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17 juillet 2007
Derniere sequence
La dernière séquence
Une amie trop timide pour s’exprimer ici à la première personne (bonjour, Véronique M***) m’écrit sur la « séquence pédagogique », cet objet non identifié mais apparemment incontournable de la pédagogie à la mode, quelques réflexions que je propose à votre sagacité :
« Excédant largement leur cadre légitime, les programmes actuels imposent les séquences comme unique méthode pédagogique valide. Tout professeur qui a essayé d'y déroger et qui a été inspecté a appris à ses dépens qu'il ne s'agit pas là de vaines recommandations.
Pourtant, ce modèle a des inconvénients énormes. Toute l'énergie du professeur, toute son attention, sont absorbées par l'objectif de faire coïncider autour d'un même thème des points de langue et des points d'analyse littéraire.
« La programmation des séquences est organisée, la plupart du temps, et conformément aux instructions officielles, de façon à respecter une progression dans l'approche des différentes formes de discours, "enjeu neuf et crucial des nouveaux programmes", lit-on dans ces textes. Les contraintes posées par la mise en adéquation de l'étude de la langue et de celle des textes conduit par trop souvent à faire voler en éclats toute progression sérieuse en langue. Non que celle-ci soit totalement arbitraire, ne caricaturons pas - nous serions alors trop aisément contredits. Mais on va étudier le COD (pardon, "les compléments essentiels du verbe" en début d'année, avec le récit, par exemple, et l'attribut beaucoup plus tard, avec le discours descriptif ; avec un peu de chance, l'attribut sera étudié avec les expansions du nom, ce qui est une faute grammaticale, mais les manuels actuels nous montrent que la séquence s'embarrasse peu de rigueur et de précision. Pourtant, l'attribut se comprend infiniment mieux en opposition au COD, autour de la notion de transitivité, si essentielle (je vous mets au défi de trouver un seul manuel actuel qui évoque seulement cette notion). Mais avec la séquence, la langue n'est plus abordée comme un système cohérent : sous prétexte de décloisonner entre les matières, on a érigé des cloisons à l'intérieur d'un domaine, qui empêchent son intelligence par la mise en relation de ses éléments constitutifs (mise en relation du CO et de l'attribut, par exemple). »
Les ignorants de la chose pédagogique — attention, on pourrait bien glisser sur cette chose-là — peuvent se reporter à la Vulgate séquentielle (par exemple sur http://www.ac-poitiers.fr/tpi/formanet/formatio/sequence.htm,). Ils peuvent aussi lire la célèbre nouvelle de Mérimée (1), « Mateo Falcone », puis se reporter à http://perso.orange.fr/hypopolo/didac/falcone.htm a&fin; d’y examiner le traitement qu’un pédagogue, un vrai, fait subir à ce texte : on remarquera que jamais, au grand jamais, la « séquence » ne suppose que l’on parle de la Corse (2) et des codes qui y régiss(ai)ent l’honneur, ou de Mérimée — qui y fera un séjour très important après la rédaction de sa nouvelle, et avant d’écrire Colomba (de cette honorable dame, d’ailleurs, pas de nouvelle dans cette séquence forcé »ment limitée aux instances narratives — ça, ça doit passionner des mômes de collège…).
Quand je pense aux heures perdues par des enseignants trop nombreux à inventer une séquence qui plaise à l’IPR de passage… Quand ils devraient se soucier d’accrocher leurs élèves à la littérature — et tout y est bon, l’évocation du maquis au dessus de Portoi-Vecchio, le souvenir d’un camp de voile à Rondinara ou les pins se mirant dans la mer à Santa Giulia, l’économie de la châtaigne et le projet de ce général français, au XVIIIème siècle, d’incendier tous les châtaigniers de l’île pour affamer les Corses rebelles — pléonasme ! —, et Mérimée embrassé sur la bouche par la vraie Colomba, et pas content, le bougre, ou déchirant son habit — lui, le dandy habillé en plein maquis comme au faubourg Saint-Germain — aux ronces qui défendaient le dolmen de Fontanaccia, et son hôte de Sartène abattu après la parution de Comba par quelqu’un qui avait lu la nouvelle et enfin compris qui avait tué qui…
Je me souviens d’avoir travaillé sur les deux premiers tiers de cette nouvelle vers 1980, au collège du Neubourg, de leur avoir raconté tout ce que dessus, et d’avoir ensuite demandé aux élèves d’en écrire la fin, selon leur inspiration. Et ma stupéfaction de voir ces dignes petits Normands racontant l’histoire d’un père qui reprend la montre, l’objet transactionnel maléfique, et l’empoche – ou va la vendre pour son compte… Ah, avarice pécuniaire du Nord contre prodigalité sanglante du Sud…
Il est urgentissime d’en finir avec ces pratique stérilisantes. La littérature, ce sont avant tout des hommes (et des femmes) et des histoires, des lieux et des actes. C’est sur cela qu’il faut mettre l’accent, et non sur des schémas actanciels et autres merveilles de la sous-langue pédagogique.
Allez, c’était pour lancer les vacances : si vous êtes, si vous allez en Corse, lisez donc ce qui s’est écrit de mieux — les bonnes librairies de l’île, à Bastia, Ajaccio, Corte ou Ile-Rousse, vous fourniront tout ce que vous pouvez désirer pour vous distraire. Et si vous êtes enseignant, inutile d’imaginer, sur la plage, les séquences à venir : contentez-vous de fermer les yeux et de vous faire votre cinéma — c'est encore le plus sûr moyen d'embrasser Colomba.
Jean-Paul Brighelli
(1) Xavier Darcos est spécialiste de Mérimée, sur lequel il a écrit une excellente étude / biographie aujourd’hui reprise en Poche. Les internautes pressés peuvent consulter une conférence qu’il fit sur son auteur favori, surhttp://www.asmp.fr/travaux/communications/2005/darcos.htm .
(2) Il se trouve que la Corse a une étonnante présence en littérature entre la fin du XVIIIème siècle et le journal de voyage de Boswell et les articles à sensation du Petit journal à la fin du XIXème à propos des « bandits » : voir Pierrette Jeoffroy-Faggianelli, l’Image de la Corse dans la littérature romantique française, PUF, 1979. Mais qui le dira aux élèves, dans le cadre d’une « séquence pédagogique » ? Qui même le dira aux élèves corses ? Et on voudrait qu’ils réussissent mieux au Bac ? Allons donc !
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Commentaires
Les séquences au collège stérilisent toute envie de découvrir la bonne littérature; même chose au lycée avec les objets d'étude, meilleure manière trouvée à ce jour pour vider l'enseignement littéraire de son contenu. Le premier O.E. "à mettre au cabinet" , comme dirait Alceste, c'est celui de l'argumentation.
Jusques à quand abuserez -vous de notre patience , messieurs les IPR ?
Je ne résiste pas au plaisir de vous livrer une perle entendue pendant les oraux du bac de français en 1ère STG à Montpellier. J'interrogeais en lecture analytique sur un poème de Verlaine: "Colloque sentimental" , pendant l'entretien je demande dans quelle mesure le titre est en rapport avec le poème. Silence. Je demande alors la signification du mot colloque. Réponse: un colocataire !!!!
Ecrit par : Francine | 17 juillet 2007
J'interrogeais en lecture analytique sur un poème de Verlaine: "Colloque sentimental" , pendant l'entretien je demande dans quelle mesure le titre est en rapport avec le poème. Silence. Je demande alors la signification du mot colloque. Réponse: un colocataire !!!!
Ecrit par : Francine | 17 juillet 2007
Et qui empêche, même en enseignant en séquences, le prof d'expliquer le vocabulaire ? Ce contre-sens est-il dû aux séquences, ou au prof ?
Autre exemple : ma fille, travaillant sur "le philosophe scythe", de La Fontaine, n'avait rien compris parce que le prof n'avait pas pris la peine de préciser que la majuscule au mot "Jardin" faisait référence à Epicure. Le savait-il seulement ? Alors, la faute aux séquences ?
Je comprends Jean lorsqu'il veut supprimer le mot "séquences" du vocabulaire Educ Nat.
Mais peut-être vaut-il mieux travailler en séquences chronologiques, vivantes et bien construites, qu'en chapitres (ou tout autre mot de votre convenance) thématiques, bordéliques et mal foutus ?
Ecrit par : yann | 17 juillet 2007
"Jusques à quand abuserez-vous de notre patience, messieurs les IPR?" demande Francine.
Tant que nous serons assez bêtes, chers collègues, pour nous laisser impressionner et pour piétiner et notre conscience qui nous crie de ne pas faire parce que c'est mauvais, et la déontologie qui nous hurle que l'Etat ne nous a pas donné mission d'obscurcir les cervelles mais de les éclairer, et le bon sens qui, si nous l'écoutions, nous mettrait dans une colère irrépressible contre ces intolérables usines à gaz que sont devenus les prétendus "manuels de français".
Donc, à la rentrée, terminés les "objets d'étude" et les "séquences", et tout ce fatras qui aplatit le sens des textes, comme l'écrivait Marie-Christine Bellosta, et les réduit à n'être que des prétextes à acrobaties pseudo-intellectuelles oiseuses! Terminées les "formes de discours", les "genres", les "registres", les "situations d'énonciation", la "focalisation"... Et vivent les explications de textes linéaires, les commentaires composés, les dissertations générales parce que tout ça, c'est du clair et du solide.
Même la "lecture analytique" peut passer à la trappe sans inconvénient pour personne. D'ailleurs, Francine, votre candidat avait sûrement subi et gratté sans rien y comprendre, pendant toute l'année, comme le fils de mes amis dont j'ai déjà parlé, des montagnes de "lectures analytiques" qu'aucune "explication de texte" n'avait précédées. Et comme le poème de Verlaine n'avait pas été expliqué - tâche jugée basse et indigne par les cuistres - le candidat ignorait le sens du mot "colloque". Normal!
Chers collègues, il ne dépend que de nous, en fait, que les pédagogues n'aient bientôt plus que leurs yeux pour pleurer et frappent l'air de leurs lugubres cris. C'est notre devoir de préférer l'intérêt de nos élèves à la satisfaction des pédants et des revenus de tout qui ont tenté de leur interdire la découverte admirative des chefs-d'oeuvre.
Ecrit par : Jean | 17 juillet 2007
Mais pourquoi voulez-vous à tout prix, yann, sauver un terme qui est entièrement connoté "pédago", qui est le symbole même de l'attaque lancée par les "pédagogues" contre la transmission des connaissances, et qui, en dehors de ce contexte, n'est d'aucune utilité?
Sans doute savez-vous, pourtant, que la "pédagogie par objectfs", dont la "séquence didactique" est l'application dans les classes, avait pour finalité d'exploser la "pédagogie des programmes", réputée dépassée. De ce point de vue, la réussite est complète! La "séquence" relève de la fameuse "révolution copernicienne de la pédagogie" dont se réclamaient les pédagoques dans les années 80, qui mettait "l'élève au centre". Au centre du "complexe", à charge pour lui d'y mettre du clair et du simple.
Pour reprendre votre exemple, ce qui intéressait le professeur , ce n'était pas d'expliquer en détail la fable de la Fontaine, mais de s'en servir pour illustrer et pour atteindre l'"objectif" de la "séquence". Le contenu réel du texte, son sens, son originalité, le génie de son auteur, sa portée humaine n'ont aucun intérêt dans un tel contexte. C'est le principe même de la "séquence" qui exclut l'"explication de texte". Rien d'étonnant, donc, à ce que la majuscule du "Jardin" ait échappé au professeur et que votre fille n'ait rien compris au texte. Rien d'étonnant non plus à ce que les collégiens qui sortent de 3ème et ont subi quatre ans de "séquences" ne sachent pour ainsi dire rien en français.
Plutôt que de "travailler en ceci ou cela", il s'agit de transmettre aux élèves des connaissances solides, de la manière la plus simple et la plus méthodique possible. Chacun, de ce point de vue, s'organise comme il le juge, en conscience, le plus efficace.
Ecrit par : Jean | 17 juillet 2007
Je n'interviendrai ici qu'en tant que maman d'enfants inscrits au cned car les seules séquences que je connaisse en dehors du cinéma sont celles du cned qui n'ont visiblement rien à voir avec ce qui est décrié ici car en fait elles recoupent chacune trois semaines du programme de l'année scolaire et permettent à l'enfant "cnedien" d'avoir des repères chronologiques dans l'année pour envoyer les évaluations de contrôle qui lui sont demandées à raison de 10 par an en primaire et de 12 dans le secondaire; Le programme de travail est détaillé au jour le jour et c'est tant mieux car l'enfant "cnedien" doit faire preuve de beaucoup de rigueur et d'organisation... Je ne vois rien à reprocher à ces séquences là puisqu'elles impliquent la notion de périodes dans l'année scolaire.
Je m'insurge plutôt contre leur contenu et la novlangue qui a envahi les cours de français , contre la "déchronologisation"( la novlangue c'est contagieux;)) en histoire, contre l'absence totale de cours de géographie physique car s'il y a une matière où l'on met la charrue avant les bœufs c'est bien en Histoire-géographie, contre le vide des cours de technologie , la prétention des cours en arts-platisques, la pédanterie du langage employé... Je m'insurge aussi sur l'abrutissement imposé aux enfants en grande section maternelle où on leur fait ingurgiter puis régurgiter des listes de mots sans qu'ils ne connaissent l'alphabet je m'insurge contre la prétention de les initier au mathématiques avant même de leur apprendre à mettre le deux après le un et la pédanterie de faire des petits élèves de GS maternelle des élèves de Mat Supèrieure...et j'arrête là nous le savons tous ici pour l'avoir maintes fois établie, la liste des griefs contre les contenu des programmes est longue.
J'aimerais comprendre en effet en quoi travailler en séquence peut -il être si néfaste si ces séquences sont logiques ?n'est ce pas juste une question de dénomination ...comme disait l'un des blogueurs Jérémy je crois , séquence, chapitre ou période peut importe si il y a une progression logique dans l'enchainement de ces séquences si de surccroît elles ne sonnent pas le creux et permettent d'organiser l'année scolaire...
Le véritable problème n'est-il pas le CONTENU et non l'enveloppe? Mais une fois de plus je suis sans doute naïve ...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 17 juillet 2007
J'voudrais juste savoiiiiiiiir, chi curieux...
Tu prends combien pour la 'bannière' ESARC :)
Ecrit par : toto | 17 juillet 2007
Le véritable problème n'est-il pas le CONTENU et non l'enveloppe?Ecrit par : Patricia Mesnigé | 17 juillet 2007
Le fond et la forme vont ensemble.Ce qui ne va pas dans les séquences,c'est qu'elles impliquent que le texte n'est pas étudié pour lui-même,mais pour répondre à un objectif qui lui est extérieur.Pour reprendre le "corpus"( sans queue ni tête ) de l'EAF,orsque vous comparez La Bruyère et Hugo,vous enlevez de La Bruyère tout ce qui fait La Bruyère,vous enlevez d'Hugo tout ce qui fait Hugo,et vous vous concentrez sur ce qui reste.
Ecrit par : mirwac | 17 juillet 2007
Si les séquences n'étaient qu'une étiquette pour désigner un ensemble de cours, il n'y aurait pas de problème. Mais les séquences sont tendues par une idéologie... dont la logique n'est pas percutante.
Le problème des séquences didactiques en français, c'est qu'elles s'organisent autour d'objectifs formels, qui nuisent à la chronologie. Ainsi, on étudie au lycée comme objet d'étude "convaincre, persuader, délibérer". Il ne s'agit pas de montrer la richesse d'un texte, mais de montrer en quoi un texte A et un texte B se ressemblent, en mettant de côté leurs différences. Or, ce sont ces différences qui seraient intéressantes à étudier. On étudie ces textes sans expliquer leur contexte, ce qui en appauvrit considérablement l'étude et entretient la confusion. Il n'est pas rare qu'un élève dise que Montaigne est un célèbre auteur du XVIIIe siècle. L'objet d'étude n'est plus l'oeuvre en elle-même, mais sa forme, ce qui fait que tous les écrits se valent. On peut aussi bien étudier Rousseau qu'Amélie Nothomb pour l'objet d'étude intitulé "le biographique".
Qui dit séquence dit décloisonnement. Qu'est-ce que le décloisonnement? C'est le fait de considérer que l'étude de la langue ne doit pas être coupée de l'étude littéraire. En soi, le principe n'est pas idiot. Oui, mais... pour étudier un fait grammatical et comprendre ce que ce fait apporte au texte littéraire, il faut des acquis solides, qu'un collégien (ou même un lycéen) n'a pas. On demande en fait aux élèves de faire de la stylistique de niveau fac. De plus, cela correspond à choisir un texte pour sa richesse en subordonnées relatives. N'importe quel texte peut alors faire l'affaire. Considérer que les textes sont les "supports" de savoirs techniques, et non les objets de l'étude, c'est considérer qu'ils sont interchangeables. Or, l'intérêt des études de lettres est de dégager la singularité du texte étudié.
Les séquences reposent enfin sur la sacro-sainte méthode inductive : c'est aux élèves de formuler les règles de grammaire à partir d'un corpus donné. Là encore, l'idée n'est pas sotte. Tous les profs, en interrogeant leurs élèves sur le texte, en les guidant par leur questionnement, ont plus ou moins appliqué cette méthode sans le savoir. Mais en grammaire, cette méthode est problématique : on ne peut pas demander à une classe de réinventer les règles de grammaire. Pour 3 élèves qui ont suivi, on a le reste de la classe qui ne voit pas où le prof veut en venir...
L'idéologie qui sous-tend les séquences didactique est que l'élève est tellement au centre du système qu'on en oublie le texte et l'auteur. L'élève est bien sûr important, mais n'étudier un texte que dans l'objectif de faire utiliser la métaphore aux élèves est, je trouve, appauvrissant. Or, étudier un texte en profondeur, n'est-ce pas donner une certaine richesse aux élèves?
Ecrit par : Carabas | 17 juillet 2007
Yo Pat,
"Le véritable problème n'est-il pas le CONTENU et non l'enveloppe? Mais une fois de plus je suis sans doute naïve ..."
"vous ete con pleteman or sujé, le francé ca ser à rien
Ecrit par : Olivier | 14 juillet 2007 "
Tu en penses quoi de cette forme ?
Je pense que pour "picsou" ou "mickey" c'est bien, et toi ?
Tu sais que certains zânes voudraient apprendre à lire aux gamins de 6 ans dans cette forme ? :)
Ecrit par : toto | 17 juillet 2007
toto, la bannière, à mon avis, elle est automatique selon les mots clés auquel ce blog est associé + selon les mots que nous on tape.
En tapant UMP 36 fois, ou en mettant "Sarkozy" dans les mots clés de ce blog, on devrait finir par avoir une bannière pour l'UMP-Paris, pour les candidats UMP aux municipales de 2008 ou... pour le PS
Ecrit par : Jérémy | 17 juillet 2007
Ah, sinon, pour me faire l'avocat du diable, je dirais à Valérie M. que rien n'interdit de faire une séquence, quelle que soit la classe, sur "l'image de la Corse dans la littérature" ; j'en ferai bien une sur "le voyage chez les auteurs romantiques (Chateaubriand, Hugo, Nerval, Dumas)"...
Ecrit par : Jérémy | 17 juillet 2007
Jusques à quand abuserez -vous de notre patience , messieurs les IPR ?
Ecrit par : Francine | 17 juillet 2007
Moi, je ne sais pas... car je lis pour la jouissance (sic!) que j'en retire et n'étais pas une "flèche" en votre académique français des lycées. J'enseigne le plaisir à mes enfants. L'école n'est qu'un moyen pour gagner sa pitance. Accéder à un diplome rentable et cela suffit bien.
Ceci dit, découvrir, par les soins de Pendariès, Max Rouquette, ne fut pas pour moi une mince affaire... Merci à Pendariès, en tant qu'homme vivant de ce monde, et non en tant que prof...
Ecrit par : dobolino | 17 juillet 2007
Mais peut-être vaut-il mieux travailler en séquences chronologiques, vivantes et bien construites, qu'en chapitres (ou tout autre mot de votre convenance) thématiques, bordéliques et mal foutus ?
Ecrit par : yann | 17 juillet 2007
L'essentiel, pour ta fille, c'est que tu lui aies donné le goût de vivre, d'aimer et d'être aimée. L'école est un passage presque quasi obligé mais pas une fin en soi. Ce n'est qu'un moyen bien pratique pour certaines options professionnelles!
Ecrit par : dobolino | 17 juillet 2007
Le problème avec les "séquences", c'est que ce ne sont pas simplement des "formes" auxquelles on pourrait donner le "contenu" que l'on veut. Elles ont été imaginées pour empêcher de donner ce "contenu". Ce n'est pas un terme innocent. La "séquence" canonique dont rêvent les inspecteurs interdit de transmettre intelligemment un contenu intelligent. D'où l'ignorance complète, en français, des collégiens et des lycéens. Si on essaie de la contourner, ce n'est déjà plus une "séquence". Alors pourquoi conserver ce terme devenu impropre et dont le simple usage par les professeurs représente une victoire permanente pour les "pédagos"?
Ecrit par : Jean | 18 juillet 2007
Pour nuancer (quelqu'un l'a fait récemment, je crois que c'est Thalie), les inspecteurs veillent tout de même à ce que le cours transmette des connaissances. Je ne suis pas aussi catégorique dans la condamnation uniforme des inspecteurs. Ils sont comme toute catégorie sociale ou professionnelle.
Ecrit par : Jérémy | 18 juillet 2007
Vous avez dit excellemment les choses, Carabas, les "séquences " interdisent d'étudier les textes en profondeur.
Quant aux inspecteurs, la plupart essaient de tenir une position intenable: à la fois soutenir les "séquences" parce que c'est la vulgate officielle et qu'il n'est pas recommandé, dans ce microcosme pédagogique, d'être "le premier qui dit la vérité", et déplorer que le niveau des collégiens et des lycéens soit devenu catastrophique - sans s'interroger réellement sur les causes de ce désastre, et pour cause!
Ecrit par : Jean | 18 juillet 2007
Bonjour à tous!
Je lis avec plaisir toutes ces notes interressantes mais par moment j'ai l'impression qu'il n'y a que des profs de français ici! Ou en grande majorité, très très grande majorité!
Le problème des séquences nous l'avons aussi en langues, en allemand pour ma part, où je dois faire tourner plein de documents VARIES autour d'un seul thème et, si possible, dégager un joli point grammatical à expliquer en CONTEXTE.
Je cherche de façon artificielle une belle relative, chouette il y en a, et oufff, je peux expliquer ce point délicat!!
Souvent tout cela n'est que pretexte et on perd l'essence même d'un texte ou d'un document!
Donc...je ne le fais pas! Et je verrai bien ce qui arrive:)
Bonne journée caniculaire à tous!
Ecrit par : nathalie | 18 juillet 2007
"En quoi travailler en "séquences" peut-il être si néfaste?" , demande Patricia.
C'est que, justemenbt, en "séquences", on ne "travaille" pas, on fait semblant. Il n'y en a qu'un qui "travaille", qui passe des nuits blanches à "élaborer ses séquences" ( expression qui fait de vous un membre du sérail!), c'est le Pédagogue. Les élèves, eux, sont complètement largués, à la fois par la confusion de la méthode et par le langage pédant qui est de rigueur. De fait, ils détestent les "séquences". C'est normal, ils ont l'esprit naturellement clair. Pas comme les "pédagos"!
C'est ce qui nous permet de dire que le redressement de l'enseignement du français sera rapide dès que les "séquences" auront été interdites. Car il faut envisager une décision de ce genre, parce que c'est l'intérêt général qui l'exige. Et l'Etat doit en cette matière prendre ses responsabilités, car la Constitution dit expressément qu'"enseigner est un devoir de l'Etat, s'instruire est un droit". On n'a pas le droit, sous prétexte de pédagogie, de faire n'importe quoi, et en plus sans avoir à rendre des comptes. Or on a la preuve, après dix ou quinze ans de "séquences" et un bilan de l'enseignement du français scandaleusement désastreux - les quelques voix qui glapissaient encore que "le niveau monte" s'étranglent les unes après les autres -, que la Constitution n'est pas respectée. Les "séquences" doivent être déclarées contraires à la Constitution.
Ecrit par : Jean | 18 juillet 2007
Vous avez parfaitement raison, Nathalie, les "séquences", c'est-à-dire la mise en application dans les classes de la "pédagogie par objectifs", touchent et sabotent toutes les disciplines. Le désastre est complet, également, en anglais et en allemand. Il ne sert à rien, comme on l'a vu récemment, de s'interroger doctement sur les causes de l'ignorance de l'anglais et de l'allemand par les jeunes Français si l'on s'interdit de remettre en cause les méthodes pédagogiques imposées.
Il y a un principe tout simple que le microcosme pédagogique semble avoir perdu de vue, c'est que les élèves ne peuvent pas savoir ce qu'on ne leur a pas appris!
L'Inspection générale porte dans cette affaire une lourde part de responsabilité.
Ecrit par : Jean | 18 juillet 2007
L'essentiel, pour ta fille, c'est que tu lui aies donné le goût de vivre, d'aimer et d'être aimée. L'école est un passage presque quasi obligé mais pas une fin en soi. Ce n'est qu'un moyen bien pratique pour certaines options professionnelles!
Ecrit par : dobolino | 17 juillet 2007
Cà sent les vacances !! Ou bien tu as trouvé un plant d'herbe à fumette dans tes 80 hectares de caillasses !!
Tu as bien raison, l'essentiel, c'est de rester optimiste et d'aimer la vie.
Ecrit par : yann | 18 juillet 2007
(Pêché sur www.sauv.net...)
Dans Valeurs actuelles du 13 juillet, deux articles:
- "Les naufrageurs de l'école"
- "Ceux qui résistent".
Ecrit par : Jean | 18 juillet 2007
Mais pourquoi voulez-vous à tout prix, yann, sauver un terme qui est entièrement connoté "pédago",
Ecrit par : Jean | 18 juillet 2007
Si vous saviez, Jean, à quel point je me fous des séquences, çà vous donnerait une idée de l'infini !
La première fois que j'ai rencontré le terme, avec la PPO, c'est en préparant le BE d'éducateur sportif - voyez où va se nicher le vice ! - et j'ai vite mis tout çà au rencart.
Vous avez mille fois raison, il faut officialiser l'expulsion de tout ce fatras des textes ministériels, si j'en crois votre explication des "bugs" du colloque et du Jardin (suivez un peu, les autres, prenez des notes !).
Ce que j'avais mis sur le compte d'un peu d'inconséquence ou d'incompétence professorale est pour vous la conséquence d'un comportement moutonnier, lâche, servile des profs en question, parfaitement conscients de ce qu'ils font en suivant à la lettre les IO. De bons petits Eichmann, en quelque sorte. Cà fait frémir !
Dans ces conditions, oui, mettons les séquences au bucher en place publique.
Mais je préfère continuer à croire que le prof de ma fille est seulement un peu juste en philo ....
Ecrit par : yann | 18 juillet 2007
Je ne sais pas, yann, s'ils sont "parfaitement conscients de ce qu'ils font", mais ce qui est probable, c'est que beaucoup ne sont pas conscients de ce qu'ils ne font pas.
Ecrit par : Jean | 18 juillet 2007
On peut détourner les séquences et privilégier les mouvements littéraires en choisissant d'étudier une oeuvre intégrale à chaque fois. Exemple pour l'objet d'étude le théâtre, étudier sous toutes ses coutures soit une pièce classique, ("Phèdre", Dom Juan", etc.., soit une pièce romantique, soit le théâtre de l'absurde). Idem pour l'objet d'étude mouvement littéraire: la Renaissance avec les Amours de Ronsard, ou "Les Regrets" de Du Bellay...les contes de Voltaire pour les Lumières et des extraits des Lettres persanes.
Pour la poésie, c'est encore plus facile: un recueil de Verlaine ou de Rimbaud, un florilège des " Fleurs du mal", and so on...
Avec le nouvel O.E. sur le roman: "La Princesse de Clèves", ou une oeuvre de Balzac, Stendhal, Flaubert, Mauriac, Malraux. Et même pourquoi pas "Un amour de Swann", "Combray"....
Mais, c'est vrai que ces séquences sont un carcan stupide et que je n'étudie pas une oeuvre à travers seulement quatre extraits, comme le recommandent les instructions officielles. Quand c'est bon et qu'on se régale, je ne compte pas. Le plaisir du texte d'abord! bon sang! s'écriait Roland Barthes voilà vingt ans déjà.
Ecrit par : Francine | 18 juillet 2007
Jean, je dois considérer que mes enfants ont de la chance car au cned le terme séquence revêt bien le sens de période mais les cours sont creux ça je ne vais pas dire le contraire. Je ne vais pas redire ce que j'écrivais hier. mais je ne doute pas qu'effectivement en primaire et en collège , l'enseignement soit nivellé ainsi par le bas et quelque soit la matière.
Réclamer l'abolition des séquences soit! Mais imaginez un peu ce qu'il vont pondre à la place...
Il est plus important à mon avis que les profs passent outre et n'aient plus peur d'enseigner comme leur conscience le leur dicte et qu'ils épaississent le contenu en poussant la curiosité de l'élève à aller chercher plus loin et ça c'est une question de talent dont malheureusement les profs ne sont pas tous dotés mais si ceux qui n'en ont pas ont un peu alourdi les bagages de leurs élèves, nous parents ,pour une fois ,on ne viendra pas s'en plaindre...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 18 juillet 2007
Merci Francine!
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 18 juillet 2007
Cà sent les vacances !!
Ecrit par : yann | 18 juillet 2007
Bof! On peut le dire comme ça si on veut.
Ecrit par : dobolino | 18 juillet 2007
Le problème n'est pas de jouer chacun dans son coin sa ressucée de "papy fait de la résistance":les séquences sont un système général,mis en place-et pas seulement en français effectivement,qui change profondément le sens de notre travail ,-de l'instruction à l'instrumentalisation(pas que des élèves).Il faut faire sauter ce système.
Le problème est de trouver les leviers qui puissent le permettre.Et il est bien tard:de nouvelles générations d'enseignants arrivent qui,en toute bonne foi,ne connaissent pas d'autres façons d'enseigner.Il n'est qu'à voir les jeunes collègues s'enthousisamer,contrairement à J_PB ,devant des manuels qui présentent des séquences-toutes-faites,si possible avec des questions déjà prêtes sur les corpus..Chez nous,les conseillers pédagogogiques SONT ces jeunes enseignants tout juste sortis de l'IUFM(un an d'expérience!):le système est en train de s'auto-reproduire....!
Ecrit par : charles | 18 juillet 2007
Comme le souligne Charles, les nouvelles générations d'enseignants arrivent sans connaitre autre façon d'enseigner que celle dispensée en IUFM... Je le sais, je viens d'avoir mon CAPES d'anglais il y a quelques jours et la plupart des gens de ma classe ne sont absolument pas au courant qu'il existe une polémique sur l'idéologie IUFMesque. Pire, la peur du bâton (ou du formateur IUFM) est telle qu'ils accepteront de suivre les oukases des pédagogos sans se poser de questions.
Je suis très pessimiste en ce qui concerne l'avenir de l'éducation en France. On se dirige de plus en plus vers un système éducatif à la britannique, ce qui est le pire qui puisse arriver. Parole d'angliciste.
Ecrit par : Johnthetrickster | 18 juillet 2007
Les IUFM sont une entreprise de conditionnement des esprits redoutablement efficace.
Il n'en reste pas moins qu'en tout stagiaire, quel que soit son état d'aliénation pédagogiste, il y a la petite flamme du bon sens qui ne demande qu'à être ranimée.
D'où ce devoir pour nous tous d'informer nos collègues, de leur ouvrir les yeux sur le conditionnement dont ils ont été victimes, de leur donner les moyens d'être enfin eux-mêmes.
Ecrit par : Jean | 18 juillet 2007
Dans notre France encore jacobine et centralisatrice, si M. Darcos ose demande une refonte sensée des programmes, les profs-lambdas suivront.
" Tu es un mouton, mon frère". (Nazim Hikmet, poète turc du XXème siècle).
BONNES VACANCES, QUAND MEME !!!
Ecrit par : Francine | 18 juillet 2007
C'est vrai qu'on attend un mot de Darcos sur les programmes... Changeront-ils au collège et en lycée ???
De Robien a juste rajouté une heure de grammaire par semaine en collège. C'est bien gentil mais c'est trop peu, ca ne changera pas grand chose.
Ya-t-il un groupe d'experts sensés qui planche en ce moment sur la refonte des programmes dans le Secondaire ? Quel est ou quel sera ce groupe ??? C'est ça qu'il faudrait savoir !
Pour répondre à Nathalie, il est évident que l'enseignement des langues s'est horriblement dégradé en peu de temps : quand je compare le Bilder und Stimmen (vous connaissez ?) des années 70 aux horribles manuels d'aujourd'hui, je suis confondu de honte. Je n'ai appris l'allemand qu'en sixieme et en cinquieme, avec une affreuse bonne femme qui nous faisait apprendre nos textes et nos declinaisons par coeur. Apres, je n'ai eu que des pedagogos, on faisait plein de textes sans les comprendre, on repondait à des questions comme "wer ? wie ? was ?" et on faisait des gateaux avec des recettes en allemand. Sauf en premiere, où on m'a refait faire de la grammaire et du vocabulaire à gogo, et là j'ai progressé.
Nathalie, vous en pensez quoi du référentiel pour les STG, cette manière de noter qui fait que tout élève bredouillant trois mots DOIT de facto avoir 5/20 ?
Ecrit par : Jérémy | 18 juillet 2007
"Dans notre France encore jacobine et centralisatrice, si M. Darcos ose demande une refonte sensée des programmes, les profs-lambdas suivront"
écrit francine.
Sans être forcément dans le secret des dieux, je peux vous dire que oui, les programmes vont changer.
Mais pas en un jour, ni en deux coups de crayon. Le système est si profondément corrompu qu'il va falloir du temps. Déjà, tester sur quelques centaines d'établissements, et non plus seulement quatre ou cinq, certaines expériences — celles du SLECC en Primaire (1), par exemple (à ce propos, Cartmano, vous me pondez un programme précis pour les Moyennes et Grandes sections ? J'en ai l'usage…), de façon à avoir une idée précise de l'alternative. Puis étendre au collège et au lycée — c'est le stade où ça semble le plus facile, mais dites-vous bien que proposer des programmes profondément chamboulés, du jour au lendemain, à des élèves et à des enseignants formatés depuis quinze ans à ce que nous savons n'est pas si simple ni si évident.
Et on ne peut pas dire non plus "revenons-en aux programmes de 1923" (ou de 1965), parce que les situations et les publics sont radicalement différents. Il faut repenser les programmes et la pédagogie (2) — et, à terme, les concours de recrutement.
JPB
(1) Un instit SLECC, dans son coin, est parvenu à apprendre aux gosses de CP de sa petite école de village à lire et à écrire, et à maîtriser les quatre opérations de base, y compris, me dit-on, les divisions à trois chiffres. Plus de détils lors des journées du GRIP à Roncq dans la troisème semaine d'août. J'y serai.
(2) Voir la "troisième voie" de mon ami Bernard Appy (http://appy.ecole.free.fr/3evoie.htm)
Ecrit par : brighelli | 18 juillet 2007
Bonjour jérémy!
Je ne connais pas la méthode dont vous parlez car dans les années 70 je venais à peine de naître:)
J'ai corrigé la LV2 en STG cette année tiens, et j'ai été consternée... Moi qui vient d'un tout autre type d'établissement, je n'avais JAMAIS vu une copie de STG.. Mais bon, j'ai appris!!
J'ai été consternée devant le sujet....Si j'avais été élève je me serais indignée à quel point on me prend pour une imbécile!!! Attention, je ne traîte personne ici d'imbécile, mais je me demande comment on peut en arriver à avoir un niveau AUSSI faible!! Et le barême étant ainsi fait que l'élève qui n'a pas la moyenne et un élève....qui... n'a pas répondu aux questions de compréhension posées en français sur une phrase du texte,ladite phrase étant bien sûr traduite de l'allemand en note de bas de page....Au cas où....Si si, j'ai mis des 03/20.....
je vouslais d'ailleurs en profiter pour demander à tous et surtout à ceux qui le savent avec précision: peut on changer une note que j'ai mis à l'écrit du bac sans mon accord? Est ce normal que je ne me retrouve pas avec MES copies corrigées lors de la délibération mais des tas de copies de ma matière mélangées avec des copies d'un autre correcteur? Puis je donc , moi, aussi décider que je voulais bien rajouter des points sur telle copie alors que je ne l'ai même pas lu??????
Merci de me répondre avant que je ne m'énerve pour rien!
Bonne fin de journée!
Ecrit par : nathalie | 18 juillet 2007
"Moi qui viens", Nathalie! Et "je ne traite...". Fautes de frappe, sûrement.
Au fait, quelqu'un sait-il ce que le conseiller de Nicolas Sarkozy pour l'éducation Dominique Antoine a dit aux présidents des associations de professeurs spécialistes lors de l'audience du 28 juin?
Ecrit par : Jean | 18 juillet 2007
Il faut aussi se renseigner sur ce que mesdames Cuche et Sommer ont fait pour la grande section de maternelle. (Réseau LIRAS).
Anne-Marie.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 18 juillet 2007
Bonjour,
je n'ai pas encore lu " Le déjeuner des bords de Loire" mais comme ce blog a stimulé ma curiosité ,cela ne saurait tarder. La lettre ouverte m'invitant à découvrir cette oeuvre m'a rappelé que je pouvais relire, en attendant , un certain cahier gris rangé dans mes placards
Qu'il me soit donc permis de signaler aux amis de ce blog un Cahier de la Fondation AMOPA intitulé " L'écrivain devant son oeuvre" regroupant en 144 pages une série de conférences de Jacques Imbert, Professeur Honoraire au Lycée Jacques Decours. Les conférences portent sur Thucydide, Maurice Genevoix, Marcel Aymé, Julien Gracq, Colette et sont illustrées par l'auteur et Maurice Genevoix.
Loin des séquences et des modes pédagogiques, une brève préface toute simple vous prend par la main et vous invite au voyage.
" Un écrivain, c'est un être humain qui vit dans le monde,en un certain lieu et en un certain temps, avec ses joies et ses peines, ses grandeurs et ses petitesses.
C'est en même temps un homme (ou une femme) qui s'est regardé vivre dans une vie, un milieu, un temps recréés et nous a donné à lire ce qu'on appelle une oeuvre littéraire.
Si cette oeuvre est riche d'art, de pensée,d'enseignement, elle défie la mort et elle peut faire dire à son auteur ce qu'a dit Maurice Genevoix : il n'y a pas de mort; je peux fermer les yeux, j'aurai mon paradis dans les coeurs qui se souviendront.
A nous de juger ! "
Veuillez m'excuser si je suis hors -sujet. J'aurais dû prendre le train précédent où l'on parlait davantage de littérature.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 18 juillet 2007
Merci pour vos aimables corrections, ah ! nous ne pouvons pas nous en empêcher , n'est -ce -pas ;)!! ceci étant, une réponse à ma question aurait été sympa aussi...
Ecrit par : nathalie | 18 juillet 2007
Je parlais à Jean :)
Ecrit par : nathalie | 18 juillet 2007
Des programmes précis pour la Grande Section... J'ai, à revoir et compléter en mathématiques (cette année, je change ceux de CE1, ils sont enfin bouclés).
Pour la Moyenne Section, j'ai, mais seulement des pistes dans mon "fameux bouquin pas porteur commercialement" mais qui va peut-être le devenir incessamment sous peu.
Mais, après la Corrèze, qu'est-ce qu'il fait chaud ici !
Ecrit par : catmano | 18 juillet 2007
(1) Un instit SLECC, dans son coin, est parvenu à apprendre aux gosses de CP de sa petite école de village à lire et à écrire, et à maîtriser les quatre opérations de base, y compris, me dit-on, les divisions à trois chiffres. Plus de détils lors des journées du GRIP à Roncq dans la troisème semaine d'août. J'y serai.
JPB
J'ai vu de mes yeux, dans "une petite école dans le sable", sur un autre continent, des enfants qui à l'issue de 2 années de CP (la première année de CP correspondant à notre GS , quand les enfants ont 5 ans) savent lire, écrire, et maîtrisent les 4 opérations : pour les divisions, elles n'ont que 2 chiffres car la numération s'arrête à 100 ...
Ecrit par : Maminou | 18 juillet 2007
Nathalie, j'aurais bien volontiers répondu à votre question, mais j'enseigne dans un collège et mes souvenirs de correcteur au bac sont lointains.
Ecrit par : Jean | 18 juillet 2007
Ok , Jean, je ne désespere pas...;)Quelqu'un saura sans doute! Donc, j'attends!Bonne soirée .
Ecrit par : nathalie | 18 juillet 2007
Ok , Jean, je ne désespere pas...;)Quelqu'un saura sans doute! Donc, j'attends!Bonne soirée .
Ecrit par : nathalie | 18 juillet 2007
JPB
"Sans être forcément dans le secret des dieux, je peux vous dire que oui, les programmes vont changer."
Tantôt, Je feuilletais en librairie . Une revue pédagogique pour parents d' ado donnait la parole à Mrs Brighelli , Darcos ainsi qu'à Valérie Pécresse.
Vous étiez plus précis que les 2 ministres : dégraisser le mamouth, reformer voire supprimer les IUFM, changer les programmes, repenser le collège unique.
Peut-on espérer plus qu'un proximité d'articles dans une revue branchée ?
Ecrit par : Mengo | 18 juillet 2007
Je m'exprime et je ne suis pas même au courant. Quelle " revue pédagogique pour parents d' ados", mon cher Mengo ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 18 juillet 2007
Nathalie, bien sûr qu'on peut changer vos notes sans votre accord ! Et vous pouvez changer celles qui vous chantent en toute tranquillité !
Lors des délibérations de bac, il n'y avait que quatre profs : philo, portugais LV3 (!), histoire-géo et moi.
Le vice-président a remonté les notes de : maths, EAF, anglais, LV2, histoire-géo, philo et LV3 (russe, allemand, italien, etc.). Il n'y a qu'en lettres où j'ai désespérément dit "non, non, j'ai mis 7, ça vaut 7, et c'est déjà cher payé." Résultat : on a remonté la note de sport.
Ecrit par : Jérémy | 18 juillet 2007
"revue pédagogique pour parents d' ados"
C'est la définition de Phosphore, ça, non ?
Ecrit par : Jérémy | 18 juillet 2007
Jean, comment savez-vous que c'est Dominique Antoine, le conseiller éducation de Sarkozy ?
J'étais persuadé qu'il s'agissait de Bernard de Froment !
Ecrit par : Jérémy | 18 juillet 2007
En tout cas, sachez que ça mène loin, la grammaire !
Anne Sancier-Chateau a écrit plein de livres éminemment recommandables sur la grammaire, la stylistique et la langue du 17e siècle... La voilà rectrice de l'Académie de Limoges !
Et la littérature, ca paye aussi : Alain Boissinot, qui est le responsable des programmes de français de la fin des années 90, est recteur de Versailles (enfin, lui, c'est plus ancien déjà, rappelez-vous : vous l'avez vu diligenter une enquête puis défendre l'administration après l'attaque au couteau par un élève de la pauvre Carine Montet-Toutain - dont plus persone ne parle).
http://www.sauv.net/quotreunion1995.php
Ecrit par : Jérémy | 18 juillet 2007
Je termine (désolé pour le morcellement) :
En Grande-Bretagne, on va instaurer trois nouvelles matières pour agir contre l'échec scolaire :
"la cuisine (de 11 à 14 ans), l'éducation civique et l'identité nationale, la gestion des finances personnelles."
Personnellement, je ne suis pas trop contre la réintroduction de la cuisine !
Ecrit par : Jérémy | 18 juillet 2007
Ce qui signifie que je suis contre les deux autres matières-gadgets...
Ecrit par : Jérémy | 18 juillet 2007
Pour Nathalie (et tous les autres) :
"Presque deux tiers des candidat(e)s proposent cette année un travail rédigé dans un anglais indigent, infesté d’erreurs de grammaire relevant du programme de fin de premier cycle, le plus souvent sous forme d’une accumulation de
phrases minimalistes décousues, le tout livré en moins de trois pages.
Quelle que soit la difficulté due au texte ou aux questions posées, on ne peut que s’interroger sur une telle dégradation linguistique : est-elle accidentelle ou, symptôme d’un mal plus
profond ?"
Ces lignes sont extraites du rapport de jury... du concours général ! C'est une I.G.E.N. d'anglais qui les écrit. Si l'Inspection Générale se rend compte des problèmes, c'est bon signe... Mais comment ne voit-elle pas que "le mal plus profond" est dû à l'abandon des méthodes traditionnelles d'apprentissage et au refus de faire des leçons de grammaire pure, des listes de vocabulaire et des textes LITTERAIRES en langue ???
Ecrit par : Jérémy | 18 juillet 2007
Jérémy:
Vous êtes pour la cuisine en Angleterre? Malheureux! Ne pensez-vous pas que c'est ainsi que le steak sauce menthe et autres gelées peu ragoutantes se transmettent de générations en générations en Albion (perfide, forcément)? De plus, cette matière existait déjà - ayant enseigné au R.U., je parle d'expérience.
Par contre, en GB, on ne fait pas de grammaire ni au primaire, ni au collège et au lycée (collège et lycée forment un seul établissement outre-manche, appelé highschool): il faut attendre la fac, et bien sûr, choisir de faire des études littéraires. Ce qui fait que les Anglais, dans leur grande majorité, ne connaissent pas leur langue.
Mais j'oubliais que moins en moins de Français connaissaient la leur... Merci Mérieu.
Ecrit par : Johnthetrickster | 18 juillet 2007
Toujours à Jérémy:
L'extrait cité a été pris du rapport de jury de CAPES externe 2007, me semble-t-il, mis en ligne il y a deux jours et écrit par Mme Mireille Golazewski, Inspecteur Général (qui est une personne charmante, soit dit en passant). Vous dites, Jérémy:
"Mais comment ne voit-elle [l'inspecteur] pas que "le mal plus profond" est dû à l'abandon des méthodes traditionnelles d'apprentissage et au refus de faire des leçons de grammaire pure, des listes de vocabulaire et des textes LITTERAIRES en langue ???"
Je peux vous faire une confidence, Jérémy, en fac, ces méthodes sont toujours d'actualité; vous ne pouvez pas préparer le CAPES sans apprendre des listes de vocabulaire, bachoter la linguistique et les règles de grammaire, faire des analyses de textes littéraires en anglais... Il est moins facile de le faire dans une grande université comme Paris, où l'anonymat est de mise et ainsi une correction individuelle des copies est impossible, mais ce n'est pas le cas dans nombre d'universités de province (dont la mienne).
Croyez-bien, Jérémy, que ceux qui n'ont pas de vocabulaire, ne savent pas rédiger un commentaire littéraire dans un anglais décent (ou une dissertation dans un français décent, car le français compte également en CAPES d'anglais), n'ont pas eu leur CAPES, car ils ont été lourdement sanctionné.
Dernière chose, Mme Golazewski est une didacticienne. Qu'elle se rende compte qu'il y a quelque chose de pourri dans le royaume de l'Education Nationale est peut-être de bonne augure. Qui sait, le vent va finalement tourner?
Ecrit par : Johnthetrickster | 18 juillet 2007
Non, non, je le dis plus haut : il s'agit du rapport sur le concours général, qui est censé rassembler l'élite des lycéens (alors imaginez le reste...) :
http://eduscol.education.fr/D0073/CGL_Rapport2006_Anglais_T_ES-L-S.pdf
Pour le Capes d'anglais, je suis bien obligé de vous croire sur parole, puisque je ne l'ai pas passé. Mais enfin s'il est comme le Capes de lettres, je doute de son caractère réellement sélectif (ce qui ne signifie pas qu'il n'y a pas de certifiés brillants !)
Ecrit par : Jérémy | 19 juillet 2007
Jérémy:
Au temps pour moi, j'avais vite lu! Je dois être légèrement obsédé par le CAPES, c'est pas possible! Toutes mes excuses.
Effectivement, après lecture, le constat est affligeant... Mais ce qui est également grave, c'est que la troisième question du commentaire n'est pas une question. Je vous la livre telle quelle: "3. Conformity and subversion in these opening pages of the novel." Ca veut dire qu'il faut faire quoi? "Discuss"? Pourtant la question suivante traite d'à peu près la même chose et propose de faire une petite dissertation sur ce sujet.
Où est la pédagogie là-dedans? Alors qu'on nous rabat les oreilles avec le guidage en didactique, là il n'y en a pas du tout...
Ecrit par : Johnthetrickster | 19 juillet 2007
Où est la pédagogie là-dedans? Alors qu'on nous rabat les oreilles avec le guidage en didactique, là il n'y en a pas du tout...
Ecrit par : Johnthetrickster | 19 juillet 2007
Attention à ne pas trop rabattre les oreilles, quoique parfois la surdité ...
Ecrit par : Merlemocoeur | 19 juillet 2007
Personnellement, je ne suis pas trop contre la réintroduction de la cuisine !
Ecrit par : Jérémy | 18 juillet 2007
Est-ce si positif que cela, s'il s'agit de cuisine anglaise ?
Ecrit par : Japhet | 19 juillet 2007
Sortant la tête de mes papiers, je vous invite fortement à sauter sur cette occacion. Wikipedia a ouvert Wikiversité - une université virtuelle dont les cours sont pensés et écrits par les Internautes eux-mêmes, bénévolement.
Vous y trouverez, en tant que lecteur ou comme participant, des facultés de Langues (dont Latin, Grec, Hébreux, langues régionales, etc.), d'Histoire, de Droit, d'Arts, Sciences exactes et sociales, etc.
Je vous glisse les adresses (article du "Monde" et Wikiversité). Les anglo-saxons ont une avance sur les francophones. Moi, ça me rend enthousiaste!
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-651865,36-936707@51-934984,0.html
http://fr.wikiversity.org/wiki/Accueil
Ecrit par : Pendariès | 19 juillet 2007
Personnellement, je ne suis pas trop contre la réintroduction de la cuisine !
Ecrit par : Jérémy | 18 juillet 2007
Moi, j'ai fait couture, une année, en travaux manuels.
Eh bien, çà m'est aussi utile à la maison qu'au bloc opératoire !
Et interdiction de rigoler !!
Ecrit par : yann | 19 juillet 2007
Couture, c'est utile aussi, et il est facile de vérifier si le travail est réussi ou pas !
Ecrit par : Jérémy | 19 juillet 2007
Relire Maupassant ou Les frères corses de Dumas à l'ombre d'un olivier dans la plaine du fiuminale...humm cela me tarde.
Je vous embrasse...
With Love
Colomba
Ecrit par : Colomba | 19 juillet 2007
Moi, j'ai fait couture, une année, en travaux manuels.
Eh bien, çà m'est aussi utile à la maison qu'au bloc opératoire !
Et interdiction de rigoler !!
Ecrit par : yann | 19 juillet 2007
Oh ben quand même, on peut rire un peu: ce doit être ravissant, un Shar-pei décoré au point de croix!
Ecrit par : dobolino | 19 juillet 2007
Rigole, rigole : surjets simples ou passés, points de matelassier, suture en bourse ou sur bourdonnet, c'est-y pas de la haute couture, çà ??
Ecrit par : yann | 19 juillet 2007
et le nœud de sac à pomme de terre, tu connais? Le fond du sac lachera avant le nœud! Génial pour les pédicules ovariens trop gras.
Ecrit par : dobolino | 19 juillet 2007
Non, je ne connais pas. J'étais dans un lycée général et très peu rural, pas en lycée agricole !
Sérieux, c'est quoi-t-est-ce ? Cà doit bien porter un nom cheez les marins ?
Ecrit par : yann | 19 juillet 2007
Oui, mais je ne sais plus lequel!
Tutranfixes, tu passes deux fois tes lacs et tu fais un nœud de Bourgelat qui prend tes deux boucles. Sans dessin, ce n'est pas facile.
NB: y'a pas d'accent sur le a de ça! Sauf si çà est adverbe de lieu ou interjection (vieilli...)
Ecrit par : dobolino | 19 juillet 2007
Comment dire?
Lorsque les séquences ont débarqué, avec leur batteries de questions, j'ai vu des enseignants chevronnés défaillir de rage. Ils ne comprenaient goutte à ce qui leur était demandé.
Ils n'ont jamais appliqué cette organisation et je trouve, parfois, que la logique de la séquence est à la fois tordue restreinte.
Nous nous sommes demandés si nous n'étions pas anormaux car incapables d'en percevoir la logique.
Ecrit par : Ordrade | 19 juillet 2007
Jérémy, je tiens ça de ... JPB!
J'en profite pour ajouter que tous ceux qui fulminent dans leur coin contre les "séquences" devraient venir le dire publiquement sur ce blog. Cela donnerait une idée de l'importance de nos effectifs...
Ecrit par : Jean | 20 juillet 2007
NB: y'a pas d'accent sur le a de ça! Sauf si çà est adverbe de lieu ou interjection (vieilli...)
Ecrit par : dobolino | 19 juillet 2007
Merci pour la leçon d'orthographe. Et de noeuds.
Ecrit par : yann | 20 juillet 2007
ça donne le tournis!!! Je suis bien content que la littérature permette à une instit' d'être devenue plus riche que la Reine d'Angleterre!!!!
http://www.lefigaro.fr/culture/20070719.FIG000000114_harry_potter_va_t_il_mourir_samedi_a_minuit.html
http://www.lefigaro.fr/culture/20070719.FIG000000116_les_chiffres_magiques.html
Ecrit par : Pendariès | 20 juillet 2007
Dans votre tribune du 6 juillet, Marie-Christine Bellosta, vous ne dénoncez pas la "séquence didactique", qui est pourtant, à mon sens, la seule vraie cause de l'ignorance crasse des élèves en français.
Peut-être pourriez-vous nous préciser quelle est votre position sur la "séquence", et sur la pédagogie par objectifs" qui en est la matrice théorique et qui est, comme vous le savez, le credo du microcosme pédagogique de la rue de Grenelle. Soyez-en vivement remerciée.
Ecrit par : Jean | 20 juillet 2007
Je suis bien content que la littérature permette à une instit' d'être devenue plus riche que la Reine d'Angleterre!!!!
Ecrit par : Pendariès | 20 juillet 2007
Quelle littérature? Vous voulez dire... Harry Potter?
Est-ce une blague?
Ecrit par : Loki | 20 juillet 2007
Jean, ne faites pas non plus une fixation sur ce terme.
Ca n'allait déjà pas bien AVANT qu'on fasse des séquences. Ca a empiré avec les séquences, mais si on ne s'occupe que de ça, ça ne résoudra pas le problème.
Ecrit par : Jérémy | 20 juillet 2007
Je suis bien content que la littérature permette à une instit' d'être devenue plus riche que la Reine d'Angleterre!!!!
Ecrit par : Pendariès | 20 juillet 2007
Quelle littérature? Vous voulez dire... Harry Potter?
Est-ce une blague?
Ecrit par : Loki | 20 juillet 2007
Oh non, pas encore un Ayatollah du "bon" goût... encore un qui sait ce que c'est que "la" littérature.
Loki, pervers assassin du beau Baldr, figure du Mal nordique, bien sûr que je ne ris pas, et je maintiens: "Harry Potter", c'est de la littérature (comme la bédé, les romans de cul, etc.). Avez-vous osé vous plonger dans ce cycle avant d'ouvrir la bouche? Ce sont des romans agréables à lire, astucieusement construits, qui ne prennent pas les gosses pour des cons à la Disney: "Un jour mon Prince viendra..." ("ben les enfants, vous pouvez crever!", hé oui... vous en connaissez vous des livres pour enfants ou ados qui révèlent ce point de détail? Mais bon vous ne devez pas être habitué(e) à ce qui s'appelle la pop/contre-culture; je ne vous en veux pas...). Le vocabulaire est riche, le style impeccable. Heureusement qu'à ma fac, j'ai eu droit à de solides cours (et remise en question) sur "qu'est-ce que la littérature?" et youpi! qu'un enseignant nous ait dit: "Madame Bovary, c'est emmerdant" (au moins ça nous a décomplexés et nous a permis de pouvoir VRAIMENT critiquer les auteurs que la convention, la société, le goût bourgeois ont mis sur un piédestal - qui change de siècle en siècle, je vous le rappelle. Un certain nombre de nos "grandes" plumes ont été tirées de l'oubli assez récemment!).
D'habitude les romans me tombent des mains, je ne les lis pas jusqu'au bout (ce n'est pas l'histoire qui m'intéresse, sauf si elle est palpitante, c'est le style, la construction, la mécanique, le plaisir que j'y prends - car oui! vive le plaisir qui peut tacher! hu hu hu): le tome 6: "Harry Potter et le Prince de sang-mêlé" (plus de 700 pages), je ne l'ai pas abandonné de 3 jours. Et je connais pas mal d'universitaires, de linguistes, de gens brillants qui raffolent des bouquins de Rowling qu'ils lisent, presque tous, en Anglais (la traduction française ne donnant pas toute sa saveur au texte original, aux jeux de mots, etc.). ET JE SUIS RAVI QUE DES LIVRES, QU'UNE LITTERATURE PERMETTENT A UNE ANCIENNE INSTIT D'ETRE MILLIARDAIRE!!! Vous auriez détesté Dumas père, Ponson du Térail, Eugène Sue, Verne, si vous aviez vécu à l'époque de leur publication (trop populaire à votre nez?)... Moi je dis: bravo! Et tant pis pour les pisse-froids
Ecrit par : Pendariès | 20 juillet 2007
vous en connaissez vous des livres CONTEMPORAINS [JE NE PARLE PAS DES CONTES QUI SONT LA MEMOIRE POPULAIRE, LE GENIE D'UN PEUPLE] pour enfants ou ados qui révèlent ce point de détail?
Ecrit par : Pendariès | 20 juillet 2007
Je vous laisse Potter, je garde Bovary.
Bien à vous,
Ecrit par : Loki | 20 juillet 2007
Expliquez-moi pourquoi Bovary et pas Potter alors. Là, ça serait instructif.
Ecrit par : Pendariès | 20 juillet 2007
Bof... une question de gout, j'imagine. En tant qu'Ayatollah du bon gout littéraire, j'ai gardé en moi l'idée (très réactionnaire, je l'avoue) qu'il y a une grande littérature, différente de ce qu'on peut trouver dans les produits de l'industrie culturelle de masse. Jamais Potter ne vaudra une page de Bovary, jamais Stephen King ne vaudra Proust... Je sais bien qu'en ces temps de relativisme 'cuculturel' postmoderne on trouve que même le "meilleur" des bouquins de littérature enfantine possède une qualité supérieure à l'un des chefs-d'oeuvre de la langue française. C'est tout bonnement affligeant d'infantilisme. Un prof de fac vous avoue qu'il trouve que Mme Bovary "c'est chiant" et vous sautez de joie... peut-être ne comprenez-vous pas Flaubert, et j'en suis très triste pour vous, car Mme Bovary est un livre extraordinaire. Il en est des gouts comme des couleurs, et je ne pense pas que nous arrivions à un dialogue fructueux, Pendariès, cependant je vous inviterais à repenser en profondeur votre conception de 'ce qu'est la littérature', car à mon sens les littérateurs que vous défendez participent activement à ce que la littérature, si grande autrefois, auréolée d'une gloire sans partage, ne soit plus aujourd'hui que lettre morte.
Ecrit par : Loki | 20 juillet 2007
Tout de suite les échasses pour parler de plus haut... bla bla bla... des mots, des mots, des mots, et d'autres critères que les vôtres (ou ceux... d'avant) pour comprendre ce qui se passe aujourd'hui.
Je défends pas les littérateurs, ils se défendent très bien: je parle de plaisir, Loki. Après si vous vous éclatez au jus qui vous correspondons tant mieux... Pour ma part, je ne choisis pas entre Proust, Flaubert, Rowling, King: je prends tout, je dévore, je lis, je découvre, je suis infusé par toutes les oeuvres que je peux lire, et des pages de Proust, de Flaubert, de King, de Rowling m'emmerdent. Ce qui me fait m'agacer c'est qu'on se mette à genoux devant la culture dite dominante bourgeoise, qui changera de visage (dont les parangons littéraires ne sont plus les mêmes qu'il y a 100 ans) - vous n'êtes pas réactionnaire, Loki, vous êtes juste stagnant...
Ecrit par : Pendariès | 20 juillet 2007
"correspond".
Même les grands ont écrit des pages indignes; ne parlons pas des musiciens, ou les peintres certaines de leurs peintures. BERK, - vous servez la soupe à celles et ceux qui veulent que rien n'évolue. Bah, prenez vos livres, Des Eissentes; et n'oubliez pas, Loki, ce qui lui arrive!
Ecrit par : Pendariès | 20 juillet 2007
Qu'un prof nous ait dit que "Madame Boavry c'est emmerdant" (et Flaubert lui-même l'exprima à sa façon dans sa correspondance, mais peut-être ne la connaissez vous pas... "ça me fait suer, c'est une chieuse" disait-il, dans ses mots de notable du XIXième. Ce qu'il était: un notable, un bon Normand qui voulait, politiquement, que rien ne bouge. Ah quand on manque de biscuits, il ne vaut pas mieux s'avancer, cher ami!): c'est une façon honnête et directe de ne pas nous faire adorer obligatoirement ce que l'université ou l'histoire et la critiques littéraires (d'un moment) nous fait passer pour époustouflant. J'ai toujours préféré le Flaubert des lettres que celui des romans. Remarquez que je baigne dans toutes les eaux que l'esprit humain peut offrir.
Ecrit par : Pendariès | 21 juillet 2007
l'université ou l'histoire et la critiques littéraires (d'un moment) nous FONT passer pour époustouflant.
Et puis, mes enseignants m'ont toujours appris que la notion de goût devait toujours s'accompagner d'explication, sinon elle n'était pas redevable et ne valait rien devant un jury quelconque. La subjectivité n'est pas acceptable quand on jette son gant à la figure de son adversaire.
Alors, allez plus loin, soyez critique, analysez donc, ne restez pas dans le ventre mou de l'explication: je vous lance un défi intellectuel: pourquoi Flaubert et pas Rowling (vous restez dans ce que l'on vous a transmis, pensez par vous-même et éclairez ma lanterne)? Je vous ai parlé de "Harry Potter", je peux aussi m'attaquer à la Bovary... Et vous. C'est un site sur la bataille de l'enseignement - fourbissez vos arguments et vos exemples, je vous répondrai.
Ecrit par : Pendariès | 21 juillet 2007
Pendariès,
Je comprends que votre orgueil soit blessé, que vous vous sentiez un peu ridicule de défendre le Potter contre le pot-Flaubert (d'accord, mes excuses immédiates pour ce jeu de mot nullissime). Un point sur Flaubert: effectivement, Flaubert écrivit "ça me fait suer, c'est une chieuse", mais, et un peu d'honnêteté intellectuelle de votre part serait bienvenue ici, c'était à propos de la rédaction de son roman, et de sa difficulté à l'écrire, si mes souvenirs sont bons (car j'ai lu, il y a longtemps, sa correspondance). Mettez cette situation en parallèle avec un étudiant qui trouve la lecture de Mme Bovary 'emmerdante' (et pas 'chiante'), et qui des années plus tard, préfère l'entertainment du petit sorcier (pas bourgeois, lui, hein - jamais pu piffrer les marxistes: ils analysent tout en leur faveur) à cette satané littérature bourgeoise (sic)... si ennuyeuse! De la réflexion! Des phrases complexes! Non, non, vite, on retourne chez le petit sorcier, là on est bien, au chaud, on pense pas, on est bercé par le rythme (une berceuse forcément) doux de l'intrigue cent fois lue et relue, mais c'est comme une chanson que l'on connaissait jeune et que l'on ré-entend des années plus tard: on ne l'a jamais oubliée, elle résonne toujours dans notre esprit. Et on se prend à oublier les bruits qui nous entourent, et l'on se perd dans cette chanson, ou dans son souvenir. Il va de même en littérature parfois; l'attrait que l'on peut éprouver à lire Potter, c'est la redécouverte des contes qui ont embelli notre enfance - et je n'ai absolument rien contre cela. Seulement, ne mélangeons pas torchons et serviettes: n'oublions pas les bruits de la vraie littérature, ne sombrons pas dans le chant de la sirène Rowling (bien que je concoive que cela soit tentant, vu la blonde sirène).
Maintenant il faudrait que j'analyse. Oui, mais quoi? Comme je l'ai souligné précédemment, nous sommes ici dans le domaine de la subjectivité. Il n'existe pas de jauge pour évaluer la "littérarité" (le mot existe, et est utilisé en... didactique et "pédagogogie" bien sûr!) d'un ouvrage. Contrairement à ce que vous semblez penser, Pendariès, dans votre vision marxiste, la grande littérature ne disparait pas, même si elle a été écrite par un (serai-je damné pour avoir écrit ce mot?) bourgeois. Bref, nous serons fixés dans cinquante ans (non, dans 200 ans, mais nous ne serons plus là pour le voir): qui survivra à l'autre? Potter ou Bovary? Je mise sur la malheureuse dame.
Enfin, je reviens sur ce que je viens de dire: la littérature a un usage, dont on sait se servir ou pas. Si l'on est fin lecteur, on peut déchiffrer dans ces pages remplies de mots une vision du monde, des leçons que l'auteur a consciemment (ou inconsciemment) placé entre les lignes (et sous le fard), on peut en apprendre sur l'humanité: Mme Bovary nous apprend beaucoup de choses sur la tromperie, la souffrance humaine, celle d'Emma bien sûr, mais aussi celle de Gustave F. ("Mme Bovary, c'est moi" - se trouvait-il emmerdant, Pendariès?). Oui, c'est pour cela que je préfère Mme Bovary à Harry Potter, et que je pense qu'il existe une littérature supérieure, sans pour autant être esclave des critiques et universitaires.
Qu'est-ce que Potter vous a révélé sur vous-même, Pendariès? Vous a-t-il révélé quoique ce soit? Ou simplement amusé?
Et d'ailleurs, quel but assignez-vous à la littérature? Etre simplement un produit de plus de cette 'worldwide mass consumerism society', ou bien croyez-vous encore, comme moi, aux Voleurs de Feu?
Ecrit par : Loki | 21 juillet 2007
Vous êtes dans les lieux communs, Loki. Je m'attendais à mieux de la part de ce dieu de la subversion...
Orgueil????? Mais quel orgueil?????? Pourquoi être orgueilleux sur des questions aussi futiles que celle qui nous fait croiser le fer... Pffffffffffff. Vous en utilisez des mots vous dites donc... ouarf ouarf ouarf! Bref, si ça fait chanter le merle et danser l'âne que vous êtes. Je suis juste catastrophé de découvrir combien le "ryhtme" et la "chanson" 1000 fois entendus du consensus empêche d'ôter ses oeuillères: vive les cultural studies!
Marxiste, moi???? Mais je m'écroule de rire!!!!! Merci vous ensoleillé ma matinée! Dès qu'on emploie le mot "bourgeois", on est évidemment marxiste???? C'est ridicule, Loki. Et complètement dépassé surtout (je ne suis pas de la génération qui a vécu la face joyeuse du marxisme des bancs de la fac); mais bon, vous n'êtes pas obligé(e) de me croire non plus. Vous avez votre grille de lecture... d'il y a, bah, 100 ans environ, voire même plus... Remarquez, Badiou fait un retour en force en ce moment, et, bravo pour lui, il envoie balader autant l'extrême-gauche que la droite et ses extrêmes. Je ne suis pas socialiste non plus. Remarquez, je m'éclate depuis quelques mois à découvrir les situationnistes - ça fait peut-être dévier mon esprit... brrrrrrr: un exorcisme, s'iou-plaît vilain petit maroufle étudié par Dumézil (j'adore son bouquin).
Vous ne donnez pas une définition de "LA" littérature - vous râtez une fois encore votre cible faute de maîtriser votre propos - vous êtes dans la redite de ce qui vous fut... dit, dans le convenu. Bah, ça s'appelle "enseigner", à dire vrai... faire passer les plats encensés par la censure "bourgeoise" (mais il faudrait que je définisse ce terme pour vous, je n'en ai point le temps; là, j'aiguise ma cervelle pour le boulot qui m'attend ce jour).
Je m'en contrefous qu'un texte résiste au temps ou pas. Et c'est d'un ridicule achevé de pérorer en cuistre en s'appuyant sur le fait (????) que seul le temps fait la valeur d'une oeuvre: je vous rappelle qu'il a fallu des critiques, des créateurs pour sortir du néant certains que l'on "admire" par consensus aujourd'hui: confer, maestro de la phrase creuse, Bach et Mendelssohn Bartholdy (tiens pourquoi oublie-t-on toujours le Bartholdy de Mendelssohn quand on parle de lui????), ou Villon et tout plein d'autres encore. Flaubert deviendra ce que e génie de la Nation voudra qu'il devienne - il y aura toujours les sorcières de Macbeth pour tenter de maintenir la marmite chaude si ça merde pour sa Bov', ne vous inquiétez pas. Des sociétés secrètes à la Rose-Croix (ho mon imagination s'emballe!!).
Qu'est-ce que Potter vous a révélé sur vous-même, Pendariès? Vous a-t-il révélé quoique ce soit? Ou simplement amusé?
Et d'ailleurs, quel but assignez-vous à la littérature? Etre simplement un produit de plus de cette 'worldwide mass consumerism society', ou bien croyez-vous encore, comme moi, aux Voleurs de Feu?
Ecrit par : Loki | 21 juillet 2007
'woldwide mass consumerism society', dites donc c'est vous le marxiste là... Non, en toute gravité, vous êtes marrant.
Je m'en secoue le coquillard cher ami de ce genre de questions inutiles. Le but de la littérature.... Ce que cela raconte sur moi (désolé, mes actes racontent plus sur moi que les phrases que je lis - contemplatif, va!)? Questions dépassées: sartrien que vous êtes! Votre façon de voir le monde est datée (dans tous les sens du terme). Vos mots vous trahissent. Je n'assigne à la littérature dans toute diversité rien du tout (et qui suis-je pour le faire? Victor Hugo??? les créateurs s'occupent de leurs oeuvres, pas de LA littérature qui est une construction qui ne s'achèvera que le jour où des ayatollahs voudront imposer leur bon goût - MàC, au secours!) - ses "buts", quand on la marque au fer rouge, ne sont que temporaires. Alors autant la laisser faire son chemin comme elle l'entend. J'imagine que vous devez avoir 50 ans et quelque chose, en plus ou en moins. Si ce n'est pas le cas, c'est que vous n'êtes pas sorti renifler l'air de nos jours (attention jeu de grammaire, comme il existe des jeux de mots).
Et je maintiens qu'il y a plein de "grands" écrivains qui écrivent des choses molles et sans autre intérêt que factuel (pour l'histoire littéraire). Maintenant, taisez-vous, vous ne savez pas ce qui se trouve dans ma bibliothèque, vos anathèmes sont humainement insupportables. Des pisse-froids, des cerveaux déjà baignant dans le formol... Non, vraiment, au secours!
JE CRIE MON AMOUR POUR LA LITTERATURE SOUS TOUS SES ASPECTS!!!!!
Ecrit par : Pendariès | 21 juillet 2007
Pendariès,
Jamais quelqu'un ne m'aura autant fait rire que vous. On ne vous fait pas marcher, on vous fait courir! Vous avez quand même un petit problème avec votre ego, vous en faites trop ("JE CRIE MON AMOUR POUR LA LITTERATURE SOUS TOUS SES ASPECTS!!!!!") pour que ce soit crédible.
Allez, je vous laisse avec le petit sorcier et la sirène. Bonne nuit intellectuelle à vous (elle a déjà commencé).
Ecrit par : Loki | 21 juillet 2007
Pendariès, je vous ai déjà fait une déclaration enflammée il y a peu, je ne vais pas recommencer mais le coeur y est.
Merci de défendre la vie et le plaisir contre les cuistres, les ayatollahs, les inquisiteurs du bon goût.
Loki, avez vous seulement lu un seul des tomes d'Harry Potter ?
Bien sûr que non. Et quand bien même vous l'auriez fait par acquis de conscience, il eut été trop tard : vous êtes rassis dans vos certitudes, vos a priori.
Vous avez (peut-être) vibré quand vous étiez petit (il y a longtemps) en lisant "Les trois mousquetaires", vous auriez honte de les ouvrir aujourd'hui (à moins que la patine du temps ne provoque l'indulgence).
Le dernier tome d'Harry Potter sort justement aujourd'hui. A l'heure où j'écris, ma fille est déjà en train de le dévorer (il était dans la boîte, tout chaud, ce matin). Mon autre fille se jettera dessus dès que possible, puis ma femme, et, si j'ai le temps, je pourrais peut-être y avoir droit.
D'accord avec Pendariès, la traduction en français est honnête, sans plus, rapide, faite pour des lecteurs peu habitués aux pavés. Faites comme nous, lisez-le en anglais, vous y trouverez une langue riche, de la vraie littérature anglaise. Tout le monde n'a pas la chance d'être traduit par Boris Vian ou Valéry Larbaud. Et puis, en plus, vous serez plus tendance qu'en trimballant cette pauvre Mme Bovary à la plage !!
PS : ce n'est pas non plus une guerre Emma-Harry. Mme B. est un chef-d'oeuvre absolu. J'ai attendu longtemps pour le lire, car j'avais vraiment peur de me faire chier. Et bien non ! Pas le moins du monde.
Ecrit par : yann | 21 juillet 2007
YOUPI YANN
PS : ce n'est pas non plus une guerre Emma-Harry. Mme B. est un chef-d'oeuvre absolu. J'ai attendu longtemps pour le lire, car j'avais vraiment peur de me faire chier. Et bien non ! Pas le moins du monde.
Ecrit par : yann | 21 juillet 2007
Moi aussi j'ai attendu, et n'ai pas trouvé chiant le livre - grâce à quoi? A ce prof qui nous a appris que l'on pouvait dire d'un texte "classique": il est emmerdant. La lecture devient moins pesante, avec moins de fantômes derrière l'épaule pour nous dire: VOUS DEVEZ L'AIMER! VOUS DEVEZ L'AIMER!
Bonne journée! Gargh, oui, je me tate pour aller l'acheter... plus de 30 euros quand même en VO. Et avec tous les bouquins (universitaires ou rares, donc chers; plus ceux que je veux lire: les histoires de la peinture, les écrits de Matisse, les romans et poésies undergrounds, etc.) que je dois posséder pour ma thèse, ça chiffre vite par mois! c'est pour ça que je pars, si tout va bien, en Albanie, en Bosnie les quinze derniers jours d'août (là-bas, un salaire de prof c'est Bizance!)
Ecrit par : Pendariès | 21 juillet 2007
Gargh, oui, je me tate pour aller l'acheter... plus de 30 euros quand même en VO. Et avec tous les bouquins (universitaires ou rares, donc chers; plus ceux que je veux lire: les histoires de la peinture, les écrits de Matisse, les romans et poésies undergrounds, etc.) que je dois posséder pour ma thèse, ça chiffre vite par mois! c'est pour ça que je pars, si tout va bien, en Albanie, en Bosnie les quinze derniers jours d'août (là-bas, un salaire de prof c'est Bizance!)
Ecrit par : Pendariès | 21 juillet 2007
C'est vrai que nous sommes quatre dessus, ça rentabilise !
Achetez le, et partez en vacances en Moldavie ou en Abkhazie, l'Albanie est en train de devenir hors de prix !!
Ecrit par : yann | 21 juillet 2007
Pendariès m'a l'air d'humeur charmante et, de toute évidence, a déboutonné son bouton de col. Avouez, Pendariès, vous êtes amoureux!
Ecrit par : dobolino | 21 juillet 2007
Ben c'est pas avec tout ça que les profs gagneront plus.
Surtout les profs de lettres qui doivent payer leurs livres.
Mais ça ca ne choque personne.
Un prof de lettres, c'est pas chiant : ca lit ses bouquins (au prix où c'est, il a raison de les lire, et même plutôt deux fois qu'une, faut amortir), et ca ne revendique rien de matériel. Par contre c'est pret à se battre des heures pour ou contre la reconnaissance de Harry Potter comme sujet d'étude littéraire. Ca au moins, ça ne coûte rien.
Personnellement, je commence à pencher pour Pendariès, après avoir longtemps été pour Loki.
Ecrit par : Jérémy | 21 juillet 2007
Personnellement, je commence à pencher pour Pendariès, après avoir longtemps été pour Loki.
Ecrit par : Jérémy | 21 juillet 2007
Je penche pour Musset:
"Vive le vieux roman, vive la page heureuse
Que tourne sur la mousse une belle amoureuse!
Vive d'un doigt coquet le livre déchiré, !
Qu'arrose dans le bain le robinet doré !
Et, que tous les pédants frappent leur tête creuse,
Vive le mélodrame où Margot a pleuré."
Ecrit par : dobolino | 21 juillet 2007
Et avec tous les bouquins (universitaires ou rares, donc chers; plus ceux que je veux lire: les histoires de la peinture, les écrits de Matisse, les romans et poésies undergrounds, etc.) que je dois posséder pour ma thèse, ça chiffre vite par mois!
Ecrit par : Pendariès | 21 juillet 2007
Volez-les !!
Ecrit par : yann | 21 juillet 2007
Je penche pour Musset:
"Vive le vieux roman, vive la page heureuse
Que tourne sur la mousse une belle amoureuse!
Vive d'un doigt coquet le livre déchiré, !
Qu'arrose dans le bain le robinet doré !
Et, que tous les pédants frappent leur tête creuse,
Vive le mélodrame où Margot a pleuré."
Ecrit par : dobolino | 21 juillet 2007
Donc, tu penches aussi pour Harry Potter, si je décode bien.
Harry : 4 - Emma : 1
Ecrit par : yann | 21 juillet 2007
On a le droit de voter blanc : un jour Harry, un jour Emma ?
Ecrit par : catmano | 21 juillet 2007
Mais enfin, Yann, ça ne te fait pas pleurer le destin d'Emma?
Et Harry, il meurt au moins à la fin?
Non, je voulais dire que je préférais Flaubert à Sartre. Qu'est-ce qu'un vrai roman? Qui peut nous donner une définition? Quand un auteur digne de ce nom écrit un roman, quel doit être son but? Toucher un large public, faire progresser la langue, se masturber le cerveau?
Ecrit par : dobolino | 21 juillet 2007
Il meurt pas le Harry...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 21 juillet 2007
Bien sûr qu'on peut, Catmano.
On peut aimer Joyce et Maurice Leblanc, Nabokov et Frédéric Dard, JK Rowling et Flaubert.
Un vrai roman ? Voilà une bonne question. Nos spécialistes vont nous répondre, j'espère, parce que moi, je n'ai pas la réponse.
Un bon roman, c'est celui qui donne envie d'aller vivre quelque temps avec ses personnages, pour, au choix, leur faire l'amour, les claquer, les tuer, les serrer dans mes bras, me murger avec eux, etc., etc. Et que j'ai envie de relire sitôt fermée la dernière page, ou que je ne veux pas voir finir.
A part ça, le destin de cette pauvre cruche d'Emma me fait plutôt rigoler, je dois être trop cynique (de cynos, chien, déformation professionnelle).
Et pour Harry, je ne vous dirais rien. Parce que je ne sais rien, et que je sais déjà que même sous la torture, ma fille ne me le dira pas.
Ecrit par : yann | 21 juillet 2007
Il meurt pas le Harry...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 21 juillet 2007
Ben alors, c'est nul! est-ce qu'il a au moins un grand amour déçu?
NB: Mes gosses exècrent Harry Potter. C'est ma faute. j'en fais des dissidents inintégrables.
Ecrit par : dobolino | 21 juillet 2007
Patricia, merde, fallait pas leur dire !!!!
Ecrit par : yann | 21 juillet 2007
A part ça, le destin de cette pauvre cruche d'Emma me fait plutôt rigoler, je dois être trop cynique (de cynos, chien, déformation professionnelle).
Ecrit par : yann | 21 juillet 2007
Yann, je n'aime pas qu'on me traite de cruche et, en vérité je te le dis, que suis-je de plus qu'Emma?
Ecrit par : dobolino | 21 juillet 2007
Que je vole les livres? Hmmmm mon écrivain favori de ma folle jeunesse (Jean Genêt - heu "folle" et "Genêt" à deux mots et une paranthèse de distance, ha zut alors,y a du lapsus ou quoi????) a été bigrement condamné pour (entre autre chose) ça; l'a fallu l'aide de la Princesse des Poètes, Cocteau, pour, devant les tribunaux, le tirer (heu bis) de son trou (heu ter) - j'ai longtemps rêvé à ces poètes qui, avant d'écrire, marchèrent beaucoup (une grande partie de l'Europe pour Jeannot): "Journal du voleur"... aaaaaaaaaah.
Merci de vous inquiéter, m'aÂme Dobolino, de mon état amoureux - le faites-vous en tant que véto?... Oui, je suis amoureux, mais pas depuis peu... Mon bel état d'humeur est dû à un film (dont ne se doute même pas Lokette): "Hot Fuzz" vu jeudi dernier. Des mêmes qui ont écrit et réalisé l'un des films (d'horreur) les plus hilarants de tous les temps (en comptant "Brain dead" de Peter Jackson): "Shaun of the dead" (reprenant tous les codes du ciné avec plein de morts-vivants dedans, mais qui se passe dans un village anglais, avec son pub, ses chomeurs, etc.). J'ai ri pendant 2 heures. Du début à la fin. Film britannique usant des codes des films policiers et des actionners sentant bon la testostérone à haute dose: "Bad Boys 2" (Michael Bay; attention ses "Transformers" débarquent mercredi prochain! Ca va péter sa race!) et "Point Break" (des bandits chez les surfeurs californiens, avec Keanu Reeves). Ca m'a mis la patate, Dob! Et puis, je me suis plongé dans une étude sur les Situationnistes, ai ouvert au hasard "Choses vues" dont certains parlaient ici il y a quelques jours, je m'émerveille de la lumière touchant à peine la pierre de la Cathédrâle saint-Pierre ("Ne jetez pas la première pierre, Pierre") de Narbonne, j'ai été stimulé par l'ovarisme (ce mot existe-t-il vraiment???) du chtit (ou de la chtite) du Nord qui, hop tel un poltergeist sortant de quelque water, vient du haut de sa chaire balancer, d'un air pincé (comme ces vieilles aux longs doigts qui font une tronche suspicieuse devant les gâteaux du salon de thé): "Harry Potter, de la littérature?... Vous voulez rire"; en ce moment je vais bien, merci, - et puis j'ai ma thèse (qui m'ouvrira aucune porte à la fac -?-, d'après les bruits de vide dans la tirelire des universités lettreuses), et, surtout, dans mon coin, j'écris. Et puis, je vois des morts. J'ai même failli découvrir la Vierge dans le reflet des robinets de ma douche (comme Georgina Dufoix le Christ dans son évier... qui s'en souvient de ça ici?); mais elle a eu peur de ma nudité je crois. Vous savez, elle a ses pudeurs.
Pour Lokilélechienàsamôman: Daignez ouvrir le dernier HP en VO, vous y lirez en exergue une citation d'Eschyles tirée des "Choéphores" ("The libations bearers", in English). La seconde est de William Penn, 1644-1718, philosophe anglais converti au quakerisme, pacifiste et fondateur de la Pennsylvanie qui porte son nom (sa statue orne le sommet de l'hôtel de ville de Philadelphie). Elle est extraite de "More fruits of solitude". Bah non, c'est pô de la littérature, ça n'a aucun sens, c'est videuh, c'est nulleuh, c'est populaireuh (et quand on sait qu'en France on dénigre tout ce qui est populaire et qu'on, pardon mesdames, mouille pour des formalistes qui n'ont rien à dire...): Yann, vive le roman anglo-saxon!
Il y a de très beaux passages dans toute l'oeuvre de Rowling sur l'enseignement. Et puis là, cette bataille évoquée entre Dumbeldore et Grindelwald, .... en 1945... Enfin, non, moi Loki le lokasse, je m'obstrue les naseaux de mes préjugés.
Et puis tiens, Pendariès et d'autres (dont l'éditrice du Diable Vauvert) assurent que: Stéphen King, c'est le Balzac de la littérature de terreur (terme que le maître préfère à horreur concernant ses textes): il sonde une époque, une communauté, des indivualités, etc. dans des contextes singuliers. Bref: un vrai laboratoire. Na!
Mince: le ciel est gris et il fait du vent: donc froid!
Ecrit par : Pendariès | 21 juillet 2007
Il meurt pas le Harry...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 21 juillet 2007
Spoileuse!!!! Méchante!!! Gââââââââcheuse de plaisir!!!!!!^GRRRRRRRR. Je vous vois, je vous mange!!!!
Ecrit par : Pendariès | 21 juillet 2007
Il meurt pas le Harry...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 21 juillet 2007
Je connais certains sites dont les bloggeurs seraient venus vous chercher, vous entraîner par les cheveux pour vous brûler sur la place publique et vous jeter ensuite dans le Tibre! C'est pas bien...
Ecrit par : Pendariès | 21 juillet 2007
J'ai volé tous mes poésies Gallimard et je n'ai même pas de casier judiciaire...
Ecrit par : dobolino | 21 juillet 2007
Pendariès, allez-y quand mollo sur la schnouf, ça bousille les cornets nasaux (foutre, j'avais écrit masaux !).
Par contre, je vous trouve un peu gentil avec Patricia : la géhenne et la gégène sont de trop douces punitions pour elle.
Ecrit par : yann | 21 juillet 2007
Yann, je n'aime pas qu'on me traite de cruche et, en vérité je te le dis, que suis-je de plus qu'Emma?
Ecrit par : dobolino | 21 juillet 2007
J'ai volé tous mes poésies Gallimard et je n'ai même pas de casier judiciaire...
Ecrit par : dobolino | 21 juillet 2007
Monsieur Dobolino est au courant ?
Ecrit par : yann | 21 juillet 2007
"… en vérité je te le dis, que suis-je de plus qu'Emma?"
avoue Dobolino, qui quelques interventions plus haut, — pour rire, j'espère — que le destin d'Emma la fait pleurer…
Ma chère, il vous a manqué de m'avoir pour prof. Je vous aurais expliqué (je l'ai fait cette année, quand on étudie Don Quichotte, on parle forcément de Bovary) à quel point elle est cruche. À quel point Flaubert est féroce avec cette fille sans cervelle, toute en références dégoulinantes d'amour, comme s'il n'y avait que ça en littérature — et c'est vrai qu'il y en a beaucoup : et iol est vrai aussi que pour ceux qui n'aiment aps lire, pouyr les Bovary modernes, il y a les feuilletons américains et les télénovellas brésiliennes. Et maintenant Pendariès qui s'y met… Ah, et moi qui avais cru vous apprendre que l'égoïsme est le seul vrai sentiment altruiste…
Bon, assez rigolé. Faudrait voir à reparler pédagogie. Y'a des lecteurs (non intervenants) de ce blog qui se plaignent qu'on y étalerait trop facilement sa psychè…
Et pas plus d'âme que d'amour, savez-vous…
JPB
PS. Patricia, c'est vrai, ça ne se fait pas, de donner la fin d'un roman qui vient de sortir. Surtout si c'est vrai. Vous auriez pu dire le contraire, ils se seraient tous précipités pour savoir comment JK Rowling avait pu faire mourir le petit sorcier binoclard — belle invention à identification totale pour tous les mômes pré-boutonneux qui le lisent.
Ecrit par : brighelli | 21 juillet 2007
Jean-Paul, on peut bien s'amuser quand même... On tourne à moins de 6 sur le blog en ce moment; c'est dur de ne parler que pédagogie... Je pense que les pro-fesseurs (ho mon Dieu, je me rends compte de l'ambiguité du mot rien qu'à présent!!! je le répète, quelle découverte: pro-fesseur / pro-fesseuses!!!!) qui croisent le fleuret à propos des livres, des références, etc. ne peuvent que satisfaire les parents qui viennent lire ici - ça montre que la littérature nous cheville au corps et qu'à l'intérieur de nos cours on ne doit a priori pas transiger avec ces plaisirs-là.
L'an prochain: je continue à enseigner la littérature en ses métamorphoses, ses déliquescences et ses hauteurs. Je me fais inspecter par l'Inspecteur des matières historiques et géographiques (qui a dit lors d'une réunion qu'il ne comprenait pas pourquoi, à bac+3, 4 et plus, nos cours étaient nuls, intéressants...).
Ecrit par : Pendariès | 21 juillet 2007
PS. Patricia, c'est vrai, ça ne se fait pas, de donner la fin d'un roman qui vient de sortir. Surtout si c'est vrai. Vous auriez pu dire le contraire, ils se seraient tous précipités pour savoir comment JK Rowling avait pu faire mourir le petit sorcier binoclard — belle invention à identification totale pour tous les mômes pré-boutonneux qui le lisent.
Ecrit par : brighelli | 21 juillet 2007
Mais j'en sais fichtrement rien s'il meurt ou pas j'ai juste écrit ça pour causer... c'est tellement ennuyeux sur le blog ces derniers temps que je voulais juste semer un peu la zizanie, ...j'avoue que vous me distrayez bien tous, je me demandais justement quel st le plus sûr moyen de ne pas se râter et c'est peut-être d'être soumis à la vindicte publique...
J'ai lu que le premier chapitre du premier tome d'Harry Potter alors que mes gosses en rafolent, j'accroche pas...Mais je n'irai pas dire que c'est pas de la littérature elle a plutôt un certain génie JKR...Vous connaissez beaucoup de pavés de 800 pages lus par autant de personnes?
bon je sais pas s'il meurt ,s'il a un grand amour et je m'en contrefiche...Mais assurément elle a du concocter une fin à l'américaine donc ce ne sera pas un point final...et puis les sorciers ça doit bien ressuciter non?
Quant à Emma c'est une cruche! mais c'est vrai que j'ai eu droit au cours de JPB sur la question bien que je n'avais pas besoin de son cours pour le penser...
bon we à vous et bonne lecture aux fans d'Harry en VO...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 21 juillet 2007
JPB j'oubliais, je t'ai eu comme prof et tu as su m'apprendre la malice qui dit que je n'ai pas dit le contraire de la réalité?
mille excuses j'ai oublié de te vousoyer;):)
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 21 juillet 2007
Spoileuse!!!! Méchante!!! Gââââââââcheuse de plaisir!!!!!!^GRRRRRRRR. Je vous vois, je vous mange!!!!
Ecrit par : Pendariès | 21 juillet 2007
Vous n'avez vraiment pas peur vous! vous ne savez vraiment pas ce que vous risquez!:)
Il y a mieux pour mourir qu'une indigestion vous ne pensez pas?
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 21 juillet 2007
bon we à vous et bonne lecture aux fans d'Harry en VO...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 21 juillet 2007
MICI!!!!! à vous aussi!!!!! Pauvre MàC sur Anduze, il ne fait pas beau.... du tout...
Ecrit par : Pendariès | 21 juillet 2007
je n'en sais fichtrement,je n'est lu ,je n'accroche pas , je ne sais pas et ce n'est pas ...Je vous prie de m'excuser d'éluder ainsi les ne
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 21 juillet 2007
Spoileuse!!!! Méchante!!! Gââââââââcheuse de plaisir!!!!!!^GRRRRRRRR. Je vous vois, je vous mange!!!!
Ecrit par : Pendariès | 21 juillet 2007
Pour une fois il y a du soleil sur la région parisienne, on peut peut- être vous en envoyer un petit colis...
C'est vrai ce qu'écrit Dobolino vous êtes vraiment charmant ces derniers temps Pendariès, elle a du deviner juste, vous devez être amoureux!
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 21 juillet 2007
Bon une dernière intervention de ma part sur ce sujet:
Je suis persuadé que Potter est bien écrit, là n'est pas la question. C'est bien écrit pour des mômes de 12 ans, en plus ça leur est bénéfique car ils peuvent prendre le gout de la lecture pour ensuite lire de vrais livres, profonds et mieux écrits. De la littérature, quoi. Je ne doute pas un instant que Potter ne soit pas distrayant, et qu'on puisse facilement lire un tome de 700 pages en 3 jours parce qu'on est submergé dans le récit. Ca m'est déjà arrivé (pas avec le sorcier, though)!
Parlons pédagogie, nous incite Brighelli. Et d'ailleurs, Pendariès, pourquoi ne feriez-vous pas une "séquence Harry Potter" pour vos élèves l'année prochaine, je suis sûr que l'inspecteur, quand il vous inspectera trouvera cette initiative tellement bonne qu'il vous fera monter d'au moins cinq échelons, car vous aurez réussi à la fois à ne rien leur apprendre et à les abrutir un peu plus!
Comment ai-je pu dire que Potter ce n'était pas de la littérature? Pendariès (on va s'aimer tous les deux) a écrit, pour me montrer dans quelle mauvaise voie je m'étais perdu:
"Et puis là, cette bataille évoquée entre Dumbeldore et Grindelwald, .... en 1945..."
Ah oui forcément, là, rien à dire. La bataille entre le gentil magicien britannique et le méchant sorcier allemand, en 45, ça rappelle des clichés, euh... des souvenirs... Mais qu'est-ce que ça signifie? demande le choeur d'enfants, la bouche en cul de poule. Hé bien, répond le pédagogo, c'est une référence à la Seconde Guerre Mondiale.
"La quoi?" s'interroge le petit Paul.
"1945, c'est la fin d'une grande guerre qui a sévit..."
"Moi je préfère Harry Potter" décide le petit Paul.
"Et moi Hermione" répond la petite Nathalie.
"Mais non, zavez rien compris, c'est Voldemor le meilleur" s'indigne Nicolas.
Le pédagogo s'est tu, de crainte de froisser les opinions de chacun.
Fin du cours.
"Et puis là, cette bataille évoquée entre Dumbeldore et Grindelwald, .... en 1945..." incroyable en une phrase, vous pouvez viser les objectifs linguistique et culturel! Moi je dis: à quand Harry Potter au bac?
Ecrit par : Loki | 21 juillet 2007
Patricia:
'raté' sans '^' sur le 'a'
merci
Ecrit par : Lokicat | 21 juillet 2007
Le meilleur roman moderne, c'est celui où l'auteur tue son héros au dernier chapitre. Comme ça, si le bouquin a du succès, ça évite les multiples ressucées écrites par des nègres.
Ecrit par : dobolino | 21 juillet 2007
Lokikette, ce livre s'adresse aux enfants... aux ados... et étrangement les adultes le lisent aussi; et n'allez pas me sortir à nouveau: mondialisation, marketing, blablabla, massive, je ne sais. Je suis pas ici pour bien écrire tout le temps. Pfffff. Franchement, vous êtes nul.
Ecrit par : Pendariès | 21 juillet 2007
though)!
Loki parla.
C'est pas "though" qu'Homer Simpson lance, mais "Tôh!" pour la VF et "Do!" pour la VO (Do pour Donut).
Ecrit par : Pendariès | 21 juillet 2007
Mais bien sûr que vous pouvez écrire un roman avec un(e) veto comme héros, et plein de joies petites bêtes charmantes, et quelques gros vilains (voir Beethoven…)… Dobolino, je veux 10% sur les droits d'adaptation de la série télé, nous allons faire un tabac.
JPB
PS. Mais pas trop de meurtres, et pas d'érotisme, pas pour les moins de quinze ans. Gardez les uns et les autres pour la vie privée.
Ecrit par : brighelli | 21 juillet 2007
(voir Beethoven…)…
Brighelli
Beethoven le chien saint-Bernard... Il en ont fait 5 de films et téléfilms sur ce héros... C'est comme willy, l'orque, ou Lassie, ou Rintintin, ou Freddy Kruegger... Dame! je n'arrive pas à me concentrer aujourd'hui; c'est tout couvert, j'ai allumé chez moi tellement que le ciel il est noir (alors t'as les chocottes hein Loki le loukum? Je veux dire, les chocottes syntaxiques...).
Ecrit par : Pendariès | 21 juillet 2007
Chez nous, il fait un temps radieux. Et dire que je suis obligée de garder la fenêtre fermée à cause du nid de frelons dans le mur !
Ecrit par : catmano | 21 juillet 2007
Pendariès:
hum... vos références me laissent parfois pantois. Que du lourd: King, Potter et maintenant Homer Simpson. Par contre, il vous faudra réviser votre anglais (ou apprendre l'anglais, ça serait bien aussi): 'though' signifie 'bien que' (= although) comme conjonction et signifie 'néanmoins' quand il est adverbe. On le place alors généralement en fin de phrase.
Exemple:
A:"Pendariès's your teacher! He's an excellent man!"
B:"I can't help myself hating him, though"
Vous remarquerez que je suis allé de la règle (donnée explicitement) à l'exemple - cela fait-il de moi un hérétique vis-à-vis des pédagogos IUFM?
PS. Penda, où êtes-vous allé pêché l'idée que je viens du Nord? Ce n'est absolument pas le cas... enfin, si je suis ch'ti, vous êtes marxiste, alors les cochons seront bien gardés.
PS2. Je vais vous avouer quelque chose: j'aime bien King. Mais je ne considère pas ce qu'il écrit comme de la grande littérature. C'est de la bonne littérature populaire (enfin parfois, certains de ses bouquins sont indigestes). Et si vous pensez que Rowling est le fleuron de la littérature anglaise d'aujourd'hui, c'est, ma foi, la preuve que vous n'y connaissez pas grand'chose. Lisez Will Self, et on en reparlera.
Ecrit par : Loki | 21 juillet 2007
Explication de texte pour monsieur Loki:
hum... vos références me laissent parfois pantois. Que du lourd: King, Potter et maintenant Homer Simpson. Par contre, il vous faudra réviser votre anglais (ou apprendre l'anglais, ça serait bien aussi): 'though' signifie 'bien que' (= although) comme conjonction et signifie 'néanmoins' quand il est adverbe. On le place alors généralement en fin de phrase.
Loki est un crétin... comme si je ne le savais pas... Je manie autant les références classiques que celles de la pop-culture, ce qui me permet de me fiche gentiment de votre figure sans que vous vous en rendiez vraiment compte. Je m'adresse surtout, par mes clins d'oeil, aux quelques amateurs de contre-culture du blog; et il y en a.
PS. Penda, où êtes-vous allé pêché l'idée que je viens du Nord? Ce n'est absolument pas le cas... enfin, si je suis ch'ti, vous êtes marxiste, alors les cochons seront bien gardés.
Ben Loki, son origine est sûrement de l'île de Vanuatu. Du Nord non? Vous êtes un pseudo pour moi, pas une personne; Brighelli est une personne et un pseudo - parce que je l'ai rencontré en chair en os et bacchantes!
Ecrit par : Pendariès | 21 juillet 2007
PS2. Je vais vous avouer quelque chose: j'aime bien King. Mais je ne considère pas ce qu'il écrit comme de la grande littérature. C'est de la bonne littérature populaire (enfin parfois, certains de ses bouquins sont indigestes). Et si vous pensez que Rowling est le fleuron de la littérature anglaise d'aujourd'hui, c'est, ma foi, la preuve que vous n'y connaissez pas grand'chose. Lisez Will Self, et on en reparlera.
Crétin (bis): trouvez une seule fois dans mon propos que j'élève Rowling au faîte de la littérature anglaise...
Ecrit par : Pendariès | 21 juillet 2007
Loki, vous êtes trop prof...
Ecrit par : Pendariès | 21 juillet 2007
Ben Loki, son origine est sûrement de l'île de Vanuatu. Du Nord non? Vous êtes un pseudo pour moi, pas une personne; Brighelli est une personne et un pseudo - parce que je l'ai rencontré en chair en os et bacchantes!
Ecrit par : Pendariès | 21 juillet 2007
Et donc en tant que personnage de fiction, je peux faire de Loki ce que je veux.
Ecrit par : Pendariès | 21 juillet 2007
Ben Loki, son origine est sûrement de l'île de Vanuatu. Du Nord non?
Je poursuis pour que vous ne disiez pas: mais voyons, Penda, il est scandinave, oh oh oh quel manque de sérieux et de cultuuuure. Je me suis amusé, sachant qu'étant en France, quand on pense Nord, on dit Pic(h)ard ou Chtit... Bref. C'est allé trop vite pour vous.
Ecrit par : Pendariès | 21 juillet 2007
Pendariès, ou comment retomber sur ses pattes à chaque fois.
On peut toujours trouver des explications très, très plausibles ("Je m'adresse surtout, par mes clins d'oeil, aux quelques amateurs de contre-culture du blog") a posteriori. Quelle icône de la contre-culture que Homer Simpson!
Par contre, vous préférez l'insulte à l'échange courtois; échanger avec vous ne m'intéresse plus à ce moment-là. Et puis, tout ça commence à faire tache sur ce blog...
Je vous laisse avec votre égo (je manie les références classiques et de la contre-culture, j'ai rencontré Brighelli, je, je , je, je), lire les bouquins du petit sorcier.
Et, de toute façon, quel est votre intérêt à dialoguer avec des pseudos, puisque j'imagine que vous n'avez pas rencontré tous les autres participants de ce blog, qui ne sont donc pour vous que des noms et pas des êtres humains. De quel intérêt porté aux gens, aux hommes, aux femmes, derrière leur ordinateur faites-vous preuve? Aucun. Mais plutôt un mépris total. Et cela fait peur venant de quelqu'un qui se dit professeur...
Je vous laisse avec votre égo, et certainement vos posts à venir qui, je n'en doute pas, expliqueront que vous vous gaussez de ceux qui ne comprennent pas vos clins d'oeil a posteriori, vos références inventées, votre humour égocentré, bref votre vide intérieur.
Ecrit par : Loki | 21 juillet 2007
JPB
"Sans être forcément dans le secret des dieux, je peux vous dire que oui, les programmes vont changer."
Tantôt, Je feuilletais en librairie .Une revue pédagogique pour parents d' ados donnait la parole à Mrs Brighelli , Darcos ainsi qu'à Valérie Pécresse.
Vous étiez plus précis que les 2 ministres : dégraisser le mammouth, reformer voire supprimer les IUFM, changer les programmes, repenser le collège unique.
Peut-on espérer plus qu'une proximité d'articles dans une revue branchée ?
Je m'exprime et je ne suis pas même au courant. Quelle " revue pédagogique pour parents d' ados", mon cher Mengo ?
JPB
Voici la revue dont je vous parlais :
http://www.pedagogies.fr/index.php?id=6
Dans "Pédagogies Magazine" de juillet , Vous terminez votre propos en écrivant :
" Enfin, il faut repenser tous les programmes et mettre au centre du système l'exigence, le travail , la culture et notre histoire commune et non un élève mythifié par des pédagogies laxistes"
Or à la question : "Peut -on réellement réformer l'école sans remettre à plat les programmes ?" , Mr DARCOS, dans cette même revue répond ceci :
" Bien sûr. Il faut en finir avec cette manie de reviser les programmes chaque année car elle déstabilise inutilement les enseignants et leurs élèves. Ma priorité sera plutôt de donner à l'école les outils nécessaires pour faire progresser les élèves : des études dirigées, des évaluations fréquentes, un véritable parcours scolaire individualisé pour chaque élève quand il rencontre des difficultés."
Plutôt qu'un service minimum il faut malheureusement s'attendre à un calendrier minimum de la part de notre ministre. Etudes dirigées, parcours individualisé etc.... Rien de transcendant sous le soleil grenellien !
Mengo
Quant au Service minimum en primaire : une blague. En moyenne 30 à 40 % de grévistes pour les quelques grèves ponctuelles. Et tout se passe relativement bien pour les enfants. Attitude démagogique de FF.
Il y a d'autres chats à fouetter sinon à instruire comme la refonte des programmes (vous le dites dans cette revue)
Ecrit par : Mengo | 21 juillet 2007
Amen, Loki.
Et 1 de plus à mon tableau de chasse! 1...
Ecrit par : Pendariès | 21 juillet 2007
Pendariès, "loki" pourrait venir du titre de l'une des dernières nouvelles de Mérimée, Lokis (d'un mot lituanien — vous devriez le savoir, vous étiez par là-bas, l'année dernière, non ?) qui signifie "ours".
Mal léché ?
Or, vous savez bien que Darcos est un éminent spécialiste de Mérimée (j'ai signalé ici même la biographie qu'il lui a consécrée). Allez savoir, c'est peut-être le ministre, ours quelque peu bourru quand il veut, que vous avez contrarié…
Pendariès, je n'augure pas de grandes choses de votre prochaine inspection !
JPB
Ecrit par : brighelli | 21 juillet 2007
JPB, Loki est une divinité scandinave...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 21 juillet 2007
Comment en revenir à la pédagogie: sachant que les élèves ont un bagage culturel... mince, que l'espace entre les références (linguistiques, culturelles, sociales, etc.) des adultes (instruits) qui les instruisent et les premiers est fort souvent très important, comment les amener vers le plus complexe et le plus subtil? C'est l'enjeu de l'enseignement, et je ne prononcerai que des banalités (appuyées, pardon Lokirilokipleur, sur ma propre expériences professorale et humaines): tout comme un jour le sieur de ces bois virtuel, monsieur JPB, m'a appris qu'il mêla Shakira à Stendhal et sa cristallisation, j'ai été devant l'évidence qu'il fallait bien partir de quelque part pour aller un peu plus loin. Sortir mes cours de l'université, ergoter sur les savoirs académiques, ne fonder ma réflexion que sur le bon séparé de l'ivraie par les doctes, où est-ce que cela pouvait bien mener mes adolescents? Vers le désastre. Prendre en considération leurs propres objets culturels, y dénicher plaisir quelques fois, s'appuyer petitement sur les analyses des cultural studies (http://en.wikipedia.org/wiki/Cultural_studies, ou, en Français: http://fr.wikipedia.org/wiki/Cultural_studies) et leur lien avec la chose "sociétale" (beurk quel vilain mot), pour faire des ponts avec la culture scolaire, académique, là, c'est infiniment plus intéressant et motivant. Leur donner la Bov' et leur dire: c'est un roman génial, c'est stupide et surtout contreproductif - le dégoût scolaire, selon ma pomme, naît de cette mise à distance faite, à son corps défendant?, par le professeur vis à vis des réfractaires (qui sont celles et ceux qui, souvent, ne possèdent et ne manient pas les clefs, les symboles, etc. pour comprendre un texte, un contexte historique, etc.). Pourquoi est-ce contreproductif? Parce que l'adulte se dira: mais qu'est-ce qu'ils sont cons!
Maîtriser les codes du public qui est en face de nous ne fait pas de mal: il y a toujours une "intertextualité" (beurk quel vilain mot) des imaginations, et c'est a celui qui sait (et qui est payé pour) d'entraîner celui/celle qui ne sait pas vers d'autres rives (les siennes d'abord, puis celles des créateurs dont les oeuvres sont étudiées), si il le peut (tout dépend aussi de l'environnement affectif, social, financier, ... de l'état d'esprit du bonhomme ou de la donzelle qui est assis sur sa chaise). Le mépris culturel est toujours dangeureux, et, paradoxalement, le plus souvent, mais que quelqu'un me montre que je me fourvoie, provenait d'une certaine Gauche méprisant le populo et ses goûts. Enseignant, je ne sauverai pas la misère morale, culturelle de tous les enfants qui passeront devant moi - mais j'ai grand plaisir quand quelques années après certains que je retrouve à l'air libre (hors du lycée) me disent: malgré les difficultés j'ai atteint mes buts. Nous, les lettrés, nous sommes de braves gens qui, bon an mal an, confisquent la culture en ses mouvements et ses désordres. Après tout, professer, n'est-ce pas (pour l'Etat et quelques esprits joyeusement serviles) mettre de l'ordre?... Bien sûr qu'il en faut - pour que les têtes formées puissent y mettre un coup de pied. Après tout, si le château est solide, il tiendra debout de lui-même.
Une attaque contre Harry P. (et par voie de conséquence contre la culture populaire, qui peut-être de qualité - Balzac fut, au moment où il écrivait, un auteur populaire, ne l'oublions jamais, c'était un écrivain collaborateur de Girard -, comme la culture dite bourgeoise peut-être pénible : je rappelle pour mémoire que les expériences sonores de la musique contemporaine sont pour - et, intentionnellement, je n'ai pas écrit: s'adressent à; il y a possession: chose à soi exclusive - un public éclairé, bourgeois, élitiste - c'est-à-dire: entendue comme un privilège que détiennent ceux qui comprennent ou font semblant de comprendre le formalisme dans son état le plus sec, et donc le plus actuel, c'est-à-dire: le plus abouti), attaque exprimée ainsi que L. l'a balancée comme un linge sale, présente une attitude qui s'est bâtie et comprise comme un fortin - imprenable. Je ne cesserai jamais de sortir mon gros bâton pour taper sur la cervelle de celles et ceux qui, en définitive, dédaignent celles et ceux qu'ils doivent rendre meilleur - et encore, je crois que seuls les actes disent sur/de nous l'essence de ce que chacun est; et un enfant a toute sa vie pour évoluer dans le bon ou le mauvais sens - pour ma part, je préfère jouer avec leurs références pour les tisser avec les grands textes qui, parce que grands, absorberont les premières et les rendront caduques ou les dégrossiront. Alors oui, vive HP et ce qui peut lui ressembler, et faisons notre boulot de pro sans nous barricader derrière notre rideau de fer culturel. Et avançons.
Ecrit par : Pendariès | 21 juillet 2007
petite question, les spécialistes qui hantent ce blog pourront peut-être me répondre...où Loki lui même...Dans la Walkyrie n'est-il pas évoqué Loki ?
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 21 juillet 2007
Ministre ou pas, devrais-je me taire si je trouve des aberrrrrrrrrrrrrrrrrrrations insoutenable dans ses propos?... Je ne tiens pas en haute estime celles et ceux qui méprisent la culture populaire (et avec Harry P. celle de plusieurs Nations), car elle est celle de nos enfants, à partir de laquelle nous devons travailler.
Hé bien, sera-t-il magnanime Loki, s'il est Darcos, et clément comme Titus ou Auguste?... Donner le bâton pour se faire battre permet aux puissants de faire grâce et de montrer à la Nation combien ils sont bons et miséricordieux. N'est-ce pas ainsi que vont les choses politiques?
Cependant, ayant écouté notre ministre souventes fois à la télévision (l'émission "Chez FOG", par exemple), je serai déçu que Loki fût lui - ces arguments devenant des arguties de cours de récré. Je cite:
Ah oui forcément, là, rien à dire. La bataille entre le gentil magicien britannique et le méchant sorcier allemand, en 45, ça rappelle des clichés, euh... des souvenirs... Mais qu'est-ce que ça signifie? demande le choeur d'enfants, la bouche en cul de poule. Hé bien, répond le pédagogo, c'est une référence à la Seconde Guerre Mondiale.
"La quoi?" s'interroge le petit Paul.
"1945, c'est la fin d'une grande guerre qui a sévit..."
"Moi je préfère Harry Potter" décide le petit Paul.
"Et moi Hermione" répond la petite Nathalie.
"Mais non, zavez rien compris, c'est Voldemor le meilleur" s'indigne Nicolas.
Le pédagogo s'est tu, de crainte de froisser les opinions de chacun.
Fin du cours.
Loki
De toute façon, protestant je suis, protestant je reste, ainsi, dans avec panache, je lance: "Je maintiendrai", non pas pour moi, mais par respect pour celles et ceux que j'enseigne.
Ecrit par : Pendariès | 21 juillet 2007
oU sans accent ...encore un accent de trop et Lokicat va me le faire remarquer
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 21 juillet 2007
petite question, les spécialistes qui hantent ce blog pourront peut-être me répondre...où Loki lui même...Dans la Walkyrie n'est-il pas évoqué Loki ?
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 21 juillet 2007
Dans toute la Tétralogie de Wagner, il se trouve... Loki qui est le feu, le fourbe aussi, le minitieux, l'astucieux Loki. Wotan lui ordonne de dresser un mur de flammes autour de sa fille Brünehilde, la vilaine, et que traversera, glorieux, Siegfried pour récupérer la gonzesse et en faire sa nana, qui le pleurera quand son héros de petit copain ira ad Patres.
Ecrit par : Pendariès | 21 juillet 2007
Pendariès, je n'augure pas de grandes choses de votre prochaine inspection !
JPB
Ecrit par : brighelli | 21 juillet 2007
Jean-Paul, depuis que j'ai fichu un pied en tant que prof dans l'EN je n'augure pas de grandes choses pour ma prochaine inspection... je n'augure d'ailleurs par grand chose de l'EN en général ;-) ou XD (enfin choisissez l'émoticon qu'il convient).
Ecrit par : Pendariès | 21 juillet 2007
Alors je lis, j'agis, j'écris - pour touiller mon vide intérieur, though.
Ecrit par : Pendariès | 21 juillet 2007
"Mais non, zavez rien compris, c'est Voldemor le meilleur" s'indigne Nicolas.
Loki
J'en rajoute une couche: VoldemorT, avec un T... ça se voit qu'il n'y connait pas grand chose... alors pourquoi parla-t-il?
Ecrit par : Pendariès | 21 juillet 2007
Allez, pour finir en beauté, je mets les concerti pour piano de Camille Saint-Saëns par l'Orchestre de Paris sous la baguette de Serge Baudo et par Aldo Ciccolini (qui fut le prof de mon prof de piano qui fut l'élève de ma mère quand elle enseignait la compta en LP -c'est de famille??? - et qui me demandait toujours de lui faire un bisou quand je finissais mon Bach... Bon c'est un homo dont les initiales sont P.D., ça ne s'invente pas... Comment voulez-vous qu'évoluant dans un tel univers les désordres ordonnés ne me fascinent pas?).
Ecrit par : Pendariès | 21 juillet 2007
En tout cas, je n'ai guère compris le sens de votre message... Humour, véritable mise en garde???... hum hum... heureusement qu'un blog est chose publique et non liberticide.
Ecrit par : Pendariès | 21 juillet 2007
Comment peut-on écrire sous l'oeil du ministre??? Indépendance...? Là, il faut éclaircir m'sieur Brighelli si vous savez des choses...
Ecrit par : Pendariès | 21 juillet 2007
Merci Pendariès, il fallait bien quelques cymbales wagnerienne pour réveiller le blog;) et il fallait bien souligner qu'il n'y avait aucun rapport avec les ours...;)
Loki celui dont les soubresauts, après le morsure venineuse du serpent, sont un tremblement de terre...
Bref c'est pas très bon pour vous car à défaut de déclencher les foudres d'un ministre vous asticoter un dieu colérique et coléreux...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 21 juillet 2007
et si je ne m'abuse Loki est aussi un dieu capable de changer de sexe, alors allez savoir qui se cache derrière...
les ours mal léchés sont parfois moins dangereux qu'une ourse...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 21 juillet 2007
Bref c'est pas très bon pour vous car à défaut de déclencher les foudres d'un ministre vous asticoter un dieu colérique et coléreux...
Ecrit par : Patricia Mesnigé | 21 juillet 2007
Pour les dieux, Patricia, je gère. ;-)
Ecrit par : Pendariès | 21 juillet 2007
Jérémy,
Je ne fais pas une fixation sur les "séquences", sinon au sens où j'estime qu'il faut débarrasser au plus vite l'Education nationale et du mot et de la chose.
"AVANT", comme vous dites, cela n'allait pas bien parce qu'au collège, Meirieu avait réussi à imposer les classes hétérogène c'est-à-dire l'alignement forcé du rythme des classes sur les plus faibles.
C'était donc un problème de structures, pas de fond.
Tandis qu'avec la "séquence didactique", ce qui est rendu impossible, c'est l'enseignement lui-même. Cette fois, les démolisseurs ont frappé au coeur. L'enseignement est mis à mort, comme l'écrivait quelqu'un. Tenu d'enseigner en "séquences" , vous ne pouvez plus enseigner selon votre conscience. Si vous le faites, c'est clandestinement. D'ailleurs, honnêtement, peut-on dire qu'enseigner en "séquences" , ce soit encore "enseigner"?
La "séquence" est d'ailleurs un bon moyen pour faire illusion et faire croire aux parents que leurs enfants apprennent quelque chose à l'école.
C'est sans doute pour cette raison que tant de nos collègues ont donné dans cette escroquerie: le niveau des élèves qui leur arrivent est tellement bas et leur démotivation pour toute étude tellement profonde et affichée qu'ils se désespèrent d'en tirer quelque chose et s'accrochent à cette planche de salut fort opportunément proposée par les "pédagos". Ainsi, les apparences seront sauves et une année de plus sera passée.
Une collègue PEGC allemand-français de 6ème d'un collège voisin me disait récemment qu'elle avait fait des "séquences" quand elle avait étét à nouveau chargée d'un cours de français puisque c'était la méthode imposée, mais qu'à la fin de l'année, elle s'était demandée en toute honnêteté ce que cela avait apporté à ses élèves...
Les gens qui ont imposé les "séquences" savaient très bien ce qu'ils faisaient et que ce n'était pas une méthode comme une autre. Ils avaient pour objectif de dynamiter la "transmission des connaissances" et de se débarrasser du "professeur qui déverse son savoir en attendant la retraite". Ils ont presque réussi, et si personne ne réagit, ce sera bientôt chose faite. La structure même de la "séquence" interdit la transmission des connaissances: voyez comment le français, mais aussi l'anglais et l'allemand sont à terre, sans parler du latin et du grec eux aussi "séquencisés" grâce à la CNARELA!
Refuser les "séquences didactiques", c'est se débarrasser du carcan idéologique par lequel d'aucuns essaient de nous empêcher d'enseigner. C'est recouvrer sa liberté pédagogique et redevenir soi-même. Au surplus, les élèves, qui ont un bon sens inné, détestent les "séquences'". Alors...
Ecrit par : Jean | 21 juillet 2007
Très intéressants échanges, entre Internautes, à propos de "HP, littérature ou connerie marchande?"
http://www.liberation.fr/actualite/societe/268296.FR.php
Comme quoi les lignes partisanes sur ce blog ou ailleurs sont bien marquées - et avec autant de vigueur.
Ecrit par : Pendariès | 21 juillet 2007
Fin de la journée de travail pour moi, et fin de mon énervement. A la pédagogie de prendre toute sa place estivale.
Ecrit par : Pendariès | 21 juillet 2007
Moi je jérémyse.
Ca doit être le pseudo qui veut ça.
Ecrit par : Jérémy | 22 juillet 2007
Bon sinon, vous avez raison, Jean, sur le problème que posent les séquences. On en reviendrait à la distinction orthographe / grammaire / expression écrite / lecture, on y gagnerait déjà beaucoup !
Ecrit par : Jérémy | 22 juillet 2007
En passant, à propos d'ours mal léché au grand coeur, je signale ce roman de Françis Boyer - lui-même un peu ours m'a t-on rapporté - " La gare du ciel " dont le personnage principal, rejeté et humilié par son père pour son inaptitude à devenir marin comme il se doit dans une famille de bretons,choisit d'entrer à la SNCF - ce que fit temporairement François Boyer,mais lui ses parents instituteurs l'aimaient sans l' étouffer - et s'isole dans une gare des Pyrénées ,évidemment, pour surveiller un barrage dont l'entretien et la surveillance relèvent de la SNCF. Un avion accidenté lui ouvre les yeux, une fois de plus, sur la bêtise inhumaine aux atours arrogants, tout en le réconciliant avec l'innocence et la pureté qu'il découvre dans cette gare du ciel transformée en refuge.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 22 juillet 2007
Retour sur la littérature (si ça intéresse quelqu'un) :
A la recherche de la différence entre la bonne et la mauvaise littérarure, la vraie et la fausse, j'avais écrit :
" On peut aimer Joyce et Maurice Leblanc, Nabokov et Frédéric Dard, JK Rowling et Flaubert."
Damned ! La réponse était cachée là, et personne ne l'a relevé (moi, j'ai mis deux jours).
Le grantécrivain n'a pas besoin, lui, qu'on mette son prénom pour le reconnaître. Si j'avais écrit Leblanc (c'est pas le nom d'un cycliste ?), Dard ou Rowling, personne n'aurait su de qui je parlais (ou si peu de gens).
Et voilà ! Ce ne sont donc pas des écrivains, en tous cas pas des grands, ou pas des bons. CQFD.
...
Pas si simple, peut-être. Car l'écrivain a besoin du lecteur. Et si vous arrivez à ne pas laisser disparaître l'apprentissage de la lecture, tout le monde a le droit de lire.
Et si j'avais plutôt écrit, pour que tout le monde le lise : "On peut aimer Leopold Bloom et Arsène Lupin, Humbert Humbert et San Antonio, Emma et Harry.", pensez-vous que tout le monde aurait reconnu nos gransécrivains ?
J'avais aussi écrit : "Un vrai roman ? Voilà une bonne question. Nos spécialistes vont nous répondre, j'espère, parce que moi, je n'ai pas la réponse."
J'attends toujours.
Ecrit par : yann | 23 juillet 2007
Oui, mais que faites-vous d'Alexandre Dumas père et Alexandre Dumas fils ?
Ecrit par : catmano | 23 juillet 2007
Oui, mais que faites-vous d'Alexandre Dumas père et Alexandre Dumas fils ?
Ecrit par : catmano | 23 juillet 2007
J'ai jamais su lequel avait écrit quoi.
Ecrit par : yann | 23 juillet 2007
Moi non plus. Mais, selon votre théorie, ce ne seraient pas de grands écrivains ?
Ecrit par : catmano | 23 juillet 2007
Ce n'est pourtant pas dur de retenir lequel des deux a écrit quoi !
Quand j'étais en prépa, je me suis fait coller par une jeune fille slovaque sur ce point. Maintenant, je retiens.
Ecrit par : Jérémy | 23 juillet 2007
Ce n'est pourtant pas dur de retenir lequel des deux a écrit quoi !
Quand j'étais en prépa, je me suis fait coller par une jeune fille slovaque sur ce point. Maintenant, je retiens.
Ecrit par : Jérémy | 23 juillet 2007
Moi non plus. Mais, selon votre théorie, ce ne seraient pas de grands écrivains ?
Ecrit par : catmano | 23 juillet 2007
J'ai pas de théorie. Mais la littérature dont les auteurs passent à la postérité, quitte à ce que personne ne les lise ou ne puisse dire ce qu'ils ont écrit, est-elle meilleure que celle dont les personnages passent à la postérité ?
Jérémy, vite, un moyen mnémotechnique pour la prochiane colle !
Ecrit par : yann | 23 juillet 2007
Yann, c'est simple : Dumas fils n'a écrit que la Dame aux camélias !
Ecrit par : Jérémy | 23 juillet 2007
Mais quand on dit: "Sulitzer", on le fait sans le prénom! Pourtant, il n'a jamais rien écrit! Et je n'ai jamais entendu dire: "Dard", mais toujours: "Frédéric Dard". Je le considère comme un grand, personnellement.
Ecrit par : christophe sibille | 24 juillet 2007
"Frédéric Dard". Je le considère comme un grand, personnellement.
Ecrit par : christophe sibille | 24 juillet 2007
Moi aussi. Je n'ai pas insinué le contraire dans mon message. Mais beaucoup ne diront son nom qu'en se pinçant le nez.
Ecrit par : yann | 24 juillet 2007
Mais beaucoup ne diront son nom qu'en se pinçant le nez.
Ecrit par : yann | 24 juillet 2007
Tu crois? Je n'en suis pas si certaine. Je n'ai jamais rencontré qui que ce soit qui se pince le nez en prononçant son nom...
Ecrit par : dobolino | 24 juillet 2007



