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01 septembre 2007
Sauver les Lettres bis
SLL
"Sauver les Lettres" (SLL pour les initiés) tient son université d’été les 8 et 9 septembre. Je ne saurais trop vous suggérer de vous y rendre, puisque les débats sont ouverts à tous, et que le programme est alléchant (voir http://www.sauv.net/univ2007.php). Bien sûr, les contributions seront ce que les personnes présentes le feront. Mais pour le dimanche après-midi, outre un parterre prestigieux, sans doute sera-t-il question des propositions du collectif sur la nécessaire réforme des programmes de Français de Seconde / Première (une plate-forme, à propos de laquelle tous les commentaires, avis, suggestions et critiques sont les bienvenus, a été rédigée par quelques membres du collectif, et est en ligne sur http://www.sauv.net/projetproglycee.php). Je suis bien persuadé que dans l’esprit des rédacteurs, il n’y a rien qui ne soit négociable : le jusqu’auboutisme est une position politique intenable, et le gel idéologique cèdera toujours devant le pragmatisme. Chacun, ici ou là-bas, peut et doit apporter sa contribution à une nécessaire réécriture des « programmes Viala ».
Car quelques questions subsistent, et non des moindres. En dehors de la nécessaire disparition de l’enseignement en « séquences » — ce qui ne signifie pas que nous devons cesser d’organiser nos cours —, que transmettre à des élèves arrivant de Troisième, dans des états fort dissemblables, mais rarement satisfaisants ? Faut-il mettre le paquet sur la littérature ? Faut-il inventer des cours de langue, quitte à continuer quelque temps l’enseignement grammatical, de façon à rattraper tout ce qui n’a pas été fait ? Faut-il confier l’un et l’autre au même enseignant, ou dissocier le littéraire du linguistique ? Combien d’heures sont nécessaires pour forger une culture, sans pour autant amener les élèves à saturation ? Quelle serait la part idéale de l’écrit et de l’oral — et quel écrit ? Revenir à la dissertation — tout en sachant qu’elle présuppose une culture que la plupart des élèves n’ont pas ? Garder le « sujet d’invention » — en le réinventant ? Les commentaires seront-ils toujours nécessairement composés ? Que demander à un texte — et à une explication de texte ?
Autant de questions que nous pouvons nous efforcer de déplier, en attendant ce rendez-vous au 45 rue d’Ulm — à l’ENS.
Et puis, ce sera une occasion d’organiser enfin ce meeting des blogueurs auxquels certains aspirent — et dans un lieu moins hostile que le Larzac.
Jean-Paul Brighelli
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Commentaires
Sans être professeur de lettres, je crois que votre idée de deux enseignants pour deux contenus, l'un littéraire l'autre linguistique, est très intéressante. Bravo encore ! :)
Ecrit par : D'Enguell | 01 septembre 2007
Bonjour,
Je sais que mon post est un peu hors-sujet mais je ne peux m'empêcher de vous exposer mon problème, tant l'inquiétude m'envahit.
TZR certifiée d'espagnol, j'ai été contactée vendredi après-midi par le principal d'un collège pour venir remplacer dès lundi une PEGC lettres-espagnol pour une durée d'un mois, peut-être plus. Cette personne donne 12h00 d'espagnol et 6h00 de lettres à une classe de 6ème. Lorsque je comprends que ce principal compte sur moi pour assurer l'enseignement en lettres, la discussion s'envenime...
J'ai eu beau lui expliquer qu'étant certifiée d'espagnol, je n'étais pas à même d'assurer parfaitement cet enseignement et que cela risquait de pénaliser ces élèves, il n'a rien voulu savoir!!! et m'a assuré qu'enseigner les lettres à une classe de 6ème, c'était vraiment très facile.
Je trouve que cette histoire est un vrai scandale et que c'est très insultant pour mes collègues de lettres. En attendant, je ne sais pas quoi faire lundi. J'ai contacté divers syndicats qui me disent que je dois absolument refuser l'enseignement en lettres mais qui sont incapables de me donner un texte de référence pour me défendre.
J'ai voulu aussi contacter le rectorat mais ce fut sans succès car le vendredi après-midi personne ne répond au téléphone. Alors j'ai envoyé un mail aux DPE responsables des lettres et de l'espagnol pour leur exposer la situation.
Enfin, mon collège de rattachement n'a pas d'arrêté me concernant.
D'autre part, je n'ai jamais eu de 6èmes de ma vie, je déteste l'enseignement en séquences (en cela, je suis d'accord avec beaucoup d'analyses de SLL) et la littérature dite de jeunesse et ne connais pas les programmes de 6èmes en lettres. Dernière chose: quand je suis face à une classe, je pense en espagnol!!! Aïe, Aïe, Aïe!
Alors, lundi, je fais quoi?
Je suis très partagée: ce collège est proche de chez moi, il est "tranquille" et la collègue que je remplacerais reprendrait en octobre en mi-temps thérapeutique. Elle reprendrait donc les heures de lettres et me laisserait 9h00 d'espagnol. C'est très "tentant" d'autant plus que je prépare l'agreg interne et que le rectorat aura du mal à me donner un complément de service ailleurs vu l'emplacement de cet établissement.
Alors, j'attends les conseils des uns et des autres et surtout de personnes qui ont vécu des expériences similaires.
Merci à tous et bonne rentrée.
Maria (le "bouche-trou" de service)
Ecrit par : maria | 01 septembre 2007
Chiche poix chiche pour le meeting des blogueurs!
intéressante en effet cette idée , de dissocier le littéraire du linguiste mais un bémol car cela signifie créer des binômes d'enseignants ... la gestion des affinités risque de ne pas être facile :)
Ecrit par : Saperlipopette | 01 septembre 2007
Maria (le "bouche-trou" de service)
Ecrit par : maria | 01 septembre 2007
C'est proprement révoltant!
J'ai croisé ce matin dans l'ascenceur mon voisin, tout jeune prof des écoles, qui m'a appris qu'il avait reçu hier sa nomination au fin fond des Ardennes sur 4 postes et trois bourgs différents. Il est censé se lever très tôt le matin, faire en voiture 120 km pour aller donner 3 heures d'anglais dans une école du côté de Carignan. Tout ça pour 1,4 le smic!
Ecrit par : buntovchik | 01 septembre 2007
Ils auraient fait l'Université d'été pendant les vacances, j'aurais pu venir.
Mais moi le huit septembre, je travaillerai.
Le neuf peut-être...
Ecrit par : Jérémy | 01 septembre 2007
Un petit ( enfin ! ) débat entre Natacha Polony, Michel Delord et Philippe Meirieu, qui eut lieu... il y a peu.
Intéressant :
http://www.meirieu.com/ACTUALITE/franceculture.mp3
Ben oui, je n'ai trouvé le lien que sur le site de Meirieu
Ecrit par : Milady | 01 septembre 2007
intéressante en effet cette idée , de dissocier le littéraire du linguiste mais un bémol car cela signifie créer des binômes d'enseignants ... la gestion des affinités risque de ne pas être facile :)
Ecrit par : Saperlipopette | 01 septembre 2007
La vie professionnelle quelqu'elle soit est faite de gestion des non-affinités, pour atteindre des objectifs professionnels communs et des missions communes... L'enseignement serait-elle la seule profession, sans collègue, sans contrainte... le prof serait-il seul maître à bord ?
Ecrit par : Hélène | 01 septembre 2007
"Alors, j'attends les conseils des uns et des autres "
Vu la forme et le fond :) aucun souci, tu peux y aller sans crainte.
Je te conseille surtout d'y aller avec un exemplaire de Léo&L;éa sous le bras ... po chir
;)
Ecrit par : toto | 01 septembre 2007
"L'enseignement serait-elle la seule profession, sans collègue, sans contrainte..."
On passe son temps à gérer ça !!!!! Dans le genre faux procès, on ne fait pas mieux.
Ecrit par : Jérémy | 01 septembre 2007
intéressante en effet cette idée , de dissocier le littéraire du linguiste mais un bémol car cela signifie créer des binômes d'enseignants ... la gestion des affinités risque de ne pas être facile :)
Ecrit par : Saperlipopette | 01 septembre 2007
La vie professionnelle quelqu'elle soit est faite de gestion des non-affinités, pour atteindre des objectifs professionnels communs et des missions communes... L'enseignement serait-elle la seule profession, sans collègue, sans contrainte... le prof serait-il seul maître à bord ?
Ecrit par : Hélène | 01 septembre 2007
Hélène, c''était juste une boutade d'un fanfaron du blog alias Saperlipopette!
Ecrit par : Saperlipopette | 01 septembre 2007
Oui à une heure de langue française par semaine en seconde et première: grammaire, orthographe, vocabulaire, conjugaison et tout et tout. De toute urgence et très frontalement, ils sont en âge de le supporter sans trauma... Heure supplémentaire si possible en plus des quatre heures. Sinon, plus que trois heures de français "vrai" de second cycle. Y' a urgence car certains professeurs ne le feront que si c'est obligatoire. A croire que ça ne les dérange pas de lire des phrases imbittables!
Binôme, monôme, après, ce n'est plus de mon ressort.
Ecrit par : dobolino | 01 septembre 2007
J'ai croisé ce matin dans l'ascenceur mon voisin, tout jeune prof des écoles, qui m'a appris qu'il avait reçu hier sa nomination au fin fond des Ardennes sur 4 postes et trois bourgs différents. Il est censé se lever très tôt le matin, faire en voiture 120 km pour aller donner 3 heures d'anglais dans une école du côté de Carignan. Tout ça pour 1,4 le smic!
Ecrit par : buntovchik | 01 septembre 2007
Ce qui n'a rien de nouveau! Mon prof de russe de première, 1974/75, maître-auxiliaire, se partageait entre le lycée de Massy 91, une classe LV1 de Première et les trois classes LV2 et le lycée de Meaux 77 ou Mantes la Jolie 78, j'avoue ne plus m'en souvenir mais distance aussi insurmontable dans un cas que dans l'autre à une époque où le réseau RER n'avait pas, et de loin, atteint sa qualité actuelle.
Ecrit par : dobolino | 01 septembre 2007
Pour l'heure de grammaire, pensez aussi à la mettre en BEP. Pour les apprentis en alternance, que ce soit en centre d'apprentissage ou en MFR, je crois bien qu'ils le font déjà, par bon sens populaire.
Tant qu'on y est, remettez nous aussi une heure de calcul! Ça les aidera pour les maths.
Ecrit par : dobolino | 01 septembre 2007
Plus un seul hôtel pour le samedi 8 Septembre à Paris!
Un des réceptionnistes m'a expliqué que c'était la coupe du monde de rugby et a trouvé très drôle que je ne sois pas au courant.
Alors, voili, voilà. S'il y a de gentils collègues qui connaissent un moyen de loger dans Paris 2 personnes, absolument charmantes et discrètes et tout et tout et qui peuvent fournir qui veut en kouign-aman et traou-mad en tous genres...voire en chianti le cas échéant... je suis partante...
Sinon point de SLL, damned!
Si d'aucuns ont l'inspiration, je laisse cette adresse à tout hasard:
[email protected]
Ecrit par : Thalie | 01 septembre 2007
Maria, vous ne pouvez pas refuser des heures dans une autre matière SI votre service n'est pas complet. Je suis formelle et je peux vous retrouver le texte mais demain, ce soir, non, l'air iodé du bord de mer que j'ai respiré toute la journée va avoir raison de mon attention...
Si le collège est tranquille, acceptez en faisant sentir que....vous êtes bien bonne de leur rendre service et foncez sur le 1er collègue de lettres qui a des 6èmes lundi prochain.
Je n'ai pas eu de 6èmes depuis quelque temps mais je peux vous donner un début de "programme" pour vous donner un coup de main. Je viens de laisser une de mes adresses ci-dessus, n'hésitez pas.
Ecrit par : Thalie | 01 septembre 2007
Je suis dans une rage noire depuis que j'ai ouvert le dernier numéro de Télérama, la "Pravda" des pédagogos, l'organe central des constructivistes reconnaissables à leur première syllabe, et même plus bon à emballer le poisson parce que c'est imprimé. Cette semaine donc, cet inepte torche-Q se surpasse : on attaque in medias res, pp. 12 à 16, par un entretien avec G. Béréziat, ancien pdt de Jussieu, "homme de gauche" rêvant "d'une Université démocratique et ouverte sur le privé" (????). J'ai pô tout compris, mais chuis qu'un pauvre prof de lettres solitaire, moi...
Je garde pour la bonne bouche "Voir Naples et puis mûrir", un reportage sentimentalo-démago sur le voyage en Campanie de lycéens du 9-3 avec leur professeur d'italien -- le sel de la terre, évidemment. Condescendant à force de se vouloir empathique. Politico-neuneu en somme. Beau comme du François Bégaudeau.
Et bien, justement !!! On n'est pas fatigués (bis) chante-t-on dans les manifs, et il le faut pour poursuivre ce chemin de croix, car on enquille avec trois pages de panégyrique d'iceluy Bégaudeau, -- qui est à la littérature ce que Ségolène Royal est à la politique, E-E Schmitt à la philosophie et le Coca-Cola au Château-Pétrus -- et du film adapté de son naveton (euphémisme) "Entre les murs", -- THE chef d'oeuvre prévisible, ça va de soi, "un exercice délicat pour Laurent Cantet". Ben voyons. Mais bien sûr. Pause whisky recommandée, ou Banyuls, à votre convenance. Sans Perrier ni glaçons, le whisky, merci.
Car on doit retrouver des forces avant de s'achever, hagard, avec le dézinguage en règle du documentaire "Éducation nationale, le grand corps malade" qui passera lundi soir prochain sur C+, (20 H 50, avec la plupart des "pointures" de l'antipédagogisme et de la défense des humanités, dont le maître des lieux et le cher Pedro Cordoba) par un nommé Eric Maurin, apparemment bien connu de son concierge, soi-disant économiste et pas piqué des hannetons, expliquant que non, tout va trrrrrèèèès bien madame la marquise, circulez ya rien a voir, le niveau monte et les jeunes ont un plus gros QI qu'autrefois (non, je n'ai pas fait de jeu de mots indécent).
On nous sort l'artillerie lourde, dites donc !! Que d'efforts pour nous vendre la pédagogonigologie !! N'ont-ils pas encore compris que leur cher Meirieu est en train de tourner casaque ? Ce qui m'enchante, en tout cas, c'est qu'ils ont les jetons. C'est leur dernier tango, dirait-on... La peur a changé de camp, et c'est très bien. Tous les instits persécutés par leurs IEN, tous les stagiaires de CAPES recalés, toutes les victimes des IPR et des petits zélateurs de la didactique, tous les rééduqués de la séquence, doivent se sentir vengés.
Ce qui est sûr, c'est que Télérama va avoir droit de ma part à une lettre bien sentie et à la résiliation de mon abonnement... "Télé Z", c'est moins cher, et de toutes façons pour voir Sarko partout sur les écrans, plus besoin d'avoir de programme. Je me demandais du reste si notre hyperprésident n'allait pas courir ou sauter aux mondiaux d'athlétisme pour nous ramener une médaille ; heureusement, il y avait le beau Romain Mesnil...
Ecrit par : Tiger Lilith | 01 septembre 2007
Oui, c'est vrai qu'il est beau, Romain Mesnil... Mens sana in corpore pulchro. Si vous préférez le rugby, je vous recommande aussi Christophe Dominici, qui échange des tas de choses intelligentes avec Catherine Kintzler dans la dernière livraison de "Philosophie magazine". Quant à "Télérama", je viens de m'y plonger, c'est effectivement affligeant. Mais le courrier des lecteurs, c'est pas fait pour les chiens, non ? ... Rien n'empêche de protester -- en termes plus modérés et plus diplomatiques que TigerLilith, peut-être (ça y est, je sens que je vais me faire allumer, mais il faut vivre dangereusement).
Ecrit par : FGuichard | 01 septembre 2007
Peut-être en retard et sûrement hors-sujet...mais quelqu'un a-t-il jeté un oeil sur les nouveaux tests-évaluation de CM2 ? Mon épouse qui vient de passer en cette rentrée d'un CE2 au CM2 (non, elle n'a pas sauté une classe, elle est instit) m'a fait remarquer que ces nouveaux tests donc étaient quasiment identiques à ceux du CE2. Après examen nous avons été d'accord pour conclure qu'ils étaient même plus faciles...
D'ici que les tests de 6° soient supprimés, le "niveau" va sacrément remonter ! C'est Fracko et Eveline qui vont être contents !
Ecrit par : victor | 01 septembre 2007
Ça va faire du bruit (enfin, on peut l'espérer) : vient de paraître "Les neurones de la lecture" (Odile Jacob) de Stanislas Dehaene, professeur au Collège de France, avec une préface de Jean-Pierre Changeux qui lui apporte toute la caution nécessaire.
Spécialiste de la psychologie et de l'imagerie cérébrale, l'auteur détruit tout l'édifice globaliste (les méthodes dites mixtes reposent sur la même conception globaliste (voir pages 398-301).
Croire à la lecture globale ou à l'existence des fameuses "voies directe et indirecte" (méthode mixte) c'est comme croire que le coeur est le siège des émotions ou que le Soleil tourne autour de la Terre.
Mais ce livre scientifique, qui montre ce qui se passe dans le cerveau lorsqu'on lit, fait aussi sa place à une réflexion sur l'opposition des pédagogies "progressiste" et "traditionnelle" autour de la question de la "libération" et de l"inventivité" de l'enfant.
Car la méthode globale (la lecture "directe") est très ancienne, le linguiste Jean-Noël Lalande me l'avait déjà appris. Elle remonte au Dictionnaire pédagogique de Nicolas Adam (1787) reprenant les thèses de l'abbé Radonvilliers, selon lesquelles l'apprentissage syllabique "tourmente" les enfants pour leur faire "retenir un grand nombre de lettres, de syllabes et de sons où ils ne doivent rien comprendre" alors qu'il faudrait les "amuser avec des mots entiers" écrits sur des cartes à jouer.
Cette idée sera successivement reprise à partir de la fin du XIXe siècle par l'Américain Cattell, le Suisse Claparède, le Belge Decroly et recevra l'assentiment de Piaget et Wallon dans les années 1930 jusqu'à ce que ce dernier élabore avec Langevin et Pierron une ambitieuse réforme de l'enseignement au sortir de la guerre.
L'emphase sur la forme globale envahira même la forme typographique lorsque des typographes conçurent des polices censées améliorer la lisibilité par reconnaissance du contour des mots (Dehaene, pages 293-295).
Mais même très ancienne, la lecture globale est toujours restée extrêmement marginale jusqu'aux années 60. On peut supposer que c'est l'idéologie de la "libération" de l'enfant des contraintes qui a aussi libéré cette pseudo-méthode de sa marginalité.
On peut rêver que ce livre sera obligatoire à l'IUFM dès la rentrée prochaine. Mais les "formateurs" devraient alors se recycler...
Concernant Télérama, la coupe est pleine en ce qui me concerne : je ne renouvellerai pas mon abonnement. J'avais déjà fait de même avec le Monde il y a quelques années.
Jean-Claude Milner avait déjà prévenu dans son "De l'école" (1984) : "...les professeurs sont sans doute patients et naïfs, mais pas au point de soutenir avec acharnement des journaux qui déclarent constamment vouloir leur décervelage" (chapitre 3).
Qu'un illustre inconnu, économiste n'ayant vraisemblablement jamais enseigné la lecture à une classe de CP, ait droit à trois pages de ce journal pour dire autant de bêtises me stupéfie. Ceci dit, il y a quantité de formateurs et professeurs d'IUFM n'ayant jamais été instituteurs. La palme revient à cette phrase : "Les jeunes sont plutôt moins idiots qu'autrefois" !
Ou bien qu'il n'y a aucune " raison de se quereller sur les méthodes de lecture (...), les instituteurs mêlent les deux". Il fallait y penser à cet argument !
Et puis selon lui, c'est la faute à la société s'il y a de l'échec scolaire. C'est d'ailleurs ce que j'ai toujours entendu : les deux responsables de l'échec scolaire sont les enseignants et la société. Les enseignants ne sont pas assez formés ou n'appliquent pas correctement les réformes. Ce n'est jamais la faute à ceux qui les conçoivent.
Toujours dans Télérama, on apprend que François Bégaudeau, après "une longue et vive discussion à bâtons rompus" autour du mot "juif" à propos d'une scène du film qui se tourne à partir de de son livre, se "satisfait" que "l'antisémitisme supposé de ces adolescents tient plus du folklore de collégien, du fantasme antiriche, de la jalousie sociale".
Tiens, je croyais que c'était justement pour ces raisons que Ilan Halimi, parce que juif, avait été assassiné.
Ecrit par : Louis Barthas | 02 septembre 2007
"Toujours dans Télérama, on apprend que François Bégaudeau, après "une longue et vive discussion à bâtons rompus" autour du mot "juif" à propos d'une scène du film qui se tourne à partir de de son livre, se "satisfait" que "l'antisémitisme supposé de ces adolescents tient plus du folklore de collégien, du fantasme antiriche, de la jalousie sociale".
Tiens, je croyais que c'était justement pour ces raisons que Ilan Halimi, parce que juif, avait été assassiné.", écrit Louis Barthas.
J'ai vu, et ça m'a fait bondir. A force d'idolâtrer les ados de peur de paraître "largué", on devient stupide et on cautionne n'importe quoi, sous prétexte de "vouloir comprendre" : F. Bégaudeau en est la parfaite illustration. Sous l'eau tiède, la niaiserie meurtrière. Je conseille à tous, si ce n'est déjà fait, de lire et de faire lire le remarquable roman de Thierry Jonquet "Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte", qui analyse, et avec quel talent, LUI, le phénomène de l'antisémitisme en banlieue.
Ecrit par : FGuichard | 02 septembre 2007
"l'antisémitisme supposé de ces adolescents tient plus du folklore de collégien, du fantasme antiriche, de la jalousie sociale".
Tiens, je croyais que c'était justement pour ces raisons que Ilan Halimi, parce que juif, avait été assassiné.
Ecrit par : Louis Barthas | 02 septembre 2007
Mais vous savez bien que quand on torture pendant des jours et des jours un malheureux qui hurle de douleur, c'est forcément "à l'insu de son plein gré"...
J'l'ai pas fait exprès M'sieur ! C'tait juste pour rire, M'sieur !
Et si ce malheureux n'a aucun sens de l'humour, qu'il est un rabat-joie qui a le mauvais goût d'en mourir, ce n'est quand même pas la faute de ces d'jeuns.
Vous ne vous rendez pas compte. C'est qu'ils sont tout traumatisés après, ces pauvres d'jeuns : ils sont "en souffrance"... Les victimes, ce sont eux. Heureusement, il existe de gentils psychologues pour rétablir la vérité et les réconforter !
Ecrit par : Un hussard | 02 septembre 2007
"Ceci dit, il y a quantité de formateurs et professeurs d'IUFM n'ayant jamais été instituteurs."
Ecrit par : Louis Barthas | 02 septembre 2007
Je confirme. Je suis PRCE, et j'interviens, quasiment depuis ma nomination jusqu'à il y a deux ans, dans des classes d'élémentaire et de maternelle. Je ne suis pas le seul, et nous sommes largement plus de 2 ou 3% à être dans ce cas:). Il a été possible, jusqu'à une époque assez récente, de "biaiser" pour que ce temps passé devant les élèves soit pris en compte dans nos services; (à noter que ces séances, outre le fait qu'elles nous donnaient, par le fait de travailler directement sur le terrain, une certaine légitimité pour ce qui concerne les cours, pouvaient être suivies par les professeurs stagiaires, et même, sur des projets un peu plus ambitieux, donner lieu à un vrai "travail d'équipe" entre instituteurs ou professeurs d'école titulaires des classes, professeurs d'école stagiaires et professeurs d'IUFM.) Maintenant, il n'y a plus aucun moyen de faire en sorte que cette pratique soit comptabilisée dans les VS des profs. Si on le fait, c'est pour les "beaux yeux de la marquise". Revaloriser cette pratique est, vis à vis de la direction de l'IUFM, un de mes principaux combats à l'heure actuelle
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 septembre 2007
Il y a quand même, ceci-dit, quelque chose qui me turlupine; (comme le "cas de Corée" de Dominique Strauss-Kahn). Et je vais me permettre l'énoncé d'un petit problème de math. Si les IUFM étaient vraiment ce qu'on prétend ici, (à savoir, une vaste entreprise de décervelage associée d'une escroquerie sans nom destinée à assurer l'avenir de formateurs incapables et arrivistes, pour le dire d'une manière un peu plus sympathique que celle préconisée en général en ces-lieux), et le blog aussi connu et fréquenté qu'on le prétend, (je crois que Jean-Paul parlait de trois mille lecteurs par jour, ce qui m'a semblé énorme, mais bon), connu et fréquenté essentiellement par des enseignants, comment se fait-il que les pourfendeurs de ces mêmes IUFM n'aient été, à tout casser, allez, une cinquantaine environ depuis le début du blog? Avec environ vingt-cinq mille stagiaires qui en sortent tous les ans, multipliés par le nombre d'années depuis lesquels ils existent, (17), cela me semble relativement peu représentatif! Je vous laisse le soin de faire le calcul, je vous rappelle que c'était un problème de math!
Cela me rappelle également quand Anne-Marie Valette, triomphante, avait rameuté le ban et l'arrière-ban à propos de l'émission: "interceptions", sur France-Inter un dimanche matin de cette année à neuf heures cinq, consacrée aux professeurs en "reconversion; "il faut que vous écoutiez tous ça, ça va dégommer sec", signifiaient en gros ses propos, tant il est vrai que dans l'esprit d'Anne-Marie Valette, (et de quelques autres), "IUFM" = "ça va dégommer sec". Manque de pot, rien! Nada! Alors, Anne-Marie Valette, (et quelques autres), dépités, ont dit: "Le producteur de "interceptions" est acheté par les "pédagogistes", (exactement comme "Tiger Lilith", en termes encore plus crus, à propos de Télérama.) Pathétique, je vous dis. Ces gens-là décrédibilisent toute critique à peu près sensée qui peut être faite, à juste titre vous pouvez me croire, à ces mêmes instituts.
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 septembre 2007
Télérama = La Vie (ci-devant catholique) = Meirieu
CQFD
Ecrit par : Tiger Lilith | 02 septembre 2007
Salutations,
pour Maria : allez exposer votre cas ici
http://www.snsfp.org/index1.html
Les personnes sur ce site pourront vous conseiller efficacement : elles connaissent les décrets et les jurisprudences sur le bout des doigts.
Et oui, c'est vraiment méprisant pour les profs de Lettres (en plus, la sixième est loin d'être un niveau facile).
Pour ma part, vous allez rire. TZR certifié Lettres Modernes, j'ai appris jeudi que j'allais enseigner du Français dans un Lycée professionnel. Depuis 4 jours, j'essaye de combler mes manques sur le Lycée Professionnel.
Ecrit par : Dilettante | 02 septembre 2007
Je crois qu'en effet le livre de Stanislas Dehaene, "Les neurones de la lecture", va être un événement capital, parce qu'il va apporter la caution scientifique qui manquait aux bonnes intentions, fondées sur le simple bon sens, de Gilles de Robien.
Maria, faites tranquillement votre français en 6ème pour quelques semaines. Vous verrez, ce n'est en effet pas la mer à boire - votre principal a raison. Enseigner n'est devenu tellement compliqué, tellement technique et quasi impossible que pour les théoriciens fous que nous dénonçons ici.
Alors quelques conseils: avant tout, moquez-vous comme d'une guigne des "séquences". Les "séquences", vous êtes contre, et vous n'en ferez pas, un point c'est tout (liberté pédagogique! ). D'ailleurs n'en faites surtout pas en espagnol non plus si vous voulez que vos élèves apprennent quelque chose.
Ensuite, enseignez le français tel que vous le concevez, tel que vous l'estimez utile pour vos élèves, ce qui veut dire que les prétenus "programmes", vous vous en moquez aussi. D'ailleurs quand on voit dans qule état sortent de 3ème les élèves qui ont subi lesdits programmes, on ne peut que raisonner comme ce que je fais. Si vous avez eu étant élève un enseignement , enfin le peu que vous pourrez en un mois. Prenez votre temps, vous ne préparez pas vos petits élèves à l'agrégation!
Alors faites tranquillement de l'explication de texte - prenez des textes simples, qui vous plaisent, des grands textes , si possible, c'est-à-dire les plus connus. Par exemple, passez donc votre mois sur le Médecin malgré lui, si la pièce vous plaît. Expliquez-là le plus simplement du monde ( expliquer veut dire faire que les enfant comprennent le texte, pas qu'ils fassent des "schémas narratifs" et autres constructions pseudo-intellectuelles à la c.... Il y a aussi les Fables de la Fontaine, Alphonse Daudet, mais surtout pas Bégaudeau...
Commencez à leur donner des notions de grammaire, mais raisonnable, avec des exercices simples et clairs que vous fabriquerez (parce que les livres sont juste bons à soutenir un pied de lit bancal): le sens de l'analyse: quelques natures et quelques fonctions. Foutez-vous comme d'une guigne de la situaion d'énonciation ancrée ou pas ancrée, des types de discours, de la "gramaire de texte".
Faites-leur apprendre systématiquement le tableau (dans Bescherelle) de quelques verbes simples: pour eux, ce sera entièrement nouveau et ils vous en sauront gré.
Préparez quelques exercices d'orthographe. Faites quelques dictées (de jolis extraits, simples), une rédaction (par exemple: "Etiez-vous heureux ou tristes de rentrer de vacances? Expliquer pourquoi.", ou bien simplement "gardez-vous de bons souvenirs de vos vacances? Racontez lesquels".
Et puisque vous êtes professeur d'espagnol et que l'espagnol est de toutes les langues romanes celle qui est restée la plus proche du latin, profitez de l'occasion pour leur vanter les bénéfices exceptionnels que l'on retire de l'apprentissage du latin (vous y croyez, j'espère!). Car en 5ème, les l'élèves peuvent commencer le latin.
Vous voyez que, avec tout ça, le temps va passer très vite. Je suis même sûr que, vu comme ça, vous prendrez goût à l'enseignement du français. Au moins vous aurez été utile à vos élèves, pendant que vos collègues, artisans besogneux de "séquences" qui leur mangent des nuits entières, leur feront perdre royalement leur temps.
Ah, j'oubliais quelque chose d'important: précisez tout de suite, avec gentillesse mais très fermement, que vous INTERDISEZ LE BAVARDAGE EN CLASSE, et que le premier qui enfreindra cette consigne sera immédiatement puni (punissez AUSSITOT si le cas se produit, même dix minutes après le début du premier cours - "recopier le tableau du verbe ETRE dans le Bescherelle" - et vous aurez le respect des élèves sérieux et la crainte des futurs trublions, autrement dit une paix royale pendant votre mois). Si vous ne prenez pas cette précaution, vous aurez à vous à vous débattre avec des problèmes de discipline, ce qui serait dommage.
Voilà. Bonne rentrée! Vous verrez, c'est intéressant, que dis-je, passionnant!
P.S. Demandez-leur d'apporter deux cahiers de 100 pages petit format: un rouge (Grammaire et style), un jaune (Exlications de textes). C'est suffisant. Pour les textes et les exercices, faites des photocopies. Dictez votre cours de grammaire (simple!).
Ecrit par : Jean | 02 septembre 2007
P.S. N'écoutez pas, Maria, ceux qui vous poussent à vous insurger. Faites tranquillement vos quatre semaines de français. On vous demande de prendre tout le service d'un professeur absent. En plus, en français, les élèves arrivent totalement ignorants, quasi illettrés. Vous avez tout à leur apprendre, alors vous voyez, c'est très faisable. L'enseignement en 6ème n'est "compliqué" que pour ceux qui en ont fait une usine à gaz stupide, pédante et stérile. Il faut resdescendre sur terre!
Ecrit par : Jean | 02 septembre 2007
Une de mes phrases a été mangée par mon ordinateur.
Si vous avez eu étant élève, voulais-je dire, un bon enseignement de français en 6ème, transmettez à votre tour ce que vous avez reçu. S'il a été nul, inventez-le tel que vous auriez aimé qu'il fût.
Ecrit par : Jean | 02 septembre 2007
Une autre phrase n'était pas complète.
Il se trouve que vous prenez le service complet d'un PEGC d'espagnol et que ce service comporte un peu de français. Il n'y a vraiment pas de quoi se gendarmer. Si cela avait été de la musique (et que vous ne fussiez pas musicienne), ou des mathématiques, là, il y aurait eu de quoi s'inquiéter.
Ne vous souciez ni de"programmes", ni de "progression sur l'année", ni de "séquences", ni de vos collègues, essayez simplement d'être utiles à vos élèves pendant le peu d'heures que vous passerez avec eux.
Ecrit par : Jean | 02 septembre 2007
Décidément, encore un mot.
"Alors lundi, je fais quoi?"
- Vous allez tranquillement faire votre pré-rentrée dans ce petit collège tranquille et proche de chez vous - que voulez-vous de plus? - et vous prenez la chose comme une expérience enrichissante. Vous allez trouver le principal dès lundi matin et vous essayez de rattraper l'impression que vous avez donnée. Il sera soulagé.
Ecrit par : Jean | 02 septembre 2007
Re-P.S. Deux cahiers de cent pages, c'est suffisant... comme matériel. Beaucoup trop pour un mois évidemment, mais cela obligera le professeur qui vous succédera à les conserver et à renoncer aux épouvantables classeurs grand format pleins d'intercalaires qu'affectionnent les professeurs de français parce que de belles "séquences" peuvent s'y épanouir. Un bon petit tour que vous lui jouerez!
Ecrit par : Jean | 02 septembre 2007
Jean, quand vous êtes positif, je vous aime bien, finalement!
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 septembre 2007
"Télérama = La Vie (ci-devant catholique) = Meirieu
CQFD"
Ecrit par : Tiger Lilith | 02 septembre 2007
Comme les choses sont simples, en effet... Je n'en reviens pas moi-même, dites donc!
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 septembre 2007
J'avais oublié: "ma bonne dame".
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 septembre 2007
Merci Jean pour vos conseils précieux, gracias, muchisimas gracias!!
En fait, je me suis fait une montagne de tout ça car je ne m'y attendais pas du tout, c'est tout! Et j'ai un caractère assez "sanguin"...(ça, c'est mon côté ibérique!)
C'est curieux car ce n'est pas du tout mon genre, loin de là! Dans ma matière, je ne prends pas la tête avec les programmes, les dernières zinnovations pédagogiques et tout le tralala... D'ailleurs, je n'ai pas conservé tous ces textes et il va falloir que je les retélécharge pour l'oral pro de l'agreg interne... au cas où.
Je vous résumerai la suite des événements plus tard. Autrement, pour ce qui est des bavardages, je ferai ce que je fais déjà dans ma matière, donc pas de soucis à ce niveau.
Pour Dilettante, je me suis retrouvée à donner 4h00 d'espagnol en LP il y a deux ans, c'est vrai que c'est un public à part. Moi, je les trouvais très très faibles au départ et surtout...super mous, c'était incroyable!! Ils avaient tout le temps envie de dormir!!!
Je leur ai donné des cours de collège à ma manière en début d'année et ils ont peu à peu repris confiance. En fin d'année, ils avaient le même niveau que mes secondes générales du lycée d'en face. Il faut dire que j'avais des petits effectifs, c'est un avantage. Pour ce qui est du comportement, maintenez les exigences, comme Jean, voir plus haut.
Enfin, malgré tout, je ne peux m'empêcher que mettre un prof d'espagnol à la place d'un prof de lettres même pour des 6èmes, c'est aberrant. Je me demande si un jour je réussirai à avoir une rentrée normale...comme celle de mes collègues en poste fixe par exemple.
Sur ce, bonne rentrée à tous!
Hasta luego,
Maria
Ecrit par : maria | 02 septembre 2007
Très pris ce week-end où je devais finir le rapport d’agreg. Mais je ne veux pas boucler la journée sans souhaiter bon courage à Maria, ma collègue hispaniste qui doit commencer demain une nouvelle carrière de professeur de français. Ecoutez les excellents conseils de notre ami Jean et ne vous en faites pas. Tout ira bien et l’expérience pourrait s’avérer plus positive que vous n’imaginez.
(Je ne suis cependant pas sûr que Jean ait raison d’étendre à l’espagnol sa détestation des séquences, qui de toute façon n’obéissent pas à la même logique en langues vivantes et en français. La vraie abomination ici est celle du « cadre européen de références », qui est bien pire que les séquences et empêche paradoxalement les élèves de s’exprimer spontanément dans une langue étrangère. Mais nous en parlerons une autre fois si Jean-Paul ouvre un fil sur ce thème).
Dormez bien et soyez tranquille. Restez-en à des choses très simples mais bien structurées, c’est ce dont les élèves ont le plus besoin.
¡Hasta pronto compañera !
Ecrit par : Pedro Cordoba | 02 septembre 2007
Bon les enfants, je ne sais pas si vous êtes encore bien éveillés ou si vous avez le blues comme moi, mais pour adoucir les moeurs voici le Clair de Lune et Le Lac des Cygnes :
http://dl.free.fr/bxdhLT9ys/11ClairdeLune.wma
http://dl.free.fr/aCGxHTYMI/12SwanLake-Scene(ActII,No.10).wma
Je n'aime pas les au-revoir, ça me met le moral dans les chaussettes......
Bonne et douce nuit à tous....
Ecrit par : Sandra WAGNER | 02 septembre 2007
Arf, j'ai loupé le début du Colonel Chabert, réalisé par René Le Hénaff ! J'aurais pu l'enregistrer pour les élèves...
On ne trouve plus que la version Depardieu !
Sic transit gloria mundi.
Ecrit par : Jérémy | 03 septembre 2007
Plaignez-vous, Jérémy ! Moi, je n'ai pas Canal + et je ne verrai même pas cette émission dont Télérama dit du mal tout en lui mettant deux T.
Ecrit par : catmano | 03 septembre 2007
Hé oui, catmano! On peut dire du mal de quelque chose tout en la trouvant intéressante!
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 septembre 2007
Je veux dire: "on peut ne pas être d'accord avec certains propos, tout en les trouvant intéressants".
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 septembre 2007
Bonne rentrée à tous — enseignants, parents et élèves présents et à venir. Je sais bien que nous allons tous faire de notre mieux — mais si le ministère y mettait du sien, par exemple en redessinant les programmes, ce ne serait pas plus mal. Après tout, des programmes-bis commencent à émerger, au GRIP et ailleurs. Des perspectives se dessinent, des fronts s'organisent — malgré tout.
JPB
Ecrit par : brighelli | 03 septembre 2007
cela obligera le professeur qui vous succédera à les conserver et à renoncer aux épouvantables classeurs grand format pleins d'intercalaires qu'affectionnent les professeurs de français parce que de belles "séquences" peuvent s'y épanouir. Un bon petit tour que vous lui jouerez!
Ecrit par : Jean | 02 septembre 2007
Ben alors? Et la "note de classeur" trimestrielle, alors? Vous vous privez d'une note qui peut remonter grandement la moyenne des ânes ordonnés et baisser celle des empoisonneurs désordonnés!
Ecrit par : dobolino | 03 septembre 2007
En plus, la note trimestrielle de classeur à 20/20 remonte mathématiquement la note de dictée trimestrielle à 0/20. Ma fille en sixième excellait à ce petit calcul.
Ecrit par : dobolino | 03 septembre 2007
Bonne rentrée à toutes et à tous - cette année, un des projets fera intervenir des fildeféristes dans notre établissement, avec spectacle durant les heures de cours... et beaucoup de tris sélectif aussi; et un poste aidant à remédier aux lacunes des élèves (je ne sais plus quel type de contrat jetable c'est): supprimé.
Et résultat d'un bac pro: 25% de réussite... hé hé hé
Ecrit par : Pendariès | 03 septembre 2007
tris sélectifS
Ecrit par : Pendariès | 03 septembre 2007
Salut à toutes et à tous !
Rentrée au lycée ce matin : discours singé du management sur le contrôle de la qualité (sic) et le “pilotage”, allusion à la formule 1 ? à l'aviation ? Plus l'inévitable autonomie obligatoire, le XXIe siècle sera l'ère monde de l'oxymore !
Et plein d'autres conneries destinées au remplissage des heures...
35 élèves par classe comme concrétitude et des “projets d'avenir” comme horizon, des projets pour le passé, c'est plus difficile...
Ecrit par : Lariba | 03 septembre 2007
OTAN pour moi, vous aurez compris :
"le XXIe siècle sera l'ère de l'oxymore !"
Effets du pot de rentrée, hic !
Ecrit par : Lariba | 03 septembre 2007
Bonjour à tou(te)s
Pré-rentrée : discours lénifiant dans le fond et la forme mais une perle de grande envergure du nouveau proviseur : "il nous faut développer l'enseignement durable"
Grave question : y arriverons nous en faisant redoubler systématiquement les élèves pour qu'ils restent durablement dans le système s(c)olaire ?
Ecrit par : dugong | 03 septembre 2007
"il nous faut développer l'enseignement durable"
Ecrit par : dugong | 03 septembre 2007
Vous enseignez à l'école hotelière ?
Ecrit par : yann | 03 septembre 2007
L'enseignement durable est parfaitement complémentaire du tri sélectif, le tout dans l'optique d'un développement durable. Ça me parait très porteur à l'aube du XXI° siècle. Ne gaspillez surtout pas votre énergie fossile car les ressources de la planète s'épuisent.
Ecrit par : dobolino | 03 septembre 2007
Mais il y a des fossiles partout même dans l'enseignement...
Ecrit par : iPidiblue | 03 septembre 2007
Mais il y a des fossiles partout même dans l'enseignement...
Ecrit par : iPidiblue | 03 septembre 2007
Une nouvelle source d'énergie? Renouvelable ou pas?
Ecrit par : dobolino | 03 septembre 2007
Bonne rentrée à toutes et tous !
En tout cas elle vous inspire... et nous permet de rire !!
De la part d'une maman pour qui la rentrée est toujours bonne ! Ouf ils sont partis, la paix revient dans la maison ;) !
Merci à vous de bien les instruire pendant ce temps-là :))) !
Ecrit par : lucile | 03 septembre 2007
Urgent !
Ce lundi 3 septembre à 18 h 30 sur France-Culture dans l'émission Travaux publics de Jean Lebrun : Stanislas Dehaene pour son livre "Les neurones de la lecture".
Ça commence. C'est peut-être le Stalingrad des obscurantistes et je ne pense pas qu'ils possèdent d'armes secrètes !
Ecrit par : Louis Barthas | 03 septembre 2007
"il nous faut développer l'enseignement durable"
dur, dur !
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"il nous faut développer l'enseignement durable"
Ecrit par : dugong | 03 septembre 2007
Vous enseignez à l'école hotelière ?
Ecrit par : yann | 03 septembre 2007
Excellent ! Je ne l'ai pas comprise tout de suite. Ca doit être "l'effet rentrée".
Est-ce qu'on peut poser un lapin à l'enseignement du rable ?
Ecrit par : Robin | 03 septembre 2007
Oui, je sais ça n'a qu'un lointain rapport avec les lettres...quoique ? On veut aussi sauver du vivant, après tout.
A signer et à diffuser si vous le voulez bien !
Sauvons les calanques
Le massif des Calanques entre Marseille et Cassis est un lieu d’une exceptionnelle beauté contenant une flore protégée,une faune rare avec des espèces en voie de disparition, un habitat préhistorique avec la grotte Cosquer,des épaves de l’époque gallo-romaine.
Il s’étend sur une étroite bande côtière de 20 km de long. Ce massif est classé et donc inconstructible, il est donc normalement protégé de toute construction ou modification.
La ville de Marseille a voté le 25 juin, la construction « d’un hébergement hôtelier de luxe avec des équipements thématiques »
Pour que les recours aboutissent, soutenez notre action et participez à la Cyber @ction
Michèle Poncet-Ramade Conseillère municipale de Marseille
Vice-présidente de la Fédération des Élu-e-s Écologistes
Jean-Pierre Fouquet Conseiller municipal de Marseille Cofondateur d’Union Calanque Littoral
Alain Uguen Association Cyber @cteurs
>>> COMMENT AGIR ?
C'EST FACILE : A VOUS DE SUIVRE LES 6 ETAPES SUIVANTES :
1- Copiez LE TEXTE À ENVOYER ci-dessous entre les ############
2- Ouvrez un nouveau message et collez le texte
3- Signez le : prénom, nom, adresse, ville
4- Rajouter l'objet de votre choix : sauvons les calanques
5- Adressez votre message aux adresses suivantes :
[email protected]
[email protected]
copie à
[email protected]" target="_blank">www.elysee.fr">[email protected]
Cliquer ici :
Vérifiez que les 2 adresses apparaissent bien
6- Envoyez le message
Cette cyber @ction est aussi signable en ligne
http://www.cyberacteurs.org
Par cette action, vous ferez connaître votre opinion à la secrétaire d'Etat à l'environnement et à Cyber @cteurs pour nous permettre d'évaluer l'impact de cette action.
############
Prénom, Nom
Profession :
Adresse :
Localité :
Pays :
Madame la Ministre,
Le massif des Calanques entre Marseille et Cassis est un lieu d’une exceptionnelle beauté contenant une flore protégée, une faune rare avec des espèces en voie de disparition, un habitat préhistorique avec la grotte Cosquer, des épaves de l’époque gallo-romaine.
Il s’étend sur une étroite bande côtière de 20 km de long. Ce massif est classé et donc inconstructible, il est donc normalement protégé de toute construction ou modification.
La ville de Marseille a voté le 25 juin, la construction «d’un hébergement hôtelier de luxe avec des équipements thématiques ».
Par la présente nous vous invitons à Sauver les Calanques de Marseille !
Pas de permis de construire dérogatoire au statut de la zone :
OUI au parc naturel des Calanques !
Je vous prie d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de mes
respectueuses salutations.
############
Cette cyber @ction vient en complément de la pétition lancée par la Fédération des Elus Ecologistes qui a déjà recueilli près de 4000 signatures
http://fedel.lautre.net/sn/article.php3?id_article=6
Ecrit par : FGuichard | 03 septembre 2007
Louis Barthas, ce ne serait pas plutôt le Waterloo de obscurantistes?
En tout cas, je crois comme vous que Stanislas Dehaene va ridiculiser pour le compte les petites argumentations bancales et mesquines à la Goigoux et à la Charmeux.
Ecrit par : Jean | 03 septembre 2007
"Stanislas Dehaene pour son livre "Les neurones de la lecture".
Ça commence. C'est peut-être le Stalingrad des obscurantistes et je ne pense pas qu'ils possèdent d'armes secrètes !"
Bigre ! les "neurosciences" démontant les délires pédagogistes ? Voilà qui me parait suspect... Laissons les neuro machinistes faire joujou avec leurs scanners. Ils travaillent à un niveau beaucoup trop fin pour comprendre quelquechose à ce qu'il est convenu d'appeler une idée (alors quand il s'agit d'une pensée voire d'un apprentissage !). Il y a des "alliés" dont il vaut mieux se passer ...
Ecrit par : dugong | 03 septembre 2007
A Robin et Yann
Au mot d'ordre "j'enseigne durable", il faut rétorquer par le libertaire "je saigne comme je veux où je veux"
Ecrit par : dugong | 03 septembre 2007
Urgent !
Ce lundi 3 septembre à 18 h 30 sur France-Culture dans l'émission Travaux publics de Jean Lebrun : Stanislas Dehaene pour son livre "Les neurones de la lecture".
Ça commence. C'est peut-être le Stalingrad des obscurantistes et je ne pense pas qu'ils possèdent d'armes secrètes !
Ecrit par : Louis Barthas
ce ne serait pas plutôt le Waterloo de obscurantistes?
Ecrit par : Jean
Une question que vous vous posez tous: que pense Evelyne Charmeux du livre de S. Dehaene?
Voici la réponse, trouvé sur le blog de cette dernière (attention c'est violent... de bêtise):
"Le dimanche 2 septembre 2007 à 13:04, par BGT
Salut à tous,
Au rayon des conseils de lecture, jetez donc un œil à Stanislas Dehaene et son excellentissime "Les neurones de la lecture" qui démontre par A+B l'impossibilité d'un apprentissage de la lecture par une autre méthode que le B-A-BA et les stratégies de contournement que cela induit chez l'élève quand d'autres moyens sont employés (est-il nécessaire de mentionner que ces stratégies de contournement sont génératrices d'échecs scolaires).
Quelle est l'opinion de la maîtresse de ces lieux à l'encontre des recherches de ce vénérable professeur de psychologie cognitive du Collège de France ?
BGT
7. Le dimanche 2 septembre 2007 à 15:53, par Eveline
Réponse à BGT
je connais et je peux affirmer que j'y réponds sans aucun problème.
C'est par des faits que je peux le faire, mais aussi par l'argumentation.
Car je ne trouve aucune démonstration de ce que vous dites dans cet ouvrage dans la mesure où il se garde bien de préciser ce qu'il entend par "savoir lire". Du coup, la démonstration tombe d'elle-même."
sic...
Ecrit par : Loki | 03 septembre 2007
Cette cyber @ction vient en complément de la pétition lancée par la Fédération des Elus Ecologistes qui a déjà recueilli près de 4000 signatures
http://fedel.lautre.net/sn/article.php3?id_article=6
Ecrit par : FGuichard | 03 septembre 2007
Vous pouvez courir pour que je le signe, votre papelard! On vote Sarko pour préserver l'enseignement laïc (ce qui est assez fort!...)puis on s'offusque du fait que je conseille de placer l'argent des syndicats en fonds de pension pour payer un cabinet d'avocat.
Vous n'aviez qu'à élire un président socialiste! Le projet développement durable du PS a obtenu une note de 16/20 auprès de Nocolas Hulot alors que celui de votre très merveilleux président a obtenu 8/20... A présent, buvez, je vous en prie, le calice jusqu'à la lie.
Comme énergies fossiles non renouvelables, alors là, franchement, bravo!
Il est de notoriété publique qu'on ne peut avoir le beurre et l'argent du beurre. Je crains que vous n'ayez ni l'un ni l'autre.
Ceci dit, il est vrai que Noël approche, fête des dindons farcis jusqu'à la glotte...
Ecrit par : dobolino | 03 septembre 2007
Dobolino, ne plaisantez pas avec les classeurs de français, je vous prie. J'y perdis un paquet de plumes face à une inspectrice qui ressemblait plus à un coq en furie qu'à une dame académique. J'appris que je devais IMPERATIVEMENT, vous m'entendez, imposer un classeur de français à mes élèves de STI adaptation - particulièrement à eux, d'ailleurs, car ils "sont incapables de tout ordre". Ce qui est d'ailleurs exact, au demeurant.
L'ennui que je voyais à cela fut balayé d'un revers de bec : mes élèves charmants avaient, pour le plus jeune, 19 printemps sonnés et étaient donc considérés par tout le reste de la société comme majeurs et responsables de leurs actes, aptes à voter, voire à siéger aux tribunaux, du bon côté de la bouée en plus.
J'arguai donc, sotte que je suis, que je ne trouvais pas judicieux d'imposer un classeur à des élèves majeurs - et que je préférais profiter de l'heure en plus que j'avais avec eux pour : apprendre à lire correctement - apprendre à écrire en un français simple et le moins fautif possible ( je précise que les 1 adapt viennent de BEP, avec le niveau en français que tout un chacun peut imaginer ).
Et bien non, madame. J'aurais dû utiliser cette heure à aider ces élèves à trier leur classeur de français, de façon à les rendre autonomes.
J'en ris encore. Jaune, mais j'en ris.
Et vu le prix que j'ai payé pour cette indignité, je ne peux reprocher à aucun enseignant de français de conserver et noter les classeurs des élèves. Voyez-vous, j'aurais su avant, j'aurais fait, je ne vois pas pour quelle raison idiote je ferai dans l'héroïsme obscur. J'étais montée dans les hauteurs des notes inspectorales, je suis repartie plus vite encore dans les profondeurs d'icelles, tant pis pour moi.
Bon, je ne savais pas qu'il fallait imposer un classeur - et je ne suis pas allée aux cours de didactique que la gente dame voulait que je suive pour réparer mes lacunes, immenses, en pédagogie.
Mais je soutiens de tout coeur mes collègues qui sont emmouscaillées avec leurs classes et leurs classeurs.
Ecrit par : Milady | 03 septembre 2007
ferais...
Ecrit par : Milady | 03 septembre 2007
Le maître de ces lieux ainsi que ses hôtes ont-ils lu ça, à la page 90 du très bien pensant (et un peu faux cul) Télérama, à propos du documentaire de ce soir, lundi 3 septembre ?
"E.N. : Un grand corps malade"? ... sur Canal + (que je n'ai pas);
Citations :
"Le diagnostic a la rondeur et la brutalité d'un zéro pointé : l'Éducation Nationale ressemble à un mammouth sur béquilles. Un grand corps malade et claudiquant. Les profs sont plus formels qu'un collège de médecins : 15 % des élèves entrent en sixième avec un niveau de lecture balbutiant, les étudiants de fac sont nullards et le bac ne vaut plus rien. Ce bilan a un charmant petit goût d'apocalypse, égrenant les dysfonctionnements du système de la maternelle au doctorat, avec une rigueur de médecin légiste..etc., etc...
... / ... avec des témoignage féroces de profs mécontents - idéal pour une catharsis collective -, au sommet desquels on retrouve Jean-Paul Brighelli , le médiatique moustachu de "La Fabrique du Crétin", qui tempête, s'insurge, soupire sur l'air de "C'était mieux avant" (a parte personnel : "ça commence aujourd'hui" ou "ça ira mieux demain" ?) ... / ... la critique flirte parfois avec le repli réactionnaire. On savoure la piquante évocation des IUFM, moins les harangues qui appellent à supprimer les sorties pédagogiques au nom d'une "pédagogie frontale, le cul sur une chaise", à réciter du Ronsard ou du Verlaine. Avec pour erreur, un bon coup de règle sur les doigts. "
Mon clavier tousse vraiment d'ennui à recopier ce bel extrait de littérature (signée Erwann Desplanques) mais citons encore, page précédente, ces mots qui précèdent le docu, présenté ainsi : " ... / ... le diagnostic sent le formol : élèves nuls, étudiants mous de la copie .../... Malgré un ton réac et nostalgique ...etc., etc..."
Ouf, c'est fini.
Ecrit par : JPL | 03 septembre 2007
"Mais il y a des fossiles partout même dans l'enseignement..."
Ecrit par : iPidiblue | 03 septembre 2007
Driout, vous avez perdu le chemin du terrier de cet abruti de lapinos ? (pour savoir qui est lapinos et pour vérifier à quel point il est abruti : http://lapinos.hautetfort.com/)
Bonjour tout le monde. Je reviens tout juste de vacances (pile poil pour la pré-rentrée) et je vous souhaite une bonne rentrée à tous. Le bonjour aussi à ceux qui ne sont pas enseignants, bien sûr.
Ecrit par : Kap | 03 septembre 2007
Bonne rentrée à tous et à toutes ( ben oui c'est comme ça les mâles d'abord, après tout c'est mon droit je fais ce que je veux merde!) dans la paix et la joie!
Bon en ce qui me concerne petite surprise de notre proviseur tout droit débarqué de Krypton, des bus nous attendaient à la gare routière pour nous mener dans un bled ardéchois paumé, rendez-vous dans une jolie demeure (un ancien baillage) pour agiter nos cerveaux dans une tempête souveraine mais néanmoins soporifique.
Ces dames avaient peur en bus quand ce dernier surplombait les précipices, quelques blagues oiseuses furent échangées sur la descente de Laffrey pendant que le chauffeur, goguenard, parlait bouffe avec un matheux.
Ce qu'il ne faut pas faire pour éviter que les profs ne se carapatent après la distribution des emplois du temps quand-même!
Réunion pénible, nous n'apprenons rien, notre proviseur à poigne (celui qui a ramené l'ordre au bahut en préconisant la bonne vieille recette du seau d'eau glacée et de la baffe) fait défiler toutes les rombières des associations du lycée. Et c'est parti pour la valse des présentations! Machine nous bassine avec son assoc de sauvegarde du patrimoine, Bidule quémande pour l'orphelinat de l'Education Nationale (je ne savais même pas que ce truc existait, on parie combien qu'il y a une caisse noire comme à la grande époque des Verts et de Robert Herbin?), Trucmuche nous tire des larmes avec un bidouillage censé collecter des fonds pour les petits nenfants qu'ont pas de sous pour s'acheter leurs bouquins etc. etc. etc.
Le pire est atteint avec la dernière intervenante qui nous cause commerce équitable, comment dire, moi quand vous me devisez commerce équitable cela revient à causer Nouvelle droite avec Olivier Besancenot, je sors de mes gonds, je fulmine, je m'ébroue....
Je déteste ces conneries équitablo-solidaristo-africano-gnagna ("hooga hooha ooga chakka" comme dirait si bien David Hasselhoff), je ne BOIS PAS de café Max Havelard et je mets un point d'honneur à savourer un expresso dont les fin grains torrefiés proviennent des pires plantations sud-américaines ou un petit Inca basané a sué sa race sous la férule d'un vilain gringo de la World Company! Ca vaut aussi pour les tranches d'ananas, le thé et tout ce que je mange en général.
Comble de malchance mon agenda, généreusement offert par une librairie alésienne bien connue qui profita fort opportunément de l'incendie de sa rivale pour prosperer, était maculé de citations et de faits attribués à des drilles genre Jaurès, Picasso, Badinter et autres Che...
Rien sur Pinochet ou Botha évidemment, à croire que l'humanisme est une valeur cardinale de la gauche, j'en étais fort mari, cela suffit à gâcher ma journée.
Bref le buffet tant attendu arriva et c'est là que votre serviteur se précipita sur du rosé bien frais (du Delas merde) ponctué de quelques kirs et autre blanc pétillant.
Cinq verres plus tard, les pupilles vives, le teint frais et la couperose gaillarde je m'écroulai sous un arbre pendant que tout ce petit monde bruissait.
Retour sur Tournon (l'équivalent, pour Mallarmé et pour moi, de Lure, Mende, Saint Dié ou Guéret; au fait vous savez où c'est Lure au moins, y'a que moi pour sortir comme ça des noms de sous-préfectures oubliées et encore je ne vous parle pas de celles qui furent supprimées par le décret ministeriel de 1926 sinon vous m'obligeriez à vous entretenir des charmes d'Espalion, des beautés de Doullens ou du grand frisson d' d'Arcis sur Aube), again des réunions péniblettes, again les palabres sans fin des grands sachems et des squaws stressés avant même d'avoir recommencé....
Je souris béatement, on dirait ce ministre wallon là qui veut reboucher des tuyaux autoroutiers et qui se taille un franc succès sur Youtube, je finis par pionser comme un bienheureux sur ma chaise... Bref je cuve.
Quelle rentrée mes enfants! Gageons que Shoku Enver (Pendaries vous expliquera qui c'est mais je ne pouvais pas faire mon retour sous le pseudonyme de Tovarasul Ceausescu quand-même) m'aurait foutu en détention pour moins que ça, dans le paradis des cocos albanais (visité par deux de mes connaissances pédagogiques, à croire que le profs n'avaient que ça à foutre dans les années 70 que de s'acoquiner avec ce genre de ganaches, Pinochet c'était caca vilain mais Enver Hoxha c'était bien) le simple fait de capter la télé italienne vous promettait une chouette condamnation à mort rapidement commuée en travaux forcées, on savait vivre merde chez Shoku Enver!
Sinon j'ai un super emploi du temps de grosse faignasse, j'ai rien demandé en plus hein, et je vous merde (gentiment hein, je ne vous merde pas sérieusement tention) !!!!! Na!
Un salut à tous les dépressifs!
Shoku Enver.
Petit cadeau de rentrée...Ce lien.
http://www.youtube.com/watch?v=PJQVlVHsFF8&mode;=related&search;=
Ecrit par : Shoku ENVER | 04 septembre 2007
Bonne rentrée à tous et à toutes ( ben oui c'est comme ça les mâles d'abord, après tout c'est mon droit je fais ce que je veux merde!) dans la paix et la joie!
Bon en ce qui me concerne petite surprise de notre proviseur tout droit débarqué de Krypton, des bus nous attendaient à la gare routière pour nous mener dans un bled ardéchois paumé, rendez-vous dans une jolie demeure (un ancien baillage) pour agiter nos cerveaux dans une tempête souveraine mais néanmoins soporifique.
Ces dames avaient peur en bus quand ce dernier surplombait les précipices, quelques blagues oiseuses furent échangées sur la descente de Laffrey pendant que le chauffeur, goguenard, parlait bouffe avec un matheux.
Ce qu'il ne faut pas faire pour éviter que les profs ne se carapatent après la distribution des emplois du temps quand-même!
Réunion pénible, nous n'apprenons rien, notre proviseur à poigne (celui qui a ramené l'ordre au bahut en préconisant la bonne vieille recette du seau d'eau glacée et de la baffe) fait défiler toutes les rombières des associations du lycée. Et c'est parti pour la valse des présentations! Machine nous bassine avec son assoc de sauvegarde du patrimoine, Bidule quémande pour l'orphelinat de l'Education Nationale (je ne savais même pas que ce truc existait, on parie combien qu'il y a une caisse noire comme à la grande époque des Verts et de Robert Herbin?), Trucmuche nous tire des larmes avec un bidouillage censé collecter des fonds pour les petits nenfants qu'ont pas de sous pour s'acheter leurs bouquins etc. etc. etc.
Le pire est atteint avec la dernière intervenante qui nous cause commerce équitable, comment dire, moi quand vous me devisez commerce équitable cela revient à causer Nouvelle droite avec Olivier Besancenot, je sors de mes gonds, je fulmine, je m'ébroue....
Je déteste ces conneries équitablo-solidaristo-africano-gnagna ("hooga hooha ooga chakka" comme dirait si bien David Hasselhoff), je ne BOIS PAS de café Max Havelard et je mets un point d'honneur à savourer un expresso dont les fin grains torrefiés proviennent des pires plantations sud-américaines ou un petit Inca basané a sué sa race sous la férule d'un vilain gringo de la World Company! Ca vaut aussi pour les tranches d'ananas, le thé et tout ce que je mange en général.
Comble de malchance mon agenda, généreusement offert par une librairie alésienne bien connue qui profita fort opportunément de l'incendie de sa rivale pour prosperer, était maculé de citations et de faits attribués à des drilles genre Jaurès, Picasso, Badinter et autres Che...
Rien sur Pinochet ou Botha évidemment, à croire que l'humanisme est une valeur cardinale de la gauche, j'en étais fort mari, cela suffit à gâcher ma journée.
Bref le buffet tant attendu arriva et c'est là que votre serviteur se précipita sur du rosé bien frais (du Delas merde) ponctué de quelques kirs et autre blanc pétillant.
Cinq verres plus tard, les pupilles vives, le teint frais et la couperose gaillarde je m'écroulai sous un arbre pendant que tout ce petit monde bruissait.
Retour sur Tournon (l'équivalent, pour Mallarmé et pour moi, de Lure, Mende, Saint Dié ou Guéret; au fait vous savez où c'est Lure au moins, y'a que moi pour sortir comme ça des noms de sous-préfectures oubliées et encore je ne vous parle pas de celles qui furent supprimées par le décret ministeriel de 1926 sinon vous m'obligeriez à vous entretenir des charmes d'Espalion, des beautés de Doullens ou du grand frisson d' d'Arcis sur Aube), again des réunions péniblettes, again les palabres sans fin des grands sachems et des squaws stressés avant même d'avoir recommencé....
Je souris béatement, on dirait ce ministre wallon là qui veut reboucher des tuyaux autoroutiers et qui se taille un franc succès sur Youtube, je finis par pionser comme un bienheureux sur ma chaise... Bref je cuve.
Quelle rentrée mes enfants! Gageons que Shoku Enver (Pendaries vous expliquera qui c'est mais je ne pouvais pas faire mon retour sous le pseudonyme de Tovarasul Ceausescu quand-même) m'aurait foutu en détention pour moins que ça, dans le paradis des cocos albanais (visité par deux de mes connaissances pédagogiques, à croire que le profs n'avaient que ça à foutre dans les années 70 que de s'acoquiner avec ce genre de ganaches, Pinochet c'était caca vilain mais Enver Hoxha c'était bien) le simple fait de capter la télé italienne vous promettait une chouette condamnation à mort rapidement commuée en travaux forcées, on savait vivre merde chez Shoku Enver!
Sinon j'ai un super emploi du temps de grosse faignasse, j'ai rien demandé en plus hein, et je vous merde (gentiment hein, je ne vous merde pas sérieusement tention) !!!!! Na!
Un salut à tous les dépressifs!
Shoku Enver.
Petit cadeau de rentrée...Ce lien.
http://www.youtube.com/watch?v=PJQVlVHsFF8&mode;=related&search;=
Ecrit par : Shoku ENVER | 04 septembre 2007
Bonne rentrée à tous et à toutes ( ben oui c'est comme ça les mâles d'abord, après tout c'est mon droit je fais ce que je veux merde!) dans la paix et la joie!
Bon en ce qui me concerne petite surprise de notre proviseur tout droit débarqué de Krypton, des bus nous attendaient à la gare routière pour nous mener dans un bled ardéchois paumé, rendez-vous dans une jolie demeure (un ancien baillage) pour agiter nos cerveaux dans une tempête souveraine mais néanmoins soporifique.
Ces dames avaient peur en bus quand ce dernier surplombait les précipices, quelques blagues oiseuses furent échangées sur la descente de Laffrey pendant que le chauffeur, goguenard, parlait bouffe avec un matheux.
Ce qu'il ne faut pas faire pour éviter que les profs ne se carapatent après la distribution des emplois du temps quand-même!
Réunion pénible, nous n'apprenons rien, notre proviseur à poigne (celui qui a ramené l'ordre au bahut en préconisant la bonne vieille recette du seau d'eau glacée et de la baffe) fait défiler toutes les rombières des associations du lycée. Et c'est parti pour la valse des présentations! Machine nous bassine avec son assoc de sauvegarde du patrimoine, Bidule quémande pour l'orphelinat de l'Education Nationale (je ne savais même pas que ce truc existait, on parie combien qu'il y a une caisse noire comme à la grande époque des Verts et de Robert Herbin?), Trucmuche nous tire des larmes avec un bidouillage censé collecter des fonds pour les petits nenfants qu'ont pas de sous pour s'acheter leurs bouquins etc. etc. etc.
Le pire est atteint avec la dernière intervenante qui nous cause commerce équitable, comment dire, moi quand vous me devisez commerce équitable cela revient à causer Nouvelle droite avec Olivier Besancenot, je sors de mes gonds, je fulmine, je m'ébroue....
Je déteste ces conneries équitablo-solidaristo-africano-gnagna ("hooga hooha ooga chakka" comme dirait si bien David Hasselhoff), je ne BOIS PAS de café Max Havelard et je mets un point d'honneur à savourer un expresso dont les fin grains torrefiés proviennent des pires plantations sud-américaines ou un petit Inca basané a sué sa race sous la férule d'un vilain gringo de la World Company! Ca vaut aussi pour les tranches d'ananas, le thé et tout ce que je mange en général.
Comble de malchance mon agenda, généreusement offert par une librairie alésienne bien connue qui profita fort opportunément de l'incendie de sa rivale pour prosperer, était maculé de citations et de faits attribués à des drilles genre Jaurès, Picasso, Badinter et autres Che...
Rien sur Pinochet ou Botha évidemment, à croire que l'humanisme est une valeur cardinale de la gauche, j'en étais fort mari, cela suffit à gâcher ma journée.
Bref le buffet tant attendu arriva et c'est là que votre serviteur se précipita sur du rosé bien frais (du Delas merde) ponctué de quelques kirs et autre blanc pétillant.
Cinq verres plus tard, les pupilles vives, le teint frais et la couperose gaillarde je m'écroulai sous un arbre pendant que tout ce petit monde bruissait.
Retour sur Tournon (l'équivalent, pour Mallarmé et pour moi, de Lure, Mende, Saint Dié ou Guéret; au fait vous savez où c'est Lure au moins, y'a que moi pour sortir comme ça des noms de sous-préfectures oubliées et encore je ne vous parle pas de celles qui furent supprimées par le décret ministeriel de 1926 sinon vous m'obligeriez à vous entretenir des charmes d'Espalion, des beautés de Doullens ou du grand frisson d' d'Arcis sur Aube), again des réunions péniblettes, again les palabres sans fin des grands sachems et des squaws stressés avant même d'avoir recommencé....
Je souris béatement, on dirait ce ministre wallon là qui veut reboucher des tuyaux autoroutiers et qui se taille un franc succès sur Youtube, je finis par pionser comme un bienheureux sur ma chaise... Bref je cuve.
Quelle rentrée mes enfants! Gageons que Shoku Enver (Pendaries vous expliquera qui c'est mais je ne pouvais pas faire mon retour sous le pseudonyme de Tovarasul Ceausescu quand-même) m'aurait foutu en détention pour moins que ça, dans le paradis des cocos albanais (visité par deux de mes connaissances pédagogiques, à croire que le profs n'avaient que ça à foutre dans les années 70 que de s'acoquiner avec ce genre de ganaches, Pinochet c'était caca vilain mais Enver Hoxha c'était bien) le simple fait de capter la télé italienne vous promettait une chouette condamnation à mort rapidement commuée en travaux forcées, on savait vivre merde chez Shoku Enver!
Sinon j'ai un super emploi du temps de grosse faignasse, j'ai rien demandé en plus hein, et je vous merde (gentiment hein, je ne vous merde pas sérieusement tention) !!!!! Na!
Un salut à tous les dépressifs!
Shoku Enver.
Petit cadeau de rentrée...Ce lien.
http://www.youtube.com/watch?v=PJQVlVHsFF8&mode;=related&search;=
Ecrit par : Shoku ENVER | 04 septembre 2007
Message en trois exemplaires!!!! Visiblement certains gros méchants à l'humour incertain ne savent pas se servir correctement d'un ordinateur.
Ecrit par : Hi hi hi | 04 septembre 2007
Toujours la même bien-pensance...
En ce moment, la secrétaire générale adjointe de la FCPE explique sur France-Info que la suppression de la carte scolaire entraînera la fuite des élèves sérieux et travailleurs et donc que les autres, "ceux qui ont des difficultés sociales et donc scolaires (sic!) se retrouveront entre eux et n'auront aucune motivation puisque ceux qui auraient pu être des locomotives seront partis et donc que l'on renforcera les ghettos".
Toujours la même pensée sclérosée! Il faut surtout admirer la déduction "difficultés sociales et donc scolaires", car comment se peut-il alors que des élèves de ces quartiers soient devenus "sérieux et travailleurs" malgré leurs difficultés sociales? Et puis pourquoi laisser croire que tous les élèves sérieux et travailleurs partiront, ce qui est évidemment faux? Et enfin, comment ose-t-on prétendre qu'aucune émulation ne se créera entre ceux qui restent, puisque tout enfant essaye par nature de faire de son mieux pourvu que les professeurs souhaitent créeer cet esprit d'émulation c'est-à-dire ne soient pas des émules de Meirieu?
Donc si l'on en croit la secrétaire générale adjointe de la FCPE, quand on est né dans une ZEP il est interdit d'aller voir ailleurs si cela vous chante. Belle conception de la liberté!
Ecrit par : Jean | 04 septembre 2007
Suite classeur de français obligatoire et réponse de Milady: d'où l'avantage du vieux PEGC indécrottable qu'on laisse moisir dans ses comportements fossilisés et dans son collège rural (plus c'est loin de la Préfecture et au bout d'une route tortueuse et enneigée, mieux c'est) en attendant qu'il prenne sa retraite et en conseillant aux jeunes recrues qui seraient amenés à entrer en contact avec lui de mépriser tous ses propos et ses conseils.
Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2007
Quelqu'un a vu le docu de Canal hier soir ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 04 septembre 2007
Je n'ai pas Canal truc.
Mais je vais essayer de récupérer l'émission si cela est possible.
A propos, Brighelliens et( -iennes), qui sera aux journées de SLL le week-end prochain?
Ecrit par : Thalie | 04 septembre 2007
Je suis agrégé, mais je me reconnais tout à fait, dobolino, dans le portrait que vous faites du PEGC dur à cuire et résolument anti-grandclasseurbourrédevide - et en réalité mile fois plus ouvert que les Iufmlobotomisés! - , à qui on ne la fait pas et qui s'assied hardiment sur les modes et les poncifs du pédagogiquement correct.
Ecrit par : Jean | 04 septembre 2007
Il y a des agrégés quand même fréquentables. Je mets mon meilleur ami, qui l'est à plus d'un titre, en premier et Jean en second, avec ce qu'il vient d'écrire. Ouf, je respire!
Quant à dobolino, j'oserai même lui signaler qu'il existe des PEG pas si fossilisés que cela, pas encore moisis et s'ils sont "indécrottables", ils portent donc bonheur, comme on dit en France,non ?!
Ecrit par : Francoli | 04 septembre 2007
Actuellement, être "fossilisé", devant le raz-de-marée de stupidité pontifiante qui a déferlé sur la pédagogie officielle, c'est une qualité, celle de tenir bon!
Ecrit par : Jean | 04 septembre 2007
Faire l'éloge du PEG ne sous-entend nullement qu'on critique les agrégés! Les ai-je d'ailleurs jamais critiqués en tant que tels et du fait de leur agrégation, à titre collectif?
Non, certainement pas...
Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2007
Et moi alors, "le naïf", en ai-je dit du mal? Je pense justement que les plus "capés" (comme au rugby-rien à voir avec le CAPES!) sont les plus intelligents. Ce que j'aurais bien voulu être.....
Ecrit par : Francoli | 04 septembre 2007
Le docu de Canal hier soir : bonne émission bien que pour les non inités certaines choses soient difficiles à comprendre. Un régal de voir et d'entendre des vérités que les Français ne trouveront que maquillées ou carrément censurées dans Libé, Le Monde ou France Inter. Un plaisir de voir certains avec qui on est d'accord depuis longtemps.
Je regrette que la démarche ne soit pas assez explicite pour le grand public, par ex. il fallait mieux définir le constructivisme. Il fallait présenter les gens plus largement.
Qui c'est ce Meirieu ou ce Dubet ? pouvaient se demander les spectateurs. D'où parlent-ils comme on disait dans des mouvements que j'ai pu connaître. Pour les connaisseurs cela paraît évident.
Du bon boulot d'autant que ce projet n'aurait jamais pu voir le jour il y a seulement quelques années. Espérons que les collègues qui témoignent ne seront pas harcelés par les cloportes qui se disent "démocrates".
Ecrit par : P. Azimont | 04 septembre 2007
Et moi alors, "le naïf", en ai-je dit du mal? Je pense justement que les plus "capés" (comme au rugby-rien à voir avec le CAPES!) sont les plus intelligents. Ce que j'aurais bien voulu être.....
Ecrit par : Francoli | 04 septembre 2007
Non, vous n'en avez pas non plus dit du mal! Je parlais juste pour moi.
Que veut dire "capé" ?
Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2007
Désolé dobolino d'employer de tels termes-qui m'ont singulièrement agacé quand je les ai entendus- mais j'interviens actuellement dans le monde du rugby, à la Coupe du Monde, à Montpellier, et ces mots ont tendance à ressortir.
"Etre capé" a quand même une histoire. dans le monde anglo-saxon du rugby surtout; cela consiste à recevoir une casquette ( a cap!) quand on est sélectionné dans l'équipe nationale de son pays. Alors (re)bonjour les "capés" chez les commentateurs à la télé bientôt....
Ecrit par : Francoli | 04 septembre 2007
Petite parenthèse à propos des réactions sur Télérama
Je suis étonnée des réactions sur Télérama. Télérama nous abreuve toujours de ce type de discours sociologique. C'est pour cela que je ne m'abonne pas mais l'achète quand même épisodiquement parce qu'il y a quand même du bon parfois(leurs grilles mettent bien en valeur les programmes de qualité).
Or pour une fois ils donnent deux points de vue(!)-même si le sociologue arrive en second-, font l'éloge du doc de canal qui a tout de même 2T...Bon ensuite ils se dérobent en disant que c'est quand même plus ou moins réac mais....soit à la rédaction tout le monde n'est plus dans la ligne du parti dominant, soit ils veulent ménager leurs lecteurs profs...
Ecrit par : Florence | 04 septembre 2007
Mais pourquoi perdez-vous du temps à regarder des revues de TV ineptes pour perdre du temps après à regarder des programmes quasi ineptes?
J'ai toujours trouvé une touche de Bouvard ou de Pécuchet comme vous voulez à ces collègues qui dissertaient des heures durant sur le Télérama de la semaine.
Excusez ma hargne, ce sont les effets de la prérentrée. Une journée entière avec autant de crétins. Enfin, c'est fini maintenant, je ne ferai plus que les croiser dans le couloir.
Ecrit par : Thalie | 04 septembre 2007
J'ai deux qualités, juste deux :
1°) Je fais utiliser un cahier (voire deux dans l'année car ils doivent écrire. Si,si, j'insiste. A l'IUFM, on entoure , on souligne, on surligne, on remplit des tableaux & on ne rédige que très peu) depuis quelques années car les feuilles ne poussent pas toutes seules dans les classeurs des jean-foutre même si elles s'en envolent trop facilement.
On évite aussi les feuilles des autres matières et l'absence totale de chronologie. A ce propos je prévois mes séquences camouflées en fonction de la chronologie. Aujourd'hui par exemple je prévois mes fausses séquences de 4ème en partant du XVIIème pour arriver au XXème. Je fais de même autant que faire se peut avec toutes mes classes. Ca permet de construire un peu l'histoire, de faire des rapprochements avec le cours d'histoire et le monde qui nous entoure. Cela évite aussi un enseignement des lettres complètement coupé de l'histoire de l'humanité ou de la France déjà. La faim ou la mort dans les Fables de La Fontaine ne sont sûrement pas qu'un élément perturbateur. La Révolution ne s'est sûrement pas faite qu'avec des idées.Etc.
2°) J'ai vu le doc de canal + presque en totalité... J'aime bien Men in Black & j'ai toujours peur des docs qui tirent comme tout le monde sur les profs. Je fus surpris & même très agréablement surpris. Beaucoup de pensées étaient les miennes. Il y fut parfaitement montré l'impossibilité actuelle d'échapper au langage & aux idées pédago-merdeuses (c'est comme ça que nous les appelions à l'IUFM) : même le ministre voit ses textes récrits par ses viles subalternes. Ainsi De Robien a été trahi & la méthode globale est repassée première dans le bulletin officiel d'avril 2007. Cependant ce doc me semble être (avec ce blog que je viens de découvrir) un point ou le début d'une résistance enfin affichée et à l'avenir prometteur espérons-le.
PS : ce doc mérite d'être ici repris minute après minute pour continuer la discussion et mettre en place de véritables conseils pour nous tous, nouveaux ou anciens profs.
Ecrit par : happiness is a warm gun | 04 septembre 2007
"Je prévois mes fausses séquences..." écrit happiness is a warm gun.
Pourquoi donc continuez-vous à vous empoisonner la vie à donner le change? Faites comme moi: bannissez de votre cours le vomitif terme de "séquences" et la chose, et composez votre cours comme vous l'entendez! Selon votre conscience.
Ecrit par : Jean | 04 septembre 2007
"Stanislas Dehaene pour son livre "Les neurones de la lecture".
Ça commence. C'est peut-être le Stalingrad des obscurantistes et je ne pense pas qu'ils possèdent d'armes secrètes !"
Bigre ! les "neurosciences" démontant les délires pédagogistes ? Voilà qui me parait suspect... Laissons les neuro machinistes faire joujou avec leurs scanners. Ils travaillent à un niveau beaucoup trop fin pour comprendre quelquechose à ce qu'il est convenu d'appeler une idée (alors quand il s'agit d'une pensée voire d'un apprentissage !). Il y a des "alliés" dont il vaut mieux se passer ...
Ecrit par : dugong | 03 septembre 2007
Dugong, un "grand neuropsychiatre des hopitaux ", Jean Metellus, a trouvé chez les enfants "dyslexiques" des "ectopies " du cerveau (trop de substance grise !!).
Un journaliste lui posait la question : " En somme, il suffirait que les neurochirurgiens opèrent les dyslexiques pour supprimer leurs troubles." (Cela ne vous rappelle pas "Vol au-dessus d'un nid de coucous" ? A.M.V.)
Jean Metellus après mûre réflexion a dit :"Non! (Ouf!) Et si c'était un petit Léonard de Vinci ? "
Il faudra bien un jour s'interesser aux associations APEDYS, et aux services hospitaliers CORIDYS, qui sont des lobbies.
Franchement, personnellement, je mets tous mes espoirs dans la "vrai" recherche sur le cerveau, et dans l'IRMf, qui est une technique qui donne des résultats extraordinaires en médecine et en chirurgie en fournissant des résultats d'explorations sur TOUS les organes, pourquoi pas sur l'exploration du cerveau?
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 04 septembre 2007
D'ici que les tests de 6° soient supprimés, le "niveau" va sacrément remonter ! C'est Fracko et Eveline qui vont être contents !
Ecrit par : victor | 01 septembre 2007
Victor, les évaluations nationales de CP et 6 ème sont supprimées. (B.O. du 30 août 2007.)
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 04 septembre 2007
Vous vous sentez comment dans vos bahuts, vous? Vous êtes tout, tout, tout seul à refuser la bouillie pédago ou vous avez des compères?
Cela doit être bien d'en avoir un ou( une commère) avec qui on puisse discuter un peu!
Il y a des jours où je trouve cela pesant, vraiment, surtout quand en plus il est interdit d'aborder un quelconque sujet littéraire sous peine de se faire traiter de pédante.
Il y a des collèges à la récréation qui ressemblent àux journaux télévisés du soir. On change juste de faits divers mais c'est le même règne de l'excuse , des larmoiements et du politiquement correct.
Ecrit par : Thalie | 04 septembre 2007
Maintenant, c'est "évaluations débuts de CE1 et de CM2", je les reçois jeudi matin, je vous raconterai.
Je n'ai pas vu l'émission de Canal + puisque, théoriquement je n'ai pas cette chaîne... Aujourd'hui, au courrier, nous avions un gentil courrier de Canalsat nous informant que, en tant que "bons clients", ils nous offraient un mois gratuit d'abonnement à la chaîne qui casse du sucre sur le dos des pédagogistes ! Dire qu'il aurait suffi que j'appuie sur le bouton n° 4 !
Ça repasse dans la nuit de mercredi à jeudi, si toutefois quelqu'un a le courage de faire sonner le réveil à 2 h 40.
Ecrit par : catmano | 04 septembre 2007
"Vous vous sentez comment dans vos bahuts, vous? Vous êtes tout, tout, tout seul à refuser la bouillie pédago ou vous avez des compères?"
Presque tout seul !!!
Trois collègues sympa, les petits nouveaux qui donnent un peu d'espoir parce qu'on ne les connaît pas, et ça s'arrête là.
Par contre, un grand tas d'inimitiés, qui n'aiment pas les gens qui pensent différemment et qui les regardent de haut.
Qu'est-ce qu'il y a comme cons dans l'E.N. ! Même une prof de lettres qui nous a sorti que Madame Bovary avait été écrit par Maupassant. Là, je craque.
Ecrit par : Jérémy | 04 septembre 2007
"Ça repasse dans la nuit de mercredi à jeudi, si toutefois quelqu'un a le courage de faire sonner le réveil à 2 h 40."
Ecrit par : catmano
Il existe un appareil magique qui enregistre pour vous, grâce à une boite noire que l'on insère dans sa bouche (appelée "cassette vidéo" par les sorciers de Lohd Io Vizuel) à toute heure du jour et de la nuit.
Cela se nomme un "Magnétoscope".
Ecrit par : Loki | 04 septembre 2007
Même une prof de lettres qui nous a sorti que Madame Bovary avait été écrit par Maupassant. Là, je craque.
Ecrit par : Jérémy |
Alors que ça a été écrit bien sûr par... Victor Hugo! Hum... enfin, rassurez-moi, c'est une de vos jeunes collègues made in IUFM qui a sorti cette... comment qualifier cela? cette connerie!
Ecrit par : Loki | 04 septembre 2007
Qu'est-ce qu'il y a comme cons dans l'E.N. ! Même une prof de lettres qui nous a sorti que Madame Bovary avait été écrit par Maupassant. Là, je craque.
Ecrit par : Jérémy | 04 septembre 2007
Vous voulez qu'on vous présente les mêmes dans d'autres corps de métier? Le genre qui te dit que tu ne peux plus tester le FeLV si le chat est vacciné parce qu'il sera obligatoirement positif? Je suis certaine que votre voisin plombier peut aussi vous en présenter à foison.
Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2007
Merci tout de même à Anne-Marie ... pour la mauvaise nouvelle ! Je le voyais gros comme une maison mais tout de même pas si vite...
Ecrit par : victor | 04 septembre 2007
Il existe un appareil magique qui enregistre pour vous, grâce à une boite noire que l'on insère dans sa bouche (appelée "cassette vidéo" par les sorciers de Lohd Io Vizuel) à toute heure du jour et de la nuit.
Cela se nomme un "Magnétoscope".
Ecrit par : Loki | 04 septembre 2007
Oui, mais c'est cher et quand ça se détraque, faut le jeter et en racheter un autre... C'est pas développement durable et ça tourne à l'énergie fossile.
Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2007
Même une prof de lettres qui nous a sorti que Madame Bovary avait été écrit par Maupassant. Là, je craque.
Ecrit par : Jérémy | 04 septembre 2007
Ça peut se défendre, non? Au lieu de craquer, entraînez-vous donc à bâtir un argumentaire en faveur de cette thèse révolutionnaire.
Au fait, mon fils, il est dans une classe de quatorze(!) Première L, la seule de son lycée. Si il s'aplatit au bac de français, ça sera la faute à qui? L'apprentissage en boucherie se profile à l'horizon...
Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2007
Ben voilà, je voulais servir cette soupe à d'autres! Je suis frustrée car le site est en cours de maintenance et je ne peux pas poster... Alors, je vous l'offre, en guise de digestif.
Bien certaine que, parmi vous tous, il y aura preneur.
à la Meuse
Adieu, Meuse endormeuse et douce à mon enfance,
Qui demeures aux prés, où tu coules tout bas.
Meuse, adieu: j'ai déjà commencé ma partance
En des pays nouveaux où tu ne coules pas.
Voici que je m'en vais en des pays nouveaux :
Je ferai la bataille et passerai les fleuves ;
Je m'en vais m'essayer à de nouveaux travaux,
Je m'en vais commencer là-bas les tâches neuves.
Et pendant ce temps-là, Meuse ignorante et douce,
Tu couleras toujours, passante accoutumée,
Dans la vallée heureuse où l'herbe vive pousse,
Ô Meuse inépuisable et que j'avais aimée.
Tu couleras toujours dans l'heureuse vallée ;
Où tu coulais hier, tu couleras demain.
Tu ne sauras jamais la bergère en allée,
Qui s'amusait, enfant, à creuser de sa main
Des canaux dans la terre,- à jamais écroulés.
La bergère s'en va, délaissant les moutons,
Et la fileuse va, délaissant les fuseaux.
Voici que je m'en vais loin de tes bonnes eaux,
Voici que je m'en vais bien loin de nos maisons.
Meuse qui ne sais rien de la souffrance humaine,
Ô Meuse inaltérable et douce à toute enfance,
Ô toi qui ne sais pas l'émoi de la partance,
Toi qui passes toujours et qui ne pars jamais,
Ô toi qui ne sais rien de nos mensonges faux,
Ô Meuse inaltérable, ô Meuse que j'aimais,
Quand reviendrai-je ici filer encor la laine ?
Quand verrai-je tes flots qui passent par chez nous ?
Quand nous reverrons-nous? et nous reverrons-nous ?
Meuse que j'aime encore, ô ma Meuse que j'aime...
Charles Péguy
Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2007
Dobolino, votre fiston ne pourra que s'en sortir avec une mère pareille! Avec l'énergie que vous devez lui transmettre!
Et puis les gamins qui vont traîner leurs guêtres dans des facs de science avec un bac S obtenu de justesse...!! Bof!!
Vous lui faites faire une hypokhâgne, s'il veut le petit, ou du droit. Ou s'il est réfractaire à tout, regardez du côté des facs étrangères. Il étudie quelles langues vivantes?
Ecrit par : Thalie | 04 septembre 2007
C'est marrant! Voilà plus d'un an que je viens sur ce blog de lettrés et j'ai constaté une chose... C'est que de 20H30 à 22H45, il n'y avait jamais personne qui sacrifie le "prime time"de la télé nationale pour argumenter ici. Ça fout un peu les chocottes à l'abruti moyen que je suis.
??????
Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2007
Si vous mangez des ortolans tous les soirs dans le recueillement qui s'impose... Excusez-moi!
Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2007
Ben, Dobolino, je suis là ! je compte pour du beurre?
A vrai dire, nous ne sommes plus très nombreux à discuter sur ce blog, n'est-il pas vrai?
Ecrit par : Thalie | 04 septembre 2007
Cunégonde n'est pas prolixe, mais elle n'a pas la télé et peut donc transmettre à toute heure sa jubilation à voir ses jeunes collègues renier peu à peu l'IUFM et la doctrine. L'une rétablit ses cours selon la bonne logique: heure d'orthographe et grammaire, heure de rédaction, heure de textes et ça marche. l'autre, contrainte de se mettre au latin a acheté le De Viris de Lhomond pour le partager avec ses élèves. Nous nous sommes TOUS mis d'accord pour les faire ranger dans la cour à un emplacement fixe et ne s'asseoir en classe qu'à l'injonction du prof, plus tout un système de lutte contre les retards, fraudes, arnaques au carnet, etc.
Le CDI organise des concours et on y gagne... des livres. Je ne suis pas fâchée d'avoir montré le mauvais exemple pendant des années en célébrant les valeurs ringardes: travail, mémoire, méthode, grammaire. Le principal du collège est absolument d'accord. Il y a donc de l'espoir pourvu qu'on tienne bon (et qu'on renonce à la hors classe!)
Bonne rentrée à tous: dites-leur bien que le mardi, c'est pas ravioli, mais explication de textes et travail écrit (2 pages minimum) pour la semaine suivante (et vous savez quoi? il y a des ados couverts de marques qui vous font des 4 ou 6 pages sur les émois d'Emma, dont ils savent bien que l'auteur est le gros moustachu affiché sur le mur).
Ecrit par : Cunégonde | 04 septembre 2007
Je me faisais la même réflexion. C'est peut-être dû aux tensions de la rentrée.
Ecrit par : Jean | 04 septembre 2007
il y a des ados couverts de marques qui vous font des 4 ou 6 pages sur les émois d'Emma, dont ils savent bien que l'auteur est le gros moustachu affiché sur le mur).
Ecrit par : Cunégonde | 04 septembre 2007
Qui, Brighelli?????????????????
Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2007
C'est marrant! Voilà plus d'un an que je viens sur ce blog de lettrés et j'ai constaté une chose... C'est que de 20H30 à 22H45, il n'y avait jamais personne qui sacrifie le "prime time"de la télé nationale pour argumenter ici. Ça fout un peu les chocottes à l'abruti moyen que je suis.
??????
Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2007
Eh, oh, y a pas que la télé à cette heure-ci !
Chez nous, elle est coupée, mais c'est le moment sacré de l'Histoire, avec un grand H bien qu'il ne s'agisse pas de la nationale...
Grand calin avec les monstres dans le lit, et je lis, ma grande prend la suite, la petitoune écoute, commente, nous interrompt de ses "Et pourquoi ?"... et on finit par plein de bisous. Le meilleur moment de la journée !
Même en ne débattant pas sur le blog, on fait progresser le goût de la littérature, moi j'dis !!!
Bonne fin de soirée à tous !
Ecrit par : Cornélie | 04 septembre 2007
Ben, Dobolino, je suis là ! je compte pour du beurre?
A vrai dire, nous ne sommes plus très nombreux à discuter sur ce blog, n'est-il pas vrai?
Ecrit par : Thalie | 04 septembre 2007
Non, vous ne comptez pas pour du beurre! Loin de moi cette pensée!
Mais, reconnaissez que quand même... bon, à c't'heure, nous sommes bien seuls!
Moi, j'ai vu passer Appy, Morel et puis baste... un mot de travers et ces messieurs-dames sont entrées dans leur trou du fromage, sans argumenter autre chose que "pfoui! vous m'avez blessé!"
C'est d'un constructif!
Le pire, c'est que ce n'est pas pour mes lardons que je viens, vu que l'un entre en quatrième et l'autre en première. Les dés sont jetés pour les deux
Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2007
Grand calin avec les monstres dans le lit, et je lis, ma grande prend la suite, la petitoune écoute, commente, nous interrompt de ses "Et pourquoi ?"... et on finit par plein de bisous. Le meilleur moment de la journée !
Ecrit par : Cornélie | 04 septembre 2007
Bouh!!! Les deux miens sont à l'internat, ce soir!
Mais j'ai bien dit à la petite qui, classe de quatrième, a une vue superbe sur Nyons de sa chambre au quatrième étage, que la lecture de La Charette Bleue est à présent incontournable. On s'y mettra toutes deux le samedi.
Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2007
La même réflexion que Thalie.
Entre-temps, Cunégonde vient nous expliquer comment être sûr de ne jamais avoir la hors-classe! Et encore, avec l'évolution des esprits au sein de l'Inspection générale, cela aussi peut changer plus tôt que nous ne croyons.
Vous avez une chance immense, Cunégonde, c'est d'avoir un principal intelligent. Cela permet d'imprimer un esprit général au collège.
Ecrit par : Jean | 04 septembre 2007
Premier cours à l'IUFM, cet après-midi. Vingt-trois PE2 en face de moi. Cours de musique, sur la maternelle. Présentation des programmes, (écoute, chant, essentiellement). Considérations générales sur ce qui est possible d'écouter en maternelle, (tout, ou presque; de préférence ni rock gothique, ni variété française actuelle). Après un tour de table destiné à entrevoir ce qu'ils connaissaient, illustration, avec quelques exemples, (Brahms, (première sonate pour violoncelle et piano), Ravel, (sonate pour violon et piano), Cannonball Adderley, (worksong), et un morceau extrait des "petits loups du jazz, (génial, Catmano!). Puis même type de travail, au sujet du répertoire de chansons possible. Un peu de technique vocale de base, puis survol de quelques chansons et comptines du répertoire traditionnel. Apprentissage et interprétation d'une chanson "por eux", (accordéon, de Serge Gainsbourg), puis mise en place d'un canon à quatre voix. Ils n'ont, à leurs dires, pas senti le temps passé; (qu'est-ce qu'on est bien à l'IUFM). Moi non plus. Alors, la polémique... ... ...
Ordinaire d'un prof. d'IUFM.
Bonne continuation à tous.
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 septembre 2007
"pour eux".
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 septembre 2007
il y a des ados couverts de marques qui vous font des 4 ou 6 pages sur les émois d'Emma, dont ils savent bien que l'auteur est le gros moustachu affiché sur le mur).
Ecrit par : Cunégonde | 04 septembre 2007
Qui, Brighelli?????????????????
Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2007
Heureusement que vous êtes là pour nous faire rire, Catmano! Les occasions sont rares, en ce moment.
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 septembre 2007
et: "ce qu'il est possible d'écouter".
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 septembre 2007
un morceau extrait des "petits loups du jazz, (génial, Catmano!)
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 septembre 2007
Oui, oui, je sais. Mieux pour des cycles III que pour des cycles II, à mon avis. Qu'en pensez-vous ?
Qui, Brighelli?????????????????
Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2007
Heureusement que vous êtes là pour nous faire rire, Catmano! Les occasions sont rares, en ce moment.
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 septembre 2007
Ah non, là, c'est pas moi, c'est l'autre. Désolée.
Ecrit par : catmano | 04 septembre 2007
Pendant que j'y pense, Christophe, ne sauriez-vous pas comment l'on peut se procurer le fascicule "Fête de la Musique 2007" coproduit par le MEN et la Culture, on ne l'a pas reçu dans les écoles et l'IEN n'en avait pas pour tout le monde à la réunion des directeurs.
Pour une fois qu'on nous envoyait un matériel intéressant et réellement utilisable, j'étais ravie d'en profiter.
Ecrit par : catmano | 04 septembre 2007
Madame Bovary, c'est moi.
Ecrit par : Kap | 04 septembre 2007
Madame Bovary, c'est moi.
Ecrit par : Kap | 04 septembre 2007
ah non , je ne vous permet pas! Madame Bovary c'est moi! non mais!
:)
Ecrit par : Saperlipopette-Emma | 04 septembre 2007
L'Etat, c'est moi.
Ecrit par : Louis XIV | 05 septembre 2007
Pour Chritophe Sibille : ça ne m'étonne pas, les cours de musique ont l'air bien à l'IUFM. Et sans rire, pendant qu'on avait nos cours, on entendait dans la salle voisine les futurs profs de musique répéter inlassablement "Plus près de toi, mon Dieu". Ce serait un bel hymne pour l'Education Nationale !
Pour JPB : Dites, vous qui avez connu Aschieri... Raisonnez-le !!!! Voici ce qu'on lit de lui :
"Le SNES estime que les propositions de Nicolas Sarkozy sont rejetées par les enseignants. A ses yeux, le président de la République, dans son constat de la persistance de l'échec scolaire, oublie en outre "les progrès réalisés depuis 20 ans contre les sorties précoces et sans qualification de trop nombreux élèves. Plaçant l'école en dehors des phénomènes sociaux, il fait l'impasse sur l'impact des inégalités sociales et territoriales sur les difficultés scolaires", ajoute le syndicat."
En tout cas, le Snes n'a pas fait de progrès depuis 20 ans ! C'est suicidaire, ce qu'ils racontent !
Ecrit par : Jérémy | 05 septembre 2007
Ecouté hier en voiture sur France-Culture une passionnante émission sur la Finlande et son système éducatif : le meilleur du monde selon l'OCDE.
Plein d'informations intéressantes sur l'histoire,la géographie la sociologie, la climatologie... finlandaise qui rendent problématique la comparaison avec la France (5 millions d''habitants, population "homogène" pas ou quasiment pas d'immigration, hivers interminables, premiers pour le nombre de livres empruntés après la Grande-Bretagne, latin langue officielle avec le suédois et le finlandais, système d'écriture phonétique, etc
C'est vrai que les enfants finissent à 14 heures comme en Allemagne, qu'il n'y a quasiment pas de notes et beaucoup moins de "stress" qu'en France et que les disciplines pratiques et artistiques sont valorisées, mais la méthode d'apprentissage de la lecture est strictement syllabique au départ (association graphème/phonème pour les puristes, primat du code sur le sens)...
Moins de connaissances théoriques, mais ce qu'ils apprennent (socle commun), ils l'apprennent (enseignement sérieux et "dense")
D'autre part, les profs sont très bien rémunérés, très bien considérés, mais révocables (ce sont les municipalités et non l'Etat qui prend en charge l'enseignement.
Tonton Philippe, tata Eveline, pourquoi vous toussez ?
Ecrit par : Robin | 05 septembre 2007
Heureusement que vous êtes là pour nous faire rire, Catmano! Les occasions sont rares, en ce moment.
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 septembre 2007
Ah non, là, c'est pas moi, c'est l'autre. Désolée.
Ecrit par : catmano | 04 septembre 2007
Excusez-moi, toutes les deux! j'étais un peu crevé hier soir, et j'ai posté assez tard!
Concernant "les petits loups du jazz", s'il s'agit de faire un travail spécifique à partir de l'écoute, c'est effectivement plus adapté au cycle 3. Mais pour une écoute un peu moins formelle, je pense que tout répertoire est "exploitable", (bien que je n'aime pas beaucoup ce mot) dans tous les niveaux; (en l'occurrence, je voulais suggérer aux PE la possibilité de mener un travail autour de la création de petits textes de chansons).
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 septembre 2007
Le latin, langue officielle! Quel archaïsme! Meirieu et Dubet s'en étrangleraient!
Ecrit par : Jean | 05 septembre 2007
"Pour Christophe Sibille : ça ne m'étonne pas, les cours de musique ont l'air bien à l'IUFM. Et sans rire, pendant qu'on avait nos cours, on entendait dans la salle voisine les futurs profs de musique répéter inlassablement "Plus près de toi, mon Dieu". Ce serait un bel hymne pour l'Education Nationale !"
Ecrit par : Jérémy | 05 septembre 2007
Jérémy, je ne pouvais pas leur apprendre ce chant! Ils étaient DEJA tout près de moi! :)
D'ailleurs, dans le site IUFM où j'exerce, je n'ai pas les professeurs de musique, (ni aucun PLC). Uniquement des PE.
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 septembre 2007
Christophe, la musique n'est pas une matière comme les autres, et ce que vous avez fait hier à l'IUFM, vous l'auriez fait dans n'importe quelle école de musique. Cela fait des décennies que l'enseignement de la musique est par essence "actif", et donc vous êtes à l'écart depuis longtemps des grands conflits idéologiques qui déstabilisent la pédagogie des autres disciplines. C'est la raison pour laquelle vous pouvez "vous sentir bien à l'IUFM", comme vous le dites, et je vous crois volontiers. Vous évoluez dans une bulle, et vos auditeurs sont heureux parce que ce qu'ils entendent (sans jeu de mot) ne heurte pas leur bon sens. Dans toutes les autres disciplines auxquelles l'IUFM prétend les "former", les stagiaires hurlent au fou.
Ecrit par : Jean | 05 septembre 2007
Jean, vu la connaissance que vous avez sur le fonctionnement des IUFM, "connaissance" que vous nous avez prouvée fort récemment en ces lieux, vous êtes définitivement disqualifié de ce genre de discussion!
Par ailleurs, je me suis effectivement senti extrêmement bien pendant et après ce cours. Mais l'expression: "qu'est-ce qu'on est bien à l'IUFM" n'a pas été prononcée par moi.
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 septembre 2007
Eh oui, pour nous aussi, le cours de musique était l'unique rayon de soleil durant cette sinistre année d'internement en hôpital psychiatrique.
"Quelques grammes de finesse dans un monde de brutes", apportés par un homme passionné, cultivé, courtois, compétent. Le seul dont les conseils pédagogiques se sont avérés pertinents lorsque nous avons pris la responsabilité de nos classes !
Ecrit par : Un hussard | 05 septembre 2007
Vous ne pouvez pas nier, Christophe, que votre matière soit à l'écart des grands conflits pédagogiques. La musique, en effet, ne peut s'apprendre qu'en étant actif. Votre position dans l'IUFM est donc très particulière. A l'abri, je dirais. c'est aussi pour cela que vous ne POUVEZ pas compendre pourquoi nous nous tellement remontés contre l'IUFM quand nous voyons dans quel état il met les futurs enseignants de français - par exemple- , quand nous voyons un stagiaire admirable, cultivé, dévoué, aimé de ses élèves et apprécié des parents être ajourné par quelques crétins pontifiants labellisés IUFM.
Ecrit par : Jean | 05 septembre 2007
quelques crétins pontifiants labellisés IUFM.
Ecrit par : Jean | 05 septembre 2007
Crétins ? Le terme "matons" ne serait-il pas plus approprié ?
Ecrit par : Un hussard | 05 septembre 2007
Non, décidément, Jean a raison sur ce point. L'IUFM est le royaume de l'incompétence bête et méchante, et Furiosa y règne sans partage !
Ecrit par : Un hussard | 05 septembre 2007
" les stagiaires hurlent au fou" rapporte Jean. Oui, j'ai eu une stagiaire, l'année où j'ai décidé de partir avant l'échéance prévue, qui formulait ce constat en termes plus crus et plus pimentés. Quelques autres renchérissaient. Il y a sept ans déjà.
Je continue à vous lire tous dès que je le peux.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 05 septembre 2007
Enver (ou Pantocrator), mon pote de plus de 10 ans, tu me fais hurler de rire - vive l'humour non estampillé "correct", un peu frapadingue, visqueux et, surtout, pas attendu ni propret sur lui (sans être vulgaire ou grossier), et nourri de références pourtant, vive Groland (qui de plus en plus, silencieusement, envahi notre beau pays et ses belles mentalités souvent monomaniaques)!!
Dans mon LP, l'administration commence à annualiser des heures de cours... Des PPCP certes (des trucs à projet con: construire une mini-éolienne, vendre des croissants pour payer un voyage, faire passer le message qu'être écolo c'est mieux, etc.), mais on y vient! Et ce qui s'organise en LP débarque toujours au collège et au lycée général ou technique... hé hé hé.
Ecrit par : Pendariès | 05 septembre 2007
Dites, vous avez tous dû recevoir la bafouille du Président, normalement.
Quelqu'un l'a lue ?
Je suis surpris, de bon matin, qu'il n'y ait encore aucun commentaire. Pourtant la FSU, la FCPE, ont déjà réagi, eux. "Réactionnaire, scandaleux, etc.", forcément.
Je viens de la lire, et même si le style est un peu pompeux par moments, il y a là-dedans des choses qui devraient faire chaud au coeur de certains.
Déjà à Christophe : il n'y a rien sur la fermeture des IUFM ;o))))
Jean va râler : il ne parle pas des séquences !
Mais blague à part, il rejoint globalement les préoccupations qui font l'objet de ce blog. Sans être visés nommément, Meirieu and co en prennent pour leur grade. Et il parle respect, transmission des savoirs, sélection, refondation (plusieurs fois).
Je ne suis pas assez qualifié pour faire une analyse complête, mais ça part bien, je trouve.
Alors, à vos boîtes à lettres ! ( Vous trouverez aussi le texte sur le net, comme moi.)
Ecrit par : yann | 05 septembre 2007
Dites, vous avez tous dû recevoir la bafouille du Président, normalement.
Quelqu'un l'a lue ?
Je suis surpris, de bon matin, qu'il n'y ait encore aucun commentaire. Pourtant la FSU, la FCPE, ont déjà réagi, eux. "Réactionnaire, scandaleux, etc.", forcément.
Je viens de la lire, et même si le style est un peu pompeux par moments, il y a là-dedans des choses qui devraient faire chaud au coeur de certains.
Déjà à Christophe : il n'y a rien sur la fermeture des IUFM ;o))))
Jean va râler : il ne parle pas des séquences !
Mais blague à part, il rejoint globalement les préoccupations qui font l'objet de ce blog. Sans être visés nommément, Meirieu and co en prennent pour leur grade. Et il parle respect, transmission des savoirs, sélection, refondation (plusieurs fois).
Je ne suis pas assez qualifié pour faire une analyse complête, mais ça part bien, je trouve.
Alors, à vos boîtes à lettres ! ( Vous trouverez aussi le texte sur le net, comme moi.)
Ecrit par : yann | 05 septembre 2007
C'est pas un bug, c'est juste pour être sûr d'être lu !
Ecrit par : yann | 05 septembre 2007
Vu le prix de l'amuse-gueule, il aurait fallu espérer que la parole y soit d'or.
J'aurais mieux aimé ne pas avoir de classes à 36 - et ne pas avoir de lettre.
Ecrit par : Milady | 05 septembre 2007
Rentrée des classes de seconde hier -
Classes chargées - évidemment.
Rentrée à rallonge - faut-il le dire ?
Avec des nouveautés : non seulement il faut 3 heures pour 'accueillir' les élèves - et ne pas ménager sa peine pour décrypter les emplois du temps.
Mon Dieu, six options différentes dans une même classe, quelques élèves a 4 options, cela donne des résultats individuels bien piteux - et un sac de noeuds qu'on pourrait croire gordiens.
Avec cela, impossible de leur donner un nom ou une classe pour les langues vivantes. Il n'y a plus. Il y aura 'groupes de compétence'.
Et me voilu, commençant à lire tous les noms de tous les profs d'anglais, d'espagnol, d'allemand et d'italien - j'abandonnai la partie.
Il y aura donc, dès jeudi, des troupeaux d'élèves dans les couloirs, attendant leur groupe, leur professeur et la classe où ils seront mangés.
Joli boxon en perspective; les professeurs de langue, quant à eux, ont passé leur mardi à essayer de composer des groupes - ce matin, ils y étaient encore.
Jeudi, ce ne sera pas terminé.
Mais en plus, il faut :
- les sensibiliser au développement durable - se tarter un cours de 'philosophie' niveau comptoir, où on apprend, sidéré, que l'homme a besoin de vivre parce qu'il a un corps - ça valait le coup de venir jusqu'au lycée -
qu'il a besoin des autres hommes parce qu'il ne chasse pas sa viande et a donc besoin du boucher
qu'il a besoin d'amûr pour être heureux,
ce qui implique qu'il cesse de gaspiller eau et électricité, qu'il aime ses voisins même s'ils sont cons, et qu'il n'oublie pas de se flageller lorsqu'il ressent quelque irritation - bouh, méchant, à cause de lui, on mourra tous.
Et nos élèves sont invités 'à nous rejoindre' dans les ateliers : faire des cahiers de brouillon avec les feuilles usagées, penser à mettre des moutons pour tondre la pelouse ( ceci est très sérieux ), réaliser le site du lycée où chacun exprimera ses peines et ses joies et où, tous ensemble, nous résoudrons tous les conflits, et écrire des Règles de Vie Durable.
Bonheur, ils restèrent tous de marbre, tous silencieux, pas un ne répondit à une seule question, pas un ne s'écria que : oui, on est tous des cons, pas un volontaire pour un seul atelier - un silence glacial accueillit le développement durable. Serait-ce une technique pour refroidir la planète?
Nous n'étions pas sauvés cependant.
Après cette tarterie mal organisée, il fallut, sous l'ordre direct du CPE, face à la classe ( évidemment ), que je leur expose leur 'projet-de-classe'.
J'en restai stupide. Et stupidement, sous l'oeil atterré, au moins, du CPE, j'annonçai donc à mes futures ouailles que le projet de la classe était de travailler efficacement dans toutes les matières.
Comme l'Homme à mes côtés s'en décomposait littéralement, bonne âme, j'ajoutai que cela permettrait à chacun de déterminer son parcours de vie professionnelle ( ! ) ; et que là était mon projet de classe à moi. Parcours de vie, je le sauvai avec ça, l'animal cépéen qui était au bord de la syncope.
Sympathique rentrée. Ajoutons à cela que toutes nos classes de seconde ont été conçues pour être vraiment hétérogènes, et vous avez des 'Euros- excellents (?) ' avec des refusés de Bep, - non monsieur, non madame, vos enfants n'iront pas dans les bonnes classes, il n'y a plus de bonnes classes.
Ecrit par : Milady | 05 septembre 2007
à 4 options - ! m'enfin.
Ecrit par : Milady | 05 septembre 2007
Il ne parle pas des "séquences", certes, yann, mais je crois, d'après ce que j'ai entendu à la radio, qu'il demande que les professeurs puissent enseigner selon la méthode qui leur paraît la meilleure.
Ce qui signe, de toute évidence, la fin du despotisme de la "séquence".
Grande et précieuse nouvelle! Chers collègues, nous pouvons désormais, si nous y sommes allergiques, envoyer la "séquence" aux orties!
Ecrit par : Jean | 05 septembre 2007
Votre truc, le projet de vie, Milady, j'ai testé hier, dans ma classe.
Figurez-vous que j'ai une petite nouvelle au CP qui arrive de ..., une école à la pointe de l'innovation, elle.
Leçon de choses (découverte du monde, dominante "Espace", pour mon cahier-journal, mes programmations, progressions, projet de classe et autre capacités, compétences et objectifs) : Les voyages en train (le premier qui rigole reçoit tout mon mépris !)
Nous devisons gaiement autour du texte écrit au tableau. Les questions et les réponses s’enchaînent. Nous observons l’image de la gare. Je reprends L plusieurs fois, dans ma classe, on est prié de regarder, d’écouter, de chercher à répondre aux questions ; les yeux n’ont pas le droit de partir dans le vague et les mains n’ont pas à jouer avec les crayons dans la trousse, ça, elle a tout le temps de le faire à la maison, l’école, c’est sérieux, on apprend. L écoute, un peu étonnée, et essaie d’appliquer les consignes. Bon, le « On cherche à répondre aux questions. », ce n’est pas tout à fait ça, quand même.
Arrive le moment de la synthèse écrite : les CE1 copient le texte et l’illustreront ensuite, les CP copient le titre puis dessinent, les GS dessinent et viendront me raconter ce qu’ils ont retenu.
L prend la parole : « Ah oui, mais moi j’ai pas envie.
- De quoi n’as-tu pas envie ?
- Ben le truc, là, le train. J’ai pas envie de dessiner un train. »
Et alors là, mon projet de vie à moi s’est légèrement heurté au sien. Je lui ai expliqué gentiment, avec tout le tact dont je suis capable que cela m’était complètement égal, que lorsqu’elle entrait dans un magasin de bonbons, il était tout à fait normal qu’elle choisisse ceux qui lui faisaient envie, mais qu’à l’école, c’était un petit peu comme chez le médecin, qu’il n’y avait aucune, mais alors aucune notion d’envie et qu’elle était priée de faire exactement ce que je lui demandais si elle voulait devenir une dame qui se débrouille toute seule dans la vie.
La négociation a ensuite dévié sur le « Je sais pas faire. ». J’ai appelé les GS à la rescousse, ils ont tous dit qu’ils n’étaient pas très sûrs de savoir dessiner des trains mais qu’ils allaient essayer quitte à demander un peu d’aide à la maîtresse. Finalement, il se pourrait que mes collègues de maternelle aient un projet de vie sans doute moins innovant que celui de l’école de ... mais plus sécurisant pour les enfants. Je vous rassure, L a dessiné un train tout à fait convenable.
Ecrit par : catmano | 05 septembre 2007
Juste une précision sur Nicolas Sarkozy et les IUFM. A la question qui lui était posée par la Société des agrégés pendant la campagne présidentielle de savoir s'il comptait enfin fermer ces instituts, il a répondu que la question n'était pas de les fermer, puisqu'il fallait en tout état de cause une formation des professeurs, mais de les réformer.
Il y a fort à parier que la volonté du président, et d'ailleurs de son ministre de l'Education, est de libérer les IUFM de l'étau idéologique qui y étrangle la pensée.
Ecrit par : Jean | 05 septembre 2007
"Il y a fort à parier que la volonté du président, et d'ailleurs de son ministre de l'Education, est de libérer les IUFM de l'étau idéologique qui y étrangle la pensée."
Si vous en êtes à parier sur la volonté du président, c'est qu'il n'a pas été clair !
Et si il n'a pas été clair, il y a fort à parier :-) que les apparatchiks pédagogistes feront le dos rond, joueront l'inertie, enlèveront de leurs discours deux ou trois expressions qui choquent et que tout continuera comme avant, c'est-à-dire de mal en pis.
Ecrit par : fboizard | 05 septembre 2007
Je n'ai pas lu cette lettre et j'en suis réduit, pour l'instant, à des conjectures, ou à des voeux.
Mais il me paraît peu probable que le Président puisse ne pas être clair sur un sujet qui a été un des thèmes majeurs de sa campagne - avec la dénonciation, vous vous en souvenez, de l'"idéologie folle qui s'est emparée du système éducatif", ce qui n'est quand même pas rien!
Ecrit par : Jean | 05 septembre 2007
Pour Jean...
Ecrit par : Lettre aux éducateurs | 05 septembre 2007
la missive du président ? Un peu de tout pour satisfaire un peu et un peu tout le monde : un peu de Bentolila, un peu de décloisonnement pour les pédagogistes, un peu de transmission de savoirs, un peu de valeurs familiales, etc. Pas d'allusion aux vrais problèmes qui fâchent.
Bref, une daubasse assez fadasse... Une de plus. A oublier ou à ne pas lire pour les bienheureux (ses) qui n'auraient pas encore perdu leur temps à la lire.
Si ! il y a malgré tout quelques petites phrases finalement très drôles comme :
"Face à la menace d'aplatissement du monde, notre devoir est de promouvoir la diversité culturelle."
ou
"Je crois que l'interdisciplinarité doit trouver sa place très tôt dans notre enseignement parce que l'avenir est au métissage des savoirs, des cultures, des points de vue."
ou
"C'est dans les forêts, dans les champs, dans les montagnes ou sur les plages que les leçons de physique, de géologie, de biologie, de géographie, d'histoire mais aussi la poésie, auront souvent le plus de portée, le plus de signification."
ou
"Notre éducation doit devenir moins passive, moins mécanique. Elle doit aussi réduire la place excessive qu'elle donne trop souvent à la doctrine, à la théorie, à l'abstraction devant lesquelles beaucoup d'intelligences se rebutent et se ferment."
Pour cette dernière phrase, je soupçonne du vécu personnel mais je peux me tromper !
Ecrit par : dugong | 05 septembre 2007
Excusez moi pour la faute de frappe : il fallait lire la massive du président et non la missive.
Ecrit par : dugong | 05 septembre 2007
Petites herméneutiques présidentielles :
"Face à la menace d'aplatissement du monde, notre devoir est de promouvoir la diversité culturelle."
Prenez une culture A et une culture B et placez les dans le même récipient à col étroit pour éviter les débordements. Après vive et confuse réaction, vous obtenez une sous culture plutôt gazeuse qui gonfle le monde entier.
"Je crois que l'interdisciplinarité doit trouver sa place très tôt dans notre enseignement parce que l'avenir est au métissage des savoirs, des cultures, des points de vue."
J'ai personnellement tenté de croiser un savoir et un point de vue mais je peux vous dire que ce n'est vraiment interfécond (en général, le savoir, plutôt farouche, fuit à toute vibure).
"C'est dans les forêts, dans les champs, dans les montagnes ou sur les plages que les leçons de physique, de géologie, de biologie, de géographie, d'histoire mais aussi la poésie, auront souvent le plus de portée, le plus de signification."
Bien sûr, derrière l'apparence bucolique du message, il ya l'inquiétant message polpotien (les intellectuels à la campagne...). Néanmoins c'est fleuri et con-con comme du Bachelard.
Ecrit par : dugong | 05 septembre 2007
Dugong, vous êtes vraiment excellent!
"Vu le prix de l'amuse-gueule, il aurait fallu espérer que la parole y soit d'or.
J'aurais mieux aimé ne pas avoir de classes à 36 - et ne pas avoir de lettre."
Ecrit par : Milady | 05 septembre 2007
Indéniable. Et je suis extrêmement surpris que d'aucuns soient étonnés que cette lettre ne soit qu'un pétard mouillé qui ne réinvente pas le fil à couper l'eau chaude!
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 septembre 2007
Néanmoins c'est fleuri et con-con comme du Bachelard.
Ecrit par : dugong | 05 septembre 2007
C'est certainement pour cela qu'au Brésil, par exemple, Bachelard se trouve être le philosophe français le plus lu, le plus commenté et admiré depuis quelques années... celui qui a influencé parmi les plus belles pages de la littérature française du XXième...
Être insensible à la poétique bachelardienne, fort bien - mais les jugements à l'emporte pièce, et surtout si bien argumentés. Ca c'est du prof!
Ecrit par : Pendariès | 05 septembre 2007
Désolé Pendariès !
Je n'en avais pas vraiment après Bachelard lui-même (si ce n'est son style fleuri qui m'agace profondément) mais plutôt après les "post bachelardiens" et leur rhétorique foireuse (Edgar Morin notamment) et toutes les conséquences dans l'enseignement des sciences. Je ne connais pas l'aspect littéraire de l'héritage bachelardien. Peut être pourrez vous nous éclaire un peu.
Enfin, que le Brésil, pays positiviste s'il en est (Ordre et progrès), encense bachelard voilà qui est cocasse !
Ecrit par : dugong | 05 septembre 2007
Ne soyez pas désolé ami Dudong. Cet échange vous a permis de réellement exprimer votre penser: Bachelard n'est pas Morin... Pour ma part, je ne trouve pas de "style fleuri" chez le phénoménologue de l'imaginaire, - disons que sa langue refuse heureusement la secheresse conceptuelle qu'est devenue, fort souvent hélas, le Français, simple pourvoyeur, quelques fois, d'axiomes ou de délires: grand créateur d'images, le Gaston, directes et mouvantes, menant ainsi au songe et à la rêverie. "Le rêve informe l'avenir" écrivait G. Neveu, poète mort sans dents, jeune, minablement - et extraordinaire.
Ecrit par : Pendariès | 05 septembre 2007
Ca fait plusieurs messages que le site ne fait pas apparaître, après avoir tapé correctement le code demandé...
Ecrit par : Pendariès | 05 septembre 2007
pensEE
devenU
ça augure de guère, cette année!
Ecrit par : Pendariès | 05 septembre 2007
Alors Pendariès, votre poste? Comment cela s'est-il passé in fine?
Ecrit par : Thalie- Thalie | 05 septembre 2007
Bonjour ma'âme Thalie... Ils ont compris que sans voiture, c'était compliqué d'être à 8 heures du matin devant des élèves à 100 km de chez soi quand les autres transports pour atteindre le but ne sont pas en "flux tendus" - se lever avant laudes, prendre un train de Narbonne, aller à Perpignan, se déplacer dans la ville pour sauter dans un bus m'emmenant une 30aine de km plus loin près de la frontière espagnole... J'ai réintégré in fine mon bahut d'origine (je récupère jusqu'en décembre le poste d'une des collègues enceintes). Merci en tout cas pour votre question, c'est gentil de votre part. J'apprécie l'attention.
Sinon, concernant le projet encore (presque) secret de globaliser les heures d'enseignement, les bloggueuses/gueurs en pensent quoi?
Ecrit par : Pendariès | 05 septembre 2007
J'ai lu que vous avez attrapé quelques énervements lors de cette rentrée...
Demain, je fais connaissance avec, entre autre, des 1eres années de CAP Menuiserie (des gars, donc) qui se trouveront au même moment, dans la même classe, avec des 1eres années CAP Pressing (des nénettes, donc) - en tout 29 élèves qui n'auront rien à fiche a priori avec la Littérature, l'Histoire et la Géographie - hé hé hé la testostérone et la progestérone vont être diffusées longuement dans l'atmosphère durant ces cours-là... hé hé hé!
Je languis aussi mes Routiers!
Ecrit par : Pendariès | 05 septembre 2007
Pendariès, vous ne comprenez rien à vos menuisiers. Je vous suspecte même de les mépriser.
Brighelli était ce matin en débat avec Philippe Meirieu sur Radio Classique (et ce soir, paraît-il, vers 18-19h et quelques, sur Radio Bleur Hérault — c'est par chez vous, dites donc, non ?). Et le Philippe, défendant bec et ongles les TPE et autres joyeusetés pédagogistes, a expliqué que c'était pour les élèves leur chef d'œuvre, au sens compagnonnage du terme. À quoi votre moustachu préféré (à moins que ce ne soit Brassens, sudiste que vous êtes ?) a répliqué que lesdits compagnons, avant d'envisager le chef d'œuvre, apprenait à raboter, découper, visser, et autres joyeusetés de la Menuiserie basique. Bref, dit-il, ils commençaient par le B-A-BA — discours que récusa immédiatement, au nom de l'autonomie de l'élève qui construit lui-même ses propres savoirs et l'escalier à double révolution (de palais), l'homme qui inventa l'eau chaude et les IUFM…
Un grand moment d'éloquence.
Alors, mon cher LN, haut les cœurs, et envisagez donc de faire réaliser des chefs d'œuvre à vos morpions, selon l'évangile de Saint Philippe. Ou, si vous préférez l'autre esthétique, celle du petit à petit, apprenez-leur à construire une phrase correcte, ils finiront par vous en savoir gré. Petit à petit, l'oiseau quitte le nid.
Quant aux minettes de CAP Pressing (comment s'appelait ce très joli film avec Miou-Miou qui en avait marre de nettoyer les draps sales de la bourgeoisie locale ?), faites-les rêver sur le froissage de draps — pour le défroissage, elles verront par ailleurs.
Ecrit par : Abraxas | 05 septembre 2007
Pendariès, vous ne comprenez rien à vos menuisiers. Je vous suspecte même de les mépriser.
Abraxas
Si vous me connaissiez Abraxas... vous ne diriez pas ça... faut juste pas se leurrer, les menuisiers et quelques autres, dans mon bahut, du moins, hé bien, il faut se tenir à la rampe pour tenir le choc, that's all. Et dire cela, ce n'est pas les mépriser, c'est être honnête.
Ecrit par : Pendariès | 05 septembre 2007
"Nettoyage à sec", le film avec Miou-Miou
Ecrit par : Pendariès | 05 septembre 2007
Bien sûr que mon objectif c'est de les amener à construire des phrases correctes; je dis simplement qu'ils sont "remuants", pour ne pas dire "chiants", et même grande gueule, d'après l'expérience de mes collègues.
Ecrit par : Pendariès | 05 septembre 2007
Les conseilleurs ne sont évidemment pas les payeurs, Pendariés, mais tout de même je me demande si Abraxas ne vous donne pas une bonne idée: faire faire à vos zigotos des choses très très simples, de niveau école élémentaire. Puisqu'ils n'entendent pas vous suivre lorsque vous les prenez pour des grands, prenez-les ostensiblement pour des petits...
Ecrit par : Jean | 05 septembre 2007
Débattre avec Meirieu, c'est lui offrir l'occasion de se ridiculiser une fois de plus. Spectacle pitoyable de ce pauvre type avec ses idées éculées! Je trouve JPB un peu cruel.
Ecrit par : Jean | 05 septembre 2007
Jean et Abraxas, je compte faire bcp de grammaire: phrase simple, complexe, etc.
Ecrit par : Pendariès | 05 septembre 2007
Notre nouveau président nous berce probablement d'illusions avec son école de l'excellence et sa France de propriétaires, mais au moins il parle un français convenable.
On ne peut pas en dire autant de la prose de Claude Allègre qui brigue apparemment une place de conseiller. Les enseignants ont du souci à se faire...
Gare à Raminagrobis et à ses coups de griffes dont Ségolène fait actuellement les frais...Je ne suis pas "royaliste", mais pour un peu on se rangerait du côté de la dame !
Ca devient indécent à la fin ces retournements et ces réglements de compte.
je viens de remettre la main sur quelques phrases du susnommé..."Allegro, ma non troppo" :
"Les lycées présentent des programmes ambitieux dans lequel ce n'est pas su."
"Il faut apprendre aux enseignants qu'ils vont affronter des "choses" très difficiles."
"Il conviendrait que l'Education nationale soit la première des "choses" de la société."
"Certes, il y a beaucoup de problèmes (à propos de l'illettrisme). Ca vient de beaucoup de "causes".
"Dans les copies de Bac, on admet des choses que moi j'estime que c'est inadmissible."
"Les jeunes doivent se prendre la tête s'ils ne veulent pas se prendre les pieds dans la vie."
Et récemment, à la télévision : "Les réformes auxquelles j'ai contribué à faire."
La syntaxe aussi a "du souci à se faire" !
Ecrit par : Robin | 05 septembre 2007
Si vous me connaissiez Abraxas...
Ecrit par : Pendariès | 05 septembre 2007
Apprenez qu'Abraxas connaît tout le monde.
Ecrit par : catmano | 05 septembre 2007
Ce qui me fait prendre une sorte de sourire déjà, c'est que je vais avoir une classe de mecs qui sera mêlée à une classe de filles pour leurs leçons communes de Français, et que, connaissant les engins, à gauche et à droite, je vais devoir être excellement zen et prendre avec détachement les roucoulements des unes et les roulements de mécanique des autres, dans une classe qui a du mal à faire rentrer 25 élèves, alors qu'ils seront 29. Et que demain, mon emploi du temps (21 heures effectives par semaine, mais 24 heures par annualisation) est à 9 heures de cours: 8 heures / 18 heures, 1 heure de pause-repas, je vais avoir tous mes 4 niveaux: 1ere année CAP, 2de BEP, Terminale BEP, 1ere Bac pro - je vais apprendre, plus que je la sais déjà, la souplesse. Et ça me fait me marrer! Je suis maso! J'rai petitement - et des CAP (nouveaux programmes, nouvelles façons d'aborder les doc en Histoire et en Géo) au Bac pro, c'est ainsi - au bout de 6 ans d'enseignement, je ne m'attends à rien d'extraordinaire: juste à agir où je peux et où les élèves veulent bien que j'agissent (et oui, quand il est impossible de "forcer" à l'étude, le prof devient prestataire de services, et c'est tout - à la carte, finalement; car quand une mûle ne veut pas boire...).
Mais aucun mépris individuel de ma part - juste qu'une classe est un organisme à part, surtout en LP quand vous travaillez sur les matières dites générales. C'est toute une leçon d'humilité (humiliation, le mot est exagéré, mais métier vexatoire, quelques fois oui). Alors s'il y a revalorisation de notre statut dans la société, je dis bravi, mais j'attends sans attendre.
Ecrit par : Pendariès | 05 septembre 2007
les élèves veulent bien que j'agissE
Ecrit par : Pendariès | 05 septembre 2007
Si vous me connaissiez Abraxas...
Ecrit par : Pendariès | 05 septembre 2007
Apprenez qu'Abraxas connaît tout le monde.
Ecrit par : catmano | 05 septembre 2007
Oh non, pas encore un point de vue omniscient!!!
Ecrit par : Pendariès | 05 septembre 2007
Qui a vu, ce midi Finkelkraut vs Meirieu???? Surréaliste!!!!! Le second, grand Milosevic de l'Education National opinant du chef quand Finkelkraut dissertait intelligemment sur la nécessité pour l'école de "faire vivre à l'élève un temps étonnant, déroutant" quelque chose comme de lui faire VIVRE Montaigne, Voltaire ou qui vous voulez.
Diant aussi que l'EN n'st pas l'ANPE. Que jamais l'Ecole n'a eu pour rôle de fournir un emploi....bref toutes choses délectables. Et Meirieu, en bon Tartuffe, faisant profil bas, très bas. Apparemment bien sage. Pas sociopitre pour un euro...Serait-ce que ce cloporte a compris qu'il se mettait le doigt dans l'oeil jusqu'à l'omoplate????
Que nenni, car quand il fut question des propos sarkoziens sur une "nécessaire diminution des HEURES DE COURS et des POSTES D'ENSEIGNANTS", là plus personne au balcon...
Finkelkraut et Meirieu protestant à peu près aussi vigoureusement que la SDN quand Hitler entra en Rhénanie... les carottes sont bien cuites, les amis.
Ecrit par : montaigneàcheval | 05 septembre 2007
Salut Pendariès !
Je comprends très bien la situation de cette classe réunie garçons et filles ! Il faut l'avoir vécu pour en goûter toute la saveur et la finesse. Les minutes de cours 'utiles" vont se faire rares, du moins au début, I hope...
Les neuneus qui nous font ce genre de regroupement pour obéir servilement au rectorat (réduction des coûts ? mais nous n'avons pas la même vision des coûts) se foutent de nous et des élèves. Un adulte de "proximité" plus des "jeunes", c'est tout ce qui compte. À eux les primes et les photos dans le Midi Libre ou la Dépêche, le reste ils s'en tapent.
Ecrit par : Lariba | 05 septembre 2007
Encore Meirieu! Ce phraseur impénitent partout! C'est hallucinant!
Ecrit par : Jean | 05 septembre 2007
Ben justement, Lariba, s'"ils" se foutent de vous et des élèves, vous avez toute latitude pour adapter votre cours au niveau réel de vos élèves et pour leur faire du Bled à haute dose, du Bescherelle, des dictées, des choses qu'ils comprendront!
Ecrit par : Jean | 05 septembre 2007
Je ne suis pas "omniscient" Pendariès, mais je vous comprends.
Ecrit par : Robin | 05 septembre 2007
Salut Pendariès !
Je comprends très bien la situation de cette classe réunie garçons et filles ! Il faut l'avoir vécu pour en goûter toute la saveur et la finesse. Les minutes de cours 'utiles" vont se faire rares, du moins au début, I hope...
Les neuneus qui nous font ce genre de regroupement pour obéir servilement au rectorat (réduction des coûts ? mais nous n'avons pas la même vision des coûts) se foutent de nous et des élèves. Un adulte de "proximité" plus des "jeunes", c'est tout ce qui compte. À eux les primes et les photos dans le Midi Libre ou la Dépêche, le reste ils s'en tapent.
Ecrit par : Lariba | 05 septembre 2007
Dans l'ancien temps, dans les écoles rurales à une classe, il parait que, dans certaines régions, un mur séparait la classe en deux, garçons d'un côté et filles de l'autre, la chaire du professeur à cheval sur le mur, so vous voyez ce que je veux décrire avec mes pauvres mots...
A exploiter?????????
Ecrit par : dobolino | 05 septembre 2007
Nous, il nous était venu à l'esprit ( car, professeur(e)s de lettres, nous sommes perverses ... ) de mélanger les STG-filles aux STI-garçons, tous d'adaptation, pour les heures de soutien, quand elles existaient encore.
Ce fut dramatique - le mur se créa tout seul, de maçons point n'était besoin - et les commentaires allèrent bon train, ensuite - les STI me demandant très sérieusement comment ça se faisait qu'il n'y avait que les thons en STG et pas une seule des jolies minettes qu'ils avaient repérées dans la cour. A quoi je répondis qu'il s'agissait de trouver l'âme soeur et que thon et taureau me semblait être un mélange parfait. 'videmment, c'était pas drôle, mais ils n'osèrent plus me demander d'étudier 'Blanche-fesse et les sept mains' pour travailler le conte et l'apologue.
Garçons et filles ne se causèrent quasi-pas de l'année et notre proviseure oublia l'année suivante de mutualiser nos forces éducatives...
Ecrit par : Milady | 05 septembre 2007
Meirieu et vous monsieur Brighelli avez tous deux un défaut qui m'irrite, celui de s'arreter aux descriptions. Vous ne parvenez que trés rarement au stade des propositions réalistes et précises. Si j'étais enseignant (qui sait un jour peut etre) j'aimerais bien savoir comment changer les choses dans ma classe. Si vous avez d'autres méthodes que celles qui m'ont donné envie de tuer certains professeurs comme la critique incessante, la dictée à vous dégouter de la langue francaise, la répétition de poèmes sans explication, je suis pret à écouter avec attention. Aprés tout, vous reprochez sans arret aux hommes politiques d'etre laxistes et défaitistes. Ou sont passées vos propositions concrètes ?
Ecrit par : Khaled | 06 septembre 2007
Au fait, je suppose que certains d'entre vous ont plus de 20 ans, alors je peux vous dire que chercher la petite bete, le moindre écart de langage, le vice de procédure en pensant que l'on trouve la preuve de l'incompétence de son interlocuteur dans cette particule insignifiante ne fait que dévoiler les traits bouffons de votre immense figure .
Ecrit par : Khaled | 06 septembre 2007
''Qui a vu, ce midi Finkelkraut vs Meirieu???? Surréaliste!!!!! Le second, grand Milosevic de l'Education National opinant du chef quand Finkelkraut dissertait intelligemment sur la nécessité pour l'école de "faire vivre à l'élève un temps étonnant, déroutant" quelque chose comme de lui faire VIVRE Montaigne, Voltaire ou qui vous voulez.''
Monsieur Brighelli vous trouvez certains commentaires fatiguants , peut etre que les miens le sont auquel cas je m'en excuse. Mais certaines phrases, trop nombreuses, trahissent une pensée dogmatique, une volonté de blesser, de nuire plus que de servir. Que l'on ne soit pas d'accord avec Meirieu contribue au débat, mais le lyncher aggravera la situation. En plus qui ici, à part monsieur Brighelli peut se vanter d'en savoir autant sur notre système éducatif ? Oui bien sur vous allez encore ressentir l'envie de critiquer et d'affirmer que ce spécialiste ne connait rien, continuez et participez à l'engourdissement intellectuel dont vous vous plaignez. La plupart d'entre vous n'etes que forme sans consistance.
Ecrit par : Khaled | 06 septembre 2007
Je n'ai pas l'exclusivité des commenaires — ni sur Meirieu, ni sur personne ou quoi que ce soit. Chacun ici apporte ses opinions, excessives ou motivées, et je ne censure personne — comme je ne reprends pas les fautes de frappe des uns et des autres, vu que j'en fais moi-même assez volontiers.
L'agressivité de certains, qui affleure parfois, ne me gêne pas, tant qu'elle ne devient pas l'essentiel du message — forme sans substance, dirai-je. Mais autant ne pas en abuser…
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 septembre 2007
Finkielkraut est assurément intelligent, mais vraiment trop ouvertement réactionnaire. Ca en devient gênant, et nuit aux côtés constructifs que pourrait avoir son discours.
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2007
" Je ne suis pas fâchée d'avoir montré le mauvais exemple pendant des années en célébrant des valeurs ringardes : travail, mémoire, méthode, grammaire."
Cunégonde.
Voici quelques nouvelles brèves pour illustrer votre point de vue, Cunégonde.
Le nouveau principal d'un collège proche de Reims déclare dans le quotidien régional vouloir orienter l'état d'esprit des collégiens vers "le goût ou l'intérêt de l'effort et du travail."
Dans un autre collège marnais, des professeurs se mobilisent contre l'expulsion d'une famille devant retourner au Kosovo. Les trois enfants ne posent aucun problème là où ils sont scolarisés et l'aînée qui entre en troisième est décrite comme "une élève exemplaire par la qualité de son travail et pour son attitude". Il est précisé que" cette famille pourrait servir de modèle à certaines familles française qui ont démissionné devant l'obligation d'éduquer les enfants dans le respect des lois."
Enfin mon petit fils,âgé de cinq ans, enfant ordinaire, curieux, débordant d'énergie, turbulent , coléreux et recevant quelques bonnes fessées quand les limites sont dépassées, vient de rentrer en mat.sup. Répondant à sa mère l'interrogeant sur ses premières impressions, il déclare que" ça va pas, c'est pas bien." Inquiète, la jeune maman demande des précisions.
- C'est trop court, on n'a pas eu le temps de tout faire.
- Faire quoi ?
- Ben , la couverture du cahier avec le nom et les décorations et il faut que ce soit propre et beau.
- Mais tu y retournes cet après-midi.
- Ah bon, alors ça va.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 06 septembre 2007
En math sup à cinq ans? Non au collège unique! :)
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2007
Nicolas Sarkozy à un grand quotidien régional:
"Je veux qu'on arrête d'embêter les enseignants avec des circulaires multiples qui voudraient leur apprendre comment enseigner."
Il y en a, dans les "étages juste en-dessous du ministre" (Marc Le Bris), rue de Grenelle, dont les oreilles vont siffler!
Ecrit par : Jean | 06 septembre 2007
Finkielkraut est assurément intelligent, mais vraiment trop ouvertement réactionnaire. Ca en devient gênant, et nuit aux côtés constructifs que pourrait avoir son discours.
Ecrit par : Christophe Sibille
"Trop ouvertement réactionnaire"? Voilà le messager de la Doxa - la Sibylle, pour le coup - qui a parlé... En quoi Finkie est-il réac? Parce qu'il ose analyser sans concession aucune la société d'aujourd'hui? Parce qu'il ne donne pas dans le politiquement correct?
Il est vrai que des positions de ce genre doivent défriser pas mal de gens dans les IUFM...
Ecrit par : Loki | 06 septembre 2007
Sondage: 88% des personnes interrogées se disent satisfaites du système éducatif français.
Quel homme politique fou irait réformer un système qui recueille 88% d'opinions positives????
Avec deux heures d'EPS en plus par semaine, ça va nous faire du 95%.
Dans notre petite école primaire, lors des conseils d'école, les parents réclament sports, gymnase, piscine, sorties USEP, danse. On n'a jamais entendu réclamer de la grammaire ou du calcul mental, du soutien scolaire en étude du soir ou une discipline plus stricte.
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2007
chez nous, figurent à la page "utilisation de l'étude surveillée" et au règlement intérieur du nouveau collège (privé hélas) de fiston quelques points qui l'ont laissé interdit : je cite de mémoire mais j'y reviendrai sûrement
"l'étude surveillée sert à travailler, dans le calme et le respect de chacun" ; "si tu as fini ton travail tu peux prendre un livre et lire en silence" ; "toute dégradation donnera lieu à une réparation de la part du responsable" ;
et au règlement intérieur :
"à la fin de la journée, je relis mes cours du jour PUIS j'attaque les devoirs pour le lendemain..."
"je travaille par respect pour mes professeurs et surtout pour moi-même" !!!!!
"il est interdit de cracher" (pour mes enfants c'est incroyable, les profs qui fréquentent la cour des collèges, primaire et lycées me comprendront)
et cette petite phrase du discours d'accueil des nouveaux : "nous accueillons des "élèves", pas pour faire un "élevage", mais pour les "élever" vers la joie du travail et de la liberté qu'il accorde" mon fils, digne résultat de 10 années d'école publique hallucinait....
ça existe encore ? je reste très méfiante, si c'était juste du marketing ?
Ecrit par : fabienne | 06 septembre 2007
"Trop ouvertement réactionnaire"? Voilà le messager de la Doxa - la Sibylle, pour le coup - qui a parlé... En quoi Finkie est-il réac? Parce qu'il ose analyser sans concession aucune la société d'aujourd'hui? Parce qu'il ne donne pas dans le politiquement correct?
Il est vrai que des positions de ce genre doivent défriser pas mal de gens dans les IUFM..."
Ecrit par : Loki | 06 septembre 2007
Vous avez raison, d'Enguell, Finkielkraut n'est pas du tout réactionnaire. Et il s'en vante, d'ailleurs!
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2007
Dobolino les parents réclament du sport et bien ils vont être servis!
à Montpellier ,( n'est-ce pas la ville du maître des lieux?)les collègiens préparent l'accueil des blacks Néo-Zélandais,chorégraphie et cris sur le stade, la rentrée s'annonce pour eux intellectuellement riche...Demain ma brave dame, en guise d'exercices de maths , à la place de la grammaire et de la conjugaison , il serait souhaitable de proposer à tous les blogueurs un exercice de style et qu'ils viennent déposer ici leurs commentaires sur le premier match France/Argentine...En tout cas ce sera plus amusant et divertissant à lire que les redites "papageï-estes" ...car le psytacisme dont semble souffrir certains intervenants finit par saoûler les lecteurs silencieux qui passent régulièrement ici depuis quelques mois.
Pour nos petits quelques propositions:
pour la conjugaison inventons un nouveau verbe
rugbir ou rugbiyer soit pour dire jouer au rugby soit pour dire regarder le rugby , au choix!
allez on commence
je rugbis ou je rugbie
tu rugbis ou tu rugbies
...allez je vous laisse continuer...
vous voyer on peut tout enseigner en saisissant n'importe quelle opportunité. c'est pas cool ça! et servez vous des scores pour les leçons de calculs , c'est quand même plus sympa de parler de drops et d'essais...
ensuite pour le travail de rédaction demandez leur de vous faire le résumé du match ça peut être utile si jamais vousen loupez un! Pour la géographie faites leur faire des recherches sur les 20 nations en compétitions , c'est fou ce qu'ils vont devenir curieux et au moins ils sauront situer 20 "pays" sur un planisphère alors que jusqu'à présent ils ne savaient même pas situer leur ville sur une carte de France...
faites travailler votre imagination , il y en a des excercices à inventer!
Allez les petits!
Ecrit par : Saperlipopette | 06 septembre 2007
"Trop ouvertement réactionnaire"? Voilà le messager de la Doxa - la Sibylle, pour le coup - qui a parlé... En quoi Finkie est-il réac? Parce qu'il ose analyser sans concession aucune la société d'aujourd'hui? Parce qu'il ne donne pas dans le politiquement correct?
Ecrit par Loki.
" Pour la défense de Finkielkraut".... Sans l'ombre d'une hésitation.
Il est un des seuls grands vrais intellectuels qui nous restent et qui osent ne pas se laisser emporter par les modes et par le discours ambiant.
Ecrit par : Thalie- Thalie | 06 septembre 2007
complètement d'accord avec dobolino:
dans notre école primaire l'an dernier les parents ont mis à l'ordre du jour du conseil d'école une grave question: "pourquoi n'y a t il pas eu de carnaval en primaire cette année, alors que les maternelles y ONT EU DROIT ?" ; les instits ont très fortement réagi en parlant de liberté pégagogique et en indiquant que si des parents souhaitaient organiser un carnaval APRES 16h30 ils étaient les bienvenus ; on a passé une demi heure sur cette grave question alors que les résultats des évaluations nationales de CE2 n'ont donné lieu à aucun commentaire (ha si : est ce que l'école est bien placée par rapport au département?)...et en plus c'était même pas la FCPE qui se plaignait cette fois (faut dire que j'ai noyauté le conseil local qui devient de plus en plus dissident des positions nationales)
De même en début d'année on entend souvent "quelle maitresse ? ha oui il a de la chance il va faire plein de sorties"
Ecrit par : fabienne | 06 septembre 2007
Eh bien, ça ne me dérange pas trop, que les parents s'inquiètent de problèmes matériels ou périphériques — et laissent la pédagogie aux maîtres. Que diriez-vous si les parents d'un malade venaient expliquer au médecin le traitement à suivre, et demander pourquoi on lui fait avaler ceci et pas cela ? Nous sommes des praticiens (du moins, nous devrions l'être), nous faisons de notre mieux pour éradiquer l'ignorance, mais je me siuis toujours méfié ds parents d'élèves qui viennent m'expliquer mon boulot.
Et en tant que parent, tout praticien que je sois, je me suis toujours méfié de moi-même, sauf dans des cas d'urgence…
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 septembre 2007
Le problème n'est pas de savoir si les parents d'élèves de l'école ou du collège x ou y se mêlent ou non de pédagogie, le problème est de savoir ce que les électeurs attendent de l'école... 88% des sondés se déclarent satisfaits et, si on leur demande leurs désirs, ils disent plus de sport, plus de transversalité, plus de pédagogie différenciée, une école plus ouverte sur le monde extérieur etc...
C'est tout mais ce n'est pas peu.
En ce qui concerne la médecine, on parle de "consentement éclairé du patient". Ce consentement est légalement obligatoire, indispensable aussi bien à l'observance des prescriptions qu'à l'épanouissement de l'effet placebo. Il est aussi indispensable au bien-être du prescripteur. Rien de pire qu'un patient qui n'est pas adhérant à son traitement, qui n'est ni convaincu ni intéressé à la démarche de soin et attend LA piqûre miracle qui règlera tout vite fait bien fait sans investissement personnel. La médecine, pas plus que l'école, n'est une station d'essence. Le malade, pas plus que l'élève, n'est un réservoir à remplir.
Y'a-t-il un effet placebo de l'enseignement? Il me semble que oui...
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2007
Donc, quand l'enfant est petit, il me semble qu'il est bon d'avoir le consentement éclairé de ses éducateurs et quand il atteint l'adolescence, le sien.
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2007
NB: je ne nie pas qu'obtenir le consentement éclairé est très ardu, parfois infaisable et qu'on peut être tenté de laisser tomber, de ne plus s'investir,voire de faire du nettoyage par le vide.
"On n'est pas Louis d'or, on ne peut pas plaire à tout le monde".
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2007
Si Finkielkraut s'élève contre l'hypermédiatisation de Sarko, (et, accessoirement, celle de la coupe du monde de rugby), je révise mon jugement à son sujet! Ce sont deux des manières les plus crédibles d'aller contre le sens du vent et de ne pas être "politiquement correct", en ce moment.
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2007
Eh bien, ça ne me dérange pas trop, que les parents s'inquiètent de problèmes matériels ou périphériques — et laissent la pédagogie aux maîtres.
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 septembre 2007
Cette phrase ne me convient pas et en plus elle semble nous prier, nous parents, de... dégager, ce que je veux bien faire d'ailleurs, si c'est nécessaire car je n'aime pas importuner. Mais, quand nous mêlons-nous de pédagogie et quand sommes-nous à notre place?
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2007
88% des sondés se déclarent satisfaits et, si on leur demande leurs désirs, ils disent plus de sport, plus de transversalité, plus de pédagogie différenciée, une école plus ouverte sur le monde extérieur etc...
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2007
Ouais ! Disneyland tous les jours, quoi , avec un zeste de palais de la découverte ...
Ecrit par : yann | 06 septembre 2007
Ouais ! Disneyland tous les jours, quoi , avec un zeste de palais de la découverte ...
Ecrit par : yann | 06 septembre 2007
Plutôt le contraire, ça fait plus sérieux.
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2007
Dobolino, vous êtes d'une susceptibilité de violette. En plus, vous confondez tout : votre avis sur la pédaogie nous est précieux — en tant que citoyenne éclairée qui a réfléchi à ces questions —, mais votre opinion de parent sur vos enfants, c'est tout autre chose. C'est comme si vous confondiez la Justice et la vengeance.
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 septembre 2007
Sur le sondage.
Il faut peut-être voir comment ont été formulées les questions, comme c'est souvent le problème dans les sondages.
C'est sûr que si on demande aux parents s'ils veulent plus de "pédagogie différenciée", ils vont être pour à 100%, tellement cette expression paraît sympathique et évidente. Ce qu'ils ne savent pas, les pauvres, c'est qu'elle implique la "classe hétérogène", idée contraire à tous bon sens qu'ils repousseraient à 100% si on la leur soumettait!
Ecrit par : Jean | 06 septembre 2007
"à tout bon sens"
Ecrit par : Jean | 06 septembre 2007
"Que diriez-vous si les parents d'un malade venaient expliquer au médecin le traitement à suivre ?"
Qu'ils ont bien raison !
JPB, vous avez sûrement un bon médecin. Vous êtes dans une région bien pourvue de toute façon, ce qui n'est pas le cas de mon Nord délaissé. Des médecins, j'en connais une palanquée d'imbéciles, qui prescrivent à tout va, n'écoutent pas ce qu'on leur dit, et vous renvoient en cinq minutes avec une belle ordonnance qui ne guerit personne. L'allergie d'un ami a mis huit mois à être décelée, simplement parce qu'il a écouté son médecin qui lui a dit que se rougeurs étaint dues au stress. Et il y a des histoires bien pires, que j'ai vécues ou non (il y a qques années, une femme a dû être amputée de la jambe car son mal - non traité - s'est aggravé, alors que son médecin ET un spécialiste l'accusaient de simuler ; l'Ordre des médecins avait été saisi).
Bref, votre comparaison n'est pas bonne, ou plutôt elle donne raison à dobolino.
Et honnêtement, je me suis déjà servi de remarques des parents (et des élèves) pour changer telle ou telle façon de procéder en cours.
Ecrit par : Jérémy | 06 septembre 2007
Dobolino, vous êtes d'une susceptibilité de violette.
Ecrit par JPB.
Elle est de vous ou c'est une expression qui manque à mon vocabulaire? Quite charming!
Ecrit par : Thalie- Thalie | 06 septembre 2007
" En plus qui ici, à part monsieur Brighelli peut se vanter d'en savoir autant que Meirieu sur notre système éducatif ? "
Honnêtement ?
Moi.
Je pense qu'il ne me manque pas grand chose pour avoir fait le tour complet du problème. Ah si, la fac du côté profs. Mais pour tous les autres niveaux, c'est fait.
Ecrit par : Jérémy | 06 septembre 2007
Ce n'est pas tant la pédagogie en elle-même qui m'importe (ce n'est pas mon métier) que les programmes avec des objectifs précis et un peu plus ambitieux par année et les moyens d'y arriver et, presque encore plus, des enseignants qui ont un vrai niveau de connaissances générales, surtout en primaire où c'est la catastrophe avec les dernières générations. Il ne s'agit donc nullement de ma progéniture.
D'ailleurs je n'ai pas une suceptibilité de violette mais de dogue. Si vous ne m'aimez plus, je m'en vais,na! Je fais la gueule et je ne paye plus ma cotisation. Voilà une éternité (2003 et la situation était grave)que je n'ai plus donné le moindre conseil à quelque prof que ce soit sur mes enfants.
Consentement éclairé en pédagogie, c'est comprendre où va l'enseignant et pouvoir, en tant que parent, aider pour l'observance, ceci essentiellement en primaire et sixième, cinquième. Après, en toute logique, ce devrait être à l'élève d'être "observant" tout seul et d'apporter son "consentement éclairé"?
Me rendant compte que ce n'est pas aussi vrai que cela devrait, surtout en primaire, autant pour les miens que pour bon nombre d'autres, je me dis qu'il y a quelque chose qui cloche et ça m'exaspère.
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2007
Et, en plus, c'est bien en primaire que les parents empoisonnent le plus et le plus facilement, surtout dans les écoles à taille humaine, avec leur demande perpétuelle d'activités épanouissantes et chronophages en tout genre. Ils sont tous les soirs à la porte, tous les matins et même parfois à midi et ils harponnent les instits, de la brosse à reluire à l'insulte en passant par tout le registre intermédiaire. Je n'ai pas vu ça au collège.
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2007
Tiens, aucun de mes derniers posts n'ont été affichés sur le blog.
Censure?
Ecrit par : Loki | 06 septembre 2007
bin moi ce qui me me désole c'est que le message des parents comme nous n'est pas entendu !
ce que nous disons (dobolino me corrigera si ce n'est pas ça) c'est que visiblement nous sommes une minorité de parents à nous préoccuper des CONTENUS de ce qui eest nseigné à nos enfants ! loin de moi l'idée de mettre mon nez dans la pédagogie, avec la famille que j'ai, l'EN me tendait les bras et j'ai dit NIET.
Ce qui m'atterre c'est que les parents se laissent jeter de la poudre aux yeux par tel instit qui met plein de sorties au programme (avec toutes les heures perdues ne serait ce qu'en trajet soyons sympa et considérons que la sortie elle même est intéressante) et ne se demandent pas si la maitresse de CP n'a pas raison de garder ses petits au chaud et de faire une sortie de fin d'année seulement, quand tout le monde sait lire....et que les parents réclament toujours plus de sorties, de sport, de cinéma mais jamais de livres de lecture (je le sais je l'ai fait) ou n'évoquent jamais le fait que toutes ces activités sur le même horaire de classe, ça fait du temps en moins pour les "bases" (je le sais je l'ai fait aussi, de l'évoquer, quand certains parents râlaient en conseil d'école parce que la prof d'anglais n'était pas arrivée) ; la susceptibilité de cactus est de votre côté M.Brighelli ! les parents soupirent et le professeur tousse !
Ecrit par : fabienne | 06 septembre 2007
Je voudrais vous remercier Jérémy de m'avoir fait rire. ''Susceptibilité de violette'', notez que dobolino est modeste et sensible.
Ecrit par : Khaled | 06 septembre 2007
ce que nous disons (dobolino me corrigera si ce n'est pas ça) c'est que visiblement nous sommes une minorité de parents à nous préoccuper des CONTENUS de ce qui eest nseigné à nos enfants ! loin de moi l'idée de mettre mon nez dans la pédagogie, avec la famille que j'ai, l'EN me tendait les bras et j'ai dit NIET.
Ecrit par : fabienne | 06 septembre 2007
Un peu tout pareil...
De plus, en ayant de la famille sérieuse dans l'EN, qui, quelque soit sa pédagogie et le niveau où elle enseigne, a à cœur de viser des objectifs exigeants et de s'en donner les moyens,quitte à finir l'année sur les rotules, ce qui ne les empêche nullement de vous en parler tout l'été, on a tendance à faire des marmots les yeux fermés et à les envoyer à l'école la fleur au fusil, comme nos soldats partirent en 1914.
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2007
notez que dobolino est modeste et sensible.
Ecrit par : Khaled | 06 septembre 2007
C'est la parfaite exacte vérité... Je ne peux qu'approuver.
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2007
Ouais ! Disneyland tous les jours, quoi , avec un zeste de palais de la découverte ...
Ecrit par : yann | 06 septembre 2007
Ma fille est allée une semaine en avril avec les autres latinistes et hellénistes de troisième en Grèce. Elle en est revenue très heureuse et pleine de sagesse. Si leurs professeur(e)s, mes collègues, ne s'étaient pas échinées à organiser ce séjour remarquable , la Grèce antique serait restée pour beaucoup d'élèves une abstraction creuse.
En d'autres termes les voyages en soi, les cours d'EPS, les sorties au théâtre ou au cinéma ne sont pas en soi condamnables. Tout dépend de la manière dont les enseignants les conçoivent, les organisent et les exploitent.
L'an dernier (à l'adresse de Loki) le prof de physique du collège a fait venir un physicien du CERN pour une conférence sur la matière. Ce savant passionné a parlé et répondu aux questions des élèves dans un langage rigoureux et poétique pendant trois heures. Je suis persuadé qu'il a à cette occasion éveillé plus de vocations pour sa discipline que bien des cours de physique au collège et au lycée.
Ecrit par : buntovchik | 06 septembre 2007
l'EN me tendait les bras et j'ai dit NIET.
Ecrit par : fabienne | 06 septembre 2007
Une nouvelle russophone parmi nous?
Ecrit par : buntovchik | 06 septembre 2007
Ma fille est allée une semaine en avril avec les autres latinistes et hellénistes de troisième en Grèce.
Ecrit par : buntovchik | 06 septembre 2007
Oui! mais ce n'est pas Disneyland et c'est en troisième! Tout à fait d'accord avec ce type de voyages, quitte à rallonger les études secondaires d'un an.
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2007
Chers amis et amies, les professeurs et professeuses de collège,
Je profite de la rentrée pour vous donner de nos nouvelles. Ici, tout va bien, il fait beau, les enfants sont gentils et tout le monde est content de se retrouver.
J'espère que vous aussi, vous allez bien et que tout le monde est beau et gentil.
Aujourd'hui, nous avons reçu les cahiers d'évaluation du MEN pour les élèves entrant au CM2. J'ai une très, très bonne nouvelle à vous annoncer qui vous fera sans doute très, très plaisir.
A partir de l'année prochaine, vous n'aurez plus aucun élève n'ayant pas encore atteint le niveau début de CE2.
En effet, lorsque ma collègue et moi avons feuilleté ces cahiers, quel n'a pas été notre étonnement de voir que les exercices proposés à l' "évaluation-cible" étaient dans la plupart des cas exactement les mêmes que ceux que nos élèves de CM2 actuels avaient faits lorsqu'ils sont entrés au CE2, en 2005 !
Nous sommes donc allées fouiller dans nos archives et nous avons ressorti les cahiers d'évaluation CE2 2005 pour vérifier... Ce n'était pas possible, notre mémoire nous jouait des tours !
Pourtant si, mêmes textes de lecture, mêmes questions de compréhension, même « rédaction » (« Les trois enfants sont devenus amis. Continue leur histoire. Ecris une histoire de cinq ou six lignes au moins. Tu dois utiliser les mots suivants : récréation, gentil, se disputer, souvent) même dictée ("Les champignons poussent sous les grands arbres."), mêmes mots à retrouver parmi six mots qui se ressemblent ("entourer écuelle dans la liste "écusson, écosser, écuelle, écorce, écueil, écurie"), même exercice de vocabulaire (construire malchanceux, malhabile, malhonnête en s'aidant de maladroit et malheureux). Un seul exercice est différent, au lieu de demander aux élèves de mettre au féminin le texte : "Mais le plus souvent, ça le rendait malheureux d’être le fils d’un géant. », cette fois-ci c’est ce texte que nos petits bonshommes devront modifier : « Bob est un petit garçon. Il est blond. »
En mathématiques, c’est pareil. Ils ont juste ajouté une dictée de deux nombres dépassant mille, sans atteindre le million quand même, quatre petites phrases dans lesquelles il faut insérer les mots « moitié, double, tiers et quart », un petit graphique (qui était dans l’évaluation CE2 qu’avait passée ma fille en 1989), le même problème de partage, mais pour lequel il faut entourer le bon calcul, une soustraction, une multiplication (876 x 34) et même une division (72 : 3). En revanche, ils ont simplifié l’exercice sur les unités de mesures : au CE2 les mêmes élèves ont dû trouver seuls l’unité qui convient alors que, cette année, au CM2, on leur donne une liste (gramme, kilogramme, litre, heure, centimètre), ils ont aussi supprimé la phrase « La Tour Eiffel mesure 324 ... de haut. » et ils ont supprimé les quatre problèmes ainsi que tous les exercices de tracés géométriques.
Dans la deuxième partie, celle qui permet de « cibler » d’encore plus près les « vraies » difficultés des enfants qui ont échoué à la partie 1, certains exercices rappellent étrangement ceux du cahier d’évaluation début de CE1.
Vous comprenez maintenant, chers amis et chers amies, professeurs et professeuses de collège pourquoi je suis de si bonne humeur ce soir : tout va bien, rien à signaler, le niveau monte !
Ecrit par : catmano | 06 septembre 2007
Ben justement, Lariba, s'"ils" se foutent de vous et des élèves, vous avez toute latitude pour adapter votre cours au niveau réel de vos élèves et pour leur faire du Bled à haute dose, du Bescherelle, des dictées, des choses qu'ils comprendront!
Ecrit par : Jean | 05 septembre 2007
Je pense, Jean, qu'il faut que vous sachiez ce qu'est un LP, et comment sont les élèves en situation de dégoût, de rejet et d'échec face au Français et/ou à l'Histoire et Géo. Si vous voulez vous faire clouer au tableau, c'est une bonne idée, le Bled à haute dose... Et vous aurez, au mieux, des soupirs, des yeux levés au plafond, au plus réaliste: de l'agressivité.
;-)
Ecrit par : Pendariès | 06 septembre 2007
L'an dernier (à l'adresse de Loki) le prof de physique du collège a fait venir un physicien du CERN pour une conférence sur la matière. Ce savant passionné a parlé et répondu aux questions des élèves dans un langage rigoureux et poétique pendant trois heures. Je suis persuadé qu'il a à cette occasion éveillé plus de vocations pour sa discipline que bien des cours de physique au collège et au lycée.
Ecrit par : buntovchik | 06 septembre 2007
Il y a trente et un an, j'ai visité avec ma classe de Terminale C le centre de recherche nucléaire de Saclay. Merveilleux souvenir du synchrotron! Si je n'avais pas été aussi "branchée" et endoctrinée sur ma "vocation", peut-être aurais-je eu une toute autre trajectoire?
Mon fiston (excusez-moi Brighelli de parler d'un de mes lardons!) a visité quatre fois le musée de la chasse à Sault, lors de journées EMALA, entre la section de grands et le CM2. S'il avait vocation de chasseur, de zoologiste ou de naturaliste, ça se saurait. Il fallait des sorties pour satisfaire la vox populi, on faisait des sorties... avec les moyens qu'offrait le secteur.
J'ai été gênée l'an dernier au Louvre par une classe de CE1, assise au grand complet, baillant et dormant (à quelle heure avait-on levé ces petits qui venaient peut-être du fin fond de la Seine et Marne?), devant divers tableaux du XVII°, enfanst qui auraient tout aussi bien contemplé, à moindres frais et sans fatigue, des reproductions dans leur salle de classe... Le même jour, j'ai contemplé d'autres tableaux avec de petits groupes de lycéens, probablement option histoire de l'art, qui s'en donnaient à cœur joie. La même semaine, au zoo de Thoiry, j'ai vu moultes classes visiter le zoo: j'ai même eu la chance d'entendre une institutrice dire aux enfants: "regardez le serval!" devant une panthère noire, car les panneaux étaient mal placés. Vous me direz que ce n'est pas très grave et je vous le concède. Mais, à ce compte-là, ne vaudrait-il pas mieux ouvrir en classe une encyclopédie sur les félins où les légendes des photos sont bien placées? Ou, étudier le comportement des meutes de loups, à l'aide d'encyclopédies et de films animaliers, puis faire venir à l'école un éducateur canin pour expliquer le langage postural des chiens: ça éviterait peut-être des morts ou des mutilations graves, faute de mieux.
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2007
Vous comprenez maintenant, chers amis et chers amies, professeurs et professeuses de collège pourquoi je suis de si bonne humeur ce soir : tout va bien, rien à signaler, le niveau monte !
Ecrit par : catmano | 06 septembre 2007
Le Professeur Agrégé, mais pas encore désagrégé?, il a dit que nous, parents, fallait qu'on aille s'occuper de nos affaires et qu'on laisse faire ceux qui savent!
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2007
Dobolino : "on a tendance à faire des marmots les yeux fermés"
Et la lumière éteinte, aussi ?
Ecrit par : Buzug | 06 septembre 2007
Je pense, Jean, qu'il faut que vous sachiez ce qu'est un LP, et comment sont les élèves en situation de dégoût, de rejet et d'échec face au Français et/ou à l'Histoire et Géo.
Ecrit par : Pendariès | 06 septembre 2007
Et tout et tout! Le rejet et le dégoût est bien plus large pour certains. Rupture totale.
Je crois bien que Jean ne réalise pas vraiment! S'il était le seul, ce serait sans gravité.
Je récupère ceux qui ont le sac en plastique et le chien et je n'ai pas trop de solutions non plus. Pourtant, ceux-là, que je vois et avec qui je parle, ce sont les plus intelligents, ceux qui ont tout refusé, tout rejeté et qui galèrent pour se faire un autre monde, ceux que leurs parents ont mis à la porte sans retour entre quinze et dix-huit ans. Et nous ne sommes ni à Bogota, ni à Calcutta... enfin, pas encore.
Mais, ceux que je vois, rêvent d'aller à Calcutta et/ou Bogota. Certains y vont parfois, et ça les apaise.
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2007
Dobolino : "on a tendance à faire des marmots les yeux fermés"
Et la lumière éteinte, aussi ?
Ecrit par : Buzug | 06 septembre 2007
J'y avais pensé! Vous pouvez rajouter: mécaniquement, en bon missionnaire.
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2007
Bouh, en voilà une somme de propos bien amers.... juste au passage, pour ennuyer le monde, y'en a pas un qui soit capable de réaliser ce que réalisent les excellents élèves qui passent par nos nouveaux programmes, à âge égal -
A se demander si ça ne gratouille pas les plus vieux, ces choses-là.
Bon, je concède : cela ne vaut que pour les excellents élèves. Mais pour eux, brillance et succès assurés. A cent pieds au-dessus de leurs aînés ils sont. Du moins, en français, causons de ce qu'on connaît.
Le fait est qu'on n'a jamais bien trop su quoi faire pour les caisses à savon - mis à part admettre que certains ont une tendance caisse à savon, et que ce n'est pas grave, du moment qu'ils parviennent à trouver un truc qui leur permet de jouer au papillon subitement.
Ca devient grave quand ils finissent pas se persuader qu'ils SONT caisse à savon, toujours, partout.
Pour moi, je suis caisse à savon dans tout un tas de domaine et je m'en contrefiche. Exposant ce fait à mes élèves, je sens tout de suite que cela les rassure. Si vous voulez vraiment parler d'élèves, c'est à dire de jeunes êtres humains, alors 'gardage' de généralisations emphatiques, par pitié ou simple humanité- même si cela procure le doux frisson du drame, il s'agit d'oublier...
Le fait est surtout qu'on a abandonné les moyens, les faiblous, en plein milieu des champs, et qu'on ne va jamais les chercher. Grosse masse catastrophique pour ce qui est de l'école.
Mais ça n'est pas toute la forêt.
Quant au rôle des parents, je joue coup double -
Parent, je la ferme absolument - je fais faire les devoirs, je soutiens dans les coups de mou et je m'écrase. Même quand j'entends que mon fils ne sera jamais brillant en français parce qu'il est lunaire.
Prof, je travaille, et je sais très bien que pas un parent ne sait de quoi il parle quand il parle du 'niveau' - il regarde le niveau de ses enfants, de deux trois neveux quand il y en a - et alors ? Alors, on est à cent lieues du compte.
On retrouvera un certain apaisement général quand il n'y aura plus 'un' niveau, mais quand on admettra qu'il s'agit de mettre les élèves dans des classes dans lesquelles ils se sentent bien, grosso modo des classes homogènes.
Même si c'est l'enfer pour le prof qu'a l'impression 'qu'on n'avance pas' - ben si, on avance, mais sans stress. Et là, vous les aurez, vos gosses ravis, parce que pas confrontés à des entités humaines avec lesquelles ils ne se sentent rien de commun.
Donc, parent, ça agit pour que les enfants aient des conditions d'enseignement correctes. Pour le reste... pardon, d'être épineuse, mais ça ne se juge qu'après avoir vu passer des pelletées et des pelletées d'élèves divers et variés.
Khaled, vos propos m'étonnent grandement : souhaiteriez-vous des réformes sans que soit menée d'abord la phase de critique ? Des réformes en plein vide, sans que personne ne se demande ce qui marche et ce qui ne marche pas? Bah, ça fait trente ans qu'on fonctionne comme ça - c'est pas terrible, faut bien dire.
Alors, d'abord on examine.
Après on propose.
Toute autre démarche me semblerait tout à fait malhonnête d'un point de vue intellectuel. Vous ne trouvez pas?
Ecrit par : Milady | 06 septembre 2007
Par exemple, je n'aime pas recevoir cela :
" Bonsoir,
Le 22 octobre nous sommes donc tous conviés à participer à ce qui ressemble effectivement fort à une grande messe .
"C’est pourquoi je demande aux chefs d’établissements de mobiliser les équipes éducatives autour de ce souvenir et de ce qu’il signifie. "
Il me semblait qu'en français le terme de demande supposait chez l'autre la possibilité d'un refus . Or, ici , il ne s'agit ni d'une invitation ni d'une demande, mais bien d'un ordre, comme le montre l'emploi du futur .
"La commémoration au cours de la matinée du 22 octobre commencera par la lecture, en classe ou en grand groupe selon le choix des établis sements, de la lettre de Guy Môquet. [...] Le programme se poursuivra par une réflexion collective menée dans le cadre de la classe. On exploitera notamment les thèmes liés à la mémoire de la Seconde Guerre mondiale dans les programmes d’enseignement notamment d’histoire, de lettres, de philosophie."
Et la bonne exécution de cette ordre sera suivi de prêt :
"J’invite les chefs d établissements à adresser, à titre d’information et à fins de valorisation, copies ou descriptifs de leurs projets à la direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO B2-3, 110, rue de Grenelle, 75357 Paris SP 07).
Je remercie l’ensemble des équipes éducatives de s’associer à cette commémoration et je demande aux corps d’inspection territoriale de suivre avec attention les modalités de sa mise en œuvre. "
Le ministre de l’éducation nationale
Xavier DARCOS"
.... ben dites voir, encore une journée de perdue... vaut-il mieux en rire ?
Ecrit par : Milady | 06 septembre 2007
Je ne sais pas si j'ai bien tout compris dans tous ces propos lourds de sens, mais, au risque d'en voir encore trouver des arguments pour me contrer, je voudrais seulement dire que les meilleurs souvenirs que je garde de ma carrière d'enseignant, ce sont ceux que j'ai laissés dans ces classes "de transition", "pratiques" et "CPPN" où l'on m'a casé, à mes débuts. Je crois savoir que certains de ces élèves s'en sont très bien sortis, malgré le soit- disant "ghetto", qu'on a voulu supprimer par la suite.
Que ceux qui auraient connu de telles classes en tant qu'élèves ou parents se signalent pour dire ce qu'ils en pensent. Ces classes étaient-elles si "monstrueuses" pour qu'on les supprime ? J'y ai bien bossé. Les gamins aussi. Un réel plaisir. Mais c'était une autre époque.....(années 70)
Ecrit par : Francoli | 06 septembre 2007
Moi j'ai bossé en 4 AS, en 3° d'insertion, avec quelques classes homogènes très faibles de collège - classes-ghettos aussi, il paraît -
Difficiles à gérer, classes-hantise des profs, classes très utiles, où on pouvait enfin faire souffler des élèves qui n'en pouvaient plus -
Mais évidemment, tout cela était fait 'au feeling' - personne n'est là pour vous dire quoi et comment faire.
Curieusement, ces classes aussi disparaissent.
Ecrit par : Milady | 06 septembre 2007
Catmano, votre constat correspond parfaitement à celui que nous faisions quelques cm plus haut. Avez-vous lu le complément d'Anne-Marie Valette qui ajoutait que les tests de 6° allaient être supprimés dès la rentrée 2008 ?
Tout cela est gravissime et montre la duplicité -pour ceux qui en doutaient- de nos nouveaux maîtres : un discours musclé par devant et par derrière...
Bref, tout continue et le niveau va remonter...
Merci saint Xavier Darcos !
Ecrit par : victor | 06 septembre 2007
Milady, je suis tout à fait d'accord avec vous , il faut un bon diagnostic avant de proposer le remède qui convient. Mais ne trouvez vous pas que justement on s'entend à peu prés sur les problèmes rencontrés par les éléves, sur leur difficulté à dire, lire,écrire, sur leur manque de motivation et sur l'influence de leur environnement ? Ce que je reproche aux spécialistes c'est leur manque d'initiative du a un manque de responsabilité et d'inventivite , ce qui compte ce sont les changements au niveau de la classe . Xavier Darcos ne croit pas non plus aux grandes réformes et propose de petites mesures un peu partout, je pense que c'est une excellente stratégie. Pour amadouer le mammouth il vaut mieux le blesser plutot que de lui foncer dessus .
Ecrit par : Khaled | 06 septembre 2007
"Xavier Darcos ne croit pas non plus aux grandes réformes et propose de petites mesures un peu partout, je pense que c'est une excellente stratégie. Pour amadouer le mammouth il vaut mieux le blesser plutot que de lui foncer dessus ."
...nous dit Khaled.
C'est peut-être du second degré que je ne suis pas ce soir en état de capter...
Ecrit par : victor | 06 septembre 2007
Oui Victor, ironique dans une certaine mesure, pas trés habile sans aucun doute. Je me moque de vos vaines prétentions. Je citerai Xavier Dacros ''je veux mettre un peu plus de souplesse un peu partout mais je ne crois plus aux grandes réformes et au ''ya qu'a'' ''. Decidément il parle bien de vous.
Ecrit par : Khaled | 06 septembre 2007
Ben justement, Lariba, s'"ils" se foutent de vous et des élèves, vous avez toute latitude pour adapter votre cours au niveau réel de vos élèves et pour leur faire du Bled à haute dose, du Bescherelle, des dictées, des choses qu'ils comprendront!
Tout le monde aura reconnu Jean et son kit démodé vendu cles en main 30 euros, essayez le en ZEP vous m'en direz des nouvelles !
Ecrit par : Khaled | 06 septembre 2007
Peut-être en retard et sûrement hors-sujet...mais quelqu'un a-t-il jeté un oeil sur les nouveaux tests-évaluation de CM2 ? Mon épouse qui vient de passer en cette rentrée d'un CE2 au CM2 (non, elle n'a pas sauté une classe, elle est instit) m'a fait remarquer que ces nouveaux tests donc étaient quasiment identiques à ceux du CE2. Après examen nous avons été d'accord pour conclure qu'ils étaient même plus faciles...
D'ici que les tests de 6° soient supprimés, le "niveau" va sacrément remonter ! C'est Fracko et Eveline qui vont être contents !
Ecrit par : victor | 01 septembre 2007
AH AH...peine caricatural.
Ecrit par : Khaled | 07 septembre 2007
Khaled, présentez-vous un peu, au lieu de vous moquer des "vaines prétentions" de Victor, de vous en prendre à Jean, de parler des "traits bouffons de nos immenses figures", et de dire que nous ne sommes (à part vous bien sûr) "que forme sans consistance".
Vous avez de la chance : le ridicule ne tue pas, les expressions pompeuses non plus et les idées saugrenues encore moins. Je me demande quels termes élaborés vous allez encore trouver pour me répondre.
Ecrit par : Jérémy | 07 septembre 2007
Aucun, je suis tout à fait d'accord avec vous Jérémy, j'ai bien conscience que mes expressions sont pompeuses.
Ecrit par : Khaled | 07 septembre 2007
J'ajouterai que contrairement a certains je n'ai pas de recettes du genre ''Ben justement, Lariba, s'"ils" se foutent de vous et des élèves, vous avez toute latitude pour adapter votre cours au niveau réel de vos élèves et pour leur faire du Bled à haute dose, du Bescherelle, des dictées, des choses qu'ils comprendront!'' (ah ah ah ....désolez c'est plus fort que moi).
Ecrit par : Khaled | 07 septembre 2007
D'accord je me présente ; je suis jeune, sans expérience et taciturne.
Ecrit par : Khaled | 07 septembre 2007
AH AH...peine caricatural.
Ecrit par : Khaled | 07 septembre 2007
Khaled, donnez-moi votre adresse et je me paie le luxe de vous photocopier les deux cahiers (CE2-2005 et CM2-2007) et de vous les envoyer à mes frais. Vous constaterez de visu s'il s'agit d'une caricature !
Ecrit par : catmano | 07 septembre 2007
Merci catmano, tenez mon adresse :
[email protected], je suis toujours pret à apprendre (j' admets que j'ai beaucoup le lacunes).
Ecrit par : Khaled | 07 septembre 2007
Je vous scanne tout ça dès que j'ai deux heures devant moi, pour le moment, je pars à l'école.
Ecrit par : catmano | 07 septembre 2007
Bonjour,
Un petit passage rapide...avant de partir au collège.
Comme Thalie, je me sens archi seule. Le jour de la rentrée, tout le monde a exposé son "projet" pour l'année: développement durable bien sûr, projet interdisciplinaire voile-sciences physiques (celui-là, c'est un tout nouveau tout beau), projet sur le respect (ça c'est un peu du déjà vu), éducation à la citoyenneté avec des stages pour les délégués (pendant les heures de cours of course!), visite au planning familial, PPRE, DP3, voyages en Irlande et GB...
Bon, je me suis sentie vachement ringarde tout à coup car moi mon projet c'est de faire travailler les élèves afin de les faire progresser et donner le meilleur d'eux-mêmes. Je me suis sentie aussi super originale de proposer un tel projet. Visiblement, c'était du jamais vu, surtout en LV où mes collègues se sont pris le chou avec leurs groupes de compétences etc. Pendant ce temps, j'ai pu aller bosser tranquille mes cours de 6ème puisque mes élèves d'espagnol resteront sous ma responsabilité toute l'année et n'iront pas se balader à droite et à gauche pour voir si l'autre prof et l'autre salle sont mieux.
Donc tout va bien pour moi même si je suis un peu toute seule. En fait, je plains mes collègues qui se plient à toutes ces modes pédagogoles, c'est "pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?" Mon seul souci c'est le nombre très limité de photocopies (Développement durable oblige!) car vu la qualité minable des manuels d'espagnol, on ne peut pas faire autrement que de se faire son propre manuel si on veut bosser sérieusement.
Hasta luego!
Maria
Ecrit par : maria | 07 septembre 2007
Bon, je me suis sentie vachement ringarde tout à coup car moi mon projet c'est de faire travailler les élèves afin de les faire progresser et donner le meilleur d'eux-mêmes
Ecrit par : maria | 07 septembre 2007
Ce que je crains le plus dans un avenir + ou - proche, c'est de perdre cette possibilité qui nous est encore laissée de passer outre les normes et les méthodes de production de la fabrique du crétin dans le but d'enseigner au mieux notre discipline selon notre conscience et nos convictions.
Qu'en sera-t'il dans un proche avenir lorsque l'établissement scolaire sera devenu encore plus autonome, lorsque la pédagogie sera décidée et votée au CE, lorsqu'il faudra se plier au fonctionnement par "projets" et "séquences" et "cycles", lorsque la "communauté" imposera à ses membres la loi "démocratie" du grand nombre, étouffant de ce fait la parole véritablement libre et autonome des professeurs?
Ecrit par : buntovchik | 07 septembre 2007
Dans l' émission de CANAL + de lundi, voir Marc Le Bris faire sa leçon sur la division fut d' un ridicule absolu
D' autre part, j' ai eu la BONNE surprise de constater qu' il appliquait, par moments (les meilleurs), la pédagogie qu' il décrie partout
bzzzzzzzzzzz....
Ecrit par : Flytox | 07 septembre 2007
Cette semaine dans le Nouvel Obs, il faut absolument lire le délicieux retournement de veste de Caroline Brizard qui, il y a encore un an, insultait Laurent Lafforgue et Marc Le Bris.
Ecrit par : EP | 07 septembre 2007
Mais elle a encore des griffes :
"Longtemps, cette dénonciation a été le fait d'un petit noyau de vieux réactionnaires pleurant un âge d'or perdu.", écrit-elle.
Vous reconnaissez-vous dans cette description tous les enseignants "résistants" de ce blog ?
Enfin tout va bien puisque les jeunes progressistes ont enfin compris. Des années perdues, des enfants sacrifiés. La prochaine fois, il faudrait mieux écouter les "vieux réac" !
Ecrit par : lucile | 07 septembre 2007
Oui, oui, lisez-le ce Nouvel Obs, le retournement de blouse est stupéfiant, mais il sauve un peu l'honneur de journalistes qui ont fini par aller voir sur le terrain au lieu de téléphoner à Charmeirieu.
Maria, réconfortez-vous en lisant que les artisans réclament des apprentis maîtrisant le français, qu'il ya des épreuves éliminatoires de français dans des filières scientifiques et des écoles d'ingénieurs.
Une page délicieuse d'une journaliste et mère de famille dont les enfants ont eu droit en primaire à des projets rock and roll et danse contemporaine, tellement plus constructifs que la ringarde grammaire.
Oui la catastrophe s'étend maintenant à l'Université et on se réveille enfin. Sauvez les Lettres, Le Bris et, bien sûr JPB ne se sont pas démenés pour rien.
Ecrit par : Cunégonde | 07 septembre 2007
Flytox, on ne peut se satisfaire de vos remarques succinctes.
Pourriez-vous nous préciser :
- Où vous avez vu du ridicule dans les quelques images de la leçon de Marc Le Bris sur la division, et qui étaient de plus passées entre les coupures d'un montage?
- Quelle pédagogie qu'il décrie partout avez-vous vu ici appliquée?
Ecrit par : Nano | 07 septembre 2007
je viens de lire le nouvel obs, en effet quel retournement spectaculaire ; moyennant quoi je me demande si le parent non encore informé (cad qui n'aurait pas lu JPB, Le Bris et/ou Capel voire Ouzilou et autres) comprendra vraiment l'enjeu...
petites anecdotes pour les pauvres profs de collège qui s'épanchent sur ce blog : mes deux gamins hier soir s'étonnaient moultement du silence qui règne dans leur classe (je cite "c'est dingue personne ne parle !"), du zéro défaut pratiqué par les profs (deux gamins parlaient en maths : le prof a pris les carnets), et des fiches à coller dans les cahiers indiquant les méthodes de travail (entre 1h30 et 2h de travail par semaine pour la SVT, dont l'essentiel consiste à "relire trois fois la leçon du jour, le soir même" "l'apprendre par coeur" "l'expliquer et la réciter à la personne qui m'aide" "si je travaille seul, me la réciter par écrit au brouillon" "la veille du cours, relire la leçon cinq minutes et me la réciter dans la tête"). Ah et puis conformément au règlement intérieur "personne ne crache !!!"disent-ils !
qu'est ce qui fait la différence ? je n'arrive pas à comprendre
et buntovchik je ne parle pas le russe, juste DA, Niet et nasdarovié (là je phonétise) mais c'est un début non ?
et oui dobolino moi aussi j'ai confié mes enfants à l'EN les yeux fermés pour cause de hussards noirs chez moi ; je suis tombée d'autant plus, l'amour déçu est très très amer...
Ecrit par : fabienne | 07 septembre 2007
"Longtemps, cette dénonciation a été le fait d'un petit noyau de vieux réactionnaires pleurant un âge d'or perdu."
On se demande à qui elle pense. Elle aurait carrément pu metre : "de vieux réactionnaires corses, normaliens, agrégés et moustachus, tenant un blog très fréquenté".
Ecrit par : Jérémy | 07 septembre 2007
Pour le nouvel Obs, pas encore lu mais je vous dirai ce que j'ai déjà écrit sur le forum éducation de France2. En 1986, Jean Daniel avait publié un éditorial où il tirait la sonnette d'alarme, disant de ma génération (bac 76) et des suivantes que nous étions des générations sacrifiées en matière d'enseignement de la littérature française... C'était encore très tôt, trop tôt probablement, mais, en ce qui me concerne, ayant essuyé les plâtres des innovations pédagogiques en français au lycée, je confirme que le premier pas vers l'abîme était déjà franchi.
Ecrit par : dobolino | 07 septembre 2007
La preuve ? La ministre qui déclare : "on ne va pas se la raconter", et qui est chalereusement félicitée par tout le monde pour son langage et ses expressions.
Ecrit par : Jérémy | 07 septembre 2007
La preuve ? La ministre qui déclare : "on ne va pas se la raconter", et qui est chalereusement félicitée par tout le monde pour son langage et ses expressions.
Ecrit par : Jérémy | 07 septembre 2007
Qui? Qui?
Ecrit par : dobolino | 07 septembre 2007
J'ai déjà posté plus tôt cette année cet article vieux de deux ans, mais il m'a sembl´w qu'une nouvelle lecture s'imposait.
Plus ça change.... et plus on continue sans broncher à réinventer la machine à courber les bananes.
Jugez-en.
L'essor des pédagogies innovantes - ( Fig-mag du 12 octobre 2005.
(Mon directeur de thèse, Charlie Glenn l'avait sous-titré : The International Market of Bad Ideas....)
L'Education nationale réfléchit à des pédagogies à l'anglo-saxonne, où les élèves sont davantage acteurs de leur apprentissage. Vers une libéralisation de l'école ?
Justine Ducharne
SYSTÈME de notation archaïque, rythmes de travail inadaptés, baccalauréat couperet, manque d'individualisation des parcours... Le refrain est connu. Pour les pourfendeurs du modèle éducatif français, notre école ne prend pas en compte la diversité des profils qu'elle accueille et voue à l'échec ceux qui ne rentrent pas dans son moule.
Et pourtant. Depuis cent ans, une «éducation nouvelle» fait ses classes. Aujourd'hui, un millier d'écoles indépendantes ou relevant d'un mouvement identifié (Montessori, Steiner, Freinet...) s'en réclament, accueillant quelque 150 000 enfants, de la maternelle au collège, plus rarement au lycée.
Laisser la personnalité de l'enfant s'exprimer, favoriser sa prise de parole, de décisions, respecter ses rythmes, éduquer sans compétition, participer à la gestion de l'école... des méthodes pédagogiques originales se multiplient dans le privé comme dans le public. «Les équipes éducatives se saisissent de plus en plus de la marge d'autonomie dont elles disposent, explique Christine Faucqueur, chef du Bureau de la valorisation des innovations pédagogiques au ministère. Prochaine étape : mutualiser et globaliser les initiatives.» Plusieurs démarches actives existent déjà, telles que la fabrication de journaux ou l'émission de radios scolaires, appelées «pédagogie du détour». Des approches «décloison - nantes», conduisant à enseigner les disciplines de manière transversale, sont également pratiquées.
Mais il ne s'agit pas de faire la révolution. «Il s'agit de poser les bonnes questions, notamment celle du divorce souvent trop radical entre les propositions scolaires et les pratiques culturelles», explique Danielle Dubois-Marcoin, responsable à l'Institut national de recherche pédagogique (INRP). Exemple : l'enseignement de la littérature, organisé selon une approche qu'elle juge trop formaliste. «Il faut réfléchir à d'autres modes d'appropriation du texte, à l'anglo-saxonne», estime-t-elle.
Favoriser le jugement personnel de l'élève
Ces pédagogies innovantes s'inspirent de ce qui existe dans beaucoup de pays d'Europe du Nord, où les enfants sont amenés à réagir personnellement sur le texte : prendre position et développer cette position, quitte à la faire aboutir à une expression artistique (dessin, mise en scène...). Pour Danielle Dubois-Marcoin, «les pays latins de tradition catholique comme la France sont focalisés sur le respect de la lettre, contrairement aux pays de la Réforme, autorisant l'interprétation»...
Pour les nouveaux pédagogues, c'est le rapport à la tâche scolaire qui est aujourd'hui au coeur des préoccupations, plus que les connaissances. Leur objectif ? Réviser le statut d'élève pour qu'il se sente autorisé à produire un jugement personnel. Ils veulent aussi revoir le système de notation, qui rend impossible, selon eux, l'évaluation des compétences transversales. Ils réfléchissent également à la question de la composition des équipes enseignantes. En France, il existe une entorse à la règle des affectations : dans les collèges-lycées expérimentaux, le recrutement des «profs» se fait par cooptation et les élèves y vont par choix.
Ces démarches butent cependant sur une limite de taille : le système français est fondé sur l'idée de l'«école pour tous». «Il faut trouver un juste équilibre entre la diversification et le maintien du cadre réglementaire, souligne Christine Faucqueur. Etre dans une complémentarité non discriminante.» En un mot : si tous les établissements de l'Hexagone proposent des projets pédagogiques innovants, cela fera immanquablement naître une concurrence entre eux. Une idée à laquelle l'Education nationale reste, dans l'ensemble, largement réfractaire.
Ecrit par : Cadichon | 08 septembre 2007
Bonjour Cadichon,
Bien sûr, cet étalage lénifiant de "bonne" pédagogie est en perte de vitesse actuellement. Il faut néanmoins continuer à cogner avec allégresse sur les pédagogistes de tout poil mais il faut surtout travailler soi même avec les élèves sans trop s'occuper d'eux ni des arguties hésitantes de l'institution.
C'est ce que je pratique depuis maintenant 3 ans : la vérité des prix se fait assez rapidement et les pédagogistes réels sur le terrain sont vite disqualifié(e)s. De fait, il faut se débarrasser de pans entiers de cette "solidarité" factice entre enseignants en feignant de croire que nous sommes un bloc homogène...
Un mot d'ordre qui fait mouche avec les élèves : "ceux qui ne sont pas exigeants avec vous ne vous respectent pas"
Ecrit par : dugong | 08 septembre 2007
"Un mot d'ordre qui fait mouche avec les élèves : "ceux qui ne sont pas exigeants avec vous ne vous respectent pas""
Ecrit par : dugong | 08 septembre 2007
Evidemment! On ne peut pas ne pas être d'accord avec ça.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 septembre 2007
C'est qu'ils ne sont pas idiots, les élèves. Ils maugréent, ronchonnent, vitupèrent, réclament les sorties, films, débats qu'ils ont connus en primaire et un peu au collège, mais ils savent bien remercier (après coup et surtout quand ils sont en seconde) les tortionnaires qui les ont fait travailler comme jamais. Chaque fois que je propose un petit polycop récapitulatif, un tableau sur un point que nous n'avons pas trop eu le temps de voir (grammaire, culture générale, histoire littéraire), il y a toujours preneur. L'ado sait très bien nous jouer (ainsi qu'à ses parents) le malheur, la fatigue, "c'est trop difficile, les autres, y le font pas", à la fin, il nous aime quand même!
Ecrit par : Cunégonde | 08 septembre 2007
http://www.snalc.asso.fr/petition.tpl
pétition pour en finir avec le collège unique
Ecrit par : JT | 08 septembre 2007
Cogner sans relâche sur toute tête de pédagogiste qui ose montrer son nez morveux, c'est effectivement la mesure de salubrité publique élémentaire, que chacun peut et doit faire, mais la résistance ne peut pas gagner sans biscuits, le nerf de la guerre cette fois n'a pas à venir de l'étranger comme il y a 60 ans.
Je livre à vos commentaires cette réponse à la lettre aux enseignants.
""Lettre d’un éducateur à …
Monsieur le Président,
Vous avez eu la délicate attention de m’adresser une lettre à l’occasion de la rentrée et de me rappeler ce que j’avais à faire pour accomplir ma mission. Je pousserai l’insolence pour vous dire à mon tour ce que vous devriez faire.
Vous avez le courage de demander que les élèves, collégiens et lycéens fassent la preuve de leur niveau avant d’aller plus loin dans leurs études. Je vous suggère de faire de même avec les instituteurs, maîtres et professeurs, Les Instituts de formation des maîtres sont devenus des hauts lieux d’inculture et d’idéologie. Les « journées pédagogiques » n’ont pour effet que de désorganiser les emplois du temps, […] Il faudrait en revenir, soit aux bonnes vielles école normales, soit à un recrutement par l’établissement rendu responsable de la qualité de son personnel enseignant.
Il est vrai que les maîtres de qualité sont rares, mais ils sont souvent démotivés, au moins pour deux raisons : leur autorité est battue en brèche par des conseils de classe et autres comités hétéroclites et irresponsables, leur mérite personnel n’est pas reconnu tandis que
Certains de leurs collègues oublient impunément leurs plus élémentaires devoirs. Que ne mettez-vous fin à ce fouillis structurel et à cette injustice notoire ? Pourquoi n’écouter que les voix des leaders syndicaux, omniprésents dans les procédures de nominations, de promotions et de mutations ?
Vous souhaitez qu’on fasse une place plus grande à la culture générale et vous voulez donner aux enfants et adolescents la possibilité de découvrir les réalités du monde contemporain. Vous devez alors veiller à ce que les livres et manuels officiellement sélectionnés soient autre chose que des catéchismes marxistes déformant l’histoire, dénonçant les horreurs du capitalisme, annonçant l’apocalypse écologique et l’extension du paupérisme. Vous devez donc donner à notre pays des éducateurs éduqués, des maîtres respectés, des livres et des programmes instructifs.
Mais j’ira plus loin dans mes exigences – pardon, mes respectueuses suggestions. Pour avoir enseigné pendant plus de vingt ans et compter dans ma familles plusieurs enseignants j’ai appris deux choses : les vertus de la concurrence et l’importance des parents. Fonctionnaire de l’Éducation nationale, j’ai constaté que le seul aiguillon de la qualité est la comparaison entre établissements : entre écoles , lycées et collèges publics, d’une part, et entre public et privé, d’autre part. Je vous demande donc dans l’intérêt même du public, de supprimer les entraves qui freinent le privé dans ses initiatives. Libéré de ses contraintes, disposant d’une totale liberté dans le choix de ses enseignants,
De ses programmes, de ses investissements, le secteur privé est capable de trouver des formules diversifiées, mieux adaptées aux besoins des jeunes et de la société. Notre secteur public saurait en tirer les leçons et expérimenter à son tour de nouvelles formules.
Je vous demande d’étudier avec soin le système de « l’opting out » qui a permis à nombre d’établissements publics anglais d’acquérir une réelle autonomie.
Quant à l’importance des parents, elle ne se manifeste aujourd’hui qu’en deux occasions : lorsque la garde des enfants ou adolescents n’est pas assurée pour cause de grève ou autre, ou lorsque les notes de ces chères têtes blondes sont mauvaises, victimes assurément de quelque faute professionnelle de l’enseignant. Cette attitude des parents n’est due ni à leur inculture ni à leur pauvreté : j’ai souvent constaté que ce sont les familles les plus modestes qui sont le plus attachées à la qualité et au sérieux des établissements. Mais, précisément, les parents ont perdu tout pouvoir de choix et tout droit de regard sur le système d’enseignement. Vous envisagez de supprimer la carte scolaire (au lieu de l’ « aménager ») ce sera un point décisif car cela créera les conditions d’une vraie concurrence.
Pour que la concurrence existe, pour que les parents aient le sentiment d’avoir quelque responsabilité dans l’éducation de leurs enfants, il faut donc que la libre navigation des familles soit possible. Pour cela trios conditions sont requises : liberté de création et d’extension des établissements (publics ou privés), liberté de gestion, y compris des conditions pédagogiques et financières de l’admission, liberté d’inscription des familles qui satisfont à ces conditions.
C’est d’une refonte complète du système qu’il s’agit, puisque l’on passe du monopole d’État à la concurrence par la qualité et par le prix., puisque l’on abandonne la gratuité pour y substituer le contrat. Ce dernier point va tout bouleverser : le budget de l’Éducation nationale, devenu monstrueux, sera réduit aux seules subventions et bourses ou bon scolaires, donnés aux familles impécunieuses, pour leur permettre d’inscrire leurs enfants dans l’établissement de leur niveau et de leur choix, mais, parallèlement, la charge fiscale des autres familles va considérablement diminuer et ils affecteront l’argent ainsi libéré à la meilleure éducation de leurs enfants.Les diplômes reprendront leur valeur de brevet pour la promotion sociale.
Cela va exiger de votre part beaucoup de courage politique. Vous allez vous mettre à dos les syndicats d’enseignants à coup sûr, mais aussi les associations de parents et, de façon plus large, encore tous ceux qui sont attachés à l’idée du service public, unique et laïque de l’Éducation nationale. Mais vous aller aussi sauver la jeunesse et, avec elle, l’avenir du pays.""
[…] pcc Jacques Garello
La Nouvelle Lettre- 8/9/2007
Hebdomadaire LIBERAL, voui voui, cela existe et son tirage n'est pas confidentiel, loin de là!
Ecrit par : Cadichon | 08 septembre 2007
Enseignement privé, "libre" concurrence, tout est dit. Ca fait peur à souhait. Mais ce monsieur aurait pu corriger ses nombreuses "fautes de frappe" avant d'envoyer sa lettre, ça fait furieusement mauvais genre! N'est-ce pas, Cadichon?
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 septembre 2007
Enseignement privé, "libre" concurrence, tout est dit. Ca fait peur à souhait.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 septembre 2007
Idem.
Ecrit par : catmano | 08 septembre 2007
Classe de CP.... la semaine dernière :
connaissance du son [e] :
début comme pour phonème nouveau , pendant 10 mn
différentes étapes :
1° je cite une liste de mots . Quel son revient sytématiquement ?
2 ° reconnaître l'intrus: je cite des mots contenant le son[e] et chasse à l'intrus
3 ° quelques devinettes dont la solution contient le son[e]
Voici une réponse donnée par une élève :-)
Quel est le meilleur ami de l'homme ?
" La femmeeeeeeeeeeeeeeeeeee !!!!!!! "
J'en ai hi de bon coeur !
Ecrit par : patrick | 08 septembre 2007
Classe de CP.... la semaine dernière :
connaissance du son [e] :
début comme pour phonème nouveau , pendant 10 mn
différentes étapes :
1° je cite une liste de mots . Quel son revient sytématiquement ?
2 ° reconnaître l'intrus: je cite des mots contenant le son[e] et chasse à l'intrus
3 ° quelques devinettes dont la solution contient le son[e]
Voici une réponse donnée par une élève :-)
Quel est le meilleur ami de l'homme ?
" La femmeeeeeeeeeeeeeeeeeee !!!!!!! "
J'en ai hi de bon coeur !
Ecrit par : patrick | 08 septembre 2007
Que ceux qui auraient connu de telles classes en tant qu'élèves ou parents se signalent pour dire ce qu'ils en pensent. Ces classes étaient-elles si "monstrueuses" pour qu'on les supprime ? J'y ai bien bossé. Les gamins aussi. Un réel plaisir. Mais c'était une autre époque.....(années 70)
Ecrit par : Francoli | 06 septembre 2007
Ces classes n'avaient rien de "monstrueux". Elles ont été supprimées, pour des raisons purement idéologiques par les socialistes, à l'instigation du courant pédagogiste (Meirieu and co....). Ils n'en ont pas raté une.
Oui, il est parfaitement vrai qu'on aidait ces enfants-là à rattraper les lacunes du primaire (un enseignant pour une quinzaine d'élèves dans le collège où j'étais dans les années 80) . Ils faisaient de la menuiserie, de la mécanique automobile et de l'électricité + matières générales et beaucoup d'entre eux s'en sont bien sortis.
Ce n'est pas pour rien que j'en veux à ces gens-là et bien qu'ayant une sensibilité et une culture familiale de Gauche (du côté de mon g-p paternel), je ne vote plus socialiste depuis longtemps (les années Mitterrand justement).
Ecrit par : Robin | 08 septembre 2007
Cela va exiger de votre part beaucoup de courage politique. Vous allez vous mettre à dos les syndicats d’enseignants à coup sûr, mais aussi les associations de parents et, de façon plus large, encore tous ceux qui sont attachés à l’idée du service public, unique et laïque de l’Éducation nationale.
Ecrit par : Cadichon | 08 septembre 2007
Top chrono! Qu'il le fasse et vite! Voilà qui nous donnerait du pep's et de l'audience...
Cadichon, au pouvoir! Vous êtes notre dernière chance de renouveau. Vous êtes sublimissime, my dear.
Comment vous expliquez-vous qu'époux et alliés vous fassent taire si souvent? Une chose m'importune, c'est votre libre présence ici qui dénote le peu d'importance politique de ce blog.
Foncez, ma belle! En matière de pintade, je n'ai jamais vu mieux. A mes pires moments de sale gamine, je n'ai pas fait mieux. Je suis loin de vous égaler.
Presque j'en serais jalouse, tiens!
Ecrit par : dobolino | 08 septembre 2007
Hebdomadaire LIBERAL, voui voui, cela existe et son tirage n'est pas confidentiel, loin de là!
Ecrit par : Cadichon | 08 septembre 2007
Allez faire vos emplettes Avenue Montaigne et lachez-nous les pompes...
Où est l'abruti qui m'a abonnée à L'Officiel de la Mode? Je ne suis pas et ne serai jamais Cadichonne.
Sympa, je remets le h à chaque fois en corrigeant, mais, spontanément j'ai une fâcheuse tendance à l'omettre. Serait-ce une fôte émanant de mon inconscient qui me pousse à écrire cadicon ou cadiconne????????????
Ecrit par : dobolino | 08 septembre 2007
Les classes "d'aide et de soutien" (4ème A.S.) aussi jouaient un rôle positif et c'est encore plus absurde de les avoir supprimées puisque le élèves allaient jusqu'en 3ème de collège (avec, il est vrai, une langue vivante en moins, si je me souviens bien).
Le problème de fond est la négation idéologique par une certaine Gauche (pas celle de Clemenceau, de Jaurès et de Blum) des différences, comme si tout le monde était capable de chanter comme Pavarotti et d'écrire comme Proust.
Il n'y a rien de plus dangereux que cette idéologie du "clonage". Elle ne date pas d'aujourd'hui. Diogène Laërce rapporte la réaction des habitants de Corinthe qui exilaient leurs "intellectuels" en affirmant "que nul d'entre nous ne soit remarquable".
C'est elle qui est le fondement (le "Gründ") du "collège unique" on voit bien aujourd'hui où elle nous a menés (violence, médiocrité, lieux de "non vie"...)
Ecrit par : Robin | 08 septembre 2007
Le problème de fond est la négation idéologique par une certaine Gauche (pas celle de Clemenceau, de Jaurès et de Blum) des différences, comme si tout le monde était capable de chanter comme Pavarotti et d'écrire comme Proust.
Ecrit par : Robin | 08 septembre 2007
Oui! Mais... N'y aurait-il pas un juste milieu?
Moi qui suis le pur produit d'un broyage très "à droite" (sensu stricto, mon pôpa étant à l'UNI lorsque j'étais lycéenne, 73/76), j'avoue me poser parfois des questions sur mes possibilités "dommageablement" inexploitées. J'avoue, avec la honte qui accompagne le fait, n'être pas au dixième de mes capacités. L'école n'est-elle pas aussi un peu responsable de ce gâchis?
J'ai dit "un peu"... La plus grande part me revient car les signaux d'alerte furent nombreux.
Ecrit par : dobolino | 08 septembre 2007
"C’est d’une refonte complète du système qu’il s’agit, puisque l’on passe du monopole d’État à la concurrence par la qualité et par le prix.,"
Où et quand Cadichon a-t-elle vu une amélioration de quoi que ce soit par la concurrence ? Au rayon fruits et légumes de Carrefour ? Dans la distribution de l'électricité ? Sur la prochaine facture de téléphone ?
C'est la petite maison libérale dans la prairie du capitalisme ! On croirait relire la littérature moralisante du XIXe, style "Veillées des familles"...
Ecrit par : victor | 08 septembre 2007
Spéciale dédicace à Cadichoon :
"Pourquoi ils font grève ces crétins d'enseignants ? Ils n'ont qu'à faire comme nous, glander au boulot"
Omer Simpson
Ecrit par : victor | 08 septembre 2007
L'école n'est-elle pas aussi un peu responsable de ce gâchis?
Oui, peut-être, mais ceux qui fréquentent ce blog, enseignants ou non, les premiers ayant tendance à déteindre sur les seconds, ont peut-être tendance à donner trop d'importance à l'école (dire que c'est moi qui dit cela !)
On n'apprend pas tout à l'école et peut-être pas ce qu'il y a de plus important dans la vie.
Mais ce n'est pas le rôle de l'école. Son rôle est à la fois important et modeste, irremplaçable et secondaire.
Peut-être que nous en demandons trop à l'école. Les enseignants que nous avons eu étaient des gens imparfaits, souvent bourrés de défauts. Ce n'est pas important. Ce qui est important, ce sont les connaisances qu'ils transmettaient.
Mais ces connaissances ne sont pas non plus l'essentiel (peut-être une "base", une condition ?)
L'école ne doit plus fabriquer de crétins, tout à fait d'accord, mais ne lui demandons pas de faire des miracles.
Ecrit par : Robin | 08 septembre 2007
L'école ne doit plus fabriquer de crétins, tout à fait d'accord, mais ne lui demandons pas de faire des miracles.
Ecrit par : Robin | 08 septembre 2007
De quels miracles s'agit-il? Serait-ce devenu un miracle que d'obtenir d'un enfant qu'il sache à nouveau lire et écrire, entre Noêl et Pâques, et en CP, comme ses grands-parents? Ou bien étions-nous tous des miraculés, dans l'école primaire que j'ai fréquentée entre 5 et 6 ans? Les enfants d'ouvriers des aciéries de Neuves-Maisons et de mineurs de fer, souvent illettrés et qui parlaient à peine français, apprenaient mieux et plus vite que ceux de la bouchère, du pharmacien ou du tenancier du Café du Centre, qui eux n'en fichaient pas une rame. Une seule "gosse de riches" était à part, et elle devait cravacher pour une première place, ma copine la fille de la directrice.
Inculquer le respect du maître, qui par définition en sait plus que l'élève, cela ne tient pas du miracle, sauf si on refuse à l'enfant les moyens d'apprendre, monstruosité qu' on ne peut soutenir qu’au nom d’une idéologie. Or, aux dernières nouvelles, si votre enfant est illettré, ce n'est pas la faute de l'idéologie, non, c'est celle du marché, de la frénésie de consommation, de la télé, la massification, et j'oubliais le complot libéral/libertaire pour fabriquer des ilotes et "tuer le français" pour asseoir la toute-puissance de l'anglais (Lecherbonnier dixit). Tout, donc, sauf l'idéologie de référence du monde enseignant, mais qui a ratissé très large, et qui a inspiré toutes les réformes scolaires depuis la Libération. Son terrorisme intellectuel a été d'une efficacité redoutable, poussant les enseignants de droite dans la clandestinité ou à une passivité silencieuse et résignée.
N'est pas non plus miraculeuse la qualité des apprentissages bien tangible et confirmée dans des sociétés épargnées par les multiples plaies qui saignent la France à blanc. Il y a tant de pays où les enfants sont scolarisés à bien moindre coût et avec beaucoup plus de succès, mais ils ont eu la sagesse de ne pas se laisser prendre en otage par des syndicats qui ne représentent plus qu’eux-mêmes. Ils n’ont pas maintenu les 35 heures, ils ont rejeté l'ISF et la ribambelle de mesures calamiteuses qui plombent la croissance française; ils n’ont pas non plus élevé des temples au gauchisme le plus fossilisé du monde libre ( 3 trotskars et 1 coco aux présidentielles de 2007: un record mondial).
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Fracture scolaire et fracture sociale: le vrai miracle ce serait d'accepter que si au chômage héréditaire s'ajoute l'illettrisme pour 40% des élèves qui entrent en 6ème, ce n'est pas un hasard mais qu'un lien causal unit ces deux plaies sociales.
C'est en 1999 que Thierry Desjardins écrivait "Le scandale de l'éducation nationale ou comment l'école fabrique des chômeurs et des illettrés", mais il a fallu attendre 2007 pour que fasse enfin la Une des gazettes ce Nième rapport qui dit pourtant la même chose que tous ses prédécesseurs, mais en pire puisque cela s'aggrave sans cesse. En 81, (?) L. Schwartz agitait le chiffon rouge, mais les enseignants (et leurs syndicats) étant l'électorat captif de la gauche, on a promptement escamoté son rapport, comme celui de l'IG Ferrier en 1998, commandé par Royal. Il s’est perdu dans sa rivalité avec Allegre, dit-on. Faux: il fallait, comme pour les autres rapports, cacher par lâcheté politique les vérités qui fâchent.
Un exemple de la rupture avec le passé pour laquelle la majorité des Français a voté: il est désormais impossible de nier les ravages de l'illettrisme, de la violence et de l'échec scolaires, en passe d'être aussi héréditaires que le chômage. Le cataclysme ne peut plus désormais être caché au bon peuple.
Que les Bernard Lahire (" L'invention de l'illettrisme") les Mabilon-Bonfils ("L'invention de la violence scolaire") et autres Baudelot/Establet ("Le niveau monte") aillent mordre la poussière pour de bon. Un miracle ce serait une belle cérémonie officielle de dégradation publique, au cours de laquelle tous ces cuistres diplômés seraient priés de rendre les parchemins dont ils font un usage criminel...Une veste retournée n'efface pas les taches.
Mais je fantasme... car il faudrait s'attaquer à un paquet de monde, un vrai jeu de quilles, depuis les ministres, Premiers inclus, et quelques présidents, ( car ça a commencé avec Giscard) qui les ont soutenus, encouragés... jusqu'aux parents et aux profs qui ont laissé faire.
Le miracle ce serait aussi d’identifier publiquement la cause du mal au lieu de se limiter aux symptômes. Mais aucune voix s'éleve pour stigmatiser l'infatuation pour la chimère égalitariste qui nourrit tant de chapelles depuis 1789. Pour admettre qu’elle est la responsable en chef du naufrage de l'école et de ses élèves, après celui de son économie, il faudrait renier le cocorico antilibéral des Français, version aussi bavarde que calamiteuse du Haka. ( c'est mal parti pour les Bleus d'ailleurs,
preuve que le leur n'est pas au point)
Comment expliquer autrement que ces fameux "miracles" scolaires sont le pain quotidien des pays qui caracolent en tête des classements OCDE, tandis que nous plongeons progressivement vers le fond. Leurs pratiques iconoclastes (pluralisme, liberté et autonomie) sont aux antipodes du système verrouillé, centralisé, étatiste, français.
Il ne faut pas oublier un autre miracle, celui des pays passés en 1945 sous la botte colonisatrice de l'Armée rouge, où l'enseignement traditionnel a finalement été maintenu. Le niveau de culture générale de mes homologues russes, ukrainiens ou polonais ( la plupart ont la moitié de mon âge) est impressionnant, en fait il est sensiblement celui de mes parents, avec la culture russe en plus. Ils le doivent au revirement salutaire de ce bon Lénine qui, après avoir tâté un peu de l'éducation "progressiste" et des théories-bidons qui pointaient le nez outre-Atlantique, au lendemain de 14-18, s'est vite rendu compte que cela ne cadrait pas du tout avec les impératifs de la révolution bolchévique, avec la nécessité de ne voir qu'une tête. Retour donc à l'enseignement frontal. Quel dommage! car avec les méthodes globales, constructivistes, puérocentristes et les foutaises foucamberto-freynétiques, le pourrissement par l'intérieur de l'empire totalitaire rouge aurait été fulgurant. Pas fou, le tovaritch Влади́мир Ильи́ч Улья́нов !
Ce n'est évidemment pas dans l'Histoire de l'éducation revue et corrigée par Prost, Mayeur et consorts que ce détail iconoclaste vous sera révélé. Voir "La soviétisation de l'école russe (1917-1931) de V. Berelowitch.
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"Francais n'ayez pas peur du libéralisme! " , de Pascal Salin, chez O Jacob. Si ce titre ne confirmait pas une carence et un égarement pathétiques, il serait du plus haut comique ....en 2007!. Il vient hélas après "La gauche et la peur du libéralisme", "Le diable est-il libéral?" "Pourquoi les intellectuels français n'aiment pas le libéralisme?"... la liste s'allonge tous les ans.
Le pays qui se distingue par l'ampleur de ses taux de chomage et d'illettrisme est aussi le seul chez qui l'anti-libéralisme est un réflexe pavlovien. Le vrai miracle ce serait donc que la France fasse enfin sa révolution libérale, comme tous les autres pays du monde libre, qui ont compris depuis longtemps que seul le libéralisme est créateur de richesses et qu'on n'a pas trouvé mieux depuis deux siècles pour instaurer et protéger la démocratie.
Ecrit par : Cadichon | 09 septembre 2007
C'est VOTRE libéralisme qu'on n'aime pas, Cadichon. Et depuis quand le système scolaire finlandais, (un des meilleurs du monde, puisque vous aimez prendre le meilleur comme exemple) est-il un pur produit de la concurrence pure et dure et de la privatisation d'un service public que vous semblez pourtant porter aux nues? N'y a t-il pas là une légère contradiction? Et, comme le dit Dobolino, "n'y aurait-il pas un juste milieu", phrase juste s'il en est, en tous contextes.
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 septembre 2007
En bref, je n'aime pas le libéralisme paranoïaque et revanchard. C'est d'ailleurs, vu le sens originel du terme, à la limite de l'oxymore.
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 septembre 2007
Puisque Cadichon y fait référence, voiclien qui permet de se faire une idée juste de Bernard "tout se vaut" Lahire :
http://www.sociotoile.net/article86.html#nb6
Ecrit par : EP | 09 septembre 2007
A propos du système scolaire finlandais, j'ai écouté une très intéressante émission l'autre jour sur France-Culture à ce sujet. Voici ce qui m'en est resté (un peu en vrac) :
- La Finlande : 5 millions d'habitants pour un territoire plus grand que la France.
- Les trois symboles sont le sauna, le bois et un mot qui signifie "tenacité", "endurance".
- Le taux d'immigration est proche de zéro (population très homogène)
- Le climat n'est évidemment pas le même (hivers interminables et très froids)
- Les Finlandais sont les premiers "emprunteurs" de livres du monde avec la Grande-Bretagne.
- Les langues officielles sont le finlandais, le suédois et le latin (!) La radio finlandaise est la seule du monde, avec radio Vatican à diffuser des émissions en latin.
- Les enfants apprennent à lire exclusivement avec la méthode syllabique (association graphème/phonème).
- La langue finlandaise s'écrit exactement comme elle se prononce.
- Les cours se terminent à 14 heures
- Journée continue, 1/2 heure pour manger à midi.
- Les enseignements artistiques (musique, dessin) et pratiques (cuisine, menuiserie) sont valorisés et placés sur le même plan que les autres.
- Les programmes sont moins touffus et moins "ambitieux", mais plus clairs.
- "Quand on travaille, on travaille"...Il y a très peu d'incivilités, de violence et de bavardages.
- Peu ou pas de notes, uniquement à partir de l'équivalent de la 6ème et sur une échelle de 4,5 à 10 sur 10 (!)
- Les écoles dépendent des municipalités et non de l'Etat.
- Les maires sont élus à vie.
- Les enseignants sont très bien payés et très bien considérés, mais révocables (ce ne sont pas des "fonctionnaires")
- "L'école est un prolongement de la maison"
- "J'ai ressenti une impression de luxe, de confort", dit une enseignante française en visite.
- Chaque enfant compte et aucun ne doit être laissé "sur le bord du chemin".
- Ce système a été mis en place il y a 20 ans.
Il faut aussi tenir compte de la situation politique et historique d'un pays enclavé entre la Russie (c'était un territoire russe jusqu'en 1917) et la Suède qui fait partie de la communauté européenne et qui cherche à tout prix à affirmer son identité et à s'ouvrir sur le monde (un exemple : les films en anglais sont volontairement sous-titrés et jamais doublés).
20 ans pour bâtir le meilleur système scolaire du monde. Pourquoi ne pas en prendre de la graine...En "l' adaptant" à nos réalités.
Ecrit par : Robin | 09 septembre 2007
Mais assez avec la Finlande! "Le meilleur système au monde": vous y croyez vraiment? Quelle absurdité! Comme si on pouvait comparer deux pays qui n'ont rien à voir ensemble.
Posez-vous la question suivante: par qui a été fait le classement des meilleurs systèmes scolaires au monde? Réponse: par l'OCDE, dans le but explicite de trouver le système qui donnera la meilleure main-d'oeuvre aux entreprises (comprendre: "des employés soumis et pas regardants aux conditions de travail précaires qu'on leur prépare pour bientôt").
Je vous renvoie à l'ouvrage édité aux Milles et Une Nuits, "De la destruction du savoir en temps de paix" - tout y est analysé en détail.
Précisions sur la Finlande:
Ce pays a arrêté d'enseigner la littérature avant l'université, pour la remplacer par l'étude des médias (radio, tv, internet).
Quel beau et grand système de l'éducation!
Ecrit par : Loki | 09 septembre 2007
Mais assez avec la Finlande! "Le meilleur système au monde": vous y croyez vraiment? Quelle absurdité! Comme si on pouvait comparer deux pays qui n'ont rien à voir ensemble.
Ecrit par : Loki | 09 septembre 2007
Oui, il y a quelque chose de très suspect à citer en exemple et à tout bout de champ l'école finlandaise! Quel est le but de ce renvoi permanent, inauguré en France par un certain J.M. Zakhartchouk.
Est-ce à dire que les français ne sont pas assez intelligents pour se ressaisir et se redonner les outils appropriés pour cesser de sacrifier les jeunes générations?
Ecrit par : buntovchik | 09 septembre 2007
Tant qu'à invoquer les études PISA réalisées par l'OCDE, il faut aller y voir de façon approfondie. Sinon on peut dire à peu près n'importe quoi : que le système finlandais est un des meilleurs ou, ce qui est à peu près diamétralement opposé, que c'est le système coréen (du sud !) etc.
http://www.oecd.org/document/54/0,3343,en_32252351_32236173_34002550_1_1_1_1,00.html
Conclusion après avoir lu, notamment, les 169 pages de ce rapport ?
Ecrit par : dugong | 09 septembre 2007
vous y croyez vraiment? Quelle absurdité! Comme si on pouvait comparer deux pays qui n'ont rien à voir ensemble.
Non, bien sûr, enfin pas tout à fait....C'est intéressant d'apprendre par exemple qu'ils n'utilisent pas la méthode globale.
Mon intervention était informative, mais la dernière phrase était volontairement provocatrice ("le meilleur système éducatif du monde") et semble avoir atteint son but.
Je voulais avoir l'avis des camarades blogueurs. Vous m'apprenez, Loki, que l'on ne fait plus de littérature avant l'université et ça, en revanche, ça m'attriste...
Alors exit la Finlande ?
Ecrit par : Robin | 09 septembre 2007
Lu attentitivement (et avec consternation) la conférence de Bernard Lahire (merci à EP !) sur l'invention de l'illettrisme. Comment peut-on mélanger sous couvert d'objectivité le vrai et le faux et mettre son intelligence au service de tant de mauvaise foi ?
Ecrit par : Robin | 09 septembre 2007
Pedro Cordoba, vous avez écrit que le CECRL est une abomination. J'ai déjà eu l'occasion de lire vos réflexions sur notre système et méthodes d'enseignement actuels. Avez -vous déjà écrit une critique du CECRL qui est imposé aux professeurs de langues vivantes étrangères et si oui, pourriez-vous indiquer où la trouver ? Merci.
Ecrit par : Annie Claire | 09 septembre 2007
Non, bien sûr, enfin pas tout à fait....C'est intéressant d'apprendre par exemple qu'ils n'utilisent pas la méthode globale.
Ecrit par : Robin | 09 septembre 2007
Peut-être que la langue finnoise n'est tout simplement pas adaptée à la méthode globale.
Y a-t-il un linguiste dans la salle ?
Autre chose : "quand on travaille, on travaille". C'est aussi une question de mentalité scandinave. En voyage en Norvège, pris dans le blizzard, j'ai pique-niqué dans des toilettes publiques étincelantes de propreté. Essayez d'en faire autant en France !!
Ecrit par : yann | 10 septembre 2007
Est-ce moi qui ai rêvé, ou d'autres ont bien entendu au journal de 20h de France 2, il y a quelques jours, que M. Darcos avait annoncé la fin du collège inique? euh je veux dire collège unique?
PS. @Yann:
j'ai voyagé en Suède & en Finlande, et les toilettes ne sont pas toutes si propres que ça en Europe du Nord! :/
Ecrit par : Loki | 10 septembre 2007
Pour les amateurs de romans policiers (je sais qu'il y en a sur ce blog), je recommande chaudement (c'est désintéressé, je ne touche rien!) le roman de Doborah Crombie, traduit de l'anglais, "Les mystères de Glastonbury" (collection Le Livre de Poche) que je suis en train de terminer, à mi-chemin entre policier et fantastique, comme je les aime (résolution rationnelle, mais on hésite),
Tout à fait autre chose, mais plus dans la ligne, que pensez-vous de la couverture de la nouvelle édition commentée pour les élèves des "Trois contes" de Gustave Flaubert (nous venons de la recevoir au CDI) ?
...Ca ne vous fait pas penser à un film avec Depardieu et Clavier. On se demande quel est le rapport entre la couverture et le contenu.
...Et où le marketting ne va-t-il pas se nicher.
Ecrit par : Robin | 10 septembre 2007
Loki ,
vous soulevez un problème de taille , et je profite de votre post pour rebondir.En effet, il est important de lancer une étude comparative sur la propreté des toilettes dans le monde , c'est une approche pédagogiquement intéressante des autres cultures...
Ne riez pas et avant de s'atteler à cette mission colossale , il faut soulever le problème fondamentale de la propreté et du confort des toilettes dans les écoles, collèges et lycées français avant d'aller les comparer à celles des pays voisins!Comment voulez-vous que nos enfants soient studieux et sereins en cours alors que l'état des toilettes entraine chez une grande partie d'entres eux (vérifiez auprès de votre médecin vous serez peut-être alarmés) une retenue des fèces. La constipation à la limite de l'occlusion intestinale est un mal très répandu chez nos jeunes et vous imaginez aisément les troubles comportementaux que cela engendrent sans compter que ce trop plein empêche tout autre assimilation d'ordre culturelle notamment! L'esprit étant occupé à se concentrer pour empêcher les mouvements péristaltique de ce boyaux gras qui souhaite dégorger ...
Sans tomber dans le scato , à force de servir de la m...e à nos gamins ils ne veulent plus la voir et nous sommes face à un déni très grave pour leur santé physique et mentale!
bonne après-midi
Ecrit par : personanongrata | 10 septembre 2007
Cher Personanongrata,
Je suis heureux de voir que quelqu'un (mais pas n'importe qui) prenne enfin conscience de ce grave problème. Et je suis particulièrement content de voir que c'est vous, Personanongrata , qui ait décidé de s'atteler au début d'analyse du Mal du Nouveau Siècle. Mais pouvait-il en être autrement? Vos précédentes interventions nous ont prouvé indéniablement que vous étiez un spécialistes des excréments en tous genres. Vous brillez dans la merde, si vous me permettez le paradoxe.
Ainsi, vous avez préféré ne voir dans mon commentaire, non pas encore une remise en question du 'mythe social scandinave' tel qu'on le conçoit sous nos tropiques (la société parfaite, avec l'école parfaite, les toilettes qui sentent l'eau de rose... etc sans oublier les pulpeuses suédoises qui vous attendent, au coin du sauna, l'oeil coquin...), mais bien un commentaire scatologique, et ceci est extrêmement révélateur de votre Weltanschauung, très célinienne, encore que ceci serait un compliment trop important à vous accorder: la merde comme début et fin de toutes choses.
Merci Personanongrata. Vous nous avez enfin prouvé toute la vérité de la personne qui se cache derrière un pseudo qui lui va si bien...
Ecrit par : Loki | 10 septembre 2007
sans oublier les pulpeuses suédoises qui vous attendent, au coin du sauna, l'oeil coquin...
Ecrit par : Loki | 10 septembre 2007
Mon principal souvenir de la Suède, traversée rapidement, est de m'être fait engueuler par les passants pour avoir traversé une rue dans les clous, mais au feu vert ... un 1er Mai, sans la monidre voiture à l'horizon, ni même dans toute la ville !!
Alors, la douceur de vivre scandinave ....
5PS : je n'ai pas non plus visiter tous les WC du coin ;o) )
Ecrit par : yann | 10 septembre 2007
Loki,
la merde n'est que le résultat de la combustion de ce que l'on ingère si cela vous dégoute autant qu'on l'utilise métaphoriquement,interrogez-vous sur la qualité de ce que vous mangez
Pincez-vous le nez si vous voulez mais comment appelez vous ce que l'on sert quotidiennement à l'école,à nos gamins? si ce n'est un beau paquet de merde enrubanné de jargons pédagogistes et savamment ridicules, qu'est ce que c'est? Vous ne vous prenez en tout cas pas pour elle puisque que vous utilisez comme pseudo, le nom d'un Dieu!
En avez-vous donc plein les yeux que vous ne sachiez point lire au second degré?un peu d'humour, que "diantre chiase!"! Ce juron ne vous plaira sans doute pas mais il est celui de la tribu des Ases, que Loki connait bien, n'est-ce pas?
Il est vrai que Loki revêt de nombreuses apparences et ne sait juger qu'à celles-ci...
Au fait votre pseudo féminin quel est -il? il y a eu Fenrir alors pourquoi pas Hel?
Loki ,pour ceux qui l'ignore, est , entre autre,dans la mythologie nordique le père du mensonge et la honte de tous les dieux et les hommes car il n'a de penchant que pour le vice et la malveillance...
Vous en révélez beaucoup sur vous à travers ce pseudo!
et souriez que diable , personanongrata n'est que le fruit d'une imagination facétieuse mais aussi colérique et coléreuse!
Ecrit par : personanongrata | 10 septembre 2007
Cher Personanongrata, Je suis heureux de voir que quelqu'un (mais pas n'importe qui) prenne enfin conscience de ce grave problème. Et je suis particulièrement content de voir que c'est vous, Personanongrata , qui ait décidé de s'atteler au début d'analyse du Mal du Nouveau Siècle. Mais pouvait-il en être autrement? Vos précédentes interventions nous ont prouvé indéniablement que vous étiez un spécialistes des excréments en tous genres. Vous brillez dans la merde, si vous me permettez le paradoxe.
Ecrit par : Loki | 10 septembre 2007
Sans vouloir jouer les rabat-joie, car tous les dégoûts sont dans la nature, le côté caca-boudin de la conversation, ces dernières heures, me convainc mollement. Autant se dire des choses intéressantes, non ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 septembre 2007
N'avez-vous pas l'impression monsieur Brighelli que ce qui ce dit sur ce blog s'apparente à du psytacisme ?
sachez que derrière ce pseudo se cache deux parents , UPERE ET UNE MERE conscient squ'ils sont des pestiférés dans ce débat au même titre que toute personne étiquettée iufm d'ailleurs. Si j'ai dérivé glauquement sur le problème des toilettes cet après midi c'est parce que vous ne pouvez pas non plus ignorez les établissements vétustes dans lesquels nos enfants sont accueillis. et où le problème des toilettes pestilentielles est un véritable problème de salubrité.
Nous avons malheureusement vécu douloureusement ce fait en ayant eu à conduire notre fils de 16 ans aux urgences pour une occlusion intestinal, problème réccurent selon l'urgentiste chez les collégiens et lycéens ...
alors voilà de mois que vous palabrez autour des méthodes, des programmes et tutti quanti, pensez aussi aux locaux ! Ce n'est certes pas le problème fondamental de l'EN ...Je ne faisai que faire une parenthèse sur ce problème parmi de millions d'autres!
Depuis des mois que nous venons silencieusement lire ce qui ce dit ici nous sommes choqués de la chasse aux sorcières à laquelle de nombreux intervenants se livrent...Aucun dialogue juste des réglements de compte , c'est désespérant pour les parents que nous sommes. Nous avons tentez de vous livrer notre point de vue , notre désarroi il y a quelques temps, mais l'étiquette parent est non grata ici et nous le déplorons...
nous ne voyons rien se dessiner sous ces lignes qui se répandent ici...
Juste des jugements à l'emporte pièce, voilà ce que vous apportez comme réponse ...Merci Loki , (le bégaiement se soigne) CQFD
Ecrit par : personanongrata | 10 septembre 2007
Nous avons tentez de vous livrer notre point de vue , notre désarroi il y a quelques temps, mais l'étiquette parent est non grata ici et nous le déplorons...
Ecrit par : personanongrata | 10 septembre 2007
Il ne faut pas exagérer.
Anne L
Ecrit par : anne L | 10 septembre 2007
Loki,
la merde n'est que le résultat de la combustion de ce que l'on ingère
Ecrit par : personanongrata | 10 septembre 2007
Non seulement c'est cacaboudin mais c'est physiologiquement faux. L'excrétion fécale n'est pas vraiment le produit d'une combustion, encore qu'en trifouillant vraiment la merde on puisse y trouver des déchets de combustion, mais alors au second degré.
Ecrit par : dobolino | 10 septembre 2007
sachez que derrière ce pseudo se cache deux parents , UPERE ET UNE MERE conscient squ'ils sont des pestiférés dans ce débat au même titre que toute personne étiquettée iufm d'ailleurs
Ecrit par : personanongrata | 10 septembre 2007
Je m'élève contre, les parents d'élèves ne sont pas ici des pestiférés. Deuxio: les bâtiments du collège relèvent de la compétence du conseil général, ceux du lycée du Conseil Régional. Troisio: ce qui a manqué dans l'éducation de votre fils, ce sont les toilettes sur le tas de fumier, dans une ferme très mal tenue, dont j'ai pu renifler les plaisirs dans ma jeunesse.
D'ailleurs, c'est totalement obsolète de déféquer dans les toilettes, ici, on préconise le dépot d'excrément dans le CDI. C'est très porté ces temps-ci.
Ecrit par : dobolino | 10 septembre 2007
Anne L , il ne s'agit pas d'exagérer , ce blog est surtout unesalle des profs virtuelle,il n'y a guère qu'un petit groupe d'intervenants réguliers, qui à chaque nouveau fil revienne avec le même discours.
à savoir:
Raser les iufm, étrangler les pédagogistes et les pendre par les youcs, puis ensuite on s'occupera de revoir les contenus des programmes et on reviendra à des méthodes plus efficaces sans trop savoir lesquelles, mis à part une méthode de lecture mis en tête de gondole à tous les fils, comme si il y avait une méthode miracle... Des réponses je n'en ai pas trouvées de complètes , j'ai lu des commentaires de profs, parents, parfois étudiants, en colère ou blasés ou aigris ou pugnaces mais qu'en sort-il?
il suffit de jouer le même jeu pour démontrer que ce débat n'aboutit pas.Qu'est-il sorti de ces discussions d'un groupe d'une petite vingtaine de personnes? juste un constat , ben oui l'école est malade mais aucun consensus sur le remède...c'est tellement flou que ça fait peur...c'est tout
Ecrit par : personanongrata | 10 septembre 2007
Je suis un peu violent par moments mais pas méchant... souvenez-vous que Loki est le Trompeur, aussi...
Néanmoins, oui vous avez raison, il n'y a pas de consensus entre les divers intervenants de ce site sur une méthode à employer pour redresser l'école.
Mais justement! Le but de ce blog, s'il doit en avoir un, c'est bien sûr d'agréger des personnes aux perceptions différentes, aux expérience de l'EN qui leur sont propres, pour débattre sur des sujets qui touchent à l'école. Il n'est pas question de se réunir autour d'une nouvelle doxa qui ne serait pas critiquable (ex. les différentes assoc' GRIP, SLL etc qui réfléchissent aux alternatives de demain pour l'EN).
Les parents d'élèves ne sont pas absents du site (ex. Dobolino, j'ai cru comprendre), ni personne d'autre. Maintenant, cette fixation que vous dénoncez ("Raser les iufm, étrangler les pédagogistes et les pendre par les youcs"), elle est tout simplement le fait d'années de répression intellectuelle des pédagogos - quand on trouve une oasis après avoir erré dans le désert, on boit jusqu'à plus soif - et même encore plus.
Ainsi Jean peste-t-il contre les séquences, et il a raison! C'est peut-être le seul lieu où il peut le faire impunément...
Pensez au point de vue des professeurs, Personanongrata. C'est ce que d'ailleurs nombre de parents d'élèves devraient faire plus souvent...
Ecrit par : Loki | 10 septembre 2007
Vous avez lu trop vite, ou en diagonale, ou en alternance (puisque vous êtes deux), personaetc..
Il n'y a pas que des profs ici, les parents sont là régulièrement, pas pour profiter d'une soi-disant salle des profs virtuelle pour étaler leurs revendications de parents, mais pour aprendre, réfléchir en commun, apporter des éléments de réponse, dire des âneries comme les autres, et sans jamais avoir été ostracisés.
Ce n'est pas non plus une salle des profs ici, je n'ai que rarement lu des récriminations sur les salaires, les horaires, les congés, gnagnagna.
Personne, à part toto (qui est un peu spécial) ne fait la promotion d'une méthode de lecture en particulier.
Et personne, à part toto (qui est ...) n'a proposé de pendre Christophe par les c.. .
Alors lisez un peu plus attentivement, et argumentez si vous avez des choses à dre. C'est tout.
PS : je suis navré pour votre gamin, mais Dobolino a raison, il lui a manqué des vacances à la campagne, et les chiottes au fond du jardin, ou alors le camping.
Ecrit par : yann | 10 septembre 2007
Pour le consensus sur les remèdes, il va falloir attendre un peu : le ministère est en plein dedans, et croyez-moi, ce n'est pas simple.
Et pour ce qui est des toilettes…
Celles des écoles primaires dépendent des mairies (pour le reste, Dobolino a fort bien expliqué, plus haut). Et les personnels d'entretien dépendent des mairies ou des collectivités locales — pas de l'Etat. Le poids du chef d'établissement est important, mais le recrutement social de l'établissement l'est tout autant (vous n'avez pas remarqué, cette tendance de certains mômes à se livrer à l'extérieur à des déprédations qu'ils ne feraient pas chez eux). Il est possible que les remaniements en cours de la carte scolaire améliorent ces choses — ou les aggravent… C'est bien trop tôt pour le dire.
Quant au nombre de personnes qui s'expriment ici… J'ai grandi dans le myhe des "minorités agissantes" : quelques esprits bien intentionnés peuvent plus que dix mille tétanisés. Dans une salle des profs de 200 personnes, on n'en entend jamais que quatre ou cinq — toujours les mêmes. Mais parfois, d'autres écoutent : sur un blog, il faut compter ceux qui écrivent — c'est leur mode d'expression — et ceux quii préfèrent lire — c'est le leur. Vous ne regardez que les traces laissées ici. Comptez aussi les traces emportées avec soi.
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 septembre 2007
Qu'est-il sorti de ces discussions d'un groupe d'une petite vingtaine de personnes?
Ecrit par : personanongrata | 10 septembre 2007
Dites pas ça ! Vous allez désespérer Francoli : il croit que nous sommes des milliers !
;o)
Ecrit par : yann | 10 septembre 2007
Vous ne regardez que les traces laissées ici. Comptez aussi les traces emportées avec soi.
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 septembre 2007
JP, vous allez encourager la scatologie de certains ...
Ecrit par : yann | 10 septembre 2007
Un dernier mot pour les personanongrata : changez de pseudo. D'abord il est trop long à écrire, et puis il fait franchement parano !
Ecrit par : yann | 10 septembre 2007
"Bien sûr, les contributions seront ce que les personnes présentes le feront."
...
Oui, sauvons les lettres!
Ecrit par : Baptiste Granger | 10 septembre 2007
PS : je suis navré pour votre gamin, mais Dobolino a raison, il lui a manqué des vacances à la campagne, et les chiottes au fond du jardin, ou alors le camping.
Ecrit par : yann | 10 septembre 2007
Rigole pas. Au magasin Nature et Découvertes, ils vendent un manuel au titre très accrocheur. "Comment chier dans la nature". Je ne l'ai jamais ouvert, manque de curiosité pour un sujet que je possède à fond depuis longtemps, mais je rajoute in petto au titre, "sans crime ni châtiment".
Ecrit par : dobolino | 10 septembre 2007
Oui, sauvons les lettres!
Ecrit par : Baptiste Granger
mdr :D
Ecrit par : Hel | 10 septembre 2007
Qu'est-il sorti de ces discussions d'un groupe d'une petite vingtaine de personnes? juste un constat , ben oui l'école est malade mais aucun consensus sur le remède...c'est tellement flou que ça fait peur...c'est tout
Ecrit par : personanongrata | 10 septembre 2007
Vous exagérez un peu, personanongrata...Mais si, mais si, vous êtes"grata"; on aime bien les parents d'élèves...De loin (je plaisante!)...Du reste on peut être à la fois prof et parent (pauvres gosses, le nôtre en sait quelque chose !)
Les "choses" (comme dirait le cardinal de la Morgue (Claude Allègre) les plus constructives ont été dites AVANT la rentrée...et les élections (cf par exemple la Charte). Depuis la rentrée le blog tourne au défouloir. Allez donc savoir pourquoi.
Alors si vous voulez du "constructif" anti "constructiviste",lisez les archives du blog !
Ceci dit et pour le dire en termes galants pour ne point froisser notre hôte, en dépit de Rabelais, je vous concède que l'étude comparée de la question des toilettes dans les établissements scolaires est une matière absolument essentielle et injustement négligée.
Il faut revoir la Loi d'orientation : ce sont les toilettes (et non les élèves) qui sont au centre du système éducatif.
Ecrit par : Robin | 10 septembre 2007
Quant au nombre de personnes qui s'expriment ici… J'ai grandi dans le myhe des "minorités agissantes" : quelques esprits bien intentionnés peuvent plus que dix mille tétanisés.
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 septembre 2007
D'autant plus que, finalement, vous recrutez vos intervenants de la gauche anti-libérale à la droite ultra-libérale quand Cadichon nous fait l'honneur de sa présence assez iconoclaste, en passant par le centre social-dém et la droite républicaine conservatrice. Ce qui nous fait un beau consensus sans gourou sur pas mal de sujets, et des dissensions assez constructives dans l'ensemble.
Moi, personna etc.., ce que j'ai retiré de la fréquentation de ce blog en tant que parent d'élève, c'est une meilleure perception des problèmes et plus de respect pour le corps enseignant. J'ai découvert le pourquoi du comment de certaines techniques d'enseignement ahurrissantes et suis donc moins révoltée contre ceux qui les appliquent pour le plus grand bien de mes enfants. Leurs résultats scolaires se sont très sensiblement améliorés sans que je m'investisse à tort et à travers dans du soutien. Ils se sont améliorés:
1) parce que je ne porte plus de jugement critique délétère devant eux (je viens me défouler ici)
2) j'ai rencontré ici des gens d'un élitisme caricatural et ça a calmé mon élitisme congénital
et encore plein d'autres raisons mais il faut que je parte. Ne prenez pas les uns et les autres pour vous l'élitisme caricatural. Je n'ai pas le temps d'en dire plus. J'affinerai plus tard.
Ecrit par : dobolino | 10 septembre 2007
Ceci dit et pour le dire en termes galants pour ne point froisser notre hôte, en dépit de Rabelais, je vous concède que l'étude comparée de la question des toilettes dans les établissements scolaires est une matière absolument essentielle et injustement négligée.
Ecrit par : Robin | 10 septembre 2007
Oui à un élevage de poussins d'un jour dans chaque école! Et ce en dépit de H5N1
Ecrit par : dobolino | 10 septembre 2007
"Des méthodes plus efficaces sans trop savoir lesquelles..."
Oh, ce n'est pourtant pas bien sorcier!
Des méthodes qui consistent pour les professeurs à transmettre à leurs élèves des connaissances précises et solides, adaptées à leur âge, au lieu de chercher d'abord à se faire valoir eux-mêmes en appliquant les dogmes pédagogiques proclamés par quelque gourou.
Une telle conception du métier, toute simple et vraiment au service des élèves et de leurs familles, élimine "ipso facto" des déviations délirantes telles que la méthode globale de lecture et la "séquence didactique".
Vous vous étonnez et vous vous affligez, personanongrata, de ne pas trouver ici de "doctrine" complète de l'enseignement. C'est parce que de longs développements, en cette matière, seraient inutiles. Tout est dit en une phrase: "Des "professeurs" qui dominent leur discipline transmettent leurs connaissances à des "élèves", qui préparent ainsi leur vie personnelle et professionnelle future." Que voulez-vous ajouter d'autre?
C'est cela seulement que nous voulons, sur ce blog, et si nous dénonçons sans relâche les "pédagogistes", c'est parce que ces gens-là ont voulu faire croire qu'enseigner était impossible si on n'adhérait pas à leurs théories sectaires. Nous faisons le ménage, si vous voulez, et voulons débarrasser l'Education nationale des idées idiotes et néfastes que ces fanatiques - qui malheureusement ont trouvé assez de sots pour les croire (voyez l'influence tout à fait sidérante de ce triste sire qu'est Meirieu) - ont obligé les professeurs à adopter un peu comme dans "1984" d'Orwell ("La paresse, c'est le travail", "L'ignorance, c'est la science", "L'élève, c'est le professeur", etc.). Faire croire par exemple que la "séquence didactique " est une méthode d'enseignement, alors que c'est la meilleure méthode qui ait été inventée pour que les élèves ne sachent rien en sortant du collège, c'est tout de même un sacré tour de passe-passe idéologique - surtout avoir réussi à faire courber l'échine à tant de milliers de professeurs qui appliquent consciencieusement ce dont ils savent bien au fond d'eux-mêmes que c'est une escroquerie pédagogique!
Il ya eu beaucoup trop, surtout depuis que la loi d'orientation de 1989 a fait trôner les "sciences de l'éducation" - toutes surprises de se trouver là! - au coeur du système, de vains bavardages sur la pédagogie ( vingt mille pages de Meirieu, par exemple). Nous voulons qu'en pédagogie aussi on revienne aux fondamentaux: "Les professeurs ont à instruire les élèves, point à la ligne." C'est le seul dogme!
Ecrit par : Jean | 10 septembre 2007
"Du reste on peut être à la fois prof et parent (pauvres gosses, le nôtre en sait quelque chose !)"
Ca c'est vrai ! Comme les siréniens, les profs sont des mammifères. Ils ne se reproduisent pas par tacite reconduction (sauf peut-être certain(e)s pédagogistes ?)
Il fallait manifestement que cette mise au point soit faite.
Ecrit par : dugong | 10 septembre 2007
"Il faut revoir la Loi d'orientation : ce sont les toilettes (et non les élèves) qui sont au centre du système éducatif", écrit Robin.
Est-ce pour cela que, et pour la troisième année consécutive, l'évaluation de français de 6eme porte sur un texte consacré à "la station d'épuration", avec schéma joint ? Bon sang, mais c'est bien sûr !!!
Ecrit par : FGuichard | 10 septembre 2007
superbe l'idée d'un tas de fumier en guise de toilette ,je pense en effet que cela limiterait les frais d'entretien et de surccroît participerait, d'une certaine manière, à un programme de développement durable...Inventons l'école écolo, imaginez-vous qu'on pourrait recycler la chaleur dégager et chauffer une partie des locaux?
STOP n'en jetez plus la cour est pleine ...dit le Père...
Arrête avec tes idioties...dit la mère...
le blog s'est déridé tout à coup...
Redevenons sérieux ...
Loki je contaste avec plaisir que Hel est apparu sur un autre fil!
Aucune parano Yann rassurez-vous, mais nous ne changerons pas de pseudo même si d'autres s'y prêtent avec beaucoup de style!
si nous approuvons en partie Dobolino sur ce que peut apporter ce blog aux parents que nous sommes, je vous invite à relire le fil sur la charte il y aquelques mois et vous verrez à quel point il n'a pas été tenu compte de la moindre proposition émanant d'un parent...où alors nous avons mal suivi les discussions , et si c'est le cas"nostra culpa".et nous vous offrirons de plates excuses..disent le père et la mère...
Quant à qualifier Toto de personne "qui est un peu spéciale", il me semble qu'il n'a pas été le seul à insulter C.Sibille, mais il est avéré en effet que c'est le plus grossier et le plus diffamant, un rôle de composition sans doute?
nous ne vivons certes pas à la campagne (cela manque comme vous le soulignez à l'éducation que nous essayons d'apporter à notre fils )mais nous avons la manie de prendre la défense du bouc émissaire surtout quand il tient des propos sensés ...
la colère nous emporte parfois mais souhaitons comme semble le prédire monsieur Brighelli qu'un consensus se dessine et et qu'on ait plus besoin de venir sur un blog pour exprimer nos rancoeurs à l'encontre de l'EN...
Ecrit par : personanongrata | 10 septembre 2007
Plus on tente d'éliminer les scatologues par la chasse, plus ils reviennent par la lunette.
Pour celles et ceux qui s'intéressent aux subtils mécanismes de l'épuration :
http://cisad.adc.education.fr/eval/pages-05/telech/6eme/les_pdf/caf6e.pdf
Ecrit par : dugong | 10 septembre 2007
Bon, j'a lu en diago, désolé, mais je rejoins persona... les chiottes c'est l'enfer pour les gamins (Maternelle ET primaire)
Sûr que ça n'aide pas à rester zen.
ps: le cibile je ne le pends pas par les couilles (il n'en a pas, c'est juste un asssucker), je lui arrache les poils du cul ET du nez.
Ecrit par : toto | 10 septembre 2007
On s'amuse avec cette histoire de toilettes, mais je me souviens de mon ahurissement dans les années 90 en tant que PP adjoint "faisant fonction" dans un collège sensible des Hauts-de-Seine de voir qu'on y avait installé des caméras vidéo directement reliées au bureau de la CPE.
Système contestable, je vous le concède, mais qui avait permis d'éteindre un incendie volontaire et de réduire trafics (transférés à l'extérieur), agressions et réglements de compte.
Vous n'avez pas idée de ce qui peut se passer dans les toilettes de certains établissements.
Cette année-là, s'il vous en souvient, une élève y avait étranglé une autre (ce n'était pas "chez nous"). Le fait divers avait fait la Une des journaux.
Vous connaissez la Loi de Paretto (20% des problèmes accaparent 80% du temps des gens ). Vous n'avez pas idée, personnanongrata, du temps que passent les reponsables (intendants, surveillants, personnels de direction) à chercher par exemple à remédier au gaspillage du papier hygiénique.
Tout ceci pour vous dire que nous prenons le problème au sérieux, même si nous n'en avons pas parlé sérieusement.
Ecrit par : Robin | 10 septembre 2007
Savez vous comment on s'est aperçu que l'urée améliorait la qualité protéique du lait des vaches, et leur prise de poids ?
Gràce à un curé qui faisait pisser chaque jour ses élèves sur le tas de foin du fermier voisin.
Personaetc. a raison : réhabilitons l'école écologique !
Ecrit par : yann | 10 septembre 2007
Faire croire par exemple que la "séquence didactique " est une méthode d'enseignement, alors que c'est la meilleure méthode qui ait été inventée pour que les élèves ne sachent rien en sortant du collège, c'est tout de même un sacré tour de passe-passe idéologique -
Ecrit par : Jean | 10 septembre 2007
Vrai! Mais, personanongrata, ce que j'ai pu comprendre ici, en lisant Jean et les autres, c'est ce qu'était cette séquence didactique, en quoi elle consistait ou, justement ne consistait pas, et de ce fait, ne pouvant en tant que parent modifier les choses, m'y adapter, connaître ses carences et agir avec ce qu'on offrait à mes enfants.
Le problème majeur de l'ORL et des séquences, c'est qu'elles sont des techniques illisibles pour le commun des mortels. Une fois qu'on a pigé, on aide bien mieux son gamin sans critiquer le prof et sans engueuler le collégien de cinquième qui ignore encore ce qu'est une subordonnée relative.
Ecrit par : dobolino | 10 septembre 2007
JPB, vous nous feriez un petit concentré du SLL de samedi? je n'y suis allée que le dimanche.
Cela peut intéresser des collègues. Qu'en pensez-vous?
Ou F.Guichard que j'ai vue le dimanche? Y étiez-vous pour grammaire et linguistique?
Ecrit par : Thalie- Thalie | 10 septembre 2007
si nous approuvons en partie Dobolino sur ce que peut apporter ce blog aux parents que nous sommes, je vous invite à relire le fil sur la charte il y aquelques mois et vous verrez à quel point il n'a pas été tenu compte de la moindre proposition émanant d'un parent...
Ecrit par : personanongrata | 10 septembre 2007
Faux et archi faux! C'est lors de la rédaction de cette charte que j'ai été le mieux accueilli, pas en tant que parent, mais en tant que citoyen actif.
Brighelli l'a dit dernièrement, confondant d'ailleurs Fabienne et moi. J'étais véxée! Il nous accueille ici en tant que citoyens actifs et revendicateurs de la société française, non en tant que parents venant déverser leurs doléances sur la boyauderie ou l'échec scolaire de leurs petits.
D'ailleurs, vous ne trouvez pas que ce blog manque cruellement de CPE, Proviseurs et autres directeurs? Il serait bon que le corps directorial et disciplinaire mette ici son grain de sel. Leur vision est différente et ils sont aux premières loges des reproches parentaux.
Ecrit par : dobolino | 10 septembre 2007
Vous aurez d'ici deux jours au maximum un compte-rendu exhaustif de la réunion de SLL, rédigé conjointement par… ceux qui y étaient.
D'ici là, une colle : quelle personnalité de gauche a constaté tout récemment : "Le fait est que l’éducation n’est plus et depuis déjà longtemps la priorité du projet socialiste."
La réponse sur le site des Cahiers pédagogiques — allez donc faire régulièrement un tour chez l'ennemi, jeunes gens, ils viennent bien chez nous…
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 septembre 2007
la colère nous emporte parfois mais souhaitons comme semble le prédire monsieur Brighelli qu'un consensus se dessine et et qu'on ait plus besoin de venir sur un blog pour exprimer nos rancoeurs à l'encontre de l'EN...
Ecrit par : personanongrata | 10 septembre 2007
Allons, tenez bon! Nous venons tous ici, parents d'élèves, d'abord pour exprimer nos rancœurs. Une fois le sac vidé, les explications données, les insultes et injures digérées, si on a tenu le coup, on peut passer à une généralisation et dépasser le cas de ses propres minots... qui s'en trouvent fort bien d'ailleurs.
Au fait, Gloria in exelcis deo, fiston commence l'année sur Un Roi Sans Divertissement de Jean Giono! Youpi... Môman est vachement contente. Après, il embraiera sur Le Mariage de Figaro! Et il a déjà étudié cette pièce et Les Noces de Figaro en cinquième en IDD et en plsu, il vient de faire un an de théâtre sur Le Barbier, plus une farce de Beaumarchais plus une pièce créée par son metteur en scène à l'aide de texte de Beaumarchais où il a eu un franc succès dans le rôle de Beaumarchais. S'il ne décroche pas un minimum de quinze à l'oral du bac en tombant sur Beaumarchais, son metteur en scène et nous l'étripons.
C'était un petit intermède personnel.
Ecrit par : dobolino | 10 septembre 2007
Vous n'avez pas idée de ce qui peut se passer dans les toilettes de certains établissements.
Ecrit par : Robin | 10 septembre 2007
A ma lointaine époque, dans les toilettes des filles, avant 1976, la technique de l'aiguille à tricoter était écrite sur tous les murs par les filles du MLAC et du MLF. Je n'irai pas jusqu'à dire que c'était le bon temps. Il y avait aussi le numéro de téléphone du centre d'orthogénie.
Ecrit par : dobolino | 10 septembre 2007
"Cadichon ! Une autre ! Cadichon ! Une autre !"
Avant, pour me bidonner, j'écoutais les émissions à catharres et scrofules de Radio Courtoisie - surtout celles estampillées "main invisible" (je suis en effet beaucoup moins adepte des shows catho intégristes). Maintenant, je viens chez JPB pour lire Cadichon !
Allez, tous en choeur avec moi :
"Cadichon ! Une autre ! Cadichon ! Une autre !"
Ecrit par : Kap | 10 septembre 2007
Est-ce pour cela que, et pour la troisième année consécutive, l'évaluation de français de 6eme porte sur un texte consacré à "la station d'épuration", avec schéma joint ? Bon sang, mais c'est bien sûr !!!
Ecrit par : FGuichard | 10 septembre 2007
Oh non ! Dites-moi que ce n'est pas vrai ! Encore ce truc !
Ecrit par : catmano | 10 septembre 2007
cathoS, d'aileurs, les shows.
Ecrit par : Kap | 10 septembre 2007
D'ailleurs, vous ne trouvez pas que ce blog manque cruellement de CPE, Proviseurs et autres directeurs?
Ecrit par : dobolino | 10 septembre 2007
Bah, et moi alors ?
Ecrit par : catmano | 10 septembre 2007
cathoS, d'ailleurs, les shows.
Ecrit par : Kap | 10 septembre 2007
"Cadichon ! Une autre ! Cadichon ! Une autre !"
Ecrit par : Kap | 10 septembre 2007
Oui mais... La dernière fois que Cadichon est venue, c'était dans un but précis. Nous savons lequel. Elle aurait réussi, semble-t-il.
Et cette fois-ci, pourquoi charge-t-elle la mule, pour quel son fait-elle l'âne ?
Moi, j'ai peur.
Ecrit par : catmano | 10 septembre 2007
Savez vous comment on s'est aperçu que l'urée améliorait la qualité protéique du lait des vaches, et leur prise de poids ?
Gràce à un curé qui faisait pisser chaque jour ses élèves sur le tas de foin du fermier voisin.
Personaetc. a raison : réhabilitons l'école écologique !
Ecrit par : yann | 10 septembre 2007
T'as pas un peu fini d'intoxiquer les ignares? Ça, c'est la petite histoire.
En réalité, la paille à l'urée mélassée a été mise au point lors de la grande sécheresse de l'été 1976, la pénurie de fourrage rendant la survie des bestiaux hypothétique, suite à la découverte scientifique des PDIN et PDIE. L'urée permet aux bactéries du rumen de synthétiser des protéines à facteur limitant azote car, figurez-vous, les bactéries de la panse de nos bonnes vaches (et de tous les ruminants) sont capables de synthétiser des protéines à partir d'azote non protéique.
C'est pas génial, ces petites bêtes?
Ecrit par : dobolino | 10 septembre 2007
P D I N= Protéines Digestibles Intestinales à facteur limitant Azote ( Azote, c'est N! Je dis ça pour les bacs A et L...)
Ecrit par : dobolino | 10 septembre 2007
D'ailleurs, vous ne trouvez pas que ce blog manque cruellement de CPE, Proviseurs et autres directeurs?
Ecrit par : dobolino | 10 septembre 2007
Bah, et moi alors ?
Ecrit par : catmano | 10 septembre 2007
Tu n'es pas déchargée d'enseignement, que je sache? Requête rejetée. Hop!
Ecrit par : dobolino | 10 septembre 2007
P D I N= Protéines Digestibles Intestinales à facteur limitant Azote ( Azote, c'est N! Je dis ça pour les bacs A et L...)
Ecrit par : dobolino | 10 septembre 2007
Ne soyez pas trop vache avec Léa et Léelle.
Ecrit par : Robin | 10 septembre 2007
D'ailleurs, vous ne trouvez pas que ce blog manque cruellement de CPE, Proviseurs et autres directeurs?
Ecrit par : dobolino | 10 septembre 2007
Et les "has been", ça compte ?
Ecrit par : Robin | 10 septembre 2007
Avant, pour me bidonner, j'écoutais les émissions à catharres et scrofules de Radio Courtoisie - surtout celles estampillées "main invisible" (je suis en effet beaucoup moins adepte des shows catho intégristes). Maintenant, je viens chez JPB pour lire Cadichon !
Allez, tous en choeur avec moi :
"Cadichon ! Une autre ! Cadichon ! Une autre !"
Ecrit par : Kap | 10 septembre 2007
tatata, ce n'est pas pour rire du tout! Pas plus que la guerre en Irak.
oui! Cadichon, une autre! Je préfère savoir à quelle sauce on veut me manger et me préparer au pire, me défendre bec et ongles s'il le faut. Moi, j'aime les interventions de Cadichon, je les lis attentivement mais je ne suis pas certaine que son époux ou Sarkozy les goûtent, à moins qu'ils ne la relancent périodiquement pour prendre ici la température moyenne de notre pays obsolète ou, comme je le disais samedi, parce que ce blog est sans importance, émanation d'une poignée d'électrons libres.
Si Cadichon dit le vrai, sans ménagements, alors il nous reste
" du sang, du labeur, de la sueur et des larmes ".
Ecrit par : dobolino | 10 septembre 2007
P D I N= Protéines Digestibles Intestinales à facteur limitant Azote ( Azote, c'est N! Je dis ça pour les bacs A et L...)
Ecrit par : dobolino | 10 septembre 2007
Ne soyez pas trop vache avec Léa et Léelle.
Ecrit par : Robin | 10 septembre 2007
Excusez-moi! c'est vrai que j'ai déjà entendu parler d'un gars qui s'appelait Molière et d'un autre... attendez... Victor Hugo, je crois? Ils écrivaient des trucs, mais c'était y'a vachement longtemps. Rien à voir avec la Star'Ac...
Ecrit par : dobolino | 10 septembre 2007
On sait maintenant quel était son but, mais maintenant qu'il est atteint...pourquoi revient-elle avec les mêmes arguments ?
Pourquoi ce discours arrogant et répétitif, tout juste bon pour les électeurs de Bush ?
Il y a un courant "libéral totalitaire" (oxymore ?) exemple : Bentham.
Les Etats-Unis, un pays où les magasins sont ouverts jour et nuit, tous les jours de la semaine, y compris le samedi et le dimanche et où on n'a jamais la paix avec les marchandises. Essayez-donc d'élever un enfant correctement dans un environnement pareil...
Un pays qui est l'un des principaux responsables du réchauffement planétaire et dont le président élu (un grand "friend" du nôtre) a refusé de signer le protocole de Kyoto...
Un pays où l'écart entre les riches et les pauvres est l'un des plus grands du monde...
Quant au système de santé, allez voir le dernier film de Michael Moore (même s'il exagère, c'est en grande partie vrai)
Et ne parlons pas de ce qu'ils sont en train de faire en Irak.
J'y ai passé trois ans quand j'étais gosse et je n'y ai pas été heureux.
Alors Merde au libéralisme américain et aux donneurs de leçons !
Ecrit par : Robin | 10 septembre 2007
Excusez-moi! c'est vrai que j'ai déjà entendu parler d'un gars qui s'appelait Molière et d'un autre... attendez... Victor Hugo, je crois? Ils écrivaient des trucs, mais c'était y'a vachement longtemps. Rien à voir avec la Star'Ac...
Ecrit par : dobolino | 10 septembre 2007
Globalement, non.
Ecrit par : Robin | 10 septembre 2007
C'est vrai, Cadichon nous manquait, finalement ... car contre ce genre de discours humaniste, tout le monde se réconcilie !
Ecrit par : FGuichard | 10 septembre 2007
Les Etats-Unis, un pays où les magasins sont ouverts jour et nuit, tous les jours de la semaine, y compris le samedi et le dimanche et où on n'a jamais la paix avec les marchandises. Essayez-donc d'élever un enfant correctement dans un environnement pareil...
Ecrit par : Robin | 10 septembre 2007
D'après ce que j'ai pu comprendre, mon frère emmène son fils à la pêche... Il y a de très belles rivières pour ce faire, là-bas!
Ecrit par : dobolino | 10 septembre 2007
On sait maintenant quel était son but, mais maintenant qu'il est atteint...pourquoi revient-elle avec les mêmes arguments ?
Ecrit par : Robin | 10 septembre 2007
C'est vrai, Cadichon nous manquait, finalement ... car contre ce genre de discours humaniste, tout le monde se réconcilie !
Ecrit par : FGuichard | 10 septembre 2007
De deux choses l'une:
ou elle est en service commandé et teste le niveau de tolérance du français moyen (hypothèse haute)
ou ce blog n'a pas la moindre importance et son époux l'envoie se défouler ici quand elle devient intenable (hypothèse basse).
Je crains de devoir pencher pour l'hypothèse basse.
Ecrit par : dobolino | 10 septembre 2007
Classe de Troisième d'un collège semi-rural (à une vingtaine de kilomètres d'une grande ville de l'Est, pour ceux qui devinent...), cet après-midi.
Les élèves applaudissent "Les Animaux malades de la Peste", de Jean de la Fontaine! Surpris, peut-être, par une lecture vivante, mais saisis, c'est sûr, par la force de ce chef-d'oeuvre "classique" ("Selon que vous serez puissant ou misérable...").
Donnons hardiment dans le classique, chers collègues. C'est de l'inoxydable!
Ecrit par : Jean | 10 septembre 2007
D'après ce que j'ai pu comprendre, mon frère emmène son fils à la pêche... Il y a de très belles rivières pour ce faire, là-bas!
Ecrit par : dobolino | 10 septembre 2007
Oui, je sais, il y a des coins de nature magnifiques. Je me souviens aussi d'un très beau lac en Virginie, près d'Arlington et des eaux du Potomac.. Sauvage qu'il est ce fleuve !
De deux choses l'une:
ou elle est en service commandé et teste le niveau de tolérance du français moyen (hypothèse haute)
En ce qui concerne le niveau de résistance du dit Français moyen que je suis peu ou prou, la coupe est pleine.
Ecrit par : Robin | 10 septembre 2007
P.S. C'est l'ensemble de la fable qui leur a plu, avec l'évocation des ravages de la Peste, le conseil de crise tenu par le Lion, les Puissants qui se mettent tous hors de cause, le procès et la condamnation de l'Ane. Pas seulement la morale, évidemment.
Ecrit par : Jean | 10 septembre 2007
"N'avez-vous pas l'impression monsieur Brighelli que ce qui ce dit sur ce blog s'apparente à du psytacisme ?"
Personanongrata, vous etes à l'IUFM ? Ben allez voir votre collègue, celui qui est en charge de l'orthographe, y a du travail pour le psy Tacisme.
Ecrit par : Jérémy | 10 septembre 2007
"Le vrai miracle ce serait donc que la France fasse enfin sa révolution libérale, comme tous les autres pays du monde libre, qui ont compris depuis longtemps que seul le libéralisme est créateur de richesses et qu'on n'a pas trouvé mieux depuis deux siècles pour instaurer et protéger la démocratie, et patati, et patata, et gnagnagna".
PERSEVERARE DIABOLICUM !
Ou alors, un Alzheimer précoce ?
Ecrit par : Dulcamara | 10 septembre 2007
Donnons hardiment dans le classique, chers collègues. C'est de l'inoxydable!
Vous faites du bon boulot Jean et vous vous payez le luxe d'être à la fois classique et subversif.
J'admire La Fontaine de n'avoir jamais renié son écureuil en disgrâce ("Usque non ascendam ? "...le pauvre) quand tout le monde se tournait vers le lion...Et on le lui a bien fait payer ! Ah: "L'élégie aux nymphes de Vaux", quelle merveille !
"Il offrait trop peu de résistance pour que quiconque puisse se vanter de l'avoir jamais fait plier."
Ecrit par : Robin | 10 septembre 2007
Pour les chiottes, je me faufilais à l’administration et je me servais avec délectation du désodorisant des secrétaires. Tout le monde n’a pas eu la chance d’être élevé à la campagne.
Je signale que sort cette semaine chez votre libraire le dernier Michéa (L’Enseignement de l’ignorance).
Celui-ci s’intitule
L’Empire du moindre mal, essai sur la civilisation libérale.
Où les libéralismes économique de droite et culturel de gôche se trouvent apparentés. Quelques déconvenues pour ceux qui aimaient se chamailler en les opposant l’un à l’autre.
Jean-Paul B. a-t-il déjà rencontré Jean-Claude M. ?
Vous êtes tous deux de l’académie de Montpellier, non ?
Ecrit par : georges | 10 septembre 2007
Bonjour,
Pour Annie Claire. Allez voir sur le site de l'APED, il y a un excellent article intitulé "Le marché des langues, les langues du marché", en attendant d'avoir l'avis de Pedro Cordoba sur le CECRL.
Plus tard, je vous donnerai un exemple de séquence estampillée CECRL, histoire de vous détendre un peu...
Ciao!
Maria
Ecrit par : maria | 10 septembre 2007
Personanongrata, vous êtes à l'IUFM ?
Jérémy, j'ai cru comprendre que personanongrata était (ou étaient) deux parents d'élèves.
A moins qu'IUFM signifie "Insurrection Ulcérée des Familles Moyennes."
Nominatif pluriel, 1ère déclinaison : personnae non gratae (?)
"rosae, rosae, rosarum, rosis, rosis, rosas" chantait le grand Brel.
Ecrit par : Robin | 10 septembre 2007
Puisqu'on parle de classes, moi je fais dans l'épopée.
Pour l'instant ça plaît, mais j'ai déjà perdu une heure à passer en revue des problèmes administratifs, alors mes épopées, elles sont étudiées de manière un peu décousue :-(
Là où je suis surpris, c'est que plus aucun élève ne lit Le Horla en entier, apparemment... Par contre, Quand Angèle fut seule, tout le monde connaît !
Ecrit par : Jérémy | 11 septembre 2007
Très juste Robin, nous sommes deux mais un seul s'exprime à chaque fois. Le clavier à quatre mains , nous avons essayé , ça devient illisible...
Jérémi oups Pardon JérémY le y était volontaire mais vous avez raison j'aurais du écrire "psy-ttacisme" l'oubli du second t n'était pas volontaire et je vous demande votre indulgence, nous faisons tant mon mari que moi même partie des victimes de la méthode globale...
Encore un délit d'appartenance? Jérémy vous êtes pris en flagrant délit car faire une faute d'othographe chez vous ça fait tilt et la vision des lettres IUFM enflammées au dessus de la porte de l'enfer s'impose à votre esprit
Que de racourcis et de préjugés ! Quelle carte faut-il donc montrer pour pouvoir s'exprimer ici?
Ecrit par : personanongrata | 11 septembre 2007
PERSEVERARE DIABOLICUM !
Ou alors, un Alzheimer précoce ?
Ecrit par : Dulcamara | 10 septembre 2007
Avez-vous pensé au soja, Cadichon ? Il paraît que c'est très bien pour les troubles de la ménopause.
Ecrit par : Tiger Lilith | 11 septembre 2007
Est-ce pour cela que, et pour la troisième année consécutive, l'évaluation de français de 6eme porte sur un texte consacré à "la station d'épuration", avec schéma joint ? Bon sang, mais c'est bien sûr !!!
Ecrit par : FGuichard | 10 septembre 2007
Et c'est "La merde, la merde, toujours recommencée..." pcc Paul-Ambroise (Valéry)
Ecrit par : Tiger Lilith | 11 septembre 2007
"Bon, j'a lu en diago, désolé, mais je rejoins persona... les chiottes c'est l'enfer pour les gamins (Maternelle ET primaire)
Sûr que ça n'aide pas à rester zen.
ps: le cibile je ne le pends pas par les couilles (il n'en a pas, c'est juste un asssucker), je lui arrache les poils du cul ET du nez."
Ecrit par : toto | 10 septembre 2007
Merci, personanongrata, de faire l'effort de lancer un sujet qui puisse faire mouche avec absolument tous les blogueurs. Mais vous aurez beau faire tous les efforts que vous voudrez en ce sens, toto restera le seul intervenant de chiottes en ces lieux!
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 septembre 2007
Je réponds à Pendariès, qui me demandait avant les vacances ce que je répondais à mon inspecteur quand il me demandait pourquoi je ne faisais pas de "séquences".
Justement, j'ai reçu ledit inspecteur en juin. "Je pense que vous ne travaillez pas en "séquences", m'a-t-il dit. Je lui ai répondu qu'en effet je n'avais pas pour les "séquences" une amitié particulière. Et l'on en parla plus (pas un mot là-dessus, non plus, dans mon rapport d'inspection). Hormis le fait qu'il tint à me préciser que le rôle de l'Inspection n'était plus de vérifier la conformité idéologique de la pédagogie mise en oeuvre par le professeur, mais seulement d'apprécier son efficacité auprès des élèves, et à me rappeler l'intérêt que peut tout de même présenter, de temps à autre, l'étude de tel ou tel regroupement de textes selon un axe thématique, ce dont je conviens parfaitement.
Tout cela signifie très clairement que pour l'Inspection, la "séquence" n'est plus "le" dogme, et donc que plus personne ne viendra vous tenir rigueur de ce que vous n'enseignez pas en "séquences".
C'est dire, chers collègues, que si jusqu'à présent vous faisiez des "séquences" contre votre intime conviction, vous pouvez désormais redevenir vous-mêmes. Un air à nouveau respirable souffle sur la pédagogie.
Seuls les textes officiels sont en retard sur ce nouvel esprit. Il faudrait que Jean-Paul convainque le ministre de les mettre à jour.
Ecrit par : Jean | 11 septembre 2007
si nous approuvons en partie Dobolino sur ce que peut apporter ce blog aux parents que nous sommes, je vous invite à relire le fil sur la charte il y aquelques mois et vous verrez à quel point il n'a pas été tenu compte de la moindre proposition émanant d'un parent...
Ecrit par : personanongrata | 10 septembre 2007
Faux et archi faux! C'est lors de la rédaction de cette charte que j'ai été le mieux accueilli, pas en tant que parent, mais en tant que citoyen actif.
Ecrit par : dobolino | 10 septembre 2007
idem.
Ecrit par : yann | 11 septembre 2007
T'as pas un peu fini d'intoxiquer les ignares? Ça, c'est la petite histoire.
Ecrit par : dobolino | 10 septembre 2007
Oui, je sais que c'est un peu caricatural, mais j'aime bien l'histoire ... c'est celui qui a parlé d'école écolo qui m'y a fait penser.
Ecrit par : yann | 11 septembre 2007
Pour Dobolino :
lu sur un site écolo-bio : "Que fait un organisme lorsqu'il est saturé de protéines de mauvaise qualité ? Il les dégrade sous forme d'urée qui est un déchet toxique. Et que devient l'urée lorsqu'elle fabriquée en grande quantité ? Elle est d'abord évacuée par l'urine, puis par le lait, ensuite elle est attirée par le cerveau et les vaches deviennent folles comme nous en a averti Rudolf Steiner, il y a bientôt un siècle."
Et voilà pourquoi votre vache est folle.
Ecrit par : yann | 11 septembre 2007
Y a pas que les vaches qui sont folles...
Ecrit par : Jérémy | 11 septembre 2007
Personanongrata, vous êtes à l'IUFM ?
Jérémy, j'ai cru comprendre que personanongrata était (ou étaient) deux parents d'élèves.
A moins qu'IUFM signifie "Insurrection Ulcérée des Familles Moyennes."
Nominatif pluriel, 1ère déclinaison : personnae non gratae (?)
"rosae, rosae, rosarum, rosis, rosis, rosas" chantait le grand Brel.
Ecrit par : Robin | 10 septembre 2007
Non, c'est du second degré, une manifestation de neutralité donc nominatif pluriel en a.
Ecrit par : dobolino | 11 septembre 2007
Pour Dobolino :
lu sur un site écolo-bio : "Que fait un organisme lorsqu'il est saturé de protéines de mauvaise qualité ? Il les dégrade sous forme d'urée qui est un déchet toxique. Et que devient l'urée lorsqu'elle fabriquée en grande quantité ? Elle est d'abord évacuée par l'urine, puis par le lait, ensuite elle est attirée par le cerveau et les vaches deviennent folles comme nous en a averti Rudolf Steiner, il y a bientôt un siècle."
Et voilà pourquoi votre vache est folle.
Ecrit par : yann | 11 septembre 2007
Moi qui ai des éleveurs de vaches anthroposophes (les éleveurs pas les vaches qui sont Tarines), y'a longtemps qu'on m'a abreuvée de ce papelard. J'ai opiné du chef en remerciant bien
Ecrit par : dobolino | 11 septembre 2007
La Société des agrégés vient de faire connaître son point de vue sur la "Lettre aux éducateurs" de Nicolas Sarkozy.
Sur www.societedesagreges.net, "Communiqués de presse".
Ecrit par : Jean | 11 septembre 2007
Des vaches anthropophages ??!!!
La vie est dure en Haute Provence !
Ecrit par : yann | 11 septembre 2007
Non, c'est du second degré, une manifestation de neutralité donc nominatif pluriel en a.
Ecrit par : dobolino | 11 septembre 2007
RESPECT !
Ecrit par : Robin | 11 septembre 2007
Qui a reçu la lettre du Président ?
Moi, toujours pas.
Par contre je me bats avec mes collegues parce que les emplois du temps sont truffés d'erreurs, et que chacun lorgne le creneau de son voisin. Quel métier de c** !
Ecrit par : Jérémy | 11 septembre 2007
Des vaches anthropophages ??!!!
La vie est dure en Haute Provence !
Ecrit par : yann | 11 septembre 2007
Voilà, c'est ça! des vaches anthropophages ont bouffé le cerveau d'un antroposophe atteint de Creutzfeld Jacob! D'où l'apparition de l'ESB.
Ecrit par : dobolino | 11 septembre 2007
Evaluation de 6eme (la station d'épuration, suite sans fin) : je vous renvoie au blog de l'ami Roger Felts, que nous embrassons tous très fort en lui souhaitant une meilleure santé : "Que deviennent les eaux usées ?" (première publication en 2005 !). Tout y est dit.
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2006/08/05/2006_08_que_deviennent_/
Ecrit par : FGuichard | 11 septembre 2007
Foin…(Hi-Han !) des jets de glaviots que me décochent les chacals pavloviens ; leurs glandes salivaires font du surmenage en vain. La caravane du Libéralisme mondialisé passe, et repasse leur égo meutri par sa seule présence.
Too bad!
La séquence « latrines » met bien du temps à épuiser ses charmes, quant à son homologue qui aurait, nous écrit Jean, du plomb dans l’aile, la “conformité idéologique” qu’elle exprime, pour être indéniable, ne me semble hélas pas près de disparaître.
Rien ne me serait pourtant plus exaltant que de partager cet optimisme:“C'est dire, chers collègues, que si jusqu'à présent vous faisiez des "séquences" contre votre intime conviction, vous pouvez désormais redevenir vous-mêmes. Un air à nouveau respirable souffle sur la pédagogie.””
Le communiqué de presse de la Sté des agrégés me fait douter sérieusement que cet air soit celui de la liberté. Amalgamer les “principes de l’éducation” (dont parle la Lettre aux enseignants) à ceux de l’école républicaine, et partant à ceux de la République, et prétendre que “”les principes de l'école républicaine sont immuables”, pour épingler le voeu de rupture exprimé par une majorité d'électeurs, de droite ET de gauche, a de quoi faire frémir les parents des élèves de ces agrégés. Les défaut de la capacité à comprendre un texte rédigé en langage simple est un des critères les plus évidents de l’illettrisme. Leur donnant le bénéfice du doute, je préfère croire que ce langage convenu exprime le principe de précaution qui les pousse à ne pas donner l’impression qu’ils vont à la soupe.
Petit rappel:la mixité, la gratuité du secondaire, ou la subvention publique aux écoles confessionnelles n’avaient pas droit de cité en 1880, ni en 1930. On a aussi imposé la globale et inventé les IUFM pour des raisons idéologiques, donc en violation du principe de laïcité ( c-à-d de neutralité) de la République. Instaurer une école apolitique serait une rupture copernicienne dans une école qui ne le fut jamais, une grossière entorse aux principes républicains qui n'a jamais fait battre un cil à l'immense majorité de la communauté educative, tant qu'elle était conforme à l'idéologie dominante.
Ecrit par : Cadichon | 11 septembre 2007
Autre motif d’inquiétude, l’épiphanie, les glapissements d’extase et autres « Eureka ! » qui accueillent le dernier avatar du Ni-Ni comme la panacée du siècle. La Troisième Voie c’est pourtant la position du cul entre deux chaises et ça s’appelle aussi … la Béarnaise. Pas vraiment une référence.
Encore un rappel puisé dans l’histoire de mentalités dont il faut saluer la formidable résilience. En traversant la Manche,en 1066, les Normands ont dû inoculer le virus du ni-ni aux Saxons puisqu'en 1997, leurs descendants avalent goulûment la couleuvre du Third Way. Tony Blair fait d’une pierre deux coups, sur les conseils avisés d’Anthony Giddens. Il a ainsi les mains libres pour faire du thatchérisme sans désespérer ce qui subsiste du Billancourt d’Albion. Le 3rd Way, ou blairisme, c'est du thatchérisme repeint en rose social-démocrate pour faire passer la pilule.
Elle mènerait où, cette troisième voie de notre Educ’Nat’, qui exprime en fait (ce qui est son principal intérêt) un paquet d'idées bien traditionnelles? Elles ont fait leurs preuves, mais sont baptisées autrement. Ferait-elle mieux pour sauver nos enfants de l’ignorance programmée que la poignée de Justes qui a trouvé le moyen de résister tandis que, dans la majorité des établissements scolaires, les collègues courbaient l’échine, résignés à subir les aberrations pédagogistes. Le chemin de la réussite n’est pas une troisième voie mythique : il suffit de se demander comment les élèves des premiers ont appris ce qu’ils leur enseignaient, contre vents et marées. Il a bon dos, alors, le milieu social !
La pédagogie du bon sens, it’s not rocket science ! Pas besoin de chercher midi à 14 heures. Pourquoi toujours coller des nouvelles étiquettes sur de vieux pots, puisque c'est là qu'on fait les meilleures soupes, sinon pour faire mousser les poseurs... d'étiquettes, bien sûr.
Dans tous les secteurs, la France crève de ses atermoiements si peu Gaulois, si peu couillus ( mot entré au Robert 2007, nous dit Le Monde).
Ecrit par : Cadichon | 11 septembre 2007
"Pourquoi toujours coller des nouvelles étiquettes sur de vieux pots"
demande Cadichon d'un ton désapprobateur…
Ma chère, vous savez que je bois ordinairement vos paroles, mais là, vous vous trompez. La "pédagogie explicite" de la Troisième voie n'est pas un ni-ni (ni pédagogie frontale, ni pédagogie à l'envers), mais une façon de redésigner (vous l'avez bien compris) une méthode qui est la transmission verticale — en évitant l'aspect parfois provocateur du frontal pur. Bref, c'est prendre les acquis d'hier, en rassurant les élèves-professeurs de demain (même si "troisième voie" a pour moi un parfum new age qui me laisse rêveur…).
Parce qu'il y a un élément dont vous ne tenez pas compte : une grande majorité de maîtres éprouve le besoin d'un étiquetage pédagogique — de directives qui, aussi laches qu'elles paraîtront, fourniront quand même le cadre rassurant d'une méthode. Quelques dinosaures dans mon genre ont appris tout seuls à faire classe, le mouvement apprend à marcher, etc.. Mais les nouveaux, en particulier, se sentent mieux lorsque l'institution leur fournit le discours d'escorte — quitte, assez vite, s'ils ne sont pas idiots, à moduler la théorie avec pragmatisme. Le SLECC s'intéresse aux contenus de l'enseignement, et Bernard Appy aux modalités. En combinant les deux, on peut répondre à la demande : ce n'est pas du temps perdu, bien au contraire.
D'zautant que le recrutement a fortement changé, depuis une quinzaine d'années. Moins de vocations déclarées, moins de gens sûrs de leur fait. La pédagogie frontale allait très bien à des hussards, la pédagogie de l'élève au centre a été pensée sur mesure pour cette génération indécise, qui a choisi souvent l'enseignement par hasard — ou presque. C'est eux qu'il faut reformer — les durs, les poilus dans mon genre, jeunes ou vieux, n'en ont rien à faire, ils vont au charbon — et ils ne respectent pas les "séquences" pour la même raison. Mais ils sont très minoritaires. La "pédagogie explicite" peut fournir des armes à des enseignants en manque de repères.
JPB
PS. Je me demande ce qui m'arrive, d'être à ce point conciliant. C'est grave, docteur ?
Ecrit par : brighelli | 11 septembre 2007
JPB
PS. Je me demande ce qui m'arrive, d'être à ce point conciliant. C'est grave, docteur ?
Ecrit par : brighelli | 11 septembre 2007
Non, c'est New Age. Ça se soigne assez mal mais ça tue lentement.
Ecrit par : dobolino | 11 septembre 2007
Mais non! Il faut ne pas être trop "inconciliant!"
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 septembre 2007
"Foin…(Hi-Han !) des jets de glaviots que me décochent les chacals pavloviens ; leurs glandes salivaires font du surmenage en vain. La caravane du Libéralisme mondialisé passe, et repasse leur égo meutri par sa seule présence.
Too bad!"
Ecrit par : Cadichon | 11 septembre 2007
Toujours aussi imbuvable, Cadichon? On ne se refait pas!
Petit rappel:la mixité, la gratuité du secondaire, ou la subvention publique aux écoles confessionnelles n’avaient pas droit de cité en 1880, ni en 1930.
Ecrit par : Cadichon | 11 septembre 2007
Vous mettez ces trois éléments sur le même plan? Curieux...
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 septembre 2007
Quelle méchanceté, Dobo ! L'âge du Maître est sur le point de s'incrémenter à nouveau, mais la sérénité vient avec.
Profitez-en... :)
Ecrit par : D'Enguell | 11 septembre 2007
Pourriez-vous être plus claire, Cadichon, au sujet du communiqué de la Société des agrégés? Que voulez-vous dire exactement?
Je crois que le passage de ce communiqué contre lequel vous vous gendarmez est simplement dirigé contre ceux qui ont prétendu que les publics avaient changé et qu'il fallait DONC changer les méthodes, ce qu'ils se sont acharnés à faire en se glissant à tous les rouages du système ( de la République) pour le corrompre. Le prétexte de la nécessaire adaptation à la "modernité" a permis à ces gens-là de balayer comme "d'un autre âge" ("Du passé faisons table rase"!) les méthodes qui avaient fait leurs preuves et d'instituer à leur place des expérimentations et des dogmes calamiteux (en gros le socio-constructivisme, avec la méthode globale, les "séquences", des principes tels que "Nul ne peut contraindre un élève à apprendre.", "Le professeur n'en sait pas plus que l'élève et apprend autant de celui-ci qu'il ne lui apprend.", "Transmetre des connaissances, c'est faire violence à l'élève.", etc.,etc.). En réalité, celui qui est visé, c'est Meirieu, en qui la Société des agrégés a toujours vu le principal responsable, le plus dangereux, de l'écroulement du système éducatif. La Société des agrégés ne saurait admettre que Meirieu et ses disciples reprennent leur place, triomphalement et comme si de rien n'avait été, dans un paysage éducatif fondé sur la conciliation artificielle des contraires, et même des incompatibles. Je crois qu'elle veut dire qu'on ne peut pas en même temps vouloir en finir avec trente ans de dérives pédagogistes et faire quand même une place au soleil à ceux qui, en prétendant qu'il fallait tout renier au nom de la modernité, sont responsables de ces dérives. La phrase que vous incriminez doit être, il me semble, replacée dans son contexte, afin d'apparaître apparaître pour ce qu'elle est: une mise en garde.
Ecrit par : Jean | 11 septembre 2007
Merci JPB pour cette mise au point(g) concernant SLECC et 3e voie.
Après avoir subi le bourrage de mou des IUFM certains enseignants débutants ont besoin d’être « reprogrammés dans la réalité », un peu comme on le fait pour les malheureux qui sont sortis d’une secte ;)
Ou alors il faut que le nouvel enseignant ait eu à la fois un caractère bien trempé et une excellente culture pour ne pas s’être laissé intoxiquer.
Personne n’a la pédagogie infuse, un cadre ça rassure et ça évite aussi de moins perdre de temps et de faire moins de conneries… Ce sont les enfants qui trinquent au bout de la chaîne !
Ecrit par : Lariba | 11 septembre 2007
"un cadre ça rassure et ça évite aussi de moins perdre de temps et de faire moins de conneries"
Certes, mais je crois qu'une majorité d'enseignants suivraient aveuglément la méthode à mimile et germaine si ces deux là étaient inspecteurs et inspectrices (interféconds). L'esprit vichyste peut être ?
Pas assez couillu(e)s, les enseignant(e)s, mon fils !
Ecrit par : dugong | 11 septembre 2007
Foin…(Hi-Han !) des boyaux séchés de glaviots que me décochent les frères de sang pavloviens ; leurs coulées de morve salivaires font du gicleur en vain. La rôtissoire du Libéralisme mondialisé passe, et repasse leur chef de projet meutri par sa seule présence.
Too bad!
La jante alu « latrines » met bien du temps à démonter ses rouflaquettes, quant à son tampon qui aurait, nous écrit Jean, du jouet pour chien dans l’aile, la “cage thoracique hippique” qu’elle exprime, pour être incolore, ne me semble hélas pas près de disparaître.
Rien ne me serait pourtant plus exaltant que d'attendrir cet optimisme:“C'est dire, chers collègues, que si jusqu'à présent vous enfumiez des "ordures ménagères" contre votre pacemaker conviction, vous astiquez désormais redevenir vous-mêmes. Un étalon à nouveau belge souffle sur la torgnole.””
Le ballon dirigeable de presse de la Sté des gaz me fait douter sérieusement que cet bavolet soit celui de l'aile avant-droite. Amalgamer les “muqueuses nasales de l’éducation” (dont parle la Lettre aux champignons hallucinogènes) à ceux de l’école républicaine, et partant à ceux de la République, et prétendre que “”les brochettes d'agneau de l'école républicaine sont horticoles”, pour accrocher le chihuahua de rupture exprimé par une frangine d'électeurs, de droite ET de gauche, a de quoi faire ligoter les harengs des sphères de ces agrégés. Les merguez de la ceinture de chasteté à comprendre un fusil à pompe rédigé en langage simple est un des culottes en dentelle les plus évidents de l’illettrisme. Leur tournevis cruciforme le fourmicide du porte-bagages, je préfère croire que ce concours de circonstances convenu exprime le militaire de réserve de précaution qui les pousse à ne pas aboyer l’impression qu’ils vont à la musaraigne.
Petit rappel:la mixité, la rondelle de l'herpès, ou l'escarmouche fatidique aux pointes d'asperges confessionnelles n’avaient pas droit de cité en 1880, ni en 1930. On a aussi imposé la choucroute et inventé les IUFM pour des yaourts bulgares endémiques, donc en violation du carquois de laïcité ( c-à-d de neutralité) de la République. Instaurer une fashion victim gothique serait une pédicure copernicienne dans une mortadelle qui ne le fut jamais, une autruche entorse aux khmers rouges républicains qui n'a jamais fait battre un gnou à l'immense majorité de la congère maniaco-dépressive, tant qu'elle était conforme à l'idéologie dominante.
Ecrit par : Cadichon | 11 septembre 2007
Ecrit par : dobolino | 11 septembre 2007
Autre végétatif d’inquiétude, l’épiphanie, les ninjas d’extase et autres « Eureka ! » qui accueillent le dernier avatar du Ni-Ni comme la faucille du siècle. La Troisième Voie c’est pourtant la boîte à clous du verre à gnôle entre deux chaises et ça s’appelle aussi … la Béarnaise. Pas inefficacement une torche.
Encore un attaché-case puisé dans l’histoire de mentalités dont il faut saluer la réfractaire résilience. En chatouillant la Manche,en 1066, les Normands ont dû inoculer le WC chimique du tantra aux Saxons puisqu'en 1997, leurs lavabos avalent goulûment la tête de veau du Third «Andouillette» Way. Tony «It wasn't my fault» Blair fait d’une pierre deux coups, sur les pépitos avisés d’Anthony Giddens. Il a ainsi les stimulants libres pour faire du lit en portefeuille sans compacter ce qui subsiste du Billancourt d’Albion. Le 3rd Way, ou blairisme, c'est du youpala repeint en rose social-démocrate pour faire écraser la motocyclette.
Elle mènerait où, cette troisième voie de notre Educ’Nat’, qui exprime en fait (ce qui est son magnum intérêt) un panda d'idées bien traditionnelles? Elles ont fait leurs squelettes, mais sont baptisées autrement. Ferait-elle mieux pour pétrifier nos plombiers zingueurs de l’ignorance programmée que la Kalashnikov de Justes qui a désossé le boeuf anglais d'achever tandis que, dans la patelle géante des sans-papiers scolaires, les fioles courbaient l’échine, résignés à gerber les interpénétrations pédagogistes. Le bobsleigh de compétition de la sale haleine de phoque n’est pas une troisième voie endémique : il suffit de se crucifier comment les pissotières des premiers ont appris ce fusil à pompe leur grand dadais, contre vents et marées. Il a bon dos, alors, le milieu social !
La raie manta du bon sens, it’s not rocket science ! Pas besoin de dézinguer midi à 14 heures. Pourquoi toujours coller des nouvelles étiquettes sur de vieux pots, puisque c'est là qu'on fait les meilleures soupes, sinon pour faire vider les vases communiquants... d'étiquettes, bien sûr.
Dans tous les accras de morue, la France crève de ses globicéphales si peu Gaulois, si peu couillus ( mot entré au Robert 2007, nous dit Le Monde).
Ecrit par : Cadichon | 11 septembre 2007
Comme ça, je le comprends mieux!
Je vous donne un lien pour traduire efficacement Cadichon si vous êtes comme moi englué dans un stalinisme rétrograde.
http://www.debilitron.com/debilitexte/debilitexte.php
Ecrit par : dobolino | 11 septembre 2007
Je réponds à Pendariès, qui me demandait avant les vacances ce que je répondais à mon inspecteur quand il me demandait pourquoi je ne faisais pas de "séquences".
Justement, j'ai reçu ledit inspecteur en juin. "Je pense que vous ne travaillez pas en "séquences", m'a-t-il dit. Je lui ai répondu qu'en effet je n'avais pas pour les "séquences" une amitié particulière. Et l'on en parla plus (pas un mot là-dessus, non plus, dans mon rapport d'inspection). Hormis le fait qu'il tint à me préciser que le rôle de l'Inspection n'était plus de vérifier la conformité idéologique de la pédagogie mise en oeuvre par le professeur, mais seulement d'apprécier son efficacité auprès des élèves, et à me rappeler l'intérêt que peut tout de même présenter, de temps à autre, l'étude de tel ou tel regroupement de textes selon un axe thématique, ce dont je conviens parfaitement.
Tout cela signifie très clairement que pour l'Inspection, la "séquence" n'est plus "le" dogme, et donc que plus personne ne viendra vous tenir rigueur de ce que vous n'enseignez pas en "séquences".
C'est dire, chers collègues, que si jusqu'à présent vous faisiez des "séquences" contre votre intime conviction, vous pouvez désormais redevenir vous-mêmes. Un air à nouveau respirable souffle sur la pédagogie.
Seuls les textes officiels sont en retard sur ce nouvel esprit. Il faudrait que Jean-Paul convainque le ministre de les mettre à jour.
Ecrit par : Jean | 11 septembre 2007
Merci pour votre réponse, - vous en avez de la chance, Jean; mon Inspecteur, côté enseignement en Français, m'assena que la séquence, le constructivisme, etc. étaient, d'une façon "scientifiquement prouvée", les meilleures méthodes pour faire réussir et intéresser l'élève.
Alors, voyez-vous, Jean et les autres, je vais m'en prendre de bonnes baffes lors de mes inspecteur: cette année plus aucune séquence (ou alors appelons cela une logique pour les heures d'étude de texte liée à l'histoire littéraire); il y a des heures pour la dictée (avec correction, points grammaticaux, conjugaison, vocabulaire), pour la grammaire plus costaude, les textes, l'histoire littéraire, et pour la rédaction. Seulement, mon juge ne me jugera pas sur la progression des élèves et leur savoir, mais sur la méthode employée (comme mon inspecteur en Histoire et Géographie). Si, je veux encore vraiment plus me faire mal voir, je lui parlerai des propos de Sarkozy disant qu'un enseignement doit être compris par rapport aux résultats obtenus et qu'un professeur n'a pas à recevoir de coups de bâton vis à vis de n'importe quelle doxa pédago. Mais là, je me ferai brûler... Et pôvre TZR que je suis, l'an prochain, je suis VRAIMENT affecté à 100 km de chez moi! ;-)
Pour ma part, je me sens vraiment plus à l'aise moi-même pour structurer mes cours (la séquence est un pataquès pour ma misérable cervelle, je ne m'y retrouvais pas), et le décloisonnement, je le pratique avec les oeuvres ou les passages étudiés.
Oui, chanceux, Jean d'avoir un Inspecteur qui ne soit pas envoûté - mon inpsecteur tirait la tronche quand il annonça que la dictée revenait... hé hé hé, mais bon...
Ecrit par : Pendariès | 11 septembre 2007
Dobolino vient-elle de mettre au point le cadichontron ?
Décidément, chaque 11 septembre, il y a un je ne sais quoi dans l'air qui rend les gens irritables et nerveux.
Ecrit par : dugong | 11 septembre 2007
Excellent, Dobolino! Là, j'ai compris tout Cadichon! Finalement, elle a plus d'humour qu'on croit!
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 septembre 2007
Pardon pour le style - je sors d'une réunion 18h-20h sur "Le document unique" - un dossier qui doit être monté avec l'aide des enseignants pour définir les risques et les solutions à apporter contre ses risques: tomber de plain-pied, chuter de hauteur, des manipulations dangereuses, l'ergonomie, le stress des élèves, la protection individuelle, etc.
Une chose amusante, quand j'ai demandé: "Et les risques invisibles? Comme l'amiante ou le plomb dans l'eau des canalisations pourries?" Réponse: "Rien de méchant, mais faite plutôt attention au fil des rétroprojecteur dans lequel les élèves peuvent s'entraver"... Gargh....
Ecrit par : Pendariès | 11 septembre 2007
Je sais bien, Pendariès, que tout n'est pas gagné et qu'un certain nombre de doctrinaires s'accrocheront à leurs convictions. Mais tout de même, qu'un Inspecteur Pédagogique Régional vous dise que le rôle de l'Inspection n'est plus de vérifier la conformité idéologique de la pédagogie mise en oeuvre, mais son efficacité auprès des élèves, ce n'est tout de même pas rien, il me semble! C'est pour cela que j'ai cru utile de le signaler sur ce blog.
Ecrit par : Jean | 11 septembre 2007
Si, je veux encore vraiment plus me faire mal voir, je lui parlerai des propos de Sarkozy disant qu'un enseignement doit être compris par rapport aux résultats obtenus et qu'un professeur n'a pas à recevoir de coups de bâton vis à vis de n'importe quelle doxa pédago. Mais là, je me ferai brûler... Et pôvre TZR que je suis, l'an prochain, je suis VRAIMENT affecté à 100 km de chez moi! ;-)
Ecrit par : Pendariès | 11 septembre 2007
Deux affectations à 100 km de votre base et à 200 km l'une de l'autre! Comme on supprime les gares non rentables et les lignes qui nécessiteraient des travux non rentables. Hop! Demadez à Cadichon, elle vous expliquera.
Ecrit par : dobolino | 11 septembre 2007
PS. Je me demande ce qui m'arrive, d'être à ce point conciliant. C'est grave, docteur ?
Ecrit par : brighelli | 11 septembre 2007
Non, pas trop, mais un changement de régime est vivement conseillé.
Laissez tomber les tisanes de la comtesse de Ségur ("Les Mémoires d'un âne")...et prenez trois comprimés de Bakounine.
Ecrit par : Robin | 11 septembre 2007
Merci à Dobolino pour ces cadiconneries façon Finnegass Wake
Ecrit par : Kap | 11 septembre 2007
Et non, il n'y a pas de faute de frappe à Finnegass...
Ecrit par : Kap | 11 septembre 2007
Je sors d'une réunion parents-professeurs de la classe de mon plus jeune fils qui vient d'entrer en troisième.
La professeur d'espagnol, du reste très sympathique et certainement fort compétente, nous explique qu'il est interdit de faire de la grammaire et de traduire, mais "qu'elle en fait un peu quand même "(c'est dans le privé et je remarque avec un plaisir de vieux réac.que l'estrade n'a pas servi de bois de chauffage)
Je prends la parole pour lui parler de la "nouvelle ligne" Sarkozy-Darcos : liberté pédagogique et évaluation sur les résultats et non sur les méthodes. Elle me regarde un peu étonnée et me dit qu'elle attend les textes.
JPB a raison dire qu'il y a des enseignants (pas forcément débutants d'ailleurs) qui ont besoin de cadres, de textes, de directives, etc. pour calmer leurs angoisses, les aider à être libres, à penser par eux-mêmes, et à faire ce qu'ils croient, en conscience, être juste (c'est paradoxal, mais la "nature humaine" est ainsi faite).
La liberté pédagogique ne s'use que si on ne s'en sert pas ; il faut le répéter sur tous les tons, à temps et et à contretemps.
N'ayons pas peur !
Ecrit par : Robin | 11 septembre 2007
Je sors donc, sous les ovations d'un public de choix!
salutations à tous et à deux mains, si vous le voulez bien.
Ecrit par : dobolino | 11 septembre 2007
La liberté pédagogique ne s'use que si on ne s'en sert pas ; il faut le répéter sur tous les tons, à temps et et à contretemps.
N'ayons pas peur !
Ecrit par : Robin | 11 septembre 2007
La liberté tout court! Nul besoin qu'elle soit pédagogique.
Et voilà, encore une sortie ratée et une entrée médiocre. "L'ai-je bien descendu?".
Ecrit par : dobolino | 11 septembre 2007
Sérieux! si une majorité obéit, il est bien ardu de revendiquer le droit d'être libre! Et si 95% des cheminots et des agents EDF s'inclinent, votre liberté à vous en prend un coup.
C'est d'une logique imperturbable et, le chemin étant pris, alors, d'accord avec Cadichon pour le coup, ayez des syndicats riches qui puissent se payer LE cabinet d'avocats ad hoc et estez contre le gouvernement. Si ce doit être la nouvelle méthode, inclinez-vous, et vite! Vos réflexes d'un autre âge (voir les interventions hilarantes de passéisme de Le Hussard) vous desservent.
Parce que, attendez, pour peu que vous payiez le prix, le cabinet d'avocat de Nicolas Sarkozy vous défendra sans coup férir contre l'Etat Français.
pas vrai, Cadichon?
Ecrit par : dobolino | 11 septembre 2007
Je dirais même plus : "La liberté ou la mort !"
Ecrit par : Robin | 11 septembre 2007
Jean, vous avez beaucoup de chance là où vous êtes, ne perdez pas cela de vue. Ce n'est pas ainsi partout... Profitez-en bien tant qu'on vous laisse encore le droit d'enseigner la littérature.
Quand viendra le temps des programmes établis par le conseil d'enseignement et approuvé par le CA, il faudra être dans les bons établissements... Un simple changement de direction et tout basculera...
Ecrit par : Thalie- Thalie | 11 septembre 2007
"Il est interdit de faire de la grammaire dans l'enseignement des langues vivantes."
On croit rêver!
Et on se lamente en haut lieu: "Mais comment se fait-il donc que les petits Français soient aussi nuls en anglais et en allemand?" Et l'on donne, toujours en haut lieu, une mauvaise réponse à une bonne question: "C'est parce qu'ils font encore trop de grammaire."
Souvenez-vous, c'était il y a trois ou quatre ans.
Ecrit par : Jean | 11 septembre 2007
Dobolino,
Je me suis sans doute mal expliqué. En ce qui me concerne Je n'ai pas attendu Sarkozy et Darcos, pas plus que Jean, JPB, ou catmano...pour faire de la résistance à la méthode globale en primaire,, aux séquences au collège, à l'ingénierie stylistique au lycée et au pédagogisme en général, depuis dix, vingt ou trente ans.
Mais vous avez sans doute raison, la liberté ne se décrète pas ; il faut assumer ses choix et prendre, individuellement, les risques qui en découlent.
Ecrit par : Robin | 11 septembre 2007
"la pédagogie de l'élève au centre a été pensée sur mesure pour cette génération indécise, qui a choisi souvent l'enseignement par hasard"
Mais elle les fragilise d'autant plus !
Si vous allez quelque part où vous n'êtes pas sûr de vouloir ni de pouvoir entrer, et qu'on vous dit qu'une fois à l'intérieur vous serez à la fois la cinquième roue du carrosse et l'indésirable qui a tout faux, vous êtes bien bête d'entrer, et bien mal à l'aise une fois à l'intérieur !
Ecrit par : Jérémy | 11 septembre 2007
pour Maria,
merci pour la référence au site de l'APED que je ne connaissais pas. La lecture de l'article sur le CECRL m'a fait le plus grand bien !
Ecrit par : Annie Claire | 11 septembre 2007
Elle nous a parlé aussi des nouvelles directives européennes sur l'enseignement des langues vivantes : groupes de niveau et suppression de la distinction entre LV1 et LV2.
Quelqu'un est-il au courant ? J'espère que les dites directives n'achèvent pas définitivement la grammaire.
Ecrit par : Robin | 11 septembre 2007
...Et les exercices de traduction
Ecrit par : Robin | 11 septembre 2007
Pourriez-vous être plus claire, Cadichon, au sujet du communiqué de la Société des agrégés? Que voulez-vous dire exactement?
Ecrit par: Jean
Le communiqué (outre qu'il enfonce des portes ouvertes ) exige de Sarkozy le respect des "principes de l'école républicaine", sans dire en quoi sa lettre les enfreint et les dire immuables n'a aucun sens. C'est cela qui me choque de la part d' enseignants sensés former l'élite de la profession et savoir commenter un texte, sans le dénaturer, quelle que soit la nature de leur parti-pris , corporatiste ou idéologique.
Les "principes d'éducation" du texte de Sarko ne se confondent ni avec ceux de la République,(une et indivisible... et laïque!! ) ni avec ceux de son école, laquelle est tout sauf une, indivisible et même laïque. Et ils ne sont surtout pas immuables, Dieu merci. Certains, comme la généralisation de la gratuité et de la mixité, le financement public des écoles privées, la durée légale du temps d' études, ont suivi l' évolution de la société. En revanche, le respect de l'autorité du maître et l'obligation de transmettre des savoirs doivent retrouver la place dont le ludisme constructiviste les a chassés.
Ecrit par : Cadichon | 11 septembre 2007
"Censés", Cadichon!
En fait, je m'interroge sur les raisons de votre virulence contre les agrégés...
Ecrit par : Jean | 11 septembre 2007
Aaaaah ! C'est si beau, la privatisation à tout va ! Lisez-moi ça (les ceusses qui peuvent lire l'anglais parce que, malheureusement, y a pas la trad) : http://society.guardian.co.uk/localgovt/story/0,,1886483,00.html
J'aime particulièrement ce passage :
"Apart from London, bus use has declined dramatically in the UK since services were deregulated 20 years ago, opening the way for competition between operators. As a result, old buses that should be consigned to the scrap heap are sometimes given a lick of paint and returned to busy routes. This has created a chaotic free-for-all, with an increasing number of buses chasing fewer passengers. The irony is that the vehicles meant to relieve congestion by providing an alternative to cars are creating more snarl-ups."
Ah, et celui-ci aussi :
""The big operators also have a tidy nest egg, courtesy of local council taxpayers. To guarantee vital services, and prevent them being withdrawn, councils - either directly, or through PTAs - shell out hundreds of millions annually in subsidies." In Greater Manchester , this amounts to £30m a year. "It's a licence to print money," says Roger Jones, chairman of Greater Manchester PTA. "We pay out all this money but have little control over services. What's more, they undermine the Metrolink [tram] system. If a new line opens, they put on their best buses to compete with it.""
Ah, et celui-ci n'est pas mal non plus :
"Graham Stringer, M P for Manchester Blackley and former leader of the city council, shares the concerns and has frequently raised the issue in parliament. He says: "The taxpayer is being completely ripped off by monopolies and there is no check on how the money they get from the public purse is being spent. Yet, at the same time, the network is shrinking, we are getting less buses for our subsidies, and they are concentrating services on the main radial routes. We don't have public transport any longer."
He has also discovered from the government's traffic commissioners that one in five buses in Greater Manchester are classed as "non compliant", or not up to standard. "A significant number of them are unsafe," adds Stringer."
Enfin bon, c'est vrai que le Guardian, journal stalinobolchotrotskomaoïste par excellence, ne saurait être pris au sérieux...
Ecrit par : Kap | 11 septembre 2007
"Il est interdit de faire de la grammaire dans l'enseignement des langues vivantes."
Pas exactement. Il n'est pas interdit de faire de la grammaire, il est seulement très conseillé de ne faire que de la grammaire implicite - comprenez: faire de la PRL (Pratique Raisonnée de la Langue), faire 'réfléchir' les apprenants (qui n'apprendront décidément rien) sur des 'faits de langue' (et non plus les très archaïques 'points de grammaire') et les laisser eux-mêmes deviner les régularités sous-jacentes de la langue (et jamais 'règles de grammaire', expression bien trop normative, et Dieu que nous ne souhaiterions pas être normatifs!).
En ce qui concerne la traduction, elle n'est pas interdite, mais on nous fait bien sentir que cela ne sert à rien, car ce n'est pas en traduisant, en revenant à la langue source, que l'on apprend une langue étrangère... Vous trouvez ça débile? Oui, c'est normal.
C'est made in IUFM.
Ecrit par : Loki | 11 septembre 2007
Kap, The Gardian a la réputation (en France) d'être un journal de gauche, une sorte de Libé brit' , mais ne vous y trompez pas, il est autant de gauche que Tony Blair. C'est dire.
Ecrit par : Loki | 11 septembre 2007
"Kap, The Gardian a la réputation (en France) d'être un journal de gauche, une sorte de Libé brit' , mais ne vous y trompez pas, il est autant de gauche que Tony Blair. C'est dire."
écrit par Loki
Euh, je sais. C'était ironique... Le Guardian, où les journalistes sont tout de même nettement moins fana de Tony que ceux du... Sun, par exemple (mais est-ce qu'on peut qualifier ce torche-cul de journal) est tout simplement un peu plus socialiste que la plupart des journaux Brits (l'article auquel je renvoie est d'ailleurs très critique de la politique de privatisation à outrance des Conservateurs et des partenariats Public/Privé si chers à ToOny). Mais pour Cadichon, le Guardian, c'est presque la Pravda !
Ecrit par : Kap | 11 septembre 2007
fanaS
Ecrit par : Kap | 11 septembre 2007
Merci à JPB pour ses clarifications instructives qui m'ont fait réfléchir d'autant plus utilement que je les ai lues après avoir consacré une partie de la matinée, chaussée de mes lunettes de juriste, à une série de textes sur la poursuite en diffamation contre Pedro Cordoba et al., auxquels va toute ma sympathie. C'est l'hopital qui se fout de la charité! Laarman a sur le dos un paquet de poursuites pour sa campagne de l'an dernier contre les éditeurs et les mamies (à commencer par ma mère qui s'en veut de s'être fait plumer) se sont petit à petit ravisées devant sa gourmandise effrénée. Il lui faut donc taper dans d'autres poches et toute tribune gratuite fait ventre.
Ce procès, j'y suis mon fil d'Ariane, dans les méandres de la ligne de démarcation parfois bien boueuse entre courants libéraux et anti-libéraux. Tous veulent refonder l'école, maintenant qu'ils s'accordent ENFIN sur le degré de gravité et d' urgence, quoiqu'avec une prise en compte de l'étendue du désastre sensiblement plus tardive, sauf exceptions notables, à gauche qu'à droite. Ils s'empoignent cependant toujours sur les sources du mal, le partage des responsabilités (que chacun analyse suivant sa chapelle ou sa paroisse) et , par voie de
conséquence, sur les remèdes.
Fanny Capel (http://www.sauv.net/fx061024.php) attaquant le "Pluralisme scolaire" de Philippe Nemo (http://www.sauv.net/nemopluralisme.php) a écrit à cet égard un morceau d'anthologie, dans le registre de l'anti-libéralisme viscéral.
Sans front uni, pas de victoire possible et cette guerre de positions fait bien mal agurer d'un quelconque dénouement favorable aux enfants, qui en sont quand même les principales victimes, on l'oublie trop souvent.
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Pour revenir à la "pédagogie explicite", les remarques de JPB m'ont fait toucher du doigt que j'en avais une tout autre approche que la sienne, même si on ne quitte pas le registre de ces multiples carences dont l'école francaise n'a pas le monopole. J'ai réagi épidermiquement, je le confesse, mais surtout, je viens de m'en rendre compte, en Canadienne. J'avais tiqué, ily a quelques années, devant l'insistance de Clermont Gauthier à prétendre, pour que sa méthode ait quelque crédit et qu'elle ne paraisse pas faire du neuf avec du vieux, qu'elle s'inscrivait entre le frontal, (qui n'existe plus nulle part depuis les lunes mais dont la fiction lui servait de tremplin) et le ludique, qui lui règne toujours en maître et que les psychopédagogues comme lui ont si longtemps favorisé.
Au Québec comme en France, on a ainsi eu droit, avec quelque avance, aux retournements de vestes de pompiers pyromanes...
Les "failed theories" (Hannah Arendt) de la Progressive Education étatsunienne ont traversé la frontière terrestre plus vite que l'Atlantique, mais pour ce qui concerne le Canada, elles connurent une emphase précoce au Québec. J'ai pu vivre en prise directe la rapidité avec laquelle le désastre constructiviste se répandait, à la fin des années 70, comme dommage collatéral de la "Révolution tranquille". Mes neveux apprenaient à lire par la méthode globale dans l' école d'une petite île de 3.000 habitants, à 25 km de Montréal, avec des enseignants déjà passablement dysorthographiques eux-mêmes et aux repères grammaticaux en nette perdition. J'ai donc promptement mis ma fille de 5 ans dans une école primaire tenue par des "Francais de France", où ce handicap de départ lui fut épargné, mais au prix d' un sacrifice financier. Il nous fallait payer deux fois, l'école privée et une "taxe scolaire" de plusieurs milliers de dollars. Je m'avisai alors que j'avais de l'or dans les mains:mes traductions juridiques me rapportaient, en 1978, 25 cents du mot... une fortune pour l'époque, qui permit d'échapper au pire. J'entends d'ici ricaner les hyènes devant mes affres de pauvre petite fille riche...
Je retiens aussi de cette époque la rage froide lors de mon premier contact avec la destruction des apprentisages. Y étaient voués les enfants dont les parents ne pouvaient s'offrir le luxe d'un enseignement de qualité, lequel est pourtant toujours et partout une nécessité première, surtout chez les plus mal lotis. Ces enfants québécois étaient victimes d'activistes qui expérimentaient sur leur dos avec la bonne conscience usuelle. Les sciences de l'éducation prenaient leur essor. Je le compris bien plus tard.
Outre l'intérêt d'apprendre l'anglais, la supériorité relative du niveau d'enseignement dispensé dans les écoles publiques anglophones y ayant favorisé un afflux d'enfants d'immigrants, ( la quasi-totalité, y compris les Français) le gouvernement séparatiste, élu en 1976, s'est empressé d'imposer à ces derniers la fréquentation des écoles francophones. Du coup l'immigration au Québec ne fut plus choisie majoritairement que par ceux qui venaient de nos anciennes colonies et DOM/TOM. Mais ceci est une autre histoire. Les Vietnamiens, notamment, ces boat people qui arrivaient en grand nombre dans ces années-là, et ne parlaint déjà plus le francais, sont prestement allés s'installer dans les autres provinces. Les Libanais sont aussi arrivés en masse, mais dans des conditions matérielles bien différentes et n'étant pas "taxés" automatiquement de francophones, quoique parlant bien le français, l'école anglophone leur fut le plus souvent permise.
Bref, voir la "pédagogie explicite" que je connaissais sous le nom d'instruction-iste ou quelque chose comme cela, débarquer en France a fait se dresser ma longue oreille. Va-t-elle là aussi offrir une occasion rêvée de se refaire une virginité à ceux qui retournent leur veste après avoir activement contribué au désastre, ou dans le meilleur des cas n'ont rien fait pendant trente ou quarante ans pour s'y opposer, par aveuglement idéologique, simple réflexe de survie ou résignation?
Ecrit par : Cadichon | 12 septembre 2007
oui Censés, merci Jean.
et je n'ai pas de virulence contre eux, juste une déception devant une réponse convenue qui n'apporte rien au débat.
J'attendais plus.
Ecrit par : Cadichon | 12 septembre 2007
Encore une fois, Cadichon n'a que le vocable "idéologue" aux lèvres pour qualifier ses contradicteurs. Mais sa version du libéralisme n'est qu'idéologique, et cela transpire dans chacun de ses propos.
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 septembre 2007
En ce qui concerne la traduction, elle n'est pas interdite, mais on nous fait bien sentir que cela ne sert à rien, car ce n'est pas en traduisant, en revenant à la langue source, que l'on apprend une langue étrangère... Vous trouvez ça débile? Oui, c'est normal.
C'est made in IUFM.
Ecrit par : Loki | 11 septembre 2007
Merci Loki, pour ces précisions qui confirment malheureusement mes craintes.
Alors je continue (pour enfoncer le clou ?) mon petit compte-rendu de la réunion parents-professeurs d'hier : les professeurs de langue de l'établissement s'arrachent les cheveux sur le niveau très faible d'enfants qui ont pourtant fait de l'anglais, de l'espagnol, voire de l'allemand depuis l'école primaire.
Le professeur d'espagnol a évoqué le cas d'un jeune Irlandais fraîchement débarqué en France et qui avait fait les tests de répartition des les GDN (groupes de niveau) et les avait mieux réussi que certains de ses nouveaux copains Français.
Pourtant, si l'on suit l'idéologie IUFMesque, Ils devraient parler couramment puisque ils ne font presque plus de cette grammaire (grand-mère?) castratrice ni de cette traduction qui vous empêcherait de penser directement dans la langue étrangère (quelle fiction quand on y pense !)
Gad El Maleh se souvient de ces lambeaux de phrases apprises au collège : "Where is Brian ?" "Oh! it's raining, where is my umbrella ?" et autres "Brian is not in the kitchen, he is in the bathroom".
C'est à peine caricatural. Personne ne peut apprendre à parler (et encore moins à penser) en anglais de cette manière.
Alors je demande : "Où est l'erreur ?"
Ecrit par : Robin | 12 septembre 2007
POUR ANNIE CLAIRE (et ceux qui s’intéressent à l’enseignement des langues)
Ma lecture du blog est redevenue un peu épisodique et je viens seulement de découvrir votre message.
Je n’ai encore rien écrit sur le sujet qui vous intéresse : le Cadre européen commun de références en langues (CECRL). Je n’en pense pas moins, comme vous pouvez vous en douter.
Maria vous conseillait de lire un article sur le site de l’APED, ce que vous avez fait. Je viens moi-même de le parcourir en diagonale. J’aime bien Nico Hirtt, que j’ai croisé plusieurs fois, mais je trouve qu’il a tort de mêler à ce point les analyses politico-idéologiques et celles qui concernent l’enseignement au sens strict. [Je précise à tout hasard que je partage en grande partie les positions anti-néolibérales de l’APED mais que je reste fermement attaché au principe de laïcité : il implique de laisser l’école à l’écart de la politique, quel que soit le bord où l’on campe soi-même]
Le fait que Bruxelles s’occupe de "l’employabilité" des élèves et des étudiants ne m’offusque pas outre mesure. Que pourrait-on attendre d’autre de Bruxelles ? Il est évident que ce qui intéresse nos maîtres actuels est la "langue de communication". Après tout pourquoi pas ? Mais ils devraient comprendre que l’école a d’autres missions – qui d’ailleurs ne sont pas incompatibles avec la "langue de communication".
Je reproche beaucoup de choses au CECRL. Impossible d’approfondir pour l’instant. Je me contenterai d’une remarque préalable à toute analyse. Ce texte est totalement INADAPTE AU CADRE SCOLAIRE. Les auteurs l’avouent eux-mêmes puisque les "compétences" sont définies de façon "objective" sans tenir compte des individus censés les acquérir. C’est tout à fait explicite dans le "port-folio de compétences" : le niveau "débutant", par exemple, peut concerner aussi bien un élève de huit ans qu’un collégien, un lycéen, un étudiant ou un… cadre d’entreprise devant passer trois jours dans un pays dont il ignore la langue et qui veut pouvoir demander où sont les latrines (puisque c’est un sujet "récurant" ces jours-ci sur le blog). Je ne suis pas un fanatique de la "pédagogie différenciée" mais le simple bon sens permet de comprendre qu’on ne peut pas concocter des programmes scolaires sans réfléchir une seule seconde à l’âge et aux motivations des élèves concernés. Il est assez invraisemblable que ces « experts », qui prétendent s’appuyer sur la pragmatique et la théorie des actes de langage, puissent à ce point mépriser les destinataires de tels programmes. Il est non moins invraisemblable – n’est-ce pas Christophe et personae non gratae ? – que l’Inspection Générale et tout ce que les IUFM comptent en spécialistes de didactique des langues aient obtempéré comme un seul homme : le mot « compétences » les fait tellement frétiller qu’ils en perdent le peu de raison qui leur reste.
C’est à mon avis sur ce point qu’il faut dénoncer les ravages de la "marchandisation des savoirs". Lorsque, dans une vision néo-libérale des "sociétés de la connaissance", on part des "compétences" propres à assurer "l’employabilité" des personnes, on ne réussit qu’à détruire l’école sans par ailleurs mieux assurer ladite "employabilité" : pour un commercial travaillant dans une entreprise en quête de marchés étrangers, il vaut mieux connaître en profondeur la culture locale que baragouiner un pidgin infect. Pour demander où se trouvent les latrines, on s’en sort toujours. Arracher un gros contrat exige d’autres "compétences".
A suivre. Car il y a bien évidemment beaucoup d’autres choses qui ne tiennent pas debout dans ce CECRL.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 12 septembre 2007
SOS EDUCATION
Agréablement surpris par le message de Cadichon. Vu la teneur générale de ses propos, je l’imaginais proche de SOS-Education. Il n’en est rien et c’est heureux. Mais, du coup, je ne comprends plus vraiment ce qu’elle veut nous dire sur l’école. Pour des raisons évidentes, je préfère ne pas trop parler de cette affaire en public : mieux vaut ne pas dévoiler ses batteries à l’ennemi. Mais tous les commentaires sont les bienvenus. Surtout s’ils viennent de la droite libérale. Nous essaierons d’en faire le meilleur usage.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 12 septembre 2007
Les "principes immuables qui vous ont fait bondir, Cadichon, ne sont rien d'autre que ceux que vous signalez vous-même: "le respect de l'autorité du maître", et "l'obligation de transmettre des savoirs". La Société des agrégés rappelle dans son communiqué presse (www.societedesagreges.net) que c'est à cela qu'il est hors de question de toucher, le reste ( mixité, temps d'étude, mise à jour des programmes, etc.) relevant d'une adaptation tout à fait normale et nécessaire à l'évolution de la société.
La Société des agrégés exprime son immense satisfaction que le Président de la République ait pris conscience du délabrement de l'école et le dise publiquement - c'est tout de même assez rare! - et qu'il ait décidé de prendre le mal à la racine.
En même temps, elle craint que, par souci de faire appel à toutes les "bonnes volontés", il ne laisse en place comme "conseillers" ceux qui ont consacré leur carrière à ruiner les fondements même de l'école, à prétendre qu'ils étaient dépassés, qu'ils étaient "d'hier et même d'avant-hier": le respect de l'autorité du maître et l'obligation de la transmission des savoirs. Autrement dit, elle craint de voir les "pédagogistes" - Meirieu et sa bande - , chassés par une porte, revenir par l'autre.
D'où cette insistance du communiqué de presse sur le fait que ces "principes " sont "immuables", ce qui veut simplement dire qu'il ne saurait y avoir de concession à leur sujet.
Je trouve donc que ce communiqué de presse est une excellente réponse à la lettre du Président. Il prend acte de la lucidité de son analyse et de sa volonté de restaurer une école digne de ce nom. Mais en même temps il essaie de le rendre attentif au fait que l'espoir de redresser le système éducatif n'est qu'un leurre s'il ne s'attaque pas fermement à l'idéologie responsable d'un tel gâchis; si, par exemple, comme le dit le communiqué, les IUFM restent en l'état, s'ils ne sont pas sérieusement toilettés et ramenés à la raison.
Sur la Troisième voie, Cadichon, je partage votre scepticisme. Le nom, déjà, ne m'inspire guère. Et je ne vois pas pourquoi, ayant échappé à Meirieu, il faudrait que nous nous rangeassions sous la bannière d'un autre leader, en l'occurence Clermont-Gauthier. Ledit Clermont-gauthier est certainement très sympathique, mais enfin j'estime que chaque enseignant de France - et de Navarre - doit être capable d'être à lui-même son propre gourou et de trouver en lui-même son inspiration pédgogique. Remplacer Meirieu par Clermont-Gauthier et se réclamer d'une autre chapelle (la "pédagogie explicite"), non merci!
Ecrit par : Jean | 12 septembre 2007
occurrence!
Ecrit par : Jean | 12 septembre 2007
Le professeur d'espagnol a évoqué le cas d'un jeune Irlandais fraîchement débarqué en France et qui avait fait les tests de répartition des les GDN (groupes de niveau) et les avait mieux réussi que certains de ses nouveaux copains Français.
J'ai oublié de préciser qu'il s'agissait de tests d'espagnol et que le petit Irlandais n'en avait jamais fait...Mais peut-être est-ce un surdoué !
Ecrit par : Robin | 12 septembre 2007
A suivre. Car il y a bien évidemment beaucoup d’autres choses qui ne tiennent pas debout dans ce CECRL.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 12 septembre 2007
Oui, la professeur d'espagnol nous a parlé aussi du CECRL et j'ai appris qu'il était en vigueur déjà l'année dernière.
Je suis entièrement d'accord avec vous sur le fait que l'enseignement des langues étrangères doit être avant tout un accès à la culture d'un autre peuple et non la simple acquisition d'outils de communication dans un but utilitaire.
Il s'agit là d'une conception inefficace et à courte vue qui ignore totalement ce qu'est une langue.
Ecrit par : Robin | 12 septembre 2007
Si on feuillette un manuel d'enseignement des langues d'aujourd'hui, on est frappé par le peu de différence entre les modes de vie.
Tout se passe comme si les auteurs avaient cherché à gommer le plus possible ces différences (qui effectivement existent de moins en moins à travers la mondialisation des échanges)...
Si bien que l'on se demande (et les enfants les premiers) si la subsistance de la seule différence réelle (et quel obstacle !), celle de la langue ne serait pas une invention perverse des professeurs de langue et des auteurs de manuels.
Il en était déjà ainsi à notre époque (sauf que Mr. et Mrs Smith appartenaient à une classe sociale bien définie qui n'était pas forcément la nôtre et avaient encore quelque chose de "british", que nous faisions encore de la grammaire, des traductions et que nous étudiions, dès la 6ème, des auteurs (Goethe, Cervantès, Shelley...)
Est-ce que les enfants seraient vraiment traumatisés si on y revenait un peu ?
...A la différence !
Ecrit par : Robin | 12 septembre 2007
Je retiens aussi de cette époque la rage froide lors de mon premier contact avec la destruction des apprentisages. Y étaient voués les enfants dont les parents ne pouvaient s'offrir le luxe d'un enseignement de qualité, lequel est pourtant toujours et partout une nécessité première, surtout chez les plus mal lotis. Ces enfants québécois étaient victimes d'activistes qui expérimentaient sur leur dos avec la bonne conscience usuelle.
Ecrit par : Cadichon | 12 septembre 2007
Boah! On va pas en faire un fromage! Mérieux et autres ont expérimenté le vaccin rage et l'ineffable vaccin brucellose sur mes petits camarades et moi qui n'étions point issus des masses populaires, loin s'en faut. Refuser de servir de matériel d'expérience était signer son appartenance aux groupuscules écologiqtes et son refus du progrès, ce qui faisait bien plus angoisser à l'époque que Le Pen, avec son bandeau sur l'œil. Car il était de notoriété publique que les verts étaient les successeurs directs des nazis.
Point de mort grâce à l'intervention rapide du SAMU lyonnais.
Voyons, jeunes gens, "on ne fait pas d'omelette sans casser des œufs!" (sic)
Ecrit par : dobolino | 12 septembre 2007
Il faut faire attention de ne pas mélanger CECRL et Portfolio européen.
Seul le CECRL est appliqué aujourd'hui dans nos écoles - ce qui est déjà catastrophique...
Le Portfolio européen, comme l'a fait remarquer P. Cordoba, peut concerner l'élève comme le cadre; il ne s'applique donc pas essentiellement au système éducatif.
Cependant, car il y a bien sûr un côté vicieux à tout cela, CECRL et Portfolio sont deux aspects d'une même idéologie qui tend à se répandre en Europe (ou plutôt qui est déjà bien installée): le fait que l' "apprentissage" se fait tout du long de la vie d'un individu et que, de facto, cet individu se doit d'être "flexible", prêt à suivre toutes les formations possibles et imaginables au cours de son existence afin d'aller de boulot précaire en boulot précaire, sans véritable spécialisation...
Ecrit par : Loki | 12 septembre 2007
Je suis entièrement d'accord avec vous sur le fait que l'enseignement des langues étrangères doit être avant tout un accès à la culture d'un autre peuple et non la simple acquisition d'outils de communication dans un but utilitaire.
Il s'agit là d'une conception inefficace et à courte vue qui ignore totalement ce qu'est une langue.
Ecrit par : Robin | 12 septembre 2007
Tiens! Essayez de l'expliquer aux parents! Eduquée par des professeurs de langues plus ou moins éminents et convaincue depuis toujours et encore à présent du bien-fondé de ce propos, malgré d'autres dissensions, je n'ai jamais, au grand jamais, rencontré qui que ce soit qui m'approuve, du haut en bas de l'échelle sociale, abstraction faite de quelques rares agrégés de langue vivante. Quelle que soit la qualité de l'argumentation que j'ai pu développer et la patience que j'y ai pris.
Totalement inutile et inaudible. Il y a longtemps que j'ai laissé tomber et prends la tangente ou un Lysanxia 20 mg quand le sujet est évoqué. Je me contente de l'expliquer à mes enfants. Pas trop . Pas de problèmes de compréhension pour l'aîné qui veut être comédien et a, parmi ses formateurs, un comédien français qui a joué Shapeskeare à Londres. Pour la deuxième, qui est très investie dans l'ORL et la construction de ses savoirs (elle n'a guère eu le choix ailleurs qu'en maths et SVT où les grincements de dents furent d'ailleurs pénibles à vivre pour nous), on verra dans deux ou trois ans.
Ecrit par : dobolino | 12 septembre 2007
les avait mieux réussi
réussis avec un S !
(honte sur moi!)
Ecrit par : Robin | 12 septembre 2007
dire que l'enseignement des langues doit être "AVANT TOUT un accès à la culture des autres peuples" me parait aussi extrême que dire qu'il s'agit de "la simple acquisition d'outils de communication dans un but utilitaire".
Les deux ne peuvent pas être dissociés ; sachant que par culture il faut savoir ce qu'on entend ; disons plutôt que l'on peut enseigner les expressions de la culture (de mon temps, Simon et Garfunkel, Shakespeare, Garcia Lorca et Paco Ibanès) mais pour ce qui est de connaître et comprendre la culture à moins d'une immersion prolongée ça me parait utopique ; donc bien s'exprimer, lire, écrire, parler comme on dit sur les cv, c'est déjà un début et, ne nous faisons pas d'illusion, c'est tout ce que l'école saura transmettre, avec, si on est chanceux comme moi, l'envie d'aller plus loin merci les profs passionnés.
Ensuite, la fameuse "dimension cachée" si chère à Edward T. Hall, il faut la chercher sur place. Parler une langue dans l'idéal, ce n'est pas seulement traduire ce qu'on aurait dit en français c'est aussi traduire l'intention, le sens derrière la signification littérale du mot ; donc restons modestes, si déjà un gamin parvient à exprimer ce dont il a besoin (exemple mon fils en Espagne l'an dernier a appris à dire "où sont les toilettes" et "j'ai mal au ventre" pour cause de ...gastro galopante !) c'est un premier pas ; si en plus il a envie de lire ou de voir en vo des oeuvres qu'il a regardées en français c'est encore mieux !
PS : Cadichon 25 cents du mot c'était bien payé ! je touche 20 cents brut !!! et je n'ai aucune formation de traductrice, juste des bases solides en grammaire française et anglaise, collège et lycée avec LV1 anglais et un an de séjour aux US ; assez pour la ramener chaque année aux réunions de début d'année quand les profs de langue nous "rassurent" en nous certifiant qu'ils feront peu de grammaire....
Ecrit par : fabienne | 12 septembre 2007
J'ai une amie en LP qui est en train de souffrir, dans un etablissement où tout est bordelique, les élèves infects, les CPE inopérants, le proviseur qui ferme les yeux... Ils n'ont pas le droit d'exclure de cours, ni de mettre des retenues. Ses collègues lui ont dit que c'était normal qu'elle se soit fait traiter de "grosse pute", et qu'elle n'avait qu'à oublier en rentrant chez elle.
1) Comment peut-on la sortir de là ?
2) Comment peut-on faire connaître la situation au grand public ?
Tout son lycée professionnel est comme ça. Mais les autres collègues se résignent, acceptent, et laissent tout passer (même une prof qui s'est fait arroser d'encre par ses élèves !).
Il n'y a que quelqu'un qui a vécu cette situation qui est capable de comprendre ce qui s'y passe. Elle n'a pas pu faire cours depuis la rentrée. Et je la connais : elle a de la bouteille et de l'autorité. Mais ils sont en train de la détruire à petit feu. Les collègues n'aiment pas sa rébellion face à un système pourri, les élèves ont décidé de la faire plier, et l'administration la voit d'un mauvais oeil car elle n'accepte pas de se faire marcher dessus par les gamins.
Une idée pour qu'elle s'en sorte ? Un média pour qu'au moins le silence autour de cet établissement soit rompu ?
Y en a marre de l'omerta. Et on ne peut pas fermer les yeux tout le temps. Je me sentirai coupable et complice du système si je ne l'aide pas à s'en sortir, et à faire connaître la réalité de son Lycée Professionnel. Comment a-t-on pu en arriver là ? Auprès de qui doit-elle témoigner pour que tout cela se sache ?
Ecrit par : Jérémy | 12 septembre 2007
Jeremy, comment réagissent les délégués syndicaux et les représentants élus de parents face au désordre que vous dépeignez? C'est peut-être ça qu'il faudrait savoir d'abord.
Ameuter l'opinion publique? Oh, vous savez, l'opinion publique, pour l'ameuter...! Et à quoi bon?
Peut-être plutôt demander à JPB de signaler ce cas dramatique à Xavier Darcos, qu'il connaît assez bien d'après ce qu'il nous en a raconté sur ce blog, afin qu'un conseiller du Ministre passe un petit coup de fil au proviseur pour s'enquérir de ce qui se passe? Cela peut suffire pour changer la donne, et qu'elle se sente protégée.
( elle est professeur de quoi, votre amie?)
Ecrit par : Jean | 12 septembre 2007
Peut-être plutôt demander à JPB de signaler ce cas dramatique à Xavier Darcos, qu'il connaît assez bien d'après ce qu'il nous en a raconté sur ce blog, afin qu'un conseiller du Ministre passe un petit coup de fil au proviseur pour s'enquérir de ce qui se passe?
Ecrit par : Jean |
Mais c'est le Messie, JPB ou quoi?
Au lieu de penser transmettre tous nos problèmes au Maitre des lieux, qui a autre chose à faire, qui devrait les refiler au Ministre, qui a encore plus de choses à faire, mieux vaut essayer de penser de façon pragmatique.
Jérémy, demandez-donc à votre amie de mettre un mouchoir sur sa conscience professionnelle (pour une fois) et qu'elle pense donc à sa santé à elle (physique, intellectuelle et mentale). Tomber dans la dépression pour trois connards, c'est cher payé.
Qu'elle aille voir son médecin, qu'elle lui explique la situation, et qu'elle se mette en arrêt maladie. Ca fera les pieds au proviseur et aux collègues qui devront du coup gérer ses élèves...
Ecrit par : Loki | 12 septembre 2007
Merci Jean pour ces clarifications. Ce qui va sans dire:
"""elle craint que, par souci de faire appel à toutes les "bonnes volontés", il ne laisse en place comme "conseillers" ceux qui ont consacré leur carrière à ruiner les fondements même de l'école, à prétendre qu'ils étaient dépassés, qu'ils étaient "d'hier et même d'avant-hier": le respect de l'autorité du maître et l'obligation de la transmission des savoirs. Autrement dit, elle craint de voir les "pédagogistes" - Meirieu et sa bande - , chassés par une porte, revenir par l'autre.
D'où cette insistance du communiqué de presse sur le fait que ces "principes " sont "immuables", ce qui veut simplement dire qu'il ne saurait y avoir de concession à leur sujet.""
...va tellement mieux en le disant. Cet atermoiement rend le texte peu cohérent, par manque de clarté.
Evidemment qu'il n'y a pas de contestation possible et pas plus chez Nicolas Sarkozy que chez les agrégés ou les simples citoyens comme moi, sur le caractère immuable des principes fondamentaux de l'école, mais comme ce sont ceux-là même que les Meirieu and Co ont bafoués, et puisqu'il s'agit de remédier au désastre qu'ils ont causé, il ne me paraît pas cohérent d'épingler " l'affirmation selon laquelle « les principes de l'éducation du XXIe siècle [...] ne peuvent pas se satisfaire des principes d'hier et pas davantage de ceux d'avant-hier », puisque ceux-ci sont en évolution constante, sans plus d'explication que pour interpréter cette phrase en une volonté de contester que "les principes de l'école républicaine sont immuables".
Me gêne dans cette lettre ce procédé qui s'apparente au procès d'intention et ne me paraît ni digne des signataires, ni surtout capable de faire avancer les choses.
Comme dit JPB, c'est sur les remèdes que cela coince. Et comment!
Maintenant que la crise de l’école s’est transformée en véritable catastrophe humanitaire, puisque près de la moitié des élèves est abandonnée au bord de la route, sans connaissances suffisantes pour obtenir un emploi stable et rémunérateur, ou suivre des études supérieures, dans des universités sinistrées elles aussi , l’unanimité s’est enfin constituée sur sa gravité, mais après des décennies de déni.
Ce n’est pas pour autant que le dénouement est en vue. Même si ne semble enfin plus faire de doute la responsabilité, dans cette tragédie, du train de réformes structurales et pédagogiques incessantes depuis un demi-siècle, et que personne (ou presque) n’ose plus non plus désormais contester l’échec de ces réformes, le différend, qui oppose ceux qui croient encore, malgré tout ce qui précède, dans les vertus du monopole étatique aux partisans d’une école pluraliste et autonome, risque d’entretenir encore longtemps le statu quo, donc la tragédie.
C'est en cela que la critique par Fanny Capel du document de Philippe Nemo sur le pluralisme scolaire que j'ai citée hier relève de la diabolisation anti-libérale habituelle et non de la critique constructive. On y retrouve notamment le refus d'admettre que les solutions proposées sont couronnées de succès partout où elles sont appliquées, et surtout, car c'est là que le bât blesse, dans les écoles les plus sinistrées des ghettos américains. C'est justement ce qui gêne nos anti-libéraux pavloviens, qu'une solution libérale ( pluralisme, autonomie, mais surtout découplement du financement public et des choix pédagogiques... pour assurer la liberté de ceux-ci aux frais de l'état et du contribuable) soit plus favorable aux plus déséhérités que le régime soutenu par les bonnes âmes, lequel ( voir plus haut) les avaient enfoncés encore plus dans l'ignorance et la pauvreté, effet inévitable de l'égalitarisme qui a toujours creusé les inégalités.
Ecrit par : Cadichon | 12 septembre 2007
C'est comme cela même dans des lycées "normaux" : une amie chez sa fille à Brest m'a dit hier que sa petite-fille en 1ère S avait déjà deux professeurs qui se font gravement chahuter au bout d'une semaine de rentrée !
Il faut des mesures contre un tel voyoutage : ce n'est pas toujours la faute aux profs. (Lire "Parents contre profs " de M.Maschino.)
Je me suis fait chahuter dans mon cours de soutien à des 4ème: n'étant redevable à personne et travaillant gratos, après un avertissement, je les ai virés. Il faut virer les chahuteurs avec le soutien du directeur, de l'administration, et tout rentrera dans l'ordre. Il est urgent d'agir, sinon, on court à la catastrophe.
A paraître la semaine prochaine un ouvrage collectif :
"La débâcle de l'école, une tragédie incomprise ".
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 12 septembre 2007
Dobolino, les langues se meurent, les langues sont mortes. A quand le français langue morte?
L'allemand que j'ai tant aimé, qui est la langue des Lieder de Schubert, et de Goethe, devient une "langue rare".
Il y a à la fac de lettres de Limoges plus de professeurs d'allemand que d'élèves : .......QUATRE cette année!!!!
A propos, j'ai trouvé (malgré l'ironie de mon époux ) le second problème sur le principe d'Archimède. J'avoue que j'y ai passé un moment, mais cela m'a bien amusée.
Je mettrai les résultats quand j'aurai trouvé l'iceberg, plus difficile.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 12 septembre 2007
Se mettre en arrêt maladie, Loki, quand on se sent en pleine forme et que la rentrée vient à peine d'avoir lieu, n'est-ce pas une décision difficile quand on aime son métier, un aveu d'échec en quelque sorte?
Il me semble au contraire que la solution "pragmatique" consisterait à appeler directement l'attention du Ministre sur son cas, ne serait-ce que pour lui donner l'impression qu'elle n'est pas seule.
Et comme il se trouve que l'animateur de ce blog a ses entrées auprès de Darcos, je ne vois pas pourquoi il ne viendrait au secours d'une collègue qui se sent perdre pied par la faute du "Crétin".
Ecrit par : Jean | 12 septembre 2007
Ce que vous dites, Anne-Marie, du désordre qui affecte aussi les lycées normaux renforce ma conviction que Xavier Darcos doit être saisi du cas de l'amie de Jeremy. Ce serait la meilleure façon, comme le demandait Jeremy, de faire du foin.
Ecrit par : Jean | 12 septembre 2007
J'ai une amie en LP qui est en train de souffrir, dans un etablissement où tout est bordelique, les élèves infects, les CPE inopérants, le proviseur qui ferme les yeux... Ils n'ont pas le droit d'exclure de cours, ni de mettre des retenues. Ses collègues lui ont dit que c'était normal qu'elle se soit fait traiter de "grosse pute", et qu'elle n'avait qu'à oublier en rentrant chez elle.
Ecrit par Jérémy.
J'ai connu la même chose. Je l'ai dit sur le blog un jour. Aucune recette.
Moi j'ai fini par craquer et ai donc été arrêtée à la fin du 1er trimestre. Je n'avais jamais eu de problème avant, jamais, et avais ce qu'on peut appeler "une autorité naturelle"...
J'ai écrit 49 lettres au rectorat pendant les 2 derniers trimestres et ai fait le siège de ce lieu kafkaien. J'ai fait appel à 2 syndicats en les mettant en concurrence ( ça c'était drôle), enfin après... Et j'ai été reçu 3 fois au rectorat en montant au fur et à mesure dans la hiérarchie.
On m'a sortie. Pour un collège de semi-zep dont je ne peux plus sortir depuis .
Sarkosy tiendra-t-il sa promesse électorale? J'en doute.
Soutenez votre amie le mieux que vous pouvez mais quand ça vous tombe dessus tout le monde s'en fiche et on se sent bien seul! La solidarité des collègues, vous l'avez pour un motif politico-idéologique. Pour ce genre de choses le bon prof de gauche regarde si tout va bien pour lui, se lamente deux minutes avec vous et basta!
Je ne peux que dire à votre amie comment j'en suis sortie. Un bon psy aide aussi car eux savent que des établissements de cinglés comme cela peuvent détruire une personne équilibrée.
Ecrit par : Thalie- Thalie | 12 septembre 2007
@ Fabienne
"Cadichon 25 cents du mot c'était bien payé ! je touche 20 cents brut !!!
Mais oui, je le sais bien, d'autant que je n'avais pas non plus de formation de traductrice, elle s'est faite sur le tas, par nécessité. J'habitais sur mon île, j'avais un enfant en bas âge et pas les moyens de payer une gardienne pour aller travailler au centre-ville.
Un livre, un seul ( plus que tous les dictionnaires), "Deux langues, six idiomes", m'a formée à ce métier; je l'ai hélas perdu. Il fut écrit par une femme extraordinaire, dont j'ai oublié le nom, et qui dirigea pendant des années le service de traduction du Parlement à Ottawa.
Vous en parler me donne l'idée de chercher si je peux le trouver quelque part.
Mes études (DES en droit international public à ce qu'on appelait le Panthéon et LLM de droit comparé à McGill) m'ont donné un formidable avantage comparatif et j'ai gagné le gros lot quand le Parti Québécois est arrivé au pouvoir , car il a immédiatement imposé la langue francaise comme langue officielle. Tous les documents juridiques qui étaient en anglais devaient désormais être rédigés en français aussi.
Le dollar canadien était à l'époque plus haut que l'américain, (ça n'a pas duré) et j'ai bien vite pu payer nos voyages en France et l'école privée de ma fille, tout en restant chez moi.
Mais je n'ai jamais soutenu l'indépendance du Québec pour autant!
Ecrit par : Cadichon | 12 septembre 2007
Emission sur l'école en ce moment même sur France 5 !
Avec l'inénarable Frackowiak ! Et l'affreux Patrick Gonthier, qui dit que tout va bien.
Jean et Loki, merci pour vos remarques. Même si elles s'opposent, vous avez raison tous les deux.
Loki, elle sera en arrêt dès samedi. Elle ne PEUT pas tenir, de toute façon. Elle pensait avoir tout vu, elle se rend compte qu'elle est en plein Enfer. Il lui faut un répit pour trouver une riposte.
Jean, vous avez pris la mesure du problème. Passer jusqu'au ministre, j'y avais pensé, mais j'ai peur que ce ne soit pas rentable. Cela dit, si le ministre a besoin de cas concrets pour illustrer la mesure qu'il lui plaira, le Lycée Pro en question peut servir à justifier n'importe quoi : tout y va de mal en pis.
Je vais remuer ciel et terre pour qu'elle puisse joindre l'Inspecteur général de Vie Scolaire rattaché à notre académie. Ca va me prendre du temps et de l'ingéniosité, mais une fois que j'aurai un moyen pour le joindre directement, je l'en ferai profiter. Cette affaire me retourne, car c'est un innommable gâchis.
Ecrit par : Jérémy | 12 septembre 2007
Il faut virer les chahuteurs avec le soutien du directeur, de l'administration, et tout rentrera dans l'ordre. Il est urgent d'agir, sinon, on court à la catastrophe.
Tout à fait d'accord, mais encore faut-il avoir le soutien du chef d'établissement et de l'administration.
Il y a des établissements (surtout des collèges et des LP ) où l'administration ne soutient jamais les professeurs et leur donne systématiquement tort quand ils ont un problème avec un élève (ils reçoivent l'élève en premier et c'est à l'enseignant de s'expliquer : "Mais enfin, Monsieur (Madame, Mademoiselle...) mais qu'avez- vous donc avez fait à ce pauvre enfant pour qu'il (elle) vous traite de connard (variante : sale p...) ? Vous devriez lire Philippe Meirieu. Il sait y faire, lui !"
...Ou encore "Vous croyez que je n'ai que ça à faire, débrouillez-vous, je n'ai pas le temps !" (quand ils ne le disent pas explicitement, ils vous font sentir que vous les dérangez)
Lâcheté, hypocrisie, pétainisme...Jérémy. J'ai vécu cette situation et j'ai vu des collègues la vivre. Votre amie n'est, hélàs, pas la seule dans ce cas.
Et si elle n'a ni le soutien de sa hiérarchie, ni la solidarité de ses collègues, elle n'a que la solution de se mettre en congé maladie, de demander (et d'obtenir) sa mutation et d'envisager une reconversion pour faire autre chose et laisser tous ces gens-là patauger dans leur saleté morale.
L'expérience m'a montré que la hiérarchie supérieure (inspection académique et rectorat) ne faisait pas grand chose, mais elle ne risque rien en alertant l'inspecteur d'académie et/ou le secrétaire général, mais bon...
Quant au ministre, vous connaissez l'adage des Romains : "De minimis non curat praetor".
Ecrit par : Robin | 12 septembre 2007
Pour info, j'ai eu un coup de fil de "C dans l'air", hier soir, pour m'expliquer (?) qu'il ne ferait pas l'émission avec moi, parce que dans un souci de pluralité ils préféraient Frackowiack. Qui a dit que la télévision était sous contrô^le ?
Cadichon : Buisseret, Irène de. Deux langues, six idiomes . Carlton-Green, Ottawa, 1975.
JPB
Ecrit par : brighelli | 12 septembre 2007
Merci également à Thalie et Anne-Marie.
Regarder l'émission de France 5 avec les élucubrations de Frackowiak, en ayant en tête ce que m'a raconté Alexandra (c'est son prénom), qui, elle, connaît la réalité, me dégoûte.
Dire que je grignottais un bon raisin, j'en perds la saveur, tiens.
Ecrit par : Jérémy | 12 septembre 2007
Se mettre en arrêt maladie, Loki, quand on se sent en pleine forme et que la rentrée vient à peine d'avoir lieu, n'est-ce pas une décision difficile quand on aime son métier, un aveu d'échec en quelque sorte?
Il me semble au contraire que la solution "pragmatique" consisterait à appeler directement l'attention du Ministre sur son cas, ne serait-ce que pour lui donner l'impression qu'elle n'est pas seule.
Ecrit par Jean.
Il y a des moments où vous êtes insupportable, imbuvable, Jean tant vos privilèges vous "cousent les yeux"!
Des profs qui en bavent comme l'amie de Jérémy, il y en a des centaines. Le ministre le sait, les rectorats le savent, les français le savent! Alors arrêtez votre cinéma de privilégié!
Ou taisez-vous plutôt que de donner des conseils stupides en dehors de la réalité! Sortez de votre cocon! Allez voir ailleurs ! Epargnez vos leçons de morale à ceux qui sont dans la poisse!
Ecrit par : Thalie- Thalie | 12 septembre 2007
Je fus TZR durant 5 ans. Bien que certifié, on m’a toujours envoyé remplacer des collègues en lycée professionnel (toujours ne veut pas dire souvent : j’ai travaillé moins de 8 mois en 5 ans !).
J’y ai vu le pire ou le très pire (jamais ... le meilleur).
J’ai le souvenir d’un LP particulièrement déliquescent dans lequel on me confia divers BEP. La situation était exactement celle décrite par Jérémy.
Un peu surpris je m’étonne en salle de profs qu’on me jette divers objets lorsque j’écris au tableau etc. Les collègues sont stupéfaits : « Tu écris au tableau ? Il y a bien longtemps que nous utilisons exclusivement le rétroprojecteur avec des feutre lavables. Personne ne t’a dit qu’il ne faut JAMAIS tourner le dos aux élèves ? ».
Après quelques semaines tumultueuses, je m’indigne auprès du proviseur de la situation dans l’établissement. Ce brave homme me place en face de mon insuffisance : « Vous ne devez pas savoir vous y prendre pour avoir un tel bordel en cours ». Je m’insurge et lui propose de faire un tour avec moi dans les couloirs pour constater le niveau sonore dans les salles de mes éminents collègues. La réponse fuse, cinglante : « Oui mais, eux ne s’en plaignent pas ! Sauf erreur, on vous paie pour ce métier. ».
Je retiens la solution de Loki, qu’elle se préserve, écoute de la musique soufi, prenne régulièrement des congés maladie, fasse beaucoup de stages de FC et attende que ça passe. Je diverge cependant sur son avis : tout le monde restera indifférent à ses absences !
Je lui déconseille de faire un foin pour dénoncer la situation : c’est le porteur de mauvaises nouvelles qu’on pend le premier ! Et ce jour là, elle se retrouvera seule, sans soutien de la part de quiconque, surtout pas celui des profs de l’établissement qui, s’ils tolèrent depuis des années ce désastre, en sont des complices tacites.
Dommage, on ne peut pas sauver le monde contre son gré ... Bon courage à votre amie Jérémy.
Ecrit par : Zorglub | 12 septembre 2007
Pour Robin : I go to the blackeboarde with my pinafore.
Maintenant, l'apprentissage des langues ne peut être que nul, puisqu'on ne fait plus de grammaire nulle part.
Comment apprendre l'anglais ou l'allemand sans apprendre systématiquement la liste des verbes irréguliers, par exemple, comme en français d'ailleurs.
Quant aux cours dès le CE1, il faut savoir qu'avec ...18 heures d'anglais à l'IUFM, ma fille est habilitée à faire des cours d'anglais !!! Heureusement elle a un CP.
D'ailleurs, les cours d'anglais que je sache n'ont pas élevé leur niveau en sixième?? Sont-ils efficace, à part le fait que cela diminue l'horaire du français et du calcul, déjà si appauvri.
Je pense que le socle commun, s'il est appliqué, ne fera qu'entériner la chute dans le néant.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 12 septembre 2007
j'ai gagné le gros lot quand le Parti Québécois est arrivé au pouvoir , car il a immédiatement imposé la langue francaise comme langue officielle. Tous les documents juridiques qui étaient en anglais devaient désormais être rédigés en français aussi.
Le dollar canadien était à l'époque plus haut que l'américain, (ça n'a pas duré) et j'ai bien vite pu payer nos voyages en France et l'école privée de ma fille, tout en restant chez moi.
Mais je n'ai jamais soutenu l'indépendance du Québec pour autant!
Ecrit par : Cadichon | 12 septembre 2007
Ben tiens ! L'apôtre du libéralisme sauvée par l'Etat-providence ! Comme c'est touchant . Et ironique ...
Ecrit par : yann | 12 septembre 2007
Quant au ministre, vous connaissez l'adage des Romains : "De minimis non curat praetor".
Ce n'est évidemment pas mon point du vue. Le problème de votre amie est évidemment fondamental. La survie de l'école repose sur la restauration de l'autorité des professeurs.
Ceci dit, je serais agréablement surpris, pour une fois, si Monsieur Darcos était un "préteur" attentif aux "détails", comme disait l'autre.
Ecrit par : Robin | 12 septembre 2007
Je vais faire de mon mieux.
Je la connais, elle se battra. Elle devra affronter tout le monde : les élèves violents, l'administration qui l'ostracise, et les collègues - surtout - qui se laissent faire.
Elle commencera par l'arrêt, mais ce sera pour prendre des forces et lutter ensuite. Et hors de question pour moi de la laisser tomber : l'I.G. Etablissements/Vie scolaire sera au courant, ou j'irai lui en parler moi-même.
Sinon, JPB, on voit bien que vous ne cadrez pas dans l'orientation de l'émission en cours. Ils ont pris qui, dans les quatre zozos, pour représenter votre courant ? Pitte ? Il est brillant, mais il est moins légitime...
Ecrit par : Jérémy | 12 septembre 2007
Bon, Pitte parle bien quand même. Mais il est très seul sur le plateau... JPB, vous lui avez souhaité bonne chance ?
Ecrit par : Jérémy | 12 septembre 2007
Il n s'agit pas de leçons de morale, Thalie - je ne vois d'ailleurs pas pourquoi vous vous fâchez à ce point - , mais de trouver la meilleure façon pour l'amie de Jeremy de s'en sortir. Si elle se sent effectivement trop à bout pour continuer, l'arrêt maladie est le recours le plus immédiat. Envisager, aussi, de changer d'établissement, mais ça, c'est à moyenne échéance...
Cela dit, je ne suis pas sûr que Xavier Darcos ne serait pas sensible à un cas individuel, que le "praetor", en l'occurrence ne se soucierait pas des "minimis" - il ne peut évidemment les traiter tous, et il ne vient que d'arriver au Ministère. La lettre de Nicolas Sarkozy dit bien, elle aussi, qu'il faut restaurer le respect des professeurs par les élèves. Il faudra, bien sûr, une reprise en main musclée de ces établissements, et des autres, d'ailleurs. C'est surtout parce que nous avons un relais entre l'amie de Jeremy et Darcos, le "Maître des lieux" comme l'appelle Loki, que l'idée de solliciter une intervention discrète du Cabinet du Ministre m'est venue. Mais chacun en pensera ce qu'il veut et se déterminera en fonction du meilleur...
Ecrit par : Jean | 12 septembre 2007
Merci à tous pour vos remarques et témoignages.
Elle en a bien besoin, et je vous dirai si on a abouti à quelque chose... J'en doute un peu à l'avance, mais ça me permettra de parler à un I.G. EVS...
Ecrit par : Jérémy | 12 septembre 2007
JPB, si vous avez une idée pour une trentenaire désespérée, qui à sa huitième année d'enseignement, après une mesure de carte scolaire, se fait traiter de grosse pute et se fait jeter de l'encre par les élèves, se heurte à des collègues apathiques qui subissent et s'oppose à une administration laxiste et démagogique...
N'hésitez pas, hein. Dans l'ordre d'efficacité, pour l'instant j'ai :
- l'arrêt maladie
- la mutation (dans dix ans : la perte de poste lui a fait perdre tous ses points)
- avertir l'I.G. Etablissement / Vie Scolaire.
Ecrit par : Jérémy | 12 septembre 2007
P.S. D'ailleurs, quand un seul professeur sérieux et compétent est empêché de faire son cours par quelques "Crétins", c'est bien la mission même confiée au Ministère de l'Education par la Nation qui n'est pas remplie. Le cas de l'amie de Jeremy, laquelle est manifestement un professeur sérieux et compétent, relève donc directement de la responsabilité du Ministre. Qu'est-ce que l'Education nationale, sinon des professeurs qui enseignent? L'ensemble de l'encadrement n'a d'autre mission que de rendre possible cet enseignement.
Ecrit par : Jean | 12 septembre 2007
CECRL et PEL
Mon premier message sur les langues était inévitablement très sommaire. Comme dit Loki, " il faut faire attention de ne pas mélanger CECRL et Portfolio européen (PEL)". Mais c’est plutôt à l’envers qu’il faut envisager les choses. Le CECRL s’applique à tout le monde, qu’on soit élève du primaire ou cadre d’entreprise. Logique, puisqu’il doit permettre d’évaluer les compétences de façon uniforme dans tous les pays européens. Le PEL, lui, peut changer selon l’âge et le statut. A ma connaissance, il existe aujourd’hui en France trois PEL validés par le Conseil de l’Europe :
- « Mon premier portfolio » (CIEP) destiné à l’école primaire
- « PEL-collège » (CIEP-ENSLSH)
- « PEL pour jeunes et adultes » (CRDP de Basse Bretagne-Didier)
CECRL et PEL sont étroitement liés : deux versions de la même chose, adressées à des publics différents.
Citation :
« Les deux sont indissociables : le CECRL s’adresse aux responsables de l’enseignement des langues et le PEL est destiné aux apprenants eux-mêmes. Il s’agit uniquement d’un changement de perspective et non d’approche ».
(Francis Goullier, IGEN, Représentant national des Politiques Linguistiques du Conseil de l’Europe).
Autrement dit, le PEL est destiné à « l’autoévaluation des apprenants ». Auto-évaluation qui devra elle-même être évaluée par les évaluateurs finaux (les DRH). C’est pourquoi tout PEL comprend trois parties :
- Un Passeport des langues (auto-évaluation)
- Une « Biographie langagière favorisant la réflexion sur l’apprentissage et sur l’auto-évaluation » (je cite texto car ce langage est inimitable)
- Un Dossier (« pièces et documents attestant les niveaux mentionnés et les expériences citées »)
Plus d’infos sur le site du Conseil de l’Europe :
www. coe. int/portfolio
Précision à toues fins utiles : on n’enseigne pas une langue vivante comme on enseignait les langues mortes (je le mets au passé puisque le latin et le grec sont devenus résiduels, deux fois morts). Je ne suis donc pas du tout favorable à un enseignement exclusivement basé sur la grammaire et la traduction. C’est ce que j’ai moi-même fait en anglais et je suis à peu près incapable de demander où se trouvent les latrines (mais en cas d’urgence on se débrouille toujours). Personnellement, cela ne me gêne pas outre mesure : je suis assez misanthrope pour trouver que la « communication » avec mes frères humains ne présente aucun intérêt dans 99% des cas et, pour ce qui est de la lecture, je peux tout lire en anglais, depuis le Financial Times jusqu’aux romans de Melville. Je ne demande rien de plus. Mais je conçois qu’on puisse avoir d’autres besoins. Il faut donc que les élèves soient capables de s’exprimer oralement et par écrit sur n’importe quel sujet.
(A suivre)
Ecrit par : Pedro Cordoba | 12 septembre 2007
Vous devriez lire Philippe Meirieu. Il sait y faire, lui !"
A propos de Philippe Meirieu, j'ai appris qu'il avait demandé, il y a un ou deux ans, quelques heures d'enseignement en ZEP "pour voir comment ça se passait sur le terrain".
Pour une fois, il a eu l'honnêteté d'avouer que malgré toute sa science pédagogique, il ne s'en sortait pas.
Alors, si même le grand kan - gourou de la pédagogie Philippe Meirieu ne s'en sort pas , il ne faut pas se mettre martel en tête.
(Petit clin d'oeil à Jérémy et à son amie si ça peut les réconforter un peu...Pour une fois que Meirieu sera utile à quelque chose !)
Ecrit par : Robin | 12 septembre 2007
Merci Jean et Robin pour vos messages réconfortants. Je la vois vendredi, la veille de son arrêt, le jour où elle retrouve ses affreux.
Ecrit par : Jeremy | 12 septembre 2007
J'ai regardé Frackowiak, la bêtise au front de taureau. Il dit n'importe quoi : paraît-il que dans les années 60, il y avait beaucoup plus que 40 % d'enfants en difficulté au sortir du primaire : faux.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 12 septembre 2007
C’est ce que j’ai moi-même fait en anglais et je suis à peu près incapable de demander où se trouvent les latrines (mais en cas d’urgence on se débrouille toujours).
Ecrit par : Pedro Cordoba | 12 septembre 2007
Tiens, je me lance (NB, je n'ai pas fait d'anglais):
ouere ize ze ouater closette? ouère ize igiénique paper?
Je suis sûre qu'ils comprennent, même en Azerbaïdjan!
Ecrit par : dobolino | 12 septembre 2007
Je ne suis donc pas du tout favorable à un enseignement exclusivement basé sur la grammaire et la traduction.
Ecrit par : Pedro Cordoba
Non, en effet, on se souvient que la méthode grammaire-traduction était la méthode utilisée dans l'enseignement des langues dans les années... 1890!
Ce qu'il faudrait, c'est remettre au goût du jour la grammaire explicite, et les exercices de traduction, mais bien sûr le tout inscrit dans une démarche pédagogique plus large.
____________
Ce que je voulais dire, Jean, c'est que JPB peut bien avoir l'oreille de Darcos, mais soyons réalistes: le pourcentage de chances que le sort de l'amie de Jérémy soit traité directement par le Ministre (ou qu'il accepte même d'étudier son cas) est très faible. Après tout, comme l'a fait remarquer quelqu'un, cet état de fait est déjà connu de tous, et personne ne fait RIEN.
La seule solution est l'arrêt maladie - mais Jérémy, faites-lui bien comprendre qu'il faut qu'elle prenne son temps, et surtout qu'elle ne se dépêche pas de revenir parmi les barbares... Il faut qu'elle pense d'abord à elle. L'égoïsme a aussi parfois ses vertus...
Ecrit par : Loki | 12 septembre 2007
Portrait de Fracko sur le site internet de C dans l'air:
" Pierre Frackowiak
Inspecteur de l'Education nationale à Douai, dans le Nord, depuis une vingtaine d'années, Pierre Frackowiak était auparavant instituteur. En contact permanent avec les élèves et les enseignants, il fait de la recherche pédagogique et lutte contre certains conservatismes au sein de son institution de tutelle."
:D mdr
Ecrit par : Hel | 12 septembre 2007
pour ce qui est de la lecture, je peux tout lire en anglais, depuis le Financial Times jusqu’aux romans de Melville. Je ne demande rien de plus.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 12 septembre 2007
Ce qui veut dire que, poussé au cul par la faim, en trois semaines, vous parleriez sans difficultés, peut-être avec un vilain accent, un bel anglais bien pur.
Par contre, la méthode à mimile qu'on impose à nos enfants les rend peut-être capables de demander les latrines, ce n'est d'ailleurs même pas certains pour tous et particulièrement pour les charmants élèves de l'amie de Jérémy, mais il leur faudra cinq à dix ans de pratique intensive pour lire Melville.
Ecrit par : dobolino | 12 septembre 2007
Ben tiens ! L'apôtre du libéralisme sauvée par l'Etat-providence ! Comme c'est touchant . Et ironique ...
Ecrit par : yann | 12 septembre 2007
Ben oui, j'ai pas la reconnaissance du ventre!nobody is perfect.
Mais trente ans après, je constate que j'avais choisi le bon camp en allant prendre ma carte du Parti Libéral le jour où Lévesque fut élu. Le Canada ne s'est jamais aussi bien porté grâce à la seule politique économique qui crée de la richesse, et le séparatisme est dans les choux.
Une ombre au tableau, et sujet du film "Les invasions barbares", c'est le système de santé, aussi ravagé qu'en Angleterre, pour les mêmes raisons, et résidu, apparemment imputrescible, des DERIVES de l'Etat-Providence, lequel est historiquement une invention du libéralisme qui en a défini les attributs fondamentaux ET les limites, mais qui fut viciée par l'utopie socialiste.
Deux cents ans plus tard, c'est toujours confirmé; c'est bien l'économie libérale qui crée de la richesse et pas l'économie socialiste.
Le sondage (le Monde) qui donne 88% des Français satisfaits de leur école n'a pas dû interroger les enseignants qui racontent ici les abominations subies au quotidien.
Preuve qu'on fait dire aux sondages ce que l'on veut entendre puisque tout est dans l'énoncé des questions.
C'est exactement ainsi que les Lahire et tutti quanti, (voir plus haut)ont pu nous affirmer doctement, chiffres à l'appui, qu'il n'y avait ni échec scolaire, ni illettrisme, ni ( sujet du jour) violences à l'école, et que tout cela n'était que des inventions malignes des ennemis du progrès et des suppots de l'économie de marché.
Ecrit par : Cadichon | 12 septembre 2007
A propos de Philippe Meirieu, j'ai appris qu'il avait demandé, il y a un ou deux ans, quelques heures d'enseignement en ZEP "pour voir comment ça se passait sur le terrain".
Pour une fois, il a eu l'honnêteté d'avouer que malgré toute sa science pédagogique, il ne s'en sortait pas.
Alors, si même le grand kan - gourou de la pédagogie Philippe Meirieu ne s'en sort pas , il ne faut pas se mettre martel en tête.
Ecrit par : Robin | 12 septembre 2007
Attention, il pourrait vous répondre qu'un chercheur en dynamique des fluides serait bien en peine de construire une installation hydroélectrique! Pourtant, l'ingénieur du barrage s'appuiera sur ses recherches pour améliorer son ouvrage. Donc, l'argument peut être facilement démoli.
Ecrit par : dobolino | 12 septembre 2007
Tiens, je me lance (NB, je n'ai pas fait d'anglais):
ouere ize ze ouater closette? ouère ize igiénique paper?
Je suis sûre qu'ils comprennent, même en Azerbaïdjan!
Ecrit par : dobolino | 12 septembre 2007
Tu aurais quand même pu rajouter "Plizz !"
Ecrit par : catmano | 12 septembre 2007
Je ne suis donc pas du tout favorable à un enseignement exclusivement basé sur la grammaire et la traduction.
Ecrit par : Pedro Cordoba
Moi non plus, bien entendu.
Ecrit par : Robin | 12 septembre 2007
Tu aurais quand même pu rajouter "Plizz !"
Ecrit par : catmano | 12 septembre 2007
D'ailleurs même ma femme de ménage rajoute parfois "Plizz" en fin de phrase, souvent après "Pourriez-vous acheter du"
Ecrit par : Zorglub | 12 septembre 2007
"Donc, l'argument peut être facilement démoli."
Aussi facilement que "l'expérimentateur".
Ecrit par : Robin | 12 septembre 2007
Attention, il pourrait vous répondre qu'un chercheur en dynamique des fluides serait bien en peine de construire une installation hydroélectrique! Pourtant, l'ingénieur du barrage s'appuiera sur ses recherches pour améliorer son ouvrage. Donc, l'argument peut être facilement démoli.
Ecrit par : dobolino | 12 septembre 2007
Sauf si les calculs et les théories du chercheur en question sont complètement fausses, ce qui est le cas avec Meirieu. Le premier orage démolira le barrage et l'ingénieur avec...Seul le chercheur s'en sortira.
Ecrit par : Robin | 12 septembre 2007
"il (Pierre Frackowiack) fait de la recherche pédagogique et lutte contre certains conservatismes au sein de son institution de tutelle."
Il lutte contre le "conservatisme de son autorité de tutelle" comme Staline contre le Politburo.
Demandez aux futurs jeunes instits autour de Lille ce qu'ils pensent de "l'autorité de tutelle" du personnage en question.
Ecrit par : Robin | 12 septembre 2007
Sauf si les calculs et les théories du chercheur en question sont complètement fausses
Je crois que l'on peut aussi accorder l'adjectif avec le nom féminin maintenant ? C'est moins bizarre que "auteure", ou "pompière" (?)
Non ? Bon, tant pis !
Ecrit par : Robin | 12 septembre 2007
Attention, il pourrait vous répondre qu'un chercheur en dynamique des fluides serait bien en peine de construire une installation hydroélectrique! Pourtant, l'ingénieur du barrage s'appuiera sur ses recherches pour améliorer son ouvrage. Donc, l'argument peut être facilement démoli.
Ecrit par : dobolino | 12 septembre 2007
Sauf si les calculs et les théories du chercheur en question sont complètement fausses, ce qui est le cas avec Meirieu. Le premier orage démolira le barrage et l'ingénieur avec...Seul le chercheur s'en sortira.
Ecrit par : Robin | 12 septembre 2007
Le problème est que les admirateurs de Meirieu (j'ai une voisine instit retraitée abominable!) expliquent que Meirieu n'est pas responsable de la fainéantise des enseignants et que, s'ils se bougeaient le popotin, ce serait merveilleux.
Ecrit par : dobolino | 12 septembre 2007
Je vais être désagréable.
Qui découvre la merde dans laquelle sont les profs de Zep ? Ceux de LP ? Vous sortez d'où tous ? Zut, s'il faut téléphoner au ministre, téléphonez pour tous les profs.
S'il faut alerter la presse, alertez-la pour tous les profs.
C'est quoi cette façon-là d'aller en 'sauver' une ?
Ca me fait vomir, je le dis tout clair , je suis énervée, j'admets.
Vous croyez quoi ? Que les autres ils sont contents ? Qu'on peut en nommer une autre de prof ? Que ça lui fera rien ? Qu'elle sera contente ????
Il est où le rêve là ?
La belle découverte, les élèves peuvent être des infections et l'administration ne fait rien - non ? vous croyez ? C'est maintenant que ça vous affole ? Qui est prof ici ?
La seule façon que votre copine aura de tenir, Jérémy, c'est de tenir seule - rien ni personne pour l'aider, bienvenue dans le monde des enseignants. Merde, c'est pas nouveau !
Qu'elle aille se rencarder près des profs de Segpa, ils ont des trucs. Qu'elle évite les affrontements directs, ils ne cherchent que ça et n'ont pas peur, n'ont rien à foutre des sanctions, ça marche pas comme ça quand vous êtes avec des mômes qui vous prennent pour une poubelle et qu'ont l'habitude des parcours sociaux, on va dire les choses avec des gants - j'ai eu, merci, je connais aussi.
Et puis, pour achever d'emmouscailler le monde, pour ceux de mes élèves qui m'ont prise pour une poubelle, qui se sont amusés à me gifler, la seule méthode, c'est Meirieu and co - trop con - ça sert des fois Meirieu, entre autre parce que ça prend les élèves par un autre côté et que ça les surprend. Qu'elle se moque d'eux, qu'elle leur montre qu'elle n'a pas peur, qu'elle s'en moque encore plus qu'eux, qu'elle les provoque et fasse faire un exposé-réel sur le rap au plus agressif qui ira se retrouver tout seul comme un con à faire sa démonstration et qui ne saura plus si c'est du lard ou du cochon, bref, qu'elle ne se laisse pas impressionner et qu'elle veuille bien considérer que ses collègues ont autre chose à foutre de leurs journées, ça va aussi les gros discours c'est la faute des autres.
Enervée, je suis.
Je croyais qu'il y avait des enseignants ici.
Ecrit par : Milady | 12 septembre 2007
Dobolino, sans doute parce que je suis énervée, voire excédée, je ne vais pas réussir à laisser passer votre grand truc à l'emporte-pièce. Vous ne savez strictement rien de ce que propose Meirieu - et vous ne savez pas si cela donne du travail ou pas aux enseignants. Je vous le dis, ça en donne, et beaucoup.
Vous m'excuserez, mais ça je connais.
Ecrit par : Milady | 12 septembre 2007
"Ce que je voulais dire, Jean, c'est que JPB peut bien avoir l'oreille de Darcos, mais soyons réalistes: le pourcentage de chances que le sort de l'amie de Jérémy soit traité directement par le Ministre (ou qu'il accepte même d'étudier son cas) est très faible. Après tout, comme l'a fait remarquer quelqu'un, cet état de fait est déjà connu de tous, et personne ne fait RIEN.
La seule solution est l'arrêt maladie - mais Jérémy, faites-lui bien comprendre qu'il faut qu'elle prenne son temps, et surtout qu'elle ne se dépêche pas de revenir parmi les barbares... Il faut qu'elle pense d'abord à elle. L'égoïsme a aussi parfois ses vertus...
Ecrit par : Loki | 12 septembre 2007 "
Je ne vous connais pas - mais je trouve cette attitude dégueulasse.
Ecrit par : Milady | 12 septembre 2007
En effet vous ne me connaissez pas. Et tout le monde s'en fout pas mal - tiens, ça rappelle la salle des profs, tout d'un coup.
Oui, si quelqu'un va mal, et qu'elle a la possibilité de se soustraire à ceux qui lui causent du tort, du mal, et bien il faut qu'elle le fasse. C'est tout. La santé psychologique de n'importe quel individu est plus importante qu'une bande de petits cons qui ont décidé de 'se faire la prof de lettres' - de la briser.
S'il n'y aucun soutien des collègues et de la hiérarchie, mais que voulez-vous donc qu'elle fasse, bordel de dieu?
Comme vous? Tendre l'autre joue?
C'est dépassé.
Ecrit par : Loki | 12 septembre 2007
Dépassé ou stupide.
Mais qu'est-ce qui vous met dans une telle rogne, d'ailleurs?
Que trouvez-vous "dégueulasse"?
Ecrit par : Loki | 12 septembre 2007
Je n'ai pas tendu l'autre joue, je l'ai collé au mur.
Ca vous va ?
Ce qui me met dans une telle rogne c'est que tous les profs de Zep pleurent et qu'arrivée ici, ô découverte, c'est dingue des choses pareilles disent les éminents blogueurs.
Tous les profs de Zep bouffent leurs chapeaux, leurs mains, leurs stylos, y'en a qui vomissent avant d'entrer, y'en a qui chialent en sortant de cours, et vous vous découvrez ça et vous appelez à en sauver UNE ?
C'est infect. Le procédé infect. Cette ignorance volontaire est infecte.
La sauver tout en envoyant une autre minette à sa place, vous trouvez ça correct ? Pas moi.
Elle est prof, comme les autres, elle y va, elle chiale comme tout le monde, qu'est-ce que vous croyez ? Se préserver ? Faut changer de boulot alors, et que ce soit net, que ça n'empoisonne pas un TZR qui se retrouve avec ses classes encore plus dures parce que prises en cours d'année.
Ecrit par : Milady | 12 septembre 2007
C'est comme cela même dans des lycées "normaux" : une amie chez sa fille à Brest m'a dit hier que sa petite-fille en 1ère S avait déjà deux professeurs qui se font gravement chahuter au bout d'une semaine de rentrée !
Il faut des mesures contre un tel voyoutage : ce n'est pas toujours la faute aux profs. (Lire "Parents contre profs " de M.Maschino.)
Je me suis fait chahuter dans mon cours de soutien à des 4ème: n'étant redevable à personne et travaillant gratos, après un avertissement, je les ai virés. Il faut virer les chahuteurs avec le soutien du directeur, de l'administration, et tout rentrera dans l'ordre. Il est urgent d'agir, sinon, on court à la catastrophe.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 12 septembre 2007
Bonsoir,
Mme Valette, je suis ravie de vous entendre parler de ce lycée faisant partie des « lycées normaux » de Brest. Vous dites « il faut des mesures contre un tel voyoutage. » Vous avez raison. Habitant Brest je crois savoir de quel lycée vous parlez, C’est le seul lycée brestois à avoir ces problèmes. j’y avais mes enfants et je les ai enlevés, comme beaucoup d’autres parents, parce que l’administration ferme les yeux devant ces agissements et devant ces enfants qui empoisonnent au quotidien la vie de tout le monde, à commencer par celles des enseignants. Enseignants qui ne sont pas soutenus par leur hiérarchie. D’ailleurs les résultats obtenus au bac ces 2 dernières années témoignent d’un laisser-aller évident.
"Il faut virer les chahuteurs" vous n'y pensez pas !
Les enseignants qui essaient de tenir leurs élèves en ne laissant rien passer, en les faisant travailler sans relâche sont taxés « d’élitistes », c’est très mal vu...: Les élèves sèchent les cours, personne ne dit rien, s’ils sont majeurs l’administration n’y peut rien. Je pourrais écrire un recueil sur ce bahut. J’y ai rencontré des enseignants remarquables, quel gâchis.
Je ne dirai pas que cet établissement (si c’est du même dont nous parlons) est un lycée « normal ». J’y ai mis mes enfants, les ai enlevés pour 2 autres établissements, je constate la différence tous les jours.
Je suis intervenue dans ce blog pour parler justement d'un enseignant de cet établissement ayant obtenu 17.25 de moyenne en LV1 au bac avec ses élèves dont elle était en charge, depuis la seconde, mais massacrée par sa hierarchie parce trop exigeant, trop sévère et donc trop élitiste!!! et surtout ne participant aux échanges linguistiques!!! Elles virait de son cours les pertubateurs, la proviseur adjoint les lui ramenait dans la foulée, vous voyez c'est irrécupérable.
C'était juste un aparté avec Anne-Marie Valette
Sincèrement.
Anne
Ecrit par : Anne L | 12 septembre 2007
J'achève -
Si personne n'est entré dans une classe qui se vante d'avoir 'cassé un prof', personne n'a vu ce que pouvait être le véritable enfer.
Ce que vit votre copine, c'est rien comparé à ce que va vivre sa remplaçante. Dites-le lui, ça la rassurera.
Ecrit par : Milady | 12 septembre 2007
Pour Jeremy,
Je sais qu'il est très mal vu ici de parler de syndicats, mais il en existe un qui est très actif dans la défense des collègues confrontés à des situations intolérables comme celle que subit votre amie : c'est FO.
FO rappelle régulièrement la hiérarchie à ses obligations légales en s'appuyant sur l'article 11 de la loi n°83-634 qui stipule, entre autres que :
"La collectivité publique est tenue de protéger les fonctionnaires contre les menaces, violences, voies de fait, injures, diffamations ou outrages dont ils pourraient être victimes à l'occasion de leurs fonctions, et de réparer, le cas échéant, le préjudice qui en est résulté."
Brandir l'article 11 lorsqu'on est un individu isolé ne débouche généralement sur rien. En revanche, lorsque cet individu n'est plus isolé et qu'il est représenté par un syndicat actif qui n'hésite pas à relancer l'IA ou le Rectorat autant de fois qu'il est nécessaire, la donne change.
J'ai eu à plusieurs reprises, ainsi que certains amis du primaire ou du secondaire, l'occasion d'apprécier l'efficacité de ce syndicat.
Si l'idée ne vous fait pas frémir, c'est le SN-FO-LC (syndicat FO des lycées et collèges) qui s'occupe des enseignants du secondaire. L'action syndicale n'empêchant aucunement d'autres initiatives par aillleurs.
Quoi qu'il en soit, bon courage à votre amie.
Ecrit par : Un hussard | 12 septembre 2007
Dobolino, sans doute parce que je suis énervée, voire excédée, je ne vais pas réussir à laisser passer votre grand truc à l'emporte-pièce. Vous ne savez strictement rien de ce que propose Meirieu - et vous ne savez pas si cela donne du travail ou pas aux enseignants. Je vous le dis, ça en donne, et beaucoup.
Vous m'excuserez, mais ça je connais.
Ecrit par : Milady | 12 septembre 2007
Du calme! je ne faisais que transmettre une opinion que j'ai entendue argumenter par ma voisine qui ne laisse droit à la parole à personne, vu qu'elle sait tout! Merde à la fin! Si vous êtes en rogne, c'est votre problème, pas la peine de me pourrir.
Ecrit par : dobolino | 12 septembre 2007
Vous m'excuserez, mais ça je connais.
Ecrit par : Milady | 12 septembre 2007
Du calme! je ne faisais que transmettre une opinion que j'ai entendue argumenter par ma voisine qui ne laisse droit à la parole à personne, vu qu'elle sait tout! Merde à la fin! Si vous êtes en rogne, c'est votre problème, pas la peine de me pourrir.
Ecrit par : dobolino | 12 septembre 2007
Et non à la fin, je n'excuserai pas un professeur de français qui ne sait pas lire et qui se défoule sur le premier parent d'élève venu. Me faire insulter pour avoir cité trois mots d'une institutrice retraitée, c'est d'un médiocre. Me faire baffer à la place des autres alors que je ne suis même pas intervenue dans leur débat. C'est trop nul.
Ecrit par : dobolino | 12 septembre 2007
Et en plus, elle se barre vite fait bien fait après m'avoir pourri la gueule, je ne sais même pas pourquoi!
Ecrit par : dobolino | 12 septembre 2007
Le problème est que les admirateurs de Meirieu (j'ai une voisine instit retraitée abominable!) expliquent que Meirieu n'est pas responsable de la fainéantise des enseignants et que, s'ils se bougeaient le popotin, ce serait merveilleux.
Ecrit par : dobolino | 12 septembre 2007
J'ai écrit ça! Qu'ai-je dit? Que suis-je censée avoir prétendu d'autre que ce que j'ai écrit soit que ma voisine dit que les instits sont des feignes et Meirieu un génie méconnu? Qu'y puis-je? Je transmets un avis, j'attends des commentaires positifs ou négatifs et je tombe sur une harengère en pleine plongée du taux de progestérone qui, en plein délire, m'accuse de ne pas connaître Meirieu! Tiens, je vais lui présenter ma voisine.
Non, certes, je ne connais pas les recherches de votre grand homme, Milady. Ce n'est pas mon job. Je vois juste les effets, mal digérés peut-être par des fainéants, je veux bien le croire, de ses théories.
Ecrit par : dobolino | 12 septembre 2007
Jérémy, vous avez mis le doigt là où ça fait mal...D'où les réactions.
Milady, je comprends votre colère. Moi aussi j'ai fait du Meirieu avec ce genre d'élève. Cela ne m'a pas empêché de tomber malade.
Même Meirieu qu'en désespoir de cause je m'étais mis à lire en espérant y trouver la solution miracle (la fameuse "pédagogie du détour") ne m'a pas sorti d'affaire.
Je n'ai pas peur de grand chose, mais du regard de certains élèves (je ne parle pas de ce qu'ils pourraient me faire), je parle de la signification "spirituelle" de leur regard me fait peur.
Comme le disait magnifiquement Baudelaire (merci à Todorov de rappeler que la littérature parle avant tout de l'Homme et de ce qu'il doit affronter pour le rester) : "La plus grande habileté du diable à notre époque est de faire croire qu'il n'existe pas."
Peut-être qu'avec son expérience en LP, même Meirieu a fini par comprendre qu'il y avait des limites à l'angélisme, qu'on ne pactise pas avec le mal, qu'il faut le regarder en face et y porter parfois le fer comme un chirurgien crève un abcès.
Ce ne sont pas les enfants qui sont responsables, ce sont les adultes et principalement ceux qui se détournent en disant "Ca ne me concerne pas, qu'ils se débrouillent !"
Les genres bien vus et bien assis qui pérorent et qui profitent, certains parents aussi.
Et Nicolas Sarkozy pourra bien faire lire tous les jours les textes de Résistance les plus sublimes, s'il n'a pas le courage politique, lui et son ministre de l'éducation, de s'attaquer au mal, les vieux démons ressurgiront.
Ecrit par : Robin | 12 septembre 2007
Tous les profs de Zep bouffent leurs chapeaux, leurs mains, leurs stylos, y'en a qui vomissent avant d'entrer, y'en a qui chialent en sortant de cours, et vous vous découvrez ça et vous appelez à en sauver UNE ?
écrit Milady.
Désolé d'avance, je n'ai pas envie de m'acharner mais là c'est trop gros. Oui, Milady, tout le monde (à part Jean, peut-être) sait ce que vit un prof de ZEP ou de LP. A défaut de l'avoir vécu, on en a tous entendu parler. D'ailleurs, je vois mal où vous avez lu que tout le monde découvrait ce problème maintenant!
Et où est le problème de vouloir en sauver une? "Quand on est dans la merde, on y reste", c'est donc ça votre motto, Milady? Bravo, c'est exactement le genre d'esprit qui pourrit les salles de profs. Quant à l'argument, "c'est la pauvre TZR qui va en souffrir", il ne vaut rien. Pourquoi essayer de culpabiliser quelqu'un qui est peut-être (surement) au bord de la dépression nerveuse("Ce que vit votre copine, c'est rien comparé à ce que va vivre sa remplaçante. Dites-le lui, ça la rassurera.")? Mais quelle façon de penser! quel manque d'humanité!
J'aurais honte de ces propos si j'étais vous.
Ecrit par : Loki | 12 septembre 2007
Milady, je comprends votre colère; Loki, je comprends votre conseil; Jérémy j'entends la détresse de votre amie - je suis TZR depuis 5 ans, on m'a envoyé dans un établissement pourri de chez pourri où certains élèves cognaient leurs profs d'atelier, buvaient un café dans le bureau même du Proviseur (ce qui le faisait se marrer), où ils se mettaient à 20 autour de mon bureau pour me faire plier, avec intimidation à deux cm de mon nez, où ma voiture a été caillassée, etc.
J'ai eu la "chance" que mes collègues débrayent, obligent le Proviseur à organiser une réunion (où ça parla et où des décisions furent prises pour la rentrée suivante - parce que la pression était très forte sur le chef de bureau); moi, j'ai utilisé mon droit de retrait (pas très fier, mais seulement dans la 2de rentrée de ma carrière, j'étais abasourdi, sidéré, impuissant - et angoissé, en peur aussi; handicapé): la plupart des élèves de mes classes étaient connus des services de police, hé hé.
Je me suis demandé si je ne devais pas démissionner. Puis, l'année suivante, je me suis senti plus à l'aise (parce que j'en avais plus rien à foutre de l'agressivité, du mépris ou des incapacités de l'administration, me disant que je ne voulais pas vivre dans l'anxiété ni me faire marcher sur les pieds): j'ai pris de la distance, blindé; j'ai demandé ma mut' - deux ans après, et un certain nombre de déconvenues, je suis revenu dans mes terres languedociennes.
Oui, la seule et unique solution: c'est la démission, quand c'est insupportable on ne cherche pas à continuer à avoir mal, ou alors il faut affronter, en étant quelques fois seul, quelques fois accompagné par ses collègues (il y en a qui vont avec vous chez le chef), et être cynique, très ironique et dire "merde" et faire à sa tête (car la récompense ne viendra pas de toute manière).
Et vivre sa vie. Avant tout.
PS: Imaginez donc chez les salariés qui souffrent; que font-ils, hein?
Ecrit par : Pendariès | 12 septembre 2007
Dites-vous qu'on a la chance de pouvoir "se faire mettre" en maladie; vous faites ça dans le privé - ça ne durerait pas longtemps votre poste.
Je suis d'accord avec Milady - c'est la/le TZR qui en prendrait plus encore dans la tronche; moi j'ai remplacé, dans ma 2de année, un collègue que les élèves avaient réussi à faire partir (démissionner?). Du moins, pour la classe d'affreux que j'ai à l'esprit, il y a avait chaque an un nouvel enseignant en Français et Histoire et Géographie.
Autre remarque, pour dire qu'il ne faut pas abuser des arrêts maladie: mon rectorat met en retraite d'office un professeur qui, depuis 2 ans et demi, depuis son début de carrière, n'avait travaillé que quelques mois. Il a 33 ans. Maintenant, bizarrement, malgré sa maladie qui l'empêchait de bosser, il cherche à réintégrer le bâtiment...
Ecrit par : Pendariès | 12 septembre 2007
Ma colère est très exactement la suivante : je trouve scandaleux de vouloir en sauver UNE - et les autres ? Les autres, on dit : ils subissent... Qui doit avoir honte ?
Je ne connais pas un prof de Zep qui ait fait sa première année sans avoir peur à en crever - pas un prof de Zep qui soit sûr de ne pas trembler devant une classe, même s'il a de la bouteille.
Et la solution, c'est se mettre en maladie? Mais on est où ? Ok si tous les profs de Zep se foutent en maladie.
Désolée, Hussard, FO je connais, ils ne foutent rien pour des cas comme la collègue, parce que tous les profs de Zep sont dans son cas.
Des solutions, il n'y en a pas trente - soit on démissionne, soit on continue.
Si elle veut continuer, il faudra qu'elle commence par se défaire de tout le fatras qui forme le prof 'normal' - on oublie les références, le niveau, le truc, le machin, la discipline, le respect dû et tout et tout.
On commence par - les calmer; on enchaîne par : les séduire; et si ça marche, on arrive enfin à : les faire travailler.
Si on ne fait pas ça, c'est le mur - ou le ravin, au choix.
Pour les calmer, on oublie : le matériel, le livre, la tenue et on attaque d'entrée par : à quoi ça sert ? Et on écoute. Et on y passe une heure, deux heures, quatre heures s'il le faut. Jusqu'à ce qu'ils admettent que Ok, des fois, ça sert.
Et on continue, bravement, on leur fait sortir ce que eux voudraient savoir. Et on commence par là.
Après on séduit - ce sont des enfants, même s'ils sont sauvages. Ca peut se faire. On peut donner des points quand écrit correctement un mot dans une dictée. Un point par bon mot. Moins un par mot fautif.
On peut ne noter un devoir qu'après avoir aidé l'élève à le réussir. Mince ils ont de bonnes notes. Curieux, pas tous, mais c'est mieux que d'habitude.
Et on découvre l'utilité de la photocopie - bien pour des élèves qui n'amènent rien jamais - très connu des profs de Zep, de 3° I, de Segpa, de LP....
Il y a des choses qu'on peut faire avec les sauvages. Aidez-la à faire, et aidez les autres, nom d'un chien ! Donnez-lui vos trucs, aidez-la à entrer dans sa classe, dites-lui que vous avez crevé de peur aussi, dites-lui que vous aussi vous avez été débordé, et que vous n'avez pas su quoi faire et qu'après vous avez trouvé ça et puis ça et encore ça ! Au lieu de l'envoyer se briser la vie avec son arrêt maladie qu'elle va prendre comme un échec et qui va juste lui permettre d'augmenter sa dose de peur.
Désolée, Madame Dobolino, que cela vous exaspère que ce soit Meirieu qui l'ait formalisé, mais c'est bcp lui - et c'est en travaillant avec ces classes-là qu'il l'a fait. Et si tout ne marche, n'empêche qu'il n'y a que ça qui marche pour enclencher le travail.
Et le premier abruti qui vient dire que c'est de la démagogie, qu'il aille donc jouer le remplaçant de l'amie de Jérémy puis il recausera de démagogie, une fois qu'il aura vu des élèves qui n'ont aucune envie d'être à l'école, mais alors, aucune envie. Et qui s'en moquent d'une façon gigantesque. Et qui gagnent plus d'argent que leurs pauvres intellos de profs.
Au fait, Dobolino, je ne vous pourris pas quand je vous signale que vous ne savez pas toujours de quoi vous parlez dans le domaine de l'EN, que ce soit vos propos ou ceux de votre voisine. Si votre voisine dit des conneries, je ne vois pas l'intérêt de les rapporter. Et j'en ai rien foutre que vous soyez parent d'élève, lâchez la parano, merci. Parce que l'agression, elle vient de vous, hein, la fainéantise des enseignants, ça c'est de vous. La faute à Meirieu c'est la voisine. C'est ça ? La fainéantise, c'est vous. C'est bien ce qui me semblait, c'est à l'emporte-pièce, - parce que vous êtes énervée ???? c'est curieux, ça énerve en retour. Je ne sais pas pourquoi.
Ecrit par : Milady | 13 septembre 2007
Dites-vous qu'on a la chance de pouvoir "se faire mettre" en maladie; vous faites ça dans le privé - ça ne durerait pas longtemps votre poste.
Ecrit par : Pendariès
On ne peut plus vrai! C'est un droit exceptionnel, dont il ne faut abuser.
Mais parfois, la force des choses fait que l'on est bien obligé de se mettre en arrêt maladie. Tout le monde ne peut pas se 'blinder', il y a des gens plus sensibles que d'autres, ou les conditions de la vie font que, cette fois on n'a pas pu se montrer aussi fort qu'on l'a été, et c'est l'engrenage. La spirale descendante. C'est pourquoi Milady, ne vous trompez pas de combat ou d'adversaire. Penda l'a bien fait remarquer, c'est seulement si on est unis (avec ses collègues - ou certains collègues) et qu'on arrive à forcer l'administration que les choses peuvent devenir (à peine) supportables. Bien que des séquelles resteront peut-être à jamais (ainsi Robin qui voit parfois le Mal se refléter dans les iris de certains élèves - constat fort, horrifiant, mais juste).
La psyché humaine est très fragile, extrêmement fragile, et le devoir de chacun est de préserver cette psyché; la sienne, mais celle d'autrui également. Refuser d'aider l'amie de Jérémy s'apparenterait pour moi à ne pas aider une personne en danger - ce qui tombe sous le coup de la Loi.
Et les briseurs de profs sont bien ce qu'ils sont - des criminels.
Ecrit par : Loki | 13 septembre 2007
Et moi je vous dis qu'en lui conseillant l'arrêt, vous la brisez. Aidez-la à entrer en classe.
Ecrit par : Milady | 13 septembre 2007
Pour Jérémy (encore)
La possibilité de saisir FO n'exclut pas, bien évidemment, le recours à l'arrêt-maladie. Nul n'est en droit d'exiger d'un être humain d'accepter l'inacceptable. Quant au remplaçant, rien ne l'empêche de se faire mettre en arrêt-maladie, ni le remplaçant du remplaçant, ni le remplaçant du remplaçant du remplaçant... Si plus personne n'acceptait de cautionner ce merdier en essayant de "tenir" vaille que vaille, les IA et les Rectorats seraient de fait bien obligés de prendre leurs responsabilités et de mouiller la chemise !
Du point de vue de la hiérarchie, tant qu'elle trouve un quidam pour garder les "d'jeuns" et éviter qu'ils ne traînent dans la rue, c'est qu'il n'y a pas de problème. Quant à l'idée saugrenue selon laquelle un enseignant serait destiné à enseigner... nos excellents chefs, bien à l'abri dans leurs bureaux, ne se gênent plus pour déclarer effrontément que ce n'est pas la priorité.
Cela dit, la loi est la loi, et l'article 11 ne s'use que quand on ne s'en sert pas. Ce n'est pas un hasard s'il a des propriétés urticantes sur nos tôliers.
Enfin, le fait de saisir le syndicat permet également de se protéger d'éventuelles tracasseries de l'administration quant à l'arrêt-maladie (y compris par exemple en obligeant le médecin conseil du rectorat à se mouiller) et de faciliter une mutation en plaçant la hiérarchie face à ses responsabilités lors des opérations préliminaires et dans les CAPA.
Ecrit par : Un hussard | 13 septembre 2007
"je trouve scandaleux de vouloir en sauver UNE - et les autres ? Les autres, on dit : ils subissent... Qui doit avoir honte ?"
Ecrit par : Milady | 13 septembre 2007
Et si, enfin, tous les "uns" et les "unes" disaient STOP ? Tout simplement et tout bêtement STOP.
Le fait d'avoir accepté ce délire depuis trop longtemps ne fait qu'attiser le mépris des élèves et d'une partie de la population envers ceux qu'ils considèrent comme des moutons puisqu'ils vont sans regimber à l'abattoir. Dans le système de "valeurs" de ces élèves, la passivité de celui qui est soumis minimise et justifie la violence du dominant.
Flûte, on ne va quand même pas remettre en cause le droit élémentaire des "unes" ou des "uns" à travailler dans la dignité et à refuser d'être envoyé en enfer pour effectuer des tâches qui n'ont rien à voir avec celles pour lesquelles ils ont été recrutés !
Si certains collègues s'offusquent de cette réaction, en revanche, bon nombre de salariés du privé, eux, la trouvent parfaitement normale pour la bonne et simple raison que la plupart d'entre eux n'accepteraient pas le quart de ce qu'acceptent tant d'enseignants. Et que la notion de rupture abusive du contrat de travail, dans le privé, ça existe... et ce n'est pas de la gnognote !
Ecrit par : Un hussard | 13 septembre 2007
J'ai un peu hésité avant de m'insérer dans cette discussion sur le climat de certaines ZEP et la détresse de certain(e)s enseignant(e)s. D'abord parce qu'on n'a ici présenté des faits qu'une version très raccourcie — et je préfèrerais avoir le témoignage direct de la principale intéressée, même si ceux qui parlent en son nom sont certainement doués des meilleures intentions. Ensuite, parce que la discussion a pris un tour un peu surréaliste.
Pour résumer, je pense, comme Milady ou Pendariès, que, dans le privé comme dans le public, on se met en maladie lorsqu'on est malade, et c'est tout. On ne se retire pas du champ de bataille parce que l'adversaire ne vous convient pas. Ou alors, c'est que l'on n'est pas bien prêt à faire ce métier. Qui a un jour nié qu'il fût rude ?
Une classe n'est jamais uniformément sauvage — même s'il peut y avoir collusion des plus acharnés, et silence complice des autres. Et je ne connais qu'un moyen d'obtenir un (relatif) silence : c'est de les prendre au sérieux, de se prendre aussi au sérieux, et de faire son boulot.
L'administration doit aussi faire le sien, et si elle ne le fait pas (c'est fréquent, parce que des chefs d'établissement préfèrent acheter la paix avec les élèves qu'avec les enseignants), les syndicats sont là pour intervenir.
Ce dont cette histoire témoigne surtout, c'est de l'extrême solitude de certains enseignants. Je n'ai jamais vu un prof dire à voix haute : "Je me fais chahuter à mort — que faire ?" J'ai vu très peu de profs demander même des conseils sur les programmes, les techniques, etc. Nous faisons en public un travail qui, pour des raisons complexes, est vécu de façon solitaire. Et à chaque heure, le spirtes des classes se ferment sur de vraies détresses.
Quant à savoir qui peut ou doit être nommé sur des postes difficiles… J'ai connu en ZEP, où j'ai enseigné longtemps (13 ans au total), des profs qui étaient là depuis des années, qui constituaient des équipes fortes, avec un moral d'acier — disons 60 à 70 % du total —, et parallèlement des nouveaux nommés qui ne tenaient pas trois mois. Ce n'est écrit ni sur nos gueules, ni sur notre CV. C'est à l'usage que l'on sait si l'on est capable de transformer des sauvageons, comme disait Chevènement, en barbares plus civilisés. Combien j'ai connu de thésards qui se lançaient dans la recherche pour fuir le second degré… Je me demande parfois si l'université n'ets pas en partie peuplée de gens qui se savaient incapables de faire cours — incaapables tout court, parce que je me demande où est la barre, le seuil de tolérance : jusqu'à quel degré de docilité voulez-vous vos élèves pour faire cours ? Seront-ils un jour assez complaisants, obéissants, etc. ?
Bien sûr qu'il y a des situations dramatiques. Une collègue avec laquelle je me rendais presque chaque matin à Corbeil (elle enseignait au collège, j'étais au lycée en face) s'est fait déshabiller en classe de Quatrième — si on n'avait pas entendu ses cris, je pense que ces charmants bambins de quatorze ans l'auraient violée. Mais quels élèves lui auraient convenu ? Elle a quitté l'enseignement, douchée par l'expérience.
Peut-être faudrait-il tester, aux concours, la forme physique (c'ets un péier épuisant, quelles que soient les conditions d'exercice, et encore plus lorsqu'on doit élever la voix sans cesse), l'aura des candidat (e)s, leur autorité (rien de sexiste là-dedans : j'avais des collègues femmes au lycée des Tarterêts — aujourd'hui Robert Doisneau — dans les classes desquelles on entendait les mouches voler). On voit chaque année au CAPES des gens dont on souhaite, in petto, qu'ils ne réussissent pas — et en même temps on doit bien leur mettre les notes qu'ils méritent. Mais comment juger du rayonnement futur d'un enseignant, ou de son autorité "naturelle" ? La détresse pose toujours des questions sans réponse — sinon elle ne serait pas détresse.
JPB
Ecrit par : brighelli | 13 septembre 2007
D'accord avec JPB pour dire que celui qui ne peut enseigner qu'à un public d'élèves triés sur le volet et d'une docilité absolue n'est pas fait pour le métier.
En revanche, nous connaissons tous des collègues de valeur, qui ont su enseigner dans des conditions difficiles, qui se trouvent soudain en échec parce qu'ils sont à un moment de leur carrière envoyés dans des établissements totalement naufragés, avec des équipes administratives d'une incompétence et d'une lâcheté sans borne, où les élèves sont assurés d'une absolue impunité.
Et dans ce cas-là, le discours selon lequel il faut quand même aller au massacre ou démissionner n'est pas recevable !
Ecrit par : Un hussard | 13 septembre 2007
"… envoyés dans des établissements totalement naufragés, avec des équipes administratives d'une incompétence et d'une lâcheté sans borne, où les élèves sont assurés d'une absolue impunité…"
écrit le Hussard.
ai-je dit autre chose ? Mais vous ne pouvez justement pas traiter avec des arguments péda-psychologiques ce qui n'est alors qu'un dysfonctionnement administratif. Les profs font de leur mieux pour faire leur boulot, et les chefs d'établissement doivent en faire autant — la plupart le font d'ailleurs en conscience. Mais nous connaissons tous des lâches, ou des veules, — ou des carriéristes adeptes du "pas de vagues"…
JPB
Ecrit par : brighelli | 13 septembre 2007
"Peut-être faudrait-il tester, aux concours, la forme physique (c'ets un péier épuisant, quelles que soient les conditions d'exercice, et encore plus lorsqu'on doit élever la voix sans cesse), l'aura des candidat (e)s, leur autorité (rien de sexiste là-dedans : j'avais des collègues femmes au lycée des Tarterêts — aujourd'hui Robert Doisneau — dans les classes desquelles on entendait les mouches voler). On voit chaque année au CAPES des gens dont on souhaite, in petto, qu'ils ne réussissent pas — et en même temps on doit bien leur mettre les notes qu'ils méritent. Mais comment juger du rayonnement futur d'un enseignant, ou de son autorité "naturelle" ? La détresse pose toujours des questions sans réponse — sinon elle ne serait pas détresse.
JPB
Ecrit par : brighelli | 13 septembre 2007 "
Jean-Paul, vous devriez assister un jour à l'épreuve orale d'entretien du CRPE. Très au delà d'une évaluation des connaissances des étudiants en sciences de l'éducation pure et dure, il s'agit beaucoup plus d'une "détection" des capacités d'un candidat à pouvoir être destabilisé dans une situation difficile. Et cette épreuve permet souvent justement d'éviter de sélectionner, comme vous dites, "des candidats dont on souhaite qu'ils ne réussissent pas". Exactement sur les critères que vous évoquez, et non sur l'aptitude à s'adapter à une prétendue "doxa pédagogiste".
Milady, je vous tire mon chapeau! Vous êtes extrêmement courageuse. Et j'en profite pour dire que ce n'est pas "il y a un ou deux ans" que Philippe Meirieu est intervenu en ZEP, mais il y a au moins une dizaine d'années, (et peut-être plus... A vérifier). Ce qui tempère l'idée d'un "retournement de veste" par rapport à au moins une partie de ses propos, qui semblent exploitables à profit dans certains cas.
Ecrit par : Christophe Sibille | 13 septembre 2007
"En la mettant en maladie, écrit Milady, vous la brisez".
C'est exactement, Thalie, l'avis que j'ai exprimé plus haut et contre lequel vous avez poussé des hauts cris. Je suis heureux de n'être pas le seul à penser comme cela.
Quant à faire "appel à FO", pure rigolade!
Ecrit par : Jean | 13 septembre 2007
Où peut-on contacter "C dans l'air" pour leur dire leur fait sur leur choix de l'infâme Frackowiak ("qui lutte contre certains conservatismes au sein de son insitution de tutelle")?
Vous voyez, Cadichon, que la réaction de la Société des agrégés contre la volonté de faire table rase du passé (www.societedesagreges.net) restera amplement justifiée tant que des démagogues de la trempe de Frackowiak (Meirieu le Petit) continueront à "lutter contre les conservatismes"!
Ecrit par : Jean | 13 septembre 2007
Jea, vous pouvez toujours tenter vitre chance sur le forum de l'émission :
http://forums.france5.fr/cdanslair/Societe/ecole-grande-difficulte-sujet_456_1.htm
Mais Calvi semble vraiment indécrottable…
JPB
Ecrit par : brighelli | 13 septembre 2007
Au fait, Dobolino, je ne vous pourris pas quand je vous signale que vous ne savez pas toujours de quoi vous parlez dans le domaine de l'EN, que ce soit vos propos ou ceux de votre voisine. Si votre voisine dit des conneries, je ne vois pas l'intérêt de les rapporter. Et j'en ai rien foutre que vous soyez parent d'élève, lâchez la parano, merci. Parce que l'agression, elle vient de vous, hein, la fainéantise des enseignants, ça c'est de vous. La faute à Meirieu c'est la voisine. C'est ça ? La fainéantise, c'est vous. C'est bien ce qui me semblait, c'est à l'emporte-pièce, - parce que vous êtes énervée ???? c'est curieux, ça énerve en retour. Je ne sais pas pourquoi.
Ecrit par : Milady | 13 septembre 2007
Vous n'avez rien compris de ce que je disais! Je le maintiens.
Je rapportais les propos d'une ancienne directrice d'école maternelle, professeur de GS, retraitée depuis deux ans, après une petite quarantaine d'années d'exercice en banlieue parisienne, qui m'a expliqué que Meirieu faisait d'excellentes propositions qui nécessitaient de la part de l'enseignant un fort investissement personnel que peu d'entre eux étaient prêts à assumer vu leur fainéantise. En conséquence de quoi, les jugements négatifs portés contre lui étaient scandaleusement injustes. Aucun jugement n'était le mien. Je n'en avais d'ailleurs pas sur le sujet et venais ici énoncer ce diagnostic qu'une personne reconnue compétente avait posé devant moi et qui n'était nullement en cohérence avec ce que je lis ici, en règle générale, d'où mes légitimes interrogations de citoyen.
C'est pourquoi j'apprécie médiocrement vos insultes et votre mépris à mon égard.
Je réitère: je n'ai pas parlé de fainéantise générale des enseignants et je n'étais nullement énervée. C'est votre agression qui m'a blessée car elle était d'une injustice insupportable.
Les propos que je rapportais sont ceux d'une enseignante tout juste retraitée et militante au PS. Elle ne doit pas être seule à être de cet avis et s'ils sont suffisament nombreux à penser comme elle, il me semble qu'il faut tenir compte de cet argument massue et très culpabilisant pour de jeunes enseignants.
Ecrit par : dobolino | 13 septembre 2007
Où peut-on contacter "C dans l'air" pour leur dire leur fait sur leur choix de l'infâme Frackowiak ("qui lutte contre certains conservatismes au sein de son insitution de tutelle)
Ecrit par : Jean | 13 septembre 2007
J'ai pris hier soir (après la douche écossaise) tardivement et en cours l' émission de "C dans l'air" consacrée une fois de plus à la crise de l'école.
Son seul intérêt a été d'asséner une fois de plus cette vérité devenue dogme, selon laquelle l'école n'assumant plus que médiocrement sa fonction d'instruire le peuple, doit être réformée (de la maternelle à l'Université).
Les débatteurs présents, dont effectivement, l'infâme Frackoviak, étaient unanimes sur un point: la crise de l'école est une crise de la pédagogie, une crise du mode de transmission des "compétences". En un mot, les enseignants qui n'ont pas encore intégré dans leur majorité, le fait qu'ils vivent dans un monde nouveau et qu'ils ont en face d'eux des élèves d'un type nouveau , à qui il convient de transmettre un produit lui-même archi nouveau, sont responsables de la déconfiture.
L'infâme Frackoviak a pu dire, sans faire réagir aucun des débatteurs présents que globalement les élèves français s'en sortent plutôt mieux qu'il y a 40 ans et que si les résultats ne sont pas meilleurs cela tient aux lenteurs du corps enseignant pour enseigner selon les préceptes de la techno-science éducative!
Il y avait là le président de la Sorbonne qui m'a fait l'effet d'être comme un survivant d'un monde englouti à jamais!
Ecrit par : buntovchik | 13 septembre 2007
Merci, Jean-Paul. Je vais y faire un tour.
Quant à l'expérience "pédagogique" de Meirieu, il me semble qu'elle se limite à avoir fait la classe à une douzaine d'élèves de lycée professionnel pendant quelques mois. C'était il y a un bail, en effet. Quand comprendra-t-on enfin que Meirieu, c'est de la fausse monnaie et rien d'autre?
La discussion sur le cas de l'amie de Jeremy a été animée. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle n'est plus seule, et que cette constatation devrait déjà lui remonter quelque peu le moral. Jeremy lui fera sans doute lire toutes nos interventions, qui témoignent toutes, d'ailleurs, d'une belle énergie collective! Elle en fera certainement son profit.
Si je suggérais de signaler le cas à Xavier Darcos, ce n'était évidemment pas pour "en sauver une et laisser toutes les autres en baver" - c'est très vilain de déformer ma pensée! -, mais pour attirer son attention sur l'extrême urgence qu'il ya à durcir le réglement intérieur dans tous les établissements. Le cas de l'amie de Jeremy était emblématique, si vous voulez. Donner un véritable tour de vis disciplinaire est actuellement la priorité absolue dans les collèges et les lycées. De nombreux collèges sont d'ailleurs en train de mettre en place des "permis à points comportement". Cela dit, que la fermeté de l'encadrement soit affichée et connue de tous les élèves et que la discipline soit restaurée dans les parties communes de l'établissement est une condition nécessaire, elle n'est pas suffisante. Il faudra encore "faire la classe"...
Ecrit par : Jean | 13 septembre 2007
Début de l'émission de "C dans l'air" (pour les amateurs, vidéo&url;=mms://a533.v55778.c5577.e.vm.akamaistream.net/7/533/5577/42c40fe4/lacinq.download.akamai.com/5577/internet/cdanslair/cdanslair_20070912.wmv§ion;=programmes_cdanslair&rubrique;=video ) :
Ce Pitte, qui est censé donner un point de vue proche de celui de JPB, sur quelle planète habite-t-il ?
Les jeunes ont pleins de compétences que ne possèdent pas leurs parents : en informatique (playstation, Xbox, ... ?), en maths, physique, connaissances plus à jour, en anglais, meilleur accent !!!
C'est une plaisanterie ? Un alien ? Un ahuri ? Ou les trois à la fois ?
Ecrit par : yann | 13 septembre 2007
Et Frako en stastiticien !! Une vraie jouissance pour l'esprit ! Ca part très fort ...
Ecrit par : yann | 13 septembre 2007
Frako : Il y a trente ans, 3 élèves sur 50 allaient en sixième !!!
D'où sort ce chiffre hallucinant ?
Quelqu'un peut confirmer ?
(30 ans = 1977, j'étais en première. Où étaient les 47 autres ???)
Ecrit par : yann | 13 septembre 2007
Les débatteurs présents, dont effectivement, l'infâme Frackoviak, étaient unanimes sur un point: la crise de l'école est une crise de la pédagogie, une crise du mode de transmission des "compétences". En un mot, les enseignants qui n'ont pas encore intégré dans leur majorité, le fait qu'ils vivent dans un monde nouveau et qu'ils ont en face d'eux des élèves d'un type nouveau , à qui il convient de transmettre un produit lui-même archi nouveau, sont responsables de la déconfiture.
L'infâme Frackoviak a pu dire, sans faire réagir aucun des débatteurs présents que globalement les élèves français s'en sortent plutôt mieux qu'il y a 40 ans et que si les résultats ne sont pas meilleurs cela tient aux lenteurs du corps enseignant pour enseigner selon les préceptes de la techno-science éducative!
Il y avait là le président de la Sorbonne qui m'a fait l'effet d'être comme un survivant d'un monde englouti à jamais!
Ecrit par : buntovchik | 13 septembre 2007
Merci pour vos propos, Buntovchik! L'argument n'est donc pas que celui de ma voisine. C'est bien ce qui me semblait possible et franchement dégueulasse: on cherche à culpabiliser les enseignants, à rendre leur légendaire léthargie responsable de l'échec patent des Sciences de l'Education. Voilà qui fera plaisir aux parents d'élèves et à tous ceux qui pensent que les fonctionnaires sont des fainéants payés à ne rien faire.
Comment pouvez-vous répondre à ces arguments imparables?
Ecrit par : dobolino | 13 septembre 2007
Frackowiak est furibard parce qu'il ne réussit pas à imposer ses théories stupides. Quelqu'un écrivait à son sujet: "la bêtise au front de taureau"! On ne saurait mieux dire!
Si Nicolas Sarkozy s'appuie sur ces gens-là, quelle erreur d'appréciation de sa part!
Ecrit par : Jean | 13 septembre 2007
Vous voyez, Cadichon, que la réaction de la Société des agrégés contre la volonté de faire table rase du passé (www.societedesagreges.net) restera amplement justifiée tant que des démagogues de la trempe de Frackowiak (Meirieu le Petit) continueront à "lutter contre les conservatismes"!"
Ce commentaire a été posté par Jean.
Accuser Sarkozy ( car c'est un crime, de toute évidence, et qui aurait dû être sévèrement puni par ceux qui l'on commis) ou lui prieter l'intention, ne jouons pas sur les mots, de vouloir faire table rase du passé quand il glorifie celui-ci en permanence et que soi-même, pendant trente ans on est allé la soupe, et qu'on a courbé l'échine dans le meilleur des cas, donc en fait qu'on s'est rendu complice par action ou par omission de cette forfaiture....c'est un peu fort de café!
La lettre de Sarkozy comporte bien des faiblesses, elle prête le flanc à la critique sur d'autre points, mais lui prêter l'intention de faire table rase du passé est un procédé indigne des signataires. Le communiqué fait là une interprétation malveillante.
Jamais la France n'a eu un chef de l'état et un ministre qui ont osé prendre le scandale de l'éducation nationale à bras le corps. On peut sans doute leur reprocher d'être encore trop timorés et leur demander pourquoi un Grenelle de l'environnement et pas de l'école, où le désastre est encore plus pressant.
Cela m'évoque scandale que provoque la lecture de la lettre de G. Môquet dans le Landerneau des profsdegauche.
Cette mesure part d'un constat de carence. Sa mise en oeuvre laisse pour le moins à désirer et son caractère obligatoire me hérisse.
En revanche, s'insurger contre la nécessité de mettre l'accent sur le fait que c'est le patriotisme du résistant qui doit être mis en avant et non pas son appartenance au PC me paraît traduire la perpétuation coupable de l'agiographie qui
ignore pour des raisons évidentes la collaboration initiale du PCF. Il est grand temps de rétablir la vérité et que les élèves apprennent enfin que seuls des dissidents du Parti se sont joints au mouvement en 194O, qui à ce moment là comptait au moins autant de gens de droite, notamment monarchistes ou Croix de feu, que de socialistes et communistes. Je le sais depuis toujours par mon père et son "mentor" Paul Rivet, tous deux hommes de gauche, qui n'ont jamais caché leur écoeurement devant cet état de choses et notamment la veulerie des caciques.
Ecrit par : Cadichon | 13 septembre 2007
Voilà vraiment de quoi s'inquiéter et c'est pour cela que comme en 40 il faudrait faire front commun et laisser les dissentions et procès d'intention de côté.
Jugez plutôt.
Ouest-France 12/09/07
UNE ECOLE PHILIPPE MEIRIEU DANS LE MORBIHAN
La première école Philippe Meirieu a été inaugurée à Plougoumelen (Morbihan), samedi dernier. Pédagogue progressiste et controversé, inspirateur des IUFM, P. Meirieu a un temps hésité mais a fini par accepter, car il s'agissait pour lui "de la reconnaissance des acteurs de
terrain, dont personne ne peut mettre en doute la bonne volonté".
Ecrit par : Cadichon | 13 septembre 2007
Décidément, Cadichon, nous avons du mal à nous comprendre! Votre deuxième et votre troisième paragraphe m'échappent un peu - j'ai beau les relire. Vous visez qui quand vous dites "on est allé à la soupe pendant trente ans"? Cela fait trente ans que la pluparrt des agrégés, membres ou non de la Société des agrégés, ne tiennent aucun compte des instructions officielles quand ils les jugent mauvaises!
La Société des agrégés n'accuse pas Nicolas Sarkozy de vouloir faire table rase du passé, elle ne lui prête aucune intention. Elle dit simplement que son rejet des "principes d'hier et d'avant-hier" quand il s'agit d"éducation est extrêmement risqué s'il ne précise pas de quels principes il entend faire table rase. Car il est évident qu'en lisant le Président, l'infâme Frackowiak, qui n'arrête pas de condamner des "conservatismes" qui n'existent que dans son délire, va se sentir pousser des ailes!
Ecrit par : Jean | 13 septembre 2007
Voilà une école "Philippe Meirieu" maintenant!
Mais ils sont donc complètement fous à Plougoumelen!
Marc Le Bris, le citoyen de Loudéac, pourrait peut-être nous en dire davantage. Tiens, au fait, le sieur Le Bris intervient très peu sur ce blog! Comment se fait-ce?
Ecrit par : Jean | 13 septembre 2007
Jean, mes propos ne peuvent offenser tous ceux qui "ne tiennent aucun compte des instructions officielles quand ils les jugent mauvaises", car ce n'est bien sûr pas d' eux que je parle puisqu'au contraire je ne cesse de proclamer que ces Justes ont droit à toute notre gratitude et admiration.
Mais leurs actions sont restées isolées, à ma connaissance.
Force est de constater que faute d'un mouvement de masse, il n'y a pas de résultat possible, et c'est bien pour cela que De Gaulle avait envoyé Moulin, pour unifier les mouvements disparates qui se tiraient dans les pattes...
Au lieu de chercher des poux dans la tonsure du premier président qui veut mettre un terme à une catastrophe dont la réalité ne fait les manchettes des gazettes que depuis qu'il est au pouvoir, ne serait-il pas temps pour tous de mettre un bémol aux dissensions partisanes devant l'urgence et l'énormité de la tâche?
Ecrit par : Cadichon | 13 septembre 2007
Quant à faire "appel à FO", pure rigolade!
Ecrit par : Jean | 13 septembre 2007
Mais rigolez, rigolez, ricanez même si cela vous chante !
Tranquille dans votre petit établissement, dépendant d'un petit inspecteur qui semble bien inoffensif, et psalmodiant éternellement votre petite diatribe contre les petites séquences...
Ceux qui ont subi violences de la part d'élèves, cabales, harcèlement, sanctions administratives, gardes à vue sur la base de dénonciations calomnieuses... et qui en sont sortis victorieux, la tête haute, grâce aux interventions de FO... vous emmerdent gracieusement, Monsieur !
Ecrit par : Un hussard | 13 septembre 2007
Je ne pourrai pas répondre à tous les messages que j'ai suscités. Certains très justes, d'autres beaucoup moins - j'en oublierai forcément.
D'abord, le hussard, votre idée est bonne. FO et la CGT éducation ont au moins la réputation de bien défendre (par corporatisme ? je n'en sais rien) leurs collègues, à la différence du SNES ou du SGEN qui nous laisse allègrement tomber. Et l'article 11 est effectivement une disposition juridique à brandir.
C'est dommage que ce soit la réaction de Milady qui monopolise ma mémoire, il y avait au moins un autre message qui m'avait paru très positif - celui de Robin par exemple, qui expliquait en quoi parler de ce cas revenait à "appuyer là où ça fait mal" dans l'éducation... Plein de choses intéressantes (comme d'hab) chez Dobolino.
Milady, votre message n'est pas désagréable, mais il est bêtement erroné : reprocher à la collègue de mettre dans le pétrin un ou une TZR, c'est la rendre responsable de l'affectation d'un TZR sur un poste dont elle veut clamer haut et fort qu'il n'est pas tenable. Des profs comme elle, il y en a des milliers, et vous en avez fait partie. Mais votre colère, au lieu de croire qu'elle vient de ce que je dis, elle ne vient pas plutôt du fait que vous êtes incapable (comme moi!) de changer cet état de fait, quoique vous fassiez. Et que vous ayez eu à lutter contre des classes pourries sans que personne ne lève le petit doigt ne veut pas dire que je veux "sauver" une copine et laisser tous les autres dans la merde. Bien sûr que ça se sait, tout ça, mais qui agit réellement ? Qui fait quelque chose ? Je vais être plus direct : vous faites quoi, vous, pour que ça change ? Vous avez fait quoi ? Et surtout, vous POUVEZ faire quoi ? A part lutter dans votre coin, pour votre classe, en laissant le collegue de la classe voisine se demerder.
Je ne crois pas avoir connu de lieu plus égoïste que l'Education Nationale. C'est pour ça qu'on en est arrivé là. La collegue en question, ce n'est pas elle qui pêche, c'est l'administration qui ne fait pas son boulot. Je vais lui dire d'en parler à FO, et ça remontera de toute façon à l'IG de Vie Scolaire. Mais qu'on ne vienne pas dire qu'il ne faut pas s'intéresser à une personne qui souffre parce que d'autres souffrent aussi, voire parce qu'on a souffert soi-même - c'est résoudre le problème par la pire des solutions.
Sinon, JPB, des classes ENTIEREMENT hostiles à un prof, vous pouvez en rencontrer en vous promenant dans n'importe quel établissement. Je pense que l'amie en question sera ravie de vous faire rencontrer le groupe de 15 qui lui en fait baver. Et pour son autorité "naturelle", je m'en porte garant, de même que son IA-IPR et ses quatre chefs d'établissement successifs. La solution ne vient pas d'elle, elle a PROUVE ce qu'elle valait au fil de sa carrière.
Ecrit par : Jeremy | 13 septembre 2007
"son appartenance au PC me paraît traduire la perpétuation coupable de l'agiographie qui "
Ecrit par : Cadichon | 13 septembre 2007
Hagiographie, Cadichon, pas agiographie... Craignez-vous à ce point pour votre compte en banque?
Ecrit par : Christophe Sibille | 13 septembre 2007
Oué mais Christophe, on s'égare, là, on s'égare...
Je vois l'amie demain, j'ai déjà des pistes à lui suggérer, c'est pas si mal.
Ecrit par : Jérémy | 13 septembre 2007
Ma colère est beaucoup plus large que vous ne l'imaginez Jérémy.
Ce que j'ai fait ? Comme les autres - je me suis demandée pourquoi les cours ne fonctionnaient pas et comment il fallait faire, avec des élèves qui n'avaient aucun respect pour l'école et aucune peur des sanctions.
C'est con, ils existent. Et ce n'est pas la discipline qui pourra les cadrer, et vous le savez très bien. Ce sont des élèves qui sont déjà allés dans toutes les limites de la discipline. La seule solution, à vous suivre, c'est de les virer définitivement.
Trop facile de tout mettre sur le dos de l'administration - ne me dites pas que vous ne connaissez pas les cas des ces établissements où on recrute 'le pire', ceux qui causent au juge depuis des années, ceux qu'on leur éduc spécialisé, ceux qu'ont tellement d'heures de colle qu'ils pourraient tirer 120 ans de travaux forcés. Ben quand on est dans le pire, je crois que le meilleur conseil à donner à une prof c'est d'aller chercher les moyens de tenir et de réussir à faire bosser les sauvages. Parce que les sauvages, ils existent. Parce qu'on peut bosser quand même avec eux avant de songer à les gazer parce qu'ils dérangent, parce que ce sont des voyous, parce qu'ils disent grosse pute.
Il y a des moyens de bosser avec ces sauvages, et ce ne sont sûrement pas des moyens répressifs. Qui joue à ça se flanque balle dans le pied. Les ados sont différents des adultes en cela qu'ils se foutent des conséquences, et personne ne rien contre ça, surtout quand il s'agit d'ados qu'en ont vu assez pour pas avoir peur de se trouver dans la rue.
Et je suis excédée de voir que personne n'envisage une seconde de le faire.
Votre amie a eu un choc - c'est normal. Tous les profs qui entrent là-dedans ont un choc. Et ce n'est pas nécessairement la faute à l'administration. Et alors ?
C'est invraisemblable de dire que tous les profs sont dans la même galère ?
Invraisemblable de dire que plutôt que de renoncer et se laisser grandir la peur, on peut chercher d'autres moyens ? Invraisemblable de dire qu'il y a des tas d'autres profs qui le font ?
Vous n'êtes jamais entré dans une classe qui fait peur, hein ? Sinon vous ne parleriez pas de tentative de culpabilisation quand je vous dis de lui faire envisager la suite. Parce quand on est dans une classe qui fait peur, savoir qu'ils peuvent faire pire, ça aide à tenir... c'est con, n'est-ce pas ? mais ça aide. Ca m'a aidée. Ca a aidé mes copines. Ca nous a permis de tenir le choc en nous disant qu'avec nous, ils n'étaient pas encore au maximum... Pour vous situer, mes classes qui faisaient peur étaient constituées de délinquants qui devaient se réinsérer dans la société. Et l'administration ne pouvait rien faire, il fallait les réinsérer coûte que côute. Et voyez-vous, sur 15, on en a réinséré huit. Et ben ça vaut le coup.
Et quand j'entends parler de bahuts qui ne sanctionnent pas, je pense au mien, je pense à ceux de certaines amies, où on ne sanctionne pas parce que ça ne sert à rien, ça ne sert qu'à rendre l'autorité officielle ridicule, parce qu'il existe des élèves qui sont à des kilomètres des petites sanctions faites pour les bons gamins dont les parents ne sont pas contents, et que tout ce fatras-là est inutile pour certains établissements qui n'ont pas la chance d'avoir un recrutement... sympathique.
Et ça m'énerve que personne ne veuille bien en tenir compte, ne serait-ce qu'une seconde.
Et vous me permettrez de vous poser une question -
La seule façon de sauver votre amie et tous les autres profs qui en bavent, c'est de supprimer l'éducation obligatoire pour les 'sauvages'. Est-ce cela que vous souhaitez ?
Si c'est oui, je comprends que vous preniez si haut et fort le parti de votre amie.
Si c'est non, je ne comprends pas.
Ecrit par : Milady | 13 septembre 2007
Merci bien Christophe d'avoir relevé l' amusante l'agiographie. Je vais m'empresser de la transmettre aux amis banquiers qui forment le gros de mes fréquentations, ce que votre fine intuition vous fait subodorer.
(:>))
Ecrit par : Cadichon | 14 septembre 2007
Ah, qui sait, Cadichon? Si vous étiez musicienne, vous auriez peut-être écrit: "adagiographie"?
Jérémy, je suis désolé, mais je n'ai absolument aucune solution à proposer qui soit autre que "politique", et qui ne joue pas sur la répression, mais sur la prévention. Je ne sais réellement pas comment je m'en sortirais en face de tels élèves. Ni comment je les en sortirais.
Structurellement, d'après vous, et objectivement, où peut-on trouver (et que peut-on concrètement faire contre) la (les) cause(s) qui font que ces classes extrêmement difficiles se multiplient? Accuser à longueur de posts Philippe Meirieu et les méthodes d'enseignement des enseignants du premier degré me paraît extrêmement court.
Ecrit par : Christophe Sibille | 14 septembre 2007
J'ai eu l'occasion de bavarder autour d'une bière, pour moi, d'un thé, pour elle, avec une ancienne professeur de Lettres qui, après 2 années de questionnement, et d'inquiétude (ah oui: sortir du fonctionnariat pour le libre espace soulève quelques frissons...) a plaqué son boulot (à presque 50 ans) et a ouvert une galerie sur Narbonne: un vrai bonheur pour elle. Elle est le médiateur de discussions sur la peinture lors de soirées, avec repas et tout.
Le frère enseignant d'une collègue quitte son emploi pour des études en archéologie - combien de courageux qui se jettent dans le libéral aujourd'hui (par "courageux", j'entends ces individus qui, sachant que leur métier de prof les bouffe, décident de passer à autre chose - et qui se sentent beaucoup mieux! qui ne vivent pas d'expédients "congés maladie" pour attendre que ça passe).
MyLady et tant d'autres ont des sauvages; je me sens heureux, après mon expérience dans la Drôme, de n'avoir que quelques ados fainéants, bavards, parfois insolents - la peau dure, l'humour, parfois vénéneux quand il le faut, et la distance affective me sont d'une bonne aide. Et puis, il est vrai, que je ne compte pas / n'espère pas m'éterniser dans mon boulot d'enseignant (tel qu'il l'est aujourd'hui).
Courage et salutation à toutes celles et tous ceux qui tiennent.
Ecrit par : Pendariès | 14 septembre 2007
Lisez "Eloge des femmes mûres" de Stephen Vizinczey!!!!
Ecrit par : Pendariès | 14 septembre 2007
Franchement, Pendariès, vous avez trouvé ce livre si bon que ça ? Lisez "l'oMbre du vent", de Zafon (Poche). Ça, c'est exceptionnel.
JPB
Penda, j'ai égaré votre mail. Vous m'envoyez un mot ?
Ecrit par : brighelli | 14 septembre 2007
Je vous avoue que ces souvenirs du personnages, quant à la poitrine des amies de sa mère, quand il était enfant, m'ont rappelé quelques émotions, et quelques mêmes gestes. Et puis: texte clair, direct, pas bavard, et d'une drôlerie, pour les hommes qui ont eu des difficultés avec les adolescentes lors de leur propres adolescence... hé hé... Et les femmes qui l'ont lu m'ont fait un clin d'oeil.
Ecrit par : Pendariès | 14 septembre 2007
Voilà une école "Philippe Meirieu" maintenant!
Mais ils sont donc complètement fous à Plougoumelen!
Ecrit par : Jean | 13 septembre 2007
Ce n’est pas étonnant. Nous sommes dans l’académie de Rennes et Dans la « Fabrique du Cretin » ou « A bonne ecole », (je ne sais plus lequel) JPB donne l’exemple de cette académie dont la particularité est le taux de réussite des élèves au bac. Dans ce livre JPB qualifie ces résultats « d’insolents ».
Après s’être « occupés » de l’Ile et Vilaine, des Côtes d’Armor, du Finistère (Cf l’intervention d’AM Valette plus haut sur le lycée « normal » brestois,) ils terminent leur besogne par le dernier département celui du Morbihan. Le constat est flagrant.
Chez nous en Bretagne, la concurrence avec le privé est rude. L’enseignement privé est un enseignement de qualité, les élèves sont « tenus », on notera également une certaine culture du résultat. Ce qui entraînait, bien évidemment, une émulation entre privé et public. Certains principaux et proviseurs de ces établissements publics ont pris les choses en main mais malheureusement pas tous.
D’ailleurs, on trouve dans le privé un certain nombre d’enfants de profs du public.
De plus, nous avons un lycée militaire, connu par l’ensemble de la profession enseignante. Là aussi beaucoup d’enfants d’enseignants, depuis peu de temps. Je crois qu’il y a malgré tout un réel jproblème.
A bientôt
Anne
Ecrit par : Anne | 14 septembre 2007
Personne ne semble vouloir approfondir la question des Langues vivantes. Je laisse donc le sujet pour une autre occasion. Rien à ajouter non plus sur la situation épouvantable de l’amie de Jérémy : tout a été dit – et bien dit.
Voici cependant, histoire de « rétablir la vérité », un petit commentaire au commentaire de Cadichon sur Guy Môquet. Elle écrit :
« En revanche, s'insurger contre la nécessité de mettre l'accent sur le fait que c'est le patriotisme du résistant qui doit être mis en avant et non pas son appartenance au PC me paraît traduire la perpétuation coupable de l'agiographie qui ignore pour des raisons évidentes la collaboration initiale du PCF. Il est grand temps de rétablir la vérité et que les élèves apprennent enfin que seuls des dissidents du Parti se sont joints au mouvement en 194O, etc. »
Guy Môquet ne fut pas arrêté par les Allemands mais par la police de Vichy en octobre 1940. A cause de son appartenance au Parti communiste (décret Daladier) et pas du tout pour faits de Résistance ou un éventuel patriotisme. Il fut ensuite livré par Vichy aux nazis (otage à fusiller). Je ne vois donc pas ce qu’on pourrait "mettre en avant" hormis, justement, sa qualité de communiste. Il y a eu erreur sur la personne mais cela ne m’étonne guère de la part de Gaino : vu ce qu’il dit de mai 68, il est un peu fâché avec l’histoire. Quant à son supérieur de Président, il est si visiblement cultivé que c’est la première fois de sa vie, je suppose, qu’il entendait le nom de Guy Môquet.
Vous avez raison pour le reste. Mais cela ne nous apprend pas grand-chose, du moins à ceux d’entre nous qui avons fréquenté le Parti : les seuls communistes dignes de ce nom ont toujours et partout été les « dissidents ». A part ça, j’ai une vive admiration pour Paul Rivet, grand ethnologue et créateur du Réseau de Résistance du Musée de l’Homme – auquel appartint entre autres Germaine Tillion (pour qui j’ai aussi une grande admiration).
Ecrit par : Pedro Cordoba | 14 septembre 2007
"Ben quand on est dans le pire, je crois que le meilleur conseil à donner à une prof c'est d'aller chercher les moyens de tenir et de réussir à faire bosser les sauvages. Parce que les sauvages, ils existent. Parce qu'on peut bosser quand même avec eux avant de songer à les gazer parce qu'ils dérangent"
La solution, c'est de virer tous les profs qui n'y arrivent pas face aux "sauvages" ? Et de ne garder que ceux qui cachent leurs échecs ?
Rassurez-vous, Milady, ils démissionent d'eux-mêmes. Il n'y a que les cons qui restent, les illuminés, les vrais victorieux et les kamikazes. Chacun choisira son camp. Pour l'amie en question, elle repousse son arrêt constamment, j'imagine donc qu'elle ne s'arrêtera finalement pas, et qu'elle fera face.
Milady, vous pouvez me dire la différence entre ce que vous dites et les propos des pédagogues décriés ici ? On peut faire cours selon vous à tous les élèves, du moment qu'on sait le faire, et s'ils vous disent grosse pute, c'est de votre faute, c'est que vous ne savez pas les gérer ?
Ecrit par : Jérémy | 14 septembre 2007
Meirieu et consorts ont au moins une qualité : ils doutent. Pas constamment (cf. Frackowiak qui pense détenir la vérité éternelle), mais en général, ils hésitent, méditent, étudient, coupent les cheveux en quatre, font des commissions, etc. La preuve de leur versatilité : les rats quittent le navire maintenant (sauf Frackowiak, Zakhartchouk, Charmeux, etc. -qui sont indécrottables).
D'autres, dans les deux camps, sont persuadés de Savoir - dans un emploi intransitif du verbe, toujours annonciateur du pire. Milady, votre énervement est attendrissant, mais le coup de la "colère saine", on a déjà donné. Les phrases alambiquées sur les ressources en soi pour maîtriser les sauvages qui sont capables du pire, ca ne fait pas beaucoup avancer le schmilblick. A la limite, vous auriez dit comment vous avez fait, ca aurait pu être éclairant. Mais là, des posts et des posts qui ne lui apporteront rien - à part lui dire de chercher en soi l'hypothétique voie qui mène à la maîtrise des élèves - c'est du temps de perdu.
Bon, mes deux messages sont aussi, je pense, du temps de perdu. Vous devez être encore plus réconfortée qu'avant dans vos positions, tout comme je le suis dans les miennes, et on aura tourné en rond.
Bah, c'est pas grave, pendant ce temps-là, y a plein de profs qui souffrent ailleurs, mais après tout on s'en fout. N'est-ce pas ?
Ecrit par : Jérémy | 14 septembre 2007
Enfin c'est pas qu'on s'en fout, mais on arrivera à prouver que c'est de leur faute.
Tiens, c'est bien fait pour eux, finalement.
Merci Milady de m'avoir ouvert les yeux.
Ecrit par : Jérémy | 14 septembre 2007
: les seuls communistes dignes de ce nom ont toujours et partout été les « dissidents »
Ecrit par : Pedro Cordoba | 14 septembre 2007
C'est donc que les seuls bons communistes sont de mauvais communistes?
Et merci pour les précisions biographiques concernant G Môquet.
Ecrit par : Cadichon | 15 septembre 2007
De colère saine à sainte colère Jérémy?
Je me moque bien de savoir à qui la faute, les histoires de culpabilité ne m'intéressent pas.
Je vous ai dit comment je fais - d'abord je calme le jeu - ensuite j'inverse les règles scolaires - et après on travaille. Seulement après. Il y a des classes où il est impossible de travailler tant qu'on n'a pas calmé les élèves, tant qu'ils sont là par pure obligation, tant qu'ils ne sont pas sûrs que vous êtes là pour eux et pas contre eux, - la belle nouvelle que voilà !
Tout ceci étant précisé un peu plus haut, je n'ennuierai personne avec mes répétitions.
Ceci dit, Meirieu ne sort pas des jolis lycées - son erreur est d'avoir considéré que tous les élèves étaient des sauvages et d'avoir voulu étendre à tous ce qu'il avait saisi au contact des sauvages, dans son jeune temps. Mais pour les sauvages, il fait partie des gens valables. Je suis bien désolée de ne pas être assez dogmatique pour choisir un camp à l'exclusion d'un autre.
Si je vous ai bien compris, puisque vous avez répondu indirectement à ma question, vous souhaitez donc qu'on cesse de donner un enseignement à tous les élèves.
C'est une solution.
C'est même la seule solution qui puisse légitimer vos propos à vous et puisse nous permettre de comprendre pourquoi vous souhaitez sauver votre amie de l'établissement dans lequel elle se trouve. Fermons-le, et tous ceux qui y ressemblent, il n'y aura plus de problème.
Si vous ne prenez pas cette solution, vous êtes bien obligé d'admettre qu'il faudra des professeurs pour ces 'sauvages'. Et là, on sauvera certains profs et on laissera les autres ? Amusant, voire parfaitement cynique.
Je suis bien désolée d'avoir énoncé cette bête vérité culpabilisante, qui est qu'une classe qui a cassé un prof est cent fois plus épouvantable pour celui qui la reprend que pour celui qu'elle a cassé, mais c'est vrai.
Je suis bien désolée d'avoir dit que FO, et les autres d'ailleurs, ne font rien pour les profs dans ces bahuts-là, mais alors rien du tout. Mais au fond, le deal est clair : soit on fait cours à tous et aux sauvages aussi, soit on laisse tomber. Comme la loi n'est pas encore à laisser tomber, les syndicats ne font rien.
Et comme ces élèves ont transgressé toutes les règles, et s'en moquent, on ne peut pas être scolaire avec eux, à moins de tenir vraiment à se suicider moralement.
Pour ce qui est du cas particulier de la 'grosse pute', cher collègue, la solution classique, pour élève craignant les foudres de l'autorité, est de sanctionner par colle et/ou exclusion de l'établissement, nous sommes d'accord ?
Mais, quand vos élèves ont assez d'heures de colle derrière eux pour pouvoir casser des cailloux pendant 120 ans, et qu'exclus ils en profitent pour casser ce qu'il y a dehors, par exemple, ou pour fourguer du shit aux collégiens, on essaie d'autres solutions.
Sommes-nous toujours d'accord, ou souhaitez-vous sincèrement voir ces sauvages dehors, dès l'âge de onze ans, avec toutes les conséquences que ça aura pour tout le monde ?
Si on veut faire autrement, on demande à l'élève concerné d'avoir le courage d'un entretien en tête à tête avec l'enseignante. En général, l'enseignante n'a pas les moyens physiques d'effrayer l'élève, il ne peut donc s'offrir le luxe de manquer de courage. Et pendant un entretien comme celui-là, on règle le problème. Et non seulement on le règle, mais c'est là qu'on se fait respecter.
Faut pas rêver non plus - les sauvages, ce sont ceux qui ne respectent personne a priori. Alors leur respect, faut aller le chercher, faut aller le gagner, on n'a pas d'autre choix, et là il s'agit de remettre à plus tard tous ses jugements moraux.
Maintenant, vous pouvez toujours trouver scandaleux qu'il n'y ait pas de sanctions pour eux - mais avant, allez discuter avec les éducateurs, avec les juges pour mineur, avec tous ceux qui savent où on va avec des mineurs qui transgressent vraiment tout. Et après, vous considèrerez la question.
Pour terminer, comme nous sommes le 15 septembre, qu'on n'a pas quinze jours de cours derrière nous, j'aurais, bêtement, pensé que, face à une situation épouvantable, la réaction aurait été de demander de l'aide, des solutions et des trucs. Au lieu d'aller taper sur l'administration et sur les autres profs. Et c'est vous qui me parliez de culpabilisation ? Elle est savoureuse, vue de loin, celle-là. Savoureuse.
Et si, un jour, il vous prend de relire ce que j'ai pu écrire ici à ce sujet, vous trouverez :
- que j'estime que laisser un prof abandonner aussi vite, c'est lui donner : la certitude qu'il n'est pas capable, et la peur, terrifiante, d'avoir à revenir. Je ne vois pas ce qu'on peut trouver de pire comme solution pour un enseignant.
- que j'ai essayé de donner quelques trucs de terrain. Evidemment, vous avez joué à la culpabilisation, parce que vous ne connaissez pas ce terrain-là. Allez vous mettre dans une classe à crans d'arrêt, et vous verrez, que face à eux, quand vous vous direz: " Si je lâche, ils seront pires" , vous vous sentirez curieusement mieux dans la classe, curieusement rassuré par le fait qu'ils ne donnent pas encore le pire du pire.
Evidemment, vous m'avez sorti l'anti-pédagotruc, vous pouvez, n'empêche qu'il s'agit aussi d'être pragmatique et qu'il n'est pas si mal d'essayer, surtout quand on ne trouve pas de solution.
Maintenant, méprisez-moi si ça vous chante - n'empêche que moi la connasse sans coeur ni compassion, il y a un truc que j'ai appris - J'ai appris qu'on a à apprendre à faire cours à ces élèves, que ça n'est pas 'révélé' sans avoir besoin de rien de plus, et que si on se place dans l'optique : "J'ai à apprendre à leur faire cours à EUX", tout se passe miraculeusement beaucoup mieux.
Qu'on ait peur d'y aller, je le comprends - et je m'excuse bien bas d'intervenir pour dire qu'on peut, ensuite, apprendre à faire classe avec eux. Apprendre, ça veut dire qu'au début on n'y arrive pas et c'est normal -
Maintenant, on peut disserter des heures sur le fait que tous les enseignants ne font pas tout à fait le même métier, et qu'il est invraisemblable que les profs des sauvages ne soient pas pas là roulant sur l'or, là je serai d'accord avec vous.
Ecrit par : Milady | 15 septembre 2007
Dame, MyLady, des crans d'arrêt...
Dire que quelques-uns des collègues de mon bahut se plaignent du string apparent de certaines donzelles, et des t-shirts "Suck-me I play rugby" (Narbonne et son RCNM mal en point...) des garçons (qui, de plus en plus ressemblent, à des Metrosexuels nouvelle génération - exaltation des traits fins, des cheveux fins, de la barbe fine, etc. -, mais hétéros jusqu'à la moelle: Beckham, Tokyo Hôtel, le Stade Français ont tué, à différents niveaux, les bons repères de la virilité à papa!!! hé hé hé).
Je relativise, Mylady, à vous lire, mon expérience drômoise - mon cauchemar professionnel de quelques mois à moi (même si les menaces verbales et paradoxalement subtiles, pour des ados aussi fracassés que ceux que j'avais, l'agressivité réelle me foutaient les jetons quand je me levais de mon lit et quand je m'y couchais, avant de trouver dans ma pauvre 106 bousillée une grosse pierre, ce qui causa un "bling" dans mon cerveau; je n'aurais pas eu la force intellectuelle de tenter, comme vous, de découvrir comment aller vers eux pour les faire venir à l'étude... vivre dans l'inquiétude... j'en suis incapable; d'où la peau dure aujourd'hui, et ma "nonchalance", quand je traverse la cour, récriminée par mon chef de bureau, hé hé); je n'ose imaginer ce que d'autres ont vécu et vivent.
Et je m'interroge et interroge les habitués d'icy: POURQUOI, face à de telles situations, RESTER DANS CE METIER?
Ecrit par : Pendariès | 15 septembre 2007
A propos des ZEP dont je pense pouvoir dire un mot.
Il y a une grosse différence entre les collèges où les collègues et l'administration se serrent les coudes et ceux où l'on est seul à vouloir faire cours. Il semble que l'amie de Jérémy soit seule.
Deuxièmement, je ne vois pas au nom de quoi on a le droit d'imposer à un enseignant le fait de de se faire torturer par des bandes de sauvages. Les durs à cuire du style de Milady qu'ils y aillent, s'ils aiment cela ( mais on voit bien que même ceux là font comme tout le monde, ils finissent par partir...). Dans le privé, on peut changer de boîte et rompre son contrat. Il y a des RH qui vous reçoivent pour parler de votre carrière. C'est un scandale absolu d'accepter d'enseigner dans des bahuts comme cela. Si le refus était massif et total, la société serait bien obligée de prendre en compte "ces sauvages" et de trouver des solutions ( mais comme il y a toujours des zoros et zorettes pour arguer de leur génie à maîtriser des dingues, on continue et la société continue ainsi à ne pas résoudre le problème) Car ce n'est pas parce qu'il y a des Milady héroÏques qui "tiennent" devant ces élèves pendant quelques années que le problème est résolu pour ces gamins. Vous avez tenu, Milady? Bravo! Fort bien! Mais vos élèves, ils sont toujours dans la même poisse. Rien n'a changé pour eux! Et le monde continue...et comme cela on ne cherche pas à faire sauter ces collèges ghettos puisqu'il y a toujours quelques illuminés qui tirent un titre de gloire à " tenir"! Je n'ai pas passé l'agreg pour "survivre" en cours! Je ne suis pas assistante sociale, ni psy, ni infirmière. Quant à la notion de seuil développée par JPB, vaste plaisanterie, tout le monde sait très bien quels sont les vrais bahuts à problèmes...
Ecrit par : Thalie- Thalie | 15 septembre 2007



