« En attendant le GRIP | Page d'accueil | Leo et Lea »

26 août 2007

Canal Roncq

Roncq


J’étais donc, du 22 au 24, dans la riante cité de Roncq, entre Lille et Tourcoing — un plat pays qui n’est pas le mien.
Pourquoi diable le GRIP (http://grip.ujf-grenoble.fr/) tenait-il congrès dans ce paysage désolé, sous ce ciel bas et lourd qui pesait vraiment comme un couvercle ? Pourquoi diable avais-je quitté mon Midi ensoleillé, et troqué pour trois jours ma bouillabaisse safranée contre un bouillon de poisson incolore ? « Waterzooie ! Waterzooie ! Waterzooie ! Morne plat ! » fait dire Goscinny à un chef belge (1).
Bref, le premier contact fut rude.

Quant à la raison pour laquelle le Grip tenait congrès en cet extrême-nord, c’était plus clair : Françoise Candelier, pilier de l’association, y officie, et malgré les colères des inspecteurs, les embûches de l’institution, la suspicion de certains collègues, elle a entamé avec quelques volontaires, dans l’école Jacques Brel, une expérimentation des principes du SLECC,.
Vous avez dit « SLECC » ? Qu’et-ce donc que cette bête-là ?
Le SLECC, par une audacieuse reformulation des programmes, a l'ahurissante prétention d'enseigner aux enfants à Lire, Ecrire, Calculer et Compter (tous renseignements pratiques sur le tout nouveau site, http://www.slecc.fr/).
Les parents, justement, étaient là. Ils témoignèrent avec une éloquence d’autant plus émouvante qu’elle n’avait rien de conventionnel, de l’efficacité du système. Ils racontèrent comment leurs enfants, difficiles souvent, déscolarisés parfois, avaient eu une deuxième chance — et comment, grâce à un enseignement savamment progressif — car tout est là —, ils l’avaient saisie.
Cela fait des mois et des années désormais que sur ce blog comme dans mes livres, je défends le droit pour tous d’aller au plus haut de ses capacités. « Fils de bourgeois ou fils d’apôtre », tous doivent pouvoir apprendre, se former, savoir. Et on n’y arrive pas en suivant la stratégie imbécile de « l’élève au centre ». On n’y arrive pas en suggérant à des élèves qui ne nous ont rien fait de « construire eux-mêmes leurs propres savoirs ».
On y parvient, ont expliqué les divers orateurs qui se sont succédé à la tribune trois jours durant, en structurant sérieusement son cours, en construisant une progression, en ne laissant jamais un enfant sans rien faire — ni rien apprendre. On y parvient en imposant le silence par le travail, l’attention de chaque instant pour chaque enfant, la patience d’enchaîner les petits pas. On y parvient, a raconté Rachel Boutonnet, en utilisant une méthode d’apprentissage de la lecture qui ne soit pas une fumisterie — Boscher, par exemple, mais il y en a d’autres, éditées ou en cours de construction.
On y parvient aussi en mettant en place des évaluations sérieuses pour remplacer tous les thermomètres cassés par l’institution. Jeudi 23, le Monde, sous la plume de Luc Cédelle (http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-947450,0.html), donnait un avant-goût du rapport du Haut Comité à l’éducation, qui malgré la présence en son sein de quelques vieilles barbes du constructivisme et de la pédagogie Meirieu, a bien dû reconnaître que 40% des élèves entrant en Sixième avaient aujourd’hui des très sérieuses difficultés. Et d’autant plus sérieuses qu’ils avaient eu plus de mal au départ : après vingt ans de pédagogisme pur et dur, nous laissons les plus déshérités aux poubelles de l’Histoire (2). C’est un beau succès, pour des idéologues qui prétendaient s’insurger contre la culture des « héritiers ». Rien de plus bourgeois que ces néo-pédagogues…
« Mais fils de bourgeois ou fils de rien, tous les enfants sont comme les tiens… », comme chantait le grand Jacques.
La demande des parents est immense. Parents d’enfants en difficulté, en perdition parfois, témoignant de l’efficacité de la démarche du SLECC : la vraie égalité des chances, elle est là — pas à l’IUFM de Lyon ou d’ailleurs.
Bien sûr, une question s’est posée, très vite. Les extraordinaires résultats du SLECC tiennent-ils à la valeur de la méthode, ou à la qualité des enseignants ? Pourrait-on reproduire ailleurs les résultats d’une Françoise Candelier ou d’un Jean-Pierre Picandet, qui mènent leurs élèves de CP, en un an, à la maîtrise réelle de la lecture et de l’écriture, et des quatre opérations — dois-je rappeler que la division, si l’on suit les programmes officiels, s’apprend (et avec quelle méthode aberrante !) en CM1 ?
D’où l’annonce, par Jean-Pierrte Demailly, d’une journée de réflexion consacrée exclusivement à la formation des maîtres, en octobre. D’où le paradoxe posé par Rudolf Bkouche : nous sommes pour la liberté pédagogique, mais dans l’état où le système a mis les nouveaux « professeurs des écoles », ne vaudrait-il pas mieux, dans un premier temps, que le ministère fixe clairement des objectifs, et explique comment y parvenir ?

(Parenthèse. Mercredi 22, j’ai repris le train de Paris pour aller assister, en avant-première, à la présentation d’un long documentaire sur l’école — « Un grand corps malade » — que Canal+ diffuse le 3 septembre. Marc Le Bris, qui était présent à Roncq — j’y reviendrai — y explique par exemple comment les services du ministère, chargé par Robien de rédiger une circulaire sur l’enseignement de la lecture, sont parvenus à tromper les bonnes intentions du ministre et à conforter les pédagogues dans l’utilisation de méthodes nocives. C’était plaisant à voir, ce docu-là. On y croise Le Bris, impitoyable, Lafforgue, saignant, Guy Morel, renversant, Cécile Revéret — qui racontait à Ronq comment enseigner en collège les subtilités du pronom relatif —, impériale. Et quelques autres, rencontrés au hasard du tournage apparemment, vitupérant ceux qui ont fait de l’école de France, jadis première de la classe, le cancre du dernier rang européen. Les auteurs se sont rendus en Finlande, le pays qui caracole en tête des hit parades pédagogiques — et les formateurs finlandais, quelque peu hilares, expliquent ce qu’ils pensent de leurs homologues français. Le même film donne la parole à d’anciens ministres de l’Education, Chevènement protestant contre la sur-interprétation de sa parole imprudente sur les « 80% au niveau du Bac », Robien plus ou moins satisfait de son passage rue de Grenelle, Allègre plus fossilisé encore que d’habitude, et Darcos annonçant le programme — prudemment. Lionel Jospin, auquel on a proposé aussi — et naturellement — de s’exprimer, « n’a pas cru bon de répondre à l’invitation ». Mais François Dubet, toujours aussi caustique, est là pour peser les termes du débat, et l’inévitable Meirieu aussi, prêt à reconnaître tous les errements du système qu’il a mis en place quand il était conseiller d’Allègre, et aussi quelques profs des IUFM de Lyon et de Saint-Etienne, pas encore informés que leur ancien gourou les avait lâchés… Je reparlerai début septembre de ce documentaire auquel j’ai eu une petite part — à ne rater sous aucun prétexte : ceux qui ne savent pas encore ne pourront plus dire qu’ils ne sont pas au courant, et ceux qui en sont déjà à résister y trouveront des pratiques de classe aptes à les réconforter dans leur combat).

Pardon pour cette trop longue digression. Je reviens à Roncq, où se concaténèrent les récits roboratifs d’expériences réussies, dans des contextes souvent très peu favorables — car une expérience ne vaut pas grand-chose si on ne la fait pas en milieu hostile. Brigitte Guigui y raconta avec une auto-ironie jubilatoire comment un inspecteur — François Morin — l’avait explosée en vol, sous le plus monstrueux des prétextes, parce qu’elle enseignait avec succès en CP avec la méthode Boscher. La loi Montchamp est pavée de bonnes intentions, mais son application aveugle peut mener à des situations de crise dont les enfants handicapés sont les premières victimes. Allons ! Voici que les instituteurs doivent aussi connaître le langage des signes, être psycho-thérapeutes spécialistes de l’autisme, gérer les comportements les plus violents et ne pas laisser en chemin les pathologies les plus lourdes… Aux qualités que l’on demande à un maître, combien de ministres mériteraient, aujourd’hui, d’être enseignants ?

Je ne vais pas, dans les limites d’une Note, raconter par le menu tout ce qui s’est dit durant ces trois jours (voir http://www.slecc.fr/sources-slecc/documents/page_accueil/roncq/roncq_PROG.pdf). L’école primaire ne se résume pas à l’apprentissage de la lecture et des maths, et il a aussi été question d’Histoire, de Géographie, de Leçons de choses — avec, à l’appui, des comparaisons ravageuses, constantes, entre les manuels d’époques révolues, mais toujours pertinents, et ce que nous proposent aujourd’hui quelques éditeurs indignes — et il n’est pas mauvais de dire que le secteur éditorial aussi a été infiltré par la cinquième colonne pédagogique.
Bref, il a été question d’humanité.

Non que j’aie été d’accord avec tout. Lorsque Gilbert Sibieude (association Lire-écrire, http://www.lire-ecrire.org/) se déclare favorable au retour de l’examen d’entrée en Sixième et au redoublement-sanction, je ne peux le suivre sur les chemins d’une nostalgie stérile. Nous n’imposerons pas aujourd’hui des méthodes ni des programmes hérités directement de 1923 : nous ferons avec les élèves que nous avons, avec la société où nous vivons, mais avec la certitude qu’une mutation en profondeur des programmes et de la pédagogie (un bien joli mot usurpé depuis trente ans par des profanateurs) peut nous permettre de regagner la confiance des parents, le cœur des enfants, et la complicité retrouvée de os collègues. Ne laisser aucun enfant derrière, ne peut pas consister à lui infliger le pensum d’une année supplémentaire — sinon dans le cas de ce que Marc Le Bris appelle plaisamment des « bébés-lune », ces gosses qui sont encore, à six ans, dans le ventre de leur mère. Mais il ajoute : « L’école de Médréac [où il enseigne] a un très faible taux de redoublement, justement parce qu’elle ne se l’interdit pas. Et qu’on y pratique de bons programmes, distillés selon une bonne progression, — avec un peu de transpiration. »
D’ailleurs, quand on appliquera partout les programmes du SLECC, y aura-t-il encore des redoublants ?


Jean-Paul Brighelli


(1) Un site analyse l’ensemble des jeux de mots d’Astérix chez les Belges — dont celui que je reprends ici (http://www.mage.fst.uha.fr/asterix/belges/etude.html).

(2) Je voudrais saluer l’article de Luc Cédelle dans le Monde daté du 24 qui rappelle non sans ironie que l’Inspecteur Général Jean Ferrier, en 1998, avait déjà secoué l’alarme, et remis à Ségolène Royal un rapport dans lequel, pour la première fois, il signalait que 15% des élèves entrant en Sixième ne savaient pratiquement ni lire ni écrire. Sa Gracieuse Pintade l’a carré sous ses fesses, et seules les associations nées dans ces années noires (le GRIP, Sauver les Lettres, Reconstruire l’école, et quelques autres) se sont battues pour faire accepter par l’institution une analyse qu’elle avait déjà eue en main.

11:25 Lien permanent | Commentaires (332) | Envoyer cette note

Commentaires

Vous voyez, Jean-Paul, même Meirieu est d'accord avec vous!
Personne ne prétend le contraire, je vous le dit depuis mes premières apparitions! Il n'y a que Gilbert Sibieude qui soit complètement à l'ouest, mais comme personne ne sait qui c'est, qu'il y reste!

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 août 2007

Y aura-t-il encore des redoublants ?
Bien sûr qu’il y en aura encore...
Parce que les « bébés-lune », même pris à temps en maternelle, auront toujours de la peine à ne pas attendre que maman réfléchisse, lise, écrive et comprenne à leur place, parce que « la vie n’est pas un long fleuve tranquille », comme on dit sur les bords de la Deûle, pas très loin de Roncq si je ne m’abuse, et que les enfants cassés par l’existence n’ont pas toujours le loisir de consacrer à la chose scolaire la totalité de leurs neurones, parce que, si certains courent comme des lapins, chantent comme des rossignols ou ont l’agilité de l’écureuil, d’autres ont la lenteur de la tortue, la douce voix du corbeau et deux mains gauches alors qu’ils sont droitiers.
Et alors ! Ne peut-on pas laisser plus de temps à ceux qui en ont besoin ? Où nous a-t-on prouvé que le bébé qui marche à neuf mois a plus de chances que celui qui attend ses quinze mois pour se décider à la bipédie autonome de gagner le marathon ? Et surtout qui nous a fait croire que le redoublement était une catastrophe dont aucun enfant ne pouvait se remettre et doit-on continuer à les croire ?
Dans la foulée de la refonte des programmes, pourquoi n’en profite-t-on pas pour expliquer aux foules en délire que leurs enfants ont droit à toute notre attention et que nous leur conseillons pour eux le parcours de la tortue, lorsqu’il leur est plus adapté, plutôt que l’infarctus du lièvre qui leur sera fatal ?

Ecrit par : catmano | 26 août 2007

Et alors ! Ne peut-on pas laisser plus de temps à ceux qui en ont besoin ? Où nous a-t-on prouvé que le bébé qui marche à neuf mois a plus de chances que celui qui attend ses quinze mois pour se décider à la bipédie autonome de gagner le marathon ?
Ecrit par : catmano | 26 août 2007

Tu connais bien des gens qui en sont convaincus et sont prêts à forcer à la marche un bébé de dix mois qui préfèrerait respirer l'odeur des fleurs, comme Ferdinand le taureau!

Ecrit par : dobolino | 26 août 2007

Attention, Catmano! Si vous continuez, vous allez défendre les cycles! Et c'est relativement mal vu ici!

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 août 2007

En ce moment,

...sur la 5 chez F.O.G. :

JPBrighelli et Ramadan face à Raymond Barre !

Ecrit par : patrickinstit | 26 août 2007

Je ne défends pas les cycles et surtout pas dans les programmes, allez faire un tour chez EDP et vous verrez à quel point ces programmes pour trois ans sont déstabilisants pour les jeunes enseignants et facteurs d'inégalité pour leurs élèves.
Entre ceux qui pensent que l'on doit faire lire et écrire des tout-petits de deux ans sous prétexte que "c'est au programme du cycle 1" et ceux qui croient qu'il est normal et même souhaitable qu'un enfant de CP aborde le CE1 en croyant que les lettres WC peuvent signifier "toilettes" parce qu'il est "en cours d'acquisition" du principe de lecture, on se rend vite compte que c'est du grand n'importe quoi et qu'il est urgent de donner à tous ces gens-là, non seulement des programmes annuels clairs mais en plus, tout le mode d'emploi pour les mettre en application. Et du clair de chez très clair, sinon les surprises vont continuer à être très mauvaises.

Ecrit par : catmano | 26 août 2007

Attention, Catmano! Si vous continuez, vous allez défendre les cycles! Et c'est relativement mal vu ici!

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 août 2007

Ce qui est bien dommage! Car l'idée des cycles était plutôt séduisante si on s'était donné les moyens (formation des maîtres et réaprtition des élèves) de l'assurer pour de vrai. J'avoue m'être grandement fait avoir (je suis polie) pour mon ainé né en 1991 et scolarisé dans une école à trois classes. L'enfant, entrant en GS, Cycle des apprentissages fondamentaux, alors qu'il savait lire et calculer mais non formaliser et écrire, j'ai cru que cet état allait être pris en charge grâce à la notion de Cycle et ne me suis guère inquiétée, à notre grand dam...
Et hop! Un gâchis de plus.
Je reste fondamentalement adhérente de l'idée de Cycles en primaire tels qu'ils ont été conçus mais jamais réellement appliqués. L'immobilisme des enseignants de primaire est effrayant, leur refus de s'investir démoralisant, à l'image de ce qu'est un Ministère qui prévoit les Cycles sans procéder à une refondation des écoles maternelles et primaires. Le seul terrain où était, en l'état, applicable l'idée des Cycles était les écoles rurales à trois classes qui auraient pu servir de terrain d'expérimentations fructueuses.
Le collège et le lycée sont à l'avenant de ce qui sort de CM2 puis, donc, de Troisième.

Ecrit par : dobolino | 26 août 2007

on se rend vite compte que c'est du grand n'importe quoi et qu'il est urgent de donner à tous ces gens-là, non seulement des programmes annuels clairs mais en plus, tout le mode d'emploi pour les mettre en application. Et du clair de chez très clair, sinon les surprises vont continuer à être très mauvaises.

Ecrit par : catmano | 26 août 2007
Ce ne serait pas du n'importe quoi si tes collègues étaient bien formés et bien encadrés!
Tu y arrives bien toi, à faire faire le cycle des apprentissages fondamentaux (musique, Arts visuels et éducationphysique compris) en deux à quatre ans en gérant, cette année 2007/2008, dans une seule classe, des enfants nés de janvier 1999 à décembre 2002 (tu corriges si je me trompe!), alors que tu es passée directement du bac à l'enseignement primaire sans passer par l'EN.
D'ailleurs, je suis bien certaine que ceux qui mettent quatre ans ne sont pas légion.
Pourquoi les autres seraient plus bêtes que toi, une fois soutenus et aidés comme il le faudrait?

Ecrit par : dobolino | 26 août 2007

Vous voyez, Jean-Paul, même Meirieu est d'accord avec vous!
Personne ne prétend le contraire, je vous le dit depuis mes premières apparitions! Il n'y a que Gilbert Sibieude qui soit complètement à l'ouest, mais comme personne ne sait qui c'est, qu'il y reste!

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 août 2007

Sibille quand je lis ça, je me sens une âme de toto. Sibieude est un brave type qu'on ne lâchera pas pour flirter avec SLL, pas plus qu'on se torchera avec les programmes de 1923 pour faire plaisir à Appy. Peut être qu'on est à l'ouest et que vous venez de l'Est tout auréolé de vos "premières apparitions" mais ne vous inquiétez pas, on vous laisse le trottoir, tapinez tranquille.

Ecrit par : Pascal Dupré | 26 août 2007

on vous laisse le trottoir, tapinez tranquille...
Pour le "vous", choisissez entre le "vous" de politesse et le "vous" collectif : Meirieu, Charmeux...et plus si affinités.

Ecrit par : Pascal Dupré | 26 août 2007

Le Waterzooi vous emmerde, mon cher JPB. Et le "puant de lille" vaut bien le brocciu hors d'âge. Roncq aussi. non mais. Je vous envoie pour vous punir une édition rarissime du BOURGMESTRE DE FURNES en Albanais, dédicacée par Ismael Kaduré!!!!!!!!!!

Bonjour à vous.

Ecrit par : montaigneàcheval | 26 août 2007

"Sibille quand je lis ça, je me sens une âme de toto. Sibieude est un brave type qu'on ne lâchera pas pour flirter avec SLL, pas plus qu'on se torchera avec les programmes de 1923 pour faire plaisir à Appy. Peut être qu'on est à l'ouest et que vous venez de l'Est tout auréolé de vos "premières apparitions" mais ne vous inquiétez pas, on vous laisse le trottoir, tapinez tranquille."

Ecrit par : Pascal Dupré | 26 août 2007

Ah, vous êtes cousin du grand Gilbert, Pascal? Vous êtes absous, on ne choisit pas sa famille... Et, personnellement, "on" vous laisse le caniveau. Prière de le rendre en l'état.

"Une âme de toto"... Cela frise l'oxymore, si l'on écarte la préposition.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 août 2007

"nous ferons avec les élèves que nous avons, avec la société où nous vivons"

Gare, le pédagogisme a commencé comme cela...

Ecrit par : Jeremy | 26 août 2007

Eh ben voilà, les choses sont claires maintenant, il suffisait de le dire gentiment !

Ecrit par : Pascal Dupré | 26 août 2007

Sibieude est un brave type

Ecrit par : Pascal Dupré | 26 août 2007

Jean-Paul n'est pas un "brave type", (je ne ressens d'ailleurs dans cette expression aucun amour ni aucune admiration exagérée), mais lui, au moins, n'a viré personne de son blog pour délit d'opinion. Je n'ai pas gardé le mail que m'avait envoyé G.S. pour me signifier mon renvoi de "L et L", (les vers l'ont sûrement digéré), mais je le regrette. Un tel tissu de tartufferie aurait mérité le Guinness.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 août 2007

Demande de conseil, retour de Roncq.

Quel IUFM choisir, pour une jeune enseignante ?

A la question quel IUFM choisir, il est impossible de répondre.
Chaque fois que quelqu'un parlait d'un IUFM, "l'IUFM de Limoges ? , un des pires". (Lire la "lettre ouverte de Pedro Cordoba à Gérard Gonfroy")

"L'IUFM de Lille, sûrement le pire, je le connais de l'intérieur, j'y ai enseigné 12 ans." (Frackowiak y est inspecteur et y fait régner la terreur.)
"L'IUFM de Clermont-Ferrand, le pire, avec Goigoux comme président".
"L'IUFM de Toulouse?" A fuir, Charmeux l'a imprégné de son parfum méfitique et délétère pendant 30 ans. (Le CNED de Toulouse est incompréhensible et a valu à ma fille une dépression et un échec, suivi d'un redoublement. Je rappelle que pour C. Forestier, président du HCE, le redoublement est une "euthanasie pédagogique". Elle a heureusement survécu, et a été reçue brillamment, ayant intégré l'idéologie constructiviste qui règne dans ces lieux néfastes, mais ayant été "convertie" par le livre de Marc Le Bris.)

"L'IUFM de Lyon ? " A éviter à tout prix : l'abominable Meirieu y a sévi si longtemps !

"L'IUFM de Versailles'? Très mauvais, Mireille Brigaudiot y règne. " Et y a supervisé ce livre honteux signé par 80 personnes abruties par l'idéologie régnante "comment apprendre à lire à l'école maternelle".

Il est certains que quelques-uns commencent à se renier, sentant le vent tourner.

J'ai lu un article de Bentolila "Après trente années de faux-semblants, il est plus que temps de transmettre les savoirs fondamentaux".
Il devrait commencer par faire le ménage en reconnaissant que sa méthode de lecture "Gafi le Fantôme "est désastreuse et à abandonner au plus vite.
Il ne manque pas d'air : il vient d'écrire un livre : "URGENCE ECOLE", le droit d'apprendre, le devoir de transmettre".

Si Charmeux arrive à reconnaître qu'elle s'est trompée en disant "qu'en aucun cas on ne peut commencer une lecture par une activité de déchiffrage, [...]que le déchiffrage n'existe pas, que personne n'a jamais construit de sens en déchiffrant, que la mise en place d'un mécanisme de déchiffrage et d'oralisation dresse des obstaclessur la route des enfantsqui apprennent à lire", et autres fadaises et bilevesées (mots un peu précieux dont madame de Romilly regrette le remplacement par le mot conneries.) on aura pas mal avancé.

Je vous recommande d'investir son blog pour y contrer les sottises et insultes qu'elle y vomit à longueur de temps.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 26 août 2007

Eh oui, au GRIP, "même les mémés aiment la castagne..."

Ecrit par : Pascal Dupré | 26 août 2007

"Eh oui, au GRIP, "même les mémés aiment la castagne..."

écrit Pascal D.

C'est exactement ça : Roncq, ce fut la synthèse de Brel et de Nougaro.
Quel dommage que la spécialiste annoncée de GS, Catherine Bonnet-Huby, se soit fait porter pâle… J'aurais bien aimé assoir la destruction des cycles sur quelque chose de solide — un CP1 / CP2, par exemple, avec progression argumentée. C'est à peu près tout ce qu'il manquait pour que l'ensemble du primaire soit couvert par les interventions.
JPB

Ecrit par : brighelli | 26 août 2007

Elle ne s'est pas fait porté pâle! Elle était réellement pâle, livide, échevelée etc...
Faites-en une en banlieue lyonnaise ou marseillaise ou à montpellier, elle viendra.
C'est l'idée de la gare de Lilles qui lui a donné des nausées. Agoraphobie s.s. (pas de la coquetterie, du vrai de vrai) de quelqu'un qui s'est réfugié dans une borie depuis trente ans pour échapper à son agoraphobie... Imaginez! Non, bien sûr, vous ne pouvez pas. Moi non plus d'ailleurs. Mais c'est ainsi.
Si j'en avais eu le temps, je l'aurais volontiers accompagnée à Roncq jusqu'à son hôtel et là, ça aurait roulé pour elle sans problème majeur autre que celui de prendre la parole en public qui est le même pour n'importe qui la première fois qu'il faut y passer et vaincre sa timidité ou sa honte d'être.
Je souligne: jusqu'à son hôtel et non jusqu'à la salle de conférence. Ce n'était nullement les journées en elles-même qui la stressaient.

Ecrit par : dobolino | 26 août 2007

Anne-Marie, on dit de l'IUFM de mon académie qu'il est le pire (j'en ai des preuves tangibles!) et il n'est meme pas dans votre liste... Idem pour un IUFM de l'Est, dont j'ai entendu dire des horreurs, et qui n'est pas non plus dans votre liste. J'ai bien peur qu'il ne se valent tous ! C'est un peu comme choisir entre Procuste, Dracula, Landru ou les Thénardier comme hôtes pour passer la nuit...

Ecrit par : Jeremy | 26 août 2007

Avec tout le respect que je dois à Cat(h), il y a donc si peu de spécialistes de la GS dans toute la France, d'accord avec le Grip, pour qu'elle seule pût intervenir ?
Il y a un problème quelque part, non ?

Ecrit par : Jeremy | 26 août 2007

"nous ferons avec les élèves que nous avons, avec la société où nous vivons"

Gare, le pédagogisme a commencé comme cela...
Ecrit par : Jeremy | 26 août 2007

Excellent.
Il arrive que des élèves très faibles et lucides (ça a été le cas dans ma classe) demandent eux-mêmes à redoubler, conscients qu'ils couleraient à coup sûr encore plus s'ils devaient passer.
Quant aux cycles, ils constituent un bon prétexte pour se décharger des responsabilités et repousser les apprentissages en leur fin. Et comme les retards se sont accumulés, on se retrouve dans l'impasse.
Il faut fixer des objectifs avec les programmes afférents par années.
Quand vous vous retrouvez en CE1 avec des élèves possédant une lecture courante et d'autres incapables de lire trois mots à la suite je peux vous dire que vous allez passer une bonne année !
La politique des cycles a été le Cheval de Troie des pédagogistes pour détruire un enseignement de qualité. Les pédagogistes arrivent souvent masqués : "Les cycles respectent les rythmes propres des enfants." Tu parles !
Evidemment, le redoublement ne servira à rien si l'enseignement est médiocre (pseudo-méthodes mixtes ou globales, une opération par année : addition au CP, soustraction au CE1, multiplication au CE2, division au CM1 -et quelle division !- et tout le saint-frusquin).

Ecrit par : Louis Barthas | 26 août 2007

Vous avez oublié l'Auberge de Peyrebelle, Jeremy.

Ecrit par : dobolino | 26 août 2007

Moi, j'avais vu les cycles comme une bonne solution pour ceux qui avançaient trop vite sans avoir la maîtrise ad hoc de la motricité et ceux qui avaient quelques lenteurs à acquérir certaines notions. Ça n'empêchait nullement, dans ma tête de parent d'élève, des objectifs précis et exigeant de programme par année à l'intérieur du cycle, d'autant plus que j'avais un très mauvais exemple familial de stakhanovisme enseignant qui faisait ça fort bien.

Ecrit par : dobolino | 26 août 2007

les Thénardier comme hôtes pour passer la nuit...

Ecrit par : Jeremy | 26 août 2007

Vous avez oublié l'Auberge de Peyrebelle, Jeremy.

Ecrit par : dobolino | 26 août 2007

Et le crime de l'Orient Express !

Ecrit par : catmano | 26 août 2007

Dobolino, il semble que vous prêchiez dans le vide ici! J'admire votre courage, et celui de Catmano, vous qui réussissez à argumenter sans jamais mauvaise foi ni bave aux lèvres!

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 août 2007

"Je vous recommande d'investir son blog pour y contrer les sottises et insultes qu'elle y vomit à longueur de temps.

Anne-Marie."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 26 août 2007

A propos de mauvaise foi et de bave aux lèvres, allez donc sur le blog de Gilbert Sibieude, ou règne, entre autres... Anne-Marie Valette! Mais ne contredisez en rien ce qui peut s'y raconter! Vous vous en ferez éjecter sans autres forme de procès, avec l'argument suivant: "votre présence n'apporte rien". Ce qui "apporte", c'est l'adhésion totale et sans conditions à l'idéologie ambiante. Et ce sont ces gens qui donnent des leçons. Ca serait comique si ce n'était aussi triste.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 août 2007

Dobolino, il semble que vous prêchiez dans le vide ici! J'admire votre courage, et celui de Catmano, vous qui réussissez à argumenter sans jamais mauvaise foi ni bave aux lèvres!

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 août 2007
J'essaye de cracher les pépins avant d'écrire... mais j'ai quand même de vilains coups de déprime. Je viens de passer une après-midi infernale. Quand je vois ce qui se profile à l'horizon, je ne ris pas du tout et mon généreux courage est bien entamé.

Ecrit par : dobolino | 26 août 2007

Je préviens, je préviens. Comme auparavant, on ne m'écoute pas. Vogue la galère! Arrive ce qui arrive. Une chose est certaine, j'accueillerai tout déçu en égal, sans triomphalisme débile. Si on peut encore réparer, on réparera.
Traitez-moi de timbrée si vous voulez. C'est un fait patent que je suis absolument barge.

Ecrit par : dobolino | 26 août 2007

A propos de mauvaise foi et de bave aux lèvres, allez donc sur le blog de Gilbert Sibieude, ou règne, entre autres... Anne-Marie Valette! Mais ne contredisez en rien ce qui peut s'y raconter! Vous vous en ferez éjecter sans autres forme de procès, avec l'argument suivant: "votre présence n'apporte rien". Ce qui "apporte", c'est l'adhésion totale et sans conditions à l'idéologie ambiante. Et ce sont ces gens qui donnent des leçons. Ca serait comique si ce n'était aussi triste.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 août 2007
Vous voyez bien que c'est encore ici qu'on est le mieux lotis.
JPB est plus intelligent que la moyenne. C'est son petit côté Diderot. Sympa de sa part de nous épargner John Wayne.

Ecrit par : dobolino | 26 août 2007

Oui, Dobolino. C'est précisément pour ça que je continue à venir! J'ai beaucoup d'estime pour le maître de céans, et son intelligence et sa vista font pardonner beaucoup de ce que je considère comme des légères outrances. Mais ce n'est que mon avis.
Amitiés.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 août 2007

Bonjour à tous,
Quelques mots après les interventions d'un certain C.Sibille que je ne connais pas.
Il est assez curieux de voir la hargne de celui-ci à l'égard de Gilbert Sibieude, catholique de conviction, et dans le même temps ses offres de service - ou presque - auprès de JPB appuyées sur un accord supposé avec Philippe Meirieu ce cureton de la démocrasouillerie chrétienne.
Dites-donc, monsieur Sibille, vous n'allez tout de même pas, après Meirieu, nous ramener un Louis legrand ? Rassurez-nous.
Encore que ce pourrait être intéressant : avec Meirieu et Legrand, Sibieude étant mis sur la touche, on pourrait peut-être concocter une nouvelle loi de 1989.
GM

Ecrit par : guy morel | 26 août 2007

Avec tout le respect que je dois à Cat(h), il y a donc si peu de spécialistes de la GS dans toute la France, d'accord avec le Grip, pour qu'elle seule pût intervenir ?
Il y a un problème quelque part, non ?
Ecrit par : Jeremy | 26 août 2007

Le problème c'est l'AGEEM. Relisez le rapport Migeon préparatoire à la loi de 1989 : on y lit qu'il faut s'appuyer sur l'école maternelle déjà gagnée à la cause constructiviste.
GM

Ecrit par : guy morel | 26 août 2007

Je me demande qui est Gilbert Sibieude, et pourquoi on en parle avec tant de passion. J'ai été sur son blog, mais je n'ai pas approfondi. Quelqu'un veut bien résumer qui c'est ?
Je sens que le résumé ne sera pas tout à fait le même selon la personne qui trouvera mon message en premier.......................................................

Ecrit par : Jeremy | 27 août 2007

Ouah ! finies les vacances ? On rejoue à : Choisis ton camp, camarade ?
Où sont les armes ? Qui sont les premiers exécutés ?

Ecrit par : Milady | 27 août 2007

Ah, Milady, vous non plus vous ne savez pas qui est Gilbert Sibieude ?

Ecrit par : Jeremy | 27 août 2007

"Apprendre à lire à la maison : Guide des méthodes de lecture par Gilbert Sibieude, Gilbert Castellanet, Association Famille Ecole Educ, et Jacqueline de Romilly (Broché - 17 novembre 2005)
2 Neufs et d'occasion à partir de EUR 19,00"


Voici ce que Google nous dit...

Ecrit par : Maminou | 27 août 2007

"Il n'y a que Gilbert Sibieude qui soit complètement à l'ouest, mais comme personne ne sait qui c'est, qu'il y reste!"

Tous ceux qui depuis des années luttent savent qui est Gilbert Sibieude et lui sont reconnaissants, c'est l'essentiel.

Gilbert Sibieude est un brave type qui, au lieu de profiter paisiblement de sa retraite a employé son temps et son argent à faire avancer notre cause et à lutter contre le pédagogisme.
Il y a d'aileurs laissé sa santé.

Sibille,lui, se porte comme un charme à ce que je vois...

Ecrit par : Guillaume | 27 août 2007

qu'est-ce donc ? est avec un s, donneur de leçons !

Ecrit par : alain rey | 27 août 2007

Tiens, monsieur Guillaume se préoccupe de ma santé... C'est, ma foi, fort gentil...Et cette manière de sous-entendre délicatement que je ne fais rien, ou presque... Vous êtes toujours aussi délicieux! Qu'est-ce que vous "voyez" donc dans votre boule de cristal au sujet de mon cancer, mon brave? Pour combien de temps en ai-je encore?

J'ai expliqué le pourquoi du ressentiment que j'avais vis-à-vis de Monsieur Sibieude. Je ne doute pas de sa sincérité. Le problème n'est pas là. Simplement, se faire éjecter d'un forum pour la raison évidente, (mais fort maladroitement esquivée, du moins dans le mail qui m'avait été envoyé... Vrai défaut d'argumentation ou mépris, je ne le saurai jamais) de divergence d'idées ne laisse pas augurer grand-chose de bon sur l'esprit de Démocratie de ces gens s'ils prenaient un jour un pouvoir quelconque. C'est uniquement en ce sens qu'allaient mes remarques précédentes à son sujet. En tous cas, il ne peut pas se plaindre de mon attitude, je lui ai fait une sacrée pub!

Par ailleurs, en dehors des étudiants, stagiaires et choristes divers que je puis avoir en face de moi tout au long de l'année, je n'ai aucune "offre de services" à faire à personne... Monsieur Morel, à lire votre dernier message, je me demande bien de quel côté se trouve "la hargne!"

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 août 2007

"Il est assez curieux de voir la hargne de celui-ci à l'égard de Gilbert Sibieude, catholique de conviction"

Ecrit par : guy morel | 26 août 2007

Par ailleurs, Monsieur Morel, je ne vois pas ce que ça vient faire ici! Quel rapport?

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 août 2007

Petite mise au point :
Le certificat de mon vétérinaire, qui me suit depuis plus de trente ans, explique très bien les raisons de mon absence à Roncq.
Si j’avais pu m’y rendre, cela aurait été en tant qu’auditrice. En effet, il suffit de consulter le planning de ces journées pour se rendre compte que mon nom n’apparaît pour aucune des interventions proposées.

Je suis sûre qu’il y a en France un grand nombre de collègues de maternelle qui renâclent devant les projets stupides et sans effets que l’on nous conseille (impose ?) à travers les programmes en vigueur. Ils sont tous aussi qualifiés que moi pour parler de la maternelle et donc de la Grande Section.

J’ai commencé à intervenir sur ce blog à la suite de la lecture de « A bonne école » et tout particulièrement après avoir lu que JPB proposait de la supprimer purement et simplement. Comme cette proposition recoupait celles de tous ceux qui, pour des raisons obscures mais quand même avant tout financières, crient haut et fort que les tout-petits seraient mieux entre les mains de structures payantes, j’ai estimé qu’il fallait que je mette en garde ceux qui veulent redresser notre système scolaire contre les sirènes qui cherchent à faire passer par leurs chants l’idée que l’école pourrait très bien être une marchandise comme les autres.

Supprimer l’école maternelle, au moment où la société nous envoie sur le « marché de l’éducation » des « produits » de plus en plus difficiles à rendre « vendeurs » ! Des « bébés-lune », des hyperactifs au comportement acquis (c'est-à-dire des enfants qui, bien que n’ayant aucune des caractéristiques neurologiques de l’hyperactivité, en ont adopté le comportement, soit « des gosses mal élevés »), des dyslexiques viséo-attentionnels (des gamins qui, ne pouvant fixer leur regard sur la feuille, n’arrivent pas à apprendre à lire) des « salades dans le jardin » (vous savez, ces petites filles, ce sont souvent des petites filles, qui s’installent commodément à leur bureau le matin, ne font pas plus de bruit qu’une petite souris, mais ne regardent rien, n’écoutent rien, ne s’intéressent à rien) ! Et tous ces gamins-là auraient trois ans de plus pour cultiver leurs talents divers et variés en famille, en crèche ou chez une nounou !

Comme j’avais à l’époque dans mes cartons un « bouquin » que j’avais écrit au départ pour me prouver à moi-même que les élèves que je recevais au CP (je n’avais plus de GS à l’époque, question d’effectifs) auraient pu bénéficier de mon enseignement avec moins de difficulté et plus d’efficacité s’ils avaient pratiqué en maternelle des exercices plus adaptés à leur âge, à leurs intérêts, à leur maturité psychologique, j’ai décidé de le lui envoyer.
Puisqu’il ne répondait pas, que j’avais découvert son blog et que les discussions qui s’y tenaient m’intéressaient beaucoup, j’ai commencé à y intervenir. J’avais aussi dans mes cartons une très longue lettre à Marc Le Bris, à laquelle il n’avait pas répondu non plus d’ailleurs, je me suis mise à la recopier, par « petites tranches » parfois indigestes (excusez-moi, MàC, d’avoir pollué ce lieu de mes considérations pédagogiques de bas étage). Cette lettre a plu à certains, ils m’ont posé des questions, je me suis fait un devoir d’y répondre (entre mon compagnon viticulteur et l’envol de mes deux enfants vers leur vie autonome, j’ai pas mal de temps libre l’été), et c’est comme cela que certains ont pu croire que j’étais LA spécialiste de la Grande Section.

Je suis sans doute quelqu’un passionné par son métier, qui essaie constamment de faire plus et mieux pour les élèves qu’il a devant lui. J’ai depuis quelques années compris ou cru comprendre que ce que l’on m’avait enseigné en début de carrière puis ce que les nouvelles instructions officielles nous demandaient de faire ne favorisait pas forcément autant que ce que l’on nous disait les enfants qui avaient le plus besoin de nous. J’ai malheureusement remarqué que nos tout-petits étaient considérés de plus en plus au mieux comme des adolescents miniatures, au pire comme des adultes finis, responsables et autonomes.
On a voulu nous faire croire que des enfants, encore dépourvus de passé et d’avenir, allaient se passionner pour les projets à long terme que nous inscririons au projet d’école, eux qui quelques jours avant la rentrée des classes se promènent encore, leur poupée chérie sous le bras, bien décidés à la mettre dans sa poussette et qui, voyant leur camion dans le bac à sable, lâchent la poupée sans même s’en apercevoir.
On a voulu nous faire croire que si on leur faisait étudier des œuvres de la littérature jeunesse dès l’âge de deux ou trois ans, en découvrir le titre, le nom de l’auteur, de l’illustrateur, de l’éditeur, en déduire la structure du récit, en recopier en majuscules d’imprimerie le nom des personnages, ces tout-petits arriveraient au CP fin prêts pour jouer les Champollion.
On a voulu nous faire croire qu’en leur faisant « fréquenter » la file numérique, ils découvriraient seuls le principe de la numération de position, qu’en leur faisant copier des chiffres alors que leur cerveau ne conçoit pas encore que l’espace horizontal de la feuille peut reproduire l’espace vertical du tableau et qu’il ne peut commander à leur main de diriger un crayon sur une feuille, ils acquerraient non seulement les bases des mathématiques mais en plus l’agilité manuelle qui se trouvait cachée quelque part dans leur cerveau, par génération spontanée sans doute...
On les a écœurés et cela d’autant plus que pour pratiquer ces activités, on leur a volé le droit d’apprendre à dialoguer, à découvrir le monde, à reconnaître haut, bas, gauche, droite, milieu, à acquérir un rythme, une aisance manuelle et corporelle, une connaissance de soi et des autres. On les a habitués à dissimuler leur incompétence sous tout un tas de bonnes raisons, toutes plus ou moins teintées de psychologie de bazar, à croire qu’ils pouvaient bâcler leur travail puisque celui-ci leur était inaccessible, à être persuadés qu’ils étaient des adolescents en miniature capables de choix, de raison, d’opinion ferme et définitive.

J’ai été contactée par le GRIP au printemps dernier car certains de ses membres avaient trouvé que les idées que je développais ici correspondaient à ce qu’ils essayaient de mettre en place. J’ai accepté de « faire un essai », signalant toutefois que j’avais besoin de temps pour prendre la température et connaître les gens.
Mes dernières années d’exercice en maternelle (PS/MS/GS) remontent aux années scolaires 1997/1998 et 1998/1999, par ailleurs, je travaille depuis plus de vingt ans dans une petite commune rurale dont l’école comporte ou a comporté seulement deux ou trois classes. Je ne communique que très peu avec des collègues d’autres écoles, je ne visite pas de classes et donc mon expérience de la maternelle française n’est due qu’à mes lectures, et celle de certains forums d’enseignants du primaire est particulièrement édifiante, et à la fréquentation quotidienne des quelques dix à quinze collègues qui ont eu la charge de la classe maternelle de mon village.

Je suis attristée, et même parfois révoltée, par ce que je lis ou ce que je vois. C’est la raison pour laquelle je me suis décidée à sortir un peu de ma coquille afin de tenter d’apporter ma modeste pierre à une éventuelle refondation de l’École Maternelle dans son entier. Ma pierre est modeste et je ne me sens pas la carrure nécessaire pour qu’elle devienne plus lourde, elle concernera toute la scolarité préélémentaire et non seulement un éventuel CP1 qui, de par sa dénomination, serait relié à l’école élémentaire et éjecterait les PS et MS du système scolaire français, car je tiens à ce que les élèves que je recevrai pendant les dix années environ qu’il me reste avant ma retraite aient eu l’occasion de découvrir le monde scolaire à leur rythme et à « égalité de traitement » quelle que soit leur origine sociale et non, au petit bonheur la chance, selon les possibilités financières et les vues sociales de leurs communes et/ou de leurs familles.

Ecrit par : catmano | 27 août 2007

"Sibieude est un brave type qu'on ne lâchera pas pour flirter avec SLL, pas plus qu'on se torchera avec les programmes de 1923 pour faire plaisir à Appy", écrit Pascal Dupré.

Cher Pascal Dupré,
Nous avons une amie commune dans la région de Bordeaux , qui m'a dit bcp de bien de vous (bonjour, FP !) : ceci m'évitera d'être désagréable envers vous, en dépit de l'envie. Ce qui m'effare dans les propos que je viens de retranscrire, c'est votre effrayante certitude d'avoir raison sur tout et contre tous, et une absence totale d'ouverture aux propositions des autres sensibilités anti-pédagogistes (pourquoi cette hargne envers la "3eme voie" ? je n'ose imaginer que ce soit pour des raisons de personnes...). Est-ce l'euphorie dans laquelle vous plonge la réussite de l'Université d'été de SLECC ?
Je crois qu'il faudrait que tout le monde pose calmement les problèmes et parte à la recherche de synthèses, sans se crisper et sans exclure quoi ou qui que ce soit, sinon on n'en sortira pas, et les pédagos auront encore de beaux jours devant eux. Par ailleurs : je ne sais si G. Sibieude est ou non "un brave type", et à vrai dire cela m'est complètement égal -- je n'ai pas la prétention d'être "une brave nana", pour ce qui me concerne. Quant au fait que GS se soit usé la santé pour la cause, on peut aussi se rendre malade pour des choses sans intérêt ; ce n'est donc pas un critère, je suis désolée d'avoir à le faire observer. Ce qui m'intéresse, ce sont les propositions de la personne en question, sur lesquelles je partage complètement l'opinion nuancée de JPB. Sortir de l'invective me paraît la première priorité, et entre nous et envers des intervenants comme Ch Sibille, qui n'a pas mérité d'être ainsi injurié. Est-ce si difficile d'être constructif ?

Ecrit par : FGuichard | 27 août 2007

Je proteste vivement : je n'ai jamais dit (ni dans "À bonne école", ni ailleurs) qu'il fallait supprimer la Maternelle. Je me suis juste interrogée, en me contentant de relayer l'avis de psycho-pédiatres de l'entourage de Dolto, sur la pertinence d'une entrée précoce dans le système scolaire — disons avant quatre ans. Si je taquine Catmano sur ses propositions sur l'articulation GS / CP, c'est que justement ça me semble un point tout à fait digne d'attention - et de réformes. Si je regrette son absence, c'est qu'il est urgent d'élaborer des rpopositions concrètes sur ce niveau — comme sur les autres. Quant à son statut de spécialiste, il découle tout naturellement de ce que nous lui avons vu écrire ici même — et ailleurs —, qui est d'une qualité qu'aucun des habitués de ce blog ne contestera.
JPB

Ecrit par : brighelli | 27 août 2007

Ai-je réussi à répondre , au travers de mes messages, à cette interrogation, bien naturelle pour un père de famille ayant "élevé" ses enfants depuis leur naissance, enfants qui n'ont donc sans doute pas besoin d'être éduqués et instruits par d'autres que leurs propres parents ?
Ai-je réussi, ne serait-ce qu'un tout petit peu, à faire évoluer cette opinion afin que les petits qui en ont terriblement besoin puissent continuer à bénéficier d'une structure offerte par la République à ses futurs citoyens ?
Madame Edwige Antier, qui a eu des petits soucis ces derniers temps, a arrêté son pilonnage hebdomadaire anti-école maternelle sur France Inter. Peut-être est-ce le moment de faire savoir que si nous sommes pour une refondation complète des programmes et méthodes en vigueur actuellement à l'Éducation Nationale, ce n'est pas pour autant que nous accepterions de dégraisser le mammouth par les deux bouts (maternelle et université) ?
Nous ne sauverons pas les "sauvageons" en les éduquant moins longtemps et plus tard.

Ecrit par : catmano | 27 août 2007

@ catmano
je suis une de celles et ceux que vous évoquez là:
"Je suis sûre qu’il y a en France un grand nombre de collègues de maternelle qui renâclent devant les projets stupides et sans effets que l’on nous conseille (impose ?) à travers les programmes en vigueur. "
Merci pour ce que je viens de lire en comm de votre part ce jour (il est midi 5).
Bien que le lisant de longue date, je n'interviens jamais sur ce blog, c'est donc une exception, n'ayant pas les références pour débattre au niveau requis (ça me soûle, la pédago et les théorisations de grandes enfergures et envolées lyriques.. et je ne suis pas la seule dans ce cas..), je ne suis qu'une de ces "chevilles ouvrières" de la petite école, qui s'use la santé, le quotidien et en général la vie, à donner des prérequis aux gamin-e-s qu'elle a en charge.
Un salut au passage à C.Sibille.

Ecrit par : mebahel | 27 août 2007

enVergures, bien sûr...

Ecrit par : mebahel | 27 août 2007

Quant à son statut de spécialiste, il découle tout naturellement de ce que nous lui avons vu écrire ici même — et ailleurs —, qui est d'une qualité qu'aucun des habitués de ce blog ne contestera.
JPB

Ecrit par : brighelli | 27 août 2007
On appelle ça un "spécialiste de fait"... C'est un statut assez flou, difficile à gérer.
Si je m'inspire de ce qui s'est passé ces dix dernières années dans ma profession, je me demande si vous n'auriez pas tout intérêt à passer en bloc soudé sous les fourches caudines du statut de formateur IUFM pour que votre sens pratique puisse modérer un peu les Sciences de l'Educ. A moins que vous ne militiez à fond pour une privatisation totale de l'enseignement du haut en bas de l'échelle et une atomisation en nombreuses structures scolaires?
Encore faudrait-il que vous soyez soudés en un bloc solidaire et non en concurrence idéologique et alimentaire.
Dans la mesure où vous êtes tous fonctionnaires et non-soumis à la concurrence, j'avoue mal vous comprendre... A moins que les pots de vin des maisons d'édition soient conséquents?

Ecrit par : dobolino | 27 août 2007

JPB aurait-il recours à de charmantes mains féminines pour écrire ses commentaires? Il vient d'écrire: "je me suis juste interrogéE"

Ecrit par : Saperlipopette | 27 août 2007

Bonjour et merci mebahel, et bonne rentrée.

Ecrit par : catmano | 27 août 2007

Chère Françoise Guichard,
Je reconnais avoir écrit un peu crûment mais je n'avais nulle intention de montrer une quelconque hargne envers les autres associations anti-pédagogistes. Si certains l'ont pris ainsi, qu'ils veuillent bien m'en excuser.
Maintenant, le problème du redoublement est bien trop grave pour que nous le résolvions en mettant l'épouvantail Sibieude au feu après l'avoir accusé de parler de redoublement-sanction (ce que je n'ai d'ailleurs jamais entendu). Le rapport du HCE condamne le redoublement, est-ce vraiment une victoire des associations anti-pédagogistes ?
Le cri de ralliement de Christophe Sibille m'a interpelé dans un contexte assez surréaliste : Charmeux qui fait l'éloge de la 3ème voie sur son blog, Meirieu, Bentolila qui se "convertissent"... Devrions-nous crier victoire ?
Alors d'accord pour la discussion, l'ouverture et la recherche d'une synthèse, mais auparavant je m'abstiendrai de hurler avec les loups. Je préfère les tenir à l'écart, surtout ceux qui se présentent sous des dehors de brebis.

Ecrit par : Pascal Dupré | 27 août 2007

"Le cri de ralliement de Christophe Sibille"

Ecrit par : Pascal Dupré | 27 août 2007

Qui a dit que ça manquait de smilies, ici, déjà? En tous cas, si l'humour n'y trouve pas sa raison d'être, aucune reconstruction n'est possible! C'est certainement, d'ailleurs, un des éléments qui distingue, irrémédiablement sans doute, Gilbert Sibieude et Jean-Paul.

"Un salut au passage à C.Sibille."

Ecrit par : mebahel | 27 août 2007

Bien que ne vous connaissant pas, je vous le retourne avec grand plaisir!

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 août 2007

Pourquoi diable le GRIP (http://grip.ujf-grenoble.fr/) tenait-il congrès dans ce paysage désolé, sous ce ciel bas et lourd qui pesait vraiment comme un couvercle ? Pourquoi diable avais-je quitté mon Midi ensoleillé, et troqué pour trois jours ma bouillabaisse safranée contre un bouillon de poisson incolore ? « Waterzooie ! Waterzooie ! Waterzooie ! Morne plat ! » fait dire Goscinny à un chef belge (1).

Quand je pense qu'il y en a qui vont dans le Nord au mois d'août et qui se plaignent ! Je n'ai même pas pu y aller cette année, moi (c'était pour une bonne cause, je pouponne un futur 2e ligne et j'en ai profité, coincé que j'étais près de Vienne, pour goûter du Sotanum ; essayez, c'est très bon).
Dans le waterzooie, il n'y a pas de poisson mais de la viande et c'est un plat belge. Pour en manger/boire un bon, il fallait faire 3km de plus et franchir la frontière. Voilà ce que c'est que de ne pas travailler sa géographie à l'école (oui bon d'accord, moi aussi je lis la presse et on entend parler de scission de la Belgique et de rattachement de la Wallonie à la France).

Et puis, ciel bas et lourd ! En cet été pluvieux, tous les vacanciers de retour du Nord-Pas de Calais et de Normandie m'ont dit avoir eu du beau temps et s'être baignés tous les jours.

Ecrit par : Japhet | 27 août 2007

"InterrogéE" ? ai-je écrit…
Saperlipopette ! Se pourrait-il que j'aie un double féminin — qui écrirait tout autre chose que de la pédagogie…
Allez savoir…
Mais promis, je tiendrai désormais ma part féminine en laisse.
JPB

Ecrit par : brighelli | 27 août 2007

@ Christophe Sibille:
mebahel = maybe elle, vous situez le blog?
:-)

Ecrit par : mebahel | 27 août 2007

"Il n'y a que Gilbert Sibieude qui soit complètement à l'ouest, "

Je te reconnais bien là, grosse merde !

Ecrit par : toto | 27 août 2007

"pour me signifier mon renvoi de "L et L", "

Ben voyons, c'est Gilbert qui est à l'ouest ?

Toi tu es dans la quatrième dimension, grosse merde .

Ecrit par : toto | 27 août 2007

Toto, cher toto, les gens qui n'ont pas la même opinion que toi ne sont pas des g.... m....
Ce sont des gens qui n'ont pas la même opinion que toi, voilà tout.

Ecrit par : Maminou | 27 août 2007

"(mais fort maladroitement esquivée, du moins dans le mail qui m'avait été envoyé... Vrai défaut d'argumentation ou mépris, je ne le saurai jamais)"

Encore une fois, tu parles dans le vide, connard, aucune preuve du délit, mais tu parles...

Toi, dugland, tu te trouves adroit peut-être ? Ton argumentation de neuneu n'a aucun défaut ? MDR je suis !

Ecrit par : toto | 27 août 2007

Mais mais mais Maminou,
on ne peut pas dire que ce soit une opinion, qu'il a, le neuneu , plutôt un pet ou deux.
:)

Ecrit par : toto | 27 août 2007

Tiens, notre bon toto a remplacé sa bonne weed par une overdose de testostérone! Vous me donnerez les coordonnées de votre dealer, mon bon? Ca a l'air d'être de la solide! Mais peut-être vous faites-vous tout simplement du "Léo et Léa" en intraveineuses?

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 août 2007

Le rapport du HCE dénonce l'état de l'école primaire d'aujourd'hui - 40%, semble-t-il, d'élèves destinés à être en échec scolaire à la sortie du CM2.
C'est très bien, et les médias ne manquent pas de répandre la nouvelle, ce qui est encore mieux.
Mais, Messieurs les Haut-Conseillers, penchez-vous tout de suite après, et de toute urgence, sur le collège. Ce que vous y découvrirez passe l'entendement. Le collège est devenu aujourd'hui, parce que des décideurs délireurs y ont imposé les principes pédagogiques de Monsieur Meirieu et parce que des exécutants naïfs et zélés se sont efforcés de les appliquer, une pétaudière absolue. Les élèves qui voudraient travailler et étudier en sont empêchés par des hordes d'énervés et de paresseux à qui Monsieur Meirieu a donné le vrai pouvoir en les mettant "au centre". Le collège est un bateau à la dérive. Ce n'est pas d'études surveillées dont il a besoin - un emplâtre sur une jambe de bois! -, mais d'une refonte complète de ses objectifs et de son esprit. J'aime à croire que les déclarations de Nicolas Sarkozy ("Je veux une école de l'excellence et du mérite.") ne sont pas des paroles de circonstance et que le rapport du HCE sur l'école primaire - il fallait en effet commencer par le commencement! -en est la première traduction concrète. Mais pour le collège aussi, Monsieur Sarkozy, de grâce, faites vite. Actuellement, les élèves s'y rendent à peu près exclusivement pour faire les imbéciles, et les professeurs pour essayer de les en empêcher. Je caricature à peine. Les sommes pharaoniques qui y sont investies par la nation s' envolent en fumée, car les élèves qui sortent actuellement de Troisième ne savent pour ainsi dire rien. Il faut avant tout et au plus vite, Monsieur Sarkozy, Messieurs les Haut-Conseillers, déclarer hors-la-loi la méthode pédagogique délétère de la "séquence didactique" dont Monsieur Meirieu avait fait son fonds de commerce.
Cette pseudo-méthode, partie de l'enseignement du français, qu'elle a entièrement saboté, atteint progressivement toutes les autres disciplines et les ruine à leur tour. Mettre un terme à cette gangrène est un impératif de salubrité publique.
Petite précision à propos de Monsieur Meirieu: j'ai toujours trouvé que tout ce qu'il écrivait était stupide. Mais, voyant son art de la palinodie ( "palinodie", pour les non-initiés, du grec "faire marche arrière": désaveu à 180° des positions pour lesquelles on tenait mordicus auparavant -, je dois lui reconnaître une forme d'intelligence, celle de la gestion de sa carrière.

Ecrit par : Jean | 27 août 2007

Amitiés à vous, et bon appétit, Japhet! Je réponds à votre e-mail aujourd'hui ou demain...

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 août 2007

Mais promis, je tiendrai désormais ma part féminine en laisse.
JPB

Ecrit par : brighelli | 27 août 2007

Si elle ressemble à John Wayne, ça doit être quelque chose...

Ecrit par : dobolino | 27 août 2007

Mais revenons à des choses un peu plus sérieuses que ces réponses, (au demeurant obligatoires) à ce cher toto. Je voudrais revenir sur un message de Jeremy qui, quoique extrêmement sensé, me semble être relativement passé à l'as; quoiqu'on pense des textes officiels, il semble rester le fait qu'un enseignant reste arbitre de ce qui doit se passer dans son cours. Entre autres termes, le propre d'un texte officiel se situe entre les lignes qui le composent.
Par ailleurs, si Nicolas Sarkozy veut vraiment faire en sorte que l'école devienne un ascenseur social vraiment efficace, il semble que, d'une part, il prenne conscience du fait que ce n'est pas en supprimant des postes d'enseignant qu'il parviendra à ce résultat et que, d'autre part, il prenne acte du fait qu'une politique de changement, (dont il se prévaut), ne se fait pas en augmentant de manière considérable les avantages de ceux qui en bénéficient déjà au départ. Ce n'est pas cela qui va infléchir un déficit d'éducation qui semble une des causes principales du déséquilibre scolaire qui va en s'accentuant entre classes favorisées, qui ont tout loisir d'accompagner leurs enfants pendant leur parcours, et les autres, qui auront de plus en plus de difficultés pour empêcher leur chère progéniture de s'enfoncer. Sans compter que ce déficit d'éducation oblige de plus en plus les enseignants à le pallier, et ainsi d'avoir de moins en moins le loisir, (excusez le mot) d'enseigner réellement.
Pour terminer, (et pour remettre ça sur le tapis), quel était le pourcentage d'élèves entrant en 6è en 1923?

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 août 2007

Le neuneu à trouver une petite pour les vacances ?
Tu les prends toujours vers la dizaine, c'est bien ça ?

Ecrit par : toto | 27 août 2007

j'la refais :)
Le neuneu a trouvé une petite pour les vacances ?
Tu les prends toujours vers la dizaine, c'est bien ça ?

Ecrit par : toto | 27 août 2007

Vous avez eu raison de l'imprimer deux fois, toto; une, ce n'était ni assez intelligent, ni assez abject.

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 août 2007

" ni assez intelligent, ni assez abject."

Ah bon ?
Tu ne rigoles plus ?
Ben pourquoi , neuneu ?

Ecrit par : toto | 27 août 2007

L'abjectitude elle est chez toi connard !

Ecrit par : toto | 27 août 2007

"Le neuneu à trouver une petite pour les vacances ?
Tu les prends toujours vers la dizaine, c'est bien ça ?"

Ecrit par : toto | 27 août 2007

Ah, si, vous avez raison, les fautes d'orthographe sont assez comiques... A croire que "Léo et Léa" n'est pas une méthode si efficace... Pour ce qui est du "contenu", j'en laisse apprécier le niveau par l'ensemble des blogueurs. Mais je ne vous en veux pas, je sens que vous êtes sujet à un coup de fatigue... La chaleur, peyt-être? Auquel cas, je vous suggère d'autres distractions que venir polluer ici, allons, allons! C'est un site sérieux, quand même!

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 août 2007

peut-être

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 août 2007

Toi , tu veux la ramener sur mes fautes :o))))))))


Mort de rire je suis...

Soit disant :o))))))

Ecrit par : toto | 27 août 2007

"" La chaleur, peyt-être? Auquel cas, je vous suggère d'autres distractions que venir polluer ici, allons, allons! C'est un site sérieux, quand même!"


:o))))

Le retour au connard !

Ecrit par : toto | 27 août 2007

Eh ! Les hommes ! Vous gaspillez une place qui est trop précieuse pour la si mal occuper. Stop au feu !
JPB

Ecrit par : brighelli | 27 août 2007

Lu d'une traite tous les commentaires de cette page.
Je constate que, malgré (ou à cause de) la présence de John Wayne, c'est "réglements de comptes à OK corral".
Et que les soupçons de luttes de personnes entre les GRIP, SLECC, 3eme voie, sibieude, dupré, appy, les absents se reconnaitront et me pardonneront (de les avoir oubliés), exprimés il y a peu par Dobolino et moi-même, sont bien fondés, et en profondeur semble-t-il.
On n'est pas arrivés...

Ecrit par : yann | 27 août 2007

"Eh ! Les hommes ! Vous gaspillez une place qui est trop précieuse pour la si mal occuper. Stop au feu !
JPB

Ecrit par : brighelli | 27 août 2007 "

Je corrige :)
"Eh ! toto L'Homme et l'ot neuneu d'sans couille ! Vous gaspillez une place qui est trop précieuse pour la si mal occuper. Stop au feu !
JPB

Ecrit par : brighelli | 27 août 2007 "

Ecrit par : toto | 27 août 2007

Pour information :
1- à Roncq, Gilbert Sibieude n'a pas tenu les propos qu'on lui prête sur le "redoublement-sanction", mais peut-être quelqu'un d'autre. Quoi qu'il en soit, sur cette question comme sur celle de l'examen d'entrée en sixième, le GRIP ne saurait être embarqué ans un "pour ou contre" à courte vue. Ses analyses sont un peu plus fines.
2- les palinodies de Meirieu évoquées par C. Sibille m'ont conduit à rédiger un message pas forcément compréhensible dans lequel j'opposais Sibieude, catholique convaincu et défenseur de l'instruction publique, à Meirieu, catholique de la mouvance démo-chrétienne qui a si bien inspiré les réformes destructrices de l'instruction publique depuis quarante ans. Là-dessus et plus encore sur l'alliance entre d'une part Legrand, Prost Meirieu et d'autre part le SNI, les socialos et les cocos, on peut causer.
3- Françoise Guichard répond par un appel à la tolérance et au doute à Pascal Dupré qui est la tolérance incarnée et le doute en action. Je précise, puisqu'il s'agit de la 3e voie - et Bernard Appy le comprendra s'il veut entretenir des rapports constructifs - que l'accusation portée à demi mot contre grip-slecc d'être porteur de je ne sais quelle nostalgie ( la 2e voie, c'est quoi d'autre que le GRIP ?) ne m' a pas échappé. De même je précise que j'ai demandé à SLL d'annoncer les journées de Roncq et que SLL a refusé de le faire au prétexte que Gilbert Sibieude était adhérent du GRIP.
4- Cela étant précisé, j'espère que les deux mouvements que je viens de citer voudront bien passer de l'hostilité larvée ou déclarée à l'égard du GRIP à l'organisation du nécessaire dialogue entre gens responsables.

Guy Morel, secrétaire du GRIP.

Ecrit par : guy morel | 27 août 2007

Les propos que je prête à Sibieude sur l'examen d'entrée en Sixième, je ne les ai pas inventées. Si on rétablissait ce genre d'examen, on fait quoi de ceux qui le ratent ? Et si bien peu le ratent, à quoi ça sert ?
Je reviens à ce que disait Marc Le Bris : avec de bons programmes finement appliqués, on ne laissera pas grand-monde derrière.

Quant à l'attitude de SLL… J'étais à Roncq le seul représentant de SLL (mais les animateurs éminents de cette organisation dont le nombre d'adhérents a doublé depuis que j'y suis me contesteront cette qualité — dissident que je suis !). Il y en a qui doivent rigoler, à voir les anti-pédagogistes s'exclure les uns les autres à force d'intolérance.
Et j'espère tout autant que GM que l'avenir proche permettra une synthèse des divers groupes de résistance — et ce sera aussi difficile qu'entre les gaullistes et les communistes en 1944.
JPB

Ecrit par : brighelli | 27 août 2007

"Inventés" !
JPB

Ecrit par : brighelli | 27 août 2007

""Eh ! Les hommes ! Vous gaspillez une place qui est trop précieuse pour la si mal occuper. Stop au feu !
JPB

Ecrit par : brighelli | 27 août 2007 "

Je corrige :)
"Eh ! toto L'Homme et l'ot neuneu d'sans couille ! Vous gaspillez une place qui est trop précieuse pour la si mal occuper. Stop au feu !
JPB

Ecrit par : brighelli | 27 août 2007 ""

Ecrit par : toto | 27 août 2007

Un seul mot, toto... Pathétique.

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 août 2007

un seul mot, neuneu... asssucker ! :)

Ecrit par : toto | 27 août 2007

A lire et à méditer, Toto... s'il te plait, s'il te plait....

"Toto, sauf votre respect vous devriez apprendre à lire avec Léo et Léa - vous n'iriez plus confondre Duende et Sibille, un professeur ( dit-il ) des écoles et un formateur de musique. Heureusement qu'il y a dans les IUFM des formateurs sérieux qui apprennent sérieusement des choses à leurs élèves-professeurs ( j'en eu UN, un seul, unique, brave, perdu certes mais là, et heureusement là ! ). Vous ne connaissez pas assez le domaine pour vous permettre de décourager les gens de travailler. Le fait que Christophe soit ici et participe aux discussions le montre assez et est tout à son honneur.
D'autre part, tout le monde se fout des anathèmes, on les connait, merci pour nous, si vous voulez je vous apprends ceux à la mode chez les jeunes."

Ecrit par : Milady | 27 août 2007

Ecrit par : Maminou | 27 août 2007

Eh ! Les hommes ! Vous gaspillez une place qui est trop précieuse pour la si mal occuper. Stop au feu !
JPB - Ecrit par : brighelli | 27 août 2007 "
Apprendre à lire avec Duende ( gnark ) - gaspiller - place - trop - précieuse - Stop.....

Ecrit par : Milady | 27 août 2007

Manimou, vous êtes 'chic et chou' - au lieu des insultes, des ronces et des piquants, offrons des petits compliments. Ca prend de la place inutile et précieuse aussi, - mais espérons que cela peut éteindre les brasiers ?

Ecrit par : Milady | 27 août 2007

"Le fait que Christophe soit ici et participe aux discussions le montre assez et est tout à son honneur."


:o)))))))))

Mort de rire

"Il n'y a que Gilbert Sibieude qui soit complètement à l'ouest, mais comme personne ne sait qui c'est, qu'il y reste!"

Vous appelez ça "participer"/"honneur"
Reprenez L&L;, àmha . :)

Ecrit par : toto | 27 août 2007

Lu d'une traite tous les commentaires de cette page.
Je constate que, malgré (ou à cause de) la présence de John Wayne, c'est "réglements de comptes à OK corral".
Et que les soupçons de luttes de personnes entre les GRIP, SLECC, 3eme voie, sibieude, dupré, appy, les absents se reconnaitront et me pardonneront (de les avoir oubliés), exprimés il y a peu par Dobolino et moi-même, sont bien fondés, et en profondeur semble-t-il.
On n'est pas arrivés...

Ecrit par : yann | 27 août 2007

Tu peux voir ainsi comme c'est le paradis sur terre dans notre profession! On est vraiment des rigolos à côté, genre consensus mou.

Ecrit par : dobolino | 27 août 2007

en a qui doivent rigoler, à voir les anti-pédagogistes s'exclure les uns les autres à force d'intolérance.
Et j'espère tout autant que GM que l'avenir proche permettra une synthèse des divers groupes de résistance — et ce sera aussi difficile qu'entre les gaullistes et les communistes en 1944.
JPB

Ecrit par : brighelli | 27 août 2007

Vous inquiétez pas! Meirieu, pas si Don Quichotte, va tirer les marrons du feu. Vous serez Gros Jean comme devant.

Ecrit par : dobolino | 27 août 2007

....j'opposais Sibieude, catholique convaincu et défenseur de l'instruction publique, à Meirieu, catholique de la mouvance démo-chrétienne qui a si bien inspiré etc ....

Ecrit par : guy morel | 27 août 2007

Et ça continue !
Quelqu'un peut m'expliquer ce que la religion vient foutre ici, et la génèse des guerres picrocholines, des anathèmes et des excommunications des GRIPSLECCSLL3emeVoie, sans compter les dissidents ?

Ecrit par : yann | 27 août 2007

Jean, vous êtes un collègue que je trouve très agréable mais je voudrais vous dire que quand bien même on supprimerait tout de go les séquences, on n'aurait pas résolu grand chose au collège.
Dans votre collège peut-être, dans des collèges difficiles comme celui dans lequel je suis sûrement pas.
L'urgence n'est pas qu'en primaire, je suis d'accord avec vous; elle est à tous les niveaux.
Et pour l'instant le gros ménage qui aurait dû être fait ne l'a pas été. La suppression des iufm pour démarrer. Qu'attend-on en haut lieu pour faire le lien entre le dernier rapport du HCE et la formation des maîtres? Car on peut bien mettre sur pieds tous les plus jolis programmes qu'on voudra , si les maîtres sont incapables de les transmettre en raison d'une formation plus que défaillante, cela fera une réforme de plus à l'eau.
Quant aux bruits qui courent selon lesquels on diminuerait le nombre d' heures de cours des élèves... Rassurez-moi!
D'expérience, je peux dire que pour former correctement des élèves qui arrivent ( en bon état du primaire), il faut 6 heures de français en 6ème et 5heures dans les autres niveaux. En deça, on survit à peine. En tout cas on ne traite pas un programme digne de ce nom dans sa totalité. En deça, on bricole. En deça, on fait mine de...
Il y a des mesures d'urgences dans les collèges ( ceux où l'on peut encore transmettre quelque chose )qui pourraient être proposées, sans un sou de plus.
Je commence tous mes cours par une petite phrase de dictée, TOUS mes cours. 10 mn maxi ( correction comprise) cela permet en plus d'avoir le silence instantanément ( et ils en redemandent si je feins de l'oublier).
Travail de rédaction ( pas rédaction complète) toutes les semaines ( correction à l'oral, cela marche très bien)
Résumé de texte à l'écrit en 3ème et initiation à la dissertation pourraient redevenir obligatoires. (Moyen de commencer à préparer le lycée.)
Vocabulaire appris systématiquement par liste ( c'est ce qu'on fait en langue vivante et morte quand on est sérieux)
Cours et exercices de grammaire et d'orthographe systématiques.
Et il y aurait encore beaucoup à proposer, mais ça va finir par être lassant.
Tout cela ne coûterait pas un centime. Pourquoi ne peut-on pas imposer un peu de bon sens.
Au nom de quoi des fonctionnaires des ministères sont-ils intouchables et peuvent-ils se permettre de ne pas respecter les textes que leur ministre leur envoie?
Les autres fonctionnaires sont "sanctionnables". Pourquoi pas les administratifs?
L'éternelle réponse: " Ce n'est aps la faute du ministre, ce sont les équipes ministérielles..." servira d'alibi encore combien de temps?
Quant à l'éternelle comparaison avec le système éducatif de la Filnande, elle me fait doucement rire. J'ai une amie qui y est allée pour une mission pour l'académie d'où je suis et son premier constat a été de noter la part très faible d'immigrés dans le pays. D'où des problèmes nettement moins importants en ce qui concerne la lecture et la langue.
Il serait urgent aussi qu'en même temps que l'on parle de jolis programmes pour les élèves, on pense à une véritable organisation de l'apprentissage du français par les immigrés qui arrivent. Quand vous avez un tiers de vos classes qui on appris le français à la sauvette et qui est parachuté dans des classes de collèges sans maîtrise de la langue, vous savez que vous envoyez des gamins ( à part quelques exceptions au casse-pipe). Alors de bons programmes, oui, mais aussi un vrai programme d'apprentissage du français aux élèves qui arrivent de l'étranger.
Je me suis renseignée auprès de mes élèves immigrés pour savoir comment ils avaient appris le français, c'est fort peu glorieux pour nous! Il y aurait beaucoup à dire et eux n'osent pas vraiment en parler.L'intégration, elle commence par la langue et seulement par ça. C'est une évidence mais qu'il faut répéter apparemment.

Ecrit par : Thalie | 27 août 2007

On est vraiment des rigolos à côté, genre consensus mou.

Ecrit par : dobolino | 27 août 2007

Tu ne crois pas si bien dire.
Au vu des querelles de clochers et de curés observées ces dernières semaines, j'en viens petit à petit à reconsidérer mes points de vue sur mon environnement professionnel.
Comme quoi, tout sert ...

Ecrit par : yann | 27 août 2007

Thalie, les deux parties de votre dernier message me semblent se contredire. La formation des maîtres pourrait évidemment être renforcée, (huit mois, avec grosso-modo un tiers de temps en stage, cela ne laisse pas beaucoup de temps pour approfondir certains "contenus d'enseignement" acec les étudiants et les stagiaires. De plus, la nouvelle maquette de formation des IUFM, et là, je vais faire plaisir à beaucoup ici, me semble, dans mon académie en tous cas, être une énorme usine à gaz.) Mais les derniers résultats du HCR, (survenus d'ailleurs fort opportunément, au moment où on décide de supprimer apparemment plus de postes dans le secondaire que dans le primaire), semblent exonérer nos gouvernants actuels, (et les précédents) de toutes responsabilités sur le plan social. Or, et personne ne peut le nier, la necessité pour les professeurs d'éduquer est grandement imputable à un déficit de politique sociale.
Ceci étant dit, d'après vos propos, vous serez bien d'accord avec moi pour affirmer que professeur est maître dans sa classe pour appliquer ses propres principes pédagogiques.

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 août 2007

"Quelqu'un peut m'expliquer ce que la religion vient foutre ici,"
écrit Yann.
Ben, c'est la question : pourquoi les justificateurs des réformes depuis 1963 appartiennent-ils au courant démo-chrétien ( la cfdt pour faire bref) ? Pourquoi y a-t-il eu accord entre ce courant et la Gauche ? Mais on a le droit de penser qu'elle n'a pas la moindre importance et de croire que Meirieu s'est taillé son fief par miracle.
GM

Ecrit par : guy morel | 27 août 2007

Bonne idée, Thalie, que de commencer tous les cours de français en collège par une dictée! Je vais m'y mettre aussi.

Si je tiens tellement à ce qu'on expurge au plus tôt les textes officiels de la "séquence" - du terme et de la chose -, c'est d'une part parce qu'elle matérialise le triomphe du pédagogisme, et parce que, d'autre part, beaucoup (trop) de nos collègues l'imposent à leurs élèves et se l'imposent à eux-mêmes simplement parce que c'est "la" méthode officielle, sans trop se poser de questions sur ses conséquences.

Ecrit par : Jean | 27 août 2007

Très amusant, GM, ce terme de "miracle" qui vous vient à la bouche en parlant de Meirieu.
La carrière de Meirieu est en soi un miracle.
Qu'un homme qui a passé son temps à dire et à écrire tellement de bêtises amoncelées et persévérantes ait pu acquérir une telle notoriété et soit encore tellement écouté des médias tient en effet du miracle. Encore que...

Ecrit par : Jean | 27 août 2007

MàC, de qui l'article du Parisien, SVP ?

La question (presque) rhétorique de Morel ("Pourquoi y a-t-il eu accord entre ce courant — démo-chrétien — et la Gauche ?") est une vraie question de fond, à laquelle j'ai mes propres réponses, mais j'aimerais beaucoup avoir celles des éminents blogueurs de passage ou de fond. Etant entendu — et c'est une particularité 100% française — que le mouvement démo-chrétien, partout en Europe, était à droite… Et c'est déjà une partie de la réponse.
JPB

Ecrit par : brighelli | 27 août 2007

Ben, c'est la question : pourquoi les justificateurs des réformes depuis 1963 appartiennent-ils au courant démo-chrétien ( la cfdt pour faire bref) ? Pourquoi y a-t-il eu accord entre ce courant et la Gauche ? Mais on a le droit de penser qu'elle n'a pas la moindre importance et de croire que Meirieu s'est taillé son fief par miracle.
GM

Ecrit par : guy morel | 27 août 2007

Et pourquoi ?

Ecrit par : yann | 27 août 2007

Je viens de lire (très en diagonale) la prose du HCE.
C'est très bien, certes, tout ce boucan autour de l'échec de l'école primaire.
Mais si l'on attend quoi que ce soit d'intelligent de ce rapport, on se berce d'illusions. Il n'y est question que de regret que les "cycles" n'aient pas été mis en place, que la "pédagogie différenciée" ne soit pas appliquée, que les maîtres (pardon! les professeurs) ne s'appuient pas constamment sur des "évaluations", que les inspecteurs n'assurent pas un "pilotage" plus proche du terrain (pauvres collègues, qui devront encore avoir en permanence ces chiens de garde carriéristes sur le dos!), etc. etc.. Bref, c'est la rhétorique habituelle - c'est du Forestier! - dans toute sa splendeur, toute son abstraction, toute sa techno-bureaucratie et toute sa stérilité.
Circulez, il n'y a rien à voir.

Ecrit par : Jean | 27 août 2007

"L'élève au centre", chez les cathos, c'est un hommage ?
Pour faire comme les Romains, qui ont mis Jésus au centre de la croix ?

Ecrit par : yann | 27 août 2007

L'élève au centre", chez les cathos, c'est un hommage ?
Pour faire comme les Romains, qui ont mis Jésus au centre de la croix ?
Ecrit par : yann | 27 août 2007
Décidément, ça vole bas. Laissez donc Jésus tranquiille.
Qui a parlé des "cathos" ? J'ai parlé des démocrates-chrétiens. Uriage, vous connaissez ? Georges Bidault, ça vous dit quelque chose ?
GM

Ecrit par : guy morel | 27 août 2007

L'élève au centre", chez les cathos, c'est un hommage ?
Pour faire comme les Romains, qui ont mis Jésus au centre de la croix ?
Ecrit par : yann | 27 août 2007
Décidément, ça vole bas. Laissez donc Jésus tranquiille.
Qui a parlé des "cathos" ? J'ai parlé des démocrates-chrétiens. Uriage, vous connaissez ? Georges Bidault, ça vous dit quelque chose ?
GM

Ecrit par : guy morel | 27 août 2007

L'élève au centre", chez les cathos, c'est un hommage ?
Pour faire comme les Romains, qui ont mis Jésus au centre de la croix ?
Ecrit par : yann | 27 août 2007
Décidément, ça vole bas. Laissez donc Jésus tranquiille.
Qui a parlé des "cathos" ? J'ai parlé des démocrates-chrétiens. Uriage, vous connaissez ? Georges Bidault, ça vous dit quelque chose ?
GM

Ecrit par : guy morel | 27 août 2007

L'élève au centre", chez les cathos, c'est un hommage ?
Pour faire comme les Romains, qui ont mis Jésus au centre de la croix ?
Ecrit par : yann | 27 août 2007
Décidément, ça vole bas. Laissez donc Jésus tranquiille.
Qui a parlé des "cathos" ? J'ai parlé des démocrates-chrétiens. Uriage, vous connaissez ? Georges Bidault, ça vous dit quelque chose ?
GM

Ecrit par : guy morel | 27 août 2007

L'élève au centre", chez les cathos, c'est un hommage ?
Pour faire comme les Romains, qui ont mis Jésus au centre de la croix ?
Ecrit par : yann | 27 août 2007
Décidément, ça vole bas. Laissez donc Jésus tranquiille.
Qui a parlé des "cathos" ? J'ai parlé des démocrates-chrétiens. Uriage, vous connaissez ? Georges Bidault, ça vous dit quelque chose ?
GM

Ecrit par : guy morel | 27 août 2007

Citation de H. Gunsberg de 1966 à propos des réformateurs démo-chrétiens “modernes” alliés au socialos “modernes” :

« En fait, les démocrates chrétiens, prétextant une évolution étonnante de leur Église, cherchent depuis longtemps à se lier étroitement à la Gauche non communiste qui entrave leur action et qui risque, en s’alliant avec les communistes, de gouverner contre eux. Après la guerre, réformistes prolixes, il tentèrent de la tourner à gauche ; incapables d’y parvenir, ils essaient à présent de l’attirer vers le centre. »

Source : michel.delord.free.fr/guns/guns-gris.pdf

M. Morel ne sait pas qu'en France les « chrétiens » ce sont les cathos ? Le roi très chrétien Louis le quatorzième a fait tout son possible pour que ce soit synonyme... Parole de huguenot !

Ecrit par : Aversenc | 27 août 2007

Décidément, ça vole bas. Laissez donc Jésus tranquiille.
Qui a parlé des "cathos" ? J'ai parlé des démocrates-chrétiens. Uriage, vous connaissez ? Georges Bidault, ça vous dit quelque chose ?
GM

Ecrit par : guy morel | 27 août 2007

C'est pas la peine de répéter, on dirait que ma petite provoc a porté ses fruits.
Mais toujours pas de réponse.
J'ignorais qu'il y avait des démocrates chrétiens orthodoxes, des démocrates chrétiens protestants, des démocrates chrétiens évangélistes, des démocrates chrétiens coptes ou des démocrates chrétiens maronites.
J'ignore aussi qui est Uriage, et si j'ai déjà entendu le nom de G Bidault, je n'en sais pas plus.
Auriez vu la bonté d'éclairer un ignare qui n'a pas d'autre choix pour vous faire réagir de d'écrire des insanités, qui ne voit pas pourquoi des guerres de religion vieilles d'un siècle trouvent leur prolongement aujourd'hui (et encore, on n'a pas parlé du privé), et qui veut savoir en quoi le fait que machinchouette soit un "catholique convaincu" permet de comprendre l'origine des luttes microscopiques auxquelles semblent se livrer des groupes (uscules ?) qui devraient plutôt s'entendre sur l'essentiel ?

Ecrit par : yann | 27 août 2007

M. Morel ne sait pas qu'en France les « chrétiens » ce sont les cathos ? Le roi très chrétien Louis le quatorzième a fait tout son possible pour que ce soit synonyme... Parole de huguenot !

Ecrit par : Aversenc | 27 août 2007

Merci pour votre début de réponse, Aversenc. Et pour votre soutien...

"La France, fille ainée de l'église". J'ai révé, ou on m'a enseigné ça, à l'époque ?

Ecrit par : yann | 27 août 2007

Renseignements pris, Uriage a tout l'air d'être une station thermale.
Vous avez des rhumatismes ?
Ara beta, 5 cc dans chaque fesse....

Ecrit par : yann | 27 août 2007

Je vous ai trouvé un remake de toto contre sibille.
http://www.nanarland.com/play_ilsontdit.php?aud=16

Ecrit par : dobolino | 27 août 2007

Bientôt, ça va être la faute à Vatican II!

Ecrit par : dobolino | 27 août 2007

Ara beta, 5 cc dans chaque fesse....

Ecrit par : yann | 27 août 2007

Oauis, mais sans xylocaïne, stp! Fais-les tenir par deux bonnes sœurs bien moustachues.

Ecrit par : dobolino | 27 août 2007

Vous les connaissez mieux que moi, Christophe, les jeunes instits. Avant de recevoir dans 20 ans les futurs étudiants nourris au SLECC, 3ème et 4ème voie ad hoc, par mesure d'urgence donc, il faudrait les remettre à niveau en français et en maths de manière qu'ils sachent rédiger, parler dans un français correct et calculer honnêtement. Le reste devrait suivre avec des programmes revus et corrigés. Quant à la pédagogie, il reste suffisamment de vieux instits encore sur le terrain pour encadrer les jeunes, non?
Combien de temps pour redonner une formation de base honnête aux futurs instits? Un an, avec un rythme prépa, ce serait jouable, non? Cela les secouerait un peu. Ils se mettraient enfin à travailler.
Quant aux futurs profs du secondaire, si les universitaires se mettaient enfin à faire bosser leurs étudiants en les évaluant de manière réelle ( donc en les sélectionnant), il y a fort à parier que le niveau du CAPES redeviendrait vite acceptable.
Bref, si chacun à son poste prenait ses responsabilités comme le font quelques-uns ( Catmano dans son école, Jean dans son collège, Pedro dans son université et tutti quanti) sans attendre des programmes -miracles, une énième réforme, les divins propos des Brighelli, Le Bris et consorts, on sauverait assez vite les meubles. Et pour la grosse masse des enseignants irresponsables , qui sont légion de la primaire à l'université un gros coup médiatique,la manière forte, un coup de pied monumental dans les fesses; il y a des procédures d'urgence dans un pays, non?
Les moyens de faire cesser cette farce monumentale, nous les avons. Mais je doute qu'il y ait des hommes politiques à gauche comme à droite qui souhaitent vraiment la faire cesser. Je crois que tout est mis en oeuvre pour la faire durer au contraire et installer cette situation définitivement.
Et je suis d'accord avec vous pour trouver bizarre la sortie de de ce rapport du HCE avec la suppression des postes dans le secondaire. On nous roule dans la farine et le génie dans tout cela est de réussir à nous faire palabrer tantôt sur la méthode de lecture ( cela a duré des mois dans le grand public, résultat concret: rien) puis sur la grammaire au collège ( résultats concrets: rien) et maintenant sur l'échec en primaire. Pendant ce temps-là les vraies réformes qui pourraient être faites sans un sou ou à moyens constants sont éludées; les pédagos continuent, les anti-pédagos font des programmes. Tout ce petit monde est occupé . Et nos politiques continuent avec la lâcheté ambiante des enseignants et de la majorité des parents qui vont applaudir sous peu l'allègement des horaires des chers petits.

Ecrit par : Thalie | 27 août 2007

"un ignare qui n'a pas d'autre choix pour vous faire réagir de d'écrire des insanités", écrit l'autre.
Et je réponds :
Mon loulou, tu pourrais sortir tes insanités encore et encore que tu ne me ferais pas réagir. Même un cochon banderait pas devant elles.
Et à JPB : dis donc, tu fais le ménage chez toi ? Qu'est-ce que c'est que cette bande de morpions ?
GM

Ecrit par : guy morel | 27 août 2007

Qu'il est drôle, ce guy morel! Presque aussi drôle que toto! S'ils font des petits ensemble, il faudra les garder!

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 août 2007

"Vous les connaissez mieux que moi, Christophe, les jeunes instits. Avant de recevoir dans 20 ans les futurs étudiants nourris au SLECC, 3ème et 4ème voie ad hoc, par mesure d'urgence donc, il faudrait les remettre à niveau en français et en maths de manière qu'ils sachent rédiger, parler dans un français correct et calculer honnêtement. Le reste devrait suivre avec des programmes revus et corrigés. "

Ecrit par : Thalie | 27 août 2007

A part la généralisation un peu hâtive, et le fait que les instits sont censés être polyvalents ce qui, pour faire "suivre le reste", comme vous dites, nécessite des formations assez substantielles dans plusieurs disciplines, je suis à peu près d'accord avec vous! (Ce qui fait quand même pas mal de différences!) Mais je reste persuadé qu'une solide formation autour de la voix, du corps, (travail autour du théâtre, entre autres) seraient extrêmement bien venus dans la formation des instituteurs, et des enseignants en général.

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 août 2007

Yann, en tapant Uriage 1940, je vous ai trouvé ça :
http://www.voltairenet.org/article13508.html
Ne tapez pas les autres, si l'article est horriblement orienté, j'ai juste copié-collé l'adresse.

Ecrit par : catmano | 27 août 2007

Il faudra lire "moi qui aurais", bien sûr...

Ecrit par : dobolino | 27 août 2007

Pas mal, l'extrait, dobolino! Mais si toto veut que je lui mette "les pieds dans la gueule", il faudra qu'il arrête de jouer les couards, et qu'il me donne son mail, qu'on puisse régler nos comptes sans polluer le blog... Après tout, il a le mien, (de mail)!
Allez, je le remets! Même pas peur.
[email protected]

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 août 2007

Tiens, Yann, moi qui aurait pu être ta mère:
http://coursenligne.sciences-po.fr/2005_2006/ag_slama/resumes_cours/cours_10.pdf
Je ne l'ai pas lu en entier. Je le garde pour demain. C'est un peu consistant.

Ecrit par : dobolino | 27 août 2007

Pas mal, l'extrait, dobolino!

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 août 2007
N'est-ce pas? C'est fiston qui m'a montré le site. Faut pas croire! Nos enfants, question médiocrité, ils s'éclatent! Depuis le temps que c'est la seule sauce qu'on leur offre, ils ont pris le parti de la dérision.

Ecrit par : dobolino | 27 août 2007

J'ai aussi ça, Yann, le truc qui explique pourquoi, ici et ailleurs, quand je m'extasie devant les Maisons Familiales Rurales et leur efficacité sur les gamins en perdition, tout le monde tourne la tête et choisit de maintenir le gamin en collège ou de l'envoyer en seconde générale s'il n'y a pas de place en BEP.
http://eucharistiemisericor.free.fr/gravissimum_educationis.php

Ecrit par : dobolino | 27 août 2007

Yann, en tapant Uriage 1940, je vous ai trouvé ça :
http://www.voltairenet.org/article13508.html
Ne tapez pas les autres, si l'article est horriblement orienté, j'ai juste copié-collé l'adresse.

Ecrit par : catmano | 27 août 2007

Je lirai ça demain aussi, fait trop chaud, c'est épouvantable! quand je pense qu'il y a cinq jours, j'allumais mon foyer canadien. Y'a plus de saison, ma brav'dame.

Ecrit par : dobolino | 27 août 2007

Les poules sont au lit? Ou Mesdames et Messieurs les conjoints sont-ils en guerre contre ce maudit blog?
Liberté, liberté chérie, combats avec tes défenseurs!

Ecrit par : dobolino | 27 août 2007

Mr Morel

primo, nous n'avons pas gardé ensemble les cochons que vous vous flattez de faire bander

deuxio, je n'ai utilisé le mot "insanités" que pour ménager votre susceptibilité de croyant. Je me fous de Jésus qui n'a probablement pas existé, et tiens toutes les religions pour des tissus de mensonges attrape-couillons et des foyers de fanatisme

tertio, vous n'avez toujours pas répondu à mes premières questions. Il faut croire que, pour les profs, l'histoire du syndicalisme et de la politique des cent dernières années n'a pas de secret (probablement y a-t-il en IUFM un module complet de 80 ou 100 heures sur le sujet, contre 2 pour les méthodes de lecture, Christophe, qu'en dites-vous ?).
Pour ma part, les mots de "démocratie chrétienne" n'évoquent guère que coalitions, compromis(sions ?) et Aldo Moro dans un coffre de voiture (en gros).
J'aurais aimé quelques éclaircissements sur les raisons qui font qu'un prof comprend tout de suite de quoi il retorune quand on dit, sur un ton entendu, qu'untel est un catho convaincu.
Si Henri avait été là, je suis sûr qu'il aurait répondu pour vous avec son érudition et sa bonne éducation habituelle, bien que je l'ai houspillé quelques fois.
Dobolino et Catmano m'ont fait suivre des documents que je lirai demain (fait chaud !), et je les en remercie vivement.

Ecrit par : yann | 27 août 2007

Dobolino et Catmano m'ont fait suivre des documents que je lirai demain (fait chaud !), et je les en remercie vivement.

Ecrit par : yann | 27 août 2007

Ah! chez toi aussi? Abominable cette chaleur... Et cette obsession donc!

Ecrit par : dobolino | 27 août 2007

Jean Paul
Le programme de grande section n'aurait pas été abordé à Roncq ? En fait, il l'a été et très longuement ! j'ai même joué les prolongations (le 22août de 18 heures à 20 heures 15) Alors qu'est-ce qu'il raconte " l' Jean Paul", et puis il était où d'abord ?
Thierry Venot

Ecrit par : venot thierry | 27 août 2007

Mais Christophe, je parlais de mesures d'urgence d'où une généralisation un peu hâtive. Après, bien sûr, toutes les cerises que vous voulez sur tous les gâteaux...Théâtre, musique, expression corporelle and so on...
Ce que je veux dire c'est qu'à la place de bien des palabres, il y aurait moyen de faire quelque chose assez vite avec une vraie volonté politique et une vraie conscience politique. Mais pour l'instant on met en place tranquillement les directives européennes dans l'EN.
On n' entreprend plus , on ne décide plus parce qu'on refuse de prendre des risques dans ce pays. Plutôt rien que risquer l'échec.
C'est aussi une des caractéristiques de l'économie européenne par rapport à d'autres.

Ecrit par : Thalie | 27 août 2007

En fait, il l'a été et très longuement ! j'ai même joué les prolongations (le 22août de 18 heures à 20 heures 15) Alors qu'est-ce qu'il raconte " l' Jean Paul", et puis il était où d'abord ?
Thierry Venot

Ecrit par : venot thierry | 27 août 2007

A 18 heures? Mais c'est l'heure du pastis et à 20 h15? mais c'est la bouillabaisse (safranée, of course!)

Ecrit par : Thalie | 27 août 2007

Mr Morel

primo, nous n'avons pas gardé ensemble les cochons que vous vous flattez de faire bander

deuxio, je n'ai utilisé le mot "insanités" que pour ménager votre susceptibilité de croyant. Je me fous de Jésus qui n'a probablement pas existé, et tiens toutes les religions pour des tissus de mensonges attrape-couillons et des foyers de fanatisme

tertio, vous n'avez toujours pas répondu à mes premières questions. Il faut croire que, pour les profs, l'histoire du syndicalisme et de la politique des cent dernières années n'a pas de secret (probablement y a-t-il en IUFM un module complet de 80 ou 100 heures sur le sujet, contre 2 pour les méthodes de lecture, Christophe, qu'en dites-vous ?).
Pour ma part, les mots de "démocratie chrétienne" n'évoquent guère que coalitions, compromis(sions ?) et Aldo Moro dans un coffre de voiture (en gros).
J'aurais aimé quelques éclaircissements sur les raisons qui font qu'un prof comprend tout de suite de quoi il retorune quand on dit, sur un ton entendu, qu'untel est un catho convaincu.
Si Henri avait été là, je suis sûr qu'il aurait répondu pour vous avec son érudition et sa bonne éducation habituelle, bien que je l'ai houspillé quelques fois.
Dobolino et Catmano m'ont fait suivre des documents que je lirai demain (fait chaud !), et je les en remercie vivement.
Ecrit par : yann | 27 août 2007

Je vous remercie de votre message. Quelques précisions.
1-Si vous voulez que l'on vous prenne au sérieux, vous dites qui vous êtes, ce que vous faites et on parle.
2-Je ne suis pas croyant, ce qui ne me conduit pas à me foutre de Jésus. Ni à soutenir ce pitoyable Redecker.
3- ce que j'ai écrit ici de la démocratie-chrétienne est à la portée de n'importe quel individu ayant vécu ces soixante-dernière années en ouvrant le journal le matin.
4- Henri peut aimer être houspillé, c'est son affaire pas la mienne.Moi je rends les coups avant même qu'on me les donne.
5- je ne suis pas payé pour répondre à vos questions.
Bien à vous.
Guy Morel.
PS. Sibille, ne pointe pas ta gueule de rat là-dedans, ça vaudra mieux pour toi.

Ecrit par : guy morel | 27 août 2007

Charmant: reçu à cette heure un mail de cet estimable Monsieur Morel, (vérolé par un virus, qui plus est), dont je livre la substantificque moëlle aux blogueurs:

"Je ne sais pas si je suis drôle, mais je vais venir dans ton IUFM de merde pour te casser la gueule".

Quand on vous dit qu'il n'y a pas de reconstruction sans un brin d'humour et de poésie!
C'est bien, vous pourrez vous y mettre à deux avec toto, (les blues brothers?). Je vous attends!
IUFM Orléans-Tours.
Site de Châteauroux; (102, route de Tours).

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 août 2007

Hi ! Calamity Jane, où va ton blog ?

Ecrit par : Aaaarrggghhh... | 27 août 2007

JPB il est navrant que vous laissiez ici de telles insultes fuser .Ce blog est ouvert à tous mais le dialogue y est fermé et obtus .Il est inacceptable sur un blog consacré à "l'éducation" qu'un intervenant ,parce qu'il est prof d'IUFM et tente d'instaurer un dialogue avec ces contradicteurs,soit ainsi menacé et que de surccroît il soit tenu des propos gravement diffamatoires à son endroit.
Monsieur C. Sibille, je vous conseille suite à ce mail de déposer plainte puisqu'il semble que ce mail soit porteur d'une menace .
Qu'on partage ou non votre opinion peu importe mais en aucun cas vous ne méritez d'être ainsi diffamé.
je prends note de votre adresse mail et vous adresse les coordonnés d'un avocat qui vous conseillera (à titre gracieux n'ayez crainte )
Bien cordialement,
PS: je ne suis qu'un lecteur anonyme et silencieux depuis quelques temps sur ce blog .Aujourd'hui je suis choqué et ne peux plus continuer à me taire aussi je me permets d'intervenir citoyennement pour employer un terme qui devrait plaire ici.Que vous vous insultiez certes mais ayez de la grandeur! Celui sur lequel vous aboyez vous fait-il donc si peur que vous en soyez tombés si bas?

Ecrit par : de passage | 27 août 2007

Ben oui, même l'insulte c'est un motif légitime de plainte, pas besoin de menace. Et une adresse IP, ça se trouve facilement : midi-blogs les enregistre toutes

C'est con d'en arriver là.

Ecrit par : Jeremy | 27 août 2007

Monsieur Morel ,
pourriez-vous adresser vos excuses à Monsieur Sibille je vous prie. En effet, même s'il incarne, du moins l'ai-je compris à vous lire, ces personnes que vous abhorrez ,à savoir les professeurs d'IUFM dont vous pourfendez avec humour le jargon pédagogique, il semble que vous alliez beaucoup trop loin. Nous pourrions (puisque nous sommes au moins deux intervenants à être choqués)comprendre que vous vous soyez laissé emporter par votre fougue à défendre une cause qui est chère à beaucoup d'intervenants ici mais de grâce ne vous livrez pas à de telles bassesses, faites nous l'honneur de votre talent car je ne doute pas que vous sachiez faire preuve de plus de subtilités pour "abattre vos ennemis" si tant est que Monsieur C.Sibille en soit l'un permettez moi d'en douter fortement. Vos derniers propos vous desservent et vous décrédibilisent.
à tout ce que j'ai pu lire sur ce blog , il me semble que Monsieur C.Sibille a toujours fait preuve d'un certain magnanisme, alors décidément non je ne peux pas accepter que vous fassiez preuve d'autant de violence verbale et que vous vous laissiez guider par vos préjugés. Merci à vous d'avoir bien voulu prendre la peine de me lire .
un lecteur de passage

Ecrit par : de passage | 28 août 2007

Je rebondis sur autre chose : Jean écrit : "La carrière de Meirieu est en soi un miracle."

Pas du tout : il était incompétent, il est devenu conseiller du ministre - il n'y a là-dedans rien qui sorte de l'ordinaire.
Ca confirme la loi de Murphy, chère à JPB, l'expérience de Figaro dans le Mariage, et les réflexions de Balzac dans la Duchesse de Langeais.

Dites, JPB, John Wayne c'est bien, mais vous ne vous imagineriez pas plutôt en Armand de Montriveau ? Ca aurait de la gueule aussi.

Ecrit par : Jeremy | 28 août 2007

Plusieurs choses.
Pour Thierry V. ; en extrême fin de journée, j'avais décroché — je logeais à Lille, et il fallait bien y retourner. C'est ce qui arrive quand on tient congrès au bout du monde connu. Pardon pour l'offense.

Pour Guy et Christophe : ça vole un peu bas, et comme le font remarquer ici même certains, les comptes se règlent à la récré, pas en cours. Et je ne tiens pas à ce que ce blog se transforme en espace pugilistique. Dernier avertissement aux uns et aux autres.

Pour Jeremy : une phrase de Sarkozy extraite du bouquin — déjà très médiatisé — de Yasmina Reza (c'était à propos de Ségolène, mais chacun adaptera) : "En France, être nul n'empêche pas d'être élu" (je cite de mémoire, mais l'idée est là). Ni d'être ministre, conseiller du ministre, — ou prof. Il n'y a pas plus de bons profs (ou ministres, ou conseillers) qu'il y a de bons boulangers — et ils sont rares.
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 août 2007

Parmi les centaines de personnes que je croise sur Internet depuis des années, Christophe Sibille est la seule – je dis bien la seule – qui soit animée par un désir sincère de débattre avec nous. Sa présence sur ce blog, où il est si souvent rudoyé et même insulté et menacé, le prouve amplement. Alors, je joins ma voix à ceux qui disent STOP.

La seule chose que je regrette, c’est que ce souci de débattre et de comprendre porte si peu de fruits. Je relève ainsi sous sa plume informatique l’une des idées reçues qui ont justifié la destruction de l’école au nom de la justice sociale :

« Pour terminer, (et pour remettre ça sur le tapis), quel était le pourcentage d'élèves entrant en 6è en 1923? »

Je n’ai pas sous les yeux le chiffre de 1923 mais je peux donner celui de la première génération-Ferry (la cohorte 1886) : 1,78% (ou 2,28% en comptant les élèves des Ecoles normales d’instituteurs). Un tel chiffre ne signifie rien si on ne le contextualise pas. Ce que je m’appliquerai à faire dans un prochain post. Ce sont des choses que plusieurs d’entre nous ont déjà dites. Mais il faut les redire et les redire encore puisque Christophe et d’autres n’arrêtent pas de « remettre ça sur le tapis ».

Avant de revenir longuement sur ces questions liées à l’histoire de l’école, je voudrais dire un mot sur cette date de 1923. Les programmes élaborés cette année-là ont permis à l’école primaire (dans l’ensemble de ses composantes) d’être peu à peu PLUS PERFORMANTE que le secondaire. Au point que Vichy a fini par la supprimer : la supériorité du primaire sur le secondaire mettait en péril l’existence même des lycées. Que Pétain ait ainsi réalisé ce qui depuis la fin de la guerre de 14-18 était la principale revendication de la gauche devrait faire réfléchir sur la stupidité de la politique scolaire de la gauche, si tant est que ce mot ait encore un sens.

[Pour ceux qui ne connaissent pas très bien l’histoire de l’école, je précise que l’école primaire a bel et bien été supprimée par Vichy et qu’elle n’a jamais été rétablie par la suite. Ce qu’on appelle aujourd’hui indûment « l’école primaire » ne correspond pas à ce qu’elle était avant-guerre. Pour employer les mots dans leur sens exact, il faudrait parler d’« école élémentaire ».]

Ecrit par : Pedro Cordoba | 28 août 2007

"Pour Guy et Christophe : ça vole un peu bas, et comme le font remarquer ici même certains, les comptes se règlent à la récré, pas en cours. Et je ne tiens pas à ce que ce blog se transforme en espace pugilistique. Dernier avertissement aux uns et aux autres.

Ecrit par : brighelli | 28 août 2007"

Dites-donc, Jean-Paul! Ca ne vole pas "un peu bas", comme vous dites si élégamment. Ce qu'ont fait "remarquer certains" n'est pas du tout ce que vous dites, en cherchant à minimiser les paroles honteuses qui ont pu être proférées, (allégations de toto et insultes et menaces de Morel). C'est un motif de plainte caractérisée, (deux, même). Je ne retiendrai pas celui de l'insulte, après tout, depuis quatre ans que je participe à des blogs sur l'éducation, je commence à avoir le cuir un peu tanné. Par contre, concernant la double menace, il est hors de question que je m'en tienne à une certaine banalisation, et que j'en reste là.
Auriez-vous, après la deuxième guerre mondiale, et toutes proportions gardées évidemment, mis dos à dos les juifs et les antisémites concernant le partage des responsabilités?

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 août 2007

Merci à Pedro, à "de passage", et à Jeremy... Au passage!

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 août 2007

Toujours en passant, les insultes desservent d'ailleurs nettement plus celui qui les profère que celui qui les reçoit.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 août 2007

Christophe, j'ai transmis votre SMS. Le reste, je m'en lave les mains. Vous devriez, comme vous dites, avoir le cuir tanné : après tout, je n'ai pas porté plainte contre Frazckowiack ou Grandserre (ou même Meirieu) quand j'étais traité de fasciste, pétainiste, nazi, et autres amabilités. Essuyez-vous la face avec le voile de Véronique (1), et passez outre.
JPB
(1) "Donne-moi ton chiffon, que j'y regarde un peu ton étoile gravée, comme le Christ de Véronique…" (Léo Ferré, "Faites l'amour") — si je commence sur ce ton à 9 heures du mat', qu'est-ce que ce sera en fin de journée. La chaleur doit me monter à la tête…

Ecrit par : brighelli | 28 août 2007

La chaleur, oui... et la pleine lune !
Moi qui croyais que celle-ci n'affectait que les femmes de mon âge, les chats et les enfants de moins de six mois !
Tiens pour vous changer les idées, les réflexions de "l'homme de la rue" :
http://www.marianne2007.info/Travailler-moins-pour-apprendre-moins_a1797.html?preaction=nl&id;=2930895&idnl;=25036&

Ecrit par : catmano | 28 août 2007

Je vais faire un tour pendant qu'il fait presque frais.
Mais profitez des ressources du Net : en lisant l'article de Marianne auquel renvoyait Catmano, j'ai trouvé les références du plus extraodinaire cours de philo jamais enregistré sur pellicule : essayez donc l'Ile aux fleurs,
http://www.dailymotion.com/video/51109
vous ne le regretterez pas.
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 août 2007

Je viens de regarder l'Ile aux Fleurs : ça décoiffe !
Et en voyant cette vidéo, je n'ai pu m'empêcher de penser que l'école est soumise aux mêmes pressions de l'ultralibéralisme que bien d'autres secteurs. Et que ceux qui au sein de l'EN se préoccupent encore de faire réussir tous les élèves et de leur apprendre à penser de façon autonome sont comme des résistants face à un rouleau compresseur ou une machine qui s'est emballée (comme le disait Jacques Ellul). Dans cet effort la solidarité vous rendra plus forts.
Merci encore à vous tous qui ne baissez pas les bras !

Ecrit par : lucile | 28 août 2007

L'Ile aux fleurs...
A voir...
Quelques minutes pendant lesquelles nous cessons de prendre notre nombril pour le centre du monde...

Ecrit par : Maminou | 28 août 2007

5- je ne suis pas payé pour répondre à vos questions.
Bien à vous.
Guy Morel.

Ecrit par : guy morel | 27 août 2007

Excellent ! Voilà qui contribue fort à réhausser l'image de marque du prof sacrifiant à sa mission éducative, gnagnagna.
J'ai encore la naïveté de croire que la majorité des profs ne se comporte pas comme ça, mais encore un ou deux specimens de ce genre, et ma religion (?) sera faite ...

Ecrit par : yann | 28 août 2007

Le rapport du HCE attribue l'échec de l'école au fait que les mesures prises par les gouvernements successifs n'aient pas été appliquées correctement et jusqu'au bout.
Loin de les remettre en question une seule seconde, il recommande donc d'en poursuivre rapidement la mise en oeuvre.
Autrement dit, ce que nous considérons, nous, comme le sabotage déjà bien avancé de l'école doit être, pour le HCE (comprendre pour Forestier et Bouvier) mené à son terme.
Ce rapport est un texte froid, un chef-d'oeuvre de technocratie. On n'y décèle pas le moindre frisson d'âme. Des chiffres et encore des chiffres, des déclarations péremptoires qui sentent la naphtaline et laissent un arrière-goût de déjà-vu, une pensée sclérosée, sans génie, toute une idéologie besogneuse de clerc de notaire, voilà à peu près à quoi se réduit un tel texte.
Le type même du non-événement, en sorte!

Ecrit par : Jean | 28 août 2007

"(allégations de toto et insultes et menaces de Morel). C'est un motif de plainte caractérisée, (deux, même)."

wwwwwwww@@@@@@@rrrrrrrrfffffff
mdr, je suis. neuneu, tu es !

Ecrit par : toto | 28 août 2007

Et en voyant cette vidéo, je n'ai pu m'empêcher de penser que l'école est soumise aux mêmes pressions de l'ultralibéralisme que bien d'autres secteurs.
Ecrit par Lucile.

C'est ce que j'essayais de dire encore hier dans l'indifférence générale. Et c'est la raison pour laquelle je pense que nos gouvernements successifs s'emploient plutôt à faire de notre école publique une vaste "décharge" alors que les moyens sont encore là pour sortir de l'ornière. Mais la logique financière est en train de bouloter notre ministre avec tout le respect que j'ai pour l'homme qui a écrit, jadis, des choses très bien.

Ecrit par : Thalie | 28 août 2007

Le type même du non-événement, en sorte!

Ecrit par : Jean | 28 août 2007

Aucune importance, Jean, l'idée est de faire comme s'il y avait événement. On occupe la galerie et pendant ce temps-là on allège les horaires dans le secondaire: normal, diront les parents, puisque l'urgence est dans le primaire. Et le tour est joué. De la com, de la com, de la com pour un empire de c...

Ecrit par : Thalie | 28 août 2007

"Christophe, j'ai transmis votre SMS. Le reste, je m'en lave les mains. Vous devriez, comme vous dites, avoir le cuir tanné : après tout, je n'ai pas porté plainte contre Frazckowiack ou Grandserre (ou même Meirieu) quand j'étais traité de fasciste, pétainiste, nazi, et autres amabilités. "

Ecrit par : brighelli | 28 août 2007

M'auriez-vous bien lu, Jean-Paul? Sylvain Grandserre et Frackowiack vous auraient menacé de venir vous casser la gueule? J'en serais franchement étonné!

Vous avez tort de vous laver les mains en ce qui concerne ces menaces caractérisées proférées sur un blog dont vous êtes l'instigateur. Je pense que c'est un mauvais choix tactique, tant en ce qui concerne l'aspect légal de la chose que la position (d'une bone partie) des blogueurs de céans.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 août 2007

Christophe, vous avez toute ma sympathie et mon soutien. Je n'en suis pour ma part qu'au stade de l'insulte, qui ne déshonore que son auteur.

M Morel, qui je suis n'a pas d'importance. Je ne suis l'immortel auteur d'aucun opuscule, ni l'animateur d'aucune secte.
Quant à ce que je fais, tout le monde le sait ici, je suis un vétérinaire libéral, parent d'élève, et prof de judo à temps partiel. Cela ne me donne aucun droit de parler ici ? Bel exemple d'ouverture d'esprit.
Vous n'avez rien écrit ici sur la démocratie chrétienne, pour la bonne raison que vous n'avez pas répondu à ma question. Mais il est vrai que vous n'êtes pas payé pour ...
Serviteur

Ecrit par : yann | 28 août 2007

"Vous avez tort de vous laver les mains en ce qui concerne ces menaces caractérisées proférées sur un blog dont vous êtes l'instigateur. Je pense que c'est un mauvais choix tactique, tant en ce qui concerne l'aspect légal de la chose que la position (d'une bone partie) des blogueurs de céans."


Menace faisant toujours suite à des allégations tenu par un neuneu.

Qui est le neuneu qui m'a accusé de colporter des rumeurs ?
Qui prend L&E; pour fondapol ET traite ses participants de fachos ?

Quant aux raisons de tes insultes sur Sibieude, on a QUE ton son de cloche..
Si tu as été "viré" c'est parce que tu devais le mériter .
Cela dit, tu n'es pas "réellement" viiré, hélas, puisque tu dois pouvoir te réinscrire si tu veux, connard .
En tous cas on est bien peinard depuis que tu n'y participes plus . N'y remets donc pas les pieds, neuneu !

Ecrit par : toto | 28 août 2007

Je n'en suis pour ma part qu'au stade de l'insulte
Je suis un /.../ prof de judo à temps partiel
Ecrit par : yann | 28 août 2007

Ceci explique peut-être cela ...

Quelques minutes pendant lesquelles nous cessons de prendre notre nombril pour le centre du monde...
Ecrit par : Maminou | 28 août 2007

Un peu pareil, lorsqu'on se remémore le mois passé en Iran ....

Ecrit par : Zorglub | 28 août 2007

tenuent , oupps :)

Ecrit par : toto | 28 août 2007

Bonjour
Je persiste à penser que tout ce mauvais cirque ne se serait pas monté si au lieu d'ironiser sur ma poire quand j'ai parlé de rassemblement( sur l'essentiel qui nous amène tous ici) on avait cherché à creuser l'idée, en positivant, de trouver un lieu pour que tous ces Toto, Morel Christophe et Cie se retrouvent en pleine nature, pour marcher ensemble, parler, boire un coup et casser la croûte. Je suis sûr que les uns en face des autres, ce ne serait plus pareil. C'est tellement facile de s'envoyer des pains par le biais du virtuel. Pourquoi refuser une telle éventualité concrète de rencontre sur un terrain accueillant, quel qu'il soit, pour empêcher tous ces horions qui font tache dans notre débat. ?

Ecrit par : Francoli | 28 août 2007

Je n'en suis pour ma part qu'au stade de l'insulte
Je suis un /.../ prof de judo à temps partiel
Ecrit par : yann | 28 août 2007

Ceci explique peut-être cela ...

Ecrit par : Zorglub | 28 août 2007

Très amusant !
Mais je n'ai pas fait exprès de mentionner cette partie de mon CV pour parer aux menaces, mais juste pour signaler que, même si ça n'a pas la noblesse des lettres classiques, il m'arrive aussi d'enseigner (bénévolement, tiens, au fait...)

Ecrit par : yann | 28 août 2007

Bonjour
Je persiste à penser que tout ce mauvais cirque ne se serait pas monté si au lieu d'ironiser sur ma poire ...

Ecrit par : Francoli | 28 août 2007

Décidément, la canicule et la pleine lune rendent tout le monde parano !

Ecrit par : yann | 28 août 2007

Merci encore à Dobolino et Catmano pour les documents transmis.

On y apprend (?!!) que l'opportunisme n'a pas de frontières, ni géographiques, ni idéologiques, et que les cathos ne sont pas les derniers à se livrer à ce sport.
Que le centre, qu'il soit gauche, droit ou mou, a toujours démontré son incapacité à exister seul, ce qui a encore été vrai cette année avec la déconfiture du petit Bayrou, qui a disparu de la scène aussi sûrement qu'un hérisson dans un camp de gitans.

Ecrit par : yann | 28 août 2007

Yann, tu étais là quand dobolino a rigolé bien fort- avec d'autres- quand j'ai écrit à ce propos? Je ne crois pas. et je n'ai personne vu écrire que peut-être, pourquoi pas, et si etc....? Non personne, et pas yann, bien sûr.

Ecrit par : Francoli | 28 août 2007

Bonjour!

De retour de mon périple balkanique, j'ai pris deux jours de repos (40 heures de voiture pour le retour avec deux de mes amis) avant de venir à nouveau lire les émois, les anecdotes et les proposition du blog. Pas tout suivi encore, mais rien ne semble avoir bougé, la maison est stable...

Petite historiette personnelle, en tant que TZR (remplaçant sur zone) qui montre que vraiment, j'ai bien raison de prendre à mon aise et à ma façon - et que l'EN n'est qu'une machine gestionnaire qui n'a aucune culture pour mener le mieux possible ses enseignantes et enseignants (et mon exemple ne sert qu'à cela, montrer combien des postes fragilisés ne sont que des pions; ce qui ne donne pas le moral; et nous sommes 1300 remplaçants rien que dans mon Académie - seulement, pour les LP, je ne sais pas...):
J'apprends que je suis déplacé de ma zone narbonnaise à l'année pour remplacer je ne sais qui à la frontière espagnole.
Je fais savoir à qui de droit que je n'ai pas de voiture, que je ne peux financièrement me permettre d'en acherter une, qu'il n'y a pas de gare là-bas; et je m'entends répondre: "Vous êtes obligé d'avoir un véhicule, et il faut impérativement un prof en face des élèves à la rentrée. - Mais madame, c'est à plus de 100 km de Narbonne! - C'est comme ça! - Mais, madame, il y a 3 collègues enceintes à remplacer dès septembre dans mon bahut... - Ce sont des remplacement sur quelques mois. Et puis vous prendrez le train et le bus. - Ah, vous vous lèveriez à 3 heures du mat pour attendre un train qui ne m'emmènera jamais à être à 8 heures dans ma classe? - C'est comme ça, je prends note, je n'ai pas le temps, tous les TZR ont des problèmes. - Je n'ai pas choisi de l'être... - C'est comme ça, nous sommes dans la loi.

Je vais m'amuser moi à ne jamais être dans un appartement que je viens d'acheter à crédit...

Ne pleurez pas sur mon sort, ce n'est pas l'objet. Mais cette façon d'expédier ci ou là les Remplaçants, sans les avoir jamais rencontrés (dans quelle entreprise un DRH n'a pas rdv pas au moins une fois avec les salariés???), de jeter les jeunes profs dans les endroits chauds de l'hexagone, ouais, ça donne extrêmement envie d'avoir envie...

Ecrit par : Pendariès | 28 août 2007

Quant aux raisons de tes insultes sur Sibieude, on a QUE ton son de cloche..
Si tu as été "viré" c'est parce que tu devais le mériter .
Cela dit, tu n'es pas "réellement" viiré, hélas, puisque tu dois pouvoir te réinscrire si tu veux, connard .
En tous cas on est bien peinard depuis que tu n'y participes plus . N'y remets donc pas les pieds, neuneu !

Ecrit par : toto | 28 août 2007

Ca, toto, vous ne pouvez être que peinards sur votre site "Léo et Léa", pardon, "Lire et Ecrire", puisque vous en dégagez, qu'ils soient virés ou écoeurés par votre mauvaise foi, tous ceux qui ne sont pas en tous points d'accord avec vous. Ca, vous ne risquez plus d'être contredits, et j'avoue que ça doit être assez confortable. Je me demande finalement ma méconnaissance de l'utilisation des liens internet qui me l'avait fait confondre avec la "Fondapol" n'était pas, finalement, un acte manqué pas si illogique que ça!
Pour ce qui est de Gilbert Sibieude, où avez-vous lu une insulte de ma part? J'ai simplement dit qu'il était "à l'ouest", et que le mail qu'il m'avait envoyé pour me signifier mon "renvoi", (car, que vous le vouliez ou non, il s'agissait bien de ça) était un chef-d'oeuvre de Tartufferie, ce qui est la stricte vérité. Si j'avais su, je l'aurais gardé. Mais qui eut pu penser que garder une telle prose puisse me servir à quoi que ce soit un jour?
A la limite, je trouve l'expression: "brave type" nettement plus insultante que "complètement à l'ouest"!
Vous pouvez dormir sur vos deux oreilles, (il faut bien, effectivement, qu'elles vous servent à quelque chose), je ne retournerai pas sur "Lire et écrire".

"Si tu as été "viré" c'est parce que tu devais le mériter ."
Ecrit par : toto | 28 août 2007

Alors là, bravo! Rien à ajouter. C'est tellement désarmant de candeur.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 août 2007

Ah, et l'état des écoles albanaises... tout un programme!!!

Ecrit par : Pendariès | 28 août 2007

Je me demande SI ma méconnaissance de l'utilisation des liens internet qui me l'avait fait confondre avec la "Fondapol" n'était pas, finalement, un acte manqué pas si illogique que ça!

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 août 2007

Le prochain slogan de François Bayrou pour les prochaines élections: "incendies au sud, inondations au nord, choisissez le centre".

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 août 2007

MàC, de qui l'article du Parisien, SVP ?

La question (presque) rhétorique de Morel ("Pourquoi y a-t-il eu accord entre ce courant — démo-chrétien — et la Gauche ?") est une vraie question de fond, à laquelle j'ai mes propres réponses, mais j'aimerais beaucoup avoir celles des éminents blogueurs de passage ou de fond. Etant entendu — et c'est une particularité 100% française — que le mouvement démo-chrétien, partout en Europe, était à droite… Et c'est déjà une partie de la réponse.
JPB

Ecrit par : brighelli | 27 août 2007

Vous voulez des Chrétiens couillus? Un petit séjour en Serbie se trouve être informatif à ce sujet... Dire qu'on a tapé sur Milo parce qu'il défendait une certaine idée du christianisme vs l'Islam... hé hé hé...

C'est étrange de revenir lire les messages - rétrospectivement, je crois que j'ai honte de mes sorties furibardes...

Ecrit par : Pendariès | 28 août 2007

" J'ai simplement dit qu'il était "à l'ouest"

Normal, tu es un neuneu tellement simple.

Alors moi je te dis "simplement"
Va te faire empapaouter par un cactus GéANT !

Tu vois moi aussi je sais dire les choses simplement, connard !

"était un chef-d'oeuvre de Tartufferie, ce qui est la stricte vérité"
LE tartuffe c'est toi, neuneu, encore une fois, c'est facile de parler de choses que tu ne peux pas prouver !

Tu es une merde (je te le dis 'simplement' hein, connard )

Ecrit par : toto | 28 août 2007

Toto, le tarif pour une insulte est de 38 euros. Vous avez intérêt à demander une sérieuse augmentation à votre patron!

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 août 2007

Fournitures scolaires.
La masse des fournitures exigées par les professeurs dans les collèges. Inversement proportionnelle à l'efficacité de l'enseignement! Ces pauvres gosses croulent quotidiennement sous un sac parfois aussi gros qu'eux, au point qu'on se demande si le bon sens fait partie de la panoplie de l'enseignant. Les manuels - au collège! - font souvent 500 pages et pèsent un kilo. C'est lourd pour contenir tant de vide - en français, par exemple. Le sac d'école est plein de ces grands classeurs bien lourds, bourrés d'intercalaires et au contenu aléatoire et quand même désordonné, dont une auditrice vient de rappeler à l'instant sur "Les auditeurs ont la parole" que la plupart ne sont pas utilisés.
Pour ma part, je demande à mes élèves - de la 6ème à la 3ème - d'avoir en tout et pour tout deux cahiers, de petit format et à grands carreaux: un rouge pour la grammaire et le style, un jaune pour les explications de textes. L'organisation de la semaine est la même du 4 septembre au 30 juin: deux heures d'explication de texte et deux heures de grammaire-dictée-rédaction. On n'apporte que le cahier utile pour l'heure en question. Cela veut dire évidemment qu'il n'est pas question de "séquences"!
Les manuels de français? Je demande à mes élèves de les entreposer soigneusement sur une étagère de leur chambre, de les épousseter de temps en temps, et de les rapporter en fin d'année. C'est le sort qu'ils méritent.

Ecrit par : Jean | 28 août 2007

Allez, pour vous, Jean: "le coup de la rentrée est encore tiré vers le haut".

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 août 2007

Jour de rentrée

15 ans de CM2 ... cette année CP .. comme la première année de PE.


Vous écrivez : "
La masse des fournitures exigées par les professeurs dans les collèges. Inversement proportionnelle à l'efficacité de l'enseignement ! "

En CM question classeur , j'avais résolu le problème . Les deux classeurs : Français et Eveil (histoire, géographgie , Biologie , Technologie, Jeux Echecs ...) restaient en classe dans des étagères, visualisés par les parents deux fois par mois ... Sinon les élèves avaient une chemise de "transport" pour transporter à la maison la leçon à apprendre sans endommager le classeur et alourdir leur charge.

Jean vous voilà de rentrée . Votre propos est vivifiant .

Ecrit par : patrickinstit | 28 août 2007

Jour de rentrée

15 ans de CM2 ... cette année CP .. comme la première année de PE.


Vous écrivez : "
La masse des fournitures exigées par les professeurs dans les collèges. Inversement proportionnelle à l'efficacité de l'enseignement ! "

En CM question classeur , j'avais résolu le problème . Les deux classeurs : Français et Eveil (histoire, géographgie , Biologie , Technologie, Jeux Echecs ...) restaient en classe dans des étagères, visualisés par les parents deux fois par mois ... Sinon les élèves avaient une chemise de "transport" pour transporter à la maison la leçon à apprendre sans endommager le classeur et alourdir leur charge.

Jean vous voilà de rentrée . Votre propos est vivifiant .

Ecrit par : patrickinstit | 28 août 2007

"Toto, le tarif pour une insulte est de 38 euros. Vous avez intérêt à demander une sérieuse augmentation à votre patron!"

Tu as de sacrés problèmes de lecture .
Ce ne sont pas des insultes, juste comme toi , des choses simples ...
Trop compliqué pour toi , la seule solution L1L , connard !

Ecrit par : toto | 28 août 2007

Yann, tu étais là quand dobolino a rigolé bien fort- avec d'autres- quand j'ai écrit à ce propos? Je ne crois pas. et je n'ai personne vu écrire que peut-être, pourquoi pas, et si etc....? Non personne, et pas yann, bien sûr.

Ecrit par : Francoli | 28 août 2007

Si, j'étais "là". J'ai juste rigolé, sans en ajouter une couche.
Et j'ai suggéré que le Larzac était peut-être un peu vaste, car nos ne serions que 8 ou 10.
Suivez, prenez des notes.

Ecrit par : yann | 28 août 2007

"Vous avez tort de vous laver les mains en ce qui concerne ces menaces caractérisées proférées sur un blog dont vous êtes l'instigateur. Je pense que c'est un mauvais choix tactique, tant en ce qui concerne l'aspect légal de la chose que la position (d'une bone partie) des blogueurs de céans."
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 août 2007

Mon cher petit,
( tout le monde aura remarqué que suite à l'admonestation de JPB d'avoir à nous tenir, j'emploie ici des termes civils et même affectueux) ; donc, mon cher petit, quelques conseils presque paternels.
Et d'abord concernant votre menace de dépot de plainte. Sur ce sujet, je ne saurais trop vous conseiller de consulter préalablement quelques juristes sérieux ( j'en ai quelques-uns près de moi dont vous n'avez pas idée) qui tempéreront vos ardeurs quérulentes. Vous divulguez sur une liste publique un message privé qu'en plus vous arrangez à votre façon : vous savez bien que je ne vous ai pas menacé d'un "cassage de gueule". Si plainte donc il devait y avoir, vous donnez ainsi matière à en déposer une en diffamation. Mais que Dieu nous garde d'en venir à de telles extrêmités. D'ailleurs la justice a dautres chats à fouetter et pourrait nous condamner pour recours abusif.

Passons donc, et venons-en à l'essentiel : la manière dont vous ébattez ici comme dans un bac à sable, comme si ce blog était hors du monde réel et permettait le n'importe quoi hors de toute conséquence.
Pardonnez-moi de vous dire que vous êtes de ce point de vue à mes yeux tout à fait représentatif de cette déviation de l'espèce qui mériterait le nom d' homo ed.natibus.
J'en veux pour preuve, parmi d'autres, vos propositions sur les séances d'expression corporelle à usage pédagogique que vous recommandez. Certes, dans le monde réel, quelques entreprises férues de management par le corps en prescrivent à leurs cadres ; la plupart des autres cependant tiennent en piètre estime ce genre d'excentricités, préférant, et on les comprend, parer par d'autres voies à cette calamité inhérente à l'état actuel et passé du système économique qu'est la baisse tendancielle du taux de profit. Le maçon soumis aux 35 heures doit pour un salaire inférieur le même rendement qu'en 40 heures, ce qui ne laisse guère de place pour le "développement personnel".
Tout cela pour dire que vous n'auriez guère de chances de vendre vos salades ailleurs que dans votre IUFM et que c'est d'ailleurs pourquoi vous y êtes. Par parenthèse, vous qui êtes musicien, nous avons avons au GRIP un professionnel, en la personne de Jean-Pierre Picandet, instituteur hors pair et titulaire de l'orgue de sa petite ville.
Vous voyez, je suis gentil, je vous donne des pistes pour vous lancer dans la vie et sortir de l'antre triste du fonctionnariat où vos talents s'étiolent.
Affectueusement vôtre,
Guy Morel
PS.
1- je remercie vivement Pedro Cordoba d'avoir si bien résumé le passage de la préface au "Buisson" rédigée par Michel Delord et moi sur les écoles primaires supérieures (EPS).
2- pour Yann, qui s'est trouvé mêlé, par étourderie de ma part, à ces débats houleux, toutes mes excuses.

Ecrit par : guy morel | 28 août 2007

"Vous avez tort de vous laver les mains en ce qui concerne ces menaces caractérisées proférées sur un blog dont vous êtes l'instigateur. Je pense que c'est un mauvais choix tactique, tant en ce qui concerne l'aspect légal de la chose que la position (d'une bone partie) des blogueurs de céans."
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 août 2007

Mon cher petit,
( tout le monde aura remarqué que suite à l'admonestation de JPB d'avoir à nous tenir, j'emploie ici des termes civils et même affectueux) ; donc, mon cher petit, quelques conseils presque paternels.
Et d'abord concernant votre menace de dépot de plainte. Sur ce sujet, je ne saurais trop vous conseiller de consulter préalablement quelques juristes sérieux ( j'en ai quelques-uns près de moi dont vous n'avez pas idée) qui tempéreront vos ardeurs quérulentes. Vous divulguez sur une liste publique un message privé qu'en plus vous arrangez à votre façon : vous savez bien que je ne vous ai pas menacé d'un "cassage de gueule". Si plainte donc il devait y avoir, vous donnez ainsi matière à en déposer une en diffamation. Mais que Dieu nous garde d'en venir à de telles extrêmités. D'ailleurs la justice a dautres chats à fouetter et pourrait nous condamner pour recours abusif.

Passons donc, et venons-en à l'essentiel : la manière dont vous ébattez ici comme dans un bac à sable, comme si ce blog était hors du monde réel et permettait le n'importe quoi hors de toute conséquence.
Pardonnez-moi de vous dire que vous êtes de ce point de vue à mes yeux tout à fait représentatif de cette déviation de l'espèce qui mériterait le nom d' homo ed.natibus.
J'en veux pour preuve, parmi d'autres, vos propositions sur les séances d'expression corporelle à usage pédagogique que vous recommandez. Certes, dans le monde réel, quelques entreprises férues de management par le corps en prescrivent à leurs cadres ; la plupart des autres cependant tiennent en piètre estime ce genre d'excentricités, préférant, et on les comprend, parer par d'autres voies à cette calamité inhérente à l'état actuel et passé du système économique qu'est la baisse tendancielle du taux de profit. Le maçon soumis aux 35 heures doit pour un salaire inférieur le même rendement qu'en 40 heures, ce qui ne laisse guère de place pour le "développement personnel".
Tout cela pour dire que vous n'auriez guère de chances de vendre vos salades ailleurs que dans votre IUFM et que c'est d'ailleurs pourquoi vous y êtes. Par parenthèse, vous qui êtes musicien, nous avons avons au GRIP un professionnel, en la personne de Jean-Pierre Picandet, instituteur hors pair et titulaire de l'orgue de sa petite ville.
Vous voyez, je suis gentil, je vous donne des pistes pour vous lancer dans la vie et sortir de l'antre triste du fonctionnariat où vos talents s'étiolent.
Affectueusement vôtre,
Guy Morel
PS.
1- je remercie vivement Pedro Cordoba d'avoir si bien résumé le passage de la préface au "Buisson" rédigée par Michel Delord et moi sur les écoles primaires supérieures (EPS).
2- pour Yann, qui s'est trouvé mêlé, par étourderie de ma part, à ces débats houleux, toutes mes excuses.

Ecrit par : guy morel | 28 août 2007

"Vous avez tort de vous laver les mains en ce qui concerne ces menaces caractérisées proférées sur un blog dont vous êtes l'instigateur. Je pense que c'est un mauvais choix tactique, tant en ce qui concerne l'aspect légal de la chose que la position (d'une bone partie) des blogueurs de céans."
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 août 2007

Mon cher petit,
( tout le monde aura remarqué que suite à l'admonestation de JPB d'avoir à nous tenir, j'emploie ici des termes civils et même affectueux) ; donc, mon cher petit, quelques conseils presque paternels.
Et d'abord concernant votre menace de dépot de plainte. Sur ce sujet, je ne saurais trop vous conseiller de consulter préalablement quelques juristes sérieux ( j'en ai quelques-uns près de moi dont vous n'avez pas idée) qui tempéreront vos ardeurs quérulentes. Vous divulguez sur une liste publique un message privé qu'en plus vous arrangez à votre façon : vous savez bien que je ne vous ai pas menacé d'un "cassage de gueule". Si plainte donc il devait y avoir, vous donnez ainsi matière à en déposer une en diffamation. Mais que Dieu nous garde d'en venir à de telles extrêmités. D'ailleurs la justice a dautres chats à fouetter et pourrait nous condamner pour recours abusif.

Passons donc, et venons-en à l'essentiel : la manière dont vous ébattez ici comme dans un bac à sable, comme si ce blog était hors du monde réel et permettait le n'importe quoi hors de toute conséquence.
Pardonnez-moi de vous dire que vous êtes de ce point de vue à mes yeux tout à fait représentatif de cette déviation de l'espèce qui mériterait le nom d' homo ed.natibus.
J'en veux pour preuve, parmi d'autres, vos propositions sur les séances d'expression corporelle à usage pédagogique que vous recommandez. Certes, dans le monde réel, quelques entreprises férues de management par le corps en prescrivent à leurs cadres ; la plupart des autres cependant tiennent en piètre estime ce genre d'excentricités, préférant, et on les comprend, parer par d'autres voies à cette calamité inhérente à l'état actuel et passé du système économique qu'est la baisse tendancielle du taux de profit. Le maçon soumis aux 35 heures doit pour un salaire inférieur le même rendement qu'en 40 heures, ce qui ne laisse guère de place pour le "développement personnel".
Tout cela pour dire que vous n'auriez guère de chances de vendre vos salades ailleurs que dans votre IUFM et que c'est d'ailleurs pourquoi vous y êtes. Par parenthèse, vous qui êtes musicien, nous avons avons au GRIP un professionnel, en la personne de Jean-Pierre Picandet, instituteur hors pair et titulaire de l'orgue de sa petite ville.
Vous voyez, je suis gentil, je vous donne des pistes pour vous lancer dans la vie et sortir de l'antre triste du fonctionnariat où vos talents s'étiolent.
Affectueusement vôtre,
Guy Morel
PS.
1- je remercie vivement Pedro Cordoba d'avoir si bien résumé le passage de la préface au "Buisson" rédigée par Michel Delord et moi sur les écoles primaires supérieures (EPS).
2- pour Yann, qui s'est trouvé mêlé, par étourderie de ma part, à ces débats houleux, toutes mes excuses.

Ecrit par : guy morel | 28 août 2007

"Vous avez tort de vous laver les mains en ce qui concerne ces menaces caractérisées proférées sur un blog dont vous êtes l'instigateur. Je pense que c'est un mauvais choix tactique, tant en ce qui concerne l'aspect légal de la chose que la position (d'une bone partie) des blogueurs de céans."
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 août 2007

Mon cher petit,
( tout le monde aura remarqué que suite à l'admonestation de JPB d'avoir à nous tenir, j'emploie ici des termes civils et même affectueux) ; donc, mon cher petit, quelques conseils presque paternels.
Et d'abord concernant votre menace de dépot de plainte. Sur ce sujet, je ne saurais trop vous conseiller de consulter préalablement quelques juristes sérieux ( j'en ai quelques-uns près de moi dont vous n'avez pas idée) qui tempéreront vos ardeurs quérulentes. Vous divulguez sur une liste publique un message privé qu'en plus vous arrangez à votre façon : vous savez bien que je ne vous ai pas menacé d'un "cassage de gueule". Si plainte donc il devait y avoir, vous donnez ainsi matière à en déposer une en diffamation. Mais que Dieu nous garde d'en venir à de telles extrêmités. D'ailleurs la justice a dautres chats à fouetter et pourrait nous condamner pour recours abusif.

Passons donc, et venons-en à l'essentiel : la manière dont vous ébattez ici comme dans un bac à sable, comme si ce blog était hors du monde réel et permettait le n'importe quoi hors de toute conséquence.
Pardonnez-moi de vous dire que vous êtes de ce point de vue à mes yeux tout à fait représentatif de cette déviation de l'espèce qui mériterait le nom d' homo ed.natibus.
J'en veux pour preuve, parmi d'autres, vos propositions sur les séances d'expression corporelle à usage pédagogique que vous recommandez. Certes, dans le monde réel, quelques entreprises férues de management par le corps en prescrivent à leurs cadres ; la plupart des autres cependant tiennent en piètre estime ce genre d'excentricités, préférant, et on les comprend, parer par d'autres voies à cette calamité inhérente à l'état actuel et passé du système économique qu'est la baisse tendancielle du taux de profit. Le maçon soumis aux 35 heures doit pour un salaire inférieur le même rendement qu'en 40 heures, ce qui ne laisse guère de place pour le "développement personnel".
Tout cela pour dire que vous n'auriez guère de chances de vendre vos salades ailleurs que dans votre IUFM et que c'est d'ailleurs pourquoi vous y êtes. Par parenthèse, vous qui êtes musicien, nous avons avons au GRIP un professionnel, en la personne de Jean-Pierre Picandet, instituteur hors pair et titulaire de l'orgue de sa petite ville.
Vous voyez, je suis gentil, je vous donne des pistes pour vous lancer dans la vie et sortir de l'antre triste du fonctionnariat où vos talents s'étiolent.
Affectueusement vôtre,
Guy Morel
PS.
1- je remercie vivement Pedro Cordoba d'avoir si bien résumé le passage de la préface au "Buisson" rédigée par Michel Delord et moi sur les écoles primaires supérieures (EPS).
2- pour Yann, qui s'est trouvé mêlé, par étourderie de ma part, à ces débats houleux, toutes mes excuses.

Ecrit par : guy morel | 28 août 2007

"Vous avez tort de vous laver les mains en ce qui concerne ces menaces caractérisées proférées sur un blog dont vous êtes l'instigateur. Je pense que c'est un mauvais choix tactique, tant en ce qui concerne l'aspect légal de la chose que la position (d'une bone partie) des blogueurs de céans."
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 août 2007

Mon cher petit,
( tout le monde aura remarqué que suite à l'admonestation de JPB d'avoir à nous tenir, j'emploie ici des termes civils et même affectueux) ; donc, mon cher petit, quelques conseils presque paternels.
Et d'abord concernant votre menace de dépot de plainte. Sur ce sujet, je ne saurais trop vous conseiller de consulter préalablement quelques juristes sérieux ( j'en ai quelques-uns près de moi dont vous n'avez pas idée) qui tempéreront vos ardeurs quérulentes. Vous divulguez sur une liste publique un message privé qu'en plus vous arrangez à votre façon : vous savez bien que je ne vous ai pas menacé d'un "cassage de gueule". Si plainte donc il devait y avoir, vous donnez ainsi matière à en déposer une en diffamation. Mais que Dieu nous garde d'en venir à de telles extrêmités. D'ailleurs la justice a dautres chats à fouetter et pourrait nous condamner pour recours abusif.

Passons donc, et venons-en à l'essentiel : la manière dont vous ébattez ici comme dans un bac à sable, comme si ce blog était hors du monde réel et permettait le n'importe quoi hors de toute conséquence.
Pardonnez-moi de vous dire que vous êtes de ce point de vue à mes yeux tout à fait représentatif de cette déviation de l'espèce qui mériterait le nom d' homo ed.natibus.
J'en veux pour preuve, parmi d'autres, vos propositions sur les séances d'expression corporelle à usage pédagogique que vous recommandez. Certes, dans le monde réel, quelques entreprises férues de management par le corps en prescrivent à leurs cadres ; la plupart des autres cependant tiennent en piètre estime ce genre d'excentricités, préférant, et on les comprend, parer par d'autres voies à cette calamité inhérente à l'état actuel et passé du système économique qu'est la baisse tendancielle du taux de profit. Le maçon soumis aux 35 heures doit pour un salaire inférieur le même rendement qu'en 40 heures, ce qui ne laisse guère de place pour le "développement personnel".
Tout cela pour dire que vous n'auriez guère de chances de vendre vos salades ailleurs que dans votre IUFM et que c'est d'ailleurs pourquoi vous y êtes. Par parenthèse, vous qui êtes musicien, nous avons avons au GRIP un professionnel, en la personne de Jean-Pierre Picandet, instituteur hors pair et titulaire de l'orgue de sa petite ville.
Vous voyez, je suis gentil, je vous donne des pistes pour vous lancer dans la vie et sortir de l'antre triste du fonctionnariat où vos talents s'étiolent.
Affectueusement vôtre,
Guy Morel
PS.
1- je remercie vivement Pedro Cordoba d'avoir si bien résumé le passage de la préface au "Buisson" rédigée par Michel Delord et moi sur les écoles primaires supérieures (EPS).
2- pour Yann, qui s'est trouvé mêlé, par étourderie de ma part, à ces débats houleux, toutes mes excuses.

Ecrit par : guy morel | 28 août 2007

Alors OK, je n'ai donc pas rêvé et ne suis pas parano. Il y en a bien qui ne savent que de se f..de la g...des autres au lieu de dire carrément, "non c'est pas une bonne idée, j'en propose une autre...". Moi je reste positif. Je ne cherche pas à diminuer les autres Si le verbe "rassembler" vous chagrine, expliquez-nous en quoi il serait inapplicable avec nous tous ici.Moi j'y crois . C'est tout.

Ecrit par : Francoli | 28 août 2007

Cher Francoli, je ne me f.. pas de votre g.., j'ai rigolé chez moi et personne ne l'a vu.
Je redis qu'objectivement, que le lieu d'un rendez vous éventuel des personnes motivées de ce blog soit le Larzac, le plateau de Millevaches ou la pointe du Raz, nous ne pourrions guère être plus que 8 ou 10.
D'où l'intéret d'Internet.
Où on se frite un peu parfois, et où les gens de bonne volonté se font des excuses au bout d'un moment.

Ecrit par : yann | 28 août 2007

2- pour Yann, qui s'est trouvé mêlé, par étourderie de ma part, à ces débats houleux, toutes mes excuses.

Ecrit par : guy morel | 28 août 2007

Mr Morel, j'accepte vos excuses, bien que je ne vois pas ce que l'étourderie vient faire ici ( je ne suis pas prof, je ne peux pas comprendre ...?).
Je m'étais contenté de reproduire la citation suivante :

....j'opposais Sibieude, catholique convaincu et défenseur de l'instruction publique, à Meirieu, catholique de la mouvance démo-chrétienne qui a si bien inspiré etc ....

Ecrit par : guy morel | 27 août 2007

et de vous demander, avec peut-être un langage d'anti-clérical primaire, quelques explications sur les rapports obscurs entre catholicisme et réforme scolaire.
Libre à vous de ne pas pouvoir, vouloir, avoir le temps, etc., de me répondre.
Il eût été moins désagréable de le dire carrément (et nous aurions gagné du temps).

Mais, après tout, ce n'est pas le sujet du fil, ni du blog.
Je préfère signaler qu'entre les tombereaux d'injures des uns et des autres, Thalie a écrit quelque chose de sensé un peu (non, encore un peu) plus haut, et j'invite les uns et les autres à le relire.

Ecrit par : yann | 28 août 2007

et de vous demander, avec peut-être un langage d'anti-clérical primaire, quelques explications sur les rapports obscurs entre catholicisme et réforme scolaire.
écrit Yann

Vous demandez à JPB mon téléphone, nous pourrons parler tranquillement.
Bien à vous.
GM

Ecrit par : guy morel | 28 août 2007

et de vous demander, avec peut-être un langage d'anti-clérical primaire, quelques explications sur les rapports obscurs entre catholicisme et réforme scolaire.
écrit Yann

Vous demandez à JPB mon téléphone, nous pourrons parler tranquillement.
Bien à vous.
GM

Ecrit par : guy morel | 28 août 2007

et de vous demander, avec peut-être un langage d'anti-clérical primaire, quelques explications sur les rapports obscurs entre catholicisme et réforme scolaire.
écrit Yann

Vous demandez à JPB mon téléphone, nous pourrons parler tranquillement.
Bien à vous.
GM

Ecrit par : guy morel | 28 août 2007

et de vous demander, avec peut-être un langage d'anti-clérical primaire, quelques explications sur les rapports obscurs entre catholicisme et réforme scolaire.
écrit Yann

Vous demandez à JPB mon téléphone, nous pourrons parler tranquillement.
Bien à vous.
GM

Ecrit par : guy morel | 28 août 2007

et de vous demander, avec peut-être un langage d'anti-clérical primaire, quelques explications sur les rapports obscurs entre catholicisme et réforme scolaire.
écrit Yann

Vous demandez à JPB mon téléphone, nous pourrons parler tranquillement.
Bien à vous.
GM

Ecrit par : guy morel | 28 août 2007

et de vous demander, avec peut-être un langage d'anti-clérical primaire, quelques explications sur les rapports obscurs entre catholicisme et réforme scolaire.
écrit Yann

Vous demandez à JPB mon téléphone, nous pourrons parler tranquillement.
Bien à vous.
GM

Ecrit par : guy morel | 28 août 2007

et de vous demander, avec peut-être un langage d'anti-clérical primaire, quelques explications sur les rapports obscurs entre catholicisme et réforme scolaire.
écrit Yann

Vous demandez à JPB mon téléphone, nous pourrons parler tranquillement.
Bien à vous.
GM

Ecrit par : guy morel | 28 août 2007

Mr Morel
Vous devriez faire tester votre clavier, ou votre ordinateur, l'un des deux a une facheuse tendance à hoqueter.
Ou seriez vous parkinsonien ?
Amicalement

Ecrit par : yann | 28 août 2007

Mr Morel
Vous devriez faire tester votre clavier, ou votre ordinateur, l'un des deux a une facheuse tendance à hoqueter.
Ou seriez vous parkinsonien ?
Amicalement
Ecrit par : yann | 28 août 2007
Mais oui, je suis parkinsonien de naissance. Cela a été logntemps difficile pour moi. Maitenant ça va mieux ; les gens s'habituent. Par exemple, on ne se formalise plus quand ma jambe droite tremblote etmon poing droit me démange quand je passe devant un IUFM. Vous pouvez pas savoir les ennuis que j'ai eus avec ça.
GM

Ecrit par : guy morel | 28 août 2007

Un de mes anciens élèves, qui est dans une bonne prépa vient de rencontrer des anciens copains qui sont à la fac en maths et qui rentrent en 2ème année. L'un d'eux lui a avoué n'avoir à travailler qu'une heure par jour le soir. Pas besoin de plus, les yeux du prépa se sont arrondis. "Non, et je suis bien classé dans mon groupe, a répondu l'étudiant". Les profs sont contents et n'en demandent pas plus." Pour tout dire, a ajouté le gamin, j'ai moins de boulot qu'en terminale."
Et si les profs de fac se mettaient enfin à être exigeants? Ils n'ont pas d'inspecteurs sur le dos, pas de circulaires qui les obligent à travailler en séquences ni à respecter des textes administratifs stupides. Pourquoi la réforme des universités ne commencerait-elle pas par là?
Et l'unef qui commence à nous bassiner avec " le panier de l'étudiant". Mais qu'ont-ils "d'étudiant" la plupart de ces jeunes gens? Rien. Un statut creux consommateur d'allocations et créateur d'aigreurs.

Ecrit par : Thalie | 28 août 2007

Petit recensement dans ma ville. Tous les enfants de la bonne bourgeoisie de gauche qui n'ont pas pu caser leurs chérubins dans des vraies prépas ( toutes options confondues) parce que les petits "s'éclataient" en terminale et qu'il ne fallait pas les forcer à travailler, les pauvres choux, se retrouvent dans des prépas bidons du privé mais qui sont moins "décharges" que la fac.
On a beau être de gauche et avoir milité à la FCPE pendant toute la scolarité du petit, quand même, on sait où il faut le mettre après...
Et bien sûr, les collègues de fac font preuve de justice sociale en laissant les étudiants traîner leurs guêtres, sans les "nourrir" sans les évaluer, ni les sélectionner, ce qui serait un service à rendre au bon peuple qui atterrit en masse chez eux.

Ecrit par : Thalie | 28 août 2007

Quoi, Thalie? Ai-je bien lu? Vous souhaitez aux professeurs d'université d'avoir à travailler en "séquences"? Mais c'est du sadisme à l'état pur, ma chère!

Ecrit par : Jean | 28 août 2007

Il y a bien longtemps que la fac est une zone tampon, un purgatoire avant l'ANPE. Et un enfer lorsque, justement à l'ANPE, les ex-étudiants débarquent bardés de diplômes sans valeur.
Il ne faut pas commencer par la fac, ou par le primaire, par les programmes ou par les méthodes, mais par partout à la fois. C'est si compliqué à comprendre ?

Ecrit par : yann | 28 août 2007

je ne sais pas qui est philippe C., mais je me permets de copier son message envoyé sur un fil moins lu que celui-ci :

Bonjour
Le rapport du HCE sur l'école primaire, ici : http://www.hce.education.fr/gallery_files/site/21/39.pdf

Ecrit par : Philippe C | 28 août 2007

Fascinant, ce rapport. "les textes officiels ne sont pas assez appliqués", "le redoublement ne sert à rien", "les cycles ne sont pas assez appliqués", etc.
Bref, nous sommes devant un précipice, il faut un grand bond en avant !

Ecrit par : yann | 28 août 2007

"un message privé qu'en plus vous arrangez à votre façon : "
vous savez bien que je ne vous ai pas menacé d'un "cassage de gueule".

En plus, vous êtes un menteur... Bravo!

"Si plainte donc il devait y avoir, vous donnez ainsi matière à en déposer une en diffamation."

Plainte est déposée, avec preuve à l'appui, (le mail en question). Vous pouvez aller en diffamation si ça vous chante.


"vos propositions sur les séances d'expression corporelle à usage pédagogique que vous recommandez."

Où diable ai-je parlé de séances d'expression corporelle? Votre haine immaîtrisée vis à vis de tout ce qui concerne les IUFM vous fait fantasmer par rapport à une ou deux expériences, (certainement malheureuses, ceci-dit) qui ont été montées en épingle et présentées comme des pratiques systématiques.

"ce genre d'excentricités",

La pratique de la discipline "théâtre" dans la formation des enseignants est une excentricité? Ben dis-donc, on ne doit pas s'ennuyer une seconde, aux réunions du GRIP! Ca donne envie d'y aller! Parlez-donc de cela avec Pedro Cordoba, que vous semblez respecter et même admirer!

"préférant, et on les comprend, parer par d'autres voies à cette calamité inhérente à l'état actuel et passé du système économique qu'est la baisse tendancielle du taux de profit. Le maçon soumis aux 35 heures doit pour un salaire inférieur le même rendement qu'en 40 heures, ce qui ne laisse guère de place pour le "développement personnel"."

Vous avez raison, il faut absolument que l'enseignement réponde à des critères d'évaluation de profit direct.

"Tout cela pour dire que vous n'auriez guère de chances de vendre vos salades ailleurs que dans votre IUFM et que c'est d'ailleurs pourquoi vous y êtes."

Bien sûr, mon cher ami! Venez donc vendre les vôtres, de salades, aux étudiants et aux stagiaires d'ici, et vous en repartirez avec un costume très seyant.

"Par parenthèse, vous qui êtes musicien, nous avons avons au GRIP un professionnel, en la personne de Jean-Pierre Picandet, instituteur hors pair et titulaire de l'orgue de sa petite ville."

Je l'en loue sincèrement!

"Vous voyez, je suis gentil, je vous donne des pistes pour vous lancer dans la vie et sortir de l'antre triste du fonctionnariat où vos talents s'étiolent.
Affectueusement vôtre,
Guy Morel"

Où dois-je vous envoyer le chèque? Et à l'ordre du "GRIP", ou au vôtre?

PS.
1- je remercie vivement Pedro Cordoba d'avoir si bien résumé le passage de la préface au "Buisson" rédigée par Michel Delord et moi sur les écoles primaires supérieures (EPS).

Ecrit par : guy morel | 28 août 2007 "

Profitez-en pour lui exposer votre point de vue sus-cité sur la pratique du théâtre dans la formation des enseignants! Je vous prédit un débat fort instructif pour vous.

Cordialement malgré tout.
Christophe.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 août 2007

"Par exemple, on ne se formalise plus quand ma jambe droite tremblote etmon poing droit me démange quand je passe devant un IUFM. Vous pouvez pas savoir les ennuis que j'ai eus avec ça.
GM"

Ecrit par : guy morel | 28 août 2007

Une bonne psychothérapie, et ça devrait s'arranger, mon cher!

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 août 2007

Je viens d'acheter la nouvelle édition de "Qu'apprend-on à l'école élémentaire?", préfacée par Xavier Darcos. J'avais écrit une analyse détaillée - non publiée - de l'édition de 2005/2006, où je démontrais avec beaucoup d'agressivité l'inanité et la sottise qui y régnaient. On ne peut que constater un virage à 180°, à l'exception du chapitre consacré à la maternelle où règne toujours le constructivisme en roi. Mais dès le cycle 2, en ce qui concerne le français et le calcul, les pendules sont remises à l'heure; de temps à autre, des phrases stupides parsèment le texte, mais elles deviennent très minoritaires. Par exemple: " C’est ainsi qu’ils installent les bases culturelles sans lesquelles parler, lire et écrire ne seraient que des mécanismes formels, sans signification"; Si cela est vrai, alors tous les gens qui sur terre sont toujours analphabètes et incultes auraient pour langage un mécanisme formel sans signification ! Ce dont on peut être sûr, par contre, c’est que le « sens » de ce qu’écrivent les auteurs de ces lignes leur échappe quelque peu... Mais à part quelques phrases disséminées par ci, par là, l'instruction reprend le dessus. Je ne sais pas qui il faut remercier, le GRIP, les éminences grises diverses, mais bravo, il était temps. J'ose espérer que d'ici 4 à 5 ans, le côté pédagogiste jargonnant aura complètement disparu. On a l'impression d'un combat entre deux camps, le camp de l'instruction ayant laissé quelques carottes au camp pédagogiste, en attendant de mieux les achever.
Même la préface de Darcos est convenable! Quand on la compare avec celle de Robien il y a deux ans, quel chemin parcouru!
Le seul et véritable problème qui demeure est celui de la formation des futurs instituteurs: comment enseigner la grammaire à des adultes qui ne l'ont jamais apprise, de manière à ce qu'ils puissent la transmettre à des petits? Comment faire pour avoir des maîtres capables d'instruire en lieu et place d'animation d'un groupe classe?

Ecrit par : Aspirine Rose | 28 août 2007

toujours le rapport du HCE :

Dernière page, composition du HCE :

Quelqu'un ici sait qui est N... ????
C'est tout de même extraordinaire qu'un haut comité Théodule de notre république ait un membre désigné par une initiale ! Il a honte ? Il y a eu des menaces ? Ils se réunissent avec des cagoules ?

Ecrit par : yann | 28 août 2007

"Mais je reste persuadé qu'une solide formation autour de la voix, du corps, (travail autour du théâtre, entre autres) seraient extrêmement bien venus dans la formation des instituteurs, et des enseignants en général.
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 août 2007"

Ne sont-ce pas des séances d'expression corporelle ?
Dites-donc, mon petit Sibille, vous commencez à fatiguer les plus débonnaires, dont je suis.
Croyez pas que vous feriez mieux d'alller vous faire voir ailleurs ?
GM

Ecrit par : guy morel | 28 août 2007

A propos des cycles :

C'est très joli tout ça, mais comment organise-t-on des conseils de cycles, en cycle 2 (GS-CP-CE1), quand les élèves fréquentent une maternelle qui n'est pas couplée à une école élémentaire, et que leur cycle se déroulera dans deux écoles différentes ?

Ecrit par : yann | 28 août 2007

Je crois me souvenir, yann, que la place de N... était occupée, jusqu'à sa démission, par l'écrivain Denis Tillinac, lequel, apparemment, n'aurait donc pas été remplacé.

Le rapport du HCE est en effet "fascinant", au sens où il est dramatiquement à côté de la plaque. Mais qu'attendre d'autre de Forestier, de Bouvier (ex-président de la Conférence des directeurs d'IUFM)?

Ecrit par : Jean | 28 août 2007

"Ne sont-ce pas des séances d'expression corporelle ?
Dites-donc, mon petit Sibille, vous commencez à fatiguer les plus débonnaires, dont je suis.
Croyez pas que vous feriez mieux d'alller vous faire voir ailleurs ?
GM

Ecrit par : guy morel | 28 août 2007 "

Je ne suis ni "votre", ni "petit" Sibille. Et si vous confondez réellement théâtre et expression corporelle, votre cas est plus grave que je le pensais!
Par ailleurs, soyez poli, s'il vous plait.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 août 2007

Ceux qui sont persuadés que les conseils et programmations de cycle sont ce qu'il y a de plus important pour mettre en place leur projet d'école se débrouillent, ne vous faites pas de souci pour eux.
Ils font un planning en début d'année et consacrent tout le temps nécessaire (nous avons 18 heures à consacrer par an aux conseils de cycle et conseils des maîtres) à débattre, programmer, "progressionner", concevoir des évaluations, des ateliers de remédiations et encore tout un tas de choses passionnantes.
Si dans le groupe, un pauvre "pas convaincu" se pointe, au hasard d'une mutation, il s'adapte pour un an et demande vite un autre poste. Certains directeurs sont très zélés et n'admettent pas qu'on puisse refuser de faire partie d'une équipe pédagogique à la pointe de l'innovation et n'hésitent pas à user de l'oreille de l'IEN pour mettre bon ordre dans leurs troupes.
Si dans une école, personne n'est franchement convaincu du bien-fondé de ces directives, on s'arrange, repas de cantine ou soirée amicale en commun qui se retrouve baptisé "conseil de cycle ou des maîtres", et puis voilà.

Ecrit par : catmano | 28 août 2007

Le seul et véritable problème qui demeure est celui de la formation des futurs instituteurs: comment enseigner la grammaire à des adultes qui ne l'ont jamais apprise, de manière à ce qu'ils puissent la transmettre à des petits? Comment faire pour avoir des maîtres capables d'instruire en lieu et place d'animation d'un groupe classe?
Ecrit par : Aspirine Rose | 28 août 2007

En effet, et ce n'est pas un mince problème. On pourrait dire la même chose du calcul, de l'histoire-géo et des sciences naturelles. On a tracé quelques pistes à Roncq. Il va falloir former des enseignants. Et pour cela mobiliser ceux qui savent encore : Catmano pour la maternelle ( et d'autres comme Thierry Vénot ), les amis dela 3e voie ( vous voyez, les divergences - qu'il faut exprimer - n'empêchent pas le rassemblement des bonnes volontés), et d'autres encore. En somme, il faut organiser une solution de substitution aux. IUFM.
Bien à vous,
GM

Ecrit par : guy morel | 28 août 2007

Catmano peut aussi un petit peu, dans la mesure de ses faibles moyens, aider en élémentaire.
C'est ce qu'elle s'emploie activement à faire depuis le début de l'été sur un forum pas du tout, mais alors pas du tout "instructionniste" avec de nombreux collègues qui demandent et redemandent de l'aide.

Ecrit par : catmano | 28 août 2007

"En effet, et ce n'est pas un mince problème. On pourrait dire la même chose du calcul, de l'histoire-géo et des sciences naturelles."

Ecrit par : guy morel | 28 août 2007

Sans parler des disciplines artistiques, pour lesquels les horaires proposés sont également relativement faibles. En bref, une vraie formation disciplinaire, et qui ne se déroule pas sur quelques mois, mais au moins sur deux années pleines. Sur ce point, je vous suis relativement. Mais, et je le maintiens, une formation réelle pour mettre le mieux en oeuvre possible ce qu'on appelle un peu pompeusement "les outils de l'enseignant". La maîtrise des disciplines à enseigner est effectivement indispensable, (ce que tout le monde sait, mais tellement qu'on l'en oublie effectivement parfois), l'exemple donné par les instituteurs chevronnés également, mais ils ne suffisent pas.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 août 2007

Votre dernière remarque était humoristique, Jean?je l'espère.

Ecrit par : Thalie | 28 août 2007

Et pourquoi ne pas commencer une pétition pour l'abolition pure et simple des IUFM?

Je signe!

Ecrit par : Loki | 28 août 2007

"Et pourquoi ne pas commencer une pétition pour l'abolition pure et simple des IUFM?

Je signe!"

Ecrit par : Loki | 28 août 2007

Loki, je crois que cela a déjà été proposé plusieurs fois ici-même!

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 août 2007

Anne-Marie, on dit de l'IUFM de mon académie qu'il est le pire (j'en ai des preuves tangibles!) et il n'est meme pas dans votre liste... Idem pour un IUFM de l'Est, dont j'ai entendu dire des horreurs, et qui n'est pas non plus dans votre liste. J'ai bien peur qu'il ne se valent tous ! C'est un peu comme choisir entre Procuste, Dracula, Landru ou les Thénardier comme hôtes pour passer la nuit...

Ecrit par : Jeremy | 26 août 2007

Peut-être parlez-vous de l'IUFM de Lorraine, où j'ai trouvé ce beau texte.

Même si les ministres de l'EN que nous avons eu (et aurons) ne sont pas des foudres de guerre dans leurs réformes, nous avons peut-être échappé aux sbires de Meirieu et à leurs théories qui font pâlir Diafoirus.

Voici un exemple de la pensée IUFMesque de Lorraine. Quand je l'ai lu pour la première fois, j'ai cru que c'était un canulard.

'Changer de héros

Nous partirons de l'idée que l'acte d'apprendre est dangereux pour le sujet et qu'il peut être rapproché pour certains des 'travaux' et 'épreuves' relatés par la mythologie[1] et pour d'autres de 'la quête'[2] ou de 'la métamorphose'[3] comme il en est souvent question dans les contes.

Dans cette perspective, qu'en est-il de la posture d'aide ?

Nous l'interrogerons sous l'aspect du changement, faisant ainsi l'hypothèse que cette posture pédagogique ne va pas de soi.

1. Changer de héros
D'ordinaire, ce sont le savoir, les compétences, les programmes, les référentiels qui sont au centre des préoccupations pédagogiques. D'ailleurs le 'Savoir' ne fonde-t-il pas l'école, la relation pédagogique et l'expertise du rapport au savoir ?
Dans notre perspective et en cohérence avec la loi d'orientation de 1989 ( Nouvelle Politique pour l'Ecole ) ; c'est l'élève dans sa quête de connaissance et de réussite qui prend la place du 'Héros'.

Notre souci de pédagogue est caractérisé par les questions suivantes :

' Comment s'y prend-il pour avancer, réussir, renoncer, échouer, hésiter …?'

La posture d'aide nous conduit à devenir 'adjuvant'.

2. Changer de point de vue

Généralement la relation pédagogique s'organise en une suite de face à face fondés par le savoir autour duquel enseignant et élève se toisent voire pire lorsque le savoir (ou la référence au savoir) disparaît et laisse place à des conflits directs.

Il est possible de valoriser 'l'attention conjointe' ('regarder ensemble dans la même direction' comme dit le poète). Cette notion est issue des travaux concernant le développement de la communication intentionnelle chez le jeune enfant.

Il est donc question de porter ensemble et en même temps son attention sur ce qui fait difficulté à l'élève ayant besoin d'aide (spécial needs éducation). L'objet de la relation n'est plus entre les protagonistes, il est en point de mire pour chacun.

3. Changer de rôle

Plus qu'enseigner, c'est alors accompagner qui devient le geste professionnel de référence.

Nous pourrions faire allusion à la posture d'effacement favorable aux apprentissages en maternelle.

Il s'agit alors de laisser du temps à l'élève pour s'engager réellement dans l'action, agir pleinement et aller au bout de la tentative en garantissant son intégrité physique, morale, psychique et symbolique.

Il s'agit aussi d'être persuadé qu'en le laissant agir, nous lui permettons de comprendre à sa façon.

Permettre l'achèvement c'est favoriser la 'reprise', la lecture de l'écart entre ce qui était prévu et ce qui s'est vraiment réalisé.

L'adulte en posture d'aide invite l'élève à dire comment il s'y prend, à réélaborer l'objet en point de mire (objectif de savoir, de méthode, d'attitude) et à se renseigner sur lui-même en train d'apprendre (sujet, objet de son propre apprentissage).

Enfin c'est accepter la vision de l'élève, son point de vue en posant celui de l'adulte en équivalence.

En conclusion, la posture d'aide est une composante de la pédagogie du détour mutuellement consenti.'

Quant aux insultes de C. Sibille à mon égard, cela m'est bien égal. Je n'ai pas "la bave aux lèvres", comme il le dit si gentiment. Je rechercherais bien quelques messages très insultants de sa part sur Lire-ecrire, qui pourraient expliquer son éviction (dont je doute, les pédagogistes à ma connaissance n'en sont pas exclus, même Duronquarré ) mais j'ai autre chose à faire. Je ne sais pourquoi il est si "papelard" avec Jean-Paul et Pedro, qui pourtant ont les mêmes idées que moi, et les expriment souvent avec virulence.
Le site lire-ecrire m'a permis au fil des années de conseiller quantité de mamans et jeunes enseignants aux abois ne sachant qu'enseigner au sortir des IUFM, où l'on se gaussait de l'apprentissage de la lecture tel qu'il a été utilisé pendant des siècles.
C.Sibille, qu'a-t-il à son actif ? Le théâtre et la musique font-ils un adulte responsable, ces deux matières sont quand même très secondaires dans la formation des jeunes enseignants, et je ne vois pas pourquoi depuis des mois il s'acharne à défendre des gens dont les choix ont conduit des générations à l'échec. Je ne remettrai pas la casserole que traîne Meirieu avec son texte imbécile, Art et Artistes, où il exprime tout son "angélisme béat" (le "petit d'homme" !!), ainsi que Natacha Polony en parle si bien.

J'ai acheté à Roncq le livre de Liliane Lurçat, "La destruction de l'école élémentaire et ses penseurs" : elle a travaillé des années avec Meirieu, et sait donc de quoi elle parle quand elle le stigmatise.

Quant à la "bravitude" de G. Sibieude, la définition du dictionnaire est : courageux, intrépide, valeureux, téméraire.

A lire aussi : "L'enseignement mis à mort", d'Adrien Barrot, agrégé de philosophie, normalien, 88 pages, deux euros. Ed Librio.

Et Libé de lundi, personne ne l'a lu?

Amitiés à Jean-Paul, (j'aime beaucoup la cotriade).
Mets-tu dans ta bouillabaisse un petit verre à liqueur de pastis ?
Amitiés à tous ceux de Roncq, aux autres aussi.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 août 2007

"Quant aux insultes de C. Sibille à mon égard, cela m'est bien égal. Je n'ai pas "la bave aux lèvres", comme il le dit si gentiment. Je rechercherais bien quelques messages très insultants de sa part sur Lire-ecrire, qui pourraient expliquer son éviction (dont je doute, les pédagogistes à ma connaissance n'en sont pas exclus, même Duronquarré ) mais j'ai autre chose à faire. Je ne sais pourquoi il est si "papelard" avec Jean-Paul et Pedro, qui pourtant ont les mêmes idées que moi, et les expriment souvent avec virulence."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 août 2007

Bon, alors, on recommence une fois de plus! Alors, allons-y!

J'aime beaucoup discuter avec des gens qui n'ont pas complètement les mêmes idées que moi; pas avec ceux qui m'insultent et, à ce sujet, vous ne semblez pas avoir très bonne mémoire, (rappelez-vous votre fil: "ces débiles mentaux, les professeurs d'IUFM). A ce que je sache, ni Jean-Paul, ni Pedro ne m'ont insulté! Relisez même le dernier message posté par Pedro Cordoba, (avec qui j'ai passé une après-midi à discuter de vive voix il y a trois ans, mais je vous l'ai déjà dit) ici-même! Et virulence et insulte n'ont absolument rien à voir. Quand je pense à la manière dont ont été dégommés, sur Lire et Ecrire, beaucoup d'intervenants un peu "tendres" qui ne partageaient pas absolument votre manière de voir les choses, j'en ai honte pour vous.
Quant à votre phrase qui affirme que le théâtre et la musique ne font pas un adulte responsable, elle ne vous grandit pas tellement non plus. Qu'est-ce qui fait un adulte responsable? Et, vous même, que seriez-vous sans la musique?
Par ailleurs, vous êtes d'une mauvaise foi absolue. Retrouvez-moi une seule de mes phrases où je défende bec et ongles Philippe Meirieu et les thuriféraires des sciences de l'éducation, et on en reparlera.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 août 2007

Croyez pas que vous feriez mieux d'alller vous faire voir ailleurs ?
GM

Ecrit par : guy morel | 28 août 2007

Marre, Monsieur Guy Morel! Pour vous faire voir, vous vous faites voir, et pas sous votre plus beau jour! Bravo!
Vos règlements de compte avec Christophe Sibille ne nous regardent pas et le jour haineux sous lequel vous vous montrez n'est pas de bonne augure. Ici, c'est le blog de JPB et personne n'y a jamais régné longtemps en maître à penser, distribuant bons et mauvais points à son gré, bien longtemps.
Tenez, Christophe! Je suis également scandalisée par les insultes immondes dont vous abreuvent Toto (sans conséquences..) et Monsieur Morel qui semble ne pas être un as de la communication.

Ecrit par : dobolino | 28 août 2007

Merci, Dobolino!

Pour vous, (et les autres), ce soir, sur Arte, à 20h.50: "Un homme en colère", avec Mohammed Sifaoui, journaliste algérien exilé en France, menacé de mort par les islamistes. Et, consécutivement, un débat avec, entre autres, Philippe Val.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 août 2007

Franchement, ça sue la haine, ici. Peu d'espoirs pour la suite des évènements. Outre le fait que je vais inciter mes enfants à ne pas procréer, je vais faire en sorte de me préparer à accueillir des petits-enfants non voulus avec l'efficacité qui sera nécessaire aux grands-parents. Adieu la retraite heureuse.

Ecrit par : dobolino | 28 août 2007

"Un homme en colère".

Cela me rappelle furieusement vos propos lorsque je vous avais démasqué en flagrant délit de diffamation à mon égard (alors que nous avions pourtant convenu de ne plus nous écharper)
Je peux chercher dans les archives pour vous rafraîchir la mémoire.
Démasqué, vous aviez trépigné jurant que vous ne remettriez jamais les pieds sur ce blog.


Pedro Cordoba derrière lequel vous vous abritez sans cesse et que je connais aussi, n'a sans doute jamais lu sur Lire-Ecrire* vos écrits concernant Rachel Boutonnet (qui est aussi membre de Recontruire l'Ecole). N'oubliez pas de lui faire lire votre prose la prochaine fois que vous le rencontrerez.

Vous balancez sur Boutonnet, sur Sibieude, jamais sur vos potes pédagos (jamais lu le moindre début d'une réserve sur les propos deMeirieu par exemple). Anne-Marie Valette, Toto et quelques autres savent très bien à quoi s'en tenir.

* J'aime beaucoup votre réécriture de l'historique du forum de lire-écrire : le ridicule y cotoie le n'importe quoi avec des oublis notoires (Grandserre).

Ecrit par : Guillaume | 28 août 2007

"Un homme en colère".

Cela me rappelle furieusement vos propos lorsque je vous avais démasqué en flagrant délit de diffamation à mon égard (alors que nous avions pourtant convenu de ne plus nous écharper)
Je peux chercher dans les archives pour vous rafraîchir la mémoire.
Démasqué, vous aviez trépigné jurant que vous ne remettriez jamais les pieds sur ce blog.


Pedro Cordoba derrière lequel vous vous abritez sans cesse et que je connais aussi, n'a sans doute jamais lu sur Lire-Ecrire* vos écrits concernant Rachel Boutonnet (qui est aussi membre de Recontruire l'Ecole). N'oubliez pas de lui faire lire votre prose la prochaine fois que vous le rencontrerez.

Vous balancez sur Boutonnet, sur Sibieude, jamais sur vos potes pédagos (jamais lu le moindre début d'une réserve sur les propos deMeirieu par exemple). Anne-Marie Valette, Toto et quelques autres savent très bien à quoi s'en tenir.

* J'aime beaucoup votre réécriture de l'historique du forum de lire-écrire : le ridicule y cotoie le n'importe quoi avec des oublis notoires (Grandserre).

Ecrit par : Guillaume | 28 août 2007

Allons, Guillaume, soyons sérieux! J'ai passé un après-midi à discuter avec Pedro Cordoba, jamais avec Philippe Meirieu.

Si vous faites des recherches sur "lire-écrire", (et sur ma prétendue diffamation à votre égard), faites en sorte qu'elles soient complètes, et qu'on y lise bien les tenants et les aboutissants des "prises de bec".
Grandserre? Lui aussi s'est bien fait "allumer" sur lire et écrire, et, encore une fois, divergences et insultes n'ont pas grand-chose à voir!
Mes propos sur Rachel Boutonnet concernaient son livre, "journal d'une institutrice clandestine", que je trouvais fort mal écrit et partial. Opinion que je continue à revendiquer. Je conçois fort bien qu'un site qui amalgame tous les profs d'IUFM à des débiles mentaux en soit un tantinet froissé!
Gilbert Sibieude? Sincèrement, je regrette de ne pas avoir gardé le mail qui m'excluait de son site! Cela aurait été édifiant à faire lire en ces lieux.
Très sincèrement, Philippe Meirieu me paraît, (bien que je n'aie jamais pris position en faveur de ses écrits) être infiniment plus sympathique que toto, Gilbert Sibieude, Guy Morel, et ... Vous même.
Soyez reconnaissant! Personne ici n'a autant fait de publicité céans pour "lire et écrire" que moi, finalement!
Bien à vous.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 août 2007

Merci, Mme Valette pour cette citation qui m'a arraché quelques larmes d'émotion (et aussi de douleur pour avoir tenté la "posture" en solo dans mon bureau ce qui à mon âge et avec mes rhumatismes ...).

Je n'arrive cependant pas tout à fait à croire que vous n'ayez pas amélioré la mouture à des fins burlesques.

Ecrit par : Zorglub | 28 août 2007

"nous avons avons au GRIP un professionnel, en la personne de Jean-Pierre Picandet, instituteur hors pair et titulaire de l'orgue de sa petite ville."

Seule la sonorité cristalline d'une harpe pourrait, peut-être, venir à bout de l'agressivité ambiante mais, manque de bol, je suis batteur !( diplômé du cours supérieur Dante Agostini s'il vous plait!) . Je peux donc, sans prendre beaucoup de risques, affirmer que je suis le meilleur batteur du GRIP. Avant d'envisager une deuxième carrière dans la ré-éducation des malentendants ou de certains intervenants de ce blog ( imperméables à la contradiction); je constate avec étonnement que je suis le seul batteur ( mais également enseignant à plein temps) à proposer une progression de lecture adaptée aux élèves de grande section . La méthode et le fichier d'exercices ont été expérimentés l'an dernier ( sujet de mon intervention de Roncq). Tout est prêt; je n'attends plus qu'un coup de fil du ministre ( c'est quand même pas moi qui vais l'appeler!).
Je compte sur vos relations pour m'introduire ( hé doucement! comme vous y allez!) dans "les milieux autorisés" ( groupe nominal pluriel...ouf!).
Comme par exemple...
-Prise de contact avec un éditeur anti pédago.
- Mise en relation avec un bon orchestre de jazz.
- Numéro de téléphone personnel du ministre.

Si cela vous intéresse et pour vous prouvez que je ne dis pas que des conneries, je peux poster l'introduction de ma méthode (ça passera mieux qu'un solo de caisse claire)
Amitiés à tous ceux qui veulent faire bouger les choses
Thierry Venot

Ecrit par : venot thierry | 28 août 2007

il est temps de conclure ce fil. En "as de la communication" que je ne suis pas ( 31 livres à mon actif dans la décennie cependant) je rends les armes devant Sibille, Toto et Dobolino. On ne m'y reprendra pas à perdre mon temps à divaguer ainsi.
Dobolino, Sibille et cie, je vous salue bien.
GM

Ecrit par : guy morel | 28 août 2007

"Allons, Guillaume, soyons sérieux! J'ai passé un après-midi à discuter avec Pedro Cordoba, jamais avec Philippe Meirieu."
écrit C. Sibille

Eh ben mon Pedro !
GM

Ecrit par : guy morel | 29 août 2007

Au temps pour moi, Monsieur Morel. J'ai retrouvé le texte de votre mail, dans ma poubelle de "outlook express". Je vous fais mes plus plates excuses. Effectivement, vous ne menacez pas de me "casser la gueule". J'en livre un copié-collé, afin de rétablir la vérité.

"Dis donc petit con, je ne sais pas si je suis drôle, mais il se
pourrait bien que je descende jusque dans ton IUFM de merde. Un de ces jours."

La classe.

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 août 2007

"Je compte sur vos relations pour m'introduire ( hé doucement! comme vous y allez!) dans "les milieux autorisés" ( groupe nominal pluriel...ouf!).
Comme par exemple...
-Prise de contact avec un éditeur anti pédago.
- Mise en relation avec un bon orchestre de jazz.
- Numéro de téléphone personnel du ministre.

Si cela vous intéresse et pour vous prouvez que je ne dis pas que des conneries, je peux poster l'introduction de ma méthode (ça passera mieux qu'un solo de caisse claire)
Amitiés à tous ceux qui veulent faire bouger les choses
Thierry Venot

Ecrit par : venot thierry | 28 août 2007 "

Pour les alinéas un et trois, je ne puis hélas pas grand chose pour vous, (de plus, l'expression: "éditeur anti-pédago" me paraît un peu sujette à caution). En revanche, un bon batteur pourrait m'intéresser... Formation; quartet, (sax-piano-Basse-Batterie), répertoire de "standards", et quelques compos.
Bien à vous.

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 août 2007

Après vérification du Robert, il s'avère qu' "Au temps pour moi" s'écrit bien ainsi. Monsieur Sibille, cette altercation avec Monsieur Morel aura au moins servi à m'instruire. Je vous en remercie. J'imagine que cela veut dire que le temps est avec moi, non?

Ecrit par : Aspirine Rose | 29 août 2007

Il y a eu plusieurs échanges de posts à ce sujet, et il existe un site très drôle recensant un historique de toutes les orthographes possibles avec fausses explications à l'appui, (jessaie de vous retrouver le lien). En l'ocurrence, celle-ci, qui passe pour la vraie, est d'origine musicale. Quand un musicien faisait une erreur lors d'une répétition, il disait: "au temps pour moi", ce qui signifiait que tout le monde devait reprendre au "temps" (pulsation) précédent l'endroit exact de l'erreur commise.

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 août 2007

Voici le lien:
http://www.langue-fr.net/index/A/au_temps-bis.htm

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 août 2007

De toute façon, "autant pour moi" entre dans les moeurs, avec un sens tout à fait satisfaisant. Donc, il n'y a pas de raison de s'accrocher à une formulation ("au temps pour moi")qui exigerait, pour être comprise, que son contexte (militaire, je crois) fût explicité à chaque fois.

Ecrit par : Jean | 29 août 2007

wwwwww@@@@@@@@@rrrrrrrrrfffffffffffff

Pt1 il en est encore là, avec son "au temps"
10 ans plus tard :

il disait: "au temps pour moi", ce qui signifiait que tout le monde devait reprendre au "temps" (pulsation) précédent l'endroit exact de l'erreur commise.

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 août 2017



"je rends les armes devant Sibille, Toto et Dobolino. "
zyva guy, chta rin fè wouam ????

Ecrit par : toto | 29 août 2007

Pour aggraver mon cas auprès de tout le monde :

1. Auprès de Christophe Sibille :

Je dois être l’un des premiers en France à avoir lu le livre de Rachel Boutonnet qui m’en avait laissé le manuscrit. Je l’avais trouvé excellent. Il confirmait tout ce que me disaient mes anciens étudiants sur les épreuves qu’ils avaient eu à subir dans les IUFM - celui de Reims à l’époque. La description m’avait semblé d’autant plus juste que j’avais moi-même eu maille à partir avec les deux directeurs successifs de l’IUFM de Reims. Le premier surtout était un allumé de la pire espèce, tout fier de convoquer une réunion des profs de fac pour nous annoncer la suppression de toutes les épreuves disciplinaires du CAPES. Discours connu : pour ce qui est des savoirs, la licence suffit et le CAPES doit être exclusivement « professionnel ». Un exemple : au CAPES de langue, la dissertation devait être remplacée par une épreuve d’ « auralité » (sic) : les candidats écoutaient un enregistrement de 2 minutes trente secondes puis devaient en faire un compte rendu écrit. Le tout à l’avenant. Je pense avoir eu un rôle assez décisif dans l’échec de ce projet…

Peu concerné par le primaire, je ne lis pas le forum de lire-écrire. Si vous y avez tenu des propos désobligeants envers Rachel Boutonnet (que vous ne devez pas connaître), vous avez eu tort. Elle-même et sa sœur (certifiée d’histoire-géo) sont des filles remarquables. Il faut beaucoup de force d’âme quand on a à peine plus de 20 ans pour résister à une bande d’imbéciles et de malotrus qui ont pouvoir sur vous. D’une façon générale, il vaut mieux se garder de tout jugement à l’emporte-pièce sur les personnes qu’on ne connaît pas vraiment. Surtout dans les forums, blogs, listes de discussion, etc. où les choses s’enveniment très vite.

2. Pour aggraver mon cas auprès de Guy Morel.

Tu reprends ainsi un bout de discussion sur ce fil :

"Allons, Guillaume, soyons sérieux! J'ai passé un après-midi à discuter avec Pedro Cordoba, jamais avec Philippe Meirieu."
écrit C. Sibille

Eh ben mon Pedro !
GM (fin du message retranscrit)
---------

J’en garde un excellent souvenir. Mes rapports avec Christophe Sibille avaient commencé sous de très mauvais auspices sur le forum Thélot. Jugement à l’emporte-pièce de sa part : je ne pouvais être qu’un facho. J’avais répondu de façon assez énergique, comme toujours lorsqu’on s’en prend à moi. Fort pacifique et œcuménique lorsqu’il s’agit de discussions générales sur l’école, je ne tolère aucune attaque personnelle : ceux qui ont essayé s’en sont toujours mordu les doigts. Christophe avait compris son erreur, nos échanges devinrent peu à peu cordiaux et nous convînmes de discuter calmement autour de quelques chopes de bière. Dans le monde réel les choses se passent toujours beaucoup mieux que dans le monde virtuel d’Internet.

Et pour aggraver encore plus mon cas, j’ai aussi discuté toute une matinée avec Philippe Meirieu… (Il est vrai que cela se passait dans le cadre d’un débat organisé par la revue L’Etudiant et que la transcription, nécessairement très abrégée, était incompréhensible.)

Tu me félicites aussi pour le résumé que j’aurais fait de ta préface à la réédition partielle des oeuvres de Buisson, grand chrétien de gauche devant l’Eternel (on ne disait pas encore comme ça à l’époque) et qui est l’idole de Meirieu (c’est du moins ce qu’il dit). Désolé, je n’ai pas lu. Buisson, j’en avais découvert l’existence il y a plus de 20 ans dans les Lieux de Mémoire de Nora alors que je m’intéressais à l’histoire mais pas encore à l’école. Quant à l’histoire de l’école (EPS comprises) je l’ai bossée par moi-même. Hormis les problèmes de la fac et des IUFM, c’est la seule contribution que je puisse apporter à la réflexion commune.

Que de temps perdu en bisbilles et mises au point alors qu’il suffirait d’un minimum de sérénité et de courtoisie pour se consacrer à des choses sérieuses !

Ecrit par : Pedro Cordoba | 29 août 2007

"je rends les armes devant Sibille, Toto et Dobolino. "
zyva guy, chta rin fè wouam ????

Ecrit par : toto | 29 août 2007 "

Tiens, Toto geignard? Ca nous change un peu de son ton habituel!
Mais non, Toto! Vous ne lui avez rien fait! Simplement, Monsieur Morel, à qui on peut parfois reprocher ses comportements, mais qui est très très loin d'être bête, est donc suffisamment intelligent pour ne pas appliquer au pied de la lettre le principe qui édicte que: "les ennemis de mes ennemis sont mes amis". Se contenter de m'insulter pour être dans ses petits papiers est sûrement insuffisant. Et, pour la même raison, la relative inanité de l'ensemble de vos messages ne lui aura vraisemblablement pas échappé! Ce qui explique vraisemblablement son rejet.


"Pt1 il en est encore là, avec son "au temps"
10 ans plus tard :

il disait: "au temps pour moi", ce qui signifiait que tout le monde devait reprendre au "temps" (pulsation) précédent l'endroit exact de l'erreur commise.

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 août 2017

Ecrit par : toto | 29 août 2007 "

Eh oui, quand on me pose une question, je réponds... Gentiment, autant que possible, et le nombre de fois qu'il faut. La pédagogie, c'est aussi cela!
Et vous, mon bon Toto, à quelle page de "Léo et Léa" en serez-vous, dans dix ans?

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 août 2007

Ce matin, la « patronne du Medef » causait dans le poste... Alors, j’ai pensé management, lobbying, groupes de pression. C’est comme ça que ça marche, non ?
Je vous avoue n’avoir pas tout écouté, je déjeunais en même temps et mon esprit n’était pas encore très alerte. Et puis demain, c’est la prérentrée et je n’arrive pas à être décontractée à ce moment-là de l’année.
J’ai entendu « espace de liberté », « toutes les idées sont admises », des tas de choses sûrement pas vraies mais qui font tellement bien.
Et je me suis dit qu’ici, on n’était vraiment pas rendus et que nous avions encore bien des progrès à faire avant de devenir un vrai « groupe de pression ».
Parfois, à l’école, je bondis intérieurement quand j’entends l’une ou l’autre de mes collègues dire qu’elle ne souhaite pas être un référent pour ses élèves ou qu’il est inutile de s’acharner sur Untel ou Unetelle qui n’a pas encore eu le déclic. Bien sûr, je pourrais lui sauter à la gorge et me mettre à lui hurler des horreurs en pleine figure. Ce n’est pas l’envie qui m’en manque et mon tempérament de Bélier aurait plutôt tendance à m’y pousser. J’ai choisi de me retenir et quand la coupe est vraiment trop pleine, je regarde ostensiblement ma montre et frappe dans les mains pour sonner l’heure de la fin de la récréation.
C’est très dur de voir certaines de mes collègues proposer à leurs élèves de la nourriture intellectuelle MacDo, en oubliant qui plus est de leur fournir le couteau et la fourchette qui leur permettraient au moins de l’ingurgiter proprement, mais je sais aussi que ce n’est pas en leur interdisant de procéder à ce type de pédagogie que je les gagnerai à ma cause. J’essaie, dans la mesure de mes faibles moyens, de suggérer dans un premier temps le couteau et la fourchette en parlant de prérequis, de développement de l’enfant, de sa vision du monde très différente de la nôtre. Ça progresse, merci. J’aurai sans doute un peu moins de mauvaises surprises lundi, à l’accueil de mes GS.
Dans un deuxième temps, j’essaie d’introduire un peu de régime équilibré au milieu des chips, du Coca et des BN qu’elles ont l’habitude de servir à leurs ouailles. Pas facile, surtout tout en douceur (enfin, en douceur, ceux qui me connaissent doivent bien rire là !). J’essaie de partir de ce qu’elles disent, de ce qu’elles ont programmé et de leur proposer des enrichissements, des approfondissements un peu plus culturel qu’Halloween ou Walt Disney. Je suggère des livres, je cite des pédagogies différentes de celles en vigueur, je rappelle que nous, nous y arrivions à quatre ans, six ans, huit ans et que, finalement, nous sommes devenus des adultes pas si minables que ça.
Partir de ce (et de ceux) qu’on a pour arriver à ce (et à ceux) que l’on veut obtenir. Sans injures, sans exclusions, sans vagues qui seront tellement bien rattrapées et commentées par « les autres ». Notre « groupe de pression » est-il déjà si fort que nous puissions nous permettre des scissions, que nous n’ayons plus besoin d’écouter et si possible de rallier à notre cause des « opposants » qu’ils soient réels ou imaginaires ?
Une chose est sûre, dommage que mes enfants aient embarqué tous les Astérix, je me relirais bien « Le combat des chefs », moi.

Ecrit par : catmano | 29 août 2007

Tout ce que dit Pedro, (concernant les échanges que j'ai pu avoir avec lui) est rigoureusement exact. Ma première apparition sur les forums du débat sur l'éducation a été calamiteuse. J'y réagissais, en fait, à un article que Pedro avait adressé à Gérard Gonfroy, dans lequel ce qu'il disait sur les IUFM me semblait effectivement caricatural et relevant de l'amalgame. Même raison pour laquelle je n'ai pas aimé le livre de Rachel Boutonnet, (que je ne connais pas personnellement, mais vous avez raison, Pedro, le fait de rencontrer les gens relativise un bon paquet de malentendus). Ceci-dit, je maintiens mon jugement sur sa qualité d'écrivain. En tous cas en ce qui concerne le "journal d'une institutrice clandestine", qui a été incroyablement monté en épingle. Je n'ai pas lu les autres. Et que personne ne me dise, comme certains l'ont fait sur "Lire-Ecrire", que ce n'est pas la vocation de son ouvrage d'être bien écrit. Tout livre a pour vocation d'être bien écrit.

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 août 2007

Catmano, mon coeur vous est acquis - bon - mon estime ! C'est mieux, en vérité.
Christophe, seriez-vous professeur de lettres refoulé ? C'est bien d'un de nous, une remarque comme celle-là : tout livre a pour vocation d'être bien écrit. Je vous soutiens de tout coeur dans ce combat-là.
Par contre, vous me permettrez de fuir votre 'au temps' - le vent en emportant bien un peu, je resterai donc avec l'autant qui s'effiloche dans nos grands vents...

Ecrit par : Milady | 29 août 2007

Oh ben non, Milady. Ça a un petit côté précieux ce "au temps" qui me plaît bien, à moi. Je l'ai adopté, il faut pas me déstabiliser maintenant. C'est important l'estime de soi, dans la pédagogie actuelle.
Merci pour mes chevilles, elles sont ravies.

Ecrit par : catmano | 29 août 2007

"je rends les armes devant Sibille, Toto et Dobolino. "
zyva guy, chta rin fè wouam ????

Ecrit par : toto | 29 août 2007
Moi non plus, d'ailleurs, je n'ai rien fait d'autres que signaler mon extrême déception de parent, enfin plutôt de futur grand parent, puisque pour mes gosses, c'est accompli largement. Quand je vois un homme, au sommet de la maturité et prétendant mener à bien une réforme d'envergure, "traiter" (au sens cours de récré de collège)ses hypothétiques ennemis puis dire à JPB "M'sieur, ils m'ont traité... Je ne joue plus!"
Effectivement, il vaut mieux écrire des livres que liront ceux qui cherchent des arguments et sont capables de les présenter et de les expliquer face à des questionneurs comme Yann qui ne sont nullement des opposants a priori ou posteriori.

Ecrit par : dobolino | 29 août 2007

il s'est Aexcusé, pour yann :)

"Tiens, Toto geignard?"
Tu mets ton sens, neuneu, as usual .
Donc tu as traité Pedro de facho ? Etonnant, non ?
Neuneu tu es , neuneu tu resteras !

Ecrit par : toto | 29 août 2007

En tous cas, Toto, je trouve que vous écrivez très bien: "neuneu"... Sans faute! La répétition, il n'y a que ça de vrai. La base de la pédagogie, on vous dit!

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 août 2007

En tous cas, Toto, je trouve que vous écrivez très bien: "neuneu"... Sans faute! La répétition, il n'y a que ça de vrai. La base de la pédagogie, on vous dit!

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 août 2007

bonjour à tous je sais que mon post n'a pas grand chose à voir avec le dernier texte de JPB (quoique...) mais j'aimerais savoir si quelqu'un pourrait m'indiquer ou se procurer l'émission "l'arène de france" diffusée me semble t il au mois d'avril avec JPB. Les propos y étaient acerbes certes mais constructufs
cordialement

Ecrit par : vince | 29 août 2007

Vous y verrez en effet, vince, comment le gluant Frackowiak s'est fait moucher de la belle manière par un de Robien impérial, et n'en a pas éprouvé, semble-t-il, la moindre honte. Pas plus que Meirieu lorsqu'on le met visiblement en difficulté. Drôles d'oiseaux...

Ecrit par : Jean | 29 août 2007

Ah zut, je n'ai pas vu cette émission.

Sans tomber dans l'idolâtrie, JPB, mettez un fil sur votre blog pour les émissions télé !

On est plusieurs à bien aimer savoir ce que vous dites aux mass medias...

Ecrit par : Jeremy | 29 août 2007

Tiens, Meirieu sévit au Canada, maintenant.

http://www.meirieu.com/RAPPORTSINSTITUTIONNELS/CSDM_montreal.pdf

Ecrit par : Jeremy | 29 août 2007

Meirieu, autre gluant...

Ecrit par : Jean | 29 août 2007

Sentence oraculaire de Meirieu en 2005:

"En France , on a encore tendance à considérer que la qualité d'un enseignant se mesure au nombre d'élèves qu'il a fait trébucher."

C'est sympathique pour nous, n'est-ce pas, chers collègues?

Ecrit par : Jean | 29 août 2007

"Vous y verrez en effet, vince, comment le gluant Frackowiak s'est fait moucher de la belle manière par un de Robien impérial, et n'en a pas éprouvé, semble-t-il, la moindre honte. Pas plus que Meirieu lorsqu'on le met visiblement en difficulté. Drôles d'oiseaux..."

Ecrit par : Jean | 29 août 2007

Non, Jean, celle-là, c'était en septembre dernier... Le premier numéro de l'émission. En avril, c'était avec Gabriel Cohn-Bendit, (entre autres).

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 août 2007

Le climat étant un peu moins lourd, je passe à l’histoire de l’école.
Quand on pose la question : combien d’élèves y avait-il en sixième en 1923 ? on sous-entend ceci : les programmes du primaire étaient si difficiles que seule une minuscule élite (2%) réussissait l’examen d’entrée en sixième, les autres restaient sur le carreau. Rien n’est plus faux.
Copié-collé d’une série de messages postés sur le blog de François Dubet. Quelques jours après, il fermait inopinément son blog. C’est que M. Dubet est un expert et les experts n’aiment pas la contradiction. Pas parce qu’ils savent, parce qu’il croient savoir.

HISTOIRE DE L’ECOLE

On peut découper l’histoire de l’école depuis les lois Ferry en tranches générationnelles de 30 ans. L’étiquetage se présente ainsi :
1. Le temps des hussards (1882-1914)
2. Le tour du secondaire (1914-1945)
3. La démocratisation (1945-1975)
4. La massification (1975-2005)

Avec la loi-Fillon nous entrons dans une cinquième étape, qui sera sans doute celle de la fin de l’école. Car l’école n’a pas toujours existé. Elle n’est pas antérieure en France à la loi Guizot de 1833. Et elle ne survivra probablement pas à la mise en place du « socle commun », qui sera encore moins « commun » que le « collège unique » n’aura été « unique ».

Mon découpage suppose un temps discontinu, qui répugne à la plupart des historiens. Ils préfèrent l’image d’un temps homogène et continu, celui d’une évolution sans ruptures. Ils se trompent.

Chacune de ces époques présente, en plein milieu, un point d’inflexion qui donne rétrospectivement son sens à la première moitié et annonce la seconde :

- Loi Leygues de 1902 qui définit les « humanités nouvelles ». On peut désormais être ingénieur, avocat ou médecin sans avoir fait de latin. Fin observateur de son temps, Albert Thibaudet disait que cette date marque le début du XX° siècle, que d’autres font commencer en 1914 ou 1897 (affaire Dreyfus).

- Loi de 1930 qui instaure la gratuité de l’enseignement secondaire. Avant même la promulgation de cette loi, le nombre de lycéens avait augmenté de 40% et celui des lycéennes de 60% dans la période 1914-1930. Apparemment, la méchanceté des instituteurs empêchant « les plus faibles » d’entrer en sixième à cause de l’orthographe n’a pas été très efficace… Ou alors, ce n’est pas la bonne explication.

- Loi Berthoin de 1959 prolongeant la scolarité obligatoire à 16 ans. Là encore, la loi ne fait qu’entériner des décisions déjà prises par les familles : depuis le début des années 50 le nombre d’élèves entrant en sixième a fait un bond en avant extraordinaire. A partir de 1963 pratiquement tout le monde va en collège (CES ou CEG). Sans aucune baisse de niveau jusqu’au début des années 1970. C’est que l’école primaire continue de faire son travail.

- Loi Jospin de 1989, qui provoque une catastrophe sans précédent.

Il est donc un peu tôt pour prévoir ce qui va se passer. Nous serons vraiment fixés vers 2020. Mais les projets de « socle commun » pour le collège ou ceux qui concernent la série L indiquent que nous sommes sur la pente de la fin de l’école. En revanche, les décrets Robien sur le primaire pourraient être le signe d’un redressement. C’est parce que l’avenir n’est pas totalement joué qu’on peut parier sur la résistance.

La seule leçon du passé, c’est qu’il ne revient jamais. Il est donc absurde de prôner le retour à un passé désormais clos. Mais il est tout aussi absurde d’entonner la ritournelle du « mythe d’un âge d’or qui n’a jamais existé » contre ceux qui veulent résister à l’air du temps ou de les accuser d’être des « nostalgiques de l’école d’avant ». Il faudrait au moins préciser à quel « avant » on fait référence : celui de 1882-1914 ? celui de 1914-1945 ? celui de 1945-1975 ? Ce sont trois « avants » très différents. Mais les sociologues et les journalistes sont fâchés avec l’histoire. Tout ce qui n’est pas le présent se confond pour eux dans le brouillard d’un « avant » indistinct. Et c’est pourquoi on mélange les chiffres et les périodes. Que voulez-vous, nous dit-on ? Revenir à l’époque où seuls 2% des enfants entraient en sixième ? à celle où seuls 50% avaient le certificat d’études ? Etc.

Il est enfin absurde – et c’est malheureusement l’une des thèses sur lesquelles revient sans cesse François Dubet – de dire que les problèmes actuels sont dus à la présence d’un « nouveau public » qui était autrefois exclu d’emblée et à qui on continuerait de proposer le modèle des « anciens lycées ». L’école élémentaire accueille tout le monde depuis Jules Ferry. D’où viennent donc ces « nouveaux publics » du primaire à qui l’on ne pourrait plus enseigner ni l’orthographe, ni la grammaire, ni le calcul, ni les rudiments de l’histoire et de la géographie ? A qui on ne pourrait même pas apprendre à lire ? Où sont les « nouveaux publics » du collège ? Cela fait 40 ans que tout le monde entre en sixième ! Les seuls « nouveaux publics » sont ceux des Bacs professionnels. Et encore… : cette mesure de Chevènement, qui a sans doute fait plus de mal encore que la loi-Jospin, a déjà plus de 20 ans…

Quant à ceux qui veulent continuer les « innovations » de la période 1975-2005 et se prétendent toujours à la pointe de la « révolution pédagogique », ils n’ont pas encore compris que la loi-Fillon représente une rupture. Ce sera bientôt leur tour d’être traités de « nostalgiques de l’école d’avant ».

(à suivre)

Ecrit par : Pedro Cordoba | 29 août 2007

Merci, Pedro, pour cette (brillante) mise au point.
J'ai toujours pensé, pour ma part, que l'argument des "nouveaux publics" était une sombre ânerie, mais un alibi bien utile pour nous imposer les indispensables "nouvelles méthodes pédagogiques". C'est le sémillant-et-toujours-content-de-lui Dubet ("...à son mérite incessamment il rit Et se sait si bon gré de tout ce qu'il écrit") qui expliquait il n'y a pas si longtemps que, dans les ZEP, l'organisation du temps scolaire devait forcément être différente de celle des beaux quartiers, ce qui m'était apparu comme une insulte faite aux enfants desdites. Quelle tristesse, quand on y songe, de voir cet homme avoir consacré, comme Meirieu, toute sa carrière à dire des bêtises!

Ecrit par : Jean | 29 août 2007

"A partir de 1963 pratiquement tout le monde va en collège (CES ou CEG)."

Ecrit par : Pedro Cordoba | 29 août 2007

En êtes-vous sûr, Pedro? Il me semble me souvenir que les sections que l'on appelait: "fin d'études", juste après le CM2, étaient encore bien remplies à cette époque.

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 août 2007

Jean, ce n'est pas pour jouer la mouche du coche à chaque fois (- vous allez finir par me haïr et j'en serai désolée ) mais, concernant les Zep, autant attendre de voir ce que la sentence veut dire.
Si cela signifie qu'il faut songer à donner vraiment plus - càd les heures nécessaires pour apprendre les leçons, faire les devoirs, débloquer les difficultés diverses pour ces enfants, je dis oui à mille mains ( ce qui, d'un point de vue sonore, ne devrait pas être trop cacophonique ).
Il s'agirait de compenser aux uns ce que les familles donnent aux autres.
Ceci dit, beau quartier ne signgifiant pas belle culture, il serait judicieux de penser à cela aussi pour les autres....

Bon, enfin, tout ça va rêvassant. N'empêche, ça permettrait d'instruire et donc de dépenser judicieusement l'argent de tous, au lieu d'instruire à la longue, et perdre méthodiquement ces sommes. Je dois avoir des origines auvergnates.

Ecrit par : Milady | 29 août 2007

Pedro, votre analyse est comme d'habitude brillante et désespérante (à moins que, dans l'état d'esprit qui est le mien, je ne trouve brillante que les hypothèses désespérées). Tout à fait d'accord sur Dubet, qui s'accroche à cette dernière bouée des "nouveaux publics" avant de rompre définitivement avec la Gauche et la nouvelle pédagogie.
À propos, dans le film qui passe lundi 3 au soir sur Canal, Dubet est un peu inconfortable (il est vrai que parler devant un tableau noir en pleine rue, ce n'est pas tout le monde qui réussit l'exercice…), et Cordoba est beau, tellement il est brillant. Comme pas mal d'autres. Christophe, il y a Morel dedans — comme ça, vous identifierez plus facilement l'adversaire quand il viendra avec ses nervis du GRIP dans votre IUFM :-)))
JPB
PS. J'aimerais bien savoir ce que disent dudit film les divers journaux télé auxquels les uns et les autres êtes accros. Quelqu'un me fait une revue de presse ?

Ecrit par : brighelli | 29 août 2007

Vous voudrez bien m'excuser pour les horreurs dispersées dans mon précédent post. Je ne taperai plus tout en songeant à mes ongles fraîchement repeints, c'est promis.

Ecrit par : Milady | 29 août 2007

De plus, nul ne peut nier que "l'environnement sociologique" ait changé. Foyers où les deux parents travaillent, familles recomposées, évolution des "quartiers", changement drastique et omniprésence de l'univers médiatique, évolution de la société de surconsommation, enfant-roi, états de fait qui influent beaucoup sur le niveau moyen d'éducation des enfants arrivant à l'école. Je suis d'accord avec vous, cela ne justifie absolument pas le fait de proposer des cours, (ou des projets culturels) soit-disant adaptés aux élèves de ZEP, d'autant qu'il y a eu un certain nombre d'expériences assez réussies allant exactement dans le sens inverse. Mais cela oblige l'enseignant à prendre en compte une dimension plus éducative et, en tout état de cause, (et évidemment surtout en maternelle), aborder l'enseignement par un biais qui considère uniquement ce qu'on appelle "les contenus" me semble illusoire.

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 août 2007

Tu sais, Pedro, il y a certains zânes chez qui la répétition ne fonctionne pas, j'étudie un cas de neuneu actuellement chez qui, rien à faire, j'ai beau répéter et répéter, il ne comprend toujours pas.

Bonne chance, Pedro .
:)

Ecrit par : toto | 29 août 2007

Milady, il y avait dans la déclaration de Dubet l'idée que les enfants des ZEP seraient "différents" des autres, affirmation qui est parfaitement scandaleuse. Ils sont au contraire archi-demandeurs de contenus et la "discrimination positive" mal comprise tourne en discrimination tout court, comme le montre Jean-Paul dans sa Fabrique du Crétin. Ils ne demandent pas de la charité façon Meirieu-Dubet, mais une bonne instruction bien solide et bien carrée - bien traditionnelle, en fait. Le "pédagogisme" naufrage encore plus sûrement les ZEP. Enfin, c'est mon point de vue...

Ecrit par : Jean | 29 août 2007

Merci, Mme Valette pour cette citation qui m'a arraché quelques larmes d'émotion (et aussi de douleur pour avoir tenté la "posture" en solo dans mon bureau ce qui à mon âge et avec mes rhumatismes ...).

Je n'arrive cependant pas tout à fait à croire que vous n'ayez pas amélioré la mouture à des fins burlesques.

Ecrit par : Zorglub | 28 août 2007

Je vous affirme que je n'ai pas changé un mot de ce texte.

J'aimerais que ceux qui ont fait l'IUFM et en sont sortis indemnes, ayant fait un revirement à 180 ° pour résister, comme Rachel, Françoise Candelier, Marc Le Bris, après souvent des années d'errance et de mauvais résultats reconnus avec une humilité qui leur fait honneur, prennent ma défense quand je parle de "malades mentaux " en pensant à la majorité des formateurs. (Je rappelle que je ne les mets pas tous dans le même sac, et n'ai jamais insinué que C. Sibille en faisait partie, malgré sa constance à les défendre.)

Je pense à Pierre Azimont auteur du Meirieutron, Guillaume, Jeremy, et ne puis m'empêcher de remettre ce texte. Il y a bien un matheux parmi vous qui réussira à le résoudre.

"Le niveau général ne cesse de monter, et en même temps, le niveau que les professeurs constatent dans leurs classes ne cesse de baisser!
C'est pourtant une évidence arithmétique indiscutable! Prenons, pour nous en convaincre,un exemple arbitraire parmi d'autres. En 1960, moins de 10% de la tranche d'âge
des jeunes de 15-16 ans sont en classe de Seconde de Lycée.

Ce sont pour la plupart des jeunes issus des classes moyennes et supérieures. Bien entourés, bien dirigés, ces élèves ont un bon niveau en orthographe, savent réiger un texte correctement, et obtiennent une moyenne de 12/20 en dissertation de français...
Quarante- cinq ans plus tard, plus de 70 % de la même tranche d'âge est en Seconde : issus de milieux sociaux et culturels bien plus diversifiés, sans doute plus inégalement suivis par leurs familles et moins systématiquement stimulés par leur environnement, ils n'obtiennent, sur la même dissertation, qu'une moyenne de 8/20...Le niveau des jeunes Français a-t-il vraiment baissé?
Petit calcul .
En 1960, un élève de Seconde a, en moyenne, 12/20 à sa dissertation; donnons aux autres une note forfaitaire,
pour le papier et le temps passé, de 2/20 : la moyenne de la tranche d'âge est de 3/20. Aujourd'hui, avec les mêmes modes de calcul, la moyenne de la même tranche d'âge sur le même exercice est de 6,2/20 : elle a plus que
doublé!
Hausse spectaculaire du niveau général, tandis que le professeur de seconde voit, lui, les résultats de sa classe baisser de 4 points!
Dans le même temps, le nombre d'élèves ayant 12 et plus a augmenté, mais ces élèves sont proportionnellement moins nombreux que jadis!
Reste évidemment la seule vrai question : comment faire pour que l'accès aux études s'accompagne d'une hausse correspondante du niveau des élèves qui y accèdent? Comment transformer "la démocratisation de l'accès" en "démocratisation de la réussite"? C'est évidemment affaire de pédagogie."

( Lettre à un jeune professeur, Philippe Meirieu.)

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 29 août 2007

Pour la revue de presse, vous voulez Télérama ou vous l'avez déjà lu ? J'en avais copié une grosse partie quand mon ordinateur a eu trop chaud et là, je n'ai pas trop envie de recommencer si ce n'est pas nécessaire...

Ecrit par : catmano | 29 août 2007

(Je rappelle que je ne les mets pas tous dans le même sac, et n'ai jamais insinué que C. Sibille en faisait partie, malgré sa constance à les défendre.)

Anne-Marie.

Anne-Marie, quand vous intitulez un fil: "ces débiles mentaux,

LES formateurs en IUFM", ça veut dire quoi, exactement?
Par ailleurs, j'aimerais que vous me montriez les messages où je défends ce que vous appelez "le pédagogisme pur et dur" avec acharnement!

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 août 2007

Je suis navré, Jean-Paul, mais je n'ai pas Canal +. J'essaierai de me faire enregistrer ce film! Nul doute que Pedro y soit brillantissime!

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 août 2007

"Tu sais, Pedro, il y a certains zânes chez qui la répétition ne fonctionne pas, j'étudie un cas de neuneu actuellement chez qui, rien à faire, j'ai beau répéter et répéter, il ne comprend toujours pas.

Bonne chance, Pedro .
:)

Ecrit par : toto | 29 août 2007"

Toto, peut-être manquez-vous un peu de technique pédagogique? A moins que vos messages pèchent par défaut de contenu? Allez savoir!

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 août 2007

À propos du docu Un grand corps malade : contre-attaque de Télérama volant au secours du pédagogisme.
Lien :
http://television.telerama.fr/television/M0708271200355.html

Un certain Eric Maurin enfile les lieux communs pédagogos sur l'air de “tout va très bien”.
Exemples sic :
La toute petite contradiction entre un bac donné massivement et l'échec massif des bacheliers à la fac ? Mais ma bonne dame c'est la faute à « un problème d’orientation », yaka « développer des premiers cycles d’orientation pluridisciplinaires à l’université, moins excluants » et la meilleure où l'artiste ne craint pas de se contredire ! « La France pourrait aussi institutionnaliser les classes de remises à niveau ».

C'est quand même une sommité, ce Maurin, il a fait une grande découverte : « l’école n’est pas en mesure de corriger à elle seule les tensions créées par le chômage de masse, mais aussi par les transformations sociales et familiales, les ségrégations spatiales, parfois les démissions parentales, tout en étant sommée d’assurer au plus grand nombre un accès commun au savoir et la formation à la citoyenneté. » !

Cette cloche devrait avoir des collégiens pendant un trimestre (ne soyons pas trop dur) pour faire la différence entre des élèves virtuels et des vrais...
Ah ! ces Dubet, Forestier & Cie vivent vraiment dans autre monde pour se permettre de se payer de mots et de répondre systématiquement à côté, de vraies dames patronnesses.

Ecrit par : Aversenc | 29 août 2007

Merci pour Télérama (tout ce que j'ai, dans ma cambrousse, c'est Télé Poche…). Quelque chose dans l'ineffable Télé 7 jours ? Ou ailleurs ?
À signaler un gros dossier du Nouvel Obs sur l'école demain, auquel a participé (jeudi dernier) mon ami Marc Le Bris, qui a eu la surptise (en est-ce encore une ?) de constater que ce journal de Gôche qui a toujours soutenu les pédagogistes a tourné casaque… Les rats… etc.
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 août 2007

Milady, il y avait dans la déclaration de Dubet l'idée que les enfants des ZEP seraient "différents" des autres, affirmation qui est parfaitement scandaleuse. Ils sont au contraire archi-demandeurs de contenus et la "discrimination positive" mal comprise tourne en discrimination tout court, comme le montre Jean-Paul dans sa Fabrique du Crétin. Ils ne demandent pas de la charité façon Meirieu-Dubet, mais une bonne instruction bien solide et bien carrée - bien traditionnelle, en fait. Le "pédagogisme" naufrage encore plus sûrement les ZEP. Enfin, c'est mon point de vue...

Ecrit par : Jean | 29 août 2007

Vous avez déjà enseigné dans un collège de ZEP, Jean? J'en doute fort. Les idylliques élèves de ZEP qui seraient "archi-demandeurs d'une bonne instruction bien carrée et bien solide", cela me fait rire jaune! Demandez donc une mutation dans un de ces collèges, vous m'en reparlerez après! Si c'était la panacée, on n'aurait plus l'enfer qu'on a dans ces bahuts invivables où il est honteux d'envoyer des profs!
Marre d'entrendre les gens se gargariser avec des bons mots quand ils sont au chaud!

Ecrit par : Thalie | 29 août 2007

Excuez-moi, Jean, mais quand vous dites cela vous vous conduisez comme un favorisé de l'EN, comme un paquet de ces profs qui ne sont jamais allés au charbon et qui dissertent, en soignant au mieux leur prose sur ce blog, qui ne mérite pas tant, sur ce qu'il serait bon de faire dans ces bahuts infernaux.
Tiens, à suggérer à notre ministre: un peu de ZEP pour tout le monde à tour de rôle. On verrait la préciosité de quelques-uns pâlir quelque peu.

Ecrit par : Thalie | 29 août 2007

Séquence coup de gueule:


Quand osera-t-on dire que les ZEP c'est aussi la zone... pour les profs?
Que les gamins qui y sont scolarisés n'ont aucun respect pour rien, et donc pas du tout pour le professeur qu'ils insultent, dénigrent et violentent allègrement?
Que peut-être, si on les avait habitués à une vraie discipline et au respect des valeurs de la République dès le primaire, oui, peut-être, y en aurait-il quelques uns de récupérables.
Mais dans l'état des choses d'aujourd'hui, il faut se rendre à une évidence, triste mais vraie: il faut travailler pour la prochaine génération, une fois qu'on aura expurgé l'EN des dogmes pédagogistes. Quant à cette génération perdue, violée, ruinée par les oukases meirieusiennes, charmeusiennes etc., c'est bien triste, mais la plupart de ces jeunes là sont foutus, sans connaissance sur rien (mais avec l'assurance d'être très intelligents), bardés de diplômes sans valeur. Au mieux, ils pourraient essayer de travailler à l'OCDE, au pire devenir spécialiste des sciences de l'éducation (pas besoin de savoirs spécifiques pour cela).

Pensez au futur: tous les jeunes profs qui ont été formés en IUFM. Allez, on va dire 80% d'entre eux ne savent rien sur rien. 20% connaissent leur matière et ont une culture générale . Dans les 20%, peut-être 10% (je suis généreux) ont un vrai don pour l'enseignement. De ces 10%, combien vont véritablement tenir le coup de l'affrontement avec la réalité des collèges? La moitié? D'accord. Alors ça fait 5% d'une classe d'âge qui seront des "bons profs"... on n'ira pas loin comme ça. Et ça laisse présager de nombreux matins qui chantent faux pour les décennies à venir.

Mais où scolariser nos enfants, sachant qu'à l'étranger c'est peut-être pire qu'en France (eg. Angleterre)?

Ecrit par : Loki | 30 août 2007

Thalie, vous m'avez mal compris. je voulais dire que les enfants des ZEP sont par nature aussi curieux d'esprit que tous les autres et aussi capables de s'élever par le savoir et qu'il n'y a aucune raison a priori de les traiter comme une espèce différente comme le fait Dubet. Au contraire, c'est en les instruisant avec une grande rigueur dès l'école primaire qu'on pourrait rattraper la chose. Au collège, je suis bien d'accord avec vous, c'est peut-être trop tard, mais ce n'est sûrement pas avec la sauce pédagogiste à la Dubet qu'on y améliorera quoi que ce soit. Le problème, c'est que le pédagogisme a fait les mêmes ravages partout, mais que dans les ZEP, compte-tenu des problèmes sociaux qui s'y rajoutaient, ces ravages ont pris une dimension exponentielle.

Ecrit par : Jean | 30 août 2007

Heureusement qu'au final on va tous mourir. Sans quoi, on pourrait désespérer.

Vous avez enseigné en Zep au fait ? Moi oui. Rien de pire que les généralisations, surtout sur un tel sujet.

Ecrit par : Milady | 30 août 2007

"J'aimerais que ceux qui ont fait l'IUFM et en sont sortis indemnes, ayant fait un revirement à 180 ° pour résister, comme Rachel, Françoise Candelier, Marc Le Bris, après souvent des années d'errance et de mauvais résultats reconnus avec une humilité qui leur fait honneur, prennent ma défense quand je parle de "malades mentaux " en pensant à la majorité des formateurs."

Ah oui, oui. Dont une folle qui a plombé le livre de "l'infâme Brighelli" et qui nous a enjoint de ne JAMAIS lire le livre de Rachel Boutonnet, "un tissu d'invectives". Mais elle nous a recommandé Begaudeau, qui toutefois "exagère un peu la réalité du métier." !!!! Si Begaudeau exagère, c'est sûr que les autres blasphèment. Et elle nous avait dit : "Je ne perds pas le contact avec la réalité, je vais encore dans des classes une fois par mois". J'en ai des pages et des pages, remplies de citations comme ça, prises en direct de l'IUFM.

Sur la dizaine de formateurs que j'ai connus, un seul était bien, et je crois qu'il part à la retraite l'année prochaine. Les autres étaient pour moitié fous, pour moitié cons.

Ecrit par : Jeremy | 30 août 2007

Pour Christophe Sibille :

J’ai écrit « PRATIQUEMENT tout le monde entre en sixième à partir de 1963 ». Mais je me contentais de recopier un post sur le blog de Dubet et je n’ai pas tous les chiffres sous la main. Le décret Berthoin de 1959 concerne les élèves entrant en CP. La prolongation de la scolarité à 16 ans s’est donc faite progressivement et n’a été effective qu’à partir de 1967 (ce n’est sans doute pas sans effet sur les « événements » de mai de l’année suivante). Il est donc évident qu’à la fin des années 60 les classes de fin d’études (qui concernaient les 13-14 ans) n’avaient plus de raison d’être : tous ces élèves-là se trouvaient en collège.
Le certif n’a été totalement supprimé que bien plus tard (dans les années 80 si ma mémoire est bonne). Mais il ne concernait plus que des candidats libres (en général des adultes sans aucun diplôme). Comme les familles avaient anticipé le décret Berthoin, et plus encore ses effets, la création des CES et des CEG en 1963 a produit un appel d’air : les 11 ans qui ne pouvaient entrer en CES sont entrés en sixième en CEG. Mes docs étant en ce moment inaccessibles, je ne sais pas quand ont été effectivement supprimées les « classes de fin d’études ». Mais la simple logique indique qu’elles ont dû disparaître entre 1963 et 1967 ou ne plus accueillir que des élèves avec des redoublements multiples de telle sorte qu’ils étaient encore à l’école élémentaire entre l’âge de 14 et de 16 ans. Pas grand monde à mon avis. Et à partir de 1975, tout le monde entre dans le collège unique. Cela fait 32 ans ! D’où la question que je ne cesse de poser depuis des années : où sont donc les « nouveaux publics » qui justifieraient la mutilation ininterrompue des programmes et exigeraient des pédagogies « différentes » ?

Ecrit par : Pedro Cordoba | 30 août 2007

Après la réponse (hélas incomplète) à Christophe Sibille, je continue à vous recopier des fragments de mon intervention sur le blog de François Dubet. Je ne sais pas si cela sera très clair puisqu’il manque les protestations d’un disciple de Dubet.

HISTOIRE DE L’ECOLE (suite)

« S’il est vrai que nous entrons dans une nouvelle étape de l’histoire de l’école qui nous mènera jusque vers 2035, il importe avant tout de comprendre la logique de chacun des quatre systèmes scolaires qui ont précédé le moment actuel. Sait-on, par exemple, que dès le temps des hussards (1882-1914), il y avait 49,94% d’une classe d’âge poursuivant des études APRES la scolarité obligatoire ? Etonnant, isnt’it ? Et comment ce chiffre est-il compatible avec celui qu’on nous serine par ailleurs sans jamais en fournir la source précise : dans les années 1950, seuls 50% d’une classe d’âge réussissaient au certificat d’études ? Voilà une question qu’il serait bien intéressant d’approfondir car elle semble, au premier abord, chargée de mystère. Autre question qui me semble fort intéressante : pour quelles raisons la sélection a-t-elle commencé à devenir plus injuste à partir du début des années 60, lorsqu’il s’est agi d’orienter les élèves du primaire en CES ou en CEG et non pas de choisir entre l’entrée en sixième et le certificat d’études ? Et pourquoi cette injustice croissante est-elle corrélée à la féminisation du corps enseignant ? Deuxième énigme que je soumets avec plaisir aux Rouletabille de la sociologie. »

Et plus loin :

« Passons donc au secondaire, à la « complicité » de Bourdieu, à « l’entre-soi » de Dubet. Les travaux des experts ont incrusté dans l’esprit des ignorants une erreur durable.

Tout le monde s’imagine que les fils de prolos qui réussissaient à entrer en sixième avant-guerre étaient une infime minorité de « boursiers » noyés au milieu d’un océan de fils de bourges : pur alibi de la sélection sociale. Rien n’est plus éloigné de la réalité que cette image d’Epinal. Les élèves du secondaire étaient certes une infime minorité de leur classe d’âge. Mais ceux qui, parmi eux, venaient du système primaire représentaient presque la moitié des effectifs : 42%. Et cela si on imagine que la totalité des licenciés et des docteurs étaient issus des « petites classes » des lycées, hypothèse très peu vraisemblable et qui, en tout état de cause, n’est pas pour les autres le signe d’une incapacité à poursuivre des études supérieures : le bac représentait pour eux une promotion plus que suffisante puisque, mutatis mutandis, sa valeur sur le marché était comparable à celle d’un diplôme des Grandes Ecoles aujourd’hui. Et si on ne tient compte que des bacheliers stricto sensu, il y avait parmi eux QUATRE FOIS PLUS d’élèves venus du primaire que des fameuses « petites classes ». Où était donc le confortable « entre-soi » ? Imagine-t-on ce que serait l’école d’aujourd’hui s’il y avait quatre fois plus de fils de prolos que de fils de bourges parmi les normaliens ou les polytechniciens ? Les progrès de la démocratisation sont décidément pharamineux. Et encore s’agit-il ici de la cohorte 1886 (élèves nés 4 ans après les lois Ferry !) bien avant la gratuité du secondaire en 1930 ou de l’énorme bond en avant de l’après-guerre ! »

[Je posais des questions auxquelles je n’ai pas répondu – pour cause de fermeture du blog. On pourra y revenir si quelqu’un le souhaite. Pour l’instant j’aimerais insister sur mon découpage global qui n’est pas totalement hors-sujet dans ce « canal Ronq ». Michel Delord, par exemple, a eu raison de dire hier sur France-Culture que la démocratisation est achevée à la fin des années 60. Je dis pour ma part en 1975. C’est ainsi que je divisais la période après-guerre : démocratisation (1945-1975) ; massification (1975-2005). On se demande parfois quelle est la différence entre les deux. La réponse est claire : elles se suivent dans le temps. La démocratisation correspond à l’étape inaugurée par la fin du primaire et donc à l’accès progressif de tous les élèves à un nouveau secondaire. La massification ne signifie pas l’invasion du secondaire par une « masse » de « nouveaux publics ». Elle n’est pas quantitative : aucun « nouveau public » – j’insiste – entre 1975 et aujourd’hui. La massification correspond à une évolution QUALITATIVE à tous les niveaux, école élémentaire comprise : programmes de plus en plus squelettiques et incohérents, pédagogies insensées, baisse des exigences, baisse du niveau, dévalorisation des diplômes (en tant que valeur d’usage et de valeur d’échange à la fois). La massification est donc la perversion de la démocratie. Sur le plan politique cela correspond au passage de la démocratie représentative à la démocratie d’opinion, de la « mésentente démocratique » (comme dit Rancière) à la pseudo-démocratie consensuelle. Pour prendre des noms propres : de Jaurès à Royal. Là encore le progrès est pharamineux…]

Ecrit par : Pedro Cordoba | 30 août 2007

Pedro Cordoba, j'aime bien votre dernier paragraphe . La manière dont vous analysez la massification me semble pertinente, vraiment.

Ecrit par : Thalie | 30 août 2007

"Sur le plan politique cela correspond au passage de la démocratie représentative à la démocratie d’opinion"

Je suis d'accord sur tout, mais je nuancerais une phrase : Les années 45-75 comme démocratie représentative, ca ne donne pas très envie d'avoir la démocratie représentative... Vu l'état politique et social du pays (j'aime les guillemets de JPB quand il parle des 30 "Glorieuses"), et vu ce que ca a donné, je ne regrette pas cette époque-là.

Ecrit par : Jeremy | 30 août 2007

J'ai une réponse pour Jérémy, qui se demandait pourquoi les agrégés, qui sont par concours multi-cartes, n'ont pas été sollicités pour enseigner deux matières.
C'est que l'heure d'agrégé coûte plus cher qu'une heure de Certifié. Ergo, on préfèrera toujours prendre ce qui est meilleur marché — c'est par le même raisonnement qu'on a inventé les PEGC jadis. Pas grand chose à voir avec l'efficacité. L'Education nationale est aussi une entreprise.
Convaincu ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 30 août 2007

Ecouter Michel Delord (un peu) à France Q :
http://www.tv-radio.com/ondemand/france_culture/GRAIN/GRAIN20070829.ram
Rétablir le lien en une seule ligne

Ecrit par : ecouter Delord | 30 août 2007

Merci, JPB, pour la réponse ! J'y avais pensé aussi, mais ca ne colle pas : si un agrégé de Lettres fait 15h de français, il ne coûtera pas plus cher en faisant 11h de français et 4h d'anglais. Sauf que ca evite de payer un TZR d'anglais à l'année, qui fera 4h ici et 7h ailleurs.

L'éducation nationale a une différence avec l'entreprise, c'est qu'il y a longtemps qu'une boîte gérée comme ça aurait coulé !

Je ne comprends toujours pas que la bivalence soit interdite ( ! ) dans ces conditions...

Ecrit par : Jeremy | 30 août 2007

voici ce qu'écrit Natacha Polony dans son livre 'Nos enfants gâchés' sur l'indéracinable et inoxydable Meirieu.

Vous ne vous êtes pas demandé pourquoi il est la bête noire de tant d'enseignants? Il faudrait des livres entiers pour rassembler tout ce qui a été dit contre lui, par ceux qui dénoncent sa malhonnêteté intellectuelle. Soyez tranquille, ses quatre enfants n'ont pas été formés selon les expérimentations de Frankenstein qu'il s'est permis sur des générations d'enfants.

Quant au livret pour les Maîtres du CP, paru en 2002, si le Ministre le renie, c'est tout à son honneur. Pour un cerveau normalement constitué, ce livret montre que les ministres de l'EN, Luc Ferry à l'époque, étaient des faux jetons de première, ou étaient complètement ignorants du dossier. J'ai plutôt tendance à pencher pour la première hypothèse. (Rassurez-vous, pas plus que Meirieu, ce dernier ne risque d'avoir des problèmes avec ses enfants, placés soigneusement dans une école libre très onéreuse.)
Ce livret, donc, est d'une absurdité et d'une nocivité à faire trembler. (Très bien analysé et décortiqué par mesdames Nuyts et Wettstein-Badour, inspiré uniquement par nos pédagogistes de café commerce.)

De Philippe Meirieu, cet extrait, à lui consacré, de 'Nos enfants gâchés', écrit par Natacha Polony, agrégée de lettres classiques.

'Philippe Meirieu, grand gourou des sciences de l'éducation, qui hante depuis vingt ans les couloirs de la rue de Grenelle, et fut conseiller de Claude Allègre, est en France le plus fameux des Frankenstein de l'horreur scolaire.
Il est l'un de ceux qui expliquaient dans les années 80 que les enfants de milieu défavorisé ne pouvaient apprendre à lire sur des textes classiques, trop éloignés de leur environnement intellectuel et culturel.
Il suggérait les manuels d'utilisation d'appareils électroménagers.

Or, Philippe Meirieu écrivait dans « Frankenstein pédagogue », (1996) avec le lyrisme béat qui le caractérise, qu'il faut « saluer celui qui nous arrive, d'où qu'il vienne, comme un sauveur possible, une sorte de Noël au quotidien, le signe que tout peut encore advenir et le meilleur se réaliser enfin. (…) Qui n'est pas capable de s'émerveiller devant un nouveau-né condamne le monde à la reproduction et englue tout rapport éducatif dans un mimétisme mortifère. »
De telles théories ont des conséquences incalculables sur la conception même du rôle d'enseignant. Il n'est tout simplement plus là pour transmettre.

(…) La haine du passé est donc à l'œuvre dans l'école plus encore qu'ailleurs – ou du moins dans les instances de l'Education nationale qui fixent le dogme, excommunient les hérétiques, et s'emploient avec une constance religieuse à réduire peu à peu les exigences scolaires au nom de la confusion entre égalité des chances et égalité de résultats.

Puisque, comme le déclarait un inspecteur de l'Education nationale, « le savoir, ce n'est pas comme le sida, ça ne se transmet pas », le rôle des enseignants est de laisser les élèves puiser en eux le savoir qui s'y trouve certainement enfoui, telle une pépite ».

Cordialement.
Anne-Marie.

Réponse de Christophe Sibille

19/02/2006 19:31:34


" Et à part ça, vous n'êtes pas parano? Ben dis-donc, qu'est ce que cela serait, si c'était le cas! Et jamais entendu parler de cette Natacha Polony!

Une fois pour toutes, l'enfant vient-il à l'école avec déjà un vécu affectif, des choses apprises? Une fois pour toutes, est-ce que chaque enfant est semblable à son voisin? Faut-il tenir compte de ces différences, ou non? Doit-on se servir, pour qu'un enfant aille plus loin dans ses apprentissages, de ce qu'il sait déjà, ou non? "

Anne-Marie Valette.

PS : désolée, vous m'avez mise au défi de vous prouver que vous ne défendiez pas les pédagos.

Amicalement.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 30 août 2007

"Qui n'est pas capable de s'émerveiller etc."
Il y a chez Meirieu un côté naïf assez désarmant, c'est qu'il se prend pour un penseur.
En réalité, ce n'est qu'un bavard.
Exemple:
"...englue tout rapport éducatif dans un mimétisme mortifère."
Qule cliquetis de mots! Quelle phraséologie insupportable! Quelles métaphores bancales! Qu'est-ce que c'est qu'"engluer dans un mimétisme"? Et en quoi un mimétisme est-il "mortifère" puisqu'il consiste , précisément, à imiter le maître? Tout cela ne tient pas debout, et pourtant il se trouve des gens pour s'extasier devant un tel salmigondis. Il y en a vingt mille pages comme cela!

Ecrit par : Jean | 30 août 2007

Merci, JPB, pour la réponse ! J'y avais pensé aussi, mais ca ne colle pas : si un agrégé de Lettres fait 15h de français, il ne coûtera pas plus cher en faisant 11h de français et 4h d'anglais. Sauf que ca evite de payer un TZR d'anglais à l'année, qui fera 4h ici et 7h ailleurs.

Ecrit par Jérémy.

Non, vous raisonnez bizarrement, Jérémy.
1) D'abord un TZR peut-être agrégé autant qu'un certifié.
2) Ensuite, il était question de prime à la bivalence( dans des conditions précises) or comme le dit si bien JPB cela coûtera moins cher si etc...
3) Il n'est pas très bon de défendre l'excellence d'une spécialisation à travers l'agreg et de la saper ensuite en se disant apte à enseigner n'importe quoi d'autre sans avoir le même niveau sauf à avoir une double agreg...(L'argument du latin-grec étant bien sûr de mauvaise foi.)
4) Imaginez la tête de votre collègue qui voit ses heures supprimées dans le bahut parce que vous vous déclarez soudainement apte à faire autre chose , sur la foi d'un certificat de licence exhumé in extremis. ( j'ai connu une collègue qui a mis un collège à feu et à sang dans le sud-ouest en "piquant" des heures d'allemand à une pauvre nana qui avait bien du mal à trouver un emploi du temps complet...
5) Je n'ai plus d'arguments.

Ecrit par : Thalie | 30 août 2007

Thalie, c'est vous qui raisonnez bizarrement :

1) S'il y a 6 heures d'anglais à faire dans un lycée, elles seront faites par un TZR d'anglais, certifié ou agrégé, peu importe. Je dis juste que je pourrais enseigner deux matières, que je connais des gens bien plus doués que moi qui pourraient et voudraient le faire aussi, mais que cela est interdit, en totale contradiction avec la formation que l'on a.

2) La bivalence ne nécessite pas de prime particulière : donne-t-on des sous en plus pour ceux qui font théâtre, cinéma, danse, ou pour ceux qui font déjà deux matières (hist.-géo, physique-chimie, SES, etc.) ? Je ne vois pas pourquoi une heure d'italien me coûterait plus qu'une heure de français. Et ca ne changerait rien pour l'administration : l'agrégé de philo coûtera toujours autant, sauf qu'en faisant les emplois du temps, on pourrait le mettre en langue et/ou en philo, selon les besoins. Ce que je ne comprends pas,c'est qu'on ait prévu ça pour les certifiés et qu'on l'ait interdit aux agrégés...

3) L'agreg n'existe pas du tout pour "l'excellence de sa spécialisation", au contraire, avec le programme qu'elle comporte, et que vous avez eu aussi, elle fait plutôt de bons généralistes (la vraie spécialisation, c'est la recherche).

4) Il n'est pas question de virer qq'un pour prendre sa place, mais de pallier à la situation des TZR, envoyés à 800 km de chez eux pour faire trois remplacements de quatre heures pendant un an. Et il ne s'agit pas d'utiliser la licence, mais de se baser sur les épreuves du concours, éventuellement sur un double cursus, et sur un examen complémentaire.

5) Vous n'avez plus d'arguments, j'en ai toujours, et je me demande encore ce qui a poussé le ministère a vouloir dépenser plus avec la bivalence des certifiés, plutôt qu'à profiter des possibilités des doubles cursus (il y en a!!!) ou des agrégés. Il n'y avait pas besoin de primes !

Ecrit par : Jérémy | 30 août 2007

2) La bivalence ne nécessite pas de prime particulière :
Jérémy

Mais je n'ai pas dit cela. C'est un fait, un texte qui est sortiiiiiii!!!
Quand il y a bivalence à raison de 3 ou de 6h, je ne sais plus, il y a prime. On ne vous demande pas si cela es t nécessaire ou pas cela EST. Donc cela coûte plus cher si...
L'argument des TZR marche dans les 2 sens: 4heures loin de chez soi ou 4h près de chez soi....
Et puis ne demandez pas trop vite le temps où l'on va nous forcer à jouer les PEGC et les pions, et les assistantes sociales...A 27 h par semaine. Il arrivera bien assez vite, ce temps-là!

Ecrit par : Thalie | 30 août 2007

Une fois pour toutes, l'enfant vient-il à l'école avec déjà un vécu affectif, des choses apprises? Une fois pour toutes, est-ce que chaque enfant est semblable à son voisin? Faut-il tenir compte de ces différences, ou non? Doit-on se servir, pour qu'un enfant aille plus loin dans ses apprentissages, de ce qu'il sait déjà, ou non? "

Anne-Marie Valette.

PS : désolée, vous m'avez mise au défi de vous prouver que vous ne défendiez pas les pédagos.

Amicalement.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 30 août 2007

Chère Anne-Marie, ces phrases ne défendent aucune idéologie "pédagogiste"! Et je ne pense pas que Catmano les contredise. On ne peut leur reprocher que d'être des évidences, qu'on a, hélas, trop tendance à oublier parfois. Ce qui va sans dire mérite parfois d'être rappelé.

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 août 2007

Ouh là ! Attendez, j'ai une journée de prérentrée dans les neurones, moi !
Avec l'employé communal, euh pardon, l'agent des services techniques, qui nous explique que si le crochet n'a pas tenu, c'est parce qu'on tire trop fort sur la porte et que si elle claque sur les doigts d'un gamin, au risque de les lui sectionner, eh beh au moins, il ne recommencera pas. Et l'EVS qui n'est pas venu parce qu'il croyait que la rentrée, c'était lundi prochain, et la réunion des directeurs demain matin à 8 h 30 et celle avec les collègues et le personnel de service quand on pourra parce que les collègues à mi-temps ne font qu'une demi-prérentrée et tout un tas de trucs tous aussi passionnants que ceux-là, mais ça serait trop long à raconter.
Alors, si vous pouviez me la refaire moins vite votre histoire, ça m'arrangerait, parce que je n'ai pas compris ni qui dit quoi, ni sur quoi vous débattez.

Ecrit par : catmano | 30 août 2007

"Mais cela oblige l'enseignant à prendre en compte une dimension plus éducative et, en tout état de cause, (et évidemment surtout en maternelle), aborder l'enseignement par un biais qui considère uniquement ce qu'on appelle "les contenus" me semble illusoire." ( C. Sibille)

Je m'excuse mais je ne comprends pas ce que vous sous- entendez dans cette phrase. Soyez plus explicite!
Amicalement
Thierry Venot

Ecrit par : venot thierry | 31 août 2007

Je pense simplement qu'on peut, sans cesser d'être ambitieux sur la qualité de ce que doivent apprendre les élèves, tenir au maximum compte de ce que chacun d'entre eux a vécu auparavant. Il est clair que certaines carences éducatives vont infléchir sérieusement les capacités de l'enfant à s'investir dans ses apprentissages, (je pense à un cas, vu lors de mes visites pédagogiques de l'année dernière, d'un gamin de CP que ses "parents" avaient forcé à manger dans la gamelle du chien pendant toute son enfance. Il avait d'excellentes raisons d'avoir un comportement agressif, empêchant la classe de fonctionner.) C'est un cas extrême, mais il y a beaucoup plus de "cas intermédiaires" qu'on pense. Je n'ai pas de solution toute faite, mais considérer la classe comme une entité et rien d'autre me paraît illusoire. Et il n'est pas question, évidemment, d'appuyer sur les différences!
Je parlerais bien de pédagogie différenciée, mais, là, je vais rallumer la querelle du jargon. Catmano vous parlera de ça beaucoup mieux que moi.

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 août 2007

Et revoilà la "pédagogie différenciée", l'exemple même du vieux cheval de retour pédagogiste qui n'a jamais marché nulle part, mais auquel on s'accroche mordicus!
Avec deux élèves par classe, ça pourrait se concevoir. Avec vingt-cinq ou trente, surtout avec ceux d'aujourd'hui, que des rêveurs dangereux ont mis au centre de leur ego exponentiel et tyrannique, c'est de la plaisanterie et même de la provocation. La "pédagogie différenciée" fait évidemment partie, comme il se doit, des "solutions" préconisées par les apparatchiks irresponsables (ou malhonnêtes) qui ont rédigé le rapport du HCE et n'ont eu aucun mal à imposer ces idées étriquées et d'un autre âge aux autres Hauts-conseillers (car je vois mal Michel Pébereau, grand banquier, et Antoine Compagnon, professeur à la Sorbonne, qui ignorent tout des problèmes réels que pose la gestion d'une classe de collège, être en mesure de les crtitiquer et de s'yopposer).
Alors, Christophe, s'il vous plaît, la "pédagogie différenciée", stop!

Ecrit par : Jean | 31 août 2007

Alors, Christophe, s'il vous plaît, la "pédagogie différenciée", stop!

Ecrit par : Jean | 31 août 2007

Christophe a justement dit qu'il ne voulait pas rallumer la querelle du jargon.
Mais quand vous parlez plus fort à un sourd, vous faites de la pédagogie différenciée, non ?

Ecrit par : yann | 31 août 2007

Foutre, saperlotte, caramba !!

Pas un sourd, un mal entendant !

Ecrit par : yann | 31 août 2007

Bien, yann!

Ecrit par : Jean | 31 août 2007

Jean, je vais peut être vous faire plaisir, (mais peut-être pas, suivant la manière que vous aurez d'interpréter mes propos.) Quand on me parle de la pédagogie différenciée, je réponds invariablement qu'"une vraie pédagogie ne peut être que différenciée".

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 août 2007

"Je pense simplement qu'on peut, sans cesser d'être ambitieux sur la qualité de ce que doivent apprendre les élèves, tenir au maximum compte de ce que chacun d'entre eux a vécu auparavant. Il est clair que certaines carences éducatives vont infléchir sérieusement les capacités de l'enfant à s'investir dans ses apprentissages"
Cette réflexion me va directement au coeur ( organe dont les membres du GRIP sont normalement pourvus) car si je suis le seul batteur du GRIP je suis également le seul maître spécialisé de cette association ( maître G). Sans avoir la prétention de répondre au problème que tu évoques ( chaque cas est particulier) je te conseille la lecture d'un article que j'ai écrit il y a quelques années: Tape sur ton moteur de recherche" Doutes et propositions d'un ré-éducateur de l'Education Nationale". Ce texte m'a valu ( et me vaut toujours) la haine de toute une corporation bien à l'abri derrière le confort offert par le psychologisme compatissant.

Ecrit par : venot thierry | 31 août 2007

Allez faire un tour sur liberation.fr. Philippe Meirieu y est en train de servir sa soupe! Malheureusement le modérateur maison censure à mort!

Ecrit par : buntovchik | 31 août 2007

Je vais lire l'article de ce pas, Thierry!


Qu'est-ce qui vous fait dire ça, Buntchovik?

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 août 2007

Rebonjour, Thierry.

Ne perds pas trop de temps à discuter avec C.Sibille, il m'a accusée d'être parano car j'avais mis sur Lire-ecrire quelques opinions dérangeantes sur Meirieu et autres pédagos, qui n'étaient d'ailleurs pas de mon cru : tant de personnes ont parlé de lui mieux que moi que je me suis contentée de faire des copiés-collés (dont je suis la reine, paraît-il.)

Par ailleurs, il ne cessait de se moquer de Rachel Boutonnet, et de G.Sibieude, que tu connais bien. Y ayant trouvé des réponses assez musclées (les gens qui vont sur lire-ecrire y vont essentiellement pour y trouver des conseils et du soutien) je pense qu'il en est parti de lui-même, et non exclu.

Un seul espoir : ton texte " Ré-éducateur" est tellement convainquant qu'il va se convertir à notre noble cause et signer la pétition du GRIP :
www.refondation-ecole.net

Amitiés.
Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 31 août 2007

Qu'est-ce qui vous fait dire ça, Buntchovik?

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 août 2007

Bonjour Chgristophe. Parce qu'aucune de mes questions à peine impertinentes ne sont passées.
Le débat avec le ministre Darcos sur le site du Monde était bien plus fructueux.
On y devine sans peine la faible marge de manoeuvre du ministre et l'absence de propositions concrètes pour résoudre les problèmes de fond de l'école.

Ecrit par : buntovchik | 31 août 2007

Les propositions concrètes, il les a, venant du GRIP, et de SLECC. Mais tant que les pédagos n'auront pas été radicalement éliminés, il n'y a pas beaucoup d'espoir, quand la presse parle (à travers les syndicats et des gens comme Meirieu) ) "du risque de voir revenir les fondamentaux".

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 31 août 2007

Encore Meirieu! Meirieu partout! On n'échappe pas à Meirieu! Quelle impudeur chez cet homme, qui a naufragé le système éducatif, à continuer ainsi à déblatérer sur ce qu'il faudrait faire pour que ceci, pour que cela... Et qu'il trouve assez de sots pour ne pas voir que son discours est totalement vide, c'est proprement ahurissant! A moins que l'on se souvienne du "Vaste programme!" lancé par De Gaulle à Couve de Murville en réponse à une apostrophe venue de la foule! C'est peut-être cela le propre des démagogues.
Il est protégé, en plus, pour des raisons étranges, par une partie de l'intelligentsia française. Pas étonnant que le modérateur filtre les questions: on n'égratigne pas le gourou.

Ecrit par : Jean | 31 août 2007

Comme nous avons tous ici, Christophe, la prétention parfaitement légitime d'être d'excellents pédagogues - le maître pâtissier prétend bien, au bout de queques années d'exercice de son métier, exceller dans son art, de même que le plombier, et le cordonnier, et le directeur de supermarché -, nous faisons donc tous de la "pédagogie différenciée" sans le savoir puisque, comme vous dites, "il n'y a de vraie pédagogie que différenciée". A la bonne heure! Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes! Inutile de changer nos pratiques.
Je crains cependant que les "pédagogistes" n'y trouvent pas leur compte, car pour eux (et pour Forestier et Bouvier, les glorieux auteurs putatifs du rapport du HCE), la "pédagogie différenciée" est en réalité une arme de guerre contre l'enseignement traditionnel. Elle n'est pas envisageable sans cette autre invention calamiteuse des "pédagos" qu'a été la "classe hétérogène". En créant la "classe hétérogène" et en diabolisant et en interdisant les "filières", les "pédagos" ont créé de toutes pièces un problème gravissime: l'impossibilité, pour les professeurs d'enseigner à "la classe", alors que l'enseignement restait collectif. Ils ont proposé à ce vrai problème, dont l'existence, au fond, ne leur déplaisait pas, une solution illusoire qui ne séduit que les rêveurs et les naïfs. Car devant 25 ou 30 élèves dans une même classe, vous ne pouvez pas vous occuper de chacun, c'est matériellement impossible. L'effondrement universel du niveau des collégiens et des lycéens est le fruit de cette stratégie.

Ecrit par : Jean | 31 août 2007

Anne-Marie
On ne se refait pas Anne-Marie! J'ai la pédagogie chevillée au corps et toujours envie de convaincre par des arguments les pédagogistes les plus sceptiques ( voire parfois septiques) envers nos propositions.
Amicalement
Thierry

Ecrit par : venot thierry | 31 août 2007

"Rebonjour, Thierry.

"Ne perds pas trop de temps à discuter avec C.Sibille, il m'a accusée d'être parano car j'avais mis sur Lire-ecrire quelques opinions dérangeantes sur Meirieu et autres pédagos, qui n'étaient d'ailleurs pas de mon cru : tant de personnes ont parlé de lui mieux que moi que je me suis contentée de faire des copiés-collés (dont je suis la reine, paraît-il.)"

Anne-Marie, puisque vous parlez de nos échanges sur "Lire et Ecrire", et puisque vous êtes la reine du copié-collé, trouvez-en donc quelques-uns qui ont eu lieu entre nous là bas! Mais ne tronquez pas! Et n'enlevez surtout pas les éructations de toto qui, là-bas, se lâche!

"Par ailleurs, il ne cessait de se moquer de Rachel Boutonnet, et de G.Sibieude, que tu connais bien. Y ayant trouvé des réponses assez musclées (les gens qui vont sur lire-ecrire y vont essentiellement pour y trouver des conseils et du soutien) je pense qu'il en est parti de lui-même, et non exclu."

Ne pleurnichez pas, Anne-Marie! J'ai tenu à propos de Gilbert Sibieude, et de sa "lettre de renvoi", (j'insiste, et vous le savez d'ailleurs parfaitement) ainsi que de Rachel Boutonnet, des propos que j'ai repris exactement en ces lieux! Chacun peut les lire sur ce blog. Ah, si, j'ai dit que Rachel Boutonnet écrivait avec les pieds! Ce n'est pas très gentil, mais, en revanche, c'est indéniable. Ce n'est quand même pas vous qui allez me reprocher de ne pas être gentil, quand même!

"Un seul espoir : ton texte " Ré-éducateur" est tellement convainquant qu'il va se convertir à notre noble cause et signer la pétition du GRIP :
www.refondation-ecole.net"

S'il n'y avait que des gens comme Pedro, (et Jean-Paul, quoique son attitude à propos de mon "conflit" avec Guy Morel m'ait un peu refroidi à son égard), je pense que ce serait déjà fait. Mais, que voulez-vous, on ne se refait pas, j'aime l'intelligence et la bonne foi.

"Amitiés.
Anne-Marie."
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 31 août 2007

Cordialement... Christophe...

Thierry, je ne disais pas ce qui précède pour vous. Je réponds très vite au sujet de votre article. Même si je pense que ma réponse ne vous sera pas totalement agréable.

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 août 2007

"Comme nous avons tous ici, Christophe, la prétention parfaitement légitime d'être d'excellents pédagogues - "

Ecrit par : Jean | 31 août 2007

Je crois que c'est la différence fondamentale entre nous, Jean. La seule prétention que j'aie est de tenter d'être le meilleur, ( le moins mauvais?) pédagogue possible.

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 août 2007

Pourtant, essayer d'être "le meilleur pédagogue possible", c'est encore bien pire, comme prétention, que d'être simplement "excellent", puisqu'on peut être très nombreux à être excellents - c'est d'ailleurs grâce à cela que le système éducatif tient encore un tout petit peu - alors que "le meilleur possible" se considère forcément comme au-dessus des autres...
La revendication de l'"excellence" n'est que celle de la reconnaissance d'une compétence professionnelle qu'il est normal d'avoir acquise après vingt ou trente ans de métier. Elle n'implique aucune vanité. A la différence de la prétention à être le meilleur...

Ecrit par : Jean | 31 août 2007

"Thierry, je ne disais pas ce qui précède pour vous. Je réponds très vite au sujet de votre article. Même si je pense que ma réponse ne vous sera pas totalement agréable."
N'ayez aucune crainte , je suis vacciné! Sachez que je me bats au quotidien, sans ménager mon énergie ,et ce depuis de longues années, pour sauver des gamins abandonnés par le système scolaire. Je crois que dans ces conflits de chapelles il y a un malentendu profond car je ne doute pas un instant que nous voulions tous la réussite et l'épanouissement des gamins. La seule chose qui me gène c'est que certains refusent, malgré l'évidence, de reconnaitre qu'ils se sont trompés de voie pour y aboutir. Plus qu'à un problème de malhonèteté intellectuelle je pense que ce problème est dû à une méconnaissance profonde de la nature de l'enfant.
Thierry

Ecrit par : venot thierry | 31 août 2007

"Plus qu'à un problème de malhonnêteté intellectuelle je pense que ce problème est dû à une méconnaissance profonde de la nature de l'enfant.
Thierry"

Moi aussi.

Ecrit par : catmano | 31 août 2007

C'est un cas extrême, mais il y a beaucoup plus de "cas intermédiaires" qu'on pense. Je n'ai pas de solution toute faite, mais considérer la classe comme une entité et rien d'autre me paraît illusoire" ( C Sibille)
Nous n'avons pas encore inventé le vaccin qui instruit par simple injection et j'espère que nous ne l'inventerons jamais car la relation humaine est un facteur indispensable pour transmettre des savoirs. Je ne vois même pas ( à moins d'être un robot) comment il peut être possible de feindre d'ignorer la situation de détresse d'un élève dont on a la charge, c'est un problème humain totalement indépendant de telle ou telle méthode pédagogique et je ne vois non plus pas ce que la pédagogie différenciée vient faire dans cette affaire. Pour les situations que vous qualifiez de" limites", je sais d'expérience que l'école peut avoir des réponses . Les pédagogies explicites structurent l'intelligence mais également la personnalité en apportant des repères précis et une véritable ré-assurance . L'école est avant tout le lieu de la construction des savoirs mais elle peut également être un lieu de construction ( ou de reconstruction)de la personnalité. J'ai en mémoire au moins trois cas précis ( dont un qui était plus que"limite")
Thierry Venot

Ecrit par : venot thierry | 31 août 2007

"Pourtant, essayer d'être "le meilleur pédagogue possible", c'est encore bien pire, comme prétention, que d'être simplement "excellent", puisqu'on peut être très nombreux à être excellents - c'est d'ailleurs grâce à cela que le système éducatif tient encore un tout petit peu - alors que "le meilleur possible" se considère forcément comme au-dessus des autres...
La revendication de l'"excellence" n'est que celle de la reconnaissance d'une compétence professionnelle qu'il est normal d'avoir acquise après vingt ou trente ans de métier. Elle n'implique aucune vanité. A la différence de la prétention à être le meilleur..."

Ecrit par : Jean | 31 août 2007

C'est incroyable, Jean, vous le faites exprès? Où avez vous lu que je prétendais essayer d'être meilleur que les autres? Je préfère penser que c'est, de votre part, plutôt pure mauvaise foi que méconnaissance de notre langue... Ca serait ennuyeux! J'essaie simplement d'être le meilleur possible par rapport à moiu-même! C'est une maladie, chez vous, de tout voir par le prisme de la compétition et de la concurrence?Relisez donc Nietzsche!

Ecrit par : Christophe Sibille | 01 septembre 2007

Thierry, dire que ma réponse ne vous fera pas forcément plaisir n'est pas une agression! C'est simplement une contradiction potentielle. Mais j'aimerais vraiment parler de ça avec vous ailleurs que sur le blog, (mon argumentaire implique une personne que je n'ai envie de "mouiller" ici en aucune façon). Je (re)laisse mon mail, au cas où ça vous intéresse:
[email protected]

Ecrit par : Christophe Sibille | 01 septembre 2007

A propos de méconnaissance de notre langue... Entendu il y a cinq minutes au zapping de "Canal +", (une chaîne qui ne présente pas que du football; il y a aussi "l'effet papillon", "les guignols de l'info", "le zapping" donc, et quelques documentaires intéressants), entendu donc, par un ancien ministre de l'éducation nationale: "je pensais qu'il (François Hollande) avait la stature de diriger le pays, et je me suis taperçu que c'était pas vrai". Je n'invente rien! Pourtant, il n'a pas fréquenté l'école d'après 1970, lui!

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 septembre 2007

En essayant de devenir "le meilleur pédagogue possible" par rapport à vous-même, Christophe, vous acquérez forcément, en une vingtaine d'années, ce savoir-faire qui fait de vous un "excellent pédagogue" dans l'absolu. Ou alors vous restez aussi mauvais qu'en commençant et c'est à désespérer.

Ecrit par : Jean | 02 septembre 2007

Jean, je pense que c'est tout simplement quand on pense être devenu excellent qu'on ne progresse plus. Et j'espère bien continuer à progresser!

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 septembre 2007

Jean,
je reviens sur le blog après un we tranquille et voilà que je vois que vous revenez à la charge.
Vraiment ,autant vous pouvez être spirituel quand vous vous adressez à Maria sur un autre fil autant vous être d'une pédanterie infecte quand monsieur Christophe Sibille essaie de vous exposer sa position, votre acharnement à son égard fait montre d'une extrême mauvaise foi et démontre à quel point vous êtes borné.Si vous avez du vocabulaire pour réfuter les mots "séquence"" ou "pédagogie différenciée" il semble que les mots modestie et humilité ne fasse pas partie de votre lexique...
Cessez ces enfantillages et soyez constructifs vous ne manquez pas d'idée non?

Ecrit par : personnanongrata | 02 septembre 2007

Christophe, j'ai entendu la même chose !

Ségolène a fait pire qu'Allègre il y a qques jours (je n'ai pas noté), et Devedjian en a fait une aussi. Cela dit, je comprends qu'à force de parler, ils fassent de tels pataquès.

Le pire par contre : Clara Dupont-Monod, soi-disant écrivain qui a eu un prix quelconque pour son dernier livre, a fait un horrible pataquès, qui lui a été signalé, et elle s'est excusée en disant : "Une mauvaise liaison, c'est une allitération". Là, c'est inquiétant. Si je disais ça en cours ou en inspection, je serais décrédibilisé devant les élèves, et tancé par l'inspecteur.

Ecrit par : Jérémy | 03 septembre 2007

C'est effectivement inquiétant... Ou alors, cela frise la mauvaise foi! Elle aurait pu faire plusieurs mauvaises liaisons de suite reprenant la même consonne... Non, cela frise vraiment la mauvaise foi!
Ceci-dit, je n'ai jamais entendu Allègre faire de phrases entières sans au moins une faute de français... Et encore, on n'y voit pas les fautes d'orthographe!:)

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 septembre 2007

Lequel de nous deux "revient à la charge", anonyme non grate?

Ecrit par : jean | 03 septembre 2007

Il faut bien, tôt ou tard, Christophe, être parvenu, dans le métier qu'on exerce, à un niveau de compétence qui se rapproche de la perfection? On ne peut quand même pas passer son temps à se répéter toute sa vie: "Je suis mauvais, je suis mauvais, j'ai encore tout à apprendre."
L'excellence, c'est simplement le fait de dominer sa matière et d'être devenu, avec l'expérience, chevronné. Il n'y a aucune vanité là-dedans, c'est l'évolution normale d'une carrière.

Ecrit par : Jean | 03 septembre 2007

L'excellence, c'est simplement le fait de dominer sa matière et d'être devenu, avec l'expérience, chevronné. Il n'y a aucune vanité là-dedans, c'est l'évolution normale d'une carrière.

Ecrit par : Jean | 03 septembre 2007

Ces propos sensés , Jean, ne contredisent-ils pas ceux que vous avez tenus à l'adresse de Maria, en écrivant que même sans compétences reconnues, ni aucune expérience dans l'enseignement du français elle pourrait néanmoins très bien enseigner le français à des sixièmes?
Ma fille cadette entre en sixième et je ne sais pas encore quel professeur-collègue de français (enseignement que je tiens pour être la clé de voûte d'une bonne scolarité) elle aura. Franchement, je ne lui souhaite pas d'initier sa scolarité au collège en ayant un professeur de français, certifié en espagnol , en russe, en maths ou en EPS! Pas plus d'ailleurs que d'avoir un professeur de français, "profil" PEGC que notre Principal attribue systématiquement aux sixièmes!

Ecrit par : buntovchik | 03 septembre 2007

Même pas un pauv' PEGC formé comme tel en Français et dans une autre matière, sanctionné par un CAP, n'oublions pas ?Ah, quelle sale race, décidément.!Qui exterminera les derniers specimens ?!!! Vaut mieux une certifiée d'espagnol, pas convaincue du tout, qui fera comme elle pourra etc...., n'est-ce pas ?

Ecrit par : Francoli | 03 septembre 2007

Jean, je me méfie par nature des superlatifs! Et "excellent" en est un! J'essaierai toujours d'être "le meilleur possible", (ce qui relativise encore ce superlatif, déjà relatif), mais j'aurai toujours beaucoup de mal à prétendre être excellent... Tout en essayant de tendre à l'excellence!

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 septembre 2007

Pas plus d'ailleurs que d'avoir un professeur de français, "profil" PEGC que notre Principal attribue systématiquement aux sixièmes!

Ecrit par : buntovchik | 03 septembre 2007

Vous avez peut-être tort. Les "profil PEGC" que mes gamins ont eu au collège ont été leurs plus efficaces enseignants. Ce ne sont pas ceux-là qui donnent des notes de classeur! Un ou deux cahiers sans spirale ni fanfreluches leur suffisent pour enseigner aussi bien l'histoire que les maths ou le français. Et en maths, le premier mois de sixième est l'occasion d'apprendre enfin à jongler avec les quatre opérations.

Ecrit par : dobolino | 03 septembre 2007

Dobolino, je retire immédiatement de mon esprit certaines réserves que j'avais sur certains de vos propos. Avec votre réponse à buntov(pas) chic, vous sauvez les meubles des PEGC, tout au moins des enseignants, quels qu'ils soient qui font leur boulot consciencieusement et...efficacement.
N'y a-t-il pas d'enseignants bivalents en Allemagne? Et l'idée n'était-elle pas dans l'air en France, d'y revenir?

Ecrit par : Francoli | 03 septembre 2007

Vous aviez écrit, Christophe, que toute "vraie pédagogie est une pédagogie différenciée". Je vous ai répondu que cela tombait bien puisque, justement, nous - qui étions un certain nombre ou plutôt un nombre certain sur ce blog et ailleurs - qui faisions de la "vraie pédagogie", sinon ce serait à désespérer de la profession, nous faisions donc sans le savoir de la pédagogie différenciée. Or, faire de la "vraie pédagogie", n'est-ce pas être un "excellent pédagogue"? C'est donc vous-même qui avez introduit cette "excellence", qu'il m'a paru ensuite équitable et mérité de reconnaître aux professeurs chevronnés.

Ecrit par : Jean | 03 septembre 2007

Dobolino, je retire immédiatement de mon esprit certaines réserves que j'avais sur certains de vos propos. Avec votre réponse à buntov(pas) chic, vous sauvez les meubles des PEGC, tout au moins des enseignants, quels qu'ils soient qui font leur boulot consciencieusement et...efficacement.
N'y a-t-il pas d'enseignants bivalents en Allemagne? Et l'idée n'était-elle pas dans l'air en France, d'y revenir?

Ecrit par : Francoli | 03 septembre 2007

Et en plus, ce n'est même pas du fayotage, je le pense vraiment. Mes enfants en ont eu quatre, en maths, français et histoire géographie; les quatre sont redoutablement efficaces, font des contrôles réguliers qu'ils corrigent très vite, obtiennent silence et discipline en classe et les progrès sont vraiment tangibles. La quasi totalité des parents en sont ravis et les gosses les aiment plutôt bien. Ils sont proches de la retraite, hélas.

Ecrit par : dobolino | 03 septembre 2007

[email protected]

Ecrit par : Venot Thierry | 03 septembre 2007

"N'y a-t-il pas d'enseignants bivalents en Allemagne? Et l'idée n'était-elle pas dans l'air en France, d'y revenir?"

écrit, naïvement, sans nul doute, Francoli.
Mais quid de la formation des professeurs en Allemagne? Ou même tout bonnement des études universitaires? Outre-Rhin, on étudie deux matières à l'université - pas en France.
La bivalence, comment ça marche?
On passe un Capes principal (on va dire Lettres Modernes) et on prend une "option" (par exemple anglais) dont on ne passera qu'une épreuve d'oral. Si vous réussissez votre Capes principal, et l'oral de votre option, vous voilà bivalent!
Vous serez professeur de Français, et d'Anglais, même si vous ne connaissez rien à la grammaire anglaise, etc., etc., car vous ne serez pas spécialiste.
La bivalence, c'est l'éducation et l'instruction au rabais. Mais ça fait faire des économies à l'Etat, j'en conviens, et d'ailleurs c'est uniquement pour cela que l'idée de la bivalence est "dans l'air"...

Ecrit par : Loki | 03 septembre 2007

[email protected]


t'es malaaaaade, cibile va t'écrire ;)

"Lire avec Léo & Léa" Edition Belin, c'est EXCELLENT :)

Ecrit par : [email protected] | 03 septembre 2007

Autrement dit, Loki, les petits allemands (et leurs parents) sont de bien beaux analphabètes! Il n'y a qu'à voir la situation de leur pays aujourd'hui. Alors, si des enseignants bivalents doivent produire une telle société, oui, je persiste et signe dans ma naïveté( sans doute un euphémisme chez ces "grands " intervenants du blog), j'en redemande pour notre pays.
Et puis Loki qui sait tout donnera sans doute le pourcentage de vrais PEGC qui restent dans l'E.N.. Si les méfaits dénoncés par tous ces blogueurs émérites étaient dus à mes (anciens) collègues, ça se saurait. Autrement dit, si ça va mal aujourd'hui à l'Ecole, ce n'est sûrement pas dû à la bivalence des "enseignants au rabais" vilipendés par notre bon ami Loki. Fichez la paix à nos PEG et laissez-les enseigner , comme ceux que connaît dobolino.

Ecrit par : Francoli | 03 septembre 2007

Fichez la paix à nos PEG et laissez-les enseigner , comme ceux que connaît dobolino.

Ecrit par : Francoli | 03 septembre 2007
ils partent tous à la retraite!!!!
Mes plus grosses difficultés de parent d'élève collégien, je les dois à deux jeunes capessiennes de Français. Là, les classeurs étaient gros et pleins d'intercalaires et la note de classeur valait autant que la note de dictée (une par trimestre...) et nous, pauvres idiots, ne savions que faire pour aider nos petiots.
Avec les vieux PEGC, ça roule, d'autant plus qu'ils récupèrent des sixièmes qui en savent moins que les CM1 du temps où ils étaient instits...

Ecrit par : dobolino | 03 septembre 2007

Francoli,

Vous ne savez pas lire on dirait, ou alors j'ai surestimé votre connaissance du système éducatif allemand.
Moi qui croyait qu'on ne parlait que de ce qu'on connaissait! Francoli m'a prouvé qu'on pouvait parfaitement parler sans rien savoir de son sujet.
Ce que je voulais vous faire comprendre, c'est qu'en Allemagne, les étudiants choisissent très tôt quelle sera leur voie professionnelle, et, étant donné qu'ils se doivent de suivre un double-cursus (càd., je précise pour Francoli qui a des problèmes avec le français - surement des restes de lecture globale :D, qu'ils étudient deux matières) ils ont des connaissances approfondies sur ces deux matières, et ils peuvent être réellement bivalents.
Ce n'est pas le cas en France, car les études à l'université sont 'spécialisantes', si vous me permettez de le dire ainsi. On n'étudie qu'une seule matière, mais à fond (en théorie). La bivalence est ainsi une absurdité au vu de notre système éducatif.
Mais assez du cas de l'Allemagne, où tout va bien, forcément (puisqu'on n'y vit pas, on trouve que tout y est bien, c'est logique). Parlons d'autre pays européens où la bivalence est imposée, et où elle est catastrophique. Parlons de l'Irlande et du Royaume-Uni... hein Francoli? C'est toujours bien, la bivalence?

Ecrit par : Loki | 03 septembre 2007

Il faut bien se rendre à l'évidence qu'on ne va pas relever cette année ou l'an prochain le niveau des sixièmes, des secondes ou du bac! Le déchet serait de 60% des élèves au bas mot. Ce serait une catastrophe économique et sociale.
Alors, oui à une réforme urgente maternelle, CP CE1 et CE2, à une remédiation CM1/CM2 et à des bons instits polyvalents en 6° et 5°. Pour les plus grands...à part l'heure de grammaire obligatoire, je n'ai guère d'idées?

Ecrit par : dobolino | 03 septembre 2007

Au fait! j'ai oublié de vous dire... A deux pas de chez moi s'ouvre un collège privé conventionné, dans un petit village (Eourres, pour Catmano!), conventionné, pas Steiner, un peu Montessori, où onze enfants, de la sixième à la quatrième, seront scolarisés.
Pas de troisièmes cette année car ils refusent de porter le chapeau des échecs au Brevet.
Motif de création: ras-le-bol de voir nos enfants s'ennuyer et ne rien apprendre à 50 km de la maison et en internat dès onze ans.
Tout parent participant aux activités d'enseignement verra son coût d'inscription réduit.
Une consœur à moi y scolarise ses deux filles et assurera l'enseignement de SVT.
Ici, nous sommes fâcheusement dissidents, mais, quand même, on en a tous marre et cette création en est le symptôme.
Avant, comme chair à canon, on envoyait les conscrits. A présent, on fabrique, à grand coup de misère sociale et intellectuelle, des "volontaires" qui, puisque volontaires ils sont, n'émeuvent plus personne.

Ecrit par : dobolino | 03 septembre 2007

Dobolino, c'est cela l'avenir....proche. Et vous n'êtes pas les seuls, heureusement. En Ardèche, une autre école fonctionne de la sorte, en liaison avec un projet de vie impliquant les personnes âgées du village proche. Patience. Les "écoles parallèles" vont (re) fleurir....
Excusez si j'ai des problèmes avec le Français, mais je crois, moi, que j'aurais écrit "moi qui croyaiS" au lieu de "croyaiT", quand on est si fier de sa (première) personne !

Ecrit par : Francoli | 04 septembre 2007

Excusez si j'ai des problèmes avec le Français, mais je crois, moi, que j'aurais écrit "moi qui croyaiS" au lieu de "croyaiT", quand on est si fier de sa (première) personne !
Ecrit par : Francoli | 04 septembre 2007

Ne soyez pas mesquin, Francoli.
C'est une faute de frappe, comme tout le monde peut en faire; même vous.
Mais c'est habile de se focaliser sur la forme plutôt que sur le fond: quid du système bivalent irlandais, Francolique?

Ecrit par : Loki | 04 septembre 2007

Nous ne sommes pas (encore) conventionné. Par contre, nous cherchons des conseils pédagogiques pour notre projet pédagogique

Ecrit par : philippo | 07 septembre 2007