermez Eveline/cibil/grandcon/frakk
Libérez Marie-jeanne

Ecrit par : toto | 26 octobre 2007

Il faudrait sans doute revoir toutes les bases: réapprendre à compter dans le primaire, à calculer au collège, et à faire du calcul formel au lycée.

Ecrit par : françois duhem

Ah ben ça, oui, pour sûr ! Et je crois que Laurent Lafforgue proposait déjà, pour le primaire, que l'on interdît l'usage des calculatrices.
Je constate moi-même, en "infra", que l'on a tendance à poser un "produit en croix" (crucifions les zélotes de cette abomination !) sous les prétextes les plus futiles, par exemple pour résoudre le "problème" suivant : "un objet a une masse m, un paquet contient N de ces objets et sa masse est M, calculer N". Cela relève du compte d'épicerie. Le pire est que les élèves ne savent pas entrer un nombre dans la calculatrice, ni se servir correctement des parenthèses.
La machine n'est pas pour eux un véritable outil, mais un objet magique qui les dispenserait de penser.

Ecrit par : Moot | 26 octobre 2007

Respect, Gilles,

celui qui t'as repris est un nain d'jardin qui écrit (en autre,hein, c'est pas la seule, lol) "soit-disant" .

http://www.soseducation.com/forum/viewtopic.php?t=541
tu peux même faire une chtit recherche google tu vas t'éclater de rire !

C'est pas un neuneu ? ;)

Ecrit par : toto | 26 octobre 2007

Que certains veuillent les suspendre à un croc de boucher est trop cruel :

Ecrit par : dugong | 26 octobre 2007

C'était juste pour réensemencer un milieu dangereusement aseptisé et frigorifié, propice à la prolifération de Listeria monocytogenes beaucoup plus dangereuse que quelques cociis et coliformes sympathiques. Je ne le ferai pas en vrai.

Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2007

Et avant de lui faire sauter une ou deux classes, si vous le jugez "surdoué", n'oubliez pas que c'est un garçon, et qu'à 16 ans après le bac, même très bon élève, il aura sans doute la maturité d'esprit d'un hérisson adulte.

Ecrit par : yann | 26 octobre 2007

Et encore, pas tout à fait, le hérisson adulte ayant en règle générale copulé! Mon "sur-doué" a redoublé sa seconde, ayant préféré les joies de la vie communautaire au bachotage, et perdu son avance. Franchement, je ne le regrette pas, surtout pour un littéraire qui partira à 300km de la maison après le bac.

Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2007

Puisqu'on parle ici de sciences, il est un principe mathématique absolument irréfutable: moins par moins = plus. Se faire insulter par toto est donc extrêmement flatteur! Amen.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 octobre 2007

Et je n'ai aucun mot à retirer de ce que j'ai dit sur ce forum: "sos éducation"; (j'étais vraiment maso à l'époque d'aller en des lieux pareils, mais cela m'est passé assez vite; "sos éducation", "lire et écrire").
Ah, si! La faute d'orthographe non relevée par mes contradicteurs si cultivés sur: "ce n'est pas moi qui fait". Mea culpa a posteriori, donc.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 octobre 2007

Je viens d'écouter l'invité d'Inter du 24/10 où le clone N. Demorrand qui a précédé Ali Baddou à France Cul accouchait François Rebsamen.

Je reproduis la fin succulente de l'interview :

FR : "Les François ont un rôle à jouer et Ségolène aussi"
ND : "Et dans quel type de position ?"
FR : "Oh ça ! Ce qui est important c'est de retrouver... Je pense que nous avons perdu le sens du collectif"

Faut-il le comprendre comme un appel à faire du ménage à trois au PS ?

Les ébats du PS sont décidémment bien confus.

Ecrit par : dugong | 26 octobre 2007

Au fait, si Gilles nous lit toujours, ma vive réaction à ses propos provient du fait que quand mon ainé avait sept ans, j'étais largement aussi à cran et hyperexigeante que lui, aussi remontée contre des PE incultes et approximatives. Depuis, j'ai mis de l'eau dans mon vin pour le plus grand bien-être social ET intellectuel de mes enfants. J'ai rencontré des professeurs qui valaient leur pesant d'or puis, venant ici, j'ai compris à quel point mon courroux contre le corps enseignant devait devenir du courroux politique, les fonctionnaires n'étant guère responsables et de la sélection qui leur est appliquée et de la formation qui leur est dispensée, pas plus que des programmes et manuels qui leur sont imposés, de la transversalité, de l'éducation à la citoyenneté et autres réductions de l'horaire de français en primaire et collège.
Si les programmes de maths et physique sont ce qu'ils sont et l'ORL obligatoire, tous n'ont pas la bouteille et l'ancienneté de Jean, de Catmano, de Thalie etc...

Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2007

De la confusion dans les mots et les choses ...
Je m'aperçois en visitant le blog de Jean-Paul Brighelli que tous ou presque confondent la grammaire descriptive et la grammaire prescriptive ou normative. La première est l'apanage des linguistes qui décrivent une langue en l'état, sous toutes ses formes, du jargon au langage académique, des formes anciennes aux formes régionales, la seconde est une forme restreinte de la première, elle indique le bon usage, elle décrit et prescrit le langage soutenu qu'on est en droit d'attendre d'un bon élève qui est amené à s'exprimer devant des jurys ou des publics variés, par écrit ou par oral, vous comprendrez bien qu'entre les deux disciplines il y a solution de continuité. La première grammaire est à l'usage des savants, la seconde à l'usage de l'honnête homme, c'est celle-ci que l'on doit enseigner dans les écoles, les collèges et les lycées, quitte pour ceux qui veulent approfondir leurs connaissances et en faire un métier ou une passion d'aller dans le supérieur comparer les théories en usage. Les classes jusqu'au baccalauréat ne doivent pas être le lieu d'une expérimentation hasardeuse où les niveaux de langage se confondraient, où la rue contaminerait le beau langage réservé à des usages courants et précis.
Il ne faut pas modifier l'enseignement élémentaire, primaire et secondaire pour le plaisir d'introduire des nouveautés ou le dernier état de la science, cela est du ressort du supérieur.

Ecrit par : iPidiblue strictement scolaire | 26 octobre 2007

Il ne faut pas modifier l'enseignement élémentaire, primaire et secondaire pour le plaisir d'introduire des nouveautés ou le dernier état de la science, cela est du ressort du supérieur.

Ecrit par : iPidiblue strictement scolaire

Sur ceci, je vous approuve entièrement. Et c'est valable aussi en sciences !

Ecrit par : Moot | 26 octobre 2007

Et encore, pas tout à fait, le hérisson adulte ayant en règle générale copulé!

Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2007

C'est même ça qui lui joue des tours, puisqu'il traverse la route n'importe où pour recommencer !

Ecrit par : yann | 26 octobre 2007

Jérémy traite élégamment Dumbledore de "Tantouze", pas de répliques. J'appuie fort: s'il avait été Juif, et que Jérémy était antisémite,

Ecrit par : Pendariès | 25 octobre 2007

C'est pas lui, c'est moi et c'est exprès... Sans commentaires inutiles. Le monde des mots est trop aseptisé.

Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2007

Il ne l'est que pour celles et ceux qui n'en maîtrisent pas l'idéologie. Je pense qu'ici les mots, pour les plus sensés parmi le blog, sont pesés. Non?

On aurait pu dire: ouranien, gidien, sodomite, etc.

Ecrit par : Pendariès | 26 octobre 2007

Cela me fait penser au livre de Guy Hocquenghem dont il a tiré par la suite un documentaire filmé "Race d'Ep", c'est du verlan, cela fit scandale.

Ecrit par : iPidiblue race d'Ep | 26 octobre 2007

Mais de toute manière, la machine blog-hyène avance à vide. Words! words! words!

Ecrit par : Pendariès | 26 octobre 2007

Contrairement à J.R.R. Tolkien qui, avec le Seigneur des anneaux, célèbre un “monde d’avant” et est donc réactionnaire, J.K. Rowling est, elle, une vraie libertaire animée d’une volonté de préservation. C’est comme si elle disait : “Apprenez le grec et le latin au lieu d’étudier le marketing. Vous pourrez ainsi peser sur le monde de manière inattendue.” Les vrais magiciens, ce ne sont pas les spins doctors [les conseillers en marketing politique, ndlr] de Tony Blair, mais ceux qui savent le grec et le latin.»

Extrait tiré de l'article de Libération

Ecrit par : Pendariès | 26 octobre 2007

www.liberation.fr/culture/287459.FR.php

Ecrit par : Pendariès | 26 octobre 2007

http://www.liberation.fr/culture/287459.FR.php

Ecrit par : Pendariès | 26 octobre 2007

On aurait pu dire: ouranien, gidien, sodomite, etc.

Ecrit par : Pendariès | 26 octobre 2007

inverti, c'est OK ?

J'aime bien sodomite, ça me fait rêver à gomorrhite.

Ecrit par : yann | 26 octobre 2007

Je ne suis pas assez spécialiste de Harry Potter pour savoir si l'homosexualité déclarée (récemment, par l'auteur elle-même) de Dumbledore a une importance quelconque dans ce roman d'éducation (car c'en est un, et au premier degré). Ce qui est sûr, en revanche, c'est que l'homophobie a encore de beaux jours devant elle, et que si l'on virait tous les homos des deux sexes de l'Education nationale, déjà que l'on peine à trouver de nouveaux profs, nous serions en état d'alerte rouge, de la Maternelle à l'Université — en passant par les LP.

D'autant que l'on pourrait s'interroger : quel comportement est inadéquat pour instruire des jeunes ?
La bêtise ?
Vaste programme…

Je reviens sur Charles Ier.
"Nez touchez pas à la hache", fait dire Dumas au roi d'Angleterre sur l'échafaud de Whitehall au chapitre LXX de Vingt ans après. c'est une phrase si historique que Balzac en avait fait le premier titre de ce qui est finalement devenu la Duchesse de Langeais. C'est en France qu'on exécutait les hommes à l'épée. En Angleterre, c'était donc à la hache, qui demande un peu moins de force, mais plus de précision.

Xavier Darcos est l'invité du Grand Jury RTL ce dimanche à 18 heures. Oyez oyez, braves gens, j'ai l'intuition qu'il va s"y dire des choses…

JPB

Ecrit par : brighelli | 26 octobre 2007

J'aime bien sodomite, ça me fait rêver à gomorrhite.

Ecrit par : yann | 26 octobre 2007

Qui s'associe dans mon cerveau à gonorrhée: ça ne le fait pas non plus.

Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2007

Le recrutement des enseignants vous déplaît? Allez trouver le ministre, et surtout foutez-nous la paix!

Ecrit par : Jean | 26 octobre 2007

Vous voulez sans doute dire : foutez-moi la paix ?

Lorsque je suis intervenu la première fois dans ce sujet , c'était en réponse à quelqu'un d'autre que vous.
Vous avez voulu soulever et appuyer l'idée que les parents se débarrassent de leurs chérubins en les confiant à l'école/garderie , il faut en assumer les conséquences...
Sachez que je n'ai aucune haine contre les enseignants , mais , que j'éprouve une certaine appréhension dès que l'on me parle de corps enseignant.
Mes enfants , malgré des programmes délabrés ont pu rencontrer de merveilleux enseignants , passionnés , altruistes et justes.
Je remercie au passage , ce professeur de français qui met ses cours de la journée sur son site , afin que les élèves en difficulté puisse " retourner en classe " s'ils n'ont pas tout saisi.
Je remercie ceux qui font au mieux , ou qui pensent faire au mieux malgré leur obeissance des programmes , car , ceux-là , méritent le respect , même s'ils ne sont pas dans la mouvance de la refondation de l'école .
De toute évidence , certains aimeraient du changement , mais , hésitent à en faire part officiellement . Ceux-là , n'ont alors pas le droit de critique , sur celui qui ignore , ils ont un devoir d'information ! On ne juge pas la méconnaissance , on la renseigne...
Tout cela pour dire que les interventions des parents , qui peuvent sembler chose totalement déplacée pour certains , sont inévitables lorsqu'on les implique au premier rang de l'EN . Le droit de réponse vaut pour tout le monde.
Pour en revenir à vous , Jean , et ce sera la dernière fois , vous avez fait preuve d'une mauvaise foi non dissimulée , et croyez bien que si j'avais eu à vous insulter , vous pourriez vous en plaindre réellement !
Vous êtes , je le rappelle , la démonstration que la refondation seule , ne résoudra pas tous les problèmes . Vous avez honteusement tenté de m'exclure du champs des discussions en me rabaissant à un niveau qui vous répugne visiblement .
En avez-vous profité ? Etes-vous soulagé à présent ?
Ne me répondez surtout pas , ce sont de fausses questions , bien entendu , vos états d'âme me passent bien au-dessus de la tête .
Soyez courageux , informez autour de vous : parents , mais aussi enseignants , ensuite , vous pourrez vous défouler honnêtement...

Ecrit par : oui-oui | 26 octobre 2007

Merci à Yann et Dobolino pour leurs précieux conseils concernant entre autres les sauts de classe.

Rassurez-vous, je me fous totalement de faire sauter une classe ou 10, ou même de faire « redoubler » mon rejeton qui est loin d’être un surdoué. Ce qui m’importe c’est que les enseignants qu’il sera amené à rencontrer ne soient pas tordu comme le pédophile qui s’est occupé d’un de mes gamins il y a près de 20 ans (passons... je vous prie) et que ces enseignants fassent leur boulot avec honnêteté et enthousiasme et ce sera déjà assez miraculeux (si si je vous assure). Si en plus, (ah quel bonheur !) ces gens-là sont aussi compétents que ceux que j’ai rencontrés aux journées du SLECC à Roncq, je serai un homme comblé. Hélas, mille fois hélas, ceux que je rencontre sont nuls, et je le dis avec d’autant plus de tristesse et de désespérance que je me sais ne pas être une lumière, alors imaginez le niveau lamentable de ces Maîtres !!!

Je suis vos bons conseils depuis la naissance de mon lardon et comme j’aime l’Art contemporain mais pas seulement, cet été par exemple il a visité le Prado à Madrid et le Guggenheim à Bilbao où il a été vivement impressionné par les œuvres de Richard Serra. Mais il a aussi visité le Kröller Müller Muséum, le Rijksmuseum d’Amsterdam, La Tate Galery de Londres, la Segrada Familia de Gaudi à Barcelone, le Jardin des Tarots de Nikki de Saint Phalle (au nord de Rome), la Villa Falbala de Jean Dubuffet près de Paris, etc. Il connaît aussi le Palais du Facteur Cheval, la Fabuloserie et la maison de Picassiette. Lorsque nous habitions en région parisienne, il a visité à plusieurs reprises le musée Beaubourg, le Louvre, la Galerie du Jeu de Paume...

Et puis comme ce gamin est intéressé par tout je lui ai appris les multiplications, la somme des angles du triangle et lui ai offert un télescope parce que l’espace le fascine, et que sais-je encore...

Vous voyez j’essaye à mon petit niveau de lutter contre la connerie envahissante, mais je vous assure que seul c’est vachement dur à vivre surtout quand en plus on n’est pas agrégé. C’est pourquoi j’attends tellement sur ce blog des enseignants qui y sévissent (mais non, pas : « y sévices »). Soyons clair, une forte proportion des participants sont bardés de diplômes et de culture à un point tel que, lorsqu’ils la donnent un peu en partage, ils font ça parfois comme des sales gosses qui mettent les mains dans le pot de confiture (laquelle comme la culture s’étale d’autant plus qu’on en a moins) et ils en foutent partout mal t’à propos (y’a des réponses qu’on m’a faites que j’ai pas comprites !).

Ce que je veux dire c’est que parent ordinaire je suis et parent ordinaire qui a un furieux besoin que des gens comme vous qui se sont donné la peine de côser riche mais compréhensible à des quidams comme moi doivent aller plus loin encore (coucou JPB me lisez-vous ?) et s’entourer de nous autres les « parents-3615-kinanveu » sinon on va tous crever, nos gamins bien sûr, nous aussi évidemment, et vous aussi les bardés de beaux diplômes tout pleins de belle intelligence dont on a tellement besoin pour voir clair (merci JPB, Lebris et les autres) parce que la télé fait ça aussi mieux que vous maintenant que les programmes scolaires sont vides (les programmes télé aussi).

Ce dont on a besoin, nous autres parents c’est d’une part de « l’analyse concrète de la situation concrète » du système, comment ça marche et comment on va au casse-pipe. OK, ça c’est fait et très bien fait bravo à vous tous d’avoir pressé tout le citron : nous y’en a avoir pigé qu’on va crever et on sait même comment. Maintenant ce n’est pas une raison d’en rester là, faut continuer en refaisant tous les programmes avec les contenus, publier des bouquins de cours pour que les parents, armés de ces bouquins aillent dans les écoles les foutre dans la tronche des abrutis qui continuent à désapprendre à lire avec Dagobert à nos gosses. Flinguer le système c’est super bien, maintenant faut s’armer de contre-programmes y compris en reprenant d’anciens programmes. À Roncq la démonstration a été faire avec brio qu’un bouquin des années 50 de quelques centaines de grammes permettait d’enseigner avec beaucoup d’intelligence et de justesse... la géographie.

À Toto, désolé de vous contredire, même si je ne suis pas d’accord avec celui qui m’a repris (j’ai vu le lien : http://www.soseducation.com/forum/viewtopic.php?t=541), je ne me permettrais pas de le traiter de « neuneu » parce que, contrairement à vous, il signe de son nom. Rester anonyme et persister pour insulter les autres me rappelle une époque que je n’ai pas connue parce que je suis né juste après mais que j’aimerais tant qu’elle fut à jamais révolue.

Pour conclure (provisoirement).
Questions vaches mais pardon d’avance je ne puis m’en dispenser. Parmi vous, les intervenants cultivés et intelligents qui avez des gamins :
Combien ont eu des gamins en échec scolaire grave ?
Combien de vos enfants ont été scolarisés en ZEP ?
Combien se sont démerdés pour zapper la carte scolaire ?
Combien ont fait en sorte que l’instit soit un bon et pas un nul ?
Combien sont allés voir un prof qui, sachant qu’il avait affaire à un agrégé, s’est fait tout petit ?
Savez-vous combien vous représentez de % par rapport à la population ? Et c’est pourtant ce presque rien-là que moi je respecte et dont j’ai besoin pour avancer avec mon gamin, alors aidez-nous

GILLINOUI

Ecrit par : Gilles CHARTIOT | 26 octobre 2007

Merci à Yann et Dobolino pour leurs précieux conseils concernant entre autres les sauts de classe.

Rassurez-vous, je me fous totalement de faire sauter une classe ou 10, ou même de faire « redoubler » mon rejeton qui est loin d’être un surdoué. Ce qui m’importe c’est que les enseignants qu’il sera amené à rencontrer ne soient pas tordu comme le pédophile qui s’est occupé d’un de mes gamins il y a près de 20 ans (passons... je vous prie) et que ces enseignants fassent leur boulot avec honnêteté et enthousiasme et ce sera déjà assez miraculeux (si si je vous assure). Si en plus, (ah quel bonheur !) ces gens-là sont aussi compétents que ceux que j’ai rencontrés aux journées du SLECC à Roncq, je serai un homme comblé. Hélas, mille fois hélas, ceux que je rencontre sont nuls, et je le dis avec d’autant plus de tristesse et de désespérance que je me sais ne pas être une lumière, alors imaginez le niveau lamentable de ces Maîtres !!!

Je suis vos bons conseils depuis la naissance de mon lardon et comme j’aime l’Art contemporain mais pas seulement, cet été par exemple il a visité le Prado à Madrid et le Guggenheim à Bilbao où il a été vivement impressionné par les œuvres de Richard Serra. Mais il a aussi visité le Kröller Müller Muséum, le Rijksmuseum d’Amsterdam, La Tate Galery de Londres, la Segrada Familia de Gaudi à Barcelone, le Jardin des Tarots de Nikki de Saint Phalle (au nord de Rome), la Villa Falbala de Jean Dubuffet près de Paris, etc. Il connaît aussi le Palais du Facteur Cheval, la Fabuloserie et la maison de Picassiette. Lorsque nous habitions en région parisienne, il a visité à plusieurs reprises le musée Beaubourg, le Louvre, la Galerie du Jeu de Paume...

Et puis comme ce gamin est intéressé par tout je lui ai appris les multiplications, la somme des angles du triangle et lui ai offert un télescope parce que l’espace le fascine, et que sais-je encore...

Vous voyez j’essaye à mon petit niveau de lutter contre la connerie envahissante, mais je vous assure que seul c’est vachement dur à vivre surtout quand en plus on n’est pas agrégé. C’est pourquoi j’attends tellement sur ce blog des enseignants qui y sévissent (mais non, pas : « y sévices »). Soyons clair, une forte proportion des participants sont bardés de diplômes et de culture à un point tel que, lorsqu’ils la donnent un peu en partage, ils font ça parfois comme des sales gosses qui mettent les mains dans le pot de confiture (laquelle comme la culture s’étale d’autant plus qu’on en a moins) et ils en foutent partout mal t’à propos (y’a des réponses qu’on m’a faites que j’ai pas comprites !).

Ce que je veux dire c’est que parent ordinaire je suis et parent ordinaire qui a un furieux besoin que des gens comme vous qui se sont donné la peine de côser riche mais compréhensible à des quidams comme moi doivent aller plus loin encore (coucou JPB me lisez-vous ?) et s’entourer de nous autres les « parents-3615-kinanveu » sinon on va tous crever, nos gamins bien sûr, nous aussi évidemment, et vous aussi les bardés de beaux diplômes tout pleins de belle intelligence dont on a tellement besoin pour voir clair (merci JPB, Lebris et les autres) parce que la télé fait ça aussi mieux que vous maintenant que les programmes scolaires sont vides (les programmes télé aussi).

Ce dont on a besoin, nous autres parents c’est d’une part de « l’analyse concrète de la situation concrète » du système, comment ça marche et comment on va au casse-pipe. OK, ça c’est fait et très bien fait bravo à vous tous d’avoir pressé tout le citron : nous y’en a avoir pigé qu’on va crever et on sait même comment. Maintenant ce n’est pas une raison d’en rester là, faut continuer en refaisant tous les programmes avec les contenus, publier des bouquins de cours pour que les parents, armés de ces bouquins aillent dans les écoles les foutre dans la tronche des abrutis qui continuent à désapprendre à lire avec Dagobert à nos gosses. Flinguer le système c’est super bien, maintenant faut s’armer de contre-programmes y compris en reprenant d’anciens programmes. À Roncq la démonstration a été faire avec brio qu’un bouquin des années 50 de quelques centaines de grammes permettait d’enseigner avec beaucoup d’intelligence et de justesse... la géographie.

À Toto, désolé de vous contredire, même si je ne suis pas d’accord avec celui qui m’a repris (j’ai vu le lien : http://www.soseducation.com/forum/viewtopic.php?t=541), je ne me permettrais pas de le traiter de « neuneu » parce que, contrairement à vous, il signe de son nom. Rester anonyme et persister pour insulter les autres me rappelle une époque que je n’ai pas connue parce que je suis né juste après mais que j’aimerais tant qu’elle fut à jamais révolue.

Pour conclure (provisoirement).
Questions vaches mais pardon d’avance je ne puis m’en dispenser. Parmi vous, les intervenants cultivés et intelligents qui avez des gamins :
Combien ont eu des gamins en échec scolaire grave ?
Combien de vos enfants ont été scolarisés en ZEP ?
Combien se sont démerdés pour zapper la carte scolaire ?
Combien ont fait en sorte que l’instit soit un bon et pas un nul ?
Combien sont allés voir un prof qui, sachant qu’il avait affaire à un agrégé, s’est fait tout petit ?
Savez-vous combien vous représentez de % par rapport à la population ? Et c’est pourtant ce presque rien-là que moi je respecte et dont j’ai besoin pour avancer avec mon gamin, alors aidez-nous

GILLINOUI

Ecrit par : Gilles CHARTIOT | 26 octobre 2007

Pardon, j'ai vachement merdoyé dans l'envoi de ma réponse qui s'inscrit 2 fois, ce qui fait très malpoli.
j'essaierai de ne pas recommencer. Promis.

GILLINOUI

Ecrit par : Gilles CHARTIOT | 26 octobre 2007

Robin écrit : « Il y a des gens à la figure desquels ont cracherait volontiers, faute de trouver un endroit plus sale. » Vu l’ambiance, je me sens visé, merci à lui, mais si ça l’intéresse qu’il m’envoie ses insultes en direct-live sur mon turlu (je lui donne mon N° si ça lui chante).

Cette phrase jetée dans un mouvement d'indignation (je pensais à mon grand-mère paternel, ouvrier, blessé de guerre, gazé, congrès de Tours, Léon Blum, membre de la SFIO...vous voyez le genre ?) ne vous était pas destinée, mais à celui que vous citiez et dont vous sembliez vous démarquer.

Je ne veux pas croire que vous approuvez ce genre de déclaration. Moi, ça me fait vomir.

Que voulez-vous, je n'arrive pas à me faire au cynisme ambiant, au néo-libéralisme (gare à cadichon qui va nous expliquer que ça n'existe pas, que ce n'est pas une idéologie, etc.), aux "initiés" du MEDEF, aux enrichis des "stock options" aux gens qui trahissent leurs convictions (les "amis " de François Bayrou ralliés par opportunisme à Sarkozy par exemple)

...Et au malheur de ceux qui ont la malchance d'être "du mauvais côté de la barrière".

Oui, je suis un indécrottable naïf, un "Jean de la lune"...

...Je ne me suis pas enrichi, je n'ai pas d'amis haut placés...

Mais j'arrive encore à me regarder en face le matin dans la glace quand je me rase.

Ecrit par : Robin | 26 octobre 2007

"j'étais vraiment maso à l'époque d'aller en des lieux pareils"
Genre tu ne l'es plus, connardo !

Ecrit par : toto | 26 octobre 2007

"À Toto,"

Mais contrairement à moi, tu ne le 'connais' pas depuis assez longtemps :o)))) on en reparle bientôt.

Maintenant rapport à l'anonymat, c'est une obligation... là aussi tu comprendras... plus tard (peut-être trop tard... )

Ecrit par : toto | 26 octobre 2007

"Rester anonyme et persister pour insulter les autres me rappelle une époque que je n’ai pas connue parce que je suis né juste après mais que j’aimerais tant qu’elle fut à jamais révolue."
Rapport à l'époque, je pense que certains devaient signer leur 'lettre' de leur propre nom, so ....

Ecrit par : toto | 26 octobre 2007

Jérémy quand je parle de vraies richesses je n'ai pas l'intention d'employer de grands mots. Je pense tout simplement à : être en bonne santé, être bien dans sa peau et heureux de vivre ce qui permet de s'instruire pour comprendre, réfléchir , s'exprimer, faire ce que l'on aime vraiment et rêver.
Si l'on a la chance d'avoir des parents aimants et attentifs et des maîtres passionnés par leur métier, bref des adultes qui considèrent que l'enfant n'est n'est pas un légume ou un parasite, il me semble que l'on peut grandir dans de bonnes conditions et affronter les épreuves inévitables et douloureuses. Rien n'est facile, ma modeste expérience me l'a appris.Il faut se battre encore et toujours.
Que Gilles puisse apparaître au fil de ses interventions comme un casse-pied, un crampon ou un fâcheux - et j'emploie ces mots corrects pour parler comme lui car il ne se distingue pas, à l'instar de certaines célébrités, par une vulgarité arrogante - c'est possible. A moi de relire attentivement ses propos. Simplement je constate qu'il est conscient des dégâts qui ne sont pas prêts d'être résolus, ce qui n'est pas le cas de tout le monde. Comme DDEN, fonction dont l'efficacité réelle peut- être discutée, j'en conviens, je participe à des réunions trimestrielles où nous évoquons essentiellement des problèmes d'effectifs, de sécurité des locaux, de salubrité et surtout de transport scolaire. La plupart d'entre nous sont des retraités de l'enseignement mais d'autres professions sont représentées. Les propos échangés abordent rarement les préoccupations de ce blog. Il arrive qu'une allusion se faufile de temps à autre en fin de réunion, allusion du genre : "Vous avez lu le reportage dans le journal concernant le niveau des étudiants en première année ? Pas un seul des étudiants en première année de lettres modernes n'a été capable de donner la signification du mot "camouflet" même avec le contexte. Le test proposait un article du "Monde" relatant une rencontre entre le pape et et le dalaï-lama et presque tous ont pensé qu'un camouflet désignait un prêtre bouddhiste." Les réactions sont diverses. Il convient de sourire sans se moquer. On ajoute que les journalistes exagèrent et que l'anecdote n'est pas représentative d'un réel problème. Je me hasarde à préciser que le problème est réel et que depuis une paire d'années je consulte pas mal d'ouvrages sur le sujet. On me fait alors comprendre que je dois me méfier de tous ces ouvrages qui prennent plaisir à dramatiser la situation. Soit. Je précise malgré tout que je suis tombée de haut quand j'ai repris l'enseignement en lycée en 1989 et que vraisemblablement l'article du quotidien régional apporte la preuve que rien ne s'arrange. Oui, oui on sait...

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 26 octobre 2007

Je poste hors sujet (une fois de plus) parce que je suis encore abasourdie par ce que vient juste de m'apprendre mon amie documentaliste au sujet de l'un de mes 5e : le gosse a deux ans de retard (j'aurais pas deviné, il n'a définitivement pas une allure de 3e). Son QI est parfaitement normal, il est même plutôt plus malin et plus cultivé que la plupart de mes élèves (tous niveaux confondus). Mais pourquoi donc a-t-il deux ans de retard, me demanderez-vous ? Eh bien voici la réponse : sa mère ignorait qu'il fallait l'inscrire, elle ne s'était pas plus que ça posé la question. Le garçon a donc débarqué en CP à 9 ans.

Je tiens à préciser que la famille est française depuis plusieurs générations, et qu'elle n'a donc aucune excuse (c'est pas comme si on avait affaire à des gens tout juste arrivés en France et ayant besoin d'un temps d'adaptation).

Que ceux qui sont pour le libéralisme à fond les manettes et pour la privatisation généralisée de l'enseignement me disent quel profit de pareilles familles pourraient tirer du "plus de choix" dont on (je vous laisse deviner qui) nous rebat constamment les oreilles sur ce blog. Déjà, il faudrait que les familles aient l'ensemble des options à portée de main : tous les établissements devraient être à moins de 10 km de leur maison (sinon, c'est mort : on parle de gens qui ne savent pas que Dunkerque (ville pourtant importante de leur région) est en France et qui ne sont jamais allés à Lille, tellement c'est loin - 30 km sur autoroute, quand même, et gratos, l'autoroute). Ensuite, pour effectuer un choix... Difficile, on parle de gens qui ne savent définitivement pas, pour la plupart, faire la différence entre les divers types d'enseignements, qui pensent qu'il y a un BEP prof (je plaisante à peine), et qui autorisent leurs gosses à ne plus aller en cours dès le début du mois de juin, vu que "Baaaah, à quoi ksa sert, on fait pus rein !" (en effet, on fait pus rein, vu qu'on a pus d'élèves). Comment qu'on fait, alors ?

Ou peut-être qu'on dit que tout ça, c'est du rebut de la société qui n'a pas su user de sa liberté de réussir et qu'on le traite comme tout rebut digne de ce nom doit être traité : direction "ze bin" ?

Je m'interroge.

Ecrit par : Kap | 26 octobre 2007

Maminou, c'est pas d'la proba, c'est d'la logique, 1 jour sur 7 pour les 3 maladies.

tu me racontes la corrections ;)

Ecrit par : toto | 26 octobre 2007

En ce qui concerne le délit d'initié et l'affaire Airbus (je ne décolère pas), je viens d'apprendre que les Américains, contrairement à nous, ne plaisantaient pas avec ça.

C'est menottes aux poignets que les petits malins sont fourés au trou, aussi haut placés soient-ils...et ils peuvent en prendre pour quatre ou cinq ans fermes.

Pourquoi imitons-nous toujours ce qu'ils ont de mauvais et jamais ce qu'ils ont de bon ?

J'aurais presque envie de m'écrier, en paraphrasant le marquis de Sade : "Français, encore un effort pour devenir de vrais "libéraux" !"

Ecrit par : Robin | 26 octobre 2007

errata : fourrés .

Ecrit par : Robin | 26 octobre 2007

""j'étais vraiment maso à l'époque d'aller en des lieux pareils"
Genre tu ne l'es plus, connardo !"

Ecrit par : toto | 26 octobre 2007

Non, toto! J'ai presque même l'impression d'être un peu sadique quand je vous destine un message... Quelquefois, j'en culpabilise même, mais cela m'amuse tellement de lire avec gourmandise vos répliques soubresauts... Je sais, ce n'est pas charitable de ma part.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 octobre 2007

"Maintenant rapport à l'anonymat, c'est une obligation... là aussi tu comprendras... plus tard (peut-être trop tard... )"

Ecrit par : toto | 26 octobre 2007

Excellente excuse! Ca, j'avoue que je n'y aurais pas pensé! Vous avez peur de quoi? D'être inculpé pour outrage permanent à l'intelligence?

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 octobre 2007

:pt1cable:
lol

Ecrit par : toto | 26 octobre 2007

"Excellente excuse!"
Sûr kon peut plus rin pour toi, pommalo !

:)))))

Ecrit par : toto | 26 octobre 2007

Questions vaches mais pardon d’avance je ne puis m’en dispenser. Parmi vous, les intervenants cultivés et intelligents
GILLINOUI

Ecrit par : Gilles CHARTIOT | 26 octobre 2007

C'est pas des questions pour nous, Yann et Toto! Il a dit "cultivés et intelligents"...

Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2007

Dobolino! Vous mettez sérieusement Yann et vous-même sur le même plan que toto sur le plan de l'intelligence et de la culture?

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 octobre 2007

Combien ont eu des gamins en échec scolaire grave ?
Combien de vos enfants ont été scolarisés en ZEP ?
Combien se sont démerdés pour zapper la carte scolaire ?
Combien ont fait en sorte que l’instit soit un bon et pas un nul ?
Combien sont allés voir un prof qui, sachant qu’il avait affaire à un agrégé, s’est fait tout petit ?
Savez-vous combien vous représentez de % par rapport à la population ? Et c’est pourtant ce presque rien-là que moi je respecte et dont j’ai besoin pour avancer avec mon gamin, alors aidez-nous

GILLINOUI

Ecrit par : Gilles CHARTIOT | 26 octobre 2007

Ceci dit, je répondrais quand même:
1) échec scolaire mais pas trop grave pour mon fils: défaut total d'intégration scolaire et refus absolu de travailler. Aucun soutien du corps enseignant pour cf plus loin
2) pas ZEP mais zone de revitalisation rurale, petit collège à faible effectif et niveau culturel proche du zéro avec 2/3 des élèves en lourde difficulté genre "dys..." à vocabulaire d'une payvreté extrême. violence mais pas trop de délinquance grave du fait de faible effectif (classes à 20 élèves)
3) Carte scolaire détournée par dérogation académique obtenue sans problème
4) impossible, y'en avait pas...
5) Je suis allée voir les profs et me suis faite massacrer du fait de mes diplomes, du genre: "tout le monde ne veut pas faire une classe préparatoire" (notez le "veut" à la place de "peut") "élitiste qui pousse son enfant" "mère abusive" etc... Pour négocier avec un PE, il vaut cent fois mieux être RMiste avec un enfant limité que Profession libérale avec un enfant trop précoce. Nous avosn vécu un calvaire, sans blague.

Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2007

Simple question de jalousie "mal t'a propos", Dobolino. Et également le fait que les enseignants soient souvent, (à tort, évidemment), plus méfiants vis à vis des "catégories sociales favorisées".

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 octobre 2007

Alors là, cent fois, mille fois d'accord avec Dobolino. Et encore, il y a pire que d'être un salaud de bourgeois : aller voir une PE nulle en étant l'auteur de la Fabrique du crétin, quelqu'un peut imaginer ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 26 octobre 2007

Oui, je suis un indécrottable naïf, un "Jean de la lune"...

...Je ne me suis pas enrichi, je n'ai pas d'amis haut placés...

Mais j'arrive encore à me regarder en face le matin dans la glace quand je me rase.

Ecrit par : Robin | 26 octobre 2007

Aujourd'hui, une vieille militante communiste m'a raconté la vie du député communiste Philippe Giovanini qui donnait l'intégralité de son indemnité de député au PC, sa pension d'ancien déporté (18 000 ff/an) pour moitié au secours populaire pour autre moitié à je ne sais plus quelle association féministe, son indemnité de maire à encore autre association caritative et vivait dans son HLM. Le Parti Communiste local reversait en cachette à son épouse de quoi boucler le mois car lui devenait furieux si on essayait de lui faire comprendre qu'il pouvait en garder pour lui. Il vivotait sur une toute petite retraite.

Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2007

Pour le coup, je vais nous provoquer une belle diatribe de cadichon.

Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2007

Et encore pire: voter Sarkozy quand on est un ancien militant d'extrême-gauche... Mais, là, effecrivement, c'est vraiment la politique du pire! :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 octobre 2007

Alors là, cent fois, mille fois d'accord avec Dobolino. Et encore, il y a pire que d'être un salaud de bourgeois : aller voir une PE nulle en étant l'auteur de la Fabrique du crétin, quelqu'un peut imaginer ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 26 octobre 2007
Et être la fille du professeur Huby, en 1974 ou 1975, avec un professeur d'allemand communiste, un prof de français au SGEN et un prof de russe trotskiste? Pas mal, non plus!
Quand j'étais en prépa, mon prof de bio (gauchiste) était un ancien auditeur libre de Saint Cloud: ce fut un cauchemar! Le type était tellement persuadé que j'étais pistonnée qu'il me saquait démesurément et affichait à mon égard un mépris douloureux pour moi, quatorze heures par semaine tout de même! A dix-sept ans, c'est dur à vivre. J'ai pris la haine à un tel point que j'ai intégré en bizuth pour lui prouver que je méritais mon admission en prépa.

Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2007

Le « par cœur », en tant que moyen d’acquisition et de fixation de notions nouvelles, est, en effet, en voie de disparition et c’est bien regrettable. Croyez – vous pour autant qu’il ait disparu ? Il existe toujours et se porte fort bien. Les enseignants de CP n’ont même pas besoin de l’imposer. Les enfants le réinventent tous les ans dans des centaines d’écoles de France et de Navarre. Ce « par cœur » n’est pas une technique d’apprentissage mais une stratégie d’adaptation nécessaire utilisée par des milliers d’enfants à qui on refuse de proposer un apprentissage de la lecture basé sur l’étude systématique du code alphabétique. Dans ce cas précis, le « par cœur » est donc une béquille utilisée par un malade dont la jambe a été cassée par son propre médecin ! Au cours de ma carrière, j’ai vu des gamins, virtuoses en la matière, capables de débiter des textes entiers sans pouvoir en isoler le moindre mot.
Comment peut-il en être autrement quand le premier jour du CP les enfants doivent (apprendre ? reconnaître ? lire ? ânonner ? ) ce genre de phrase ( je n’invente rien) :

J’ai rêvé que je pilotais une fusée extraordinaire. ( ??!!)

Malgré l’euphorie des premiers jours provoquée par « l’illusion du lire », Je peux vous assurer que, 15 jours plus tard, beaucoup d’enfants ont définitivement fini de rêver. Les seuls à rêver sont les enseignants et certains parents ( les plus fragiles bien sûr) qui se laissent berner par ce genre de « salade » .La seule chose qui soit extraordinaire ( et qui effectivement laisse rêveur) , c’est la connerie sans limite de certains pédagogues.

Vive le « par cœur » !
A bas le « par cœur » !

Thierry Venot

Ecrit par : thierry venot | 26 octobre 2007

"J'ai pris la haine à un tel point que j'ai intégré en bizuth pour lui prouver que je méritais mon admission en prépa"
écrit Dobolino.
D'abord, toutes mes félicitations, ce n'est pas si simple. Ensuite, c'est aussi la preuve de votre qualité — et d'une autre époque aussi : vous avez pris dans l'aversité la motivation pour vous dépasser. Aujourd'hui, quand ils ont la haine, ils poignardent le prof, filment l'agression et l'envoient sur Dailymotion.
JPB

Ecrit par : brighelli | 26 octobre 2007

Dobolino! Vous mettez sérieusement Yann et vous-même sur le même plan que toto sur le plan de l'intelligence et de la culture?

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 octobre 2007
Bon, enfin, Yann, peut-être pas mais Toto, c'est pas une tantouze d'abord, c'est un youpin, alors, ça crée des liens dans le genre test ADN.

De toute façon, ce blog est un nid de juifs. Qui est Franc-Maçon, qui est protestant? Qui réunit deux conditions à la fois?
Une fois virés les pédés, les juifs et les francs maçons plus les huguenots, il ne restera pas grand monde ici.
Grosses bises à Pendariès!

Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2007

D'abord, toutes mes félicitations, ce n'est pas si simple. Ensuite, c'est aussi la preuve de votre qualité — et d'une autre époque aussi : vous avez pris dans l'aversité la motivation pour vous dépasser. Aujourd'hui, quand ils ont la haine, ils poignardent le prof, filment l'agression et l'envoient sur Dailymotion.
JPB

Ecrit par : brighelli | 26 octobre 2007
Si je l'avais poignardé (ce n'est pas l'envie qui me manquait), non seulement j'aurais été virée de LLK sed etiam j'aurais eu un casier judiciaire non vierge et ça, pour le concours véto, c'était pas possible.

Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2007

Je ne sais s'il en est encore ainsi mais, à l'époque, on ne pouvait intégrer avec une tuberculose ou un casier judiciaire crasseux. Pour la tub, c'est un peu exagéré.

Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2007

De passage sur le blog, je trouve cette référence de F Guichard :
"Je me souviens aussi du manuel d'Edouard Jauffret, "Au pays bleu", classe de 9eme, moins littéraire mais plein de charme."
C'est avec ce livre que j'ai moi-même appris en CE1 ce qu'était le français. Je l'ai retrouvé il y a quelque temps sur ebay. Je me rappelais la plupart des histoires, qui n'ont rien perdu de leur charme. Mais en le regardant aujourd'hui avec la distance des ans, je découvre aussi un lexique et une grammaire que bien des étudiants de lettres ne connaissent plus. En suivant le lien proposé par Françoise, je découvre en outre que l'auteur était de la Seyne-sur-mer et que son père était un menuisier anarchiste. Que demander de plus?

Ecrit par : Pedro Cordoba | 26 octobre 2007

"Bon, enfin, Yann, peut-être pas mais Toto, c'est pas une tantouze d'abord, c'est un youpin, alors, ça crée des liens dans le genre test ADN.

De toute façon, ce blog est un nid de juifs. Qui est Franc-Maçon, qui est protestant? Qui réunit deux conditions à la fois?
Une fois virés les pédés, les juifs et les francs maçons plus les huguenots, il ne restera pas grand monde ici.
Grosses bises à Pendariès!"

Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2007

Je ne vois pas le rapport! Comme le disait si bien Pierre Dac, en des temps où la France était nettement plus antisémite qu'aujourd'hui, (je pense); "un con, on le traite de sale con; un juif, on le traite de sale juif; je revendique pour les juifs le droit d'être cons".

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 octobre 2007

Bon, enfin, Yann, peut-être pas ...

Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2007

T'es ben bonne avec moi !
Mais tu t'avances peut-être un peu, après tout.

Ecrit par : yann | 26 octobre 2007

Alors là, cent fois, mille fois d'accord avec Dobolino. Et encore, il y a pire que d'être un salaud de bourgeois : aller voir une PE nulle en étant l'auteur de la Fabrique du crétin, quelqu'un peut imaginer ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 26 octobre 2007

Ne serait-ce pas du sado-masochisme?

Ecrit par : serpent à plumes | 26 octobre 2007

Pour le coup, je vais nous provoquer une belle diatribe de cadichon.

Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2007

Pour le coup, son ego va en prendre un sacré, de coup! Elle qui avoue n'avoir eu aucun communiste dans sa famille , voilà qu'elle ne pourra pas se vanter d'avoir eu un ancêtre d'une telle grandeur d'âme!

Ecrit par : serpent à plumes | 26 octobre 2007

Pendaries, il faut lire mes messages avant de me prendre pour un homophobe !!! Manquerait plus que ça, tiens... Je n'ai traité personne de quoi que ce soit ici.
Vous avez lu l'explication de dobolino, au moins ?
D'ailleurs, à part la circulaire timorée de Jack Lang en 2001, on a déjà abordé le thème de l'homosexualité dans les programmes de l'E.N. ici ? Non, bon alors, soit on traite de questions de fond qui coûtent des vies chaque année, soit on s'abstient de dire des âneries sur moi sans savoir et en lisant mes messages en diagonale. J'aimerais bien avoir une réponse, tiens, tant qu'à faire, qui me dise que vous avez compris l'erreur.

Hélène Chartier, j'ai trouvé votre message très instructif, et j'ai mieux compris ce que vous vouliez dire. Le sondage sur camouflet, on pourrait le faire avec plein d'autres publics, on aurait des résultats tout aussi édifiants.

Gilles, je n'ai rien à ajouter au message de dobolino qui vous était destiné. Dites-vous juste qu'il n'y a pas UN corps enseignant, que ça doit être le corps de métier où tout le monde se tire le plus dans les pattes, et que les gens qui se font petits devant les agrégés sont TRES rares, bien au contraire (de toute façon, vous ne saurez pas le statut des profs en face des vous, et c'est aussi bien comme ça - un agrégé ne fait pas forcement mieux son travail dans une classe qu'un certifié, et les contractuels font des efforts énormes donc pas besoin que les parents le sachent en plus).
Bref, je maintiens que dans l'état actuel de vos exigences, il vaut mieux que vous fassiez vous-même l'école à votre fils. Aucun professeur n'est capable d'apporter à votre enfant les connaissances sûres et intangibles que vous souhaitez - elles pourront toujours être remises en cause (cf. mes exemples plus haut)

Ecrit par : Jeremy | 26 octobre 2007

D'ailleurs il faut que je pense à tout ici :

1) Jean-Paul, vous nous aviez promis une nouvelle note ! (tiens, on dirait mes élèves)

2) Pedro Cordoba, la structure sur les langues, vous l'abandonnez finalement ?

Ecrit par : Jeremy | 26 octobre 2007

Bon, enfin, Yann, peut-être pas ...

Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2007

T'es ben bonne avec moi !
Mais tu t'avances peut-être un peu, après tout.

Ecrit par : yann | 26 octobre 2007
Nuance! Et de taille! Je ne m'engage pas, ni dans un sens ni dans l'autre.

Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2007

Pour information: les suisses ont aussi leur "3ème voie", et cette voie a été adoptée pour tous (enfin tous les romands), par votation...

Les Suisses ont vécu, ont vu et en sont revenus... à méditer !

"Il y a un peu plus d'un an, le 24 septembre 2006, le peuple genevois plébiscitait
avec une impressionnante majorité (76%) l'initiative de notre Association Refaire
L'Ecole (Arle) «pour le maintien des notes à l'école primaire». En réaction à la
rénovation qu'on voulait leur imposer, quelques enseignants décidèrent de reprendre
leur destin en mains en offrant aux Genevois la possibilité de débattre sur l'avenir
de notre école. A l'issue d'une campagne plutôt agitée, le bon sens du peuple s'est
exprimé dans les urnes. Que s'est-il passé par la suite?
Au lendemain de la votation, le chef du Département de l'instruction publique a
sagement affirmé sa volonté de tout mettre en oeuvre pour respecter la lettre et
l'esprit de l'initiative. Il a pris la peine de consulter les partenaires de l'école
primaire et d'écouter les initiants avant de proposer trois documents essentiels à la
bonne marche de l'école.
Ainsi, Genève a obtenu un nouveau règlement, un plan d'étude annuel pour chaque
discipline et un livret scolaire unique pour toute la période primaire. Aujourd'hui,
force est de constater que les outils mis à disposition pour cette rentrée 2007 par la
Direction de l'Enseignement Primaire (DEP) respectent la volonté populaire favorable
à une évaluation continue, chiffrée et certificative.
L'anniversaire de cette votation n'est pas simplement remarquable parce qu'il
célèbre l'abandon définitif de la rénovation et la paix rétablie à l'école primaire. En
effet, cet événement est surtout significatif parce qu'il permet à nombre
d'enseignants de se libérer du sentiment de culpabilité qui les habitait quand,
malgré les réticences de la DEP, ils voulaient vérifier par des récitations notées les
apprentissages scolaires portant par exemple sur la maîtrise des opérations
arithmétiques, ou des formes verbales. Aujourd'hui, chaque maître peut à sa
convenance instaurer et utiliser des «petits travaux notés» qui compteront dans la
moyenne trimestrielle, travaux traduisant la continuité des acquis des élèves.
Il faut se rappeler que, si la note est indéniablement un outil pour mieux
communiquer avec les parents, elle est également pour l'enseignant un indicateur
qui lui permet de déceler les lacunes de sa propre pratique. Chacun devra
apprendre à en tirer les enseignements pour continuer de se perfectionner et ainsi
progresser.
Chaque enseignant a maintenant la liberté d'exercer sa profession dans le respect du
cadre institutionnel fixé par des programmes annuels communs pour l'ensemble du
canton et bientôt au niveau romand.
Grâce à ce mode d'évaluation et au nouveau livret scolaire, la relation triangulaire
parents-élèves-enseignants se trouve renforcée par une communication lisible et
claire des niveaux d'acquisition ainsi que du comportement de l'élève. Régulièrement
signés, les travaux notés seront répertoriés dans un dossier d'évaluation pour être
analysés lors d'entretiens avec l'enseignant en classe.
En conclusion, nous pouvons mesurer le chemin parcouru par les uns et les autres
pour arriver à trouver démocratiquement une solution qui rassemble et réconcilie.
[...]
L'expérience de démocratie directe vécue autour de l'initiative sur les notes à
l'école primaire a fait des envieux dans les pays qui n'ont pas ce moyen
extraordinaire pour exprimer la volonté populaire.
Nous nous rendons compte aujourd'hui combien notre école républicaine, gratuite,
laïque et obligatoire est redevable envers tous ceux qui ont su faire preuve de bon
sens pour la remettre sur la bonne voie! Encore un grand merci à eux! "
Tribune de Genève le 18 octobre 2007 © Edipresse Publications SA

Ecrit par : Maminou | 26 octobre 2007

Jeremy, pour abonder dans votre sens, j'avais oublié de vous répondre, concernant les "approximations"... Oui, évidemment, j'en fais, des approximations, dans mes cours! Et, au sens où vous sembliez le sous-entendre, quasiment à chaque cours, même!

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 octobre 2007

A Jeremy,
Je ne renonce jamais vraiment. Mais beaucoup de projets restent en rade. J’ai pris beaucoup de retard pour des choses très urgentes, dont un petit livre sur la corrida (ça y est, je l’ai dit et Françoise va me détester). Je passerai aux langues quand j’aurai estoqué ce taureau éditorial.
Merci pour cette banderille de rappel.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 26 octobre 2007

Pas très intelligente, pas très cultivée, un enfant sur deux en échec scolaire complet. Il a même réussi à louper son BEPA. Diagnostic des instituteurs : "Il se réveillera en 4°. Ce que l'on fait en primaire est trop simple, il s'ennuie."
Diagnostic des professeurs de collège : "Inintégrable." sauf un qui m'a carrément proposé, après son refus du passage en seconde générale, son refus du redoublement de la troisième et son refus du passage en BEP : "A part la chambre à gaz, je ne vois pas."

Ecrit par : catmano | 26 octobre 2007

Pour le coup, je vais nous provoquer une belle diatribe de cadichon.

Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2007

Pour le coup, son ego va en prendre un sacré, de coup! Elle qui avoue n'avoir eu aucun communiste dans sa famille , voilà qu'elle ne pourra pas se vanter d'avoir eu un ancêtre d'une telle grandeur d'âme!

Ecrit par : serpent à plumes | 26 octobre 2007

Pour, peut-être, remonter le moral de Cadichon:





Né à Bar-le-Duc, le 20 août 1860.
Fils d’un ingénieur des Ponts-et-Chaussées nancéien, X*** commença ses études dans sa ville natale. C’est là qu’il assista, à l’âge de dix ans, à l’invasion des armées prussiennes, souvenir qui devait le marquer profondément. Après avoir achevé ses études secondaires au Lycée Louis-le-Grand à Paris, il entreprit des études de droit. Il devint avocat au barreau de Paris en 1880 et obtint en 1883 le titre de docteur en droit.
Il entama parallèlement une carrière politique. Député (1887), puis sénateur (1903) de la Meuse, il se spécialisa au Parlement dans les questions financières. Rapporteur de la commission des finances au moment du scandale de Panama, et tandis que le discrédit frappait une large part de la classe politique, il allait connaître une promotion précoce aux responsabilités ministérielles. Il n’était âgé que de trente-deux ans, lorsqu’il fut nommé, en 1892, ministre de l’Instruction publique, sous l’étiquette progressiste. L’année suivante, il accéda au ministère-clef des finances qu’il devait occuper de nouveau à plusieurs reprises en 1895 et 1896.
Aux périodes conflictuelles de l’histoire politique de la IIIe République, lors de l’affaire Dreyfus notamment, ou sous le ministère Combes, X*** se tint toujours en retrait des querelles, soucieux de soigner son image d’homme de consensus. Il passait d’ailleurs aux yeux de la gauche pour un vrai républicain, grâce à l’attachement qu’il témoignait aux institutions et à la laïcité, tandis qu’il gagnait les faveurs de la droite par son patriotisme de lorrain et l’opposition qu’il manifesta au projet d’impôt sur le revenu du radical Joseph Caillaux. A la chute de ce dernier, en janvier 1912, il fut appelé par Armand Fallières à former le nouveau gouvernement où il prit pour lui-même le portefeuille des Affaires étrangères. Mais dès l’année suivante, il posa sa candidature à la présidence de la République et fut élu à la magistrature suprême en janvier 1913.
Pendant la guerre, il devait incarner l’unité de la nation, appelant dès le mois d’août 1914 à « l’union sacrée » de tous les Français. Il quitta l’Élysée en 1920, auréolé d’un prestige largement dû à l’autorité dont il avait su faire preuve lors du règlement de la paix.
Pendant dix ans encore, il devait jouer un rôle politique de premier plan. Perçu comme un « recours », un « homme providentiel », il fut en effet, à deux reprises, de 1922 à 1924, puis de 1926 à 1929, lors de périodes critiques, chargé de la Présidence du Conseil. En 1928, X*** parvint sur son seul nom à rétablir la confiance des milieux financiers, qu’avait ébranlée l’arrivée au pouvoir du Cartel des gauches. Pour sauver la monnaie, stimuler les exportations et réduire la dette de l’État, il stabilisa le franc au cinquième de sa valeur de 1914 : le franc X*** avait remplacé le franc Germinal. Il se retira définitivement en 1929 pour des raisons de santé.
X*** avait été élu à l’Académie française le 18 mars 1909. Il obtint au premier tour 20 voix au fauteuil d’Émile Gebhart, contre 11 à son concurrent Schlumberger. Son élection succédait à celle de son cousin germain, Y***. La droite de l’Académie, hostile à X***, avait fait élire Y***, pensant à tort que deux membres de la même famille ne pouvaient être élus coup sur coup.
Reçu le 9 décembre 1909 par l’historien Ernest Laville, X*** devait à son tour recevoir le maréchal Foch en 1920. Bien qu’étant alors Président de la République et, partant, protecteur de l’Académie, il se comporta ce jour-là, situation unique, comme un simple académicien et revêtit l’habit vert pour accueillir le héros de la Marne qui, lui, portait son uniforme militaire.
Mort le 15 octobre 1934.

Ce que ne dit pas la biographie de X***, c'est que victime d'une attaque sur ses vieux jours, l'Etat Français lui vota une subvention pour qu'il puisse recevoir les soins d'une infirmière à domicile car le brave homme, pauvre comme Job, aurait sinon fini ses jours à l'hospice. O tempora, o mores... Ce n'est pas à Chirac que ça arrivera. Ni à Sarko, ni à DSK. "Salauds de pauvres!" disait Coluche.
Qui est X***, Cadichon?

Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2007

« Une fois virés les pédés, les juifs et les francs maçons plus les huguenots, il ne restera pas grand monde ici. », mais si Dobolino, il restera encore les bouffeurs de curés comme moi, quoique un mien ami m’affirme qu’il y a longtemps que j’aurai été empalé, pendu, décapité, brûlé vif, etc.

Par ailleurs, ce que vous racontez de votre parcours avec/contre l’institution scolaire ressemble furieusement à ce que j’ai vécu récemment. Avec moi ça n’a pas non plus été de la tarte, un instit a même été jusqu'à dire en plein conseil d’école qu’il refuserait mon gamin dans sa classe (pourtant je ne suis ni juif ni pédé ni franc mac !), il est vrai que jamais de ma vie je n’ai voté à droite (même en 2002), ça doit être ça à mon avis...

« Bref, je maintiens que dans l'état actuel de vos exigences, il vaut mieux que vous fassiez vous-même l'école à votre fils. Aucun professeur n'est capable d'apporter à votre enfant les connaissances sûres et intangibles que vous souhaitez - elles pourront toujours être remises en cause (cf. mes exemples plus haut) » m’écrit Jeremy.

Ben non, ce n’est pas ça le problème. J’ai besoin d’avoir en face de moi des gens honnêtes qui, par conséquent, peuvent se tromper et pas des abrutis bardés de certitudes qui ne sont pas foutus d’apprendre correctement le corbeau et le renard à mon gamin. Je n’ai pas besoin (j’ai dû mal m’exprimer probablement) que les connaissances enseignées soient intangibles mais qu’elles soient justes et vraies (le mètre étalon n’est plus la référence mais la nouvelle référence n’efface pas l’ancienne qui était juste et vraie).

À part Dobolino qui a répondu à mes questions vachardes, personne...

Ben... zat’s all folks


GILLINOUI

Ecrit par : Gilles CHARTIOT | 26 octobre 2007

Jeremy, pour abonder dans votre sens, j'avais oublié de vous répondre, concernant les "approximations"... Oui, évidemment, j'en fais, des approximations, dans mes cours! Et, au sens où vous sembliez le sous-entendre, quasiment à chaque cours, même!

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 octobre 2007

De la quatrième à la première, j'ai entendu mes professeurs de mathématiques me dirent: "Je vous enseigne ceci, mais vous apprendrez l'an prochain que c'était faux!". En réalité, ils voulaient dire inexact, approximatif... Nous étions suffisament sensés pour comprendre sans être traumatisés et démolis pour autant! C'est ce que Gilles semble n'avoir pas saisi: un cerveau est malléable et propre à acccepter une approximation en attente du lendemain forcément meilleur.
L'exactitude au pied de la lettre, c'est bon pour les fonctionnaires de la Sécu, de l'Urssaf et du Centre des Impots, pour ceux que j'appelle, en référence aux colonialisme, "les petits blancs". Le genre "combien de temps met le fût du canon pour se refroidir?".

Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2007

« Une fois virés les pédés, les juifs et les francs maçons plus les huguenots, il ne restera pas grand monde ici. », mais si Dobolino, il restera encore les bouffeurs de curés comme moi, quoique un mien ami m’affirme qu’il y a longtemps que j’aurai été empalé, pendu, décapité, brûlé vif, etc.


Ecrit par : Gilles CHARTIOT | 26 octobre 2007

Eh là! On peut être juif de naissance, athé et franc maçon, comme mon pépé Siegmund qui bouffait deux curés et trois rabbins tous les matins et m'offrait, hilare, du saucisson pur porc sur pain azyme pendant la Pâque Juive. En plus, Cadichon, il était socialiste SFIO et pacifiste!

Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2007

Chartiot a écrit : "À part Dobolino qui a répondu à mes questions vachardes, personne..."

C'est que vous êtes tellement ... impressionnant !

Si Barthes vous avait connu, il n'aurait pas manqué d'écrire une note de bas de page vous concernant dans "Poujade et les intellectuels".

Malheureusement vous vous êtes ratés. Dommage !

Ecrit par : dugong | 26 octobre 2007

Par ailleurs, ce que vous racontez de votre parcours avec/contre l’institution scolaire ressemble furieusement à ce que j’ai vécu récemment. Avec moi ça n’a pas non plus été de la tarte, un instit a même été jusqu'à dire en plein conseil d’école qu’il refuserait mon gamin dans sa classe (pourtant je ne suis ni juif ni pédé ni franc mac !), il est vrai que jamais de ma vie je n’ai voté à droite (même en 2002), ça doit être ça à mon avis...


Ecrit par : Gilles CHARTIOT | 26 octobre 2007
La nôtre, d'instit', elle a gardé notre fils de six ans et demi un troisième trimestre de CE1 au fond de la classe sans lui adresser la parole et sans corriger ses cahiers. Ils sont partis 15 jours en Classe de Mer à!!! Jard sur Mer, bien sûr, et c'est l'instit' des CM qui, prenant pitié et me connaissant bien pour faire soigner ses chats chez moi, l'a surveillé et guidé. C'était la première fois que le petit quittait le cocon familial.
Alors, calmez-vous très vite, Gilles, présentez vos excuses les plus obséquieuses ou déscolarisez votre fils!!! Sinon, ce petit bonhomme va vivre un martyr et dans cinq ans, vous vous en mordrez les doigts et lui ne sera pas très content de vous.

Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2007

Sinon, ce petit bonhomme va vivre un martyr et dans cinq ans, vous vous en mordrez les doigts et lui ne sera pas très content de vous.

Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2007

Et, comme il ne sera pas en âge de vous claquer la gueule et que vous ne semblez pas en avoir une à se faire claquer, il se prendra pour un nullard et le fera peut-être comme celui de Catmano, à la Beuh...

Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2007

Que ceux qui sont pour le libéralisme à fond les manettes et pour la privatisation généralisée de l'enseignement me disent quel profit de pareilles familles pourraient tirer du "plus de choix" dont on (je vous laisse deviner qui) nous rebat constamment les oreilles sur ce blog. et papati ,,,
Ou peut-être qu'on dit que tout ça, c'est du rebut de la société qui n'a pas su user de sa liberté de réussir et qu'on le traite comme tout rebut digne de ce nom doit être traité : direction "ze bin" ?

Je m'interroge.

Ecrit par : Kap | 26 octobre 2007

puisque c'est de moi qu'il s'agit je réponds, bien que ce soit la Nieme caricature de ce type et que ma premiere réaction et : don't dignify this with an answer
mais ma mère m'a appris que de ne pas répondre, c'était malhonnête, impoli dans sa langue à elle.

Prendre un exemple (lamentable, tragique, en effet, qui dirait le contraire sinon de parfaits crétins) et en tirer des conclusions aussi générales que: Ha Ha vous voyez ce que "votre libéralisme ferait de ces gens-là" n'est qu'une Nieme manifestation de l'inculture de ceux qui font dire au libéralisme tout et son contraire.

dobolino, c'est autre chose, et elle fait l'âne pour avoir du son, que je lui donne bien volontiers
Cette autre histoire édifiante, à n'en pas douter, de ce militant ..... qui "vivotait sur une toute petite retraite" et qui me rapelle les histoires de la Veillée des chaumières


Pour le coup, je vais nous provoquer une belle diatribe de cadichon.

Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2007

Diatribe non pas, incompréhension, car que dis-je d'autre sinon que les lampistes ( et surtout au PCF) sont les cocus de l'histoire, manipulés par des prévaricateurs,comme le confirme une nouvelle fois le scandale du syndicat des industries métallurgiques j'en ai connu les dessous nauséabonds à l'Aérospatiale et dans mon mémoire de LLM écrit en 1971,,,Rien n'a changé depuis ou si peu.

à ce sujet, il y a un fort bon article dans le Monde d'aujourdhui par Noblecourt,Tout y est dit. il répond pour moi à dobolino
Pas le tps de vous trouver le lien, ni de corriger mon texte
ma fille arrive pour les vacances et l'avion est à l'heure...

Ecrit par : Cadichon | 26 octobre 2007

Gilles, pour le Corbeau et le Renard, je ne peux pas en parler : je ne sais pas vraiment ce qui s'est passé. Si elle est en tort, elle doit le reconnaître, c'est tout, ça peut effectivement arriver, encore faut-il qu'elle ne se braque pas pour autant.
Il n'y a que pour la définition de la phrase que je peux parler, après si vous dites juste que vous ne voulez pas avoir affaire à des gens butés en face de vous, je ne peux que vous approuver.
Mais ne montez pas sur vos grands chevaux pour des broutilles : l'incompétence existe dans l'E.N. comme ailleurs, pas besoin de pinailler sur des détails pour la trouver.

Ecrit par : Jeremy | 26 octobre 2007

à ce sujet, il y a un fort bon article dans le Monde d'aujourdhui par Noblecourt,Tout y est dit. il répond pour moi à dobolino


Ecrit par : Cadichon | 26 octobre 2007
Ce qui me fatigue, Cadichon, c'est votre absolu manque d'humour! C'est désolant! Je blague, non que Philippe Giovanini n'ait pas existé, mais que la vie de cet homme est aussi édifiante que celle de X*** ou de votre propre grand-père et vous, vous me récitez votre catéchisme dont je me fiche comme de ma première couche-culotte. Bien sûr que Philippe Giovanini est un dindon, tout comme Bérégovoy ou X*** ou, à un degré tellement plus infinitésimal, moi-même, votre serviteur, et vous-même vaillante petite soldate qui débitez une fable que ne croient pas ceux qui la lui enseignent. Un peu de distance, que diable! Quand on est dindon de la farce, il faut s'assumer et je vous crois autant dindon que moi. Pas ni plus ni moins...

Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2007

car que dis-je d'autre sinon que les lampistes ( et surtout au PCF) sont les cocus de l'histoire, manipulés par des prévaricateurs,

Ecrit par : Cadichon | 26 octobre 2007

Comme Cadichon! Puissiez-vous vieillir et mourrir avant de réaliser, c'est tout ce que je peux, sincèrement et amicalement, vous souhaiter.
Il n'y a pas que "de Prague à Budapest, de Sofia à Moscou", qu'on fait avaler des lanternes aux naïfs.

Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2007

"Prendre un exemple (lamentable, tragique, en effet, qui dirait le contraire sinon de parfaits crétins) et en tirer des conclusions aussi générales que: Ha Ha vous voyez ce que "votre libéralisme ferait de ces gens-là" n'est qu'une Nieme manifestation de l'inculture de ceux qui font dire au libéralisme tout et son contraire."

Cadichon, dans Les Mémoires d'un âne bâté.

Eh oui, Cadichon cadiconne, encore et toujours, et plutôt que de répondre, comme d'hab, elle traite l'interlocuteur par le mépris (c'est bien pour ça que je ne me prive pas de lui rendre la pareille). Vous me trouver caricaturale ? Que nenni. Les gens dont je parle sont de vrais gens, ils existent vraiment, et ils constituent la grande majorité de la population sinistrée d'où proviennent mes élèves. Donc, ma question reste valide : à votre avis, ces gens-là, qu'est-ce qu'il feraient de tout le joli choix qu'on leur offrirait (en voulant bien imaginer, bien sûr, qu'ils auraient tous les choix possibles, les pires et les meilleurs, à portée de main) ? Croyez-vous qu'ils sauraient agir dans leur propre intérêt dans le meilleur des mondes du libéralisme ? Ce n'est pas caricatural - enfin, ça l'est quand même un peu, parce qu'il est clair et net qu'ils n'auraient pas TOUS les choix possibles et qu'il y aurait sans doute plus de mauvais que de bon parmi les options qu'on leur offrirait. Il ne s'agit pas de "Haha, vous voyez bien et gnagnagna", non, il s'agit simplement, de sincèrement répondre à cette question. Parce que, je le répète, ces gens existent , ils sont très nombreux là où j'enseigne.

Et puis arrêtez de traiter les gens d'incultes à chaque fois qu'ils ne sont pas d'accord avec vous, ça serait pas mal. Si vous étiez un tantinet moins insultante et désagréable et si vous faisiez preuve d'un peu plus d'humour et d'humilité (ouh! le vilain mot), je pense qu'il y a pas mal d'intervenants de ce blog qui ne seraient pas aussi hérissés par vos propos. C'est plus la forme que le fond qui gêne, dans votre cas - même si le fond est consternant d'idéologie. Le fait que vous passiez votre temps à suggérer (quand ce n'est pas carrément dit) que tout être vaguement sceptique quant au fait que vous ayez pour nous la solution miracle qui va sauver l'humanité (je caricature, je sais) est un pauvre con stalinien est tout de même relativement pénible.

Ecrit par : Kap | 26 octobre 2007

relativement un peu, beaucoup, à la folie, péniiible.

Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2007

D'ailleurs, mon prof de Bio de Prépa, son coup de poignard, il l'a eu! Seulement 8 intégrés sur une classe de 48! Pas trop bonne performance... Et dans les huit, la pistonnée. Je suppose qu'il a du se consoler en pensant que j'avais aussi été pistonnée au concours, forcément.

Ecrit par : dobolino | 27 octobre 2007

@ dugong, je prends le temps de répondre à vos sarcasmes et de détailler mon point de vue.
J’ai précisé que j’ignorais ce qu’était la main à la pâte mais que je trouvais l’enseignement de la physique trop théorique en France. Les choses ont changé d’après ce que vous dîtes (j’ai quitté le lycée il y a 20 ans et arrêté de faire du soutien scolaire il y a dix ans).
Vous faites allusion aux mathématiques dans vos messages mais personnellement, je n’ai jamais eu de problème à comprendre les maths (je parle de compréhension, la résolution de problèmes, c’était autre chose). En maths, on part d’un axiome, de définitions, et le reste s’ensuit par raisonnement. En physique, il faut le lien avec la réalité et le lien avec les maths pour la formalisation. Je maintiens qu’on peut avoir appris à formaliser un phénomène sans vraiment le comprendre. J’ai parlé de la chute des corps, qui ne posait aucun problème en TC. Les footballeurs ou tennismen comprendront peut-être plus vite, habitués qu’ils sont à la balistique des objets sphériques. Ceci dit, une fois posé que l’accélération suivant z est g (le lien est évident pour tous), suivant x est 0, que la vitesse initiale est V0, l’intégration ne pose aucun problème pour arriver à la trajectoire parabolique.
Dans mon souvenir, en terminale, l’induction électromagnétique est passée plus difficilement.
Nous ne faisions quasiment aucun TP et c’est là qu’un TP juste après les premiers cours auraient été utiles. E=-Ldi/dt, c’est quand même moins évident que Vy=-gt…
Des exemples comme ceux-là, j’en ai des tas (peut-être plus au niveau 1er cycle, où j’ai un peu enseigné). En électronique, nous avons abordé l’amplificateur opérationnel. Ce que certains ont retenu, c’est qu’il existait un zinzin permettant de multiplier la tension par l’opération du Saint-Esprit. Cela ne les empêchait pas de faire les exos et de mettre les amplis op correctement en équation, mais je me souviens de leur tête quand, faisant pour la première fois des TP d’électronique, ils découvraient qu’il fallait alimenter les amplis… Ce n’était pas écrit dans les livres ni dans leur cours. Opération du Saint-Esprit… Aurait-ce été si scandaleux de concevoir un TP où l’on aurait montré qu’en faisant un montage à base de transistors sur une plaque, on obtenait un ampli ? Cela aurait-il nui à la formalisation du problème ?
Maintenant, c’est vous qui êtes enseignant en lycée et si vous me dîtes que le constructivisme a frappé, je vous crois et je comprends la baisse de niveau… On ne peut demander aux élèves de tout redécouvrir… Ces dernières semaines, un post avait montré la réponse d’élèves de troisième à une question sur le théorème d’Archimède. Aucune réponse correcte… Chez certains, on sentait une amorce de compréhension mais manifestement, le sujet avait été abordé comme vous l’indiquez : personne n’était capable de formaliser une sensation que l’on éprouvait à la piscine.
Je maintiens cependant qu’aborder la physique uniquement par les maths pose problème…

Ecrit par : Japhet | 28 octobre 2007

De toute façon, ce blog est un nid de juifs. Qui est Franc-Maçon, qui est protestant? Qui réunit deux conditions à la fois?
Une fois virés les pédés, les juifs et les francs maçons plus les huguenots, il ne restera pas grand monde ici.
Grosses bises à Pendariès!

Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2007

Je ne suis pas cosmopolite non plus (hé hé) - lire le dernier René Girard "Achever Clausewitz" me passionne et me procure quelques sueurs froides - les dangers de l'indifférenciation, du mimétisme total: sur la 1ere de couverture: le champignon atomique d'Hiroshima ou de Nagasaki. http://www.carnetsnord.fr/titre/achever-clausewitz

Nous sommes déjà dans le pire, avec la montée aux extrêmités. Brrrr. Nous jouons donc notre théâtre quand la fin est déjà-là.

Gros poutoux à vous aussi, Dobolino.

Jérémy, comme je ne prends pas le blog pour un journal XIXième siècle avec roman à épisodes, avec cliffhanger - la suite au prochain numéro (Balzac, Pons de Terrail, etc.), pour le coup ici "au prochain message", et que tout se mêle et s'emmêle (très post-moderne tout ça...), je ne lis pas tout d'affilée. Bien pris note de mon erreur vous concernant; néanmoins, je ne vous traité pas de pédéphobe ou de gouinophe, mais je tiquais sur l'usage d'un mot: "tantouze" (pour moi les mots sopnt porteurs d'une idéologie; ce qui les sauve ou les damne encore, c'est la façon de les enfiler les uns à la suite des autres: le style, donc), mais surtout du silence qui a suivi. Les cris d'orfraie sont pourtant souvent poussés en ce lieu quand il y a une puce qui vient chatouiller la cervelle la cervelle des uns et des autres.

Ecrit par : Pendariès | 29 octobre 2007

je ne vous traitAI pas (...), mais je tiquAI.

Ecrit par : Pendariès | 29 octobre 2007

Je maintiens cependant qu’aborder la physique uniquement par les maths pose problème…

Ecrit par : Japhet | 28 octobre 2007

A Japhet : c'est vrai, on peut appliquer (je l'ai fait souvent) des formules sans trop comprendre réellement le principe, mais on ne comprendra pas mieux avec un TP mal foutu, ou en mettant la main à la pâte.

A Dugong (je crois) : c'est vrai, la physique, c'est du quantitatif, et on est bien obligé un jour de faire du calcul.
Il n'en reste pas moins que l'on peut faire comprendre des phénomènes compliqués sans trop de calculs, et sans faire des manips inutiles. On comprend mieux le principe de Fermat avec les tites flèches de Feynman que par le calcul, et je ne vous parle pas de l'intérêt d'un TP.

Ecrit par : yann | 29 octobre 2007

La note est excellente... Cela me fait penser à un texte lu dans le Monde (j'ai oublié le nom de l'auteur et je n'ai pas le courage d'aller vérifier... Aloïs, au secours !) après l'assassinat d'Ilan Halimi (du barbarisme à la barbarie) expliquant elle aussi comment la pauvreté du vocabulaire se traduit par l'incapacité de verbaliser les différends et autres problèmes et donc génère le recours à la violence verbale autant que physique.
Bien entendu, le niveau socio-culturel des familles influe mais j'aimerais qu'on m'expliquât comment depuis le début de l'école publique il eut des générations d'élèves issus de milieux défavorisés qui ont pu par le jeu du travail et des concours (entrée en 6ème avec une bourse) devenir des "illustrations" de leur époque (Jaurès, Pasteur, Jaquez-Hélias, etc...).
apprendre par coeur les grandes dates de l'histoire de France donne une colonne vertébrale aux connaissances, des repères chronologiques. J'ai aussi appris par coeur les tables, les départements (préfecture et sous-pref) et nombre d'autres éléments. Sans oublier les récitations.
Nous faisions beaucoup de lectures, de dictées, de grammaire. De façon ordonnée et systématique, sans attendre l'occurrence qui ne vient pas forcément. A l'école primaire (jusqu'à 14 ans) il y avait parfois des troupes de théâtre qui venaient jouer du Molière.
Je pense qu'à cette époque il y avait dans tous les milieux une soif de culture à laquelle participaient tous les mouvements de jeunesse (de quelque obédience qu'ils soient, religieux, laïques, politiques) et les Comités d'entreprise.
Maintenant, si l'on ose parler de culture, c'est tout juste si on vous ne vous flingue pas !
Je partage tout à fait le sentiment de Marie : blog excellent, certains commentaires apportent quelque chose, d'autres sont inintéressants en diable et parfois entâchés d'un machisme à couper au couteau. Ben voyons, une femme qui ose l'ouvrir, c'est une walkyrie !

Ecrit par : kamizole | 30 octobre 2007