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30 août 2007
Demain
Demain
Un économiste interviewé par Télérama (http://television.telerama.fr/television/M0708271200355.html) à propos du film diffusé lundi 3 septembre sur Canal affirme des choses si convenues (le mot n’est-il pas un peu long ?) que j’ai été tenté de ne pas réagir, en laissant chacun se faire une idée.
Mais en toute fin d’interview, cette sommité a recours au seul argument dont on peut effectivement discuter la pertinence — un argument qui a été souvent invoqué, ici et ailleurs, comme source de bien des problèmes : l’argument économique.
Que dit ce spécialiste auto-proclamé ?
« On sait que la capacité à bien apprendre à lire et à écrire dépend surtout d’une bonne pratique du langage, de la syntaxe et du vocabulaire. Et cette acquisition se joue d’abord en maternelle. C’est en grande section que l’on constate les plus grandes disparités entre élèves, souvent liées à leurs origines sociales. Les 15 % qui peinent à lire en sixième ne souffrent donc pas de telle ou telle méthode d’apprentissage de la lecture, mais de difficultés antérieures, liées à la pauvreté effroyable dans laquelle grandissent aujourd’hui 15 % des tout-petits en France. »
Loin de moi l’idée de nier cette misère, qui éclate autant dans les murs lépreux des cités, le taux de chômage, l’errance des jeunes, que dans l’empilement, dans ces mêmes cités, des télés grand format, des paraboles accrochées aux fenêtres, tout un bric-à-brac technologique accumulé comme si l’avoir pouvait compenser l’être. Mais puisqu’on m’accuse de faire dans la nostalgie (c’est le grand argument de ceux qui n’ont rien d’autre à me rétorquer), je vais faire une petite plongée dans les années 50-60.J’en ai parlé dans la Fabrique du créin : mon enfance, l’enfance de toute la génération du baby-boom, ce furent les restrictions jusqu’en 1955, les distributions de lait (Mendès France, me semble-t-il) dans les écoles pour compenser les carences alimentaires, la tuberculose qui reculait bien lentement (j’en sais quelque chose, moi qui ai passé une demi-année, vers six ans, dans un sanatorium de Savoie). C’était l’Indochine, puis l’Algérie — la guerre permanente, où nos pères allaient se battre, et mourir parfois. Puis ce furent les grands ensembles, déjà (Sarcelles est mis en chantier en 59, achevé en 63), les cités-dortoirs sans centres commerciaux, et s’il y avait peu de chômage, on bossait 45 heures par semaine, et on se regardait, le dimanche, épuisés, hagards.
Et la guerre froide, les pupitres de l’ONU martelé de chaussures, les missiles à Cuba ou à la frontière turque, la perspective d’un Holocauste définitif et nucléaire. On n’avait encore rien vu, à Hiroshima…
Les Trente "Glorieuses", vraiment ?
Et l’école de la République, depuis les origines, n’a jamais été beaucoup mieux lotie. Les lois Ferry, c’était au milieu d’une France découpée par la Prusse, ruinée par Panama. La méthode Boscher, juste à la fin de l’affaire Dreyfus, qui déchirait le pays depuis dix ans. Et je passe sur l’entrain que l’on mettait à se rendre à l’école en 14-18 (sauf Radiguet, qui a vu dans cette guerre des grandes vacances et l’occasion de se taper les épouses des Poilus, voir le Diable au corps). Les fameux programmes de 1923 ont été conçus pendant l’érection d’une foule de monuments aux morts, où les enfants apprenaient à lire en y déchiffrant le nom de leurs pères.
Et il ne venait à l’idée de personne, à l’époque, d’invoquer la situation économique née de la crise de 29 pour expliquer l’échec scolaire…
Alors, les mauvais prétextes, ça suffit. Qu’il y ait dans la France d’aujourd’hui des disparités de fortune, des familles désunies et décomposées, du chômage à revendre, si je puis dire, j’en conviens. Mais il y a aussi un climat de démission, d’excuse généralisée, de défaite de l’impensé. Il n’est pas nécessaire de péter dans la soir pour être un bon élève, et j’ai connu nombre de fils ou filles de bourgeois qui étaient plus malheureux que des enfants de prolétaires — le sentiment de son malheur n’est pas proportionnel à sa situation sociale.
Qu’en déduire ? Que notre école doit s’organiser (les programmes, les programmes, vous dis-je !) pour redonner le goût de l’étude — lente, patiente, obstinée. On ne travaille pas — certainement pas à six ans — en fonction d’une perspective de carrière. On travaille parce qu’on vous en donne le goût, pour des satisfactions très immédiates — nous bataillions ferme pour des « bons points » qui ne représentaient jamais que la satisfaction du travail bien accompli. L’humanité a toujours été souffrante, cela ne date pas d’hier, et c’est parfois dans des pays qui souffrent bien plus que nous — l’Afrique noire par exemple — que les écoliers sont les plus attentifs, les plus scrupuleux, sans moyens, à cent par classes. Nous sommes devenus champions du monde de l’excuse, alors que nous étions les spécialistes de la volonté. Ce n’est pas faire de la déclinologie que de constater que l’ambition, l’acharnement au travail, le goût de l’effort, reculent sans cesse.
Et pour restaurer ce climat essentiel aux études, il faut certainement aider ceux qui ont moins, mais ne pas jouer les dames patronnesses en se penchant sans cesse avec une sollicitude visqueuse sur leurs problèmes. Le sursaut ne se décrète point, il s’organise. Une carte scolaire moins ségrégationniste, un panachage social plus réel, peuvent jouer dans le bon sens : les Zones d’Exclusion Programmée, inventées par le PS un jour de beuverie, doivent être démantelées — transportées à la campagne, aurait dit Alphonse Allais. Et il faut mettre au point, en ce qui concerne l’Education Nationale, des programmes qui ne laissent aucun répit, sans pour autant assommer les élèves. Inventer des progressions régulières, conforter ceux qui décrochent, faire de l’élève studieux la norme, et non plus l’exception. Et c’est faisable — d’ailleurs, c’est déjà fait, ici ou là : ce que propose le GRIP est une réponse pratique au malaise de la civilisation dont l’Ecole de ces dernières années retranscrit les symptômes — en les amplifiant.
Jean-Paul Brighelli
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Commentaires
j'applaudis! Allez, je me laisse même emporter:je vous embrasse! ;)
Ecrit par : Saperlipopette | 30 août 2007
Répondre à un argument économique par des souvenirs d'enfance, ça va vite et ça fait peut-être de l'effet à la télé, mais ce n'est pas sérieux et pas convaincant.
Ecrit par : Tennessee | 30 août 2007
Brillantissime réfutation!
C'est exactement comme cela que les choses se présentent. Dubet, Meirieu et leurs affidés allèguent constamment les problèmes sociaux et empêchent de toutes leurs forces que les vraies questions soient posées. Car la vérité, c'est que c'est la pédagogie "nouvelle", la leur, et rien d'autre, qui a naufragé l'école.
Il faut en effet "faire de l'élève studieux la norme, et non plus l'exception", et cela dès l'école primaire. Actuellement, dans les par les autres d'"intello", au point que certains bons élèves font exprès d'avoir de mauvaises notes pour échapper aux quolibets et à la réprobation de la classe. Cela fait des années que je tanne, en pure perte, l'administration de mon collège ( qui s'est tout de suite illustrée par un premier fait glorieux en supprimant dès l'année de son arrivée une section de grec qui marchait merveilleusement bien depuis vingt ans) pour que soit rétablie une distribution des prix de fin d'année. Il faut que l'institution manifeste clairement qu'elle soutient les élèves sérieux en honorant publiquement le travail bien fait. C'est aussi une simple question de justice - les enfants sont sensibles à la justice. La réussite scolaire doit compenser le malheur social. Actuellement, le système a honte des bons élèves, sauf en éducation physique, où l'idée que l'on classe les élèves selon leurs performances ne fait hurler personne.
"Jouer les dames patronnesses en se penchant avec une sollicitude visqueuse sur leurs problèmes." Dubet et Meirieu se reconnaîtront!
Ecrit par : Jean | 30 août 2007
Ce qu'il faut voir c'est surtout le parallèle qui est mis avec une situation critique d'une époque en France, et une situation critique actuelle en d'autres pays. Et constater que la crise mène à la studiosité.
Ce qu'il faut comprendre, c'est chercher les moyens de créer la studiosité, sans être en crise.
Bien sûr pour voir et comprendre, il faut un peu réfléchir, et faire davantage que critiquer.
Je n'ai pas connu de crise, pourtant je dois bien admettre que la corrélation décrite par JPB est exacte.
Ecrit par : DePassage | 30 août 2007
Facétie de mon ordinateur!
Je rétablis la phrase complète.
"Actuellement, dans les collèges, les élèves sérieux se font traiter d'"intellos" par leur camarades. Pour certains, c'est véritable souffrance.""
Ecrit par : Jean | 30 août 2007
Monsieur Brighelli je vous remercie de parler si haut et si clair !
J'ai "halluciné" quand j'ai suivi les modules PPME (Pré- Professionnalisation aux métiers de l'Enseignement) lors de la préparation de mon DEUG. Par bonheur, j'ai échappé à l'IUFM, j'ai jeté l'éponge avant, mais j'imagine aisément !
Formatrice en français, j'utilise régulièrement la bonne vieille méthode du B.A. ba, et je peux vous dire qu'on m'en fait souvent le reproche et que j'ai essuyé plus d'une raillerie. Mes collègues ont l'habitude de mettre des analphabètes devant un texte, et ils sont très satisfaits d'eux... Mais quand il m'arrive de prendre en charge leurs élèves, ces derniers n'ont pas assez de mots pour me remercier de leur avoir expliqué que la lecture est un code, et que B et A ça fait "ba"... tout d'un coup leurs yeux brillent et ils reprennent confiance !
Moi aussi, quand je vous entends parler, Monsieur Brighelli, je reprends confiance.
Merci encore.
Julie
Ecrit par : julie | 30 août 2007
Répondre à un argument économique par des souvenirs d'enfance, ça va vite et ça fait peut-être de l'effet à la télé, mais ce n'est pas sérieux et pas convaincant.
Ecrit par : Tennessee | 30 août 2007
Ben si, l'argument de la démission fait mouche. Mosca, quoi !
Autant que le G.R.I.P., qui par son action, tendrait à minimiser les sorties de cette sorte de G.R.I.M.P que sont parfois les Z.E.P.
Ecrit par : Miss Souris | 30 août 2007
Julie, bravo! c'est vous qui êtes dans le vrai. C'est Jeremy, je crois, qui disait plus haut que parmi les formateurs qu'il avait subis, la moitié étaient "des fous" et l'autre "des cons". Donc ne vous fiez qu'à vous-même!
Ecrit par : Jean | 30 août 2007
Voilà, cher J-P B, une mise au point roborative en cette veille de rentrée!
Le compassionnel des pleureuses de service me hérisse, tout autant que les dégâts provoqués par les pratiques mérieuticoles et iufemesques.
Sauvons l'enseignement, redonnons-lui ses contenus et faisons la nique aux oukases des inspecteurs !
M.Darcos, méfiez-vous du dinosaure Rocard.
Ecrit par : Francine | 30 août 2007
Merci pour ce sublime argumentaire !!
On vous embrasserait.!!
Je viens aussi de cette France difficile, d'une famile modeste, j'ai tout appris à l'école publique et je remercie chaque fois que je le peux mon instituteur.
C'était pourtant lui qui me faisait réciter les poèmes des grands auteurs, j'étais devant lui comme en apné pour les réciter.
Lui aussi qui me faisait copier des verbes, recopier 3 fois les mots que j'avais mal orthographiés.
Je me souviens de ses envolés d'Amour qu'il avait pour Hugo, Flaubert et les autres mais aussi pour Pasteur.
Je ne pense pas que je lirais encore sans ces souvenirs.
Rien ne gagne sans effort sous le soleil !!
Ecrit par : Olivier | 30 août 2007
Une lecture qui fait du bien:
Servitude et simulacre, de Jordi Vidal. Ed.Allia, 6Euros10
Ecrit par : Loki | 30 août 2007
Bravo monsieur Brighelli pour la finesse de cette analyse .
N 'oublions pas non plus les enfants de Pieds-Noirs parqués dans ces mêmes cités ainsi que ceux des réfugiés asiatiques et la réussite exceptionnelle de certains dûe principalement à l' éducation familiale et au travail .
C ' est toujours un réel plaisir de vous lire .
Odile
Ecrit par : ODILE RULLIAT | 30 août 2007
Tennessee dit : "Répondre à un argument économique par des souvenirs d'enfance, ça va vite et ça fait peut-être de l'effet à la télé, mais ce n'est pas sérieux et pas convaincant."
Croire et faire croire que le maître des lieux était enfant lors de la crise économique de 1929, voire lors du lancement de la méthode Boscher et de l'affaire Dreyfus, c'est la preuve que certains ont des difficultés de lecture et de calcul, ou c'est la dernière riposte des pédagogos ?
Ecrit par : Jeremy | 30 août 2007
La riche école de mon enfance.
En 1966,grâce à l'école, mes camarades et moi-même, du quartier populaire de Belleville dans le onzième arrondissement de Paris, enfants d'immigrés espagnols, portugais, italiens, rapatriés d'Algérie, tous très pauvres, avions la chance de recevoir un enseignement réel.
Avec quelle facilité nous savions lire, écrire, résoudre des problèmes, déclamer avec passion et émerveillement la langue de Villon, Hugo, Daudet, et ce, dès le CP!
Quelle marque de volonté ce fut, d'avoir eu le sentiment d'être en dessous de nos propres capacités en pensant avoir "seulement" 9,36 de moyenne sur 10 et d'être la onzième au classement sur 20 élèves!
Quel bonheur d'avoir pu partager nos pauvretés en nous invitant à dormir chez les uns et les autres et discuter de nos espiègleries autour d'un bout de chorizo et d'un verre de limonade, dans un 17m2, à cinq, d'un petit hôtel biscornu sans étoile...empli de fous-rire!
Quelle preuve de réussite enfin,quand on a 10 ans, d'avoir pu réapprendre les gestes de l'écriture à sa propre mère (quand celle-ci avait été chassée de son école en 1939) ,et qu'elle vous faisait à son tour ...des dictées.
Que de forts souvenirs, à la lecture des belles paroles de JPB.
Ecrit par : Guigui Brigitte | 30 août 2007
Bonne réfutation !
Derrière ce que les pédagogistes mettent en avant sous le nom de "handicaps socioculturels", il y a aussi une bonne part de racisme non avoué. Les enfants des Arabes et des Noirs ne pourraient pas apprendre ! Il suffit donc de les occuper par des "activités" et faire de "l'aural" (sic) comme le rappellent excellemment Pedro et Lecherbonnier, pour "vivrensemble".
Alors que les enfants des années soixante qui n'avaient ni frigo ni télé dans la chambre, ni chambre d'ailleurs (comme beaucoup peuvent en témoigner), réussissaient à apprendre. Beurk !
Ecrit par : P. Azimont | 30 août 2007
La riche école de mon enfance.
En 1966,grâce à l'école, mes camarades et moi-même, du quartier populaire de Belleville dans le onzième arrondissement de Paris, enfants d'immigrés espagnols, portugais, italiens, rapatriés d'Algérie, tous très pauvres, avions la chance de recevoir un enseignement réel.
Avec quelle facilité nous savions lire, écrire, résoudre des problèmes, déclamer avec passion et émerveillement la langue de Villon, Hugo, Daudet, et ce, dès le CP!
Quelle marque de volonté ce fut, d'avoir eu le sentiment d'être en dessous de nos propres capacités en pensant avoir "seulement" 9,36 de moyenne sur 10 et d'être la onzième au classement sur 20 élèves!
Quel bonheur d'avoir pu partager nos pauvretés en nous invitant à dormir chez les uns et les autres et discuter de nos espiègleries autour d'un bout de chorizo et d'un verre de limonade, dans un 17m2, à cinq, d'un petit hôtel biscornu sans étoile...empli de fous-rire!
Quelle preuve de réussite enfin,quand on a 10 ans, d'avoir pu réapprendre les gestes de l'écriture à sa propre mère (quand celle-ci avait été chassée de son école en 1939) ,et qu'elle vous faisait à son tour ...des dictées.
Que de forts souvenirs, à la lecture des belles paroles de JPB.
Ecrit par : Guigui Brigitte | 30 août 2007
Je viens de relire "La maison des petits bonheurs" de Colette Vivier, pour l'offrir à une petite africaine qui fréquente une école d'excellence comme la décrit JPB...
Madame Guigui, si vous ne connaissez pas ce livre, il faut le lire...
Vous y retrouverez les souvenirs de beaucoup d'entre nous, enfants pauvres, mais tellement riches de cette vie de famille et d'école qui étaient les nôtres.
Pourquoi "les enfants de maintenant" n'y auraient-ils plus droit?
Pourquoi l'offrir à une petite africaine pauvre mais excellente à l'école?
Parce qu'elle est riche de cette chaleur humaine dont vous parlez et que l'on retrouve dans ce livres...
Riche de tous ces petits bonheurs...
Ecrit par : Maminou | 30 août 2007
Prétendre qu'il faut une autre organisation du temps scolaire sous prétexte qu'on est en ZEP, c'est-à-dire que les enfants des ZEP ne méritent pas des vrais cours, c'est en effet du racisme. Je n'osais pas le dire. Vous l'avez fait, P.Azimont.
Ecrit par : Jean | 30 août 2007
Demain:
"La Juridiction administrative : une arme syndicale moderne
L'action des groupes constitués, pour être efficace, doit assimiler la judiciarisation de la vie sociale et économique. Désormais, il est plus réaliste, pour faire valoir ses droits, de s'adresser aux magistrats plutôt qu'aux politiques ou aux fonctionnaires d'autorité.../...
Le SNVEL entend désormais utiliser le recours à cette juridiction, comme une épée de Damoclès, suspendue au dessus des rédacteurs de textes si défavorables à notre Profession que nous mettrons tout en œuvre pour faire démontrer qu'ils sont contraires au Droit."
Pas demain! Reçu aujourd'hui...
Il me semble avoir tenté de vous en toucher deux mots il y a quelques semaines.
Ceci dit, la vraie misère, je l'ai croisée aujourd'hui sur le torse d'un enfant de cinq ans qui portait un tee-shirt où étaient inscrits ces mots: "il est interdit de me gronder!".
Contre cette petite phrase, vous ne pourrez pas grand chose.
Ecrit par : dobolino | 30 août 2007
Dans cette lettre syndicale, il y avait aussi ces phrases:
"
Là encore, quoiqu'en dise la sagesse populaire, il n'est pas incongru de mordre la main qui vous nourrit, si elle vous nourrit mal.
.../...
Quelle que soit la décision du Conseil d'Etat, ce dernier ne manquera pas de fournir des motifs qui représenteront un guide de lecture, impartial et éclairé, de ce décret."
Vous me direz que ça n'a rien à voir... Ce sont pourtant des techniques modernes de combat que n'hésiteraient ou n'hésiteront pas à employer les Associations de parents d'élèves.
Ecrit par : dobolino | 30 août 2007
A lire, dans le Charlie-Hebdo de cette semaine, un excellent(comme souvent) édito de Philippe Val, "pour aller à gauche, c'est par où", dont j'extrais une phrase:
"Le travail ne peut en aucun cas être la même valeur pour la droite et pour la gauche. Pour la droite, il est un élément disciplinaire qui, de surcroît, procure ce qui est nécessaire à la survie. La droite ne voit aucun inconvénient à ce que la survie occupe toute la vie, elle le conçoit comme le plus long possible. La gauche refuse cette conception et se bat pour que le temps consacré à la survie soit le plus court possible. Le reste de l'activité humaine relève du choix et de l'enthousiasme".
Bonne lecture, et bonne fin de journée.
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 août 2007
Le texte de Jean-Paul est superbe et très émouvant.
Pour tous ceux qui travaillent en ZEP, il est évident que les petits Noirs et Maghrébins qui y sont demandent à être instruits comme les autres enfants : ils ont des capacités intellectuelles identiques. Honte à ceux qui disent le contraire.
Pour rompre un peu le sérieux du propos, j'ai retrouvé ce texte qui montre où on en est arrivé.
Il montre que les pédagos ont bien couvé "l'oeuf de serpent du constructivisme". (Tous les adeptes de "la main à la pâte" feront je l'espère leur mea culpa.)
J'ai appris le théorème de la poussée d'Archimède il y a bien longtemps, mais je m'en souviens comme si c'était hier.
Voici ce que les évidents progrès du constructivisme sauce Charmeux donnent, en clochardisant ce pauvre Archimède. A pleurer de rire, malgré le tragique de la situation.
Amitiés.
Anne-Marie.
André Vaschalde, I.P.R. de physique dans l'Académie d'Aix-Marseille, en inspection dans une classe de 3e, a relevé fidèlement les réponses des élèves à qui l'on demandait d'interpréter l'expérience classique mettant en évidence la poussée d'Archimède.
Stéphane ( 14 ans) : Si on met un objet dans liquide le poids diminue car l'objet prend de la place le liquide est récupérer et est remis dans un vase donc le poids redevient pareil
Sandy (16 ans) : Cette expérience montre que l'eau afaibli de volume du poids puisque nous pouvons nous apercevoir que l'objet sans eau est plus lourd que le même objet avec de l'eau par contre si on enlève le même pourcentage d'eau pour la mètre dans un ver, l'eau est plus lourd de 0,1 N. L'archimède est egale aux poids de l'eau
Benoit (14ans) : Lorsqu'on met un poids dans l'eau le niveau monte et s'écoule dans un récipient. Le poids a diminué (pas en vrai) si l'on reprend le liquide et qu'on le reverse au dessus du poids cela revient au poids initial
Julien( 14 ans) : le poids de l'objet en l'air est égal au poids de l'objet dans l'eau +le liquide déplacé.
Christelle (13 ans) : L'eau transportée dans le verre est égale à la poussée d'Archimède.
Amélie (14 ans) : aucune réponse
Sébastien (14 ans) : une force peut agire sur l'eau ou les liquides. Cette force est la poussée d'Archimède. (En rajoutant au poid plongé dans l'eau l'écoulement qu'il a exercé hors du récipient)
Christelle (14 ans) : lorsque l'on met l'objet dans l'eau, celle-ci que l'on récupère et que l'on rajoute dans le gobelet et comme si on n'avait pas mit l'objet dans l'eau
Céline ( 14 ans) : L'eau déplacée fait le même poids danc lorsque on pèse avec l'objet, il fait toujours le même poids. C'est comme si on avait pesé l'objet sans eau.
Élodie ( 14 ans) : le poids joue un rôle important dans la poussée d'Archimède
Audrey (14 ans) : Cette expérience montre que si l'on met un objet lourd dans de l'eau, l'objet va prendre la place du liquide et il sera plus léger mais si l'on remet du liquide l'objet retrouvera son poids normal.
Jefferson (14 ans) : le poids de départ que l'on met dans l'eau est le même quand on a retranvider l'eau qui est sorti du bec verseur grace à l'emertion de l'objet
Laetitia (14 ans) : On peut voir que lorsque l'objet est dans l'eau celui-ci est soulevé. l'eau qu'il l'entoure perd de son volume. Lorsque l'on remet le volume d'eau perdu à l'objet on remarque que celui-ci reprend son poids initiale
Martial (15 ans) : un corps plongé dans un liquide en déplace autant que son propre volume
Sébastien ( 15 ans) : l'eau allège l'objet qui y est plongé et que si on rajoute de l'eau dans ce récipient, selon la quantité on retrouve ce poids initial
Laetitia (15 ans) : lorsque l'on rajoute un objet dans une masse d'eau celui-ci fait augmenter son volume et fait déborder l'eau. On recueil l'eau débordée et qu'on rajoute ensuite dans un autre objet on constate que l'intensité est la même qu'avant.
Émeline (14 ans) : lorsque l'on place un objet dans un pot à verseur rempli d'eau le dinamomètre indique 1,4 alors qu'il était à 1,5 et que lorsque l'on rajoute de l'eau coulée il revient à 1,5
Marjorie ( 15 ans) : lorsqu'on immerge l'objet dans l'eau celui-ci devient plus léger. Et l'on recueille l'eau déversée par le bec et qu'on la rajoute à l'objet : Il retrouve son poids du début
Élodie (14 ans) : l'objet fait toujours le même poids (qu'il soit dans l'eau ou pas)
Sandy (14 ans) : quand on récupère l'eau tombée du récipient à cause du poid de l'objet et qu'on la rajoute (dans une autre expérience) avec l'objet, on s'aperçoit que l'eau ne déborde plus donc que le poids n'augmente plus
Sandrine ( 14 ans) : Quand on immerge un objet, le niveau de l'eau augmente et que le poids de l'objet diminue
Cédric (16 ans) : Quand on met un objet dans l'eau. Le poids de l'objet fait augmenter l'eau qui sort par le bec la quantité d'eau et égale au volume de l'objet. le poids de l'objet diminue.
Naïla ( 14 ans) : la force de la poussée d'Archimède est pareille que quand le liquide a été déplacé
Christelle( 14 ans) : le poid de l'objet change légèrement quand on le plonge dans l'eau mais redevient le même quand on y ajoute le liquide déplacé par l'immersion de l'objet.
Fabien (15 ans) : le force avant que l'objet ne soit immergé est la même que lorsqu'il est immergé mais alourdi
Christophe (14 ans) : Un objet d'un poids donné (sans être immergé) a un poids inférieur quand il est immergé. Dans un récipient rempli d'eau, quand on plonge un objet, il prend de la place ; si ce volume d'eau est replacé sur l'objet, ce dernier a le même poids qu'à l'air libre.
Daniel (14 ans) : si on met un objet dans de l'eau et que on rajoute au poids de l'objet et le poids redevient le même qu'au début
Francky (15 ans) : C'est expérience montre qu'il y est un objet ou pas le nombre N est toujours pareil et sauf que le volume augmente.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 30 août 2007
De quand date cette merveille, Anne-Marie?
De toute façon, je vous trouve bien négative, car ces enfants, certes, ne savent strictement rien, même pas réfléchir, mais, pour reprendre un mot impérissable de Madame Weiland, "ils n'ont pas fini leurs études"!
Je tiens "La main à la Pâte", personnellement, pour une sombre idiotie.
Ecrit par : Jean | 30 août 2007
Avez-vous entendu parler de l'homme qui a mal au genou, et qui s'essaie à communiquer sa douleur ? - je fuis, oui je sais que vous connaissez.
On peut dire aujourd'hui comment c'était hier, cela changera-t-il grand'chose ?
Il y a quelque chose de changé dans le Royaume, force est de le constater et d'en tenir compte, si on veut pouvoir agir sur.
Pas une chose, toute une constellation de faits qui se mettent bout à bout et qui transforment et l'école et les enfants qu'on y reçoit, qui transforment les parents et les professeurs, les entrepreneurs et les Au bon beurre.
Même les vétérinaires ne sont plus comme dans le temps, même eux sont là les premiers à vous engager à castrer, piquouiller, tatouager, prendre soin de, et attention madame, songez à la psychologie de la bête, chatte bien apprise pas plus de trois choses ne retiendra et tout ci et tout ça. Vrai ou pas, Dobo, Yann? Les vétos de ma maman à moi ne lui causèrent jamais de la psychologie de ses ... bêtes.
Et dans ce qui a changé, on peut relever la notable entrée en force de la culpabilisation à tous niveaux, et allez qu'elle commence au berceau, oh vilain bébé qu'abîma le joli ventre de sa maman, oh vilain moutard qui voulait boire au sein, et on enchaîne sur cet infâme petit être de trois ans qui prétend être roi, et on poursuit sur le plus grand qu'a la faiblesse insigne de vouloir être Napoléon ou rien.... et quand vous arrivez, éreinté, à l'âge où vous espérez que cela se tassera, revoyez donc vos espoirs à la baisse : maman ne boira ni ne fumera - prendra garde à prendre du plaisir, bébé intra aime parait-il son papa là, prendra soin de ne pas le maudire, 'il' sent tout. N'oubliera pas de consulter pédiatres et psychologues, ne saura pas qui appeler à l'aide, bah les mamans devenues mamies n'assurent guère ce nouveau rôle, et et et... suffit d'aller dans une maison de la presse pour la trouver triomphante l'entreprise culpabilisante généralisée...
Et ça, mon dieu ça, c'est nouveau.
Ca, ça fait des parents qui iront faire suer les enseignants supposés inaptes.
Des parents terrifiés à l'idée de mal aimer leurs enfants - coupables jusqu'au fond de l'âme de les avoir traumatisés -
dépendants jusqu'à la mort des traumatismes légués par leurs parents,
coupables de polluer la planète juste pour pouvoir exister,
coupables de laisser tomber et jeter l'éponge, trop lourde la charge consistant à ne jamais traumatiser qui que ce soit,
De quoi diable ne sont-ils pas coupables, les parents de nos élèves? Et leurs professeurs?
Alors, n'est-ce pas, c'est humain vous comprenez bien, on compense - on court ici là pour échapper au grand mal moral inavoué - on tape sur les autres, ces cons, au moins ça fait du bien de faire un peu de mal - et on accumule excuses et compassion, tout ça, au fond, est bien normal et nous empêchera durablement d'utiliser les leçons de notre passé - de vos passés.
J'aimerais assez qu'on parvienne à compenser en mettant ces culpabilités à distance, en les assumant, en les assimilant, qu'on parvienne à dépasser cela les uns et les autres, qu'on ne tape que sur les gens qui le veulent bien et pas sur les autres, tant qu'à faire, qu'on rende obligatoires les leçons de boxe s'il le faut, mais qu'on parvienne, en acceptant notre époque, à faire évoluer cette époque. Et qu'on utilise le passé comme guide, comme référent ( ah! l'iufm ineffable lexique !) , qui permet de trouver les particularités de notre présent.
Ecrit par : Milady | 30 août 2007
Dans le genre interprétations pré-scientifiques, on peut relire Bachelard et Freud.
Ecrit par : Milady | 30 août 2007
Dans le genre interprétations pré-scientifiques, on peut relire Bachelard et Freud.
Ecrit par : Milady | 30 août 2007
J'ai appris le théorème de la poussée d'Archimède il y a bien longtemps, mais je m'en souviens comme si c'était hier.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 30 août 2007
Allons-y! tenez, pour occuper quelques minutes de votre après-midi, Anne-Marie...
I Pesée d'un bêcher contenant de l'eau : masse m1. On suspend un solide S de masse m à un ressort de constante de raideur k. Celui-ci s'allonge d'une longueur x1 à l'équilibre. On plonge le solide S dans le bêcher (masse d'eau déplacée me ). On observe un nouvel équilibre avec un nouvel allongement x2 du ressort et une nouvelle lecture de masse m2.
1)Établir l'expression de l'allongement x1 en fonction de m, g et k ( g =9,8ms-2)
2)Établir l'expression de l'allongement x2 en fonction de ms, me, g et k. Comparer à x1
3)En étudiant le système " eau + bêcher " exprimer la différence de pesée m2 - m1.
II Déterminer le poids d'une sphère en bois de rayon r = 20cm. Faire de même pour une sphère creuse en acier, de rayon r = 20cm et d'épaisseur e = 8mm. Masse volumique en kg m-3 bois :700 ; eau : 1000 ; acier :7800 Déterminer la poussée d'Archimède qui s'exercerait sur chacune de ces sphères si elles étaient totalement immergées dans l'eau. Ces sphères pourraient-elles flotter à la surface de l'eau ? si oui quelle est la fraction du volume immergé ?
III
Un iceberg a un volume émergé Ve,= 600 m3 . Sa masse volumique est r1 = 910 kg.m-3 celle de l'eau de mer est r2 = 1024 kg.m-3 .
Schématiser l'iceberg flottant et préciser les forces auxquelles il est soumis lorsqu'il est à l' équilibre.
Trouver une relation entre le Volume émergé Ve, volume total Vt et les masses volumiques
Calculer le volume Vt et la masse de l'iceberg.
On voit là la dégradation de l'enseignement depuis cinquante ans, car, j'avoue que contrairement à Anne-Marie qui a tenu Rocard bébé dans ses bras avec son compère JPB, je suis bien incapable de résoudre là tout de suite ces exercices sans une petite remise à niveau que je n'ai guère envie de faire.
Ecrit par : dobolino | 30 août 2007
Très belle description en effet : je m’y reconnais puisque nous sommes de la même génération.
Il y a quand même aujourd’hui une misère qui n’existait pas autrefois : la misère politique. Et elle n’est pas sans effet sur le problème de l’école. Pas le temps de développer.
L’ « économiste de Télérama » est Eric Maurin. C’est un strauss-khanien, spécialisé dans les questions scolaires. Autrement dit un social-libéral (comme Dubet, qui est aussi strauss-khanien). Thomas Piketty et Eric Maurin sont les « nouveaux économistes » du PS. Symptôme entre autres de cette misère politique que j’évoquais plus haut.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 30 août 2007
Je rectifie humblement : je ne me souviens que de la définition, et serais bien incapable de résoudre ces problèmes ! Chère Dobolino, vous me mettez au pied du mur...Mais je ments...le moins possible.
Par contre, je serais capable d'aider des enfants même du collège en maths : ils sortent du primaire en sachant si peu de choses qu'un livre de calcul élémentaire datant de 1923 ferait d'eux les meilleurs de leur classe.
Cherchant si le projet SLECC était répertorié par l'Education nationale, j'ai eu la surprise écoeurée de trouver ceci, qui va faire s'étrangler Michel Delord.
[L'Education nationale reçoit ses conseils de la ] "Comission mathématique rattachée au Groupe d'Experts pour les programmes de l'école primmaire.
Pilotée par Roland Charnay, composée de Mmes Luce Dossat, Catherine Houdement, Nicole Matulik, Mrs Jean Fromentin, Guy Pigot, et Paul Planchette.
Ce qui peut être attendu en fin d'école primaire :
7805 : 27 (division avec "potence", mais avec les soustractions sous le dividende)
27 X 9 27 X 8
La technique "dépouillée" (je suppose que cela veut dire sans poser les soustractions sous le dividende ?? ) de la division n'est pas une compétence visée, ni à l'école primaire, ni au collège."
Le "café pédagogique " figure aussi en bonne place.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 30 août 2007
PS : je n'étais pas née à la guerre de 14-18
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 30 août 2007
"Le sursaut ne se décrète point, il s’organise. "
Ecrit par JPB.
Bien d'accord. Mais il faut une vraie volonté politique sinon on risque fort d'en rester à l'échelle de l'expérimentation, à "des îlots de survie". Et je doute que cette volonté politique soit là parce qu'économiquement, dans la logique dans laquelle nous sommes embarqués, on n'a pas besoin d'une masse cultivée.
Notre système économique est en train de se construire fort bien sans.
Misère du politique qui est pris en ôtage. Cordoba a raison, comme d'habitude ( sauf quand il parle des femmes :-))
Ecrit par : Thalie | 30 août 2007
Superbe et émouvant ton texte Jean-Paul!
Je travaille avec des élèves de grande section dans un secteur de campagne plutôt socio- culturellement défavorisé. En fin d'année, 80 pour cent d'entre eux sont lecteurs et les autres le seront dans les deux premiers mois du CP car ils sont solidement préparés; si tu voyais leur soif d'apprendre et leur enthousiasme ! pas de bonnet d'âne , pas de coups de règle sur les doigts mais le plaisir de travailler en groupe avec une méthode active ( même quand on est au GRIP!). La plupart du temps les gamins s'emmerdent à l'école, lorsqu'on leur propose une véritable nourriture intellectuelle, ils deviennent voraces et vous offrent tout naturellement le respect. Y'en a mare de cette attitude compassionnelle généralisée qui est bien souvent l'alibi du renoncement. Le respect que l'on doit aux élèves ( même petits) passent par la transmission des savoirs. Les gamins de maternelle sont évalués( hé oui, c'est malgré tout possible!) dans un livret de "compétences" ( une vingtaine minimun!), ces compétences sont plus inutiles et débiles les unes que les autres; elles sont, de plus, souvent des jugements psycho- affectifs absolument inadmissibles. Les adultes sont perdus,ils ne savent plus ce qu'est un enfant, ils le jaugent et le jugent sans rien lui offrir hormis des satisfactions immédiates et des coloriages codés.
Collègues de maternelle, arrêtez d'évaluer du vide, proposez à vos élèves une progression cohérente servie par une pédagogie explicite et active! Aux chiottes les évaluations bidons!
Encore bravo pour ton texte!
Thierry Venot
Ecrit par : venot thierry | 30 août 2007
"L’ « économiste de Télérama » est Eric Maurin. C’est un strauss-khanien, spécialisé dans les questions scolaires. Autrement dit un social-libéral (comme Dubet, qui est aussi strauss-khanien)."
Eh m****, moi qui croyais que Strauss-Kahn valait mieux que les autres...
Ecrit par : Jeremy | 30 août 2007
Archimède :
"Tout corps plongé dans un liquide en ressort mouillé."
ou
"Tout corps plongé dans un liquide, s'il n'est pas remonté à la surface au bout d'une demi-heure, doit être considéré comme perdu."
Les anciens auront reconnu "la foire aux cancres".
Ecrit par : yann | 30 août 2007
Oui ! Ça y est, ça repart ! Et dans le bon sens ! Vous m'en voyez ravie !
Et dans ma classe de GS/CP/CE1, c'est comme dans celle de Thierry, tout le monde est heureux d'apprendre et apprend réellement. Et les petits "habitués du compassionnel" oublient bien vite qu'ils avaient toutes les excuses pour renoncer et échouer.
Ecrit par : catmano | 30 août 2007
"Tout corps plongé dans un liquide finit par avouer" (Elena Ceaucescu, Carnets secrets, Flammarion, 1990) (1)
(1) En fait, splendide pastiche dû à Patrick Rambaud et Francis Szpiner, spécialistes de la chose. — Rambaud, surtout. Le livre est très rare, la jaquette prodiait la Pléiade et la NRF, mauvaise joueuse, l'a fait retirer du commerce pour contrefaçon. Ah, l'humour rue Sébastien-Bottin…
Ecrit par : Abraxas | 30 août 2007
bravo ! quelle démonstration !
un petit souvenir personnel de cet été :
comme toute mère brimante et indigne j'ai fait faire des dictées à mes enfants cet été ; ma mère (née en 1937, cinq frères et soeur, exode, enfance dans une ville rasée par les bombardements, une orange à Noël, certificat d'études c'est tout parce que pas de sous pour aller plus loin, bref une gamine comme il y en avait des milliers) ma mère donc, tend l'oreille au mot "dictée" et vient tranquillement s'asseoir avec nous avec feuille et crayon, pour "faire la dictée" ; à ses petits enfants stupéfaits (le mot est faible !!!) qui demandent "mais pourquoi tu fais la dictée mamie ?" elle répond avec des étoiles dans les yeux "pour le plaisir !" !!! après ça je n'ai plus eu de mal pour mettre la jeune génération au boulot...et le petit dernier trouvant la sienne "trop courte" m'en a redemandé !
Ecrit par : fabienne | 30 août 2007
Merci JPB pour ce beau texte -- avec une nuance cependant : nous vivions petitement, mais nous ne le savions pas. Il n'y avait pas la télévision, avec ses milliers de chaînes que proposent les satellites, ni le ouèbe, ni la presse djûnn, ni le pipeul ( "Points de vue-images du monde", l'actualité des rois et reines, ce n'était pas Paris Hilton). Dans mes Basses-Alpes natales, nous ne savions pas ce qu'étaient les riches, car nous n'en avions jamais vu, et nous n'étions tentés par rien parce qu'il n'y avait pas de médias pour nous faire miroiter tout le soi-disant désirable et nous persuader que nous manquions de l'essentiel, càd du superflu. Mutatis mutandis, nous étions encore comme le jeune Camus dans les années 30 : environnés d'une nature sublime, avec du soleil dix mois par an, des villages enneigés l'hiver comme des crèches, des reines-claudes à aller chiper au cabanon de la mère Miane, les marchands de brousse ou de pogne qui criaient sous les fenêtres, et le passage annuel des moutons qui traversaient la petite ville pour gagner les alpages : c'étaient les grands événements de nos enfances compactes et immobiles. Nous nous trouvions même à l'aise, pour ne pas dire nantis, en voyant les petits copains pieds-noirs ou harkis, tremblants de froid dans leurs vêtements trop légers, complètement traumatisés, dépaysés, perdus. C'était il y a plus de quarante ans, ne l'oublions pas. La pauvreté était alors la norme dans ces campagnes des Alpes du sud. Le problème aujourd'hui, c'est le fric qui s'exhibe, la vulgarité, le mauvais goût gling-gling, les fortunes vite faites ( jet-set, spéculation, vedettes à la flan, sportifs, star-académie, loft et j'en oublie) : aujourd'hui les pauvres voient bien qu'ils sont pauvres -- et que d'autres ne savent plus quoi faire de leurs sous. Comme l'écrivait pertinemment le maître des lieux dans "La Fabrique du crétin" : pourquoi bosser en classe, quand on peut gagner le SMIC par jour en dealant ? Et je rajoute : pourquoi étudier, quand la star-ac, la nouvelle star, l'île de la tentation, montrent la voie à suivre ? Comme l'écrit très bien P. Cordoba, la misère politique est la pire de toutes : plus de parti, plus de syndicats, plus d'Eglise même, pour créer de la conscience et du "lien", comme disent les khuistres. Au pire, l'imam intégriste de service, ou les petits caïds du quartier, y compris à la campagne d'ailleurs. Seuls de nouveaux hussards de la République pourraient , et ce n'est même pas sûr, inverser la tendance. Voilà où est le défi.
Ecrit par : FGuichard | 30 août 2007
"plus de parti, plus de syndicats, plus d'Eglise même, pour créer de la conscience et du "lien", comme disent les khuistres."
Je n'ai aucun attachement ni pour les partis, ni pour l'Eglise, ni même pour les syndicats (en tout cas pas pour ce qu'ils sont actuellement). La conscience et le "lien" doivent bien pouvoir passer par autre chose (je propose : la culture, le savoir ?)
Ecrit par : Jérémy | 30 août 2007
Ce que vous dites, Fabienne, est émouvant.
Très jolies aussi, FGuichard, ces quelques lignes sur votre enfance.
Ecrit par : Jean | 30 août 2007
La conscience et le "lien" doivent bien pouvoir passer par autre chose (je propose : la culture, le savoir ?)
Ecrit par : Jérémy | 30 août 2007
Alors là, risque d'être lâche, ce lien.
La joie d'être ensemble se fait rare, c'est un constat amer, tant pis !
Ecrit par : D'Enguell | 30 août 2007
"La joie d'être ensemble se fait rare" : c'est une citation d'un militant socialiste à l'Université d'été du Parti ?
Ecrit par : Jérémy | 30 août 2007
Au fait, personne n'a réagi à cette histoire d'une heure de sport en plus à l'école primaire ?
C'est bien (QUI pourrait dire le contraire ??), d'autant que les instits actuelles sont meilleures en crawl qu'en histoire de France, mais alors dans la rubrique "j'aime le consensus", Darcos va voler la palme à Jack Lang !
Du sport en plus, de nouvelles commissions, la revalorisation "morale" des profs, le maintien des prix des fournitures quand tout le monde les a déjà achetées... Dites donc, pour l'instant, la rue de Grenelle n'est pas dépaysée. Y a des cocktails onéreux et des colloques inutiles de prévus, j'espère ? La rupture, ce sera peut-être le changement du fournisseur de petits fours.
Ecrit par : Jérémy | 30 août 2007
Très idylliquement Rousseauiste, F.Guichard votre tableau pastoral des pauvres pas si pauvres. Mais il y a 40 ans, allez 50, l'hiver 1954, des gens qui meurent de froid, qui dorment dans des cartons, les bidonvilles encore existants. Et puis les cités HLM où il faisait moins bon vivre que dans un petit village des Alpes.
Il y a toujours eu des pauvres, F. Guichard, et je ne crois pas qu'il y ait eu d'époque où cela a été agréable.
Ecrit par : Thalie | 30 août 2007
"Très idylliquement Rousseauiste, F.Guichard votre tableau pastoral des pauvres pas si pauvres" écrit Thalie.
Moi, rousseauiste ? Certainement pas. Je vous renvoie à ce que j'ai écrit ici même il y a qq mois sur le cher Jean-Jacques ( "la faute à Rousseau ?) . Et rien d'idyllique dans ce que je raconte : on vivait petitement dans les Basses-Alpes, très petitement même, voilà tout. Je n'ai jamais insinué qu'il n'y ait pas eu de bidonvilles à Marseille ou Paris, ni des gens pour crever de froid pendant l'hiver 54 (j'avais 6 mois, en ce temps-là), encore moins que la pauvreté ait pu être agréable à qui que ce soit . J'ai simplement fait remarquer qu'on ne la ressentait pas de la même façon, parce qu'elle n'était pas aggravée par l'exhibition obscène du fric et des paillettes, des cours de la Bourse et de TF1. Pour parler vulgairement, on était des pégreleux, habillés comme des "piacampi" ( en provençal dans le texte) et nourris de manière fort peu diététique, on n'allait pas chez le pédiatre parce qu'il n'y avait pas de pédiatre, mais comme on ne se doutait pas que cela puisse exister...
Ecrit par : FGuichard | 30 août 2007
Aaaaah, nom d'un chien, ça fait du bien de lire votre papier, JPB !
Merci aussi à Brigitte Guigui pour son texte plein d'émotion.
Bien sûr, les temps ont changé. Notamment sur un point : les enfants d'après-guerre n'avaient pas encore été définis comme des cibles de choix par les experts du marketing.
Pourtant, à notre époque aussi, l'immense majorité des élèves de ZEP -en tout cas dans les écoles primaires- n'hésite pas longtemps entre un poème de Verlaine, Ronsard, Hugo, Vigny, Rimbaud... et une ineptie du genre "Charlotte aime la compote, Sabrina aime le chocolat, Fahade aime la moutarde, etc." !
Pire, ils en demandent et en redemandent. Il faut les voir quand ils découvrent qu'un pied peut être autre chose qu'un appendice qui sert à latter les autres ou à taper dans un ballon... Et ne parlons pas des alexandrins : fascination et délectation garantie !
N'en déplaise aux cloportes, ces élèves n'attendent qu'une chose quand ils franchissent les portes de l'école : faire ripaille de maths, grammaire, conjugaison... et croquer à pleines dents notre patrimoine littéraire et artistique.
Le fait est qu'ils se montrent particulièrement reconnaissants, ainsi que leur famille, envers ceux qui leur permettent de recevoir les mêmes nourritures que les "bourges" comme ils disent !
Ecrit par : Un hussard | 30 août 2007
"La joie d'être ensemble se fait rare" : c'est une citation d'un militant socialiste à l'Université d'été du Parti ?
Ecrit par : Jérémy | 30 août 2007
Vous êtes sûrement mieux placé que moi pour le savoir, mon ami. Ce que dit FG de l'existence d'un lien n'a rien de partisan, c'est tout au plus politique. Ce lien n'est certainement plus le foutebole, mais à l'échelle nationale, ce ne sera certainement pas la culture ou le savoir.
Vous pouvez le vouloir très fort, ça ne changera rien.
Ecrit par : D'Enguell | 30 août 2007
J'ai bien dit "je propose".
Et si vous avez qqch de mieux, dites quoi, du moment que ce n'est pas l'Eglise, les partis ou les syndicats (d'autres syndicats peut-être ? là, je veux bien...)
Ecrit par : Jérémy | 30 août 2007
quel est ce fier hussard qui ose parler à nos têtes blondes destinées à remplacer Nougaret de pieds et non de syllabes? adieu le grand choix pour ce fétichiste du pied
Ecrit par : Quintilien | 30 août 2007
ou quelque partouzeur de l'hémistiche comme le chantait autrefois Léo... Mais qui écoute encore Léo ?
Ecrit par : quintilien | 30 août 2007
nonobstant notre vaillant hussard
dit vrai: des gamins des quartiers nord marseillais chers à notre hôte me remerciaient en disant "on vous a l'an prochain? parce qu'avec vous au moins on travaille". Etonnant non?
Ecrit par : quintilien | 30 août 2007
C'est la plus mauvaise instit de son département selon sa hiérarchie : 10/20 pour douze années dans le métier !
Ecrit par : Un hussard | 30 août 2007
relevée dans les Echos du 23/08 et à méditer:
déclaration de Nicolas Sarkozy à propos de la suppression de 11000 postes:
" Il ne s'agit pas de créer de la pénurie en supprimant des postes, mais dans l'Education je souhaite que les enfants effectuent moins d'heures"
et Darcos il en pense quoi?
Ecrit par : anonymusnongrata | 30 août 2007
Remarquez, cette histoire de pieds, c'est épatant pour réconcilier les zapprenants ribambellisés (ou mikaïsés, ou abradalirisés...) avec les E muets. Un ch'ti coup de syllabique façon Boscher là-dessus et, hop, emballé c'est pesé !
Ecrit par : Un hussard | 30 août 2007
"Remarquez, cette histoire de pieds, c'est épatant pour réconcilier les zapprenants ribambellisés (ou mikaïsés, ou abradalirisés...) avec les E muets", écrit Un Hussard.
Mon pauvre monsieur, s'il n'y avait que les zapprenants ribambellisés pour massacrer les alexandrins -- qui, entre parenthèses, se comptent en syllabes et non en pieds, un "pied" étant, stricto sensu, un ensemble de plusieurs syllabes obéissant à une structure rythmique fixe, par exemple le dactyle qui fait longue brève brève, ou le spondé qui fait longue longue. Si cela peut vous consoler ( ???) les candidats aux concours de recrutement de l'Ed Nat, qui ont plus de 20 ans et parfois davantage encore, sont tout aussi incapables de lire correctement des vers, parce qu'ils ne savent pas ar-ti-cu-ler, et que leur référence à l'oral est J.-Pierre Pernaud (dans le meilleur des cas) et les animateurs de radios-djûnns dans le pire, (ceux dont le regretté Desproges, qui nous manque plus que jamais, disait que leur QI était inférieur à leur température anale).
Revenons à la lecture à haute voix. Exemple, "L'jour n'est pas plus pur qu'le fond d'mon coeur", où l'alexandrin racinien devient un vers de neuf syllabes sans que cela trouble en quelque façon le candidat, pardon, l'candidat. Pas mal aussi, "L'vierg', l'vivac', et l'bel aujourd'hui", octosyllabe ça va de soi. Ou, inversement , en diction TF1 : "Le joureuh n'est pas plus pureuh que le fond de mon coeureuh", ce qui nous met à quinze. Un carnage. Précisons de surcroît que beaucoup de ces jeunes gens écrivent comme ils parlent, ce qui nous donne dans les copies "boulverser", échappatoir", "Rablais" (l'auteur de "Gargantwa" ?), "Didrot", mais "Prouste", allez savoir pourquoi. Enfin, par un intéressant jeu de métathèse, mon préféré, qui est en passe de devenir la norme , "omnibuler". Bref les copains, ya du boulot sur la planche. Heureusement qu'avec moins d'heures de cours et 11.000 postes en moins, on va réussir ça ze fingers in ze nose :-)))
Ecrit par : FGuichard | 31 août 2007
Stultissima sum ! Merci pour le rappel sur les pieds. Il est épatant ce blog : on peut même y rafraîchir ses connaissances et y rectifier ses erreurs !
Ecrit par : Un hussard | 31 août 2007
J’ai vu hier soir dans le Monde des Livres (double page sur l’école) qu’Eric Maurin publiait un bouquin (en vente le 6 septembre). Le collège unique a été une réussite, la démocratisation avance, l’avenir est radieux. Il n’y a même pas eu de dévalorisation des diplômes. Il s’oppose sur ce point à Dubet et Duru-Bellat qui avaient fini par reconnaître le phénomène l’an dernier – phénomène d’ailleurs connu depuis les études faites à la fin des années 50 aux Etats-Unis et en Allemagne : mieux vaut tard que jamais. Maurin est l’inventeur d’une nouvelle discipline, « l’économie empirique de l’éducation ». Dubet, pour sa part avait inventé la « sociologie de l’expérience ». Deux très grands savants donc, qui ne se contentent pas de suivre les chemins battus de la recherche mais en bouleversent le champ. Dans un cas comme dans l’autre, cet appel aux « faits » (empirique, expérience) semble surtout destiné à évacuer les mathématiques. C’est d’ailleurs une tendance dominante en France parmi les économistes et les sociologues de gauche : l’économie mathématique et la sociologie du choix rationnel sont de droite. Comme ça, les littéraires qui ne sont pas très bons en lettres peuvent devenir de grands économistes et de brillants sociologues, régulièrement consultés par les journalistes et les politiques à titre d’experts : au moins on comprend ce qu’ils disent puisqu’il s’expriment en langue naturelle, celle de « l’expérience ». Maurin est à mon avis un économiste très médiocre. Il ne devrait pas être très difficile de démolir son bouquin. J’oubliais de donner le titre : « La Nouvelle Question Scolaire : les bénéfices de la démocratisation ».
Ecrit par : Pedro Cordoba | 31 août 2007
" Il ne s'agit pas de créer de la pénurie en supprimant des postes, mais dans l'Education je souhaite que les enfants effectuent moins d'heures"
et Darcos il en pense quoi?"
Ecrit par : anonymusnongrata | 30 août 2007
Intéressante, cette citation, anonymusnongrata... Quelle en est la source? En tous cas, si elle est réelle, ceux qui ont placé Nicolas Sarkozy où il est pour mener une politique scolaire ambitieuse risquent de déchanter assez rapidement.
Ecrit par : Cristophe Sibille | 31 août 2007
"Et Darcos il en pense quoi?"
Sûrement que pour les gâcher à faire de la garderie épuisante, les yeux rivés sur sa montre en espérant arriver au bout (ou à bout) de l'heure sans trop de casse, et pour faire perdre leur temps aux gosses avec des méthlodes inventées par des fous, ce n'est effectivement pas la peine d'en faire tellement, des heures.
Ecrit par : Jean | 31 août 2007
J'ose espérer que Nicolas Sarkozy aura compris que la seule chose intéressante, dans le rapport du HCE, c'est la proportion hallucinante d'illetttrés (40%) que l'école primaire déverse dans le secondaire, et que tout ce que les Haut-Conseillers préconisent pour remédier à ce désastre n'est qu'un tissu d'âneries.
Pour restaurer "l'école de l'excellence et du mérite", il faut commencer par donner un énergique coup de balai dans les couloirs de la rue de Grenelle - n'était-ce pas aussi e projet de Xavier Darcos avant l'élection présidentielle? Première mesure: envoyer en retraite - anticipée, s'il le faut - les apparatchiks qui, en stoppant cyniquement l'ascenseur social, ont fait leur carrière et leur beurre sur le malheur des enfants de France et de leurs familles.
Ecrit par : Jean | 31 août 2007
@ Christophe Sibille ,
la source je l'ai donnée: "les Echos" du 23/08 , petite phrase reprise d'ailleurs par "le Canard Enchainé" de cette semaine.
A lire tout ce qui a été écrit ces derniers temps sur ce blog, j'ai plutôt l'impression que ceux qui ont voté Sarkozy, l'ont fait dans l'espoir de raser les IUFM. Il semblerait que beaucoup aient des comptes à régler mais plus pour qu'on oublie qu'ils sortent d'une vieille école surannée et non pas d'un de ces instituts d'exception en matière de formation. Les nostalgiques du shout à la poussière de craie (c'est blanc ça fait illusion) et d'effluves d'encre n'ont pas encore été tous victimes d'overdose. Les anciens alias les sages s'échauffent mais leur vengeance est un plat qu'ils mangeront froid...Les vieilles querelles intestines de ce "grand corps malade" se transposent hystériquement...Les traitements proposés pour l'instant se trompent de cible et les formateurs en IUFM ,placés en première ligne sont les boucs émissaires...On sait tous comment Napoléon a sacrifié sa courageuse armée de grognards...
l'éternel recommencement...
M.... ,pour plagier Cambronne,des IUFM sortent aussi d'excellents enseignants! Alors pourquoi tant de haine?
Et que de fatuité!
Ecrit par : anonymusnongrata | 31 août 2007
Ceux qui ont voté Sarkozy , anonymusnongratus, l'ont fait parce que son idée de restaurer "l'école de l'excellence et du mérite" leur plaisait. La Sublime Pimbêche ne se cachait pas, au contraire, de vouloir transformer les professeurs en animateurs, et on savait qu'il y avait dans ses bagages Meirieu, Dubet, Frackowiak, Goigoux, toute cette faune qui, à vous lire, a toute votre admiration, ce qui est d'ailleurs votre droit. Donc le choix était vite fait.
Sur les IUFM, "instituts d'exception en matière de formation", vous ne croyiez pas si bien dire, car les dégâts qu'ils font sur la formation des jeunes professeurs sont en effet d'une gravité exceptionnelle.
Que les formateurs en IUFM en prennnent plein la figure vous attriste, ce qui est bien compréhensible, mais après tout ils ont choisi de participer à l'entreprise de destruction du système. On ne se retrouve pas formateur en IUFM par hasard, mais parce qu'on a fait allégeance et soumission aux dogmes les plus absurdes (la "pédagogie différenciée" en est un) et qu'on s'est assis, par ambition, sur sa conscience. Ils jouent un sale rôle, en effet, mais ils sont un peu comme Meirieu, ils ne comprennent pas pourquoi on leur en veut!
Enfin, il n'y a aucune haine dans tout cela. Simplement, cela fait vingt ou trente ans que vos amis sévissaient en despotes sur la pédagogie: après ces années de plomb, dont on voit les effets, une embellie se profile enfin. Permettez-nous de laisser éclater notre joie, même si nous avons tendance à croire, dans notre enthousiasme, que c'est déjà arrivé.
Ecrit par : Jean | 31 août 2007
M.... ,pour plagier Cambronne,des IUFM sortent aussi d'excellents enseignants! Alors pourquoi tant de haine?
Et que de fatuité!
Ecrit par : anonymusnongrata | 31 août 2007
S'ils sont excellents en sortant de là, ils le seraient sans doute en sortant de n'importe où.
Et si les formateurs servent un peu de tête de turc ici, même si certains ne le méritent pas, Jean a raison, ils ne se sont pas réveillés formateurs un beau matin.
Dans au moins deux autres domaines que l'IUFM, je connais des formateurs qui sont de vrais incapables, sauf pour gérer les ambitions et leur carrière. Et ça marche !
Ecrit par : yann | 31 août 2007
Jean,
tout votre post transpire la haine gratuite...vous êtes pathétique dans votre orgueil! Mais qui êtes vous donc pour juger ainsi vos confrères qui ont choisi une autre voie dans l'enseignement? Leur êtes-vous donc tant supérieur?
Etes-vous tellement suffisant que vous vous êtes offert le luxe de refuser de mettre vos compétences aux services des futurs enseignants?
Puisque VOUS SAVEZ , que ne vous proposez vous donc pas pour réformer ces instituts que vous réprouvez tant! En salle des profs, avez-vous au moins le courage de dire à vos collègues, formés en IUFM, qu'ils l'ont été par des pleutres ignares , asservis à une idéologie abêtissante et abrutissante?
que suggérez-vous, que l'on plante les poteaux d'exécution ou qu'on rouvre les mines ou Cayenne pour y caser tous ces incapables?
Que Merieu, con-soeurs et con-frères aient pondu des inepties personne ne le nie ici!
Je n'ai qu'un souhait que Xavier Darcos passe vous lire et vous propose de diriger une commission d'enquête sur la réalité de l'enseignement en IUFM . Que vous y soyez plongé plusieurs mois , votre mauvaise foi y résisterait-elle?
Que de préjugés !
Ecrit par : anonymusnongrata | 31 août 2007
Yann ,
nous avons tous le souvenir , dans notre scolarité d'au moins un prof que nous trouvions nul et qui nous barbait avec des théories vaseuses,compte tenu de nos âges respectifs, il ne sortait pas de l'IUFM!
De surccroît votre dernier argument d'une certaine manière,apporte de l'eau à mon moulin...
Allez tout le monde dans le même sac et on fait la course...vous me donnerez le tiercé gagnant?
Ecrit par : anonymusnongrata | 31 août 2007
Oui, bien sûr ... mais ces dizaines de milliers de suppression de postes dans l'éducation nationale, vous croyez que c'est comme ça qu'on va y arriver?
Et cette télévision privatisée sur la promesse d'un mieux-disant culturel, on s'est bien foutu du monde, non?
Sur mon blog un pastiche de Céline « Tu ne seras pas déçu du Voyage », ou le président Sarkozy vu par Céline, si ça vous dit ...
Ecrit par : Frontere | 31 août 2007
Ce que je suggère, anonymusnongratus? C'est évidemment que l'on ferme immédiatement les IUFM et qu'on limite la formation des futurs professeurs à une série de stages pratiques dans les classes comme cela se faisait avant que vos amis décrètent que la pédagogie était une science (la "scientopédagologie", comme disait un autre visiteur de ce blog!) et qu'à ce titre nul n'était capable d'enseigner s'il ne s'était pas farci cinquante mille conférences diafoiresques et les vingt mille pages fumeuses de Meirieu.
Ce que je suggère, anonymusgratus? C'est qu'on expurge tous les textes officiels et tous les documents d'accompagnement des termes "séquence" et "pédagogie différenciée" ( et de leurs référents!) étant donné que c'est avec ces inventions que vos amis ont fait d'une école qui faisait la fierté de la France et l'admiration du monde un champ de ruines.
J'ajoute, anonymusgratus, que la suppression immédiate des IUFM entraînera logiquement celle de la Conférence des Directeurs d'IUFM, dont vous savez que l'objectif est la suppression des concours de recrutement et en particulier de l'agrégation (c'est vrai que dans les IUFM, les agrégés, on a du mal à les mater!). Je vous rappelle que l'agrégation, que vos amis ont en point de mire, fait l'admiration du monde entier et qu'au moment même où certains , en France, voudraient sa disparition, on nous conjure, à l'étranger, de surtout la conserver.
Quant à une "évaluation" des IUFM, cela fait longtemps qu'elle est réclamée, mais elle a toujours été refusée par vos amis. L'endoctrinement stupide pratiqué dans les IUFM est connu de tous. Il faut être sourd, ou avoir quelque intérêt à la pérennité du système, pour ne pas entendre les cris de colère et de désespoir de ceux qui ont subi cette rééducation forcée.
Ecrit par : Jean | 31 août 2007
Jean vous êtes décidément étroit!et imbu-vable!
Où ai-je prétendu défendre des amis?
Je m'insurge simplement contre vos propos "ostracistes".
Vous n'avez donc qu'une solution radicale à proposer? Je plains sincèrement votre entourage, tant vous faites preuve d'un esprit borné et petit, monsieur" c'est moi qui a raison ,taisez-vous les autres"
Arrêtez une bonne fois pour toute de vous poser en donneur de leçons! le débat ne s'en portera que mieux!
Ecrit par : anonymusnongrata | 31 août 2007
Arrêtez une bonne fois pour toute de vous poser en donneur de leçons! le débat ne s'en portera que mieux!
Ecrit par : anonymusnongrata | 31 août 2007
A propos de "débat" Libération et Le Monde rivalisent aujourd'hui à 15 heures sur la toile. Le premier invite le pape Meirieu et le second Darkozi!
Nul doute la vérité va sortir du puits en attendant les conclusions de la commission Rocard!
Ecrit par : buntovchik | 31 août 2007
L'endoctrinement stupide pratiqué dans les IUFM est connu de tous. Il faut être sourd, ou avoir quelque intérêt à la pérennité du système, pour ne pas entendre les cris de colère et de désespoir de ceux qui ont subi cette rééducation forcée.
Ecrit par : Jean | 31 août 2007
C'est la raison pour laquelle, cher Jean, le 1er ministre (si si...il existe et se répand en déclarations) Fillon s'est rendu ce matin à l'IUFM de Créteil et a adressé son message de réconfort aux jeunes professeurs. Ce n'est pas devant un parterre de vieux cons comme nous qu'il se serait risqué! Ils préfèrent nous envoyer l'arrière garde rocardienne!
Ecrit par : buntovchik | 31 août 2007
Cela vous agace visiblement, anonymusgratus, ou plutôt anonymegrate, que l'on rappelle des vérités gênantes sur les IUFM!
Ecrit par : Jean | 31 août 2007
...les IUFM, "ces instituts d'exception en matière de formation" (anonymusnongratus)
Ecrit par : Jean | 31 août 2007
C'est vrai que qualifier les IUFM d' "instituts d'exception en matière de formation" c'est soit ne pas être du tout au courant de ce qui s'y trame, ou être d'une mauvaise foi extraordinaire.
Ou être soi-même formateur IUFM (et défendre sa chapelle).
Est-ce le cas Anonymusnongrata?
Ecrit par : Loki | 31 août 2007
Le problème aujourd'hui, c'est le fric qui s'exhibe, la vulgarité, le mauvais goût gling-gling, les fortunes vite faites ( jet-set, spéculation, vedettes à la flan, sportifs, star-académie, loft et j'en oublie) : aujourd'hui les pauvres voient bien qu'ils sont pauvres --
Ecrit par : FGuichard | 30 août 2007
Le problème aujourd'hui, ce ne sont pas les fortunes vite faites car il y en a toujours eu! Ce sont les médias qui diffusent l'information, ce sont les éducateurs qui apprennent aux enfants à être revendicateurs car critiques, ce sont les revendications syndicales etc... j'en passe vous épiloguerez vous-même car je vous sais à peu près intelligents.
La conclusion pourrait être: muselons les médias, apprenons aux enfants à se taire et à obéir à l'autorité supérieure etc...
Allons, il est vrai que si notre brave peuple avait un peu moins accès à toute forme de revendication, suffisamment faim pour être motivé au travail, suffisament écrasé d'heures de travail pour être fatigué le soir, il empoisonnerait moins la vie de la Nation.
Ecrit par : dobolino | 31 août 2007
La conclusion pourrait être: muselons les médias, apprenons aux enfants à se taire et à obéir à l'autorité supérieure etc...
Ecrit par : dobolino |
Bien sûr. Dans le même genre, lire J. Swift, "A Modest Proposal" - un jeune auteur irlandais - essai dans lequel l'auteur nous explique logiquement qu'afin de mettre un terme à la famine en Irlande, il suffirait que les Irlandais mangent leurs propres enfants.
Le pédagogisme, c'est pareil. Ca tient de la même logique. Vos enfants ne réussissent pas à l'école? Détruisons l'école. Ils réussiront, du coup.
Vous trouvez que les professeurs en savent un peu trop sur tout? Vous les trouvez pédants, voire désagréables? Ne vous inquiétez pas, dorénavant on formera les profs en IUFM, et ils n'en sauront pas plus sur Montesquieu que votre boulanger.
Welcome to dystopia...
Ecrit par : Fenrir | 31 août 2007
"Ce que je suggère, anonymusnongratus? C'est évidemment que l'on ferme immédiatement les IUFM et qu'on limite la formation des futurs professeurs à une série de stages pratiques dans les classes comme cela se faisait avant que vos amis décrètent que la pédagogie était une science (la "scientopédagologie", comme disait un autre visiteur de ce blog!) et qu'à ce titre nul n'était capable d'enseigner s'il ne s'était pas farci cinquante mille conférences diafoiresques et les vingt mille pages fumeuses de Meirieu."
Ecrit par : Jean | 31 août 2007
Sérieusement, Jean, y avez-vous déjà mis les pieds?
Je suis formateur en IUFM. Et n'ai fait allégeance à rien du tout. Et je suis très loin d'être le seul. Mais j'ai déjà dit cela un bon nombre de fois! Et, encore une fois également, je suis issu des CPR, et n'en garde pas un bon souvenir.
Je peux vous faire parvenir, (ou vous suggérer de lire, si vous le trouvez), "l'éditorial" du recueil de canons que j'ai publié aux éditions Fuzeau au milieu des années 90. Vous n'y verrez pas franchement un panégyrique de ce que vous appelez le "pédagogisme".
Je vous signale par ailleurs qu'avant la création des IUFM, la formation ne consistait pas qu'en une "série de stages", comme vous semblez le penser. Cette phrase prouve votre méconnaissance totale du dossier et, du coup, fragilise (c'est un euphémisme) votre brillante démonstration.
"C'est vrai que qualifier les IUFM d' "instituts d'exception en matière de formation" c'est soit ne pas être du tout au courant de ce qui s'y trame, ou être d'une mauvaise foi extraordinaire.
Ou être soi-même formateur IUFM (et défendre sa chapelle).
Est-ce le cas Anonymusnongrata?
Ecrit par : Loki | 31 août 2007 "
Quel argument scientifique imparable, Loki! On me l'a également servi bon nombre de fois. Et aussi aux malheureux PE2 égarés sur "Lire et écrire", et même ici, quand ils avaient le malheur de trouver quelques avantages à la formation qu'ils avaient eus: "vous êtes formatés, vous subissez un chantage à l'évaluation" ou, pour les autres que formés, "ce n'est pas possible que vous y trouviez quelque chose de bien si vous n'êtes pas juge et partie, donc si vous n'y exercez pas". Ce dit évidemment, surtout sur "Lire et écrire", en des termes nettement moins civils. Pourquoi, donc, ne pas rester honnête intellectuellement et, surtout, pourquoi vouloir absolument adopter systématiquement ce ton guerrier?
Et, encore une fois, je suis le premier à en stigmatiser les défauts, de ces IUFM, (j'ai passé un bon moment à m'agacer, hier, à la réunion de rentrée, à propos de la nouvelle maquette de formation des PE2).
Bien à vous.
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 août 2007
Alors que le blog "tournait" avec un nombre relativement stable d'intervenants depuis assez longtemps, il y a quand même un paquet de nouveux pseudos, d'un seul coup... Et à un moment stratégique! Vraisemblablement un intervenant mystérieux assez doué, ma foi, dans les "exercices de style". Une petite vérification des adresses IP ne serait-elle pas souhaitable?
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 août 2007
Vous trouvez que les professeurs en savent un peu trop sur tout? Vous les trouvez pédants, voire désagréables? Ne vous inquiétez pas, dorénavant on formera les profs en IUFM, et ils n'en sauront pas plus sur Montesquieu que votre boulanger.
Welcome to dystopia...
Ecrit par : Fenrir | 31 août 2007
Ouais! même que! Faut mieux en rire...
Ecrit par : dobolino | 31 août 2007
"Allons, il est vrai que si notre brave peuple avait un peu moins accès à toute forme de revendication, suffisamment faim pour être motivé au travail, suffisament écrasé d'heures de travail pour être fatigué le soir, il empoisonnerait moins la vie de la Nation", écrit Dobolino.
Mais enfin, je n'ai jamais dit ça !!! j'ai même écrit qu'il n'y avait plus ni partis ni syndicats pour créer de la conscience et du lien, et je le regrette pour ce qui me concerne. Les "petites gens" des années 60, comme on disait alors, étaient, par exemple lors de la guerre d 'Algérie, bien plus conscients syndicalement et politiquement que la moyenne de mes étudiants, croyez-moi. Quant au peuple, hélas, voici qq. mois, il a majoritairement voté Sarkozy après avoir plébiscité le Pen, -- ce qui montre que le travail d'éveil critique des éducateurs, suscité entre autres par le formatage citoyennisant en général et les cours d'ECJS en particulier, ne vaut pas grand chose face au bourrage de crâne médiatique de TF1 et consorts. Si nous voulons une école qui instruise, c'est justement pour que le "brave peuple", pour reprendre votre expression, ait les outils de son émancipation, (vieux mot qui fait rigoler les bons esprits mais qui est plus que jamais d'actualité) intellectuelle et politique.
Ecrit par : FGuichard | 31 août 2007
Si nous voulons une école qui instruise, c'est justement pour que le "brave peuple", pour reprendre votre expression, ait les outils de son émancipation, (vieux mot qui fait rigoler les bons esprits mais qui est plus que jamais d'actualité) intellectuelle et politique.
Ecrit par : FGuichard | 31 août 2007
Je ne doute pas une minute du fait que c'est ce que vous voulez, VOUS ou JPB ou Guy Morel ou les APPY ou autres électrons libres comme Catmano ou même moi, pauvre petite. C'était aussi l'honnête souhait exprimé par Gérard Schivardi et je l'ai cru. Pour les autres, qu'ils soutiennent Meirieu ou le retour aux valeurs traditionnelles...
Ecrit par : dobolino | 31 août 2007
Bienvenue donc au nouveau bloggeur qui a choisi un pseudo en latin de cuisine, celui qu’on enseignerait dans les IUFM si on y enseignait le latin.
Les IUFM : 50% de fous, 50% de cons, 50% d’arrivistes, 2 ou 3% de gens qui font leur boulot correctement et qui, en règle générale, sont soumis aux pires avanies.
Oui, je sais : ma façon de compter est un peu bizarre mais je donnerai l’explication dans un prochain post.
A part ça, depuis le printemps dernier et l’intégration dans l’Université, les fous donnent libre cours à leur délire. Les cons les soutiennent pas connerie et les arrivistes par arrivisme. Les 2 ou 3% restants commencent à s’inquiéter sérieusement. Comme Christophe, qui a fait allusion à plusieurs reprises à cette crise de folie aiguë et qui devrait développer son point de vue : ce serait très instructif pour tout le monde parce que très peu de gens sont au courant. Sinon on peut lire, sur le site de Reconstruire l’Ecole, le témoignage d’un formateur obligé de garder l’anonymat : peur de représailles.
http://www.re2.freesurf.fr/iufm/portf.html
En suivant les liens on trouve par exemple ceci:
http://www.eife-l.org/publications/eportfolio/
documentation/epservices/attachment_download/file
Ecrit par : Pedro Cordoba | 31 août 2007
J'ai oublié de vous répondre, Christophe, sur les CPR. Si, si, je suis passé par le CPR (Centre pédagogique régional), et cette année dite "pratique" a consisté très exactement en trois stages de six ou neuf semaines, je ne sais plus - deux en lycée et un en collège -, plus deux conférences organisées par l'IPR de Lettres dont j'ai oublié le sujet. Les stages consistaient à assister au cours d'un professeur réputé chevronné, à en discuter avec lui un peu ensuite, et à faire quelques cours nous-mêmes quand il nous sentait prêts. C'était amplement suffisant.
Ecrit par : Jean | 31 août 2007
Je confirme ce que dit Jean. Et le fait que pour les professeurs du secondaire, c’est amplement suffisant.
Le problème est très différent à l’école primaire. Une formation spécifique s’avère en ce cas indispensable. Ce que les IUFM semblent avoir oublié, c’est qu’ils l’ont eux-mêmes, du seul fait de leur mise en place, rendue IMPOSSIBLE :
- d’abord en obligeant les futurs enseignants du primaire à passer une licence universitaire qui n’a strictement RIEN à voir avec les exigences de leur futur métier
- ensuite en concoctant un concours de recrutement (le CRPE) qui ne permet même pas d’empêcher les candidats nuls en grammaire ou en calcul de devenir titulaires
- enfin en organisant une année de stage délirante et, comme je le disais plus haut, de plus en plus délirante.
On trouve aussi dans les IUFM les 2 ou 3% que je signalais aussi plus haut : certains essaient vainement de combler des lacunes rédhibitoires, d’autres de donner quelques conseils pratiques. Goutte d’eau dans un océan de merditude.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 31 août 2007
J'aurais tendance, au risque de vous rejoindre, Pedro, à considérer qu'une vraie licence pluridisciplinaire serait effectivement une solution tout à fait intéressante. Sauf à, évidemment, compléter celle dont ils sont actuellement titulaires par une vraie formation pluridisciplinaire, ce qui nécessiterait au moins bac+6, vu les lacunes à combler dans beaucoup de disciplines. Maintenant, je vous assure que votre proportion: "50% de fous, 50% de cons, 50% d'arrivistes", outre le fait qu'elle soit un peu problématique à expliquer sur le plan mathématique, est légèrement outrancière!:)... Et dire que des candidats nuls en calcul ou en grammaire peuvent devenir titulaires.... Je n'en ai encore vu aucun en quinze ans de visites pédagogiques.
Maintenant, je vous concède aisément que l'année de PE2 est délirante cette année. J'en fais d'autant moins mystère que je me suis un peu énervé hier lors de la réunion de pré-rentrée... Et je développerai volontiers le sujet quand j'aurai vraiment compris de quoi il retourne. Je peux, par contre, vous dire la formule que j'ai employée au cours de cette réunion à propos de l'évaluation de cette année de stage: "c'est comme si, pour savoir combien de vaches paissaient dans un champ, on en comptait le nombre de pattes et on divisait par quatre". Sans commentaire sur "l'usine à gaz".
Bonne soirée à vous.
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 août 2007
"J'aurais tendance à considérer..."
Voilà Christophe qui se met à parler comme Meirieu, maintenant!
"Quinze ans de visites pédagogiques"? Assez douillet, comme travail, en fin de compte! Du moins dit comme ça!
Au fait, ils ont compris votre comparaison avec les pattes qu'on compte?
Ecrit par : Jean | 31 août 2007
. Maintenant, je vous assure que votre proportion: "50% de fous, 50% de cons, 50% d'arrivistes", outre le fait qu'elle soit un peu problématique à expliquer sur le plan mathématique,
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 août 2007
Aucun problème! On peut être con, arriviste et fou à la fois, ou con et arriviste ou fou et con ou etc... on retombe sans problème à 100%
Ecrit par : dobolino | 31 août 2007
Disons que cette proposition, associée avec celle qui dit: "2 ou 3% de gens qui font leur boulot correctement", est légèrement :) outrancière, dobolino!
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 août 2007
"J'aurais tendance à considérer..."
Voilà Christophe qui se met à parler comme Meirieu, maintenant!"
Vous n'avez trouvé que ça, comme argument d'attaque? Un peu léger!
"Quinze ans de visites pédagogiques"? Assez douillet, comme travail, en fin de compte! Du moins dit comme ça!"
Oh, Jean! Vous savez aussi peu de choses sur le cahier des charges d'un professeur d'IUFM? Cela relativise la crédibilité de votre rejet!
"Au fait, ils ont compris votre comparaison avec les pattes qu'on compte?"
L'avenir nous le dira... ... ...
Ecrit par : Jean | 31 août 2007
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 août 2007
Le calcul n'était pas à prendre au pied de la lettre, Christophe, car , vous avez tout à fait raison, 50%+50%+50%+3%= 153%, ce qui n'a pas de sens.
Et pourtant, la formule de Pedro - un oxymore? une hyperbole? un oxymore, plutôt - du grec "intelligent-fou" - en a beaucoup, du sens.
Car en disant qu'il y a dans les IUFM 150% de fous, de cons et d'arrvistes - si vous globalisez, ça prend un sens! -, Pedro veut dire que les IUFM regorgent de fous, de cons et d'arrivistes, ce qui ne peut être constesté par personne.
Ecrit par : Jean | 31 août 2007
Oh, il n'y avait pas d'"attaque", Christophe, juste un peu d'humour. Pas très bien placé, je le reconnais, car le rapprochement avec Meirieu n'a rien de flatteur. Désolé!
Ecrit par : Jean | 31 août 2007
"contesté" par personne...
Pour que personne n'y voie un début de "lapsus révélateur"!
Ecrit par : Jean | 31 août 2007
Maintenant, je vous assure que votre proportion: "50% de fous, 50% de cons, 50% d'arrivistes", outre le fait qu'elle soit un peu problématique à expliquer sur le plan mathématique,
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 août 2007
Aucun problème! On peut être con, arriviste et fou à la fois, ou con et arriviste ou fou et con ou etc... on retombe sans problème à 100%
Ecrit par : dobolino | 31 août 2007
Dobolino donne une solution trop rationnelle à l’énigme. Il n’y a pas d’intersection entre ces trois ensembles (je néglige, comme elle, la goutte d’eau). L’interprétation de Jean n’est pas la bonne non plus ; en tout cas, ce n’est pas ce que je voulais dire. Ce genre de proposition, en effet assez problématique, vient tout droit des plus hauts responsables des IUFM. Ce sont des établissements où l’on pratique à la fois le latin de cuisine et les comptes d’apothicaire.
Certains d’entre vous se souviennent peut-être qu’il y a fort longtemps (en 1999) j’avais mis en lumière un phénomène qui avait échappé à la sagacité des Directeurs d’IUFM et même à celle des statisticiens de la DEP, pourtant payés pour ça. J’avais donc constaté après avoir mis à bout des centaines de chiffres que personne n’avait pensé à rassembler que les rendements des IUFM étaient décroissants. Autrement dit, leur part dans le marché de la réussite au concours diminuait régulièrement : de 70% en 1992 à un peu plus de 50% en 2005 (car la suite a confirmé mon analyse de 1999). Je ne reviens pas sur l’explication qui importe peu ici. Après m’avoir accusé pendant des mois de dire n’importe qui ou de manipuler les chiffres, les IUFM furent bien obligés de constater la réalité de la chose. Ils mirent fort longtemps (plusieurs années) à trouver ce qu’ils imaginèrent être une parade. C’est ainsi qu’un vice-président de la CDIUFM me reçut un jour de façon assez peu courtoise au cours d’une entrevue pourtant très officielle. « Vos chiffres sont faux ! » me lança-t-il au visage avant même de me dire bonjour. Et comme je lui demandai de quels chiffres il s’agissait, il reprit sur un ton triomphant : « Oui, vous dites que seule la moitié des PE2 a préparé le concours dans un IUFM mais vous oubliez les redoublants ! Il y a des candidats qui réussissent en candidats libres mais qui ont d’abord fait une première année en IUFM. Si on les ajoute, ce n’est pas 50% mais 80% qui ont préparé le concours en IUFM ». Outre qu’il n’est pas très élégant du point de vue éthique de s’attribuer la réussite de candidats qu’on a soi-même virés en leur refusant une seconde chance, cette addition des doublants est mathématiquement aberrante. Car on dépasse alors le total de 100%, comme dans ces sondages où l’on peut donner plusieurs réponses à la même question. D’autant plus qu’on ne voit pas pourquoi on tiendrait compte des redoublants ayant préparé une première fois le concours en IUFM et pas des autres. Il y a par exemple, le cas de figure suivant : un licencié n’est pas admis à préparer le concours en IUFM, il s’adresse à une boîte privée, il est admissible, on l’accepte alors en IUFM et il réussit. Pourquoi ne pas attribuer cette réussite à la boîte privée où il prépara le concours pour la première fois ? Deux poids, deux mesures : comme dirait anonymus, les IUFM c’est vraiment « l’exception » !
Le pire, c’est que cette aberration a été acceptée comme vérité d’Evangile par les experts du Ministère. On me l’a ressorti à plusieurs reprises : oui, bien sûr, mais il faut compter les doublants… On réfléchit peu en haut lieu. Et même avec ce faux calcul, on n’explique toujours pas pourquoi les rendements sont décroissants. Car des redoublants, il y en a à peu près la même proportion d’une année sur l’autre. Bref, il n’y a pas plus aveugle que celui qui ferme volontairement les yeux.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 31 août 2007
Ben moi en tant qu'instit ayant quitté l'iufm il y a seulement deux ans, je confirme que l'on peut être nul en frnaçais sans que personne ne le remarque et moi qui croyait bêtement que c'est ce qui allait me poser priblème à l'iufm...
Pour ce qui est du faible taux de réussite au concours, il faudrait peut-être dire que les pe1 ont souvent assez peu la "rage" nécessaire. En même temps vu la qualité de la majorité des cours...
Moi petit étudiant de rien passé rapidement à la Sorbonne sans y laisser grand souvenir, j'avais l'impression d'être monstrueusement cultivé à l'ioufm.
Et je confirme que je me sers plus de mes souvenirs d élèves et des discussions avec mes collègues que des deux années d'ioufm.
Ecrit par : Ronin | 31 août 2007
C. Sibille,
Je me permets de parler des IUFM car je connais de l'intérieur.
Et je ne peux que me ranger du côté des critiques - tout comme il y a des tue-l'amour, les IUFM sont des 'tue-l'éducation'.
Reconnaissez-le une bonne fois pour toutes, et passons à autre chose.
Ecrit par : Loki | 01 septembre 2007
Monsieur Cordoba,
comme vous ne semblez pas apprécier le latin de cuisine permettez moi de vous en servir un plus gastronomique, le mauvais jeu de mots en boite de conserve , je le conçois,peut être indigeste et susciter des aigreurs d'estomac...
Avant de répondre à Loki et Jean, je tiens à vous remercier de bien vouloir souligner l'existence de ces 2 ou 3 % de personnes qui ne méritent pas de recevoir les foudres que la simple étiquette IUFM déclenche. Quelle saleté cette étiquette,méfiez-vous et regardez où vous mettez les pieds où la main ;):), c'est pire que le sparadrap du capitaine Haddock!
mais 2 ou 3% ce n'est pas un peu exagéré là..."dites monsieur vous pourriez pas m'en donner un tout petit peu plus" , après le latin de cuisine, la culture publicitaire, il me semble que c'est enseigné en IUFM non?;)
Monsieur Cordoba , vous êtes la voix de la sagesse et je vous présente mes respects
Jean , vous déclarez faire preuve d'humour? A laquelle de vos remarques humoristiques devait-on rire? Vous savez combien une personne qui "prend partie" pour les IUFM-iens est aussi stupide et inculte qu'eux et par conséquent incapable de comprendre l'humour au dela du degré moins 1 qu'est le votre. Orgueil et préjugés!
Loki pour assouvir votre curiosité , sachez que je ne suis pas enseignant en iufm ni enseignant du tout...futur peut-être mais...chut...
je n'intervenais que pour rappeler que ce discours "hystérique"(des anti IUFM), tenu à l'encontre du premier blogueur osant tenir des propos pondérés et éclairés sur les IUFM ne faisait pas avancer le schmilblick et surtout empoisonnait le débat...Je pense vous l'avoir démontré compte tenu de la réaction qu'a suscitée mon premier post. Vous ,Loki, qui êtes dans le secret des dieux d'un magnifique panthéon, vous savez qu'il y a les tue-l'amour (à ce propos et hors-sujet je suis très curieux de savoir ce que vous définiriez être un ou des tue-l'amour?) qu'il y a aussi, semble-t-il, les tue-l'éducation mais assurément vous ignorez qu'il y a les tue-l'humour puisque selon vous, écrire au sujet des IUFM que ce sont des instituts d'exception en matière de formation signifie soit être de mauvaise foi soit y être formateur.N' avez-vous donc point vu tout simplement du sarcasme dans cette pointe d'humour cinglante? Que Jean ne l'ait pas relevé n'est pas surprenant, il est malheureusement aveuglé par ses certitudes, ce qui est bien dommage car lorsqu'il ne nous sert pas en plat de résistance ses sempiternelles régurgitations au sujet des séquences et de la pédagogie différenciée, il nous offre, même si c'est très rare, soyons juste, quelques reflexions fines et intelligentes .
Mais vous Loki, charmant troll sur ce blog ,vous n' êtes pas dépourvu de cet humour acéré ce me semble !
Pour conclure, je dois reconnaitre que vous avez raison , passons à autre chose mais cela n'implique pas d'approuver totalement votre point de vue concernant la qualificatif que vous donnez aux IUFM. Pour faire bref, soyons constructeur et non destructeur(n'est-ce pas Jean?). Cependant,construire sans risque de monter des échafaudages branlants signifie n'ignorer AUCUNE pièce du puzzle ...chaque avis qui s'exprime ici et surtout ailleurs, entre autre, dans tous ces mouvements groupusculaires (GRIP, SLEC,SLL etc) mérite considération et attention afin , mais je dois rêver, qu'il en sorte un véritable consensus en ce qui concerne l'avenir de notre école.
Ecrit par : personanongrata | 01 septembre 2007
Loki, charmant troll sur ce blog
Ecrit par : personanongrata
Non mais, je ne vous permets pas!
Un dieu, pas un troll...
Ecrit par : Loki | 01 septembre 2007
"C’est parfois dans des pays qui souffrent bien plus que nous — l’Afrique noire par exemple — que les écoliers sont les plus attentifs, les plus scrupuleux, sans moyens, à cent par classes." (Jean-Paul Brighelli)
Ah! enfin. Quelqu'un qui s'en est aperçu.
On pourrait ajouter que dans ces pays, les enfants marchent parfois plusieurs heures pour aller à l'école.
Dans une émission à France Info, il y a quelques années, on interviewait un professeur français détaché dans une école égyptienne.
Un peu gênée des énormités qu'elle savait prononcer, elle disait:
1) Que les effectifs de 40 ou 50 élèves par classe ne nuisaient pas vraiment à l'efficacité de l'enseignement.
2) Que les châtiments corporels (quelques coups de canne de temps à autre) renforçaient cette efficacité.
3) Que le maître était là pour enseigner et les élèves pour apprendre, et que ça marchait.
On pouvait entendre la dame rougir à l'antenne.
Evidemment, les petits Egyptiens, ils ne sont pas comme nous, pas comme nos enfants. Eux, ce sont un peu des nègres, hein, donc, comme d'hab: on ne peut pas comparer; ce n'est pas transposable; bref, personne ne se demandera pourquoi on peut apprendre à écrire aux Egyptiens avec 50 élèves par classe, alors qu'en France, avec 28 élèves, les syndicats pleurent après les "moyens".
Ecrit par : Robert Marchenoir | 01 septembre 2007
Marchenoir, nos élèves ont des mentalités de pourris-gâtés y compris ceux qui ne le sont pas objectivement.
L'école ne représente plus aucune VALEUR pour la majorité des parents. Pourquoi en aurait-elle pour leurs enfants?
C'est toute la différence avec des gamins d'Afrique.
L'école est un lieu où les gamins doivent être bien d'abord ( c'est leur premier souci) et où on l'on doit leur donner des diplômes sans que cela les fatigue et sans les faire travailler vraiment. Il suffit d' assister à des réunions parents-profs pour se rendre compte que je ne caricature pas pour la majorité des familles.
Ecrit par : Thalie | 01 septembre 2007
Mon épouse est d'origine africaine; elle a , comme la plupart de ses camarades, appris à lire en une année dans une école de brousse qui se trouvait à une heure de marche de chez elle. A la maison, personne ne parlait le français. L'enseignant ne disposait que d'un seul manuel pour toute la classe ( syllabique ,bien sûr!).Elle est totalement effarée par ce qu'elle constate ici!
Les adultes sont-ils devenus fous pour abandonner de la sorte les jeunes générations?
Thierry Venot
Ecrit par : venot thierry | 01 septembre 2007
Oui, on en revient toujours à un défaut d'éducation au départ, et à un problème de société. Alors, n'en parlons plus!
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 septembre 2007
C. Sibille,
Je me permets de parler des IUFM car je connais de l'intérieur.
"Et je ne peux que me ranger du côté des critiques - tout comme il y a des tue-l'amour, les IUFM sont des 'tue-l'éducation'.
Reconnaissez-le une bonne fois pour toutes, et passons à autre chose."
Ecrit par : Loki | 01 septembre 2007
C'est présisément parce que je les connais assez bien que j'en critique certains dysfonctionnements, Loki... Comme vous avez pu le lire si vous n'avez pas zappé mes messages!
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 septembre 2007
Dans une autre vie, j’ai participé à la création d’une cellule de formateurs de professeurs de l’enseignement technique au Mali. Un jour je vous raconterai peut-être comment, jeune normalien naïf je suis devenu combattant civil de la guerre froide (mais c’est une autre histoire ...).
Pour compléter votre note Robert, j'ai le souvenir de dizaines d'enfants et d'ados luttant contre les moustiques un cahier à la main pour réviser leurs leçons sous les lampadaires des hôtels dans la chaleur de la nuit de Bamako.
J'ajoute que s'ils n'étaient pas spécialistes en registres, oxyboldine et autres figures de style, ils récitaient des poèmes et même des textes en prose des plus grands auteurs français (ceci explique d'ailleurs sans doute le style oral assez ampoulé des intellectuels africains). De ce fait ils avaient une remarquable maîtrise du vocabulaire soutenu.
Les effectifs par classe étaient en général supérieurs à 45 en lycée ce qui, je confirme, ne posait aucun problème. Les conditions matérielles étaient pourtant cruelles : salles exiguës, mobilier insuffisant et inadapté, chaleur étouffante etc. On pouvait parfois confondre le respect (exagéré) des élèves envers le maître avec de la passivité.
Dans les familles, comme en France, les enfants jouaient à l’école. Sauf que c’était pour de vrai, pas avec des poupées, mais avec ses jeunes frères et soeur, et encore en utilisant des ardoises et des morceaux de chaux comme craie, le papier étant rare et cher ...
Il ne serait venu à l’idée de personne « d’accompagner » la scolarité des chérubins le soir à la maison, et d’ailleurs la plupart des adultes en aurait été bien incapable. La « remédiation », la « construction des savoir », les « méthodes inductives d’appropriation » étaient largement méconnues dans ces pays. Sans doute le sont-elles restées ?
Si c’est le cas, on pourrait peut-être leur envoyer nos excédents de pédagogues et, par là même, s’en débarrasser. C’est pas très charitable de ma part, je le reconnais. Cependant l’Afrique survit au sida, aux criquets et la sécheresse, ils pourraient y ajouter Mérieu sans que ça fasse grande différence.
Dans ce pays ruiné par la dictature de Moussa Traoré, l’école n’était pourtant pas (et loin de là !) un gage d’intégration professionnelle. Juste les jeunes maliens affichaient avec fierté leur volonté de « devenir éduqué ». C’était une fin en soi ...
Il est donc candide de prétendre que les difficultés sociales de nos actuels djeuns sont la source principale de leur désintérêt pour l’école.
Le problème est bien plus culturel, et sans doute lié à cette débauche de consommation dont, pour beaucoup, nous pressentions les effets pervers dans les années 70. Le débordement des vitrines, le matraquage publicitaire, la tyrannie de la mode donne l’illusion que tous ces biens à portée de main sont facilement accessibles. Ce sentiment évolue rapidement vers la conviction que c’est une absolue nécessitée de les posséder. Il finit par sembler légitime que la société vous les fournisse sans contre partie.
Le discours politique récurrent sur le pouvoir d’achat conforte cette perception. Il excuse par avance le renoncement : à quoi bon travailler si même la télé nous explique que nous serons toujours pauvres !
Je ne ferai pas l’éloge de la pauvreté, pour en avoir trop souffert dans mon enfance ! Il est cependant juste de constater que, même avec un smic (et les aides sociales), une famille de quatre personnes a un potentiel de consommation largement supérieur à celui des années 80. La plupart des produits de nécessité sont moins coûteux (en heure de salaire minimum) aujourd’hui que jamais.
Je partage assez l’analyse de l’un(e) d’entre vous sur l’effet dévastateur du marketing et des medias. La seule voie d’épanouissement proposée et valorisée est celle de la consommation.
Il serait sot de nier qu’une partie de la population vit dans des conditions précaires mais les élèves « turbulent » ne proviennent hélas pas seulement de ces milieux sinon ils seraient largement moins nombreux !
L’éducation à la gestion du budget familial pourrait être une nouvelle matière à introduire dans les programmes. C’est peut-être un des rôles de l’école d’apprendre à lutter contre les sirènes. Il n’est peut-être pas inutile de rappeler qu’une télé de 1,5 m n’est pas indispensable, qu’on peut vivre sans posséder un téléphone cellulaire par personne, qu’une voiture est un objet servant à se déplacer et pas un signe ostentatoire de pseudo réussite, qu’un vêtement peut se porter plus de deux mois etc.
Cette simple hygiène de vie permettrait à beaucoup d’éviter le surendettement, de se payer de super vacances ou d’avoir accès à la culture !
Les enseignants ne sont pas épargnés par cette dérive, il n’est qu’à constater les discussions affligeantes sur l’état des comptes bancaires des collègues dans l’usine à déprime (traduire : la salle des profs).
PS : Pour éviter des commentaires malintentionnés (ou taquins), je ne propose pas d’adopter le mode (et le niveau) de vie de l’Afrique ... Un stage en brousse serait cependant le bienvenu pour quelques uns de nos trublions (et en Iran pour ceux qui ont d’autres tentations) !
Ecrit par : Zorglub | 01 septembre 2007
PS : Pour éviter des commentaires malintentionnés (ou taquins), je ne propose pas d’adopter le mode (et le niveau) de vie de l’Afrique ... Un stage en brousse serait cependant le bienvenu pour quelques uns de nos trublions
Ecrit par : Zorglub | 01 septembre 2007
Je l'ai fait , le stage, j'en ai même fait 3...
Dans une petite école où on apprend à lire avec une méthode syllabique...
Et où on recherche l'excellence pour tous... avec cours de rattrapage avec le directeur, pendant les vacances d'été, si la moyenne est insuffisante pour passer dans la classe supérieure...
Ecrit par : Maminou | 01 septembre 2007
Maminou, ça ne m'étonne pas de votre part !
La qualité et la grande humanité de vos intervention montre que vous avez VU !
Ecrit par : Zorglub | 01 septembre 2007
Zorglub, vous êtes un révolutionnaire dangereux : remettre en cause à l'école les fondements de l'économie de marché, aider les enfants à prendre du recul par rapport au matraquage publicitaire, mais c'est scandaleux !
Comment les multinationales pourraient continuer leur croissance annuelle à deux chiffres si on incite le enfants à consommer moins ! Notre pays ne s'en remettra pas !
Non, vous avez raison, il faut des lieux de résistance, il y en a déjà, mais l'école a l'avantage de toucher toute une génération. Et même si les causes les plus profondes du mal dont elle souffre viennent de la société (Christophe Sibille a raison), je crois qu'il faut ne pas baisser les bras pour autant.
Un enseignant peut être un modèle, un "passeur" de savoirs qui aidera un enfant à relever la tête, comprendre qu'il y a autre chose que ce qu'il voit et entend à la maison.
Et si dans votre carrière vous aidez ne serait-ce qu'un enfant chaque année à retrouver le plaisir d'apprendre, la confiance en lui, le désir de donner le meilleur de lui-même, ça vaut la peine ! Mais pour cela la classe ne doit pas ressembler à la société !
Ecrit par : lucile | 01 septembre 2007
J'ai VU la grande exigence des enseignants...
J'ai été estomaquée lorsqu'on m'a dit qu'un enfant parrainé perdrait son parrainage s'il devait redoubler...
Ecrit par : Maminou | 01 septembre 2007
Lucile, ne vous méprenez pas !
Il ne me semble pas avoir remis en cause l'économie de marché mais la société de consommation, ce qui n'est pas tout à fait pareil ! Les autres systèmes ont fait leurs preuves ...
Je suis un affreux réactionnaire libéral, ce qui n'empèche pas d'être idéaliste à l'échelle de l'individu tout en restant désabusé sur la nature humaine.
Mes classes ressemblent à la société, c'est un lieu d'injustice, d'inéquité, de violence sociale, d'autorité, de manipulation des élèves par le maître ! Certains sont beaux, riches, ont des facilités intellectuelles (assez peu !) d'autres ...
Nier le réel ne l'a jamais modifié. Mon but est de donner des outils (des armes ?) à chacun suivant son potentiel pour s'intégrer dans la société et avoir le désir de progresser, de s'élever.
Ecrit par : Zorglub | 01 septembre 2007
"Mon but est de donner des outils (des armes ?) à chacun suivant son potentiel pour s'intégrer dans la société et avoir le désir de progresser, de s'élever",
dit Zorglub.
C'est un bel objectif — presque suffisant pour occuper une vie d'enseignant. Je dis "presque", parce que dans les faits, il faut tenter d'en donner plus à ceux dont le potentiel est faible — et là, il s'agit forcément d'armes : la culture dominante (dois-je rappeler à ceux qui ont peu pratiqué Lénine qu'il n'existe pas de "culture dominée", ni de "contre-culture" et autres fariboles jacklanguiennes ?) est une culture bourgeoise, certains la tètent au berceau, d'autres doivent en avoir de larges infusions : et nous sommes là pour ça.
JPB
Ecrit par : brighelli | 01 septembre 2007
Désolée d'avoir déformée votre pensée et d'avoir mal exprimé la mienne.
"Il n’est peut-être pas inutile de rappeler qu’une télé de 1,5 m n’est pas indispensable, qu’on peut vivre sans posséder un téléphone cellulaire par personne, qu’une voiture est un objet servant à se déplacer et pas un signe ostentatoire de pseudo réussite, qu’un vêtement peut se porter plus de deux mois etc." disiez-vous : ce n'est pas politiquement correct dans une société où la santé de l'économie dépend de la consommation des ménages !
Comme souvent mes mots manquent de précision par rapport à ma pensée : j'ai utilisé mal à propos le terme économie de marché, mais c'est parce qu'en ce moment je trouve qu'on en voit surtout les excès. Je vous renvoie au constat amer d'un professeur d'économie suisse par rapport aux dérives actuelles. Et je suis assez pessimiste sur le devenir de nos sociétés.
http://www2.unil.ch/unicom/allez_savoir/as29/029/int.html
"Il n’est peut-être pas inutile de rappeler qu’une télé de 1,5 m n’est pas indispensable, qu’on peut vivre sans posséder un téléphone cellulaire par personne, qu’une voiture est un objet servant à se déplacer et pas un signe ostentatoire de pseudo réussite, qu’un vêtement peut se porter plus de deux mois etc." disiez-vous
J'ai rebondi sur cette phrase : ne la trouvez-pas politiquement incorrecte dans une société où la santé de l'économie dépend de la consommation des ménages !
Pour ce qui est de la classe je disais qu'elle ne devait pas ressembler à la société, dans le sens où elle peut apporter d'autres valeurs que celles de la société de consommation : apprendre, progresser demande parfois du temps, demande de l'humilité (mon professeur sait et ce qu'il a m'apprendre a peut m'aider à construire ma personnalité, à devenir adulte).
Les jeunes qui pratiquent le sport en compétition ou qui apprennent un instrument de musique le savent, pourquoi le cacher aux autres ?
Je crois que c'est aussi votre objectif et c'est l'essentiel.
Ecrit par : lucile | 01 septembre 2007
Oups j'ai oublié de couper le paragraphe déplacé ! Je m'suis pas relue ! Désolée pour le doublon. C'est pas pour faire du matraquage !
Ecrit par : lucile | 01 septembre 2007
Oui, oui, JPB !
Vous connaissez mes clientes, et n'en doutez-pas, je les fais largement infuser ...
Je suis moi-même très "petit-bourgeois" et ne m'en cache pas tout en revendiquant mes origines modestes.
D'ailleurs, seuls s'en offusquent les biens pensants jacklanguiens qui pour la plupart sont bien mieux nés que moi !
Mes adorables bécassines, après en général un trimestre de perplexité, finissent par y voir une forme de possible.
Lucile, ma réponse était un peu de moquerie facile ... N'y voyez rien de désobligeant ! Sans doute, sommes-nous d'accord sur l'essentiel.
Ecrit par : Zorglub | 01 septembre 2007
@ Loki,
Loin de moi l'idée de vous manquer de respect...
je voulais juste mentionner une des nombreuses apparences, dans l'imaginaire collectif,du Dieu que vous êtes , en l'occurence un très charmant troll:)
avec tous mes hommages;)
Ecrit par : personanongrata | 01 septembre 2007
Lucile, ma réponse était un peu de moquerie facile ... N'y voyez rien de désobligeant ! Sans doute, sommes-nous d'accord sur l'essentiel.
Ecrit par : Zorglub | 01 septembre 2007
C'est bon Zorglub, j'ai mes chevaux de bataille et dès que j'ai une occasion, je fonce, sans beaucoup de subtilités.
Et tout cas nous sommes d'accord sur ceci :
"ce qui n'empêche pas d'être idéaliste à l'échelle de l'individu tout en restant désabusé sur la nature humaine."
Ecrit par : lucile | 01 septembre 2007
Et tout cas nous sommes d'accord sur ceci :
"ce qui n'empêche pas d'être idéaliste à l'échelle de l'individu tout en restant désabusé sur la nature humaine."
Ecrit par : lucile | 01 septembre 2007
Lucile, je te sens dans une forme éblouissante... ; )
Ecrit par : Maminou | 01 septembre 2007
Loki ,
ne m'en tenez pas rigueur mais je n'appartiens pas à la tribu des Ases et ne méritais pas l'attaque du loup géant Fenrir, autre de vos apparences... ;)
incontestablement je préfèrerais vous cotoyer du côté des lunes de Saturne où vous prenez une place qui invite au rêve:)
Ecrit par : personanongrata | 01 septembre 2007
Je pense que ce que veut dire Lucile, (qu'elle me pardonne si je travestis sa pensée), c'est qu'une des explications du fait que ça fonctionne (en l'occurrence) avec des classes de quarante-cinq élèves, (je dis bien: une des) est justement l'absence totale de notre société de sur-consommation, qui pourrit les gamins par la tête chez nous! En effet, on ne peut pas suspecter le "libéralisme sauvage" d'être absent dans ces pays d' Afrique, hélas!
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 septembre 2007
Lucile, je te sens dans une forme éblouissante... ; )
Ecrit par : Maminou | 01 septembre 2007
Je ne sais pas, je me dis que je ferais mieux de me taire parfois et de juste lire avec délectation les diverses interventions.
Je pense que ce que veut dire Lucile, (qu'elle me pardonne si je travestis sa pensée),
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 septembre 2007
Ceux qui ont une expérience de l'Afrique pourront confirmer vos dires, qui me semblent justes.
De mon côté, j'analysais la situation d'un point de vue frnaçais, ne connaissant que celui-là.
Ecrit par : lucile | 01 septembre 2007
Merci à ceux qui nous rappellent qu’en Afrique, des élèves vraiment dépourvus de tout réussissent à apprendre. Cette pauvreté signifie aussi concrètement le manque de cahiers et de crayons !
Dans des pays avec l’électricité qui n’est pas distribuée à tous et la nuit qui tombe plus tôt que chez nous, des enfants se regroupent sous les réverbères publics pour déchiffrer les rares manuels ou apprendre par cœur les notes de cours ! Vous avez dit « handicaps » ?
Il y aurait une étude à faire sur ce REFUS D’ENSEIGNER pathologique qui est une des plaies les plus purulentes qu’ont causées les élucubrations cuculs-gnangnans des réformateurs fous. Il s’agit là d’un phénomène carrément anthropologique : une civilisation où des groupuscules font tout pour que la transmission entre générations ne se produise plus !
Soyons optimistes : ce culte de la jeunesse ignare et spontanée va se terminer sans doute faute de combattants : notre démographie européenne est en train de passer au « vioque power »…
Ecrit par : P. Azimont | 01 septembre 2007
Il n'y a pas de doute, c'est une crise de civilisation. La société de consommation, la publicité, la télévision sont certainement en cause. Mais je partage l'avis qui consiste à mettre en garde contre la confusion avec l'économie de marché, qui est une bonne chose.
Et, non, l'Afrique n'est pas soumise au "libéralisme sauvage". A la sauvagerie, certainement. Au libéralisme, sûrement pas. Le libéralisme, c'est la liberté de contracter, d'échanger, de circuler, de transporter des marchandises, d'entreprendre; c'est un Etat de droit où règne une sécurité juridique, l'absence de corruption, la liberté individuelle, les institutions représentatives.
L'Afrique est soumise à la dictature, au socialisme, à la corruption, à l'absence de droit et à la guerre. Elle manque de libéralisme et elle manque de capitalisme.
Ecrit par : Robert Marchenoir | 01 septembre 2007
Notre démographie européenne est en train de passer au « vioque power »…
Ecrit par : P. Azimont | 01 septembre 2007
Et ... c'est bientôt ma chance !
Le libéralisme, c'est la liberté /.../ les institutions représentatives.
Ecrit par : Robert Marchenoir | 01 septembre 2007
Ben ... y'a du boulot !
Ecrit par : Zorglub | 01 septembre 2007
Robert, libéralisme n'est pas pour moi synonyme de sauvagerie! Mais force est de constater que, sans garde-fou, le marché est quelquefois bien mauvais conseiller!
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 septembre 2007
Robert Marchenoir, j'ai lu votre prose ailleurs et je vous hais.
A moins qu'un sale con n'ait eu la même idée que vous dans le choix de son pseudonyme en d'autres endroits. Auquel cas je n'ai pas plus d'avis sur vous que sur n'importe qui d'autre.
C'est votre pseudo habituel ?
Ecrit par : Jérémy | 01 septembre 2007
Halalala... que ce soit mes parents, le ministre de l'éducation, les économistes ou les spécialistes en tout genre tous devraient avant tout se tourner vers les enfants qui sont majoritairement les intéressés dans l'histoire. Personnelement je conchie l'éducation nationale qui est à vrai dire non pas une fabrique de crétins mais un véritable abatoire de personnalités. Cela fait bien longtemps que l'on aurait du comprendre que le but d'apprendre n'est pas obligatoirement d'être le plus malin mais plutôt celui du savoir faire.
J'aime beaucoup la phrase qui dit : " les professeurs sont des bons élèves qui n'ont jamais quitter l'école ", d'ailleurs pour revenir sur la question de la pauvreté et de l'éducation... peu importe les arguments historiques de notre cher auteur sur les conditions précaires de la france à travers les âges, il reste que l'intérêt que l'on a pour le savoir doit être motivé, et que ce n'est pas en grandissant dans une famille abrutie par une télévision de plus en plus débile que l'on va prendre conscience de la beauté de la connaîssance. Alors que les bons élèves majoritairement font partie de familles au patrimoine culturel élevé... d'ailleurs pour aller plus loin, il est plus facile de bénéficier d'études sup quand on peut se payer des écoles privés.
Ecrit par : Lecancre | 01 septembre 2007
"Robert Marchenoir, j'ai lu votre prose ailleurs et je vous hais.
A moins qu'un sale con n'ait eu la même idée que vous dans le choix de son pseudonyme en d'autres endroits. Auquel cas je n'ai pas plus d'avis sur vous que sur n'importe qui d'autre.
C'est votre pseudo habituel ?"
Qu'est-ce qui vous fait penser que je vous dois des comptes, Jérémy? Vous êtes de la police? De la police de la pensée gauchiste? Celle qui insulte les hommes parce qu'elle est incapable de réfuter leurs idées?
Ne me dites pas que vous êtes professeur, en plus, et que vous montrez ainsi le mauvais exemple à vos élèves.
Pour ma part, je n'ai lu votre prose nulle part, fort heureusement. En revanche, je reconnais bien, dans vos éructations, l'arrogance haineuse des gauchistes français, qui sont persuadés de faire partie d'une race supérieure.
Ecrit par : Robert Marchenoir | 01 septembre 2007
Ca m'étonne pas, tiens, que vous me preniez pour un gauchiste.
La réfutation de l'une de vos sales idées, j'y passerais bien du temps, mais ce serait peine perdue. Il y a des conceptions fumeuses auxquelles, malgré preuves et arguments, vous ne renoncerez jamais.
Dire que l'on a fréquenté les mêmes forums...
Enfin, on sera peut-être d'accord sur des questions d'éducation. Paradoxal, tout ça...
Sans rire, et sans rendre de compte, vous êtes villiériste, non ? Y a pas de honte, hein.
Ecrit par : Jérémy | 01 septembre 2007
Houlala ! Je passais ici il y a huit jours, ça s'enguelait sec. Je reviens aujourd'hui, ça repart pareil.Z'avez donc que l'invective à la bouche, vous tous ?
Marchenoir, Jérémy ne risque pas d'être un gauchiste, ou alors c'est le dernier. N'avez pas remarqué qu'il n'y a même plus de gauche — alors, une extrême-gauche ! Il y a huit jours, Rocard se disait "sarkozysable". Le voici sarkozysé. Et les ralliements d'après-élections sont encore plus visibles que ceux d'avant : ces derniers avaient pour eux le bon sens, les autres n'ont que l'ambition de sucer des semelles.
Je sais de bonne source que le maître des lieux n'est pas en honneur de sainteté à Sauver les Letres, dont il se fait pourtant le propagandiste gracieux. Quelques-uns de ces idéologues qui se croient encore de gauche ont même voté pour Ségo, sans même réaliser que si elle avait été élue, ils étaient morts, professionnellement déjà. Tel, qui est prof à Héène Boucher, bon lycée parisien, aurait été muté dans les Ardennes belges, dans l'intérêt du service. Telle autre, qui officie à Saint-Nazaire, aurait été prié d'aller argumenter dans la grande banlieue de Besançon — je n'invente rien, c'était dans les projets de quelques inspecteurs plus hargneux que les autres. Quant à Brighelli, on lui aurait concocté quelque scandale rédhibitoire — bien dans son genre. Il a drôlement bien fait de voter pour Sarkozy. Non seulement il sauvait sa peau, mais l'existence même de groupes qui aujourd'hui le conchient, et auxquels il fait de la pub. Chapeau ! Pour quelqu'un qui a toujours eu horreur d'être membre d'un club qui ne le prendrait pas pour étalon, comme disaient à peu près Groucho et Woody Allen… Il a sauvé la mise de gens qui voudraient le voir mort pour déviation droitière. L'hypocrisie se porte bien.
Alors, vous devriez vous calmer. Hollande vient d'annoncer que le grand soir n'était pas pour demain, ni pour après-demain. Comme le disait je ne sais plus qui aujourdhui et ici même, il ne reste rien que le libéralisme. À nous de l'investir, d'en faire notre véhicule, à nous de l'habiter d'idées.
Ecrit par : Abraxas | 01 septembre 2007
quel est ce fier hussard qui ose parler à nos têtes blondes destinées à remplacer Nougaret de pieds et non de syllabes? adieu le grand choix pour ce fétichiste du pied
Ecrit par : Quintilien | 30 août 2007
Effectivement, dans la prosodie française, il ne faut pas parler de "pied", mais de "syllabe". Le terme "pied" est réservé aux vers grecs et latins (alternance de syllabes courtes et de syllabes brèves). Pour le dire rapidement, la prosodie française est fondée sur le nombre de syllabes, la prosodie grecque et latine sur le rythme.
Ecrit par : Robin | 01 septembre 2007
). Pour le dire rapidement, la prosodie française est fondée sur le nombre de syllabes, la prosodie grecque et latine sur le rythme.
Ecrit par : Robin | 01 septembre 2007
Robin, cela n'est tout simplement pas possible. Avez-vous déjà oublié que les syllabes n'existent pas en français ?
Par contre, les gens qui pensent comme des pieds abondent. Aussi il faudrait envisager de dénombrer les pieds penseurs - et non piètres, caustique je ne suis pas.
Ecrit par : Milady | 01 septembre 2007
Milady, j'ai toujours compté les syllabes des vers français, et ri de ceux qui en comptent les pieds, réservés au grec, au latin, à l'allemand, à l'anglais, à l'espagnol, etc.
Ecrit par : Jérémy | 01 septembre 2007
Pauvre Robert (probablement Bob pour les intimes) Marchenoir qui se fait attaquer par un excité !
Vous savez, les profs ont déjà beaucoup de mal à comprendre que l'étatisme (forme abâtardie du socialisme) n'est pas ce qui les sauvera mais ce qui les perd et vous venez leur raconter que le libéralisme n'est pas l'enfer.
Allez-y plus doucement, plus progressivement.
Commencez par concéder que, certes, vous regrettez l'URSS et que Cuba est un exemple à suivre, que José Bové est un grand leader et que l'anti-libéralisme est la voie de l'avenir mais qu'on peut tout de même discuter des petits défauts de ces grands modèles.
Puis, ainsi, de fil en aiguille, après quelques décennies (une bonne dizaine) de débat, une proportion assez importante pour être notable des profs français finira par se dire que décentraliser l'éducation, voire la privatiser, n'est pas une si mauvaise idée.
Bon courage !
Je sais, j'ironise, et l'ironie est facile, "elle est du cancre", disait St Ex. Mais, il y a quelquefois des sujets et des gens qui la méritent.
Ecrit par : fboizard | 01 septembre 2007
Tiens, Abraxas, votre style me rappelle vaguement quelqu'un...
Jérémy, un gauchiste? Je n'aurais jamais pensé à ça...
Le libéralisme, (même "l'économique") est à l'origine une bonne idée. Sur le plan pragmatique, mais pas seulement. Il faut simplement observer qui s'en est emparé pour s'apercevoir qu'il y a vraiment du chemin à faire pour redevenir tel.
Par ailleurs, on peut vraiment ne pas être pour cette mouvance ultralibérale sans être un suppôt de Castro. Ce sont toujours les mêmes arguments manichéens qui reviennent!
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 septembre 2007
Fboizard, si R.M. vous a appelé à sa rescousse, il a drôlement mal calculé. L'URSS et José Bové n'ont rien à voir là-dedans.
Et j'en tire au moins une ccl : on peut etre d'avis completement opposés sur tout, et pourtant on peut avoir les memes idées sur l'education. Je ne sais pas si ca me rejouit vraiment, mais ca permet au moins d'en revenir au sujet de ce blog.
Ecrit par : Jérémy | 01 septembre 2007
R. Marchenoir, qui hantait naguère (et peut-être toujours je n'y vais plus), le blog de Pierre Assouline, se distingue par sa bêtise et sa propension à la polémique stupide.
Pour un peu, il me volerait la vedette.
Ecrit par : Loki | 01 septembre 2007
Marchenoir...Ce n'est pas un personnage d'un roman de Léon Bloy ou j'ai tout faux ?
Ecrit par : Robin | 01 septembre 2007
Milady, j'ai toujours compté les syllabes des vers français, et ri de ceux qui en comptent les pieds, réservés au grec, au latin, à l'allemand, à l'anglais, à l'espagnol, etc.
Ecrit par : Jérémy | 01 septembre 2007
Vous ne vous tenez pas au courant, tous.
J'ai appris cette année qu'on ne pouvait apprendre à lire le français avec une méthode syllabique, étant donné que les syllabes n'existent pas en français. Je ne vois donc pas comment on pourrait les compter ? ...
..... bon dimanche....
Au fait, vous avez entendu ? Meirieu admet que le niveau a baissé, et que l'école en est pour partie responsable... poum poum poum....
Ecrit par : Milady | 01 septembre 2007
Au fait, vous avez entendu ? Meirieu admet que le niveau a baissé, et que l'école en est pour partie responsable... poum poum poum....
Ecrit par : Milady | 01 septembre 2007
Est-il malséant de s'en réjouir? Si oui, pourquoi? Je me fous de savoir s'il est opportuniste et sent le vent tourner. L'essentiel, pour moi, est que le vent tourne.
Ecrit par : dobolino | 01 septembre 2007
J'ai tout comme vous été interloqué par cet article dans Télérama, en creusant tour à tour chacune des réponses proposées par l'économiste : http://riesling.free.fr/20070901.html
Ecrit par : Marcel Patoulatchi | 02 septembre 2007
J'ai appris cette année qu'on ne pouvait apprendre à lire le français avec une méthode syllabique, étant donné que les syllabes n'existent pas en français
Je vous en supplie, Milady, oubliez les stupéfiantes "nouveautés" de la chanoinesse Charmeux et ne trahissez point votre protecteur, le cardinal de Richelieu, le fondateur de l'institution où figurent et figureront bon nombre de poètes (pas toujours les meilleurs, mais enfin...) qui comptaient, comptent et compteront toujours les syllabes.
Car, contrairement à ce qu'un vain peuple pense, le vers libre n'y a rien changé.
Athos, qui devint poète pour vous plaire.
Ecrit par : Robin | 02 septembre 2007
Que ne ferais-je pour garder votre coeur, Athos.
Soit, je jetterai aux orties ces nouveaux colifichets charmeurs et m'en tiendrai désormais aux rudes pierres précieuses que vous m'offrîtes autrefois.
Scandons, cher, scandons, les syllabes jolies de notre langue chérie.
Ecrit par : Milady | 02 septembre 2007
Le bonnet d'âne de Jean-Paul dévoyé?
Lu dans Le Point de jeudi 30 août, Marie-Sandrine Sgherri.
Bonnet d'âne pour la maternelle.
C'est un sacré pavé dans la mare que vient de lancer le Haut Conseil de l'Education (HCE) avec son premier rapport.
La maternelle, le joyau du système éducatif français que tout le monde nous envierait, serait en fait la source de tous les maux.
Tout part d'un constat : à l'entrée au CP, 15 % des élèves repérés sont en difficulté, et on les retrouve tels quels en sixième.
Le rapport que Bruno Racine, le président du HCE, vient de remettre à Nicolas Sarkozy, explique qu'en fait, à l'école de la République, tout est déjà joué avant 6 ans.
Notamment parce que, dès la maternelle,on fait le tri entre bons et mauvais élèves, ce qui stigmatise ces derniers et les enferme dans une logique de l'échec.
Précision utile apportée par le rapport : les programmes scolaires, souvent décriés, ne sont pas responsables de cette sélection précoce.
Ce n'est donc pas en modifiant une fois de plus les textes que l'on trouvera la solution.
Mais peut-être en s'interrogeant sur le rôle de l'école maternelle, une institution propre à la France.
Ce texte est à hurler.
Quand on voit ce que nos malheureux enfants ont à ingurgiter en maternelle, on peut effectivement accuser celle-ci de tous les maux.
S'ils commencent ensuite le CP par une "méthode intégrative" chère à Goigoux, puis continuent à décrocher en CE1 avec une maîtresse imbécile incapable de se rendre compte qu'elle les met en difficulté, ces enfants ayant eu "la totale", comme le dit Pascal, ne risquent pas de s'en sortir.
S'ils ont eu Thierry, il est sûr qu'ils s'en sortiront mieux.
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 02 septembre 2007
Il faut faire très attention avec Meirieu. C'est un doctrinaire dur et indécrottable. Quand on l'attend quelque part, il est ailleurs. C'est pure naïveté de s'imaginer qu'il puisse retourner sa veste. Quand il feint de faire siennes les critiques actuelles de l'école, c'est évidemment pour seriner qu'on n'a pas appliqué à fond ses théories. Evidemment.
Ecrit par : Jean | 02 septembre 2007
Spécialement pour le Père Jean, supérieur de l'ordre des Bénédictins :
Il est des hommes qu'il convient de mentionner, non en raison de leurs talents et des services insignes qu'ils rendirent à la France mais des calamités qu'ils engendrèrent.
Au premier rang d'iceux, le chanoine Meirieu, du Parti de la Rose, qui rompit force lance avec le chevalier de Brighelli, mousquetaire du roy, gentilhomme lettré originaire de l'île de Corse...
"Il y a du mérite sans élévation, mais il n'y a pas d'élévation sans mérite." disait le duc François de la Rochefoucauld ; le chanoine fit mentir la seconde partie de cette maxime.
Titulaire du grand cordon de l'ordre du Saint-Esprit, chancelier de l'institut de formation des maîtres de la ville de Lyon, conseiller de Mademoiselle Royal qui fut la maîtresse de Monsieur le bailli de Hollande, chef du Parti de la Rose, conseiller de Monsieur le cardinal Claude de la Morgue, l'homme le plus déplaisant du royaume, grand pourfendeur de maîtres d'école, le chanoine Meirieu était doté de toutes les qualités qui favorisent la réussite : souplesse d'échine, sens de la flatterie, aptitude à sentir d'où souffle le vent...
Utopiste par calcul, il mit au service de ses ambitions quelques rêveries sommaires qu'il avait glané en mai 1668, lors de la fronde des étudiants de Paris : "Il n'est point permis d'interdire", "Nul n'a le droit d'enseigner" "Nul ne doit détenir l'autorité"...
Ces idées que l'on attrape comme une fièvre dans la naïve ardeur du printemps et qui laissent aux hommes en vieillissant un souvenir attendri, le chanoine en avait fait son fonds de commerce...
Il vendait sur la place public, entre un arracheur de dents et un vendeur de lotion capillaire pour les chauves, les châteaux en Espagne de ses mirobolantes pacotilles : apprentissages sans effort, savoir que les enfants construisent sans l'aide des maîtres, lettres qui s'inscrivent d'elles-mêmes dans les cerveaux...
Tout cela en termes nébuleux et alambiqués afin d'impressionner le profane.
Balivernes pour les gobeurs dont Monsieur de Molière songeait à faire une nouvelle pièce : "Le Pédagogue admirable", ayant déjà campé le personnage dans les "Précieuses ridicules" sous les traits de Mascarille.
Tout cela eût été sans conséquences si le chanoine se fût contenté d'enrichir la galerie des "chimériques", mais c'eût été sans compter sans l'ardeur de son insatiable ambition et sans les calculs ou la naïveté de ceux qui firent appliquer ses chimères dans toutes les écoles du royaume.
Avec la chanoinesse Charmeux, de l'ordre des Ignorantines, le chanoine répandait sur tous les plus illustres pédagogues de son temps les plus noires calomnies : Monsieur Nicole était un cuistre, le grand Arnauld un imbécile, les écoles de Port-Royal un repaire de serpents à sonnettes, le grammairien Lhomond un bourreau d'enfants.
Le salut des enfants du royaume résidait dans l'abrogation complète de méthodes qui avaient fait leurs preuves et dans l'adoption des leurs qui jamais ne les firent.
Après trente années de chimères, on vit bien que les enfants étaient tout assotis, rêvasseurs, hébétés, ignorants, ne sachant ni lire ni écrire et on s'interrogea.
Le chanoine jura ses grands dieux qu'il n'y était pour rien, mais les moeurs, les parents, les journaux illustrés et "l'étrange lucarne" et que c'était faute de n'avoir point appliqué ses idées avec suffisamment de zèle qu'on en était arrivé là.
Cependant, après avoir abêti tous les enfants du royaume avec ses étranges théories, le chanoine eut, vers la fin, comme le chevalier à la triste figure, un sursaut de lucidité et de vertu. S'étant dépouillé de son cordon et de ses honneurs, il reconnut ses erreurs et finit à la Trappe.
Mais le Père Jean, supérieur de la savantissime congrégation des Bénédictins n'estoit point dupe : c'est Raminagrobis répétait-il à qui voulait l'entendre...Il vous croquera tous !
Ecrit par : Robin | 02 septembre 2007
"les programmes scolaires de maternelle, souvent décriés, ne sont pas responsables de cette sélection précoce."
Les programmes ? Quels programmes ? M'aurait-on caché quelque chose?
Thierry Venot
Ecrit par : venot thierry | 04 septembre 2007
Ah Robin, votre portrait du chanoine Meirieu est à se tordre de rire!
Excellent! Je vous mets 20/20 :)
On en veut encore! (peut-être le premier acte de la pièce perdue de Molière, "Le Pédagogue admirable"?)
Ecrit par : Loki | 04 septembre 2007
C'est très drôle, en effet, Robin!
J'approuve Loki: nous attendons "le Pédagogue admirable"!
Ecrit par : Jean | 04 septembre 2007
Je suis d'accord avec certains commentaires, évoquer votre enfance est un procédé fort utile pour se valoriser. Votre
situation n'était pas comparable et vous le savez, la nostalgie fait
demi tour ; elle emmele les fils.
Ecrit par : Khaled | 05 septembre 2007
Bonjour…
Plusieurs réponses.
1. Je n'ai pas écrit Madame Bovary. Croyez bien que je le regrette. Mais il y a de la place pour une Bovary moderne, nourrie de "soaps" américains. Je m'y mettrai quand j'aurai le temps.
2. Je coupe l'ordinateur à partir de 20 h. Cela ne signifie pas que je m'engonce dans un canapé en triturant la télé-commande, comme aurait dit Onan.
3. Pour Khaled : "La situation n'est oas comparable", dites-vous. C'est à démontrer. Sans aller jusqu'à me réclamer du mythe de l'éternel retour, je vous renvoie au "Dix-huit Brumaire de Louis-Napoléon Bonaparte", et cette splendide idée de Marx selon laquelle l'histoire se répète — sauf que les tragédies se reproduisent en farces. Les années 50 furent des années dures, à tous égards, mais stimulantes — des années de (re)construction — y compris idéologique. Les années 80-2000 furent le début d'une apocalypse molle, d'une perte de sens et de structures. La déliquescence du système éducatif en est la métaphore (et la preuve) la plus marquante. L'après-guerre avait besoin de reonstructeurs, et les a formés (et ils ne sont pas près de lâcher la rampe, croyez-moi). Et je crois bien que les industriels réalisent, en c emoment, qu'il leur faut, après mûre réflexion, des gens polyvalents, s'ils ne veulent pas se laisser manger par l'Orient. Bref, ce que d'aucuns appellent une refondation, ou une rupture.
JPB
Ecrit par : brighelli | 05 septembre 2007
Petit problème de style, Khaled!
"Evoquer votre enfance est un procédé fort utile pour vous valoriser".
Ecrit par : Jean | 05 septembre 2007
Une apocalypse molle qui correspond exactement à la multiplication des sollicitations de la société de (sur) consommation, de l'hypertrophie des "media" les plus catastrophiques, (on se rappelle tous de l'arrivée de la nauséeuse "5è chaîne" de Berlusconi), de l'avénement de l'enfant roi, des chaînes de radio "musicales, (beurk), et j'en passe!
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 septembre 2007
J'ai sans doute supprimé mon long message par inattention. Pour faire bref alors ; merci de votre réponse monsieur. Certes, la situation économique est à peu prés comparable mais l'influence culturelle des familles ainsi que celle de l'économie sur la mentalité du peuple francais joue un role beaucoup plus important à mon avis. Par contre je suis tout à fait d'accord avec la seconde partie de votre réponse, le politique doit agir rapidement et avec prudence. Un peu à la maniére d'un funambule cherchant à la fois à maintenir son équilibre et avancer sous peine de tomber dans le vide. Remplacez le par un clown et vous aurez votre homme.
Ps ; Oui Jean je te l'accorde mon style est médiocre, mais mon but n'est pas de briller pour me faire remarquer comme l'immense majorité. En plus tu dois savoir que le style demande du travail et je vois plus ce blog comme un instant, une brève discussion. Sans compter que je ne comprends pas pourquoi tu me fais une telle remarque quand je vois le nombre de commentaires au verbe qui suinte le professeur de cire, la relève arrive alors fichez moi le camp les vieux !
Ecrit par : Khaled | 06 septembre 2007
Khaled, votre style est très loin d'être médiocre. Mais, par contre, je ne suis pas certain que la "politique du cocotier", telle que vous semblez la préconiser, soit extrêmement bien venue, ni souhaitable.
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2007
Quoi, Christophe, vous poussez la démagogie un peu loin! Vous osez dire à Khaled que son style est loin d'être médiocre alors que ce monsieur n'a manifestement pas appris à écrire - ni à penser. De plus vous devriez lui dire de se calmer, car il va se faire des aigreurs d'estomac!
Ecrit par : Jean | 06 septembre 2007
Je suis une vieille et je suis partie volontairement . Je ne pense pas sentir la cire car j'ai grandi à la campagne, ( j'y suis toujours) libre de flâner dans les pâtures sans craindre de déchirer mes habits rapiécés. Il fallait faire attention aux ronces et aux fils de fer barbelés pour éviter d'autres griffes.
Me voici grand-mère et ce rôle me convient. J'aurais tant aimé connaître mes grands parents ! La guerre et la misère ont fait que j'ai dû me contenter de quelques photos jaunies.
Je vous laisse : je suis en train de lire un ouvrage d'un certain Jean galland relatant son expérience d'instituteur en Algérie avant l'indépendance jusqu'à ce que jacques Soustelle ne le renvoie en France, puis aussitôt l'indépendance . Il y retourne sans hésiter avec sa femme et ses cinq enfants et les "emmerdeurs " ne sont pas ceux qu'on croit.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 06 septembre 2007
"Quoi, Christophe, vous poussez la démagogie un peu loin! Vous osez dire à Khaled que son style est loin d'être médiocre alors que ce monsieur n'a manifestement pas appris à écrire - ni à penser. De plus vous devriez lui dire de se calmer, car il va se faire des aigreurs d'estomac!"
Ecrit par : Jean | 06 septembre 2007
Dites-donc, Jean, il me semble que Khaled écrit et pense un tout petit peu mieux que certain intervenant de ce blog, que je ne nommerai pas pour ne pas faire de peine à toto! Toto que vous n'avez jamais remis en place, malgré l'inanité régulière de ses propos! Il me semble qu'il y ait là un léger problème d'appréciation de votre part.
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2007
Et pour ce qu'il y a de l'agressivité des propos respectifs de chacun des deux, (toto et Khaled)... Je laisse les autres blogueurs apprécier, même si, comme je l'ai dit plus haut, je n'approuve évidemment pas la dernière phrase du dernier message de Khaled.
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2007
Ah! Quand même!
Ecrit par : Jean | 06 septembre 2007
Je l'avais déjà dit un peu plus tôt, Jean. Vous essayez d'entrer dans le "Guinness" de la mauvaise foi? Ne faites plus d'efforts, je crois que vous y êtes déjà!
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2007
Oui Jean bien sur, je ne sais ni écrire ni réfléchir mais vous, vous etes un grand homme, le grand Jean et son Apocalypse est de retour . Des que l'on a une vision differente du probleme on est caricaturé, décidément ca ne vole pas trés haut sur ce blog. Penser c'est d'abord ne pas dénigrer son interlocuteur (niveau grande section), vous avez dressé la table et je ne me priverai pas, vous etes dépassés et usés.
Ecrit par : Khaled | 06 septembre 2007
Superbe texte monsieur Brighelli, là oui, on y respire le souffle des Lumières, qui est avant tout le refus des bobards, dont Arte est spécialiste (voir le lien à propos d'une autre émission d'Arte s'intitulant "Mahomet et les femmes" et dont je soupçonne que ça sera conseillé par quelques bricoleurs de séquence en Histoire à destination des classes.)
Ecrit par : IGG | 07 septembre 2007
IGG votre commentaire est étrange, quel rapport (direct) entre "Mahomet et les femmes" et ce texte ? Décidément on en apprend de bien bonnes sur les lecteurs de brighelli.
PS : ''Superbe texte monsieur Brighelli, là oui, on y respire le souffle des Lumières'', non, décidément vous éxagérez, vous connaissez la modestie de l'homme qui va nous sortir le ''madame bovary'' moderne dés qu'il aura du temps et vous savez trés bien qu'il rougiera sans doute en vous lisant. Ne faites pas tant de mal à cette petite violette.
Ecrit par : Khaled | 07 septembre 2007
Le très beau texte de notre hôte remet une fois de plus (grâces lui soient rendues) à l'heure du bon sens les pendules détraquées par les Diafoirus de Grenelle et des IUFM. Sa lecture me rappelle un de ses livres, où il évoquait une autre misère, celle des prépas de certains lycées parisiens qui contraignait leurs proviseurs à « faire leur shopping » à Dakar tant il leur était devenu difficile de trouver en nombre suffisant des élèves ayant le niveau requis pour suivre les cours de leurs institution d’élite.
Les commentaires sur ce texte furent souvent instructifs et parfois fort distrayants ( merci Robin, toujours autant de talent!), avec les usuelles chamailleries stériles sur une évidence que le dernier rapport du HCE confirme: (à quelques rares exceptions près) les IUFM figurent en bonne place parmi les fossoyeurs de l'école française, responsables d’une catastrophe humanitaire dont la réalité semble enfin avoir été prise en compte par le nouveau gouvernement. Il est le premier à en reconnaître aussi officiellement l’existence. Ses Pangloss de prédécesseurs avaient tous laissé s’aggraver le désastre, par négationnisme, incompétence crasse, corporatisme veule, et aussi par couardise politique devant les menaces des syndicats. (Bayrou et Royal s’étant à cet égard particulièrement distingués)
Je constate avec plaisir que les choses vont dans le bon sens. Personne pour contester qu’avec des « économistes » ( ?) de la pointure de Maurin et Picketty, le PS n’est pas près de sortir la tête du trou. Quand a DSK, maitre es-double discours, il rejoint les rangs des kivontalasoupe.
J’en ai pris des baffes avant l’été quand je m’étais permis de brocarder ici même les pontifiantes élucubrations pickettieuses, dont la fielleuse componction ne masquait pas la vacuité théorique.
Voici effectivment un bel exemple de cette misère politique, que P.Cordoba décrit en termes choisis et concis, et de cette pauvreté particulièrement criarde en connaissances économiques élémentaires qui afflige nos "élites" intellectuelles et plombe, c'est bien normal, notre économie ...depuis le départ de Pinay.
Donc oui, il nous faut une Armada de Brighelli pour rappeler urbi et orbi que « dans des pays qui souffrent bien plus que nous ...les écoliers sont les plus attentifs, les plus scrupuleux, sans moyens, à cent par classes." Chez nous, on a multiplié les moyens, pour un nombre diminué d’élèves et nos enfants ne savent même plus lire écrire et compter. On a prétendu vouloir donner plus à ceux qui ont moins, ( comment s’opposer à un objectif aussi louable ?) en s’empressant de considérer les « pauvres » comme des idiots incapables d’apprendre comme les gosses de riche. quelle ignominie!
Là est le véritable scandale de tous ces cuistres pétris de bonne conscience…sociale, une pathologie transcourant qui affecte sans discriminer l'ensemble du spectre politique.
L'enfer est tout autant pavé de bonnes intentions que de mauvaises théories.
Il faut donc continuer à dénoncer, comme Philippe Raynaud dans le dernier numéro de Commentaire (page 325) le fait que la France soit « le seul pays libre et démocratique où « libéral » soit une insulte ».
Ici, une bordée d’invectives accueille cette autre évidence biblique :
« « l'Afrique n'est pas soumise au "libéralisme sauvage". A la sauvagerie, certainement. Au libéralisme, sûrement pas. Le libéralisme, c'est la liberté de contracter, d'échanger, de circuler, de transporter des marchandises, d'entreprendre; c'est un Etat de droit où règne une sécurité juridique, l'absence de corruption, la liberté individuelle, les institutions représentatives.
L'Afrique est soumise à la dictature, au socialisme, à la corruption, à l'absence de droit et à la guerre. Elle manque de libéralisme et elle manque de capitalisme.
Ecrit par : Robert Marchenoir | 01 septembre 2007
……
« Hollande vient d'annoncer que le grand soir n'était pas pour demain, ni pour après-demain. Comme le disait je ne sais plus qui aujourd’hui et ici même, il ne reste rien que le libéralisme. À nous de l'investir, d'en faire notre véhicule, à nous de l'habiter d'idées.
Ecrit par : Abraxas | 01 septembre 2007
Réjouissons nous, Abraxas, si Porcinet a enfin compris qu'il lui faut virer sa cuti pour sauver sa tête. Revenir ainsi sur la doxa du grand soir est un propos iconoclaste. Est-ce le premier pas dans la direction de l’aggiornamento tant attendu?
Moi je n’ai pas oublié qu’il affirmait pendant la campagne que le libéralisme était « étranger à la culture européenne », une envolée lyrique que Chirac ne pouvait renier, lui qui, en 2005, ne déparait pas le lot, quand à propos de la Constitution européenne il disait qu’elle était un « rempart contre le libéralisme » .
La véritable rupture c’est la rupture avec l’anti-libéralisme le plus archaïque du monde libre…flanqué de ses deux avatars hétérozygotes :l'anti-américanisme et l'antimondialisme.
A tous les orphelins du Grand soir et de la Cause du peuple, mes plus sincères condoléances. Plus vite sera fait le travail du deuil plus vite nos enfants seront délivrés de ce handicap à vie que leur inflige une école qui les illettrise à 40%
Ecrit par : Cadichon | 07 septembre 2007
"Réjouissons nous, Abraxas, si Porcinet a enfin compris qu'il lui faut virer sa cuti pour sauver sa tête."
Ecrit par : Cadichon | 07 septembre 2007
Cadichon, il suffit de cette injure pour discréditer la totalité de votre discours.
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 septembre 2007
Je salue Cadichon, de retour parmi nous… Je sens que de bien belles polémiques nous attendent…
À propos du rôle de sparents… Je viens de recevoir d'une amie le message suivant, que je livre brut :
"
Répondeur scolaire..., Bonjour !
Vous avez rejoint le service de réponse automatisé de l'école de votre enfant.
Dans le but de mieux répondre à vos besoins et de vous permettre de parlerà la bonne personne, veuillez écouter le menu suivant avant de faire votre sélection :
Pour mentir au sujet de l'absence de votre enfant, faites le 1.
Pour excuser le fait que votre enfant n'a pas fait son devoir, faites le 2.
Pour vous plaindre de ce que nous faisons, faites le 3.
Pour demander la démission d'un professeur, faites le 4.
Pour demander pourquoi vous n'avez pas reçu les documents qui étaient déjà inclus dans votre lettre de convocation ainsi que dans les précédents bulletins qui vous ont été postés, faites le 5.
Si vous voulez que nous élevions votre enfant, faites le 7.
Pour demander que votre enfant change d'enseignant(e) pour la troisième fois cette année, faites le 8.
Pour vous plaindre du transport scolaire, faites le 9.
Pour vous plaindre de la cafétéria, faites le 0.
Si vous réalisez que vous êtes dans le vrai monde, et que votre enfantdoit être responsable de ses actions, de ses travaux en classe et à lamaison, et que ce n'est pas la faute de l'enseignant (e) de votre enfant s'il ne fournit pas d'effort...
Veuillez raccrocher, et passez une belle journée."
JPB
Ecrit par : brighelli | 07 septembre 2007
Excellent !!!
Et à peine caricatural, non ?
Ecrit par : lucile | 07 septembre 2007
" ...des gosses de pauvres, incapables d'apprendre comme des gosses de riches... "
Quand je suis entrée en sixième en 1958, j'ai encaissé cette réflexion presque mot pour mot. Ca fait mal et ça ne s'oublie pas. Heureusement, mes parents m'ont invitée à relever la tête et à faire mes preuves pour donner tort à de "sottes paroles"; pour reprendre les termes employés par mon père.
Au Cours complémentaire, les deux professeurs qui se partageaient toutes les disciplines pour encadrer la première classe de sixième ( 42 élèves ) du chef lieu de canton nous ont essentiellement considérés comme des élèves. Point. Il y a quelques années, j'ai entendu une notable évoquer l'un de ces deux professeurs . " Une rude saloperie" disait-elle. Que reprochait - elle à cet homme ? D'avoir été communiste, résistant, déporté,et de s'être occupé des pauvres sans doute.
J'ai préféré ne rien répondre mais je n'ai pas baissé la tête non plus.
Me voici nommée au conseil d'administration de l'établissement où je suis entrée en sixième en 1958. Comme j'aurais aimé bénéficier de toutes les améliorations qui ont été apportées en presque 50 ans ! C'est bien, très bien.
Veuillez m'excuser, Khaled, si je ne peux m'empêcher de penser à la blouse qui dissimulait les vêtements rapiécés et griffés par les ronces qui m'offraient leurs mûres juteuses et sucrées. ( Leur gelée est délicieuse.) Simplement, j'y pense quand je remarque dautres griffes sur les tenues branchées des collégiens. Je suis restée un âne qui a soif.
Christophe, j'ai bien écrit "mat.sup" sans h , et comme je sais que vous le faites exprès, je précise qu'après mat.sup on entre en HEC, à savoir les hautes études communales. Bon, ce n'est pas original, j'en conviens...
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 07 septembre 2007
Glander plus pour glander plus, j'applique les directives de notre cher président en envoyant des messages du boulot. Oh belle Hélène je vous en prie laissez moi gouter votre nostalgie, vos ''mûres juteuses et sucrées'', oh beau monsieur Brighelli...Non la c'est trop difficile pour moi, je délégue ce travail à Jean, trop puissant.
Ps : Jean je vous conseille d'associer les mots mielleuses et nacrées à un attribut de Brighelli.
Ecrit par : Khaled | 07 septembre 2007
''(grâces lui soient rendues)'', diantre ! S'agit il d'une secte dont Brighelli serait le gourou ?
Ecrit par : Khaled | 07 septembre 2007
Eh oui ! avec adoration perpétuelle des saintes moustaches !
Prosternez-vous, homme de peu de foi !
Ecrit par : yann | 07 septembre 2007
Vous ne seriez pas un ancien élève de Jean, martyrisé par son refus obstiné des séquences, et assoiffé de vengeance ?
Ecrit par : yann | 07 septembre 2007
Pffff, si Khaled écrivait des phrases compréhensibles, on pourrait lui répondre, mais là ca va être dur.
Ecrit par : Jérémy | 07 septembre 2007
Eh oui ! avec adoration perpétuelle des saintes moustaches !
Prosternez-vous, homme de peu de foi !
Ecrit par : yann | 07 septembre 2007
Sondage: parmi les intervenants mâles de ce blog, combien ont la moustache?
combien l'ont laissée pousser après fréquentation assidu du blog?
Si oui, après combien de mois?
Ecrit par : dobolino | 07 septembre 2007
Discrimination, dobolino ! Des intervenants femelles du forum ont peut-être aussi la moustache...
Ecrit par : Jérémy | 07 septembre 2007
Eh oui ! avec adoration perpétuelle des saintes moustaches !
Prosternez-vous, homme de peu de foi !
Ecrit par : yann | 07 septembre 2007
Oui mais ce n'est pas l'effet gourou, c'est l'effet ménopause, donc rien à voir avec Brighelli, à moins que vous ne l'accusiez d'être un accélérateur de ménopause?
Ecrit par : dobolino | 07 septembre 2007
Une ministre qui dit : "Je vous le dis très cash", et que tout le monde félicite pour ça.
Ca ne choque personne ici ?
Ecrit par : Jérémy | 07 septembre 2007
Cadichon: autre âne qui a soif et qui a la chance d'avoir su la transmettre à ses trois ânons...N'en déplaise à Bourdieu, rien à voir avec le patrimoine génétique ou ...mobilier/immobilier
Hélène Charpentier a comme toujours le mot juste et l'art de conter, et ce qu'elle nous conte nous convainc qu'il faut se battre, justement, pour qu'appartiennent définitivement au passé les humiliations qu'elle a subies (ma mère a eu un parcours similaire, la campagne en moins, dans une ville-aciérie de Lorraine)
Des moyens techniques considérables pourtant dans tous les domaines, doublés de l'augmentation pharaonique des moyens financiers alloués à l'EN, ont échoué à donner à nos enfants ce que leurs parents et grands-parents recevaient de l'école d'alors, malgré ses nombreux travers et sa pingrerie: ils y puisaient la soif d'apprendre toujours plus. Le savoir est la seule richesse qu'on ne peut jamais retirer à ceux qui n'ont rien d'autre et c'est justement celle que, pour assouvir les pulsions de leur idéologie crimogène et de leur nbonne conscience "humaniste, nos cuistres pontifiants ( pléonasme, sorry) refusent de donner à ceux qui en ont le plus besoin.
Si secte il y a , c'est chez ces gens-là, les Meirieu et les Charmoviak, les Prost et Bentolila, les Dubet et consorts, gourous autistes, et champions de l'entrisme, qui continuent à parader alors qu'ils devraient être cloués au pilori, pour avoir mutilé à vie des générations d'enfants depuis plus de quarante ans. Lisez Jean Zay dont l'assassinat atroce par la milice a fait un héros de la résistance, à juste titre, mais cela n'efface hélas pas son infatuation si mal inspirée pour des théories ineptes, aussi fausses que séduisantes qui ont fait fureur aux US avant de s'abattre sur la France comme une nuée de sauterelles.(collège unique, globale, puero-centrisme,égalité des chances, hétérogénisation des classes et homogénéisation des programmes, etc,)
Pas la peine de se creuser pour savoir comment mettre un terme au désatre, faites le contraire de ce qui se fait depuis la Libération, grâc e aux premiers gourous, Langevin,Wallon et autres compagnons de route du PCF, précurseurs du pédagogisme qui avaient investi la rue de Grenelle, tout auréolés par l' hagiographie de leur résistance que De Gaulle leur a généreusement tricotée par souci de réconciliation nationale.
Tant qu'ils tiendront le haut du pavé, et c'est hélas en France jusqu'à leur retraite car ce crime de forfaiture-là restera impuni, tout ce que peut faire l'armée des ombres qui les combat au quotidien, c'est d'empêcher d'en produire des clônes dans leurs classes. Le scandale de la reproduction bourdivine c'est cela, des quadras et trentenaires, qui n'étaient pas nés en 68 mais en reproduisent les divagations et viennent grossir la cohorte de fossoyeurs de l'école.
Ils ont cependant droit à une indulgence particulière car ils ont été victimes du lavage de cerveau que les gourous susnommés leur ont infligé. Ceux-ci méritent un châtiment exemplaire, mais tout comme la quasi-totalité des assassins et tortionnaires nazis, francais et allemands, ou soviétiques, ils s'en sortiront sans une égratignure puisque le retournement de veste est la spécialité de ces ignobles fourbes.
Je n'ai pas encore lu le N Obs de cette semaine, mais à ce que je viens d'en lire ici, la doublure de ces vestes se fait de plus en plus voyante!
Ecrit par : Cadichon | 07 septembre 2007
¨Par pitié, Cadichon, arrêtez les amalgames et les outrances!
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 septembre 2007
Pour demander pourquoi vous n'avez pas reçu les documents qui étaient déjà inclus dans votre lettre de convocation ainsi que dans les précédents bulletins qui vous ont été postés, faites le 5.
Si vous voulez que nous élevions votre enfant, faites le 7.
Ecrit par JPB
Quel est donc ce point correspondant à la touche 6 que vous n'avez pas voulu révélé, JPB ? :)
Cadichon, imaginez un peu ce que les compagnons de route du PCF auraient pu commettre encore, si la CIA n'avait pas œuvré dans le sens que l'on connaît... !
Ecrit par : D'Enguell | 07 septembre 2007
Un affectueux bonjour à Cadichon! Vous voyez, D'Enguell, je ratisse de plus en plus large, et sans complexe.
Bon, je viens de lire le dossier du Nouvel Obs: simple reportage constat assez sévère, assez honnête, mais pas de proposition de solutions. J'attends avec impatience les réponses des lecteurs, ce sera plus intéressant de voir les réactions des lecteurs que de lire des évidences.
Ecrit par : dobolino | 07 septembre 2007
"Pour demander pourquoi vous n'avez pas reçu les documents qui étaient déjà inclus dans votre lettre de convocation ainsi que dans les précédents bulletins qui vous ont été postés, faites le 5.
Si vous voulez que nous élevions votre enfant, faites le 7.
Ecrit par JPB
Quel est donc ce point correspondant à la touche 6 que vous n'avez pas voulu révéler, JPB ? :)"
Ecrit par : D'Enguell | 07 septembre 2007
Cétait: "Si vous voulez que votre enfant change de méthode de lecture, faites le 6"
"Cadichon, imaginez un peu ce que les compagnons de route du PCF auraient pu commettre encore, si la CIA n'avait pas œuvré dans le sens que l'on connaît... !
Ecrit par : D'Enguell | 07 septembre 2007 "
Encore un petit renvoi dos à dos de la CIA et du KGB, et le blog est reparti comme en 40!
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 septembre 2007
J’ai cinquante ans et toute une carrière passée dans l’enseignement spécialisé. La rédaction de l’article en question ( 2002), de même que mon adhésion au GRIP, ont été l’aboutissement d’une longue réflexion. Je veux bien admettre qu’en matière d’éducation, tout choix est forcément un peu réducteur, par contre, ce qui est sûr, c’est que le doute permanent mène à l’immobilisme tout en ouvrant bien grandes les portes aux charlatans qui n’attendent que cela pour investir la place ( d’autant qu’ils y sont déjà ! ).
Maintenant, permettez-moi de vous racontez deux anecdotes qui en disent long, tout d’abord, sur le niveau de réflexion qui règne dans ma corporation ( maîtres chargés d’aider les élèves en difficulté) et d’autre part sur la liberté d’expression dans les IUFM.
Aventure numéro 1 :
Lorsque le texte « Doutes et propositions d’un ré-éducateur de l’Education Nationale » a été rendu public, j’ai proposé ( par honnêteté intellectuelle) de le présenter publiquement à l’AREN ( association des ré-éducateurs) pour engager un débat de fond sur les questions soulevées par cet article ; celui-ci a donc été diffusé par avance auprès de mes collègues pour qu’ils puissent préparer leurs questions. Je m’attendais à un accueil musclé ; j’avais donc, avant ce regroupement (d’une quarantaine d’enseignants spécialisés), essayé de réfléchir à toutes les hypothèses possibles pour contrer les agressions dont j’allais, de toute évidence, être l’objet ( accusation de traîtrise, d’hérésie, agressivité ,insultes, questions « psy » un peu oiseuses…)…
Je me présente face à l’assemblée supposée hostile, je lis une courte déclaration puis j’attends (un peu inquiet) les premières questions et là : Horreur !... Pas une seule question (ni, d’ailleurs, la moindre agressivité à mon égard !). Je m’étonne, j’attends…rien ne se passe!… Je n’avais pas envisagé ce scénario qui, en fait, était la pire, celui que l’on imagine même pas, j’aurais tellement préféré me faire insulter ! !… Une profession totalement sinistrée, une salle de réunion transformée en mouroir intellectuel !
Impossibilité de penser ? Interdit inconscient de penser ? Confort de la « non pensée » ? Conformisme dans une corporation qui met pourtant en avant son ouverture d’esprit ? Je laisse la réponse aux experts de l’Education nationale qui sont, parait-il fort nombreux ( J’ai la mienne). Donc… Je salue poliment l’assemblée et j’me casse…Depuis ce jour, je n’ai jamais remis les pieds dans ce panier de crabes !
Aventure numéro 2
Je suis l’auteur d’une méthode de lecture destinée aux élèves de grande section. En constatant le désarroi dans lequel se trouvent les jeunes enseignants ( pourtant gavés de didactique), j’ai pris, fin 2006, un rendez- vous avec le coordinateur des études ( ou quelque chose comme ça) de l’IUFM de ma région. Nous nous sommes rencontrés et nous avons discuté une bonne heure du contenu et des motivations de mon intervention éventuelle auprès des étudiants. Ce brave homme m’a semblé honnête et surtout fort intéressé par le contenu de mon travail. A la fin de notre entrevue, il m’a fait comprendre que je pouvais compter sur son soutien mais il m’a confié, un peu gêné, que la décision finale revenait aux profs de lettres de ce vénérable institut ( il m’a fait un clin d’œil que j’ai immédiatement interprété) . Il m’a, par contre, assuré qu’il me tiendrait rapidement au courant de la décision finale. Je n’ai, bien entendu, jamais eu la moindre nouvelle de ce monsieur. J’ai téléphoné une bonne dizaine de fois….Le monsieur n’est pas là… le monsieur est occupé…..Le monsieur est sur un autre site…Le monsieur est souffrant…Le pôôôvre
Christophe Sibille, j’ai passé l’âge de jouer au chat et à la souris ; vous faites preuve de courage et d’ouverture d’esprit en vous exprimant dans un blog qui vous est majoritairement hostile. Permettez moi de mettre ces deux qualités à l’épreuve en vous posant deux questions précises ; vos réponses, positives ou négatives, détermineront la poursuite, oui ou non, de ce dialogue.
-Etes vous prêt à proposer et à soutenir une intervention de ma part dans votre IUFM sachant que je suis membre du GRIP (thème :« travailler autrement en grande section de maternelle »)
-Etes- vous prêt à proposer et à soutenir l’intervention d’un collègue membre du GRIP
(thème : « Enseigner les 4 opérations au CP »). Je précise que nous n’avons, l’un et l’autre, rien à vendre et que nous ne demandons aucun dédommagement….Cassé l’Chritophe !
Bon courage
Thierry Venot ( batteur officiel du GRIP)
Ecrit par : thierry venot | 07 septembre 2007
Ce n'est pas :
"Si vous voulez que votre enfant change de méthode de lecture, faites le 6.", mais:
"Si vous vous indignez que votre enfant sache lire avec une méthode de lecture alphabétique pourtant interdite par le très officiel institut de formation des maîtres, faites le 6."
Ou bien:
"Si vous êtes ulcéré que son instituteur ne vous ait pas appris à votre plus complète surprise que votre enfant souffrait tout ensemble de dyspraxie, de dysacousie, de dyscalculie, de dyslexie, de dysorthographie et de dysphonie, ce qui est en effet scandaleux, faites le 6."
A propos de rentrée, dans mon collège, arrivée de deux professeurs sortis de l'IUFM il y a dix ans - deux certifiées de Lettres modernes.
L'une d'elles trouve Bentolila "très bien" et Bégaudeau "très intéressant" (évidemment, je suppose que Molière, à côté, c'est du flanc!). Je lui glisse un mot sur les "séquences" pour lui dire que Nicolas Sarkozy suggère de laisser les professeurs libres de choisir les méthodes qui leur conviennent et donc que la "séquence" ne sera plus obligatoire. Elle me regarde avec des yeux ronds: l'idée qu'on puisse enseigner autrement qu'en "séquences" ne l'a jamais effleurée! Elle continuera à faire des "séquences" parce que "c'est comme ça qu'elle a appris". Bien, bien, liberté pédagogique! Mais ses élèves vont être ravis, et surtout, ils vont adorer le français! Et on pourra encore baisser le niveau du brevet des collèges - si c'est encore possible!
L'autre paraît moins surprise de mon apostrophe. Elle sait qu'il y a un problème avec les "séquences", mais elle a juste le temps de me dire entre deux portes que pour l'instant elle "s'en sort comme ça".
J'aime bien l'expression: ainsi, la méthode est plus compliquée que son objet!
Il faut croire qu'enseigner le français était trop simple pour les cuistres et les Diafoirus qui ont fait main basse sur la didactique du français (les "Crétins" de JPB) et qu'ils grillaient de se compliquer la vie à plaisir: ils ont trouvé un moyen radical pour passer des nuits blanches à préparer ses cours, pour que les élèves ne comprennent rien à ce qu'on leur raconte, au produit de ces veilles, pour fabriquer des brevetés et des bacheliers parfaitement incultes (encore les "Crétins" de JPB): la "séquence didactique"!
Ecrit par : Jean | 07 septembre 2007
Permettez moi de mettre ces deux qualités à l’épreuve en vous posant deux questions précises ; vos réponses, positives ou négatives, détermineront la poursuite, oui ou non, de ce dialogue.
-Etes vous prêt à proposer et à soutenir une intervention de ma part dans votre IUFM sachant que je suis membre du GRIP (thème :« travailler autrement en grande section de maternelle »)
-Etes- vous prêt à proposer et à soutenir l’intervention d’un collègue membre du GRIP
(thème : « Enseigner les 4 opérations au CP »). Je précise que nous n’avons, l’un et l’autre, rien à vendre et que nous ne demandons aucun dédommagement….Cassé l’Chritophe !
Bon courage
Thierry Venot ( batteur officiel du GRIP)
Ecrit par : thierry venot | 07 septembre 2007
Le problème qui m'apparaît d'entrée, suite à votre demande, c'est que C. Sibille s'occupe de musique... Comment pourrait-il vous appuyer, même s'il le voulait? Tout ce que vous proposez n'a rien à voir avec sa matière, non? Pour quelle raison donquichottesque prendrait-il le risque de vous cautionner, si tant est qu'il ait quelque pouvoir, au risque de se voir lui-même moins ou plus écouté dans l'enseignement de la matière qui lui tient à cœur?
Votre démarche me surprend. Je la trouve à la limite du très bête.
Ecrit par : dobolino | 07 septembre 2007
Incomprehensibles, en effet Jerémy. Cadichon, je vous ai lu en diagonale (méthode de lecture que j'utilise sur ce blog) et je vais vous répondre en transversal ( autre méthode pour éviter de me forcer quand je n'en vois pas l'interet) ; je ne comprends absolument rien à votre raisonnement, quelle confusion vous faites entre Jean Zay et ses concepts, en particulier avec celui d'égalités des chances hallucinant. J'espere pour nous que vous n'etes pas enseignant.
Ps: La réponse en transversal est vendue avec je me moque de vous et ''la fabrique du crétin', le tout pour 30 euros.
Ecrit par : Khaled | 07 septembre 2007
Et si l'éducation nationale cessait d'embaucher des crétins ? Ca ne serait pas une bonne idée ça ?
Ou si on n'engageait que des fusilliers marins ? Comme ça on pourrait guerroyer sans s'embêter.
Ecrit par : Milady | 07 septembre 2007
L'une d'elles trouve Bentolila "très bien" et Bégaudeau "très intéressant"
Ecrit par : Jean | 07 septembre 2007
Tiens, je viens justement de lire un petit texte de Bégaudeau dont vous parlez souvent mais que je ne connaissais pas. Il "se transforme en chroniqueur" pour le n° 300 de Fenêtres sur Cours (SNUIPP). Juste un petit bout, pour le plaisir (vous aimerez aussi la ponctuation) :
"A ma droite républicaine : il faut que l'école soit un sanctuaire ; ici n'entrent pas les singularités ! ; tous à vos blouses ! ; pupilles de la nation ! A ma droite libérale : il faut ouvrir l'école à l'entreprise ; préparer l'entrée dans la vie active ! ; rendre facultative la philo ! . A ma gauche : il faut tenir compte des origines et des parcours de chacun ; être aussi des éducateurs ! ; s'appuyer autant que possible sur l'univers extérieur des élèves !"
Oh puis non, tout entier, finalement ce n'est pas long :
"Aux premiers on aurait envie de répondre qu'il est bon en effet de s'arracher au donné social mais qu'on aura beau ceindre les établissements de murs immenses et inexpugnables, toujours le dehors y fera effraction - et c'est tant mieux ; aux deuxièmes qu'il n'est pas inutile sans doute que nos jeunes gens aient idée de ce qui les attend après les études, ne serait-ce que pour mieux négocier leur orientation, mais que le monde du travail leur tombera dessus bien assez tôt ; aux troisièmes que oui absolument, et que c'est même tellement évident qu'on a tort de le préconiser, que tous les enseignants, quelque prévention qu'ils aient contre cette adaptation à la spécificité sociale de chaque élève, la mettent plus ou moins en pratique ; bref, que là où les deux familles précédentes adoptent le registre de la prescription, la description suffit à la troisième - la mienne : juste prendre acte du fait que les élèves sont de chair et d'os, et continuer à penser qu'un savoir ne se transmet qu'à la condition de s'ajuster un minimum aux désirs de ceux à qui on est supposé le transmettre."
C'est beau, hein ?
Ecrit par : catmano | 07 septembre 2007
Jean est un enseignant, je m'en doutais, ''professeur de francais'' en plus (la pire race), tout le monde aura pu apprécier la remarquable finesse de son analyse, pas de jugement à l'emporte piece. Jean n'est pas le genre d'homme à extrapoler à partir d'une simple phrase, oh non ! Point de prejugés chez ce saint homme !.
Au fait Jean, je précise que je suis à peu prés d'accord avec vous, mais que je vous trouve plein de préjugés. Oui oui c'est bien de l'acharnement.
Ecrit par : Khaled | 07 septembre 2007
Khaled, merci!
plus nous serons nombreux à dire à Jean qui est un homme de qualité à n'en point douter et que sur le fond on approuve en partie cpe qu'il vient défendre ici mais que sur la forme il est insupportable tant il est infatué de sa personne!
Jean s'il vous plait, essayez de prendre du recul, arrêtez de mépriser en le prenant de haut votre interlocuteur...un peu d'humilité que diantre! et nous aurons alors un peu de plaisir à vous lire...
Ecrit par : personanongrata | 07 septembre 2007
Dobolino, je n'ai pas de pouvoir, effectivement, mais je peux appuyer une proposition d'intervention, de formation ou de conférence sur le site IUFM où j'exerce, même si elle n'a pas de rapport direct avec ma discipline. Il est, par contre, un élément qui me gêne; si vous lisez l'étude de Thierry Venot, (intéressante), vous verrez qu'il y dit, dans les premiers paragraphes décider de faire preuve de partialité. Comme Monsieur Morel, également dans une de ses études que j'ai pu lire également, avoue avoir vu une expérimentation d'apprentissage de la lecture fort intéressante dans une école maternelle, mais a décidé de ne pas écrire de livre dessus, (comme il l'avait prévu) parce qu'il a réalisé qu'elle comportait des éléments pédagogiques qui ne correspondaient pas à son idée à lui. Le GRIP me gêne en ce sens qu'il fait légèrement montre d'idéologie tout en reprochant précisément ce défaut au "camp d'en face" (qui n'en est d'ailleurs pas toujours totalement exempt).
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 septembre 2007
Jean s'il vous plait, essayez de prendre du recul, arrêtez de mépriser en le prenant de haut votre interlocuteur...un peu d'humilité que diantre! et nous aurons alors un peu de plaisir à vous lire...
Ecrit par : personanongrata | 07 septembre 2007
Confusion, petitbonum ! c'était :
Khaled s'il vous plait, essayez de prendre du recul, arrêtez de mépriser en le prenant de haut votre interlocuteur...un peu d'humilité que diantre! et nous aurons alors un peu de plaisir à vous lire...
Ecrit par : yann | 08 septembre 2007
C'est beau, hein ?
Ecrit par : catmano | 07 septembre 2007
Magnifique, en effet !
Et symptomatique de la politisation des IUFM.
Une mienne parente y a fait une année de PE1, entrée là pleine de bonne volonté parce qu'elle aime les petits nenfants, et en est sortie incollable sur les finesses du système syndical de l'EN, pestant contre les suppressions de postes, et prête à se mobiliser pour la première grève ! Et (heureusement pour les gamins), sans son concours !
Et bien sûr bourrée de conceptions délirantes sur la pédagogie, la didactique, etc.
Une fabrique de crétins, on vous dit.
Ecrit par : yann | 08 septembre 2007
Yann, je ne me permets pas de venir rectifier vos propos alors merci de ne pas le faire avec les miens!
je maintiens Jean est un pédant particulièrement gonflant même s'il a des propos sensés sur" les pédagogies nouvelles".
Quant à Khaled il est surtout caustique.
Ecrit par : personanongrata | 08 septembre 2007
Quant à Khaled il est surtout caustique.
Ecrit par : personanongrata | 08 septembre 2007
Caustique comme monsieur Qaled Quelqual?
Ecrit par : Pendariès | 08 septembre 2007
Un autre franc-tireur, ce Qaled Quelqual! ou bien est-il aussi impertinent que cet autre homonyme, plus connu encore, qui est/fut poursuivi par la Justice pour avoir bastonné sa femme en prenant son "raï" de coco...
Les Khaled sont donc bien les pires, ha non, monsieur Cheb Mamie aussi, paraît-il, aime assez aplatir la tronche de ses copines.
Fus-je caustique?
Ecrit par : Pendariès | 08 septembre 2007
Non, Pendriès, pas caustique. Seulement un peu... Raciste?
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 septembre 2007
Pendariès, pardon.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 septembre 2007
Non, Pendriès, pas caustique. Seulement un peu... Raciste?
Ecrit par : Christophe Sibille
La Doxa a parlé.
Vous osez dire qu'un célèbre (enfin deux célèbres) chanteurs de raï ont bastonné leur copines - c'est vrai oui, mais il ne faut pas le dire, sinon on vous traite de raciste.
Mais ça c'est l'humour Groland de Penda, il peut pas s'en empêcher. Ch. Sibille non plus, il ne peut s'empêcher de se faire le porte-voix du politiquement correct - et en plus formateur IUFM, il cumule....
Ecrit par : Loki | 08 septembre 2007
Moi, raciste?
Je copie donc cet extrait de la prose gentille de Qaled: "Jean est un enseignant, je m'en doutais, ''professeur de francais'' en plus (la pire race)"... Pas besoin de souligner le mot "race".
Ecrit par : Pendariès | 08 septembre 2007
Oui, Loki, le bon mauvais esprit, j'adhère! Ni de Droite, ni de Gauche, mais jeune con (ce qui ne veut pas dire que je suis du Centre)!
Ecrit par : Pendariès | 08 septembre 2007
Christophe, point de racisme chez moi; mais, en y allant fort, je montrai l'horreur de l'amalgame dont se sert facilement le pseudo Khaled.
Ecrit par : Pendariès | 08 septembre 2007
Soutien à Pendariès.
Khaled n'est pas caustique, il est pompeux (et pompant).
Que son pseudo soit son vrai prénom ou pas, peu importe, il est en soit une profession de foi (!), et une arme contre toute discussion. IGG ne s'y est pas trompé, qui ne fait pas mystère de ses convictions et qui le fait fort intelligemment, mais n'a fait aucun commentaire direct à Khaled.
Pendariès fonce un peu vite dans le tas, mais je le soutiens quand même.
Ecrit par : yann | 08 septembre 2007
Ouais, Yann, la dentelle, je me la réserve pour mes vieux jours!!!! ;-)
Ecrit par : Pendariès | 08 septembre 2007
Soutien à Pendariès.
Khaled n'est pas caustique, il est pompeux (et pompant).
Ecrit par : yann | 08 septembre 2007
Je suis un peu d'accord avec vous, mais infiniment moins pompant que toto a pu l'être.
Et pourquoi affirmez-vous que ce soit un pseudo? C'est peut-être son nom, non?
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 septembre 2007
pour qu'une école "élitiste pour tous" comme dirait Jack Lang puisse fonctionner encore faudrait-il dépolluer l'espace public...
l'espace public c'est la rue, ce sont les ondes, etc...
tout ce magma de société de consommation consumation irréfléchie qui pousse à consommer de la m....
au sujet de la sexualité, le monde des adultes hypocrite préfère laisser une génération "élevée sous X", depuis Mitterrand, plutôt que d'enseigner la psychologie à l'école et tout ce qui s'y rattache...
c'est un exemple, parmi d'autres...
la qualité des émissions du service public de TV est affligeante, même Arte n'est souvent pas digne de son image...
Ecrit par : JT | 08 septembre 2007
Et pourquoi affirmez-vous que ce soit un pseudo? C'est peut-être son nom, non?
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 septembre 2007
J'affirme rien ! "pseudo", disons "signature", et on en parle plus !
Yann est mon prénom, et mon pseudo ici-même. C'est tout.
Quant à toto, il est définitivement hors-concours !!
Ecrit par : yann | 08 septembre 2007
Dobolino, je n'ai pas de pouvoir, effectivement, mais je peux appuyer une proposition d'intervention, de formation ou de conférence sur le site IUFM où j'exerce, même si elle n'a pas de rapport direct avec ma discipline.
Christophe Sibille
Là, Monsieur Sibille je dois saluer votre honnêteté.
Mais pour l'idéologie de Thierry Venot, il faudra m'expliquer, aux derniers tests je n'en ai pas trouvé un gramme.
Ecrit par : Pascal Dupré | 08 septembre 2007
Un bouquin de math intéressant :
Cycle 3 CE2
SED édition
on en reparle à l'occaz
Je suis en train de le lire 'le crétin' (double sens ;) ) . Il faut vraiment être CON pour ne pas l'aprécier, ce bouquin .
Merci JiPiBi presque tout y est dit ;)
Ecrit par : toto | 08 septembre 2007
pp
Ecrit par : toto | 08 septembre 2007
"Quant à toto, il est définitivement hors-concours !!"
Ecrit par : yann | 08 septembre 2007
Enfin une bonne nouvelle sur ce blog!
"Mais pour l'idéologie de Thierry Venot, il faudra m'expliquer, aux derniers tests je n'en ai pas trouvé un gramme."
Ecrit par : Pascal Dupré | 08 septembre 2007
Si j'ai bonne mémoire, Thierry Venot avoue lui-même au début de sa lettre faire preuve de partialité.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 septembre 2007
Soutien sans failles à Jean, infatigable débatteur et pourfendeur des c..neries les plus noires issues de la loi Jospin.
Et les salisseurs de mémoire.... .... de fermer leur claque-merde !
Ecrit par : D'Enguell | 08 septembre 2007
Soutien sans failles à Jean, infatigable débatteur et pourfendeur des c..neries les plus noires issues de la loi Jospin.
Et les salisseurs de mémoire.... .... de fermer leur claque-merde !
Ecrit par : D'Enguell | 08 septembre 2007
Coucouche panier, l'épagneul frétillant de la queue (sensu stricto!).
Ecrit par : dobolino | 08 septembre 2007
"Pour que le PSYCHOLOGISME et le DÉTERMINISME SOCIAL ne deviennent pas l’ALIBI HUMANISTE d’un système inefficient, je tenterai à travers une analyse volontairement partisane de montrer que l’emploi de méthodes de lecture structurantes pourrait éviter de très nombreux échecs scolaires."
C'est une phrase extraite de la lettre de Thierry Venot. Moi, quand je lis ça, je pars avec une vision un peu partisane concernant la vision partisane de celui qui écrit ces lignes.
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 septembre 2007
Coucouche panier, l'épagneul frétillant de la queue (sensu stricto!).
Ecrit par : dobolino | 08 septembre 2007
Vous ne courez donc plus après votre animalité ?
Trop tôt domestiquée, sans doute...
Ecrit par : D'Enguell | 09 septembre 2007
Tout est dit, Thierry, ce neuneu est un gros gland.
Ecrit par : toto | 09 septembre 2007
Quel que soit son pseudo, il nous emmerde, surtout, Khaled !
Je pense que c'est le fou qui avait mis un truc ou deux sur le temps de travail des enseignants fin août, qui n'est plus jamais revenu, et qui utilise ici un autre pseudo.
Ecrit par : Jérémy | 09 septembre 2007
"Tout est dit, Thierry, ce neuneu est un gros gland."
Ecrit par : toto | 09 septembre 2007
Tiens, toto, vous revoilà? Je vous croyais décédé!
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 septembre 2007
" Le savoir est la seule richesse qu'on ne peut jamais retirer à ceux qui n'ont rien d'autre." Cadichon.
" Le savoir est le capital du pauvre " Brighelli.
" Vous discutez de livres, ton père et toi. Alors tu as trouvé son autre jardin, celui qu'aucune guerre jamais ne détruira". Réponse d'une mère à sa fille l'interrogeant sur les connaissances littéraires de son père. ( Une fille de la Varoce.)
Oui, tous ceux qui m'ont aidée à grandir me l'ont bien fait comprendre. Leur vie laborieuse et digne me sert toujours d'exemple pour surmonter les épreuves inévitables de l'existence. Nostalgie vraiment ? Non recul qui s'efforce de comprendre les années des ' Trente Glorieuses" . Relire le propos de JPB qui ouvre " Demain." Je n'ai rien à y ajouter et je le remercie.
Khaled, je cueille toujours les mûres tandis que mon mari, paraplégique depuis 47 ans - ça commence à compter - se réserve le plaisir de mouliner, peser le jus et le sucre puis de surveiller la cuisson. Nous avons ensuite le bonheur de partager avec nos petits fils ou encore avec nos amis aveugles. Histoire de revenir au sujet et au temps présent je précise que pour ceux qui ont été éprouvés et ont dû s'adapter à une vie nouvelle, seule, la richesse de la vie intérieure permet de continuer la route.
J'ai évoqué les griffes de mes vêtements rafistolés et dissimulés par la blouse d'écolière. Nostalgie ? Non je pense aux griffes réclamées par nos écoliers consommateurs - pas tous je l'espère - et je me demande à quel prix nous payons ces griffes là. Je ne suis pas diplômée en sciences politiques ni en économie. Simplement je pense aux enfants qui aimeraient tant aller à l'école.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 09 septembre 2007
Merci Hélène Charpentier pour cette belle leçon de vie et d'humilité!
les parfums de la mûre sauvage chassent entre autre les miasmes du crottin pestilentiel de l'âne "gastro-entérité" qui arpente ce blog...
Quant aux griffes que vous évoquez, soyez rassurée, tous les parents ne se laissent pas leurrés et savent ouvrir les yeux de leurs enfants sur les véritables valeurs de la vie! Ceux qui se laissent aveuglés le paient au prix du mépris de leurs enfants qui les traitent comme de vulgaires porte-monnaie et c'est bien triste!
Merci encore à vous madame.
Ecrit par : personanongrata | 09 septembre 2007
Salut
Je me permets de replacer ces deux extraits, qui se passent de commentaire tant ils sont justes et clairs :
"On ne travaille pas — certainement pas à six ans — en fonction d’une perspective de carrière. On travaille parce qu’on vous en donne le goût, pour des satisfactions très immédiates — nous bataillions ferme pour des « bons points » qui ne représentaient jamais que la satisfaction du travail bien accompli."
"Nous sommes devenus champions du monde de l’excuse, alors que nous étions les spécialistes de la volonté. Ce n’est pas faire de la déclinologie que de constater que l’ambition, l’acharnement au travail, le goût de l’effort, reculent sans cesse."
Merci monsieur Jean-Paul Brighelli !
Un instit.
Ecrit par : Lionnel | 09 septembre 2007
"Votre démarche me surprend. Je la trouve à la limite du très bête."
Ecrit par : dobolino | 07 septembre 2007
Quand on ne peut pas franchir l'entrée principale de ce temple du constructivisme pour faire entendre son discours, on essaie de passer par une fenêtre. Bêtise ou ruse ?
" Je pars avec une vision un peu partisane concernant la vision partisane de celui qui écrit ces lignes" ( C. Sibille)
!!!!!!!!!!?????????
Alors celle -là, c'est la meilleure de la semaine! Si j'ai écrit ce texte ( en 2002 ) c'est bien évidemment pour exprimer une conviction qui s'est forgée à l'épreuve de la réalité ( d'autant que je n'avais aucun préjugé de départ). Cette conviction résulte d'un choix ; je suis, en effet, partisan de l'apprentissage de la lecture par les méthodes alphabétiques. L'expression de ce choix est, d'ailleurs, la raison d'être de ce texte ! oui partisan , bien sûr partisan !
Est-ce être intolérant que d'exprimer un choix motivé ?
Peut-on ,dans cette corporation de démagogues châtrés et conservateurs,où on veut nous faire croire que " tout vaut tout", développer une argumentation partisane ( ben oui!) sans être suspecté de je ne sais quel extrémisme imaginaire ou fantasmatique?
Thierry Venot ( futur batteur du C. Sibille jazz quartet )
Ecrit par : Thierry Venot | 09 septembre 2007
Reconnaissez quand-même, Thierry, qu'il y a dans le style de cette phrase, (celle que j'ai citée, mais aussi dans plusieurs passages de votre lettre, en ce qui concerne votre manière de présenter les choses) la volonté de susciter une légère réaction de rejet de la part du lecteur. Je ne suis, personnellement, partisan ni d'une méthode syllabique pure et dure, ni évidemment partisan de la méthode globale. Et je ne pense absolument pas non plus que refuser la violence verbale équivale à être "châtré". Pour prouver qu'on a "des couilles", pas besoin de les montrer à chaque instant. Ca peut choquer.
Concernant votre lettre, je suis persuadé de l'efficacité de votre travail, (comme je vous l'ai écrit par mail). Je suis persuadé également, pour l'avoir vu d'assez près, qu'on peut également arriver à des résultats tout aussi efficaces avec une philosophie et une démarche diamétralement opposées, et ce de bout en bout.
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 septembre 2007
Non, je ne m'appelle pas Khaled, mais on s'en moque. Pour le mot ''race'', si vous pensez que je suppose qu'il existe une propension naturelle à devenir professeur de francais, je me demande bien ce que vous avez dans le crane, à mon avis du vide. Vos commentaires sont interessants parce qu'ils dévoilent votre idéologie, parler de Khaled kelkal ou cheb mami qui bat sa femme n'est pas annodin à mon avis. Le second degrés, voire troisième permet de bien me marrer en vous lisant, merci.
Ecrit par : Khaled | 09 septembre 2007
"je me demande bien ce que vous avez dans le crane, à mon avis du vide."
Pas obligé de venir !
Ecrit par : Jérémy | 09 septembre 2007
Quand Hélène Charpentier “pense aux enfants qui aimeraient tant aller à l'école” , elle nous émeut tous, mais en plus une rage froide m'étreint: les fossoyeurs de la nôtre qui ont mutilés nos enfants à vie continuent néanmoins à plastronner en toute impunité : suffisance et aveuglement idéologique allant de pair.
Je pense aussi aux enfants sénégalais qui se pressent à plus de 100 dans les classes africaines, et aux meilleurs d'entre eux qui remplissent les places laissées vacantes par la plongée en ignardise des Français, Les sinistres criminels bourgeoisophobes susnommés jubilent sans doute d'avoir condamné à la disette les prépas du Veme arrondissement, traditionnellement affamées d'excellence.
Que dirait, si elle savait cela, cette specialiste de la France à Harvard(Center for European Studies, subventionné par notre Consulat), dont j'avais provoqué la colère au printemps dernier? J'ai osé enfreindre le politically correct et lui porter la contradiction quand elle affirma (Verbatim) "Sarkozy est en train de recoloniser les banlieues". La France n'a de loin pas le monopole des universitaires fêlés, mais elle pousse la sottise à soutenir financièrement Harvard et MIT qui ne savent quoi faire de leur fric, et pour qu'ils lui vomissent dessus, pendant que d'autres instituts crèvent de faim mais se battent pour préserver la diffusion de notre langue!
Ce registre alimentaire (digestif?) m’évoque aussi mon assiette à demi-pleine d’enfant rassasiée, qu’on obligeait à finir en me donnant mauvaise conscience puisque des milliards de petits Chinois mourraient de faim. On se gardait de me dire (d’ailleurs le savait-on au début des années 50?) que c’était Mao qui organisait la dite famine, en digne imitateur de Staline. Je n'avais, cependant, pas besoin d'aller si loin, puisque tous les jeudis, j'accompagnais ma mère au camp de réfugiés de Berlin-Ouest (Marien...je ne sais plus le nom complet). La famine je la voyais dans les yeux de ces enfants diaphanes, aux vêtements élimés, qui fuyaient le paradis soviétique. Tandis que les Alliés organisaient la distribution de nourriture, matelas, vêtements et jouets, des volontaires ouest-allemands leur faisaient la classe et je me souviens surtout de leur joie en recevant des fournitures scolaires de base, ( ardoise, cahier, gomme et crayon). Dans le chaos glauque du camp, ces modestes outils recréaient un semblant de vie "normale". L'état d'élève est pour tout enfant la normalité.
Et pendant ce temps, chez nous, se poussaient déjà du col les éclaireurs de la horde de charognards qui allait bientôt s' abattre sur nos écoles.
Comment soutenir que leur aveuglement soutenu, qui a engendré la faillite de l'école, n'a rien de commun avec celui qui pendant 45 ans a conduit nos élites intellectuelles aux pires indulgences pour la dictature qui asservissait la moitié de l'Europe?
Il ne faut jamais pavoiser trop tôt mais il y a des signes qui ne trompent guère, notamment quand les rats quittent le navire. Apres Rocard, qui a enfin dit -même si c'est du bout des lèvres- qu'on ferait bien de réviser notre copie antilibérale, voici Attali, au Grand Rendez-vous, vu sur TV5 qui lui emboîte le pas....Les vestes se retournent décidément au même rythme d'enfer, qu'en Aout 45 à Paris!!!
Merci, Nicolas...
Ecrit par : Cadichon | 09 septembre 2007
Bonjour, Cadichon. Bonjour à toutes et à tous…
Je m'absente deux jours pour cause de réunions Sauver les Lettres, et voilà que l'empoignade continue.
De plus pendant ce temps, Dobolino focalise sur les moustaches — apparemment un signe extérieur de ma ménopause. Je vais finir par les raser.
Il n'y a pas que les socialistes qui quittent le navire. Les pédagogues aussi. Meirieu en tête. Le Nouvel Obs s'aperçoit soudain que l'illettrisme progresse, et que le niveau des élèves n'est plus celui de leur mère (oui, je sais, c'est un calembour facile, mais comme disait Hugo, "cest la fiente de l'esprit qui vole"). N'empêche que samedi après-midi, un grammairien théoriquement bien intentionné tentait de renvoyer M.C. Bellosta dans les cordes en lui jetant, alors qu'elle suggérait de réagir contre ladite baisse : "C'est un argument qu'utilisait déjà Lanson en 1920". Gardez-moi de mes amis…
La vérité, c'est qu'il en est de la baisse de niveau comme du réchauffement climatique. La pédagogie a frappé depuis plusieurs décennies (au moins depuis la Libération, mais c'est un mouvement de fond qui remonte aux Pères fondateurs, dans l'immortelle opposition — immortelle imposture — de l'Instruire et de l'Eduquer), mais la chute s'est accélérée depuis vingt ans. Le trou dans la couche d'ozone intellectuelle s'élargit chaque jour. Et j'espère très fort que les politiques au pouvoir, qui ont apparemment pris la mesure du phénomène, sauront mobiliser les enseignants et les parents pour y remédier.
Je dis "et les parents", parce qu'il est évident qu'ils doivent être acteurs associés du redressement. On parlait samedi à SLL de terminologie grammaticale : il serait bon que les parents reconnaissent les termes employés par leurs enfants, afin de les aider (et, dans nombre de cas, les apprennent avec eux). "Conjonctions de coordination ou de subordination" par exemple — "embrayeurs" et "connecteurs" peuvent attendre. Et même si "complément d'attribution" n'est pas exquis, grammaticalement parlant, il reste plus évocateur que "complément d'objet second".
La suite dès que je reviens : aujurd'hui, je pars expliquer qu'une tragédie "romaine" de 1640 parle du conflit France / Espagne et de la Guerre de Trente ans — les jeux ne sont pas faits…
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 septembre 2007
Bonjour, JPB, tjs aussi matinal que je suis noctambule.
Tandis que que vous rédigiez votre dernier message, je m'assoupissais en écoutant l'émission du Grain à moudre entre Meirieu, Polony et Delord,( mentionnée ici, je n'y reviens pas). Les fourberies cauteleuses de Meirieu noyant le poisson ont eu sur moi un effet soporifique. C'est le "cling" d'un nouveau message qui me sortit de mon sommeil.
Et ce que je lis me réveille pour le coup complètement:
"Il n'y a pas que les socialistes qui quittent le navire. Les pédagogues aussi. Meirieu en tête", dites-vous.
Parce que selon vous les pédagogos ne seraient pas socialistes?( just kidding, oeuf corse).
La campagne présidentielle, puis la victoire de Sarkozy, me semblent avoir eu pour effet salutaire de permettre soudain de se compter à tous ceux qui jusque-là s'indignaient mais s'étaient résignés à subir une situation intolérable, en raison du climat de terrorisme intellectuel qui régnait. Une fois constaté qu'ils étaient la majorité, celle-ci n'est plus restée silencieuse!
Les syndicats, qui savent eux aussi compter, se rendent compte qu'il ne peuvent plus prendre le pays en otage... Quand la peur du knout disparaît....
La "tragédie romaine de 1640" et la guerre de Trente ans me fait penser à ce livre passionnant et roboratif que je viens de terminer: Les racines de la liberté : Le débat français oublié, (1689-1789), de Jacques de Saint Victor, chez Perrin, et que je recommande à tous ceux qui se demandent s'il est possible de changer les mentalités en France, ce qui l'un des objectifs les plus ambitieux parmi les 6 ou 7 que s'est fixés la commission Attali: faire sauter ce "mal francais", cette fichue exception francaise qui nous plombe tant.
Saint Victor remonte à la liberté des Germains qui a inspiré the Glorious Revolution mais qui n'a pas connu en France le même sort, alors qu'elle était en fait bien partie pour cela.
Condorcet avait dit que la réunion des Etats-Généraux était une fausse bonne idée. Pas étonnant qu'il ait eu des intuitions tout aussi pointues sur ce que devait être l'école républicaine, mais qu'elle ne fut jamais, et pour cause. Il avait pressenti ses maux actuels et son réquisitoire contre le "funeste" égalitarisme n'a pas pris une ride...
Ecrit par : Cadichon | 10 septembre 2007
Et puisqu'il est question d'égalitarisme, copié/collé de ce texte que je viens de recevoir d'un prof d'économie de Perpignan.
L'école
"Le Président de la République a adressé une lettre aux enseignants lesquels ont tièdement accueilli l’initiative. En ce domaine aussi, les rapports sont déjà écrits et les constats établis. Il reste à passer à l’action.
Mais en France, l’école est une affaire politique. Et c’est sans doute ce caractère éminemment politique qui rend toute réforme impossible. Car pour y changer quelque chose, il faut obtenir le consensus, il faut l’accord de tous les acteurs (parents, enseignants, syndicats…etc.). Et comme un pareil consensus est aussi improbable qu’introuvable, alors on ne touche à rien. Selon un titre publié dans le quotidien Libération du 27 août 2007, « l’école française a échoué à gommer les inégalités sociales ». Voilà qui résume bien le malentendu car ce simple commentaire est révélateur des présupposés idéologiques qui structurent la conception et les fondements de l’éducation nationale à la française. Car est-ce bien là le premier rôle de l’école ?
L’école a vocation à former au minimum des citoyens respectueux, respectables et responsables et, au mieux, à fournir les compétences multiples et variées dont aura besoin la société dans le futur, notamment en donnant à chaque enfant la possibilité de trouver sa voie et de réaliser ses talents potentiels. C’est déjà un objectif complexe que l’on ne saurait confier à une organisation centralisée et planifiée sauf si l’on veut transformer les êtres humains en de dociles moutons écervelés.
Il se trouve que la société aura probablement toujours besoin de boulangers, de maçons, d’hôteliers, d’avocats, de coiffeurs, de chirurgiens, d’enseignants, d’artistes, de chauffeur de taxis ou de pilotes d’avions…etc. Or, dans une société où peut s’épanouir et co-exister une telle variété de métiers et de professions, l’inégalité sociale – mais je préfère parler de « diversité », fruit de la liberté - est inévitable. Faut-il alors s’en plaindre ? Non dans la mesure où cette inégalité n’est pas le résultat d’un découpage a priori de la société humaine en castes étanches qui interdirait toute mobilité individuelle et tout espoir d’évolution personnelle.
A force de s’échiner à gommer l’inégalité sociale, notre école finit par détruire les compétences et les métiers, en jetant sur le marché du travail une armée de jeunes sans qualification et sans motivation. Au lieu d’être inégaux dans la richesse et la croissance économique, ils seront égaux dans la pénurie et la stagnation"""
Jean-Louis Caccomo
Perpignan, le 10 septembre 2007
http://caccomo.blogspot.com
Autre citation, encore d'Attali, à l'émission d'Europe 1 d'hier, qui fait mesurer le chemin parcouru par l'ancien conseiller de Mitterrand: "le scandale, ce n'est pas la richesse, c'est la pauvreté". Tout arrive!
Ecrit par : Cadichon | 10 septembre 2007
Attention, Cadichon! Je connais bien les "pédagogistes". Ils sont en train de créer des milices, armées jusques aux dents, et s'entraînent en secret dans des régions du monde tellement cachées que même une CIA puissance 10 ne pourrait les détecter. Ils disposent d'un arsenal impressionnant! Kalachnikovs, mitrailleuses, missiles à tête nucléaire légués par le parti communiste soviétique, qui est encore beaucoup plus actif que vous semblez l'imaginer, et qui leur apporte une aide logistique et tactique redoutable! La Chine n'est pas en reste, et Mao Tsé Toung, qui est, contrairement à ce que certains osent prétendre, encore bien vivant, les soutient idéologiquement et en matériel de toutes ses forces. Pol Pot est encore bien dans le coup, malgré une mauvaise grippe, et on aurait intercepté une conversation cryptée entre lui et Philippe Meirieu dans laquelle ils échangent toute l'admiration et tout l'amour qu'ils ont l'un pour l'autre! Alors, vous voyez, vous êtes très en dessous de la vérité!
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 septembre 2007
"Autre citation, encore d'Attali, à l'émission d'Europe 1 d'hier, qui fait mesurer le chemin parcouru par l'ancien conseiller de Mitterrand: "le scandale, ce n'est pas la richesse, c'est la pauvreté". Tout arrive!"
Ecrit par : Cadichon | 10 septembre 2007
Oui, le seul bémol étant qu'il y a exponentiellement beaucoup plus de très très riches et énormément plus de très très pauvres. Cette phrase d'Attali, sous des dehors bonnasses, est effroyable de cynisme.
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 septembre 2007
Passer en force sur les régimes spéciaux de retraite, alors que tous les syndicats sont prêts à négocier! C'est soit de l'idéologie pure, soit de la stupidité politique. Dans les deux cas, bravo, Nicolas. Vas-y, on t'aime.
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 septembre 2007
Pol Pot est encore bien dans le coup, malgré une mauvaise grippe, et on aurait intercepté une conversation cryptée entre lui et Philippe Meirieu dans laquelle ils échangent toute l'admiration et tout l'amour qu'ils ont l'un pour l'autre!
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 septembre 2007
Il ya beau temps que Meirieu parle en crypté, personne ne s'attendait pourtant à ce que vous craquassiez le code !
Quant à la phrase d'Attali, elle est effroyable de cynisme, mains un soupçon moins que "Greffier", de Johan Sfar...
Ecrit par : D'Enguell | 10 septembre 2007
"Les fourberies cauteleuses de Meirieu"...
Que c'est bien dit!
L'individu, par son pouvoir de fascination sur les imbéciles, a fait tellement de mal - toute une carrière consacrée exclusivement à la destruction du système éducatif - que le service qu'on lui demande instamment aujourd'hui, c'est de la boucler une fois pour toutes et d'aller cultiver des roses.
Autre chose, ou plutôt la même...
J'ai ouvert le livre de français de 6ème de la fille d'une amie: 8 "séquences" réparties sur l'année. A l'intérieur des "séquences", le méli-mélo habituel: cinq ou six textes rapprochés artificiellement par l'"objectif" de la "séquence", une rubrique "principaux faits de langue", etc.. A la fin du livre, une partie consacrée à la grammaire, mais condensée, cumulative, exhaustive, excessivement lourde: impossible à assimiler pour des enfants de 6ème; manifestement, les auteurs du livre sont gênés par l'obligation récente de faire de la grammaire.
J'ouvre son classeur de français, un "grand" classeur, évidemment, bien lourd. A l'intérieur, des intercalaires indiquent déjà: "Séquences 1 et 2", "Séquences 3 et 4", "Séquences 5 et 6", "Séquences 7 et 8". Triomphe du sacro-saint formalisme "pédago"! L'inspecteur, pour qui tout ce cérémonial est mis servilement en place, va être content. La hors-classe est assurée. D'"orthographe", de "grammaire", de "conjugaison", d'"explication de texte", de "rédaction"? Point! Ce que les enfants doivent déjà retenir du français, c'est que ce sont des "séquences"! Les parents, qui souhaiteraient au contraire un enseignement méthodique, systématique et progressif, de ces disciplines, ont toutes les raisons d'être inquiets: leurs bambins vont rapidement avoir dans la cervelle une bouillie de notions incohérentes, et rapidement prendre le français en grippe.
Déjà, ceux qui sont au courant et qui en ont le temps - et qui le peuvent - ont décidé de faire à la maison la travail de transmission des connaissances de bases qui ne sera pas fait en classe. C'est cela, l'égalité des chances, sans aucun doute!
Ecrit par : Jean | 10 septembre 2007
Cela se passe dans un collège de l'Est de la France que Madel1 connaît bien, et où il a été décidé en juin dernier que les 7 classes de 6ème fonctionneraient en "séquences" à la rentrée. Victoire du lobby "pédago" du collège, de ceux qui ont probablement les yeux rivés sur la hors-classe ou qui guignent un poste de formateur à l'IUFM!
Ecrit par : Jean | 10 septembre 2007
Vous semblez bien optimiste, JPB!Je n'étais pas samedi à SLL mais dimanche et nous avons terminé plutôt sur des accents très noirs.
J'aurais dû inverser mes demi-journées:-)
Ecrit par : Thalie- Thalie | 10 septembre 2007
Je dis "et les parents", parce qu'il est évident qu'ils doivent être acteurs associés du redressement.
JP Brighelli
Ah les parents,
Contrairement à ce qu e je lis ici et là sur sur ce blog, j’affirme que les parents n’ont aucun pouvoir (FCPE ou pas).
Je suis intervenue sur le blog, dans le courant du 2è trimestre, pour faire part de mon indignation en tant que parent, face aux attaques, pressions et harcèlement que subissait un ancien enseignant de mon fils auquel on reprochait son manque d’engagement dans les échanges linguistiques qui pour elle comme pour nous n’ont absolument aucun intérêt pédagogique.
Professeur d’allemand LV1 en charge de nos enfants de la seconde à la terminale, certes exigeante, a obtenu, avec ses élèves, une moyenne de 17,25 à l’épreuve LV1 du baccalauréat 2006 (sans oublier 16,8 en 2005, et 16,5 en 2004…) pour 2 heures de cours par semaine en term. J’ai compris le système : ce sont des résultats trop insolents !!!
Ces excellents résultats contrastaient avec les médiocres prestations de cet etablissement au baccalauréat. Nos enfants, actuellement, en études supérieures, obtiennent les meilleurs résultats de leur promotion dans la discipline allemand, notamment en classes préparatoires aux grandes écoles.
Nous avons écrit , avec plusieurs parents et sur vos conseils, à Monsieur de Robien, puis, avec un peu plus d’espoir à Monsieur Darcos. Toutes ces démarches se sont soldées par une fin de non recevoir de la part du Recteur qui nous a affirmé sèchement que « cette enseignante était placée sous l’autorité d’un inspecteur et d’un chef d’établissement et qu’il faisait confiance à ses cadres pour exercer leurs missions avec discernement et impartialité »
Je pense que rien ne changera, et que les enseignants qui ont la culture du résultat seront toujours taxés, par leur hierarchie et par certains parents, « d’élitistes »
Bon courage à vous tous
Ecrit par : anne L | 10 septembre 2007
De plus pendant ce temps, Dobolino focalise sur les moustaches — apparemment un signe extérieur de ma ménopause. Je vais finir par les raser.
Ecrit par : brighelli | 10 septembre 2007
C'est la seule chance qui vous reste de me convaincre/séduire...
Au fait, les lettrés, auriez-vous un ou deux ouvrages imagés à me conseiller sur l'Art Classique?
Ecrit par : dobolino | 10 septembre 2007
Anne L, tout est normal, pourquoi vous insurgez-vous ?
Il y a quelques mois, j'expliquais ici même qu'un inspecteur m'a reproché d'obtenir des résultats au bac sensiblement supérieurs à la moyenne académique alors que je n'utilisais pas la méthode pédagogique « recommandée ».
Là, faut dire, y’avait triche ...
Ecrit par : Zorglub | 10 septembre 2007
"Tiens, toto, vous revoilà? Je vous croyais décédé!
Ecrit par : Christophe Sibille | 09 septembre 2007
Raconte nous tes dernières cconquêtes, 9 ans 10 ans ?
C'est à toi le blog du gars qui "enseigne" avec des zolies photo de mineure ?
Ecrit par : toto | 10 septembre 2007
Anne L, tout est normal, pourquoi vous insurgez-vous ?
Ecrit par : Zorglub | 10 septembre 2007
Mais non je ne m’insurge plus, j’ai bien pris acte, et malheureusement rien ne changera. La réponse que j’ai reçue du Recteur est très claire : il fait confiance à ses cadres.
Ecrit par : anne L | 10 septembre 2007
@C.Sibille
Vous me faites penser à un copain trotskard,du temps où j'étais soc'dém',donc complexé par les gauchos.J'essayais de lui présenter des arguments,il répondait par des slogans.Une fois,embarrassé,il a disparu une poignée de secondes pour réapparaitre avec...un bouquin de Lénine dont il me lut sentencieusement un extrait.J'ai alors réalisé que lui et ses semblables n'étaient que des curés,mais que le bréviaire était différent.Pas étonnant que ces cloportes trouvent aujourd'hui toutes les excuses aux frappadingues barbus.
Si vous gagnez au Loto,pensez à vous acheter un cerveau.
Ecrit par : rocardo | 10 septembre 2007
"Reconnaissez quand-même, Thierry, qu'il y a dans le style de cette phrase, (celle que j'ai citée, mais aussi dans plusieurs passages de votre lettre, en ce qui concerne votre manière de présenter les choses) la volonté de susciter une légère réaction de rejet de la part du lecteur." ( Christophe Sibille )
Je pensais avoir répondu clairement à cette réflexion!...A moins que...
Je jette l'éponge.
Thierry Venot
Ecrit par : venot thierry | 10 septembre 2007
"@C.Sibille
Vous me faites penser à un copain trotskard,du temps où j'étais soc'dém',donc complexé par les gauchos.J'essayais de lui présenter des arguments,il répondait par des slogans.Une fois,embarrassé,il a disparu une poignée de secondes pour réapparaitre avec...un bouquin de Lénine dont il me lut sentencieusement un extrait.J'ai alors réalisé que lui et ses semblables n'étaient que des curés,mais que le bréviaire était différent.Pas étonnant que ces cloportes trouvent aujourd'hui toutes les excuses aux frappadingues barbus.
Si vous gagnez au Loto,pensez à vous acheter un cerveau."
Ecrit par : rocardo | 10 septembre 2007
De quoi parlez-vous? J'ai toujours voté social-dem., depuis que je suis en âge de voter... Apprenez à lire!
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 septembre 2007
"Raconte nous tes dernières cconquêtes, 9 ans 10 ans ?
C'est à toi le blog du gars qui "enseigne" avec des zolies photo de mineure ?"
Ecrit par : toto | 10 septembre 2007
Toto, à l'époque de "Rivarol" et "Je suis partout", vous n'auriez eu aucun mal à trouver un emploi complémentaire, et à arrondir sérieusement vos fins de mois.
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 septembre 2007
Thierry, pourquoi faites-vous semblant d'occulter la deuxième partie du message?
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 septembre 2007
Thierry, pourquoi faites-vous semblant d'occulter la deuxième partie du message?
Je suis persuadé également, pour l'avoir vu d'assez près, qu'on peut également arriver à des résultats tout aussi efficaces avec une philosophie et une démarche diamétralement opposées, et ce de bout en bout.
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 septembre 2007
En ce qui concerne la première question, il s'agit d'une interprétation totalement gratuite. Le transfert fait son oeuvre! J'en parlerai à mon psychanalyste ( je te conseille de faire de même ).
En ce qui concerne le deuxième point, je ne refuse pas le dialogue dans la mesure où ton affirmation s'appuie sur un argumentaire précis et explicite ( je n'ai pas reçu ton mail ) sinon, autant aller à la messe.
Il est 7h30, je vais aller travailler mes roulés " papa-maman" ( je reste dans une problématique psy )
Thierry
Ecrit par : venot thierry | 13 septembre 2007
"Il est 7h30, je vais aller travailler mes roulés " papa-maman" ( je reste dans une problématique psy )
Thierry
Ecrit par : venot thierry | 13 septembre 2007"
Excellent! N'oublie pas les frisés, ni les moulins!:)
Je te renvoie le mail... Mais je suis surpris, je n'ai pas eu d'avis de non réception!
Cordialement. Christophe.
Ecrit par : Christophe Sibille | 13 septembre 2007
"En ce qui concerne la première question, il s'agit d'une interprétation totalement gratuite. Le transfert fait son oeuvre! J'en parlerai à mon psychanalyste ( je te conseille de faire de même )."
Ecrit par : venot thierry | 13 septembre 2007
Pas d'interprétation, simple constatation! Et j'ai mis mon psychanalyste en disponibilité. Méfiance d'ailleurs, parler de psychanalyse est quasi tabou, ici!
Ecrit par : Christophe Sibille | 13 septembre 2007



