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19 juillet 2007

Service minimum

Service minimum

Invité du 19-20 de France-Inter le 17 juillet, François Fillon a susurré que le service minimum dans les transports pouvait servir de "modèle pour être étendu à d'autres secteurs, dont l'Education nationale". C’était donner le bâton pour se faire battre — inutilement. Et les syndicats d’ironiser, non sans raison, sur la « cacophonie » qui règne entre le Premier ministre et son équipe. Et le PS, qui ne demande pas mieux, ces temps-ci, que de se refaire une virginité singulièrement écornée par ses dysharmonies internes, de juger le projet « inutilement provocateur » (1).
D’autant que de projet, il n’y en a pas à l’horizon immédiat, a confirmé Darcos. À terme, bien sûr, on peut toujours discuter entre partenaires de bonne volonté — un exemple frappant d’oxymore à la française…

De quoi s’agit-il ? Essentiellement du Primaire — puisque la multiplicité des enseignants, la structure même des établissements du Secondaire font que l’accueil des élèves y est toujours assuré — sauf dans quelques cas graves et rares de grèves motivées par la sécurité ou la violence.
Dans le Primaire, dans les écoles de petite taille en particulier, ce sont les enseignants non grévistes qui sont en charge des enfants — et qui en sont responsables : en clair, deux professeurs des écoles peuvent se retrouver gérer 200 bambins d’autant plus déchaînés qu’ils n’auront pas classe, et seront comptables, juridiquement parlant, des accidents qui pourraient survenir. Résultat, des instits même désireux de ne pas se joindre à un mouvement se retrouvent obligés de le suivre, ce qui amène les municipalités à fermer carrément l’école, par sécurité — ou par conviction politique, comme j'en connais.
Et, du coup, voici une fois de plus les mères de famille (jeunes, en général, à ce niveau) obligées de prendre une journée d’arrêt, parce que ce sont les mères, le plus souvent, qui se coltinent les rejetons rejetés à la rue.
Bref, le résultat tangible de toute grève lancée dans le Primaire, c’est de remettre à la maison, devant les fourneaux, des femmes dont le principal acquis, ces dernières décennies, a été de pouvoir participer à la vie économique… Qui s’étonnera que les associations de parents d’élèves, la PEEP, au moins — parce que je n’ai rien entendu d’assourdissant du côté de la FCPE — soutiennent dans le principe l’idée d’un service minimum…

Si négociation il y a dans ce domaine au ministère, ce ne peut être qu’avec la participation des syndicats, des associations de parents, et des collectivités locales. Pourquoi, par exemple, ne pas donner aux maires les moyens d’accueillir les enfants comme ils savent le faire le mercredi dans le cadre des centres aérés ? Serait-ce si lourd (financièrement) à mettre en place ? Les grèves d’enseignants sont-elles si nombreuses ?
Enfin, je suggère aux syndicalistes (de gauche, forcément) de peser avec soin l’arme de la grève. Je n’ai jamais compris l’intérêt de ces rituels sur 24 heures qui ne servent qu’à perdre une journée de salaire. Et je les supplie de mesurer l’un des effets pervers de ce système : les grèves enseignantes sont l’un des principaux motifs allégués par les parents qui veulent inscrire leurs enfants dans le privé. À s’accrocher bec et ongles à des pratiques par ailleurs inefficaces (2), les syndicats font le lit du privé — est-ce bien l’effet recherché ? Je défendrai toujours à fond l’école publique — et Xavier Darcos, par parenthèse, y a inscrit tous ses enfants, ce qui n’est pas le cas de tout le monde, à gauche comme à droite —, tant que sa fonction première sera d’instruire, et de faire partager une culture. Pas quand elle a pour but de prendre des enfants en otages de négociations « à la française ».

Jean-Paul Brighelli


(1) Des stratèges plus intelligents que moi m'expliqueront sans doute l'intérêt de se tirer une balle dans le pied, régulièrement. On a déjà vu ça avec Borloo et sa "TVA sociale" entre les deux tours des législatives — une parole malheureuse, et 10% de l'électorat bascule. Ou alors, l'attrait du micro (ou de la caméra) est tel que l'on ne peut s'empêcher de parler, parler, parler — pour ne rien dire. Et c'est cela que l'on appelle des politiques ? Qu'en aurait pensé Machiavel — ou Gabriel Naudé, pour en rester à des références françaises ?
(2) Une négociation permanente, à l’allemande, m’a toujours paru une meilleure idée que les crispations soudaines du système français. Outre-Rhin, la grève existe — c’est un droit européen —, mais elle maniée avec une grande précision, uniquement après avoir tout essayé, et non en préalable de discussions qui se tiendront de toute manière, les syndicats le savent bien. Curieuse habitude de se mettre en grève en attendant de recevoir le carton d’invitation à la table des négociations, qui le plus souvent a déjà été posté.

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Commentaires

Dans les petites communes de mon département où l'école regroupe au sein d'un même établissement les classes élémentaires et les classes maternelles, c'est le plus souvent les ATSEM ou les personnes affectées à la garderie périscolaire qui gardent les élèves les jours de grève.

Les parents sont contents, leurs enfants sont au chaud et à l'abri des dangers de la route. Le côté instruction leur échappant assez souvent, les grèves d'un jour ne les dérangent absolument pas.

Il n'en va pas de même lors des grèves plus longues (printemps 2003, par exemple), surtout lorsque les ATSEM commencent à signaler que la présence d'une seule personne pour surveiller plus de 30 enfants désœuvrés ne garantit peut-être pas une sécurité maximale. Ce à quoi ils répondent que leur enfant étant bien élevé, ce sont forcément ceux des autres qui posent problème.

En dernier viennent les revendications quant au bouclage des programmes...

Ceci dit, je suis assez d'accord avec votre opinion sur le rituel de la grève de 24 heures et il y a déjà quelques années (en fait 2003 et les plus de 800 € de retenue de salaire) que je ne m'amuse plus à réduire la dette de la France à mes frais.

Lorsque les parents d'élèves me demandent si je vais faire la prochaine grève, j'ai pris l'habitude de leur répondre : "N'ayant plus d'enfants à l'école primaire, je me demande vraiment pourquoi j'irais me battre pour empêcher quelque chose qui, finalement, ne me concerne plus. Si vous trouvez que le point qui pose problème risque de nuire au bon déroulement des études de vos enfants, allez-y, je pense que rien ne changera tant que ce ne seront pas les "usagers" qui réclameront."

PS : J'ai trouvé des "programmes de l'école maternelle" qui semblent plutôt frappés au coin du bon sens. Vous les voulez ?

Ecrit par : catmano | 19 juillet 2007

Encore une parole en l'air, lancée comme on crache dans l'eau pour faire des ronds. Mais quand on crache en l'air ... çà retombe.
Le service minimum sur le modèle des transports est évidemment une ânerie à l'école.
Mais la plus grosse ânerie, ce sont ces grèves rituelles avant discussion, qui n'apportent rien et font perdre du temps et de l'argent à tout le monde. Là, on est dans le domaine du magique, de la superstition et du vaudou.
Vos syndicalistes feraient mieux d'organiser des sacrifices de coqs devant les écoles, çà serait plus photogénique et tout aussi efficace.

Ecrit par : yann | 19 juillet 2007

a propos de service minimum, un site que je vous conseille concernant le travail et concernant les" cons minimum" au bureau : ) euh quoi que dans les bureau politique cela doit ya ller franco aussi, voila le site, le blogeur signe tonvoisin de bureau
a con sommer sans moderation,
son livre sort en septembre, un grand moment d'eclat de rire
http://www.travailleravecdescons.com

Ecrit par : Jean | 19 juillet 2007

1) Aucun média ne dit qu'il ne s'agit que du primaire, pourquoi ? Ce n'est pas de l'information précise !

2) François Fillon sait que c'est un sujet sensible, pourquoi ne se tait-il pas ? (enfin il répondait à une question posée par une journaliste de France 3 sur le service minimum à l'éducation)

3) Il y a quand même plus urgent que ces conneries-là : on va nous rebattre les oreilles avec ça comme on l'a fait avec la carte scolaire. Mais QUI décide des sujets d'actualité ? S'ils veulent parler d'éducation, ils n'ont qu'à parler de sujets plus importants.

Ecrit par : Jérémy | 19 juillet 2007

a propos de service minimum, un site que je vous conseille concernant le travail et concernant les" cons minimum" au bureau : ) euh quoi que dans les bureau politique cela doit ya ller franco aussi, voila le site, le blogeur signe tonvoisin de bureau
a con sommer sans moderation,
son livre sort en septembre, un grand moment d'eclat de rire
http://www.travailleravecdescons.com

Ecrit par : Jean | 19 juillet 2007

Jean, saviez-vous que Hautefort.com héberge un sacré nombre de sites dits "natio", ou plutôt, plus ou moins, identitaires, comme "le délateur", "français de souche", "le stalker"...? Sympa vos renvois...

Ecrit par : Pendariès | 19 juillet 2007

Pendaries en attendant merci du tuyeau sur "travailler avec des cons", le site de tonvoisin debureau est grand ! et n'a rien a voir avec un quelconque mouvement de type extreme, euh sauf qu'il est contre les extremes cons au bureau :)

Ecrit par : Anne | 19 juillet 2007

Pendaries, n"importe qui peut ouvrir un blog sur hautetfort. Des libertaires, des memebre de l'extreme-droite, des francs maçons, des socialistes membre d'une commission pour la refonte des institutions, des tyroliens apatrides, etc.

Ecrit par : Jérémy | 19 juillet 2007

les memebre, ce sont les membres

Ecrit par : Jérémy | 19 juillet 2007

Pendaries, n"importe qui peut ouvrir un blog sur hautetfort. Des libertaires, des memebre de l'extreme-droite, des francs maçons, des socialistes membre d'une commission pour la refonte des institutions, des tyroliens apatrides, etc.

Ecrit par : Jérémy | 19 juillet 2007

Faut juste voir s'il n'y en a pas plus dans un camp que dans l'autre...

Ecrit par : Pendariès | 19 juillet 2007

Jérémy,
France-info a précisé à chaque flash d'information hier qu'il s'agissait du primaire... Dans l'état actuel de l'école que voulez-vous que les parents attendent d'autre si ce n'est qu'elle soit une garderie?Quant à l'exhaustivité des médias il n'y a pas que sur ce point qu'ils "désinforment" et n'informent pas complètement hélas... Ce mortel été me rend fataliste ne m'en veuillez pas...
bonne fin de journée à tous.

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 19 juillet 2007

De toute façon, même sans grève, il y a beau temps que l'école est un service minimum...

Ecrit par : dobolino | 19 juillet 2007

Ah si France Info le dit, c'est déjà pas mal.

Les chaînes info télé que j'ai regardées ne le disaient pas.

Pour dobolino, disons que c'est un service minimum pour les élèves et maximum pour certans profs, vu l'énergie dépensée.

Ecrit par : Jérémy | 19 juillet 2007

De toute façon, même sans grève, il y a beau temps que l'école est un service minimum...

Ecrit par : dobolino | 19 juillet 2007

Chère Dobolino, je vous trouve remontée depuis un moment... j'me trompé-je?

Ecrit par : Pendariès | 19 juillet 2007

"(2) Une négociation permanente, à l’allemande, m’a toujours paru une meilleure idée que les crispations soudaines du système français. Outre-Rhin, la grève existe — c’est un droit européen —, mais elle maniée avec une grande précision, uniquement après avoir tout essayé, et non en préalable de discussions qui se tiendront de toute manière, les syndicats le savent bien. "JPB
Que je sache, les gouvernants allemands ne font plus, depuis leur dernière expérience totalitaire finalement ratée après bien des dégats, passer leurs lois en force à l'aide de 49-3, vote bloqué et autres arguments massues. JPB, permettez-moi de vous dire que la canicule ou vos ambitions déçues vous obstruent l'entendement!

Ecrit par : dobolino | 19 juillet 2007

Chère Dobolino, je vous trouve remontée depuis un moment... j'me trompé-je?

Ecrit par : Pendariès | 19 juillet 2007

Assez, oui. Il fait chaud et certains universitaires de ma lignée m'ont exaspérée gravement avec leurs conneries.
Au fait, je viens de m'acheter Tout le sable de la mer et me le savoure, en français hélas...

Ecrit par : dobolino | 19 juillet 2007

Dobolino, pour la canicule, j'ai vu pire.
Par ailleurs… Pensez-vous vraiment que la constitution de la Vème république que Sarkozy et Jack Lang vont nous toiletter de concert, soit un "coup d'état permanent", comme le susurrait déjà en son temps un autre spécialiste des gouvernements totalitaires ?
Et à propos, quelles ambitions déçues ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 juillet 2007

Non, pas un coup d'état permanent mais beaucoup trop de pouvoirs dans une seule main. Le Président de la Cinquième République française n'a-t-il pas bien plus de pouvoir que Louis XIV et bien moins de devoirs, n'ayant aucun compte à rendre à Dieu?

Ecrit par : dobolino | 19 juillet 2007

"Le Président de la Cinquième République française n'a-t-il pas bien plus de pouvoir que Louis XIV et bien moins de devoirs, n'ayant aucun compte à rendre à Dieu?"

écrit Dobolino, toujours pas remise d el'échec d ela Pintade…

Ma chère, Louis XIV, au moins pendant les 25 premières années de son règne, rendait très peu de comptes à Dieu. Et il avait un pouvoir absolu — c'est une notion sans équivalent contemporain, sinon chez Staline, Hitler ou Mao. Il était dieu sur terre — un dieu vivant, qui faisait des miracles, et qui se passait fort bien de premier ministre (pratiqument, Louis XIV en avait trois ou quatre, au maximum, et ils n'œuvraient que sur son ordre). Le président de la Vème république est limité par son parlement — il n'a pas plus de pouvoirs qu'un premier ministre anglais. Il en a moins par certains aspects qu'un président américain, qui peut suspendre la constitution en cas d'urgence (z'avez pas vu Punishment park, ce film de Peter Watkins qui ressort justement ?).
Et bonne soirée là-dessus…
JPB
(1) J'ai dit : pendant les vingt-cinq premières années de son règne effectif — disons 1661-1685. Après, c'est le règne de la Maintenon, et la tragédie qui dégénère — j'écris un petit quelque chose sur le sujet à temps perdu.

Ecrit par : brighelli | 19 juillet 2007

Brighelli, la culture, c'est comme la confiture... Louis XIV n'avait pas les moyens modernes de communication et a eu, autant que je sache, bien de la peine à réduire à merci les princes régionaux.
Vous qui êtes si érudit, racontez-moi les préfectures de Louis XIV!
Pour vos vacances, si vous relisiez la narration des voyages de la Marquise de Sévigné pour rejoindre sa fille à Grignan?
En deux secondes, Sarkozy peut joindre Préfet et sous-préfets de la Drôme... En une demi-heure, il nous envoie la troupe.

Ecrit par : dobolino | 19 juillet 2007

JPB

Voici la revue dont je vous parlais hier :

http://www.pedagogies.fr/index.php?id=6

Service mininum en primaire : une blague. En moyenne 30 à 40 % de grévistes pour les quelques grèves ponctuelles. Et tout se passe relativement bien pour les enfants. Attitude démagogique de FF.

Il y a d'autres chats à fouetter sinon à instruire comme la refonte des programmes ( vous le dites dans cette revue)

Ecrit par : Mengo | 19 juillet 2007

Dobolino, les résistances locales ou les désobéissances de tout poil, ça existe encore.

Un exemple ? Les IUFM.

Ils ont saboté les réformes qui leur étaient contraires, se ssont infiltrés jusque dans l'université, et luttent contre leur suppression, annoncée par Sarkozy.

Sarkozy peut joindre le préfet, mais que peut le préfet ? Il ne peut même pas empêcher une rave-party qui se déroule dans un champ privé !!!

Ecrit par : Jérémy | 19 juillet 2007

Dobolino, les résistances locales ou les désobéissances de tout poil, ça existe encore.

Un exemple ? Les IUFM.

Ils ont saboté les réformes qui leur étaient contraires, se ssont infiltrés jusque dans l'université, et luttent contre leur suppression, annoncée par Sarkozy.

Sarkozy peut joindre le préfet, mais que peut le préfet ? Il ne peut même pas empêcher une rave-party qui se déroule dans un champ privé !!!

Ecrit par : Jérémy | 19 juillet 2007

JPB

Dans "Pédagogies Magazine" de juillet , Vous terminez votre propos en écrivant :
" Enfin, il faut repenser tous les programmes et mettre au centre du système l'exigence,le travail , la culture et notre histoire commune et non un élève mythifié par des pédagogies laxistes"

Or à la question : "Peut -on réellement réformer l'école sans remettre à plat les programmes ?" , Mr DARCOS, dans cette même revue répond ceci :
" Bien sûr. Il faut en finir avec cette manie de reviser les programmes chaque année car elle déstabilise inutilement les enseignants et leurs élèves. Ma priorité sera plutôt de donner à l'école les outils nécessaires pour faire progresser les élèves : des études dirigées, des évaluations fréquentes , un véritable parcours scolaire individualisé pour chaque élève quand il rencontre des difficultés."

Plutôt qu'un service minimum il faut malheureusement s'attendre à un calendrier minimum de la part de notre ministre. Etudes dirigées, parcours individualisé etc.... Rien de transcendant sous le soleil grenellien !

Ecrit par : Mengo | 20 juillet 2007

Pendariès et Jérémy, je précise que ce n'est pas moi qui ai mis le post "A propos de service minimum, un site que je vous conseille etc.") avec son renvoi à un blog sur Haut et Fort, mais quelqu'un qui, apparemment, a cru malin de s'annexer mon pseudo. Donc je n'ai rien à voir avec tout ça.

Ecrit par : Jean | 20 juillet 2007

Dobolino, les résistances locales ou les désobéissances de tout poil, ça existe encore.



Ecrit par : Jérémy | 19 juillet 2007

Oh! C'est vrai ça?

Ecrit par : dobolino | 20 juillet 2007

A propos de minimum, j'invite tous le monde a rejoindre le collectif tonvoisin debureau, nonobtsant un service maximum contre la conologie galopante au plus haut niveau de l'état, le ministere est heureux de vous soumettre son concept : travailler moins pour gagner beaucoup plus.

http://www.travailleravecdescons.com

quoi qu'être gouverné par des cons, il va falloir que je me penche sur le sujet dare dare

Ecrit par : Tonvoisin Debureau | 20 juillet 2007

Bonjour JPB et bonjour à tous,

Serait-il possible un jour de dire à la gauche boboïsante et l'extrême gauche de l'enseignement qu'en s'engageant dans l'éducation nationale publique, ils ont pris le risque de voir leur patron (Président de la République élu démocratiquement) et sa politique changer tous les 5 ans.

Lorsqu'on s'engage dans le service public, on devrait nous faire comprendre clairement que les gouvernements changent et qu'ils peuvent avoir des politiques radicalement différentes. Selon moi, c'est au fonctionnaire qui a volontairement passé un concours de se conformer aux directives des divers gouvernements.

Je ne dis pas que les enseignants doivent rester muets sur la politique de leur gouvernement, loin de là, mais le fait de faire des grèves (et rester chez soi les jours de grève) et de se plaindre continuellement contribue à la perte en crédibilité du corps des enseignants.

Je sais que les conditions de travail ne sont pas faciles mais si seulement nous étions représentés par des responsables syndicaux sérieux, responsables et non-partisans qui porteraient un message fort et recevable par la population, nous serions davantage crédibles et soutenus que nous le sommes aujourd'hui.

Alors que le niveau général des élèves baisse continuellement, aucun syndicat ne propose une modification des méthodes et des programmes pour trouver une solution au problème. Les syndicats se mobilisent uniquement pour les salaires, les horaires, les mutations et les conditions de travail des ENSEIGNANTS. "L'élève au coeur du système"...quelle blague et quelle hypocrisie !

Si le gouvernement souhaite le service minimum dans l'éducation nationale et qu'il est prêt à payer les enseignants volontaires pour le garantir, alors l'enseignant qui se mettra en grève par principe contre le service minimum ne devrait plus être fonctionnaire. Un fonctionnaire, par définition, n'impose pas ses conditions de travail.

Nicolas
Enseignant d'anglais

Ecrit par : Nicolas | 20 juillet 2007

Si le gouvernement souhaite le service minimum dans l'éducation nationale et qu'il est prêt à payer les enseignants volontaires pour le garantir, alors l'enseignant qui se mettra en grève par principe contre le service minimum ne devrait plus être fonctionnaire. Un fonctionnaire, par définition, n'impose pas ses conditions de travail.

Nicolas
Enseignant d'anglais

Ecrit par : Nicolas | 20 juillet 2007

Reaganien, va !!

Ecrit par : yann | 20 juillet 2007

Pour Nicolas (et les autres) :

"si seulement nous étions représentés par des responsables syndicaux sérieux, nous serions davantage crédibles."

Tout à fait d'accord !

"Alors que le niveau général des élèves baisse continuellement, aucun syndicat ne propose une modification des méthodes et des programmes pour trouver une solution au problème. "

Bien sûr que si, mais ils proposent de fausses solutions : pédagogisme à toutes les sauces et programmes parfois complètement vides, parfois démesurés.

"Les syndicats se mobilisent uniquement pour les salaires, les horaires, les mutations et les conditions de travail des ENSEIGNANTS."

Alors ça c'est la meilleure !!! Vous avez déjà entendu Aschieri dire qu'il est scandaleux qu'un certifié touche 1200 euros mensuels durant sa première année ? Vous avez entendu le SGEN protester contre le fait qu'un agrégé touche MOINS que le moins bien payé des employés de l'Assemblée Nationale ? Vous avez entendu UN SEUL syndidat réclamer EN PREMIERE LIGNE une revalorisation des salaires pour les certifiés et les agrégés ???

Rien du tout ! Juste le Snalc qui rappelle régulièrement que notre pouvoir d'achat a baissé, et que nous n'avons eu aucune mesure pour notre temps de travail, lorsqu'on est passés de 39 à 35 heures hebdomadaires. Mais c'est bien le seul.

Aschieri s'en fout, du salaire des enseignants. Il n'en parle jamais, et il a défendu des injustices comme l'heure de labo, mais il n'a rien fait pour l'ensemble des profs sous-payés par rapport à leurs collègues du public ou du privé, à niveau de qualification égal ou inférieur.

Dobolino et Yann, je sais qu'en France c'est mal vu de comparer des salaires, mais franchement, vous gagnez plus de 2000 euros par mois ?

Ben pour un prof, 2000 euros par mois, c'est le Pérou.

Ecrit par : Jérémy | 20 juillet 2007

Si les syndicats de l'Éducnat (càd le Snes) se battaient pour les salaires et les conditions de travail, ça se saurait !
Voir la perte de revenus depuis même avant l'arnaque de la pseudo revalorisation Jospin. La prime ISOE en étant un bel exemple.

Quant aux conditions de travail, elles ne cessent d'empirer. Ceux ont commencé avant la loi Jospin le savent bien.

Je ne crois pas non plus que ce gouvernement fasse jamais quelque chose dans le sens de l'amélioration des conditions de travail. Il faut être lucide : la droite se fout de l'École, dans sa grande majorité. Et le sous-commandant Darcos fera où on lui dira de faire ou s'en ira...

Quant à la fameuse modernisation-du-service-public (Flaubert dirait : toujours rajouter “nécessaire”), elle reviendra à “faire suer le burnous” de ces salauds de fonctionnaires.

Ecrit par : Lariba | 20 juillet 2007

Dobolino et Yann, je sais qu'en France c'est mal vu de comparer des salaires, mais franchement, vous gagnez plus de 2000 euros par mois ?

Ben pour un prof, 2000 euros par mois, c'est le Pérou.

Ecrit par : Jérémy | 20 juillet 2007

Nous y'en a pas être salariés, nuance lourde de conséquences. Yann vient de prendre une semaine de vacances. Vous avez bien lu: une semaine! Perso, mon dernier congé payant remonte à Avril 2006 où je me suis offert sept jours pleins.
Mon bénéfice net 2006, avant déduction de la dotation aux amortissements et après déduction des frais forfaitaires de déplacement s'élevant à 5963 euros est de 22703 euros. Suite à une réinstallation il y a cinq ans dans une zone rurale dévitalisée, c'est la première année où je ne vis pas sur mon capital depuis 2002.
Ma réponse est-elle satisfaisante? Il me faut bien du courage pour la rédiger car c'est celle d'une ratée notoire.

Ecrit par : dobolino | 20 juillet 2007

Je complète ma réponse.
En 2006, j'ai collecté la modique somme de 11882 euros de TVA, reversée au Centre des Impots et mes charges de salaires sont de 8232 euros de salaires nets et de 3807 euros de charges sociales pour un emploi à temps partiel que j'ai créé. J'ai également versé une taxe professionnelle de 1457 euros.
Mon chiffre d'affaire TTC est de 140 000 euros environ. A chaque fois que j'arrive à l'augmenter de 10 000 euros, il me donne environ 1000 euros de bénéfice net. 10000 euros avec un panier moyen de 65 euros par client me fait donc 153 actes supplémentaires, certains étant éxécutés la nuit et le dimanche.

Ecrit par : dobolino | 20 juillet 2007

Je reviens sur mes propos : oui, je reconnais que sur les salaires des enseignants, les syndicats se montrent très prudents...du moments que les chefs syndicaux, eux, sont bien payés ! Je pense qu'ils se montrent prudents car nous savons que des enseignants mieux payés accepteraient mieux les réformes. C'est mon opinion.

Je connais de nombreux collègues syndiqués extrême gauche anti-réforme, car il faut être syndiqué pour être soit disant "défendu", qui ont mis le bulletin "Sarkozy" dans l'urne aux deux tours des présidentielles, en souhaitant que des réformes profondes soient faites. Ils n'ont cependant jamais dit dans la salle des profs qu'ils voteraient pour Sarkozy, toujours en dehors de l'établissement. C'est pour éviter d'être mal vu par les enseignants tolérants du service public !

C'est là où se trouve le problème, selon moi. Vu que les syndicats ont le véritable pouvoir de co-gestion dans l'éducation nationale, la grande majorité des enseignants se sent obligée de se syndiquer pour pouvoir être entendue et défendue. Cependant, aucun d'entre eux n'ose hausser le ton au sein de son syndicat ou n'ose proposer une idée qui ressemblerait à une mini-réforme, car le monopole des idées semble appartenir uniquement aux sommets des hierarchies syndicales.

On est loin des fameux débats participatifs !!

Nicolas

Ecrit par : Nicolas | 20 juillet 2007

Dobolino, c'est vrai qu'il y a des questions... disons... indécentes. J'ai vu ma mère, ancienne prof devenue chef d'une micro entreprise jusqu'à sa retraite, se coucher à minuit et plus pour se lever à 5 heures du matin pendant des années et des années (parce que, divorcée, et l'ex qui a réussi à ne pas verser de pension pour ses 2 fils, il fallait qu'elle tienne le choc pour nous et pour nous payer le confort et nos études); elle n'a JAMAIS pris de vacances pendant 15 ans, et elle gagna 1600 euros (ses salariés gagnaient plus qu'elle!!) pour une retraite que je ne vous raconte pas (ouais le mauvais style, c'est fait exprès!). Hé ho, les collègues!!!! SORTEZ du BOIS!!!!

Ecrit par : Pendariès | 20 juillet 2007

ON A 4 MOIS DE VACANCES!

Ecrit par : Pendariès | 20 juillet 2007

gagnaIT

Ecrit par : Pendariès | 20 juillet 2007

Pendariès, vous savez bien que ces fameux 4 mois de vacances servent évidemment à :

- réfléchir sur sa profession et sur son établissement
- se documenter
- préparer des cours
- perfectionner son enseignement
- lire des ouvrages sur la matière que l'on enseigne
- etc.

Mais à quoi servent alors les (35h - 20h = 15h) 15 heures de libre que les enseignants ont pendant la semaine ?

En continuant à se plaindre, nous, les enseignants, scions la branche sur laquelle nous sommes tous assis ! Un jour ou l'autre, nous aurons perdu totalement la confiance de la population. Et lorsqu'une nation n'a plus du tout confiance en son éducation publique, c'est le privé qui chante ; c'est déjà le cas.

Peut-être alors nous mettrons-nous à faire grève parce que l'enseignement privé sera meilleur que l'enseignement public ou bien manifesterons-nous contre la fuite des (meilleurs) élèves vers le privé ?

Je suis déjà cynique et la rentrée arrivera très vite !

Nicolas

Ecrit par : Nicolas | 20 juillet 2007

Pendariès, vous savez bien que ces fameux 4 mois de vacances servent évidemment à :

- réfléchir sur sa profession et sur son établissement
- se documenter
- préparer des cours
- perfectionner son enseignement
- lire des ouvrages sur la matière que l'on enseigne
- etc.

Nicolas

Je ne fais absolument rien de tout ça! Et MàC a exprimé cette idée à sa façon il y a plus d'une semaine je crois en parlant de son cartable foutu dans un coin, et de ses collègues déjà derrière leurs cours...

Je suis en vacances, et j'en profite, et je ne suis pas le seul prof à le faire - DEPUIS 5 ANS QUE J'ENSEIGNE JE N'AI JAMAIS UN SEUL COLLEGUE ETRE UN FORçAT DU BOULOT - sauf les rattachés IUFM ou les stressés que les élèves font iech! Bon je vais boire l'apéro avec une amie... prof!

Ecrit par : Pendariès | 20 juillet 2007

Pendariès, diga-nos, acceptas d'èsser pagat e ès TOTJORN en vacanças ?

Ecrit par : Aversenc | 20 juillet 2007

Pendariès, diga-nos, acceptas d'èsser pagat e ès TOTJORN en vacanças ?

Ecrit par : Aversenc | 20 juillet 2007

18 heures par semaine et quand je corrige, je ne suis pas en vacances... Comme la plupart de mes collègues; et, je le répète, je vois très bien aussi un nombre certain de collègues qui, tout en faisant du BON BOULOT avec les élèves, sait VIVRE et ne pas penser qu'à ses fifiches, ses coucours, etc. Pardon d'arriver à ne pas faire n'importe quoi tout en prenant la vie du bon côté.

Ecrit par : Pendariès | 20 juillet 2007

Nicolas,

Permettez-moi de vous féliciter : vous avez réussi, dans vos derniers messages, une brillante synthèse de toutes les idées reçues que véhicule la France des beaufs sur notre métier.

Quelques petites remarques, toutefois, pour nourrir votre réflexion :

- Nos deux mois de "grandes vacances" NE SONT PAS PAYES (comparez donc notre salaire annuel à celui d'un autre fonctionnaire de même catégorie).

- Nos heures supplémentaires sont payées selon un taux fixe et non à 125 % de notre taux horaire.

- Les profs du privé ont certes "toute la confiance de la population" mais aussi, étrangement, les mêmes vacances que nous.

- Quand bien même nous gagnerions de l'argent à ne rien foutre, je ne vois pas pourquoi la France sarkozyste, qui admire tant les rentiers milliardaires, nous en voudrait.

Ecrit par : Le bûcheron | 20 juillet 2007

Le bûcheron,

Je voudrais savoir tout d'abord ce qu'est un beauf, selon vous ? J'aimerais bien savoir comment un enseignant définit les beaufs.

Ensuite, je suis enseignant et pourtant j'accepte que quelqu'un qui n'est pas enseignant me parle du fonctionnement et du devenir de l'éducation nationale. Pourquoi est-ce que le débat appartiendrait uniquement aux salariés de l'éducation nationale ? Pourquoi traiter de "beauf" ceux qui ont un regard extérieur sur l'éducation nationale et qui évoluent en général dans le secteur privé ? N'oubliez pas que ce sont ces beaufs (et aussi la dette) qui paient nos salaires !

"La France sarkozyste qui admire tant les rentiers milliardaires" : si je véhiculais des idées reçues, alors nous sommes maintenant deux.

Je n'ai pas dit que les enseignants du privé avaient la confiance de la nation, j'ai dit que la nation avait de moins en moins confiance en l'éducation publique. Le modèle de l'enseignement privé semble représenter de plus en plus un modèle fiable.

Enfin, sur les heures supplémentaires, vous m'excuserez mais faire des heures supplémentaires quand on fait 18 heures par semaine ne représente pas le même effort que quand on en fait 35.

Suis-je un beauf quand je dis que les enseignants titulaires ne se retrouveront jamais sans emploi ? Si ça ce n'est pas un privilège inestimable...

Ecrit par : Nicolas | 21 juillet 2007

Pendariès,

J'étais bien entendu très ironique quand je disais que nous, les enseignants, passions nos vacances à préparer des cours, nous documenter etc. Je pense que vous l'avez compris.

Nicolas

Ecrit par : Nicolas | 21 juillet 2007

Pendariès,

J'étais bien entendu très ironique quand je disais que nous, les enseignants, passions nos vacances à préparer des cours, nous documenter etc. Je pense que vous l'avez compris.

Nicolas

Ecrit par : Nicolas | 21 juillet 2007

J'enfonçais le clou pour certains. Vous savez, on est à fleur de peau souvent ici - débattre (vivement) donne l'impression que l'autre veut vous arracher le coeur et le manger tout cru, ou alors chercher à vous humilier. C'est embêtant... et pô drôle. Vive la castagne joyeuse!

Ecrit par : Pendariès | 21 juillet 2007

"J'enfonçais"; je pense que je dois ici préférer le PS: j'enfonçai.

Ecrit par : Pendariès | 21 juillet 2007

Dobolino, ha "Tout le sable de la mer"... Ne vous inquiétez pas, la traduction française est de l'auteur, superbe - d'une finesse inouïe. Je suis toujours bouleversé quand je lis et relis les pages d'où exhalent les parfums du désir - je considère Max Rouquette comme un des plus grands écrivains sensualistes, un véritable amoureux. Les scènes rêvées et "sexuelles", comment les qualifier autrement (sans qu'un seul mot bas soit écrit)?, sont éblouissantes, toujours justes, je trouve: sur le chemin de vérité. Les métamorphoses de Sibylle... Que vous êtes chanceuse de découvrir un nouveau texte.

Ecrit par : Pendariès | 21 juillet 2007

Merci Pendariès pour ces quelques lignes consacrées à votre mère. Elles sonnent juste.
La mienne, n'a jamais perçu le moindre salaire, simple ayant -droit d'un petit exploitant vivant en autarcie. Elle avait de quoi s'occuper : six enfants,la maison,la cuisine, le cochon, les poules, les lapins, la vache, le jardin, la cueillette des cerises, les conserves pour l'hiver, un coup de main aux vignes et aux champs au plus fort de l'été. J'espère ne rien oublier.
Les vacances ? Hum ! Euh, voyons : je m'accordais un mois de colo pour voir du pays et avoir un peu de sous pour ne rien réclamer, et puis je venais ranger et astiquer la maison où j'avais grandi. Il y avait aussi la petite soeur et mes neveux dont j'avais la garde assez souvent. Ca rendait bien service , me disait-on. Mon père me parlait de ses lectures, mes frères de leur service militaire et de leur vie à construire avec les moyens du bord, ma mère de ses chansons.
Les vacances disions -nous ? Tout compte fait, ce n'était pas si mal ces étés là et ils m'ont appris à m'organiser et à savourer l'essentiel jusque dans ma vie professionnelle.
Nous voilà loin du sujet . Veuillez m'excuser, encore une fois, pour cette digression.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 21 juillet 2007

Un beauf? J'en ai vu quelques spécimens la semaine dernière, allumant un barbecue sur la plage à dix huit heures trente, au milieu des familles, empuantissant des centaines de mètres carrés d'odeurs d'alcool à brûler pour se faire ramollir des marshmallows avant d'attaquer les brochettes... Et elles ne correspondaient pas exactement à la description initiée par Cabu de ce phénomène de société, puisqu'il s'agissait de six bimbos d'une seizaine d'années. Misère de misère, Pendariès!

"18 heures par semaine et quand je corrige, je ne suis pas en vacances... Comme la plupart de mes collègues; et, je le répète, je vois très bien aussi un nombre certain de collègues qui, tout en faisant du BON BOULOT avec les élèves, sait VIVRE et ne pas penser qu'à ses fifiches, ses coucours, etc. Pardon d'arriver à ne pas faire n'importe quoi tout en prenant la vie du bon côté."

Ecrit par : Pendariès | 20 juillet 2007

Cent pour cent d'accord avec ça, d'autant que l'on peut bosser, réfléchir sur son métier, faire du travail de préparation indirectement et à distance, en faisant complètement autre chose! Même, (et peut-être encore plus) en prenant l'apéro avec une collègue prof!

Ecrit par : christophe sibille | 21 juillet 2007

Dobolino et Yann, je sais qu'en France c'est mal vu de comparer des salaires, mais franchement, vous gagnez plus de 2000 euros par mois ?

Ben pour un prof, 2000 euros par mois, c'est le Pérou.

Ecrit par : Jérémy | 20 juillet 2007

Comme j'en ai marre des poncifs sur les vétos pleins aux as, voleurs, etc., je vais me livrer au même exercice que Dobolino :
Pour un chiffre d'affaire un peu inférieur, je m'en tire mieux qu'elle : 34 ou 35000 euros net en 2006 (la flemme de chercher les chiffres à la piastre près). Si j'ajoute 350 euros d'indemnités d'arbitrage par an et les allocs, ça (t'as vu, j'apprends vite !) fait dans les 3000 par mois.
La différence est liée au fait que je ne passe pas mon temps sur des routes de montagnes et que je n'emploie personne. Ma femme m'aide (ça s'appelle un conjoint collaborateur), c'est à dire qu'elle est aussi taillable et corvéable que moi, sans salaire. Je pense qu'au final le ménage Dobolino doit s'en tirer à peu près qomme moi, avec un mari agriculteur qui doit royalement dégager 800 à 1000 euros par mois.
Le tout obtenu en ayant ma porte ouverte 6 jours par semaine, soit 70 heures, plus les "urgences" le soir, la nuit, les WE et jours fériés.
L'an dernier, j'ai pris quatre jours de congé, cette année, 2 semaines, gràce à un printemps florissant. En 2005, TROIS semaines !! J'ai mis trois mois à m'en remettre (financièrement).
Je n'ai aucune sécurité de l'emploi, même pas d'assurance chômage, je n'ai pas le droit d'être mauvais et de continuer comme ça jusqu'à ma retraite.
Les vétos à 10000 euros par mois sont des légendes vivantes, y'en a peut-être, mais guère plus que d'agrégés à 5000 euros.

Ecrit par : yann | 21 juillet 2007

PS : j'ai fait le calcul : avec tous les impôts, taxes, TVA, etc. (et je n'ai même pas la mauvaise foi d'y inclure mes cotisations de retraite), l'an dernier, j'ai payé le salaire d'un prof à 2000 euros.
Pas très rentable, je n'ai que deux gosses !
Merci qui ?

Ecrit par : yann | 21 juillet 2007

Nous voilà loin du sujet . Veuillez m'excuser, encore une fois, pour cette digression.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 21 juillet 2007

Il n'y a jamais de digression; les blogs sont des organismes vivants. En tout cas d'avoir vu trimer mes grands-parents (grands-pères: mineur exilé espagnol et anarchiste, pour l'un, créateur d'entreprises pour l'autre; grands-mères: femmes au foyer, ce qui veut dire bcp quand on parle des femmes de nos grands-pères...), d'assister à l'épuisement et au courage de ma mère, de connaître les difficultés terribles (concurrence à mort) pour mon frère dont le bizness fait vivre une dizaine de salariés (sans compter leur famille) dans une région sinistrée, j'ai vraiment du mal à me plaindre de ma situation (ce qui ne veut pas dire que je ne souhaite pas une refondation du système scolaire, des enjeux de l'autorité, des études, etc.): mais pdt que j'ai du temps pour lire, travailler ma thèse, aller au ciné, au musée, à la plage, aux Voix de la Méditerranée à Lodève, j'en connais, de très proches, qui se battent pour gagner leur salaire.

Ecrit par : Pendariès | 21 juillet 2007

Quand bien même nous gagnerions de l'argent à ne rien foutre, je ne vois pas pourquoi la France sarkozyste, qui admire tant les rentiers milliardaires, nous en voudrait.

Ecrit par : Le bûcheron | 20 juillet 2007

Peut-être parce qu'il y a beaucoup de gens qui font des métiers de chien (je ne parle plus de moi, là) pour un salaire de merde, et parce que, comme ils ont souvent des gosses (ça derait être interdit aux pauvres, d'ailleurs), ils sont souvent en contact avec vous.

Ecrit par : yann | 21 juillet 2007

Christophe S., j'espère que les nanas de 16 ans étaient en bikini... Avec de jolis lolos... et qu'elles regardaient l'homme d'expérience que vous êtes avec des yeux de jeune chatte devant son lait.

Ecrit par : Pendariès | 21 juillet 2007

Effectivement, Nicolas, j'aurais dû plutôt parler du "néo-beauf", qui correspond assez bien à la définition qu'en donnait un article du nouvelobs, dont voici un extrait :

"L'ancien Gaulois moustachu et raciste des années 1970, oscillant entre PCF tendance «produisons français» et Front national, a été remplacé par le Sarko-beauf: «Il a fait sien le message de Sarko, décrypte Carl Aderhold. Les Français font trop de grèves, ne bossent pas assez, les étrangers doivent être renvoyés chez eux: un vrai langage de beauf, qui habille de neuf de vieilles idées un peu nauséabondes.»
Résultat: le beauf n'a plus honte d'être beauf. Au contraire, il le revendique. «Il s'autorise à dire ce qui aurait choqué hier, comme s'il sortait de dix ans d'occupation soviétique», note l'écrivain David Abiker.

La preuve? Mireille Mathieu, Enrico, Clavier et Bigard ont formé la brochette people de la fête du 6 mai, place de la Concorde, pour célébrer la victoire de Nicolas Sarkozy. Tout un symbole. «Du beauf à l'ancienne avec une touche de modernité», précise Carl Aderhold."


http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2227/articles/a349751.html

Ecrit par : Le bûcheron | 21 juillet 2007

Ces discussions sur les revenus sont hautement stériles. Il y a de tlout — des vétos à bien plus de 10 000 euros par moi (le mien), et de sprofs non agrégés à plus de 5000 (un prof d'atelier du lycée Mermoz, à Montpellier, qui double carrément son emploi du temps en heures sup, avec un sens de la solidarité qui lui appartient).
D'autant que l'on devrait faire entrer dans le calcul tant de paramètres… Nous avons la sécurité de l'emploi (comme tous les fonctionnaires, et il y en a qui sont d'une utilité très contestable), mais vous n'avez pas de (petits) chefs — un avantage incontestable. Nous travaillons les uns et les autres sur d ela matière vivante, mais vos résultats sont immédiatement tangibles (a vélé / n'a pas vélé…), alors que le snôtres sont tellement différés (à part dans les classes d'examen, et encore…) qu'il nous faut beaucoup d'imagination et de foi pour continuer, parfois.
Et ça fait beau temps que je suis imperméable aux charmes des pisseuses de 16 ans, qu'elles soient sur la plage (où je ne vais pas) ou en classe. Ce qui compte, c'est leur plus ou moins grande beaufitude — parce que c'est mon métier de les en débarrasser, et que c'est un travail de Danaïdes.
JPB

Ecrit par : brighelli | 21 juillet 2007

«Il s'autorise à dire ce qui aurait choqué hier, comme s'il sortait de dix ans d'occupation soviétique», note l'écrivain David Abiker.

La faute à quoi? A la censure sous-jacente du "touche pas à mon pote", du "c'est pas bien de ne pas aimer les autres", etc. à la "bonne âme de gôche" qui ne supporte pas l'humour (ce que les totalitrismes ont tous voulu écrasé du talon), quand les différences doivent être mises à bas. Oui, après, dès qu'il y a un peu d'oxygène les langues se délient, et la force revient.

Ecrit par : Pendariès | 21 juillet 2007

mais vous n'avez pas de (petits) chefs — un avantage incontestable.

Ecrit par : brighelli | 21 juillet 2007

Oh que si !! A peu près 1200 petits chefs, si j'en crois mon fichier clients...

Ecrit par : yann | 21 juillet 2007

Et ça fait beau temps que je suis imperméable aux charmes des pisseuses de 16 ans, qu'elles soient sur la plage (où je ne vais pas) ou en classe. Ce qui compte, c'est leur plus ou moins grande beaufitude — parce que c'est mon métier de les en débarrasser, et que c'est un travail de Danaïdes.
JPB

Ecrit par : brighelli | 21 juillet 2007

Cher Jean-Paul, si vous saviez le nombre de collègues qui n'en peuvent plus devant les minettes de leur bahut et qui le disent en salle des profs, au resto, etc... En se tapant les cuisses. Ô monde délicat. M'enfin je préfère avoir des élèves filles jolies et soignées que des rombières en baggy et pull à col roulé, ou à jupe sur des jeans, etc. (enfin ce genre de sac qu'on trouve facilement sur les campus littéraires...). Ca décore bien!

Ecrit par : Pendariès | 21 juillet 2007

Du grain à moudre pour les néo-beaufs :

69% des français sont POUR l'extension du service minimum à d'éducation nationale !

Voilà un argument imparable dont Fillon va pouvoir s'emparer :

Puisque 69% de 932 personnes sont d'accord, il faut bien le faire, ce service minimum, hein !


"PS : j'ai fait le calcul : avec tous les impôts, taxes, TVA, etc. (et je n'ai même pas la mauvaise foi d'y inclure mes cotisations de retraite), l'an dernier, j'ai payé le salaire d'un prof à 2000 euros."

Ecrit par : yann | 21 juillet 2007


Ce prof qui lui, bien entendu, ne paie pas d'impôts, ne consomme rien et laisse crever son chien lorsqu'il est malade...

Ecrit par : Le bûcheron | 21 juillet 2007

Nous travaillons les uns et les autres sur d ela matière vivante, mais vos résultats sont immédiatement tangibles (a vélé / n'a pas vélé…), alors que le snôtres sont tellement différés (à part dans les classes d'examen, et encore…) qu'il nous faut beaucoup d'imagination et de foi pour continuer, parfois.

Ecrit par : brighelli | 21 juillet 2007

Il me vient une idée marrante : et si vous étiez payés en fonction des résultats d'examen ? Difficile à mettre en place, mais stimulant pour l'esprit, non ?
(Je galèje, j'espère que vous l'avez compris, JP ?)

"n'a pas vélé" ??? A un gros problème ! Ou son veto est un gros nul qui a confondu gestation et météorisme (aérophagie, quoi !), ou elle est bonne pour l'équarissage.

Tiens : et l'équarissage pour les recalés du bac ?
Deux bonnes idées pour le prix d'une. Veinards !

Ecrit par : yann | 21 juillet 2007

"Christophe S., j'espère que les nanas de 16 ans étaient en bikini... Avec de jolis lolos... et qu'elles regardaient l'homme d'expérience que vous êtes avec des yeux de jeune chatte devant son lait."

Ecrit par : Pendariès | 21 juillet 2007

Quoique naturellement (très) sensible au charme(s) féminin(s), et bien que les jeunes donzelles susnommées en fussent abondamment pourvues, je dois avouer que la situation évoquée ci-dessus m'en a absolument détourné. Je rejoins le point de vue de Jean-Paul, j'aurais plutôt eu envie de leur coller une paire de tartes que de leur faire du gringue et, de toutes façons, la remarque acerbe que je leur ai adressée m'ôtait toute chance de succès, si tant est que j'aie pu en avoir avec elles par ailleurs!

Ecrit par : christophe sibille | 21 juillet 2007

Ce prof qui lui, bien entendu, ne paie pas d'impôts, ne consomme rien et laisse crever son chien lorsqu'il est malade...

Ecrit par : Le bûcheron | 21 juillet 2007

Commentez donc mes posts sérieux, pas mes blagues à deux (mille) balles.

Un beauf qui s'ignore.

Ecrit par : yann | 21 juillet 2007

A chacun sa vie, à chacun ses bonheurs et ses peines...
Touvé sur le blog d'une ferme en Limousin...
les aléas du métier

3Une césarienne.
Pas très top un peu gore mais quand il faut il faut !!
Pas moyen de faire sortir le veau
Donc veto....
Lui non plus, donc césarienne ....
Résultat le veau ne pouvait pas sortir, difforme, les pattes figées en position coudées. impossible pour lui de sortir dans ces conditions...
Il à vécu une petite heure...
La maman est partie pour la boucherie ... les pattes du veau avaient percé l'utérus... il fallait s'en débarrasser... elle ne pouvait plus avoir de bébés !!
Ben oui il a fallu payer le véto quand même ( normal il faut bien qu'il vive) mais là le bénéfice on en n'a pas ! "

Ecrit par : Maminou | 21 juillet 2007

Le bûcheron,

Effectivement, Nicolas, j'aurais dû plutôt parler du "néo-beauf", qui correspond assez bien à la définition qu'en donnait un article du nouvelobs, dont voici un extrait :

Alors si le nouvelobs le dit, c'est que ça doit être vrai !

Je m'aperçois finalement que toute personne qui n'est pas de votre bord politique est qualifié de beauf ! C'est ce qu'on appelle l'ouverture intellectuelle. Ah mais oui, j'oubliais, l'ouverture est maintenant un concept de droite.

Nicolas

Ecrit par : Nicolas | 21 juillet 2007

"Je m'aperçois finalement que toute personne qui n'est pas de votre bord politique est qualifié(e) de beauf !"

Ecrit par : Nicolas | 21 juillet 2007


Encore une généralisation hâtive.

Si vous aviez pris le temps de le lire, vous auriez vu que l'article développe également le concept de "bo-beauf" de gauche.

Ecrit par : Le bûcheron | 21 juillet 2007

Pour un chiffre d'affaire un peu inférieur, je m'en tire mieux qu'elle : 34 ou 35000 euros net en 2006 (la flemme de chercher les chiffres à la piastre près). Si j'ajoute 350 euros d'indemnités d'arbitrage par an et les allocs, ça (t'as vu, j'apprends vite !) fait dans les 3000 par mois.
La différence est liée au fait que je ne passe pas mon temps sur des routes de montagnes et que je n'emploie personne.
Ecrit par : yann | 21 juillet 2007
Ouais, puis la marge dérisoire sur les médocs de rurale, somme toute assez chers et qui gonflent mon chiffre avec une marge inférieure aux sacs de croquettes.
Si j'ajoute la masse salariale à mon bénéfice net, on retombe sur le même revenu à une brouette près. Ceci dit, j'avais il y a dix ans coutume de dire que si mon entreprise ne pouvait me payer cinq semaines de congé par an, c'est qu'elle n'était pas viable et je prenais, embauchant un remplaçant trop content de se faire les quenottes, mes cinq semaines par an avec une Auxiliaire à plein temps (39 heures rémunérées 10% au dessus du SMIC).
Vous avez dit baisse du pouvoir d'achat?

Ecrit par : dobolino | 21 juillet 2007

Le bucheron,

J'ai lu cet article justement puisque le nouvelobs traine toujours dans la salle des profs, c'est un peu une bible pour certain, tout comme libération.

Cet article enchaine les généralisations les unes après les autres et nous dit ce qu'il faut penser, dire et ne pas dire. La pensée unique n'est pas morte.

Nicolas

Ecrit par : Nicolas | 21 juillet 2007

Le bucheron,

J'ai lu cet article justement puisque le nouvelobs traine toujours dans la salle des profs, c'est un peu une bible pour certain, tout comme libération.

Cet article enchaine les généralisations les unes après les autres et nous dit ce qu'il faut penser, dire et ne pas dire. La pensée unique n'est pas morte.

Nicolas

Ecrit par : Nicolas | 21 juillet 2007

J'ai été abonné à l'obs pendant des années, maintenant il me tombe des mains.
Même Delfeil de Ton me fait moins rire certaines semaines.
C'est dire si je dois être en train de devenir un gros con !

Ecrit par : yann | 21 juillet 2007

Ceci dit, je m'amuse bien et je ne voudrais pour rien au monde enseigner à des morveux ni vacciner à longueur de journée des chiens qui bouffent du Hill's et sont vermifugés douze fois par an alors qu'ils n'ont pas la moindre idée de ce que peut être un ténia. Brighelli dit que la discussion est stérile! Discussion il n'y a pas eu. On nous a posé la question à Yann et moi et nous avons eu le courage de répondre au risque que le mépris du véto de JPB et de ses petits camarades soit à notre égard plus profond encore qu'auparavant, si c'est possible. Je blague, bien sûr, JPB! La "véto de charme" (ça manque de petits smilies qui tirent la langue) assume parfaitement ses choix de vie et de travail et assume les mauvais coups du sort et les méandres de son caractère de cochon. A la guerre comme à la guerre.

Ecrit par : dobolino | 21 juillet 2007

C'est vrai, Yann, le Nouvelobs est gonflant ces temps-ci, les militants PS sont déprimés et déprimants. J'essaye de leur expliquer qu'il faut rire.

Ecrit par : dobolino | 21 juillet 2007

Merci Yann et dobolino pour ces éléments précis et objectifs. C'est rare de pouvoir connaître des choses que l'on considère bêtement taboues en France (en Allemagne, on parle salaire et religion à l'apéro, au dessert ou à la télé - ça m'étonnerait que dans un apéro entre profs on parle de ça, on se vante même de ne pas en parler - "oh ben on est au-dessus de ça").

Merci le bûcheron d'être intervenu. Il y a des profs qui trouvent qu'ils gagnent bien suffisamment, c'est leur droit après tout. 1,5 Smic pour Bac +3, c'est vrai que c'est cher payé. Je comprends qu'ils ne se plaignent pas.

Ecrit par : Jérémy | 21 juillet 2007

Je me demande si tabou s'accorde en genre et en nombre au nom auquel il se rapporte?

Ecrit par : dobolino | 21 juillet 2007

taboutes ???

Ecrit par : yann | 21 juillet 2007

Puisqu'on se dit tout, je confesse donc gagner un peu plus de 3000 € par mois, car agrégée au 11° échelon. N'ayant pas d'enfants (pas fait exprès, c'est comme ça...) je trouve ça confortable. Les collégiens étant ce qu'ils sont, je ne vole pas mes sous; ceux qui sont passés entre mes pattes ont fait beaucoup de rédactions, explications de texte à l'ancienne, dictées et exercices intensifs, versions latines, un peu d'histoire de l'art et d'histoire tout court. Plus de 3000 copies chaque année. Honnêtement, si on a les nerfs solides, le métier laisse du temps et le salaire permet d'en profiter; je rentre de Copenhague et je repars pour la Chine après pause dans ma maison payée depuis longtemps.
Cas à part? Je ne crois pas. Certains collègues sont à plaindre, mal payés, jetés dans des conditions pénibles. beaucoup d'autres pourraient être plus philosophes, voire satisfaits de leur sort s'ils faisaient un bilan honnête.
De quoi pourrais-je me plaindre? Du peu de considération auprès de beaucoup d'élèves, de parents, de gestionnaires; les dames de service, politiquement correct oblige, sont en apparence plus respectées que nous. Et bien sûr je paie le prix de mon anti-pédagogisme militant par des inspections à la torpille: hors-classe inenvisageable donc.
Mais quoi, la considération, on peut la trouver ailleurs (pour ma part dans des activités musicales très gratifiantes) et l'argent que je gagne, bien géré, suffit amplement; j'ai même signé la pétition pour payer un peu plus d'impôts (car les célibataires accablés par le fisc, c'est un mythe; il y a 20 ans, mes impôts frôlaient les 20%, ils sont tombés peu à peu à 12% et je fais partie des rares qui osent le dire. )
La planère prof, tout comme celle des artisans ou des libéraux, connaît toutes sortes de situations. Et pour une fois que je regardais la télé (je ne l'ai pas), j'ai appris qu'en moyenne, les mannequins si enviées gagnaient...3000 € par mois !!! Tout ça pour crever de faim! Je n'en ai que mieux dégusté les pâtisseries danoises, ou les magrets et foies gras qui font notre quasi quotidien dans le Sud-Ouest où les bons crus assurent digestions harmonieuses.
Tout ça sans chagriner personne, c'est le bilan honnête du niveau de vie d'un prof comme il y en a (encore?) beaucoup.

Ecrit par : Cunégonde | 21 juillet 2007

Cunégonde, merci. Pour ma part, PLP, bac + 5 (sans compter 3 ans de thèse), échelon 5, 5 ans dans la métier (que de 5!), je gagne un peu moins de 1700 euros par mois (je ne demande pas d'heures sup - je n'ai pas le temps pour ça - l'envie aussi, et puis un TZR ne peut rien demander il prend les postes qu'on lui donne et il ferme sa gueule) - j'ai acheté un appart que je rembourserai dans 20 ans (si la schnouffe me prête vie, Yann), j'ai pas de gros besoins, je suis sans enfant (je serai un père indigne sans aucun doute), et je suis jeune - pour le moment. Je voudrais bien gagner plus, comme tout le monde (j'ai une faiblesse, j'aime aller dans des chambres d'hôte pour me reposer 1 ou 2 fois par an). Une autre chose, par rapport à vous Cunégonde, je n'ai pas 3000 copies à corriger par an (je crois que ça me rendrait malade...).

Ecrit par : Pendariès | 21 juillet 2007

Cunégonde, comme vous dites, les conditions enseignantes sont très contrastées — même avec un salaire équivalent. Regardez, je suis au même échelon, je gagne autant, mais nous sommes quatre à vivre dessus, je n'ai aps fini d epayer ma maison, et j'ai un relquat d epension alimentaire, et si je ne compte pas les droits d'auteur, qui n'ont qu'un temps, je ne roule pas précisément sur l'or.
Mais je suis comme vous : je ne me plains pas, parce que franchement, cette vie, je l'ai choisie, et c'est ça qui compte, me semble-t-il. Et ça me paraît être plus ou moins le cas de bien des gens qui interviennent ici, quelle que soit leur profession. Alors, arrêtons les jérémiades, et au boulot. Le premier qui devient riche en écrivant un best-seller, ou en guérissant les canards de l'Elysée de je ne sais quelle maladie bizarre que n'auront pas manqué de leur transmettre les palombes parisiennes, invite les autres.
JPB

Ecrit par : brighelli | 21 juillet 2007

Sous-entendriez-vous, JPB, que Yann ou moi ne pouvons écrire un best-seller? Si je faisais un roman en m'inspirant de mes expériences pimentées de quelques meurtres et de quelques scènes érotiques, ça pourrait peut-être se vendre et faire rêver les midinettes.

Ecrit par : dobolino | 21 juillet 2007

Regardez, je suis au même échelon, je gagne autant, mais nous sommes quatre à vivre dessus, je n'ai aps fini d epayer ma maison, et j'ai un relquat d epension alimentaire, et si je ne compte pas les droits d'auteur, qui n'ont qu'un temps, je ne roule pas précisément sur l'or.

Ecrit par : brighelli | 21 juillet 2007

Dans ce cas, je propose une souscription pour offrir à JPB un nouveau clavier étanche, anti-miettes et poils de moustache.

Ecrit par : yann | 21 juillet 2007

Yann, vous êtes décidément impayable!

Ecrit par : christophe sibille | 21 juillet 2007

Yann, vous êtes décidément impayable!

Ecrit par : christophe sibille | 21 juillet 2007
Faut pas dire ça à un véto... déjà qu'il a pas de quoi se payer des vacances.

Ecrit par : dobolino | 21 juillet 2007

Comment peut-on écrire sous l'oeil du ministre??? Indépendance...? Là, il faut éclaircir m'sieur Brighelli si vous savez des choses...

Ecrit par : Pendariès | 21 juillet 2007

Tout cela me rappelle qu'il ya quelques années, Tibéri avait fait ouvrir une souscription à son nom. Tout comme de Villiers d'ailleurs, ce qui leur a permis à tous les deux, chacun de son côté, de gagner de l'argent.

Comme quoi, à pauvre, il y a toujours pauvre et demi.

Et j'ai beau me plaindre (ce qui fait honneur à mon pseudo), je suis plus près de Bob Cratchit que d'Ebenezer Scrooge.

Ecrit par : Jérémy | 22 juillet 2007

" ... j'en connais de très proches qui se battent pour gagner leur salaire."
Je sais et je crois comprendre, Pendariès. Ma mère est morte d'épuisement mais nous l'avons tous accompagnée jusqu'au bout du chemin comme nous l'avions fait quelques années plus tôt pour notre père. Ils ne sont plus là mais tout ce que nous avons vécu ensemble nous rend courage dans les moments difficiles.
Se battre . Ce n'est jamais fini. Mon fils n'a pas voulu continuer ses études après son bac qu'il a passé en deux ans tout en travaillant comme plaquiste, magasinier chef d'équipe pendant les vendanges, déchargeur de camion, réparateur de matériel informatique, ouvrier jardinier... bref, 64 contrats de travail en 5 ans, tout en espérant devenir pompier professionnel. Il est volontaire affecté à une caserne ( où les jalousies et cancans sont comme ailleurs ) ce qui fait que certains W.E il parvient à dormir 9 heures en trois nuits, tout en étant rémunéré une misère et en esuyant des reproches du genre " Vous voilà quand même bande d'enc..." et encore, ces propos sont gentils.
Face à ces difficultés, il ne geint pas et consulte régulièrement le code du travail et le code pénal pour se défendre. Ne lui a t-on pas conseillé devant témoins et à deux reprises, voici deux ans qu'il valait mieux se tirer une balle parce qu'il n'avait pas de sitaution stable ? Serait-ce la solution pour résoudre le chômage des jeunes ? Pour moi qui l'ai mis au monde, pour mon mari et moi qui l'avons élevé, selon des valeurs qui nous ont aidés à tenir la route, ces propos ne sont toujours pas digérés. (Nous avons réagi.)
Oui, j'en connais de très proches qui se battent pour construire leur vie dans la dignité et poursuivre un idéal. Dans le vignoble champenois on a fortement tendance à estimer les gens à l'étendue du patrimoine et à l'importance du compte en banque mesurable à certains signes dont certains sont parfaitement ridicules. Dans le monde enseignant les diplômes jouent un rôle de première importance. Quand la documentaliste adjointe d'enseignement est devenue certifiée,certains ( je dis bien certains) collègues l'ont regardée autrement et lui ont même dit bonjour. Mieux vaut en rire.
Se battre encore et toujours, montrer les dents, et ne jamais renoncer aux qualités humaines. Bien sûr, nous aurions préféré que notre fils aille un peu plus loin dans les études mais il ne supporte pas d'être assis et enfermé.
Il se bat à sa manière et construit sa vie à son idée sans faire de tort à personne, bien au contraire. Il a droit à notre affection et à notre estime. A travers lui, je pense à tous ces jeunes qui luttent et surnagent pour leur dignité.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 22 juillet 2007

Yann, vous êtes décidément impayable!

Ecrit par : christophe sibille | 21 juillet 2007

Merci.
Mais Dobolino a raison, faut surtout pas dire ça à un véto. Même riche. Ca lui donne de l'asthme et de l'urticaire (en même temps).

Ecrit par : yann | 22 juillet 2007

Il se bat à sa manière et construit sa vie à son idée sans faire de tort à personne, bien au contraire. Il a droit à notre affection et à notre estime. A travers lui, je pense à tous ces jeunes qui luttent et surnagent pour leur dignité.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 22 juillet 2007

Ou moins jeunes? Des femmes et des hommes de 55 ou 60 ans qui, bien que n'ayant pas reçu un enseignement du français par séquences, se tuent à des taches harrassantes pendant la saison touristique pour s'assurer une maigre pitance hivernale et qui trouvent le moyen de soutenir en plus financièrement leurs enfants...
Lu dans Charlie Hebdo par Charb:
Le pauvre en voie de disparition
" Le haut-commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté, Martin Hirsch, doit réduire d'au moins un tiers la pauvreté en France en cinq ans. C'est l'objectif que lui a fixé le président de la République. Il y a officiellement en France 7 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté, il faudra qu'ils ne soient plus qu'un peu moins de cinq millions à la fin du mandat de Sarkozy...
Hirsch a-t-il les moyens d'atteindre l'objectif qu'on lui a fixé? Oui, il est équipé d'une solide paire d'œillères inamovibles qui l'empêchent de voir l'équipe gouvernementale à l'action. Un cadeau de Sarkozy. Pendant qu'il s'emploie à tirer de la merde les plus pauvres, il ne verra pas les mesures destinées à enrichir les plus riches et à précariser un peu plus les classes moyennes. On a l'impression que pour Hirsch, il y a des générations spontanées de pauvres qui poussent sur les trottoirs. Hirsch traite la pauvreté comme si elle n'avait pas de causes politiques et économiques. Hirsch, c'est le type à qui le patron d'une fabrique de loqueteux a confié la mission de cacher la production sous le tapis. Comment la suppression de 17 000 postes dans l'EN peut-elle contribuer à réduire la misère? Comment la fin programmée du droit de grève peut-elle aider le salarié à résister aux pressions du patronat? ...
Hirsch, c'est le bénévole qui nettoie les oiseaux mazoutés sur les plages, mais qui refuse de voir d'où vient la marée noire. Hirsch, c'est l'humanitaire qui soigne les victimes des mines antipersonnel le week-end et qui travaille dans une usine d'armement le reste de la semaine..."


Bon, je n'ai pas tout mis car je sais que pour beaucoup ici, voilà un médiocre pensum écrit par un sale réac déclinologue payé à la pige. Comme Charlie n'a pas de site internet, j'ai mis quelques extraits. La totalité du texte est dans le journal de cette semaine.

Ecrit par : dobolino | 22 juillet 2007

Mais Dobolino a raison, faut surtout pas dire ça à un véto. Même riche. Ca lui donne de l'asthme et de l'urticaire (en même temps).

Ecrit par : yann | 22 juillet 2007

Symptomes typiques d'une somatisation des états d'âme.

Ecrit par : dobolino | 22 juillet 2007

"Pendant qu'il s'emploie à tirer de la merde les plus pauvres, il ne verra pas les mesures destinées à enrichir les plus riches et à précariser un peu plus les classes moyennes."

Constatation objective : dans ce cas, Hirsch est très, très bête. Et drôlement manipulable.

Ecrit par : Jérémy | 22 juillet 2007

Constatation objective : dans ce cas, Hirsch est très, très bête. Et drôlement manipulable.

Ecrit par : Jérémy | 22 juillet 2007

"... on se dit que, non, ce n'est pas possible, ce type est intelligent, il ne peut pas ignorer toutes ces contradictions. Il n'est ni sourd ni aveugle. Il mérite mieux que de servir de caution à la thatchérisation de la société française. Ou alors, c'est un salaud arriviste uniquement préoccupé de sa carrière. Mais en même temps, son engagement chez Emmaüs dit le contraire. Naïve andouille ou roué fumier, méchant traitre ou incohérent benêt, peu importe qui est Martin Hirsch. Qui était Martin Hirsch. Il n'existe plus. Il est désormais fondu dans la créature que le docteur Sarkozy a assemblée à partir de cadavres de personnalités de gauche et de droit." Charb.

Ecrit par : dobolino | 22 juillet 2007

"méchant traitre ou incohérent benêt, peu importe qui est Martin Hirsch."

Ah ben non, c'est trop facile !

Quand on ne sait pas, on dit "peu importe"... Il triche, Charb !

Ecrit par : Jérémy | 22 juillet 2007

Je vois que je ne suis plus le seul ici à encourager les saines lectures! Merci, Dobolino.

Ecrit par : christophe sibille | 22 juillet 2007

Alors, espérons une réponse de Martin Hirsch... Pour moi, peu n'importe pas mais je suis curieuse de voir la suite. C'est bien sectorisé tout ça. Et, pour en revenir au vif du sujet, je ne vois rien se profiler de bien optimiste pour l'école, de la maternelle à l'Université, particulièrement en faveur des futurs précaires programmés. Si je suis convaincue que la gauche s'est noyée, avec pleins de bons sentiments dégoulinants de mensonge, de mépris du peuple ou plein d'aveuglement idéologique (sujet impossible à aborder: même si 2/3 des militants de ma section sont individuellement pleinement conscients des dégats occasionnés, ils butent sur le diagnostic, au moins en public), je suis également certaine que la droite ne remédiera pas.
Je ne fais pas pour autant partie de ceux qui descendraient dans la rue et bloqueraient la machine. Je n'ai non plus jamais eu de problèmes de garde des enfants lors des grèves d'enseignants et, lors de la gigantesque grève du printemps 2003, la mamé a géré le quotidien et deux comédiens en relâche ont fait travailler tous les enfants de la vallée sur les fables de La Fontaine (chacun sa fable à déclamer en public) avec la participation d'une chorale pour nous organiser une superbe fête de printemps. Le tout en parfaite gratuité et total bénévolat.
Si les cités s'inspiraient de nos micro-sociétés villageoises, tout irait certainement mieux. Avant, il n'y a pas si longtemps, ça fonctionnait encore.
En mai 1968, j'avais huit ans, habitais une ville nouvelle de banlieue. Nous fûmes livrés à nous même pendant trois grosses semaines, dans les rues du matin au soir. Grève des transports et pénurie d'essence nous ont enfermés entre nos murs. Les rues et les squares grouillaient de six-dix-huit ans apparemment libres sous un soleil radieux. Pas d'accidents graves, pas d'actes de délinquance graves, que je sache. Il est probable qu'un pool sans cesse renouvelé d'adultes responsables et bénévoles surveillait nos ébats.
Ainsi que l'indiquait des panneaux à l'entrée de la ville: "Ici, 20 000 enfants de moins de seize ans". (36 000 habitants)
Vous allez me dire que nous étions bien élevés et vous n'avez pas tort: nous nous baignions en toute tranquillité dans l'étang de la Blanchette où nombreux vidangeaient leurs voitures et jetaient leurs vieilles ferrailles et, si un rat crevé ou une portée de chatons noyés venaient à nous saluer, nous les repoussions au large.

Ecrit par : dobolino | 22 juillet 2007

Quand on ne sait pas, on dit "peu importe"... Il triche, Charb !

Ecrit par : Jérémy | 22 juillet 2007

Si, lisez jusqu'au bout! C'est le bon diagnostic: le paysage politique français est un monceau de cadavres et, pour ma part, le peu que j'arrive à cerner de Nicolas Sarkozy n'emporte pas du tout mon adhésion.Mais peut-être suis-je aussi un cadavre, endormi par ses louangeurs, et qui se croit vivant?
Le fait est que Sarkozy n'a rien d'un cadavre et que, quelques soient ses objectifs, il y fonce avec l'habileté dont il a toujours fait preuve.
J'essaye de comprendre pourquoi la gauche est démoralisée dans une période qui s'annonce aussi riche en polémiques et en constructions. ????

Ecrit par : dobolino | 22 juillet 2007

Dans Charlie aussi, en dernière page, un petit dessin montre Ségo sur une plage, assise à une table, buvant un coktail à la paille et lisant un journal "people". Au deuxième plan, un homme dit à une femme "il y a quelqu'un qui a laissé le PS enfermé dans une voiture en plein soleil!"

Ecrit par : dobolino | 22 juillet 2007

Oui, Jul, (qui a fait ce dessin) a beaucoup de talent, (et d'idées). Et il a appris à lire avec la méthode globale, (école Decroly).

Ecrit par : christophe sibille | 22 juillet 2007

Tiens, je croyais que le méthode globale était abandonnée depuis longtemps.

On nous aurait menti ?

Ecrit par : Jérémy | 22 juillet 2007

D'abord, c'était il y a quelque temps, (Jul n'a pas loin de quarante ans). Ensuite, avez-vous entendu parler de l'école Decroly, Jeremy?

Ecrit par : christophe sibille | 22 juillet 2007

Jérémy, pardon.

Ecrit par : christophe sibille | 22 juillet 2007

J'ai jeté un coup d'oeil sur google, qui redirige vers leur site.

Je suis sur le blog de le Luron, je ne peux pas pas tout faire.

Tiens on devrait apprendre ça à l'école :
http://video.google.com/videoplay?docid=-1096073152804854088&hl;=fr

Ecrit par : Jérémy | 22 juillet 2007

Bijour,

juste pour dire une zânerie en passant, j'lirais plus tard..

"et Xavier Darcos, par parenthèse"

Tu veux dire qu'il habite dans le XIX ? :)

ps:"Vous les voulez ?"
vi pour voir :)

Ecrit par : toto | 22 juillet 2007

Je ne connaissais pas cette parodie de "ces gens là... Phénoménal! Merci, Jérémy...
Si j'osais, je rajouterai deux hexas: "hier, y'avait Le Luron, aujourd'hui c'est Gerra"*. Je ne sais pas pour l'école, mais question humoristes (et imitateurs, en l'occurrence), le moins qu'on puisse dire, c'est que le niveau ne monte pas.
*(ré ré ré ré ré mi, ré ré ré ré ré mi... En croches inégales, ça passe).

Ecrit par : christophe sibille | 22 juillet 2007

Christophe Sibille, nous sommes bien d'accord.

Gerra, c'est du sous-sous-le-Luron, sans aucun texte. Perroni/Gerra, ca ne vaut pas un clou face à Mabille/le-Luron.

Pour les imitations, je recommande le spectacle de Liane Foly. Elle s'est beaucoup inspirée de le Luron, justement, en reprenant Dalida, Line Renaud, Brigitte Bardot, etc. C'est très futile mais très drôle.

Même si ça ne vaut pas le Luron.

Et puisque la précédente vous a plu - ce dont vous me voyez heureux - en voici une autre en dédicace à ceux qui ont assisté au concert du 14 juillet 2007, organisé par notre nouveau Napoléon III du 7 mai :

http://video.google.com/videoplay?docid=7296659369621565726&total;=52&start;=0#=10&so;=0&type;=search&plindex;=3

Et une dernière : http://video.google.com/videoplay?docid=7296659369621565726&total;=52&start;=0#=10&so;=0&type;=search&plindex;=3

Voilà de quoi se détendre un peu. C'est les vacances, après tout.

Ecrit par : Jérémy | 22 juillet 2007

Mabille... Et Font! Il en a écrit autant! C'est même celui qui a écrit les meilleurs textes.

Ecrit par : christophe sibille | 22 juillet 2007

Apparemment, vous avez posté deux fois "Silence", Jérémy! Je l'ai, sur un double DVD: "Le Luron à Marigny", et "Best off".
Je ne sais pas si d'autres ont été édités.

Ecrit par : christophe sibille | 22 juillet 2007

Pardon !

Je voulais mettre Bardot en deuxième :

http://video.google.com/videoplay?docid=4023211695718056511

Ecrit par : Jérémy | 22 juillet 2007

Je ne sais pas pour l'école, mais question humoristes (et imitateurs, en l'occurrence), le moins qu'on puisse dire, c'est que le niveau ne monte pas.

Ecrit par : christophe sibille | 22 juillet 2007

Pour l'école vous ne savez vraiment pas?;):)

juste comme ça une petite perle relevée par un ami chargé de TD en première année de droit... et j'ai vu la photocopie des deux copies où elle a été relevée!
on n'écrit plus Garde des sceaux mais dans le moins pire des cas Garde des seaux des fois qu'il y aurait des fuites et un Watergate à l'Elysée mais au pire il a été aussi écrit Garde des sots même si ce n'est pas loin de la réalité on a quand même peur du niveau des futurs juristes... Et c'est pas du Jean-Charles...

Le Luron nous aurait sans doute concocté avec Desproges un petit sketch plaisant mais j'imagine bien Coluche s'emparer de ce genre de bourde où même Devos nous en tirer une cascade de jeux de mots...
c'était le petit clin d'œil du dimanche...
Bon début de semaine à tous en particulier à ceux qui travaillent et il y en a parmi les blogueurs...

Ecrit par : Patricia Mesnigé | 22 juillet 2007

Il me semble que Coluche ait abordé le sujet du "garde des seaux" exactement en ces termes dans un de ses sketches... Et, concernant spécifiquement la question de l'orthographe, il semble également que même Baudelot et Establet constatent une chute de niveau...

Ecrit par : christophe sibille | 23 juillet 2007

« Il y a officiellement en France 7 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté. »

Raison de plus pour ne surtout pas évincer les deux à quatre ans de l’Education Nationale. A situation équivalente, solution équivalente :

[La première initiative d’institution enfantine est attribuée traditionnellement au pasteur Oberlin qui créa à partir de l’année 1770, dans les huit villages que comptait sa paroisse des « petites écoles à tricoter ». Le souci du pasteur était d’occuper des enfants restés sans surveillance et de les instruire. L’œuvre d’Oberlin, bien que reconnue et approuvée par la Convention en 1793, ne fut pas poursuivie. Après sa mort, une fondation fut créée en 1827 pour continuer le travail entrepris, mais ce n’est que très lentement que les institutions enfantines se sont répandues.

Un autre exemple d’intérêt pour l’éducation des enfants de cet âge se manifesta en Écosse. En 1816, un industriel philanthrope, Robert Owen, se préoccupa des jeunes enfants des ouvrières de se manufacture de coton. Les infant schools étaient nées, elles allaient se répandre dans l’agglomération londonienne dès 1819 et attirer de nombreux visiteurs étrangers dont des français.

Les visiteurs français firent part de leur découverte dans les salons de la bonne société parisienne et c’est ainsi que se créa un comité de dames patronnesses qui peu à peu ouvrit des « salles d’asile » à Paris.

En 1883, Adolphe Thiers adressa aux préfets une circulaire les engageant à imiter les départements de la Seine et du Bas-Rhin pour la fondation de « salles d’asile ».
Dans ce texte, le rôle éducatif assigné aux salles d’asile apparut pour la première fois : « Il ne peut être que fort utile de commencer l’instruction dès l’âge le plus tendre : et tel semble devoir être le but principal des salles d’asile, qui formeraient le premier degré de l’enseignement élémentaire, et que, par cette raison, on pourrait appeler plus justement petites écoles ou écoles de l’enfance. »

La même année, François Guizot adressait une circulaire aux recteurs, où il écrivait : « En posant en principe que l’instruction primaire est élémentaire ou supérieure, la loi n’a pas entendu limiter à deux sortes d’écoles tous les établissement qui pourraient avoir l’instruction pour objet... En première ligne se présentent les écoles les plus élémentaires de toutes, celles où sont reçues des petites enfants de l’âge de deux à six ou sept ans, trop jeunes encore pour fréquenter les écoles primaires proprement dites, et que leurs parents, pauvres et occupés ne savent comment garder chez eux...
Indépendamment des avantages de sûreté et de salubrité qu’elles offrent pour les petits enfants, si souvent et si dangereusement délaissés dans les classes pauvres, les salles d’asile ont le mérite de leur faire contracter dès l’entrée dans la vie des habitudes qui sont un commencement de moralité ; et en même temps, ils y reçoivent les premières instructions, des notions élémentaires qui les préparent à suivre avec plus de fruit l’enseignement que d’autres établissements leur offriront plus tard... »

Suivirent quelques années au cours desquelles le nombre des salles d’asile augmenta considérablement (de 261 en 1937 à 3 572 en 1867). Le rôle des congrégations religieuses devint prépondérant. Le problème de la formation du personnel fut posé au milieu du XIX° siècle et aboutit à la création d’une « École normale maternelle » dirigée par Marie Pape-Carpantier.

Pendant un temps encore (1848 – 1881), on hésita entre les termes de « salle d’asile » et d’ « école maternelle ». Ces hésitations traduisent les difficultés éprouvées par les autorités pour définir la spécificité des salles d’asile, prises entre deux excès et transformées souvent, « ici en garderie où les enfants réunis et inoccupés contractent de funestes habitudes ; là, en écoles où leur intelligence est énervée par des études prématurées » (circulaire du 20/08/1847).

En 1867, le problème se posait toujours : « ... les succès des salles d’asile ont failli en compromettre l’avenir. Au lieu de se borner à donner les premières connaissances utiles et qui doivent être l’objet d’un enseignement verbal, on a tenté, dans quelques établissements, d’y développer l’instruction et d’en faire ainsi de véritables écoles. Il faut cultiver de bonne heure l’intelligence des enfants ; mais on doit se garder de la fatiguer et de l’appauvrir à jamais en la surexcitant outre mesure... » (Victor Duruy, 12/05/1867).

L’intégration des salles d’asile dans l’enseignement primaire fut renforcée par les textes officiels de la période 1881 – 1887. La loi du 16 juin 1881, qui établissait la gratuité absolue de l’enseignement primaire dans les écoles publiques, mit les salles d’asile au nombre des écoles primaires et le décret du 2/08/1881 utilisa à nouveau le terme d’école maternelles :
« ARTICLE PREMIER. Les écoles maternelles (salles d’asile), publiques ou libres, sont des établissements d’éducation où les enfants des deux sexes reçoivent les soins que réclame leur développement physique, intellectuel et moral.
Les enfants peuvent être admis dès l’âge de deux ans accomplis et y rester jusqu’à ce qu’ils aient atteint l’âge de sept ans. »

Ainsi l’école maternelle publique devenait une école non obligatoire, mais gratuite et laïque.
L’école maternelle, précisait l’arrêté du 28 juillet 1882, « ce n’est pas une école au sens ordinaire du mot : elle forme le passage de la famille à l’école, elle garde la douceur affectueuse et indulgente de la famille, en même temps qu’elle initie au travail et à la régularité de l’école... les directrices devront se préoccuper moins de délivrer à l’école primaire des enfants déjà fort avancés dans leur instruction que des enfants bien préparés à s’instruire. »

Lorsque l’école maternelle fut organisée, les personnels des salles d’asile furent remplacés par des institutrices.
En janvier 1884, l’École normale fut chargée d’assurer le recrutement du personnel enseignant « non seulement pour l’école primaire mais encore pour les écoles maternelles et les classes enfantines. Pauline Kergomard, inspectrice générale des écoles maternelles de 1879 à 1917, tint un rôle très important dans la fondation d’une école pour laquelle elle préconisait « le respect du petit enfant, la distance à l’égard d’exercices trop scolaires, la reconnaissance du jeu comme forme naturelle de son activité, ainsi qu’une connaissance plus approfondie de la psychologie de l’enfant, en vue d’une pédagogie qui favorise son épanouissement.] (extraits de « L’école maternelle, son rôle, ses missions » - Ministère de l’Éducation Nationale, 1986).

Aux débuts de l’ère de l’Instruction Publique, lorsque l’on se rendit compte que l’on ne pouvait pas compter de façon sûre sur la charité de dames patronnesses ou de congrégations qui risquaient de mettre en péril l’unité de la nation et que, parallèlement, la petite enfance était livrée à elle-même dans des conditions parfois très douloureuses du fait d’une organisation de la société engendrant un abandon des petits, soit en raison d’une extrême pauvreté accompagnée le plus souvent d’une extrême ignorance, soit en raison d’une organisation du travail qui obligeait les classes défavorisées à travailler toujours plus pour gagner pas grand-chose, le tout agrémenté de périodes de chômage non rémunéré pour cause de surproduction et/ou de blocage du marché pour empêcher la baisse du cours de la Bourse, on se décida à protéger et instruire, dans les limites du raisonnable, cette petite enfance défavorisée.

En cette ère de remise au goût du jour d’une idée d’Instruction Publique, opposée aux dérives d’une certaine pédagogie qui a jeté le bébé avec l’eau du bain, il serait dommage, voire suicidaire, d’abandonner cette petite enfance (les 2 à 4 ans) à tout ce que les précurseurs avaient essayé d’éradiquer, la mainmise d’associations dont le but pourrait parfois être le prosélytisme, avec tous les dangers que cela peut provoquer dans les fameuses zones de non droit de notre beau pays ou le profit qui écarterait de fait ces 7 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté.

Il ne faut pas supprimer l’accueil des tout-petits à l’école maternelle. Il faut l’améliorer, le réadapter à la seconde idée fondatrice, abandonnée au profit de la première (« ce n’est pas une école au sens ordinaire du mot : elle forme le passage de la famille à l’école, elle garde la douceur affectueuse et indulgente de la famille ») : « elle initie au travail et à la régularité de l’école... ».

Heureusement que MàC n'est pas là, je me ferais drôlement taper sur les doigts. Vite, vite, mettez des messages là derrière. J'aime pas me faire engueuler.

Ecrit par : catmano | 23 juillet 2007

Je ne vous engueulerai évidemment pas, Catmano! Je partage votre point de vue à 120%! Et on se battra pour ça, et on va gagner!

Ecrit par : christophe sibille | 23 juillet 2007

Aussi édifiant que le garde des seaux :

http://www.youtube.com/watch?v=IhlERjW0bhw&mode;=related&search;=

Il y a aussi l'instit qui était nulle en orthographe, mais je ne l'ai pas en reserve celle-là.

Ecrit par : Jérémy | 23 juillet 2007

Catmano, tes nélèves, il leur faut combien de temps pour atteindre ce stade d'ingéniosité? J'espère que ça va marcher, l'adresse est longue:
http://www.youtube.com/watch?v=QflRbYdCbNg&eurl;=http%3A%2F%2Fwww%2Evet%2Dorthopedie%2Ecom%2F%3Fpage%3D10101%26id%3D8

Ecrit par : dobolino | 23 juillet 2007

Ben, ça dépend... Kéké, il lui faut la semaine ; la Lolette, pas folle, elle y envoie un copain ; quant au père Léo, il accuse le monde entier d'avoir fichu sa balle dans le bassin et sa mère est bonne pour y aller à sa place et demander à son psy favori quinze séances psychothérapie familiale pour que fiston encaisse l'injure !

Ecrit par : catmano | 23 juillet 2007

Et que y'a des chiens plus efficaces et plus patients que certaines auxiliaires puéricultrices ou ATSEM:
http://www.youtube.com/watch?v=3AuJUapC6Hg&mode;=related&search;=

Ecrit par : dobolino | 23 juillet 2007