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23 juillet 2007
Programme
Programmes de Français des lycées
Quatre membres (éminents…) de Sauver les lettres (www.sauv.net) ont tenté de définir ce que pourraient être de nouveaux programmes de Français au lycée.
Bien sûr, chacun peut aller voir sur http://www.sauv.net/projetproglycee.php.
Mais j’ai trouvé plus expédient de les copier ci-dessous.
À chacun de se faire une idée, et d’y aller de son commentaire (ce n’est pas prévu sur le site de SLL — un fait dont je ne tire aucune conclusion…). À chacun de se demander si ces programmes sont cohérents, réalistes, optimistes, améliorables, détestables, etc. À chacun de se demander si, vu l’état actuel des élèves, il ne faudrait pas prévoir en Seconde et Première (et pourquoi pas en terminale ?) une heure pleine et entière de Langue française — pour récupérer, en un premier temps, ce qui ne se fait plus en Collège.
Quant aux modalités de l’EAF au Bac, quant aux modalités du Bac lui-même, ce sont encore des points intéressants de discussion.
Je dis « de discussion », parce qu’il semble bien, comme me l’a expliqué un courrier privé, que ce programme ne soit pas négociable (par qui ?). Mais bonnetdane est un forum libre, où l’on fait et où l’on dit ce que l’on veut.
JPB
Projet de programme de français
(seconde et première)
Préambule
" Notre discipline est sinistrée, les inégalités y sont considérables, les laissés-pour-compte très nombreux. Les professeurs de français déplorent chez les lycéens de graves lacunes en matière de langue (orthographe, syntaxe, lexique), à l’écrit mais aussi à l’oral où beaucoup d’élèves ont des difficultés à s’exprimer. Les professeurs des autres disciplines constatent que les énoncés ou les textes des sujets sont souvent mal compris, les devoirs très mal rédigés et orthographiés.
"La dernière réforme, contrairement à ce qu’avaient annoncé ses promoteurs, n’a pas résolu les problèmes posés par la démocratisation des lycées. Celle-ci a été gérée comme une massification et le français s’est vu attribuer des horaires notoirement insuffisants pour traiter un programme auquel le document d’" accompagnement " a donné une très grande extension. Cette ambition quasi encyclopédique a produit – et c’était inévitable – des réductions dans les pratiques d’enseignement : en témoignent les " descriptifs " présentés à l’épreuve orale (qui, par exemple, font rarement place à une question aussi importante que l’humanisme) mais aussi le discours de certains IA-IPR et les consignes d’évaluation fournies aux correcteurs de l’EAF. En outre, le primat de l’" objet d’étude " incite à chercher dans l’œuvre un savoir général qui lui est extérieur et lui préexiste ou l’illustration d’un type de discours : ainsi, telle fable de La Fontaine, telle scène de théâtre sont examinées principalement sous l’angle de l’argumentation. La valorisation des catégories orientant la lecture se fait au détriment des œuvres, leur multiplication prive les élèves des repères dont ils ont besoin. Dans ces conditions, ils sont bien loin de pouvoir accéder à l’autonomie que les deux années de lycée sont censées leur faire acquérir.
" L’institution ne semble pas soucieuse de procéder à une évaluation sérieuse de la mise en œuvre de ce nouveau programme ni des connaissances et des compétences qu’il permet aux élèves d’acquérir. Elle a jusqu’à présent fort peu tenu compte des critiques des professeurs ; l’aménagement du programme de première paru au B.O. du 2 novembre 2006 et applicable à la rentrée 2007 apportera quelques améliorations mais ne suffira pas à créer un ensemble cohérent. Il est donc nécessaire de jeter les bases d’un nouveau programme.
Objectifs
• Connaissance et pratique diversifiée de la langue, écrite et orale, pour l’exactitude des analyses textuelles et la correction du langage.
• Formation d’une culture (avec l’idée que tout ne se vaut pas…), par la lecture et l’étude de nombreux textes, principalement littéraires, auxquels s’ajoutent des œuvres appartenant aux autres arts.
• Développement de l’esprit critique et du jugement.
Cohérence et progression
" La cohérence du programme doit être sensible aux élèves eux-mêmes. Elle ne sera pas cherchée dans des " objets d’étude " et des " perspectives d’étude ", qui conduisent à un véritable émiettement des savoirs, mais dans l’histoire littéraire et culturelle (avec ouverture à la littérature européenne), qui permet en outre d’établir des liens avec d’autres disciplines (histoire, langues, arts plastiques, musique). Il s’agit de comprendre la place de l’œuvre dans l’histoire des contenus et des formes, les raisons de son attrait, du plaisir pris à la lire, celles de son actualité voire de sa pérennité, afin d’apprendre à questionner valablement son sens.
"Le programme définira donc, de manière souple et pragmatique, des questions centrées sur un auteur ou sur un mouvement, un moment, une problématique littéraires. Ces questions seront réparties sur les années de seconde et de première de manière à donner, à la fin des études secondaires et compte tenu du travail à effectuer préalablement au collège, une vision globale de l’histoire littéraire et culturelle. Il ne s’agira pas de rechercher l’exhaustivité ni un approfondissement excessif (la " problématisation " de l’histoire littéraire en elle-même doit être laissée à l’enseignement supérieur) mais de fournir des cadres et des repères permettant d’apprécier les œuvres en se référant à l’évolution des genres et des formes, des thèmes et des problèmes littéraires, des idées, de la condition des écrivains, des fonctions assignées à la littérature et plus généralement au contexte historique qui les a vues naître. Cela suppose un minimum d’harmonisation entre les programmes de français et ceux d’histoire.
" L’année de seconde est devenue, plus encore que dans le passé, le moment où les élèves (et leurs professeurs) sont confrontés à des difficultés majeures. Pour faciliter la transition entre le premier et le deuxième cycle, il convient d'abord de rendre plus efficace l’enseignement du français à l’école primaire et au collège en proposant à ces niveaux d’enseignement des objectifs élevés mais accessibles et en vérifiant que, majoritairement, ils ont bien été atteints ; il faut en finir avec l’hypocrisie (qui constitue un mépris des élèves) consistant à élaborer des programmes d’une ambition démesurée et à se satisfaire de productions médiocres (voire indignes, pour ce qui est de la correction de la langue).
"La classe de seconde, en outre, doit être, pour une part, considérée comme une propédeutique à celle de première, qui conduit à l’examen. On y accordera donc une place particulière à l’étude de la langue (voir ci-dessous) et on y abordera des questions littéraires de manière à conduire une réflexion sur les principaux genres (poésie, théâtre, roman – l’essai et la littérature à visée didactique peuvent être réservés à la classe de première) : on prendra en compte leurs conditions de production, de diffusion, de réception mais on mettra surtout l’accent sur les connaissances qui permettent de mieux comprendre et apprécier les œuvres concernées (versification, étude des sonorités, spécificité du texte de théâtre, règles du théâtre classique, caractéristiques de la description, quelques éléments de narratologie…). Ces connaissances seront revues et approfondies en première mais elles devront être acquises en fin de seconde. C’est pourquoi l’horaire de cette classe sera renforcé et comportera des heures de travail en demi-classe mais aussi en groupes encore plus réduits quand il est nécessaire d’apporter un soutien à certains élèves.
"En classe de première, dans toutes les sections, une heure modulable hebdomadaire permettra principalement de préparer l’épreuve orale et de proposer en groupe réduit les remédiations nécessaires.
Contenu
"Lectures analytiques ou cursives : textes littéraires (œuvres intégrales, groupement de textes) ; textes complémentaires (essais, extraits d’ouvrages de sciences humaines, articles de dictionnaires, de revues, de journaux).
"Problématiques formelles : synthèses sur tel ou tel genre, ou tel moment-clé de l’histoire littéraire.
" Ouverture aux arts et à la littérature étrangère.
Progression :
Classe de seconde ;
XVIe siècle
• La poésie. Versification, imitation, innovation ; dénonciation, lyrisme.
® Approche artistique : la Renaissance.
XVIIe siècle
• Le théâtre (Corneille, Molière).
Essor, conditions de production et de représentation ; genres ; divertissement et visée morale (l’honnête homme).
• Moralistes et littérature critique (La Fontaine, La Bruyère). La satire.
® Approche artistique : classicisme et baroque.
XIXe siècle
• Le romantisme : théâtre et poésie.
Le mélange des genres dans le théâtre romantique.
Le lyrisme romantique.
® Approche artistique : des néo-classiques aux romantiques.
• Le réalisme et le naturalisme dans le roman :
Problématiques essentielles : personnage et vision du monde ; la description ; réalité, vérité et artifice ; réalisme et morale.
® Approche artistique : réalisme et impressionnisme.
XIXe-XXe siècles
• Formes de la nouvelle.
• Avatars du roman réaliste.
Classe de première :
XVIe siècle
• L’humanisme (Érasme, Rabelais, Montaigne).
L’art de persuader (satire, argumentation).
XVIIe siècle
• Le théâtre : mise en scène de la condition humaine (Corneille, Molière, Racine).
Dilemme et fatalité tragiques.
• Moralistes et littérature d’idées (La Rochefoucauld, Pascal).
Maximes et éloquence.
® Approche artistique : vanités et memento mori.
XVIII e siècle
• Le théâtre : Marivaux, Beaumarchais.
• Les Lumières. La littérature de combat.
® Approche artistique : la peinture de genre.
XIXe-XXe siècles
• La modernité poétique, de Baudelaire au surréalisme. Autres formes poétiques du XXe siècle.
® Approche artistique : le renouvellement de la peinture dans la première moitié du XXe s.
• Le renouvellement du théâtre.
XXe siècle
• Le roman en question.
La langue
"Dans ce domaine, l’étude du français au lycée demande de solides acquis du primaire et du collège, qui devraient être dûment constatés en fin de troisième (brevet) et réévalués (par chaque professeur) à l’entrée en seconde de manière à pouvoir procéder à des opérations de remédiation pour les élèves qui en ont besoin. Il n’est plus tolérable de voir des élèves de première ignorer des règles élémentaires d’orthographe, mêler les niveaux de langue, employer un vocabulaire extrêmement réduit et approximatif, produire des textes grossièrement incorrects, et de les laisser poursuivre leurs études en terminale puis dans l’enseignement supérieur comme si de rien n’était.
"Indépendamment de ce travail de remédiation et de consolidation, l’année de seconde commencera par une réflexion initiale sur le langage (le signe linguistique, le lexique, les niveaux et registres de langue, l’évolution de l’orthographe et du sens des mots) et ses usages "littéraires" (figures de rhétorique essentielles, ironie, jeux sur le lexique, etc.). Ce travail sera conduit à partir d’un corpus de textes littéraires variés, empruntés aux différents genres, et il donnera lieu à diverses activités de recherche, d’analyse et d’écriture, parmi lesquelles figurera l’utilisation intensive du dictionnaire de langue, notamment à des fins d’enrichissement du vocabulaire.
" L’étude de la langue sera autant que possible intégrée à celle des textes. En seconde, et dans le cadre d’un horaire renforcé, elle trouvera aussi sa place dans la préparation et la correction des devoirs, au prix, quand le besoin s’en fera sentir, d’un travail personnalisé effectué avec quelques élèves. L’enseignement de l’orthographe et de la grammaire doit être poursuivi au lycée : reste à déterminer sur quels points précis, en fonction des programmes de collège et des acquis des élèves entrant au lycée. Les connaissances orthographiques et grammaticales seront explicitement évaluées à l’examen : on pourrait réserver un quota de points pour évaluer la qualité de la langue et habituer dès le collège les élèves à cette pratique, de manière à crédibiliser l’exigence de correction linguistique.
"La capacité à s’exprimer oralement dans le cadre de la classe dans des interventions construites, préparées ou spontanées, doit être développée à l’école primaire et au collège. Elle met en jeu non seulement la maîtrise de la langue mais aussi la mobilisation des connaissances, l’argumentation, le rapport à autrui. Au lycée, diverses activités sont possibles : prise de parole pendant le cours ; débat informé et argumenté ; exposé portant sur un texte, une œuvre ou une question ; compte rendu de lecture de textes non littéraires (presse, essais, critiques) comportant un résumé, une analyse ou une synthèse suivie d’une appréciation critique motivée ; présentation d’œuvres littéraires ou non (peinture, musique) en relation avec le programme ; lecture expressive de textes ; etc.
Épreuves anticipées de français au baccalauréat (EAF)
"Les épreuves écrite et orale doivent être définies de manière à permettre une bonne évaluation du travail de l’année. Ce n’est pas le cas des actuels sujets " d’invention ", qu’il est impossible de préparer sérieusement en classe et qui mobilisent généralement très peu de connaissances disciplinaires. L’ancien sujet composé d’un résumé (initialement, d’un résumé ou d’une analyse) d’un texte argumentatif et d’une discussion présentait un défaut similaire (au moins pour la discussion) et permettait surtout d’évaluer l’intelligence et l’aisance verbale du candidat. L’écriture d’invention, pratiquée à l’occasion dans l’année comme exercice de formation, pourrait être envisagée comme épreuve dans le cadre d’une option " Art littéraire " dotée d’un véritable horaire et de professeurs formés.
"Ces épreuves anticipées doivent en outre pouvoir être bien préparées en seconde et en première : un horaire réduit ne permet donc pas de les diversifier outre mesure. Il faut pourtant offrir un choix au candidat, ne serait-ce que pour éviter les injustices dues à des inégalités de préparation selon les lycées et les classes.
"Ces considérations conduisent à présenter les propositions suivantes.
"S’agissant de l’épreuve écrite, soit on privilégie sa simplification et la réduction du temps consacré à sa préparation et on se limite à deux types de sujets, soit on maintient un troisième sujet dont la définition est plus compatible avec ce temps de préparation.
"Dans le premier cas, l’épreuve est réduite à un commentaire de texte littéraire et à une dissertation, en rapport avec une ou plusieurs questions du programme (sujets I et II actuels).
"Dans le second cas, on maintient un corpus cohérent de textes littéraires et, éventuellement, de divers documents, écrits ou visuels, posant un problème littéraire en rapport avec le programme. Ce corpus est constitué de manière à faciliter la compréhension des textes par leur confrontation (préparation au commentaire, éventuellement comparé) et la réflexion sur un problème littéraire (préparation à la dissertation). Un troisième sujet porte sur le corpus lui-même et est composé de deux parties : un exercice de synthèse (brève explicitation et présentation ordonnée des idées exprimées sur ce problème) suivi d’une discussion argumentée et illustrée d’exemples précis (notée sur 12 ou 14 points).
"Dans les deux cas, l’actuelle question préalable sur quatre points (à laquelle les candidats donnent un développement excessif ou qui fait double emploi avec le sujet) disparaît, laissant ainsi plus de temps pour mener une réflexion approfondie.
"L’épreuve orale est l’occasion d’évaluer les capacités de lecture du candidat et le travail qu’il a effectué au cours de l’année. Le candidat étudie un extrait choisi dans sa liste puis participe à un entretien librement mené par l’examinateur : retour sur l’explication du candidat (comportant aussi une ou deux questions mesurant ses connaissances lexicales et grammaticales), élargissement à l’œuvre, à une question littéraire, etc.
L’actuelle question est supprimée : l’entretien doit suffire à évaluer si les connaissances sont solides et assimilées ; en outre, il faut absolument alléger les procédures de cette épreuve."
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Commentaires
post-it
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 23 juillet 2007
En ce moment, émission sur les acquis de mai 68 et leur remise en cause, avec Mélenchon et Goasguen comme invités principaux... Très intéressant, et complètement en rapport avec le sujet... Ou comment les media sont en grande partie responsables de la "déculturation" générale.
Ecrit par : christophe sibille | 23 juillet 2007
En ce moment, émission sur les acquis de mai 68 et leur remise en cause, avec Mélenchon et Goasguen
Bonjour à tous
Sur quelle radio ? merci
Anne
Ecrit par : anne | 23 juillet 2007
Avec les classes de seconde que j'ai, composées d'élèves qui iront surtout en STI/STG, je ne peux pas envisager de réaliser la moitié du programme proposé.
En outre, pour amener des élèves de seconde à des textes du 16°, il faut impérativement commencer par amener des élèves de collège à lire des textes du 18°/19° - au moins. Sans quoi on passe son temps à expliquer, simplement, le sens immédiat des textes .
Je ne sais pas quelle est l'extension d'horaire souhaitée, mais elle doit être énorme pour que ceci soit réalisable. Il me semblait que la politique actuelle d'économies forcenées ne conduisait pas à ce genre de rêves.
Est-il possible de rêver à des programmes réalisables ???
Ecrit par : Milady | 23 juillet 2007
Je précise ma pensée - SLL nous a permis de constater à quel point les horaires de français avaient été saccagés.
Aussi, maintenant, les élèves entrent-ils au lycée avec un niveau d'acquis équivalent à celui de leurs aînés quand ils étaient à l'entrée du collège. Même le Snes le reconnaît ( c'est dire ! ) .
Il faut là s'adapter aussi à nos élèves, si on ne parvient pas à récupérer ces heures ( et je ne crois pas une seconde qu'on nous rendra ces heures ), et ne plus rêver à ce que furent les enseignements du lycée.
Ecrit par : Milady | 23 juillet 2007
Bon, ben voilà. MàC ne me tombera pas sur le râble, mon petit message a disparu dans les tréfonds de la liste. Dommage quand même, je m'étais beaucoup appliquée.
Ecrit par : catmano | 23 juillet 2007
"Les connaissances orthographiques et grammaticales seront explicitement évaluées à l’examen : on pourrait réserver un quota de points pour évaluer la qualité de la langue et habituer dès le collège les élèves à cette pratique, de manière à crédibiliser l’exigence de correction linguistique."
De mon temps (au début des années 80, et mon lycée n'était pas une exception, j'ai rencontré bien des gens de mon âge ayant eu droit au même régime), les professeurs de maths, histoire-géo, économie, etc... enlevaient un, deux voire trois points aux copies bourrées de fautes d'orthographe. Pourquoi ne pas remettre cela au goût du jour ?
Ecrit par : Japhet | 23 juillet 2007
Catmano, vous parlez de ce message-là ?:
"« Il y a officiellement en France 7 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté. »
Raison de plus pour ne surtout pas évincer les deux à quatre ans de l’Education Nationale. A situation équivalente, solution équivalente :
[La première initiative d’institution enfantine est attribuée traditionnellement au pasteur Oberlin qui créa à partir de l’année 1770, dans les huit villages que comptait sa paroisse des « petites écoles à tricoter ». Le souci du pasteur était d’occuper des enfants restés sans surveillance et de les instruire. L’œuvre d’Oberlin, bien que reconnue et approuvée par la Convention en 1793, ne fut pas poursuivie. Après sa mort, une fondation fut créée en 1827 pour continuer le travail entrepris, mais ce n’est que très lentement que les institutions enfantines se sont répandues.
Un autre exemple d’intérêt pour l’éducation des enfants de cet âge se manifesta en Écosse. En 1816, un industriel philanthrope, Robert Owen, se préoccupa des jeunes enfants des ouvrières de se manufacture de coton. Les infant schools étaient nées, elles allaient se répandre dans l’agglomération londonienne dès 1819 et attirer de nombreux visiteurs étrangers dont des français.
Les visiteurs français firent part de leur découverte dans les salons de la bonne société parisienne et c’est ainsi que se créa un comité de dames patronnesses qui peu à peu ouvrit des « salles d’asile » à Paris.
En 1883, Adolphe Thiers adressa aux préfets une circulaire les engageant à imiter les départements de la Seine et du Bas-Rhin pour la fondation de « salles d’asile ».
Dans ce texte, le rôle éducatif assigné aux salles d’asile apparut pour la première fois : « Il ne peut être que fort utile de commencer l’instruction dès l’âge le plus tendre : et tel semble devoir être le but principal des salles d’asile, qui formeraient le premier degré de l’enseignement élémentaire, et que, par cette raison, on pourrait appeler plus justement petites écoles ou écoles de l’enfance. »
La même année, François Guizot adressait une circulaire aux recteurs, où il écrivait : « En posant en principe que l’instruction primaire est élémentaire ou supérieure, la loi n’a pas entendu limiter à deux sortes d’écoles tous les établissement qui pourraient avoir l’instruction pour objet... En première ligne se présentent les écoles les plus élémentaires de toutes, celles où sont reçues des petites enfants de l’âge de deux à six ou sept ans, trop jeunes encore pour fréquenter les écoles primaires proprement dites, et que leurs parents, pauvres et occupés ne savent comment garder chez eux...
Indépendamment des avantages de sûreté et de salubrité qu’elles offrent pour les petits enfants, si souvent et si dangereusement délaissés dans les classes pauvres, les salles d’asile ont le mérite de leur faire contracter dès l’entrée dans la vie des habitudes qui sont un commencement de moralité ; et en même temps, ils y reçoivent les premières instructions, des notions élémentaires qui les préparent à suivre avec plus de fruit l’enseignement que d’autres établissements leur offriront plus tard... »
Suivirent quelques années au cours desquelles le nombre des salles d’asile augmenta considérablement (de 261 en 1937 à 3 572 en 1867). Le rôle des congrégations religieuses devint prépondérant. Le problème de la formation du personnel fut posé au milieu du XIX° siècle et aboutit à la création d’une « École normale maternelle » dirigée par Marie Pape-Carpantier.
Pendant un temps encore (1848 – 1881), on hésita entre les termes de « salle d’asile » et d’ « école maternelle ». Ces hésitations traduisent les difficultés éprouvées par les autorités pour définir la spécificité des salles d’asile, prises entre deux excès et transformées souvent, « ici en garderie où les enfants réunis et inoccupés contractent de funestes habitudes ; là, en écoles où leur intelligence est énervée par des études prématurées » (circulaire du 20/08/1847).
En 1867, le problème se posait toujours : « ... les succès des salles d’asile ont failli en compromettre l’avenir. Au lieu de se borner à donner les premières connaissances utiles et qui doivent être l’objet d’un enseignement verbal, on a tenté, dans quelques établissements, d’y développer l’instruction et d’en faire ainsi de véritables écoles. Il faut cultiver de bonne heure l’intelligence des enfants ; mais on doit se garder de la fatiguer et de l’appauvrir à jamais en la surexcitant outre mesure... » (Victor Duruy, 12/05/1867).
L’intégration des salles d’asile dans l’enseignement primaire fut renforcée par les textes officiels de la période 1881 – 1887. La loi du 16 juin 1881, qui établissait la gratuité absolue de l’enseignement primaire dans les écoles publiques, mit les salles d’asile au nombre des écoles primaires et le décret du 2/08/1881 utilisa à nouveau le terme d’école maternelles :
« ARTICLE PREMIER. Les écoles maternelles (salles d’asile), publiques ou libres, sont des établissements d’éducation où les enfants des deux sexes reçoivent les soins que réclame leur développement physique, intellectuel et moral.
Les enfants peuvent être admis dès l’âge de deux ans accomplis et y rester jusqu’à ce qu’ils aient atteint l’âge de sept ans. »
Ainsi l’école maternelle publique devenait une école non obligatoire, mais gratuite et laïque.
L’école maternelle, précisait l’arrêté du 28 juillet 1882, « ce n’est pas une école au sens ordinaire du mot : elle forme le passage de la famille à l’école, elle garde la douceur affectueuse et indulgente de la famille, en même temps qu’elle initie au travail et à la régularité de l’école... les directrices devront se préoccuper moins de délivrer à l’école primaire des enfants déjà fort avancés dans leur instruction que des enfants bien préparés à s’instruire. »
Lorsque l’école maternelle fut organisée, les personnels des salles d’asile furent remplacés par des institutrices.
En janvier 1884, l’École normale fut chargée d’assurer le recrutement du personnel enseignant « non seulement pour l’école primaire mais encore pour les écoles maternelles et les classes enfantines. Pauline Kergomard, inspectrice générale des écoles maternelles de 1879 à 1917, tint un rôle très important dans la fondation d’une école pour laquelle elle préconisait « le respect du petit enfant, la distance à l’égard d’exercices trop scolaires, la reconnaissance du jeu comme forme naturelle de son activité, ainsi qu’une connaissance plus approfondie de la psychologie de l’enfant, en vue d’une pédagogie qui favorise son épanouissement.] (extraits de « L’école maternelle, son rôle, ses missions » - Ministère de l’Éducation Nationale, 1986).
Aux débuts de l’ère de l’Instruction Publique, lorsque l’on se rendit compte que l’on ne pouvait pas compter de façon sûre sur la charité de dames patronnesses ou de congrégations qui risquaient de mettre en péril l’unité de la nation et que, parallèlement, la petite enfance était livrée à elle-même dans des conditions parfois très douloureuses du fait d’une organisation de la société engendrant un abandon des petits, soit en raison d’une extrême pauvreté accompagnée le plus souvent d’une extrême ignorance, soit en raison d’une organisation du travail qui obligeait les classes défavorisées à travailler toujours plus pour gagner pas grand-chose, le tout agrémenté de périodes de chômage non rémunéré pour cause de surproduction et/ou de blocage du marché pour empêcher la baisse du cours de la Bourse, on se décida à protéger et instruire, dans les limites du raisonnable, cette petite enfance défavorisée.
En cette ère de remise au goût du jour d’une idée d’Instruction Publique, opposée aux dérives d’une certaine pédagogie qui a jeté le bébé avec l’eau du bain, il serait dommage, voire suicidaire, d’abandonner cette petite enfance (les 2 à 4 ans) à tout ce que les précurseurs avaient essayé d’éradiquer, la mainmise d’associations dont le but pourrait parfois être le prosélytisme, avec tous les dangers que cela peut provoquer dans les fameuses zones de non droit de notre beau pays ou le profit qui écarterait de fait ces 7 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté.
Il ne faut pas supprimer l’accueil des tout-petits à l’école maternelle. Il faut l’améliorer, le réadapter à la seconde idée fondatrice, abandonnée au profit de la première (« ce n’est pas une école au sens ordinaire du mot : elle forme le passage de la famille à l’école, elle garde la douceur affectueuse et indulgente de la famille ») : « elle initie au travail et à la régularité de l’école... ».
Heureusement que MàC n'est pas là, je me ferais drôlement taper sur les doigts. Vite, vite, mettez des messages là derrière. J'aime pas me faire engueuler."
Je doute, ça n'est pas un petit message - il aussi complet qu'important.
Ecrit par : Milady | 23 juillet 2007
Ces connaissances sont explicitement évaluées, mais de façon explicitement 'amusantes'
5 points : correction globale de la langue, de l'orthographe et de la ponctuation.
4 points: expression globalement correcte, mais quelques négligences.
3 ou 2 points : La syntaxe, la ponctuation, l'orthographe sont maladroites sans altérer gravement la compréhension.
1 point : le sens est difficilement perceptible tant la langue est incorrecte.
O point : copie totalement incompréhensible.
Ce qui signifie :
- qu'on n'ôte pas des points pour cela à une copie, mais qu'on en donne en fonction de la 'qualité'.
Ce qui change tout à fait les notes finales.
- qu'on laisse les professeurs évaluer seuls le sens de 'globalement', et patauger dans une fourchette de 2 à 4 points à accorder ou pas à leurs copies.
Ecrit par : Milady | 23 juillet 2007
Mais, Milady, il me semble qu'"expliquer le sens immédiat des textes", c'est exactement à cela que doit se borner notre mission de professeurs de français, et que c'est ce dont manquent le plus les élèves dé-formés par les "séquences". Que voulez-vous faire d'autre, au cours de français, sinon expliquer, "simplement", des textes? Il faut seulement y passer le temps qu'il faut. L'explication d'un sonnet de Ronsard, avec de futures STI, prendra sans doute plus de temps, mais n'en vaut-ce pas la peine? Il n'est donc pas nécessaire que les élèves aient lu au collège des textes du XVIIIème siècle pour être capables d'en lire au lycée du XVIème. En revanche, il est impératif qu'au collège ils aient acquis de solides bases en grammaire, orthographe, conjugaison, rédaction et expliqué à fond quelques textes littéraires correspondant à leur âge et à leur sensibilité naissante. Et cela, avec les "séquences", que la plupart des professeurs de français de collège affectionnent car cela fait d'eux, croient-ils, de super-pédagogues, c'est fini depuis longtemps. Les collégiens qui sortent de 3ème ne savent rien, mais vraiment ce qui s'appelle rien, et c'est surtout de là que viennent les difficultés de vos STI.
Et puis l'essentiel n'est pas dans la quantité: il suffit d'avoir expliqué à fond, dans l'année, quelques textes isolés et une ou deux oeuvres complètes pour que les élèves aient déjà acquis une solide base de culture sur laquelle ils grefferont à leur guise leurs lectures futures.
Ecrit par : Jean | 23 juillet 2007
Anne, c'était sur France-inter ce matin, (entre 11h. et 12h.)
Ecrit par : christophe sibille | 23 juillet 2007
"Ca vous dérange", Nicolas Stoufflet.
Ecrit par : christophe sibille | 23 juillet 2007
Si, si, c'était bien celui-là. Comme il parle des tout-petits, c'est peut-être un tout petit message.
Mais lorsqu'on parle du niveau des élèves entrant en seconde, il est peut-être très important de commencer par le commencement.
Un enfant, de quelque milieu que ce soit, entre vers deux ou trois ans en maternelle. Il est l'objet de soins constants de la part de ses enseignants qui, peu à peu, le préparent à recevoir les premiers rudiments de son instruction future : attention et concentration favorisées, ouïe et vue correctement utilisées, vocabulaire suffisamment riche, motricité fine installée.
Il aborde alors la GS, puis le CP dans de bonnes conditions. L'apprentissage des bases de la lecture, de l'écriture et du calcul peut débuter, on y adjoint une première initiation aux sciences, à l'histoire et à la géographie. Peu à peu, il découvre le patrimoine littéraire, des contes, les premiers romans pour enfants...
Sortant du CP en sachant bien déchiffrer, écrire vite, "selon les normes de l'écriture liée" comme disent les programmes,
il va pouvoir consacrer tous ses efforts à l'acquisition d'une "connaissance et pratique diversifiée de la langue, écrite et orale, pour l’exactitude des analyses textuelles et la correction du langage" et débutera sa "Formation d’une culture (avec l’idée que tout ne se vaut pas…), par la lecture et l’étude de nombreux textes, principalement littéraires, auxquels s’ajoutent des œuvres appartenant aux autres arts".
Le collège poursuivra cette œuvre et le tour sera joué !
En attendant (nos futurs élèves de maternelle, section de petits, entreront en 2° en 2019 ou 2020), procédons par ordre, chaque année un petit peu plus, ça finira bien par produire l'effet escompté.
Ecrit par : catmano | 23 juillet 2007
Jean,
Quand je parle d'expliquer simplement, je parle de travailler au mot à mot - puis de passer ensuite au: proposition par propositon, et, joie, au : phrase à phrase.
De façon à ce que les élèves comprennent ce qu'ils lisent - déjà.
On peut ( enfin, on peut rêver ) au lycée essayer ensuite de travailler le commentaire du texte - mais sans rien comprendre à un texte ça n'est pas possible ( enfin, des profs le font, eux comprennent très bien, pas leurs élèves. ).
Quand on travaille sur l'extrait baptisé dans les manuels : De l'esclavage des Nègres, on peut, on doit, on devrait, avoir le temps de parler de l'auteur, de parler des conditions d'écriture, de parler de l'esclavage, de parler de l'ironie, de parler des autres auteurs, bref on peut approfondir la lecture et l'enrichir. Mais on se retrouve à décrypter le sens, puis à passer vite fait à autre chose, parce qu'il faut finir le programme, le programme, le programme ! et que ça devient tout à fait absurde.
Je suis d'accord avec vous - l'essentiel n'est pas du tout dans la quantité. Je milite moi pour qu'on revienne à cette chose toute bête, au primaire, au collège, au lycée : prenons le temps d'apprendre, le temps de goûter à, le temps de s'imprégner, au lieu de passer notre vie à courir derrière des fantômes de programmes inadaptés.
Ecrit par : Milady | 23 juillet 2007
Catmano, vous ne voudriez pas prendre mon fils cette année? Il entre juste en maternelle, et je commence déjà à ressentir des craintes certaines....
Ecrit par : Milady | 23 juillet 2007
En attendant (nos futurs élèves de maternelle, section de petits, entreront en 2° en 2019 ou 2020), procédons par ordre, chaque année un petit peu plus, ça finira bien par produire l'effet escompté.
Ecrit par : catmano | 23 juillet 2007
Ouais, ben, on n'est pas parti pour, j'ai l'impression.
Ecrit par : dobolino | 23 juillet 2007
"Prendre le temps de goûter, de s'imprégner", dites-vous, Milady? C'est en effet le plus grand plaisir que l'on puisse éprouver à faire, et à suivre, un cours de français.
Le projet de programme de SLL me paraît tout à fait sympathique. Son côté un peu maximaliste par moment est dû au fait qu'ils ont voulu être à la hauteur des instructions officielles qu'il est censé remplacer. Et puis on sent que ses rédacteurs - des professeurs de lycée - s'impatientent de voir le collège leur livrer de tels incultes, d'où leur ambition de rééduquer vite fait ces ignares incapables de rédiger une phrase d'une ligne sans y faire dix fautes. Leur fureur contre le collège est d'ailleurs parfaitement justifiée. De fait, ce qui s'impose comme une urgence absolue, c'est de rédiger, dans le même esprit, de nouveaux programmes de collège. SLL peut (devrait) s'y atteler.
Juste une petite chose: je regrette que SLL ait hésité à réemployer, tout simplement, l'expression "explication de texte", car "lecture analytique", moi, ça ne me dit pas grand-chose, et le terme, en plus, est insupportable. Dommage aussi qu'ils gardent le mot "corpus", qui fait vraiment "Diafoirus"!
Ecrit par : Jean | 23 juillet 2007
Catmano, vous ne voudriez pas prendre mon fils cette année? Il entre juste en maternelle, et je commence déjà à ressentir des craintes certaines....
Ecrit par : Milady | 23 juillet 2007
Hélas, je n'ai pas les PS et MS. Pour l'instant, je me prépare (mollement, d'ailleurs) à accueillir à la rentrée dans ma classe six petits bambins de 5 ans qui :
- somnoleront dès que j'ouvrirai un livre de contes ;
- hurleront "Théo !" dès qu'ils verront que je trace le début d'un T majuscule au tableau ;
- réciteront comme des perroquets la "comptine numérique" de 0 à 30 mais seront incapables de dire qu'ils ont 5 doigts à chaque main ;
- ne sauront pas se mettre en rang, ni boutonner seuls leur gilet, ni se taire en entrant en classe, ni écouter et regarder en même temps, ni dessiner sans barbouiller leur bureau, ni peindre sans faire dégouliner leur pinceau, ni triturer la pâte à modeler sans en ficher plein par terre, ni se déplacer sans faire tomber un camarade qu'ils "n'avaient pas vu", ni, ni, ni plein d'autres petits trucs que je mettrai parfois un ou deux ans à corriger...
Ouais, ben, on n'est pas parti pour, j'ai l'impression.
Ecrit par : dobolino | 23 juillet 2007
Moi non plus, mais ça fait du bien de rêver.
Ecrit par : catmano | 23 juillet 2007
Lse éminents spécialistes m'ont déçu !
Il y a PLEIN de défauts dans ce programme, à commencer par la disparition totale de la moindre référence au Moyen-Age. Roland, le Graal, Tristan et Iseult... Ca pourrait bien apparaître, non ?
Ensuite, la littérature étrangère. Il y a UN écrivain étranger, c'est Erasme. Encore faut-il trouver un extrait accessible et représentatif d'Erasme à faire en classe, moi je n'en ai pas. Et si on fait l'humanisme, on peut bien faire la Boétie, en plus de Rabelais et Montaigne. La littérature francophone n'est pas mise à l'honneur, mais on peut l'intégrer plus facilement (Verhaeren, Roud, Senghor et Césaire dans "la modernité poétique" puis "autres formes poétiques du 20e"). Par contre, essayez de caser Dante, Schiller ou Shakespeare là-dedans !
Continuons : "l’essai et la littérature à visée didactique peuvent être réservés à la classe de première". Résultat : on met les moralistes du 17e en Seconde, mais seulement La Bruyère et La Fontaine. C'est quand même dommage de ne pas pouvoir comparer le traitement de thèmes communs par exemple chez Molière, La Bruyère et la Rochefoucauld.
Et pauvre Rousseau ! On ne l'étudiera plus beaucoup, à part pour sa "littérature de combat" (il va falloir chercher !). Pareil pour Les Liaisons dangereuses, la Tourvel ne sera plus connue de personne.
Le pire de tout, je pense, c'est qu'un on lira plus AUCUNE autobiographie. Sarraute a fait du roman, point. Perec pareil.
Goerge Sand disparaît, puisqu'elle n'a pas eu l'honneur d'être réaliste. Et les romans de Hugo ? Hop, dehors ! Jusqu'ici, Les Misérables permettaient de faire les deux tires du programme. Maintenant : plus rien ! On n'en entendra meme plus parler. Mais on aura lu Hernani.
Jules Verne n'a plus aucun intérêt, et alors Dumas : vous m'expliquerez à quel moment le traiter !!!
Je m'arrête là, mais alors les "éminents" spécialistes, tout éminents qu'ils sont, ils auraient pu penser d'eux-mêmes à tout ça.
Dire qu'il suffirait de calquer le programme sur l'organisation des hypokhâgnes pour traiter tout ça : en hypokhâgre, trois trimestres = trois genres étudiés, de manière chronologique.
Eh bien en lycée, il y a six trimestres (Seconde + Première). Ca laisse le temps de faire : 1) le roman / 2) le conte et la nouvelle / 3) la poésie // 4) le théâtre / 5) l'autobiographie / 6) la littérature d'idées.
Et les EAF porteraient sur les deux ans, avec au choix commentaire littéraire ou dissertation.
Et il n'y aurait pas de telles redites entre les deux années.
Ecrit par : Jérémy | 23 juillet 2007
Et il faudrait prévoir une heure modulable au choix du professeur (une heure sur cinq par exemple) pour faire de la langue.
Quatre heures de littérature en classe complète ; une cinquième pour de la langue si la classe en a besoin, et consacrée elle aussi à de la littérature, ou à de l'écriture, si les élèves n'ont pas besoin de langue.
Ecrit par : Jérémy | 23 juillet 2007
Il suffirait de calquer le programme sur l'organisation des hypokhâgnes pour traiter tout ça : en hypokhâgne, trois trimestres = trois genres étudiés, de manière chronologique.
Eh bien en lycée, il y a six trimestres (Seconde + Première). Ca laisse le temps de faire : 1) le roman / 2) le conte et la nouvelle / 3) la poésie // 4) le théâtre / 5) l'autobiographie / 6) la littérature d'idées.
Et les EAF porteraient sur les deux ans, avec au choix commentaire littéraire ou dissertation.
Je précise que quand j'étais élève au lycée, mes profs s'organisaient comme ça. C'était très clair, et on était blindé aussi bien sur les genres que sur la chronologie.
Ecrit par : Jérémy | 23 juillet 2007
Programme ambitieux (trop ?), et ramassé sur le lycée : pourquoi ?
Catmano a raison, il faut commencer par le commencement.
Pourquoi mettre toute l'étude littéraire sur deux ans ? Quel est (ou quel doit être) le programme du collège ? Celui du primaire ?
Je vais peut-être dire une grosse bétise, mais il me semble que de mon temps (années 70), on travaillait déjà avec les Lagarde et Michard chronologiques dès le collège, un siècle par an, ou quelque chose d'approchant.
Par siècle, puis par thème, comme le préconise Jérémy.
En collège, les gamins sont condamnés à bégaudeau et le catalogue de la camif ?
Ecrit par : yann | 23 juillet 2007
"Il y a PLEIN de défauts dans ce programme, à commencer par la disparition totale de la moindre référence au Moyen-Age. Roland, le Graal, Tristan et Iseult... Ca pourrait bien apparaître, non ?"
Entièrement d'accord avec vous sur ce point, Jérémy ! Ce sont bien des oeuvres fondatrices, et raconter l'histoire de Roland et Olivier, de Perceval, ou de Tristan et Iseut enrichit l'imaginaire des élèves : pour commencer l'année de seconde, cela me semble plus approprié que la poésie de la Renaissance.
Le programme proposé me paraît toutefois assez équilibré, même si l'"approche artistique" se limite exclusivement à la peinture : peut-on parler de Beaumarchais sans parler des Noces de Figaro ?
Mais son principal défaut, à mes yeux, c'est qu'il est "bêtement" chronologique : pourquoi ne pas mettre en relation, de façon judicieuse (grâce aux fameuses "lectures cursives" ?), les oeuvres du passé avec celles des XXème et XXIème siècles ?
Certes, les programmes (et les manuels) actuels mettent en relation tout et n'importe quoi : ce n'est pas une raison pour tomber dans l'excès inverse.
Ecrit par : OGM | 23 juillet 2007
Anne, c'était sur France-inter ce matin, (entre 11h. et 12h.)
Ecrit par : christophe sibille | 23 juillet 2007
Merci
J'ai écouté une émission sur France-culture dimanche 15 juillet "Esprit libre" avec Dominique Pasquier sur les "lectures lycéennes", je recommande, vous la retrouverez sur le site de cette radio, dans la rubrique "archives"
Anne
Ecrit par : anne | 23 juillet 2007
J'appuie les remarques sur le fait que la littérature doit être accessible dès le cycle des approfondissements.
Souvenirs:de nombreux textes d'auteurs en CM1 et CM2(souvent des souvenirs d'enfance mais pas seulement); Le Roman de Renart en livre de prix au CM1
La Chanson de Rolland : des extraits étudiés en 5° et appris par cœur pour certains
Molière: une pièce par an de la sixième à la première avec des tirades à apprendre par cœur
La poésie romantique en troisième
Balzac en quatrième et troisième (Eugénie Grandet et Le Père Goriot)
etc...
J'ai vu un post où quelqu'un faisait reproche qu'on ne parle pas de littérature étrangère. Je ne suis pas vraiment d'accord avec l'enseignement de la littérature étrangère en français car il me semble qu'il y a bien assez à faire avec la littérature française. En outre, dans une telle optique de programmes, il serait bien entendu que la mythologie puis la littérature du ou des pays concernés et, à travers elles, leur histoire,seraient étudiées lors des cours de langues vivantes ou mortes.
Ecrit par : dobolino | 23 juillet 2007
Ceci dit, comme disait Catmano, on peut rêver un peu, ça ne mange pas de pain...
Ecrit par : dobolino | 23 juillet 2007
Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée de procéder par genres comme le, suggère Jérémy, parce que l'on retombera dans les "genres" si critiqués de l'EAF actuelle, dans le "catalogue", l'"encyclopédie" et la tentation de l'exhaustivité. Car il faudra donc tout dire sur le roman en un trimestre, tout dire sur la poésie au trimestre suivant, etc.. Un CAPES de Lettres anticipé, quoi. Peu folichon comme perspective. Je préfère mille fois une approche par siècle du genre de celle qui se pratiquait il y a quelques lustres, (tranquille et sans règles bien précises car pourquoi faudrait-il que les élèves aient '"tout vu"?): Moyen Age en troisième, XVIèmes et XVIIème siècles en seconde, XVIIIème et XIXème en première, XXème en terminale. Il me semble que dans l'esprit de SLL, la liste proposée des auteurs n'a rien de dictatorial, et que fatalement les élèves n'auront pas étudié les mêmes oeuvres avec tous les professeurs. Est-ce très gênant?
Ecrit par : Jean | 23 juillet 2007
Mais son principal défaut, à mes yeux, c'est qu'il est "bêtement" chronologique : pourquoi ne pas mettre en relation, de façon judicieuse (grâce aux fameuses "lectures cursives" ?), les oeuvres du passé avec celles des XXème et XXIème siècles ?
Ecrit par : OGM | 23 juillet 2007
Tout simplement parce qu'il faut commencer par être "bête "avant d'être intelligent et, qu'ici, encore une fois, se manifeste trop d'ambitions qui reviennent, il me semble à atteler la charrue devant les bœufs.
J'ai étudié Homère et l'histoire de la Grèce Antique en sixième, comme tout le monde, puisque tel semble être encore le cas, au moins pour mes enfants, et La Guerre de Troie n'aura pas lieu en troisième, en même temps que la seconde guerre mondiale et le nazisme en histoire.
Ecrit par : dobolino | 23 juillet 2007
"Ici, encore une fois, se manifestent trop d'ambitions qui reviennent, il me semble à atteler la charrue avant les boeufs."
"Ici", dobolino, c'est-à-dire dans certaines interventions, ou dans le programme proposé par SLL?
Je reconnais pour ma part à SLL d'avoir eu le courage de "s'atteler à un véritable taureau", métaphore qui rappellera à certains de bons souvenirs - c'était il y a quelques mois, sur ce blog.
Ecrit par : Jean | 23 juillet 2007
Moyen Age en troisième, XVIèmes et XVIIème siècles en seconde, XVIIIème et XIXème en première, XXème en terminale. Il me semble que dans l'esprit de SLL, la liste proposée des auteurs n'a rien de dictatorial, et que fatalement les élèves n'auront pas étudié les mêmes oeuvres avec tous les professeurs. Est-ce très gênant?
Ecrit par : Jean | 23 juillet 2007
Un peu monotone, non?
Pour ma part, je préfèrerais une approche plus large chaque année avec des œuvres à la portée de la maturité des élèves. Est-ce qu'étudier Montaigne en seconde n'oblige pas à expurger un peu et à le voir bien mal traité et bien mal compris?
Pourquoi respecter systématiquement et obligatoirement la chronologie si elle a été bien enseignée en histoire dès le CE2?
On ne peut considérer que l'étude personnelle de la littérature s'arrête en fin de première?
Quels sont les buts de l'enseignement du français en collège et lycée?
Ecrit par : dobolino | 23 juillet 2007
Mais son principal défaut, à mes yeux, c'est qu'il est "bêtement" chronologique : pourquoi ne pas mettre en relation, de façon judicieuse (grâce aux fameuses "lectures cursives" ?), les oeuvres du passé avec celles des XXème et XXIème siècles ?
Ecrit par : OGM | 23 juillet 2007
Ici, Jean. il me semble que cette proposition est ambitieuse si on veut la finaliser. Mais, bon, ça se discute. D'ailleurs, si vous lisez la suite de mes propos, je me contredis moi-même...
Au lycée, il n'y a pas que des premières L triées sur le volet (on ne sait trop si ça existe d'ailleurs...)et donner à un grand nombre une vision à peu près convenable de la littérature française ET le goût de lire en cherchant un peu plus loin me parait déjà une noble ambition bien difficile à réaliser.
Ecrit par : dobolino | 23 juillet 2007
Allez,encore un effort et certains vont nous la réinventer la séquence...!,au motif pieux qu'il faut donner aux lycéens toute l'étendue de notre savoir:pour le pédagogue(et non l'élève,comme on le dit trop souvent!)il vaut peut-être mieux en effet une tête bien faite-id est claire!- qu'une tête trop pleine....Laissez murir les ados et contentez-vous de leur donner le goût,à travers des morceaux bien choisis de fréquenter la littérature...
Ecrit par : pessimiste | 23 juillet 2007
Laissez murir les ados et contentez-vous de leur donner le goût,à travers des morceaux bien choisis de fréquenter la littérature...
Ecrit par : pessimiste | 23 juillet 2007
Je crois qu'on est tous d'accord, non? Le tout est de savoir quelle méthode donnera le goût au plus grand nombre et comment leur donner ce goût?
Et si on commençait par arrêter "les séquences" longues comme un jour sans pain en maternelle?
Ecrit par : dobolino | 23 juillet 2007
Je suis assez de votre avis, pessimiste, il faut réagir contre la tentation du professeur de vouloir tout dire et brûler les étapes.
Les "morceaux choisis" me paraissent une pratique tout à fait recommandable, et même inévitable si l'on veut que les élèves connaissent certains grands auteurs qui, par d'autres aspects de leur pensée, excèderaient leur maturité.
Pourquoi donc dire d'un programme, OGM, qu'il est est "bétement chronologique"? Les chefs-d'oeuvre n'apparaissent-ils pas dans la temporalité, de manière relativement aléatoire? Je trouve que c'est en les présentant dans cet ordre, en les reliant aux tendances générales des époques qui les ont vus naître, qu'on se prend le moins la tête - et celle des élèves.
Ecrit par : Jean | 23 juillet 2007
quelle méthode..?
Ecrit par : dobolino | 23 juillet 2007
Justement :pas de Méthode!!!-Je parle de ce que je connais,le niveau lycée-
A chacun d'inventer la sienne(il me semble que c'est cela la vraie pédagogie,non?) et de faire passer,dans un simple cadre chronologique en effet(pourquoi faire compliqué???)les textes qui lui paraissent les plus appropriés en fonction de sa classe et de ses affinités personnelles-car nous en avons tous!
Par exemple pour le XVIème il me paraîtrait- à titre personnel -plus parlant (ou jouissif)pour des adolescents de découvrir Rabelais que les finesses du sonnet...
Mais pour cela encore faut-il des cadres larges et non des carcans visant à faire faire la même chose à tout le monde.Il faut s'entendre sur l'arrivée et non sur le parcours!
Ecrit par : pessimiste | 23 juillet 2007
Dobolino", la première condition de tout redressement, c'est en effet l'interdiction de la "séquence", cette invention des Diafoirus et des Trissotins qui peuplent le "microcosme" prétendument "pédagogique". Ces gens-là sont des tristes, des sinistres, ils ne croient plus à rien, et c'est bien pour cela qu'ils ont imaginé de remplacer la transmission d'un contenu - qui les fait bâiller d'ennui - par l'obligation pour tous les professeurs de se soumettre à un formalisme vide et stérile. Le "contenu" est devenu sans importance: l'important, la seule chose qui compte, c'est d'avoir procédé en "séquence".
Vous avez raison, la "séquence" est longue comme un jour sans pain. C'est normal, puisque son but est de faire passer le temps. Cet "objectif" fixé en en-tête, ces "perspectives secondaires", cette succession de "séances" programmées pour réaliser l'"objectif", cette "évaluation", c'est d'un ennui!Désespérant! Pauvres élèves!
.
Ecrit par : Jean | 23 juillet 2007
Décidément, pessimiste, vous parlez d'or (nouveau Chrysostome).
Ecrit par : Jean | 23 juillet 2007
Vous en voulez une, au hasard, de ces séquences longues comme un jour sans pain pour les bambins de la maternelle ?
Je dois pouvoir vous trouver ça (objectifs, savoir-faire, savoir-être et tout et tout)...
Ecrit par : catmano | 23 juillet 2007
Par exemple pour le XVIème il me paraîtrait- à titre personnel -plus parlant (ou jouissif)pour des adolescents de découvrir Rabelais que les finesses du sonnet...
Ecrit par : pessimiste | 23 juillet 2007
Pas certainà 100% non plus: à quinze ans j'ai préféré Ronsard à Rabelais...
Ecrit par : dobolino | 23 juillet 2007
Je dois pouvoir vous trouver ça (objectifs, savoir-faire, savoir-être et tout et tout)...
Ecrit par : catmano | 23 juillet 2007
Par pitié, non! Encore que, raconté avec humour, on pourrait rire à condition de ne pas avoir de descendants...
Ecrit par : dobolino | 23 juillet 2007
Pas certainà 100% non plus: à quinze ans j'ai préféré Ronsard à Rabelais...
écrit par : dobolino
C'est bien ce que je dis:il faut de l'air dans tout cela et chacun y trouvera son compte!
Ecrit par : pessimiste | 23 juillet 2007
Oui, oui, catmano, servez-nous promptement votre aimable repas!
Faites tôt et hâtez nos plaisirs!
A cause de son infini pouvoir de nuisance - elle a d'ailleurs été inventée pour cela - la "séquence" DOIT être purement et simplement interdite. C'est mon opinion, et j'la partage...
Ecrit par : Jean | 23 juillet 2007
Pas certainà 100% non plus: à quinze ans j'ai préféré Ronsard à Rabelais...
écrit par : dobolino
C'est bien ce que je dis:il faut de l'air dans tout cela et chacun y trouvera son compte!
Ecrit par : pessimiste | 23 juillet 2007
Radoté-je?
Ecrit par : pessimiste | 23 juillet 2007
Un petit truc tout simple -aussi-pour rendre à la littérature au lycée un peu de dignité:revoir les coefficients,en particulier pour la série S:cela motiverait un peu plus les paresseux...et éviterait de taxer de "scientifique "un élève proche de l'illétrisme....
Pour l'enseignement de la langue:au lycée,c'est un peu tard s'il n'y a pas de bases..Il faut mettre les moyens en amont.
Ecrit par : pessimiste,mais j'y crois encore... | 23 juillet 2007
Vous l’aurez voulu, Jean... Trois petites interventions sur un forum de PE, bien dans leurs baskets et contents comme tout de ce qu’ils font... Orthographe d’origine !
1) auriez-vous travailler sur ce projet : faire voyager une mascotte dans le monde afin de découvrir les différents continents ?quelle belle ouverture sur le monde que de travailler sur ces différentes cultures en GS !
cela vous semble-t-il réalisable ? l'avez-vous déjà travaillé dans vos classes ? avec quels supports ?
2) Moi aussi je compte faire ce projet avec mes MS/GS mais l'an prochain.
Une classe de l'école française du maroc, nous avez contacter via notre site de classe pour mettre en place une correspondance internet. Malheureusment après avoir fait des pieds et des mains pour obtenir internet en classe, je n'ai plus aucune nouvelle de l'école qui nous a contactée
Mais ce n'est pas grave j'utiliserais comme toi ma marionnette pour établir un échange.
A ce sujet, je viens d'acheter un ouvrage chez Retz " Langage et cultures du monde en maternelle avec CD rom contenant 65 photos couleurs à exploiter avec les enfants, le mot bonjour à écouter en différentes langues et 5 contes de diverses origines.
10 chapitres: l'identité, l'habitat, les vêtements, l'école, la vie quotidienne,les écritures et les langues, les repas, les fêtes, l'architecture, l'art, les contes
Un autre ouvrage: "Graphismes d'ailleurs" super intéressant
3) Cela me fait penser au petit nain, dans Amélie Poulain, qui se fait photographier devant les grands monuments de chaque grande ville du monde. Dans le même style, tu pourrais prendre une photo de ta mascotte qui serait entourée d'objets typiques du pays que tu aimerais faire connaître à tes élèves (avec la carte du pays en fond).
Pour ce qui est du matériel, tu pourrais leur apporter :
-une mappemonde, un globe terrestre pour situer les pays en questions
-des cartes postales du pays (pour leur faire décrire les caractéristiques du paysage et leur faire écrire une carte en dictée à l'adulte)
-des aliments de ces pays ex : quand j'ai travaillé sur l'Afrique, j'ai fait pour mes élèves un jeu de kim avec les fruits (banane, ananas, figue, mangue...). Les fruits étaient cachés dans des coupelles fermées par du papier alu troué pour faire passer uniquement les odeurs. Les enfants devaient reconnaître le fruit par l'odeur, vérifier d'abord en enlevant le papier alu puis en goûtant. Après, je leur bandais les yeux et ils devaient deviner le fruit qu'ils avaient en bouche.
En ce moment, avec mes deux collègues de maternelle, nous travaillons en décloisonnement sur les différents continents. Nous avons 11 ateliers qui tournent dans les trois classes 'mélangeant aisnsi les trois niveaux). Il y a des ateliers :
-d'art plastique : fabrication de chapeaux chinois, de lanternes chinoises et de villages africains
-de découverte du monde : des photos plastifiées d'éléphants, ours polaires, cases africaines, igloos, petites chinoises, esquimaux, etc... sont décrites oralement par les enfants puis placées sur les différentes affiches correspondantes : les habitants, les paysages, les animaux et les habitations du monde.
Il y a aussi un jeu de kim du toucher : des matériaux sont cachés dans des sacs opaques et les enfants doivent deviner ce qu'ils touchent puis dire à quoi ils correspondent sur des photos, ce que l'on peut en faire (ex: la terre pour fabriquer des poteries, des cases africaines)
-des jeux : memory des animaux, memory des frères et soeurs du monde,
Avec des batiks africains, nous avons créé un jeu de prises d'indices : nous avons plastifié les batiks et nous les avons photocopiés en deux exemplaires. L'un est resté tel quel. Sur le deuxième, nous avons découpé des petits morceaux que les enfants devaient reconnaître et replacer sur le premier batik...
Conclusion : Les mômes s’en prennent pour 6 mois minimum et sont dégoûtés de la géographie à vie !
PS : J’en ai d’autres sur la découverte de l’Art Pictural... Et un qui se propose d’étudier Robinson Crusoe et les naufrages en Petite Section, mais là, les collègues le découragent, quand même/
Ecrit par : catmano | 23 juillet 2007
C'est très beau en effet!
Mais où sont passés les "savoir-faire" et les "savoir-être"? Vous nous aviez promis...
Ecrit par : Jean | 23 juillet 2007
Ah ! Oui, c'est vrai ! Je vous trouve cela dès demain. Il faut que je fouille un peu.
Ecrit par : catmano | 23 juillet 2007
Radoté-je?
Ecrit par : pessimiste | 23 juillet 2007
C'est le propre du déclinologue, vieux barbon ou vieille commère. N'auraient même pas leur bédeuzi, tous ces handicapés du mulot et du clavier...
Ecrit par : dobolino | 23 juillet 2007
Jean et Dobolino,
Je n'ai pas dit que le programme NE DOIT PAS être chronologique (d'autant que c'est ainsi que je procède !), et ma suggestion n'avait rien de bien ambitieux.
Puisque vous dites, à juste titre, que les "morceaux choisis" sont une pratique tout à fait recommandable, je crois qu'il peut être bon de les prolonger par la lecture intégrale d'oeuvres contemporaines en relation avec celles étudiées en classe. Une chronologie a-t-elle un sens si elle ne relie pas le passé au présent ?
Par exemple : vous étudiez Montaigne ou Léry en classe, et vous donnez Rufin à lire "à la maison", de manière à réfléchir aux avatars modernes de l'humanisme.
Mais enfin, Pessimiste a raison : tout cela relève d'"affinités personnelles", et il est surtout important qu'on nous laisse le maximum de liberté possible.
Ecrit par : OGM | 23 juillet 2007
Moi, j'ai l'impression qu'il est plus difficile d'avoir une bonne note en GS que de passer le bac... C'est quoi, un Batik?
Antic Batik, il me semble que c'est une marque de fringues ou un jeu vidéo ou un groupe de musique????
Ecrit par : dobolino | 23 juillet 2007
Puisque vous dites, à juste titre, que les "morceaux choisis" sont une pratique tout à fait recommandable, je crois qu'il peut être bon de les prolonger par la lecture intégrale d'oeuvres contemporaines en relation avec celles étudiées en classe.
Ecrit par : OGM | 23 juillet 2007
Ouais, par exemple, on bosse La Chartreuse de Parme et le cycle du Hussard de Giono et on peut même inclure dans l'étude le film de Rappeneau, Le Hussard sur le Toit, pour montrer à quel point l'interprétation de l'œuvre de Giono est dans ce film plus Stendhalienne que Gionesque.
Si les jeunes accrochent, on a tout bon. S'ils n'accrochent pas, ben, c'est la foire...
Mon fils a étudié en IDD en cinquième Le Mariage de Figaro, opéra et pièce de théâtre, plus la projection d'Amadeus. Un pur régal! Cette année, il joue Beaumarchais au théâtre et les notions acquises il y a quatre ans lui sont bénéfiques. Comme quoi... Tous les moyens sont bons s'ils sont bien appliqués.
D'accord, Jean, pas la séquence, pas bon moyen ça ou peut-être, une fois par hasard.
Ecrit par : dobolino | 23 juillet 2007
vieux barbon ou vieille commère....
Ecrit par : dobolino | 23 juillet 2007
Non,le temps ne fait rien à l'affaire....
L'antidote du déclinologue:le ballon ascentionnel.
Ecrit par : pessimiste | 23 juillet 2007
ascensionnel,même
encore râté ce foutu bédeuzi,damned!
Ecrit par : pessimiste | 23 juillet 2007
L'antidote du déclinologue:le ballon ascentionnel.
Ecrit par : pessimiste | 23 juillet 2007
Ballon d'oxygène pour producteur d'ozone...
Ecrit par : dobolino | 23 juillet 2007
Et un qui se propose d’étudier Robinson Crusoe et les naufrages en Petite Section, mais là, les collègues le découragent, quand même
Ecrit par : catmano | 23 juillet 2007
C'est dégueulasse de décourager une si belle ambition! Il ne faut pas décourager les ambitions, c'est contre-productif... de crétin.
Ecrit par : dobolino | 23 juillet 2007
encore râté ce foutu bédeuzi,damned!
Ecrit par : pessimiste | 23 juillet 2007
pas de '^' sur le 'a' de 'raté'
merci
Ecrit par : Lokicat | 23 juillet 2007
"Je ne suis pas vraiment d'accord avec l'enseignement de la littérature étrangère en français car il me semble qu'il y a bien assez à faire avec la littérature française."
Alors ils étudieront Shakespeare en cours d'anglais, Cervantes en espagnol, Goethe en allemand, Dante en italien, Pouchkine en russe et Saramago en portugais ???
Faudrait au moins se mettre à l'Europe ! Quant au reste du monde, je n'en parle même pas, les Français sont tellement sûrs d'être le fleuron de la civilisation à eux tous seuls.
Ecrit par : Jérémy | 23 juillet 2007
les Français sont tellement sûrs d'être le fleuron de la civilisation à eux tous seuls.
Ecrit par : Jérémy | 23 juillet 2007
Je croyais que c'était vrai...
Ecrit par : Machintruc | 23 juillet 2007
pas de '^' sur le 'a' de 'raté'
merci
Ecrit par : Lokicat | 23 juillet 2007
au moins salé vraiment
Ecrit par : pessimiste | 23 juillet 2007
1) Pour dobolino : "Pourquoi respecter systématiquement et obligatoirement la chronologie si elle a été bien enseignée en histoire dès le CE2?"
D'abord parce qu'elle s'oublie. Ensuite, parce que si on veut montrer que Giono rappelle Stendhal, il faut bien avoir lu Stendhal avant Giono. Et on ne fera pas lire Stendhal au primaire (pour Le Rouge et le Noir au collège, vous me permettez de douter ?)
2) Pour Jean :
A) Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée de procéder par genres comme le suggère Jérémy, parce que l'on retombera dans les "genres" si critiqués de l'EAF actuelle."
Non, Jean, non. Ce qu'on critique dans l'EAF et la vialattérature, ce sont les registres. Les genres, ils existaient bien avant Viala, et bien avant nous. C'est déjà chez Aristote. On n'en dira pas autant des registres. En général, les personnes les plus attachées à l'Histoire littéraire sont aussi versées dans l'étude des genres. Les grands genres peuvent être étudiés de manière distincte les uns des autres, de telle sorte qu'IL FAUT se souvenir de Cervantes pour comprendre Jacques le Fataliste. Mais quel est l'intérêt d'avoir étudié Rabelais pour comprendre Ronsard ??? Grouper les oeuvres par genre, c'est à la fois respecter la chronologie en étudiant le passage depuis l'épopée jusqu'au nouveau roman et mettre les oeuvres en relation les unes avec les autres, comme le préconise si bien dobolino.
B) Il faudra donc tout dire sur le roman en un trimestre, tout dire sur la poésie au trimestre suivant, etc.. Un CAPES de Lettres anticipé, quoi.
Absolument pas ! Il faudra avoir vu l'évolution du roman du M.A. au 20è siècle (ce que l'on ferait DE TOUTE FACON dans un programme par siècle) à travers des extraits significatifs (comme dans un programme par siècle) et des oeuvres complètes (comme dans un programme par siècle).
Mais dans un programme par genre, on verrait le passage de Mme de la Fayette à Choderlos de Laclos, en passant par Marivaux ; et de Balzac à Zola, en passant par Flaubert.
Bref, le programme par genre et le programme par siècle ont la même démarche et les memes objectifs, sauf que par siècle, on juxtapose Rabelais, Ronsard et Garnier, alors que par genre, on met directement L'UN APRES L'AUTRE (contrairement aux EAF actuelles !!!) Rabelais, Stene et Diderot, puis Ronsard, Malherbe et Chénier, et enfin Garnier, Racine, Voltaire (tragique) et Hugo (dramaturge).
Je suis persuadé du bien fondé de cette répartition par genre, qui respecte la chronologie. Le Lagarde et Michard trie lui aussi par genre au fil des siècles, il suffit regrouper ce qui concerne chaque genre plutôt que de l'entrelarder de réflexions sur d'autres genres, et de revenir ensuite au genre étudié, et ainsi de suite.
Ecrit par : Jérémy | 23 juillet 2007
dans un programme par genre, on verrait le passage de Mme de la Fayette à Choderlos de Laclos, en passant par Marivaux ; et de Balzac à Zola, en passant par Flaubert.
Ecrit par : Jérémy | 23 juillet 2007
et pour le passage de Tacite à Racine ou de l'Esprit des lois(esclavage des nègres) au nègre de Surinam,vous passez par quel genre?
Les genres ne sont à mon humble avis qu'un des paramètres:on peut très bien aussi rapprocher Le Père Goriot et Lorenzaccio si on veut(ou le roi Lear,mais c'est plus convenu!)
La démarche par genre me paraît beaucoup plus proche de la démarche des séquences que de la démarche chronologique,mais surtout elle me paraît plus sclérosante et réductrice
Ecrit par : mirwac | 23 juillet 2007
Allez, pour vous détendre, je vous apporte ces quelques grammes de finesse dans un monde de brutes :
http://dl.free.fr/bW6CEbNNg/11ClairdeLune.wma
Le Clair de Lune de De Debussy, une merveille absolue....
Ecrit par : Sandra WAGNER | 23 juillet 2007
1) Pour dobolino : "Pourquoi respecter systématiquement et obligatoirement la chronologie si elle a été bien enseignée en histoire dès le CE2?"
D'abord parce qu'elle s'oublie
Certainement pas! il faut la faire rentrer à coup de pioche et de chouettes histoires comme Jeanne d'Arc ou Ravaillac et elle ne ressort plus, cette chronologie!
Ecrit par : dobolino | 23 juillet 2007
encore râté ce foutu bédeuzi,damned!
Ecrit par : pessimiste | 23 juillet 2007
pas de '^' sur le 'a' de 'raté'
merci
Ecrit par : Lokicat | 23 juillet 2007
Pessimiste, de quel droit copiez vous mes fautes? :);) Lokicat est fâché il n'aime vraiment pas les petits chapeaux chinois mis de travers...
trêve de plaisanterie, c'est rassurant de constater que je ne suis pas la seule à avoir fait la faute alors merci Pessimiste grâce à vous j'ai un peu moins honte...
dîtes-moi Lokicat, c'est bon, je n'ai pas oublié de ^et j'en ai pas mis de trop?
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 23 juillet 2007
Je suis persuadé du bien fondé de cette répartition par genre, qui respecte la chronologie. Le Lagarde et Michard trie lui aussi par genre au fil des siècles, il suffit regrouper ce qui concerne chaque genre plutôt que de l'entrelarder de réflexions sur d'autres genres, et de revenir ensuite au genre étudié, et ainsi de suite.
Ecrit par : Jérémy | 23 juillet 2007
Je vote pour vous! Après tout, les Lagarde et Michard sont-ils à eux seuls une panacée universelle et doit-on les lire dans l'ordre de la Troisième à la Première?
On pourrait peut-être re-regarder Le Cercle des poètes disparus?
Doit-on être rigide et linéaire avec des ados ou les passionner pour faire naître en eux la fibre du lecteur?
Ceci dit, on en revient toujours à Catmano et à l'apprentissage de la lecture...
Pour la littérature étrangère et son enseignement, ayant fait du russe, j'ai lu bon nombre de textes, de Pouchkine à Soljénytsine et Pasternak, en cours de russe (en allemand, j'ai lu Brecht, Brecht... et Brecht, prof communiste de 1973 à 1975).
J'ai découvert Faulkner en achetant Moustiques à Carrefour alors que j'avais 19 ans... Une fois qu'on a pris le virus de la lecture, tout fait ventre et tous les moyens sont bons. Inutile d'inonder le cours de français déjà bien chargé avec toutes les littératures étrangères, vous êtes déjà contraints de faire des extraits choisis et de négliger certains auteurs français, ils découvriront bien Thomas Mann ou Henry Miller seuls ou en cours d'allemand ou d'anglais. Et puis, les gosses parlent entre eux et se rencardent sur des auteurs qui n'ont pas cours au bahut ( mon fils se gave de Kerouac et de Fante en trado: je doute que ce soit lié à ses profs et ça ne vient pas non plus de ses parents vu qu'il s'est acheté des Kerouac que son père avait): les chemins sont multiples pour eux. Le même fils lit Bérénice et Andromaque et apprend des tirades par cœur pour satisfaire un prof de théâtre qu'il va payer 300 euros, en espèces sonnantes et trébuchantes, pour lui apprendre à déclamer l'alexandrin. Et là, ses profs de français sont très très loin de ses préoccupations.
Non, restez profs de français, au moins au lycée!
Au collège, c'est différent puisque le cours de français peut "se tranversaliser" avec le cours d'histoire, parfois enseigné par le même professeur.
Ecrit par : dobolino | 23 juillet 2007
Pessimiste, de quel droit copiez vous mes fautes? :);) Lokicat est fâché il n'aime vraiment pas les petits chapeaux chinois mis de travers...
trêve de plaisanterie, c'est rassurant de constater que je ne suis pas la seule à avoir fait la faute alors merci Pessimiste grâce à vous j'ai un peu moins honte...
dîtes-moi Lokicat, c'est bon, je n'ai pas oublié de ^et j'en ai pas mis de trop?
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 23 juillet 2007
Manque deux majuscules! Recalée au bédeuzi...
Vous êtes certaine qu'on met un chapeau à dîtes-moi?
Ecrit par : dobolino | 23 juillet 2007
Dingue... il pleut! Ça pleut aussi chez vous?
Ecrit par : dobolino | 23 juillet 2007
Non, mais il a plu.
Maintenant ca va mieux.
Ecrit par : Jérémy | 23 juillet 2007
Oh là là, il y en a, du monde qui n'est pas d'accord !
Et pourtant (comme dirait Charles) :
1) Pour mirwac : "et pour le passage de Tacite à Racine, vous passez par quel genre?"
Dans une démarche chronologique, vous mettrez du temps avant de passer de Tacite à Racine ! Idem pour Le Père Goriot et Le Roi Lear. Il n'y a pas plus d'avantages pour cette sorte de correspondances à utiliser un classement strictement chronologique qu'un classement générique ET chronologique.
2) Pour Dobolino : la chronologie, elle ne doit pas s'oublier pour les grandes périodes, mais on est bien obligé de la respecter pour faire une progression d'histoire littéraire, et passer de Stendhal à Giono (c'était votre exemple) ou de Montesquieu à Voltaire (c'était celui de mirwac). La coupler avec les genres, c'est la respecter, mais la rendre moins rigide.
3) Pour dobolino toujours : vous avez eu la chance d'avoir des cours de russe et d'allemand. Bcp d'élèves font anglais-espagnol, et n'entendront jamais parler de Stefan Zweig ou de Tolstoï. C'est quand même dommage ! On ne peut pas être exhaustif, mais je veux bien renoncer aux Goncourt, à Champfleury et à Salacrou pour avoir le temps de faire Strindberg, Woolf et Soljenitsyne.
Merci pour votre vote, dont je prends note, et pour vos remarques ! Si votre fiston était à mon lycée, il viendrait faire gratuitement l'option théâtre. Et ca compterait pour le bac.
PS : Merci Sandra Wagner pour Debusy !
Ecrit par : Jérémy | 23 juillet 2007
Lokicat=Dobolino?:);)
non je ne suis pas certaine on devrait virer cette touche ^car j'arrête pas d'en mettre partout... les majuscules je zappe un coup sur deux la touche ne s'enclenche pas...
tout à fait d'accord ,au sujet de la littérature étrangère , les enfants mis en appétit et gourmands n'hésitent jamais à goûter à l'exotisme
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 23 juillet 2007
Dobolino, ici il tombe des cordes depuis ce matin...et y en a marre! du soleil juste un peu de soleil est-ce beaucoup demander? mais demander à qui?
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 23 juillet 2007
Non, non, c'est tout à fait normal, la pluie... Chez moi aussi, il pleut. Les chats trouvent ça du plus mauvais goût.
A part ça, Jean, je fouille toujours, mais j'ai l'impression que leurs grandioses séquences ne contiennent pas la moindre petite liste de savoir-être et de savoir-faire.
Peut-être qu'on nous a menti et que même les IUFMiens et IUFMiennes n'ont jamais compris à quoi ça servait ni comment les inclure dans le grand et beau projet.
Ecrit par : catmano | 23 juillet 2007
"Savoir etre" en tout cas, ca ne se dit pas, on doit juste distinguer savoirs et savoir faire, me semble-t-il.
Ecrit par : Jérémy | 24 juillet 2007
Pas du tout Jérémy, les savoirs-être, ça existe aussi! C'est par ce terme que les pédagogos ont théorisé l'habileté de l'apprenant à intéragir en classe, faire partie d'un groupe, ...etc.
Une (inutile) connerie de plus, à rajouter à la longue liste des termes pédants des IUFMiens.
Ecrit par : Lokicat | 24 juillet 2007
Argh, ils sont donc bien allés jusque-là !
Ecrit par : Jérémy | 24 juillet 2007
Ce qui me gêne, dans l'étude des "genres", c'est que l'on risque d'aplatir, comme l'écrivait Marie-Christine Bellosta, la singularité des oeuvres. Or je serais , pour ma part, assez nominaliste en matière de littérature: comme le disait Antisthène, je vois le cheval, je ne vois pas la chevalité. Je vois "Le père Goriot", je ne vois pas la "romanitude". Je vois Les Grenouilles qui demandent un Roi", pas la "fablitude". L'étude de l'évolution d'un "genre" me paraît tout de même moins fondamentale que l'étude de l'oeuvre pour sa valeur artistique et sa portée humaine radicalement singulières. C'est pour ça que je partage les méfiances de mirwac.
Ecrit par : Jean | 24 juillet 2007
Rien ne me séduit dans les programmes proposés (ou faut-il dire "imposés", tant le ton général est celui d'un oukase ?) par Sauver les Lettres.
À vrai dire, et malgré l'exécration constante dont il a été l'objet sur le site de l'organisation, on dirait presque du Viala-bis. La chronologie n'est que l'habillage d'un retour au sempiternel "Argumenter, Persuader, Convaincre" qui forme l'architecture des cours des pédagos depuis bientôt dix ans, et au nom duquel ils ont détruit tout rapport à la littérature, et au savoir en général. Au nom duquel aussi ils ont jugulé l'envie d'enseigner la littérature de tant de profs qui se sont lancés dans la carrière par amour des Belles-Lettres, et non pour les vacances (pas payées) ni pour les traitements mirobolants qu'on y connaît.
Pratiquement on suggère dans ces programmes de consacrer la Seconde à survoler des formes, tandis que la Première donnera dans le Sens — ce sempiternel "message" que transbahuterait la littérature… Le fond et la forme… On avait abandonné ça depuis les années 60… Cours, camarade, le vieux monde est devant toi.
Sans compter que, comme l’ont remarqué bien des blogueurs ici présents, des pans entiers de la littérature disparaissent. Quid du libertinage — entre autres ?
Un exemple. Vouloir dissocier sur deux ans une Renaissance « poétique » et une Renaissance « humaniste » est littérairement absurde — et Agrippa d’Aubigné, et le Ronsard du Discours des misères de ce temps, et tant d’autres ? Et Rabelais ? L’invention du torchecul, c’est du fond, ou de la forme ?
Seule une chronologie rigoureuse donnera aux élèves le sens de l’Histoire littéraire, et aux enseignants la possibilité de butiner ce qu’il leur plaira, dans l’immense champ d’une anthologie bien faite (et sans doute faut-il les refaire, ne serait-ce que parce que les Régions désormais achètent les manuels, et qu’elles n’achèteront pas quatre Lagarde&Michard; ou quatre Biet / Brighelli / Rispail — ni trois « Darcos » 1986). Car bien peu d’enseignants, au fond, ne maudissent pas les consignes Viala. Ils sont entrés dans me métier ni pour les vacances (pas payées, comme le rappelait quelqu’un ici même il y a quelques jours), ni pour le salaire mensuel — bien quelconque. Cette chronologie doit d’ailleurs débuter dès le collège — après tout, les programmes actuels ont maintenu ceux des années 70, qui stipulaient qu’on apprenait en Sixième les « textes fondateurs » — et il existait effectivement un L1M « Moyen Age qui se faisait en Troisième. Bien sûr, on peut varier, insérer des choses contemporaines, mais le fil conducteur général doit être l’Histoire.
Je m’étonne, côté surenchère, que SLL n’ait pas pensé à demander un retour général du Français en Terminale. Ce serait bien utile, vu le niveau des copies de Philo. Mais sans doute faudrait-il remettre en cause l’EAF — et par extension tout le Bac, dont chacun sait ici qu’il glisse — forcément — vers le contrôle continu (et alors ? Ne peut-on pas l’organiser intelligemment ?)
Quant aux épreuves du bac, elles sont à repenser. La dissertation est un exercice difficile, qui vu l’état actuel des élèves — dont le programme de SLL ne tient guère compte — ne se maîtrise pas en deux ans. Et je ne suis pas opposé à l’écriture d’invention, pourvu qu’elle cesse d’être tributaire à 99% de l’Argumentation, et glisse vers le « à la manière de » — dont on pourrait faire, depuis la Sixième, l’une des clés de l’art d’écrire (voir Palimpsestes, l’un des meilleurs essais de Gérard Genette, sur la littérature comme art de l’imitation). De même le « résumé/discussion » pourrait être remis à l’honneur, d’abord parce que c’est très formateur, de jongler ainsi en quatre heures avec deux genres si différents, et ensuite parce que l’exercice est encore au programme de bien des concours ultérieurs. Dans le même esprit, on pourrait imaginer une pré-formation à la synthèse de documents, épreuve-phare des BTS et de nombre de concours administratifs.
Ce n’étaient là que quelques réflexions, pour alimenter aussi celles des autres. SI je devais noter l’exercice de style de SL, ce serait « peut mieux faire » — peut beaucoup mieux faire. Encore faudrait-il que les signataires aient pris le temps de consulter toutes leurs troupes, et laissent sur leur site un espace aux commentaires…
Ecrit par : Abraxas | 24 juillet 2007
"Pas du tout Jérémy, les savoirs-être, ça existe aussi!"
Ecrit par : Lokicat | 24 juillet 2007
Je ne suis pas sûr que "savoir" prenne, en l'occurrence, un "s". Je demande l'avis des spécialistes en aureteaugraf!
"et éviterait de taxer de "scientifique "un élève proche de l'illétrisme...."
Ecrit par : pessimiste,mais j'y crois encore... | 23 juillet 2007
Par contre, là, pour illettrisme, je suis sûr! Et s'il est un mot sur lequel il ne faut pas se tromper, (erreur présente dans lla table des matières du fameux livre que Luc Ferry s'était reçu dans la tronche après l'avoir écrit).
Question de béotien; les genres n'auraient-ils pas évolué en suivant la chronologie? Auquel cas il pourrait sembler réducteur de s'attacher à suivre exclusivement un seul de ces deux critères?
Et merci une fois de plus à Sandra! Mais n'écoutez pas que le "clair de lune" de ce compositeur! Les deux livres "d'images", et, dans la "suite bergamasque" dont ce "clair de lune" est extrait, le "passepied" est absolument génial, (et pillé). Et toute son oeuvre pour piano, et sa musique de chambre, etc., sont à découvrir ou à réécouter.
Ecrit par : christophe sibille | 24 juillet 2007
Pour ça,oui,merci Christophe,c'était vraiment la faute idiote!
Ecrit par : pessimiste | 24 juillet 2007
"Pas du tout Jérémy, les savoirs-être, ça existe aussi!"
Ecrit par : Lokicat | 24 juillet 2007
Je ne suis pas sûr que "savoir" prenne, en l'occurrence, un "s". Je demande l'avis des spécialistes en aureteaugraf!
Ecrit par : christophe sibille | 24 juillet 2007
Hé bien, si, on met un 's'. C'est pour marquer ce qu'on appelle le "pluriel", je ne sais pas si vous en avez entendu parler.
Un savoir-faire, des savoirs-faire.
Mais tout ça n'a pas vraiment d'importance...
Ecrit par : Lokicat | 24 juillet 2007
On dirait que les collègues de SLL n'ont pas réussi à se libérer totalement du joug pédago antérieur.
1) Je suis d'accord avec Jean quand il dénonce le danger de garder certains termes génériques comme lectures analytiques et lectures cursives. En soi, pas de danger majeur, mais on sait ce que les pédagos ont mis derrière ces termes donc: explications de textes et études d'oeuvres intégrales à la place.
2) SLL parle d'articles de journaux: sous haute surveillance car c'est souvent l'occasion de dérives qu'on connaît bien.
3) Le petit" paquet théorique" du début de la seconde est fort discutable: cela peut se faire doucement au fur et à mesure de l'étude des oeuvres sans dégoûter les élèves. Et c'est plus efficace.
4) Pour la répartition par siècles et par genres, et pour le travail écrit en vue du bac, on peut voir les choses ainsi:
Seconde:
1er trimestre:
Ecrit: résumé de texte et discussion ( textes d'essai , d'idées, du XXème)
Explication de textes: XVIème ( avec un choix absolu laissé au prof, on est bon sur ce que l'on aime)
Oeuvres intégrales: Romans ou nouvelles XIXè ou (et) XXème ( choix laissé au prof)
2ème trimestre:
Ecrit: Commentaire-composé ( textes pris dans tous les siècles, critères fondés sur les textes plus propres à faire des commentaires)
Explic: XVII ème ( choix laissé au prof)
Oeuvres intégrales: Poésie XIXé /XXème
3ème trimestre:
Ecrit: dissertation littéraire ( l'avantage est qu'ils ont déjà les oeuvres étudiées tout au long de l'année et qu'ils peuvent les citer)
Explic: XVIIIème ( choix laissé au prof)
Oeuvres intégrales : le théâtre (choix laissé pour le siècle)
Et un cours d'histoire littéraire et d'histoire de l'art distillé sur l'année à chaque début de trimestre pour l'ouverture du cours d'explication de textes.
C'est ce que j'ai fait les rares fois où j'ai pu avoir des lycées et les élèves avaient ainsi un mélange de tous les siècles et de tous les genres dans une même année sans se dégoûter d'un genre ou d'un siècle, avec des repères chronologiques assurés et un travail complet pour l'écrit du bac. Je proposais aussi des exposés sur des points d'histoire littéraire.
Ecrit par : Thalie | 24 juillet 2007
Pour ça,oui,merci Christophe,c'était vraiment la faute idiote!
Ecrit par : pessimiste | 24 juillet 2007
Désolé pessimiste, il n'y a pas de faute. "Râté"! ;)
Ecrit par : Lokicat | 24 juillet 2007
je parlais d'illettrisme,lokicat!
Ecrit par : pessimiste | 24 juillet 2007
"Un savoir-faire, des savoirs-faire."
Ben non, un savoir-faire, des savoir-faire (n.m. invariable).
Ecrit par : OGM | 24 juillet 2007
Assez d'accord avec Thalie:le plus de liberté possible,dans un cadre régulateur ,parce qu'il en faut bien un- qui ne soit pas un "système".Et il faut se défaire de l'obsession de l'exhaustivité:tous nos savoirs sont relatifs,même en orthographe!Restons modestes(sans pour autant manquer d'ambitions)!
Ecrit par : mirwac | 24 juillet 2007
3) Pour dobolino toujours : vous avez eu la chance d'avoir des cours de russe et d'allemand. Bcp d'élèves font anglais-espagnol, et n'entendront jamais parler de Stefan Zweig ou de Tolstoï.
Ecrit par : Jérémy | 23 juillet 2007
Pour une personne qui a pris goût à lire, la lecture ne s'arrête pas aux portes de l'école! Je n'ai pas fait d'anglais et ai décuvert, ainsi que je l'ai dit, Faulkner au rayon livres de Carrefour! Ce n'est même pas ma mère agrégée d'anglais qui m'en a parlé. J'ai découvert Ernst Wiechert à la librairie Decitre, Herman Hesse auprès d'un ami, petit loubard junkie de banlieu, ce n'est pas mon éminent germaniste qui m'en a parlé.
Le rôle de l'école reste d'apprendre à lire et à comprendre ce qu'on lit en augmentant progressivement la difficulté, d'ouvrir les futurs adultes à la littérature, pas de leur faire ingurgiter la totalité de toutes les œuvres produites depuis l'invention de l'écriture.
Ecrit par : dobolino | 24 juillet 2007
Des "savoir-faire", en effet, pour la raison que "savoir'" est un verbe qui a ici sa pleine valeur verbale et que "faire" est COD dudit verbe, "objet de l'action du verbe "savoir".
Ecrit par : Jean | 24 juillet 2007
Au temps pour moi. Des savoir-faire.
Ecrit par : Lokicat | 24 juillet 2007
Assez d'accord avec les remarques d'Abraxas sur le projet de programme proposé par SLL ; certes, il n'est pas parfait, mais il a le mérite d'exister et peut servir de base à une vraie réflexion.
Ce qu'il a d'intéressant, c'est qu'il réintroduit la chronologie, mm s'il fait l'impasse sur le M.-Age, ce qui est certes dommage. L'idée de reprendre les quatre siècles de 2nde en 1ere n'est pas mauvaise du tout ; le pb, c'est le risque de séparer forme et fond, et de retomber dans l'éternel "l'auteur nous fait passer un message". Il serait p-ê plus judicieux d'aller ds le sens d'une complexification entre la seconde et la première : on définit en seconde les diférents mouvements littéraires et culturels (humanisme baroque classicisme Lumières etc.) avec des textes, extraits et oeuvres intégrales, les plus représentatifs. Et tant pis si ce sont pour nous des ponts-aux-ânes, ce n'en sont pas pour les élèves. En première, on affine et on approfondit. Le programme d'oeuvres intégrales tel qu'il existe aujourd'hui en TL me semble très bien. En revanche, il faudrait effectivement -- quitte à paraître maximaliste -- poser le problème du français dans les term autres que L. Pourquoi pas deux heures de culture littéraire générale en option, par exemple ?
Certes, Bercy fera la tronche, parce que l'Ed nat coûte cher, peuchère ! N'y a-t-il pas des économies à rechercher du côté des activités à la flan, des ateliers "fresque", rap ou slam (reportage hallucinant il y a qq mois un midi sur la 2, lancé par une F. Laborde visiblement accablée), des matières qui n'en sont pas (ECJS), des IDD en général pipeau, des TPE ejusdem farinae, des journées citoyennes de ceci, de l'info prévention de cela, bref de tout ce qui ne relève pas strictement de l'apprentissage.
En ce qui concerne l'EAF, il est clair que le sujet d'invention tel qu'il existe est à supprimer d'urgence. Soit on en fait une épreuve d'écriture littéraire (composer un sonnet, par exemple, ou une tirade en alexandrins), soit on en revient à l'exercice fondateur et formateur du résumé/discussion, que les élèves retrouveront peu ou prou en IUT, BTS et CPGE scientifiques.
Sur le bac, personnellement, ma position est celle de Fouquier-Tinville : la guillotine. Pas de contrôle continu, Abraxas, surtout pas (c'est la porte ouverte à tous les zébus, comme on dit en Afrique), mais une véritable exigence. Est-il normal que près de 40% des étudiants échouent en 1er cycle à la fac ? Est-il normal de trouver dans certaines copies de prépa et même encore au CAPES un nombre ahurissant de fautes d'orthographe et de charabia ? A partir du moment où on enverra à l'Université des étudiants qui ont à peu près le niveau pour suivre, la dite Université sera plus facile à réformer, non ?
Cela suppose des difficultés dans la phase de transition : que faire des redoublants de terminale ? La gestion des flux lycéens, pour reprendre une formule célèbre, va créer qq soucis ! Raison de plus pour ne pas supprimer les 17000 postes prévus par le ministère, mais pour les redéployer en fonction des besoins. Les moyens ne font pas tout, bien sûr, mais il faut des moyens, utilisés judicieusement et non pas n'importe comment. Si l'objectif, en bradant le bac, est de vider les bahuts et de supprimer des postes d'enseignants, qu'on ne compte pas sur moi pour marcher dans la combine, ça va de soi...
Soit il y a une vraie volonté politique de faire bouger les choses à l'Ecole, mais cela ne se fera pas sans douleur ni à moyens constants, et suppose du courage. Soit l'objectif implicite est de faire des économies tout en donnant un os à ronger aux antipédagos, et dans ce cas la déception sera à la mesure des attentes...
Ecrit par : FGuichard | 24 juillet 2007
Et tant pis si ce sont pour nous des ponts-aux-ânes, ce n'en sont pas pour les élèves.
Ecrit par : FGuichard | 24 juillet 2007
En tant qu'ancienne élève de lycée d'après 1972 et en tant que parent d'élève, je souligne cette phrase fondamentale: marre d'avoir étudié des textes ou des auteurs secondaires et de voir qu'il en est de même pour ma progéniture, sous le prétexte que c'est lassant et ennuyeux pour les élèves de faire toujours la même chose... Comme si on avait la même classe du début à la fin de sa carrière!
A ce compte là, les profs de maths pourraient commencer par les intégrales avant d'enseigner, ou pas d'ailleurs, les fonctions linéaires.
Ecrit par : dobolino | 24 juillet 2007
A propos de Harry Potter et de Madame Bovary, en m'excusant de prendre le train en marche et d'arriver comme un cheveu sur la soupe avec les carabiniers d'Offenbach :
Deux sortes de romans, trois sortes de lecteurs.
1°) Deux sortes de romans :
a) Les romans qui "adhèrent" naïvement aux puissances de l'imaginaire, de Chrétien de Troyes à Rowling.
b) Les romans "démystificateurs" : de Don Quichotte à Madame Bovary
2°) Trois sortes de lecteurs :
Ceux qui n'apprécient que les premiers (au pire Guy des Cars et la collection Harlequin, mais il y a mieux)
Ceux qui n'apprécient que les seconds, mais pas toujours pour des raisons recevables : le style, des "chefs d'oeuvres" immortels, la postérité...
C'est oublier un peu vite que Madame Bovary fut longtemps considéré comme un livre "immoral" et condamné au même titre que les Fleurs du Mal.
Ceux qui aiment les deux.
Avantage de Rolling sur Flaubert : les jeunes et les moins jeunes lisent avec plaisir. Inconvénient : pas "d'antidote".
Avantage des romans de la deuxième catégorie : les antidotes d'un parfois délicieux poison (mais poison tout de même).
Synthèse : tout "grand" roman est une démystification de tous les romans écrits ou non écrits de la première catégorie.
Madame Bovary dissèque (dissipe ?) les illusions d'une petite bourgeoise de province, grande "liseuse" de romans qui exhalent l'imagination et des romans qu'elle se bâtit elle-même.
Flaubert : "Emma Bovary, c'est moi !". Le génie comprend l'illusion (parce qu'il l'a subie ?) et entreprend la démystification dans une oeuvre qui est, chacune à sa manière, une entreprise de délivrance entre tragédie (l'empoisonnement d'Emma) et sérénité (Julien Sorel dans sa prison); le rire n'étant jamais loin (Don Quichotte, Bouvard et Pécuchet)
Epigraphe du Rouge et le Noir de Stendhal, une citation de Danton : "La vérité l'âpre vérité."
Les romans sont grands par le rapport qu'ils entretiennent avec la vérité.
C'est du moins mon avis...et je le partage !
Ecrit par : Robin | 24 juillet 2007
Robin, je partage aussi votre avis !
Dobolino : je ne compreds pas, vous ne voulez pas qu'on fasse étudier des oeuvres secondaires, mais vous ne voulez pas non plus qu'on fasse des oeuvres étrangères bien plus importantes que Mauriac et Bernanos réunis. Il faudra bien m'expliquer pourquoi le prof de lettres en lycée doit faire du Bellay et Ronsard, et pas Shakespeare ni Cervantes.
Ecrit par : Jérémy | 24 juillet 2007
J'en reviens à mon idée de départ :
"Il suffirait de calquer le programme de lycée sur l'organisation des hypokhâgnes pour traiter tout ça : en hypokhâgne, trois trimestres = trois genres étudiés, de manière chronologique.
Eh bien en lycée, il y a six trimestres (Seconde + Première). Ca laisse le temps de faire : 1) le roman / 2) le conte et la nouvelle / 3) la poésie // 4) le théâtre / 5) l'autobiographie / 6) la littérature d'idées.
Et les EAF porteraient sur les deux ans, avec au choix résumé + argumentation, commentaire littéraire ou dissertation.
Et il y aurait une heure de langue en Seconde."
Est-ce si impossible ??
Ecrit par : Jérémy | 24 juillet 2007
"Faire le roman, le conte et la nouvelle, la poésie, etc.".
Ce mot "faire" me laisse songeur, car, tout de même, ce qui fait le propre d'un chef-d'oeuvre, c'est qu'il est unique et comparable à aucun autre. Je suis donc très gêné par ces fameux "genres", dont l'utilité me paraît se réduire à une classification très grossière dont on ne peut pas tirer grand-chose.
Ecrit par : Jean | 24 juillet 2007
qui exhalent l'imagination
qui exaltent (de exalter) l'imagination et pas exhalent (de exhaler) !!!!!!!
Nondidious !!!
Ecrit par : Robin | 24 juillet 2007
Belle analyse de FGuichard. Il faudrait à la fois une refonte intelligente des programmes ET des moyens pour faire avancer les choses. Le problème, c'est qu'on risque fortement d'avoir une baisse des moyens sans refonte des programmes...
Pour ce qui est des économies, que pensez-vous de l'heure d'aide individualisée, en seconde, limitée à huit élèves "volontaires" ?
La formule des modules, en demi-classe, n'est-elle pas préférable, notamment pour travailler sur la langue (grammaire, orthographe et stylistique) ?
Ecrit par : OGM | 24 juillet 2007
Eh bien en lycée, il y a six trimestres (Seconde + Première). Ca laisse le temps de faire : 1) le roman / 2) le conte et la nouvelle / 3) la poésie // 4) le théâtre / 5) l'autobiographie / 6) la littérature d'idées.
Et les EAF porteraient sur les deux ans, avec au choix résumé + argumentation, commentaire littéraire ou dissertation.
Et il y aurait une heure de langue en Seconde."
Est-ce si impossible ??
Ecrit par : Jérémy | 24 juillet 2007
Avec une étude par thème, on peut plus facilement faire entrer la littérature étrangère. Traiter le roman fantastique avec que les français, c'est sûr que ça ne le fait pas vraiment.
En fait, je ne suis pas vraiment fixée sur cette histoire. Je me dis que, vu le nombre d'heures de cours, il faut cerner et ne pas s'éparpiller.
Puis, c'est aussi un peu pour le plaisir de contredire, je l'avoue...
Ecrit par : dobolino | 24 juillet 2007
D'ailleurs, autant que j'ai pu le constater, quand un professeur de français aborde un thème, il donne aux élèves une liste d'œuvres à lire qui ne sont pas toutes étudiées mot à mot en classe?
Rien n'empêche que cette liste contienne desauteurs anglais, allemands, etc...
Ecrit par : dobolino | 24 juillet 2007
Je vous demande pardon pour mon retard, mais... c'est quoi une "séance pédagogique" ? En quoi est-ce que ça consiste ? C'est quand même pas le nélogisme pédagonogiste pour dire "cours" ou "leçon" ?
Ecrit par : Nabu | 24 juillet 2007
Attention, vous êtes en train de confondre séance et séquence... Ça y en n'a pas être pareil du tout : une séquence est partagée en séances, alors que le contraire n'est pas vrai.
Un cours ? Une leçon ? Vous voulez parler de ces trucs en pédagogie frontale où l'élève est censé ingurgiter bêtement ce qu'un professeur, imbu de son pouvoir, cherche à lui imposer ? Ah, mais certainement pas. Ça n'a rien à voir...
Pour vous éclairer, j’ai trouvé ça (je ne sais pas si ça va vraiment vous aider) :
La séance pédagogique.
« Toute la réflexion (en amont) autour de l'essence de l'activité, les enjeux physiques (moteurs), affectifs, cognitifs sert à la programmation et permet à l'enseignant de mieux appréhender l'activité lutte, donc "d'éclairer " son contenu pédagogique.
La séance pédagogique constitue alors le dernier maillon d'une chaîne didactique. »
une "séquence pédagogique".
* Une séquence ne décrit pas uniquement les activités liées à l'outil informatique mais l'ensemble du processus mis en place par l'enseignant pour traiter un sujet donné.
* Ce processus est un système articulé autour de quatre points forts selon le schéma joint en annexe :
a) les objectifs : ils permettent de clarifier le comportement attendu de l'élève en fin de séquence sur un contenu donné ; ils constituent un outil pédagogique lorsqu'ils sont communiqués aux élèves.
b) les activités : elles décrivent les situations d'enseignement et d'apprentissage mises en oeuvre pour atteindre les objectifs fixés. Sont pris en compte : les contenus, les situations (classe entière, groupes, travail individuel), les durées, les supports...
c) l'évaluation : on distingue l'évaluation formative qui permet à l'enseignant de réguler le système d'apprentissage mis en place et à l'élève de se repérer dans son apprentissage, et l'évaluation sommative, qui intervient en fin d'apprentissage, fait le bilan des acquisitions par rapport aux objectifs annoncés au départ, et se traduit généralement par une note.
d) la remédiation : elle est constituée d'activités de même nature que celles décrites en b). Mais celles-ci sont mises en oeuvre pour répondre à des besoins repérés en cours d'apprentissage : pour renforcer des prérequis non maîtrisés, pour varier les activités sur un objectif difficile à atteindre... Elles sont proposées en fonction des informations recueillies par l'enseignant pendant le travail des élèves et adaptées aux problèmes repérés, donc varient selon les élèves.
Vous voyez, c’est très différent, la séance et la séquence..
Ecrit par : catmano | 24 juillet 2007
Vraiment des cinglés, avec leurs "séquences" et leurs "séances"! Enfin je trouve...
Ecrit par : Jean | 24 juillet 2007
Jean, je ne comprends pas votre hargne à l'égard des genres. Il me semble qu'à l'occasion de l'étude d'une oeuvre, il est bon de commencer à faire en sorte que les élèves réfléchissent sur la spécificité d'un poème par rapport à un extrait romanesque ou théâtral; et on le fait automatiquement, c'est du bon sens.
Et il est bon que dans les instructions officielles paraisse l'obligation faite aux profs de traiter tous les genres dans leurs études d'oeuvres intégrales ou à travers des explications. On évite ainsi ( ou du moins on l'espère) le prof de lettres fan de poésie ou de théâtre ou qui se voit comme un grand spécialiste du XXème par exemple et qui ne fait que ce qui lui plaît. Mais c'est devenu chose plus rare ce type d'individu. Il n'y a guère que dans les collèges que l'on rencontre encore des profs qui laissent tomber un genre parce que cela ne leur plaît pas, quand ce ne sont pas les textes littéraires eux-mêmes qu'ils laissent tomber.
Ecrit par : Thalie | 24 juillet 2007
Et chier dans le CDI, ça relève du savoir-faire ou du savoir-être?
Et pour la séquence de remédiation, vous prévoyez combien de scéances?
Ecrit par : dobolino | 24 juillet 2007
Ah ben zut alors, séance c'est pas la même racine" que scène ou science. Toutes mes confuses...
Ecrit par : dobolino | 24 juillet 2007
Changement de programmes de francais dans les collèges et les lycèes.
La messe en latin rétablie !!
Décidément, quelle coïncidence ...
Ecrit par : Olivier | 24 juillet 2007
Je suis toujours très étonnée de lire les interventions ici.
Certes, en 1970, je n'avais pas encore l'âge d'entrer à l'école - ni même encore celui de rêver à marcher... Certes, ma scolarité fut celle du collège presque unique, mixte, pris de plein fouet dans les joies des mathématiques modernes, et nous élevâmes des monticules de sacs de lapins-poulets, hybrides avant l'heure et fruits d'imaginations fécondes... certes, tout cela était déjà bien bas.
Si bas que je n'ai jamais eu à lire autant de livres que mes élèves d'aujourd'hui. ( je parle des livres imposés par l'école, évidemment ).
Ce fait-là est curieusement oublié dans toutes les conversations ici - mais qui donne ces livres? Les professeurs, pas les pédagogues, et chacun, ici, enseignant le français n'est-il pas en grande partie responsable de ce qu'ont lu ses élèves ? 8 oeuvres par an - minimum.
Ne me parlez pas des lectures cursives et trucs jolis, on fait tous la même chose, cursive sera le nom des livres qu'on n'étudiera pas en classe - ou peu.
8 oeuvres, chaque année, depuis la sixième ! Jamais je n'ai eu ça à lire. Et les choix sont entièrement de la responsabilité du professeur, même en collège, même en Zep ( je connais Zep collège, on avait de quoi 'donner' , et largement. )
Mais évidemment, ces oeuvres, si on ne les utilise jamais, si on ne s'en sert jamais pour éclairer les autres textes, nos chers élèves ne le font pas pour nous - et encore moins pour eux.
Qui est responsable? Ben nous, il me semble, quand on ne le fait pas faire. Quand on ne l'utilise pas. Quand on laisse ces livres comme autant de lettres mortes -
Alors, s'ils ne lisent pas Stendhal, s'ils ne connaissent pas Malraux, ce n'est pas de la faute de Viala ni des pédagos - c'est uniquement de la faute des professeurs.
S'ils écrivent mal, oui, là nous avons à partager les torts - on n'a pas le temps de leur apprendre.
S'ils ne connaissent pas l'orthographe, ça n'est presque plus de notre ressort, vu le niveau des PE qu'on embauche - je ne vois pas comment on pourrait enseigner l'orthographe quand on ne la maîtrise pas.
Mais pour la culture littéraire, nous sommes responsables.
Quant à lire Flaubert à 16 ans, moi je veux bien - mais quel dommage de lire un auteur si adulte quand on est si jeune et qu'on n'a, pour réfléchir, que les réflexions de ses parents sur le monde/les autres/l'ambition, tout autant de travers et d'acidités très adultes... Pour moi, je revendique de ne jamais donner Emma à des jeunes gens - Il y a des âges pour découvrir, il me semble.
Mais quand je lis certaines interventions ici, je comprends mieux pourquoi les PE considèrent comme une insulte de faire apprendre les bases, il y a tellement mieux à faire ! Je comprends mieux pourquoi certains professeurs se sont laissés entraînés dans la pédagogie, c'est tellement plus intelligent, vu de loin, ces séquences où on joue avec sa culture -
Je me permets, à toutes fins utiles, de faire remarquer :
Que l'antiquité est étudiée en 6°, et peut l'être très bien si les professeurs de français et d'histoire travaillent de concert - voire de conserve.
Que le moyen-âge est travaillé en 5°, et qu'on peut, même en Zep, avec des élèves rétifs - lire la Chanson de Roland, étudier des extraits plutôt longs de Renart, travailler des fabliaux, des farces et l'Histoire avec l'autre professeur.
En 4°, nous avons le droit de jouer avec certains textes du 19°, nous pouvons travailler Poe, même en Zep, nous pouvons travailler, et avec quel bonheur, les discours de Napoléon et certains extraits de discours de la Révolution...
En 3°, on fait l'autobiographie - et la relancer en première, franchement, quelle lourdeur!
Alors je sais bien, au collège on ne fait rien - mais répartir toute la littérature sur deux années, ça ne m'a pas l'air bien crédible...
Si on pensait à répartir les travaux ? Vraiment, sérieusement ? Si on permettait aux enseignants de collège de ne plus avoir à faire des cours de primaire, aux enseignants de lycée de ne pas s'empêtrer dans des cours de collège, et ainsi attribuer à chacun un domaine qui lui sera propre? Est-ce si stupide? Cela permettrait, enfin, à nos élèves, de sortir de l'idée qu'on tourne en rond, comme certain esclave d'une certaine Voie Royale... par exemple.
Laissez le moyen-âge au collège, laissez le libertinage à la fac, laissez Flaubert aux adultes, non?
Faut-il vraiment que tous nous nous entêtions à tout faire, à tous les âges, comme si nos élèves allaient mourir sortis de nos fabuleux cours?
Parce qu'il ne faut pas oublier, par exemple, que les hypothèses de lecture, qui font vomir mes élèves de 2°, elles commencent en maternelle. Alors qu'elles n'ont d'intérêt pour un élève qu'au lycée, et encore, avec certains textes où l'auteur joue avec ses lecteurs. Avant, l'intérêt ne semble être que celui de flatter l'ego du professeur, qu'il soit des écoles ou du secondaire.
Tout cela est invraisemblable - et du coup tout se mélange, et nous nous embourbons tous autant les uns que les autres, et nous nous accusons de cycle à cycle d'être de sombres incompétents, ou impuissants ( ce qui n'est pas mieux ) - Là, d'accord, grosse faute à certains pédagogues. Mais, je me répète, pas sur tous les plans- les livres, les textes, les cours, dépendent uniquement des professeurs.
Ecrit par : Milady | 24 juillet 2007
On évite ainsi ( ou du moins on l'espère) le prof de lettres fan de poésie ou de théâtre ou qui se voit comme un grand spécialiste du XXème par exemple et qui ne fait que ce qui lui plaît. Mais c'est devenu chose plus rare ce type d'individu.
Ecrit par : Thalie | 24 juillet 2007
Comme quoi, tout n'est pas perdu! Y'a eu malgré tout des progrès. J'en ai eu un dans ce genre en première en 1974/75...
Ecrit par : dobolino | 24 juillet 2007
Je me permets, à toutes fins utiles, de faire remarquer :
Que l'antiquité est étudiée en 6°, et peut l'être très bien si les professeurs de français et d'histoire travaillent de concert - voire de conserve.
Que le moyen-âge est travaillé en 5°, et qu'on peut, même en Zep, avec des élèves rétifs - lire la Chanson de Roland, étudier des extraits plutôt longs de Renart, travailler des fabliaux, des farces et l'Histoire avec l'autre professeur.
En 4°, nous avons le droit de jouer avec certains textes du 19°, nous pouvons travailler Poe, même en Zep, nous pouvons travailler, et avec quel bonheur, les discours de Napoléon et certains extraits de discours de la Révolution...
En 3°, on fait l'autobiographie
Ecrit par : Milady | 24 juillet 2007
Affirmatif, mes deux enfants ont fait ça et autre chose en collège rural très très profond, celui du plateau d'Albion. Lisez ou relisez, pour votre gouverne personnelle, Ennemonde de Giono et vous verrez le recrutement social de ce type de collège.
Donc, les enfants ne doivent pas arriver vierges de toute notion de littérature au lycée?
Ecrit par : dobolino | 24 juillet 2007
Je vote pour vous! Après tout, les Lagarde et Michard sont-ils à eux seuls une PANACEE UNIVERSELLE et doit-on les lire dans l'ordre de la Troisième à la Première?
Venant de vous Dobolino.... NON
Ecrit par : pompee | 24 juillet 2007
Je précise quand même : j'ai, comme tout le monde, des tas de reproches à faire, en particulier sur le fait d'avoir dans les classes des élèves incapables de suivre ( voire, en 1ere Adapt, des élèves qui ne savaient vraiment pas lire - passons ).
Mais même dos au mur, je maintiens que je suis seule responsable des contenus littéraires de mes cours.
Et, en ultime remarque : moi, comme ancienne élève ayant subi les tortures de l'ennui en français, je suis pour laisser toutes libertés aux professeurs - un cours fait par quelqu'un qui n'aime pas son cours, que ça ennuie, c'est le pire qu'on puisse vivre comme élève ( souvenez-vous des formations Iufm... des heures de torture... )
Ecrit par : Milady | 24 juillet 2007
Flaubert, Milady, on peut faire des extraits? En cinquième (ancien programme d'histoire), on m'a fait lire Salammbô.
Je n'ai pas lu Mme Bovary au lycée mais je savais que l'auteur existait, qu'il était de grande notoriété et que Emma Bovary était incontournable. Il est évident qu'en le lisant à 40 ans passés, je m'en suis régalée plus que si je l'avais lu à 15 ans pour ne jamais plus y toucher, définitivement écœurée...
Ecrit par : dobolino | 24 juillet 2007
la quête du genre comme nouveau Graal...
Une courte citation d'un petit article de Telerama,entretien avec Orhan Pamuk:
"Récrire le même livre avec de menues variations ne m'intéresse pas.Le plaisir du roman est dans l'invention de formes nouvelles.La forme d'un livre,c'est le message dont il est porteurL'écrivain ne doit jamais le tenir pour acquis,il doit renouveler sans cesse les façons de voir et de représenter le monde et les individus".
Parler de genre,pourquoi pas,mais,d'accord avec Jean,ce qui est intéressant,c'est la singularité du contenu,pas le cadre....
Ecrit par : mirwac | 24 juillet 2007
Je vote pour vous! Après tout, les Lagarde et Michard sont-ils à eux seuls une PANACEE UNIVERSELLE et doit-on les lire dans l'ordre de la Troisième à la Première?
Venant de vous Dobolino.... NON
Ecrit par : pompee | 24 juillet 2007
Qu'est-ce à dire? J'avoue, dans mon immense médiocrité, ne pas comprendre...
J'avoue aussi avoir été dispensée des Lagarde et Michard (entrée en seconde en 1973) qui avaient été usés par mon frère et ma sœur et avoir bénéficié d'autres livres, revendus par la suite au poids chez Gibert et dont je ne garde pas souvenir, alors que les Lagarde et Michard sont dans la bibliothèque de mon fils de seize ans...
Question, quand même... Pourquoi n'avons-nous pas revendus ces fameux Lagarde et Michard au poids avec les autres ouvrages obsolètes et dépassés? Pas plus d'ailleurs que les Condamine-Vissio Première C et Terminale C de maths qui ont aidé mon jeune frère, de 18 ans mon cadet, à préparer son entrée en Math sup à Louis le Grand pour intégrer Polytechnique.
Des valeurs sûres?
Ecrit par : dobolino | 24 juillet 2007
Venant de vous Dobolino.... NON
Ecrit par : pompee | 24 juillet 2007
Excusez, c'est une erreur de jeunesse qui se perppétue. C'est pas ma faute, c'est celle à Richard Anthony....
Richard Anthony
LE SIROP TYPHON
Buvons buvons buvons le sirop typhon typhon typhon
L'universelle panacée
À la cuillère ou bien dans un verre
Rien ne pourra nous résister
Monsieur Carrouge
Avait le nez rouge
Et cela le désolait
Une cuillère
Lui fut salutaire
Il a maintenant le nez violet
Madame Leprince
Se trouvait trop mince
Elle ressemblait à un bâton
Elle fit une cure
Sans demi-mesure
Elle est plus ronde qu'un ballon
Buvons buvons buvons le sirop typhon typhon typhon
L'universelle panacée
À la cuillère ou bien dans un verre
Rien ne pourra nous résister
Monsieur le maire
Avait des misères
Dans ses discours il bébé bégayait
Un petit verre
Lui fut salutaire
Il ne bégaye plus car il est muet
Monsieur Léon on on on
Si gentil et si rond patapon patapon
Ne gagnait jamais au Jersey
Une cure sévère
Lui fut salutaire
Il est gagnant mais comme jockey
Buvons buvons buvons le sirop typhon typhon typhon
L'universelle panacée
À la cuillère ou bien dans un verre
Rien ne pourra nous résister
Le vieux Pierre
Était célibataire
Et voulait le rester longtemps
Il but un verre
Puis un autre verre
Il a dix femmes et trente enfants
Dans le village
Tous les enfants sages
Écoutant les cloches sonnées
Rêvent qu'un mage
Venu des nuages
Du bon sirop va leur donner
Buvons buvons buvons le sirop typhon typhon typhon
L'universelle panacée
À la cuillère ou bien dans un verre
Rien ne pourra nous résister
Ecrit par : dobolino | 24 juillet 2007
Dobolino,PANacée!un indice:akeomai signifie guérir....
Ecrit par : helléniste(race en voie de disparition) | 24 juillet 2007
Dobolino,PANacée!un indice:akeomai signifie guérir....
Ecrit par : helléniste(race en voie de disparition) | 24 juillet 2007
Dobolino fut sauvée du ridicule par le gong. Dobolino a la comprenette difficilette et une excuse en béton: le sirop typhon, universelle panacée-é-é!
Ecrit par : dobolino | 24 juillet 2007
Donc, Dobolino, pas si conne que l'abord le laisse espérer demande si l'universelle panacée est l'étude par thème ou l'étude chronologique?
Doit-on tenir compte des acquis du premier cycle ou les considérer comme nuls et non avenus?
Que doit-on faire en primaire pour que les acquis du premier cycle valent quelque chose?
Que doit-on faire en maternelle pouyr que le primaire soit efficient?
Doit-on soutenir un gouvernement dont l'un des objectifs premier est de supprimer l'enseignement laïque et gratuit dès trois ans?
Ecrit par : dobolino | 24 juillet 2007
Bien!!!!!
Retenons alors le "buvons,buvons"
Ecrit par : helléniste(race en voie de disparition) | 24 juillet 2007
Ceci dit, on a les références qu'on peut! D'aucuns étudiaient le grec ancien pendant que d'autres écoutaient le top 50 à RTL. Comme quoi, on en revient à Bourdieu et au diagnostic que Ulm est inéluctablement réservé aux bourgeois...
C'est sur qu'"Alexandrie" et Claude François ne sont guère utiles pour le concours de l'ENS Ulm.
C'est pénible, un chien qui se mord la queue et ça exaspère gravement les commensaux du dit-klébard.
Ecrit par : dobolino | 24 juillet 2007
Retenons alors le "buvons,buvons"
Ecrit par : helléniste(race en voie de disparition) | 24 juillet 2007
Ouais! Vous la connaissez, celle-là?
"Vaut mieux avoir le Parkinson que l'Alzheimer car il vaut mieux renverser un peu de son Ricard que d'oublier de le boire!"
A la tienne, Etienne!
Ecrit par : dobolino | 24 juillet 2007
Donc, Dobolino, pas si conne que l'abord le laisse espérer demande si l'universelle panacée est l'étude par thème ou l'étude chronologique?
Ecrit par : dobolino | 24 juillet 2007
Le maître de ce blog daignerait-il donner son avis? Jusqu'à présent, il ne nous a donné que celui d'Abraxas (Mister Hyde).
Que dit le Docteur Jekill?
Ecrit par : dobolino | 24 juillet 2007
une autre du top 50 que vous pouvez faire étudier à vos élèves en pleine transversalité avec le cours d'histoire et en pleine sarkositude:
Michel Sardou
Danton
Paroles: Michel Sardou, Maurice Vidalin. Musique: Jacques Revaux
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Citoyen quel est ton nom ?
Danton.
Hey Danton !
L'œuvre de la Révolution Française, citoyens,
Quand tout ira très bien, tiens :
En 1973,
Quand tout ira très bien,
Quand le peuple devenu sage,
Aura bâti son paysage
Et fait de la France un jardin,
L'œuvre de la Révolution Française,
Dans les années 73,
Débordera nos religions.
Citoyen quel est ton nom ?
Danton.
Ne sombrez pas dans le délire, citoyens.
Les révolutions engendrent l'Empire, tiens :
A trop purifier la nation,
Vous mettrez ma révolution
Entre les mains d'un militaire
Qui fera sauter sabre au clair
Les remparts de vos illusions.
Il s'appropriera nos victoires
Et identifiera son nom
A se briser par vos déboires.
Citoyen quel est ton nom ?
Danton, Danton, Danton.
Les pauvres ont besoin de l'église.
C'est un peu là qu'ils sont humains.
Brûler leur Dieu est la bêtise
Qu'ont déjà commis les Romains.
Ils ont toujours, dans leur malheur,
La certitude d'un sauveur.
Laissez les croire à leur vision
Chassez de nous ce Robespierre,
Rongé de haine et de colère,
Cet impuissant fou d'ambition,
Cet impuissant fou d'ambition.
Citoyen quel est ton nom ?
J't'ai déjà dit : Danton.
Ne cédez pas à la terreur, citoyens.
Laissez vivre les innocents, tiens :
N'abreuvez pas les dictateurs
Qui demain boiront votre sang.
Président laisse-moi parler.
Toi aussi je veux te sauver.
Tu te prépares un avenir
Où les chiens de la Convention,
A leur tour, seront les martyrs
D'une contre-révolution.
Danton.
Je n'ai jamais eu peur de rien, citoyens.
Et je n'ai pas peur de ces chiens : tiens
Qui s'acharnent à mordre la main
Qui leur a montré le chemin.
Ils ont peur ils aboient de loin.
Tu te caches, Maximilien.
Quant à toi, tribunal pourri,
Tu m'assassines la patrie.
C'est pour l'honneur de tout un peuple
Que Danton te crache à la gueule.
Citoyen quel est ton nom ?
Danton, Danton, Danton.
Je n'ai pas eu d'autre ambition
Que le bonheur de la nation
Et pas d'autre cupidité
Que de paix et de liberté.
Louis Capet m'aurait-il payé
Pour l'avoir fait guillotiner,
Et Mirabeau et Dumourier...
La vraie Révolution Française,
Malgré les fous du comité,
C'est ma Révolution Française,
Et c'est moi qui l'ai inventée.
Citoyen quel est ton nom ?
Danton ! Tu es sourd ou quoi ?
C'est votre père que l'on tue, citoyens.
On a peur de la vérité, tiens :
L'incorruptible est corrompu.
C'est de lui qu'il faut vous laver
Mais l'histoire le jugera
Et c'est mon nom qui restera.
Dans les écoles de demain,
Au seul mot de Révolution :
Les enfants lèveront leur main :
"La Révolution, c'est Danton !"
Accusé de tiédeur par Robespierre,
Il est guillotiné en 1794.
Ecrit par : dobolino | 24 juillet 2007
"Les pauvres ont besoin de l'église.
C'est un peu là qu'ils sont humains.
Brûler leur Dieu est la bêtise
Qu'ont déjà commis les Romains."
Qui aura bien sûr la préférence. N'est-ce pas si beau qu'on en jouisse, Jean, JPB ?
J'avoue que Sardou m'éclate depuis mes treize ans et la maladie d'amour.
Génial: "c'est un peu là qu'ils sont humains"
Confions la maternelle des pauvres aux congrégations, catholiques ou islamistes, qu'importe si on rend enfin humain ce magma?
Ecrit par : dobolino | 24 juillet 2007
De toute évidence, ici, on se couche tôt et se lève tard!
"Se coucher tard nuit!"
Ecrit par : dobolino | 24 juillet 2007
FAIS DODO, COLAS MON PETIT FRÈRE
Chanson enfantine
Fais dodo, Colas mon petit frère,
Fais dodo, t'auras du lolo.
Maman est en haut,
Qui fait des gâteaux,
Papa est en bas,
Qui fait du nougat.
Fais dodo, Colas mon petit frère,
Fais dodo, t'auras du lolo.
Si tu fais dodo,
Maman vient bientôt
Si tu ne dors pas,
Papa s'en ira.
Fais dodo, Colas mon petit frère,
Fais dodo, t'auras du lolo.
Ecrit par : dobolino | 24 juillet 2007
Tempête dans un bénitier
Le souverain pontife avecque
Les évêques, les archevêques
Nous font un satané chantier
Ils ne savent pas ce qu'ils perdent
Tous ces fichus calotins
Sans le latin, sans le latin
La messe nous emmerde
A la fête liturgique
Plus de grand's pompes, soudain
Sans le latin, sans le latin
Plus de mystère magique
Le rite qui nous envoûte
S'avère alors anodin
Sans le latin, sans le latin
Et les fidèl's s'en foutent
O très Sainte Marie mèr' de
Dieu, dites à ces putains
De moines qu'ils nous emmerdent
Sans le latin
Je ne suis pas le seul, morbleu
Depuis que ces règles sévissent
A ne plus me rendre à l'office
Dominical que quand il pleut
Il ne savent pas ce qu'ils perdent
Tous ces fichus calotins
Sans le latin, sans le latin
La messe nous emmerde
En renonçant à l'occulte
Faudra qu'ils fassent tintin
Sans le latin, sans le latin
Pour le denier du culte
A la saison printanière
Suisse, bedeau, sacristain
Sans le latin, sans le latin
F'ront l'églis' buissonnière
O très Sainte Marie mèr' de
Dieu, dites à ces putains
De moines qu'ils nous emmerdent
Sans le latin.
Ces oiseaux sont des enragés
Ces corbeaux qui scient, rognent, tranchent
La saine et bonne vieille branche
De la croix où ils sont perchés
Ils ne savent pas ce qu'ils perdent
Tous ces fichus calotins
Sans le latin, sans le latin
La messe nous emmerde
Le vin du sacré calice
Se change en eau de boudin
Sans le latin, sans le latin
Et ses vertus faiblissent
A Lourdes, Sète ou bien Parme
Comme à Quimper Corentin
Le presbytère sans le latin
A perdu de son charme
O très Sainte Marie mèr' de
Dieu, dites à ces putains
De moines qu'ils nous emmerdent
Sans le latin
Georges Brassens
J'aime bien les gens pétris de contradictions, ça rassure !(il y en a quelques uns sur ce blog, non ?)
Ecrit par : Robin | 24 juillet 2007
Milady, il n'était pas question de responsabilité me semble-t-il mais de discuter la proposition des collègues de SLL. Après, on a le droit de constater que la littérature n'est plus vraiment enseignée au collège. Oui, il y a quelques exceptions, heureusement, mais la littérature de jeunesse a pris le pas et si l'on ne prend que le moyen-âge, ce sont souvent des textes de seconde main qui font office de... La vraie confrontation avec les textes médiévaux est rare et difficile. Il suffit de regarder l'évolution des revues pédagos depuis les 15 dernières années et les choix de titres retenus pour voir que la littérature est passée à la trappe au collège. Les exemplaires de livres gratuits que l'on reçoit avec des séquences toutes faites et que mes collègues font acheter parce que cela leur évite de préparer le cours sur le roman ne sont que rarement de la littérature depuis quelques années. Le dernier exemplaire que j'ai reçu de" L'île au trésor" était une adaptation désastreuse... La littérature n'est plus vraiment enseignée au collège . Et les élèves qui ont baigné en 3ème dans " L'ami retrouvé" que tous les collèges de ma ville ont étudié en même temps sont bien démunis lorsqu'ils arrivent au lycée. Et chaque année lorsque je vois les élèves mettre sur le même plan Uhlmann et des auteurs classiques parce qu'on ne leur a pas fait faire la différence les années précédentes, je trouve pathétique ce relativisme. Et on en revient toujours au bon vieux Finkielkraut, "une paire de bottes vaut bien Shakespeare".
Ecrit par : Thalie | 24 juillet 2007
Thalie, il me semble que votre message ne contredise pas celui de Milady, (dont je trouve, une fois de plus, la position extrêmement juste). Elle n'a jamais dit que la littérature était assez traitée au collège et au lycée, mais simplement que le professeur avait, quoiqu'on en pense et qu'on tente parfois de prétendre (pour se défausser?), les moyens d'être maître dans sa classe et d'imposer cette littérature. (Je ne pense pas que Jean me contredira). Et quelles que soit vos pratiques, (séquences ou non, "frontal pur" ou non, etc), en cas d'inspection, si ce que vous faites fonctionne de manière indubitable, vous ne serez qu'extrêmement rarement inquiété et, au contraire, encensé, même par quelqu'un qui, a priori, ne partage pas toutes vos positions. Qui a dit, il n'y a pas si longtemps, qu'il fallait arrêter de se lamenter, et se battre? Le combat ne commence t-il pas par une confiance et une installation de ses propres conceptions pédagogiques dans sa classe?
Ecrit par : christophe sibille | 25 juillet 2007
Pour des raisons diverses, je me contenterai d'arbitrer le débat — tout en laissant Mister Hyde libre de ses commentaires…
Il semble bien, à vous lire les uns et les autres, que l'on ne ppuisse pas élaborer des programmes de lycée indépendamment de cex du collège — et probablement pas ceux de collège indépendamment de ceux du Primaire. C'est tute la chaîne qu'il faut révoquer et réhabiliter en même temps — et j'admire la duplicité de l'Inspection Générale qui travaille depuis un an ou deux sur le collège, sans rien toucher au Primaire — replâtrage de surface.
À mon sens, la littérature doit être présente dès le départ — sous forme de récitations, si l'on veut. Et pour trancher vite, il est évident aussi que l'on doit mettre l'accent sur la litétrature française classique, en connexion avec le sprogrammes d'Histoire — qu'il est tout aussi urgent de toiletter sévèrement (mais deux Inspections générales sont-)elles capables de ttravailler conjointement ? Il y faut une vraie impulsion ministérielle…). Française, parce que la priorité, c'est la maîtrise de la langue et des fondamentaux culturels. Ils uront bien le temps de s'apercevoir qu'l y a une grande littérature étrangère.
Et par parenthèse, si on met la littérature française au centre du systèm, comme disait les autres, on s'aperçoit que la littérature étrangère sera souvent étudiée de façon très dériée — ainsi, Shakespeare n'arrive vraiment en France que dans les années 1820, et le méli-mélo romantique fait de Juliette la petite sur de Werther, elle-même grand-mère des deux-tiers de Lamartine ou de Musset.
Un autre problème a été soulevé, celui des œuvres à étudier. Prio, je ferais plutôt confiance aux profs pour travailler sur ce qu'ils aiment, dans le cadre (large) d'un programme, plus que d'une "méthode". Bovary est un roman bien compliqué pour des adolescents qui croient encore que l'amour s'écrit avec des paillettes dans les yeux, mais tel ou tel des animateurs de ce blog serait sans doute très capable de le faire passer — ironie comprise, à un âge où pourtant on n'en a aucune. On peut enthousiasmer des foules adolescentes avec les Liaisons, où pourtant on détruit toout ce qu'ils sont censés aimer — à commencer par Cécile de Volanges, pauvre petite…
Imaginons donc une chaîne de programmes depuis le départ. Catmano a des idées sur la Maternelle (et sans doute au-delà), elle est au GRIP (http://grip.ujf-grenoble.fr/) qui a d'autres idées assez précises sur le Primaire, et commence à en élaborer pour le Secondaire, il faut que ces gens s'entendent avec Bernard Appy, dont la "troisième voie" (http://appy.ecole.free.fr/3evoie.htm) est plein d'intérêt, et même qu'ils consentent à (re)parler à Sauver les Lettres, quand les dirigeants de cette aimable organisation voudront bien redescndre de leur montagne de dogmatisme. Et Reconstruire l'école (http://www.r-lecole.freesurf.fr/), la CNARELA, la Société des Agrégés, et tant d'autres associations sont capables d'apporter lur pierre à l'édifice nouveau.
Vous voyez, c'est simple, mais ça risque de prendre un peu de temps… Il faudrait un coordinateur…
JPB
Ecrit par : brighelli | 25 juillet 2007
Mettre un peu de yin dans le yang et lycée de Versailles.
Et, pour une fois, enlever le bébé de la baignoire avant de jeter l'eau du bain...
Pour ce qui est de la littérature française (et étrangère), qui, parmi nous, ne se rappelle pas les extraits que nous lisions en primaire dans nos livres de lecture ? Je me surprends encore à un brin d'émotion lorsque je retrouve au cours d'une lecture un passage qui m'avait beaucoup plu en CM1 ou CM2 et que je suis bien étonnée de découvrir au hasard d'une page d'un "grand écrivain".
Ecrit par : catmano | 25 juillet 2007
A travers les contradictions, je pense qu'on avance...Sur la question des genres(pour réconcilier Jean et Jérémy?)il est évident qu'ils existent(on les a tous rencontrés,contrairement aux registres...)et d'ailleurs je ne connais guère d'élève füt-ce le plus mal embouché qui ne sache distinguer théâtre,poésie et roman...Plus sérieusement,la notion est utile,il est impossible d'expliquer un sonnet sans expliquer sa construction(quoique certains ,d'après l'oral de l'EAF,enfin passons...)mais je veux bien parler du sonnet pour expliquer Ronsard ou Baudelaire,pas parler de Ronsard ou Baudelaire pour expliquer le sonnet...Pour moi c'est cette deuxième démarche qu'induisent les séquences et qui m'est insupportable.
Pour ce qui est de réformer toute la chaîne,c'est vrai,mais c'est très long..Comment faire en attendant?
Ecrit par : mirwac | 25 juillet 2007
Je n'ai aucune "hargne" particulière contre les genres, Thalie. Je dis simplement que ce qui existe, ce sont les oeuvres, et non les genres, que toute oeuvre est singulière et exige d'être étudiée et goûtée par elle-même comme une fête de l'esprit, du coeur, de la sensibilité. Je ne vois donc guère l'intérêt qu'il peut y avoir , pour des élèves, à "étudier le roman en général" , à "travailler l'autobiographie en général". Il me paraît beaucoup plus important de consacrer tout le temps qui est nécessaire à l'"explication" des Confessions ou du Père Goriot. Mais que l'on regroupe un certain nombre d'oeuvres, par commodité, sous des étiquettes telles que celle-ci ne me gêne pas, en fait, plus que cela.
En revanche, j'en veux énormément aux cuistres qui ont imposé et imposent toujours les "séquences" et les "séances" parce que les élèves sont les victimes de leurs rêveries dangereuses - les théoriciens - ou de leur conformisme - les exécutants.
Ecrit par : Jean | 25 juillet 2007
Jean, pour citer Coluche! "Quand on pense qu'il suffirait que personne ne les achètent pour que ça se vende pas!"
Ecrit par : christophe sibille | 25 juillet 2007
Pour ceux qui n'ont jamais eu entre les mains "Textes & Contextes", la mirifique anthologie de textes à laquelle j'ai participé (chez Magnard) au début des années 80, et avec laquelle nous avons brisé le monopole du Lagarde & Michard, avant d'être copiés par tout le monde (Hélène Sabbagh chez Hatier, Darcos lui-même chez Hachette, etc.), je vais expliquer, de façon à réconcilier les uns et les autres.
La collection était divisée en grandes périodes (historiques : de 1610 à 1661 par exemple, de l'assassinat d'Henri IV à la prise de pouvoir de Louis XIV — en gros, l'ère baroque), et les auteurs (première approche, fondamentale : on étudie l'œuvre de gens bien réels, ancrés dans leur temps) y étaient classés alphabétiquement. Un système très simple de numéros renvoyant à une batterie d'index (par genres, par noms, par thèmes…) permettait à l'enseignant d'organiser son cours comme il l'entendait — de fabriquer, en quelque sorte, son propre manuel : mais c'est que nous faisions confiance aux enseignants…
Nous appelions ça, très fiers, des manuels "à géométrie variable"… Je ne sais plus lequel des trois a trouvé ça — qu'il repose en paix…
C'est donc tout à fait jouable : à chacun de décider s'il veut mettre l'accent sur tyel ou tel auteur, tel ou tel genre (chaque époque a privilégié le sien — par exemple le théâtre bien plus que le roman au XVIIème…), telle ou telle période, tel ou tel mouvement.
Les textes étaient presque systématiquement encadrés de textes de références (sources, études critiques, parallèles avec la littérature étrangère — même si Shakespeare ou Cervantès apparaissaient en tant que tels dans l'ordre chrono) — d'où le nom de la collection : on proposait l'anthologie, mais on donnait en même temps une idée aussi précise que possible de la richesse et d ela complexité des "contextes"…
C'était même sans doute trop complexe : très vite — vers la fin des années 80 — ces livres ont été utilisés prioritairement par les Khâgneux — et aujourd'hui, pour ceux qui parviennent à les trouver (sur Chapitre.com, entre autres), par les candidats au CAPES ou à l'Agreg — ça aussi, ça donne une idée (vertigineuse) de la baisse de niveau : ce qui était bon pour des élèves de Seconde-Première à l'aube des anées 80 est aujourd'hui d'un niveau Bac + 5.
C'est bien la preuve qu'il faut élaborer de nouvelles collections. Alors, les petits jeunes — Milady, Thalie and Co —, faut vous y mettre…
JPB
Ecrit par : brighelli | 25 juillet 2007
"Que personne ne les achètent"?
A part ça, bonne question en effet: "Pourquoi sont-ils si nombreux à s'être jetés dans les "séquences"?
Ecrit par : Jean | 25 juillet 2007
Pourquoi vouloir de nouvelles collections?" textes et contextes" est très bien ( ta modestie légendaire dussent-elle en souffrir Jean-Paul;):))tout comme Lagarde et Michard...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 25 juillet 2007
dusse-t-elle je vous prie de m'excuser je pensais au pluriel en me disant qu'il n'était pas nécessaire de vouloir tant de manuels...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 25 juillet 2007
pardon nimportenawouak "dut-elle"...je suis fatiguée...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 25 juillet 2007
"Que personne ne les achètent"?
A part ça, bonne question en effet: "Pourquoi sont-ils si nombreux à s'être jetés dans les "séquences"?
Ecrit par : Jean | 25 juillet 2007
Parce qu'ils ne savent faire que ça... Et de cela aussi, il faudrait tenir compte. Des gens que l'on a mis sur des rails, très étroits, à qui l'on n'a pas donné toutes les solutions envisageables lors de leur formation. Des textes, oui, mais pas de contexte. "Machin a dit que..." et c'est tout, pas de "Bidule, quant à lui, pensait que..." ni de "Untel a complètement réfuté sa thèse en disant que...".
C'est à cela qu'il faudrait s'attaquer en premier.
Pour répondre à mirwac : Pour ce qui est de réformer toute la chaîne,c'est vrai,mais c'est très long..Comment faire en attendant ?
En attendant :
- remonter un tout petit peu la barre chaque année pour chaque année du cursus, au lieu de continuer à enlever des trucs (je viens de découvrir ce matin qu'ils ont supprimé l'apprentissage des noms des cinq continents du programme des GS/CP/CE1),
- donner aux enseignants de fin de maternelle et de primaire des évaluations nationales réellement axées sur les fondamentaux (lire, écrire, compter, calculer), peut-être y en a-t-il aussi besoin au collège et au lycée (je sais que les Finlandais font cela : bilans de fin de trimestre ou d'année fournis par l'Education Nationale pour tous les élèves de toutes les écoles)
- et donner très vite et tout de suite un grand coup de barre dans le recrutement des futurs enseignants (au niveau des PE, je serais assez pour une dictée dont la note serait éliminatoire au concours d'entrée) et dans leur formation (tout présenter, théories et contre-théories, sans jugement de valeur, et connaissances, connaissances et encore connaissances dans toutes les matières).
Ecrit par : catmano | 25 juillet 2007
Bonjour Catmano, tout à fait d'accord le seul point qui m'ennuie c'est la dictée car cela ne me laisse aucune chance d'être recrutée au cas où j'envisage dans mon projet de reconversion une carrière de PE... j'étais déprimée je le suis encore plus...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 25 juillet 2007
Ah non, vous, Patricia, ce n'est vraiment pas grave. Si vous pouviez lire ce que je lis sur des forums d'enseignants du primaire, vous vous rendriez compte à quel point vous êtes transcendante en orthographe !
Ecrit par : catmano | 25 juillet 2007
c'est gentil Catmano, mais je suis consciente d'avoir besoin d'un sérieux recyclage...et de sommeil...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 25 juillet 2007
Je veux bien m'y mettre, JPB, avec qui veut mais on fait comment? On ébauche son truc dans son coin? Et après on propose à un éditeur? Ou dans ce genre de choses, est-ce l'éditeur qui donne le" cadre" de travail?
Ecrit par : Thalie | 25 juillet 2007
Ce qui m'étonne en suivant vos débats, c'est que personne n'aborde plus souvent le problème du niveau des profs...
Combien d'entre nous n'ont jamais été atterrés des bourdes, inexactitudes ou erreurs de certains collègues ?
Pour pourvoir les postes de CAPES chaque année, on recrute des gens qui sont mauvais, ne maîtrisent pas les bases de la grammaire, n'ont aucune culture et sont incapables d'une réflexion rigoureuse.
Mon directeur de thèse, habitué des jurys de Capes, me disait qu'ils estimaient à un gros tiers le nombre de candidats dont ils savaient pertinemment qu'ils ne seraient pas bons, et incapables de s'améliorer...
Que peut-on attendre de ces jeunes profs-là ?
Il est vrai qu'après 3 ou 4 ans de fac-poubelle, on ne peut pas réclamer la lune !
Ecrit par : Cornélie | 25 juillet 2007
"...permettait à l'enseignant d'organiser son cours comme il l'entendait — de fabriquer, en quelque sorte, son propre manuel : mais c'est que nous faisions confiance aux enseignants…"
Ecrit par : brighelli | 25 juillet 2007
Oui,mais n'est-ce pas ça,justement,le vrai enjeu qui est derrière les séquences?avec les séquences pas besoin d'enseignants,juste d'exécutants(au sens plein du terme)
Ecrit par : mirwac | 25 juillet 2007
Là, je suis très flattée, merci de songer à moi pour rêver d'un manuel.
J'en ai déjà presque écrit un, d'ailleurs, sur les conseils de mon inspectrice, pour les 3° d'insertion. Vous savez ces élèves pour lesquels on vous dit :" ppffff, faites ce que vous pouvez..... "
Là-dessus, alors que je peinai à trouver des moyens de les amener à écrire en français, paf, on annonce la suppression progressive des 3° d'ins.
J'en suis restée écoeurée - et je prends, misère, misère, mes bouts de manuel pour mes 'remédiations' et 'aide individualisée'...
Thalie, je crois que nous sommes d'accord - la faute, concernant la littérature, en revient aux professeurs. Une réforme alors ne changerait pas grand'chose.
D'ailleurs il faut finir d'être clair : imposer la lectures de huit oeuvres par classe, par an, ça signifie huit devoirs à corriger, en plus, par classe - et c'est lourd, au final, toutes ces copies qui s'accumulent.
A force d'augmenter le nombre d'élèves qu'on a en charge, on va finir par lâcher, tous, et toute la meilleure volonté du monde n'y changera rien. Je suis presque sûre que les enseignants qui ne font pas lire autant leurs élèves ne le font pas parce qu'ils n'ont pas envie de charger encore la mule. Si, au lycée, on veut les entraîner sérieusement aux trois exercices du bac, et si en plus on s'envoie leurs devoirs de lecture, on sur-croule...
--- tiens, au passage, une dernière chose, sur l'écriture d'invention. Au départ, il s'agissait d'une écriture plus littéraire ( pastiche, à la manière de, etc. ). Ayant eu la joie ( brrr ) de faire partie d'un lycée-pilote choisi pour tester le futur-programme, je ne suis retrouvée à essayer de faire écrire des pastiches à mes élèves...
Bon, alors le résultat fut dramatique, parce que l'exercice est horriblement difficile. On ne peut rêver d'écriture très littéraire sans donner avant des bases plus que solides.
Nous fûmes qualifiées à l'époque de 'vieilles biques réactionnaires' ( alors que je n'avais pas encore 30 ans !!! pff ) - mais ce projet-là fut heureusement abandonné.
Ecrit par : Milady | 25 juillet 2007
"Avec les "séquences" , pas besoin d'enseignants, juste d'exécutants", écrit très justement mirwac.
Les "séquences", c'est la mécanisation de l'enseignement. La pensée y étouffe.
Ecrit par : Jean | 25 juillet 2007
" Et quelles que soit vos pratiques, (séquences ou non, "frontal pur" ou non, etc), en cas d'inspection, si ce que vous faites fonctionne de manière indubitable, vous ne serez qu'extrêmement rarement inquiété et, au contraire, encensé, même par quelqu'un qui, a priori, ne partage pas toutes vos positions. Qui a dit, il n'y a pas si longtemps, qu'il fallait arrêter de se lamenter, et se battre? Le combat ne commence t-il pas par une confiance et une installation de ses propres conceptions pédagogiques dans sa classe?
Ecrit par : christophe sibille | 25 juillet 2007 "
Merci Christophe. Je me demande si l'appel à la paix ne venait pas de moi, ça fait partie de mes dernières marottes.
On ne peut pas nier que pour les classes très dures, certaines méthodes pédagogiques ne soient indispensables - ne serait-ce que pour parvenir à récupérer des élèves qui ne veulent pas être là.
Il y a des outils excellents dans cette pédagogie -et il y en a qui ne fonctionnent pas du tout - On peut faire un choix, on doit le faire. C'est vrai qu'il existe une arrogance insupportable chez certains 'hiérarques à la noix', et que lire un texte de Frackowiak m'exaspère pour trois semaines.
Mais il n'y a pas que lui - et le coup de textes pratiques de Meirieu marche avec certaines classes, et il ne faut pas le récuser d'entrée, il faut le mettre dans son cadre.
J'ai passé 3 semaines à faire des textes techniques avec une classe de 3° d'insertion. Au bout de 3 semaines, ils m'ont demandé de la littérature. Et là, j'avais gagné. Jamais je n'aurais pu imposer un texte littéraire à cette classe-là, à ces élèves-là, et heureusement que j'avais un autre outil à ma disposition.
Ca n'a pas valu pour toutes les 3° I que j'ai eues.
Si on considère tout ceci comme des outils, alors au professeur de choisir en fonction des cas ->on arrivera à travailler sans s'éreinter ou s'insulter, ce qui n'amène à rien.
On discute en général en fonction des élèves qu'on a - ce qui sera forcément partiel. Essayons d'élargir notre table d'outils, et ça ira mieux.
Ecrit par : Milady | 25 juillet 2007
Jean, je ne conçois pas qu'un professeur ne soit pas responsable de ses cours. On dirait que la séquence fonctionne comme une excuse pour ne pas travailler correctement, ça devient curieux, non?
Personne ne décide à ma place de ce que je mets dans mes cours. Jamais je ne vais massacrer un texte littéraire pour aller chercher le registre ou le genre ou les compléments essentiels, comme on dit maintenant.
Je n'ai jamais fait étudier l'attribut et les CO à trois mois d'intervalle, parce que c'est idiot -
Je ne vois pas qui vous empêche de faire des séries de cours : grammaire/écriture, grammaire/écriture, quand vous travaillez les structures grammaticales?
Les cohérences, ce sont aux professeurs de les donner.
Il n'y a pas un manuel qui permette de copier des cours ( séquences ... ) , tout le monde sait cela ( je n'ai pas lu vos manuels Jean-Paul, j'étais déjà avec des enseignants anti-manuels... )
Ecrit par : Milady | 25 juillet 2007
Merci, Milady. Quoique n'enseignant pas la même discipline que vous, et exerçant dans un contexte un peu différent, j'ai l'impression que nous envisageons le métier sur des bases comparables. C'est un peu réconfortant!
Ecrit par : christophe sibille | 25 juillet 2007
Ce n'est pas que la "sequence" "fonctionne comme ue excuse pour ne pas travailler correctement", Milady, c'est qu'elle "empêche" de travailler correctement.
Les élèves qui m'arrivent en 4ème après avoir subi les "séquences" en 6ème et en 5ème ne savent strictement rien en français. Ils sont nuls en orthographe et en grammaire, ils n'ont jamais lu une ligne de Molière ni de la Fontaine, mais ils ont l'illusion de savoir et ils sont tout étonnés de découvrir leur faiblesse en français.
"Je ne vois pas ce qui vous empêche...", dites-vous? Mais justement, ce qui est paradoxal, c'est que pour enseigner correctement il faille contourner la doxa pédagogique officielle.
Quant à Meirieu, s'il vous plaît, n'allez pas chercher des mérites à cet esprit faux et à ce personnage de "pédagogue" autoconstruit et entièrement fictif qui a fait son fonds de commerce de la haine du professeur et de la glorification de son génie.
Ecrit par : Jean | 25 juillet 2007
Patricia, on ne dit pas: "n'importe nawak", mais: "porte nawak"! Le verlan est aussi une langue ancienne qui a ses règles, (!?!), (employée déjà par François Villon et les coquillards!
Ecrit par : christophe sibille | 25 juillet 2007
"Que personne ne les achètent", écrit Christophe.
Y a pas un problème?
Ecrit par : Jean | 25 juillet 2007
Jean, fusillez vos collègues de 6° - 5° - Ce sont elles qui ne font rien faire à leurs élèves. Séquence ou pas. En l'occurrence, là, la faute leur revient en sa totalité.
Sur Meirieu, je ne focalise point - j'ai remarqué, moi aussi, où les pédagogues avaient fauté ( haine de l'enseignant, je suis d'accord avec vous ) - ceci dit, Meirieu en soi m'indiffère - je m'intéresse aux outils. Certains sont utiles en certains cas - je ne suis pas dogmatique du tout.
Christophe, ravie de vous réconforter ! Vous enseignez quelle matière ? A quels élèves ?
Ecrit par : Milady | 25 juillet 2007
Sur les "outils", je suis bien d'accord, Milady. La pédagogie est un art et non une science et il faut faire feu de tout bois. C'est pour cela que le battage officiel fait autour de la "séquence" pour en maintenir l'application alors même que l'ignorance des élèves devient galopante a un petit côté "prêt-à-porter pédagogique" qui m'insupporte. La "séquence" a un aspect magique, c'est un nouveau rituel, censé agir par lui-même , "sponte sua" (il y a un terme plus juste pour dire cela, que Robin va nous retrouver vite fait). Mes collègues de 6ème et de 5ème sont persuadées de bien faire puisqu'elles appliquent les consignes officielles. Leur enseignement est "moderne"... Mais pour ce qui est de donner aux élèves les bases qui leur manquent, il faudra repasser!
"Séquence ou pas", dites-vous? Je vous trouve quand même bien conciliante!
Etes-vous allée voir un des derniers manuels de français de collège parus? Tous se présentent comme une suite de "séquences". Certains ont renoncé au terme pour "partie", "chapitre", mais ont gardé la chose, avec des "objectifs" et des "séances" obligés. Je trouve tout cela extrêmement dirigiste et parfaitement contestable. Il n'y aucune place, dans cette belle organisation, pour un cours de grammaire systématique dont les élèves auraient pourtant le plus grand besoin, pour de vraies "explications de textes" pour lesquelles on prenne bien son temps (comme le dit mirwac). Bref, ces manuels se retrouveront, dès le soir de la rentrée, sur une étagère de la chambre de mes élèves, d'où ils ne redescendront que le 30 juin!
Ecrit par : Jean | 25 juillet 2007
Milady, Thalie ou d'autres, si vous voulez vraiment savoir comment on fait des manuels, écrivez direct au maître : [email protected]
(Je suis siphonné, moi, d elaisser mon mail sur un blog…)
Mais que cela ne vous dispense pas d'alimenter le forum…
JPB
Ecrit par : brighelli | 25 juillet 2007
C'est quand même étrange que Christophe ait besoin de réconfort! Sommes-nous si déprimants?
Ecrit par : Jean | 25 juillet 2007
Reconnaissons tout de même qu'il existe encore, sur le "marché", au moins deux manuels organisés de manière chronologique :
- Aux éditions Nathan, "Littérature français (sic)" de Christophe Desaintghislain, christian Morisset et patrick Wald Lasowski.
- Aux éditions Bréal/GallimardEducation, "Manuel de littérature française" (chaque siècle est confié à un ou plusieurs spécialistes).
Le premier se présente comme une anthologie, réduite au maximum pour tenir en un seul volume, de textes "canoniques". Il me semble accessible à des lycéens, mais les questionnaires proposés sacrifient trop souvent aux marottes des programmes Viala (argumentation/registres).
Le second ressemble davantage à une Histoire de la littérature. Les extraits d'oeuvres, souvent très courts, sont noyés dans un discours auctorial auquel ils servent avant tout d'illustration. Discours au demeurant souvent intéressant... pour les professeurs !
Ecrit par : OGM | 25 juillet 2007
Après "Textes & Contextes", les trois mêmes auteurs avaient récidivé, deux-trois ans plus tard, toujours chez Magnard, avec une collection beaucoup plus compacte, en deux tomes, intitulée "Littérature" (t. 1 / Textes et Histoire littéraire" T. 2 : Techniques littéraires". Courte vie, les programmes ont changé oeu après. Mais je pense que ça pourrait faire aux moindres frais une base de travail pour une équipe un peu volontaire… Et peut-être Magnard se laisserait-il tenter — autant jouer avec un éditeur spécialisé scolaire. Quelqu'un connaît-il ça ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 25 juillet 2007
Je ne sais pas ce que vaut mon idée mais je vous la soumets quand même....
L'ennui des manuels actuellement disponibles sur le marché c'est leur pauvreté(je ne parle même pas de la présentation en séquences-prêtes-à-porter").A vouloir tout résumé on n'a plus que de la bouilli.D'un autre côté,on pourra difficilement revenir aux anthologies en plusieurs volumes.Alors pourquoi ne pas concevoir un nouveau type de manuel,moitié papier moitié internet,avec en lignes tous les textes possibles et désirables -ce qui offrirait le choix de la plus grande liberté et version papier pour les élèves un vrai manuel de littérature comprenant mises en contextes,biographie ,pourquoi pas anecdotes ,illustrations abondantes,histoire des genres,etc et qui serait conçu comme un vade mecum utilisable de la quatrième à la terminale?les textes eux seraient soit repris sur internet,soit achetés comme maintenant en oeuvres complètes.
Bon enfin c'est juste une idée..
Ecrit par : mirwac | 25 juillet 2007
resumer/bouillie/en ligne
on devrait toujours se relire avant!
Ecrit par : mirwac | 25 juillet 2007
autre correction:quand je dis "vrai manuel" je veux dire " vrai outil de documentation" parce que c'est vrai qu'un manuel de littérature sans textes ,ça peut paraître bizarre à première vue..mais je ne vois pas comment résoudre autrement le problème des textes:cinq siècles ,a fortiori huit ou neuf avec le moyen âge en 250 pages,ça ne fait pas lourd,quoi qu'on fasse.
Ecrit par : mirwac | 25 juillet 2007
On pourrait aussi bien tout mettre en ligne (tout existe, ou presque). Mais dans la grande vague écolo qui arrive, je ne crois pas que l'on privilégie les systèmes gourmands en papier…
JPB
Ecrit par : brighelli | 25 juillet 2007
"Mon directeur de thèse, habitué des jurys de Capes, me disait qu'ils estimaient à un gros tiers le nombre de candidats dont ils savaient pertinemment qu'ils ne seraient pas bons, et incapables de s'améliorer... " écrit Cornélie.
Peut-être pas un gros tiers, mais un petit quart vraisemblablement, hélas, -- alors que, pourtant, nous n'hésitons pas à mettre des notes extrêmement basses aux copies que nous jugeons indignes, afin que ces candidats ne se trouvent jamais en présence d'une classe. Certes,comme le dit César dans "Marius", "ça dépend de la grandeur des tiers". Cela dit, nous rencontrons aussi des copies magnifiques, fines, bien écrites, intelligentes, que nous n'hésitons pas à noter 15 et davantage. Moralité : l'hétérogénéité existe au CAPES aussi !
Ecrit par : FGuichard | 25 juillet 2007
OUF! Tout lu.
Ecrit par : dobolino | 25 juillet 2007
Je pense que tous les manuels existeront de toute façon bientôt en deux formats : papier ET internet, avant de n'être plus disponibles QUE sur Internet (dans une dizaine d'années).
Si je ne m'abuse, "Textes et Histoire littéraire" et "Techniques littéraires" sont encore dispos chez Magnard. Ca veut dire qu'ils nous sont facilement accessibles comme base de travail.
Ecrit par : Jérémy | 26 juillet 2007
Pour Milady :
Il existe un site amusant sur les pastiches :
http://style.modedemploi.free.fr/index.html
Il y a à prendre et à laisser, mais j'y ai puisé un assez grand nombre d'idées et c'est une référence commode pour les élèves, qui peuvent aller le lire facilement.
Ecrit par : Jérémy | 26 juillet 2007
"C'est quand même étrange que Christophe ait besoin de réconfort! Sommes-nous si déprimants?"
Ecrit par : Jean | 25 juillet 2007
Jean, vous faites comme Alain Delon, et parlez de vous à la troisième personne?
Pour parler plus sérieusement, Milady, j'enseigne la musique en IUFM. Et, si je trouve vos paroles particulièrement réconfortantes, c'est que vous prouvez qu'on peut avoir des convictions extrêmement précises et implacables en restant modéré(e).
Ecrit par : christophe sibille | 26 juillet 2007
Et également que vous rendez à chacun la responsabilité de ce qui se passe à l'intérieur de sa classe.
Ecrit par : christophe sibille | 26 juillet 2007
""Que personne ne les achètent", écrit Christophe.
Y a pas un problème?"
Ecrit par : Jean | 25 juillet 2007
Je ne sais pas, Jean! Je citais Coluche.
Ecrit par : christophe sibille | 26 juillet 2007
A la première personne du pluriel, Jean, damned! Comme le roi! Pan sur le bec, je n'ai pas fait de grammaire depuis longtemps. A moins que ce soit le Saint-Estèphe d'hier soir. Bien fait pour moi.
Ecrit par : christophe sibille | 26 juillet 2007
Puis- je supplier Monsieur Brighelli de me pardonner un hors-sujet ?
Je trouve un fort air de ressemblance entre Montherlant et Sarkozy:
http://culture-et-debats.over-blog.com/article-2338548.html
Qu'en pensez-vous, chers commentateurs ? ( Bien que vous ayez certainement des remarques politiques passionnantes à faire, ce n' est pas la question: ce serait un hors-sujet au carré...)
Ecrit par : Attila Smith | 26 juillet 2007
Oui, question ressemblance physique, c'est assez incroyable! Mais Montherlant peignait vraisemblablement mieux que not'bon président, écrivait mieux aussi, et courait certainement plus vite!
Pour ce qui concerne les préférences sexuelles de Sarko, il faudrait peut-être interviewer tous ceux (et toutes celles) présent(e)s sur le yacht de Bolloré en mai dernier?
Ecrit par : christophe sibille | 26 juillet 2007
Et, pour revenir sur votre remarque, Jean, Coluche revendiquait ses fautes d'orthographe, même à l'oral!
Ecrit par : christophe sibille | 26 juillet 2007
Ma zânerie du jour.
Ce n'est pas parce que tu sais écrire 'correctement' que tu seras un bon prof (ex: Charmeux, A.N, etc etc)
De plus apprendre à écrire 'correctement' ne prend pas tant de temps que ça. Suffit de savoir pourquoi tu ne sais pas écrire 'correctement', plus L&L;, plus un peu de pratique :)
Ecrit par : toto | 26 juillet 2007
Ma zânerie du jour.
Ce n'est pas parce que tu sais écrire 'correctement' que tu seras un bon prof (ex: Charmeux, A.N, etc etc)
De plus apprendre à écrire 'correctement' ne prend pas tant de temps que ça. Suffit de savoir pourquoi tu ne sais pas écrire 'correctement', plus L&L;, plus un peu de pratique :)
Ecrit par : toto | 26 juillet 2007
Il ne suffit pas de savoir écrire correctement, encore faut-il savoir quoi écrire....
Ecrit par : Maminou | 26 juillet 2007
"Il ne suffit pas de savoir écrire correctement, encore faut-il savoir quoi écrire...."
Rires, exactement ! Maminou, vous serez citée dans mes classes l'année prochaine...
Pour l'anecdote, saviez-vous que les oeuvres de Philippe Meirieu font partie des textes donnés dans l'anthologie de "LITTERATURE" des manuels d'Helene Sabbah ? Il y est présenté comme "universitaire et chercheur en sciences de l'éducation"... Il a évidemment droit à une notice biographique, juste entre Marot, Maupassant, Michaux et Molière ! Il est alors "Professeur à l'Université", "spécialiste des sciences de l'éducation" et "connaît, pour les avoir expérimentés, tous les échelons de la hiérarchie universitaire".
Ah, qu'en termes galants ces choses-là sont dites !
Ecrit par : Jérémy | 26 juillet 2007
J'étais en grèce durant l'été 72. Et sur une plagge, un tout petit garçon écrivait dans le sable, avec un bâton, "Vive le 21 avril" — la date du coup d'Etat des colonels qui ont fait tant de bien pour les fournisseurs de fils de fer barbelés. Après enquête, j'ai appris que c'était le modèle d'écriture dans les classes — c'est avec ce 21 avril-là qu'on apprenait à lire et à écrire.
Donnez Meirieu dans les anthologies, et ils penseront Meirieu — c'est le syndrome du petit livre rouge.
Pauvre Hélène Sabbah, elle est tombée bien bas. Et elle sévit encore du fond de sa retraite. Il est plus que temps de suggérer à Hatier que la relève existe — et je ne demande pas qu'on introduise dans les livres des extraits de la Fabrique du crétin !
JPB
Ecrit par : brighelli | 26 juillet 2007
Je suis en déplacement (pas mon ordi) et je n'ai pas le temps de tout lire...excusez-moi...
A part ça, bonne question en effet: "Pourquoi sont-ils si nombreux à s'être jetés dans les "séquences"?
Ecrit par : Jean | 25 juillet 2007
Hélàs, à mon avis, essentiellement par paresse intellectuelle et par paresse tout court...par conformisme...et aussi un peu (beaucoup ?) par lâcheté...et par vanité (ou par snobisme, comme on voudra) !
Les séquences demandent moins d'efforts, plus besoin d'apprendre à "faire des gammes" (orthographe, grammaire, vocabulaire)...
Elles permettent de briller à bon compte en cas d'inspection...
Enseigner en séquences évite bien des ennuis (on n'est pas d'accord avec les inspecteurs, on n'est pas vraiment "collabos.", mais on préfère ne pas avoir de problèmes).
Les séquences, on ne le dira jamais assez, sont l'équivalent, en collège de la méthode globale en primaire..."On" a étendu la gangrène.
...Et c'est parti de haut. Comme disait le camarade Lénine : "Les poissons pourrissent par la tête".
Mais bon...Il y a déjà un commencement de prise de conscience, c'est mieux que rien.
Ecrit par : Robin | 26 juillet 2007
Pour en revenir aux manuels, et pour tenter de résoudre le problème d’un manuel unique couvrant tous les siècles, ne serait-il pas intéressant d’en concevoir un, volontairement partiel et partial, qui mettrait véritablement les OEUVRES au centre du système ?
Non pas les auteurs (façon Largarde et Michard), non pas les mouvements, encore moins les objets d’étude, mais simplement des œuvres, choisies pour leur richesse et leur capacité à élargir l'"horizon d'existence" de nos élèves ?
Cette solution présenterait au moins l’avantage de montrer que les œuvres littéraires sont le seul « objet d’étude » qui vaille, et non pas un simple prétexte à étude biographique ou à acquisition de notions techniques fumeuses.
On prendrait le temps de les replacer précisément dans leur contexte, d’en montrer les diverses facettes, de s’y attarder. D’en savourer les meilleurs morceaux. L’opposé du zapping à la mode des « séquences ».
On éviterait aussi l’éparpillement des anthologies en un volume, qui se veulent exhaustives et réduisent, par manque de place, les Misérables à une misérable page, les Fleurs du Mal à deux malheureux poèmes…
Bien sûr, tout le problème serait de choisir UNE pièce de Molière, UN roman de Balzac, etc. afin de se limiter à cinq ou six oeuvres par siècle.
Ecrit par : OGM | 26 juillet 2007
Il est alors "Professeur à l'Université", "spécialiste des sciences de l'éducation" et "connaît, pour les avoir expérimentés, tous les échelons de la hiérarchie universitaire".
Ah, qu'en termes galants ces choses-là sont dites !
Ecrit par : Jérémy | 26 juillet 2007
Il n'y a plus qu'à tirer...l'échelle !
Ecrit par : Robin | 26 juillet 2007
La relève est prête, et n'attend qu'un signal pour passer à l'action.
Ecrit par : Jérémy | 26 juillet 2007
"Il ne suffit pas de savoir écrire correctement, encore faut-il savoir quoi écrire...."
Rires, exactement ! Maminou, vous serez citée dans mes classes l'année prochaine...
Ecrit par : Jérémy | 26 juillet 2007
Citez donc plutôt une de mes nièces bilingue puisqu'ayant une maman d'origine américaine, revenant d'une épreuve de Bac blanc d'anglais, la tête basse et l'air lamentable.
"Il ne suffit pas de connaître l'anglais, encore faut-il avoir quelque chose à dire..."
Ecrit par : Maminou | 26 juillet 2007
Pour l'anecdote, saviez-vous que les oeuvres de Philippe Meirieu font partie des textes donnés dans l'anthologie de "LITTERATURE" des manuels d'Helene Sabbah ? Il y est présenté comme "universitaire et chercheur en sciences de l'éducation"... Il a évidemment droit à une notice biographique, juste entre Marot, Maupassant, Michaux et Molière !
Ecrit par : Jérémy | 26 juillet 2007
J'ai une édition expurgée ou quoi?(2005):pas de Meirieu????
Ecrit par : mirwac | 26 juillet 2007
Si vous voulez mon avis, Thérèse, c'est quand même très calme.
Ecrit par : catmano | 26 juillet 2007
Salutations,
puisqu'on parle des manuels, j'aimerais poser une question : quels sont selon vous les bons manuels pour le collège ?
Ecrit par : Dilettante | 26 juillet 2007
Catmano,
excusez-moi mais votre dernier post c'est une énigme?
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 26 juillet 2007
Non, une vieille réminiscence du "Père Noël est une ordure"...
Ecrit par : catmano | 26 juillet 2007
autant pour moi je n'avais pas percutée :) en effet c'est tellement calme que je m'endors sur mon clavier comme ces gamins affalés pendant les cours;)
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 26 juillet 2007
percuté pardon mais comme j'ai vu que Sieur Sibille en faisait d'aussi belles que les miennes j'ai moins honte;):):)
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 26 juillet 2007
Si vous voulez mon avis, Thérèse, c'est quand même très calme.
Ecrit par : catmano | 26 juillet 2007
Oui, mais, remarquez, en un sens, c'est bon signe!
Ecrit par : dobolino | 26 juillet 2007
Si vous voulez mon avis, Thérèse, c'est quand même très calme.
Ecrit par : catmano | 26 juillet 2007
C'est normal, ils sont tous dehors à faire des bottes de paille, maintenant qu'il ne pleut plus ils en oublient le boire et le manger.... alors vous pensez, le clavier....
Ecrit par : Maminou | 26 juillet 2007
En attendant :
- remonter un tout petit peu la barre chaque année pour chaque année du cursus, au lieu de continuer à enlever des trucs (je viens de découvrir ce matin qu'ils ont supprimé l'apprentissage des noms des cinq continents du programme des GS/CP/CE1),
- donner aux enseignants de fin de maternelle et de primaire des évaluations nationales réellement axées sur les fondamentaux (lire, écrire, compter, calculer), peut-être y en a-t-il aussi besoin au collège et au lycée (je sais que les Finlandais font cela : bilans de fin de trimestre ou d'année fournis par l'Education Nationale pour tous les élèves de toutes les écoles)
- et donner très vite et tout de suite un grand coup de barre dans le recrutement des futurs enseignants (au niveau des PE, je serais assez pour une dictée dont la note serait éliminatoire au concours d'entrée) et dans leur formation (tout présenter, théories et contre-théories, sans jugement de valeur, et connaissances, connaissances et encore connaissances dans toutes les matières).
Ecrit par : catmano | 25 juillet 2007
Parole de sage qui devrait être criée sur tous les toits...
Ecrit par : Maminou | 26 juillet 2007
Dictée avec cinq fautes maximum. Celui qui prétend que Ravaillac est le père de Louis XIII est également éliminé. Celui qui dit que Louis XV a eu un "court" règne entre Louis XIV et Louis XVI aussi.
Et, si, pour recruter les enseignants de primaire, on leur faisait passer les épreuves du Certif de 1912 plus le bédeuzi, le code de la route et une épreuve de législation ainsi qu'un exposé oral sur un sujet au choix ou une audition comme pour le CNAD: un monologue et deux scènes avec partenaire pour donner la réplique?
Celui qui endort les examinateurs lors de son exposé ou de ses auditions est également éliminé. Valable d'ailleurs pour tout recrutement d'enseignant.
Ecrit par : dobolino | 26 juillet 2007
Oui, sans doute, mais où allez-vous chercher "ces oiseaux rares?"
Ecrit par : Maminou | 26 juillet 2007
et donner très vite et tout de suite un grand coup de barre dans le recrutement des futurs enseignants (au niveau des PE, je serais assez pour une dictée dont la note serait éliminatoire au concours d'entrée) et dans leur formation (tout présenter, théories et contre-théories, sans jugement de valeur, et connaissances, connaissances et encore connaissances dans toutes les matières).
Ecrit par : catmano | 25 juillet 2007
C'est marrant, je parlais à une fille que je connais qui passait son PE1 en IUFM cette année, et je lui faisait part du fait que je trouve qu'on mette trop l'accent sur les didactiques et pas sur les sujets. Elle me répond en me toisant que de toute façon enseigner ce n'est pas transmettre des connaissances, mais se mettre au niveau de l'élève, etc. J'en suis resté baba.
Et pas b-a-ba. C'est trop syllabique.
PS. Elle n'a pas eu son année, heureusement pour les potentiels élèves dont elle aurait pu avoir la charge!
Ecrit par : Machinbidule | 26 juillet 2007
Oui, sans doute, mais où allez-vous chercher "ces oiseaux rares?"
Ecrit par : Maminou | 26 juillet 2007
Ils ne seront pas rares si ce sont les conditions... Les candidats se mettront "aux normes", comme les entreprises le font.
En parlant de paille, justement, balles rondes veut dire presse à balle ronde, hangar pour balle ronde, ratelier pour balle ronde, chargeur à balles rondes, remorque à balle rondes.
Ah! Alors?????????, Pourquoi votre homme il a pas gardé sa vieille botteleuse, son vieux hangar, sa vieille remorque, son vieux monte-bottes et tout le toutim? Hein?
Si demain on recrute les PE avec des problèmes de trains qui se croisent après arrêt de dix minutes à Laroche-Migenne, de baignoires qui fuient et sans calculette SVP, de "nous avons chaud-s" éliminatoire, ben, ils se mettront aux normes comme vos vaches qui bouffent des balles rondes...
Ecrit par : dobolino | 26 juillet 2007
N'y aurait-il pas un s à Laroche-Migenne-s????
Ecrit par : dobolino | 26 juillet 2007
C'est marrant, je parlais à une fille
PS. Elle n'a pas eu son année, heureusement pour les potentiels élèves dont elle aurait pu avoir la charge!
Ecrit par : Machinbidule | 26 juillet 2007
J'ai eu un choc passager, j'avais lu MA fille... Imaginez l'ambiance des repas de famille!
Déjà que j'en ai connu des pas tristes dans le genre ulcère à l'estomac garanti extra-perforant.
Dans le genre Affaire Dreyfus, l'enseignement, c'est assez bien pour pourrir une ambiance.
Ecrit par : dobolino | 26 juillet 2007
Dilettante: à mon avis il n'y en a pas, en fait plus. J'ai comme politique de pousser mes chers collègues à choisir des manuels où l'on trouve le plus de textes littéraires et le moins de para-littérature possible... pas facile où je suis. Car pour la langue, cela fait longtemps qu'il faut bidouiller dans son coin à partir de dignes vieilleries qu'on doit remettre au goût du jour car on ne peut les donner telles qu'elles aux élèves. Et je perds un temps à la photocopieuse! et on perd un fric en photocopies!
Tiens, je viens de commencer "Europa" de Gary. Qui a lu? Vous avez aimé ou pas ?
Et demain, j'essaie un granité...jamais fait.
Et aussi, je pensais à MàC, aujourd'hui, en me demandant s'il était en train de griller dans les Pouilles en regrettant peut-être le côté "surfait" de la Toscane...
Ecrit par : Thalie | 26 juillet 2007
En parlant de paille, justement, balles rondes veut dire presse à balle ronde, hangar pour balle ronde, ratelier pour balle ronde, chargeur à balles rondes, remorque à balle rondes.
Ah! Alors?????????, Pourquoi votre homme il a pas gardé sa vieille botteleuse, son vieux hangar, sa vieille remorque, son vieux monte-bottes et tout le toutim? Hein?
Ecrit par : dobolino | 26 juillet 2007
La botteleuse à balles rondes il la "possède" avec trois autres collègues, et les aménagements nécessaires sont "faits-maison".
Tout est d'origine, mais la vieille botteleuse a rendu l'âme, le vieux hangar est d'accord d'accueillir des bottes rondes, idem pour la vieille remorque.
Le vieux monte-bottes est à la retraite dans l'immense grenier , il reste pour rappeler à nos enfants les 15 000 petites bottes de paille qu'ils rangeaient chaque été dans ce grand grenier.
De toutes façons, il n'y a plus de vaches depuis belle lurette ici...
Il y a des chevaux...
Le paysan ne produit que partiellement de la nourriture pour les humains, il produit du loisir, du vent... ainsi vont les choses...
Ecrit par : Maminou | 26 juillet 2007
Le paysan ne produit que partiellement de la nourriture pour les humains, il produit du loisir, du vent... ainsi vont les choses...
Ecrit par : Maminou | 26 juillet 2007
C'est un peu comme les enseignants, alors ? Remarquez, en un sens, c'est bon signe !
Ecrit par : catmano | 26 juillet 2007
Dilettante: à mon avis il n'y en a pas, en fait plus.
Ecrit par : Thalie | 26 juillet 2007
Ah, ben si alors! y'a moi... Remarquez que, somme toute, je ne suis point enseignante. Mais, dilettante, si.
Ecrit par : dobolino | 26 juillet 2007
Et demain, j'essaie un granité...jamais fait.
Ecrit par : Thalie | 26 juillet 2007
Et, ça, ce n'est pas du dilettantisme? A moins que vous n'envisagiez une reconversion dans la restauration?
Ecrit par : dobolino | 26 juillet 2007
Le paysan ne produit que partiellement de la nourriture pour les humains, il produit du loisir, du vent... ainsi vont les choses...
Ecrit par : Maminou | 26 juillet 2007
Pas du vent! Il lutte contre la fermeture des paysages et l'Europe touristique et sécurité anti-incendies est prête à payer cher pour ça! Vous connaissez le coût d'un déplacement de canadairs? A l'année, c'est plus cher qu'une subvention sur les céréales. D'ailleurs, on m'a dit que le cours des céréales remonte? Bonne nouvelle! La lavande aussi..
Et les ceusses qui diront que c'est hors sujet, je leur rappelle que l'agroalimentaire est un débouché pour leurs élèves et que la qualité des Lycées d'Enseignement Agricole est renommée.
Ecrit par : dobolino | 26 juillet 2007
Laroche-Migennes.
Ecrit par : catmano | 26 juillet 2007
1) Pour Catmano : Laroche-Migennes, je connais bien, mais je n'arrive pas à voir à qui vous répondez en citant ce nom.
2) Mirwac, mon bon mirwac, je vous soupçonne de ne chercher qu'à me contredire avec force et ténacité : j'ai sous les yeux le livre d'Hélène Sabbah faussement intitulé "Littérature - Seconde" et plus justement sous-titré "Des textes aux séquences" (tout commentaire serait superflu). Il a été publié par l'heureuse maison d'édition Hatier et réalisé sous la direction de la charmante Hélène Sabbah, aidée de l'inénarrable Catherine Weil . Le copyright date de 2004, mais mon exemplaire a été imprimé en 2006 par Rotolito Lombardia, sise à Pioltello en Italie. L'ouvrage, dont la couverture reproduit la "Feuille de bananier déchirée" de l'artiste Nils-Udo, et dont la quatrième de couverture est une réclame assez peu discrète au profit de la collection "Classiques et Cie", répond au doux nom de 2-218-74582-8. Il contient une publicité sous la forme d'une sorte de tract pour la collection "Profil", bien pratique pour ceux qui, comme moi, égarent toujours leur marque-page en le posant sur leur table de chevet ou sur un fauteuil du salon. Il représente enfin un volume textuel de 512 pages, et on y trouve entre autres Annie Saumont, Claude Sales et Christian Gailly.
Bref, si vous n'avez pas cet opus, courez vous le procurer. Il est en vente pour la modique somme de 26,22 euros, voire de 27,60 euros si vous ne bénéficiez pas de la réduction de 5% accordée par toutes les bonnes librairies.
Ecrit par : Jérémy | 27 juillet 2007
Attention Thalie! Spoilers sur Europa de Gary!
Europa commence très bien, et progressivement perd de sont intérêt. Dommage car l'idée de départ était originale et l'écriture de Gary est à son plus haut pouvoir d'évocation - il est habité par son sujet et ça se voit. Malheureusement, l'intrigue n'avance pas à partir de la seconde moitié du livre et se dissout en répétitions de scènes, par exemple l'arrivée de la voiture (quand va-t-elle arriver?), répétitions qui se veulent éclairante (scènes miroirs) mais qui ne sont que lassantes.
Europa aurait pu être un grand roman baroque sur l'histoire de l'Europe, mais peut-être que Gary a vu trop grand cette fois-là...
Ecrit par : Machinbidule | 27 juillet 2007
Puis- je supplier Monsieur Brighelli de me pardonner un hors-sujet ?
Je trouve un fort air de ressemblance entre Montherlant et Sarkozy:
Il y a en effet un semblant de ressemblance, mais :
- Montherlant se fichait de la politique.
- Montherlant écrivait lui-même ses romans.
- Bien qu'intellectuellement de droite, Montherlant salua les événements de Mai 68 dans lesquels il puisa le courage de publier le roman de sa vie "Les Garçons" (qui permet de comprendre le contexte de "La ville dont le prince est un enfant") qu'il gardait dans ses tiroirs depuis vingt-cinq ans.
- Montherlant se moquait des honneurs (il n'accepta jamais d'être décoré et de faire partie de l'académie)
- et des valeurs bourgeoises (propriété, moralité, police,convenances, grégarité...)
...Sarkozy non plus.
Ecrit par : Robin | 27 juillet 2007
J'espère qu'on aura compris mon ironie ci-dessus...
Je ne voudrais pas envoyer des hordes de lecteurs impatients se ruer sur l'ouvrage d'Hélène Sabbah, étant donné ce que je pense de ce livre.
Ecrit par : Jérémy | 27 juillet 2007
Au fait, je me demande si Montherlant aurait été flatté d'être comparé à Sarkozy.
Mouais, Robin a largement répondu à la question.
Et Ségolène, elle ressemble à qui ? Louise Labé, George Sand, Xanthippe ?
Ecrit par : Jérémy | 27 juillet 2007
N'y aurait-il pas un s à Laroche-Migenne-s????
Ecrit par : dobolino | 26 juillet 2007
Laroche-Migennes.
Ecrit par : catmano | 26 juillet 2007
Instit un jour, instit toujours.
Ecrit par : catmano | 27 juillet 2007
C'est marrant, je parlais à une fille que je connais qui passait son PE1 en IUFM cette année, et je lui faisait part du fait que je trouve qu'on mette trop l'accent sur les didactiques et pas sur les sujets. Elle me répond en me toisant que de toute façon enseigner ce n'est pas transmettre des connaissances, mais se mettre au niveau de l'élève, etc. J'en suis resté baba.
Et pas b-a-ba. C'est trop syllabique.
PS. Elle n'a pas eu son année, heureusement pour les potentiels élèves dont elle aurait pu avoir la charge!
Ecrit par : Machinbidule | 26 juillet 2007
Il ne faut pas désespérer : une de mes connaissances s'est parfaitement coulée dans le moule pédagogo à l'IUFM, a réussi le concours et se corrige maintenant au fil des ans ; elle a rapidement abandonné l'ORL, après s'y être essayée un an et avoir constaté que ses élèves apprenaient bien moins de choses qu'en faisant de la grammaire ; elle fait du quasi-syllabique pour l'apprentissage de la lecture ; elle ne donnait pas de devoir pour ne pas créer d'inégalités "parce que les enfants de prolos ne sont pas aidés à la maison comme les enfants de bourges" mais en donne maintenant car elle a compris que si l'enfant de prolo était bon élève, c'était à elle de le pousser.
Les remarquables synthèses de Catmano ont montré que le métier nécessitait d'emmagasiner une énorme expérience pour faire face aux difficultés de tous ordres et on ne peut que regretter que le système pousse les jeunes enseignants dans des fausses pistes avant qu'ils trouvent eux-mêmes les bonnes directions (à moins qu'ils ne s'égarent définitivement)...
Ecrit par : Japhet | 27 juillet 2007
Meirieu dans une anthologie de la littérature! On aura tout vu! A moins que ce ne soit dans une anthologie des écrivains les plus misérables, au musée des horreurs! Chez Meirieu, il n'y a pas de pensée, et la forme est d'une cuistrerie inégalable.
Les bons manuels actuels de collège, Dilettante? Tirez une croix dessus! Ils sont tous inutilisables , tous en "séquences", nommément ou pas - à moins que vous teniez absolument à ce que vos élèves perdent leur année. La seule solution, en attendant de nouveaux programmes façon Darcos, c'est de faire votre cours vous-même, à votre idée, en distinguant soigneusement le cours de grammaire, les exercices de vocabulaire, la rédaction, la conjugaison, et les explications de textes, que vous ferez les plus linéaires possibles, sans chi-chi, sans schémas narratifs ou actantiels, sans situation d'énonciation, sans typologie des discours. N 'oubliez pas, non plus, de passer trois bons mois sur une oeuvre classique, un Molière , par exemple! En un mot, faites sur tous les points exactement le contraire des instructions officielles, et vous verrez votre classe retrouver du plaisir au français.
Vouvoyez vos élèves, interdisez clairement le bavardage en classe, sanctionnez tous les écarts - au collège, c'est nécessaire, et d'ailleurs si vous avez été très clair en début d'année sur ce que vous exigez, les élèves trouveront juste d'être sanctionnés. En un mot, fonctionnez un peu à l'ancienne. Ce faisant, vous serez d'avant-garde.
Ecrit par : Jean | 27 juillet 2007
Entièrement d'accord avec vous, Jean, mais je rappelle que l'enseignement en séquences est devenu OBLIGATOIRE depuis 1996 ( "Cicerone consule"...cherchez le nom du consul, ce n'était pas Cicéron) et l'est, à ma connaissance, toujours. Ne pas enseigner en séquences, c'est donc être dans l'illégalité avec tous les risques que cela implique. Il faut le savoir.
...Oui vous avez bien lu et bien compris, blogueurs assidus et/ou visiteurs occasionnels, dans l'éducation nationale, il est (était ?) illégal d'utiliser les méthodes les plus susceptibles de faire réellement progresser les élèves,à l'école primaire (méthode globale obligatoire), au collège (séquences didactiques obligatoires) et au lycée (TPE, objets détude, genres, registres...)...pour que surtout personne n'en réchappe.
Ecrit par : Robin | 27 juillet 2007
Et il y en a plein qui n'ont absolument pas idée que l'on pourrait faire autrement que ce qui est écrit là, dans le "manuel du parfait soldat" !
Sur mon forum d'enseignants du primaire, ils sont presque tous malades d'angoisse... Les documents d'application des nouveaux programmes (ceux d'avril 2007) NE SONT PAS PARUS !!!! Mais comment faire ? Paumés, ils sont...
Ils ont enlevé les continents en cycle 2 ! Ouf ! Il y en a moins ! C'était déjà tellement chargé !
Oui mais ils ont mis de l'ORL, euh non, faut plus dire ORL, oui mais, il y a écrit grammaire, alors faut-il faire de la conjugaison, ben oui, c'est écrit présent, futur, passé composé et imparfait de l'indicatif des verbes du premier groupe et des verbes avoir, être et aller, oui mais, dans les "compétences devant être acquises en fin de cycle", ce n'est pas écrit qu'il faut qu'ils les sachent par coeur, alors, il faut leur apprendre ou pas, oh, ben moi, je pense que oui, eh bien moi, que non, parce que, quand même, ça serait écrit... Pour finalement conclure : on ne change rien pour le moment, il nous faut les "DOCUMENTS D'APPLICATION" !!!
Ecrit par : catmano | 27 juillet 2007
La "liberté pédagogique", Robin, a été gravée dans le bronze de la loi, comme le disait François Fillon.
Cela veut donc dire, si je sais lire, qu'il n'y a plus de "dogme" pédagogique, devant lequel nous devrions nous incliner avec crainte et tremblements.
Je pense même que Fillon, qui avait reçu l'excellent Marc Le Bris en audience spéciale l'été même de la parution de "Et vos enfants ne sauront pas lire, ni compter", visait expressément la dictature "pédago".
Sur les "séquences", qui sont le symbole même de l'"Art d'apprendre à ignorer",, il serait tout à fait bienvenu, évidemment, que Xavier Darcos fasse la mise au point qui s'impose, c'est-à-dire donne sa vision de la nouvelle "liberté pédagogique". Jean-Paul Brighelli, qui apparemment le connaît bien, pourrait peut-être lui poser la question.
Sans attendre la réponse, on peut quand même dire, je crois, que les "séquences" sont désormais sur la sellette. Chacun, pour peu qu'il ait un peu de jugeotte et qu'il ne soit inféodé ni aux IUFM, ni au SNES, ni au SGEN, ni à l'UNSA, ni à la FCPE, ni à la PEEP, (j'oubliais la CNARELA, toujours soucieuse de frétiller et de japer sagement devant les "pédagos" tout en faisant croire qu'elle défend les langues anciennes!) se rend bien compte qu'elles sont injustifiables" théoriquement", comme tous les dogmes, et catastrophiques pratiquement.
Catmano, les "pédagos" forment une véritable mafia, qui terrorise les instituteurs en leur faisant croire que l'on ne sait pas enseigner si l'on n'a pas intégré d'abord cette insupportable usine à gaz dépourvue de tout bon sens qu'est l'ensemble de leurs théories fumeuses. Il suffit de lire une seule liogne de Meirieu pour se sentir immédiatement mal à l'aise, parce que l'on quitte immédiatement le terrain du bon sens. Ceux que l'on a sciemment égarés en les obligeant ainsi à renoncer, sous prétexte de "pédagogie", à leur bon sens natif se sentent perdus, c'est normal!
Ecrit par : Jean | 27 juillet 2007
Meirieu , Jérémy, connaîtrait par expérience "tous les échelons de la hiérarchie universitaire".
Comme le chantait Yves Duteil, l'important dans la bataille, c'est l'histoire, la façon dont on la raconte pour se faire valoir"!
Car il faut le rappeler pour ceux qui l'ignoreraient: Meirieu n'a ni CAPES ni agrégation, et s'il peut gonfler ses plumes en se réclamant du titre pompeux de Professeur des Universités, c'est pour avoir soutenu une thèse sur la pédagogie différenciée, donc en "sciences de l'éducation", domaine où n'importe qui peut raconter impunément n'importe quoi.
Ecrit par : Jean | 27 juillet 2007
C'est marrant, je parlais à une fille que je connais qui passait son PE1 en IUFM cette année, et je lui faisait part du fait que je trouve qu'on mette trop l'accent sur les didactiques et pas sur les sujets. Elle me répond en me toisant que de toute façon enseigner ce n'est pas transmettre des connaissances, mais se mettre au niveau de l'élève, etc. J'en suis resté baba.
Et pas b-a-ba. C'est trop syllabique.
PS. Elle n'a pas eu son année, heureusement pour les potentiels élèves dont elle aurait pu avoir la charge!
Ecrit par : Machinbidule | 26 juillet 2007
C'est bizarre, on a dû parler à la même. Une parente.
Et quand j'ai voulu pousser un peu plus loin la discussion, elle est partie bille en tête sur les suppressions de postes, les syndicats, les grèves, etc.
Heureusement qu'elle a raté son concours ! Pauvres gosses !
Ecrit par : yann | 27 juillet 2007
Et aussi, je pensais à MàC, aujourd'hui, en me demandant s'il était en train de griller dans les Pouilles en regrettant peut-être le côté "surfait" de la Toscane...
Ecrit par : Thalie | 26 juillet 2007
Avec les incendies, il doit être en train de crier pour ses Pouilles .... ;o)
Ecrit par : yann | 27 juillet 2007
Dobolino, je détesterais me reconvertir dans la restauration mais j'adore cuisiner pour les gens que j'aime bien. Et puis c'est lié encore aux bouquins; c'est par eux que j'apprends moult recettes, encore qu'un de mes rêves ( trivial, direz-vous) serait de pouvoir aller regarder quelque temps comment cela se passe chez un "chef" ( un sympa de préférence) , cela doit être marrant.
Jean, les séquences sont la légalité, je confirme ce que dit Robin: dans une petite ville de mon académie de gauche, une collègue en a pris plein la tête mais vraiment pour non respect des textes. Fragile, elle ne s'en remet pas.
Machinbidule, je trouvais aussi que cela commençait bien "Europa"; cela va se lire vite mais je n'aime pas perdre mon temps, dans ce domaine, il y a trop à lire. Merci de votre avis en tout cas.
Ecrit par : Thalie | 27 juillet 2007
Il faut s'attendre, Thalie, à "en prendre plein la tête", comme vous dites, si l'on ne pratique pas en "séquences". Les instituteurs qui sont réfractaires çà la méthode globale de lecture le savent bien, qui continuent à en prendre pour leur grade eux aussi.
Mais une fois qu'on le sait, et si les retours de bâton s'en tiennent à cela, qu'est-ce qu'on peut bien en avoir à faire? Toutefois, si elle a subi des vexations particulières de la part de l'Inspection, dites-le nous. Tout ce qui peut faire apparaître qu"un véritable terrorisme des "séquences" s'est en effet abattu depuis dix ans sur l'Education nationale est utile à l'information du public - qui se demande pourquoi les enfants sont d'une ignorance crasse après onze ans de scolarité - et au redressement subséquent du système éducatif.
Encore une fois, un rappel par le Ministre que les "séquences" ne peuvent être en tout état de cause qu'une méthode parmi d'autres, qui n'a à être imposée ni par les Instructions officielles ni par l'Inspection, me paraît de la plus grande urgence. Merci à Jean-Paul s'il veut bien relayer cette supplique auprès de Darcos.
Ecrit par : Jean | 27 juillet 2007
Une condamnation explicite et résolue des "séquences" par Marie-Christine Bellosta serait également du plus heureux effet. Item pour Emmanuèle Blanc.
Ecrit par : Jean | 27 juillet 2007
Bonjour,
Pas là pendant quelques jours (j'étais du côté du festival "Voix de la Méditerranée" à Lodève) à écouter, les pieds dans l'eau de la Soulondre, dans des patios, à l'ombre de la cathédrale saint-Fulcran, dans les jardins, etc. des poètes tels que Salah Stétié, Michel Deguy, Pierre Oster, des Lybiens, des Occitans, des Espagnols, des Macédoniens, etc. Je vois que ça phospore beaucoup...
La première question qui me vient c'est: avec ces changements (lourds) de programme, connaissant la culture de l'absence de motivation des élèves et des parents pour leurs enfants, le manque patent de références littéraires et plus largement cultuelles actuel, le regard généralement morne de l'administration vis à vis de l'autorité - ce qui permet le calme, l'espace libre pour le cerveau, non pas pour la boisson gazeuse, mais pour l'écoute et la réflexion (tiens, mon pote Pantocrator a eu 100 pour cent de réussite pour ses BEP - raisons?: il les faisait plus que bosser, des devoirs en voulez-vous? en voici, vous n'en voulez-pas, en voici quand même, une ambiance ferme mais détendue au travail (Panto, brillant esprit en plus, est un grand déconneur devant l'Eternel de la déconne), apprendre les leçons, etc. avec la bénédiction et l'accompagnement de son Proviseur qui ne se gêne pas pour renvoyer et punir les emmerdeurs dès le premier écart): ON VOIT LES NOUVEAUX ELEVES DEBARQUER QUAND DANS NOS CLASSES? Je veux dire, celles et ceux capables de comprendre, digérer, faire leur et rejeter (je veux dire: discuter la "philosophie" des textes, après tout faire des choix pour l'enseignant, quoi qu'il en est dit, c'est se conformer à sa vision des choses et de la vie - il n'y a pas d'innocence), pourquoi pas?, ce qui leur est proposé? Hein? Dans une génération? Compter les années à partir du moment où la Maternelle évolue?
Ecrit par : Pendariès | 27 juillet 2007
cultuRelles
Ecrit par : Pendariès | 27 juillet 2007
tiens, mon pote Pantocrator a eu 100 pour cent de réussite pour ses BEP
Ecrit par : Pendariès | 27 juillet 2007
Et nous, nous avons eu encore une mention Très Bien au bac S, la quatrième, je crois, en trois ans (pour une quinzaine d'élèves issus de notre cambrousse) !
Ecrit par : catmano | 27 juillet 2007
Tiens pour anecdote - un des plus grands poètes de notre siècle, en France, Bernard Manciet, a appris à lire avec la méthode globale dans les années 20... c'est amusant non?
Ecrit par : Pendariès | 27 juillet 2007
Bravi Catmano
Ecrit par : Pendariès | 27 juillet 2007
Pour Dilettante, à propos des manuels scolaires de collège ...
Grand débat avec les autres profs de français pour en choisir... Aucun ne nous a satisfaits : on avait choisi un point de grammaire précis pour les comparer ( la subordination, je crois ), et le résultat est effrayant... Rien de cohérent, des exercices infaisables...
Résultat, on continue comme l'année d'avant... Les plus anciennes collègues avaient récupéré devant l'école privée du bled des séries de livres dont ils se débarrassaient...
Ce sont ceux-là que j'utilise : ils sont moches et vieillots, mais clairs, les leçons sont bien faites, les exercices permettent d'appliquer la leçon, sans pièges et sont classés par difficulté, ce qui permet à ceux qui veulent d'aller plus loin...
Je n'ai pas la référence ici, mon manuel est rangé au garage pour toute la durée de mon congé parental ! Mais je chercherai si ça intéresse quelqu'un.
Contrepartie moins agréable : je passe mon temps à faire des montages et des photocopies, et j'ai droit régulièrement aux insultes de la gestionnaire qui trouve que je dilapide les deniers publics...
Héhéhé... heureusement qu'elle ne sait pas que je connais le code photocopieuse de l'administration et que j'en fais trois fois plus que je n'en avoue !!! Et même pas honte, en plus !!!
Pour ce qui est des textes, pas de manuel non plus, j'en ai marre de trouver des bêtises insupportables, comme ce manuel où étaient cités, dans une séquence consacrée à l'autobiographie, des romans à la 1ère personne...
Du coup, c'est vrai que mon temps de préparation est nettement plus long que celui de mes collègues, et que j'y passe une grande partie de mon été ( bon, avec une amie au bord de sa piscine, ok, mais c'est du boulot quand même !!! )
En même temps, c'est ça que j'aime ! Le jour où mes cours se résumeront à de la garderie pendant que les élèves feront tout seuls leur fichier auto-correctif, je n'ai plus qu'à aller voir ailleurs si je m'y retrouve !
Ecrit par : Cornélie | 27 juillet 2007
Tiens pour anecdote - un des plus grands poètes de notre siècle, en France, Bernard Manciet, a appris à lire avec la méthode globale dans les années 20... c'est amusant non?
Ecrit par : Pendariès | 27 juillet 2007
Ca n'a rien d'étonnant. Les surdoués, Le talent, le génie même, cela existe. Nous avons tous eu dans notre "carrière" (je n'aime pas ce mot) un ou deux élèves dont nous sentions qu'ils iraient loin.
N'importe quelle méthode leur eût convenu...et à la limite ils eussent pu (je m'amuse) se passer de nous. (cf. "L'élève" de Henri James).
Ce n'est pas pour ceux-là qu'il faut s'inquiéter, mais pour les "moens et les "fragiles". Pour ces élèves-là, faut des méthodes simples, claires, progressives...Pas la méthode globale où il faut deviner au lieu d'apprendre et d'assimiler ni les séquences où l'on fait du zapping et des impasses permanentes.
Ecrit par : Robin | 27 juillet 2007
I agree, Robin Woods... Il faut dire aussi que Manciet baigna dans un monde très cultivé: Mauriac, un peu Montherlant, un peu Gide, et quelques autres encore étaient familiers de sa famille. Avec deux curés, quand il était enfant et puis ado, et ce dès 7 ans, si ma mémoire est bonne, il traduisait du Grec et du Latin, et le trio discutait des mérites de leur traduction... Rhâ lovely.... Jeunesse d'esprit choyée...
Ecrit par : Pendariès | 27 juillet 2007
Ben voilà, Cornélie, c'est exactement comme ça qu'il faut faire! Et ça me plaît bien que vous confirmiez que tous les manuels de français de collège sans exception sont exécrables!
Ecrit par : Jean | 27 juillet 2007
errata : moyens
Ecrit par : Robin | 27 juillet 2007
agree, Robin Woods... Il faut dire aussi que Manciet baigna dans un monde très cultivé: Mauriac, un peu Montherlant, un peu Gide, et quelques autres encore étaient familiers de sa famille. Avec deux curés, quand il était enfant et puis ado, et ce dès 7 ans, si ma mémoire est bonne, il traduisait du Grec et du Latin, et le trio discutait des mérites de leur traduction... Rhâ lovely.... Jeunesse d'esprit choyée...
Ecrit par : Pendariès | 27 juillet 2007
Cé pô juste !
Ecrit par : Robin | 27 juillet 2007
Famille bordelaire bourgeoise oblige.... Tout reste dans l'oeuf, cher ami.
Ecrit par : Pendariès | 27 juillet 2007
Yann, peut-être que le blog manque à Montaigneàcheval? Alors, en ce moment, il doit aussi prier pour la Calabre!
Ecrit par : christophe sibille | 27 juillet 2007
Il est à Anduze MàC!!!
Ecrit par : Pendariès | 27 juillet 2007
Est-ce qu'on peut toujours s'y baigner sous le pont métallique, Pendariès? Le temple a-t-il toujours son orgue, ses concerts, et la marque de l'inondation du siècle a côté de l'entrée?
Ecrit par : Jean | 27 juillet 2007
Il est à Anduze MàC!!!
Ecrit par : Pendariès | 27 juillet 2007
Il vaut mieux chercher les Pouilles à Anduze que des puces sur une andouille !
(approximatif, je sais ...)
Ecrit par : yann | 27 juillet 2007
I agree, Robin Woods...
Pendariès,
Je pense que vous vous êtes amusé, mais je rectifie quand même : c'est"Robin hood" (Robin à la capuche) et non "Robin wood" (Robin des bois). Mais bien sûr qu'il fallait traduire, ne fût-ce que pour l'allitération par "Robin des bois".
Qui dira l'inflence des prénoms sur le caractère de ceux qui les portent ?
Ecrit par : Robin | 27 juillet 2007
Sur mon forum d'enseignants du primaire, ils sont presque tous malades d'angoisse... Les documents d'application des nouveaux programmes (ceux d'avril 2007) NE SONT PAS PARUS !!!! Mais comment faire ? Paumés, ils sont...
Ecrit par : catmano | 27 juillet 2007
T 'es pas un peu maso, non? Tu devrais lire plutôt les malheurs de la vertu, ça te changerait les idées. Ça te sert à quoi d'aller là-bas à part souffrir gratuitement et essuyer des injures?
Ecrit par : dobolino | 27 juillet 2007
"Le 18 Brumaire de Louis-Napoléon Bonaparte" en tête de gondole et dans deux éditions de poche différentes dont GF 10/18...JPB avait vu juste ! Marx (jeune et historien) est à la mode
...Une pièce de théâtre ici sur le procès des dirigeants de 48 au palais Jacques Coeur de Bourges.
la rentrée sera chaude...Pour les intellos et les anciens combattants !
Ecrit par : Robin | 27 juillet 2007
Tout comme Jean, j'ai envoyé balader les séquences, et donne la priorité aux œuvres. Les élèves ont un classeur divisé en rubriques (orthographe, conjugaison, grammaire, vocabulaire, étude de textes etc.) et nous étudions des œuvres complètes, à partir desquelles il est tout simple d'aborder des notions sur lesquelles les élèves auront des questions au Brevet. Il est infiniment plus clair de parler de focalisation en s'appuyant sur un roman comme "Une Vie", ou sur "Carmen", que de traiter cela à travers 3 ou 4 extraits , souvent fumeux, du manuel.
Et je fais fi, à présent, du programme officiel. Quand des élèves arrivent en 3ème sans avoir fait de théâtre en 4ème (une pièce de Molière dans le meilleur des cas), je juge plus utile pour eux d'étudier Molière ou Racine que les sempiternels "Rhinocéros" ou "Antigone" . Pour avoir longtemps enseigné en lycée, j'ai pu constater que les élèves ignorent tout des œuvres maîtresses du théâtre classique. Or, en seconde, l'un des "objets d'étude" s'intitule (s'intitulait?) Le Théâtre, comédie et tragédie. Ils étaient bien lotis, les élèves qui avaient, au mieux, étudié une œuvre de Molière!
Et ras le bol de la tarte à la crème de l'autobiographie, infligée quasiment de la sixième à la 1ère. Et des textes argumentatifs mis en pièces par les questions qui les suivent, comme si une argumentation ne se développait pas au fil du texte!
En plus des œuvres complètes ( quand j'ai commencé à enseigner, les I.O. préconisaient une œuvre complète par trimestre, choisies dans des genres et des siècles différents et idem pour la liste d'oral du bac), je fais des groupements thématiques, qui permettent de varier les textes et de recouper les notions au programme.
Les élèves ne se plaignent pas, d'ailleurs, ils ignorent totalement le programme, et ils ne répondent pas moins bien que les autres aux questions du brevet, généralement si simples qu'un bon élève de CM2 s'en sortirait sans peine.
Quant aux parents, ils souhaitent souvent qu'on fasse de l'orthographe, de la grammaire, de la conjugaison, alors pourquoi ne pas les satisfaire, puisque c'est ce que nous faisions autrefois, et que cela s'est toujours révélé efficace?
J'arrive en fin de carrière, j'ai vu défiler nombre d'inspecteurs, et je ne vois pas pourquoi ce dont on me félicitait il y a 30 ans et plus serait devenu abominable aujourd'hui. En outre, je sais que si on m'avait enseigné le français comme on nous demande de le faire à présent, j'en aurais été dégoûtée , et n'aurais pas fait des études de Lettres.
Ecrit par : mouron rouge | 27 juillet 2007
"Le 18 Brumaire de Louis-Napoléon Bonaparte" en tête de gondole et dans deux éditions de poche différentes dont GF 10/18...JPB avait vu juste ! Marx (jeune et historien) est à la mode
Ecrit par : Robin | 27 juillet 2007
Marx n'est pas à la mode, Robin, il est au programme des CPGE scientifiques !
Entre parenthèses, pour les parents de taupes qui nous lisent, n'achetez pas l'édition GF, c'est la traduction de Max Rudel, chez Folio histoire, qui est au programme officiel.
Achetez donc le volume avec "la lutte des classes en France", qui complête admirablement "le 18 brumaire", et qui comporte tout un dossier passionnant de M. Rudel sur Marx historien.
Ecrit par : yann | 27 juillet 2007
Bravo, mouron rouge!
Cornélie ne nous a pas dit si elle enseignait en "séquences", mais la réponse, je suppose, va de soi.
Encore trente ou quarante témoignages comme celui-là sur ce blog et les "séquences" auront vécu. Elles ne seront plus qu'un objet de musée! Si tant est que l'on puisse faire cet honneur à un système pédagogique qui s'est révélé aussi malfaisant, car il n'y a rien de plus inacceptable que de ne pas respecter les élèves. Et enseigner en "séquences", ce n'est pas les respecter.
Contre les "séquences", la parade est simple: ne pas en faire!
Je dirai même que la déontologie même s'y oppose: nous devons instruire nos élèves, pas leur faire perdre leur temps. La morale aussi: nous n'avons pas le droit de les tromper sur la marchandise.
Ecrit par : Jean | 27 juillet 2007
Cornélie ne nous a pas dit si elle enseignait en "séquences", mais la réponse, je suppose, va de soi.
Hihihi...
Jean, si vous voyiez les Cahiers de texte de mes classes, ce sont de pures merveilles d'hypocrisie iouphmienne... Et je te leur balance des séquences, des dominantes et des sous-dominantes, des évaluations formatives en veux-tu en voilà, bref, tout le jargon que j'ai vaguement entendu pendant mon année de stage... C'est bôôôôôôô.........
Dans la réalité... j'essaie de faire lire mes élèves, à partir d'oeuvres intégrales que je me refuse à choisir parmi la littérature de jeunesse, ou de groupements de textes...
Et on fait de la grammaire, de manière progressive et synthétique...
J'ai même réussi ( victoire !), en opposition complète avec l'inspectrice venue me visiter, à faire établir un tableau des acquisitions obligatoires de grammaire par classe, élaboré et accepté par tous les profs de français du collège... L'inspectrice, elle, suggérait de laisser tomber tous les points de grammaire qui ne "rentraient" pas dans les séquences ! Pfff...
Je ne dis pas que ça marche à tous les coups et que mes élèves écrivent un français parfait, hein... Il y a une réticence bien ancrée chez les élèves, qui soupirent dès qu'on parle d'orthographe et pèsent les bouquins avant de demander ce qu'ils racontent ...
Mais comme ils sont un peu vexés quand même de ne pas savoir écrire trois phrases correctes, et que parfois ils aiment bien les livres que je leur propose, il me reste de l'espoir !!!
Ecrit par : Cornélie | 27 juillet 2007
Jean, que dites-vous à votre Inspecteur/trice quand il/elle vient vous voir? Si il/elle vient tjs vous voir et qu'il/elle ne se soit pas dit: "Non irrécupérable celui-là, je n'irai plus l'inspecter".
Ecrit par : Pendariès | 27 juillet 2007
Je vous demande ça, histoire de pouvoir envoyer dans son coin mes inspecteurs d'Histoire/géo et de Français.
Ecrit par : Pendariès | 27 juillet 2007
dans LEUR coin
Ecrit par : Pendariès | 27 juillet 2007
Pendariès, vous posiez la question de la publication de vos poèmes que je suis allée lire récemment. Et j'ai repensé, il y a quelque temps, à un ancien ami, responsable des éditions de Vallongues et qui de surcroît est dans votre coin, à Bandol donc pas trop loin de chez vous.
C'était quelqu'un de très abordable à l'époque. J'imagine qu'il doit être toujours responsable. Féru de poésie, poète lui-même et qui a publié Stétié et White entre autres.
De toutes façons, il était très agréable de parler avec lui.
J'aurais dû y penser plus tôt mais c'est une période de ma vie que je préfère doucement effacer. Enfin peu importe mais essayez de ce côté-là car même si cela ne débouche pas sur une publication, humainement ce peut être une rencontre riche et les rencontres riches sont si rares. Bien à vous.
Ecrit par : Thalie | 27 juillet 2007
Mici Thalie! comme quoi s'engueuler quand l'engueulade est franche et "attaque" les idées et non les personnes!
Ecrit par : Pendariès | 27 juillet 2007
Marx n'est pas à la mode, Robin, il est au programme des CPGE scientifiques !
Au temps pour moi, Yann. ll me semble d'ailleurs que vous en aviez parlé sur ce blog.
Ecrit par : Robin | 27 juillet 2007
Pendariès,personnellement, j'aime mieux sans engueulade, mais bon!
Ecrit par : Thalie | 27 juillet 2007
A propos de la ressemblance physique entre Sarkozy et Montherlant (suite)...
Si Sarkozy ressemble un peu à Montherlant jeune (du moins à une certaine photo de l'écrivain vers l'âge de vingt ans), moralement, psychologiquement, politiquement, c'est à Louis-Napoléon Bonaparte (le neveu, pas l'oncle, justement, contrairement à ce que voudraient nous faire croire les caricaturistes) qu'il fait le plus penser.
Le futur auteur et bénéficiaire du coup d'Etat du 2 décembre 1851 avait d'ailleurs chassé sur les terres de la gauche, comme N.S. (souvenez-vous des références à Jaurès et à Blum) avec un livre intitulé "De l'extinction du paupérisme", très admiré par Proudhon et par George Sand qui lui envoya une lettre de félicitations, ce qui lui permit plus tard de plaider en faveur de ses amis exilés ou emprisonnés ("Pour sauver mes amis, je marcherais dans tous les crottins !")
"Le futur Napoléon III fait connaître tôt sa philosophie politique dans Idées napoléoniennes et dans L'Extinction du Paupérisme (1844), mélange de romantisme, de libéralisme autoritaire, et de socialisme utopique."
..Son admiration pour l'Angleterre et le libéralisme.
Pourvu que ça dure et qu'on n'ait pas Sedan !
Ecrit par : Robin | 27 juillet 2007
Hihihi...
Jean, si vous voyiez les Cahiers de texte de mes classes, ce sont de pures merveilles d'hypocrisie iouphmienne...
Je faisais pareil. Emballage séquences, contenu classique.
Ecrit par : Robin | 27 juillet 2007
et en Bazaine , Robin, vous voyez qui? la liste peut-être très longue, non?
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 27 juillet 2007
Milady, pouvez-vous me donner votre adresse-mail ou m'envoyer un mail à [email protected] ?
Rassurez-vous, ce n'est ni pour vous extorquer des fonds, ni pour vous envoyer ma demande en mariage ;-)
C'est pour parler pedagogie.
Ecrit par : Jérémy | 28 juillet 2007
Pour rebondir sur la demande précédente, et également rapport à une proposition de partitions de chansons arrangées "simplement" pour pianistes post-débutants, je joins également la mienne, (ce que j'ai déjà fait plusieurs fois). Cet acte ne m'a jamais apporté aucun désagrément, et m'a permis de discuter plus directement avec plusieurs des blogueurs ici présents, parfois de manière passionnée, mais toujours en termes extrêmement courtois.
[email protected]
Ecrit par : christophe sibille | 28 juillet 2007
Mais ferais-je un tabac????? ! Merci à vous, j'envoie, j'envoie, aussitôt mes messages.
Pour mes fonds, je ne crains rien, je suis professeur voyez-vous, et je constate si régulièrement le fond de mes fonds, qu'hors les planches rougies de mes comptes en banque, ( le pluriel sert à faire joli, je ne dispose que d'un compte, percé cela va sans dire ) je ne vois guère ce qu'on pourrait m'extorquer.
Quant au mariage..., dans le binôme je ne suis hélas par celui qu'on plaindra - Je ne suis pas cruelle à ce point-là, je ne l'exigerai pas.
Ecrit par : Milady | 28 juillet 2007
Une phrase qui me plaît beaucoup, dans l'édito de Philippe Val du "Charlie-Hebdo" de cette semaine, journal évoqué régulièrement en ces lieux, et pas seulement par mézigue. Une phrase donc évoquant "le bon sens populaire, qui, comme chacun sait, est à la raison ce que le cheval de bois est au TGV". Fin de citation. J'adooooore!
Ecrit par : christophe sibille | 28 juillet 2007
"Le bon sens populaire est à la raison ce que le cheval de bois est au TGV".
Hum! Il faudrait , pour que la comparaison - l'analogie au sens grec, n'est-ce pas, Robin? - fût pertinente, que le cheval de bois se mût...
Cette question de cinétique chevaline mise à part, j'ai constaté, aussi bien chez plusieurs artisans de mon quartier que chez les parents de mes élèves, que les gens que l'on dit "non-intellectuels" avaient parfaitement saisi que la méthode de lecture appliquée à leurs bambins au CP était "folle" - c'est l'expression de plusieurs d'entre eux - et ils étaient furieux que l'on écoeure ainsi lesdits bambins de la lecture. Eux, me disaient-ils tous, n'avaient pas "appris comme ça", et au moins ils savaient lire et écrire.
Là, le bon sens rejoint la raison. Largement!
Ecrit par : Jean | 28 juillet 2007
et en Bazaine , Robin, vous voyez qui? la liste peut-être très longue, non?
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 27 juillet 2007
Oui, tout cela manque un peu de grandeur, même dans le crime. On est plutôt dans le vaudeville. Bazaine, c'est autre chose, la trahison, si trahison il y a (n'était-ce pas plutôt un bouc émissaire ?), la trahison touche au tragique.
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Pour mes fonds, je ne crains rien, je suis professeur voyez-vous, et je constate si régulièrement le fond de mes fonds,
Vous oubliez, ma chère, les fonds secrets du cardinal ! Et vous n'évoquez point la seule raison que vous eussiez de refuser Jérémy en mariage, sacrévaindious !
Athos
Ecrit par : Robin | 28 juillet 2007
D'après ce que je crois savoir sur les nouvelles missions de l'Inspection, Cornélie et Robin - mais cela demande confirmation - , cette hypocrisie iouphmesque ne serait même plus nécessaire, car une inspection n'aurait plus pour objectif de vérifier la conformité à un dogme. La "liberté pédagogique" serait donc effective. Quelqu'un peut-il confirmer cette nouvelle tendance?
Ecrit par : Jean | 28 juillet 2007
..." Mirwac, mon bon mirwac, je vous soupçonne de ne chercher qu'à me contredire avec force et ténacité "
Pardon,Jérémy,pour le retard,j'étais en pleins travaux domestiques...
Non,non,ce n'est pas pour contredire(même si je ne déteste pas,oeuf corse),c'est que je me demandais comment on pouvais introduire Meirieu dans une anthologie(j'avais oublié la séquence argumentative/débat sur l'éducation de seconde ,c'est dire mon attachement aux instructions off.)Mais j'ai trouvé effectivement:il fallait le bouquin de seconde,j'avais celui de première(question manuel scolaire,il faut dire qu'Hélène Sabbah est productive...)
Ladite séquence est justement un parfait modèle démonstratif de l'inanité des séquences,pire de leur malhonnêteté intellectuelle:quel corpus!...(coq-à-l'âne?):
-un fabliau,
-un bout de Montaigne(sur le thème il ne faut pas bourrer le crâne des enfants-idée particulièrement représentative de la pensée humaniste en matière d'éducation...)
-un peu d'Erasme,éloge de l'apologue(c'est vrai que de toute la pensée d'Erasme...)
-un peu de "Femmes Savantes",
-un Rousseau évidemment,
-un Condorcet pour répondre aux Femmes Savantes(?),
-un Voltaire("on étouffe l'esprit des enfants sous un amas de connaissances inutiles...")
-un Hugo("l'enfant ne sera plus une bête de somme"...)
-un Ferry(tiens c'est Jules et pas Luc(o tempora)
-et enfin,le vingtième vint avec pas moins de trois extraits,un Cornu(?),un Meirieu,un Jacquard..
Moralité:voir la question 1 du texte de Meirieu:"Cherchez le sens des mots "cacophonie","comportement déviant",échiquier idéologique".
Je retourne à mon pensum domestique....
Ecrit par : mirwac | 28 juillet 2007
Athos, cher, vous n'ignorez pas que mon coeur vous restera acquis. Ma main itou, cela va sans dire, et je vous sais gré, mon ami, de ne point vous plaindre ici de moi. Néanmoins, si le coeur a des raisons à la raison obscures, la raison n'a du coeur qu'une estime en déconfiture et jamais ne saura l'entendre là où règne ses lois. ( c'est beau ça ! totalement obscur comme j'aime ! ) .
Bref, tout cela pour dire qu'un mariage n'en empêcha jamais un autre, surtout si vous considérez que l'épousée dédaigne frivolement son identité et le nom de son père.
Quant aux fonds secrets du Cardinal, vous me piquez, au coeur, traître ! Je nierai, le cou sous la hache, je nierai avoir jamais eu connaissance et profit des-dits fonds, voyons. Mais, si vous creusez un jour sur les terres de la Fère, peut-être, peut-être, tel l'un des fils du laboureur, verrez-vous votre fortune croître miraculeusement.
- Il faut absolument que je relise ça ! Une des joies de ma jeunesse, misère, je m'aperçois qu'elle s'évapore doucement. Chance, il pleut !
Ecrit par : Milady | 28 juillet 2007
Avec quelle "séquence" peut on expliquer l'islam aux petits mais surtout aux grands, pour montrer le danger de retour à tout ce que nous avons su progressivement écarter, et qui demeure ordre et loi éternelle de Dieu dans les textes (législatifs et religieux à la fois) islamiques :
confusion des pouvoirs, théocratie, discriminations et persécutions des minorités ...
Nos "clercs" sont ils à ce point décérébrés par diverses lacunes ou corruptions, pour ne plus voir cette régression en marche ?
Voici un appel à manifester contre l'islamisation (des esprits) de l'Europe, appel fait par un non raciste, par un anti-raciste danois :
http://stopislamisationdesesprits.blogspot.com
Manifestation le 11 septembre 2007 à Bruxelles
Appel à faire passer largement autour de vous !
Ecrit par : idesprit | 28 juillet 2007
A mon humble avis, il faut vraiment avoir le jugement complètement faussé par le fanatisme pédagogiste pour avoir l'idée saugrenue d'introduire un écrivain aussi lamentable que Meirieu dans une anthologie à usage scolaire!
Ecrit par : Jean | 28 juillet 2007
où règnent.... comment peut-on lire correctement sur un écran? Suis-je vieux jeu???
Ca m'apprendra à balancer entre 'sa loi' ( très chic ) et 'ses lois' ( plus classique, repêchant vaguement l'inanité sonore de la phrase ).
Ecrit par : Milady | 28 juillet 2007
Je crois , idesprit, que vous avez lu superficiellement les posts ci-dessus où il était pourtant martelé qu'avec les "séquences", on ne peut rien expliquer du tout!
Ecrit par : Jean | 28 juillet 2007
Très franchement Jean, je ne sais même pas ce qu'est une séquence, et ne veut pas le savoir,
s'il faut un dictionnaire pédago-pédant/français pour comprendre un programme scolaire, nul besoin d'en savoir plus pour comprendre que l'école est finie.
Ecrit par : idesprit | 28 juillet 2007
erratum : x
(pardon)
Ecrit par : idesprit | 28 juillet 2007
Il me semble que l'on confond encore une fois, cours de Français et cours de littérature. L'étude du violon ne passe pas uniquement par la connaissance de la biographie de Stradivarius.
Dans l'écrit, les élèves s'échappent dans leurs skyblogs avec une orthographe volontairement travestie qui permet de masquer leurs lacunes.
Il faut, nous aussi, investir les moyens modernes d'expression, pour rectifier le tir avec nos élèves.
Il faut aller vers eux.
Je ne parle pas de l'attitude de certains collègues, très élitistes, aux propos mortifiants.
Ecrit par : Le professeur Carbure | 28 juillet 2007
Moralité:voir la question 1 du texte de Meirieu:"Cherchez le sens des mots "cacophonie","comportement déviant",échiquier idéologique".
Je retourne à mon pensum domestique....
Ecrit par : mirwac | 28 juillet 2007
La raison qui m'avait été donnée par une inspectrice qu'il fallait travailler en séquences et ne pas étudier par exemple une pièce de Molière "en entier" était qu'"il ne fallait pas ennuyer les élèves" (qu'en savait-elle des élèves "réels" que cela n'ennuyait pas le moins du monde d'aprendre quelque chose d'un peu solide?)
On voit bien en quoi consiste le pédagogisme : aller dans le sens des pratiques culturelles de la société moderne : zapping, superficialité, à peu près...
Et pour couronner le tout, un manuel avec des écrits de Meirieu...L'éloge de la paresse et de l'ignorance...Très Meirieu, mais pas très glorieux.
Ecrit par : Robin | 28 juillet 2007
apprendre avec deux p
Ecrit par : Robin | 28 juillet 2007
"Le bon sens populaire est à la raison ce que le cheval de bois est au TGV".
"Hum! Il faudrait , pour que la comparaison - l'analogie au sens grec, n'est-ce pas, Robin? - fût pertinente, que le cheval de bois se mût..."
Ecrit par : Jean | 28 juillet 2007
Mais non, Jean! Je pense que ce que veut dire Philippe Val, (je lui poserai la question, à l'occasion), c'est que, justement, comme le cheval de bois, le bon sens est relativement statique et, d'ailleurs, n'a jamais rien inventé!
Ecrit par : christophe sibille | 28 juillet 2007
Je ne vois pas pourquoi on en veut tellement au "bon sens populaire" puisque , précisément, ce sens est réputé "bon". En matière de lecture globale au CP, le "bon sens populaire" qui identifie ses promoteurs comme des "fous" ou des escrocs, a d'ailleurs bien raison ( tiens, le 'bon sens" a "raison": comme c'est drôle!) de freiner des quatre fers et de demander qu'on en revienne (ou qu'on en reste) à une méthode raisonnable.
Il n'y a rien au monde qui ennuie plus les élèves, Robin, que les "séquences". Ils ont, eux , à défaut de culture et d'instruction, leur solide "bon sens" (populaire si l'on veut), et ça leur suffit pour vomir le charabia creux et vain que certains, qui s'imaginent être pleins de "raison" - les experts en pédagogie" - essaient de leur imposer. Heureusement que nos élèves ont assez de "bon sens" pour être radicalement inaptes à une telle rééducation forcée.
Comment ne pas penser, quand on évoque Meirieu et sa clique, à ces vers des Femmes savantes:
"Mais j'aimerais mieux être au rang des ignorants
Que de me voir savant comme certaines gens."
Pas mal, n'est-ce pas? Cela n'a pas pris une ride!
Et cet autre:
"... et je vous suis garant
Qu'un sot savant est sot plus qu'un sot ignorant."
Ecrit par : Jean | 28 juillet 2007
Thalie et Robin, si vous avez 30 secondes, je vous embauche aussi pour un petit projet.
Envoyez-moi un mail à l'adresse ci-dessus, que je vous expose de quoi il retourne.
Ecrit par : Jérémy | 28 juillet 2007
Dans l'écrit, les élèves s'échappent dans leurs skyblogs avec une orthographe volontairement travestie qui permet de masquer leurs lacunes.
Il faut, nous aussi, investir les moyens modernes d'expression, pour rectifier le tir avec nos élèves.
Il faut aller vers eux.
Je ne parle pas de l'attitude de certains collègues, très élitistes, aux propos mortifiants.
Ecrit par : Le professeur Carbure | 28 juillet 2007
La raison qui m'avait été donnée par une inspectrice qu'il fallait travailler en séquences et ne pas étudier par exemple une pièce de Molière "en entier" était qu'"il ne fallait pas ennuyer les élèves" (qu'en savait-elle des élèves "réels" que cela n'ennuyait pas le moins du monde d'apprendre quelque chose d'un peu solide?)
On voit bien en quoi consiste le pédagogisme : aller dans le sens des pratiques culturelles de la société moderne : zapping, superficialité, à peu près...
Ecrit par : Robin | 28 juillet 2007
Vous avez répondu à ma place, en parlant d'autre chose, Robin.
Quel à propos !!
Ecrit par : yann | 28 juillet 2007
Un peu hors sujet, mais pas plus que le reste des interventions :
Cet après-midi, j'ai eu la surprise de lire dans le dernier tome d'Harry Potter le mot "sycophante".
Je sais bien que la richesse du vocabulaire ne fait pas tout dans la qualité d'une oeuvre, mais tout de même, pour un "livre pour enfants" !
Qui, en France, connait le sens du mot sycophante, à part quelques brassensologues, quelques amateurs d'Audiard et de Francis Blanche ("sycophante glaireux", quelle injure sublissime !), et quelques hellénistes distingués ?
Je suis curieux de savoir s'il sera dans la traduction française ?
A vérifier en octobre...
Ecrit par : yann | 28 juillet 2007
Sycophante, coïncidence étonnante, le mot m'était venu la veille alors que j'écumai la bibliothèque municipale de mon gros village.
Le rayon "essais" vient d'en être nettoyé, razzié même, pour faire de la place sans doute, et l'expurger de tout ce qui n'est pas trop politiquement correct. J'ai eu le temps de voir que les oeuvres de Gabriel Matzneff avaient disparues (totalement, même pas à la cave), ainsi que celles de quelques autres libertins.
Pour faire la place à l'indispensable biographie de Jamel Debouze, et au dernier opus de Laurent Ruquier !!!
Minables censeurs ! Sycophantes glaireux !
Ecrit par : yann | 28 juillet 2007
J'aurais dû les voler, tiens !!
Bon, c'est encore en vente libre. Profitons-en.
Ecrit par : yann | 28 juillet 2007
Pendariès,personnellement, j'aime mieux sans engueulade, mais bon!
Ecrit par : Thalie | 27 juillet 2007
C'est mon côté méridionnal... y a pas que de la gueule, je tape aussi... ;-)
Ecrit par : Pendariès | 28 juillet 2007
Thalie et Robin, si vous avez 30 secondes, je vous embauche aussi pour un petit projet.
Envoyez-moi un mail à l'adresse ci-dessus, que je vous expose de quoi il retourne.
Ecrit par : Jérémy | 28 juillet 2007
Je ne demande pas mieux, Jérémy, mais je n'arrive pas à retrouver votre adresse (je suis un empoté informatique, mon fils me le reproche assez)
Ecrit par : Robin | 28 juillet 2007
Oh! Pendariès je connais des méridionaux forts en gueule mais fort doux. Même sur le mode de la plaisanterie et de l'ironie comme vous le faites gentiment, j'en conviens, un "mec" ne devrait jamais, selon moi, se vanter "de taper". Mais c'est mon humble avis...
Jérémy, je vous envoie un message "de suite" comme ils disent dans le sud; nous, nous disons" tout de suite".
Et mes élèves dans le sud-ouest disaient de temps en temps, comme mot doux: " couillon de la lune". Et je trouvais cela fort joli... surtout quand ils venaient de lire un texte de Ronsard avec le mot "rose" dedans avec leur manière drôle d'ouvrir le "o"; et là ,je trouvais cela irrésistible.
Ecrit par : Thalie | 28 juillet 2007
Excusez-moi, Jérémy. j'ai trouvé. je n'étais pas remonté assez loin. Je vous ai envoyé mon e-mail. Si ça n'a pas marché, dites-le moi, je le mettrai en clair sur le blog.
Ecrit par : Robin | 28 juillet 2007
"sycophante" veut dire littéralement "dénonciateur de voleur de figue" (sukon en grec) ...délateur, mouchard et par extension : espion, fourbe, hypocrite.
Un sycophante est un type qui s'en prend aux pauvres, aux vagabonds qui sont obligés pour survivre de grapiller des figues dans les jardins ou sur les étals des marchands...Une sorte de Javert, en somme.
Comme quoi les Grecs avaient déjà la morale du père Hugo.
Il me semble avoir rencontré pour la première fois le mot dans "Les Oiseaux" d' Aristophane.
Vive "Harry Potter" qui a donné à mon plus jeune fils le goût de la lecture avec "Le monde de Narnia".
Au fait qui est le "sycophante" dans Harry Potter ? Le blondinet au regard torve ?
Ecrit par : Robin | 28 juillet 2007
Oh! Pendariès je connais des méridionaux forts en gueule mais fort doux. Même sur le mode de la plaisanterie et de l'ironie comme vous le faites gentiment, j'en conviens, un "mec" ne devrait jamais, selon moi, se vanter "de taper". Mais c'est mon humble avis...
Thalie ma mie, je point dis sur qui... ou quoi... ma dernière bagarre remonte en 4ieme, je crois... dans la cour de récré.
Ecrit par : Pendariès | 28 juillet 2007
remonte en 4ieme... Vitesse???
je veux dire remonte à la 4ieme
Ecrit par : Pendariès | 28 juillet 2007
je tombe sur ce blog grâce à celui de pierre assouline ; s'il faut un témoignage supplémentaire je donne volontiers le mien ; comme cornélie, je ne m'occupe délibérément plus des séquences; sauf pour l'habillage. Et d'ailleurs même l'habillage je me reproche encore de n'avoir pas assez de couilles.
Mais le désastre, en lycée, est si énome, avec 25% d'élèves illettrés en première cette année (une classe ES), que la question se pose : que faire, pendant les années qui vont suivre, où il faudra essuyer les débris causés par des minables ? (inspecteurs et autres pauvres types)
J'ai une collègue géniale dans le privé, où elle enseigne encore le grec aux derniers 20 élèves du département, qui commence son année en disant ceci :
" Bon, alors voilà ce que préconisent les talibans roses, -les inspecteurs ce sont les talibans roses - , vous voyez je la mets là, la chemise d'instructions, voyez , là, sur l'étagère ! Bon et nous maintenant, nous allons travailler."
Ecrit par : lhorss | 28 juillet 2007
Bon, alors, si c'est en 4ème , Pendariès,vous êtes pardonné, mais vous nous ferez quand même un petit poème supplémentaire...
N'oubliez pas que vous allez devoir prochainement présenter votre futur recueil à des spécialistes:-)
A ce propos, quels sont vos repères ( y-en- a- t-il, d'ailleurs?) pour juger de la poésie contemporaine ?J'avoue que pour ma part, je suis assez vite désemparée. Et il n'y a que dans ce domaine que je me sente vraiment larguée ( et face à certaines oeuvres de peintres contemporains; ceux qui font du vrai boulot bien sûr, pas les charlatans).
J'ai suivi d'assez près, un moment, ce que faisait K. White ( qui a , soit dit en passant, bien à l'ouest, un jardin à faire mourir d'envie toutes les amoureuses de jardins comme moi). Mais j'ai un peu laissé tomber tout cela. Et c'est vrai qu'on n'a pas souvent parlé de poésie contemporaine sur le blog, non? Qui en lit? et quoi?
Ecrit par : Thalie | 28 juillet 2007
Et c'est vrai qu'on n'a pas souvent parlé de poésie contemporaine sur le blog, non? Qui en lit? et quoi?
Ecrit par : Thalie | 28 juillet 2007
Moi, ma chère, et même je me pique d'en commettre parfois (c'est mon côté Philinthe, pour le reste je suis plutôt Alceste)
Je profite éhontément de ce blog pour recommander l'excellente revue "Les Citadelles" dirigée par mon ami Philippe Démeron qui avait en partie consacré son 5ème numéro, en 2000, à "Kenneth White et la géopoétique"; il y avait aussi un coup de projecteur sur Carl Sandburg (Chicago, Illinois). Dans le numéro 7 (2002), c'était le poète irlandais John Montaigue qui était à l'honneur. En 2004 (numéro 9) : Jean Orizet, Maria Luisa Spaziani...et les "poètes pour nos jours", parmi lesquels votre serviteur.
Ecrit par : Robin | 28 juillet 2007
"Un peu hors sujet, mais pas plus que le reste des interventions :
Cet après-midi, j'ai eu la surprise de lire dans le dernier tome d'Harry Potter le mot "sycophante".
Je sais bien que la richesse du vocabulaire ne fait pas tout dans la qualité d'une oeuvre, mais tout de même, pour un "livre pour enfants" !"
Ecrit par : yann | 28 juillet 2007
Mais je trouve ça plutôt bien, yann! En fait, Harry Potter est un ouvrage pédagogique au vrai sens du mot, à savoir qu'il incite ses lecteurs à ouvrir de leur propre chef ce qu'on appelle un dictionnaire! Et, ainsi, de participer activement à la construction de leur savoir. (Remarquez que je n'emploie pas le pluriel pour "savoir"!)
Bon, comme disait quelqu'un en ces mêmes lieux et il n'y a pas si longtemps, (je crois que c'est Dobolino, si ma mémoire est bonne): "Ca manque de smilies, ici!".
Ecrit par : christophe sibille | 28 juillet 2007
Robin, ça n'a pas marché ! Je n'ai pas reçu votre mail.
Ecrit par : Jérémy | 28 juillet 2007
Thalie, mes repères en poésie contemporaine?...
Disons que je vais vers les poètes ou les poétesses qui ne se payent pas de mots - ceux dont je sens qu'ils n'ont pas sucé la tétine universitaire jusqu'à son épuisement pour rendre sur leur copie tout un tas de concepts allant à l'encontre de l'intime poétique (et cet intime-là, qui s'exhale, s'arrange bien souvent pour laisser venir à lui quelque chose du cosmos - de l'infini à habiter ou laisser vide de corps, mais non d'esprit); la maladie française vient du mallarméisme - le poème réflexif, la langue se questionnant dans le poème (je frémis quant, pour tout autre art, il est besoin du discours pour soutenir l'oeuvre); c'est pour moi une horreur absolue, un piège, tout comme le néo-classicisme, la lyre en "Ô" et en alexandrins ciselés.
La moindre des politesses pour un auteur, et un poète de surcroît, c'est d'être compréhensible: simple sans être imbécile, ne pas craindre l'objet dans sa simplicité - tout l'art poétique est de suivre la route menant à ce qui peut être émotionnellement / intellectuellement fort (la simplicité, je l'ai apprise au contact de Jean-Pierre Lemaire et de Max Rouquette; la faculté exigeait d'être obscur par les termes techniques - gargh Genette! et consort...). Entendre Michel Deguy les jours passés glosait sa propre poésie m'a à la fois amusé (un puits de savoir) et agacé, car, tout laissait croire que sans ses commentaires sa poésie met de côté son lecteur qui ne connaît pas tel ou tel mythe, théorie linguistique, etc.
J'ai jeté aux orties la plupart des critères de l'Université qui m'a éduqué (cela est peut-être orgueilleux, mais ce ne sont pas ces scrogneugneux contents de leurs diplômes qui vont me dire quoi apprécier): peut-être parce que travaillant les mots j'ai senti la vanité des formules.
J'aime la poésie humble - je veux dire: celle qui connaît sa valeur mais qui ne la crie pas sur tous les toits.
Ecrit par : Pendariès | 28 juillet 2007
QUI glosait
Ecrit par : Pendariès | 28 juillet 2007
Robin, si le monde des livres crée des crève-la-faim, celui de l'édition de poésie, c'est le Sahel en ses plus mauvais jours...
Ecrit par : Pendariès | 28 juillet 2007
Hors sujet: C'est fou ça, on est tranquille sur son blog, à laisser un peu ses textes, et hop zou, les meuchants passent à l'attaque avec les dents - alors qu'on n'embête personne... ça va me pleurer tiens... bouououououh!
Ecrit par : Pendariès | 28 juillet 2007
En poésie contemporaine, l'étoile montante est Olivier Barbarant. Certains connaissent ?
Ecrit par : Jérémy | 28 juillet 2007
Robin, si le monde des livres crée des crève-la-faim, celui de l'édition de poésie, c'est le Sahel en ses plus mauvais jours...
Ecrit par : Pendariès | 28 juillet 2007
Je sais bien, mais rassurez-vous, je n'en vis pas et l'éditeur non plus.
Ecrit par : Robin | 28 juillet 2007
Jérémy, je vous donne le mien.
Quant aux sycophantes, que le c...leur pèle et qu'il ne puisse se gratter !
robin-guilloux@club-internet.fr
Ecrit par : Robin | 28 juillet 2007
Selon ce projet, "l’année de seconde commencera par une réflexion initiale sur le langage (le signe linguistique, le lexique, les niveaux et registres de langue, l’évolution de l’orthographe et du sens des mots)" !!
Pitié ! laissez donc aux étudiants cette étude pointue et "politiquement correcte" du langage !... Pourquoi toujours retomber dans les mêmes ornières ? Pour satisfaire quelle coterie ?
Revenons à la littérature, abandonnons enfin le structuralisme.
Ecrit par : NoctéMédia | 28 juillet 2007
En poésie contemporaine, l'étoile montante est Olivier Barbarant. Certains connaissent ?
Ecrit par : Jérémy | 28 juillet 2007
J'avoue que non; j'ai du mal à lire les auteurs vivants qui n'ont pas dépassé 60-70 ans; je me "méfie" de l'actuel - mais suis allé voir sur google: des choses à y lire.
Le poète que je lis en ce moment, c'est Pierre-Jean Jouve. Je l'avais laissé de côté il y a 10 ans bientôt - comme quoi, il faut attendre pour lire...
Ecrit par : Pendariès | 28 juillet 2007
Oui enfin Jouve, c'est n'est plus vraiment contemporain.
L'avantage c'est qu'on a du recul pour le lire, et que l'oeuvre perdure à travers les années.
Ecrit par : Jérémy | 29 juillet 2007
je me "méfie" de l'actuel -
Ecrit par : Pendariès | 28 juillet 2007
Et pourquoi donc?
Ecrit par : Loki | 29 juillet 2007
Parce que l'actuel ne durera pas forcément, c'est logique.
Ecrit par : Jérémy | 29 juillet 2007
Le ministre n'est pas en vacances ! Mais il ferait mieux d'en prendre...
19/07 - Ministère de l'Education Nationale :
" Réunissant de nombreux acteurs de l'accompagnement éducatif, le ministre de l'éducation nationale a rappelé les ENGAGEMENTS PRIORITAIRES que, dans la lettre de mission qu'il lui a adressée, le Président de la République lui demande de tenir :
« - proposer des ETUDES DIRIGEES DANS L'EDUCATION PRIORITAIRE dès la rentrée 2007 ;
- doubler la place du SPORT à l'école ;
- renforcer l'enseignement culturel et artistique et développer la PRATIQUE ARTISTIQUE. »
S'ensuit un long disours que je vous épargne.
Non mais franchement, des etudes dirigées en ZEP, du sport et des arts en plus !!! C'est ça, la rupture ? C'est ca, les "engagements prioritaires" ???
Je sais bien que Sarkozy a déjà suffisamment à faire avec la réforme de l'Université, et qu'il ne peut pas se mettre tout le monde à dos en même temps (je pense que c'est là le fond du problème), mais le sport, les arts et le soutien apres la classe, on se croirait revenu sous Jack Lang !!!
Prochain dossier sensible abordé, s'il suit cette pente-là : l'expression de soi et le développement des relations sociales en grande section de maternelle. Avec des ambitions comme celles affichées, il n'aura pas beaucoup d'opposition !
Les langues qui meurent (latin, grec, allemand, russe,...), l'orthographe qui décline, l'orientation qui n'oriente personne, la série L qui s'écroule... ca, ce n'est pas prioritaire ! Une bonne partie de rugby, un peu de gouache, et on en parle plus.
Ecrit par : Jérémy | 29 juillet 2007
Vous savez, Jérémy, j'entends parler de renforcement de la politique des enseignements artistiques quasiment depuis que j'ai commencé à enseigner, et je n'arrête pas, en parallèle, de la voir se casser la figure. Alors, ces belles déclarations, c'est, une fois de plus, du vent. Je ne comprends d'ailleurs pas comment on peut continuer à y attacher le moindre crédit.
Ecrit par : christophe sibille | 29 juillet 2007
... l'expression de soi et le développement des relations sociales en grande section de maternelle. Avec des ambitions comme celles affichées, il n'aura pas beaucoup d'opposition !
Si, si, ça peut aider... Il suffit de le rapprocher de :
"Tous les exercices de l'école maternelle seront réglés d'après ce principe général : ils doivent aider au développement des diverses facultés de l'enfant sans fatigue, sans contrainte, sans excès d'application ; ils osnt destinés à lui faire aimer l'école et à lui donner de bonne heure le goût du travail, en ne lui imposant jamais un genre de travail incompatible avec la faiblesse et la mobilité du premier âge.
Le but à atteindre, en tenant compte des diversités de tempérament, de la précocité des uns, de la lenteur des autres, ce n'est pas de les faire tous parvenir à tel ou tel degré de savoir en lecture, en écriture, en calcul, c'est qu'ils sachent bien le peu qu'ils sauront, c'est qu'ils aiment leurs tâches, leurs jeux, leurs leçons de toute sorte, c'est surtout qu'ils n'aient pas pris en dégoût cces premiers exercices scolaires qui seraient si vite rebutants, si la patience, l'enjouement, l'affection ingénieuse de la maîtresse ne trouvaient le moyen de les varier, de les égayer, d'en tirer ou d'y attacher quelque plaisir pour l'enfant" [programmes de l'école maternelle - 28 juillet 1882]
Je vous fais ça dès que j'ai le temps. Ceux qui veulent s'y attaquer aussi sont les bienvenus.
Mais la grande section, c'est déjà un peu tard, pourquoi pas la maternelle toute entière ? (c'est vrai que ça manque vraiment de smilies, ici !)
Ecrit par : catmano | 29 juillet 2007
"Non mais franchement, des etudes dirigées en ZEP, du sport et des arts en plus !!! C'est ça, la rupture ? C'est ca, les "engagements prioritaires" ???"
Donc, si j'ai bien compris le discours de Darcos, on propose au fameux "orphelin de 16 heures", qui est sans doute déjà en difficulté à l'école :
- Alors, petit, tu veux faire tes devoirs avec moi, ou tu préfères aller jouer au foot pendant deux heures avec tes copains ?
On devine par avance ce qu'il va choisir, et à quel point cela va renforcer "l'égalité des chances"...
Ecrit par : OGM | 29 juillet 2007
Pour continuer le texte d'OGM : "Tu peux aussi aller à l'atelier d'Arts Visuels, ou à celui de Musique... organisés tous deux par la commune, le département ou la région, selon le niveau scolaire concerné, avec des personnels rémunérés par les collectivités territoriales..."
Ce qui permettra d'évacuer ces matières de l'enseignement public obligatoire.
Ecrit par : catmano | 29 juillet 2007
Prochain dossier abordé : l'expression de soi et le développement des relations sociales en grande section de maternelle.
Pourquoi en Grande Section ?
Ne serait-il pas plus judicieux de démarrer ce vaste dossier avec les plus jeunes de nos élèves, ceux qui fréquentent les classes de Petite et Moyenne sections ?
D’ailleurs le thème de ce dossier ne recoupe-t-il pas exactement le programme du « Vivre ensemble » du Cycle des Apprentissages Premiers ?
En effet, celui-ci stipule que « en entrant à l’école maternelle, l’enfant découvre la vie en collectivité dans toute sa complexité. Il apprend à y trouver ses repères et sa place. Il est confronté à des règles qu’il faut respecter. Il constate que l’on peut s’aider, coopérer en vue d’un même objectif. Cette situation lui permet de construire sa personnalité. [...] L’équipe pédagogique doit à chaque enfant un accueil approprié et sans cesse renouvelé, dans l’esprit d’une réelle coéducation avec les familles », soit en gros ce que semble vouloir traiter ce dossier.
C’est donc lors du Cycle des Apprentissages Premiers (l’année ou les deux années de PS et l’année de MS) que l’enfant doit apprendre à se connaître et à connaître les autres.
Les enseignants doivent, par un accueil approprié en sans cesse renouvelé, lui apprendre à s’exprimer par le langage, les arts plastiques, la musique, l’expression corporelle. Ils doivent par des jeux, des rondes, des chants, des petits moments de regroupement autour d’une image, d’un conte, d’un objet lui apprendre à « voir les autres », à les supporter, à dialoguer avec eux, à tenir compte de leurs avis.
On peut lire dans les programmes de 1882, ce qui peut faire la base de cette éducation à l’expression de soi et au développement des relations sociales : « Une bonne santé ; l’ouïe, la vue, le toucher déjà exercés par une suite graduée de ces petits jeux et de ces petites expériences propres à faire l’éducation des sens : des idées enfantines mais nettes et claires sur les premiers éléments de ce qui sera plus tard l’instruction primaire, un commencement d’habitudes et de dispositions sur lesquelles l’écoles puisse s’appuyer pour donner plus tard un enseignement, régulier ; le goût de la gymnastique, du chant, du dessin des images, des récits ; l’empressement à écouter, à voir, à observer, à imiter, à questionner, à répondre ; une certaine faculté d’attention entretenue par la confiance et la bonne humeur ; l’intelligence éveillée : tels doivent être les effets et les résultats de ces premières années passées à l’école maternelle ».
En Grande Section, il est déjà très tard pour apprendre à chaque enfant à sortir de l’égocentrisme du nourrisson pour arriver à une vision claire de lui-même et de ses capacités et pour comprendre que ses camarades ne sont pas des objets mis là pour, selon les moments, satisfaire son plaisir personnel ou constituer des obstacles dont on doit nécessairement se débarrasser... Et puis, il est peut-être temps de faire faire à ces enfants plus si petits que ça quelque chose d’un peu plus constructif que la contemplation de leur nombril !
Si la Petite et la Moyenne Sections jouent leur rôle d’initiateur aux règles de la vie en collectivité et au rôle des apprentissages scolaires dans la vie d’un enfant du XXI° siècle, les enfants de Grande Section peuvent, et doivent, entamer le Cycle des Apprentissages Fondamentaux.
Ils sont capables de débuter leur instruction en écriture, lecture, comptage et calcul, à leur niveau bien sûr, il ne s’agit pas de transformer cette classe en Cours Préparatoire.
C’est lors de ces deux années (GS et CP) que, l’expression de soi et la capacité de vivre des relations sociales harmonieuses déjà installées par deux à trois ans de maternelle, ils apprendront les bases de l’écriture, de la lecture et du calcule et qu’ils commenceront à découvrir le monde de l’école et le monde extérieur par des leçons de chose qui structureront leur connaissance du temps qui passe, de l’espace, de la matière et du vivant qui leur permettra d’entamer dès le CE1 des apprentissages plus ciblés en Histoire, en Géographie et en Sciences.
Ecrit par : catmano | 29 juillet 2007
J'y ai mis le temps, mais j'ai fini par trouver (merci Google !) un poème d'Olivier Barbarant (merci Jérémy!)
Je vous fais un copier coller :
Olivier BARBARANT - Il n’y a plus de paille ...
Il n’y a plus de paille dans l’étable espérance
De grosses guêpes de métal on craint l’ivresse d’un vol fou
Parce qu’à force de cadavres les roses de la mi-septembre
Ont connu d’étranges couleurs
Pour ne rien dire d’un parfum de chair grillée sous la piqûre des électrodes
Et vrai ! c’est étonnant comme les bruits des bottes
Résonnent au cerveau des pauvres en prison
Le goût perdu de l’avenir il a fallu depuis l’enfance replier les drapeaux
Pour se crisper sur d’autres songes
L’Art arborant sa majuscule alors postulerait au panthéon
On aurait avec un plongeoir pour les cieux
Et des dieux nouveaux surgis des coulisses
Ou bien au bout du vers le monde ouvert où la lumière brillerait
Mais quand bien même on sentirait cette secousse de syntaxe
Ce presque rien depuis les mots qui se déplie et puis scintille
Le bonheur soudain de mâcher une image comme une menthe
Nul n’a jamais vaincu vraiment la nuit
Ni quelque belle que fût la pièce
Le sang toujours du dénouement
L’espoir alors ? Autant chercher un brin de foin
Dans une meule d’aiguilles
(Reste l’espoir de parler juste
Avec la langue en nous debout).
Une salve d'avenir. L'espoir, anthologie poétique, Gallimard.
Ecrit par : Robin | 29 juillet 2007
Pour continuer le texte d'OGM : "Tu peux aussi aller à l'atelier d'Arts Visuels, ou à celui de Musique... organisés tous deux par la commune, le département ou la région, selon le niveau scolaire concerné, avec des personnels rémunérés par les collectivités territoriales..."
Ce qui permettra d'évacuer ces matières de l'enseignement public obligatoire.
Ecrit par : catmano | 29 juillet 2007
Au point où en sont les choses, en musique tout au moins, et au risque de choquer tout le monde, je pense en effet que ce serait la meilleure solution.
Ecrit par : Robin | 29 juillet 2007
Je parle du collège, catmano, bien entendu, pas de l'école primaire...Et pas des CHAM (classes à horaires aménagés musique)...sur les trois niveaux, qui sont une très bonne solution.
Ecrit par : Robin | 29 juillet 2007
C'est exactement ce que je dis : "Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage !" et c'est exactement ce qui est en train de se passer pour l'école maternelle... Et ça, c'est bien dommage.
Ecrit par : catmano | 29 juillet 2007
Et maintenant, je vais passer la journée chez des "cousins" dont le petit dernier a bénéficié de la maternelle nouvelle mouture, celle où l'on fait découvrir l'écrit et la file numérique à des bambins de trois ans puis d'un jeune IUMFien du CP au CM2 qui a essayé de lui faire découvrir seul les joies des savoirs, savoir-faire et savoir-être.
Le petit dernier est en 5°, il ne sait toujours pas lire et attend avec impatience d'être assez âgé pour pouvoir entrer en Maison Familiale Rurale où on lui apprendra son futur métier d'agriculteur...
Ecrit par : catmano | 29 juillet 2007
Catmano, vous avez raison sur presque toute la ligne... A la nuance près que beaucoup de choses sont, sinon jouées, du moins bien entamées avant même l'entrée en petite section... Et les carences éducatives sont telles que le problème n'est pas près d'être résolu... Ceci-dit, je vous choisis comme IMF pour travailler avec moi...
Décidément, ça manque vraiment de smilies!
Bonne journée à tous.
Ecrit par : christophe sibille | 29 juillet 2007
Je suis admiratif de tous celles et ceux capables d'analyser et de pointer raisonnablement le chaos des programmes - je suis dépourvu de cette sorte d'analyse (devant le "comment vas-tu organiser tes cours?", je suis du genre instinctif - je crois qu'il faut l'être face à certaines de mes classes: pouvoir réagir au quart de seconde pour ne pas "perdre" ses élèves, chambouler le chemin de fer de son cours, et donc arriver à maintenir ce qui les tient dans un certain état d'esprit de "travail" - même si ce mot, je crois que je vais l'utiliser de moins en moins... quand je vois des gosses qui, n'ayant rien fichu de toute l'année, ayant été "source de problèmes" ont leur BEP ou leur BAC, et que d'autres, plus méritants, attentifs, se cassent la gueule... - l'effort, récompensé???) , mais heureux de lire les remarques et conseils des uns et des autres. Ceux de Catmano: chaque fois que je vois mon neveu (5 ans), j'essaye d'utiliser ses conseils - lui faire parler de ses dessins (il en a fait bcp en classe de devoirs manuels), etc. Je remarque déjà que les livres ne l'intéressent pas, il préfère les machines (ce qui ne me gêne pas, mais en tant que parrain, et littéraire, j'apprécierai qu'il apprécie les histoires à lire et les machines à voir évoluer et réparer...). Je ne veux surtout pas que mon neveu râte le coche: il a du mal à faire les lettres minuscules de son alphabet et lui faire découvrir un livre, ça ne l'emballe pas.
Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2007
Je crois que ce qui est le plus important dans les propos de Catmano, (mais c'est presque une lapalissade), c'est l'importance qu'il y a à donner le goût des choses. Mais certains enfants sont tellement abimés en arrivant même en petite section que la tâche n'est pas toujours aisée.
Ecrit par : christophe sibille | 29 juillet 2007
Une lapalissade? ... Bon, une banalité, mille excuses.
Ecrit par : christophe sibille | 29 juillet 2007
Je confirme ce que vous dites, Christophe - je ne sais pas combien d'élèves j'ai eus, qui avaient été séparés définitivement de leurs familles à 4 ans. C'est dramatique - l'école peut, au mieux, leur servir de 'sas', de garde-fou, de moment où on les traite 'comme tout le monde' - là il faut se garder de vouloir sauver le monde et rester le plus humble possible...
Ecrit par : Milady | 29 juillet 2007
Bon, j'étais venue aussi pour un petit message presque hors-sujet, en pensant au fils de Dobolino qui aime le théâtre.
Faites-lui lire le délice des délices, l'oeuvre des oeuvres ( non je n'hyperbobolise pas ! ) , à savoir un acteur, un immense, un grand, un superbe, Louis Jouvet sur le théâtre.
Le livre s'intitule, si je me souviens bien: Tragédie Classique au 19° siècle, par Louis Jouvet himself.
Il est chez moi, je confirmerai ça en allant chercher dans mes livres. C'est un livre étonnant, un livre qui apprend le métier d'acteur au passage - ce sont des extraits de ses cours du conservatoire. Un must à lire.
Sinon, jour faste aujourd'hui, enfin... oui je n'ai rien sous la main non plus, mais il trouvera son bonheur, ses bonheurs, à : La Librairie Théâtrale, de Paris. Ils éditent un catalogue, ils envoient rapidement, et c'est une mine de lectures et de joies!
Evidemment, je n'ai pas leur adresse là, mais ça doit se trouver facilement.
Ecrit par : Milady | 29 juillet 2007
Le fait de ne pas devoir s'éreinter aujourd'hui m'euphorise.
Le titre évidemment est plutôt : De la tragédie classique au 19°, un truc du genre.
Ce n'est pas Jouvet qui irait confondre les deux.
Décidément, je ne peux pas me faire à une écriture spontanée sans réécriture.
Ecrit par : Milady | 29 juillet 2007
Je ne vois pas pourquoi on en veut tellement au "bon sens populaire" puisque , précisément, ce sens est réputé "bon". En matière de lecture globale au CP, le "bon sens populaire" qui identifie ses promoteurs comme des "fous" ou des escrocs, a d'ailleurs bien raison ( tiens, le 'bon sens" a "raison": comme c'est drôle!) de freiner des quatre fers et de demander qu'on en revienne (ou qu'on en reste) à une méthode raisonnable.
Ecrit par : Jean | 28 juillet 2007
Le même bon sens populaire utilise les heures passées dans les embouteillages à, selon l'âge, reconnaitre la couleur des véhicules, leur nationalité ou le nom du département codé en chiffre, parfois à réciter les tables de multiplication ou les conjugaisons. Pour éduquer les minots, il est souvent moins besoin de créativité que de bon sens populaire. De même, profiter de la saison estivale, légère et court vêtue et où le petit linge sèche vite, pour apprendre la propreté fut une longue évidence dont quasi plus aucun jeune couple ne semble être informé.
Alors, vive le bon sens de mémé et le roman où Margot a pleuré.
Ecrit par : dobolino | 29 juillet 2007
Dobolino, alors "Tout le sable de la mer"?
Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2007
Les langues qui meurent (latin, grec, allemand, russe,...), l'orthographe qui décline, l'orientation qui n'oriente personne, la série L qui s'écroule... ca, ce n'est pas prioritaire ! Une bonne partie de rugby, un peu de gouache, et on en parle plus.
Ecrit par : Jérémy | 29 juillet 2007
Non seulement ce n'est pas prioritaire mais c'est à supprimer! Des travailleurs qui pensent et rêvent de penser encore mieux, ça fait près de 150 ans que le capital les supporte comme des poux sur sa toison... Stop, ça suffit. On a beau faire des pieds et des mains pour les abêtir, y'en a toujours une poignée qui s'échappe sans vouloir pour autant être comme il faut. L'alimentation est trop riche et trop diversifiée. Il faut de toute urgence créer un lait maternisé sans AGE et sans AA essentiels, enfin juste assez pour éviter des maladies chères et pas trop pour éviter un excessif développement neuronal, pour les pauvres. Il est impératif de dénigrer l'allaitement maternel qui fait les seins mous et pendants.
Alors, oui, Hermann Hesse est immoral!
Ecrit par : dobolino | 29 juillet 2007
Milady, je confirme! J'ai passé, cette année, la certification "théâtre", (et oui... A mon âge!) au cours de laquelle j'ai axé mon argument principal autour de l'oeuvre de Jouvet, (à relire: "Témoignages sur le théâtre", aux éditions: "Flammarion")... Et également autour des bienfaits évidents de la pratique théâtrale dans la formation des enseignants.
Ecrit par : christophe sibille | 29 juillet 2007
C'est exactement ce que je dis : "Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage !" et c'est exactement ce qui est en train de se passer pour l'école maternelle... Et ça, c'est bien dommage.
Ecrit par : catmano | 29 juillet 2007
Pardonnez-moi si je vous ai choquée, catmano, avec ma remarque sur l'enseignement artistique, mais comme vous le savez, nous sommes aux premières loges dans la famille.
Les conditions morales et matérielles des professeurs "d'éducation musicale et chant choral" (c'est la dénomination exacte) en collège, sont un véritable scandale.
J'ai voulu dire qu'il valait mieux transférer les recrutements aux collectivités locales en multipliant les écoles de musique que de faire vivre à des jeunes gens qui y croient et qui ont un tempéramment artistique, un enfer professionnel pendant trente ans dans les établissements scolaires.
Evidemment, il y aurait la solution de s'atteler vraiment au problème et de trouver des solutions structurelles et de terrain, mais apparemment ce n'est pas encore sorti des cartons.
Le seul qui ait fait quelque chose de concret pour les professeurs de musique en collège, c'est Jack Lang (horresco referens !) en ramenant, si j'ai bonne mémoire, leur horaire hebdomadaire de 21 à 18 heures.
Ecrit par : Robin | 29 juillet 2007
Robin, je confirme, mais ce n'était pas 21, c'était 20! Avec une heure de chant choral comptant double. Mais je ne pense pas que la solution soit de supprimer les professeurs d'enseignement artistique en collège.
Ecrit par : christophe sibille | 29 juillet 2007
Dobolino, alors "Tout le sable de la mer"?
Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2007
Bonne question que j'attendais avec impatience. Ma réaction est instinctive. Texte superbe mais, comme je regrette d'ignorer l'occitan. On sent bien à la lecture de cette traduction faite par l'auteur lui-même comme le français bride sa verve et limite sa portée poétique. C'est une immense frustration pour un lecteur tel que moi-même (serviteur...) qui, tout en goûtant et connaissant quelques bribes de patois haut provençal, ne maîtrise pas l'occitan pur et écrit.
J'en viens à la conclusion qu'il vaudrait peut-être mieux que la traduction soit faite par un francophone qui maîtrise l'occitan que par un occitan qui maîtrise le français. Enfin, je me pose la question de la meilleure traduction possible? Vous y colleriez-vous, Pendariès?
La traduction, on le sent, a du être très frustrante pour l'auteur du texte?
Ecrit par : dobolino | 29 juillet 2007
En fait, il est préférable de lire le texte à haute voix en y mettant la bonne accentuation.
Je caresse le projet de livrer ces textes à mon cousin par alliance, comédien en relâche, pour qu'il nous les lisent à haute voix cet hiver. Il a bel accent, belle voix et grande sensibilité méridionnale. Si, si, Thalie, malgré les rodomontades, il arrive parfois qu'on rencontre un gars qui a "l'accent" ET la sensibilité...
Ecrit par : dobolino | 29 juillet 2007
Le petit dernier est en 5°, il ne sait toujours pas lire et attend avec impatience d'être assez âgé pour pouvoir entrer en Maison Familiale Rurale où on lui apprendra son futur métier d'agriculteur...
Ecrit par : catmano | 29 juillet 2007
Et à lire! A Richerenches, on apprend à lire et à écrire. Le petit Chabrand a très bien lu mon texte sur les maladies des lapins de clapier. Il est un autre petit gars depuis qu'il est entre les mains des éducateurs de la Maison Familiale Rurale, la même je suppose où ira le petit d'Arnayon (?).
Ecrit par : dobolino | 29 juillet 2007
Des problèmes, il y en a par paquets mille. L'un d'eux est qu'on a une volonté universaliste - tout faire à fond est la devise.
La réalité est moins rose, forcément.
Tout le monde se plaint, vous m'étonnez, baron.
Tout évaluer est l'autre devise - et voilà qu'on se retrouve avec des inanités intellectuelles, qui exigent qu'on évalue tout sur le même plan, pour accéder à tous les parcours ( je reste dans le secondaire ) > d'où, très légitime de passer au lycée avec sport, musique, arts plastiques. C'est idiot. C'est de la pensée de fond de tiroir, qui sent le moisi plus que la cervelle.
Donner l'accès aux arts, il faut le faire.
Au sport, pareil. A la SVT, aux Sciences-Physiques, à la littérature etc etc, à nos matières diverses, oui, il faut le faire
MAIS ne pas toujours tout évaluer.
Evaluer pour orienter, et seulement pour cela, il faudrait le faire.
Eviter les acharnements anti-thérapeutiques, il faudrait s'y résoudre. Je ne comprends toujours pas pourquoi un élève littéraire nul en maths doit se cogner des heures absconses d'études mathématiques. Pour lui? Nullement. Pour progresser? Qui veut-on faire rire???? Et ça vaut, cela, pour chacun de nos élèves.
Et dernière cerise trouvée ce jour : d'où sort cette manie de demander, dès le collège, que dis-je, dès le primaire, aux élèves d'avoir un projet d'avenir ????? Quelle est cette sublime sottise? Qui a pondu ce crime contre l'enfance ????
Et qui refuse de prendre ensuite sa responsabilité en la matière ?
Parce que, quoi : on demande, benoîtement, aux élèves de se bâtir un projet.
Suants, et angoissés, ils s'exécutent ( que ceux qui ont des enfants, revenus affligés, se lèvent : mais je ne sais pas quoi faire moi maman !!!) - Bref, ils pondent leur projet - en 6°, en 5° etc.
Et après ? Après tout le monde s'en fout, on continue dans des études à mourir d'ennui et d'uniformité, des études dont on pourra dire : oui, mais ça, ça me servira à rien ( et ajouter : je le sais, hein, j'ai mon projet d'avenir - gniark gniark ).
Ca les motive ? Non. Non non non. Suffit de venir voir la motivation féroce des élèves en professionnel, en technique, dans leurs matières 'utiles' , pour douter légitimement de cette ânerie psychologique de fond de cale. Par contre, ça légitime le refus des autres matières. Oh, la jolie trouvaille...
Si on revenait aux temps doux où les penseurs de stupidités publiques étaient mis face à leurs responsabilités, et parfois, exécutés? Hum???
Ecrit par : Milady | 29 juillet 2007
Ce qui permettra d'évacuer ces matières de l'enseignement public obligatoire.
Ecrit par : catmano | 29 juillet 2007
Est-ce que tout le monde a bien lu?
Ça manque de smilies, ça manque de surlignage, ça manque de tout ce qui fait un forum accessible à tous et, nous seuls, nous, lecteurs confirmés, différemment jugeant Mme Bovary ou Fabrice mais lecteurs néanmoins, pouvons ici retirer quelque chose...
Ecrit par : dobolino | 29 juillet 2007
je me "méfie" de l'actuel -
Ecrit par : Pendariès | 28 juillet 2007
Et pourquoi donc?
Ecrit par : Loki | 29 juillet 2007
Parce que l'actuel ne durera pas forcément, c'est logique.
Ecrit par : Jérémy | 29 juillet 2007
Bien vu Jérémy. Donc vous êtes d'accord avec le fait que c'est le temps qui révèle la valeur des véritables oeuvres, leur pérennité étant l'aune de leur valeur. Exactement ce que j'exposais dans un précédent post sur un autre sujet.
PS. très beau poème de Barbarant, Robin. Merci.
Ecrit par : Loki | 29 juillet 2007
La traduction, on le sent, a du être très frustrante pour l'auteur du texte?
Ecrit par : dobolino | 29 juillet 2007
Votre remarque est surprenante pour moi, Max Rouquette ne m'ayant jamais dit qu'il considérait son texte français (et je ne dis pas traduction) inférieur à son texte occitan - Ceux qui assurent du contraire sont quelques occitanistes forcenés. Si vous voulez découvrir un texte directement écrit en langue française par mon cher monsieur Rouquette, plongez-vous dans son autobiographie intellectuelle, émotionnelle "Ils sont les bergers des étoiles", coll. Anatolia, Ed. du Rocher. Et reprenez certains passages de "Tout le sable de la mer", il est un maître dans ses deux langues...
Je suis complètement raide amoureux des passages sensuels entre Sybille et Appolon... et vous qu'avez-vous aimé?
Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2007
Si on revenait aux temps doux où les penseurs de stupidités publiques étaient mis face à leurs responsabilités, et parfois, exécutés? Hum???
Ecrit par : Milady | 29 juillet 2007
C'est entendu. Je m'en vais de ce pas, quérir le bourreau de Béthune.
Ecrit par : Robin | 29 juillet 2007
C'est 'Apollon'.
Merci
Ecrit par : Gram' mère | 29 juillet 2007
Catmano, vous avez raison sur presque toute la ligne... A la nuance près que beaucoup de choses sont, sinon jouées, du moins bien entamées avant même l'entrée en petite section... Et les carences éducatives sont telles que le problème n'est pas près d'être résolu... Ecrit par : christophe sibille | 29 juillet 2007
Non! Trop facile! C'est joué, on ne peut pas, plus... Les EIP ne sont pas non plus de notre ressort... Mais qui est à présent du ressort des enseignants? Le citoyen lambda à 100 de QI et discipliné et aimable et joli, ni trop beige ni contrefait, ni boiteux ni borgne, bon pied bon œil et lèche-cul comme il faut.
Et puis quoi encore? Je finirai par être en accord avec Jolaine qui vient de prendre sa retraite de directrice de maternelle à Cachan et me dit: "Non! Ce n'est pas Meirieu qui est à jeter, ce sont les enseignants modernes qui sont des feignasses. Personne n'a jamais vraiment écouté Meirieu parce que sa théorie mise en pratique est fatigante."
Ecrit par : dobolino | 29 juillet 2007
PS. très beau poème de Barbarant, Robin. Merci.
Ecrit par : Loki | 29 juillet 2007
Oui, je trouve aussi...Beau et terrible aussi. Babarant fait allusion aux espoirs éphémères de l'enfance (et de mai 68 ?) et à la guerre éternelle ("les couteaux que l'on fourbit éternellement"). J'ai beaucoup aimé les images de la menthe mâchée et de la paille avec le retournement du cliché.
"Le bonheur soudain de mâcher une image comme une menthe"
"Le goût perdu de l’avenir il a fallu depuis l’enfance replier les drapeaux"
Nul n’a jamais vaincu vraiment la nuit
Ni quelque belle que fût la pièce
Le sang toujours du dénouement
fait allusion à Blaise Pascal.
"L’espoir alors ? Autant chercher un brin de foin
Dans une meule d’aiguilles"
Ecrit par : Robin | 29 juillet 2007
Je suis complètement raide amoureux des passages sensuels entre Sybille et Appolon... et vous qu'avez-vous aimé?
Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2007
Bien sûr, ils sont très motivants... Sans commentaires superflus!
Mais je suis certaine de ce que, moi, je ressens à cette lecture et je le ressens d'autant plus que je vis en Occitanie et goûte le langage de mon entourage. Réflechissez à mes propos d'intuitive aussi longtemps qu'il vous plaira.
La pensée y est bridée par le français et, si on sent bien que le soleil d'Apollon explose sur la Sybille, c'est surtout l'imagination personnelle qui vient à bout de la frustration littéraire. La lecture à haute voix, accentuée, résout en partie le mur du français d'Oïl auquel on se heurte sans cesse. Ai-je absolument tort? Ne vaudrait-il pas plus en italien moderne, ce texte?
Si j'arrive à le faire lire à Roland...
Ecrit par : dobolino | 29 juillet 2007
...la guerre et l'oppression.
On a beau savoir qu'on n'a pas changé le monde, on souffre quand un garçon qui pourrait être votre fils vous répète avec les mots accomplis d'un poète que le monde n'a pas changé.
Ecrit par : Robin | 29 juillet 2007
je me "méfie" de l'actuel -
Ecrit par : Pendariès | 28 juillet 2007
Et pourquoi donc?
Ecrit par : Loki | 29 juillet 2007
Parce que l'actuel ne durera pas forcément, c'est logique.
Ecrit par : Jérémy | 29 juillet 2007
Bien vu Jérémy. Donc vous êtes d'accord avec le fait que c'est le temps qui révèle la valeur des véritables oeuvres, leur pérennité étant l'aune de leur valeur. Exactement ce que j'exposais dans un précédent post sur un autre sujet.
PS. très beau poème de Barbarant, Robin. Merci.
Ecrit par : Loki | 29 juillet 2007
Loki, il y a des chefs-d'oeuvre immédiat: confer, par exemple, parmi d'autres: "Notre-Dame-des-Fleurs" de Genêt, - il y a des écrits qui sont immédiatement perçus comme importants, neufs.
Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2007
Je remarque déjà que les livres ne l'intéressent pas, il préfère les machines (ce qui ne me gêne pas, mais en tant que parrain, et littéraire, j'apprécierai qu'il apprécie les histoires à lire et les machines à voir évoluer et réparer...).
Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2007
Il existe des tonnes de livres d'images sur les machines! Ce sont par ces livres pour bébé que mon fils a accédé à la lecture. Boulons, cardan, levier, graisseurs, tout y est...
Le premier mot de mon garçon ne fut pas maman mais tracteur, le deuxième bâton.
A présent, il apprend des tirades de Racine pour maîtriser la déclamation de l'alexandrin. Comme quoi, la pelle mécanique ou la moissonneuse-batteuse peuvent mener en quelques années à Racine.
Ecrit par : dobolino | 29 juillet 2007
C'est 'Apollon'.
Merci
Ecrit par : Gram' mère | 29 juillet 2007
Indeed!!!!! merci Mamie Nova! c'est bon ça d'être rappelé à l'ordre apollonnien... Hop une erreur d'inattention et la Garde se réveille! ;-)
Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2007
on souffre quand un garçon qui pourrait être votre fils vous répète avec les mots accomplis d'un poète que le monde n'a pas changé.
Ecrit par : Robin | 29 juillet 2007
Pourquoi voudriez-vous que le monde change et que votre fils ne souffre pas d'être humain?
Lisez Tout le Sable de la Mer...
Ecrit par : dobolino | 29 juillet 2007
Tiens: qu'attendre de la Poésie? (je déteste ce genre de questions que je pose pourtant - signifier à la littérature ce qu'elle doit faire me révulse, - car c'est la porte ouverte à la supercherie de la glose et de la contre-glose et de la sur-glose)
Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2007
"C'est joué, on ne peut pas, plus... Les EIP ne sont pas non plus de notre ressort... Mais qui est à présent du ressort des enseignants? Le citoyen lambda à 100 de QI et discipliné et aimable et joli, ni trop beige ni contrefait, ni boiteux ni borgne, bon pied bon œil et lèche-cul comme il faut.
Ecrit par : dobolino | 29 juillet 2007 "
Qui a tort en l'occurrence ? Celui qui attend qu'un professeur s'occupe individuellement du boîteux, du borgne, du mauvais pied mauvais oeil, lèche bottes baveux, EIP et son inverse, traumatisés divers, de la vie surtout?
Ou celui qui fait remarquer que l'enseignement actuel est une oeuvre collective et que le boiteux est traité comme le mauvais pied, comme l'EIP, comme l'infect et comme l'adorable?
Je suis enseignante - et je refuse catégoriquement de prendre en charge les particularités spécifiques de tous mes élèves. Parce que si je le fais pour un, comment justifiez-vous que je ne le fasse pas pour tous? Qu'un parent souhaite qu'on considère l'oeuvre de sa vie dans toute la grandeur de sa spécificité, je peux le comprendre. L'approuver, sûrement pas, à moins que le dit-parent ne se fende de cours tout à fait particuliers, adaptés à son bouchon chéri à lui.
On fait déjà le maximum, en s'adaptant à des niveaux plus que divers - et c'est déjà ingérable. Le reste, c'est bon, c'est du ressort des parents, il me semble.
Ecrit par : Milady | 29 juillet 2007
on souffre quand un garçon qui pourrait être votre fils vous répète avec les mots accomplis d'un poète que le monde n'a pas changé.
Ecrit par : Robin | 29 juillet 2007
Pourquoi voudriez-vous que le monde change et que votre fils ne souffre pas d'être humain?
Lisez Tout le Sable de la Mer...
Ecrit par : dobolino | 29 juillet 2007
Mais il change, le monde! Qui prête attention à ses infimes variations? Il se tient là l'espoir, tenace, pré-socratique. Pourquoi attendre les révolutions?
Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2007
Pendariès et dobolino,
Vous avez raison, bien sûr. C'est nous qui étions fous, mais si la jeunesse n'était pas folle...
Quant à la Révolution, je n'y ai cru que l'espace d'un éclair qui n'était pas, je vous le concède, de lucidité.
C'est à notre génération qu'a été dévolue la tâche ingrate d'en finir avec les grandes illusions, le "bonheur des pierres"... Il nous a fallu les partager pour les combattre...Bilan et solde de tout compte.
Trop compliqué à expliquer avec les yeux et les mots d'aujourd'hui. Sarko se donne le beau rôle.
Je suis d'accord avec le fait que le monde change et qu'il y a des choses que nous ne voyons pas.
Je ne veux pas éviter à mes fils et à mes petits-fils de souffrir et d'être humains, mais de souffrir à en mourir.
Ecrit par : Robin | 29 juillet 2007
C'est à notre génération qu'a été dévolue la tâche ingrate d'en finir avec les grandes illusions, le "bonheur des pierres"... Il nous a fallu les partager pour les combattre...Bilan et solde de tout compte.
Robin
Vous en avez fini avec les illusions de vos parents... Ma génération avec celle des miens, et ainsi de suite - il est là l'espoir: l'Histoire n'est pas morte, bon sang.
Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2007
Si, si, Thalie, malgré les rodomontades, il arrive parfois qu'on rencontre un gars qui a "l'accent" ET la sensibilité...
Ecrit par : dobolino | 29 juillet 2007
Rien compris, Dobolino, j'admire justement cet accent méridional comme beaucoup d'accents d'ailleurs.
Ecrit par : Thalie | 29 juillet 2007
Qu'est-ce que votre "certification théâtre"? Christophe Sibille?
Ecrit par : Thalie | 29 juillet 2007
je me "méfie" de l'actuel -
Ecrit par : Pendariès | 28 juillet 2007
Et pourquoi donc?
Ecrit par : Loki | 29 juillet 2007
Parce que l'actuel ne durera pas forcément, c'est logique.
Ecrit par : Jérémy | 29 juillet 2007
"L'actuel", c'est tout le problème. Les tonnes de romans nullards qui sont quand même publiés, (et de plus en plus de nos jours), les gens qui s'auto-proclament "poètes" ( et je ne souhaite viser personne ici) mais cela demande réflexion.
C'est pour cela que je posais, il y a peu, la question des repères face à la très proche "contemporéanité"; il est bien difficile de parler des oeuvres trop proches sauf celles qui accèdent tout de suite "à l'évidence" d'être des "oeuvres". Je pense à Le Clézio par exemple dont on n'a pas parlé ensemble sauf erreur de ma part.
Ecrit par : Thalie | 29 juillet 2007
D'ailleurs par moments, je me demande si on est pas mieux en mesure de juger des oeuvres contemporaines quand elles sont étrangères comme si l'effet de distance dû à la langue nous permettait un recul que nous ne pouvons avoir dans notre propre langue. Mais bon, simple hypothèse. A voir.
Ecrit par : Thalie | 29 juillet 2007
sauf celles qui accèdent tout de suite "à l'évidence" d'être des "oeuvres".
Ecrit par : Thalie | 29 juillet 2007
C'est intéressant Thalie. Comment savez-vous qu'un roman lambda accède directement au statut d' "oeuvre'? Quels sont donc vos critères? Ca m'intéresse.
Ecrit par : Loki | 29 juillet 2007
Ne devient-on pas humain que quand on commence à souffrir à en mourir?
La littérature le met en scène, aux lecteurs de souffrir un peu, par procuration, et d'imaginer, si peu, ce que cela peut vouloir dire.
Ecrit par : Milady | 29 juillet 2007
Enfin, humain... proche d'une idée de l'humanité serait plus juste.
Ecrit par : Milady | 29 juillet 2007
Le Clézio, puisque c'est lui dont je parle, est bien un proche contemporain, Gracq aussi, que je sache, et on ne se pose pas la question de savoir si ce qu'ils écrivent est de la littérature ou pas. Quand Yourcenar a écrit, même chose.
Donc , il y a bien des oeuvres qui accèdent immédiatement au statut d'oeuvres littéraires et cela à toutes les époques. C'est vraiment d'un banal de devoir dire cela.
Par contre, quel paquet de nullités s'entassent chaque jour qui ne sont que du vent ou de l'instant mais qui se rangent sans complexe à côté des grands...
Tiens, je suis allée voir sur google la biographie de O. Barbarant dont je ne connaissais pas les textes. Toujours intéressant à voir. Je ne sais pas si c'est lui qui l'a écrite lui-même, mais voilà bien le type même de biographie que je trouve insupportable, dégoulinante d'auto-satisfaction. Cela ne m'empêchera pas d'aller voir les textes de plus près, bien sûr, sans préjuger de l'écriture, heureusement.
Ecrit par : Thalie | 29 juillet 2007
Milady, voir quelqu'un souffrir " à travers la littérature "n'a jamais rendu le dit lecteur plus humain. Pure illusion que cela.
Ecrit par : Thalie | 29 juillet 2007
Tiens, je suis allée voir sur google la biographie de O. Barbarant dont je ne connaissais pas les textes.
Sur Google, j'ai eu beaucoup de mal à trouver un texte, mais il y a en effet, beaucoup (trop ?) de biographie.
Ecrit par : Robin | 29 juillet 2007
Ne devient-on pas humain que quand on commence à souffrir à en mourir?
Les Grecs parlaient de "héros" (ex. : Oedipe), mais les héros tragiques sont aussi des boucs émissaires. Le spectateur en devient "meilleur" à bon compte puisque la "catharsis" lui permet de se décharger sans risques de sa violence.
Je pensais plus simplement aux inévitables souffrances que la vie nous inflige, le simple fait de vivre...Et à cette belle phrase de Nietzsche : "ce qui ne nous détruit pas nous rend plus forts."
Mais il est vrai que l'on ne vit pas à la place des autres, surtout quand il s'agit de nos propres enfants. Et pourtant...C'est tout le problème de l'éducation.
Ecrit par : Robin | 29 juillet 2007
Voilà que je me prends pour Héraclite, je deviens de plus en plus obscur.
Ecrit par : Robin | 29 juillet 2007
"Qu'est-ce que votre "certification théâtre"? Christophe Sibille?"
Ecrit par : Thalie | 29 juillet 2007
Ce n'est pas "ma" certification théâtre! C'est un diplôme qui a été créé il y a deux ans pour "sanctionner" les disciplines existant dans l'enseignement "classique" pour lesquelles il n'existe pas de CAPES, (disciplines optionnelles), comme Cinéma, Théâtre, FLE. Elle a été créée au départ pour légitimer les professeurs encadrant une option, ("légère ou "lourde") au lycée, et donne également le droit d'en prendre une en charge. Pas grand-chose à voir avec les "CAPES bivalents" qu'on est en train de nous concocter en haut lieu.
Ecrit par : christophe sibille | 29 juillet 2007
Vous en avez fini avec les illusions de vos parents... Ma génération avec celle des miens, et ainsi de suite - il est là l'espoir: l'Histoire n'est pas morte, bon sang.
Ecrit par : Pendariès | 29 juillet 2007
Vous passez de l'illusion à l'espoir. L'espoir est-il une illusion ?
Pour Freud, oui puisque l'illusion est une production du désir, comme l'espoir.
Pour les Grecs, c'est ce qu'il reste dans la boîte de Pandora, une fois refermé le couvercle, d'où tous les maux se sont envolés pour s'abattre sur le monde : maladie, famine, guerres...
Pour d'autres l'idée toute bête et qui permet de survivre à vue humaine que les choses, malgré toutes les difficultés où l'on se débat iront mieux un jour.
Pour les chrétiens l'espoir n'est pas l'Espérance. On peut conserver l'Espérance en ayant totalement perdu l'espoir.
Illlusion : la dernière des illusions n'est-elle pas de croire que nous les avons toutes perdues ? Sujet de philo.
Ecrit par : Robin | 29 juillet 2007
"C'est joué, on ne peut pas, plus... Les EIP ne sont pas non plus de notre ressort... Mais qui est à présent du ressort des enseignants? Le citoyen lambda à 100 de QI et discipliné et aimable et joli, ni trop beige ni contrefait, ni boiteux ni borgne, bon pied bon œil et lèche-cul comme il faut.
Ecrit par : dobolino | 29 juillet 2007 "
Qui a tort en l'occurrence ? Celui qui attend qu'un professeur s'occupe individuellement du boîteux, du borgne, du mauvais pied mauvais oeil, lèche bottes baveux, EIP et son inverse, traumatisés divers, de la vie surtout?
.
Ecrit par : Milady | 29 juillet 2007
Réplique d'autant plus facile que vous savez parfaitement que je ne parle pas de vous mais de ceux et celles que Catmano désigne du doigt dans son essai, ceux qui réfèrent dès trois ans tout ce qui n'est pas à leur aune, et leur aune est très peu extensible, chez psycho en tout genre(-logue, -motricien, -thérapeute) et autres orthophoniste et graphomotricien. Bientôt, on scolarisera peut-être les mioches en fonction de leur thème astral?
Vous fournissez un excellent travail et vous m'en avez apporté à plusieurs reprises la preuve. Vous êtes profondément passionnée par votre vocation et votre métier d'enseignant et, de toute évidence, chaque élève est pour vous a priori digne d'être enseigné. A mon "bouchon chéri" comme vous dites, vous avez donné par MP d'excellents conseils et corrections de commentaires et, ce me semble, il m'a priée de vous en bien remercier. Il était ravi de votre contribution bénévole à ses études. Il semblerait que mon aigle (toutes les mères croient que leurs fils sont des aigles...) suive avec respect et reconnaissance vos conseils éclairés. Alors, allons, cessez ce jeu...
Ecrit par : dobolino | 29 juillet 2007
Bon, j'étais venue aussi pour un petit message presque hors-sujet, en pensant au fils de Dobolino qui aime le théâtre.
Faites-lui lire le délice des délices, l'oeuvre des oeuvres ( non je n'hyperbobolise pas ! ) , à savoir un acteur, un immense, un grand, un superbe, Louis Jouvet sur le théâtre.
Le livre s'intitule, si je me souviens bien: Tragédie Classique au 19° siècle, par Louis Jouvet himself.
Ecrit par : Milady | 29 juillet 2007
C'est gentil de vous occuper de mon petit bouchon chéri qui est un aigle méconnu et un traumatisé de la vie... Clin d'œil! Ça manque toujours cruellement de smilies.
idem pour Thalie et les méridionnaux et leur accent chantant et leurs rodomontades.
Ecrit par : dobolino | 29 juillet 2007
De Jouvet, il n'y a que Moliere et la comédie classique de disponible. Milady, vous pensiez à ça ?
Témoignages sur le théâtre, c'est déjà épuisé :-(
Ecrit par : Jérémy | 29 juillet 2007
Je possède: "témoignages sur le théâtre" et, avec la confiance qui me caractérise, (smiley), j'avais même proposé de le prêter, (je crois que c'est à yann). Je réitère ma proposition! Mon e-mail traîne à moult endroits sur ce blog, mais je le redonne:
[email protected].
Bonne fin de week-end à tous.
Ecrit par : christophe sibille | 29 juillet 2007
Le "votre", Christophe, était tout anodin. Merci pour le renseignement.
Ecrit par : Thalie | 29 juillet 2007
Hors sujet, excusez-moi. Je suis en vacances et mon programme est fait de paresseuses lectures personnelles :
Dans l'excellente collection "grands détectives" (10/18), je recommande chaudement la série de Franck Tallis "Les carnets de Max Liebermann" : "La Justice de l'insconscient" et "du sang sur Vienne".
L'enquêteur, un policier, fait appel à un psychanalyste (l'action se passe à l'époque des recherches freudiennes sur l'hystérie)
"La justice de l'inconscient", que je n'ai pas terminé comporte une délectable énigme de crime en chambre close (le fin du fin en matière de roman policier).
La victime, une jeune et belle médium est atteinte d'une blessure par balle en plein coeur, mais le médecin légiste ne retrouve pas la balle et l'assassin semble avoir traversé les murs.
J'espère qu'il y a une explication rationnelle, sinon, aucun intérêt !
Catamano, vous ne m'avez pas dit ce que vous avez pensé du polar de Théodore Roszak "Le diable et Daniel Silverman" ?
Ecrit par : Robin | 29 juillet 2007
il y a bien des oeuvres qui accèdent immédiatement au statut d'oeuvres littéraires et cela à toutes les époques. C'est vraiment d'un banal de devoir dire cela.
Par contre, quel paquet de nullités s'entassent chaque jour qui ne sont que du vent ou de l'instant mais qui se rangent sans complexe à côté des grands...
Ecrit par : Thalie | 29 juillet 2007
On est bien d'accord. Il y a une grande littérature, qui se révèle telle instantanément, dès la première lecture, et la littérature de seconde zone, romans de gare etc., qui peut se parer des atours de la précédente, mais n'égale en rien sa valeur qui défie le temps. Je suis content de voir que finalement la plupart des gens de ce site pensent comme moi.
Il ne suffit pas de mettre une phrase en grec en exergue d'un bouquin pour que cela fasse de ce même bouquin un grand livre.
C'est également très banal de dire cela, mais parfois il faut répéter. Que disait Gide (déjà)? "Tout a été dit ; mais comme personne n'écoute, il faut toujours répéter".
Ecrit par : Loki | 29 juillet 2007
Non Jérémy, je pensais à celui-ci, qui est une sorte de tome 2 au "Molière"
http://www.livres-chapitre.com/-M1RB9L/-JOUVET-LOUIS/-TRAGEDIE-CLASSIQUE-ET-THEATRE-DU-XIXE-SIECLE.html
Il me semblait plus intéressant pour un jeune acteur, parce que Jouvet travaille dans le détail le rendu des 'grands sentiments', qui sont horriblement difficiles à rendre, évidemment. Je crois l'avoir acheté d'occasion il y a quelques années. Je ne sais pas s'il est disponible.
Dobolino, vous a-t-on déjà dit que vous étiez un tantinet soupe-au-lait? Vous vous emportez comme un grand coup de vent, un coup d'Est, aurait-on dit par chez moi.
Je ne sais trop quelle était la tonalité de mon message - je voulais simplement vous faire comprendre ce que vous connaissez déjà, ne serait-ce que par votre métier, c'est à dire qu'on ne peut demander à des gens extérieurs d'être au niveau d'attention et d'affectif de proches. Même si c'est une demande compréhensible. Le fait est qu'on a affaire à des classes, càd à un nombre d'enfants divers en même temps et qu'on ne peut pas accorder d'attention spécifique à chacun tout le temps.
Quant au titre de bouchon chéri, je le revendique d'abord pour mes enfants, vous savez, ça n'a rien d'insultant chez moi. Si je vous ai froissée, pardonnez-moi, c'était involontaire. J'ai peu d'humour quand on entre à grand vent dans mes rosiers chéris, j'avoue.
Thalie, je n'ai pas dit que la littérature faisait ressentir la souffrance. J'ai dit qu'une grande souffrance permettait d'accéder à ce qu'on appelle trop rapidement 'l'humanité', qui est le parfait opposé de l'humanité brute et sans réflexion.
La littérature ne peut donner qu'un aperçu, comme la lumière au loin du phare d'Alexandrie. Je ne pense nullement qu'un livre puisse permettre de construire une humanité. Je pense qu'il peut y contribuer en posant des jalons, des lumières - après, on en fait ce qu'on veut - si on suit Sartre. Suivons-le !
Ecrit par : Milady | 29 juillet 2007
On est bien d'accord. Il y a une grande littérature, qui se révèle telle instantanément, dès la première lecture, et la littérature de seconde zone, romans de gare etc., qui peut se parer des atours de la précédente, mais n'égale en rien sa valeur qui défie le temps.
Qui peut se réclamer de Freud et de la psychanalyse, peindre la capitale de François-Joseph, vous apprendre comment un assassin peut sortir d'une pièce fermée à clé de l'intérieur et dont les fenêtres sont hermétiquement closes...
...Mais, je le concède, rien d'essentiel, ni sur vous-même, ni sur les autres
...Mais qui a néanmoins, à condition d'être correctement écrit et pas trop stéréotypé son charme !
Oui, j'aime la littérature de gare autant que l'autre, mais pas de la même manière.
Les nouvelles de Stefan Zweig et "L'Homme sans qualité" m'ont marqué pour la vie ; j'aurai vite oublié les émules de Gaston Leroux, mais ils m'auront fait passer un agréable moment.
C'est donc bien le temps et la trace qui font la différence.
Ecrit par : Robin | 29 juillet 2007
Catamano, vous ne m'avez pas dit ce que vous avez pensé du polar de Théodore Roszak "Le diable et Daniel Silverman" ?
Ecrit par : Robin | 29 juillet 2007
Je ne l'ai pas lu. Je viens de trouver des commentaires, je vais p't'êt' bien le lire...
Ecrit par : catmano | 29 juillet 2007
La littérature ne peut donner qu'un aperçu, comme la lumière au loin du phare d'Alexandrie. Je ne pense nullement qu'un livre puisse permettre de construire une humanité. Je pense qu'il peut y contribuer en posant des jalons, des lumières - après, on en fait ce qu'on veut - si on suit Sartre. Suivons-le !
Ecrit par : Milady | 29 juillet 2007
Mais ça non plus, je ne le crois pas ou plutôt plus après l'avoir cru longtemps. Notre héritage culturel est un échec.
Et j'ai trouvé récemment dans Gary auquel je faisais allusion récemment ces propos : " Nos chefs-d'oeuvre restent en dehors et au-dessus, dans leur ghetto doré, incapables de "redescendre" et d'investir notre psyché collective."
Et je me garderai bien de suivre jamais Sartre que je ne porte pas dans mon coeur, loin de là!
Ecrit par : Thalie | 30 juillet 2007
Notre héritage culturel est un échec.
Ecrit par : Thalie | 30 juillet 2007
Gary expose dans Europa sa vision de l'échec de l'Europe à survivre à ses propres idéologies universalistes, l'horreur de la Seconde Guerre Mondiale étant le triomphe de la barbarie, barbarie née bizarrement dans le pays le plus fin intellectuellement d'Europe, l'Allemagne. Comme l'a dit Adorno, on ne peut plus écrire de poésie après Auschwitz; voilà le parti-pris de Gary. Nos oeuvres d'art sont sublimes, mais sont déconnectées du réel, réel qui lui nous renvoie à l'horreur et la médiocrité de tous les jours.
Maintenant, notre héritage culturel est-il réellement un échec? Ou plutôt notre machine à le transmettre est-elle enrayée? Cette machine c'est l'école, bien sûr...
Ecrit par : Machinbidule | 30 juillet 2007
" Nos chefs-d'oeuvre restent en dehors et au-dessus, dans leur ghetto doré, incapables de "redescendre" et d'investir notre psyché collective."
Oui, George Steiner dit un peu la même chose, mais le poète résistant René Char affiche sur les vitres de sa cambuse les clairs-obscurs de Georges de la Tour et Geneviève Antonioz de Gaulle traverse l'inhumanité absolue du camp de Ravensbrück en grignotant le pain des anciens poèmes (cf. "La Traversée de la nuit")
Qui dira ce qui nous fait tenir ou reculer ? Les "merveilleux nuages" (car nos regards transforment la nature en art), un prélude de Chopin, un poème de Serge Essenine ?
C'est justement parce qu'elles sont déconnectées du réel que les oeuvres d'art nous permettent d'en supporter la médiocrité et d'en combattre l'horreur.
A condition de les prendre au sérieux et, comme dit Paul Valéry, "de ne pas entrer sans désir".
Ecrit par : Robin | 30 juillet 2007
Dans nos ténèbres,
il n'y a pas une place
pour la Beauté.
Toute la place est
pour la Beauté
(René Char, extrait des Feuillets d'Hypnos)
Ecrit par : Robin | 30 juillet 2007
Les Grecs parlaient de "héros" (ex. : Oedipe), mais les héros tragiques sont aussi des boucs émissaires. Le spectateur en devient "meilleur" à bon compte puisque la "catharsis" lui permet de se décharger sans risques de sa violence.
Robin
Le XXième siècle théâtral, - la modernité après the world war number 2 -, s'est chargé d'évacuer la catharsis. Comment disent les auteurs contemporains et les critiques? Ha oui, quelque chose du genre: "nous sommes moins naïfs que nos ancêtres"... Cherchons la catharsis chez Beckett, Tremblay, Ionesco, par exemple. Les auteurs dramatiques n'y pensent même plus. "L'enchantement" du monde est une chose surfaite... de nos jours.
Ecrit par : Pendariès | 30 juillet 2007
Loki, lisez-les avant de causer, bon sang, les Harry Potter. Sinon vous disqualifiez vos avis immédiatement - seriez-vous de ces universités ou affidés qui parlent de choses et d'autres sans en connaître le fond? Et ils sont nombreux, c'est malhonnêtes intellectuels.
On dirait que vous n'avalez pas the pill, vous. Et que vous prenez une "revanche" en "comptant" les personnes qui semblent d'accord avec vous. Qui semblent seulement. Car: D'abord un grand livre c'est quoi? un livre bien troussé? bien écrit? profond (ça veut dire quoi "profond"?)? un livre qui a un impact social (et la les Harry Potter font sur ce point sacrément mouche); mais pour cela, il faut s'extraire des critères classiques et s'intéresser à ce qui s'appellent cultural studies (à aujourd'hui donc)... Confer les travaux d'Apostolidès à Stanford. Ce qui semble vous faire défaut. Ce n'est pas une attaque; mais en 2007, il est besoin de fourbir des arguments qui ont partie liée avec la façon de penser aujourd'hui sur un texte, un objet, une oeuvre. Les créateurs seuls pensent un objet, un texte, une oeuvre (rien de nouveau à dire cela).
Ecrit par : Pendariès | 30 juillet 2007
CES malhonnêtes intellectuels
Ecrit par : Pendariès | 30 juillet 2007
J'ai dit qu'une grande souffrance permettait d'accéder à ce qu'on appelle trop rapidement 'l'humanité', qui est le parfait opposé de l'humanité brute et sans réflexion.
Mylady
Pardon, mais il y en a marre du dolorisme!... C'est la pire des horreurs et le pire des n'importe quoi - ce qui fait qu'on tombe tête baissée dans les bras des fanatiques qui vous promettent le paradis par la souffrance. J'execre, j'agonis le dolorisme. Je les ai vu faire ces salauds (dans des Eglises qui ne sont pas des sectes) qui manipulent l'esprit des enfants pour leur faire accroire que c'est par la misère et les avanies que l'on accède à son humanité. Bull shit!
Ecrit par : Pendariès | 30 juillet 2007
La littérature ne peut donner qu'un aperçu, comme la lumière au loin du phare d'Alexandrie. Je ne pense nullement qu'un livre puisse permettre de construire une humanité. Je pense qu'il peut y contribuer en posant des jalons, des lumières - après, on en fait ce qu'on veut - si on suit Sartre. Suivons-le !
Ecrit par : Milady | 29 juillet 2007
Mais ça non plus, je ne le crois pas ou plutôt plus après l'avoir cru longtemps. Notre héritage culturel est un échec.
Et j'ai trouvé récemment dans Gary auquel je faisais allusion récemment ces propos : " Nos chefs-d'oeuvre restent en dehors et au-dessus, dans leur ghetto doré, incapables de "redescendre" et d'investir notre psyché collective."
Et je me garderai bien de suivre jamais Sartre que je ne porte pas dans mon coeur, loin de là!
Ecrit par : Thalie | 30 juillet 2007
Clap clap clap Thalie!
Ecrit par : Pendariès | 30 juillet 2007
Nos oeuvres d'art sont sublimes, mais sont déconnectées du réel, réel qui lui nous renvoie à l'horreur et la médiocrité de tous les jours.
Maintenant, notre héritage culturel est-il réellement un échec? Ou plutôt notre machine à le transmettre est-elle enrayée? Cette machine c'est l'école, bien sûr...
Ecrit par : Machinbidule | 30 juillet 2007
Il ne dit pas qu'elles sont "déconnectées" du réel. C'est bien pire. Relisez la préface. Quant à "héritage culturel", je l'entendais dans un sens beaucoup plus large que ce que vous dites. Je ne pensais même pas à l'école, d'ailleurs.
Ecrit par : Thalie | 30 juillet 2007
On est bien d'accord. Il y a une grande littérature, qui se révèle telle instantanément, dès la première lecture, et la littérature de seconde zone, romans de gare etc., qui peut se parer des atours de la précédente, mais n'égale en rien sa valeur qui défie le temps.
Ecrit par : Loki | 29 juillet 2007
Et qui se charge de faire le classement ?
Vous ?
Comment donc la "grande" littérature se révèle-t-elle instantanément ? Parce que vous ne pouvez plus lâcher le livre une fois que vous l'avez commencé ? Ou bien au contraire parce que c'est illisible sans un dictionnaire et une cargaison d'aspirine du Rhône ? Ou peut-être tout simplement parce que la rumeur publique (je parle bien sûr des gens informés, up-to-date, pas du vulgaire public, le tout venant) dit qu'il s'agit d'une grande oeuvre, d'un grantécrivain, et que vous n'êtes qu'un mouton de Panurge ?
Ecrit par : yann | 30 juillet 2007
Houla ça taille dites donc. Zêtes plus virulent que moi Yann! Il me reste quelques chapitres du Harry Potter the 7th. MAIS QUE VA-T-IL ADVENIR DES HEROS???
Ecrit par : Pendariès | 30 juillet 2007
Vous me trouvez virulent ?
Et encore, je me suis retenu. Je ne suis pas un "intellectuel", je n'ai pas lu les bons auteurs (enfin, pas tous ...), j'ai des passions pour des auteurs de roman de gare, et j'en ai marre du snobisme qui sévit depuis des siècles (au moins) dans le milieu littéraire.
Les spécialistes du blog me corrigeront (sûrement), mais on doit bien pouvoir dater le genre (ou le registre ? ;o) ) du discours de Loki du 19e, ou même du 18e siècle.
Ca va un peu, maintenant. Le terrorisme intellectuel qui dit qu'il faut AAAAABSOLUMENT lire Machinchouette, que Bidule n'est pas digne d'être édité, et qui fait que Trucmuche l'est (éditée) parce qu'elle connait Chose qu'elle a rencontré au dernier cocktail de Stroumpf, me fait profondément GERBER !!!! (y'a pas de smilies, mais y'a les majuscules, ça défoule un peu).
Je revendique le fait que Le Clézio me tombe des mains à la 10eme page, tant il se regarde écrire (dans le genre, j'ai aussi lu l'ineffable biographie de Barbarant, pompeux crapaud bouffi de suffisance, et, bien que l'on en ait dit ici le plus grand bien, voilà justement qui ne me donne pas envie d'aller voir plus loin), que je considère Maurice Leblanc comme un très grand écrivain, que je me fous royalement de l'avis des critiques littéraires (et autres), qui ne sont en général que des ratés (pas toujours sympathiques, contrairement à ce que dit Charlebois).
Et là encore, Pendariès, je me retiens...
Ecrit par : yann | 30 juillet 2007
Il me reste quelques chapitres du Harry Potter the 7th. MAIS QUE VA-T-IL ADVENIR DES HEROS???
Ecrit par : Pendariès | 30 juillet 2007
Ch'sais pas, mais ça tombe comme à Gravelotte.
Je n'ai lu que quelques pages, on est quatre sur un seul livre, il n'a pas le temps de refroidir !!
Ecrit par : yann | 30 juillet 2007
Et hop, encore un qui ne fait pas de "séquences": bravo lhorss! Mais tant qu'à faire, supprimez donc l'habillage, au nom de la "liberté pédagogique" "gravée dans le marbre de la loi Fillon".
"Qui a pondu ce crime contre l'enfance" (obliger les bambins à avoir un "projet d'avenir")?
Bien d'accord avec vous , Milady, ces gens-là sont des démolisseurs. Mais est-ce que tout ce fatras qui a remplacé l'école (la vraie) n'est pas une autre application de la "pédagogie par objectifs" - après les "séquences"?
En tout cas, ce serait bien utile de mettre des noms sur les auteurs de pareilles inepties - quelqu'un peut-il nous y aider? On devrait d'ailleurs exiger que tous les textes paraissant au BO soient signés de leurs véritables auteurs, et seulement contresignés par le Ministre. Cela tempérerait peut-être l'activité de ceux qui, au Ministère, profitent de l'ombre pour mener leur petit manège idéologique et faire passer leurs âneries. Par exemple, qui est-ce qui a introduit la "séquence" dans les instructions officielles? Car enfin, le texte ne s'est pas fait tout seul. Ce serait intéressant à savoir.
Ecrit par : Jean | 30 juillet 2007
Il me reste quelques chapitres du Harry Potter the 7th. MAIS QUE VA-T-IL ADVENIR DES HEROS???
Ecrit par : Pendariès | 30 juillet 2007
Ch'sais pas, mais ça tombe comme à Gravelotte.
Je n'ai lu que quelques pages, on est quatre sur un seul livre, il n'a pas le temps de refroidir !!
Ecrit par : yann | 30 juillet 2007
FINI !
Cette nuit, 2h 34 !
Eh ben un conseil, n'allez pas jusqu'à l'épilogue, il est d'une niaiserie accablante !
Pfff... Finir comme ça... Soupir...
Ecrit par : Cornélie | 30 juillet 2007
Merci Yann. Quant aux lecteurs de Harry Potter en VO, ayez un peu de pitié pour les pauvres gens dont les parents ont jugé que l'anglais était une langue trop simple pour qu'ils aient besoin de l'étudier au lycée et qui doivent attendre la fin octobre pour savoir qui va tomber en premier.
Ecrit par : catmano | 30 juillet 2007
Penda,
Calmez-vous et buvez frais. Cela vous fera le plus grand bien. Vous semblez un poil surmené, ces temps-ci. Bien sûr, je trouve qu'un livre est grand et profond lorsqu'il me tombe des mains, c'est évident. Deux phrases complexes d'affilé, et je m'endors. Heureusement, je lis en cachette des livres non estampillés 'littérature bourgeoise' (par ailleurs je suis les avis des critiques professionnels car je n'ai pas de goût ni de critères) mais je n'ose pas l'avouer car je suis un grave réactionnaire qui vit encore au XIXème siècle. Néanmoins, j'ai trouvé une théorie littéraire qui me sert à la fois de cache-sexe et de paravant à ma fainéantise de lire: les cultural studies. Loin des critiques de l'Ecole de Frankfort concernant l' "industrie culturelle", que je n'ai pas compris, j'ai subverti ces théories à ma vision 'postmoderne' de la littérature: tout se vaut, à bas la grande littérature, vive tous les 'textes', hypertextes et autres expériences textuelles indigestes (qui sont aussi barbantes que Le Clézio par ailleurs, n'est-ce pas Yann - d'ailleurs si vous ne pouvez pas lire un livre de Le Clézio sans dico et aspirine vous êtes bien à plaindre; qui se plaignait du recrutement médiocre des professeurs de Lettres Modernes?), sans oublier l'ineffable littérature populaire (je dirais dans certains cas populo), visant ainsi à terme un politiquement correct de seconde zone ("tout est de la littérature"). Mes livres de chevet sont H. Potter, Fantômette et Mazarine Pingeot. Je déclare mon amour à la littérature sous toutes ses formes, car je suis un pédant.
Je ne supporte pas que quelqu'un soutienne l'idée -dangereusement XIXème- qu'il y ait une grande littérature et une autre, qui n'a pas le même standing. Je parsème mes écrits de mots en anglais pour faire croire que je maîtrise cette langue. Je répète 'je' trente-six fois par phrase.
Qui suis-je?
Ecrit par : Loki | 30 juillet 2007
Moi, je cuve ma fête votive et je vous offre cinq minutes de grande musique, avec mention spéciale pour Loki:
http://www.dailymotion.com/video/x3fa8_claude-francois-alexandrie-alexandr
Ecrit par : dobolino | 30 juillet 2007
Dobo:
Attendez je vais répondre comme un vrai d'jeuns:
lol clod fransoi j'ador mdr il é tro bi1 sappé ;)
mé pkoi tu me la dédikasé dobo? >< comppren po :/
Ecrit par : Loki | 30 juillet 2007
qui sont aussi barbantes que Le Clézio par ailleurs, n'est-ce pas Yann - d'ailleurs si vous ne pouvez pas lire un livre de Le Clézio sans dico et aspirine vous êtes bien à plaindre; qui se plaignait du recrutement médiocre des professeurs de Lettres Modernes?
Ecrit par : Loki | 30 juillet 2007
Oui, mais les chiens n'aiment pas spécialement Le Clézio, alors, c'est pas grave pour Yann.
Ecrit par : dobolino | 30 juillet 2007
mé pkoi tu me la dédikasé dobo? >< comppren po :
Ecrit par : Loki | 30 juillet 2007
parce que quand on aime la grande littérature on aime la grande mmusique et que ça, dans mon état actuel, c'est juste ce que je trouve bô
Ecrit par : dobolino | 30 juillet 2007
Je m'absente deux jours — mon ordinateur m'a lâché, la qualité Mac n'est plus ce qu'elle était —, et je trouve tout le monde en pleine bisbille littéraire.
Rappelez-vous cet article de Gide (vers 1905, je crois) sur "les 10 livres qu'il emporterait sur une îledéserte". Je ne sais plus la liste exacte, mais il soulignait lui-même qu'il n'y avait que deux titres en français, le Rouge et le Noir et les Liaisons.
Sans doute devait-il y avoir un ou deux Dosto dans le reste…
Quelle serait la liste de chacun ? Tiens, inutile de répondre : je vais chercher quelque part l'article de Gide, et je fais une note demain matin. Pensez-y pendant ce temps — et vous pouvez y rajouter les 10 films que, etc. Ou les dix bouteilles que — Christophe !
Une île où il n'y aurait que dix livres, ou dix bouteilles… L'enfer…
Milady, je suis assez d'accord avec vous sur le rapport entre la lttérature et la souffrance. En fait, j'ai une théorie personelle sur les rapports entre la littérature (celle qu'on écrit, au moins) et le "travail de deuil" — achevé, ou inachevé. J'appelle cela le Complexe d'Orphée — à moins que ce soit déjà pris.
Pour plus d'explication, me demander…
JPB
Ecrit par : brighelli | 30 juillet 2007
Catmano, vous avez raison sur presque toute la ligne... A la nuance près que beaucoup de choses sont, sinon jouées, du moins bien entamées avant même l'entrée en petite section... Et les carences éducatives sont telles que le problème n'est pas près d'être résolu... Ecrit par : Christophe Sibille | 29 juillet 2007
Hélas, Christophe, je sais tout cela... J’ai rencontré hier une amie qui après avoir arrêté pendant vingt ans de travailler dans le monde de la petite enfance (auxiliaire puéricultrice, puis ATSEM) y a repiqué depuis deux ou trois ans, en crèche, section des deux – trois ans...
Elle est atterrée par le nombre croissant d’enfants qui ne supportent aucune contrainte et qui, au mieux, les menacent de « le dire à leur père » et, au pire leur crachent dessus ou cherchent à les frapper à coups de poing ou de pied.
Est-ce une raison pour retarder l’entrée à l’école vers l’âge de quatre ans, au mieux ? Qui récupérera-t-on s’il n’y a plus qu’un an ou deux d’école maternelle ?
Ils sont là, ces gamins. Ils existent. Le problème doit donc être résolu, le plus vite sera le mieux. Ne croyez-vous pas qu’une école maternelle qui ciblerait dès la Petite Section ses programmes sur « l'expression de soi et le développement des relations sociales » au lieu d’aller s’égarer vers une hypothétique conquête de l’écrit serait mieux à même d’enfin socialiser ces petits tyrans qui n’ont jamais, jamais connu de loi...
A part cela, que NOUS pouvons gérer, le reste n’est évidemment pas de notre ressort. Seuls les médias « grand public » y pourraient peut-être quelque chose, et encore. Un enfant, c’est long à élever, c’est dur et contraignant. Et ça, ce n’est pas à la mode. Il n’y a pas de poudre de cheminette, ni de Roue de la Fortune qui permettraient à nos jeunes parents de résoudre sans fatigue les petits problèmes récurrents que leur posent leurs bambins.
Il n’y a déjà quasiment plus d’enfants de deux ans dans les écoles, bien sûr parce que les postes ont été récupérés (ah ! ce foutu baby boom de l’an 2000 qui a fichu en l’air toutes les statistiques qui auraient permis de dégraisser le mammouth un peu plus vite !), mais aussi parce que les jeunes mamans attendent un séjour chez la grand-mère pour que leur « chéri d’amour » apprenne à faire pipi dans le pot comme tout humain civilisé de nos contrées. Mon amie auxiliaire de puériculture m’expliquait hier que, très souvent, elles ont à faire comprendre aux jeunes parents que cette acquisition de la propreté ne se fait pas du jour au lendemain et qu’il est très ennuyeux qu’ils ne continuent pas à la maison le travail entrepris à la crèche.
Ce n’est pas en retardant l’entrée en maternelle que l’on sauvera ces petits. Ce n’est pas non plus en se lamentant que les jeux sont déjà faits qu’on solutionnera le problème. L’école y a pu quelque chose (ne me dites pas que les enfants des catégories sociales très défavorisées du début du siècle dernier étaient mieux entourés que ceux de maintenant, il suffit de lire quelques romans (de gare ou pas) réalistes pour s’en convaincre), il n’y a aucune raison pour que cela ne marche plus.
Changeons de programmes, remettons les bœufs devant la charrue, arrêtons de faire croire à des petits jeunes qu’il suffit de mettre un dictionnaire et une encyclopédie dans une classe maternelle et de travailler sur des albums pour que chaque enfant, même celui à qui l’on n’a jamais parlé, entre dans l’écrit. Arrêtons de les culpabiliser en les projetant dans l’échec, apprenons-leur à regarder leurs tout petits élèves non comme des experts en puissance mais comme des êtres en devenir qui ont besoin d’avancer pas à pas et peut-être alors arriverons-nous à corriger ces carences au lieu d’écrire à l’encre rouge sur des cahiers d’évaluation qu’un enfant de quatre ans est en « échec scolaire complet » (épisode vécu).
Ecrit par : catmano | 30 juillet 2007
qui sont aussi barbantes que Le Clézio par ailleurs, n'est-ce pas Yann - d'ailleurs si vous ne pouvez pas lire un livre de Le Clézio sans dico et aspirine vous êtes bien à plaindre; qui se plaignait du recrutement médiocre des professeurs de Lettres Modernes?
Ecrit par : Loki | 30 juillet 2007
Je ne pensais pas à LC en parlant d'aspirine.
Pour lui, il me faudrait plutôt des amphétamines. Et un auto bronzant ....
PS : je ne suis pas prof de lettres. Suivez un peu, merde !
Ecrit par : yann | 30 juillet 2007
Merci, Dobolino, pour ce moment de pure extase.
Maintenant, je l'ai dans la tête pour le reste du mois d'août !
Ecrit par : yann | 30 juillet 2007
Quelle serait la liste de chacun ?
Ecrit par : brighelli | 30 juillet 2007
Je réponds malgré la consigne, car je pars demain matin pour quelques jours en Bretagne.
"L'usage du monde" de Nicolas Bouvier (d'ailleurs je l'emmène demain)
"Moravagine" de Blaise Cendrars
Tout Kawabata (s'il faut choisir, "le tournoi de go")
Tout Delteil (id. : "Sur le fleuve Amour")
"Ada ou l'ardeur" de Nabokov
"Lolita" du même
"L'automne à Pékin" de Boris Vian
"Ulysse" de Joyce
"Textes et chansons" de Brassens (pour chanter tout seul sur mon île)
Un bon manuel de survie !
J'aurais bien pris tout Harry Potter, mais ça fait sept livres, et il n'est pas (encore) dans la Pléïade !
Bonnes vacances !
Ecrit par : yann | 30 juillet 2007
Ah non, Dobolino! Sandra Wagner, où êtes-vous? JE VOUS
AIME!
Plus sérieusement, Catmano, je suis évidemment farouchement contre le recul d'un an d'entrée dans les classes pour les enfants! Je suis même un grand partisan de l'extension de la possibilité de les y faire entrer à deux ans. Mais on en a déjà longuement parlé ici!
Jean-Paul, pourquoi dix livres, sur l'ile déserte? Je croyais que c'était un seul, ou au maximum deux?
Moi, je choisis: "Belle du Seigneur", (seul point commun avec Sarkozy, mais l'a t-il lu? Ou avait-il mentionné: "Belle du Seigneur" et "le Voyage au bout de la nuit" pour s'attirer les voix des juifs et des antisémites?), et "le Standinge selon Bérurier", de Frédéric Dard. Comme disques, le "Sacre du Printemps", dans la version dirigée par Antal Dorati, et "Kind of blue", de Miles Davis. Comme bouteilles, euh, un Château Eyquem 1990, (trop facile) et un côte rôtie 1991 de chez Etienne Guigal. Et comme femmes... Non, j'arrête là! A vous de jouer!
Ecrit par : christophe sibille | 30 juillet 2007
Yann, pour Brassens, je vous accompagne... au piano!
Ecrit par : christophe sibille | 30 juillet 2007
Si on a droit aux disques :
Tout Brassens (faut c'qui faut)
Le concerto de Mendelssohn pour violon et orchestre, dans la version de Vengerov ou celle de Perlman.
etc. etc. (pas le temps)
Ecrit par : yann | 30 juillet 2007
Je sais bien Christophe, mais je trouvais votre truc sur les carences éducatives irrémédiables un peu limite fichage des enfants de trois ans...
J'emporte Bach et Brassens, pour la lecture, à l'allure où j'avance dans la chronique des Pasquier, il va bien me falloir un ou deux Nicolas Le Floch pour me remettre. Sinon, on verra le dernier jour avant de partir selon l'inspiration du moment.
Ecrit par : catmano | 30 juillet 2007
Merci, Dobolino, pour ce moment de pure extase.
Maintenant, je l'ai dans la tête pour le reste du mois d'août !
Ecrit par : yann | 30 juillet 2007
Je peux en trouver d'autres et Brighelli devrait aussi nous demander quels seraent les dix pièces musicales que nous emporterions sur une île déserte. Le choix risque d'être difficile! Sardou ou Claude François... Qui laisser de côté?
Ecrit par : dobolino | 30 juillet 2007
quelles seraient!
Ecrit par : dobolino | 30 juillet 2007
"Je sais bien Christophe, mais je trouvais votre truc sur les carences éducatives irrémédiables un peu limite fichage des enfants de trois ans..."
Tu m'étonnes ...
Il y a un autre truc, aussi, que je trouve irrémédiable chez lui ...
Ecrit par : toto | 30 juillet 2007
Ouais, mais toi, t'es pas consensuel... Moi, je dis qu'il faut chercher le PGCM et toi, tu veux toujours trouver le PPCD...
Ecrit par : catmano | 30 juillet 2007
"Je sais bien Christophe, mais je trouvais votre truc sur les carences éducatives irrémédiables un peu limite fichage des enfants de trois ans..."
Ecrit par : catmano | 30 juillet 2007
Irrémédiable, je ne pense pas! Il y a toujours quelque chose à faire, mais certains arrivent déjà bien abîmés, et il y a "gros" de travail éducatif à faire! Pour ceux-là, plus tôt ils arriveront à l'école, mieux ça vaudra... je pense.
Ecrit par : christophe sibille | 30 juillet 2007
"Il y a un autre truc, aussi, que je trouve irrémédiable chez lui ..."
Ecrit par : toto | 30 juillet 2007
Allez, toto, participez plutôt au "sondage" initié par Jean-Paul! Je crois que tout le monde se fiche à peut près totalement de ce que vous pouvez penser de moi!
Ecrit par : christophe sibille | 30 juillet 2007
Gasp... "à peu près"...
Ecrit par : christophe sibille | 30 juillet 2007
Irrémédiable, je ne pense pas! Il y a toujours quelque chose à faire, mais certains arrivent déjà bien abîmés, et il y a "gros" de travail éducatif à faire! Pour ceux-là, plus tôt ils arriveront à l'école, mieux ça vaudra... je pense.
Ecrit par : christophe sibille | 30 juillet 2007
Et voilà le PGCM.
Ecrit par : catmano | 30 juillet 2007
Mieux que rien le PGCM! Après, chacun fait ce qu'il peut dans sa classe mais, au moins, les petits sont scolarisés.
Ecrit par : dobolino | 30 juillet 2007
Mieux que rien le PGCM! Après, chacun fait ce qu'il peut dans sa classe mais, au moins, les petits sont scolarisés.
Ecrit par : dobolino | 30 juillet 2007
J'te l'fais pas dire !
Ecrit par : catmano | 30 juillet 2007
Moi, j'aime bien Le Clézio , pas les romans du début mais à partir du" Chercheur d'or". Et je trouve déplacée et gratuite la remarque qui consiste à dire qu'il se regarde écrire.
Et la littérature de gare m'emmerde, m'ennuie, me tombe des mains. Comme le cinéma quand il est nul et il l'est souvent. Je me suis toujours demandé comment des gens pouvaient aller une fois par semaine au cinéma ( en dehors de Paris, s'entend.)
Et ce dont crève l'enseignement actuellement c'est ce que vous défendez ici, c'est la confusion des valeurs, du tout se vaut. Vous êtes de bons pédagos qui vous ignorez. Mais vous ignorez-vous vraiment?
Et la haine des intellectuels post soixante-huitarde est encore bien vivace, c'est normal à l'âge que vous avez, cela doit vous rajeunir.
Et c'est au nom de vos principes de merde que les CDI sont purgés de toute trace de littérature.
C'est toujours le même refus de toute hiérarchisation, le refus de l'admiration, de la reconnaissance de la supériorité de certains. Et si vous ne hiérarchisez pas auprès de vos élèves, vous êtes des criminels.
Cette juxtaposition d'ego tous plus gonflés les uns que les autres ici est parfois surprenante. Et elle n'est pas que le fait des profs, loin s'en faut.
Enfin, bref, j'arrête là et je retourne à mes classiques, très" surfaits", que je mets au-dessus de tout, au dessus de tout, au dessus de tout...
Ecrit par : Thalie | 30 juillet 2007
Bonsoir Catmano,
j'arrive tard sur le blog aujourd'hui, je dois avouer que je ne suis pas spécialement en vacances... Juste pour rebondir sur un de vos posts, en effet il ne fait pas bon en ce moment être parents ayant poussé ses gamins à faire un choix différent de celui de l'anglais au collège et lycée,car en ce moment, on les entends les "à cause de vous , on est obligé d'attendre octobre!" ;):)
Merci Cornélie (si je ne me trompe pas)j'ai fait lire votre post et mes enfants m'ont dit qu'ils avaient décidé de ne pas lire le dernier chapitre , ils préfèrent imaginer la fin à leur guise ( en fait j'en ai deux qui souhaite la mort d'Harry, sinon ce ne serait pas un bon livre sur les sorciers....no comment)
Petite confidence en aparté pour Toto, franchement, réjouissez vous qu'il y ait au moins un Christophe Sibille dans un IUFM et souhaitons d'ailleurs qu'il y en ait beaucoup d'autres car si on relit ses posts depuis le début du blog on s'aperçoit vite qu'il ne commet qu'un délit celui d'être prof en IUFM, imaginez un instant qu'on ait la même image des informaticiens, qu'ils soient aussi exécrés qu'un inspecteur du fisc, une contactuelle ou un prof d'IUFM (comme c'est le cas sur les sites ayant trait à l'enseignement)...Si je vous dit ça c'est qu'il y a quelques années , je l'ai vu sur scène avec ses deux complices et franchement il est plutôt talentueux comme musicien. Je suis sûre que ses élèves PE ont droit à des cours particulièrement intéressants , un homme qui a du talent sur scène est presqu'assurément un bon enseignant du moins ceux que je garde dans mes souvenirs (mis à part JPB que je n'ai jamais vu sur scène mais sur estrade) faisaient tous partis d'une troupe de théâtre et ont été à mes yeux des enseignants remarquables je pense en particulier à un prof de maths et un autre de sciences physiques...
Excusez moi Sieur Sibille, je ne voudrais pas vous mettre mal à l'aise mais il y a des vérités qui doivent être révélées...Et comme ces derniers temps vous vous laissez aller à quelques fautes d'orthographe je me sens beaucoup plus magnanime à votre encontre;):)
permettez moi pour finir aujourd'hui, une pensée pour Bergman qui n'est plus mais qui restera dans mon coeur de cinéphile un très grand monsieur du 7ème art et m'a offert de grandes émotions cinématographiques...
Et une pour Serrault qui a si merveilleusement interprété certains rôles... je sais tout le monde en parle aujourd'hui ,mais le cinéma c'est quand même quelque chose!D'ailleurs JPB suggère aussi de faire la liste de films à emporter dans le désert...10 livres, 10 films, 10 musiques quel cruel dilemme...
pour commencer la liste des films, sans trop réfléchir, je dirais presqu'assurément, "les enfants du paradis" mais il y en a tellement de merveilleux ! je crois que je tricherais j'emporterais un ordinateur portable à énergie solaire avec un disque dur de plusieurs milliers de giga (toto, vous me permettez de rêver?) sur lequel j'emmènerais un maximum de films, de livres, de musiques, pourquoi donc s'astreindre à choisir... la vie est bien trop courte...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 30 juillet 2007
Loki / ozih? Il va en manger sa truffe lui à force... pauvre bichon... Je crois qu'il a fait un mélange de nos deux avis yann; mais, remarquez, je dois être sa cible favorite, vu que le sieur ne s'en prend qu'à moi. L'a de travers son os, le loki, sait pas comment prendre le dessus (je vous le laisse le dessus, j'aime bien être en dessous moi... avec le fouet dont parla JPB). Promis catmano, les lecteurs d'HP en VO ne diront rien!
Vu ce soir une représentation de l'Avare de Molière - rien de neuf dans la mise en scène, les gens (cheveux gris ou blancs) applaudissaient aux passages obligés dont le jeu a été vu ailleurs déjà plusieurs fois...
Ca rejoint ce que disait JPB et les lectrices - donner ce qui est attendu.
Ecrit par : Pendariès | 31 juillet 2007
Bijour :o))))))))
Ouais, mais toi, t'es pas consensuel... Moi, je dis qu'il faut chercher le PGCM et toi, tu veux toujours trouver le PPCD...
Ecrit par : catmano | 30 juillet 2007
:o)))))))))) mort de rire (pire facho que moi (de la conception au ce1 ... pour l'instant... tu ne trouveras pas :o) )
Gasp... "à peu près"...
Ecrit par : christophe sibille | 30 juillet 2007
On le bouscule un chtit peu, il tombe.
Alors, duduche, ça fait quoi d'se sentir merdeux ?
"Petite confidence en aparté pour Toto, franchement, réjouissez vous qu'il y ait au moins un Christophe Sibille dans un IUFM et souhaitons d'ailleurs qu'il y en ait beaucoup "
Nous n'avons pas le même souhait :)
"d'autres car si on relit ses posts depuis le début du blog on s'aperçoit vite qu'il ne commet qu'un délit celui d'être prof en IUFM"
Tu oublies qu'il m'accuse de faire courrir des rumeurs sur ses déviances sexuels. :)
", imaginez un instant qu'on ait la même image des informaticiens, qu'ils soient aussi exécrés qu'un inspecteur du fisc, une contactuelle ou un prof d'IUFM (comme c'est le cas sur les sites ayant trait à l'enseignement)..."
C'est de l'humour ? :)
"Si je vous dit ça c'est qu'il y a quelques années , je l'ai vu sur scène avec ses deux complices et franchement il est plutôt talentueux comme musicien."
Qu'il reste dans son domaine : la musique.
Qu'il laisse les problèmes de l'enseignement de la lecture/écriture/maths etc aux professionnels (Cat, Cuche, Sommer, Huguenin, Dubois, Vehnot, Dupré, Boutonnet ;) (ça c'est pour le faire suer), W.B, D.D, AM.V :o))) etc etc etc etc LES BONS.
Ecrit par : toto | 31 juillet 2007
Merci, Patricia. Je vous sais gré de votre message. Mais, si tant est que cet hommage de votre part puisse être mérité, nous sommes nombreux, (et pas seulement en musique) à exercer notre métier de manière la plus intéressante et honnête possible.
Toto, si je pouvais également respectueusement vous suggérer, vous, de rester dans votre domaine, (l'informatique, je crois), et d'arrêter définitivement d'encombrer le forum avec des remarques oiseuses et ressassées sur une méthode de lecture qu'on peut taxer de moyenne, si on apprécie l'euphémisme? (Je crois qu'il s'agit de "Léo et Léa?) Merci d'avance à vous.
Ecrit par : christophe sibille | 31 juillet 2007
J'ai dit CONSENSUEL ! Comment voulez-vous qu'on arrive à quelque chose en se bouffant le nez alors que nous sommes une toute petite vingtaine ?
Ecrit par : catmano | 31 juillet 2007
Vous avez raison, Catmano! Pour revenir à des conversations effectivement plus dignes, j'avoue être encore plus enquiquiné pour le choix des films que pour celui des livres, disques, bouteilles... Peut-être: "le septième sceau" et "la cage aux folles"? (numéro un, évidemment). Mais choix de circonstance. En fait, je suis totalement incapable de me déterminer.
Ecrit par : christophe sibille | 31 juillet 2007
Toto, si je pouvais également respectueusement vous suggérer, vous, de rester dans votre domaine, (l'informatique, je crois), et d'arrêter définitivement d'encombrer le forum avec des remarques oiseuses et ressassées sur une méthode de lecture qu'on peut taxer de moyenne, si on apprécie l'euphémisme? (Je crois qu'il s'agit de "Léo et Léa?) Merci d'avance à vous.
Ecrit par : christophe sibille | 31 juillet 2007
Cher Christophe,
Je crois que je n'aurais jamais eu envie d'utiliser Léo et Léa en classe, pour apprendre à lire à des enfants de CP.... alors que j'ai enseigné de très nombreuses années à des enfants de CP, CE1, CE2....
En ce moment je "dégrossis" en lecture des enfants qui vont entrer au CP en septembre et je ne le fais pas non plus avec Léo et Léa....
Mais je l'ai déjà offert au moins 5 fois dans des cas un peu particuliers d'enfants qui ont commencé à lire en écoutant un grand frère ou une grande soeur qui débutaient l'année précédente, ou qui commencent à lire tout seuls... pour structurer cet apprentissage qui est un peu de bric et de broc...
Le retour est intéressant, et m'étonne moi-même : les enfants adorent ce livre à cause des petites histoires qu'ils peuvent très vite lire, les parents sont enchantés de l'enthousiasme de leur gamin...
Léo et Léa, a un pouvoir magique , ça détend les inquiets, ça chasse les cauchemars des parents et des enfants face à cette classe de CP qui fait couler tant d'encre, un peu comme Harry Potter donne le goût de lire à des gamins qui ne l'avaient pas
Ecrit par : Maminou | 31 juillet 2007
Deux camps donc en écriture, ou plus simplement en création? - ceux qui souffrent en écrivant (ou après avoir écrit), et les autres (je n'ai croisé - pour le moment - que les auteurs qui se situent dans la 2de catégorie)? Et cette ridicule invention de la "peur de la page blanche" - soit on a quelque chose à dire, et "ça" vient et puis on passe à autre chose, soit il vaut mieux se taire.
un exemple qui n'est pas littéraire: le compositeur Chostakovitch (j'en suis fou), dans son autobiographie "Témoignage", - propos recueillis par Solomon Volkov, chez Grasset (livre de mémoires que certains récusent, Volkov ayant arrangeait à sa sauce les entretiens qu'il a eu avec le maître soviétique). Il y dit qu'il compose toujours directement sur la page (tout a été préparé dans sa tête les semaines ou les mois précédents l'écriture, pas besoin de piano ou très peu; il faut ajouter aussi qu'adolescent, il improvisait dans les cinémas pour accompagner les films) et qu'il ne revient jamais sur ses oeuvres, car il n'a pas de temps à perdre et qu'il préfère passer à autre chose pour expérimenter et chercher ailleurs (pas de "complexe d'Orphée" dans son cas; je n'ai jamais lu dans sa correspondance traduite en anglais ou en français quelque chose de la sorte). Pour moi, Ô Loki, pardon pour mes je/j'/me/mon/ma/moi/mes/on, etc., c'est une des rares et grandes leçons à retenir - ne pas stagner, avancer, écrire sans s'encombrer des mythes romantiques liés à l'écriture.
Audiberti, si je ne m'abuse, proposait 3 sortes de plumes: petit 1) les écrivains (pas besoin de commenter); petit 2) les écrivants (celles et ceux qui, ne créant pas d'oeuvre d'invention originale, utilisent pour leurs textes une puissante langue poétique - Bachelard, par exemple); petit petit 3) les écrivailleurs, les écrivassiers (celles et ceux qui, ne créant rien vivent comme des parasites sur les oeuvres des autres et dont la langue n'apporte rien: les poseurs, les penseurs / dits aussi LES "intellectuels", certains universitaires, etc.).
Ecrit par : Pendariès | 31 juillet 2007
ayant arrangeait / arrangé (pfff taper vite sur son clavier...). Attention, puisqu'il faut prendre des gants à présent ici, il n'y a aucun désir d'offenser qui que ce soit dans ce que j'ai écrit: chacun ses certitudes et ses expériences - après, ça s'appelle échanger. Mais, étant dans un temps où l'émotion passe avant la raison...
Ecrit par : Pendariès | 31 juillet 2007
Vous voyez qu'on a du souci à se faire sur la maternelle :
"La question de l'école de la petite enfance est intéressante. Je suis convaincu que l'école maternelle dans son organisation actuelle n'est pas satisfaisante. La plupart des études réalisées sur cette question montre qu'il y a de réels dangers à scolariser les enfants trop tôt. Les pays qui ont les meilleurs résultats scolaires en europe sont des pays ou la scolarité obligatoire est tardive (7 ans en Finlande par exemple). Dans ces pays, l'accueil de la petite enfance est organisé en dehors du système scolaire dans un contexte qui est plus proche de la crèche que de l'école. J'avais pris l'engagement d'organiser à l'automne dernier une conférence de consensus, comme en médecine, sur la question de la scolarisation des tout petits. Je n'en n'ai pas eu le loisir et manifestement la question a été enterrée. Elle est pourtant grave. Claire Brisset nommé par Jospin "défenseuse des enfants" tient sur cette question des propos très alarmistes qui rejoignent toutes les études que j'ai pu voir au ministère.
réponse de: Francois Fillon (site web) le 15/02/2006 - 19:56:56"
Ecrit par : catmano | 31 juillet 2007
Quelle serait la liste de chacun ?
Ecrit par : brighelli | 30 juillet 2007
Le labyrinthe du Monde
L'oeuvre au noir (Yourcenar)
Les frères Karamazov
Crime et châtiment (Dostoievski)
Lumière d'août (Faulkner)
Notre dame de Paris (Hugo)
Le choix de Sophie (Styron)
Joseph (Thomas Mann)
Un loup est un loup (Folco)
La pastorale américaine (Roth)
A regarder, pas de film, j'ai du mal à rester devant un écran s'il n'y a pas de ballon :
Nouvelle-Zélande - France (1979)
Australie - France (1987)
France - NZ (1999)
Toulouse - Toulon (finale championnat de France 1989)
France - Brésil (1/4 de finale CM 1986)
France - Portugal (1/2 finales champ d'Europe 1984 et 2000)
PSG - Nantes (finale coupe de France 1983)
A boire : Pommard, Gevrey-Chambertin, Savigny les Beaune,
et quelques bonnes bières artisanales.
Ecrit par : Japhet | 31 juillet 2007
Catmano, ma mère m'a scolarisé dès l'âge de deux ans - parce qu'elle était submergée de boulot. Je n'ai plus voulu aller à l'école pendant un moment, et, comble de tout, aujourd'hui j'enseigne...
Être à l'école à un très jeune âge? je me rappelle exclusivement des siestes que les maîtresses nous faisaient faire dans une salle aux rideaux orangés (atmosphère très douce; je me souviens de la qualité de la lumière dans cette pièce quand les rideaux étaient tirés pour nous laisser dormir sur nos petits lits) et que ma maman me manquait beaucoup -, surtout. Ambiance plus de crèche que d'école.
Ecrit par : Pendariès | 31 juillet 2007
J'ai entendu un jour à la radio, une pédiatre de renom parler de maltraitances subies par les enfants...
Et elle mettait dans sa liste des maltraitances, la scolarisation précose (à 2 ans) des petits...
Ecrit par : Maminou | 31 juillet 2007
"précoce"... pardon.
Ecrit par : Maminou | 31 juillet 2007
"J'ai dit CONSENSUEL ! Comment voulez-vous qu'on arrive à quelque chose en se bouffant le nez alors que nous sommes une toute petite vingtaine ?
Ecrit par : catmano | 31 juillet 2007 "
Pour l'instant, je suis con sensuel, c'est djà bien :o)
"Toto, si je pouvais également respectueusement vous suggérer, vous, de rester dans votre domaine, (l'informatique, je crois), et d'arrêter définitivement d'encombrer le forum avec des remarques oiseuses"
Dès que tu te casses ... Et tes potos avec (Olivieretctetct)
" et ressassées sur une méthode de lecture qu'on peut taxer de moyenne, si on apprécie l'euphémisme? (Je crois qu'il s'agit de "Léo et Léa?) Merci d'avance à vous."
Tu vois, Cat ? :) Il n'y connais rien !
"Je crois que je n'aurais jamais eu envie d'utiliser Léo et Léa en classe, pour apprendre à lire à des enfants de CP.... "
D'un premier abord, j'avoue, c'est "space" :)
"Le retour est intéressant, et m'étonne moi-même :"
Mais une fois qu'on y a goûter, tout ça, on regrette ... de ne pas l'avoir utilisé avant . :)
Ecrit par : toto | 31 juillet 2007
goûté :)
Ecrit par : toto | 31 juillet 2007
Pour l'instant, je suis con sensuel, c'est djà bien :o)
Ecrit par : toto | 31 juillet 2007
Toto, la nature vous aurait-elle hermaphroditement doté en ce qui concerne vos attributs sexuels?
désolée mais vous éveillez ma curiosité:)
et ,oui c'était de l'humour je ne vais pas me mettre à faire la chasse aux sorcières des informaticiens!:);)
Ne m'en voulez pas mais j'ai en horreur les chasses aux sorcières et elles sont particulièrement stupides quand il s'agit de profs ,en particulier ceux qui enseignent en IUFM ...
Japhet, elle est très exhaustive votre liste de bouteilles permettez moi d'y ajouter en matière de Bourgogne, un meursault, un puligny-montrachet, ou un montrachet :)
Pour une fois je rejoins Pendariès , je garde un très mauvais souvenir de ma scolarisation dés l'age de 2 ans ....
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 31 juillet 2007
oups je vous prie de m'excuser pour le magnifique pléonasme il suffit de lire :
la nature vous aurait-elle hermaphoditement doté?
le reste de la phrase est inutile;):)
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 31 juillet 2007
Moi, je dis qu'il faut chercher le PGCM et toi, tu veux toujours trouver le PPCD...
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C'est fait exprès, l'inversion du M et du D ?
Ecrit par : hu? | 31 juillet 2007
"Pardon, mais il y en a marre du dolorisme!... C'est la pire des horreurs et le pire des n'importe quoi - ce qui fait qu'on tombe tête baissée dans les bras des fanatiques qui vous promettent le paradis par la souffrance. J'execre, j'agonis le dolorisme. Je les ai vu faire ces salauds (dans des Eglises qui ne sont pas des sectes) qui manipulent l'esprit des enfants pour leur faire accroire que c'est par la misère et les avanies que l'on accède à son humanité. Bull shit!
Ecrit par : Pendariès | 30 juillet 2007 "
Pendariès, j'aimerais assez comprendre où vous avez pu pêcher un quelconque paradis promis dans mon message ? Je ne référais pas à Sartre que pour faire joli et intello - mais surtout pour renvoyer à sa pensée de la liberté et de l'humanité . Or, corrigez-moi si je me trompe, sa pensée de la liberté est au moins à des années-lumière d'un quelconque paradis, sans même parler d'Eglise.
Je vais donc expliquer davantage : je maintiens que le passage par la souffrance permet d'accèder à l'Humanité, càd à la capacité à reconnaître l'Autre, vraiment, sincèrement, sans aucune tentation de violence et sans chercher à le réduire.
Tout simplement parce que passer par la souffrance implique immédiatement la plongée totale dans les sentiments les pires qu'on puisse éprouver : la haine, l'envie, le désir de meurtre, de massacre, tous les petits sentiments mesquins, toutes les hargnes, tous les mensonges, tout le cynisme, tout cela arrive avec la souffrance.
Et tant qu'on n'a pas éprouvé longtemps et durement tous ces sentiments merdeux si condamnables, on ne peut guère accepter de les voir jaillir chez les autres.
Et on moralise du haut de sa chaise, et on s'en prend, violemment, et aux uns et aux autres qui ne devraient pas être ce qu'ils sont. Et tant qu'on en est là, on n'est guère dans l'humanité rêvée... on est dans l'humanité brute, stupide, hargneuse parce que mise en cause, violente parce que cherchant à réduire les Autres à des équivalents de soi.
Il est évident que le passage de rive en rive, d'état en état, n'est pas automatique. Evident qu'on peut rester bloqué sur la haine et la hargne, sur la violence et la rancune. Et alors? Ca signifie simplement qu'il est difficile d'être 'humain' - et ce n'est pas une grande nouveauté.
Mais, tant qu'on ne s'est pas trouvé pris dans la haine la plus violente, en totale mauvaise foi, ( merci Sartre ! ), tout ça pour rester quand même, tout ça pour supporter; tant qu'on n'a pas vécu cela, tant qu'on ne s'est pas ensuite interrogé sur cela, tant qu'on n'a pas cherché à comprendre d'où venaient ces flambées de haine, alors on reste dans son petit monde-à protéger-des-méchants-autres et on n'accepte jamais les autres réellement. Donc on n'accède à aucune humanité.
Maintenant, il en est de cela comme de tout le reste : quand des gens stupides utilisent des pensées sans les comprendre pour les asséner aux autres, évidemment ça tourne mal. Ca vaut pour les curés, pour les pédagogues, pour les communistes, pour les capitalistes, pour les trucs, pour les machins, car quoi de pire pour une pensée que l'application par un crétin?
Les séquences ça pouvait être très bien. Ca pouvait être très pédagogique. Ca ne l'a pas été parce que cela a été mis en place par des abrutis décérébrés. Et alors? Alors en retenir qu'aucun programme à grande échelle ne doit s'appuyer sur des pensées trop complexes, sans quoi le désastre est assuré.
Mais cela ne condamne que le désastre, pas la pensée d'origine. -
Il est tellement facile d'oublier ce que disent les autres, d'en retenir ce qui permet de briller, de taper, de casser, de sortir une énième fois ses petites obsessions. C'est d'ailleurs tout l'intérêt de l'exercice de commentaire de texte, celui qui impose de se plier, pour une fois, et dans le détail, à une pensée qui n'est pas la sienne. Combien difficile, l'exercice....
Combien formateur....
Une dernière chose - refuser le 'dolorisme', ça amène directement aux grandes leçons de Fahrenheit: hou les livres rendent les gens tristes, hou hou, condamnons, condamnons, brûlons, amis, brûlons, ces mauvais germes attristants !!
- Sans même vouloir évoquer là d'autres auteurs plus prestigieux que Bradbury.
Maintenant, je reste assez étonnnée du débat sur les oeuvres littéraires ou pas - C'est curieux la manie de coller un jugement moral sur des emplois différents. Potter, Lupin, Poirot, D'Artagnan, San-A, et tant d'autres encore, sont là et bien là pour distraire, pour divertir, pour amuser, pour faire rêver - tant mieux ! Mais chez Potter, il y a le bien et il y a le mal. Et le seul personnage humain qui navigue entre les deux sans pouvoir trop choisir, c'est Rogue - belle humanité, Rogue - hélas sur sa figure s'est marquée la tentation du Mal.... même ses cheveux sont crasseux. Voilà l'homme dans Harry Potter, un homme simplifié, un homme à cent miles de toute humanité. Parce que ça n'est pas le but de ce livre, d'aller chercher l'humain.
C'est le but de Gracq - le but de Le Clézio quand il vous embarque avec une petite rescapée juive, et oh misère, voilà cette victime transformée en bourreau, et elle croise sa victime, qui n'aura d'autre choix que la haine. Crotte, on y revient. Le but de Molière quand il vous brosse Le Misanthrope, et Don Juan, et l'Avare et celui-ci et celui-là, en voulez-vous un autre ? Le but de Flaubert quand il nous flanque sous le nez son Emma et son Charles et qu'il faut bien du courage pour se dire qu'on en est loin de ces personnages, oh si loin, mince pas tant que ça. Et il remet ça avec Bouvard et Pécuchet. Et v'là encore Dostoïveski, alors, jamais tenté par le meurtre? Et Zut, voilà qu'arrivent et Corneille et Sophocle, non non moi Athalie je ne veux pas la comprendre, c'est une garce, non je ne veux pas voir les Autres. Ah ben, si . Je veux bien. Je les vois - dans toutes les oeuvres qui s'intéressent à l'humain. Pas dans les autres, qui servent à autre chose et qu'il me paraît étonnant de mettre dans le même panier.
Si on a envie de flanquer des jugements de valeur, libre à soi, mais ça n'a rien à voir, sauf à pondre des ouvrages moraux à la Pascal.
Ecrit par : Milady | 31 juillet 2007
Bonjour,
Bien sûr, Pendariès, écrire c'est accoucher. On n'a pas forcément envie d'avoir des enfants sans arrêt. J'ai confié sur ce blog que je n'écris que quand ça déborde ou quand je reçois un coup de pied au derrière quand quelques proches le jugent utile. Sinon, je fais autre chose. En ce moment je suis dans la récolte et les conserves de mirabelles par exemple. J'aime aussi marcher, flâner, rêver,cajoler et chanter.Ne pas se prendre au sérieux tout en faisant les choses sérieusement. Pas facile : l'humilité est un long, très long apprentissage. la récente lecture de l'ouvrage de Philippe Le Guillou : " Le déjeuner des bords de Loire" me l'a rappelé. Je propose deux extraits de cet ouvrage .
" - J'ai répondu que je ne privilégiais aucune librairie.
Le vieil écrivain pouffe. C'est la moralité lapidaire qui vient conclure la parabole de l'ermite de Saint -Florent et des cuistres du marketing éditorial."
" Ce long poème en prose, cette navigation onirique et verbale m'a toujours fait rêver. Déambulation aquatique,liturgique, remonté vers l'amont et la source des songes, il me semble que ce texte condense toutes les vertus d'une écriture qui est incantation, ferveur de l'enfance et faisceau de réminisences livresques."
Quand j'ai lu cette phrase, à défaut de réminiscences livresques, j'ai pensé à la chanson de Maria Candido :"le torrent."
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 31 juillet 2007
NB Le vieil écrivain qui pouffe est julien Gracq à qui philippe Le Guillou rend visite.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 31 juillet 2007
Moi, je dis qu'il faut chercher le PGCM et toi, tu veux toujours trouver le PPCD...
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C'est fait exprès, l'inversion du M et du D ?
Ecrit par : hu? | 31 juillet 2007
Ben ouais, on est en pédagogie, pas en maths !
Ecrit par : catmano | 31 juillet 2007
"Milady, je suis assez d'accord avec vous sur le rapport entre la lttérature et la souffrance. En fait, j'ai une théorie personelle sur les rapports entre la littérature (celle qu'on écrit, au moins) et le "travail de deuil" — achevé, ou inachevé. J'appelle cela le Complexe d'Orphée — à moins que ce soit déjà pris.
Pour plus d'explication, me demander…
JPB"
Merci! J'ai failli me sentir isolée! Je demande plus d'explication ! Evidemment!
Ecrit par : Milady | 31 juillet 2007
Un bon programme pour des lycées dynamiques... Lisez le Pilier
Du flux, de la langue, intempestive, délicate et ferme, de la souffrance roborative... pour connaisseurs.
Ecrit par : le pilier | 31 juillet 2007
"Les "séquences", ça pouvait être très bien, ça pouvait être très pédagogique, ça ne l'a pas été parce que cela a été mis en place par des abrutis décérébrés." (Milady)
Je ne suis pas de votre avis, Milady. Les "séquences" sont une coquetterie d'intellectuels DEJA cultivés qui s'amusent à faire des rapprochements, des comparaisons, des synthèses, des étiquetages subtils, à titre de pur jeu de l'esprit. Les oeuvres littéraires (ou pas) sont prises comme simples prétextes à toutes sortes d'acrobaties intellectuelles destinées à valoriser non pas l'oeuvre, mais celui qui s'amuse avec elles. On n'est pas loin de l'esprit des "Précieux". Les "séquences", par quelque bout que vous les preniez, au collège comme au lycée, ne peuvent rien "apprendre", au sens strict, aux élèves; elles sont censées les faire réfléchir sur une matière qu'ils ne possèdent pas; c'est là leur vice méthodologique fondamental et( rédhibitoire.
Je ne dirais pas, pour ma part, que ceux qui les appliquenct sont des "abrutis décérébrés". Ce sont simplement de bons fonctionnaires dociles, qui croient bien faire en faisant confiance à ceux qu'ils croient plus intelligents qu'eux. Car, il est évident, n'est-ce pas, qu'un simple certifié de lettres est bien moins intelligent qu'un "grand" chercheur en sciences de l'éducation qui fait plein de conférences, qui se répand dans les médias, dont le nom résonne en écho dans tous les couloirs du ministère. Quand ces bons fonctionnaires dociles s'apercevront que l'essentiel en pédagogie, c'est d'être eux-mêmes, ils enverront les "séquences" par-dessus bord avec le regret au coeur de s'être laissés abuser si longtemps.
Encore une chose, Milady, ne me dites pas que les manuels de français de collège et de lycée, tous concus en "séquences", peuvent être de la moindre utilité pour qui prétend enseigner réellement le français à ses élèves!
Ecrit par : Jean | 31 juillet 2007
P.S. J'attends toujours la condamnation des "séquences" par Marie-Christine Bellosta!
Ecrit par : Jean | 31 juillet 2007
Moi, je dis qu'il faut chercher le PGCM et toi, tu veux toujours trouver le PPCD...
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C'est fait exprès, l'inversion du M et du D ?
Ecrit par : hu? | 31 juillet 2007
C'est une évidence, sinon, ça ne veut plus rien dire. Ça signifie que toto fouille la merde et que Catmano recherche un consensus bénéfique à l'élève.
Ecrit par : dobolino | 31 juillet 2007
"Encore une chose, Milady, ne me dites pas que les manuels de français de collège et de lycée, tous concus en "séquences", peuvent être de la moindre utilité pour qui prétend enseigner réellement le français à ses élèves!"
Ecrit par : Jean | 31 juillet 2007
concus! Voilà un lapsus inéressant!
Ecrit par : christophe sibille | 31 juillet 2007
"Ne m'en voulez pas mais j'ai en horreur les chasses aux sorcières et elles sont particulièrement stupides quand il s'agit de profs ,en particulier ceux qui enseignent en IUFM "
C'est pas d'la chasse aux sorcières, c'est juste que j'aime bien "fouiller"/remuer la merde :o) mon côté cunnilingus lol .
A propos, cibile, t'as toujours un souci avec "soi-disant" ?
"christophe sibille
26/01/2006 17:24:22
Votre haine vous aveugle. Dans l'IUFM dans lequel j'exerce, tous les professeurs chargés d'enseigner la technologie aux professeurs d'école étudiants et stagiaires ne jurent que par: 'la main à la pâte'... Renseignez-vous, avant de foncer!
Arrêter de proférer des insanités que proféreraient soit-disant les pédagogistes que vous insultez à longueur de page, et 'attaquez'-les sur des excès réels, (qui existent, en tous cas, à mon sens!) ! Votre discours n'en sera que plus crédible...Tel que vous le proférez, son outrance le rend insupportable, sauf pour les quelques personnes aussi outrancières que vous pouvez l'être!
Bon après-midi. Et le venin n'a jamais rien arrangé! "
Entre autre, hein :o)
Tu tapes toujours avec 2 doigts ?
Plus pour le plaisir:
"christophe sibille
23/01/2006 13:29:57
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Je crois qu'il n'y a pas de modérateur uniquement parce que le modérateur est totalement acquis à l'idéologie du ministre, qui consiste à prôner la méthode syllabique pure! Même en lisant bien, je n'ai réussi à trouver aucun argument convaincant! Uniquement un discours agressif et des insultes à l'égard de tous ceux qui pensent qu'il est possible de procéder autrement, que l'apprentissage de la lecture n'est ni quelque chose de simple, ni quelque chose de linéaire. Le syllabique, pour peu qu'il ne constitue qu'un des axes d'apprentissage, n'est pas, quoique prétendent certains, absent des classes, loin s'en faut! C'est même la technique à laquelle, très souvent, le plus de temps est consacré!
Et aucune preuve sérieuse n'a été apportée comme quoi le fait d'écrire son prénom à l'école maternelle avant d'apprendre à lire au cp avait des effets négatifs sur cet apprentissage!
Et, de grâce, lâchez un peu la grappe aux formateurs d'IUFM! Les cas de 'formatage idéologique', comme le prétendent également certains, sont extrêmement minoritaires!
Dès que quelqu'un se présente en disant que l'IUFM lui a appris certaines choses intéressantes, et même capitales, vous lui tombez dessus en prétendant qu'il s'est fait endoctriner ou qu'il a subi un chantage à l'évaluation! Ne mélangeons donc pas cas isolés et généralités .
Effectivement, avec ce type de raisonnement, on ne risque pas d'avoir tort! "
Ecrit par : toto | 31 juillet 2007
Pourquoi écrire ?
Quand on y pense, c'est une activité invraisemblable que d'écrire. La peinture, la musique, ont longtemps eu le prétexte de fournir un moyen de vivre — il fallait des images et du son dans des mondes qui n'avaient pas les moyens technologiques d'en produire, et qui payait pour ça. Mais écrire ?
Pendariès, demandez-vous donc ce qu'ill y a au départ du désir d'écrire — au niveau inconscient, ou à peine conscient. Qu'est-ce qui pousse un ê^tre à peu près normal à perdre des heures, de smois, assis, à griffonner sur du papier — à l'usage d'un lecteur toujours problématique. Une vraie activité névrotique, non ?
D'où Orphée. Il était certes doué, mais il n'arrive au sublime qu'après la mort d'Eurydice, comme si l'écriture (ici, le chant lyrique) était la manifestation même du deuil.
J'ai fait une recherche statistique. Un nombre sidérant — sans commune mesure avec la statistique générale — d'écrivains ont perdu père ou mère précocement. De Racine à Sartre en passant par Rousseau, Stendhal, Zola ou Camus — ou Dumas, Milady —, un nombre incroyable d'écrivains ont passé leur vie à construire le tombeau de absent(e). Et ce sont en général des bâtisseurs infatigables — l'œuvre est à la mesure de la perte, inestimable, surtout quand il s'agit d'un être que l'on n'a pas connu. Ou magnifié : les Trois Mousquetaires (les quatre) sont la diffraction du Père Dumas.
Quand de surcroît s'y ajoute la culpabilité ("Je coûtai la vie à ma mère", écrit Jean-Jacques), on n'en a pas fini tout de suite d'évacuer le cdavre immatériel.
Puis il y a les deuils secondaires. La mort d'Elvire, comme il l'appelle, donne à un individu somme toute médiocre, Lmartine, assez d'allant pour écrire les Méditations, où il y a de belles choses. Une gifle sentimentale (une aventure avec une marquise de la Tour du Pin-Montauban, qui s'est cruellement moquée de lui) a donné à Laclos le choix entre une balle dans la tête, ou l'écriture des Liaisons — il a drôlement bien fait de préf&rer; la littérature. Un livre unique peut consoler d'un deuil limité (une rupture), mais un deuil dans l'imaginaire (maman !) ne se console pas si facilement.
Rien à voir avec le dolorisme. Inutile de chercher la souffrance, ça ne marche pas. D'ailleurs, on la rencontre assez facilement, à vrai dire…
Quand j'en suis à la deuxième bouteille, je n'hésite pas à expliquer la baisse de tonus de la littérature occidentale (par rapport à celle des Tiers-Mondes) par la montée de l'hygiène, qui stupidement, en laissant les parents en vie, prive les rejetons d'une occasion d'écrire (les deux derniers à avoir profité de la guerre et de l'absence d'antibiotiques furent Camus et Sartre, ce dernier s'en est suffisamment expliqué dans les Mots, lorsqu'il note que la mort de son père lui donne sa liberté — un mot très significatif, chez lui). Ah, on ne parlera jamais assez de la responsabilité de ces mères qui, bêtement, par égoïsme, refusent à présent de mourir de fièvre puerpérale…
Salut à tous… Et j'attends la contradiction — sur des faits, pas du sentiment.
JPB
Ecrit par : brighelli | 31 juillet 2007
""Encore une chose, Milady, ne me dites pas que les manuels de français de collège et de lycée, tous concus en "séquences", peuvent être de la moindre utilité pour qui prétend enseigner réellement le français à ses élèves!"
Ecrit par : Jean | 31 juillet 2007"
C'est là que je songeais aux crétins décérébrés, en fait. Je n'ai jamais pu me servir d'un manuel.
Si la séquence consiste à mettre différents éléments en regard, elle n'a rien de nocive - faire étudier l'Odyssée en travaillant aussi sur d'autres mythes, je trouve ça bien. Y mettre une dose d'Histoire, je trouve ça important. Trouver pourquoi c'est si impressionnant de lire : Déesse aux pieds légers, plutôt qu'un prénom tout simple, je trouve ça important aussi.
Ce qui est nocif, c'est de prétendre que les 6° sont incapables de lire l'Odyssée, c'est de prétendre qu'il ne faut pas consacrer plus d'une heure à un texte, c'est de prétendre qu'il faudrait prendre un extrait excellent pour n'en tirer que des points de grammaire. Mais faire une dictée à partir de l'Odyssée, je trouve ça très bien. Travailler un texte qui a eu du succès littéraire ( et en 6° c'est assez facile d'éveiller l'enthousiasme des élèves ), puis revenir dessus pour travailler sa construction, pourquoi pas -
Mais réduire la progression grammaticale à des hasards de rencontre, c'est crétin. Il est très difficile de parvenir à une construction lente et savante des apprentissages de la grammaire - en séquence, en fait, ça oblige le prof à aller chercher des textes qui correspondent à ce qu'il veut étudier en grammaire. C'est long, pas forcément utile directement - mais c'est faisaible stricto sensu.
Ecrit par : Milady | 31 juillet 2007
Très pertinent JPB!;) mince alors j'ai coupé toute chance à ma fille de réaliser son rêve de devenir écrivain ...elle va en vouloir au médecin d'avoir arrêté l'hémorragie...ça en fait des écrivains potentiels dans le monde entre le Darfour, la Roumanie et tous les autres pays aux milliers d'orphelins...
Et quand je pense que j'ai peut-être une chance de devenir écrivain , j'ai été doublement servie dans ce domaine...vite un papier et un crayon... Bon j'arrête , c'était à lire sur le ton de la boutade...enfin presque...
Mais effectivement l'acte d'écrire n'est pas anodin et je suis d'accord , c'est la première question à poser quand un livre nous fascine où nous interpelle qu'est ce qui a pu motiver l'auteur à l'écrire... Mais cela sous-entendrait-il qu'il y a dans chaque œuvre une part d'autobiographique?
dernière question que Dobolino se pose aussi visiblement sur une des "nouveaux fils" en triple exemplaires...Combien de bouteilles ce midi? du bon j'espère...Ou est-ce le soleil qui tape un peu trop ?
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 31 juillet 2007
Dernière chose, pour Jean -
Je crois que le français est plus sinistré par l'ORL que par toutes les séquences du monde. Cette technique pré-scientifique aurait empêché Newton de trouver la gravitation universelle, en le réduisant à tâtonner avec ses pommes. Ca, c'est à proscrire.
Ecrit par : Milady | 31 juillet 2007
Et avant tout ça, séquences et ORL, il y a la lecture par hypothèses de la PS au CM2. Hein, Toto ?
Ecrit par : catmano | 31 juillet 2007
"il y a la lecture par hypothèses de la PS au CM2. Hein, Toto ?"
Effectivement, ça commence (en ps) avec l'étiquette sur le porte manteau, une photo serait plus adéquouette, surtout si tu t'appelles Chéhérazade ou Cunégonde .
Je ne lâcherai pas.
Ca sert à RIN, comme CA sert à RIN d'écrire son prénom si tu n'as pas AVANT appris à écrire les lettres qui le composent, DANS LE BON SENS avec la bonne main.
;)
Ecrit par : toto | 31 juillet 2007
une autre pensée aujourd'hui pour un homme du 7ème art qui a donné à Monica Vitti de si beaux rôles...au-revoir monsieur Antonioni...
Merci pour "il deserto rosso"..."Blow-up" ..."la notte "..."l'avventura"...
dire qu'il faut la disparition de tels maîtres du cinéma pour qu'on n'ait pas trop de navets à la télé...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 31 juillet 2007
Toutes les activités que vous évoquez, Milady, sont faisables dans des "cours" de français "normaux". Nous les pratiquons tous spontanément. Inutile pour cela de mettre en place une usine à gaz "pédago" telle que des "séquences" et se trouver les mains et l'esprit liés par ce formalisme grotesque et pédant.
Je persiste: il faut se débarrasser et du mot "séquences" et de la chose.
Quant à garder l'habillage pour égarer les inspecteurs et bien se payer leur tête, je ne sais pas, mais il me semble que ça les conforte au contraire dans la conviction que le corps enseignant trouve ça très bien, les "séquences". Donc un peu d'audace, chers collègues - cette audace dont manque cruellement la CNARELA!
Avant les "séquences" et l"ORL", il y a la lecture par hypothèses, vous avez raison, Catmano.
Mais toutes ces pratiques déviantes n'ont-elles pas leur source unique dans la "pédagogie par objectifs"? Qu'en pensez-vous? Il y a sur www.sauv.net un texte de Bernard Berthelot intitulé "L'imposture pédagogique" et consacré à la dénonciation de la "pédagogie par objectifs". Dommage , simplement, que ce texte soit un peu touffu et trop technique; il gagnerait à être résumé. Quelqu'un veut s'y atteler?
"La main à la pâte", évoquée dans un post ci-dessus, est la plus monstrueuse ânerie et la plus pure escroquerie qu'on ait pu inventer en pédagogie ( après la méthode globale, l"ORL" et les "séquences"). Faire retrouver aux bambins, par eux-mêmes, les lois scientifiques, 2500 ans de réflexion intellectuelle poussée à son zénith! Non mais attendez, je rêve?
Ecrit par : Jean | 31 juillet 2007
"En tout cas, ce serait bien utile de mettre des noms sur les auteurs de pareilles inepties - quelqu'un peut-il nous y aider?"
Jean, je me suis amusée à chercher sur internet et j'ai trouvé quelques documents intéressants. J'ai appris des chose, mais il me semble que les "séquences" et l'ORL ont été introduites par des personnes connues et dont les noms sont cités régulièrement pour être les "fossoyeurs" du français à l'école : Alain Viala, Katherine Weinland. En tout cas en 1999, ils faisaient partie du Groupe technique disciplinaire Lettres qui a mis en oeuvre les programmes du lycée. Je n'ai pas retrouvé le document pour le collège.
La plupart d'entre vous devaient sans doute le savoir, mais ça me permet de garder la main en recherche documentaire!
Ecrit par : lucile | 31 juillet 2007
Je persiste: il faut se débarrasser et du mot "séquences" et de la chose.
Quant à garder l'habillage pour égarer les inspecteurs et bien se payer leur tête, je ne sais pas, mais il me semble que ça les conforte au contraire dans la conviction que le corps enseignant trouve ça très bien, les "séquences". Donc un peu d'audace, chers collègues - cette audace dont manque cruellement la CNARELA!
De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace, disait Danton à qui on a coupé la tête... :-)
La lutte individuelle et ostensible contre l'Institution me paraît un peu vaine... Certes, il y a là une remarquable posture de résistant à adopter, un certain panache et de jubilatoires moments de confrontation, mais je ne suis pas sûre que ce soit l'idéal.
Je n'envisage pas de construire ma carrière sur le copinage avec l'inspecteur ( pouah !), mais je ne vois pas non plus pourquoi j'assumerais une note d'inspection minable, le mépris de mon chef d'établissement, des classes et des horaires toujours plus pénibles, bref toutes les brimades auxquelles on peut soumettre les "mauvais profs" ...
Là où je ne cèderai pas, en revanche, c'est sur la qualité de mes cours, ( euh, je ne dis pas qu'ils sont excellents, hein !), encore moins sur celle des oeuvres étudiées, ni sur la cohérence de mon enseignement. Oui, on peut aborder la tragédie classique en 3è, et y intéresser les élèves ; ça, je n'en démords pas. En revanche, quelle importance que le terme "séquence" apparaisse ou pas ? Le fonds n'est pas remis en cause...
Enfin, j'sais pas...
Moi je veux bien entretenir le feu sacré ( d'où le pseudo : Cornélie était une Vestale, dans une tragédie oubliée, début XVIIIè) mais je ne me sens pas trop "Liberté guidant le peuple"...
C'est peut-être lâche, au fond... :-( ou sage ?
Ecrit par : Cornélie | 31 juillet 2007
C'est peut-être lâche, au fond... :-( ou sage ?
Ecrit par : Cornélie | 31 juillet 2007
Ou tout bonnement banal, puisque c'est ce que fait 90% des professeurs? C'est-à-dire, rien de spécial, pas révoltes, pas de vagues, on s'écrase et on survit (ou pas). Quand aux élèves...
Ecrit par : Loki | 31 juillet 2007
Quant aux élèves ? Ce n'est pas parce qu'on s'écrase devant l'inspecteur, ou qu'on ne fait pas de vagues en animation pédagogique et autres stages obligatoires que la lecture par hypothèses, la Main à la Pâte ou l'ORL ont cours dans nos classes... Et puis, rien ne nous empêche à l'occasion de dire aux petits bambins de CE1 que lorsqu'on veut partager des billes ou des pommes, on peut utiliser la division qu'ils ne sont censés voir au mieux en fin de CE2 ou même au CM1.
Ecrit par : catmano | 31 juillet 2007
Quant aux élèves ? ouin ouin
Facile d'oublier que les élèves sont tous là maintenant, qu'on ne les sort plus, qu'on n'écrème plus du tout, et les voilà en seconde, et en première, ça existe bien cela, n'est-ce pas??? Et que non seulement, on les garde, mais qu'en plus on ignore superbement leur capacité - ou pas - à suivre les cours donnés.
Facile d'oublier qu'on a ôté deux années de scolarité 'de base' à ces élèves - en maths et français. Facile d'oublier les grèves, et les salaires qui ne ressemblent plus à rien pendant que dehors ça lâche les chiens. Non non, vaut mieux, comme tout le monde, clamer mort aux profs, ces lâches qui ne se rebellent pas contre les séquences! Trop facile, en vérité.
Trop facile aussi, pardon Jean, l'obsession, la fixation, sur un mot qui efface toutes les forêts du monde. J'aimerais mieux, c'est vrai, vous voir râler sur les heures supprimées, sur l'ORL, sur les préjugés des contenus des cours.
Ecrit par : Milady | 31 juillet 2007
"Oui, on peut aborder la tragédie classique en 3ème, et y intéresser les élèves."
Je suis mille fois de votre avis, Cornélie.
Quiant à la lutte contre les "séquences", elle ne doit pas être individuelle, bien sûr, mais relever d'un mouvement de rejet général qui devrait s'amplifier avec la conscience que ne pas travailler en "séquences", ce n'est rien d'autre que l'application de la "liberté pédagogique" octroyée par la loi Fillon.
Vous dénoncez mieux que moi, Cornélie, l'absurdité de la situation actuelle lorsque vous rappelez que si l'on n'enseigne pas en "séquences", c'est-à-dire si l'on ne se plie pas aux lubies particulières de Viala et de Weiland devenues des directives absurdes, on est un "mauvais prof", on a une note d'inspection minable, on est brimé par son chef d'établissement. C'est là qu'est le scandale, c'est cela qui est intolérable, c'est là que la Pensée devient serve, c'est là que la liberté en prend un coup. Si encore, ce despotisme pédagogique avait conduit à des résultats probants, il pourrait se trouver des raisons pour se pérenniser. Mais la réalité, qui est celle d'un échec flagrant et total, donne raison à tous ceux qui depuis sa mise en place, dénoncent la malfaisance de cette non-méthode.
Et puis quel gâchis de papier que ces montagnes de manuels de français de collège et de lycée que tout bon sens a désertés! Comment ne pas s'insurger devant cette insondable absurdité, que les livres sur lesquels nos élèves devraient pouvoir s'appuyer leur faussent à ce point l'esprit?
Mais vous avez raison, Cornélie, pour l'instant, et tant que Xavier Darcos n'aura pas solennellement annoncé la fin du despotisme de la "séquence", chacun essaie d'adopter une position tenable entre l'intérêt de sa carrière et ses convictions.
Ecrit par : Jean | 31 juillet 2007
Il n'y avait pas, Milady, l'ombre du début d'un soupçon de reproche à mes collègues dans ce "De l'audace, chers collègues." Simplement l'idée que ce serait très instructif pour l'Inspection de "constater" que, sur le terrain, les "séquences" sont en passe de disparaître.
Je ne voudrais pas avoir été injuste sur un autre point. L'idée de se payer la tête de l'inspecteur en lui tartinant un beau cahier de textes plein de "séquences" n'est déjà pas mal non plus, elle témoigne d'un beau culot, et mérite un "bonnetdane" d'honneur.
De toute façon, j'ai déjà écrit plus haut que certaines informations me conduisaient à penser que la visite d'inspection n'aurait plus pour objectif de vérifier la conformité des méthodes appliquées par le professeur par rapport à un dogme absolu. Si cela devait se confirmer, ce serait le signe d'une évolution intéressante de la "pédagogie officielle".
Ecrit par : Jean | 31 juillet 2007
Magnifique Milady! je vous applaudis , on ne pouvais pas mieux dire!
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 31 juillet 2007
"Les élèves sont tous là maintenant"...
Avec les "séquences, on les achève!
Alors qu'ils auraient besoin d'un enseignement archi-méthodique, clair, progressif, limité dans ses ambitions, ne serait-ce que pour leur redonner le goût d'apprendre!
Ce qui est très embêtant avec la "séquence", c'est qu'elle entraîne toute une mentalité d'à peu-près, de flou, de bavardage. On est au coeur du problème de l'école.
Mais il y en a d'autres, vous avez raison.
Ecrit par : Jean | 31 juillet 2007
"Ca sert à RIN, comme CA sert à RIN d'écrire son prénom si tu n'as pas AVANT appris à écrire les lettres qui le composent, DANS LE BON SENS avec la bonne main."
Ecrit par : toto | 31 juillet 2007
Allez, toto, laissez-donc cela aux spécialistes!
Tiens, pour le même prix, un alexandrin, (faux) contrepet (vrai).
"Le feu est éteint sur les Pouilles, mais il a pris aux Canaries."
Jevous les dédie.
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 juillet 2007
"Ca sert à RIN, comme CA sert à RIN d'écrire son prénom si tu n'as pas AVANT appris à écrire les lettres qui le composent, DANS LE BON SENS avec la bonne main."
Ecrit par : toto | 31 juillet 2007
Allez, toto, laissez-donc cela aux spécialistes!
Tiens, pour le même prix, un alexandrin, (faux) contrepet (vrai).
"Le feu est éteint sur les Pouilles, mais il a pris aux Canaries."
Jevous les dédie.
Ecrit par : Christophe Sibille | 31 juillet 2007
Toto,
vous ne me direz plus j'espère, qu'une personne qui fait preuve d'autant d'humour que le fait notre cher Sieur Sibille, mérite d'être chassée comme une vieille sorcière...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 31 juillet 2007
oups, oublié de corriger: on ne pouvaiT pas mieux dire...je vous prie de m'excuser Milady
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 31 juillet 2007
Le problème des séquences, à mon humble avis de parent d'élève dissident, c'est, d'une part, que le discours pédagogique qui enrobe cette manière d'"enseigner" est très politiquement correct (construire ses savoirs, découvrir par soi-même au lieu d'apprendre "bêtement" etc...) mais qu'en plus, il n'est nul besoin de maîtriser le français pour avoir ainsi de bonnes notes. Forcément, ça arrange bien les parents qui préfèrent enfouir profondément leur tête dans le sable tout en se gargarisant du parfait épanouissement scolaire de leur minot et ne pas avoir à forcer leurs enfants à éxécuter des exercices de grammaire ou à réciter des conjugaisons. Tout se tient, de la démission parentale à la démission enseignante. Si l'on revenait à un enseignement plus exigeant du français, combien apprécieraient de voir chuter la moyenne de leur brillant collégien et d'être obligés de le contraindre à un travail régulier le temps qu'il s'adapte au nouveau système? Tellement plus simple de se tranquilliser avec un 14 ou 15 de moyenne en français en troisième d'un gosse qui annone encore et écrit le français comme un cochon bosniaque ou une vache espagnole.
Je me souviens d'un prof d'Inspection des Viandes à l'Ecole véto qui, lors de l'examen de 4° année, en 1981, avait dit à un de mes camarades: "Monsieur, vous maniez le français comme un manche de balai de chiottes!". J'espère que le brave homme a pris sa retraite. Comme ce n'est pas le cas, que je sache, je le plains...
Ecrit par : dobolino | 31 juillet 2007
Pour la liste de bouquins pour l'île déserte, je réfléchis mais j'aimerais que JPB m'indique où se trouve l'île qu'il me destine car je compte acheter une flore complète et un bouquin de phytothérapie adaptés car je me vois mal lire Joyce avec une migraine persistante ou Guerre et Paix avec une bronchopneumonie double.
Evidemment, en premier lieu, il faut emporter Robinson Crusoë pour se débrouiller avec ses conseils d'adaptation au milieu. Reste à choisir sept livres à choisir. J'ai mon idée, j'attends le feu vert.
Ecrit par : dobolino | 31 juillet 2007
Toujours aussi pragmatique Dobolino:) mais il est certain que ce sont deux livres incontournables sur une île mais JPB ne nous a-t-il pas parlé de désert?
en tout cas en plus de l'ordi gonflé à bloc j'emmène mon couteau suisse!
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 31 juillet 2007
En cas de panaris, pas les Canaries.
Ecrit par : catmano | 31 juillet 2007
J'ânonne, tu ânonnes, il ânonne, nous ânonnons, vous ânonnez, ils ânonnent
Que j'ânonnasse, que tu ânonnasses, qu'il ânnonnât, que nous ânonnassion, que vous ânonnassiez, qu'ils ânonnassent.
J'ai juste?
Ecrit par : dobolino | 31 juillet 2007
ânonnassions!
Ecrit par : dobolino | 31 juillet 2007
Pour la liste de bouquins pour l'île déserte, je réfléchis mais j'aimerais que JPB m'indique où se trouve l'île qu'il me destine car je compte acheter une flore complète et un bouquin de phytothérapie adaptés car je me vois mal lire Joyce avec une migraine persistante ou Guerre et Paix avec une bronchopneumonie double.
Evidemment, en premier lieu, il faut emporter Robinson Crusoë pour se débrouiller avec ses conseils d'adaptation au milieu. Reste à choisir sept livres à choisir. J'ai mon idée, j'attends le feu vert.
Ecrit par : dobolino | 31 juillet 2007
Eh ben j'vais vous dire un truc :
à l'heure où on ne parle que de crème à bronzer et de kilos de riz sur Koh-Lanta, c'est un délice de parler d'emmener des livres dans une île !
Pour méditer sur le thème du naufrage, de l'isolement, je crois que j'emporterais :
L'île, de Robert Merle
Le Comte de Monte-Cristo
Le Mémorial de Sainte-Hélène
Fin de partie
L'Ecclésiaste
...et Les Vacances de Bérurier, ou la croisière du Mer d'alors, pour apprécier la solitude !
Ecrit par : Cornélie | 31 juillet 2007
C'est de qui, la croisière du mer d'alors? Je veux lire! De Dard?
Ecrit par : dobolino | 31 juillet 2007
Sur l'île, avec mes piles, j'emporte le Messie de Haendel et les Sonates en trio de Bach. Quelles interprêtations me conseillez-vous?
Ecrit par : dobolino | 31 juillet 2007
Dobolino, le titre complet c'est" les vacances de bérurier ou la croisière du mer d'alors" un super San Antonio, je crois qu'en cette fin d'été pourri je vais en relire quelques uns....
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 31 juillet 2007
un super San Antonio, je crois qu'en cette fin d'été pourri je vais en relire quelques uns....
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 31 juillet 2007
Dans ces conditions, et malgré le soleil ardent qui nous bénit, avec une pointe de mistral pour nous régénerer, je crois que je vais m'y mettre aussi!
Ecrit par : dobolino | 31 juillet 2007
"Le problème des séquences, à mon humble avis de parent d'élève dissident, c'est, d'une part, que le discours pédagogique qui enrobe cette manière d'"enseigner" est très politiquement correct (construire ses savoirs, découvrir par soi-même au lieu d'apprendre "bêtement" etc...) mais qu'en plus, il n'est nul besoin de maîtriser le français pour avoir ainsi de bonnes notes.
Forcément, ça arrange bien les parents qui préfèrent enfouir profondément leur tête dans le sable tout en se gargarisant du parfait épanouissement scolaire de leur minot et ne pas avoir à forcer leurs enfants à éxécuter des exercices de grammaire ou à réciter des conjugaisons. Tout se tient, de la démission parentale à la démission enseignante. Si l'on revenait à un enseignement plus exigeant du français, combien apprécieraient de voir chuter la moyenne de leur brillant collégien et d'être obligés de le contraindre à un travail régulier le temps qu'il s'adapte au nouveau système? Tellement plus simple de se tranquilliser avec un 14 ou 15 de moyenne en français en troisième d'un gosse qui annone encore et écrit le français comme un cochon bosniaque ou une vache espagnole."
Bon. Ce n'est pas que je tienne particulièrement à ennuyer le peuple, mais tout ceci n'a rien à voir avec les séquences.
Mais alors strictement rien - les évaluations 'positives' viennent d'une autre branche, la pédagogie est plus prolixe et complexe que cela.
- Si on considère en plus que tout cela permet de gérer les flux, on voit assez qu'il n'y a pas l'once d'un soupçon de pédagogie derrière cette politique de notation.
Mais alors là, Rin à voir avec les séquences, qui ne sont que des façons d'organiser des cours entre eux - ce qu'il y a à l'intérieur de ces cours ne dépend, encore, que du professeur. ( Je sais, Jean, j'ai dû être une mule corse dans une vie antérieure, je suis entêtée sur mes positions, collée à mon rocher et n'en bouge point, mordiou ! Pour moi la séquence n'est qu'une petite conséquence, une espèce de guirlande. )
D'où les cataclysmes provoqués par l'ORL - l'ORL enseigné à l'ancienne donnerait des résultats tout aussi catastrophiques, n'en doutez pas. L'ORL enseigné sur une branche aussi, voire sous l'eau, ou en se retenant de respirer, ou en haut de Kilimandjaro, on n'arrivait toujours à rien, parce que cet ORL est basé sur des contre-sens, sur des définitions volontairement brouillées, sur un jargon infect, pour ne pas dire infamant.
- Patricia, je n'ai jamais reproché une faute à personne ! J'en fais des tas. J'essaie de me relire rigoureusement, je n'y arrive pas toujours - et très difficilement quand je n'écris pas à la main. Ne vous frappez donc pas pour moi!
Jean-Paul, j'aime beaucoup votre Complexe d'Orphée - je sens que je vais aller fouiller dans ce sens-là. Déjà Baudelaire me vient à l'esprit... et Rimbaud... et Rousseau... et, non d'un chien, il y en a des paquets !
Ecrit par : Milady | 01 août 2007
Ouah, les dix livres !
Mais c'est une torture, ça, dix livres ?!!! On a le droit de prendre des livres de la collection Bouquin ???? On peut tricher un peu???
Evidemment, je sens que la réponse est non.
Dix livres? Pour combien de temps???? Ne me dites pas pour toujours, je ne vais pas m'en remettre.
Bon, dix livres seulement.
Admettons uniquement dix livres à sauver. C'est d'une cruauté rare. Bon, alors, lançons-nous :
- La Religieuse de Diderot
- Le moine ( les deux versions je peux??? - sinon celle de Lewis, après tout, on peut jouer à couper )
- Une vieille maîtresse, de Barbey
- Voyage au bout de la nuit
- Les Fleurs du mal, zut quand même
- Rimbaud - c'est pas gros, Rimbaud, hum? - Les illuminations
- La modification de Butor
- Macbeth ...
- Athalie
Nom d'un chien, il n'en reste qu'un !
- L'étranger -
Pffff... Dix films, ce sera déjà plus facile :
- Vol au-dessus d'un nid de coucous
- La nuit du chasseur
- 2001 l'odyssée de l'espace
- Vertigo
- Psychose
- Le bon la brute et le truand
- Le corniaud
- Minority report
- La danse du feu ( d'après/sur De Falla )
- Subway
Ben, ce n'est pas plus facile. Comment peut-on se limiter à dix ??? - il faut pouvoir organiser des tours de triche. Quand je pense que j'ai oublié Crime et Châtiment, je change contre Rimbaud - Et les Ames Mortes! - je change contre le Moine, je l'ai relu y'a pas longtemps. Non, c'est infernal ce truc ! V'là qu'ils se ramènent tous, avec leurs petits yeux tristes et leurs pages toutes serrées, à me dire et moi et moi???? ( je ne sais pas pourquoi, les déménageurs savent tout de suite que je suis prof - suffit de trois caisses de livres et moi, paniquée : ça va aller, ça ne va pas craquer par dessous ???? ! )
Ecrit par : Milady | 01 août 2007
Merci Milady!
je le disais hier pas de liste à faire un bon ordi bourré à bloc de livres et films et avec une batterie solaire, dans le désert c'est pas une bonne idée? un petit portable ça prend dix fois moins de place!
les déménageurs cataloguent en effet très vite, ceux qui ont fait notre déménagement l'hiver dernier , quand ils ont vu nos bibliothèques , nous ont demandé si l'éduc nat ne pouvait pas créer un service spécial de déménagement pour leurs profs car ras le bol de déménager les caisses de livres des profs...vous auriez vu la tête qu'ils ont faite quand on leur a dit qu'on était pas prof! et leur soulagement d'apprendre que les livres on s'en chargeait, je le regrette d'ailleurs car je ne vous donnerait pas le nombre de cartons mais ça remplissait une pièce de 15m2 jusqu'à 1,70 m de haut ...tiens un bel exercice à faire que de calculer le volume de livre...combien d'élèves de cm1 en seraient capables?
alors croyez moi je passe à la version numérique ça prend moins de place...et puis si jamais l'hiver est trop rude je me résoudrais au sacrilège de bruler tous ces livres dans la cheminée car c'est pas toujours facile de trouver du bois en ville...Comme ça au prochain déménagement mon dos me dira merci...Malgré tout , je ferai sans doute le choix d'en garder quelques'uns ce sera alors l'occasion d'établir cette liste mais je tricherai encore je crois avec des livres de la collection bouquin ou de la pléïade....
Bonne nuit
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 01 août 2007
J'ai dit qu'une grande souffrance permettait d'accéder à ce qu'on appelle trop rapidement 'l'humanité', qui est le parfait opposé de l'humanité brute et sans réflexion.
Mylady
Le dolorisme se trouve déjà là. J'avais copié la phrase avec "grande souffrance" "accéder" "humanité" - j'ai remplacé "humanité" par "paradis" (ce qui revient au même pour les religions et certaines doctrines - le "coeur circoncis" des Epîtres néo-testamentaires): ce sont des mots que je ne peux mettre ensemble: vous en faites quoi des Kapos des camps d'extermination, et de bien d'autres, qui, dans une grande souffrance, sont devenus des bourreaux, et Raskolnikov, etc. etc. etc.? L'humanité, c'est le pardon (chrétien, athée, etc.) et la mémoire: je ne suis pas sartrien, mais plutôt du côté de Ricoeur. Intéressante discussion ça.
Tiens, est-ce que les collègues enseignants font "passer" leur "philosophie" à leurs élèves. A notre corps défendant (ou pas), je pense que nous le faisons tous.
Hier très beau sur Narbonne et le long de la plage nudiste; aujourd'hui, il fait "froid" et tout gris. Haaaaa, satanée dépression islandaise...
Ecrit par : Pendariès | 01 août 2007
D'où Orphée. Il était certes doué, mais il n'arrive au sublime qu'après la mort d'Eurydice, comme si l'écriture (ici, le chant lyrique) était la manifestation même du deuil.
JPB
Attention, attention, se souvenir des "membra disjecta" du cher Poète des poètes - le sublime certes, mais aussi le refus de la sensualité qui lui a valu la colère des femmes... enfin tout dépend de la lecture du mythe qui est faite ;-)
Une chose qui nous différencie, c'est que l'outil freudien ou lacanien me paraît défaillant (du moins, je n'y trouve pas merveille, mais toujours culpabilisation - paradoxe pour des techniques de libération. Si l'on cherche à déculpabiliser, c'est que, sous une autre forme tout aussi éternelle, le péché originel augustinien a été pris en compte: les complexes psychanalytique. Le "péche originel", tout péché, est une invention.).
Je comprendrais plus l'impérieux désir d'écrire sous le crible de la phénoménologie (Bachelard par exemple qui, je l'ai appris il y a peu de temps, fait florès au Brésil. En France? Les beaux esprits le trouvent moisi et insignifiant - bref): comme une tentative de réponse à la question que pose, tenace, l'existence du quelque chose par rapport au rien. Ce qui est abyssal.
J'aurais une autre théorie à propos de la baisse du tonus littéraire occidental, bien que vous puissiez rajouter sur votre liste des écrivains orphelins le nom de Max Rouquette (il perdit sa mère enfant). Quand on interroge l'évolution de la littérature de l'Est de l'Europe, ce fait est remarquable que l'intérêt massif de quasiment toute une Nation pour ses écrivains, ses dramaturges et ses poètes a disparu. Accédant à la liberté démocratique et économique, les auteurs ne s'adressent plus au peuple, ne sont pas "la" Voix, mais mettent en scène et en mot leur intimité, la complexité (?) de leur moi. Le Tiers-Monde (enfin, nous disons aujourd'hui les pays émergeants / émergents, je crois) a besoin d'auteurs qui parlent de lui pour se comprendre, s'édifier (les USA, Nation jeune, multiethnique, polyculturelle, plurilinguistique sont en perpétuel work in progress - d'où l'originalité, la virtuosité et la vitalité étonnante de sa littérature; et je pense que, parce que communauté impossible, la littérature nord-américaine a de beaux lendemains devant elle). Je donne ma main à couper que le jour où ces contrées accèderont à l'esthétique et là a mentalité occidentales, le temps des grandes voix s'essouflera aussi pour elles.
Ecrit par : Pendariès | 01 août 2007
Hier très beau sur Narbonne et le long de la plage nudiste; aujourd'hui, il fait "froid" et tout gris. Haaaaa, satanée dépression islandaise...
Ecrit par : Pendariès | 01 août 2007
Hier très froid sur l'Est de la France, 9° le matin, mais un temps splendide, une luminosité à vous couper le souffle devant un payasage que vous croyez connaître par coeur.
Ce matin il fait encore plus frais, l'air est cru, comme on dit ici, mais quelle splendeur.
Les insectes bourdonnent, à quelques centaines de mètres, les cloches des vaches tintinabulent, les suisses ont la patience de retirer les cloches de leurs vaches pour l'heure de la traite, puis ils les leur remettent autour du cou avant de les lâcher dans les prairies...ça fait partie du paysage sonnore et ça fait rêver...
Ecrit par : Maminou | 01 août 2007
le paysage sonore, bien sûr même si les cloches sonnent...
Ecrit par : Maminou | 01 août 2007
Bonjour,
Ecrire :un travail de deuil. Bon ça va je ne suis pas seule à être de cet avis. L'ennui c'est que je ressemble ni à Rousseau, Racine ou Nerval puisque mon père est mort à l'âge de 100 ans et que ma mère de 21 ans sa cadette l'a rejoint sept ans plus tard. Alors j'ai pondu quelques pages à l'âge mûr pour que cela aille mieux et je ne pourrai pas raconter que j'étais une enfant précoce barbouillant en cachette sur les pages d'un cahier d'école. C'est pas ça du tout. Je copiais les paroles des chansons qui me plaisaient du genre "Bambino, L'arlequin de Tolède ou D'où viens-tu Gitan?" que j'entendais à la radio et venaient compléter le répertoire déjà bien fourni de ma mère,( même en classe je copiais ces chansons et je récoltais des verbesà conjuguer) et j'aimais revenir de l'école en passant par les ruelles et les jardins où je grapillais les premières fraises avant de rêver devant les trous d'eau peuplés de bestioles mystérieuses comme les tritons au ventre orangé que je soupçonnais fort de dévorer les tétards. C'est pour cela,sans doute, que j'aime tant les auteurs qui me font revivre ces vagabondages : Genevoix, Bosco, Colette...
Non, je n'étais pas une enfant précoce et la suite des événements a révélé que j'appartenais à la catégorie des variétés tardives qui prend son temps pour construire sa vie et la savourer pleinement. Bah, on fait bien ce qu'on peut.
Dans l'immédiat il nous faut récolter les dernières mirabelles rondes,moelleuses, dorées à souhait, piquetées d'un rose vif... Et puis nous bouclons les valises pour une escapade .
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 01 août 2007
un super San Antonio, je crois qu'en cette fin d'été pourri je vais en relire quelques uns....
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 31 juillet 2007
Dans ces conditions, et malgré le soleil ardent qui nous bénit, avec une pointe de mistral pour nous régénerer, je crois que je vais m'y mettre aussi!
Ecrit par : dobolino | 31 juillet 2007
Si vous me permettez un conseil, Dobolino, essayez de trouver l'édition originale, avec les illustrations de Dubout : une pure merveille... Certains dessins sont à hurler de rire, encore et encore !
On la trouve assez facilement chez les bouquinistes ou sur les sites d'enchères en ligne, elle vaut mille fois mieux que la fade réédition grand format de ces dernières années, sans Dubout :-(
Bonne croisière à vous sur le Mer d'alors !!!
Ecrit par : Cornélie | 01 août 2007
Chère Hélène,
Je ne pars pas sur un île déserte , mais j'aimerais lire votre livre.
Pouvez-vous me rappeler son titre , s'il vous plait?
Ecrit par : Maminou | 01 août 2007
Nous différons en cela, Milady, que pour moi les "séquences" ne sont pas une "petite conséquence", comme vous le dites, mais l'arme absolue des démolisseurs de l'école puisqu'elles empêchent tout enseignement structuré, clair et progressif, une arme de déstructuration universelle des esprits. On en voit les effets à la façon dont les collégiens et les lycéens sont devenus incapables, depuis leur mise en place il y a une dizaine d'années, d'écrire une phrase correcte, et incapables de commenter intelligemment le moindre texte, littéraire ou pas. Ajoutez à cela l'ORL et vous détruisez le cours de français.
Je ne suis donc pas sûr que l'essentiel , ce soit ce qu'on met dans les "séquences", puisqu'elles empêchent , précisément, qu'on y mette quelque chose de clair et de solide. Dobolino a d'ailleurs raison de relier les "séquences" au laxisme en matière de notation, car comment voulez-vous noter un non-enseignement? Les "séquences", ce n'est pas une méthode sérieuse, c'est de la fausse monnaie. Elles reposent sur l'idée que l'"imprégnation" est plus efficace qu'un enseignement explicite, exactement comme la méthode de lecture globale et l'ORL.
Et puis cette structure canonique de la "séquence" telle qu'on peut la découvrir dans tous les amnuels de collège parus cette année, c'est vraiment à la fois hyper-conformiste, dirigiste au plus haut pointt répulsif...
Mais, vous avez raison, n'ennuyons pas nos lecteurs davantage. Que chacun se détermine en conscience...
et dise à son inspecteur avec un grand sourire: "Eh bien non, Monsieur l'Inspecteur, je ne fais pas de "séquences". C'est ma liberté pédagogique"!
Ecrit par : Jean | 01 août 2007
Maminou, je me permets de vous répondre et j'espère qu'Hélène ne m'en voudra pas...j'avais d'ailleurs il y a quelques semaines, lorsque nous étions sur le fil ayant trait aux lectures de vacances, conseillé ce livre. vous le trouverez à l'adresse suis , je ne sais pas si le lien fonctionnera
http://www.alapage.com/-/Recherche/?choix=fulltext≈=1&pos;=2&default;=Titre%2C+auteur%2C+r%E9f%E9rence&fulltext;=une+fille+de+la+varoce+charpentier&type;=1&id;=248741185956835&donnee;_appel=ALAPAGE
je vous souhaite une aussi agréable lecture que celle que j'en ai eu.
Bonne journée, le soleil semble daigner nous rendre visite:)
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 01 août 2007
que j'en ai eue, c'est encore mieux avec un e...sinon je risque de me faire encore "sonner les cloches"
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 01 août 2007
je vous souhaite une aussi agréable lecture que celle que j'en ai eu.
Bonne journée, le soleil semble daigner nous rendre visite:)
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 01 août 2007
Merci , Patricia, je commande de ce pas...
Ecrit par : Maminou | 01 août 2007
Rhaaaa ! Patricia, ne brûlez pas vos livres ! Je les prends si vous n'en voulez pas!!!!!
Ecrit par : Milady | 01 août 2007
et le père de Modiano? Pas mort, celui-là, mais pire...
C'est le petit frère qui meurt et un père hallucinant.
Ecrit par : dobolino | 01 août 2007
Quand j'en suis à la deuxième bouteille, je n'hésite pas à expliquer la baisse de tonus de la littérature occidentale (par rapport à celle des Tiers-Mondes) par la montée de l'hygiène, qui stupidement, en laissant les parents en vie, prive les rejetons d'une occasion d'écrire (les deux derniers à avoir profité de la guerre et de l'absence d'antibiotiques furent Camus et Sartre, ce dernier s'en est suffisamment expliqué dans les Mots, lorsqu'il note que la mort de son père lui donne sa liberté — un mot très significatif, chez lui). Ah, on ne parlera jamais assez de la responsabilité de ces mères qui, bêtement, par égoïsme, refusent à présent de mourir de fièvre puerpérale…
Salut à tous… Et j'attends la contradiction — sur des faits, pas du sentiment.
JPB
Ecrit par : brighelli | 31 juillet 2007
JPB, voici des heures que j'essaie de convaincre mon mari de prendre enfin ses responsabilités pour que notre fils devienne un génie de la littérature, mais le salaud est vraiment trop égoïste et ne fait pas la différence entre la vraie littérature et les romans de gare:-)
Ecrit par : Thalie | 01 août 2007
JPB, voici des heures que j'essaie de convaincre mon mari de prendre enfin ses responsabilités pour que notre fils devienne un génie de la littérature, mais le salaud est vraiment trop égoïste et ne fait pas la différence entre la vraie littérature et les romans de gare:-)
Ecrit par : Thalie | 01 août 2007
Et si vous connaissiez mon père! Pas étonnant que nos vocations littéraires soient avortées. Non seulement il se prend pour Thomas Mann mais en plus il est bêtement hétéro bas de gamme et a la ferme intention de nous survivre.
Tiens, je vais lui faire un procès pour écrasement chronique de génies littéraires...
Ecrit par : dobolino | 01 août 2007
Dobolino, si vous avezdes renseignements biographiques intéressants sur Modiano… Je ne me suisjamais follement passionné pour la "petite musique" du monsieur, et je ne sais pas grand chose sur lui…
JPB
Ecrit par : brighelli | 01 août 2007
Dobolino, mon cher et tendre époux me dit à l'instant qu'il est outré de vous voir si peu sensible à ce qu'entraînerait une prise de responsabilité de sa part. D'ailleurs, on est en droit de se demander pourquoi le penseur de ce concept hautement philosophique, qu'est le complexe d'Orphée, n'envisage pas de donner un peu de champ à sa progéniture. Questions subsidiaires:
1) Est-ce que la qualité de l'écrivain est dépendante du genre ou de la qualité du disparu?
2) L'apprenant devant lui-même construire son savoir, il nous faut recourir à l'expérimentation : serait-il envisageable, dans un louable effort pour restaurer la qualité de la production littéraire française, de sélectionner une centaine de classes de l'enseignement secondaire, également réparties géographiquement et par section, et d'abattre froidement et systématiquement, les pères des uns, les mères des autres et enfin pour les plus chanceux, les deux parents. Nul doute, avec un effectif moyen de 25 élèves par classe, donc 2500 orphelins par an, que nous verrions rapidement apparaître les signes avant-coureurs du renouveau du génie français.
4) Voilà de quoi occuper notre hôte, l'an prochain, pour de nouvelles statistiques qui révolutionneront nos "études littéraires.
Ecrit par : Thalie | 01 août 2007
Thalie ,merci voilà longtemps que je n'avais pas autant ri sur le blog!
"en voilà une dernière idée qu'elle est bonne!"
grâce à vous, je me félicite même pour une fois de notre choix , en effet je ne prends aucun risque puisque mes enfants ne sont pas scolarisés en présentielle.):) par contre avec une telle idée je crois que vous n'aurez certainement plus à vous plaindre de classes surchargées:)...
Mais c'est vrai que le "complexe d'Orphée" est particulièrement intéressant...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 01 août 2007
au sujet du complexe d'Orphée:
http://www.fabula.org/colloques/document83.php
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 01 août 2007
Thalie, votre idée, quoique brillante, a déjà été pensée — par Jules Renard, qui fait dire à Poil de Carotte quelque chose comme "tout le monde n'a pas la chance d'être orphelin".
Qui parlait des Vacances de Bérurier ?
Il y a une décennie prodigieuse de San Antonio, entre 69 (année érotique !) et 81. Lisez donc des chefs d'œuvre absolus comme "N'en jetez plus", où l'espionne Mahatma Haari, matricule PI 3 14 16, est prise en sandwich entre Béru et San-A et sous la poussée de ces deux virilités exemplaires (en est-il d'autres, dans le champ littéraire ?), décolle littéralement — faisant, aux dires de l'auteur, de la lébitation…
Après l'élection de Mitterrand (et ce n'est pas une coïncidence, le Président apparaissant dans plusieurs romans), la veine s'est progressivement tarie — il a même cru bon d'inventer de nouveaux personnages, ce qui n'est jamais bon signe pour l'auteur d'une série.
JPB
Ecrit par : brighelli | 01 août 2007
Ah bon? Je ne savais pas que Frédéric Dard avait perdu ses parents très jeune.
Ecrit par : Thalie | 01 août 2007
Dobolino, si vous avezdes renseignements biographiques intéressants sur Modiano… Je ne me suisjamais follement passionné pour la "petite musique" du monsieur, et je ne sais pas grand chose sur lui…
JPB
Ecrit par : brighelli | 01 août 2007
Le personnage omniprésent et très spécial représentant le père de Modiano est très bien décrit dans "les boulevards de ceinture". C'est un père fantasmé par l'auteur mais apparemment assez proche du modèle réel.
Ecrit par : dobolino | 02 août 2007
Par exemple:
● Peu présent auprès de Patrick Modiano et de son frère, Albert Modiano cherche à deux reprises dans les années 1960 à se débarrasser de Patrick. Les deux épisodes, très marquants, reviennent plusieurs fois dans l’œuvre de Modiano :
-une première fois, son père le dénonce à la police.
-une seconde, en 1966, il lui prend ses papiers militaires pour l’enrôler de force dans l’armée.
« Mon père, ayant intercepté mes papiers militaires, s’est présenté à la caserne de Reuilly, sans me prévenir, pour provoquer mon incorporation immédiate. J’ai pu y échapper, de justesse, en refusant de signer (j’étais encore inscrit à la faculté de lettres et j’avais droit à un sursis). » (Lettre à Thierry Laurent, 1996).
● « Mon père est mort en 1977 » (Mon grand-père est né…).
Il serait mort « dans des circonstances non élucidées » (Assouline, lieu de mémoire), à proximité du lac Léman en Suisse.
● La figure de ce père absent, mystérieux, au comportement trouble, se trouve au cœur de l’œuvre de Patrick Modiano. De nombreux personnages en semblent inspirés.
Une interrogation revient : de quelles affaires s’occupait donc Albert Modiano ?
http://perso.orange.fr/reseau-modiano/modianoalbert.htm
Ecrit par : dobolino | 02 août 2007
Bonjour à tous,
Dobolino, pas d'idée précise pour: "Le Messie" mais, pour les Sonates en trio, la meilleure interprétation à mon goût est celle de Lionel Rogg.
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 août 2007
Bon, alors, Christophe, merci pour les sonates en trio.
Ma liste de livres à compléter:
Le hussard sur le toit de Jean Giono (si je ne devais en prendre qu'un, ce serait celui-là)
La montagne magique de Thomas Mann
Guerre et paix de Tolstoï
Les âmes mortes de Gogol
Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell (excusez-moi Thalie, c'est mon faible...)
Le parme convient à Laviolette de Pierre Magnan (que vient donc faire ce polar provençal dans cette liste pour intellos??????)
L'Homme sans qualité de Musil
Tandis que j'agonise de Faulkner
et, après, la panne... tous ces titres qui se bousculent me laissent sans voie et sans voix.
Help!
Ecrit par : dobolino | 02 août 2007



